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07 décembre 2009

De bien jolies reformes

Jeudi prochain 10 décembre se réunit au ministère, rue de Grenelle, à 14 heures, un CSE (Conseil Supérieur de l’Education, l’instance où sont réunis tous les syndicats pour discuter des projets ministériels) qui entérinera la réforme du lycée.

Qui l’entérinera parce que telle est la volonté du ministère. Que le SNES, le SNALC, la CGT, Sud-Education soient contre (1) n’entamera en rien la résolution du ministre : l’instance est consultative, et on peut s’asseoir sur ses (probables) vociférations. Que les mécontents fassent des pétitions, ou quittent la salle après l’allocution du ministre (qui enfin sera présent), peu importe : les dés sont pipés.
D’autant que le SE-UNSA et le SGEN (et aussi la FCPE et les représentants lycéens…) appuient cette réforme — bien qu’ils la trouvent timide : celle de Gaudemar, l’année dernière, leur convenait bien mieux. Là, au moins, on dégraissait en grand.

Vous avez dit timide ? En réunion de CSL (Commission Spécialisée Lycée) le 2 décembre dernier, le SE-UNSA, bientôt approuvé par le SGEN, a regretté publiquement — « j’ai un témoin ! » — que les élèves de Terminale S, qui, comme la presse s’en est enfin fait l’écho, n’auront plus de cours d’Histoire-Géo, aient tout de même la possibilité de prendre 2 heures d’option Histoire. Pourquoi cette indignation ? Parce qu’en leur offrant cette possibilité, le Ministère s’obstine à faire de la filière S une section pluri-disciplinaire, susceptible d’attirer d’autres élèves que les « purs » ( ?) matheux — donc, à terme, restauration de l’existant, c’est-à-dire une filière élitiste — oh le vilain mot…

Mais, dit le Ministre, ils en feront quand même, de l’Histoire-Géographie ! Puisqu’ils en auront quatre heures en Première — et ils passeront une épreuve anticipée de la discipline fin Première, tout comme ils passent l’épreuve anticipée de Français — « et je ne sache pas, ajoute-t-il, qu’ils en soient pour cela plus illettrés… »

Voire…

Notons au passage qu'une pétition lancée par l'Association des Professerus d'Histoire-Géo circule, a été signée par de grands noms de toutes étiquettes, et qu'il suffit d'aller sur http://www.aphg.fr/ …

Reprenons dans l’ordre les points forts de cette réforme.

 

Sur la base de trois années de lycée, un élève de Section S aura perdu 54 heures d’Histoire-Géo — et, au passage, 198 heures d’enseignements scientifiques — si ! Rien d’étonnant : dans le même temps, un élève de série L (rappelez-vous : il faut revaloriser la filière littéraire, a dit Not’ bon Maître, comme dit Jean-François Kahn) aura perdu 54 heures d’enseignements littéraires — et je n’évoquerai que pour la forme le fait qu’il ne fera plus de maths en Première…

À l’heure où tout le monde appelle à un tronc commun aussi fort que possible pour toutes les sections, le ministre rabiote sur toutes les matières (2).

Tout cela pour mieux « rééquilibrer les matières » (on en enlève un peu partout) et les séries, favoriser l’apprentissage des langues (au gré d’options qui font assez bien sur le papier, mais qui ne seront pas présentes partout, comme pour le reste — exit le latin et le grec, sauf dans des niches écologiques protégées), et mieux encadrer les élèves, auxquels on enlève des heures de cours en échange… en échange de quoi ? De deux heures d’« accompagnement personnalisé » — c’est-à-dire de ce que tous les profs de France font gracieusement, en sus de leurs heures de cours — mais Luc Chatel sait-il comment se passent des cours ? D’autant que les deux heures susdites doivent aussi permettre d’approfondir, de rattraper, de « coacher », et autres merveilles issues de l’imagination demi-fertile, demi-habile, d’un quelconque dir-cab, d’un responsable DGESCO fatigué, et d’une flopée de conseillers gentiment ignares (« nous ne leur avons pas laissé les meilleurs », rigolait récemment un ancien conseiller de Darcos).

Le même d’ailleurs révélait récemment qu’après la réforme du Primaire, Xavier Darcos avait naturellement envisagé de raconter l’histoire dans l’ordre, et de s’occuper du collège, où s’accumulent les principales difficultés.

 

Qu’il faille remettre sur la table le fonctionnement du collège unique, de plus en plus inique, ou repenser la politique des ZEP, de plus en plus Zones d’Exclusion Programmée, quel que soit le dévouement des enseignants qui parviennent à s’y accrocher, c’était une évidence. Certains syndicats le disent tout haut, d’autres mezza voce, mais les faits sont têtus : entre ceux qui entrent en Sixième sans savoir lire et écrire, et ceux qui sortent de Troisième en n’en sachant guère plus, il n’y a pas de quoi pavoiser. Nos bonnes intentions nous sont revenues dans la figure : nous voulions faciliter l’accès de tous à la culture, nous avons accentué les inégalités. C’est au collège, bien plus qu’au lycée, qu’il faut repenser l’orientation. C’est au collège qu’il faut entamer la reconquête des séries professionnelles — non au lycée, en inventant je ne sais quelles passerelles que les formations différenciées rendent infranchissables.

Mais des ordres sont venus d’en haut (l’Elysée ou Bercy, blanc bonnet bonnet blanc…). Une réforme du collège se ferait nécessairement à moyens constants, ou à peu près. C’est sur une réforme du lycée que l’on pouvait économiser des postes…

 

Ce qu’il y a de miraculeux avec les logiques imbéciles, c’est qu’elles sont logiques d’un bout à l’autre.

La réforme du lycée se passe en même temps que les « discussions » (voir plus haut, pour savoir ce qu’est une discussion rue de Grenelle, et plus bas, pour savoir ce qu’il en est rue Descartes) sur la mastérisation et les nouveaux concours de recrutement. Moins d’épreuves, moins de disciplinaire, le grand retour des Sciences de l’Education sous la bannière de la « professionnalisation » — les profs aujourd’hui en place, et particulièrement ceux formés avant la réforme Jospin, sont probablement de dangereux amateurs —, et, surtout, la mise en place des conditions nécessaires pour former un corps avantageux de « reçus-collés » et autres vacataires en puissance : la mastérisation, sous ses oripeaux de revalorisation (le ministère ne pouvait-il pas se contenter de revaloriser des salaires scandaleusement bas ? Voilà qui inciterait peut-être les étudiants à revenir en masse vers les concours de recrutement, aujourd’hui fortement boudés), réinvente l’eau tiède et les maîtres auxiliaires. Le Figaro rappelait récemment, sous la plume de Natacha Polony, que le rectorat de Créteil recrute par petites annonces des Licenciés ayant « des compétences avérées » (?). C’est un premier pas…

Les gens du ministère Pécresse, qui gèrent le dossier, ne semblent guère au courant — ou plutôt, ils font preuve d’une mauvaise foi révélatrice des décisions prises — et du peu de cas que l’on fait en ce moment des réalités universitaires. Le 4 décembre dernier, une délégation des associations d’Historiens était reçue au ministère par Thierry Coulhon, dir-cab adjoint, Carole Moinard, conseillère indispensable, et Claude Boichot, Inspecteur général de Physique, apparatchik parmi les apparatchiks et — retenez bien ce point — membre puis président de divers concours (3).

Ci-dessous le récit de cette entrevue, qui donnera au lecteur non spécialiste une idée du ton qu’utilisent, avec la fine fleur de l’Université, les petits-maîtres du ministère :

 

« La discussion avait pour objet la mise en œuvre de la mastérisation des concours.

M. Coulon a présenté le calendrier suivant (les deux premières phases devant s’achever d’ici fin décembre) :

— première phase: discussion sur le contenu des concours

— deuxième phase: préparation de la circulaire relative au cadrage des Masters

— troisième phase: organisation des stages

— quatrième phase: dialogue avec les universités sur leurs projets, qui seront présentés au CNESER en juin 2010.

 

Il a été rappelé que:

 

— tous les Masters doivent pouvoir mener aux métiers de l’enseignement, et que c’est aux universités de mettre en place les formations permettant ce type d’orientation, par exemple sous la forme de «parcours» spécifiques.

— Masters et concours sont dissociés dans leur organisation comme dans leur fonctionnement (même si, c’est le paradoxe principal de la réforme, le contenu et le calendrier du Master sont entièrement déterminés par la nouvelle mouture des concours).

— les stages ne sont pas obligatoires, mais conseillés. Il s’agit de stages d’observation et/ou de pratique accompagnée en M1, en petits groupes, pendant quelques jours, puis de stages en responsabilité en M2 de 108 h (soit 6 semaines à temps plein), rémunérés 3 000 euros. Ces stages seront coordonnés par les rectorats (sur le fonctionnement desquels le Ministère ne sait rien). Le déroulement des stages pourra être évoqué lors des oraux du Capes, mais on ne pourra sanctionner un candidat qui n’en aura pas fait. Mme Moinard pensait que les examinateurs avaient le CV?des candidats sous les yeux lors des oraux. Nous l’avons détrompée. Nous avons rappelé que les membres des jurys des oraux n’ont ni le CV, ni les notes de l’admissibilité sous les yeux lors des épreuves d’admission. M. Boichot a refusé de nous croire sur ce dernier point.

—Les préparations simultanées du Capes et de l’Agrégation sont désormais incompatibles (nous avons visiblement appris à nos interlocuteurs que, jusqu’à présent, dans notre discipline, les deux choses étaient étroitement associées)

—Le contenu précis des Masters n’intéresse pas beaucoup le Ministère. Nous avons appris à nos interlocuteurs comment fonctionnaient les Masters actuels, issus de l’ancienne maîtrise et de l’ancien DEA, avec, dans bon nombre de cas, la rédaction de deux mémoires (l’un en M1, l’autre en M2). Il nous a été dit que la réalisation de deux mémoires était parfaitement inutile. Un seul suffira, par exemple en M1, ou en M2, cela n’a pas d’importance. Les non admissibles au Capes (en M2) pourront faire un second mémoire pour occuper leur printemps et valider leur Master.

— La réforme entrant en vigueur dès la rentrée prochaine, l’écrit du Capes aura lieu fin novembre 2010. Le calendrier n’est pas négociable. Les étudiants auront trois mois « intenses ». Ils prépareront également pendant l’été, bien que, comme nous l’avons signalé, bon nombre d’entre eux soient salariés pendant les grandes vacances. Nous avons donc constaté que c’est en M1 que s’effectuerait la préparation, et qu’il n’y aurait donc plus beaucoup de temps pour faire un véritable mémoire. On nous a répondu que nous nous trompions.

— Une voie consacrée à la recherche devrait concerner une poignée d’agrégatifs. M. Coulon nous a demandé quelle était la proportion de doctorants susceptibles de faire carrière ans l’enseignement supérieur et la recherche. Nous lui avons appris qu’il y avait environ une trentaine ou une quarantaine de postes de maîtres de conférences d’histoire (toutes périodes confondues) mis au concours chaque année. Il n’est pas interdit de penser que, dans l’esprit du Ministère, tel devrait être — à peu près — le nombre des personnes susceptibles de passer l’Agrégation et de s’engager dans une thèse.

Par ailleurs, nos interlocuteurs ont refusé catégoriquement d’évoquer la réforme du lycée et de donner des indications, même très générales, sur le nombre de postes mis au concours.

 

M. Coulon nous invite à prendre contact de toute urgence avec monsieur l’inspecteur général Wirth pour les questions relatives aux programmes du concours, et avec monsieur Duwoye, secrétaire général des ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, pour les détails de nos préoccupations. »

 

Et de conclure, avec un humour très poli et très désespéré :

« L’impression générale n’est pas très encourageante. »

 

Les réformes en cours sont de toute évidence connectées. Moins d’exigences disciplinaires en amont (formation / recrutement des maîtres), moins d’exigences en aval — le lycée sera light ou ne sera pas. Et unique, comme le collège. Il sera aussi piloté par des chefs d’établissement tout puissants, qui composeront un « Conseil pédagogique » de leur cru qui leur permettra de gérer au mieux l’autonomie — le grand mot est lâché — qu’ils n’avaient pas demandée — ni eux, ni personne : l’autonomie ainsi prévue, c’est le règne des pontifes locaux, des administratifs régionaux, c’est l’éclatement de l’Education Nationale — le seul objectif qui rende compte des gesticulations des ministères. C’est, demain, le chèque-éducation qui donnera à chacun la possibilité de s’adresser à un Privé lourdement subventionné. C’est, par crainte du jacobinisme, l’abandon de toutes les prérogatives d’Etat qui assuraient encore une relative égalité dans le droit à l’Instruction. C’est la mort programmée de l’Ecole — plus que jamais.

Je ne peux concevoir qu’un syndicat responsable se fasse, par lassitude, le complice d’une telle politique. La discussion, de toute évidence, est déjà close.

Le reste se passera, comme d’habitude, dans la rue.

Jean-Paul Brighelli

(1) http://www.snalc.fr/affiche_article.php?actu=1&id=317...http://www.snes.edu/Le-projet-de-reforme-du-lycee-du.html

(2) Pour qui veut le détail : http://www.snalc.fr/fichiers/REFORME%20DU%20LYCEE%20-%20E...

(3) Sur cet intéressant personnage, voir http://www.educpros.fr/recherche-de-personnalites/fiche-personnalite/h/0e42e10b5d/personalite/claude-boichot.html

 

 

Commentaires

"Mme Moinard pensait que les examinateurs avaient le CV des candidats sous les yeux lors des oraux. Nous l’avons détrompée. Nous avons rappelé que les membres des jurys des oraux n’ont ni le CV, ni les notes de l’admissibilité sous les yeux lors des épreuves d’admission. M. Boichot a refusé de nous croire sur ce dernier point."

Là j'en suis ahurie ! Ils font semblant ou ils sont si ignorants ? Il me semble que c'est la règle pour les concours de recrutement des fonctionnaires ?

Écrit par : lucile | 07 décembre 2009

Je ne sais pas si le lien a été donné déjà, le Snalc a fait une présentation de la réforme avec comparaison des heures avant et après (peut-être encore à préciser puisqu'il semble y avoir discussion sur certains points) :

http://www.snalc.fr/fichiers/REFORME%20DU%20LYCEE%20-%20ETAT%20DES%20LIEUX%20Novembre%202009.pdf

Écrit par : lucile | 07 décembre 2009

Mme Moinard pensait que les examinateurs avaient le CV des candidats sous les yeux lors des oraux. Nous l’avons détrompée. Nous avons rappelé que les membres des jurys des oraux n’ont ni le CV, ni les notes de l’admissibilité sous les yeux lors des épreuves d’admission. M. Boichot a refusé de nous croire sur ce dernier point."

Là j'en suis ahurie ! Ils font semblant ou ils sont si ignorants ? Il me semble que c'est la règle pour les concours de recrutement des fonctionnaires ?
Ecrit par : lucile | 07 décembre 2009
Non, ils disent tout haut ce qu'ils pensent tout bas : recrutement d'employés défonctionnarisés sur examen du CV et entretien.

Écrit par : guy morel | 07 décembre 2009

Avant : un moloch

Après : 29 molochs, préludes à l'éclosion de leurs versions ultralocales

MIRVeilleux !

Que dix mille molochs s'épanouissent !

Écrit par : dugong | 07 décembre 2009

Cher M.Brighelli,

On ne peut pas tout avoir, des hommes politiques comme Alain Juppé à Bordeaux qui financent de grandes mosquées sur fonds publics au mépris de la loi de 1905 et un financement assuré pour des cours d'histoire dans les lycées laïcs, à l'avenir c'est l'Imam qui sera chargé des cours d'instruction civique !

Écrit par : iPidiblue cours d'instruction civique | 07 décembre 2009

Il devient urgent de donner une suite à la Fabrique du crétin. Pour le coup, c'est aux fondations mêmes de l'édifice de la nation que le pouvoir s'en prend.

Écrit par : marigot | 07 décembre 2009

Ce qui est extraordinaire, c'est l'apathie des scientifiques. Il y a un véritable massacre des sciences (alors que on doit se diriger vers l'économie de la connaissance) et je me demande comment on aura des scientifiques (sauf à les fabriquer dans des réserves écologiques: vive la diversité).
Pendant ce temps, on ne parle que de l'Histoire Géographie avec des arguments discutables quand on connait ce qui se passe dans les classes.
Le gouvernement doit être content. Tant qu'on parle de l'HG, on achève les sciences.
Le ministre aurait voulu faire cette manip qu'il l'aurait raté. Il doit être aux anges.
En plus, il est intéressant de voir comment le proviseur va être le petit chef que les techniciens de management souhaitent. Plus facile de convaincre quelqu'un que l'on tient par la carrière qu'une masse de "réactionnaires". Quand on connait la nullité managériale de beaucoup de chefs d'établissement, ça va saigner !!
Un agrégé Hors Classe futur carte scolaire et TZR et heureux que ses enfants soient casés !

Écrit par : jls | 07 décembre 2009

"Le même d’ailleurs révélait récemment qu’après la réforme du Primaire, Xavier Darcos avait naturellement envisagé de raconter l’histoire dans l’ordre, et de s’occuper du collège, où s’accumulent les principales difficultés."

Eh bien qu'est-ce qui l'en a empêché ?

Écrit par : Jeremy | 07 décembre 2009

"Ce qui est extraordinaire, c'est l'apathie des scientifiques. jls

Ils ne sont pas apathiques, ils sont consentants, voire moteurs.

Exemple, parmi bien d'autres : Denis Andler, normalien, matheux universitaire qui répète à l'envi :

"De mon point de vue, la question des contenus n'est pas la plus importante. Je vais donc me limiter à des considérations un peu générales. Mais avant, je voudrais souligner plusieurs choses :
a. les programmes ambitieux ne sont pas très intéressants si la maîtrise des connaissance et compétences correspondantes n'est pas au rendez-vous; c'est un péché mignon de notre système;
b. l'idée d'une construction pyramidale des connaissances est foncièrement mauvaise. Ce que j'entends par pyramidale est l'idée suivante : on conçoit le savoir comme une pyramide, dont on construit les différents étages de manière exhaustive et systématique. A la fin, on arrive au sommet de la pyramide, ce qui donne son sens à toute la construction. On peut ainsi démontrer le théorème de Gauss, et on est content. L'ennui est que
• presque personne n'arrive au sommet, et donc la construction n'a aucun sens pour la plupart des élèves/étudiants;
• le processus n'est pas efficace : on n'arrive jamais à donner toutes les bases
• on fonctionne dans le cadre de la récompense différée : on apprend aujourd'hui des choses qui serviront après-demain. Ça n'est pas ainsi que le savoir marche. Plutôt que des rangs de briques bien alignées, il faut plutôt penser en termes de lianes s'entrecroisant de façon désordonnée; au bout d'un certain temps dans le fouillis des lianes, les choses se mettent en ordre."

http://blogs.ac-amiens.fr/generalistes/gen_ue2008/InterventionsUEStFlour25808.pdf

ou encore, tout récemment dans le Monde :

"Le fond du problème est qu'il est impossible d'enseigner aux lycéens tout ce qu'ils "devraient" savoir en sortant du Lycée."

http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2009/12/07/reforme-des-lycees-le-concert-des-indignations_1276842_3232.html

Et bien sûr, au nom de toute ces choses si "évidentes", on prive les élèves de l'école élémentaire des contenus structurés les plus élémentaires. Les lianes, par terre, ils se prennent les pieds dedans...

Quand la démission des clercs coïncide avec la pénurie de lianes pour d'innombrables et improbables tarzans aux pieds plats, il ne faut plus s'inquiéter, il faut prier...

Et tous les primates opportunistes des SOS éducations qui "hurlent" en souriant en coin des bonnes affaires à venir...

Écrit par : dugong | 07 décembre 2009

La vision de vos "as du management" (ironie inside) doit se baser sur le fait que selon certaines études, les élèves français, et notamment au lycée, sont les élèves qui ont le plus d'heures de cours par semaine et que parallèlement leur niveau n'est pas particulièrement supérieur à ceux des autres pays. Les deux choses sont elles liées ? Personnellement, je n'en ai aucune idée, mais pour eux le lien est là.

Solution (simpliste) : en réduisant le nombre d'heures de cours, on augmentera le niveau. (et on fera des économies en prime).

Si vous voulez combattre cette idée, il ne faut pas chercher à se battre sur le nombre d'heures stricto sensu, mais bien démontrer pourquoi avec un nombre d'heures supérieurs, le niveau est si faible et apporter d'autres solutions pour améliorer le niveau.

Au sujet de l'histoire-géo, je ne doute pas que vous tous intervenants sur ce blog fassiez des cours de qualité, travaillés et intéressants. Ma petite expérience personnelle me fait dire que c'est loin d'être une majorité et qu'un mauvais professeur est aisément remplacé par un bon livre. Il est navrant de devoir attendre le supérieur (en l'occurrence, la prépa), pour apprendre à poser une problématique en histoire et à en faire une dissertation.

Enfin, au sujet du chèque-éducation (même si l'idée me séduit), il faut être logique : si vous donnez l'autonomie, elle doit être pleine et entière et donc intégrer le financement, sinon c'est le commissariat général au plan avec toutes les absurdités que cela entraine.

Écrit par : Joe | 07 décembre 2009

Il est navrant de devoir attendre le supérieur (en l'occurrence, la prépa), pour apprendre à poser une problématique en histoire et à en faire une dissertation.

Ecrit par : Joe | 07 décembre 2009
Z-avez raison, c'est pourquoi de hardis novateurs proposent de mettre la philosophie en maternelle...
Joe, vous êtes un pédago qui s'ignore.
Et quelle vigueur dans la réflexion ! par exemple ce truisme en forme d'aphorisme : "un mauvais professeur est aisément remplacé par un bon livre." Z-avez jamais pensé que les livres de classe - les bons, et il n'y en a pas beaucoup - étaient faits par de bons professeurs, et que les mauvais - qui sont aujourd'hui légion - ne valent pas mieux que ceux qui les font ?

Écrit par : guy morel | 07 décembre 2009

"un mauvais professeur est aisément remplacé par un bon livre. "

Citez-moi un bon manuel d'histoire-géo de terminale qui enseigne clairement où se trouvent Manille et Bangkok, qui étaient Ceaucescu ou Tito, et pourquoi il y a des conflits en Palestine ou au Pérou !

Écrit par : Jeremy | 07 décembre 2009

Andler, normalien, matheux universitaire qui répète à l'envi :
a. les programmes ambitieux ne sont pas très intéressants si la maîtrise des connaissance et compétences correspondantes n'est pas au rendez-vous; c'est un péché mignon de notre système;
Ecrit par : dugong | 07 décembre 2009

Pour le coup et sur ce point je suis d'accord avec lui.
Jetez un oeil aux programmes de STI en maths méca physique appli et confrontez ceux-ci avec les savoir réellement maîtrisés par les élèves ...

Même les épreuves d'exam sont biaisées par le jeu des barèmes et des questions difficiles en apparence mais dont la réponse est dans la doc ressource.

En complément à ce qui existe, je ne trouverais pas scandaleuse une évaluation portant sur des savoirs ultra basiques mais éliminatoire au delà de 10% d'erreurs.

Je me fais des amis lorsque j'énonce : "Normal, c'est parfait"
Et pourtant il est habituel de ne pas cartonner chaque fois qu'on prend sa bagnole, de ne pas voir s'écrouler les maisons ni les ponts, s'écraser les avions etc.

(ou alors pas trop souvent ...)

Écrit par : Zorglub | 07 décembre 2009

"Pour le coup et sur ce point je suis d'accord avec lui.
Jetez un oeil aux programmes de STI en maths méca physique appli et confrontez ceux-ci avec les savoir réellement maîtrisés par les élèves ..." Zorglub

Oui mais c'est au nom de ça qu'on détruit les contenus ambitieux et structurés dès l'école élémentaire et qu'on feint de croire que la daube servie est mieux "maîtrisée" par les élèves.

Au lieu de mal maîtriser des contenus ambitieux, ils maîtrisent mal de la daube !

A tous les rollmops du moloch, je demande : Mort des programmes, où est ta Victoire ?

Écrit par : dugong | 07 décembre 2009

Pour compléter, je rappelle que dans une TS moyenne, on compte sur les doigts d'une main les élèves capables de trouver, au débotté, en moins de 5 minutes, la réponse correcte sans rédaction d'un problème simple de rencontre de voitures.

Quant à ceux qui, en plus, savent rédiger une réponse argumentée et convaincante...

Écrit par : dugong | 07 décembre 2009

Edifiante la petite discussion au ministère! Et bien sûr, les profs dorment et certains syndicats applaudissent. La rue, la rue? Elle est bien vide...

Écrit par : Julien | 07 décembre 2009

Pour compléter, je rappelle que dans une TS moyenne, on compte sur les doigts d'une main les élèves capables de trouver, au débotté, en moins de 5 minutes, la réponse correcte sans rédaction d'un problème simple de rencontre de voitures.

Quant à ceux qui, en plus, savent rédiger une réponse argumentée et convaincante...
Ecrit par : dugong | 07 décembre 2009
1-Depuis que le gouvernement a entrepris de réduire à zéro la violence routière, les voitures de se rencontrent plus, elles se croisent. Ce qui complique les données : si deux véhicules dont les longueur respectives sont 3m86 et 4m22 se croisent à 80km/h, combien de temps s'écoulera-t-il, dans chacun des cas, entre le moment où le nez de l'une arrive à hauteur du pare-choc avant de l'autre et celui où il arrive à hauteur de son pare-choc arrière ?
2- Pour la réponse argumentée et convaincante, voir le post de Joe sur la dissertation en histoire.

Écrit par : guy morel | 07 décembre 2009

Guy Morel hors sujet ! Nous ne sommes pas des gendarmes ... enfin les professeurs n'en sont pas encore là !

Écrit par : iPidiblue zéro pointé pour l'élève Morel | 07 décembre 2009

« Citez-moi un bon manuel d’histoire-géo de terminale qui enseigne clairement où se trouvent Manille et Bangkok, qui étaient Ceausescu ou Tito, et pourquoi il y a des conflits en Palestine ou au Pérou !
Écrit par Jeremy »

Vous exagérez un poquito ! En ce qui me concerne, j’essaie de colmater les programmes à trous qu’on nous refile périodiquement.
En géo, c’est vrai il est surtout question de flux et de « façades orientales » de continents qui ne passionnent guère…
En histoire, il y a en L les démocraties populaires au programme, le Moyen Orient est vu à travers les relations internationales.

Et puis tout ça va changer grâce à la réforme : les spécialistes de la reptation vont pondre des programmes inspirés des préoccupations du supérieur. Ils feront du prépostérisme, càd qu’on devra faire avant ce qu’on ne peut faire qu’après. On appelle ça des « groupes d’experts », nom ronflant pompé sur ce qui se passe en informatique.

Il suffit aussi de regarder les programmes débiles de 2de qu’on doit à Allègre et ses fameux flashes. Et comme disent nos IPR compétents et néo-colonialistes :« N'enseignez pas la dissertation en 2de, tous les élèves ne vont pas en 1re générale et puis parlez de composition car la dissertation n'existe plus »... Et « Valorisez l'oral » dixit Nembrini que j'ai entendu en personne !

Écrit par : Pierre Lariba | 07 décembre 2009

On raffine, on raffine ... mais le café passe et on attend toujours le sucre !

Écrit par : iPidiblue sucré | 07 décembre 2009

Guy Morel hors sujet ! Nous ne sommes pas des gendarmes ... enfin les professeurs n'en sont pas encore là !
Ecrit par : iPidiblue zéro pointé pour l'élève Morel | 07 décembre 2009
Là vous commettez une erreur qui peut vous coûter cher. En cas de mauvais rencontre avec les gendarmes, toujours soutenir que nous faisons le même métier, et que s'ils ont des gosses, nous aussi, nous pouvons enlever des points. En zone rurale, quand on a le petit du chef de brigade dans son bahut, cela peut servir. Sauf si le CB s'en fout parce qu'il a compris que même crétin son gamin aura son brevet, et puis son bac, etc. Et que l'ortho et le calcul, c'est bien moins important que le code de la route.

Écrit par : guy morel | 07 décembre 2009

Je n'ai pas commis l'erreur de passer mon permis de conduire, moi !

J'ai bien un permis de voter qu'on appelle carte d'électeur mais on n'a pas encore inventé de retirer des points quand je vote de travers !

Écrit par : iPidiblue permis de vote | 07 décembre 2009

C’est la mort programmée de l’Ecole — plus que jamais.

Je ne peux concevoir qu’un syndicat responsable se fasse, par lassitude, le complice d’une telle politique. La discussion, de toute évidence, est déjà close.

Le reste se passera, comme d’habitude, dans la rue.

Jean-Paul Brighelli I 07 décembre 2009
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J'avais prévu cette mort programmé de l'école publique laïque et gratuite, il y a dix ans, quand je suis parti à la retraite. On m'a dit que je grossissais le trait.
Pour s'instruire, il faudra payer, payer cher, pour avoir des établissements où règne la discipline, l'ordre, l'exigence d'effort, et où l'on enseignera rationnellement et non selon les lubies des gourous des prétendues "sciences de l'éducation".
Si un jour la gauche revient au pouvoir, aura-t-elle la lucidité de revenir au rationalisme en matière d'enseignement ?
Je crains que non.
Je suis pessismiste, oui.
La connaissance, la culture seront réservées à une poignée de gosses de riches.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 décembre 2009

Je suis pessismiste, oui.
La connaissance, la culture seront réservées à une poignée de gosses de riches.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 décembre 2009
Cher Francis, vous êtes, contrairement à ce que croyez, d'un optimisme indécrottable !
Z-avez pas vu dans quel sont état nos "élites" friquées du point de vue de la connaissance et de la culture ?

Écrit par : guy morel | 07 décembre 2009

Nos télévisions sont nos madrassas ...

Écrit par : iPidiblue zones tribales | 07 décembre 2009

Même les épreuves d'exam sont biaisées par le jeu des barèmes et des questions difficiles en apparence mais dont la réponse est dans la doc ressource.

En complément à ce qui existe, je ne trouverais pas scandaleuse une évaluation portant sur des savoirs ultra basiques mais éliminatoire au delà de 10% d'erreurs.

Je me fais des amis lorsque j'énonce : "Normal, c'est parfait"
Et pourtant il est habituel de ne pas cartonner chaque fois qu'on prend sa bagnole, de ne pas voir s'écrouler les maisons ni les ponts, s'écraser les avions etc.

(ou alors pas trop souvent ...)

Ecrit par : Zorglub | 07 décembre 2009
---
En 1982, il m'a fallu deux heures et demie pour résoudre l'épreuve de physique du bac STI série électrotechnique pour laquelle les candidats disposaient de trois heures.
(Je débutais dans cet enseignement - c'était ma première année en terminale STI - F3 à l'époque -, et je n'étais pas rodé car j'étais autodidacte. Il s'agissait de physique appliquée alors que j'étais certifié de physique et chimie. Un an plus tard, il m'aurait fallu une heure et demie peut-être.)
En 2000, j'ai mis 20 minutes. Les candidats avaient quatre heures. Le sujet comportait neuf pages dont sept de documents contenant les réponses, et deux d'énoncé.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 décembre 2009

Les candidats avaient quatre heures. Le sujet comportait neuf pages dont sept de documents contenant les réponses, et deux d'énoncé.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 décembre 2009

Quod erat demonstrandum.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 décembre 2009

Bonjour à tous,
Je ne résiste pas au plaisir de raconter un moment de mon cours de ce matin ; cours sur les Institutions européennes, dans le cadre d'une préparation à un diplome bac+3; question d'une "apprenante": " Madame, Voltaire et Diderot , c'est bien eux qu'on appelait les frères Lumière ?"" !!!!!!
Etonnant, non?

Écrit par : arthenice | 07 décembre 2009

"Voltaire et Diderot , c'est bien eux qu'on appelait les frères Lumière ?"

C'étaient des gens sur voltés.

Écrit par : dugong | 07 décembre 2009

... et ils en faisaient tout un cinéma

Écrit par : dugong | 07 décembre 2009

Madame, Voltaire et Diderot , c'est bien eux qu'on appelait les frères Lumière ?"" !!!!!!
Etonnant, non? Ecrit par : arthenice | 07 décembre 2009

Voilà une apprenante qui avait connaissance des noms de Voltaire et Diderot ne serait-ce que par le nom des rues qu'elle parcourt, du siècle des Lumières ainsi que de l'existence des frères Lumière.
C'est énormissime pour une Bac + 3. Ne vous plaignez donc pas. Si elle en savait plus, quel serait votre rôle ?

Écrit par : nicolas | 07 décembre 2009

"dans le cadre d'une préparation à un diplome bac+3"

Professeur des écoles ?

Écrit par : dugong | 07 décembre 2009

Les frères de la Lumière c'étaient les francs-maçons ...

Écrit par : iPidiblue et le sentier lumineux | 07 décembre 2009

Roger Peyrefitte a écrit un excellent récit-romancé qui s'intitule "Les fils de la Lumière" pour ceux qui veulent s'amuser à parcourir les arcanes du XXème siècle.

Écrit par : iPidiblue Académie des Arcanes | 07 décembre 2009

Longtemps, on a utilisé des lampes à arcanes pour éclairer les choses.

Maintenant, c'est plus la peine. Tout le monde a Glouglou.

Écrit par : dugong | 07 décembre 2009

Et si Glouglou disparaissait victime du réchauffement galactique ?

Écrit par : iPidiblue en habit de gala | 07 décembre 2009

Et "des enfants analphabètes, dans les locaux inflammables de leurs néo-écoles", seront illuminés par le Graal : http://www.observatoire-des-sondages.org/Sondages-et-sciences-sociales.html

Écrit par : Caliope | 07 décembre 2009

Je ne sais pas si vous avez vu "Please help the world" le film d'ouverture de la conférence de Copenhague, c'est aussi mauvais qu'un clip de Mickael Jackson !

Écrit par : iPidiblue save the children | 07 décembre 2009

"En réunion de CSL (Commission Spécialisée Lycée) le 2 décembre dernier, le SE-UNSA, bientôt approuvé par le SGEN, a regretté publiquement — « j’ai un témoin ! » — que les élèves de Terminale S, qui, comme la presse s’en est enfin fait l’écho, n’auront plus de cours d’Histoire-Géo, aient tout de même la possibilité de prendre 2 heures d’option Histoire. Pourquoi cette indignation ? Parce qu’en leur offrant cette possibilité, le Ministère s’obstine à faire de la filière S une section pluri-disciplinaire, susceptible d’attirer d’autres élèves que les « purs » ( ?) matheux..."

Jean-Paul Brighelli


En fait, on tend à appliquer dans les filières générales la même logique infernale que celle que nous subissons dans les filières professionnelles depuis des années.
Le préjugé largement répandu dans les Lycées Professionnel (jusque chez certains collègues), c'est effectivement :

"Les enseignements généraux sont tributaires des enseignements professionnels, et le prof de français doit se borner à apprendre aux élèves à lire un mode d'emploi ou à corriger les fautes d'orthographe sur son CV."

Alors que le français, comme l'histoire, ont leur propre programme et ne se limitent pas à ça. En filière S, ça donne donc :

"Puisqu'ils se destinent aux sciences (dites exactes), pas besoin d'histoire. Alors que l'école est censée formée des citoyens éclairés avant de former des professionnels...

Écrit par : Daniel Arnaud | 07 décembre 2009

Sur le conseil pédagogique et l'autonomie des établissements : effectivement, on conforte des barons locaux, donc l'abus de pouvoir et l'arbitraire.
C'est une dérive féodale à part entière.

Écrit par : Daniel Arnaud | 07 décembre 2009

Z-avez pas vu dans quel sont état nos "élites" friquées du point de vue de la connaissance et de la culture ?

Ecrit par : guy morel | 07 décembre 2009

Allons, allons, pas toutes! Dom par exemple.

Écrit par : Mais non mais non | 07 décembre 2009

Sur ce côté spécialisation à outrance, coupée de toute culture commune, c'est vraiment le "meilleur des mondes" : aux S les alpha plus, aux L les bêta plus... jusqu'au CAP plomberie pour les Zêta moins...

Écrit par : Daniel Arnaud | 07 décembre 2009

"un mauvais professeur est aisément remplacé par un bon livre. "


Et un bon professeur? Je me risque à une réponse :

Un bon professeur est un professeur prêt à défendre l'intérêt de ses élèves (j'entends par là leur transmettre les savoirs) contre sa hiérarchie s'il le faut.

Écrit par : Daniel Arnaud | 07 décembre 2009

"aux S les alpha plus, aux L les bêta plus... jusqu'au CAP plomberie pour les Zêta moins..."

Allons, allons, vous exagérez !

La preuve : en S aussi, on utilise du Destop.

http://pedagogie.ac-toulouse.fr/sc_phy/site_php/IMG/doc/TP_chimie-_TS_-_Destop.doc

Ceci dit, respectons nos formations techniques : ne dézinguons pas nos couvreurs, ne dessoudons pas nos plombiers et ne buttons pas nos jardiniers.

Écrit par : dugong | 07 décembre 2009

Pour qu'il n'y ait pas de jaloux :

N'allumons pas nos éclairagistes, ne descendrons pas nos grutiers, n'effaçons pas nos correcteurs, ne faisons pas de carton sur nos emballeurs, ne liquidons pas nos gaziers, ne rectifions pas nos ajusteurs, ne refroidissons pas nos chauffagistes, etc.

Écrit par : dugong | 07 décembre 2009

Bonsoir,

Je crois que sur beaucoup de points politiquement je ne suis pas tout à fait sur votre ligne.

Néanmoins je salue la perspicacité de votre analyse.
Merci de mettre en avant la nullité de l'UNSA un syndicat de jaunes décidément.

Tout est joué effectivement et il ne nous reste plus que nos yeux pour pleurer.

Écrit par : Simon | 07 décembre 2009

"Tout est joué effectivement et il ne nous reste plus que nos yeux pour pleurer".

Ecrit par : Simon | 07 décembre 2009

mais non, mais non! La société civile organise la riposte!
http://www.liberation.fr/societe/0101607230-les-iufm-en-lutte-partout-en-france

Écrit par : Buntov | 07 décembre 2009

Je n'en peux plus : au bout de cinq à sept ans d'allemand, ils ne savent pas traduire les phrases de ma première leçon de sixième (!) qu'on a revues ensemble... :
"- Hallo Peter, wohin gehst du ? - Ich gehe Fussball spielen ! Kommst du mit ? - Ja, ich komme gerne mit ! Warte auf mich !" Il n'y en a pas un qui sait passer du texte français au texte allemand sans faire au moins trois fautes, alors qu'on a revu ensemble le texte allemand. Soit ils le savaient en sortant de terminale et je suis très nul de les faire régresser, soit ils ne le savaient pas en terminale, et là il y a un gros problème.

Ils ne savent même pas lire le dictionnaire, car ils n'ont pas compris que le pluriel était donné dans la partie VO -> VF et non dans la partie VF -> VO

:'-(

Écrit par : Ulrich | 07 décembre 2009

Mais voyons, Ulrich, au lycée on les a fait communiquer. Co-mmu-ni-quer !
Vu qu'il n'y a aucune raison, bien entendu, d'apprendre une langue étrangère !

Chez moi, en math sup en anglais à Paris, ils n'alignent pas deux mots... ni à l'écrit, ni à l'oral. Des bacheliers S.

Je leur fait bouffer de la grammaire. Personne ne se plaint, et ils viennent de m'inviter à leur petit repas de Noël.... :))

Écrit par : dickens | 07 décembre 2009

Ma première leçon d'allemand, en 6°, c'était :
Was ist das ? Das ist ein Hund.
Was ist das ? Das ist auch ein Hund.
Ist das ein Hund ? Ja, das ist ein Hund.
Ist das auch ein Hund ? Ja, das ist auch ein Hund.
Das ist eine Katze. Ist das eine Katze ?
Ist das auch eine Katze ?
Das ist ein Mädchen.
Und das ? Das ist ein Junge.

Et la première leçon de français de mon pépé, en Allemagne, c'était :
Le bœuf, der Ochs, la vache, die Kuh. Ferme la porte, die Tür mach' zu !

Bonne soirée à tous.

Écrit par : catmano | 07 décembre 2009

"dans le cadre d'une préparation à un diplome bac+3"
Professeur des écoles ? Ecrit par : dugong | 07 décembre 2009

Vous êtes inutilement odieux, comme souvent, encore que ces derniers temps je vous trouvais acharné sur des sujets plutôt que sur des gens. Mais une telle ataraxie ne pouvait bien entendu pas durer...

Écrit par : nicolas | 07 décembre 2009

*aucune autre raison, sorry.

Écrit par : dickens | 07 décembre 2009

Les ingés, vétos, médecins, avocats, Docteurs es, techniciens sups, HEC, etc formés depuis 20 ans sont-ils plus mauvais que leurs aînés ?

Écrit par : sisyphe | 07 décembre 2009

"Soit ils le savaient en sortant de terminale et je suis très nul de les faire régresser" Ulrich

Mais non, Ulrich, je suis sûr que vous êtes un homme plein de qualité.

Vous nous donnez juste la météo d'une société qui se barre en vrille.

Vous voyez bien que ça ne date pas d'hier

Écrit par : dugong | 07 décembre 2009

"Vous êtes inutilement odieux"

Je ne visais évidemment pas la digne corporation entière des professeurs des écoles !

Tiens ! Pour un peu, ça me donnerait presque envie d'être vraiment odieux.

Écrit par : dugong | 07 décembre 2009

"encore que ces derniers temps je vous trouvais acharné sur des sujets plutôt que sur des gens"

Vous avez raison de me tancer : à l'avenir je tâcherai d'être plus axé sur les autres.

Écrit par : dugong | 07 décembre 2009

Tiens ! Pour un peu, ça me donnerait presque envie d'être vraiment odieux.
Ecrit par : dugong | 07 décembre 2009

Et je vous y encourage, puisqu'aussi bien, grâce à vous, j'apprendrai un nouveau mot qui me permettra de me la péter encore plus que d'hab.

Comme chaque jour, demain, devant la porte de l'atelier, mon poto José me demandera dans la lueur blafarde des néons et l'odeur émétique de l'huile de coupe :
- 'lut Zorg', s'va ?
et jy répondrai :
- Très cher, je reste ataraxique en cette aube sereine.

Et tous s'ébaudiront.

Écrit par : Zorglub | 07 décembre 2009

Dugong, je n'ai pas compris votre référence aux professeurs des écoles...J'enseigne dans une école de commerce privée, je ne fais donc pas partie de l'Education Nationale , mais j'ai tout de meme le droit d'intervenir sur le blog de JPB, non? Mes élèves ont entre 18 et 25 ans et proviennent pratiquement tous de lycées publics , me donnant une idée assez juste, me semble-t-il , du niveau de culture générale de cette génération...

Écrit par : arthenice | 07 décembre 2009

"Très cher, je reste ataraxique en cette aube sereine."

On pourrait rêver qu'il s'agisse d'un mode de réglage d'un machine à commande numérique :

"Ho, Bébert, t'as réglé l'ataraxie de la bécane ?"

Écrit par : dugong | 07 décembre 2009

Bonsoir,

Après lecture du fil et de quelques commentaires (veuillez me pardonner si la réflexion a déjà été faite), les réformes des lycées et des IUFM m'apparaissent comme une sorte de "taylorisation" de l'Ecole. Que je regarde du côté enseignant ou du côté enseigné, la pluridisciplinarité s'efface au profit d'une poignée de "compétences" de "spécialistes".
A quand les profs -et leurs élèves- classés parmi les "OS" ?

Écrit par : M.G | 07 décembre 2009

"Dugong, je n'ai pas compris votre référence aux professeurs des écoles...J'enseigne dans une école de commerce privée, je ne fais donc pas partie de l'Education Nationale , mais j'ai tout de meme le droit d'intervenir sur le blog de JPB, non?"

Qu'est ce qu'ils ont tou(te)s à pisser sur mes bas de pantalons ce soir ?!

C'était une question ! Vous y répondez ou pas mais arrêtez de me faire tartir avec vos paranos à la noix.

Je n'ai rien contre la corporation des professeurs des écoles en général ni même de commerce privées.

Écrit par : dugong | 07 décembre 2009

Merci M. Brighelli de nous informer.

Tout peut être mis en avant pour justifier des réformes...

Quand j'étais élève trois matières étaient les plus importantes pour moi: les math, le français et l'histoire-géographie. Je suis devenu enseignant d'histoire-géographie.J'enseigne au lycée,j'adore mon métier qui a beaucoup de sens, de prix à mes yeux...Depuis des années l'histoire-géographie prend de vilains coups. Déjà après 68 quand elle devint une matière dite d'éveil au primaire, elle fut malmenée puis restaurée après des débats nationaux, auxquels le président de l'époque, M.Mitterrand, très épris d'histoire, prit part. Nos présidents précédents avaient un respect de la littérature, du livre, de la culture, qui semble être d'un autre temps, d'une autre civilisation...

Toutes ses réformes, avec des alibis pédago -cognitifs, allègent sans cessent davantages les horaires disciplinaires.

A l'ère des mémoires, des communautarismes, d'une République malmenée, d'une laïcité remise en cause,des questions identitaires... à l'ère de la vulgarité du tout fric (que résume si bien l'expression bling-bling, après les années gauche-caviar), quand un grand tout englobant (la Nation) a volé en éclat, un devoir d'histoire est plus que jamais nécessaire. C'est un enseignement au "vivre ensemble" qui "sauvera " nos disciplines? L'enseignement de la géographie étant condamné et celui de l'histoire allégé?

Passé/Présent/Futur sont étroitement liés: un passé moins pensé (pansé) notamment par l'histoire, un présent incertain, un futur sans projet collectif...

J'ai bien connu les "territoires perdus de la République", "en attendant la guerre civile"...


Merci pour le lien concernant l'émission de Canal + en 2007 consacrée à l'Education Nationale.

Écrit par : christophe | 07 décembre 2009

Ma première leçon d'allemand, en 6°, c'était :
Was ist das ? Das ist ein Hund.
Was ist das ? Das ist auch ein Hund.
Ist das ein Hund ? Ja, das ist ein Hund.
Ist das auch ein Hund ? Ja, das ist auch ein Hund.
Das ist eine Katze. Ist das eine Katze ?
Ist das auch eine Katze ?
Das ist ein Mädchen.
Und das ? Das ist ein Junge.

Et la première leçon de français de mon pépé, en Allemagne, c'était :
Le bœuf, der Ochs, la vache, die Kuh. Ferme la porte, die Tür mach' zu !

Bonne soirée à tous.
Ecrit par : catmano | 07 décembre 2009

Oh, Catmano, si vous l'avez toujours, ce livre d'allemand de 6e (le Spaeth, non?) qui fut aussi le mien, pouvez-vous me le photocopier? je le cherche depuis des lustres! Il m'a permis de remettre à flot mon fils, victime de la méthode idio orale, qui se demandait si Licht, c'était l'ampoule, la lampe ou la lumière!

Et en 4e, on avait Siegfried et la Lorelei!

Écrit par : retraitée | 07 décembre 2009

AFP :

"Huit syndicats de l’Education nationale organisent une mobilisation contre la réforme du lycée jeudi, jour où elle doit être entérinée par le Conseil supérieur de l’éducation (CSE).

Le Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées, et les organisations Snalc-CSEN, Snep-FSU, Snetap-FSU, SNFOLC, CGT Educ’action, Sud Education, SNCL-FAEN «apportent leur soutien aux initiatives prises par leurs sections dans les académies»."

Écrit par : dugong | 07 décembre 2009

Nous assistons à la continuation d'une décadence en effet ,initiée clairemant depuis 1989 , accompagnée cette fois d'un cynisme d'état .Nous sommes devant la volonté ferme de perpetuer l'enseignement de l'ignorance comme l'écrivait Jean Claude MICHEA.Depuis vingt ans il s'agit pour divers gouvernements droite et gauche confondus de réaliser et réussir la massification et donc pans par pans il faut démolir le vieil édifice du lycée traditionnel ;nous n'avons pas encore tout vu .Qu 'aujourd'hui des raisons budgétaires ou économiques motivent cette éniéme réforme ,surement , mais le projet fondateur est idéologique perpétré par une petite caste sociale dont les enfants auront demain eux les moyens économiques d'echapper à l'incendie allumé par leurs parents car les établissements à l'enseignement traditionnel de la grande bourgeosie existeront toujours .Ainsi les libéraux -libertaires (les descendants de 68 pour beaucoup) auront réussi cet exploit en vingt ans de détruire l'école et de creuser les inégalités socio-culturelles comme jamais .Mais nous enseignants sommes-nous si innocents de tout cela ?En votant seulement à 9% pour l'unique syndicat de résistance (SNALC) et en confiant le reste de votes à des organisations fagocytées par cette idéologie délétere de gauche à l'origine de cette débandade historique nous avons notre large part de responsabilité.Que cela soit pour la défense de l'autorité ou le maintien des savoirs traditionnels ces syndicats ne défendent pas nos intéréts .Sinon proposeraient -ils toujours comme mode de revendication ou opposition la sempiternelle et inutile journée de gréve trimestrielle .Faut-il etre un agitateur revolutionnaire pour savoir qu'il existe des moyens d'action plus efficaces qui bloqueraient la machine ? Il y a bien collusion dans la trahison ;le seul espoir plus que la rue est que cela saute aux yeux de nos collégues .

Écrit par : Defer | 07 décembre 2009

A Arthenice :
Votre premier message m'a fait sourire. Doublement.
D'abord parce que votre pseudo, je l'utilise moi-même assez souvent. L'anagramme de mon prénom (et du vôtre ? ) a un petit côté XVIIIè siècle qui n'est pas pour me déplaire.
Ensuite parce que j'ai eu la même réflexion de la part de mes élèves : en 3èDP6, un garçon, tout content de participer, s'est écrié : "Rousseau ? j'le connais, lui, c'est un des frères Lumière !" et devant mon air surpris, il a essayé de se rattraper : "Ah, non, les frères Lumière, c'est ceux qu'ont inventé l'électricité !"
Pfffouh, au moins ils me font rire, moi, cette année ! Grandioses !

Écrit par : Cornélie | 07 décembre 2009

" Je reste ataraxique en cette aube sereine."
Superbe alexandrin ! Zorglub, vous l'avez fait exprès ? :o)))

Écrit par : Sylvie Huguet | 07 décembre 2009

"organisations fagocytées"

Le crime est signé Defer !

Écrit par : iPidiblue defer et damnation | 07 décembre 2009

Oh, Catmano, si vous l'avez toujours, ce livre d'allemand de 6e (le Spaeth, non?) qui fut aussi le mien, pouvez-vous me le photocopier? je le cherche depuis des lustres! Il m'a permis de remettre à flot mon fils, victime de la méthode idio orale, qui se demandait si Licht, c'était l'ampoule, la lampe ou la lumière!

Et en 4e, on avait Siegfried et la Lorelei!

Ecrit par : retraitée | 07 décembre 2009

Non, c'est le Chassard et Weil. J'ai celui de 6°, un peu découpaillé parce que Dobo s'en est servi pour illustrer son cahier de 4° LV2.
Dans celui de 4° ou de 3°, je ne sais plus, il y avait aussi Siegfried et la Lorelei !

Sinon, j'ai les "Ich erzähle" (R. Michéa) que mon père utilisait quand il était prof de lycée?.

Écrit par : catmano | 07 décembre 2009

1-Depuis que le gouvernement a entrepris de réduire à zéro la violence routière, les voitures de se rencontrent plus, elles se croisent. Ce qui complique les données : si deux véhicules dont les longueur respectives sont 3m86 et 4m22 se croisent à 80km/h, combien de temps s'écoulera-t-il, dans chacun des cas, entre le moment où le nez de l'une arrive à hauteur du pare-choc avant de l'autre et celui où il arrive à hauteur de son pare-choc arrière ?
2- Pour la réponse argumentée et convaincante, voir le post de Joe sur la dissertation en histoire.

Ecrit par : guy morel | 07 décembre 2009
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Le pare-choc avant de la plus longue voiture arrive à hauteur du pare-choc arrière de la plus courte au bout de 86,85 millisecondes ou 8,685 centièmes de seconde. Pour l'autre il faut 94,95 millisecondes.
J'ai bon, M'sieu ? :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 décembre 2009

Z-avez pas vu dans quel sont état nos "élites" friquées du point de vue de la connaissance et de la culture ?

Ecrit par : guy morel | 07 décembre 2009
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Si, si, cher Guy.
Mais dans une école où règne l'ordre, un professeur ne peut pas obliger un cancre à apprendre. Il existait autrefois des cancres bien sages et silencieux qui bayaient aux corneilles, n'empêchant nullement les professeurs de faire leur travail, ni les bons élèves d'écouter attentivement.
Autrefois, c'est-à-dire il y a cinquante et quelques années.
Certains d'entre eux sont au pouvoir en ce moment.
À se trouver au contact de bons élèves ils ont acquis un vernis de connaissances, comme le pain frotté contre un bocal contenant du fromage acquiert l'odeur et le goût du fromage. ;-)
Ici, leurs camarades studieux s'expriment avec le talent que vous savez. Voulez-vous des noms ? :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 décembre 2009

J'avais prévu cette mort programmé de l'école publique laïque et gratuite, il y a dix ans, quand je suis parti à la retraite. On m'a dit que je grossissais le trait
---
Je suis fatigué par trop de travail.
Vous êtes bien charitables, chers amis, de ne pas me signaler cette faute d'accord (mort programmée). :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 décembre 2009

A quand les profs -et leurs élèves- classés parmi les "OS" ?
Ecrit par : M.G | 07 décembre 2009

Presque, mais, pour être plus précis, j'ai déjà dit ici à plusieurs reprises que nous avons le statut, la fonction et le salaire de techniciens supérieurs.

Les seuls officiellement considérés comme cadres par l'E.N., ce sont les chefs d'établissement et les inspecteurs, qui sont en quelque sorte l'équivalent des ingénieurs.

L'agreg et le capes serviront dorénavant à recruter l'équivalent des techniciens supérieurs, c'est-à-dire les enseignants qui, comme l'a dit M.G., auront une fonction d'exécutants avec un tout petit peu de responsabilités (au même niveau que le technicien supérieur) : réserver une salle informatique, organiser un voyage, animer un atelier, faire de la remédiation, etc.

Le ministère se demande certainement pourquoi tout le monde fait un foin autour de ces concours, qui n'ont finalement pas beaucoup plus de valeur qu'un D.U.T. ou un B.T.S., mais pour lesquels le nombre de place est limité, et qui nécessitera dorénavant cinq ans pour être obtenu.

Écrit par : Jeremy | 08 décembre 2009

Le ministère se demande certainement pourquoi tout le monde fait un foin autour de ces concours,
Ecrit par : Jeremy | 08 décembre 2009

Hum, je ne suis pas certain qu'on soit si candide, au ministère...

Écrit par : TotoWeininger | 08 décembre 2009

Le pare-choc avant de la plus longue voiture arrive à hauteur du pare-choc arrière de la plus courte au bout de 86,85 millisecondes ou 8,685 centièmes de seconde. Pour l'autre il faut 94,95 millisecondes.
J'ai bon, M'sieu ? :-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 décembre 2009
Je n'en sais rien du tout, élève honoraire Penin, mais vu que vous n'avez rien expliqué, ce que vous auriez dû faire par un raisonnement rédigé, je vous colle un zéro :-))))

Écrit par : guy morel | 08 décembre 2009

Ont-ils la réponse à la question : "Pourquoi tous ces gens s'agitent-ils autour des concours ?"

Écrit par : Jeremy | 08 décembre 2009

Moi, je crois de plus en plus qu'on est très con, au ministère. Ils ne commettraient pas autant d'impairs, s'ils avaient un grain de raison.
Par ailleurs, ils ont une morgue invraisemblable — ils se prennent les pieds dedans. On pourrait en faire une loi : plus ils sont incompétents, plus ils ont de morgue.
Avec, dans le cas des apparatchiks qui ont survécu à tous les régimes (Claude Boichot, ou Forestier, ou…) le sentiment d'être insubmersibles — ils restent même quand les ministres partent…
JPB

Écrit par : brighelli | 08 décembre 2009

Aleeeeerteuuuh (je suis peut-être le dernier au courant, mais enfin là ça me fait mal) :

Article - Guillaume Peltier, ancien bras droit de Philippe de Villiers et ex-responsable des jeunes du Front national, s’est discrètement mis au service de Jean-François Copé depuis quelques mois. Selon les journalistes Solenn de Royer («La Croix») et Frédéric Dumoulin (AFP), qui s’apprêtent à publier chez L’Archipel la première biographie du président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, «L’Homme pressé», Guillaume Peltier a largement contribué à l’écriture du dernier livre de Jean-François Copé, «Un député, ça compte énormément». Il serait à l’origine de formules qui lui sont chères, comme «l’hyper-Parlement» ou «la Ve République bis».

Commentaire - Que Copé soit incapable d'écrire son propre bouquin, on s'en doute : on n'est déjà pas sûr qu'il l'ait lu une fois écrit. Mais qu'un pourri comme Peltier (il en a dit, des saloperies !) soit au service du président du groupe majoritaire à l'Assemblée Nationale, là ça augure des lendemains très, très noirs (sauf pour la couleur de peau de la population). Je cherche des textes de Peltier. Je me souviens de déclarations totalement écoeurantes sur l'avortement, les homos, les étrangers... Alors là, Peltier au service de Copé, je ne me pose même plus la question de savoir si l'on vit Weimar ou non : je suis sûr qu'on est en plein dedans.

Écrit par : Jeremy | 08 décembre 2009

Moi, je crois de plus en plus qu'on est très con, au ministère. Ils ne commettraient pas autant d'impairs, s'ils avaient un grain de raison.
Par ailleurs, ils ont une morgue invraisemblable — ils se prennent les pieds dedans. On pourrait en faire une loi : plus ils sont incompétents, plus ils ont de morgue.
Avec, dans le cas des apparatchiks qui ont survécu à tous les régimes (Claude Boichot, ou Forestier, ou…) le sentiment d'être insubmersibles — ils restent même quand les ministres partent…
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 décembre 2009

Je récuse encore une fois le terme "apparatchik" qui fausse le diagnostic avec sa connotation exotique, comme hier les "Khmers rouges" de Lafforgue.
Les Forestier et autre Boissinot ou Boichot restent en place en vertu d'un compromis entre réactionnaires typiquement Français de gauche et de droite, ministres compris, de gauche comme de droite. Les réformes de l'enseignement actuellement conduites ont été programmées par le Livre blanc de Jacques Delors ( 1995) ; je ne vois pas pourquoi Forestier n'aurait pas de morgue, ni pourquoi Chatel, ou un autre, se gênerait. La compétence n'a rien à voir là-dedans.

Écrit par : guy morel | 08 décembre 2009

Les Forestier et autre Boissinot ou Boichot restent en place en vertu d'un compromis...
Ecrit par : guy morel | 08 décembre 2009

Mais de toute façon, statutairement, ils ne peuvent pas être virés ou déplacés comme ça : il faudrait un motif, non ?

Écrit par : Jeremy | 08 décembre 2009

Ils ont un corps d'origine (l'IG, souvent), mais ils son t détachés dans des "missions" successives — Boichot par exemple est Monsieur Prépas, et tout ce qu'il a fait dans ce domaine s'est révélé inopérant, mais il garde son fromage.
Rien n'empêcherait un ministre, a priori, de le prier de revenir à l'Inspection générale, et rien de plus.
JPB

Écrit par : brighelli | 08 décembre 2009

"Boichot par exemple est Monsieur Prépas, et tout ce qu'il a fait dans ce domaine s'est révélé inopérant, mais il garde son fromage." JPB

Non seulement, ils sont spécialisés (Boichot fait dans le préparatoire et Robine est compétente) mais en plus ils sont transversaux (ils pensent aussi dans le domaine des autres).

Ils sont forts à l'IG.

Ce n'est pas donné à tout le monde.

Écrit par : dugong | 08 décembre 2009

Ça, c'est sûr que nous, on ne sait pas faire — même, nous refusons la polyvalence… Mauvais esprits ! L'IG nous montre la voie…
JPB

Écrit par : brighelli | 08 décembre 2009

D'ailleurs un IG n'est pas un être humain comme les autres.

Par exemple, il ne se déplace pas, il se téléporte.

C'est un être essentiellement quantique aux propriétés exceptionnelles. Souvent bosons * au départ, ils savent aussi se comporter en fermions **.

* agrégés

** contrairement à une idée reçue, quand un IG passe quelque part, l'herbe repousse mais son avis exclut celui de tous les autres (principe d'exclusion de Pauli) : "on ne repasse pas derrière l'IGEN".

Écrit par : dugong | 08 décembre 2009

Tout ne serait donc pas perdu pour nos futurs élèves ?

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/61445.htm

"Ce rat transgénique, [...], a été plus rapide à trouver les indices le conduisant à de la nourriture cachée dans une plateforme sous l'eau que la moyenne des rats femelles Long Evans. Après avoir retiré la plateforme, le rat a pu retrouver l'emplacement et s'y prélasser."

On mesure la difficulté de transposition à l'homme : il faudrait inonder les salles de classe et autoriser les élèves à s'y alimenter *. Le Sgen, paraît-il, est très impressionné et a diffusé la nouvelle dans un de ses organes **.

* au sens propre, pas en connaissances

** à dire vrai le jus pédagol est un organe "partagé" mais néanmoins indéfectiblement sûr de lui.

Écrit par : dugong | 08 décembre 2009

Des journées « Maths à venir 2009 » se sont tenues les 1 et 2 décembre.

L'envoyé spécial du jus pédagol a des pudeurs de rosière quand il s'agit de rendre compte de l'exposé de Pierre-Louis Lions, médaille Fiels 1994 *, où ce dernier a exprimé brièvement quelques avis sur l'enseignement actuel des maths :

"Pierre-Louis Lions a présenté une conférence sur la modélisation où n’apparaissaient guère de doutes. Au moins au voisinage de ma place, les représentations des problématiques de l’enseignement qui transparaissaient dans son discours n’ont pas eu un franc succès, évoquant plutôt celles d’un membre éphémère du HCE."

Comme je vous sais fainéant, je vous donne une transcription du passage (entre 31min15 et 32min25) qui a tant écorché les chastes oreilles de nos petits pédagols ** :

Contexte : PL Lions parle des équations aux dérivées partielles.
"Il faut savoir ce qu'est une fonction et ce qu'est une dérivée. Ce sont des notions mathématiques élémentaires puisque nos chères têtes, pas forcément blondes d'ailleurs, sont censés apprendre ça – faut voir comment – avant de passer le bac. Quand je dis "faut voir comment", c'est l'absence de définition précise et un point de vue extrêmement, j'allais dire opératoire, si c'était vrai… Ce n'est pas le fait des enseignants. On a conçu un programme comme ça. Programme que je juge au passage, je le dis, idiot et délirant.
Ce sont des notions élémentaires. D'ailleurs, quand on les apprend les dérivées, ou qu'on fait semblant d'apprendre à des élèves, normalement, en trois cours, ils doivent avoir tout compris. On oublie quand on fait ça qu'il a fallu à peu près 2000 ans pour que l'homme comprenne ce qu'est une dérivée. Donc, il y a quand même quelque chose qui ne va pas, là."

Si vous avez le temps, écoutez bien la question d'un intervenant à la fin de la conférence (1h07min25) où l'IGEN s'en prend plein la tronche ainsi que la réponse de Lions qui comprend un passage qui sera, j'espère, bien reçu au GRIP.


* le premier dans le domaine des mathématiques appliquées.

** manifestement groupés, ce jour là, pour tenir leurs certitudes au chaud (un pédagol exalte très volontiers le "doute" chez les autres).

Écrit par : dugong | 08 décembre 2009

Si vous avez le temps, écoutez bien la question d'un intervenant à la fin de la conférence (1h07min25) où l'IGEN s'en prend plein la tronche ainsi que la réponse de Lions qui comprend un passage qui sera, j'espère, bien reçu au GRIP.


Ecrit par : dugong | 08 décembre 2009

Où peut-on écouter ?

Écrit par : guy morel | 08 décembre 2009

J'ai oublié de donner le lien vers la conférence de Lions :

rtsp://stream-serv.inrialpes.fr/Roc/MAV09/P_L_Lions.rm

voir aussi :

http://www.maths-a-venir.org/2009/conf%C3%A9rences-pl%C3%A9ni%C3%A8res

Écrit par : dugong | 08 décembre 2009

Non, c'est le Chassard et Weil. J'ai celui de 6°, un peu découpaillé parce que Dobo s'en est servi pour illustrer son cahier de 4° LV2.
je vais alors demander directement à la source!

Le fils Chassard (du moins un d'entre eux) a été mon collègue( il est resté du CP à la retraite dans son lycée) ainsi que la fille de Weil, que j'ai eu un an comme professeur à la fac, pour préparer le certficat de littérature étrangère, obligatoire dans une licence d'enseignement de Lettres (sans elle, pas de CAP ES!)
Chassang (maispas Seininger) faisait aussi partie du personnel!

Écrit par : retraitée | 08 décembre 2009

Bonjour,

Lorsque vous écrivez, "C’est, par crainte du jacobinisme, l’abandon de toutes les prérogatives d’Etat qui assuraient encore une relative égalité dans le droit à l’Instruction."

Je ne crois pas qu'il s'agisse d'une crainte du jacobinisme, ou de simple lubie, mais bien plutôt d'une orientation politique définie par "Lisbonne 2000" dont vous retrouverez les principales orientations voulues pour l'enseignement en Europe sur cette page : (je ne suis pas enseignant).

http://institut.fsu.fr/chantiers/europe/lisbonne/strategie.htm

Cordialement,

Michel

"L'ignorance du peuple, nous garantit sa soumission" Catherine II de Russie.

Écrit par : MichelD | 08 décembre 2009

Je viens d'écouter cette émission, dans la voiture, sur l'enseignement de l'histoire.
Très intéressant. J'ai appris plein de choses que j'ignorais sur l'évolution des programmes avant 1914 et après 1918.
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/fabriquenew/
et les raisons politiques de ces évolutions.
Mais, mon cerveau étant déliquescent, j'ai déja oublié le nom de famille de l'instituteur Gaston ???
Guy Morel ? Le nom et plus d'infos sur ces programmes des années 20 dans l'enseignement primaire et leurs objectifs ?

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2009

Guy Morel ? Le nom et plus d'infos sur ces programmes des années 20 dans l'enseignement primaire et leurs objectifs ?
Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2009

Et là, doucement ! J'écoute d'abord l'émission ! Parce que des Gaston - y a l'téléphon qui sonne - ce n'est pas ce qui manque.

Écrit par : guy morel | 08 décembre 2009

Qu'est ce qu'ils ont tou(te)s à pisser sur mes bas de pantalons ce soir ?! Ecrit par : dugong | 07 décembre 2009

Ceux qui osent répondre quand vous attaquez une catégorie d'enseignants seraient-ils des PETS pour "pisser sur vos bas de pantalons", dugong ?
Vous me faites souvent exploser de rire, j'aimerais que ça continue, mais pas comme ça !

Écrit par : nicolas | 08 décembre 2009

Guy Morel ? Le nom et plus d'infos sur ces programmes des années 20 dans l'enseignement primaire et leurs objectifs ?
Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2009

Et là, doucement ! J'écoute d'abord l'émission ! Parce que des Gaston - y a l'téléphon qui sonne - ce n'est pas ce qui manque.

Ecrit par : guy morel | 08 décembre 2009
Patronyme en trois syllabes finissant par "eau" ou "au" ou "ot"

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2009

Dites donc Dugong vous aussi vous avez rencontré le boson de Higgs un soir au détour d'une route obscure ?

Écrit par : iPidiblue les envahisseurs | 08 décembre 2009

Les ingés, vétos, médecins, avocats, Docteurs es, techniciens sups, HEC, etc formés depuis 20 ans sont-ils plus mauvais que leurs aînés ?

Ecrit par : sisyphe | 07 décembre 2009

Pour les vétos, je vous dirais oui et non. En matière de niveau de connaissances de leur métier et de ses fondements scientifiques, ils sont meilleurs à la sortie de l'école, ce qui est un peu normal puisqu'on leur y a enseigné des données et des techniques qui n'existaient pas il y a vingt ou trente ans.
En revanche, en matière d'esprit critique, que ce soit par rapport aux prétendues données de la science ou par rapport aux lois que nous nous devons d'appliquer, c'est un peu inquiétant. Ils n'ont, pour la plupart d'entre eux aucune distance et aucune souplesse. Et je vous parle de jeunes vétos qui interviennent sur des forum, donc pas des petits bureaucrates qui font leurs heures mais de ceux qui ont la passion au point d'avoir envie de discuter, de partager, parfois même le soir ou le dimanche sans être de garde.
En outre, les plus jeunes font des fautes d'orthographe à faire frémir un élève de CM2 d'il y a quarante ans. Pas du SMS, attention ! Des vraies fautes, des fautes qu'on peut corriger en les expliquant.

Ils ont par exemple gobé la loi sur les chiens dangereux ou la vaccination FCO obligatoire avec une facilité déconcertante.

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2009

Michel

"L'ignorance du peuple, nous garantit sa soumission" Catherine II de Russie.

Ecrit par : MichelD | 08 décembre 2009

Je serais curieux de connaître le texte, sinon la phrase elle-même en russe, duquel serait extraite cette citation de Catherine II.
Laquelle, je le rappelle, a demandé à Denis Diderot de lui faire un "Plan d'une Université pour le gouvernement de la Russie" dans les années 84-85.

Écrit par : Buntov | 08 décembre 2009

Si on commence avec les histoire de coucheries de Catherine II on est là pour un moment ...

Écrit par : iPidiblue encyclopédiste à pied, à vélo, à cheval ... | 08 décembre 2009

Ecrit par : guy morel | 08 décembre 2009
Patronyme en trois syllabes finissant par "eau" ou "au" ou "ot"
Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2009
Gaston Piedeveau . Gaston Gèdérot ?
Au fait. Monsieur et madame Mavallée ont deux filles ; quels sont leurs prénoms ?

Écrit par : guy morel | 08 décembre 2009

Gaston Clémendot !

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2009

http://histoire-sociale.univ-paris1.fr/Document/Clemendot.htm

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2009

Dobolino a écrit :
« En revanche, en matière d’esprit critique, que ce soit par rapport aux prétendues données de la science ou par rapport aux lois que nous nous devons d’appliquer, c'est un peu inquiétant. Ils n’ont, pour la plupart d'entre eux aucune distance et aucune souplesse. »

On dirait que vous parlez de certains de mes jeunes collègues, toujours prêts à appliquer n’importe quoi ou à participer à des stupidités avec un enthousiasme canin. Au moins ils se font bien voir surtout par rapport aux gens comme nous, les « dépassés » ;))
On dirait bien que ceux qui ont fait leur scolarité dans l’École nouvelâgeuse ne sont pas devenus ces « rebelles citoyens » que Meirieu & Cie espéraient tant, tout au contraire ! Cela ne devrait pas nous étonner.

Écrit par : Pierre Lariba | 08 décembre 2009

Lisez sans tenir compte du fait que c'est cette pauvre imbécile de Dobolino, la Verdurin de service, qui donne le lien. C'est intéressant, abstraction faite de l'auteur du post.

http://www.histoire-politique.fr/documents/03/autresArticles/pdf/HP3-Loubes-Clemendot-PDF.pdf

A ce propos, si Sanseverina passe par là, j'ai un petit message de l'écrivain Pierre Magnan à elle destiné:

"Attention, si quelqu'un vous a traité de Mme Verdurin, c'est qu'il ou elle a lu Proust et n'en a pas fait son profit, n'en a retenu que le côté spirituel. Madame Verdurin est une snob mais pas une imbécile. C'est là où on se trompe."

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2009

On dirait bien que ceux qui ont fait leur scolarité dans l’École nouvelâgeuse ne sont pas devenus ces « rebelles citoyens » que Meirieu & Cie espéraient tant, tout au contraire ! Cela ne devrait pas nous étonner.

Ecrit par : Pierre Lariba | 08 décembre 2009
Tout à fait ! Et c'est bien là-dessus qu'on peut leur faire les pires reproches. Et là, on parle des " élites ", qui ont appris à ne pas réfléchir en dehors des cadres stricts qui leur ont été imposés.
Ceux qui sont sortis sans diplôme ont eux appris la révolte individualiste et stérile.
Il est grave qu'on se croit rebelle en fumant un joint, en buvant une chopine, avec l'argent de son RMI et en n'allant jamais aux urnes ni au turbin, en débitant des discours débiles qui se croient révolutionnaires mais sont d'un convenu et d'un banal à pleurer, et en plus totalement faux.

D'un côté comme de l'autre, où qu'on se tourne, c'est plutôt triste et désespérant d'une hypothétique amélioration.

Bien sûr que si, Joe, que les gens peuvent aisément se passer de pizzas et qu'on ne peut bâtir la politique mondiale sur l'assurance d'une pizza quotidienne !

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2009

Je mange trois à quatre pizzas par an, et toujours excellentes. C'est une petite fête.
Quant à la fève bouillie dont se gausse Joe, c'est un mets de roi.

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2009

« Et là, on parle des " élites ", qui ont appris à ne pas réfléchir en dehors des cadres stricts qui leur ont été imposés. »

Encore d'accord avec vous Dobolino.
On le remarque même chez les bons élèves : il est difficile de leur faire mettre en doute la parole d'un auteur en histoire. « L'auteur dit que : » et puis basta !

Pour eux pas question de se poser d'autre question que "le texte est-il argumentatif ou autre ?" ou autre. Tout ça c'est parole d'évangile, on n'y comprend rien et de toute façon ça sert à rien, M'sieur !

Écrit par : Pierre Lariba | 08 décembre 2009

Exemple : je fais comparer les appels de Pétain et de De Gaulle en juin 1940.
Et bien pour beaucoup d'élèves, ils disent la même chose !

Exercice : réécrivez le texte suivant.
J’invite dans la capitale britannique les acteurs-actrices dans le domaine des activités de la combattance à se rassembler ici à partir du mois de juillet. Je m’appelle Charles De Gaulle, je suis votre personne ressource à Londres.

L’hexagone doit maintenir sa compétitivité dans la brillance à long terme. J’utiliserai les nouveaux media pour maintenir en réseau une veille informationnelle à Londres. »

Écrit par : Pierre Lariba | 08 décembre 2009

Vous voulez dire Pierre Lariba que les traders français de la City sont nos nouveaux français libres ? Nos marins de l'île de Sein ?

Écrit par : iPidiblue à pied, à cheval, à vélo ... | 08 décembre 2009

Dobo vous retardez encore une fois !

Le RMI a été remplacé par le RSA ...

Écrit par : iPidiblue solitairement à voile et à vapeur | 08 décembre 2009

Ici Londres, les traders parlent aux Français...

Écrit par : P. Lariba | 08 décembre 2009

Le problème voyez-vous les enfants c'est que la société c'est à dire vous tous, nous tous, nous tenons des discours schizophréniques ! D'un côté on dit aux enfants et aux adultes : travaillez pour vous enrichir et de l'autre si vous êtes riche vous êtes un pollueur, un gaspilleur, un type qui salit et épuise la planète !
Il faudrait savoir ? C'est qui le vilain ? Le Trader qui gagne un fric fou à la City roule en porsche et prend l'avion pour son week-end aux Bermudes ou le type comme moi qui a le RSA et vit aux crochets de l'honnête travailleur ?
Quand vous aurez accordé vos violons, on pourra aligner les méchants devant le peloton d'exécution et se retrouver entre gentils ...

Écrit par : iPidiblue sommet de Copenhague | 08 décembre 2009

Quant à la fève bouillie dont se gausse Joe, c'est un mets de roi.
Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2009
Surtout légèrement salée et saupoudrée de cumin...

Écrit par : nicolas | 08 décembre 2009

Dobo vous retardez encore une fois !

Le RMI a été remplacé par le RSA ...

Ecrit par : iPidiblue solitairement à voile et à vapeur | 08 décembre 2009
c'est un terme générique et vous le savez très bien. Arrêtez d'ergoter. A me reprendre, occupez-vous plutôt du tissu d'inepties que j'ai écrit l'autre jour sur Les souffrances du jeune Werther. Ce sera plus constructif que de me reprendre sur la viscosité de l'eau ou le rmi et votre intelligence et votre culture, à tous, y seront mieux mises en valeur.
Le pb, c'est que, me reprendre sur Werther et le romantisme allemand, il n'y a pas grand monde parmi mes détracteurs préférés qui en soit capable... Ceux qui en sont capables, si par hasard ils viennent ici, le feront avec courtoisie.

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2009

Savez-vous qui disait:
"Les antidépresseurs, c'était pour les quartiers chics...
Nous, nous ne mangions que des haricots, mais nous les partagions afin que chacun en ait un peu, et nous les mangions en rigolant !"

Écrit par : Maminou | 08 décembre 2009

Il faudrait savoir ? C'est qui le vilain ? Le Trader qui gagne un fric fou à la City roule en porsche et prend l'avion pour son week-end aux Bermudes ou le type comme moi qui a le RSA et vit aux crochets de l'honnête travailleur ?


Ecrit par : iPidiblue sommet de Copenhague | 08 décembre 2009
Mais, iPidi, vous nous avez dit que vous étiez gravement malade ? Vous êtes hors-jeu dans ce débat et ça ne me gêne pas de participer à votre égard à la charité organisée et étatisée. Si elle n'existait pas, nous donnerions pour vous à l'église ou aux œuvres de charité.

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2009

A me reprendre, occupez-vous plutôt du tissu d'inepties que j'ai écrit l'autre jour sur Les souffrances du jeune Werther. Ce sera plus constructif que de me reprendre sur la viscosité de l'eau ou le rmi et votre intelligence et votre culture, à tous, y seront mieux mises en valeur.
Le pb, c'est que, me reprendre sur Werther et le romantisme allemand, il n'y a pas grand monde parmi mes détracteurs préférés qui en soit capable... Ceux qui en sont capables, si par hasard ils viennent ici, le feront avec courtoisie.

Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2009


Dobo vous avez tort encore une fois ! Vous avez tout à fait le droit de dire ce que vous voulez sur Werther et le romantisme allemand, cela fait partie de la culture individuelle et des ornements de l'esprit même si ce que vous dites semble farfelu et inepte à votre charmant papa !
Par contre si vous vous trompez sur le RMI et le RSA vous dites une ineptie formelle ! Surtout vous qui vous voulez citoyenne engagée et socialiste de combat ... autant parler du service militaire obligatoire aux jeunes français de 2009 !


Je ne sais pas si vous comprenez la différence ?
La culture ce n'est pas ce qu'on apprend à l'école nécessairement ... moi j'ai l'impression que si vous venez sur le blog de Brighelli c'est que quelque part vous n'avez toujours pas liquidé votre complexe d'Oedipe comme on dit chez papa Freud !

Écrit par : iPidiblue complexe d'Oedipe | 08 décembre 2009

"Les vrais criminels de guerre, ce ne sont pas les Allemands. Ce sont les bandes de la Résistance, FFI, FTP, et autres maquisards, bellicistes enragés, qui, en, rallumant clandestinement, criminellement, une guerre arrêtée par un armistice accepté par toute la France, ont provoqué les représailles allemandes. Je le dis et je le prouve"
Clémendot.
J'ai le souvenir d'avoir lu, à plusieurs reprises, quelque chose d'approchant sur ce blog, mais pas sous la signature de Clémendot.

Écrit par : guy morel | 08 décembre 2009

Quod erat demonstrandum.
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 décembre 2009
---
Merci, JPB. J'ai pensé que ces trois mots latins signifiaient CQFD . What else ?
(Forme condensée de l'expression "Ce qu'il fallait démontrer". Je ne mets pas cette parenthèse pour vous, JPB - I obviously don't - mais pour les tenants, surtout les plus jeunes, des sciences de l'éducation dont je ne suis nullement sûr qu'ils savent tous cela.)
J'ai cependant demandé à un ami professeur de lettres classiques de me confirmer mon impression, sans lui dire pourquoi je le lui demandais, mais en ajoutant que je le lui dirais ensuite, si ça l'intéressait. Il m'a dit que je piquais sa curiosité. J'ai satisfait cette légitime curiosité incontinent. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 08 décembre 2009

Sarko pense avoir trouvé un nouveau moyen d'entrer dans l'histoire; en lui rentrant dedans.
Cette casse de l'éducation nationale montre de manière de plus en plus évidente sa "facette" idéologique.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 décembre 2009

« Au fait. Monsieur et madame Mavallée ont deux filles ; quels sont leurs prénoms ? »
guy morel | 08 décembre 2009

Colette et Berthe ?

Écrit par : Tailleboudin | 08 décembre 2009

Mais, iPidi, vous nous avez dit que vous étiez gravement malade ? Vous êtes hors-jeu dans ce débat et ça ne me gêne pas de participer à votre égard à la charité organisée et étatisée. Si elle n'existait pas, nous donnerions pour vous à l'église ou aux œuvres de charité.

Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2009

Vous savez pourquoi Dobo on donne le RSA à des gens comme moi ? Par grandeur d'âme ? Par amour du prochain ? Pas vraiment c'est pour éviter que des gens comme moi fassent la révolution et foutent le feu aux demeures des bourgeois ...

Écrit par : iPidiblue petits boulots et RSA | 08 décembre 2009

Vous savez pourquoi Dobo on donne le RSA à des gens comme moi ? Par grandeur d'âme ? Par amour du prochain ? Pas vraiment c'est pour éviter que des gens comme moi fassent la révolution et foutent le feu aux demeures des bourgeois ...

Ecrit par : iPidiblue petits boulots et RSA | 08 décembre 2009
Je sais ! Et avant, on les garde au chaud à l'école, pour les mêmes raisons...
Ceci dit, je ne vois pas en quoi le RSA vous empêche de faire la révolution si c'est vraiment votre option.
En plus vous mélangez tout ! Ce sont les bourgeois et/ou les travailleurs ouvriers et paysans qui font les révolutions, pas le lumpenprolétariat qui lui a tendance à faire le sale boulot derrière les Guillaume et autres Amélies. Plutôt du genre à foutre le feu aux maisons des juifs, des francs-maçons et autres pédés intellectuels,le lumpenprolétariat.

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2009

Dobo vous avez tort encore une fois ! Vous avez tout à fait le droit de dire ce que vous voulez sur Werther et le romantisme allemand, cela fait partie de la culture individuelle et des ornements de l'esprit même si ce que vous dites semble farfelu et inepte à votre charmant papa !
Par contre si vous vous trompez sur le RMI et le RSA vous dites une ineptie formelle ! Surtout vous qui vous voulez citoyenne engagée et socialiste de combat ... autant parler du service militaire obligatoire aux jeunes français de 2009 !


Ecrit par : iPidiblue complexe d'Oedipe | 08 décembre 2009

iPidi, Goethe n'est pas un romantique allemand et n'importe quel gamin allemand en possession de son habitur ignore que les français croient que Goethe appartient au romantisme allemand.
Le reste est tellement con que j'ai lu deux mots avant d'effacer.

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2009

"Les vrais criminels de guerre, ce ne sont pas les Allemands. Ce sont les bandes de la Résistance, FFI, FTP, et autres maquisards, bellicistes enragés, qui, en, rallumant clandestinement, criminellement, une guerre arrêtée par un armistice accepté par toute la France, ont provoqué les représailles allemandes. Je le dis et je le prouve"
Clémendot.
J'ai le souvenir d'avoir lu, à plusieurs reprises, quelque chose d'approchant sur ce blog, mais pas sous la signature de Clémendot.

Ecrit par : guy morel | 08 décembre 2009

Quand je vous dis que ce Clemendot est intéressant, vous voyez que je ne mens pas, surtout dans le cadre de l'élaboration de programmes et manuels d'histoire.
C'est ce dont parlaient les intervenants de l'émission de ce matin. Un programme d'histoire, oui, mais pour quelle fin ? Quand finit le cours d'histoire ? Une fin pacifiste comme après la guerre de 1914/18, une fin guerrière comme avant 1914 ou, d'après eux, pas de fin du tout comme maintenant. Sauf que ce n'est pas absolument vrai et qu'il me semble que la fin actuelle est mondialisante ou à tout le moins européenne, avec un cours qui s'achève vers 1989.
Moi, je n'ai pas de réponses mais cette émission m'a enfin fait comprendre pourquoi il était si ardu de créer un programme d'histoire cohérent.

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2009

G o moin le nom d1 fye sur 2 : kelétèverte Mavallée ?

Écrit par : pluskacé | 08 décembre 2009

Quant à la fève bouillie dont se gausse Joe, c'est un mets de roi.
Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2009
Surtout légèrement salée et saupoudrée de cumin...

Ecrit par : nicolas | 08 décembre 2009
Ou dans une salade d'épeautre.

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2009

« Au fait. Monsieur et madame Mavallée ont deux filles ; quels sont leurs prénoms ? »
guy morel | 08 décembre 2009

Colette et Berthe ?

Et celle-ci ?
Le nom d'une famille new-yorkaise, près de Manhattan :
Ousama Palèrbiensolidecédeutour

Écrit par : Garafignoux | 08 décembre 2009

Selon ELLE :

Suppression de l'histoire en Terminale S : les parents ne sont pas inquiets
http://fr.news.yahoo.com/77/20091208/tfr-suppression-de-l-histoire-en-termina-37c756d.html

Écrit par : nicolas | 08 décembre 2009

Dans ELLE; on lit " La suppression de l'histoire-géographie en terminale S ne nous gêne pas du tout (...) Nous demandons depuis longtemps qu'on revalorise la série littéraire par rapport à la filière S, filière de sélection qui conduit finalement peu d'élèves à des études scientifiques ", a déclaré mardi Cécile Vigne, porte-parole de la PEEP.S.P.Le 08/12/2009

Madame Vigne ne va pas jusqu'au bout de son raisonnement : pour revaloriser la filière littéraire, il conviendrait de rendre les maths optionnelles en Terminale S et d'en mettre 5 heures obligatoires en première L. Sans histoire-géo et sans maths en Terminale, la filière S serait sans doute moins sélective et conduirait assurément plus d'élèves vers des études scientifiques...

Écrit par : guy morel | 08 décembre 2009

Alors que la suppression de l'histoire-géographie en terminale S suscite un tollé , Christiane Allain, la secrétaire générale de la FCPE (première fédération de parents d'élèves) juge que cette disposition "n'est pas une catastrophe".


http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-12-08/reforme-du-lycee-christiane-allain-fcpe-on-a-du-mal-a-se-separer-de-l-idee-que-la/920/0/402807

Écrit par : Florence | 08 décembre 2009

"Madame Vigne ne va pas jusqu'au bout de son raisonnement : pour revaloriser la filière littéraire, il conviendrait de rendre les maths optionnelles en Terminale S et d'en mettre 5 heures obligatoires en première L. Sans histoire-géo et sans maths en Terminale, la filière S serait sans doute moins sélective et conduirait assurément plus d'élèves vers des études scientifiques..."

Et par un raccourci saisissant, on réinvente une terminale scientifique nommée TL.

Écrit par : dugong | 08 décembre 2009

Alors que la suppression de l'histoire-géographie en terminale S suscite un tollé , Christiane Allain, la secrétaire générale de la FCPE (première fédération de parents d'élèves) juge que cette disposition "n'est pas une catastrophe".

Écrit par : Florence | 08 décembre 2009

"Madame Vigne ne va pas jusqu'au bout de son raisonnement : pour revaloriser la filière littéraire, il conviendrait de rendre les maths optionnelles en Terminale S et d'en mettre 5 heures obligatoires en première L. Sans histoire-géo et sans maths en Terminale, la filière S serait sans doute moins sélective et conduirait assurément plus d'élèves vers des études scientifiques..."

Et par un raccourci saisissant, on réinvente une terminale scientifique nommée TL.
Ecrit par : dugong | 08 décembre 2009
Avec Latin, Grec et SI, par-dessus le marché. Les TS n'ont qu'à bien se tenir : la concurrence entre filières sélectives va devenir sévère.

Écrit par : guy morel | 08 décembre 2009

De toute façon l'histoire géo au lycée c'est une connerie.
La preuve un ami m'a dit qu'il n'y en avait pas à Sciences Po.

Écrit par : Zorglub | 08 décembre 2009

Alors que la suppression de l'histoire-géographie en terminale S suscite un tollé , Christiane Allain, la secrétaire générale de la FCPE (première fédération de parents d'élèves) juge que cette disposition "n'est pas une catastrophe".


http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-12-08/reforme-du-lycee-christiane-allain-fcpe-on-a-du-mal-a-se-separer-de-l-idee-que-la/920/0/402807
Ecrit par : Florence | 08 décembre 2009
Ce n'est pas tout à fait ce qu'elle dit. Elle s'étonne du fait que l'absence d'H-G dans les Terminales techno n'ait pas soulevé un tel tollé. Elle n'a pas tort sur ce point.

Écrit par : guy morel | 08 décembre 2009

On a tout massacré: les maths, les lettres, l'histoire-géo, la physique, les langues. Cela prend l'eau de tous les côtés et depuis 2 ans c'est le bouquet (j'ai des anecdotes à la pelle). Oui effectivement d'un côté un discours qui nous annonce un avenir tout rose grâce à une civilisation de la connaissance, de l'autre des connaissances qui ne passent plus ou plutôt qu'on ne veut plus faire passer au nom tour à tour (que chacun suive sa sensibilité) d'un anti-élitisme gnan gnan, d'un utilitarisme étriqué, d'une démagogie bien pensante, d'un illuminisme du savoir qui s'infuse tout seul, il suffit de baigner dedans comme le sachet de thé qui colore l'eau chaude....Les faits: on ne forme plus des ingénieurs, ni des profs de français, ni des médecins,. On délocalisera donc, les élites seront contentes: il fallait bien délocliser ma bonne dame, ils n'étaient plus compétitifs. Et dire que ce massacre s'est fait en 15 ans!

Écrit par : Fiona | 08 décembre 2009

Dobolino a écrit :
« En revanche, en matière d’esprit critique, que ce soit par rapport aux prétendues données de la science ou par rapport aux lois que nous nous devons d’appliquer, c'est un peu inquiétant. Ils n’ont, pour la plupart d'entre eux aucune distance et aucune souplesse. »

On dirait que vous parlez de certains de mes jeunes collègues, toujours prêts à appliquer n’importe quoi ou à participer à des stupidités avec un enthousiasme canin. Au moins ils se font bien voir surtout par rapport aux gens comme nous, les « dépassés » ;))
On dirait bien que ceux qui ont fait leur scolarité dans l’École nouvelâgeuse ne sont pas devenus ces « rebelles citoyens » que Meirieu & Cie espéraient tant, tout au contraire ! Cela ne devrait pas nous étonner.

Ecrit par : Pierre Lariba | 08 décembre 2009

Oh, mais, si vous connaissez des gens comme ça, je sens que vous allez pouvoir m'aider, tous les deux !

Ce matin, coup de fil du Conseiller Pédagogique de circonscription : "Nous avons lu votre nouveau Projet d'École, tout va bien. Néanmoins, il manque deux ou trois petites choses...
- Ah ! Eh zut !
- Non, tout va bien, ce sont des détails. Je te le renvoie et vous nous ajoutez la feuille machin (ça, j'ai oublié, mais j'ai le mail à l'école, ne vous faites pas de souci pour moi, ce n'était pas grave) pour récapituler les indicateurs qui ont déclenché vos choix de fiches-actions.
- Ouais, bon, fastoche !
- Il faudra aussi que vous complétiez le volet-évaluation de chacune des fiches-actions.
- Ah ! On avait cru que c'était une case à compléter après, à la fin du projet d'école, pour évaluer la pertinence de notre action ?
- Ah non, pas du tout. Il faut que vous prévoyiez dès maintenant l'évaluation terminale que vous ferez passer aux élèves !
- Eh merde ! Oh, excuse-moi, mes mots ont dépassé ma pensée !
- Bon, alors, avant que tu ne deviennes vraiment grossière, je passe au dernier point. Pour l'accueil des "publics à profil particulier", vous avez marqué qu'actuellement aucun élève ne répondait à cette caractéristique et que vous ne feriez de Fiche-action que si vous en inscriviez un. Ça va pas être possible. Il faut absolument que vous fassiez cette fiche maintenant, avant la validation !"

Et c'est là que j'ai besoin de vous, et de tout le monde d'ailleurs. J'ai l'intention de faire une fiche-action béton, le truc imparable qui répertorie TOUS les genres de tuiles qui pourraient nous tomber sur le coin de la figure avant juin 2013 !

Le conseiller pédagogique m'a cité le car d'Albanais, donc, ça, c'est fait (il a juste oublié de me dire combien d'élèves albanais d'un coup, je vais donc tabler sur une grosse trentaine, comme ça, je demanderai une ouverture de classe dans ma fiche-action).

Avec les collègues, nous avons pensé aux mal-voyants, mal-entendants, avec et sans appareillages, aux mal-comprenants, aux hémiplégiques, paraplégiques, tétraplégiques, aux hyperactifs, dyspraxiques, dysphasiques, dyscalculiques, dyslexiques, dysorthographiques, aux TDAH, aux troubles du comportement, à ceux qui auraient deux, trois, quatre, cinq, six, ..., profils particuliers à la fois.


Nous avons aussi pensé qu'il faudrait que nous ayons dans l'école une bibliothèque de survie au cas où tous ces "publics à profil particulier" arrivaient en même temps afin que nous puissions nous former rapidement à l'accueil (et l'instruction ? non, ça, je crois que ce n'est pas prévu) de ces publics.
Notre fiche-action devrait faire au moins 250 pages !

Donc, si vous connaissez des gens qui sont suffisamment "non-dépassés" et qui peuvent envisager froidement, sans état d'âme, que l'accueil d'un enfant malade, handicapé, traumatisé par un changement d'univers, peut s'écrire comme ça, à l'avance, sans même avoir jugé de la lourdeur (ou de la bénignité) de son cas et des ressources dont il est capable, adressez-les moi !

Par ailleurs, en parlant de nouvelâgeux, si parmi vos ancêtres moyenâgeux, vous comptez un ancien "marchand d'enfants" de la Cour des Miracles, et que vous ayez gardé ses grimoires, faites-m'en une photocopie, on ne sait jamais...
Aussi ignoble que cela paraisse, j'ai l'impression que l'on ne va pas tarder à reprocher aux parents d'élèves de ma commune de ne pas avoir su mettre au monde des enfants "à profil particulier".
J'arriverais bien à trouver un technocrate au cœur suffisamment sec pour jouer les Jean Pourri :-((( !

Catmano, écœurée par une telle mise en fiches !

Écrit par : catmano | 08 décembre 2009

De toute façon l'histoire géo au lycée c'est une connerie.
La preuve un ami m'a dit qu'il n'y en avait pas à Sciences Po.
Ecrit par : Zorglub | 08 décembre 2009
Agressif et incohérent Zorglub. Autant il est idiot de prétendre préformer des ingénieurs par des cours d'ISI au lycée, autant il est utile que tous les élèves du lycée, dont la quasi totalité ne deviendront ni historiens ni géographes, aient une culture générale.

Écrit par : guy morel | 08 décembre 2009

iPidi, Goethe n'est pas un romantique allemand et n'importe quel gamin allemand en possession de son habitur ignore que les français croient que Goethe appartient au romantisme allemand.
Le reste est tellement con que j'ai lu deux mots avant d'effacer.

Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2009

C'est vous qui voyez ... si voulez mettre une étiquette "Goethe classique moldo-valaque" parce qu'il aurait eu une énième ancêtre dans ce coin des Carpathes, je ne vais pas vous contrarier !

Ma classification perso :
Walter Scott : homme politique écossais existentialiste.
Franz Schubert : instituteur juif hongrois.
Adolf Hitler : peintre en bâtiment.
Charles Baudelaire : zoologiste français naturalisé américain.
usw ...

PS Moi j'écris "abitur".

PPS : Contrairement à ce que croit Dobo, Goethe est bien un éminent représentant du romantisme européen comme Beethoven, Schubert, Schumann, Hugo Wolf et quelques autres musiciens qui ont mis en musique ses poèmes.
Les dates ne font rien à l'affaire, ça c'est du scolaire du plus petit niveau !
En gros on considère que le romantisme européen naît avec les poèmes d'Ossian du poète MacPherson publiés vers 1760 donc bien avant Werther.

Écrit par : iPidiblue sturm und drang | 08 décembre 2009

morel : impeccable.

Comme toujours !

Écrit par : Zorglub | 08 décembre 2009

Par ailleurs, en parlant de nouvelâgeux, si parmi vos ancêtres moyenâgeux, vous comptez un ancien "marchand d'enfants" de la Cour des Miracles, et que vous ayez gardé ses grimoires, faites-m'en une photocopie, on ne sait jamais...
Aussi ignoble que cela paraisse, j'ai l'impression que l'on ne va pas tarder à reprocher aux parents d'élèves de ma commune de ne pas avoir su mettre au monde des enfants "à profil particulier".
J'arriverais bien à trouver un technocrate au cœur suffisamment sec pour jouer les Jean Pourri :-((( !

Catmano, écœurée par une telle mise en fiches !
Ecrit par : catmano | 08 décembre 2009
Catmano, vous faites une histoire pour rien. Les "enfants à profil particulier", il y en a à la pelle : ceux qu'ont un gros nez, ceux qu'ont les oreilles en feuilles de chou, les obèses, les asthmatiques ; ceux qui machouillent leur langue et font des bulles en parlant, ceux qui pètent et que ça pue, ceux qui sont bigleux, ceux qu'ont des dents à redresser etc.
Vous n'allez pas avoir assez de fiches.

Écrit par : guy morel | 08 décembre 2009

Je sais ! Et avant, on les garde au chaud à l'école, pour les mêmes raisons...
Ceci dit, je ne vois pas en quoi le RSA vous empêche de faire la révolution si c'est vraiment votre option.
En plus vous mélangez tout ! Ce sont les bourgeois et/ou les travailleurs ouvriers et paysans qui font les révolutions, pas le lumpenprolétariat qui lui a tendance à faire le sale boulot derrière les Guillaume et autres Amélies. Plutôt du genre à foutre le feu aux maisons des juifs, des francs-maçons et autres pédés intellectuels,le lumpenprolétariat.

Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2009

Je vous suggère Mlle Dobolino de demander pendant un an un moratoire sur toutes les subventions aux associations de quartier - je ne vous demande même pas de supprimer toutes les aides sociales - et si au bout d'un an la France n'est pas à feu et à sang je vous présente mes plus plates excuses ...

Écrit par : iPidiblue aufklärung dans les banlieues | 08 décembre 2009

morel : impeccable.

Comme toujours !
Ecrit par : Zorglub | 08 décembre 2009
Ajoutez "amical" et " quiet". :-)))

Écrit par : guy morel | 08 décembre 2009

Je tiens à rappeler qu'en première techno l'histoire-géo est coefficient... 1 !
L'EPS est coeff 2...

Vous pouvez imaginer combien c'est amusant de faire passer les oraux du bac dans cette section. Je montre un planisphère vierge et je demande où se trouvent les États-Unis ou la Chine et c'est un grand moment de solitude.
Ou alors, une candidate me dit "mais vous voyez bien où c'est, vous !" Textuel ;))

Écrit par : Pierre Lariba | 08 décembre 2009

"Et c'est là que j'ai besoin de vous, et de tout le monde d'ailleurs. J'ai l'intention de faire une fiche-action béton, le truc imparable qui répertorie TOUS les genres de tuiles qui pourraient nous tomber sur le coin de la figure avant juin 2013 !"

Catmano, rassurez vous, si votre problème est à peine moins simple que la prévision du climat à l'horizon de la centaine d'années, il est beaucoup plus simple que la prévision de la météo au voisinage de votre école le 8 décembre 2013.

Demandez au GIEC d'une part et à la météo nationale d'autre part. Ils sauront vous tuyauter utilement !

Écrit par : dugong | 08 décembre 2009

«La question du classique et du romantique en poésie, cette idée qui court le monde et qui est la source de tant de querelles, de tant de divisions, c'est à Schiller et à moi qu'elle remonte. J'avais adopté en poésie le principe du procédé objectif, et ne consentais à reconnaître que celui-là. Schiller qui n'agissait que sous l'influence subjective, considérait sa manière comme la seule bonne et , pour se défendre contre moi, il écrivit sa dissertation sur la poésie naïve et sentimentale. Il me prouva que j'étais moi-même, et contre mon gré, un romantique; il me démontra que mon Iphigénie, grâce à la prédominance du sentimentalisme, n'était nullement aussi classique, aussi conçue dans l'esprit de l'antiquité qu'on serait disposée à le croire. Les Schlegel s'emparèrent de l'idée et la poussèrent plus loin, si bien qu'aujourd'hui elle a fait son chemin partout.» (Entretiens de Goethe et d'Eckermann)

Écrit par : iPidiblue poésie et vérité, dichtung und warheit | 08 décembre 2009

C'est pas une info, mais faut pas oublier de le rappeler de temps à autres : morel est un cuistre et le prouve.

Faut enseigner lHG au lycée paske tous les mômes ne deviendront pas historiens ou géographes
MAIS
Faut PAS enseigner les SI au lycée car tous les élèves ne deviendront pas ingénieurs.
Hips !

Au total la vraie raison est sa pharaonique inculture scientifique dont il a un peu honte et qui l'amène à classifier hiérarchiquement les savoirs.
Tout en haut les humanités, assez bas les sciences exactes et à la cave les sciences appliquées.

Et moi, je me marre !
Autant il est possible d'acquérir en autodidacte un vague vernis de culture littéraire, autant c'est à exclure pour les sciences tant les prérequis sont laborieux (et douloureux) à mettre en place.

Ce bon morel croit faire de la science quand il calcule le volume d'une dalle et le multiplie par la masse volumique du BA ! Un peu comme si j'espérais faire de la littérature lorsque je raconte 2 ou 3 sornettes sur ce blog pour me changer les idées ....

Écrit par : Zorglub | 08 décembre 2009

"On dirait que vous parlez de certains de mes jeunes collègues, toujours prêts à appliquer n’importe quoi ou à participer à des stupidités avec un enthousiasme canin." P. Lariba

Je vois très bien de qui vous parlez. J'en croise parfois quand je descends * en salle des profs et je les évite. Pour une raison simple : je ne sais pas très bien si je dois les caresser dans l'encolure, leur hurler "couché là" ou les flatter par petites tapes sur le flanc.

Devant de telles carences, j'avoue qu'il y a des trous béants dans mes "connaissances du monde éducatif".

* de plus en plus rarement, je dois dire. Les gens avec qui on peut réellement y déconner sont devenus rares (quelques matheux et historiens/géographes)

Écrit par : dugong | 08 décembre 2009

Pour Claude Allègre au Grand Journal de Canal," les ours blancs
augmentent" et "diminuent"... Il voulait parler du nombre.
Qui voulait coller 0 à Francis parce qu'il n'avait pas démontré son résultat sur un problème de voitures ?
Ah ? Parce qu'il faut aussi causer français en sciences ?

Écrit par : nicolas | 08 décembre 2009

Zorglub par exception on peut avoir une double culture littéraire et scientifique mais c'est plutôt de plus en plus rare !

Goethe comme chacun devrait savoir était à la fois premier ministre du duché de Weimar, poète accompli aux yeux de l'Europe entière et homme de sciences (traité des couleurs, travaux de naturaliste) etc.

Écrit par : iPidiblue et la double culture | 08 décembre 2009

Zorglub par exception on peut avoir une double culture littéraire et scientifique mais c'est plutôt de plus en plus rare !
Ecrit par : iPidiblue et la double culture | 08 décembre 2009

Hélas, et j'en suis bien marri, ce n'est pas mon cas (mais moi, je m'en aperçois ...).

Je suis trop jeune pour avoir pu connaître une école dans laquelle humanités et sciences exactes cohabitaient paisiblement.

Écrit par : Zorglub | 08 décembre 2009

" les ours blancs augmentent" et "diminuent"

C. Allègre est un fin observateur : effectivement, de récentes études ont montré que les ours respirent et parfois bandent (surtout les mâles).

Écrit par : dugong | 08 décembre 2009

[...] classifier hiérarchiquement les savoirs.
Tout en haut les humanités, assez bas les sciences exactes et à la cave les sciences appliquées.
Ecrit par : Zorglub | 08 décembre 2009

Faut pas s'énerver, les nouveaux programmes de lycée vont achever de réconcilier définitivement les sciences et les humanités, en les ramenant au même contenu : le vide pur.

Les "sciences de l'ingénieur", je ne sais pas non plus ce que c'est - mais j'aimerais bien qu'on enseigne la mécanique, terrestre et céleste, au lycée.

Pour info : Nombre de postes à l'agrégation de mécanique
1993 : 124 (91 admis)
2000 : 61
2008 : 21 (21 admis)

Écrit par : TotoWeininger | 08 décembre 2009

Goethe n'est pas un romantique allemand et n'importe quel gamin allemand en possession de son habitur ignore que les français croient que Goethe appartient au romantisme allemand.
Le reste est tellement con que j'ai lu deux mots avant d'effacer.

Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2009

Goethe, c'est classicisme puis Sturm und Drang. Mais il y a quand même un peu de sensibilité romantique dans le Faust et les Wahlverwandschaften. Et Werther, c'est tout de même préromantique.

Écrit par : Jeremy | 08 décembre 2009

Le vide pur.
Ecrit par : TotoWeininger | 08 décembre 2009


Grosse, grosse ambition ! Il faudra au moins un Iter plus un LHC pour en arriver là ...

Écrit par : iPidiblue le ying et le yang | 08 décembre 2009

"Les nouveaux programmes de lycée vont achever de réconcilier définitivement les sciences et les humanités, en les ramenant au même contenu : le vide pur."

Certains théoriciens de l'IGEN conjecturent que ces deux vides ne sont pas de même nature et formeraient des sortes de vides bifaces oscillants dont on pourrait peut-être détecter les fluctuations.

Mais une telle finesse d'analyse demande beaucoup de moyens.

Écrit par : dugong | 08 décembre 2009

Ce bon morel croit faire de la science quand il calcule le volume d'une dalle et le multiplie par la masse volumique du BA ! Un peu comme si j'espérais faire de la littérature lorsque je raconte 2 ou 3 sornettes sur ce blog pour me changer les idées ....
Ecrit par : Zorglub | 08 décembre 2009

Mais non, tendre Zorglub, je ne crois pas "faire de la science", pas plus d'ailleurs que je croyais "faire de la littérature" quand j'enseignais les lettres.
C'est même une partie du problème, cette idée étrange selon laquelle on peut faire autre chose de la maternelle à la Terminale qu'instruire les élèves : former des ingénieurs, des littéraires, des naturalistes, des géographes etc.
Cela dit, quand vous écrivez "Au total la vraie raison est sa pharaonique inculture scientifique dont il a un peu honte et qui l'amène à classifier hiérarchiquement les savoirs.
Tout en haut les humanités, assez bas les sciences exactes et à la cave les sciences appliquées.",vous vous mettez le doigt dans l'oeil. D'abord parce qu'avant de bifurquer brutalement vers les lettres, je me préparais, après un cursus secondaire "scientifique", à passer le concours d'Agro, ensuite parce que j'ai les plus grand doutes quant à la valeur d'"humanités" coupées de toute instruction scientifique et technique.
Il y a pour le moins malentendu

Écrit par : guy morel | 08 décembre 2009

Une analyse lucide et effrayante du mathématicien Pierre Arnoux sur l'évolution du système lycée/université en sciences.

A lire !

http://www.maths-a-venir.org/2009/sites/math-a-venir.org/files/pdf/MathsAVenirPierreArnoux.pdf

Écrit par : dugong | 08 décembre 2009

Oui je n'ai pas regardé de près les chiffres mais je vois quand même qu'il ne tient pas du tout compte du changement profond de la population française qui est arrivée au niveau baccalauréat dans les dernières années du point de vue de la composition ethnique ou raciale comme on veut !

PS Je sais ce n'est pas bien de signaler ce léger détail ... il faut faire semblant de croire que tout le monde a les mêmes atouts génétiques.

Écrit par : iPidiblue statistiques trompeuses | 08 décembre 2009

Je vous suggère Mlle Dobolino de demander pendant un an un moratoire sur toutes les subventions aux associations de quartier - je ne vous demande même pas de supprimer toutes les aides sociales - et si au bout d'un an la France n'est pas à feu et à sang je vous présente mes plus plates excuses ...

Ecrit par : iPidiblue aufklärung dans les banlieues | 08 décembre 2009
Ils foutront le feu à quelque poubelle, caillasseront quelque flic. Une révolte que ça s'appelle. Elle ne deviendra révolution que s'il se trouve quelques têtes organisées et déterminées, y ayant fort intérêt, pour instrumentaliser cette colère et la canaliser ou l'utiliser pour déstabiliser politiquement le pays en créant un climat de peur qui ferait se jeter les électeurs dans les bras de l'extrême-droite.
A mon avis, en l'état actuel, ce serait ratonnades et extrême-droite, d'où mon goût prononcé pour la CMU, les aides sociales et les associations de quartier.
Maintenant, si c'est ça que vous appelez une révolution ...

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2009

Je ne suis pas devin, Miss Dobo, je ne sais pas quelle forme prendrait une future révolution politique et sociale ! Mais les révolutionnaires de 1789 n'avaient pas plus que moi prévus la suite des événements !
Par contre je sais à quoi servent les aides économiques = à acheter la paix sociale.

PS On pourrait imaginer des revendications communautaristes religieuses dans certaines banlieues pourquoi pas ? Tarik Ramadan en Cohn-Bendit de 2012 ?

Écrit par : iPidiblue revendications | 08 décembre 2009

Pas de barrières svp! On peut aimer les sciences ET les lettres. Le problème est qu'on ne peut consacrer autant de temps aux unes et aux autres; arrive un moment déchirant où il faut choisir. On se "spécialise".
On ne peut être pointu partout (moi c'est nulle part comme ça pas de dilemme) mais rien n'empêche de butiner.

Conseils de classe: finis! (au vu de leur utilité en collège, pas trop tôt!!)

;)

Écrit par : sisyphe | 08 décembre 2009

"* de plus en plus rarement, je dois dire. Les gens avec qui on peut réellement y déconner sont devenus rares (quelques matheux et historiens/géographes)"

peu importe la matière, perso je m'accorde plus avec les vieux qu'avec les jeunes (vieux = près de la retraite). Sauf exceptions existantes mais rares.

Écrit par : sisyphe | 08 décembre 2009

Je tiens à rappeler qu'en première techno l'histoire-géo est coefficient... 1 !
L'EPS est coeff 2...

Ecrit par : Pierre Lariba | 08 décembre 2009
Vous z'avez pas peur, vous ! Je sens que Buntov ne va pas aimer vos points de suspension pleins de sous-entendus méprisants pour sa matière...

Il va dire que Pierre Lariba a fait une "charge" contre l'EPS.


Afin de prévenir toute querelle, on va signaler à Buntov que personne n'a lu qu'il s'agissait d'inverser les coef mais juste de revaloriser l'hist-géo à coef 2 sans maltraiter l'EPS.

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2009

. Et Werther, c'est tout de même préromantique.

Ecrit par : Jeremy | 08 décembre 2009
Il semblerait que non, Jeremy. Mais je ne fais que répéter ce que "on" m'a dit.
En gros, si j'ai bien compris le rapide cours magistral que j'ai reçu, ce sont les littéraires français qui y voient un ouvrage pré-romantique mais ce n'est pas analysé et enseigné comme tel en Allemagne.
En tout cas, dans le cadre français d'analyse, vous êtes dans le juste, c'est certain.

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2009

En tous cas l'épidémie de suicides après la parution de Werther était typiquement romantique ...

En fait tout dépend si l'on considère un auteur par rapport à ses origines et ses sources d'inspiration ou par rapport à sa postérité.
Il est évident que la postérité de Goethe est romantique comme je l'ai indiqué avec quelques noms de compositeurs qui ont mis sa poésie en musique et même peut-on dire symboliste pour le Premier et le Second Faust !

Écrit par : iPidiblue postéromanie | 08 décembre 2009

On ne peut être pointu partout (moi c'est nulle part comme ça pas de dilemme) mais rien n'empêche de butiner.

;)

Ecrit par : sisyphe | 08 décembre 2009
Après, moi, je suis comme Sisyphe, pas comme iPidi avec sa double culture digne de celle de Goethe. On se demande même, en lisant ces mots, si Goethe ne lui rend pas des points en matière de clairvoyance ?


"

Oui je n'ai pas regardé de près les chiffres mais je vois quand même qu'il ne tient pas du tout compte du changement profond de la population française qui est arrivée au niveau baccalauréat dans les dernières années du point de vue de la composition ethnique ou raciale comme on veut !

PS Je sais ce n'est pas bien de signaler ce léger détail ... il faut faire semblant de croire que tout le monde a les mêmes atouts génétiques.

Ecrit par : iPidiblue statistiques trompeuses | 08 décembre 2009
"

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2009

Delacroix illustrera Goethe et Byron pas Ingres le néo classique !

C'est la postérité qui aux yeux de l'histoire signifie quelque chose sur le plan artistique, pas les sources d'une oeuvre qui sont un truc de professeur de littérature !

Écrit par : iPidiblue postéromanie | 08 décembre 2009

En tous cas l'épidémie de suicides après la parution de Werther était typiquement romantique ...



Ecrit par : iPidiblue postéromanie | 08 décembre 2009

Oui. Et Goethe en fut horrifié, d'après le "on" cité plus haut.

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2009

Afin de prévenir toute querelle, on va signaler à Buntov que personne n'a lu qu'il s'agissait d'inverser les coef mais juste de revaloriser l'hist-géo à coef 2 sans maltraiter l'EPS.
Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2009

N'ayons pas peur de querelles : je serais assez pour que l'EPS ne compte plus du tout dans la délivrance des examens. :-)))
Et par ailleurs pour que, quelle que soit la filière, aucune matière "dominante" ne soit affectée d'un coefficient supérieur de plus de 2 par rapport aux matières non-dominantes les mieux "coefficientées".

Écrit par : guy morel | 08 décembre 2009

Delacroix illustrera Goethe et Byron pas Ingres le néo classique !

C'est la postérité qui aux yeux de l'histoire signifie quelque chose sur le plan artistique, pas les sources d'une oeuvre qui sont un truc de professeur de littérature !

Ecrit par : iPidiblue postéromanie | 08 décembre 2009

Mais vous n'avez rien compris à ce que je transmets ici et qui n'est pas de mon propos ?

Vous parlez de postérité française et non allemande. Or, Goethe est un auteur allemand.

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2009

Un petit coup de main pour la défense des sciences :

http://www.udppc.asso.fr/petition/index.php?petition=1

Certains collègues m'ont dit il y a quelques heures que je rêvais car je voulais faire changer les choses... "soupir"

Hop, tous à la pétition.

Écrit par : Althea | 08 décembre 2009

Et par ailleurs pour que, quelle que soit la filière, aucune matière "dominante" ne soit affectée d'un coefficient supérieur de plus de 2 par rapport aux matières non-dominantes les mieux "coefficientées".

Ecrit par : guy morel | 08 décembre 2009
Même en BEP de menuiserie ou de cuisine ?
Vous êtes certain que c'est une bonne option ?

Mais peut-être ne parlez-vous que des examens généralistes et non des filières strictement professionnelles ?
Parce que, non , merci, je ne vais pas au resto chez votre cuisinier qui aura obtenu son BEP avec 20 en maths, 20 en dictée et 7.5 en bœuf bourguignon.

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2009

Ecrit par : iPidiblue postéromanie | 08 décembre 2009

Mais vous n'avez rien compris à ce que je transmets ici et qui n'est pas de mon propos ?

Vous parlez de postérité française et non allemande. Or, Goethe est un auteur allemand.

Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2009


D'ailleurs, je vais faire un truc très simple pour nous éclairer. Il se trouve que j'ai parmi mes relations proches une Allemande professeur de français de formation et je vais lui demander, tout bonnement. De toute façon, je devais le faire pour ma fille, alors autant que ça serve à tous.

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2009

"Oui je n'ai pas regardé de près les chiffres mais je vois quand même qu'il ne tient pas du tout compte du changement profond de la population française qui est arrivée au niveau baccalauréat dans les dernières années du point de vue de la composition ethnique ou raciale comme on veut !

PS Je sais ce n'est pas bien de signaler ce léger détail ... il faut faire semblant de croire que tout le monde a les mêmes atouts génétiques.
"

Les 80% d'une classe d'âge au Bac datent des années tonton, époque où les enfants d'origine immigrée étaient nettement moins nombreux qu'aujourd'hui. Les effets de la natalité en France étant ce qu'ils sont, ne point s'étonner de la proportion de ces pseudo-exogènes dans les % du Bac.
J'ai eu loisir, aujourd'hui, de visionner la série de vidéos sur Thiers et ses classes prépa "spécial ZEP" ( "génération égalité des chances" sur google) et j'ai retrouvé avec plaisir au moins deux anciens de mon ex-collège, un en particulier dont j'ai eu le plaisir d'avoir la soeur et le frère en cours, Samir si tu nous lis, salutaions!); et bien je vous le dit, du bas de ma modeste expérience: il faut tout faire pour encourager ces personnes, qui ont du talent et de l'envie et ce malgré leurs conditions de vie déplorables. J'ai encore un exemple qui me tient à coeur mais étant en pleine action je n'en dirai pas plus.

Écrit par : sisyphe | 08 décembre 2009

Ce matin, coup de fil du Conseiller Pédagogique de circonscription : "Nous avons lu votre nouveau Projet d'École, tout va bien. Néanmoins, il manque deux ou trois petites choses...

Ecrit par : Catmano

Oh, purée, c'est une manie ! Chez nous aussi, il manquait la fiche-truc, le bilan du projet précédent où l'analyse du terrain ou des besoins, la même que Catmano, sans doute : je n'arrive même pas à m'en souvenir ! On nous a fait le même coup : il faut vous re-réunir pour finaliser la fiche action n° 32 bis rectifiée par l'arrêté municipal du 16 octobre 1992, alinéa 4 589, article 56 324.
On doit aussi trouver un titre pour le projet ! Je te parie un week-end rue de Grenelle que "instruire les élèves" ou "faire le programme paru au BO" ça ne passe pas !
Je ne sais pas combien de projets d'école ont été recalés au premier tour cette année, ce doit être ahurissant !
Tiens, d'ailleurs, aux "personnes à profil particulier", je rajouterais celui qui a pondu la circulaire sur la rédaction des projets d'école, parce que vraiment, il ne faut pas être bien pour imaginer une usine à gaz pareille !!!
Si on pouvait ajouter un petit smiley sur ce blog, je mettrais volontiers un petit bonhomme tout rouge avec de la fumée qui sort des oreilles, juste là.

Écrit par : chevreuil | 08 décembre 2009

Mais vous n'avez rien compris à ce que je transmets ici et qui n'est pas de mon propos ?

Vous parlez de postérité française et non allemande. Or, Goethe est un auteur allemand.

D'ailleurs, je vais faire un truc très simple pour nous éclairer. Il se trouve que j'ai parmi mes relations proches une Allemande professeur de français de formation et je vais lui demander, tout bonnement. De toute façon, je devais le faire pour ma fille, alors autant que ça serve à tous.

Dobolion du désert.


Oui c'est cela vous croyez que tout ce qui est dit dans le cursus académique est parole d'évangile !
Mais croyez bien que ni Beethoven l'allemand, ni Schubert l'autrichien, ni Schumann le saxon, ni aucun grand compositeur germanique comme Mahler le viennois qui ont illustré Goethe ne se sont jamais souciés de ce que racontait je ne sais quel professeur Nimbus sur Goethe !

Votre papa en personne viendrait me dire que je me trompe, je l'enverrais chier tout aussi bien !

PS Franchement le Romantisme est un mouvement né en Ecosse avec MacPherson et ses chants d'Ossian qui s'est répandu dans l'Europe entière, donc que les lecteurs et illustrateurs de Goethe soient allemands ou talapoins, on s'en fout !

Écrit par : iPidiblue et les professeurs Cosinus | 08 décembre 2009

"Agressif et incohérent Zorglub. Autant il est idiot de prétendre préformer des ingénieurs par des cours d'ISI au lycée, autant il est utile que tous les élèves du lycée, dont la quasi totalité ne deviendront ni historiens ni géographes, aient une culture générale."

Ecrit par : guy morel | 08 décembre 2009

Euh, Guy... Je ne voudrais pas parler pour lui, mais je me demande si Zorglub ne faisait pas de l'humour...

Écrit par : Christophe Sibille | 08 décembre 2009

"Je me demande si Zorglub ne faisait pas de l'humour" (Christophe Sibille)

C'est l'impression que j'avais eue aussi.

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 décembre 2009

l'Histoire-géo c'est élitiste!

Malraux disait:
"Il faut être économe de son mépris... Il y a tant de nécessiteux"

Mais là, on peut être généreux:

http://www.mediapart.fr/article/offert/d42b80a4d87a4adbb9b163c58e0b1f02

Écrit par : anne | 08 décembre 2009

morel : impeccable.

C'est un plaisir. Toujours !

Écrit par : Zorglub | 08 décembre 2009

Puisque Bobolino me cherche....


http://www.dirtyhandsprint.com/news/index.php?2009/10/30/140-minaret-your-self

Écrit par : et autres Amélies | 08 décembre 2009

Bobolino, une idée de cadeau pour votre petite dernière :


http://www.dailymotion.com/video/x76og_barbie-spice-di-counasse_ads

Écrit par : Amélie | 08 décembre 2009

Avec, dans le cas des apparatchiks qui ont survécu à tous les régimes (Claude Boichot, ou Forestier, ou…) le sentiment d'être insubmersibles — ils restent même quand les ministres partent…
JPB

Ecrit par : brighelli | 08 décembre 2009

Jean-Paul, comme me le dit un (très) haut fonctionnaire de mes amis, qui est de toutes les rencontres G8, G20, etc. depuis 20 ans. "L'Etat c'est moi".

Écrit par : Pendariès | 08 décembre 2009

C'est l'impression que j'avais eue aussi.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 décembre 2009

Et moi donc...

Écrit par : guy morel | 08 décembre 2009

morel : impeccable.

C'est un plaisir. Toujours !
Ecrit par : Zorglub | 08 décembre 2009

Partagé.

Écrit par : guy morel | 08 décembre 2009

En plus vous mélangez tout ! Ce sont les bourgeois et/ou les travailleurs ouvriers et paysans qui font les révolutions, pas le lumpenprolétariat qui lui a tendance à faire le sale boulot derrière les Guillaume et autres Amélies. Plutôt du genre à foutre le feu aux maisons des juifs, des francs-maçons et autres pédés intellectuels,le lumpenprolétariat.


Do-bobo-lino...Le sale boulot, ce ne serait pas plutôt de prôner comme vous faites la régularisation à tout va (suivant en cela les consignes de votre secrétaire Aubry) ?

Écrit par : Guillaume | 08 décembre 2009

"Elle ne deviendra révolution que s'il se trouve quelques têtes organisées et déterminées, y ayant fort intérêt, pour instrumentaliser cette colère et la canaliser ou l'utiliser pour déstabiliser politiquement le pays en créant un climat de peur qui ferait se jeter les électeurs dans les bras de l'extrême-droite."

Climat de peur ?
Il est vrai que l'extrême-gauche se défend pas mal ces derniers temps : Strasbourg (avril 2009 sommet de l'Otan)
Poitiers (octobre 2009)

Écrit par : Guillaume | 08 décembre 2009

Primo-vaccination pour certains lecteurs, vaccination de rappel pour d'autres, mais c'est nécessaire !



Dites, Guillaume, si ce n'est pas indiscret, j'aimerais que vous nous départagiez, Général Motors et moi. Lui dit que vous êtes un nazi et pour moi, vous êtes au fond du cœur un vrai monarchiste légitimiste, pour un pays réellement gouverné par un Prince de Droit Divin. Ai-je totalement tort ou suis-je assez proche de la vérité ?"
Dobolino




National-socialiste, franchement.


Ecrit par : Guillaume | 03 décembre 2009

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2009

Franchement, vous y croyez...,fallait-il comprendre mais vous ne comprenez décidément rien à rien...Petite tête de socialiste.

Écrit par : Guillaume | 08 décembre 2009

Maintenant, Dobolino, je vous le dis avec toute la bienveillance dont je suis capable à cette heure tardive : si vous réitérez encore une fois ces affirmations, je ferai mon Morel (un peu procédurier sur les bords, nostalgie des procès de Moscou oblige) et vous collerez un procès au cul pour diffamation.
Il ne sera pas difficile de trouver votre identité connaissant déjà celle de Catmano.

Écrit par : Guillaume | 08 décembre 2009

Vous serez collé pour cette faute !

Écrit par : Zorglub | 08 décembre 2009

un procès pour diffamation :

Marche pas, faudrait que vous apparaissiez sous votre patronyme et pas un pseudo.

Écrit par : Zorglub | 08 décembre 2009

Parce que, non , merci, je ne vais pas au resto chez votre cuisinier qui aura obtenu son BEP avec 20 en maths, 20 en dictée et 7.5 en bœuf bourguignon.
Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2009
Z-en faites pas. Je m'amusais avec cette histoire de filières d'élite ou pas délite, de coefficients affectés à telle ou telle matière, et les réflexes corporatistes qui resurgissent immanquablement dès que l'on touche à tel ou tel enseignement, et les fédérations de parents d'élèves qui s'en mêlent etc.
Les vieux comme moi ont vu se reproduire ce scénario un nombre incalculable de fois depuis 1970 sans que jamais soit posée par la "communauté éducative" la seule question qui compte, celle des contenus et des programmes, question qui pourtant devrait déterminer la réflexion sur les structures.
Faut-il ou pas enseigner la géométrie euclidienne ? À quel moment introduire quelques éléments de linguistique dans l'enseignement de la langue ? À quel moment, sous quelle forme les maths appliquées peuvent-elle être utiles ? Quel chemin suivre dans l'enseignement de la géographie ? dans celui des sciences naturelles ? Que serait un enseignement de l'histoire le moins possible idéologique ? Personne ne se bat là-dessus. Aucun syndicat, aucune association disciplinaire, aucune fédération de parents d'élèves, aucun parti politique.
Autrement dit, le débat sur l'école à chaque fois évite soigneusement la question qui est au centre de l'école, celle des contenus et dévie sur des questions secondaires : la sélection, le poids des options, les filières,le collège unique ou pas etc. Cela fait plus d'un demi-siècle que cela dure.

Écrit par : guy morel | 08 décembre 2009

Et Werther, c'est tout de même préromantique.
Ecrit par : Jeremy | 08 décembre 2009

Il semblerait que non, Jeremy. Mais je ne fais que répéter ce que "on" m'a dit.
En gros, si j'ai bien compris le rapide cours magistral que j'ai reçu, ce sont les littéraires français qui y voient un ouvrage pré-romantique mais ce n'est pas analysé et enseigné comme tel en Allemagne.
En tout cas, dans le cadre français d'analyse, vous êtes dans le juste, c'est certain.

Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2009

C'est du Sturm und Drang, non ?

Écrit par : Jeremy | 08 décembre 2009

@ Le niveau baisse.
Je vois que l'on confond procédurier et quérulent.

Écrit par : guy morel | 08 décembre 2009

Qui voulait coller 0 à Francis parce qu'il n'avait pas démontré son résultat sur un problème de voitures ?
Ah ? Parce qu'il faut aussi causer français en sciences ?

Ecrit par : nicolas | 08 décembre 2009
---
Ah bon ! je n'avais pas remarqué. Mon résultat est-il bon ?
J'ai encore les calculs sur la feuille de papier devant moi.
Ça serait longuet d'expliquer mon raisonnement.
Bon, je le fais quand même.
L'avant de l'une des voitures parcourt la même distance que l'arrière de l'autre puisqu'elles roulent toutes deux à la même vitesse. Chacune des deux voitures parcourt la moitié de la longueur de la voiture qui nous intéresse (3,86 m), soit 1,93 m.
Le temps nécessaire est donné par t = D/v où D = 1,93 m et v la vitesse commune des deux voitures. v doit être exprimé en m/s. v = 80 km/h = 80000 m/h. 1h = 3600 s.
v = 80000/3600 m/s = 22,2222... m/s
t = 1,93/22,2222... = 0,08685 s = 86,85 ms.
D'accord ?
Pour l'autre cas, on prend 2,11 m au lieu de 1,93 et on fait la même chose. Cela donne 94,95 ms.
Facile, non ? :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 08 décembre 2009

Je n'en sais rien du tout, élève honoraire Penin, mais vu que vous n'avez rien expliqué, ce que vous auriez dû faire par un raisonnement rédigé, je vous colle un zéro :-))))

Ecrit par : guy morel | 08 décembre 2009
---
Toutes mes excuses, M'sieu !
Veuillez prendre connaissance de la solution détaillée ci-dessus. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 08 décembre 2009

Guy, avez-vous mis ces chiffres au petit bonheur dans cette histoire de voitures qui se croisent ?
Et avez-vous fait le calcul ?
Ah ! j'en profite pour dire aux lecteurs extasiés que l'on peut considérer l'une des voitures comme immobile (dans un référentiel lié à ladite voiture). L'autre voiture roule à 160 km/h dans ce référentiel. La voiture mobile dans ce référentiel parcourt la distance de 3,86 m mais à 160 km/h.
t = 3,86/ 44,44444444.... = 86,85 ms.
Futé, ça, non ? :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 08 décembre 2009

Dites donc Francis si vos voitures s'étaient carambolées on aurait moins de soucis !

PS N'oubliez pas de reprendre des forces pour demain, de longs combats avec les chiffres et de durs calculs avec les nombres vous attendent ...

Écrit par : iPidiblue Bison Fûté | 09 décembre 2009

"Faut-il ou pas enseigner la géométrie euclidienne ? À quel moment introduire quelques éléments de linguistique dans l'enseignement de la langue ? À quel moment, sous quelle forme les maths appliquées peuvent-elle être utiles ? Quel chemin suivre dans l'enseignement de la géographie ? dans celui des sciences naturelles ? Que serait un enseignement de l'histoire le moins possible idéologique ? Personne ne se bat là-dessus. Aucun syndicat, aucune association disciplinaire, aucune fédération de parents d'élèves, aucun parti politique.
Autrement dit, le débat sur l'école à chaque fois évite soigneusement la question qui est au centre de l'école, celle des contenus et dévie sur des questions secondaires : la sélection, le poids des options, les filières,le collège unique ou pas etc. Cela fait plus d'un demi-siècle que cela dure." G. Morel

OUI. Et il faut le répéter.

A cet inventaire on pourrait ajouter :

Dans les contenus des programmes de sciences physiques, quels liens avec les mathématiques selon qu'on travaille à l'école élémentaire, au collège ou au lycée ?

Les derniers qui se soient réellement attaqués à la question l'ont résolue
- en attaquant tout ce qui était mathématique façon détergent Au nom de la spécificité expérimentale des sciences physiques et du bonheur qui résulte de "faire de la physique avec les mains". On pourrait les appeler "intégristes expérimentalistes".
- en affirmant le caractère fondamentalement physique de notions qu'on croyait jusque là purement mathématiques. Cas typique : Jacques Treiner, patron du GTD qui a créé les programmes de 2000-2002. Par exemple, les équations différentielles, dégradées comme des outils numériques d'intégration sont élevées au rang de concepts physiques essentiels (terminale S). Cela va jusqu'à affirmer qu'on peut introduire la notion mathématique d'exponentielle par le biais de la physique. On pourrait les appeler "impérialistes émergents"

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, les deux camps se sont formidablement bien entendus. Le résultat au niveau des élèves ne sera, comme d'habitude ni évalué ni assumé.

Écrit par : dugong | 09 décembre 2009

« Malraux disait: "Il faut être économe de son mépris... Il y a tant de nécessiteux" »
anne | 08 décembre 2009

Rendons à Chateaubriand ce qui n'appartient pas à Malraux :
« Il ya des temps où l'on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux [.] »
(Mémoires d'Outre-tombe).

Écrit par : Tailleboudin | 09 décembre 2009

A mon précédent post, j'ajoute que l'enseignement des maths au lycée subit actuellement une nette prégnance "expérimentalisante" :

Constatant la mise en concurrence des maths avec les sciences physiques et les SVT par l'intermédiaire des spécialités que doivent choisir les élèves en terminale S, les matheux molochoïdeux ont choisi eux aussi de faire une "épreuve pratique" au bac (nouveauté 2010)

Non pas tant parce que c'est intéressant en soi pour la formation des élèves mais parce que ça permet de contrebalancer les points très généreusement accordés dans les "épreuves de capacités expérimentales" mises en place depuis déjà plusieurs années en scph et svt. Du coup les élèves avaient tendance à déserter l'enseignement de spécialité maths.

On devinera sans peine l'extrême exigence des épreuves et des barèmes...

Mieux : actuellement, en scph et svt, pour des raisons de confidentialité (officiellement pour éviter un bachotage), le contenu précis des questions posées et du mode de notation n'est pas rendu public. Si vous saviez ! Parions qu'il en sera de même dans "l'épreuve pratique de maths"

Pour couronner l'édifice, le "nouveau lycée" prévoit un quatrième type d'enseignement de spécialité "informatique et sciences du numérique"

Suite aux cours que nous assènent les Joes de tout poil, tout le monde a bien compris maintenant que l'ouverture à la concurrence est un puissant vecteur de qualité...

L'élève-client est roi et il demande des comptes (c'est à dire des points)...

Écrit par : dugong | 09 décembre 2009

Dans le jus pédagol du jour : ""Les lycéens ne sont pas intéressés par les débats purement disciplinaires". Ces propos de l'UNL illustrent la position prise par les deux mouvements lycéens à un moment particulièrement critique pour la réforme de Luc Chatel."

Sans commentaires si ce n'est que ça illustre parfaitement ce que disait Guy Morel.

Écrit par : dugong | 09 décembre 2009

Dans le même jus pédagol, je relève aussi cette belle formule : "une réforme totale du système d'évaluation basé sur les compétences acquises et non sur les résultats"

Comment peut-on "évaluer des compétences" sans se référer aux résultats ???

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 décembre 2009

"Comment peut-on "évaluer des compétences" sans se référer aux résultats ???"

Bonne question.

Je "crois" connaître la réponse : en mettant des croix...

Écrit par : dugong | 09 décembre 2009

"Comment peut-on "évaluer des compétences" sans se référer aux résultats ???"
Bonne question.

Je "crois" connaître la réponse : en mettant des croix...
Ecrit par : dugong | 09 décembre 2009

Surtout en la portant, la croix.

Écrit par : nicolas | 09 décembre 2009

En plus vous mélangez tout ! Ce sont les bourgeois et/ou les travailleurs ouvriers et paysans qui font les révolutions, pas le lumpenprolétariat qui lui a tendance à faire le sale boulot derrière les Guillaume et autres Amélies. Plutôt du genre à foutre le feu aux maisons des juifs, des francs-maçons et autres pédés intellectuels,le lumpenprolétariat.


Do-bobo-lino...Le sale boulot, ce ne serait pas plutôt de prôner comme vous faites la régularisation à tout va (suivant en cela les consignes de votre secrétaire Aubry) ?

Ecrit par : Guillaume | 08 décembre 2009

Pour Bobolino de la part d'Amélie et de tous les gros cons nauséabonds :

"Les cons à sourire festif grimpés dans les miradors

En fait, j'aurais mieux aimé une carte de petit con. Ou encore de "petit con malfaisant". Ç'aurait mieux correspondu au profil. Bon, on fera avec : gros con ira très bien.

Voilà deux jours que ça dure. Sur tel blog hier, sur tel autre aujourd'hui. Toujours les mêmes d'ailleurs : les alter-ménopausées et les folles mondialistes – les malfaisants, en un mot. Une chose les réunit : le mirador, celui où ils se voient juchés, la bave aux dents et la kalachnikov au côté, scrutant le déviant qui grenouille en bas, dans le camp.

Ils veulent absolument séparer le bon grain progressiste de l'ivraie nazie. Du coup, ils ne comprennent plus rien. Et surtout pas pourquoi un Nicolas et un Didier sont capables de se taper dans le dos en se souciant d'eux comme d'une cerise avariée et dépourvue de noyau. Du coup, ils éructent des phrases de ce type :

« La féministe fait la belle chez le réac misogyne qui n’hésite pas à copiner avec le gauchiste mou ou avec l’écolo -bayrouiste. Tout est bon pourvu qu’on ait des liens. »

Le réac misogyne, c'est moi, le gauchiste mou c'est Nicolas. Pour la féministe, j'ai aussi mon idée... Le rire, la nonchalance, le remettez-nous-ça-patron : voilà bien ce qu'il ne supporte pas, ne comprend pas, ce gros bloc de gelée sans madère. Pas plus que le castriste en tutu. Pour eux, il faut choisir son camp, une fois pour toutes. Pas de déviance ! pas un pas de côté ! tout le monde dans le rang ! Preuve qu'ils aiment les camps, pas une tête qui dépasse. Et le gauchiste qui se laisse aller à boire une bière avec le mec qu'ils ont placé de l'autre côté des barbelés, devient un gauchiste “mou” – à surveiller, donc. Peut toujours trahir la cause, celui-là...

Parfois, ils menacent, ils somment, ils mettent en demeure : lui ou moi, bordel ! Choisis ton camp, camarade ! (le camp, toujours le camp...) En face, ils trouvent un type qui les renvoie gentiment dans les cordes dont ils sont empêtrés. Dans ces cas-là, ils sourient vil, ils courbent l'échine, présente la croupe, assouplissent les sphincters, se beurrent le sourire : mais non, mais non, bien sûr, tu as le droit d'être ami avec qui tu veux, n'est-ce pas ? Je n'ai jamais voulu dire ça, tu penses bien !

N'empêche que leurs dents grincent, à nos petits malfaisants, la bile se fait acide..."

http://didiergouxbis.blogspot.com/2009/12/les-cons-sourire-festifs-grimpes-dans.html

Écrit par : Amélie | 09 décembre 2009

CORNELIE: Merci pour votre sympathique message: vous avez deviné juste...
FIONA: tellement d'accord avec vous...hélas!

Écrit par : arthenice | 09 décembre 2009

http://didiergouxbis.blogspot.com/2009/12/les-cons-sourire-festifs-grimpes-dans.html

Ecrit par : Amélie | 09 décembre 2009


Heueueu... c'est quoi, ce délire ? Un canular ?

Écrit par : Françoise Guichard | 09 décembre 2009

Heueueu... c'est quoi, ce délire ? Un canular ?

Ecrit par : Françoise Guichard | 09 décembre 2009

Ben, et ça c'est quoi ?


les Guillaume et autres Amélies. Plutôt du genre à foutre le feu aux maisons des juifs, des francs-maçons et autres pédés intellectuels,le lumpenprolétariat.
Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2009

Écrit par : Amélie | 09 décembre 2009

Autant il est idiot de prétendre préformer des ingénieurs par des cours d'ISI au lycée, autant il est utile que tous les élèves du lycée, dont la quasi totalité ne deviendront ni historiens ni géographes, aient une culture générale.

Ecrit par : guy morel | 08 décembre 2009

morel : impeccable.
Comme toujours !

Ecrit par : Zorglub | 08 décembre 2009

Surtout inculte. Il ne sait rien du métier d'ingénieur (même à Grenoble), sauf que ces gens-là pensent faire partie d'une "élite". Sale race !
Il ne sait rien de l'avantage énorme que confère le passage en TSI, puis PSI, dans certaines filières d'ingé.
On peut pas tout savoir, non plus. (voir proposition N° 7 du tractatus logico-philosophicus).

Écrit par : yann | 09 décembre 2009

PS Je sais ce n'est pas bien de signaler ce léger détail ... il faut faire semblant de croire que tout le monde a les mêmes atouts génétiques.

Ecrit par : iPidiblue statistiques trompeuses | 08 décembre 2009

Aïe !
Vous allez vous faire traiter d'"odieux". Au minimum.

Écrit par : yann | 09 décembre 2009

A mon avis, en l'état actuel, ce serait ratonnades et extrême-droite, d'où mon goût prononcé pour la CMU, les aides sociales et les associations de quartier.

Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2009

D'après Martine Aubry, sur je ne sais plus quelle chaine, le 27 novembre : "L'identité de la France, c'est d'abord la CMU."
Fermez le ban.

Écrit par : yann | 09 décembre 2009

Et par ailleurs pour que, quelle que soit la filière, aucune matière "dominante" ne soit affectée d'un coefficient supérieur de plus de 2 par rapport aux matières non-dominantes les mieux "coefficientées".

Ecrit par : guy morel | 08 décembre 2009

Égalitarisme, quand tu nous tiens !
Morel en faucheuse, nivelant tout ce qui dépasse...

Écrit par : yann | 09 décembre 2009

Dites donc Francis si vos voitures s'étaient carambolées on aurait moins de soucis !

PS N'oubliez pas de reprendre des forces pour demain, de longs combats avec les chiffres et de durs calculs avec les nombres vous attendent ...

Ecrit par : iPidiblue Bison Fûté | 09 décembre 2009
---
Je suis prêt à affronter toute joute intellectuelle réellement scientifique, c'est-à-dire portant sur les mathématiques, les sciences physiques (mais pas les sciences biologiques que je ne maîtrise pas du tout mais qui ont tout mon respect).
S'il s'agit de quelque problème de sciences de l'édiucation, je déclare forfait tout de suite. :-)

J'ai regardé l"émission sur Darwin hier soir et les discussions qui ont suivi. La journaliste était un rien trop bavarde, soucieuse qu'elle était de montrer sa propre érudition. Elle interrompait les invités qui se sont montrés bien patients...
Elle est pourtant mignonne, cette journaliste aux yeux bleus adorables... Il ne lui manque que la mutité.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 décembre 2009

"Les lycéens ne sont pas intéressés par les débats purement disciplinaires"

Ecrit par : dugong | 09 décembre 2009

On a le droit de dire qu'on se fout complètement de l'opinion des lycéens sur les programmes ?

Écrit par : yann | 09 décembre 2009

"On peut pas tout savoir, non plus. (voir proposition N° 7 du tractatus logico-philosophicus)."

Le verset wittgensteinien

"Sur ce dont on ne peut parler, il faut garder le silence"

a d'ailleurs finalement amené son auteur même à se taire.

Audacieux, je me risquerais tout de même à affirmer que l'ancienne filière E était une belle formation qui mettait en tension les mêmes contenus (maths, sc phys) que la C et un enseignement technique exigeant.

Quant à l'ISI en seconde générale, je ne suis pas très sûr que cela soit toujours enseigné de façon, disons, dense...

Écrit par : dugong | 09 décembre 2009

"On a le droit de dire qu'on se fout complètement de l'opinion des lycéens sur les programmes ?" Yann

Oui, on pourrait le dire mais le problème c'est que la FCPE a signé le même bout de papelard...

Voir le jus pédagol du jour.

Écrit par : dugong | 09 décembre 2009

L'ISI en seconde, pipeau ! (comme toutes les options en seconde, à mon avis).
Mais les SI en première et surtout terminale correspondent à un vrai contenu qui avantage ceux qui se retrouvent en écoles d'ingé après-bac (type INSA, UTC).
Est-ce aussi bien que la filière E (dont je ne me souviens pas très bien) ? Est-ce que c'était mieux avant ?

Écrit par : yann | 09 décembre 2009

Autant il est idiot de prétendre préformer des ingénieurs par des cours d'ISI au lycée, autant il est utile que tous les élèves du lycée, dont la quasi totalité ne deviendront ni historiens ni géographes, aient une culture générale.

Ecrit par : guy morel | 08 décembre 2009

morel : impeccable.
Comme toujours !

Ecrit par : Zorglub | 08 décembre 2009

Surtout inculte. Il ne sait rien du métier d'ingénieur (même à Grenoble), sauf que ces gens-là pensent faire partie d'une "élite". Sale race !
Il ne sait rien de l'avantage énorme que confère le passage en TSI, puis PSI, dans certaines filières d'ingé.
On peut pas tout savoir, non plus. (voir proposition N° 7 du tractatus logico-philosophicus).

Ecrit par : yann | 09 décembre 2009

Allons Yann, vous savez bien que M. Morel est omniscient, qu'il a toujours raison et qu'il a tellement toujours raison qu'il n'a jamais besoin de démontrer ses affirmations péremptoires. D'ailleurs, ceux qui ne comprennent pas et qui ne sont pas convaincus sont des idiots.

Écrit par : Joe | 09 décembre 2009

"Est-ce aussi bien que la filière E (dont je ne me souviens pas très bien) ? Est-ce que c'était mieux avant ?"

En terme de contenus de programme, sans doute.

personnellement, j'ai suivi une filière C mais j'avais des amis en E et je me rappelle avoir été admiratif devant les contenus qu'ils devaient affronter.

Mon beau-fils a suivi la filière E et même s'il n'a pas poursuivi dans cette voie ensuite *, en a retiré connaissances et savoir-faire techniques qui me ravissent souvent **.

* c'est un super commercial qui serait capable de vous vendre une encyclopédie vétérinaire à l'usage du grand public. Heureusement, il a d'autres très belles qualités...

** exemple : il sait affûter impeccablement une chaîne de tronçonneuse et il sait très bien vous expliquer pourquoi et comment il le fait.

Écrit par : dugong | 09 décembre 2009

* : il peut s'accrocher !
** : moi aussi.

Écrit par : yann | 09 décembre 2009

"Il ne sait rien de l'avantage énorme que confère le passage en TSI, puis PSI, dans certaines filières d'ingé."

Yann et ceux qui peuvent donner des conseils à ce sujet.
Entre MP et PSI, sur quels critères un jeune peut-il faire son choix (débouchés, préférences personnelles, filière envisagée en école d'ingénieur...) ?

Écrit par : lucile | 09 décembre 2009

Merci d'avance si vous pouvez donner des idées !

Écrit par : lucile | 09 décembre 2009

Voyez déjà les places offertes aux divers concours :

http://lyc21-carnot.ac-dijon.fr/spip.php?article110

Écrit par : dugong | 09 décembre 2009

http://www.chireux.fr/cpge_daudet/liste_ecoles.htm

Pour le nombre de places par filière dans chaque école.

PSI plutôt en cas de préférences type mécanique, élec, automatique. MP pour l'informatique et surtout les grands concours (X, Ponts, ESPCI). Et une patte de lapin !

Écrit par : yann | 09 décembre 2009

"Il ne sait rien de l'avantage énorme que confère le passage en TSI, puis PSI, dans certaines filières d'ingé."

Yann et ceux qui peuvent donner des conseils à ce sujet.
Entre MP et PSI, sur quels critères un jeune peut-il faire son choix (débouchés, préférences personnelles, filière envisagée en école d'ingénieur...) ?

Ecrit par : lucile | 09 décembre 2009

Suivant les écoles, la proportion d'admis MP ou PSI varie fortement. Certaines écoles intègrent une forte proportion de MP tandis que d'autres intègrent une forte proportion de PSI. Là où le jeu se complique, c'est qu'en deuxième année vous avez les classes étoiles, qui donnent de bien meilleures chances d'intégrer les écoles les plus prestigieuses. Ainsi, dans une école à dominante MP, un PSI* aura plus de chances d'intégration qu'un MP mais moins qu'un MP*. Certains font donc le choix de la PSI parce que cela leur semble plus facile d'être sélectionner en PSI* qu'en MP*.

D'autres personnes plus au fait de écoles d'ingénieurs vous donneront sûrement des précisions, mais l'idée générale est que cela dépend des ambitions et des capacités du jeune en question.

Écrit par : Joe | 09 décembre 2009

Merci pour la rapidité des réponses ! Je sais qu'il ne va en tout cas pas se fermer la porte de la PSI, en gardant SI après Noël.
Mais pour la suite c'est encore flou !

Écrit par : lucile | 09 décembre 2009

Et par ailleurs pour que, quelle que soit la filière, aucune matière "dominante" ne soit affectée d'un coefficient supérieur de plus de 2 par rapport aux matières non-dominantes les mieux "coefficientées".

Ecrit par : guy morel | 08 décembre 2009

Égalitarisme, quand tu nous tiens !
Morel en faucheuse, nivelant tout ce qui dépasse...
Ecrit par : yann | 09 décembre 2009

Du point de vue de la mauvaise foi, pas de danger que l'on vous nivelle.
J'ai indiqué très clairement que cette proposition était une provocation, et un exemple des discussions sans fin qui occultent le débat indispensable et jamais tenu sur les contenus. Un exemple est d'ailleurs le faux débat sur "égalitarisme/élitisme".

Écrit par : guy morel | 09 décembre 2009

Merci pour la rapidité des réponses ! Je sais qu'il ne va en tout cas pas se fermer la porte de la PSI, en gardant SI après Noël.
Mais pour la suite c'est encore flou !

Ecrit par : lucile | 09 décembre 2009

De toutes façons, le choix de la PSI (qui est une classe de seconde année) se fera en première année (MPSI ou PCSI), pas en terminale.

Écrit par : yann | 09 décembre 2009

L'ISI en seconde, pipeau ! (comme toutes les options en seconde, à mon avis).
Mais les SI en première et surtout terminale correspondent à un vrai contenu qui avantage ceux qui se retrouvent en écoles d'ingé après-bac (type INSA, UTC).
Est-ce aussi bien que la filière E (dont je ne me souviens pas très bien) ? Est-ce que c'était mieux avant ?

Ecrit par : yann | 09 décembre 2009

Pour l'enseigner, hélas en seconde, ISI = pipeau à 80 % (comme dans les autres options et sauf pour les mômes qui ont vraiment envie d'apprendre. MPI c'est pareil ...).

En 1ère et Term, au départ S SI était mieux que E :
- suppression de l'enseignement de la productique sur machines outils traditionnelles (ce qui était logique vu l'arrivée des commandes numériques)
- dessin technique remplacé par du DAO (dans un premier temps 2D avec Autocad puis 3D facetté aujourd'hui 3D exact avec SolidWorks)
- introduction de TP qui permettent aux mômes de faire fonctionner, démonter, prendre des mesures etc.
- l'électronique, l'électrotechnique et l'automatisme ont été intégrés dans les SI. Comme pour la méca, il s'agit d'une approche appliquée du cours de physique avec une partie expérimentale.

Par la suite, pour cause de dérive pédagogiste, les SI au lycée sont parties en vrille plus ou moins vite et fort (ça dépend des académies, selon les tintaines des IPR)

Le même phénomène s'est passée en sciences physiques ou en SVT.
Dans le cas des SI, sans doute amplifié par un "complexe d'infériorité" des techniciens qui ont voulu en faire encore plus dans la déconne pour montrer qu'ils en étaient capables ... C'est un peu l'effet pervers du discours morel sur les faibles.

Le bon morel ne peut pas comprendre que la discipline n'est pas en cause mais la manière de l'enseigner.

Écrit par : Zorglub | 09 décembre 2009

Mais il est en MPSI ;o) !!!

Écrit par : lucile | 09 décembre 2009

Du point de vue de la mauvaise foi...

Ecrit par : guy morel | 09 décembre 2009

Il n'y a que vous qui avez le droit de provoquer ?

Écrit par : yann | 09 décembre 2009

Mais il est en MPSI ;o) !!!

Ecrit par : lucile | 09 décembre 2009

Ah, OK, j'avions pas vu.
Il vise quoi, comme école ?

Écrit par : yann | 09 décembre 2009

Lucile, à mon avis si on vise le top 5 (X Pont Mine) peu de salut en dehors de MP*.

Par contre le ratio places/candidats est bien meilleur en PSI dans la plupart des autres écoles.

Écrit par : Zorglub | 09 décembre 2009

Mais il est en MPSI ;o) !!!
Ecrit par : lucile | 09 décembre 2009

Et c'est pour cela que je disais de lui l'autre jour qu'il ne validerait pas la compétence "envisager son orientation de façon éclairée" car il ne voit pas bien clair, justement, pour la suite.

Alors merci pour vos conseils qui, n'en doutons pas, seront complétés par ceux de ses professeurs !

Écrit par : lucile | 09 décembre 2009

http://www.pascettereformedeslycees.org/

Écrit par : mirwac | 09 décembre 2009

En même temps lucile je ne le félicite pas.

Les SI c'est rien que des conneries, la preuve morel l'a dit.
En plus, ingénieur c'est un boulot de fausse élite et de collaboration de classe.

Le mieux est de se renseigner sur le cursus à suivre pour devenir morel. Je crains hélas qu'il n'y ait que très peu d'élus.

Écrit par : Zorglub | 09 décembre 2009

Surtout inculte. Il ne sait rien du métier d'ingénieur (même à Grenoble), sauf que ces gens-là pensent faire partie d'une "élite". Sale race !
Il ne sait rien de l'avantage énorme que confère le passage en TSI, puis PSI, dans certaines filières d'ingé.
On peut pas tout savoir, non plus. (voir proposition N° 7 du tractatus logico-philosophicus).

Ecrit par : yann | 09 décembre 2009
Yann, vos propos sur la "race" dont "pensent faire partie" les ingénieurs feraient vomir un goret.
Il serait par ailleurs étonnant, en fréquentant pas mal, que je ne sache rien du parcours des ingénieurs et des "filières d'ingé" comme vous dites avec l'accent que prend Marie-Chantal pour faire savoir qu'elle connaît du beau monde.

Écrit par : guy morel | 09 décembre 2009

Un exemple est d'ailleurs le faux débat sur "égalitarisme/élitisme".

Ecrit par : guy morel | 09 décembre 2009


Je ne pense pas que ce soit un faux débat, enfin pas tant que ça.
Demandez son avis à notre chère et sarko-compatible bonne conscience de gauche Richard Descoings, il vous en déversera des tonnes, des diatribes contre "l'élitisme républicain".
Voyez aussi la conclusion de son désormais fameux rapport, qui est à la source de la réforme actuelle.
Vous appelez à un débat sur les contenus. Très bien. Or, pour les pédagols, des contenus de qualité, exigeants et nécessitant une certaine quantité de travail de la part de l'élève présentent précisément le péché originel d'être "élitistes" ! Comment sortez-vous de cette contradiction ?

Écrit par : mihailovich | 09 décembre 2009

En même temps lucile je ne le félicite pas.

Les SI c'est rien que des conneries, la preuve morel l'a dit.
En plus, ingénieur c'est un boulot de fausse élite et de collaboration de classe.

Ecrit par : Zorglub | 09 décembre 2009

Pour aggraver son cas il a fait SI en 1e et Terminale !

Écrit par : lucile | 09 décembre 2009

Je me rappelle de séances épiques de "dessin industriel" comme cela s'appelait à l'époque, en maths sup et spé, où certains avaient des pistolets durs et d'autres mous...

Écrit par : dugong | 09 décembre 2009

Les SI c'est rien que des conneries, la preuve morel l'a dit.
En plus, ingénieur c'est un boulot de fausse élite et de collaboration de classe.

Le mieux est de se renseigner sur le cursus à suivre pour devenir morel. Je crains hélas qu'il n'y ait que très peu d'élus.
Ecrit par : Zorglub | 09 décembre 2009
Zorglub, on vous crédite d'un humour qui semble vous être tout à fait étranger.
Ce qui est intéressant dans vos propos, c'est que vous reprenez à votre compte la notion parfaitement pourrie d'élite et qu'immédiatement vous la faites suivre, en me prêtant des idées qui ne sont nullement les miennes, de celle de "collaboration de classe". Il apparaît donc - puisque c'est ce qu'à tort vous dites que je réprouverais - que dans votre idée, les études d'"ingé" sont faites pour accéder à une "élite" et à une "classe". C'est intéressant.

Écrit par : guy morel | 09 décembre 2009

dugong, ils ne peuvent pas savoir ce que c'est !!!

http://www.mirkenta.fr/rubrique-pistolets-164.html

durs et mous... nous on en a chié à cette époque !

Écrit par : Zorglub | 09 décembre 2009

C'est intéressant.
Ecrit par : guy morel | 09 décembre 2009

Le plus fort, c'est qu'il puisse envisager que je dise autre chose que nimpotnawak quand je m'adresse à lui entre 2 copies !

Écrit par : Zorglub | 09 décembre 2009

"durs et mous... nous on en a chié à cette époque !"

Pour sûr !

Cette s... de perspective cavalière de cette pièce à la c... qu'on devait dessiner...

Écrit par : dugong | 09 décembre 2009

Je ne pense pas que ce soit un faux débat, enfin pas tant que ça.
Demandez son avis à notre chère et sarko-compatible bonne conscience de gauche Richard Descoings, il vous en déversera des tonnes, des diatribes contre "l'élitisme républicain".
Voyez aussi la conclusion de son désormais fameux rapport, qui est à la source de la réforme actuelle.
Vous appelez à un débat sur les contenus. Très bien. Or, pour les pédagols, des contenus de qualité, exigeants et nécessitant une certaine quantité de travail de la part de l'élève présentent précisément le péché originel d'être "élitistes" ! Comment sortez-vous de cette contradiction ?
Ecrit par : mihailovich | 09 décembre 2009

Que des bonnes questions ! Et les réponses dedans : j'appelle "faux-débat" un débat qui permet à la fois à Descoings et aux pédagols de barboter dedans.
Question subsidiaire à propos des "élites" : comment se fait-il, à votre avis, que les membres des "élites" cultivées, comme Lafforgue, Demailly et d'autres - à qui la notion d'élite est totalement étrangère - ne parviennent pas à clouer le bec à des membres des "élites sociales" - et là le terme révèle son caractère pourri - comme Descoings et autres ?

Écrit par : guy morel | 09 décembre 2009

En spé, j'ai opté pour le dessin d'archi qui était au programme au concours de centrale (l'école, pas les baumettes !)

Écrit par : dugong | 09 décembre 2009

@DE L'UTILITÉ DES GUILLEMETS ET DE L'ÉLITISME

Il me fallait donc prendre appui dans le peuple plutôt que dans les « élites » qui, entre lui et moi, tendaient à s'interposer (DE GAULLE, Mém. guerre, 1959, p. 8).

Écrit par : guy morel | 09 décembre 2009

Le plus fort, c'est qu'il puisse envisager que je dise autre chose que nimpotnawak quand je m'adresse à lui entre 2 copies !
Ecrit par : Zorglub | 09 décembre 2009

Je vous remercie pour "nimpotnawak". Mais la correction des copies est une excuse assez pieuse.

Écrit par : guy morel | 09 décembre 2009

Pour couronner l'édifice, le "nouveau lycée" prévoit un quatrième type d'enseignement de spécialité "informatique et sciences du numérique"

Suite aux cours que nous assènent les Joes de tout poil, tout le monde a bien compris maintenant que l'ouverture à la concurrence est un puissant vecteur de qualité...

Ecrit par : dugong | 09 décembre 2009

Il me semble que c'est "société du numérique". C'est encore plus vide et flou !

Écrit par : Jeremy | 09 décembre 2009

Que des bonnes questions ! Et les réponses dedans : j'appelle "faux-débat" un débat qui permet à la fois à Descoings et aux pédagols de barboter dedans.
Question subsidiaire à propos des "élites" : comment se fait-il, à votre avis, que les membres des "élites" cultivées, comme Lafforgue, Demailly et d'autres - à qui la notion d'élite est totalement étrangère - ne parviennent pas à clouer le bec à des membres des "élites sociales" - et là le terme révèle son caractère pourri - comme Descoings et autres ?

Ecrit par : guy morel | 09 décembre 2009

Tout simplement à cause de la remise en question générale de la sélection par le mérite et le savoir. L'exemple vient d'en haut...
C'est notamment la dérive égalitariste post-bourdieusienne qui amène les pédagols comme Descoings à supprimer les contenus. Puisqu'il serait "discriminant" et "injuste socialement" de sélectionner par le savoir, autant le supprimer complètement pour ne pas opprimer les "classes populaires".

D'ailleurs, pour reprendre votre citation de De Gaulle, cette même notion de "peuple" mériterait elle-aussi sa paire de guillemets, non ?

Écrit par : mihailovich | 09 décembre 2009

"porte nawak". Pas: "n'importenawak".
Le "n'in" fait double emploi* avec "na", en verlan...

*Comme celui de l'Elysée ?

Écrit par : Christophe Sibille | 09 décembre 2009

Jeremy, j'ai vérifié sur le site du Moloch et c'est bien "informatique et sciences du numérique"

http://www.education.gouv.fr/cid49667/vers-un-nouveau-lycee-en-2010.html#La%20nouvelle%20classe%20de%20terminale

Ceci dit, il reste à voir les contenus...

Cet enseignement de spécialité (de term S) sera particulièrement intéressant à observer car :
- c'est nouveau
- il n'y a pas d'enseignants labellisés "informatique" : pas de capes , ni d'agreg dans ce domaine malgré une demande récurrente des universitaires du domaine.
- il faudra bien désigner des enseignants pour s'y coller. Pour le Moloch, ça n'urge pas (nouvelles TS en septembre 2012 *) : "Formation" vite fait, le meilleur et le pire selon les pédigrées des enseignants volontaires.

A suivre !

* autrement dit dans la même ère géologique mais pas politique !

Écrit par : dugong | 09 décembre 2009

D'ailleurs, pour reprendre votre citation de De Gaulle, cette même notion de "peuple" mériterait elle-aussi sa paire de guillemets, non ?

Ecrit par : mihailovich | 09 décembre 2009


Une paire de baffes pour remettre les idées à l'endroit ne serait-elle pas nécessaire de temps en temps ?

Écrit par : iPidiblue violence légitime | 09 décembre 2009

Suite aux cours que nous assènent les Joes de tout poil, tout le monde a bien compris maintenant que l'ouverture à la concurrence est un puissant vecteur de qualité...

Ecrit par : dugong | 09 décembre 2009

Tiens, je n'avais pas relevé ce petit clin d'oeil. Merci à Jeremy de l'amener à ma connaissance.

Oui Dugong, le concept de concurrence est vecteur de qualité :La concurrence, c'est chercher à mieux satisfaire les besoins du client pour piquer des parts de marché à ses concurrents. Ca passe soit par un prix moindre pour un service équivalent, soit un produit plus innovant (marketing inclus), soit un meilleur service. Bref, ça pousse à s'améliorer (à moins de prendre les clients pour des imbéciles, mais en règle générale, ça ne dure pas bien longtemps).

A contrario, la concurrence faussée et pire le monopole, n'apporte pas ce stimulus. L'amélioration constante du produit ou du service passe alors par une volonté du dirigeant, qui n'a pas la pression du marché (bouh, le vilain mot). Par conséquent, ce soucis d'amélioration passe au second plan devant des contraintes plus fortes : l'augmentation de la masse salariale, l'aménagement du territoire, ... bref autant de buts qui ne sont pas forcément recherchés par les acheteurs du produit ou du service mais qu'ils payent néanmoins.

Il est toutefois inexact en pratique de dire que les marchés concurrentiels portent en eux une assurance d'amélioration de la qualité et que les monopoles portent en eux forcément le germe de la décadence. D'une part, parce qu'il n'existe pas de marché en concurrence pure et parfaite et d'autre part, parce que les monopoles sont gérés par des hommes et que certains d'entre eux ont une haute idée de leur métier et du travail bien fait. Néanmoins, la tendance est là.

Écrit par : Joe | 09 décembre 2009

Il me fallait donc prendre appui dans le peuple plutôt que dans les « élites » qui, entre lui et moi, tendaient à s'interposer (DE GAULLE, Mém. guerre, 1959, p. 8).

Ecrit par : guy morel | 09 décembre 2009


Ce ne serait pas assez bonapartiste finalement, comme conception ?
Il y a Lui, et les masses...
Il avait ses zones d'ombre comme tout le monde, le grand Charles. "Peuple sûr de lui, fier et dominateur", disait-il...
Combien faut-il mettre de guillemets ici ???

Écrit par : mihailovich | 09 décembre 2009

Mihailovich le thème de la trahison des élites était courant dans les années 30 ! Voir par exemple "La trahison des clercs" de Julien Benda qui n'avait rien d'un fasciste ...


Vous voyez Mihailovitch cela sert à cela la culture historique de replacer les choses dans leur contexte avant de porter des jugements sur les individus qui portent légèrement à côté ...

Écrit par : iPidiblue prince Vaillant | 09 décembre 2009

Talleyrand avait donné la réponse parfaite du cynique : "la trahison n'est qu'une question de date !" quand on a surnagé au milieu de tant de régimes opposés les uns aux autres, on parle en orfèvre ...

Écrit par : iPidiblue prince Vaillant | 09 décembre 2009

Tout simplement à cause de la remise en question générale de la sélection par le mérite et le savoir. L'exemple vient d'en haut...
C'est notamment la dérive égalitariste post-bourdieusienne qui amène les pédagols comme Descoings à supprimer les contenus. Puisqu'il serait "discriminant" et "injuste socialement" de sélectionner par le savoir, autant le supprimer complètement pour ne pas opprimer les "classes populaires".

Ecrit par : mihailovich | 09 décembre 2009

Décidément ! Vous tombez d'oscarib en tsila : après l'élite, voilà la "sélection" ! Par le "savoir" bien sûr, c'est plus propre. Mais, dites-moi, il faut "sélectionner" en vue de quoi ? L'amélioration de l'espèce ? L'amélioration de la société ?

Écrit par : guy morel | 09 décembre 2009

Ce ne serait pas assez bonapartiste finalement, comme conception ?
Il y a Lui, et les masses...
Il avait ses zones d'ombre comme tout le monde, le grand Charles. "Peuple sûr de lui, fier et dominateur", disait-il...
Combien faut-il mettre de guillemets ici ???
Ecrit par : mihailovich | 09 décembre 2009

Laissons-le "peuple "qui sent son Maurras. "État sûr de lui et dominateur" aurait mieux convenu, sans rien changer au fond. Mais vous voyez que les mots ont leur importance.

Écrit par : guy morel | 09 décembre 2009

Ben Guy Morel je crois savoir qu'on sélectionne à l'entrée de toutes les grandes écoles française et à l'entrée d'un bon nombre d'universités ! Est-ce que je me trompe tant que cela ? Rectifiez-moi si vous le voulez ....

Écrit par : iPidiblue éliminé au premier tour | 09 décembre 2009

Une paire de baffes pour remettre les idées à l'endroit ne serait-elle pas nécessaire de temps en temps ?

Ecrit par : iPidiblue violence légitime | 09 décembre 2009

Mihailovich le thème de la trahison des élites était courant dans les années 30 ! Voir par exemple "La trahison des clercs" de Julien Benda qui n'avait rien d'un fasciste ...


Vous voyez Mihailovitch cela sert à cela la culture historique de replacer les choses dans leur contexte avant de porter des jugements sur les individus qui portent légèrement à côté ...

Ecrit par : iPidiblue prince Vaillant | 09 décembre 2009


C'est votre réaction qui est à côté : j'écrivais précisément que la notion de "peuple" utilisée par De Gaulle (elle-même sujette à discussion) ne pourrait être reprise en l'état de nos jours par des démagogues de la trempe de Descoings ("le lycée élitiste républicain méprise et exclut les classes populaires", etc.) sans créer de flagrants contresens...

Écrit par : mihailovich | 09 décembre 2009

Ben Guy Morel je crois savoir qu'on sélectionne à l'entrée de toutes les grandes écoles française et à l'entrée d'un bon nombre d'universités ! Est-ce que je me trompe tant que cela ? Rectifiez-moi si vous le voulez ....
Ecrit par : iPidiblue éliminé au premier tour | 09 décembre 2009

Que je vous "rectifie" ? Dieu m'en garde. Les grandes écoles recrutent sur concours, cela je le sais. De même, il y a longtemps, il fallait passer le concours de bourses pour entrer en sixième. Pourquoi appeler cela "sélection" ? D'ailleurs, il faudrait voir quand ce mot a été introduit dans le vocabulaire de l'Ed.Nat.

Écrit par : guy morel | 09 décembre 2009

Laissons-le "peuple "qui sent son Maurras. "État sûr de lui et dominateur" aurait mieux convenu, sans rien changer au fond. Mais vous voyez que les mots ont leur importance.

Ecrit par : guy morel | 09 décembre 2009

Changer "peuple" par "état" ? C'est toujours bon à prendre car cela enlève un peu de la connotation antisémite, mais c'est tout aussi contestable sur le fond.

Écrit par : mihailovich | 09 décembre 2009

Que je vous "rectifie" ? Dieu m'en garde. Les grandes écoles recrutent sur concours, cela je le sais. De même, il y a longtemps, il fallait passer le concours de bourses pour entrer en sixième. Pourquoi appeler cela "sélection" ? D'ailleurs, il faudrait voir quand ce mot a été introduit dans le vocabulaire de l'Ed.Nat.

Ecrit par : guy morel | 09 décembre 2009

Le concours n'est-il pas assimilable à une forme de sélection ? Eclairez ma lanterne SVP...

Écrit par : mihailovich | 09 décembre 2009

@Sélection
D'après le TLF, origine 1966.
" [Dans l'enseign.] Détermination, à l'intérieur d'un groupe d'élèves ou d'étudiants, des sujets propres à suivre un certain type d'enseignement. Sélection des élèves, des étudiants; sélection scolaire; sélection par examen, par concours. L'examen sur épreuves spéciales convient sans conteste pour désigner les élèves à admettre, avec des chances suffisantes de succès, dans tel ou tel cycle d'études supérieures. Soulignons cependant que ce mode de sélection ne doit pas être exclusif, même si l'examen de sélection est un concours (CAPELLE, Éc. demain, 1966, p. 144).
P. ext. Ensemble du processus qui tend à réserver à certains un type d'enseignement considéré comme celui de l'élite. La sélection repose sur un principe d'égalité et sa contestation pratique: il s'agit de faire apparaître inégaux des candidats considérés au départ comme égaux. Par son apparence de neutralité appuyée sur des outils, des critères, la sélection joue pleinement et une fonction technique (attestation de capacités) et une fonction sociale (attestation de droits) légitimant les liaisons entre les avantages scolaires et les avantages sociaux, alors même qu'elles lui préexistaient (Éduc. 1979)."

Écrit par : guy morel | 09 décembre 2009

Que je vous "rectifie" ? Dieu m'en garde. Les grandes écoles recrutent sur concours, cela je le sais. De même, il y a longtemps, il fallait passer le concours de bourses pour entrer en sixième. Pourquoi appeler cela "sélection" ? D'ailleurs, il faudrait voir quand ce mot a été introduit dans le vocabulaire de l'Ed.Nat.

Ecrit par : guy morel | 09 décembre 2009

Excusez-moi de vous contredire, Guy Morel, mais je me souviens très bien d'avoir déposé un dossier pour entrer en Prépa Lettres dans de grands lycées parisiens et avoir été blackboulé ! Il n'y avait pas de concours, il y avait bien une sélection sur mes résultats antérieurs au lycée. Ai-je rêvé ?

Écrit par : iPidiblue blackboulé | 09 décembre 2009

C'est votre réaction qui est à côté : j'écrivais précisément que la notion de "peuple" utilisée par De Gaulle (elle-même sujette à discussion) ne pourrait être reprise en l'état de nos jours par des démagogues de la trempe de Descoings ("le lycée élitiste républicain méprise et exclut les classes populaires", etc.) sans créer de flagrants contresens...

Ecrit par : mihailovich | 09 décembre 2009



Cher Mihailovich,

Je ne connais pas bien les oeuvres complètes de ce Monsieur Descoings dont vous nous parlez, je n'oserais donc vous contredire sur ce point précis de savoir comment il utilise des mots aussi indiscrets que "peuple", "élite", "républicain" etc.

Écrit par : iPidiblue populaire | 09 décembre 2009

"en fréquentant pas mal"[...] "pour faire savoir qu'elle connaît du beau monde".

Ecrit par : guy morel | 09 décembre 2009

Ouarff !

Écrit par : yann | 09 décembre 2009

"porte nawak". Pas: "n'importenawak".
Le "n'in" fait double emploi* avec "na", en verlan...
*Comme celui de l'Elysée ?
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 décembre 2009


Christophe, merci de cette précision.
Voyez à quelle inculture la pratique des SI me conduit !

+ sérieux, comment va la santé ???

Écrit par : Zorglub | 09 décembre 2009

car il ne voit pas bien clair, justement, pour la suite.

Ecrit par : lucile | 09 décembre 2009

En MPSI, il doit bien commencer à avoir une idée de ce qui le branche ?
Et, en cette fin de trimestre, une idée de ce que son niveau et celui de sa prépa lui permettent de briguer ?

Écrit par : yann | 09 décembre 2009

"une volonté du dirigeant, qui n'a pas la pression du marché (bouh, le vilain mot)."

Ecrit par : Joe | 09 décembre 2009

Lequel ? Dirigeant, pression, ou marché ?

Écrit par : Christophe Sibille | 09 décembre 2009

Excusez-moi de vous contredire, Guy Morel,...

Ecrit par : iPidiblue blackboulé | 09 décembre 2009

Sacrilège !
Vous n'avez pas honte de prononcer des gros mots comme "sélection" devant le colonel ?

Écrit par : yann | 09 décembre 2009

Le colonel Moutarde avec le chandelier dans la bibliothèque ? Je suis cuit ...

Écrit par : iPidiblue c cuit ! | 09 décembre 2009

"Christophe, merci de cette précision.
Voyez à quelle inculture la pratique des SI me conduit !

+ sérieux, comment va la santé ???"

Ecrit par : Zorglub | 09 décembre 2009

Zorglub, ce n'était pas qu'à vous destiné ! C'est une inexactitude assez fréquemment commise, ( l'excellent Philippe Colin l'a même enregistrée "telle quelle" dans le générique de son émission, le dimanche, sur "France-inter").

Moyen. Je suis dans une phase où la borelliose, agressée, libère ses toxines, et augmente les symptômes... Je vais la surnommer "Ségolène", si ça continue, d'autant que ça promet de durer ... J'espère pas jusqu'en 2012 !!! :-(
A pert ça, je suis en "surveillance de concours blanc"...

Écrit par : Christophe Sibille | 09 décembre 2009

Dites donc Mihailovich je suis en train de me rancarder sur ce Richard Descoings : il paraît qu'il a été condamné en justice pour diffamation contre Le Pen ? Mais comment est-ce possible c'est comme être condamné pour diffamation contre Hitler ça ?

Écrit par : iPidiblue diffamation | 09 décembre 2009

@Sélection
D'après le TLF, origine 1966.
Ecrit par : guy morel | 09 décembre 2009

"Processus (opération volontaire et méthodique, phénomène inconscient ou automatique) par lequel, à l'intérieur d'un ensemble donné, certains éléments (personnes ou choses) sont choisis, retenus à l'exclusion des autres, en fonction de caractéristiques déterminées, éventuellement impliquées par une certaine fin."

Comme choisir une date qui va dans le sens du dogme morélien.
Si vous lisez jusqu'au bout, vous trouvez : "c) 1871 « processus d'élimination et d'orientation dans la constitution de l'élite d'une société » (RENAN, Réf. intellect., p. 43); "

Écrit par : yann | 09 décembre 2009

Excusez-moi de vous contredire, Guy Morel, mais je me souviens très bien d'avoir déposé un dossier pour entrer en Prépa Lettres dans de grands lycées parisiens et avoir été blackboulé ! Il n'y avait pas de concours, il y avait bien une sélection sur mes résultats antérieurs au lycée. Ai-je rêvé ?
Ecrit par : iPidiblue blackboulé | 09 décembre 2009

À quelle époque ? L'important est de voir si le mot "sélection" était en usage. Au moment où j'ai passé le concours d'entrée en 6e - 1955 - il ne l'était pas.

Écrit par : guy morel | 09 décembre 2009

C'est une inexactitude assez fréquemment commise, ...

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 décembre 2009

D'un autre côté, le terme n'est pas encore dans le dico de l'Académie ;O)
Bon courage dans votre lutte contre les toxines (je parle du concours blanc, évidemment !)

Écrit par : yann | 09 décembre 2009

1955 ! La belle époque quoi ... à ce moment-là c'était encore le marché aux esclaves, je crois ?

Écrit par : iPidiblue processus d'échange de carottes contre des navets | 09 décembre 2009

En somme Guy Morel chez vous tout est une question de lexique, les choses en soi comme on dit chez les hégéliens ne vous gênent pas trop, c'est juste l'étiquette qui vous défrise la moustache !

PS Si vous pouviez pondre un dictionnaire de mots interdits ce serait bien pour aider aux développements des connaissances.

Écrit par : iPidiblue processus d'échange de carottes contre des navets | 09 décembre 2009

Je vous propose le mot "triage" de dossiers plutôt que ce vilain terme de sélection qui vous offusque ! Cela vous va ?

Écrit par : iPidiblue humble proposition | 09 décembre 2009

Renan, "La réforme intellectuelle et morale", 1875, pages 43 et suivantes.

http://www.archive.org/stream/a605975000renauoft#page/n0/mode/2up

Écrit par : yann | 09 décembre 2009

PS Si vous pouviez pondre un dictionnaire de mots interdits ce serait bien pour aider aux développements des connaissances.

Ecrit par : iPidiblue processus d'échange de carottes contre des navets | 09 décembre 2009

Peut-être faudrait-il dire "mérite" au lieu de "sélection" ? Mais je ne voudrais pas encore déplaire à GM.

Écrit par : Amélie et les mal-parlants | 09 décembre 2009

S'il s'agit de quelque problème de sciences de l'éducation, je déclare forfait tout de suite. :-) Francis Penin, professeur etc.

Voyons, Francis. Vous savez bien qu'en sciences de l'édu il n'y a pas de problème; pas le temps d'en formuler. Il n'y a que des solutions. Trouvées sans votre aide, bien entendu.

Écrit par : nicolas | 09 décembre 2009

Miss Amélie,

Permettez moi de vous signaler que "mérite" et "sélection" ne sauraient être considérés comme synonymes ! Sélection c'est un processus, mérite c'est un état de fait

Avoir l'ordre du mérite, c'est un état.

Subir une sélection, c'est passer par un changement d'état.

Écrit par : iPidiblue mode actif et mode passif | 09 décembre 2009

http://laicity.info/bli/?cat=21

Écrit par : retraitée | 09 décembre 2009

Ecoutez bien ce que dit Abdelwahab Meddeb


http://www.youtube.com/watch?v=UW5l7ySiBDM

Écrit par : Amélie | 09 décembre 2009

Ipidi, mais alors qu'est-ce qu'il faut diiire ???

Écrit par : Amélie et les précieuses | 09 décembre 2009

Pour résumer tout ce à quoi on a renoncé :
"Il y a une chose pire encore que
l'infâmie des chaînes,
c'est de ne plus en sentir le poids."
Gérard Bauër (1888-1967), écrivain Français

Écrit par : nicolas | 09 décembre 2009

Pour résumer tout ce à quoi on a renoncé progressivement sans bien s'en rendre compte, au profit d'un joug qui finira par ne plus trop peser :
"Il y a une chose pire encore que
l'infâmie des chaînes,
c'est de ne plus en sentir le poids."

Gérard Bauër (1888-1967), écrivain Français

Écrit par : nicolas | 09 décembre 2009

Excusez le doublon ...

Écrit par : nicolas | 09 décembre 2009

Chroniques scolaires :

Hier, grâce à Victor Hugo et à Abel et Caïn ( "L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn ), j'ai réussi à faire sortir de sa torpeur la petite Amira, qui, comme après un électrochoc, s'est exclamé du fond de la classe :

" Quoi ? Qui c'est Abdel ?"

Écrit par : Amélie | 09 décembre 2009

S'est exclamée , évidemment

Écrit par : Amélie | 09 décembre 2009

Si vous voulez Amélie on peut dire que la "sélection" est l'équivalent d'un "classement par ordre de mérite".

Le mot sélection on peut le remplacer par une phrase ou par triage, choix, etc mais bon ! je crois qu'hormis Guy Morel personne jusqu'à présent ne pensait que le mot sélection blessait les oreilles ! C'est un progrès du politiquement correct dans l'appauvrissement du vocabulaire que je n'avais pas vu venir ...

Écrit par : iPidiblue appauvrissement du vocabulaire de la néo-langue | 09 décembre 2009

"Dites donc Mihailovich je suis en train de me rancarder sur ce Richard Descoings : il paraît qu'il a été condamné en justice pour diffamation contre Le Pen ? Mais comment est-ce possible? C'est comme être condamné pour diffamation contre Hitler, ça ?"

Ecrit par : iPidiblue diffamation | 09 décembre 2009

Il a peut-être été condamné pour avoir affirmé que le Pen était un mec fréquentable ?

Écrit par : Christophe Sibille | 09 décembre 2009

"Avoir l'ordre du mérite, c'est un état.

Subir une sélection, c'est passer par un changement d'état."

Ecrit par : iPidiblue mode actif et mode passif | 09 décembre 2009

C'est comme "imaginaire" et "imagination" ?

Écrit par : Christophe Sibille | 09 décembre 2009

"Bon courage dans votre lutte contre les toxines (je parle du concours blanc, évidemment !)"

Ecrit par : yann | 09 décembre 2009

Les autres seront plus longues à éliminer... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 09 décembre 2009

La presse : "Liliane Bettencourt va continuer à gérer son argent"

Ce fut homérique : Liliane est l'idiote du lycée

Bon, je sors

Écrit par : dugong | 09 décembre 2009

je crois qu'hormis Guy Morel personne jusqu'à présent ne pensait que le mot sélection blessait les oreilles ! C'est un progrès du politiquement correct dans l'appauvrissement du vocabulaire que je n'avais pas vu venir ...
Ecrit par : iPidiblue appauvrissement du vocabulaire de la néo-langue | 09 décembre 2009
Au moins vous êtes cohérent : comme vous adoubez l'expression "politiquement correct", qui est une ânerie, il n'y a pas de raison que "sélection", qui en est une autre, vous déplaise.
Une piste pour la prochaine querelle de mots : "l'ascenseur social".
Z-avez lu Klemperer ?

Écrit par : guy morel | 09 décembre 2009

Tiens, j'en profite pour quitter définitivement ce blog.

Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2009

Écrit par : guy morel | 09 décembre 2009

Non, NON, GUY !
Pas ça, pas aujourd'hui !

J'ai encore quelques copies à corriger.

Écrit par : Zorglub | 09 décembre 2009

Y-a-t-il un vrai Guy Morel dans la salle ? Je soupçonne des hypostases de faux Morel de semer la confusion ... car je suis sûr que le vrai ne pourrait pas dire des imbécillités comme par exemple : il n'y a pas de langue du politiquement correct dans lequel on réécrit journellement les réalités qui dérangent ... Guy Morel, le vrai, est un trop fin connaisseur de toutes ces choses du langage pour se laisser berner ainsi !
Sommes-nous sur Second Life ?

Écrit par : iPidiblue néo-langage | 09 décembre 2009

Guy Morel, le vrai, est un trop fin connaisseur de toutes ces choses du langage pour se laisser berner ainsi !
Ecrit par : iPidiblue néo-langage | 09 décembre 2009

Guy Morel, le vrai, a lu Klemperer, lui.
Deux fois.

Écrit par : yann | 09 décembre 2009

et sans les mains !

Écrit par : Zorglub | 09 décembre 2009

La presse : "Interrogation sur la santé du pape : cette année la messe de minuit est avancée de 2h à Saint Pierre de Rome"

Autrefois on avait des papes qui tenaient debout jusqu'à point d'heure et qui ne roulaient pas sous la table au premier calice.

C'était mieux avant.

Écrit par : dugong | 09 décembre 2009

Je vous explique ce que c'est que le langage du politiquement correct, il y a quelques jours j'ai eu un rendez-vous avec une employée de "Pôle Emploi" qui a pris la suite de l'Assedic et de l'ANPE qui s'occupait des demandeurs d'emploi, en bon français avant 1967 on appelait cela des chômeurs ! Mais quand le chômage a cru dans des proportions gigantesques des hiérarques de la fonction publique ont décidé qu'il serait plus habile de transformer le chomage et les chômeurs de triste mémoire (1929 !) en demandeurs d'emploi !

Officiellement il n'y a plus de chômeurs en France ...

Écrit par : iPidiblue chômeurs et demandeurs d'emploi | 09 décembre 2009

dugong parfois, vous êtes un géant !
Votre dernière saillie était grandiose ...

Écrit par : Zorglub | 09 décembre 2009

Zorglub, on ne veut pas savoir ce que vous faites dans l'intimité avec Dugong !

Écrit par : yann | 09 décembre 2009

personnellement, j'ai suivi une filière C mais j'avais des amis en E et je me rappelle avoir été admiratif devant les contenus qu'ils devaient affronter.

Mon beau-fils a suivi la filière E et même s'il n'a pas poursuivi dans cette voie ensuite *, en a retiré connaissances et savoir-faire techniques qui me ravissent souvent **.

* c'est un super commercial qui serait capable de vous vendre une encyclopédie vétérinaire à l'usage du grand public. Heureusement, il a d'autres très belles qualités...

** exemple : il sait affûter impeccablement une chaîne de tronçonneuse et il sait très bien vous expliquer pourquoi et comment il le fait.

Ecrit par : dugong | 09 décembre 2009

Allons bon! Voilà que Dugong est atteint de dobolinite aiguë. Quand j'étais petit en terminale et mon beau-fils en terminale et qu'il est boooooo et qu'il est douéééé. Et votre Papa, Dugong? Il va comment votre Papa? Ah, il n'est pas germaniste? Z'avez pas de chance, pov' Dugong. Il n'est pas éminent non plus? Vraiment pas d'chance. Pov'Dugong.

Écrit par : Un père attendri | 09 décembre 2009

C'est trop, c'est trop !

Moi aussi je corrige des copies. Plus ça va plus ça me met dans un état second.

Écrit par : dugong | 09 décembre 2009

" Sélection : détermination, à l'intérieur d'un groupe d'élèves ou d'étudiants, des sujets aptes à suivre un certain type d'enseignement" La définition précise ensuite que cette "sélection" se fait par examens ou par concours.

Je dois vraiment être irrécupérable, parce que je ne vois pas en quoi la sélection ainsi définie serait un processus scandaleux. Ou alors je n'ai rien compris?

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 décembre 2009

ça vous manque pas les copies Sylvie ?
Au pire je vous fais passer qques unes des miennes

Écrit par : Zorglub | 09 décembre 2009

En MPSI, il doit bien commencer à avoir une idée de ce qui le branche ?
Et, en cette fin de trimestre, une idée de ce que son niveau et celui de sa prépa lui permettent de briguer ?

Ecrit par : yann | 09 décembre 2009

Yann, désolée de revenir sur les préoccupations basiques d'orientation après bien d'autres interventions, mais j'étais absente un bon moment !

Actuellement il aime .... l'anglais :o).
S'il s'en donne la peine, il peut viser la MP* du lycée qui "envoie" pas mal d'élèves dans le top 5 des écoles et suivantes.
Mais le "s'il s'en donne la peine" est important et aussi le fait de trouver ce qui lui plait vraiment.
Je ne crois pas qu'il a une idée précise de ce que fait un ingénieur, d'ailleurs il ne doit pas être le seul et ce n'est peut-être pas très étonnant étant donné la diversité des profils.
Il aime et comprend ce qu'il fait en MPSI, c'est tout ce je peux dire pour le moment !

Mais il a peut-être déjà une idée. Il est en pleine crise d'adolescence (vive l'année d'avance !) et le dialogue avec les parents se situe surtout au niveau "alimentaire" ;-(

Écrit par : lucile | 09 décembre 2009

"Pov'Dugong" Un père attendri

Vous avez raison de me plaindre : je suis en voie de disparition.

Ceci dit, il est toujours utile d'avoir une tronçonneuse en bon état à côté de soi. Pour passer ses nerfs sur des nœuds, c'est idéal.

Écrit par : dugong | 09 décembre 2009

Merci, Amélie, pour l'interview de cet intellectuel musulman qui ne mâche pas ses mots.

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 décembre 2009

intellectuel LAïC musulman !

Écrit par : dugong | 09 décembre 2009

Les vieux comme moi ont vu se reproduire ce scénario un nombre incalculable de fois depuis 1970 sans que jamais soit posée par la "communauté éducative" la seule question qui compte, celle des contenus et des programmes, question qui pourtant devrait déterminer la réflexion sur les structures.
Faut-il ou pas enseigner la géométrie euclidienne ? À quel moment introduire quelques éléments de linguistique dans l'enseignement de la langue ? À quel moment, sous quelle forme les maths appliquées peuvent-elle être utiles ? Quel chemin suivre dans l'enseignement de la géographie ? dans celui des sciences naturelles ? Que serait un enseignement de l'histoire le moins possible idéologique ? Personne ne se bat là-dessus. Aucun syndicat, aucune association disciplinaire, aucune fédération de parents d'élèves, aucun parti politique.
Autrement dit, le débat sur l'école à chaque fois évite soigneusement la question qui est au centre de l'école, celle des contenus et dévie sur des questions secondaires : la sélection, le poids des options, les filières,le collège unique ou pas etc. Cela fait plus d'un demi-siècle que cela dure.

Ecrit par : guy morel | 08 décembre 2009

Vous avez raison de dire cela. Mais apparemment se pencher sérieusement sur la question des programmes, partir des programmes pour remettre l'école en route, c'est partir de l'idée que les contenus seuls ont leur importance. Or, manifestement, l'idéologie qui guide les détenteurs du pouvoir à l'EN depuis des décennies est bien la destruction des programmes purement et simplement avec la bénédiction du SGEN entre autres. Alors pourquoi voulez-vous qu'ils se penchent sur le fond puisque de fond, ils ne veulent plus?
N'importe quel prof qui enseigne depuis un certain nombre d'années ( pas les sciences de l'ingénieur, bien sûr) peut évaluer très précisément comment les programmes de sa matière ont été attaqués et le sont jusqu'à ne plus ressembler à rien. La destruction de l'EN "n'est qu'une destruction des programmes", du contenu; le reste a suivi forcément. Comment pouvez-vous espérer que quiconque ( sauf quelques profs de bonne volonté)s'occupe de la survie des programmes? Les profs les ont laissé tomber et quand ils ont résisté, on leur a bouffé leurs heures. On fait comment pour faire un bon programme sans heures pour l'enseigner?
Vous avez raison; tout le monde s'en tape. Et les prétendus défenseurs de l'école ergotent à l'infini sur trente six mille questions annexes, tout comme les pédagos qui leur fournisse d'ailleurs les sujets de discussion pour s'occuper. Et ça fait des commmissions et des missions et des colloques et des grenelles de ceci et de cela. Une réforme en 4 points suffirait:
- Des programmes dignes de ce nom.
- Des heures pour les faire.
- Permettre aux profs d'exercer leur autorité.
- Obliger les élèves à travailler.

Écrit par : Aucassin | 09 décembre 2009

- Obliger les élèves à travailler.

Ecrit par : Aucassin | 09 décembre 2009

Et en pratique, vous faites comment ?

Écrit par : Zorglub | 09 décembre 2009

"Fournissent" Forcément; comme il n'y a plus de programme!

Écrit par : Aucassin | 09 décembre 2009

Le Figaro : "Le milliardaire britannique Richard Branson a dévoilé le vaisseau spatial SpaceShipTwo, destiné à transporter dans l'espace ces «touristes du troisième type», capables de supporter la pesanteur mais surtout de débourser la modique somme de 200 000 dollars."

Si les ultrathunés supportent mieux la pesanteur que les autres, c'est qu'on peut bien les alléger un peu plus.

Une navette sans bouclier fiscal ?

La cuistrerie scientifique des journaleux est sans limite.

Écrit par : dugong | 09 décembre 2009

- Obliger les élèves à travailler.

Ecrit par : Aucassin | 09 décembre 2009

Et en pratique, vous faites comment ?

Ecrit par : Zorglub | 09 décembre 2009

Je leur mets 10 heures de sciences de l'ingénieur par semaine. Sur 7 ans de secondaire, normalement ils ressortent tous directement ingénieurs, euh, non ," ingé", pardon.

Écrit par : Aucassin | 09 décembre 2009

"Actuellement il aime .... l'anglais :o).
S'il s'en donne la peine, il peut viser la MP* du lycée"
"Je ne crois pas qu'il a une idée précise de ce que fait un ingénieur, d'ailleurs il ne doit pas être le seul "

Ecrit par : lucile | 09 décembre 2009

Il n'est effectivement pas le seul, même parmi ceux qui ont intégré les écoles.
Dans ce cas, les écoles généralistes sont les plus adaptées, X et ESPCI en tête, bien sûr, sinon les Centrales (Clairvaux, Lannemezan, etc. °O))

Écrit par : yann | 09 décembre 2009

Ces centrales là j'espère qu'il les évitera !!!

Écrit par : lucile | 09 décembre 2009

Merci de votre délicate attention, Zorglub, mais non, LES COPIES NE ME MANQUENT PAS !

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 décembre 2009

A propos de la navette pour les gigathunés :

La mère Bettencourt pourrait faire des économies de lifting lors des entraînements :

http://www.youtube.com/watch?v=WYhMDv7NAQQ

PS : à propos de cette video (que je passe à mes élèves de TS en mécanique) :

si cette centrifugeuse (d'environ 10 m de rayon) tournait vraiment à la vitesse du film (environ 3 tours/s ?), on calcule sans peine (?) que les pauvres à l'intérieur subiraient une accélération d'environ 300g (g étant l'accélération de la pesanteur, c'est à dire, pour aller vite * l'accélération d'un objet que vous laissez tomber sur le sol).

On en ramasserait du liquide à la fin dans l'habitacle et pas seulement celui tombé des poches des candidats !

* si j'ose dire

Écrit par : dugong | 09 décembre 2009

De plus en plus ragoûtant, dugong...

Écrit par : nicolas | 09 décembre 2009

"De plus en plus ragoûtant, dugong..."

Dînez plus tard !

Écrit par : dugong | 09 décembre 2009

Dînez plus tard ! Ecrit par : dugong | 09 décembre 2009

Raté, j'ai dîné tôt car je pars chanter. Un peu d'air ! :-)

Écrit par : nicolas | 09 décembre 2009

Autrement dit, le débat sur l'école à chaque fois évite soigneusement la question qui est au centre de l'école, celle des contenus...
Ecrit par : guy morel | 08 décembre 2009

La certitude dogmatique partagée par une majorité d'enseignants qu'il y a des contenus de savoir est au principe (ou résulte?) de la distinction entre la constitution des savoirs et leur transmission à l'école ou ailleurs.

Il y a des savoirs dans la société, certes. Des experts de la chose pédagogogique sont chargés d'en établir le catalogue. Ne vous précipitez-pas, il y en a pour tout le monde. Il revient ensuite aux experts ou aux professionnels de la transmission/communication de livrer à chaque usager du service public d'enseignement les contenus spécifiés obligatoires ou optionnels. Et surtout de bien en vérifier, en les "évaluant", l'acquisition.

Car au fond, l'acte essentiel est bien l'évaluation, l'opération par laquelle chaque élève reçoit la certification officielle de la possession de tels ou tels "contenus de savoir" mis au catalogue. Un catalogue sans cesse, comme celui de la CAMIF ou de la Redoute remis au goût du jour.

La seule chose, au demeurant, qui intéresse les futurs employeurs, y compris ceux de l'Education nationale et de l'Etat, n'est pas de savoir quelles sont les réelles compétences et aptitudes professionnelles des gens, mais, celles certifiées par les diplômes de l'Education nationale.
Cette procédure d'acquisition et de certification du savoir ainsi chosifié, découpé, catalogué, mesuré n'a aucune valeur du point de vue de la connaissance. Elle ne peut que produire massivement de l'ignorance, tant elle introduit chez ceux qui doivent s'y soumettre dégoût et répulsion.

Écrit par : marigot | 09 décembre 2009

Tiens, j'en profite pour quitter définitivement ce blog.

Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2009
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Pourquoi, Guy ? Moi, je vous aime bien.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 décembre 2009

Ne stigmatisons pas les experts, Marigot ! Je demande un moratoire sur la lapidation des experts en milieu naturel ...

Écrit par : iPidiblue et les lapidés | 09 décembre 2009

Et ça fait des commmissions et des missions et des colloques et des grenelles de ceci et de cela. Une réforme en 4 points suffirait:
- Des programmes dignes de ce nom.
- Des heures pour les faire.
- Permettre aux profs d'exercer leur autorité.
- Obliger les élèves à travailler.

Ecrit par : Aucassin | 09 décembre 2009


Ne pas oublier le 5e, dans lequel les 4 précédents ne sont pas assurés :

- Réduire le pouvoir du chef d'établissement, et donner au professeur de réelles voies de recours en cas d'abus.

Écrit par : Daniel Arnaud | 09 décembre 2009

A l'heure où il est question de faire des économies, je me demande même s'il ne faudrait pas purement et simplement supprimer le corps des personnels de direction, mais pas la fonction. Le chef d'établissement serait choisi par mi les enseigants au dernier CA de l'année scolaire, pour l'année suivante (renouvelable). Déchargé de ses cours pour cette mission, bien sûr. Pour la partie administrative, il serait aidé de secrétaires hautement qualifiées, qui elles-mêmes n'auraient aucun pouvoir de décision. Ainsi pourrait-on espérer supprimer l'antagonisme "Hiérarchie contre le Savoir"...

Écrit par : Daniel Arnaud | 09 décembre 2009

Je disais choisi : élu, bien sûr.

Écrit par : Daniel Arnaud | 09 décembre 2009

Tiens, j'en profite pour quitter définitivement ce blog.

Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2009

Encore?! Allez, chiche...

AMHA, vous êtes trop passionné pour ne pas revenir. Au-delà des divergences politiques et de votre côté souvent pontifiant, vos contributions ont le mérite de la qualité et de l'expérience.
Au plaisir donc!

Écrit par : sisyphe | 09 décembre 2009

Bien vu, Sisyphe!

Écrit par : Daniel Arnaud | 09 décembre 2009

Le petit monde des blogs & fora est extrêmement divertissant...je ne parle pas du cas GM. Pour avoir fréquenté d'autres fora sur d'autres sujets, c'est assez addictif et il en faut pour s'en éloigner voire s'autobannir. Ces endroits virtuels sont souvent des miroirs de ce que l'on voudrait être...

Écrit par : sisyphe | 09 décembre 2009

"Pour la partie administrative, il serait aidé de secrétaires hautement qualifiées, qui elles-mêmes n'auraient aucun pouvoir de décision." D. Arnaud

Le féminin utilisé dans votre "qualifiées" trahit un sexisme qui vous vaudra un signalement à la Halde !

Écrit par : dugong | 09 décembre 2009

Simple constat, Dugong!
Mes classes de BEP et Bac Pro Secrétariat, depuis que j'enseigne en Lycée Professionnel, sont exclusivement féminines!!! (Et en plus je leur prévois des débouchés...)

Écrit par : Daniel Arnaud | 09 décembre 2009

Le petit monde des blogs & fora est extrêmement divertissant...
Ecrit par : sisyphe | 09 décembre 2009


Vous dites des fora ?? Et des alba de photi, alors ???

Écrit par : Amélie et les ridicules | 09 décembre 2009

"Vous dites des fora ??" Amélie

Ne faites pas l'étonnée : vous savez très bien ce que ça veut dire. Comme dans "Arabi fora"...

Écrit par : dugong | 09 décembre 2009

Ou comme dans 'I fascisti fora"...

Écrit par : Daniel Arnaud | 09 décembre 2009

"Arabi fora"...

Ecrit par : dugong | 09 décembre 2009

Dugong, vous êtes viré !

signé: JPB

Écrit par : Amélie en Corse | 09 décembre 2009

Voir un excellent article paru dans le MONDE du 03/12/2009 p10 intitulé" "prof éphémère" sur les mésaventures ordinaires d'une collégue opérant un remplacement dans un collége .

Écrit par : DEFER | 09 décembre 2009

"Dugong, vous êtes viré !"

mieux vaut être viré que complètement barré.

Écrit par : dugong | 09 décembre 2009

@DE L'UTILITÉ DES GUILLEMETS ET DE L'ÉLITISME

Il me fallait donc prendre appui dans le peuple plutôt que dans les « élites » qui, entre lui et moi, tendaient à s'interposer (DE GAULLE, Mém. guerre, 1959, p. 8).

Ecrit par : guy morel | 09 décembre 2009
---
Je connaissais cette phrase de De Gaulle.
Malheureusement, une fois au pouvoir, il n'a pas fait grand-chose en faveur du "petit peuple" - j'entends par là, les ouvriers, et surtout les ouvriers ayant beaucoup d'enfants. Parmi ces enfants, certains montraient de bonnes dispositions pour les études mais n'étaient aidés que de manière symbolique avec des bourses symboliques.
Je pense que les petites gens ont lâché De Gaulle lors du référendum de 1969 plus pour cette raison que parce qu'elles s'opposaient à la suppression du Sénat. Seuls les "intellectuels" (les guillemets s'imposent là aussi) voyaient un danger dans cette suppression du Sénat.
De Gaulle voulait s'occuper de politique étrangère, laissant les affaires intérieures à ses ministres, lesquels faisaient une politique de droite, sans souci du "petit peuple".

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 décembre 2009

"Arabi fora"...

Ecrit par : dugong | 09 décembre 2009

Dugong, vous êtes viré !

signé: JPB

Ecrit par : Amélie en Corse | 09 décembre 2009


Puisque nous en sommes à ce genre de choses... En réaction à la chanson "Mort aux vaches" (qui faisait dans le nationalisme ethnique, façon "Arabi fora"), voilà quelques années a buzzé en Corse la parodie "Mort aux taches"... L'un des couplets dit notamment :

"Et mort aux taches,
A tous ces petits fachos,
Qui trahissent la Corse
Et tous nos idéaux"

Il y est aussi question d'éducation, d'ailleurs, avec la critique de ces jeunes qui "à l'âge de douze ans ont le portable à l'oreille"... Plutôt bien vu! C'est ici :

http://www.youtube.com/watch?v=iS1C00pM3VQ

Écrit par : Daniel Arnaud | 09 décembre 2009

Cher Mihailovich,

Je ne connais pas bien les oeuvres complètes de ce Monsieur Descoings dont vous nous parlez, je n'oserais donc vous contredire sur ce point précis de savoir comment il utilise des mots aussi indiscrets que "peuple", "élite", "républicain" etc.

Ecrit par : iPidiblue populaire | 09 décembre 2009


Dieu vous garde de lire cette indigeste prose...
Quoique, survolez la conclusion de son rapport, et vous verrez noir sur blanc les tenants et les aboutissants de la funeste réforme qui nous pend au nez ! Rapport qui devait finir au placard selon JPB, cela dit en passant... :-)
RD y évoque cyniquement les "classes populaires" malmenées par "l'élitisme républicain" dont il est lui-même un pur produit.

Écrit par : mihailovich | 09 décembre 2009

Voilà un peu d'eau à mon moulin...

http://blog.lefigaro.fr/education/2009/12/le-sens-de-lhistoire.html

Écrit par : mihailovich | 09 décembre 2009

Et voici le coupable en personne...

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/12/09/pour-l-epreuve-d-histoire-des-la-classe-de-premiere-par-richard-descoings_1278123_3232.html

Lisez bien la dernière phrase : elle en dit très très long !!!

Écrit par : mihailovich | 09 décembre 2009

Descoings est un petit con ambitieux, nous le savions déjà.

J'arrive tout juste, et il est un peu tard de raconter mon entrevue avec ces messieurs-dames les députés à propos du Socle. Sachez que selon l'un d'eux (PS…), le collège unique ne marche pas parce qu'il n'est pas encore assez unique…
Air connu.

En fin d'après-midi, rue Descartes, la plupart des syndicats ont refusé la réforme de la mastérisation (la plupart, avouons-le, parce que le mot magique "IUFM" ne paraissait pas dans la copie du ministre)…

Demain, à partir de 14 heures, la plupart des syndicats refuseront la réforme du lycée — y compris les petits jeunes lycéens, dont la position évolue d'heure en heure, selon les instructions reçues en flux tendu depuis la rue de Solférino…

Sinon, en parcourant tout ce qui s'est écrit depuis mardi soir, j'ai été ravi de constater que certains restent fidèles à eux-mêmes — hein, Guillaume…
Quant aux menaces procédurières, vous les gardez pour vous : vous provoquez Dobolino en duel, si vous voulez, mais vous ne menacez personne, chez moi, des tribunaux. Capito ?
JPB
JPB

Écrit par : brighelli | 09 décembre 2009

Quand c'était Morel, cela ne vous dérangeait guère...
"mais vous ne menacez personne, chez moi, des tribunaux."
Sinon...vous me virez :-)
Capito !

Écrit par : Guillaume | 09 décembre 2009

"les Guillaume et autres Amélies. Plutôt du genre à foutre le feu aux maisons des juifs, des francs-maçons et autres pédés intellectuels,le lumpenprolétariat.
Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2009"

Dites alors à vos groupies écervelées d'éviter de proférer de telles saloperies.

Écrit par : Guillaume | 10 décembre 2009

Agnès Joste, la cheville ouvrière de Sauvez les Lettres, a été interviewée par la Lettre de l'Education sur la réforme du lycée, et particulièrement la filière Lettres…
Et comme elle dit avec raison, le ministère vient d'inventer les Lettres sans littérature.
Texte complet de l'entretien ci-dessous :


Agnès Joste :« Le ministère vient d’inventer une filière littéraire, sans littérature »
Agnès Joste est professeur de lettres au lycée Claude Monnet, au Havre, membre du collectif Sauver les lettres.
Pourquoi le collectif Sauver les lettres demande-t-il le retrait de la réforme du lycée ?
Par cette réforme, l’éducation nationale manque à son devoir d’instruction à l’égard des élèves. La réforme de Luc Chatel, tout comme celle de son prédécesseur, réduit le temps d’enseignement. Elle a pour seul objectif les suppressions de postes.
Selon vous, « les humanités sont menacées » ?
En français, la réforme induit une perte sévère d’enseignement. En 2de, les dix heures trente de dédoublements ne sont pas affectées aux matières, on ne sait pas combien d’heures va récupérer le français. En 1re littéraire (L), sur les six heures de français dispensées aux élèves, quatre regrouperont les autres filières. De fait, les classes seront surchargées, et le programme n’aura pas le même contenu : la conception de la littérature sera de plus en plus techniciste. La valorisation de la filière L est un mensonge, la réforme la supprime. En terminale, la filière continue de perdre des heures spécifiques, l’horaire de l’enseignement des lettres passant de quatre à deux heures. Sur deux ans, la littérature française en L passe ainsi de dix heures à quatre heures. Le ministère vient d’inventer une filière littéraire... sans littérature.
Pourquoi dénoncez-vous le dispositif d’accompagnement individualisé ?
L’annonce de ce dispositif est fallacieuse. Actuellement, si on additionne l’ensemble des dédoublements, les élèves bénéficient déjà de six heures trente de soutien. De plus, ces deux heures de soutien cachent une suppression de deux heures d’enseignement. Elles écrêtent les disciplines de fond, telles que les SVT, la physique, le français et l’histoire-géographie. Ces heures flottantes vont forcément engendrer de la concurrence entre les matières, puisque chacun va vouloir se les approprier. L’autonomie est pernicieuse : c’est la porte ouverte à la guerre.
Votre collectif est aussi le porte-parole de l’ensemble des disciplines ?
Cette réforme est une occasion de l’être, car les autres disciplines fondamentales sont traitées de la même manière que le français en termes d’horaires. Le problème, c’est que le temps d’enseignement diminue et que le contenu disciplinaire s’appauvrit. Nous avons calculé, à partir des textes officiels publiés à chaque réforme, que le français avait perdu 800 heures d’enseignement depuis 1976. Résultat : un élève qui entre en 2de aujourd’hui a le niveau d’un élève de 5e dans les années 1970.
Qu’entendez-vous par « pensée unique pédagogiste » ?
C’est croire que les élèves peuvent construire leur propre savoir. C’est remplacer le contenu par la méthode. Les travaux pratiques encadrés (TPE) en sont l’illustration : à 16-17 ans, les élèves sont censés faire un travail de recherche. Les plus favorisés s’en sortent, mais les autres ont encore bien du chemin à faire pour effectuer un tel travail. Ils pensent encore que l’information peut se substituer aux opérations intellectuelles. Or l’enseignement permet de développer une finesse d’esprit, d’arracher les élèves à leurs problèmes. Il n’y a pas d’autres lieux où on leur parle d’eux-mêmes.
On est proche du seuil de 10 % des effectifs, en dessous duquel la série L serait menacée d’extinction. Que préconisez-vous ?
Contrairement aux séries S et ES, la filière L repose sur des options facultatives, non sur des matières obligatoires. Ce sont ces options, - latin, grec, langues vivantes, arts, etc. -, qui conduisent les élèves de 2de vers la série littéraire. Si les effectifs diminuent en L, c’est parce que les options promises dans la grille horaire nationale ne sont pas proposées partout. Avec la réforme, rien de nouveau : la nouvelle grille propose des « enseignements d’exploration » en 2de, mais quels établissements, et avec quels moyens, pourront proposer l’ensemble de ces options ?
Les lycéens ne vont-ils pas s’emparer de vos arguments pour contester la réforme ?
Nous ne pouvons pas empêcher les lycéens de réfléchir. Nous proposons une information honnête, à la disposition de tous. Si les lycéens manifestent, nous n’y sommes pour rien.

JPB

Écrit par : brighelli | 10 décembre 2009

Descoings est un petit con ambitieux, nous le savions déjà.
Ecrit par : brighelli | 9 décembre 2009

Pourquoi petit, il ne mérite pas ce compliment !

Écrit par : Merlemocoeur | 10 décembre 2009

"le collège unique ne marche pas parce qu'il n'est pas encore assez unique…" un député PS, propos rapporté par JPB

Quand il ne sera vraiment plus que l'ombre de lui-même c'est à dire qu'il ne fera plus qu'un avec elle alors il sera enfin unique.

On peut constater qu'il l'est effectivement.

Écrit par : dugong | 10 décembre 2009

Dugong, c'est très beau ce que vous dites là…
JPB

Écrit par : brighelli | 10 décembre 2009

"le collège unique ne marche pas parce qu'il n'est pas encore assez unique…" un député PS, propos rapporté par JPB.

Dans le 93 il est pourtant en très très bonne voie, ma fille pourrait vous le confirmer, bientôt il ne restera plus que des élèves en phase terminale, dernière étape avant la mort cérébrale!

Et cela donne, même au citoyen pacifique, des envies de têtes au bout de piques!

Écrit par : Merlemocoeur | 10 décembre 2009

Ou alors qu'il n'y ait plus d'ombre du tout auquel cas c'est le vide absolu, l'informe parfait.

Les pédagols devraient en raffoler : ils pourraient monter un projet genre Eratosthène où on déplacerait un collège unique quelque part sur le tropique du cancer et le jour du solstice d'été, dans le cadre de la reconquête du mois de juin, on en constaterait la vacuité.

Il se trouvera bien un obscur décisionnaire au Moloch pour s'enthousiasmer et financer ça.

Écrit par : dugong | 10 décembre 2009

Jivaro du Moloch sur France Cul à 7h10.

En vente de projet en porte à porte, il est nul : il débite son argumentaire de lessivier.

Écrit par : dugong | 10 décembre 2009

Certains continuent de penser que "le collège unique ne marche pas parce qu'il n'est pas encore assez unique…
Air connu." JPB

Leur disque est rayé depuis belle lurette... Qu'ils viennent une journée dans une classe de collège, qu'ils lisent les copies des élèves. Entre la masse de ceux qui tirent vers le bas et le petit nombre de ceux qui tirent vers le haut, la toile est bel et bien déchirée
Comme dans la société, c'est la tranche moyenne qui a trinqué. Le fossé s'est accru entre les uns et les autres. Il y a beaucoup moins de moyens dans nos classes. Un petit groupe qui s'en tire et une masse qui tire la langue. Ou qui ont renoncé à tirer la langue.

Ils feraient bien de se rendre à l'évidence, tous ces fossoyeurs du collège.

Écrit par : Marilyse | 10 décembre 2009

Erratum : "Un petit groupe qui s'en tire et une masse qui tire la langue. Ou qui a renoncé à tirer la langue."

Écrit par : Marilyse | 10 décembre 2009

Un peu de vocabulaire pédagogiste, pour ceux qui ont besoin d'être réveillés :
L'insulte suprême des pédagols semble être "l'académisme".
Quand vous enseignez une discipline, et dès lors qu'il existe le moindre contenu dans votre cours, vous versez dans "l'académisme" le plus rétrograde car vous refusez "l'expérimentation" et "l'innovation pédagogique".

Ces gens-là n'ont décidément aucune souplesse d'esprit et ne fonctionnent que par schémas préétablis.

Lorsque ces gens-là s'occupent d'art, cela donne un extrémisme avant-gardiste refusant toute référence même lointaine au passé sous prétexte d'éviter "l'académisme".
Pour les musiciens du blog, lisez le formidable "Requiem pour une avant-garde" de Benoît Duteurtre. L'auteur démontre avec pertinence comment cette nomenklatura s'est peu à peu transformée en un véritable ... académisme avant-gardiste !!!




http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/12/09/luc-chatel-l-artisan-des-reformes-qui-s-annulent-par-maryline-baumard_1278063_3232.html#ens_id=1229424

Écrit par : mihailovich | 10 décembre 2009

Pensée unique = pensée magique.

Écrit par : iPidiblue et les lépidoptères | 10 décembre 2009

Collège unique = collège tout sauf magique.

Écrit par : iPidiblue et les papillons collés | 10 décembre 2009

"La réforme de Luc Chatel, tout comme celle de son prédécesseur, réduit le temps d’enseignement. Elle a pour seul objectif les suppressions de postes.

JPB"
Ecrit par : brighelli | 10 décembre 2009

Sans blague ?
Et aussi, la casse du service public "d'éducation", non ?

Écrit par : Christophe Sibille | 10 décembre 2009

" L'insulte suprême des pédagols semble être "l'académisme"" (Mihailovich)

Avez-vous remarqué aussi que dès qu'un film est bien fait, avec des dialogues bien écrits et des images révélant une recherche esthétique, la plupart des critiques lui tombent dessus à bras raccourcis en le taxant d'académisme ? C'est ce qui avait été reproché au Pianiste de Polanski.

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 décembre 2009

Avez-vous remarqué aussi que dès qu'un film est bien fait, avec des dialogues bien écrits et des images révélant une recherche esthétique, la plupart des critiques lui tombent dessus à bras raccourcis en le taxant d'académisme ? C'est ce qui avait été reproché au Pianiste de Polanski.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 décembre 2009

C'est exact.
Même chose pour les mises en scène d'opéra.
Cela porte un nom : le snobisme. C'est un versant du manque de culture et de sensibilité artistiques, le tout avec un zeste de prétention...

Écrit par : mihailovich | 10 décembre 2009

Ah ! la chanson de zeste ...

Écrit par : iPidiblue cheveu | 10 décembre 2009

@THÉLOTERIES NATIONALES

Claude Thélot, l'ancien promoteur du débat sur l'école, défend cette idée de remettre la filière S à sa place : "Si l'on peut 'tout' faire en filière scientifique, il n'y a plus de filière scientifique il n'y a qu'une filière de bons élèves et la diversification des excellences n'est qu'un mot creux."

Écrit par : guy morel | 10 décembre 2009

Impossible n'est pas français, Monsieur !

Écrit par : iPidiblue pour qui sont ces S qui sifflent sur votre tête ? | 10 décembre 2009

Quant aux menaces procédurières, vous les gardez pour vous : vous provoquez Dobolino en duel, si vous voulez, mais vous ne menacez personne, chez moi, des tribunaux. Capito ?
JPB
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 décembre 2009
Si ça ne vous ennuie pas, je préfère le procès.
Ce n'est pas ma faute si Guillaume se décerne des points godwin tout seul comme un grand et vient pleurnicher quand on le lui rappelle.

Moi, j'étais toute prête à l'idéaliser et à en faire un agneau. Ça l'a tellement vexé que je puisse voir en lui un doux rêveur qu'il a hautement et clairement affirmé ses choix politiques et s'est mis tout seul à l'extrême marge de la légalité. Car je ne suis pas certaine que le fait de s'affirmer, même sous pseudo et ce d'autant plus que son identité est à peine dissimulée et que tous les membres du GRIP, anciens ou nouveaux, la connaissent, franchement national-socialiste soit tout à fait autorisé en France.
Maintenant, si c'est de l'humour ...

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2009

Et comme on me reproche d'avoir sorti deux mots de leur contexte et donc déformé la pensée de Guillaume, je cite la totalité de la réponse, à toutes fins utiles. Mea culpa !


------------------------------------------------------------------------
"Dites, Guillaume, si ce n'est pas indiscret, j'aimerais que vous nous départagiez, Général Motors et moi. Lui dit que vous êtes un nazi et moi, je trouve que là, il est très con et très réducteur, autant que vous quand vous le traitez de stalinien.
Pour moi, vous êtes au fond du cœur un vrai monarchiste légitimiste, pour un pays réellement gouverné par un Prince de Droit Divin. Ai-je totalement tort ou suis-je assez proche de la vérité ?"
Dobolino


Vous avez remarqué que je ne portais pas la Révolution dans mon coeur mais, voyez-vous c'est congénital, j'ai baigné très tôt dans le bain de l'Histoire, date de naissance : mai 68, prénom choisi par mon agrégé de père (Histoire moderne, ceci expliquant cela), les terres de mon enfance ? entre Formigny, la Tapisserie et Omaha Beach où je fais chaque année d'homériques parties de volley.
De là à faire de moi un légitimiste...monarchiste utopique peut-être... à mes heures perdues...Enfin, vous pouvez toujours faire le pied de grue rue Pasquier le 21 janvier pour m'y apercevoir, ce sera en pure perte: j'ai un peu de mal avec les tradis.

National-socialiste, franchement.

Quant à GM stalinien ? Dites donc, je l'ai quand même vu à l'oeuvre au sein d'un groupe : là, je confirme et je ne suis pas le seul. Et cela continue d'ailleurs.

Ecrit par : Guillaume | 03 décembre 2009

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2009

J'arrive tout juste, et il est un peu tard de raconter mon entrevue avec ces messieurs-dames les députés à propos du Socle.
Ecrit par : brighelli | 09 décembre 2009
---
Je patienterai et lirai avec intérêt ce que vous rapporterez de cette entrevue avec des gens qui ne sont certainement pas aussi qualifiés que vous et moi et quelques autres pour dire ce qui est bien ou non en matière d'enseignement et qui en parlent d'autant plus doctement qu'ils sont moins compétents.
Vous et moi et quelques autres en parlons avec la simplicité qui sied aux personnes compétentes et modestes. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 décembre 2009

Francis Penin ce qu'on doit redouter en matière d'enseignement ce sont les compétences multiples des comités théodules ! D'ailleurs la majorité des députés que Brighelli a rencontré sont eux-mêmes des enseignants ...

Écrit par : iPidiblue socle mouvant | 10 décembre 2009

Si au moins ces messieurs-dames étaient des ignorants, tous les espoirs seraient permis ...

Écrit par : iPidiblue socle mouvant | 10 décembre 2009

Pas mal, Ipidi !

Écrit par : Christophe Sibille | 10 décembre 2009

Après Descoings hier, Le Monde vole au secours du VRP Châtel...
C'est panique à bord, ou quoi ?

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/12/10/reduction-l-histoire-en-terminale-s-pourquoi-la-reforme-passe-mal_1278413_3224.html#ens_id=1229424

Écrit par : mihailovich | 10 décembre 2009

On aime bien taper sur la FCPE ici, mais en face, est-ce que ça vole plus haut ?
Réponse ici :

http://www.peep.asso.fr/art-76-communique-du-7-decembre-2009.html

Écrit par : mihailovich | 10 décembre 2009

@PEEP SHOW

"Pour autant, la PEEP rappelle que cette ambition doit obligatoirement s’accompagner par une refonte totale du système d’évaluation des élèves basé sur les compétences acquises et non plus sur les résultats."

Serait pas déçue la Peep si elle était prise au mot.
Compétence : en BTS 2, savoir rédiger une lettre de motivation manuscrite lisible et sans fautes.

Écrit par : guy morel | 10 décembre 2009

Compétence : en BTS 2, savoir rédiger une lettre de motivation manuscrite lisible et sans fautes.
Ecrit par : guy morel | 10 décembre 2009

Dans les compétences aussi, il y a de la progressivité. Ici, par exemple, avant de "savoir rédiger une lettre de motivation", il faut valider la compétence : "trouver la motivation pour rédiger une lettre".

Écrit par : TotoWeininger | 10 décembre 2009

On aime bien taper sur la FCPE ici, mais en face, est-ce que ça vole plus haut ?
Ecrit par : mihailovich | 10 décembre 2009

Ça ne vole ni plus haut ni plus bas, ça creuse dans la même direction...

Écrit par : TotoWeininger | 10 décembre 2009

Dans les compétences aussi, il y a de la progressivité. Ici, par exemple, avant de "savoir rédiger une lettre de motivation", il faut valider la compétence : "trouver la motivation pour rédiger une lettre".
Ecrit par : TotoWeininger | 10 décembre 2009
Et avant : savoir se mettre en position de recherche de motivation.

Écrit par : guy morel | 10 décembre 2009

"Dans les compétences aussi, il y a de la progressivité. Ici, par exemple, avant de "savoir rédiger une lettre de motivation", il faut valider la compétence : "trouver la motivation pour rédiger une lettre".

Et savoir se servir d'un stylo (pointe en bas) ?

Ou savoir taper sur des touches d'un clavier après avoir ouvert le traitement de texte et d'avoir allumé cette daube de windows et que si j'ai pas la bonne version ça bugue parce que j"ai pas les moyens de ne pas le pirater mais que ma souris est sale, celle de l'ordi pas la mienne à moi personnelle qui vient me demander de lui tirer un document sur l'imprinante pendant que je révise mes compétences textuelles......

Ca simplifie tout les compétennces. C'est clair.

Écrit par : dugong | 10 décembre 2009

Bad luck dugong
Elle est venue vous demander de lui tirer seulement un document.

Écrit par : Zorglub | 10 décembre 2009

Des souris et des hommes ... quel roman !

Écrit par : iPidiblue tiens bon la barre moussaillon ! | 10 décembre 2009

@ESTROSI OU L'INCULTURE DE COMPÉTENCES

"Si à la veille du second conflit mondial, dans un temps où la crise économique envahissait tout, le peuple allemand avait entrepris de s'interroger sur ce qui fonde réellement l'identité allemande, héritière des Lumières, patrie de Goethe et du romantisme, alors peut-être aurions nous évité l’atroce et douloureux naufrage de la civilisation européenne"

ça ne pouvait tomber mieux au moment où la PEEP et d'autres demandent à cor et à cris la mise en place d'une évaluation par compétences. Car enfin, les compétences, chez ce ministre, ce n'est pas ce qui manque : savoir porter un costume, certes un peu guindé et pas du meilleur goût, c'est acquis ; passer chez la manucure et le coiffeur, c'est acquis ; porter beau, c'est acquis ; grimper dans la montagne, il paraît que c'est acquis aussi ; enfin se faire élire maire à la suite d'un maire FN en lui volant son électorat, c'est acquis aussi. Bref, dans la colonne "acquis" de monsieur Estrosi, toutes les cases sont cochées.
Certes, des esprits chagrins pourraient faire observer que pour ce qui des connaissances historiques, monsieur Estrosi a des progrès à faire vu que, contrairement à ce qu'il dit, un "débat" sur l'identité nationale s'est déroulé en Allemagne à partir des années trente, avec quelques conséquences assez fâcheuses. Mais les esprits chagrins auraient sans doute tort de reprocher à monsieur Estrosi d'ignorer, par exemple, la conférence Sang et or donnée en 1941 au Palais Bourbon, conférence au cours de laquelle l'idéologue nazi parla si excellemment de la liquidation du déplorable héritage des Lumières et de l'avènement d'une identité nationale, et même européenne, fondée sur le sang et la race. Car c'est là un oubli de détails de l'histoire qui ne doit certes pas amener à minorer l'excellente maîtrise des compétences dont fait preuve dans ses fonctions monsieur Estrosi.

Écrit par : guy morel | 10 décembre 2009

"la conférence Sang et or donnée en 1941, au Palais Bourbon, par A. Rosenberg, conférence au cours de laquelle l'idéologue nazi etc."

Écrit par : guy morel | 10 décembre 2009

Ça y est : j'ai reçu dans mon casier, venant du ministère, trois pages de justification de la réforme. Je ne sais pas si tout le monde la recevra. C'est promis, non, ce n'est pas pour supprimer des postes d'hist-géo qu'elle est faite car « cela se fera à moyens constants » ! Je leur fais confiance bien sûr, je suis tellement rassuré quand nos chefs nous parlent (je n'ai pas vérifié si c'est signé, c'est souvent anonyme, on se demande si ce sont des machines qui écrivent pour eux).

Cela n'empêche pas de voir en salle des profs s'accumuler les circulaires proposant des changements de discipline aux profs « excédentaires ». Moi, je veux bien devenir prof d'EPS, j'ai toujours voulu passer ma vie en survêt’, une canette de bière à la main tout en évoquant la prise de possession de l'espace par le jeune ;))

Écrit par : Pierre Lariba | 10 décembre 2009

Ça y est : j'ai reçu dans mon casier, venant du ministère, trois pages de justification de la réforme. Je ne sais pas si tout le monde la recevra.
Ecrit par : Pierre Lariba | 10 décembre 2009

Ça fait un bail que je n'ai pas fouillé mon casier, mais je l'ai reçue par email, la "justification". Du coup, j'ai désormais l'adresse des services de propagande du MEN. C'est :

information@education.gouv.fr

Prière de ne pas spammer (ni de se pâmer, cela va sans dire).

Écrit par : TotoWeininger | 10 décembre 2009

"Il s’agit d’une réforme au service de l’intérêt de tous les élèves et de la réussite de chacun."
Ecrit par : information@education.gouv.fr

OK.

Écrit par : TotoWeininger | 10 décembre 2009

Francis Penin ce qu'on doit redouter en matière d'enseignement ce sont les compétences multiples des comités théodules ! D'ailleurs la majorité des députés que Brighelli a rencontré sont eux-mêmes des enseignants ...

Ecrit par : iPidiblue socle mouvant | 10 décembre 2009
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Ah ! Dois-je m'en réjouir ? Sont-ils acquis aux idées des promoteurs et des défenseurs des sciences de l'éducation ?

Je crains que tout enseignant ayant cessé d'enseigner, ne serait-ce que pour cinq ans, soit plus facile à convaincre de la pertinence de ces "sciences" que lorsqu'il est en activité.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 décembre 2009

C'est que, Francis Penin, les comités d'experts ont toujours leur mot à dire et qu'il vaut mieux avoir à faire à des naïfs facilement convaincus par les solutions simples qu'on leur propose.

PS Je crois savoir que les enseignants en activité ont mis la main à la pâte dans toutes ces réformes dont vous vous plaignîtes ! Mais aujourd'hui vous voici libéré par la force de l'âge et des choses, récompensé par la haute vertu de vos mérites et tranquille grâce à l'acquis de votre retraite ...

Écrit par : iPidiblue bataille d'experts | 10 décembre 2009

Si au moins ces messieurs-dames étaient des ignorants, tous les espoirs seraient permis ...

Ecrit par : iPidiblue socle mouvant | 10 décembre 2009
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Pas tout à fait. Une condition doit être remplie pour cela :
S'ils étaient des ignorants et savaient qu'ils le sont, tous les espoirs seraient permis.

Celui qui ne sait pas et sait qu'il ne sait pas est un enfant : éduque-le.
Celui qui ne sait pas et ne sait pas qu'il ne sait pas est fou : fuis-le.
Celui qui sait et ne sait pas qu'il sait dort : éveille-le.
Celui qui sait et sait qu'il sait est un sage : suis-le.

J'ai dit ! (Non, ce n'est pas de moi.) :-)
Amis lecteurs et auteurs de messages sur ce blog, pouvez-vous citer des exemples des quatre catégories ci-dessus ? ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 décembre 2009

Dobolino...
Si je suis bien votre esprit de simplette, vous me qualifiez à la fois de national-socialiste et de monarchiste légitimiste, oubliant sans doute, vu la faiblesesse de vos connaissances historiques, que ces deux positions étaient antinomiques.
Navrante à un point ...(Godwin ou pas).

Écrit par : Guillaume | 10 décembre 2009

Je me contente d'être un instituteur (de droite) utilisant une méthode syllabique avec mes élèves, c'est déjà une position suffisamment extrême par les temps qui courent...

Écrit par : Guillaume | 10 décembre 2009

C'est que, Francis Penin, les comités d'experts ont toujours leur mot à dire et qu'il vaut mieux avoir à faire à des naïfs facilement convaincus par les solutions simples qu'on leur propose.

PS Je crois savoir que les enseignants en activité ont mis la main à la pâte dans toutes ces réformes dont vous vous plaignîtes ! Mais aujourd'hui vous voici libéré par la force de l'âge et des choses, récompensé par la haute vertu de vos mérites et tranquille grâce à l'acquis de votre retraite ...

Ecrit par : iPidiblue bataille d'experts | 10 décembre 2009
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Je suis profondément touché et honoré de ce que vous me dites, mon cher iPidiblue !
(Je ne suis pas assez naïf pour ne pas envisager l'éventualité d'une flatterie de votre part, mais, à tout prendre, je préfère de loin n'envisager que l'hypothèse la plus aimable.)
Afin de dissiper tout doute sur un point, je précise que je n'ai jamais été sollicité pour me prêter à des expérimentations des théories fumeuses des "sciences" de l'éducation quand j'étais en activité.
J'aurais rué dans les brancards.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 décembre 2009

Je me contente d'être un instituteur (de droite) utilisant une méthode syllabique avec mes élèves, c'est déjà une position suffisamment extrême par les temps qui courent...

Ecrit par : Guillaume | 10 décembre 2009
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Vous avez toute mon estime pour votre utilisation de la méthode syllabique car elle m'a réussi, ainsi qu'à bien des enfants nés dans les années 1940.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 décembre 2009

On croit toujours toucher le fond et puis...

http://www.youtube.com/watch?v=gmt2nh-WroQ&feature=player_embedded#at=69

Écrit par : Guillaume | 10 décembre 2009

"L'assimilation du mot latin forum au français a construit le pluriel forums couramment usité et indiqué dans les dictionnaires modernes comme le seul pluriel possible de forum. Néanmoins, on rencontre encore parfois le pluriel latin fora, mentionné dans le Grand Dictionnaire encyclopédique Larousse, qui survit encore dans certains endroits (ex : Iut de Blagnac) bien qu'étant donné comme inusité à la fin du XXe siècle."
source: wiki

bon, sur ce sujet d'importance : on lit très souvent ce pluriel sur les "forums/fora" du web...correct ces fora ou pas? ;)!

Écrit par : sisyphe | 10 décembre 2009

Je vous remercie cher Francis mais vous savez combien d'instits restent persuadés d'en utiliser une alors qu'ils ont une bonne mixte qui en laissera un grand nombre sur le carreau ou avec des retards tels qu'une honnête progression durant leur primaire sera impossible.
Je reste moi-même surpris par la vitesse d'apprentissage, tous déchiffrent quasiment sans erreur, les trois-quarts avec une grande aisance, 6,7 ne sont pas loin d'une lecture fluide honnête.
Petite dictée tous les vendredis :
La semaine dernière :

ta sé lui je du
faro lèche la loche
je pèle ma pomme
tu lis la liste
il avale sa tomate

La semaine d'avant
ne sui rio ni pio
faro dormira à minuit
léa a ramassé le lys fané
il ne lachera pas la jupe
je lui donne une anémone

On peut faire la distinction entre les verbes et les noms, le masculin, le féminin, les temps de conjugaison (passé, présent, futur).

Bref, merci Sommer et Cuche.

Écrit par : Guillaume | 10 décembre 2009

Oh my God, ILS sont revenus...les mêmes trucs qu'il y a 15 ans et que personne n'a jamais utilisé...

http://ww2.ac-poitiers.fr/apprend/IMG/doc/lcjpr.doc

Ô Misère...décrépitude et désespoir! Je sombre dans la mélancolie. Je HAIS ces fiches. L'heure du choix a sonné : ou je suis le troupeau ou je saborde mon avancement. Encore 25 ans?

:( :( :( :(

Écrit par : sisyphe | 10 décembre 2009

Dobolino...
Si je suis bien votre esprit de simplette, vous me qualifiez à la fois de national-socialiste et de monarchiste légitimiste, oubliant sans doute, vu la faiblesesse de vos connaissances historiques, que ces deux positions étaient antinomiques.
Navrante à un point ...(Godwin ou pas).

Ecrit par : Guillaume | 10 décembre 2009
Mais, ce n'est pas moi ! C'est vous que je cite !

Un troll aurait-il emprunté votre pseudo pour que vous ne reconnaissiez pas vos propres mots que je cite ?

Je me demandais depuis quelques jours si vous étiez monarchiste, vous posai la question et VOUS me détrompâtes le 03/12/2009 en m'annonçant que vous étiez franchement national-socialiste.

Je ne vois pas en quoi je suis simplette, n'ayant pu que lire vos propos soigneusement édulcorés écrits sur ce blog, propos qui pouvaient être trompeurs et induire en erreur une personne comme moi, qui cherche toujours à trouver du bon en chacun et une raison de lui donner de l'amour, de la considération et de l'affection.
Je suis naïve, affectueuse, généreuse mais pas simplette. C'est vous qui me contraignez à la haine et au rejet, sentiments négatifs qui me troublent et me peinent encore plus quand je me vois contrainte de les éprouver à l'égard d'un de mes frères humains que quand on les éprouve à mon égard.

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2009

L’ECJS ne disparaît dans cette réforme ! Youkaïdi, aïdi, aïda !

Cette « non discipline fondamentale » n’appartenant à personne, elle permettra de boucher les trous. Comme dans mon bahut où les profs de physique s’y collent et organisent des « débats citoyens ».

Vive la réforme permanente à fond de train : ½ de MV2 vers le mur ?
Voilà que je fais de la physique ;)

Écrit par : P. Lariba | 10 décembre 2009

information@education.gouv.fr

Prière de ne pas spammer.

Bien d'accord. Ils faut se montrer raisonnable.

Écrit par : dugong | 10 décembre 2009

"Comme dans mon bahut où les profs de physique s’y collent et organisent des « débats citoyens ».
Vive la réforme permanente à fond de train : ½ de MV2 vers le mur ?
Voilà que je fais de la physique ;)" P. Lariba

Sans charre ? Ils ont osé ?

le lance-flamme citoyen, ils connaissent ?

Écrit par : dugong | 10 décembre 2009

Vous avez toute mon estime pour votre utilisation de la méthode syllabique car elle m'a réussi, ainsi qu'à bien des enfants nés dans les années 1940.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 décembre 2009

Et pour ça, Francis, vous avez de l'estime ? Peut-être trouvez-vous ça charmant et humoristique ? Vous vous en foutez, peut-être ? Moi pas ! Il y a eu trop de morts à Auschwitz dans ma famille, trop de dégâts, pour que je puisse le tolérer et tolérer ceux qui trouvent ça charmant et anodin, comme vous.
Vous auriez de l'estime pour l'école du III° Reich si on vous annonçait qu'elle usait de la méthode syllabique ?


Citation de Guillaume, le 03/12/09
-----------------------------------------

Vous avez remarqué que je ne portais pas la Révolution dans mon coeur mais, voyez-vous c'est congénital, j'ai baigné très tôt dans le bain de l'Histoire, date de naissance : mai 68, prénom choisi par mon agrégé de père (Histoire moderne, ceci expliquant cela), les terres de mon enfance ? entre Formigny, la Tapisserie et Omaha Beach où je fais chaque année d'homériques parties de volley.
De là à faire de moi un légitimiste...monarchiste utopique peut-être... à mes heures perdues...Enfin, vous pouvez toujours faire le pied de grue rue Pasquier le 21 janvier pour m'y apercevoir, ce sera en pure perte: j'ai un peu de mal avec les tradis.

National-socialiste, franchement.



Ecrit par : Guillaume | 03 décembre 2009


C'est quoi, cette pâtée, ce consensus mou, qui fait qu'ici personne ne se gendarme quand un blogueur annonce qu'il est national-socialiste. Vous êtes tous fous, ou quoi ?

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2009

"C'est quoi, cette pâtée, ce consensus mou, qui fait qu'ici personne ne se gendarme quand un blogueur annonce qu'il est national-socialiste. Vous êtes tous fous, ou quoi ?"

Non, simplement prérévolutionnaires attentistes

Écrit par : dugong | 10 décembre 2009

C'est quoi, cette pâtée, ce consensus mou, qui fait qu'ici personne ne se gendarme quand un blogueur annonce qu'il est national-socialiste. Vous êtes tous fous, ou quoi ?

Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2009

Ben, où est le problème ?

Écrit par : membre honoraire du Ku Klux Klan | 10 décembre 2009

Je dis et je le répète : il fallait comprendre National-socialiste, franchement... c'est n'importe quoi...vous y croyez une seconde...quelle affirmation débile, je ne sais...
Maintenant, désolé de n'avoir pas été plus clair.

"C'est vous qui me contraignez à la haine et au rejet, sentiments négatifs qui me troublent et me peinent encore plus quand je me vois contrainte de les éprouver à l'égard d'un de mes frères humains que quand on les éprouve à mon égard."

Oh, non...Epargnez-moi votre laïus humaniste bobo à deux balles. J'ai déjà eu le clip de l'UMP, là c'est trop pour ce soir.

Écrit par : Guillaume | 10 décembre 2009

"C'est quoi, cette pâtée, ce consensus mou, qui fait qu'ici personne ne se gendarme quand un blogueur annonce qu'il est national-socialiste. Vous êtes tous fous, ou quoi ?"

Mais vous êtes c... ou quoi ?

Écrit par : Guillaume | 10 décembre 2009

Ou alors, serions-nous à la veille des accords de Munich ?

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2009

"Il y a eu trop de morts à Auschwitz dans ma famille, trop de dégâts, pour que je puisse le tolérer et tolérer ceux qui trouvent ça charmant et anodin, comme vous."

Vous avez mal compris mes mots, je ne me suis pas assez bien exprimé sans doute mais de là à rentrer dans votre délire.
Franchement...

Francis, que j'ai fréquenté à une époque sur un autre forum pourrait témoigner qu'à aucun moment mes propos n'ont ainsi dérapé.

Écrit par : Guillaume | 10 décembre 2009

Allô, profs de base en collège? Z'en pensez quoi de ce socle et de ces fiches à remplir?

Écrit par : sisyphe | 10 décembre 2009

Je dis et je le répète : il fallait comprendre National-socialiste, franchement... c'est n'importe quoi...vous y croyez une seconde...quelle affirmation débile, je ne sais...
Maintenant, désolé de n'avoir pas été plus clair.


Ecrit par : Guillaume | 10 décembre 2009


Si vous voulez qu'on le lise comme ça, en changeant l'intonation. Vous auriez dû mettre un smiley ou me détromper le 03/12 et non le 07/12.
Si c'était vraiment le sens premier, vous devriez faire attention à ce que vous écrivez.

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2009

"C'est vous qui me contraignez à la haine et au rejet, sentiments négatifs qui me troublent et me peinent encore plus quand je me vois contrainte de les éprouver à l'égard d'un de mes frères humains que quand on les éprouve à mon égard."

Oh, non...Epargnez-moi votre laïus humaniste bobo à deux balles. J'ai déjà eu le clip de l'UMP, là c'est trop pour ce soir.

Ecrit par : Guillaume | 10 décembre 2009


Moi aussi ! Ça m'a inspirée...

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2009

"Vous avez remarqué que je ne portais pas la Révolution dans mon coeur mais, voyez-vous c'est congénital, j'ai baigné très tôt dans le bain de l'Histoire, date de naissance : mai 68, prénom choisi par mon agrégé de père (Histoire moderne, ceci expliquant cela), les terres de mon enfance ? entre Formigny, la Tapisserie et Omaha Beach où je fais chaque année d'homériques parties de volley."

Ceci est incompatible avec une quelconque nostalgie Troisième Reich, vous ne le comprenez donc pas ?
Omaha Beach... Vous connaissez ce nom et pas seulement par le film de Spielberg ?
Avoir passé son enfance à deux cent mètres du cimetière de Colleville que j'ai parcouru en long en large des dizaines et des dizaines de fois et me soupçonner de telles sympathies, c'est simplement grotesque.
Le grand-père a fait ses 4 ans de captivité et j'aurais fait le salut hitlérien devant ma grand-mère ? Mon père s'était déjà pris une monumentale baffe à l'époque pour avoir fait un tour de side-car.

Écrit par : Guillaume | 10 décembre 2009

@ Guillaume, dobolino etc :
Vos querelles intestines me font ch... ! Pouvez pas régler çà en tête à tête ou par MP?

Écrit par : sisyphe | 10 décembre 2009

deux cents

Écrit par : Guillaume | 10 décembre 2009

Regardez, Guillaume ! Vous écrivez comme une patate !



National-socialiste, franchement.



Ecrit par : Guillaume | 03 décembre 2009

Vous auriez dû, si votre version annoncée ce jour, 10/12, est la bonne, ce que j'aimerais croire, ponctuer différemment: soit trois points de suspension, soit une ligne de points d'exclamation. Le point, lui, conclut positivement. Il s'agit d'une phrase non verbale déclarative. Que les professeurs de français me détrompent le cas échéant.

Admettons que le fait d'être instituteur en CP vous ai fait oublier le sens des signes de ponctuation.

National-socialiste, franchement.
National-socialiste ? Franchement !!!
Deux phrases dont la ponctuation donne le sens.

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2009

@ Guillaume, dobolino etc :
Vos querelles intestines me font ch... ! Pouvez pas régler çà en tête à tête ou par MP?

Ecrit par : sisyphe | 10 décembre 2009
Non ! Car ce n'était pas une querelle intestine.

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2009

Ceci est incompatible avec une quelconque nostalgie Troisième Reich, vous ne le comprenez donc pas ?
Omaha Beach... Vous connaissez ce nom et pas seulement par le film de Spielberg ?
Avoir passé son enfance à deux cent mètres du cimetière de Colleville que j'ai parcouru en long en large des dizaines et des dizaines de fois et me soupçonner de telles sympathies, c'est simplement grotesque.

Ecrit par : Guillaume | 10 décembre 2009

Je ne vois pas où est l'incompatibilité !

Après tout, François Mitterrand a bien réussi à rendre hommage un 08/05/95, devant les dignitaires allemands médusés, au courage des soldats de la Wehrmacht durant la seconde guerre mondiale.

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2009

C'est plus de la diarrhée, c'est de la constipation vous deux. Ah, si j'étais modo...raus!

Écrit par : sisyphe | 10 décembre 2009

"Comme dans mon bahut où les profs de physique s’y collent et organisent des « débats citoyens ».

Les profs de physique font de l'ECJS pour garder leurs postes. J'avoue que je ne surveille pas ce qu'ils font dans le détail mais s'ils appliquent les consignes, ils doivent se lancer dans le fameux débat cher à Meirieu.

Quant à moi, je confesse que je fais de l'hist-géo pendant mes heures d'ECJS, ne me dénoncez pas ;))

Écrit par : P. Lariba | 10 décembre 2009

Discours de Berlin, 8 mai 1995, Service de presse de la Présidence : « Je ne suis pas venu ici célébrer la victoire dont je me suis réjoui pour mon pays en 1945. Je ne suis pas venu souligner une défaite, parce que j’ai su ce qu’il y avait de fort dans le peuple allemand, ses vertus, son courage – et peu importe son uniforme, et même l’idéologie qui habitait l’esprit de ces soldats qui allaient mourir en si grand nombre. Ils étaient courageux. Ils acceptaient la perte de leur vie. Pour une cause mauvaise, mais leur geste n’avait rien à voir avec cela. Il faut s’en rendre compte ».

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2009

Quant à moi, je confesse que je fais de l'hist-géo pendant mes heures d'ECJS, ne me dénoncez pas ;))

Ecrit par : P. Lariba | 10 décembre 2009

J'ai l'impression que vous n'êtes pas le seul si j'en crois les treize années de scolarité secondaire de mes deux enfants ...
Pas vu, pas pris !
Continuez, Lariba, je vous pince l'oreille et beaucoup d'élèves et de parents avec moi. Et soyez strict et exigeants avec vos futurs Estrosi.

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2009

C'est plus de la diarrhée, c'est de la constipation vous deux. Ah, si j'étais modo...raus!

Ecrit par : sisyphe | 10 décembre 2009
Ah non, Sisyphe, huile de ricin !
Et si vous ne savez pas pourquoi je dis ça, ce que je crains, demandez à Lariba, c'est son boulot de vous l'expliquer.

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2009

Citation de Guillaume, le 03/12/09
-----------------------------------------

Vous avez remarqué que je ne portais pas la Révolution dans mon coeur mais, voyez-vous c'est congénital, j'ai baigné très tôt dans le bain de l'Histoire, date de naissance : mai 68, prénom choisi par mon agrégé de père (Histoire moderne, ceci expliquant cela), les terres de mon enfance ? entre Formigny, la Tapisserie et Omaha Beach où je fais chaque année d'homériques parties de volley.
De là à faire de moi un légitimiste...monarchiste utopique peut-être... à mes heures perdues...Enfin, vous pouvez toujours faire le pied de grue rue Pasquier le 21 janvier pour m'y apercevoir, ce sera en pure perte: j'ai un peu de mal avec les tradis.

National-socialiste, franchement.



Ecrit par : Guillaume | 03 décembre 2009


C'est quoi, cette pâtée, ce consensus mou, qui fait qu'ici personne ne se gendarme quand un blogueur annonce qu'il est national-socialiste. Vous êtes tous fous, ou quoi ?

Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2009


Dobolino, le pb de ce blog, c'est un manque de smiley.
La dernière phrase de Guillaume que tu n'as pas comprise, ma cocotte, méritait un smiley en train de vomir, .........grrrrrrrrr. Guillaume n'a pas annoncé qu'il était national-socialiste, c'est uniquement une très mauvaise interpétation.
Allons, allons ..................

Écrit par : carole | 10 décembre 2009

Oh my God, ILS sont revenus...les mêmes trucs qu'il y a 15 ans et que personne n'a jamais utilisé...

http://ww2.ac-poitiers.fr/apprend/IMG/doc/lcjpr.doc
sisyphe

Si tout le monde se refusait à utiliser ces tableaux débiles élaborés par ces branleurs du ministère, ils tomberaient aux oubliettes.

Bon courage, Sisyphe, pour les é( ans qui vous restent à trimer sous l'oeil de ces malfaisants inoccupés.

Ces ceux-là qu'on devrait supprimer, et non les enseignants.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2009

Pétition contre le projet de réforme du lycée.

le S.NA.L.C. appelle à signer la pétition mise en ligne ce jour.

Elle s’inscrit dans un cadre intersyndical, et selon nos vœux est accessible sur un site « neutre ».

Quelques associations de spécialistes se joignent à nous pour appeler à réagir contre cette réforme.

Il est souhaitable qu’elle recueille très vite un large nombre de signatures.

Vous pouvez la trouver à l'adresse suivante : http://www.pascettereformedeslycees.org/

Écrit par : Robin | 10 décembre 2009

Robin,
Le lien pour confirmer la signature de cette pétition ne marche pas.

Écrit par : mihailovich | 10 décembre 2009

Robin,
Le lien pour confirmer la signature de cette pétition ne marche pas.

Ecrit par : mihailovich | 10 décembre 2009

Moi, ça marche. Jetez votre ordinateur par la fenêtre. Quelquefois, après, ça marche mieux... Sinon, au moins, ça détend. ;O))

Écrit par : Robin | 10 décembre 2009

Dobolino, le pb de ce blog, c'est un manque de smiley.
La dernière phrase de Guillaume que tu n'as pas comprise, ma cocotte, méritait un smiley en train de vomir, .........grrrrrrrrr. Guillaume n'a pas annoncé qu'il était national-socialiste, c'est uniquement une très mauvaise interpétation.
Allons, allons ..................

Ecrit par : carole | 10 décembre 2009
Dites donc, ma bichette, je ne savais pas que nous avions gardé les cochons ensemble ? Serait-ce un oubli de ma part ?

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2009

Vous croyez vraiment que ça sert à quelque chose, de signer des pétitions ?

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2009

@ mihailovich

Et avec celui-là ?

http://www.pascettereformedeslycees.org/

Écrit par : Robin | 10 décembre 2009

Vous croyez vraiment que ça sert à quelque chose, de signer des pétitions ?

Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2009

Non, pas plus que de jeter les ordinateurs par la fenêtre, mais au moins, ça détend. ;-))

Écrit par : Robin | 10 décembre 2009

Moi, ça marche. Jetez votre ordinateur par la fenêtre. Quelquefois, après, ça marche mieux... Sinon, au moins, ça détend. ;O))

Ecrit par : Robin | 10 décembre 2009 C'est vrai que parfois, ça démange ! ;O))

Écrit par : mihailovich | 10 décembre 2009

Je me contente d'être un instituteur (de droite) utilisant une méthode syllabique avec mes élèves, c'est déjà une position suffisamment extrême par les temps qui courent...

Ecrit par : Guillaume | 10 décembre 2009
---
Vous avez toute mon estime pour votre utilisation de la méthode syllabique car elle m'a réussi, ainsi qu'à bien des enfants nés dans les années 1940.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 décembre 2009

Vous n'avez pas honte, Francis, de féliciter un instituteur de droite ? ;O))

... qui n'est même pas professeurdézécoles.

Ca existe ça un instituteur de droite ?

Écrit par : Robin | 10 décembre 2009

Sinon, il y en a un que ça me démange drôlement de "réduire d'une dimension". Jugez-en plutôt :

http://www.lefigaro.fr/le-talk/2009/12/09/01021-20091209ARTFIG00497-posez-vos-questions-a-luc-ferry-.php

Écrit par : mihailovich | 10 décembre 2009

Une fourmi de dix-huit mètres

Une fourmi de dix-huit mètres
avec un chapeau sur la tête
ça n'existe pas, ça n'existe pas
Une fourmi traînant un char
plein de pingouins et de canards
ça n'existe pas, ça n'existe pas
Une fourmi parlant français
parlant latin et javanais
ça n'existe pas, ça n'existe pas
eh ! et pourquoi pas !

Robert Desnos

Un instituteur de droite
Ca n'existe pas, ça n'existe pas...
eh ! et pourquoi pas !

Écrit par : Robin | 10 décembre 2009

Et pendant ce temps-là, notre pauvre Johnny ...
D'ici peu, si Sarko n'arrive pas à mettre les restes de Camus au Panthéon, il pourra y mettre des restes tout frais sous les applaudissements de la Patrie émue et reconnaissante.

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2009

Ecrit par : carole | 10 décembre 2009
Dites donc, ma bichette, je ne savais pas que nous avions gardé les cochons ensemble ? Serait-ce un oubli de ma part ?

Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2009

Pour cause, je n'ai jamais gardé les cochons.

Écrit par : carole | 10 décembre 2009

Ca existe ça un instituteur de droite ?

Ecrit par : Robin | 10 décembre 2009
Oui ! Dans le privé ! ;)))
Un instituteur de droite, avé les brodequins, les bas, le chapeau tyrolien et la culotte de peau bavaroise.

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2009

J'ai déjà eu le clip de l'UMP, là c'est trop pour ce soir.

Ecrit par : Guillaume | 10 décembre 2009

Alors-là, je ne peux qu'être d'accord avec Guillaume ! Quelle rigolade, (jaune). Frédéric Lefèbvre en pop-star, les cheveux au vent... Wharf !!

Écrit par : Christophe Sibille | 10 décembre 2009

La peau de juif, Robin ! C'est plus souple ! Ça vaut largement la peau d'anguille !
OK, je sors ...

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2009

"Oh my God, ILS sont revenus...les mêmes trucs qu'il y a 15 ans et que personne n'a jamais utilisé...

- Si tout le monde se refusait à utiliser ces tableaux débiles élaborés par ces branleurs du ministère, ils tomberaient aux oubliettes."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2009

Et là, je suis à fond d'accord avec Sisyphe et Anne-Marie... Quelle misère ! On en a des semblables à remplir pour les PE... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 10 décembre 2009

Sinon, il y en a un que ça me démange drôlement de "réduire d'une dimension". Jugez-en plutôt :

http://www.lefigaro.fr/le-talk/2009/12/09/01021-20091209ARTFIG00497-posez-vos-questions-a-luc-ferry-.php

Ecrit par : mihailovich | 10 décembre 2009

Oui, mais sur la réduction des horaires du primaire sous Darcos, moi, je ne lui couperais pas la tête.

Écrit par : Robin | 10 décembre 2009

Bon, la réforme est passée, avec vote positif du SE-UNSA, et abstention de dernière minute du SGEN, pour lequel le maintien d'une option HG en TS ne passait toujours pas — ils auraient préféré qu'il n'y ait rien du tout.
Les amendements de la FCPE sont passés comme une lettre à la poste — en échange de leur vote : tous les élèves ont désormais droit à un tutorat. Ça fait de nous… quoi, exactement ? Des managers de jardins d'enfants ?
SNALC / SNES / SUD / CGT ont voté contre. Mais ils ne sont jamais parvenus à avoir la majorité. Qu'on se le dise : quand vous savez gérer votre conseil d'administration, vous n'avez jamais de surprise des petits porteurs — même quand lesdits petits porteurs sont majoritaires dans la profession.
Et les lycéens ont tortillé du cul pendant 8 heures (ça s'est terminé vers 10 heures). Leurs petits copains vont leur mettre une grosse tête.
JPB

Écrit par : brighelli | 10 décembre 2009

Et pendant ce temps-là, notre pauvre Johnny ...
D'ici peu, si Sarko n'arrive pas à mettre les restes de Camus au Panthéon, il pourra y mettre des restes tout frais sous les applaudissements de la Patrie émue et reconnaissante.

Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2009

Emue, peut-être, reconnaissante, c'est à voir.

Les restes de Johnny entrant au Panthéon accompagnées par la chanson des pops stars de l'UMP.

Un grand moment en perspective !

Écrit par : Robin | 10 décembre 2009

Tristes nouvelles, Jean-Paul.
Il va y avoir du monde dans la rue.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 décembre 2009

Et les lycéens ont tortillé du cul pendant 8 heures (ça s'est terminé vers 10 heures). Leurs petits copains vont leur mettre une grosse tête.
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 décembre 2009

Pas sûr du tout. Une matière et du boulot en moins, les lycéens seront d'accord. Ils savent déjà que l'EA de français est de la rigolade, donc ils sont majoritairement pour une EA d'H-G. qui sera aussi de la rigolade.
Châtel prépare habilement le vote des d'jeuns pour Sarko.

Écrit par : guy morel | 10 décembre 2009

Robin,
Ferry nous prend pour des c... :
- il parle de renforcer les humanités, alors-même qu'il sait très bien qu'on enlève des heures dans ces mêmes matières littéraires !!!
- il instrumentalise les parents d'élèves (ces pauvres chéris ont décidément trop d'heures de cours...).
-son opposition entre le primaire (pas assez d'heures de cours) et le lycée (il y en aurait trop) ne tient pas la route.
Il parle d'autonomie des lycéens qui est vaste fumisterie quand on connaît un peu leur niveau actuel,
- enfin, il tape sur "l'élitisme" de la filière S, lui-aussi, et ressort le même discours misérabiliste sur les "héritiers" et les "opprimés".

Je m'arrête là...

Écrit par : mihailovich | 10 décembre 2009

Tristes nouvelles, Jean-Paul.
Il va y avoir du monde dans la rue.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 décembre 2009

ça, c'est clair...

Écrit par : mihailovich | 10 décembre 2009

Pas sûr du tout. Une matière et du boulot en moins, les lycéens seront d'accord. Ils savent déjà que l'EA de français est de la rigolade, donc ils sont majoritairement pour une EA d'H-G. qui sera aussi de la rigolade.
Châtel prépare habilement le vote des d'jeuns pour Sarko.

Ecrit par : guy morel | 10 décembre 2009


Des djeun's...mais aussi (et surtout...) de leurs parents !
Voir le PEEP-show de tantôt (elle est bien bonne, celle-là !) ;O))

Écrit par : mihailovich | 10 décembre 2009

Tristes nouvelles, Jean-Paul.
Il va y avoir du monde dans la rue.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 décembre 2009

ça, c'est clair...
Ecrit par : mihailovich | 10 décembre 2009

Au chocolat...

Écrit par : guy morel | 10 décembre 2009

Robin,
Ferry nous prend pour des c... :
- il parle de renforcer les humanités, alors-même qu'il sait très bien qu'on enlève des heures dans ces mêmes matières littéraires !!!
- il instrumentalise les parents d'élèves (ces pauvres chéris ont décidément trop d'heures de cours...).
-son opposition entre le primaire (pas assez d'heures de cours) et le lycée (il y en aurait trop) ne tient pas la route.
Il parle d'autonomie des lycéens qui est vaste fumisterie quand on connaît un peu leur niveau actuel,
- enfin, il tape sur "l'élitisme" de la filière S, lui-aussi, et ressort le même discours misérabiliste sur les "héritiers" et les "opprimés".

Je m'arrête là...

Ecrit par : mihailovich | 10 décembre 2009

Oui, je sais bien. Ça n'est pas pour rien qu'il a fait cause commune avec Meirieu.

(C'est Chatel qui lui a fait sa permanente ?)

Écrit par : Robin | 10 décembre 2009

... Parce qu'il le vaut bien ! ;O)

Écrit par : Robin | 10 décembre 2009

La peau de juif, Robin ! C'est plus souple ! Ça vaut largement la peau d'anguille !
OK, je sors ...

Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2009

Est-ce qu'ils épargnent les juifs syndiqués au SNALC ? ;O))

Écrit par : Robin | 10 décembre 2009

Ou est-ce qu'ils s'assoient dessus ?

Écrit par : Robin | 10 décembre 2009

Bon, je sors aussi !

Écrit par : Robin | 10 décembre 2009

Vous avez toute mon estime pour votre utilisation de la méthode syllabique car elle m'a réussi, ainsi qu'à bien des enfants nés dans les années 1940.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 décembre 2009

Vous n'avez pas honte, Francis, de féliciter un instituteur de droite ? ;O))

... qui n'est même pas professeurdézécoles.

Ca existe ça un instituteur de droite ?

Ecrit par : Robin | 10 décembre 2009
---
Cher Robin, un instituteur (de droite) qui enseigne la lecture avec la méthode syllabique a droit à mon estime, bien que je sois de gauche. Je ne rejette pas systématiquement toutes les personnes qui n'ont pas les mêmes idées politiques que moi.
Si tout le monde était de gauche, ça me manquerait, la droite. :-)
Être de droite n'est pas une malédiction divine. Être de gauche non plus.
À un instituteur qui enseigne la lecture à mon enfant, je suis reconnaissant d'utiliser la méthode syllabique. Son positionnement politique m'est indifférent.
Malgré toutes les erreurs commises par la gauche depuis 1981, je suis un homme de gauche et le reste.
La droite, elle, ne commet pas d'erreur : elle promet qu'elle va favoriser les nantis et tient parole. Elle promet aussi qu'elle va faire le bonheur des mal lotis (il y en a qui votent à droite), et ne tient pas cette promesse-là, mais ça, ce n'est pas une erreur.
Les 53 % d'électeurs qui ont voté Sarkozy au deuxième tour de 2007 étaient tous de droite (à moins qu'ils aient été en partie des déçus de la gauche) et n'étaient pas tous des riches, des nantis.
C'est leur problème. Pas le mien.
Et puis il y a des gens qui disent qu'ils sont de tel bord et mentent. Qu'est-ce qui prouve que je suis de gauche comme je ne cesse de le prétendre, hein ? ;-)
Vous n'êtes pas vraiment fâché contre moi, n'est-ce pas, Robin ?
C'était juste un froncement de sourcil réprobateur que vous m'avez envoyé là. Je ne voudrais pour rien au monde me fâcher avec vous ! Je vous aime bien depuis le début et ne changerai pas d'attitude envers vous, quoi qu'il arrive.
Ah ! je n'avais pas vu le large sourire et le clin d'œil !
Comme je suis distrait ! Ouf ! tout va bien.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 décembre 2009

- enfin, il tape sur "l'élitisme" de la filière S, lui-aussi, et ressort le même discours misérabiliste sur les "héritiers" et les "opprimés".

Je m'arrête là...

Ecrit par : mihailovich | 10 décembre 2009
Quand je disais que l'"élitisme" est une notion pourrie...propre à entretenir les plus mauvais débats.

Écrit par : guy morel | 10 décembre 2009

Francis, que j'ai fréquenté à une époque sur un autre forum pourrait témoigner qu'à aucun moment mes propos n'ont ainsi dérapé.

Ecrit par : Guillaume | 10 décembre 2009
---
Ah bon ? Sous un autre pseudo, alors ?
Je n'ai jamais réalisé que je vous avais fréquenté sur le forum auquel je pense. Mais peut-être me trompé-je de forum. J'en ai fréquenté deux. J'ai définitivement cessé d'aller sur celui de France 2 éducation où j'avais trouvé des interlocuteurs estimables, et d'autres, infréquentables. Mais je vais toujours, de manière épisodique, sur un forum sympathique.
Eh bien, bonsoir, Guillaume ! :-)
Je ne peux pas témoigner en votre faveur tant que je ne sais pas qui vous êtes. Votre ancien pseudo suffirait.
En raison des erreurs d'interprétation commises par certains d'entre nous, il est souhaitable que nous ne nous exprimions pas à demi-mot, mais bien plutôt de manière explicite.
Nos interlocuteurs ne voient pas l'expression de notre visage, n'entendent pas l'intonation de notre voix, et cela manque. Il faut donc compenser cela par des messages extrêmement clairs.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 décembre 2009

"Quant à moi, je confesse que je fais de l'hist-géo pendant mes heures d'ECJS, ne me dénoncez pas ;))" P. Lariba

Et moi, des maths en MPI.

J'ai connu un prof qui avec une heure de "vie de classe", vous sortait 30 exercices de derrière les fagots. Un magicien !

Vivement que les savoirs soient totalement prohibés pour qu'on puisse monter une contrebande. On ne s'ennuiera pas.

En face, on n'est pas à la veille de trouver un Eliot Ness. Ce sera plutôt l'ambiance milicienne, l'efficacité et les tractions en moins.

Écrit par : dugong | 11 décembre 2009

On aurait de l'allant au Bic...

Écrit par : dugong | 11 décembre 2009

Dugong est trop fort…
JPB

Écrit par : brighelli | 11 décembre 2009

Nos interlocuteurs ne voient pas l'expression de notre visage, n'entendent pas l'intonation de notre voix, et cela manque. Il faut donc compenser cela par des messages extrêmement clairs.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 décembre 2009

Ou des smileyz que perso j'oublie régulièrement.

Écrit par : nicolas | 11 décembre 2009

1) J'ai connu un prof qui avec une heure de "vie de classe", vous sortait 30 exercices de derrière les fagots. Un magicien !

2) Vivement que les savoirs soient totalement prohibés pour qu'on puisse monter une contrebande. On ne s'ennuiera pas.

En face, on n'est pas à la veille de trouver un Eliot Ness. Ce sera plutôt l'ambiance milicienne, l'efficacité et les tractions en moins. Ecrit par : dugong | 11 décembre 2009

1) On a tous connu des profs obsédés des contenus, incapables de se décontracter face à "l'activité". C'est carrément insupportable.
2) Il me semble qu'avec tout ce qui s'est écrit sur ce blog (et spécialement avant Darcos), ne témoignait pas dans le sens
d'un renforcement des savoirs de la part des nouveaux profs
ni d'exigences dans ce domaine de la part des inspecteurs. Pour ne pas parler des programmes. Alors considérer un avenir de prohibition totale alors qu'elle est déjà là...
3) Excellent, le coup de la contrebande. On n'a plus qu'à utiliser ce blog pour faire passer les messages codés de résistance : lieux et heures des cours clandestins, etc.
En vertu de lois économiques bien connues, la rareté de l'offre (et encore, aujourd'hui c'est Byzance !) faisant monter les prix, je ne vous raconte pas le remplissage de l'escarcelle...

Écrit par : nicolas | 11 décembre 2009

Un article inepte, exemplaire de ce que les "journaux" peuvent sortir à l'heure actuelle.

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/12/10/les-americains-consomment-en-moyenne-100-000-mots-par-jour_1278919_651865.html

Typique des bruits de bouche qu'on peut produire avec un concept mou comme "information". Si déjà on daignait déjà consentir qu'une information suppose un récepteur demandeur...

L'insignifiance de la production de certains "universitaires" est stupéfiante. Que des journaleux soient attirés par ça comme des lapins par des phares de bagnole ne l'est pas moins.

Tant qu'à faire du comptage, on pourrait aussi chercher à évaluer le nombre de traits gazeux émis par les divers orifices de la population américaine en une année. Avec cette interrogation ontologique : un rot compte-t-il comme un mot * ?

Au Monde, ils doivent confusément se douter de la vacuité du contenu puisqu'ils n'ont même pas osé signer. A moins qu'ils y voient la quintessence de la production intellectuelle du dit canard et qu'ils aient cherché à la collectiviser pour que l'admiration pantoise des lecteurs rejaillisse sur tous ?

* et un pet comme un met (succulent, accéléré par féculence)

Écrit par : dugong | 11 décembre 2009

Ah bon ? Sous un autre pseudo, alors ?
Je n'ai jamais réalisé que je vous avais fréquenté sur le forum auquel je pense. Mais peut-être me trompé-je de forum. J'en ai fréquenté deux. J'ai définitivement cessé d'aller sur celui de France 2 éducation où j'avais trouvé des interlocuteurs estimables, et d'autres, infréquentables. Mais je vais toujours, de manière épisodique, sur un forum sympathique.
Eh bien, bonsoir, Guillaume ! :-)

Un instituteur

Écrit par : Guillaume | 11 décembre 2009

Quand je disais que l'"élitisme" est une notion pourrie...propre à entretenir les plus mauvais débats.

Ecrit par : guy morel | 10 décembre 2009

Tel que l'entendent ces gens-là, ce terme ne veut strictement rien dire.
Dès que vous apprenez un savoir à quelqu'un, vous êtes catalogué "élitiste" ? Eh bien, soyons élitistes, alors !!! ;-)

Écrit par : mihailovich | 11 décembre 2009

Et puis il y a des gens qui disent qu'ils sont de tel bord et mentent. Qu'est-ce qui prouve que je suis de gauche comme je ne cesse de le prétendre, hein ? ;-)
Vous n'êtes pas vraiment fâché contre moi, n'est-ce pas, Robin ?
C'était juste un froncement de sourcil réprobateur que vous m'avez envoyé là. Je ne voudrais pour rien au monde me fâcher avec vous ! Je vous aime bien depuis le début et ne changerai pas d'attitude envers vous, quoi qu'il arrive.
Ah ! je n'avais pas vu le large sourire et le clin d'œil !
Comme je suis distrait ! Ouf ! tout va bien.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 décembre 2009

Je suis bien chagriné en vous lisant ce matin que vous ayez pensé, ne fût-ce qu'un seul instant, que j'étais fâché contre vous. Je ne vous aime pas, Francis, je vous adore ! (je ne sais pas si je dois mettre un smiley).

Écrit par : Robin | 11 décembre 2009

Luc Ferry n'a jamais enseigné et je crois aussi que pour des raisons de santé, du moins d'après ce que j'ai compris, il n'a jamais été à l'école (il avait un précepteur à domicile) et ne s'est donc pas beaucoup frotté au "réel rugueux à étreindre" (Arthur Rimbaud).

Il est devenu ce que les Grecs appelaient un "sophiste", c'est-à-dire un homme qui met son intelligence philosophique (la sienne n'est pas négligeable) au service de sa "réussite" personnelle.

Il peut donc se permettre, étant provisoirement retiré des "affaires" de se moquer du clip de l'UMP, après avoir défendu la Réforme Chatel.

Si vous analysez lucidement le système à partir du terrain (méthode expérimentale), vous vous rendez compte que le lycée Chatel n'est que la conséquence inéluctable de la baisse du niveau.

Sur trente élèves, vous en avez cinq, tout au plus et en moyenne qui correspondent "à ce que l'on peut raisonnablement attendre d'un élève de troisième", alors que les recteurs ont reçu des ordres pour en faire passer les trois quarts en seconde.

Vous voyez un homme politique ou un responsable de l'Education nationale, de quelque bord qu'il soit, dire ça à la télévision ?

Écrit par : Robin | 11 décembre 2009

Francis, que j'ai fréquenté à une époque sur un autre forum pourrait témoigner qu'à aucun moment mes propos n'ont ainsi dérapé.

Ecrit par : Guillaume | 10 décembre 2009
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Ah bon ? Sous un autre pseudo, alors ?
Je n'ai jamais réalisé que je vous avais fréquenté sur le forum auquel je pense.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 décembre 2009

Un instituteur ? Sur forum éducation france 2 ?

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

Sur trente élèves, vous en avez cinq, tout au plus et en moyenne qui correspondent "à ce que l'on peut raisonnablement attendre d'un élève de troisième", alors que les recteurs ont reçu des ordres pour en faire passer les trois quarts en seconde.

Vous voyez un homme politique ou un responsable de l'Education nationale, de quelque bord qu'il soit, dire ça à la télévision ?

Ecrit par : Robin | 11 décembre 2009

La citation du jour : "... Personne ne peut soutenir que nos lycéens sont illettrés parce qu'ils passent une épreuve anticipée de français en première ! " Luc Chatel.
Ben si, justement...
Pour lire la suite de l'oréalien dékhonnage :
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Luc-Chatel-La-reforme-du-lycee-se-fera-_3635-1186211_actu.htm

Écrit par : Françoise Guichard | 11 décembre 2009

Ou des smileyz que perso j'oublie régulièrement.

Ecrit par : nicolas | 11 décembre 2009
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Oui ! et l'on peut ausssi ne pas remarquer les smileys mis par les autres personnes. Cela m'arrive.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 décembre 2009

Un instituteur ? Sur forum éducation france 2 ?

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2009
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Il y en a très probablement eu, Dobolino. En tout cas, certaines personnes se sont présentées comme telles. Il s'agissait de personnes plutôt au-dessus de la cinquantaine qu'en dessous, m'a-t-il semblé. Ces personnes écrivaient mieux que les personnes se disant professeurs des écoles (on ne peut jamais savoir si les gens sont sincères). Il y avait (il y est sans doute encore) un homme très agressif qui ne mettait quasiment que des copier/coller, et rien de sa main, peut-être de peur de faire des fautes. Un jour il a écrit "au détrimant". Je le lui ai fait remarquer, et il m'a répondu, piqué au vif, que l'orthographe n'avait pas d'importance et que ce qui importait, c'était le sens. Pour lui, les sciences de l'éducation étaient aussi inébranlables que la physique. C'était clairement un apôtre de M. Meirieu.
Ces "sciences de l'éducation", c'est une religion ! Cela profère des choses dont on peut vérifier la fausseté quotidiennement mais les adeptes fanatiques n'en démordent pas : on ne remet pas en cause la parole du curé.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 décembre 2009

Francis, "un instituteur", il n'y en avait qu'un...

Il y avait aussi "simplinstit" qui s'est fait traîté de "simplet" par l'agressif professionnel dont vous parlez...

Écrit par : Maminou | 11 décembre 2009

Pour ceux qui ont un peu de temps, jetez un coup d'oeil sur les commentaires de l'article publié dans l'Humanité à propos de la fronde des IUFM.

http://www.humanite.fr/Education-la-fronde-des-IUFM-se-durcit

Comme quoi, tous les lecteurs de ce journal de gauche ne sont pas forcément des adeptes du pédagogisme, comme on le lit ici souvent.

Écrit par : Buntov | 11 décembre 2009

Comme quoi, tous les lecteurs de ce journal de gauche ne sont pas forcément des adeptes du pédagogisme, comme on le lit ici souvent.

Ecrit par : Buntov | 11 décembre 2009


Il faudrait pour cela, Buntov, que ce journal ait encore des lecteurs ...

Écrit par : iPidiblue gauche toute | 11 décembre 2009

Au sujet de Luc Ferry, c'est un faux-cul.
Il a servi sous Jack Lang.
Il a signé, avec Xavier Darcos, dès qu'il a été nommé aux commandes de l'EN, un truc abominable : "le livret pour les maîtres du CP", du pur pédagogisme où la méthode globale est reine et maîtresse, à vomir de bout en bout. C'est du pur Goigoux et consorts.

"Plan de prévention contre l'illettrisme.
Lire au CP.
Repérer les difficultés pour mieux agir.
14 octobre 2002


Ex : "L'élève reconnaît-il (identification immédiate)les mots du répertoire de la classe ?"

"Se contente-t-il de repérer les mots reconnus sans chercher à construire du sens? Il échantillonne le texte, il va à la pêche aux mots."

"L'élève est-il obligé de déchiffrer faute de pouvoir s'appuyer sur l'image orthographique du mot?"

"L'élève parvient-il à se centrer sur la seule forme du mot?"

Écrit par : Anne-Marie Valette | 11 décembre 2009

Ah ! Anne-Marie Valette comme vous êtes injuste ... je me souviens encore de ma soeur qui avait été honorée en son lycée de Montgeron - coucou Brighelli ! - d'une visite du ministre en titre Luc Ferry et qui toute énamourée l'avait trouvé d'une belle allure ! Et puis enfin quand on s'appelle Ferry on ne peut pas être tout mauvais pour l'école publique ...

Écrit par : iPidiblue et lycée de Montgeron | 11 décembre 2009

Il se serait appelé Jules ....

Écrit par : iPidiblue Ferry le grand et Ferry le tout petit | 11 décembre 2009

Pidiblue, comment savez-vous, pour Montgeron ?
JPB

Écrit par : brighelli | 11 décembre 2009

Et pendant ce temps-là, notre pauvre Johnny ...
D'ici peu, si Sarko n'arrive pas à mettre les restes de Camus au Panthéon, il pourra y mettre des restes tout frais sous les applaudissements de la Patrie émue et reconnaissante.
Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2009

Emue, peut-être, reconnaissante, c'est à voir.
Les restes de Johnny entrant au Panthéon accompagnées par la chanson des pops stars de l'UMP.
Un grand moment en perspective !
Ecrit par : Robin | 10 décembre 2009

Si Sarkozy ne peut pas faire entrer Albert Camus au Panthéon, il pourra toujours y faire entrer les restes de Jean-Paul Camus, s'il a le même chirurgien que Johnny...

Écrit par : Jeremy | 11 décembre 2009

Pidiblue, comment savez-vous, pour Montgeron ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 décembre 2009


Ben ! Je fais comme tout le monde je suis savant grâce à wikipedia ... doctus cum libro !
Je ne suis pas sûr qu'elle était déjà professeur à Montgeron quand vous y étiez.

Écrit par : iPidiblue jeunes années | 11 décembre 2009

Pour ceux qui ont un peu de temps, jetez un coup d'oeil sur les commentaires de l'article publié dans l'Humanité à propos de la fronde des IUFM.

http://www.humanite.fr/Education-la-fronde-des-IUFM-se-durcit

Comme quoi, tous les lecteurs de ce journal de gauche ne sont pas forcément des adeptes du pédagogisme, comme on le lit ici souvent. Ecrit par : Buntov | 11 décembre 2009

Vous trouvez ? Extrait :

"Problème  : le contenu de ces fameux masters, qui font la part belle aux savoirs disciplinaires plutôt que pédagogiques, marque un recul spectaculaire. Notamment en terme de formation professionnelle."
Dernière phrases excepté, qu'est-ce donc ?

Écrit par : nicolas | 11 décembre 2009

Et pendant ce temps-là, notre pauvre Johnny ...
D'ici peu, si Sarko n'arrive pas à mettre les restes de Camus au Panthéon, il pourra y mettre des restes tout frais sous les applaudissements de la Patrie émue et reconnaissante.
Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2009

Emue, peut-être, reconnaissante, c'est à voir.
Les restes de Johnny entrant au Panthéon accompagnées par la chanson des pops stars de l'UMP.
Un grand moment en perspective !
Ecrit par : Robin | 10 décembre 2009

Si Sarkozy ne peut pas faire entrer Albert Camus au Panthéon, il pourra toujours y faire entrer les restes de Jean-Claude Camus, s'il a le même chirurgien que Johnny...

Ecrit par : Jeremy | 11 décembre 2009

Écrit par : Jeremy | 11 décembre 2009

Au temps pour moi, Buntov, j'ai squizzé "les commentaires" et je n'ai lu que l'article qui au contraire me paraissait fort pédagogolement orienté...

Écrit par : nicolas | 11 décembre 2009

Je peux faire une critique sur l'oeuvre de JPB ? Fabriquer un crétin ce n'est si simple qu'il le croit, il y faut de l'art et de la patience, un crétin qui fait marrer, un type qui joue à l'innocent du village tel Jean Lefebvre dans "Un idiot à Paris" ou avant lui Bourvil dans "Le rosier de Madame Husson" ce n'est pas donné à tout le monde !

Voilà c'était ma petite remise à niveau du jour ...

Écrit par : iPidiblue de l'art et la manière | 11 décembre 2009

En général ce qu'on fabrique dans les écoles c'est plutôt des crétins prétentieux ... race nombreuse et fort prolifique !

Écrit par : iPidiblue et la multiplication des lapins savants | 11 décembre 2009

Au temps pour moi, Buntov, j'ai squizzé "les commentaires" et je n'ai lu que l'article qui au contraire me paraissait fort pédagogolement orienté...

Ecrit par : nicolas | 11 décembre 2009

Les commentaires sont aussi partiaux que l'article. Et, encore une fois, n'émanent que de PLC. Je rappelle que les profs qui officient dans les formations PE sont essentiellement disciplinaires, ne sont pas plus "pédagogistes" que vous, et n'ont rien fui du tout.
Si, pour ce qui me concerne, la région parisienne.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009

Sibille le bien-nommé,

Il y a dans la création des IUFM un mystère qui me dépasse ! Vers 1900 le baccalauréat ou le brevet d'études supérieures suffisait à faire un instituteur ou une institutrice, qu'est-ce qui a changé aujourd'hui pour qu'on demande Bac + 3, Bac + 4, Bac + 5 aux dits professeurs des écoles ?
Les enfants ne sont plus les mêmes ? Le français a subi une métamorphose ou bien alors le calcul élémentaire ?
J'aimerais savoir par exemple ce qui m'empêche de devenir instituteur comme dans l'ancienne école ?

Aujourd'hui avec mon bac je pourrais à peine devenir un Merlusse 1930 dans un collège ou un lycée !

Écrit par : iPidiblue sous-maître | 11 décembre 2009

Et maintenant, dans mon collège, avec un petit 10 sur 20 en français, on a droit aux félicitations du conseil de classe ! Que demande le peuple ? J'ai eu beau m'opposer, on ne m'a pas écoutée. "Un seul professeur ne peut bloquer un avis." A la sortie, les délégués étaient étonnés de la distribution des distinctions et m'ont dit: "Vous, vous pensez juste."
La prochaine fois, je ne viendrai pas au conseil ou je quitterai la salle après le premier tour de table, puisque mon avis n'a aucune valeur.
Quatre distinctions ont été données contre mon gré. Le français pèse peu dans la balance ! C'est l'hypocrite moyenne générale qui compte. Quelle gabegie !

Écrit par : Marilyse | 11 décembre 2009

Quand chantent les Jeunes de l'UMP, avec Darcos, Lagarde, Yade, Valérie Pécresse, Éric Besson, Nadine Morano, Frédéric Lefebvre (qui fait un coeur avec ses mains), David Douillet, ou bien encore Gilbert Montagné... au volant d'une voiture, c'est là: http://www.dailymotion.com/video/xbft4o

Écrit par : Pendariès | 11 décembre 2009

David Desgouilles a fait un intéressant parallèle entre la performnce des "jeunes UMP" et celle des Verts d'Europe Ecologie — les deux clips sont sur
http://carnet.causeur.fr/antidote/camp-du-bien-camp-du-mal-media-et-lipedaubes,00481
Allez, ça ne peut pas faire de mal de rire…
JPB

Écrit par : brighelli | 11 décembre 2009

Christophe Sibille est empêché de répondre à ma question ! Je le regrette croyez-le bien ... permettez-moi alors d'y répondre moi-même, si l'on n'est pas sûr que le niveau des bacheliers du jour - comme les oeufs - soit suffisant pour qu'ils puissent devenir à leur tour instituteurs comme leurs grands ancêtres le firent, alors organisons des concours nationaux pour recruter les futurs "professeurs des écoles" plutôt que des formations longues et coûteuses dont personne ne peut vérifier le contenu.

Écrit par : iPidiblue sous-maître | 11 décembre 2009

"Les enfants ne sont plus les mêmes ?"

Ecrit par : iPidiblue sous-maître | 11 décembre 2009

Ca, je ne pense pas que cela ait échappé à grand-monde ici ! Et les parents et la société non plus.
Si vous voulez me faire dire que le niveau a baissé, je suis d'accord. Mais cette histoire de "masterisation" est une arnaque, on l'a assez dit. Et il vaut bien mieux un bon bac, (oxymore, aujourd'hui), que n'importe quel master monodisciplinaire sans "complément à la polyvalence", pour enseigner en primaire.
Personnellement, (mais je l'ai déjà dit maintes fois ici, et je ne suis pas le seul... Allo, Pedro ?), la meilleure solution serait une licence "pluridisciplinaire".

Écrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009

J'aurais plutôt eu tendance à dire que les enfants d'aujourd'hui sont en meilleure santé que ceux d'hier ! Qu'on ne rencontre plus de goîtreux par exemple.
S'ils sont en meilleur état physique que n'importe quelle autre génération prise au hasard dans les siècles passés alors j'aurais aussi tendance à croire que leurs facultés intellectuelles ne doivent pas être moindres aussi.

PS Ayant passé 4 ans à l'hôpital de Garches, je sais bien qu'il existe aussi des enfants handicapés par exemple des IMC (infirmes moteurs cérébraux) qu'avant la réanimation néo-natale on ne rencontrait guère.

Écrit par : iPidiblue et le gros sel du bon sens | 11 décembre 2009

Je me répète mais je ne saisis pas le pourquoi d'un niveau licence pour enseigner le calcul élémentaire, le français de base et les rudiments d'une conduite sociale acceptable afin de permettre aux enfants de poursuivre le cursus de l'enseignement secondaire, puis, pourquoi pas supérieur pour les plus motivés !

Écrit par : iPidiblue polyvalent du bon sens | 11 décembre 2009

"Les enfants ne sont plus les mêmes ?"

Ou est-ce plutôt le regard que portent les adultes sur eux qui a changé et leur attitude à l'égard des Monchéri, Moncoeur, ... ?

Un enfant ayant dès le départ reçu une éducation structurante qui lui apprend qu'il n'est pas le centre du monde ne doit pas être très différent d'un enfant éduqué ainsi il y a 50 ou 100 ans.

Écrit par : lucile | 11 décembre 2009

Et maintenant, dans mon collège, avec un petit 10 sur 20 en français, on a droit aux félicitations du conseil de classe ! Que demande le peuple ? J'ai eu beau m'opposer, on ne m'a pas écoutée. "Un seul professeur ne peut bloquer un avis." A la sortie, les délégués étaient étonnés de la distribution des distinctions et m'ont dit: "Vous, vous pensez juste."
La prochaine fois, je ne viendrai pas au conseil ou je quitterai la salle après le premier tour de table, puisque mon avis n'a aucune valeur.
Quatre distinctions ont été données contre mon gré. Le français pèse peu dans la balance ! C'est l'hypocrite moyenne générale qui compte. Quelle gabegie !

Ecrit par : Marilyse | 11 décembre 2009

Dans ce cas, il faut quitter le conseil, puisqu'on ne sert à rien. Ca fait rentrer plus tôt chez soi !

Écrit par : Jeremy | 11 décembre 2009

76 millions d'investissement et pour le fonctionnement 3000 euros par an et par étudiant avec un engagement de 20 ans : c'est ce que paieront les collectivités territoriales pour l'installation de Sciences-Po à Reims !

Évidemment il y aura des "retombées" en terme d'images. Mais pendant ce temps, l'université locale est en triste état

http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/315214/_Sciences_Po_a_Reims___de___tres_chers___etudiants

http://bibliothequepublic.blogspot.com/2009/12/sciences-po-reims-une-catastrophe.html

Écrit par : lucile | 11 décembre 2009

Ma philosophie de l'enseignement est plutôt simple et assez structurante, je l'espère : quand on se disperse dans l'accessoire on en oublie de se concentrer sur l'essentiel.

Le bon sens populaire appelle cela "courir plusieurs lièvres à la fois".

Écrit par : iPidiblue et les principes universels | 11 décembre 2009

3) Excellent, le coup de la contrebande. On n'a plus qu'à utiliser ce blog pour faire passer les messages codés de résistance : lieux et heures des cours clandestins, etc.

Ecrit par : nicolas | 11 décembre 2009


Sentiment partagé!
Comment passer des savoirs à nos élèves à l'insu de nos chefs? Ca promet! E resistenza...

Écrit par : Daniel Arnaud | 11 décembre 2009

Je me répète mais je ne saisis pas le pourquoi d'un niveau licence pour enseigner le calcul élémentaire, le français de base et les rudiments d'une conduite sociale acceptable afin de permettre aux enfants de poursuivre le cursus de l'enseignement secondaire, puis, pourquoi pas supérieur pour les plus motivés !

Ecrit par : iPidiblue polyvalent du bon sens | 11 décembre 2009
Votre définition de l'enseignement primaire est trop réductrice, pas suffisament ambitieuse en terme de savoirs. Et quand bien même le serait-elle, vous savez bien que le bac ne garantit plus un niveau de français et de calcul suffisants pour les enseigner jusqu'à l'accord des participes et la règle de trois.
D'où l'absolu besoin d'une licence pluridisciplinaire à laquelle nous sommes nombreux ici et ailleurs à être très favorables, même si ça reste un vœu pieux.

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

Ô Dobolino ! Je manque d'ambitions c'est connu ...

Permettez-moi d'évoquer un souvenir personnel, j'ai été élève à l'école primaire Jules Ferry de Rueil Malmaison, où j'ai eu des instituteurs et des institutrices à part égales - c'était encore l'époque où l'on pouvait connaître ces deux races et l'école n'était pas encore mixte !
Mon premier instituteur était né vers 1910 donc il avait commencé sa carrière avant la seconde guerre mondiale, il ressemblait trait pour trait aux instituteurs de Péguy, blouse grise, cheveux en brosse, mine sévère, il ne copinait jamais avec les enfants et il nous instruisait dans le respect de la discipline (qu'est-ce que je me suis pris comme lignes à copier et comme heures au piquet)
Le second arriva après 1968, frais émoulu de ses études, la barbe révolutionnaire, le pull à col roulé, les idées pimpantes et approximatives, très sympathique certes mais je n'ai pas gardé un grand souvenir de son enseignement mes lacunes je les lui dois.

Écrit par : iPidiblue et les savoirs élémentaires | 11 décembre 2009

Un enfant ayant dès le départ reçu une éducation structurante qui lui apprend qu'il n'est pas le centre du monde ne doit pas être très différent d'un enfant éduqué ainsi il y a 50 ou 100 ans.

Ecrit par : lucile | 11 décembre 2009
Un enfant, peut-être non mais un ado, oui.
Essayez de trouver un vélo, même du 600, sans vitesses: les plus bas de gamme en ont dix ou douze et on peut monter une côte en moulinant et sans forcer sur ses mollets. On peut joindre ses camarades à l'autre bout du monde sans écrire une lettre. On peut écouter de la musique où on veut, quand on veut, comme on veut, quasi gratuitement, vu le prix d'un MP3.

Le jour où mon frère, il y a 36 ans, a installé sur le vieux vélo ultra-lourd que j'avais hérité de ma grand-mère un dérailleur à quatre vitesse acheté au BHV avec mes économies de l'année, j'ai enfin pu le suivre dans la montée des cols et arriver au sommet sans mettre pied à terre. Fallait appuyer, quand même !
On partait en vacances, par le train, avec le "tourne-disque" dans une main et la valise pleine de vinyls dans l'autre. C'était lourd !
On avait un répertoire avec les adresses des amis et des parents et on écrivait des lettres, attendant avec impatience la réponse en guettant le facteur.

Ils sont différents, inévitablement, très différents.

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

"Un enfant ayant dès le départ reçu une éducation structurante qui lui apprend qu'il n'est pas le centre du monde ne doit pas être très différent d'un enfant éduqué ainsi il y a 50 ou 100 ans."

Ecrit par : lucile | 11 décembre 2009

Non. Pas très différent. Mais moins fréquent.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009

Mon premier instituteur était né vers 1910 donc il avait commencé sa carrière avant la seconde guerre mondiale, il ressemblait trait pour trait aux instituteurs de Péguy, blouse grise, cheveux en brosse, mine sévère, il ne copinait jamais avec les enfants et il nous instruisait dans le respect de la discipline
Ecrit par : iPidiblue et les savoirs élémentaires | 11 décembre 2009

Et vous savez quand même bien quel excellent niveau d'instruction avait cet instituteur ? Largement au-dessus d'un bac 2009 !
Ma grand-mère née en 1906, avec sa première partie de brevet supérieur, en savait long dans toutes les matières.

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

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Fallait-il faire tant d’Histoire ?
Terminale Science sans conscience
Publié le 10 décembre 2009 à 11h03 • 129 réactions • Imprimer


Plus d’histoire pour les Terminales S, donc. Avançons quelques hypothèses sur cette affaire qui fait grand bruit – et c’est heureux.

On pourrait d’abord invoquer la haine du sens : après tout, dans la scène primitive du Fouquet’s, au sens freudien du terme, celle où l’on a vu coucher symboliquement ensemble la clique au pouvoir, il y avait des chanteurs de variété, des financiers, des people plus ou moins faisandés, des acteurs de comédie, des intellectuels à gages. Mais vous pouviez chercher en vain les artistes, les poètes, les écrivains, les philosophes. Laurent de Médicis ou les Borgia, quand ils arrivaient au pouvoir, avaient eux aussi le sens des affaires et de la famille. Même papes, ils se mariaient. Mais enfin, leur pouvoir a servi à remplir pour les siècles des siècles le Bargello ou les Offices et on peut bien leur pardonner une certaine violence mafieuse et des inélégances de condottieri. Ne pas oublier, non plus, le bolossage en règle et à trois reprises de la Princesse de Clèves, qui n’a pas à sa disposition un numéro de téléphone contre les violences physiques et/ou psychologiques. Cela a été un symbole tellement énorme que Madame de Lafayette, le temps d’une saison, est redevenue un genre de Marguerite Duras (tout le monde en parle, mais personne ne la lit) et aurait pu prétendre à un grand prix littéraire posthume. L’anti-intellectualisme, feint ou réel, peu importe puisque nous sommes dans le domaine spéculaire de l’action politique, est une marque de fabrique, au moins depuis Poujade, de la droite décomplexée comme d’ailleurs d’une certaine extrême gauche à front de taureau. Mais on pourrait parler aussi, pour alourdir le dossier, évoquer la disparition programmée de la direction du Livre au ministère de la Culture.

On pourrait, ensuite, aussi invoquer la haine de classe, une haine double, assez étrange dans le cas qui nous intéresse. Celle d’un hyper-président à un poste où, quand même, depuis de Gaulle, on discute plus facilement de Salluste et de Chardonne que de garde alternée à Dubaï ou de ce qui fait qu’à 50 ans on a réussi sa vie. La manie de la rupture sarkozyste, elle est là aussi. Il les trouve tellement précieux et prétentieux, ses prédécesseurs, avec leur goût pour les églises romanes, les arts premiers et la poésie française… Et puis, l’un n’empêchant pas l’autre, une méfiance viscérale de ce peuple qui malgré cent-cinquante chaines de télé bourrées jusqu’à la gueule de séries prônant le modèle étatsunien ou de jeux abjects visant à toujours plus d’humiliation et fondés sur l’accoutumance au licenciement, il y en a encore et toujours quelques uns pour aimer lire, visiter des musée ou aimer apprendre ce que d’ultimes dinosaures dans des Jurassic Park scolaires s’entêtent à transmettre de la philosophie, de l’économie, de l’histoire, du latin et du grec. L’économie enseignée dans les lycées, contrairement à celle assénée par les éditorialistes libéraux, est un peu plus compliquée que les slogans du genre “Enrichissez-vous” et “nationalisons les pertes pour mieux privatiser les profits”. Il n’y a donc rien de surprenant à ce que cette discipline ait été ces dernières années la cible préférée de ceux qui trouvent que l’entreprise de normalisation mentale ne va pas assez vite : on a donc parlé de supprimer l’économie à l’école et surtout les professeurs d’économie dont le Medef a prétendu qu’ils étaient tous des agents dormants du KGB apprenant les rudiments du socialisme scientifique à d’innocentes Terminales. Ne parlons pas de la philosophie, régulièrement remise en cause comme une exception française décidément ridicule : à quoi ça sert, tout de même que toute une classe d’âge ait entendu parler de la liberté, de la passion, de la mort, surtout quand une partie d’entre elle passe pour le cours suivant dans un atelier de carrosserie. Cela leur met de sales idées dans la tête et cela en ferait comme un rien des syndicalistes ou des mauvais coucheurs qui pourraient argumenter contre cette idolâtrie de la valeur travail.

On pourrait, pour finir, voir dans ce projet de suppression de l’histoire en Terminale S l’achèvement d’un processus orwellien qui est celui de toutes les sociétés capitalistes et postmodernes. Le rêve secret, inconscient, de tout gouvernement d’une économie spectaculaire marchande est de faire transformer le citoyen en consommateur à force de propagande ayant pour nom “publicité” ou de manipulation mentale qu’on appellera “marketing” pour nous faire sortir de l’histoire, justement et pour nous faire vivre dans ce que Debord appelait joliment “le présent perpétuel”. Il est évident que l’enseignement de l’histoire pour de futurs ingénieurs sans doute appelés à calibrer un peu plus nos existences, nos corps et nos désirs, est inutile voire contre-performant. Il ne faudrait pas qu’ils s’intéressent à la politique et observent de vilaines analogies entre notre monde technicisé et des sociétés du passé qui ont eu elles aussi de vilaines pulsions eugénistes ou prométhéennes.

On pourrait, on pourrait, on pourrait… Hélas, la réalité est beaucoup plus simple et médiocre, ce qui ne veut pas dire qu’elle soit moins dangereuse. Ce n’est pas Luc Chatel qui dirige la manœuvre, ce n’est sans doute même pas Sarkozy qui doit tout de même, enfin je pense, avoir encore quelques inhibitions tant qu’Henri Guaino, comme un remords vivant de la République, médite dans le bureau d’à côté. Non, le maître du pays, c’est Eric Woerth, ministre du budget. Au Saint-Nom de la Réduction du Déficit, le principe du non-remplacement des fonctionnaires partant à la retraite est observé avec une rigueur trappiste. Sur la période 2007-2010, on aura supprimé 50.000 postes d’enseignants. Comme, il n’y a pas de petites économies, la “suppression optionnelle” de l’enseignement de l’histoire dans les Terminales S permettra de mettre de côté trois francs six sous. Il n’y a pas de petits profits pour les bons gestionnaires.

Bref, on n’est même pas dans l’ordre du complot, ce qui d’une certaine manière serait rassurant. Non, nous avons juste affaire à des gens qui confondent le vieux pays avec un petit commerce et qui ne rêvent plus de grands desseins mais de bilans comptables équilibrés.

Michelet disait de la France qu’elle était une nation d’historiens. Elle finira comme un pays d’épiciers ignares et de Monsieur Prudhomme assistés par les ordinateurs de l’amnésie heureuse.

Écrit par : retraitée | 11 décembre 2009

En cherchant autre chose, je viens de tomber sur ce petit texte d'un directeur de l'ESPCI.

http://www.espci.fr/actu/espci125/badoz00.htm

où j'ai appris, entre autres, que l'ESPCI recrutait les élèves au niveau Brevet Supérieur avant guerre.
Lisez, ce n'est pas long et c'est intéressant.

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

Je suis d'accord avec Dobolino : la génération actuelle est très différente de ce que nous fûmes. Et ça tient à l'environnement beaucoup plus qu'à la génétique : j'ai quatre enfants, ce sont quatre tares — de mon point de vue, c'est-à-dire en me rappelant ce que j'étais, ce que nous étions il y a quarante ans.

Écrit par : Abraxas | 11 décembre 2009

"Ils sont différents, inévitablement, très différents."
Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2009

Dans le rapport au temps et à la distance, certainement.
Et cela a sans nul doute des conséquences sur la façon de les éduquer et de les instruire.
Mais est-ce marginal ou prépondérant ? Quelle est la part de l'influence de l'environnement ? Et celle des règles posées par les parents et la société ? Et leur propre personnalité ? Je me le demande.

"Non. Pas très différent. Mais moins fréquent."
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009

Bien d'accord !

Écrit par : lucile | 11 décembre 2009

j'ai quatre enfants, ce sont quatre tares — de mon point de vue, c'est-à-dire en me rappelant ce que j'étais, ce que nous étions il y a quarante ans.

Ecrit par : Abraxas | 11 décembre 2009
Je ne sais pas pour les vôtres mais les miens n'en sont pas, même si j'ai l'habitude de les conspuer .;)))
Même Faustine, c'est déjà une tare ?

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

Quand je dis "différents", je ne mets pas d'échelle de valeur. Différent ne sous-entend pas mieux ou pire. Ils ont, comme nous les avions, leurs atouts et leurs faiblesses.

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

Il y a dans la création des IUFM un mystère qui me dépasse ! Vers 1900 le baccalauréat ou le brevet d'études supérieures suffisait à faire un instituteur ou une institutrice,
Ecrit par : iPidiblue sous-maître | 11 décembre 2009
C'est faux, iPidiblue, ou très marginal. Les instituteurs et institutrices avaient leurs écoles de formation à eux et ne passaient ni le bac ni le brevet supérieur. On les recrutait plus jeunes et ils avaient une filière spéciale, rien que pour eux.

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

Sur trente élèves, vous en avez cinq, tout au plus et en moyenne qui correspondent "à ce que l'on peut raisonnablement attendre d'un élève de troisième", alors que les recteurs ont reçu des ordres pour en faire passer les trois quarts en seconde.

Vous voyez un homme politique ou un responsable de l'Education nationale, de quelque bord qu'il soit, dire ça à la télévision ?

Ecrit par : Robin | 11 décembre 2009
---
Tout à fait d'accord, Robin !
Quel que soit le bord politique, l'hypocrisie est la même, la démagogie est la même, le laxisme dans les établissements publics d'enseignement (devrais-je dire "établissements publics d'éducation" ?) est le même.
Le mot d'ordre est de faire croire au bon peuple que ses enfants sont brillants et qu'ils sont sages comme des images en classe.
S'ils se tiennent mal, c'est parce que l'enseignant est fautif.
Ailleurs, c'est pareil.
Je connais deux professeurs de collège en Angleterre qui ont démissionné, tellement ils étaient dégoûtés. Ils se plaignaient du mauvais comportement d'élèves bavards, inattentifs, paresseux, et dérangeants. Réponse du principal :"C'est vous qui les énervez !"

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 décembre 2009

C'est faux, iPidiblue, ou très marginal. Les instituteurs et institutrices avaient leurs écoles de formation à eux et ne passaient ni le bac ni le brevet supérieur. On les recrutait plus jeunes et ils avaient une filière spéciale, rien que pour eux.

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2009
---
Vraiment, Dobolino ? Ils ne passaient pas le bac ? Voilà qui me surprend beaucoup.
Les choses ont dû, alors, évoluer quelque peu. Ma belle-sœur, née en 1927 et mon beau-frère, né en 1934 étaient instituteurs. La belle-sœur n'est pas passée par l'école normale, mais elle a le bac. (C'était pendant la guerre.)
Mais son frère est entré à l'école normale et a suivi les cours de seconde, première et terminale tout en suivant une formation professionnelle. Il me semble que le bac était requis. Il l'a, bien entendu.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 décembre 2009

Francis Penin, Dobolino vous le dira certainement vous manquez d'ambition ! L'important c'est qu'ils deviennent de bons citoyens ...

Écrit par : iPidiblue ca comprendre Charles ! | 11 décembre 2009

@ iPidi



1886

A partir des années 1880, le prérecrutement est la voie supposée normale pour être recruté en
tant que stagiaire. Le dispositif se stabilise à partir de 1886.
Brevet élémentaire

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

Quand je dis "différents", je ne mets pas d'échelle de valeur. Différent ne sous-entend pas mieux ou pire. Ils ont, comme nous les avions, leurs atouts et leurs faiblesses.
Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2009

En tout cas un de nos garçons est aussi pénible à l'adolescence que je ne l'étais ! Je ne vois pas trop la différence, sauf que là je dois le supporter ;o))) !!

Écrit par : lucile | 11 décembre 2009

@ iPidi (le premier envoi est troqué !)




1886
A partir des années 1880, le prérecrutement est la voie supposée normale pour être recruté en
tant que stagiaire. Le dispositif se stabilise à partir de 1886.
Brevet élémentaire

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

Et vous savez quand même bien quel excellent niveau d'instruction avait cet instituteur ? Largement au-dessus d'un bac 2009 !
Ma grand-mère née en 1906, avec sa première partie de brevet supérieur, en savait long dans toutes les matières.

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2009
---
En français, en tout cas, elle était évidemment bien meilleure que les bacheliers ordinaires actuels.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 décembre 2009

Merde à la fin ! 3° essai:

1886
A partir des années 1880, le prérecrutement est la voie supposée normale pour être recruté en
tant que stagiaire. Le dispositif se stabilise à partir de 1886.
Brevet élémentaire

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

Ma grand-mère a passé le brevet élémentaire en 1919 et le brevet supérieur en 1921, les deux diplômes permettaient de devenir institutrice.

Écrit par : iPidiblue écoles normales | 11 décembre 2009

Invraisemblable !!! Je tente une dernière manœuvre et j'abandonne. Ça fait trois fois que cet abruti de serveur me tronque mon texte de toute sa substantifique moëlle.

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

Le second arriva après 1968, frais émoulu de ses études, la barbe révolutionnaire, le pull à col roulé, les idées pimpantes et approximatives, très sympathique certes mais je n'ai pas gardé un grand souvenir de son enseignement mes lacunes je les lui dois.

Ecrit par : iPidiblue et les savoirs élémentaires | 11 décembre 2009
---
C'est vers 1968 que tout a commencé à s'effondrer, en effet.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 décembre 2009

Dernière tentative pour iPidi:

1886
A partir des années 1880, le prérecrutement est la voie supposée normale pour être recruté en
tant que stagiaire. Le dispositif se stabilise à partir de 1886.
Brevet élémentaire

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

Au XIXème siècle avec un baccalauréat es-sciences on pouvait devenir professeur de collège en mathématiques.

Écrit par : iPidiblue bachelier et modeste avec cela | 11 décembre 2009

C'est fou !!!

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

"Un enfant ayant dès le départ reçu une éducation structurante qui lui apprend qu'il n'est pas le centre du monde ne doit pas être très différent d'un enfant éduqué ainsi il y a 50 ou 100 ans."

Ecrit par : lucile | 11 décembre 2009

Non. Pas très différent. Mais moins fréquent.

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009

Je suis plutôt d'accord avec Lucile.
Et pourquoi moins fréquent, comme vous l'écrivez Christophe ?
Ils z'ont qu'à s'en occuper de leurs mômes, les parents au lieu de mater les écrans et de laisser les gosses en faire autant !!! ;-)

Un peu de responsabilité ne nuirait à personne...

Écrit par : mihailovich | 11 décembre 2009

Ma grand-mère a passé le brevet élémentaire en 1919 et le brevet supérieur en 1921, les deux diplômes permettaient de devenir institutrice.

Ecrit par : iPidiblue écoles normales | 11 décembre 2009

C'est ce que dit mon texte:
le brevet supérieur permettait d'entrer en deuxième année d'école normale d'instituteurs mais il y avait encore deux ans d'école pour suivre deux ans de formation générale et professionnelle. Ensuite les élèves passaient un examen de sortie classant puis un CAP pratique avant d'être titularisés.
Ce qui se peut pour votre grand-mère, iPidi, vu les dates, c'est qu'elle soit entrée directement dans l'enseignement sans passer par l'Ecole normale, vu les besoins urgents d'instituteurs après l'abominable saignée de la guerre de 1914/18 et qu'elle ait validé son CAP sur le terrain.


Catmano est entrée directement après le bac comme remplaçante, avec quelques stages et la validation ultérieure du certificat d'aptitude pédagogique.

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

Art. 23 de la loi du 30 octobre 1886 : « Nul ne peut être nommé instituteur titulaire s'il n'a fait un
stage de deux ans au moins dans une école publique ou privée, s'il n'est pourvu du certificat d'aptitude
pédagogique, et s'il n'a été porté sur la liste d'admissibilité aux fonctions d'instituteur dressée
par le Conseil départemental, conformément à l'article 27. Le temps passé à l'école normale
compte, pour l'accomplissement du stage, aux élèves-maîtres à partir de dix- huit ans, aux élèvesmaîtresses
à partir de dix-sept ». Les élèves-maîtres pourvus du certificat de fin d’études normales
qui, l’année de leur sortie de l’école normale, réunissent les conditions d’âge et de stage requises
sont admis à subir dans la session en cours l’épreuve pratique du certificat d’aptitude pédagogique
(arrêté du 4 août 1905, circulaire du 24 décembre 1907).

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/document.php?id=2218


Ca c'est pour faire plaisir à Guy Morel ...

Écrit par : iPidiblue dictionnaire Ferdinand Buisson | 11 décembre 2009

C'est faux, iPidiblue, ou très marginal. Les instituteurs et institutrices avaient leurs écoles de formation à eux et ne passaient ni le bac ni le brevet supérieur. On les recrutait plus jeunes et ils avaient une filière spéciale, rien que pour eux.

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2009
---
Vraiment, Dobolino ? Ils ne passaient pas le bac ? Voilà qui me surprend beaucoup.
Les choses ont dû, alors, évoluer quelque peu. Ma belle-sœur, née en 1927 et mon beau-frère, né en 1934 étaient instituteurs. La belle-sœur n'est pas passée par l'école normale, mais elle a le bac. (C'était pendant la guerre.)
Mais son frère est entré à l'école normale et a suivi les cours de seconde, première et terminale tout en suivant une formation professionnelle. Il me semble que le bac était requis. Il l'a, bien entendu.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 décembre 2009


Si vous aviez pris la peine de cliquer sur le lien que j'ai donné plus haut, ça vous aurait évité de vous fatiguer à me poser cette question.
Enfin, Francis, nés en 1927 ou 1934, ils passent leur bac après Pétain et non avant !!
Je remets mon lien:
http://www.espci.fr/actu/espci125/badoz00.htm

Que tous ceux qui sont intéressés par cette histoire de brevet élémentaire, brevet supérieur, école normale cliquent. Merci !

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

David Desgouilles a fait un intéressant parallèle entre la performnce des "jeunes UMP" et celle des Verts d'Europe Ecologie — les deux clips sont sur
http://carnet.causeur.fr/antidote/camp-du-bien-camp-du-mal-media-et-lipedaubes,00481
Allez, ça ne peut pas faire de mal de rire…
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 décembre 2009

Moi, je préfère ça :

http://www.dailymotion.com/video/xv0z6_jesus-reviens_fun

parce que, là, au moins, c'est fait exprès.

Écrit par : catmano | 11 décembre 2009

Dobo sans vouloir être détestable - quoique ! - la guerre de 14/18 et les brevets de capacité n'ont rien à voir !

Écrit par : iPidiblue les 2 brevets de capacité | 11 décembre 2009

Mon père, né en 17, a passé le brevet supérieur. mais il fallait d'abord, en fin de 3e, passer le concours d'entrée à l'EN, plutôt coton.
petite anecdote marrante : un vieux collègue,agrégé , chaire sup, prof de maths en maths spé (M' ) a voulu s'inscrire en Droit après la retraite, pour participer à la gestion de diverses associations. Voilà-ti-pas que la secrétaire lui refuse l'inscription parce qu'il n'avait pas le bac! Il a dû salement batailler pour qu'elle comprenne.

Les meilleurs titulaires du BS entraient à Normale Sup, non, qui formait les futurs profs des écoles normales, me tropé-je?

Écrit par : retraitée | 11 décembre 2009

Michelet disait de la France qu’elle était une nation d’historiens. Elle finira comme un pays d’épiciers ignares et de Monsieur Prudhomme assistés par les ordinateurs de l’amnésie heureuse.
Ecrit par : retraitée | 11 décembre 2009

Vous êtes déchaînée, retraitée ! Très belle envolée, aujourd'hui.

Écrit par : nicolas | 11 décembre 2009

Le documentaire "La face cachée des fesses", diffusé jeudi soir à 22h10 sur Arte, a séduit 1,3 million de téléspectateurs pour une part d'audience de 7,9%, un record pour cette case horaire, a annoncé vendredi la chaîne en citant des chiffres de Médiamétrie.

Le documentaire inédit des journalistes Caroline Pochon et Allan Rothschild, conçu comme une étude de moeurs, a réunit en moyenne 1.334.000 téléspectateurs et réalisé "la meilleure audience de la case pour l'année 2009".


La deuxième meilleure audience de cette case avait été obtenue par le documentaire "Michael Jackson, en quête de vérité" le 27 juin, avec 6% de parts de marché et 1.158.000 téléspectateurs.

Écrit par : iPidiblue le cul et la culture | 11 décembre 2009

Je me répète mais je ne saisis pas le pourquoi d'un niveau licence pour enseigner le calcul élémentaire, le français de base et les rudiments d'une conduite sociale acceptable afin de permettre aux enfants de poursuivre le cursus de l'enseignement secondaire, puis, pourquoi pas supérieur pour les plus motivés !

Ecrit par : iPidiblue polyvalent du bon sens | 11 décembre 2009
Votre définition de l'enseignement primaire est trop réductrice, pas suffisament ambitieuse en terme de savoirs. Et quand bien même le serait-elle, vous savez bien que le bac ne garantit plus un niveau de français et de calcul suffisants pour les enseigner jusqu'à l'accord des participes et la règle de trois.
D'où l'absolu besoin d'une licence pluridisciplinaire à laquelle nous sommes nombreux ici et ailleurs à être très favorables, même si ça reste un vœu pieux.

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2009
---
Vous avez raison tous les deux !
Paradoxe ? Que non pas !
Le baccalauréat actuel ne suffit pas, d'accord, Dobolino.
Mais la licence actuelle ne suffit pas non plus !
Je précise : la licence actuelle ne suffit pas non plus en français, sauf, peut-être, pour ceux qui ont une licence de lettres modernes ou classiques, mais je n'en jurerais pas. Les meilleurs d'entre eux passent le CAPES ou continuent au-delà de la licence pour passer l'agrégation et le CAPES (pour avoir le CAPES à défaut, éventuellement, de l'agrégation).
Je veux bien croire que, par idéalisme et vocation, de bons licenciés ès lettres se tournent vers le professorat des écoles, mais ils sont probablement minoritaires.
Mais les licenciés dans d'autres disciplines que les lettres sont insuffisants en français pour l'enseigner valablement dans le primaire. Une fois encore, les meilleurs d'entre eux vont plus loin.
Oui, Dobolino, la licence multidisciplinaire, c'est un vœu pieux.
Il est impossible à un être humain normal d'atteindre le niveau de la licence dans tous les domaines de la connaissance. Si vous me dites que le niveau de la licence n'est pas requis dans toutes les disciplines, alors, d'accord, mais, dans ce cas, c'est une licence surfaite.
Écoutez, moi qui écris très bien en français, j'ai passé le bac "math élém" (le bac scientifique de l'époque, en 1958, même si je n'ai été reçu qu'en 1959), puis je n'ai plus étudié que les sciences physiques et suis devenu professeur de sciences physiques comme vous le savez.
Je pense, en toute modestie - totalement injustifiée [:-)] -, que j'aurais fait un excellent instituteur dans toutes les disciplines à l'époque. Cela m'aurait certes contraint à un travail important dans les disciplines autres que le français, le calcul et les quelques bribes de "leçons de choses" (sciences naturelles et quasiment rien en sciences physiques). Cela aurait comporté l'histoire et la géographie, notamment, mais aussi le chant (que je maîtrisais déjà grâce à un cours de chant à l'école municipale de musique où la technique du bel canto me fut enseignée par un lauréat d'un conservatoire de Belgique et qui avait commencé une carrière de chanteur d'opéra professionnel avant d'y renoncer pour enseigner le chant et les instruments à vent), et le dessin, et peut-être quelques autres disciplines. Pour l'initiation à l'anglais, j'étais armé, mais il n'y en avait pas à l'époque.

(Avec moi, les enfants ne diraient pas "gordonne bronne". N'ayant pas les caractères de la phonétique, je ne peux malheureusement pas vous écrire ici comment on prononce ce nom. En gros : 'Gôdeune B(r)aoun. Dans le prénom on n'entend pas le "r", et, dans le nom, il est prononcé un peu roulé mais moins qu'en italien, et surtout il n'est évidemment pas prononcé à la française, raison pour laquelle je l'ai mis entre parenthèses. L'apostrophe devant le prénom indique que l'accent tonique est sur la première syllabe. Peu de professeurs des écoles sont aptes à enseigner l'initiation à la prononciation de l'anglais, s'ils n'ont pas une licence d'anglais, I can tell !)

Vous voyez ? Où allons-nous ?
Tenez, une anecdote : ma petite-fille aînée est franco-anglaise et, comme elle vit en Angleterre, c'est l'anglais qui est sa langue dominante, mais elle parle français avec très peu d'accent étranger. Elle a une inititation au français à l'école. Elle nous imite la prononciation des mots français par la dame qui fait cette inititation. C'est à se tordre de rire ! Ma fille lui a dit de ne surtout pas faire de remarques en classe...

Inutile d'ajouter que l'inverse se passe probablement en France avec des élèves bilingues, n'est-ce pas ? ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 décembre 2009

Vous êtes déchaînée, retraitée ! Très belle envolée, aujourd'hui.

Ecrit par : nicolas | 11 décembre 2009
---
Je ne saurais mieux dire !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 décembre 2009

Michelet n'est pas un historien c'est un romancier ...

Écrit par : iPidiblue cul de poule | 11 décembre 2009

Si vous aviez pris la peine de cliquer sur le lien que j'ai donné plus haut, ça vous aurait évité de vous fatiguer à me poser cette question.
Enfin, Francis, nés en 1927 ou 1934, ils passent leur bac après Pétain et non avant !!
Je remets mon lien:
http://www.espci.fr/actu/espci125/badoz00.htm

Que tous ceux qui sont intéressés par cette histoire de brevet élémentaire, brevet supérieur, école normale cliquent. Merci !

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2009
---
Intéressant document, chère amie. Mais avez-vous remarqué les fautes de français commises par l'auteur ?
Il écrit à un endroit, "voir", là où il voulait dire "voire".
C'est sans doute un scientifique. Un littéraire n'aurait commis aucune faute. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 décembre 2009

Moi, je préfère ça :

http://www.dailymotion.com/video/xv0z6_jesus-reviens_fun

parce que, là, au moins, c'est fait exprès.
Ecrit par : catmano | 11 décembre 2009
C'est quoi ce truc ? Un fête dans une école Coffinier dans un pays démocratique vingt ans après le grand débat sur l'identité nationale que n'ont pas eu les Allemands avant 40 ? Malheureusement, comme dirait Estrosi.

Écrit par : guy morel | 11 décembre 2009

Et vous savez quand même bien quel excellent niveau d'instruction avait cet instituteur ? Largement au-dessus d'un bac 2009 !

Peut-être, peut-être..; Mais borné ! borné !

Écrit par : Garafignoux | 11 décembre 2009

Je veux bien croire que, par idéalisme et vocation, de bons licenciés ès lettres se tournent vers le professorat des écoles, mais ils sont probablement minoritaires.

Ah! C'est pour ça que mes collègues se tournent vers moi au moindre pb de grammaire... comme : "l'ordinateur est dans le placard. Dans le placard est bien attribut du sujet, non ?"
Dites-moi pourquoi j'ai détrompé ce gars pour lequel je n'avais pas l'ombre d'une sympathie naissante.
Je ne cesse de me féliciter de n'avoir plus d'enfant en âge d'être scolarisé mais comme je n'ai pas encore de petits-enfants, je ne cesse non plus de craindre le pire.

Écrit par : nicolas | 11 décembre 2009

Excusez-moi Francis, j'ai oublié de vous citer. Je corrige cela tout de suite avant la volée de bois vert...
Je veux bien croire que, par idéalisme et vocation, de bons licenciés ès lettres se tournent vers le professorat des écoles, mais ils sont probablement minoritaires. Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 décembre 2009

Écrit par : nicolas | 11 décembre 2009

Les meilleurs titulaires du BS entraient à Normale Sup, non, qui formait les futurs profs des écoles normales, me tropé-je?
Ecrit par : retraitée | 11 décembre 2009

Vous ne vous trompez pas. à Cloud et Sèvre si ma mémoire est bonne.
Carcopino a dû mettre fin à cela.

Écrit par : guy morel | 11 décembre 2009

Retraitée, je viens de lire votre longue et brillante intervention : je vous aime !
D'un amour sincère, quasi érotique, tellement je me sens proche de vous.
Tout est dit et je viens trop tard...

Écrit par : Garafignoux | 11 décembre 2009

M'enfin Garafignoux !

Écrit par : nicolas | 11 décembre 2009

Si Sarkozy ne peut pas faire entrer Albert Camus au Panthéon, il pourra toujours y faire entrer les restes de Jean-Claude Camus, s'il a le même chirurgien que Johnny...

Ecrit par : Jeremy | 11 décembre 2009

Bon, je crois que je vais garder mon hernie discale, quitte à renoncer au Panthéon.

Comme dit le Canard enchaîné. Si c'est pas possible pour Camus, il leur reste encore Jean-Paul Sartre.

Écrit par : Robin | 11 décembre 2009

Et un bouquet de fleurs virtuelles pour retraitée (51 roses rouges). Sacrebleu, quel article!

Écrit par : Robin | 11 décembre 2009

Moi, je préfère ça :

http://www.dailymotion.com/video/xv0z6_jesus-reviens_fun

parce que, là, au moins, c'est fait exprès.

Ecrit par : catmano | 11 décembre 2009

C'est quoi ce truc ? Un fête dans une école Coffinier dans un pays démocratique vingt ans après le grand débat sur l'identité nationale que n'ont pas eu les Allemands avant 40 ? Malheureusement, comme dirait Estrosi.

Ecrit par : guy morel | 11 décembre 2009

Eh ! P't'êt' ben qu'oui ;-)))

Écrit par : catmano | 11 décembre 2009

Je repose une question qui n'a eu qu'une réponse: nos "élites", c.a.d les ingés, toubibs, pharma, vétos, HEC, Sc po, etc. sont-elles plus mauvaises aujourd'hui qu'il y a 20 ou 30 ans?

Les ados de 2009 ont un champ de connaissances pratiquement infini, avec des outils qui n'existaient pas à notre époque: il suffit aujourd'hui d'un accès internet pour faire en quelques heures ce qui nécessitait plusieurs jours de recherches en bibliothèque "à l'époque".
Peut-on exiger d'eux la maîtrise à l'identique de ce que vous-nous maîtrisions en notre temps et, en plus, exiger l'excellence dans des domaines nouveaux?
Certes, la plasticité cérébrale de notre espèce est infinie, mais il faut laisser à l'individu le temps d'assimiler, de faire le tri.
Critiquerions-nous Einstein ou Watson et Crick pour une orthographe déficiente, au vu du poids de leurs découvertes? Je veux dire par là qu'à notre époque, considérant la massification de la scolarisation, il n'est plus possible, même si cela est regrettable, d'exiger le même niveau que celui de nos aïeux, la somme des connaissances à acquérir n'étant pas la même.

Écrit par : sisyphe | 11 décembre 2009

Trois jeunes pas très diplômés mais très volontaires viennent de mettre au point une pratique innovante :

La lettre de motivation spontanée commune pour obtenir une embauche en CDD dans un lycée.

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/12/11/lycees-changer-le-logiciel-par-cecile-duflot-marie-christine-blandin-philippe-meirieu_1279573_3232.html#ens_id=1229424

Aidez ces nécessiteux ! Soyez pas vache, obtenez leur un entretien avec votre chef d'établissement.

Il et elles méritent bien, après tant d'efforts, d'obtenir un poste protégé dans un de nos EPLE.

Écrit par : caritas | 11 décembre 2009

"Les ados de 2009 ont un champ de connaissances pratiquement infini
...
la plasticité cérébrale de notre espèce est infinie" Sisyphe

La sollicitation de tant d'infinis m'effraie.

Écrit par : dugong | 11 décembre 2009

Précision : La sollicitation éperdue de tant d'infinis m'effraie.

Écrit par : dugong | 11 décembre 2009

Mais alors Sisyphe pourquoi venir sur le blog de Brighelli si vous pensez que le niveau monte sans cesse et ce dans tous les compartiments du savoir ?

Écrit par : iPidiblue fabrique de l'intelligence à la chaîne | 11 décembre 2009

Si vous me disiez les adolescents sont drôlement habiles pour manipuler la télécommande et s'envoyer des sms, je dirais qu'effectivement ils ont acquis là une compétence que leurs ancêtres pourraient leur envier !

Écrit par : iPidiblue fabrique de l'intelligence à la chaîne | 11 décembre 2009

Mais alors Sisyphe pourquoi venir sur le blog de Brighelli si vous pensez que le niveau monte sans cesse et ce dans tous les compartiments du savoir ?
Ecrit par : iPidiblue fabrique de l'intelligence à la chaîne | 11 décembre 2009

C'est pour que nous imaginions Sisyphe heureux.

Écrit par : nicolas | 11 décembre 2009

Je ne dis pas que le niveau monte ou baisse, je ne suis pas qualifié pour. Je n'exprime qu'un avis personnel: oui, le niveau en ortho est lamentable, oui, l'appétence au travail scolaire n'est plus ce qu'elle était; non, les connaissances ne sont pas nécessairement inférieures, elles sont différentes.
J'ai, comme vous, une certaine nostalgie de ce que je fus et de ce que vis; je me refuse cependant à exclure de mon raisonnement les impératifs du monde d'aujourd'hui. Il faudra faire avec.
Je reste et resterai favorable à une transmission du savoir.
Je ne suis pas un ayatollah du socioconstructivisme!
J'essaye de vivre en 2009, avec deux garçons à éduquer.

Le monde actuel n'est pas celui des années (completez)...

Écrit par : sisyphe | 11 décembre 2009

"Trois jeunes pas très diplômés mais très volontaires viennent de mettre au point une pratique innovante :



http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/12/11/lycees-changer-le-logiciel-par-cecile-duflot-marie-christine-blandin-philippe-meirieu_1279573_3232.html#ens_id=1229424



Ecrit par : caritas | 11 décembre 2009
"

Avec un peu de chance les trop nombreux enseignants électeurs des verts vont lire ça et changer d'avis.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 11 décembre 2009

Ah ça c'est bien vrai Sisyphe ! Nous pouvons tomber encore bien plus bas ... il suffit de voir la Grèce et l'Espagne dont les finances sont dans un état catastrophique ! Mais cela n'inquiète pas du tout Retraitée que tout le monde loue parce qu'elle est lyrique ! Elle trouve même qu'Eric Woerth est un vilain de serrer les cordons de la bourse alors que le déficit atteint 8% du PIB ! Elle risque quand même d'être moins contente si on ne lui paye plus sa retraite à l'avenir ...

Écrit par : iPidiblue et la Mère Denis | 11 décembre 2009

J'essaye de vivre en 2009, avec deux garçons à éduquer.
Ecrit par : sisyphe | 11 décembre 2009

Et un rocher. Qui vient du fond des âges, semble-t-il et qui nous dispensera donc de compléter...

Écrit par : nicolas | 11 décembre 2009

"Si les Français donnent aux listes d'Europe Ecologie les moyens d'agir vraiment, dans chaque région, on pourra alors engager une véritable mutation : sortir, enfin, du modèle cloisonné, individualiste, concurrentiel et marchand de la formation initiale et continue pour construire des lycées éco-responsables et éco-citoyens. Des lycées de la solidarité et de l'exigence. Des lycées pour l'avenir. " Meirieu - Duflo - Blandin

Hum hum...mais comment diable un lycée peut-il être responsable ? citoyen ? Vont pas bientôt finir par étouffer dans leur logorrhée, ces pitres-là ?

Écrit par : TotoWeininger | 11 décembre 2009

Aidez ces nécessiteux ! Soyez pas vache, obtenez leur un entretien avec votre chef d'établissement.

Il et elles méritent bien, après tant d'efforts, d'obtenir un poste protégé dans un de nos EPLE.

Ecrit par : caritas | 11 décembre 2009

C'est quoi "l'écriture longue" ?

Écrit par : Robin | 11 décembre 2009

Comment, Guy, vous ne connaissez pas "La vie est un long fleuve tranquille" ?? ;o)))

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 décembre 2009

C'est quoi "l'écriture longue" ?
Ecrit par : Robin | 11 décembre 2009

Une phrase avec plus de deux mots.

Écrit par : TotoWeininger | 11 décembre 2009

Et un rocher. Qui vient du fond des âges, semble-t-il et qui nous dispensera donc de compléter...

Ecrit par : nicolas | 11 décembre 2009

Certes. Mais c'est mon rocher, j'en connais la texture, la masse, et j'ai quelques instants de liberté lorsqu'enfin il redévale la pente...
;)

Écrit par : sisyphe | 11 décembre 2009

"La société française a mal à son lycée et peur de ses lycéens.

Elle a mal à son lycée qui, loin de combler la fracture sociale, l'accroît. Elle a mal à son lycée qui envoie dans l'enseignement supérieur des étudiants peu autonomes, insuffisamment préparés à la recherche documentaire, au travail en équipe, à la pratique de l'écriture longue et aux approches transdisciplinaires."

Ah, mes pauvres parents, que je vous veux de mal de ne point m'avoir formé à l'écriture longue !

(l'écriture longue, c'est être capable d'écrire comme Meirieu, Blandin et Duflos ?)

Écrit par : Robin | 11 décembre 2009

Je repose une question qui n'a eu qu'une réponse: nos "élites", c.a.d les ingés, toubibs, pharma, vétos, HEC, Sc po, etc. sont-elles plus mauvaises aujourd'hui qu'il y a 20 ou 30 ans?



Ecrit par : sisyphe | 11 décembre 2009

J'ai répondu pour véto. Remontez dans les messages.
Je ne peux le faire ce soir, étant en bas débit, ce qui est très pénible.
En résumé, les jeunes vétos sont nettement meilleurs à la sortie de l'école, ce qui est logique puisque les progrès ont été fulgurants, tant sur le plan médical que technologique, mais manquent très souvent de distance par rapport aux savoirs et aux lois et d'esprit critique autant que synthétique.
Je ne suis pas certaine qu'ils aient acquis la souplesse nécessaire pour continuer à progresser alors que nous avons dû nous adapter en courant perpétuellement derrière des progrès phénoménaux.

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

C'est quoi ce truc ? Un fête dans une école Coffinier dans un pays démocratique vingt ans après le grand débat sur l'identité nationale que n'ont pas eu les Allemands avant 40 ? Malheureusement, comme dirait Estrosi.

Ecrit par : guy morel | 11 décembre 2009

Rho!!!!! "La vie est un long fleuve tranquille"!!!!!!!!!

Écrit par : Pendariès | 11 décembre 2009

Ça serait bien, déjà, de les former à l'écriture courte.

Écrit par : Robin | 11 décembre 2009

C'est quoi "l'écriture longue" ?
Ecrit par : Robin | 11 décembre 2009

Une phrase avec plus de deux mots.

Ecrit par : TotoWeininger | 11 décembre 2009

C'est bien ce que je pensais. Votez Meirieu !

Écrit par : Robin | 11 décembre 2009

L'autre jour, je décortiquais un algorithme de compression utilisé en informatique à des élèves de seconde.

Réaction finale d'un des élèves : "mais comment y'en a qui ont pu inventer des choses pareilles"

Pas de bol, il disait ça sur le même ton accablé que si un exhibitionniste lui avait fait une démo appuyée devant le lycée.

A l'avenir, faute de pouvoir câbler les neurones des multitudes d'in-finis, peut être devrons nous nous contenter d'accabler les autres.

Écrit par : dugong | 11 décembre 2009

Et vous savez quand même bien quel excellent niveau d'instruction avait cet instituteur ? Largement au-dessus d'un bac 2009 !

Peut-être, peut-être..; Mais borné ! borné !

Ecrit par : Garafignoux | 11 décembre 2009
Ah ! Vous voulez dire comme Célestin Freinet, par exemple ?

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

A l'avenir, faute de pouvoir câbler les neurones des multitudes d'in-finis, peut être devrons nous nous contenter d'accabler les autres.

Ecrit par : dugong | 11 décembre 2009

Il faut les former à la recherche, au travail en équipe, à la pratique de l'écriture longue et aux approches transdisciplinaires... Au lieu de leur montrer votre "machin". ;-))

Écrit par : Robin | 11 décembre 2009

C'est Meirieu qui vient troller ici sous le pseudo sisyphe ? C'est plus un rocher qu'il porte, mais un boulet...

Écrit par : TotoWeininger | 11 décembre 2009

C'est quoi "l'écriture longue" ?
Ecrit par : Robin | 11 décembre 2009

Une phrase avec plus de deux mots.

Ecrit par : TotoWeininger | 11 décembre 2009

C'est bien ce que je pensais. Votez Meirieu !

Ecrit par : Robin | 11 décembre 2009

Une phrase plus longue que:
"National-socialiste, franchement." ?

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

Mais que fait Jean ?


Non à la réforme du lycée : il faut défendre le savoir ! (10/12/2009) :

Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :

La réforme du lycée, présentée comme nécessaire à la réussite de tous les élèves, se révèle être une attaque contre le savoir. Dans les faits, le temps d'enseignement diminue, le contenu disciplinaire s'appauvrit, la prétendue revalorisation de certaines filières ne se nourrit que de la dévalorisation des autres.

De plus, l'instauration d'une autonomie accrue entraînerait une dangereuse disparité entre les établissements et une différence de traitement entre les élèves contraires aux principes républicains.

Estimant que les dégâts qu'une telle réforme pourrait produire sur les générations futures sont considérables, la Société des agrégés de l'Université appelle toutes les organisations, tous les représentants de la Nation, tous ceux qui pensent que seul le savoir est émancipateur, facteur de progrès et de création, à défendre l'idéal républicain du lycée et à convaincre le Ministre de retirer sa réforme.

Écrit par : TotoWeininger | 11 décembre 2009

Je repose une question qui n'a eu qu'une réponse: nos "élites", c.a.d les ingés, toubibs, pharma, vétos, HEC, Sc po, etc. sont-elles plus mauvaises aujourd'hui qu'il y a 20 ou 30 ans?



Ecrit par : sisyphe | 11 décembre 2009

J'ai répondu pour véto. Remontez dans les messages.
Je ne peux le faire ce soir, étant en bas débit, ce qui est très pénible.
En résumé, les jeunes vétos sont nettement meilleurs à la sortie de l'école, ce qui est logique puisque les progrès ont été fulgurants, tant sur le plan médical que technologique, mais manquent très souvent de distance par rapport aux savoirs et aux lois et d'esprit critique autant que synthétique.
Je ne suis pas certaine qu'ils aient acquis la souplesse nécessaire pour continuer à progresser alors que nous avons dû nous adapter en courant perpétuellement derrière des progrès phénoménaux.

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2009
Et puis, ils ne sont pas formés à l'écriture longue ...

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

"Au lieu de leur montrer votre "machin". ;-))" Robin

Vous ne croyez pas si bien dire, Robin !

Je pense que la dernière étape consistera à mettre en examen pour exhibition les quelques excités transmissionnaires qui auront subsisté.

Écrit par : dugong | 11 décembre 2009

Je repose une question qui n'a eu qu'une réponse: nos "élites", c.a.d les ingés, toubibs, pharma, vétos, HEC, Sc po, etc. sont-elles plus mauvaises aujourd'hui qu'il y a 20 ou 30 ans?



Ecrit par : sisyphe | 11 décembre 2009

J'ai répondu pour véto. Remontez dans les messages.
Je ne peux le faire ce soir, étant en bas débit, ce qui est très pénible.
En résumé, les jeunes vétos sont nettement meilleurs à la sortie de l'école, ce qui est logique puisque les progrès ont été fulgurants, tant sur le plan médical que technologique, mais manquent très souvent de distance par rapport aux savoirs et aux lois et d'esprit critique autant que synthétique.
Je ne suis pas certaine qu'ils aient acquis la souplesse nécessaire pour continuer à progresser alors que nous avons dû nous adapter en courant perpétuellement derrière des progrès phénoménaux.

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2009


c'est à vous que je pensais!


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C'est Meirieu qui vient troller ici sous le pseudo sisyphe ? C'est plus un rocher qu'il porte, mais un boulet...

Ecrit par : TotoWeininger | 11 décembre 2009


?? Grotesque...si c'était possible, consultez l'historique de mes posts. (vous voulez aussi copie de mes 4 rapports d'inspection, qui, quoique très bons, mettent en exergue un côté trop frontal dans mon enseignement?)
Sortez de votre confiserie, ça casse les bonbons...

Écrit par : sisyphe | 11 décembre 2009

"Mais que fait Jean ?" (TotoWeininger)

Je vous l'ai dit, Jean a mal pris certaines plaisanteries et semble avoir renoncé à toute participation au blog.
Jean, vous devriez revenir. Ici, les échanges sont souvent très vifs, sans que cela prête nécessairement à conséquence.

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 décembre 2009

M'enfin Garafignoux !

Ecrit par : nicolas | 11 décembre 2009
---
Qu'y a-t-il, Nicolas ? Pourquoi vous offusquer pour si peu ? :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 décembre 2009

"copie de mes 4 rapports d'inspection, qui, quoique très bons, mettent en exergue un côté trop frontal dans mon enseignement"

Soyez plus occipital à l'avenir !

Écrit par : dugong | 11 décembre 2009

"Je veux bien croire que, par idéalisme et vocation, de bons licenciés ès lettres se tournent vers le professorat des écoles, mais ils sont probablement minoritaires."

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire

Ah! C'est pour ça que mes collègues se tournent vers moi au moindre pb de grammaire... comme : "l'ordinateur est dans le placard. Dans le placard est bien attribut du sujet, non ?"
Dites-moi pourquoi j'ai détrompé ce gars pour lequel je n'avais pas l'ombre d'une sympathie naissante.
Je ne cesse de me féliciter de n'avoir plus d'enfant en âge d'être scolarisé mais comme je n'ai pas encore de petits-enfants, je ne cesse non plus de craindre le pire.

Ecrit par : nicolas | 11 décembre 2009
---
Ce que vous dites là ne m'étonne nullement.
Et je partage vos craintes pour mes petits-enfants !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 décembre 2009

(vous voulez aussi copie de mes 4 rapports d'inspection, qui, quoique très bons, mettent en exergue un côté trop frontal dans mon enseignement?)
Ecrit par : sisyphe | 11 décembre 2009

Sans blague, ça se lit, un rapport d'inspection ? Et vous les conservez, en plus (pieusement, j'imagine...)?

Écrit par : TotoWeininger | 11 décembre 2009

Moi, je n'ai jamais eu de rapport avec mon inspecteur.

Écrit par : TotoWeininger | 11 décembre 2009

Excusez-moi Francis, j'ai oublié de vous citer. Je corrige cela tout de suite avant la volée de bois vert...
Je veux bien croire que, par idéalisme et vocation, de bons licenciés ès lettres se tournent vers le professorat des écoles, mais ils sont probablement minoritaires. Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 décembre 2009

Ecrit par : nicolas | 11 décembre 2009
---
Vous ne risquiez en aucune façon de recevoir une volée de bois vert de ma part ! Sans doute plaisantiez-vous... :-)
Je vous dirais bien quelque chose mais vous vous exclameriez,"M'enfin, Francis !" ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 décembre 2009

Toto,

je vous envie: manifestement, soit vous êtes un nihiliste célibataire, soit votre âge avancé vous dispense d'obligations éducatives et financières.
Dans les deux cas, vous pouvez faire fi des avis qui jalonnent votre carrière, moi pas encore.
Sachez en outre que j'ai déjà payé le prix pour avoir dit tout haut ce que vous autres ici dites si bas.
Pas de leçons, merci!

Écrit par : sisyphe | 11 décembre 2009

"Ils z'ont qu'à s'en occuper de leurs mômes, les parents au lieu de mater les écrans et de laisser les gosses en faire autant !!! ;-)

Un peu de responsabilité ne nuirait à personne..."

Ecrit par : mihailovich | 11 décembre 2009

Ben oui ! On dit exactement la même chose, non ?

Écrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009

"j'ai déjà payé le prix pour avoir dit tout haut ce que vous autres ici dites si bas."


"Pas de leçons, merci!"

Ecrit par : sisyphe | 11 décembre 2009

OK.

Écrit par : TotoWeininger | 11 décembre 2009

Je pense que la dernière étape consistera à mettre en examen pour exhibition les quelques excités transmissionnaires qui auront subsisté. Ecrit par : dugong | 11 décembre 2009

Oui, enfin ceux qui n'auront pas pris les précautions qu'exige la clandestinité...
Fameux scénar, non ?

Écrit par : nicolas | 11 décembre 2009

JE SUIS UN NIHILISTE!

Écrit par : Pendariès | 11 décembre 2009

"C'est faux, iPidiblue, ou très marginal. Les instituteurs et institutrices avaient leurs écoles de formation à eux et ne passaient ni le bac ni le brevet supérieur. On les recrutait plus jeunes et ils avaient une filière spéciale, rien que pour eux."

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2009

Trois ans de formation "professionnalisante après le bac". Et après le concours d'entrée.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009

Je ne cesse de me féliciter de n'avoir plus d'enfant en âge d'être scolarisé mais comme je n'ai pas encore de petits-enfants, je ne cesse non plus de craindre le pire.

Ecrit par : nicolas | 11 décembre 2009

Vous avez bien raison de craindre le pire, Nicolas.
Il y a une véritable maffia aux instances dirigeantes : ils son tous de mèche pour que les méthodes globales continuent à être enseignées dès la MS; en GS, c'est presque à 100 %.
En CP, idem.
Chercheurs de l'INSERM, du CNRS, ONL, sans compter les syndicats majoritaires enseignants et de parents d'élèves.

Cherchez qui sont les "experts" de l'Office National de la Lecture (ONL) : la plupart ont écrit des méthodes mixtes à départ global; on retrouve partout les mêmes noms.

Par curiosité, j'ai acheté un petit livre, Nathan pédagogie, Les repères pédagogiques, "Enseigner la lecture au cycle 2".
Auteurs : Jean-Emile Gombert Pascale Colé Sylviane Valdois (auteurs également de Crocolivre) , Roland Goigoux, Philippe Mousty, Michel Fayol.
Ce sont tous des tricheurs et des menteurs.
Ne pas oublier que Bentolila (membre de l'ONL) est l'auteur de Gafi le Fantôme. Celui-là, il ne tire pas le diable par la queue ! Avec tout le fric qu'il s'est fait en parcourant la France avec ses conférences, et toutes ses méthodes merdiques.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 11 décembre 2009

JE SUIS UN NIHILISTE!
Ecrit par : Pendariès | 11 décembre 2009

On avait remarqué ^^

Écrit par : TotoWeininger | 11 décembre 2009

"?? Grotesque...si c'était possible, consultez l'historique de mes posts. (vous voulez aussi copie de mes 4 rapports d'inspection, qui, quoique très bons, mettent en exergue un côté trop frontal dans mon enseignement?)
Sortez de votre confiserie, ça casse les bonbons..."

Ecrit par : sisyphe | 11 décembre 2009

Tiens, on vous fait le coup aussi ? Pourtant, vous n'êtes pas prof en IUFM ! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009

Je suis un ex nihilo!

( et j'y retourne)

Écrit par : sisyphe | 11 décembre 2009

http://www.youtube.com/watch?v=4j-41ORWkYM

Écrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009

Vous en rêviez ? Vous l'avez ! Maintenant, ça ira mieux pour vous. Et ne venez plus vous plaindre. Vous ne pouvez plus dire qu'on ne s'occupe pas de vous. Vous le valez bien.

http://fr.news.yahoo.com/80/20091211/tfr-des-proviseurs-coachs-pour-grer-les-a7ee481.html

Écrit par : nicolas | 11 décembre 2009

"Jean, vous devriez revenir. Ici, les échanges sont souvent très vifs, sans que cela prête nécessairement à conséquence.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 décembre 2009 "

Vous êtes folle ou quoi?

Attendez la fin de l(a non) épidémie de grippe.

Écrit par : Troll | 11 décembre 2009

"Je suis un ex nihilo!

( et j'y retourne)"

Ecrit par : sisyphe | 11 décembre 2009

Oh, non !!! Vous n'allez pas partir aussi ! :-((

Écrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009

Enseignant, un métier qui s'apprend...mais pas dans les IUFM.

Écrit par : TotoWeininger | 11 décembre 2009

"Attendez la fin de l(a non) épidémie de grippe."

Ecrit par : Troll | 11 décembre 2009

Ah bon , Ce n'est pas fini ?

Écrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009

"Enseignant, un métier qui s'apprend...mais pas dans les IUFM."
Ecrit par : TotoWeininger | 11 décembre 2009

Ca dépend.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009

http://fr.news.yahoo.com/80/20091211/tfr-des-proviseurs-coachs-pour-grer-les-a7ee481.html

"ils en sont ressortis fatgués"...sniff, les pauvres!

Écrit par : sisyphe | 11 décembre 2009

mais non, je reste, pourquoi partirai-je? LOL !!

Écrit par : sisyphe | 11 décembre 2009

Je repose une question qui n'a eu qu'une réponse: nos "élites", c.a.d les ingés, toubibs, pharma, vétos, HEC, Sc po, etc. sont-elles plus mauvaises aujourd'hui qu'il y a 20 ou 30 ans?

Les ados de 2009 ont un champ de connaissances pratiquement infini, avec des outils qui n'existaient pas à notre époque: il suffit aujourd'hui d'un accès internet pour faire en quelques heures ce qui nécessitait plusieurs jours de recherches en bibliothèque "à l'époque".
Peut-on exiger d'eux la maîtrise à l'identique de ce que vous-nous maîtrisions en notre temps et, en plus, exiger l'excellence dans des domaines nouveaux?
Certes, la plasticité cérébrale de notre espèce est infinie, mais il faut laisser à l'individu le temps d'assimiler, de faire le tri.
Critiquerions-nous Einstein ou Watson et Crick pour une orthographe déficiente, au vu du poids de leurs découvertes? Je veux dire par là qu'à notre époque, considérant la massification de la scolarisation, il n'est plus possible, même si cela est regrettable, d'exiger le même niveau que celui de nos aïeux, la somme des connaissances à acquérir n'étant pas la même.

Ecrit par : sisyphe | 11 décembre 2009
---
Nos élites sont plus mauvaises en français que celles d'il y a 40 ans, cela est certain (les professeurs de lettres et de philosophie mis à part, et aussi quelques scientifiques lettrés).

Oui, on peut exiger d'eux la maîtrise du français. (Encore faudrait-il, pour cela, que les professeurs des écoles le maîtrisassent eux-mêmes.)

Les ados d'aujourd'hui ne sont pas supérieurs à nous parce qu'ils ont internet !
Nous savons aussi bien qu'eux utiliser internet !

Accéder à des informations sur internet est une chose ; les maîtriser en est une autre, et les mémoriser encore une autre.

Je doute fort qu'Einstein, Watson et Crick aient eu une orthographe déficiente.

La massification de la scolarisation est une bonne chose seulement si elle bien faite. Elle ne l'a pas été et n'est pas en voie de l'être. Il ne faut pas laisser "monter" un élève paresseux, bavard et nul dans la classe supérieure. Il y gêne les élèves sérieux, attentifs, travailleurs et capables. Que de fois ai-je été confronté à cette situation, ne parvenant pas à apprendre aux meilleurs élèves tout ce que j'aurais pu leur apprendre si je n'avais passé autant de temps à apostropher les casse-pieds !

Enfin, à supposer que la somme des connaissances à acquérir soit supérieure à ce qu'elle était autrefois, ce dont je doute (elles sont partiellement différentes, en revanche, oui), le résultat est qu'ils en savent moins que les meilleurs d'autrefois, en tout état de cause.

Bien sûr, ils en savent plus que les enfants non scolarisés il y a cinquante ans, et que les cancres d'autrefois. Quant aux cancres d'aujourd'hui, ils sont peu ou prou aussi nuls que ceux d'autrefois, mais peut-être plus nombreux...

L'élitisme est une nécessité. Mais il doit être juste, c'est-à-dire non réservé aux enfants capables des classes favorisées. Les enfants capables des classes défavorisées doivent être aidés financièrement, de manière significative et non de manière symbolique comme cela l'a toujours été.
Tout est là.

J'espère que je ne vous ai pas fâché(e), Sisyphe. Je réalise que j'ignore si vous êtes un homme ou une femme, mais je tends à penser que vous êtes une femme. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 décembre 2009

Là-bas, sur le forum des jeunes instits, il y a des gens qui se posent des questions existancielles graves !!!


""Mais alors avec le COD placé APRES le verbe, il n'y a jamais d'accord?""

Et cette pauvre petite a obtenu une réponse lapidaire, qui en disait long sur la lassitude de la PE chevronnée qui lui a répondu un
"NON" bref mais percutant !

Écrit par : c.cuit | 11 décembre 2009

Je repose une question qui n'a eu qu'une réponse: nos "élites", c.a.d les ingés, toubibs, pharma, vétos, HEC, Sc po, etc. sont-elles plus mauvaises aujourd'hui qu'il y a 20 ou 30 ans?

Ecrit par : sisyphe | 11 décembre 2009
---
J'oubliais ! Sisyphe, dans votre "etc." ci-dessus, incluez-vous les professeurs ? ;-)

Au cas où vous songeriez à quitter le blog de JPB, je vous prie de n'en rien faire. Ignorez ceux qui sont désagréables avec vous, s'il y en a. J'espère ne l'avoir pas été dans mon message précédent. Ce n'était pas mon intention, en tout cas. J'ai répondu point par point à votre question qui n'avait eu qu'une seule réponse. Cette question - tout à fait intéressante et pertinente - méritait qu'on y répondît ; qu'on y répondît sans détour. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 décembre 2009

existenciel, bien sûr...

Écrit par : c.cuit | 11 décembre 2009

"Ils z'ont qu'à s'en occuper de leurs mômes, les parents au lieu de mater les écrans et de laisser les gosses en faire autant !!! ;-)

Un peu de responsabilité ne nuirait à personne..."

Ecrit par : mihailovich | 11 décembre 2009

Ben oui ! On dit exactement la même chose, non ?

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009


Oui, Christophe, vous dites la même chose.
Mais à entendre les jérémiades "oui, les enfants d'aujourd'hui ne sont plus comme avant...", ça me fait sourire.
Les parents ont l'entière liberté de :
- ne pas avoir la télé
- de ne pas offrir de PlayStation à leurs gosses
- de les amener au concert ou au musée, au lieu d'aller voir le dernier navet au ciné du coin... ou/et au lieu de les laisser livrés à eux-mêmes,
- enfin de détourner leurs enfants du suivisme grégaire plein de conformisme de la société de consommation ("mes copains ont le dernier gadget machin-chose, et pourquoi pas moi" ?).

Il n'y a pas une once de fatalité là-dedans. Juste le respect d'une hygiène de vie et du bon sens.

Écrit par : mihailovich | 11 décembre 2009

existenciel, bien sûr...

Ecrit par : c.cuit | 11 décembre 2009

existentiel, même, non ?

Écrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009

Je repose une question qui n'a eu qu'une réponse: nos "élites", c.a.d les ingés, toubibs, pharma, vétos, HEC, Sc po, etc. sont-elles plus mauvaises aujourd'hui qu'il y a 20 ou 30 ans?
Ecrit par : sisyphe | 11 décembre 2009

Il suffirait de comparer les épreuves d'entrée à 30 ans d'écart.

Prenez celles de maths : vous aurez des surprises !

Écrit par : Jeremy | 11 décembre 2009

Mihailovich, je suis d'accord à cent pour cent. Le peu que je vois mes gamines, j'essaie de faire au "moins pire"...
Je reviens d'ailleurs d'un concert, (deux concertos de Bach, le troisième "Brandebourgeois" et le double en ut mineur pour deux claviers.)
Elle a cinq ans et demi.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009

Je suis un ex nihilo!

( et j'y retourne)

Ecrit par : sisyphe | 11 décembre 2009

Ici, il n'y a que des ex nihilo. Alors, restez-y et améliorez le propos qui a déclenché les foudres car il est juste, aussi juste que le fait qu'ils disposent de vélos à douze vitesse à l'âge où JPB pédalait sur un petit vélo vert à pneus " ballon " et à roue fixe.
Vous n'allez pas vous vexer pour si peu, tout de même ! On vous a comparé à Meirieu ? Et alors ?
Y'en a d'autres qui ont absorbé fréquemment des huiles de ricin plus laxatives et qui s'obstinent !

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

existenciel, bien sûr...

Ecrit par : c.cuit | 11 décembre 2009

existentiel, même, non ?

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009
Méthode globale, c.cuit ?

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

Y'en a d'autres qui ont absorbé fréquemment des huiles de ricin plus laxatives et qui s'obstinent !

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2009

A propos de ça, l'absorption d'huiles essentielles, c'est "hardos" !

Écrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009

Oui, Christophe, vous dites la même chose.
Mais à entendre les jérémiades "oui, les enfants d'aujourd'hui ne sont plus comme avant...", ça me fait sourire.
Les parents ont l'entière liberté de :
- ne pas avoir la télé
- de ne pas offrir de PlayStation à leurs gosses
- de les amener au concert ou au musée, au lieu d'aller voir le dernier navet au ciné du coin... ou/et au lieu de les laisser livrés à eux-mêmes,
- enfin de détourner leurs enfants du suivisme grégaire plein de conformisme de la société de consommation ("mes copains ont le dernier gadget machin-chose, et pourquoi pas moi" ?).

Il n'y a pas une once de fatalité là-dedans. Juste le respect d'une hygiène de vie et du bon sens.

Ecrit par : mihailovich | 11 décembre 2009
Et les enfants deviennent des ados ! Gare à vos fesses et à votre égo !
Mon fils qui, à douze ans, récitait poliment la doxa familiale et flambait le rap dans une interro de musique de quatrième, avec les congratulations familiales et professorales, est à présent un spécialiste reconnu parmi ses pairs en matière de rap français et m'a prié de lui offrir pour Noël deux CD:
Le pélerinage d'AELPéACHA et Oeuvre d'un banlieusard d'Iron Sy

Selon vos certitudes éducatives, dois-je lui claquer ma porte au nez et lui couper les vivres ?

Je laisse vos bambins grandir et on se retrouve dans quinze ans !
Même s'ils sont majors de polytechnique, vous ne serez peut-être pas le plus comblé des pères,croyez-moi ...

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

Si Lyme me laisse en vie, et convenablement... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009

Y'en a d'autres qui ont absorbé fréquemment des huiles de ricin plus laxatives et qui s'obstinent !

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2009

A propos de ça, l'absorption d'huiles essentielles, c'est "hardos" !

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009
Ah bon ? Vous êtes certain que vous n'êtes pas un peu trop occidentalisé pour supporter les médecines naturelles ? Moi, ça me laisse de marbre, quand j'avale des huiles essentielles !

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

Si Lyme me laisse en vie, et convenablement... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009
Ça ne sera pas pire que ce que c'est à l'heure actuelle, voyons ! Un peu de nerf, Christophe !

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2009

Et les enfants deviennent des ados ! Gare à vos fesses et à votre égo !
Mon fils qui, à douze ans, récitait poliment la doxa familiale et flambait le rap dans une interro de musique de quatrième, avec les congratulations familiales et professorales, est à présent un spécialiste reconnu parmi ses pairs en matière de rap français et m'a prié de lui offrir pour Noël deux CD:
Le pélerinage d'AELPéACHA et Oeuvre d'un banlieusard d'Iron Sy

Selon vos certitudes éducatives, dois-je lui claquer ma porte au nez et lui couper les vivres ?

Je laisse vos bambins grandir et on se retrouve dans quinze ans !
Même s'ils sont majors de polytechnique, vous ne serez peut-être pas le plus comblé des pères,croyez-moi ...

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2009


Pardonnez-moi Dobolino, mais vous schématisez.
Je connais bien assez d'ados qui ne correspondent pas à la caricature que vous faites. A commencer par ma famille.

Un enfant habitué à lire de la bonne littérature, à fréquenter (et pratiquer !!) les oeuvres d'art et qui, par ailleurs se dépense suffisamment (sportivement parlant) n'aura que faire de la soupe commerciale que vous évoquez, et n'aura aucune envie de ressembler à ses camarades décérébrés.
Bon d'accord, si un ado va chez des copains pour jouer à l'ordinateur une fois toutes les deux semaines, ce n'est pas la fin du monde ! ;-)
Tout en sachant remettre ces babioles à leur véritable place.

Écrit par : mihailovich | 11 décembre 2009

Merci de m'encourager...

Écrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009

Mihailovich, je suis d'accord à cent pour cent. Le peu que je vois mes gamines, j'essaie de faire au "moins pire"...
Je reviens d'ailleurs d'un concert, (deux concertos de Bach, le troisième "Brandebourgeois" et le double en ut mineur pour deux claviers.)
Elle a cinq ans et demi.

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009

Vous avez mille fois raison, cher Christophe ! Et j'espère vraiment que cette musique ne soignera pas uniquement votre coeur, mais le corps avec !!! ;-)

Écrit par : mihailovich | 11 décembre 2009

Merci, Mihailovich. A bientôt. Je vais (tenter de) dormir un peu.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009

"Je connais bien assez d'ados qui ne correspondent pas à la caricature que vous faites. A commencer par ma famille.

Un enfant habitué à lire de la bonne littérature, à fréquenter (et pratiquer !!) les oeuvres d'art et qui, par ailleurs se dépense suffisamment (sportivement parlant)

Ecrit par : mihailovich | 11 décembre 2009 "

On a bien compris , chez les mihailovich les enfants sont bien éduqués, chez les autres non, puisqu'ils sont tombés dans le rap.

Écrit par : Troll | 12 décembre 2009

On peut rappeler que le SGEN -CFDT et le SE -UNSA sont pour la réforme CHATEL et d'ailleurs pour la suppression de l'histoire en Terminale S . La preuve que l'extrême gauche marche bien en collusion avec les libéraux .

Écrit par : DEFER | 12 décembre 2009

On a bien compris , chez les mihailovich les enfants sont bien éduqués, chez les autres non, puisqu'ils sont tombés dans le rap.

Ecrit par : Troll | 12 décembre 2009


Même pas Troll ! ;-)

Écrit par : mihailovich | 12 décembre 2009

Pénin le vieux schnok est de retour:

"(Nos élites sont plus mauvaises en français que celles d'il y a 40 ans, cela est certain (les professeurs de lettres et de philosophie mis à part, et aussi quelques scientifiques lettrés).)

Et par quel miracle les professeurs échappent-ils à ce triste sort alors qu'on ne cesse de répéter sur ce forum que les meilleurs ne deviennent plus enseignants?

(Oui, on peut exiger d'eux la maîtrise du français. (Encore faudrait-il, pour cela, que les professeurs des écoles le maîtrisassent eux-mêmes.))

La maîtrise du français ce n'est pas un usage grammaticalement inutile mais particulièrement snobinard de l'imparfait du subjonctif!!!


(Les ados d'aujourd'hui ne sont pas supérieurs à nous parce qu'ils ont internet !
Nous savons aussi bien qu'eux utiliser internet !)


Sur le fond je suis d'accord pour internet mais qui est ce nous?
Exprimez-vous correctement bordel de merde.


(Accéder à des informations sur internet est une chose ; les maîtriser en est une autre, et les mémoriser encore une autre.)


Que de platitudes, on peut dire la même chose d'une bibliothèque.

(Je doute fort qu'Einstein, Watson et Crick aient eu une orthographe déficiente.)


Soit vous avez des informations (servez-vous d'internet), soit vos propos sont un exemple parfait de vacuité.

(La massification de la scolarisation est une bonne chose seulement si elle bien faite. Elle ne l'a pas été et n'est pas en voie de l'être. Il ne faut pas laisser "monter" un élève paresseux, bavard et nul dans la classe supérieure. Il y gêne les élèves sérieux, attentifs, travailleurs et capables. )

Certes, mais si les élèves capables sont 5 sur une classe de 25 comme en témoignent certains, que faites-vous?

(Que de fois ai-je été confronté à cette situation, ne parvenant pas à apprendre aux meilleurs élèves tout ce que j'aurais pu leur apprendre si je n'avais passé autant de temps à apostropher les casse-pieds !)

Peut-être eût-il fallu ne pas se contenter (en un mot) de les apostropher?


(Enfin, à supposer que la somme des connaissances à acquérir soit supérieure à ce qu'elle était autrefois, ce dont je doute (elles sont partiellement différentes, en revanche, oui), le résultat est qu'ils en savent moins que les meilleurs d'autrefois, en tout état de cause.)


Ce qui se conçoit clairement s'énoncent clairement dit-on; qui est ce "ils"? les élèves? les meilleurs élèves?


(Bien sûr, ils en savent plus que les enfants non scolarisés il y a cinquante ans, et que les cancres d'autrefois. Quant aux cancres d'aujourd'hui, ils sont peu ou prou aussi nuls que ceux d'autrefois, mais peut-être plus nombreux...)

Si l'on ne compte pas les non-scolarisés?

(L'élitisme est une nécessité. Mais il doit être juste, c'est-à-dire non réservé aux enfants capables des classes favorisées. Les enfants capables des classes défavorisées doivent être aidés financièrement, de manière significative et non de manière symbolique comme cela l'a toujours été.
Tout est là.)

J'avais cru comprendre que le problème central était les programmes, les méthodes pédagogiques désastreuses (ô combien) et voilà que patatra maistre Pénin en retraite (ila fuit les élèves qu'il n'arrivait plus à instruire) explique que seules les bourses (la thune, pas celles des géniteurs!!!) expliquent les inégalités sociales à l'école (JPB t'as tout faux).

(J'espère que je ne vous ai pas fâché(e), Sisyphe. Je réalise que j'ignore si vous êtes un homme ou une femme, mais je tends à penser que vous êtes une femme. :-))

Quittez donc ce ton faussement civil et recherché qui ne cachent que votre suffisance et votre prétention.
Quant à moi je serais bien heureux de vous fâcher mais je crains ne pas pouvoir atteindre vos belles certitudes.

(Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 décembre 2009 )

Écrit par : Troll | 12 décembre 2009

Mihailovich, je suis d'accord à cent pour cent. Le peu que je vois mes gamines, j'essaie de faire au "moins pire"...
Je reviens d'ailleurs d'un concert, (deux concertos de Bach, le troisième "Brandebourgeois" et le double en ut mineur pour deux claviers.)
Elle a cinq ans et demi.

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009

Vous avez mille fois raison, cher Christophe ! Et j'espère vraiment que cette musique ne soignera pas uniquement votre coeur, mais le corps avec !!! ;-)

Ecrit par : mihailovich | 11 décembre 2009

Merci, Mihailovich. A bientôt. Je vais (tenter de) dormir un peu.

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2009


De tout coeur avec vous.

Courage Christophe, accrochez-vous !!!!!!!

Écrit par : carole | 12 décembre 2009

L'histoire, une ardente nécessité
Fabrice Madouas le jeudi, 10/12/2009
dans Dossier d'actualité
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Par Fabrice Madouas

Faire de l’enseignement de l’histoire une simple option en terminale S ? Très contesté, ce projet intervient au moment où le débat sur l’identité nationale bat son plein. Inopportun.

Alain Finkielkraut, André Kaspi, Jacques Le Goff, Pierre Milza, Jean-François Sirinelli, Benjamin Stora, Jean Tulard… Une vingtaine d’universitaires et d’historiens, parmi les plus renommés,ont lancé la semaine dernière une pétition appelant le ministre de l’Éducation nationale, Luc Chatel, à réviser ses projets. Beaucoup les ont rejoints depuis. La raison de leur mobilisation ? La décision de rendre optionnel l’enseignement de l’histoire-géographie en terminale S (scientifique).Actuellement, trois heures par semaine sont inscrites au programme de cette classe.En 2012, date à laquelle devrait s’appliquer cette mesure, cette matière ne ferait l’objet que d’une option de deux heures hebdomadaires.

Ce projet, qui devait être examiné ce jeudi par le Conseil supérieur de l’éducation, s’inscrit dans la réforme des lycées préparée par Richard Descoings : le directeur de Sciences Po a remis son rapport au président de la République le 2 juin.Il « ne peut que susciter la stupéfaction par son décalage avec les nécessités évidentes de la formation des jeunes Français au début du XXIe siècle », estiment les signataires de cette pétition, d’autant plus inquiets que 52 % des futurs bacheliers de l’enseignement général sont inscrits en série S.

Il serait « catastrophique que des élèves de terminale ne disposent pas d’enseignement en histoire-géographie,ce qui les priverait de la culture générale la plus élémentaire qui forme l’entendement des citoyens », ajoute l’académicienne Hélène Carrère d’Encausse. « La compréhension du monde contemporain, de ses crises économiques ou géostratégiques, des rapports de force qui se nouent et se dénouent en permanence entre les nations implique la maîtrise de l’histoire et de la géographie », précise l’économiste Jacques Sapir, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales. « Il faut aussi souligner l’incohérence profonde de cette décision,poursuit- il. Elle survient au moment même où, de la commémoration de l’anniversaire de la mort de Guy Môquet au grand débat sur “l’identité nationale”, en passant par le projet d’un musée sur l’histoire de France, la question de l’histoire, mais aussi de la géographie (car la conscience nationale s’enracine dans des pays et des paysages) occupe une place centrale dans notre pays. »

À ces arguments,le ministre de l’Éducation nationale répond qu’il ne s’agit pas de sacrifier une matière mais de rendre à la terminale S sa spécificité scientifique. « Pour la première fois », tous les lycéens « auront quatre heures d’histoire-géo par semaine en première ». Pour les élèves de la filière scientifique, cette matière fera l’objet d’une épreuve anticipée du baccalauréat, avant leur passage en terminale. «Nous faisons la réforme [du lycée] dans l’intérêt des élèves, pas pour économiser de l’argent, avait affirmé Nicolas Sarkozy dès le 13 octobre.Mais à moyens constants, il est clair que de nouveaux équilibres doivent être imaginés,notamment pour le cycle terminal. »

Les professeurs d’histoire-géographie n’y trouvent pas leur compte.«Un élève “scientifique”aura été privé de 54 heures d’histoire-géographie sur l’ensemble de sa scolarité au lycée », calcule Claire Mazeron, vice-présidente du Syndicat national des lycées et collèges (Snalc), qui s’étonne aussi que les mathématiques ne fassent pas partie du tronc commun des enseignements en première et que le nombre d’heures consacrées à l’étude de la littérature française soit divisé par deux en terminale L, alors que le gouvernement dit vouloir revaloriser cette filière.L’Association des professeurs d’histoire et géographie (APHG) souligne aussi qu’il serait surprenant que beaucoup de lycéens scientifiques choisissent cette option en terminale, après avoir passé l’épreuve correspondante en fin de première.Enfin,comment faire en deux ans ce qu’il est compliqué de faire en trois ? « On a déjà du mal à finir les programmes…»,souligne Claire Mazeron.

Bien sûr,les politiques s’en sont mêlés, à commencer par la gauche :Martine Aubry, François Hollande et Ségolène Royal ont cosigné leur appel.Également François Bayrou.Mais la droite aussi s’est mise à signer : Jean-Christophe Lagarde,Hervé Mariton,Renaud Muselier, tous députés de la majorité… Et resurgit le procès intenté à Nicolas Sarkozy de mépriser les “humanités”et la culture générale.Procès fondé sur ses déclarations malheureuses sur la Princesse de Clèves (chef-d’oeuvre de l’esprit français,dont l’étude l’aurait fait «beaucoup souffrir », a-t-il dit en plaisantant) et sur la suppression des questions de culture générale aux concours de catégorie C de la fonction publique, parce qu’elles constituaient « une forme de discrimination invisible »,selon l’ancien secrétaire d’État à la Fonction publique, André Santini. Cette décision a d’ailleurs été saluée par le président du Conseil représentatif des associations noires de France, Patrick Lozès, pour qui les épreuves de culture générale «pénalisent les couches populaires au sein desquelles les minorités sont très nombreuses ».

Secrétaire national du PS chargé des questions d’éducation,Bruno Julliard – qui défilait naguère contre la réforme des universités – veut voir dans ce projet « une raison idéologique » : la droite aurait «une vision utilitariste»de l’école. « Pour le gouvernement, [celle-ci] doit préparer à une profession,mais elle ne sert pas à s’ouvrir sur le monde, accuse-t-il. Pour nous, elle doit aussi préparer des citoyens éclairés sur le monde qui les entoure. » « Cela dénote une volonté de rupture avec les humanités et avec des valeurs supposées être de gauche »,ajoute le secrétaire général de l’APHG,Hubert Tison.

On pourrait discuter longtemps de la façon dont certains enseignants entendent «préparer des citoyens éclairés », mais les universitaires qui ont signé cet appel ne sont pas loin de partager cette inquiétude. « Il est impératif d’annuler cette décision,inspirée par un utilitarisme à courte vue, qui se trouve en contradiction avec les objectifs proclamés du système éducatif français sur le plan de la formation intellectuelle, de l’adaptation au monde contemporain et de la réflexion civique des futurs citoyens », écrivent-ils.Or certains,tels que le philosophe Alain Finkielkraut,dénoncent depuis trop longtemps les errements de l’Éducation nationale pour être suspectés de parti pris.

Car cela fait des années que tous les gouvernements mettent en oeuvre la même politique et l’on aurait beau jeu de rappeler à la gauche – et notamment à Jack Lang – sa responsabilité dans le naufrage de l’école. En 2004, Fanny Capel,professeur de lettres,dénonçait, dans Qui a eu cette idée folle un jour de casser l’école ?(Ramsay),« la désastreuse manie de laisser les enfants tâtonner à la recherche d’un savoir qu’on interdit à l’enseignant de leur délivrer ». Dans les programmes du primaire,poursuit-elle, le mot “apprendre”est tabou.Les règles de grammaire ou les principes mathématiques ne sont pas expliqués par les professeurs « mais reconstruits par les enfants eux-mêmes – ce qui constitue une mascarade et une phénoménale perte de temps ».

L’association Sauver les lettres a calculé qu’en 1976, un élève sortant du collège avait reçu 2 800 heures d’enseignement du français depuis son entrée au cours préparatoire. En 2004, il en recevait 800 de moins. Un rapport européen, présenté le 26novembre, recense 21,7 % de « très mauvais lecteurs » parmi les jeunes Français de 15 ans. On pourrait se rassurer en disant que nos voisins ne font pas mieux :la moyenne est de 24,1 % pour l’Union européenne.Mais la dégradation rapide de nos résultats est inquiétante :le nombre de nos mauvais lecteurs s’est accru de 42 % entre 2001 et 2006 ! À l’initiative de Xavier Darcos, le prédécesseur de Luc Chatel, les nouveaux programmes de l’école primaire insistent sur l’apprentissage des disciplines fondamentales,mais il reste beaucoup à faire au collège où sévit encore la pédagogie du décloisonnement « qui a pour conséquence d’empêcher un enseignement spécifique, systématique et progressif de la langue française », explique Fanny Capel. Il est recommandé aux professeurs «de procéder par flashes, de zapper d’un objet d’étude à l’autre sans aucun approfondissement possible », écrit-elle, en critiquant aussi l’imprécision des programmes d’histoire : « En seconde, on survole plus de vingt siècles » de l’Antiquité grecque au milieu du XIXe siècle.

Comment s’étonner,dès lors,que des collégiens puissent « s’exclamer devant une Vierge à l’Enfant, au Louvre : “Qui c’est cette meuf ?” ; que des lycéens n’hésitent pas à déclarer que Louis XIV régnait en 1835 ; que des élèves de section littéraire écrivent la guerre de “Troyes”ou convoquent les demi-dieux grecs pour expliquer la Genèse ». Et Fanny Capel conclut :«Les élèves n’ont plus de repère chronologique ou culturel, ce qui rend bien fallacieuses leurs prétendues “compétences”, qui s’exercent sur du vent. »

Compétences. Ce mot est en train de se répandre dans les documents émanant de l’Éducation nationale,au point de concurrencer celui de “connaissances”. En plus du traditionnel bulletin de notes, on délivre désormais aux élèves un livret de compétences censé résumer les savoir-faire qu’ils auront acquis tout au long de l’année.On peut ranger,parmi ces compétences,la rédaction d’un CV, voire, comme le proposait naguère Claude Allègre,la capacité à lire correctement un mode d’emploi : toute chose utile pour s’insérer directement dans la vie active. Dans le document du ministère sur le nouveau lycée, au chapitre « Mieux s’adapter à son époque », il est même précisé que « les responsabilités prises au lycée et en dehors deviennent un élément d’appréciation en étant reconnues dans le livret de compétences ».

Cette évolution n’est pas récente.Pour Natacha Polony,à qui l’on doit plusieurs ouvrages sur l’école, c’est Margaret Thatcher qui introduisit, au milieu des années 1980,la notion de compétences comme clé de voûte du système éducatif britannique. La Commission européenne en a repris l’idée dans ses recommandations. Mais en France, c’est Lionel Jospin qui, le premier,l’a fait figurer dans sa loi d’orientation sur l’école,en 1989.« J’enseigne depuis dixneuf ans, j’ai connu de nombreux ministres de l’Éducation nationale.Tous ont conduit, peu ou prou, la même politique que leurs prédécesseurs »,résume Olivier Roussel, professeur d’histoire-géographie à Cachan (Val-de-Marne).

L’éternel problème de l’hétérogénéité du collège unique

La même logique est à l’oeuvre dans la réforme du lycée.Le gouvernement dit vouloir familiariser les lycéens de terminale avec les “outils” et les méthodes qu’ils utiliseront dans l’enseignement supérieur,pour réduire le taux d’échec en premier cycle.«C’est prendre le problème à l’envers,considère Olivier Roussel : certains lycéens ont vraiment du mal à lire. Il vaudrait mieux le leur apprendre avant qu’ils n’entrent en seconde. À quoi sert de travailler la méthode si l’essentiel n’est pas acquis à ce stade ? » Ce qui pose, une nouvelle fois, le problème de l’hétérogénéité du collège unique, où l’on dispense à des élèves très différents les mêmes savoirs, sans considérer leur véritable niveau. « L’Éducation nationale a renoncé à toute forme d’exigence »,estime Olivier Roussel, qui souligne cependant « le goût pour l’histoire de [ses] élèves de terminale – y compris les scientifiques ».

Sur l’école,Nicolas Sarkozy a prononcé de forts et de beaux discours pendant la campagne présidentielle et depuis son élection. Le 1er décembre 2006, il plaidait pour « une école qui donne le goût de l’effort par le plaisir des difficultés surmontées », citant, sur « le civisme et l’amour de la patrie »,Daudet et sa Dernière Classe, Rouaud et ses Champs d’honneur, Gracq et son Balcon en forêt… « La France est une nation littéraire, a-t-il répété le 12 novembre, à La Chapelle-en- Vercors.Nous conforterons l’identité française en apprenant à nos enfants à aimer la littérature et la poésie, à aimer la langue française, ce qu’elle est capable d’exprimer de beauté, d’intelligence, de profondeur de sentiment. Si nous voulons que demain la France continue de signifier quelque chose pour nos enfants, nous devons être fiers de notre histoire, et la leur apprendre. » De la parole aux actes…

Écrit par : Guillaume | 12 décembre 2009

J'entendais hier Jean-Marc Lévy-Leblond et Françoise Balibar donner leur avis sur la place de l'histoire et de la philosophie des sciences en terminale S *.

Encore deux personnes, fort respectables par ailleurs, qui sont atteintes du syndrome de l'expert en flagrant délit d' "idéalisme postérioriste" : introduction de l'histoire et de la philosophie des sciences dans l'enseignement, pluridisciplinarité souhaitées.

Pas d'autre remède connu à ce jour qu'un service complet en lycée "ordinaire". Traitement à suivre pendant au moins deux années consécutives. Comme pour certaines formes de paludisme, on vit très bien avec. L'important est de contenir le parasite pour qu'il ne devienne pas invasif.

Il m'arrivait de parler de philosophie des sciences, un de mes dadas, dans mes cours de physique. Je ne le fais plus depuis une dizaine d'années sinon, rarement, au détour d'une phrase.

Devinez pourquoi.


* "Macadam philo" de F. Noudelman vendredi 11/12.

Écrit par : dugong | 12 décembre 2009

Par François d Orcival, de l’Institut

Cette affaire de suppression de l’histoire et de la géographie comme matières obligatoires en classe de terminale scientifique est à la fois consternante et encourageante. Consternante pour ce qu’elle révèle de la faiblesse de jugement politique du cabinet et du ministre de l’Éducation nationale, qui plus est porte-parole du gouvernement : supprimer sans explication l’enseignement de l’histoire et de la géographie en plein débat sur l’identité nationale, dans les classes où se recrutent les jeunes gens qui se préparent aux concours de nos plus grandes écoles, relève d’un regrettable aveuglement.

Encourageante, cette affaire l’est pour la réaction qu’elle a immédiatement suscitée. Cela n’aura été qu’une traînée de poudre, une révolte générale.Comme quoi, ce pays n’est pas prêt à laisser gommer par décret son histoire et sa géographie.Même symboliquement, comme c’est le cas ici. Car, si les heures en question ne sont plus obligatoires mais optionnelles en terminale scientifique, ces mêmes matières sont renforcées dans le “tronc commun”de la classe de première.Quoi qu’il en soit, et le ministre aurait dû le pressentir, malheur à celui qui touche à l’histoire-géo.Une réaction qui traduit la bonne santé mentale d’un peuple bien moins indifférent, bien moins insensible qu’on veut le croire ou le prétendre, sur les liens qui l’unissent et les valeurs qui le rassemblent.

Cela dit, ne soyons pas naïfs. Tout n’est pas si honorable et limpide dans ce front uni pour la défense et l’illustration de l’enseignement de l’histoire et de la géographie ; les syndicats de gauche (en particulier la FSU) sautent sur l’occasion pour défendre non le contenu des cours mais des postes d’enseignant et accuser le gouvernement de chercher un meilleur emploi des compétences ; le parti socialiste saisit le moment pour détourner le débat sur l’identité nationale et dénoncer l’action du président de la République.On n’attend plus que les lycéens, dûment encadrés par leurs profs,pour venir défiler sur les boulevards toutes banderoles déployées en faveur de la classe d’histoire-géo !

Pour autant, ce débat sur la place occupée par l’histoire et la géographie dans notre enseignement et la formation de nos jeunes élites est plus que légitime. Il éclate le jour même où le premier mi- nistre, remplaçant le président de la République qui s’était déjà exprimé sur le sujet, vient dire sa “passion française”, ce qu’il entend par “être français”, en quoi, en ces temps de mondialisation, de déracinement et de pertes de repères, il est si important de « comprendre quels instruments et quelles références l’Histoire nous lègue ». «Nous ne pouvons pas saluer les peuples qui nous entourent, ajoute François Fillon, en leur disant : “Nous ne sommes personne.” Nous ne pouvons pas intégrer ces milliers d’étrangers qui reçoivent chaque année la nationalité française en leur disant : “Bienvenue nulle part.” »

S’il est question d’histoire et de géographie, c’est bien parce que la France a une âme et un visage.Voilà pourquoi parler de « roman national »,comme le fait le premier ministre – on se souvient du Roman de l’énergie nationale de Barrès (« Le génie de la France sommeillait sur un oreiller de vipères ») –,ou citer Marc Bloch (« Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France : ceux qui refusent de vibrer en souvenir du sacre de Reims ; et ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération »), ou encore rappeler le souvenir d’Henri IV, de Richelieu ou de Clemenceau, est absolument incompréhensible aux jeunes générations si l’histoire n’est qu’une matière “optionnelle”, laissée en libre-service à la disposition de lycéens issus du désastreux collège unique,lequel traverse,contre toute raison,chaque tentative de réforme.

Car ce qui compte, ce n’est pas deux ou quatre heures de cours d’histoire et de géographie par semaine, même obligatoires, mais quelle histoire, quelle géographie on enseigne.Nous avons dénoncé dans ce journal les manuels où l’histoire est réécrite pour la “bonne cause”,comme ces manuels d’enseignement de l’économie où il s’agit de mettre en accusation l’entreprise, le profit et le marché – sans parler du capital. Les manuels eux-mêmes ne sont pas seuls en cause. Il y a aussi l’emploi que l’on en fait dans certaines classes. On voit bien ce que vise le premier ministre quand il parle de ces « diatribes irrationnelles où une part de notre jeunesse apprend le mépris de la France ». C’est bien cela le sujet : on ne peut défendre la classe d’histoire- géo qu’à la condition que ce soit un lieu où l’on puisse consacrer quelques heures au moins à aimer la France.

© Patrick Iafrate

Écrit par : Guillaume | 12 décembre 2009

Histoire et identité
. le jeudi, 03/12/2009
dans Parlons Vrai

Par Jacques Limouzy, ancien ministre

Il n’y a pas de France sans l’Histoire. Il n’y a pas de France sans les climats, les fleuves et le relief, sans les Bretons et les Provençaux, sans d’autres différents mais français. Il n’y a pas de France sans une éclatante variété de la matière géologique, sans une incomparable diversité de la faune et de la flore tempérées, sans la profondeur des temps préhistoriques, sans les premiers balbutiements de l’art, sans l’enseignement de la Grèce, sans l’héritage de Rome, sans ce que la France doit à l’histoire universelle et sans ce qu’elle lui a donné.

S’il n’y avait l’Histoire,que serait la France? Si les Français naissaient sans passé, sans aïeux identifiables, sans aventures conduites, sans succès obtenus, sans échecs subis, sans turpitudes et sans gloire, où serait leur avenir? Le bonheur serait-il dans l’incapacité, l’inconscience, la veulerie ou le sommeil? Il n’y a pas de peuples endormis! Ils ne sont jamais eux-mêmes que hors de la quiétude et de l’abandon. Même tardifs, ce sont leurs réveils qui restent éclatants, marquent leur identité et donnent un profil renouvelé à leur destin. Ainsi en est-il de la France. Il n’y a pas de France née aujourd’hui.

Contemplons un instant cette extrémité charnelle de notre corps et peut-être de notre conscience,notre main. Depuis qu’à l’aube des temps quaternaires la pensée réfléchie est venue illuminer le cerveau d’un primate prédestiné, la main est la fille et peut-être la mère de l’intelligence. Cette main, notre main, est à peu de chose près la main abbevillienne qui,voilà cinq cent mille ans, taillait des bifaces de silex sur les terrasses de la Somme.

Cette main est celle de l’art pariétal, elle a coupé le gui, elle a jeté les armes aux pieds de César, elle a versé l’eau sur le front de Clovis, elle a tenu l’épée de Bouvines, rendu la justice à Vincennes, supporté l’étendard de Reims. Elle est celle de Bossuet corrigeant les copies du Grand Dauphin. Elle est celle du Génie du christianisme.Elle est celle de Racine, de Voltaire et de Chateaubriand. Elle a battu le tambour d’Arcole et porté les clairons de 1918.

Elle fut celle qui fila la laine, coupa les fruits, faucha le blé, construisit les cathédrales, fit aller la navette des premiers métiers, monta la première automobile, mit au point le premier avion, assura l’envol des techniques, pansa les plaies, répandit le sang, servit le bonheur et accompagna la bataille.

Contemplons maintenant sur la carte du monde ce petit promontoire déchiqueté de l’Eurasie, où depuis quelques millénaires sont venus se battre tous les peuples. Ceux des plateaux de l’Asie centrale, ceux de l’embouchure de la Vistule. Durant trente siècles, toute la barbarie du monde a buté ici sur l’océan, pour ensuite s’y fondre et s’y civiliser.Pour des peuples aussi divers, aussi mêlés, aussi prédestinés à vivre ensemble, il n’y a donc pas d’existence nationale sans la conscience historique.

L’enseignement de l’histoire et de la géographie constitue donc aujourd’hui et toujours l’assise indispensable à une fixation culturelle qui doit s’enrichir, se compléter et s’épanouir tout au long d’une vie d’homme. Il ne s’agit pas d’explications dialectiques à donner mais de nourritures indispensables à notre peuple, à son identité, à sa diversité, et l’on me permettra d’ajouter à sa liberté.

De l’art rupestre à Picasso, de Tolbiac au 18 Juin, de la Genèse à Lourdes et à Lisieux, du premier silex à la centrale atomique, il y a des suites ramifiées, diversifiées, complexifiées. Sur ces suites, ces courbes, ces flèches de sang ou de bonheur, d’hébétude sociale ou de génie, il y a des points, ceux des réformateurs, des mystiques, des conquérants, parfois des sages et des poètes, ceux de l’épanouissement fugitif et glorieux de sociétés humaines successives.

Si, à côté des sciences de l’immédiat et des arts de la nécessité, nous n’avons plus la notion de la continuité du monde, où pourra se mouvoir l’imaginaire ? Comment s’ordonneront les marches irrationnelles de la conscience? À quoi rêverons-nous, et à quoi serviront ces rêves? Déjà apparaissent des ésotérismes ténébreux et des songes de pacotille qui meublent ces zones incertaines et débouchent sur des pratiques détestables.

Je songe, en écrivant ces quelques lignes, à l’histoire et à la géographie telles que dans la première adolescence elles nous apparaissaient jadis, entourées de merveilles, d’images éblouies, de chronologies étincelantes.Ne seraitce que pour cela, il devient indispensable de les rétablir dans nos programmes.Ceux qui, en France, apprennent aux enfants l’histoire et la géographie savent mieux que d’autres combien l’environnement éblouissant de ces disciplines illumine sans l’altérer leur nécessaire mais cependant mouvante objectivité.

Écrit par : Guillaume | 12 décembre 2009

"de la Genèse à Lourdes et à Lisieux, du premier silex à la centrale atomique..." Guillaume

De l'eau bénite à l'eau lourde...

Que de chemin parcouru !

Écrit par : dugong | 12 décembre 2009

@ F. Penin:

- sur la maîtrise du français, je suis d'accord. Problème de méthode, toujours d'actualité en particulier chez moi où l'aîné a appris à lire plutôt à la maison alors que le cadet -en CM1 dans une bonne école publique- traîne déjà des lacunes;

- sur internet : d'accord aussi, j'avais posté en ce sens (rôle du prof en tant que référence scientifique, savoir trier, etc);

- Watson etc : c'était une boutade... ;)

- sur les connaissances : forcément moindres dans certains domaines, évidemment supérieures dans d'autres au vu des avancées scientifiques (exemple au hasard, l'exobiologie, il y a 30 ans, hein...ou la bio moléculaire);

- Tout à fait d'accord avec votre analyse de l'élitisme. Il faut aider les élèves doués et volontaires qui n'ont pas les moyens!

Sorry Mr Francis, je ne suis qu'un vieux jeune homme ! Toujours du plaisir à échanger avec vous en tout cas.
:)

Écrit par : sisyphe | 12 décembre 2009

"Trois jeunes pas très diplômés mais très volontaires viennent de mettre au point une pratique innovante :



http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/12/11/lycees-changer-le-logiciel-par-cecile-duflot-marie-christine-blandin-philippe-meirieu_1279573_3232.html#ens_id=1229424

Ecrit par : caritas | 11 décembre 2009
"
Avec un peu de chance les trop nombreux enseignants électeurs des verts vont lire ça et changer d'avis.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 11 décembre 2009

Il paraît que je suis censé, ces derniers temps, mettre de l'eau dans mon vin et jouer la main tendue.
Mais là, on touche le fond. "Régionaliser" l'enseignement, c'est permettre à toutes sortes de caciques et de petits chefs locaux (oh comme je les connais bien, à Marseille, pastis en main et des "peuchère" plein la bouche…), c'est accentuer la dérépublicanisation de l'Education : des concours locaux, un recrutement dépendant des besoins" et de la docilité pédagogique (il faut voir les amendements déposés jeudi soir par la FCPE pour le croire, compte-rendu exhaustif dans la journée), et, demain, les chiens — comme disait l'autre.
JPB

Écrit par : brighelli | 12 décembre 2009

C'est d'autant plus triste que Marie-Christine Blandin est une personnalité intéressante !

Le 5e paragraphe est vraiment désolant : depuis quand ces gens ont-ils mis les pieds dans une classe ?

Écrit par : Jeremy | 12 décembre 2009

"Mais là, on touche le fond. "Régionaliser" l'enseignement, c'est permettre à toutes sortes de caciques et de petits chefs locaux" JPB

Ce n'est pas nouveau et comme d'autres versions de "Mon combat" ça a été annoncé à l'avance.

Ce n'est pas d'hier que les "verts" affichent leur haine de la nation et exaltent la région et l'europe des régions.

Les verts au pouvoir, c'est la cata à toute vibure : tous catalans !

Écrit par : dugong | 12 décembre 2009

" des lycées éco-responsables et éco-citoyens"

Superbe !

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 décembre 2009

" des lycées éco-responsables et éco-citoyens"

Demain on rase l'existant mais pas gratis.

Écrit par : dugong | 12 décembre 2009

"Depuis qu’à l’aube des temps quaternaires la pensée réfléchie est venue illuminer le cerveau d’un primate prédestiné..." (cité par Guillaume)

Intelligent Design ????

Écrit par : c. cru | 12 décembre 2009

"Il faut que les lycées intègrent mieux les Greta (centres de formation continue de l'éducation nationale) et s'impliquent dans la validation des acquis de l'expérience : ils pourront alors favoriser les rencontres entre lycéens, adultes en reconversion et apprentis." Les trois grâces (in Le Monde)

Lycées, lieux de rencontres ? Services tarifés à la personne ? Accompagnements compationnels et soins palliatifs pour personne en état de minimum cérébral ?

Quand on sait quel merdier invraisemblable sont les GRETA...

http://media.education.gouv.fr/file/26/0/4260.pdf

http://media.education.gouv.fr/file/2009/41/4/NI0911_56414.pdf

Écrit par : dugong | 12 décembre 2009

Quant aux Validations des Acquis de l'Expérience, je connais un peu car j'ai fait partie d'un de ces jurys.
Eh ben , c'est pas triste !
Je me souviens d'un gugusse qui soutenait savoir parler chinois car dans son entreprise, il était en correspondance avec un homologue chinois depuis quelques semaines.
Et, au cas où vous ne la sauriez pas, on n'a pas le droit de vérifier les compétences en langue, en français, en maths. L'entretien consiste, justement, en un entretien... On ne vérifie rien, on discute et on juge, en appliquant des recettes de psychologie empiriques. Par exemple, telle dame vient vous dire qu'elle a réussi à redresser le service commercial de son secteur. Qu'elle parle bien l'anglais, et un peu l'allemand. A partir de là, il faut décider si elle truque, si elle exagère, si elle est sincère, si elle ment un peu, mais est cependant capable de réellement effectuer, à terme, ce qu'elle prétend savoir faire actuellement.
Le tout sous le contrôle d'un IPR qui vous suggère à tout moment de donner le diplôme à la personne qui vient de sortir. Bref, on "valide", on valide...

Écrit par : Garafignoux | 12 décembre 2009

pardon : de "psychologie empirique"

Écrit par : Garafignoux | 12 décembre 2009

Je laisse vos bambins grandir et on se retrouve dans quinze ans !
Même s'ils sont majors de polytechnique, vous ne serez peut-être pas le plus comblé des pères,croyez-moi ...

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2009


Pardonnez-moi Dobolino, mais vous schématisez.
Je connais bien assez d'ados qui ne correspondent pas à la caricature que vous faites. A commencer par ma famille.



Ecrit par : mihailovich | 11 décembre 2009
Je ne schématise pas, c'est vous qui le faites. J'ai donné l'exemple frappant du rap mais j'ai aussi fait allusion au major de polytechnique. Je n'ai pas à donner de détails sur ce jeune trentenaire à la trajectoire ascendante mais je doute fort que ses positions idéologiques vous réjouissent et pourtant il vous faudra en subir les conséquences et ce n'est pas son premier prix de concours général en version latine ou les cours de philo que lui a dispensés Fincki qui pourront vous consoler.

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2009

à Cloud et Sèvre si ma mémoire est bonne.

Ecrit par : guy morel | 11 décembre 2009

SAINT-Cloud, Marie-Chantal. ;o)

Écrit par : yann | 12 décembre 2009

"Je me souviens d'un gugusse qui soutenait savoir parler chinois car dans son entreprise, il était en correspondance avec un homologue chinois depuis quelques semaines." Garafignoux

Qu'entendait-on par "parler chinois" ?

Savoir courber l'échine ?

Savoir compliquer les choses simples ?

Savoir dégoter de bonnes occases aux puces ?

Savoir s'échiner au travail ?

Tout ou partie de ces nobles compétences ?

Écrit par : dugong | 12 décembre 2009

Je ne schématise pas, c'est vous qui le faites. J'ai donné l'exemple frappant du rap mais j'ai aussi fait allusion au major de polytechnique. Je n'ai pas à donner de détails sur ce jeune trentenaire à la trajectoire ascendante mais je doute fort que ses positions idéologiques vous réjouissent et pourtant il vous faudra en subir les conséquences et ce n'est pas son premier prix de concours général en version latine ou les cours de philo que lui a dispensés Fincki qui pourront vous consoler.

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2009

Haro sur les premiers de la classe ??? Sainte Ségo, au secours !!! :-)
Je ne vois décidément pas pour quelle raison vous stigmatisez de manière systématique les personnes excellant dans un (ou des) domaine(s). Il n'y a pas un seul profil type de "major de Polytechnique", et ces personnes brillantes (celles qui le sont authentiquement, pas les personnalités grisâtres et scolaires !) peuvent également avoir une sensibilité et une multitude d'intérêts dans la vie, tout en étant humainement épanouis.

En disant qu'un adolescent peut être bien autre chose qu'un individu en (pseudo)-révolte, grégaire et conformiste, je suis loin de faire l'apologie d'un quelconque étouffement de personnalité, bien au contraire ! Un adolescent peut très bien être un être fin, sensible et cultivé sans pour autant être arrogant ou méprisant envers autrui, et sans nourrir une ambition maladive de "carrière".

Vous confondez l'ambition en tant que volonté de se perfectionner au sens strict (l'exigence vis-à-vis de soi-même) et l'ambition dévorante de réussite sociale des parvenus et des carriéristes dont les dents râpent le plancher. Pourtant, les deux ne vont pas systématiquement de pair !

Écrit par : mihailovich | 12 décembre 2009

pour les futurs médecins par VAE : savoir courber l'échine devant les mandarins ?

Écrit par : dugong | 12 décembre 2009

à Cloud et Sèvre si ma mémoire est bonne.

Ecrit par : guy morel | 11 décembre 2009

SAINT-Cloud, Marie-Chantal. ;o)

Ecrit par : yann | 12 décembre 2009
Non ! On peut dire à Cloud. Par contre, la deuxième école est Fontenay aux Roses et non Sèvres.
Et, effectivement, même après guerre, il y avait une possibilité pour les élèves d'école normale d'institutrice de très bon niveau. Après le bac, elles étaient sélectionnées au compte-goutte pour entrer en prépa, en gardant leur statut de normaliennes. Ma mère est entrée à Fontenay en 1951, après avoir suivi l'école Normale.

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2009

Haro sur les premiers de la classe ??? Sainte Ségo, au secours !!! :-)


Ecrit par : mihailovich | 12 décembre 2009
Mais non ! Ce n'est pas du tout ce que je veux dire !
Ce que j'essaye de vous faire tâter du doigt, c'est que les options de ce garçon n'ont rien à voir avec vos idéaux, bien que ses savoirs, ses capacités de travail et de réflexion, son esprit de synthèse soient selon nos souhaits et tellement nettement supérieurs aux vôtres ou aux miens qu'il n'a rien à nous dire. Il vit et agit dans un monde qui n'a rien à voir avec celui qui transparait ici, alors qu'il en est issu.
Ça m'étonnerait, par exemple, que les accords de Lisbonne l'incommodent et qu'il ait le désir de résister des quatre fers à la mondialisation. Ce n'est pas là que se situe son travail.

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2009

Mais à entendre les jérémiades "oui, les enfants d'aujourd'hui ne sont plus comme avant...", ça me fait sourire.
Les parents ont l'entière liberté de :
- ne pas avoir la télé
- de ne pas offrir de PlayStation à leurs gosses
- de les amener au concert ou au musée, au lieu d'aller voir le dernier navet au ciné du coin... ou/et au lieu de les laisser livrés à eux-mêmes,
- enfin de détourner leurs enfants du suivisme grégaire plein de conformisme de la société de consommation ("mes copains ont le dernier gadget machin-chose, et pourquoi pas moi" ?).

Il n'y a pas une once de fatalité là-dedans. Juste le respect d'une hygiène de vie et du bon sens.

Ecrit par : mihailovich | 11 décembre 2009
---
Vous avez raison, mihailovich. Malheureusement, il y a eu une espèce d'alliance tacite entre les marchands de biens inutiles (gadgets) et les tenants d'une société sans contrainte qui a créé la société de consommation.
Et les premiers touchés par cette épidémie sont nés dans les années 1960. Les "Trente glorieuses" - qui ne m'ont guère impressionné, car j'étais étudiant fauché - ont donné à croire aux naïfs (dont je n'étais pas, pour une fois) que le bonheur universel était enfin arrivé par le simple fait qu'on consommait à tour de bras, comme si le bonheur c'était ça. Une addiction est née, celle de la dépense à tout prix (sans jeu de mots). It had become fashionable to spend money uselessly.
On n'épargnait plus chez les jeunes. Seuls, les gens âgés, qui, eux, se souvenaient des privations de la guerre (ils en avaient connu deux), gardaient la bonne habitude d'économiser quelque argent sous la main pour n'être pas contraints d'emprunter lors d'un événement inattendu entraînant une dépense nécessaire ne pouvant pas être différée (réparation de voiture, etc.).

Petit à petit, on a vécu sur de l'argent qu'on n'avait pas encore gagné. [Seul l'État peut se permettre cela sans devoir passer devant une commission de surendettement. :-( ]
Cela a conduit à tous les désordres que nous connaissons aujourd'hui, y compris la décomposition de l'enseignement public.
Et les parents âgés actuellement d'environ 45 ans éduquent leurs enfants dans cette vision de la vie, contre vents et marées.
Ils sont fauchés ? Ce n'est pas de leur faute.
Leurs enfants perturbent la classe, n'apprennent rien, ce n'est pas de leur faute, mais de celle des professeurs.
La rigueur n'est plus de mise de nos jours.
J'allais écrire "La rigueur n'est plus de rigueur de nos jours." Mais je ne plaisante pas, cette fois.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 12 décembre 2009

Non ! On peut dire à Cloud.
Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2009

Bien sûr qu'on peut. Quand on est du sérail.
Un peu comme on dit "au Pin" quand on fréquente le petit monde de l'équine.
D'où le "Marie-Chantal" (allusion au mépris morélien pour l'expression "ingé", puisqu'il faut tout expliquer).

Écrit par : yann | 12 décembre 2009

Et il ne s'agit pas d'arrivisme ni de cœur sec, ni de sélection orientée que je critiquerais ici, selon une idéologie mériolique ou socialiste bobo.
Ce jeune homme a envie d'agir et son choix de faire Polytechnique et d'en sortir en tête a été motivé par le désir d'être acteur du XXI° siècle. Il a sans aucun doute possible des idéaux très élevés et une large compréhension du monde moderne, sous-tendu par de solides connaissances philosophiques, théologiques, historiques et littéraires. De ce fait, il est indéniablement "arriviste" mais dans un sens positif, pas uniquement pour se remplir les poches.
Mais vous ne vous reconnaîtriez pas mieux dans ses projets et ses analyses que dans les textes de rap qui séduisent mon fils ou dans ceux qu'il écrit et que je n'ai jamais lu.
Et aussi bien l'un que l'autre nous épargnent le fond de leur pensée avec une sorte de condescendance amusée, affectueuse et protectrice car ils sont issus de nous et sont suffisamment éduqués pour comprendre nos réticences.

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2009

Ce que j'essaye de vous faire tâter du doigt, c'est que les options de ce garçon n'ont rien à voir avec vos idéaux, bien que ses savoirs, ses capacités de travail et de réflexion, son esprit de synthèse soient selon nos souhaits et tellement nettement supérieurs aux vôtres ou aux miens qu'il n'a rien à nous dire. Il vit et agit dans un monde qui n'a rien à voir avec celui qui transparait ici, alors qu'il en est issu.
Ça m'étonnerait, par exemple, que les accords de Lisbonne l'incommodent et qu'il ait le désir de résister des quatre fers à la mondialisation. Ce n'est pas là que se situe son travail.

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2009

Dobolino, vous me décrivez là le portrait-robot d'un représentant de nos "élites".
Mais que faites-vous des enfants authentiquement cultivés et brillants qui sont naturellement attirés vers des domaines tels que la recherche scientifique, l'art (ou l'artisanat !) de haut niveau, la littérature, l'histoire ou bien la philosophie (et j'en oublie...) ? Et qui se fichent éperdument de la mondialisation, des accords de Lisbonne ou du management ?...

Écrit par : mihailovich | 12 décembre 2009

Francis, entièrement d'accord avec vous.
Ayant vécu les premières années de mon existence totalement en dehors de cette frénésie de consommation, et privé de certains éléments de confort considérés ici comme essentiels, je vois très bien ce que vous voulez dire.
On a créé bien trop d'addictions et de besoins artificiels.

Écrit par : mihailovich | 12 décembre 2009

Ils ne sont pas méchants avec nous mais nous sommes pour eux de bons vieux dinosaures.

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2009

(il faut voir les amendements déposés jeudi soir par la FCPE pour le croire, compte-rendu exhaustif dans la journée), et, demain, les chiens — comme disait l'autre.
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 décembre 2009
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J'attends ce compte rendu exhaustif avec curiosité et presque avec impatience. J'ai eu affaire à la FCPE, à Blois, en 1993. Quel état d'esprit ! Toujours à s'apitoyer sur les voyous de vingt ans fumeurs de joints et perturbateurs de classes où ils se préparaient activement à l'échec au baccalauréat et menaient aussi à l'échec certains élèves qui auraient pu réussir de justesse, ce que le proviseur savait parfaitement, mais que cela laissait parfaitement serein.
Je m'attends au pire ! ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 12 décembre 2009

Francis, entièrement d'accord avec vous.
Ayant vécu les premières années de mon existence totalement en dehors de cette frénésie de consommation, et privé de certains éléments de confort considérés ici comme essentiels, je vois très bien ce que vous voulez dire.
On a créé bien trop d'addictions et de besoins artificiels.

Ecrit par : mihailovich | 12 décembre 200
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Oui, mihailovich, nous sommes d'accord. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 12 décembre 2009

Ce jeune homme a envie d'agir et son choix de faire Polytechnique et d'en sortir en tête a été motivé par le désir d'être acteur du XXI° siècle. Il a sans aucun doute possible des idéaux très élevés et une large compréhension du monde moderne, sous-tendu par de solides connaissances philosophiques, théologiques, historiques et littéraires. De ce fait, il est indéniablement "arriviste" mais dans un sens positif, pas uniquement pour se remplir les poches.
Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2009

"acteur du XXIe siècle" : voilà une expression qu'on entend assez souvent, un bel euphémisme...
"Acteur" de quoi, au juste ? De la Comédie Humaine ???
On peut très bien aimer quelque chose de manière désintéressée, "pour l'amour de l'art". Je dirais même davantage : plus un esprit est authentiquement brillant, plus il sera humble, et bien au dessus de ce genre de considérations de gloriole personnelle.

Écrit par : mihailovich | 12 décembre 2009

Ils ne sont pas méchants avec nous mais nous sommes pour eux de bons vieux dinosaures.

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2009

Pas forcément. Encore une fois Dobolino, gardons-nous de généraliser. Et j'ai des exemples concrets en tête.
Pour ces derniers, HEC ou l'ENA ne sont pas la panacée, que je sache...

Écrit par : mihailovich | 12 décembre 2009

Quant aux Validations des Acquis de l'Expérience, je connais un peu car j'ai fait partie d'un de ces jurys.
Eh ben , c'est pas triste ! ---
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---Le tout sous le contrôle d'un IPR qui vous suggère à tout moment de donner le diplôme à la personne qui vient de sortir. Bref, on "valide", on valide...

Ecrit par : Garafignoux | 12 décembre 2009
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Tout à fait d'accord avec vous, Garafignoux. J'ai été membre d'un tel jury une fois et une seule. J'ai été écœuré de cette mascarade.
Cela me rappelle - par association d'idées - une courte période, dans les années 1990 ou un peu avant - pendant laquelle il a été envisagé par le gouvernement (probablement socialiste) de détacher des hauts fonctionnaires de certains ministères où, je suppose, ils étaient en surnombre, vers l'éducation nationale. Et, tenez-vous bien !
Selon leur cursus universitaire et leur passé professionnel, ils auraient été intégrés soit dans le corps des professeurs certifiés, soit dans celui des professeurs agrégés !
(Et classés d'emblée à l'échelon 11, le plus élevé, voire dans l'échelon 6 de la hors classe des agrégés pour ne pas subir de diminution de revenus, car nous sommes, nous professeurs, les plus mal payés des fonctionnaires à niveau égal de formation.)
Sans passer les concours, naturellement, ben voyons !
Cela a provoqué une levée de boucliers telle que le projet fut vite enterré.
Il est vrai qu'avec le cirque qui règne actuellement, les résultats n'auraient pas été pires qu'avec de vrais et bons professeurs qui ne peuvent plus réellement enseigner... Mais ceux qui ont tant peiné pour avoir le CAPES et/ou l'agrégation auraient trouvé la pilule amère. (Moi le premier !)
Et, de toute façon, on ne s'improvise pas professeur sur un simple claquement de doigts.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 12 décembre 2009

Mais que faites-vous des enfants authentiquement cultivés et brillants qui sont naturellement attirés vers des domaines tels que la recherche scientifique, l'art (ou l'artisanat !) de haut niveau, la littérature, l'histoire ou bien la philosophie (et j'en oublie...) ? Et qui se fichent éperdument de la mondialisation, des accords de Lisbonne ou du management ?...

Ecrit par : mihailovich | 12 décembre 2009
J'en fais la même chose.
L'Art, mon cher, il faut en vivre en offrant ce qui se vend. L'Artisanat, aussi.
La Recherche scientifique ? On cherche ce qui se vend et au stade où nous en sommes, la moindre recherche a un coût exorbitant. Le chercheur de haut niveau doit savoir se vendre, argumenter, pour trouver des sponsors.
La littérature, l'histoire, la philo ?
Allons, tout les secteurs que vous avez cités ne peuvent absolument pas vivre en dehors du monde !
Même un bénédictin ou un dominicain ne peuvent rester en dehors du monde tel qu'il est.

Moi, vétérinaire, je peux rester en marge.
Vous, professeur, aussi.
Mais à titre strictement individuel et en acceptant les conséquences de nos choix en matière de pouvoir d'achat et de patrimoine mais également d'audience.

C'est épuisant et décevant de nager à contre-courant.

Je donnais l'autre jour l'exemple d'un écrivain tel Pierre Magnan. Il a 87 ans et encore des projets de roman qui lui tiennent à cœur mais son éditeur et le fisc veulent un Laviolette. A son corps défendant, ce vieil homme écrit son Laviolette, en bougonnant, et laisse de côté ses deux projets parce que c'est Laviolette qui se vend. Il mourra peut-être avant d'avoir écrit ce qu'il désirait écrire et qui bouillonne dans son cerveau.


Deux artistes peintres de ma connaissance, l'un bien coté à l'international (Dragan Dragic) et l'autre en essor m'ont également expliqué qu'ils doivent faire, pour vendre, des grandes toiles, minimum 2m*3m. Que leur goût et leur talent les poussent vers les petites toiles et ils ne vendront pas. Pour vendre, il faut bien savoir qui achète, et quoi, et pourquoi.

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2009

On peut très bien aimer quelque chose de manière désintéressée, "pour l'amour de l'art". Je dirais même davantage : plus un esprit est authentiquement brillant, plus il sera humble, et bien au dessus de ce genre de considérations de gloriole personnelle.

Ecrit par : mihailovich | 12 décembre 2009
A titre strictement individuel et dilettante!


Est-ce un désir de gloriole personnelle qui motive Catmano quand elle collabore de façon très active à un manuel de calcul CE1 ?
Certainement non !
Mais, déjà là, elle est face, avec les autres membres du GRIP de son acabit, à un imbroglio politique, idéologique, éditorial.

Ce manuel et les autres déjà parus, il faut bien les vendre, sinon, à quoi bon les éditer, avec quel argent ? Mais les vendre à qui ? Comment ?

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2009

"Acteur" de quoi, au juste ? De la Comédie Humaine ???


Ecrit par : mihailovich | 12 décembre 2009

Je peux donner une réponse précise sur les objectifs de départ de ce polytechnicien.
Lorsqu'il était ado, vers 1993, son objectif était de travailler à l'intégration des pays de l'Est dans la communauté européenne. Polytechnicien, l'idée le poursuivait encore puisqu'il a effectué des stages à Budapest et Prague, appris le tchèque, le magyar et le russe. Puis il est entré à la Communauté, à Bruxelles.

Je ne sais quels sont ses objectifs actuels mais je doute qu'ils soient purement égoïstes et bassement matérialistes. Il est actuellement chez Areva. C'est par ailleurs un très assidu catholique et certainement pas seulement par arrivisme.

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2009

J'entends et sais bien tout ce que vous dites là, Dobolino. Il y a certes peu d'élus. Faut-il renoncer pour autant et sombrer dans le matérialisme ambiant ?
Et sommes-nous les premiers (ou les derniers...) à nager ainsi à contre-courant ? Cela a toujours existé et existera toujours. Wagner pestait contre les "galops" qu'il devait commettre pour assurer sa subsistance au temps de sa jeunesse désargentée, cela ne l'a pas empêché d'écrire le Ring ou Tristan quelques années plus tard.
Ne nous plaignons pas trop. Dans mon pays d'origine on devait nager contre un "courant" bien plus impétueux qu'en Occident, et souvent au péril de sa vie... Mais c'était visiblement le prix à payer pour jouir d'une certaine liberté intérieure.

Tout cela pour dire qu'on se doit de déceler et faire croître au plus haut de ses possibilités la moindre étincelle de talent, aussi bien en tant que parent qu'en tant que professeur. Ainsi cette élève dont parlait Robin (que je salue au passage !) il y a quelques semaines de cela.

Écrit par : mihailovich | 12 décembre 2009

En tout cas ce qui est sûr c'est que la classe des bavards ne connaît pas la crise ....

Écrit par : iPidiblue sortie de crise en vue | 12 décembre 2009

A titre strictement individuel et dilettante!


Est-ce un désir de gloriole personnelle qui motive Catmano quand elle collabore de façon très active à un manuel de calcul CE1 ?
Certainement non !
Mais, déjà là, elle est face, avec les autres membres du GRIP de son acabit, à un imbroglio politique, idéologique, éditorial.

Ce manuel et les autres déjà parus, il faut bien les vendre, sinon, à quoi bon les éditer, avec quel argent ? Mais les vendre à qui ? Comment ?

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2009

Là aussi, il faut nuancer.
A titre personnel et dilettante uniquement ? Non, pas uniquement. Il y a peu d'élus comme je l'écrivais plus haut. Mais quand il y a une vocation, et les moyens de la réaliser, alors il faut foncer, et travailler très très dur : les dons ne suffisent pas. Et si don il y a, on a le devoir de le réaliser, sur un plan éthique. Qui ne tente rien...

Par ailleurs, je n'ai jamais prôné le fait d'ignorer les réalités de ce bas-monde et de s'enfermer dans sa tour d'ivoire. Cependant, il convient tout de même de ne pas se laisser submerger par ce qui n'est que conjoncturel, et ainsi de renoncer.


Par ailleurs, si votre polytechnicien n'est pas arriviste comme vous l'avancez (ce qui est tout à son honneur), alors cela ne fait que servir mon propos : on peut être brillant sans être arriviste pour autant ! CQFD. :-)

Enfin, à propos de Catmano, le fait même que ce blog existe témoigne de l'immense utilité de son travail et de la présence d'une "demande commerciale" réelle pour ses manuels et leur contenu. Et cette demande va s'accroître au fur et à mesure de l'avancement de la décrépitude du système éducatif français.

Écrit par : mihailovich | 12 décembre 2009

En tout cas ce qui est sûr c'est que la classe des bavards ne connaît pas la crise ....

Ecrit par : iPidiblue sortie de crise en vue | 12 décembre 2009

La classe des persifleurs encore moins... :-)

Écrit par : mihailovich | 12 décembre 2009

Persifleur ... mais j'aime les mots en voie de disparition !

Écrit par : iPidiblue espèce protégée | 12 décembre 2009

"Moi, vétérinaire, je peux rester en marge.
Vous, professeur, aussi." Dobolino

Niet

Je veux rester atypique sans me vautrer dans la marginalité.

C'est une lutte permanente. Il y a beaucoup de conformes, un peu moins de marginaux (vrais et faux) et pas assez d'atypiques.

Écrit par : dugong | 12 décembre 2009

@ Café du commerce

Un ami, jeune polytechnicien, vient de se lancer dans la recherche en mathématiques. Il est catholique, pas très assidu, mais je ne sais pas ce qu'il pense de la mondialisation. Il gagne très nettement moins que moi, agrégé de math échelon 5.

Écrit par : TotoWeininger | 12 décembre 2009

Mince, j'ai oublié les guillemets à "mondialisation" ^^.

Écrit par : TotoWeininger | 12 décembre 2009

Persifleur ... mais j'aime les mots en voie de disparition !

Ecrit par : iPidiblue espèce protégée | 12 décembre 2009

Méfiez-vous Ipidi ! A force d'aimer les espèces en voie de disparition on finit de fil en aiguille par donner sa voix à Europe-Écologie et à ses ineffables pédagogues... :-)

Écrit par : mihailovich | 12 décembre 2009

"Moi, vétérinaire, je peux rester en marge.
Vous, professeur, aussi." Dobolino

Niet

Je veux rester atypique sans me vautrer dans la marginalité.

C'est une lutte permanente. Il y a beaucoup de conformes, un peu moins de marginaux (vrais et faux) et pas assez d'atypiques.

Ecrit par : dugong | 12 décembre 2009


Absolument d'accord avec vous, Dugong.

Écrit par : mihailovich | 12 décembre 2009

Méfiez-vous Ipidi ! A force d'aimer les espèces en voie de disparition on finit de fil en aiguille par donner sa voix à Europe-Écologie et à ses ineffables pédagogues... :-)

Ecrit par : mihailovich | 12 décembre 2009


Ah ! non c'est Brighelli qui fûme le calumet de la paix avec Meirieu et se frotte le nez avec Cohn-Bendit !

Écrit par : iPidiblue sous le tipi | 12 décembre 2009

@ Café du commerce

Un ami, jeune polytechnicien, vient de se lancer dans la recherche en mathématiques. Il est catholique, pas très assidu, mais je ne sais pas ce qu'il pense de la mondialisation. Il gagne très nettement moins que moi, agrégé de math échelon 5.

Ecrit par : TotoWeininger | 12 décembre 2009


Aurait-il préféré s'engager dans la "carrière" pour autant ?
De nos jours c'est la "liberté ou la thune". Il veut avoir les deux ? Et pourquoi pas les fesses de la crémière avec, par dessus le marché ? :-)

Écrit par : mihailovich | 12 décembre 2009

Ah ! non c'est Brighelli qui fûme le calumet de la paix avec Meirieu et se frotte le nez avec Cohn-Bendit !

Ecrit par : iPidiblue sous le tipi | 12 décembre 2009

Et qui s'y frotte...

Écrit par : mihailovich | 12 décembre 2009

« Selon leur cursus universitaire et leur passé professionnel, ils auraient été intégrés soit dans le corps des professeurs certifiés, soit dans celui des professeurs agrégés !
(Et classés d’emblée à l’échelon 11, le plus élevé, voire dans l’échelon 6 de la hors classe des agrégés pour ne pas subir de diminution de revenus, car nous sommes, nous professeurs, les plus mal payés des fonctionnaires à niveau égal de formation.) » Écrit par F. Penin,


Et bien, ça se passe déjà : on a intégré comme PLP des ingénieurs virés de chez France Telecom.
Comme ils avaient des salaires élevés ils ont tous été intégrés à la hors classe en prenant la place de ceux qui y avaient droit ! Nul doute que ces types-là seront prêts à faire de « l’accompagnement individualisé » pour arrondir leurs fins de mois en ne foutant rien.
Heureusement les syndicats et les collègues ont gagné devant le tribunal.
C’est beau la République ! Après tout, un député peut bien devenir avocat sur simple demande.

Écrit par : P. Lariba | 12 décembre 2009

"Cela n'empêche pas de voir en salle des profs s'accumuler les circulaires proposant des changements de discipline aux profs « excédentaires ». Moi, je veux bien devenir prof d'EPS, j'ai toujours voulu passer ma vie en survêt’, une canette de bière à la main tout en évoquant la prise de possession de l'espace par le jeune ;))
Ecrit par : Pierre Lariba | 10 décembre 2009"


Les collègues d'EPS se sont certainement reconnus !!

Écrit par : Orthos | 12 décembre 2009

Dites maintenant qu'on a épuisé tous les sujets de dispute, si on parlait de Johnny Halliday ?

Écrit par : iPidiblue alias Jean-Philippe | 12 décembre 2009

En plus je ne connais pas l'orthographe de son pseudo ... ça commence mal ! Je vais devoir faire de sérieuses révisions.

Écrit par : iPidiblue alias Hallyday | 12 décembre 2009

Tout cela pour dire qu'on se doit de déceler et faire croître au plus haut de ses possibilités la moindre étincelle de talent, aussi bien en tant que parent qu'en tant que professeur. Ainsi cette élève dont parlait Robin (que je salue au passage !) il y a quelques semaines de cela.

Ecrit par : mihailovich | 12 décembre 2009

Je vous salue aussi, mihailovich. Bienvenue dans l'économie de marché ! ;-)

Pour nous, jeunes idéalistes occidentaux dans les années 70, le problème était dans la confrontation entre le "socialisme utopique" et le "socialisme réel".

Pour vous, à l'Est, le problème était de nous faire comprendre ce qu'était le "socialisme réel" et que c'était une "utopie", une conséquence inéluctable de socialisme utopique.

Ce que vous avez compris dans la grisaille et l'oppression de la vie quotidienne, nous l'avons compris aussi, d'une autre façon.

Et voilà que nous sommes tous à présent dans la même situation : Lituaniens, Tchèques, Hongrois, Polonais, Français, Irlandais, Allemands... Et même les Russes, après l'effondrement des murs, des utopies et des idéologies, confrontés à cette économie de marché (ou comme, dit Guy Debord à la dictature du présent... et de l'argent) qui absorbe la totalité de nos vies et de nos énergies, y compris les plus hautes, comme le montre dobolino avec l'exemple du "marché de l'art".

Nous sommes entièrement placés sous la symbolique du docteur Faustus. Jusqu'à présent (les années 50) l'humanité avait été placée sous le régime de la rareté. Nous voici décidément confrontés à une question paradoxalement plus difficile : celle de l'abondance.

Comment faire avec l'abondance (ou l'illusion, car c'en est une) de l'abondance ? Nous voyons bien aujourd'hui ce qu'il y avait de limité (l'idéologie marxiste), mais aussi de prophétique dans le mouvement de 68 (notamment à travers la question écologique).

Il me semble qu'il y a trois manières possibles de réagir à ce "monde" : le refus pur et simple (très problématique), l'adhésion inconditionnelle et une autre voie (celle de la "spiritualité" et de la culture).

C'est le dernier message de Claude Levi-Strauss, en appeler au transfert positif de l'entropie engendrée par la civilisation dans la culture, la régulation (personnelle et collective de l'entropie par la culture).

Cet appel rejoint la prophétie d'André Malraux : "Le XXIème siècle sera religieux (ou spirituel) ou ne sera pas."

Par spiritualité, je n'entends pas, personnellement une religion particulière, bien que mon histoire personnelle me porte naturellement vers le judaïsme, le christianisme et, plus tardivement vers le bouddhisme, mais par une manière d'être au monde sans "en être", sans y adhérer (il n'y a que les huitres qui adhérent disait Paul Valéry qui était agnostique).

Je pense qu'il s'agit-là de l'attitude juste, mais aussi de l'attitude la plus difficile (équilibre instable, éminemment instable) individuellement et, a fortiori, collectivement.

Mais il faut bien commencer par soi-même : "Je résolus de me changer moi-même plutôt que la fortune et mes désirs plutôt que l'ordre du monde.", disait déjà Descartes.

J'ai lu attentivement vos échanges à propos de nos enfants, échanges qui me touchent particulièrement en ce moment à cause de mon plus jeune fils et pour des raisons dont je ne peux pas parler ici.

Il est parfaitement exact qu'ils ont tendance à nous percevoir comme des dinosaures et qu'il est dans l'ordre des choses qu'ils nous bousculent, nous et le monde que nous représentons pour devenir eux-mêmes.

Je ne pense pas que ce soit une raison pour renoncer à transmettre et surtout à essayer vivre, en demeurant fidèles (même maladroitement, forcément maladroitement) cette dimension éthique ou spirituelle qui ne fait pas de ce "monde qui passe" avec ses " non valeurs" : l'argent, la consommation, la réussite sociale, l'étalon de toutes les valeurs et le dernier mot du sens.

Écrit par : Robin | 12 décembre 2009

Incroyable, cet article du monde ! "On" justifie "l'entreprise dans l'école" à longueur de lignes, pour s'élever contre à la fin ... :-(
Yann, je suis comme vous ! La familiarité de ces diminutifs clin-d'oeil m'insupporte ! C'est comme les gens qui disent: "Ségolène"... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 12 décembre 2009

"Moi, vétérinaire, je peux rester en marge.
Vous, professeur, aussi." Dobolino

Niet

Je veux rester atypique sans me vautrer dans la marginalité.

C'est une lutte permanente. Il y a beaucoup de conformes, un peu moins de marginaux (vrais et faux) et pas assez d'atypiques.

Ecrit par : dugong | 12 décembre 2009
Je n'ai pas dit marginal, j'ai dit "en marge". Arrêtez d'ergoter !
Quant à vous targuer d'être atypique, il y a longtemps que je n'ai plus un tel orgueil.
Vous deviendrez atypique quand vous aurez produit les manuels et programmes de physique atypiques et je le deviendrais si je publiais des articles, ne serait-ce que des descriptions de cas cliniques.
Vous êtes en marge, comme moi, et c'est tout ! Pas plus.
Même pas marginaux, que nous sommes !
Passablement léthargiques et un tantinet autistes.

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2009

"Les collègues d'EPS se sont certainement reconnus !!"

Ecrit par : Orthos | 12 décembre 2009

Pierre Lariba a mis des "smilies" !!!

Écrit par : Christophe Sibille | 12 décembre 2009

Robin parle d'or !

D'ailleurs on peut dire que nos petits échanges sur le forum de Brighelli sont beaucoup moins énergivoraces que le grand raout de Copenhague !
Vous remarquerez qu'avec les moyens techniques actuels - internet, vidéoconférence etc - il n'est nul besoin de déplacer les corps, les personnes pour les faire dialoguer entre elles ! Mais évidemment il manquerait la dimension spectaculaire sans lequel il n'est pas de show réussi.

Vous remarquerez d'autre part qu'on ne parlera jamais plus d'un savant quel qu'il soit comme on parle aujourd'hui de la décrépitude de Johnny Hallyday ! Critiquer Johnny c'est démolir la statue du commandeur ...
Le moins qu'on puisse dire c'est que cette vie agitée modèle populaire n'incite pas à l'économie de moyens et à l'écologie de l'âme !

Encore une fois je souligne la schizophrénie complète des médias qui encensent des choses et des gens qui sont à l'opposé des idéaux affirmés publiquement et les plus intangibles !
Johnny Hallyday évadé fiscal, transnational, etc est un modèle présenté comme idéal pour le peuple !

Écrit par : iPidiblue show médiatique | 12 décembre 2009

Mais évidemment il manquerait la dimension spectaculaire sans lequel il n'est pas de show réussi.

Ecrit par : iPidiblue show médiatique | 12 décembre 2009

Et puis ça empêcherait les délégués de profiter des putes gratuites !!

Écrit par : yann | 12 décembre 2009

Enfin, à propos de Catmano, le fait même que ce blog existe témoigne de l'immense utilité de son travail et de la présence d'une "demande commerciale" réelle pour ses manuels et leur contenu. Et cette demande va s'accroître au fur et à mesure de l'avancement de la décrépitude du système éducatif français.

Ecrit par : mihailovich | 12 décembre 2009
Et c'est justement cette demande commerciale qui pose problème !
Catmano, une atypique, celle-là !, (ou une réactionnaire ?), travaille pour des programmes nationaux, dans le cadre de l'Ecole publique, laïque, gratuite et obligatoire.
La demande dont vous parlez, elle n'en veut pas car c'est une demande marchande et élitiste qui lui répugne.
Son Ecole est en dehors du secteur marchand, totalement préservée de la Loi de l'offre et de la demande.

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2009

Mais évidemment il manquerait la dimension spectaculaire sans lequel il n'est pas de show réussi.

Ecrit par : iPidiblue show médiatique | 12 décembre 2009

Et puis ça empêcherait les délégués de profiter des putes gratuites !!

Ecrit par : yann | 12 décembre 2009
Comme moi, par exemple ? t'es bien un véto ...

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2009

Dobo on a beaucoup progressé depuis votre jeunesse ! Aujourd'hui on trouve facilement des putes des deux sexes et sur Internet, plus besoin d'aller en fac ou en école véto !

Écrit par : iPidiblue fait le trottoir | 12 décembre 2009

Par ailleurs, si votre polytechnicien n'est pas arriviste comme vous l'avancez (ce qui est tout à son honneur), alors cela ne fait que servir mon propos : on peut être brillant sans être arriviste pour autant ! CQFD. :-)


Ecrit par : mihailovich | 12 décembre 2009
Mais on est obligé d'arriver ! Quelle audience et quel pouvoir d'agir, autrement ?

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2009

Je ne voudrais pas être trop cruel pour les jeunes générations, mais enfin les enfants des français ont plus de chances de devenir prostitués que polytechniciens ou normaliens !

Écrit par : iPidiblue sélection naturelle | 12 décembre 2009

Comme moi, par exemple ? t'es bien un véto ...

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2009

C'est quoi, cette parano ?

http://www.autourdubio.fr/?post/copenhague-1200-limousines-140-jets-prives-et-des-prostituees-gratuites-1095

Écrit par : yann | 12 décembre 2009

Et c'est justement cette demande commerciale qui pose problème !
Catmano, une atypique, celle-là !, (ou une réactionnaire ?), travaille pour des programmes nationaux, dans le cadre de l'Ecole publique, laïque, gratuite et obligatoire.
La demande dont vous parlez, elle n'en veut pas car c'est une demande marchande et élitiste qui lui répugne.
Son Ecole est en dehors du secteur marchand, totalement préservée de la Loi de l'offre et de la demande.

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2009

Mais on est obligé d'arriver ! Quelle audience et quel pouvoir d'agir, autrement ?

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2009

Cette demande est marchande, certes, mais en quoi est-elle "élitiste" comme vous dites ? Les parents qui achètent un manuel et qui veulent ainsi donner de leur énergie et de leur temps pour compenser les manques dans l'instruction dispensée par l'école proviennent de tous les milieux sociaux. De même pour ceux qui contournent la carte scolaire. Sont-ils pour autant à blâmer ?
Le choix d'opérer uniquement au sein de l'école publique est très honorable, cela va de soi. D'un autre côté, celui de faire de l'entrisme, ou bien de se faire connaître afin de se servir de sa renommée pour faire avancer une noble cause ne l'est sans doute pas moins.

Écrit par : mihailovich | 12 décembre 2009

Le choix d'opérer uniquement au sein de l'école publique est très honorable, cela va de soi.

Ecrit par : mihailovich | 12 décembre 2009

Vous oubliez une toute petite chose mihailovich: l'essentiel de l'enseignement public n'est pas tant la quatité de compétences ou, comme on disait jadis, de connaissances qui ont été transmises aux apprenants, mais l'incrustation des signes de la Référence dans les corps (c'est le sens brut du mot "enseignement"). Cette Référence, qui avait nom "République" est en cours de privatisation accélérée.
C'était le sens , me semble-t-il de la judicieuse remarque de JP Brighelli, ce matin, à propos de la régionalisation. L'Etat de la République est en train de céder sous la pression de multiples forces contraires, fédéralisme, contractualisme, privatisation, émergence de l'individu insulaire etc...

Écrit par : marigot | 12 décembre 2009

Vous oubliez une toute petite chose mihailovich: l'essentiel de l'enseignement public n'est pas tant la quatité de compétences ou, comme on disait jadis, de connaissances qui ont été transmises aux apprenants, mais l'incrustation des signes de la Référence dans les corps (c'est le sens brut du mot "enseignement"). Cette Référence, qui avait nom "République" est en cours de privatisation accélérée.
C'était le sens , me semble-t-il de la judicieuse remarque de JP Brighelli, ce matin, à propos de la régionalisation. L'Etat de la République est en train de céder sous la pression de multiples forces contraires, fédéralisme, contractualisme, privatisation, émergence de l'individu insulaire etc...

Ecrit par : marigot | 12 décembre 2009

Je ne l'oublie pas, cher Marigot. Plus encore : je constate les dérives de cette "décentralisation" pervertie au quotidien, face à mes élèves...

Écrit par : mihailovich | 12 décembre 2009

Marigot,

Le nom de France semble avoir été oublié dans l'état des choses dont vous nous faites les dépositaires !

Permettez-moi de vous dire qu'en tant que vieux français, je n'aime pas que l'on m'enseigne à être autre chose que ce que je suis au nom même de l'Etat républicain !

Écrit par : iPidiblue français comme toujours ! | 12 décembre 2009

Je ne voudrais pas être trop cruel pour les jeunes générations, mais enfin les enfants des français ont plus de chances de devenir prostitués que polytechniciens ou normaliens !
Ecrit par : iPidiblue sélection naturelle | 12 décembre 2009

Dans la grande Europe tant souhaitée, quelle place enviable !

Écrit par : nicolas | 12 décembre 2009

il y a une analyse qui devient évidente, le SNALC a dénoncé les problèmes et proposé des solutions depuis plus de vingt ans:collège unique, démagogie, pédagogisme...nous y revoila. Il faut lire la presse UNSA et vous aura l'antithèse, c'est triste.L'alliance contre nature SNALC /SNES doit servir pour remettre les disciplines, les humanités au goût du jour.Les collègues sont responsables de tout ce qui se passe. La victoire ne se fera pas dans la rue , c'est révolu, il faut être plus radical et boycotter les exams. En corse le SNALC et Sud y étaient favorables. allons y!! on verra qui reculera? appelle les collègues à voter en masse pour le SNALC aux prochaines élections et J' appelle à la fin du SGEN et de L UnSA: ces syndicats politises ont fini par decredibiliser notre metier et ont porté aux nues l'élève au sommet du système pour en faire un acteur inculte de l'éducation national. est ce que les syndicalistes de ces deux organisations sont des profs où alors sont ils mandaté pour saboter notre métier.BASTA DES SYNDICATS POLITISES!!! et le snes pourquoi ne se mouille t il pas sur le collège unique? car ils sont partagés, ils savent que seul le SNALC le combat haut et fort. Au lieu de continuer votre syndicalisme de bas étage basé sur les moyens et la même rengaine avouez que votre discours est conservateur!!!! la réforme du lycée va creer des tensions dans les bahuts et il va falloir jouer colectif , car la prochaine fois que vous voudrez faire grève, il faudra compter avec les autres, si vous voulez jouer perso faites du tennis. Le SNALC appelle à l'unité face aux attaques que subissent les contenus de nos disciplines. Pour les comptes à régler , aux prohaines élections préparez vous ça va tirer de partout!! gare au double jeu car dans plusieurs rapports de CA vous ne defendez pas du tout ce que vous dites!!

Écrit par : le catalan | 19 décembre 2009

Et voilà qu'arrive le lycée unique! Comme ça la boucle est bouclée!! Vivement la doctorisation! Avec obligation de mettre entre 15 et 20 à tous les élèves! Déjà que certains pensent à les payer pour leur présence...

Écrit par : Gregory V. | 18 mai 2010

J'ai vu un reportage la semaine derniere sur les collèges et lycées qui refusait de faire redoubler les élèves. Ou va-t-on?

Écrit par : Promotion Vacances | 26 février 2011

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