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12 décembre 2009

Apres la reforme

Pour vous rendre salle Condorcet, à votre entrée dans le ministère, prenez à droite, au rez-de-chaussée. Après avoir traversé la cour, qui sert de parking, laissez le bureau du ministre sur votre droite, allez tout droit : c’est une salle toute en longueur, donnant sur les jardins toujours beaux sous le ciel gris-parisien, où peuvent siéger une bonne centaine de personnes, sous le regard soucieux de l’auteur des cinq Mémoires sur l’Instruction publique (1). Soucieux, car ce qu'il lui est donné de suivre, de CSL en CSE, n’est pas exactement à la hauteur des espérances de ce grand philosophe.

Et ce qu’il a entendu ce jour-là, jeudi 10 décembre, ne l’a pas déridé.


Trente minutes plus tôt, les organisations syndicales représentatives et responsables s’étaient donné rendez-vous au troquet d’en face — pendant que, peu à peu, des cars de CRS se mettaient en position autour des rues de Grenelle et de Bellechasse. Pour mettre au point le communiqué commun à lire après la (re)présentation du ministre, et achevé sur un bout de genou, trois minutes avant le début des festivités.

Luc Chatel, donc, entouré de tout son cabinet, installa sa permanente sous le plâtre inquiet du révolutionnaire. Chatel et Condorcet — ce que l’on appelle, en rhétorique, une antithèse.

Il faut cependant lui rendre une justice : c’est un vrai communicant, capable de sourire en parlant, et de parler sans cesser de sourire. Un bourreau bon enfant, qui, une demi-heure durant, résuma les épisodes précédents (bourreau !), sous oublier de remercier (bon enfant !) tous ceux qui avaient si bien contribué, bla-bla, et enrichi, bla-bla — je vous passe le reste.

Sur ce, Thierry Reygades, secrétaire national du SNES, lut la motion signée conjointement par les diverses branches de la FSU (SNES, SNEP, SNETAP), le SNALC, FO, la CGT et le SNCL-FAEN (2).

Puis vinrent les déclarations successives de chacun des présents — Chevallier pour le SE-UNSA (« pas tout à fait la réforme escomptée, mais une bonne base… »), puis Claire Mazeron pour le SNALC, Roland Hubert pour le SNES (3), Gérard Aschieri pour la FSU (4), etc.

Philippe Péchoux, représentant la CGT, a eu quelques formules particulièrement bien senties : « Les faits sont têtus », avait dit le dir-cab de Chatel, Philippe Gustin. Et Péchoux de répliquer, en ancien élève des écoles du Parti : « Votre directeur de cabinet, ou Lénine, ou les deux, ont raison : les faits sont têtus… » Et d’ajouter : « La CGT veut la réforme, pas l’aventure. »

 

Je ne veux pas alourdir outre mesure ce compte-rendu en collationnant les bons mots ou les formules creuses des uns et des autres, et je me contenterai de citer la déclaration du SNALC, qui a au moins le mérite d’être bien écrite, et d’avoir été bien articulée — aucun soupçon de parti-pris de ma part là-dedans : elle a le mérite de faire l’historique de ces dix-huit mois d’agitations, propositions et manifestations, de Darcos à Chatel, et de résumer les points centraux de la réforme à venir :

 

« Monsieur le Ministre,

Il y a dix-huit mois déjà s'engageait la réforme sur laquelle nous sommes amenés à nous prononcer aujourd'hui. Le SNALC s'émut à l'époque de la démarche employée : après avoir réformé l'école élémentaire, et avant de s'attaquer aux difficultés du lycée, il eût été logique de s'interroger sur les dysfonctionnements du collège. Or, de collège il ne fut jamais question au cours de ces dix-huit mois : les lycéens échouaient soudainement en masse en seconde, la filière S attirait curieusement plus de bons élèves que de scientifiques, mais la formation antérieure n'était jamais en cause.

Ce qui était dénoncé, à la lecture des bien-nommés « points de convergence », c'était évidemment le lycée napoléonien liberticide, aux enseignements disciplinaires élitistes et aux exigences académiques démesurées. On ne réforma donc pas le collège, mais l'on décida de « collégiariser » le lycée : remédiation à tous les étages, moule quasi-unique des enseignements et passage facilité de classe en classe, quels que soient les résultats obtenus.

L'échec avéré de ce modèle au collège n'a apparemment pas troublé les artisans de la réforme. À vous entendre, Monsieur le Ministre, c'est ainsi un avenir scolaire radieux que vous promettez aujourd'hui aux futurs lycéens :

- « Acadomia pour tous », grâce à l'accompagnement personnalisé et au tutorat.

- Des voies de formation d'égale dignité, grâce au rééquilibrage des séries.

- La fin de l'orientation-sanction et de l'enfermement dans une voie de formation, avec une mobilité possible à tous les instants du cycle terminal.

- L'adaptation de chaque lycée à ses besoins spécifiques, à travers le renforcement de l'autonomie des établissements.

- La maîtrise des langues vivantes étrangères, par le travail en groupes de compétences et la mise en place de partenariats à l'étranger.

- Un lycée « lieu de vie », grâce au développement des activités culturelles et des instances d'expression démocratique.

 

Dans ce schéma idyllique, les enseignants ne sont pas oubliés : libérés du carcan jacobin, ils pourront enfin décider localement de leurs choix pédagogiques et gérer de manière autonome les moyens mis à leur disposition.

Comment pourrait-on s'opposer à de si belles intentions ?

Les faits sont pourtant têtus : tant qu'arriveront au lycée trop de collégiens aux acquis insuffisants, redoublements et instrumentalisation des séries, au profit des filières « refuges », seront de mise. A moins de casser définitivement le baromètre de l'échec scolaire, à grand renfort de déclarations d'intentions : dans le lycée de demain, l'échec n'existera plus grâce à l'accompagnement personnalisé, au tutorat, aux stages de soutien, et à l'allègement des exigences disciplinaires, tandis que le caractère purement exploratoire des options de seconde, le tronc commun de première et les stages passerelles entretiendront l'illusion d'une mobilité permanente.

À ces déclarations incantatoires et ces tours de magie destinés à duper parents, élèves et enseignants, le SNALC ne peut souscrire !

Face aux difficultés insurmontables de nombre d'élèves, le « suivi individuel » ne peut être qu'un « Acadomia du pauvre » : 2h d'accompagnement personnalisé, c'est à la fois trop et trop peu ! Trop peu compte-tenu de l'accumulation des missions (aide à l'orientation, soutien, approfondissement, travaux interdisciplinaires). Trop parce-que l'on affaiblit, pour les mettre en place, la transmission explicite des savoirs et savoir-faire. L'élève qui se présentera au baccalauréat S en 2013 aura perdu 200h dans les matières scientifiques sur trois ans, alors même que notre pays manque cruellement de scientifiques dans les cursus universitaires !

Loin de rééquilibrer les séries ou de les recentrer sur leurs enseignements spécifiques, les mesures prises ne peuvent conduire qu'à un affaiblissement de leurs « fondamentaux » et à un renforcement des hiérarchies établies. La mise en place d'un tronc commun (et de classes indifférenciées) autour des enseignements humanistes en première est à cet égard une catastrophe : c'est ignorer que l'on n'enseigne pas le Français ou l'Histoire-Géographie de la même manière, selon que l'on s'adresse à des « spécialistes » ou non ! C'est explicitement affaiblir la série littéraire, dont les programmes et les exigences seront alignés sur le plus petit dénominateur commun, et alors même que les mathématiques n'y seront plus enseignées qu'en option. Et enfin, comment envisager sereinement l'avenir de la voie technologique, pourtant vraie filière de réussite pour nombre de lycéens : avec des enseignements d'exploration réduits de moitié et l'obligation de suivre un enseignement d'économie, comment valoriser cette voie aux yeux des élèves ?

Face à toutes ces inquiétudes moult fois formulées, vous nous encouragez, Monsieur le Ministre, à « faire confiance au terrain », dans le cadre d'une autonomie renouvelée des établissements. Cette autonomie risque malheureusement, une fois de plus, de se traduire par un accroissement des disparités entre lycées, sinon des guerres intestines entre disciplines et collègues, sommés de gérer la pénurie et de soumettre leur liberté pédagogique aux caprices d'un conseil aux attributions renforcées. Alors que l'accompagnement personnalisé se traduira, dans certains lycées parisiens bien connus, par un renforcement des exigences disciplinaires, on mettra ainsi en place du péri-éducatif dans les lycées ghettos, au mépris de l'égalité républicaine dans l'accès au savoir. Pour vous, Monsieur le Ministre, la norme contraint. Pour le SNALC, c'est la norme qui libère et protège au contraire, loin de la soumission aux seuls intérêts locaux.

Aujourd'hui, le SNALC dit ainsi non à une réforme qui, tout en ne résorbant aucune des difficultés du lycée, ne conduira qu'à la dénaturation des missions des professeurs, à leur caporalisation et à l'accroissement de toutes les inégalités déjà inadmissibles pour une Ecole qui se dit - mais pour combien de temps encore !- républicaine. »


Le ministre a sagement écouté (cela a pris près de trois heures) les déclarations des uns et des autres, y a rapidement répondu en remerciant encore, puis il est parti avec son cabinet (sourires et poignées de mains — ils le valent bien…), laissant Jean-Louis Nembrini, patron de la DGESCO, mener le jeu passionnant des amendements et des votes.

Précisons : le cabinet peut très bien adopter un amendement sans vote (ce fut le cas pour la plupart de ceux, innombrables, de la FCPE, du SGEN et de l’UNSA), ou le mettre aux voix — et là encore, il peut ne tenir aucun compte du résultat — puisque le CSE est consultatif. Claire Mazeron proposa ainsi de préciser que l’on pourrait certes inviter des personnalités extérieures à l’établissement pour participer au « conseil pédagogique » (la future garde prétorienne des proviseurs), mais dans le cadre strict de la laïcité. Bonne idée. Les représentants du privé ont logiquement voté contre, le SGEN — tartuffe un jour, tartuffe toujours — s’est abstenu, la FCPE et l’UNSA ont voté pour, la FSU et consorts ont refusé de prendre part au vote (pour ne pas avoir l’air d’appuyer des « amendements à la marge », comme ils disent — il y avait pourtant là matière à déroger à ses propres règles), bref, l’amendement est tout de même passé, — et n’a pas été retenu par le ministère : vous pourrez donc, dès septembre prochain, inviter Tariq Ramadan aux prochaines agapes pédagogiques de votre établissement. Merci qui ?

Résultat des courses : le tutorat généralisé (demande expresse de la FCPE), les proviseurs nouveaux coaches d’établissements largement autonomes (qui veut parier qu’il y en aura qui seront plus autonomes que d’autres, et que les options les plus intéressantes ne seront pas proposées par tous ?), le SGEN protestant encore contre la possibilité d’une option Histoire en Terminale S (pourtant, la réforme a fait de son mieux pour anéantir l’élitisme, ce cancer qui, comme chacun sait, ronge le système scolaire français), les Maths ou la Physique-Chimie en occitan ou bas-breton (si ! ce fut un amendement UNSA / SGEN — accepté) et la section Littéraire délittéralisée (on ne peut pas être en même temps au four, au moulin, et en accompagnement personnalisé). Une proposition visant à rajouter une option technologique en Seconde (afin que les élèves de la voie techno ne soient pas obligés de se farcir des options générales fort décalées) a été repoussé — de toute manière, les STI et les STG ne verront leur sort fixé qu’en mars. Juste avant ou juste après les Régionales ?

Pendant les débats (est-ce bien le mot ?), un brouillon de communiqué inter-syndical circulait de main en main, pour aboutir à un texte définitif publié en sortant — à 10 heures du soir — d’une séance éprouvante et parfaitement stérile (5).

Le ministère, hôte exemplaire, a fourni des sandwiches variés à tout ce beau monde affamé — avec de l’eau fraîche : pourtant, la cave du ministère, je ne vous dis que ça — et un syndicaliste assoiffé (pléonasme ?) mériterait d’être caressé dans le sens du poil et des papilles.

 

Bref, ça y est : la réforme est passée.

Au grand dam des vrais pédagogistes. Pendant que le CSE s’éternisait, Philippe Meirieu, Marie-Christine Blandin et Cécile Duflot mettaient la dernière main à un article paru dans le Monde (6), protestant énergiquement contre ce qui pourrait rester d’esprit républicain dans les lycées de la République, qui se porteraient bien mieux s’ils passaient sous pouvoir régional…

Les enseignants qui, aux prochaines Régionales, voteront pour les Verts, en Rhône-Alpes ou ailleurs, savent désormais à quoi s’attendre — et ils ne pourront pas dire qu’on ne les a pas prévenus. Le ministre défait l’Education nationale d’une main, les pédagos-Verts le détricotent de l’autre : pourquoi ne pas donner tout de suite les clés de l’Ecole au Privé et aux imbéciles, et aller à la pêche ?

 

Jean-Paul Brighelli

 

PS. CSE du 10 décembre : réforme du lycée. Résultat des votes

Les syndicats de l’intersyndicale (SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, CGT Educ’action, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN, SUD Education, SNETAP-FSU) et la FSU ont voté contre les 4 projets de décrets.

« projet de décret relatif à l’organisation et au fonctionnement des EPLE » : 32 votes pour (Unsa-Éducation, Sgen-CFDT, Ligue de l’enseignement, Snia-IPR notamment), 26 votes contre (FSU, Snalc, FO, CGT, SUD, UNEF, UNL notamment), 7 abstentions dont la FCPE, et 5 refus de vote.
« projet de décret relatif aux enseignements du second degré des voies générale et technologique et à l’information et l’orientation » : 35 votes pour (dont Unsa-Éducation, Sgen-CFDT), 20 votes contre, 13 abstentions dont l’UNL et la FCPE, et aucun refus de vote.
« projet d’arrêté relatif à l’organisation et aux horaires des enseignements de la classe de seconde » : 32 votes pour (dont Unsa-Éducation, Sgen-CFDT), 19 contre, 15 absentions (dont UNL et FCPE), 0 refus de vote.
« projet d’arrêté relatif à l’organisation et aux horaires des enseignements du cycle terminal » : 22 pour (dont Unsa-Éducation), 22 contre (dont l’UNL et la FCPE), 13 abstentions et 7 refus de vote. Cette répartition s’explique en partie par le refus de vote du Sgen et de la Fep-CFDT qui réclamaient la suppression totale de l’histoire-géographie en terminale S.

 

Notes

(1) Excellente édition en Garnier-Flammarion commentée par Catherine Kintzler. Pub gratuite.

(2) Voir http://www.snes.edu/Nouvel-article,18155.html

(3) http://www.snes.edu/CSE-du-10-decembre-Declaration-d.html

(4) http://www.fsu.fr/spip.php?article1977

(5) http://www.snes.edu/Reforme-du-lycee-Le-ministre.html

(6) http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/12/11/lycees-...

 

Commentaires

L'essentiel est là :

on réinvente la féodalité (sous prétexte d'"autonomie") dans la salle Condorcet!!!

Les Cinq Mémoires, soit dit en passant, sont à lire et à relire, par tout professeur soucieux d'instruction et d'école. Toujours d'actualité.

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 décembre 2009

Ce contre quoi s'élève le SNALC dans ce compte-rendu, c'est justement ce à quoi veulent aboutir Sarko, Chatel, et les autres... Fermez le ban.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 décembre 2009

Exact, ce qui nous attent est consternant !

Écrit par : aimache | 12 décembre 2009

Scusez-moi, M'ssieurs-dames, je ne fais que passer...

-----------------------------------------------------------------------
Et c'est justement cette demande commerciale qui pose problème !
Catmano, une atypique, celle-là !, (ou une réactionnaire ?), travaille pour des programmes nationaux, dans le cadre de l'Ecole publique, laïque, gratuite et obligatoire.
La demande dont vous parlez, elle n'en veut pas car c'est une demande marchande et élitiste qui lui répugne.
Son Ecole est en dehors du secteur marchand, totalement préservée de la Loi de l'offre et de la demande.

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2009

Ouaip ! Et s'il n'en reste qu'une, je serai celle-là.

Robin des Bois, pas mort !

(Comment faire une ligne de ces délicieux smileys qui sautillent en levant les bras en signe d'allégresse ?)

Écrit par : catmano | 12 décembre 2009

Exact, ce qui nous attent est consternant !

Ecrit par : aimache | 12 décembre 2009

Avec vous pour l'orthographe c'est déjà une réussite pleinement accomplie !

Écrit par : iPidiblue sélection naturelle | 12 décembre 2009

Et les concours ? La disparition de l'agreg et le nouveau CAPES avec les écrits programmés dès fin 2010 (et avec des contenus light), c'est une réalité aussi?
J'aimerais avoir plus d'infos là-dessus.
J'ai posté hier une demande d'admission pour une sixième bilingue dans un bon collège privé pour mon fils, et en tant qu'ex prof du public, ça me fait mal au coeur.
J'en viens presque à regretter de ne pas avoir voté Ségolène (je me suis abstenue au second tour), je me dis que la gauche aurait quand même difficilement fait pire.

Écrit par : Flo | 12 décembre 2009

Chère Flo, je ne veux pas ajouter de la déception à votre amertume, mais le SGEN et le SE-UNSA sont des syndicats de gauche — plus à gauche en théorie que le SNES. Et ce sont eux qui ont le mieux collaboré avec le ministre et ses sbires — jeudi, et avant. Alors que le SNALC, que Luc Cedelle, dans le Monde, s'obstine à classer à droite, s'oppose franchement au démantèlement de l'Ecole — le même Monde qui ouvre ses colonnes à Meirieu.
Les lignes de partage des eaux ne sont pas bien claires, en ce moment.
JPB

Écrit par : brighelli | 12 décembre 2009

Exact iPidiblue, vous savez à force de voir des fautes.......

Écrit par : aimache | 12 décembre 2009

Quant aux concours, les nouvelles ne sont pas si désespérées que ça — il est bien possible que la mouture finale, sous la pression de la DGES qui est dirigée par un type capable (Patrick Hetzel), soit moins catastrophique que le projet actuel. Pour ce qui est de l'agreg, sa disparition est ut-être programmée, mais ps pour tout de suite — et la Gauche l'aurait fait disparaître encore plus vite, dans son vieux rêve de réaliser "un seul corps de la Maternelle à l'université" : rien n'est simple…
JPB

Écrit par : brighelli | 12 décembre 2009

Et pour ceux qui voudraient signer la pétition contre cette réforme, c'est sur

http://www.pascettereformedeslycees.org/

Écrit par : aimache | 12 décembre 2009

Chère Flo, je ne veux pas ajouter de la déception à votre amertume, mais le SGEN et le SE-UNSA sont des syndicats de gauche — plus à gauche en théorie que le SNES. Et ce sont eux qui ont le mieux collaboré avec le ministre et ses sbires — jeudi, et avant. Alors que le SNALC, que Luc Cedelle, dans le Monde, s'obstine à classer à droite, s'oppose franchement au démantèlement de l'Ecole — le même Monde qui ouvre ses colonnes à Meirieu.
Les lignes de partage des eaux ne sont pas bien claires, en ce moment.
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 décembre 2009

Au contraire, ça ne me donne pas plus d'amertume, je me sens moins coupable de m'être abstenue...C'est vrai que voter pour Ségolène après ses stupidités sur le temps de présence des profs (et puis je n'avais toujours pas digéré le passage d'Allègre non plus), je crois que j'aurais eu vraiment du mal à glisser mon bulletin dans l'urne...

Écrit par : Flo | 12 décembre 2009

Ce qui m'étonne toujours avec JP Brighelli c'est qu'il a l'air d'ignorer l'article premier de la Constitution de 1958 :

"La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée."

Voilà c'est dit : son organisation est décentralisée !
Est-ce qu'on peut être plus clair ?

Écrit par : iPidiblue article premier | 12 décembre 2009

Il faut compléter avec le titre V
"La loi détermine les principes fondamentaux de l'enseignement" ce qui veut dire que les grandes orientations de l'éducation nationale sont définies par le Parlement mais que les modalités d'application sont laissées à la volonté des régions et collectivités territoriales.

Voilà maintenant si JP Brighelli considère que quelque chose dans les nouvelles dispositions du ministère viole les grandes règles de la Constitution il peut demander à des parlementaires de saisir le Conseil constitutionnel !

Écrit par : iPidiblue organisation nationale | 12 décembre 2009

"ITE, MISSA EST". Puisqu'on passe à l'enterrement de l'enseignement public, on peut commencer le "De Profundis"... pour l'enseignement public.

Comme vous le dites, le problème des enseignants est et restera l'irréductible conflit idéologique qui fait perdre toute unité au corps enseignant et donc le rend incapable de s'opposer à des orientations qui sont et seront préjudiciables à l'ensemble des jeunes et futures générations.

Il me semble qu'en voulant combattre un système "élitiste", on l'a conforté. De facto, on a nivelé par le bas, alors qu'il aurait fallu constituer un enseignement "élitaire", c'est-à-dire dispensant à la majorité des élèves des connaissances d'un niveau le plus élevé possible, vivier de la constitution d'une élite renouvelée parce que puisant dans toutes les couches sociales ainsi formées.

A l'évidence, ce n'est pas l'abandon de l'enseignement de l'histoire et de la géographie dans les classes de terminale S qui fera que les horaires supplémentaires accordés aux matières scientifiques amélioreront la qualité des étudiants de première année des universités !

Le malaise du corps enseignant va encore s'aggraver dans les prochains mois. Bon courage à toutes et tous !

Écrit par : Robert | 12 décembre 2009

Je me dis que la gauche aurait quand même difficilement fait pire. Ecrit par : Flo | 12 décembre 2009
Je n'en suis pas si sûre. Elle aurait commencé par mettre les
profs au turbin 35 h dans les "lieux de vie", redéfinissant de facto le "métier" d'enseignant pour le dégrader vers celui de gardien de zoo, puis elle aurait procédé comme indiqué supra.
Alors dans un sens ou dans l'autre, les enseignants, les élèves et le savoir sont bel et bien les dindons de la farce. Mais c'est sans doute la période des fêtes qui veut ça.

Écrit par : nicolas | 12 décembre 2009

Salut, c'est Raymond D.

Avec de telles réformes depuis 30 ans, il ne faut pas s'étonner que les footballeurs confondent leurs pieds et leurs mains...

Écrit par : fépétélescahouets | 12 décembre 2009

Bien que n'étant pas "de gauche", à comprendre dans un sens philosophique (grand mot !) mais plus tout à fait de droite ni non plus au centre - mais alors..? je suis atterré par ce qu'est devenu le public depuis 20 (?) ans et par la politique actuellement menée. Cette réforme stupide et démagogique me précipite, une fois de plus, dans les abîmes du dégoût. Dégoût envers nos dirigeants et leurs vallets.
Cette démolition programmée depuis longtemps sert-elle les intérêts électoraux des uns ( à gauche) et les vues économiques des autres (à droite) ? Quoi qu'il en soit, nous, professionnels, sommes encore une fois au milieu, entre le marteau et l'enculume!
Honte sur ces syndicats qui signent ce texte. Que défendent donc ces gens? Honte sur ce Ministère, maître d'oeuvre final d'un dépeçage planifié par ses prédécesseurs.
A Marseille, les collèges publics où l'enseignement reste de qualité se comptent sur les doigts d'une seule main (il y a 800.000 habitants à Marseille).

Écrit par : sisyphe | 12 décembre 2009

Bonsoir
je lis ce blog sans participer depuis 6 mois et là je plonge dans le débat,

je suis un ex Terminale C de la fin des années 1980... prof ensuite (sans concours) que j'ai enfin eu il y a peu !
et je vois bien (comme je n'ai jamais quitté le système scolaire) la gabegie généralisée .

et bien désolé de vous le dire, mais tout est parti en quenouille depuis 1968, vous (les profs, moi j'ai encore du mal à accepter d'y être) avez systématiquement coulé le système !

vous avez contesté l'autorité
vous avez sans cesse allégé les programmes (deux livres conséquent fin 1980, un seul manuel de maths actullement pour la même classe de terminale)
vous mentez sur le niveau supposé des élèves actuels : ils ne savent plus vraiment lire / écrire / compter ...

et maintenant vous vous plaignez ?

mais qui a tenu la barre ?

qui a collaboré à la destruction de l'ex Instruction Publique ?

vous ! (nous... si je me compte dedans)

sur ce moi je vais manger avant d'avoir l'appétit coupé.

Écrit par : exTC | 12 décembre 2009

Cher Collègue,

pensez-vous que les profs soient consultés lorsque les programmes sont changés? Et quand bien même, quelle incidence?
QUI a fait ces programmes, si ce n'est des "spécialistes" à la solde des ministères de tous bords?

Écrit par : sisyphe | 12 décembre 2009

Heu… Je n'ai pas trop conscience d'avoir menti un jour sur le niveau supposé ou réel…
JPB

Écrit par : brighelli | 12 décembre 2009

bon j'ai mangé (donc je suis plus cool)

JPB : ce n'était pas personnel. (et je serai confus que vous l'ayez pris pour vous en particulier)

sysyphe : ah bon ? les inspecteurs ne sont pas des ex profs ? qui deviennent à leur tour inspecteurs généraux ? ne me ditent pas qu'ils ne sont jamais consultés ?

pour le niveau réel : il suffit de lire une copie niveau bac pour se rendre compte des ratés du système non ?

Écrit par : exTC | 12 décembre 2009

Désolé de faire le père Fouettard, mais il me semble avoir vu passer une déclaration de M. Chatel dans "Le Monde" disant qu'il ne reviendrait pas sur sa réforme, déclaration assez limpide et qui exprime ce qui se passe depuis quelques années, en dépit des manifestations, pétitions ou autres.
35h de présence sous Ségo, rassurez-vous, 35h sous Sarko pour un résultat identique. Et si M. Bayrou est élu en 2012, ce sera aussi 35h de présence (payées 35 et non quarante comme c'est actuellement la base du salaire des enseignants qui ne sont jamais passés aux 39h ni aux 35). Celles et ceux qui pensent encore que les choses peuvent, non pas s'améliorer, mais s'arrêter, croient décidément au père Noël.
A chacun donc de se trouver un point de chute sympa (effectivement, les établissements de Marseille où on enseigne à peu près se comptent bien sur les doigts d'une main, ceci dit, la ville est plutôt sympa) : on devrait assister à des mutations amusantes. Enfin... tant que c'est possible.
Je passe sur les élèves, leur niveau, leur avenir: on ne tire pas sur des blessés.
Idem pour les "étudiants".
Et non, on ne va pas réformer le collège.
Fermez le ban!

Écrit par : adieupèreNoël | 12 décembre 2009

Bonsoir
je lis ce blog sans participer depuis 6 mois et là je plonge dans le débat,

je suis un ex Terminale C de la fin des années 1980... prof ensuite (sans concours) que j'ai enfin eu il y a peu !
et je vois bien (comme je n'ai jamais quitté le système scolaire) la gabegie généralisée .

et bien désolé de vous le dire, mais tout est parti en quenouille depuis 1968, vous (les profs, moi j'ai encore du mal à accepter d'y être) avez systématiquement coulé le système !

vous avez contesté l'autorité
vous avez sans cesse allégé les programmes (deux livres conséquent fin 1980, un seul manuel de maths actullement pour la même classe de terminale)
vous mentez sur le niveau supposé des élèves actuels : ils ne savent plus vraiment lire / écrire / compter ...

et maintenant vous vous plaignez ?

mais qui a tenu la barre ?

qui a collaboré à la destruction de l'ex Instruction Publique ?

vous ! (nous... si je me compte dedans)

sur ce moi je vais manger avant d'avoir l'appétit coupé.

Ecrit par : exTC | 12 décembre 2009

Je me rappelle en effet que quand j'étais en CM2, je suis tombée dans la classe de la nouvelle directrice, une ex soixante-huitarde. J'habitais une banlieue plutôt bourgeoise, elle a décrété aux parents stupéfaits qu'il n'y aurait plus de notes. On faisait surtout des carrés magiques, on a lu Le Petit Prince toute l'année (je n'ai rien contre ce livre mais au bout d'un an ça lasse)je m'ennuyais beaucoup en classe. C'est cette année-là que mes parents ont décidé de s'investir à fond comme parents d'élèves à la PEEP. Ils avaient toujours été très mignons mais il ne fallait pas trop pousser non plus. Enfin les fédérations de parents ont fini par obtenir la mut de la directrice à la fin de l'année scolaire. Au collège j'étais dans une très bonne classe, LV1 allemand, puis latin (il y avait même dans ma classe une future normalienne). Le prof de français de 5ème n'avait rien trouvé de mieux à nous faire étudier que le Prince de Central Park, un roman sympathique au demeurant mais bon... Il arrivait en cours les mains dans les poches, se demandant ce qu'il allait nous faire. Je me rappelle aussi une prof d'histoire qui adorait les débats d'idées, elle adorait s'assurer que nous ne serions pas racistes...Tous ces profs fort gentils et décontractés étaient persuadés d'être très modernes et progressistes et rassuraient les parents "bourges" qu'ils trouvaient bien crispés. Et tous ces profs, loin d'être minoritaires, ont plébiscité un certain nombre de décisions démagogiques. Heureusement, tous n'étaient pas ainsi et quand je suis devenue prof j'avais bien l'intention d'être scolaire et sévère comme l'avaient été mes meilleurs profs (ce qui ne les empêchait pas d'être séduisants et passionnants, plus que leurs collègues décontractés). Mais j'ai vite compris que l'administration ne me soutiendrait pas concernant l'autorité et que l'IUFM serait en complet désaccord avec ce qui me semble être un enseignement cohérent. De fait autour de moi les parents dans leur majorité plébiscitent les enseignants cool.

Écrit par : Flo | 12 décembre 2009

alors là : en parlant du Petit Prince j'ai frôlé l'indigestion.... j'ai du (et pardonnez ma rugosité) me le farcir trois au collège ! (si j'avais des lettres j'aurai dit "ad nauseam" pas de bol, j'ai fait des maths...)

je n'ai JAMAIS lu un classique en 7 ans de collège / lycée !
est ce normal ?
(bon on ne s'entend peut être pas sur la définition d'un classique)

Écrit par : exTC | 12 décembre 2009

Flo,

marrant...je crois que nous sommes de la même époque et que nous eûmes ces mêmes profs bizarres...qui ne m'ont laissé, pour certains, que le souvenir de rigolades ou de joyeux bordel, en sabordant bien sûr l'histoire-géo ou le français.
Ceux dont je garde le souvenir furent les plus exigeants, aussi bien sur le plan de la discipline que sur celui des connaissances. Ce dont je me souviens c'est à eux que je le dois et pas aux autres!

Pour répondre à ex TC (de la part de "exTD-84" :) : je crois qu'il faut distinguer les chefs, qui sont aux fourneaux et touillent la tambouille, des clients de la cantine. Tous ces IPR,IG et compagnie sont des personnes certes très capables mais surtout non dénuées d'intérêts politiques et/ou personnels; ils ne sauraient représenter la majorité des enseignants.
Je vous donne raison sur le fait que trop de profs ont cru -de bonne foi sans doute- à ces nouvelles pédagogies post-68.

Écrit par : sisyphe | 12 décembre 2009

il manque bien sur le mot "fois" dans mon post... désolé, j'ai écrit trop vite...

Écrit par : exTC | 12 décembre 2009

exTC87 :)
pour l'histoire géo, une chose est sure, j'ai été très vite au parfum en voyant cette joyeuse bande défilé le drapeau rouge au point le 10 Mai 1981 dans ma petit ville de province du Nord-Est...
les choses étaient dites...
j'ai donc appris les bases de l'histoire de France (pas celle écrite par et pour la République) en lisant par moi même divers ouvrages...

je me doute bien qu'en lisant cela, certains vont faire des bons...

Écrit par : exTC | 12 décembre 2009

décidément... je tape trop vite et pas moyen d'éditer son post : il fallait bien sur lire "cette joyeuse bande de profs d'histoire géo"

Écrit par : exTC | 12 décembre 2009

"Autour de moi dans leur majorité les parents plébiscitent les enseignants cool" (Flo)

Exact. Dans les années 2000, je me rappelle m'être fait reprocher par les parents délégués, en première S, des cours trop structurés et "pas assez participatifs". Effectivement, les élèves de cette classe, du moins bon nombre d'entre eux, ne risquaient pas de "participer". Il aurait fallu pour cela qu'ils eussent (coucou, Francis) leur livre.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 décembre 2009

lors là : en parlant du Petit Prince j'ai frôlé l'indigestion.... j'ai du (et pardonnez ma rugosité) me le farcir trois au collège ! (si j'avais des lettres j'aurai dit "ad nauseam" pas de bol, j'ai fait des maths...)

je n'ai JAMAIS lu un classique en 7 ans de collège / lycée !
est ce normal ?
(bon on ne s'entend peut être pas sur la définition d'un classique)

Ecrit par : exTC | 12 décembre 2009
-----------------------------------------------------------
Et ma prof de philo qui a avoué en fin d'année qu'elle ne préparait jamais ses cours, croyant nous épater ; franchement ça se voyait ; mais elle plaisait aux élèves par sa connivence avec eux, elle leur donnait l'impression d'être des égaux. J'ai découvert la philo en hypokâgne, heureusement.
Sinon si j'arrête le bureau des pleurs j'ai heureusement aussi eu des profs géniaux, et de bons profs ;en quatrième et troisième une prof de français qui nous a fait étudier des oeuvres classiques, comme le père Goriot, Eugénie Grandet, des nouvelles de Maupassant ; en fiches de lecture on avait des bouquins comme Vipère au poing, et des contrôles de conjugaison avec tous les temps du subjonctif. J'ai eu une super prof d'histoire en terminale, probablement de gauche elle aussi mais qui préférait boucler le programme plutôt que nous parler du racisme (surtout qu'à l'époque on était tous très mignons avec notre badge touche pas à mon pote). Oui, il y en avait une bonne partie qui faisait bien son travail, heureusement.
Mais quand je vois que sur des forums de profs certains craignent que les nouvelles maquettes recrutent des "têtes trop pleines" (alors que ce n'est pas parti pour)...Je ne comprends pas qu'autant d'enseignants dénigrent les nouveaux programmes dès qu'il s'agit de par coeur, comme si on allait endoctriner les élèves.

Écrit par : Flo | 12 décembre 2009

mais qui a tenu la barre ?

qui a collaboré à la destruction de l'ex Instruction Publique ?

vous ! (nous... si je me compte dedans)

sur ce moi je vais manger avant d'avoir l'appétit coupé.

Ecrit par : exTC | 12 décembre 2009


Pas faux (sans jeter l'anathème sur untel ou untel).

En dernier recours, ce sont les profs eux-mêmes qui appliquent les consignes, dans leurs classes ou dans les corrections d'examen. Tant que les profs eux-mêmes (après une concertation intersyndicale, par exemple) ne décideront pas de noter les copies du Bac à leur juste valeur, les 80 % de réussite resteront devant l'opinion le plus gros mensonge de l'Education nationale...

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 décembre 2009

"Je n'ai jamais lu un classique en sept ans de collège/lycée. Est-ce normal?" (exTC)

Eh bien non, ce n'est pas normal du tout. Chez moi on faisait Racine, Molière, Montaigne, Pascal, Rousseau, Balzac, Baudelaire et bien d'autres. Mais je sais que nombre de collègues de ma génération avaient jeté tout cela aux orties. Ils n'ont pas transmis le patrimoine culturel qu'ils avaient reçu.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 décembre 2009

Désolée pour le doublon.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 décembre 2009

mais es 80 % ne sont pas un mensonge : on y arrivera !

on a des consignes non ?

enfin moi j'en ai eu... il faut "positiver" (là je vous laisse savourer la nuance sémantique) les copies de bac (pro) que l'on a entre les mains... et je vous parle pas des consignes pour les CAP...

en parlant des syndicats, j'aimerai bien savoir quel pourcentage du corps ils représentent....

bref... tout ça hein...

Écrit par : exTC | 12 décembre 2009

Pour info.
Nous lançons début 2010 avec mon syndicat (le SNETAA, pour l'enseignement professionnel), un état des lieux des situations d'abus de pouvoir et de harcèlement moral au travail dans l'académie de Corse. C'est le début d'un travail à moyen et long terme, avec remontée au niveau de nos instances nationales...
Je ne peux qu'inviter les autres syndicats dans les autres académies à en faire autant pour tous les types d'établissements (avis aux lecteurs de passage).
Cette problématique est effectivement à mettre en relation directe avec le sujet de la note initiale. L'autonomie signifie notamment les pouvoirs renforcés des chefs d'établissements, et le risque de voir se multiplier les situations dans lesquelles des profs récalcitrants (parce qu'ils essaient encore de transmettre un savoir, par exemple) seront confrontés à un pouvoir local près à tout pour les casser.
L'autonomie, ainsi entendue, c'est encore un encouragement à des comportements de prédateurs de la part des administratifs : investir un établissement, dissimuler ce qui n'y va pas, faire pression sur les profs pour monter les notes et soigner les statistiques, en vue de perspectives carriéristes...

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 décembre 2009

je me doute bien qu'en lisant cela, certains vont faire des bons...

Ecrit par : exTC | 12 décembre 2009

Des bons quoi ? Des bons points ou des bons Noëls et heureuses années ?

Écrit par : c. cru | 12 décembre 2009

des bonds.

des bons bonds si vous voulez :)

Écrit par : exTC | 12 décembre 2009

des bons soirs madame, mademoiselle, monsieur ...

Écrit par : iPidiblue voeux de VGE et sa moitié | 12 décembre 2009

ne me ditent pas qu'ils ne sont jamais consultés ?

pour le niveau réel : il suffit de lire une copie niveau bac pour se rendre compte des ratés du système non ?

Ecrit par : exTC | 12 décembre 2009

Et pour le niveau réel d'exTC, il n'y a qu'à lire ses impératifs.

Écrit par : Garafignoux | 12 décembre 2009

je n'ai JAMAIS lu un classique en 7 ans de collège / lycée !
est ce normal ?
(bon on ne s'entend peut être pas sur la définition d'un classique)

Il ne tenait qu'à vous d'en lire en dehors des cours.
ceci dit, permettez-moi de m'insurger.
68, je l'ai fait ( en province, certes) et avec sans doute plus de risques pris que bien des pseudo-rebelles. Mes copains l'ont fait, et nous sommes nombreux à être devenus profs (sans compter ceux qui l'étaient déjà) un ou deux ans plus tard; A part deux ou trois babas, fils de bourges déclassés(?) qui ont vite déchanté et changé leur fusil d'épaule en se frottant à la réalité du terrain, nous avons tous été des profs "à l'ancienne", exigeant des élèves travail et rigueur. Il faut dire aussi que nous étions nombreux à être issus de milieux populaires, à qui l'école publique avait donné leur chance.
Arrêtez de faire chier avec les soixante-huitards. Ils sont en retraite!
Je me souviens encore des conseils d'une collègue quand j'ai débuté, (ancienne instit, ancienne PEGC ayant passé le CAPES, une des meilleures profs que j'aie connue,) ex du PC passée chez les maos de l'UJCML, alors que, un peu naîve et idéaliste, je m'étonnais que, malgré ma gentillesse, je n'obtenais pas le travail demandé : "Les élèves, c'est comme les chiens, il faut leur montrer que c'est toi qui commandes!". Conseil reçu et suivi avec profit.
Alors, ras le bol. Les arguments de Sarkozy , ça va un temps. Si le courage et la révolte de 68 animaient les jeunes collègues, on n'en serait pas là.
En 68, les gens ont fait un mois de grève en n'espérant pas être payés. Ils l'ont été, et grâce à la lutte;
Dans les manifs, il n'y a plus que des retraités.

Écrit par : retraitée | 12 décembre 2009

Ex Tc : apprenez l'orthographe, votre niveau est affligeant.

Écrit par : retraitée | 12 décembre 2009

mes impératifs sont ce qu'ils sont.

et pour 68 : désolé de vous contredire, mais les faits sont là (et si je vous fait chier, au moins ça vous évitera l'Hépar).

quant à Nicolas, laissez le où il est, il n'a rien à faire dans mon propos.

votre génération que j'ai eu comme prof a suivi tout de même en masse les illusions 68tardes, transformant le collège en bourbier,confondant égalité avec égalitarisme, puis ayant réussie son coup, elle s'est attaquée au lycée.

pour le coup, je cite "fallait les lire en dehors des cours", alors là je suis sur le Q ! je vais dire ça à mes gamins "ah oui au fait on ne fait plus tel théorème, vous le ferez chez vous"...

Écrit par : exTC | 12 décembre 2009

"Les élèves, c'est comme les chiens, il faut leur montrer que c'est toi qui commandes!"

C'est vrai mais dans la bouche de cette personne c'est succulent! Ceci dit, pour commander des chiens il ya la voix -là ça va encore- la muselière, la laisse et le gourdin, et là yenapas pour les profs!

;);)!!

Écrit par : sisyphe | 12 décembre 2009

merci pour mon orthographe :) il me suffit grandement pour le lire le sms-like de mes copies.

Écrit par : exTC | 12 décembre 2009

"Les élèves, c'est comme les chiens, il faut leur montrer que c'est toi qui commandes!"

C'est vrai mais dans la bouche de cette personne c'est succulent! Ceci dit, pour commander des chiens il ya la voix -là ça va encore- la muselière, la laisse et le gourdin, et là yenapas pour les profs!

;);)!!

Écrit par : sisyphe | 12 décembre 2009

Flo, le problème, c'est qu'on ne peut, quand on est élève, savoir si "le prof" qu'on a en face de soi a passé les concours ou est embauché avec une simple licence, comme Ma ou vacataire. En philo, dans les années 70, et c'est sans doute encore pire aujourd'hui, moins de 30% des "profs l'étaient par concours. A qui la faute? On a recruté des gens qu'on a fini par titulariser (certains le méritaient, d'autres non) et on a refusé des étudiants brillants qui se sont reconvertis. Quand mon mari a eu le CAPES en philo, il y avait 0,6% de reçus! Je gage que, parmi les recalés, tous n'étaient pas des taches! Les normaliens n'avaient pas tous le concours, c'est tout dire.
Moi aussi, j'ai eu un prof de philo calamiteux, mais j'ai vite su qu'il n'était pas certifié! Il a été titularisé durant l'année, c'est le seul bon cours qu'il a fait.
Et pendant ce temps-là, on a dégagé les Ipésiens de philo de leur engagement décennal, parce qu'on ne pouvait leur fournir de postes quand ils échouaient au CAPEs; Certains ont passé l'agrég de maths (oui, c'était possible en ce temps-là) d'autres ont passé des concours administratifs!
mais que de talents gachés, que d'élèves sacrifiés!

Écrit par : retraitée | 12 décembre 2009

Eh oui, Sysiphe, bien que je me souvienne d'une circulaire d'un inspecteur d'académie, affichée en salle des profs, nous convoquant pour la correction des élèves, et annotée de la sorte :le gourdin est-il fourni?
En ce temps-là, les collègues repéraient les fautes de français, et ne confondaient pas correction des copies et correction des élèves;

Ex TC : ne confondez pas les illuminés du SGEN , les bobos de l'Ecole de Mai et les autres 68 tards!

Écrit par : Retraitée | 12 décembre 2009

Quand mon mari a eu le CAPES en philo, il y avait 0,6% de reçus! Je gage que, parmi les recalés, tous n'étaient pas des taches!

Ecrit par : retraitée | 12 décembre 2009

Les choses ne se sont pas vraiment améliorées, on est aujourd'hui à 2,1% de reçus pour le CAPES de philo (il faut vraiment qu'ils l'aiment la philo. parce qu'en réussissant dans ces conditions, ils ont les capacités pour faire bien d'autres choses). Le plus cruel pour les admissibles recalés est qu'ils viennent grossir les troupes des vacataires.

Écrit par : Romuald | 12 décembre 2009

Pour les concours je suis d'accord, j'avais un prof qui disait que ces recrutements en "ressort" étaient calamiteux : il paraît que l'année de l'élection de Mitterrand on a rallongé énormément les listes. En revanche en ce moment avec la baisse draconienne il paraît que de plus en plus de normaliens ont du mal à décrocher l'agreg.Et dans quelques années, on recrutera massivement, bien obligé, mais sur quels critères? L'agreg aura certainement disparu.
Ma prof de philo avait eu l'agreg externe, je pense juste qu'elle avait un ego surdimensionné et aimait bien taper la discute. Idem pour la prof d'histoire obsédée par les débats.
En revanche le prof de français était un PEGC, catégorie qui a disparu depuis.
Mais je suis persuadée, même si je connais quelques personnes méritantes qui ont ainsi obtenu un statut, que les concours internes ont été une erreur. Il aurait mieux valu laisser plus de postes aux concours externes.

Écrit par : Flo | 12 décembre 2009

Le ministre défait l’Education nationale d’une main, les pédagos-Verts le détricotent de l’autre : pourquoi ne pas donner tout de suite les clés de l’Ecole au Privé et aux imbéciles, et aller à la pêche ?



Jean-Paul Brighelli

Parce que la pêche est fermée ! Mais la chasse est ouverte, même celle au dahut.

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2009

Le privé ça fait un bail qu'il a les clefs (notez l'humour typiquement vendeur immobililer).... Le privé n'a qu'un seul atout, mais de taille: il ne garde que les élèves, les autres ils les virent. Tant mieux: ils font ce qu'on ne peut plus faire, "éducabilité" et "80%" obligent.

Écrit par : sisyphe | 12 décembre 2009

Quoi qu'il en soit, nous, professionnels, sommes encore une fois au milieu, entre le marteau et l'enculume!


Ecrit par : sisyphe | 12 décembre 2009

Beau lapsus !

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2009

qué lapsuce...

;)

Écrit par : sisyphe | 12 décembre 2009

Quoi qu'il en soit, nous, professionnels, sommes encore une fois au milieu, entre le marteau et l'enculume!


Ecrit par : sisyphe | 12 décembre 2009

Beau lapsus !

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2009

qué lapsuce...

;)

Ecrit par : sisyphe | 12 décembre 2009
Faut choisir, Sisyphe ! Tu préfères sucer ou te faire enculer ?
OK, je sors ...

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2009

Le privé ça fait un bail qu'il a les clefs (notez l'humour typiquement vendeur immobililer).... Le privé n'a qu'un seul atout, mais de taille: il ne garde que les élèves, les autres ils les virent. Tant mieux: ils font ce qu'on ne peut plus faire, "éducabilité" et "80%" obligent.

Ecrit par : sisyphe | 12 décembre 2009

Je ne sais pas. Dans ma région, je crois avoir trouvé deux collèges privés corrects, qui recrutent en faisant très attention. Sinon j'ai remarqué que la plupart reprennent quand même beaucoup de "cas" lourds (je les ai vus récupérer un caractériel, un dyslexique sévère et un dysphasique vraiment très sévère) et attirent les parents avec des gadgets (nombreuses sorties, séjours à l'étranger, piscine dans l'établissement, tennis etc). Je me rappelle un RV avec un directeur de primaire qui m'avait expliqué que la maître en blouse grise n'existait plus et que le savoir c'est internet. Récemment, j'ai eu un entretien avec le principal d'un collège privé qui m'a décrit toutes ses sixièmes à thème ; intéressée par celle avec anglais renforcé, je lui demande si la dominante langue continue ensuite (en 5ème etc) : ben non! chaque "thème" change chaque année : une année la classe va écrire un livre, une autre va partir à la montagne photographier le mouflon... Sans compter les messes et la catéchèse ; c'est sympa mais moi je veux juste que mon fils bosse!
Enfin a priori j'ai déniché un établissement dont la réputation semble établie, qui n'est pas catholique, qui s'intéresse aux bulletins, qui exige même les 3 bulletins de l'année scolaire avant de dire oui, qui a une classe bilingue jusqu'en troisième (c'est quand même plus cohérent).
Le problème du privé c'est que comme les parents payent ça introduit un biais et je pense que la direction est vite tentée par les gadgets et n'a pas envie de déplaire aux parents en étant trop sévères non plus. Il faudrait que le public continue à garder des enclaves où l'on travaille. Je sais que près de chez moi un collège a longtemps eu une classe CHAM très réputée, mais a préféré finalement dispatcher les élèves sur deux classes car ils voulaient faire des classes plus homogènes...C'est dommage car beaucoup de bons élèves ont fui.

Écrit par : Flo | 12 décembre 2009

Oui le monde enseignant a aussi sa part de responsabilité dans la décadence de l'E.N depuis au moins la loi d'orientation, scolaire de Jospin qui a décrété le lycéen libre consommateur sur qui ne doit s'exercer plus aucune contrainte .Pour qui vote t - il lors des élections professionnelles qui se déroulent tous les deux ans ?Quand on constate que les deux syndicats pédagogistes partisans de l'actuelle réforme font plus de voix que le SNALC ! Si le SNES, syndicat majoritaire ,aujourd'hui s'oppose à celle -ci ,demain lorsqu'elle sera appliquée ,demandera t-il qu'elle soit annulée ?Non ;il fera comme il a toujours fait : il entérinera . S'est -il insurgé au mois de Juillet de cette année contre les 90% de reçus au bac général qui ruine ainsi cet examen ? S'oppose t-il au passage libre de Première en Terminale ? Réclame t-il le retour de l'ordre dans les classes ? etc .... non! Le monde enseignant doit savoir que désormais le clivage est idéologique :celui départageant la course à la décadence et celui de la restauration et il doit choisir entre les partisans de l'un et de l'autre et bien discerner entre les faux et vrais résistants . Le peut-il vraiment ? Voilà bien la question . Car s' il n'inverse pas le cours des choses alors il doit prendre conscience qu'il sera très vite transformé en animateur social dans la grande surface libertaire-libérale du lycée grâce à l'actuel gouvernement ou demain aux amis de Madame DUFLOT et de son nouveau mentor :Meirieu .

Écrit par : DEFER | 12 décembre 2009

Apocalypse.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 12 décembre 2009

Que voilà une nouvelle qu'elle est bonne !
http://fr.news.yahoo.com/3/20091212/tfr-education-chatel-56633fe.html

Écrit par : nicolas | 12 décembre 2009

Il me semble qu'en voulant combattre un système "élitiste", on l'a conforté. De facto, on a nivelé par le bas, alors qu'il aurait fallu constituer un enseignement "élitaire", c'est-à-dire dispensant à la majorité des élèves des connaissances d'un niveau le plus élevé possible, vivier de la constitution d'une élite renouvelée parce que puisant dans toutes les couches sociales ainsi formées.

A l'évidence, ce n'est pas l'abandon de l'enseignement de l'histoire et de la géographie dans les classes de terminale S qui fera que les horaires supplémentaires accordés aux matières scientifiques amélioreront la qualité des étudiants de première année des universités !

Le malaise du corps enseignant va encore s'aggraver dans les prochains mois. Bon courage à toutes et tous !

Ecrit par : Robert | 12 décembre 2009
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Tout à fait d'accord avec vous, Robert.
Les gens très, très aisés mettront leurs enfants dans des écoles privées où la sélection sera sévère, comme la discipline qui y régnera, et où les professeurs feront leur métier.
Dois-je me réjouir d'être né en 1940, bien que je fusse né dans un milieu modeste à tous égards ?
Oui, certainement ! Mes enfants sont trentenaires et se sont bien tirés d'affaire, même si ce n'était plus ce que j'ai connu en terminale en 1958.
Mais pour mes petits-enfants, je me fais du souci.
Je ne serai pas toujours près d'eux pour les aider. :-(

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 12 décembre 2009

NOW.

Écrit par : nicolas | 12 décembre 2009

Les gens très, très aisés mettront leurs enfants dans des écoles privées où la sélection sera sévère, comme la discipline qui y régnera, et où les professeurs feront leur métier. Francis Penin, professeur etc.

Je n'en suis pas sûre du tout.

Écrit par : nicolas | 12 décembre 2009

A part deux ou trois babas, fils de bourges déclassés(?) qui ont vite déchanté et changé leur fusil d'épaule en se frottant à la réalité du terrain, nous avons tous été des profs "à l'ancienne", exigeant des élèves travail et rigueur. Il faut dire aussi que nous étions nombreux à être issus de milieux populaires, à qui l'école publique avait donné leur chance.

Je me souviens encore des conseils d'une collègue quand j'ai débuté, (ancienne instit, ancienne PEGC ayant passé le CAPES, une des meilleures profs que j'aie connue,) ex du PC passée chez les maos de l'UJCML, alors que, un peu naîve et idéaliste, je m'étonnais que, malgré ma gentillesse, je n'obtenais pas le travail demandé : "Les élèves, c'est comme les chiens, il faut leur montrer que c'est toi qui commandes!".

Ecrit par : retraitée | 12 décembre 2009
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J'ai été un "prof à l'ancienne", sans trop de difficultés au début de ma carrière, en septembre 1969 (j'avais 29 ans).
Mais j'ai dû me battre pied à pied pendant ma dernière année (1999/2000). Il était temps que je parte.
Comme vous, retraitée, je suis issu d'un milieu populaire et l'école publique m'a donné ma chance, que j'ai saisie.
De nos jours, je ne le pourrais plus.
Mais, pour diverses raisons, je n'ai été exigeant que sur le plan du comportement en classe : j'exigeais le silence.
Mais je ne me suis jamais fait de souci pour les bons à rien que j'ai eu en grand nombre, parmi d'excellents élèves très minoritaires. Je n'ai montré d'autorité que pour faire mon travail dans des conditions "normales" (silence en classe, et obligation de lever le doigt pour me poser une question).
Les fainéants, je les ai laissés fainéanter dès ma deuxième année quand j'ai réalisé qu'il eût été vain que je me décarcassasse pour essayer de les contraindre à travailler.
Mes notes allaient de zéro à 20.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 12 décembre 2009

@exTC selon marc Twain:"Un classique est un livre que tout le monde veut avoir lu, et que personne ne veut lire."

Écrit par : paul (back) | 12 décembre 2009

quand j'ai réalisé qu'il eût été vain que je me décarcassasse
Francis Penin, professeur etc.

Très joli... :-)

Écrit par : nicolas | 12 décembre 2009

Les gens très, très aisés mettront leurs enfants dans des écoles privées où la sélection sera sévère, comme la discipline qui y régnera, et où les professeurs feront leur métier. Francis Penin, professeur etc.

Je n'en suis pas sûre du tout.

Ecrit par : nicolas | 12 décembre 2009
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Les écoles privées ne sont pas toutes de qualité, je vous l'accorde. Mais il y en a, en tout petit nombre, où les élèves sont triés sur le volet.
Mais les frais de scolarisation sont très, très élevés.
Je sais bien que, par les temps qui courent, beaucoup d'écoles privées prennent des élèves mauvais à tous égards. L'argent n'a pas d'odeur.
Cela finit par se savoir.
Il y a différents standings dans les écoles privées. Maintenant, non seulement il faut payer pour être dans une école privée, mais il faut payer cher pour être dans une bonne école privée.
Seuls les gosses de riches seront scolarisés là. Non qu'ils aient tous l'assurance de devenir des bêtes à concours, même lorsqu'ils se tiendront bien en classe et feront tous les efforts requis pour obtenir les meilleurs résultats possibles. Les gosses de riches sont des gosses comme les autres. Il y en a de capables et il y en a d'incapables. Je ne vais pas pleurer sur le sort de ces derniers (sans jeu de mots).

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 12 décembre 2009

« il suffit de lire une copie niveau bac pour se rendre compte des ratés du système non ? »
exTC | 12 décembre 2009

Vous avez entièrement raison.
Il suffit de voir comment écrit un individu qui prétend avoir eu un bac C :
confusion futur - conditionnel (« je serai confus que vous l'ayez pris pour vous », « si j'avais des lettres j'aurai dit », « j'aimerai bien savoir »),
emmêlement infinitif - passé simple (« voyant cette joyeuse bande défilé »),
méconnaissance des règles d'accord du participe passé (« votre génération que j'ai eu », « ayant réussie son coup »),
ignorance crasse des terminaisons les plus simples (« ne me ditent pas », « si je vous fait chier », « j'ai du »),
salmigondis dans le vocabulaire (« le drapeau rouge au point », « certains vont faire des bons », « deux livres conséquent » (doublé ici d'une faute d'accord))
et autres joyeusetés (« bien sur », par exemple).
Le scandale serait alors que ce type fût un jour autorisé à enseigner.

Écrit par : Tailleboudin | 13 décembre 2009

Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 décembre 2009

Nous lançons début 2010 avec mon syndicat (le SNETAA, pour l'enseignement professionnel), un état des lieux des situations d'abus de pouvoir et de harcèlement moral au travail dans l'académie de Corse. C'est le début d'un travail à moyen et long terme, avec remontée au niveau de nos instances nationales...
Je ne peux qu'inviter les autres syndicats dans les autres académies à en faire autant pour tous les types d'établissements (avis aux lecteurs de passage).
Cette problématique est effectivement à mettre en relation directe avec le sujet de la note initiale. L'autonomie signifie notamment les pouvoirs renforcés des chefs d'établissements, etc etc.

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Vous avez bien raison, cher collègue, de faire remonter vos infos de terrain à la direction du SNETAA, celle-la même qui a initié et voté avec les chefs d'établissements la réforme du Bac pro 3 ans en donnant toute autonomie à ces derniers pour les gérer (et supprimer au passage un poste sur 4)...
Plutôt se pendre !
P.S : en Corse, il y a un syndicat majoritaire qui lui, ne pratique pas de double langage, ne trahit pas les PLP et les collègues "à la base"... en clair, oeuvre vraiment pour la revalorisation de l'enseignement professionnel. Mais il est tellement plus facile de tendre la sébile...

Écrit par : fépétélescahouets | 13 décembre 2009

Le privé pour les friqués? Pas d'accord. Un boulanger d'origine étrangère et de confession musulmane a son fils dans un excellent collège privé catholique de Marseille; d'autres avec des revenus très modestes ont des enfants dans le privé; allez faire un tour à la belle de mai et regardez qui met ses enfants au collège privé-catho plutôt qu'au public d'en face, vous seriez surpris!
Quand on veut, on trouve toujours quelques euros par mois pour ses enfants. 3 paires de nike et deux survêts par an et on y est presque!
J'ai été dans le privé en Primaire et croyez-moi, l'éventail socio-pro était très large!
Il est vrai que Marseille est, sur ce plan, un cas particulier de cohabitation public-privé et ce dès l'origine. La donne a changé avec la dégradation permanente des collèges publics du centre: populations exogènes arrivées récemment et en masse, baisse du niveau, problèmes intra et extra muros dans les établissements.

Écrit par : sisyphe et le lapsus de l'enclume | 13 décembre 2009

"P.S : en Corse, il y a un syndicat majoritaire qui lui, ne pratique pas de double langage, ne trahit pas les PLP et les collègues "à la base"... en clair, oeuvre vraiment pour la revalorisation de l'enseignement professionnel. Mais il est tellement plus facile de tendre la sébile..."
Ecrit par : fépétélescahouets | 13 décembre 2009

Autant dire que c'est le SNALC qui est majoritaire en Corse…
Cette île est pleine de surprises…
JPB

Écrit par : brighelli | 13 décembre 2009

Le scandale serait alors que ce type fût un jour autorisé à enseigner. Ecrit par : Tailleboudin | 13 décembre 2009

Ah bon ? Parce qu'il n'enseigne pas ? Il pourrait, pourtant...
Je me demande même si ce n'est pas dorénavant le profil exigible.

Écrit par : nicolas | 13 décembre 2009

et bien je l'ai eu le concours...

comme quoi : c'est encore pire que l'on peut l'imaginer non ?

Écrit par : exTC | 13 décembre 2009

Vous avez de la chance que je sois en train d'écouter quelque chose qui me booste et me donne la pêche en ce dimanche matin, exTC.
J'espère seulement que vous n'enseignez pas le français. Ne prenez pas la peine de me rassurer. Je suis fière de ne porter aucune responsabilité dans l'éclatant désastre de ce recrutement qui préfigure ceux à venir.

Écrit par : nicolas | 13 décembre 2009

vous pouvez donc dormir sur vos deux oreilles : vous n'êtes ni responsable, ni coupable comme tous vos prédécesseurs qui n'ont fait que suivre les programmes.

Écrit par : exTC | 13 décembre 2009

"Quand mon mari a eu le CAPES en philo, il y avait 0,6% de reçus! Je gage que, parmi les recalés, tous n'étaient pas des taches! Les normaliens n'avaient pas tous le concours, c'est tout dire." (Retraitée)

En Lettres, tout pareil !
Mon acte de gloire est d'avoir été reçu dans les "derniers" au CAPES, avec 12,5 de moyenne. A cette époque, reçu, on ne savait pas ses notes, mais le rapport de Jury mentionne que, justement, les derniers sont admis avec 12,5/20. C'était en 1980, le dernier CAPËS Giscard - Beulac. Il y avait 100 postes exactement pour environ 4500 candidats ! (49 ont été attribués aux ipésiens et aux normaliens qui n'avaient, à cette époque, aucune chance d'obtenir une agrég à 20 ou 30 postes).
Ce succès m'a évidemment valu une mutation (une affectation quelque part dans l'est, en séparation de conjoint). Pendant ce temps, effectivement, la foule des M.A. avec Licence se faisait titulariser sur place. Pire, ils ont occupé des postes de Lycée, doublant ainsi de vrais certifiés et agrégés.
Le SNES a béni tout cela ! Je l'ai quitté à ce moment là, pour y revenir 10 ans plus tard, par souci d'efficacité syndicale dans d'autres domaines.
Mais tout cela, je ne l'ai pas oublié, et je ne veux pas que l'on me titille sur le sujet, la blessure reste vive.
Anecdote : l'année de ma mise à disposition du Recteur, avant mon affectation de "jeune" certifié dans l'Est, un MA de philo (coucou, Retraitée...) vient me dire, avec un fort accent de région :"Mon IPR m'a dit de ne rien faire, de ne surtout pas passer de concours (à l'époque, il n'y avait que des concours externes), que nous allions tous être affectés sur place."
J'ai continué à voter socialo. Plus con que moi...

Écrit par : Garafignoux | 13 décembre 2009

P.S. (sans jeu de mots) : Ma dernière phrase, ci-dessus, peut sembler obscure, puisque c'est sous Giscard que l'on supprimait les postes aux concours (déjà...).
Mais c'est sous Mitterrand que l'on a eu pitié des maîtres aux. au point de les faire passer devant ces "enfoirés de privilégiés qui avaient eu un concours sous la droite, on ne sait trop comment, d'ailleurs". :-)
Je me souviens, à ce sujet, d'un incroyable papier dans l'organe du SGEN qui traitait les certifiés par concours de privilégiés, moins à plaindre que les "soutiers" de MA à qui on avait fait faire n'importe quoi, n'importe où, et qui, de ce fait, avaient vraiment souffert.

Arrête, Garafignoux, tu te fais du mal !

Écrit par : Garafignoux | 13 décembre 2009

"(49 ont été attribués aux ipésiens et aux normaliens qui n'avaient, à cette époque, aucune chance d'obtenir une agrég à 20 ou 30 postes)."

Ecrit par : Garafignoux | 13 décembre 2009

Les IPESiens, (et les normaliens) étaient admissibles, mais ils passaient quand même l'oral !

Écrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2009

Dernier commentaire sur le sujet :

Au regard de ce CAPES si difficile à obtenir, l'Agrégation fut une véritable promenade de santé.
Ce qui n'a pas empêché un ex MA titularisé de mes collègues de me dire, que, quand même, devant toute cette souffrance endurée, pendant toutes ces années d'auxiliariat sous la droite, on pourrait donner l'Agrégation de manière plus ouverte et systématique, en regardant, par exemple, le nombre d'années comme MA, les lieux d'affectation...
Des claques dans la gueule, je vous dis !

Écrit par : Garafignoux | 13 décembre 2009

Les IPESiens, (et les normaliens) étaient admissibles, mais ils passaient quand même l'oral !

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2009

Oui, Christophe, cela je le sais. Je ne le disais pas par amertume, mais par souci du détail. Je n'ai jamais suggéré qu'ils avaient eu leur CAPES par facilité. Disons que pour tous, la bataille fut rude.

Écrit par : Garafignoux | 13 décembre 2009

Par contre, j'ai vu (de près) une personne ayant obtenu un CAPES réservé, après avoir été ballottée chaque année dans chacune des villes de l'académie. Extrêmement courageuse, bilingue, (italien), et vraiment super prof. Elle n'a vraiment pas volé sa titutarisation, et j'ai vraiment vu des certifiés beaucoup moins forts. Et nettement moins bons profs. Mais ils maîtrisaient tous les éléments de "pédagogie théorique" nécessaires pour avoir la partie orale du diplôme externe.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2009

C'est quoi, un CAPES réservé ?

Écrit par : TotoWeininger | 13 décembre 2009

Ca n'existe plus depuis 2006, je crois.
C'était un concours extrêmement allégé, sur dossier, (si j'ai bonne mémoire), et destiné, je pense, à titulariser les "MA" les plus méritants, et les plus persévérants. Un mélange d'entretien d'embauche et de "promotion au mérite", en quelque sorte.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2009

C'est quoi, un CAPES réservé ?

Ecrit par : TotoWeininger | 13 décembre 2009


C'était quand le MA faisait aussi le ménage de l'établissement ...

Écrit par : iPidiblue double compétence | 13 décembre 2009

Je suis d'accord sur le fait qu'il y a des certifiés et des agrégés qui ne pourront jamais enseigner.
Et des titularisés sur Licence qui sont remarquables.
Mais, passer un concours, c'est au moins la preuve d'un savoir solide, et d'une réelle volonté d'entrer dans le métier. Cela dit, Christophe, et c'est là que nous convergeons (rien de sexuel là-dedans :-) ), il est évident qu'il est nécessaire de passer par la case IUFM (ou ce que l'on voudra d'équivalent), pour acquérir l'autre versant du métier (gestion du groupe, didactique).
Je l'ai dit, j'assume. Allez-y, tapez...

Écrit par : Garafignoux | 13 décembre 2009

Le ministre défait l’Education nationale d’une main, les pédagos-Verts le détricotent de l’autre : pourquoi ne pas donner tout de suite les clés de l’Ecole au Privé et aux imbéciles, et aller à la pêche ?

Jean-Paul Brighelli

Les pédago-Verts veulent construire des lycées éco-responsables dans lesquels les écoliers écolâtreront, en s'y collant, à l'effigie de l'éco-citoyen libre et économe incarnée par St Philippe et Ste Cécile.
Le Lycée éco-régionaliste ne sera plus sanctuaire où l'on élève les loups, mais prendra l'apparence d'une bergerie vouée dans l'écosystème à l'auto-apprentissage de l'esprit moutonnier.
Gageons que les futurs lycéens trouveront là, en écho, une bonne raison de se rebeller pour de vrai.
Il en ira de la survie de notre espèce!

Écrit par : Buntov | 13 décembre 2009

Buntov, il faut que les loups et les agneaux apprennent à vivre ensemble !


Vous comprenez vous vous avez peur des lycéens et des lycéennes, ce n'est pas bien, il faut s'ouvrir à l'autre.

Écrit par : iPidiblue la nouvelle fable du loup et de l'agneau | 13 décembre 2009

Tu es mon frère, Buntov, mais si je te gifle citoyennement tu dois me tendre ton autre joue afin que mon karma soit apaisé.

Écrit par : iPidiblue et la citoyenneté des ânes | 13 décembre 2009

J'espère Buntov que tu ne m'en voudras pas de t'avoir repris !

Écrit par : iPidiblue l'homme qui murmurait à l'oreille des professeurs | 13 décembre 2009

Buntov, très jolie métaphore filée…

Pidiblue, cette idée de s'ouvrir à l'autre vous fait quoi, exactement ?
JPB

Écrit par : brighelli | 13 décembre 2009

Désolé de faire le père Fouettard, mais il me semble avoir vu passer une déclaration de M. Chatel dans "Le Monde" disant qu'il ne reviendrait pas sur sa réforme, déclaration assez limpide et qui exprime ce qui se passe depuis quelques années, en dépit des manifestations, pétitions ou autres.
35h de présence sous Ségo, rassurez-vous, 35h sous Sarko pour un résultat identique. Et si M. Bayrou est élu en 2012, ce sera aussi 35h de présence (payées 35 et non quarante comme c'est actuellement la base du salaire des enseignants qui ne sont jamais passés aux 39h ni aux 35). Celles et ceux qui pensent encore que les choses peuvent, non pas s'améliorer, mais s'arrêter, croient décidément au père Noël.
A chacun donc de se trouver un point de chute sympa (effectivement, les établissements de Marseille où on enseigne à peu près se comptent bien sur les doigts d'une main, ceci dit, la ville est plutôt sympa) : on devrait assister à des mutations amusantes. Enfin... tant que c'est possible.
Je passe sur les élèves, leur niveau, leur avenir: on ne tire pas sur des blessés.
Idem pour les "étudiants".
Et non, on ne va pas réformer le collège.
Fermez le ban!

Ecrit par : adieupèreNoël | 12 décembre 2009

Et bien voilà une bonne synthèse réaliste! Mais vous ne voyez pas qu'il faut leur trouver encore matière à discussion, à illusion? Remarquez, il est vrai qu'entre les souvenirs et le lamento habituel, ils peuvent tenir encore longtemps.

Écrit par : d'accord | 13 décembre 2009

L’équipe nationale du SNALC vous souhaite de passer de très bonnes fêtes

SNALC-CSEN (FGAF) – www.snalc.fr

Informations importantes sur les réformes en cours

CSE du 10 décembre : le SNALC s’oppose à la réforme du Lycée

Grève du 15 décembre 2009 (portant uniquement sur la mastérisation, pas sur le Lycée) : pourquoi le SNALC ne s’associera pas

Histoire des Arts au collège : tous concernés, tous touchés !

1. Le CSE (Conseil Supérieur de l’Éducation) s’est tenu le jeudi 10 décembre 2009 : les textes sur la réforme du Lycée y ont été votés ! S’y sont opposées, les organisations syndicales signataires de la pétition intersyndicale contre la réforme du Lycée : le SNALC, le SNES-SNEP, SUD, FO, la CGT, le SNCL.

Les ont approuvés : le SGEN-CFDT,par trois votes sur quatre (son refus sur l’un portant sur le fait qu’on maintient l’histoire en option en Terminale S !) l’UNSA par tous ses votes, et généralement par leur vote ou leur abstention les organisations d’élèves et de parents d’élèves.

Communiqué de presse en bas de page ; les informations détaillées sur LA REFORME et ce qui va changer pour votre discipline (sauf si …) sur www.snalc.fr

2. L’appel à la grève du 15 décembre concerne le refus de la « mastérisation » et non la réforme du Lycée. Cet appel est à l’initiative du Sgen-CFDT et de l’UNSA, qui n’acceptent pas la fin des IUFM.

L’objet de la mobilisation ?

Pour un conditionnement des futurs enseignants par les « sciences de l’éducation » sous couvert de professionnalisation

Pour le maintien des IUFM et de l’intégralité de leur champ d’action

Pour une dénaturation des concours de recrutement

Pour une dénaturation de notre métier

Pour une dévalorisation progressive de l’agrégation

L’Ecole a assez souffert : le SNALC-CSEN ne s’associera pas à cette grève.

3. Histoire des Arts au Collège : pour toutes les disciplines, expérimentée au Brevet 2010, coefficient 2 en 2011. Il est encore temps de réagir !

Plus de détails sur www.snalc.fr, rubrique « tracts »

COMMUNIQUE – Conseil Supérieur de l’Education du 10/12/2009



REFORME DU LYCEE : LE SNALC DANS LA LUTTE


Le SNALC, second syndicat le plus représenté chez les professeurs du second degré, a voté contre l’ensemble des textes concernant la réforme du lycée, présentés au CSE du 10 décembre 2009.

Le SNALC a tout d’abord tenu à rappeler au ministre qu’en l’absence de toute réflexion préalable sur le collège, cette réforme, essentiellement construite autour de dispositifs incantatoires et de principes démagogiques, ne serait qu’un leurre pour les élèves et leurs parents, et ne permettrait en aucun cas de résorber l’échec en classe de seconde ou le phénomène d’évitement de certaines voies et séries.

Le SNALC a souligné que les textes proposés ne conduiraient qu’à un affaiblissement des contenus et exigences disciplinaires, dans le cadre d’une diminution drastique des horaires de nombre de matières et d’un « zapping » encouragé pour les élèves. En choisissant de mettre en place un « Acadomia du pauvre » via un Accompagnement personnalisé surchargé de missions inconciliables, et en instaurant le tronc commun en classe de Première, le ministère a ainsi fait le choix de « collégiariser » le lycée, au lieu de réformer le collège.

Le SNALC a également dénoncé le renforcement inévitable des hiérarchies et des déséquilibres entre séries et voies de formation, à travers la suppression des mathématiques obligatoires en L, celle de l’Histoire-Géographie en Terminale S ou encore l’affaiblissement vertigineux des horaires de sciences en série S.

Le SNALC a tenu enfin à attirer l’attention du ministre sur le danger d’une autonomie accrue des établissements et du renforcement des pouvoirs des chefs d’établissements : celle-ci ne peut conduire qu’à un accroissement des disparités déjà inadmissibles dans l’accès au savoir et à des guerres intestines entre disciplines et professeurs, chargés de gérer eux-mêmes la pénurie et de soumettre leur liberté pédagogique aux caprices d’un conseil aux pouvoirs renforcés. Le SNALC dénonce à cet égard le procédé ministériel consistant à profiter de la réforme du lycée pour faire passer en même temps des textes réglementaires concernant le collège, en l’absence de toute vraie concertation.

Le SNALC s’étonne enfin de l’attitude de l’administration qui, en acceptant systématiquement les amendements déposés par certaines fédérations de parents d’élèves pour généraliser le tutorat à l’ensemble des élèves, vient de créer un nouveau « droit opposable », en contradiction avec le volontariat attendu des professeurs. En précisant ainsi « qu’un dispositif de tutorat est proposé à tous les élèves », il est inévitable que cette tâche finisse par être imposée aux professeurs, au détriment de ce qui fait le cœur de leur métier, la transmission des savoirs et savoir-faire.

Le SNALC, qui a lui-même proposé trois amendements dont deux auraient permis de poser des garde-fou aux pouvoirs inconsidérés du Conseil pédagogique, tient ainsi à dénoncer les concessions à géométrie variable accordées par le ministère : la proposition du SNALC, consistant à ouvrir plus largement le choix du premier enseignement d’exploration en classe de Seconde vers un enseignement technologique industriel, afin de préserver l’avenir de cette voie d’excellence pour de nombreux élèves, a ainsi été refusée, alors même qu’elle avait recueilli une majorité de voix !



Face à des textes votés aux forceps, le SNALC poursuivra donc la mobilisation contre une réforme dont les principes ne peuvent que dégrader durablement les conditions de travail des élèves et des professeurs.

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Écrit par : Robin | 13 décembre 2009

Moi contrairement aux inestimables contributeurs de ce blog je pense que moins il y aura de cours donnés à tous, de professeurs et d'élèves et plus l'enseignement sera revalorisé.
En ce moment l'enseignement français ressemble à une caserne avant les grandes manoeuvres et la boucherie de 14/18, j'ai bon espoir qu'il redevienne un lieu choisi pour une petite élite de gens de bon goût.
Laissez à TF1 les grosses audiences et à la Star Ac' la popularité ! Vous n'êtes pas faits pour cela, croyez-moi !

Écrit par : iPidiblue l'homme qui murmurait à l'oreille des professeurs | 13 décembre 2009

L'Education nationale depuis quelques décennies a couru après Johnny Hallyday en essayant d'être aussi sympathique que lui, le résultat des courses c'est que Johnny se soigne aux Etats-Unis après une opération ratée en France et que l'Education nationale devrait envoyer ses distingués membres prendre soin de leur santé dans une thalasso à Quiberon pour se refaire un plumage !

Écrit par : iPidiblue et le coma de l'Education nationale | 13 décembre 2009

D'accord avec les arguments du snalc pour ne pas s'associer aux manifs du 15.
Mais il y a un côté "guéguerre des syndicats" qui prend peut-être le pas sur les intérêts généraux de la communauté éducative.
Si personne ne réussit à mobiliser le 15 (ou en janvier) la masterisation va passer: qui ici pense que ce n'est pas une catastrophe? Et avec des "jours de manif SGEN" - réservés sgen - et des "jours de manif SNALC" - réservés snalc - , on déroule un tapis rouge au gouvernement.
Ne pas lutter parce que les motifs pour lesquels le voisin lutte ne conviennent pas... Une "stratégie" bien dangereuse par les temps qui courent.

Écrit par : aïe | 13 décembre 2009

Le Lycée éco-régionaliste ne sera plus sanctuaire où l'on élève les loups, mais prendra l'apparence d'une bergerie vouée dans l'écosystème à l'auto-apprentissage de l'esprit moutonnier.


Ecrit par : Buntov | 13 décembre 2009
Le seul endroit où on travaillera encore et où on apprendra à se parer des loups sera l'école des bergers de Rambouillet.

Écrit par : dobolino | 13 décembre 2009

En somme, pour résumer grossièrement les choses, le ministère est en train d'instituer le lycée unique. C'est-à-dire de recréer au niveau supérieur ce qui a pitoyablement échoué au collège! J'espère de tout coeur que mon jugement est erroné mais je ne vois pas comment on pourrait interpréter autrement des décisions telles la suppression de 200H d'enseignement scientifique pour un bachelier S ou la création de passerelles entre les filières à tout moment du cycle. Cette volonté manifeste de retrancher à chaque série ce qui fait sa spécificité propre débouchera, bien entendu, sur un enseignement au rabais où les connaissances seront diluées, enseignées par petites touches, sans aucune cohérence structurelle et sans possibilité pour l'élève de parvenir à une véritable maîtrise des savoirs. Il m'arrive de plus en plus fréquemment de me demander à quoi je puis bien servir. J'essaie tant bien que mal d'inculquer aux élèves la nécessité du travail et je me sens trahi par une institution dont les réformes démentent jour après jour mes propos. Une collègue, qui a le bonheur de partir à la retraite dans une semaine me confiait récemment sa satisfaction de pouvoir quitter le navire avant que celui-ci ne coulât définitivement. Il se peut que je sois excessivement pessimiste, mais je crains d'avoir une vision de plus en plus claire des événements.

Écrit par : alain | 13 décembre 2009

Le professeur Brighelli et moi nous portons le même diagnostic sur le malade, les fonctions vitales sont atteintes et nous ne divergeons que sur le pronostic, moi je vois un électroencéphalogramme quasi-plat j'en déduis qu'il ne faut plus faire d'acharnement thérapeutique et débrancher le malade, lui veut à toute force continuer le traitement en espérant une improbable sortie du coma ...

Écrit par : iPidiblue en consultation, le malade a-t-il encore ses facultés ? | 13 décembre 2009

Dites donc cette après-midi les cloches vont sonner 350 fois pour sauver la planète du réchauffement climatique, on ne pourrait pas demander au conseil oecuménique de rajouter quelques coups en plus pour l'Education nationale française ? Si ça ne fait pas de bien, ça ne peut pas faire de mal ...

Écrit par : iPidiblue rebouteux de la planète Terre | 13 décembre 2009

France-info — à propos de cloches :

"C’est une proposition du Conseil Oecuménique des Eglises, alors que les négociations battent leur plein à Copenhague. Le communiqué de cette organisation s’adresse à toutes les églises : “Que les cloches, les conches, les tambours et les gongs retentissent 350 fois pour la justice climatique !” Et il explique : “Nous espérons obtenir une chaîne de carillons et de prières s’étendant dans le temps depuis les Iles Fidji, dans le Pacifique Sud - là où la journée commence et où les effets des changements climatiques se font déjà ressentir aujourd’hui - jusqu’à l’Europe du Nord et à travers le reste du monde.”"

Que c'est beau !
"“Que les cloches, les conches, les tambours et les gongs retentissent 350 fois pour la justice climatique !”
Et que les dugong retentissent pour la justice scolaire !
JPB

Écrit par : brighelli | 13 décembre 2009

sysyphe : ah bon ? les inspecteurs ne sont pas des ex profs ? qui deviennent à leur tour inspecteurs généraux ? ne me ditent pas qu'ils ne sont jamais consultés ?

Ecrit par : exTC | 12 décembre 2009

Non : la 1ère inspectrice que j'ai eu ( lors de la 2 ème année d'IUFM) n'avait jamais enseigné. La 2ème fuyait les élèves, étant elle-même incapable d'enseigner. Je n'appelle pas la chose qui a pénétré dans ma classe un professeur, encore moins un collègue. J'appelle ça un commisssaire politique.

Quand à mon IG, il n'a qu'une obsession, une seule : vendre des ordinateurs (sous prétexte de "modernité").

Écrit par : Manu | 13 décembre 2009

merci Manu :) ça met de l'eau à mon moulin...

c'est pire que je ne le croyais !

quand à ce que j'ai lu sur l'IUFM...

Écrit par : exTC | 13 décembre 2009

Si Fontenelle revenait sur Terre - euh ! non on ne dit plus comme cela tout simplement et uniment mais plutôt Gaïa notre mère souffrante - il ferait son miel avec ces histoires d'oracles de Copenhague.

"L'Oracle étoit sur une Montagne dans une enceinte faite de pierres blanches sur laquelle s'élevoient des Obelisques d'airain."

Écrit par : iPidiblue et l'histoire des Oracles | 13 décembre 2009

"C’est une proposition du Conseil Oecuménique des Eglises, alors que les négociations battent leur plein à Copenhague.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 13 décembre 2009

battent son plein; "son" est un substantif.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2009

"Si personne ne réussit à mobiliser le 15 (ou en janvier) la masterisation va passer: qui ici pense que ce n'est pas une catastrophe? Et avec des "jours de manif SGEN" - réservés sgen - et des "jours de manif SNALC" - réservés snalc - , on déroule un tapis rouge au gouvernement.
Ne pas lutter parce que les motifs pour lesquels le voisin lutte ne conviennent pas... Une "stratégie" bien dangereuse par les temps qui courent."

Ecrit par : aïe | 13 décembre 2009

Parfaitement dit.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2009

quand j'ai réalisé qu'il eût été vain que je me décarcassasse
Francis Penin, professeur etc.

Très joli... :-)

Ecrit par : nicolas | 12 décembre 2009
---
Vous êtes bien aimable, chère Nicolas, comme à l'accoutumée, mais je ne trouve pas cela très joli. Je ne l'ai fait que pour agacer, mais ça semble ne pas vouloir marcher.
Ma mère me raconta dans mon enfance (je ne sais plus quel âge précisément, mais je connaissais bien le subjonctif imparfait) l'histoire suivante :
"Un monsieur distingué entre dans un salon de coiffure et déclare :"Monsieur, je désirerais que vous me coupassiez les cheveux." Le coiffeur lui répondit :"Monsieur, ici on ne coupasse pas les cheveux ; on les coupe !"
Je suis persuadé que certains élèves de quinze ans ne comprendraient pas cette histoire et, surtout, ne la trouveraient pas drôle. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 décembre 2009

Christophe avant de dire une sottise consulter le wiki !

Le mot plein est ici un nom (un substantif) précédé d’un possessif (mon, son, leur, etc.). Contrairement à une étymologie populaire parfois rencontrée, son est bel et bien ici l’adjectif possessif son et non le substantif son (« bruit »). Par conséquent on dit bien au pluriel : « les fêtes battent leur plein » et non « battent son plein ».

Écrit par : iPidiblue bat son plein | 13 décembre 2009

Au temps pour moi. Mais il n'y a pas que "Wiki" dans la vie.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2009

@ Séquence émotion.

Tiens, on recrute toujours des enseignants par concours.


"Postes et contrats offerts aux concours du second degré
Session 2010

Nombre global par concours et répartition par sections et options des postes et contrats offerts à la session 2010 aux concours du second degré (Agrégation, CAPES, CAPEPS, CAPET, C.A.P.L.P., COP, C.P.E.)

Concours de l'enseignement public

Nombre global de postes offerts

Agrégation Concours externe 1 232
Concours interne 760

CAPES Concours externe 5 006
Concours interne 626

CAPEPS 450/40
COP 50/15
C.P.E. 250/50
CAPET 242/33
C.A.P.L.P. 1 318/326

De plus, 313 postes sont destinés au recrutement par voie contractuelle de personnes handicapées."

Écrit par : TotoWeininger | 13 décembre 2009

Pour mémoire, en 2009 :

Agrégation Externe : 1 245 Interne : 760
CAPES Externe : 5 095 Interne : 608
CAPEPS 400
C.P.E.200
COP 50
CAPET Externe : 242 Interne : 12
C.A.P.L.P.1 318

Écrit par : TotoWeininger | 13 décembre 2009

Comment cela Christophe il n'y a pas que wiki dans la vie ? Et "La nouvelle star" c'est du nannan pour les boeufs peut-être ?

Écrit par : iPidiblue et la nouvelle star | 13 décembre 2009

Du "nanan" !

Écrit par : iPidiblue corrigé express | 13 décembre 2009

Toto W, le ministère Darcos avait prévenu que le recrutement serait identique cette année. Le problème, c'est moins l'offre que la demande : il y a chaque année moins de candidats que l'année précédente.
JPB

Écrit par : brighelli | 13 décembre 2009

il y a chaque année moins de candidats que l'année précédente.
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 décembre 2009

Bizarre pour un métier si attractif ! Bon salaire, longues vacances, reconnaissance de la nation...

Écrit par : Marilyse | 13 décembre 2009

"Si personne ne réussit à mobiliser le 15 (ou en janvier) la masterisation va passer: qui ici pense que ce n'est pas une catastrophe? Et avec des "jours de manif SGEN" - réservés sgen - et des "jours de manif SNALC" - réservés snalc - , on déroule un tapis rouge au gouvernement.
Ne pas lutter parce que les motifs pour lesquels le voisin lutte ne conviennent pas... Une "stratégie" bien dangereuse par les temps qui courent."

Ecrit par : aïe | 13 décembre 2009

Parfaitement dit.

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2009

Donc si le Sgen et l'Unsa manifestent pour plus de pluridisciplinarité et moins de transmission des savoirs, pour des pouvoirs accrus aux chefs d'établissement, pour de futurs professeurs lobotomisés par les IUFM et enclins à devenir des idiots utiles, il faut faire nombre ? Et défiler le froc aux chevilles?
Le problème est de déterminer un dénominateur commun aux manifestations, et de toute évidence, il est de plus en plus difficile à trouver avec ces 2 organisations.
Par contre, si le Snes et le SNALC se mettent d'accord, là ça fait mal : Allègre, De Robien et Darcos s'en souviennent encore.
A chaque fois qu'un ministre a eu des problèmes, qui a apporté sa puissance de frappe et sa caution de syndicat indépendant ? La manifestation du 15 relève à la fois d'une idéologique nauséabonde, et d'une démarche politicienne, ce qui est tout aussi nauséabond.
Ceux qui défendent les disciplines se retrouveront sur la réforme du Lycée : Luc Châtel aura alors du souci à se faire ...

Écrit par : fépétélescahouets | 13 décembre 2009

fépépélescahouets, vous avez 100 % raison !

Une bonne alliance SNES/SNALC et la réforme est à terre, enfin je l'espère.

Écrit par : aimache | 13 décembre 2009

"P.S : en Corse, il y a un syndicat majoritaire qui lui, ne pratique pas de double langage, ne trahit pas les PLP et les collègues "à la base"... en clair, oeuvre vraiment pour la revalorisation de l'enseignement professionnel. Mais il est tellement plus facile de tendre la sébile..."
Ecrit par : fépétélescahouets | 13 décembre 2009

Autant dire que c'est le SNALC qui est majoritaire en Corse…
Cette île est pleine de surprises…
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 décembre 2009


Oui, le SNALC fait partie des syndicats majoritaires en Corse. Mais je ne pense pas qu'il était question de lui.
Fépétélescahouets évoque effectivement un syndicat qui "ne pratique pas de double langage" et qui "ne trahit pas les collègues à la base"... Peut-être, après tout, pensait-il au STC Educazione?

http://www.alta-frequenza.com/index.php/l_info/l_actu/college_de_folelli_le_stc_denonce_des_supressions_de_postes

Écrit par : Daniel Arnaud | 13 décembre 2009

De toutes façons, il n'y a plus de boulot, plus d'industries, alors pourquoi former des mômes? Les plus courageux iront manier le marteau-piqueur ou vider des poubelles ailleurs!
En attendant, garderie pour tous! Et les profs pourront faire le ménage et servir à la cantine! Tiens, c'était une proposition du SGEN, entendue après 68, dans le style patronage qu'il affectionne : heureusement que les agents de lycée ont poussé une gueulante! Ces cons n'avaient pas du tout pensé à eux, dans leur beau rêve de phalanstère!
Je ne suis pas loin de partager les vues d'ipididonc : laissons couler le Titanic, et attendons qu'émerge la demande!
Nom de Dieu, que je suis heureuse d'être en retraite!
Et à propos du SGEN, de mémoire, Milner n'a-t-il pas écrit : le seul syndicat qui demande l'abaissement matériel et moral de ses membres? Dans De l'Ecole, je crois.

Plutôt qu'une nième grève, une démission collective, mais hélas, il faut croûter!

Écrit par : retraitée | 13 décembre 2009

"C’est une proposition du Conseil Oecuménique des Eglises, alors que les négociations battent leur plein à Copenhague. Le communiqué de cette organisation s’adresse à toutes les églises : “Que les cloches, les conches, les tambours et les gongs retentissent 350 fois pour la justice climatique !”
Ecrit par : Brighelli

L'Eglise a très à coeur de reprendre les théories écolos.

Moi, par exemple, je ne fais pas partie de l'"écologie humaine" prônée par l'Eglise.

Alors, vous allez voir, si jamais les mouvements pro-life rejoignent les protecteurs des végétaux et des petites bêtes : ça va être intégrisme à tous les étages, lycées boy-scouts et Comités de Salut Public pour le bien de la Nature et des hommes.

Heureusement :
- L'Eglise est persuadée de la supériorité de l'homme sur la Nature (ouf !)
- Les Ecologistes s'appuient généralement sur un consensus gauchiste plus ou moins structuré, assez éloigné des Eglises.

Mais pourvu que les deux ne se rejoignent jamais !

Écrit par : Jeremy | 13 décembre 2009

Jérémy, complètement d'accord : j'ai en projet depuis longtemps un roman qui s'intitulerait les Phalanges vertes et raconterait, un peu sur le modèle de 1984, ce que serait l'ordre écolo…
Et ce ne sera pas triste. Ces gens sont des intégristes.
Comme dirait Pendaiès qui s'y connaît : Autant boire un vin avec des additifs et un goût intéressant qu'un vin bio qui râpe la langue et dégénère au bout de six mois de fût.
À votre santé à tous tiens, je vais me servir un petit Lagavulin avec des poisons boisés, tourbés et iodés dedans pour me remonter le moral. C'est quand même mieux que l'eau gazeuse.
JPB

Écrit par : brighelli | 13 décembre 2009

Alors donc, Jean-Paul, vous "tourbinez" aussi au lagavulin ...
Irmat !

Écrit par : Marilyse | 13 décembre 2009

Je ne suis pas loin de partager les vues d'ipididonc : laissons couler le Titanic, et attendons qu'émerge la demande!

Plutôt qu'une nième grève, une démission collective, mais hélas, il faut croûter!

Ecrit par : retraitée | 13 décembre 2009


Sur le principe, ce n'est pas idiot!
On observe déjà la manifestation d'une telle demande en Lycée Professionnel... En effet, les premiers à se plaindre de la baisse du niveau, aujourd'hui, sont quelquefois ces patrons qui y ont eu intérêt à un moment donné (parce que la baisse du niveau impliquait un manque d'esprit critique, donc une main-d'oeuvre docile), et que l'on rencontre par exemple lors des stages des élèves en entreprises... Comme les stagiaires qu'on leur envoie ne savent pas lire, ils sont contraints de passer du temps à leur expliquer les consignes au lieu de les mettre au travail!

Écrit par : Daniel Arnaud | 13 décembre 2009

NOW.

Ecrit par : nicolas | 12 décembre 2009
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APOCALYPSE NOW ? Oui ! Je n'y avais pas pensé. :-)
Je n'ai pensé qu'à la série récente (sur ARTE, je crois) sur l'Apocalypse, dont le titre était simplement "Apocalypse", que j'ai regardée avec intérêt. Le film, je l'ai vu, mais il y a bien longtemps.
Merci, Nicolas, de cette intervention opportune, pertinente, bienvenue ! :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 décembre 2009

Comme dirait Pendaiès qui s'y connaît : Autant boire un vin avec des additifs et un goût intéressant qu'un vin bio qui râpe la langue et dégénère au bout de six mois de fût.

JPB



Et Pendariès tâche d'emmener du bon vin quand il est invité pour un repas, non?

Écrit par : Pendariès | 13 décembre 2009

Question bête pour ces histoires de SGEN versus SNALC et l'un qui n'y va pas parce que l'autre y est... C'est un peu l'oeuf et la poule non?
Si on laisse tout seul le SGEN avec ses revendications sottes, c'est une grève qui ne sera que peu suivie, et avec une lisibilité dans le grand public du style "les profs sont contre la masterisation parce qu'elle rogne sur le pédagogique". Comptez bien sur les journaux tv pour clamer bien haut cette "revendication officielle": il n'y aura apparemment le 15 qu'une voix, et qu'une ligne . Peu de gens s'y reconnaissent; qu'importe?
Imaginons maintenant un raisonnement inverse: tiens le SGEN y va, on va y aller aussi. Plusieurs effets: le SGEN monopolise moins l'attention, et il y a plus de monde dans la rue; moins d'univocité certes, mais dans le bon sens... Si le SGEN est seul sur ce coup-là, c'est que tous les autres l'y laissent, non?
Tout à fait d'accord pour dire qu'avec une alliance SNES + SNALC c'est gagné. Mais c'est un raisonnement par défaut. Le vrai, le seul, ce serait "la communauté éducative" contre la réforme. Le reste est perte d'énergie et éparpillement des bonnes volontés, hélas. Face à des attaques fortes et nombreuses, il serait temps de songer à l'union sacrée. Une fois qu'on aura sauvé l'essentiel, on pourra bien se battre entre factions, mais ce n'est pas la priorité en ce moment...

Écrit par : aïe | 13 décembre 2009

Le scandale serait alors que ce type fût un jour autorisé à enseigner.

Ecrit par : Tailleboudin | 13 décembre 2009
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Je ne l'exclus pas. Il existe déjà des professeurs certifiés de génie électrique incompétents mais lèche-bottes, bien vus de l'administration locale dans un lycée que je connais. Je ne sais quel CAPET ils ont passé, ou, plutôt, s'ils en ont passé un (et en étant admis). C'est le genre de profs qu'on cherche à recruter (sans concours, des maîtres auxiliaires en quelque sorte, mais incompétents) soumis et exécutant toutes les directives de la hiérachie administrative et pédagogique (j'étais tenté d'ajouter "et démagogique", mais c'est bien ce qu'elle est, pour ne rien dire du laxisme, en plus).
J'ai été maître auxiliaire, en 1969, pendant quatre ans, mais je n'ai pas été intégré dans le corps des professeurs certifiés comme j'ai vu quelques maîtres auxiliaires l'être à cette époque, au bout de cinq années de service au minimum, grâce au SNES qui réclamait cette intégration à cor et à cri. J'ai été reçu au CAPES à la cinquième tentative, en 1973, année où j'eus une proposition d'être titularisé dans un corps bâtard, celui des "adjoints d'enseignement", sans concours, donc, fonctionnaires à qui ont pouvait imposer un service mixte d'enseignement et de surveillance, deux heures de surveillance comptant pour une heure d'enseignement. Quelqu'un m'a fait remarquer que je risquais d'avoir un service complet de surveillance, soit 36 heures hebdomadaires.
Dès mon succès au CAPES, j'ai informé sans tarder l'administration de mon renoncement au poste d'adjoint d'enseignement dont un collègue aura pu profiter.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 décembre 2009

Ah bon ? Parce qu'il n'enseigne pas ? Il pourrait, pourtant...
Je me demande même si ce n'est pas dorénavant le profil exigible.

Ecrit par : nicolas | 13 décembre 2009
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Oui, et je le dis ci-dessus. Lisez-vous dans mes pensées, ô charmante fée ? ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 décembre 2009

me voilà donc nouveau putching ball ! je suis le "type" et on doute de mes capacités.
j'apprécie !
si si.

Écrit par : exTC | 13 décembre 2009

P.S. (sans jeu de mots) : Ma dernière phrase, ci-dessus, peut sembler obscure, puisque c'est sous Giscard que l'on supprimait les postes aux concours (déjà...).
Mais c'est sous Mitterrand que l'on a eu pitié des maîtres aux. au point de les faire passer devant ces "enfoirés de privilégiés qui avaient eu un concours sous la droite, on ne sait trop comment, d'ailleurs". :-)
Je me souviens, à ce sujet, d'un incroyable papier dans l'organe du SGEN qui traitait les certifiés par concours de privilégiés, moins à plaindre que les "soutiers" de MA à qui on avait fait faire n'importe quoi, n'importe où, et qui, de ce fait, avaient vraiment souffert.

Arrête, Garafignoux, tu te fais du mal !

Ecrit par : Garafignoux | 13 décembre 2009
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Je comprends très bien ce que vous avez ressenti. Vous faites bien de dire ce que vous avez sur le cœur. Ça ne doit pas vous faire mal, mais vous soulager. Je vous dis cela dans ce but. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 décembre 2009

Et Pendariès tâche d'emmener du bon vin quand il est invité pour un repas, non?
Ecrit par : Pendariès | 13 décembre 2009

Mais mon doux, c'est bien pour ça que je vous cite comme référence incontournable… Ah, les vins de la Clape — et d'ailleurs…
JPB

Écrit par : brighelli | 13 décembre 2009

Un snob ce Brighelli, il ne boit pas de Bruichladdich !

Écrit par : Pierre Lariba | 13 décembre 2009

Jean-Paul, pensons aussi aux bières du monde et aux cocktails itou!

Écrit par : Pendariès | 13 décembre 2009

Ho ce n'était pas une remarque renfrognée de ma part; je confirmai vos dires, hé hé: j'emmène du vin qui est, somme toute, bien correct!

Écrit par : Pendariès | 13 décembre 2009

À votre santé à tous tiens, je vais me servir un petit Lagavulin avec des poisons boisés, tourbés et iodés dedans pour me remonter le moral. C'est quand même mieux que l'eau gazeuse.
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 décembre 2009

Car "L'eau ne fait rien/ Que pourrir le poumon..." (Chanson du roy Henry)
Mais personnellement, je préfère le Talisker -- ou le Laphroaig.

Écrit par : Françoise Guichard | 13 décembre 2009

Les IPESiens, (et les normaliens) étaient admissibles, mais ils passaient quand même l'oral !

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2009
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Précision utile, Christophe ! Cela a probablment été la cause de mes quatre échecs successifs au CAPES de sciences physiques, de 1969 à 1972. J'étais admissible en subissant les épreuves écrites à tous les coups (sauf un pour cause de maladie), mais recalé à chaque fois après l'oral.
Cela venait des Ipésiens. Les candidats passant les épreuves orales étaient jugés uniquement sur les notes d'oral !
De la sorte, le premier admissible, s'il était impressionnable à l'oral, un peu gauche, timide, et s'il perdait ses moyens à cause du trac, n'avait aucune compensation avec ses notes d'écrit ! le dernier admissible partait sur un pied d'égalité avec le premier admissible, ce qui, franchement, était inadmissible.
Le jury finit par prendre conscience de cette stupidité.
En 1972, tout fut changé. Accrochez-vous !
Le jury attendait la fin des épreuves orales pour faire ceci : un classement de tous les candidats (ayant passé les épreuves orales) sur les notes de l'oral seul. S'il y avait n postes au concours, tous les Ipésiens classés entre le premier et le énième [il n'est pas d'usage d'élider le e de l'article, de manière à faire "l'énième" ; il en est de même pour "le onzième" - ce blog est d'un niveau extraordinaire, non ? Combien de ministres non diplômés de lettres du gouvernement actuel vous auraient dit une chose savante pareille ?] étaient déclarés admis. S'il y en avait 20, il restait à attribuer n - 20 postes aux admissibles ayant passé les épreuves écrites. En 1972, je n'avais pas du tout préparé le CAPES. J'ai été admissible quand même ! Le jury a annoncé ce changement de réglement du CAPES le premier jour des épreuves écrites ! J'étais furieux. J'ai été médiocre à l'oral, comme d'habitude, et recalé. Et, de toute façon, je n'étais pas dans les premiers admissibles. Du coup, l'année suivante, j'ai préparé le CAPES avec le CNED. Je ronronnais avec mes cours à l'annexe du lycée d'Aulnay-sous-Bois sis à Pavillons-sous-Bois où j'avais des élèves en série F4 (génie civil) qui n'avaient d'épreuves de sciences physiques qu'à l'oral, s'ils devaient y aller. Ils se fichaient éperdument de la physique. J'ai mis le paquet et je n'ai pourtant été admis qu'au 163 ème rang sur 180 admis. Baste.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 décembre 2009

Francis, les IPES se passaient sur de l'écrit — d'où l'idée que cet écrit (qui avait bien eu lieu, mais deux ou trois ans avant) pouvait faire office de.
Quant à l'ENS, je vous assure qu'entre l'écrit et l'oral, c'était un concours qui valait bien l'écrit du CAPES…
Que je n'ai d'ailleurs eu que de justesse, l'année où je passais l'agreg — tant les deux concours ont une esthétique différente. Mais l'oral ne m'a jamais fait peur : j'ai été interrogé sur un texte des Essais sur le masque social, qui m'a permis d'évoquer, au gré d'une analyse de texte au cordeau, le voyage de Montaigne en Italie, sa connaissance de la commedia dell'arte et en particulier d'un certain Brighella, avec référence directe à la cravate que je portais comme déguisement ce jour-là… C'était beaucoup, pour un jury de CAPES…
Bref, j'étais déjà un histrion. Et j'essaie d'inciter mes élèves à développer en eux cette capacité de jeu, à l'oral.
JPB

PS. "Jean-Paul, pensons aussi aux bières du monde et aux cocktails itou!"
Ecrit par : Pendariès | 13 décembre 2009
Cher, si désormais vous préférez le canadian rye au gros rouge de l'Aude, je n'y vois rien à redire…

Écrit par : brighelli | 13 décembre 2009

fonctionnaires à qui ont pouvait imposer un service mixte (...)
Francis, la charmante fée vous somme de vous reprendre!

Écrit par : nicolas | 13 décembre 2009

me voilà donc nouveau putching ball !

Ecrit par : exTC

Et voilà ! À force de se faire taper dessus, il complote pour renverser le Gouvernement ;o))) !

Écrit par : Moot | 13 décembre 2009

faut bien qu'ils se défoulent (et il est vrai que j'ai une orthographe horrible et si je me relisais (et si c'était possible d'éditer son post) ça irait bien mieux) :D

bref !

passons :)

Écrit par : exTC | 13 décembre 2009

Car "L'eau ne fait rien/ Que pourrir le poumon..." (Chanson du roy Henry)

Ecrit par : Françoise Guichard | 13 décembre 2009

Ecrite par Gabriel Bataille ! On la chante, dans ma chorale, cette année !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2009

Cher, si désormais vous préférez le canadian rye au gros rouge de l'Aude, je n'y vois rien à redire…

Ecrit par : brighelli | 13 décembre 2009

Y a de très chouettes brasseries artisanales au Québec; dont une, fameuse, en direction de Rimouski!

Écrit par : Pendariès | 13 décembre 2009

Francis, les IPES se passaient sur de l'écrit — d'où l'idée que cet écrit (qui avait bien eu lieu, mais deux ou trois ans avant) pouvait faire office de.
Quant à l'ENS, je vous assure qu'entre l'écrit et l'oral, c'était un concours qui valait bien l'écrit du CAPES…
Que je n'ai d'ailleurs eu que de justesse, l'année où je passais l'agreg — tant les deux concours ont une esthétique différente. Mais l'oral ne m'a jamais fait peur : j'ai été interrogé sur un texte des Essais sur le masque social, qui m'a permis d'évoquer, au gré d'une analyse de texte au cordeau, le voyage de Montaigne en Italie, sa connaissance de la commedia dell'arte et en particulier d'un certain Brighella, avec référence directe à la cravate que je portais comme déguisement ce jour-là… C'était beaucoup, pour un jury de CAPES…
Bref, j'étais déjà un histrion. Et j'essaie d'inciter mes élèves à développer en eux cette capacité de jeu, à l'oral.
JPB

Je confirme ! Pour l'écrit des "IPES", et pour la nécessité d'être "histrion", quoique ce mot ait une légère connotation péjorative.
Et j'adore aussi le "Laga", comme ils disent.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2009

"Par contre, si le Snes et le SNALC se mettent d'accord, là ça fait mal : Allègre, De Robien et Darcos s'en souviennent encore."

Ecrit par : fépétélescahouets | 13 décembre 2009

Vous m'avez mal compris, ou je me suis mal expliqué, ou les deux.
Il faut que tout le monde se mette d'accord, et contre les deux réformes. Qui sont, elles deux, nauséabondes. C'est assez simple à comprendre. Et compliqué à réaliser, en effet.
Pour le reste, il me semble que vous faites un peu "d'idéologie" aussi.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2009

Pour les fans de sainte Ségolène, la chronique de François Morel sur Inter :

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/lhumeurdefrancoismorel/

Écrit par : P. Lariba | 13 décembre 2009

Quel est, sur ce blog déjà célèbre, le pourcentage de jeunes profs, disons "moins de 25 ans de carrière"?

Il va falloir (sale verbe ce falloir!) créer un nouveau syndicat...

Écrit par : sisyphe | 13 décembre 2009

Il ya, ce me semble, parmi les profs en activité, ceux qui :
- sont des mercenaires et qui ne sont là que pour gagner leur vie, sans états d'âme;
- sont des convaincus de l'éducabilité de tous, et qui réclament toujours plus de moyens, de personnels et d'heures;
- sont contre les pratiques actuelles mais sont obligés de courber l'échine.

Les premiers, comme leur nom l'indique, serviraient Dieu ou le diable à l'identique. Les seconds ont le mérite d'avoir des convictions et de les mettre en pratique. La troisième catégorie, dont le pourcentage j'aimerais connaître, souffre en silence.

Et vous?

Écrit par : sisyphe | 13 décembre 2009

So do I. Third one. Quoique...

Écrit par : nicolas | 13 décembre 2009

"La liste volée par un ancien employé de la banque HSBC en Suisse "contient 130.000 noms". C'est ce que révèle le procureur de Nice Éric de Montgolfier dans les colonnes du Journal du dimanche."


Etonnez-vous qu'il n'y ait plus d'argent pour financer l'éducation nationale ... ce que je comprends moins c'est qu'on fasse des évadés fiscaux comme Johnny Hallyday des héros nationaux !

Écrit par : iPidiblue l'évadé du fisc | 13 décembre 2009

"C’est une proposition du Conseil Oecuménique des Eglises, alors que les négociations battent leur plein à Copenhague.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 13 décembre 2009

battent son plein; "son" est un substantif.

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2009
---
J'ai cherché vainement une confirmation de votre information dans le Petit Robert. J'y lis : Battre son plein, se dit de la mer étale à marée haute, qui bat le rivage; "Les causeries battaient leur plein" (Gide); "la fête bat son plein", est à son point culminant. L'acception acoustique du mot "son" dans cette expression n'est pas évidente, même si une fête, à son point culminant, est bruyante. Du reste, les physiciens distinguent les sons des bruits. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 décembre 2009

Wesh, cé jura sic park ici ou koi?! Ya pa dé jeunes profs?

:)

Écrit par : sisyphe | 13 décembre 2009

D'où vient ce fantasme des "bourgeois et des friqués qui vont tous inscrire leurs rejetons dans le privé " ? J'habite une région où l'enseignement "privé" est très fortement implanté, mais il doit refuser chaque année de très nombreux candidats qui souhaiteraient y entrer. En effet la grande majorité des établissements dit "privés" sont sous contrat, et ceux-ci n'ont pas le droit d'ouvrir des classes car ils sont tenus par une règle statistique que j'ignore. Il n'y a donc aucun risque d'une hémorragie massive vers le privé, quelles que soiennt les aberrations de l'enseignement public.

Écrit par : xly | 13 décembre 2009

"Wesh, cé jura sic park ici ou koi?! Ya pa dé jeunes profs?"

:)

Ecrit par : sisyphe | 13 décembre 2009

Pas moi, en tous cas. Et je me sens de plus en plus vieux ! :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2009

xly, c'est tout à fait vrai, et les DHG de ces établissements sont, de plus, très souvent au raz des paquerettes...
En fait, le privé est victime de l'insuccès du public, quelquefois à tord mais souvent à raison.
Bien désolé pour les bonnes consciences politiques de tous bords, mais je ne sacrifierai jamais mes gosses sur l'autel de mes convictions. Si, chez moi, le public n'offre pas ce que j'attends, j'inscris mes enfants dans un bon privé et sans états d'âmes.

Écrit par : sisyphe | 13 décembre 2009

Pour relativiser aussi sur l'enseignement privé.
Il n'est pas toujours synonyme de niveau préservé. Dans certaines régions, l'établissement privé du coin existe depuis longtemps, et les parents ont juste conservé l'habitude d'y envoyer leurs enfants (sans droits d'inscription excessifs), même après l'implantation d'établissements publics.
De plus, il arrive que l'établissement privé soit le dernier endroit où on accepte d'inscrire un élève difficile viré de deux ou trois établissements publics... et qui sera tout-à-fait capable d'y "mettre le feu"... ne serait-ce que pendant un trimestre.
Enfin, pour préserver leur réputation, les directeurs de tels établissements sont peut-être les premiers à tout faire pour cacher les incidents, parfois graves, qui y surviennent comme ailleurs...

Écrit par : Daniel Arnaud | 13 décembre 2009

Wesh, cé jura sic park ici ou koi?! Ya pa dé jeunes profs?

:)

Ecrit par : sisyphe | 13 décembre 2009

Moi y'en a être djeun' de 3e catégorie, snif ! ;-) statut pourri oblige...

Écrit par : mihailovich | 13 décembre 2009

Si, chez moi, le public n'offre pas ce que j'attends, j'inscris mes enfants dans un bon privé et sans états d'âmes. quelquefois à tord mais souvent à raison. Ecrit par : sisyphe | 13 décembre
2009
A tort. Sûrement.

Écrit par : nicolas | 13 décembre 2009

Toto W, le ministère Darcos avait prévenu que le recrutement serait identique cette année. Le problème, c'est moins l'offre que la demande : il y a chaque année moins de candidats que l'année précédente.
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 décembre 2009

C'est parfaitement exact. Mais il ne faut pas oublier que cette diminution de la "demande" fut précédée d'une baisse spectaculaire et presque ininterrompue de l'"offre", ces quinze dernières années. Par exemple :
Nombre de postes au CAPES de lettres modernes / classiques
1995 : 2000 / 530
2000 : 1030 / 320
2009 : 750 / 150

De là à inférer que la baisse de la "demande" est une conséquence de celle de l'"offre"...

Écrit par : TotoWeininger | 13 décembre 2009

pour le calcul du privé c'est plus que flou mais une chose est sure : si on ferme des classes dans le public on en fermera aussi dans le privé même si il y a plus de demandes...

1905 n'est pas encore digéré.

Écrit par : exTC | 13 décembre 2009

Sisyphe, prof de catégorie 3, et moins de 25 ans de carrière.

Écrit par : Jeremy | 13 décembre 2009

Rassurez-moi, il n'y a que dans l'EN que la courbe des recrutements et celle des départs en retraite sont en opposition de phase ?

Écrit par : TotoWeininger | 13 décembre 2009

Francis, les IPES se passaient sur de l'écrit — d'où l'idée que cet écrit (qui avait bien eu lieu, mais deux ou trois ans avant) pouvait faire office de.
Quant à l'ENS, je vous assure qu'entre l'écrit et l'oral, c'était un concours qui valait bien l'écrit du CAPES…
Que je n'ai d'ailleurs eu que de justesse, l'année où je passais l'agreg — tant les deux concours ont une esthétique différente. Mais l'oral ne m'a jamais fait peur : j'ai été interrogé sur un texte des Essais sur le masque social, qui m'a permis d'évoquer, au gré d'une analyse de texte au cordeau, le voyage de Montaigne en Italie, sa connaissance de la commedia dell'arte et en particulier d'un certain Brighella, avec référence directe à la cravate que je portais comme déguisement ce jour-là… C'était beaucoup, pour un jury de CAPES…
Bref, j'étais déjà un histrion. Et j'essaie d'inciter mes élèves à développer en eux cette capacité de jeu, à l'oral.
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 décembre 2009
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Très intéressant ce que vous me dites-là, Jean-Paul. Je l'ignorais. Mais je suis bien persuadé que le concours d'entrée à l'ENS valait bien l'écrit du CAPES. En lettres classiques, certainement. En sciences physiques, je ne saurais dire, mais quand on a fait math spé on n'a plus beaucoup de chemin à parcourir pour passer l'agrégation de physique.
Je me doute bien que l'oral ne vous a jamais fait peur. Je vous ai vu débattre à la télévision, c'est tout dire !
Votre côté histrion saute aux yeux. Oui, c'était audacieux, ce que vous avez fait pour réjouir le jury de CAPES ! Mais à l'oral du CAPES et de l'agrégation de sciences physiques, il vaut mieux dissimuler son côté histrion, si on le possède. L'atmosphère y est plus austère.
Bien sûr, vous avez raison d'inciter vos élèves à développer en eux cette capacité de jeu à l'oral puisqu'ils se destinent à des études supérieures de lettres.
Un professeur de sciences physiques peut enseigner rigoureusement en se départant de temps en temps de sa solennité, et en plaisantant de manière épisodique. Mais un professeur de lettres (classiques ou modernes) doit être plus enjoué qu'un professeur de sciences physiques, et de manière plus prolongée, s'il veut donner quelque relief à son cours, surtout lorsqu'il s'agit de caractériser des personnages de romans ou de pièces de théâtre. Le professeur de lettres devient un comédien. S'il est un comédien de talent, le cours est passionnant.
Cela n'est possible, dans un cours de sciences physiques, de mathématiques ou de sciences biologiques, que de manière intermittente, non permanente. Je ne m'en suis certes pas privé, surtout vers la fin de ma carrière, et cela tendait à se prolonger et à tendre vers la permanence au lieu de l'intermittence. Mais il s'agissait de garder des cancres abominables, entre 17 et 22 ans. Et je commençais à me détacher de mon travail tant les conditions dans lesquelles je m'efforçais de le faire s'étaient dégradées entre 1990 et 2000. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 décembre 2009

Dans la fonction publique en général, j'imagine ? C'était du moins la promesse de campagne de Nanoléon premier.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2009

Je répondais à Toto, évidemment.
Francis, j'ai un professeur de physique dans une de mes chorales. Et c'est un "histrion" "de première". Et un excellent enseignant.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2009

fonctionnaires à qui ont pouvait imposer un service mixte (...)
Francis, la charmante fée vous somme de vous reprendre!

Ecrit par : nicolas | 13 décembre 2009
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J'avais prévu que quelque farceur me ferait ce coup-là. Mais pas vous, ma charmante fée ! Je vous croyais plus collet monté !
Le service mixte consistait à faire de l'enseignement et de la surveillance en alternance. Voyez-vous réellement quelque chose de moralement répréhensible là-dedans ?
Non, je sais bien que non. Mais mettez un ":-)" pour m'ôter d'un doute ! :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 décembre 2009

Je répondais à Toto, évidemment.
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2009

-> J'ai eu peur avant de lire la réponse en question !


*****

Voyez-vous réellement quelque chose de moralement répréhensible là-dedans ?
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 décembre 2009

-> Au mot "mixte", non, mais aux "on"/"ont", elle le certainement !

Écrit par : Jeremy | 13 décembre 2009

Dans la fonction publique en général, j'imagine ? C'était du moins la promesse de campagne de Nanoléon premier.
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2009

Certes, mais la première saignée, c'est Allègre (1997-2000) qui l'a infligée.

Écrit par : TotoWeininger | 13 décembre 2009

Ah, Allègre !
Tiens, je vous posterai le lien vers ma prochaine "chronique radio" ici. J'y parle d'Allègre, justement, et du "lip-dub" de l'UMP...

Écrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2009

- sont contre les pratiques actuelles mais sont obligés de courber l'échine.

La troisième catégorie, dont le pourcentage j'aimerais connaître, souffre en silence.

Ecrit par : sisyphe | 13 décembre 2009
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J'étais contre les pratiques actuelles (avant mon départ en 2000) mais je n'ai pas courbé l'échine. Et j'ai souffert bruyamment, mais moins que si j'avais baissé les bras devant des cancres, un proviseur d'opérette et une parente d'élève stupide, et si j'étais resté humblement silencieux.
De sorte que j'aurais pu répondre mi-figue, mi-raisin, comme Nicolas :"So do I. Third one. Quoique (although)."

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 décembre 2009

Si le SNES et le SNALC se mettent d'accord ? Très bien et pour faire quoi ?Un journée de gréve tous les mois ou deux ? Chatel va être impressionner .....Il serait bon de soulever un tabou : à chaque fois qu'une réforme du lycée a été annulée ou amendée c'est parce que les lycéens étaient dans la rue et là tout gouvernement a la trouille ,la trouille que ça dérape .Malik Oussékine n'a pas été oublié par tout le monde . Bien sur la réforme en question ,les lycéens ne l'ont jamais lue ;a t-on besoin de lire pour éprouver l'ivresse collective ?

Écrit par : DEFER | 13 décembre 2009

Si le SNES et le SNALC se mettent d'accord ? Très bien et pour faire quoi ?Un journée de gréve tous les mois ou deux ? Chatel va être impressionné .....Il serait bon de soulever un tabou : à chaque fois qu'une réforme du lycée a été annulée ou amendée c'est parce que les lycéens étaient dans la rue et là tout gouvernement a la trouille ,la trouille que ça dérape .Malik Oussékine n'a pas été oublié par tout le monde . Bien sur la réforme en question ,les lycéens ne l'ont jamais lue ;a t-on besoin de lire pour éprouver l'ivresse collective ?

Écrit par : DEFER | 13 décembre 2009

Minute pessimiste :

Au vu du vote du CSE, quelle légitimité auront le Snes et le Snalc à présent ? Les parents sont d'accord, les lycéens sont d'accord, deux syndicats d'enseignants sont d'accord... On a été court-circuités, et de toute façon on savait déjà que notre voix ne comptait plus depuis longtemps, alors je ne vois pas sur quoi on peut encore s'appuyer.

Si je n'étais pas enseignant, j'aurais été convaincu par Duhamel et Ferry qui critiquent le corporatisme des profs. Et détromper le citoyen Lambda nécessite beaucoup d'information : est-il seulement prêt à entendre et recevoir cette info ?

Écrit par : Jeremy | 13 décembre 2009

Je répondais à Toto, évidemment.
Francis, j'ai un professeur de physique dans une de mes chorales. Et c'est un "histrion" "de première". Et un excellent enseignant.

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2009
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C'est très bien, mais il ne faut pas trop rigoler quand on manipule de l'acide sulfurique ou de la soude caustique (hydroxyde de sodium), ni quand on résout un exercice théorique ardu, quoique, dans le deuxième cas, le danger soit beaucoup moindre. ;-)
Quelle catégorie de voix a-t-il, cet histrion ? Je le vois bien baryton. Une basse qui chante plutôt les airs de Sarastro, dans La flûte enchantée, n'a guère de dispositions pour se faire histrion. Quoique... quand on chante l'air de la calomnie du Barbier de Séville, on le fasse sur le ton de la blague. J'ai une voix de basse. Soit dit en passant, je pense que JPB a une voix de ténor, ce qui ne signifie nullement qu'il chante bien, ni même qu'il atteigne le contre-ut. Peut-être le peut-il, mais ne le dit-il pas, par modestie. Je n'ai pas cette modestie, et je n'atteins pas le contre-ut (mais c'est normal puisque je n'ai pas une voix de ténor). Je chante bien, et même très bien, pour un amateur. Ne comptez pas sur moi pour faire assaut de modestie. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 décembre 2009

C'est une basse, mais "de chorale". Et son sens du rythme est loin d'être parfait ! ;-)
Moi aussi, je chante comme une patate ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2009

Si, chez moi, le public n'offre pas ce que j'attends, j'inscris mes enfants dans un bon privé et sans états d'âmes.

Ecrit par : sisyphe | 13 décembre 2009

Vous avez bien raison !
Quand je vois comme l'EN continue à prôner uniquement les méthodes d'apprentissage global (regardez qui sont les forbans, les menteurs de l'Observatoire National de la Lecture) et on trouve les mêmes noms partout : je cite quelques noms de ces "experts" : Liliane Sprenger-Charolles, Franck Ramus, Jean-Emile Gombert, Catherine Billard, Roland Goigoux, Sylvain Grandserre, Philippe Meirieu, Jean-Louis Démonet. Tous dans le même sac.
Ils sont à la tête de tout, avec Bentolila que j'allais oublier.
Tout ça grenouille au ministère, à l'INSERM, au CNRS, (il y a beaucoup de recherche, mais on trouve peu !)reçoit des prix prestigieux (Sylvain Grandserre, 10.000 euros de l'Académie des sciences morales et politiques, prix Louis Cros, qui, par définition ne peut être décerné qu'à un "pédagogiste" (faut le faire !!On marche sur la tête !) Catherine Billard, 100.000 euros, de l'Institut de France, (prix NRJ, pour ses recherches bidons) pour les récompenser de bousiller nos enfants.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 décembre 2009

Catherine Billard, 100.000 euros, de l'Institut de France, (prix NRJ)

NRJ sponsorise des prix de l'Institut de France ? Ils se sont mis à la radio, là-bas ?

Écrit par : Jeremy | 14 décembre 2009

@ [Spam] Hit music only !



La Fondation NRJ a été créée par Jean-Paul Baudecroux, Président de NRJ Group, en mai 1999 sous l'égide de l'Institut de France, dans un but humanitaire et de soutien aux chercheurs.

Elle a pour objet de faire avancer la recherche médicale en neurosciences.

La Fondation remet chaque année un prix de 100 000 euros destiné à récompenser et encourager des travaux scientifiques mis en oeuvre par une personne physique ou un groupe de personnes, dans le cadre d'une institution publique ou privée.

Grâce à ces aides financières et à la liberté totale dans le choix des bénéficiaires, la Fondation NRJ peut atteindre son objectif : aider la recherche scientifique et ainsi soulager ceux qui souffrent et qui sont seuls, démunis face à cette souffrance.

Abritée à l’Institut de France où siègent les cinq académies (Académie française, Académie des inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des beaux-arts, Académie des sciences morales et politiques),

la Fondation NRJ bénéficie de l’apport des plus grandes compétences scientifiques, médicales et morales en France.

Son jury scientifique sélectionne les meilleurs dossiers de scientifiques dans le cadre de deux appels à candidature par an, l’un pour le prix scientifique de 100 000 Euros et l’autre pour les subventions de 40 000 Euros chacune.

___________________________________________________


Membres du Comité scientifique de la Fondation NRJ-Institut de France

• Mme Nicole Le Douarin, Secrétaire perpétuel honoraire de l’Académie des sciences
• M. Jean-François Bach, Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, président du jury scientifique

• M. Alain Prochiantz, de l'Académie des sciences
• M. Pierre Buser, de l’Académie des sciences
• M. Yves Laporte, de l’Académie des sciences
• M. Jean Rosa, de l’Académie des sciences
____________________________________________________

Séance solennelle de remise des Grands Prix
Mercredi 15 juin 2005

Remise du Prix scientifique de la Fondation NRJ,
par M. Jean Rosa,
de l’Académie des sciences

M. Jean-Paul Baudecroux, président du conseil de surveillance NRJ Group, a créé en mai 1999, sous l'égide de l'Institut de France qui en assurera la gestion scientifique et administrative, la Fondation NRJ qui a pour but de concourir à la recherche médicale, notamment dans le domaine des neurosciences.
M. Jean-Paul Baudecroux, le Chancelier Messmer et la Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, Mme Le Douarin, coprésident le comité de direction qui comporte par ailleurs des membres du directoire de NRJ et trois académiciens des sciences.
Dans ce cadre, après un large appel d'offre national et international le Grand Prix NRJ, d'un montant au départ de 400 000 francs amené par la suite à 100 000 euros, est décerné chaque année.
En 2000, le prix a été décerné au professeur Alain Fischer pour ses travaux sur le traitement des «enfants bulles» par greffe de gène, en 2001 au docteur Catherine Billard pour ses recherches sur les troubles d'apprentissage chez l'enfant et les dyslexies, en 2002 au professeur Antoine Guédeney pour ses recherches sur les dépressions de l'enfant, en 2003 au professeur Dulac et à son équipe pour leurs recherches sur les épilepsies infantiles et en 2004 au docteur Piotr Topilko, qui, à l'École normale supérieure, a fait des recherches remarquables sur les cellules souches en médecine régénérative et en neurosciences. Par ailleurs, chaque année, des subventions, pour un montant global de plusieurs centaines de milliers d'euros, ont été versées à des laboratoires de recherche en neurosciences.
La thématique retenue pour le Grand Prix 2005 concernait la physiologie et la pathologie de l'oreille interne.
L'oreille est un microphone extraordinairement sophistiqué qui fait parvenir au cerveau, qui les enregistre, les décode et les mémorise les sons venus de l'extérieur. Ces sons font d'abord vibrer le tympan au niveau de l'oreille externe puis, par l'intermédiaire de la chaîne des osselets situés dans l'oreille moyenne, ils sont amplifiés et transmis à l'oreille interne, laquelle transforme, comme le ferait un quart piézo électrique, ces vibrations en signaux électriques et les envoie aux cerveau.
Si la structure extrêmement complexe de l'oreille interne était connue depuis longtemps, son fonctionnement et sa pathologie étaient, jusqu'aux travaux des récipiendaires 2005, d'un abord très difficile, contrairement aux deux autres compartiments auriculaires dont les infections, les otites ou l'ostéo-spongiose, étaient connues et traitées depuis longtemps.
Les deux récipiendaires 2005 ont développé des recherches qui ont permis de débloquer cette situation concernant l'oreille interne.
Le professeur Patrice Tran Ba Huy est oto-rhino-laryngologiste du CHU Bichat à Paris. Il a combiné une recherche de physiologie fondamentale et une recherche clinique, respectivement dans une unité INSERM et dans son service hospitalier. Son objectif de départ a été de pouvoir atteindre et analyser l'endolymphe, un liquide situé au cœur de l'oreille interne et qui joue un rôle clé dans la transmission vers les cellules qui vont les transformer en impulsions électriques des sons arrivant à l'oreille interne. Il y parvint après avoir eu l'idée d'appliquer à l'oreille la technique de microponction des cellules rénales. Ce faisant, il fut capable non seulement de pouvoir étudier l'endolymphe, mais également d'obtenir les liquides contenus dans chaque cellule isolément. Ces techniques lui permirent de faire des progrès décisifs dans la compréhension des mécanismes présidant à leur formation et à la composition de ces liquides et à leur rôle. Ces microponctions, exploit nanotechnologique avant l'heure, amenèrent une application clinique majeure : l'étude de la destinée des antibiotiques parvenant à pénétrer dans l'oreille interne. Il a ainsi pu analyser par quel mécanisme des antibiotiques comme la streptomycine peuvent induire une surdité, accident gravissime survenu par exemple au début des traitements des méningites tuberculeuses de l'enfant, et définir des règles permettant de les éviter.
Le récipiendaire du prix 2005 est un Britannique, le professeur Richardson, de l'université du Sussex. C'est un expérimentateur qui, en associant biochimie, biologie et génétique moléculaire put isoler, décrire et découvrir le rôle de molécules de la membrane tectoriale, élément de l'oreille interne qui recouvre l'endolymphe et lui transmet les vibrations sonores provenant de l'oreille moyenne. Il a montré qu'un certain nombre de ces molécules pouvaient être mutées et responsables de causes de surdités jusqu'alors totalement méconnues. L’ avancée la plus récente qu’on lui doit : la création d'un modèle de souris sourdes obtenues par greffe du gène d'une protéine mutée humaine, constitue en effet une avancée considérable pour la compréhension, et les essais thérapeutiques qui s’y rapportent des surdités de l'oreille interne, qui sont probablement en nombre considérable. M. Richardson est à l’échelle mondiale, un des précurseurs dans la recherche de l'identification des molécules mutées de l'oreille interne.

En conclusion, les deux récipiendaires comptent donc parmi les meilleurs chercheurs les plus à même de faire progresser à grands pas la compréhension et les espoirs thérapeutiques dans un domaine de recherche jusqu'ici assez peu subventionné par les fonds publics.

Écrit par : TotoWeininger | 14 décembre 2009

Moi aussi, je chante comme une patate ! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2009
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C'est donc un choriste, non pas un soliste. Je suis un soliste, dans le monde amateur. Mais je ne fais pas rire les gens en chantant. Je m'arrêterai avant... :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 décembre 2009

Francis P***, en sciences physiques, je ne sais. Mais j'avais par exemple à l'ENS un ami mathématicien qui est arrivé à l'agrég, les cheveux au milieu du dos, la chemise largement ouverte, un pétard dans chaque narine, et qui a tranquillement expliqué au jury qu'il ne ferait pas le problème demandé, parce qu'il était l'inventeur d'un système dans lequel les présupposés du problème ne se posaient pas ainsi. Et il a expliqué. On lui a mis 19, et on l'a supplié de faire autre chose que de l'enseignement — de la recherche pure, par exemple. Il faisait de la poésie à compte d'auteur et de la programmation informatique (milieu des années 70), et nous jouions ensemble les faveurs immédiates sa petite copine aux échecs, au fil de la nuit. Un tout beau cas.
Peut-être la physique-chimie implique-t-elle une certaine austérité. Mais il y a pas mal de matières dans lesquelles une certaine dose de fantaisie est un avantage, non ?
JPB

Écrit par : brighelli | 14 décembre 2009

Christophe, j'attends avec le plus grand intérêt votre prochaine chronique qui risque de ne pas être triste du tout.
Surtout si vous nous parlez encore de "Nanoléon premier" :-)

Écrit par : nicolas | 14 décembre 2009

Merci Jeremy d'avoir expliqué à Francis l'objet de mon courroux,
la mixité n'en ayant jamais été un. :-))))

Écrit par : nicolas | 14 décembre 2009

Test

Écrit par : Michel Delord | 14 décembre 2009

« une chose est sure »
exTC | 13 décembre 2009

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures...

Écrit par : tailleboudin | 14 décembre 2009

oui celle là j'arrive pas à m'en défaire... faut dire que par chez moi on dit "les pommes sont fières"...

Écrit par : exTC | 14 décembre 2009

Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie.

Groupe d’experts et auteurs

* Pierre BARROUILLET, Faculté de psychologie et de sciences de l’éducation,
Université de Genève, Suisse
* Catherine BILLARD, Centre de référence sur les troubles des apprentissages,
neuropédiatrie, Hôpital Bicêtre, Le Kremlin Bicêtre
* Maria DE AGOSTINI, Recherche en épidémiologie et biostatistique, Inserm U 780, CNRS, Villejuif
* Jean-François DÉMONET, Service de neurologie, Inserm U455, Hôpital de Purpan, Toulouse
* Michel FAYOL, Laboratoire de psychologie sociale et cognitive, Université Blaise Pascal et CNRS, Clermond-Ferrand
* Jean-Émile GOMBERT, Centre de recherche en psychologie, cognition et communication, CRPPC, Université Rennes 2, Rennes (et auteur de Crocolivre)
* Michel HABIB, Service de neurologie pédiatrique, Hôpital des enfants de la Timone, Marseille
* Marie-Thérèse LE NORMAND, Physiologie et neurologie du développement, Inserm E 9935, Hôpital Robert Debré, Paris
* Franck RAMUS, Laboratoire de sciences cognitives et psycholinguistique, UMR 8554, EHESS, CNRS, ENS, Paris
* Liliane SPRENGER-CHAROLLES, Laboratoire de psychologie de la perception, Université René Descartes et FRE 2929 CNRS, Paris
* Sylviane VALDOIS, Laboratoire de psychologie et neurocognition, UMR 5105, Université Pierre Mendès France et CNRS, Grenoble (auteur, avec Gombert, de Crocolivre, méthode "intégrative" chère à Goigoux)

Ont présenté une communication
- Catherine BILLARD et coll., Centre de référence sur les troubles des apprentissages,
neuropédiatrie, Hôpital Bicêtre, Le Kremlin Bicêtre
- Michel HABIB, Service de neurologie pédiatrique, Hôpital des enfants de la Timone, Paris
- Marie-Thérèse LE NORMAND et coll., Physiologie et neurologie du développement,
Inserm E 9935, Hôpital Robert Debré, Paris
- Monique TOUZIN, Unité de rééducation neuropédiatrique, CHU Bicêtre

Ont rédigé une note de lecture
Michel DELEAU, Psychologie du développement, Université de Rennes
Nicolas GEORGIEFF, Institut des Sciences Cognitives, Bron
***PHILIPPE MEIRIEU, Sciences de l’éducation, Université Lumière-Lyon 2***

Remerciements
L’Inserm et le groupe d’experts remercient Stanislas DEHAENE (Neuroimagerie cognitive, Inserm
U 562, Service Hospitalier Frédéric Joliot, CEA, Orsay) et José MORAÏS (Faculté des sciences
psychologiques et de l’Éducation, Université libre de Bruxelles) pour leur relecture de l’ouvrage
ainsi que pour leurs conseils.

Quand je vous dis qu'ils sont comme cul et chemise avec les pédagos !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 décembre 2009

Apocalypse.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 12 décembre 2009

Pas mieux.

Écrit par : yann | 14 décembre 2009

Maintenant, non seulement il faut payer pour être dans une école privée, mais il faut payer cher pour être dans une bonne école privée.
Seuls les gosses de riches seront scolarisés là.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 12 décembre 2009

Venez donc par chez moi, et vous réviserez peut-être vos préjugés.

Écrit par : yann | 14 décembre 2009

Peut-être la physique-chimie implique-t-elle une certaine austérité. Mais il y a pas mal de matières dans lesquelles une certaine dose de fantaisie est un avantage, non ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 14 décembre 2009
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Jean-Paul B*, je ne saurais répondre à cette question avec certitude. Je me rappelle vaguement qu'un professeur de chimie minérale qui assistait à des leçons d'agrégation de la préparation de la rue d'Ulm avait fait un jour allusion à la désinvolture de certains normaliens extrêmement brillants qui cartonnaient à l'écrit et venaient à l'oral, très décontractés, s'asseyant sur la paillasse, jambes pendantes, un peu pour scandaliser les membres compassés du jury, sachant qu'ils seraient reçus, et qui se moquaient un peu de leur rang d'admission, car ce rang n'a pas d'importance pour ceux qui deviennent assistants à l'Université (selon un professeur d'université de ma connaissance). Ce rang ne compte que pour les futurs profs de lycée et de classes prépa.
Vous savez bien que je n'ai rien contre l'humour et la fantaisie, mais, dans l'exercice de mon métier, mon naturel me portait au sérieux. Cependant, vu ce qu'est devenu notre métier, justement, je me suis adapté et ai fini par rigoler assez fréquemment, car me gendarmer ne servait plus à rien : il fallait garder en classe les perturbateurs tant qu'ils ne vous flinguaient pas. Mais mon enseignement s'en est ressenti, sinon en qualité, du moins en quantité : j'enseignais moins de choses, à mon immense regret pour les meilleurs élèves qui ne demandaient que d'en apprendre le plus possible. Mais avec des cancres emm... et des élèves de qualité mélangés (mélange détonant ou mélange tonnant), je dus faire contre mauvaise fortune bon cœur.
Mais en lettres, je suis bien certain que la fantaisie, raisonnablement distillée, est utile, oui, bien sûr. Vous savez bien que je ne suis pas austère au naturel. Mais, depuis longtemps (à partir de 1960) il est devenu nécessaire de réfréner l'envie des élèves farceurs (et surtout glandeurs) de surenchérir lorsqu'un prof fait une plaisanterie. En sciences, on ne peut pas se permettre cela en permanence. Il faut rester concentré. En un seul mot. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 décembre 2009

Anne-Marie, vous ne seriez pas au pédagogisme ce que Jean était à la grippe ? :-)))

Écrit par : nicolas | 14 décembre 2009

Voyez-vous réellement quelque chose de moralement répréhensible là-dedans ?
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 13 décembre 2009

-> Au mot "mixte", non, mais aux "on"/"ont", elle le certainement !

Ecrit par : Jeremy | 13 décembre 2009
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Merci, Jeremy, de m'expliquer ce qui motive le courroux de Nicolas !
Il faut que je me mette une fois pour toutes dans la tête que quand elle réagit ainsi, c'est que j'ai commis une faute de français.
Je m'inquiète de ma distraction grandissante. Au volant de ma voiture cela peut devenir toxique. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 décembre 2009

Merci Jeremy d'avoir expliqué à Francis l'objet de mon courroux,
la mixité n'en ayant jamais été un. :-))))

Ecrit par : nicolas | 14 décembre 2009
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Ah ! que deviendrais-je sans vous, chère Nicolas ? ;-)
Cette faute me crevait les yeux, et c'est pour cela que je ne la voyais pas. Je suppose que c'est là l'origine de l'expression "crever les yeux", très imagée, très cruelle, très pertinente.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 décembre 2009

Bonjour Francis, enfin réveillé ? Bienvenue au club !
Mais dites-moi, vous vous y collez plus tôt que d'habitude, non ?
Ne conduisez ni trop vite, ni la nuit, on tient à vous garder longtemps et pas oedipe-yeux s'il vous plaît !:-)

Écrit par : nicolas | 14 décembre 2009

Des individus brillants dans leurs études qui sont devenus rien du tout par la suite on en connaît des paquets ...

Écrit par : iPidiblue l'évadé d'Alcatraz | 14 décembre 2009

Il y a les études et puis il y a la vie.
Et de brillants sujets massacrés par la vie, oui, j'en ai connus…
JPB

Écrit par : brighelli | 14 décembre 2009

Anne-Marie, vous ne seriez pas au pédagogisme ce que Jean était à la grippe ? :-)))

Ecrit par : nicolas | 14 décembre 2009

Hélas, non, Nicolas. Le point de vue de Jean était à mon avis entaché d'ignorance ou plutôt de manque d'informations sérieuses.
J'ai écouté pendant une heure les élucubrations de Catherine Billard, qui fait autorité à l'EN. J'ai fait des quantités de recherches sur internet, qui confirment absolument ce que j'ai dit plus haut.

Tous, ils mentent plus qu'ils ne respirent.

http://uptv.univ-poitiers.fr/web/canal/61/theme/28/manif/118/video/1111/index.html

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 décembre 2009

Il y a les études et puis il y a la vie.
Et de brillants sujets massacrés par la vie, oui, j'en ai connus…
JPB

Ecrit par : brighelli | 14 décembre 2009
C'est qu'ils n'étaient pas si brillants que ça, abstraction faite des meurtres, accidents, et faits de guerre ou d'épuration ethnique.
Etre brillant implique aussi de savoir se préserver et diriger sa barque, non ?

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2009

Eh bien, je ne crois pas. Dans la brillance, il y a presque toujours la trace d'une blessure narcissique couverte par le discours. C'est aussi la raison pour laquelle on se fait écrivain. Comme disait Barthes : "Fou ne puis, sain ne daigne, névrosé je suis."
JPB

Écrit par : brighelli | 14 décembre 2009

Plaise à Dieu que tous ceux qui se suicident soient des brutes épaisses ... même Judas le suicidé est un raté brillant et le tout pour trente deniers d'argent !

Écrit par : iPidiblue et les trente deniers | 14 décembre 2009

Cher hôte,
Je ne commenterai pas cette question de la blessure narcissique (sinon en craignant que l'obsession des parents d'en préserver à tout prix Choupinet ne rende l'art et la littérature bien ternes dans les années à venir... Ah, les bocaux de foetus sur la cheminée de la mère Verlaine!)
Cette intervention pour signaler aux visiteurs de ce blog une tribune de l'excellente Nathalie Bulle (autrefois évoquée dans une de vos notes) dans les pages débats du Figaro. Malheureusement, elle ne figure pas sur le net. Mais j'espère que l'auteur prendra soin de l'y mettre bientôt.
Cordialement,
NP

PS: Lagavulin: très bon choix. Il n'est de bon whisky que tourbé. Et vieux.

Écrit par : Natacha Polony | 14 décembre 2009

Se méfier de l'inversion: si je suis blessé par la vie, c'est que je suis trop brillant. Et avoir bien présent à l'esprit que c'est une bien piètre manière de se réconforter.
Et se méfier de l'autre conclusion: s'il a réussi, c'est qu'il est trop con pour souffrir.
Autre pauvre façon de se réconforter quand on est un raté notoire.

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2009

Cher hôte,
Je ne commenterai pas cette question de la blessure narcissique (sinon en craignant que l'obsession des parents d'en préserver à tout prix Choupinet ne rende l'art et la littérature bien ternes dans les années à venir... Ah, les bocaux de foetus sur la cheminée de la mère Verlaine!)


Ecrit par : Natacha Polony | 14 décembre 2009

Vous croyez que le fait d'être le frère aîné ou cadet d'un bébé congelé soit véritablement une chance de devenir talentueux ?

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2009

J'aurais peut-être dû en congeler deux ou trois pour garantir à mes enfants vivants une bonne réussite dans la vie ...

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2009

Vous croyez que le fait d'être le frère aîné ou cadet d'un bébé congelé soit véritablement une chance de devenir talentueux ?

Ecrit par : dobolino | 14 décembre 2009

Vous avez toujours un sens de l'humour aussi développé... Je comprends pourquoi les smileys, ces horribles verrues graphiques, se multiplient: l'ironie devient impossible. Il est vrai qu'elle nécessite une forme de connivence (on n'ose dire de respect mutuel; ce qu'on appelle aussi intelligence).

Écrit par : Natacha Polony | 14 décembre 2009

Vous croyez que le fait d'être le frère aîné ou cadet d'un bébé congelé soit véritablement une chance de devenir talentueux ?

Ecrit par : dobolino | 14 décembre 2009


Vous voulez parler des embryons conservés par -170° C ? Bon, si cela vous dit des bébés mais alors pas bien avancés ...

Écrit par : iPidiblue et la couveuse Dobolino | 14 décembre 2009

Erreur matérielle, la congélation des embryons se fait dans de l'azote à -196°C !

Écrit par : iPidiblue azoté | 14 décembre 2009

J'aurais peut-être dû en congeler deux ou trois pour garantir à mes enfants vivants une bonne réussite dans la vie ...

Ecrit par : dobolino | 14 décembre 2009

Tout dépend du sens que vous donnez à "bonne réussite dans la vie..."

Écrit par : Maminou | 14 décembre 2009

Il est vrai qu'elle nécessite une forme de connivence (on n'ose dire de respect mutuel; ce qu'on appelle aussi intelligence).

Ecrit par : Natacha Polony | 14 décembre 2009
Erreur d'interprétation ! Votre remarque m'avait amusée.

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2009

Toulouse

Le lycée Fermat est en état de choc depuis que, mardi dernier, vers 10 heures, un des plus brillants élèves de maths sup, Martin, un adolescent âgé de 17 ans et demi, par ailleurs violoniste au Conservatoire de Toulouse, a tenté de se suicider en se jetant par la fenêtre du deuxième étage, en plein contrôle de maths, sous les yeux de ses copains de classe. « Il était près de la fenêtre qu'il a brusquement ouverte. Il est monté sur sa chaise et il s'est jeté dans le vide », rapporte Jean-Pierre Bresson, le proviseur. Les jours de cet élève, qui souffre de plusieurs fractures aux jambes, ne sont heureusement pas en danger. Mais le geste de ce garçon, que beaucoup ont vu gisant dans la cour des prépas, entouré des secours, a d'autant plus ébranlé la communauté lycéenne qu'il demeure inexpliqué.

Une copine de classe évoque « un acte isolé » d'un garçon au caractère « complexe », « extraverti et impulsif » (lire ci-dessous), mais sans le détacher du contexte scolaire : « peut-être qu'il s'est mis une pression particulière », avance-t-elle. Pour elle, ce geste ne peut en tout cas avoir été prémédité : « C'est une pulsion », juge-t-elle.

« On se pose tous des questions car personne n'a rien vu venir », observe pour sa part le proviseur.

Dans les classes, mardi, une information a été diffusée et une cellule psychologique mise en place. En maths sup, les élèves, solidaires, sont tous sous le coup. Et l'onde de choc a atteint les autres classes : « Ma fille m'a appelée en pleurs », observe la mère d'une élève de première.

Écrit par : iPidiblue au lycée Fermat de Toulouse | 14 décembre 2009

Erreur d'interprétation ! Votre remarque m'avait amusée.

Ecrit par : dobolino | 14 décembre 2009

Alors, désolée. Réaction un peu impulsive, sans doute due à la douceur ambiante. De temps en temps, je suis d'une humeur massacrante. J'ai dû avoir quelques frères et soeurs un peu trop congelés.

Écrit par : Natacha Polony | 14 décembre 2009

De temps en temps, je suis d'une humeur massacrante. J'ai dû avoir quelques frères et soeurs un peu trop congelés.

Ecrit par : Natacha Polony | 14 décembre 2009
A moins que, comme une des mes amies l'a dit à sa mère: " j'ai eu du pot ! le congélo familial n'existait quand je suis née ... " ?

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2009

J'aurais peut-être dû en congeler deux ou trois pour garantir à mes enfants vivants une bonne réussite dans la vie ...

Ecrit par : dobolino | 14 décembre 2009

Tout dépend du sens que vous donnez à "bonne réussite dans la vie..."

Ecrit par : Maminou | 14 décembre 2009
Verlaine a-t-il réussi sa vie ou l'a-t-il ratée pour notre plus grand bonheur ?

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2009

Peut-être la physique-chimie implique-t-elle une certaine austérité. Mais il y a pas mal de matières dans lesquelles une certaine dose de fantaisie est un avantage, non ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 14 décembre 2009


N'oubliez pas que la moyenne de nos élèves (99,99%) n'est pas constituée de génies heureux ou malheureux. C'est bien dommage, mais c'est ainsi. Les Galois et les Lautréamont ne courent pas les rues.

Il est fort dommage aussi que le prof de littérature anglaise option poésie du cercle des poètes disparus ne leur transmette absolument rien, à part l'idée saugrenue de monter sur les tables pour voir les choses "autrement".

Il leur apprend l'anticonformisme... "N'obéissez pas !" (c'est contradictoire, en psychiatrie, ça s'appelle un "double bind")

Ça va bien un moment, mais au bout d'un moment, ça tourne au cliché. Je ne parle pas de la manipulation, du narcissisme et du ratage personnel qu'il y a dessous et que le film suggérait d'ailleurs.

La plupart des enfants (et des ados) sont conformistes, bien plus conformistes que nous, malgré les apparences et nous nous devons de correspondre à "l'idée qu'ils se font" d'un prof. En collège, nous sommes plutôt des "tâcherons" qu'autre chose.

La fantaisie, c'est bien et ça me démange souvent, mais je me réfrène car c'est difficilement compatible avec l'autorité, à moins d'avoir une moustache aussi impressionnante que la vôtre ;-))

J'espère que votre ami a trouvé sa voie dans la recherche.

Écrit par : Robin | 14 décembre 2009

Bonjour,
je suis enseignante en lettres classiques (ex-unsa : dégoûtée et trahie par ce syndicat qui pense finalement que les élèves sont mieux hors des classes !).
Tous les ans je me suis battue contre les réformes, notamment celles qui réduisaient la quantité des heures, et la suppression des options (le latin et le grec vont finir réellement par disparaître alors que dans mon lycée nous avons près d'une cinquantaine d'hellénistes!)
La force stratégique de cette réforme (outre la division des syndicats), c'est aussi le moment où elle est votée : les professeurs hurlent mais la réforme passe.
L'épuisement, le découragement et une forme sévère de résignation remplacent l'action. Beaucoup d'entre nous qui étaient prêts à tout pour leurs élèves décident de laisser tomber de guerre lasse (trop d'années à combattre pour rien).
Comment apprendre la littérature aux élèves de terminale avec seulement deux heures : on remplira ces deux heures avec pas grand chose et de moins en moins d'enthousiasme !
Sale temps pour l'éducation, sale temps pour l'avenir !

Écrit par : trompettemarine | 14 décembre 2009

Adoptez un Gremlins, il ne vous décevra jamais ...

Écrit par : iPidiblue Gizmo | 14 décembre 2009

L'année dernière, en seconde TMD (technique de la musique et de la danse), mon plus jeune fils avait dans sa classe un violoniste virtuose qui a été reçu premier au CNSM de Paris. En français, il passait son temps à faire de la batterie sur sa table. Mon collègue de Français en était ulcéré et m'en a fait part. Le génie, c'est bien, mais le respect des autres, c'est bien aussi.

Écrit par : Robin | 14 décembre 2009

Mon brave Robin,

Eh oui ! vous mettez le doigt dessus : les contradictions qu'on ne souligne jamais entre la civilisation et le confort moral de chacun !

Écrit par : iPidiblue Braveheart | 14 décembre 2009

La force stratégique de cette réforme (outre la division des syndicats), c'est aussi le moment où elle est votée : les professeurs hurlent mais la réforme passe.


Ecrit par : trompettemarine | 14 décembre 2009
L'idéal, ce serait que Johnny meurt ces jours-ci.

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2009

Tout à fait d'accord avec vous, Robin, à propos du professeur du Cercle etc. Je l'avais dit il y a quelque temps, plus maladroitement que vous. Pour moi, ce prétendu modèle est un névrosé manipulateur.
Il n'est pas adulte (voir son rapport à la mère) et par conséquent, incapable d'aider réellement ses élèves à le devenir.
Et comme Bégaudaille, il ne leur apprend rien.

Écrit par : retraitée | 14 décembre 2009

L'épuisement, le découragement et une forme sévère de résignation remplacent l'action. Beaucoup d'entre nous qui étaient prêts à tout pour leurs élèves décident de laisser tomber de guerre lasse (trop d'années à combattre pour rien).
trompettemarine

C'est aussi ce que je constate tous les jours dans mon lycée. Et puis après tout, merde! Puisque les parents et les élèves la veulent bien cette réforme. On ne va pas se tuer à la tâche non plus. Tant pis pour eux.

Écrit par : let it be | 14 décembre 2009

On ne va pas se tuer à la tâche non plus. Tant pis pour eux.
Ecrit par : let it be | 14 décembre 2009

On dit ça et puis on se retrouve avec des mômes puis des ados qui ne s'expriment plus en français, ne savent pas faire une règle de 3 et bientôt ne sauront plus situer la Méditerranée et citeront l'Antiquité comme période succédant aux Temps Modernes. Ca suffit, non ? Cherchez le sens dans tout ça !
Chacun n'a qu'à prendre ses responsabilités. Moi je considère que mon boulot c'est de transmettre. Alors je transmets.

Écrit par : nicolas | 14 décembre 2009

Ecrit par : trompettemarine | 14 décembre 2009

...et l'unique cordeau ? l'unique corps d'eau ?

Écrit par : Garafignoux | 14 décembre 2009

Garafignoux, celle-là, je n'ai pas osé la faire, et pourtant, je l'ai pensée!
L'unique corps d'O, plutôt, c'est plus érotique!

Écrit par : retraitée | 14 décembre 2009

On dit ça et puis on se retrouve avec des mômes puis des ados qui bientôt ne sauront plus situer la Méditerranée

Ecrit par : nicolas | 14 décembre 2009


Pourquoi bientôt ?
C'est déjà fait !

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2009

l'unique hors d'eau ?

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2009

Vous savez, vous, ce que c'est qu'un dugong ?
C'est le cousin des lamantins. C'est aussi le mammifère marin le plus menacé au monde, avec un taux de reproduction incroyablement bas : un bébé tous les 4 ans. Il en reste moins de 40 000 dans les eaux de l'Océan Indien et du Golfe Persique;
Ils sont affectueux et joueurs avec l'homme.
dugon, respect.

Écrit par : nicolas | 14 décembre 2009

Je salue trompettemarine, dont l'analyse est tout à fait exacte, et la supplie de bien vouloir excuser l'humour potache des blogueurs — qui témoigne au moins d'une culture non encore dissoute dans les Alcools…
JPB

Écrit par : brighelli | 14 décembre 2009

N'est-ce pas dans "l'île mystérieuse" qu'il est question d'un dugong, pour ceux qui ont lu et aimé Jules Verne?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 décembre 2009

Vous connaissez ce genre littéraire qu'on appelle un Bégaudeville ?

Écrit par : iPidiblue savez-vous planter les choux ? | 14 décembre 2009

Comme je sais que les inconditionnels de P. Mérieu sont nombreux par ici:


http://www.dailymotion.com/video/xbhi2a_philippe-meirieu-ou-le-mauvais-elev_news

Écrit par : Je sais, c'est facile!!! | 14 décembre 2009

Meirieu le mérou ... il est passé par ici, il repassera par là !

Écrit par : iPidiblue et Jojo le Mérieu | 14 décembre 2009

La fantaisie en cours, intéressant sujet. Ma pratique perso me fait penser que l'humour et la fantaisie ne passent qu'auprès d' élèves intelligents (je parle d'ados en collège, soit entre 11 et 16 ans).

C'est cependant un excellent moyen de réveiller l'attention, mais il ne faut pas abuser. Il faut, amha, un très subtil équilibre entre sérieux, rigueur et fantaisie maîtrisée. De même pour les hors-sujets, ils peuvent être profitables mais sans abus. Tout un art!
Et puis, il faut se défouler de temps en temps, mais je ne vous apprends rien, vous collègues chevronnés!
;)!

Écrit par : sisyphe | 14 décembre 2009

Titre d'article mis en ligne à 14:26 sur le site du Figaro.
"Parti turque interdit: l'UE s'inquiète "

Malgré les remarques des lecteurs en commentaire, la faute n'est toujours pas corrigée. Plus personne dans les bureaux ?

Madame Polony, si vous êtes là vous pouvez le signaler à la rédaction ? D'avance merci, ça fait mal aux yeux.

Écrit par : revue de presse | 14 décembre 2009

Té, pas légion les "jeunes" profs sur le bonnet! Trois ou quatre...
Allez, je paye l'apéro : je passe au 9ème, youpi tralala !
:)

(encore 20 ans avant la HC)

Écrit par : sisyphe | 14 décembre 2009

Comme je sais que les inconditionnels de P. Mérieu sont nombreux par ici:


http://www.dailymotion.com/video/xbhi2a_philippe-meirieu-ou-le-mauvais-elev_news

Ecrit par : Je sais, c'est facile!!! | 14 décembre 2009

Il bouge tellement qu'il me donne la nausée.
A-t-il le syndrome de l'adulte secoué...ou un tic à l'ours?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 décembre 2009

N'est-ce pas dans "l'île mystérieuse" qu'il est question d'un dugong, pour ceux qui ont lu et aimé Jules Verne?

Ecrit par : Anne-Marie Valette

C'est plutôt "Vingt-mille lieues sous les mers". Le dugong, d'ailleurs, y est victime de je ne sais quel coup de fusil électrique, à moins que ce soit un harpon du même métal, et on en déclare la chair excellente.

Curieux personnage, ce Jules Verne, et beaucoup moins béat d'admiration devant les prodiges de la sciences que certains veulent bien se l'imaginer. Lire par exemple "Paris au XXè siècle", "Le nouvel Adam" (alias "Edom"), ou cette savoureuse auto-parodie, "Sans dessus-dessous".

Écrit par : Moot | 14 décembre 2009

Ce soir, réunion de deux heures avec le principal de mon collège. Une petite anecdote parmi le flot abondant de bêtises :

"Monsieur le principal, comment fait-on pour évaluer les rédactions (servant de rapports de stages) de nos élèves de 3ième ? "

(Et oui, cette année, tous les profs, y compris les profs d'EPS, doivent noter les deux rédactions des élèves qu'ils sont allés visiter.^^)

"Monsieur le principal, quels sont les critères d'évaluation pour ces rédactions ?"
- Il n'y a pas de critères, vous appéciez, vous mettez de très bonnes notes.
- Euh....
- Regardez, moi j'ai déjà jugé des films et je n'ai jamais fait de films pour autant. (J'avoue que ça m'en bouche un coin.)
- Comment les notes seront-elles comptabilisées ?
- Vous les faites compter dans vos moyennes.
- En sport donc, si c'est un prof de sport qui a corrigé ? En maths, si c'est un prof de maths qui a corrigé ?
- C'est bien ça !

Au delà de ces aberrations, nous lui avons fait remarquer qu'une note parmi 3 données en sport n'avait pas le même impact qu'une note parmi 15 en maths...

"Pas grave, nous a-t-il rétorqué, vous rajouterez des points en maths pour rééquilibrer."

Au secours...

Au delà de ça, il nous a incité une fois de plus à surnoter.
Regardez les pauvres élèves de la classe profile. Si vous ne les aviez pas surnotés, ils n'auraient pas eu pour beaucoup leur brevet, vous les avez donc remotivés.
(Faut-il être bête pour ne pas capter que le contrôle continu aide largement les élèves surnotés à avoir leur brevet).

"Au passage, vous n'avez plus le droit de mettre d'avertissements, de blâmes etc sur les bulletins. Bouh que vous êtes méchants avec ces chers petits !
Il faut que vos moyennes de classe soient au minimum de 10 !"

J'allais oublier les compétences du socle commun : Il veut cocher 1/4 des cases en 6ième, 1/4 en 5ième...
"10 compétences pour une seule case OUI ou NON, vous ne trouvez pas que cela manque quelque peu de nuance ?
Mais où sont les critères d'évaluation bon sang ?
Ecrire sans faute, ça veut dire faire moins de 50 fautes par page à notre époque ?"

Réponse : "Vous vous réunirez en conseil pédagogique pour en discuter mais ne faîtes pas quelque chose de trop compliqué..."

Trop trop marre de ce système de m****

Écrit par : Althea | 14 décembre 2009

Depuis quand le principal a-t-il son mot à dire quant à la notation des élèves ? Qu'il reste dans son champ de compétences (là, je me sais autorisé à user de ce mot !), c'est à dire l'administration, et qu'il foute la paix à ceux dont le métier est d'enseigner. Merdre !

Écrit par : Moot | 14 décembre 2009

By Jove ! Meirieu a rasé sa moustache !

Écrit par : Moot | 14 décembre 2009

... Toujours à propos du génie :

J'ai un souvenir ému de Gilles Deleuze, sans doute le plus grand génie philosophique et le professeur le plus extraordinaire (avec Vladimir Jankélévitch) que j'aie connu.

Il m'a fallu atteindre l'âge de 6O ans pour comprendre vraiment ce qu'il nous avait expliqué à propos de l'art baroque. Je cite : " la coupole, figure du baroque par excellence, dont la base, vaste ruban continu, mobile et agité, converge ou tend vers un sommet comme intériorité close."

Explication que j'ai complétée sur mon blog, à propos de l'exposition d'Odile Levigouroux au Château d'Eau à Bourges par cette phrase : "Cette tension entre extase et vertige, exaltation du mouvement et aspiration au repos ('in dulci jubilo"), est au coeur du baroque : élan de la terre inquiète et amoureuse vers le ciel habité par les anges."

Sans Deleuze, je n'aurais pas compris.

Je ne doute pas que beaucoup de lecteurs et de contributeurs de ce blogs ne me trouvent un peu naïf, mais que voulez vous, j'ai l'esprit un peu lent et je suis loin d'être moi-même un génie.

Or Gilles Deleuze, dans la vie quotidienne, était un véritable enfant qui avait du mal à faire ses courses et à tenir son appartement. On lui donnait un coup demain à tour de rôle... contre un éclair de génie.

Ceci pour dire qu'il faut de tout pour faire un monde : des génies, mais aussi de bons boulangers, des plombiers compétents et d'honnêtes épiciers.

Je m'empresse de dire que l'inaptitude au quotidien n'enlève rien à la grandeur d'un homme.

Platon en parlait déjà (l'histoire de Pythagore tombé dans un puits à force d'observer les étoiles et de la servante Thrace qui se moquait de lui : "Tu observes le ciel et tu es incapable de remarquer ce qu'il y a à tes pieds.")

Écrit par : Robin | 14 décembre 2009

Té, pas légion les "jeunes" profs sur le bonnet! Trois ou quatre...
Allez, je paye l'apéro : je passe au 9ème, youpi tralala !
:)
(encore 20 ans avant la HC)
Ecrit par : sisyphe | 14 décembre 2009

Agrégé 5ème échelon, pour moi, après trois ans dans le secondaire.

Quant aux jeunes profs, il leur faut d'abord sortir de l'effarement que ne peut manquer de provoquer les premiers contacts avec ce qu'il faut bien appeler leurs "élèves", surtout s'ils enseignent en collège, ce qui est le cas, le plus souvent. On ne s'improvise pas si facilement tâcheron.

La semaine dernière, je participe à une "réunion" sur les nouveaux programmes de seconde. Moyenne d'âge des profs de math du lycée d'accueil : 55 ans, au bas mot. Le plus jeune, qui ne doit pas être très loin de la cinquantaine, fait office de "jeune" et partage son service sur deux établissements tandis que ses collègues sont bouffis d'heures sup.

Écrit par : TotoWeininger | 14 décembre 2009

Je ne doute pas que beaucoup de lecteurs et de contributeurs de ce blogs ne me trouvent un peu naïf, mais que voulez vous, j'ai l'esprit un peu lent et je suis loin d'être moi-même un génie.

Ce blog, sans "s" !

Écrit par : Robin | 14 décembre 2009

J'ai un souvenir ému de Gilles Deleuze, sans doute le plus grand génie philosophique et le professeur le plus extraordinaire (avec Vladimir Jankélévitch) que j'aie connu.

Ecrit par : Robin | 14 décembre 2009


Vous avez rencontré Deleuze? Ses écrits sur les processus de territorialisation/déterritorialisation sont extraordinaires, et fournissent de vraies grilles de lecture pour aujourd'hui... L'école en tant que lieu de transmission des savoirs, par exemple, subit une véritable déterritorialisation... Et j'ajouterais même : elle se fait territorialiser par le barbare (qu'il s'agisse du mauvais élève ou du supérieur-voyou qui casse du prof)...

Écrit par : Daniel Arnaud | 14 décembre 2009

Humm...oui, Toto, ce système qui privilégie les anciens: stabilité du poste et dernier arrivé-dernier servi. Drôle de petit monde. Fut un temps je faisais moi-même la répartition des classes dans mon ex-collège entre ma collègue et moi-même, pour veiller à un équitable partage entre les pires et les moins bonnes...
Cette tradition du plus ancien dans le poste n'est pas toujours juste: pourquoi devrais-je courir le risque d'aller faire un complément dans un bahut de m..., alors que j'ai fait plus 'un quart de ma carrière dans un mouroir et que le collègue- plus jeune- non?
Quelques heures en ZEP-pourrie fairaient u bien à certains, pour relativiser...

Écrit par : sisyphe | 14 décembre 2009

Quelques heures en ZEP-pourrie fairaient u bien à certains, pour relativiser...Ecrit par : sisyphe | 14 décembre 2009

Je doute que cela fasse du bien à quiconque. C'est le genre de désastre qu'on ne souhaite même pas à son pire ennemi.

Écrit par : nicolas | 14 décembre 2009

Vous avez rencontré Deleuze? Ses écrits sur les processus de territorialisation/déterritorialisation sont extraordinaires, et fournissent de vraies grilles de lecture pour aujourd'hui... L'école en tant que lieu de transmission des savoirs, par exemple, subit une véritable déterritorialisation... Et j'ajouterais même : elle se fait territorialiser par le barbare (qu'il s

Écrit par : Robin | 14 décembre 2009

pourquoi quelques heures de ZEP ne seraient pas formatrices ? (avec des FLE dedans pour faire bonne mesure)
quelques heures hein... quelques années ça serait vache.

Écrit par : exTC | 14 décembre 2009

pourquoi quelques heures de ZEP ne seraient pas formatrices ?
Ecrit par : exTC | 14 décembre 2009

Vous voulez former quoi, exactement ?

Écrit par : TotoWeininger | 14 décembre 2009

Eh oui ! Sisyphe certains professeurs sont sensibles du poste ...

Écrit par : iPidiblue sensibilité à fleur de ... | 14 décembre 2009

les élèves...

ce qui serait un peu le but de la mission non ?

sinon un professeur doit être confronté un peu à toute les situations : j'ai déjà donné en ZEP et ça m'a permis de faire à pas mal de situations inédites.

Écrit par : exTC | 14 décembre 2009

Je m'empresse de dire que l'inaptitude au quotidien n'enlève rien à la grandeur d'un homme.

Platon en parlait déjà (l'histoire de Pythagore tombé dans un puits à force d'observer les étoiles et de la servante Thrace qui se moquait de lui : "Tu observes le ciel et tu es incapable de remarquer ce qu'il y a à tes pieds.")

Ecrit par : Robin | 14 décembre 2009

Robin ! Enfin ! Pythagore, ce n'est pas Alfred Duschmorll!

La grandeur de Duschmorll, c'est le lot commun.
Il est vrai que vous, vous croyez en Dieu...

Petite blague, pour détendre l'atmosphère et je sors immédiatement :

Arrivée au paradis, une vieille femme passe devant St-Pierre.

Une fois tous les tests passés et réussis, St-Pierre lui souhaite la bienvenue au Paradis et lui fait visiter les lieux.

Durant la visite, un cri strident se fait entendre. Mais qu'entendons-nous là? demande la vieille dame.

Oh, ce n'est rien, répond St-Pierre, on est juste en train de percer le dos d'une personne pour lui planter des ailes d'ange.

Ah bon! .. et ben .... dit, un peu perturbée, la vieille dame.

Un peu plus tard, un cri effroyable se fait entendre.

Ahhh !!! Mais qu'est-ce que c'est que ce bruit terrifiant? crie la vieille dame, horrifiée.

> Mais rien, on perce juste la tête d'une personne pour lui fixer son auréole, lui dit calmement St Pierre.

> Mais c'est trop horrible, ici !!! Je préfère aller en enfer, moi !!! dit la vieille dame.

> Mais vous n'y pensez pas, lui dit St-Pierre, là-bas, vous allez vous faire violer et sodomiser !!!

> Et la vieille dame lui répond : Peut-être, mais au moins, les trous sont déjà faits.

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2009

Vous avez rencontré Deleuze? Ses écrits sur les processus de territorialisation/déterritorialisation sont extraordinaires, et fournissent de vraies grilles de lecture pour aujourd'hui... L'école en tant que lieu de transmission des savoirs, par exemple, subit une véritable déterritorialisation... Et j'ajouterais même : elle se fait territorialiser par le barbare (qu'il s'agisse du mauvais élève ou du supérieur-voyou qui casse du prof)...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 14 décembre 2009

Le concept forgé par Deleuze et Guatari est effectivement d'une grande fécondité.

Il explique par exemple pourquoi une personne vouée au savoir et à la transmission se sent aujourd'hui en exil à l'école et un peu mieux partout que là où il exerce sa profession.

C'est un processus typiquement totalitaire. On peut dire que la société de consommation et ceux qui la servent a réussi à absorber presque entièrement la sphère de la culture dans celle de la civilisation (l'école n'est plus un lieu de culture, mais un lieu d'ignorance, d'une prétendue "socialisation" et de violence).

Déterritorialisation : le terme peut également être utilisé pour décrire l'élimination d'un territoire et ses significations, comme dans la démolition du quartier juif de Berlin sous le Troisième Reich.

Nul besoin de démolir les collèges, il suffit, comme on le fait actuellement de les vider de leur signification.

Le processus de déterritorialisation est intimement lié à celui d'expulsion et d'élimination.

Écrit par : Robin | 14 décembre 2009

> Mais vous n'y pensez pas, lui dit St-Pierre, là-bas, vous allez vous faire violer et sodomiser !!!

> Et la vieille dame lui répond : Peut-être, mais au moins, les trous sont déjà faits.

Ecrit par : dobolino | 14 décembre 2009

Je vais aller me coucher sur un éclat de rire !

(C'est mieux qu'un éclat d'obus, les trous sont déjà faits ! ;-)

Écrit par : Robin | 14 décembre 2009

"Vous avez toujours un sens de l'humour aussi développé... Je comprends pourquoi les smileys, ces horribles verrues graphiques, se multiplient: l'ironie devient impossible. Il est vrai qu'elle nécessite une forme de connivence (on n'ose dire de respect mutuel; ce qu'on appelle aussi intelligence)."

Ecrit par : Natacha Polony | 14 décembre 2009

Zut... Si j'emploie des smilies, je suis idiot, alors ? :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 14 décembre 2009

Zut... Si j'emploie des smilies, je suis idiot, alors ? :-(
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 décembre 2009

Ou alors, c'est que vous prenez les autres pour des cons ;-)

Écrit par : TotoWeininger | 14 décembre 2009

By Jove ! Meirieu a rasé sa moustache !

Ecrit par : Moot | 14 décembre 2009

Ça dégage du CO2 ?

Écrit par : Robin | 14 décembre 2009

Bonjour Francis, enfin réveillé ? Bienvenue au club !
Mais dites-moi, vous vous y collez plus tôt que d'habitude, non ?
Ne conduisez ni trop vite, ni la nuit, on tient à vous garder longtemps et pas oedipe-yeux s'il vous plaît !:-)

Ecrit par : nicolas | 14 décembre 2009
---
Merci, Nicolas ! Il est 23 h 41 et je vais me coucher avec un livre dont je vais lire une page avant de m'endormir. Il s'agit de "Emma" de Jane Austen. J'ai la version originale. J'ai un mal de chien à comprendre et ce n'est pas du tout passionnant (pour moi, car il semble que ce roman soit encore plus célèbre que Pride and Prejudice). C'est un excellent somnifère, bien que, sur les 50 dernières pages, je commence à m'intéresser au personnage d'Emma, et quelques autres. Pride and Prejudice me tenait en haleine : je pouvais en lire 4 ou 5 pages chaque soir avant de tomber dans les bras de Morphée. Mais je lis aussi pendant la journée, sinon ces lectures dureraient six mois.
Bonne nuit, Nicolas et Pimprenelle ! Et hop, hop hop hop pom pom, faites de beaux rêves ! :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 décembre 2009

Merci Jeremy d'avoir expliqué à Francis l'objet de mon courroux,
la mixité n'en ayant jamais été un. :-))))
Ecrit par : nicolas | 14 décembre 2009

Ah ! que deviendrais-je sans vous, chère Nicolas ? ;-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 décembre 2009

Ben... Et sans moi ?!

Écrit par : Jeremy | 15 décembre 2009

Pour le plaisir de devenir fou:

http://www.dailymotion.com/video/x7crc_morning-musume-koi-no-dance-site-b_music

Écrit par : Pendariès qui n'a pas grand chose à dire sur l'école | 15 décembre 2009

Francis, relisez le Docteur Pascal plutôt que Jane Austen, ça vous requinquera !

Écrit par : Jeremy | 15 décembre 2009

Enfin, pour préserver leur réputation, les directeurs de tels établissements sont peut-être les premiers à tout faire pour cacher les incidents, parfois graves, qui y surviennent comme ailleurs...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 13 décembre 2009

J'appris en OFF, mais de source autorisée, que dans mon bahut, on y a placé un professeur pédophile, histoire de l'enlever du collège où il était...

Écrit par : Pendariès qui n'a pas grand chose à dire sur l'école | 15 décembre 2009

Depuis quand le principal a-t-il son mot à dire quant à la notation des élèves ? Qu'il reste dans son champ de compétences (là, je me sais autorisé à user de ce mot !), c'est à dire l'administration, et qu'il foute la paix à ceux dont le métier est d'enseigner. Merdre !

Ecrit par : Moot | 14 décembre 2009

Un principal, un proviseur ne se permet pas de juger, officiellement, nos (in)capacités pédagogiques, mais il s'octroie le droit (le devoir) de vérifier qu'une classe n'est pas "brimée" par de sales notes et des sociopathes déguisés en enseignants. Et c'est dans les textes, du moins, la lecture qu'ils font.

Écrit par : Pendariès qui n'a pas grand chose à dire sur l'école | 15 décembre 2009

Devoir sur l’immigration, correction idéologique ?
http://diberville2009.wordpress.com/2009/12/14/devoir-sur-limmigration-correction-ideologique/

Edifiant...

Écrit par : Hiro Hni | 15 décembre 2009

Deleuze fait partie des gens que j'ai ratés — comme prof. Je suis bien passé parfois à Vincennes, à l'époque, mais lui, je n'y ai pas eu droit.
En dehors de tout ce qui a été dit, je vous renvoie à son extraordinaire étude sur Sacher-Masoch — qui devrait être une bible dans le milieu SM.
JPB

Écrit par : brighelli | 15 décembre 2009

J'ai un souvenir ému de Gilles Deleuze, sans doute le plus grand génie philosophique et le professeur le plus extraordinaire (avec Vladimir Jankélévitch) que j'aie connu.

Ecrit par : Robin | 14 décembre 2009

Je suis malaaaade de jalousie, Robin !

Écrit par : Françoise Guichard | 15 décembre 2009

Zut... Si j'emploie des smilies, je suis idiot, alors ? :-(
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 décembre 2009
Ou alors, c'est que vous prenez les autres pour des cons ;-)
Ecrit par : TotoWeininger | 14 décembre 2009

Ca tombe on ne peut plus mal, juste quand je commençais à m'y mettre, quelques quiproquos plus tard.

Écrit par : nicolas | 15 décembre 2009

C'était fait pour ! ;-)

Écrit par : Robin | 15 décembre 2009

Bonne nuit, Nicolas et Pimprenelle ! Et hop, hop hop hop pom pom, faites de beaux rêves ! :-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 décembre 2009

"C'est un excellent somnifère" : c'est ce que disait également Oscar Wilde de Henry James. Je prends note de la marque du somnifère, ayant actuellement du mal à dormir et Henry James n'étant plus assez efficace.

Écrit par : Robin | 15 décembre 2009

Deleuze fait partie des gens que j'ai ratés — comme prof. Je suis bien passé parfois à Vincennes, à l'époque, mais lui, je n'y ai pas eu droit.
En dehors de tout ce qui a été dit, je vous renvoie à son extraordinaire étude sur Sacher-Masoch — qui devrait être une bible dans le milieu SM.
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 décembre 2009

Je me demande de quoi Deleuze n'a pas parlé et avec un égal brio : de l'art baroque, de Spinoza, d'Alice au pays des merveilles, du chant de la terre, des animaux (avec une prédilection pour une certaines variété de tics africains), j'en passe et des meilleurs... Et toujours de manière absolument passionnante et toujours avec ce sens de "l'angle d'attaque" qui fait les grands stratèges et les penseurs de haut vol. Un grand éveilleur. Je suis un peu moins enthousiaste à propos de l'anti œdipe et des envolées sur la génialité de la schizophrénie. Tout le monde n'est pas Antonin Artaud et réciproquement.

Écrit par : Robin | 15 décembre 2009

"Merci, Nicolas ! Il est 23 h 41 et je vais me coucher avec un livre dont je vais lire une page avant de m'endormir. Il s'agit de "Emma" de Jane Austen. J'ai la version originale. J'ai un mal de chien à comprendre et ce n'est pas du tout passionnant (pour moi, car il semble que ce roman soit encore plus célèbre que Pride and Prejudice). C'est un excellent somnifère, bien que, sur les 50 dernières pages, je commence à m'intéresser au personnage d'Emma, et quelques autres. Pride and Prejudice me tenait en haleine : je pouvais en lire 4 ou 5 pages chaque soir avant de tomber dans les bras de Morphée. Mais je lis aussi pendant la journée, sinon ces lectures dureraient six mois.
Bonne nuit, Nicolas et Pimprenelle ! Et hop, hop hop hop pom pom, faites de beaux rêves ! :-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 14 décembre 2009 "

Incroyable! notre bon FP lit des livres en version originale!!!

Quel tâlent!

Et de plus des livres difficiles! et qui ne le passionnent pas!

Ne confondrait-il pas culture et masochisme?

Et il lit aussi le jour! Incroyable!



Comme disait de Gaulle....

Écrit par : Troll anti-FP | 15 décembre 2009

Et la vieille dame lui répond : Peut-être, mais au moins, les trous sont déjà faits.

Ecrit par : dobolino | 14 décembre 2009

C'est ça ! et après, on vient me dire que j'ai un humour potache !
Moi, au moins, je fais dans la référence littéraire, le bling bling apollinairien, pas dans l'insulte au 4e âge ! :-)

Écrit par : Garafignoux | 15 décembre 2009

apollinarien, plutôt ?

Écrit par : Garafignoux | 15 décembre 2009

"Je suis bien passé parfois à Vincennes, à l'époque"

Ecrit par : brighelli | 15 décembre 2009

Vous aviez déjà la moustache ?

Écrit par : Christophe Sibille | 15 décembre 2009

Pécresse à France-inter... Elle ne fait pas la différence entre crédit de fonctionnement et crédits d'investissement, à l'université... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 15 décembre 2009

Ecrit par : Troll anti-FP | 15 décembre 2009

Il y en a un(e) ? Démasquez-vous, que diable !

Écrit par : nicolas | 15 décembre 2009

"Je suis bien passé parfois à Vincennes, à l'époque"
Ecrit par : brighelli | 15 décembre 2009

Il n'y avait que des bons, que dis-je, des excellents, à cette époque et à cet endroit ...

Écrit par : nicolas | 15 décembre 2009

Il n'y avait que des bons, que dis-je, des excellents, à cette époque et à cet endroit ...

Ecrit par : nicolas | 15 décembre 2009

Je confirme !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 décembre 2009

Proposition de chansons de manif pour cet aprèm...

D’après : « Harley-Davidson »,
de Serge GAINSBOURG

Je me tresse des couronnes
Et je n’entends personne,
J’ai paumé mon sonotone,
C’est p’t’être ça qui déconne,
Zébulon t’es mon frère,
Comme toi, j’aime pas les fonctionnaires,
Supprimons l’emploi à vie, vivent les vacataires! »

Vous savez c’que j’vous mitonne,
Parce que je pèse des tonnes,
J’en vois bien qui s’époumonent,
Mais j’ai plus d’sonotone,
Je leur signe demain
Un temps partiel payé presque rien,
Ils auront toute la vie pour s’former sur l’terrain !

Je n’ai besoin de personne
Pour chambouler la donne,
Si l’service public fonctionne
Plus, à qui je le donne ?
Acadomia, c’est bien,
Et pour les derniers qui se mutinent,
Je les enverrai pourrir dans un bahut d’Saint-Ouen !!!

Là, c’est pas le glas qui sonne
Mais nos cris qui résonnent
Et c’est pas l’heure des couronnes,
On peut sauver la donne,
On ne veut pas la grève
Mais seulement pour tous nos élèves,
[Une école de qualité, des professeurs formés.] (trois fois).


D’après : « la mauvaise réputation »,
de Georges BRASSENS
On est déjà quelques millions
Contre la masterisation,
Ca vient de partout à la fois,
Et pour Chatel, c’est pas la joie,
Est-ce qu’ils s’ rendent compte qu’ils déconnent,
Qu’ils nous prennent vraiment pour des pommes,
[S’ils sortaient un tout petit peu,
Ils verraient qu’il y a le feu], (Bis),
On sait tous fair’ une règle de trois,
A part Darcos, ça va de soi,

Tu as bossé pour ton concours,
Et tu prépares bien tes cours,
Mais avoir de l’autorité,
C’est pas facile à assumer,
Alors, une idée rigolotte,
Au lycée, on met la cagnotte,
[Merci pour vos propositions,
Mais on préfère une formation] (Bis)
On lit tous plusieurs livr’s par mois
Sauf Sarkozy, ça va de soi !!!

Au grand bazar de l’UMP
On trouve Douillet et Montagné,
C’est le nivell’ment par le bas,
Les courtisans pressent le pas,
l’impérialisme de la com,
Bel exemple à suivre pour nos mômes,
[Lequel des deux est le plus creux,
Le King-Kong ou bien le bigleux,] (Bis)
Il n’y a vraiment pas d’autre choix
Que de hurler, ça va de soi.


Chatel, Pécresse et Sarkozy
Dans quel pétrin vous vous êt’s mis,
Sans déconner, si j’étais vous
Demi- tour sur les chapeaux d’roue,
On est là, pour vous faire changer la donne
Alors, ouvrez l’oreille, un minimum,
[Sinon, ça f’ra ni un’ ni deux
Bientôt, y’aura vraiment le feu,] (Bis),
Tous d’accord pour dire que ça pue,
Sauf Luc Chatel, bien entendu !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 15 décembre 2009

Deleuze était au mieux un bon interprète des philosophes classiques (son Nietzsche reste lisible) ,le reste ce n'est pas de la philosophie ;au pire de la littérature post-soixante-huitarde . D'ailleurs à part quelques exégètes universitaires ,qui pourrait dire quelle est la pensée de Deleuze ?

Écrit par : DEFER | 15 décembre 2009

Excellent le détournement de "la mauvaise réputation".
J'ai pris ma guitare et j'ai troqué les Préludes de Villa-Lobos contre une belle nostalgie à la "gratte". Ca marche pas mal, ça dépend où on met l'accent, sur certains vers. Et puis, c'est jouissif, surtout le "On lit tous plusieurs livres par mois / sauf Sarkozy, ça va de soi".
Merci Christophe. Je la chanterai au pot de Nouvel An du Proviseur. Quoique...tout bien réfléchi...

Écrit par : Garafignoux | 15 décembre 2009

Ben... Et sans moi ?!

Ecrit par : Jeremy | 15 décembre 2009
---
Oh ! oui, pardon de ce fâcheux oubli. Je suis obnubilé par mon enchanteresse. Vous êtes bien un garçon, vous, Jeremy ? Vu que Nicolas est une femme, on pourrait s'y tromper. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 décembre 2009

Vu que Nicolas est une femme, on pourrait s'y tromper. :-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 décembre 2009


M'enfin, portnawak, Francis ! Seriez-vous plus éveillé le soir que le matin ?

Écrit par : nicolas | 15 décembre 2009

Francis, relisez le Docteur Pascal plutôt que Jane Austen, ça vous requinquera !

Ecrit par : Jeremy | 15 décembre 2009
---
Merci, Jeremy, de votre suggestion. Qui est le Docteur Pascal ? Jane Austen, c'est très bien sur le plan littéraire. Et, lire en anglais me permet d'entretenir ma connaissance modeste de cette langue que je ne pratique pas suffisamment à l'oral, faute d'interlocuteurs. Je suis invité avec insistance à parler français à mes petites-filles franco-anglaises quand je suis là-bas. Et puis, j'aime le style de Jane Austen. Je me demande s'il y a parmi ses six ou sept ou huit œuvres quelque chose d'aussi captivant que Pride and Prejudice. J'écoute souvent avec délices le DVD réalisé par la BBC en 1995, avec des comédiens excellentissimes en essayant de me passer des sous-titres en anglais pour malentendants, mais je ne progresse guère. Les personnages parlent trop vite. Et, vu ma surdité commençante, je n'entends pas toutes les syllabes non accentuées. :-)
Je ne peux pas relire le Dr Pascal avant de l'avoir lu une première fois !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 décembre 2009

"Ecrit par : Troll anti-FP | 15 décembre 2009

Il y en a un(e) ? Démasquez-vous, que diable !

Ecrit par : nicolas | 15 décembre 2009
"

c'est vrai que vous on sait clairement qui vous êtes!!!

vous ne savez pas qu'on ne répond pas à un troll....?

Écrit par : Troll anti-FP | 15 décembre 2009

"C'est un excellent somnifère" : c'est ce que disait également Oscar Wilde de Henry James. Je prends note de la marque du somnifère, ayant actuellement du mal à dormir et Henry James n'étant plus assez efficace.

Ecrit par : Robin | 15 décembre 2009
---
Il paraît qu'un jour Oscar Wilde a envoyé une invitation à W. Churchill à venir à la première de sa dernière pièce, avec ces mots :"Venez avec vos amis, s'il vous en reste."
Churchill aurait répondu :"Je viendrai à la deuxième, s'il y en a une."
C'est élégant, cet humour anglais, ne trouvez-vous pas ? ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 décembre 2009

Pécresse à France-inter... Elle ne fait pas la différence entre crédit de fonctionnement et crédits d'investissement, à l'université... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 décembre 2009

Et les carrières de chercheur qui commencent à 30-35 ans!
Ils ont raison d'essayer de partir ailleurs s'ils le peuvent !
Quelle misère !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 15 décembre 2009

vous ne savez pas qu'on ne répond pas à un troll....?
Ecrit par : Troll anti-FP | 15 décembre 2009

Il y a plein de choses à ne pas faire que je transgresse vous savez, Troll-le-bien nommé...

Écrit par : nicolas | 15 décembre 2009

Pécresse à France-inter... Elle ne fait pas la différence entre crédit de fonctionnement et crédits d'investissement, à l'université... :-( Ecrit par : Christophe Sibille | 15 décembre 2009

Peut-être mais avec le grand emprunt, on va voir ce qu'on va voir. Les meilleures universités susceptibles de rivaliser avec Harvard. Non mais.

Écrit par : nicolas | 15 décembre 2009

"Vous avez toujours un sens de l'humour aussi développé... Je comprends pourquoi les smileys, ces horribles verrues graphiques, se multiplient: l'ironie devient impossible. Il est vrai qu'elle nécessite une forme de connivence (on n'ose dire de respect mutuel; ce qu'on appelle aussi intelligence)."

Ecrit par : Natacha Polony | 14 décembre 2009
---
Natacha, j'ai connu votre réaction avec ce que vous appelez si joliment "ces (horribles) verrues". Toutefois - et vous en êtes bien consciente, instinctivement, me semble-t-il - ces smileys sont utiles. Je me suis demandé pourquoi ils étaient même nécessaires lorsque quelqu'un se veut ironique ou gentiment moqueur.
Et j'ai trouvé une réponse que j'ai exposée sur le blog de JPB.
Je la redis pour vous, et vous pourrez me dire ce que vous en pensez.
Voici : l'écrit nous prive de l'intonation de la voix et de l'expression du visage. Or, ces deux éléments de la communication, l'un, acoustique et l'autre, visuel, manquent dans nos dialogues, et prêtent aisément à des erreurs d'interprétation.
Ainsi, il y a déjà quelque temps, ailleurs qu'ici, j'ai fait la rencontre de Dobolino, que j'ai tout de suite appréciée. Elle le sait. Puis, un jour, elle m'envoya une volée de bois vert qui m'a laissé pantois.
Loin, cependant, de prendre la chose en mauvaise part, je relus attentivement son message, et pris mon temps avant de lui répondre, et, petit à petit, je compris qu'elle était comme ça : faussement agressive. Malheureusement, certaines personnes ne la perçoivent pas comme moi. Comme je savais qu'elle m'aimait bien, je répondis d'un ton léger à son apostrophe, et tout va toujours très bien entre elle et moi (même si je communique beaucoup plus avec Nicolas, une charmante dame qui écrit sur le présent blog).
Dobolino, je pense, aurait intérêt, peut-être, à faire grand usage des smileys pour adoucir ses vannes parfois dévastatrices pour certains d'entre nous (mais jamais pour moi).
De toute façon, si quelqu'un me disait quelque chose de réellement désagréable, je surmonterais mon ressentiment et répondrais d'un ton conciliant et léger.
(Ce n'est encore jamais arrivé sur le blog de JPB. Ailleurs, si. La première fois, j'ai été tellement scandalisé que j'ai répondu sèchement - en termes polis à à l'invective vulgaire qui m'avait été envoyée, et n'ai pas eu de réponse, ce que je souhaitais, car cela signifait que l'agresseur était tellement mortifié qu'il ne parvenait pas à me présenter ses excuses, et encore moins à revenir à la charge. Ensuite, j'ai été moins sensible à ce genre de choses. j'étais vacciné, en quelque sorte.)
Bonne journée ! :-)
Voilà, je vous en ai mis un. (Un smiley, veux-je dire. Certains farceurs sont parfaitement capables de faire mine de comprendre quelque chose de salace, pour me taquiner. Mais je prends les devants, car ce message est mon premier à vous adressé, et je ne voudrais pas tout gâcher bêtement par maladresse plutôt que par intention déplaisante.)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 décembre 2009

@ dobolino

http://video.google.fr/videoplay?docid=438091653681675611&ei=IWgnS6yIItq8-AbZgbXUDA&q=gilles+deleuze&hl=fr&client=firefox-a#docid=8056027613261214672

Après ça, je crois que vous allez le haïr ! ;-)

Écrit par : Robin | 15 décembre 2009

Deleuze était au mieux un bon interprète des philosophes classiques (son Nietzsche reste lisible) ,le reste ce n'est pas de la philosophie ;au pire de la littérature post-soixante-huitarde . D'ailleurs à part quelques exégètes universitaires ,qui pourrait dire quelle est la pensée de Deleuze ?

Ecrit par : DEFER | 15 décembre 2009

Je serais assez d'accord avec vous au sujet de l'anti-Oedipe et je trouve également très éclairants ses exégèses de Nietzsche... et de Spinoza.

Il disait aussi de fort belles choses sur la musique, sur Les Chants de la terre de Mahler en particulier.

Le qualifier de philosophe post soixante huitard (à cause de l'anti-Oedipe ?) me paraît bien réducteur.

Ce qui m'intéresse chez Deleuze, c'est justement l'absence de "pensée", si vous entendez par pensée un "système". C'était avant tout un éclaireur, un "pisteur", à vous de suivre ou non la piste.

Il est tout de même étonnant qu'il m'ait fourni trente ans après la clé d'une réflexion sur le baroque comme aspiration du mouvement (de l'élan) vers une "intimité close" (qu'il m'ait aidé à penser la contradiction non résolue et absolument pas hégélienne inhérente à ce mouvement) et qui plus est non dans un concept, mais dans une figure architecturale : la coupole (il pouvait être très "concret").

Socrate non plus n'avait pas de "pensée", mais il faisait penser.

Écrit par : Robin | 15 décembre 2009

Socrate non plus n'avait pas de "pensée", mais il faisait penser. Ecrit par : Robin | 15 décembre 2009

Là est l'essentiel.

Écrit par : nicolas | 15 décembre 2009

FP est au taquet ... ça va finir par une apoplexie !

Écrit par : Troll, fan de ... | 15 décembre 2009

D'ailleurs à part quelques exégètes universitaires ,qui pourrait dire quelle est la pensée de Deleuze ?

Ecrit par : DEFER | 15 décembre 2009

Le propre d'une authentique pensée n'est-il pas d'être irréductible à des contenus pour les transmettre en langage clair, par exemple, à l'écolier, mais au contraire de ne rien concéder, comme celle de Deleuze, au détestable esprit de finitude?
Les connaisseurs de Deleuze comprendront.

Ne peut-on voir dans le déploiement contemporain du dogme technocratique de l'enseignement ( enseigner, c'est transmettre un socle de contenus purement informatiques : savoirs, compétences, comportements réduits à des choses et désymbolisés) une tentative de reterritorialisation dans l'univers du capitalisme tardif, telle que la décrivent GD et FG à la fin de Mille Plateaux (notamment, dans le chapitre titré "Appareil de capture)?

Écrit par : Buntov | 15 décembre 2009

Après ça, je crois que vous allez le haïr ! ;-)

Ecrit par : Robin | 15 décembre 2009

Ben moi non, même pas !
Par contre, ça me donne juste envie d'éviter de le lire !

C'est d'une vacuité affligeante ...
Un ramassis de poncifs et de banalités assénées sur un ton compassé qui tente de faire illusion !

Avant de savoir qu'on pouvait fonder "un concept philosophique avec l'idée d'animaux à territoire", je pensais que la philo c'était sérieux.

Quand il perd le fil, il s'en sort par "Chais plus, faut me croire"
Qui c'est Félix (un chat ) ?

Est-ce la sénilité ou une habitude chez lui ? La vieillesse est terrifiante !

Écrit par : Zorglub | 15 décembre 2009

Ah! Deleuze .... Deleuze ! Deleuze ! Le Deleuze ! Deleuze l'immortel professeur ! Deleuze de Vincennes ! Comment en parler ? DELEUZE ..... mais qu'est-ce qu'il était con.

Écrit par : iPidiblue et le Messie déconnecté | 15 décembre 2009

J'ai la même chose avec Lacan mais en plus compliqué.

Écrit par : iPidiblue et le Messie déconnecté | 15 décembre 2009

Après ça, je crois que vous allez le haïr ! ;-)

Ecrit par : Robin | 15 décembre 2009
Pourquoi ???

Écrit par : dobolino | 15 décembre 2009

iPidiblue, sur ces coups là, j'ai longtemps cru que j'étais trop sot pour comprendre.
Maintenant je suis comme vous : beaucoup plus décomplexé !

Écrit par : Zorglub | 15 décembre 2009

dobolino : histoires de chiens, chats et chasseurs (du haut niveau philosophique ...)

Écrit par : Zorglub | 15 décembre 2009

Il parle d'or, cet homme !

Écrit par : dobolino | 15 décembre 2009

"Voilà, je vous en ai mis un" (. Pennin)
Moi, j'aurais dit "une".
Ben oui, quoi, je suis assez salace pour comprendre le lapsus qui, je l'espère, ne se traduira par un acte manqué !
Et un smiley, un ! :-)

Écrit par : Garafignoux | 15 décembre 2009

Bon, allez, F.Pennin, je vous prie d'accepter mes excuses. Mais c'est plus fort que moi, aussi ! Et puis, franchement, vous le faites exprès, ou quoi ?
C'est bon, je pars.

Écrit par : Garafignoux | 15 décembre 2009

Merci, Garafignoux !!!! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 décembre 2009

Dites donc je ne sais pas vous, mais chez moi l'effet du réchauffement climatique se fait un peu attendre, je languis !

Écrit par : iPidiblue refroidi par les événements | 15 décembre 2009

Christophe, vous le remerciez pourquoi au juste ? C'est un peu ambigu...

Écrit par : nicolas | 15 décembre 2009

Dites donc je ne sais pas vous, mais chez moi l'effet du réchauffement climatique se fait un peu attendre, je languis !

Ecrit par : iPidiblue refroidi par les événements | 15 décembre 2009

Pour ma part, je roule toute la nuit en 4X4 autour de chez moi pour accélérer le réchauffement climatique. Il est vrai que ma villa est à flanc de colline et que je n'ai pas encore vue sur la mer. Celle-ci est à 8/10 km de chez moi et j'espère une plus-value sur la maison quand les flots viendront lui lécher les premières marches.

Écrit par : Garafignoux | 15 décembre 2009

Sortez donc pendant que c'est sec, alors, Garafignoux !

Écrit par : nicolas | 15 décembre 2009

iPidiblue, sur ces coups là, j'ai longtemps cru que j'étais trop sot pour comprendre.
Maintenant je suis comme vous : beaucoup plus décomplexé !

Ecrit par : Zorglub | 15 décembre 2009

Mais c'est peut-être parce que vous faites une idée fausse (trop élevée) de la philosophie et que vous êtes, non pas trop sot, mais trop intelligent.

Sur le gâtisme, vous n'avez pas tout à fait tort. C'est la hantise de ceux dont le cerveau est l'outil de travail et c'était celle de de Deleuze.


@ dobolino

A cause de ce qu'il dit des "animaux de compagnie".

"L'abécédaire", ce sont des questions non préparées (il savait seulement que le concept commençait pas A, B, C...) et des réponses improvisées qui ne devaient être diffusées qu'après sa mort.

Ce n'est pas de la philosophie systématique, des cours préparés, c'est de la conversation.

Écrit par : Robin | 15 décembre 2009

Sortez donc pendant que c'est sec, alors, Garafignoux !

Ecrit par : nicolas | 15 décembre 2009

Pourquoi tant de haine ?

Écrit par : Garafignoux | 15 décembre 2009

Surfez sur les idées devenues folles Garafignoux ! Et si jamais votre maison sombre un jour comme le Titanic consolez-vous en vous disant que James Cameron en fera un beau film ...

Écrit par : iPidiblue et le Titanic | 15 décembre 2009

Robin vous touchez au rhizome de la conversation sur le blog de Brighelli, ne changez plus rien, c'est magnifique !

Écrit par : iPidiblue et l'acmé de Robin | 15 décembre 2009

Christophe, vous le remerciez pourquoi au juste ? C'est un peu ambigu...

Ecrit par : nicolas | 15 décembre 2009

Pour son commentaire sur la parodie écrite sur "la mauvaise réputation"...
Bon, on va aller se faire la voix !

Écrit par : Christophe Sibille | 15 décembre 2009

Or, ces deux éléments de la communication, l'un, acoustique et l'autre, visuel, manquent dans nos dialogues, et prêtent aisément à des erreurs d'interprétation.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 décembre 2009
---
Je viens de relire mon message et vois une sorte de paradoxe.
Je reformule la phrase ci-dessus :
"Or, ces deux éléments de la communication, l'un, acoustique et l'autre, visuel, manquent dans nos dialogues, et leur absence peut provoquer aisément des erreurs d'interprétation."

Je n'avais remis mon ouvrage que dix-neuf fois sur le métier.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 décembre 2009

@ dobolino

A cause de ce qu'il dit des "animaux de compagnie".


Ecrit par : Robin | 15 décembre 2009
Quelle drôle d'idée vous vous faites des vétérinaires, de leurs motivations à exercer ce métier ...

Écrit par : dobolino | 15 décembre 2009

FP est au taquet ... ça va finir par une apoplexie !

Ecrit par : Troll, fan de ... | 15 décembre 2009
---
Je frise les soixante-dix ans. Cela devait arriver un jour ou l'autre. Ça finira comme ça un jour ou l'autre. Mais je ne suis pas pressé. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 décembre 2009

Avoir une apoplexie comme au XVIIème siècle, c'est tellement suranné, tellement chic ! Mieux vaut finir comme cela que bêtement d'un AVC !

Écrit par : iPidiblue et les commodités de la conversation | 15 décembre 2009

D'ailleurs à part quelques exégètes universitaires ,qui pourrait dire quelle est la pensée de Deleuze ?

Ecrit par : DEFER | 15 décembre 2009

Le propre d'une authentique pensée n'est-il pas d'être irréductible à des contenus pour les transmettre en langage clair, par exemple, à l'écolier, mais au contraire de ne rien concéder, comme celle de Deleuze, au détestable esprit de finitude?
Les connaisseurs de Deleuze comprendront.

Ne peut-on voir dans le déploiement contemporain du dogme technocratique de l'enseignement ( enseigner, c'est transmettre un socle de contenus purement informatiques : savoirs, compétences, comportements réduits à des choses et désymbolisés) une tentative de reterritorialisation dans l'univers du capitalisme tardif, telle que la décrivent GD et FG à la fin de Mille Plateaux (notamment, dans le chapitre titré "Appareil de capture)?

Ecrit par : Buntov | 15 décembre 2009

Je suis d'accord avec buntov.

Une fois leur pensée débarrassée de leur "gongorisme" (surtout celle de Lacan), ils peuvent nous être "utiles".

Ils étaient dans le droit fil des humanistes de la Renaissance et ils s'efforçaient de penser (maladroitement peut-être) un processus de désymbolisation à ses débuts qui s'étale à présent sous nos yeux et dont l'école est évidemment le symptôme le plus évident.

Lorsqu'un élève dit à un professeur : "Vous n'êtes pas chez vous ici, vous êtes chez nous.", c'est bien un problème de déterritorialisation, vous ne croyez pas ?

Lorsqu'on nous demande d'évaluer des élèves (rebaptisés "apprenants") en cochant des petites cases, on est bien dans une conception purement technocratique de l'enseignement, non ? D'autant qu'en l'occurrence c'est l'évaluation qui est la finalité du socle commun et non l'inverse.

Lorsqu'on demande aux enseignants d'enseigner le moins possible et de faire de l'école une annexe de l'entreprise, on est bien dans un effacement de la fonction symbolique de l'école.

Lorsqu'on nous parle de plus en plus de "compétences" et de moins en moins de savoirs, on est bien dans la désymbolisation.

Lorsque les expressions "plaisir d'apprendre", bonheur de la découverte"," enrichissement personnel", "contemplation", "développement de l'esprit critique et de la sensibilité" sont reléguées aux oubliettes et que les paradigmes platoniciens qui ont fondé la culture humaniste (le Beau, le Bien et le Vrai) sont remplacés par l'utile, l'efficace et le rentable, on est bien dans une conception purement utilitariste de l'enseignement.

Écrit par : Robin | 15 décembre 2009

Ecrit par : Robin | 15 décembre 2009
Quelle drôle d'idée vous vous faites des vétérinaires, de leurs motivations à exercer ce métier ...

Ecrit par : dobolino | 15 décembre 2009

Nous avons tous des clichés plein la tête.

Je me souviens qu'un jour vous nous aviez expliqué que vous ne soignez pas les animaux, mais, à travers les animaux, les gens.

Alors, vous seriez plutôt d'accord avec Deleuze sur ce coup-là ?

Écrit par : Robin | 15 décembre 2009

Bonjour les bonnetdane-hôtes,

Ecrit par : Anne-Marie Valette
(...) Et les carrières de chercheur qui commencent à 30-35 ans! (...)

Si vous entendez par là que la carrière d'un chercheur ne commence qu'à partir du moment où il obtient un poste en CDI (= titulaire), en effet, depuis les années 90-95, elle commence rarement avant 30-35 ans...
Ce qui impliquerait que dans le cas où les 35 ans sont dépassés sans l'obtention d'un tel poste, la carrière n'a ni commencé, ni fini?

Je vous prie de ne voir dans cette remarque aucune acrimonie vis-à-vis de votre intervention.

Il se trouve qu'il y a quelques années, j'ai suivi avec d'autres post-docs un stage destiné à aider la main d'oeuvre spécifique (des scientifiques issus du secteur sciences du vivant) que nous constituions dans sa recherche d'emploi.

Le conseiller en reclassement professionnel qui nous encadrait était un ancien thésard-puis-chercheur d'organisme public; il avait démissionné d'un poste de titulaire après une dizaine d'année (de carrière, donc ;) )pour exercer dans le privé, puis avait fondé sa propre entreprise encore quelques années plus tard.

Après un questionnaire, il a pointé ce qui émergeait manifestement de nos réponses individuelles: notre tendance insidieuse à nous considérer quasiment comme des étudiants prolongés, s'attardant de formation en formation (entendre: de post-doc en post-doc. Nota: un post-doc désigne soit un contrat à durée déterminé accessible aux titulaires d'un doctorat, soit la personne qui exerce en ayant signé ce type de contrat). Il a ajouté qu'à notre corps défendant, nous étions le produit d'un système où ce processus d'infantilisation pernicieux était voulu.

Effectivement, pour la période que j'ai bien connue, dans le secteur sciences du vivant période 1995-2005, c'était patent, si on voulait bien se donner la peine d'en relever les signes:

- avant la soutenance de thèse, on parle de thésard ou de doctorant: on élude ainsi la prise de conscience que le thésard n'est plus un étudiant mais un apprenti dans un secteur professionnel... et que par la délivrance du diplôme, ses "devenus pairs" consacrent le fait que l'ex-apprenti a fait ses preuves, et est considéré apte à exercer ce métier et à pouvoir y tenir honorablement son rang.
- on parle de stage post-doctoral, pas de mission de recherche en CDD...
- dans les organismes publics que j'ai connus, des représentants des différents corps siègent dans les commissions consultatives : techniciens, personnels administratifs, chercheurs titulaires... pas de représentants des thésards ou des post-doctorants (ce qu'ils auraient à dire compte pour du beurre)
- lorsque ceux de ces "ex-étudiants attardés" sont titularisés après la réussite à un concours du secteur public, ce même secteur calcule leur grade d'ancienneté en décomptant leurs années d'exercice antérieures pour 1/3 (contrat d'allocataire de recherche du ministère pendant la thèse) et 2/3 (contrats post-doc) de leur durée.
- au cours de 3 ans d'exercice comme allocataire (CDD) du ministère de la recherche, pas ou peu de convocations pour une visite médicale de la médecine du travail (dans notre discipline, nous sommes pourtant amenés à manipuler en routine des produits connus teratogènes et/ou neurotoxiques...). A cet égard, anecdote personnelle: pendant ma thèse, j'ai poursuivi ma première grossesse complète, et était au 4ème mois de ma seconde au moment de ma soutenance de thèse, sans que jamais un bilan de mes conditions de travail ou des risques encourus n'ait été envisagé. (Joyeuseté annexe qui marque dans quelle considération adulte on tenait le genre de main-d'oeuvre à laquelle j'appartenais: j'ai dû écrire une lettre de requête à mon responsable d'école doctorale pour qu'il autorise le rectorat, maillon intermédiaire de mon contrat avec le ministère, à repousser l'échéance dudit contrat des 16 semaines du congé maternité (payé par la sécu); il m'a été signifié qu'une requête directe au rectorat ne serait pas prise en compte...)). Or plus récemment, 2 CDD de quelques mois, par 2 employeurs différents, m'ont valu une convocation à la médecine du travail dès le 2ème mois...
- le post-doc est traité comme un éternel étudiant de cet autre point de vue: pas de foyer stable ni de statut de chef de famille pris en considération, lors de sa nouvelle embauche ou de ses préalables: les frais de déplacement pour un entretien professionnel sont à sa charge, aucune compensation sous forme d'indemnité de précarité ou de prime de déménagement n'est prévue (comme c'est le cas pour les travailleurs intérimaires).

Anne-Marie, j'espère vous avoir montré que je ne m'étonne ni ne m'insurge de trouver sous votre plume que la carrière d'un chercheur ne commencerait pas avant 30-35 ans de nos jours, c'est-à-dire quand il décroche enfin un poste en CDI (quand il y arrive!), vu que les principaux intéressés, dans la période que j'ai connue, étaient amenés à le considérer comme tel pour eux-mêmes.

Et pour ce que j'en ai vu à travers mes collègues titulaires, la hiérarchie administrative montre vis-à-vis des chercheurs la même tendance à infantiliser le personnel, et dénaturer le coeur de leur métier, que ce qu'il transparaît des divers témoignages de ce blog pour les enseignants.

A vous lire,

'Puohc

Écrit par : Ettepuohc | 15 décembre 2009

Après ça, je crois que vous allez le haïr ! ;-)

Ecrit par : Robin | 15 décembre 2009

Faut pas vieillir !!

Écrit par : yann | 15 décembre 2009

Sortez vos mouchoirs ... finalement tout cela c'est de la faute des Valseuses, on a remplacé l'amour romantique de la connaissance par la baise à outrance !

Evidemment si tout est culture comme dirait Jack Lang ...

Écrit par : iPidiblue road movie de la Culture | 15 décembre 2009

j'espère une plus-value sur la maison quand les flots viendront lui lécher les premières marches.

Ecrit par : Garafignoux | 15 décembre 2009

Dans cinq ou six ans, c'est tout bon ! ;O)))
(revoir les prévisions catastrophistes d'il y a vingt ans au JT, c'est un régal pour l'esprit).

Écrit par : yann | 15 décembre 2009

"Les gens qui aiment vraiment les chats et les chiens ont avec eux un rapport qui n'est pas humain "
"L'animal comme un membre de la famille, ça, ça m'est odieux, je ne supporte pas "
"Ce que j'entends de ma fenêtre est proprement effarant: la manière dont les gens parlent à leurs bêtes ! "
"Même les chasseurs, et pourtant je n'aime pas les chasseurs, ont un rapport étonnant avec l'animal."
Bien sûr ! Et j'aurais volontiers dit à Deleuze, pour confirmer ses propos, que les pathologies des chiens de travail sont de vraies pathologies, pas des dys-bidules de malheureux monchérimoncœur dont la vie est un enfer quotidien.

Et ne croyez pas, Robin, que je sois un vétérinaire atypique ou même "en marge", en approuvant Deleuze et en pouvant corroborer ses propos par des arguments plus démonstratifs.

Yann confirmera s'il passe par là.

Écrit par : dobolino | 15 décembre 2009

Mais la seule chose intéressante dans l'homme - et même dans la femme - ce sont ses névroses Dobolino !

Sinon pour le reste il y a longtemps que papa Darwin a prouvé qu'il n'y avait rien de très original ...

Écrit par : iPidiblue qu'en dit papa Freud ! | 15 décembre 2009

Confirmation.
Mais j'ignore tout (n'en fréquentant pas) de l'opinion sur ce sujet des donzelles qui forment aujourd'hui le gros des promotions de vétérinaires.
As-tu des infos là-dessus ?

Écrit par : yann | 15 décembre 2009

'infos" pour "informations". Je traduis pour Gros minet s'il passe par là.

Écrit par : yann | 15 décembre 2009

Dobolino et Yann ont l'air d'ignorer que les chats dans l'Egypte antique étaient des dieux ! Et je vous passe le Taureau de Phalaris etc.

En fait les deux ânes bâtés ce sont nos deux vétos : ils ne comprennent même plus tellement la science et la technique ont obscurci leur pensée la charge symbolique recélée par les animaux !

Écrit par : iPidiblue et les ânes bâtés du blog à Brighelli | 15 décembre 2009

Des dieux, oui. Pas des humains.

Écrit par : yann | 15 décembre 2009

Bonne réplique Yann ! Donc on a vidé le ciel de ses dieux, mais comme l'homme a horreur du vide, il a rapatrié les dieux lares et nous avons droit à une nouvelle religion, la religion des écologistes avec sa grande messe à Copenhague, les gentils ours blancs dont la banquise se dérobe sous les pieds, les bébés phoques de BB et les moutons hallal, notre mère Gaïa qui se réchauffe et dont le sein va tarir, etc enfin toutes les folies habituelles sorties de l'imagination féconde de l'espèce humaine qui ne se résoudra jamais à être un animal parmi quelques millions d'autres et rien d'autre.

Qui parlait des trois blessures narcissiques de l'homme ? Depuis Galilée, l'homme n'est plus au centre du monde, depuis Darwin, l'homme n'est plus une espèce singulière, et depuis Einstein, le temps de l'homme n'est même plus universel !

Il faut bien qu'il compense quelque part ... en tout état de cause la pure objectivité est inatteignable.

Écrit par : iPidiblue et les 3 blessures narcissiques | 15 décembre 2009

Confirmation.
Mais j'ignore tout (n'en fréquentant pas) de l'opinion sur ce sujet des donzelles qui forment aujourd'hui le gros des promotions de vétérinaires.
As-tu des infos là-dessus ?

Ecrit par : yann | 15 décembre 2009
Pas vraiment mais je vais un peu sur le forum vétagora et là, ma foi, le rapport à l'animal semble respectueux de son identité, très sain.
Ils se prennent plus au jeu des consultations en comportement que moi, certes, mais globalement, ça fonctionne.
Pas de glugluteries et quelques plaisanteries ravigorantes.

Après, peut-être qu'ils gluglutent devant les clients et qu'ils entrent dans leur jeu mais ça, c'est du commerce. En fait, je ne crois même pas.

Écrit par : dobolino | 15 décembre 2009

Des dieux, oui. Pas des humains.

Ecrit par : yann | 15 décembre 2009
Exactement !


Est-ce prendre son chien pour un dieu de lui dire à la fin de la consultation: " Dis merci à ton docteur, Kiki ! " ?
(sans souci aucun pour l'ulcère antral chronique du dit-docteur )

Écrit par : dobolino | 15 décembre 2009

Mais la seule chose intéressante dans l'homme - et même dans la femme - ce sont ses névroses Dobolino !



Ecrit par : iPidiblue qu'en dit papa Freud ! | 15 décembre 20
N'était-ce pas vous, plus haut, qui reprochiez à Deleuze de débiter des lieux communs ?

Ce ne sont pas les névroses en elles-même qui sont intéressantes mais les productions que certains névrosés haut de gamme en tirent. La grande majorité des névroses n'ont que des aspects négatifs, du bébé congelé au tueur en série en passant par la collectionneuse de chats faméliques et pourris de leucose, coryza, gingivite, colite avec diarrhée chronique et troubles comportementaux en tout genre.

Écrit par : dobolino | 15 décembre 2009

Malgré tout le chien domestique est un peu plus qu'un humain car non seulement il est le centre de la maison, le dieu lare du foyer mais aussi il est dépourvu du péché originel de la connaissance ! Il n'est pas sorti du jardin d'Adam et d'Eve lui ... d'abord il n'aime pas les pommes !

Écrit par : iPidiblue et le dieu lare | 15 décembre 2009

Dobolino vous avez une vision hygiéniste des choses ! Que c'est crétin de prendre les hommes pour des êtres bien propres sur eux ! Expliquez-moi alors pourquoi les hommes sont addictifs à des tas de drogues et que la société de consommation loin de les en éloigner leur font connaître de plus en plus de produits stupéfiants !
Dobo vous êtes une socialiste qui courez après des chimères d'harmonie universelle ...

Écrit par : iPidiblue et les addictions | 15 décembre 2009

iPidi, je me demande où vous pouvez bien pêcher vos interprétations à la con à mon sujet.
Quoi, dans ce que j'ai écrit, vous a fait lire ça ?

Écrit par : dobolino | 15 décembre 2009

Merci, Jeremy, de votre suggestion. Qui est le Docteur Pascal ?
Je ne peux pas relire le Dr Pascal avant de l'avoir lu une première fois !

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 décembre 2009

C'est le dernier tome des Rougon Macquart. Je suis sûr que ça vous plaira.

Écrit par : Jeremy | 15 décembre 2009

iPidi, je me demande où vous pouvez bien pêcher vos interprétations à la con à mon sujet.
Quoi, dans ce que j'ai écrit, vous a fait lire ça ?

Ecrit par : dobolino | 15 décembre 2009

Votre admiration pour Deleuze peut-être ...

Écrit par : iPidiblue et les addictions philosophales | 15 décembre 2009

Avec la chute des températures, il est urgent d'installer des nichoirs pour les oiseaux qui ne migrent pas vers le sud et qui n'ont pas trouvé de refuge en ville. Pour cet hiver, les designers ont conçu des abris artificiels tendance, comme la Birdhouse (275 euros), d'Emilie Cazin, destinée aux balcons : en chêne clair, elle se fond dans le paysage. Son minuscule trou d'envol lui permet d'accueillir des hirondelles, des moineaux ou des mésanges. Le bureau bruxellois d'architecture intérieure Axia propose Woody, un nichoir triple, aux toits pentus qui laisseront glisser la pluie ou la neige, à installer sur la façade de sa maison (65 euros en kit ou 80 euros monté).


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Pour nourrir ces petits volatiles, les designers danois Claus Jensen et Henrik Holbæk ont, eux, dessiné une jolie mangeoire à graines, en verre, Self-service (99 euros ou 135 euros, distribuée par Sabz). Pour bien installer nichoirs et mangeoires, on peut s'aider du livre Un jardin pour les oiseaux, de Gérard Grolleau (éd. Ulmer, 92 pages, 120 photos et illustrations, 14,95 euros). Ceux qui n'ont ni jardin ni façade se consoleront avec les nichoirs d'intérieur en tissu recyclé de Tamar Mogendorff (à partir de 138 euros chez Serendipity).

Écrit par : iPidiblue c'est culte ! | 15 décembre 2009

Depuis quand le principal a-t-il son mot à dire quant à la notation des élèves ? Qu'il reste dans son champ de compétences (là, je me sais autorisé à user de ce mot !), c'est à dire l'administration, et qu'il foute la paix à ceux dont le métier est d'enseigner. Merdre !

Ecrit par : Moot | 14 décembre 2009

Un principal, un proviseur ne se permet pas de juger, officiellement, nos (in)capacités pédagogiques, mais il s'octroie le droit (le devoir) de vérifier qu'une classe n'est pas "brimée" par de sales notes et des sociopathes déguisés en enseignants. Et c'est dans les textes, du moins, la lecture qu'ils font.

Ecrit par : Pendariès qui n'a pas grand chose à dire sur l'école | 15 décembre 2009


Il me semble qu'il existe maintenant un texte qui officialise l'intrusion du chef d'établissement sur le terrain de la pédagogie. Il arrive même qu'ils assistent aux inspections!
De plus, cela nous renvoie une fois de plus à la question du conseil pédagogique... où peuvent se passer un certain nombre de choses. D'où la nécessité d'y assister... et d'être vigilant!
Je suis de plus plus persuadé que ce n'est pas d'en haut que peuvent finalement venir les mauvais coup, mais bien de ce qui se fait sur le terrain, quand on y prend pas garde...

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 décembre 2009

iPidiblue, vous avez trouvé du boulot, à ce qu'on dirait...

Écrit par : nicolas | 15 décembre 2009

Sibille, à l'époque de Vincennes, j'avais aussi la barbe…

Cette conversation sur Deleuze m'a inspiré le sujet de concours blanc donné ce matin aux hypokhâgneux :

"Tout écrivain dira donc : Fou ne puis, sage ne daigne, névrosé je suis."
En vous appuyant sur votre connaissance des œuvres et des auteurs, vous expliquerez dans quelle mesure cette formule de Roland Barthes (le Plaisir du texte, 1973) vous praît rendre compte du "pourquoi écrire".

Allez, je ramasse les copies dans six heures.
JPB

Écrit par : brighelli | 15 décembre 2009

alors ? on a des infos sur les manifs d'aujourd'hui ?

vous avez bien chahuté dans les cortèges ?

Écrit par : exTC | 15 décembre 2009

Je disais un peu plus haut que les mauvais coups peuvent survenir du terrain, notamment du conseil pédagogique...

J'ajouterais que l'inverse est vrai aussi : le meilleur peut survenir de ce que les enseignants décident sur le terrain. Ce dont l'école a probablement le plus besoin, au bout du compte, ce n'est probablement pas tant d'une réforme, d'une circulaire ou d'un mot d'ordre de grève, mais d'une nouvelle solidarité dans les établissements. Aux profs eux-mêmes, là où ils se trouvent, de s'organiser, de faire circuler de l'information, de se concerter pour refuser les couleuvres...

Je n'ai pas plus de "25 ans dans l'Education nationale" (pour reprendre la formule d'un intervenant qui s'inquiétait de la moyenne d'âge sur ce blog). Mais il y a une chose que j'ai pu constater, autant la hiérarchie est forte et impitoyable devant un enseignant isolé (d'où les affaires de harcèlement), autant elle ne peut rien, strictement rien, devant des professeurs unis. Ca s'observe dans les conseils de classe. Quand un chef d'établissement tente de faire pression pour remonter les notes, il renonce vite si l'équipe pédagogique fait bloc pour lui dire "non"...

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 décembre 2009

Sur la solidarité dans les établissements (suite).

C'est l'un des paradoxes du système : un établissement peut compter 70 professeurs, appartenant tous à une profession réputée pour son "corporatisme", mais en réalité isolés les uns des autres. Ils sont seuls devant leur classe, devant l'inspecteur... ou dans le bureau du chef d'établissement prêt à les casser. Les moments où les professeurs se croisent sont nombreux, mais furtifs : à la récréation qui est trop courte, dans les couloirs entre deux heures de cours... C'est toujours trop peu pour réfléchir vraiment sur les conditions de travail qui se dégradent.

Pourquoi ne pas réinvestir, par exemple, les heures syndicales mensuelles (qui sont de droit) pour aborder régulièrement les problèmes de fond et la réinventer, cette solidarité? Et y préparer des réponses à apporter dans chaque conseil, qu'il soit d'enseignement, de classe ou pédagogique. La résistance à un désastre annoncé, ça s'organise...

Et concernant les syndicats, peu importe l'étiquette.
Un syndicat peut très bien tenir un discours salutaire au niveau national... et avoir des délégués largement compromis au niveau local; un autre se faire le complice de Meirieu dans les grandes lignes, et avoir un représentant très bien, prêt à soutenir le collègue en difficulté, y compris lorsque le pédagogisme et la démagogie sont en cause...
Il y a du reste souvent un monde entre les déclarations syndicales nationales et la réalité vécue sur le terrain par les adhérents qui n'ont pas de décharge...

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 décembre 2009

Chère Choupette, j'ai lu votre message, que je n'ai compris qu'en partie, tant c'est complexe.
Je m'indignais d'un passage de l'interview de Pécresse, qui essayait de justifier le fait qu'un chercheur ne puisse avoir une carrière stable avant l'âge de 30-35 ans, ce qui rend aléatoire le choix de chercheur, même quand on est passionné par le sujet choisi.
Il y a quelques dizaines d'années, on pouvait être recruté comme chercheur avec un statut stable beaucoup plus jeune.
Ce n'était pas un pont d'or, mais ce n'était pas aussi déprécié que maintenant : un CDD est un siège éminemment éjectable.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 15 décembre 2009

"Mais il y a une chose que j'ai pu constater, autant la hiérarchie est forte et impitoyable devant un enseignant isolé (d'où les affaires de harcèlement), autant elle ne peut rien, strictement rien, devant des professeurs unis. Ca s'observe dans les conseils de classe. Quand un chef d'établissement tente de faire pression pour remonter les notes, il renonce vite si l'équipe pédagogique fait bloc pour lui dire "non"..."

Le problème c'est quand tout le monde s'écrase...
Je passe pour la kamikaze de service : Tout le monde me dit de remonter mes moyennes et de mettre des 20 sans m'embêter...
Je n'y arrive pas ! Il va falloir que je mette 40/20 à mes meilleurs élèves sinon.
Une chance qu'on ne soit pas en temps de guerre, ça en ferait des collabos dans mon bahut ...

Le principal veut 10 de moyenne minimum dans toutes les classes, que la classe soit très bonne ou de faible niveau.
Pourquoi un gamin aurait 8 de moyenne dans une classe et se retrouvait avec 12 s'il était placé dans une autre classe ?
Quelle justice ! Plus de barêmes, plus de critères...

J'ai un barême bon sang... On dirait que je prends un malin plaisir à les "casser" parce que je veux qu'ils apprennent trois malheureuses bricoles par coeur.

Si vous saviez ce que je me sens seule en ce moment...

Écrit par : Althea | 15 décembre 2009

Dobolino, je suis surprise de vous voir approuver Deleuze sans aucune réserve. J'y vois une contradiction avec le texte de Kundera sur la mort de Karenine que vous avez cité il y a peu. Il me semble que Deleuze aurait détesté ce texte, que je trouve magnifique pour ma part.
Humaniser l'animal à l'excès est un travers dans lequel je ne crois pas tomber, mais je ne conçois pas la vie sans chien (justement parce qu'il s'agit d'un chien et pas d'un humain), et j'ai cru percevoir chez Deleuze une véritable haine de l'animal familier.

Écrit par : Sylvie Huguet | 15 décembre 2009

alors ? on a des infos sur les manifs d'aujourd'hui ?

vous avez bien chahuté dans les cortèges ?

Ecrit par : exTC | 15 décembre 2009


Bah, écoutez France Inter.

Écrit par : Jeremy | 15 décembre 2009

alors ? on a des infos sur les manifs d'aujourd'hui ?

vous avez bien chahuté dans les cortèges ?

Ecrit par : exTC | 15 décembre 2009


Bah, écoutez France Inter.

Écrit par : Jeremy | 15 décembre 2009

Si vous saviez ce que je me sens seule en ce moment...

Ecrit par : Althea | 15 décembre 2009


J'imagine. Et ce que vous décrivez, c'est bien le problème clef : la lâcheté du corps enseignant lui-même. On peut avoir les meilleurs programmes du monde, la meilleure réforme, et même, pourquoi pas, le socle commun de Guy Morel... La vérité, c'est que tout cela ne sert à rien, strictement à rien, si les profs eux-mêmes sont lâches et se désolidarisent des collègues qui maintiennent leur niveau d'exigences...

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 décembre 2009

Tiens ! Mesdames et Messieurs les enseignants - et Mesdemoiselles comme disait VGE - je vous propose une clef du comportement de vos chérubins-élèves : puisque disait Freud l'enfant est un pervers polymorphe qui cherche sa satisfaction immédiate sans souci moral et que d'autre part l'objectif de notre société c'est de maintenir le plus longtemps possible notre état de jeunesse, est-ce qu'au fond tous les vices de comportements ne s'explique pas par cette rémanence d'une philosophie générale du plaisir immédiat dans toutes les générations, à tous les stades du développement humain, dans tous les états et les classes sociales ?
Donc la perversion de la culture s'inscrit dans les gènes du nouvel âge d'or de l'homme.

Écrit par : iPidiblue pervers polymorphe incurable | 15 décembre 2009

(...) Chère Choupette, j'ai lu votre message, que je n'ai compris qu'en partie, tant c'est complexe.(...)
Merci d'avoir pris cette peine. Pardon pour le pavé indigeste que j'ai commis.
L'objet de mon intervention aurait (eût, pour faire plaisir à Francis Penin) été plus apparent, si j'avais pu recopier le "commencent" en gras, italique et souligné dans votre phrase "(...) Et les carrières de chercheur qui commencent à 30-35 ans! (...)"

Tout l'objet de mon témoignage était de détailler les raisons pour lesquelles il est d'usage courant d'utiliser le verbe "commencer" en lieu et place de "être stables", que vous utilisez d'ailleurs dans votre réponse.
(...) Il y a quelques dizaines d'années, on pouvait être recruté comme chercheur avec un statut stable beaucoup plus jeune. (...)
C'est ce que me confiait avec amertume et malaise ma directrice de thèse, elle-même recrutée au CNRS à l'issue de son DEA. Je n'avais pas moins brillamment qu'elle réussi mon DEA, estimait-elle.

'Puohc

Écrit par : Ettepuohc | 15 décembre 2009

En fait, pour bien saisir la déterritorialisation (pour reprendre le vocabulaire de Gilles Deleuze) de l'école, on peut aller chercher du côté du "Loup et l'agneau", la fable de La Fontaine. Dans un conseil de classe, le prof peut avoir raison, y compris avec les textes officiel, mais s'il est mis en minorité, il est dévoré quand même.
Et le chef-d'oeuvre cinématographique concernant le rapport entre loi et pouvoir du plus fort sur un territoire, ça reste "L'Homme qui tua Liberty Valance", avec John Wayne. Le petit avocat idéaliste (James Stewart) peut bien réciter les textes de loi devant le barbare (Lee Marvin), il ne l'empêchera pas de voler la diligence. Le droit ne suffit pas. Il manque toujours la force du droit. Et dans le film, la force, c'est John Wayne, qui finit par tuer Liberty Valance.
Si les profs ne se font pas un peu John Wayne, les textes, la raison et le bon sens ne servent à rien : le pouvoir est aux mains du tyran. Et le tyran, c'est le chef d'établissement malveillant, c'est l'élève indiscipliné... ou le collègue qui collabore avec l'administration-voyou.

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 décembre 2009

Vous ne savez pas faire John Wayne, Daniel ?
Le droit ne vaut rien sans un bon gauche.
JPB

Écrit par : brighelli | 15 décembre 2009

Incroyable! notre bon FP lit des livres en version originale!!!

Quel tâlent!

Et de plus des livres difficiles! et qui ne le passionnent pas!

Ne confondrait-il pas culture et masochisme?

Et il lit aussi le jour! Incroyable!



Comme disait de Gaulle....

Ecrit par : Troll anti-FP | 15 décembre 2009
---
Ben... oui ! Is that so surprising ?
N'exagérez pas mon talent. (Pourquoi mettez-vous un accent circonflexe sur le a de talent ?) Ma connaissance de l'anglais demeure bien moyenne. Mais j'essaie de l'améliorer presque quotidiennement, malheureusement seulement à l'écrit et à la lecture. Je n'ai pas d'interlocuteur pour parler anglais, ici, en France, et très peu en Angleterre lorsque j'y séjourne brièvement.
Je ne lis pas que des livres qui ne me passionnent pas. Quite the opposite ! J'ai lu passionnément Pride and Prejudice. Puis, je suis tombé sur Emma que je croyais aussi passionnant. Il l'est peut-être pour des anglicistes de haut vol, mais pas pour moi. J'achèterai la version française et la lirai en parallèle avec l'original.
Mais j'ai commencé cela en 1991 avec des romans de science-fiction d'Isaac Asimov dont j'avais lu les versions françaises dix ans auparavant.
Même si je peine à comprendre certains passages, ce n'est pas une souffrance ! C'est comme de se heurter à un problème de mathématiques difficile quand on est un élève persévérant.
Diriez-vous, mon cher Troll anti-FP (anti quoi ?), qu'un élève moyen qui fait des efforts en mathématiques pour progresser est masochiste ?
Et je lis le jour car je suis retraité, ai tout mon temps pour ce faire, et apprécie cela hautement, pensant (pas en permanence) avec compassion à mes collègues professeurs toujours en activité.
Tout cela n'est-il pas honorable et digne d'éloges ?
Que disait De Gaulle ?
Je meurs de curiosité ! ;-)
FP pro-FP

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 décembre 2009

En fait les deux ânes bâtés ce sont nos deux vétos : ils ne comprennent même plus tellement la science et la technique ont obscurci leur pensée la charge symbolique recélée par les animaux !

Ecrit par : iPidiblue et les ânes bâtés du blog à Brighelli | 15 décembre 2009

Parfait! Surtout que Deleuze avant qu'ils ne le comprennent!

Écrit par : hi han | 15 décembre 2009

vous ne savez pas qu'on ne répond pas à un troll....?

Ecrit par : Troll anti-FP | 15 décembre 2009
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Est-ce interdit ? Mais si vous l'exigez je me plierai à votre volonté inflexible et impitoyable. :-)
FP pro-FP

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 décembre 2009

M'enfin, portnawak, Francis ! Seriez-vous plus éveillé le soir que le matin ?

Ecrit par : nicolas | 15 décembre 2009
---
Oui !
Que veut dire "portnawak", Nicolas ? Est-ce un gros mot ?
Allons doc ! Pas dans la bouche d'une personne charmante comme vous ! :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 décembre 2009

Ma gamine (celle qui s'est fait agresser récemment) rentre du lycée et nous explique son indignation face à l'action de la police :

"Tu comprends, l'année dernière devant le lycée, y'avait les dealers en BM et en Merco. Maintenant les flics les ont fait partir sur le parking du SuperU.
Du coup on n'est plus en sécurité quand on sort de cours. Toute la racaille est revenue, les dealers, eux, maintenaient la sécurité."

Salauds de flics !

Écrit par : Zorglub | 15 décembre 2009

Althea, vous n'êtes pas seule! J'avoue ne pas avoir encore été confronté au problème du principal qui voudrait que les moyennes soient plus hautes, mais moi aussi j'ai un barême, un programme et un certain niveau d'exigences. Donc j'ai des classes à 8/20. Celles qui trouvent les contrôles trop durs. Celles où il n'y a que 5-6 élèves qui travaillent normalement. Pas grave, j'explique: je ne baisserai pas le niveau pour les glandeurs et qui m'aime me suive.
Je suis aussi dans les "- de 25 ans" mais pour l'instant n'ai pas eu de problèmes avec cette pratique, zep ou pas.
Il faut se battre, malgré cet individualisme des collègues. Il s'en trouve toujours un ou deux en conseil -voire plus- qui ne surnotent pas.

Écrit par : sisyphe | 15 décembre 2009

Zorglub,

Il y a du travail à faire ! Bien entendu comme aux Etats-Unis - Michigan par exemple - il faut légaliser le marijuana pour "usage médical" - cela va faire une industrie à développer, il y aura une filière professionnalisante, "culture de l'herbe et précautions sanitaires" beaucoup d'emplois en perspective, des rentrées d'impôts etc.

Au Michigan à Détroit 14ème état américain qui autorise la marijuana on a des professeurs d'université à la faculté du Cannabis, cela tombe bien Détroit était une ville sinistrée par la déroute de l'automobile ...

Votre fille va pouvoir en prendre de la graine ...

Écrit par : iPidiblue nouvelles filières | 15 décembre 2009

Si les profs ne se font pas un peu John Wayne, les textes, la raison et le bon sens ne servent à rien : le pouvoir est aux mains du tyran. Et le tyran, c'est le chef d'établissement malveillant, c'est l'élève indiscipliné... ou le collègue qui collabore avec l'administration-voyou.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 décembre 2009

Aujourd'hui, on me rapporte que notre principal s'est étonné que l'un de mes élèves (classe dont le suis le professeur principal) ait 4 sur 20 comme note de vie scolaire. Selon lui, on ne doit pas mettre de note inférieure à 10 ! L'élève s'est noté lui-même d'un zéro (le quart de la note, le second quart étant pour le professeur principal, le troisième pour la vie scolaire, et le quatrième pour le principal.)

Au conseil de classe, on ne m'a pas écoutée : ma matière (4 heures par semaine) a la même valeur qu'une une matière d'une seule heure. On est publiquement désavoué : un élève ayant 10 en français reçoit tout de même les félicitations.

Que demande le peuple ? Les professeurs, ceux qui tiennent le cap avec honnêteté et sens de la justice, sont les derniers résistants. Aujourd'hui tout pousse les professeurs à la lâcheté. Ceux qui résistent, qui sont exigeantss sont pointés du doigt. Je quitterai ce métier sans regret. Et ce n'est pourtant pas tout cela qui me peine le plus, c'est le niveau faible des élèves, leur non-travail, le "jemenfoutsime" général.

Écrit par : Marilyse | 15 décembre 2009

Quelques bonnes recettes à essayer =

Sushis aux herbes.
Gâteau au hash.

Ils sont mignons les collèges profs de Lettres de Brighelli mais un peu de retard à l'allumage malgré tout, la filière horticole cela vaut bien la filière de littérature !

Écrit par : iPidiblue nouvelles filières horticoles | 15 décembre 2009

Plusieurs errata...que vous aurez rectifiés.

Écrit par : Marilyse | 15 décembre 2009

Pour ma part, je préfère les "feuilles d'herbe" de Walt Whitman...

Écrit par : Marilyse | 15 décembre 2009

Ma chère Marilyse,

Je ne suis pas sûr que Whitman ait été un modèle de sobriété à tous points de vue !

Écrit par : iPidiblue nouvelles herbes d'assaisonnement | 15 décembre 2009

Dans certains bahuts, plus de féloches ni d'avertissements au conseil. Il est vrai que ça évite les débats! Peut-être pas très utile non plus, les concernés savent qu'ils arriveront tous en 3e et que les bons petits vieux s'occuperont de leur trouver une place en 2d G ou PRO...

Écrit par : sisyphe | 15 décembre 2009

Certes, cher Ipidigreen, mais je préfère tout de même ce genre de fines herbes...

Écrit par : Marilyse | 15 décembre 2009

Toutes mes boissons sont aux herbes - ou presque : bière, vin, pastis, anisette, tisane de thym....

:)

Écrit par : sisyphe | 15 décembre 2009

Aujourd'hui tout pousse les professeurs à la lâcheté. Ceux qui résistent, qui sont exigeantss sont pointés du doigt. Je quitterai ce métier sans regret.

Ecrit par : Marilyse | 15 décembre 2009


D'où l'importance de la question du harcèlement dans l'EN. On risque d'y être de plus en plus confronté.
Le système mettra effectivement tout en oeuvre pour se débarrasser des récalcitrants (j'entends par là ceux qui refusent la compromission). Le prof qui résiste apparaîtra comme un gêneur, et même ses collègues se retourneront contre lui pour mieux se complaire dans leurs renoncements...
Avoir des scrupules, ne pas céder aux "petits arrangements" (sur la notation, par exemple), etc : ce sont autant de motifs de harcèlement, selon M-F Hirigoyen.

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 décembre 2009

Un vrai débat, Daniel : où s'arrête l'obéissance du fonctionnaire? Sommes-nous astreints à appliquer vaille que vaille des programmes vides et des consignes absurdes? Qui a parlé de liberté pédagogique? Utopie ou hypocrisie généralisée?
Les chefs d'établissement ne sont-ils pas, eux aussi, pieds et poings liés face à leur hiérarchie?

Écrit par : sisyphe | 15 décembre 2009

Techniques administratives pour culpabiliser les profs et les inciter à monter leurs notes (les exemples donnés sont tous authentiques).

- Laver le cerveau des profs réunis en assemblée plénière avec la théorie de la "constante macabre". Avec une rhétorique de type : "comment allez-vous faire pour tenir compte de la "constante macabre" dans votre notation?"; au lieu de "que pensez-vous de la "constante macabre?" (ce qui laisserait un espace pour la critique).

- Si un élève passe de 6 à 8 de moyenne, mettez-lui +2 pour valoriser le fait qu'il a progressé, ce qui lui permet d'arriver à 10. Pour info : si les profs réunis en conseil pédagogique ce jour-là n'avaient pas dit "non", ça aurait pu devenir une décision et faire l'objet d'une note de service...

- Mettre les encouragements pour le simple fait d'être assidu. Ce qui implique de transformer les encouragements mis habituellement en félicitations...

- Isoler le prof exigeant en conseil de classe par un pervers "comment se fait-il que les notes sont si basses, chez vous?". A la longue, ça use, de toujours devoir se justifier...

Je laisse les intervenants poursuivre la liste. Je suis sûr que les nouvelles du front, sur ce point-là, sont des plus instructives...

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 décembre 2009

Dobolino, je suis surprise de vous voir approuver Deleuze sans aucune réserve.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 15 décembre 2009

Je n'approuve pas sans réserve ! Je pense que c'est un bon début et j'aurais aimé pouvoir lui exposer mon point de vue et enrichir le sien, le nuancer.
Figurez-vous que je ne vois aucune contradiction entre les propos de Deleuze et l'émotion provoquée par la lecture de la mort de Karénine. Deleuze n'a rien contre les animaux domestiques, il le dit lui-même. Ce qu'il ne supporte pas ce sont les animaux dénaturés par des humains qui les nient mais il ne sait user des bons mots car il est à cent lieues d'avoir la maîtrise du sujet que nous avons Yann et moi et tous nos confrères à travers le monde occidental et asiatique développé. Deleuze n'a qu'une intuition et n'est absolument pas agressif dans ses propos.
Mais c'est bien compliqué à comprendre pour ceux qui ne sont pas du métier.
Personne ne vous reproche de pleurer la mort de votre chien, ni Deleuze, ni Yann, ni moi !

Écrit par : dobolino | 15 décembre 2009

Un vrai débat, Daniel : où s'arrête l'obéissance du fonctionnaire?

Ecrit par : sisyphe | 15 décembre 2009


En effet. Il me semble d'ailleurs que ce débat devrait être posé et mené plus souvent, en particulier dans les tables rondes sur l'éducation et dans les instances syndicales nationales. Notamment à partir de l'un des fondamentaux du statut du fonctionnaire :

la loi de 1983, qui précise que l'agent doit désobéir si l'ordre qui lui est donné est manifestement illégal ou de nature à compromettre gravement un intérêt public.

Or, si vraiment nous estimons que l'école et la transmission vont au désastre, il s'agit bien d'un intérêt public gravement compromis. Les syndicats sont habitués à faire des lettres types, immédiatement utilisables. On pourrait penser à quelque chose du genre :

M. le Principal, M. le Proviseur,

Vous m'avez à plusieurs reprises signifié de revoir mes notes à la hausse...

vu le texte de 1983, je n'accepte aucune consigne de cet ordre...

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 décembre 2009

Deleuze est un peu provocateur, mais c'est le ton de l'entretien qui le veut. Il touche néanmoins du doigt une réalité effrayante.
Ce n'est pas pour rien si je travaille à la campagne, un endroit où la majorité des humains respectent à peu près le monde du chien ou du chat et ne les rendent pas malades à force de les épuiser et de les surinvestir.

Écrit par : dobolino | 15 décembre 2009

En fait, l'élève, c'est Deleuze, dans cette histoire. Les maîtres, ce sont, pour ici, Yann et moi, même si nous divergeons sur une foultitude de sujets divers et variés, jusqu'à nous insulter. Là, nous sommes en phase et serions-nous quinze vétos de toutes nationalités ici que nous serions en accord sur le sujet.
Donc, Yann et moi n'admirons pas Deleuze. Nous trouvons juste que pour un humain moyen, il ne s'en sort pas mal sur le sujet de l'animal familial.

Écrit par : dobolino | 15 décembre 2009

Je dirais de Deleuze, sur son livret de bac, matière "animal familier":
"élève d'une intelligence vive, parfois trop assuré dans la critique et trop timoré dans l'affirmation d'une solution"

Écrit par : dobolino | 15 décembre 2009

Daniel,

le problème est que "manifestement illégal ou de nature à compromettre gravement un intérêt public." ne saurait s'appliquer dans notre cas, étant donné que les décrets officiels vont dans un sens qui n'est pas le notre?

Écrit par : sisyphe | 15 décembre 2009

C'est le dernier tome des Rougon Macquart. Je suis sûr que ça vous plaira.
Ecrit par : Jeremy | 15 décembre 2009

Surtout le moment où du vieil alcoolique ne reste plus qu'un tas de cendres.
Consommer conduit à se consumer. Qu'on se le dise !

Écrit par : guy morel | 15 décembre 2009

@ Sisyphe

En fait, je pense que tout est question d'interprétation, et que les textes sont aussi ce que nous en faisons.
Sur le fil précédent, j'avais eu l'occasion de dire ce que je pensais du socle commun, à savoir qu'il était tout-à-fait utilisable (je parle du BO de 2006, pas des évaluations) dans un sens de retour à l'exigence... Mais ça ne peut marcher que si les profs eux-mêmes s'en saisissent, et se mettent d'accord sur un discours volontariste. Par exemple :
"Vous me demandez de remonter mes notes? Il n'en est pas question... Le 4/20 de moyenne est justifié puisque l'élève ne maîtrise pas la langue française (point 1 du socle)..."

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 décembre 2009

Retournons les armes de l'adversaire contre lui!

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 décembre 2009

"Consommer conduit à se consumer."

Luxure et crémation. Je brûle d'amour pour toi ô baby! Consumer ou consumer, quelle société délétère!

Écrit par : sisyphe | 15 décembre 2009

Oui !
Que veut dire "portnawak", Nicolas ? Est-ce un gros mot ?
Allons doc ! Pas dans la bouche d'une personne charmante comme vous ! :-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 décembre 2009
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Pardon, Nicolas ! Je ne pense pas que vous soyez médecin.
"Allons donc !"

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 décembre 2009

L'objet de mon intervention aurait (eût, pour faire plaisir à Francis Penin) été plus apparent, si j'avais pu recopier le "commencent" en gras, italique et souligné dans votre phrase "(...) Et les carrières de chercheur qui commencent à 30-35 ans! (...)"

Ecrit par : Ettepuohc | 15 décembre 2009
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Oh, oui ! Choupette ! Ne vous privez pas de faire grand usage de cet élégant conditionnel passé deuxième forme ! :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 décembre 2009

L'important c'est que "sujet Dobolino" ne soit pas trop surinvesti par véto Dobolino, ah ! la vache ... philosophe !

Écrit par : iPidiblue maîtres et disciples | 15 décembre 2009

Il faut se battre, malgré cet individualisme des collègues. Il s'en trouve toujours un ou deux en conseil -voire plus- qui ne surnotent pas.

Ecrit par : sisyphe | 15 décembre 2009


Ben moi, pour mes 3DP6, ma moyenne de classe est de 6 en Histoire/Géo - les devoirs rendus feuilles blanches... et de 8 en Français; et pour tous mes autres collègues - mais surtout pour les ateliers - ça tourne autour de 15 (et plus); normal: ces chers et aimables collègues n'enlèvent aucun point pour les fautes de syntaxe, de grammaire, etc. Seul compte le résultat: je veux dire: le mot attendu comme réponse... Et alors un chez et aimable collègue vient se plaindre au proviseur-adjoint de moi (je brrrrrrrrrrime les élèves, je suis sévère, il faut que je sois autoritaire - dire qu'en OFF les culs-bénis sont hyper méprisants avec les élèves... -, je suis déjà honni par le genre de connard tuméfié par leur flagornerie et leur bassesse); mais ne vient pas me voir - et c'est un type, un prof considérés, l'un, comme bien et l'autre, bon, sur lesquels s'appuie l'administration (ahahahaha) pour "piloter" les nouveautés; heureusement - tout se sait, il n'y a qu'à attendre; et jeudi, je vais lui dire: "A moi, Comte, deux mots", Le Cid (1636), II, 2. Avoir du panache dans l'E.N.? Tiens une collègue prof d'Anglais avait pris 2 ans de congés sans solde pour faire le tour du monde (a vécu avec 20 Euros par jour pour se loger et manger), est revenue cette année, ne supporte plus le cadre scolaire, et a choisi de parfaire sa connaissance de la planète l'année prochaine! En voilà une idée qu'elle est bonne.

Écrit par : Pendariès aura-t-il encore à penser quelque chose sur l'école? | 15 décembre 2009

- Isoler le prof exigeant en conseil de classe par un pervers "comment se fait-il que les notes sont si basses, chez vous?

Tiens mais celle là, on me la sort systématiquement.
"Et bien alors, que se passe-t-il en sciences physiques ?"

J'avoue mon crime : Il faut qu'ils ouvrent leur cahier certains soirs pour apprendre la leçon or la majorité n'apprennent rien.

Alors forcément, dans d'autres matières, ils ont des études de documents pour limiter la casse. Mais voilà, j'évalue avant tout des connaissances !
Dans d'autres matières, on note le "fond", ce qu'ils "ont voulu dire" même si c'est du charabia.
Dans d'autres matières, on note "la bonne volonté".

Moi je construis sans cesse de nouvelles choses sur ces connaissances. Il n'est pas question de faire de la juxtaposition...
Alors forcément, cela fait boule de neige sale pour ceux qui refusent d'apprendre...

Il faut évaluer la démarche scientifique ?
Sans la moindre connaissance, c'est amusant...
Essayez de proposer une expérience sans connaître le nom de la verrerie, sans connaître les tests permettant d'identifier telle ou telle substance, sans connaître les unités, sans savoir convertir etc...

Il faudra m'expliquer comment mes élèves obtiennent pour bon nombre la moyenne en français alors qu'ils sont incapables de rédiger une phrase toute simple sans faire de massacre...
Il faudra doublement m'expliquer comment ils ont la moyenne en langue alors qu'ils n'y comprennent rien à la grammaire française et ne savent pas structurer les phrases ...

Il y a des mystères parfois...

Il faudra aussi m'expliquer pourquoi, lors d'un stage d'une élève de 3ième en boulangerie, le boulanger m'a contacté en me disant que l'élève était bien gentille mais qu'il ne pouvait la laisser à la caisse car elle était incapable de rendre la monnaie. A 15 ans, s'est-il offusqué !
Cette élève a tout de même 14 de moyenne en maths...

Les collègues sont tellement habitués à baisser leurs exigences qu'ils ne s'en rendent même plus compte...
Ils ne réalisent pas que nous sommes en plein délire.

Pourtant ils se plaignent continuellement du manque de travail des élèves. Mais les notes sont bonnes...

Écrit par : Althea | 15 décembre 2009

Le système mettra effectivement tout en oeuvre pour se débarrasser des récalcitrants (j'entends par là ceux qui refusent la compromission). Le prof qui résiste apparaîtra comme un gêneur, et même ses collègues se retourneront contre lui pour mieux se complaire dans leurs renoncements...
Avoir des scrupules, ne pas céder aux "petits arrangements" (sur la notation, par exemple), etc : ce sont autant de motifs de harcèlement, selon M-F Hirigoyen.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 décembre 2009


Ca me démange: mais que sauvent les syndicats, les enseignants qui ne renoncent pas, maintenant, puisque le vers est dans le fruit, le compte à rebours a commencé, etc.?

Écrit par : Pendariès aura-t-il encore à penser quelque chose sur l'école? | 15 décembre 2009

Bon, allez, F.Pennin, je vous prie d'accepter mes excuses. Mais c'est plus fort que moi, aussi ! Et puis, franchement, vous le faites exprès, ou quoi ?
C'est bon, je pars.

Ecrit par : Garafignoux | 15 décembre 2009
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Ne vous tracassez pas, Garafignoux ! je ne prends pas en mauvaise part la blague qui précède ce message de votre clavier que je cite.
Je ne la comprends d'ailleurs pas. Rappelez-vous que je suis d'une naïveté désarmante (par moments).
Que pourrais-je bien faire exprès qui ne plût aux dames de bonne compagnie que nous fréquentons ici ?
Mais si vous pensez vraiment m'avoir choqué ou blessé, je vais faire comme si, et accepter vos excuses de grand cœur.
Puis-je vous demander d'écrire mon nom ainsi, s'il vous plaît : Penin.

(Il n'y a pas d'accent sur le "e" - soit dit en passant -, sinon je le mettrais, et ce "e" se prononce "e" et non "é" comme certaines personnes s'obstinent à le faire, au point que s'il y a un "é" dans le nom de l'un d'eux, je le prononce "e", jusqu'à ce qu'il/elle prononce mon nom comme je veux qu'il le soit. C'est ce qu'on appelle un échange de bons procédés.) :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 décembre 2009

Oh foutre! elle n'a pas une tête de commode (à défaut de tête de lit) celle-là!

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/12/15/01016-20091215ARTFIG00027-quand-l-education-nationale-gere-ses-ressources-humaines-.php

Écrit par : Pendariès aura-t-il encore à penser quelque chose sur l'école? | 15 décembre 2009

Ca me démange: mais que sauvent les syndicats, les enseignants qui ne renoncent pas, maintenant, puisque le vers est dans le fruit, le compte à rebours a commencé, etc.?

Ecrit par : Pendariès aura-t-il encore à penser quelque chose sur l'école? | 15 décembre 2009


C'est clair que ça vire au noir! On va vraiment finir par se retrouver dans un western-spaghetti, dans l'Education nationale! Avec des échanges qui pourraient ressembler à :

"Dans un pays où l'enseignement ne valait plus rien, surgirent les chasseurs de primes (ou de HSE)..."

"Qu'est-ce qu'on joue dans le cours, aujourd'hui, amigo? Ta peau!"

"Le monde de l'éducation est petit, l'étranger. Il est également mauvais."

Toutes répliques librement inspirées de "Et pour quelques dollars de plus". Visionnaire, Sergio Leone...

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 décembre 2009

Si les profs ne se font pas un peu John Wayne, les textes, la raison et le bon sens ne servent à rien : le pouvoir est aux mains du tyran. Et le tyran, c'est le chef d'établissement malveillant, c'est l'élève indiscipliné... ou le collègue qui collabore avec l'administration-voyou.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 décembre 2009
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Tout à fait exact, Daniel Arnaud. J'ai un jeune collègue en butte avec plusieurs proviseurs successifs depuis une dizaine d'années, tous plus bornés les uns que les autres. Ce jeune collègue se heurte aussi aux collègues qui lèchent les bottes du proviseur et au chef de travaux.
Quand je suis parti à la retraite (en 2000), l'un des proviseurs en question s'est comporté envers moi comme un juge d'instruction : une parente d'élève se plaignait de moi. Cette femme était d'une stupidité effarante. J'ai envoyé balader le proviseur aussi courtoisement que possible et lui ai dit que je n'avais aucune intention de modifier ma façon de faire mon métier à cinq semaines de la fin de ma carrière. Ce proviseur avait un an de plus que moi. Il n'osait pas trop me chercher noise, mais avec les jeunes collègues il était infernal, et même odieux.
Quelle engeance, ces proviseurs ! Y en a-t-il un pour racheter tous les autres ? ;-)
Cela dit, je crois qu'ils font ce qu'on leur dit de faire, droite et gauche confondues : faire plaisir aux parents et aux élèves à tout prix. Pas réjouissant tout ça.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 décembre 2009

Des nouvelles d'un front secondaire, qui compte lui aussi, dans ses troupes, des fatigués, anxieux de la médiocrité institutionnalisée:

Entendu en conseil de classe:
Elève X: résultats insuffisants, manque de sérieux, n'exploite pas suffisamment ses possibilités, lui est demandé de s'investir d'avantage. Attitude de filou; rate souvent les cours d'anglais car arrive souvent en retard, or 2 des cours dans cette matière sont à 8h. Avertissement travail demandé, car sensation de mauvaise volonté manifeste. Décision: le 19/20 en vie de classe rendrait l'avertissement incohérent, aussi pas d'avertissement sur le bulletin, bien que l'attitude en cours le justifierait.

Personne n'a osé publiquement qualifier ce qu'il ressortait nettement des commentaires édulcorés: élève X a une attitude de fumiste. Personne n'a demandé d'où sortait ce 19/20 en vie de classe (pas même moi, je m'échauffais en silence, à ce moment).

Re-entendu en conseil de classe:
Elève Y: ensemble fragile par manque de travail et d'attention en cours, peut mieux faire et doit surveiller son comportement. Perturbation des cours à son actif. Il lui est rappelé pendant le conseil (elle est déléguée, cela en dit long sur le degré de choix éclairé du reste de la classe) que le but n'est pas d'amuser la classe.
Le professeur d'histoire-géo finit par lâcher: un comportement agressif et la profération inopportune d'opinions excessives et qui n'ont certainement pas leur place dans certains de cours (de 5ème).
"Voulez-vous dire par là que l'élève fait étalage d'une intolérance manifeste?", avançai-je, décidée à mettre les pieds dans le plat. Réponse: "Oui".

Bon. Il s'agit d'un collège globalement "préservé" d'après ce que j'entends, lis où ai testé de première main (élèves BEP et Bac Pro, ponctuellement de CAP, apprentis du bâtiment) sur ce qui peut se passer ailleurs.

Et pourtant...A la fin de ce premier trimestre de "ma" deuxième année de collège, je fais le bilan de mes heures bénévoles de parent déléguée, à entendre en conseil de classe minauder sur les "élèves dissipés" à propos d'empoisonneurs notoires, ou "de remédiations préconisées" pour des lacunes ancrées depuis plusieurs années.

J'ai eu droit cette année, en prime, à mon premier professeur expliquant que sa moyenne de classe relativement basse était l'effet de la partie du cours traitée ce trimestre, qui est la plus difficile du programme de cette année.
C'est possible, bien sûr, mais....pourquoi cette remarque survient-elle seulement maintenant, pour cette classe dont les professeurs saluent unanimement la bonne ambiance de travail, à la fois dynamique et paisible, où pas moins de 8 félicitations sont tombées, et 3 ou 4 autres de plus frisées?
La remarque ne s'appliquait donc pas à son autre 5ème de tout-à-l'heure, dont la moyenne générale de classe est plus basse, pour laquelle les professeurs regrettent une ambiance de travail flottante et irrégulière, ou seulement 3 félicitations ont été accordées ?
Je crains d'avoir à comprendre le message suivant: pour cette bonne classe, ce professeur fera mieux le trimestre prochain, elle pense que leur moyenne dans sa matière va remonter, elle voit bien que ça fait un peu tache, elle s'en explique. Je suis à 2 doigts de penser que plutôt, elle s'en excuse...

Cette année, j'ai reçu le coup de grâce à ma patience par le parcours de découverte des métiers et formation (pdmf), l'itinéraire de découverte (idd) des arts humanitaires, de la culture allemande, de la culture russe...

Pas besoin d'inciter les professeurs à surnoter, hein: un coup d'idd ici, un autre de pdmf là, un coup de vie de classe, un coup de "techno" et hop: 4 "matières" pour lesquelles la moyenne des élèves oscille entre 16/20 et 20/20, mises à égalités avec toutes les autres matières "classiques" du cursus.
Pour peu que les matières classiques les moins "scolaires", musique, arts plastiques et sport suivent un peu, un élève qui surnage pauvrement en matières scientifiques ou littéraires s'en sort avec un honorable 13/20 de moyenne générale, "encouragé" sur son bulletin. On en n'est pas encore à le féliciter, OUF!!

Et les parents ne voient rien:
- ça va à l'école?
- oui, oui, le petit peine un peu en français et en maths, mais sinon ça va à peu près bien...
Permettez-moi d'en douter! Faible dans ces 2 fondamentaux, compte tenu du niveau actuel qui y est demandé, c'est de mauvais augure pour langues vivantes, histoire-géographie, sciences-naturelles, physique-chimie...

Bah. Je finis mon "mandat" cette année, et je décroche définitivement. Ces activités de parent d'élèves (les réunions des adhérents, les conseils de discipline, commissions de vie scolaire, conseils d'administration, conseils de classe): pas un pour rattraper les autres.

Tout cela tourne pour moi à la moisson de dégoûts et de consternations.

Bref, sur le front secondaire, pas d'espoir de pouvoir aider, rassembler, contre-attaquer.


Vivement que je gagne au loto** pour fuir, partir à la recherche de ces quelques havres du privé pour qui "exigence", "cohérence", "connaissances/savoirs" et "lucidité" signifient encore quelque chose, puisqu'il paraît qu'ils existent, sous l'étiquette "élitistes".

Au moins, si mes enfants ne sont pas faits pour les études, ils pourront s'en rendre compte à bon escient. Plutôt que de flotter dans ce statut de "bons élèves" de la médiocrité, pathétiques borgnes noyés au milieu d'aveugles.


** 'faudrait quand même que je pense un jour à jouer, nom d'un chien!


'Puohc

Écrit par : Ettepuohc | 15 décembre 2009

Et ce n'est pourtant pas tout cela qui me peine le plus, c'est le niveau faible des élèves, leur non-travail, le "jemenfoutsime" général.

Ecrit par : Marilyse | 15 décembre 2009
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Chère Marilyse, je vous admire pour avoir de tels nobles sentiments.
Pour ma part, j'étais si écœuré pendant les dix dernières années de ma carrière que je ne prenais même plus à cœur la nullité crasse de mes élèves, ni leur paresse, ni leur je-m'en-foutisme.
J'ai prononcé la phrase suivante dans un conseil de classe semestriel de classe de Ts (technicien "supérieur", très surfait... d'où le "Ts" au lieu de "TS"): "Je n'ai pas l'impression d'enseigner les sciences physiques dans cette classe ; j'ai l'impression de faire de la garderie de cancres."
Cela a jeté un froid. Nul n'a pipé mot. Mes collègues pensaient comme moi mais n'osaient pas le dire. C'était ma dernière année, mais pas la leur... Le proviseur adjoint qui présidait le conseil n'a pas fait de commentaire (il m'appréciait, contrairement au proviseur). Il y avait deux "étudiants" de la classe, délégués de leurs camarades, qui sont restés cois, et il n'y avait pas de parents d' "étudiants", peut-être parce que ces étudiants entre guillemets avaient entre 20 et 22 ans. Après tout, je faisais, paraît-il, de l'enseignement supérieur dans cette classe.
Après le conseil, l'un des délégués a demandé à s'exprimer en classe sur ce que j'avais dit au conseil de classe. Je lui ai donné la parole et il dit - poliment - ce qu'il avait sur le cœur. Je lui ai répondu sur le ton de la conversation que je disais au conseil de classe ce que je pensais.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 décembre 2009

Il est aussi clair qu'on n'entend jamais un syndicat ,au plan national (localement il faut voir ) stigmatiser cette corporation (proviseurs ) et certains de leurs agissements . La raison en est peut-être que ces chefs d'établissement lorsqu'ils étaient encore enseignants appartenaient à un de ces syndicats (parfois et peut-étre plus ; le SNES )

Écrit par : DEFER | 15 décembre 2009

"Sibille, à l'époque de Vincennes, j'avais aussi la barbe…

JPB"

Ecrit par : brighelli | 15 décembre 2009

C'est pour ça que je ne vous y ai pas reconnu... C'était en quelle(s) année(s) ?

"alors ? on a des infos sur les manifs d'aujourd'hui ?

vous avez bien chahuté dans les cortèges ?"

Ecrit par : exTC | 15 décembre 2009

Pas mal, oui... Et vous ?
80 personnes... Pas si mal pour un petit IUFM. (Et que des gens de l'IUFM, étudiants et stagiaires... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 15 décembre 2009

Il est aussi clair qu'on n'entend jamais un syndicat ,au plan national (localement il faut voir ) stigmatiser cette corporation (proviseurs ) et certains de leurs agissements .

Ecrit par : DEFER | 15 décembre 2009


Oui... ce qui signifie qu'il serait temps de s'en occuper...

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 décembre 2009

C'est bon, je pars.

Ecrit par : Garafignoux | 15 décembre 2009

Merci, Garafignoux !!!! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 décembre 2009


Christophe, vous le remerciez pourquoi au juste ? C'est un peu ambigu...

Ecrit par : nicolas | 15 décembre 2009
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Nicolas, je me suis posé la question, moi aussi. J'ai une bonne hypothèse : la phrase de Garafignoux que je cite tout en haut de ce message.
Cela serait un trait d'humour caustique de Christophe qui en fait un usage modéré, et sans méchanceté.
Cela me paraît plausible.
Cela dit, j'aime bien Garafignoux. :-)
Pas autant que vous, bien sûr. ;-)
Ah ! cette phrase est ambiguë : on pourrait croire que je veux dire que vous aimez bien Garafignoux, et plus que je ne le fais.
Pour être clair je précise que je vous aime bien, et bien davantage que je n'aime bien Garafignoux.
Cela ne surprendra personne ici, si ?

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 décembre 2009

Ma dernière irruption de la journée, et puis dodo.

(...)
J'ai écouté pendant une heure les élucubrations de Catherine Billard, qui fait autorité à l'EN. J'ai fait des quantités de recherches sur internet, qui confirment absolument ce que j'ai dit plus haut.

Tous, ils mentent plus qu'ils ne respirent.

http://uptv.univ-poitiers.fr/web/canal/61/theme/28/manif/118/video/1111/index.html
(...)

Merci pour le lien, que, rien qu'à mon petit niveau, j'ai trouvé instructif.

Je m'étonne d'ailleurs de l'absence de réaction à sa communication.

Je manque d'éléments pour estimer le niveau de mensonge que vous prêteriez à cette conférencière, mais rien qu'à mon petit niveau disais-je, 2 choses m'y ont particulièrement ahurie:

1 -
J'ai l'impression que Mme Billard redécouvre la Lune.
Son petit "patient" ne dispose pas de boîte d'assemblage cognitif du code (syllabique) et sa conscience phonologique est faible. Ces étapes cognitives étant IN-DIS-PEN-SA-BLES, scande t-elle, il faut y remédier dans un premier temps par un traitement pédagogique, quotidiennement, dès milieu CP siouplé, pas la peine d'attendre que les "troubles" s'aggravent, pauvre chéri!

Les exercices me rappellent ceux que Catmano a la louable persévérance de nous présenter à l'occasion au fil de ce blog, pour illustrer la construction des étapes préalables, puis l'acquisition de l'écriture-lecture par des petits.
Bref, la thérapie pédagogique consisterait à vraiment apprendre à lire au petit d'homme, ce qui permet de notables progrès quant au "trouble spécifique du langage écrit" dûment, rigoureusement diagnostiqué.

2 -
La conférence finit sur une séquence où le "patient", "traité pédagogiquement", "sauvé", se met à lire.... Puis Mme Billard assène, pleine d'assurance:
"- ben voilà, quoi, il sait lire!"

Je m'y attendais si peu que j'ai eu un haut-le-coeur.
La seule lecture à voix haute, cela paraît un peu léger comme démonstration de "il sait lire" (que sait-on de ce qu'il en a compris, retenu?).
Mais ce n'est pas ça. Il faut entendre ce que Mme Billard qualifie de "savoir lire"!!!


Bonne nuit.

'Puohc

Écrit par : Ettepuohc | 16 décembre 2009

Bonne nuit, Choupette…
Ma journée commence…
JPB

Écrit par : brighelli | 16 décembre 2009

(..)Bonne nuit, Choupette…
Ma journée commence… (...)


Il semblerait que petit d'homme ne fait pas encore ses nuits, ce qui décide de vos "journées".

Qu'est-il approprié de présenter dans ces cas? Les encouragements compatissants, les condoléances?

Allez, allons-y pour des voeux de prompte stabilisation.

choupettement,

'Puohc

Écrit par : Ettepuohc | 16 décembre 2009

Quand même, Jean-Paul, vous lever aussi tôt pour préparer vos cours, à votre âge; (là, tant pis si Natacha fait de nouveau une remarque sur les "smilies", j'en mets un gros:
;-))))))

Francis, vous le faites exprès, ou bien ? (Comme on dit chez nos voisins helvètes). Je remerciais Garafignoux pour son commentaire sur la parodie de "la mauvaise réputation" transformée en chanson de "manif".

Écrit par : Christophe Sibille | 16 décembre 2009

Pour le maintien d'épreuves disciplinaires fortes au CAPES de Lettres classiques.

En juin dernier, le ministère promettait le maintien de trois épreuves à l'écrit, et trois à l'oral.

Puis l'équipe ministérielle a changé, et depuis, le ton est très différent.
Le ministère est revenu sur ses promesses. Il n'est plus question que de deux épreuves à l'écrit (ce qui veut dire pour les Lettres classiques, disparition d'une des deux versions de langue ancienne), et deux à l'oral (avec disparition, probablement, de l'épreuve de traduction/commentaire de texte antique).

L'élément disciplinaire est toujours marginalisé. Il sera cantonné à une "leçon" dont les modalités restent à être définies. Le MEN entend par ailleurs vérifier la capacité des candidats à "agir en fonctionnaire de l'Etat". Il ne voit pas l'intérêt de maintenir des épreuves qui feront l'objet, dans la réforme, d'une évaluation dans le Master, c'est-à-dire d'une évaluation locale et soumise à une logique d'examen et non plus de concours.

La réforme des lycées par ailleurs n'augure rien de bon pour les langues anciennes. La montée en puissance de l'encadrement pédagogique, qui se fera aux dépens des matières existantes, et l'introduction de l'économie dans le tronc commun des connaissances, vont marginaliser encore un peu plus les enseignements de langues anciennes, dont nous pensons à bon droit qu'ils constituent pourtant un socle essentiel à la formation de l'esprit. Dans un document
récent, le MEN évoquait le latin et le grec aux côtés des arts du cirque...

Quelques hellénistes de Paris IV ont donc décidé de diffuser un nouveau texte, portant à la fois sur les concours et la réforme des lycées. Il a été mis en ligne sur le site :

http://www.mesopinions.com/Pour-le-maintien-des-Humanites-au-lycee-et-a-l-Universite-petition-petitions-1b8dd56b5db02d92b901b8bdc83f8e8c.html

Je vous encourage à le signer et à le diffuser le plus largement possible. Comme les historiens, nous devons manifester notre réprobation.

Ce texte sera envoyé au Ministère. S'il ne touche pas le ministre, il témoignera du moins de notre détermination et de notre engagement à défendre les langues anciennes et les humanités.

Écrit par : Françoise Guichard | 16 décembre 2009

Mais ce n'est pas ça. Il faut entendre ce que Mme Billard qualifie de "savoir lire"!!!


Bonne nuit.

'Puohc

Ecrit par : Ettepuohc | 16 décembre 2009

La façon dont ce pauvret lit nécessiterait...quelques années d'orthophonie !

Avez-vous remarqué la basse démagogie de cette éminente dame?

-Elle déconseille Silvestre de Sacy, un peu "chiantounet".
-Ai-je été convaincante? (Murmures d'approbation..)
-Je me fous...on s'en fout... il faut s'en foutre...
-Utilisation de termes (scientifiques???)incompréhensibles que son auditoire écoute, médusé, sans demander d'explications.
-Je vais vous donner le scoop de la journée : rien de plus facile que d'apprendre à lire à un enfant dysphasique.

Catherine Billard est maître de recherche au CNRS, a un service de pédo-psychiatrie au CHU de Bicêtre, où on prétend traiter les enfants "dyslexiques" ...avec les méthodes qui les ont rendu dyslexiques, et les soumet à des IRMf et autres PET. Ils sont transformés en animaux de laboratoire.

Si la pseudo-dyslexie, induite par les méthodes mixtes utilisées massivement dans les écoles primaires depuis des dizaines d'années, disparaissait grâce à un retour aux méthodes du type méthodes de Catmano, tous ces chercheurs à la noix seraient mis au chômage.

Écrit par : Anne-MarieValette | 16 décembre 2009

Surtout le moment où du vieil alcoolique ne reste plus qu'un tas de cendres.
Consommer conduit à se consumer. Qu'on se le dise !

Ecrit par : guy morel | 15 décembre 2009

Eureka !
Morel est à Copenhague, avec son copain Bové.
Il vient en coup de vent nous faire part de la Bonne Nouvelle climatique et antimondialiste.
Hosannah !!
°O))

Écrit par : yann | 16 décembre 2009

Francis, vous le faites exprès, ou bien ? (Comme on dit chez nos voisins helvètes). Je remerciais Garafignoux pour son commentaire sur la parodie de "la mauvaise réputation" transformée en chanson de "manif".

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 décembre 2009
---
Non, non, Christophe, mais je peux avoir mauvaise esprit de temps en temps.
Comme plusieurs personnes l'ont souligné ici, il est, hélas, fréquent qu'on fasse une interprétation erronée d'une phrase.
Nicolas et moi (et bien d'autres personnes) nous sommes demandé pour quoi vous remerciiez Garafignoux.
Or, en lisant son message précédant le vôtre, on pouvait s'y tromper?
J'ai dit que j'avais une "bonne hypothèse", mais, si bonne que puisse être une hypothèse, ce n'est jamais qu'une hypothèse.
En l'occurrence, je me suis trompé lourdement.
J'en suis confus, et vous demande pardon.
Je n'ai pas vu les compliments de Garafignoux. J'en profite pour vous féliciter, moi aussi, pour cette parodie. Il n'est jamais trop tard pour bien faire. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 16 décembre 2009

Je vous encourage à le signer et à le diffuser le plus largement possible. Comme les historiens, nous devons manifester notre réprobation.

Ce texte sera envoyé au Ministère. S'il ne touche pas le ministre, il témoignera du moins de notre détermination et de notre engagement à défendre les langues anciennes et les humanités.

Ecrit par : Françoise Guichard | 16 décembre 2009


C'est la première fois de ma vie que je vois une pétition ...de prénoms ! Je n'en vois pas l'intérêt !

Peut-être suis-je trop attachée aux titres, aux hiérarchies, mais j'avoue que je signerais plus volontiers si je voyais les signatures de professeurs de lettres, d'écrivains, etc.
Je pense qu'une telle pétition ira directement à la poubelle du ministère.
Cela rappelle trop les émissions de radio, dans lesquelles il est à la mode de ne citer que le prénom de l'intervenant.
Cela m'a toujours agacé.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 16 décembre 2009

Toujours plus d'amour aussi: l'expérience d'un militant de Debout la République.


http://www.dailymotion.com/video/xbi8eh_paris-la-laicite-remise-en-cause_news

Écrit par : Amélie | 16 décembre 2009

Je croyais que Brighelli allaitait la nuit pour la plus grande gloire de la parité ?

Écrit par : iPidiblue allaitement et paturage sont les deux mamelles de la France | 16 décembre 2009

Brighelli a eu un bébé ?

Il a dit l'autre jour qu'il avait quatre grands enfants, alors avec celui-ci, ça fait cinq ?

Quelle mitraillette !

Écrit par : Amélie | 16 décembre 2009

Amélie ! Amélie ! Non pas mais ses épouses sont exigeantes ...

Écrit par : iPidiblue allaitement et paturage sont les deux mamelles de la France | 16 décembre 2009

Surtout le moment où du vieil alcoolique ne reste plus qu'un tas de cendres.
Consommer conduit à se consumer. Qu'on se le dise !

Ecrit par : guy morel | 15 décembre 2009

Eureka !
Morel est à Copenhague, avec son copain Bové.
Il vient en coup de vent nous faire part de la Bonne Nouvelle climatique et antimondialiste.
Hosannah !!
°O))
Ecrit par : yann | 16 décembre 2009
Non, Morel est chez lui, au milieu des bois, dans la Sarthe.
En panne de fioul, il brûle des bûches dans la cheminée - c'est bon pour le climat ! - et attend avec impatience de pouvoir remettre en marche sa chaudière à mazout et continuer à trouer la couche d'ozone. :-))))

Écrit par : guy morel | 16 décembre 2009

On troue ce qu'on peut brave Morel !

Écrit par : iPidiblue faire son trou | 16 décembre 2009

Qui parlait des trois blessures narcissiques de l'homme ? Depuis Galilée, l'homme n'est plus au centre du monde, depuis Darwin, l'homme n'est plus une espèce singulière, et depuis Einstein, le temps de l'homme n'est même plus universel !

Il faut bien qu'il compense quelque part ... en tout état de cause la pure objectivité est inatteignable.

Ecrit par : iPidiblue et les 3 blessures narcissiques | 15 décembre 2009

Vous en rajoutez une quatrième avec Einstein (n'en jetez plus la cour est pleine !). En fait la troisième blessure, après Galilée et Darwin, venait de Freud avec la découverte de l'inconscient : le moi n'est plus maître chez lui.

Je me demande si Einstein n'est pas plus "rassurant" que Galilée (et surtout que Giordano Bruno) puisqu'il envisage l'hypothèse d'un univers immense, mais "fini" (recourbé sur lui-même).

Songez que c'est un mystique, un chrétien fervent (mais tourmenté au plus haut point) qui a écrit ces lignes qu'un athée ne désavouerait pas : "Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie." (Blaise Pascal)

Écrit par : Robin | 16 décembre 2009

Oui je sais Robin, mais je ne crois pas du tout à l'inconscient !
Donc retirez un de trois et rajoutez-y un cela fait toujours trois si mon arithmétique est toujours d'actualité ...

Écrit par : iPidiblue arithmétique élémentaire | 16 décembre 2009

A la rigueur vous pourriez me rétorquer que la notion de temps étant la plus abstraite des choses, ce n'est guère une blessure narcissique sauf pour des intellectuels de haut vol que de savoir qu'il n'existe pas de temps universel !

Écrit par : iPidiblue preuve par trois | 16 décembre 2009

Puis-je vous demander d'écrire mon nom ainsi, s'il vous plaît : Penin.

Mais bien sûr, cher ami. Je n'ai pas pour habitude d'écorcher les noms de mes interlocuteurs. Ne voyez ici que coupable inattention de ma part.
Et merci d'avoir dit que vous m'aimiez bien, c'est réciproque : vos propos sont mesurés, élégants, de bon sens. What else ?
Quant à mes dérapages pour faire de l'humour à tout prix, merci de passer, tel l'albatros, bien au-dessus d'eux.

Écrit par : Garafignoux | 16 décembre 2009

En ce qui concerne les hypothèses cosmologiques, euh ! euh ! comment dirais-je ce ne sont que des hypothèses ! Et puis en plus si vous tombiez dans un trou noir l'univers dans lequel vous vivriez serait singulier ... je vous passe les détails !

Les idées naïves en matière de physique fondamentale sont toujours fausses.
Les seules idées naïves qui peuvent fonctionner en physique sont toujours celles de notre univers familier et encore ... souvenez-vous de Claude Allègre se prenant les pieds avec ses kilos de plume et ses kilos de fonte !

Écrit par : iPidiblue trou noir | 16 décembre 2009

On troue ce qu'on peut brave Morel !
Ecrit par : iPidiblue faire son trou | 16 décembre 2009

Dites-donc i-libellule, qu'est-ce qui vous permet de me donner du "brave" ?
Par chez moi, c'est ainsi que les nobliaux s'adressent à leurs fermiers. Seriez-vous de cette espèce décadente ?

Écrit par : guy morel | 16 décembre 2009

Il y a encore des fermiers par chez vous, cher Morel ? Ô quelle étrange contrée habitez-vous donc ?

Écrit par : iPidiblue au pays des merveilles | 16 décembre 2009

http://www.recherche-education.org/IMG/pdf_Etude_33.pdf

Écrit par : Guillaume | 16 décembre 2009

Ecrit par : Guillaume | 16 décembre 2009

Il est un peu orienté, votre lien !!!! En gros, la Monarchie de Juillet et le Second Empire étaient des périodes de rêve pour l'enseignement...

Y a pas de quoi être nostalgique : c'est quoi la différence entre le Second Empire et la période actuelle ?

Écrit par : Jeremy | 16 décembre 2009

Napoléon le petit ?

Écrit par : iPidiblue fastoche ! | 16 décembre 2009

Il y a encore des fermiers par chez vous, cher Morel ? Ô quelle étrange contrée habitez-vous donc ?
Ecrit par : iPidiblue au pays des merveilles | 16 décembre 2009

Cher odonate,
La France où il est courant que ceux qui possèdent la terre fassent travailler ceux qui ne la possèdent pas.

Écrit par : guy morel | 16 décembre 2009

Y a pas de quoi être nostalgique : c'est quoi la différence entre le Second Empire et la période actuelle ?

Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2009

Le second tant pire, le troisième encore pire. Plus ça va, plus ça empire. ;-)

Écrit par : Robin | 16 décembre 2009

Sur le lien donné par Guillaume.

Peut-être pas si orienté que ça! Il est effectivement probable que le système d'instruction publique en France doive beaucoup à Guizot; Ferry, à cet égard, ne serait que son continuateur...

Ce qui rejoint une question récurrente en France : ce qui est étiqueté "républicain" l'est-il vraiment?
Avec ce "moment Guizot", on voit que les choses sont loin d'être aussi simples, et qu'un même projet éducatif et scolaire a pu se poursuivre aussi bien sous des monarchies que sous des républiques...
Je pense que, encore aujourd'hui, nous sommes tributaires d'un malentendu hérité de la Révolution : depuis cette époque, on amalgame la monarchie avec l'Ancien Régime (dans le sens péjoratif du terme) et la tyrannie, alors que la république serait synonyme de modernité et de progrès. D'autres pays ont pourtant fait leur transition démocratique et sont entrés dans la modernité sans abandonner la monarchie...

Écrit par : Daniel Arnaud | 16 décembre 2009

Toujours sur ces malentendus république/monarchie.
En explorant le XIXe siècle, on découvre parfois des choses surprenantes. Par exemple le repos du dimanche, aujourd'hui synonyme de progrès et d'acquis social... Il s'agit en réalité d'un acquis de... la Restauration; qui sera d'ailleurs supprimé un temps par... la Troisième République au nom de la lutte anticléricale!

Écrit par : Daniel Arnaud | 16 décembre 2009

Et la chasse au renard dans la Sarthe cela se pratique encore ? Vous m'inviterez bien à une de vos chasses à courre, cher Duc de Morel ? Vous savez que ma mère était né à Tassé près de Sablé sur Sarthe donc je suis un peu pays.

Écrit par : iPidiblue pays | 16 décembre 2009

née !

Écrit par : iPidiblue correction bien appliquée | 16 décembre 2009

"Ceux qui n'ont pas connu l'Ancien Régime ne savent pas ce qu'est la douceur de vivre." (Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, prince de Bénévent)

Écrit par : Robin | 16 décembre 2009

"Ceux qui n'ont pas connu l'Ancien Régime ne savent pas ce qu'est la douceur de vivre." (Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, évêque d'Autun, prince de Bénévent)

Écrit par : Robin | 16 décembre 2009

Il y a Henri Plagnol (député UMP du Val de Marne) qui parle en ce moment : il a l'air TOTALEMENT fou.

Ce type est l'exemple que j'ai toujours en tête quand je me dis que le savoir ne rend pas forcément intelligent.

Écrit par : Jeremy | 16 décembre 2009

Je connaissais Pagnol, Jérémy, mais vous m'apprenez l'existence de ce Plagnol là !

Écrit par : iPidiblue et les lettres de mon père | 16 décembre 2009

Et la chasse au renard dans la Sarthe cela se pratique encore ? Vous m'inviterez bien à une de vos chasses à courre, cher Duc de Morel ? Vous savez que ma mère était né à Tassé près de Sablé sur Sarthe donc je suis un peu pays.
Ecrit par : iPidiblue pays | 16 décembre 2009
Les galinettes à casquette rouge chassent le renard, sauf chez moi, où d'ailleurs personne ne chasse puisque c'est en réserve.
Les nobliaux organisent des chasses à courre, à cheval et en 4X4, et reçoivent Giscard, sacré fusil !, de temps à autre.

Écrit par : guy morel | 16 décembre 2009

Avec ce "moment Guizot", on voit que les choses sont loin d'être aussi simples, et qu'un même projet éducatif et scolaire a pu se poursuivre aussi bien sous des monarchies que sous des républiques...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 16 décembre 2009
Intéressez-vous au "moment Falloux-Thiers", qui n'est pas sans parenté avec le moment où nous sommes.

Écrit par : guy morel | 16 décembre 2009

"Il y a Henri Plagnol (député UMP du Val de Marne) qui parle en ce moment : il a l'air TOTALEMENT fou."

Ce type est l'exemple que j'ai toujours en tête quand je me dis que le savoir ne rend pas forcément intelligent.

Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2009

Le maire de Saint-Maur des Fossés. Le Neuilly sur Seine de la banlieue est. Quand on a dit ça... Il n'est effectivement pas tout à fait fini, lui.
C'est le "Sarko du pauvre", quoi.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 décembre 2009

http://www.deputesgodillots.info/depute-henri-plagnol.html

:-))))...
Les occasions de rire, (même jaune, à y réfléchir), sont suffisamment rares en ce moment...

Écrit par : Christophe Sibille | 16 décembre 2009

Député UDF de la 1ère circonscription du Val-de-Marne, Henri Plagnol fait partie de ces jeunes élus de droite se réunissant au Procope les veilles de charge anti-PaCS en rêvant à une droite dure et sans complexe. Jeune député, né en en 1960, diplômé de l’Ecole Normale supérieure et de l’ENA, Henri Plagnol est aussi professeur agrégé de sciences sociales, enseignant en relations internationales à l’IEP de Paris. Côté politique, il n’est député que depuis 1997, après avoir été membre du cabinet d’Edouard Balladur de 1993 à 1995 et suppléant du très réactionnaire Jean-Louis Beaumont de 1993 à 1997. Le débat sur le PaCS l’a incontestablement fait monter en notoriété.

Contre le PACS ... et les homosexuels

Bien qu'il ait comis finalement peu de dérapages verbaux en séance, ce démocrate chrétien s'est démené corps et âme contre le PaCS. Multipliant les invectives, les interventions, les amendements et les interviews, il aura préféré la quantité à la qualité (si on ose dire). On a pu toutefois l’entendre expliquer : “Il est étonnant de voir (...) adopter une législation qui tend à installer un supermarché de la famille : le consommateur sera roi pour choisir au bazar de la famille ce qui lui convient” . Il a parlé aussi d'un projet "injuste et pervers” et vise à “sacraliser l’égoïsme des couples.”

Contre le droit des femmes à disposer de leur corps
A voté contre la réforme de l'IVG et de la contraception du 5/12/2000.

Contre le devoir de mémoire

Le 22 janvier 2002, il a voté contre la proposition de loi relative à la reconnaissance du 19 mars 62 comme Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie.

Écrit par : guy morel | 16 décembre 2009

Mais bien sûr, cher ami. Je n'ai pas pour habitude d'écorcher les noms de mes interlocuteurs. Ne voyez ici que coupable inattention de ma part.
Et merci d'avoir dit que vous m'aimiez bien, c'est réciproque : vos propos sont mesurés, élégants, de bon sens. What else ?
Quant à mes dérapages pour faire de l'humour à tout prix, merci de passer, tel l'albatros, bien au-dessus d'eux.

Ecrit par : Garafignoux | 16 décembre 2009
---
I am overwhelmed by your kindness.
Nothing else. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 16 décembre 2009

Quelle mitraillette !

Ecrit par : Amélie | 16 décembre 2009
---
Ne le flattez pas ainsi, aussi outrageusement, Amélie ! Il va rougir de confusion. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 16 décembre 2009

Il y a encore de la joie à enseigner en primaire...
Pourvu que ça dure !!!

"""Hier, je leur chante les trois couplets de la chanson de Noël que nous allons apprendre. A la fin, grand silence dans la classe.
"Voilà, elle est finie", dis-je.
Alors, je vois tous mes élèves se lever et... ils se mettent tous à applaudir !

J'étais très flattée"""

Écrit par : c.cuit | 16 décembre 2009

Un autre député remarquable : Christian Vanneste.
Il a encore fait parler de lui pour une pensée très profonde et originale digne de nos élèves les plus éveillés :

« Le Globe d’or de la semaine est offert à Christian Vanneste, député UMP du Nord, qui sait faire soi-même sa pub avec ses gaffes. En plein débat sur l’identité française, il écrit sur le site internet du ministère de l’Identité nationale : « La France possède une identité forte, marquée par sa silhouette géographique facilement reconnaissable... Ce n’est pas le cas de nombreux autres États ».

Et on dit que la géo ne sert à rien !

Écrit par : Pierre Lariba | 16 décembre 2009

La tête de Louis XVI !

Écrit par : Marilyse | 16 décembre 2009

Les nobliaux organisent des chasses à courre, à cheval et en 4X4, et reçoivent Giscard, sacré fusil !, de temps à autre.

Ecrit par : guy morel | 16 décembre 2009

Giscard préfère les dindes anglaises de Thanksgiving...

Écrit par : Marilyse | 16 décembre 2009

La tête de Louis XVI !
Ecrit par : Marilyse | 16 décembre 2009

D'ailleurs, à votre avis, qui a dit "Les héritiers, c'est fait pour être guillotiné" ?

Écrit par : Jeremy | 16 décembre 2009

Je n'approuve pas sans réserve ! Je pense que c'est un bon début et j'aurais aimé pouvoir lui exposer mon point de vue et enrichir le sien, le nuancer.
Ecrit par Dobolino.

Pas de complexe la p'tite dame. Hein, Deleuze? J'vas vous nuancer vot' point d'vue. Par ici mon p'tit gars.

Écrit par : Nuance | 16 décembre 2009

Je rentre et j'ai lu un peu vite ce qui s'est écrit aujourd'hui…
Si j'ai bien compris, Morel chasse le renard rouge avec Giscard dans sa gentilhommière ensablée ?
JPB

Écrit par : brighelli | 16 décembre 2009

Ce n’est pas notre pote Meirieu, tête de liste pour les Verts, qui boudera les 10 500 € brut de traitement mensuel de député européen comme Rachida !
La pauvre, obligée de rester pour assister aux débats et pour voter ! Meirieu habitué à parler des heures pour ne rien dire fera-t-il mieux :

http://www.marianne2.fr/Dati-et-Valls-pieges-par-un-micro,-et-par-leur-ego_a183136.html

Écrit par : Pierre Lariba | 16 décembre 2009

Je rentre et j'ai lu un peu vite ce qui s'est écrit aujourd'hui…
Si j'ai bien compris, Morel chasse le renard rouge avec Giscard dans sa gentilhommière ensablée ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 décembre 2009

En gros, c'est ça, oui. Ou presque.

Écrit par : catmano | 16 décembre 2009

Ah, les aléas de la lecture globale…
JPB

Écrit par : brighelli | 16 décembre 2009

Il y a Henri Plagnol (député UMP du Val de Marne) qui parle en ce moment : il a l'air TOTALEMENT fou.

Ce type est l'exemple que j'ai toujours en tête quand je me dis que le savoir ne rend pas forcément intelligent.

Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2009

TU ME FENDS LE COEUR !
J'AI LE COEUR FENDU PAR TOI...

Écrit par : Françoise Guichard | 16 décembre 2009

« Le Globe d’or de la semaine est offert à Christian Vanneste, député UMP du Nord, qui sait faire soi-même sa pub avec ses gaffes. En plein débat sur l’identité française, il écrit sur le site internet du ministère de l’Identité nationale : « La France possède une identité forte, marquée par sa silhouette géographique facilement reconnaissable... Ce n’est pas le cas de nombreux autres États ».

Et on dit que la géo ne sert à rien !
Ecrit par : Pierre Lariba | 16 décembre 2009
"La géo, cela sert à faire la guerre" a dit un célèbre géographe dont le nom m'échappe. Mais y en a à qui cela n'a pas échappé. Je me souviens d'un caricature ancienne où les contours des états européens représentaient des animaux : l'ours russe, le coq français, l'aigle prussienne etc.
Bref, entre les déclarations d'Estrosi sur le déficit de débat sur l'identité nationale dans l'Allemagne des année 30 et celles de Vaneste, on est sûr d'une chose : les barbares ne sont pas à nos portes, ils sont installés sous les lambris de la République.

Écrit par : guy morel | 16 décembre 2009

D'ailleurs, à votre avis, qui a dit "Les héritiers, c'est fait pour être guillotiné" ?

Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2009

Réponse: la démocratie libérale. Tocqueville: "Ainsi non seulement la démocratie fait oublier à chaque homme ses aïeux, mais elle lui cache ses descendants et le sépare de ses contemporains; elle le ramène sans cesse vers lui seulement et menace de le refermer enfin tout entier dans la solitude de son coeur".
Somme toute, les réformes des institutions chargées de mettre en oeuvre le principe du Père (ou en d'autres termes, pour ne pas fâcher certains: principe de transmission/filiation) de sorte que les fils succèdent aux pères, sont-elles des réformes profondément démocratiques.
En mettant l'élève au centre du système c'est, en vérité, le prof - un des noms du père, qu'on a guillotiné.
Le pari, désormais, est de transmettre sans mettre en scène le principe lui même de transmission. Très fort!

Écrit par : marigot | 16 décembre 2009

JP Brighelli, Amélie tient le pari que vous êtes une jolie mitraillette et Morel soutient que Giscard est un sacré fusil, comment faire pour vous départager ? Je propose que Dobolino organise une battue dans sa campagne, on lâche les Meirieu du coin et on voit qui en abat le plus ?

Écrit par : iPidiblue tableau de chasse | 16 décembre 2009

"La géo, cela sert à faire la guerre" a dit un célèbre géographe dont le nom m'échappe.

Cela me revient : Yves Lacoste.

Écrit par : guy morel | 16 décembre 2009

Débat tout de suite sur le voile intégral sur i-télé — avec frère Tariq…
JPB

Écrit par : brighelli | 16 décembre 2009

Dans le même style que Vanneste, la remarque d'une étudiante américaine après un cours d'histoire ancienne sur l'Orient romain:
« J'ai toujours cru que Jésus était américain.» Véridique !

Écrit par : P. Lariba | 16 décembre 2009

Dans le même style que Vanneste, la remarque d'une étudiante américaine après un cours d'histoire ancienne sur l'Orient romain:
« J'ai toujours cru que Jésus était américain.» Véridique !

Ecrit par : P. Lariba | 16 décembre 2009


Et l'anglais la langue du ciel???? ;-)))

Écrit par : Maminou | 16 décembre 2009

Dans le même style que Vanneste, la remarque d'une étudiante américaine après un cours d'histoire ancienne sur l'Orient romain:
« J'ai toujours cru que Jésus était américain.» Véridique !

Ecrit par : P. Lariba | 16 décembre 2009


LOL!!! :):)!!!!! Plié de rire!! P... c'est dingue, et dire qu'on se plaint dans notre vieille et douce France...

Écrit par : sisyphe | 16 décembre 2009

Dans le même style que Vanneste, la remarque d'une étudiante américaine après un cours d'histoire ancienne sur l'Orient romain:
« J'ai toujours cru que Jésus était américain.» Véridique !
Ecrit par : P. Lariba | 16 décembre 2009
Erreur ! elle a dit : "j'ai toujours SU que Jésus était américain, comme l'était l'Orient romain".

Écrit par : guy morel | 16 décembre 2009

Du moment que Jésus n'était pas indien, sinon le général Custer l'aurait abattu !

Écrit par : iPidiblue et Jésus l'américain | 16 décembre 2009

Heureusement que c'était pas Mahomet !

Écrit par : sisyphe | 16 décembre 2009

Débat tout de suite sur le voile intégral sur i-télé — avec frère Tariq…
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 décembre 2009

Un de ces débats bien faits pour voiler le fond de la véritable guerre que mène l'Occident romano-chrétien (ou le capitalisme) contre les minorités ethniques, sexuelles, travailleurs précaires etc...

Gilles et Félix: "Si les 2 solutions d'extermination et d'intégration ne semblent guère possibles, c'est en vertu de la loi la plus profonde du capitalisme: il ne cesse de poser et de repousser ses propres limites, mais il ne le fait qu'en qu'en suscitant lui-même autant de flux en tous sens qui échappent à son axiomatique".

Écrit par : marigot relit Deleuze. | 16 décembre 2009

Je n'approuve pas sans réserve ! Je pense que c'est un bon début et j'aurais aimé pouvoir lui exposer mon point de vue et enrichir le sien, le nuancer.
Ecrit par Dobolino.

Pas de complexe la p'tite dame. Hein, Deleuze? J'vas vous nuancer vot' point d'vue. Par ici mon p'tit gars.

Ecrit par : Nuance | 16 décembre 2009
il serait malheureux que nous (+ Yann) ayons des complexes sur le sujet de l'animal familial, après en avoir géré jusqu'a trente par jour depuis trente ans.
Donc, je persiste et signe, en tant que spécialiste du sujet.

Écrit par : dobolino | 16 décembre 2009

Les flux et les axiomatiques ... les tics et les tocs quoi !

Écrit par : iPidiblue les tics et les tocs | 16 décembre 2009

Puis-je vous demander d'écrire mon nom ainsi, s'il vous plaît : Penin.

(Il n'y a pas d'accent sur le "e" - soit dit en passant -, sinon je le mettrais, et ce "e" se prononce "e" et non "é" comme certaines personnes s'obstinent à le faire, au point que s'il y a un "é" dans le nom de l'un d'eux, je le prononce "e", jusqu'à ce qu'il/elle prononce mon nom comme je veux qu'il le soit. C'est ce qu'on appelle un échange de bons procédés.) :-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 décembre 2009
Si vous habitiez par chez nous, ce ne serait pas difficile d'obtenir de vos commensaux la bonne prononciation. Vous leur diriez: "ça se prononce Penin, comme pneu" et tout le monde comprendrait de suite .

Écrit par : dobolino | 16 décembre 2009

il serait malheureux que nous (+ Yann) ayons des complexes sur le sujet de l'animal familial, après en avoir géré jusqu'a trente par jour depuis trente ans.
Donc, je persiste et signe, en tant que spécialiste du sujet.

Ecrit par : dobolino | 16 décembre 2009

Nombre d'enseignants gèrent jusqu'à plus de 50-60... animaux familiaux par jour, sans que pour autant ils s'estiment spécialistes du sujet!
La meilleure preuve en est que leurs syndicats revendiquent le maintien des IUF Meirieudiques pour leur apprendre à les domestiquer.

Écrit par : david D | 16 décembre 2009

Vu et entendu sur France 2 tout-à-l'heure : les banques suisses renonceraient désormais de communiquer leurs informations aux autorités françaises, et le gouvernement dénonce un "paradis fiscal" refusant de "collaborer".
Pourtant, les banquiers helvètes n'ont pas toujours refusé la collaboration, il me semble...

Écrit par : Daniel Arnaud | 16 décembre 2009

"...à communiquer...", plutôt.

Écrit par : Daniel Arnaud | 16 décembre 2009

Ah ! la gestion des réserves de chasse ça c'est un sujet passionnant ! le lâché de sangliers en cours de récréation, la volaille enseignante qu'on plume, le brâme du cerf le soir au fond des classes, la vie des animaux quoi !

Écrit par : iPidiblue et les réserves de l'EN | 16 décembre 2009

Tiens au sujet de revendications, je ne comprends pas pourquoi la volaille enseignante ne demande pas l'alignement sur le statut des conducteurs de mon RER, 2h50 par jour de conduite et retraite à 50 ans ...

Écrit par : iPidiblue et les réserves de l'EN | 16 décembre 2009

Pour le maintien d'épreuves disciplinaires fortes au CAPES de Lettres classiques.

En juin dernier, le ministère promettait le maintien de trois épreuves à l'écrit, et trois à l'oral.

Puis l'équipe ministérielle a changé, et depuis, le ton est très différent.
Le ministère est revenu sur ses promesses. Il n'est plus question que de deux épreuves à l'écrit (ce qui veut dire pour les Lettres classiques, disparition d'une des deux versions de langue ancienne), et deux à l'oral (avec disparition, probablement, de l'épreuve de traduction/commentaire de texte antique).


Ecrit par : Françoise Guichard | 16 décembre 2009


Et l'épreuve de thème, ça fait combien de temps qu'elle est passée à la trappe ?
Ne nous étonnons plus si nos enfants ne font plus de thème ...
C'est un exercice qu'on a arrêté de me faire pratiquer, aussi bien en LV qu'en Latin, à l'entrée en seconde (1973/74). Nos manuels de collège le prévoyaient encore mais au lycée, le seul thème que j'aie réalisé était un exposé oral en russe sur la Révolution de 1905, que j'avais préparé en langue française puis traduit en russe, pour pouvoir l'exposer oralement à mes camarades morts d'ennui devant un professeur très vigilant qui m'interrompait à chaque faute.
Donc, en thème, au lycée, je n'ai traduit que moi-même et, comme auteur, on fait mieux, surtout à quinze ans ...

Écrit par : dobolino | 16 décembre 2009

"La meilleure preuve en est que leurs syndicats revendiquent le maintien des IUF Meirieudiques pour leur apprendre à les domestiquer."

Ecrit par : david D | 16 décembre 2009

Tiens, dans la manif d'hier, il y avait deux bons tiers de l'effectif de PE en formation à l'IUFM, (non syndiqués pour l'immense majorité d'entre eux)....
Ah, j'oubliais... On a certainement dû les formater pour ça, ou leur mettre le pistolet sur la tempe, suis-je bête...

Écrit par : Christophe Sibille | 16 décembre 2009

Mon pauvre Sibille,

On fait défiler des jeunes gens de 20 ans avec n'importe quelle idée de derrière les fagots !
Ce qui serait plus difficile ce serait de faire défiler des grabataires ...

Écrit par : iPidiblue grabas et gravats | 16 décembre 2009

Et puis zut ! mon grabat a perdu son t dans la bataille ...

Écrit par : iPidiblue grabats et gravats | 16 décembre 2009

CAPES d'allemand 1967, écrit:
-une dissert (ou commentaire de texte ?) en français (5 heures)
-une dissert en allemand (5 heures)
-un thème allemand (4 heures)
-une version allemande (4 heures)

Valable bien sûr pour toutes les langues vivantes

Écrit par : dobolino | 16 décembre 2009

CAPES oral
-une explication de texte dans la langue étudiée
-jusqu'en 1968, une question de grammaire et des explications de mots (étymologie et historique)

Écrit par : dobolino | 16 décembre 2009

C'est fou les économies qu'on peut faire sur le budget "correction des épreuves" sans que personne, hormis quelques initiés, ne s'en rende compte ...

Écrit par : dobolino | 16 décembre 2009

Tiens, dans la manif d'hier, il y avait deux bons tiers de l'effectif de PE en formation à l'IUFM, (non syndiqués pour l'immense majorité d'entre eux)....
Ah, j'oubliais... On a certainement dû les formater pour ça, ou leur mettre le pistolet sur la tempe, suis-je bête...

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 décembre 2009

Formatés ? Oh !!!! Non !!!!
Je les aurais bien ramassés à l'aide d'une CRS pour leur faire passer les épreuves d'un certif 1930, à vos poussins, ou ne serait-ce qu'une dictée questions et un problème de "calcul".
Ou, pour rester dans votre strict cadre, pour voir comment ils sont capables de faire chanter (chanter ! pas réciter !!!) des gosses de quatre ans ou de leur faire répéter un rythme.

Écrit par : dobolino | 16 décembre 2009

"la volaille enseignante .

Ecrit par : iPidiblue et les réserves de l'EN | 16 décembre 2009"

La volaille t'emmerde!!!

Écrit par : Troll anti-iPidiblue | 16 décembre 2009

CAPES d'allemand 1967, écrit:
-une dissert (ou commentaire de texte ?) en français (5 heures)
-une dissert en allemand (5 heures)
-un thème allemand (4 heures)
-une version allemande (4 heures)

Valable bien sûr pour toutes les langues vivantes

Ecrit par : dobolino | 16 décembre 2009

C'est le programme de l'agreg actuelle, ça : dissert en LF, dissert LV, thème, version.

Au capes, maintenant c'est : commentaire en LV, dissert en LF + thème/version.

Écrit par : Jeremy | 16 décembre 2009

"Puis-je vous demander d'écrire mon nom ainsi, s'il vous plaît : Penin.

(Il n'y a pas d'accent sur le "e" - soit dit en passant -, sinon je le mettrais, et ce "e" se prononce "e" et non "é" comme certaines personnes s'obstinent à le faire, au point que s'il y a un "é" dans le nom de l'un d'eux, je le prononce "e", jusqu'à ce qu'il/elle prononce mon nom comme je veux qu'il le soit. C'est ce qu'on appelle un échange de bons procédés.) :-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 décembre 2009 "

C'est bien pépé, bois ta camomille.

Écrit par : Troll anti-FP | 16 décembre 2009

Il y a encore des fermiers par chez vous, cher Morel ? Ô quelle étrange contrée habitez-vous donc ?
Ecrit par : iPidiblue au pays des merveilles | 16 décembre 2009

Cher odonate,
La France où il est courant que ceux qui possèdent la terre fassent travailler ceux qui ne la possèdent pas.

Ecrit par : guy morel | 16 décembre 2009
Une drôle de France ! Vraiment pas la même que celle des Dauphinois et des Provençaux !
Mais il est vrai que Dauphinois et Provençaux, c'est de la racaille. Les premiers ont inauguré la Révolution Française avec la journée des tuiles et les seconds ont empoisonné la vie des grands rois.

Écrit par : dobolino | 16 décembre 2009

"Puis-je vous demander d'écrire mon nom ainsi, s'il vous plaît : Penin.

(Il n'y a pas d'accent sur le "e" - soit dit en passant -, sinon je le mettrais, et ce "e" se prononce "e" et non "é" comme certaines personnes s'obstinent à le faire, au point que s'il y a un "é" dans le nom de l'un d'eux, je le prononce "e", jusqu'à ce qu'il/elle prononce mon nom comme je veux qu'il le soit. C'est ce qu'on appelle un échange de bons procédés.) :-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 décembre 2009 "

C'est bien pépé, bois ta camomille.

Ecrit par : Troll anti-FP | 16 décembre 2009
Vous feriez mieux de vous en prendre à Dobolino, même si c'est plus banal.

Écrit par : dobolino | 16 décembre 2009

Ecrit par : guy morel | 16 décembre 2009
Une drôle de France ! Vraiment pas la même que celle des Dauphinois et des Provençaux !
Mais il est vrai que Dauphinois et Provençaux, c'est de la racaille. Les premiers ont inauguré la Révolution Française avec la journée des tuiles et les seconds ont empoisonné la vie des grands rois.

Ecrit par : dobolino | 16 décembre 2009

Sur ce coup-là, par exemple, Troll anti-FP, je vopis bien Guillaume et Morel me tomber dessus dans un élan fraternel ... Et sans ses immondes verrues qu'évoquait Natacha Polony.

Écrit par : dobolino | 16 décembre 2009

Nombre d'enseignants gèrent jusqu'à plus de 50-60... animaux familiaux par jour, sans que pour autant ils s'estiment spécialistes du sujet!
La meilleure preuve en est que leurs syndicats revendiquent le maintien des IUF Meirieudiques pour leur apprendre à les domestiquer.

Ecrit par : david D | 16 décembre 2009
Ah ! Mais, ça, c'est politique ! Les vétos qui siègent à l'Assemblée Nationale et au Sénat ont laissé pondre des tas de lois ou directives complètement débiles.
Et notre misérable profession a, grosso modo, pour dix mille vétos, un truc du genre huit sénateurs / sept députés ou l'inverse, selon le flux et le reflux.

Écrit par : dobolino | 16 décembre 2009

Au CAPES de Lettres classiques, en 1969, il y avait dissertation française, version latine, version grecque. Pas de thème.
C'est à l'agreg qu'il y avait version latine, version grecque, thème latin et thème grec, et naturellement dissertation.
Avant 1969, je ne sais pas.

Écrit par : Sylvie Huguet | 16 décembre 2009

Je rentre d'un séjour muséifiant * dans la ville même où le Jivaro vient de mettre un terme à tout ce qui faisait l'intérêt du métier.

Quelques jours de liberté utilisés alors que le Moloch ne vise qu'à nous poster derrière un hygiaphone pour écouter les doléances des gens aux doigts coincés dans les fondements.

Il peut toujours se brosser.

* pour votre culture, musée se dit guidan kallo en hausa (littéralement, la "maison du regard"). Je vous dis ça tout à fait gratuitement.

Profitez en, ça ne durera pas.

Écrit par : dugong | 16 décembre 2009

Le 22 janvier 2002, il a voté contre la proposition de loi relative à la reconnaissance du 19 mars 62 comme Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie.

Ecrit par : guy morel | 16 décembre 2009

Parce qu'après le 19 mars, il y a eu le 26 mars, le massacre de la rue d'Isly à Alger, meurtre collectif d'état passé aux oubliettes où la foule française a été mitraillée par ses propres soldats sur ordre du sommet de l' Etat .

http://mauvaisegraine.rmc.fr/r5600/La-rue-d-Isly-26-mars-62/

Puis le massacre du 5 juillet 1962, ou massacre d'Oran, trois mois et demi après le cessez-le-feu de la Guerre d'Algérie, deux jours après la reconnaissance officielle de l’indépendance, quelques heures avant sa proclamation. Il est le fait d’éléments armés algériens sur la population européenne (plusieurs centaines de morts et disparus) et sur des musulmans (bilan inconnu). L’armée française attend de longues heures avant de s’interposer.

Écrit par : Amélie | 16 décembre 2009

"Et puis zut ! mon grabat a perdu son t dans la bataille ..."

Ecrit par : iPidiblue grabats et gravats | 16 décembre 2009

L'essentiel est que vous-même ne perdiez pas votre "n".

Écrit par : Christophe Sibille | 16 décembre 2009

Et que vous ne perdiez pas votre grabat non plus !

Écrit par : Christophe Sibille | 16 décembre 2009

Sibille,

Je vous prépare un joint cela va vous détendre ! Avec tous ces traitements vous nous faites une petite figure ....

Écrit par : iPidiblue maison canabis and co | 16 décembre 2009

C'est de votre faute Sibille mon cannabis a été trop coupé ! mauvais trip ; bad trip !

Écrit par : iPidiblue maison cannabis and co | 16 décembre 2009

Et je ne suis ni "votre", ni "pauvre".

Écrit par : Christophe Sibille | 16 décembre 2009

Peace and love, my brother !

Écrit par : iPidiblue maison cannabis and co | 16 décembre 2009

Si vous voulez la paix, relisez-vous avant de poster ! Ou mettez des smilies. Tant pis pour Natacha Polony ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 décembre 2009

Sibille,
Je vous prépare un joint cela va vous détendre ! Avec tous ces traitements vous nous faites une petite figure ....
Ecrit par : iPidiblue maison canabis and co | 16 décembre 2009

Eh, mais c'est dégueulasse comme message ! C'est quoi, cette connerie ? C'est de la maladresse ou de la méchanceté ?

Écrit par : Jeremy | 16 décembre 2009

Mais Jérémy vous n'êtes donc pas au courant ? Aux Etats-Unis 14 états autorisent le cannabis à usage médical !

Écrit par : iPidiblue maison cannabis and co | 16 décembre 2009

Eh, mais c'est dégueulasse comme message ! C'est quoi, cette connerie ? C'est de la maladresse ou de la méchanceté ?

Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2009

Mais non ! Ipidi est simplement "raide déf"... ;-)
Il faut absoudre les addict, Jeremy !

Écrit par : Christophe Sibille | 16 décembre 2009

Le 22 janvier 2002, il a voté contre la proposition de loi relative à la reconnaissance du 19 mars 62 comme Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie.

Ecrit par : guy morel | 16 décembre 2009

Parce qu'après le 19 mars, il y a eu le 26 mars, le massacre de la rue d'Isly à Alger, meurtre collectif d'état passé aux oubliettes où la foule française a été mitraillée par ses propres soldats sur ordre du sommet de l' Etat .

http://mauvaisegraine.rmc.fr/r5600/La-rue-d-Isly-26-mars-62/

Puis le massacre du 5 juillet 1962, ou massacre d'Oran, trois mois et demi après le cessez-le-feu de la Guerre d'Algérie, deux jours après la reconnaissance officielle de l’indépendance, quelques heures avant sa proclamation. Il est le fait d’éléments armés algériens sur la population européenne (plusieurs centaines de morts et disparus) et sur des musulmans (bilan inconnu). L’armée française attend de longues heures avant de s’interposer.
Ecrit par : Amélie | 16 décembre 2009

Et alors ? Si vous avez des comptes à régler avec les Algériens, je vous en prie. Avec les gaullistes, je vous en prie. Avec les molletistes - tiens, vous n'en avez pas ?
Mais étonnant que vous n'en ayez pas à régler, du point de vue qui est le vôtre et que je comprends parfaitement, avec une démocratie chrétienne, qui, sauf exception, s'est roulée au même titre que la SFIO d'alors, et avec quelle jouissance, dans le plus abject colonialisme. Faut-il rappeler d'autre part qu'un Le Pen, élu poujadiste retour d'Indochine, s'est ensuite inscrit chez les RI de Pinay et de Giscard qui, après l'amnistie des collaborateurs, ont soutenu l'Algérie Française et pas condamné l'OAS ?
Vous feriez bien de réviser l'histoire de la 4e République : elle est pleine de petits crimes de masse dont en effet les petits blancs d'Algérie ont pu in fine payer la note.

Écrit par : guy morel | 16 décembre 2009

Au Québec, on a débaptisé le sapin de noël "sapin de noël", cela s'appelle maintenant un "arbre de fête", pour ne pas choquer ou mettre mal à l'aise ou de côté celles et ceux qui ne fêtent pas cette fête chrétienne, - une autre forme de laïcité.

Écrit par : Pendariès qui n'a pas grand chose à dire sur l'école | 16 décembre 2009

Ah oui et cela fait partie du panel des "accommodations raisonnables" - cette manière-là de ne pas hérisser lui ou elle ou elles ou eux, et de chercher à satisfaire tout le monde, ou à faire taire les (revendications des) uns et les autres grâce au couvercle du politiquement correct. Le gouvernement prend les devants.

Écrit par : Pendariès qui n'a pas grand chose à dire sur l'école | 16 décembre 2009

@Rue d'Isly
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2775

Écrit par : guy morel | 16 décembre 2009

@Rue d'Isly
http://pagesperso-orange.fr/felina/doc/alg/isly.htm

Écrit par : guy morel | 16 décembre 2009

Un témoignage parmi beaucoup d'autres. Personne n'a de certitude.


http://oran-de-notre-enfance.kazeo.com/Temoignages,r48405.html

Écrit par : Amélie | 17 décembre 2009

Salut à tous — ma journée commence : j'ai encore 24 khopies à khorriger d'ici huit heures du matin. Soit 6 heures de boulot — ça devrait le faire.
Nous exerçons un métier de paresseux. Pendant ce temps, Dobolino se love dans la torpeur et les bras de son jules…
JPB

Écrit par : brighelli | 17 décembre 2009

"j'ai encore 24 khopies à khorriger d'ici huit heures du matin" JPB

De tout cœur avec vous et à tous les membres du club du matin.

Cet article du jus pédagol du jour est fait pour vous :

"La correction numérique est-ce si chic ?

" A quoi sert la correction d'un devoir ? Si les élèves ne sont intéressés que par le recomptage de leurs points, cela ne sert pas à grand chose d’y passer une heure ! En effet, quelle leçon tirent-t-ils de ce qu'écrit l'enseignant sur la copie ?" écrit Stéphane Fontaine dans un dossier du CRDP de Franche Comté. Il propose donc la correction de copies numériques.

Avec son traitement de textes habituels, on utilise le suivi de modifications pour poster des remarques sur les copies dans un va et vient prof - élève. Cela stimule les élèves et les incite à améliorer leur travail. Autre pratique : utiliser le copier coller pour faire construire la copie idéale à partir des copies de la classe."

Bon sang, mais c'est bien sûr ! Le patchwork pour faire la copie "idéale" !

Écrit par : dugong | 17 décembre 2009

Merci à Guy Morel d'avoir cinglé tous les beaux esprits qui s'expriment chez Cedelle.

"La pulsion du savoir", fallait oser.

http://education.blog.lemonde.fr/2009/12/11/pulsion-de-savoir-et-desir-dapprendre-mais-qui-a-ecrit-ca/#comments

On peut ainsi affirmer en déformant résolument Wittgenstein :

Si une pensée du Meiriol pouvait être correcte a posteriori, ce serait une pensée dont la possibilité assure sa vacuité.

Ou, si vous préférez, c'est quand il la ferme que ce qu'il dit est correct.

Écrit par : dugong | 17 décembre 2009

Il n'y a que Dugong pour aller nous dénicher des perles qui enchanteront ainsi notre journée…
Tiens, du coup, je suis allé poser mon grain de sel sur le blog du cher Cédelle.
Bonne journée à tous…
JPB

Écrit par : brighelli | 17 décembre 2009

Il est dommage que j'aie trop peu de temps devant moi ce matin, sinon j'y serais allée aussi pour raconter les pulsions de savoir de mes petits apprenants...
Le commentaire de JPB était apparu, puis il a disparu.

Écrit par : catmano | 17 décembre 2009

@Rue d'Isly
Yves Courrière pages 572 à 581 des Feux du désespoir (éd. Fayard, 1971) :
« Les responsabilités de ce drame atroce sont partagées. Il est certes criminel d’avoir jeté des tirailleurs musulmans dans la fournaise d’Alger, compte tenu de l’attitude européenne des semaines précédentes. Et de les avoir placés aux “premières loges”. Il n’est pas moins criminel d’avoir poussé la population européenne à manifester, en ayant placé des armes automatiques sur les lieux où l’affrontement était inévitable. Même si ces armes n’ont pas tiré les premières. Ce qui n’est ni certain ni prouvé. Les organisateurs de la manifestation avaient voulu l’épreuve de force. En lançant délibérément la foule contre les barrages militaires, ils couraient le risque de les voir balayés et de pouvoir gagner Bab El Oued, victorieux. Ils couraient également celui de voir la troupe réagir et, sachant la présence de leurs partisans armés dans les immeubles avoisinants, de provoquer le drame. Ils avaient acculé l’armée “à prendre ses responsabilités”, espérant jusqu’au bout la voir basculer. Ils étaient fixés. Plus de cinquante morts innocents payaient leur aveuglement. »

Écrit par : guy morel | 17 décembre 2009

Vous en rajoutez une quatrième avec Einstein (n'en jetez plus la cour est pleine !). En fait la troisième blessure, après Galilée et Darwin, venait de Freud avec la découverte de l'inconscient : le moi n'est plus maître chez lui.

Ecrit par : Robin | 16 décembre 2009

Totalement hors-sujet, désolé.
J'ai réalisé subitement ce matin que nous avions le privilège d'assister en direct à la cicatrisation d'une de ces blessures : Darwin a raté son coup.
Nous ne sommes peut-être qu'un animal de plus dans la Création, mais nous sommes le seul à pouvoir La détruire. Et à pouvoir La réparer. (les majuscules sont ironiques).
Tous ces gens arc-boutés sur leurs certitudes sur le réchauffement climatique ne courent pas après le pouvoir, les crédits de recherche, les honneurs, l'argent, l'orgueil ou le plaisir d'avoir raison, ni même le désir de créer une nouvelle religion.
Il tentent de guérir de leurs peurs ancestrales, comme l'homme des cavernes adorait le dieu du tonnerre dans l'espoir de l'apaiser, il tentent de guérir de ces fameuses blessures narcissiques.
Darwin, bien sûr, mais aussi Galilée, si l'on réfléchit à l'insistance suspecte avec laquelle ils ignorent ou sous-estiment l'influence du soleil dans toutes les modélisations. Freud aussi, dans cette frénésie de "conscientisation" des comportements "écologiques".

Il faudra peut-être plus d'un Einstein pour fouailler ces blessures et éviter que la prédiction de Malraux (ou d'un autre, pillé comme beaucoup par Malraux) ne se réalise.

Écrit par : yann | 17 décembre 2009

IlS tentent (voilà ce qui arrive quand on corrige des bouts de phrases sans tout relire une dernière fois)

Écrit par : yann | 17 décembre 2009

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 décembre 2009
Si vous habitiez par chez nous, ce ne serait pas difficile d'obtenir de vos commensaux la bonne prononciation. Vous leur diriez: "ça se prononce Penin, comme pneu" et tout le monde comprendrait de suite .

Ecrit par : dobolino | 16 décembre 2009
---
Merci Dobolino ! (J'envoie un message à la personne dont le pseudo sonne comme le nom de l'oxyde de silicium mais dont l'usage n'est agerable que pour les mystiques maso. See what I mean ? Of course you do !)
En 1963, dans l'entreprise où je travaillais, un cadre m'appelait "Pénin". Je lui ai dit respecteusement :"Mon nom se prononce [peunin] , "peu" comme "pas beaucoup", et "nain" comme "pas grand". Il a modérément apprécié cela, peut-être parce que j'étais plus grand que lui, par la taille sinon par la culture scientifique (mais par la suite je pense avoir acquis une culture scientifique largement égale à la sienne, mais je n'étais plus dans cette entreprise).
Un jour il m'écrivit une note d'instructions relative au travail qu'il m'avait confié. Il y avait écrit Peunain. Je me suis demandé s'il était vraiment un ingénieur. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 décembre 2009

Merci Dobolino ! (J'envoie un message à la personne dont le pseudo sonne comme le nom de l'oxyde de silicium mais dont l'usage n'est agerable que pour les mystiques maso. See what I mean ? Of course you do !)
---
"dont l'usage n'est agréable que..."

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 17 décembre 2009

"Tous ces gens arc-boutés sur leurs certitudes sur le réchauffement climatique ne courent pas après le pouvoir, etc."

Je parle bien sûr des scientifiques et de leurs disciples, pas des politiques et des crapules comme Al Gore, qui ne voient que leur intérêt bien compris.

Écrit par : yann | 17 décembre 2009

Yann les scientifiques tiennent aussi boutiques !

Écrit par : iPidiblue et la boutiquerie universelle | 17 décembre 2009

Article intéressant sur la communication chez les primates :
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/langage-des-primates-inventent-la-syntaxe_21844/

Les mâles des Mones de Campbell utilisent six cris d’alarme, Boom, Krak, Hok, Hok-oo, Krak-oo et Wak-oo.

Finalement on se croirait dans une salle de classe : attention ! prof en vue ! danger écarté !

Les futurs professeurs devraient étudier attentivement le langage de ces charmants singes ... les Mones et les Momes c'est un peu la même chose !

Écrit par : iPidiblue et les Mones de Campbell | 17 décembre 2009

Nous exerçons un métier de paresseux. Pendant ce temps, Dobolino se love dans la torpeur et les bras de son jules…
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 décembre 2009
Pourquoi spécialement "Dobolino" ?
Si vous avez envie de corriger vos copies la nuit, c'est votre affaire.

Écrit par : dobolino | 17 décembre 2009

Mais parce que vous êtes la seule dont je connaisse le jules…
Pourquoi irais-je en supposer aux autres ?
JPB

Écrit par : brighelli | 17 décembre 2009

Darwin a raté son coup.
Nous ne sommes peut-être qu'un animal de plus dans la Création, mais nous sommes le seul à pouvoir La détruire.

Ecrit par : yann | 17 décembre 2009

В украинских школах потребовали преподавать креационизм

Родители нескольких украинских школьников из Харькова, Дрогобыча и Львова обратились в суд с иском, в котором потребовали начать преподавание в школах теории креационизма, пишет "Коммерсант-Украина"...

On exige d'enseigner le créationnisme dans les école d'Ukraine.

Des parents de quelques écoliers ukrainiens des villes de Kharkov, Dragabytch et de Lvov se sont adressés à la Cour de justice pour exiger l'enseignement dans les écoles ukrainiennes de la théorie du créationnisme, peut-on lire, dans la livraison ukrainienne du journal "Kommersant"...

Écrit par : Buntov | 17 décembre 2009

Mais parce que vous êtes la seule dont je connaisse le jules…
Pourquoi irais-je en supposer aux autres ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 décembre 2009
Ben ! Et le jules de catmano, vous ne le connaissez pas ?
Et puis, après tout, j'aurais aussi bien pu être dans les bras de mon amant(-e) ou en train de soigner une bestiole.

Écrit par : dobolino | 17 décembre 2009

"Et puis, après tout, j'aurais aussi bien pu être dans les bras de mon amant(-e) ou en train de soigner une bestiole."

Les deux, simultanément, ne sont pas incompatibles.

Écrit par : dugong | 17 décembre 2009

Oui parfaitement ! ou dans les bras de son singe préféré en train de lui ôter les poux de la tête !

Écrit par : iPidiblue et les Mones de Campbell | 17 décembre 2009

Pas de toutes les manières les amours inter-espèces vont bientôt être obligatoires au nom du métissage universel : Singes de tous pays mélangez-vous !

Écrit par : iPidiblue Max est son amour | 17 décembre 2009

Zut ! ma main a fourchu ! Je voulais écrire "Bah" et non "Pas".

Écrit par : iPidiblue Max est son amour | 17 décembre 2009

Moi je dis que notre jeunesse est magnifique, elle adopte les comportements des primates supérieurs parce qu'elle a compris avant tout le monde que l'avenir est l'inter-fécondation des génomes des primates et des homo sapiens !

Écrit par : iPidiblue apes and monkeys | 17 décembre 2009

В украинских школах потребовали преподавать креационизм
Ecrit par : Buntov | 17 décembre 2009

Créationnisme et écologisme sont hautement compatibles, de même qu'écologisme avec tout fondamentalisme religieux quel qu'il soit.
Hélas!

Écrit par : yann | 17 décembre 2009

Il y avait écrit Peunain. Je me suis demandé s'il était vraiment un ingénieur.

Ecrit par : Francis Penin

Lui, c'était un nain-génieur.

Écrit par : Moot | 17 décembre 2009

@Rue d'Isly
Yves Courrière pages 572 à 581 des Feux du désespoir (éd. Fayard, 1971) :
« Les responsabilités de ce drame atroce sont partagées. Il est certes criminel d’avoir jeté des tirailleurs musulmans dans la fournaise d’Alger, compte tenu de l’attitude européenne des semaines précédentes. Et de les avoir placés aux “premières loges”. Il n’est pas moins criminel d’avoir poussé la population européenne à manifester, en ayant placé des armes automatiques sur les lieux où l’affrontement était inévitable. Même si ces armes n’ont pas tiré les premières. Ce qui n’est ni certain ni prouvé. Les organisateurs de la manifestation avaient voulu l’épreuve de force. En lançant délibérément la foule contre les barrages militaires, ils couraient le risque de les voir balayés et de pouvoir gagner Bab El Oued, victorieux. Ils couraient également celui de voir la troupe réagir et, sachant la présence de leurs partisans armés dans les immeubles avoisinants, de provoquer le drame. Ils avaient acculé l’armée “à prendre ses responsabilités”, espérant jusqu’au bout la voir basculer. Ils étaient fixés. Plus de cinquante morts innocents payaient leur aveuglement. »

Ecrit par : guy morel

Classique excuse du criminel : "si elle ne s'était pas montrée aguicheuse, elle n'aurait pas été violée". On ne va pas loin avec ce genre de raisonnement, que j'ai entendu tel quel, sorti de ma bouche de l'adjudant-chef Blondela (Blondela, c'est plus fort que toi :o)).

Écrit par : Moot | 17 décembre 2009

Merci au clavier qui afourché : sorti de LA bouche, cela va de soi : je ne suis pas l'adjudant-chef Blondela (re- :o))

Écrit par : Moot | 17 décembre 2009

Classique excuse du criminel : "si elle ne s'était pas montrée aguicheuse, elle n'aurait pas été violée". On ne va pas loin avec ce genre de raisonnement, que j'ai entendu tel quel, sorti de ma bouche de l'adjudant-chef Blondela (Blondela, c'est plus fort que toi :o)).
Ecrit par : Moot | 17 décembre 2009
Vous traitez par dessus la jambe Y. Courrière, grand reporter qui fait autorité sur le sujet par le sérieux et l'étendue de ses investigations. Le passage que j'ai cité s'en tient à des faits et à l'engrenage des faits en fonction des diverses composantes engagées dans la fusillade de la rue d'Isly.

Écrit par : guy morel | 17 décembre 2009

On a violé Morel ?

Écrit par : iPidiblue et le Blondin de la Sarthe | 17 décembre 2009

@ Charonne
Dans un lien donné par Amélie, on lit que les manifestants anti-OAS tués au métro Charonne sont morts étouffés devant les grilles fermées de la bouche de la station, autrement dit, victimes d'une bousculade.
C'est faux. Les grilles étaient ouvertes et s'il y a eu des morts par étouffement, cela s'explique par l'extrême brutalité de la charge policière et le fait que les policiers ont précipité sur le groupe des manifestants trop nombreux pour passer les portes, des grilles en fonte arrachés au pied des arbres.
J'ai conseillé à Amélie de réviser l'histoire de la 4e, le conseil s'étend à l'histoire des débuts de la 5e.
Enquête sur la tuerie de Charonne.

"L'action venait de la 31e division, commandée par le commissaire Yser, à qui l'ordre de charger « Dispersez énergiquement »22 venait d'être donné par la Préfecture à 19 h 37 23. Au même moment, le commissaire Dauvergne, commandant la 61e division, reçoit l'ordre de bloquer le boulevard Voltaire en direction de la place Léon-Blum, de façon à prendre les manifestants en tenaille. Il n'y a donc pas d'autres issues possibles pour les manifestants que les petites rues latérales, les portes cochères des immeubles, où certains parviennent à se réfugier, parfois poursuivis jusqu'au sixième étage par les policiers, ou les bouches du métro Charonne. Une partie des manifestants essaie de se réfugier dans l'une de ces bouches de métro, dont les grilles, selon la version officielle du ministère de l'Intérieur, avaient été fermées. En réalité, il est aujourd'hui établi qu'au moment de la charge policière, les grilles de la station de métro étaient ouvertes, que les policiers ont poursuivi les manifestants à l'intérieur des couloirs et sur les quais de la station, comme le prouve le fait que, dans certains cas, les corps aient été évacués par le métro et aient pu être retrouvés dans les stations voisines Rue des Boulets et Voltaire, ce qui explique l'incertitude initiale sur les causes des décès, qui n'ont été établies qu'à l'autopsie.
Dans la bouche du métro, la bousculade provoque la chute de plusieurs personnes sur lesquelles les suivants s'entassent, matraqués par les policiers qui projettent sur eux des grilles d'arbres, ainsi que des grilles d'aération du métro descellées à cet effet : « Il convient de faire état ici du fait rapporté par certains témoins, entendus à l'enquête, qui ont indiqué avoir assisté à des actes de violence commis par quelques membres des forces de l'ordre et qui apparaissent hautement répréhensibles. Il s'agit notamment du jet d'éléments de grilles de fer, qui normalement sont fixées au pourtour des arbres de l'avenue, et de grilles d'aération du métro, qui régulièrement se trouvent au niveau des trottoirs de la chaussée. Ces pièces métalliques sont très pesantes (40 kg pour les premières, 26 kg pour les secondes). Certains témoins ont déclaré avoir vu des agents lancer des grilles sur les manifestants à l'intérieur de la bouche de métro. Ce fait paraît établi, et il est constant que trois de ces grilles au moins ont été retrouvées après la manifestation au bas des escaliers de la bouche de métro et récupérées là par des employés de la station. »24.
Ainsi, ce sont bien des « grilles » qui sont à l'origine de certains décès, mais c'est par une singulière métonymie qu'on a cru voir dans ces grilles celles de la station de métro. En réalité, la station de métro n'a été fermée qu'à 20 h 15, en raison de la persistance des gaz lacrymogènes, consécutive à l'intervention de la police dans la station. Dans l'immédiat, on dénombre huit victimes. Certaines sont mortes étouffées ; dans d'autres cas, le décès semble dû à des fractures du crâne sous l'effet de coups de matraque. "

Écrit par : guy morel | 17 décembre 2009

Morel si vous passiez moins de temps à lire des conneries sans intérêt dans des livres d'histoire ...

Écrit par : iPidiblue et le Blondin de la Sarthe | 17 décembre 2009

Morel si vous passiez moins de temps à lire des conneries sans intérêt dans des livres d'histoire ...
Ecrit par : iPidiblue et le Blondin de la Sarthe | 17 décembre 2009
Remarquez que je ne vous demande rien, que j'ignore qui vous êtes - ce dont je me fous totalement, ce que vous faites - à mon avis pas grand chose sinon squatter ce blog, et que j'ai pour habitude de passer mon temps comme il me plaît. Donc allez-vous faire foutre.

Écrit par : guy morel | 17 décembre 2009

Ah ! ça c'est intéressant : une réaction épidermique comme cela ... il faudrait étudier en détails comment le digne et honorable professeur retraité surgit hors de la boîte parce que j'ai mis en cause son sacro-saint culte de l'histoire en conserve !

PS Rien de personnel, mon cher Guy, je pense que vous faites seulement partie de cette armada de crétins de l'éducation nationale que j'ai bien connue dans mes études secondaires.

Écrit par : iPidiblue et Jack in the box | 17 décembre 2009

Donc allez-vous faire foutre.

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2009

Si j'ai bien compris, iPidiblue a de l'avance sur ce sujet !

De ce fait morel est élégant, comme toujours.
Jérémy, HELP ...

Écrit par : Zorglub | 17 décembre 2009

Zorglub,

J'ai tendance à penser que les historiens sont les grands malfaiteurs de l'histoire toujours prêts à se mettre au service des hommes politiques les plus compromis et les plus corrompus !
Mais ne vous inquiétez pas je réserve mes attendus pour les scientifiques aussi !

Le problème c'est qu'en général un professeur veut bien discuter de la validité de toutes les disciplines sauf de la sienne ! Demandez donc à un théologien s'il est disposé à reconnaître la nullité de sa science ...

Moi je ne demande qu'une simple chose que Guy Morel se fasse seppuku devant tout le monde, vous voyez je suis peu exigeant !

Écrit par : iPidiblue et Jack in the box | 17 décembre 2009

Moi je ne demande qu'une simple chose que Guy Morel se fasse seppuku devant tout le monde, vous voyez je suis peu exigeant !

Ecrit par : iPidiblue et Jack in the box | 17 décembre 2009

Excellente idée, mais avec des rillettes, ça fera durer le spectacle ;O)

Écrit par : yann | 17 décembre 2009

"Il convient de faire état ici du fait rapporté par certains témoins", "Certains témoins ont déclaré avoir vu ", "dans d'autres cas, le décès semble dû" : et avec tout ça, on aboutit à une conclusion inoxydable : "Ainsi, ce sont bien des « grilles » qui sont à l'origine de certains décès".

La "méthode historique" à l'œuvre, qui, d'hypothèses en approximations, forge les certitudes du juste.
Un peu comme la "méthode scientifique" à l'œuvre à Copenhague.

Écrit par : yann | 17 décembre 2009

"Juste" avec une majuscule, désolé.

Écrit par : yann | 17 décembre 2009

Au Québec, on a débaptisé le sapin de noël "sapin de noël", cela s'appelle maintenant un "arbre de fête", pour ne pas choquer ou mettre mal à l'aise ou de côté celles et ceux qui ne fêtent pas cette fête chrétienne, - une autre forme de laïcité.

Ecrit par : Pendariès qui n'a pas grand chose à dire sur l'école | 16 décembre 2009

Ils sont cons au Québec!

Écrit par : char à bras | 17 décembre 2009

Je propose de rebaptiser aussi Noël et de changer tous les ans : Auchan-days cette année, Carrefour l'an prochain...

Écrit par : sisyphe | 17 décembre 2009

"Sapine de Noël" pour respecter la parité !

Écrit par : iPidiblue frères et soeurs together ! | 17 décembre 2009

"Mais ne vous inquiétez pas je réserve mes attendus pour les scientifiques aussi !"

Ecrit par : iPidiblue et Jack in the box | 17 décembre 2009

Apparemment, les effluves de fumée se sont dissipées, et vous avez l'esprit plus clair qu'hier soir ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2009

"dissipés", pardon.

Écrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2009

Sibille vous êtes mon bisounours préféré ! Franchement c'est un peu regrettable que ce soit Jérémy l'oie blanche qui piaille au Capitole le pédé du blog et pas vous !

Écrit par : iPidiblue Sapine de Noël | 17 décembre 2009

Ah ! ça c'est intéressant : une réaction épidermique comme cela ... il faudrait étudier en détails comment le digne et honorable professeur retraité surgit hors de la boîte parce que j'ai mis en cause son sacro-saint culte de l'histoire en conserve !

PS Rien de personnel, mon cher Guy, je pense que vous faites seulement partie de cette armada de crétins de l'éducation nationale que j'ai bien connue dans mes études secondaires.
Ecrit par : iPidiblue et Jack in the box | 17 décembre 2009

"Épidermique", dites-vous ? C'est mal apprécier l'épaisseur du cuir cher insecte.
Mais l'épisode a eu au moins le mérite de montrer, si j'en crois d'autres réactions, de quelle eau est l'antipédagogisme affiché par certains sur ce blog : approbation à la suppression de l'histoire par Chatel, "les historiens ( étant) les grands malfaiteurs de l'histoire."
Encore un effort, et vous demanderez la suppression des matheux, des physiciens et des lettreux, ces crétins d'enseignants, parce que "tout ça, c'est des malfaiteurs"

Au fait, vous êtes sûr d'avoir fait des études secondaires ? Cela ne se voit pas.

Écrit par : guy morel | 17 décembre 2009

Au fait, vous êtes sûr d'avoir fait des études secondaires ? Cela ne se voit pas.

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2009


Attendez ! Je me refais une beauté et je m'en vais demander à mon miroir si j'ai toujours le teint aussi frais.

Écrit par : iPidiblue miroir ! mon beau miroir ! | 17 décembre 2009

Le problème avec vous Guy Morel c'est que vous n'êtes jamais sérieux, vous prenez toujours tout à la rigolade ! Quand même à votre âge pensez encore aux fanfreluches et aux cotillons ! On n'est pas sérieux quand on a soixante berges et des tilleuls sous la promenade !

Écrit par : iPidiblue miroir ! mon beau miroir ! | 17 décembre 2009

La "méthode historique" à l'œuvre, qui, d'hypothèses en approximations, forge les certitudes du juste.
Un peu comme la "méthode scientifique" à l'œuvre à Copenhague.
Ecrit par : yann | 17 décembre 2009
Tiens, je cherchais l'équivalent contemporain de Homais le potard de Flaubert. Un véto peut faire l'affaire : scepticisme de bas-étage ( de quoi peut-on être sûr de nos jours ?), conformisme politique à fond poujadiste ( à bas les fonctionnaires !) ; niveau social moyen supérieur. C'est bon.

Écrit par : guy morel | 17 décembre 2009

Yann vous avez entendu vous êtes la réincarnation de l'immortel Homais !

Et Guy Morel ? Peut-être le fils illégitime de Max Gallo ? Va savoir Charles ...

Écrit par : iPidiblue miroir ! mon beau miroir ! | 17 décembre 2009

Le problème avec vous Guy Morel c'est que vous n'êtes jamais sérieux, vous prenez toujours tout à la rigolade ! Quand même à votre âge pensez encore aux fanfreluches et aux cotillons ! On n'est pas sérieux quand on a soixante berges et des tilleuls sous la promenade !
Ecrit par : iPidiblue miroir ! mon beau miroir ! | 17 décembre 2009
Décidément vous les enfilez toutes !
La rigolade, pour vous, c'est fanfreluches et cotillons ?
C'est dire que vous savez ce que c'est de ne pas être sérieux.

Écrit par : guy morel | 17 décembre 2009

La rigolade, pour vous, c'est fanfreluches et cotillons ?
C'est dire que vous savez ce que c'est de ne pas être sérieux.

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2009


Vous préférez quoi ? Faites vos voeux on n'a pas encore passé les fêtes de Noël, on va voir si on peut trouver chaussure à votre pied.
L'Encyclopédie soviétique en 150 volumes ?

Écrit par : iPidiblue voeux pieux | 17 décembre 2009

L'Encyclopédie soviétique en 150 volumes ?
Ecrit par : iPidiblue voeux pieux | 17 décembre 2009

Décidément, vous êtes très con.

Écrit par : guy morel | 17 décembre 2009

C'est pas ma faute à moi !




Guy MOREL : né en 1946, professeur de Lettres modernes depuis 1970, enseigne dans un lycée au Mans.
Daniel TUAL-LOIZEAU : né en 1960, professeur de Lettres modernes depuis 1987, enseigne dans un lycée au Mans.
Résumé :
Deux professeurs s'insurgent : 80 % de reçus au baccalauréat, une duperie organisée! Le lycée et le collège, en dehors de quelques établissements privilégiés, ne parviennent plus, affirment-ils, à transmettre les savoirs fondamentaux.
Et ils en produisent des preuves irréfutables : les copies des élèves, sorties pour la première fois du “confessionnal scolaire”. Ces copies, y compris celles du bac, des reçus comme des recalés, sont consternantes. Langage défectueux, incohérent, voire incompréhensible, absence de repères chronologiques et culturels, défiguration des structures logiques, mémoire en friche... Comment en est-on arrivé à un tel désastre ?
Les auteurs, enfreignant les tabous habituels, ont enquêté auprès de leurs collègues et des instances de l'Éducation nationale. Service d'évaluation du Ministère, directives des inspections, conception des programmes et des manuels scolaires, fonctionnement de l'orientation et des conseils de classe, instructions aux jurys d'examen sont ici vus de l'intérieur.
L'institution met en avant des analyses ou des remèdes qui paraissent autant de subterfuges pour masquer une impuissance généralisée. Deux hommes de terrain, qui veulent encore y croire, en appellent au bon sens. Oui, il est possible d'enseigner au plus grand nombre. Mais à certaines conditions...
Source : Appy-Ecole

Écrit par : iPidiblue voeux pieux | 17 décembre 2009

"Sibille vous êtes mon bisounours préféré ! Franchement c'est un peu regrettable que ce soit Jérémy l'oie blanche qui piaille au Capitole le pédé du blog et pas vous !"

Ecrit par : iPidiblue Sapine de Noël | 17 décembre 2009

Laissez tomber, Ipidi, vous n'avez aucune chance ! Je suis beaucoup trop hétéro pour vous. Irrémédiablement. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2009

Je cours me faire opérer au Maroc, Sibille, vous m'avez convaincu !

Écrit par : iPidiblue convaincu | 17 décembre 2009

scepticisme de bas-étage ( de quoi peut-on être sûr de nos jours ?)

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2009

Il y a le scepticisme de bas-étage et le doute de haute volée, je suppose ?
Et pour mesurer la différence, le morélomètre ? "Ce dont on ne peut douter, c'est ce dont morel ne doute" ?
Il y a au moins une chose dont on peut être sûr, c'est qu'il est heureux que le tyrannosaurus sovieticus que vous êtes soit à la retraite !

Écrit par : yann | 17 décembre 2009

Décidément, vous êtes très con.

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2009

Damned! GM serait-il la réincarnation de RF ?

Écrit par : yann | 17 décembre 2009

Il y sur ce blog des intervenants pour qui la question scolaire est vraiment le cadet de leurs graves soucis.
Ils devraient apprendre que l'écriture compulsive n'a jamais été une bonne thérapie.

Écrit par : david D | 17 décembre 2009

Il y a le scepticisme de bas-étage et le doute de haute volée, je suppose ?
Et pour mesurer la différence, le morélomètre ? "Ce dont on ne peut douter, c'est ce dont morel ne doute" ?
Il y a au moins une chose dont on peut être sûr, c'est qu'il est heureux que le tyrannosaurus sovieticus que vous êtes soit à la retraite !
Ecrit par : yann | 17 décembre 2009
Vous supposez bien.
Quant au tyrannosaurus sovieticus, cela prouve deux choses ;
1- que vous en êtes à peu près au niveau des lecteurs du Hérisson ;
2- que vous auriez aisément trouvé votre place dans la nomenklatura soviétique. Homais universel, c'est votre vocation.

Écrit par : guy morel | 17 décembre 2009

Homais universel, c'est votre vocation.

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2009


Guy Morel vous vous répétez ! Vous êtes à court d'arguments ou bien vous êtes atteint de gâtisme ?

Écrit par : iPidiblue et la défense Morel | 17 décembre 2009

Il menace de couper le «zizi» d'un élève : l'instit relaxé
AFP
17/12/2009 | Mise à jour : 16:34 | Commentaires 12 | Ajouter à ma sélection
La cour d'appel de Dijon n'a pas suivi les réquisitions de l'avocat général qui réclamait une amende contre Jean-Paul Laligant, condamné en première instance à 500 euros d'amende.

La cour d'appel de Dijon a relaxé jeudi un instituteur de Côte-d'Or poursuivi pour avoir menacé en septembre 2008 un élève de CM1 de lui couper le «zizi» au cutter. La cour n'a donc pas suivi les réquisitions de l'avocat général, qui lors de l'audience du 27 novembre avait demandé une amende de 1.000 euros, dont la moitié avec sursis, à l'encontre de Jean-Paul Laligant, poursuivi pour «violence sans incapacité sur mineur de moins de 15 ans».

«Je suis soulagé car je n'y croyais plus et je pensais qu'on allait continuer à me harceler, car ils ont mis tout de même un an avant de s'apercevoir que ce que j'avais fait n'était qu'une connerie», a déclaré Jean-Paul Laligant dès sa sortie du délibéré. L'instituteur de 53 ans, dont l'avocate Me Dominique Clément avait plaidé la relaxe au nom de «32 ans d'une carrière sans reproche et sans faille», avait été condamné en mai dernier à une amende de 500 euros avec sursis par le tribunal correctionnel de Dijon. Il avait immédiatement interjeté appel, déclarant ne «pas contester la sanction», mais «la déclaration de (sa) culpabilité» pour des faits dont il s'affirme «complètement innocent».

«Je suis prêt pour la rentrée»
Jean-Paul Laligant, suspendu depuis un an à titre conservatoire avec maintien de son traitement, avait expliqué à la cour que son geste «n'avait suscité ni violence physique ni traumatisme chez les élèves», encore moins chez l'intéressé, Julien, neuf ans, qui «n'en avait d'ailleurs pas parlé à ses parents». C'est le comportement «chahuteur» de ce dernier qui avait été à l'origine de ce que certains parents d'élèves avaient alors qualifié d'«incident», le rapportant à la directrice de l'école, puis aux autorités. «Les enfants sont venus me dire que Julien n'arrêtait pas de montrer son zizi. Je l'ai fait venir à mon bureau, j'ai pris un cutter dans mon cartable et pour ramener le calme, je lui ai dit sur le ton de la plaisanterie : je coupe tout ce qui dépasse», avait expliqué l'instituteur dont c'était le premier jour de classe, en remplacement d'une collègue malade à Liernais.

L'instituteur, qui était soutenu par les élus du canton, des syndicalistes enseignants et des villageois qui ont recueilli «plus de 5.000 signatures» en sa faveur, a rendez-vous lundi avec l'inspecteur d'académie pour sa réintégration. «Je suis prêt pour la rentrée» le 4 janvier prochain, a-t-il affirmé en quittant le tribunal.

Écrit par : retraitée | 17 décembre 2009

Ouf ! l'objet du délit est-il rentré dans la braguette du petit garçon depuis ?

Écrit par : iPidiblue et la défense de Laligant | 17 décembre 2009

"Je cours me faire opérer au Maroc, Sibille, vous m'avez convaincu !"

Ecrit par : iPidiblue convaincu | 17 décembre 2009

Opérer du cerveau ?
Trop de boulot, laissez tomber !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2009

Vous baisez avec votre cerveau, vous ? Bon je comprends tout ...

Écrit par : iPidiblue changement de sexe | 17 décembre 2009

Et vous, vous baissez franchement !
Ne savez-vous donc pas que le cerveau est le "siège" de tous les plaisirs ? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2009

Vous traitez par dessus la jambe Y. Courrière, grand reporter qui fait autorité sur le sujet par le sérieux et l'étendue de ses investigations. Le passage que j'ai cité s'en tient à des faits et à l'engrenage des faits en fonction des diverses composantes engagées dans la fusillade de la rue d'Isly.

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2009

Courrière et Stora peuvent dire ce qu'ils veulent. Ce n'est pas l'OAS qui a tiré sur les pieds-noirs, mais c'est plus simple d'expliquer les choses ainsi.

http://www.dailymotion.com/video/x6m4jx_fusillade-26-mars-1962-rue-disly-a_news

Quant au massacre du 5 juillet, 2000 morts (yeux crevés, membres découpés, corps pendus à des crocs de boucherie les femmes algériennes plus déchaînées encore que les hommes. Le FLN avait de l'entraînement, remarquez !) et des centaines de disparus...jamais retrouvés...

http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19620705

http://www.recherches-sur-le-terrorisme.com/Documentsterrorisme/oran-1962.html

Écrit par : Amélie | 17 décembre 2009

Baiser avec votre tête cela doit être douloureux pour votre partenaire !

Écrit par : iPidiblue changement de sexe | 17 décembre 2009

De plus en plus léger, Ipidi !!!
Donnez-moi l'adresse de votre dealer ! J'irai me fournir chez son voisin ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 décembre 2009

Il y sur ce blog des intervenants pour qui la question scolaire est vraiment le cadet de leurs graves soucis.
Ils devraient apprendre que l'écriture compulsive n'a jamais été une bonne thérapie.

Ecrit par : david D | 17 décembre 2009


Je ne sais pas à qui vous faites allusion, cher David D mais enfin au-delà des humeurs de Guy Morel ou de ma manière personnelle de me gausser des uns et des autres, je pense qu'on peut aborder à travers nos disputes des questions fondamentales sur l'enseignement ! Malgré ma sympathie pour JP Brighelli je crois qu'il passe à côté de beaucoup de choses ... le statut de la vérité, vérité historique, vérité scientifique, les arts ornements de l'esprit et attributs de la mémoire etc.
Il n'y a pas que les méthodes qui péchent dans l'enseignement actuel ! Le fond lui-même n'est plus tout à fait à la hauteur de notre époque.

Écrit par : iPidiblue matières et manières | 17 décembre 2009

La guerre d'Algérie: on peut l'analyser à froid, avec des ressources et des témoignages divers, avec le recul des années. Il faut que les travail des historiens ne soit pas entâché d'à-priori politiques. Il serait enfin temps, quarante ans plus tard, d'avoir une vue dégagée des passions.
Cette guerre, on peut aussi l'avoir vécu en tant que "petit blanc" - curieuse expression, M.Morel, affective ou haineuse? et en avoir payé le prix des morts gratuits. Oui, il y avait là-bas des "gros", des gens qui faisaient "suer le burnous", des exploiteurs. Mais il y avait aussi des petits fonctionnaires, des instits du djebel qui donnaient leur vie pour instruire et nourrir à midi les petits du coin. Il y avait tout un petit peuple d'ouvriers, de manoeuvres, de maçons, d'employés de ferme qui vivaient de peu et avec les arabes dans un même cadre.
De petites gens, souvent, sans beaucoup d'instruction, qui fuirent leur Lozère, leur Espagne, leur Corse, leur Italie pour ne pas crever et qui, en Algérie, immigrés de force, travaillèrent pour eux et aussi pour les autres. L'algérie des Turcs et celle de 62 ont-elles grand-chose en commun? Passer du Moyen-Age au XXeme Siècle en 130 ans c'était pas mal...
Mal négocié ce virage de la décolonisation. Lorsqu'on voit ce qu'est devenu ce pays ( récupéré par un régime socialiste et des conseillers URSS, puis gangréné par la montée d'un islamisme vindicatif) et les blessures toujours ouvertes infligées à un million de personnes.
Il faut tourner la page.

Sisyphe, fils et petit-fils de pieds-noirs de modeste extraction. Auvergnat, corse, espagnol et piémontais. :)

Écrit par : sisyphe | 17 décembre 2009

Le FLN avait de l'entraînement, remarquez !

La longue "liste", année après année, des "petits blancs", (comme le dit avec un mépris quasiment raciste, Guy Morel) et des musulmans liquidés par le FLN :

http://bone.piednoir.net/titre_rubrique/listes%20de%20victimes/annee58.html

Écrit par : Amélie | 17 décembre 2009

Petits blancs pieds-noirs, vous serez tous mangés.

Écrit par : dugong | 17 décembre 2009

Quant au massacre du 5 juillet, 2000 morts (yeux crevés, membres découpés, corps pendus à des crocs de boucherie les femmes algériennes plus déchaînées encore que les hommes. Le FLN avait de l'entraînement, remarquez !) et des centaines de disparus...jamais retrouvés...

http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19620705

http://www.recherches-sur-le-terrorisme.com/Documentsterrorisme/oran-1962.html
Ecrit par : Amélie | 17 décembre 2009
Qu'est-ce que vous entendez montrer par là ?
La bataille de Normandie a fait 50 000 victimes civiles ; essentiellement les bombardements alliés. Quels salauds ces Alliés.
L'indépendance de l'Algérie, enfin reconnue, malgré l'OAS, a entraîné des massacres qui n'auraient sans doute pas eu lieu sans l'action de l'OAS et sans les dizaines d'années d'humiliation et de massacres infligées aux "indigènes". Quels salauds ces "indigènes".

Écrit par : guy morel | 17 décembre 2009

Sisyphe, fils et petit-fils de pieds-noirs de modeste extraction. Auvergnat, corse, espagnol et piémontais. :)

Ecrit par : sisyphe | 17 décembre 2009

Amélie, 4ème ou 5ème génération de pieds-noirs, napolitains et vendéens. Modestes aussi mais bosseurs.

Écrit par : Amélie | 17 décembre 2009

"Modestes aussi mais bosseurs."

Robin pourra-t-il jamais nous expliquer le sens de ce "mais" ?

Écrit par : dugong | 17 décembre 2009

Amélie,

essayons de ne pas confondre le passé et le présent. La vérité historique se fera jour, tôt ou tard, une fois débarrassée des scories des ressentiments et des aveuglements politiques de tout bord.
Vous savez aussi bien que moi qu'il y a eu et qu'il subsiste encore des pieds-noirs gaullistes, des communistes, des anti-gaullistes non communistes et coetera.
Ce drame -des deux côtés- mérite un éclairage uatrement plus puissant que ce dualisme encore actuel : bons arabes- sales colons vs sales arabes- bons français...

Écrit par : sisyphe | 17 décembre 2009

"Amélie, 4ème ou 5ème génération de pieds-noirs"

un chaînon manquant ?

Écrit par : dugong | 17 décembre 2009

Sibille vous êtes mon bisounours préféré ! Franchement c'est un peu regrettable que ce soit Jérémy l'oie blanche qui piaille au Capitole le pédé du blog et pas vous !

Ecrit par : iPidiblue Sapine de Noël | 17 décembre 2009

Et pourquoi je serais une oie blanche ? J'ai pas le droit d'être noir ?

Écrit par : Jeremy | 17 décembre 2009

L'indépendance de l'Algérie, enfin reconnue, malgré l'OAS, a entraîné des massacres qui n'auraient sans doute pas eu lieu sans l'action de l'OAS et sans les dizaines d'années d'humiliation et de massacres infligées aux "indigènes". Quels salauds ces "indigènes".

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2009

-malgré l'OAS, voir les conditions du référendum et la trahison gaullienne;

- les massacres "qui n'auraient sans doute pas eu lieu sans l'action de l'OAS et sans les dizaines d'années d'humiliation et de massacres infligées aux "indigènes" : votre conditionnel n'exprime qu'une hypothèse que je soupçonne être très politiquement orientée. Vous devriez vous informer sur la gestion française de l'Algérie, à l'époque, avant d'énoncer de tels lieux communs. Il y avait, entre autres, la reconnaissance de la religion musulmane, de ses lieux de culte et même reconnaissance de ses attributions législatives.

Je souhaiterais que nous relisions, à tête reposée, "misères de la Kabylie". Eclairant. Je n'ai pas l'intelligence suffisante pour philosopher, mais les écrits de Camus, à la fois intellectuel et partie prenante m'intéressent. J'y trouve de la profondeur d'analyse et du vécu, du vrai. C'est assez rare pour être souligné!

Écrit par : sisyphe | 17 décembre 2009

Il est possible que l'Histoire ait manqué d'un Wittgenstein.

Plus précisément, on aurait volontiers refilé W. aux historiens.

Ça nous aurait évité des pertes de temps, en sciences.

Écrit par : dugong | 17 décembre 2009

La bataille de Normandie a fait 50 000 victimes civiles ; essentiellement les bombardements alliés. Quels salauds ces Alliés.
L'indépendance de l'Algérie, enfin reconnue, malgré l'OAS, a entraîné des massacres qui n'auraient sans doute pas eu lieu sans l'action de l'OAS et sans les dizaines d'années d'humiliation et de massacres infligées aux "indigènes". Quels salauds ces "indigènes".

Ecrit par : guy morel

D'une certaine façon, on vous donnerait raison : les morts dans un conflit, quelle que soit la cause de leur mort, sont toujours de trop. Vision bisounoursienne des conflits, certes.

D'une autre façon, on peut s'insurger contre les horreurs que vous proférez : vous considérez de la même façon des "victimes collatérales", non-souhaitées (mais certainement envisagées) par leurs meurtriers et les victimes d'une "vengeance", toutes souhaitées par leurs assassins.

Et vous offrez une "bonne excuse" (du même type que celles de l'adjudant-chef Blondela) aux assassins.

Écrit par : Moot | 17 décembre 2009

M.Morel est sans doute resté sur une vision "de classe" de ce drame. Le PC, il est bon de le rappeler, fut indépendantiste du fait de sa dimension internationaliste ( moins gêné par le colonialisme soviétique postindépendances) et donc partie prenante et soutien des porteurs de valises. Rôle très criticable que celui qui consiste à soutenir des terroristes en vertu 'une idéologie, d'autant plus que bon nombre de victimes "petits blancs" étaient elles-mêmes communistes.

Écrit par : sisyphe | 17 décembre 2009

Et pourquoi je serais une oie blanche ? J'ai pas le droit d'être noir ?

Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2009

Vous avez tous les droits Jérémy, personnellement je préfère le foie d'oie grasse mais bon ! je ne suis pas cannibale quand même ...

Écrit par : iPidiblue Hannibal Lector | 17 décembre 2009

"Il n'y a pas que les méthodes qui péchent dans l'enseignement actuel ! Le fond lui-même n'est plus tout à fait à la hauteur de notre époque.

Ecrit par : iPidiblue matières et manières | 17 décembre 2009 "

C'est sûr pépé, tout fout le camp!!!

Écrit par : troll anti-ipudépié | 17 décembre 2009

D'une autre façon, on peut s'insurger contre les horreurs que vous proférez : vous considérez de la même façon des "victimes collatérales", non-souhaitées (mais certainement envisagées) par leurs meurtriers et les victimes d'une "vengeance", toutes souhaitées par leurs assassins.

Et vous offrez une "bonne excuse" (du même type que celles de l'adjudant-chef Blondela) aux assassins.

Ecrit par : Moot | 17 décembre 2009

C'est exactement ainsi que je comprends les réactions, (assez communes d'ailleurs) de Guy Morel. Quels salauds ces pieds-noirs !

Ne pas oublier que le FLN bénéficia des conseils, soutiens et entraînements de nazis. Lire "Le village de l'Allemand" de Boualem Sansal

http://www.reichstadt.info/Le-Village-de-l-Allemand-,-de-Boualem-Sansal_a35.html

Écrit par : Amélie | 17 décembre 2009

M.Morel est sans doute resté sur une vision "de classe" de ce drame. Le PC, il est bon de le rappeler, fut indépendantiste du fait de sa dimension internationaliste ( moins gêné par le colonialisme soviétique postindépendances) et donc partie prenante et soutien des porteurs de valises. Rôle très criticable que celui qui consiste à soutenir des terroristes en vertu 'une idéologie, d'autant plus que bon nombre de victimes "petits blancs" étaient elles-mêmes communistes.
Ecrit par : sisyphe | 17 décembre 2009
Ce que vous dites est complètement idiot parce qu'inexact. La position du PCF vis-à-vis des mouvements indépendantistes comme vis-à-vis des porteurs de valises ne fut pas du tout ce que vous croyez. Avant de dire n'importe quoi, renseignez vous.

Écrit par : guy morel | 17 décembre 2009

Vous devriez vous informer sur la gestion française de l'Algérie, à l'époque, avant d'énoncer de tels lieux communs. Il y avait, entre autres, la reconnaissance de la religion musulmane, de ses lieux de culte et même reconnaissance de ses attributions législatives.
Ecrit par : sisyphe | 17 décembre 2009
Qu'est-ce que cela veut dire "reconnaissance de la religion musulmane et même reconnaissance de ses attributions législatives" ? Y avait-il ou non égalité civique ? C'est la seule question. Et si cette égalité civique n'existait pas, pourquoi ?

Écrit par : guy morel | 17 décembre 2009

Ce que vous dites est complètement idiot parce qu'inexact. La position du PCF vis-à-vis des mouvements indépendantistes comme vis-à-vis des porteurs de valises ne fut pas du tout ce que vous croyez. Avant de dire n'importe quoi, renseignez vous.

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2009

Les communistes pieds-noirs étaient appelés les "pieds-rouges" et sont restés en Algérie pour participer à la construction de la nation algérienne...puis quelques années après sont rentrés en France, déçus, désespérés, rouges...de honte.

Écrit par : Amélie | 17 décembre 2009

C'est exactement ainsi que je comprends les réactions, (assez communes d'ailleurs) de Guy Morel. Quels salauds ces pieds-noirs !

Ecrit par : Amélie | 17 décembre 2009
1-mes réactions, comme vous dites, sont loin d'être communes. Vos réactions à vous le sont malheureusement.
2-où avez-vous vu que je dis cela des pieds-noirs ? Je n'ai pas pour habitude de considérer les gens du point de leur appartenance à quelque communauté supposée. Ce n'est apparemment pas votre cas, comme on le voit chaque fois que vous vous exprimez, vis-à-vis des "arabes".

Écrit par : guy morel | 17 décembre 2009

Les communistes pieds-noirs étaient appelés les "pieds-rouges" et sont restés en Algérie pour participer à la construction de la nation algérienne...puis quelques années après sont rentrés en France, déçus, désespérés, rouges...de honte.
Ecrit par : Amélie | 17 décembre 2009

Lamentable. Vous tenez absolument à jouer la mère Michu de l'Histoire ?

Écrit par : guy morel | 17 décembre 2009

C'est sûr pépé, tout fout le camp!!!

Ecrit par : troll anti-ipudépié | 17 décembre 2009

Sacré Troll-Muche ! Et si vous nous exposiez vos conceptions les plus révolutionnaires, histoire de nous éclairer un petit peu plus sur vos qualités multiformes quoique trop invisibles pour le moment ?

Amitiés sincères et citoyennes cher Trolleybus.

Écrit par : iPidiblue y Trollibus | 17 décembre 2009

Bonsoir,

Cadeau pour celles et ceux qui, comme Pendariès, ne sont vraiment pas gentils, se moquent des plus faibles qu'eux, et ne sont pas assez politiquement corrects pour l'EN:

http://www.koreus.com/video/histoire-brendan-laroux.html

Écrit par : Pendariès qui n'a pas grand chose à dire sur l'école | 17 décembre 2009

Lamentable. Vous tenez absolument à jouer la mère Michu de l'Histoire ?

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2009

C'est vous qui l'êtes, car je vous parle de gens que je connais et qui font partie de ma famille.

Écrit par : Amélie | 17 décembre 2009

Je n'ai pas pour habitude de considérer les gens du point de leur appartenance à quelque communauté supposée. Ce n'est apparemment pas votre cas, comme on le voit chaque fois que vous vous exprimez, vis-à-vis des "arabes".

Ecrit par : guy morel | 17 décembre 2009



Dites donc, Guy Morel, vous avez dit "petits blancs"pourtant !

Je parle uniquement du communautarisme choisi, voulu par les musulmans eux-mêmes, et de l'islamisation galopante, phénomènes observables à l'oeil nu absolument partout. C'est interdit ? Si cela ne vous inquiète pas, tant mieux pour vous.

Vous adorez faire des amalgames. Mais interprétez comme vous voulez, si cela vous arrange et vous permet d'éviter le sujet en collant des points Godwin ...

Votre vision des choses ou plutôt votre aveuglement sur la réalité sont en effet très communs, à gauche comme à droite.

En revanche, votre morgue, votre hargne envers ceux qui pensent autrement que vous sont stupéfiantes.

Écrit par : Amélie | 17 décembre 2009

Lettre de JP Lledo, pied-rouge resté en Algérie et cinéaste, à son ami Brahim Senouci au sujet de son dernier film censuré en Algérie.


http://pagesperso-orange.fr/pnmohican/regards_d.htm#R%C3%A9ponse%20ouverte%20de%20l%E2%80%99auteur%20du%20film

Écrit par : Amélie | 17 décembre 2009

Allons Pendaries,

Il était bien malade le mamouth, il est mort.....

http://www.youtube.com/watch?v=8_nhPyT__jk&feature=related

Donc le politiquement correct ...................

Que va a pasar ?????????????????????

Écrit par : carole | 17 décembre 2009

Dites donc, Guy Morel, vous avez dit "petits blancs"pourtant !

Je parle uniquement du communautarisme choisi, voulu par les musulmans eux-mêmes, et de l'islamisation galopante, phénomènes observables à l'oeil nu absolument partout. C'est interdit ? Si cela ne vous inquiète pas, tant mieux pour vous.

Vous adorez faire des amalgames. Mais interprétez comme vous voulez, si cela vous arrange et vous permet d'éviter le sujet en collant des points Godwin ...

Votre vision des choses ou plutôt votre aveuglement sur la réalité sont en effet très communs, à gauche comme à droite.

En revanche, votre morgue, votre hargne envers ceux qui pensent autrement que vous sont stupéfiantes.
Ecrit par : Amélie | 17 décembre 2009
J'ai dit "petits blancs" en effet. Et alors ? Aurait-il fallu dire "gros blancs" ?
Je ne colle aucun point godwin, je note que vous avez une vision très particulière des événements.
Si j'avais la morgue que vous dites je ne prendrais pas la peine de répondre à ceux qui pensent autrement même s'ils trépignent parfois quand on leur répond autre chose que ce qu'ils voudraient entendre. D'ailleurs, si j'ai bien compris, Courrière et Stora ont eux aussi de la morgue. Autrement dit quiconque vous contredit a de la morgue.

Écrit par : guy morel | 17 décembre 2009

Lettre de JP Lledo, pied-rouge resté en Algérie et cinéaste, à son ami Brahim Senouci au sujet de son dernier film censuré en Algérie.


http://pagesperso-orange.fr/pnmohican/regards_d.htm#R%C3%A9ponse%20ouverte%20de%20l%E2%80%99auteur%20du%20film
Ecrit par : Amélie | 17 décembre 2009

Et alors ? Ai-je dit que l'histoire de l'Algérie depuis son indépendance était un long fleuve tranquille ?

Écrit par : guy morel | 17 décembre 2009

"Je parle uniquement du communautarisme choisi, voulu par les musulmans eux-mêmes, et de l'islamisation galopante, phénomènes observables à l'oeil nu absolument partout.
Ecrit par : Amélie | 17 décembre 2009 "

Alors apprenez à parler!!!

Le Pen aussi a des amis arabes et juifs.

Écrit par : troll anti-Amélie | 17 décembre 2009

Il est possible que l'Histoire ait manqué d'un Wittgenstein.

Plus précisément, on aurait volontiers refilé W. aux historiens.

Ça nous aurait évité des pertes de temps, en sciences.

Ecrit par : dugong | 17 décembre 2009

Pourquoi? Wittgenstein a fait perdre du temps aux scientifiques ?

De toute façon, Wittgenstein, il suffit de connaître l'orthographe de son nom, LA citation que tout le monde connaît, et un titre d'oeuvre, et hop on passe déjà pour à peu près savant. Wittgenstein, c'est un nom, une oeuvre, une citation.

Écrit par : Jeremy | 18 décembre 2009

Mouhahahahahaha, Noel Forgeard est blanchi ! Il n'a rien fait ! Tout le monde va bien !

Mouhahahahaha !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Le "délit d'initiés massif" qui révoltait tout le monde n'a pas existé !

Eh bien, pour les fêtes, Noël Forgeard pourra offrir une montre à Julien Dray, qui n'a rien fait non plus !

Écrit par : Jeremy | 18 décembre 2009

Mouhahahhaha, et maintenant Jacques Myard qui veut nationaliser le réseau internet, en citant la Chine comme exemple ! Et pour dire ça, il est allé sur Radio Courtoisie !

Ah mais ils se surpassent ces temps ci !

Un député UMP propose de "nationaliser le réseau" Internet
NOUVELOBS.COM | 17.12.2009 | 19:05

"Aujourd’hui, le réseau Internet est totalement pourri", explique Jacques Myard. Il faut "nationaliser ce réseau [pour] avoir la capacité de mieux le maîtriser, les Chinois l'ont fait..."

Le député UMP, Jacques Myard, a proposé de "nationaliser le réseau" Internet à l'image de la Chine, prétextant le risque d'"une menace terroriste", dans une interview à Radio Courtoisie, mardi 15 décembre.
"La vérité est qu'aujourd’hui le réseau Internet est totalement pourri. Et quand je dis pourri, c’est que peut-être nous avons tous dans notre réseau Internet des chevaux de Troie qui vont se réveiller peut-être demain matin. C’est un réel problème", explique le député de la cinquième circonscription des Yvelines.

"Le blocage est parfaitement possible"

"J'espère que l'on va prendre conscience de la nécessité de nationaliser ce réseau, et d'avoir la capacité de mieux le maîtriser, les Chinois l'ont fait...", argue Jacques Myard. "C'est un réseau qui n'est absolument pas sécurisé", à la merci d'"une menace terroriste" semblable aux récentes attaques informatiques chinoises.
Ensuite, le député UMP défend sa proposition de nationaliser le réseau pour contrer "la mainmise américaine" sur les données échangées via Internet.
Interrogé sur la mise en place d'une nationalisation, Jacques Mayard explique que "le blocage est parfaitement possible" en se "dotant d'une batterie d'ordinateurs très puissants".
Contacté par Nouvelobs.com, le groupe UMP à l'Assemblée nationale explique que "ce n'est pas une position propre au groupe, le sujet n'ayant pas été abordé".

Écrit par : Jeremy | 18 décembre 2009

interprétez comme vous voulez, si cela vous arrange et vous permet d'éviter le sujet en collant des points Godwin ...
Ecrit par : Amélie | 17 décembre 2009

Ne pas oublier que le FLN bénéficia des conseils, soutiens et entraînements de nazis.
Ecrit par : Amélie | 17 décembre 2009

Écrit par : no comment | 18 décembre 2009

Premièrement, je recolle le lien donné par Pendariès, qui est un garçon qui a vraiment mauvais esprit — c'est à hurler de rire, quand on a aussi mauvais esprit :

http://www.koreus.com/video/histoire-brendan-laroux.html

Deuxièmement, je suis tout à fait d'accord avec Sisyphe : nous en avons encore pour quelques dizaines d'années avant de pouvoir parler sereinement de la guerre d'Algérie. Il se trouve que je sais deux ou trois choses sur les horreurs de la fin, parce que j'ai bossé, comme nègre, sur un excellent (forcément) ouvrage sur les harkis, et que j'ai eu en main les milliers de témoignages sur ce que les résistants de la 25ème heure leur ont fait subir — et sur les raisons pour lesquelles De Gaulle les a passés aux profits et pertes. Rien n'est simple, et tout est atroce.
Quand je pense aux profs d'Histoire qui sont censés expliquer sereinement tout ça aux gosses… Je suis de plus en plus partisan de faire comme les Anglais, qui arrêtent l'Histoire moderne vers 1960 — et encore, chez nous, ce serait un peu tard…
JPB

Écrit par : brighelli | 18 décembre 2009

Une petite précision : Brendan Laroux n'avait pas bénéficié d'un PAI pour faire du hockey.

Maintenant, ce serait, heureusement, beaucoup plus facile pour lui.

Écrit par : dugong | 18 décembre 2009

Dans le dernier BO, on trouve la procédure à suivre pour obtenir une promotion aux corps des agrégés et des certifiés.

Pour accéder au corps des agrégés, il faut une lettre de motivation. Pas pour l'accès au corps des certifiés.

Cela signifie-t-il que, dans l'esprit des autorités molochoïdes, seuls les agrégés sont susceptibles non seulement de lire mais d'écrire ?

Écrit par : dugong | 18 décembre 2009

Ecrit par : no comment | 18 décembre 2009

En effet !

Renseignez-vous. Arte a diffusé la semaine dernière un film sur Hitler et le mufti de Jérusalem, les alliances, fondées sur des affinités idéologiques, entre ce dirigeant et ses homologues nazis avant et pendant la Seconde Guerre mondiale.

Cherchez aussi à François Genoud.

Et cette longue interview de l'auteur de "Le village de l'Allemand"

Grégoire Leménager
Bibliobs
le 09.01.2008


Alors qu’il publie «le Village de l’Allemand» [1], le grand romancier algérien s’explique ici sur les liens entre hitlérisme et islamisme, la politique de Bouteflika et les choix diplomatiques de Sarkozy. Ce qu’il dit est terrible

En exergue, un mot du narrateur annonce la couleur du livre. Noire, très noire: «il y a des parallèles dangereux qui pourraient me valoir des ennuis». Ce n’est pas une coquetterie. Il n’y en a jamais chez Boualem Sansal. Dans son cinquième roman, deux frères d’origine algérienne tiennent leur journal. Ils vivent en France, banlieue parisienne, et apprennent avec horreur la destinée de leur père: Hans Schiller, héros du FLN, était officier SS; il vient de finir ses jours au bled, égorgé par le GIA.

Pour son fils aîné, l’histoire des camps d’extermination se découvre dans son insupportable singularité, et s’inscrit dans sa chair, jusqu’à la folie. Pour le cadet, directement confronté à la «talibanisation» de sa cité, l’équation entre nazisme et islamisme s’impose avec cette certitude: «l’imam de la tour 17, il faut lui couper le sifflet». Entre leurs deux voix alternées, Sansal fraie la sienne, subtile mais ferme, qui dans une intrigue serrée noue sans faiblir les questions les plus brûlantes: banlieues, Algérie, nazisme, fanatisme… Servi par tant de talent, son courage force l’admiration. «Le Village de l’Allemand» est un coup de poing dans le gras de nos plus rassurantes illusions: la fin de l’histoire n’a pas eu lieu.

G.L.

Le Nouvel Observateur – Ce qui donne son titre au roman, c’est la destinée d’un criminel de guerre nazi, ancien SS qui a trouvé refuge en Algérie, où il est devenu un héros de la guerre d’indépendance en formant des combattants du FLN… S’agit-il d’une histoire vraie? Comment est né ce roman?

Boualem Sansal. – «Le village de l’Allemand» est né d’une histoire vraie et d’un déluge de questions. Un jour, au début des années 1980, alors que j’étais en déplacement professionnel à l’intérieur du pays (dans la région de Sétif), je me suis arrêté dans un village (Aïn Deb, dans le roman), attiré par son «look» exotique. Il ne faisait pas couleur locale, il avait un petit air d’ailleurs. J’y ai pris un café et en arrivant à destination, j’ai questionné les personnes qui m’attendaient. J’avais à peine fini de dire «En venant chez vous, je suis tombé sur un drôle de village qui m’a fait penser au village d’Astérix le Gaulois…» qu’on s’exclama fièrement: «Ah! le village de l’Allemand». On m’expliqua que ce village était «gouverné» par un Allemand, ancien officier SS, ancien moudjahid, naturalisé algérien et converti à l’islam. Dans la région, on le regardait comme un héros, un saint homme qui avait beaucoup fait pour le village et ses habitants. J’ai senti chez mes interlocuteurs une réelle admiration à l’évocation de son passé nazi, ce qui n’était pas pour me surprendre: la geste hitlérienne a toujours eu ses sympathisants en Algérie, comme d’ailleurs dans beaucoup de pays arabes et musulmans, et sans doute plus aujourd’hui en raison du conflit israélo-palestinien et de la guerre d’Irak. Avec quelque emphase pour bien m’éblouir, on m’expliqua que cet Allemand avait été envoyé par Nasser comme expert auprès de l’état-major de l’ALN et qu’après l’indépendance il avait enseigné dans la prestigieuse académie militaire de Cherchell. C’était en effet quelqu’un. J’avais voulu retourner au village et voir cet homme de près mais le temps m’avait manqué.

Depuis, j’ai souvent pensé à cette histoire. Je lui trouvais beaucoup d’aspects intéressants: le côté aventureux et romantique de cet Européen venu se battre pour l’indépendance de l’Algérie, sa retraite dans un village du bout du monde, sa conversion à l’islam, l’ascendant sympathique qu’il a pris sur ses habitants. Il y avait aussi le côté noir, celui de l’officier SS ayant servi dans les camps d’extermination.

N.O. – Comment cet aspect-là pouvait-il être occulté?

B. Sansal. – En y pensant, je me suis avisé de quelque chose que je savais mais sans lui avoir jamais accordé plus d’importance que cela: la Shoah était totalement passée sous silence en Algérie, sinon présentée comme une sordide invention des Juifs. Ce constat m’avait choqué. Le fait est que jamais, à ce jour, la télévision algérienne n’a passé de film ou de documentaire sur le sujet, jamais un responsable n’en a soufflé mot, jamais, à ma connaissance, un intellectuel n’a écrit sur le thème. C’est d’autant plus incompréhensible que nous avons fait de notre drame durant la guerre d’Algérie, l’alpha et l’oméga de la conscience nationale. Je pense qu’à ce titre nous aurions également dû nous intéresser aux drames qui ont frappé les autres peuples, partout dans le monde. Il me semble qu’on ne peut avoir pleine conscience de sa tragédie et s’en trouver plus fort que si on considère aussi celles des autres. Quelle autre façon avons-nous de situer son histoire dans l’histoire humaine une et indivisible? Ne pas le faire, c’est quelque part mépriser sa propre histoire, c’est privatiser quelque chose qui appartient à l’humanité, pour en faire, par glissement naturel ou par calcul, au mieux une épopée que chacun peut agrémenter selon ses besoins, au pire un manuel de lavage de cerveau. En Algérie, au demeurant, on a réussi à faire les deux: une merveilleuse épopée en mouvement perpétuel et un abominable manuel de décérébration massive. Je me demande comment nous pourrions un jour sortir de ce double sortilège.

N.O. – Pour reprendre le titre d’un livre paru en 1990, votre roman propose en somme une nouvelle vision, extrêmement sombre, des rapports entre «le croissant et la croix gammée» (1). D’autant qu’à l’arrière-plan se profile le rôle des services secrets égyptiens de Nasser… Ce passé-là en tout cas, volontiers méconnu – sinon occulté, nous entraîne très loin des visions manichéennes de la décolonisation qui ont souvent cours. N’est-ce pas une nouvelle façon pour vous de déconstruire l’histoire de la libération nationale en Algérie (dont vous avez déjà dénoncé les mythes, notamment dans «Poste restante: Alger» [2])?

Boualem Sansal. – Quand j’ai décidé de faire de l’histoire de cet Allemand la trame d’un roman, je me suis retrouvé avec beaucoup de questions sans réponses. Je n’ai hélas pas pu me rendre dans ce village pour mener enquête. Tant de choses ont changé en Algérie depuis le début des années 1980 qu’il m’est vite apparu inutile de m’y rendre. Durant la «décennie noire», tout déplacement était suicidaire, le pays était sous contrôle des GIA. Et plus tard, alors que la sécurité sur les routes s’était améliorée, j’y ai renoncé, je me suis dit que le village était au mieux sous la coupe d’un notable issu de l’Alliance présidentielle, donc livré à la gabegie et à la corruption, au pire sous la férule d’un émir «résiduel» du GIA et que toute trace de cet Allemand avait dû être effacée. J’ai recueilli quelques dires ici et là, et puisé dans les livres pour reconstituer la possible trajectoire de cet homme, et d’une manière générale de ces criminels de guerre nazis qui se sont réfugiés dans les pays arabes.

[3] En avançant dans mes recherches sur l’Allemagne nazie et la Shoah, j’avais de plus en plus le sentiment d’une similitude entre le nazisme et l’ordre qui prévaut en Algérie et dans beaucoup de pays musulmans et arabes. On retrouve les mêmes ingrédients et on sait combien ils sont puissants. En Allemagne ils ont réussi à faire d’un peuple cultivé une secte bornée au service de l’Extermination; en Algérie, ils ont conduit à une guerre civile qui a atteint les sommets de l’horreur, et encore nous ne savons pas tout. Les ingrédients sont les mêmes ici et là: parti unique, militarisation du pays, lavage de cerveau, falsification de l’histoire, exaltation de la race, vision manichéenne du monde, tendance à la victimisation, affirmation constante de l’existence d’un complot contre la nation (Israël, l’Amérique et la France sont tour à tour sollicités par le pouvoir algérien quand il est aux abois, et parfois, le voisin marocain), xénophobie, racisme et antisémitisme érigés en dogmes, culte du héros et du martyre, glorification du Guide suprême, omniprésence de la police et de ses indics, discours enflammés, organisations de masses disciplinées, grands rassemblements, matraquage religieux, propagande incessante, généralisation d’une langue de bois mortelle pour la pensée, projets pharaoniques qui exaltent le sentiment de puissance (ex: la 3ème plus grande mosquée du monde que Bouteflika va construire à Alger alors que le pays compte déjà plus de minarets que d’écoles), agression verbale contre les autres pays à propos de tout et de rien, vieux mythes remis à la mode du jour…. Fortes de cela, les dictatures des pays arabes et musulmans se tiennent bien et ne font que forcir. Plus que mille discours, cinq petits jours de Kadhafi à Paris ont suffi pour édifier les Français sur la nature de nos raïs. Ah, quelle morgue, ce Kadhafi! Maintenant, ils peuvent comprendre ce que nous subissons tous les jours qu’Allah nous donne à vivre sous leurs bottes.

N.O. – Mais ce que raconte votre roman, c’est surtout la découverte du nazisme lui-même, aujourd’hui, par les deux fils de l’Allemand devenu Algérien. Pour eux, qui vivent dans une cité de la banlieue parisienne, cette découverte est un traumatisme. La question de la transmission de cet insupportable héritage est ainsi au cœur du livre – notamment à travers le texte de Primo Levi qui s’y trouve cité. Est-ce une question qui vous hante directement? S’agit-il de lutter contre une forme de négationnisme ambiant?

Boualem Sansal. – Je me pose souvent la question: comment réagiront nos jeunes le jour où ils ouvriront les yeux et que tomberont les certitudes débilitantes qui ont été leur pain, leur lait et leur miel quotidiens depuis la prime enfance. On imagine le chaos. Ils devront repenser tout ce qui leur a été inculqué: religion, identité, histoire, société, Etat, monde. Je me dis avec tristesse qu’ils ne pourront pas mener ce travail de reconstruction et que probablement ils ne trouveront personne pour les aider. Les vieux auront aussi à se refaire. C’est parce que leurs yeux se sont quelque peu décillés au début des années 1980 sur l’impasse dans laquelle le FLN avait mis le pays, que les jeunes Algériens ont massivement rejoint le FIS et les groupes armés. Ils avaient besoin d’autres certitudes, c’était urgent. Vers quoi iront-ils maintenant qu’ils ont compris que l’islamisme ne payait que par la mort et que la voie de l’émigration leur était fermée? J’ai voulu m’engager dans cette problématique, le choc de la vérité, et j’ai choisi de le faire d’une manière à la fois positive, façon de ne pas insulter l’avenir et croire que nos jeunes sauront trouver une issue (comme Malrich, l’enfant des banlieues) et dramatique comme pour Rachel que la révélation de ce que fut le passé de son père a mené au suicide. Je ne sais pas si l’Allemand de Aïn Deb avait des enfants. Je lui en ai donné deux, Rachel et Malrich, et je les ai brutalement mis devant le passé de leur père. Ils ne sont pas réels mais je m’en suis voulu pour la douleur que je leur ai infligé.

Devant ces révélations, se pose la terrible question: sommes-nous comptables des crimes commis par nos parents, d’une manière générale par le peuple auquel nous appartenons? Oui, cette question me hante et je n’ai pas de réponse. Je me dis que nous ne sommes responsables de rien mais en tant qu’héritiers, le problème nous échoit, nous n’y pouvons rien. Je me dis que nous n’avons à faire ni repentance ni excuse mais en tant qu’héritiers le problème nous échoit. Il n’y a pas de réponse mais il y a peut-être une solution: que les enfants des victimes et ceux des coupables se rencontrent et se parlent, autour d’une histoire qu’ils écriront eux-mêmes. Ensemble, de cette façon, ils éviteront peut-être le manichéisme que naturellement les acteurs de la tragédie portent en eux. N’est-ce pas d’ailleurs ce que nous faisons depuis que le monde est monde?

N.O. – Votre Ministre des Anciens combattants a récemment déclaré que Nicolas Sarkozy devait son élection, en France, à l’appui d’un «lobby juif». Faut-il y voir une sorte de résurgence – ou de symptôme – du passé qu’évoque votre roman? Et que pensez-vous de la façon dont Sarkozy a réagi à cette provocation? De son attitude, en général, vis-à-vis des dirigeants algériens et sur les relations franco-algérienne?

Boualem Sansal. – N’était la réaction française qui a éveillé notre attention, les propos scandaleusement antisémites d’un de nos ministres, comme ceux du chef du gouvernement contre Enrico Macias, seraient passés inaperçus chez nous. Il faut le savoir, nos oreilles sont saturées, nous n’écoutons jamais les insanités de nos sinistres gouvernants. De Ben Bella à Bouteflika, c’est le même discours de haine, enseigné dans nos écoles et nos mosquées, relayé et amplifié par la télévision et les officines de la propagande.

Je trouve que Sarkozy a été pusillanime, il aurait dû différer sa venue, et demander officiellement à Bouteflika de désavouer publiquement son ministre. Il aurait dû maintenir Macias dans sa délégation. Sarko et sa délégation étaient les invités de l’Algérie, pas seulement de M. Bouteflika.

Sarko et Boutef qui se donnaient allègrement du «Mon ami Abdelaziz» par-ci, «Mon ami Nicolas» par-là, n’ont pas été au bout de leur soudaine amitié. Pour nous, la chose est sacrée: L’ami de mon ami est mon ami. En foi de quoi, Macias, l’ami de Sarko, aurait dû, obligatoirement, trouver sa place dans le cœur de Boutef. Je ne me souviens pas, soit dit en passant, que celui-ci ait été mis devant pareil et inutile affront lorsqu’il est allé en France, à l’invitation de Chirac. Au contraire, il eu droit au grand jeu, Parlement, Champs-Élysées, petits fours et tutti quanti. En se dérobant, Sarko lui a donné quitus de son insulte (car nul ne doute qu’il ne soit derrière les déclarations de son ministre), il l’a même encouragé à récidiver et pour nous qui espérions voir les relations algéro-françaises enfin se tourner vers l’avenir et nous apporter un peu d’air et de progrès, c’est décevant.

N.O. – Ce qui frappe de plein fouet à la lecture, ce qui est très violent dans votre roman, c’est évidemment le jeu de miroir entre le nazisme d’hier et l’islamisme d’aujourd’hui. Le journal de Rachel insiste sur la spécificité de l’Extermination. Mais son frère Malrich, qui perçoit l’imam de sa cité comme un SS, va jusqu’à écrire: «quand je vois ce que les islamistes font chez nous et ailleurs, je me dis qu’ils dépasseront les nazis si un jour ils ont le pouvoir». Dans quelle mesure partagez-vous ce point de vue?

Boualem Sansal. – Nous vivons sous un régime national-islamiste et dans un environnement marqué par le terrorisme, nous voyons bien que la frontière entre islamisme et nazisme est mince. L’Algérie est perçue par ses enfants eux-mêmes comme une «prison à ciel ouvert», disent les uns, et comme «un camp de concentration», disent les autres qui meurent à petit feu dans les cités. On ne se sent pas seulement prisonniers de murs et de frontières étanches, mais d’un ordre ténébreux et violent qui ne laisse pas même place au rêve. Nos jeunes ne pensent qu’à se jeter à la mer pour rejoindre des terres clémentes. Ils ont un slogan qu’ils répètent à longueur de journée en regardant la mer: «Mourir ailleurs plutôt que vivre ici». Les Harragas (les brûleurs de routes) avant d’être des émigrés clandestins sont des prisonniers évadés. Ils devraient être accueillis en tant que tels et non comme des hors-la-loi que l’on punit de la manière la plus cruelle: en les renvoyant au pays.

N.O. – En ce qui concerne la menace islamiste, plusieurs événements récents donnent hélas raison à l’inquiétude et à la noirceur qui imprègnent votre roman: les attentats qui viennent de se produire à Alger, par exemple. Des voix s’élèvent pour mettre en cause la responsabilité de la politique de «Réconciliation nationale» menée par le président Bouteflika. Est-ce aussi votre avis? Entre l’épisode sanglant des villageois égorgés par le GIA en 1994 – que l’on trouve dans votre livre – et ces attentats-suicides orchestrés par Al-Qaïda, quelle évolution voyez-vous se dessiner?

Boualem Sansal. – La «Charte pour la Réconciliation nationale» de M. Bouteflika n’est pas un moyen de rétablir la paix et ce qui va avec, la justice, la vérité, la démocratie, la culture, la prospérité. Elle est un anneau de plus à la chaîne totalitaire que le régime du FLN a déroulée sur le pays depuis l’indépendance. Elle ne dit rien d’autre que cela: «Réconciliez-vous autour de moi, Bouteflika, que les islamistes cultivent leur champ et que les démocrates et les laïcs cultivent le leur, l’Algérie est riche pour tous». Nous avions une Algérie qui se battait pour la liberté, nous voilà avec deux Algérie séparées par un fossé plein de sang et d’amertume. En vérité, la Réconciliation avait un autre objectif: couvrir les chefs de l’Armée et des Services secrets coupables de crimes massifs durant la «décennie noire», redorer le blason du régime, apporter une pièce maîtresse au dossier de M. Bouteflika qui rêve d’être couronné Nobel de la Paix.

Le Dr. Saïd Saadi, chef du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a récemment déclaré que l’Algérie était en voie d’«irakisation». Je partage ce point de vue. Tant que le régime sera là, le désordre ira croissant. Comme elle le fut dans les premières années de son indépendance, une terre d’expérimentation où tous les vendeurs d’utopies dans le monde venaient proposer leurs recettes-miracles, l’Algérie sera, comme l’Irak, un terrain où viendront s’affronter toutes les factions et toutes les mafias du monde. El-Qaïda l’a bien compris, elle y a installé une succursale. Hier, c’était les Frères Musulmans, puis les Afghans, aujourd’hui, c’est la nébuleuse El-Qaïda et demain, on rebattra les cartes et de nouveaux acteurs apparaîtront. Le système corrompu et nauséabond du FLN est ainsi, il attire les mouches. Le barrage à cela est une démocratie insérée dans l’ensemble maghrébin et l’Union méditerranéenne.

N.O. – Comment lutter contre cette menace terroriste? Votre livre pose à de nombreuses reprises la question, mais n’apporte guère de réponse… Quel rôle peuvent jouer les démocraties occidentales? La façon dont Sarkozy vient de recevoir Kadhafi est-elle, comme il le dit, une voie possible pour encourager la démocratie face à l’islamisme?

Boualem Sansal. – Avec des régimes comme ceux de Bouteflika et Kadhafi, les démocraties occidentales ne peuvent pas grand-chose. Tout ce qu’elles diront et feront sera retourné contres elles et contre nous. Nos leaders sont de redoutables tennismen. Ils connaissent tous les coups pour détruire les balles en vol. Comme d’habitude, ils se dresseront sur leurs ergots et crieront : ingérence, colonialisme, néocolonialisme, impérialisme, atteinte à nos valeurs islamiques, lobby juif, etc!

La menace terroriste ne les gêne pas plus que ça. En tout cas, ils veulent la gérer selon leurs vues et besoins tactiques, loin du regard étranger. «Le terrorisme reste à définir», disait Kadhafi en Espagne. Bouteflika avait dit une chose similaire. La menace terroriste est pour eux pain béni, elle leur permet de maintenir la société sous étroite surveillance et ridiculiser ses prétentions démocratiques, toujours présentées comme susurrées par l’Occident dans le but d’affaiblir nos valeurs nationales.

La méthode Sarkozy est peut-être une voie. En recevant les dictateurs, en travaillant avec eux, on les légitime, certes, mais peu à peu on les déshabille, on les montre sous leur vrai jour, on les implique dans des projets communs. Ne se sentant plus menacés par les discours de l’Occident sur les droits de l’homme, ils pourraient avancer sur la voie de la normalité (je le dis sans trop y croire). La méthode implique que dans nos pays, la société civile et les partis politiques se mobilisent pour accentuer la pression interne. Quoi qu’il en soit, il est trop tôt pour juger de l’efficacité de la méthode Sarko. J’aurais quand même préféré qu’il reçoive Kadhafi dans la discrétion, ce richissime bandit ne méritait pas tant d’égards.

N. O. – Qui peut agir alors?

Boualem Sansal. – La lutte contre l’islamisme, matrice du terrorisme, réclame un engagement des musulmans et de leurs théologiens. Il leur revient de sauver leur religion et de la réconcilier avec la modernité, faute de quoi l’islam finira par n’être plus que l’islamisme. Mais le danger dans les pays arabes et musulmans est tel qu’aucun théologien n’ose entreprendre ce nécessaire travail d’ijtihad. Et les intellectuels qui s’y emploient avec talent dans les démocraties occidentales (Soheib Bencheikh, Malek Chebel, Mohamed Arkoun, Abdelwahab Meddeb…) ne sont guère entendus dans nos pays. Mon humble avis est que l’islam a déjà trop pâti de l’islamisme et du nationalisme arabo-musulman, je ne vois pas comment il pourrait reprendre le chemin des Lumières qui jadis fut le sien.

N. O. – L’islamisation de certaines cités de banlieue, en France, est également au cœur du livre: non seulement on y «fabrique» des talibans, mais c’est un véritable état (totalitaire) dans l’état (républicain) qui se dessine. Un état avec ses lois et son impôt: «la cité sera bientôt une république islamique parfaitement constituée», prophétise Malrich. Pire, il la compare à un «camp de concentration», dont les habitants, en proie au désœuvrement, seraient sous l’autorité tyrannique de l’imam leurs propres «kapos». Là-encore, ce diagnostic extrêmement radical (du personnage) vous semble-t-il justifié? N’est-il pas quelque peu caricatural? Et si non, sur quels éléments vous fondez-vous?

Boualem Sansal. – Le diagnostic de Malrich n’est pas exagéré. C’est la triste réalité. Dans nos pays, les cités populaires abandonnées par l’Etat à la misère, au banditisme et à l’islamisme sont déjà des camps de concentration. Certaines banlieues françaises sont de la même manière sous la coupe des gangs mafieux et islamistes, en connexion avec les gangs d’Algérie et les réseaux salafistes d’El-Qaïda dans le monde. Le journaliste Mohamed Sifaoui, à travers ses enquêtes sur le terrain et ses documentaires, en a apporté la preuve. Moi-même, au cours de mes déplacements en France, j’ai eu l’occasion de le constater et de l’entendre de la bouche même des habitants de ces cités.

N.O. – Le seul remède indiqué par votre roman, ici encore dans la filiation de Primo Levi, c’est l’usage de la parole, le souci de dire la vérité contre l’oubli, le mensonge, le silence. Pensez-vous que l’écriture peut être une arme politique? Au moment du 11 septembre 2001, vous aviez été l’un des rares et tout premiers intellectuels de culture musulmane à dénoncer le fanatisme. Vous sentez-vous moins seul aujourd’hui.

Boualem Sansal. – Le Verbe est tout. Il peut tuer et ressusciter. Je ne me situe évidemment pas à ce niveau. J’écris pour parler, parler à des gens, des frères, des amis, des passants tranquilles, et même, s’ils le veulent bien, à ceux qui rêvent de détruire l’humanité et la planète.

Ce sont les lecteurs qui font des livres une arme politique. Plus ils sont nombreux et plus ils sont forts, ils peuvent s’associer, crier, brandir le poing et chasser ceux qui nous font du mal avec leur fanatisme, leurs mensonges, leurs rapines, leurs crimes.

Le 11 septembre a été pour nous tous un choc terrible. Ce jour, nous avons commencé à comprendre que l’islamisme était dans une démarche autrement plus radicale que celle que nous lui attribuions: lutter contre les tyrans en terres d’islam et instaurer la charia. Sa véritable démarche est l’extermination de l’autre, le croisé, le Juif, l’athée, le musulman laïc, la femme libre, le démocrate, l’homosexuel, etc (la liste ne cesse de s’allonger). Il n’est limité dans son projet que par l’absence entre ses mains d’armes de destruction massive. Devant une telle folie, la mobilisation a été bien timorée. Pire, ici et là, on a composé avec lui, on lui a fait des concessions (voile islamique, gestion des mosquées, éducation, prêches à la télé, fermeture des écoles enseignant en français…), on lui a abandonné des zones entières (des villes et des banlieues) et très peu aujourd’hui osent aborder frontalement la question de l’islamisme, encore moins celle de l’islam, otage de l’islamisme. En Algérie, en application de la «Réconciliation», ce mot, comme celui de terroriste et beaucoup d’autres, ont tout simplement disparu du vocabulaire des officiels. On parle «d’égarés manipulés par la main de l’étranger». On revient toujours au complot contre la nation algérienne.

N.O. – En exergue, le narrateur principal indique que le livre contient «des parallèles dangereux qui pourraient [lui] valoir des ennuis». Ne craignez-vous pas vous-même d’en avoir? Vous avez dû quitter vos fonctions dans l’administration en 2003. Et votre dernier livre [«Poste restante : Alger» [2]] a été interdit en Algérie en 2006. Pensez-vous que celui-ci sera autorisé? Et pourquoi, au fond, restez-vous en Algérie, là où beaucoup ont préféré l’exil?

Boualem Sansal. – Les censeurs sont légions dans nos pays et ils sont très vigilants. Ils traquent le mot, la virgule, l’attitude. «Poste restante Alger» a été interdit avant même d’arriver en Algérie. «Le Village de l’Allemand» le sera certainement. Comme il touche à plusieurs thèmes sensibles, je m’attends à un déluge de tirs croisés. Je le dis comme ça dans le but de provoquer une réaction inverse: un grand silence méprisant. C’est le mieux qui puisse arriver. Nos censeurs sont toujours très dangereux quand ils s’intéressent à quelqu’un.

Comme beaucoup d’Algériens, les jeunes et les moins jeunes, je suis constamment taraudé par l’envie de «m’évader» du camp. Et toujours, au moment de ramasser mon baluchon et de prendre la clé des champs, je me dis que, après tout il est plus intelligent de détruire le camp, une pièce rapportée, que de fuir le pays. L’Algérie est un beau et grand pays, il vient de loin, il a une longue et passionnante histoire, ayant fricoté de près avec tous les peuples de la Méditerranée, il n’est pas né avec le FLN, il n’a rien à voir avec sa culture, ses camps, ses apparatchiks et ses kapos, un jour il reprendra sa route sous le soleil et sa terre reverdira. J’aimerais être là pour le voir.

Propos recueillis par Grégoire Leménager

«Le Village de l’Allemand ou le journal des frères Schiller», par Boualem Sansal [5], Gallimard, 256 p., 20 euros.

(1) «Le Croissant et la croix gammée, ou les secrets de l’alliance de l’Islam et le nazisme d’Hitler à nos jours» [6], par Roger Faligot et Rémi Kauffer, Albin Michel, 1990.

Écrit par : Amélie | 18 décembre 2009

"Renseignez-vous. Arte a diffusé la semaine dernière un film sur Hitler et le mufti de Jérusalem, les alliances, fondées sur des affinités idéologiques, entre ce dirigeant et ses homologues nazis avant et pendant la Seconde Guerre mondiale."

C'était un excellent documentaire, mais il n'y avait dedans rien que nous ne sussions déjà. Mais ça vaut piqûre de rappel.
JPB

Écrit par : brighelli | 18 décembre 2009

@Dugong
Un petit cadeau :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5577547f

Écrit par : guy morel | 18 décembre 2009

http://education.blog.lemonde.fr/2009/12/15/mouvement-lyceen-et-declin-de-lorthographe/
Luc Cedelle, pour une fois bien inspiré, met parfaitement dans le mille !
En revanche, certains commentaires -- dont celui d'un individu qui se prétend agrégé de grammaire, ce devait être une année où on la donnait... -- valent leur pesant de noix vomique...

Écrit par : Françoise Guichard | 18 décembre 2009

Je suis de plus en plus partisan de faire comme les Anglais, qui arrêtent l'Histoire moderne vers 1960 — et encore, chez nous, ce serait un peu tard…
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 décembre 2009

C'est très mal parti, cher Jean-Paul, vu ce qu'on s'apprête à nous pondre avec le nouvel enseignement de terminale pompeusement intitulé "Enjeux du monde contemporain"...

Écrit par : mihailovich | 18 décembre 2009

FG, merci pour le lien ! Davidenkoff a écouvert le pédagogisme quand il n' pas su ider sa belle-fille en Sixième, et Cédelle découvre l'analphabétisme des jeunes en lisant les tracts de la FIDL — le PS va tellement mal qu'il n'offre même plus de correcteur orthographique à ses émanations lycéennes.
J'ai laissé un commentaire — mais comme d'habitude, il ne sera lisible qu'au bout… d'un certain temps : je m'étais ému hier de la disparition du commentaire que j'avais laissé sur le billet précédent de Cédelle, qui m'a répondu que non, il n'y était pour rien, c'était une procédure, et que ma participation à son blog ne pouvait que l'enrichir, et tout et tout…
Bref, nous revoici amis…
JPB

Écrit par : brighelli | 18 décembre 2009

Lorsqu'on voit ce qu'est devenu ce pays ( récupéré par un régime socialiste et des conseillers URSS, puis gangréné par la montée d'un islamisme vindicatif) [...]

Ecrit par : sisyphe | 17 décembre 2009

Vous parlez de la France, je présume ?
;O)))))

OK, je sors un moment, on m'appelle à la pharmacie.

Écrit par : homais | 18 décembre 2009

"Dans le dernier BO, on trouve la procédure à suivre pour obtenir une promotion aux corps des agrégés et des certifiés.

Pour accéder au corps des agrégés, il faut une lettre de motivation. Pas pour l'accès au corps des certifiés.

Cela signifie-t-il que, dans l'esprit des autorités molochoïdes, seuls les agrégés sont susceptibles non seulement de lire mais d'écrire ?"

Ecrit par : dugong | 18 décembre 2009

Ben non ! D'après votre démonstration, il faut savoir écrire pour accéder à leur corps (professionnel, ;-), donc avant de l'être, (agrégé).

Écrit par : Christophe Sibille | 18 décembre 2009

C'est quoi, "le Hérisson" ?

Écrit par : yann | 18 décembre 2009

@Bonne pensée du matin pour les réformateurs

" Pour l'éducation du peuple, cela seul est assez bon qui est le meilleur dans l'excellent ». Félix Pécaut
PS. Monsieur Estrosi, qui déplorait il y quelque jour l'absence de débat sur l'identité nationale dans l'Allemagne des années trente, est sans doute passé sur les bancs d'une école où l'on avait remplacé cet excellent précepte par cet autre : " moins qu'on leur donne à apprendre, c'est toujours assez bon !"

Écrit par : guy morel | 18 décembre 2009

Ne pas oublier que le FLN bénéficia des conseils, soutiens et entraînements de nazis.

Ecrit par : Amélie | 17 décembre 2009

Ceux-là mêmes (les nazis) qui, recrutés après la seconde guerre mondiale par la CIA fomentèrent en 1953 le coup d'Etat en Iran contre Hedayat Mossadegh pour l'empêcher de prendre le contrôle des réserves pétrolières et de casser le monopole des compagnies pétrolières occidentales?

Et que dire du rôle des occidentaux et des américains dans la prise du pouvoir des taliban en Afghanistan, un pays réputé jusque dans les années 1970 pour pratiquer un islamisme tolérant et posséder une longue tradition laïque?

Ô ironie ou cynisme de l'histoire, voilà que maintenant le dernier prix Nobel de la paix exige des ex-soviétiques de lui fournir des hélicos pour aller chasser les taliban de leurs repaires.

Écrit par : Buntov | 18 décembre 2009

Les historiens sont une race maudite, les fils aînés de Caïn !

Écrit par : iPidiblue Caïn versus Abel | 18 décembre 2009

Algérie française et PCF: si j'ai bien compris, officiellement le PCF fut neutre (vote Mollet etc ) mais de nombreux membres furent des activistes au service du FLN? Les autres groupes d'extrême-gauche de l'époque n'hésitèrent pas, eux, à jouer les soutiens des terroristes indépendantistes?

On s'écarte du fond, c'est dommage. Le fond, c'est savoir ce que serait devenu ce pays avec une autre sortie de l'époque coloniale pure et dure. N'aurait-on pu, avec quelques années de travail, arriver à une société dans laquelle chacun aurait eu les mêmes droits et devoirs? Faire de l'Algérie, avant une indépendance sans doute inéluctable, une sorte de DOM?

Malheureusement, pour des raisons qui m'échappent, DeGaulle et les autres préférèrent la solution rapide, sanglante et injuste d'une indépendance aux forceps. Quand on pense que ce même DeGaulle a probablement payé le FLN pour épargner les gazoducs, ça en dit long.

Il faudra bien, un jour, faire le bilan de cette colonisation. On ne peut se contenter des commentaires dithyrambiques des nostalgiques ni des envolées lyriques des anti. Tout n'était pas bon en ce temps et en ce lieu, mais tout n'était pas à jeter non plus.

Écrit par : sisyphe | 18 décembre 2009

De Gaulle a fait ce qu'il a pu avec une armée qui ne lui obéissait même pas ! Avec 400 000 hommes mobilisés qui coûtaient une fortune et dont le service militaire de 2 ans (entre 18 et 30 mois de fait) n'était pas du tout populaire en France métropolitaine (trouvez-moi des appelés du contingent qui ont un bon souvenir de leur deux ans de service en Algérie).
Si vous considérez ce qui se passe en Afghanistan, à votre avis combien de temps il aurait fallu continuer à "pacifier" l'Algérie avant d'obtenir une paix relative ?
Et enfin vous oubliez que la France n'obtenait aucun soutien extérieur, ni les Etats-Unis, ni l'URSS, ni d'aucun pays européen n'a soutenu cette guerre, tout au contraire !
En clair la situation était sans issue militaire et sans issue diplomatique donc il fallait comme disait De Gaulle "dégager" en termes abrupts.
La décolonisation paisible de l'Algérie ? Oui, si elle avait été entreprise dans les années 30 ou à la rigueur en 1945 !

De Gaulle nous a permis d'éviter le renversement de la République et un régime des colonels comme en Grèce c'est déjà beaucoup !

Écrit par : iPidiblue décolonisation au forceps | 18 décembre 2009

" moins qu'on leur donne à apprendre, c'est toujours assez bon !"

Ecrit par : guy morel | 18 décembre 2009

"Moins qu'on leur donne à apprendre, plus que c'est toujours assez bon !" ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 décembre 2009

Pour JP Chevènement, "ces deux peuples n'étaient pas miscibles". Mais pourquoi l'imparfait ? Il est vrai que les injonctions au métissage et au multiculturalisme cherchent à nous persuader que maintenant c'est possible.

http://www.youtube.com/watch?v=XKXSUwRKI8E&feature=player_embedded

Quant à Alain Besançon, on peut dire qu'il n'y croit pas du tout:

http://www.youtube.com/watch?v=XKXSUwRKI8E&feature=player_embedded

Écrit par : Amélie | 18 décembre 2009

Erreur, Chevènement, c'est là :


http://www.youtube.com/watch?v=1MUtoTetBOM&feature=player_embedded

Écrit par : Amélie | 18 décembre 2009

En Suède, les responsables d'une mosquée veulent lancer l'appel à la prière

LE MONDE | 18.12.09 | 16h15 • Mis à jour le 18.12.09 | 16h15


http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/12/18/en-suede-les-responsables-d-une-mosquee-veulent-lancer-l-appel-a-la-priere_1282615_3214.html

Écrit par : Florence | 18 décembre 2009

Pour JP Chevènement, "ces deux peuples n'étaient pas miscibles". Mais pourquoi l'imparfait ? Il est vrai que les injonctions au métissage et au multiculturalisme cherchent à nous persuader que maintenant c'est possible.

http://www.youtube.com/watch?v=XKXSUwRKI8E&feature=player_embedded

Quant à Alain Besançon, on peut dire qu'il n'y croit pas du tout:

http://www.youtube.com/watch?v=XKXSUwRKI8E&feature=player_embedded
Ecrit par : Amélie | 18 décembre 2009

Chère Amélie,
Vous parlez de "peuples". Y a-t-il des "peuples", et pourquoi pas des "peuplades" ?
Chevènement dit une sottise, comme à son habitude. Pas de quoi s'alarmer.
Vous devriez relire le Bougainville de Diderot.

Écrit par : guy morel | 18 décembre 2009

Eh oui, va falloir s'habituer ! A quoi bon des minarets, sinon ?


http://www.youtube.com/watch?v=Z32pjtlthXk

Écrit par : Amélie | 18 décembre 2009

Vous devriez relire le Bougainville de Diderot.

Ecrit par : guy morel | 18 décembre 2009

Désolée, mais je préfère Voltaire "Mahomet ou le fanatisme" !

Bien sûr qu'il y a des peuples !

Écrit par : La mère Michu | 18 décembre 2009

Pour Yann : Le Hérisson, c'était, dans les années 60 (je ne sais s'il existe encore) un journal imprimé sur papier vert qui cultivait un humour vraiment au ras des pâquerettes. Vous assimiler à ses lecteurs ou à ses rédacteurs n'est pas un compliment, mais je pense que vous vous en doutiez un peu. ;o)))

Écrit par : Sylvie Huguet | 18 décembre 2009

Merci, Sylvie.

"Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet."

Écrit par : yann | 18 décembre 2009

Je recommande le site de Michel Renard, professeur d'histoire. On y trouve des choses très intéressantes, des points de vues très différents, de vraies discussions :

http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2007/12/14/7239215.html#c29765135

Écrit par : Amélie | 18 décembre 2009

Dans le fond, il est vraiment abject avec tout le monde (ou presque) ce Morel.
En plus imbu de lui-même et gonflé comme une outre !

La vieillesse est une réelle déchéance : elle rend méchant et bête.

Fasse le destin de me l'éviter en me conservant une éternelle jeunesse (ou en me faisant quitter ce monde cruel avant que mes facultés cognitives ne baissent trop) !

Écrit par : Troll anti PP morel | 18 décembre 2009

"Le fond, c'est savoir ce que serait devenu ce pays avec une autre sortie de l'époque coloniale pure et dure. N'aurait-on pu, avec quelques années de travail, arriver à une société dans laquelle chacun aurait eu les mêmes droits et devoirs? Faire de l'Algérie, avant une indépendance sans doute inéluctable, une sorte de DOM?"

J'hallucine.

Le DOM, régime pourri d'artifices comme idéal d'évolution post coloniale ?!

Ah, les délices de la pensée par "si-ma-tante-en-avait-eu-ça- ne-se-serait-pas-passé-comme-ça-mais-autrement" !

Il est vrai qu'alors beaucoup plus de retraités franchouillards pourraient s'offrir à pas cher une bicoque à Tipaza pour se rôtir leur vieille couenne tout en s'offrant les services d'accortes indigènes.

Écrit par : dugong | 18 décembre 2009

Il est vrai qu'alors beaucoup plus de retraités franchouillards pourraient s'offrir à pas cher une bicoque à Tipaza pour se rôtir leur vieille couenne tout en s'offrant les services d'accortes indigènes.

Ecrit par : dugong | 18 décembre 2009

Pourquoi les retraités ? Tous ceux, et je pense, entre autres, aux profs de gauche anticolonialistes qui ont travaillé et travaillent dans les DOM-TOM ou, naguère, comme coopérants au Maroc ou en Algérie, ne se sont-ils pas offert et ne s'offrent-ils pas les services d'accortes indigènes ? Il est vrai qu'ils rétorquent en général qu'ils créent des emplois !

Et quand ils reviennent au pays, qu'est-ce qu'ils souffrent et ont du mal à se réadapter !

Écrit par : Amélie | 18 décembre 2009

Pourquoi les retraités ? Tous ceux, et je pense, entre autres, aux profs de gauche anticolonialistes qui ont travaillé et travaillent dans les DOM-TOM ou, naguère, comme coopérants au Maroc ou en Algérie, ne se sont-ils pas offert et ne s'offrent-ils pas les services d'accortes indigènes ? Il est vrai qu'ils rétorquent en général qu'ils créent des emplois !

Et quand ils reviennent au pays, qu'est-ce qu'ils souffrent et ont du mal à se réadapter !

Ecrit par : Amélie | 18 décembre 2009

Très bien envoyé ! Je l'ai constaté tout au long de ma carrière hexagonale.

Écrit par : Garafignoux | 18 décembre 2009

Sur ce, bonnes vacances et passez de joyeuses fêtes. Bon bout d'an aux marseillais!

;)

Écrit par : sisyphe repose son rocher | 18 décembre 2009

Manu, qui est désormais chargé des relations avec la presse au SNALC, n'a plus guère le temps de hanter les blogs. Mais il se fend, chaque jour, d'un commentaire pour accompagner sa revue de presse. Voici le dernier — toujours plein de verve.

"Nous commençons ce soir par « cette fraction incohérente de la droite » qui « vénère le marché tout en maudissant la culture qu’elle engendre ». Et heureusement qu’elle existe, soit dit en passant, (y a-t-il l’équivalent sur le plan du doute à gauche ? Il est parfois permis d’en douter…) pour se poser quelques questions gênantes sur l’action et les finalités de notre ministre. C’est ici le cas de Claude Bodin, député UMP du Val d’Oise interviewé dans Valeurs actuelles.

Cette fraction incohérente lit même parfois Aldous Huxley, comme le prouve ici Christine Clerc dans le même hebdo. Les ahuris de l’UNSA ou du SGEN ne l‘ont, eux, sans doute jamais lu. Et encore moins compris. Il n’ y a probablement pas assez d’images, ou alors, ils ont confondu avec l’annuaire des postes… Je me suis toujours demandé pourquoi ces fous furieux voulaient empêcher les générations futures de s’instruire. Il est vrai que des ignorants sont tellement et plus aisément manipulables… surtout quand on passe son temps à leur faire croire que ce sont des « rebelles » quand ils se vautrent dans le conformisme.

Ils semblent pourtant parfois perdre du terrain (dans tous les sens du terme). Ainsi, ces mêmes guignols se sont retrouvés quasiment à poil (au sens figuré cette fois) lors de la dernière journée de grève (que la CGT aurait pu appeler un « temps fort », selon son habitude et avec l’humour fleurant bon l’abus de pastis qui la caractérise). Ainsi, cette grève du 15 décembre (mardi dernier), destinée exclusivement à faire la promo des pédagogistes, a réuni - accrochez-vous – 1% de grévistes (oui, vous avez bien lu) dans l’académie de Grenoble.
Certes, me direz-vous, c’est le pays de Bernard Kuntz, où le Recteur nous déclarait, lors du dernier congrès à Annecy, qu’il était viscéralement attaché à la transmission des savoirs. Bon d’accord. Mais aussi… 1,37 % (sic) à Toulouse. Certes, là bas, ils sont réputés pour leurs saucisses. Alors, en voir défiler toute une bande… Mais en Bretagne ? Il y avait en tout et pour tout 60 manifestants à Rennes ! A peine de quoi organiser un match de foot en tenant correctement la buvette.
Ils ont dû se sentir un peu seuls…on comprend mieux dés lors pourquoi ces gens là militent pour le tutorat et autres «accompagnements éducatifs » : une sorte de peur enfantine transposée à l’âge adulte, en somme. Les pédagos sont avant tout des enfants qui n’ont pas grandi, ou qui ne le veulent pas. Tout le monde connaît leur blabla habituel : « il faut que les enfants s’amusent », « on apprend bien que par le ludique, il faut éviter les savoirs savants qui ennuient les enfants », etc.,
Finalement, je vais finir par croire que le dernier endroit où on les prend encore au sérieux, c’est au ministère. Luc Chatel a-t-il prévu d’aménager un bac à sable pour qu’ils puissent y construire leurs propres pâtés ?


Parlons maintenant de « la fraction incohérente de la gauche » qui existe aussi, mais d’une manière beaucoup plus schizophrène, et qui évite toute forme de doute en pratiquant allègrement la notion orwellienne de « double pensée ». Il suffit d’observer l’édito de la dernière parution de l’US (n° 688 du 17/12/09), le canard du SNES, pour s’en convaincre : Intitulé « drôle d’alliance », il est l’oeuvre du co-secrétaire général, Daniel Robin.

A cette occasion, M. Robin sort du bois et s’étonne que le SGEN et l’UNSA précités aient votés comme un seul homme la réforme des lycées tout en s’abattant sur les horaires d’Histoire comme la vérole sur le bas-clergé. Mais, mon cher Daniel, qui, depuis des années, demande « des moyens » pour eux-mêmes sans tenir compte des contenus ? Qui a inventé les TPE et soutenu les IDD ? Qui ouvre, dans l’US, justement, ses colonnes à la propagande d’un certain Philippe Meirieu et feint de le prendre au sérieux alors qu’il a demandé de « faire classe sans faire cours » ? Qui a négocié la catastrophique loi de 89 « au mot près » (dixit Monique Vuaillat, secrétaire générale du SNES à l’époque) ? Qui a approuvé cette loi scélérate qui grave dans le marbre les pires délires pédagogistes et a fait de l’école de la République ce vaste foutoir que vous dénoncez aujourd’hui ? Qui a voulu mettre « l’élève au centre » en lui enjoignant de « construire lui-même ses propres savoirs », avec pour conséquence inévitable la suppression progressive des disciplines, comme cela se passe actuellement ? Qui a soutenu l’école « lieu de vie », la transformant inéluctablement en supermarché où les matières enseignées ne sont, par définition, jamais assez « sexy » et toujours en retard d’une branchitude ?

L’UNSA et la CFDT, elles, ont au moins la constance de soutenir leur délire jusqu’au bout, c'est-à-dire jusqu’à l’anéantissement de l’école elle-même. Construire un « homme nouveau » sur le modèle d’une idéologie soixantuitarde ne peut pas se faire sans anéantissement de la République et du pilier qui la soutient. Quand l’école n’est plus l’école parce qu’elle ne sert qu’à « faire la révolution » comme l’exige Meirieu dans L’école ou la guerre civile, on ne se plaint ni ne s’étonne qu’elle advienne. On s’étonne encore moins qu’un ministre comme Luc Chatel, ancien de démocratie libérale, le parti d’Alain Madelin, trouve que finalement l’UNSA et la CFDT ont d’excellentes idées qui permettent des réductions drastiques d’horaires avec à la clef des milliers de suppressions de postes…

M. Robin, vous devriez lire Goethe. Il disait déjà au XVIIIème siècle :

« Méfiez vous de vos rêves de jeunesses, ils finissent toujours par se réaliser »
Manu
JPB

Écrit par : brighelli | 19 décembre 2009

"Finalement, je vais finir par croire que le dernier endroit où on les prend encore au sérieux, c’est au ministère. Luc Chatel a-t-il prévu d’aménager un bac à sable pour qu’ils puissent y construire leurs propres pâtés ?" Manu/JPB

Un entomologiste pourrait y observer le comportement social des pédagols occupés à rouler, à leur échelle, dans tous les sens, d'énormes blocs qui les dépassent pour en trouver (du sens).

Les pédagols transforment les fondations les plus stables en sables mouvants où nous sommes tous précipités dans d'étranges entonnoirs où tout coule sans fin.

Contrairement au roman de Kobo, il n'y a pas de femme au fond.

A ce propos, il paraît que Glen Gould se passait en boucle le film de Teshigahara.

La fugue du temps n'est pas toujours aussi fluide.

Écrit par : dugong | 19 décembre 2009

Dugong, la Femme de sable, tôt le matin ! Quel plaisir !
JPB

Écrit par : brighelli | 19 décembre 2009

Encore un article à la mormoil * dans le Monde.

De pseudo "experts" viennent de découvrir qu'il ne suffit pas de cliquer compulsivement sur le mulot pour "maîtriser" les NTIC.

Ce qui ne les empêche pas d'écrire un peu plus loin :

"Nous estimons qu'il faut faire davantage converger, notamment à la fin du secondaire, l'éducation aux médias et aux technologies. L'enseignement des NTIC est encore trop tourné vers l'informatique pure : il faut également y intégrer davantage d'éducation aux médias, pour développer les compétences et les réflexes, comme le sens critique."

Les cons. Je n'ai strictement rien à faire de "l'éducation aux médias" au lycée.

Comme d'habitude, la vraie urgence, comme la vraie vie, est ailleurs.


http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/12/18/l-autre-fracture-numerique-celle-des-16-25-ans_1282850_651865.html

* ne pas confondre avec le défunt et regretté canard

Écrit par : dugong | 19 décembre 2009

"L'enseignement des NTIC est encore trop tourné vers l'informatique pure : il faut également y intégrer davantage d'éducation aux médias, pour développer les compétences et les réflexes, comme le sens critique."

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2009

C'est leur grand truc publicitaire en ce moment, le sens critique ! Ils le mettent à toutes les sauces.

Mercredi, j'ai eu droit à trois heures d'animation pédagogique sur "la culture humaniste dans le socle commun de compétences", qu'est-ce que j'ai pu en bouffer du "développement du sens critique", pendant ces trois malheureuses heures !

Écrit par : catmano | 19 décembre 2009

Mais enfin, Catmano, pourquoi y aller ? Vous êtes obligée ?
JPB

Écrit par : brighelli | 19 décembre 2009

Ma fille a raté l'inscription (obligatoire) aux journées pédagogiques : c'est la main-mise des pédagos sur les jeunes instituteurs. Elle a déjà loupé deux séances (6 heures!)...et se moque des conséquences.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 19 décembre 2009

"Mais enfin, Catmano, pourquoi y aller ? Vous êtes obligée ?"

Même question !

Pourquoi ne déclineriez vous pas courtoisement "l'offre de formation" en disant quelque chose du genre "non merci, j'ai déjà du travail" ?

Écrit par : dugong | 19 décembre 2009

Eduquer aux médias ou médias à (ré)éduquer ?

Écrit par : dugong | 19 décembre 2009

Il me semble que Catmano avait expliqué que la formation faisait partie du package dans la réforme du primaire : la suppression du samedi matin, les heures de soutien et un certain nombre de formations. C'est donc une obligation, à moins de vouloir rejoindre les désobéisseurs.

Écrit par : Romuald | 19 décembre 2009

Mais enfin, Catmano, pourquoi y aller ? Vous êtes obligée ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 décembre 2009

Hier, j'ai fait part à une collègue de SVT de deux mini "incidents" pédagogiques survenus récemment.

Le premier, en conseil de classe d'une Sixième CHAM, au cours duquel les délégués firent part des difficultés que nombre d'entre eux éprouvèrent lors des contrôles de SVT.

Le second, au cours d'une réunion de Suivi de Scolarité d'un élève autiste de ma Quatrième. La mère de l'élève témoigna du fait que son fils, passionné de sciences exactes (les seules disciplines où il parvient à obtenir des résultats positifs) ne comprenait plus rien en SVT* sa matière de prédilection.

Ma collègue, que je croyais pourtant anti-pédagogo résolue et très attachée à l'enseignement disciplinaire me fournit l'explication. Elle a reçu de son IPR la haute mission de révolutionner dans l'Académie, l'enseignement des SVT en l'ajustant aux nouvelles procédures d'évaluation par compétences. Au premier rang desquelles l'inévitable compétence à exercer son "esprit d'observation critique" et la compétence à adopter une "attitude expérimentale". Au rebut, m'a-t-elle dit, l'archaïque système d'enseignement et de notation chiffrée des productions écrites ou orales.

Mais pourquoi, lui ai-je demandé, t'impliques-tu dans ce projet de "rénovation pédagogique", toi qui es à 3 ou 4 ans de la retraite? Qu'est-ce qui t'en oblige?
Sa réponse: "Cela va devenir la norme dans toute l'Europe. Et la loi c'est la loi".
Bonjour, l'esprit critique!

*La pédo-psychiatre, sur ce point, est intervenue. En précisant (je résume) que ce dont les élèves adolescents ont le plus besoin au collège, ce sont des enseignements disciplinaires structurés, ritualisés, cadrés et (re)marqués. Et que les nouvelles pédagogies aboutissent bien souvent à l'effet inverse de celui souhaité: elles provoquent ou accentuent le désarroi de bon nombre d'élèves.

Écrit par : Buntov | 19 décembre 2009

Mais bien sûr que je suis obligée d'y aller !
Vous croyez vraiment que j'irais faire le pingouin à Pétaouchnock les Flots pour le plaisir un mercredi matin où je serais si bien chez moi si cela ne portait pas à conséquence ???
Mercredi, je me suis gelée dans ma voiture un peu obsolète pendant vingt kilomètres (je les choisis au kilométrage à effectuer et de préférence en décembre, janvier, février afin de profiter éventuellement d'un état des routes suffisamment enneigé pour avoir une bonne excuse).

Remarquez, je n'ai pas regretté, c'était très "apprentif", comme disait mon neveu lorsqu'il avait quatre ans ! D'abord, sur le peu d'informations qui avaient filtré jusqu'aux instits de base (certains n'avaient même jamais entendu parler du Socle), ensuite sur le discours officiel justifiant de l'établissement de ce socle.
Pour une fois que nous avions une "anim'" où l'on ne nous mettait pas en groupes afin que nous débattions puis rendions compte de nos débats et que l'on nous proposait, au contraire, de nous faire une conférence reprenant un à un tous les points ayant trait à l'historique de la construction de ce socle, puis aux enjeux et enfin à l'interprétation des liens entre socle, programmes 2008 et livret de compétences, je n'allais pas bouder mon "plaisir".
Apparemment, nous avions la chance d'avoir un conférencier qui considérait que le sens critique ne peut se développer que sur une connaissance suffisante des éléments à critiquer !

Je ne pense pas qu'il traîne ses bottes souvent par ici (encore que, allez savoir...), mais je tiens quand même à le remercier "publiquement" pour son honnêteté intellectuelle.

Écrit par : catmano | 19 décembre 2009

Eh bien, encore une preuve que les temps changent. Il y a encore un an, vous n'y auriez pas coupé, aux "ateliers"… Hauts les cœurs !
Cela dit, dommage que ce ne fût pas aujourd'hui, votre sauterie pédagogique : les routes sont gelées à goudron fendre, chez vous sans doute comme chez moi, et vous auriez eu toutes les excuses du monde. Et avec le mistral qui se lève…
JPB

Écrit par : brighelli | 19 décembre 2009

Et avec le mistral qui se lève…
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 décembre 2009

Ah ! Il se lève juste, chez vous ?
Chez moi, il est déjà bien levé ! D'ici à ce que nous ayons des congères...

Écrit par : catmano | 19 décembre 2009

Est-ce le débat sur l'identité et le vote des Suisses qui provoquent ce sursaut, cette prise de conscience ?

"Les musulmans européens ont assurément une large part de responsabilité dans la situation actuelle mais il leur appartient plus que jamais d’œuvrer intelligemment pour éteindre ce début d’incendie. Même si les prochaines années s’annoncent orageuses, il leur faudra ne pas céder à la pression et aux sirènes de la victimisation, mais développer un discours et des actes positifs de contribution citoyenne. L’affaire a son importance : il en va de la santé de nos sociétés comme de l’avenir du vivre-ensemble. "
Nabil Ennasri
Diplômé de l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, Nabil Ennasri étudie actuellement la théologie musulmane à l’Institut européen des sciences humaines de Château-Chinon (IESH) ; il est membre du Collectif des musulmans de France (CMF).

On pourrait le croire et s'en réjouir. Mais quand on lit les commentaires sous l'article, on déchante. En effet il y est dit que ceux qui donnent une mauvaise image des musulmans sont ceux qui se sont éloignés de la religion. Donc, le remède : davantage de religion pour ramener les brebis égarées !
http://www.saphirnews.com/Musulmans-europeens-que-d-orages-en-perspective_a10895.html

Alors, en lisant le Supplément au Voyage de Bougainville de Diderot, je ne sais pas pourquoi, depuis quelques temps, c'est au Tahitien que je m'identifie et ce texte sonne autrement. Ah ? ! On me dit que ce n'est pas possible, qu'il n'y a pas d'invasion et que l'islamisation n'est pas une colonisation, dire ça est très choquant !

Le Tahitien:

"Et toi, chef des brigands qui t'obéissent, écarte promptement ton vaisseau de notre rive: nous sommes innocents, nous sommes heureux; et tu ne peux que nuire à notre bonheur. Nous suivons le pur instinct de la nature; et tu as tenté d'effacer de nos âmes son caractère. Ici tout est à tous; et tu nous as prêché je ne sais quelle distinction du tien et du mien. (...) Nous sommes libres; et voilà que tu as enfoui dans notre terre le titre de notre futur esclavage. Tu n'es ni un dieu, ni un démon: qui es-tu donc, pour faire des esclaves? Orou! toi qui entends la langue de ces hommes-là, dis-nous à tous, comme tu me l'as dit à moi, ce qu'ils ont écrit sur cette lame de métal: Ce pays est à nous. Ce pays est à toi! et pourquoi? parce que tu y as mis le pied? Si un Tahitien débarquait un jour sur vos côtes, et qu'il gravât sur une de vos pierres ou sur l'écorce d'un de vos arbres: Ce pays appartient aux habitants de Tahiti, qu'en penserais-tu?... Tu n'es pas esclave: tu souffrirais la mort plutôt que de l'être, et tu veux nous asservir! Tu crois donc que le Tahitien ne sait pas défendre sa liberté et mourir? Celui dont tu veux t'emparer comme de la brute, le Tahitien est ton frère. Vous êtes deux enfants de la nature; quel droit as-tu sur lui qu'il n'ait pas sur toi? Tu es venu; nous sommes-nous jetés sur ta personne? avons-nous pillé ton vaisseau? t'avons-nous saisi et exposé aux flèches de nos ennemis? t'avons-nous associé dans nos champs au travail de nos animaux? Nous avons respecté notre image en toi.
"Laisse nous nos moeurs; elles sont plus sages et honnêtes que les tiennes; nous ne voulons plus troquer ce que tu appelles notre ignorance contre tes inutiles lumières. (...) Tu es entré dans nos cabanes, qu'y manque-t-il, à ton avis?(...) Va dans ta contrée t'agiter, te tourmenter tant que tu voudras; laisse-nous reposer: ne nous entête ni de tes besoins factices, ni de tes vertus chimériques."







"

Écrit par : Amélie | 19 décembre 2009

Et avec le mistral qui se lève…
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 décembre 2009

Ah ! Il se lève juste, chez vous ?
Chez moi, il est déjà bien levé ! D'ici à ce que nous ayons des congères...

Ecrit par : catmano | 19 décembre 2009

Chez nous, -6° à 8h ce main, -9° maintenant...

Écrit par : Maminou | 19 décembre 2009

A propos de congères :

http://www.education.gouv.fr/cid1175/direction-generale-des-ressources-humaines.html

Écrit par : dugong | 19 décembre 2009

Chez nous, -6° à 8h ce main, -9° maintenant...
Ecrit par : Maminou | 19 décembre 2009

Et il neige en plus !!
On se croirait en hiver !

Écrit par : lucile | 19 décembre 2009

Nouvelles du front.
Un élève de LP enlève ses chaussettes mouillées en cours. La prof : « Tu aurais dû m’en parler avant !
Ce n’est pas très correct de faire ça devant tout le monde sans prévenir. Et tu te mettrais tout nu sans prévenir non plus ? »
L’élève se déshabille entièrement devant toute la classe. Un futur reporter prend son téléphone pour prendre des photos. La collègue le confisque.

Conseil de discipline. La mère de l’apprenant nudiste regrette de ne pas avoir pris d’avocat. Elle fait des reproches à tout le monde, tout le monde en prend pour son grade, la prof « ayant demandé » à son cher petit de se déshabiller, elle ne comprend pas ce qu’il fait ici. Et puis la prof voulait prendre des photos !

Résultat : le cher ange féru de socialisation est renvoyé à une voix de majorité.

Écrit par : Pierre Lariba | 19 décembre 2009

Bloody global warming !!

Écrit par : yann | 19 décembre 2009

"Résultat : le cher ange féru de socialisation est renvoyé à une voix de majorité."

Ecrit par : Pierre Lariba | 19 décembre 2009

C'est toujours ça de pris !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 19 décembre 2009

Résultat : le cher ange féru de socialisation est renvoyé à une voix de majorité.

Ecrit par : Pierre Lariba | 19 décembre 2009

La vraie morale: le système scolaire rend voyeur...

Écrit par : marigot | 19 décembre 2009

El le monde du sport de compétition il rend quoi ? Moi je dirai menteur, hypocrite parce que mass-médiatisé à l'extrême ...

Gareth Jones a révélé son homosexualité, premier joueur de rugby professionnel à le faire, avant lui un seul joueur professionnel de football Justin Fashanu l'avait fait en 1990, il avait été exclu de tous les clubs et il s'était suicidé au final !

Comme vous le voyez les valeurs de l'ovalie et du ballon rond sont pour le moins douteuses !

Écrit par : iPidiblue les valeurs de l'ovalie | 19 décembre 2009

Pour Ipidi... ;-)
http://auteursreunis.free.fr/_WWW/_MAIN/?p=762&lang=fr

Écrit par : Christophe Sibille | 19 décembre 2009

Gareth Thomas, pas Gareth Jones, qui est mort des suites d'un choc aux cervicales, en 2008. Si je ne m'abuse.

Écrit par : Pendariès qui n'a pas grand chose à dire sur l'école | 19 décembre 2009

« Gareth [Thomas] a révélé son homosexualité, premier joueur de rugby professionnel à le faire [...]
Comme vous le voyez les valeurs de l'ovalie [...] sont pour le moins douteuses ! »
iPidiblue | 19 décembre 2009

J'ai joué 2e ligne pendant plusieurs saisons derrière un pilier homosexuel.
Il ne s'en est jamais caché, ça n'a jamais gêné personne, partenaires comme advesaires.
C'était il y a 40 ans.

Écrit par : Tailleboudin | 19 décembre 2009

« c'était très "apprentif", comme disait mon neveu lorsqu'il avait quatre ans ! »
catmano | 19 décembre 2009

Il n'avait pas tout à fait tort :
« Les apprentifs et qui ne sont pas de si haulte leçon, s'enfarinent le visage , MONT. , II, 104
Cette gentille infante, qui n'etoit apprentive en telles pratiques , YVER , p. 610 »
[source : Littré]
Cf. également le délirant pamphlet de Nicolas Cirier _ L'Apprentif Administrateur_ magnifiquement réédité il y a quelques années par Plein Chant.

Écrit par : Tailleboudin | 19 décembre 2009

Sans compter : "Ce sera une leçon pour ce timide apprentif…"
(Cyrano de Bergerac, acte II)
JPB

Écrit par : brighelli | 19 décembre 2009

Bon ! Revenons-en à Deleuze parce que, franchement, l'Algérie française, ça gonfle. Je préfère avoir été élevée par des juifs allemands non sionistes que par des rapatriés d'Algérie, et de loin ... Eux, au moins, nous enseignaient l'avenir au lieu de rabacher avec haine et amertume le passé.
Oui, donc, Deleuze !
Deleuze, c'est un philosophe, c'est-à-dire un être capable de disserter avec assurance sur des sujets qu'il ne maîtrise pas.
Deleuze dit que les chats familiaux se frottent et que c'est pénible, qu'il n'aime pas ça. Les chats ne se frottent pas, Ducon, ou accessoirement, quand on sert la gamelle !
Puis, après, cette nouille raconte que son petit garçon a ramené à la maison un petit chaton pas plus grand que sa menotte.
Et encore après, il explique que ceux qui aiment les animaux sont ceux qui entretiennent avec les animaux des rapports animaux.

C'est: "faites ce que je dis, pas ce que je fais"
Car, bougre de baluche de Deleuze, et ta famille avec toi, si vous aviez su, avec ce chaton non sevré et démamé prématurément, parler chat et vous comporter en éducateurs félins, il ne se serait jamais frotté contre vous compulsivement. Votre chat souffrait probablement d'un syndrome d'hyperattachement car vous étiez incapables de "parler chat"" et que vous aviez échoué à l'amener à l'âge adulte chat.
Pauvre bête !

Écrit par : dobolino | 19 décembre 2009

M. Robin, vous devriez lire Goethe. Il disait déjà au XVIIIème siècle :

« Méfiez vous de vos rêves de jeunesses, ils finissent toujours par se réaliser »
Manu
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 décembre 2009
---
Edifiant ! :-(

Écrit par : Francis Penin | 19 décembre 2009

Je préfère avoir été élevée par des juifs allemands non sionistes que par des rapatriés d'Algérie, et de loin ... Eux, au moins, nous enseignaient l'avenir au lieu de rabacher avec haine et amertume le passé.


Facile... n'ayant pas de patrie, ils n'avaient pas de passé.

Écrit par : Guillaume | 19 décembre 2009

(trouvez-moi des appelés du contingent qui ont un bon souvenir de leur deux ans de service en Algérie).

Ecrit par : iPidiblue décolonisation au forceps | 18 décembre 2009
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Je n'en connais pas, et, bien que je n'y aie passe que huit mois, sans danger pour ma vie, je n'en garde pas un bon souvenir, pas davantage que des dix-huit mois passes a l'armee en France (metropolitaine !) auparavant. Quand je suis revenu d'Algerie, fin aout 1962, elle etait independante depuis le 1er juillet 1962.

Écrit par : Francis Penin | 19 décembre 2009

Je préfère avoir été élevée par des juifs allemands non sionistes que par des rapatriés d'Algérie, et de loin ... Eux, au moins, nous enseignaient l'avenir au lieu de rabacher avec haine et amertume le passé.


Facile... n'ayant pas de patrie, ils n'avaient pas de passé.

Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2009

Ben bravo! on nous sort le grand jeu là, et les Juifs apatrides... ben dis donc; celui qui a écrit est complètement disqualifié. Juste immonde.

Écrit par : Pendariès qui n'a pas grand chose à dire sur l'école | 20 décembre 2009

« "Je préfère avoir été élevée par des juifs allemands non sionistes que par des rapatriés d'Algérie, et de loin ... Eux, au moins, nous enseignaient l'avenir au lieu de rabacher avec haine et amertume le passé."
Facile... n'ayant pas de patrie, ils n'avaient pas de passé. »
Guillaume | 19 décembre 2009

On va devoir longtemps encore supporter les infamies qu'écrit cet individu ?

Écrit par : Tailleboudin | 20 décembre 2009

Irai-je jusqu'à signaler à Guillaume que tout le monde a une histoire… Et que l'humanité étant ce qu'elle est, tout le monde a une histoire pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie… rien — et, en l'occurrence, effectivement racontée par un idiot, hein, Guillaume… Relisez Shakespeare…
JPB
PS. Juste pour dire qu'il faut effectivement que les CA — c'est-à-dire les S1 du SNES et du SNALC — parviennent à s'entendre comme s'entendent, pour le meilleur et pour le pire, les directions nationales.

Écrit par : brighelli | 20 décembre 2009

Les infamies ?
Que de haine déversée, Dobolino me soupçonnait de national-socialisme, oups, me voilà antisémite pour de bon. Vos indignations me laissent de marbre. Mais relisez donc Dobolino : des juifs allemands comme si l'on disait des catholiques français ou des protestants bataves.
Les pieds-noirs ont une histoire liée à un sol, une patrie. Ils ont perdu cette patrie, normal qu'ils ressassent, les Palestiniens ne font-ils pas autre chose ?
Moi, des juifs allemands, désolé mais je ne sais pas ce que c'est. Dreyfus était un Français, pas un juif français, un Français. Point. Et c'est pourquoi son procès fut inique.
Des Juifs ? alors, ils n'avaient plus (ou pas encore) de patrie à cette époque et leur passé, leur histoire se confondait avec celle de la Torah, c'est un passé historico-mythologique. Des Allemands ? Alors, Bavarois ? Prussien ? Histoire neuve, "par le fer et le sang", passé récent ou histoires multiples.

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Quand je pense aux profs d'Histoire qui sont censés expliquer sereinement tout ça aux gosses… Je suis de plus en plus partisan de faire comme les Anglais, qui arrêtent l'Histoire moderne vers 1960 — et encore, chez nous, ce serait un peu tard…
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 décembre 2009

En Angleterre, et dans bien d'autres pays, l'enseignement de l'histoire s'arrête effectivement à la fin des années 60, ( ou de la guerre du Vietnam) et en Terminale il est en option. Il ne me semble pas que l'on y rencontre plus d'ignares qu'en France.
Cette querelle byzantine est une opération de camouflage qui masque le coeur du problème: éviter de désigner à la vindicte publique les responsables du sabotage de l'enseignement de l'histoire évènementielle, en raison de l'adulation dont bénéficie encore la clique d'idéologues qui a fait son miel de certaines élucubrations, aussi absurdes que politisées, des savants historiens (de gauche) de l'école des Annales. Nos Diafoirus du ministère les ont plaquées telles quelles sur les programmes scolaires, blousés par leur aura "scientifique", et gonflés d'importance par leur vocation autoproclamée d'ingénierie sociale. (Ce fut le même processus pour la littérature, la grammaire, etc.) Toujours cette obsession d'utiliser l'école pour égaliser la société, et par la contrainte bien entendu, puisqu'elle est tellement contraire au bon sens qu'il faut la faire passer en force.

Max Gallo (" Histoires particulières", conversations avec P-F Paoli, Ed CNRS) rappelle comment fut imposé le règne du tout sociologique dans l'enseignement de l'Histoire et les ravages que cela a entraîné. On a cloué la chronologie au pilori, au bénéfice de l'étude de la brouette, de la pantoufle et du fil à couper le beurre au fil des âges, diabolisé la notion de "grand homme" et la part créatrice de l'évènement, "absolutisé" le rôle des infrastructures, ringardisé pour les mêmes raisons les biographies, mais aussi concocté cette idée tout aussi absurde mais tout aussi gratifiante pour nos bonzapôtres, celle de la "repentance". Cette notion abjecte fait payer par les générations actuelles et futures les crimes de leurs aînés et elle exacerbe la culture du ressentiment.
"Du passé faisons table rase", braillait-on, avec l'Internationale, et dans le même souffle, dit Gallo, "le récit national [a] été considéré comme foncièrement criminogène".

Les criminels sont ceux qui ont imaginé et mis en oeuvre de telles absurdités et il n'est pas étonnant que la notion même de valeurs se soit diluée jusqu'à l'insignifiance.
L'Histoire fut détournée de son objectif (éclairer l'avenir par la connaissance du passé) et instrumentalisée à des fins politiques par un enseignement militant qui confond transmission de savoirs et lavage de cerveau.
PP Morel l'Indécrottable nous en offre périodiquement ici un bel exemple.

Il faut se féliciter que l'heure de la retraite sonne pour mettre ces falsificateurs de l'Histoire hors d'état de nuire à nos jeunes têtes blondes et brunes. Il vaut mieux encore un prof passablement inculte qu'un ayatollah.

Le sujet fut amplement traité par Jean Sévillia en 2003, ("Historiquement correct") à qui l'on doit aussi un "Moralement correct" (2007) qui fait le point sur la dilution des valeurs et la disparition des codes communs qui soudent une nation.

Le règne de l'idéologie relativiste a consacré la disparaition des valeurs en imposant leur négation: tout se vaut. Pas étonnant que tant de jeunes musulmans se réfugient dans l'intégrisme, car nous n'avons pas été fichus de leur offrir des valeurs de substitution, et pourtant la force de ces valeurs faisait celle de la France. Leurs aînés comptaient sur elles et étaient prêts à les adopter en quittant leur pays natal qui avait lui aussi des valeurs fortes. Mais il n'y avait plus rien au bout de la route et la nature a horreur du vide.

Il est clair que la déliquescence de l'enseignement de l'histoire ( dans le contexte plus vaste d'une débâcle scolaire qui pénalise le plus durement les plus défavorisés) a contribué à favoriser la montée de l'intégrisme musulman qui met la démocratie en danger. Les monothéismes judéochrétiens ont depuis longtemps abandonné leur dimension politique, conquérante et messianique et ont opté pour la sécularisation de la société. Les protestants furent les premiers, et c'est pourquoi il est inepte de mettre sur le même pied les fous d'Allah comme le Frère Tariq et les renégats de St Nicolas-du-Chardonnet. Ces derniers n'ayant aucune statégie de conquête politique, le parallèle est une monstrueuse sottise qui dessert tout le monde, chrétiens, athées, juifs, et en tout premier lieu les musulmans modérés eux-mêmes, victimes des fanatiques que nous favorisons au nom du relativisme criminogène identifié plus haut.

Je préviens ceux qui liront le bouquin de Gallo que si le fond en est intéressant, voire attachant par la franchise du ton, la forme est exécrable car il est constellé de fautes de français. La conjugaison des verbes (participes passés notamment) y subit un massacre qui atténue considérablement le plaisir de la lecture. Les éditions du CNRS sont à l'image du reste de l'institution: en pleine décrépitude.

Écrit par : Cadichon | 20 décembre 2009

Relisez Braudel, Chaunu, refaites un peu d'Histoire, Brighelli, apprenez le temps long. Vous en avez un urgent besoin.

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Guillaume, d'ici que vous soyez en état intellectuel de me donner des cours, les poules n'auront plus de dents.

Cadichon, je vous salue — raisonnement impeccable. Y compris sur l'état des éditions du CNRS — et de pas mal d'autres éditeurs, qui ne font plus relire les livres — ou alors, par des incapables.
JPB

Écrit par : brighelli | 20 décembre 2009

"qui a fait son miel de certaines élucubrations, aussi absurdes que politisées, des savants historiens (de gauche) de l'école des Annales. "

L'Histoire est par nature politisée, les excellents manuels d'histoire événementielle antérieurs aux années 70 recèlent aussi bien des mensonges ou omissions (lire Heers).

Pas seulement de gauche... Mais les historiens n'y sont pas pour grand chose, on pourrait surtout leur reprocher leur passivité durant les années 70, il a fallu qu'un Decaux intervienne. Il y eut pourtant de bons manuels au début des années 80 (Le Lachiver). L'appareil administratif porte une plus lourde responsabilité.

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Guillaume, d'ici que vous soyez en état intellectuel de me donner des cours, les poules n'auront plus de dents.

Pas moi, je pensais à Braudel, Chaunu. Je n'en ai ni le talent, vous avez raison et quand bien même, ni l'abnégation car il en faudrait.

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Cadichon, je vous salue — raisonnement impeccable.

Jean Sévillia devient donc une référence, j'en connais qui vont grincer.

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

J'ai parlé du raisonnement — ça ne signifie pas que je cautionne toutes les références. D'ailleurs, il y en a tant d'autres…
Guillaume, vous êtes irrécupérable pour l'intelligence.
JPB

Écrit par : brighelli | 20 décembre 2009

"Il faut se féliciter que l'heure de la retraite sonne pour mettre ces falsificateurs de l'Histoire hors d'état de nuire à nos jeunes têtes blondes et brunes."

Lisez un peu le Magellan p94 à 99 (manuel CM 2006), de quoi doucher votre optimisme.

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Guillaume, vous êtes irrécupérable pour l'intelligence.

C'est un mao qui me dit cela !

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Guillaume, vous êtes irrécupérable pour l'intelligence

Je ne suis jamais que le produit de votre génération de profs gauchistes des années 70, 80.
Alors, Papa, on ne veut plus reconnaître le fruit de ses égarements ?

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Sur le chemin d'une petite guerre d'algérie

http://www.infoguerre.fr/edito/sur-le-chemin-d%E2%80%99une-petite-guerre-d%E2%80%99algerie/

Et c'est écrit par un mao...Que demande le peuple ? :-)

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

à relire aussi Pierre Gaxotte "L'Histoire des Français" (sinon Sevillia n'est pas mal)

allez, je me lance : n'oubliez pas Bainville !

hop je suis déjà en train de courir :)

Écrit par : exTC | 20 décembre 2009

exTC
Vous allez provoquer des crises d'apoplexie chez certains petits vieux..Passeront pas les fêtes...

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

« on ne veut plus reconnaître le fruit de ses égarements ? »
Guillaume | 20 décembre 2009

Passablement piqué, ledit fruit.

Écrit par : Tailleboudin | 20 décembre 2009

Passablement piqué, ledit fruit.

Etait-ce une pique ? Pourquoi n'ai-je rien senti...Courez "dard dard" vous offrir de l'esprit pour Noël.

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Sévillia, Gaxotte ? De mieux en mieux !!! ;-)
Jusqu'où "s'arrêtera t'on" ? Ira t'on jusqu'à Gollnish ?

Écrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2009

"Passablement piqué, ledit fruit."

Etait-ce une pique ? Pourquoi n'ai-je rien senti...Courez "dard dard" vous offrir de l'esprit pour Noël."

Ecrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Joli contrepet, Guillaume ! Quel talent !

Écrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2009

En haut du mien, oui... ;-)
Bon, je sors...
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2009

C'est cruel de me rappeler que je ne suis pas la hauteur...

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Bon ! Revenons-en à Deleuze parce que, franchement, l'Algérie française, ça gonfle. Je préfère avoir été élevée par des juifs allemands non sionistes que par des rapatriés d'Algérie, et de loin ... Eux, au moins, nous enseignaient l'avenir au lieu de rabacher avec haine et amertume le passé.
Dobolino

Comme d'habitude, vous ne comprenez pas.

Les pieds-noirs regrettent seulement la façon dont ils ont été sacrifiés, ainsi que la falsification de leur histoire et de l'Histoire, l'accueil haineux que des gens comme vous leur ont réservé et dont ils sont encore victimes aujourd'hui, vous en êtes la preuve.

Si Albert Camus, comme d'autres pieds-noirs pensaient que nous pouvions rester là-bas, beaucoup savaient et depuis longtemps que malheureusement " les deux peuples n'étaient pas miscibles", il fallait se rendre à l'évidence. On ne peut vivre que côte à côte.

Les Français éberlués que leurs belles théories sur l'intégration et le vivre-ensemble ne fonctionnent pas, le constatent aujourd'hui ici, en France, bien qu'ils essaient encore de se voiler la face en refusant d'aborder le sujet et de voir que le communautarisme dont nous sommes les témoins impuissants est le fait des musulmans eux-mêmes qui excluent les non-musulmans. C'est ainsi. Nous, nous avions quelques longueurs d'avance et c'est ce que vous appelez "rabâcher" le passé. Quand on a vécu 130 ans au contact d'un peuple étranger, dont on a appris la langue, les coutumes, la mentalité, croyez-vous qu'on n'ait rien appris et rien à dire ? Il n'y avait pas d'apartheid comme on veut le faire croire, mais les obstacles au métissage étaient bien réels, essentiellement religieux . Enfant, j'ai entendu parler de quelques drames familiaux: une musulmane rejetée par sa famille parce qu'elle aimait un chrétien (interdit par le coran) ou l'inverse.

D'un autre côté, le pataouète, mélange d'arabe, de français, d'espagnol et d'italien est la preuve qu'il y avait une culture arabo-pied-noir. Et cet accent dont on s'est tant moqué quand nous sommes arrivés en France, c'était l'accent arabe. Un peu celui des "jeunes" d'aujourd'hui, avec cette façon très particulière de transformer les "T" en "TCH".

Si, en Algérie, beaucoup ont pu profiter de l'école française (dans ma classe, 3 français pour 40 garçons musulmans et les filles à la maison ), beaucoup d'autres n'y allaient pas parce que leurs parents refusaient de les y envoyer et préféraient l'école coranique et ses coups de bâton !

Aujourd'hui, en France et en Europe, avec les mosquées, il y a et il y aura de belles et grandes écoles coraniques !

Écrit par : Amélie | 20 décembre 2009

Arrêtez votre parano, apprenez l'humour, apprenez à lire, faites vous psychanalyser... ... Et la liste n'est certainement pas limitative, Guillaume.
Ce n'est pas vous qui avez cité Gaxotte !
Vous êtes décidément pathétique. Et vraiment TRES antipathique.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2009

A la Une du Monde.fr: "Le sommet sur le climat n'a pas permis de trouver un accord contraignant. Mais il a été le lieu de rencontre d'initiatives pédagogiques, artistiques et technologiques".

Voilà qui dessine les contours de la "new age school" libérée des contraintes et de l'autorité paternelle.

Quoique...l'hypothèse inverse paraît tout aussi vraissemblable: n'est-ce pas l'école logiquement réformée qui a permis le sommet sur le climat et ses rencontres pleines d'initiatives pédagogiques?

On savait la politique familialisée; maintenant, on a la politique écolopédagogisée. Ca promet!

Écrit par : Buntov | 20 décembre 2009

apprenez à lire, faites vous psychanalyser...

J'apprends déjà à lire à 26 petits monstres avec une excellente méthode syllabique décriée par tous les IUFM de France dont vous êtes un membre "éminent" à vous lire.
Qui donc a besoin d'une psychanalyse ?

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

La civilisation occidentale dans toute sa spendeur:

http://www.youtube.com/watch?v=RVaoba33sZ0

Écrit par : En direct du Danemark | 20 décembre 2009

pathétique.

Quand on est de l'IUFM, on évite ce qualificatif...

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Vous dites n'importe quoi, Guillaume.
Vous recitez une "vanne" que j'avais faite, alors que j'avais adjoint (peu en dessous) un commentaire qui précisait bien que: "ce n'était qu'une mauvaise vanne". Votre méthode syllabique ne vous a pas empêché de ne pas le lire !

"dont vous êtes un membre "éminent" à vous lire."
Ecrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Là aussi, il faudra changer votre méthode de lecture, en ce qui vous concerne du moins; je n'ai jamais prétendu être "éminent", (reprenez votre dictionnaire) mais, au contraire, tout ce qu'il y a de plus normal.
Et je n'ai jamais cessé d'affirmer que, dans les IUFM, il y avait toutes sortes de "pratiques". Mais qu'une grande partie des profs disciplinaires en direction des PE n'étaient pas ce que vous appelez "des pédagogistes". Rien de plus.

"Qui donc a besoin d'une psychanalyse ?"
Ecrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Merci de votre sollicitude, mais c'est déjà fait.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2009

Les faussaires veulent imposer leur censure

Par Ivan Rioufol le 16 décembre 2009 12h45

Prenant prétexte d'une maladroite déclaration de Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la Famille, qui a dit, parlant du seul jeune musulman: "Ce que je veux, c'est qu'il aime la France quand il vit dans ce pays, c'est qu'il trouve un travail, et qu'il ne parle pas le verlan. C'est qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers", les maîtres-censeurs et gardiens du politiquement correct donnent de la voix, ce mercredi. Libération réclame la "suspension" du débat sur l'identité nationale. Dominique de Villepin veut l' "arrêter" car "il n'a pas de sens". François Hollande estime qu'il part à vau l'eau et que "ça suffit, ça suffit !". L'Union des étudiants juifs de France demande au gouvernement d'y "mettre un terme", etc. Mais pourquoi craindre la libération de la parole ? Hier, l'Etat assurait qu'il fallait dire la vérité aux Français. Cette fois, ce sont eux-mêmes qui tiennent à rétablir des faits. Ils ont bien raison.

Un monde fictif, cautionné par la pensée conforme et le panurgisme, s'effondre. Ceux qui auront fait réciter que la France était la première puissance nucléaire, que son école était un modèle envié, que son modèle social était indépassable, que la diversité était une chance et une richesse, que l'islam était une religion d'amour, de tolérance et de paix (la liste des clichés n'est pas close), sont confrontés à leurs fables que la réalité vient contredire. La Bretagne s'attend à des coupures d'électricité parce que les centrales ne produisent plus assez, l'école est en faillite, la sécurité sociale aussi. Quand à la cohésion sociale, elle est ébranlée par une immigration de peuplement à qui personne n'a jamais osé demander de respecter des codes élémentaires. Les faussaires sont démasqués. Ils aimeraient retrouver le silence dans les rangs du peuple. Il est peu probable que ce dernier se laisse faire...

http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2009/12/les-faussaires-veulent-imposer.html

Écrit par : Amélie | 20 décembre 2009

Ecrit par : En direct du Danemark | 20 décembre 2009

La video que vous proposez semble avoir été censurée.

Écrit par : Amélie | 20 décembre 2009

"pathétique.

Quand on est de l'IUFM, on évite ce qualificatif..."

Ecrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Vous êtes décidément d'une bêtise inoxydable.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2009

Et pitoyable... Essayer de vous attirer les bonnes grâces des autres blogueurs avec ce pauvre argument, en sachant qu'ils sont tous anti-IUFM ici, c'est vraiment assez moyen.
En plus, je crois que tout le monde ici vous a relativement bien démasqué tel que vous êtes, je crains que cet argument soit insuffisant.
Il va falloir que vous retourniez chez Sibieude, mon pauvre ami. Là-bas, vous étiez en juste compagnie.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2009

"ne soit insuffisant".
Vous avez bien lu, Guillaume, j'ai rectifié mon erreur !! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2009

Gaxotte c'est moi qui l'ait cité et je l'assume, d'ailleurs je vais le relire sous peu.

les vacances sont faites pour cela : relire :)

Écrit par : exTC | 20 décembre 2009

"Gaxotte c'est moi qui l'ait cité"
Ecrit par : exTC | 20 décembre 2009

Entre autres choses, je suis d'accord...
Et revoir ses conjugaisons, aussi ? ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2009

ah ça.... j'ai du mal... j'en aurai toujours (déjà je me demande si il faut un "s" ou pas...)
ma vie est un calvaire... sur ce point !

sinon : à la votre, moi pour me consoler des congères, je viens de mettre le nez dans le muscat :)

Écrit par : exTC | 20 décembre 2009

Amélie, je me suis abstenu de prendre partie dans ce débat un peu surréaliste, quarante ans plus tard, sur l'Algérie française — et qui justement ne l'était pas tout à fait, française…
"Les" Pieds-noirs, dites-vous… Mais il y avait de tout, parmi les Pieds-noirs — des petites gens comme Camus et sa mère, et de gros propriétaires terriens, héritiers de ces colons "alsaciens" venus après 1870 et la perte de l'Alsace-Lorraine. Ceux qui refusaient aux soldats de l'armée française de s'abreuver à leurs puits ou à leurs sources, prétextant qu'ils étaient "à leur service" et qu'ils n'avaient pas à les entretenir (témoignage direct d'un "appelé" qui patrouillait dans l'Oranais, et qui m'a raconté que son capitaine a armé son pistolet, l'a braqué sur la tête de l'agriculteur en question, et a ordonné à ses hommes de boire à satiété, expliquant au Pied-noir en question qu'il lui mettrait une balle entre les deux yeux s'il bougeait — témoignage aussi d'un autre soldat, qui a vu deux petits Pieds-noirs ordonner d'un geste à un très vieil Arabe, dans un bus d'Alger, de se lever pour leur laisser la place — et qui est intervenu, avec l'un de ses camarades, en mettant le cran de sa mitraillette — chargeur baissé, et ça partait au moindre cahot, ces armes — sous le menton des deux petits cons et les a fait se lever en invitant le vieux à se rasseoir — et, me disait-il, "nous avions une envie folle de leur mettre la cervelle dans le plafond du bus, parce que c'était par leur faute si les fellaghas coupaient les couilles des copains").
Bon ça suffit comme ça. Je supprimerai tout nouveau déluge de haine, parce que comme je l'ai dit plus haut, l'histoire immédiate (les cinquante dernières années) est impossible à raconter, à plus forte raison à enseigner. "L'histoire est le produit le plus dangereux que la chimie de l'intellect ait élaboré", disait Valéry. Mais l'histoire immédiate, je ne vous dis pas. Et un demi-siècle, ça reste de l'immédiat, à l'échelle historique.
JPB

Écrit par : brighelli | 20 décembre 2009

Le Débat, n°74, 1993, p. 107-122 paru aussi dans le livre de Pierre Legendre Sur la question dogmatique en Occident, Fayard, 1999, p. 146-147.
[…] Le Débat. – Vous employez fréquemment les expressions dogme, dogmatique, dogmaticité, dans un sens qui n’est pas péjoratif, dans un sens courant. Vous évoquez non seulement la dimension dogmatique en général, mais la dogmaticité des bureaucraties, ainsi que la dogmatique non reconnue, une sorte de droit sans juriste. Par ailleurs, vous critiquez le pouvoir des sciences sociales. Je vous suggère d’en dire quelques mots.
Pierre Legendre. – Je ne m’attarderais pas sur les sciences sociales qui, dans les sociétés occidentales, sont devenues un carcan de la pensée et, de par leurs liens avec les machineries politiques et gestionnaires, ces grands consommateurs de rapports d’évaluations, de conseils d’experts, etc., exercent en fait une fonction de magistère et de propagande. Le conformisme de la pensée m’a paru toujours redoutable, car ses effets sont dévastateurs, surtout quand il sert d’étayage à des États ou à des pouvoirs surpuissants. J’en ai fait l’expérience, au temps de mes activités internationales. En France, il y a davantage de souplesse, mais les mêmes certitudes, la même assurance sont là, et cela n’est pas très favorable à la liberté de l’esprit. Nous parlions d’histoire à l’instant, je vais faire un constat : cette sorte d’idéologie que constitue la référence aux sciences sociales est venue conforter la longue tradition des historiens non juristes, qui considéraient le droit comme partie négligeable et l’histoire juridique comme une « histoire maison » des facultés de droit. J’ai encore dans l’oreille certaines paroles de Braudel à moi adressées ; j’étais alors un débutant. J’ai appris depuis les raisons, tenant à la haute tradition française depuis la fin du Moyen Âge, qui alimentaient cette position condescendante que je retrouve aujourd’hui hélas chez les jeunes héritiers des Annales. Qu’on s’y éprenne maintenant et subitement du droit est une chose, qu’on accepte de rentrer dans le vif du sujet en est une autre qui, pour l’instant, ne paraît pas d’actualité. Pour reprendre une formule technique du droit des successions, je dirai : l’héritage des Annales devrait faire l’objet d’un inventaire et d’un délibéré. Je confirme ici ce que j’ai eu l’occasion de dire publiquement : l’abstention traditionnelle des historiens à l’égard du droit (et cela vaut pour les sciences sociales telles qu’elles sont constituées en France aujourd’hui) appelle un examen historique et critique, parce que cette affaire dépasse les rapports de lobbies et de chapelles. […]

Écrit par : philippe delarouzée | 20 décembre 2009

sinon : à la votre, moi pour me consoler des congères, je viens de mettre le nez dans le muscat :)

Ecrit par : exTC | 20 décembre 2009

A la vôtre, exTC... Bonnes fêtes de fin d'année !!!
Un muscat d'où, au fait ? (Pas forcément doux, d'ailleurs ! Surtout si vous êtes en Alsace!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2009

en ce qui vous concerne du moins; je n'ai jamais prétendu être "éminent"

Je faisais allusion au minaret...l'humour, Sibille...l'humour.

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Bon ça suffit comme ça. Je supprimerai tout nouveau déluge historique.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 décembre 2009
---
Vous avez raison. Il n'y a plus que cela a faire. Il n'existe pas de guerre "propre". Si une guerre ne tuait que ceux qui s'affrontent en uniforme, sur le champ de bataille, "a la loyale", ce ne serait deja pas glorieux. (Cela l'a ete.) Mais avec les degats collateraux, c'est l'horreur absolue.
I am in UK, sorry !

Écrit par : Francis Penin | 20 décembre 2009

"Essayer de vous attirer les bonnes grâces des autres blogueurs..."

C'est un exercice dans lequel vous excellez.

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Brighelli, l'histoire du verre d'eau, on la connait et on se la raconte en rigolant. C'est un mythe construit ou non à partir d'un cas isolé, il y a des cons partout. Mais ce cas, on peut aussi le comprendre comme un effet de l'exaspération et de l'échauffement de certains esprits. Les appelés ne comprenaient pas tout et colportaient une image peu objective des pieds-noirs. Je comprends qu'on n'ait pas eu envie de donner de l'eau à ceux qui vous crachaient dessus, et dont on savait qu'ils racontaient peut-être justement que les pieds-noirs faisaient payer le verre d'eau ! Mon père comme tous les agriculteurs français du coin offrait des caisses de bière aux soldats.

Quant à l'histoire du bus, je n'ai personnellement jamais vu ni entendu des choses pareilles. Vous voyez bien que ce propos :"c'est leur faute si les fellaghas coupaient les couilles des copains" est complètement débile, que cette histoire peut s'expliquer par "l'état de guerre". Il leur manquait visiblement des éléments pour comprendre les mutilations, alors, ils les justifiaient ainsi. Bel exemple de désinformation, de généralisation et de schématisation dont les pieds-noirs ont été les victimes en France. Et puis il se passe des choses bien pires dans les bus en France, mais là, il n'y a personne pour avoir envie de mettre une balle dans la tête de ceux qui agressent et insultent les petits blancs !

Bref, c'est bien ce que je dis: incompréhension, on veut en rester à la vérité officielle. Et c'est ce sentiment d'injustice, ce souci d'informer que vous nommez "haine" parce que c'est plus facile, mais qui n'en est pas.

Joyeux Noël !

Écrit par : Amélie | 20 décembre 2009

Amélie,
C'était mon père, le soldat, dans le bus. Rappelé, et pas content de l'être. Quinze mois sur 18 à patrouiller dans le désert, à la frontière, pour bloquer les trafics d'arme.
Et comme il en parle peu, de la guerre, j'ai plutôt tendance à écouter ce qu'il a pu en dire. Et là, dans ce cas précis, une folle envie d'envoyer le potage — après tout, il ne faisait que ça depuis 15 mois. Comme dit FP, une guerre, ce n'est jamais rose. Et celle-là a été perdue avant même d'avoir commencée — elle a été perdue à Sétif et ailleurs, perdue par ceux qui n'ont pas voulu donner le droit de vote aux Algériens — ou négocier tout de suite, comme les Anglais ont su le faire ailleurs, pour fabriquer un Commonwealth sur les débris de l'Empire.
Fin de l'épisode. On revient à des choses sensées.
JPB

Écrit par : brighelli | 20 décembre 2009

Arrêtez votre parano, apprenez l'humour, apprenez à lire, faites vous psychanalyser... ... Et la liste n'est certainement pas limitative, Guillaume.
Ce n'est pas vous qui avez cité Gaxotte !
Vous êtes décidément pathétique. Et vraiment TRES antipathique.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2009

La première à avoir cité Gaxotte ici, c'est moi ! Vous voulez que je vous le remette ?

Écrit par : dobolino | 20 décembre 2009

Vous savez qui était le gouverneur de l'Algérie au moment de Sétif, Jean-Paul Brighelli ? Yves Chataigneau (1891-1969), agrégé d'histoire-géographie ! C'est lui qui a donné l'ordre au général Henri Martin de rétablir l'ordre ...

Écrit par : iPidiblue et les agrégés | 20 décembre 2009

Fin de l'épisode. On revient à des choses sensées.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 décembre 2009

Qui, à part moi, a entendu hier matin, sur France Culture, vers 9H30, Finckielkraut, argumenter et démontrer qu'un geste symbolique fort eut été de proposer la panthéonisation, non pas d'Albert Camus, mais de M. Germain ? Jean Daniel, son interlocuteur, a aprouvé.

Écrit par : dobolino | 20 décembre 2009

Dobolino d'accord, mais il va falloir enquêter sur cet instituteur, et si c'était un enragé de la colonisation ? Si on retrouve des articles signés de lui dans des journaux locaux qui prônent l'extermination des rebelles ?

Écrit par : iPidiblue et les agrégés | 20 décembre 2009

Attention ! Pas M. Germain à cause d'Albert Camus ! M. Germain en tant que lui-même, en tant que symbole.

Écrit par : dobolino | 20 décembre 2009

Ah ! les symboles ... on commence par hisser le drapeau et ensuite on enterre les morts après beaucoup de batailles ! Laisser les morts enterrer les morts, c'est ma devise.

Écrit par : iPidiblue et les instituteurs morts pour la patrie | 20 décembre 2009

Attention ! Pas M. Germain à cause d'Albert Camus ! M. Germain en tant que lui-même, en tant que symbole.

Ecrit par : dobolino | 20 décembre 2009

A l'Instituteur Inconnu, la Patrie reconnaissante ?

Écrit par : catmano | 20 décembre 2009

Catmano au Panthéon !
Mais pas tout de suite…
JPB

Écrit par : brighelli | 20 décembre 2009

de Samos était le muscat !
je dis était... y en a plus... ça va me donner du coeur au ventre pour aller déneiger !

Écrit par : exTC | 20 décembre 2009

Catmano au Panthéon !
Mais pas tout de suite…
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 décembre 2009

Merci, c'est sympa de me laisser profiter encore un peu ;-) !

Et puis, après moi, le déluge ! Je les autorise même à me brûler en Place de Grève, si ça les amuse.

Écrit par : catmano | 20 décembre 2009

Et les membres restants du GRIP recueilleraient pieusement vos cendres ?
JPB

Écrit par : brighelli | 20 décembre 2009

Plaisantez pas, Morel fait du feu en ce moment.

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

"Je faisais allusion au minaret...l'humour, Sibille...l'humour."

Ecrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Ce que vous pouvez être amusant, Guillaume ! D'ailleurs, vous faites bien rire tout le monde, ici ! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2009

Que de haine déversée, Dobolino me soupçonnait de national-socialisme, oups, me voilà antisémite pour de bon. Vos indignations me laissent de marbre. Mais relisez donc Dobolino : des juifs allemands comme si l'on disait des catholiques français ou des protestants bataves.
Les pieds-noirs ont une histoire liée à un sol, une patrie. Ils ont perdu cette patrie, normal qu'ils ressassent, les Palestiniens ne font-ils pas autre chose ?
Moi, des juifs allemands, désolé mais je ne sais pas ce que c'est. Dreyfus était un Français, pas un juif français, un Français. Point. Et c'est pourquoi son procès fut inique.
Des Juifs ? alors, ils n'avaient plus (ou pas encore) de patrie à cette époque et leur passé, leur histoire se confondait avec celle de la Torah, c'est un passé historico-mythologique. Des Allemands ? Alors, Bavarois ? Prussien ? Histoire neuve, "par le fer et le sang", passé récent ou histoires multiples.

Ecrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Mise au point, Guillaume !
Mon grand-père, né en 1904, était de nationalité allemande et, accessoirement, de religion juive, et encore, quand il lui tombait un œil. Un jour, on lui a annoncé qu'il était apatride ET JUIF. Il vivait à l'époque en France où sa spécialisation (journaliste textiles et confection) l'avait amené et où il avait convolé en justes noces avec une française.
C'est ça, un juif allemand, Guillaume. C'est un allemand qui découvre un jour qu'il n'est plus allemand mais juif et que tous ses biens immobiliers allemands ont été saisis, que sa mère restée en Allemagne et son oncle décoré de la guerre de 14 ont été tués parce qu'ils étaient juifs.
Avant 1932, le gars était juste allemand.

J'ai eu un grand-père sans nationalité, qui était resté fondamentalement allemand mais qui, malgré son pacifisme militant, avait eu quelques réticences (que vous concevrez, j'espère... ) à reprendre la nationalité allemande en 1946 et ce d'autant plus qu'il était en passe de devenir le patriarche d'une famille française.
En 1960, après avoir espéré pouvoir choisir la nationalité sarroise, et se résignant peu à peu devant les résultats du référendum de 1955, il demanda la nationalité française, alors que son fils était en Algérie (on y revient !) pour trente mois, en tant qu'appelé du contingent, et bientôt décoré, et qu'il était grand-père de trois petits français.
Le moment, en pleine guerre d'Algérie, était bien mal choisi pour ce pote de Vincent Auriol et de Léon Blum, ardent militant de la SFIO et du Front Popu, franc-maçon du GOF, et journaliste de surcroît. La France rejeta sa demande de naturalisation pour "manque de motivation".
Ecœuré, il est resté apatride jusqu'à la fin de sa vie tout en continuant à œuvrer pour la réconciliation franco-allemande et pour l'Europe.
C'est ça, un juif allemand, Guillaume ! Juste un allemand qui s'est un jour, bêtement, retrouvé Juif alors qu'il se croyait allemand...
C'est un gars qui n"a pas ressassé son désespoir de la patrie perdue et qui est allé de l'avant, toujours, malgré les embûches.

C'est quand même malheureux d'avoir à expliquer ce qu'est un juif allemand, notion récente, certes, mais quand même plus ancienne que celle de rapatrié d'Algérie ...

Écrit par : dobolino | 20 décembre 2009

Attention ! Pas M. Germain à cause d'Albert Camus ! M. Germain en tant que lui-même, en tant que symbole.

Ecrit par : dobolino | 20 décembre 2009

A l'Instituteur Inconnu, la Patrie reconnaissante ?

Ecrit par : catmano | 20 décembre 2009
Oui, tout à fait. C'était le propos de Fincki, approuvé (avec deux p !!!!) par Jean Daniel. Ceux qui enseignaient la valeur et le sens de l'effort, la valeur et le sens du Savoir, tout ça, quoi !

Écrit par : dobolino | 20 décembre 2009

"Essayer de vous attirer les bonnes grâces des autres blogueurs..."

C'est un exercice dans lequel vous excellez."

Ecrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Peut-être que l'ensemble des blogueurs d'ici a simplement compris qu'on pouvait enseigner en IUFM sans être totalement abruti ? Ce qui tombe quand même sous le sens.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2009

Dobolino d'accord, mais il va falloir enquêter sur cet instituteur, et si c'était un enragé de la colonisation ? Si on retrouve des articles signés de lui dans des journaux locaux qui prônent l'extermination des rebelles ?

Ecrit par : iPidiblue et les agrégés | 20 décembre 2009
En ce cas, Jean Daniel n'aurait pas aquiescé, non ?
Quoique, quoique, quand on contemple la déchéance de Max Gallo ...
En vieillissant, des fois, on disjoncte un peu ...

Écrit par : dobolino | 20 décembre 2009

"C'est quand même malheureux d'avoir à expliquer ce qu'est un juif allemand, notion récente, certes, mais quand même plus ancienne que celle de rapatrié d'Algérie ..."

Ecrit par : dobolino | 20 décembre 2009

Idéologie, ou léger défaut de neurones ? Mon coeur balance ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2009

Jean Sévillia devient donc une référence, j'en connais qui vont grincer.
Ecrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Ca dépend de quoi et de qui il est la référence...! Il y a, heureusement, des références pour tout.

Cindy Sander et Mickael Vendetta, par exemple, sont des références. Je mets Jean Sévillia à peu près à leur niveau (et encore, il faut alors imposer un handicap aux deux sus-cités).

Écrit par : Jeremy | 20 décembre 2009

C'est quand même malheureux d'avoir à expliquer ce qu'est un juif allemand, notion récente, certes, mais quand même plus ancienne que celle de rapatrié d'Algérie ...

Ecrit par : dobolino | 20 décembre 2009


Euh ! euh ! l'Allemagne avant 1870 et la proclamation de l'Empire allemand par Bismarck au nom de Guillaume 1er et à Versailles, vous voyez cela comment ? La carte d'identité cela date de quand ? En tout état de cause il n'y a pas marqué sur une carte d'identité française : juif allemand, rapatrié d'Algérie etc. Certains voudraient bien nous faire aller dans cette voie ...

De toutes les manières quand il s'agit de questions sentimentales, les dates ne font rien à l'affaire ! Si vous avez un coup de foudre pour un garçon demain Dobo vous vous moquerez bien de savoir que vous connaissez votre mari depuis x années !

Écrit par : iPidiblue et les affaires sentimentales | 20 décembre 2009

Je suis fière de ma sœur !

Écrit par : catmano | 20 décembre 2009

En 1945 après les émeutes de Sétif, Camus écrivait qu'il fallait que la France implante la démocratie en Algérie pour montrer l'exemple aux pays arabes ! Grand naïf ce Camus, vous en connaissez beaucoup de pays arabes démocratiques en 2009 ?

Écrit par : iPidiblue et les affaires sentimentales | 20 décembre 2009

Je préfère avoir été élevée par des juifs allemands non sionistes que par des rapatriés d'Algérie, et de loin ... Eux, au moins, nous enseignaient l'avenir au lieu de rabacher avec haine et amertume le passé.


Facile... n'ayant pas de patrie, ils n'avaient pas de passé.

Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2009
Heureusement que je n'avais pas lu cet immondice avant de répondre car le désespoir m'aurait aveuglée !
Oui ! Guillaume ! Mon grand-père était un bon allemand, éduqué à l'école allemande, allemand de cœur et de sang. A douze ans, pendant la Grande Guerre, il se battait comme les autres, pour, dans leurs jeux d'enfants, ne pas tenir le rôle de Français. C'était un petit allemand, de cur et de langue. Ce fut un jeune allemand, pétri de littérature allemande.

Écrit par : dobolino | 20 décembre 2009

Mais l'histoire immédiate, je ne vous dis pas. Et un demi-siècle, ça reste de l'immédiat, à l'échelle historique.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 décembre 2009

On ne saurait mieux dire.

Citation qui situe la question fondamentale de la transmission généalogique: "Et l'histoire conçue comme une succession de pages qui se tournent a produit la conception européenne d'une sorte de temporalité universelle, mesure pour juger du sens de l'histoire mondiale planifiée: le plus ou moins de convergence vers un point final, l'Oméga de l'évolution des sociétés, une Modernité absolue et totale, évidant la parole généalogique qui porte les cultures. Sur la planète homogénéisée, c'est-à-dire déshistorisée, s'accomplirait, prenant alors la portée d'une délivrance, la prophétie d'Orwell: "Nous taillons le langage jusqu'à l'os.

Mais il faut déchanter, car le monde n'évolue pas comme prévu. Cette pratique dévitalisée du regard sur le passé est aveugle sur elle-même.

Une méconnaissance fonctionnelle est à l'oeuvre, qui permet de se laver les mains d'un fait structural: que nous habitons tous sur une terre des Ancêtres, constituée non pas tant par une géographie physique que par la géologie des discours accumulés - sédiments enfouis dans l'en dessous de la surface contemporaine, partout sur la planète".

Pierre Legendre. L'autre bible de l'Occident, le Monument romano-canonique.

Écrit par : Buntov | 20 décembre 2009

Et celle-là a été perdue avant même d'avoir commencé — elle a été perdue à Sétif et ailleurs, perdue par ceux qui n'ont pas voulu donner le droit de vote aux Algériens — ou négocier tout de suite, comme les Anglais ont su le faire ailleurs, pour fabriquer un Commonwealth sur les débris de l'Empire.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 décembre 2009
---
Oui, rien a ajouter.

Écrit par : Francis Penin | 20 décembre 2009

Il paraît qu'un jour Oscar Wilde a envoyé une invitation à W. Churchill à venir à la première de sa dernière pièce, avec ces mots :"Venez avec vos amis, s'il vous en reste."
Churchill aurait répondu :"Je viendrai à la deuxième, s'il y en a une."
C'est élégant, cet humour anglais, ne trouvez-vous pas ? ;-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 décembre 2009

:D

Écrit par : Jeremy | 20 décembre 2009

Donner le droit de vote aux Algériens en 1945, bien entendu ! mais cela voulait dire l'indépendance comme conséquence à terme ce dont ne voulait pas les français d'Algérie titulaires de la fameuse carte d'identité nationale instituée par le régime de Vichy en 1940 !
Tout s'enchaîne comme vous le voyez ...

Écrit par : iPidiblue carte d'identité nationale | 20 décembre 2009

"voulaient"

Écrit par : iPidiblue correction | 20 décembre 2009

Cadichon, j'ai recu un courriel d'une dame prenommee Daniele (avec un accent grave sur le premier "e"), qui pourrait etre une soeur d'une dame prenommee Elisabeth. Puis-je ouvrir son message en toute securite ?
Ce message a pour titre : "Welcome to the club"
Est-ce le club des fans de Jane Austen ?
With kindest regards.
FP

Écrit par : Francis Penin | 20 décembre 2009

Un jour, on lui a annoncé qu'il était apatride ET JUIF.

Et vous rentrez dans le schéma de pensée de ceux que vous excécrez à juste titre en usant du terme de juif allemand, il y a du Charlotte Rampling dans Portier de nuit en vous.
Mise au point.


"C'est quand même malheureux d'avoir à expliquer ce qu'est un juif allemand, notion récente, certes, mais quand même plus ancienne que celle de rapatrié d'Algérie ..."

Complètement faux du point de vue historique ce que relève aussi iPidiblue.


"Ecœuré, il est resté apatride jusqu'à la fin de sa vie tout en continuant à œuvrer pour la réconciliation franco-allemande et pour l'Europe."

En quoi, cet écoeurement serait-il alors supérieur à celui des parents d'Amélie ? Vos souffrances plus considérables que celles des pieds-noirs ?

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Ben bravo! on nous sort le grand jeu là, et les Juifs apatrides...
Pendaries

Ecœuré, il est resté apatride jusqu'à la fin de sa vie tout en continuant à œuvrer pour la réconciliation franco-allemande et pour l'Europe.
Dobolino

Maintenant, vous en tirez les conclusions que vous voulez me concernant, je m'en f. Avoir une sensibilité à fleur de peau pour ces raisons familiales, c'est bien compréhensible mais cela cela nuit aussi au jugement, handicape sa raison.
Vous ne pouvez reprocher aux pieds-noirs d'être tournés vers un passé qui n'a pas été reconnu. Il y a mémoricide comme pour les Vendéens et ce second exemple vous démontre qu'il est inutile d'enfouir cela sous un silence gêné, cela finit toujours par vous péter à la gueule.

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Au sujet de ce fameux débat - légèrement pipé - sur l'identité nationale, j'ai entendu Miss France 2009 hier soir, elle s'appelle Malika Ménard, prénom maghrébin, quoique française sans origine nord-africaine, elle disait qu'elle était très contente d'avoir été élue parce que, disait-elle, ceux qui avaient voté pour elle croyaient voter pour une maghrébine !
Sacrée perversion quand même ...

Écrit par : iPidiblue perversion des prénoms ! | 20 décembre 2009

Je préfère avoir été élevée par des juifs allemands non sionistes que par des rapatriés d'Algérie, et de loin ... Eux, au moins, nous enseignaient l'avenir au lieu de rabacher avec haine et amertume le passé.

au lieu de rabacher avec haine et amertume le passé.

au lieu de rabacher avec haine et amertume le passé.

au lieu de rabacher avec haine et amertume le passé.


Eh! Les Gardiens du Temple, les Belles Âmes de Gauche, les bonnes consciences, les défenseurs du politiquement correct...Rien ne vous dérange donc ?

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

A Cadichon.
Un jour, lors d'un pot entre gens du monde de la science-fiction americaine, aux States, ou se cotoyaient editeurs et auteurs, un tres desagreable editeur, dont le nom ne me revient pas a l'instant, dit a Isaac Asimov, a propos du manuscrit de sa derniere nouvelle, qu'elle etait "meretricious".
Asimov fut profondement vexe (je precise, non pas pour vous, Cadichon, mais pour les lecteurs qui ne connaissent pas cet adjectif : cet adjectif est pejoratif; il signifie a peu pres que la nouvelle d'Asimov etait nulle, clinquante et qu'il avait prostitue son talent - que lui reconnaissait tout de meme ce deplaisant monsieur - rien que pour faire du fric), mais il parvint a controler son ressentiment et a dire, en prenant un air innocent : "What was that word you used ?". L'editeur, ravi d'avoir pris Asimov en flagrant delit d'inculture (croyait-il), dit d'un ton hautain [haughtily] :"Meretricious !" Et Asimov repondit sur le meme ton exclamatif :"And a Happy New Year to you !"
Cela, raconte Asimov dans son autobiographie, le mit en rage. "C'etait stupide de ma part, mais cela apaisa mon ressentiment", dit-il.
Je repense a cela tous les ans a la meme periode. Et j'ai bien peur de vous raconter cela tous les ans. Mais, apres tout, il y a sans cesse de nouveaux lecteurs de ce blog d'une haute tenue, n'est-ce pas ? Pourquoi les priverions-nous d'histoires aussi amusantes et culturelles tout a la fois ? C'est tout de meme autre chose que le tout-venant de notre television, toutes chaines confondues !

Écrit par : Francis Penin | 20 décembre 2009

Cette histoire de Miss France 2009 me fait penser à ce qu'il adviendrait si l'on instituait la discrimination positive comme le voudraient certains ! On imagine très bien les petits malins contournant le système en s'inventant des identités multiples pour profiter à fond des lois et règlements qui institueraient des catégories de citoyens différentes exactement comme certains contournaient la carte scolaire avec des adresses fictives !

Écrit par : iPidiblue carte scolaire et discrimination identitaire | 20 décembre 2009

Eux, au moins, nous enseignaient l'avenir au lieu de rabacher avec haine et amertume le passé.

Car s'il y avait bien un message suintant la bêtise et le mépris aujourd'hui, à bien lire, c'était celui-là.

Non, catmano vous n'avez pas à fière de votre soeur pour ces mots, j'avais une plus haute opinion de vous.

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

@Christophe Sibille

Au sujet de nos divergences sur "gosses de maintenant" et "gosses d'autrefois", lisez donc les pages 138 à 141 de cet ouvrage :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54801861

Rien de nouveau sous le soleil.

Écrit par : catmano | 20 décembre 2009

Guillaume, vous êtes irrécupérable pour l'intelligence

Je ne suis jamais que le produit de votre génération de profs gauchistes des années 70, 80.
Alors, Papa, on ne veut plus reconnaître le fruit de ses égarements ?

Ecrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Hein? ce mec a mon âge???????????????

Écrit par : Pendariès qui n'a pas grand chose à dire sur l'école | 20 décembre 2009

Hein? ce mec a mon âge???????????????

Eh oui...à toute âme bien née...

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Pendariès qui n'a pas grand chose à dire ...tout court.

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

http://www.youtube.com/watch?v=lg7xlweI7LM&feature=player_embedded

Comme quoi...tous les profs de littérature ne sont pas d'affreux gauchistes.

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Qui est cet ivrogne frigorifié qui répète à l'envi l'expression "des masses de gens" ?

Écrit par : Jeremy | 20 décembre 2009

@Francis.
Oui, vous pouvez ouvrir le message en toute quiétude. C'est mon cadeau de Nöel.

Écrit par : Cadichon-Emma | 20 décembre 2009

@Francis.
Oui, vous pouvez ouvrir le message en toute quiétude. C'est mon cadeau de Nöel.

Écrit par : Cadichon-Emma | 20 décembre 2009

L'article de Nathalie Bulle publié dans le Figaro du 14 décembre 2009 :

http://hermannleblog.wordpress.com/2009/12/16/lauteur-de-lecole-et-son-double-reagit-dans-le-figaro-a-la-reforme-de-lenseignement-de-lhistoire-geographie/

Écrit par : :) | 20 décembre 2009

Pendariès qui n'a pas grand chose à dire ...tout court.

Ecrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Je préfère être bavard et brillant en société, pas derrière un ordi...

Écrit par : Pendariès qui n'a pas grand chose à dire sur l'école | 20 décembre 2009

"Guillaume, vous êtes irrécupérable pour l'intelligence

Je ne suis jamais que le produit de votre génération de profs gauchistes des années 70, 80.
Alors, Papa, on ne veut plus reconnaître le fruit de ses égarements ?"

Ecrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

C'est plutôt de l'aveuglement idéologique, non ?
Remarquez...

Écrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2009

"C'est mon cadeau de Nöel."

Francis n'ouvrez rien ! Vu l'orthographe massacrée il s'agit d'un message piégé, j'envoie les démineurs !

Écrit par : iPidiblue stop ! | 20 décembre 2009

Je préfère être bavard et brillant en société, pas derrière un ordi...

Ecrit par : Pendariès qui n'a pas grand chose à dire sur l'école | 20 décembre 2009

J'en ai la preuve : c'est le seul qui hier a relevé l'erreur sur mon Gareth pédé comme un phoque et à qui il manque quelques dents !

Écrit par : iPidiblue the Gareth show | 20 décembre 2009

Ah bon, pour vous, Guillaume, droite = lutte contre les musulmans, et gauche = islamistes ?

Écrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2009

J'ai dit gauchistes, Sibille, gauchistes.

Des hommes de gauche, j'en connais et je les respecte mais on ne les entend guère.

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

"Ecœuré, il est resté apatride jusqu'à la fin de sa vie tout en continuant à œuvrer pour la réconciliation franco-allemande et pour l'Europe."

En quoi, cet écoeurement serait-il alors supérieur à celui des parents d'Amélie ? Vos souffrances plus considérables que celles des pieds-noirs ?

Ecrit par : Guillaume | 20 décembre 2009
1) écœuré est un mot très faible que j'ai employé parce qu'il représente bien le sentiment anodin de mon grand-père suite à ce refus de naturalisation, vexation très vite surmontée, et n'a pas le côté haineux, révolté à l'extrême, aveuglé par la colère et l'esprit de revanche des sentiments exprimés par Amélie et ceux qu'elle désire représenter.
2) Que je sache, les parents d'Amélie ont conservé leur statut de citoyens français et tous leurs droits civiques ?


Et puis pourquoi ce "vos souffrances" ? Je n'ai jamais souffert de quoique ce soit et n'ai jamais été entretenue dans le mémorial des souffrance de mes aïeux.

Écrit par : dobolino | 20 décembre 2009

La seule conséquence, à titre personnel, a été de renacler à effectuer des placements immobiliers. Une tendance à vivre avec des meubles en kit, légers et transportables, qu'on peut emporter sur son dos, à ne pas trop s'enraciner. Mais, même cette peur atavique sous-jacente s'efface et ce d'autant plus que dès qu'on la raisonne, elle s'efface car n'a pas de raisons d'être.

Écrit par : dobolino | 20 décembre 2009

@Francis.
Oui, vous pouvez ouvrir le message en toute quiétude. C'est mon cadeau de Nöel.

Ecrit par : Cadichon-Emma | 20 décembre 2009
---
Merci, Cadichon.

Écrit par : Francis Penin | 20 décembre 2009

"C'est mon cadeau de Nöel."

Francis n'ouvrez rien ! Vu l'orthographe massacrée il s'agit d'un message piégé, j'envoie les démineurs !

Ecrit par : iPidiblue stop ! | 20 décembre 2009
---
Merci, iPidiblue. J'ai mis un moment avant de voir le rema mal situe, mais de la a redouter un piege !

Écrit par : Francis Penin | 20 décembre 2009

@ dobolino

Je comprends votre agacement au sujet des propos de Gilles Deleuze sur les animaux domestiques.

Deleuze pouvait être effectivement très agaçant, mais il incarnait, en tant que philosophe la tentative, sans doute illusoire de jeter des ponts entre les disciplines.

Si vous visionnez sur UTube son dialogue avec des musicologues au sujet de la musique baroque dont il cherchait à saisir "l'essence" en posant l'hypothèse d'un lien entre Kepler (l'astronomie), Buxtehude, Jean-Sébastien Bach (la musque), le Bernin (l'architecture) à l'âge baroque et la notion "d'harmonie préétablie" chez Leibniz, vous verrez qu'il se montre assez humble vis-à-vis des "spécialistes" et qu'il se laisse volontiers enseigner ce qu'il ne connaît pas bien (il semble ignorer par exemple qu'il n'y a pas de notes "pures", mais que dans un Do, par exemple, résonnent des harmoniques de quinte).

Vous savez que Descartes comparaît la philosophie à un arbre dont la racine était la métaphysique, le tronc la physique et les branches la mécanique, la médecine et la morale.

Deleuze avait renoncé à la prépondérance de la philosophie (comment faire autrement) sur les sciences qui se sont constituées progressivement en se détachant de l'arbre, mais il n'avait pas renoncé pour autant à la recherche d'une compréhension globale que notre époque d'ultra spécialisation qualifie volontiers "d'amateurisme" (à mon avis à tort).

Je le répète, Deleuze était approximatif et il s'est sans doute beaucoup trompé, mais il avait le mérité de "donner à penser".

L'intelligence philosophique consiste essentiellement à créer des liens. Ces liens sont parfois factices, mais il arrive aussi que l'on tombe juste.

Écrit par : Robin | 20 décembre 2009

« Brighelli, l’histoire du verre d’eau, on la connait et on se la raconte en rigolant. C’est un mythe construit ou non à partir d’un cas isolé, il y a des cons partout.
Quant à l’histoire du bus, je n’ai personnellement jamais vu ni entendu des choses pareilles.

Écrit par : Amélie | 20 décembre 2009 »

Désolé Amélie mais je confirme hélas ce genre de comportements ! Et j’ai des témoignages de première main. Une partie de ma famille vient des environs de Constantine, petits paysans qui ont perdu des parents massacrés au couteau ou coupés en morceaux par les humanistes du FLN.

En Algérie, me raconte un ancien, « on pouvait être frères mais pas beaux-frères ! »

Écrit par : Pierre Lariba | 20 décembre 2009

perdue par ceux qui n'ont pas voulu donner le droit de vote aux Algériens — ou négocier tout de suite, comme les Anglais ont su le faire ailleurs, pour fabriquer un Commonwealth sur les débris de l'Empire.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 décembre 2009

Mais figurez-vous que beaucoup de pieds-noirs l'auraient également souhaité. Je n'ai jamais dit que tout était parfait, je m'insurge contre la schématisation, la désinformation, la déformation, le parti pris, l'ignorance des réalités. Cette histoire du verre d'eau qui est colportée partout comme une preuve que les pieds-noirs étaient ignobles et qu'ils n'ont eu que ce qu'ils méritaient, c'est bien mince, non ? Cela justifie-t-il que vous nous ayez accueillis comme des assassins ?
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En Algérie, me raconte un ancien, « on pouvait être frères mais pas beaux-frères ! »

Ecrit par : Pierre Lariba | 20 décembre 2009

Oui, j'ai expliqué pourquoi. Les musulmans n'épousent que des musulmans. On vivait ensemble, ils étaient des copains de classe, des voisins, ils faisaient partie des équipes de foot. Frères mais pas beaux-frères.

Et en France, aujourd'hui ?

Écrit par : Amélie | 20 décembre 2009

Une partie de ma famille vient des environs de Constantine, petits paysans qui ont perdu des parents massacrés

Ecrit par : Pierre Lariba | 20 décembre 2009

Moi aussi, on est peut-être du même bled des hauts plateaux !

Écrit par : Amélie | 20 décembre 2009

Il y a mémoricide comme pour les Vendéens et ce second exemple vous démontre qu'il est inutile d'enfouir cela sous un silence gêné, cela finit toujours par vous péter à la gueule.

Ecrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

D'autant plus que, d'origine vendéenne, je pourrais me sentir poursuivie par le destin ! La scoumoune, en somme !
:-))

Écrit par : Amélie | 20 décembre 2009

l'esprit de revanche des sentiments exprimés par Amélie et ceux qu'elle désire représenter.
2) Que je sache, les parents d'Amélie ont conservé leur statut de citoyens français et tous leurs droits civiques ?
Ecrit par : dobolino | 20 décembre 2009

Non, pas d'esprit de revanche. Sentiment d'injustice.

On est restés citoyens français, certes, et nous étions des patriotes, nous aimions la France, mais on nous a fait sentir que nous n'étions pas les bienvenus.

Quant aux harkis qui avaient servi la France et qu'on a parqués dans des camps, qui s'en est inquiété ? Eux aussi, ils l'avaient bien cherché ?

Écrit par : Amélie | 20 décembre 2009

Enorme tempête de neige aux Etats-Unis ... ah! il commence bien le réchauffement climatique !

Écrit par : iPidiblue garden snow | 20 décembre 2009

A Nice, il fait très très froid. On a même eu de la neige !

Écrit par : Amélie | 20 décembre 2009

On aura beau répéter qu'on va vers un refroissement du climat à cause du minimum d'activité solaire, les partisans du réchauffement dû au CO2 anthropique attendront d'être transformés en glaçons pour se rendre !

Écrit par : iPidiblue il n'y a pire sourd qu'un écolo ! | 20 décembre 2009

@ dobolino

Je comprends votre agacement au sujet des propos de Gilles Deleuze sur les animaux domestiques.



Je le répète, Deleuze était approximatif et il s'est sans doute beaucoup trompé, mais il avait le mérité de "donner à penser".

L'intelligence philosophique consiste essentiellement à créer des liens. Ces liens sont parfois factices, mais il arrive aussi que l'on tombe juste.

Ecrit par : Robin | 20 décembre 2009
Oh ! Robin ! Comme ce blog est décevant et comme nos manières de nous exprimer nous y jouent des tours.

Je ne suis pas agacée, Robin, par les propos de Deleuze mais stimulée, justement comme vous le dites. Il donne à penser. Ce que je me demande, c'est s'il était prêt à écouter ensuite ce qu'il avait donné à penser ?
Je regrette que vous ne l'ayez pas compris alors que je suis certaine que vous avez saisi la nuance de l'adjectif écœuré appliqué à mon grand-père.

Écrit par : dobolino | 20 décembre 2009

On aura beau répéter qu'on va vers un refroissement du climat à cause du minimum d'activité solaire, les partisans du réchauffement dû au CO2 anthropique attendront d'être transformés en glaçons pour se rendre !

Ecrit par : iPidiblue il n'y a pire sourd qu'un écolo ! | 20 décembre 2009

Ils se rendront peut-être mais en s'attribuant le mérite du refroidissement, résultat tangible de leurs luttes opiniâtres contre le réchauffement climatique.

Écrit par : marigot | 20 décembre 2009

A Nice, il fait très très froid. On a même eu de la neige !

Ecrit par : Amélie | 20 décembre 2009
Courage ! Dans vingt ans, on y élèvera des chameaux, comme là-bas ;)))

Écrit par : dobolino | 20 décembre 2009

Je préfère avoir été élevée par des juifs allemands non sionistes que par des rapatriés d'Algérie, et de loin ... Eux, au moins, nous enseignaient l'avenir au lieu de rabacher avec haine et amertume le passé.


Facile... n'ayant pas de patrie, ils n'avaient pas de passé.

Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2009

"LES JUIFS ALLEMANDS N'AYANT PAS DE PATRIE N'AVAIENT PAS DE PASSÉ."

Ce genre d'assertion passe ici comme une lettre à la poste ?

Écrit par : Guy morel | 20 décembre 2009

A Nice, il fait très très froid. On a même eu de la neige !

Ecrit par : Amélie | 20 décembre 2009
Courage ! Dans vingt ans, on y élèvera des chameaux, comme là-bas ;)))

Ecrit par : dobolino | 20 décembre 2009

Vous pensez que c'est prévu par la loi sur le regroupement familial ??? :-)))

Écrit par : Amélie | 20 décembre 2009

Alors COCO, on se réveille ?

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

"LES JUIFS ALLEMANDS N'AYANT PAS DE PATRIE N'AVAIENT PAS DE PASSÉ."

Ce genre d'assertion passe ici comme une lettre à la poste ?

Ecrit par : Guy morel | 20 décembre 2009

Vous parlez de "peuples". Y a-t-il des "peuples", et pourquoi pas des "peuplades" ?

Ecrit par : guy morel | 18 décembre 2009

Écrit par : contradiction ? | 20 décembre 2009

Et les membres restants du GRIP recueilleraient pieusement vos cendres ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 20 décembre 2009

Sans compter Catmano, bien vivante, le GRIP a 45 membres. Trois de plus que l'an dernier.

Écrit par : guy morel | 20 décembre 2009

Ce genre d'assertion passe ici comme une lettre à la poste ?
Ecrit par : Guy morel | 20 décembre 2009

Eh bien, on vous attend pour faire la police de la pensée.

Et heureusement qu'on ne s'insurge pas contre chacune des vôtres qui dépasse le mur du çon!Il y aurait un embouteillage.

Écrit par : Cadichon | 20 décembre 2009

Je ne suis pas agacée, Robin, par les propos de Deleuze mais stimulée, justement comme vous le dites. Il donne à penser. Ce que je me demande, c'est s'il était prêt à écouter ensuite ce qu'il avait donné à penser ?
Je regrette que vous ne l'ayez pas compris alors que je suis certaine que vous avez saisi la nuance de l'adjectif écœuré appliqué à mon grand-père.

Ecrit par : dobolino | 20 décembre 2009

Oui, Deleuze acceptait la discussion. C'était l'une des conséquences positives de mai 68 et de la création de l'université de Vincennes, l'effacement du "mandarinat" (remarquez c'est aussi une question de personne et je me souviens qu'à la Sorbonne, certaines "pointures" étaint tout-à-fait abordables).

J'ai bien compris aussi le mot "écœuré", mais je dirais aussi "humilié".

Michael Hanecke parle à propos de son dernier film ("Le ruban blanc") de l'humiliation. Il dit que tout le monde ou presque est humilié tout le temps... Mais certains plus que d'autres et que cette humiliation peut susciter la violence individuelle ou politique.

En Russie, l'impossibilité pour les Juifs d'accéder à certaines professions, leur statut de marginaux et leur relégation dans des espaces définis, ghettos ou régions (interdiction de résider à Moscou ou à Saint-Saint-Pétersbourg par exemple) explique l'exil en Europe de l'Ouest ou aux Etats-Unis, mais aussi l'adhésion à la Révolution de 17.

A propos de la condition juive (tiens, ils repassent le Dictateur de Chaplin en ce moment sur la 5), je dirais que l'humiliation séculaire que les Juifs ont subi les rendent (ou devraient les rendre) plus sensibles à l'humiliation des autres (à ce que dit Amélie par exemple sur les pieds-noirs et les harkis, mais aussi à l'histoire du vieil homme dans l'autobus que raconte JPB).

Écrit par : Robin | 20 décembre 2009

Ce genre d'assertion passe ici comme une lettre à la poste ?
Ecrit par : Guy morel | 20 décembre 2009

Eh bien, on vous attend pour faire la police de la pensée.

Et heureusement qu'on ne s'insurge pas contre chacune des vôtres qui dépasse le mur du çon!Il y aurait un embouteillage.
Ecrit par : Cadichon | 20 décembre 2009

Je vous remercie de l'appui quasi immédiat que vous apportez, avec la distinction qui vous est coutumière, à l'affirmation selon laquelle "les juifs allemands n'ayant pas de patrie, il n'avaient pas de passé."

Écrit par : guy morel | 20 décembre 2009

Sans compter Catmano, bien vivante, le GRIP a 45 membres. Trois de plus que l'an dernier.

Des biens vivants ou des ectoplasmes du style Ralf Raimi dont vous avez les mandats aux A.G ?

Au fait Delord va bien ?

Enfin 45, soit, je m'incline et salue l'exploit ...Pourvu que ça doure...
Catmano, Venot, respect...Morel... go to hell

Écrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

En Russie, l'impossibilité pour les Juifs d'accéder à certaines professions, leur statut de marginaux et leur relégation dans des espaces définis, ghettos ou régions (interdiction de résider à Moscou ou à Saint-Saint-Pétersbourg par exemple) explique l'exil en Europe de l'Ouest ou aux Etats-Unis, mais aussi l'adhésion à la Révolution de 17.


Ecrit par : Robin | 20 décembre 2009
Levinas racontait que son père lui avait dit: "Emmanuel, on va partir en France ! C'est le seul pays où aller, le seul où la moitié de la population est capable de s'étriper avec l'autre moitié pôur un juif ! ".

Écrit par : dobolino | 20 décembre 2009

"LES JUIFS ALLEMANDS N'AYANT PAS DE PATRIE N'AVAIENT PAS DE PASSÉ."

Ce genre d'assertion passe ici comme une lettre à la poste ?

Ecrit par : Guy morel | 20 décembre 2009
Oui !
Je suis arrivée ce midi pour constater que Guillaume avait gerbé partout sa bouillie brune.
Ma foi ! C'est ainsi !
On peut espérer que ce garçon ne fait tort qu'à lui-même mais je n'en suis pas si certaine.
A croire que ça fait plaisir à JPB de voir qu'on écrit, au nom de la sacro-sainte liberté d'expression, ce type de monstruosité sur son blog, avec l'approbation pleine et entière du grand philosophe d'ici, le pidiblue.

Écrit par : dobolino | 20 décembre 2009

Ce genre d'assertion passe ici comme une lettre à la poste ?
Ecrit par : Guy morel | 20 décembre 2009

Eh bien, on vous attend pour faire la police de la pensée.

Et heureusement qu'on ne s'insurge pas contre chacune des vôtres qui dépasse le mur du çon!Il y aurait un embouteillage.
Ecrit par : Cadichon | 20 décembre 2009

Je vous remercie de l'appui quasi immédiat que vous apportez, avec la distinction qui vous est coutumière, à l'affirmation selon laquelle "les juifs allemands n'ayant pas de patrie, il n'avaient pas de passé."

Ecrit par : guy morel | 20 décembre 2009
Laissez Cadichon aller expliquer qu'elle trouve cette affirmation très sympa à ses amis des Etats-Unis. Ils apprécieront !

Écrit par : dobolino | 20 décembre 2009

Sans compter Catmano, bien vivante, le GRIP a 45 membres. Trois de plus que l'an dernier.

Des biens vivants ou des ectoplasmes du style Ralf Raimi
Ecrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Voilà un mathématicien réputé décrété sans existence. Décidément, après les juifs allemands qui n'ont ni patrie ni passé, vous néantisez sec !

Écrit par : guy morel | 20 décembre 2009

Chevènemement, Jospin, ……, Darcos, Chatel
La destruction de l'enseignement se porte bien.
On oublie le collège, mais c'est pour mieux casser le lycée.
Bon il y a une salle Condorcet au Ministère. C'est bien, c'est dans cette salle qu'on casse l'Instruction Publique. Un beau symbole.
C'est peut-être cela l'identité nationale.

rudolf bkouche

Écrit par : rudolf bkouche | 20 décembre 2009

Chevènemement, Jospin, ……, Darcos, Chatel
La destruction de l'enseignement se porte bien.
On oublie le collège, mais c'est pour mieux casser le lycée.
Bon il y a une salle Condorcet au Ministère. C'est bien, c'est dans cette salle qu'on casse l'Instruction Publique. Un beau symbole.
C'est peut-être cela l'identité nationale.

rudolf bkouche

Écrit par : rudolf bkouche | 20 décembre 2009

A propos de la condition juive (tiens, ils repassent le Dictateur de Chaplin en ce moment sur la 5), je dirais que l'humiliation séculaire que les Juifs ont subi les rendent (ou devraient les rendre) plus sensibles à l'humiliation des autres
Ecrit par : Robin | 20 décembre 2009

"Devraient les rendre", oui !

"Les rendent", malheureusment, j'en doute !

Je suis très inquiet quant au backlash des religions et des extrémismes que prédisait Caroline Fourest. Tous les blogs que je fréquente sont en proie à une remontée de l'extrême-droite décomplexée telle qu'on ne l'avait pas vue depuis longtemps. Ici comme ailleurs.

Le Front National s'est écrasé, mais l'extrême-droite d'hier est devenu la composante conservatrice de la droite au pouvoir d'aujourd'hui. Dans ces conditions, pourquoi les conservateurs extrémistes se gêneraient-ils pour dire n'importe quoi ?

Écrit par : Jeremy | 20 décembre 2009

@À PROPOS DES "JUIFS ALLEMANDS SANS PATRIE ET DONC SANS PASSÉ". (GUILLAUME)
Une question : que dire de Heine ? Un allemand sans patrie donc sans passé ?

Écrit par : guy morel | 20 décembre 2009

Le Front National s'est écrasé, mais l'extrême-droite d'hier est devenu la composante conservatrice de la droite au pouvoir d'aujourd'hui. Dans ces conditions, pourquoi les conservateurs extrémistes se gêneraient-ils pour dire n'importe quoi ?
Ecrit par : Jeremy | 20 décembre 2009

Pas n'importe quoi. Estrosi ignore l'existence de la propagande nazie sur l'identité nationale dans les années trente. Et d'autres racontent que les juifs allemands étaient apatrides.

Écrit par : guy morel | 20 décembre 2009

Tiens, ils repassent le Dictateur de Chaplin en ce moment sur la 5.
Ecrit par : Robin | 20 décembre 2009


Moi je regarde Astérix le Gaulois sur M6 !

Écrit par : iPidiblue Assurancetourix | 20 décembre 2009

Dobolino, pour terminer de gâcher voter dimanche :
http://www.liberation.fr/societe/0101609647-benoit-xvi-proclame-pie-xii-venerable-et-reecrit-l-histoire

Écrit par : Zorglub | 20 décembre 2009

A propos du judaïsme et de la notion de patrie.

Il me semble que les Juifs étaient relativement bien intégrés ou en voie d'intégration en Allemagne et surtout dans l'Empire austro-hongrois, avec le risque de perdre leur identité, mais qu'est ce au juste que cette "identité" sur laquelle on peut s'interroger à l'infini, au point de se demander si ce n'est pas cela, précisément, ce questionnement sur l'identité qui constitue l'identité juive.

Ils étaient avant tout Allemands, Autrichiens ou Français. Ils considéraient la France, l'Allemagne, l'Autriche (et même la Russie) comme leur "patrie".

Kafka disait qu'il aurait fait n'importe quoi pour ressembler à des acteurs de théâtre yiddish qu'il connaissait, pour être "un vrai juif" et non un écrivain thèque d'origine juive écrivant en allemand.

Mais s'il n'avait pas été un Juif déchiré et s'il n'avait pas écrit en allemand, il ne nous aurait pas atteint.

Il y a une nostalgie de l'identité perdue dans l'assimilation. C'est une blessure, mais il faut accepter cette blessure. Mais il y aussi le sionisme (une patrie et la sécurité), grâce à des gens comme Hertzel.

Heidegger a écrit un texte qui s'intitule "bâtir, habiter, penser".

C'est le contrepied du judaïsme. La fête des tentes (ou des tabernacles) rappelle à chacun d'entre nous, Juifs et non Juifs que nous sommes des voyageurs sur la terre, des nomades.

Les Juifs ont un passé, et souvent ce passé est bien triste, mais le passé des Juifs n'est pas un passé strictement historique, c'est aussi un passé spirituel (les deux se rejoignent avec la Fête de Pessah, la sortie d'Egypte, de la maison d'esclavage).

Le judaïsme porte, comme l'a dit Nietzsche, la lourde charge de la conscience dans l'Histoire de l'Humanité.

C'est cette conscience qui nous permet de parler de "l'arc-en-ciel des cultures humaines" (Levi-Strauss) et de sortir de l'enfermement du nationalisme pour nous ouvrir à une universalité sans confusion.

Écrit par : Robin | 20 décembre 2009

"J'ai dit gauchistes, Sibille, gauchistes."

Ecrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Oui, on a bien compris; sur votre échiquier, donc, légèrement à droite de DSK ?

Écrit par : Christophe Sibille | 20 décembre 2009

Christophe, je crois que gauchiste, dans l'esprit de Guillaume, ça commence à Hervé Morin et François Sauvadet ^^

Il fait toutes les nuits d'affreux cauchemars : Maurice Leroy avec un couteau entre les dents, et Hervé de Charette en train de voler l'argent des riches et de pervertir les nobles moeurs de tradition française.

Vous, vous évoquez tout de suite les activistes anarchistes !

Écrit par : Jeremy | 21 décembre 2009

Le Front National s'est écrasé, mais l'extrême-droite d'hier est devenu la composante conservatrice de la droite au pouvoir d'aujourd'hui. Dans ces conditions, pourquoi les conservateurs extrémistes se gêneraient-ils pour dire n'importe quoi ?
Ecrit par : Jeremy | 20 décembre 2009

Pas n'importe quoi. Estrosi ignore l'existence de la propagande nazie sur l'identité nationale dans les années trente. Et d'autres racontent que les juifs allemands étaient apatrides.
Ecrit par : guy morel | 20 décembre 2009

Disons que c'est n'importe quoi, mais qu'ils ne disent effectivement pas n'importe quoi.

Écrit par : Jeremy | 21 décembre 2009

Au fait Delord va bien ?
[…]
Ecrit par : Guillaume | 20 décembre 2009

Merci de prendre de mes nouvelles.
Oui, je vais très bien, la preuve juste infra..


FWD : Guy Morel ayant affirmé sur le fil « Pulsion de savoir et désir d’apprendre : mais qui a écrit ça ? » du blog de L. Céédelle qu’il ne savait pas ce qu‘était une « pulsion de savoir » et ayant constaté que JPB nous changerait bien la langue par ordre du mufti, j’ai été obligé de mettre quelques petites choses au point pour éviter que l’on croit que tous les membres du GRIP sont des positivistes.

Ensuite , sur le fil « Mouvement lycéen et déclin de l’orthographe » pour essayer de sortir de l’ornière
dans laquelle JPB nous avait plongé en mettant en rapport la révolution et l’orthographe sur fond de révolution culturelle , j’essaie de balayer devant la porte du camp républicain. Mais il ya beaucoupp de poussières.

MD
*
* *

Pulsion de savoir et désir d’apprendre : mais qui a écrit ça?

Guy Morel : Je serai assez curieux de savoir ce qu’est “une pulsion” de savoir.

Michel Delord :

C’est relativement connu : 459 000 occurrences de « Freud ‘pulsion de savoir’ » dans Google en français, 665 000 en anglais.

C’est une question qui revient chez Freud, que l’on trouve notamment en 1910, dans « Un souvenir d’enfance de Léonard de Vinci », que Freud présente ainsi à Jung : « Or, le grand Léonard, qui était sexuellement inactif ou homosexuel, était également un tel homme, qui a tôt converti sa sexualité en pulsion de savoir, et qui est resté accroché à l’exemplarité [Vorbildlichkeit] de l’inachèvement »
(Freud-Jung, Correspondance, Gallimard, Paris, 1975, p. 336).

« Enfin, c'est avec Léonard de Vinci que Freud élabore une première construction quant au destin de la pensée et l'origine de la névrose, ce qui sous-entend aussi un mode de fonctionnement. Texte qui, selon Ernest Joncs est la psychanalyse de Freud lui-même, qu'il écrit en laissant parler son "moi fantasmatique", démon de la spéculation créatrice, Roger Dorey en a relevé les points communs : l'abandon de la créativité artistique pour la scientifique, la passion de la connaissance, la lenteur d'élaboration et les inachèvements, dompter les affects en les soumettant à l'activité d'investigation, d'où les termes de désir de savoir (Wissbegierde), de poussée de savoir (Wissendrang) et de pulsion de savoir (Wissentrieb). A suivre Freud, cette question est celle aussi du temps où l'autonomie naissante de la curiosité intellectuelle encore non dissociée de la curiosité sexuelle (donc "pulsion de savoir"), rencontre l'inachèvement de la constitution sexuelle (un précurseur du "roc d'origine" ? ), puisque y fait défaut la fonction procréatrice et la connaissance de la jouissance. Dès lors, l'investigation "se perd dans le sable", et "l'impression produite par cet insuccès (...) semble être persistante et profondément déprimante" celle de l'inachèvement. »
Par Joël Bernat, Le processus psychique et la théorie freudienne: au-delà de la représentation, L’Harmattan
http://books.google.fr/books?id=zDnMXZ0JU_oC&source=gbs_navlinks_s
Pour les accros lire aussi la thèse de Sophie de Mijolla-Mellor: Le plaisir de pensée, PUF,1992.

Guy Morel : Sauf si on part du principe que les mots peuvent avoir n’importe quel sens

Michel Delord : Si l’on se réfère à l’inconscient - et c’est bien ce dont il est question ici - dans lequel chat et pot peuvent accoucher de chapeau, ce n’est pas une hypothèse idiote.

Guy Morel : et donc n’en ont aucun, je ne vois pas en quoi le “savoir” peut être l’objet d’une pulsion.
Mais ce sont là des vétilles, puisque l’on peut écrire, sans doute pour passer le temps, que le savoir est de l’ordre du fantasme.

Michel Delord : C’est peut être vrai pour les frères Bogdanov ; c’est vrai aussi pour ceux qui croient aux résultats des cours de culture générale.

Guy Morel : À moins de le croire vraiment, ce qui ne laisserait pas d’être inquiétant. Par exemple quelle pulsion de savoir, fantasmatiquement assouvie donc morte, expliquerait-elle qu’à peine désirée, on ne sait par quelle voie, la proposition selon laquelle dans un triangle rectangle, le carré de l’hypoténuse est égal à la somme des carrés des côtés, on se désintéresse de la géométrie ?

Michel Delord : N’y a-t-il vraiment RIEN en commun entre le processus ainsi décrit et le désintérêt pour les mathématiques qui apparaît brutalement chez certains … dès qu’ils sont reçus à l’X ? Pour ne pas se limiter au domaine des mathématiques, le statut utilitariste de la connaissance si on la considère comme outil de promotion sociale ne fonctionne-t-il pas du tout comme un fantasme de connaissance ? Dit plus crûment ‘moins il y a de confiture à mettre sur la tartine, plus on l’étale’ ne fonctionne-t-il pas en partie sur ce même mode ?


Guy Morel : J’ai remarqué chez Meirieu, l’ayant beaucoup lu, que le “savoir” n’est jamais savoir de quelque chose. C’est d’ailleurs à ce prix que le savoir peut être en effet l’objet de gloses sur la pulsion, le désir etc.

Rédigé par : guy morel

Michel Delord : opposition mécaniste qui oppose deux choses alors que l’essentiel est d’en comprendre le lien. Je me répète mais qu’en est-il de la destruction du savoir opéré par le désir de réussite ? Désir de savoir contre désir de promotion ? Autre manière de poser la question : le ‘bon’ fonctionnement l’ascenseur social n’entraîne-t-il pas la destruction du savoir ? Au contraire une panne d’ascenseur social ne met-elle pas en face d’un savoir qui n’a pas d’enjeux promotionnels et mercantiles ?
« Nous » avons certes centralement à construire la ‘rationalité instructive’ de l’élève. Mais affirmer qu’il n’y a aucune part d’irrationalité* - non dans la volonté du maître et dans la structuration du savoir à transmettre mais dans le processus instructif lui-même - sert seulement à donner des arguments à ceux qui pourraient ainsi tout à fait légitimement prétendre que le GRIP a toutes les tares du positivisme ( Lire, par exemple : Pierre Kahn, De l'enseignement des sciences à l'école primaire; l'influence du positivisme, Hatier,1999)
17 décembre 2009
Michel Delord

* « Bien sûr, comme tout le monde, un élève a des images mentales des notions mathématiques. Mais le rôle de l'enseignant n'est pas de contrôler ces images qui font partie du domaine de l'inventivité présente et future des élèves : il n'a qu'à vérifier que ces images sont compatibles avec les connaissances scolaires. Le premier droit d'un élève est de penser que 2 est rouge et que 3 est jaune : le principal travail de l'enseignant est de vérifier qu'il sait que 2+3=5 et 2×3=6… »
Michel Delord, Banff 2004, http://michel.delord.free.fr/banff.pdf

PS : Freud ayant été expédié en dix lignes comme plat principal, Jean-Paul Brighelli rend une visite à ce blog et nous dit « Dans la réalité … [savoir] est un mot toujours pluriel — en pédagogie au moins.»
Certes on a opposé mécaniquement l’intuition et le savoir. Mais est-ce une raison pour élaborer une autre opposition mécaniste : « En pédagogie et dans la réalité, savoir est un mot toujours pluriel ». On va faire une loi sur la burqa, ce dont JPB est partisan. On pourrait peut-être interdire le port du singulier pour le mot savoir, d’abord, comme pour la burqa, seulement dans l’Education nationale. Et puis, ‘dans la réalité’, y-a-t-il un peu de place pour l’abstrait ? Dans la réalité, LE savoir ne sert-il pas à rien ?
Alors, dans cette période de pragmatisme triomphant, ne parlons plus de ce qui ne sert à rien.



*
* *
Mouvement lycéen et déclin de l’orthographe

Passons sur le « une révolution ne peut être que culturelle » de Jean-Paul Brighelli * - qui montre qu’il a quelque chose comme des retours de palu. C’est la punition du vieux baroudeur au corps couvert de cicatrices.

Quant à l’orthographe, il serait judicieux que les républicains, pour passer pour des gens sérieux, arrêtent de défendre une vision non unilatérale sur le sujet. Bien sûr que je suis pour la « défense de l’orthographe » – voir le texte que j’avais écrit avec G. Molinier en 2002** - mais au lieu de ressasser exclusivement contre Chervel et ceux qui partagent ses idées, qui sont quand même sur la pente descendante , il faut aussi et avant tout passer un très sérieux coup de balai dans le camp républicain.

Un exemple : Jean-Paul Brighelli nous explique qu’il faut connaître l’orthographe pour faire la révolution et qu’il est donc plus révolutionnaire que Chervel qui, lui, explique que la connaissance de l’orthographe empêche de faire la révolution. Bon ; mais Marc le Bris vaut à lui seul trente fois le couple Chervel Brighelli puisqu’il n’a pas peur d’écrire dans son dernier livre ce qui est d’ailleurs reproduit dans Le Parisien du 4 mai 2009 : « De la sévérité des dictées dépend la grandeur des nations ». A part dire « Une faute : zéro » et remplacer nation par empire , je ne vois pas comment on peut faire mieux.

Essayons de voir un peu plus clair non pas ambitieusement sur le présent mais simplement sur le passé. C’est un passé dont Chervel prétend qu’il était pour une conception mécaniste de la dictée et dont les républicains défendent très souvent EXCLUSIVEMENT l’aspect mécaniste *. Dans ce but il n’est pas inutile de lire les deux articles ‘Dictée’ de la première édition du Dictionnaire pédagogique qui montrent bien que la frontière n’est pas là où les deux compères Chervel et Marc le Bris la mettent.

« Il ne faut pas, cela étant, que l'instituteur s'imagine - comme il y est peut-être trop porté - qu'une dictée irréprochable soit jamais le dernier mot de ses efforts, en ce qui concerne l'enseignement de la langue maternelle. Sans doute, cette dictée irréprochable suppose chez l'enfant, quant à l'orthographe d'usage, la connaissance au moins extérieure de beaucoup de mots, quant à l'orthographe de règles, la connaissance de ces règles mômes et l'habitude de les appliquer. Et l'enfant n'est pas arrivé à ce résultat sans avoir passé par une gymnastique patiente et suivie, qui a certainement augmenté son acquis, aiguisé son esprit sur certains points, très délicats, parfois trop délicats peut-être. Mais tout cela n'est pas la vraie connaissance de la langue. Tout ce travail peut parfaitement bien s'être accompli eu dehors, même aux dépens de l'étude propre de la langue. Nous avons vu, pour notre part, plus d'un élève, disons plus d'un élève-maître d'école normale, indémontable — qu'on nous passe le mot — sur la dictée, quelque subtile qu'elle pût être, et plus ou moins incapable de répondre par un développement suffisant à une question orale, de rédiger une lettre ou de composer un récit. C'est qu'il manquait à ceux-là ce fond même de connaissances, qui repose, non plus sur l'habitude de voir et de reproduire des mots écrits, sur les rapports qui peuvent modifier, suivant les cas, la représentation extérieure de la plupart d'entre eux, mais sur l'intelligence des idées que les mots expriment, sur les combinaisons et les développements possibles de ces idées, etc., etc., toutes choses que l'orthographe ne donne point, et pour l'acquisition desquelles il faut absolument recourir à des exercices tout autres, comme la conversation entre le maître et l'élève, comme la lecture, comme la composition, de quelque nature qu'elle soit, orale ou écrite. Dans ces limites, mais dans ces limites seulement, l'exercice de la dictée n'en reste pas moins d'une utilité et d'une importance incontestable. »

Texte complet à http://michel.delord.free.fr/dp.html

Ce texte n’engage pas le GRIP
Michel Delord

* C’est en fait la nouvelle droite qui a tiré les meilleures leçons de la révolution culturelle et qui les a appliquées méthodiquement dès 68 au début avec Krisis.

** « De Ferry Jules à Ferry Luc ou de la dictée à l’addiction » http://www.sauv.net/ferry.php

*** Marc le Bris : titre de l’article du Parisien du 4 mai 2004 « Pour apprendre, il faut répéter » …. « De la sévérité des dictées dépend la grandeur des nations » ?

Écrit par : Michel Delord | 21 décembre 2009

Pour un enseignant, même retraité, ignorer quand il convient d'accorder une majuscule à un Allemand, surtout quand il s'agit de Heine, (et pourquoi pas Fichte?) est-ce un signe de germanophobie inconsciente? de gâtisme? une erreur de casting? Pourquoi pas les trois?

Quant à Jeremy, qui voit partout même sur ce blog des fascistes et une extrême droite décomplexée ( sic), il n'a pas l'excuse de l'âge...pour dire n'importe quoi.

Francis, au cas où votre question est restée sans réponse, "portnawak" n'est ni une princesse appache ni une maladie, mais signifie "n'importe quoi" dans un certain idiome, un sous-verlan.
Pour rester dans ce registre, les Québécois aussi n'en loupent pas une! Arbres de fêtes, et quoi encore? On leur devait déjà ces piteuses auteures et autres professeu-eu- eures, après les hambourgeois, les chiens chauds et les sacs à eau chaude. Ils sont mieux inspirés quand ils inventent des néologismes, comme le clavardage et le courriel, ou assurent la survie d'archaïsmes ravissants, comme la poudrerie ou la brunante.

Je me réjouis de voir que leur grand voisin du Sud continue à parler de Xmas trees, sans complexe communautariste ou laïciste, et ne célèbre pas la diversité religieuse par l'exclusion, le rejet de l'autre, mais par des concélébrations judéo-chrétiennnes. Joyeux Chrismukkah!

Autre motif de joie: la gauche française forcée de faire encore semblant de croire au Père Noël/ Bayrou, et je recommande à ceux qui se tâtent encore pour aller lui offrir leur suffrage de ne pas manquer sa "prestation" lors de l'émission de X. Lambrechts, Internationales, qui passa à midi ici sur TV5.

Ce "grand humaniste laïc" devant l'Eternel aurait mieux fait de prétexter une bonne grippe saisonnière. Il est son pire ennemi et encore moins communiquant (convainquant?) que Sarnez.

La droite la plus bête du monde a passé le flambeau et on se bouscule à gauche pour avoir droit à ce titre. Les Francais sont des veaux amateurs de couleuvres, paraît-il, mais pas tout le temps. Il serait peut-être temps de le rappeler à ceux qui continuent, par manque d'idées ou d'arguments, à agiter le chiffon rouge du fascisme et de "l'extrême droite décomplexée", que cela ne fonctionne plus. Laissons cela aux quelques microcosmes confidentiels où l'on aime jouer à "chéri, fais-moi peur!"

pour clore le sujet, cette lettre du petit Nicolas, interceptée avant son envoi au Pole Nord.

Cher Papa Noël,
Cette année, tu m'as pris
- mon chanteur favori, MICHAEL JACKSON,
- mon acteur favori, PATRICK SWAYZE
- mon actrice favorite FARRAH FAWCETT.
N'oublie pas s'il-te-plaît que SEGOLENE ROYAL est ma femme politique favorite.


Merci,
Nicolas.

Écrit par : Cadichon | 21 décembre 2009

MD n'a aucun humour, en ce moment.
Prendre au premier degré mes remarques sur la révolution culturelle, vraiment…
Mon maoïsme (au moins au début des années 70 — avant, j'étais bien jeune) était celui de Guilhem Fabre, auteur, si je puis dire pour un livre de citations, de "Révo cul dans la Chine pop" — grand moment du situationnisme. Ou celui des Habits neufs du président Mao.
JPB
PS. Jérémy, le Front National avait été laminé par le petit Nicolas, parce que ce dernier s'était positionné sur certaines de ses idées. La remontée au grand jour (et si d'autres blogs laissaient autant de liberté d'expression que celui-ci, le mouvement serait encore plus spectaculaire) d'une extrême-droite décomplexée, alors même que le Sarkozy est resté sur ses positions antérieures (nous n'avons pas flairé de glissement à gauche de son discours, n'est-ce pas) ne signifie qu'une chose : en période de crise (voir l'Allemagne des années 20), le refoulé remonte à toute allure en surface, et les thèmes sur lesquels surfent les nouveaux du Front sont beaucoup plus à droite qu'il y a cinq ans. Et je suis persuadé que ça va créer de graves problèmes aux Régionales d'abord, aux présidentielles ensuite. Quand on constate que la surenchère de Besson sur l"identité nationale ne fait tressaillir personne (à part M-G. Buffet qui voudrait tirer un voile pudique sur le débat), il y a de quoi s'inquiéter. Avec le flair qui le caractérise, Nicolas S*** fera lui-même de la surenchère — et la banalisation s'accentuera — tuera est vraiment le mot.

Écrit par : brighelli | 21 décembre 2009

"A croire que ça fait plaisir à JPB de voir qu'on écrit, au nom de la sacro-sainte liberté d'expression, ce type de monstruosité sur son blog, avec l'approbation pleine et entière du grand philosophe d'ici, le pidiblue."

Dobolino
Vos propos sur les pieds-noirs étaient surtout méprisants et haineux, je vous le fais remarquer, c'est tout. Vous en rajoutez dans la surenchère mémorielle et l'indignation pour faire oublier ce fait initial.Maintenant, dire qu'une personne n'ayant pas de patrie n'a point de passé et a donc plus de facilités à se projeter vers l'avenir me semble être un simple constat et non un jugement de valeur. Vous en tirez des conclusions hâtives et erronées, c'est votre problème.
Comme le dit justement Cadichon "Il serait peut-être temps de le rappeler à ceux qui continuent, par manque d'idées ou d'arguments, à agiter le chiffon rouge du fascisme et de "l'extrême droite décomplexée", que cela ne fonctionne plus."

Écrit par : Guillaume | 21 décembre 2009

"LES JUIFS ALLEMANDS N'AYANT PAS DE PATRIE N'AVAIENT PAS DE PASSÉ."

Ce genre d'assertion passe ici comme une lettre à la poste ?

Ecrit par : Guy morel | 20 décembre 2009

Non, Guy; j'ai dit que le personnage et la pensée étaient immondes. Et ce mec enseigne à des élèves de Primaires... Bah, depuis le temps où j'ai eu une professeur d'Espagnol nostalgique du franquisme (elle me parla du franquisme social lors de mon oral de bac blanc) et sur les listes mégrétistes pour les cantonales, peu m'étonne encore. Franchement, on transpire toujours ce que l'on est; je me demande bien ce qui exsude de son esprit devant les gosses, à lui, que je ne nommerai pas, un peu comme dans Harry Potter, avec Vold.... ha mince, je ne peux pas le dire!

Écrit par : Pendariès qui n'a pas grand chose à dire sur l'école | 21 décembre 2009

Voilà un mathématicien réputé décrété sans existence. Décidément, après les juifs allemands qui n'ont ni patrie ni passé, vous néantisez sec !

Vous m'avez reproché de n'avoir pas assisté à toutes les sessions de grammaire réelles ou imaginaires du Grip, à quelles réunions du Grip a-t-il assisté ?

Écrit par : Guillaume | 21 décembre 2009

Je ne fais pas de politique avec mes élèves, Pendaries, ni ne cherche à les influencer (et puis essayez donc avec des CP) ce qui ne fut pas le cas de nombreux professeurs du secondaire, gauchistes jusqu'à la moelle que j'ai rencontrés durant ma scolarité. Alors, laissez mes élèves tranquilles.

Harry Potter, jolie référence, je vous la laisse.

Écrit par : Guillaume | 21 décembre 2009

en période de crise (voir l'Allemagne des années 20), le refoulé remonte à toute allure en surface, et les thèmes sur lesquels surfent les nouveaux du Front sont beaucoup plus à droite qu'il y a cinq ans. Et je suis persuadé que ça va créer de graves problèmes aux Régionales d'abord, aux présidentielles ensuite. Quand on constate que la surenchère de Besson sur l"identité nationale ne fait tressaillir personne (à part M-G. Buffet qui voudrait tirer un voile pudique sur le débat), il y a de quoi s'inquiéter. Avec le flair qui le caractérise, Nicolas S*** fera lui-même de la surenchère — et la banalisation s'accentuera — tuera est vraiment le mot.

Mais à qui la faute ?
http://www.infoguerre.fr/edito/sur-le-chemin-d%E2%80%99une-petite-guerre-d%E2%80%99algerie/

Masquer la réalité ne fait qu'accroitre le problème.

Écrit par : Guillaume | 21 décembre 2009

"PrimairE"


Cadichon, si je puis me permettre, le problème, c'est, comme l'écrit JPB, la BANALISATION des idées extrêmes, ou à visée extrême. Ce n'est pas agiter le fichon rouge. Et pour qui? ou contre qui?

J'ai la chance, je crois, d'être un homme du doute perpétuel. Et de la remise en question. Sans doute mon héritage protestant. Il a beau m'apporter quelques problèmes (ha! la double prédestination), il me construit en tant que jamais je n'aurai d'idoles politique, économique, religieuse, artistiques, etc. ("Denn wir haben hie keine bleibende Statt", http://www.youtube.com/watch?v=X_f-0Y_GtbM).

Ce qui m'importe sont les faits, avant tout, et la psychologie des groupes qu'incarnent, parfois, quelques-uns, comme une épine ou un parfum qualifie aussi la rose. Et, j'avoue que je tremble à toutes les "solutions" proposées actuellement.

Un exemple de BANALISATION, que tout enseignant connaît: la violence verbale, les mots: négro, "sale-ce-que-vous-voulez", connasse, etc. sont vidés de leur sens raciste ou ce que vous voulez (paraît-il), pour les ados, mais ont conservé - puisque utilisés - leur puissance néfaste. Sinon, à quoi bon les employer? Le poison, mais sans la flèche (je n'y crois guère....)?

Un autre exemple de BANALISATION: le laisser-faire des adultes. Leur trouille, leur désintérêt, ce que vous voulez. Le politique, l'économique? Un masque pour dire quels désirs gargouillent dans l'esprit des masses.

Écrit par : Pendariès qui n'a pas grand chose à dire sur l'école | 21 décembre 2009

Non, Guy; j'ai dit que le personnage et la pensée étaient immondes. Et ce mec enseigne à des élèves de Primaires...

C'est mignon, un petit côté, " oui, maîtresse, j'ai bien fait mes devoirs"...
Avec Potter, je dirais CE2, allez CM1.

Écrit par : Guillaume | 21 décembre 2009

Pauvre boule de haine... dès le matin, il était avant 7 heures quand vous vîntes ici, en rage... je vous plains.

Écrit par : Pendariès qui n'a pas grand chose à dire sur l'école | 21 décembre 2009

Pauvre boule de haine... dès le matin, il était avant 7 heures quand vous vîntes ici, en rage... je vous plains.

Quand on n'a rien à dire...

Écrit par : Guillaume | 21 décembre 2009

Allez, j'avais des moments à perdre hier, bloqué par la neige.
Je vous laisse, vous m'avez bien amusé et n'oubliez pas..."no pasaran !" ah! ah! ah!

Écrit par : Guillaume | 21 décembre 2009

Oups...j'oubliais mon petit cadeau pour les fêtes :

« Les civilisations meurent de suicide, pas d’assassinat. »
Arnold Toynbee historien britannique.

Écrit par : Guillaume | 21 décembre 2009

« Les civilisations meurent de suicide, pas d’assassinat. »
Arnold Toynbee historien britannique.

Ecrit par : Guillaume | 21 décembre 2009

Et comme ceux qui osent parler d'immigration, d'identité, d'islamisation sont automatiquement étiquetés ici "extrême droite décomplexée", ce qui évite d'avoir à argumenter et permet de mettre la tête dans le sable, voici les propos de Malika Sorel, une femme d'extrême droite à n'en pas douter !

J'ajoute que comme en 2002, ce sont tous ceux qui aujourd'hui parlent de fantasme à propos de l'immigration (comme on l'a entendu encore récemment dans la bouche de certains donneurs de leçons, historiens de gauche), et refusent de voir la réalité en face, qui pousseront les gens à voter "à l'extrême droite". Indécrottables ! Et je connais de vieux socialistes, tout à fait décomplexés, qui s'apprêtent à le faire aux régionales en guise de coup de semonce.

Donc, Malika Sorel, sur son blog :

"POUR EUX, NOUS N'EXISTONS PLUS !
Hier matin, j’ai assisté à un séminaire ministériel organisé par Éric Besson, sur le thème « Les migrations en Méditerranée : construire un espace de prospérité partagé ». Dans la mesure où de nombreux journalistes couvraient le séminaire, je peux me permettre d’en partager avec vous quelques éléments.

Y étaient conviés des ministres des pays suivants : Chypre - Grèce - Espagne - Croatie - Malte - Monténégro - Maroc - Égypte.

Un expert planta d’emblée le décor, basant son argumentaire sur le fait que puisque la population européenne vieillissait, trois possibilités s’offraient à nous. Je le cite :

« 1) Soit nous retardons l’âge de la retraite : mesure pas très populaire ;

2) Soit nous mettons davantage les femmes au travail : cela aura une incidence négative sur le taux de fécondité ;

3) Soit nous organisons les migrations internationales. »

Et sur ces mots destinés de toute évidence à permettre aux ministres présents d’enchaîner avec leurs discours bien préparés, le fil conducteur de la matinée fut que, puisque le Nord ne faisait pas d’enfants, le Sud en faisant beaucoup (cela a été dit), il fallait donc s’atteler à organiser les flux migratoires du Sud vers le Nord. Plusieurs ministres ont même déclaré que de toute façon l’immigration se produisant de manière illégale lorsqu’elle n’était pas autorisée, il était préférable de la légaliser et de l’organiser. Il a aussi été dit qu’en Tunisie, 75 % des jeunes envisageaient de quitter leur pays…

Voici un florilège de paroles prononcées par des ministres des pays du Nord :

« Les pays du Nord ont besoin de main d’œuvre. »

« L’immigration augmente la compétitivité des pays du Nord. »

« L’immigration profite aussi bien aux pays du Sud que du Nord. »

« Comme la main d’œuvre qui vient du Sud est peu qualifiée et que les pays du Nord auront de plus en plus besoin de main d’œuvre qualifiée, les pays du Nord doivent aider à former la main d’œuvre du Sud afin qu’elle réponde mieux à leurs besoins. »

« Nous devons conduire une politique souple de visas afin de faciliter la circulation des flux d’immigration. »

« Nous devons faciliter le fait que les immigrés gardent le contact avec leurs pays d’origine et y transfèrent une partie de leur argent. »

« Nous devons organiser les sociétés d’accueil de manière à ce qu’elles reconnaissent qu’elles sont diverses. De toute façon, c’est le modèle qui est appelé à se répandre partout. La priorité doit être donnée à la lutte contre les discriminations. »

« Un monde sans immigration serait un monde plus divisé, plus radical. »

« La pauvreté et le manque de développement ont été causés par la colonisation. »

« L’immigration est peut-être la solution à la crise », prononcé très solennellement par le ministre suédois, invité en tant que représentant du pays qui préside actuellement l’Union Européenne.

Les deux ministres du Sud demandèrent que leurs ressortissants soient bien traités dans les pays hôtes, et que dans l’empressement à organiser les flux du Sud vers le Nord, on veille à faire en sorte de maintenir le lien prégnant avec les pays d’origine, afin que les migrants transfèrent des fonds dans leur pays (souvenons-nous que c’est autant d’argent qui sera ôté du projet éducatif de leurs enfants). Le ministre marocain insista sur le fait que ces migrants (la communauté des Marocains résidant à l’étranger) constituaient une diaspora, et que le Maroc s’en occuperait de manière très active. La ministre égyptienne prit bien soin de commencer son discours par « Au nom d’Allah le plus miséricordieux… » et formula le souhait que la langue arabe soit beaucoup plus présente à l’avenir dans le bassin méditerranéen.

Éric Besson conclut ainsi la matinée : « Nous devons accélérer et accroître les flux de circulation. »

Tous les ministres ont signé la « Recommandation de Paris sur la promotion de la mobilité des jeunes dans l’espace méditerranéen », dont voici un extrait : « Réaffirmant leur détermination à bâtir un avenir méditerranéen commun, ils sont convenus de la nécessité de donner priorité à la jeunesse dans la construction d’un espace méditerranéen de la circulation des personnes, du savoir et des compétences. »

Un office méditerranéen de la jeunesse sera créé d’ici le 1er janvier 2011. Il aura pour but de faciliter la libre circulation des étudiants de certaines filières universitaires, ainsi que de leur offrir des bourses.

Je dois tout de même vous livrer une perle qui fut répétée à plusieurs reprises : « Il serait intéressant que l’on se penche un jour sur les besoins réels de main d’œuvre des pays du Nord, car nous ne les connaissons pas » !!! N’importe quel esprit sainement constitué aurait pourtant commencé par là ! À aucun moment il n’a été question de l’existence de chômeurs en Europe, et donc encore moins de leur nombre, ni d’étudiants pauvres qu’il fallait peut-être aider en Europe.

Durant toute cette matinée, il était manifeste que les peuples européens n’intéressaient pas les ministres européens. C’était comme si l’Europe était une terre inhabitée ou qui allait très prochainement le devenir, et qu’il convenait de la peupler. Le seul moment où on put penser que dans leurs esprits des Européens existaient encore, c’est quand il fut fait mention de la nécessité de lutter contre les discriminations dont les migrants seraient victimes…

Cette matinée m’a montré, si c’était encore nécessaire, à quel point ces « élites » européennes se préoccupaient parfois bien davantage des intérêts de peuples étrangers que de ceux de leurs propres peuples. Ce sont bien elles qui sont responsables de la situation actuelle, et non pas les immigrés. Désormais, seuls les peuples européens pourront épargner le chaos à leurs pays, et sauver par la même occasion leurs vies et celles de leurs descendants, car il est clair que ce qui nous est préparé par des dirigeants qui ne s’en rendent même pas compte, c’est la prolifération des Balkans à travers l’Union Européenne. Nous sommes là bien loin du rêve des pères fondateurs !

Chaque citoyen doit œuvrer à l’émergence d’une véritable conscience collective qui nous aidera à arrêter la course folle vers les Balkans. Si un peuple européen y parvient, tous les autres suivront la même voie, car chaque peuple observe à présent ses voisins. Pour y parvenir, il est indispensable de fournir des arguments et des clés de décryptage à nos proches, nos amis, nos collègues, ainsi qu’à tous les politiques dont le cœur bat encore avec celui des Français, et qui peuvent ainsi devenir des porte-voix de la cause la plus importante qui soit : la cohésion nationale. La puissance jaillit entre les hommes lorsqu’ils agissent ensemble !"

http://puzzledelintegration.blogspirit.com/archive/2009/12/14/pour-eux-nous-sommes-deja-morts-et-enterres.html#comments

Écrit par : Amélie | 21 décembre 2009

Tiens, Guillaume nous dévoile enfin le fond de sa pensée!!!
En l'occurrence, d'ailleurs, il s'agit plus de fond, (celui qu'on continue à creuser après l'avoir touché) que de pensée.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 décembre 2009

"Et puis, après moi, le déluge ! Je les autorise même à me brûler en Place de Grève, si ça les amuse." Ecrit par : catmano
"Sans compter Catmano, bien vivante, le GRIP a 45 membres. Trois de plus que l'an dernier". Ecrit par : guy morel
"J’ai été obligé de mettre quelques petites choses au point pour éviter que l’on croit que tous les membres du GRIP sont des positivistes." Ecrit par : Michel Delord

En cette période de fièvre pré-fasciste, il règne un je ne sais quoi d'atmosphère religieuse dont ce blog se fait l'écho. J'aimerais ajouter une contribution directe à la confusion ambiante.

45 membres, c'est peu mais c'est bien plus que 13 (12 + Jésus, Judas compris) et on sait ce qu'il advint de la bande sur le long terme. Il est vrai, cependant, que tous les chemins ne mènent pas à Rome.

45, c'est un nombre étonnant dont Wikipedia nous révèle la richesse. C'est, notamment :

- "le nombre total de livres de l’Ancien Testament de la Bible dans la version catholique si le Livre des lamentations est considéré comme une partie du Livre de Jéremie." (faut-il y voir la raison du tropisme vers les ouvrages scolaires d'avant 1932 ?)
- "un "calibre" (un peu gros quand même pour flinguer finement en AG)
- un "nombre de Kaprekar" (mis au carré, en base 10, donne 2025 dont la partie gauche et la partie droite, additionnées, redonnent 45).
- une "vitesse de rotation" pour certains vieux disques vinyle
etc.

On aurait tort de conjecturer de ces derniers faits une quelconque circularité d'une démarche, rappelons le, centrée sans arrière-pensées sur la remise des contenus au carré.

Jésus a chassé les marchands du temple mais ils sont toujours à l'affût et attendent tranquillement que d'autres se décarcassent * pour en recueillir la moelle pour leurs néo-madrasas.

En ce qui concerne la mise au point de MD, j'espère que c'est une forme d'humour (?). En tout cas, le positivisme est une forme spéciale de religiosité. Etonnante plasticité de l'esprit humain !

* Jeanne Catmano n'a pas fini de bûcher sur Buisson (ardent).

http://fr.wikipedia.org/wiki/45_(nombre)

PS : je m'instruis beaucoup à la lecture du bouquin de Grandmontagne. J'en parlerai bientôt si ça en intéresse.

Écrit par : dugong | 21 décembre 2009

Et comme ceux qui osent parler d'immigration, d'identité, d'islamisation sont automatiquement étiquetés ici "extrême droite décomplexée", ce qui évite d'avoir à argumenter et permet de mettre la tête dans le sable, voici les propos de Malika Sorel, une femme d'extrême droite à n'en pas douter !

Amélie

Mais presque tout le monde en parle d'immigration, arrêtez de dire des contre-vérités quand même! La différence, entre les uns et les autres, c'est la façon dont on en parle, et surtout ce que l'on craint, ou ce que l'on espère (plus important encore: l'origine de cet espoir et de cette inquiétude). Heureusement, il y en a aussi qui s'en foutent. Et qui, froidement, raisonnablement, voient où se tient le danger, ou se cache le bon.

Les angoissés, méditez plutôt ceci:

"Ce que nos ennemis veulent, ce n'est pas tant notre défaite que notre humiliation. Cela paraît moins féroce, cela paraît comporter un vague air d'humanité. Il n'en est rien. Car une défaite, c'est clair, c'est irréparable, c'est fini, on s'y résigne, on s'y habitue, et puis on recommence, alors qu'une humiliation, on ne l'oublie jamais: c'est pour la vie."

Une autre citation pour la route (tiens, il pleut dehors...):

"Il faut pardonner, pour la simple raison que c'est difficile et presque impossible. Tout le monde est mesquin et ne pense qu'à la vengeance. "Ne pas se venger" (it.) est le seul exploit moral, le geste le plus beau qu'on puisse commettre. Chaque fois qu'on ressent l'envie de se venger, on devrait songer que cela appartient aux autres, que c'est facile, puisque tout y arrivent, et qu'il n'y a de noblesse que dans la singularité du pardon, fût-il impur"."

Cioran, "Cahiers", p.854.

Écrit par : Pendariès qui n'a pas grand chose à dire sur l'école | 21 décembre 2009

Tiens, Guillaume nous dévoile enfin le fond de sa pensée!!!
En l'occurrence, d'ailleurs, il s'agit plus de fond, (celui qu'on continue à creuser après l'avoir touché) que de pensée.

C'était Sibille et ses sentences à deux sous...
Proposer des cours du soir à des étudiantes d'IUFM ne rapporte donc plus ?

Écrit par : Guillaume | 21 décembre 2009

mon actrice favorite FARRAH FAWCETT.
Merci,
Nicolas.

Ecrit par : Cadichon | 21 décembre 2009
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Ah ! Je l'aimais bien, Farrah Fawcett.
Mais mon coeur est prisonnier de Ms Jennifer Ehle.
Pour ceux qui ignorent qui est cette dame, je precise que je ne l'ai vue que dans un role a ce jour : celui de Miss Elizabetth Bennet dans le telefilm de la BBC realise en 1995, "Pride and Prejudice".
Ms Ehle caught my heart forever although the actress who played the role of Miss Jane Bennet (whose name I have not in mind at present) is much beautiful. But Ms Ehle has such fine eyes that I couldn't resist.
Ma femme ne cesse de repeter que je suis amoureux d'Elizabeth Bennet, mais c'est plus grave que cela : je suis amoureux de l'actrice qui joue son role. Ne le lui dites pas.

Écrit par : Francis Penin | 23 décembre 2009

Pour Francis's eyes only :

http://www.starsmaster.com/j/jennifer_ehle_01/pics/jennifer_ehle_03.jpg

Écrit par : Abraxas | 23 décembre 2009

Ms Ehle caught my heart forever although the actress who played the role of Miss Jane Bennet (whose name I have not in mind at present) is much--- more----beautiful.

Ecrit par : Francis Penin | 23 décembre 2009

Écrit par : Francis Penin | 23 décembre 2009

Pour Francis's eyes only :

http://www.starsmaster.com/j/jennifer_ehle_01/pics/jennifer_ehle_03.jpg

Ecrit par : Abraxas | 23 décembre 2009
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Merci, Abraxas ! Le debit de l'ordinateur, la ou je suis, est tellement faible que je renonce momentanement a aller vers ce lien. Je verrai cela le 30 decembre une fois rentre chez moi. Je meurs d'impatience de voir cela !

Écrit par : Francis Penin | 23 décembre 2009

Je meurs d'impatience de voir cela !

Ecrit par : Francis Penin | 23 décembre 2009

Ne mourez pas trop vite.
Le lien est pourri, ou renvoie à un site pornographique si on titille l'URL.
Sacré grigou d'Abraxas !!

Écrit par : yann | 24 décembre 2009

Ne mourez pas trop vite.
Le lien est pourri, ou renvoie à un site pornographique si on titille l'URL.
Sacré grigou d'Abraxas !!

Ecrit par : yann | 24 décembre 2009
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Ah ! j'irai voir quand meme, malgre ma gene.
Abraxas, Yann est-il serieux (et vous, etes-vous quelqu'un de serieux ?) ?

Écrit par : Francis Penin | 24 décembre 2009

Bien sûr que je suis sérieux !!
Tellement que mon ordinateur refusait au début de m'afficher la page proposée par Abraxas. Finalement, en titillant encore (si j'ose dire), ça marche.
Bon, ce n'est pas pornographique au sens strict. Mais vous devriez ouvrir ça quand Madame est au marché ;O))))

Écrit par : yann | 24 décembre 2009

Oui, mais vous y verrez votre idole dans le plus simple appareil…
Moi, pour Noël, je cherche à faire plaisir…
JPB

Écrit par : brighelli | 24 décembre 2009

Yann, vous avez une sûreté "mineurs" sur votre ordinateur ?
C'est mignon à cet âge… :-))
JPB

Écrit par : brighelli | 24 décembre 2009

Possible que ma moitié m'ait installé ça à l'insu de mon plein gré.
Bon Noël !

Écrit par : yann | 24 décembre 2009

Waw, très bon travail, merci à vous de partager cette astuce et je "plussoie" entièrement cette opinion ! Bref voilà, votre blog est bien bon, je bookmarke votre blog de ce pas ! PS : Vous avez une très belle plume, bravo !

Écrit par : ramonage | 19 avril 2010

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