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04 décembre 2009

Socle mon beau socle

Mercredi prochain, je suis convoqué à l’Assemblée nationale dans le cadre d’une « mission d’information sur la mise en œuvre du socle commun de connaissances et de compétences au collège ».
Justement, le « document récapitulatif » sur la « maîtrise des connaissances et compétences du socle commun au palier 3 » vient de paraître au BO :

http://media.education.gouv.fr/file/45/67/9/attestation-maitrise-connaissances-socle-commun-palier3_128679.pdf

À se demander d’ailleurs à quoi sert une mission d’information sur un machin, comme aurait dit De Gaulle, qui a été voté en 2005 (loi Fillon), et qui est désormais gravé sur le marbre des documents officiels de la République. Mais bon…

Je disposerai d’environ une heure pour exprimer ce que je pense dudit socle — ou, mieux, ce que vous en pensez.
Je sais que les délais sont courts. Je pourrais bien sûr me contenter de réciter ce qu’a pu écrire tel ou tel syndicaliste qui a suivi in vivo, rue de Grenelle, les débats qui ont permis, avec l’aval tacite ou enthousiaste des susdits, d’arriver à ce monument pédagogique, à ce nirvana de la progression scolaire qu’on appelle « socle »…

Mais mon sens de la démocratie me l’interdit. Et puis, il passe ici suffisamment de grandes intelligences pour qu’en cinq jours, nous parvenions à un consensus — un mot qui commence mal mais qui finit bien, dirait San-Antonio, de regrettée mémoire…

Autant rester d’humeur badine lorsque les sujets fâchent…

Jetez donc un œil sur le document cité ci-dessus, il en vaut la peine. En même temps, rien ne vous empêche de jouer le jeu, et de déterminer vous-même ce que devraient être, dans tous les domaines, les savoirs maîtrisés fin Troisième (et, pourquoi pas, fin CM2 ou fin Terminale : j’ai un peu tendance à penser que dans « le socle », le problème réside dans ce « le » étroitement singulier. Pourquoi ne pas construire des socles sur des socles — en fait, ce qu’on appelait autrefois un programme, dans le vocabulaire pédagogique, ou une ambition, dans celui de la République ?

Jean-Paul Brighelli

PS. Pour info, et au cas où cela vous donnerait à penser, les membres de la commission sont Jacques Grosperrin, Sophie Delong, Françoise Guégot, Dominique Le Mèner, Frédéric Reiss, Daniel Spagnou, Danielle Bousquet, Yves Durand, Colette Langlade, Yvan Lachaud, Huguette Bello.

Commentaires

Un regard de parent d'enfant scolarisé.

Une usine à gaz, un truc à la fois ambitieux et tellement flou qu'on peut y mettre n'importe quoi.

En fin de 3e :
"Envisager son orientation de façon éclairée
Se familiariser avec l’environnement économique, les entreprises, les métiers
Connaître les systèmes d’éducation, de formation et de certification"

"Envisager son orientation de façon éclairée"
ça veut dire quoi ? savoir que l'élève veut aller en seconde puis en 1e et en terminale ? savoir quel métier il veut faire ?
Parce que notre aîné en MPSI à part qu'il veut faire des études longues en maths et physiques, il n'a pas beaucoup d'autre idée, alors en 3e !!! Il n'aurait pas sa croix parce qu'il n'est pas "éclairé" ?

Et arrêtons de saucissonner en tranches nos enfants.
Qu'on évalue leurs connaissances, mais pas des compétences ! Les élèves sont des personnes, des êtres multiples, avec leurs aptitudes plus ou moins affirmées ! Aucun ne se ressemble.
Cette manie de vouloir rendre tout normatif est vraiment une "barbarie douce" (merci d'avoir parlé de ce livre sur le blog)

A quand le sigle NF tatoué sur les élèves ?

Écrit par : lucile | 04 décembre 2009

La compétence 7 est un vrai fourre-tout.

Savoir ce qu'on fera plus tard, savoir nager et faire preuve d'initiative : tu as validé la compétence pour être maître-nageur !!!

Écrit par : lucile | 04 décembre 2009

Autant rester d’humeur badine lorsque les sujets fâchent
Jean-Paul Brighelli

Badine, celle pour vous faire battre je présume!

Bon courage!

Écrit par : Merlemocoeur | 04 décembre 2009

Compétence 7 - L’autonomie et l’initiative

Connaître son potentiel, savoir s’auto évaluer
Savoir nager

Joli !!!
Bienvenue dans le Titanic !

Écrit par : Pascal | 04 décembre 2009

Savoir nager c'est uniquement pour éviter aux élèves de connaître le même sort que le ministère : couler dans les abîmes d'une bureaucratie spongieuse!

Écrit par : Merlemocoeur | 04 décembre 2009

Un formulaire de plus parmi les milliers de productions de la manie normalisatrise française. Et après ?
Il faut bien qu'il y ait des programmes derrière pour fixer le niveau d'exigence de ces "compétences". C'est juste un outil. Un outil à la con, mais un outil. L'accent doit être mis sur les programmes.
De plus, il n'y a pas de mode d'emploi. Que se passe-t-il si une "compétence" n'est pas validée ? Redoublement ? Et si une sous-compétence n'est pas validée ? La compétence entière ne l'est pas ? Et si une sous-sous-compétence ne l'est pas ? Etc.
Ce type de liste peut à la rigueur avoir son utilité en tête des programmes, mais une "attestation de maîtrise" en fin d'année... Bullshit !

Écrit par : yann | 04 décembre 2009

Je rappelle pour les intêressés (ou en fait plutôt pour ceux quele socle n'intéresse pas du tout ^^) mon article sur le sujet, disponible su mon blog (http://celeblog.over-blog.com/article-36571246.html) et disponible également ur le site de sauver les lettres (http://www.sauv.net/soclecommun.php). Vous trouverez d'ailleurs dautres contributions sur le sujet sur ledit site.

Je lirai bien évidemment ce fil de commentaires avec grand intérêt ! Nous avons besoin,nous professeurs iolés dans nos établissements, des idées et points de vue de nos collègues, des autres équipes, mais aussi des parents d'élèves. Je souhaite de mon côté bâtir un argumentaire le plus solide et le plu précis possible contre ce "machin".

Écrit par : *Celeborn | 04 décembre 2009

Je crois que même en Union soviétique, l'idée ne serait jamais venue à l'esprit détraqué des ingénieurs et technologues de l'âme de l'homme nouveau du communisme de façonner de la tête au pied, son modèle standardisé, pour ensuite le dupliquer en millions d'exemplaires.
Ce que les ingénieurs soviétiques n'ont pas osé concevoir, seuls les ingénieurs français et nord-coréens de la techno-science éducative y sont parvenus. Chapeau!

Quand, jadis, l'Etat enjoignait aux enseignants la délicate et difficile tâche d'incruster et de certifier des savoirs et des connaissances dans la tête des élèves, il avait à l'idée de les diviser et de les séparer, cas par cas, d'eux mêmes. Les savoirs brandis par les maîtres initiatiques faisant office de couteau symbolique.
Aujourd'hui, l'Etat, prétend vouloir faire le chemin inverse. Il demande aux éducateurs et aux enseignants d'accéder à la demande insue et fantasmatique qui loge au tréfonds de chacun, celle d'être un être total, non divisé, insularisé, fabriqué en séries et revêtu des insignes de la perfection: une sorte de mini-dieu.

Écrit par : Buntov | 04 décembre 2009

Je crois que même en Union soviétique, l'idée ne serait jamais venue à l'esprit détraqué des ingénieurs et technologues de l'âme de l'homme nouveau du communisme de façonner de la tête au pied, son modèle standardisé, pour ensuite le dupliquer en millions d'exemplaires.
Ecrit par : Buntov | 04 décembre 2009

http://www.arte.tv/fr/semaine/244,broadcastingNum=1043095,day=5,week=49,year=2009.html

Écrit par : yann | 04 décembre 2009

Comment pouvoir parler d'évaluer des compétences sans s'attacher, avant tout, à ce que les connaissances correspondantes soient transmises ? C'est vraiment absurde !
Je reprends mon dictionnaire: "compétence: savoir solide, talent et maîtrise dont quelqu'un fait preuve dans un secteur".

Écrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2009

"culture humaniste" et "le socle commun": tout simplement incompatible. Le projet humaniste était ambitieux, encyclopédique, il ne baissait pas la tête, au contraire il cherchait la lumière. Quand on ne cherche qu 'à préserver ce qui serait un minimum...c'est bien triste, inquiétant même.

Écrit par : christophe | 04 décembre 2009

Appuyez-vous sur le socle, il finira bien par céder ...

Écrit par : iPidiblue appel aux jeunes ! | 04 décembre 2009

Constitution du socle commun

Au nom du Peuple français :

1) Évaluation des concepteurs du socle commun : la compétence des concepteurs du document récapitulatif "maîtrise des connaissances et compétences du socle commun au palier 3 est acquise.

2) Évaluation des compétences des formateurs à évaluer les compétences des apprenants en fonction du socle commun :

a) Si toutes les cases sont cochées -, la compétence des "formateurs" n'est pas acquise.

b) Si les cases sont cochées tantôt +, tantôt -, la compétence des formateurs est en cours d'acquisition.

c) Si toutes les cases sont cochées + la compétence des formateurs est acquise.

* Les formateurs veilleront cependant à cocher un item "en cours d'acquisition" afin de ménager la susceptibilité de nos voisins européen.

* (Amendement à la Constitution du socle commun, après discussion à l'Assemblée nationale. ;-)

Écrit par : Robin | 04 décembre 2009

* Les formateurs veilleront cependant à cocher un item "en cours d'acquisition" afin de ménager la susceptibilité de nos voisins européen.

"voisins européen" : socle commun validé. Accord de l'adjectif qualificatif en cours d'acquisition.

Écrit par : Robin | 04 décembre 2009

* Les formateurs veilleront cependant à cocher un item "en cours d'acquisition" afin de ménager la susceptibilité de nos voisins européen.

"voisins européen" : socle commun validé. Accord de l'adjectif qualificatif en cours d'acquisition.

Écrit par : Robin | 04 décembre 2009

Robin parle de plus en plus comme D2R2, il est en progrès sur la fin de sa carrière !

Écrit par : iPidiblue stars wars ! | 04 décembre 2009

D2R2 c'est le robot traducteur fou ...

Écrit par : iPidiblue stars wars ! | 04 décembre 2009

"culture humaniste" et "le socle commun": tout simplement incompatible. Le projet humaniste était ambitieux, encyclopédique, il ne baissait pas la tête, au contraire il cherchait la lumière. Quand on ne cherche qu 'à préserver ce qui serait un minimum...c'est bien triste, inquiétant même."

Ecrit par : christophe | 04 décembre 2009

Complètement d'accord... Et le côté redondant de l'expression: "culture humaniste" semble, en lui-même, suspect.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2009

Je suis assez partagé sur cette histoire de socle commun des connaissances et des compétences (je me réfère ici au BO fixant ses exigences, pas au questionnaire mentionné dans la note).
Je pense qu'il peut être lu (et appliqué) de deux façons : l'une pédagogiste et l'autre républicaine. La première dénaturant le mot "compétence" pour en faire un simple "savoir-faire" coupé de toute culture commune. La seconde pouvant aussi revendiquer le terme de "compétence" pour lutter contre la dérive de "l'élève au centre du système". Le "tout se vaut" (la parole de l'élève comme celle du professeur) peut en effet très bien être considérée comme une mise en cause depuis trente ans de la compétence de l'enseignant pour transmettre le savoir. C'est ainsi que la doxa envahit la salle de classe, et c'est le mal dont meurt l'école.

Or, le socle commun des connaissances et des compétences réaffirme par exemple que tout élève doit maîtriser la langue, tant à l'oral qu'à l'écrit. Il réhabilite explicitement l'apprentissage du vocabulaire et le recours à la dictée... Il se réfère à la culture humaniste... C'est pourquoi il me semble que, bien utilisé, il peut au contraire servir de point d'appui pour lutter contre le discours pédagogiste qui a abouti à ce qu'on n'apprenne plus rien à l'école.
Le Lycée Professionnel est un point d'observation idéal pour voir tous les naufragés du système qui après 10 ans de scolarisation ne maîtrisent pas 300 mots. S'ils connaissaient le quart de ce qui est préconisé dans le socle commun, on avancerait enfin...
Du reste, la réforme du Bac Professionnel (désormais en 3 ans), sur le plan des programmes de français et d'histoire, est intéressante : les cours sur la Renaissance, l'humanisme, les Lumières, etc, sont réhabilités et permettent de renouer avec la transmission d'une culture commune.

Il me semble qu'à vouloir rejeter, par réflexe, ce qui vient du ministère (et de l'Europe), on risquerait de se priver d'une chance contribuant à mette un coup d'arrêt à la dérive de l'école. Je vois plutôt ce recentrage sur les fondamentaux comme un anti-"séquence pédagogique" et "l'élève doit construire lui-même ses propres savoirs"...

Sur le questionnaire lui-même. Celui-ci me laisse en revanche sceptique : comment peut-on juste cocher des cases "oui/non" pour évaluer l'acquisition des compétences et des savoirs (surtout sur des points aussi larges)? Il est probable que les professeurs eux-mêmes s'autocensureront, ou cèderont à la pression de leur hiérarchie, pour se contenter des miettes et cocher "oui", histoire d'arriver à un "80 % des élèves maîtrisent, et tout va très bien, circulez, il n'y a rien à voir"...

En somme, le socle commun me semble une bonne redéfinition des règles du jeu de l'école républicaine, mais le questionnaire qui l'accompagne déjà le moyen de le truquer dans un sens pédagogiste.

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 décembre 2009

Moi j'en suis encore au niveau 1 :

"Analyser les éléments grammaticaux d'une phrase afin d'en éclairer le sens".
"Dégager l'idée essentielle d'un texte lu ou entendu."

Est-ce qu'un texte a nécessairement un sens ?

J'aurais préféré qu'on dise quelque chose comme : "résumer un texte et puis après discuter du sens (par exemple souligner les contradictions)."

La logique avant tout ...

Écrit par : iPidiblue non sense | 04 décembre 2009

@ GM:
j'ai essayé en vain de vous répondre mais apparemment votre boîte mail ne marche pas. Ce n'est donc pas mépris, colère ou quoique ce soit d'autre de ma part.

Écrit par : dobolino | 04 décembre 2009

Groucho Marx boude ? ;O))

Écrit par : yann | 04 décembre 2009

Voici ce que Philippe Meirieu a publié en septembre dernier dans "Libération" :

"Comment imaginer, alors, que j’ai pu prôner des pratiques fondées sur le bricolage infantile ou inspiré des programmes au rabais ? Qui peut prétendre que j’ai contribué à la disparition de la chronologie en histoire, alors que j’ai toujours plaidé pour une approche historique de chaque discipline ? Qui peut affirmer que j’ai évacué les grands textes, alors que je me suis toujours battu pour les introduire, y compris dans l’enseignement professionnel ? Qui peut voir en moi un « assassin de l’écrit », alors que j’ai toujours expliqué que les contraintes de la langue étaient des ressources pour la pensée ?"

Même quand Meirieu se veut un défenseur de la tradition, il dit des bêtises, c'est très fort !
Il manque complètement de logique, son registre est toujours celui de l'avocat plaidant le passionnel !

-approche historique de chaque discipline.
Non sense, il n'y a aucun intérêt à refaire l'histoire des mathématiques en commençant par l'origine qui est d'ailleurs à peu près inconnue. C'est pareil ou presque dans les sciences dites exactes.
-contraintes de la langue = ressources pour la pensée.
Quand on manque d'un mot on est plus intelligent peut-être ?

Écrit par : iPidiblue tradittore traduttore | 04 décembre 2009

Le BO de 2006 sur le socle commun :

http://www.education.gouv.fr/bo/2006/29/MENE0601554D.htm

Rien que sur le point 1, je prends tout : maîtrise de l'orthographe, listes de vocabulaires (donc répertoire et par coeur), réhabilitation des "textes patrimoniaux" (quand Meirieu nous conseillait les "modes d'emploi"), etc.
Pour moi ce texte est une arme anti-pédagogiste, et il me semble que les professeurs qui ont subi cette secte depuis 30 ans devraient s'en saisir.
La "culture humaniste" est une formule que certains veulent vider de leur sens? La belle affaire! Aux professeurs eux-mêmes, notamment de lettres et d'histoire, de les prendre au mot et de redonner aux mots leur vrai sens... Au quotidien, dans les établissements, en investissant les conseils de classe et les conseils pédagogiques... Ce BO nous en donne les moyens.

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 décembre 2009

Après les remarques à chaud ce matin en découvrant le machin, d'autres réflexions à tête reposée.

Eh bien je suis toujours aussi énervée devant un truc improbable, une véritable usine à gaz et je souhaite bien du plaisir aux enseignants pour remplir ce truc.
Robin, je crois que vous avez raison, il faudra faire une "Évaluation des compétences des formateurs à évaluer les compétences des apprenants en fonction du socle commun"

Si on prend dans son sens le plus restrictif chaque compétence, est-il possible de trouver un élève les maîtrisant toutes ?
Si je lis bien la première page, si une compétence au moins n'est pas maîtrisée, la maîtrise du socle n'est pas attestée.

"Savoir travailler en équipe"
Il y a des indépendants qui font de merveilleuses choses !
Mais non, allez ouste du balai !

"Manifester curiosité, créativité, motivation, à travers des activités conduites ou reconnues par l’établissement"
Tu n'es pas motivé pour vendre des brioches pour le voyage en Italie ou courir 4000 m pour une maladie rare ?
Tant pis tu n'auras pas ton socle !

"Connaître son potentiel, savoir s’auto évaluer"
En fin de 3e, en pleine crise d'adolescence où beaucoup sont en pleine interrogation sur qui ils sont ?

"Avoir une bonne maîtrise de son corps" ????

"Connaître les systèmes d’éducation, de formation et de certification" ???

"Comprendre l’importance du respect mutuel et accepter toutes les différences"
Ben voyons, grâce au socle, il n'y aura plus d'agressions dans les établissements scolaires !

"Il s’agit de connaître :
Le rôle de la défense nationale"

"Avoir des éléments de culture politique et économique"

"Utiliser ses connaissances pour donner du sens à l’actualité"

A-t-on vérifié que les concepteurs de ce truc maîtrisent toutes les compétences ?

Écrit par : lucile | 04 décembre 2009

Bon, rien à voir (ou presque rien) avec "le socle" mais ça vaut bien"Groucho Marx" etc...

@Amélie en particulier ( les autres vont encore croire que…..)
Je suis un ancien Pauvre Enseignant Généreux de Collège (PEGC), à la retraite depuis quatre ans. Je travaille comme bénévole auprès d’enfants malades, pour le compte d’une association qui apporte au domicile de ces enfants(ou à l’hôpital) l’aide pédagogique- et non pas pédagogiste !-dont ils ont besoin.
Or, en général, le suivi avec l’établissement, le collège donc, est le plus souvent assuré avec transmission des devoirs et leçons, textes ; livres etc…par les copains de ces enfants.
Actuellement, une petite 5è, bloquée chez elle par une maladie orpheline, est condamnée au lit, sans pouvoir même s’asseoir. Mais sa volonté la rend encore plus active …dans sa tête.
Seulement voilà, en un mot, les parents ont toutes les difficultés du monde à obtenir ce suivi et ces transmissions tant désirées par eux-et par moi, éventuellement, pour rester en phase avec le travail de la classe. Tout a été fait mais rien n’y fait. Découragement de la maman mais nous continuons à travailler.
Or voilà qu’un conseil de discipline vient d’avoir lieu au collège qualifié de « pas facile »(un euphémisme).On vient de prononcer contre Samira, qui mettait la classe sens dessus dessous, une exclusion de quelques jours du collège mais- et la maman de ma gamine l’a appris ce matin-avec comme condition, « qu’ elle vienne chercher à la loge, les travaux nécessaires pour qu’elle ne perde pas pied dans la progression du travail de classe » !!!!!!
La maman de ma gamine est outrée : depuis trois mois, rien pour sa gamine et là, travail assuré pour l’exclue. La maman va alors inviter sa fille à insulter un prof, pour « bénéficier » d’un conseil de discipline et donc….du travail de classe, qu’elle attend depuis longtemps !!!!
Je plaisante, bien sûr et la maman aussi. Il n’empêche qu’il y a comme un hiatus quelque part, non Amélie ? Les autres sont déjà en train de préparer les boulets contre le mal pensant que je suis, évidemment…. !

Écrit par : iPidi red de confusion | 04 décembre 2009

Robin, je crois que vous avez raison, il faudra faire une "Évaluation des compétences des formateurs à évaluer les compétences des apprenants en fonction du socle commun"
Ecrit par : Lucile.

Et de la formation de formateurs pour enrichir et évaluer les compétences des formateurs à évaluer les compétences des apprenants en fonction du socle commun !

Écrit par : Jeremy | 04 décembre 2009

-contraintes de la langue = ressources pour la pensée.
nous affirme Philippe Meirieu.

C'est pourquoi il passe son temps à faire des périphrases plus alambiquées les unes que les autres ... quel développement cérébral !

Écrit par : iPidiblue développement concerté des deux hémisphères | 04 décembre 2009

Ipidi, ne vous occupez pas du "travail de la classe", faites bosser votre petite malade dans les disciplines que vous maîtrisez en fonction du programme, de ses "acquis", de ses lacunes. Si c'est le bordel dans la classe, ce qui semble le cas, elle en saura toujours autant après ces cours que ses copains!
orthographe, grammaire, conjugaison, lecture/explication de beaux textes, rédaction, poésie, c'est l'essentiel, non?

Écrit par : retraitée | 04 décembre 2009

Par exemple Philippe Meirieu fait partie de ces gens qui distinguent orthographe lexicale et orhographe grammaticale. Quel intérêt de faire une subdivision aussi vaseuve pour ne pas dire oiseuse ?

Faire des ronds dans l'eau ... voici le principal objet des dites sciences pédagogiques.

Écrit par : iPidiblue oiseux et vaseux sont dans un bateau ... | 04 décembre 2009

Subdiviser à l'infini les niveaux de langage ... c'est une des méthodes employées par ces gens-là qui font de la recherche disent-ils !

On appelle cela aussi noyer le poisson en bon français !

Écrit par : iPidiblue faire de la recherche disent-ils ... | 04 décembre 2009

Imaginez par exemple que je fasse un cours de français à des enfants de primaire ou des adolescents du secondaire et que je commence par un exposé sur les variations orthographiques du français à travers les âges ! Ne croyez-vous pas qu'il y aurait de quoi troubler ces têtes encore fragiles ?

Écrit par : iPidiblue ne variatur | 04 décembre 2009

Désolé le mot du prote consciencieux et bon latiniste c'est "ne varietur" !

Toujours est-il qu'au fond j'ai l'impression qu'on a mis les incertitudes de la recherche dans les premiers niveaux de l'enseignement et les éléments de base dans les niveaux supérieurs de l'université, "la pédagogie" tant vantée par M Meirieu marche la tête en bas ...

Écrit par : iPidiblue ne varietur | 04 décembre 2009

Alors à ce que je vois nos collègues du secondaire viennent de nous rejoindre dans les affres du remplissage de cases ? Bienvenue au club et qu'on ouvre des lits en hôpital psy parce que le poinçonneur des Lilas, à côté, c'est gentil !

Écrit par : nicolas | 04 décembre 2009

Ne vous inquiétez pas Nicolas, le chaman Meirieu va s'occuper de l'unité de soins intensifs et sortir de leur coma les grands blessés !

Écrit par : iPidiblue unité de soins intensifs | 04 décembre 2009

Alors à ce que je vois nos collègues du secondaire viennent de nous rejoindre dans les affres du remplissage de cases ? Bienvenue au club et qu'on ouvre des lits en hôpital psy parce que le poinçonneur des Lilas, à côté, c'est gentil !

Ecrit par : nicolas | 04 décembre 2009

Il faut avouer que dans le primaire, la folie des petites croix s'est un peu essoufflée avec le temps et que nous nous sommes permis quelques adaptations...

C'est peut-être aussi plus facile qu'au collège et au lycée, car aucun inspecteur ne demande à voir ce genre de documents quand il rend visite dans les écoles...

Écrit par : Maminou | 04 décembre 2009

Ipidi, ne vous occupez pas du "travail de la classe", faites bosser votre petite malade dans les disciplines que vous maîtrisez en fonction du programme, de ses "acquis", de ses lacunes. Si c'est le bordel dans la classe, ce qui semble le cas, elle en saura toujours autant après ces cours que ses copains!
orthographe, grammaire, conjugaison, lecture/explication de beaux textes, rédaction, poésie, c'est l'essentiel, non?

Ecrit par : retraitée | 04 décembre 2009

Ipidi, retraitée vous a donné un excellent conseil.
Pourquoi ne lui répondez-vous pas?

Écrit par : Maminou | 04 décembre 2009

Samira, qui mettait la classe sens dessus dessous.... exclusion de quelques jours du collège mais...avec comme condition, « qu’ elle vienne chercher à la loge, les travaux nécessaires pour qu’elle ne perde pas pied dans la progression du travail de classe » !!!!!!

Ecrit par : iPidi red de confusion | 04 décembre 2009

Discrimination positive, mon cher ipidi !

L'année dernière, un de nos élèves, issu de la diversité, après avoir passé un mois "à l'ombre" (flagrant délit de cambriolage), a été repris au lycée afin de lui redonner une chance !!

J'étais dans la salle voisine, les murs tremblaient, c'était un enfer pour le professeur, que souvent j'allais soutenir ! Finalement, on a délégué un surveillant qui restait en permanence devant la porte pour protéger le prof et cueillir l'individu qui se faisait renvoyer régulièrement des cours mais qu'on gardait au lycée, envers et contre tout.

J'ai fait remarquer au proviseur (étonné que je sois au courant car l'affaire n'avait pas été ébruitée, sauf que j'avais eu cet élève l'année précédente et connaissais le loustic) qu'imposer cela aux professeurs était inhumain et hors de leurs compétences. Et puis, quel exemple pour les autres élèves !

Écrit par : Amélie | 04 décembre 2009

Sur le site de Renaud Camus et bien sûr sans rapport avec ce qui précède.


Communiqué n° 944 : Sur la nécessité urgente d'une sécession scolaire

Date: 04 décembre 2009, 11:15


Le parti de l'In-nocence, face à une situation scolaire dégradée au point que ce n'est plus la question de la transmission du savoir qui se pose au collège et au lycée mais celle de l'ordre public et du conflit ouvert entre générations, croit plus que jamais à la nécessité urgente d'une sécession scolaire qui permette que soient éduqués au moins les enfants qui peuvent et qui veulent l'être. Tout le système actuel a mis en son centre non pas l'enfant ou l'élève ou l'"apprenant" comme il le dit ridiculement mais l'"apprenant" qui ne veut ou qui ne peut pas apprendre, seul objet de toutes ses attentions et de tous ses apitoiements, bien que pareil élève et ses semblables rendent d'évidence impossible l'éducation et l'instruction de tous les autres. L'énormité de la masse de l'enseignement perdu pour des élèves qui, eux, pourraient parfaitement et voudraient le recevoir n'est plus tolérable. Il est impérieux d'organiser au plus vite, selon le principe du triple volontariat mis en avant d'emblée par l'In-nocence — volontariat des professeurs, des parents et des élèves — , une éducation qui sauve ce qui peut l'être encore. Il faut exiger pour elle des bâtiments et des fonds, non pas nouveaux ou supplémentaires, mais pris sur le patrimoine immobilier et sur les crédits prodigués en pure perte à l'Éducation nationale telle qu'elle est.

Écrit par : Amélie | 04 décembre 2009

Il y a une évidence que nous devrions tous clamer haut et fort : nous perdons un temps fou à mettre du mercurochrome sur des jambes de bois. Nous donnons des deuxièmes, troisièmes voire quatrièmes chances, des "contrats", à des élèves qui ont d'emblée rompu leur contrat : être des élèves et se conduire comme tel. Avec tout le temps perdu pour ces individus, que reste-t-il pour le malheureux qui veut apprendre ou pour celui qui pourrait apprendre mais que nous laissons croupir faute de temps ?
L'élève au centre du système, c'est la prime aux délinquants.

Écrit par : impromptu | 04 décembre 2009

car aucun inspecteur ne demande à voir ce genre de documents quand il rend visite dans les écoles... Ecrit par : Maminou | 04 décembre 2009
Pourquoi ? Ils ont des ordres ou ils se rendent compte que ça fait désordre ?

Écrit par : nicolas | 04 décembre 2009

L'élève au centre du système, c'est la prime aux délinquants.
Ecrit par : impromptu | 04 décembre 2009
A force de faire basculer les valeurs cul par-dessus tête et de discriminer positivement, on finira bien par expulser le bon grain pour ne garder que l'ivraie. Si encore c'était l'ivresse, qu'importerait le flacon ! :-)

Écrit par : nicolas | 04 décembre 2009

car aucun inspecteur ne demande à voir ce genre de documents quand il rend visite dans les écoles... Ecrit par : Maminou | 04 décembre 2009
Pourquoi ? Ils ont des ordres ou ils se rendent compte que ça fait désordre ?

Ecrit par : nicolas | 04 décembre 2009

Là, je vis un peu sur mes souvenirs, mais jamais, au grand jamais, il ne nous a été demandé ce genre documents au cours d'une inspection, même après des modules de 3 heures pour nous donner tous les conseils utiles à leur réalisation...

Écrit par : Maminou | 04 décembre 2009

Là, c'est 0 pointé : "ne répond pas à la question qu'on lui pose" ;-)))
Pourquoi??? Je ne sais...

Écrit par : Maminou | 04 décembre 2009

"Une élue municipale de Vannes a refusé, durant le conseil municipal du 19 octobre dernier, de s'associer à la minute de silence en l'honneur des cinq soldats du 3ème Rima tombés en Afghanistan. Le 3ème RIMa est implanté dans cette ville du Morbihan.
L'élue, Nadia Morel, siège dans l'opposition municipale sous l'étiquette Vannes-Projet-Citoyens. Elle est l'une des quatre élus de cette liste, qui a obtenue 23% des voix lors des dernières élections. Agée de 37 ans, professeur des écoles, mère de trois enfants, Nadia Morel a expliqué son geste dans la presse locale : "Je suis antimilitariste et pacifiste. Je respecte le métier de soldat, mais pas le combat meurtrier sur un sol qui n'est pas le notre" (Ouest-France)."

Vous savez ce qui me choque là-dedans ce n'est pas qu'elle soit restée assise pendant la minute de silence, après tout si elle a envie de se déshonorer c'est son problème, c'est l'illogisme de son propos : elle respecte le métier de soldat sauf quand le soldat se bat sur un sol étranger !
En somme le soldat français ne devrait se battre que quand l'ennemi est sur notre sol c'est la tactique de la drôle de guerre de 39/40, on attendit que les troupes nazis déboulent sur notre sol en gardant l'arme au pied avec les résultats que l'on sait !

PS Je suppose que si elle avait été coopérante en Afghanistan et qu'elle était morte dans un attentat alors qu'elle enseignait aux petites afghanes à lire et écrire les militaires n'auraient pas barguigné pour lui rendre les honneurs sans s'occuper de ses convictions politiques ou religieuses.

Écrit par : iPidiblue secret défense et secrète école | 04 décembre 2009

je parle sans avoir lu les commentaires précèdents et après avoir consulté la référence indiquée.
Effectivement , c'est instructif. Pour ce qui est de ma matière les inspecteurs nous ont précisé que faire le socle , c'est construire les cours en passant toujours par le triangle " capacité- démarches- repères".
Disons que cela semble plutôt cohérent et faisable.

les 6 émes semblent particulièrement goûter ce nouveau programme. Iil permet de s'inscrire dans les objectifs de " la maîtrise de la langue" sans souci majeur.

Une fois encore , j'ai la chance de travailler avec des élèves d'un niveau des plus respectables.

j'ai fait rédiger 10 lignes dans le cahier, cette semaine sur le sujet:

"je suis un Massaliote qui participe aux jeux olympiques pour la première fois. j'écris à ma femme restée au gynécée pour lui décrire ma semaine." Ceci après étude orale des documents.
j'ai eu quelques traces écrites remarquables.

le petit Victor( dont la maman est prof de français , m'a même demandé si il y avait des expressions , des noms propres grecs dont on pouvait se servir.
Adorable!

la meilleure trace écrite a servi de modèle de correction aux autres.


il me semble donc que l'on peut travailler de manière fort gratifiante et efficiente avec ce nouveau programme ...de 6éme , en rapport avec le socle.

les autres niveaux ne sont pas testés.


Ce qui nous semble plus inquiétant reste la manière de mettre en œuvre les stratégies utiles pour les épreuves d'histoire de l'art au brevet.
Y a t il quelqu'un ici dont le collège est déjà réfléchi à ce problème?

Écrit par : sylvie | 04 décembre 2009

Je partage tout à fait l'opinion d'ipidibule dans son dernier message...
Une telle méconnaissance des enjeux de la défense ridiculise notre profession.

Écrit par : sylvie | 04 décembre 2009

Y a t il quelqu'un ici dont le collège est déjà réfléchi à ce problème? Ecrit par : sylvie | 04 décembre 2009
Vous voulez bien dire qu'il est censé avoir réfléchi et non qu'il est réfléchi, le collège, n'est-ce-pas, sylvie ?

Écrit par : nicolas | 04 décembre 2009

Apparemment , ma modeste opinion rejoint celle de daniel Arnaud.
Tout n'est pas désespéré; le socle peut être ce que nous ne ferons.
Ne déprimons pas tout de suite , même si on ne peut pas éluder de réels écueils soulignés à juste titre dans les commentaires.

Écrit par : sylvie | 04 décembre 2009

En lisant les remarques des enseignants sur ce socle, je m'aperçois que chacun regarde comment la matière qu'il enseigne est "traitée" ce qui est tout à fait normal.

Mais j'aurais une question : qui va remplir ces évaluations ?
Ce sera un travail d'équipe (ce que les pédagogistes aiment tant) ? Ou le professeur de français s'occupera-t-il de la compétence 1 (ou les professeurs de français des 4 années de collège) ? Le professeur de langue de la compétence 2 ?
Et qui s'occupera des compétences 6 et 7 ? Le principal mettra-t-il son grain de sel ? Et le CPE ?

Écrit par : lucile | 04 décembre 2009

Je me mêle peut-être de ce qui ne me regarde pas !

Écrit par : lucile | 04 décembre 2009

je suis honteuse et confuse de mon ignoble faute d'orthographe, Nicolas.

Plates excuses

Écrit par : sylvie | 04 décembre 2009

Daniel, je suis tout prêt à être d'accord avec votre point de vue... J'ai beaucoup de mal à être optimiste, (et positif), surtout en ce moment, mais c'est vous qui avez raison... Les textes sont aussi ce que nous en faisons, et il faut les "lire entre les lignes" et les "triturer" au maximum.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2009

"Qui va remplir ces évaluations ?" (Lucile)

J'imagine que les professeurs de chaque discipline rempliront lés évaluations qui les concernent, et que le professeur principal se chargera des "compétences" plus générales... Ou est-ce trop simple ? On peut tout imaginer.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 décembre 2009

La nouvelle médecine selon l'EN : un fatras abscons, beau pansement sur un corps gangrené. Idéaliste : si seulement les items en français pouvaient être acquis en fin de troisième...mais je rêve. Idéaliste : comme le disait je ne sais plus trop qui ci-dessus, c'est la morphogenèse d'un être virtuel et formaté, un robot qui ne peut exister: on ne résume pas un être humain en une série de oui/non.

Sur les Sciences, encore une fois l'accent est mis sur ces fariboles de "démarche scientifique" et autres. Raisonner, oui, mais pour raisonner il faut de la raison, et pour en avoir il faut des points de comparaison qui ne s'acquièrent qu'avec des connaissances.

Rien ne change, et nous, obscurs profs de collèges, tâcherons de l'EN, seront obligés d'appliquer ces méthodes.

No future !

Écrit par : sisyphe | 04 décembre 2009

Je remâche mon amertume: osez affirmer que vous ne courrez pas après les élèves et/ou leurs parents pour leur orientation post 3e, et ce au vu du je m'enfoutisme ambiant et parce que vous n'êtes pas assistante sociale ni parent de substitution, et vous serez sanctionné, pas de façon visible mais avec un "déclassement" sournoi. Hypocrisie! On ne vous dit rien mais on vous plante un couteau dans le dos avec la complicité des "collègues" (qué collègues, à Marseille c'est pas ça les collègues)...

Pliez ou crevez dans un placard.

Écrit par : sisyphe | 04 décembre 2009

Dans la compétence 3, savoir utiliser des connaissances dans divers domaines scientifiques :
L’univers et la terre : organisation de l’univers...

C'est vrai ça peut servir :
http://www.dailymotion.com/video/x18424_quest-ce-qui-gravite-autour-de-la-t_fun

Écrit par : lucile | 04 décembre 2009

Dans la compétence 3, savoir utiliser des connaissances dans divers domaines scientifiques :
L’univers et la terre : organisation de l’univers...


C'est vrai qu'organiser son classeur et son casier et ses affaires de classe ce serait déjà beaucoup alors l'univers !

Écrit par : iPidiblue classifié top secret | 04 décembre 2009

Robin parle de plus en plus comme D2R2, il est en progrès sur la fin de sa carrière !

Ecrit par : iPidiblue stars wars ! | 04 décembre 2009

D2R2 c'est le robot traducteur fou ...

Ecrit par : iPidiblue stars wars ! | 04 décembre 2009
Dans la compétence 3, savoir utiliser des connaissances dans divers domaines scientifiques :
L’univers et la terre : organisation de l’univers...


C'est vrai qu'organiser son classeur et son casier et ses affaires de classe ce serait déjà beaucoup alors l'univers !

Ecrit par : iPidiblue classifié top secret | 04 décembre 2009

Organisation univers Kevin Dugenou "Skywalker" : en cours d'acquisition.

Écrit par : D2ROBIN2 | 04 décembre 2009

La nouvelle médecine selon l'EN : un fatras abscons, beau pansement sur un corps gangrené. Idéaliste : si seulement les items en français pouvaient être acquis en fin de troisième...mais je rêve. Idéaliste : comme le disait je ne sais plus trop qui ci-dessus, c'est la morphogenèse d'un être virtuel et formaté, un robot qui ne peut exister: on ne résume pas un être humain en une série de oui/non.

(sisyphe)

Sisyphe exagérer. Tout possible si force être avec toi !

Écrit par : D2ROBIN2 | 04 décembre 2009

Braves gens du blog, oyez les schémas jactanciels de la papesse compétencielle du Moloch :

http://www.esen.education.fr/fr/ressources-par-type/conferences-en-ligne/detail-d-une-conference/?idRessource=833&cHash=a47a8f61ab

lire aussi :

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/10/SciencesFlorenceRobine.aspx

où la dame nous dit :

"Je pense que l’on ne peut pas imaginer la construction de compétences sans les adosser solidement à des connaissances, lesquelles sont évidemment indispensables. On sait d’ailleurs que certains excès de pédagogies uniquement tournées vers les compétences, sans structuration rigoureuse des connaissances, défavorisent les élèves fragiles."

Je suis d'accord, moi non plus.

Écrit par : dugong | 04 décembre 2009

En somme, le socle commun me semble une bonne redéfinition des règles du jeu de l'école républicaine, mais le questionnaire qui l'accompagne déjà le moyen de le truquer dans un sens pédagogiste.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 décembre 2009

Le questionnaire, c'est le côté obscur de la Farce ;-)

Écrit par : D2ROBIN2 | 04 décembre 2009

"Organisation univers Kevin Dugenou "Skywalker" : en cours d'acquisition." Robin

Robin, en tant que spécialiste des religions, enseignant et humaniste, vous êtes muté sur Delmak-O *.

Content ?

* lire ou relire "Au bout du labyrinthe" de P.K. Dick.

Écrit par : dugong | 04 décembre 2009

En somme le soldat français ne devrait se battre que quand l'ennemi est sur notre sol c'est la tactique de la drôle de guerre de 39/40, on attendit que les troupes nazis déboulent sur notre sol en gardant l'arme au pied avec les résultats que l'on sait !

Ecrit par : iPidiblue secret défense et secrète école | 04 décembre 2009

On peut tout de suite attribuer à hippiediblue la compétence "Utiliser ses connaissances pour donner du sens à l'actualité".

Depuis quand les combattants islamistes en Afghanistan constituent une menace sérieuse, pour la France, l'Europe et les Etats-Unis d'Amérique?

A moins que comme la déclaré le professeur Shi Yinhong, spécialiste des questions de politique américaine à l'Université du peuple de Pékin, "l'implication croissante des militaires américains dans le bourbier afghan a pour objectif entre autres, de provoquer plus de résistance chez les combattants islamistes de la région, voire de les pousser à élargir leur champ d'activité."

Écrit par : marigot | 04 décembre 2009

En somme, le socle commun me semble une bonne redéfinition des règles du jeu de l'école républicaine, mais le questionnaire qui l'accompagne déjà le moyen de le truquer dans un sens pédagogiste.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 décembre 2009

Le questionnaire, c'est le côté obscur de la Farce ;-)

Ecrit par : D2ROBIN2 | 04 décembre 2009


A nous de ne pas nous y laisser entraîner!
Et que la Farce soit avec toi, afin d'en rire avant d'avoir à en pleurer!

Écrit par : D3Arnaud | 04 décembre 2009

D2R2 c'est le robot traducteur fou ...

Ecrit par : iPidiblue stars wars ! | 04 décembre 2009

iPidiblue stars wars oublier que c'est homme qui programme robot.

Écrit par : D2ROBIN2 | 04 décembre 2009

Et Ipidiblue n'oublie-t-il pas que D2R2 c'est le petit robot et pas le droïde traducteur, celui-là c'est C3PO ?

http://www.figurines-star-wars.fr/droides/figurine-r2d2.html

http://www.figurines-star-wars.fr/droides/figurine-c3po.html

Encore beaucoup de choses, apprendre tu dois !

Écrit par : Maître Yoda | 04 décembre 2009

Pour en savoir plus
http://eduscol.education.fr/cid47869/socle-commun-evaluation.html

Tout d’abord ce type de check-list doit déjà exister pour les élèves de maternelle. Pour la maternelle cela se justifie, d’abord il n’y a pas de devoir noté et les cases à cocher recouvrent des sujets moins vastes. N’étant pas tout à fait certain que cela existe il faudrait me le confirmer et m’indiquer l’utilité lors du passage au CP si un élève n’a pas tous les acquis que se passe t il?
La première difficulté est qu’il doit être donner une réponse binaire à des questions assez larges. Pour les bons élèves pas de problème on répond oui partout, pour les autres à quel moment passe t on à non?
Une fois remplit à qui ou à quoi est il utile? Un avantage par rapport aux moyennes par matière on a une vue un peu plus synthétique des problèmes. Parents et administration seront ainsi mieux informer. Pour les parents cela ne représente que peu d’intérêt, si vous avez les moyens (culturels, financiers…) d’aider vos enfants et vous le faites déjà sans ce bulletin et surtout vous n’attendez pas la fin de la troisième sinon vous ne faites déjà rien pour vos enfants et ce bulletin ne fera pas un électrochoc. Pour l’administration cela n’est utile que si l’on a prévu de pouvoir engager des mesures de remédiassions tant au niveau de l’élève qu’au niveau d’un établissement si les résultats sont mauvais de manière convergente. Je ne suis pas certain qu’on puisse tirer grand chose au niveau statistique des résultats les questions me semblant trop vastes mais il faudrait l’avis d’un spécialiste.
En résumer et en l’état cela me semble un gadget qui fera perdre du temps (remplissage collégial) et de l’énergie. Mais cela s’appliquera comme c’est la suite de la réforme Fillon, il faudrait insister sur deux points, garder la possibilité de modifier le questionnaire, avoir des mesures pour répondre aux problèmes mis en évidences. Car s’il s’agit encore une fois d’être précisément informer de la faillite du système ce n’est pas trop utile.


Sur l’informatique, c’est tout à fait nul, connaissances pas assez génériques (que sera l’informatique dans 10ans?) et pour le bourrage de crane sur «le piratage c’est mal» je conseille de le faire en maternelle il y a encore un espoir là.

Écrit par : tiberius | 04 décembre 2009

"Organisation univers Kevin Dugenou "Skywalker" : en cours d'acquisition." Robin

Robin, en tant que spécialiste des religions, enseignant et humaniste, vous êtes muté sur Delmak-O *.

Content ?

* lire ou relire "Au bout du labyrinthe" de P.K. Dick.

Ecrit par : dugong | 04 décembre 2009

Mutation sur Delmak-O :

ITEM "Content ?" :

Oui : Non : En cours d'acquisition : X

Écrit par : D2ROBIN2 | 04 décembre 2009

"Je pense que l’on ne peut pas imaginer la construction de compétences sans les adosser solidement à des connaissances, lesquelles sont évidemment indispensables. On sait d’ailleurs que certains excès de pédagogies uniquement tournées vers les compétences, sans structuration rigoureuse des connaissances, défavorisent les élèves fragiles."

Ecrit par : dugong | 04 décembre 2009

Dugong, là, quand même ! J'admire votre humour, mais vous allez un peu loin ! ;-)
Blague à part, j'aimerais bien voir la tronche de la personne capable de pondre ce genre de phrase ! :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2009

Autres compétences à suggérer :
Sait se rendre aux toilettes pour y faire ses besoins (ce n'est toujours pas évident pour certains qui prennent les couloirs pour des sanitaires).
Sait monter et descendre du bus (formation dispensée en collège).
Ca me rappelle les fiches que je remplissais à l'IUFM : savoir écouter l'autre, savoir lever la main pour prendre la parole...des choses qui devraient être évidentes...
Là, je sors de formation sur l'utilisation des TICE en cours de langue (ou comment enseigner dans les établissements difficiles) : vive la baladodiffusion, c'est géééééééééééééééénial, dixit la formatrice ! Il faut aussi donner son mail aux élèves (ça crée des relations différentes), avoir un blog, et j'en oublie. Il faut télécharger des vidéos et les intégrer à nos cours, mais surtout ne pas les utiliser le jour de l'inspection parce que c'est illégal (en gros, si on le fait on a des emmerdes, si on ne le fait pas, on en a aussi). La formatrice nous a aussi indiqué qu'elle adorait les cours en salle informatique, lieu où elle n'avait plus l'impression d'être un professeur, mais plutôt une animatrice (si, si, elle l'a dit). Prochain job : hôtesse d'accueil ("C'est bien Kévin, tu es venu en cours, 10 euros de plus dans ta cagnotte !")
Ce que j'en sais c'est que je vais encore me faire descendre quand je serai inspectée pour avoir voulu apprendre trois mots de vocabulaire à mes élèves et avoir osé leur exposer un point de grammaire.
Un élève de Term, redoublant, me disait l'autre jour qu'il n'avait jamais appris à traiter un sujet de dissertation en anglais (le sujet d'expression de l'épreuve du bac) : "J'ai torché le sujet comme j'ai pu l'année dernière". Il était tout surpris que je leur donne une méthode pour le faire. Je ne vais peut-être pas utiliser les TICE à fond, mais au moins quelques-uns sauront faire un plan, une intro et une conclusion potables le jour du bac.

Écrit par : AQP | 04 décembre 2009

Je sors de ma réserve.
Voici un texte transmis à je ne sais plus quel haut comité de je ne sais plus quoi qui réfléchissait sur le socle au collège, il y trois ans.


"UN PROGRAMME POUR LE COLLÈGE

FRANçAIS


Qu’est-on en droit d’attendre d’un élève en fin de classe de 3e du point de vue de la connaissance et du maniement de la langue écrite et orale et du point de vue de la connaissance de la littérature ? Certainement rien de savant ni de très technique ; et l’on doit a priori exclure de cette attente tout ce qui anticiperait sur les études spécialisées de l’étudiant en Lettres des Facultés.
Il paraît en revanche raisonnable d’estimer qu’à l’issue de neuf années de scolarité un élève moyen doit disposer :
- d’une conscience claire du fonctionnement de la langue ;
- d’une pratique exacte et sûre de l’expression écrite et orale ;
- d’une compréhension non moins assurée de l’écrit ;
- d’une familiarité réelle avec les textes fondateurs de l’Antiquité, avec les grands textes, les grands auteurs et les grands courants de la littérature française.
- d’ouvertures sur les littératures étrangères.
L’énumération des connaissances fondamentales correspondant à ces objectifs serait vaine si l’on n’envisageait pas préalablement, pour chacun des domaines précités, le mode d’enseignement qui doit conduire à la maîtrise de ces connaissances.
De même il est indispensable de décrire le type d’épreuves à organiser pour vérifier si le socle commun a bien été acquis.



1. Connaissances
A. Connaissance de la langue
Le collégien sera tenu quitte s’il maîtrise à l’issue de la classe de 3e les catégories grammaticales et l’orthographe d’usage de la langue. On ne lui en demandera pas davantage mais pas moins.
Cet objectif ne peut être atteint que par un enseignement systématique et autonome de la grammaire de phrase, par un entraînement régulier à l’analyse grammaticale et à l’analyse logique, à l’orthographe, à la lecture à haute voix.
La grammaire dite « énonciative » n’a pas sa place au collège ; Henri Poincaré le disait déjà en son temps : l’affaire de l’École n’est pas d’enseigner de la langue ce qu’on en sait sans avoir besoin d’aller à l’École. La grammaire de texte et l’Observation réfléchie de la langue (ORL) doivent être exclues également. L’une en effet s’appuie sur une élaboration théoricienne hors de la portée de collégiens. L’autre oublie que la démarche inductive dont elle se réclame nécessite de suivre un plan d’études rigoureux ayant son objet propre ; elle compte sur des « occasions » rencontrées dans les textes au hasard de « séquences » composites et présente donc le double inconvénient de troubler la lecture expliquée et de ne pas permettre de structurer les connaissances grammaticales.
La leçon de grammaire est indépendante ; elle suit une marche inductive, mais elle s’intègre dans une progression réfléchie. La terminologie doit être la même pour tous et ne doit pas prêter à confusion : on n’a que faire de nouvelles catégories comme les « connecteurs » (conjonctions) et les « déictiques » (démonstratifs et adverbes renvoyant à la situation du locuteur). La grammaire scolaire n’a pas à tenir compte des dernières recherches savantes et encore moins des dernières trouvailles que des applicateurs ingénieux mettent au goût du jour et dont ils font un argument de vente ; elle ne doit fluctuer qu’avec prudence dans son ordre, dans ses catégories et dénominations. Il est souhaitable que la terminologie soit unifiée et que les élèves soient munis d’un manuel unique de grammaire de la 6e à la troisième.
Préparée par une leçon portant sur un point de grammaire particulier ou sur les particularités de la formation de certains mots, la dictée doit être pratiquée avec régularité : une dictée par semaine en 6e et 5e, une par quinzaine en 4e et 3e. Parfois décrié, de moins en moins fréquent, cet exercice a pourtant, au regard de l’enseignement de la langue, une fonction irremplaçable : faisant d’abord entendre un texte, sa scansion, sa prononciation, ses nuances, sa richesse de vocabulaire, la variété de ses tournures, elle exige ensuite que l’élève en fasse avec attention une transcription régulière. Cette attention requise ne vise pas seulement l’application des règles, elle doit permettre à l’élève, pour peu que les textes soient choisis pour leur qualité, d’entrer en familiarité avec la structure intime de la langue.
On peut en dire autant de cet autre type de restitution qu’est la lecture à haute voix. La lecture du maître est en elle-même un cours de langue : liaisons, articulation des doubles consonnes, distinction é/è, ponctuation, rythme de la phrase, articulations…La lecture de l’élève est la phase d’appropriation de ce cours. L’entraînement à la lecture à haute voix fait partie des exercices canoniques de l’enseignement du Français. Un élève qui ne sait pas lire à haute voix ne sait pas sa langue.

FONDAMENTAUX
Grammaire.
Doivent être connus :
- les catégories de mots, leurs particularités orthographiques, leurs fonctions dans la phrase ;
- les propositions et leurs fonctions ;
- les formes de la phrase, affirmative, négative, interrogative, interro-négative, exclamative ;
- les constructions directes et indirectes ;
- les tournures impersonnelles ;
- la voix passive et la voix active, la tournure pronominale ;
- les modes, les temps et leurs valeurs ;
- le système des conjugaisons (notions de radical et de désinence, correspondance des temps simples et composés, les trois groupes).
Vocabulaire.
- Notions d’histoire de la langue (étymologie, emprunts, sémantique historique).
- Dérivation, suffixation, préfixation, substantivation.
- Homonymie, paronymie.
- synonymie, antonymie.
- Sens propre, sens figuré.
- Lexiques (familier, soutenu, spécialisé etc.)
Orthographe.
- Règles de l’orthographe d’usage.
- Règles d’accord.
- Conjugaison des verbes des trois groupes (verbes irréguliers usités du troisième groupe) à tous les temps et à tous les modes.

B. Connaissance de la littérature.
Pour ce qui concerne la littérature, on doit attendre d’un élève de 3e qu’il ait, du Moyen-âge à nos jours, une vision chronologique des grands mouvements, des grands auteurs et des grandes oeuvres recouverts par la dénomination générale de Littérature française.
Il n’est pas admissible comme cela est aujourd’hui courant qu’un élève sortant du Collège situe Rabelais au XXe siècle, Molière au XVIe, La Fontaine au XIXe tout en étant incapable de citer une œuvre de l’un ou l’autre de ces auteurs. Il n’est pas non plus concevable que sa « culture littéraire » soit uniquement constituée de quelques titres récents au succès éphémère.
L’histoire littéraire doit absolument reprendre ses droits, naturellement pas sous la forme de cours mais sous celle du manuel de Morceaux Choisis qui, régulièrement consulté, assure une connaissance intuitive de la littérature. Ordonné chronologiquement, énonçant dans ses têtes de chapitre mouvements et genres, faisant une juste part au contexte historique et à la biographie, le manuel présente des extraits significatifs d’œuvres majeures de notre littérature, entourés, quand c’est indispensable, d’extraits non moins significatifs des grands textes de l’Antiquité : mythes et épopées grecs, théâtre antique, Ancien et Nouveau testament, ou d’extraits d’auteurs étrangers appartenant à « la littérature universelle ».
Le caractère artificiel du classement des œuvres dans des « mouvements » littéraires et culturels a pu être critiqué, comme l’a été aussi la tendance à donner, à travers des grands noms et des « morceaux de bravoure » toujours les mêmes, une vision panthéonistique de notre littérature.
Il est vrai qu’aucune œuvre ne saurait être réduite à l’illustration d’un mouvement ou d’un moment historique et que la littérature n’a que faire du Panthéon ; mais ce sont là des considérations hors de propos pour un élève de 3e.
À celui-là, il faut fournir des repères clairs et sûrs : Rabelais, c’est l’Humanisme ; La Fontaine, le Classicisme, Hugo, le Romantisme ; Balzac, le Réalisme ; Rousseau appartient aux Lumières par Le contrat social et annonce le Romantisme dans Les rêveries etc. Et encore : Sophocle, c’est le temps de Périclès, Chrétien de Troyes, la féodalité policée ; Molière, c’est le Roi-Soleil, sa cour, ses marquis et ses dévots ; Voltaire et Calas, c’est la justice de l’Ancien Régime ; le Diderot d’Autorité politique, c’est en germe l’exécution de Louis XVI ; la bataille d’Hernani, c’est 1830 ; Les Châtiments, c’est le coup d’État de 1851 ; Les yeux d’Elsa, la défaite de 1940, etc.
Plutôt que de redouter ces classifications et ces correspondances historiques, il faut au Collège les mettre en place ; c’est le seul moyen de mettre l’élève en position de pouvoir un jour éventuellement les dépasser. Et s’il ne les dépasse pas, de ne pas être écarté à tout jamais de la sphère culturelle.
À ce sujet, on fera remarquer que la tendance à surcharger l’étude de la littérature d’un appareil de notions gigognes comme « l’épistolaire », le « biographique », « l’argumentatif » etc., dénommées « objets d’étude » induit une confusion totale. On doit d’urgence revenir à des conceptions moins scolastiques de l’enseignement de la littérature.
Exercices
- L’explication de texte, éclairée par des informations sur l’auteur et le contexte, sur les sources, passant en revue les différents genres (théâtre, poésie, roman, essai, lettre etc.) et les différents registres (épique, tragique, comique, lyrique etc.) permet de constituer progressivement une culture littéraire.
On n’exigera pas une approche critique ou technicienne ; ces compétences sont de l’ordre des études supérieures de lettres et il est absurde et dangereux de les rabattre sur l’enseignement du Collège. Si étude de la forme il y a, elle se limite par exemple à la versification, qui doit être connue, aux conventions propres au texte de théâtre ou à tel autre type de texte, lettre, journal intime, mémoires etc.
L’important est de s’assurer de la compréhension littérale du texte à étudier, de la perception de son intérêt, de sa valeur humaine et culturelle ; on habituera l’élève à relier un texte à un genre, à un courant, à le rapprocher d’autres textes, à discuter des questions qu’il soulève en relation avec son époque et avec la nôtre.
- La lecture suivie, ou cursive, doit être conçue aussi dans une optique non-technicienne : lire un texte complet, ce n’est pas plaquer sur lui un schéma « narratologique » ou dramaturgique, c’est y circuler à l’aise, connaître ses personnages, leur physique, leur caractère, discerner ce qui les oppose ou les rapproche, ce qu’ils veulent, dans quel cadre ils évoluent, pourquoi leur histoire est drôle ou tragique, pourquoi nous préférons les uns et détestons les autres, en quoi leur aventure rencontre la nôtre, ce qu’elle nous apprend etc.
- La constitution progressive d’un florilège de « standards » représentatifs (Mignonne allons voir si la rose ; Quand reverrai-je hélas… ; Percé jusques au fond du cœur… ; Ce siècle avait deux ans…etc.) appris par cœur et récités doit être réhabilitée.

FONDAMENTAUX
L’école fonctionne 36 semaines par an ; l’objectif de faire lire et expliquer un texte par semaine au Collège ne paraît pas déraisonnable. Au total, sur quatre ans, on aboutit à 144 textes. À quoi l’on peut tout aussi raisonnablement ajouter une vingtaine d’œuvres complètes.
Faut-il faire une liste des auteurs et des textes qui doivent figurer dans le bagage culturel d’un élève de 3e ? La littérature française est connue et c’est aux maîtres de déterminer quels textes et quelles œuvres ils doivent faire étudier à chaque degré du Collège sans perdre de vue toutefois ce qui a été dit en préambule. Cette réserve faite, on doit se fixer pour but qu’aucun élève ne quitte le collège sans avoir expliqué en extraits ou lu en œuvre complète les auteurs suivants auxquels on peut naturellement en substituer ou en ajouter d’autres mais choisis aussi pour leur représentativité :
Antiquité : Mythologie grecque, Homère, Sophocle, la Bible.
Moyen Âge : La chanson de Roland, Chrétien de Troyes, le Roman de Renard, Charles d’Orléans, Villon, Rutebeuf, la farce du Cuvier.
XVIe siècle : Rabelais, Ronsard, du Bellay, Montaigne.
XVIIe : Corneille, MolIère, Racine, La Bruyère, Fénelon, Mme de Sévigné, Saint-Simon, La Fontaine.
XVIIIe : Montesquieu, Voltaire, Diderot, Rousseau, Marivaux, Beaumarchais.
XIXe : Chateaubriand, Lamartine, Hugo, Musset, Vigny, Leconte de Lisle
Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Péguy, Dumas-père, Edmond Rostand, Feydeau, Stendhal, Balzac, Mérimée, Flaubert, Daudet, Maupassant, Zola.
XXe : Apollinaire, Martin du Gard, Gide, Mauriac, Pagnol, Aragon, Eluard, Malraux, Sartre et quelques autres…,choisis parmi les valeurs sûres.

C. Maîtrise de la langue écrite et orale
Tandis que les services de la DEP affirment que les capacités rédactionnelles des élèves de 5e d’aujourd’hui sont meilleures que celles des candidats au CEP des années 20, les Instructions officielles relèvent qu’on rédige trop peu au collège. Entre ce satisfecit et ces regrets, la contradiction n’est qu’apparente : la DEP juge la qualité des écrits à leur longueur, et les I.O. vont dans le même sens en recommandant d’accentuer la fréquence de « productions d’écrits » indéterminées, la quantité étant censée produire, à force, de la qualité.
« Expression/structuration » : dans l’apprentissage de la langue écrite, la doctrine fixée naguère par le plan Rouchette semble toujours prédominer ; avec ses résultats désolants : ou l’on a des textes-trottoirs, comme il y a des micros-trottoirs, ou l’on n’a plus rien du tout, les professeurs ayant renoncé à s’infliger le pensum de corriger en pure perte des logorrhées truffées de fautes et baptisées « productions ».
La question n’est donc pas de demander aux élèves de « produire », mais d’écrire bien, non pas de se « répandre » mais d’apprendre à rédiger correctement, à composer un texte qui tienne debout. Et la moindre des honnêtetés est de reconnaître qu’une infime minorité de collégiens y parvient aujourd’hui.
À ce sujet, il faut dire que le recul aujourd’hui patent de l’écrit n’est pas dû seulement aux défaillances de l’enseignement du Français. Toutes les matières y ont leur part : la leçon, qui constituait un modèle de plan, n’est plus reproduite sur le cahier, ou elle est donnée sous la forme d’une photocopie, ce qui annule tout effet formateur, les exercices polycopiés proposent de combler des « trous » par un ou deux mots, voire par des symboles ; même en histoire et en géographie, le « tableau », à remplir par des bouts de phrase pris dans des « documents » se substitue à la réponse rédigée. La rédaction des solutions a disparu de l’enseignement des mathématiques. Bref, la réponse en style télégraphique est devenue norme, le copier-coller forme de transmission et d’exposition. L’illusoire recours au traitement de texte, parfois recommandé, accentue encore cette tendance en effaçant l’effort que requiert la rédaction manuscrite, ses remords, ses ratures, ses recommencements : l’ordinateur, si utile entre les mains d’un rédacteur expert, n’est pas, au point de vue de la rédaction, un moyen d’enseignement, mais au contraire une source supplémentaire de dysfonctionnements de l’écrit.
Dans un tel contexte, le cours de Français doit redonner toute sa place à l’apprentissage de la rédaction.
Les réponses écrites aux questions de dictée et aux questions d’explication de textes en sont un moyen. On doit perdre l’habitude de tenir pour « bonnes » des réponses lacunaires et mal rédigées.
En 6e et 5e, la rédaction (au rythme d’une par quinzaine) en est un autre.
Qu’on demande à l’élève un court texte narratif (30 à 40 lignes) rendant compte d’une expérience personnelle, une description, un texte d’imagination, une lettre ou tout autre forme d’écrit, on ne doit pas encadrer cet exercice par des consignes formelles dont le seul but est de préparer une « évaluation » fondée sur le respect tout aussi formel de ces consignes. Il ne suffit pas d’aller à la ligne pour délimiter des paragraphes, il faut encore que cela corresponde à une flexion de la pensée. Il ne suffit pas de dater une lettre et de la terminer par une formule de politesse, encore faut-il que ladite lettre ait quelque intérêt. On est gêné d’avoir à rappeler de telles banalités, mais on ne peut se dispenser de le faire puisque l’habitude s’est prise depuis quelques années, sous le prétexte de notation « critériée », de distribuer des points (y compris au baccalauréat pour la notation du sujet dit « d’invention ») sur de telles vétilles en dépit de l’indigence des textes produits. Les élèves ne se le sont pas fait répéter et c’est là sans doute une des raisons de leur impuissance « entraînée » à rédiger.
Les critères de jugement d’une rédaction sont la cohérence du propos avec le sujet, la construction, la véracité et l’originalité, la correction et la richesse de la langue. Ce sont ces mêmes critères qu’on appliquera à la composition française, exercice plus lourd (la copie double petit format doit devenir la norme) et plus ambitieux, auquel on passe en 4e et 3e, au rythme d’une toutes les trois semaines.
Il s’agit maintenant de mettre en forme une réflexion personnelle sur un sujet général - mais toujours lié à l’expérience de l’élève (Certains suggèrent de revenir sur la mixité à l’école ; qu’en pensez-vous ?), ou sur un sujet littéraire : rendre compte de la lecture d’un livre, d’une pièce, d’un film de manière quelque peu critique ; s’attacher à décrypter le caractère d’un personnage, ses contradictions, ses actes (Auriez-vous agi comme Rodrigue dans le Cid ?) etc.
Quel que soit le sujet, on attend des exemples, des citations ou des références précises. Aux critères employés pour la rédaction s’en ajoutent d’autres : la compréhension plus ou moins large de la question, la cohérence et la consistance de la réponse, la culture (dans un sens scolaire).
L’expression orale n’est pas, contrairement à une idée répandue, une compensation à l’insuffisance de l’écrit. Elle est un exercice à part entière. Elle s’apprécie et se développe d’abord lors des explications de texte : préparées par écrit, les réponses sont données oralement et donnent lieu à un dialogue avec le professeur et/ou à des échanges avec la classe. La lecture à haute voix, la récitation sont d’autres moyens de perfectionner l’oral. Comme le sont des exposés brefs sur une question strictement délimitée en rapport avec le cours. L’organisation de débats sur des questions d’opinion, débats abusivement qualifiés de « citoyens », ne fait pas partie du cours de français. Celui-ci s’appuie exclusivement sur la connaissance de la langue et de la littérature, seuls fondements rationnels à une vraie réflexion. C’est la lecture d’ « Antigone » qui peut permettre de débattre de l’arbitraire politique et des droits de la conscience, c’est l’étude des « Marchands de gloire » de Pagnol, ou celle de « La Guerre de Troie n’aura pas lieu » de Giraudoux, qui peuvent nourrir une réflexion instruite sur la guerre, pas les clichés en vogue.

FONDAMENTAUX
Oral : savoir lire un texte à haute voix de manière audible et expressive, savoir rendre compte de sa signification littérale, en identifier la forme, la tonalité, le rattacher à une époque et à un courant, en dégager l’intérêt. Savoir soutenir un dialogue à son propos y compris sur des points précis (mais simples) de vocabulaire et de grammaire.
Écrit : être capable de rédiger correctement (respect de l’orthographe courante et de la syntaxe, sans impropriétés) une composition française d’une copie double.

2. Vérification de l’acquisition du socle
Les évaluations actuelles (brevet des Collèges), outre qu’elles reposent sur un contrôle permanent indéfini et sujet à tous les aléas locaux, ne sont même pas du niveau d’un CM2 des années soixante. Il convient de les remplacer par un examen national reposant sur le programme, lui aussi national, ci-dessus décliné pour le Français. Si les mots ont un sens, les « fondamentaux » sont en effet les mêmes partout, pour tous. En Français, on vérifiera la mise en œuvre des compétences composant le « Socle commun » par trois épreuves, deux écrites, une orale.
∑ Une dictée (texte sans difficultés excessives de 200 mots) suivie de questions de vocabulaire, de grammaire (analyse grammaticale et logique, conjugaison), de compréhension.
∑ Une composition française (75 lignes soit une copie double petit format)
∑ Une explication de texte orale comportant une lecture à haute voix, un compte rendu du texte, un entretien. (10mn+10mn). "

Écrit par : guy morel | 04 décembre 2009

N’étant pas tout à fait certain que cela existe il faudrait me le confirmer
Ecrit par : tiberius | 04 décembre 2009

Pour avoir vu ma mère râler en les remplissant, ça existe bien en maternelle : crayon de couleur vert : acquis, crayon de couleur rouge : non acquis.
Avec les parents qui lui tombaient dessus si elle avait eu le malheur de colorier un item en rouge.

Écrit par : AQP | 04 décembre 2009

On peut tout de suite attribuer à hippiediblue la compétence "Utiliser ses connaissances pour donner du sens à l'actualité".
Marigot.

Il y a des militaires français en ex-Yougoslavie, au Liban, en Afrique etc ... ce n'est pas moi qui souligne particulièrement le cas Afghan c'est ce professeur des écoles conseiller municipal de Vannes ! Elle fait un abcès de fixation là-dessus aller savoir pourquoi ...

Écrit par : iPidiblue et la mort au champ d'honneur | 04 décembre 2009

Je sors de ma réserve.
Ecrit par : guy morel | 04 décembre 2009

Ne pas confondre la réserve sort de sa cave et le cave sort de sa réserve !

Sioux comme un Morel !

Écrit par : Tulius Détritus | 04 décembre 2009

Retraitée, chères collègues, Maminou...nous sommes entièrement d'accord. Ne vous en faites pas. Sauf que je fais aussi ...un peu de SVT et ce matin...de l'Histoire-Géographie, obsédée qu'est la gamine de rester dans le coup du travail.Je suis Français-Anglais, mais ancien instit, comment refuser le reste?!!

Écrit par : Ipidi red etc... | 04 décembre 2009

Guy, je signe votre programme des deux mains. Actuellement, les bacheliers sont très loin d'atteindre son niveau.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 décembre 2009

Ah! GM est de retour! Et de belle façon. Du constructif. La retraite fut propice quoique de courte durée!
Merci GM.

(dur de partir, mais possible : lire et ne pas poster, puis ni lire ni poster et hop, c'est réglé!)

Écrit par : sisyphe | 04 décembre 2009

Lagarde et Michard !

Écrit par : sisyphe | 04 décembre 2009

Avec les parents qui lui tombaient dessus si elle avait eu le malheur de colorier un item en rouge.

Ecrit par : AQP | 04 décembre 2009

Tout compris tu as !

Écrit par : D2ROBIN2 | 04 décembre 2009

Dugong, là, quand même ! J'admire votre humour, mais vous allez un peu loin ! ;-)
Blague à part, j'aimerais bien voir la tronche de la personne capable de pondre ce genre de phrase ! :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2009


http://www.figurines-star-wars.fr/droides/figurine-c3po.html

Encore beaucoup de choses, apprendre tu dois !

Ecrit par : Maître Yoda | 04 décembre 2009

Écrit par : D2ROBIN2 | 04 décembre 2009

Guy, je signe votre programme des deux mains. Actuellement, les bacheliers sont très loin d'atteindre son niveau.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 décembre 2009

Ouais, c'est très beau ! Mais Jean-Paul va juste à l'Assemblée Nationale ! Il n'a jamais dit qu'il fallait lui proposer une idée de commande pour sa lettre au Père-Noël ...

Écrit par : dobolino | 04 décembre 2009

Ouais, c'est très beau ! Mais Jean-Paul va juste à l'Assemblée Nationale ! Il n'a jamais dit qu'il fallait lui proposer une idée de commande pour sa lettre au Père-Noël ...
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2009
Cela veut-il dire que vaut mieux lui proposer n'importe quel tas de merde du genre "classe trompette" ou "développement durable" ou "promotion des banlieues" ? Z'avez déjà fréquenté un peu ce monde là ?

Écrit par : guy morel | 04 décembre 2009

Guy, je signe votre programme des deux mains. Actuellement, les bacheliers sont très loin d'atteindre son niveau.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 décembre 2009

Moi aussi ; c'était effectivement ce qu'on faisait dans les années 70, du temps du Lagarde et Michard, entre la troisième et la première (on faisait aussi du latin depuis la 6ème et du grec depuis la 4ème) et on complétait avec l'année de Philo. : Aristote, Platon, Spinoza, Descartes, Kant...

Mais maintenant, moi trop bête pour enseigner tronc commun à mutants et cocher items et heureux prendre retraite bientôt.

Écrit par : D2ROBIN2 | 04 décembre 2009

En lisant les remarques des enseignants sur ce socle, je m'aperçois que chacun regarde comment la matière qu'il enseigne est "traitée" ce qui est tout à fait normal.

Ecrit par : lucile | 04 décembre 2009


En effet.
Pour ma part, je le considère surtout par rapport à ce que je connais le mieux, le Lycée Professionnel, en français et histoire-géographie. Mais qu'on ne s'y trompe pas : ce type d'établissement accueille justement les élèves que les enseigants traînent en primaire puis en collège, en se plaignant précisément (et à juste titre) de la baisse du niveau. En Lycée Professionnel, donc :

pour le moment, je n'ai pas vu passer les "grilles d'évaluation"; mais il y a parfois un décalage entre la Corse et le continent. En revanche, il faut compter avec les nouveaux programmes du Bac Professionnel en 3 ans qui, du point de vue du contenu, me satisfont dans les grandes lignes. En histoire, par exemple, on revoit de grandes périodes telles que la Renaissance et les Lumières, avec un bagage conséquent de connaissances, ce qui nous change de l'énième redite (vidée de son contenu) sur la Seconde Guerre mondiale... Avec les exigences du socle, ça se combine très bien pour renouer avec une réelle transmission des savoirs.

En français, voilà quelques jours j'ai réussi à tenir en haleine une classe de BEP avec deux textes de Chateaubriand (source Lagarde et Michard!). Si un inspecteur ou un proviseur vient m'ennuyer au prétexte que ça ne serait pas adapté aux élèves de Lycée Professionnel, je peux arguer du fait que le socle, dans son point 1, recommande d'enseigner aux élèves les textes du patrimoine littéraire...

Par ailleurs, j'ai pris en main cette année une classe qui sort de collège, et qui entame le Bac Pro en 3 ans. C'est la première fois que je vois débarquer des élèves dans ce type de filière avec un aussi bon niveau. Je veux dire : des bases et des fondamentaux qui ne posent pas de gros problèmes. Coïncidence? J'ai la faiblesse de penser que ce sont là les premiers effets du recentrage préconisé par le socle, et que cela peut contribuer à faire tourner le vent contre les imbécilités pédagogistes...

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 décembre 2009

Je tiens à rectifier une information importante : le robot, c'est R2D2, pas D2R2.

Écrit par : Jeremy | 04 décembre 2009

JPB, je ne sais par quoi commencer. Peut-être suis-je trop vieux...

Je vous fais confiance, puisque je suis d'accord avec vous.
Bon courage ! Vous en avez plus qu'il n'en faut pour cet "entretien" que j'espère courtois, s'il ne s'avère pas - peut-être - utile. Tout dépendra de l'intelligence de vos interlocuteurs, que je ne connais pas, non de la vôtre que je connais.

Bonne patience ! J'invente cette formule d'encouragement pour la circonstance, car, là, il vous en faudra peut-être plus que vous n'êtes habituellement disposé à en montrer.

P.-S. destiné à tous les lecteurs de ce message: n'allez pas chercher un jeu de mots dans ma dernière phrase ; je le dis avant qu'un mauvais esprit le fasse.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 04 décembre 2009

On dira ce qu'on veut de Guy Morel, mais c'est pas lui qu'aurait construit une connerie comme la ligne Maginot.

Guy Morel, c'est un mec et c'est avec des mecs comme ça qu'on gagne les guerres.

Maxima cum laude votre "socle commun" !

Dommage que "l'Etat-Major" ait choisi la Ligne Maginot... et les petites croix qui vont avec.

Mais comme aurait dit le Général : "Merci d'être (re) venu !"

Je me verrais assez, après la retraite, dans le rôle du clochard dont nous parlait dobolino, une chope de bière dans une main et l'autre appuyée sur le socle commun de Guy Morel et faisant de la "remise à niveau".

Écrit par : D2ROBIN2 | 04 décembre 2009

Guy, je signe votre programme des deux mains. Actuellement, les bacheliers sont très loin d'atteindre son niveau.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 décembre 2009

Moi aussi ; c'était effectivement ce qu'on faisait dans les années 70, du temps du Lagarde et Michard, entre la troisième et la première (on faisait aussi du latin depuis la 6ème et du grec depuis la 4ème) et on complétait avec l'année de Philo. : Aristote, Platon, Spinoza, Descartes, Kant...

Mais maintenant, moi trop bête pour enseigner tronc commun à mutants et cocher items et heureux prendre retraite bientôt.

Ecrit par : D2ROBIN2 | 04 décembre 2009


Et moi itou.

Écrit par : mihailovich | 04 décembre 2009

Sur le rapport du socle aux programmes.
Je ne pense pas que le premier soit exclusif de la réflexion sur les seconds. Le texte de 2006 me semble clair, là-dessus (dans le préambule).
Le socle permet de faire le point sur "l'égalité d'instruction qu'il faut atteindre" (comme aurait dit Condorcet) dans une société digne de ce nom; il n'interdit nullement d'aller plus loin dans le niveau d'exigences des programmes; il permet en revanche, là où des élèves ont des lacunes, de reprendre les bases.

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 décembre 2009

Je tiens à rectifier une information importante : le robot, c'est R2D2, pas D2R2.

Ecrit par : Jeremy | 04 décembre 2009

Oui, Jérémy, mais comme disent les élèves, R2D2OBIN, ça le fait pas ! ;-)

Écrit par : Robin | 04 décembre 2009

Guy, je signe votre programme des deux mains. Actuellement, les bacheliers sont très loin d'atteindre son niveau.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 décembre 2009

Moi aussi ; c'était effectivement ce qu'on faisait dans les années 70, du temps du Lagarde et Michard, entre la troisième et la première (on faisait aussi du latin depuis la 6ème et du grec depuis la 4ème) et on complétait avec l'année de Philo. : Aristote, Platon, Spinoza, Descartes, Kant...

Mais maintenant, moi trop bête pour enseigner tronc commun à mutants et cocher items et heureux prendre retraite bientôt.

Ecrit par : D2ROBIN2 | 04 décembre 2009

Bravo, tonton Morel ! Cela nous rappelle tout ce qui nous a fait aimer la langue française et la littérature expliquée dans les Lagarde et Michard.

Écrit par : Amélie | 04 décembre 2009

A propos de ce socle, ça me fait penser à la Constitution soviétique de 1936. En façade, une flopée de grandes idées et de bonnes intentions : on garantit les libertés individuelles, la liberté de la presse, d'association... Le tout avec le ton incantatoire de rigueur.

On a su depuis que l'arrière-boutique présentait un tout autre visage...

Écrit par : mihailovich | 04 décembre 2009

Moi aussi, je signe le socle de GM. Mais, dans les grandes lignes, il ne me semble d'ailleurs pas foncièrement différent des attentes du BO de 2006.
GM fait par exemple de grandes listes d'écrivains incontournables, de courants et de périodes que l'élève doit connaître à la fin de 3e, et c'est parfaitement justifié. Or, le point 5 du socle officiel (sur humanisme) ne préconise pas autres chose (sans donner de listes détaillées, mais l'enseignant, lui, est censé les connaître) :

"avoir des repères historiques :
- les différentes périodes de l’histoire de l’humanité (les événements fondateurs caractéristiques permettant de les situer les unes par rapport aux autres en mettant en relation faits politiques, économiques, sociaux, culturels, religieux, scientifiques et techniques, littéraires et artistiques), ainsi que les ruptures ;
- les grands traits de l’histoire de la construction européenne ;
- les périodes et les dates principales, les grandes figures, les événements fondateurs de l’histoire de France, en les reliant à l’histoire du continent européen et du monde ;
l être préparés à partager une culture européenne :
- par une connaissance des textes majeurs de l’Antiquité (l’Iliade et l’Odyssée, récits de la fondation de Rome, la Bible) :
- par une connaissance d’œuvres littéraires, picturales, théâtrales, musicales, architecturales ou cinématographiques majeures du patrimoine français, européen et mondial (ancien, moderne ou contemporain)"

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 décembre 2009

@ Daniel Arnaud

Je galèje et je souhaite évidemment de tout cœur que vous ayez raison.

Écrit par : Robin | 04 décembre 2009

Bravo, tonton Morel ! Cela nous rappelle tout ce qui nous a fait aimer la langue française et la littérature expliquée dans les Lagarde et Michard.

Ecrit par : Amélie | 04 décembre 2009


Qui sont de bien beaux livres, et qu'on prend toujours plaisir à feuilleter, surtout le XIXe pour ma part...

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 décembre 2009

Je tiens à rectifier une information importante : le robot, c'est R2D2, pas D2R2.

Ecrit par : Jeremy | 04 décembre 2009

On va te mettre la burqua à robot toi, malappris !

Écrit par : iPidiblue et la housse à robot | 04 décembre 2009

J'ai relu le texte de Guy Morel, et je n'ai rien à y redire, sinon qu'on peut ajouter la lecture régulière d'articles de presse, car elle peut apporter un complément intéressant à l'étude de la langue et à la compréhension de textes courants.

Écrit par : Jeremy | 05 décembre 2009

On sait d’ailleurs que certains excès de pédagogies uniquement tournées vers les compétences, sans structuration rigoureuse des connaissances, défavorisent les élèves fragiles."
Je suis d'accord, moi non plus. Ecrit par : dugong | 04 décembre 2009
On ne peut que saluer cette toute récente reconnaissance officielle des dégâts occasionnés par les divers saupoudrages d'activités de groupe avec trace écrite pondue par quelques élèves qui surnagent pendant que les autres au mieux glougloutent au pire s'en moquent un peu plus que de leur première trousse ...

Écrit par : nicolas | 05 décembre 2009

Ce qui est étrange dans les propositions de morel c'est qu'elles semblent évidentes, de pur bon sens.
On se demande pourquoi elles ne sont pas la norme et quelle peut-être la construction mentale de ceux qui n'y adhèrent pas.

Ce qui est aussi très étrange c'est qu'il existe deux morel.
* L'un sait écrire ce document efficace, synthétique, propre à appeler l'approbation de quiconque (ou presque) et il attire le respect de tous.
* L'autre morel hum, bof, ....

Écrit par : Zorglub | 05 décembre 2009

"On sait d’ailleurs que certains excès de pédagogies uniquement tournées vers les compétences, sans structuration rigoureuse des connaissances, défavorisent les élèves fragiles."
Je suis d'accord, moi non plus. Ecrit par : dugong | 04 décembre 2009

Vous avez remarqué ? Ça a commencé par Meirieu, puis peu à peu les seconds couteaux du pédagogisme s'y mettent…
Et tout ça sans faire amende honorable…
Ils sont forts…
JPB

Écrit par : brighelli | 05 décembre 2009

Vous avez remarqué ? Ça a commencé par Meirieu, puis peu à peu les seconds couteaux du pédagogisme s'y mettent…
Et tout ça sans faire amende honorable…
Ils sont forts… JPB
Récupération intégrale.
Mais c'est pour la bonne cause.

Écrit par : nicolas | 05 décembre 2009

« Ceci laisse entendre que ces pédagogies penchent davantage vers un primat au développement de compétences transverses, plutôt qu’à l’acquisition de connaissances. Que pensez-vous de cette dialectique, aujourd’hui ?
En réalité, il est difficile d’évaluer l’impact des pédagogies actives [c’est le moins qu’on puisse dire !], en l’isolant de tous les autres facteurs qui influent sur la qualité des apprentissages. »

La dame Robine ne tourne pas encore sa veste mais ouvre son parapluie en langue de bois pédagole !

Écrit par : Pierre Lariba | 05 décembre 2009

"On sait d’ailleurs que certains excès de pédagogies uniquement tournées vers les compétences, sans structuration rigoureuse des connaissances, défavorisent les élèves fragiles."
Je suis d'accord, moi non plus. Ecrit par : dugong | 04 décembre 2009

Vous avez remarqué ? Ça a commencé par Meirieu, puis peu à peu les seconds couteaux du pédagogisme s'y mettent…
Et tout ça sans faire amende honorable…
Ils sont forts…
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 décembre 2009

Il y a un article dans le dernier Fenêtres sur Cours qui en est la parfaite illustration (page 28) :

http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/FSC334L.pdf

Écrit par : catmano | 05 décembre 2009

"Et tout ça sans faire amende honorable…
Ils sont forts…" JPB

Quand bien même ils feraient amende honorable, on aurait la "satisfaction" saumâtre de réentendre" Yves Montand * clamant après "l'aveu" :

"Nous avons été cons et dangereux".

* montand compensatoire

Écrit par : dugong | 05 décembre 2009

Ouais, c'est très beau ! Mais Jean-Paul va juste à l'Assemblée Nationale ! Il n'a jamais dit qu'il fallait lui proposer une idée de commande pour sa lettre au Père-Noël ...
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2009
Cela veut-il dire que vaut mieux lui proposer n'importe quel tas de merde du genre "classe trompette" ou "développement durable" ou "promotion des banlieues" ? Z'avez déjà fréquenté un peu ce monde là ?

Ecrit par : guy morel | 04 décembre 2009

Question 1: non. Votre proposition est la meilleure qu'on puisse faire, indiscutablement. Reste à rédiger un texte de tellle qualité (peut-être est-ce fait ?) pour toutes les autres matières indispensables, même si le français est la clé de voûte.

Question 2: suffisamment, soit directement soit par l'intermédiaire de mon entourage proche, investi sur tel ou tel sujet. Je pense éviter de prendre du rab, d'ailleurs.

C'est comme pour le climat. Il y a les experts du GIEC et les autres, comme Vincent Courtillot par exemple, qui regardent ça à l'échelle des millénaires et qui soulignent leurs incertitudes scientifiques autant que celles du GIEC. Les experts du GIEC servent mieux la cause électorale et les aménagements que l'on veut ou doit faire à court terme.

Après, il y aussi des individus genre Claude Allègre, capables par exemple de faire un cours sur la maladie de Lyme à un vétérinaire ...

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2009

Catmano, alors là, merci ! Fenêtre sur cours m'était inconnu — à vrai dire, je m'intéresse peu aux œuvres vives du SNUIpp, et j'ai tort : jamais je n'ai lu un tel ramassis de pédagogies dégoulinantes. L'apprentissage du tri des ordures en classe, grand moment. Et l'insertion (forcément) de la colonisation, de l'immigration et de la pensée de Tariq Ramadan via les cours d'Histoire et surtout via le "débat", panacée qui permet de se dispenser de leur apprendre quelque chose, chapeau.
Merci encore, Cat, pour votre abnégation qui vous suggère de rester au contact de ces abrutis.
Je remets le lien, pour le cas où certain(e)s l'auraient raté :

http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/FSC334L.pdf

JPB

Écrit par : brighelli | 05 décembre 2009

L'article auquel Catmano fait référence est en effet hallucinant, la "professeure" met en cause le constructivisme ! On s’approche de l'hérésie :

« Il ne s’agit pas de nier l’importance de l’activité des élèves dans les apprentissages, encore faut-il savoir ce que l’on désigne par « activité », mais de souligner l’importance du cadrage des activités, de leur accompagnement cognitif, l’importance encore de ne pas considérer que les activités mises en œuvre sont, de manière évidente, des dispositifs « autoapprenants », alors qu’ils sont souvent terriblement différenciateurs. Si les hypothèses théoriques socio-constructivistes dont les vulgates (voire les dérives) sous-tendent nombre de pratiques enseignantes actuelles ont pu apparaître plus progressistes que les principes de restitution qui leur prévalaient antérieurement, on ne peut ignorer qu’elles sont d’une très grande exigence pour les enseignants et les élèves, s’il s’agit de permettre effectivement, à ces derniers, de construire des savoirs. Pratiques ordinaires dominantes qui, avec l’objectif d’aider chacun, de pluraliser les formes possibles de participation de tous, de motiver les élèves, ont parfois les effets inverses de ceux attendus. »

Écrit par : P. Lariba | 05 décembre 2009

"...un texte complet, ce n’est pas plaquer sur lui un schéma « narratologique » ou dramaturgique, c’est y circuler à l’aise, connaître ses personnages, leur physique, leur caractère, discerner ce qui les oppose ou les rapproche, ce qu’ils veulent, dans quel cadre ils évoluent, pourquoi leur histoire est drôle ou tragique, pourquoi nous préférons les uns et détestons les autres, en quoi leur aventure rencontre la nôtre, ce qu’elle nous apprend etc...." (G.Morel)
Lamentable dans la régression. C'est faire de la psychologie de bazar, c'est confondre personne et personnage.

Écrit par : Garafignoux | 05 décembre 2009

Bien, Guy Morel ! Erratum : "Le Roman de Renart" avec un "t".

Écrit par : Marilyse | 05 décembre 2009

Cela nous rappelle tout ce qui nous a fait aimer la langue française et la littérature expliquée dans les Lagarde et Michard.

Ecrit par : Amélie | 04 décembre 2009

Lamentable ! Le Lag-Mich est de retour ! avec ses choix étriqués, ses censures, son infinie tristesse.
Alors qu'il existe la sublimissime collection Mitterand que l'on pourrait réintroduire, 15 ans après, sous une forme peut-être allégée (3 tomes par exemple).

Écrit par : Garafignoux | 05 décembre 2009

Lamentable dans la régression. C'est faire de la psychologie de bazar, c'est confondre personne et personnage.
Ecrit par : Garafignoux | 05 décembre 2009

Que voulez-vous, c'est comme cela que fonctionne la fiction auprès des lecteurs. Une illusion. Enlevez l'illusion, va plus rester grand chose.

Écrit par : guy morel | 05 décembre 2009

La mise en oeuvre du socle commun entraînera à terme la suppression des notes chiffrées. Pas d'emblée, bien sûr, j'imagine que dans un premier temps les deux systèmes d'évaluation seront pratiqués de façon concomitante et puis un beau(?) jour, on nous imposera de renoncer définitivement aux notes, sous prétexte que ces dernières, lorsqu'elles sont mauvaises, traumatiseraient un élève. Pour ma part, je pense que le seul intérêt de la chose est de préserver l'orgueil de certains parents d'élèves pour lesquels il sera toujours plus agréable de savoir que la compétence x est en cours d'acquisition par leur progéniture plutôt que de voir le gamin revenir à la maison avec des notes catastrophiques. En revanche, la suppression des notes empêchera une émulation positive de se développer au sein de la classe, car l'élève, une fois qu'il aura validé ses compétences, ne se donnera guère la peine d'en faire plus. Je trouve que le socle commun contribue à ce nivellement par le bas, si souvent décrié en ces lieux. C'est désolant pour la France d'en arriver là!

Écrit par : alain | 05 décembre 2009

Garafignoux semble ignorer qu'il existe des manuels (début des années 80) encore meilleurs que le Mitterand…
Par exemple :
http://www.priceminister.com/offer/buy/48392947/Biet-Christian-Brighelli-J-Paul-Rispail-J-Luc-Xvii-Xviiie-Siecles-Textes-Et-Contextes-Livre.html

Et il y en a encore trois autres volumes comme ça…

Allez, c'était un clin d'œil — et de la publicité gratuite pour des ouvrages qui ne se trouvent plus qu'en occasions…
JPB
PS. Je ne suis pas très loin de penser moi aussi qu'il faut faire un peu de "psychologie de bazar" pour intéresser les élèves. Au moins pour que la mimésis fonctionne. Sinon, il y a de quoi tuer tout intérêt pour la lecture.
Et rassurez-vous : le Lagarde & Michard, on en sort très bien — on en arrive même après à leur disputer le marché…

Écrit par : brighelli | 05 décembre 2009

Garafignoux semble ignorer qu'il existe des manuels (début des années 80) encore meilleurs que le Mitterand…
Par exemple :
http://www.priceminister.com/offer/buy/48392947/Biet-Christian-Brighelli-J-Paul-Rispail-J-Luc-Xvii-Xviiie-Siecles-Textes-Et-Contextes-Livre.html

Et il y en a encore trois autres volumes comme ça…

Allez, c'était un clin d'œil — et de la publicité gratuite pour des ouvrages qui ne se trouvent plus qu'en occasions…

Je sais, je connais, je les ai pratiqués pendant 2 ans, mais j'avoue préférer la collection Mitterand dont on sait cependant qu'elle est actuellement utilisée en 1e année de Fac.
Quant à ma remarque désobligeante sur "la psychologie de bazar" : ceux qui avez grosso modo mon âge (allez, on va dire la cinquantaine dépassée..), n'avez-vous pas eu des professeurs, eux-mêmes issus d'un cursus bien antérieur au nôtre, qui abordaient (mais là, j'évoque le lycée), les textes à partir de la forme ? je ne parle pas de ces recherches bêtes et inutiles sur telles figures de style ou tel réseau lexical dont le résultat ne mène à rien d'autre qu'à des listes chronophages, mais de ce va et vient entre ce qui est dit et la manière bien particulière qu'a Untel de le dire, tellement différente de celle de Tel autre.
C'était de cela qu'il était question dans mon intervention quelque peu abrupte.
Pour le reste, je souscris totalement au manifeste de G.Morel. Surtout en ce qui concerne le retour ferme, plein et définitif à la chronologie.

Écrit par : Garafignoux | 05 décembre 2009

L&M fut pour moi, élève, une porte ouverte sur quelques classiques. Un bon apéro qui m'ouvrait l'appétit !
J'ai, de plus, travaillé avec plaisir sur ces manuels. Je ne connais pas les autres et n'exprime que mon point de vue d'ex-lycéen !

;)

Écrit par : sisyphe | 05 décembre 2009

Garafignoux, je vous invite en cours, vous verrez bien à quel genre d'allers-retours je me livre…
JPB

Écrit par : brighelli | 05 décembre 2009

Alain, je pense comme vous. Toutes ces croix, mises à un instant T, c'est pour mieux noyer le poisson pourri (= étendue du désastre).

Lorsque l'on ouvre un dossier d'école primaire, si on ne voit que des croix, on ne sait rien d'un élève. J'en ai fait l'expérience en ce début d'année : un problème très sérieux passé sous silence. Presque toutes les croix étaient à droite ou au milieu ! Très efficace comme masque.

Quelle belle affaire de découper ainsi en tranches de saucisson les connaissances ! N'en a-t-on pas assez depuis tout ce temps d'observer les élèves comme des singes dans une cage ? Quelle bêtise ! Quel aveuglement ! On est satisfait, on se dédouane à bon compte de la responsabilité du désastre. Débrouillez-vous : on a écrit sur le papier ce qu'un élève doit savoir. Mettez des croix. Point barre. Quand on voit comment se passe sur le terrain cette remise de croix pour les langues ou le bédeuzi, c'est à pleurer de rire. Pathétique ! Oui, on est tombé bien bas. Le bon Pétillon devrait venir faire un tour pour son prochain album. Il y a de quoi faire.

Le problème est plutôt : comment peut-on faire dès le départ pour amener les élèves à acquérir ce socle commun des connaissances absolument nécessaires pour la suite ? Pour l'instant, le piédestal me semble fait de sable et de vent. Dans mon établissement, nous n'avons jamais vu des élèves avec de tels manques. Sur une aussi grande échelle. Chacun a l'impression de patiner dans la même semoule : parents absents, élèves sur une autre planète. Il n'y a personne au bout du fil. Même le programme (que j'approuve) de Guy Morel me semble idyllique, donc inappliquable dans l'état actuel des choses. Il faudrait au préalable une révolution copernicienne ! Je ne pense pas voir le bout du tunnel - s'il arrive jamais - avant la quille.

Écrit par : Marilyse | 05 décembre 2009

"Pratiques ordinaires dominantes qui, avec l’objectif d’aider chacun, de pluraliser les formes possibles de participation de tous, de motiver les élèves, ont parfois les effets inverses de ceux attendus. » Ecrit par : P. Lariba | 05 décembre 2009

Je proposerais de remplacer "parfois" par "souvent".

Écrit par : nicolas | 05 décembre 2009

Beaucoup de croix pour feue la langue française.

Écrit par : Marilyse | 05 décembre 2009

GM fait par exemple de grandes listes d'écrivains incontournables, de courants et de périodes que l'élève doit connaître à la fin de 3e, et c'est parfaitement justifié. Or, le point 5 du socle officiel (sur humanisme) ne préconise pas autres chose (sans donner de listes détaillées, mais l'enseignant, lui, est censé les connaître) :

"avoir des repères historiques :
- les différentes périodes de l’histoire de l’humanité (les événements fondateurs caractéristiques permettant de les situer les unes par rapport aux autres en mettant en relation faits politiques, économiques, sociaux, culturels, religieux, scientifiques et techniques, littéraires et artistiques), ainsi que les ruptures ;
- les grands traits de l’histoire de la construction européenne ;
- les périodes et les dates principales, les grandes figures, les événements fondateurs de l’histoire de France, en les reliant à l’histoire du continent européen et du monde ;
l être préparés à partager une culture européenne :
- par une connaissance des textes majeurs de l’Antiquité (l’Iliade et l’Odyssée, récits de la fondation de Rome, la Bible) :
- par une connaissance d’œuvres littéraires, picturales, théâtrales, musicales, architecturales ou cinématographiques majeures du patrimoine français, européen et mondial (ancien, moderne ou contemporain)"
Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 décembre 2009
Vous trouvez vraiment que cela a un quelconque rapport avec le texte que j'ai présenté ?
PS. Texte, relu, amendé et complété, à l'époque, par Cécile Revéret et Françoise Puel.

Écrit par : guy morel | 05 décembre 2009

Je trouve que le socle commun contribue à ce nivellement par le bas, si souvent décrié en ces lieux. C'est désolant pour la France d'en arriver là! Ecrit par : alain | 05 décembre 2009

Alain, expliquez-nous juste comment la France peut se dégager des "exigences" compétentielles européennes... Toute marche arrière est à exclure, on ne peut qu'aller de l'avent vers une somptueuse épiphanie.

Écrit par : nicolas | 05 décembre 2009

Beaucoup de croix pour feue la langue française.

Ecrit par : Marilyse | 05 décembre 2009

Ce blog est tellement orienté certains jours que j'avais lu : "beaucoup de Croix de Feu pour la langue française" ;-( !

Toutes mes excuses, Marilyse.

Écrit par : c. cru | 05 décembre 2009

Nicolas : "aller de l'avent" : super ! :-))

Écrit par : Marilyse | 05 décembre 2009

c.cru, je n'avais pas pensé à cette référence. J'avais plutôt dans la tête une vision de cimetières avec des croix bien rangées, à l'infini... Pas gai, tout ça, n'est-ce pas ?

Écrit par : Marilyse | 05 décembre 2009

Lamentable, Le Lagarde et Michard ? Vieillot, sans doute, et remplaçable avec profit par des collections plus modernes. Mais "d'une infinie tristesse"? Je lui dois quand même ma passion pour Diderot, née quand j'avais seize ans grâce à ses extraits, et nourrie ensuite par la lecture des oeuvres complètes. Quant à la "psychologie de bazar", j'avoue qu'aujourd'hui encore, quand je me plonge dans une oeuvre de fiction, je joue le jeu au premier degré, et que je me passionne pour les personnages, comme n'importe quel lecteur lambda. Ce qui ne m'empêche pas de m'intéresser à la forme, et à d'autres aspects plus sophistiqués.

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 décembre 2009

J'ai l'impression qu'on parle moins des "maths" au primaire que du "français". Qu'en est-il de l'évolution actuelle des mentalités (voire des actions) des instituteurs sur la question des maths ? Y en a-t-il seulement une ?

Michel Delord avait écrit en 2007 : « On a le temps pour les programmes en math-physique en collège ; l’important est l’accord sur le primaire, en français aussi »

http://www.slecc.fr/GRIP/2007-05-13-ag-grip.pdf

En ce qui concerne le collège, la proposition de programme de maths de collège par JP Demailly, faite à la fin du document suivant :

http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/manuscripts/renaissance.pdf

ne peut, je pense, constituer un "socle commun" (idéalité pour quelques élèves effectivement sleccisés dès leur plus jeune âge, on n'en est pas à la veille...). Quelqu'un a-t-il pensé sur un socle commun de maths digne de ce nom quelque part sur cette planète ou sa périphérie immédiate ?

Pour ma part, je pense impensable un programme de sciences physiques de collège tant qu'on n'aura pas clairement exprimé des rapports sains et clairs entre l'enseignement des mathématiques et des sciences physiques. Plus précisément, les principes d'une réintroduction raisonnée des mathématiques en sciences physiques en lieu du misérable apartheid actuel qui ravale les sciences physiques au rang de manipulite dégradante.

Écrit par : dugong | 05 décembre 2009

Ben oui quoi Dugong la science c'est de la manip demandez-le donc aux experts es-climatologie comment on manipule les courbes !

Écrit par : iPidiblue et la science au bordel | 05 décembre 2009

Ce qui est étrange dans les propositions de morel c'est qu'elles semblent évidentes, de pur bon sens.
On se demande pourquoi elles ne sont pas la norme et quelle peut-être la construction mentale de ceux qui n'y adhèrent pas.


Ecrit par : Zorglub | 05 décembre 2009


Entièrement d'accord avec vous, Zorglub!
Ce qui me permet par la même occasion de répondre à GM, qui s'étonne du rapprochement que j'ai tenté entre son texte et le socle. Les choses ne sont pas dites de la même manière, mais l'essentiel y est. Quand le socle parle de "culture humaniste" et des "grands repères historiques et littéraires", il me semble évident que cela signifie pour le professeur, dans sa classe, reprendre les listes données par GM... Ca devrait aller de soi.

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2009

'ai l'impression qu'on parle moins des "maths" au primaire que du "français". Qu'en est-il de l'évolution actuelle des mentalités (voire des actions) des instituteurs sur la question des maths ? Y en a-t-il seulement une ?

Michel Delord avait écrit en 2007 : « On a le temps pour les programmes en math-physique en collège ; l’important est l’accord sur le primaire, en français aussi »

http://www.slecc.fr/GRIP/2007-05-13-ag-grip.pdf

En ce qui concerne le collège, la proposition de programme de maths de collège par JP Demailly, faite à la fin du document suivant :

http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/manuscripts/renaissance.pdf

ne peut, je pense, constituer un "socle commun" (idéalité pour quelques élèves effectivement sleccisés dès leur plus jeune âge, on n'en est pas à la veille...). Quelqu'un a-t-il pensé sur un socle commun de maths digne de ce nom quelque part sur cette planète ou sa périphérie immédiate ?


Ecrit par : dugong | 05 décembre 2009
Z-êtes bien bon Dugong, mais à quelques bosseurs gripiens, même faisant double journée, on ne peut tout faire.
En deux ans, on a sorti un manuel de lecture pour la GS, un Compter-calculer au CP, un Compter-calculer au CE1. On a sur le feu un manuel de calcul pour la GS, un Calcul CE2, une grammaire CE1. Et Chevreuil, je crois, doit, ou a dû, commencer à bosser les maths CM. Alors, c'est vrai que l'on est en retard sur des tas de choses, mais on a bien oeuvré, non ? Un peu d'aide, ce ne serait pas de refus.

Écrit par : guy morel | 05 décembre 2009

"Ben oui quoi Dugong la science c'est de la manip demandez-le donc aux experts es-climatologie comment on manipule les courbes !" iPidiblue

Vous ne croyez pas si bien dire : j'ai un collègue qui sévit dans la même matière, agrégé, qui m'assure régulièrement que, tous comptes faits, la physique c'est de l'empirisme.

Comme j'ai passé l'âge du prosélytisme isotrope, je le laisse croire.

Écrit par : dugong | 05 décembre 2009

Lamentable dans la régression. C'est faire de la psychologie de bazar, c'est confondre personne et personnage.
Ecrit par : Garafignoux | 05 décembre 2009

Que voulez-vous, c'est comme cela que fonctionne la fiction auprès des lecteurs. Une illusion. Enlevez l'illusion, va plus rester grand chose.

Ecrit par : guy morel | 05 décembre 2009

Il nous faut former des "lecteurs avertis" qui comprennent "comment ça marche", comment on fabrique de la fiction, ce qui ne devrait pas soustraire du plaisir, mais en rajouter.

Il doit bien y avoir un moyen d'approcher les œuvres et les auteurs avec respect et amour, mais aussi avec la volonté d'expliquer et de comprendre (notamment à travers la grammaire et la stylistique).

Certaines découvertes n'enlèvent rien à l'admiration et au respect, bien au contraire ; je pense à un exemple entre mille : le détournement de l'emploi chez les romanciers du XIXème siècle de la conjonction de coordination "mais, véritable anticipation sur le travelling cinématographique.

Il y a là de quoi passionner l'élève le plus blasé, enfin, il me semble.

D'accord aussi sur les limites du Lagarde et Michard (le choix des œuvres et la notion de "morceaux choisis" et la critique "impressionniste" et intuitive) qu'il faut compléter par d'autres approches et d'autres manuels.

Le principal mérite du L&M était tout de même de donner aux élèves de solides repères chronologiques et historiques, repères qui ont presque entièrement disparu aujourd'hui.

C'est un affreux salmigondis : Ronsard, écrivain du Moyen-Âge, Balzac, romancier du XXème siècle, Voltaire contemporain de Louis XIV....

Je fais le test chaque année. Très peu de mes élèves de 4ème sont capables de me citer un seul écrivain du XVIIème siècle, contemporains du "roi soleil". Quant aux œuvres...

Écrit par : Robin | 05 décembre 2009

J'ai l'impression qu'on parle moins des "maths" au primaire que du "français". Qu'en est-il de l'évolution actuelle des mentalités (voire des actions) des instituteurs sur la question des maths ? Y en a-t-il seulement une ? Ecrit par : dugong | 05 décembre 2009

Je ne parle que pour moi et ce que je peux dire en cycle 3, c'est que je suis fort aise de voir réintroduites la nécessité de connaître ses tables sans la béquille de la calculette, de connaître et son tableau de numération jusqu'au milliard et ses tableaux de mesures (sans passer sous silence un grand nombre d' unités, ce qui rompait la cohérence de leurs relations tout comme la compréhension des préfixes qui servent à les nommer), les 4 opérations tôt dans le cycle 2, bref ce qui n'aurait jamais dû être exclu des programmes du primaire censés apporter LES BASES aux élèves, bases impossibles à établir sur autant de sables mouvants.

Écrit par : nicolas | 05 décembre 2009

A propos de petites croix :
Quand on remplissait les livrets de bac , il fallait théoriquement cocher des cases. Dans mon lycée, les collègues de Lettres (à part quelques larbins) ne le faisaient pas, d'un commun accord, et remplaçaient tout ça par des moyennes et des appréciations détaillées; je distinguais, ainsi que d'autres, moyenne en DM,et moyenne en DS (du simple au double parfois!).
Nous savions en effet que les croix n'apprenaient rien, qu'il fallait plus longtemps pour les décrypter que pour lire moyennes et appréciations, et que, comme correcteurs, nous n'en avions que faire.
La désobéissance générale, y'a pas mieux.

Une année, nous avons rempli les bulletins trimestriels d'un coup de tampon, "satisfaction des revendications"; ni moyennes, ni appréciations, dans toutes les matières. Aucune conséquence, sinon la satisfaction des revendications!

Mais c'était à une époque où les professeurs savaient qu'ils ne sont pas soumis (!!!) au devoir de réserve, et refusaient à l'occasion les inspections;

Écrit par : retraitée | 05 décembre 2009

@ Dugong
Vous écrivez :
"En ce qui concerne le collège, la proposition de programme de maths de collège par JP Demailly, faite à la fin du document suivant :

http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/manuscripts/renaissance.pdf

ne peut, je pense, constituer un "socle commun" (idéalité pour quelques élèves effectivement sleccisés dès leur plus jeune âge, on n'en est pas à la veille...)."

Ce qui m'inspire la réflexion suivante : parmi les honorables parlementaires qui vont entendre JPB aucun n'a été SLECCisé et, sans vouloir offenser personne, je pense que bien peu sont capables de comprendre le texte de Jean-Pierre Demailly et encore moins les enjeux de l'enseignement de la géométrie euclidienne.

Écrit par : guy morel | 05 décembre 2009

Sur le mot "compétence", un exemple de sa dénaturation dans un sens pédagogiste.

Voilà quelques années, j'ai participé à une Validation des Acquis de l'Expérience pour un candidat au Bac Pro Plomberie Chauffagiste. J'avais été sollicité en tant que professeur de français et d'histoire... et me suis d'abord demandé ce que je faisais là. Un inspecteur était présent pour nous "conseiller" dans les modalités d'évaluation. Concernant mes matières, voilà ce qu'il commence à m'expliquer :

"Il ne s'agit pas pour vous, en histoire, de voir les dates qu'il connaît ou de vérifier les points du programme, mais de mettre en relation les compétences de la matière avec son activité professionnelle. Par exemple, s'il sait bien lire l'heure, prévoir le temps qu'il lui faut pour se rendre chez un client pour faire un dépannage, on peut considérer qu'il a la compétence historique..."

C'est-à-dire que la matière histoire se trouvait ainsi dénaturée, coupée de toute culture commune (et humaniste!) alors que le programme d'histoire du Bac Pro avait pourtant ses propres exigences. Que ce candidat sache comment se rendre chez un client dans le cadre de sont travail, bien sûr, mais pas en en faisant un prétexte pour lui donner un Bac comprenant des exigences plus générales!

C'est ça, le danger avec ce thème des "compétences". Mais je ne crois pas que c'est la faute au socle. Les professeurs n'ont pas besoin d'un autre texte, mais juste de vigilance... et d'un peu de cran! Pour ne pas laisser passer n'importe quoi en VAE, en conseil pédagogique, en conseil de classe, etc.

Par ailleurs, "compétence" reste pour moi un très beau mot, entendu au sens de Platon, en tant que celle du professeur dans le cadre d'une verticalité de la transmission du savoir...

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2009

"Certaines découvertes n'enlèvent rien à l'admiration et au respect, bien au contraire ; je pense à un exemple entre mille : le détournement de l'emploi chez les romanciers du XIXème siècle de la conjonction de coordination "mais, véritable anticipation sur le travelling cinématographique.

Il y a là de quoi passionner l'élève le plus blasé, enfin, il me semble."

Robin, euh... Pour tout vous dire... Voila, voila, voila... C'est-à-dire que... hum... Le détournement de l'emploi chez les romanciers du XIXème siècle de la conjonction de coordination "mais", eh bien... pour tout vous dire... J'ai bien peur que ça risque de ne pas passionner autant que vous l'espérez... Même si je peux me tromper :/

Vous n'auriez pas un autre des mille exemples ?

Écrit par : Jeremy | 05 décembre 2009

Lamentable dans la régression. C'est faire de la psychologie de bazar, c'est confondre personne et personnage.
Ecrit par : Garafignoux | 05 décembre 2009

Que voulez-vous, c'est comme cela que fonctionne la fiction auprès des lecteurs. Une illusion. Enlevez l'illusion, va plus rester grand chose.

Ecrit par : guy morel | 05 décembre 2009

Là encore, je vais suivre Guy Morel et aussi Sylvie Huguet. C'est la seule fa çon d'intéresser les élèves et de leur donner envie de lire et n'empêche nullement " ce va et vient entre ce qui est dit et la manière bien particulière qu'a Untel de le dire, tellement différente de celle de Tel autre" !

La référence au Lagarde et Michard, c'était un petit coup de nostalgie et de reconnaissance pour ce manuel qui nous a dnné bien des joies pendant nos années-lycée. Je ne le trouve pas triste du tout ! Très bien le Mitterand, bien sûr, mais il me semble que les élèves y circulaient moins facilement.

Écrit par : Amélie | 05 décembre 2009

... le détournement de l'emploi chez les romanciers du XIXème siècle de la conjonction de coordination "mais", véritable anticipation sur le travelling cinématographique.
Ecrit par : Robin | 05 décembre 2009



Ah ! le célèbre "Oui, mais ..." de VGE !

Écrit par : iPidiblue détournement de sens courant | 05 décembre 2009

Le principal mérite du L&M était tout de même de donner aux élèves de solides repères chronologiques et historiques, repères qui ont presque entièrement disparu aujourd'hui.

C'est un affreux salmigondis : Ronsard, écrivain du Moyen-Âge, Balzac, romancier du XXème siècle, Voltaire contemporain de Louis XIV....

Je fais le test chaque année. Très peu de mes élèves de 4ème sont capables de me citer un seul écrivain du XVIIème siècle, contemporains du "roi soleil". Quant aux œuvres...

Ecrit par : Robin | 05 décembre 2009


Même constat avec les élèves de Lycée Professionnel, qui débarquent du collège. Toutes les bases sont à reprendre. Pour ma part, je leur demande maintenant de bonnes vieilles frises chronologiques avec les principaux écrivains, leurs principales oeuvres, les grandes périodes, les grands évènements... Mais justement, c'est ce que le socle nous invite à faire!
Concrètement, si un inspecteur me reprochait de faire du "par coeur" ou du "trop fastidieux", je pourrais m'appuyer sur le point 5 du BO de 2006 pour lui répondre que les compétences et les savoirs liés à la culture humaniste n'étant pas maîtrisés, ma démarche est parfaitement justifiée... Inattaquable.


Il me semble que flinguer le socle (je parle toujours du texte de 2006) reviendrait à se tirer une balle dans le pied. Et à s'exposer au discours suivant :

"Depuis des années, vous dénonciez l'élève au centre du système, et vous prôniez le retour à la transmission des savoirs... Et maintenant que vous avez un texte qui vous y invite, vous le rejetez. Finalement, vous regrettez les méthodes des pédagogistes, les séquences et l'élève construit lui-même ses savoirs?"

Ca serait à mon sens contreproductif.
En revanche, il me semble qu'il faut rejeter les évaluations (avec les cases) parce que, comme le rappelait un intervenant, c'est la porte ouverte à la suppression de la notation.

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2009

l doit bien y avoir un moyen d'approcher les œuvres et les auteurs avec respect et amour, mais aussi avec la volonté d'expliquer et de comprendre (notamment à travers la grammaire et la stylistique).

Certaines découvertes n'enlèvent rien à l'admiration et au respect, bien au contraire ; je pense à un exemple entre mille : le détournement de l'emploi chez les romanciers du XIXème siècle de la conjonction de coordination "mais, véritable anticipation sur le travelling cinématographique.

Il y a là de quoi passionner l'élève le plus blasé, enfin, il me semble.

Ecrit par : Robin | 05 décembre 2009
Personne ne le nie, mais cela relève d'une alchimie propre à chaque professeur. Un programme n'a pas à prescrire quoi que ce soit dans ce domaine, sinon à dire qu'il est préférable de partir de ce qui est le plus immédiatement compréhensible à un niveau donné.

Écrit par : guy morel | 05 décembre 2009

Robin, euh... Pour tout vous dire... Voila, voila, voila... C'est-à-dire que... hum... Le détournement de l'emploi chez les romanciers du XIXème siècle de la conjonction de coordination "mais", eh bien... pour tout vous dire... J'ai bien peur que ça risque de ne pas passionner autant que vous l'espérez... Même si je peux me tromper :/

Vous n'auriez pas un autre des mille exemples ?

Ecrit par : Jeremy | 05 décembre 2009

J'ai beau me répéter la phrase de Proust "qu'il n'y a rien de plus incompréhensible que les passions des autres", je n'arrive pas à l'appliquer à moi-même.

Bon, laissons la stylistique et prenons un autre exemple... entre mille ;-) : comment peut-on expliquer la passion d'Alceste envers Célimène dans "Le Misanthrope" de Molière, alors qu'elle représente tout ce qu'Alceste réprouve : la coquetterie, la superficialité, le manque de "sincérité".... ?

Je me souviens d'un cours à Lyon avec des Premières L (rien que des filles absolument adorables) qui nous avait entraîné sur les territoires de la psychanalyse et la notion freudienne de "narcissisme primaire" : Freud donne l'exemple de la fascination qu'éprouve l'homme doté d'un (trop) solide "surmoi" envers les animaux sauvages, les vampes genre "l'ange bleu" (les "Célimènes" de son époque) et les enfants "mal élevés".

Et là, Jérémy, vous me la cochez ma "compétence" ?

;-( ;-) :-()

Écrit par : Robin | 05 décembre 2009

Ah oui, là elle est acquise !!!

:D

Écrit par : Jeremy | 05 décembre 2009

Ipidibue, j'ai retrouvé grâce à vous un article dans lequel on envisage encore que Giscard se présente à des élections présidentielles anticipées :

http://referentiel.nouvelobs.com/archives_pdf/OBS1455_19920924/OBS1455_19920924_057.pdf

C'est émouvant ! Ca m'émeut !

Écrit par : Jeremy | 05 décembre 2009

Par ailleurs, "compétence" reste pour moi un très beau mot, entendu au sens de Platon, en tant que celle du professeur dans le cadre d'une verticalité de la transmission du savoir...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2009

Oui, à ceci près que Platon, à travers le personnage de Socrate (dans "l'Apologie", si je me souviens bien) critique la tendance à étendre indûment une compétence particulière en compétence universelle.

Le guerrier, l'artisan, l'orateur sont "compétents", chacun dans son domaine, mais ils ont une vision parcellaire de la vérité ("aléthéia") et surtout ils ne situent pas leurs compétences particulières ("métis", "techné") dans une vision "téléologique"; ils ne se posent pas la question de la finalité éthique, la question du Bien ("Agathon").

D'où le paradoxe socratique qui est une sorte de "koan", une invitation à sortir de "l'enfermement des compétences" pour aller vers la "sagesse" ("sophia") : "Ce que je sais bien, c'est que je ne sais rien."

Écrit par : Robin | 05 décembre 2009

Ah oui, là elle est acquise !!!

:D

Ecrit par : Jeremy | 05 décembre 2009

Votre compétence d'évaluateur est validée, elle aussi ! ;O))

Écrit par : Robin | 05 décembre 2009

Je vais donc pouvoir vous former à devenir formateur à votre tour !! Je le fais dès que je reviens de ma formation !

Écrit par : Jeremy | 05 décembre 2009

Tous ces commentaires sont très intéressants et, ayant connu le L&M en tant qu'élève et l'ayant apprécié, j'approuve.

Il manque une donnée fondamentale : comment ramener nos mutants à la lecture et à la culture ? J'ai des élèves charmants, attachants, travailleurs pour certains; des élèves cultivés, curieux ? Je les compte sur les doigts d'une main. La grammaire, la syntaxe ? S'en foutent. La lecture ? En dehors des livres imposés par les collègues de français, ils ne lisent pas. La télé véhicule du mieux disant culturel ? Ils ne regardent que des shows de télé-réalité et la star-ac. L'actualité ? Ils n'ont même pas entendu parler du sommet de Copenhague (et ne savent d'ailleurs pas où c'est).

Le vrai combat n'est-il pas de ramener à la culture toute une société qui vit dans la contemplation de son nombril et de l'écran de son portable ?

Écrit par : impromptu | 05 décembre 2009

C'est émouvant ! Ca m'émeut !

Ecrit par : Jeremy | 05 décembre 2009

VGE le seul romancier véritable de l'Académie française, Sa Sansévérina c'est Lady Di !

Écrit par : iPidiblue et Gina | 05 décembre 2009

Par ailleurs, "compétence" reste pour moi un très beau mot, entendu au sens de Platon, en tant que celle du professeur dans le cadre d'une verticalité de la transmission du savoir...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2009

Oui, à ceci près que Platon, à travers le personnage de Socrate (dans "l'Apologie", si je me souviens bien) critique la tendance à étendre indûment une compétence particulière en compétence universelle.

Ecrit par : Robin | 05 décembre 2009


Justement, c'est bien comme cela que je l'entendais.
Je pense que si la compétence particulière de chaque enseignant était respectée dans sa matière, l'autorité du professeur serait en voie de restauration.
Les parents d'élèves qui, sur la foi des dires de leurs enfants, viennent mettre en cause le travail de l'enseignant viennent empiéter sur un domaine de compétence qui n'est pas le leur (même s'ils sont eux-mêmes très compétents dans les emplois qu'ils occupent). Le chef d'établissement qui se mêle de notre pédagogie et de notre notation, de la même façon, empiète sur un domaine de compétence qui n'est pas le sien. Ces CPE qui des fois croient les élèves plutôt que leurs collègues, contribuant à dégrader le climat de travail dans les collèges et les lycées, prennent eux aussi leur compétence particulière pour une compétence universelle, alors qu'ils feraient mieux de rester à leur place. Etc.

Si ces personnes lisaient ou relisaient Socrate (L'Apologie et L'Alcibiade), bien des établissements (et des professeurs) s'en porteraient mieux... Et l'enseignant serait peut-être enfin reconnu maître dans sa classe et maître dans sa notation.

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2009

Le vrai combat n'est-il pas de ramener à la culture toute une société qui vit dans la contemplation de son nombril et de l'écran de son portable ?

Ecrit par : impromptu | 05 décembre 2009


On ne saurait mieux dire.
Et c'est bien l'un des problèmes du carcan administratif de l'Education nationale : lorsqu'un professeur parvient à amener ses élèves à la culture, c'est bien souvent malgré sa hiérarchie, et pas grâce à elle. Tout est dans la nuance.
Parce que les plus cultivés constituent une menace pour le pouvoir, et que ce n'est pas nouveau :

"Le tyran se signale par son incapacité à se dominer, à se reprendre et à atteindre la maîtrise de soi. D’où son incompétence et, pour se maintenir au pouvoir, sa propension à susciter des conflits justifiant le besoin d’un chef, et son obsession de se débarrasser de tous ceux qui pourraient venir lui contester ce rôle (Platon, République VIII).

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2009

Parfois je me prends à penser que si l'ensemble des profs intervenants de ce blog lançaient une OPA sur un bahut, ils pourraient le transformer en bahut-phare pour le reste du pays avec des résultats sans commune mesure avec ce qu'on voit ici ou là...
Alors, l'OPA ? (OPM plutôt : offre publique de mutations...)

Écrit par : nicolas | 05 décembre 2009

Alors, l'OPA ? (OPM plutôt : offre publique de mutations...)

Ecrit par : nicolas | 05 décembre 2009


OK! J'invite en Corse, avec quelques arguments attractifs : soleil, mer, vieille tradition de résistance à la tyrannie et à l'oppression, culture démocratique depuis 1755, année de la Constitution paoliste...
Bref, toujours à l'avant-garde des idées et des Lumières!

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2009

J'ai oublié un point essentiel : internat obligatoire. Et merci pour l'invit Daniel, qui offre mieux ?

Écrit par : nicolas | 05 décembre 2009

Grand jeu gratuit :

Quelques bombes sont cachées dans l'avant-projet du Modem, notamment en matière d'éducation, saurez vous les trouver ?

http://www.mouvementdemocrate.fr/evenements/telechargement/Avant-projet-Arras-finale.pdf

Le Modem se réunit ce week-end à Arras pour le valider.

Écrit par : dugong | 05 décembre 2009

Dugong, je n'ai trouvé que ça :

"Ce constat plaide pour des établissements plus autonomes à qui seraient fixés des objectifs de lutte contre l'échec scolaire et dont il faudrait évaluer les résultats attendus dans ce domaine."

Mais je n'ai jamais été très bon au démineur, j'attends donc de voir ce que les autres auront trouvé.

Écrit par : Jeremy | 05 décembre 2009

Cela dit, dans un projet comme celui-là, c'est facile : il suffit de dire qu'on donnera des sous à tout le monde. C'est ce à quoi ce résument les pages sur l'éducation. On ne peut pas les en blâmer : c'est le jeu, je ne vois pas pourquoi ils ne suivraient pas les règles habituelles.

Par bombes, vous voulez dire des choses très négatives, ou des points étonnants qui peuvent être positifs ?

Écrit par : Jeremy | 05 décembre 2009

"OK! J'invite en Corse, avec quelques arguments attractifs" Daniel Arnaud

Tout était parti de Mykonos et nous voilà maintenant en Corse.

"Moi, Daniel Arnaud, actuellement à Ajaccio, j'invite..."

Écrit par : dugong | 05 décembre 2009

IL n'est pas mal, ce projet. Je ne conrtresignerais pas tout, mais il y a de quoi faire — disons que c'est ouvert.
Ils se sont sagement abstenus de tut commentaire plus purement pédagogique : il s'agit essentiellement d'administration et de structures.
Pour le reste, on attendra le livre de Bayrou sur le sujet…
JPB

Écrit par : brighelli | 05 décembre 2009

Garafignoux, je vous invite en cours, vous verrez bien à quel genre d'allers-retours je me livre…
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 décembre 2009

Touché ! :-)

Écrit par : Garafignoux | 05 décembre 2009

"Par bombes, vous voulez dire des choses très négatives, ou des points étonnants qui peuvent être positifs ?"

Les deux mon Général (cf supra)

Exemple, page 19 : "la mise en place d'un premier cycle qui ne soit pas spécialisé avant la troisième année de licence, mais organisé en six domaines : les sciences exactes de l’ingénieur ; les sciences de la vie, les sciences économiques et de gestion ; les sciences sociales et juridiques ; les sciences humaines ; les lettres, les langues et les arts. Cela déboucherait ensuite vers diverses orientations en 3ème année : les concours de grandes écoles, les masters, des licences professionnelles etc."

Je le comprends comme la fin programmée des CPGE ...

Para ailleurs, j'aimerais bien que quelqu'un m'explique ce que peuvent bien être des "sciences exactes de l’ingénieur" ?

Écrit par : dugong | 05 décembre 2009

C'est ce qui correspond aux actuelles PCSI…

Et je ne crois pas qu'il y ait là-dedans la mort programmée des prépas (quoique…)… Juste une réorientation (hors recherche) des trois premières années. Ça recoupe des projets du ministère de différenciation "college" "university" — à l'américaine…
JPB

Écrit par : brighelli | 05 décembre 2009

Et je ne crois pas qu'il y ait là-dedans la mort programmée des prépas (quoique…)…

Des prépas scientifiques, non. Des littéraires, à voir. Quand les S ne feront plus d'histoire, S qui alimentent un bon peu les hkh... Et puis le projet de l'Ecole et de "Monique" est bien la suppression du concours d'entrée: tout le monde sur dossiers avec un diplôme de sortie à la fin.
Et l'agrégation là-dedans, plus rien à cirer. Déjà que les scientifiques n'en ont guère besoin, eux.

Écrit par : Aucassin | 05 décembre 2009

dugong, tout ceci me titille (je n'ai pas lu ce qui concerne le supérieur) :

« Une culture scolaire créative, ambitieuse, ancrée dans les arts, les découvertes et l’épanouissement de
l’élève. [discours pédagogol qu'on a bu jusqu'à la lie]
Il faut constituer les établissements identiquement accessibles en réseaux [ce n'est pas ce qui est en train de se faire ?]
Mieux individualiser l’enseignement, organiser des modules de découverte, de consolidation, de réappropriation, de remédiation. [quelle innovation !]
La journée des écoliers français est la plus longue du monde mais nos écoles sont fermées la moitié de
l’année. [très racoleur, pour bien faire comprendre que les profs n'en font pas assez : 6 mois de vacances !]
Le métier et la responsabilité d’enseignant devront donc être redéfinis. Il n’y a aucune raison que le métier d’enseignant soit le dernier qui ne dispose pas à grande échelle d’un système de formation continue. [Tiens, on a déjà entendu ça, la formation tout au long de la vie. Quant à la redéfinition du métier d'enseignant au vu des nouvelles responsabilités qu'on lui a collées à l'insu de son plein gré, Royal et Peillon ont déjà donné.]
Tous les systèmes éducatifs européens connaissent des évolutions convergentes. » [Et c'est bien ce qui m'inquiète.]

Quelques bricoles émergent timidement :
Passer du collège unique au collège diversifié est un objectif fort.
L’égalité des chances doit être considérée mais ne doit pas être confondue avec l’égalitarisme forcené.

A part ça... jamais je ne m'engagerai sur un programme pareil !

Écrit par : nicolas | 05 décembre 2009

Encore une commission qui ne servira à rien. Que pouvez-vous espérer qu'ils fassent au collège quand ils sont en train de proposer au lycée, avec la réforme en cours, les mêmes conneries que celles qui rongent le collège depuis des années?
Enfin ça occupe.

Écrit par : Nicolette | 05 décembre 2009

Je n'ai aucune compétence dans ces notions de socle de connaissance.
Il me semble cependant qu'il convient dès le plus jeune âge d'assurer un minimum de maîtrise de la langue (lecture/écriture) et du calcul. Dans certains livrets militaires des appelés du contingent, l'on trouvait cette euphémique abréviation "SLEC" : "sait lire, écrire et compter", pour ceux qui n'avaient même pas leur CEP...

Le défaut d'apprentissage n'est donc pas d'aujourd'hui, quelles que soient les méthodes d'enseignement utilisées. Cependant, il me semble que les objectifs ( pour beaucoup adoptés au plan européen) comme celui du baccalauréat à 80% d'une classe d'âge est un doux mirage, sauf, comme on le constate trop souvent, à baisser le niveau d'exigence à tous les échelons.
En quelque sorte, au lieu de prendre en compte les différences propres à chaque élève qui se répartissent a priori selon une belle courbe de gauss, l'objectif poursuivi serait d'aplatir la courbe de Gauss pour en faire une droite ! Bon courage !

Écrit par : Robert | 05 décembre 2009

En quelque sorte, au lieu de prendre en compte les différences propres à chaque élève qui se répartissent a priori selon une belle courbe de gauss, l'objectif poursuivi serait d'aplatir la courbe de Gauss pour en faire une droite !
Ecrit par : Robert | 05 décembre 2009

Oui, et c'est à peine contradictoire avec la directive nous imposant de diversifier et personnaliser les apprentissages. Tout ça pour en arriver là !
Encore quelques efforts et la droite se confondra avec l'axe des abscisses...

Écrit par : nicolas | 05 décembre 2009

"Ben oui quoi Dugong la science c'est de la manip demandez-le donc aux experts es-climatologie comment on manipule les courbes !" iPidiblue

Vous ne croyez pas si bien dire : j'ai un collègue qui sévit dans la même matière, agrégé, qui m'assure régulièrement que, tous comptes faits, la physique c'est de l'empirisme.

Comme j'ai passé l'âge du prosélytisme isotrope, je le laisse croire.

Ecrit par : dugong | 05 décembre 2009
---
J'aurais beaucoup à dire sur ce sujet, mais ça prendrait du temps. La science commence par l'empirisme mais s'en écarte rapidement pour aboutir au rationalisme, surtout en physique. L'avis de cet agrégé de physique me paraît tenir davantage de la boutade autodépréciative que de l'affirmation sérieuse et péremptoire.
Les applications que l'on fait de la science - la physique et la chimie, particulièrement - sont, en effet, empiriques, en particulier en météorologie, parce que les modèles employés portent sur des ensembles d'objets immenses. Tout est là.
La trajectoire d'un obus de canon est assez facile à calculer avec un degré de précision élevé, mais pas le comportement de la masse d'air qui surplombe un pays entier, lequel comportement dépend de celui de la masse d'air de la planète tout entière.
La physique fondamentale est purement rationaliste, pas la physique appliquée, laquelle est bel et bien empirique, partiellement, partiellement seulement.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 décembre 2009

Para ailleurs, j'aimerais bien que quelqu'un m'explique ce que peuvent bien être des "sciences exactes de l’ingénieur" ?
Ecrit par : dugong | 05 décembre 2009
Facile : comme Sciences de l'ingénieur ne correspondait à rien, on a ajouté "exactes" ce qui fait plus sérieux. La prochaine fois, pour perpétuer l'illusion, on dira " sciences de l'ingéniérie", puis sciences de l'ingéniérie exacte", et ainsi de suite.
De même avec "collège diversifié" qui vient remplacer le "Collège unique", ce qui ne mange pas de pain et surtout permet d'économiser la réflexion sur le collège et son articulation avec l'école élémentaire.
Quand on n'a pas de pensée, on pallie par des adjectifs, ou des compléments de nom, comme hier Allègre avec le "lycée du XXIè siècle"

Écrit par : guy morel | 05 décembre 2009

Encore une commission qui ne servira à rien. Que pouvez-vous espérer qu'ils fassent au collège quand ils sont en train de proposer au lycée, avec la réforme en cours, les mêmes conneries que celles qui rongent le collège depuis des années?
Enfin ça occupe.
Ecrit par : Nicolette | 05 décembre 2009

D'autant que pour ne pas marcher sur la tête, on aurait été bien inspiré de commencer par la Maternelle.

Écrit par : guy morel | 05 décembre 2009

Le détournement du "mais" chez les romanciers du dix-neuvième... Robin, vous pouvez préciser un peu ? A moins que ce ne soit trop long.

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 décembre 2009

Pourquoi ne pas construire des socles sur des socles — en fait, ce qu’on appelait autrefois un programme, dans le vocabulaire pédagogique, ou une ambition, dans celui de la République ?

Jean-Paul Brighelli

S'il y a une chose à dire à ce braves gens, c'est que revoir les contenus de toutes les matières, de la Maternelle à la Terminale, c'est un chantier de 20 années, et encore à condition de confier cela à des gens sérieux. Comme la durée d'un mandat électif est de cinq ans, ce discours a peu de chances d'être entendu, et d'autant moins qu'aucun élu n'attache la plus petite importance aux contenus. Tiens,au lieu d'un discours d'une heure sur le socle, tu leur balances le cours de Catmano sur l'écriture, et tu leur expliques que tu repasseras dans une semaine ramasser les copies. Ou le développement de Demailly sur la géométrie euclidienne.

Écrit par : guy morel | 05 décembre 2009

L'aspect historique, en sciences, peut être judicieusement exploité, sans en faire une fin en soi ou "parce que c'est dans le programme".
Ainsi en géol, l'exploitation de docs sur les théories de Wegener concernant la dérive des continents est un excellent moyen de découvrir la tectonique des plaques. La confrontation de travaux scientifiques passés et des mécanismes actuels- etayés par toutes les ressources modernes - est très pertinente, à mon humble avis.

Il ya un autre intérêt à utiliser des textes historiques : montrer que les connaissances ne surgissent pas toutes faites du chapeau d'un magicien mais sont le fruit d'un long cheminement, avec des découvertes, des erreurs, des critiques...et que rien n'est définitif!
Cela permet de se rendre compte que nous sommes les héritiers de plusieurs siècles de recherche scientifique.

Tant qu'on y est, Buffon et la suite, pour l'évolution, c'est pas mal! :)

Écrit par : sisyphe | 05 décembre 2009

Il y a peu de "scientifiques" sur ce blog, non?! Dommage !
;) !!

Écrit par : sisyphe | 05 décembre 2009

Pourquoi ne pas construire des socles sur des socles — en fait, ce qu’on appelait autrefois un programme, dans le vocabulaire pédagogique, ou une ambition, dans celui de la République ?

L'ambition? Quelle ambition? Un mot qui n'est plus que dans les discours des élus de tout bord, un mot dont on se gargarise dans les commissions et les missions en tout genre. Sur le terrain, il ne s'agit plus que d'annihiler toute ambition. Tout enseignant ambitieux dans le public n'a plus qu'à aller se faire rhabiller. On vous le fait comprendre tous les jours dans le public. Et les élèves l'ont très bien compris.

Écrit par : mission 007 | 05 décembre 2009

J'ai trouvé un hymne pour le GRIP ! L'air et quelques paroles:

Le monde entier tressaille d'espérance
A cette nuit qui lui donne un sauveur
Peuple à genoux attends ta délivrance,
Morel*! Morel ! Voici le Rédempteur !
Morel ! Morel ! Voici le Rédempteur


* pour ici, on peut remplacer Morel par Jean-Paul, même si c'est moins homophonique.

Et on peut le chanter en chant choral, sous la direction de Sibille, devant l'Assemblée Nationale.
Qui peut contribuer à trouver toutes les paroles ?

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2009

Ange pur ! ange radieux !

Écrit par : iPidiblue chant de Morel | 05 décembre 2009

"Le monde entier tressaille d'espérance
A cette nuit qui lui donne un sauveur
Peuple à genoux attends ta délivrance,
Morel*! Morel ! Voici le Rédempteur !
Morel ! Morel ! Voici le Rédempteur
"

ah ah, :):):)!!!! Excellent!! C'est l'air de quoi au fait?

Écrit par : sisyphe | 05 décembre 2009

Il y a peu de "scientifiques" sur ce blog, non?! Dommage !
;) !!

Ecrit par : sisyphe | 05 décembre 2009
Y'a quelques "scientistes" de base, si ça peut vous aider ...

Yann et moi pouvons toujours vous énoncer quels sont nos besoins professionnels en la matière:
-conversions (genre passer de picomoles en nanogrammes)
- Règle de trois ( calculer la dose et diluer une substance médicamenteuse pour pouvoir adapter la poso par dix kilos à un hamster de quarante grammes)
-savoir qu'on ne dilue pas une solution huileuse avec du sérum phy
-pourcentage pour la CA3/CA4 (déclaration de TVA)
si on n'est pas informatisé
Je ne vois rien d'autre ...

Après, pour les études en elles-mêmes, c'est plus velu, surtout en chimie et en hydrodynamique des fluides visqueux.

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2009

"Le monde entier tressaille d'espérance
A cette nuit qui lui donne un sauveur
Peuple à genoux attends ta délivrance,
Morel*! Morel ! Voici le Rédempteur !
Morel ! Morel ! Voici le Rédempteur
"

ah ah, :):):)!!!! Excellent!! C'est l'air de quoi au fait?

Ecrit par : sisyphe | 05 décembre 2009
M'enfin ! C'est Minuit Chrétien !

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2009

Minuit ! Chrétiens, c'est l'heure solennelle
Où l'homme Dieu descendit jusqu'à nous,
Pour effacer la tache originelle
Et de son père arrêter le courroux :
Le monde entier tressaille d'espérance
A cette nuit qui lui donne un sauveur
Peuple, à genoux attends ta délivrance,
Noël ! Noël ! Voici le Rédempteur !
Noël ! Noël ! Voici le Rédempteur !

De notre foi que la lumière ardente
Nous guide tous au berceau de l'enfant
Comme autrefois, une étoile brillante
Y conduisit les chefs de l'Orient
Le Roi des Rois naît dans une humble crèche,
Puissants du jour fiers de votre grandeur,
A votre orgueil c'est de là qu'un Dieu prêche,
Courbez vos fronts devant le Rédempteur !
Courbez vos fronts devant le Rédempteur !

Le Rédempteur a brisé toute entrave,
La terre est libre et le ciel est ouvert
Il voit un frère ou n'était qu'un esclave
L'amour unit ceux qu'enchaînait le fer,
Qui lui dira notre reconnaissance ?
C'est pour nous tous qu'il naît, qu'il souffre et meurt :
Peuple, debout ! chante ta délivrance,
Noël ! Noël ! chantons le Rédempteur !
Noël ! Noël ! chantons le Rédempteur !



J'ai commencé à changer les paroles mais je veux bien de l'aide. Faut que ce soit prêt pour mercredi, avec chœur organisé.

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2009

"genre passer de picomoles en nanogrammes"

Bip Bip

Warning : Connaissance en cours d'acquisition

Bip Bip

Warning : Connaissance en cours d'acquisition

Bip Bip

...

Écrit par : dugong | 05 décembre 2009

Tant qu'on y est, Buffon et la suite, pour l'évolution, c'est pas mal! :)

Ecrit par : sisyphe | 05 décembre 2009
Moi, je suis à fond pour l'apprentissage de la systématique des règnes végétaux et animaux, avec diagnose raisonnée, et dès le CE2. Et, en plus, ça peut se faire en sorties sur le terrain, forêt, campagne, Jardin des Plantes, Grande Galerie de l'Evolution et réjouir les adeptes du ludique.
C'est fou comme on apprend à s'ordonner le cerveau en faisant des collections et en apprenant à trier les bestioles et les plantes.

D'ailleurs, avant, c'était prévu: petite Flore de Gaston Bonnier à l'usage de l'enseignement primaire, Zoologie en classe de Sixième.
Indispensable pour moi, avant d'aller scruter les cellules au microscope.

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2009

Le détournement du "mais" chez les romanciers du dix-neuvième... Robin, vous pouvez préciser un peu ? A moins que ce ne soit trop long.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 décembre 2009

Cette étude a été essentiellement menée par Ducrot dans "Analyses pragmatiques", Communications n° 32, 1980, page 18 et "Les mots du discours", Editions de Minuit, et reprise par Dominique Maingueneau dans "Pragmatique pour le discours littéraire (Bordas).

Maingueneau donne comme exemple un extrait de "Nana" de Zola et un extrait de l'Education sentimentale de Flaubert. Voici le texte de Zola :

" En haut, dans le foyer, trois lustres de cristal brûlaient avec une vive lumière. Les deux cousins hésitèrent un instant : la porte vitrée, rabattue, laissait voir, d'un bout à l'autre de la galerie, une houle de têtes que deux courants emportaient dans un continuel remous. Pourtant, ils entrèrent. cinq ou six groupes d'hommes, causant très fort et gesticulant, s'entêtaient au milieu des bourrades ; les autres marchaient par file, tournant sur leurs talons qui battaient le parquet ciré. A droite et à gauche, entre les colonnes de marbre jaspé, des femmes assises sur des banquettes de velours rouge, regardaient le flot passer d'un air las, comme alanguies par la chaleur ; et, au fond, devant le buffet, un homme à gros ventre buvait un verre de sirop.

MAIS Fauchery, pour respirer, était allé sur le balcon. La Faloise qui étudiait des photographies d'actrices, dans des cadres alternant avec les glaces, entre les colonnes, finit par le suivre."

Ce MAIS pose problème, commente Maingueneau, car on ne voit pas bien de quelle façon il articule les deux paragraphes.

Le premier se présente comme une description particulièrement neutre qui, en tant que telle, ne semble pas pouvoir constituer un "argument" en faveur d'une "conclusion" explicite.

Il en va de même pour le second paragraphe, dont on ne comprend pas en quoi il dessine un mouvement argumentatif contraire à celui du premier.

On peut néanmoins expliquer la présence de ce "mais" en faisant appel moins à des "arguments" au sens strict qu'à des "attitudes".

Le mouvement se paraphrasant ainsi : le fait que l'on demeure un certain temps à détailler le foyer du théâtre tend à faire penser qu'on va poursuivre la description ; le "mais" intervient alors pour contredire cette tendance et signifier que la visite continue, qu'on va ailleurs.

La narration glose ainsi sa propre démarche ; le "mais" vient s'opposer à l'attitude d'un lecteur qui s'installerait en quelque sorte dans la description du foyer et qu'il faudrait "pousser en avant".

Le lecteur n'est pas seul impliqué ici ; les personnages interviennent aussi, quoique discrètement. Le deuxième paragraphe présente une forme "d'arrière-plan": le plus-que-parfait "était allé", d'un point de vue aspectuel, est un "accompli".

Cet "accompli" suppose un repère (le moment où l'on découvre que Fauchery n'est plus là), que le texte n'explicite pas. Ce regard qui s'aperçoit soudain de la disparition de Fauchery ne peut être que celui de La Faloise, qui perd le moins possible des yeux son guide.

A cause de ce "mais" et de cet accompli, on est donc amené à réinterpréter spontanément le premier paragraphe : bien que neutre en apparence, la description n'était pas rapportée au narrateur, mais au regard de La Faloise.

La précision de cette description se trouve dès lors justifiée par la curiosité du néophyte qui s'en va à contrecoeur ("finit par le suivre").

L'attitude qui consiste à vouloir prolonger la visite du foyer n'est dès lors pas seulement un jeu entre le narrateur et le lecteur, elle passe par la subjectivité d'un personnage qui, après avoir vu ce que décrit le premier paragraphe, s'attarde à étudier des photographies.

Le "mais" est également lié à la mise en scène des personnages qui jouent le rôle de délégués du lecteur. Il s'agit pour le roman naturaliste de donner à voir l'univers social, d'ouvrir des encyclopédies, mais en intégrant la description au romanesque d'une histoire.

Le roman naturaliste dénie ce qui le légitime : parcours pédagogique d'un "catalogue", il n'a de cesse d'en effacer les traces (c'est le procédé rhétorique de la "prétérition" ("j'aurais pu vous parler de...", "Je ne mentionne pas...")

Le "mais" joue également un rôle d'opérateur de transition, destiné à rendre plus aisé le passage d'un domaine à un autre, à effacer une discontinuité (c'est ce que j'entendais par "mouvement de caméra" ou "travelling").

Pardonnez-moi cette (trop) longue et fastidieuse explication. Je n'ai jamais compris pourquoi, mais je trouve ça passionnant ! ;-))

Écrit par : Robin | 05 décembre 2009

http://www.liberation.fr/politiques/0101606922-royal-propose-une-alliance-au-modem-pour-les-regionales

Et qui s'occupera des gosses ?

Écrit par : dugong | 05 décembre 2009

Il est prévu de les servir en hors d'oeuvre lors d'un banquet républicain, une espèce de petite sauterie pour les grosses huiles bayrouistes-royalistes.

Écrit par : iPidiblue et la mère Michu | 05 décembre 2009

C'est pas le tout mais je dois voter pour Miss France ce soir ! Je n'ai que l'embarras du choix cette année ...

Écrit par : iPidiblue et la mère Michu | 05 décembre 2009

Dobolino,

je note vos remarques mais classer pour classer...surtout que la classif actuelle a été totalement remaniée par rapport à la taxo traditionnelle, à la lumière des études sur l'évolution.
A mon avis (humble) c'est très difficile en collège: peu de temps et peu de "prérequis" chez les élèves, si ce n'est quelques notions obsolètes.
Une partie en 6e puis plus rien jusqu'en 3e.
Je serais bien d'accord pour faire un peu de bota sur le terrain, mais...complications administratives pour une sortie et pas de temps prévu pour l'exploiter.
Perso, l'apprentissage de la classif m'a énormément ennuyé!! cela n'a de sens qu'avec un éclairage écologique/évolutif. Pour des élèves de collège, je dirais que les fondamentaux sont:
- organisme, organes, tissus, cellules : organisation et échelle : la notion de cellule est très difficile à faire passer, même au micro;
- végétal, animal, mycètes;

a minima dans ce domaine!

Écrit par : sisyphe | 05 décembre 2009

"genre passer de picomoles en nanogrammes"

Bip Bip

Warning : Connaissance en cours d'acquisition

Bip Bip

Warning : Connaissance en cours d'acquisition

Bip Bip

...

Ecrit par : dugong | 05 décembre 2009
Rigolez pas, ce fut l'horreur à l'époque où nous demandions un dosage de T4 ou de progestérone au labo d'humaine de secteur et où il nous sortait le résultat en picomoles alors que nous avions les normes canines en nanogrammes. C'est du vécu ! On téléphonait au labo pour les conversions, du genre, combien pèse en nanogrammes une picomole de progestérone ? Après, on prenait son crayon et son papier, en tirant la langue ... J'avoue que c'était le bon temps !
C'est vrai que c'est de l'histoire ancienne et que depuis douze à dix ans nous avons des labos vétos performants et d'accès facile par chronopost qui nous donnent les résultats avec les normes de l'espèce ciblée et une interprétation. On n'a plus qu'à savoir lire !

J'ai vécu la préhistoire, Dugong ! Et d'ailleurs, si les enzymes sont partout en UI (ce qui facilite la tâche et la communication internationale: t'es un poivrot aussi bien en Chine qu'en France, si tes GGT sont à 60 UI ), les hormones, elles, n'ont pas d'UI à ma connaissance, pour l'instant.
Sur mon analyseur de biochimie, pour les substances macromoléculaires, j'ai le choix entre l'impression d'une expression en mole/ litre ou en g/l, enfin du genre ... C'est peut-être micromoles et mg. Mais les deux systèmes coexistent.

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2009

En quelque sorte, au lieu de prendre en compte les différences propres à chaque élève qui se répartissent a priori selon une belle courbe de gauss, l'objectif poursuivi serait d'aplatir la courbe de Gauss pour en faire une droite ! Bon courage !

Ecrit par : Robert | 05 décembre 2009

Oui, et Antibi n'est pas loin.

Les dernières contribution sur la question du "socle" me semblent viser le cœur du problème.

Le concept est sans doute "récupérable", comme le souhaite Daniel Arnaud, par les partisans de la transmission de savoirs solides, mais il est difficilement compatible avec une évaluation "à la louche", par "items" avec cochage de cases (acquis, non acquis, en cours d'acquisition).

Tout se passe comme si les concepteurs avaient voulu contenter un peu tout le monde.

Molière nous rappelle plaisamment dans "l'Avare" avec l'ambassade de maître Jacques que certains accords ne sont fondés que sur des malentendus.

Évaluation et transmission sont étroitement liées. L'une peut "saboter" l'autre et l'enfer est souvent pavé de bonnes intentions. On sait ce qu'il en est de la "socialisation" des élèves et de la farce de la "note de vie scolaire".

Je pense qu'il faut se battre pour des programmes comme celui proposé par Guy Morel (avec une ouverture sur la culture européenne) et une "évaluation fine" des connaissances et de la manière de les mettre en œuvre.

Ceci dit, si le socle commun doit passer, il faudra se battre sur les contenus (les programmes), refuser l'évaluation par items et l'évaluation de "compétences" qui ne sont pas de notre ressort.

Écrit par : Robin | 05 décembre 2009

Dobolino,

je note vos remarques mais classer pour classer...surtout que la classif actuelle a été totalement remaniée par rapport à la taxo traditionnelle, à la lumière des études sur l'évolution.
A mon avis (humble) c'est très difficile en collège: peu de temps et peu de "prérequis" chez les élèves, si ce n'est quelques notions obsolètes.
Une partie en 6e puis plus rien jusqu'en 3e.
Je serais bien d'accord pour faire un peu de bota sur le terrain, mais...complications administratives pour une sortie et pas de temps prévu pour l'exploiter.
Perso, l'apprentissage de la classif m'a énormément ennuyé!! cela n'a de sens qu'avec un éclairage écologique/évolutif. Pour des élèves de collège, je dirais que les fondamentaux sont:
- organisme, organes, tissus, cellules : organisation et échelle : la notion de cellule est très difficile à faire passer, même au micro;
- végétal, animal, mycètes;

a minima dans ce domaine!

Ecrit par : sisyphe | 05 décembre 2009

Je pensais au primaire et à la première année de collège.
Vous voulez toujours tout compliquer ! Relisez le texte cité par Guy Morel pour l'étude du français et qui remporte l'adhésion générale.
Avez-vous quelque ombellifère qui soit devenue rosacée, quelque carnivore passé chez les mustélidés, quelque onguligrade qui soit devenu plantigrade ?
Quelque vache qui ait perdu un estomac ou quelque camélidé qui en ait gagné un ?


Exemple; ma fille de seconde revient du Lycée avec une demande de son professeur de Français; "lire une œuvre romanesque romantique, éventuellement étrangère ". Nous avons sorti tout ce qui était dans notre bibliothèque et elle a choisi Les Souffrances du Jeune Werther de Goethe .

Oui, je sais ! On ne le dira pas à pépé qui hurle depuis quarante ans que les Souffrances du jeune Werther n'est pas un ouvrage romantique et qu'il s'agit d'un contresens, que Goethe écrivait là une critique du romantisme. Pépé enseignait en cours d'agrégation d'Allemand, pas en Seconde . Et puis, de toute façon, pépé a-t-il raison ou tort ? La réponse relève de l'Institut d'Etudes Germaniques et non de la classe de Seconde de lycée.

D'ailleurs, en matière de formation, ma fille viendra mercredi assister à une autopsie de chèvre (pas très romantique ! ), bestiole qui n'a pas changé de place dans la taxonomie depuis Buffon, pas plus que son chat Dobolino dont je lui ai montré l'autre jour les immenses métatarses en proportion de son corps, si on le compare à nous autres humains. Si nous, humains, avions les métatarses du chat Dobolino, les charentaises feraient un mètre de long ! Ça n'empêche que ce sont les mêmes os, diversement adaptés, comme le sont corolles des ombellifères et corolles des labiées.

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2009

Je veux juste demander à l'âne bâté qui utilise mon pseudo pour intervenir sottement sur la journée de la jupe avec force dysorthographie de bien vouloir cesser. Ce manque d'imagination doublé d'inculture et triplé d'imposture ne me plaît pas du tout.

Écrit par : nicolas fort en colère | 05 décembre 2009

"Le monde entier tressaille d'espérance
A cette nuit qui lui donne un sauveur
Peuple à genoux attends ta délivrance,
Morel*! Morel ! Voici le Rédempteur !
Morel ! Morel ! Voici le Rédempteur
"

ah ah, :):):)!!!! Excellent!! C'est l'air de quoi au fait?

Ecrit par : sisyphe | 05 décembre 2009
---
Je connais la musique de ce chant de Noël. J'ai la partition pour voix (je ne sais plus laquelle) et piano. (Il s'agit probablement d'une tonalité pour une autre voix que la mienne, sinon je l'aurais chanté accompagné au piano.) Maintenant qu'il existe des pianos numériques et qu'il est possible de transposer en jouant ce qui est écrit - et non en changeant mentalement la clef et l'armure, ce qui requiert un effort considérable -, je pourrais facilement trouver un pianiste pour m'accompagner, sans qu'il ait besoin de transposer à vue. Je n'ai jamais chanté ce chant qu'en privé, pour faire plaisir, a cappella (variante : capella).
Peut-être Christophe pourrait-il en parler davantage.
Je suis athée mais si l'on me demandait de chanter ce chant dans l'église de mon petit village, accompagné à l'orgue, je le ferais volontiers. Étonnant, non ?
Dobolino, je crois comprendre que vous voudriez d'autres paroles que celles qui existent déjà. Pourquoi cela ? si je ne suis pas indiscret.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 décembre 2009

Il y a peu de "scientifiques" sur ce blog, non?! Dommage !
;) !!

Ecrit par : sisyphe | 05 décembre 2009
---
Combien y en a-t-il ? ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 décembre 2009

"Le concept est sans doute "récupérable", comme le souhaite Daniel Arnaud, par les partisans de la transmission de savoirs solides, mais il est difficilement compatible avec une évaluation "à la louche", par "items" avec cochage de cases (acquis, non acquis, en cours d'acquisition)."

Ecrit par : Robin | 05 décembre 2009


Voilà qui pourrait permettre d'ébaucher ce consensus évoqué dans la note initiale par Jean-Paul.
En somme, reprendre l'idée de socle (et en aucun cas de plafond) commun, tel qu'il est défini par le BO de 2006. S'en saisir, se l'approprier même, dans un sens de transmission des savoirs. Ce qui ne dispense pas de réfléchir sur les programmes.
En revanche, rejeter les évaluations telles qu'on veut nous les imposer. Dénoncer le fait qu'elles sont forcément réductrices, et qu'elles ne permettent pas, justement, de faire vraiment le bilan des savoirs et des compétences acquis... ou pas.
Réaffirmer que l'évaluation existe déjà : c'est la notation, et le professeur doit en être maître.
Et je dirais même mieux : s'appuyer sur le BO de 2006 pour être plus exigeant au quotidien, relever le niveau, et ne pas hésiter à noter sec. Un élève a 05/20 en rédaction? C'est que le point 1, sur la maîtrise du français, n'est pas maîtrisé. Il veut une bonne note? A lui de faire les efforts pour acquérir les savoirs et les compétences du socle! Et pas de "valorisation" facile...

Comme le dit Clint Eastwood (Blondin) dans "Le Bon, la brute et le truand" : "C'est une bien jolie somme, 100000$... il faut les gagner." Les points, c'est pareil : il faut les gagner. C'est ça, l'évaluation.

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2009

Oui, je sais ! On ne le dira pas à pépé qui hurle depuis quarante ans que les Souffrances du jeune Werther n'est pas un ouvrage romantique et qu'il s'agit d'un contresens, que Goethe écrivait là une critique du romantisme. Pépé enseignait en cours d'agrégation d'Allemand, pas en Second

(dobolino)

Je pense qu'il faut quand même lui faire part des réticences justifiées de son "pépé" ;-))

"Les souffrances du jeune Werther" sont à rapprocher de Madame Bovary de Flaubert et du roman de Stendhal "Le Rouge et le noir".

Il y a une incompatibilité entre la fonction critique du roman et l'illusion romantique d'un "moi" seul au monde, génialement original et "séparé".

Mais la critique est si fine chez Goethe (contrairement à Flaubert où le chemin est "balisé") que l'équivoque est plus facile parce que Goethe a sans doute partagé plus profondément cette illusion que Flaubert (Flaubert aussi quand il dit "Madame Bovary c'est moi.").

C'est aussi une question de génération.

Voir à ce sujet "Mensonge romantique et vérité romanesque" de René Girard.

Écrit par : Robin | 05 décembre 2009

Robin, merci pour vos explications, que je trouve fort intéressantes, après les avoir lues avec l'attention requise.

Dobolino, j'adorais étudier la classification des plantes et des animaux. Je le connaissais déjà avant même de l'aborder en classe, pour avoir lu et relu les passages de l'encyclopédie familiale qui traitaient de la question. Mais ôtez-moi d'un doute :vous dites qu'on n'a jamais vu de carnivore devenir mustélidé. Or j'avais toujours cru que les mustélidés (fouines, furets, ce genre de bestioles?) étaient justement des carnivores. Serais-je dans l'erreur?

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 décembre 2009

Perso, l'apprentissage de la classif m'a énormément ennuyé!!

Ecrit par : sisyphe | 05 décembre 2009

L'apprentissage de la classif doit se faire méthodiquement. D'abord, en primaire, on constate que la renoncule et la rose ont toutes deux une racine, une tige, des feuilles, des sépales, des pétales, des pistils et des étamines, que le cœur d'une grenouille, d'un agneau, d'une souris ou d'un homme sont identiques. On découvre que tout un tas de bestioles ont des incisives, des canines et des molaires. On apprend à quoi toutes ces petits éléments servent. Plein de sympathiques petites choses de ce genre où les élèves sont diversement intéressés mais apprennent tout quand même, que ce soit avec passion ou par discipline. Et puis une chouette masse de vocabulaire commun à tous et convenablement compris.
Quand on sait tout ça, un peu de classif est facile à apprendre et plutôt jouissif, surtout si on peut s'en amuser dans le cadre d'une diagnose raisonnée simple, à l'aide d'une petite flore ou d'une formule dentaire.

Dans les études supérieures, c'est une autre affaire ! Mais ce n'est pas le collège et le socle commun. Au collège, chacun s'ennuie un peu mais obtempère ou se passionne tour à tour.

Pour moi, l'essentiel du socle commun collège en SVT, c'est l'anatomie des vertébrés et de l'homme, y compris l'appareil génital,( avec des notions de classification qui débouchent sur la théorie de l'évolution ), la physiologie de base (circulation du sang, respiration, digestion, épuration des déchets = rein et foie), même chose pour l'anatomie et la physiologie végétales, une idée de la cellule, d'abord par l'étude microscopique d'un protozoaire (notion d'unicellulaire) type paramécie, puis d'une cellule de tissu genre muqueuse buccale ou oignon qui permet de voir des mitoses.
Complètement à part, un peu de géologie.


J'avoue avoir tendance à oublier les MST, les grossesses précoces par ignorance. Faut trouver un créneau, en quatrième puis troisième.

J'oublie aussi volontairement le "développement durable" mais je préfère qu'il soit inclus dans le cours de géo car les SVT étant déjà un parent pauvre en manière d'horaires de de budget, il ne faut pas trop charger le baudet.

PS: je trouve que la lamentable une heure et demi par semaine attribuée à la SVT qui régit le mouvement et la santé de tous les élèves et conditionnera toute leur vie biologique et médicale est un pur scandale dont personne ne se soucie alors que tout un chacun réclame de l'EPS en plus.
Ce sont nous, soignants, qui récupérons ensuite les pots cassés. En tant que vétos, ça fait du chiffre (à 19.6 % de TVA) et ce n'est pas grave, bien au contraire, dans le cadre de l'économie de marché, mais pour l'assurance maladie, ça fait un méchant trou, cette ignorance crasse que chacun a de l'anatomie, de la physiologie et de la biologie.

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2009

Je LA connaisssais

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 décembre 2009

Mais ôtez-moi d'un doute :vous dites qu'on n'a jamais vu de carnivore devenir mustélidé. Or j'avais toujours cru que les mustélidés (fouines, furets, ce genre de bestioles?) étaient justement des carnivores. Serais-je dans l'erreur?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 décembre 2009
Tout à fait ! C'est une faute liée à l'excitation que me procure le sujet. Les Mustélidés sont bien sûr des carnivores !
Je pensais canidés et j'ai écrit carnivores. Mustélidés, canidés, félidés, ce n'est pas la même formule dentaire, mais ce sont tous des carnivores.

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2009

----On téléphonait au labo pour les conversions, du genre, combien pèse en nanogrammes une picomole de progestérone ? Après, on prenait son crayon et son papier, en tirant la langue ... J'avoue que c'était le bon temps ! ----

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2009
---
Je viens de calculer que cette masse en nanogrammes était la masse molaire de la progestérone multipliée par 0,001.
La masse molaire de la progestérone est sûrement très élevée.
Si elle vaut, par exemple, M = 2000 g, une picomole de cette hormone a une masse de 2 nanogrammes (si je ne me suis pas trompé).
Est-ce bien cela ?
Si c'est bien cela, c'est simple. Mais c'est certainement fastidieux, oui.
Il m'a fallu environ deux minutes pour y arriver, mais voici près de dix ans que je suis retraité et je n'enseignais plus la chimie depuis plus de dix ans. (Je n'enseignais plus que la physique générale et la physique appliquée.)
Si je me suis lamentablement trompé, soyez sûre, chère Dobolino, que je ne serai nullement vexé. Même un professeur a droit à l'erreur. :-)
Mais alors, dites-moi quelle est la bonne réponse !
Et expliquez-moi comment vous faites cette conversion, je vous prie. Je suis toujours ravi d'apprendre quelque chose.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 décembre 2009

Il est prévu de les servir en hors d'oeuvre lors d'un banquet républicain, une espèce de petite sauterie pour les grosses huiles bayrouistes-royalistes.

Ecrit par : iPidiblue et la mère Michu | 05 décembre 2009

Ils ont tous les deux un appétit d'ogre. Mais après les enfants à l'apéritif, qui dévorera l'autre ? ;O))

Écrit par : Robin | 05 décembre 2009

Oui, je sais ! On ne le dira pas à pépé qui hurle depuis quarante ans que les Souffrances du jeune Werther n'est pas un ouvrage romantique et qu'il s'agit d'un contresens, que Goethe écrivait là une critique du romantisme. Pépé enseignait en cours d'agrégation d'Allemand, pas en Second

(dobolino)

Je pense qu'il faut quand même lui faire part des réticences justifiées de son "pépé" ;-))

"Les souffrances du jeune Werther" sont à rapprocher de Madame Bovary de Flaubert et du roman de Stendhal "Le Rouge et le noir".

Il y a une incompatibilité entre la fonction critique du roman et l'illusion romantique d'un "moi" seul au monde, génialement original et "séparé".

Mais la critique est si fine chez Goethe (contrairement à Flaubert où le chemin est "balisé") que l'équivoque est plus facile parce que Goethe a sans doute partagé plus profondément cette illusion que Flaubert (Flaubert aussi quand il dit "Madame Bovary c'est moi.").

C'est aussi une question de génération.

Voir à ce sujet "Mensonge romantique et vérité romanesque" de René Girard.

Ecrit par : Robin | 05 décembre 2009

J'ai fait mieux ! Je lui ai conseillé de téléphoner à pépé car je sais que pépé fait la différence entre un cours d'agreg et un cours de seconde et saura lui expliquer la nuance.
Quant au livre de René Girard, il est là, dans la bibliothèque, et je le lui ai proposé en riant mais ne le lui ai pas cédé. Elle le lira si c'est son trip mais il semblerait qu'elle préfère venir autopsier la chèvre, voir comment s'ordonnent ses organes et à quel point elle est comparable à la grenouille qu'elle a disséqué cette semaine, en attendant avec impatience de disséquer un corps humain. Nous en sommes ici, en Seconde, au stade où le socle commun devrait s'arrêter progressivement s'il a été préalablement bien construit (ce qui n'est pas le cas puisque c'est cette année qu'elle découvre la notion, le mot même, de romantisme) pour laisser place plus ou moins vite selon les objectifs à ceux qui se passionnent pour les carburateurs, la littérature, le travail du bois ou la digestion des aliments.

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2009

L'anatomie comparée c'est passionnant ; par exemple il est scientifiquement prouvé que toutes les Miss France sont bâties sur le même modèle, seule l'absence de cerveau avait pu induire en erreur pendant longtemps les anatomo-physiologistes et les classer parmi les décérébrées et les amibes.

Écrit par : iPidiblue anatomo-pathologie | 05 décembre 2009

Je veux juste demander à l'âne bâté qui utilise mon pseudo pour intervenir sottement sur la journée de la jupe avec force dysorthographie de bien vouloir cesser. Ce manque d'imagination doublé d'inculture et triplé d'imposture ne me plaît pas du tout.

Ecrit par : nicolas fort en colère | 05 décembre 2009
C'est récurrent, ici, ce phénomène. C'est bien de démentir parce que, des fois, on se pose des questions, du genre "Nicolas aurait-elle picolé ? ".

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2009

Mais alors, dites-moi quelle est la bonne réponse !
Et expliquez-moi comment vous faites cette conversion, je vous prie. Je suis toujours ravi d'apprendre quelque chose.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 décembre 2009
Figurez-vous que je n'en sais plus rien car la culture, c'est ce qui reste quand on a tout oublié.
Ce qui m'intéressait, à l'époque, c'était de savoir si le taux de progestérone sanguin était pré-ovulatoire, ovulatoire, post-ovulatoire ou anovulatoire. La conversion, je la faisais par nécessité, avec une formule, et ça m'économise de n'avoir plus à la faire. Maintenant, on a des tests rapides et je peux me concentrer sur les conditions favorables à la procréation.

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2009

fouines, furets, ce genre de bestioles?) étaient justement des carnivores. Serais-je dans l'erreur?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 décembre 2009
Pas strictement carnivores. À examiner leurs crottes, ça bouffe pas mal de choses ces petites bêtes.
Pour parler classif, pas question au collège de le faire de manière exhaustive. Et c'est folie de prétendre expliquer la phylogenèse en quatrième comme actuellement. Les programmes actuels de SVT sont aussi délirants que les autres. D'ailleurs plus personne depuis quarante ans, parmi les concepteurs de programmes, ne sait ce qu'est un programme.

Écrit par : guy morel | 05 décembre 2009

Robin, moi j'ai l'âme d'un catcheur je boufferai bien le bourreau de Béthune au petit déjeûner ... à défaut Martine Aubry !

Écrit par : iPidiblue l'ange blanc | 05 décembre 2009

Voyez-vous, Francis, nous en sommes arrivésà une telle somme de savoirs qu'il faut faire confiance à autrui sur pas mal de choses. Je fais confiance à mon père et Robin sur le Werther de Goethe et en échange, ils me font confiance si leur chat ou leur hamster est patraque. Si je leur dis que la pathologie en question dépasse mon domaine de compétence et qu'il faut faire appel à un spécialiste, j'aime qu'ils me respectent de cette attitude sage comme je les respecterai s'ils me disent qu'ils sont très limités sur Francois Villon ou Schopenhauer.
D'où l'absolue nécessité d'un solide socle commun qui fasse que chacun se fie en confiance à un spécialiste en cas de besoin et n'aille pas bricoler sa solution seul dans son coin parce qu'il a l'impression qu'on le gruge.

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2009

. Et c'est folie de prétendre expliquer la phylogenèse en quatrième comme actuellement.
Ecrit par : guy morel | 05 décembre 2009

Tout à fait ! Faut pas mettre la charrue avant les bœufs.
Qu'ils aient déja vu, par dissection, que les différents systèmes de deux ou trois espèces sont semblables et la porte est ouverte.
On est toute une quantité de bestioles avec des os similaires, plus ou moins longs, mais toujours les mêmes. Le cœur a quatre compartiments et deux circulations, la grande et la petite.

On met la charrue avant les bœufs pour faire joli et séduisant. C'est quand même bizarre que plus les études moyennes se rallongent, plus les programmateurs brûlent les étapes ?

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2009

Robin, moi j'ai l'âme d'un catcheur je boufferai bien le bourreau de Béthune au petit déjeûner ... à défaut Martine Aubry !

Ecrit par : iPidiblue l'ange blanc | 05 décembre 2009

Le bourreau de Béthune, ça va encore, mais faites quand même gaffe avec Martine Aubry ! ;O)

Écrit par : Robin | 06 décembre 2009

D'où l'absolue nécessité d'un solide socle commun qui fasse que chacun se fie en confiance à un spécialiste en cas de besoin et n'aille pas bricoler sa solution seul dans son coin parce qu'il a l'impression qu'on le gruge.

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2009

Voilà une très socratique réflexion sur les limites du savoir ("Il y a plus de choses sur la terre et dans le ciel, Horatio, que dans toute ta philosophie" (Hamlet) et sur les limites de chacun d'entre nous : "Ce que je sais bien, c'est que je ne sais rien" (Socrate).

J'ai eu la chance dans ma vie d'approcher une demi-douzaine d'authentiques génies (essentiellement des philosophes et des musiciens), un homme politique d'envergure (Maurice Schumann) et ce que l'Église catholique appelle un "saint" (le Père Serge de Beaurecueil)

C'étaient des gens d'une extrême simplicité et d'un abord aisé avec quelque chose, chez certains, d' enfantin (l'esprit d'enfance, ce don si rare et si précieux) et d'excentrique.

La complication et l'esprit de sérieux sont d'un ordre inférieur et sont de graves manquements à la charité, surtout chez ceux qui exercent une autorité sur les autres (ceux que Bossuet et Pascal appellent "les Grands", mais c'est vrai aussi des "petits chefs").

Quelle vanité que la vanité !

Que nous le voulions ou non, nous finirons tous comme votre chèvre et nous serons simplifiés, fût-ce en passant à travers le feu.

Dickens ne dit pas autre chose dans "Le Noël de Monsieur Scrooge".

Mais Monsieur Scrooge aussi a sa chance.

Écrit par : Robin | 06 décembre 2009

Je suis athée mais si l'on me demandait de chanter ce chant dans l'église de mon petit village, accompagné à l'orgue, je le ferais volontiers. Étonnant, non ? Francis Penin, professeur etc.

Qui s'en étonne ? Pas moi en tout cas qui ai renoncé à toute croyance depuis fort longtemps et qui vais chanter en chorale dimanche prochain à l'église chants de Noël et gospels dont "Lord I want to be a christian".
Il ne faut pas tout mélanger et les résurgences qui nous émeuvent sont pain béni... :-)

Écrit par : nicolas | 06 décembre 2009

C'est récurrent, ici, ce phénomène. C'est bien de démentir parce que, des fois, on se pose des questions, du genre "Nicolas aurait-elle picolé ? ". Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2009

Merci de votre soutien dobolino, malgré la perfidie de la question. Sachez toutefois que bourguignonne je suis née mais que je ne fais pas vraiment honneur à mes origines quant à l'absorption des crus qu'ils soient régionaux ou extra-territoriaux... Il en est pour s'en étonner mais qu'y puis-je ?
Une bonne cure d'intoxication ?

Écrit par : nicolas | 06 décembre 2009

Que nous le voulions ou non, nous finirons tous comme votre chèvre Robin

Pourquoi diable voulez-vous nous faire tous autopsier, Robin ?
Et d'ailleurs pourquoi cette chèvre le sera-t-elle, dobolino ?
Y aurait-il sacrifice sous rochers mais sur l'autel de la science ?

Écrit par : nicolas | 06 décembre 2009

Je viens de calculer que cette masse en nanogrammes était la masse molaire de la progestérone multipliée par 0,001.
La masse molaire de la progestérone est sûrement très élevée.
Si elle vaut, par exemple, M = 2000 g, une picomole de cette hormone a une masse de 2 nanogrammes (si je ne me suis pas trompé). Francis Penin, professeur etc.

Francis, j'ai bêtement multiplié 2 000 g par 0,001 et j'ai trouvé 2 g. Suis-je dans l'erreur ?
Comment se fait-il que je n'aie pas trouvé de résultat 1 milliard de fois plus petit ?
De nombreuses années de maths CM2 m'auraient-elles gâché le peu de cerveau mathématique dont j'ai été assez chichement dotée ?

Écrit par : nicolas | 06 décembre 2009

L'anatomie comparée c'est passionnant ; par exemple il est scientifiquement prouvé que toutes les Miss France sont bâties sur le même modèle, seule l'absence de cerveau avait pu induire en erreur pendant longtemps les anatomo-physiologistes et les classer parmi les décérébrées et les amibes. Ecrit par : iPidiblue anatomo-pathologie | 05 décembre 2009

RAPPEL : C'est pas le tout mais je dois voter pour Miss France ce soir ! Je n'ai que l'embarras du choix cette année ...
Ecrit par : iPidiblue et la mère Michu | 05 décembre 2009

Pourquoi tant de haine puisque vous avez mis en oeuvre le temps de cerveau disponible cher à Lelay ? Il ne s'agit pas de la même chose ? Pour que de telles émissions survivent en dictature d'audimat, il faut bien qu'il y ait des audi mateurs, non ?

Écrit par : nicolas | 06 décembre 2009

GM, on ne fait pas de phylogenèse en 4e ! C'est en 3e depuis l'an passé, dans la partie "évolution".
A titre perso, je trouve que les programmes de la 6e à la 3e sont plutôt bien fait. Si les élèves assimilent correctement l'essentiel, ils disposent d'une base solide pour continuer au Lycée et approfondir. La fameuse "cohérence verticale" de ces programmes n'est pas si idiote que cela, même si elle suppose à chaque palier la maîtrise des connaissances acquises précédemment; globalement de la 6e à la Terminale on va du macro au micro, de l'organisme à la molécule.
On peut faire un cours d'immuno assez complet en 3e, cours qui sera complété en Ts avec les détails nécessaires.
De même pour la phylogénie et l'évolution : on peut fixer un certain nombre d'idées de base en 3e et tordre le cou aux représentation erronées. Il s'agit à ce niveau de découvrir comment l'on établit, actuellement, les degrés de parentés entre les êtres vivants (anat, génétique, molécules) et ainsi amener à la notion d'ancêtre commun et d'évolution; il est tout à fait possible de brosser à grands traits les mécanismes de spéciation (avec des prérequis en génétique notamment) et d'évolution, soit : effets de la sélection naturelle, rôle des mutations, réarrangements chromosomiques. En relation avec le milieu et tenant compte d'un chronomètre en millions d'années!
Tout l'art du prof de faire passer ces notions assez complexes!

Écrit par : sisyphe | 06 décembre 2009

Excellente Note de Davis Desgouilles sur son blog — directement connectée, de surcroît, au topic initial…
http://carnet.causeur.fr/antidote/enfin-ils-ont-compris,00475#comment-1483
JPB

Écrit par : brighelli | 06 décembre 2009

"Et si la vieille définition n'avait pas tant servi à propos de Racine et de Corneille, nous dirions que Bossuet a dépeint Dieu tel qu'il devait être, et que Pascal l'a dépeint tel qu'il est…"

Et si vous vous rappelez, Patricia — la fille du "Mexicain" — n'est pas absolument une bonne élève — pour elle, c'est surtout le twist…

Quel cancre actuel serait capable, en terminale, d'écrire ça ? Et combien lui mettrions-nous ?
JPB
PS. Bien entendu, je n'ai pas besoin de donner la référence.

Écrit par : brighelli | 06 décembre 2009

Excellentissime Desgouilles maître du suspens et de l'ironie en sus...

Écrit par : nicolas | 06 décembre 2009

En dehors du fait que Zemmour est un ami, il n'a aucune chance, dans le contexte actuel. On condamne aujourd'hui en justice des hommes victimes de la violence de leur conjointe, parce qu'il suffit qu'elle prétende que c'était par riposte pour qu'on la croie.
JPB

Écrit par : brighelli | 06 décembre 2009

Eh oui, JP, c'est le prix à payer pour des millénaires de domination. Et ce n'est pas toujours justice qui passe, dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres, jusqu'à ce qu'on ait compris que les stéréotypes sont à dépasser. Encore quelques millénaires ? Certains ajustements sont très lents, d'autres assez rapides, cf la note de D. Desgouilles...

Écrit par : nicolas | 06 décembre 2009

Bonjour en passant et bonne fête à Nicolas à qui je précise que je ne suis pas baptisée et que je me suis mariée à l'église avec une dispense pour disparité de culte - alors que je n'en ai aucun sinon peut-être mon mode de vie qui s'efforce de ne nuire à personne - pour ne pas contrarier ma belle famille. Mon cher papa ne voulait pas que nous subissions ce qu'il avait subi. J'ai longtemps réfléchi au contenu de ce pronom démonstratif en deux lettres : ce. Il y a de quoi épiloguer. Cependant, Monsieur le curé venait de temps à autre prendre le café à la maison et mes parents lui donnaient quelques légumes, des fruits aussi, et nous causions tranquillement tous ensemble. Monsieur le curé n'a jamais réussi à régulariser la situation de mes parents qui étaient passés à la mairie mais pas à l'église. Quand il est parti en maison de retraite nous avons continué à lui rendre visite.
J'ai grandi et découvert le chant choral sous ses aspects multiples avec une un net penchant pour la musique vocale sacrée : Mozart, Rossini, Mendelssohn, Franck, Gounod,Barber, Chailley, les negro-spirituals, le folklore...
Je n'éprouve aucun sentiment de culpabilité bien au contraire. Il s'agit de découvrir une oeuvre à chaque fois et de construire ensemble avec patience et rigueur quelquechose de beau qui nous apporte un bonheur partagé qui fait du bien.
Pour Noël qui vient nous avons au programme "La messe de minuit H9" de MA Charpentier, messe en latin prononcé à la Française et reprenant des mélodies populaires.
On peut nous entendre désormais sur notre site; taper cenelles epernay. Ca suffit.

Écrit par : charpentier Hélène | 06 décembre 2009

Merci Hélène pour vos souhaits et pour le cadeau de votre chorale très professionnelle !!! C'est magnifique.
Je suppose que nous pourrons entendre le concert de Noël que vous aurez à choeur de mettre en ligne ? Je diffuse largement.
A+ Je suis attendue pour les agapes de l'avent précédant une répétition ...

Écrit par : nicolas | 06 décembre 2009

Para ailleurs, j'aimerais bien que quelqu'un m'explique ce que peuvent bien être des "sciences exactes de l’ingénieur" ?
Ecrit par : dugong | 05 décembre 2009

C'est ce qui correspond aux actuelles PCSI…
Ecrit par : brighelli | 05 décembre 2009

Facile : comme Sciences de l'ingénieur ne correspondait à rien, on a ajouté "exactes" ce qui fait plus sérieux.
Ecrit par : guy morel | 05 décembre 2009

Ouch, y’a beaucoup à répondre !

*****************
Pour JPB :

Non …
On ne fait pas plus de SI en PCSI qu’en MPSI (même programme) et beaucoup moins qu’en PTSI.
Après l’année de sup et suivant le niveau, les étudiants sont orientés en
• MP ou PC (fin du cours de SI)
• PSI (poursuite SI assez light)
• PT (SI renforcées)

L’enseignement des SI est orienté très différemment en prébac et en prépa.

Prébac on trouve SI :
• en seconde (option ISI reconduite dans le lycée Chatel avec passage à 1h30) = garderie
• dans le bac S SI (8 h/semaines remplaçant les SVT) = fumisterie pédagogiste bouffeuse de temps (j'exagère un peu mais faut voir le délire)

En prépa, l’orientation est beaucoup plus théorique, surtout baseé sur la méca, l'asservissement, la conception de systèmes. Pas de place pour la branlette inductive et pour les TP de découverte !

***************
Pour morel :

Dans le contexte, l’adjectif « exactes » a très certainement été ajouté par simple pédanterie, vous avez donc raison.
Cependant, on pourrait effectivement distinguer dans les SI une partie « exacte » et l’autre beaucoup plus « empirique » ou « expérimentale ».

D’un côté on peut ranger la partie calculatoire fondée sur les lois de la mécanique théorique, de l’électrodynamique, électromagnétisme, les équa-dif d’asservissement etc. Ces disciplines sont également enseignées par les profs de physique mais avec des objectifs et des outils différents (par exple en méca pas d’usage de torseurs, tenseurs etc, pas d’étude de l’élasticité ou de la résistance des matériaux qui est son parent pauvre etc.).

De l’autre il reste un ventre mou : concevoir un système (tant partie méca que partie électronique) n’est pas une science exacte. C’est le résultat d’essais-erreurs, de compromis décidés plus ou moins rationnellement, de la connaissance plus ou moins encyclopédique de familles de solutions, de composants et de leurs propriétés etc.
Idem, la modélisation du comportement, le calcul de la durée de vie prévisible etc. sont le résultat d’expérimentations, d’essais qui sont par la suite formalisés. Très souvent (mais pas toujours), il n’existe pas de solution analytique mais seulement des modèles numériques. En ce sens il ne s’agit pas de sciences exactes.
Par exple la fiabilité d’un roulement se calcule par :
F = exponentielle [- (L/L0 - 0,02)/ 4,439 ]^1,483
Pourquoi ? Ben, paske c’est comme ça et que ce modèle marche pas trop mal !

************
Plus le temps ce matin mais faudrait que je vous raconte comment le bac E est devenu le bac S SI (lorsque les bacs C et D ont été supprimés) et avec quelles conséquences funestes et ce pour des raisons fondamentalement pédagogistes !

Écrit par : Zorglub | 06 décembre 2009

Figurez-vous que je n'en sais plus rien car la culture, c'est ce qui reste quand on a tout oublié.
Ce qui m'intéressait, à l'époque, c'était de savoir si le taux de progestérone sanguin était pré-ovulatoire, ovulatoire, post-ovulatoire ou anovulatoire. La conversion, je la faisais par nécessité, avec une formule, et ça m'économise de n'avoir plus à la faire. Maintenant, on a des tests rapides et je peux me concentrer sur les conditions favorables à la procréation.


Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2009
---
Merci, Dobolino, mais que dois-je comprendre de votre réponse ? Que vous ne savez pas si ma réponse est bonne ou fausse ou bien que vous savez qu'elle est fausse et que vous ne savez plus expliquer pourquoi elle est fausse ?
Je suis sur des charbons ardents... Inutile de vous dire que je serais enchanté de savoir que ma réponse est bonne, et je la tiens pour bonne jusqu'à plus ample informé.

Je comprends bien que l'essentiel de votre implication dans cette affaire de progestérone n'est pas dans les calculs plus ou moins compliqués des masses des différentes espèces chimiques, mais dans les effets biologiques. Les masses des corps considérés ont leur importance, mais leur calcul n'est pas votre préoccupation première. Je comprends bien cela.
On ne peut, en effet, pas tout maîtriser.
J'ai vu certaines personnes s'extasier devant le pape Jean-Paul II parce qu'il s'exprimait dans de nombreuses langues.
Je ne sais pas s'il en parlait vraiment plus de cinq couramment, mais cela est déjà une belle performance. On peut aussi apprendre par cœur des discours dans des langues étrangères sans maîtriser ces langues. (Je chante en russe de manière compréhensible pour les Russes, mais je ne comprends pas un traître mot de ce que je chante.)
Mais que savait Jean-Paul II dans le domaine scientifique ?
Je ne lui jetterais pas la (première) pierre s'il ignorait tout de la science, peu ou prou. Il est d'ailleurs trop tard. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 décembre 2009

Pourquoi tant de haine puisque vous avez mis en oeuvre le temps de cerveau disponible cher à Lelay ? Il ne s'agit pas de la même chose ? Pour que de telles émissions survivent en dictature d'audimat, il faut bien qu'il y ait des audi mateurs, non ?

Ecrit par : nicolas | 06 décembre 2009

Comment cela tant de haine ? J'adore les monologues du vagin ... mais bon ! pour les Miss France je coupe le son quand même.

Écrit par : iPidiblue et les monologues de Nicolas | 06 décembre 2009

"Rigolez pas, ce fut l'horreur à l'époque où nous demandions un dosage de T4 ou de progestérone au labo d'humaine de secteur et où il nous sortait le résultat en picomoles alors que nous avions les normes canines en nanogrammes. C'est du vécu ! On téléphonait au labo pour les conversions, du genre, combien pèse en nanogrammes une picomole de progestérone ? Après, on prenait son crayon et son papier, en tirant la langue ... J'avoue que c'était le bon temps !
...
J'ai vécu la préhistoire, Dugong !" Dobolino

Moi aussi, mais * l'important c'est que nous n'y sommes pas restés.

Savez vous comment on appelle la molécule de RU-486 ** en Afghanistan ?

Méfi ! si on te prend à en prendre, on te lapide !

Plus sérieusement, il semble qu'il y ait, en Iran, une politique de planning familiale qui encourage fortement à la contraception. Après que Khomeini ait développé avec succès une politique de natalité débordante pour faire de la chair à canon dans la guerre occupationnelle Iran-Irak.

* voilà un "mais" qui introduit manifestement un travelling diachronique.

** alias mifépristone

Écrit par : dugong | 06 décembre 2009

Francis, j'ai bêtement multiplié 2 000 g par 0,001 et j'ai trouvé 2 g. Suis-je dans l'erreur ?
Comment se fait-il que je n'aie pas trouvé de résultat 1 milliard de fois plus petit ?
De nombreuses années de maths CM2 m'auraient-elles gâché le peu de cerveau mathématique dont j'ai été assez chichement dotée ?

Ecrit par : nicolas | 06 décembre 2009
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Non, non, vous n'avez pas fait cela bêtement du tout ! J'ai fait la même chose mais en précisant qu'on exprimait la masse en nanogrammes. Cela m'a déstabilisé, moi aussi, un instant hier soir, de sorte qu'il m'a fallu deux minutes, alors que si je faisais ce genre de calcul quotidiennement, il me faudrait une nanoseconde. Je ne plaisante pas du tout.
Je tiens toujours ma réponse pour bonne, jusqu'à ce que, éventuellement, il s'avère qu'elle est fausse, et qu'on m'en convainque.
Je voulais épargner aux lecteurs du blog les détails du calcul.
Je suis contraint de les donner à cause de vous (ou plutôt - ce que je préfère - grâce à vous; vous êtes ma caution pour ces explications qui peuvent ennuyer quelques lecteurs; je crains toujours d'être taxé de pédantisme, mais si cela devait se produire, je n'en aurais cure car je suis athée :-) ).
Étant donné un nombre n de moles d'un corps pur de masse molaire M, la masse m de cette quantité de matière est:

m = M x n.

Si nous avons un nombre de moles très petit, par exemple, une picomole, c'est-à-dire 10 puissance - 12 mol [mol est le symbole de la mole], la masse de cette infime quantité de matière est:

m = M x 10 puissance - 12. Si la masse molaire vaut: M = 2000 g, cette masse vaut 2000 x 10 puissance moins 12 = 2 x 10 puissance - 9 g, soit 0,000 000 002 g = 0,000 000 002 x 1 g
Cette écriture est peu commode. Il est préférable d'exprimer cette masse en nanogrammes. Or 1 nanogramme vaut 0,000 000 001 g, et 1 g = 1000 000 000 ng (1 milliard de nanogrammes)
Donc m = 2 x 10 puissance -9 x 10 puissance 9 g = 2 ng
Voilà !
Élémentaire, ma chère Nicolas !
Pour un généticien, il est beaucoup plus pratique d'utiliser un nombre tel que 2 plutôt que 2 milliardièmes.
Pas mal à la tête ?
Manquerait plus que mon résultat fût faux, hein ? ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 décembre 2009

@ Zorglub
Un ami ingénieur centralien, agrégé de maths, professeur en école d'ingénieurs me disait n'avoir jamais rencontré les "sciences de l'ingénieur" et, au vu des programmes, ne pas comprendre ce que c'est. Alors ?

Écrit par : guy morel | 06 décembre 2009

GM, on ne fait pas de phylogenèse en 4e ! C'est en 3e depuis l'an passé, dans la partie "évolution".
A titre perso, je trouve que les programmes de la 6e à la 3e sont plutôt bien fait. Si les élèves assimilent correctement l'essentiel, ils disposent d'une base solide pour continuer au Lycée et approfondir. La fameuse "cohérence verticale" de ces programmes n'est pas si idiote que cela, même si elle suppose à chaque palier la maîtrise des connaissances acquises précédemment; globalement de la 6e à la Terminale on va du macro au micro, de l'organisme à la molécule.
On peut faire un cours d'immuno assez complet en 3e, cours qui sera complété en Ts avec les détails nécessaires.
De même pour la phylogénie et l'évolution : on peut fixer un certain nombre d'idées de base en 3e et tordre le cou aux représentation erronées. Il s'agit à ce niveau de découvrir comment l'on établit, actuellement, les degrés de parentés entre les êtres vivants (anat, génétique, molécules) et ainsi amener à la notion d'ancêtre commun et d'évolution; il est tout à fait possible de brosser à grands traits les mécanismes de spéciation (avec des prérequis en génétique notamment) et d'évolution, soit : effets de la sélection naturelle, rôle des mutations, réarrangements chromosomiques. En relation avec le milieu et tenant compte d'un chronomètre en millions d'années!
Tout l'art du prof de faire passer ces notions assez complexes!

Ecrit par : sisyphe | 06 décembre 2009

C'est vrai, Sisyphe mais il y a quand même un petit problème. C'est bien beau de savoir tout ça mais ça n'empêche pas de voir ces mêmes jeunes gens qui parlent anticorps et chromosomes, phylogénèse et théorie de l'évolution, tout esbaudis quand je leur annonce que leur chiot ou leur chaton est en train de perdre ses incisives de lait (je ne me risque pas à employer le terme "déciduales" !). Ils sont tout émerveillés de découvrir que Kiki a des dents de lait comme eux !
Vous ne croyez pas qu'on a loupé un palier fondamental des apprentissages, là ? Quelles notions a-t-on de l'évolution des espèces et des divers embranchements quand on ignore totalement que les mammifères ont tous deux dentitions ?

Ça ne vous rappelle pas un peu l'enseignement de la grammaire ?

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2009

L'empirisme existe et existera toujours pour une raison simple liée à l'homme : le besoin d'aller de l'avant et de se rassurer.

Ceci dit, il y a des empirismes. Et ils sont plus ou moins fins.

Par exemple, si vous voulez réaliser une construction nécessitant des piliers en béton. Le maçon du coin qui, par ailleurs, peut-être très compétent, vous dira qu'il le ferait en 25 cm sur 25 cm voire plus parce qu'il l'a déjà fait souvent et que ça tient. Si vous sortez de Centrale * et que vous êtes ingénieur béton chez Bouygues ou chez Vinci, vous pouvez vous permettre d'affiner selon des modèles empirico-calculatoires plus ou moins basés sur des considérations théoriques plus ou moins fondées qui vous permettront de faire beaucoup plus fin pour la même efficacité.

Bien sûr, on ne fait pas tous les jours le pont de Millau chez soi. C'est ainsi qu'on retrouve à peu près partout les mêmes poteaux béton, très laids (avec le nain de jardin au pied).

* centrale à béton, forcément.

Écrit par : dugong | 06 décembre 2009

Oui on ignore souvent des notions élémentaires, par exemple manger de l'herbe à vaches donne de jolies mamelles, exemple : Miss Normandie devenue Miss France hier soir !


PS Espérons que Nicolas ne me tape pas sur les doigts. Surtout que je voulais écrire un petit laïus sur l'île de Sein qui risque d'être submergée par la montée des océans ...

Écrit par : iPidiblue herbe à vaches | 06 décembre 2009

peut être !

Écrit par : dugong | 06 décembre 2009

Attention Dugong ! Votre béton il est armé ou c'est un pacifiste ?

Écrit par : iPidiblue laisse béton | 06 décembre 2009

Ça ne vous rappelle pas un peu l'enseignement de la grammaire ?
Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2009

À moi si.

Écrit par : guy morel | 06 décembre 2009

GM, on ne fait pas de phylogenèse en 4e ! C'est en 3e depuis l'an passé, dans la partie "évolution".
A titre perso, je trouve que les programmes de la 6e à la 3e sont plutôt bien fait. Si les élèves assimilent correctement l'essentiel, ils disposent d'une base solide pour continuer au Lycée et approfondir. La fameuse "cohérence verticale" de ces programmes n'est pas si idiote que cela, même si elle suppose à chaque palier la maîtrise des connaissances acquises précédemment; globalement de la 6e à la Terminale on va du macro au micro, de l'organisme à la molécule.
On peut faire un cours d'immuno assez complet en 3e, cours qui sera complété en Ts avec les détails nécessaires.
De même pour la phylogénie et l'évolution : on peut fixer un certain nombre d'idées de base en 3e et tordre le cou aux représentation erronées. Il s'agit à ce niveau de découvrir comment l'on établit, actuellement, les degrés de parentés entre les êtres vivants (anat, génétique, molécules) et ainsi amener à la notion d'ancêtre commun et d'évolution; il est tout à fait possible de brosser à grands traits les mécanismes de spéciation (avec des prérequis en génétique notamment) et d'évolution, soit : effets de la sélection naturelle, rôle des mutations, réarrangements chromosomiques. En relation avec le milieu et tenant compte d'un chronomètre en millions d'années!
Tout l'art du prof de faire passer ces notions assez complexes!
Ecrit par : sisyphe | 06 décembre 2009
Au temps pour moi : 3e pas 4e.
Ce qui ne change pas grand chose.
Quand vous écrivez :
"On peut faire un cours d'immuno assez complet en 3e, cours qui sera complété en Ts avec les détails nécessaires.
De même pour la phylogénie et l'évolution : on peut fixer un certain nombre d'idées de base en 3e et tordre le cou aux représentation erronées. Il s'agit à ce niveau de découvrir comment l'on établit, actuellement, les degrés de parentés entre les êtres vivants (anat, génétique, molécules) et ainsi amener à la notion d'ancêtre commun et d'évolution; il est tout à fait possible de brosser à grands traits les mécanismes de spéciation (avec des prérequis en génétique notamment) et d'évolution, soit : effets de la sélection naturelle, rôle des mutations, réarrangements chromosomiques. ", vous posez le problème de toute la conception des programmes qui justement ne sont plus des programmes d'enseignement : on ne faisait pas un cours sur la classif, ni sur la génétique, ni sur l'immuno tant qu'il y avait des programmes dignes de ce nom ; on faisait des leçons bien ciblées, suivies de TP ( voir le post de Dobolino plus haut). J'ai le sentiment qu'aujourd'hui, on cherche à donner dans le secondaire, des sortes de condensés simplifiés de l'état des sciences et que l'on pense que c'est cela un programme d'enseignement.
Jetez un coup d'oeil sur ce qu'écrit Jean-Pierre Demailly de l'importance de l'enseignement de la géométrie euclidienne et des procédures à suivre dans cet enseignement, vous verrez qu'il ne parle pas d'informer les élèves de l'état actuel des recherches dans ce domaine.
Cordialement

Écrit par : guy morel | 06 décembre 2009

@ Zorglub
Un ami ingénieur centralien, agrégé de maths, professeur en école d'ingénieurs me disait n'avoir jamais rencontré les "sciences de l'ingénieur" et, au vu des programmes, ne pas comprendre ce que c'est. Alors ?

Ecrit par : guy morel | 06 décembre 2009

Il est pas bien curieux votre ami, morel (ou il a oublié d'apprendre à lire) !
Il suffit qu'il ouvre la porte voisine de sa salle de classe et dise bonjour à son collègue !
http://www.ecp.fr/fr/document/Formation_ingenieur_ECP.pdf

Voir Page 3.
SI c'est 1/3 de l'enseignement de sciences en 1ère année à Centrale.

**********
Pour votre info consultez :

* en version sérieuse :
http://jyfabert.free.fr/programme/index1.html
et
http://jyfabert.free.fr/programme/pdf/S2I_PTSI.pdf

* sinon en version SUPER gnangnan :
http://www.youtube.com/v/y7yeb1OB1f4&hl
(ce serait rigolo si c'était pas si triste ...)

Vous verrez que ce n'est pas vraiment du "rien" puisque ça représente 7 ou 8 heures de cours par semaine en prépa !

Écrit par : Zorglub | 06 décembre 2009

Moi aussi, mais * l'important c'est que nous n'y sommes pas restés.

Savez vous comment on appelle la molécule de RU-486 ** en Afghanistan ?



** alias mifépristone

Ecrit par : dugong | 06 décembre 2009

En endocrino, on y est encore un peu. Par exemple, pour le dosage de T4, en suivi de traitement, il faut toujours s'adresser au même labo et éviter d'en changer. C'est ce qu'on nous conseille. Comme je suis en bout de chaîne, je ne sais trop pourquoi mais d'un labo à l'autre, les résultats et les normes varient, semblerait-il, probablement selon l'automate d'analyse. Ce serait intéressant à approfondir, pour sa gouverne personnelle, mais, comme je disais hier soir, il y a tant de connaissances à maîtriser qu'à un moment il faut se laisser aller à une confiance vigilante.

Par contre, l'insuline est en UI et ça, c'est du nanan pour les diabétiques qui peuvent traverser la planète du nord au sud et d'est en ouest en toute sécurité. Il y a eu des accidents au moment où la médecine humaine est passé de solutions à 40 UI par ml à 100 UI par ml, le temps que les pharmaciens récupèrent toutes les seringues graduées à 40 UI par ml chez les diabétiques. Imaginez: le patient s'injecte en toute bonne foi 10 UI d'une solution à 100 UI/ ml mais en utilisant une seringue à 40 UI/ml: il injecte donc 25 UI ! Coma hypoglycémique ...


2)

Nous, on a l'aglépristone pour faire avorter les chiennes et c'est assez amusant comme histoire. C'est Roussel-Uclaf, si mes souvenirs sont bons, qui a breveté la molécule puis qui l'a revendu à un labo moins pudibond sous le motif que ses actionnaires désapprouvaient la politique abortive ...

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2009

"On peut faire un cours d'immuno assez complet en 3e, cours qui sera complété en Ts avec les détails nécessaires.
De même pour la phylogénie et l'évolution : on peut fixer un certain nombre d'idées de base en 3e et tordre le cou aux représentation erronées. Il s'agit à ce niveau de découvrir comment l'on établit, actuellement, les degrés de parentés entre les êtres vivants (anat, génétique, molécules) et ainsi amener à la notion d'ancêtre commun et d'évolution; il est tout à fait possible de brosser à grands traits les mécanismes de spéciation (avec des prérequis en génétique notamment) et d'évolution, soit : effets de la sélection naturelle, rôle des mutations, réarrangements chromosomiques. En relation avec le milieu et tenant compte d'un chronomètre en millions d'années!
Tout l'art du prof de faire passer ces notions assez complexes!" Sisyphe

Désolé Sisyphe mais sur le coup, il faut vous refroidir un peu : vous tenez un discours d'exalté pédagol et je souscris assez à la remarque que viens de faire Dobolino.

Un enseignement théorique et pratique, oui mais réellement progressif et pas seulement "cohérent" selon un ou deux critères plus ou moins formulé.

Un test d'entrée (sciences physiques) en seconde, dont j'ai pris l'initiative, me montre l'étendue des dégâts. Des gouffres de non-savoirs, de confusions, se sont généralisés.

Écrit par : dugong | 06 décembre 2009

Bayrou il y a cinq minutes sur LCP.
Défenseur bec et ongles de l'école maternelle — seul élément compensateur des faillites linguistiques (entre autres) familiales…
C'est Catmano qui va être contente…

(Au passage, il a épinglé Chatel contre le mur — non à la réforme des lycées, en particulier à l'absence de l'HG en TS, non à la dévalorisation des concours de recrutement, et oui au maintien du CAPES et de l'Agreg — c'est Jean qui va être content — moi aussi, d'ailleurs…).
JPB

Écrit par : brighelli | 06 décembre 2009

Les notions de phylogénèse sont bâties sur du sable tant qu'on n'aura pas développé l'intuition chez les élèves, en leur faisant constater que tous les vertébrés ont le même squelette, les mêmes organes, les mêmes dents, de cette surprenante communauté.
Et ça, ça peut se commencer dès les classes maternelles, genre GS, à mon avis, et avec un franc succès.
Et vous, Sisyphe, vous récupèrerez en Sixième des individus qui savent que la poule, le lézard et le cheval ont comme eux un radius et un cubitus (ulna est mieux selon la nomenclature internationale), un humérus et une scapula, un oesophage et un estomac, et quelques notions bien ancrées de spécialisation des organes, parce que dégagées de l'observation et non pas seulement apprises par cœur.
Même chose pour les plantes.
On ne peut concevoir un programme de SVT de collège sans en bâtir un chouette pour le Primaire, un qui vous donnera les coudées franches.

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2009

Il faut bien constater le succès (auprès des enseignants !) des délires pédagols consistant à introduire dans l'enseignement, mal à propos, des notions issues de la recherche plus ou moins récente et d'invoquer le petit chercheur qui sommeillerait dans chaque élève.

Une des raisons de ce "succès" est le relatif ennui qui guette l'enseignant et qui résulte du sentiment de répétition * qui peut l'assaillir après quelques années.

Ce en quoi, il est rejoint par le jeune freluquet, encore humide derrière les oreilles, et qui à peine sorti de fac, arrive en disant : "Vous n'y comprenez rien ! Avec la notion de **, tout ça devient lumineusement simple !".

C'est vieux comme l'enseignement et ça revient sous des formes à chaque fois mutantes. Une vraie épidémie de grippe...

On voit même de braves prix Nobel tomber dans le panneau comme des mouches dans l'eau sucrée.

* je dis bien "sentiment de répétition" !

** remplacez par les termes suivants au choix : "schéma actanciel", "émergence conceptuelle", etc.

Écrit par : dugong | 06 décembre 2009

Faites un test avec vos troisièmes, Sisyphe !
Demandez-leur de vous dire ce qu'ils savent des dents des oiseaux, par écrit, sans recherches préalables sur Gloogloo, en dix minutes, au début du prochain cours. Et venez nous donner les résultats.
Je serai ravie d'apprendre que tous les élèves se sont contentés d'écrire que les oiseaux n'avaient pas de dents.

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2009

Que nous le voulions ou non, nous finirons tous comme votre chèvre Robin

Pourquoi diable voulez-vous nous faire tous autopsier, Robin ?
Et d'ailleurs pourquoi cette chèvre le sera-t-elle, dobolino ?
Y aurait-il sacrifice sous rochers mais sur l'autel de la science ?

Ecrit par : nicolas | 06 décembre 2009
C'est la quatrième du troupeau de 45 têtes qui présente des troubles respiratoires conduisant inéluctablement à la mort, sans aucune réponse aux antibio et autres essais thérapeutiques divers et variés. Je pense savoir de quoi il s'agit mais il faut que je le montre à l'éleveur.
L'autopsie est très éducative. On va en profiter pour explorer tout le reste du corps et les deux petiots de l'éleveur( trois et cinq ans) seront là. Je pense que le cinq ans va se régaler...

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2009

Bon méchoui de Noël, Dobo !

Écrit par : iPidiblue à la broche | 06 décembre 2009

Euh ! Méchoui pour la Saint-Nicolas ?

Écrit par : iPidiblue à la coque | 06 décembre 2009

Après, pour les études en elles-mêmes, c'est plus velu, surtout en chimie et en hydrodynamique des fluides visqueux.

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2009

C'est fou que personne n'ait remarqué cette superbe coquille !
Moi qui en ai cauchemardé toute la nuit !

Qui va trouver ma faute ?

Dugong, Sisyphe, Yann, Zorglub et Penin, vous êtes hors-jeu !

On va laisser le boulot aux PE et aux professeurs de matières littéraires ...

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2009

Au fait, ils sont où les fafs, ce WE ? Au Téléthon ?
C'est un pur plaisir d'écrire ici, depuis hier après-midi ...
Pas d'agressions, un peu d'humour, une quantité industrielle de remarques constructives.
Il ne manque plus qu'un post de Catmano sur les SVT en Cycle des Apprentissages fondamentaux.

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2009

Bayrou il y a cinq minutes sur LCP.
Défenseur bec et ongles de l'école maternelle — seul élément compensateur des faillites linguistiques (entre autres) familiales…
C'est Catmano qui va être contente…

JPB

Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2009
Vous savez, Jean-Paul, que Ségo défend aussi bec et ongles la maternelle. C'est bien beau mais encore faut-il savoir ce qu'on en fait, de cette école maternelle !
Ceci dit, on est d'accord sur une base: il faut la conserver et ne pas la remplacer par des jardins d'éveil municipaux. C'est déjà ça de pris. De là à en faire ce que Cat décrit, il y a un énorme pas à franchir et, par exemple, de mes deux enfants, celui qui a le mieux réussi est celui qui y est le moins allé. Cette structure, c'est la base de la Fabrique du Crétin, telle qu'elle est conçue.

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2009

C'est un pur plaisir d'écrire ici, depuis hier après-midi ...
Pas d'agressions, un peu d'humour, une quantité industrielle de remarques constructives.

Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2009

Pas d'agressions, parce que je suis gentil et n'ai pas relevé votre nouvelle charge nocturne contre l'EPS au lycée. Au lieu de vous en prendre à la réduction drastique des heures d'enseignement dans presque toutes les disciplines du lycée rénové.

Écrit par : Buntov | 06 décembre 2009

Bayrou il y a cinq minutes sur LCP.
Défenseur bec et ongles de l'école maternelle — seul élément compensateur des faillites linguistiques (entre autres) familiales…
C'est Catmano qui va être contente…

JPB

Faut arrêter de prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages. Quand Bayrou a été ministre, ce qui l'a occupé, c'est l'enseignement catho, pas la maternelle. Quant à la réflexion sur les "faillites linguistiques", reprise du vendeur de cravates Bentolila, elle a de quoi faire pisser à la culotte tant elle est du genre dame patronesse.

Écrit par : guy morel | 06 décembre 2009

Sur la tendance à nous faire remplir des cases, et du même coup à nous faire remplir des tâches administratives au lieu d'instruire, ça me fait penser au début du "Cercle des poètes disparus", quand le professeur Keating s'insurge :

"Lire un poème, ce n'est pas mesurer de la tuyauterie, tout de même!!!"


Pour info, suite de ma série de textes (comme il s'agit de l'extrait d'un travail universitaire, pas mal de notes de bas de page) sur la querelle entre pédagogues et républicains sur :

http://generation69.blogs.nouvelobs.com/

Peut être utile pour les lecteurs qui découvriraient les débats, auxquels nous sommes habitués ici, autour de la question scolaire...

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 décembre 2009

dobolino vous n'êtes qu'une nouille ramollie et rance.

ça va mieux comme ça ?
faudrait pas non plus perdre le rythme au risque de ne plus gérer par la suite

Écrit par : Zorglub | 06 décembre 2009

Entre autres scandales qui se profilent en rapport à la réforme du lycée, ma collègue de lettres classiques me disait que l'étude du grec et du latin ne pourrait désormais se faire, au lycée, que dans la série L.
Si cela est vrai, (quelqu'un pourra-t-il le confirmer?) un grand nombre de collégiens qui n'envisagent la poursuite de leurs études que dans la noble filière scientifique S se garderont bien de prendre ces options dès le collège.
Qu'en est-il exactement?

Écrit par : Buntov | 06 décembre 2009

Tiens ! c'est la semaine de la bonté ...

Écrit par : iPidiblue jour sans | 06 décembre 2009

Il est pas bien curieux votre ami, morel (ou il a oublié d'apprendre à lire) !
Il suffit qu'il ouvre la porte voisine de sa salle de classe et dise bonjour à son collègue !
http://www.ecp.fr/fr/document/Formation_ingenieur_ECP.pdf

Voir Page 3.
SI c'est 1/3 de l'enseignement de sciences en 1ère année à Centrale.

**********
Pour votre info consultez :

* en version sérieuse :
http://jyfabert.free.fr/programme/index1.html
et
http://jyfabert.free.fr/programme/pdf/S2I_PTSI.pdf

* sinon en version SUPER gnangnan :
http://www.youtube.com/v/y7yeb1OB1f4&hl
(ce serait rigolo si c'était pas si triste ...)

Vous verrez que ce n'est pas vraiment du "rien" puisque ça représente 7 ou 8 heures de cours par semaine en prépa !
Ecrit par : Zorglub | 06 décembre 2009
Pas curieux du tout et même simplet. Chargé du recrutement d'ingénieurs BTP, il présélectionnait avec un seule question : à la louche, de tête - rangez votre calculatrice ! - , combien pèse la dalle de béton, ferraillage compris, dans la pièce où nous sommes ?
Paraît que cela faisait des ravages.

Écrit par : guy morel | 06 décembre 2009

1- la majorité de mes élèves en 6e a déjà de bonnes notions sur qui est mammifère, qui ne l'est pas, etc. Donc une base sur laquelle progresser. Le prog de 6e en SVT comporte une partie fondamentale sur la classif, à la fois sur la méthode et sur les groupes ainsi définis, qu'il faut apprendre. Donc oui, en arrivant ils savent déjà que les oiseaux n'ont pas de dents, et en sortant ils connaissent les caractéristiques générales des mammifères, oiseaux, ...arthropodes, mollusques...bactéries....végétaux et mycètes.

2- citation :"Les notions de phylogénèse sont bâties sur du sable tant qu'on n'aura pas développé l'intuition chez les élèves, en leur faisant constater que tous les vertébrés ont le même squelette, les mêmes organes, les mêmes dents, de cette surprenante communauté.
Et ça, ça peut se commencer dès les classes maternelles, genre GS, à mon avis, et avec un franc succès.
Et vous, Sisyphe, vous récupèrerez en Sixième des individus qui savent que la poule, le lézard et le cheval ont comme eux un radius et un cubitus (ulna est mieux selon la nomenclature internationale), un humérus et une scapula, un oesophage et un estomac, et quelques notions bien ancrées de spécialisation des organes, parce que dégagées de l'observation et non pas seulement apprises par cœur.
Même chose pour les plantes.
On ne peut concevoir un programme de SVT de collège sans en bâtir un chouette pour le Primaire, un qui vous donnera les coudées franches."

Mais c'est que nous faisons !! La seule chose qui manque, faute de temps et de préparateurs en labo , c'est le côté pratique: sorties terrains (avec echantillons et/ou photos) et dissections. Perso, je ressort de poussieuses étagères qq squelettes ( poisson, oiseau, serpent...) et crânes pour faire justement constater ces parentés et les toucher du doigt. En 6e, ces mm crânes et leur dentition permettent de rappeller les notions de base sur la dentition et de voir les différences de régime alim.

3- Dugong, pas d'acc! Il est impératif, à mon avis, d'intégrer les développements récents en Bio ou en Géol. Pas de délire pédagol là-dedans! Comment pourrais-je en rester, par ex, à une définition du gène telle qu'on la donnait il y a 15 ans?! Pas honnête. Il n'y a pas de délire pédagol lorsqu'on donne des arguments pour illustrer l'évolution humaine; comme vous le savez dans ce domaine rien n'est fixé, les découvertes récentes illustrant bien le côté "toujours en construction" des sciences.
Je trouve que les SVT au Collège sont tout à fait "progressives", comme vous le dites, de même au Lycée : comparez les programmes, c'est flagrant.
Je suis très loin d'être un apôtre de "l'élève acteur de son savoir" !! Bien au contraire. Mais susciter la curiosité, le doute, remettre en cause les idées, apporter des arguments et, in fine, structurer la connaissance, c'est mon travail.

Écrit par : sisyphe | 06 décembre 2009

Il est pas bien curieux votre ami, morel (ou il a oublié d'apprendre à lire) !
Il suffit qu'il ouvre la porte voisine de sa salle de classe et dise bonjour à son collègue !
http://www.ecp.fr/fr/document/Formation_ingenieur_ECP.pdf

Voir Page 3.
SI c'est 1/3 de l'enseignement de sciences en 1ère année à Centrale.

**********
Pour votre info consultez :

* en version sérieuse :
http://jyfabert.free.fr/programme/index1.html
et
http://jyfabert.free.fr/programme/pdf/S2I_PTSI.pdf

* sinon en version SUPER gnangnan :
http://www.youtube.com/v/y7yeb1OB1f4&hl
(ce serait rigolo si c'était pas si triste ...)

Vous verrez que ce n'est pas vraiment du "rien" puisque ça représente 7 ou 8 heures de cours par semaine en prépa !
Ecrit par : Zorglub | 06 décembre 2009
Faites pas semblant de ne pas comprendre : au lycée et en prépa, on fait des maths et de la physique, de la mécanique etc. En école d'ingénieur, on tâche de devenir ingénieur. Donc foutre des sciences de l'ingénieur au lycée, c'est de la rigolade. Toujours la même illusion, comme avec Sciences de la vie et de la terre depuis la 6e. On ne fait pas de sciences avant de devenir scientifique ; pas de linguistique en CP, pas d'anthropologie en seconde etc. Ni d'ailleurs de littérature. On fait jusqu'en prépa un certain nombre de matières scolaires dans lesquelles on réussit plus ou moins bien Après, on verra

Écrit par : guy morel | 06 décembre 2009

Ce qu'il faut à nos petits de ce temps mauvais et pluvieux, c'est un bon grog !
Voici une place idoine avec photo de l'ânier en prime ! :
http://www.bonnetdane.fr/ (éponyme isn't it ?)

à la rubrique 'programme' vous trouverez un socle édifiant ! :
"Pour cette saison d'hiver, Le Bonnet d'Ane vous attend tous les jours dans son ambiance "écolière" et cosi !
Attention, le maître "Jojo" vous fera sa propre dictée...
Alors n'oubliez pas votre cartable ! La craie et le tableau vous attendent !..."

Si ça c'est pas du bon, du meilleur de Bribri Fricotin, je veux bien passer mon BAC à Quillebeuf !

Écrit par : Yfig professeur cosinus asinus asinum asinorhum | 06 décembre 2009

ne manquez, pour rien au monde, le TOP 10 !

Frissons intellectuels garantis !

Écrit par : Yfig professeur cosinus asinus asinum asinorhum | 06 décembre 2009

Paraît que cela faisait des ravages.

Ecrit par : guy morel | 06 décembre 2009

Faut dire que ça donne pas envie d'aller bosser dans une tôle où le critère de recrutement est aussi stupide ...

Ceci dit avez-vous seulement suivi les liens que je vous propose et êtes vous capable de vous faire une vague idée de ce qui se trouve derrière les mots des programmes ?

Mon ami chargé de recrutement de directeurs d'édition présélectionnait avec une seule question : à la louche, de tête - rangez vos livres ! - , combien de signes (espaces et ponctuation compris) dans la Recherche du temps perdu ?
Paraît que cela faisait des ravages.


Enfin ... on a les amis qu'on mérite.

Écrit par : Zorglub | 06 décembre 2009

"Pas curieux du tout et même simplet. Chargé du recrutement d'ingénieurs BTP, il présélectionnait avec un seule question : à la louche, de tête - rangez votre calculatrice ! - , combien pèse la dalle de béton, ferraillage compris, dans la pièce où nous sommes ?
Paraît que cela faisait des ravages." G. Morel

Savoir faire du calcul d'ordre de grandeur est une des "compétences" attendues d'un élève sortant de lycée sur laquelle presque tous les enseignants s'entendent.

MAIS

- qui s'est occupé en amont (à l'école et au collège) de commencer à développer les notions et techniques adéquates ?

- qui s'est préoccupé de l'évolution qui rend une majorité d'élèves rétifs à toute utilisation de leur cerveau s'il n'est assisté d'aucune prothèse électronique ?

C'EST TROP TARD

Écrit par : dugong | 06 décembre 2009

Dites Zorglub vos amis sont des artistes et des âmes sensibles à ce que je vois !

Écrit par : iPidiblue fleur des prés | 06 décembre 2009

Sisyphe, je vous accorde que l'enseignement de la biologie ne peut faire l'économie d'une réflexion sérieuse sur la vitesse d'évolution des notions dans cette discipline. Davantage que dans une science plus ancienne comme la physique.

MAIS

voici ce qu'écrivait, René Thom, en 1970, dans un article resté célèbre "les mathématiques modernes, une erreur pédagogique et philosophique ?"

"J’ai vu des manuels de biologie – en première ou terminale – où l’on présentait comme vérité scientifique définitivement établie la double hélice d’ADN de Watson et Crick, et son mécanisme de réplication avec l’enzyme réplicase à la fourche. Il ne devrait jamais être question d’admettre une nouveauté dans l’enseignement sans un certain recul. En France, on aurait dû pouvoir compter sur le corps des inspecteurs généraux pour assurer cette nécessaire stabilité
des programmes. Mais, sans doute par crainte de voir un scepticisme de bon aloi attribué à la sclérose de l’âge, cette barrière n’a pas fonctionné avec toute l’efficacité désirable. Et puis, il faut bien que les manuels changent, et que les éditeurs vivent..."

Les 15 ans dont vous parlez me paraissent bien courts... Pensez vous vraiment impensable de faire un programme de biologie en collège sans parler des développements des 15 dernières années ?

Plus généralement, on ne peut faire l'économie d'un intense effort de réflexion et d'analyse quand on prétend s'attaquer aux problèmes des contenus de programme.

Une des rares que j'ai pu voir et dont je partage bien des aspects est celle de Jacques Treiner, patron du Groupe Technique Disciplinaire chargé de l'élaboration des nouveaux programmes de sciences physiques au lycée en 2000-2002.

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/comm_0588-8018_2002_num_72_1_2106

Que cela ait abouti à un contenu réel indigent et une ignorance encore plus crasse des élèves me paraît lié à l'excès d'enthousiasme du spécialiste et à l'oubli de la misère effective des élèves censés suivre et profiter à plein des grandioses et généreuses visions de notre expert.

Le syndrome de Feynman répété ad nauseam.

Écrit par : dugong | 06 décembre 2009

Comment cela tant de haine ? J'adore les monologues du vagin ... mais bon ! pour les Miss France je coupe le son quand même.

Eh bien, moi, les monologues du vagin, que j'ai vu (s?) il y a fort longtemps, j'ai détesté, pire, cela m'a mise fort mal à l'aise; primo, le mot, vagin, qui me fait penser à une séance (,) chez le gynéco. J'aurais préféré, par exemple, la foufoune, ou tout autre terme moins froidement scientifique!
Ensuite, les amalgames, la Bosnie, les viols, la domination masculine, tout cela fourré dans le même sac (à foutre?) Enfin, la pédophilie, pas beau, caca, mais l'initiation d'une gamine par une dame mûre, le pied, le top de la révélation sexuelle! Je caricature, mais à peine. J'ai vraiment détesté, c'est bobo et chichiteux en diable, il suffisait de voir le public pour comprendre;
Et pour en rajouter une louche, le Cercle des poètes disparus, j'abomine aussi! Ah, ce prof démago, mal dans sa peau, qui pousse des ados à la révolte sans les soutenir quand ça dérape! C'est trop facile de présenter des cours de littérature américains ridicules à l'excès pour mieux les critiquer! mais voyez-vous ce prof "rebelle" faire un cours qui tienne la route? De la "gym" dans la cour, cela me fait penser à ces post-soixante-huitards qui faisaient faire des sit-in dans la cour à leurs élèves en lieu et place de cours de philo!
Montons tous debout sur les tables et nous verrons le monde avec d'autres yeux!

Écrit par : retraitée | 06 décembre 2009

Intellectuels et politiques défendent l'histoire-gégographie;
Clin d'oil à Yves Gégo, ou piège à GOGO?

Écrit par : retraitée | 06 décembre 2009

Pas d'agressions, parce que je suis gentil et n'ai pas relevé votre nouvelle charge nocturne contre l'EPS au lycée. Au lieu de vous en prendre à la réduction drastique des heures d'enseignement dans presque toutes les disciplines du lycée rénové.

Ecrit par : Buntov | 06 décembre 2009
Gné ?
J'ai juste dit que les citoyens étaient plus sensibles à l'EPS qu'aux SVT. Y'avait pas de charge ...

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2009

Buntov, en fait les options actuellement existantes seront à peu près toutes disponibles.
Le hic, c'est qu'elles ne le seront pas partout.
JPB
PS. GM, les prépas de spécialités "SI" bossent, crois-moi… Ce n'est pas exactement "de la rigolade"… Ou ors, ils n'ont pas ton sens de l'humour, les pôvres…

Écrit par : brighelli | 06 décembre 2009

Dugong la leçon que j'en tire c'est que j'ai surtout l'impression qu'on ne sait pas trop bien ce qu'on veut enseigner parce qu'on ne sait pas trop quel type d'homme on veut former ! Des honnêtes citoyens du XXIème siècle ? Des esprits éminents ? Des poètes ? Demander à JP Brighelli je ne suis pas sûr que ce soit très clair dans sa tête ...

S'il s'agit d'enseigner les règles de l'hygiène aux masses des élèves, future population adulte en bonne santé et qui prendra soin de ses enfants je ne doute pas de la louable intention qu'il y a là-dessous, mais vous admettrez que nous n'aurions eu ni Villon, ni Baudelaire, ni Rimbaud, ni Verlaine avec tous ces préceptes hygiénistes !
La poésie est surtout le fruit des désordres des sensations et les fonctionnaires des P&T sont rarement des poètes j'excepte le facteur Cheval et le commis de l'hôtel de ville de Paris Albert Samain honorable poète de second ordre et préféré par De Gaulle à Mallarmé qui fut professeur d'anglais contre son gré !

A force de vouloir concilier l'inconciliable l'éducation nationale ne fait que des masses de mécontents ...
Une bonne fois pour toute les hommes ne sont pas bâtis sur le même modèle et quant aux désidérata de la société chacun en pense ce qu'il veut.
S'agit-il de faire de chacun d'entre nous de petits citoyens modèles, je suis persuadé que beaucoup n'y trouveront pas leur compte.

Moi par exemple je suis le pire des modèles ... à ne surtout pas suivre.
C'est ce qui me différencie des autres participants du blog qui sont tous persuadés d'être des modèles en tout.
C'est pourquoi je ne suis pas prof ...

Écrit par : iPidiblue pire des citoyens et français mauvais coucheur | 06 décembre 2009

D'ailleurs, en ce qui concerne la SVT, c'était bien pire quand j'avais quinze ans, années 70/75, puisqu'il n'y en avait ni en Seconde C ni en Première C. Progrès il y a eu.

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2009

dobolino vous n'êtes qu'une nouille ramollie et rance.

ça va mieux comme ça ?
faudrait pas non plus perdre le rythme au risque de ne plus gérer par la suite

Ecrit par : Zorglub | 06 décembre 2009
Merci, Zorglub ! J'étais à la limite de la crise de manque.

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2009

Diantre !

Opposer, contre l'évidence, Samain à Mallarmé, je ne crois pas que Thierry Henry y ait pensé.

Écrit par : dugong | 06 décembre 2009

Oui mais je n'invente rien je n'ai pas assez d'imagination !
C'est historique comme on dit, quand Georges Pompidou a publié son anthologie de la poésie française, il a évidemment envoyé un exemplaire dédicacé au général qui lui a reproché d'avoir fait trop de place à Mallarmé et pas assez au doux Albert Samain amour de ses vingt ans je suppose, comme quoi De Gaulle avait une âme élégiaque de communiant !
On sait que Pompidou citait volontiers Eluard, là aussi je suppose lecture de ses jeunes années ... on n'échappe à sa jeunesse !

Écrit par : iPidiblue au jardin de l'infante | 06 décembre 2009

PS. GM, les prépas de spécialités "SI" bossent, crois-moi… Ce n'est pas exactement "de la rigolade"… Ou ors, ils n'ont pas ton sens de l'humour, les pôvres…
Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2009

Je n'en doute pas. Ce qui ne change rien à la question et même au contraire : en fait ils bossent d'autant plus qu'ils se rendent compte, dans le meilleur des cas, qu'on leur a vendu du vent, et qu'il est temps de rattraper le retard en apprenant ce qu'ils auraient dû apprendre en maths et en physique.
Faut savoir ce que l'on veut : ou on défend l'enseignement disciplinaire au lycée ou les matières qui n'en sont pas à ce niveau comme les SI.

Écrit par : guy morel | 06 décembre 2009

"On sait que Pompidou citait volontiers Eluard, là aussi je suppose lecture de ses jeunes années ... on n'échappe à sa jeunesse !"

Faut-il en conclure que notre président actuel restera éternellement jeune ?

Écrit par : dugong | 06 décembre 2009

Petit tour au boulot = réponse pour Francis Penin.


progestérone: 1ng/ml vaut 3nmol/l

Maintenant, j'ai un bouquin pour ça mais il y a quinze ans ...

Pour Dugong:
"Dosage T4:
il est primordial de connaître les valeurs de références du laboratoire et de ne pas se reporter à des données de la littérature:
-résultats exprimés en nmol/l, ng/ml, ou µg/dl
-grande variabilité interlaboratoire;

-ne pas utiliser les données de la littérature pour tenter une interprétation
-ne pas comparer les données issues de laboratoires différents
_valeurs usuelles courantes (limites de la zone grise): 10 à 15-25 nmol/l
"

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2009

aut dire que ça donne pas envie d'aller bosser dans une tôle où le critère de recrutement est aussi stupide ...

Ceci dit avez-vous seulement suivi les liens que je vous propose et êtes vous capable de vous faire une vague idée de ce qui se trouve derrière les mots des programmes ?

Mon ami chargé de recrutement de directeurs d'édition présélectionnait avec une seule question : à la louche, de tête - rangez vos livres ! - , combien de signes (espaces et ponctuation compris) dans la Recherche du temps perdu ?
Paraît que cela faisait des ravages.


Enfin ... on a les amis qu'on mérite.
Ecrit par : Zorglub | 06 décembre 2009

Plutôt que de gloser sur mes amis, voyez plutôt la réponse de Dugong sur des calculs d'ordre de grandeurs.
Par ailleurs, votre parallèle avec l'édition est faux ; dans ce dernier domaine la sélection, si elle est bien faite, c'est "écrivez-moi deux pages en français correct."

Écrit par : guy morel | 06 décembre 2009

Faut savoir ce que l'on veut : ou on défend l'enseignement disciplinaire au lycée ou les matières qui n'en sont pas à ce niveau comme les SI.
Ecrit par : guy morel | 06 décembre 2009

Pratiquement, il faudrait restaurer l'enseignement disciplinaire — dans toutes les matières.
Rajouter de nouveaux items ne sert pas à grand chose.
Mais voilà : encore faudrait-il former les profs…
Quel élève de Maths-Sup actuel a envie de faire prof ?
JPB

Écrit par : brighelli | 06 décembre 2009

Faut-il en conclure que notre président actuel restera éternellement jeune ?

Ecrit par : dugong | 06 décembre 2009

Ca dépend surtout de l'âge de ses futures épouses ... regardez Berlusconi il rajeunit à vue d'oeil d'année en année !

Écrit par : iPidiblue moyenne géométrique et moyenne arithmétique | 06 décembre 2009

"dans ce dernier domaine la sélection, si elle est bien faite, c'est "écrivez-moi deux pages en français correct."

Ou, comme je l'avais déjà suggéré : "Résumez moi notre entretien sur une page manuscrite"

Écrit par : dugong | 06 décembre 2009

Pratiquement, il faudrait restaurer l'enseignement disciplinaire — dans toutes les matières.
Rajouter de nouveaux items ne sert pas à grand chose.
Mais voilà : encore faudrait-il former les profs…
Quel élève de Maths-Sup actuel a envie de faire prof ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2009
Son envie est de peu de poids. Il fera ce qu'il peut faire comme pas mal d'étudiants brillants qui, arrivés au terme de leur cursus, ne trouvent pas grand chose à faire. Mais c'est un autre problème. Je ne suis pas sûr que les "élites" qui nous gouvernent aient la moindre volonté de former ni des profs ni des ingénieurs dignes de ce nom. Tiens, c'est un thème de réflexion pour les députés : n'est-il pas urgent de relever le niveau des élites par un élitisme bien compris ?

Écrit par : guy morel | 06 décembre 2009

L'envie des profs, cher Guy Morel et vous en êtes la criante illustration, c'est de former des profs à l'identique du modèle achevé et parfait qu'ils représentent ! Mais comme la vie a plus d'un tour dans son sac les choses ne se passent pas toujours ainsi qu'ils l'anticipent ....

Écrit par : iPidiblue anticipation et éduc-fiction | 06 décembre 2009

n'est-il pas urgent de relever le niveau des élites par un élitisme bien compris ?

Ecrit par : guy morel | 06 décembre 2009

Mille fois d'accord. La croisade contre l'élitisme de la bien-pensance actuelle est d'une stupidité infinie.

Écrit par : mihailovich | 06 décembre 2009

L'envie des profs, cher Guy Morel et vous en êtes la criante illustration, c'est de former des profs à l'identique du modèle achevé et parfait qu'ils représentent ! Mais comme la vie a plus d'un tour dans son sac les choses ne se passent pas toujours ainsi qu'ils l'anticipent ....
Ecrit par : iPidiblue anticipation et éduc-fiction | 06 décembre 2009
La seule envie que j'ai, cher Pied d'alu, c'est de temps en temps, comme tout le monde, d'aller pisser. Par ailleurs, je n'ai jamais été essentiellement prof.

Écrit par : guy morel | 06 décembre 2009

Pisser droit c'est tout un art !

Écrit par : iPidiblue longue est la vie et courte est la sagesse | 06 décembre 2009

Mille fois d'accord. La croisade contre l'élitisme de la bien-pensance actuelle est d'une stupidité infinie.
Ecrit par : mihailovich | 06 décembre 2009
M'avez mal compris. Je disais simplement que les "élites", terme exécrable, pourraient être cultivées. Quant à la "bien-pensance", c'est l'un de ces concepts mous dont on aime aujourd'hui user quand on veut se donner un air déluré pour faire accroire que l'on pense.

Écrit par : guy morel | 06 décembre 2009

Par ailleurs, votre parallèle avec l'édition est faux ; dans ce dernier domaine la sélection, si elle est bien faite, c'est "écrivez-moi deux pages en français correct."
Ecrit par : guy morel | 06 décembre 2009

'reusement que le Grand Molloch n'est pas chasseur de tête sinon il fourguerait un écrivain (éventuellement brillant) à un patron qui cherchait un directeur d'édition ...

Écrire correctement le français ne prédispose pas nécessairement à définir et mettre en œuvre une politique éditoriale efficace.
Et même réciproquement, il est tout à fait imaginable d'être un directeur d'édition performant tout en malmenant l'orthographe voire la syntaxe.

*******

ou on défend l'enseignement disciplinaire au lycée ou les matières qui n'en sont pas à ce niveau comme les SI.
Ecrit par : guy morel | 06 décembre 2009

On enseigne les SI depuis TOUJOURS au lycée.
En 1970, c'était 10 h par semaine dans les bacs E largement avant la massification de l'école.

********

Son envie est de peu de poids. Il fera ce qu'il peut faire comme pas mal d'étudiants brillants qui, arrivés au terme de leur cursus, ne trouvent pas grand chose à faire. Mais c'est un autre problème. Je ne suis pas sûr que les "élites" qui nous gouvernent aient la moindre volonté de former ni des profs ni des ingénieurs dignes de ce nom. Tiens, c'est un thème de réflexion pour les députés : n'est-il pas urgent de relever le niveau des élites par un élitisme bien compris ?
Ecrit par : guy morel | 06 décembre 2009

Faudrait être fou en sortant de X Pont Mine ENSAM etc. pour devenir prof à 1200 €/mois en ZEP à supporter des mômes dézingués
Les étudiants sortant d'école d'ingé n'ont AUCUN pb pour trouver des emplois variés, conformes à leurs aspirations, avec des salaires attractifs et des perspectives d'évolution de carrière sympa.

Ce qui a changé, morel, c'est pas le niveau des étudiants en grandes écoles, c'est celui des gosses au collège et au lycée.

Un normalien de 2009 n'est pas plus con ou moins bien formé que vous l'avez été en votre temps (à supposer que vous sortiez de normale).

Ce regard nostalgique sur un passé prétendument béni et idyllique est celui d'un vieillard amer regrettant sa jeunesse !

Écrit par : Zorglub | 06 décembre 2009

Les étudiants sortant d'école d'ingé n'ont AUCUN pb pour trouver des emplois variés, conformes à leurs aspirations, avec des salaires attractifs et des perspectives d'évolution de carrière sympa.

Ce qui a changé, morel, c'est pas le niveau des étudiants en grandes écoles, c'est celui des gosses au collège et au lycée.

Un normalien de 2009 n'est pas plus con ou moins bien formé que vous l'avez été en votre temps (à supposer que vous sortiez de normale).

Ce regard nostalgique sur un passé prétendument béni et idyllique est celui d'un vieillard amer regrettant sa jeunesse !
Ecrit par : Zorglub | 06 décembre 2009

Toujours aussi affectif, Zorglub. C'est là le signe d'un niveau pas très solide et d'un caractère précocement acariâtre. Vous n'avez pas répondu sur les ordres de grandeur, préférant bifurquer vers les qualités des normaliens d'aujourd'hui dont je n'ai pas parlé.

Écrit par : guy morel | 06 décembre 2009

@Zorglub
"On enseigne les SI depuis TOUJOURS au lycée.
En 1970, c'était 10 h par semaine dans les bacs E largement avant la massification de l'école."

Voilà un "depuis toujours" qui renvoie à 1970 !
Faut-il rappeler par ailleurs que les sections E - où l'ami centralien dont je parlais a fait ses études secondaires - existaient alors dans les Lycées techniques mais pas dans les lycées classiques ?

Écrit par : guy morel | 06 décembre 2009

Voilà un "depuis toujours" qui renvoie à 1970 !
Faut-il rappeler par ailleurs que les sections E - où l'ami centralien dont je parlais a fait ses études secondaires - existaient alors dans les Lycées techniques mais pas dans les lycées classiques ?

Ecrit par : guy morel | 06 décembre 2009

Tout comme aujourd'hui, les bacs S SI sont proposés dans les lycées techniques. Donc rien n'a changé.

1970 me ramène à ma plus tendre enfance et j'ai la faiblesse de penser que le monde n'existait pas avant ma naissance.

D'ailleurs le bac E a été créé en 1968 et supprimé en 93.
Certes 40 années ce n'est pas "toujours" mais c'est il y a un peu longtemps.

Écrit par : Zorglub | 06 décembre 2009

Dites Guy si vous avez un problème de prostate, il faut consulter !

Écrit par : iPidiblue urologie dogmatique | 06 décembre 2009

Mille fois d'accord. La croisade contre l'élitisme de la bien-pensance actuelle est d'une stupidité infinie.
Ecrit par : mihailovich | 06 décembre 2009
M'avez mal compris. Je disais simplement que les "élites", terme exécrable, pourraient être cultivées. Quant à la "bien-pensance", c'est l'un de ces concepts mous dont on aime aujourd'hui user quand on veut se donner un air déluré pour faire accroire que l'on pense.

Ecrit par : guy morel | 06 décembre 2009

Vous ne m'avez pas mieux compris, Guy.
L'"élitisme" que j'évoquais et que je défends n'est nullement celui de l'argent, mais celui de la pensée, de la culture et du savoir. Qui ne sont pas accessibles au tout venant, mais à celui qui s'emploie à cultiver patiemment et ardemment ses talents.
En ce sens, je revendique pleinement l'emploi de ce terme devenu aujourd'hui tabou à force de démagogie...
Quant à la "bien-pensance", entendez par là la tendance s'exprimant le plus fort à l'heure actuelle, à savoir la meute de ceux qui ne rêvent que d'égaliser, quitte à le faire par le bas (si possible...).

Écrit par : mihailovich | 06 décembre 2009

Y'a-t-il un Français sur ce blog ?

Quand je vois les noms de certains, je me repose la question identitaire :
Les Français ont-ils des noms français ?
Voyez plutôt :

- Zorglub
- iPdiblue
- Dugong
- Brighelli ..... etc ......

Y'a que moi de vraiment français .... mais je ne fais que passer, pour emmerder les immigrés !!!!!

Écrit par : Yfig professeur cosinus asinus asinum asinorhum | 06 décembre 2009

Yfig c'est pas turc ?

Écrit par : iPidiblue toilettes à la turque | 06 décembre 2009

Bayrou il y a cinq minutes sur LCP.
Défenseur bec et ongles de l'école maternelle — seul élément compensateur des faillites linguistiques (entre autres) familiales…
C'est Catmano qui va être contente…

JPB

Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2009

Vous savez, Jean-Paul, que Ségo défend aussi bec et ongles la maternelle. C'est bien beau mais encore faut-il savoir ce qu'on en fait, de cette école maternelle !
Ceci dit, on est d'accord sur une base: il faut la conserver et ne pas la remplacer par des jardins d'éveil municipaux. C'est déjà ça de pris. De là à en faire ce que Cat décrit, il y a un énorme pas à franchir et, par exemple, de mes deux enfants, celui qui a le mieux réussi est celui qui y est le moins allé. Cette structure, c'est la base de la Fabrique du Crétin, telle qu'elle est conçue.

Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2009

Eh beh, oui.
Et puis, il y a du boulot, et du lourd ! Et pas plus loin qu'ici-même.
Ceux qui ont un minimum de mémoire doivent nécessairement s'en souvenir.
Pour les autres, je veux bien à nouveau mettre l'ouvrage sur le métier, bien que j'aie dépassé de beaucoup le nombre fatidique de vingt fois depuis belle lurette.

Pour changer, nous allons essayer de partir d'un exemple concret.
Imaginons un petit d'homme (constater le lien habile entre cette intervention et celles relatives à l'enseignement des SVT ;-) ), né un beau jour de septembre 2009, comme ça les calculs seront clairs et il rentrera à l’école plus ou moins le jour de son anniversaire.

C'est sans doute actuellement un joli bébé de quelques kilogrammes, commençant à sourire et peut-être même à suivre quelques secondes du regard (excusez-moi pour les éventuelles erreurs, ma petite-fille a deux ans et demi et l’on oublie vite ces premiers mois de vie).

Le reste de sa vie tourne essentiellement autour de ses fonctions biologiques de première nécessité : manger, dormir, agiter ses membres, excréter. Et c'est tout, ou presque.
Il entend, bien sûr, voit aussi, mais a sûrement à peine réalisé que ce qu'il entend peut s'écouter volontairement, que ce qu'il voit peut être regardé et il se passera encore bien des mois avant qu'il réalise que ce qu'il écoutera alors pourra être volontairement mémorisé et ce qu'il regardera, attentivement observé.
Quant à la communication verbale, elle lui est sans doute pour le moment complètement inconnue. Le mal-être provoque chez lui pleurs et vagissements, le bien-être peut-être déjà sourires aux anges et éventuellement soupirs de bébé repu, mais il est bien loin de s’imaginer qu’en hurlant un peu plus fort ou en exagérant ses mimiques de bonheur, il obtiendra un peu moins de ceci ou un peu plus de cela.

Si ses parents font partie de « ceux qui savent encore » ou de « ceux qui se laissent guider par leur instinct », ils font « comme si », sans charger la dose : lorsqu’ils s’approchent de lui, ils optent spontanément pour une attitude d’accueil, forcent leurs mimiques, saisissent les deux secondes de regard conscient de leur enfant pour un échange, adoptent des phrases courtes, répétitives, sur un ton chantonnant, évitent les gestes brusques, attrapent la petite main qui se tend et c’est tout.

Si, au contraire, ce sont des « pédagols du bébé », ils peuvent selon leur degré d’investissement dans l’auto-construction des savoirs et leurs projections à long terme, avoir deux types d’intervention totalement différents.

Le premier consiste à ne pas interagir puisque l’enfant ne sait pas encore et d’attendre que cela vienne.
Ils attrapent donc le paquet dans son berceau, lui enfournent le biberon dans la bouche tout en faisant autre chose, le tançant vertement au besoin de quelques remarques méprisantes parce qu’il a eu la « malice » de faire son rot avant qu’ils aient eu le temps de se couvrir l’épaule d’une serviette, le manipulent ensuite, toujours comme un paquet, pour lui changer sa couche, le replacent dans son berceau et récriminent violemment si le tube digestif se met alors à brailler, lui expliquant doctement qu’il n’a pas assez dormi, que ça suffit maintenant et qu’ils ne sont pas contents du tout de son attitude !

Le second suppose au contraire d’être extrêmement attentif aux interactions maladroites du rejeton : cet être pensant a forcément une raison ciblée pour brailler, une préférence marquée entre les deux options qui s’offrent à lui (rester dans les bras après le change ou retourner dans son berceau). Il va donc falloir expliquer et réexpliquer à ce « déjà pensant » qu’il faut qu’il ose exprimer ses envies, ses besoins, sa façon de voir les choses. D’où de longs discours lui expliquant doctement ce que l’on est en train de lui faire, les tenants et les aboutissants de la situation, la part qui lui revient dans la gestion de cette intrusion dans son domaine privé.

L’an prochain, en septembre 2010, il aura déjà beaucoup changé. Ses parents, s’ils ne sont pas « pédagols du bébé », auront petit à petit accompagné ses premiers sourires réellement conscients, repris sciemment les premiers essais de mouvements volontaires, de communication orale, lui auront appris à saisir sans arracher, à manipuler délicatement, à héler un éventuel interlocuteur pour attirer son attention, le tout en douceur, pour ne pas lui « coller la méningite » comme aurait dit Augustine, mais avec fermeté parce que les mouflets hurlants des supermarchés leur font un peu peur.

S’il est enfant de pédagol type 1 ou 2, c’est une tornade hurlante, surexcitée, vindicative ou un mollusque amorphe, replié sur lui-même, atone, les deux plus ou moins marqués, selon le « matériau de départ ».

Il a encore une année ou deux devant lui, selon les capacités d’accueil des établissements scolaires de sa région et les options éducatives de ses parents, avant de franchir la porte d’une école maternelle.
Ce temps devrait, selon l’habitude prise lors des siècles où l’enfance a été considérée comme un temps d’apprentissage raisonné, être consacré à deux primo-apprentissages fondamentaux : le langage et la socialisation.

C’est ce qui se fera dans la famille n°1, avec ou sans l’aide d’une nourrice, d’une crèche ou de la famille proche.

C’est ce qui ne se fera pas dans les familles n° 2 et 3 qui considèrent toutes deux, pour des raisons différentes, que l’enfant est déjà doté de ces prérequis (coucou Buntov ;-) !).

La numéro 2 continuera son petit bonhomme de chemin, parfaitement dans la norme de l’égalité des chances entre papa, maman et bébé : la raison du plus fort étant toujours la meilleure, chacun essaiera de tirer avantage de la situation sans jamais céder un pouce de terrain aux deux autres.
Si bébé a un caractère fort et des capacités de résistance hors du commun (bien développées par son année de stage de survie en univers hostile entre sa naissance et son premier anniversaire), il est fort probable qu’il a déjà gagné dans pas mal de domaines : l’alimentation, les heures de coucher, et de lever (là, c’est plus dur, papa et maman aimant souvent dormir très tard le matin, il s’est sans doute rabattu sur la nounou à l’œil carré en désespoir de cause ou a perdu la bataille et a adopté les heures de lever de ses géniteurs), la surconsommation de jeux et jouets en tous genres qui encombrent toutes les pièces de la maison sans qu’il ne joue vraiment jamais avec aucun.
S’il était moins résistant et combatif, il continue patiemment son stage de survie, pouce, sucette et doudou tenant lieu de substituts affectifs sécurisants. Pauvre pépère, il faut le comprendre.

Dans la numéro 3, souvent d’un bon milieu social, Bébé a très certainement aussi fort bien compris le message et saura développer pendant cette seconde année, selon les hasards de la génétique, des compétences hors du commun dans un ou plusieurs domaines.
Pour certains, ce sera le langage, pour d’autres la motricité, pour d’autres enfin les compétences sociales. Tout va bien, donc. Sauf que… il est très rare que Bébé soit à ce point éclectique qu’il développe les trois, à égalité ! On aura donc deux ans plus tard des manchots parlant comme des livres, des gymnastes complètement incapables d’aligner deux mots, des leaders muets et des bavards que personne n’écoute.
D’autre part, puisqu’on le lui répète depuis le jour de sa naissance, il a en revanche très bien enregistré une quatrième « composante » : les hommes naissent libres et égaux !
Il est un homme et il est donc libre et égal aux autres, à tous les autres et même que… il se demande si finalement, il ne serait pas un peu plus libre et un peu plus égal que les autres, comme nous, finalement, quoi !
Sa liberté de choix, sa nécessaire intervention dans tous les domaines de son éducation ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd et, comme il est petit et moins habile que les grands dans le débat, il emploie toute son énergie à forger ses propres armes, celles qui lui permettront de prendre le pas sur ses pairs, c'est-à-dire tout le monde.
Là aussi, selon les hasards de la génétique, le résultat sera très différent : du dictateur en culottes courtes au séducteur de choc, œil de velours et petites phrases craquantes, de l’orateur de trois ans qui démontre à son pédiatre qu’il est contre la vaccination obligatoire au clown né qui étourdit son public de blagues charmantes et de bons mots, le choix est vaste et toujours apprécié par un public forcément conquis par SA petite merveille !

Nous voici donc arrivés en septembre 2011 ou 2012 (une éternité plus tard pour M. Bayrou et ses rivaux puisque l’un d’entre eux est maintenant au pied du mur ou presque). Notre bébé né en septembre 2009 effectue sa première rentrée à l’école maternelle, puisque, ô miracle, la France a pris l’option de la conserver encore un temps malgré les accords de Lisbonne !
Oui mais… comme le dit si bien Dobolino, quelle école maternelle ?

Là aussi, nous retrouvons nécessairement les trois options citées plus haut puisque les parents ne sont pas les seuls à ne plus savoir que si le petit enfant est bel et bien une personne, il n’est en aucun cas un adulte, un adolescent ou un enfant de sept à douze ans et qu’il a donc besoin d’un accueil, d’une attention, d’un programme particuliers, le menant à développer peu à peu ses capacités actuelles et à les adapter en fonction du monde qui l’entoure.

Il peut donc arriver dans trois types de classes très inégalement réparties sur le territoire.

Le premier type, très rare puisque ne répondant pas aux programmes officiels de l’école maternelle, est tellement anecdotique que la raison demanderait de ne pas en parler du tout. Pour quelques évaporés qui voudraient quand même savoir, je leur conseille de se référer dans un premier temps à un livre paru assez récemment et de consulter le chapitre 2 (« Maternelles ») et les Annexes (« Des programmes pour la maternelle »).

Le deuxième type est aussi assez rare. Il correspond presque trait pour trait à notre famille n° 2 et part du principe que l’adulte est là pour se battre à égalité des chances contre l’enfant et extirper coûte que coûte chez celui-ci les bas-instincts pour installer à la place les Savoirs.
Bien sûr, il ne le dit pas comme cela et serait très certainement outré de ce raisonnement, puisqu’il aime les enfants et le clame bien fort.
Loin de lui l’idée d’utiliser la violence par exemple, la contrainte doit rester morale et très « politiquement correcte ».
Plus cultivé que la famille n° 2, il considère qu’il y a un minimum de respect à avoir et ce n’est pas lui qui bagarrerait pied à pied avec un gamin mal élevé pour savoir s’il peut ou pas garder son doudou et sa sucette dans la salle de classe ou brailler lorsque sa maman le quitte. Ce n’est pas lui non plus qui se mettrait accroupi devant l’enfant pour le sécuriser et l’accueillir de manière empathique, il y a respect, d’accord, mais à la guerre comme à la guerre, il faut gagner le combat contre l’adversaire !
Il use donc de stratagèmes, coercitifs au besoin, pour le faire céder et le gagner à sa cause.
En maternelle, ce sera simple, il a l’habitude des enfants et sait obtenir qu’ils baissent les yeux et obtempèrent.
S’il intervient plus tard dans la scolarité, il prônera d’autres méthodes, pouvant aller jusqu’à la répétition d’exercices stéréotypés jusqu’à ce que « ça rentre » au détriment de toute construction personnelle de la part de l’élève, à la pédagogie qu’un ami professeur de piano appelle la méthode du « mets ton doigt là où je te l’indique et tu sauras jouer telle ou telle mélodie » ou à l’exclusion des cas ingérables, sans se rendre compte qu’à partir du moment où ceux-ci sont exclus, d’autres moins « déviants » seront alors sur la limite inférieure et donc sous la menace eux aussi d’une exclusion.
Il ressemble néanmoins à la famille n° 2 dans le sens où il méconnaît le fait que le petit enfant est un être en devenir complètement atypique ; qu’à cet âge-là, tout est mouvant et que, mis à part quelques cas très rares de déficiences avérées, tout est possible, tout est changeant et que son rôle est justement de partir de l’existant et de développer toutes les capacités motrices et intellectuelles harmonieusement, ce qui est un sacré challenge lorsque l’on se reporte à la diversité qu’ont engendrée les modes actuelles d’élevage du bébé ; que cette mouvance est le fait d’une immaturité qui nécessite de la part de l’adulte une part de maternage sans laquelle le petit mammifère évolué peut aller jusqu’à dépérir.

Le troisième type, nous le connaissons tous, c’est celui de la famille n° 3 : le bébé est un roseau pensant, l’enfant est naturellement bon et porte en lui tous les germes de tous les savoirs, le milieu riche et aidant compensera toutes les inégalités de départ, tous les petits bisounours ont envie de devenir de grands savants, des génies littéraires, des docteurs en médecine, des chercheurs et des anthropologues de renom, des footballeurs de génie, des hommes politiques de talent, des Miss France belles comme le jour, des éco-citoyens responsables et altruistes, l’école n’a qu’à accompagner toutes ces envies en individualisant au maximum les parcours sans jamais mettre aucune pression d’aucune sorte, ni dans un sens ni dans l’autre, et bientôt, les lendemains chanteront les miracles du socle commun de compétences !

Alors, M’sieur Bayrou, M’âme Ségo, qui d’autre encore, défendent l’école maternelle, c’est déjà ça de pris, mais lequel d’entre eux aura le courage de mettre un grand coup de pied dans la fourmilière et de dire haut et fort : l’Ecole Maternelle est plus qu’un creuset égalisateur, c’est un tremplin qui a un rôle fondamental à jouer dans la nécessaire réhabilitation de la culture commune, sans pour cela en revenir aux blouses grises, aux bâtons et aux carottes ?

Écrit par : catmano | 06 décembre 2009

Et nicolas, c'est quoi ?

Écrit par : nicolas | 06 décembre 2009

L'"élitisme" que j'évoquais et que je défends n'est nullement celui de l'argent, mais celui de la pensée, de la culture et du savoir.

Ecrit par : mihailovich | 06 décembre 2009

Au fond, une longue tradition familiale... (Mihaïlovski, pour ceux qui ne le savent pas encore, est tenu pour être un des maîtres à penser de l'intelligentsia)

Écrit par : Buntov | 06 décembre 2009

Catamano, cherchez un illustrateur ayant un peu le sens de l'humour et publiez (mais laissez-nous les meilleures feuilles en primeur ici) !

Écrit par : Zorglub | 06 décembre 2009

Catmano, j'ai tout bon !
Maintenant, votre petit d'homme, faudra encore lui trouver une instit de derrière les fagots, qui sache le / la prendre en charge…
N'a plus qu'à habiter dans la Drôme. partout ailleurs, son avenir risque d'être cacateux.
JPB

Écrit par : brighelli | 06 décembre 2009

Et la suppression de l'enseignement de l'histoire -géographie en TERMINALE S , ça n'intéresse personne ici ? Je n'ai pas vu de pétition lancée par le SNALC , ni d'ailleurs de sa part une pétition contre cette réforme "CHATEL " qui ne vaut pas mieux que la précédente .

Écrit par : DEFER | 06 décembre 2009

catmano, comme toujours, hilarant et tellement sérieux ! Un grand merci pour ce panégyrique du nourrisson...

Écrit par : nicolas | 06 décembre 2009

"Et pour en rajouter une louche, le Cercle des poètes disparus, j'abomine aussi! Ah, ce prof démago, mal dans sa peau, qui pousse des ados à la révolte sans les soutenir quand ça dérape! C'est trop facile de présenter des cours de littérature américains ridicules à l'excès pour mieux les critiquer! mais voyez-vous ce prof "rebelle" faire un cours qui tienne la route? De la "gym" dans la cour, cela me fait penser à ces post-soixante-huitards qui faisaient faire des sit-in dans la cour à leurs élèves en lieu et place de cours de philo!
Montons tous debout sur les tables et nous verrons le monde avec d'autres yeux!"

Ecrit par : retraitée | 06 décembre 2009


J'aime toujours "Le Cercle des poètes disparus", mais pas forcément avec le même regard que celui que j'avais en le visionnant pour la première fois.
De prime abord, le professeur Keating et ses étudiants sont les "gentils", contre l'administration et les parents d'élèves forcément rétrogrades qui sont les "méchants"; on peut à cet égard dénoncer le côté caricatural et démagogique du propos, en effet.
Je serais même tenté de réhabiliter la place du père de l'élève qui finit par se suicider. Il lui interdit la pratique du théâtre d'une manière très dure, mais il a des circonstances atténuantes qui expliquent cette dureté. En fait, contrairement aux autres parents d'élèves, il n'est pas très riche et a fait "des sacrifices" pour intégrer son fils à l'élite; et il craint que son fils, en renonçant à ses études pour le théâtre, regrette finalement de ne pas avoir pris l'ascenseur social qui s'offrait à lui...
Par ailleurs, l'attitude anticonformiste du professeur Keating est à replacer dans le contexte. La démagogie post-soixante-huitarde dans une classe de collège, avec des élèves qui ne maîtrisent pas encore les fondamentaux, c'est effectivement catastrophique. Mais dans le film, Robin Williams enseigne à une élite qui, précisément, maîtrise les fondamentaux, et vise la formation de l'esprit critique de ses élèves tout en leur communiquant sa passion pour la littérature...
Or, comme le rappelait un intervenant sur le fil, la somme des connaissances acquises doit aussi servir (peut-être surtout) au bout du compte à réfléchir et à douter. C'est ce qui permet de se protéger du dogmatisme. Et il me semble que c'est également ça, la culture humaniste.

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 décembre 2009

Et la suppression de l'enseignement de l'histoire -géographie en TERMINALE S , ça n'intéresse personne ici ? Je n'ai pas vu de pétition lancée par le SNALC , ni d'ailleurs de sa part une pétition contre cette réforme "CHATEL " qui ne vaut pas mieux que la précédente .

Ecrit par : DEFER | 06 décembre 2009


Contre la suppression de l'histoire-géo en Terminale S et pour l'arrivée de la philo en Lycée Professionnel! Les Bac Pro en 3 ans n'y ont malheureusement toujours pas droit...

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 décembre 2009

catmano, il y a 10 jours, invitée chez une amie avec d'autres collègues (ex, plutôt), j'ai fait la connaissance de son petit-fils de 18 mois, un enfant paisible, adorable, qui dit "pardon" au chien en passant près de lui, et est resté avec nous tout le temps du repas dans sa chaise haute, mangeant proprement seul avec une fourchette, buvant seul dans un verre, avec un solide appétit; Ensuite, il a fait un puzzle de 20 pièces, n'a été ni grognon, ni capricieux; un enfant comme ça, cela vous remonte le moral ;

Écrit par : retraitée | 06 décembre 2009

catmano, il y a 10 jours, invitée chez une amie avec d'autres collègues (ex, plutôt), j'ai fait la connaissance de son petit-fils de 18 mois, un enfant paisible, adorable, qui dit "pardon" au chien en passant près de lui, et est resté avec nous tout le temps du repas dans sa chaise haute, mangeant proprement seul avec une fourchette, buvant seul dans un verre, avec un solide appétit; Ensuite, il a fait un puzzle de 20 pièces, n'a été ni grognon, ni capricieux; un enfant comme ça, cela vous remonte le moral ;

Écrit par : retraitée | 06 décembre 2009

au lycée et en prépa, on fait des maths et de la physique, de la mécanique etc. En école d'ingénieur, on tâche de devenir ingénieur. Donc foutre des sciences de l'ingénieur au lycée, c'est de la rigolade. Toujours la même illusion, comme avec Sciences de la vie et de la terre depuis la 6e. On ne fait pas de sciences avant de devenir scientifique ; pas de linguistique en CP, pas d'anthropologie en seconde etc. Ni d'ailleurs de littérature. On fait jusqu'en prépa un certain nombre de matières scolaires dans lesquelles on réussit plus ou moins bien Après, on verra

Ecrit par : guy morel | 06 décembre 2009

L'option SI au lycée est une vaste foutaise et a été un moyen au début de "faire " de bonnes classes en regroupant les bons matheux ensemble. La FCPE était au courant et savait où mettre ses petits. Depuis, les choses ont évolué, cela dépend des bahuts. En fait ces options n'ont aucun intérêt réel, elles servent juste à la bonne bourgeoisie qui sait lire le système scolaire à caser les petits chéris dans les bonnes classes. Quand l'option SI ne marche plus parce que cela se sait, il s'en crée d'autres. Le latin avait ce rôle-là, jadis. Maintenant c'est le chinois dans les collèges et autres options du genre. L'école publique s'écroule mais il y a encore quelques filières et options qui permettent de mettre la tête hors de l'eau au petit. On ne peut pas tous habiter Paris et mettre fifils ou fifille à Saint Jean Douai ou dans une institution du même genre qui vous les amènent au bon niveau même s'ils ne sont pas très, très brillants au départ.
Cela dit le public s'écroule à une telle vitesse que pour l'élite, on ne pourra bientôt plus faire le poids avec le privé. Cela devient déjà très, très juste. Ceux qui s'en sortent actuellement dans le public, s'en seraient sortis à peu près n'importe où.Le système à l'anglaise nous rattrape à toute vitesse. Jeunes parents, préparez vos sous!
Et si Bayrou nous vend de l'école maternelle et de l'école républicaine, c'est juste parce que c'est le seul créneau qu'il ait pour récupérer des voix. Il faut bien vivre et faire tourner la boutique. Quand il fut ministre de l'EN, il en a laissé passer des conneries et des belles.

Écrit par : Aucassin | 06 décembre 2009

Il y en a qui sont de mauvaise foi.
Le SNALC s'est fendu d'un communiqué commun avec le SNES, la CGT Educ et Sud (si !) refusant tout net la réforme Chatel :

http://www.snalc.fr/affiche_article.php?actu=1&id=317&id_rep=281

A bon entendeur…
JPB
PS. Allez, je vais me fendre d'une Note sur la réforme du lycée.

Écrit par : brighelli | 06 décembre 2009

Catmano, j'ai tout bon !
Maintenant, votre petit d'homme, faudra encore lui trouver une instit de derrière les fagots, qui sache le / la prendre en charge…
N'a plus qu'à habiter dans la Drôme. partout ailleurs, son avenir risque d'être cacateux.
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2009

Bravo !

J'ai une classe dans la Drôme, d'accord, mais de "grands" de maternelle et en septembre 2015, j'arrête !
Pour les bébés 2009, il faut donc envisager le clonage ou, plus efficace, le transfert de compétences.
Je m'y emploie avec quelques collègues, largement aussi compétents que moi. J'en profite pour en saluer quelques uns qui traînent parfois leurs bottes par ici, lorsque le temps est au beau fixe, comme aujourd'hui (c'est fou ce que ça fait du bien d'ailleurs).
Nous demandons d'ailleurs des renforts, le plus tôt sera le mieux.

Écrit par : catmano | 06 décembre 2009

Manquerait plus que mon résultat fût faux, hein ? ;-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 décembre 2009

Même pas mal ! En tout cas s'il est faux, ce n'est pas moi qui pourrai vous le dire car votre démarche et vos calculs m'ont convaincue. Merci d'avoir pris la peine de m'expliquer...

Écrit par : nicolas | 06 décembre 2009

Très bien vue, la typologie des familles de bébés et ex-bébés, Catmano !
Dans la série des rencontres du toisième type, une anecdote récente : S... s'est plaint à sa môman que M. Chevreuil le grondait régulièrement ces temps-ci.
Il faut dire que S... passe beaucoup de temps à faire de la spéléologie dans son cartable pendant la lecture et jette son stylo rageusement sur la table quand je lui fais l'outrage de lui demander de le poser.
A la moindre remarque, cet adorable bambin tourne les talons et donne force coups de pieds et de poings dans les différents obstacles qu'il rencontre dans sa fuite. (Il évite les camarades plus costauds que lui cependant...)
Vendredi, il a gambadé joyeusement autour des câbles de fixation des barres fixes de la salle de gymnastique, grimpé sur le cheval d'arçon sans permission ni adulte près de lui, coupé la trajectoire des petits copains qui prenaient leur élan... A mon interdiction, il a opposé l'argument qu'il avait envie de courir, lui. Il est vrai que je n'avais pas pris en considération cette évidence-là.
J'ai donc expliqué le comportement de S... à Môman qui m'a répondu en gros ceci : "Ah Bé alors il fait comme à la maison... C'est tout mon S..., ça... Il supporte pas la frustration. Et en plus il est plutôt cool en ce moment !" Et se tournant vers lui : "Ben alors, mon p'tit mec, qu'est-ce que t'as à dire, tu peux t'exprimer toi aussi, kwâ !"
Il est entré dans la cour après avoir tapé dans la paume de la main de sa mère, et vogue la galère...
Je resens parfois un grand sentiment de solitude...

Écrit par : chevreuil | 06 décembre 2009

"...Quand l'option SI ne marche plus parce que cela se sait, il s'en crée d'autres. Le latin avait ce rôle-là, jadis. Maintenant c'est le chinois dans les collèges et autres options du genre. L'école publique s'écroule mais il y a encore quelques filières et options qui permettent de mettre la tête hors de l'eau au petit..."

Ecrit par : Aucassin | 06 décembre 2009


Bref, comme dans bien des secteurs de la société, tout se passe en réalité par réseaux...
Outre la question des programmes, et celle du poids de la hiérarchie, il y a donc celle de l'orientation et de la diffusion de la (bonne) information, qui n'est pas moins essentielle.

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 décembre 2009

un enfant comme ça, cela vous remonte le moral ;
Ecrit par : retraitée | 06 décembre 2009

Comment, retraitée ? Il en existerait donc deux ?

Écrit par : nicolas | 06 décembre 2009

Je resens parfois un grand sentiment de solitude...
Ecrit par : chevreuil | 06 décembre 2009

Ca ne se passe pas qu'en CP, chevreuil.
A la sortie, on n'entend presque jamais : "alors, qu'est-ce que tu as appris, aujourd'hui ?" mais plutôt : "alors, elle a été gentille avec toi aujourd'hui, la maîtresse ?"...

Écrit par : nicolas | 06 décembre 2009

En l'occurence, Nicolas, c'est en CM2. Le joyeux apprenant en question va sévir au collège l'année prochaine. Je sens que ça va être dur !

PS : Je me suis aperçu que j'ai oublié un s à "ressens". Pan sur le bec.

Écrit par : chevreuil | 06 décembre 2009

Bref, comme dans bien des secteurs de la société, tout se passe en réalité par réseaux...
Outre la question des programmes, et celle du poids de la hiérarchie, il y a donc celle de l'orientation et de la diffusion de la (bonne) information, qui n'est pas moins essentielle.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 06 décembre 2009

Oui, le problème est qu'une école publique digne de ce nom ne devrait pas fonctionner par réseaux. Et cela montre que cette école n'a plus rien de "publique" depuis longtemps. L'orientation conforte les élèves dans les représentations les plus étroites qu'ils ont des filières et des "métiers". C'est un point majeur. L'orientation actuellement creuse les différences sociales. L'illisibilité du système est en faveur de la bonne bourgeoisie. Les co-psy ne connaissent aps bien les élèves; les profs laissent souvent les "pauvres" partir dans des sections pour "pauvres" sans avoir vraiment conscience de leur connerie ou en s'en fichant. Dans un collège qui pourvoit deux lycées l'un centre ville l'autre plutôt light, les profs vont "naturellement" trouver normal que partent en centre -ville les fils de la bonne bourgeoisie locale et que les enfants plus "colorés" ou plus défavorisés fassent le choix du lignt. Car c'est cela le problème. Ils le choisissent. Et il ne se trouve personne pour dire à la petite black du coin qu'elle sera mieux en centre-ville. Tout le monde trouve cela normal. C'est comme cela que l'orientation actuellement fonctionne pour que chacun reste dans la case dans laquelle il est né. D'ailleurs les choses sont si bien faites que la petite black n'a même pas envie d'aller dans le lycée centre-ville, tant elle a la trouille. Et puisque tout le monde lui dit que c'est bien. Ce n'est aps sa famille qui risque d'avoir une opinion.

Écrit par : Aucassin | 06 décembre 2009

Manquerait plus que mon résultat fût faux, hein ? ;-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 décembre 2009

Même pas mal ! En tout cas s'il est faux, ce n'est pas moi qui pourrai vous le dire car votre démarche et vos calculs m'ont convaincue. Merci d'avoir pris la peine de m'expliquer...

Ecrit par : nicolas | 06 décembre 2009
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Merci, Nicolas ! Merci de votre confiance !
J'aimerais que sur le blog de JPB il y eût un chimiste pour confirmer ce que je dis. (Ou l'infirmer, mais je ne veux pas envisager cela pour le moment.)
Autant je n'éprouve le besoin de faire vérifier la correction grammaticale et orthographique de mes messages (malgré quelques étourderies de temps à autre qui n'ont rien à voir avec l'ignorance) par personne, autant j'éprouve celui d'une vérification de ce que j'avance prudemment dans le domaine de la science.
(Sur son propre blog, JPB est le plus qualifié pour cela - la correction linguistique, veux-je dire -, ou, à tout le moins, à égalité de qualification avec quelques autres érudits en lettres - ce que je ne suis pas - peut-être présents ici, mais il n'a pas le temps, et cela ne le passionnerait pas vu qu'il le fait déjà avec ses propres élèves qui, même en Hypokhâgne et Khâgne, commettent quelques fautes de français, je suppose. Or, c'est fastidieux. Je corrigeais les fautes de français dans les copies de sciences physiques de mes élèves et enlevais jusqu'à deux points au maximum sur la note. Cela faisait hurler mes élèves, mais je n'en avais cure. Je leur disais que je leur rendais service. Il me donnaient du travail supplémentaire, et méritaient d'être punis pour cela. S'ils n'avaient pas été sanctionnés pour ces fautes, par ailleurs, ils auraient continué allégrement à négliger l'orthographe. Il s'agissait de classes de technicien, premières et terminales, et de classes de technicien supérieur, et le français était mis à mal par ces jeunes gens : pas seulement l'orthographe !)
Voilà pourquoi je demande sérieusement combien il y a de scientifiques qui hantent ce blog, et plus précisément combien d'érudits en sciences physiques.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 décembre 2009

Aïe, j'ai réellement cru qu'il s'agissait d'un CP... "adorable bambin", "gambadé", vous avez un lexique, vous aussi...
Avec une mère qui réagit comme ça, aucun doute, c'est gagné en 6ème mais sans doute sera-t-elle à l'Association des parents d'élèves pour veiller à l'ivraie...

Écrit par : nicolas | 06 décembre 2009

Info Le Monde :
"On ne supprime pas le programme d'histoire-géo en terminale scientifique, ce programme sera vu en première. En première, les lycéens de la filière S vont voir leur horaire d'histoire-géo passer de 2 h 30 à 4 heures", a déclaré, dimanche 6 décembre, Luc Chatel, ministre de l'Education nationale. Il réagissait ainsi à une pétition d'universitaires inquiets de la disparition de cette matière dans les programmes de terminale S.
"Que les élèves soient en filière scientifique ou littéraire, ils auront en première quatre heures d'histoire-géo, une discipline qui fait partie du tronc commun de matières partagées", a-t-il précisé. "L'histoire-géo va garder la place éminente qui a toujours été la sienne dans le système éducatif français et va même voir sa place confortée", a-t-il assuré.
Le projet de réforme des lycées, que Luc Chatel doit présenter jeudi devant le Conseil supérieur de l'Education, prévoit que les lycéens ayant choisi la voie scientifique n'aient plus de cours d'histoire-géographie obligatoires en terminale afin qu'ils puissent se consacrer à leurs matières scientifiques. "Les lycéens en S seront évalués en fin de première par une épreuve anticipée d'histoire-géo, comme le français. Ils ne feront pas d'histoire en terminale, mais actuellement ils ne font pas non plus de français et je n'ai pas le sentiment qu'ils soient illettrés", a-t-il ajouté en précisant que "les lycéens en filière S spécialement intéressés par l'histoire pourront suivre une option de deux heures d'histoire".
Vingt universitaires de renom, comme Jean-Pierre Azéma, Alain Finkelkraut ou Michel Winock, ont publié samedi dans Le Journal du dimanche une pétition, dans laquelle ils "s'insurgent" contre la disparition prévue des cours d'histoire en terminale S. Ils ont été rejoints, dimanche, par des intellectuels dont le psychiatre Boris Cyrulnik, les écrivains Philippe Delerm et Hervé Hamon et le philosophe Michel Onfray. Des politiques leur ont également apporté leur soutien parmi lesquels Martine Aubry (PS), Marielle de Sarnez (Modem) ou encore des députés de la majorité comme Hervé Mariton et Renaud Muselier (UMP), Jean-Claude Lagarde et Maurice Leroy. "

Écrit par : nicolas | 06 décembre 2009

J'ai donc expliqué le comportement de S... à Môman qui m'a répondu en gros ceci : "Ah Bé alors il fait comme à la maison... C'est tout mon S..., ça... Il supporte pas la frustration. Et en plus il est plutôt cool en ce moment !" Et se tournant vers lui : "Ben alors, mon p'tit mec, qu'est-ce que t'as à dire, tu peux t'exprimer toi aussi, kwâ !"
Il est entré dans la cour après avoir tapé dans la paume de la main de sa mère, et vogue la galère...
Je resens parfois un grand sentiment de solitude...

Ecrit par : chevreuil | 06 décembre 2009

Chevreuil, je sais que ce n'est pas gentil de rire de la misère des autres, mais c'est plus fort que moi ! Toutes mes excuses ;-((( !
Votre message m'a mise en joie ! Si vous voulez comprendre pourquoi, allez voir là (page 102, 6° message de la page) :

http://forums-enseignants-du-primaire.com/index.php?showtopic=151632&st=1010

Écrit par : catmano | 06 décembre 2009

Comment ça pas de sc nats en 2d C?? J'ai fait une 2d C en 80/81 (juste avant la réforme) et il y avait de la bio! Pas sûr pour les 1C et TC de l'époque (je crois qu'il y en avait mais peu); en 1S et TD évidemment.

Ne pas intégrer les nouveautés depuis 15 ans? Impossible au lycée : ce qu'on faisait en prépa agreg il y a 10 ans est au prog de TS; enseigner la classif "à l'ancienne" au collège c'est une erreur scientifique qui se paierait plus tard; expliquer le VIH sans tenir compte de ce qui se fait depuis 15 ans, sans parler des chiffres?
Ne pas oublier un truc: certains vrais élèves sont curieux, intelligents et savent se servir du web: la connaissance est à portée de clic. Pour ceux-là, notre rôle de prof consiste aussi -en sciences- à leur apprendre l'esprit critique et le recul, à leur donner des ressources pour asseoir leur connaissance et les aider à faire le tri. Je me considère (à mon faible niveau, bien sûr) comme un spécialiste dans mon domaine et par rapport à eux.

Écrit par : sisyphe | 06 décembre 2009

L'"élitisme" que j'évoquais et que je défends n'est nullement celui de l'argent, mais celui de la pensée, de la culture et du savoir.

Ecrit par : mihailovich | 06 décembre 2009

Au fond, une longue tradition familiale... (Mihaïlovski, pour ceux qui ne le savent pas encore, est tenu pour être un des maîtres à penser de l'intelligentsia)

Ecrit par : Buntov | 06 décembre 2009


J'ai du mal à vous suivre, Buntov.
Il ne s'agit nullement d'établir des hiérarchies factices entre les gens, mais bien d'avoir un système éducatif qui permette à chaque élève d'exprimer au mieux ses capacités, de le pousser le plus loin possible et de valoriser les efforts qu'il entreprend dans cet objectif. Ce qui suppose une certaine forme d'exigence.
Il me semble (ainsi qu'à bien d'autres sur ce blog...) que le système éducatif français n'est pas vraiment orienté de cette façon-là...

Écrit par : mihailovich | 06 décembre 2009

Sympathique, ce forum catmano et en plus bien écrit, avec humour et pas parsemé de fautes d'ortho, ça va, j'y retournerai ! Vous avez raison, c'est tout à fait dans la tonalité des aventures de chevreuil avec S et sa môman.

Écrit par : nicolas | 06 décembre 2009

Merci à vous, Catmano, vous m'avez bien fait rire, et vous m'avez de plus appris l'existence d'une nouvelle espèce : le "pédagol du bébé" (en latin ça donne quoi ? ;-)

Écrit par : mihailovich | 06 décembre 2009

Pour ceux-là, notre rôle de prof consiste aussi -en sciences- à leur apprendre l'esprit critique et le recul, à leur donner des ressources pour asseoir leur connaissance et les aider à faire le tri. Je me considère (à mon faible niveau, bien sûr) comme un spécialiste dans mon domaine et par rapport à eux.

Ecrit par : sisyphe | 06 décembre 2009

Du Meirieu dans le texte!
L'esprit critique est un esprit dans un état critique.
Pour quelles raisons l'école de la République
devrait-elle enseigner "l'esprit critique" et pourquoi pas , "l'esprit cynique"?
L'école est faite pour instruire, équiper les élèves qu'elle convoque de savoirs et de connaissances pour les édifier, les construire.
Ne demandons pas à l'école plus qu'elle ne peut donner. Ce serait déjà beaucoup.

Écrit par : marigot | 06 décembre 2009

"Ne pas intégrer les nouveautés depuis 15 ans? Impossible au lycée"

En physique, il y en a eu quelques unes de nouveautés depuis 15 ans (des nouveaux "accélérateurs", de l'exploration spatiale, de la magnétorésistance géante, etc.)

Il n'y en a pas trace dans les programmes de lycée et pour le coup, c'est très bien car on serait bien en peine de les raccorder à de réelles connaissances aussi bien théoriques qu'expérimentales.

A moins qu'on considère qu'il est bien plus important de raconter de jolies histoires aussi renouvelées qu'évanescentes que de les raccorder à un ensemble structuré et à peu près maîtrisé de connaissances ? Il est vrai aussi, en forçant à peine le trait, qu'en l'absence de biologie théorique *, on ne sache pas trier entre l'accessoire, le fondamental et l'idéologique de sorte qu'on est condamné à parler de tout, hic et nunc et sans recul. Un rêve pédagol...

Votre vrai nom, ne serait-il pas "Oncle Paul" ?

* il est vrai que la biologie n'est pas la physique qui, par nature, ne s'occupe que de phénomènes étroitement liés aux grandes symétries de l'espace et du temps, ce qui la rend essentiellement mathématisée (et, de plus, quantitative). Ceci dit, les efforts pour mettre sur pied une biologie théorique n'intéresse pas vraiment les biologistes dont la plupart sont obnubilés par leurs manip et le champ infini d'activités que cela procure.

Il peut être bon de rappeler qu'il n'y a, dans le monde, qu'environ 90 000 chercheurs mathématiciens alors qu'il y a plus de 2 millions de chercheurs en biologie.

Écrit par : dugong | 06 décembre 2009

"Ne pas oublier un truc: certains vrais élèves sont curieux, intelligents et savent se servir du web: la connaissance est à portée de clic. Pour ceux-là, notre rôle de prof consiste aussi -en sciences- à leur apprendre l'esprit critique et le recul, à leur donner des ressources pour asseoir leur connaissance et les aider à faire le tri." Sisyphe

Non.

Je ne vois pas d'inconvénient à ce que des élèves me posent des questions par courriel sur tel ou tel domaine dont ils auraient entendu parler par les médias.

Mais pas en cours...

Chez moi, ils viennent pour apprendre autre chose et j'ai la faiblesse de croire qu'ils savent pourquoi et qu'ils l'acceptent.

Votre argument est un joyau pédagol.

Écrit par : dugong | 06 décembre 2009

L'option SI au lycée est une vaste foutaise et a été un moyen au début de "faire " de bonnes classes en regroupant les bons matheux ensemble. /.../ En fait ces options n'ont aucun intérêt réel, elles servent juste à la bonne bourgeoisie /.../ . Quand l'option SI ne marche plus parce que cela se sait, il s'en crée d'autres. Le latin avait ce rôle-là, jadis. /.../

Ecrit par : Aucassin | 06 décembre 2009

Aucassin, vous ne connaissez manifestement pas le sujet dont vous parlez (hum ...) !

SI n'est pas une option ... Une option est un enseignement facultatif dont le poids à l'exam est faible (généralement sous forme de bonus pour les points au delà de la moyenne).

Or ce n'est ABSOLUMENT pas le cas de SI.

Depuis 1993, la série S comprend 3 filières : SVT (sciences de la vie et de la Terre), SI (sciences de l'ingénieur) et ATC (agronomie).

En maths physique français, philo, hist-géo, langues les épreuves, sujets, coefficients sont les mêmes et les copies mélangées.
En complément, on passe
- en SVT une épreuve de SVT
- en SI de SI
- en ACT d'agro
Ces épreuves ont à peu près le même même coef. (6, 7, 8 ou 9 selon un truc compliqué de spé : http://eduscol.education.fr/cid46204/serie-s.html )

Il existe une micro différence. En filière SI, pas d'OBLIGATION de prendre un enseignement de spécialité (mais ça reste possible et la plupart des élèves le font).

Pour le reste quelque soit la filière, et dans la limite de ce qui est proposé dans les établissement (ou alors en se préparant et en présentant en candidat libre) il est possible de présenter au bac 2 options par exple : langue ancienne, musique, arts plastiques, sport, LV3 ou d'autres trucs plus folko ..

Je ne pense pas que du bien de l'évolution au cours du temps de l'enseignement des SI et je pourrai développer un autre jour.
Mais ce n'est pas la matière qui est à mettre en cause contrairement à ce que dit morel qui ne sait même pas de quoi il s'agit. Les SI sont bien aussi respectables que les SVT et autres. La dénomination est pompeuse (pour attirer le chaland) mais le contenu est très respectable.
La dérive provient d'une bande d'IG et d'IPR fous dangereux et affairistes. Ils ont monté une usine à gaz à base de TIC + matériel de TP + systèmes support afin de vendre aux lycées ces merdiers (cher) par l'intermédiaire de sociétés bidons dont ils sont les associés (pas bien : trafic d'influence).
Pour justifier ils ont inventé un délire pédagogiste justifiant ce besoin.

Aucassin, il me semble que votre discours fait référence à une option SI qui était proposée aux élèves de la filière S SVT autrefois.
Elle a été supprimée il y a au moins 10 ans (peut-être plus, j'ai oublié). Elle était d'ailleurs assez sympa pour les élèves branchés sciences appliquées et technique. Pour le coup c'était une VRAIE option avec une évaluation assez cool et une ambiance en cours détendue.

Écrit par : Zorglub | 06 décembre 2009

Mon cher Marigot,

je vous cite:
"L'école est faite pour instruire, équiper les élèves qu'elle convoque de savoirs et de connaissances pour les édifier, les construire."
Merci donc d'aller dans mon sens : nos conceptions sont identiques. Meirieu, je ne l'ai jamais lu. J'ai toujours axé mes cours sur les connaissances et les savoirs, ce qui n'empêche nullement d'y arriver en introduisant ce qui fait les fondamentaux de la science : tête bien faite en non pas toute pleine. Réfléchir et comprendre c'est 90% de la mémorisation. Vous coupâtes mon texte et je répète que je m'adressais aux "vrais élèves qui sont curieux, intelligents et savent se servir du web: la connaissance est à portée de clic"...
Je me fous des théories de truc et machin, je me base sur ce qui marche dans mes cours.
Des connaissances et de la réflexion, du doute et de l'expérimentation: tout est lié.

Écrit par : sisyphe | 06 décembre 2009

"progestérone: 1ng/ml vaut 3nmol/l" Dobolino

La molécule de progestérone a pour formule brute C21H30O2

Une mole * de ces molécules a ainsi une masse de 314 g.

3 nanomol dans 1 litre a une masse de 3x314x10^-9 g soit 9,42x10^-7 g

Dans 1 mL, il y en aura 10^3 fois moins soit 9,42x10^-10 g
ou, si on préfère : 0,942 ng. Valeur proche de celle annoncée par Dobolino.


* Quelques précisions pour les non scientifiques que cela intéresseraient : les chimistes comptent les objets submicroscopique par gros paquets toujours le même appelé mole : une mole d'objets c'est, par définition, 6,02...x10^22 objets.

Pour ceux qui se demanderaient pourquoi on a pas choisi un nombre "rond", c'est pour rendre vrai la propriété suivante : "une mole d'atomes contenant A nucléons dans leur noyau, a une masse de A grammes."

C'est ainsi qu'une mole d'atomes C (6 protons et 6 neutrons soit 12 nucléons dans les plus répandus d'entre eux), a une masse de 12 g
Pour une mole d'atomes H : 1 g et une mole d'atomes O : 16 g

Les chimistes sont parfois des fainéants relativement subtils : ils concèdent une complication quelque part pour mieux rendre de nombreuses choses plus simples en aval (Sun Tzu, l'art de la guerre)

Écrit par : dugong | 06 décembre 2009

Un candidat au bac S peut-il prendre Arabe littéraire en option au Bac? Comment cela se passe-t-il s'il n'a pas suivi de LV "arabe"?
Merci!

Écrit par : sisyphe | 06 décembre 2009

mole : 6,02x10^23 objets !! et non pas 10^22...

fatigue !

Écrit par : dugong | 06 décembre 2009

Pour ceux qui se demanderaient pourquoi on n'a pas choisi un nombre "rond", c'est pour rendre vraie la propriété suivante...

Écrit par : dugong | 06 décembre 2009

Du Meirieu dans le texte!
L'esprit critique est un esprit dans un état critique.
Pour quelles raisons l'école de la République
devrait-elle enseigner "l'esprit critique" et pourquoi pas , "l'esprit cynique"?

Ecrit par : marigot | 06 décembre 2009

On imagine les compétences à valider en matière d'esprit critique.

Écrit par : guy morel | 06 décembre 2009

Un candidat au bac S peut-il prendre Arabe littéraire en option au Bac? Comment cela se passe-t-il s'il n'a pas suivi de LV "arabe"?
Merci!
Ecrit par : sisyphe | 06 décembre 2009

Voui, sauf si spécificité pour arabe (discrimination positive ou négative).

Pas d'obligation d'avoir suivi un enseignement pour passer une option (mon gosse a préparé et passé en candidat libre l'option arts plast avec soutenance de son dossier).

Faudra s'inscrire à l'option en même temps que pour le bac (genre février/mars). Il risque de devoir rejoindre un centre d'exam un peu loin s'il n'est pas dans un grande ville.

C'est à lui de se débrouiller pour comprendre le type d'épreuve (oral/écrit?) et ce qu'on attend de lui (exple voir s'il y a une liste de texte à présenter ou un dossier à préparer).
Z'avez compris ke chuis pas prof de langues ...

Écrit par : Zorglub | 06 décembre 2009

Dugong, merci pour ce rappel et je complète avec un lien vers la très drôle de tronche d'Avogadro :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Avogadro_Amedeo.jpg

C'est classe d'avoir donné son nom à une grandeur aussi fondamentale, mais il a dû ramer avec les nanas (qui ne pouvaient imaginer qu'il aurait un tel succès posthume).

Écrit par : Zorglub | 06 décembre 2009

"je complète avec un lien vers la très drôle de tronche d'Avogadro" Zorglub

Je dois dire qu'on n'en fera probablement pas un poster pour attirer les jeunes vers les sciences.

On frémit à l'idée de ce qu'il avait dans le dos quand il enlevait son lardeuss...

Écrit par : dugong | 06 décembre 2009

Votre message m'a mise en joie ! Si vous voulez comprendre pourquoi, allez voir là (page 102, 6° message de la page) :

http://forums-enseignants-du-primaire.com/index.php?showtopic=151632&st=1010

Ecrit par : catmano | 06 décembre 2009

Catmano, je ne trouve pas de page 102 sur ce lien...
Mais en page 11, pas mal d'histoires de mômans qui ressemblent à la mienne (d'histoire, bien sûr, pas de Môman !).
Suis-je bien sur le bon fil ? Validerai-je-z-un jour mon B2i ???

Écrit par : chevreuil | 06 décembre 2009

C'est à lui de se débrouiller pour comprendre le type d'épreuve (oral/écrit?) et ce qu'on attend de lui (exple voir s'il y a une liste de texte à présenter ou un dossier à préparer).

Ecrit par : Zorglub | 06 décembre 2009

Normalement, les grandes lignes du contenu des épreuves sont toujours expliquées sur eduscol.

Écrit par : Jeremy | 06 décembre 2009

Ca barde, au Modem !

L'euro-député MoDem, Corinne Lepage, a estimé samedi à Arras que François Bayrou ne pouvait pas prétendre rassembler d'autres forces politiques dans un «arc central» avant d'avoir rassemblé les membres de sa propre famille pour éviter qu'ils s'en aillent.

« Je trouve que l'idée d'un arc central est excellente mais je trouve qu'on ne peut pas prétendre rassembler les autres quand on n'a pas rassemblé les siens. Je suis là précisément pour travailler au rassemblement des nôtres. Il faut donner envie à ceux qui sont venus au MoDem d'y rester, éviter qu'ils s'en aillent », a expliqué à la presse Mme Lepage à son arrivée au congrès programmatique du mouvement démocrate.

La veille, François Bayrou avait appelé à la constitution d'un « arc central » allant de la gauche républicaine à la droite sociale, pour préparer l'alternance.

Mme Lepage a estimé qu'elle venait « rencontrer les militants, c'est, at-elle-dit, le seul sens de ma présence ici. J'ai animé pendant un an et demi les commissions (programmatiques, ndlr) et je souhaite discuter avec ceux qui en ont fait partie pour savoir comment ils trouvent que leurs propositions ont été reprises ».

Corinne Lepage avait mis fin à ses fonctions d'animation des commission thématiques après un désaccord avec M. Bayrou sur la prise en compte de leurs contributions dans le projet final.

Concernant les régionales, la vice-présidente du MoDem s'est dit « un peu choquée de voir que les têtes de liste sont présentées ce week-end alors que les militants n'ont pas encore voté ».

Sur les alliances, elle a de nouveau plaidé pour un rapprochement démocrates-écologistes, « la seule alternative qui vaille », selon elle.

Des antennes du mouvement écologiste Cap21, qu'elle préside, auraient rejoint les listes d'Europe écologie, notamment en Haute-Normandie et dans le Languedoc-Roussillon. « Aucun accord n'est encore passé », a-t-elle affirmé.

Interrogée sur son éventuel départ du MoDem, elle a expliqué que sa présence au congrès était une réponse. « J'espère qu'ici chacun peut exprimer ce qu'il a envie de dire. Si c'est le régiment, je me suis trompée de parti », a-t-elle conclu. Interrogée sur le volet écologie du programme, l'ancienne ministre de l'Environnement, s'est demandée si « la commission énergie et développement durable du MoDem y reconnaîtrait ses petits ». « Moi j'en doute », a-t-elle dit.

Écrit par : Jeremy | 06 décembre 2009

Bayrou a peut-être des qualités, mais il ne sait pas parler aux femmes... Il n'y a pas un coach qui pourrait le prendre sous son aile pour l'aider sur ce plan-là ?

Le président du MoDem, François Bayrou, a contesté aujourd'hui à Arras les critiques formulées par la vice-présidente du mouvement Corinne Lepage sur une éventuelle désunion au sein du MoDem en déclarant qu'on avait "le droit d'être de mauvaise humeur".

L'euro-député MoDem, Corinne Lepage, a estimé samedi lors d'un passage-éclair au congrès du MoDem que François Bayrou ne pouvait pas prétendre rassembler d'autres forces politiques dans un "arc central" avant d'avoir rassemblé les membres de sa propre famille pour éviter qu'ils s'en aillent.

"Il y a ici 1.500 personne venues de toute la France et il n'y a pas une fausse note: c'est la preuve de notre rassemblement", a répliqué M. Bayrou devant la presse.

"Bien sûr qu'il faut rassembler dans sa propre maison, dans ses propres troupes mais il faut le faire en ayant de la solidarité et ceci est une chose absolument nécessaire. Notre rassemblement, non seulement il est nécessaire mais c'est un fait. Et c'est parce que ce fait est là, que probablement notre projet va être vu et entendu", a-t-il ajouté.

"Il y a peut-être des gens qui n'osent pas s'exprimer en ayant peur des réactions, mais ne faisons pas une histoire d'une réaction de mauvaise humeur. On a le droit d'être de mauvaise humeur. Cela m'est arrivé plusieurs fois dans ma vie. Et donc, je ne fais pas une histoire des réactions de mauvaise humeur", a-t-il conclu.

Écrit par : Jeremy | 06 décembre 2009

Catmano, je ne trouve pas de page 102 sur ce lien...
Mais en page 11, pas mal d'histoires de mômans qui ressemblent à la mienne (d'histoire, bien sûr, pas de Môman !).
Suis-je bien sur le bon fil ? Validerai-je-z-un jour mon B2i ???

Ecrit par : chevreuil | 06 décembre 2009

Je ne comprends pas, lorsque l'on clique sur le lien, on tombe juste sur cette fameuse page 102 avec le message dont je parlais.

Écrit par : catmano | 06 décembre 2009

Les chimistes sont parfois des fainéants relativement subtils : ils concèdent une complication quelque part pour mieux rendre de nombreuses choses plus simples en aval (Sun Tzu, l'art de la guerre)

Ecrit par : dugong | 06 décembre 2009
---
Merci, dugong. Vous êtes l'homme de la situation.
J'ai cherché vainement la masse molaire de la progestérone dans mes livres, alors qu'il me suffisait d'aller voir sur Wikipédia, ce que je viens seulement de penser à faire.
J'ai l'impression que la molécule de progestérone contient des cycles d'atomes de carbone. Malheureusement, ici, il est difficile de mettre des formules développées.
Pouvez-vous me dire quelles sont les fonctions (chimiques) de ce corps ? Ce pourrait être un diol ou un acide ou autre chose encore. Bon, je retourne sur Wikipédia. :-)
J'ai lu votre message en entier, naturellement. C'est parfaitement clair. Combien de lecteurs auront-ils été intéressés par votre message, à part moi ? ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 décembre 2009

Moi aussi, Catmano.

Écrit par : Jeremy | 06 décembre 2009

Comment ça pas de sc nats en 2d C?? J'ai fait une 2d C en 80/81 (juste avant la réforme) et il y avait de la bio! Pas sûr pour les 1C et TC de l'époque (je crois qu'il y en avait mais peu); en 1S et TD évidemment.



Ecrit par : sisyphe | 06 décembre 2009

Affirmatif, Sisyphe. pas de sci nat en 2d C ni 1°C, aussi bien pour mon frère et mon époux, bac 71, que pour moi, bac 76. Cours en Terminale, sans épreuve obligatoire au bac, sauf au rattrapage qui comportait une épreuve orale de Sci Nat.
Programme Terminale C (Horaire: 1H 1/2 de TP et une 1/2 heure de cours à grouper en trois heures de TP et 1 H de cours par quinzaine)

Je vous donne le sommaire du livre, pas le programme, trop long à copier.

PHYSIOLOGIE
1 Etude pratique d'un mammifère : la souris
2 les constituants fondamentaux de la matière vivante
3 La nutrition des plantes vertes
4 Les besoins alimentaires de l'homme et des animaux
5 La respiration
6 Le tissu nerveux et ses propriététs
7 Système nerveux et comportement moteur
8 Le muscle strié squelettique
9 L'unité physiologique de l'organisme


BIOLOGIE GENERALE

10 La cellule
11 La fécondation
12 l'espèce et la variation
13 l'hérédité et la génétique classique
14 l'hérédité et la génétique moderne
15 Origine et évolution de l'homme


Extrait de la préface:
"A la rentrée de septembre, quand ils franchissent le seuil de la salle de Sciences Naturelles, les élèves de Terminale C ne peuvent évoquer que des souvenirs vieux de plus de deux ans, ce qui est fort lointain à leur âge. En effet, la Biologie n'est pas enseignée en Seconde ni en Première C, et leurs derniers cours remontent à la classe de Troisième. "

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2009

Faire un communiqué commun avec des syndicats dont l'idéologie sous-jacente a contribué depuis plus de vingt ans à ce genre de réforme caractérisée par la baisse de l'offre scolaire en termes d'enseignements fondamentaux et ériger le lycéen en consommateur roi c'est une chose ;s'emparer d'un combat comme celui-là de manière singulière ,d'ailleurs pour gagner quelques électeurs (ce ne serait pas du luxe pour le SNALC) cela en est une autre ! Quand à l'entrée de de la philo en lycée professionnel ? NON MERCI ! Les profs de philo ne sont pas candidats au suicide.Il faudrait mieux l'initier en Premiére L

Écrit par : DEFER | 06 décembre 2009

A noter, Sisyphe, que les prépas maths sup bio et les prépas vétos recrutaient la quasi-totalité de leurs élèves en C.

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2009

À dugong : OK, j'ai vu sur Wikipédia la formule développée de la progestérone. Il y a deux fonctions cétone. Est-ce bien cela ?

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 décembre 2009

Ah ça je suis d'accord : on devrait répartir la philo et les lettres sur les deux années de première et terminale L.

Écrit par : Jeremy | 06 décembre 2009

Moi aussi, Catmano.

Ecrit par : Jeremy | 06 décembre 2009

Bon. J'ai re-essayé : Je tombe sur la première page d'un fil de onze pages intitulé "pédagogie unique, ou méthodes efficaces", très très intéressant, d'ailleurs !

Écrit par : chevreuil | 06 décembre 2009

Bon. J'ai re-essayé : Je tombe sur la première page d'un fil de onze pages intitulé "pédagogie unique, ou méthodes efficaces", très très intéressant, d'ailleurs !

Ecrit par : chevreuil | 06 décembre 2009

Dans ce cas-là, il faut aller à la page 102 de ce fil de discussion en progressant par bonds successifs. Mais ça va être long, je ne vous en voudrai pas si vous vous en dispensez.

Écrit par : catmano | 06 décembre 2009

SI n'est pas une option ... Une option est un enseignement facultatif dont le poids à l'exam est faible (généralement sous forme de bonus pour les points au delà de la moyenne).


En 2003- 2004, les sciences de l'ingénieur étaient proposées comme option à l'entrée en seconde; et elles servaient exactement à ce que j'ai décrit. Mais il est vrai que je ne suis pas spécialiste de ce genre de choses et que dans le détail on s'en fiche un peu. Le coup des options, celle-là ou une autre fonctionne comme je l'ai dit et pour les raisons susdites, ne vous en déplaise.

Écrit par : Aucassin | 06 décembre 2009

Tenez, chevreuil, sur un plateau !!!


"""Eh bien, moi, ce soir, après l'école, j'ai eu réunion avec les parents de Dudule, de Machin, de Tartiflou et de leurs sept autres copains de CE2 et je vais beaucoup mieux, vraiment beaucoup mieux.
Ils nous ont bien expliqué, à ma collègue et à moi, et maintenant nous savons pourquoi ces pauvres petits ont tant de peine : c'est parce que c'est trop dur et qu'ils sont encore petits, alors c'est difficile pour eux et peut-être que si nous leur donnions des choses plus simples et qu'ils avaient le droit de faire quelques petites erreurs de temps en temps tout en ayant quand même des bonnes notes, ça les encouragerait.

Par exemple, les "s" du pluriel, on pourrait ne pas tous les comptabiliser ou les tables de multiplication, avec une calculette, ça devrait mieux se passer, sauf s'ils se trompent de touches, mais ça, comme ce sont des enfants, on ne peut pas leur reprocher d'être inattentifs de temps en temps, il faut qu'on s'y attende.

Alors, du coup, moi, ça va beaucoup mieux et je me demande si je ne vais pas conseiller à ma collègue, qui les a toute la sainte journée, de laisser la marée envahir les quelques tas de sable qu'elle a péniblement entassés provisoirement et de garder la bétonnière pour les autres. Ça va nous faire drôle, mais que voulez-vous, nous travaillons dans l'intérêt des familles."""

Écrit par : Maminou | 06 décembre 2009

J'ai l'impression que la molécule de progestérone contient des cycles d'atomes de carbone. Malheureusement, ici, il est difficile de mettre des formules développées.
Pouvez-vous me dire quelles sont les fonctions (chimiques) de ce corps ? Ce pourrait être un diol ou un acide ou autre chose encore. Bon, je retourne sur Wikipédia. :-)
J'ai lu votre message en entier, naturellement. C'est parfaitement clair. Combien de lecteurs auront-ils été intéressés par votre message, à part moi ? ;-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 décembre 2009

Moi ! Ça m'amuse. N'oubliez pas que la formule n'est intéressante qu'en 3D. Partez des diols.
Pour votre recherche sur gloogloo, écrivez stéroïdes sexuels ou hormones stéroîdes. En forçant un peu, vous verrez que ça copine avec le choléstérol.

"
Les stéroides groupent toutes les substances dont le caractère commun est de posséder un noyau tétracyclique constitué par trois noyaux cyclohexaniques (A, B, C ) et un noyau cyclopentanique ( D ). Les trois cycles hexagonaux ont le même agencement que ceux du perhydrophénantrène; le noyau pentagonal est accolé au cycle C. Ce carbure d'hydrogène est dénommé stérane, il a 17 carbonnes.
En fixant un groupement méthyle (-CH3) sur le carbonne 13 du stérane, on passe à l'œstrane, à 18 carbonnes, d'où dérivent les hormones œestrogènes. Avec un second méthyle en C10, le carbure à 19 carbonnes, c'est l'androstane d'où proviennent les hormones mâles.
Avec un radical éthyle, au sommet du noyau cyclopentanique, en C 17, le carbure a 21 carbones, c'est le prégnane ; il constitue le squelette carbonné des hormones du corps jaune (votre progestérone, Francis ! ) et des corticosurrénales.
En remplaçant la chaîne dicarbonée du prégnane par une chaîne ramifiée à 5 carbones on obtient le cholane d'où dérivent les acides biliaires. (C'est fou ce que le monde est petit !) . En prolongeant la chaîne latérale du cholane par un radical isopropylique, on obtient la formule du cholestane qui est le carbure d'hydrogène correspondant au cholestérol."


Etonnez-vous après que les vétos soient complètement zinzins !
Avoir appris tout ça par cœur, et tant d'autres choses, pour gagner sa vie en vendant des nonos et des colliers à Médor !!!


N.B.: "Les formules planes ne représentent pas la structure spatiale de ces différents carbures et des stéroïdes qui en dérivent..."
Forcément ! Pour comprendre, faut représenter tout ça dans l'espace ...

Les citations sont extraites d'un bon vieux bouquin; Elements de Biochimie Générale. par Georges Schapira. 5° édition. 1959.

Je suis certaine que ce bouquin sera encore utile à ma fille si elle poursuit sur Médecine. C'est une bonne vieille chose, bien sympathique, ce vieux livre. Les protides sont restés des protides, les lipides des lipides et les glucides des glucides. L'eau n'a pas changé de formule...

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2009

Merci, Maminou !
C'est très gentil. Chez moi, ce message apparaît en 17ème position de la page 11.
Je trouve la métaphore des tas de sable particulièrement bien choisie. J'ai souvent l'impression que la marée monte plusieurs fois par heure !

Écrit par : chevreuil | 06 décembre 2009

En 2003- 2004, les sciences de l'ingénieur étaient proposées comme option à l'entrée en seconde; et elles servaient exactement à ce que j'ai décrit. Mais il est vrai que je ne suis pas spécialiste de ce genre de choses et que dans le détail on s'en fiche un peu. Le coup des options, celle-là ou une autre fonctionne comme je l'ai dit et pour les raisons susdites, ne vous en déplaise.

Ecrit par : Aucassin | 06 décembre 2009

Ah, vos confondez avec ISI, initiation aux sciences sus-dites.

ISI, partout où je suis passé, c'était l'option prise par les scientifiques bricoleurs sur moteurs de voiture qui n'aimaient pas trop la théorie. Public à 90% masculin et éminemment respectable, mais avec lequel il est plus aisé de parler mobylette et moteur à explosion que siècle d'or et musique baroque.

Écrit par : Jeremy | 06 décembre 2009

Oui, Francis, c'est coquin ! Imaginez qu'à partir de la molécule prégnane à 21 carbones, vous obtiendrez non seulement la progestérone mais le cortisol et l'aldostérone.
Gros problèmes chez les furets castrés dont la corticosurrénale s'emballe.
Si vous saviez comme c'est beau, vu du terrain !
Et comme le nombre d'Avogadro est loin quand un furet se dépoile ...
Mais, bon, en matière de socle commun, il a bien fallu en passer par là. Sinon, comment comprendre les hormones stéroïdes ?

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2009

Et comme le nombre d'Avogadro est loin quand un furet se dépoile ...


Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2009
Quoique, entre la tronche d'un furet pelé et celle d'Avogadro, il y a d'indéniables similitudes, non ?

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2009

ISI : tout bien comme ça Jérémy ! Je pratique depuis fort longtemps ...
Ceci dit, reste toujours 2 ou 3 mômes sympas, équilibrés et curieux dans ces classes (souvent ceux qui couplent avec MPI et LV2).
Sont de tte façon moins moins graves que les 2nde avec IGC ... !
L'option ISI est maintenue avec passage à 1h30 dans la 2nde Chatel.

Aucassin, le diable est dans les détails.
C'est avec des détails subtils qu'un fils de prof évite de se retrouver dans les classes tragiques tout en restant dans le public.

Exple :
- au primaire dérog à la carte scol pour cause de nounou choisie dans le bon quartier
- au collège CHAM
- au lycée bonnes options (MPI + SES) et classe Europe
- en prépa filière optimisant le succès sur la base du ratio nbre de places concours / nbre candidats.
En ce moment PT* sauf si on vise le top 5 des écoles d'ingé (vaut mieux alors PSI* ). Si on est très branché X ou ULM maths pas le choix faut MP*.

Vous dénonciez ces faits, je les fait connaître pour que tous puissent en profiter en dehors du petit milieu.

Écrit par : Zorglub | 06 décembre 2009

Des connaissances et de la réflexion, du doute et de l'expérimentation: tout est lié.

Ecrit par : sisyphe | 06 décembre 2009


On ne saurait mieux dire.

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 décembre 2009

Quand à l'entrée de de la philo en lycée professionnel ? NON MERCI ! Les profs de philo ne sont pas candidats au suicide.Il faudrait mieux l'initier en Premiére L

Ecrit par : DEFER | 06 décembre 2009


Mais elle y est déjà... à titre expérimental, du moins.
Dans l'académie de Créteil, l'expérience a été menée : une heure de philo obligatoire ajoutée dans l'emploi du temps d'élèves de BEP et de Bac Pro; assurée, sur la base du volontariat, par les agrégés de philo du coin; et avec des résultats probants. Non seulement les élèves étaient assidus, mais on s'est de plus rendu compte qu'ils étaient demandeurs.
En fait, le problème concernant la philo, ce n'est pas les élèves, qu'ils soient en Lycée Professionnel ou ailleurs. C'est plutôt les profs... qui eux-mêmes ne savent pas ce que c'est que la philo, et qui s'empressent d'affirmer que ça n'a pas sa place en Lycée Professionnel... sans savoir de quoi ils parlent...
Quant au Lycée Professionnel, si c'est pour l'heure une voie de garage, il n'empêche qu'on peut aussi trouver plaisir à y enseigner. Et puis surtout, il faudrait arrêter l'hypocrisie : on ne peut pas à la fois prôner la transmission des savoirs, souhaiter remonter le niveau, et ne pas s'intéresser en même temps à la revalorisation du Lycée Professionnel.
En effet, après le collège, de nombreux élèves s'y orientent... par défaut. Alors que si la dégradation cesse dans le système éducatif, il n'y a pas de raison pour que les filières professionnelles ne deviennent pas elles aussi des filières d'excellence.
Un prof qui prétend défendre une école de qualité tout en continuant à considérer le Lycée Professionnel comme une voie de garage est un menteur : il ne défend nullement une telle école, mais attend juste d'avoir une poubelle sous la main pour y dissimuler l'ampleur du désastre.
Toute réforme du lycée dite sérieuse doit intégrer dans la réflexion le Lycée Professionnel.

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 décembre 2009

Les premières têtes de liste désignées par le patron du DEM-MO (soyons jeunes) sont assez intéressantes :

-ALSACE : Yann WEHRLING, associé à Odile UHLRICH-MALLET, tête de liste départementale dans le Haut-Rhin (68) ;

-AQUITAINE : Jean LASSALLE ;

-BASSE-NORMANDIE : Rodolphe THOMAS ;

-BRETAGNE : Bruno JONCOUR ;

-HAUTE-NORMANDIE : Danielle JEANNE ;

-ILE-DE-FRANCE : Alain DOLIUM ;

-PAYS-DE-LA-LOIRE : Laurent GERAULT ;

-PICARDIE : France MATHIEU ;

-RHÔNE-ALPES : Azouz BEGAG, associé à Fabienne FAURE, tête de liste départementale dans l'Ain (01).

Moi, Wehrling, Lassalle et Begag, ça me va. Les autres, je les connais assez peu.

Écrit par : Jeremy | 07 décembre 2009

J'attends avec intérêt la tête de liste en PACA…
JPB

Écrit par : brighelli | 07 décembre 2009

J'attends avec intérêt la tête de liste en PACA…
Ecrit par : brighelli | 07 décembre 2009

Ah ? Ce n'est pas vous ? :-)

Écrit par : nicolas | 07 décembre 2009

J'attends avec intérêt la tête de liste en PACA…
JPB

Liste du Modem:
-RHÔNE-ALPES : Azouz BEGAG,

N'est-ce pas vous, JPB, qui écriviez pis que pendre du Gône du Chaâba de Azouz Begag?

Vous lui en avez touché deux mots?!!

Écrit par : Tulius Détritus | 07 décembre 2009

Times they're changin'…
Bob Dylan & JPB

Écrit par : brighelli | 07 décembre 2009

Times they're changin'…
Bob Dylan & JPB

Ecrit par : brighelli | 07 décembre 2009

Rien d'autres?

http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/01/22/litteratures-enfantines.html

Begag serait ainsi passé à vos yeux, et en 3 ans seulement, du stade d'auteur de littérature de merde à classique contemporain?

Sur ce coup je préfère Ballad of a thin man !

Écrit par : Tulius Détritus | 07 décembre 2009

Alors, du coup, moi, ça va beaucoup mieux et je me demande si je ne vais pas conseiller à ma collègue, qui les a toute la sainte journée, de laisser la marée envahir les quelques tas de sable qu'elle a péniblement entassés provisoirement et de garder la bétonnière pour les autres. Ça va nous faire drôle, mais que voulez-vous, nous travaillons dans l'intérêt des familles."

Ecrit par : Maminou | 06 décembre 2009

Si nous voulons qu'ils fassent semblant de travailler, nous devons faire semblant d'enseigner.

Écrit par : Robin | 07 décembre 2009

et réciproquement

Écrit par : Zorglub | 07 décembre 2009

@SOCLE ET COMPÉTENCES

Certains estiment que le socle n'aurait pas que du mauvais et aurait même du bon s'il était amputé de l'évaluation des compétences. C'est là négliger le fait que sa conception repose sur une telle évaluation. Le socle énumère en effet des "connaissances" sans jamais spécifier les exercices qui permettent de les enseigner ni ceux qui permettent d'en contrôler l'acquisition en demandant de les lier entre elles.
Sur ce sujet, voir l'excellente analyse de Véronique Marchais à
http://www.sauv.net/competences.php

Écrit par : guy morel | 07 décembre 2009

n'est-il pas urgent de relever le niveau des élites par un élitisme bien compris ?

Ecrit par : guy morel | 06 décembre 2009

Mille fois d'accord. La croisade contre l'élitisme de la bien-pensance actuelle est d'une stupidité infinie.

Ecrit par : mihailovich | 06 décembre 2009

M'avez mal compris. Je disais simplement que les "élites", terme exécrable, pourraient être cultivées.

Ecrit par : guy morel | 06 décembre 2009

Je me disais aussi. Deux fois le terme "élite" sans guillemets dans un message morélien, c'était soit un troll, soit les premiers symptômes d'un AVC.

Écrit par : yann | 07 décembre 2009

Toujours aussi affectif, Zorglub. C'est là le signe d'un niveau pas très solide et d'un caractère précocement acariâtre.
Ecrit par : guy morel | 06 décembre 2009

Toujours impeccable, le morel.

Par contre, excellentes réponses de Zorglub sur les SI, j'ai eu la flemme de m'y coller. Ravi de votre retour.

Écrit par : yann | 07 décembre 2009

Un candidat au bac S peut-il prendre Arabe littéraire en option au Bac? Comment cela se passe-t-il s'il n'a pas suivi de LV "arabe"?
Merci!

Ecrit par : sisyphe | 06 décembre 2009

Oui. Mais il risque d'avoir des surprises s'il croit s'en tirer en Arabe littéraire s'il parle "arabe" (dialectal) à la maison.

Écrit par : yann | 07 décembre 2009

hydrodynamique des fluides visqueux.

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2009

Qu'est-ce qui te traumatise ?
Viscosité de l'eau à 20° : 1.002 millipascal-seconde (ou centipoise).
Contrairement aux idées reçues, l'eau est visqueuse, et la vipère ne l'est pas ;O)

Écrit par : yann | 07 décembre 2009

Yann a raison : il est profondément juste de parler "d'hydrodynamique des fluides visqueux".

Dans son cours de physique "élémentaire", Feynman traite de l'approximation des fluides non visqueux dans un chapitre intitulé "Ecoulement de l'eau sèche" et il traite des fluides visqueux dans le chapitre suivant intitulé "Ecoulement de l'eau mouillante"

Feynman lectures on physics - Electromagnétisme 2 - chapitres 40 et 41.

Écrit par : dugong | 07 décembre 2009

Feynman lectures on physics - Electromagnétisme 2 - chapitres 40 et 41.

Ecrit par : dugong | 07 décembre 2009

Et c'est la "Bible" qui le dit...
"The flow of dry water" (eh oui !), et "The flow of wet water".

Écrit par : yann | 07 décembre 2009

Je m'exprime assez mal. L'eau a une viscosité constante, non, quelles que soient les contraintes auxquelles on la soumet ?
En fait, il aurait peut-être fallu écrire dynamique des fluides non newtoniens au lieu de visqueux car, du coup, j'ai fait une double boulette ?
La viscosité du sang varie en fonction de sa vitesse.
Ce n'est pas le cas de l'eau, Dugong ?

Écrit par : dobolino | 07 décembre 2009

Dobo je débranche mon moteur à eau et je reviens de suite vous répondre ...

Écrit par : iPidiblue réchauffement tempéré | 07 décembre 2009

La viscosité du sang varie en fonction de sa vitesse.
Ce n'est pas le cas de l'eau, Dugong ?

Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2009

Ne serait-ce point une question de régime laminaire et turbulent ?

Écrit par : Japhet | 07 décembre 2009

@SOCLE ET COMPÉTENCES

Certains estiment que le socle n'aurait pas que du mauvais et aurait même du bon s'il était amputé de l'évaluation des compétences. C'est là négliger le fait que sa conception repose sur une telle évaluation. Le socle énumère en effet des "connaissances" sans jamais spécifier les exercices qui permettent de les enseigner ni ceux qui permettent d'en contrôler l'acquisition en demandant de les lier entre elles.
Sur ce sujet, voir l'excellente analyse de Véronique Marchais à
http://www.sauv.net/competences.php

Ecrit par : guy morel | 07 décembre 2009

Merci pour le lien. Je suis sans doute long à la détente, mais je pense avoir compris. L'évaluation ne serait pas le "complément" (éventuellement facultatif) du socle, mais sa finalité première. Le socle commun, cheval de Troie au sens homérique, mais aussi de virus informatique, d'une "pédagogie nouvelle", délibérément vague, enfin débarrassée des notes et des contenus.

Écrit par : Robin | 07 décembre 2009

Ce n'est pas le cas de l'eau, Dugong ?

Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2009

La viscosité varie en fonction de la température, pas de la vitesse, même pour l'eau ou le sang.
Pourquoi "non newtonien" ? Quel rapport ?

Écrit par : yann | 07 décembre 2009

Je ne me souviens pas d'avoir étudier de si près que ça la rhéologie et la mécanique des fluides ("mécaflu" pour les intimes, en ... sciences de l'ingénieur).

Écrit par : yann | 07 décembre 2009

"Le socle commun, cheval de Troie au sens homérique, mais aussi de virus informatique, d'une "pédagogie nouvelle", délibérément vague, enfin débarrassée des notes et des contenus." Robin

Yes sir !

Écrit par : dugong | 07 décembre 2009

D'avoir étudié !
L'orthographe non plus, on dirait !

Écrit par : yann | 07 décembre 2009

Je me suis planté de note...

A bas les notes !

Écrit par : dugong | 07 décembre 2009

N.B.: "Les formules planes ne représentent pas la structure spatiale de ces différents carbures et des stéroïdes qui en dérivent..."

Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2009
---
C'est vrai, et cela rend les choses difficiles pour qui ne voit pas bien dans l'espace.
J'ai lu votre message en entier, Dobolino. Merci. Je n'en retiendrai pas beaucoup de toutes ces intéressantes informations. J'approche des soixante-dix ans et il me semble que mon flot d'hormones (celles qui vous intéressent tant, coquine que vous êtes) diminue de manière significative...

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 décembre 2009

La viscosité du sang ne varie pas avec la vitesse mais j'imagine qu'en physiologie, on utilise cet artifice pour expliquer la variation des contraintes pariétales en fonction du débit dans une artère ou une veine. C'est le régime d'écoulement qui change.
Passer du laminaire au turbulent entraîne l'apparition de tourbillons, de formes et tailles variées, que l'on peut modéliser avec plus ou moins de précision avec le concept de viscosité turbulente, dont la valeur dépend étroitement de la vitesse, du débit, ou du "nombre de Reynolds".

Écrit par : Japhet | 07 décembre 2009

Vous avez vu Francis, Dobo cherche la petite bête et parfois aussi la grosse !

Écrit par : iPidiblue grosse bête | 07 décembre 2009

Oui, Francis, c'est coquin ! Imaginez qu'à partir de la molécule prégnane à 21 carbones, vous obtiendrez non seulement la progestérone mais le cortisol et l'aldostérone.
Gros problèmes chez les furets castrés dont la corticosurrénale s'emballe.
Si vous saviez comme c'est beau, vu du terrain !
Et comme le nombre d'Avogadro est loin quand un furet se dépoile ...
Mais, bon, en matière de socle commun, il a bien fallu en passer par là. Sinon, comment comprendre les hormones stéroïdes ?

Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2009
---
Hum, hum... vous êtes d'humeur badine, aujourd'hui, Dobolino !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 décembre 2009

La viscosité du sang ne varie pas avec la vitesse mais j'imagine qu'en physiologie, on utilise cet artifice pour expliquer la variation des contraintes pariétales en fonction du débit dans une artère ou une veine. C'est le régime d'écoulement qui change.


Ecrit par : Japhet | 07 décembre 2009
Oui mais pas seulement. C'est certainement bien plus complexe car n'oubliez pas que le sang contient des éléments figurés de taille non négligeable, les globules rouges,
dont le comportement varie en fonction de la vitesse du sang et non seulement du diamètre du vaisseau.
Excusez-moi, je n'ai pas le temps pour l'instant et c'est passablement trop compliqué pour moi.

Écrit par : dobolino | 07 décembre 2009

Ah, vos confondez avec ISI, initiation aux sciences sus-dites.

ISI, partout où je suis passé, c'était l'option prise par les scientifiques bricoleurs sur moteurs de voiture qui n'aimaient pas trop la théorie. Public à 90% masculin et éminemment respectable, mais avec lequel il est plus aisé de parler mobylette et moteur à explosion que siècle d'or et musique baroque.

Ecrit par : Jeremy | 06 décembre 2009

Exact Jérémy. Ma confusion est bien celle-là. ISI et SI. A vrai dire, je m'en contrefous. Comme le dit Morel, ce sont des c... dans les deux cas quand c'est placé ainsi au lycée.

Écrit par : Aucassin | 07 décembre 2009

Et vous Aucassin, si ce n'est indiscret, quelles conneries enseignez-vous ?

Écrit par : Zorglub | 07 décembre 2009

Je ne me souviens pas d'avoir étudier de si près que ça la rhéologie et la mécanique des fluides ("mécaflu" pour les intimes, en ... sciences de l'ingénieur).

Ecrit par : yann | 07 décembre 2009
Non, c'est après, en travaillant sur la physiologie cardiovasculaire en post-universitaire. En physique, on a fait les bases.

Voilà ce que j'ai (je recopie tout bonnement) si ça peut aider les physiciens .

Le comportement du sang total est très complexe car la viscosité varie avec:
a) la température, mais cette variation est faible compte tenu de l'homéostasie thermique de l'organisme.
b) la vitesse de cisaillement
c) l'hématocrite

Plus la vitesse augmente plus la viscosité diminue, ce qui donne au sang total un comportement de type rhéo-fluidifiant. Ceci provient du fait qu'à faible vitesse d'écoulement les globules rouges sont généralement organisés en rouleaux; mais ces rouleaux qui augmentent la viscosité apparente sont peu stables et se désagrègent à des vitesses plus élevés; il en résulte alors une diminution de la viscosité.
L'augmentation de l'hématocrite entraîne une augmentation de la viscosité et cette relation est fortement non linéaire. Néanmoins, pour un hématocrite moyen, compris entre 40% et 60%, on peut admettre que la viscosité du sang total, aux vitesses de cisaillement habituelles et à 37°C est de l'ordre de 4 à 4.5 mPa.s.
Enfin, au niveau des petits vaisseaux, ceux dont le diamètre est inférieur à 0.5 mm environ, un autre phénomène intervient. Dans ces vaisseaux en effet, l'écoulement est lent et les globules ont tendance à se grouper dans la veine centrale du fluide tandis que leur nombre relatif diminue: l'hématocrite y est plus faible. Il en résulte que la viscosité y est également plus basse. Cette relation apparente entre diminution du calibre vasculaire et diminution de la viscosité a reçu le nom d'effet Fäerus-Lindqvist.

Cependant, il y a un moment où le vaisseau est si petit, c'est le cas de certains capillaires, que les globules ne peuvent passer qu'un à la fois, parfois même pas du tout. C'est cette variabilité des conditions d'écoulement dans les très petits vaisseaux qui rend compte de la spécificité de leur physiologie et de leur pathologie.



Grossièrement, on pourrait comparer le sang à une encre d'imprimerie ou à une peinture, sur le plan dynamique, et je crois bien comprendre que c'est ce qui a été utilisé pour les grandes lois de l'hémodynamique parce qu'il faut bien en avoir pour progresser mais c'est une approximation car les particules de l'encre ou de la peinture ne sont pas des organites. Après, ça suffit pour ce qu'on en a besoin, je pense.

Mais c'est sympa d'avoir un socle commun qui permette de lire le chapitre "Lois générales de l'hémodynamique "dont est extrait le petit texte ci-dessus.
Maintenant, j'ai laissé tomber mais il y a douze ans en arrière, avant que je devienne complètement... comment dire ? j'ai l'impression d'avoir subi un lavage de cerveau ! (ce n'est pas une plaisanterie et je me demande si ce n'est justement pas une histoire de progestérone-oestradiol ) ... oui, donc, avant, ça m'avait vraiment plu de travailler ça à fond avant de me plonger dans la pathologie cardiovasculaire, pour bien savoir où je mettais les pieds.
Je dis ça pour en revenir au socle commun car si j'avais dû me taper de lire ce chapitre sans avoir appris deux trois bricoles sur les pressions, la loi de poiseuille et la relation de Laplace ...
Et encore, ayant fait véto, j'ai un an de cours de vraie physique de plus qu'un médecin. Donc, si pour les vétos, ça peut se faire après le bac, il faut bien que les futurs médecins continuent à apprendre quelques bricoles au lycée.

Écrit par : dobolino | 07 décembre 2009

Qui c'est qui sera la plus belle pour aller danser ce soir ?

Écrit par : iPidiblue bal des vétos | 07 décembre 2009

Réponse pour les plus impatients : Madame Véto !

Écrit par : iPidiblue bal des vétos | 07 décembre 2009

Merci de vos réponses concernant l'arabe en option bac!

Écrit par : sisyphe | 07 décembre 2009

Et vous Aucassin, si ce n'est indiscret, quelles conneries enseignez-vous ?

Ecrit par : Zorglub | 07 décembre 2009

Les sciences de l'ingénieur. Quelle question!

Écrit par : Aucassin | 08 décembre 2009

Dépêche AEF de ce jour — 18 décembre 2010 :

« Le socle commun, institué par la loi du 23 avril 2005 a d'abord été une décision politique qui a marqué un tournant dans la politique éducative française. Pour la première fois depuis Jules Ferry, le pouvoir politique s'implique dans la définition du contenu des enseignements en définissant la mission de l'école. C'est ce qu'on peut appeler pour une première fois une véritable ‘politique curriculaire' », expliquent Roger-François Gauthier, IGAENR, consultant à l'Unesco et Margaux Le Gouvello (OSC-CNRS) interrogés par AEF à l'occasion de la remise d'un rapport pour la Commission européenne sur l'instauration du « socle commun en fin de scolarité obligatoire en France en 2005-2006 ». En cela, la création du socle marque un tournant « juridique », « politique et « pédagogique » et l'avènement d'une « nouvelle politique curriculaire », expliquent-ils. A travers ce travail, réalisé dans le cadre du projet « KNOWandPOL » (AEF n°123883), les deux chercheurs examinent notamment les différents savoirs sur lesquels se sont fondés les « décideurs » du socle.

AEF : Dans votre rapport vous qualifiez le socle d'« ovni juridique ». Pourquoi ?

Roger-François Gauthier : Le 11 juillet 2006, le Premier ministre signe un décret qui instaure le socle, après la loi sur l'avenir de l'école du 23 avril 2005. C'est la première fois depuis plus d'un siècle que le politique s'implique dans la définition des contenus de l'enseignement et des des objectifs réels de l'école en termes d'apprentissage. Traditionnellement en effet, ce que nos enfants apprennent à l'école correspond en France à un faible niveau juridico-poliqiue, de simples arrêtés, souvent signés par un fonctionnaire par délégation. C'est un vrai tournant : d'une affaire de professionnels, on passe à la Nation !

Margaux Le Gouvello : Le pouvoir politique reprend en main une matière sur laquelle il ne s'était pas aventuré depuis Jules Ferry ! Le politique fait un choix de société : ‘qu'est-ce que l'école va transmettre à nos enfants ?'. En ce sens, on peut dire que le socle relève d'abord une décision politique sous-tendue par une idéologie, celle qui postule que l'école doit fournir un bagage commun permettant de s'insérer dans la vie. Non pas un simple kit instrumental du type « lire-écrire-compter » auquel les députés ont veillé à ce que le socle ne se ramène pas. Et ce bagage commun fait appel à la capacité des élèves à se confronter à des situations : c'est l'irruption de la « compétence ».

AEF : C'est à dire?

Margaux Le Gouvello : Pour la première fois, le socle articule les notions de 'connaissances' et de 'compétences'. En France, l'éducation privilégie traditionnellement les connaissances, moins la notion de 'compétence'.

Et même y est assez classiquement hostile : l'hostilité à la « compétence » repose souvent sur l'accusation d'importer un thème issu de la formation professionnelle au sein du modèle de l'enseignement général. Dans le socle français, la compétence est définie comme un domaine large (il y en a sept) où s'associent des connaissances, des capacités et des attitudes. Les connaissances deviennent d'abord des ressources pour traiter des situations réelles, qui transcendent aussi la structuration disciplinaire traditionnelle.

Roger-François Gauthier : Le socle rompt avec la tradition française du programme idéal pour un élève abstrait en imposant l'idée d'un minimum commun réalisable par tous et nécessaire à tous. Il introduit un nouveau paradigme fondé sur l'équité qui consiste à affirmer : ‘voici ce que tout le monde saura au moins', plutôt que 'voila ce qui devrait s'enseigner dans la classe idéale'. Même si pour une majorité d'élèves cela restera du domaine de l'utopie. En cela, on peut dire qu'il inverse la donne en partant du réel.

AEF : Dans vos travaux, vous utilisez le concept de « scène » pour évoquer les différentes instances politiques. Quelles scènes ont joué un rôle « actif » dans la genèse du socle ?

Margaux Le Gouvello : Trois instances s'arrachent le dossier (AEF n°52164). Le Parlement qui souhaite s'impliquer pour la première fois dans la définition des contenus d'enseignement à la suite de la commission présidée par Pierre-André Périssol, député UMP de l'Allier. Puis la rue de Grenelle qui tente de reprendre la main, estimant qu'elle est la plus légitime pour régler la question. Finalement, le Premier ministre, François Fillon, tranche, refusant que le Parlement définisse seul le contenu du socle commun par une loi. Il accepte cependant qu'il légifère sur son principe, et règle tout de même la question par un décret, c'est-à-dire un acte d'un niveau juridique et politique élevé, non sans avoir demandé à une autre instance « indépendante » du seul ministère de l'Éducation nationale, le Haut Conseil de l'éducation (HCE), de formuler un avis.

Roger-François Gauthier : La commission « Thélot » du débat national sur l'école (AEF n°112958) mise en place en 2003 par Jacques Chirac a aussi joué un rôle central de catalyseur. Elle a recueilli l'avis de personnes, pas seulement françaises, extrêmement différentes, par leur statut scientifique, d'expert ou d'acteur, en particulier de terrain, et elle a animé le débat national. Elle a installé dans les esprits le principe du socle. En même temps, elle a eu la sagesse, sous l'influence d'un chercheur belge, de ne pas définir ce socle. A sa sortie de la commission Thélot, le socle était d'ailleurs extrêmement minimaliste, et par exemple ne comprenait aucun enseignement de l'histoire. Parlement, gouvernement et HCE sont passés par là ont permis de l'étoffer, et de lui donner un sens véritablement culturel.

AEF : Vous montrez dans votre rapport que l'idée du socle remonte aux années 70. Pourquoi a-t-il fallu attendre aussi longtemps pour le voir instaurer ?

Roger-François Gauthier : Avec la création du collège unique en 1975 sous Valéry Giscard d'Estaing, on est très prêt du but. Le politique, en la personne du président, prend conscience de la nécessité d'une réference commune à tous, ce que les travaux de Claude Lelièvre ont bien montré. Personne alors n'en a pourtant voulu.

De 1975 à 2004, à défaut de « faire le socle », on cherche des réponses « pédagogiques », c'est-à-dire faisant appel aux compétences des professeurs, pour régler les problèmes évidents du collège unique. Ce collège unique est impopulaire, y compris auprès des ministres de droite comme de gauche - François Bayrou y est hostile, Ségolène Royal s'en méfie, Jean-Luc Mélenchon auprès de Jacques Lang y est hostile aussi.

Pendant ce temps, bien sûr, la nécessité d'une sorte de « socle » saute de plus en plus aux yeux. A plusieurs reprises, venant par exemple du Conseil national des programmes, des projets sont élaborés, plus ou moins ambitieux : chaque fois, l'affaire ne remonte pas plus haut que la rue de Grenelle, ou le pouvoir politique enterre les projets. Un conseiller de Jospin lorsqu'il était ministre de l'Éducation nationale décide par exemple un embargo sur cette idée.

Quelqu'un comme François Dubet a compris en tant que sociologue la nécessité du collège unique, mais surtout que le salut du collège unique passait désormais par la création du socle. En cela, on peut dire qu'il a été quelque peu visionnaire.

AEF : Mais cette idée de socle a eu depuis l'origine des ennemis, qui fustigeaient le Smic culturel… Pourquoi ?

Roger-François Gauthier : Oui, l'expression de ‘Smic culturel', utilisée par le syndicat majoritaire du second degré pour caractériser le socle a favorisé les crispations du monde enseignant. On dit, ‘c'est un enseignement au rabais, pour les enfants de pauvres…' Pourtant, la première référence positive était apparue sous la plume de Baudelot et Establet : 'La formule du Smic rompt, dans son réalisme modeste, avec la représentation dominante du libéralisme scolaire : elle oblige à ne plus considérer l'école depuis son sommet, mais à partir de sa base', écrivent-ils alors.

AEF : Sur quelles « connaissances » les politiques se sont-ils appuyés pour bâtir le socle ?

Margaux Le Gouvello : Il y a finalement peu de “connaissances” dans le socle. La question est plutôt ‘de quelle manière le politique a-t-il utilisé les connaissances'. Le pouvoir s'est contenté de piocher des connaissances à droite et à gauche, savoirs issus de la recherche (histoire de l'éducation, sociologie), savoirs qu'on peut appeler d' « État », c'est à dire produits par l'institution et le ministère lui-même, ou expertises des inspections générales.

Mais au total, il faut bien faire deux constats : l'insuffisance de la recherche, qui n'a pas été citée à comparaître à la hauteur des enjeux, ainsi que la mise à l'écart, ou au second rang des spécialistes académiques disciplinaires, auxquels il est reproché finalement de ne s'être pas emparé du sujet depuis la création du collège unique.

AEF : Le socle commun est-il une réalité aujourd'hui ?

Margaux Le Gouvello : Notre recherche n'a pas porté là-dessus. D'un côté il apparaît que le socle n'a pas été une priorité du ministère Darcos pendant deux ans, avec beaucoup d'incertitudes sur le terrain. Les chercheurs commencent tout juste à s'en saisir, nous devrions voir émerger d'ici quelques années de nouvelles connaissances, nécessaires à la mise en œuvre du socle et à son évaluation. Pour qu'il devienne une machine de guerre efficace contre l'échec scolaire !

Roger-François Gauthier : Nous sommes au milieu du gué. Nous avons instauré un nouveau modèle de curriculum, sans effacer l'ancien : nous avons conservé les programmes, il n'y a pas eu de nouvelles définitions des savoirs scolaires… Même chose pour l'évaluation des élèves, où cohabitent les logiques françaises traditionnelles de tout « moyenner » par tout et des logiques qui interdisent de « compenser » une compétence par une autre. Mais comme dit Margaux, l'institution se met en marche. J'ai l'impression que les choses bougent, que les acteurs se mobilisent aux différents niveaux. Une mission parlementaire vient par ailleurs de se monter, ce qui ramène le socle à sa source (AEF n°123871).

JPB

Écrit par : brighelli | 18 décembre 2009

Sur l'article: une synthèse , ma foi,assez définitive.

Pour tous, une excellente année 2010: gardons l'espoir et le plaisir d'en causer.

Écrit par : sylvie | 04 janvier 2010

Merci pour ces liens :

http://www.sauv.net/soclecommun.php

Je trouve que les analyses sont excellentes et j'avoue bien rire avec certains passages du style :

"Attention chers élèves, la question 3) c) du contrôle d'aujourd'hui valide la compétence I-4-β du socle ! Je passerai une nuit blanche à mettre des croix dans vos livrets de compétences, alors par pitié répondez-y bien, d'ailleurs j'écris la réponse au tableau. Oui Cléonte, une question ? Tu as levé la main pour prendre la parole, bravo Cléonte, tu viens de respecter les règles de la classe, et valides de ce fait la compétence 6-A-2-α ! Et bon, si maintenant on faisait le contrôle, hein ? Mais... pourquoi vous levez tous la main ?"

Écrit par : Althea | 04 janvier 2010

Imaginez le beau bulletin dans quelques années :

http://www.fichier-pdf.fr/2010/01/05/paepw0w/clisthene_exemple_bulletin%5B1%5D.pdf

Écrit par : Althea | 05 janvier 2010

Imaginez le beau bulletin dans quelques années. Althéa

Pourquoi attendre ? Ne serait-il pas prêt pour le clonage ?

Écrit par : nicolas | 05 janvier 2010

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