22 novembre 2009
Le Un et le Multiple
L’enquête sur l’identité nationale, lancée fort à propos par Eric Besson (fort à propos, car elle entre dans la vaste catégorie de l’écran de fumée, toujours utile en temps de déficits béants et de chômage galopant), risque d’entraîner sur la pente fangeuse du « débat de classe » des enseignants bien intentionnés mais qui seront vite débordés — ou effarés par le vide de la pensée adolescente.
C’est donc en pensant à ces hardis explorateurs des béances conceptuelles que Bonnetdane, toujours serviable, a décidé de suggérer quelques pistes méthodologiques…
Et pour commencer, qu’est-ce qu’une identité ?
« Brighelli, vos papiers ! » On en revient toujours à Montaigne : « Qui suis-je ? » Une date de naissance, sans grande importance sauf pour mon fournisseur de verres de presbytie, en un paysage précis (Marseille), une parentèle, ce qui n’est pas rien, une éducation — ce qui est presque tout, et qui déjà ne m’est guère personnel : je suis le produit de l’Un et du Multiple — beaucoup de Multiple.
En deux mots, une histoire pleine d’événements minuscules ou d’intérêt relatif, en tout cas « personnelle ». « Mon » histoire. Et un environnement qui m’a largement façonné, et que je partage avec quelques dizaines de millions de baby-boomers — sans compter les autres.
Car pour une bonne part, "mon" trajet, justement, ne m’est guère personnel. Né pendant la guerre d’Indochine, comme des centaines de milliers d’autres, j’ai vu partir mon père à la guerre d’Algérie, comme tant d’enfants de mon âge, et j’avais, avec tous mes copains, l’âge de raison quand les chaussures de Khrouchtchev battaient à l’ONU : nous allions en classe en pensant que nous pourrions bien, d’ici au soir, être transformés en cendres et diamants.
Et des lectures — à m’en crever les yeux. Mon identité s’est forgée dans les mots des autres.
Et c’est là que s’impose une évidence peut-être gênante aujourd’hui quand on en parle à des enfants sommés de penser qu’ils pensent par eux-mêmes. Une bonne part de mon identité n’a rien de personnel — rien d’individuel. Je me fonds dans une collectivité qu’il me faut bien appeler « française » : une langue et une culture communes.
C’est le noyau — la brique élémentaire d’une « méthode » tout aussi cartésienne que l’autre. Mon expérience personnelle (mon « individu », mon « misérable petit tas » de demi-secrets, d’histoires partagées, de traumatismes minuscules) n’est rien, ou presque, par rapport au poids du collectif : liseurs ou non-liseurs, nous ne sommes, les uns et les autres, que des enfants dans une bibliothèque — l’univers, disait Borgès.
L’identité française a, comme nous tous, une date (incertaine) de naissance : « Nos ancêtres les Gaulois », Jules César ou Clovis ? D’aucuns, surtout au Primaire, veulent reculer jusqu’à l’art pariétal du paléolithique, ou à la présence du rhinocéros laineux dans les Pyrénées-Orientales. Lascaux or not Lascaux ? Je veux bien — une bibliothèque peut bien commencer par un livre d’images imprimées sur support pierreux… Elle a également un lieu — dans le cas de la France, une bonne part de l’Histoire est la fabrication de ce lieu, de conquêtes en héritages, d’acquisitions par voie matrimoniale ou abandons / acquisitions de miettes de frontières, sans compter l’Outremer, quelques arpents de neige là, un bout de désert ici. Et elle est une histoire, pleine de bruit et de la fureur, souvent, — ou d’imperceptibles glissements.
Mais, comme pour un individu, la France a une bibliothèque — elle est une bibliothèque. Elle est déjà là dans les Commentaires de la guerre des Gaules, elle parle déjà dans les Serments de Strasbourg, elle court les monastères, comme dans le Nom de la rose. Au fur et à mesure que la langue se polit — exactement comme pour un individu, qui passe du babil au langage articulé —, la bibliothèque s’agrandit. De la Chanson de Roland à Marie N'Diaye, c’est une vaste bibliothèque dont nous avons appris la hiérarchie — les cailloux blancs et les phares, et les volumes plus ou moins vite oubliés, et oubliables.
Et n’en déplaise aux chantres de l’inculture et de l’instantané — comme la pisse d’âne du même nom qui fait office de café —, la Princesse de Clèves fait bien partie du patrimoine incontournable.
Un cran de plus : à cette bibliothèque s’ajoutent de larges parts des bibliothèques étrangères, parce que notre Histoire ne peut s’apprendre indépendamment des histoires parallèles de nos voisins proches ou lointains. Quand nous étudiions la Guerre de 100 ans, on nous en apprenait autant sur les Anglais que sur les Français. Et tout Américain que fût son auteur, le Dernier des Mohicans nous en disait long sur le versant canadien de la Guerre de Sept ans — ou le pourquoi de l’engouement romantique pour un coureur des bois des années 1750.
Il arrive même que l’on finisse par lire ces livres étrangers dans leurs langues d’origine — et l’histoire, cette fois, est full of sound and fury. C’est cela aussi, l’identité — l’ouverture, et non le repliement sur soi.
Au passage, la bibliothèque dans laquelle l’Ecole nous faisait entrer distillait à hautes doses des valeurs civiques. On y apprenait Du Guesclin et Bayard, Napoléon à Arcole ou Austerlitz, et Danielle Casanova à Paris et Auschwitz. Il nous seyait assez que tant de héros morts au combat aient contribué à l’édification du pays — nous n’avons appris que beaucoup plus tard que l’histoire est celle de la lutte des classes : Leonidas aux Thermopyles, Davy Crockett à Alamo, et D’Estienne d’Orves à Suresnes. Nous aimions assez que les héros ne soient pas morts pour rien — il ne nous serait guère venu à l’idée de célébrer Guy Mocquet, et nous savions que Bara était une légende. Un peu d’imagerie d’Epinal ne nuit pas, mais il ne faut pas en abuser.
Bien sûr, il n’y a pas que l’héroïque qui ait façonné la France. À toute histoire il faut son lot de vilains, comme aurait dit Jaurès. On n’échange pas un ou deux Pétain pour un De Gaulle — l’Histoire n’est pas un baril de lessive, il faut la prendre telle qu’elle est.
Après tout, dans la micro-histoire que nous appelons « personnelle », il y a aussi des gens peu reluisants — à commencer par nous-mêmes, de temps à autre : à tout ange il faut une bête.
Et je m’avise soudain que ce qui précède pourrait aussi bien être la base d’un nouveau programme scolaire — si l’Ecole se souciait à nouveau d’enseigner la France à tous ses enfants. Mais on n'en prend pas le chemin : il n'y aura prochainement plus d'Histoire en Terminale S. Et l'on nous suggère de réfléchir à l'Identité, alors même qu'on nous supprime la mémoire ?
Ce que je viens de dire tombe sous le sens. Pas de quoi lancer une consultation nationale.
Comme tombe sous le sens le fait qu’il y a bien longtemps que l’on n’enseigne plus ces « rois qui ont fait la France » — ni les « trente journées qui ont fait la France », ni même « les cent dates qui ont fait la France » (1). Et quand j’apprends qu’un enseignant préfère faire étudier 99 francs de Frédéric Beigbeder à des collégiens qui pourtant ne lui ont rien fait (2), je me dis que les cailloux et les phares de la littérature française ont du souci à se faire. Identité nationale, ton café fout le camp — reste l’instantané.
Et je ne parle pas, sinon pour mémoire, de ces sciences qui sont aussi identité nationale — les prochains programmes du lycée sucrent en toute impunité, sur trois ans, en série scientifique, 198 heures d’apprentissage.
Mais cela est une autre histoire…
Jean-Paul Brighelli
(1) « Les Rois qui ont fait la France » est une somme — plus hagiographique que strictement historique — rédigée par Georges Bordonove dans les années 1980-1990. « Les trente journées qui ont fait la France » est le titre commun d’une collection de très grande valeur lancée par Gallimard dans les années 1960 et dont on trouvera la liste sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_journées_qui_ont_fait_l....Quant aux « 100 dates qui ont fait la France », c’est un ouvrage récapitulatif dû à Jacques Marseille.
(2) Voir http://neoprofs.forumactif.net/le-francais-et-les-lettres...




Commentaires
Bonjour,
Je profite de ce message, qui n'a pas encore de commentaire, pour signaler à JPB que j'ai fait, sur mon blog (http://lefenetrou.blogspot.com) , une copie un peu longue de son papier sur Karen Bixen et de celui sur le foot.
Bien sûr, j'ai cité mes sources.
Un fidèle lecteur.
Ecrit par : Aredius | 22 novembre 2009
Comment faire une leçon d'Histoire aujourd'hui en primaire sans le Dictionnaire des rois et des reines de France préfacé par Bordonove ? A force d'être déconnecté de la chronologie, on en arrive à oublier...
Ecrit par : nicolas | 22 novembre 2009
Comment pas un nom africain, ni asiatique ? Que des livres d´occidentaux ? Et que faites-vous de l´enrichissement à la diversité, du métissage des cultures, des valeurs et des races ? Que faites-vous du magnifique blouguiboulga vomi par les libéraux-trotskystes ? Et qui êtes-vous pour faire une hiérarchie entre les oeuvres d´Artistes ? Comment ça que 99frs ne vaut pas Montaigne ? Ah ! foutrallah, si c´est pas du racisme ça !
Ecrit par : Hiro Hni | 22 novembre 2009
Moi je préfère le papier moisi ... en tout le décadent à ma faveur et ma prédilection.
J'aime les perdants magnifiques, l'histoire de France en est pleine, Pétain à l'île d'Yeu, Charles d'Orléans dans sa geôle anglaise, Villon gibier pour Montfaucon, Verlaine à Mons, Jeanne d'Arc sur le bûcher ...
De toutes les manières les gagnants n'ont rien à raconter.
Ecrit par : iPidiblue qui préfère la France moisie | 22 novembre 2009
Pétain, perdant magnifique ?
Ecrit par : nicolas | 22 novembre 2009
Pétain, perdant magnifique ?
Ecrit par : nicolas | 22 novembre 2009
Ma cocotte on parlera encore de Pétain quand on aura oublié et Brighelli et Mlle Nicolas !
Tiens ! J'avais aussi oublié le Maréchal de Retz et le marquis de Sade pour ta gouverne ...
Ecrit par : iPidiblue qui préfère la France moisie | 22 novembre 2009
D'ailleurs si Adam et Eve n'avaient pas croqué ensemble la pomme on parlerait beaucoup moins de ce couple maudit ...
Ecrit par : iPidiblue et les rois maudits | 22 novembre 2009
Retz était cardinal, pas maréchal !
Et si on s'en souvient, c'est parce qu'il a écrit — pas parce qu'il a perdu.
Quant à Sade, il n'a jamais joué — et il a gagné (si par "gagner" on entend voir son nom affublé d'un suffixe en -isme, c'est une définition qui en vaut bien une autre). Voir sur ce sujet "Sade, la vie la légende" — chez Larousse. Bon livre, déjà ancien, mais encore disponible chez les soldeurs…
JPB
Ecrit par : brighelli | 22 novembre 2009
Gilles de Rais ... l'orthographe que j'utilise c'est pour indiquer que son pays c'est le pays de Retz ! Mais l'orthographe n'a aucune importance dans les noms propres surtout à cette époque ...
Le cardinal de Retz est lui aussi un beau perdant et ses Mémoires sont bien plus intéressantes que celles du cardinal de Richelieu ou de l'évêque jureur Talleyrand !
Ecrit par : iPidiblue du pays où tout se perd | 22 novembre 2009
Votre réponse est stupide car le problème n'était pas de savoir si la postérité se souviendrait ou non de mon nom ou de celui de notre hôte. Et ma question n'autorisait en aucune façon cette familiarité de demi-monde.
Ecrit par : nicolas | 22 novembre 2009
Ma chatte je m'en veux de mes familiarités ! Ah ! si seulement j'avais reçu une bonne éducation, je serais peut-être aujourd'hui professeur de l'éducation nationale ...
Ecrit par : iPidiblue du pays où tout finit | 22 novembre 2009
Ma défense des identités collectives s'arrête là où commence l'oppression des identités individuelles.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 22 novembre 2009
A lire
1515 et les grandes dates de l'Histoire de France (revisitées par les grands historiens d'aujourd'hui) sous la direction d'Alain Corbin. Seuil
Quelle histoire enseigner à l'école primaire de Stanilas Hommet et Rémy Janneau (Hachette éducation)
Faut-il avoir honte de l'identité nationale ? de Daniel Lefeuvre et Michel Renard
"J'aime les perdants magnifiques..."
Le connétable de Bourbon, Fouquet, le commandant Marchand...
Ecrit par : Guillaume | 22 novembre 2009
Sans oublier Vercingétorix surtout si l'hypothèse de Chaux-des-Crotenay se vérifiait...
Ecrit par : Guillaume | 22 novembre 2009
Ruban bleu noué dans ses cheveux
Hésite encore un peu
Et se décide enfin
Ne prendra pas ce train
Qu'elle prend tous les matins
Pour aller au lycée
Quatorze ans depuis bientôt un an
Ras le bol les parents
Qui comprendront jamais
Qu'elle veut pas vieillir
Qu'elle veut pas mourir
Qu'elle veut ouvrir les yeux
Et regarder ailleurs
Sébastien lui a dit :
"On s'en va au pays des Mayas
Là où les enfants rêvent encore
Et puis on grandira jamais, ça je te le promets
On prendra tout le temps d'exister
On écrira un jour pour dire qu'on s'aime encore
On donnera surtout pas d'adresse
Et puis comme on sera jamais vieux
D'ici un siècle ou deux
On reviendra pour voir
Huit heures vingt, ils doivent être en cours
Ils sont toujours en cour
Pensent jamais à rien
Qu'à leur future carrière
Pensent qu'à être fiers
Un jour seront perdus
Sans l'avoir jamais su
Sébastien lui a dit :
Faut changer faut tout recommencer,
Surtout pas ressembler aux autres
Et puis faut pas leur en vouloir
Ils peuvent pas savoir
Qu'on était différents
Mélodie faut sortir du couloir
Les laisses pas t'avoir
T'empêcheraient de penser, de t'émouvoir,
Tu n'auras qu'une vie
Fais sauter les murs gris
Qui planquent ton soleil
Rendez-vous devant le Luxembourg
J'aurai un sac en toile
Tu me reconnaîtras
J'aurai les yeux si grands
Tu te noieras dedans
Mélodie je t'attends
Mélodie.
Ecrit par : iPidiblue que tout se finit en chansons au beau pays de France | 22 novembre 2009
Salut à Aredius !
JPB
Ecrit par : brighelli | 22 novembre 2009
"Le Un et le Multiple" ?
Vous ne vouliez pas plutôt écrire "le Hun et le multiple" ? Ou ai-je trouvé le sens subliminal ?
Ecrit par : yann | 22 novembre 2009
"la présence du rhinocéros laineux dans les Pyrénées-Orientales"
A poil laineux !
OK ,il est tard.
Ecrit par : yann | 22 novembre 2009
En accord avec l'analyse de JPB. Il me semble aussi utile que quelques précisions puissent être ajoutées.
Vous avez parfaitement rappelé ce qu'est l'identité, mais en définissant peut-être insuffisamment le qualificatif "national" qui lui est accolé.
Qu'est-ce que la nation ? De la manière la plus simple : un territoire sur lequel vit un Peuple (composé de populations diverses), pratiquant une langue commune et partageant une culture et une histoire communes. Un citoyen ne peut qu'accepter l'Histoire de sa nation que comme un bloc, quels que soient ses choix par ailleurs. Encore faut-il qu'il la connaisse, et pour la connaître qu'on la lui enseigne, tout comme la géographie.
Toutefois, pour construire l'Europe technocratique que l'on nous impose, on a voulu, par suite des excès du nationalisme, confondre ce dernier avec l'amour légitime de sa nation dont on procède filialement. Au point que certains se sont autorisés à crier :"à bas les nations". Pour cela, toute évocation du principe même de nation vouait son auteur à une classification sans appel de "lepenniste", injure suprême le disqualifiant définitivement... Police de la pensée de type soviétique dont on ne sort jamais indemne.
Et cette Europe, mère des nations, se construit, non pas en nation se substituant aux autres nations constitutives, mais en un conglomérat de régions vouées au seul commerce et au seul libre-échange. L'argent comme seule valeur commune ! Voilà l'ambition et le seul crédo de ce système !
Autre gros mot : "assimilation" qu'on a allègrement remplacé par "intégration". On a célébré le "droit à la différence" pour définir une société "différentialiste", oubliant que la différence n'est pas un droit mais exclusivement un état. Bilan : la France devient une juxtaposition de communautés, qui se prétendent intégrées mais qui souvent se définissent par leurs références religieuses, au mépris de la laïcité pourtant si protectrice des individus, communautés qui deviennent de plus en plus étrangères entre elles...
Dans cette évolution, qu'est devenue la "communauté nationale" ? Tiraillée entre le communautarisme interne et les règles imposées par certaines instances supranationales, européennes en l'espèce avec l'appui de nos personnels politiques de tous les bords, qui tendent à pousser à la reconnaissance d'identités autres que nationales, elle ne peut que s'affaiblir et, à terme, disparaître puisqu'il n'est plus possible de se référer à des spécificités nationales qui contreviendraient de facto au nouvel ordre européen.
Pensez-vous, cher JPB, qu'il est encore possible de remonter le courant ?
Ecrit par : Robert | 22 novembre 2009
Tiens, en parlant de "Hun", je faisais la leçon sur les grandes invasions dans une classe parallèle et quelques enfants s'étonnèrent de voir le nom de ce peuple barbare écrit ainsi.
Comme je leur demandais si toutefois ils n'auraient pas compris les uns/les autres, ils me mirent rapidement au parfum : l'année dernière leur instit leur en avait parlé et avait écrit au tableau : les AIMS. Très sympathique instit au demeurant mais comme elle avait fait part de ses difficultés d'ex dyslexique en salle des maîtres, je n'ai pas vraiment mis en question la mémoire des loupiots. Eh oui, l'orthographe est aussi enseignée par "d'anciens" dyslexiques. Il faut s'y faire.
Ecrit par : nicolas | 22 novembre 2009
N'y a-t-il pas qu'en France que l'identité nationale se forge autour de la littérature ?
Parmi les "huns" qui revendiquaient bruyamment leur identité nationale mercredi soir, combien ont lu "Nedjma" ou les écrits d'Abdelkader ?
Ecrit par : yann | 22 novembre 2009
Ma défense des identités collectives s'arrête là où commence l'oppression des identités individuelles.
Je n'ai pas eu le temps de développer tout-à-l'heure. Ma remarque concernait surtout ces identités collectives (souvent plus fantasmées que réelles) qui deviennent prétextes au repli sur soi et sont autant de portes ouvertes aux communautarismes. Ce sont certains islamistes qui prétendent interdire la caricature de Mahomet ou imposer la burqa aux femmes au nom d'un prétendu "respect de l'identité musulmane". En Corse, l'été dernier, certains extrémistes ont quasiment demander l'interdiction du film "Un prophète", de Jacques Audiard, au prétexte que le caïd qu'on y voit est Corse et que sa mise en scène porterait atteinte à l'image des insulaires. Polémique ridicule, sur un (bon) film qui permet avant tout de débattre de la prison. A quand la censure du "Magnifique", avec Jean-aul Belmondo, au prétexte que la figure du colonel Karpov (qui est Albanais dans le film) consisterait à stigmatiser l'identité albanaise? Le plus absurde, et le plus inquiétant, dans ces différentes affaires étant de voir une minorité d'individus s'autoproclamer représentants de l'identité collective, et décider pour les autres quelles doivent être les normes de ladite communauté. Mais qu'on ne s'y trompe pas: de telles dérives concernent aussi les identités collectives à grande échelle, et c'est tout l'enjeu de ce débat sur "l'identité nationale". Je crains que Henri IV, Voltaire, Napoléon et De Gaulle soient bien vite oubliés pour céder la place à une piètre controverse associant "identité nationale" et "immigration" sur fond de relents ethnicistes... Quand un député UMP propose un "devoir de réserve" pour Marie N'Diaye, c'est tout aussi ridicule que de s'en prendre à une caricature ou à un film au nom d'une identité collective. Alors même que l'un des fondements de l'identité française, c'est précisément l'héritage qui puise dans l'humaniste et dans les Lumières, et dont l'un des aboutissements est la formule de Beaumarchais : "sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur".
Ecrit par : Daniel Arnaud | 22 novembre 2009
"... dans l'humanisme et dans les Lumières...", bien sûr.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 22 novembre 2009
Allez, le Che n'est pas encore mort.
Il parle encore et plutôt bien :
http://www.marianne2.fr/Chevenement-2-la-Gauche-doit-retrouver-le-sens-de-la-nation_a182826.html
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2009
Zut au Che ! Moi qui voulais me faire chinois .... c'est foutu à cause de lui !
Ecrit par : iPidiblue à poil le Che ! | 22 novembre 2009
Comme souvent quand je vous lis, je suis à la fois en accord et à la fois en désaccord avec vous. J'adhère assez à votre définition de l'identité (un et multiple) mais je pense que vous commettez une erreur dans la partie finale.
Je ne suis pas un vrai spécialiste de l'histoire (un simple petit prof d'un petit collège du fin fond de la campagne) mais je pense qu'il ne faut pas confondre l'histoire scolaire et le roman national. Ce n'est pas la même chose. La première part de la recherche scientifique actuelle pour en tirer la subsantifique moelle à transmettre à nos chères têtes blondes. Le seconde se détermine par rapport à une volonté politique. L'exemple le plus simple est la mise en avant de Vercingétorix au temps de Napoléon III ou des Francs au temps des rois...
Il vaut probablement mieux amener nos élèves à un certain recul sur notre passé (sans battre sa coulpe bien sûr) que de leur inculquer une vision trop partisane des choses.
Ecrit par : clerouque | 22 novembre 2009
Le problème de Jean-Pierre Chevènement, c'est que, à l'instar de quelques autres jacobins, il a une fâcheuse tendance à amalgamer la France avec la République, alors que la première n'a pas le monopole de la seconde. Et que bien des traits considérés comme "républicains" ici relèvent en réalité d'un héritage des plus monarchiques.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 22 novembre 2009
Alors même que l'un des fondements de l'identité française, c'est précisément l'héritage qui puise dans l'humaniste et dans les Lumières...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 22 novembre 2009
L'identité française et euro-américaine se sont avant tout fabriquées dans les guerres civiles, religieuses, économiques et militaires livrées un peu partout sur la planète pour la conquérir au risque de la détruire. Un processus en cours!
Ne vous racontez pas de beaux mensonges!
Ecrit par : marigoth | 22 novembre 2009
"Et que bien des traits considérés comme "républicains" ici relèvent en réalité d'un héritage des plus monarchiques."
Oui, mais est ce bien grave, docteur ?
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2009
Ecrit par : Daniel Arnaud | 22 novembre 2009
J'aime beaucoup vous lire, mais, s'il vous plait, pourriez-vous aller à la ligne ou passer une ligne de temps en temps?
Vos textes "touffus" dans la forme, font mal aux yeux...
Ecrit par : Maminou | 22 novembre 2009
Et que bien des traits considérés comme "républicains" ici relèvent en réalité d'un héritage des plus monarchiques.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 22 novembre 2009
Sur ce point entièrement d'accord. Allons plus loin: l'Etat n'est-il pas en train de se reféodaliser? Quand on songe à la puissance d'un organisme comme le ministère de l'Education nationale, un Etat (une église?) dans l'Etat, qui dispose du pouvoir sans contre-pouvoir de crétiniser les nouvelles générations!
Ecrit par : marigot | 22 novembre 2009
@ Maminou
J'y penserai!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 22 novembre 2009
ouf ! J'ai eu peur, peur de ne pas arriver au terme de ces commentaires. Dommage car ils m'interessent au fond. J'ai eu l'impression un instant d'être dans ces forums que je fuis tranquillement tant ils sont un condensé de crétineries sordides, non ça va. J'ai bien fait d'aller jusqu'au bout. Marigoth, zètes un peu défaitiste. Bien sûr que notre identité s'est forgée aussi avec le siècle des lumières (pas tjs si lumineuses d'ailleurs), sinon Sarko s'emploierait pas tant à les détruire.
Ecrit par : lacalmette | 22 novembre 2009
la première part de la recherche scientifique actuelle pour en tirer la subsantifique moelle à transmettre à nos chères têtes blondes. clerouque
En pleine recherche d'identité nationale, c'est tauzé !
Ecrit par : nicolas | 22 novembre 2009
Et que bien des traits considérés comme "républicains" ici relèvent en réalité d'un héritage des plus monarchiques.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 22 novembre 2009
Sur ce point entièrement d'accord. Allons plus loin: l'Etat n'est-il pas en train de se reféodaliser? Quand on songe à la puissance d'un organisme comme le ministère de l'Education nationale, un Etat (une église?) dans l'Etat, qui dispose du pouvoir sans contre-pouvoir de crétiniser les nouvelles générations!
Ecrit par : marigot | 22 novembre 2009
Merci Marigot. Et votre remarque permet du coup de répondre à Dugong qui, sur le fait que certains traits présentés comme "républicains" sont en réalité "monarchiques", demandait :
"Oui, mais est ce bien grave, docteur ?"
En effet, plusieurs institutions dites "républicaines" fonctionnent en réalité d'une manière assimilable à un retour à la féodalité. Le champ lexical de l'Ancien Régime, d'ailleurs, reste applicable à l'Education nationale. Les recteurs et les chefs d'établissements, bien souvent, se comportent comme des seigneurs sur leurs fiefs.
L'une des différence entre le serf et l'esclave, au Moyen Age, c'était justement que le premier appartenait à un sol (le fief) plutôt qu'au seigneur. Rapprochement possible avec les règles de l'affectation dans un établissement et notamment le BO qui interdit à l'enseignant d'avoir son domicile à plus de 30 kms de sa résidence administrative...
Les décisions de la hiérarchie, lorsqu'elles s'avèrent arbitraires, consistent à proprement parler dans un "fait du prince". Et le système est tellement lourd que, comme le rappelle Marigot, nous sommes en présence d'Etats dans l'Etat.
Bref, les relations entre les individus ne sont alors pas tant des relations entre citoyens, comme le voudrait une république, mais de nouvelles vassalités.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 22 novembre 2009
Daniel à partir de maintenant veuillez m'appeler Monseigneur !
Ecrit par : iPidiblue seigneur de la basse moyenne et haute justice du ci-devant blog | 22 novembre 2009
Il vaut probablement mieux amener nos élèves à un certain recul sur notre passé (sans battre sa coulpe bien sûr) que de leur inculquer une vision trop partisane des choses.
Ecrit par : clerouque | 22 novembre 2009
J'ai entrepris cet après-midi la lecture, du livre d' Annie Lacroix-riz intitulé: "De Munich à Vichy", l'assassinat de la Troisième République. Un ouvrage dans lequel, l'auteur, cherche à démontrer que la Collaboration n'a pas été une conséquence de la Défaite, mais l'inverse: la Défaite suit une longue "collaboration" entre une fraction de l'Etat et des milieux d'influences français, et déjà un quasi occupant nazi.
Je serais curieux, si clerouque est encore là, de connaître son opinion non pas sur ce livre très documenté, mais sur l'enseignement "en toute objectivité" à des élèves de Troisième de cette version non officielle et controversée de l'histoire peu glorieuse de France.
Ecrit par : Buntov | 22 novembre 2009
"Les recteurs et les chefs d'établissements, bien souvent, se comportent comme des seigneurs sur leurs fiefs."
Pas faux !
Si les serfs modernes ont tout faux et passent sous les fourches caudines, que ne prennent-ils pas leurs faux et leurs fourches ?
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2009
Pour tenter de concilier Clerouque et Buntov…
Bien sûr qu'il y a l'Histoire et le roman national. Mais l'Histoire elle-même, comme le dit Buntov, est une succession d'hypothèses — elle est discours, et à ce titre, aussi idéologique que n'importe quel discours. La prétention des historiens à l'objectivité m'a toujours laissé rêveur. Certes, les faits… Mais l'interprétation…
Alors, autant enseigner les romans successifs — qu'il n'y ait pas de vulgate historique, comme dans des temps de grande manipulation, mais un exposé honnête des vulgates successives. Du simple (Primaire) au composé (Lycée et au-delà). Après, s'ils veulent se faire historiens, ce sera au moins en connaissant les faits et les discours qui ont été tenus sur les faits.
JPB
Ecrit par : brighelli | 22 novembre 2009
Excellent, iPidiblue!
Et dans la série "Education nationale assimilable à l'Ancien Régime", j'allais oublier :
la fameuse "voie hiérarchique" et le "devoir de réserve" qui, de fait, empêchent la séparation des pouvoirs. Je crains que Montesquieu, Voltaire et Beaumarchais ne soient jamais arrivés jusque dans les rectorats!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 22 novembre 2009
La question de l'identité nationale ne se pose plus comme elle se posait du temps de la troisième république et des livres d'Histoire "agiographiques" du genre Mallet Isaac. Inutile de dire que je n'en m'en réjouis pas.
La société française s'est américanisée, mais il n'y a pas l'équivalent d'un texte fondateur comme la Constitution des Etats-Unis.
Dans un pays multiculturaliste, ce n'est plus la mémoire nationale, la culture, les us et coutumes, le droit du sol ou du sang, voire la littérature, c'est-à-dire au fond les hommes qui constituent l'identité nationale, mais la Loi fondamentale du pays.
On l'a bien vu d'ailleurs au moment du débat sur le port du voile à l'école.
Au-delà du drapeau américain, du "Spangled banner", de Thankesgiving, de la mythologie du Far West, il y a un texte de Loi : la Constitution américaine de 1789 qui n'a pas changé d'un iota depuis deux ans ans.
Je pense qu'il nous faudrait tirer les conséquences de la situation actuelle et réfléchir sur le lien entre l'identité nationale et la Constitution française.
Ecrit par : Robin | 22 novembre 2009
la Constitution américaine de 1789 qui n'a pas changé d'un iota depuis deux ans ans.
deux cents ans !
Ecrit par : Robin | 22 novembre 2009
"Les recteurs et les chefs d'établissements, bien souvent, se comportent comme des seigneurs sur leurs fiefs."
Pas faux !
Si les serfs modernes ont tout faux et passent sous les fourches caudines, que ne prennent-ils pas leurs faux et leurs fourches ?
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2009
Et mettre deux ou trois têtes au bout des piques? Ah, ça ira, ça ira! Les rectocrates à la lanterne! Ah, ça ira, ça ira! Les pédagos on les pendra!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 22 novembre 2009
"La société française s'est américanisée, mais il n'y a pas l'équivalent d'un texte fondateur comme la Constitution des Etats-Unis."
Entre la constitution américaine et celle de la Vème, n'y a-t-il pas la différence entre un texte révélé et un texte écrit par l'Homme * (et pour l'Homme) ?
* providentiel, forcément providentiel.
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2009
"Et mettre deux ou trois têtes au bout des piques?"
Il n'y a que l'embarras du choix.
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2009
J'aime bien le mot rectocrates (toujours au pluriel)
J'adopte.
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2009
Moi je préfèr lé rectacrotte
Ecrit par : pluskacé | 22 novembre 2009
Entre la constitution américaine et celle de la Vème, n'y a-t-il pas la différence entre un texte révélé et un texte écrit par l'Homme * (et pour l'Homme) ?
* providentiel, forcément providentiel.
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2009
Oui, tout le problème est là. J'en suis même venu à me demander, au risque de faire bondir pas mal de gens, s'il n'y a pas une incompatibilité entre le concept de laïcité à la française et celui d'identité nationale.
La constitution d'une "l'identité nationale", que nous le voulions ou non implique une forme de "sacralité" que la laïcité "déconstruit" (au sens de Derrida).
Je comprends très bien que vous rejetiez cette sacralité d'un texte ou d'une Histoire, mais alors, il faut renoncer à l'idée d'une "identité nationale".
Il n'est pas certain que tous les Américains voient dans la Constitution américaine un texte "providentiel, pas plus qu'ils n'adhèrent tous au "In God We trust" et aux symboles maçonniques (déistes) sur leurs billets de banque, mais il font semblant.
Il n'y a pas de "vivre ensemble" sans tolérance, mais il n'y en a pas non plus sans croyances partagées.
Ecrit par : Robin | 22 novembre 2009
Cette identité nationale se manifeste en France, essentiellement au niveau de la langue (ce qui n'a jamais été vraiment le cas aux E.U.) et de la culture. JPB a raison de le souligner.
Mais ce n'est pas en s'attaquant au statut des gens qui sont censés transmettre cette culture que le gouvernement actuel parviendra à inverser le processus de perte de "l'identité nationale", ni en acceptant les directives européennes sur le "socle commun".
Je suis d'accord sur le fait que c'est finalement (c'était) l'École qui constituait le creuset de l'identité nationale (c'est ainsi que l'avait conçue les pères fondateurs).
Mais que reste-t-il aujourd'hui du "creuset" ?
Ecrit par : Robin | 22 novembre 2009
L'histoire des emblèmes et des couleurs fournit quelques éléments intéressants :
"Le tricolore du drapeau français, né au début de la Révolution, ne se comprend vraiment que par écho au tricolore du drapeau américain, apparu quelques années plus tôt de l’autre côté de l’Atlantique."
ou encore
"L’historien des emblèmes sait que ces deux couleurs [celles du drapeau grec] sont celles de la Bavière et que le premier roi de la Grèce moderne, le jeune Othon Ier, était le fi ls cadet du roi de Bavière. Or en Grèce, tout le monde semble l’ignorer et pense que le bleu du drapeau évoque la couleur du ciel et de la mer et le blanc, celle des maisons !"
(Michel Pastoureau)
http://www.pur-editions.fr/couvertures/1220515630_doc.pdf
Ecrit par : dugong | 22 novembre 2009
J'ai entrepris cet après-midi la lecture, du livre d' Annie Lacroix-riz intitulé: "De Munich à Vichy", l'assassinat de la Troisième République. Un ouvrage dans lequel, l'auteur, cherche à démontrer que la Collaboration n'a pas été une conséquence de la Défaite, mais l'inverse: la Défaite suit une longue "collaboration" entre une fraction de l'Etat et des milieux d'influences français, et déjà un quasi occupant nazi.
Ecrit par : Buntov | 22 novembre 2009
Ca, c'est pas rassurant pour aujourd'hui...
Ecrit par : Jeremy | 22 novembre 2009
On gueule vive Pétain sur son blog et il s'empresse de protester ... contre la confusion entre cardinal et maréchal de Retz.
Ecrit par : un ange passe | 22 novembre 2009
L'identité nationale et la tricherie de Thierry Henri :
Je suis particulièrement énervé ce matin et franchement, je commence à en voir marre de ce pays.
Un pays où on nous demande d'être fiers de notre "identité nationale" et où on l'on apprend aux enfants que "la fin justifie les moyens", où l'on se réjouit d'être "qualifiés" grâce à une tricherie dont nous devrions avoir honte et qui indigne, à juste titre, le monde entier, un pays dont le président pouffe de rire pendant une cérémonie commémorative en l'honneur des Résistants des Glières et montre lui-même l'exemple d'un manque d'éducation sans exemple depuis la fondation de la V ème République, un pays qui se vautre à longueur de temps dans la vulgarité et la bêtise, qui accepte la dégradation de son système éducatif et qui méprise ses intellectuels et ses enseignants.
Quelle identité nationale ? Quelle fierté y a-t-il d'être Français dans un tel contexte ? Comment vais-je expliquer désormais à mes élèves pour lesquels Thierry Henri est un "héros" qu'il ne faut pas tricher (c'était déjà difficile avec la violence depuis le mémorable "coup de boule" de Zidane).
Foutez-nous la paix avec votre "identité nationale" et foutez la paix à Albert Camus. Il s'en fout du Panthéon.
Il le savait lui ce que c'était que l'honneur et il jouait au foot quand il était gosse à Oran comme moi à Paris, du temps de Raymond Kopa et de Just Fontaine.
Nous étions loin d'être des anges, mais nous étions naturellement fiers d'être Français (moi dont le grand-père maternel était juif et qui savais que Raymond Kopa s'appelait Kopaszewski).
Nous n'avions pas besoin d'un débat sur "l'identité nationale". Il y avait un vieux bonhomme à l'Elysée dont nous nous moquions gentiment mais que nous aimions tendrement et qui parlait de la "Grandeur" et un autre qui nous faisait carrément pleurer ("Entre ici, Jean Moulin...")
Allez, je m'arrête. Je ne suis qu'un vieux con, complètement dépassé.
Ecrit par : Robin | 23 novembre 2009
Allez, ne pleurez pas, Robin… Le fils de Camus, qui vit caché et pas forcément heureux, s'oppose au transfert des cendres de son père.
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 novembre 2009
Robin, bravo, et rebravo !
Tiens, Peillon vient de dire, (sur Inter) que le SNALC avait publié un communiqué comme quoi il, (le SNALC) était très heureux d'avoir participé aux rencontres de Dijon !
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 novembre 2009
...un pays dont le président pouffe de rire pendant une cérémonie commémorative en l'honneur des Résistants des Glières et montre lui-même l'exemple d'un manque d'éducation...
Ecrit par : Robin | 23 novembre 2009
Le président a vraiment un gros problème d'identité, on est bien d'accord. Quand on sait qu'il incarne le Un de la Nation!
Freud: "Le Moi ne joue-t-il pas le rôle du stupide Auguste au cirque, qui met son grain de sel partout pour que les spectateurs croient que c'est lui qui dirige tout ce qui se passe?"
Ecrit par : Buntov | 23 novembre 2009
Allez, ne pleurez pas, Robin… Le fils de Camus, qui vit caché et pas forcément heureux, s'oppose au transfert des cendres de son père.
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 novembre 2009
Oui, je sais que le fils de Camus n'est pas heureux. Je crois qu'il est musicien (pianiste) ; ça ne doit pas être facile d'être le fils d'Albert Camus. Il a raison de s'opposer au transfert.
Ecrit par : Robin | 23 novembre 2009
"Il y avait un vieux bonhomme à l'Elysée dont nous nous moquions gentiment"
Il y a maintenant un étriqué du bulbe qui voudrait compenser sa petite dimension en tentant de se jucher sur des épaules de géant (Camus).
C'est agaçant comme un roquet excité qui s'acharnerait sous la première bergère rencontrée.
Ecrit par : dugong | 23 novembre 2009
Il ne manquerait plus qu'il se saisisse de Jeanne d'Arc...
Ecrit par : dugong | 23 novembre 2009
J'ai dit "épaules de géant", pas de Guéant...
Ecrit par : dugong | 23 novembre 2009
Dévoiement de la République : une bergère qui entendrait des voix n'en aurait pas forcément (de la voix) mais pourrait être utilisée pour en obtenir (des voix).
Ecrit par : dugong | 23 novembre 2009
Magnifique titre dans le jus pédagol du jour :
"Travailler nuit bien à la réussite dans l'enseignement supérieur"
Il s'agit, en fait, d'une étude de l'INSEE intitulée "L’impact du travail salarié des étudiants sur la réussite et la poursuite des études universitaires"
L'inconscient pédagol a parlé.
Ecrit par : dugong | 23 novembre 2009
Buntov parle plus haut d’Annie Lacroix-Riz.
Je la connais : c’est une communiste qui en est restée à l’époque de la doctrine Jdanov ;))
Elle a même cette diction et ce ton si particuliers des communistes comme Krasucki ou Marchais : « nous aut’, communiss’ ».
C’est une historienne très consciencieuse mais qui voit tout sous l’angle d’un complot « cont’ les-travailleurs-et-les-masses-populair’ » avec une foi inébranlable.
Je l’ai eue comme préparatrice aux concours et au mois de janvier, on n’avait toujours pas abordé le cœur du programme : par exemple elle se perdait dans tous les détails possibles et imaginables d’un traité international dont il suffisait de connaître la date ;))
Ecrit par : Pierre Lariba | 23 novembre 2009
Buntov parle plus haut d’Annie Lacroix-Riz.
Je la connais : c’est une communiste qui en est restée à l’époque de la doctrine Jdanov ;))
Elle a même cette diction et ce ton si particuliers des communistes comme Krasucki ou Marchais : « nous aut’, communiss’ ».
C’est une historienne très consciencieuse mais qui voit tout sous l’angle d’un complot « cont’ les-travailleurs-et-les-masses-populair’ » avec une foi inébranlable.
Je l’ai eue comme préparatrice aux concours et au mois de janvier, on n’avait toujours pas abordé le cœur du programme : par exemple elle se perdait dans tous les détails possibles et imaginables d’un traité international dont il suffisait de connaître la date ;))
Ecrit par : Pierre Lariba | 23 novembre 2009
"Buntov parle plus haut d’Annie Lacroix-Riz.
Je la connais : c’est une communiste qui en est restée à l’époque de la doctrine Jdanov ;))" P. Lariba
Voulez vous dire que Mme Riz-Lacroix est une historienne fumeuse ?
Ecrit par : dugong | 23 novembre 2009
Vous me battez sur le fil Dugong pour cause de code ...
Ecrit par : Zorglub | 23 novembre 2009
Ne faites-vous pas erreur sur la personne P. Lariba ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rizla%2B
D'ailleurs chacun sait pour qui roulait cette enseignante médiocre.
Ecrit par : Zorglub | 23 novembre 2009
Désolé, Zorglub mais l'essentiel est que nous soyons nombreux à avoir mauvais esprit ...
Ecrit par : dugong | 23 novembre 2009
Sur le sujet de l'identité nationale et en attendant de lire les commentaires sur le sujet, je vous livre la réflexion de Jacques Garello sur le sujet. Son point est qu'une nation, c'est avant tout un groupe de personnes qui vont dans la même direction et non une histoire, une langue, ... Bien sûr, ça se discute (notamment la partie sur l'Etat Providence qui va vous hérisser le poil, mais s'il vous plait, ne vous arrêtez pas à ça) :
"Faut-il alors s’en remettre à Renan, et à son célèbre dis-
cours de 1882 ? « Je me résume, Messieurs. L'homme
n'est esclave ni de sa race, ni de sa langue, ni de sa reli-
gion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des
chaînes de montagnes. Une grande agrégation
d'hommes, saine d'esprit et chaude de cœur, crée une
conscience morale qui s'appelle une nation ».
Conscience morale : mais où est-elle ? Renan la cherchait
dans le passé, dans le vécu ensemble.
Si l’on interrogeait l’histoire récente, et a fortiori celle que
l’on enseigne dans les écoles et à travers les films à la
mode, elle ne serait faite que de lutte, d’oppression, d’in-
compréhension : ce passé divise. La « mission
civilisatrice » de la France a été manquée, au moins dans
les esprits et les cœurs. Faute d’un vécu ensemble,
sommes nous condamnés à vivre contre ?
Une autre façon de trouver et maintenir l’unité nationale,
qui permettrait à tous de se sentir Français, serait de
regarder vers le futur. Y a-t-il un rêve français ?
Il est inutile, je crois, de le rechercher dans
ce que l’on appelle pompeusement les
« valeurs de la République ». Liberté, égalité,
fraternité, ont été vidées de leur sens si
jamais elles en ont eu un. La liberté est loin-
taine dans un pays jacobin, l’égalité verse à
l’égalitarisme, et la fraternité, disait Bastiat,
c’est « les avantages pour moi, les charges
pour les autres ». On a beau adjoindre à la
devise de la République Française quelques
abstractions comme la laïcité ou la sécurité,
on a beau inventer le principe de précaution
éditorial
et le patriotisme planétaire, le compte n’y est
pas. Personne ne veut entonner le « chant du
départ » pour défendre la République qui
nous appelle.
Je voudrais évoquer par contraste le fameux
« rêve américain » qu’Obama rêverait de dis-
siper dans le racisme et le socialisme. Le
rêve américain c’est celui de la réussite per-
sonnelle, de la promotion par le travail, l’en-
treprise, la famille et la foi. C’est celui du res-
pect des autres. Les Américains ont compris
qu’ils pouvaient se grandir ensemble, et non
les uns aux dépens des autres. Aux privi-
lèges, ils préfèrent la performance. Ils
admettent la diversité, et ils apprennent à se
débrouiller entre eux, sans se tourner vers le
pouvoir. Tocqueville admirait le dynamisme
de la société civile caractéristique de la
démocratie en Amérique. Le célèbre écono-
miste Thomas Sowell dans son ouvrage
« Ethnics in America » a montré comment la
plupart des minorités ethniques ont pu s’éle-
ver aux Etats-Unis jusqu’à atteindre le haut
du pavé en un demi-siècle. La seule minorité
en panne a été pendant longtemps celle des
Noirs de Harlem (à laquelle appartenait
Sowell) : aidée par la ville de New York,
gavée de droits sociaux, elle n’a pas compris
l’intérêt de travailler ni d’envoyer les enfants
à l’école.
Je me demande si le rêve n’a pas été brisé en
France par le syndrome de Harlem. Toutes
les difficultés connues aujourd’hui en matière
d’immigration et d’intégration proviennent
principalement de l’Etat Providence. S’il
existe une immigration « naturelle », faite de
personnes venues en France pour y travail-
ler, pour vivre en paix en rendant service aux
autres, il existe aussi et de plus en plus une
immigration artificielle, je dirai : doublement
artificielle. D’un côté ces immigrés viennent
chercher principalement les droits sociaux
que la France a généreusement distribués
sans se soucier de leur impact financier et
psychologique : école d’irresponsabilité,
d’assistanat. D’un autre côté ils sont chassés
de leurs pays par la misère et l’oppression,elles-mêmes créées par des Etats aux mains
de dictateurs (très souvent avalisés par les
gouvernants français), et ils n’ont aucune
perspective de retour. Les dégâts auraient pu
être limités si l’intégration avait été l’objet de
soins particuliers. Mais voilà bien longtemps
que dans l’école française on n’enseigne plus
les vertus du travail, de la politesse, et que
l’on a banni toute idée de mérite, de concur-
rence et de sélection. Voilà longtemps que
notre culture est une vulgate de la lutte des
classes et diffuse la haine du capitalisme.
Voilà longtemps que la déchristianisation est
à l’oeuvre et crée un vide spirituel et social
qui n’a jamais été comblé ni par les chimé-
riques « valeurs de la République », ni par le
néo-paganisme écologique, mais qui crée un
appel d’air pour les fanatismes et la haine.
Quant à l’intégration par le marché, subjecti-
vement honni, elle est objectivement réduite
par l’espace occupé par les services publics,
par l’importance des revenus de transfert.
Aujourd’hui immigrés et Français eux-mêmes
sont souvent à la même heure : celle de
l’Etat Providence, celle de l’Etat nation. Dans
ces conditions l’immigré devient un concur-
rent dangereux : il compromet les privilèges
en demandant sa part de gâteau social, et
celui qui veut vraiment travailler est accusé
de « manger le pain des Français ».
Comment s’intégrer dans un pays lui-même
désintégré, et dont le nationalisme n’est que
le bouclier qui protège les droits acquis ? Le
plus clair de l’affaire, c’est que les jeunes qui
ont encore un rêve en tête cherchent de plus
en plus à le réaliser hors de France.
Alors, que cherchent nos dirigeants en lan-
çant ce débat ? Pourquoi cet élan soudain
vers la Marseillaise naguère sifflée et les cou-
leurs tricolores jadis amenées ? Est-ce le
moyen de régler par le discours le problème
de l’immigration ou de l’intégration qu’on ne
sait pas aborder ou maîtriser par les règles
de droit ? Des réunions de préaux peuvent-
elles apaiser les esprits et restaurer l’harmo-
nie ?
Mais je me surprends à m’engager à mon
tour dans ce débat. Je devrais le fuir. Car
avant d’être Français, ou Polonais, ou
Gabonais l’important à mon sens est d’être
un être humain, une personne digne et res-
ponsable. Et on n’aurait nul besoin d’enton-
ner l’hymne à l’identité nationale si on res-
pectait les principes les plus élémentaires de
la liberté et du droit. La France n’est pas
malade de sa nation, elle est malade de son
Etat."
Jacques Garello
Ecrit par : Joe | 23 novembre 2009
Arrêtez avec les fils de ... non ! Sarkozy n'est pas le fils caché de Guy Moquet et d'Albert Camus par contre Hervé Vilar est le fils adoptif de Daniel Cordier, comme quoi ...
Ecrit par : iPidiblue révélations généalogiques | 23 novembre 2009
Il y a des jours où je me demande si Sarkozy n'est pas un peu pédé à se chercher des pères adoptifs tous les quatre matins ?
Ecrit par : iPidiblue révélations généalogiques | 23 novembre 2009
Il ne manquerait plus qu'il se saisisse de Jeanne d'Arc...
Ecrit par : dugong | 23 novembre 2009
Pour rester dans la métaphore tabagique, il va avoir du mal à faire transférer ses cendres au Panthéon.
On a perdu le cendrier !!
(Voilà ce que c'est quand on travaille comme un Cauchon).
Ecrit par : yann | 23 novembre 2009
Non Yann il ne se cherche pas de maman, il en a déjà une .... c'est son papa qu'il recherche désespérément.
Ecrit par : iPidiblue révélations généalogiques | 23 novembre 2009
Youpee ! Y a grève demain ...
Ecrit par : iPidiblue n'a pas cours demain ! | 23 novembre 2009
Un dénommé Nicolas Bordas, Président du "Comité Exécutif du Conseil pour la diffusion de la culture économique" cause dans l'Express à propos de l'introduction de l'économie dans les programmes de seconde
"Question : L'image des professeurs d'économie est parfois critiquée, on les dit parfois peu libéraux...
Réponse : L'économie est un domaine où les sensibilités politiques et idéologiques sont fortes, c'est vrai. Cela dit, l'idée selon laquelle les profs sont des alter mondialistes poussant à la décroissance me semble totalement erronée! Mais, s'il faut revoir les programmes, il faudra les axer davantage vers l'aspect scientifique de la matière."
Voilà des gens au langage bien policé !
Restons positif "l'aspect scientifique de l'économie" permettra peut-être à certains élèves de sentir "concrètement" ce que signifie l'expression "tendre vers 0".
Vive le transdisciplinaire et la dictature du mathématicat !
Ecrit par : dugong | 23 novembre 2009
Voici des gens au langage bien osé !
Dugong on vous sent un peu amer sur ce coup-là ...
Ecrit par : iPidiblue grève sur le tard | 23 novembre 2009
Des collègues à Jean ?
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/11/23/les-courriels-de-climatologues-divulgues-pour-les-discrediter_1270700_3244.html
Ecrit par : dugong | 23 novembre 2009
Ne réveillez pas le lion qui dort ...
Ecrit par : iPidiblue loup y-es-tu ? | 23 novembre 2009
Eh oui, l'orthographe est aussi enseignée par "d'anciens" dyslexiques. Il faut s'y faire.
Ecrit par : nicolas | 22 novembre 2009
Selon des "experts" en dyslexie-dysorthographie, les "dysorthographiques" sont d'anciens "dyslexiques" qui ont réussi à "contourner leur handicap".
Quand on voit le nombre de dysorthographiques, cela fait un paquet d'anciens dyslexiques !
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 23 novembre 2009
Dyslexiques de tous les pays unissez-vous ! A bas la dictature des correcteurs orthographiques !
Ecrit par : iPidiblue cinquième internationale dysorthographique | 23 novembre 2009
"Poètes : vos papiers !"
Léo Ferré
Ecrit par : garafignoux | 23 novembre 2009
Opération « zappe ton prof » dans un lycée parisien
LE MONDE | 21.11.09 | 14h33 • Mis à jour le 21.11.09 | 16h58
C’est parce qu’une enseignante veut faire cours que des élèves d’une classe de terminale technologique du lycée parisien Jean-Lurçat (13e arrondissement) tentent d’en changer. Claudine Lespagnol n’est pas une débutante. À 58 ans, dont huit dans l’établissement, elle n’a plus envie que les lycéens téléphonent ou envoient des SMS pendant ses cours d’anglais. Et ne souhaite plus voir « des filles s’y maquiller, miroir en main, ou s’épiler le sourcil », situation que dénonce une autre enseignante de la même classe.
Claudine Lespagnol est, de son propre aveu, « un peu sévère... enfin, si l’on considère que leur demander de ranger leur téléphone - sans le leur confisquer, puisque nous n’avons pas le droit -, c’est être sévère ». Pour certains élèves, c’est insupportable.
Le 20 octobre, ils signent - à la quasi-unanimité de la classe - une lettre au proviseur dans laquelle ils lui « conseillent vivement d’opérer un changement de prof ». La proviseur aura eu beau leur expliquer son refus, le groupe ne lâche pas prise, et sous la signature « la TSTG2 » - terminale sciences et technologie de la gestion - adresse une missive au professeur, à qui ils viennent de voler une clé USB.
Ils lui conseillent « de procéder à un changement d’attitude, et de cesser de faire des remarques à chaque fois que l’on a un téléphone entre les mains, car cela est une perte de temps. (...) Vous nous prenez trop au sérieux en nous engueulant à chaque cours ». Singeant la rhétorique des bulletins scolaires, avant de descendre d’un cran leur registre de langage, ils ajoutent : « Si ce n’est pas le cas et qu’il n’y a aucun effort de changement de votre part, nous n’avons plus que quelques mots à vous dire : allez vous faire enc... » Mme Lespagnol a déposé une plainte pour cette lettre, les menaces verbales qui l’ont précédée, et le vol de sa clé USB.
Depuis jeudi 19 novembre, les enseignants de ce lycée de plus de 1 200 élèves ont débrayé. La proviseur est en arrêt-maladie. Lundi 23, l’inspecteur d’académie devait dire à la classe "combien ces faits sont inacceptables ». Mais il reconnaît que "la sanction collective n’existe pas".
De leur côté, une partie des enseignants se trouvent bien peu soutenus par leur direction. Selon Marie-Hélène Fougeron, professeur et militante de SUD, aurait « été évoquée l’idée de changer l’enseignante d’anglais au nom de « la continuité du service public ». Reste à savoir si cette continuité du service public d’éducation, c’est d’être devant la classe ou bien d’assurer un cours.
Maryline Baumard
Ecrit par : P. Lariba | 23 novembre 2009
A propos de la traditionnelle "grève" fourre-tout de demain :
"Je pense qu'on va être dans une mobilisation qui commencera à être significative mais pas au niveau qui serait nécessaire", a dit à Reuters Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU.
Pour notre bon Gérard, la situation sera un jour révolutionnaire mais la mobilisation (des masses) n'étant pas encore "au niveau qui serait nécessaire", il décrète, en attendant, la situation pré-révolutionnaire et nous demande d'en assumer toutes les conséquences.
Merci Gérard.
Ecrit par : dugong | 23 novembre 2009
P. Lariba, je suppose que si Pierre Bourdieu était encore vivant, il montrerait à quel point on a là une structure d'oppression de "classe" par un discours dominant celui de la professeur mise en cause !
Ecrit par : iPidiblue lutte des classes | 23 novembre 2009
Une fois n'est pas coutume: le seigneur et maître de ces lieux est interviewé dans La Croix de ce jour...
Aux côtés toutefois de Chevalier et Bérille...
Ecrit par : Claire | 23 novembre 2009
J'ai l'impression que nous sommes à la fin d'un cycle, puisque ce sont les élèves qui sont maintenant les maîtres à l'intérieur de la salle de classe, c'est à eux d'assurer le cours et à l'ex-professeur de se mettre à leur écoute pour apprendre à être autre chose qu'une reproductrice de savoir et de pouvoir ...
Ecrit par : iPidiblue lutte des classes internes | 23 novembre 2009
""Voilà longtemps que la déchristianisation est
à l’oeuvre et crée un vide spirituel et social
qui n’a jamais été comblé ni par les chimé-
riques « valeurs de la République », ni par le
néo-paganisme écologique, mais qui crée un
appel d’air pour les fanatismes et la haine.""
Joe
Intéressant !!!
Ecrit par : Maminou | 23 novembre 2009
Dans un sens c'est l'ultime conséquence de l'école obligatoire jusqu'à seize ans, il est normal que des enfants et adolescents obligés d'aller à l'école contre leur volonté s'approprient ces lieux où ils passent plus de temps que les professeurs et l'évolution suivante ce devrait être de rendre facultative pour les professeurs leur présence en cours car il sn'y sont plus très nécessaires sinon pour conforter un système oppressif ... d'ailleurs je crois savoir que les congés maladies servent un peu à cela, faire respirer l'institution !
Pierre Bourdieu reviens parmi les tiens !
Ecrit par : iPidiblue présence de la lutte des classes | 23 novembre 2009
Des collègues à Jean ?
lemondefr/planete/article/2009/11/23/les-courriels-de-climatologues-divulgues-pour-les-discrediter_1
Ecrit par : dugong | 23 novembre 2009
De l'art du Monde de tronquer les informations qui ne vont pas dans le bon sens :
Il semblerait que ce ne sont pas seulement des courriels qui ont été piratés, mais aussi les données brutes de température que le CRU refuse depuis longtemps de communiquer.
Et que les premières analyses de ces données brutes révèlent un bidouillage des courbes dans le sens du réchauffement.
voir http://skyfal.free.fr/?p=421
A propos de Jean, a-t-il attrapé la grippe ? Ou bien boude-t-il ?
Ecrit par : yann | 23 novembre 2009
Mesdames et Messieurs les membres du Corps enseignant,
A l'intérieur de l'Education nationale dites-vous bien que vous avez juridiquement tort car vous êtes politiquement minoritaires, ce sont vos élèves qui sont vos maîtres que ce soit bien clair pour tout le monde à l'avenir.
Fermez le ban.
Ecrit par : iPidiblue discours de tutelle au Corps enseignant | 23 novembre 2009
la Constitution américaine de 1789 qui n'a pas changé d'un iota depuis deux ans ans.
deux cents ans !
Ecrit par : Robin | 22 novembre 2009
Elle a été modifiée pour permettre la création de la FED...
Ecrit par : Le fantome de Benjamin | 23 novembre 2009
Jeune agrégé de géographie, doctorant chargé de cours dans une petite université, il me semble que l'une des conséquences les plus graves de cet abandon en rase campagne de l'enseignement de l'Histoire est l'étiolement programmé du recrutement des classes valeureuses dans lesquelles enseigne M. Brighelli, à savoir notre chère Lettres Supérieures alias HK...
En effet, comment recruter des Bacheliers scientifiques avec moins de 200 h d'histoire en terminale? Et quand on voit, aujourdhui la proportion des ex bacheliers S à l'admission aux ENS, ces vielles dames ont du souci à se faire.
Je pensais, étant passé moi même par celle de Lyon en tant qu'auditeur, que le sapement des ENS allait se faire par le haut: moins de poste au concours, en fait elle se fait par le haut (baisse des postes à l'agreg) ET par le bas ( tarrisement de la source de recrutement des HK).
Le système sélectif est (était?) le fleuron de notre enseignement supérieur, bien utile quand on entend ce que l'on entend en première année d'université où les étudiants, pleins de bonne volonté par ailleurs, vous annoncent avec emphase que "Marseille est en position frontalière" (sic)!
Ecrit par : Pierre A. | 23 novembre 2009
Elle a été modifiée pour permettre la création de la FED...
Ecrit par : Le fantome de Benjamin | 23 novembre 2009
Elle a surtout été amendée 27 fois...
Ecrit par : yann | 23 novembre 2009
"Marseille est en position frontalière" (sic)!
Ecrit par : Pierre A. | 23 novembre 2009
De quel côté ? ;O)))
Ecrit par : yann | 23 novembre 2009
L'étudiante, voyant Marseille en position littorale, a confondu le concept d'interface, terme générique évoquant le contact, avec celui de frontière définie comme discontinuité linéaire qui marque une limite de souveraineté.
Ecrit par : Pierre A. | 23 novembre 2009
Il est vrai que le vieux port constitue une discontinuité de niveau. Quelques touristes imprudents l'ont déjà constaté en reculant pour mieux cadrer leur photo.
A-t-on sérieusement pensé à compter la contribution des touristes tombés à la mer dans les estimations de l'élévation u niveau des mers ?
Ecrit par : dugong | 23 novembre 2009
A rpopos du réchauffement climatique:
http://www.youtube.com/watch?v=N57tx8YeTEM
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 23 novembre 2009
Excellent lien, Hervé, à voir jusqu'au bout. (6 vidéos)
Ecrit par : yann | 23 novembre 2009
Sur le sujet de l'identité nationale et en attendant de lire les commentaires sur le sujet, je vous livre la réflexion de Jacques Garello sur le sujet. Joe
Eh bien Joe, on dirait qu'il n'y a pas que l'orthographe qui pêche, hum ? La syntaxe aussi ?
Ecrit par : nicolas | 23 novembre 2009
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/11/23/01016-20091123ARTFIG00593-le-cri-d-alarme-de-centaines-de-parents-battus-.php
Ecrit par : retraitée | 23 novembre 2009
Claudine Lespagnol va bien être obligée d'agir ainsi.
http://www.youtube.com/watch?v=PQtdlynhHRI
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 23 novembre 2009
Claudine Lespagnol va bien être obligée d'agir ainsi.
http://www.youtube.com/watch?v=PQtdlynhHRI
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 23 novembre 2009
Je crains que ce ne soit déjà le cas dans un certain nombre d'établissements...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 23 novembre 2009
Qu'est-ce que je m'ennuie sur ce blog !
Reparlez fe foot, SVP !
Ecrit par : Garafignoux | 23 novembre 2009
De l'art du Monde de tronquer les informations qui ne vont pas dans le bon sens :
Il semblerait que ce ne sont pas seulement des courriels qui ont été piratés, mais aussi les données brutes de température que le CRU refuse depuis longtemps de communiquer.
Et que les premières analyses de ces données brutes révèlent un bidouillage des courbes dans le sens du réchauffement.
Ecrit par : yann | 23 novembre 2009
Ils y a plusieurs scientifiques qui s'insurgent des dires du Giec.
Dernièrement, l'un d'entre eux disait que tous ces scientifiques et politiques pouvaient faire avaler n'importe quoi, puisque dans 50 ans ils seront tous morts, donc pas de mea-culpa.
Copenhague's collapse !!!!!!!!!
Lien complet sur la "bouillie" que l'on veut nous faire incurgiter.
http://www.pensee-unique.fr/index.html
Ecrit par : carole | 23 novembre 2009
"incurgiter."
Manger des courges par le mauvais bout ?
Ecrit par : iPidiblue régurgitation et cogitation mêlés | 23 novembre 2009
Pour Garafignoux et amateurs :
http://www.lequipe.fr/
Ecrit par : Daniel Arnaud | 23 novembre 2009
"La première part de la recherche scientifique actuelle pour en tirer la subsantifique moelle à transmettre à nos chères têtes blondes."
Aïe! Et c'est un historien qui dit cela? L'Histoire est d'abord un discours, une narration, du récit. Une évidence qu'il est étonnant de devoir rappeler!
Ecrit par : clio | 23 novembre 2009
Eh bien Joe, on dirait qu'il n'y a pas que l'orthographe qui pêche, hum ? La syntaxe aussi ?
Ecrit par : nicolas | 23 novembre 2009
Mouais, pas top, je suis en pleine régression. Avec un peu de chance, je ne saurais plus sous peu me servir d'un clavier.
Ecrit par : Joe | 23 novembre 2009
je ne saurais plus sous peu me servir d'un clavier.
Ecrit par : Joe | 23 novembre 2009
A votre place j'aurais écrit :
je ne serais plus souple pour sévir du clavier!
Ecrit par : merlemocoeur | 23 novembre 2009
Excellent lien, Hervé, à voir jusqu'au bout. (6 vidéos)
Ecrit par : yann | 23 novembre 2009
D'accord avec ce jugement. On appréciera surtout la performance: parvenir en moins d'une heure à exposer , avec une remarquable rigueur méthodologique, un sujet aussi controversé et politisé.
Ecrit par : marigot | 23 novembre 2009
Qu'est-ce que je m'ennuie sur ce blog !
Reparlez fe foot, SVP !
Ecrit par : Garafignoux | 23 novembre 2009
Philosofoot :
le problème de la main de Henry renvoie à une question philosophique essentielle, et cela depuis Platon : vaut-il mieux paratiquer l'injustice ou en être victime? C'est le thème central du "Gorgias" et de "L'Alcibiade Majeur"... Des fameux "Dialogues" à la surface de réparation, il n'y a qu'un pas (ou une main)...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 23 novembre 2009
Moi, pessimiste?
Et corbeau de malheur?
Le cri d'alarme de centaines de parents battus
Marion Brunet (lefigaro.fr)
23/11/2009
Les employés de Jeunes Violences Ecoute reçoivent chaque année près de 650 appels de parents victimes de leurs enfants violents .
REPORTAGE - Le numéro vert «Jeunes Violences Ecoute» enregistre une augmentation sensible des appels de parents agressés par leurs enfants. La plupart d'entre eux, désemparés par cette violence tant physique que verbale, ne savent pas toujours comment réagir.
Une mère violemment poussée contre un mur par son fils, une autre giflée par sa fille, des parents régulièrement insultés, rabaissés par leur enfant en pleine crise d'adolescence. Des situations auxquelles un nombre croissant de parents se retrouve aujourd'hui confrontés. Des mères seules, mais également des familles traditionnelles, issues de tous les milieux sociaux, sont touchées par ce fléau.
La vingtaine d'employés du numéro vert «Jeunes Violences Ecoute» ( 0 800 20 22 23 0 800 20 22 23), créé en 2000 par le conseil régional d'Ile-de-France, a d'ailleurs constaté une augmentation des appels de parents victimes de leurs enfants. «Ce phénomène n'existait pas avant 2001. Aujourd'hui, il représente environ 5% de nos appels annuels», explique au Figaro.fr la responsable de la plate-forme, Brigitte Cadéac, soit près de 650 coups de fil sur 13 000. «Cela va du problème léger aux affaires plus graves où la violence physique a pris le dessus, poursuit Aurélie Baretje, psychologue clinicienne et chargée de missions à Jeunes Violences Ecoute. Mais si nous avons accès à toute cette violence, c'est aussi parce que les parents arrivent davantage à en parler».
Rassurés par l'anonymat de la plateforme, les parents appellent en effet pour exposer un problème dont ils n'arrivent pas à parler avec leurs proches. Une démarche qui souligne leur volonté de briser la loi du silence et de ne plus être victimes de leur enfant. Protégés du regard extérieur, ils expriment leur choc face à cette violence inouïe, mais aussi, entre deux sanglots, leur culpabilité, leur honte d'avoir échoué dans leur rôle de parents. «Dans les cas de violence verbale, on essaye de les rassurer en leur expliquant que la situation s'améliorera s'ils corrigent l'injure proférée par leur fils ou leur fille, précise Aurélie Baretje. Par contre, lorsque les limites ne sont pas très vite fixées, ils peuvent très vite se faire insulter dix, vingt, trente fois».
Des parents contraints de porter plainte contre leur enfant
Exemple édifiant avec un couple de parents, qui, choqué par les insultes et les mensonges à répétition de leur fille, ne savait pas comment réagir après des années d'une relation paisible. «L'agressivité s'est installée progressivement jusqu'à la première insulte. Et comme les parents n'ont rien dit, l'adolescente a continué, décrypte la psychologue. En réalité, ils craignaient que leur fille ne leur parle plus et ne les aime plus s'ils la reprenaient. La mère pleurait au téléphone, mais nous l'avons rassurée en lui expliquant qu'elle devait fixer des limites à sa fille».
Mais dans d'autres situations, où le recadrage ne suffit plus, la violence physique prend parfois le pas sur les insultes. Des jeunes, ne trouvant pas les mots pour exprimer leur colère, en viennent aux mains, poussent violemment leur mère et la giflent. Une femme élevant seule son fils a ainsi récemment contacté «Jeunes Violences Ecoute». Alors qu'elle était parvenue à obtenir la mise en place d'aides éducatives pour canaliser l'adolescent, elle est revenue au point de départ, aucun suivi n'ayant été effectué depuis un an. Pire, elle avoue désormais craindre de se retrouver seule avec son fils.
Face à ces situations extrêmes, certains parents sont contraints d'avoir recours à la police, forcés de porter plainte contre leur propre enfant pour mettre un terme à leur brutalité. «C'est un geste très difficile, mais immiscer un tiers comme la police dans sa relation avec son enfant permet de poser des limites, souligne la psychologue. Sinon, le jeune rentre dans la faille et c'est la porte ouverte à tout».
Ecrit par : Pendariès | 23 novembre 2009
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/11/23/01016-20091123ARTFIG00593-le-cri-d-alarme-de-centaines-de-parents-battus-.php Ecrit par : retraitée | 23 novembre 2009
A force de mettre monchéri moncoeur au centre de TOUS LES SYSTEMES, il fallait bien s'attendre à un retour de manivelle plus que sérieux...
Quels sont les pronostics pour le déplacement/maintien de la prof d'anglais dans le 13ème arrondissement suite à la demande expresse, injurieuse et musclée d'une classe de terminale ? Hum ?
Peut-être ne faut-ils pas s'appeler Lespagnol quand on enseigne l'anglais... mais non, le problème c'est qu'elle EST TROP SEVERE ! Et vogue la galère, Olé !
Ecrit par : nicolas | 23 novembre 2009
ne faut-ils pas : ne faut-il pas, bien entendu
Ecrit par : nicolas | 23 novembre 2009
Peut-être ne faut-ils pas s'appeler Lespagnol quand on enseigne l'anglais... mais non, le problème c'est qu'elle EST TROP SEVERE ! Et vogue la galère, Olé !
Ecrit par : nicolas | 23 novembre 2009
Mahh non. Z'avez pas suivi. Si ses élèves se rebiffent et l'insultent, c'est tout simplement qu'elle ne sait pas SE FAIRE RESPECTER. N'a que ce qu'elle mérite, au fond.
Ecrit par : TotoWeininger | 23 novembre 2009
""Voilà longtemps que la déchristianisation est
à l’oeuvre et crée un vide spirituel et social
qui n’a jamais été comblé ni par les chimé-
riques « valeurs de la République », ni par le
néo-paganisme écologique, mais qui crée un
appel d’air pour les fanatismes et la haine.""
Joe
Intéressant !!!
Ecrit par : Maminou | 23 novembre 2009
Je trouve aussi.
René Girard explique que la clé de voûte de la civilisation occidentale est "la pierre rejetée par les bâtisseurs", c'est-à-dire la victime émissaire, "l'agnus déi" et que la construction d'un nouvel édifice (le nazisme et le communisme par exemple ou le libéralisme athée avec sa frénésie de consommation destructrice de l'environnement et son individualisme exacerbé) signifiait la régression en deçà du judéo-christianisme vers le paganisme, régression impossible puisque le judéo-christianisme est une "déconstruction" au sens que donne le philosophe Jacques Derrida à ce terme des religions sacrificielles.
Le judéo-christianisme a détruit la mécanique sacrificielle (sacrifier un animal ou un être humain pour réguler la contagion mimétique de la violence généralisée) qui est devenue inopérante et cette destruction conduit au nihilisme et à la multiplication des victimes" (c'est toute l'Histoire tragique du XXème siècle).
A moins qu'on ne choisisse la seule autre voie possible (qui n'implique pas forcément la croyance en telle ou telle religion, le judéo-christianisme n'ayant pas toujours obéi à sa vocation "prophétique" et étant bien souvent retombé dans les vieilles ornières sacrificielles, ni même en Dieu.. J'espère que le père abbé ne va pas lire ça ;-))) : celle de l'amour inconditionnelle du prochain.
Ecrit par : Robin | 23 novembre 2009
""Voilà longtemps que la déchristianisation est
à l’oeuvre et crée un vide spirituel et social
qui n’a jamais été comblé ni par les chimé-
riques « valeurs de la République », ni par le
néo-paganisme écologique, mais qui crée un
appel d’air pour les fanatismes et la haine.""
Joe
Intéressant !!!
Ecrit par : Maminou | 23 novembre 2009
Je trouve aussi.
Ecrit par : Robin | 23 novembre 2009
Personnellement je ne trouve pas. Regardez la conférence donnée par Courtillot (lien donné plus haut par Hervé) et vous comprendrez qu'il est tout à fait possible, sans croire en l'existence d'un Grand Autre, de cheminer dans le vide spirituel ainsi libéré.
D'autrepart, je ne vois pas comment on peut dire que la mécanique sacrificielle a cessé d'être opérante sous nos tropiques. Les sacrifices d'humains n'ont jamais été aussi nombreux, y compris dans notre quotidien scolaire.
Ecrit par : Buntov | 23 novembre 2009
""Voilà longtemps que la déchristianisation est
à l’oeuvre et crée un vide spirituel et social
qui n’a jamais été comblé ni par les chimé-
riques « valeurs de la République », ni par le
néo-paganisme écologique, mais qui crée un
appel d’air pour les fanatismes et la haine.""
Joe
Intéressant !!!
Ecrit par : Maminou | 23 novembre 2009
Je trouve aussi.
Ecrit par : Robin | 23 novembre 2009
Personnellement je ne trouve pas. Regardez la conférence donnée par Courtillot (lien donné plus haut par Hervé) et vous comprendrez qu'il est tout à fait possible, sans croire en l'existence d'un Grand Autre, de cheminer dans le vide spirituel ainsi libéré.
D'autrepart, je ne vois pas comment on peut dire que la mécanique sacrificielle a cessé d'être opérante sous nos tropiques. Les sacrifices d'humains n'ont jamais été aussi nombreux, y compris dans notre quotidien scolaire.
Ecrit par : Buntov | 23 novembre 2009
Le sens n'est pas forcément celui donné par Robin. La nation (et donc l'identité nationale) serait définie par un but commun ou un objectif commun. Cet objectif était clair dans le cadre du référentiel judéo-chrétien et c'est cette volonté de faire cause commune, ce sens de l'intérêt général qui a été perdu. Cela ne veut pas dire qu'il faille retourner à une quelconque aliénation.
Relisez ma citation dans son ensemble et vous verrez que ce n'était pas le sens de l'auteur.
Ecrit par : Joe | 23 novembre 2009
Sous nos tropiques, Buntov ? Vos habitez sous quel tropique exactement ? du Cancer ou du Capricorne ? Moi j'habite près de Paris soit à peu près sur le parallèle qui est à mi-distance du pôle Nord et de l'équateur (en fait plus proche du 50ème degré).
Ecrit par : iPidiblue à mi-distance du Pôle Nord et de l'Equateur | 23 novembre 2009
Paris : 2°20 de longitude est et 48°52 de latitude Nord
Bordeaux est à peu près sur le 45ème parallèle.
Lille 50°39
Ecrit par : iPidiblue à mi-distance du Pôle Nord et de l'Equateur | 23 novembre 2009
"A moins qu'on ne choisisse la seule autre voie possible : celle de l'amour inconditionnel du prochain." Robin
Robin, vous êtes fou !
Pensez à autre chose : à la France, aux prix Goncourt, aux ressources énergétiques, à la coupe du Monde, au développement durable, aux technologies quantiques, à l'espérance dans l'au delà pour tous et sans peine(s), aux mondes parallèles qui convergent, à l'absence de grippe, aux plénums perdus des comités centraux d'autrefois, à l'harmonie universelle par correspondance, aux gains des championnats de poker, etc.
Mais n'allez pas mettre de telles idées dans des cervelles sans défense !
Ecrit par : dugong | 23 novembre 2009
Mais avec du Viagra on peut essayer quand même ?
Ecrit par : iPidiblue amoureux inconditionnel | 23 novembre 2009
Tout doit disparaître, grande braderie à l'éducation nationale!
http://www.marianne2.fr/Exclusif-Chatel-veut-supprimer-l-histoire-geo-en-terminale-S_a182876.html
Ecrit par : merlemocoeur | 23 novembre 2009
"Tout doit disparaître, grande braderie à l'éducation nationale!"
Glouglou y pourvoira !
Ecrit par : dugong | 23 novembre 2009
Les sénateurs ont mal mangé au bistrot du coin et ils le disent dans leur guide :
http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/11/23/la-commission-des-finances-du-senat-s-attaque-a-la-tva-a-5-5-dans-la-restauration_1271015_823448.html#ens_id=1266942
Non mais !
Ecrit par : dugong | 23 novembre 2009
Moi je trouve plutôt sympathique de savoir que Robin est atteint d'un priapisme aigu, j'aimerais bien voir cela de près !
Ecrit par : iPidiblue et le dieu Priape parmi nous | 23 novembre 2009
Philosofoot :
le problème de la main de Henry renvoie à une question philosophique essentielle, et cela depuis Platon : vaut-il mieux paratiquer l'injustice ou en être victime? C'est le thème central du "Gorgias" et de "L'Alcibiade Majeur"... Des fameux "Dialogues" à la surface de réparation, il n'y a qu'un pas (ou une main)...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 23 novembre 2009
On peut aussi renvoyer à Anaxagore : "être intelligent, c'est avoir une main"...
Ecrit par : Victor | 23 novembre 2009
"incurgiter."
Manger des courges par le mauvais bout ?
Ecrit par : iPidiblue régurgitation et cogitation mêlés | 23 novembre 2009
Lo ciento : ingurgiter.
J'avais en tête incurrir (faire avaler).
Ecrit par : carole | 23 novembre 2009
Dans un sens c'est l'ultime conséquence de l'école obligatoire jusqu'à seize ans, il est normal que des enfants et adolescents obligés d'aller à l'école contre leur volonté s'approprient ces lieux où ils passent plus de temps que les professeurs et l'évolution suivante ce devrait être de rendre facultative pour les professeurs leur présence en cours car il sn'y sont plus très nécessaires sinon pour conforter un système oppressif ... d'ailleurs je crois savoir que les congés maladies servent un peu à cela, faire respirer l'institution !
Ecrit par : iPidiblue présence de la lutte des classes | 23 novembre 2009
Ca se tient !
Des fois, je regarde la classe, je m'assois, et je me demande ce que je fiche là... Je suis le seul à avoir cette impression ?
Ecrit par : Jeremy | 23 novembre 2009
Le sens n'est pas forcément celui donné par Robin. La nation (et donc l'identité nationale) serait définie par un but commun ou un objectif commun. Cet objectif était clair dans le cadre du référentiel judéo-chrétien et c'est cette volonté de faire cause commune, ce sens de l'intérêt général qui a été perdu. Cela ne veut pas dire qu'il faille retourner à une quelconque aliénation.
Relisez ma citation dans son ensemble et vous verrez que ce n'était pas le sens de l'auteur.
Ecrit par : Joe | 23 novembre 2009
Je ne pensais pas du tout à un retour à une théocratie ou à une adhésion à un dogme religieux quelconque.
Je pensais effectivement à un vouloir vivre ensemble autour d'un certain nombre de valeurs héritées du judéo-christianisme (mais aussi de la Grèce antique et de la république romaine), valeurs que le curé honnête partageait finalement avec l'instituteur laïc anticlérical.
Je constate moi aussi avec tristesse la disparition de ces "valeurs" qui aboutissent effectivement à la multiplication des boucs émissaires, en particulier, Buntov a raison de le souligner dans l'univers scolaire.
Ecrit par : Robin | 23 novembre 2009
Au fait, j'y pense d'un coup, en lisant le lien génial laissé par Carole !
Y'a dix ans, c'étaient les trous dans la couche d'ozone qui alarmaient le monde des penseurs et nous terrorisaient.
Qu'est-ce qu'ils sont devenus, ces trous ? C'est le CO2 qui les a bouchés ?
Excusez ! Je sors de suite.
Ecrit par : dobolino | 23 novembre 2009
Des fois, je regarde la classe, je m'assois, et je me demande ce que je fiche là... Je suis le seul à avoir cette impression ?
Ecrit par : Jeremy | 23 novembre 2009
Mais non , Jeff, t'es pas tout seul ! ;-))
Ecrit par : Robin | 23 novembre 2009
Jérémy je sens que Robin va vous aimer très fort pendant trente secondes ! Gare à vos fesses ...
Ecrit par : iPidiblue et le dieu Priape parmi nous | 23 novembre 2009
Tiens, en parlant de "Hun", je faisais la leçon sur les grandes invasions dans une classe parallèle et quelques enfants s'étonnèrent de voir le nom de ce peuple barbare écrit ainsi.
Petite anecdote entendue ce soir et narrée par la collègue qui a repris ma classe de CM : un de mes CM1 de l'année dernière lui a posé la question suivante en Histoire :
Que s'est-il passé en 1111 ?
(la citation au-dessus est un indice).
Ecrit par : Guillaume | 23 novembre 2009
"l'aspect scientifique de l'économie" permettra peut-être à certains élèves de sentir "concrètement" ce que signifie l'expression "tendre vers 0".
Vive le transdisciplinaire et la dictature du mathématicat !
Ecrit par : dugong | 23 novembre 2009
Les Sciences économiques sont à l'économie ce que les Sciences de l'éducation sont à l'éducation : elles nous ont menés à la catastrophe.
Ecrit par : Louis Barthas | 23 novembre 2009
Des fois, je regarde la classe, je m'assois, et je me demande ce que je fiche là... Je suis le seul à avoir cette impression ?
Ecrit par : Jeremy | 23 novembre 2009
Ouh, ça me fait du bien de l'entendre dire par un autre que moi, merci Jérémy.
A plusieurs, la croix est moins lourde à porter ...
J'ai l'impression d'être en deuil de mon métier, d'ailleurs depuis quelques années je ne porte que des vêtements noirs (à la rigueur je m'autorise le gris foncé, les jours de fête).
Ecrit par : Zorglub | 23 novembre 2009
" Des fois, je regarde la classe, je m'assois, et je me demande ce que je fiche là." (Jeremy)
A la fin de ma carrière, ça m'arrivait aussi très souvent.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 novembre 2009
Sur le sujet de l'identité nationale et en attendant de lire les commentaires sur le sujet, je vous livre la réflexion de Jacques Garello sur le sujet. Joe
Eh bien Joe, on dirait qu'il n'y a pas que l'orthographe qui pêche, hum ? La syntaxe aussi ?
Ecrit par : nicolas | 23 novembre 2009
---
Est-ce contagieux, Nicolas, ma chère ? Il me semble qu'il fallait écrire "qui pèche". Me trompé-je ? :-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 23 novembre 2009
Que s'est-il passé en 1111 ?
Ecrit par : Guillaume
Le onze novembre ?
Ecrit par : Moot | 23 novembre 2009
Des fois, je regarde la classe, je m'assois, et je me demande ce que je fiche là... Je suis le seul à avoir cette impression ?
Ecrit par : Jeremy | 23 novembre 2009
Manière de dire, que ce n'est pas en modifiant la pédagogie et les programmes que tout cela changera. Le mal est bien plus profond qui ronge les 2 institutions traditionnellement affectées à la fabrication de l'homme à partir de l'enfant: la famille et sa transposition généalogique, l'école.
La crise de l'éducation est celle de l'ordre symbolique paternel déficient. C'est être naïf de croire qu'on le remettra debout par simples décrets.
La minorité des "jeunes" est le dernier groupe social à être encore dominé par une autre. Il n'y aucune raison à l'enseigne d'autres minorités, qu'à son tour elle ne se libère pas et casse ses chaînes. Nous sommes prévenus.
Ecrit par : marigot | 23 novembre 2009
Philosofoot :
le problème de la main de Henry renvoie à une question philosophique essentielle, et cela depuis Platon : vaut-il mieux paratiquer l'injustice ou en être victime? C'est le thème central du "Gorgias" et de "L'Alcibiade Majeur"... Des fameux "Dialogues" à la surface de réparation, il n'y a qu'un pas (ou une main)...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 23 novembre 2009
On peut aussi renvoyer à Anaxagore : "être intelligent, c'est avoir une main"...
Ecrit par : Victor | 23 novembre 2009
On peut penser aussi au livre IV de la "République" de Platon, avec l'anneau de Gygès (qui rend invisible et permet de commettre tous les forfaits en toute impunité). Si une armée de photographes ne l'avait pas pris en flagrant délit, Henry se donnerait-il la peine d'exprimer des regrets? La société médiatique (surtout avec Internet) n'est peut-être pas autre chose qu'une société anti-Gygès...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 23 novembre 2009
Moi je trouve plutôt sympathique de savoir que Robin est atteint d'un priapisme aigu, j'aimerais bien voir cela de près !
Ecrit par : iPidiblue et le dieu Priape parmi nous | 23 novembre 2009
Vous voulez tâter aussi du gros bâton de frère Tuck ? ;O))
Ecrit par : Robin | 23 novembre 2009
Manière de dire, que ce n'est pas en modifiant la pédagogie et les programmes que tout cela changera. Le mal est bien plus profond qui ronge les 2 institutions traditionnellement affectées à la fabrication de l'homme à partir de l'enfant: la famille et sa transposition généalogique, l'école.
La crise de l'éducation est celle de l'ordre symbolique paternel déficient. C'est être naïf de croire qu'on le remettra debout par simples décrets.
La minorité des "jeunes" est le dernier groupe social à être encore dominé par une autre. Il n'y aucune raison à l'enseigne d'autres minorités, qu'à son tour elle ne se libère pas et casse ses chaînes. Nous sommes prévenus.
Ecrit par : marigot | 23 novembre 2009
Mais...! Vous avez du venin à revendre à toute heure du jour et de la nuit, vous ! Vous êtes la béate constrictor de ces lieux ! La vipère marigotée du maquis de bonnet d'ane !
Je suis pour la famille homoparentale, et je suis pour une éducation de bon aloi ! La pire majorité oppressante, c'est celle des cons, et celle-là, ce n'est pas ses chaînes qu'elle brise menu ! Et quand je lis vos messages, je me rends bien compte qu'il n'y a pas que l'ordre paternel qui soit déficient.
Après les pédagogos, les marigogos maintenant. Illuminés rougeauds contre tuniques noires, quelles équipes !
Ecrit par : Jeremy | 23 novembre 2009
""Voilà longtemps que la déchristianisation est
à l’oeuvre et crée un vide spirituel et social
qui n’a jamais été comblé ni par les chimé-
riques « valeurs de la République », ni par le
néo-paganisme écologique, mais qui crée un
appel d’air pour les fanatismes et la haine.""
Joe
Intéressant !!!
Ecrit par : Maminou | 23 novembre 2009
Je trouve aussi.
Ecrit par : Robin | 23 novembre 2009
Intérêt partagé.
En fait, cela rejoint l'une des critiques faites à la République depuis la Révolution, et qu'on trouve aussi bien chez Chateaubriand (à la fin des "Mémoires d'outre-tombe") que chez Albert de Mun (député monarchiste sous la IIIe République). Tous deux soutiennent que la religion assurait le lien social et que la laïcisation de l'Etat n'a pas vraiment prévu d'autre fondement au vivre ensemble. Problématique indissociable de la question sociale :
Comment l'égalité des droits promise par les républicains peut-elle être effective sans l'égalité des conditions, ou tout au moins l'égalité des chances?
« […] Un état politique où des individus ont des millions de revenu tandis que d’autres individus meurent de faim, peut-il subsister quand la religion n’est plus là avec ses espérances hors de ce monde pour expliquer le sacrifice ? », écrit notamment Chateaubriand.
En fait, c'est l'école le vecteur du lien social dans la République. Mais justement, que devient la République (laïque) quand l'école est en échec?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 23 novembre 2009
Cette histoire de religion et de lien social permet aussi de souligner que la laïcité est bien une particularité française, et non pas républicaine.
En réalité, historiquement et encore aujourd'hui, les républiques sont plutôt des régimes qui s'appuient sur la religion pour assure la "res publica" (la chose de tous) et la cohésion nationale.
Tocqueville, dans "De la démocratie en Amérique", a très bien montré, par exemple, que les Etats-Unis ont bâti leur république en s'appuyant sur le sentiment religieux pour créer du lien entre les citoyens; en Corse, entre 1755 et 1769, après que l'île se soit libérée de la tutelle génoise, Pascal Paoli s'appuie aussi sur la religion comme vecteur de valeurs pour son expérience républicaine; et Machiavel, qui n'était pas machiavélique mais se demandait comment une république pouvait se conserver au fil des générations, insistait de manière récurrente sur la religion comme outil politique. L'islam joue aujourd'hui un rôle similaire en République islamique d'Iran.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 23 novembre 2009
Je me pose la même question que Dobolino : elle va donc mieux, la couche d'ozone ?
Ecrit par : Jeremy | 24 novembre 2009
Est-ce contagieux, Nicolas, ma chère ? Il me semble qu'il fallait écrire "qui pèche". Me trompé-je ? :-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 23 novembre 2009
Oh my god ! I do apologize. Of course, pécher !
Ecrit par : nicolas | 24 novembre 2009
http://www.marianne2.fr/Exclusif-Chatel-veut-supprimer-l-histoire-geo-en-terminale-S_a182876.html
Ecrit par : merlemocoeur | 23 novembre 2009
Bon alors il vaut mieux inviter les jeunes qui comptaient passer un CAPES d'H/G à se tourner vers... vers quoi au juste ?
Ecrit par : nicolas | 24 novembre 2009
Ne faisant que passer, je dédie à Jean cette séquence didactique.
http://www.sauv.net/seqpuree.htm
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 novembre 2009
Dans l'article de Marianne, l'inquiétude de voir disparaître l'histoire-géographie en terminale est fondée. Mais cette phrase me gêne :
"On peut supposer que les pressions des associations de mathématiciens et de physiciens qui veulent à tout prix conserver à cette terminale son caractère de « pureté » ont dû être très fortes ces derniers jours."
Pourquoi opposer les matières les unes aux autres ? Les professeurs de matières scientifiques ont toutes les raisons d'être mécontents aussi ( http://www.apmep.asso.fr/spip.php?article3158 ).
Les enseignants n'ont-ils pas intérêt à travailler ensemble contre cette réforme dans l'intérêt des élèves ou le but n'est-il que de préserver son petit carré disciplinaire ?
Ecrit par : lucile | 24 novembre 2009
Au sujet de la cohésion sociale et de la perte des valeurs, et pour poursuivre l'idée de Daniel Arnaud, la république à la française conduit à un affaiblissement des valeurs qu'elle défend : plus ces valeurs sont affirmées par la République, moins elles sont fortes dans les cœurs. Dans une époque où le sentimentalisme est utilisé comme arme politique des deux bords, il n'est pas étonnant de voir une certaine déliquescence de la cohésion sociale.
Prenons un exemple et achevons de dresser de moi un profil de belle enflure : la solidarité. La solidarité a été nationalisée par une politique redistributrice généreuse (près de 53% du PIB). Mon point de vue en tant qu'individu est donc que je donne déjà bien assez pour les moins chanceux que moi et que je n'ai aucune raison de participer au téléthon, au sidaction, ... ou de filer une pièce aux malheureux (??) dans le métro, bref de faire preuve financièrement de solidarité (je ne suis pas complètement un salaud, quand on me demande quelque chose de gratuit, il m'arrive de le faire). Ils n'ont qu'à se retourner vers l'État ou les collectivités, puisque c'est comme ça que ça marche.
Bien sûr, a contrario, je ne pense pas que je donnerais 50% de mes revenus si je n'étais pas taxé, je donnerais certainement moins, mais je serais plus enclin à faire preuve de solidarité.
Ecrit par : Joe | 24 novembre 2009
Excusez ! Je sors de suite.
Ecrit par : dobolino | 23 novembre 2009
A pas tenu !! ;O)))))
Ecrit par : yann | 24 novembre 2009
Ne faisant que passer, je dédie à Jean cette séquence didactique.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 novembre 2009
Sadique ! Alors qu'il est peut-être cloué au lit par une grippe.
°O)
Ecrit par : yann | 24 novembre 2009
1111 c'est l'invasion des uns.
On n'apprend plus rien au primaire !
L'hist-géo supprimée en terminale S, ça veut dire des millers d'heures et de postes supprimés, pas besoin de chercher des explications compliquées.
Mes collègues vont aller se promener sur 2 ou 3 bahuts pour faire des compléments de service.
Engagez-vous qu'y disaient : vous serez revalorisés aux calendes grecques et à 50 ans vous deviendrez TZR sur trois collèges et vous paierez un forfait Bouygues à vos élèves...
Ecrit par : Pierre Lariba | 24 novembre 2009
1111 c'est l'invasion des uns.
On n'apprend plus rien au primaire !
L'hist-géo supprimée en terminale S, ça veut dire des millers d'heures et de postes supprimés, pas besoin de chercher des explications compliquées.
Mes collègues vont aller se promener sur 2 ou 3 bahuts pour faire des compléments de service.
Engagez-vous qu'y disaient : vous serez revalorisés aux calendes grecques et à 50 ans vous deviendrez TZR sur trois collèges et vous paierez un forfait Bouygues à vos élèves...
Ecrit par : Pierre Lariba | 24 novembre 2009
1111 c'est l'invasion des uns.
On n'apprend plus rien au primaire !
L'hist-géo supprimée en terminale S, ça veut dire des millers d'heures et de postes supprimés, pas besoin de chercher des explications compliquées.
Mes collègues vont aller se promener sur 2 ou 3 bahuts pour faire des compléments de service.
Engagez-vous qu'y disaient : vous serez revalorisés aux calendes grecques et à 50 ans vous deviendrez TZR sur trois collèges et vous paierez un forfait Bouygues à vos élèves...
Ecrit par : Pierre Lariba | 24 novembre 2009
JE NE MOURRAIS PAS POUR CE PAYS
voilà c'est dit l'identité nationale : " ce que chaque français doit à la France"
qu'est-ce que je dois à la France ?
mes impôts, la retraite de mes ainés, et éventuellement une part de mon éducation mais plutôt la plus petite part possible car ça n'est pas à l'en que j'ai pu me parfaire, me connaitre, m'améliorer surtout mon anglais, mon gout pour les lettres et les sciences humaines ( éco, socio, histoire ).
Je ne dois rien à ce pays j'eus préféré qu'il soit en ruine quand dans l'état actuel.
non ce pays ne mérite pas qu'on meurt pour lui.
Ecrit par : le lapin garou | 24 novembre 2009
Toutes mes excuses pour la répétition, y a des jours où l'écran windowsique se bloque...
Ecrit par : P. Lariba | 24 novembre 2009
http://www.causeur.fr/de-la-dictature-de-l-amour-des-enfants,3339
Ségolinant !
Ecrit par : yann | 24 novembre 2009
Merci Yann !
Vivement des classes amies des enfants pour pouvoir s'engager dans des projets d'avenir innovants et respectueux du développement du râble ;))
Ecrit par : Pierre Lariba | 24 novembre 2009
Merci Yann !
Vivement des classes amies des enfants pour pouvoir s'engager dans des projets d'avenir innovants et respectueux du développement du râble ;))
Ecrit par : Pierre Lariba | 24 novembre 2009
L'identité nationale, j'en fais tous les jours avec les élèves. Je leur apprend la langue de leur pays, son orthographe, sa grammaire, son lexique... Je leur fait lire et comprendre le mieux possible des œuvres de premier plan dans leur patrimoine culturel. Je ne vois donc pas le besoin de perdre du temps à en parler : je préfère la construire.
Ecrit par : *Celeborn | 24 novembre 2009
Après les pédagogos, les marigogos maintenant. Illuminés rougeauds contre tuniques noires, quelles équipes !
Ecrit par : Jeremy | 23 novembre 2009
A l'adresse de ceux qui, comme Ulysse, s'apprêtent à faire un beau voyage dans l'Enfer de l'Occident libéré des fictions légales de père et mère, ce morceau de littérature de l'illuminé J. JOYCE (les lettres en capitales sont de mon fait):
- Un père, dit Stéphane, luttant contre le découragement, est un mal nécessaire. Il écrivit la pièce pendant les mois qui suivirent la mort de son père. Si vous admettez que lui, l' homme grisonnant, père de deux filles à marier, avec trente -cinq ans d'âge, et cinquante d'expérience, soit l'étudiant imberbe de Wittemberg, vous devez alors admettre que sa vieille mère de soixante-dix ans est la reine luxurieuse. Non. Le cadavre de John Shakespeare ne se promène pas dans la nuit. Il va pourrissant d'heure en heure. Il repose DECHARGÉ DE PATERNITÉ, ayant TRANSMIS À SON FILS cet ÉTAT MYSTIQUE. Le Calandrino de Boccace est le premier et le dernier homme qui conçut un enfant.
LA PATERNITÉ EN TANT QU' ENGENDREMENT CONSCIENT N' ÉXISTE PAS POUR L' HOMME. C' EST UN ÉTAT MYSTIQUE UNE TRANSMISSION APOSTOLIQUE du seul générateur au seul engendré. Sur ce mystère, et non sur la MADONE que l'astuce italienne jeta en pâture aux foules d'Occident, l' Eglise est fondée et fondée INÉBRANLABLEMENT, parce que fondée comme le MONDE, macro et microcosme, SUR LE VIDE. SUR L' INCERTITUDE, SUR L' IMPROBABILITÉ. Amor matris, génitif objectif et subjectif, peut-être LA SEULE CHOSE VRAIE DE CETTE VIE. On peut envisager la PATERNITÉ, comme une FICTION LÉGALE. Est-il père aimé comme tel par son fils, fils comme tel par son père?
(Pages 302-303 dans ULYSSE I. Collection FOLIO)
Ecrit par : marigot | 24 novembre 2009
Je leur apprend la langue de leur pays, son orthographe, sa grammaire, son lexique... Je leur fait lire et comprendre
Celeborn
Oh, cher ami, et la conjugaison, vous l'oubliez dans tous ces apprentissages ?
Ecrit par : nicolas | 24 novembre 2009
Je leur faiS... (faut que j'arrête la grève des accords, moi ^^)
Ecrit par : *Celeborn | 24 novembre 2009
Merci Nicolas, vous avez devancé ma relecture ^^
Ecrit par : *Celeborn | 24 novembre 2009
Fils, qu'avez-vous fait de vos pères ?
Ecrit par : iPidiblue révolution tranquille | 24 novembre 2009
on a tué nos pères
Ecrit par : LE LAPIN garou | 24 novembre 2009
Ô Lapin Garou que vous avez de longues dents !
Ecrit par : iPidiblue révolution tranquille | 24 novembre 2009
on tue nos pères et on est tué par nos enfants
c'est ainsi
le temps détruit tout...
Ecrit par : le lapin garou | 24 novembre 2009
Je ne comprends pas : y a-t-il des contributions qui ont disparu do blog ? Je remonte, et je constate des lacunes. Mauvaise lecture, ou censure ?
Ecrit par : Garafignoux | 24 novembre 2009
J'insiste : avons-nous été évacués du blog pour propos anti ou pro vaccin, Jean et moi ?
Ecrit par : Garafignoux | 24 novembre 2009
"JE NE MOURRAIS PAS POUR CE PAYS"
Certes, on ne refera probablement pas Valmy et c'est heureux mais quant à se dépêcher de l'oublier...
Autre chose, en ce qui me concerne, l'acquisition progressive d'une identité française m'a heureusement arraché à la fatalité d'une identité régionale débilitante.
Que serais-je devenu sans cela ? Un gros con * d'alsacien, bourré de patois et de bière, entonnant, en un paradoxe permanent, son heimweh quotidien alors qu'il se croit "chez lui" ** ?
Le meilleure des choses qui puisse arriver à un "imbécile né quelque part", c'est d'en partir pour une aliénation un peu plus épanouissante. Quitte à revenir avec du recul. Mais n'est pas Claude Vigée qui veut...
* j'en suis un, bien sûr, mais pas celui-là.
** Fascination/répulsion pour l'Allemagne (la grande, disciplinée, etc.)
Ecrit par : dugong | 24 novembre 2009
Garafignoux, ce matin vous avez posté sur un autre fil "Le monde comme il va".
Ecrit par : lucile | 24 novembre 2009
Je ne comprends pas : y a-t-il des contributions qui ont disparu do blog ? Je remonte, et je constate des lacunes. Mauvaise lecture, ou censure ?
Ecrit par : Garafignoux | 24 novembre 2009
Vous aviez posté à la suite des commentaires d'une note précédente...
Ecrit par : Maminou | 24 novembre 2009
Sadique ! Alors qu'il est peut-être cloué au lit par une grippe.
°O)
Ecrit par : yann | 24 novembre 2009
J'espère que vous avez lu cette séquence, à pleurer de rire, c'est si bien dit !
A propos de Jean, je pense qu'il faut se faire vacciner, ne serait-ce que pour protéger son entourage, si on est porteur sain.
Sur C dans l'air, les médecins qui parlaient ne plaisantaient pas...et n'avaient aucun intérêt personnel à recommander la vaccination. (en particulier le professeur François Bricaire, qui est à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière)
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 novembre 2009
on tue nos pères et on est tué par nos enfants
c'est ainsi
le temps détruit tout...
Ecrit par : le lapin garou | 24 novembre 2009
Encore heureux quand on n'est pas mangé par eux ("Soleil vert", et "Pourquoi j'ai mangé mon père".)
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 novembre 2009
Autre chose, en ce qui me concerne, l'acquisition progressive d'une identité française m'a heureusement arraché à la fatalité d'une identité régionale débilitante.
Que serais-je devenu sans cela ? Un gros con * d'alsacien, bourré de patois et de bière, entonnant, en un paradoxe permanent, son heimweh quotidien alors qu'il se croit "chez lui" ** ?
Ecrit par : dugong | 24 novembre 2009
Aimer vivre en Alsace quand on vient d'ailleurs, est très possible...
Mais devenir alacien (celui que vous décrivez ou d'autres qui ne lui ressemblent pas!), pas question...
Ecrit par : Maminou | 24 novembre 2009
Garafignoux, ce matin vous avez posté sur un autre fil "Le monde comme il va".
Ecrit par : lucile | 24 novembre 2009
Oups,
mille pardons ! Je m'aplatis totalement quoique symboliquement.
Ecrit par : Garafignoux | 24 novembre 2009
Moi je trouve plutôt sympathique de savoir que Robin est atteint d'un priapisme aigu, j'aimerais bien voir cela de près !
Ecrit par : iPidiblue et le dieu Priape parmi nous | 23 novembre 2009
Vous voulez tâter aussi du gros bâton de frère Tuck ? ;O))
Ecrit par : Robin | 23 novembre 2009
ça y est, ça repart en dessous de la ceinture ! Non d'une pipe, l'heure est grave !
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 novembre 2009
Ce qui est priapique, tient rarement à cœur.
Ecrit par : dugong | 24 novembre 2009
Dugong, vous ne voyez donc pas le monde mit e schwobische lampe ?
Ecrit par : Pierre Lariba | 24 novembre 2009
Oh my god ! I do apologize. Of course, pécher !
Ecrit par : nicolas | 24 novembre 2009
---
Never mind, my dear ! Nous avons mis fin à notre compétition mais nous ne devons pas relâcher notre vigilance, pour le bien de nos lecteurs dont certains nous font peut-être (et à tort) une confiance aveugle. ;-)
Je vous redis ce que je fais pour mieux voir mes fautes : zoomer à 200 %. Pour un message particulièrement long, cette précaution ne suffirait pas, et, je vous l'ai dit, j'ai une autre précaution, non sûre à 100 % mais qui limite encore le risque de fautes d'étourderie. (Mais, par exemple, elle n'aurait pas suffi pour cette étourderie-là.)
Quant aux messages brefs, comme celui où vous n'avez pas choisi le bon verbe, ils présentent un risque de faute parce qu'ils sont rédigés à la hâte. Je sais que votre temps est précieux, aussi vous pardonné-je bien volontiers cette petite erreur. :-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 24 novembre 2009
Grippe: allergies au vaccin au Canada
AFP
24/11/2009 | Mise à jour : 12:20 | Ajouter à ma sélection
Un nombre inhabituel de réaction allergiques "sévères" au vaccin contre le virus H1N1 de la grippe pandémique a été enregistré récemment au Canada où un lot du groupe pharmaceutique GlaxoSmithKline a été rappelé, a indiqué l'Organisation mondiale de la santé.
C'est tout nouveau, ça vient de tomber! Juste au moment où tout le monde courait se faire vacciner. Roseline a la scoumoune.
Ecrit par : retraitée | 24 novembre 2009
ça y est, ça repart en dessous de la ceinture ! Non d'une pipe, l'heure est grave !
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 novembre 2009
---
Mais votre remarque n'est pas innocente, Anne-Marie ! Vous laissez-vous contaminer par tous les libidineux auteurs de messages de ce blog si distingué ? :-)
Et avez-vous mis intentionnellement "Non" au lieu de "Nom" ?
Et si c'est bien le cas, quelle est cette intention, si ce n'est point indiscrétion intolérable de ma part ? ;-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 24 novembre 2009
"Dugong, vous ne voyez donc pas le monde mit e schwobische lampe ?" Pierre Lariba
Au cours de mon enfance, j'ai eu les oreilles farcies de jurons parmi lesquels, "Schwob !" était, disons, anodin. J'en ai entendu aussi des discours d'adultes, fascinés par la "discipline et l'ordre allemands".
Il m'en est resté un sens aigu de la nuance et du compromis qui, je crois, rejaillit dans la plupart de mes interventions sur le blog.
Ecrit par : dugong | 24 novembre 2009
Excellente, la séquence sur le presse-purée. Merci, Anne-Marie.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 24 novembre 2009
Villmool merci ;))
Ecrit par : P. Lariba | 24 novembre 2009
Je crois que Jean ne vient plus parce qu'il a été blessé. Et je pense que c'est aussi le cas de Magister, dont j'aimais bien les interventions.
C'est tout de même dommage...
Ecrit par : Sylvie Huguet | 24 novembre 2009
Vous ecrivez: "à cette bibliothèque s’ajoutent de larges parts des bibliothèques étrangères, parce que notre Histoire ne peut s’apprendre indépendamment des histoires parallèles de nos voisins proches ou lointains."
Qualifier les histoires de nos voisins de "paralleles", a savoir "qui ne se rencontrent jamais" est soit bete, soit malintentionne sur un debat sur l identite nationale ou temoigne d'une grande meconaissance du francais (ou de la geometrie)
Ecrit par : remy durand | 24 novembre 2009
Il est dommage que Rémy Durand soit inutilement polémique avec Jean-Paul Brighelli, parce qu'il y a une vraie question qui se pose et qui n'a jamais été résolue, doit-on étudier dans le cycle secondaire exclusivement la littérature française ou bien aussi toutes les littératures connexes dont elle dépend ou qu'elle a inspiré ?
Au fond en étudiant seulement la littérature française on considère qu'elle est assez grande pour contenir en elle toutes les autres littératures universelles et que l'objet principal reste la maîtrise renforcée du français comme langue organique.
Ecrit par : iPidiblue tranquille révolution littéraire | 24 novembre 2009
Par exemple la majorité des enfants qui arrivent au Bachot après leurs cycles d'études primaire puis secondaire, n'entendront jamais parler des littératures de l'antiquité, gréco-romaine et biblique dont pourtant toute la littérature classique française est imprégnée - ainsi que toute la grande littérature européenne.
D'où perte de sens gravissime à mon idée !
Ecrit par : iPidiblue tranquille révolution littéraire | 24 novembre 2009
J'ai fait du français jusqu'en première et je dois dire que la manière d'enseigner la littérature française m'a toujours paru extrêmement curieuse ! Les choix sont tellement restrictifs qu'ils en deviennent complètement caricaturaux ...
Ecrit par : iPidiblue lettres édifiantes de France | 24 novembre 2009
"la majorité des enfants qui arrivent au Bachot après leurs cycles d'études primaire puis secondaire, n'entendront jamais parler des littératures de l'antiquité, gréco-romaine et biblique dont pourtant toute la littérature classique française est imprégnée" Ipidiblue
Au train où vont les choses, c'est toute l'antiquité qui passera à l'as. On fera des raccourcis saisissants (genre Vercingétorix = général de Gaule).
Dans le Point, un article sur la disparition de l'histoire géo en Term S :
"le ministère n'a finalement pas osé remettre en cause la place de la philosophie, comme cela avait été envisagé furtivement. Les heures de philo en terminale et son coefficient 7 au bac L font pourtant de la série L une voie périlleuse pour les élèves. Mais du côté de la rue de Grenelle, on a préféré éviter le caractère explosif des enseignants de cette discipline. " Il y a de cela quelques années, ils défilaient avec un paquet de copies de bac dans une main et un briquet dans l'autre", se souvient Hubert Tison [secrétaire général de l'Association des professeurs d'histoire géographie]. S'ils veulent coûte que coûte maintenir leur discipline obligatoire en S, les profs d'histoire-géo savent désormais ce qui leur reste à faire..."
Le Point contribuant à diffuser un appel à la sédition comburante, on est vraiment en pleine confusion des valeurs !
Ecrit par : dugong | 24 novembre 2009
Oui certes j'oubliais la philosophie en Terminale où il est permis de lire des auteurs étrangers en traduction !
Ecrit par : iPidiblue lettres édifiantes de France | 24 novembre 2009
Mais pas vraiment le Bible ce qui quelque part encore une fois me paraît grotesque ou pour dire le vrai significatif !
Ecrit par : iPidiblue lettres édifiantes de France | 24 novembre 2009
Pensez-vous, par exemple, que si Freud n'avait pas été juif il aurait été inventer les notions d'inconscient et de surmoi ?
Ecrit par : iPidiblue et la Bible | 24 novembre 2009
Aimer vivre en Alsace quand on vient d'ailleurs, est très possible...
Mais devenir alacien (celui que vous décrivez ou d'autres qui ne lui ressemblent pas!), pas question...
Ecrit par : Maminou | 24 novembre 2009
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Votre commentaire m'a plongé dans un abîme de réflexions : vous avez tout à fait raison : on ne peut pas devenir Alsacien si on n'est pas né Alsacien, idem Juif, idem Breton, idem Corse.
Alors pourquoi ça devrait être facile, normal, obligatoire de devenir Français quand on ne l'est pas au départ ?
Ecrit par : xly | 24 novembre 2009
" Des fois, je regarde la classe, je m'assois, et je me demande ce que je fiche là." (Jeremy)
A la fin de ma carrière, ça m'arrivait aussi très souvent.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 novembre 2009
A chaque fois je regarde la classe, je me demande ce que fiche là et j'ai envie de sortir.
Mais aussitôt, je me souviens :
1°) Que j'ai des traites à payer.
2°) Qu'il ne faut jamais rester assis.
3°) Qu'il ne faut jamais leur tourner le dos.
4°) Qu'il faut les regarder tout le temps.
5°) Qu'il ne faut pas me demander "ce que je fiche là".
etc. ;-))
Ecrit par : Robin | 24 novembre 2009
Dans le Monde, un article sur le néo darwinisme syndical à Marseille.
On y lit : ""Ceux qui faisaient du syndicalisme pour aller à la pêche dégageront, c'est bien", assène le président de la CFTC 13, Alain Beveraggi"
Il faudra quand même aller à la pêche aux voix lors des prochaines élections professionnelles pour atteindre la barre des 10%. Dans ce genre "struggle for life", il n'y aura pas que du sang de poisson dans les eaux du vieux port...
Rien n'est jamais simple à Marseille et il faut parfois y entendre le contraire de ce qui est dit.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/24/a-marseille-les-syndicats-s-affrontent-durement-pour-etre-representatifs_1271305_3224.html#ens_id=1258942
Ecrit par : dugong | 24 novembre 2009
C'est à dire qu'il faut entendre : "Ceux qui faisaient du syndicalisme pour aller à la pêche dégageront les autres, c'est bien"...
Ecrit par : dugong | 24 novembre 2009
"Alors pourquoi ça devrait être facile, normal, obligatoire de devenir Français quand on ne l'est pas au départ ?" xly
Parce que ça devrait, en principe, nous dépasser.
Ecrit par : dugong | 24 novembre 2009
Moi qui croyais que les parallèles se rejoignaient à l'infini...
Bon, disons que "connexes" aurait été plus logique. Mais moins beau, phonétiquement parlant. J'suis un littéraire, moi.
Et mon intention a été comprise : c'est tout le problème des "littératures comparées", comme on dit à l'Université, que je posais.
Sinon, il y en a qui paranoïaquent vite... Pourquoi diable aurais-je censuré Garafignoux ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 novembre 2009
Pensez-vous, par exemple, que si Freud n'avait pas été juif il aurait été inventer les notions d'inconscient et de surmoi ?
Ecrit par : iPidiblue et la Bible | 24 novembre 2009
http://www.akadem.org/sommaire/themes/philosophie/4/3/module_3093.php
Ecrit par : Robin | 24 novembre 2009
"Alors pourquoi ça devrait être facile, normal, obligatoire de devenir Français quand on ne l'est pas au départ ?" xly
Parce que ça devrait, en principe, nous dépasser.
Ecrit par : dugong | 24 novembre 2009
Parce qu'il faut être français pour bénéficier pleinement des droits et des devoirs afférents. (inclus notre système social)
Ecrit par : Joe | 24 novembre 2009
Je reviens sur la définiton de l'identité nationale, et de la nation.
La définition courante de la nation renvoie à un groupe humain partageant une langue et des pratiques culturelles communes. On est alors proche de l'ethnie, et du thème du "droit du sang".
Mais depuis la Révolution, la Nation (avec une majuscule) désigne une communauté de destin poursuivant le même projet. Selon cette seconde définitition, est Français tout individu qui participe à ce projet (par le "droit du sang", le "droit du sol" ou par naturalisation), sans considération de critères religieux, ethniques ou raciaux. L'identité nationale a alors une dimension universaliste.
Le problème du débat tel qu'il est posé par le gouvernement, c'est qu'il est associé à l'immigration, et qu'il renvoie de fait à une thématique ethniciste. Or, ce débat a été tranché depuis longtemps, en particulier depuis l'affaire Dreyfus : on ne met pas en cause la qualité de Français d'un individu en fonction de sa religion ou d'une origine étrangère vraie ou supposée... Les moments de l'Histoire où cela a été remis en cause, c'est par exemple sous Vichy... Aujourd'hui, c'est le discours du Front National...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 24 novembre 2009
"... cette seconde définition...", bien sûr.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 24 novembre 2009
3°) Qu'il ne faut jamais leur tourner le dos.
4°) Qu'il faut les regarder tout le temps.
;-))
Ecrit par : Robin | 24 novembre 2009
---
Exact. Avec certaines classes il est impossible d'écrire au tableau, à moins d'être très souple pour y écrire tout en regardant les élèves et très adroit pour que ce qu'on écrit au tableau soit lisible... :-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 24 novembre 2009
"la majorité des enfants qui arrivent au Bachot après leurs cycles d'études primaire puis secondaire, n'entendront jamais parler des littératures de l'antiquité, gréco-romaine et biblique dont pourtant toute la littérature classique française est imprégnée" Ipidiblue
Et croyez-vous qu'ils font de la littérature française?
En troisième, étudier "Inconnu à cette adresse", et "Le temps des secrets", de Marcel Pagnol, beuh...
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 novembre 2009
Pendariès vient de passer une journée de formation sur les Troubles Envahissants du Comportement (les TED: http://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_envahissant_du_d%C3%A9veloppement) avec une maître de conférence en Sciences de l'Education - Psy. Elle n'a fait que brasser du vide, des lieux communs, des métaphores vaseuses, qui, pour paraître profonde parla à voix basse, ne regardait pas son public, fit des schémas lacanoïdes au tableau, pour montrer son intelligence employa une syntaxe tarabiscotée et un phrasé flottant, cita les noms de Freud "Totem et Tabou", Levi-Strauss (le cru et le cuît) - des lieux communs culturels dont elle ne connaissaît apparemment que la surface -, qui, pour retrouver un mot (servitude), demanda quel est le titre fameux du livre de La Béotie (je réponds: "De la Servitude volontaire". - Ah oui...)? Elle déclara qu'elle était contre les évaluations, insinuant que l'Ecole ne produisait que des élites ou des ouvriers, (et autres saloperies; l'Ecole bousille, n'est faite que pour le rendement, l'efficacité...) etc. J'ai bouilli, j'ai bouilli, j'ai bouilli (putain! une imbécile pareille, maître de conf', enseignante à l'IUFM - et toi, et d'autres qui sont privés de postes à l'université car des poseurs comme elle, par la grâce de l'EN, ont obtenu le leur sur le quotat total), jusqu'à ce que je l'ouvre. La pauvre; ne pouvant répondre à ma question: "Comment enseigner à des élèves handicapés cognitifs / mentaux, en LP, dans des classes très compliquées, pour lesquels l'enseignement, les concepts, sont l'obstacle principal?"Réponse: "Je ne peux vous répondre, ce n'est pas le lieu pour cela, allez sur le site de Meirieu".Je la titille: "C'est ma formation! Laissez-moi faire comme je veux" (c'est à peu près sa répartie, dans son style si alambiquée et faussement cérébral) Et, se tournant vers les COP présents, lançant l'anathème: "De toute façon, il refuse la psychanalyse" (crétine! j'ai sans doute plus lu que toi les auteurs!).... Voyant que la majorité des collègues me défend, qu'elle a perdu la partie (pendant 5 longues minutes elle avait déblatéré sur le vide et le plein, la présence, l'absence, dans l'espace de communication qui angoissait un petit autiste du primaire à qui elle fit faire un masque parce qu'il se cachait dans une armoire....), elle se lève, sans oublier de prononcer sur moi une psychanalyse définitive, et dit: "Je vous laisse les clefs, fermez la salle quand vous le voulez", et se tire!
J'enrage. Non pas d'elle, pauvre prune; mais contre le système qui donne naissance à de telles aberrations, à une telle malhonnêté intellectuelle, à un tel vent culturel (pour une universitaire, elle n'avait pas posé le sujet de sa communication, ni sa problématique, n'avait pas abordé l'évolution des concepts, - c'était une idéologue! dans le flou total et compulsif).
Ecrit par : Pendariès | 24 novembre 2009
"On ne met pas en cause la qualité de Français d'un individu en fonction de sa religion ou d'une origine étrangère." (Daniel Arnaud)
C'est tout à fait juste, mais encore faut-il que cet individu se reconnaisse comme français et ne revendique pas son appartenance à une autre nationalité. Voir le livre "Tableau noir", écrit par un professeur de collège dont les élèves nés en France s'affirment hautement algériens ou marocains, dans une confusion totale des notions d'origine et de nationalité.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 24 novembre 2009
La...Béotie ? Elle est superbe, celle-là ! ;o)))
Pour le reste, Pendariès, je partage votre indignation.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 24 novembre 2009
@Francis, j'ai fait une faute en toute innocence.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 novembre 2009
La...Béotie ? Elle est superbe, celle-là ! ;o)))
Sylvie Huguet
Oui - un acte manqué sans doute, et/ou la colère qui me fit taper si vite sur le clavier... La Boétie, tout le monde aura compris.
Ecrit par : Pendariès | 24 novembre 2009
Et péremptoire, en plus, la nana!
Ecrit par : Pendariès | 24 novembre 2009
on ne met pas en cause la qualité de Français d'un individu en fonction de sa religion ou d'une origine étrangère vraie ou supposée...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 24 novembre 2009
Certes. Mais si l'individu revendique une autre identité nationale...
Ecrit par : yann | 24 novembre 2009
Pendariès, vous avez eu raison : il faut débusquer les charlatans et les démasquer en tenant un discours hyper pragmatique et les harceler. Les cafards n'aiment pas cette lumière. Elle y réfléchira à deux fois avant de ressortir de son trou.
Ceci dit, il ne faut pas désespérer de tout, si cette dame se réclame de la Béotie, c'est déjà un aveu.
Ecrit par : dugong | 24 novembre 2009
"Et péremptoire, en plus, la nana!"
Méremptoire, plutôt, pour une pseudo-lacanienne, non ?
Ecrit par : dugong | 24 novembre 2009
Suite du feuilleton du 13ème :
"Finalement, l'inspecteur d'académie s'est rendu dans la classe posant problème hier, expliquant qu'aucune sanction collective ne pouvait être prise mais assurant de son soutien à la professeur(e). Les autres enseignants quant à eux ont demandé au recteur de l'académie de porter plainte auprès du procureur contre la classe, dont les cours devraient être suspendus." nous apprend Zigonet.
Un grand pas en avant vient d'être franchi.
Il est urgent d'interdire la fessée mais personne ne légifèrera sur les places respectives des élèves, parents et enseignants dans le système éducatif qui pourtant devrait être à revoir.
Ecrit par : nicolas | 24 novembre 2009
C'est tout à fait juste, mais encore faut-il que cet individu se reconnaisse comme français et ne revendique pas son appartenance à une autre nationalité.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 24 novembre 2009
Et pourquoi donc? Mon épouse a une double nationalité, en est très fière et en joue dans la vie de tous les jours, comme d'un gaucher à qui on a appris à se servir des deux mains.
Je vais finir par croire que les français sont encore plus nationalistes et xénophobes que les Russes.
Ecrit par : Buntov | 24 novembre 2009
Pendariès, vous avez eu raison : il faut débusquer les charlatans et les démasquer en tenant un discours hyper pragmatique et les harceler. Les cafards n'aiment pas cette lumière. Elle y réfléchira à deux fois avant de ressortir de son trou.
Ceci dit, il ne faut pas désespérer de tout, si cette dame se réclame de la Béotie, c'est déjà un aveu.
Ecrit par : dugong | 24 novembre 2009
Merci dugong; en tout cas, encore une fois, je ne me suis pas fait un(e) ami(e) dans l'EN, - c'était du Ionesco, quelquefois, son discours sur le discours absent de l'autiste, elle parla du "bord dansant" (parce qu'une psy scolaire avait créé un espace - au bord de l'espace central: là où se tenait le cours, donc - où une gamine handicapée, qui ne pouvait parler, exprimait là une syntaxe dansée....). Mais du Ionesco ayant raté son coup. Vous savez, j'en ai marre, profondément. Je crois avoir atteint le Hosanna du supportable de la Bétise humaine avec l'EN: classes, cours, administration, Inspecteurs, formateurs, élèves, collègues, et moi qui me surprends aussi à déconner parfois...
Ecrit par : Pendariès | 24 novembre 2009
Oh my god ! I do apologize. Of course, pécher !
Ecrit par : nicolas | 24 novembre 2009
J'aurais écrit:
oh mon gode,.... of course, péché!
Ecrit par : Tulius Détritus | 24 novembre 2009
bÊtise
Ecrit par : Pendariès | 24 novembre 2009
Buntov, vous m'avez mal comprise. Le double nationalité est certainement une richesse, mais les jeunes gens que décrit "Tableau noir" ne revendiquent pas une double nationalité. Ils se contentent de refuser agressivement la nationalité française, et il me semble que cela pose question.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 24 novembre 2009
oh mon gode,.... of course, péché!
Ecrit par : Tulius Détritus | 24 novembre 2009
J'ai failli écrire une mise en garde dissuasive à l'égard d'individus aussi mal embouchés puis je me suis dit que sur ce blog, c'était tout à fait inutile Ce en quoi je ne me suis guère trompée, vous êtes le seul à commenter sottement. :-)
Ecrit par : nicolas | 24 novembre 2009
Une pétition circule pour soutenir Claudine Lespagnol dans le 13ème.
Ecrit par : nicolas | 24 novembre 2009
"Je crois que Jean ne vient plus parce qu'il a été blessé." (S.Huguet)
Bigre ! Blessé par quoi ? par qui ?
Parcequ'on lui dit que ses fadaises anti-vaccination sont, justement, des fadaises ?
Il n'a qu'à s'occuper de ce qu'il pense connaître : l'enseignement et P.Meirieu. pour le reste, je lui dénie le droit d'être mieux informé que l'OMS. Il veut que l'on respecte son savoir, et il piétine tout ce qui fait l'honneur scientifique des pays développés.
Ecrit par : Garafignoux | 24 novembre 2009
Il n'a qu'à s'occuper de ce qu'il pense connaître : l'enseignement et P.Meirieu. Garafignoux
Bon. Et Magister ?
Ecrit par : nicolas | 24 novembre 2009
Bigre ! Blessé par quoi ? par qui ?
Parcequ'on lui dit que ses fadaises anti-vaccination sont, justement, des fadaises ?
Il n'a qu'à s'occuper de ce qu'il pense connaître : l'enseignement et P.Meirieu. pour le reste, je lui dénie le droit d'être mieux informé que l'OMS. Il veut que l'on respecte son savoir, et il piétine tout ce qui fait l'honneur scientifique des pays développés.
Ecrit par : Garafignoux | 24 novembre 2009
Le fond est une chose, la forme en est une autre. Vous (enfin si vous faisiez partie du lot) n'avez vraiment pas été tendres avec lui, votre ton était blessant et insultant et je suis surpris que peu de gens aient pris sa défense.
Entre adultes aussi éduqués que vous tous, c'est surprenant que vous n'arriviez pas à débattre sans vous dénigrer et vous insulter, et à lyncher un par un tous ceux qui ont le malheur d'avoir une opinion différente de la vôtre (Jean, Yann, ...).
Ecrit par : Joe | 24 novembre 2009
" Bigre, blessé par quoi, par qui?" (Garafignoux)
Je ne sais plus qui, par plaisanterie, a parlé de le "piquer" et de "l'euthanasier". Il semble l'avoir très mal pris.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 24 novembre 2009
" Entre adultes aussi éduqués que vous tous, c'est surprenant que vous n'arriviez pas à débattre sans vous dénigrer et vous insulter." ( Joe)
Je suis d'accord.
Ecrit par : sylvie Huguet | 24 novembre 2009
Réponse à Joe : je n'ai quasiment rien dit à Jean, blessant ou pas. Je ne suis donc pas concerné par le problème du fond. D'ailleurs, ce que je viens d'écrire ci-dessus est de loin ce que j'ai pu dire de plus violent sur lui.
Je ne dénigre pas le Jean qui est contre le vaccin. Je m'insurge contre ses liens non contrôlés, ses "opinions" (qui ne sont justement que des opinions) concernant le domaine hautement scientifique en question ici.
En revanche, je ne suis pas toujopurs d'accord avec ses insultes envers Meirieu, mais je ne réagis pas, car Jean est professeur, il sait donc de quoi il parle (enfin, j'espère... :-) ). Et pourtant, concernant Meirieu, il en profère de sévères, lui aussi !
Ecrit par : Garafignoux | 24 novembre 2009
"Je ne sais plus qui, par plaisanterie, a parlé de le "piquer""
C'est moi à Dobolino.
"Euthanasier" était manifestement une surinterprétation que certains firent sans hésiter.
Ceci dit, Jean est un grand masochiste qui ne recule jamais devant la réception d'une volée de bois vert. Celle que lui infligea ici même B.A. * reste dans beaucoup de mémoires.
* une bonne action, quand même
Ecrit par : dugong | 24 novembre 2009
Je ne vous accusais pas de faire partie de la meute Garafignoux, c'était plus une remarque d'ordre général, dont vous fûtes le prétexte.
J'ai découvert assez tard le sort qui fut réservé à Jean et j'en ait été vraiment navré (mais pas au point de retenir le nom de ses bourreaux ==> crédibilité 0).
Bref, je vous pris de bien vouloir m'excuser de vous avoir donné l'impression de vous accuser à tort.
Ecrit par : Joe | 24 novembre 2009
Mais depuis la Révolution, la Nation (avec une majuscule) désigne une communauté de destin poursuivant le même projet. Selon cette seconde définition, est Français tout individu qui participe à ce projet (par le "droit du sang", le "droit du sol" ou par naturalisation), sans considération de critères religieux, ethniques ou raciaux. L'identité nationale a alors une dimension universaliste.
Daniel Arnaud.
Mais enfin Daniel Arnaud si l'identité nationale consiste à poursuivre un projet précis alors comment ce projet pourrait-il être celui des autres nations à moins que toutes les autres nations soient tout bonnement des France qui refusent de l'être, que faire ? Les convertir par la force à notre avenir ?
Soit ce que vous dites est tautologique, est français celui qui est français, soit alors c'est l'appel à la guerre universelle et sans fin !
Mieux encore certains ont trouvé, il suffit de vider le projet commun pour ensuite dire que chacun est français à sa guise ... 65 millions de France, quoi !
Je crains que vous n'en restiez à un niveau purement verbal qui ne nous aide en rien.
Il me semble qu'être français c'est participer à une certaine culture, il reste à dire en quoi consiste cette culture.
Ecrit par : iPidiblue français du jardin de France | 24 novembre 2009
on ne met pas en cause la qualité de Français d'un individu en fonction de sa religion ou d'une origine étrangère vraie ou supposée...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 24 novembre 2009
Certes. Mais si l'individu revendique une autre identité nationale...
Ecrit par : yann | 24 novembre 2009
Ou que des individus lui refusent l'identité française en le renvoyant systématiquement à un pays que, bien souvent, il n'a jamais connu...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 24 novembre 2009
Bref, je vous pris de bien vouloir m'excuser de vous avoir donné l'impression de vous accuser à tort.
Ecrit par : Joe | 24 novembre 2009
Vous êtes tout excusé, je ne me sentais pas agressé par vous, mais je ne souhaitais pas, moi non plus, être confondu avec les bourreaux. Dont acte :-)
Ecrit par : Garafignoux | 24 novembre 2009
Buntov, vous m'avez mal comprise. Le double nationalité est certainement une richesse, mais les jeunes gens que décrit "Tableau noir" ne revendiquent pas une double nationalité. Ils se contentent de refuser agressivement la nationalité française, et il me semble que cela pose question.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 24 novembre 2009
En fait, c'est la question de la laïcité (au sens large) : comme la religion, l'origine renvoie à la sphère privée, et ne saurait être utilisée comme prétexte à divers débordements dans la sphère publique.
De ce point de vue, d'ailleurs, le militant du Front National qui assimile l'identité française à "être blanc et chrétien" fait exactement le même genre de confusion entre la nationalité et l'origine que ces jeunes Français qui se revendiquent "Marocains" ou "Algériens".
Pour le dire autrement, il a exactement le même problème d'intégration. Cette dernière n'est donc pas forcément liée à l'immigration.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 24 novembre 2009
Par "intégration", on entend souvent le fait pour un étranger de s'installer dans un pays d'accueil et dans respecter les traditions.
Pour moi, s'intégrer consiste à accepter et à respecter les règles qui permettent le vivre ensemble, et ce n'est pas forcément une question d'étranger / pas étranger.
Dans l'Education nationale, par exemple, les règles son définies par le BO. Un chef d'établissement qui se sert de sa position pour transgresser le BO, en particulier pour mieux casser du prof, a à cet égard, et par définition, un problème d'intégration.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 24 novembre 2009
"... d'en respecter...", bien sûr.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 24 novembre 2009
Pour moi, s'intégrer consiste à accepter et à respecter les règles qui permettent le vivre ensemble, et ce n'est pas forcément une question d'étranger / pas étranger.
Dans l'Education nationale, par exemple, les règles son définies par le BO. Un chef d'établissement qui se sert de sa position pour transgresser le BO, en particulier pour mieux casser du prof, a à cet égard, et par définition, un problème d'intégration.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 24 novembre 2009
Vous savez dans une prison, il y a aussi du "vivre ensemble" c'est même le propre d'une cellule qu'on y est obligé de vivre avec les autres !
Je crois moi tout le contraire qu'être français c'est aussi pouvoir s'isoler et faire bande à part de la société, d'être un cénobite si on en a envie, un solitaire de Port-Royal ou un vieux misanthrope grincheux et moqueur comme Paul Léautaud !
La France que vous décrivez n'est pas la mienne, elle ressemble plutôt à un grand camp de concentration dans lequel je n'ai aucune envie de vivre ... comme vous le voyez cela commence mal entre nous deux pour définir une France commune et mitoyenne !
Ecrit par : iPidiblue français du jardin de France | 24 novembre 2009
@ iPidiblue français du jardin de France
Je ne comprends pas bien pourquoi vous vous emballez et où vous voulez en venir.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 24 novembre 2009
Ô je ne m'emballe pas ! J'ai toujours pensé ce que je dis plus haut ... c'est vraiment une constance chez moi, j'entends bien être français à ma manière et ne m'en laisser conter par personne !
Je défends ma liberté, livre à vous d'abdiquer la vôtre au nom de je ne sais quel socialisme ! C'est votre problème si je puis dire ...
Ecrit par : iPidiblue français du jardin de France | 24 novembre 2009
Il me semble qu'être français c'est participer à une certaine culture, il reste à dire en quoi consiste cette culture.
Ecrit par : iPidiblue français du jardin de France | 24 novembre 2009
La culture en France n'est rien d'autre que la religion intégriste de l'individualisme promu en Occident par les fabricants et marchands d'ordinateurs. Avec en contrepoint la nostalgie du bon vieux temps quand les intellectuels se réunissaient entre eux pour discuter d'un film ou d'un roman, ou pour rêver le Monde futur.
Ecrit par : marigot | 24 novembre 2009
Je crois moi tout le contraire qu'être français c'est aussi pouvoir s'isoler et faire bande à part de la société, d'être un cénobite si on en a envie, un solitaire de Port-Royal ou un vieux misanthrope grincheux et moqueur comme Paul Léautaud !
Ecrit par : iPidiblue français du jardin de France | 24 novembre 2009
Elle me plait bien, moi, la France de Pidi. Ça nous change des sempiternels lieux de mémoire, de l'inévitable creuset, sans parler de l'obsession de la règle et autres cages d'acier.
Ecrit par : TotoWeininger | 24 novembre 2009
Marigot,
Tout le monde n'a pas envie de se réunir autour d'un feu de camp pour jouer au scout !
Je vous ai cité Paul Léautaud, j'aurais pu vous citer d'autres écrivains et artistes qui ont été des solitaires et qui s'en sont bien trouvés.
Ecrit par : iPidiblue français solitaire | 24 novembre 2009
c'est quoi lA culture française ?
parce que perso si c'est aimer cabrel, sarkozy cracher sur les anglais et italiens, être gonflé d'orgueil, avoir les meilleurs intentions du monde, parler mal sa propre langue et encore plus celles des autres ( voir pas du tout)
alors non je ne suis pas français!!!
(papa italien naturalisé français maman fille de soldat allemand)
européen oui c'est clair français je ne sais pas...
Ecrit par : le lapin garou | 24 novembre 2009
Après les pédagogos, les marigogos maintenant. Illuminés rougeauds contre tuniques noires, quelles équipes !
Ecrit par : Jeremy | 23 novembre 2009
A l'adresse de ceux qui, comme Ulysse, s'apprêtent à faire un beau voyage dans l'Enfer de l'Occident libéré des fictions légales de père et mère, ce morceau de littérature de l'illuminé J. JOYCE (les lettres en capitales sont de mon fait):
Ecrit par : marigot | 24 novembre 2009
Marigot est obligée de citer Joyce pour faire semblant d'avoir raison et pour se croire intelligente. Vous voulez pas nous citer Breton, Plaute et Jarry, tant qu'on y est ?
Ecrit par : Jeremy | 24 novembre 2009
Hors sujet : je viens d'achever le dernier livre d'Tsmail Kadaré, Le Dîner de trop. C'est une fable sarcastique sur le totalitarisme, aux accents mi-burlesques mi-sinistres, avec ce soupçon de fantastique qui s'enracine dans les légendes albanaises. J'ai bien aimé.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 24 novembre 2009
Pendariès, sûr que vous ne vous êtes pas fait une copine.
Comptez sur moi, je rédigerai avec une profonde amitié votre nécrologie.
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 novembre 2009
Ismail, avec un I
Ecrit par : Sylvie Huguet | 24 novembre 2009
Ô je ne m'emballe pas ! J'ai toujours pensé ce que je dis plus haut ... c'est vraiment une constance chez moi, j'entends bien être français à ma manière et ne m'en laisser conter par personne !
Je défends ma liberté, livre à vous d'abdiquer la vôtre au nom de je ne sais quel socialisme ! C'est votre problème si je puis dire ...
Ecrit par : iPidiblue français du jardin de France | 24 novembre 2009
Mais je ne vois pas où vous trouvez du socialisme (collectiviste) dans ce que j'ai écrit plus haut; et moi non plus, je n'entends pas abdiquer ma liberté individuelle...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 24 novembre 2009
Mais enfin Daniel Arnaud si l'identité nationale consiste à poursuivre un projet précis alors comment ce projet pourrait-il être celui des autres nations à moins que toutes les autres nations soient tout bonnement des France qui refusent de l'être, que faire ? Les convertir par la force à notre avenir ?
Soit ce que vous dites est tautologique, est français celui qui est français, soit alors c'est l'appel à la guerre universelle et sans fin !
Ecrit par : iPidiblue français du jardin de France | 24 novembre 2009
Eh bien non, pas forcément.
Les orientations fixées par le parlement "au nom du peuple français", c'est par exemple cela le "projet commun"... dont la source est précisément le "suffrage universel". Ca rejoint le fonctionnement de la démocratie. Et ce n'est pas nécessairement contre les autres nations. Du reste, il y a aussi la coopération entre les Etats. La construction européenne, c'est aussi un projet commun. De toute façon, trois lois sur cinq votées à l'Assemblée nationale consistent aujourd'hui dans l'application de directives européennes.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 24 novembre 2009
Marigot est obligée de citer Joyce pour faire semblant d'avoir raison et pour se croire intelligente. Vous voulez pas nous citer Breton, Plaute et Jarry, tant qu'on y est ?
Ecrit par : Jeremy | 24 novembre 2009
Non, cher Jeremy, je cite James Joyce, parce que, comme dit C.G. Jung, il "connaît l'âme féminine comme s'il était la grand-mère du diable".
Ecrit par : marigot | 24 novembre 2009
Une pétition circule pour soutenir Claudine Lespagnol dans le 13ème.
Ecrit par : nicolas | 24 novembre 2009
---
Je l'ai reçue sur ma messagerie et l'ai signée.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 24 novembre 2009
J'ai failli écrire une mise en garde dissuasive à l'égard d'individus aussi mal embouchés puis je me suis dit que sur ce blog, c'était tout à fait inutile Ce en quoi je ne me suis guère trompée, vous êtes le seul à commenter sottement. :-)
Ecrit par : nicolas | 24 novembre 2009
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Même ce petit message de votre main ne s'imposait pas, Nicolas. Rester muet est la meilleure des dissuasions. :-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 24 novembre 2009
Pendariès, sûr que vous ne vous êtes pas fait une copine.
Comptez sur moi, je rédigerai avec une profonde amitié votre nécrologie.
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 novembre 2009
Sans rire? Vous savez je les accumule... Je parle à la fin de la journée avec la responsable de la DAFPEN - qui organise les formations et le Plan de Formations (le PAF)pour les enseignants. Elle dit: il faut différencier les approches d'enseignement selon les difficultés et les capacités des élèves. Je saute sur l'occasion croyant y entendre ce que je dis à haute voix: "Ah oui, vous avez raison. Il faudrait donc en finir avec le Collège Unique". Regard noir. Agacement: "Ca ne va pas? On s'est battus pour ça, on ne doit pas y toucher! C'est aux collègues et au collège à s'adapter". J'apprends que c'est une dure d'un Syndicat pro-Collège Unique (je n'ai pas osé demander lequel). Qui bien sûr est prof en détachement....
Bref, encore une fois, je suis doué pour m'aventurer comme un grand sur le champ de mines... Je n'ai vraiment pas le décodage de l'EN (je ne veux pas me rousseauiser en devenant parano, mais je crois bien que celui ou celle qui veut votre peau y est quasi partout)...
Oui, une belle oraison, mon ami. Et puis un Toast, aussi.
Ecrit par : Pendariès | 24 novembre 2009
On s'est battU
Ecrit par : Pendariès | 24 novembre 2009
Marigot est obligée de citer Joyce pour faire semblant d'avoir raison et pour se croire intelligente. Vous voulez pas nous citer Breton, Plaute et Jarry, tant qu'on y est ?
Ecrit par : Jeremy | 24 novembre 2009
Non, cher Jeremy, je cite James Joyce, parce que, comme dit C.G. Jung, il "connaît l'âme féminine comme s'il était la grand-mère du diable".
Ecrit par : marigot | 24 novembre 2009
Ah oui, bien sûr ! C'est limpide !
Ecrit par : Jeremy | 25 novembre 2009
Pendariès vient de passer une journée de formation sur les Troubles Envahissants du Comportement
Ecrit par : Pendariès | 24 novembre 2009
Quele journée ! Mais vous l'avez choisie, cette formation, ou elle vous était imposée ? Car les formations du PAF sont rarement passionnantes...
Elle est de quelle fac, cette dame ? Je me suis inscrit à la newsletter du MESR pour connaître les postes vacants en MCF et PU. Eh bien pour un poste proposé en littérature, il y en a au moins deux ou trois en sciences de l'éducation...
Ecrit par : Jeremy | 25 novembre 2009
Jérémy voici, une piste:
http://dcalin.fr/publications/canat4.html
J'avais choisi cette formation; la première journée fut instructive: une psy clinicienne qui nous a présenté les TED et l'autisme en particulier. Puis l'autre, le lendemain, qui a discouru, philosophé, poétisé...
Ecrit par : Pendariès | 25 novembre 2009
Pendariès / Jérémy…
Pas mal d'universitaires commencent à s'apercevoir que les Sciences de l'Educ stérilisent le recrutement dans les autres disciplines. Et que ça a une influence curieuse sur certains syndicats. La FSU a infléchi, depuis mai/juin, sa position su r al mastérisation, en demandant la "professionnalisation" des masters (i.e. en y ajoutant de la pédagogie, je précise à l'intention de ceux qui ne sont pas de la Maison…), sous l'influence du SNE-Sup qui a été phagocyté par tous ces Maîtres de Conf' issus des IUFM. Du coup, un certain nombre d'universitaires lorgnent vers le Syndicat Autonome — qui s'en réjouit dans le malheur commun.
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 novembre 2009
Pendariès, j'ai lu votre lien Sylvie Canat : c'est passionnant. Mais d'après ce que vous dites, on ne vous a pas donné d'outils ni de supports au cours de ce stage pour faire face in situ à des situations engendrées par les comportements dissociés de ces enfants, si ?
Ecrit par : nicolas | 25 novembre 2009
Tous ceux qui se réjouissent d'entendre Meirieu proclamer le "droit à la formation continue" dans son baratinage de tête de liste aux régionales, devraient se demander de quel groupe il se fait ainsi le lobbyiste.
Il y en a des "sections 70" * qui rêveraient de fondre sur le pactole d'une formation continue "professionnalisante" !
Même retraité et recyclé en politique, le meiriol reste le prince des facariens et se comporte comme tel.
* http://www.cpcnu.fr/membresSection.htm?option=menuSection&numeroSection=70
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2009
Le jus pédagol du jour fait état de la tentation du bétonnage chez les pédagols :
"Un front des pédagogues en construction. C'est bien sur ce terrain que se construit un véritable front cimenté par des prises de position sur le terrain de la formation des enseignants. Alors que l'Unef appelle à l'action, quatre syndicats, Sgen, Se-Unsa, Unsa Education et Sur Recherche Unsa, ont publié le 24 novembre une lettre ouverte où ils fixent leurs conditions."
De lettre ouverte, on ne trouve trace nulle part.
Un nouveau mur en construction ?
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2009
Quatre syndicats qui n'en font que deux, quand on compte bien.
"Leurs conditions" : ces gens-là sont insupportables de suffisance. Leurs conditions pour quoi ? Consentir à lécher le cul du ministre comme ils léchaient celui de Darcos ?
À part ça, le Front Pédagogique national est plus qu'une tentation — c'est à l'œuvre depuis au moins la fin de l'année dernière.
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 novembre 2009
"le Front Pédagogique national" JPB
Bien vu. Ça leur restera.
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2009
Du caractère bel et bien nuisible de la prétendue réformette du lycée qu'on vient de nous mijoter...
Je n'imagine pas une seconde que les inepties pondues par le Petit Nicolas et consorts pour camoufler toujours ces mêmes économies budgétaires ("accompagnement", caractère éminemment démagogique des nouveaux "enseignements" bidon en L, suppression de l'Histoire-Géo en terminale...) aient une chance de passer comme une lettre à la poste !
Ou quand ça ne passe pas par la porte, on essaie par la fenêtre...
http://www.sauv.net/lycee2010.php
Ecrit par : mihailovich | 25 novembre 2009
Le dernier "Riposte Laïque" :
http://www.ripostelaique.com/
Numero 111
L’EDITO DE CYRANO
Pourquoi suis-je français ?
lundi 23 novembre 2009
Je suis français parce que je suis de nationalité française. Que ma nationalité soit d’origine ou acquise, peu importe, pourvu que je me reconnaisse fils d’une nation, c’est-à-dire d’un ensemble d’humains unis par une communauté de territoire, de langue, de traditions et d’aspirations. Le territoire, c’est ma maison ; la langue en est la clé ; les traditions en sont les fondations ; les aspirations sont les portes et les fenêtres. Le tout, c’est mon présent. C’est ce présent localisable, parlant, historique et prospectif que j’incarne quand je me déclare français. Mon identité est donc plus que ma carte d’identité : c’est un vouloir-être qui m’oblige à réagir contre ceux qui ne veulent pas de la France alors même qu’ils y vivent ou qu’ils en vivent. Mon identité est une action !
L’Histoire qui me porte est aussi l’Histoire que je porte dans un sentiment permanent d’auto-défense. Mon identité est un silence intérieur capable de colères. L’actuel débat sur l’identité nationale corrobore cette évidence. La France gronde en moi comme en chaque Français qui aspire à rester français, car l’actuelle identité de la France est en train de changer l’identité des Français ! Les Français en ont assez, en effet, de vivre au quotidien l’altération de leur être. Etre français, c’est donc être hostile à ceux qui sont hostiles aux lois françaises, à commencer par celles qui sont perçues comme lois du pays d’accueil. Je suis français parce que je dénonce la « nouvelle France » !
Je suis français parce que je suis révolté d’entendre, sur mon sol, des manifestants hurler des slogans antisémites ou soutenir les terroristes du Proche-Orient. Je suis français parce que je ne supporte pas que des drapeaux étrangers ou des banderoles francophobes soient brandis agressivement lors de rencontres sportives ou dans des manifestations de rue. Je suis français parce que je ne tolère plus les personnes qui, sous le couvert de nos lois, font le lit de leur culture en défaisant celui de la République. Je suis français parce que je ne veux plus de ces prêcheurs qui, au nom d’une religion, tiennent des discours anti-occidentaux. Je suis français parce que je n’apprécie pas du tout qu’il y ait dans nos banlieues des hommes et des femmes pour voir en Ben Laden un saint ou un héros.
Je suis français parce que je n’ai plus la sollicitude que j’avais naguère pour les « sans-papiers » et autres hors-la-loi qui squattent nos églises et méprisent nos droits en exigeant des droits différentiels. Je suis français parce que je n’accepte plus que des élèves ordonnent qu’on réécrive les cours d’Histoire au seul motif que l’enseignant leur présenterait une vision exclusivement judéo-chrétienne du monde. Je suis français parce que je ne comprends plus que des étudiants musulmans récusent la mixité, les enseignantes, les enseignants non musulmans, la pensée déiste, encyclopédiste, athée, les Lumières, les cours de littérature, de philosophie, de physique, de biologie, de sport, en un mot tout ce qui gêne leurs convictions célestes. Je suis français parce que je suis excédé de ne plus pouvoir mettre, à Noël, une crèche dans une vitrine ou un sapin dans une école sans déclencher une commission d’enquête.
Le Français que je suis enrage d’apprendre qu’un train peut être un lieu de tabassage ou de viol, voire un moyen de transport quasi gratuit pour ces anonymes qui tabassent et qui violent, et dont l’identité, systématiquement tue, se révèle pourtant par ce silence même ! Le Français que je suis serre les poings lorsqu’il entend Dominique Baudis avouer personnellement « ne plus pouvoir sortir dans certains quartiers sans se faire traiter de « sale Français » (FR3 Toulouse, 1999) ! Le Français que je suis souffre de savoir qu’en 2002, François Bayrou – qui s’était rendu à Strasbourg dans le cadre de la campagne présidentielle – a vu les vitres de la mairie où il se trouvait brisées par des pierres, comme s’il était le Mal, et qu’en 2005, Nicolas Sarkozy, visitant une cité « difficile » d’Argenteuil, a été caillassé de la même façon comme s’il était le Diable ! Le Français que je suis n’est pas près d’oublier l’image incroyable du visage de Jacques Chirac couverts de crachats de « jeunes » lors d’une visite à Mantes-la-Jolie, le 4 mars 2002, ni la Marseillaise sifflée en 2001, 2007 et 2008 au stade de France !
Je suis français lorsque je m’insurge contre la tiers-mondisation de nos cités, d’où les autochtones sont chassés au prorata de l’arrivée des étrangers, conformément à une politique immigrationniste suicidaire qui aligne progressivement notre pays sur le Kosovo – devenu musulman à 90% en moins de 50 ans ! Je suis français lorsque je vomis le racisme anti-blancs, comme tout autre forme de racisme, et par conséquent, lorsque je tempête contre la discrimination positive » – en laquelle j’aperçois l’avancée du « racisme positif » sitôt qu’elle se fonde sur la couleur, et du « politiquement correct » dans ce qu’il peut avoir d’imbécile et de pleutre ! Je suis français lorsque je fulmine contre les lois françaises appliquées du bout des lèvres dans les « cités » et les « banlieues ». Je suis français en refusant de baisser les yeux quand je croise les occupants de zones hypocritement qualifiées de « non-droit ». Je suis français lorsque je n’entends plus être une victime « ethnique » de la violence ordinaire, que ce soit pour une aile froissée, une priorité refusée, une cigarette que je n’ai pas la chance d’avoir sur moi, un sandwich au jambon jugé « insultant », un geste ou un mot interprété de travers, ou le simple fait d’être là.
Je suis français quand j’anticipe les violences qui n’auraient pas manqué d’éclater dans tout l’Hexagone au soir du 18 novembre 2009 si la victoire frauduleuse de l’équipe de France de football avait été obtenue non contre l’Irlande mais contre l’Algérie. Je suis français quand je constate, scandalisé, que les fêtes du Nouvel An célèbrent le renouvellement flambant neuf du parc automobile ! Je suis français quand j’exige que soient sévèrement punis ceux qui téléphonent aux pompiers et aux médecins pour les faire tomber dans d’immondes traquenards. Je suis français quand s’agitent en ma mémoire les voyous qui saccagent nos lieux de vie parce qu’un des leurs s’est tué accidentellement au volant d’un véhicule volé, et qui, profitant de ce drame, jettent par la fenêtre de leur immeuble frigidaires, machines à laver, téléviseurs et autres objets « anodins », défoncent les devantures de locaux et de magasins à la voiture bélier, attaquent les commissariats au lance-roquette, accueillent les forces de l’ordre à coups de pierres, de boules de pétanque, de cocktails Molotov, de revolver ou de fusil, incendient tout ce qui peut brûler, trafiquent la poudre, les véhicules et les armes... quand ils ne s’engagent pas dans des cellules terroristes pour semer sur notre sol ou ailleurs la dévastation et la mort !
Je suis français quand des rappeurs veulent « niquer la France », quand Houria Bouteldja traite mes compatriotes de « souchiens », quand je dénonce l’islamisation de mon pays comme des pays européens, quand je plaide pour une Europe laïque et féministe, quand j’admire Malek Boutih, Malika Sorel, Hamid Zanaz, Kébir Jbil, Pascal Hilout, Sihem Habchi, Abdennour Bidar... tous issus de l’immigration et tous honneur de la France par leur engagement authentique en faveur des valeurs républicaines. Je suis Français quand je soutiens les Droits de l’Homme, quand j’en appelle à l’universel par la femme – qui est l’Homme – et par l’Homme, qui ne vaut que par l’universel.
Je suis français plus que jamais quand, au nom de cet universel, je pense aux Français qui ont donné leur vie non seulement pour que je n’aie pas à donner la mienne, mais encore pour que je puisse vivre les valeurs qui les ont tenus debout quand tout s’écroulait autour d’eux. Ces valeurs ne doivent pas être noyées dans je ne sais quelle honte nationale : c’est par elles et pour elles que je suis ce que je suis. Je suis français par résistance !
Cyrano
Ecrit par : Amélie | 25 novembre 2009
J'ai failli écrire une mise en garde dissuasive à l'égard d'individus aussi mal embouchés puis je me suis dit que sur ce blog, c'était tout à fait inutile Ce en quoi je ne me suis guère trompée, vous êtes le seul à commenter sottement. :-)
Ecrit par : nicolas | 24 novembre 2009
C'est que j'ose écrire ce que tout le monde pense... d'ailleurs vous le reconnaissez vous même.
Et qu'est-ce qui vous permet d'affirmer que je suis mal embouché, vous connaissez mon épouse?
Ecrit par : Tulius Détritus | 25 novembre 2009
Libé Toulouse nous offre un compte rendu funèbre de la "grève" d'hier :
http://www.libetoulouse.fr/2007/2009/11/le-mot-dordre-de-la-manifestation-de-ce-mardi-24-novembre-%C3%A0-toulouse-%C3%A9taitla-convergence-des-luttes-disons-que-les-ens.html
La convergence éducnat/poste dont certains font état n'est-elle pas un peu surfaite ?
Comment expliquer que la "lettre" du FN pédagol ait été "ouverte" et qu'elle ne soit manifestement pas arrivée à destination ?
Les services publics sont décidément très dégradés.
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2009
"qui aligne progressivement notre pays sur le Kosovo – devenu musulman à 90% en moins de 50 ans !"
Sur le Kosovo, regarder le très bon reportage de la télé tchèque : le Kosovo volé et lire les édifiants ouvrages du docteur Patrick Barriot, médecin colonel et ancien casque bleu en Bosnie.
Mais bon, à quoi expliquer cela à une Dobolino favorable à la régularisation massive à la Aubry, les idiots utiles n'ont pas disparu à la chute du Mur, ils se sont convertis...
Ecrit par : Guillaume | 25 novembre 2009
Cher Monsieur Brighelli, jeune enseignante je me suis délectée de votre manuel d'histoire littéraire chez Magnard. J'aimerais aujourd'hui le conseiller à mes pauvres étudiants de première année de fac qui ont des béances énormes dans leur culture générale et qui ont subi certaines méthodes prétendument pédagogiques que vous dénoncez si justement. Songez-vous à le faire rééditer, comme les Lagarde et Michard, qui sont certes riches mais qui posent moins de questions intéressantes que votre ouvrage.
Merci de me répondre.
De notre côté nous essayons aussi de nous battre: pour la grammaire (avec le nouveau capes, l'ancien français s'étiole), pour la littérature contre ceux qui préfèrent se déclarer professeurs de sciences sociales que d'avouer qu'ils font lire des textes, pour l'exigence d'une pensée argumentée. La masterisation est une catastrophe qui vise à tuer les disciplines et à former des hommes passe-partout, dépourvus de la seule et première autorité légitime: celle du savoir
Ecrit par : Fiona McIntosh-Varjabédian | 25 novembre 2009
Chère Fiona, les Editions Magnard ont changé de main depuis un certain temps (elles appartiennent désormais au groupe Albin Michel), et je ne pense pas qu'ils songent à rééditer des livres qui coûtaient cher, et dont la rentabilité ne pourrait se prouver qu'à moyen ou long terme, dans la mesure où ces livres — merci de ce que vous en dites ! — ne correspondent plus à aucun programme du Secondaire : comme chacun sait, le niveau ne baisse pas, de sorte que des manuels de Seconde / Première des années 80 sont aujourd'hui adéquats pour préparer le CAPES ou l'Agrèg.
On les trouve encore en solde sur chapitre.com, et autres soldeurs du Net.
Bien à vous…
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 novembre 2009
La diminution de vos effectifs vous devriez la prendre comme une chance, moins il y aura de professeurs plus vous serez chers, selon la devise, ce qui rare est cher, c'est l'inflation de votre armée qui a tendu vos salaires vers la baisse et à la déflation de votre valeur et sur le marché du travail et du point de vue de l'estime que la société vous portait.
Un jour viendra où l'on pourra même supprimer la scolarité obligatoire, alors vous deviendrez de tout-puissants gourous du savoir et les parents-enfants suppliants viendront les larmes dans les yeux vous demander de les prendre dans vos classes ...
Ecrit par : iPidiblue de la rareté | 25 novembre 2009
J'ai découvert assez tard le sort qui fut réservé à Jean et j'en ait été vraiment navré (mais pas au point de retenir le nom de ses bourreaux ==> crédibilité 0).
Ecrit par : Joe | 24 novembre 2009
Bourreaux, faudrait pas exagérer !
Il y a beaucoup de gens ici qui n'ont pas les mêmes opinions que moi, et je n'appelle à lyncher personne. Je me contente de quelques piques.
Jean a trollé pendant des semaines avec des élucubrations de plus en plus abracadabrantesques sur la grippe, et Dobolino et moi, en tant que biologistes officiels du blog, avons tenté d'apporter des réponses claires à ses interrogations.
Mais au bout d'un moment, répondre au délire ne sert à rien.
Si Jean boude dans son coin en retenant sa respiration, ça lui passera. S'il a la grippe, je lui souhaite un prompt rétablissement.
Mais il est aussi capable d'avoir développé un syndrome de Guillain-Barré d'origine psychosomatique, à force de flipper sur les vaccins. ;O))
Ecrit par : yann | 25 novembre 2009
Il n'y a pas que les syndicats sidérants qui cherchent à se structurer en front, les "victimes" hétéroclites du blog gagneraient aussi à faire un club.
Sachant qu'il faut au moins 2 noms pour fonder une assoc, j'en vois bien qui feraient l'affaire. Devinez qui sera trésorier ?
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2009
La littérature a beaucoup perdu depuis qu'Internet existe et où l'on n'a même plus de besoin de lire les magazines pornos pour se réjouir l'âme autant que les yeux !
Ecrit par : iPidiblue du coin lecture au Mess des officiers | 25 novembre 2009
La terminale S version jivaro prévoit un nouvel enseignement de spécialité intitulé "informatique et sciences du numérique" à côté des 3 existantes (maths ou sc physiques ou svt).
Les lobbies matheux s'émeuvent (voir sites de l'apmep et de la smf) : "Les contenus et les objectifs de cet enseignement de spécialité, ainsi que ses relations avec les spécialités actuelles de terminale S, restent flous. Ils devront être précisés le plus tôt possible, notamment par rapport à la spécialité mathématique, afin d’éviter des effets de concurrence."
Lors de la distribution, je suggère au miniss de faire entrer matheux, physiciens et tout enseignant intéressé dans une pièce et d'éteindre la lumière.
On pourra non seulement faire des économies mais, par une mise en scène adéquate des artistes du CNDP, réaliser un documentaire édifiant et irréfutable sur la justesse des vues darwinistes.
Note aux services financiers : comme convenu, je prends 10 % des économies réalisées. Woerth fait vraiment l'épicier en s'entêtant à 9,75.
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2009
Annonce parue ce matin dans le carnet du jour du Figaro :
Nous avons le regret de vous informer du décès hélas prévisible de la pornographie sur papier glacé, éteinte dans sa 100ème année après d'atroces souffrances.
Avilie par la multiplication de la concurrence, elle a fait don de son corps à la science.
Ni fleurs, ni couronnes.
De la part des magazines Lui, Play Boy et Penthouse.
Ecrit par : iPidiblue carnet du jour | 25 novembre 2009
Une pétition circule pour soutenir Claudine Lespagnol dans le 13ème.
Ecrit par : nicolas | 24 novembre 2009
---
Je l'ai reçue sur ma messagerie et l'ai signée.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 24 novembre 2009
Pour ma part, je signerai... dès que l'affaire concernant des enseignants pris dans les mêmes aberrations dans une académie du sud de la France aura suscité la même solidarité. Une affaire dans laquelle un des enseignants concernés a retrouvé une lettre calomnieuse d'élèves (sur le même registre que dans l'affaire Lespagnol) dans son dossier administratif, glissée là par une administration qui s'est servie de leurs élucubrations pour mieux le casser. L'enseignant en question, lui, n'a pas pu médiatiser l'affaire, puisque lorsqu'il a commencé à parler, son rectorat s'est empressé de lui collér un blâme pour "manquement au devoir de réserve".
Mais plusieurs organisations ont pourtant eu connaissance du dossier : notamment la FSU et le SNALC, ainsi que SLL...
A bon entendeur.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 25 novembre 2009
La terminale S version jivaro prévoit un nouvel enseignement de spécialité intitulé "informatique et sciences du numérique" à côté des 3 existantes (maths ou sc physiques ou svt).
Les lobbies matheux s'émeuvent : "Les contenus et les objectifs de cet enseignement de spécialité, ainsi que ses relations avec les spécialités actuelles de terminale S, restent flous. Ils devront être précisés le plus tôt possible, notamment par rapport à la spécialité mathématique, afin d’éviter des effets de concurrence."
http://www.apmep.asso.fr/spip.php?article3158
Lors de la distribution, je suggère au miniss de faire entrer matheux, physiciens et tout enseignant intéressé dans une pièce et d'éteindre la lumière.
On pourra non seulement faire des économies mais, par une mise en scène adéquate des artistes du CNDP, réaliser un documentaire édifiant et irréfutable sur la justesse des vues darwinistes.
Note aux service financier : comme convenu, je prends 10 % des économies réalisées. Woerth fait vraiment l'épicier en s'entêtant à 9,75.
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2009
La terminale S version jivaro prévoit un nouvel enseignement de spécialité intitulé "informatique et sciences du numérique" à côté des 3 existantes (maths ou sc physiques ou svt).
Les lobbies matheux s'émeuvent : "Les contenus et les objectifs de cet enseignement de spécialité, ainsi que ses relations avec les spécialités actuelles de terminale S, restent flous. Ils devront être précisés le plus tôt possible, notamment par rapport à la spécialité mathématique, afin d’éviter des effets de concurrence."
http://www.apmep.asso.fr/spip.php?article3158
Lors de la distribution, je suggère au miniss de faire entrer matheux, physiciens et tout enseignant intéressé dans une pièce et d'éteindre la lumière.
On pourra non seulement faire des économies mais, par une mise en scène adéquate des artistes du CNDP, réaliser un documentaire édifiant et irréfutable sur la justesse des vues darwinistes.
Note aux services financiers : comme convenu, je prends 10 % des économies réalisées. Woerth fait vraiment l'épicier en s'entêtant à 9,75.
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2009
Et peut-être même quand vous serez de nouveau désiré et désirable que vous retrouverez votre dignité dans vos salles de classe au lieu d'être le pauvre oublié dans le coin de l'estrade !
Ecrit par : iPidiblue sermon sur l'éminente dignité du professeur dans sa classe | 25 novembre 2009
Il reste des classes en collège dans lesquelles il est possible d'enseigner avec jubilation. Faire passer l'immuno en 3e ou les mystères de la subduction en 4e peut s'avérer très plaisant! Bientôt la génétique et l'évolution, OUAIS !!
Les beaux jours d'un métier extraordinaire...finalement, si c'était tout le temps comme ça, ce serait lassant, non?!
;);)!!!
Tout n'est pas perdu.
Ecrit par : sisyphe | 25 novembre 2009
Et peut-être même quand vous serez de nouveau désirable et désiré que vous retrouverez votre dignité dans vos salles de classe au lieu d'être le pauvre oublié sous le coin de l'estrade ! Hosanna !
Ecrit par : iPidiblue sermon sur l'éminente dignité du professeur dans sa salle de classe | 25 novembre 2009
La terminale S version jivaro prévoit un nouvel enseignement de spécialité intitulé "informatique et sciences du numérique" à côté des 3 existantes (maths ou sc physiques ou svt).
Les lobbies matheux s'émeuvent : "Les contenus et les objectifs de cet enseignement de spécialité, ainsi que ses relations avec les spécialités actuelles de terminale S, restent flous. Ils devront être précisés le plus tôt possible, notamment par rapport à la spécialité mathématique, afin d’éviter des effets de concurrence."
http://www.apmep.asso.fr/spip.php?article3158
Lors de la distribution, je suggère au miniss de faire entrer matheux, physiciens et tout enseignant intéressé dans une pièce et d'éteindre la lumière.
On pourra non seulement faire des économies mais, par une mise en scène adéquate des artistes du CNDP, réaliser un documentaire édifiant et irréfutable sur la justesse des vues darwinistes.
Note aux services financiers : comme convenu, je prends 10 % des économies réalisées. Woerth fait vraiment l'épicier en s'entêtant à 9,75.
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2009
Avec un horaire d'histoire aussi faible dans le "nouveau" lycée, comment pourra-t-on expliquer aux jeunes filles qu'il est maladroit de prendre la bastille par grand vent ?
http://www.humanite.fr/laboutique/client/cache/produit/_500____1789_97.JPG
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2009
Dugong vous parlez de plus en plus comme un syndicaliste, cela devient très ardu de vous suivre !
Ecrit par : iPidiblue Solidarnosc | 25 novembre 2009
"le Front Pédagogique national" JPB
Bien vu. Ça leur restera.Ecrit par : dugong | 25 novembre 2009
Ah oui ? C'est mieux que Front National Pédagogique ?
Ecrit par : nicolas | 25 novembre 2009
Pour ma part, je signerai... dès que l'affaire concernant des enseignants pris dans les mêmes aberrations dans une académie du sud de la France aura suscité la même solidarité.
Daniel Arnaud
Si on n'est pas au courant, c'est certain que personne ne fera rien ! Vous pouvez peut-être informer, sur ce blog, non ? Votre réponse est décidément cocasse !
Ecrit par : nicolas | 25 novembre 2009
Je me demande souvent s'il vaut mieux souligner les contradictions d'une éducation nationale unique pour tout le monde ou les pousser sous la table comme les miettes après le repas ?
Ecrit par : iPidiblue sous le tapis | 25 novembre 2009
Et qu'est-ce qui vous permet d'affirmer que je suis mal embouché, vous connaissez mon épouse?
Ecrit par : Tulius Détritus | 25 novembre 2009
dico Petit Robert : "Personne mal embouchée : ma élevée, qui n'a que des grossièretés à la bouche.
Qu'est-ce que votre épouse vient faire dans cette galère ?
Ecrit par : nicolas | 25 novembre 2009
Qu'est-ce que votre épouse vient faire dans cette galère ?
Ecrit par : nicolas | 25 novembre 2009
Vous vouliez dire sans doute :
Qu'est-ce que votre épouse vient faire dans cette gâterie ?
Ecrit par : iPidiblue corrigé d'épreuves maritales | 25 novembre 2009
Ce matin je n'en ai pas cru mes yeux : sur une grande affiche rouge intitulée "Happy birthday", le nom de tous les élèves de l'école qui fêtent leur anniversaire en novembre. Placardée sur la porte du sas donnant accès à l'administration.
Bonne idée sans doute, mais je me suis demandée si nous étions encore dans une école française. Au moins le même titre en français, non ? Non.
Il est vrai que je suis encore à la recherche de mon identité nationale et que peu de choses m'y aident...
Je crois qu'avec la fictionnelle construction politique de l'Europe, on n'a pas fini de se frotter douloureusement aux directives européennes qui nous imposent progressivement mais très sûrement des moeurs anglosaxonnes, alors que nous sommes essentiellement latins...
Ecrit par : nicolas | 25 novembre 2009
Pendariès, j'ai lu votre lien Sylvie Canat : c'est passionnant. Mais d'après ce que vous dites, on ne vous a pas donné d'outils ni de supports au cours de ce stage pour faire face in situ à des situations engendrées par les comportements dissociés de ces enfants, si ?
Ecrit par : nicolas | 25 novembre 2009
Le sujet peut être passionnant, Nicolas, néanmoins, se présenter comme universitaire et écrire comme la dame le fait nuit sérieusement à la santé et aux sérieux de ce qu'elle défend. La langue française se meurt de n'être que conceptuelle. Le poids du monde que devrait prendre en charge les mots a disparu généralement en littérature et chez les imbéciles qui se masquent derrière l'intelligence des autres qu'ils prennent à leur compte sans intégrer et faire leur - et donc modifier - les trouvailles des grands découvreurs: philosophes, ethnologues, psychanalystes, poètes, etc.
Et les médiocres philosophisent, anthropologisent, etc. des termes au sens vague. Un exemple: "Leurs échecs scolaires couplés à nos échecs pédagogiques mettent en avant une construction psychologique très instable, très chaotique, très conflictuelle, très pulsionnelle qui se déconstruit très facilement au contact de l’autre, de ses attentes, de sa PRESENCE et de son REGARD" (c'est moi qui mets en majuscules): qu'est-ce que c'est que ce vernis heideggerien où s'entend la présence-au-monde de l'être? Qu'est-ce qu'elle entend par là? J'ai coincé la dame parce qu'elle utilisait des mots qui font seulement jolis dans sa tête et sa bouche (et parce que c'est à la mode chez celles et ceux qui n'ont pas remarqué que l'on était déjà passé à autre chose...). Ces jolis mots-là, vides, épatèrent certaines psy scolaires présentes qui dodelinaient de contentement leur crâne: ces mots-là flattent, mais ne veulent rien dire s'ils ne recouvrent rien d'autres que des syllabes misent bout à bout. On ne peut se satisfaire intellectuellement - quand on est un(e) universitaire sérieux(se) - de phrases construites sur des formules qui se donnent pour poétiques, métaphoriques et qui encodent encore plus le réel d'une situation de souffrance: un(e) autiste à l'école. Durant tout son exposé, elle focalisa sur le handicapé; mais ne parla jamais des conséquences pédagogiques, humaines tout simplement, des crises de l'enfant auprès des autres gosses.... Comment enseigner et quoi enseigner, ça, ce n'était pas son problème, et même, elle était incompétente: elle m'a même répondu: "Je ne sais pas". Or, si vous allez sur sa page personnelle: http://recherche.univ-montp3.fr/crises/index.php?option=com_content&task=view&id=164&Itemid=62, vous découvrez ceci: "Porteuse d’un projet, avec Monsieur le Professeur des universités JB Paturet, de création de master intitulé « Pédagogie institutionnelle adaptée » (aux troubles psychiques : TED, Troubles du comportement, troubles névrotiques), dans le département des sciences de l’éducation et le département de psychanalyse, en partenariat avec l’IUFM, le Rectorat et l’INSHEA. Ce master se propose de répondre à un vide en matière de formation aux pratiques pédagogiques en lien avec des troubles psychiques." Elle veut s'occuper d'Ecole, mais ne connaît rien aux programmes! Et, pour dire le vrai, je l'ai compris, elle s'en fout, ce n'est pas son problème. Je suis désolé, mais elle ne peut pas se dispenser de réfléchir aux programmes quand l'Ecole doit accueillir (depuis 2005) les élèves handicapés: les structures disparaissent, et, de plus en plus, des autistes, des aveugles, des sourds, des handicapés moteurs, mentaux, etc. vont venir dans nos classes du Primaire au Bac, et sans doute - au delà (non pas en tant qu'auditeurs libres, à la fac, mais qu'étudiants inscrits devant passer les partiels...).
La piraterie intellectuelle me rend malheureux, car elle participe à la fin des valeurs auxquelles je crois; et je pensais que l'Etat (l'Education NATIONALE) me demandait de les défendre. Or l'Education NATIONALE est une Education pour plaire à la nation des électeurs.
Ecrit par : Pendariès | 25 novembre 2009
Euh ! euh ! Mlle Nicolas je vous trouve bien optimiste ... si encore il s'agissait de supplanter une identité nationale trop étroite par une identité européenne élargie on pourrait presque dire que c'est un retranchement douloureux mais nécessaire, mais avez-vous jamais vu un de vos élèves porter un tee-shirt avec des symboles européens ou je ne sais quelle marque culturellement définie comme européenne ?
Quand un élève veut porter une "marque" signifiante c'est toujours quelque chose qui a un rapport avec la culture anglo-saxonne et plus précisément américaine ...
S'identifier au modèle dominant pour les enfants et les ados c'est presque à coup sûr avec le modèle américain.
Il y a une variante semble-t-il lors d'épisodiques matchs de football c'est avec les équipes de foot magrébines et leurs drapeaux nationaux.
Ecrit par : iPidiblue formalisation de la world-company | 25 novembre 2009
"Dugong vous parlez de plus en plus comme un syndicaliste, cela devient très ardu de vous suivre !" ipidiblue
C'est bien la première fois qu'on me traite de syndicaliste !
J'en reste coi.
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2009
dico Petit Robert : "Personne mal embouchée : ma élevée, qui n'a que des grossièretés à la bouche.
Qu'est-ce que votre épouse vient faire dans cette galère ?
Ecrit par : nicolas | 25 novembre 2009
Nicolas, je ne peux pas, et c'est regrettable, cela nous aurait faire rire un peu, vous faire un dessin!
Franchement, réfléchissez et faites preuve d'imagination!
Ecrit par : Tulius Détritus | 25 novembre 2009
C'est bien la première fois qu'on me traite de syndicaliste !
J'en reste coi.
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2009
La prochaine fois j'enfonce le clou et je dis que vous parlez comme un membre du GIEC annonçant la fin du monde pour le 7 septembre 5027 à midi !
Ecrit par : iPidiblue réchauffement relationnel inter-climatérique | 25 novembre 2009
"La prochaine fois j'enfonce le clou et je dis que vous parlez comme un membre du GIEC annonçant la fin du monde pour le 7 septembre 5027 à midi"
Ah ! on vous a mis aussi dans la confidence ?
Vous êtes donc un "élu" ?
NB : il faut être précis dans les annonces : la date et l'heure que vous donnez correspondent au début du processus. Tout sera terminé le lendemain à 7h34.
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2009
Franchement, réfléchissez et faites preuve d'imagination!
Ecrit par : Tulius Détritus | 25 novembre 2009
Amusant, le monsieur Détritus qui me prend pour une poire de la dernière pluie...
Ecrit par : nicolas | 25 novembre 2009
J'ai ma réunion de coproprios ce soir alors vous pensez si je suis au courant !
Ecrit par : iPidiblue réchauffement relationnel inter-climatérique | 25 novembre 2009
Je continue sur les pseudo-Universitaires: cette dame sait pertinemment qu'elle n'est pas à la hauteur de ce qui se produit, se pense, se conceptualise ailleurs dans l'Université; elle court après les mots à la mode. Et verrouille toute contradiction en se posant en chaire-permanente interdire toute contradiction (mais je suis hélas casse-cou et rentre-dedans intellectuellement, et j'en paye rudement le prix) La dame, dans n'importe quel colloque sérieux se serait fait déchiqueter sur place! Et la Responsable DAFPEN qui me dit: ha, mais elle bosse ses interventions. J'écume d'avoir à subir les amateurs de flanc, qui ont du pouvoir.
Ecrit par : Pendariès | 25 novembre 2009
Allez, pour nous remonter le moral, rien de tel qu'une bonne chanson canadienne qu'un ami, TZR de son état, m'a envoyée par mail au retour de son voyage au Canada. Je l'avais déjà postée ici et elle avait beaucoup déplu, aussi la remets-je, veuillez m'en excuser. Moi, j'aime bien.
http://www.youtube.com/watch?v=3qLRQk4BO4E&feature=related
Ecrit par : Amélie | 25 novembre 2009
Mais c'est la seule que vous ayez rencontrée dans votre vie de prof actif, Pendariès ? Nous sommes cernés, pourtant. Vous allez y laisser votre santé si vous vous rendez malade à chaque fois que l'un d'eux prend la parole pour camoufler l'insuffisance
d'expérience, de recherche, de cohérence, de propositions constructives pour les praticiens... Cela en vaut-il encore la peine ?
Ecrit par : nicolas | 25 novembre 2009
"Allez, pour nous remonter le moral, rien de tel qu'une bonne chanson", comme dit Amélie :
http://minnesotansforglobalwarming.com/m4gw/2009/11/hide-the-decline.html
Ecrit par : yann | 25 novembre 2009
Mais c'est la seule que vous ayez rencontrée dans votre vie de prof actif, Pendariès ? Nous sommes cernés, pourtant. Vous allez y laisser votre santé si vous vous rendez malade à chaque fois que l'un d'eux prend la parole pour camoufler l'insuffisance
d'expérience, de recherche, de cohérence, de propositions constructives pour les praticiens... Cela en vaut-il encore la peine ?
Ecrit par : nicolas | 25 novembre 2009
Ben Nicolas, quand vous vous trouvez dans un milieu malade, vous ne pouvez pas rester indemne. Vous si?
Ecrit par : Pendariès | 25 novembre 2009
Cher monsieur Brighelli,
Permettez-moi de répondre à votre concours de plage sur l'identité nationale, moi je veux vivre dans un pays où je peux me permettre de dire que j'emmerde qui je veux, quand je veux, en longueur, en largeur et dans les grandes tailles !
PS Je m'excuse auprès de Mlle Nicolas que je ne voudrais offenser pour rien au monde et qui va me taxer de vulgarité, mais justement être Français c'est aussi le droit d'être grossier à toute heure du jour et de la nuit et parfois élégant quand cela nous chante ...
PPS Désolé de chier droit dans mes bottes.
Ecrit par : iPidiblue grand concours pour un champion de la France irrécupérable | 25 novembre 2009
Voyez-vous si j'avais l'ami Tariq en face de moi, je lui dirais tout bonnement : "Vos salamalecs et vos simagrées ne m'intéressent absolument pas cher monsieur Ramadan et en bon français, je vous le dis tout net : allez vous faire foutre !"
Ecrit par : iPidiblue grand concours d'élégance | 25 novembre 2009
Ben Nicolas, quand vous vous trouvez dans un milieu malade, vous ne pouvez pas rester indemne. Vous si?
Ecrit par : Pendariès | 25 novembre 2009
Ben... Heu... J'avoue compter beaucoup sur les vertus cathartiques de ce blog pour préserver un peu de lucidité et trouver les ressources pour me museler quand je sens que mon avenir professionnel risque de pâtir de prises de paroles ou de position un peu trop abruptes, car si c'est pour mettre un pédagogol à ma place, je préfère y sévir encore quelque temps, voyez-vous ...
Ecrit par : nicolas | 25 novembre 2009
Vous savez ce que l'on dit ? Le Français est un coq qui a ses ergots dans le fumier et que cela n'empêche pas de chanter !
Ecrit par : iPidiblue ou Chantecler | 25 novembre 2009
" Bigre, blessé par quoi, par qui?" (Garafignoux)
Je ne sais plus qui, par plaisanterie, a parlé de le "piquer" et de "l'euthanasier". Il semble l'avoir très mal pris.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 24 novembre 2009
Ah! Le tas de faux-culs!
Ecrit par : green | 25 novembre 2009
"préserver un peu de lucidité et trouver les ressources pour me museler quand je sens que mon avenir professionnel risque de pâtir de prises de paroles ou de position un peu trop abruptes"
Nicolas
La bât blesse: si tout le monde se tait pour préserver l'intenable, pour x raisons, discutables ou pas, alors, oui, décidément, ce qui, à mon avis, vient est mérité.
96% des Français n'ont rien dit, rien fait, de 1940 à 45. A d'autres occasions encore. Le constat: ainsi en va-t-il de la nature humaine: la peur couplée à l'indifférence et à l'avidité la mènent. C'est vraiment facile de tomber dans l'obscurité sans s'en rendre compte, ou pire, en le sachant et en la bouclant, en n'agissant pas. Voici ce qui me rend malade.
Même quand je ne serai plus dans l'EN, je n'en resterai pas moins marqué à vie par ce que j'ai vu, entendu: on ne peut pas être optimiste. Ou alors, c'est une activité pour s'occuper le temps.
Ecrit par : Pendariès | 25 novembre 2009
N. Polony met les pieds dans le plat sur les "dys" :
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/11/24/01016-20091124ARTFIG00625-l-ecole-face-a-l-epidemie-de-dyslexie-.php
Enfin !
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2009
@Pendariès, vous ne pouvez pas faire la révolution à vous tout seul. Ceux qui sont censés nous représenter n'écoutent qu'eux-mêmes et vous préconisez un sacrifice qui ne servira à rien ni à personne sauf à vous jeter dans la rue puisque la précarisation est au programme ?
Le front du refus, c'est SLL et quelques autres. Et après ? Quel infléchissement sur le cours des choses PUISQUE L'EUROPE NOUS CONTRAINT A ALLER DANS LE SENS D'UNE CULTURE GENERALE QUI FAISAIT TOUT DE MEME NOTRE SPECIFICITE DESORMAIS PROCHE DES PAQUERETTES ?
Ecrit par : nicolas | 25 novembre 2009
N. Polony met les pieds dans le plat sur les "dys" :
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2009
Le con est devenu un dyscomprenant ?
Ecrit par : yann | 25 novembre 2009
"Le con est devenu un dyscomprenant ?"
Oui et cela l'empêche de prendre conscience de son état tout en le rendant encore plus con (phénomène de feed-back "positif" qui amplifie)
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2009
Nicolas, c'est pour cette raison que je prépare mon dossier visa pour le québec; et si je ne l'ai pas - je fais des cv pour travailler hors de l'EN.
Ecrit par : Pendariès | 25 novembre 2009
96% des Français n'ont rien dit, rien fait, de 1940 à 45.
Ecrit par : Pendariès | 25 novembre 2009
Et les 4% qui se sont rebellés et qui ont pris les armes ont fini par avoir le droit, la dignité et la liberté avec eux. Il est vrai, au prix du sacrifice de millions de soldats, surtout soviétiques.
Faisons de même. Ce n'est le moment de déserter. Les évènements dans l' histoire peuvent aller très vite.
Ecrit par : Buntov | 25 novembre 2009
1) Pourquoi ne l'auriez-vous pas ?
2) Vous risquez de tomber de haut voire très haut quand vous y découvrirez le niveau d'exigence scolaire...
3) Je crois que les Français ont des facilités pour émigrer au Québec, mais pas tant que ça. Tenez-nous informés SVP.
Ecrit par : nicolas | 25 novembre 2009
Faisons de même. Ce n'est le moment de déserter. Les évènements dans l' histoire peuvent aller très vite.
Ecrit par : Buntov | 25 novembre 2009
Avant de complètement détester la nature humaine, je préfère aller me retrouver ailleurs, pour d'autres aventures.... la formule "issue de secours" convient très bien à ma demande de visa.
Ecrit par : Pendariès | 25 novembre 2009
Les évènements dans l' histoire peuvent aller très vite.
Ecrit par : Buntov | 25 novembre 2009
Le vent dans l'EN ne tournera pas tout de suite; tous les rouages de l'EN sont tenus par des apparatchiks, qui vont, sous peu, passer la main à d'autres qui leur ressemblent. Et ces gens-là prônent les valeurs de la Révolution française??????
Ecrit par : Pendariès | 25 novembre 2009
1) Pourquoi ne l'auriez-vous pas ?
Faut demander au Gouvernement québécois et au Gouvernement fédéral - puis les visas que je vise (hu hu) partent comme des petits pains.
2) Vous risquez de tomber de haut voire très haut quand vous y découvrirez le niveau d'exigence scolaire...
Mais je pars surtout pas pour aller enseigner!
3) Je crois que les Français ont des facilités pour émigrer au Québec, mais pas tant que ça. Tenez-nous informés SVP.
Merci; je me renseigne depuis l'été dernier ;-)
Ecrit par : nicolas | 25 novembre 2009
Ecrit par : Pendariès | 25 novembre 2009
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/11/24/monsieur-le-president-devenez-camusien-par-michel-onfray_1271343_3232.html
Ecrit par : nicolas | 25 novembre 2009
Et les 4% qui se sont rebellés et qui ont pris les armes ont fini par avoir le droit, la dignité et la liberté avec eux. Il est vrai, au prix du sacrifice de millions de soldats, surtout soviétiques.
Ecrit par : Buntov | 25 novembre 2009
Buntov, vous sous interprétez l'adverbe "surtout" :
http://www.crdp-reims.fr/memoire/BAC/2gm/etudes/05morts.htm
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2009
J'ai trouvé cette lettre ouverte adressée au président Nicolas Sarkozy au sujet du transfert d'Albert Camus au Panthéon :
http://www.jayesse.fr/article-une-petite-lettre-d-onfray-du-jour--40031596.html
C'était un petit buste de Léon Tolstoï, le seul écrivain russe qui eut le courage de combattre l'antisémitisme officiel (contrairement à Dostoïevski qui lui, l'approuvait) que mon grand-père maternel avait sur son bureau pour lui rappeler sa Russie natale dont il était partie à cause des pogroms.
C'est de cette Russie-là qu'il voulait se souvenir.
Quand je pense à l'identité nationale, je ne pense pas à un texte (la Constitution de Jefferson), comme le font souvent les Américains, mais à des hommes.
A des hommes comme Albert Camus et à quelques autres dont les noms me sont chers et qui ont inspiré ma vie.
Les sentiments ne se commandent pas et l'amour moins que tout autre.
J'aime la France )à travers des hommes et des textes, je l'aime quand elle est généreuse, quand parle à contretemps, quand défend les opprimés, quand elle accueille et quand elle console.
Je l'aime aussi à travers ses paysages :
Combien j'ai douce souvenance
Du joli lieu de ma naissance ;
Ma sœur, qu'ils étaient doux ces jours
de France !
Ô mon pays ! sois mes amours
Toujours.
te souvient-il que notre mère,
Au foyer de notre chaumière,
Nous pressait sur son cœur joyeux,
Ma chère ?
Et nous baisions ses blancs cheveux,
Tous deux.
Il te souvient du lac tranquille,
Qu'effleurait l'hirondelle agile,
Du vent qui courbait le roseau
Mobile,
Et du couchant sur l'eau,
Si beau (....)
(François-René de Chateaubriand)
Ecrit par : Robin | 25 novembre 2009
Je viens de recevoir un commentaire sur mon blog d'une de mes élèves de 6ème, celle dont la maman parle à peine le français : "Coucou, c'est Yousra, de 6 ème 2. J'ai lu votre blog. C'est pour vous dire qu'il est très intéressant, même si je ne comprends pas tout".
Je lui ai répondu en lui conseillant de lire l'article sur "Et si on dansait" d'Erik Orsenna ; nous avons déjà étudié un extrait de "La grammaire est une chanson douce pour introduire un cours de grammaire sur les catégories grammaticales et les fonctions".
Il y a des êtres lumineux (des enfants surtout) qui vous réconcilient avec l'humanité.
Un pur diamant qui luit dans la grisaille des jours.
Merci Yousra !
Ecrit par : Robin | 25 novembre 2009
Pour ma part, je signerai... dès que l'affaire concernant des enseignants pris dans les mêmes aberrations dans une académie du sud de la France aura suscité la même solidarité.
Daniel Arnaud
Si on n'est pas au courant, c'est certain que personne ne fera rien ! Vous pouvez peut-être informer, sur ce blog, non ? Votre réponse est décidément cocasse !
Ecrit par : nicolas | 25 novembre 2009
Ce qui est cocasse, c'est que vous n'ayez pas compris que le vague de mon intervention est précisément déterminé par le souci d'éviter le "manquement au devoir de réserve" (que l'institution n'hésite plus à brandir pour museler ceux qui parlent) et pour protéger mes sources.
Depuis quelques mois, comme je l'avais annoncé ici même, je recueille effectivement des témoignages en vue d'un livre sur le harcèlement moral dans l'Education nationale. Un certain nombre de personnes m'ont répondu; j'ai lu des choses édifiantes... et effrayantes; dont l'exemple donné plus haut, que je ne peux pas développer dans le détail sur un blog.
Je pourrais en donner bien d'autres, d'un stagiaire licencié abusivement à un professeur cassé pour avoir commis une pièce de théâtre décrivant la dégradation des conditions d'enseignement, en passant par une directrice de communication attachée à un rectorat "remerciée" pour un congé maladie "de trop"...
Le problème, c'est que beaucoup de ces personnes sont encore aujourd'hui dans une situation précaire, voire sous la menace de sanctions pour "manquement au devoir de réserve" si elles parlent ou tentent de faire circuler l'info.
Comme Maurice T. Maschino, l'auteur de "L'Ecole de la lâcheté" (chez Jean-Claude Gawsewitch), je soutiens que l'Education nationale fonctionne de manière totalitaire. Ce n'est pas une métaphore. Le terme est approprié.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 25 novembre 2009
N. Polony met les pieds dans le plat sur les "dys" :
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/11/24/01016-20091124ARTFIG00625-l-ecole-face-a-l-epidemie-de-dyslexie-.php
Enfin !
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2009
Vous plaisantez ou quoi ? Elle a dix ans de retard. Et si c'est pour soutenir "la logique" contre "l'intuition", ce n'est vraiment pas fort. Dugong, cela fait un bout de temps que vous me donnez l'impression de vous la jouer baderne à mauvais jeux de mots. Cet article est mauvais, en retarde de quelques wagons sur l'information disponible. Bref du genre "antipédagogiste" c'est mon viatique, ce qui permet d'exister.
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2009
Et les 4% qui se sont rebellés et qui ont pris les armes ont fini par avoir le droit, la dignité et la liberté avec eux. Il est vrai, au prix du sacrifice de millions de soldats, surtout soviétiques.
Faisons de même. Ce n'est le moment de déserter. Les évènements dans l' histoire peuvent aller très vite.
Ecrit par : Buntov | 25 novembre 2009
Il y a des êtres lumineux (des enfants surtout) qui vous réconcilient avec l'humanité.
Un pur diamant qui luit dans la grisaille des jours.
Merci Yousra !
Ecrit par : Robin | 25 novembre 2009
Robin, je rapproche ces deux messages pour souligner l'importance de "résister" pour toutes les Yousra qui en valent la peine, même si votre quotidien est infernal à cause des autres...
Courage ! Cela vaut la peine
Ecrit par : Maminou | 25 novembre 2009
Pour ma part, je signerai... dès que l'affaire concernant des enseignants pris dans les mêmes aberrations dans une académie du sud de la France aura suscité la même solidarité.
Daniel Arnaud
Si on n'est pas au courant, c'est certain que personne ne fera rien ! Vous pouvez peut-être informer, sur ce blog, non ? Votre réponse est décidément cocasse !
Ecrit par : nicolas | 25 novembre 2009
J'ajoute que justement, ce qui me dérange dans l'affaire Lespagnol, c'est le côté arbre qui cache la forêt. D'où ma réaction.
Admettons que la pétition recueille beaucoup de signatures, qu'elle ait même gain de cause; et puis après? Tout le monde rentre chez soi, la conscience au repos, en se disant finalement que l'on est remarquablement solidaire dans l'Education nationale et que l'on y laisse tout de même pas passer n'importe quoi?
Alors que chacun sait que ce n'est pas vrai. Pour une affaire Lespagnol qui filtre dans les médias, combien d'affaires étouffées? Parfois par les syndicats eux-mêmes qui, sortis des traditionnelles revendications sur les postes et les salaires, sont bien souvent les premiers à enterrer les "affaires qui dérangent".
Ici même, depuis des années, des collègues ont laissé entendre les difficultés qu'ils rencontraient face à leurs élèves, face à ce qui leur sert de hiérarchie, parfois en concédant se mettre en arrêt parce qu'ils n'en pouvaient plus. Quelle pétition a circulé pour eux?
La pétition pour l'affaire Lespagnol, c'est vraiment une indignation par rapport à une situation inadmissible? Ou bien est-ce un réflexe de type bo-bo (même SUD s'y est mis) pour une enseignante vivant à Paris et bénéficiant d'une entrée dans "Le Monde"?
Dans les affaires que j'ai évoquées plus haut, j'ai pu constater que bien des syndicats étaient au courant et disposaient des dossiers complets. C'est à eux de lancer des pétitions et d'informer. Pourquoi ne le font-ils pas?! Certains responsables syndicaux doivent nous lire, en ce moment même. Qu'attendent-ils pour demander des comptes à leurs délégués dans les académies, dans les établissements?
S'il y a vraiment une volonté d'améliorer les conditions d'enseignement de la part de ces gens qui signent une pétition tous les 36 du mois, que ne lancent-ils pas un mot d'ordre national pour un réel état des lieux des abus commis dans l'Education nationale?
Et pourquoi pas, pour commencer, un mot d'ordre inter-syndical pour exiger la levée du devoir de réserve? Voilà qui libèrerait probablement enfin la parole, et qui se révèlerait autrement efficace sur le moyen et sur le long terme.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 25 novembre 2009
je soutiens que l'Education nationale fonctionne de manière totalitaire. Ce n'est pas une métaphore. Le terme est approprié.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 25 novembre 2009
Vous jouez à vous faire peur ou quoi ? savez-vous ce qu'est un fonctionnement totalitaire ?
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2009
N. Polony met les pieds dans le plat sur les "dys" :
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/11/24/01016-20091124ARTFIG00625-l-ecole-face-a-l-epidemie-de-dyslexie-.php
Enfin !
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2009
Il n'y a jamais eu de "devoir de réserve". Simplement des gens qui se font peur à bas prix.
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2009
Dugong, cela fait un bout de temps que vous me donnez l'impression de vous la jouer baderne à mauvais jeux de mots.
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2009
Ah, ça faisait longtemps que notre papé préféré n'avait insulté personne.
En même temps, éructation du soir, espoir.
(d'érection du matin ?)
Mon copain Robert est, comme souvent, le plus drôle :
"Baderne = homme (souvent militaire) âgé et borné"
Ecrit par : Gérontophile | 25 novembre 2009
@ Guy Morel
Je ne sais pas si Natacha Polony a "dix ans de retard", comme vous l'affirmez plus haut (personnellement je ne le crois pas, et je trouve son article plus qu'instructif), mais il est manifeste qu'en la matière vous la battez de toutes les manières de quelques longueurs.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 25 novembre 2009
Simplement des gens qui se font peur à bas prix.
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2009
Notre Tartarin, lui, même pas peur !
S'en fout la mort, il a peu à perdre : son avenir est derrière lui.
Ecrit par : Gérontophile | 25 novembre 2009
Éducation: les enjeux, les débats
SOCIÉTÉ 25/11/2009 À 00H00
Les contes du lycée cagnotte
GRAND ANGLE
Argent contre présence : trois mois après le lancement de l’expérience, les profs d’Alfred-Costes, à Bobigny, sont mal à l’aise. Les lycéens, eux, n’y croient plus.
Réagir
Par VÉRONIQUE SOULÉ
«Au début, c’était comme un jeu. Lorsqu’un élève arrivait en retard en cours et que je menaçais de le noter absent, ses camarades lui lançaient : "Tu vas nous faire perdre 200 euros !"Depuis la rentrée de la Toussaint, j’ai
impossible d'en savoir davantage si on n'est pas abonné!
Quelqu'un l'est-il?
Ecrit par : retraitée | 25 novembre 2009
@ retraitée
Non, mais demain l'article sera accessible à tous.
Ecrit par : Zorglub | 25 novembre 2009
Il n'y a jamais eu de "devoir de réserve". Simplement des gens qui se font peur à bas prix.
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2009
Mouais...
Allez donc voir du côté de certains cheffaillons d'établissement qui, pour un mot plus haut que l'autre, n'hésitent pas à réduire au silence, voire à poursuivre devant les tribunaux un professeur insoumis...
Ou bien (c'est plus simple et plus radical) ils le virent tout simplement, s'il n'a pas la chance d'être titulaire (phénomène extrêmement répandu dans les conservatoires qui dépendent de la fonction publique territoriale... et qui le sera bientôt dans l'EN sauf changement radical de cap...).
Ecrit par : mihailovich | 25 novembre 2009
L'article de Polony est juste dans l'absolu mais je pense qu'elle ne présente pas les choses de la bonne façon. Au lieu de théories vaseuses sur le cerveau gauche ou droit, elle aurait dû insister sur le fait que les dernières recherches en neuro montrent bien que c'est la voie d'assemblage qui préexiste à la voie d'adressage : impossible de se forger un adressage correct et de lire des mots en global, (effectivement même dans le désordre comme le montrent certaines expériences), si l'on n'a pas préalablement un assemblage fonctionnel. Même Sprenger-Charolles a souligne désormais l'importance de l'assemblage comme préalable. Les méthodes à départ global sont contre-nature et vont à rebours du bon fonctionnement du cerveau.
Malheureusement tout le monde y trouve son compte (enfin au premier abord), sauf le prof: l'élève qui se cache derrière le pseudo-handicap, les parents qui évitent de se remettre en cause et préfèrent un discours médical qui les dédouane, l'ortho qui apprend miraculeusement à lire au môme justement en revenant aux bonnes vieilles syllabes... Et les PAI se multiplient effectivement étrangement...
Ecrit par : Flo | 25 novembre 2009
@ mihailovich,
Dans mon cas, depuis 3 ans menace de carte scol dans ma matière (chuis le dernier arrivé).
Du fait d'une relative souplesse liée à la DHG (G comme globale), et dans une certaine mesure, il est possible de choisir la matière touchée ou de différer la décision.
On m'explique régulièrement que je dois être bien sage sinon ...
Encore plus fort, cet automne, ma compagne (qui bosse dans le même bahut) ose réclamer une HS qui a été oubliée dans son VS. Réponse du patron : "Je comprends pas comment vous osez exiger le paiement de cette HS alors que des profs sont en menace de carte scol !"
C'est pas du harcèlement ça Daniel par hasard ?
Ecrit par : Zorglub | 25 novembre 2009
Pendariès a bien raison de partir. Il n'est pas le seul : un nombre très important de jeunes doués et couillus partent s'installer à l'étranger.
Pendariès a bien raison aussi : nous qui restons et qui ne faisons rien , par trouille, par manque d'obstination, nous méritons ce que nous avons. Nous sommes les chiens de la fable, nous avons la trace du collier sur le coup. Les loups se barrent au galop.
Ecrit par : Florence | 25 novembre 2009
sur le cou
Ecrit par : Florence autoorthoprof | 25 novembre 2009
Notre Tartarin, lui, même pas peur !
S'en fout la mort, il a peu à perdre : son avenir est derrière lui.
Ecrit par : Gérontophile | 25 novembre 2009
Parlez français, cela ira mieux. Et si vous avez la moindre instruction, ce dont je doute, citez un texte de loi ou un règlement sur ce fameux "devoir de réserve".
Vous êtes prof ? Si oui, c'est vrai que le niveau baisse.
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2009
L'autre jour, un gosse de seconde me pompait sévèrement.
(au sens figuré, j'ai regardé Mourir d'aimer hier et j'voudrais pas kyai d'ambiguïté).
Je lui passe une branlée (... à nouveau, etc.) sur le thème que c'est pas possible d'être casse burne (décidément) à ce point, qu'il devrait consulter (et pas en virologie).
Le môme me répond que c'est déjà le cas pask'on lui a diagnostiqué une hyperactivité.
J'étais de fort mauvaise humeur ce jour là.
Vlaty pas kjy répond : "Hyperactif c'est le mot que les psy ont inventé pour dire aux parents que leur gosse était chiant et mal élevé".
Du coup il a pleuré.
En même temps il ne m'emmerde plus depuis 3 semaines.
Ecrit par : Zorglub | 25 novembre 2009
citez un texte de loi ou un règlement sur ce fameux "devoir de réserve".
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2009
Consultez les "droits et obligations des fonctionnaires" dans les différents textes officiels.
Ecrit par : mihailovich | 25 novembre 2009
L'article de Polony est juste dans l'absolu mais je pense qu'elle ne présente pas les choses de la bonne façon. Au lieu de théories vaseuses sur le cerveau gauche ou droit, elle aurait dû insister sur le fait que les dernières recherches en neuro montrent bien que c'est la voie d'assemblage qui préexiste à la voie d'adressage : impossible de se forger un adressage correct et de lire des mots en global, (effectivement même dans le désordre comme le montrent certaines expériences), si l'on n'a pas préalablement un assemblage fonctionnel. Même Sprenger-Charolles a souligne désormais l'importance de l'assemblage comme préalable. Les méthodes à départ global sont contre-nature et vont à rebours du bon fonctionnement du cerveau.
Malheureusement tout le monde y trouve son compte (enfin au premier abord), sauf le prof: l'élève qui se cache derrière le pseudo-handicap, les parents qui évitent de se remettre en cause et préfèrent un discours médical qui les dédouane, l'ortho qui apprend miraculeusement à lire au môme justement en revenant aux bonnes vieilles syllabes... Et les PAI se multiplient effectivement étrangement...
Ecrit par : Flo | 25 novembre 2009
Cela continue : laissez-donc de côté le "bon fonctionnement du cerveau" et voyez plutôt le bouquin de Thierry Venot, où l'on part du "global. Faudrait quand même que les ceuss qui y pigent que pouic dans l'apprentissage de la lecture, Polony y compris, cessent d'en parler. D'abord, cela ferait rétrécir le trou dans la couche d'ozone.
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2009
Du coup il a pleuré.
En même temps il ne m'emmerde plus depuis 3 semaines.
Ecrit par : Zorglub | 25 novembre 2009
Bourreau d'enfant ! ;O))
Ecrit par : Robin | 25 novembre 2009
Testez ce coup Robin, j'en ai été satisfait ...
Ecrit par : Zorglub | 25 novembre 2009
@ mihailovich
Non, dans l'absolu, morel a raison. Y'a qu'un devoir de discrétion et de secret prof.
C'est pas pour autant que par un biais ou un autre des représailles ne s'exercent pas en sous-main si vous l'ouvrez trop.
http://68.snuipp.fr/spip.php?article308
http://fr.wikipedia.org/wiki/Devoir_de_r%C3%A9serve
Malgré tout, le Moloch continue d'enfumer sur les sites officiels par exple :
http://www.educnet.education.fr/legamedia/legadico/lexique/devoir-reser
Ecrit par : Zorglub | 25 novembre 2009
citez un texte de loi ou un règlement sur ce fameux "devoir de réserve".
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2009
Consultez les "droits et obligations des fonctionnaires" dans les différents textes officiels.
Ecrit par : mihailovich | 25 novembre 2009
Merci. C'est fait depuis longtemps.Si vous avez un texte référencé à citer, vous seriez bien aimable de le faire, sinon vous parlez pour ne rien dire.
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2009
@ mihailovich
Non, dans l'absolu, morel a raison. Y'a qu'un devoir de discrétion et de secret prof.
C'est pas pour autant que par un biais ou un autre des représailles ne s'exercent pas en sous-main si vous l'ouvrez trop.
http://68.snuipp.fr/spip.php?article308
http://fr.wikipedia.org/wiki/Devoir_de_r%C3%A9serve
Malgré tout, le Moloch continue d'enfumer sur les sites officiels par exple :
http://www.educnet.education.fr/legamedia/legadico/lexique/devoir-reser
Ecrit par : Zorglub | 25 novembre 2009
Enfumage, c'est le mot qui convient. Et en face trouillards.
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2009
@ mihailovich
Non, dans l'absolu, morel a raison. Y'a qu'un devoir de discrétion et de secret prof.
C'est pas pour autant que par un biais ou un autre des représailles ne s'exercent pas en sous-main si vous l'ouvrez trop.
http://68.snuipp.fr/spip.php?article308
http://fr.wikipedia.org/wiki/Devoir_de_r%C3%A9serve
Malgré tout, le Moloch continue d'enfumer sur les sites officiels par exple :
http://www.educnet.education.fr/legamedia/legadico/lexique/devoir-reser
Ecrit par : Zorglub | 25 novembre 2009
Zorglub, reconnaissez que ce "devoir de discrétion" que vous évoquez est suffisamment flou pour être sujet à une tonne d'interprétations ! Du coup, il est fréquemment mis en avant par des chefs d'établissement mal intentionnés (je parle en connaissance de cause !).
Je viens de me renseigner et je constate que Guy Morel a effectivement raison. Le devoir de réserve n'est pas inscrit comme une obligation pour les fonctionnaires civils. Mais allez dire cela à un chef d'établissement parano qui voit des complots partout et qui ne manquera pas l'occasion de vous faire payer votre "insoumission" au prix fort, surtout si vous n'êtes pas titulaire (une fois de plus...) !
Ecrit par : mihailovich | 25 novembre 2009
Bien vu, Zorglub !
Pendariès, vous avez vraiment vécu cette journée de formation ? Hallucinant !
Ramadan, Canat, même combat.
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 novembre 2009
Voui, voui, mihailovich, et je le dis explicitement d'ailleurs.
Ecrit par : Zorglub | 25 novembre 2009
Enfumage, c'est le mot qui convient. Et en face trouillards.
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2009
Sur l'enfumage, aucun doute.
Sur les trouillards, il n'en manque pas, mais il faut se garder de généraliser.
Ecrit par : mihailovich | 25 novembre 2009
À propos de harcèlement, je suis malheureusement bien placé pour témoigner qu'un proviseur qui veut vous pourrir votre travail peut faire preuve d'une grande créativité dans un cerveau pourtant atrophié.
Et je vous raconte pas quand le proviseur et le délégué syndical du SNES (collègue de ma discipline) sont des socialos cul et chemise et que Jospin et la gauche plus-rien sont au pouvoir.
« Je pardonne mais je n'oublie pas » disait mon grand-père, dénoncé lui et son fils pendant la guerre par des braves gens qui ne connaissaient rien au devoir de réserve.
Ecrit par : Pierre Lariba | 25 novembre 2009
Je viens de me renseigner et je constate que Guy Morel a effectivement raison. Le devoir de réserve n'est pas inscrit comme une obligation pour les fonctionnaires civils.
Ecrit par : mihailovich | 25 novembre 2009
Guy Morel a surtout une guerre de retard, et ne semble guère au courant des pratiques abusives qu'on rencontre désormais dans l'Education nationale.
Comme indiqué dans l'un des liens donnés par Zorglub, le devoir de réserve relève d'une jurisprudence, utilisée comme ça l'arrange au moment où ça l'arrange par la hiérarchie. Un professeur peut se voir donner un blâme pour "manquement au devoir de réserve" (noir sur blanc sur l'arrêté émanant du rectorat). Ce n'est pas statutaire? Et vous allez expliquez ça à qui? A l'administration qui se moque de vos droits et de vos statuts, et s'arrange comme elle veut avec les textes?
Avez-vous déjà essayé de porter plainte pour violences policières dans le commissariat où vous aviez été victimes des mêmes violences, les textes à la main?
Il ne s'agit donc pas d'une vue de l'esprit, mais d'une réalité; rencontrée par les professeurs qui ont été sanctionnés pour "manquement au devoir de réserve", ou qui ont été contraints de fermer leur blog pour le même motif.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 25 novembre 2009
« Je pardonne mais je n'oublie pas » disait mon grand-père, dénoncé lui et son fils pendant la guerre par des braves gens qui ne connaissaient rien au devoir de réserve.
Ecrit par : Pierre Lariba | 25 novembre 2009
Trop chrétien pour moi. Ce machin du "pardon" et de "l'oublie pas.' Faut toujours présenter la note.
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2009
Ramadan, Canat, même combat.
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 novembre 2009
Une petite explication de texte, peut-être, Christophe ?
Ecrit par : nicolas | 25 novembre 2009
À propos de harcèlement, je suis malheureusement bien placé pour témoigner qu'un proviseur qui veut vous pourrir votre travail peut faire preuve d'une grande créativité dans un cerveau pourtant atrophié.
Et je vous raconte pas quand le proviseur et le délégué syndical du SNES (collègue de ma discipline) sont des socialos cul et chemise et que Jospin et la gauche plus-rien sont au pouvoir.
Ecrit par : Pierre Lariba | 25 novembre 2009
Voilà le point essentiel : même si le texte lui donne tort, comment faire entendre raison à votre hiérarchie?
En s'adressant plus haut? Par principe, la hiérarchie couvre la hiérarchie; en écrivant au ministre? Il reçoit tellement de courriers que le vôtre se trouve redirigé sans être lu vers l'académie dont il émane; en en appelant à votre délégué syndical? Peine perdue, si celui-ci est compromis avec ladite hiérarchie...
C'est tout l'intérêt de la réflexion sur le harcèlement. Ce dernier permet précisément de pourrir la vie d'un salarié en contournant les textes ou en en faisant une interprétation arbitraire. Il faut vraiment être naïf pour croire qu'il suffit de dire "les textes disent" ou "Aucun texte ne dit", comme se borne à le faire Guy Morel, pour s'imaginer qu'on va être respecté dans son statut et dans sa personne... Voilà bien longtemps que ce stade a été dépassé dans l'Education nationale, et que certains établissements sont devenus des zones de non droit...
PS : bien sûr, je prends toujours les témoignages sur le harcèlement : d.a.saint-roch@voila.fr
Ecrit par : Daniel Arnaud | 25 novembre 2009
Guy Morel a surtout une guerre de retard, et ne semble guère au courant des pratiques abusives qu'on rencontre désormais dans l'Education nationale.
Comme indiqué dans l'un des liens donnés par Zorglub, le devoir de réserve relève d'une jurisprudence, utilisée comme ça l'arrange au moment où ça l'arrange par la hiérarchie. Un professeur peut se voir donner un blâme pour "manquement au devoir de réserve" (noir sur blanc sur l'arrêté émanant du rectorat). Ce n'est pas statutaire? Et vous allez expliquez ça à qui? A l'administration qui se moque de vos droits et de vos statuts, et s'arrange comme elle veut avec les textes?
Avez-vous déjà essayé de porter plainte pour violences policières dans le commissariat où vous aviez été victimes des mêmes violences, les textes à la main?
Il ne s'agit donc pas d'une vue de l'esprit, mais d'une réalité; rencontrée par les professeurs qui ont été sanctionnés pour "manquement au devoir de réserve", ou qui ont été contraints de fermer leur blog pour le même motif.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 25 novembre 2009
Je ne sais pas si je retarde d'une guerre, ce que je sais c'est que même en temps de paix, vous criez avant d'avoir mal - un urgent besoin d'exister même par le vagissement ? Il n' y a pas de devoir de réserve. Et je connais les commissariats mieux sans doute que vous ne les connaissez.
Bonsoir blanc-bec.
Tiens, j'en profite pour quitter définitivement ce blog.
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2009
Hou là, ça fait pas mal de désertions, non ?
Au passage, des nouvelles de Magister, Jean, Catmano, Chevreuil, Perceval, Marilyse, Sanjuro, Sanseverina, Françoise Guichard ?
Je me prends à penser que si l'un d'entre nous cassait sa pipe, personne ici ne le saurait. Triste.
Ecrit par : nicolas | 25 novembre 2009
Alons bon — pas moiyen de partir deux heures sans que ça se chamaille.
L'article de Polony est parfaitement ciblé : elle ne prétend pas apprendre quoi que ce soit aux spécialistes, mais expliquer aux parents (et à quelques instits légèrement retardés pour cause d'IUFM) l'origine des comportements malheureux de leurs bambins.
Et il est inutile de s'emporter pour autant.
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 novembre 2009
Alons bon — pas moyen de partir deux heures sans que ça se chamaille.
L'article de Polony est parfaitement ciblé : elle ne prétend pas apprendre quoi que ce soit aux spécialistes, mais expliquer aux parents (et à quelques instits légèrement retardés pour cause d'IUFM) l'origine des comportements malheureux de leurs bambins.
Et il est inutile de s'emporter pour autant.
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 novembre 2009
Pendariès a bien raison de partir. Il n'est pas le seul : un nombre très important de jeunes doués et couillus partent s'installer à l'étranger.
Pendariès a bien raison aussi : nous qui restons et qui ne faisons rien , par trouille, par manque d'obstination, nous méritons ce que nous avons. Nous sommes les chiens de la fable, nous avons la trace du collier sur le cou. Les loups se barrent au galop.
Ecrit par : Florence | 25 novembre 2009
Pendariès, vous avez vraiment vécu cette journée de formation ? Hallucinant !
Ramadan, Canat, même combat.
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 novembre 2009
Oui, partir! Mais encore l'EN peut me refuser une demande de congé sans solde (si elle a besoin de moi...); et, Christophe: c'est le règne des médiocres, des faiseurs, des illusionnistes de la pensée creuse boursoufflée de mots (même pas prestigitateur, car il faut de la dextérité, de la souplesse mentale, et là, dans cette journée, il n'y avait que les gobeuses - nos étions 3 mecs sur 30 formés: des COPs à foison, des RASEDs, quelques instits spécialisés, une AVS, une coordinatrice UPI, et seulement 2 profs du secondaire... - des flattées d'être de ces psy à la con qui reçoivent la lumière, qui les adoubent dans leur crétinerie), des parvenu(e)s de l'intellect et de la culture... et la médiocrité à visée scientiste ET morale est toujours totalitaire.
Le bon sens a foutu le camp; excepté, je l'espère, en classe, du côté des "agissants", nous les enseignants.
Ecrit par : Pendariès | 25 novembre 2009
PS : bien sûr, je prends toujours les témoignages sur le harcèlement : d.a.saint-roch@voila.fr
Ecrit par : Daniel Arnaud | 25 novembre 2009
Si je dois vous en parler, hé bien, vous auriez de quoi faire!
Ecrit par : Pendariès | 25 novembre 2009
PS : bien sûr, je prends toujours les témoignages sur le harcèlement : d.a.saint-roch@voila.fr
Ecrit par : Daniel Arnaud | 25 novembre 2009
Si je dois vous en parler, hé bien, vous auriez de quoi faire!
Ecrit par : Pendariès | 25 novembre 2009
Et il est vrai qu'on s'ennuie rarement en Lycée Professionnel!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 26 novembre 2009
Extrait biographique (source OuiOuiPédia)
Né en 1… guy morel passe une enfance /…/ Il poursuit ses études au /…/ et ses enseignants remarquent rapidement le potentiel de cet étudiant hors normes qui /…/
En 1937 il s’engage dans les Brigades Internationales et rejoint l’Espagne. Son expérience et son intrépidité l’amène à être rapidement /…/ sans craindre les exactions des troupes franquistes.
De retour en France, en raison de son âge, il ne fait plus partie des classes mobilisables et ne participe de ce fait pas à la débâcle, cependant son rôle /…/ Après la rupture du pacte germano-soviétique il rejoint les Francs-Tireurs Partisans dès le mois d’aout 41. Il marquera durablement l’histoire de ce mouvement par /…/ au nez et à la barbe de la Gestapo et sans craindre les représailles.
A Yalta, il dénoncera la tentative impérialiste américaine de /…/ c’est grâce à son influence que /…/
Bien que les sources restent incertaines, certains prétendent qu’il rejoint l’Indochine dès la Libération afin de participer aux côtés de Hô Chi Minh au combat de libération du /…/
En 1954, il ne fait nul doute qu’il était présent lors des pourparlers conduisant à la création de l’ANL. Il rejoint ensuite la métropole afin de coordonner l’action de ceux qu’on, appellera par la suite les porteurs de valise. Sans craindre les barbouzes de l’OAS, il n’hésitera pas à /…/
Plus tard, lors de la manifestation de la rue de Charonne son action aux côtés de /…/ sauver de nombreuses vies humaines./…/
C’est Nanterre qu’on retrouve sa trace en 1968 puisqu’il est à l’origine de /…/
/…/
NB.
Il n’est pas à exclure que ses conversation avec un certain KM, alors adolescent, conduisirent celui-ci à esquisser les premiers chapitres de son best-seller « le K. ».
Des chercheurs n’excluent pas qu’il ait été l’inspirateur de l’abbé Grégoire et que lors de la prise de la Bastille il ait /…/
On peut également penser que Diderot lors de son /…/ lui ait demandé de /…/
********************
et face à ça, moi, Zorglub, ne suis qu'un misérable crétin inculte, puisque guy morel me le dit un soir de septembre.
Et tous ces blancs-becs, cloportes, badernes, nains de jardins, trouillards (j’abrège la liste) de mihailovich, Polony, Dugong, Cadichon, Dobolino, Yann (pardon pour ceux, nombreux, que j’oublie) etc … Les connaissent-ils aussi bien que guy morel les commissariats ?
Qui sommes nous, tragiques vermisseaux, pour espérer mériter même un regard d'une Telle Grandeur ?
Ecrit par : Zorglub | 26 novembre 2009
Alons bon — pas moyen de partir deux heures sans que ça se chamaille.
L'article de Polony est parfaitement ciblé : elle ne prétend pas apprendre quoi que ce soit aux spécialistes, mais expliquer aux parents (et à quelques instits légèrement retardés pour cause d'IUFM) l'origine des comportements malheureux de leurs bambins.
Et il est inutile de s'emporter pour autant.
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 novembre 2009
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C'est fou ce que les gens sont nerveux en ce moment !
Pour être honnête, je dois reconnaître que mon confort de retraité contribue à ma (relative) sérénité, mais, tout de même, si j'avais échangé mes idées avec d'autres personnes sur un blog avant de partir de l'enfer (l'Éducation nationale), je ne crois pas que j'aurais été aussi chatouilleux.
Mais peut-être me trompé-je... Me connais-je bien moi-même ? ;-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 26 novembre 2009
"Dugong, cela fait un bout de temps que vous me donnez l'impression de vous la jouer baderne à mauvais jeux de mots" Guy Morel
Oui.
Sur la boîte à dugong, c'est marqué que ce n'est pas pour usage externe sauf indication expresse du corps médical.
Ne vous frictionnez pas tout seul avec.
Ecrit par : dugong | 26 novembre 2009
Dans le Monde, un article de Luc Cedelle où je suis souvent en accord (si, si !) et surtout en ce qui concerne la conclusion :
"Bref, beaucoup d'individus et de groupes, dans le monde enseignant, ont encore foi en un idéal. Mais la majorité s'enfonce dans un scepticisme inébranlable et un chacun pour soi qui brise d'avance toute dynamique collective. En roue libre, tournant sur sa lancée, l'éducation nationale reste sans rêve, sans moteur."
Ceci dit, il faudrait quand même en savoir un peu plus sur ce qui transforme, au Moloch, aussi sûrement le rêve en délire.
Au final, pour redonner du rêve et de la motricité à l'EN, il faut un homme providentiel. Je ne vois qu'une seule personne : Guy Morel, qui concilie avec doigté l'exaltation de la pédagogie (la vraie), une vision perçante et une figure du Père.
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/11/24/l-education-nationale-sans-reve-ni-moteur-par-luc-cedelle_1271268_3232.html
Ecrit par : dugong | 26 novembre 2009
C'est vrai que l'article de Cédelle est bon — j'ai même pris le risque de le lui dire, histoire de le sidérer de bon matin.
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 novembre 2009
"Bref, beaucoup d'individus et de groupes, dans le monde enseignant, ont encore foi en un idéal. Mais la majorité s'enfonce dans un scepticisme inébranlable et un chacun pour soi qui brise d'avance toute dynamique collective. En roue libre, tournant sur sa lancée, l'éducation nationale reste sans rêve, sans moteur." Luc Cedelle
Voilà qui fait bien l'affaire de nos "réformateurs", non ?
On aurait attendu une analyse un peu plus pointue sur le rôle des syndicats dans ce désenchantement.
Ecrit par : nicolas | 26 novembre 2009
@Robin:
"Hagiographiques" prend un H, et au singulier comme au pluriel (:>));
"Spangled banner" n'a de sens que précédé du mot "star-", http://www.usa-flag-site.org/song-lyrics/star-spangled-banner.shtml;
La Constitution US fut signée non pas en 1789 mais en 87 (17 septembre) et, en 222 ans, elle a quand même connu 27 amendements dont le dernier date de 1992 ( la majorité à 18 ans) on ne peut donc pas dire qu'elle est "restée inchangée":
http://usgovinfo.about.com/blconstday.htm;
....et enfin, puisque nous fêtons "Thanksgiving", fête de famille par excellence, je me dois d'ajouter que le mot ne prend jamais de e.
Dans quelques heures, comme des millions de cuisinières, je vais enfourner ma dinde (un volatile de 20 pounds qu'Obama n'a pas gracié) farcie de "cranberry and porcini stuffing", (airelles et cèpes), ainsi que les non moins traditionnelles tartes à la citrouille et aux pommes. Seuls les yams et les topinambours manqueront à l'appel, ma mère ayant banni d'emblée ces légumes sans grand intérêt gustatif qui lui rappelaient trop les privations de l'occupation.
En ce week-end de Thanksgiving, disais-je, il fait justement bon souligner combien les valeurs communes restent fortes sur cette terre d'immigration par excellence, où fut institutionnalisée la laïcité, pardon (car ce mot est inconnu hors de France) la sécularisation, et où l'on trouverait parfaitement incongru de lancer une consultation nationale sur le sens de son identité. Il est vrai, comme je l'ai dit il y a peu, que je n'ai jamais vu une seule burqa dans un shopping mall. La menace terroriste y est exogène; en France,
le mal ronge de l'intérieur.
Tiens, j'ai vu ce matin sur la bientôt défunte TSR, que les Genevois montaient au créneau contre les 4 malheureux minarets qui "défigurent" leur paysage...Pas de problèmes existentiels cependant non plus pour nos voisins helvètes sur la solidité de leur identité nationale, qu'ils ont chevillée au corps depuis Guillaume Tell, et pourtant on parle trois langues, chez eux...
Il est particulièrement intéressant de constater, dans un sondage publié par La Croix, qu'à la question : Quels sont les fondements de l'identité française ?, 12% seulement répondent l'héritage chrétien, 33% la capacité d'intégration des diversités culturelles et ethniques, 44% la laïcité, 48% la culture et le patrimoine.
En revanche, (comme disait déjà Chirac en 1995) le régime de protection sociale serait constitutif de notre identité pour 62% et la langue française pour 68%.
Et le premier marqueur de notre identité ce sont les droits de l'homme, que 71% mettent en avant, car la France a le don de cultiver des mythes et elle n'a cure des quolibets que lui vaut cette prétention à une exclusivité qu'elle usurpe depuis plus de deux siècles.
Je rappelle que le Bill of Rights, qui rassemble les 10 premiers amendements de la Constitution américaine, date du 15 décembre 1791, que ces deux documents (et c'est ce que Robin a parfaitement raison de souligner) sont en vigueur depuis plus de 200 ans...et qu'il me semble qu'ils sont autrement plus efficaces (pour prémunir durablement contre les idéologies totalitaires qui ont ensanglanté le reste de la planète, France comprise, depuis près d'un siècle) que les innombrables chartes et constitutions dont notre "Patrie des droits de l'homme" s'est dotée avec le succès que l'on sait, dans le même laps de temps. Sur le plan de la solidité des valeurs démocratiques, y'a pas photo entre celles qu'un historien français, Patrice Higonnet, qui enseigne à Harvard, a appelé, un peu vite, les "Sister Republics" .
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Allez, ne pleurez pas, Robin… Le fils de Camus, qui vit caché et pas forcément heureux, s'oppose au transfert des cendres de son père.
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 novembre 2009
Oui mais c'est sa jumelle (par ailleurs ma camarade de classe à Duruy et à l'époque de la disparition de son père) qui aura le dernier mot, et comme d'hab' depuis soixante ans, Jean fera comme Catherine a dit.
Et si c'était Mitterrand, l'oncle, ou Jospin ou Lang, qui avait eu cette idée-là, toute la pieuse-pensance de gôche aurait henni à l'unisson, et accompagné en grandes pompes l'urne de Camus dans sa panthéonisation. Lamentable, son présent concert de glapissements. À croire que c'est là son seul mode d'expression.
Cela dit, Camus représente un symbole, comme sa fille l'a très bien exprimé, celui de la dimension méritocratique de feue l'école républicaine, et je m'étonne qu'on s'insurge contre la reconnaissance de ce symbole-là.
On ne s'est pas préoccupé de savoir si Jean Moulin était claustrophobe et il n'était pas non plus avide d'honneurs, pourtant personne n'a trouvé à redire...Alors, je ne vois pas ce qui défrise, surtout des enseignants, que l'on déménage les cendres de Camus de Lourmarin à la place du Panthéon, si ses enfants finissent par se mettre d'accord. Sarko est simplement ( comme d'hab' là aussi) allé trop vite en besogne. Il aurait pu commencer par sonder les jumeaux avant d'en parler urbi et orbi.
-------------------
Joe, merci pour le texte de Garello qui a la particularité d'évoquer l'oeuvre, inconnue en France hélas, de Thomas Sowell, un très grand penseur dont il est réducteur de dire qu'il est économiste. Il a à son actif une oeuvre remarquable de vulgarisation ou plutôt de démystification de la théorie économique, mais c'est aussi un historien des idées dont j'ai déjà cité ici des extraits tirés de deux ouvrages que je consulte souvent: " A Conflict of Visions: Ideological Origins of Political Struggles (1987) et de "The Vision of the Anointed: Self-Congratulation as a Basis for Social Policy" (1995).
Sowell allume précisément la vision de cette malheureuse handicapée du bulbe dont parlait P. Lariba, et "" qui voit tout sous l’angle d’un complot « cont’ les-travailleurs-et-les-masses-populair’ » avec une foi inébranlable.
(tiens, ce ne serait pas un clone féminin de Morel?)
Ecrit par : Cadichon | 26 novembre 2009
Testez ce coup Robin, j'en ai été satisfait ...
("Je lui ai dit qu'il n'y avait pas d'enfants hyperactifs, mais des gosses chiants et mal élevés."
Ecrit par : Zorglub | 25 novembre 2009
Merci Zorglub. Je vais faire le test avec "Moustique", avant d'essayer avec "Hulk" (courageux, mais pas téméraire... comme Charles !)
Ecrit par : Robin | 26 novembre 2009
Et pourtant, concernant Meirieu, il en profère de sévères, lui aussi !
Ecrit par : Garafignoux | 24 novembre 2009
Vous trouveriez des circonstances atténuantes à un Mengele ou un Klaus Barbie? Non? eh bien Meirieu c'est le Barbie-Mengele de l'école des savoirs, qui a sacrifié tant d'enfants (et d'enseignants) sur l'autel de ses idées monstrueuses.
Et il continue à plastronner. Il est partout.
Ils sont trop rares ceux qui prennent la peine de dénoncer l'action criminelle de ce fossoyeur des apprentissages, comme Jean ou Denis Kambouchner (Une école contre l'autre). Meirieu mérite qu'on rouvre l'île du Diable, pour l'y envoyer méditer sur ses méfaits, en compagnie d'un paquet d'inspecteurs, de directeurs des programmes, et de caciques de la rue de Grenelle. Comme disait Lafforgue, ce sont des Khmers rouges, mais ils circulent librement et continuent leur coupable industrie. C'est répugnant!!
==============================
Sur l'identité et ce débat qui va comme les autres tourner en eau de boudin car il est mal posé, repose sur des présupposés historiques erronés, et perpétue des mythes, comme celui de "la patrie des droits de l'homme" ou de la pensée de gauche comme matrice intellectuelle de la république !
http://www.insolent.fr/2009/11/sur-le-theme-de-l-identite-francaise.html
"Postures et impostures, contresens et variations"
On ne devrait, en principe que se féliciter de voir invoquer, à bon escient, l'identité nationale. Dans une Europe réconciliée, la famille de nos peuples ne peut que gagner à rassembler des personnalités vivantes.
Pourtant, le prétendu débat en cours de balbutiement, illégitime car administratif, et lancé par un ministre de raccroc, a très mal commencé. Il souligne d'ailleurs la vacuité intellectuelle, et l'inculture, de nos prétendues élites.
Ne parlons même pas d'une Mme Aubry se faisant, en 2009, l'écho du lamentable discours de Chirac de septembre 1995, présentant la sécurité sociale comme le modèle indépassable et impérissable de la France éternelle.
Car, d'abord, avant même de parler de cette fameuse "identité", il faudrait ne pas inverser le sens des mots.
Penser l'appartenance à la France en termes identitaires rompt avec la théorie républicaine antérieure. Il ne s'agit donc plus de la nation à laquelle on "adhère". On ne la considère plus en référence à une idéologie. On invoquera encore moins le mythe de la France "patrie des droits de l'Homme".
Ce dernier point est trop souvent mentionné comme s'il allait de soi. Or, il insulte d'abord les traditions de nos voisins et amis, non moins civilisés. Et il bafoue l'héritage antérieur du pays, tout en contredisant la prétention à l'universalité des principes qu'il énonce.
La France existait avant que le bon roi Louis XVI ne convoquât les États généraux qui scellèrent la fin de l'Ancien Régime. Au cours de l'été, l'Assemblée élabora et vota une proclamation (1). L'idée faisait alors directement référence au texte adopté en 1787 par les colonies insurgées d'Amérique. Et les Puritains de ces 13 territoires se situaient eux-mêmes dans la lignée des Hollandais rebelles à la domination espagnole du XVIe siècle (1581), du Covenant presbytérien d'Écosse (1638) et des Anglais du XVIIe siècle. De ces derniers, la Glorieuse révolution (1688) avait imposé au souverain une Déclaration des Droits (1689). Tous les textes précités prennent d'ailleurs racine dans la tradition gréco-romaine et dans les idées judéo-chrétiennes, depuis les lois de Gortyne ou la rédaction définitive du Lévitique.
Ce pays ne se définit donc aucunement en fonction de la déclaration de 1789 (2). Formulée dans une langue qui se prétend aussi claire que celle de Voltaire, on en déplorera la rédaction d'une immense ambiguïté. On la découvre riche d'autant de sous-entendus contradictoires, et de pièges qu'un ordinaire contrat d'escrocs. Chaque tournure de phrase y porte sa propre négation. Et même chaque mot peut y être retourné comme un gant.
Certains faux lettrés prennent alors prétexte de ce que Renan écrivit en 1882 l'opuscule "Qu'est-ce qu'une nation ?". Ce manifeste était dirigé, en son temps, contre le pangermanisme. Il comporte quelques pages parfaitement discutables sur le fait national. Or, l'on voudrait, une fois pour toutes nous imposer la conception figée qu'il exprime, dite "française", de la nation-contrat.
La réflexion d'Ernest Renan s'obsède du cas des Alsaciens et des Mosellans. Signé en 1871, le traité de Francfort les avait détachés de la souveraineté française. Le but de l'exercice consistait à leur restituer, au moins virtuellement, cette citoyenneté supposée conforme à leurs désirs.
À noter qu'aucun référendum ne leur fut cependant proposé après 1918, pour entériner ce choix. On l'a probablement considéré comme définitif. Sans doute avait-il été scellé par les "chambres d'annexion" de Louis XIV. Ayant élu pendant des années au parlement allemand, après 1871, des députés régionalistes dits "protestataires", on supposait peut-être qu'ils ne pouvaient en aucun cas s'opposer à la "réannexion". (3)
Le pangermanisme considérait au contraire que, germanophones de langue, et germaniques de culture, ils devaient faire partie de l'Empire. Celui-ci avait été proclamé comme restauré dans son unité par Bismarck à Versailles sous la conduite de la Prusse victorieuse. Les deux provinces avaient appartenu à la Germanie, depuis l'origine des temps. Cela remonte aux migrations de peuples que nous appelons "grandes invasions". Rappelons que celles-ci ont donné du Ve au IXe siècle leur appellation à la Bourgogne, à la Bretagne comme à la Normandie. Le nom de France vient lui-même d'un conquérant.
Le Saint-Empire romain de nation allemande, fondé par Otton le Grand en 962, continuait au centre de l'Europe l'œuvre de Charlemagne. L'unité de ce pays, plus ancienne et longtemps plus solide que celle de l'État capétien se distend au cours du XIIIe siècle. Elle porte le coup de la défaite des Hohenstaufen et de la victoire du pouvoir pontifical. Mais ni le Grand Interrègne de 1253 à 1273, ni la Guerre de Trente ans de 1618 à 1648 n'ont vraiment fait disparaître les institutions allemandes et impériales. Au contraire la Bulle d'Or du XIVe siècle les consolide pour une durée d'un demi-millénaire jusqu'à leur abrogation au début du XIXe siècle.
Même Maurras doit convenir que "l'Allemagne d'après les traités de Westphalie" a écrit une grande page dans l'Histoire de notre civilisation, à comparer avec les Cités grecques. On peut attribuer ce parallèle à l'affaiblissement de l'État central. L'historiographie récente appelle cette période, de façon abusive sans doute (4), "l'âge baroque".
Ainsi l'ancien duché d'Alsace comme celui de Lorraine, lui-même issu de la Lotharingie, avaient bénéficié des libertés germaniques. Ces deux provinces n'en avaient été arrachées que par les guerres et les traités, au XVIIe siècle pour l'Alsace, au XVIIIe siècle pour la Lorraine. Les raisons invoquées, à tort ou à raison, par les pangermanistes du XIXe siècle ne relèvent pas seulement de la langue, mais de la culture et de ce que nous appelons, aujourd'hui, "l'identité".
De la sorte la doctrine identitaire s'oppose indiscutablement à celle de la nation-contrat. Dans cette conception, appartenir à la France, ou à n'importe quel pays, se définit par un fait de naissance (5), par un héritage, et très occasionnellement par le "mérite". On peut aimer sa patrie, sentiment recommandable ; on ne la choisit pas. Il ne saurait être interdit, en revanche, de s'irriter contre ses lois, sa fiscalité ou son gouvernement. Nationalité comme naissance s'apparentent à nature.
Pour corriger une contre-vérité entendue un jour, sans doute un lapsus linguae, dans le propos d'un ami libéral : non "l'immigration" ne peut pas être tenue pour "un droit", mais seulement "l'émigration". On doit disposer de la liberté de quitter le territoire où l'on réside, à tout moment. Cette possibilité pratique n'est refusée que par les gouvernements totalitaires. Et le fiscalisme hexagonal aimerait bien pouvoir les imiter. En revanche, les ressortissants du pays où l'on se propose d'entrer doivent bénéficier du droit de choisir entre l'accueil permanent, exceptionnellement l'asile provisoire, et la reconduite de l'étranger à la frontière de son choix.
Or, ce que nous reconnaissons de la sorte aux autres ne peut pas se voir refusé aux citoyens français, aux contribuables, aux cotisants des régimes sociaux qu'on nous impose pour obligatoires, etc. Nous disons bien : "les citoyens, les cotisants, les contribuables". Car les décisions d'administrations anonymes et irresponsables ne sauraient être tenues pour irréversibles. On prendra comme exemple l'arrêté du conseil d'État dispensant les originaires des anciennes colonies de la preuve de résidence lorsqu'ils désirent acquérir une nationalité dont les indépendances les ont libérés. De même lorsque "la sécurité sociale", réalité juridiquement inexistante, confère des droits ou des passe-droits de manière inconsidérée, les "cochons de payants", si on leur refuse la possibilité de les remettre en cause finiront par comprendre comment la reconquérir.
Autre théorie battue en brèche par les faits : celle de la nation-État.
On entend souvent dire que la France, contrairement à d'autres pays, aurait été construite par l'État.
Première remarque : ce que nous appelons aujourd'hui de ce nom ne se sépare de la Germanie qu'au moment de la disparition de l'État carolingien. Cela se passe au cours du IXe siècle, plus précisément sous le règne impécunieux, dans la "Francie occidentale", de Charles le Chauve entre 848 et 875.
Une certaine tradition catholique romaine présente Clovis (466-511) comme le fondateur de la France. Son baptême en 496 aurait été celui du pays. En réalité, la Gaule était convertie au christianisme depuis au moins deux siècles. Le conquérant germain n'a fait qu'adopter la religion des Gallo-Romains. Son "royaume des Francs", connaîtra des subdivisions multiples au gré de règles de successions mérovingiennes puis carolingiennes. Mais le domaine ainsi divisé, réuni par exemple sous le règne de Dagobert (né en 639, roi des Francs de 629 à 639) comprend un territoire beaucoup plus vaste que la Gaule ancienne ou la France actuelle. Il englobe en gros, pendant 400 ans, l'Hexagone considéré, le Benelux et l'Allemagne occidentale.
À partir du Xe siècle cette "Francie occidentale", "séparatiste" mais morcelée se donne un roi élu, Hugues Capet dont le domaine propre couvre à peine l'Ile-de-France. Pendant plusieurs siècles, une heureuse suite de princes entreprennent avec succès, jusqu'à l'arrivée des Valois plus incertains, de rassembler en un seul État les territoires dispersés par l'anarchie féodale. Ce pays a donc constamment voulu s'étendre, en gros vers les frontières actuelles de la langue française, avec certes des incidents de parcours.
Les guerres d'Italie par exemple doivent être tenues pour une extravagance provoquée par un petit roi nommé Charles VIII qui voulait faire valoir des "droits" imaginaires sur le lointain royaume de Naples. La Savoie proche attendra Napoléon III. Genève, refuge calviniste, construira une identité distincte. Liège demeurera "impériale". Et au contraire les guerres de Louis XIV franciseront de force d'autres terres. (6)
Mais en gros les frontières du royaume de France se sont rapprochées, tout au long de l'histoire, de celles de l'ancienne Gaule, à laquelle le peuple français s'identifie naturellement, dont il est issu, dont il a hérité les défauts comme les qualités, et en laquelle, très majoritairement, il se reconnaît volontiers. Difficile de n'y voir qu'une coïncidence.
Se situer sur le terrain "identitaire" suppose dès lors une rupture avec la théorie "étatique", comme avec celle de Renan. Et même lorsqu'il s'agit de l'Alsace, à tort ou à raison, on cherchera à examiner son identité. On étudiera d'abord les racines historiques de cette région. Les nationalistes français proclameront avec Barrès : chaque fois que l'on cite des références germaniques à propos de l'Alsace, nous évoquerons des références celtiques antérieures. Plus raisonnablement un autre théoricien nationaliste, Jacques Ploncard d'Assac, lui aussi enclin à la démonstration du caractère français de l'Alsace et de la Moselle, mais hostile à la théorie de la nation-contrat, fera remarquer que "se vouloir différent, c'est déjà être différent". On peut y voir une pirouette.
Car l'inconvénient de la doctrine "volontariste", si on la pousse à l'extrême, consiste à considérer comme Français quiconque chante, généralement faux, voire braille, La Marseillaise, et comme étranger celui qui s'en abstient. Absolument absurde. Hormis son couplet "Liberté chérie", cette hymne, d'une musicalité médiocre, contient des paroles irrecevables ou qui frisent le grotesque. Si, royaliste de cœur, et amoureux de l'histoire, on se fait un devoir de jamais y adhérer, a-t-on encore le droit de payer des impôts ? Peut-on simplement exprimer son point de vue, au soi-disant "pays de la Liberté" ?
Certains ont donc voulu ces dernières années parler d'identité comme substitut, comme un édulcorant du nationalisme. À la vérité le concept renvoie pourtant, par lui-même, à quelque chose de plus fort, sinon de plus extrême, que le nationalisme français traditionnel.
Une vision vraiment "identitaire" de la nation française consistera ainsi à dépasser les clivages historiques. Elle fait abstraction de l'antagonisme entre l'apport monarchique du millénaire capétien et les intermèdes républicains et bonapartistes des deux derniers siècles, en pensant la France comme héritière de la Gaule, avant même Jules César.
L'identité, si ce mot signifie quelque chose, cela se pose par définition comme un fait immuable. Le concept absorbe et explique les vicissitudes de l'Histoire ; la nation assimile certes des apports extérieurs, mais elle n'y succombe jamais.
Quand nous entendons dire par exemple que "la France est un pays où la burqa n'a pas sa place" nous pourrions donc nous trouver ponctuellement en accord avec cette affirmation lapidaire.
Il existe tout de même plusieurs manières de parvenir à cette conclusion, dont on craint fort cependant qu'elle ne fonctionne dans le discours officiel que comme un slogan en vue de scrutins proches.
On pourrait faire ainsi remonter très loin, probablement aux Celtes, le respect de la femme. On le retrouve dans le roman courtois du Moyen Âge, dans les traditions de la galanterie française que nos mères nous ont inculquées.
Il faut constater, que, bien loin de continuer cet héritage, la révolution jacobine, puis le code civil de Bonaparte, ont cherché à le faire reculer. L'idéologie dite des Lumières suppose l'homme déterminé par ses sensations, dominé par ses émotions, prisonnier de sa matérialité. Dès lors les institutions sociales doivent écarter, dans la doctrine jacobine, tout particulièrement les femmes plus suspectes de sensiblerie, d'émotivité, de générosité. Ceci explique que notre chère république demeura longtemps la démocratie occidentale la plus rétrograde en regard des droits civils et politiques des femmes. Aujourd'hui encore, le Grand Orient de France vient de repousser la mixité en ses loges.
Fort heureusement le pays réel a surmonté avec le temps les préjugés du pays légal et ses ligues de vertu.
Gageons qu'entre l'idéologie jacobine, fonctionnant à coup de slogans, de préjugés et d'exclusions, d'une part, et ce que Maurice Barrès appelait "la France de chair et d'os", d'autre part, la partie n'est pas encore nécessairement jouée.
Mais constatons, tout de même, après deux siècles de mensonges, que le temps presse.
Un dernier mot, en effet. On reprochera peut-être à ces lignes de ne pas aborder la question de l'islam. S'agissant de l'identité française et européenne, elle m'a semblé, tout simplement hors sujet.""
J-L. M.
Apostilles
1. Si immortels que l'on considère les "Grands Ancêtres" de 1789, la constitution française de 1958, actuellement en vigueur, ne se réfère pas au texte de la Déclaration votée cette année-là, mais une à version remaniée en 1791, que les constituants modernes ont tout simplement antidatée.
2. On relèvera que le meilleur spécialiste du sujet hésite entre une attribution de ce texte à l'influence des idées de Hobbes et à celle de Locke. Faut-il faire procéder l'identité française de l'un de ces deux philosophes britanniques ? Cf. Stéphane Rials "La Déclaration des droits l’Homme et du citoyen" Hachette coll. Pluriel Paris. 772 pages 1988.
3. De ce point de vue, la lecture du fameux discours de Wilson du 8 janvier 1918 se révèle décevante. Ses "14 points" ont plus ou moins été imposés aux autres alliés. En effet, l'Amérique était devenu le bailleur de fonds de l'Angleterre et de la France ; après leur proclamation, ils ont été considérés comme buts de guerre. Or, ils ne posent pas comme un principe général "l'autodétermination" ou "le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes". Ils développent au contraire une formulation différente pour la Belgique, l'Autriche-Hongrie, l'Alsace Lorraine (point n° 8), l'empire russe, la Turquie, les territoires coloniaux. Et l'objectivité imposerait de constater que le jacobinisme de la IIIe République, entre 1919 et 1939, a réprimé les autonomistes alsaciens et lorrains avec plus d'intolérance encore que ne l'avait fait l'Empire parlementaire bismarckien entre 1871 et 1914. Qu'après 1917 le parti communiste français ait soutenu ces autonomistes ne change rien à l'affaire.
4. L'abus de langage vient de ce que le "baroque", mot d'origine portugaise (une perle "baroque" est une perle irrégulière) correspond, avant tout, à un style architectural s'affirmant explicitement comme catholique romain (église du Gesù à Rome, colonnade du Bernin au Vatican). Or, ce qu'on appelle "musique baroque" triomphe chez des musiciens allemands luthériens comme Jean-Sébastien Bach, etc. cf. Eugenio d'Ors "Du Baroque", 1935 traduit en français chez Gallimard en 1936.
5. "Natio" en latin dérive ainsi de la même racine que "natus".
6. L'exemple le plus clair quoique le moins connu est celui de la Franche-Comté. Né en 1802 à Besançon, Victor Hugo se trompe légèrement en qualifiant sa ville natale de "vieille terre espagnole". Le traité de Senlis de 1493, détachant "la" comté de Bourgogne du duché réuni à la France, donnera ce territoire aux Habsbourg. Ceux-ci, à partir du règne de Philippe II en prendront possession "via" leur branche madrilène. Après bien des vicissitudes, cette province devint française largement contre son gré avec le traité de Nimègue de 1678.
Ecrit par : Cadichon | 26 novembre 2009
Vous trouveriez des circonstances atténuantes à un Mengele ou un Klaus Barbie? Non? eh bien Meirieu c'est le Barbie-Mengele de l'école des savoirs, qui a sacrifié tant d'enfants (et d'enseignants) sur l'autel de ses idées monstrueuses. (Cadichon)
Vraiment, j'ai toujours eu beaucoup de mal avec ce type d'amalgame, avec ce rapprochement classique qui nous vient tout droit du "CRS = SS" d'il y a 40 ans !
Comment peut-on penser une seule seconde que Meirieu ait eu un projet conscient, planifié, d'extermination de quoi que ce soit ? de qui que ce soit ?
Où est la torture, lui qui a toujours défendu les droits de l'enfant, et c'est d'ailleurs ce qu'on lui reproche ici ?
Ressaisissez-vous, voyons, on vient de dire que les invectives démesurées (bien loin de la noble hybris antique, bien loin..) n'avaient peut-être plus leur place ici.
Ecrit par : Garafignoux | 26 novembre 2009
A props de Polony et de son article sur la dyslexie, qui enfonce des portes ouvertes et fait son miel de l'anti-pédagogisme, comme tous les autres, en restant superficielle.
Pour une fois, je suis d' accord avec GM qui écrit:
"Vous plaisantez ou quoi ? Elle a dix ans de retard. Et si c'est pour soutenir "la logique" contre "l'intuition", ce n'est vraiment pas fort. Dugong, cela fait un bout de temps que vous me donnez l'impression de vous la jouer baderne à mauvais jeux de mots. Cet article est mauvais, en retarde de quelques wagons sur l'information disponible. Bref du genre "antipédagogiste" c'est mon viatique, ce qui permet d'exister.
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2009
@ Guy Morel
Je ne sais pas si Natacha Polony a "dix ans de retard", comme vous l'affirmez plus haut (personnellement je ne le crois pas, et je trouve son article plus qu'instructif), mais il est manifeste qu'en la matière vous la battez de toutes les manières de quelques longueurs.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 25 novembre 2009
Si vous vous intéressez aux affres des enseignants, au harcèlement moral dont ils sont victimes, il est curieux que vous ayez attendu l'article de Polony pour entendre parler de Colette Ouzilou ou des travaux pourtant bien connus d'Elisabeth Nuyts sur la dyslexie et qui datent d'une bonne dizaine d'années> Obliger les instituteurs à utiliser des méthodes inadaptées, facteurs d'illettrisme et d'échec scolaire, c'est bien une violence faire aux enfants comme aux enseignants..
Et si l'article ne mentionne pas non plus ceux de G.Wettstein-Badour, il relate l'étude à la noix des deux psy-machinchoses et se garde bien de divulguer le nom de la méthode employée, ou alors j'ai lu trop vite...
Flo a dit l'essentiel mais GM la flingue elle aussi...
Faut pas y faire attention. C'est maladif
Conclusion, et c'est ce que je me tue à dire depuis que JPB s'est entiché de natacha: bien léger tout ça. S'adresser aux parents n'est pas une excuse. Sont pas plus bêtes que les profs.
-----------------
Tiens, j'en profite pour quitter définitivement ce blog.
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2009
Eh bien voici une annonce qui va en réjouir plus d'un(e) et pour Thanksgiving, elle tout à fait appropriée.
Sur ce, il est temps que j'aille prendre un peu de repos avant d'attaquer ma dinde et découper ma citrouille...
Ecrit par : Cadichon | 26 novembre 2009
Bonjour à tous,
Mon vieux père est décédé dimanche matin, après trois semaines horribles. La morphine lui a permis de partir doucement sans avoir mal. Nous l'avons enterré hier, avec Mozart, Fauré et Nina Simone.
Merci à vous tous qui m'avez écrit, mailé, téléphoné, à ceux et à celles qui ont envoyé des fleurs. Papa, anti-conformiste jusqu'au bout, avait également souhaité que l'on envoie des dons à l'association St Benoît Labre pour les SDF, 22 rue mère de Dieu 04000 Digne les Bains -- St Benoit Labre est le saint patron des clodos, toujours représenté couvert de poux...
Heureuse de vous retrouver, je vous embrasse tous, FG.
Ecrit par : Françoise Guichard | 26 novembre 2009
Garafignoux, désolée d'avoir égratigné votre cuir fragile, mais comment appelez-vous alors le pseudo-savant fou qui expérimente ses idées bidons sur des enfants, sans se soucier des conséquences, lesquelles sont d'ailleurs niées, étouffées par ses complices? Avez-vous lu "L'école ou la guerre civile"? Êtes-vous allé lire sur son blog ces monceaux d'inepties pontifiantes, vous êtes-vous infligé la lecture des théories invérifiées que Meirieu a reprises à son compte?
Il n'est pas seul, certes et la liste de ses complices est sans fin, mais si le degré du crime est moindre que pour un Mengele, l'acte criminel n'en est pas moins caractérisé par les dommages irréparables causés aux victimes.
Bousiller l'avenir d'enfants c'est comme les avoir mutilés.
Vous n'avez visiblement rien compris de l'ampleur du désastre dont ces ignobles individus sont responsables, et au premier chef, ni de leur manière d'agir, et le parallèle que j'ai établi n'a absolument rien à voir avec l' amalgame inepte du style CRS=SS!! Ce qui distingue un Meirieu d'un Mengele est une question de degré dans l'horreur. Le principe est le même. La torture infligée à un enfant qu'on empêche d'apprendre est intolérable. Il perd sa joie de vivre, sa soif d'apprendre, et toute sa confiance en lui. Sa souffrance est inacceptable. La litote n'est pas de mise. On n'a pas le droit de faire l'autruche.
Un crime est bel et bien commis sur des enfants quand on s'en sert comme cobayes et qu'on leur interdit d'accéder au savoir pour satisfaire une croyance, une idéologie, une vision, des élucubrations insensées, comme l'auto-construction des savoirs et les méthodes globale ou assimilées.
Ces criminels ne sont pas poursuivis car la société est lâche mais cela ne diminue en rien leur culpabilité.
Bon, maintenant, il est 3hres passées. je vais au plume!
Il y a sur mon frigo une plaque aimantée, avec l'inscription suivante, sous le dessin d'une femme courroucée:"Never go to bed mad, stay up and fight! "
C'est fait et je peux maintenant aller me coucher.
(:>))
Ecrit par : Cadichon | 26 novembre 2009
Garafignoux, désolée d'avoir égratigné votre cuir fragile (Cadichon)
PFFFFFFFF ! Ecroulé de rire !
Ecrit par : Garafignoux | 26 novembre 2009
"Ce qui distingue un Meirieu d'un Mengele est une question de degré dans l'horreur. Le principe est le même." (Cadichon)
Là, pour le coup, c'est plus que grave : c'est une ignominie pure et simple !
Ecrit par : Garafignoux | 26 novembre 2009
"Vous n'avez visiblement rien compris de l'ampleur du désastre" (Cadichon)
C'est normal, Garafignoux s'est fait vacciner contre le H1N1 et contre le virus saisonnier, par la même occasion. On sait que ça réduit les capacités mentales et la lucidité.
La preuve, Garafignoux a lu à peu près tout Meirieu, c'est dire l'ampleur du désastre ! Et même, Garafignoux trouve que Meirieu part souvent sur de bonnes bases dans le raisonnement.
Reste que certes il y a des dégâts donc Garafignoux reconnaît que Meirieu est une immonde crapule qui mérite d'être pendue dans une cour de Collège, comme on a pendu des Juifs dans les camps, au son de Mozart.
Garafignoux quitte le blog pour quelques heures afin de suivre sa cure de désintoxication et se faire perfuser avec un produit nouveau baptisé le "Lagmich".
Ciao, Cadichon.
Ecrit par : Garafignoux | 26 novembre 2009
@ retraitée, l'article que vous cherchiez hier soir est dispo à :
http://www.liberation.fr/societe/0101604850-les-contes-du-lycee-cagnotte
Ecrit par : Zorglub | 26 novembre 2009
Philippe Meirieu serait tout juste bon à être surveillant de classe dans un monde bien ordonné et le bon docteur Meirieu devrait être interdit de médecine expérimentale, même de piquer les élèves des IUFM avec des mixtures douteuses qu'on ne donnerait pas à un cobaye de laboratoire !
Ecrit par : iPidiblue et le Merlusse des IUFM | 26 novembre 2009
AFP
Deux garçons de 18 et 19 ans ont été condamnés à Lyon à des peines de quatre à six mois de prison, assorties d'un sursis total ou partiel, pour avoir agressé un enseignant d'un collège de Vénissieux qui avait exclu de sa classe le petit frère de l'un d'eux, a-t-on appris aujourd'hui auprès du parquet.
Placés en garde à vue lundi, les deux jeunes ont été jugés hier après-midi en comparution immédiate pour "violences contre personne dépositaire de l'autorité publique", a précisé le procureur de la République de Lyon Xavier Richaud. Le collégien de 13 ans, qui avait également frappé son professeur, a été présenté à un juge pour enfants.
Lundi après-midi, l'adolescent de 13 ans, élève de cinquième, avait été exclu d'un cours de mathématiques, parce qu'il chahutait pendant un devoir surveillé. Il était alors sorti du collège pour chercher son frère aîné et un ami de 19 ans. Le frère aîné avait fait irruption dans la salle de classe et "donné un coup de tête" à l'enseignant, tandis que les deux autres frappaient également le professeur, qui s'est vu prescrire une incapacité totale de travail de cinq jours, selon la même source.
"Par solidarité, les enseignants du collège Honoré de Balzac ont exercé (...) leur droit de retrait" mardi, refusant d'accueillir les élèves du collège, a indiqué dans un communiqué Michèle Picard, maire de Vénissieux, qualifiant l'agression "inadmissible".
Ecrit par : iPidiblue chroniques de la haine et de la bêtise ordinaires | 26 novembre 2009
Je ne vois qu'une seule personne : Guy Morel, qui concilie avec doigté l'exaltation de la pédagogie (la vraie), une vision perçante et une figure du Père.
Ecrit par : dugong | 26 novembre 2009
Il faut dire que, question doigté, morel ne craint personne !
Y va me manquer.
Ecrit par : yann | 26 novembre 2009
Toute ma sympathie à Françoise Guichard.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 novembre 2009
Guy Morel n'a pas eu besoin du fils en tous cas pour arriver à l'incarnation !
Ecrit par : iPidiblue immaculée conception intellectuelle | 26 novembre 2009
Dieu était un coup d'essai, Guy Morel l'a transformé en accomplissement.
Ecrit par : iPidiblue immaculée conception intellectuelle | 26 novembre 2009
Plus sérieusement que la question Guy Morel ou la question Cadichon qui ne me paraissent pas prioritaires, que pense Jean-Paul Brighelli de la manière dont on construit l'Europe en anglais ? Jean-Luc Mélenchon qui est notre envoyé spécial sur les bancs de l'assemblée européenne parle en détails de ses démêlés avec la langue de Shakespeare.
On peut comprendre que l'on supprime le français dans le secondaire si l'on considère que l'on doit penser et s'exprimer en anglais dans la nouvelle Europe ...
Ecrit par : iPidiblue de l'éminente dignité du français dans l'Europe | 26 novembre 2009
L'aimable Dominique Strauss-Kahn qui gagne 495000 dollars net par an aux States expliquait hier dans tous les journaux que les français devaient changer de comportement en clair se serrer la ceinture, il paraît qu'il est le favori des français de gauche pour l'élection présidentielle ! Cela promet ... on pourra toujours expliquer aux professeurs qu'ils devront se contenter du RSA à l'avenir !
Ecrit par : iPidiblue et le RSA | 26 novembre 2009
Pour en scandaliser quelques-uns ici, un article du Monde sur Claude Lévi-Strauss relatant une rencontre organisée le 23 novembre dernier, voici ce qu'a dit Jean Daniel à son sujet :
Parmi les mots qui m'ont frappé dans les cinq conversations que j'ai eues avec Claude Lévi-Strauss, il y a celui-ci : "Je ne crois pas aux valeurs universelles." Malgré la signification qu'il donnait à la force de son affirmation, je me suis tout de même un peu insurgé, je l'ai questionné : "Vous croyez qu'on n'aime pas un enfant de la même manière à Pékin et à Samarcande ? - Non !" Alors je lui demande : "Comment expliquer les traités internationaux ?" C'était évidemment la question naïve qu'il attendait : "Chaque mot peut être interprété de plusieurs manières." Et il a pris les différents traités. Sur les droits de l'homme, par exemple, il était assez éloquent, et il y a peu de critiques contre le "droit-de-l'hommisme" que n'ait contenu sa propre critique...
C'était un homme qui était pessimiste comme Montaigne, qui ne croyait pas aux valeurs universelles, qui était universaliste par le côté égalitaire qu'il plaçait entre toutes les sociétés, et qui ne croyait pas au progrès, puisque l'un des inconvénients de l'égalité est qu'on ne tend pas vers un but de progrès.
C'est ici :
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/11/25/claude-levi-strauss-1908-2009-une-pensee-en-mouvement_1271861_3232.html
Ecrit par : iPidiblue égalité et progrès | 26 novembre 2009
Voici relevé sur le blog de "Vice Magazine", la vision qu'ont les jeunes "branchés" de l'histoire :
http://vice.typepad.com/vice_france/2009/04/louis--xi-------avec--ses-cuisses-et-ses-jambes-maigrichonnes-il-navait-dès-le--premier-abord-rien-de-beau-ni-d.html
La version française de "Vice Magazine", qui semble bénéficier de moyens illimités, vient par ailleurs de signer un partenariat avec Intel pour organiser toutes sortes d'événements "culturels"...
Ecrit par : Gergaud | 26 novembre 2009
Plus sérieusement que la question Guy Morel ou la question Cadichon qui ne me paraissent pas prioritaires, que pense Jean-Paul Brighelli de la manière dont on construit l'Europe en anglais ?
Ecrit par : iPidiblue de l'éminente dignité du français dans l'Europe | 26 novembre 2009
On pourrait aussi lui demander ce qu'il pense des soliloques d'iPidibue dans les ténèbres de ce blog.
Chacun se parle à lui-même croyant parler à l'autre et, surtout sans écouter les autres. En somme, une belle allégorie de nos modes intégristes de communication en plein régime post-industriel.
Ecrit par : marigot | 26 novembre 2009
Pour en scandaliser quelques-uns ici, un article du Monde sur Claude Levi-Strauss relatant une rencontre organisée le 23 novembre dernier, voici ce qu'a dit Jean Daniel à son sujet :
(Pidiblue)
Non, ça ne me scandalise pas. Levi-Strauss est un penseur sceptique, mélancolique et pessimiste comme Montaigne.
Il ne faut pas confondre l'invariance des structures et celle des valeurs. C.L.-Strauss croyait à l'invariance des structures (comment faire autrement si l'on veut faire de l'anthropologie autre chose qu'une collection de "choses bizarres" ?), pas des valeurs.
Ceci dit, il y a chez lui, comme chez Freud, un rapport au judaïsme qui implique une nostalgie de l'universalité (quand il évoque "l'arc-en-ciel des cultures humaines").
Ce qui est très curieux, c'est son intérêt pour les mythes (parce qu'ils ont une "structure") et son désintérêt pour les rites (parce qu'ils n'en ont pas).
Cette idée du mythe comme monde "compact" au sein duquel il faut faire de la place (du sens) en soustrayant un élément est absolument géniale.
Le commentaire de Girard ("Des choses cachées depuis le commencement du monde") l'est encore plus, en particulier lorsqu'il montre que cette soustraction est l'élément commun entre le mythe et le rituel.
Ecrit par : Robin | 26 novembre 2009
On pourrait aussi lui demander ce qu'il pense des soliloques d'iPidibue dans les ténèbres de ce blog.
Chacun se parle à lui-même croyant parler à l'autre et, surtout sans écouter les autres. En somme, une belle allégorie de nos modes intégristes de communication en plein régime post-industriel.
Ecrit par : marigot | 26 novembre 2009
Mais Marigot grâce à vous je soliloque un peu moins seul ! Et puis vous savez je n'aime pas trop la foule quand elle se met à l'unisson, j'aime assez être anonyme au milieu d'une foule elle-même anonyme comme celle du métro !
Je suis tellement snob que j'aime même parler dans le vide ...
Ecrit par : iPidiblue j'suis snob ! | 26 novembre 2009
Je vais vous faire une confidence, Marigot, qui sera peut-être une révélation, la Culture c'est ce qui permet de communiquer, mais c'est aussi ce qui isole !
C'est d'ailleurs une manière de réponse à Claude Lévi-Strauss qui était un homme certainement sympathique mais dont les écrits ne m'intéressent pas vraiment.
Ecrit par : iPidiblue chercheur solitaire | 26 novembre 2009
En fait Claude Lévi-Strauss est typiquement le produit d'une culture aristocratique (Chopin, Debussy, les peintres français du XIXème siècle) et donc c'est un homme qui a fait semblant toute sa vie de s'intéresser - en dilettante - à des cultures populaires (les Nambikwara etc) ! S'il avait été breton bretonnant, auvergnat dansant la bourrée ou juif loubavitch jamais il ne se serait penché sur des cultures primitives et populaires tout simplement parce qu'il aurait vécu la sienne au milieu de son groupe social ! Mais c'est en partant de la culture aristocratique occidentale c'est à dire hyper-intellectuelle pour parler branché qu'on condescend à faire semblant de s'assimiler comme produit de loisir et d'extase exotique les cultures premières ...
Ecrit par : iPidiblue et les deux cultures | 26 novembre 2009
Amitiés à Françoise...
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 novembre 2009
Toute ma sympathie à Françoise.
Ecrit par : mihailovich | 26 novembre 2009
Eh ben, c'est pas gagné !!!
http://www.lemonde.fr/societe/chat/2009/11/20/une-reforme-du-lycee-pour-quoi-faire_1270027_3224_2.html
Ecrit par : mihailovich | 26 novembre 2009
Toute ma sympathie à vous, Françoise Guichard.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 26 novembre 2009
Mon amical soutien à Françoise Guichard dans cette épreuve.
Ecrit par : nicolas | 26 novembre 2009
« feue l'école républicaine »
Cadichon | 26 novembre 2009
Non : « feu l'école républicaine » ou « la feue école républicaine ».
« J-L. M. »
Cadichon | 26 novembre 2009
Pourquoi ne pas citer en toutes lettres le nom du, ipse dixit, « néofasciste » Malliarakis dont vous reproduisez supra l'abondante prose ? Ça vous gêne ? Alors que ça ne vous gêne pas de comparer Meirieu à Mengele ? Vous avez de ces pudeurs...
(En outre, quand il prétend citer Victor Hugo : « vieille terre [sic] espagnole », l'admirateur de Mussolini devrait un peu revoir ses classiques :
« Ce siècle avait deux ans ! Rome remplaçait Sparte,
Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte,
Et du premier consul, déjà, par maint endroit,
Le front de l'empereur brisait le masque étroit.
Alors dans Besançon, vieille ville espagnole... »)
Ecrit par : Tailleboudin | 26 novembre 2009
Sauvez les Lettres
Communiqué de presse du 26 novembre 2009
Le nouveau lycée Sarkozy-Chatel : un écran de fumée.
http://www.sauv.net/fx091126.php
Ecrit par : revue de presse | 26 novembre 2009
Françoise, toutes mes amitiés...
Ecrit par : Jeremy | 26 novembre 2009
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Tiens, j'en profite pour quitter définitivement ce blog.
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2009
Eh bien voici une annonce qui va en réjouir plus d'un(e) et pour Thanksgiving, elle tout à fait appropriée.
Ecrit par : Cadichon | 26 novembre 2009
Je vois que l'on a gracié la dinde !
Ecrit par : Merlemocoeur | 26 novembre 2009
:D :D :D
Merlemocoeur, je veux un autographe !!!
Ecrit par : Jeremy | 26 novembre 2009
Merci Tailleboudin pour me signaler ce e en trop qui m'avait échappé. En revanche, vous êtes comme toujours à côté de la plaque dans votre hâte à choisir, parmi plusieurs interprétations possibles, la plus médisante.
Si je n'ai pas recopié en entier le nom de Maillarkis, c'est uniquement par paresse, à 3h du matin, quand j'ai réalisé qu'il avait échappé à mon copié/collé. Les initiales suffisaient pour ceux qui ne le connaissent pas, se fichent donc de son identité et ne font pas comme vous, ne jugent pas une marchandise sur sa seule étiquette, mais je le fis tout autant pour les autres, qui auront reconnu son blog, L'insolent, puisque j'avais pris soin d'en mettre le lien avant le corps de l'article.
Donc aucune intention de cacher son identité, juste l'envie de gagner quelques secondes de sommeil.
Quant à récuser systématiquement la prose d'un "néofasciste" pour protéger de toute influence extérieure la pensée unique qui doit régner sur un blog de profs de gauche, vos lecteurs apprécieront le procédé.
Je remarque que votre critique porte sur une broutille de forme ( terre au lieu de ville) et non sur le fond et que, fidèle au système clos de pensée dans lequel vous évoluez, vous disqualifiez le message en tuant le messager. Encore une fois, le procédé ne vous honore pas. Maillarkis, lui, ne se permet pas de disqualifier Hugo sous prétexte qu'il a fait de Besançon une ville espagnole. Le poète aurait pu aussi dire "vielle ville romaine" et parler ensuite de son origine "lorraine". Il a choisi de la dire espagnole. point.
Si je me souviens bien, il y a d'ailleurs de beaux vestiges de la cité romaine, notamment dans le square attenant à l'hôtel où nous dormîmes, dans une chambre Empire, pleine de napoléoneries que collectionnait le propriétaire, un dentiste reconverti dans l'hôtellerie...
Votre remarque n'enlève rien à l'argument purement historique développé par Malliarkis, et la rime fut peut-être tout simplement imposée à Hugo par la suite, celle que vous vous gardâtes de recopier et que voici:
"Alors dans Besançon, vieille ville espagnole,
Jeté comme la graine au gré de l'air qui vole,
Naquit d'un sang breton et lorrain à la fois
Un enfant sans couleur, sans regard et sans voix ;
Si débile qu'il fut, ainsi qu'une chimère,
Abandonné de tous, excepté de sa mère,
Et que son cou ployé comme un frêle roseau
Fit faire en même temps sa bière et son berceau.
Cet enfant que la vie effaçait de son livre,
Et qui n'avait pas même un lendemain à vivre,
C'est moi. –""
Ecrit par : Cadichon | 26 novembre 2009
« Je vois que l'on a gracié la dinde ! »
Merlemocoeur | 26 novembre 2009
;-)
Ecrit par : Tailleboudin | 26 novembre 2009
ben quoi ? La Franche-Comté, c'est tout à fait espagnol, non ?
J'ai un gruyère à la place du cerveau mais il me semble que oui, non ? ???
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2009
guy morel s'en va, dobolino revient...
Ecrit par : vie de merde | 26 novembre 2009
http://gilles.maillet.free.fr/histoire/recit_bourgogne/recit_comte_bourgogne1.htm
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2009
Tiens, j'en profite pour quitter définitivement ce blog.
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2009
Eh bien voici une annonce qui va en réjouir plus d'un(e)
Ecrit par : Cadichon | 26 novembre 2009
Ah oui, bien sûr, la fameuse majorité silencieuse, brimée, violentée, muselée par la vindicte stalinienne qui sévit avec acharnement contre tous les libres-penseurs du blog...
Ecrit par : fan-club de guy morel | 26 novembre 2009
guy morel s'en va, dobolino revient...
Ecrit par : vie de merde | 26 novembre 2009
http://www.youtube.com/watch?v=Hq_I00qdlDY
Ecrit par : Zorglub | 26 novembre 2009
Les diva ont un sens aigu du retour, ne vous inquiétez pas...Dieu reviendra parmi les siens.
Ecrit par : sisyphe-hurluberlu | 26 novembre 2009
ben quoi ? La Franche-Comté, c'est tout à fait espagnol, non ?
Avant tout bourguignonne...mais bon.
Ecrit par : Guillaume | 26 novembre 2009
6. L'exemple le plus clair quoique le moins connu est celui de la Franche-Comté. Né en 1802 à Besançon, Victor Hugo se trompe légèrement en qualifiant sa ville natale de "vieille terre espagnole". Le traité de Senlis de 1493, détachant "la" comté de Bourgogne du duché réuni à la France, donnera ce territoire aux Habsbourg. Ceux-ci, à partir du règne de Philippe II en prendront possession "via" leur branche madrilène. Après bien des vicissitudes, cette province devint française largement contre son gré avec le traité de Nimègue de 1678.
Ecrit par : Cadichon | 26 novembre 2009
Merci Cadichon, toujours aussi excellents les textes de Malliarakis. Je ne l'avais pas encore lu.
Pour la broutille dont est favori Tailleboudino :
"Acquisition de la Bretagne (1491). Traités d'Etaples, de Senlis et de Barcelone (1492-1494. L'Angleterre, l'Autriche et L'Espagne se liguèrent pour empêcher la réunion de la Bretagne à la couonne (1489). Mais le duc d'Orléans fit sa paix avec la cour. Anne elle-même qui avait choisi Maximilien pour époux, voyant son duché à la merci de l'armée royale, consentit à donner sa main à Charles VIII (1491). La réunion de la Bretagne ainsi assurée, Charles VIII tourna ses forces contres la coalition extérieure, Maximilien, qui avait épousé Anne par procuration, n'osa rien entreprendre ; quant à ferdinand le Catholique, il venait à peine de prendre Grenade (1492). Mais, déjà Charles VIII, qui s'était saisi du gouvernement de l'Etat, était occupé de vastes projets de conquête au delà des Alpes et en Orient. Pour aller guerroyer au loin, il acheta la paix au prix des plus précieuses conquêtes de Louis XI.
Par le traité d'Etaples, il s'engagea à payer à Henri VII 750000 écus d'or en quinze ans (1492); par le traité de Senlis, il restitua à Maximilien l'Artois et la Franche-Comté (1493); enfin, par le traité de Narbonne, il rendit à Ferdinand le Catholique, le Roussillon et la Cerdagne (1494)".
Ecrit par : carole | 26 novembre 2009
L'aimable Dominique Strauss-Kahn qui gagne 495000 dollars net par an aux States expliquait hier dans tous les journaux que les français devaient changer de comportement en clair se serrer la ceinture, il paraît qu'il est le favori des français de gauche pour l'élection présidentielle ! Cela promet ... on pourra toujours expliquer aux professeurs qu'ils devront se contenter du RSA à l'avenir !
Ecrit par : iPidiblue et le RSA | 26 novembre 2009
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Oui, et cette somme n'est pas imposable, ai-je cru comprendre.
Je ne sais pas comment un tel homme, une fois devenu président de la République, parviendrait sans état d'âme à augmenter significativement les impôts des plus riches.
Aussi contribuerai-je à lui épargner de tels états d'âme en ne votant pas pour lui en 2012, s'il est candidat.
Comme aucun homme politique de "gauche" ne trouve grâce à mes yeux, je m'achemine vers un vote blanc. Il en sera de même s'il s'agit d'une femme du même bord, car je suis un homme de gauche qui a cessé de croire à la gauche six mois après l'élection de François Mitterrand en 1981. Pourquoi ai-je mis tant de temps à comprendre ?
(Je me rappelais qu'il était un transfuge de la droite. Je n'étais pas né de la dernière pluie, mais en 1940. Un certain nombre d'hommes politiques de "gauche" des années 1950 - parmi lesquels Mitterrand - n'ont pas vu d'un mauvais œil l'envoi du contingent en Algérie.)
En cela, j'ai été plus naïf que dans mon enfance, car j'ai cessé de croire en Dieu à l'âge de sept ans environ. Jusqu'à cet âge, j'avais cru comprendre que l'existence de Dieu était un fait établi. Une fois que j'ai compris qu'il s'agissait seulement de croyance, j'ai balayé tout cela, mais j'ai dû subir le catéchisme catholique jusqu'à 11 ans, la messe dominicale et la première communion, tout en me disant que toutes ces cérémonies, c'était du pipeau.
Après cela, mon père (athée qui avait toléré que je perdisse mon temps avec la religion) me dit :"Fini le bon temps à l'église. Tu viendras m'aider dans le jardin le dimanche matin."
Ainsi fut-il, et, à certains égards, je n'ai pas perdu au change.
Soit dit sans vouloir offenser les croyants. :-)
Une fois de plus je me suis égaré sur un chemin de traverse. Tout ça parce que Dominique gagne 495000 dollars par an net d'impôt et que ma pension de 2685 euros par mois est imposable.
iPidiblue, vous me mettez le blues au cœur. :-(
(Non, c'est pour rire.)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 26 novembre 2009
Hou là, ça fait pas mal de désertions, non ?
Au passage, des nouvelles de Magister, Jean, Catmano, Chevreuil, Perceval, Marilyse, Sanjuro, Sanseverina, Françoise Guichard, Dobolino ?
Je me prends à penser que si l'un d'entre nous cassait sa pipe, personne ici ne le saurait. Triste.
Ecrit par : nicolas | 25 novembre 2009
Moi, je vais bien. Dobolino que j'ai vue hier va très bien, elle aussi.
Nous vous remercions toutes deux de votre sollicitude.
Ecrit par : catmano | 26 novembre 2009
De repente do riso fez-se o pranto
Silencioso e branco como a bruma
E das bocas unidas fez-se a espuma
E das mãos espalmadas fez-se o espanto.
De repente da calma fez-se o vento
Que dos olhos desfez a última chama
E da paixão fez-se o pressentimento
E do momento imóvel fez o drama.
De repente, não mais que de repente
Fez-se de triste o que se fez amante
E de sozinho o que se fez contente
Fez-se do amigo próximo o distante
Fez-se da vida uma aventura errante
De repente, não mais que de repente.
Vinicius de Moraes, poeta e diplomata - Soneto de separação
Ecrit par : sisyphe | 26 novembre 2009
"« Je vois que l'on a gracié la dinde ! »"
Merlemocoeur | 26 novembre 2009
Hé oui... La dernière chance de ne pas voir Ségolène Royal se présenter aux primaires du PS s'est envolée...:-(
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 26 novembre 2009
Merci, Sisyphe ! Avec un petit rythme de "bossa-nova"... ;-)
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 26 novembre 2009
Mais voui voui voui, il faut changer de comportement, si DSK le dit. Les socialistes, c'est : faites ce que je dis, pas ce que je fais ! Favori à gauche ???????? Les pauvres !!!!!!
Ses petits copains aussi, ils donnent pourtant des conseils, mais faut bien qu'ils survivent à Bruxelles.
Reçu un petit mail qui vous met en forme dès le matin :
Date: Monday, 26 October, 2009, 10:50 AM
>
>
RETRAITES DOREES Les technocrates européens jouissent de véritables retraites de nababs...
> Même les parlementaires qui, pourtant, bénéficient de la /Rolls / des régimes spéciaux, ne reçoivent pas le tiers de ce qu'ils touchent... C'est dire !
> Giovanni Buttarelli, qui occupe le poste de "contrôleur adjoint de la protection des données", aura acquis après seulement 1 an et 11 mois de service (en novembre 2010), une retraite de 1 515 € / mois. L'équivalent de ce que touche, en moyenne, un salarié français du secteur privé après une carrière complète (40 ans).
> Son collègue, Peter Hustinx, vient de voir son contrat de cinq ans renouvelé. Après 10 années, lui aura droit à près de 9 000 € de retraite / mois.
> C'est simple, plus personne ne leur demande des comptes et ils ont bien décidé d'en profiter. C'est comme si, pour leur retraite, on leur avait fait un chèque en blanc.
> En plus, beaucoup d'autres technocrates profitent d'un tel privilège :
> 1. Roger Grass, greffier à la Cour de justice européenne, va toucher 12 500 € de retraite par mois;
> 2. Pernilla Lindh, juge au Tribunal de première instance, 12 900 € / mois;
> 3. Damaso Ruiz-Jarabo Colomer, avocat général, 14 000 € / mois.
> 4. Etc.
> Consultez la liste
> http://www.kdo-mailing.com/redirect.asp?numlien=1276&numnews=1356&numabonne=62286 Pour eux, c'est le jackpot. En poste depuis le milieu des années 1990, ils sont assurés de valider une carrière complète et, donc, d'obtenir le maximum : 70 % du dernier salaire.
> Car, c'est à peine croyable.. Non seulement leurs pensions crèvent les plafonds mais il leur suffit de 15 années et demie pour valider une carrière complète alors que pour vous, comme pour moi, il faut se tuer à la tâche pendant 40 ans et, bientôt, 41 ans.
> Face à la faillite de nos systèmes de retraite, les technocrates de Bruxelles recommandent l'allongement des carrières : 37,5 ans, 40 ans, 41 ans (en 2012), 42 ans (en 2020), etc. Mais, pour eux, pas de problème, le taux plein c'est 15,5 ans... De qui se moque-t-on ?
> A l'origine, ces retraites de nababs étaient réservées aux membres de la Commission européenne puis, au fil des années, elles ont également été accordées à d'autres fonctionnaires. Maintenant, ils sont toute une armée à en profiter : juges, magistrats, greffiers, contrôleurs, médiateur, etc.
>
> Mais le pire, dans cette affaire, c'est qu'ils ne cotisent même pas pour leur super retraite. Pas un centime d'euro, tout est à la charge du contribuable...
> Nous, nous cotisons plein pot toute notre vie et, au moindre retard de paiement, c'est la déferlante : rappels, amendes, pénalités de retard, etc. Aucune pitié. Eux, ils (se) sont carrément exonérés. On croit rêver !
>
> Rendez-vous compte, même les magistrats de la Cour des comptes européenne qui, pourtant, sont censés "/contrôler si les dépenses de l'Union européenne sont légales, faites au moindre coût et pour l'objectif auxquelles elles sont destinées.../ ", profitent du système et ne paient pas de cotisations.
> Et, que dire de tous ces technocrates qui ne manquent pas une occasion de jouer les "gendarmes de Bruxelles" et ne cessent de donner des leçons d'orthodoxie budgétaire alors qu'ils ont les deux mains, jusqu'aux coudes, dans le pot de confiture ?
>
> A l'heure où l'avenir de nos retraites est gravement compromis par la violence de la crise économique et la brutalité du choc démographique, les fonctionnaires européens bénéficient, à nos frais, de pensions de 12 500 à 14 000 € / mois, après seulement 15 ans de carrière et sans même cotiser... C'est une pure provocation !
> Mon objectif est d'alerter tous les citoyens des Etats membres de l'Union Européenne. Ensemble nous pouvons créer un véritable raz de marée.
>
> Il est hors de question que les technocrates européens continuent à jouir, à nos frais et en toute impunité, de telles retraites. Nous allons leur remettre les pieds sur terre.
>
> Sauvegarde Retraites a réalisé une étude précise et très documentée qui prouve par "A+B" l'ampleur du scandale. Elle a déjà été reprise par les médias
> http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2009-05-19/revelations-les-retraites-en-or-des-hauts-fonctionnaires-europeens/916/0/344867 >. Diffusons, diffusons massivement auprès de tous les relais des vingt-sept pays de l'Union Européenne, il en restera bien quelque chose….
Ecrit par : carole | 26 novembre 2009
"L'aimable Dominique Strauss-Kahn qui gagne 495000 dollars net par an aux States expliquait hier dans tous les journaux que les français devaient changer de comportement en clair se serrer la ceinture, il paraît qu'il est le favori des français de gauche" Le moins pire?
Ce soir Martine Aubry annonce à la téloche qu'il faut "changer la pédagogie" pour renouer avec la République. Vraiment, à gauche la lucidité rayonne et se manifeste de manière éblouissante. On imagine la bande de salopards de collègues qui salivent, ça déborde déjà, en espérant qu'elle arrive aux "affaires".
Notez qu'avec le Ministère de l'Education et son crétinisme inspiré par la gauche omniprésente, on se demande si nous ne sommes pas déjà "à gauche". Prenez l'option Histoire des arts. C'est le bordel! Pas d'heures en plus pour enseigner, pas d'heures pour faire passer les épreuves. Mais de l'imagination est demandée, que dis-je, exigée par le ministère. Tenez, lisez cette prose émanant de (J.ROUCH IA-IPR-AP chargée du suivi de l'enseignement Histoire des Arts ) elle est éloquente. Et quand on pense que l'an prochain ce sera obligatoire et non optionnel... C'est comme la fixette sur la lettre de Moquet: gadget et fausse bonne idée.
Voilà:
"Si l'enseignement de l'histoire des arts est obligatoire pour tous les niveaux (sixième, cinquième, quatrième, troisième) à la rentrée 2009, l'oral d'évaluation au DNB ne fera l'objet que d'une expérimentation la première année pour la session 2010 du diplôme national du brevet, au choix de l’élève. Le texte est précis : L’évaluation, organisée dans l’établissement, prend la forme d’un oral dont la durée est de quinze minutes maximum….. mais la souplesse est de rigueur dans la mise en œuvre : nombre (un élève ou un groupe) au niveau de l’objet d’étude ….
Pour les candidats au DNB, l’évaluation, organisée dans l’établissement, prend la forme d’un oral dont la durée est de quinze minutes maximum. Ses modalités sont définies par l’équipe pédagogique, selon le contexte de chaque établissement et les choix pédagogiques. Cela peut être un exposé réalisé par un ou plusieurs élèves. L’équipe pédagogique aura pu cibler des « objets d’études » L’évaluation de compétences devra s’enrichir d’évaluation d’attitudes et le jury sera évidemment attentif à repérer les éléments positifs (BEN VOYONS!)chez l’élève et sa curiosité artistique. …
Côté enseignement, ce qui présidera pour cette année, ce sera la modestie(OUI GRANDE ÂME ILLUMINEE!) dans l’expérimentation pour garantir la faisabilité à l’intérieur des horaires existants. (QUEL AVEU!)L’imagination est d’actualité pour la mise en œuvre.( CYNIQUE EN PLUS.) De cette liberté( COMMENT?????) découleront des « manières de faire » qui deviendront supports d’étude puis d’évaluation. Vous serez force ( DE MON C..) de proposition pour les définir, en équipe, au sein du conseil pédagogique. Lors de ces conseils pédagogiques, il serait opportun aussi par exemple de choisir (pour commencer modestement(ENCORE!) mais surement)une œuvre forte (par classe et par niveau) pouvant être regardée, écoutée, ressentie, …. étudiée de façon plurielle et complémentaire à l’intérieur de plusieurs disciplines. "
Elle est pas belle la vie? Hein? Et ce n'est qu'un échantillon. Le pire, plein de collègue gobent. Fonctionnaires obéissants. Non, je ne suis du côté des "désobéisseurs" pro pédago mais là, on se retrouve devant une situation consternante.
On va finir par se retrouver tous d'accord pour casser la baraque mais ça finira mal. Joli l'avenir! Oui, on peut le dire. La crise est vraiment partout.
Ecrit par : Passant | 26 novembre 2009
Coucou, Nicolas !
Ecrit par : chevreuil | 26 novembre 2009
Ah, enfin un léger frémissement pour se manifester ! Je me demandais, à relire mon message, s'il n'était pas quelque peu maladroitement tourné ! Coucou chevreuil, catmano, dobolino and co.
Passant, il n'est jamais bon d'aller se coucher dans un tel état de nerfs fort compréhensible par ailleurs. Toutes les réformes qui seront entreprises à l'EN ne feront qu'en hâter la décomposition déjà bien avancée, de l'intérieur. Alors bonne nuit...
Ecrit par : nicolas | 26 novembre 2009
Elle est pas belle la vie? Hein? Et ce n'est qu'un échantillon. Le pire, plein de collègue gobent. Fonctionnaires obéissants. Non, je ne suis du côté des "désobéisseurs" pro pédago mais là, on se retrouve devant une situation consternante.
On va finir par se retrouver tous d'accord pour casser la baraque mais ça finira mal. Joli l'avenir! Oui, on peut le dire. La crise est vraiment partout.
Ecrit par : Passant | 26 novembre 2009
Et si on disait NON lors du passage de ces inspecteurs ridicules ? Leurs affabulations restent paroles d'évangile uniquement parce que beaucoup de collègues jouent le jeu et font semblant de croire que cela fonctionne le temps d'un inspection en mettant en scène les pire péda-cucuteries.
La plupart des collègues reviennent à une véritable pédagogie une fois l'inspecteur parti mais le message qui remonte est que le pédagogisme, ça marche.
Cessons d'être complices de cette escroquerie.
Ecrit par : Manu | 27 novembre 2009
« Victor Hugo se trompe » [Malliarakis]
« Merci Cadichon, toujours aussi excellents les textes de Malliarakis. »
carole | 26 novembre 2009
Tous les Malliarakis du monde ne sauraient faire oublier que « Besançon [est une] vieille ville espagnole ».
Toute la différence entre un ciron et un génie est là.
« Pour la broutille dont est favori Tailleboudino »
carole | 26 novembre 2009
On ne dit pas : « La broutille dont est favori » mais « La broutille dont à laquelle est favori ».
Quant à « Tailleboudino », il vous sait gré de, comme Amélie et ses multiples avatars, déformer ce pseudo : pareille méthode vous juge.
Ecrit par : Tailleboudin | 27 novembre 2009
L'UDPPC (union des profs de sciences physiques), lobby qui ne vaut pas mieux que les autres, s'est fendu d'un communiqué à propos de la réforme des lycées :
"La structure proposée en première scientifique entraîne la perte de 4,5h d’enseignement scientifique : 1,5h en sciences physiques et chimiques (33 % de l’horaire actuel), 1h en sciences de la vie et de la Terre (25 %), 1h en mathématiques (20 %) et 1h de travaux personnels encadrés (50 %)" juge l'UDPPC. L'association déplore que "afin de permettre quelques réorientations marginales en première, le projet réduit la formation scientifique pour tous".
S'il est vrai qu'il y a une diminution drastique de l'horaire de sciences en première S et que ça se paiera cher à l'entrée dans le "supérieur", on aurait pu supprimer les TPE et affecter l'heure économisée aux autres matières.
En fait, les TPE servent à ajuster les emplois du temps des enseignants (heure sup ou de quoi compléter un service). Seuls quelques allumés pédagols y tiennent sur le fond.
A lire la prose des lobbies, j'ai presque de la sympathie pour celle du moloch. C'est dire.
Personne ne commente non plus le misérable tapé en touche dévissé par le Jivaro lors de son chat, hier sur le monde.fr :
"(bonne) Question : quand les nouveaux programmes seront-ils définis et discutés ?
Réponse : Les modifications en profondeur, par exemple STI, prendront plusieurs mois. Donc la filière STI ne sera rénovée qu'à la rentrée 2011.
Par contre, les réajustements de programme pour intégrer les 2 h d'accompagnement personnalisé par exemple pourront être mis en place à partir de la rentrée prochaine."
Comment "l'accompagnement personnalisé" pourrait-il faire l'objet d'un contenu disciplinaire spécifique alors qu'il est, par "nature", a priori a-disciplinaire et défini au cas par cas ?
Une réponse plus honnête aurait été de dire que tout le monde s'en fout, notamment au moloch où un IGEN quelconque torchera ça vite fait, un matin sur sa lunette, quand le besoin s'en fera sentir.
Ecrit par : dugong | 27 novembre 2009
Toutes mes condoléances à FG.
Nous autres baby boomers, sommes nombreux à avoir des parents dont nous aimerions tant voir la vie se prolonger contre la brutale évidence des faits.
Ecrit par : dugong | 27 novembre 2009
Il y a des moments, rares, où le jus pédagol fait rire de bon cœur :
"Ed Balls, le ministre britannique des écoles, a demandé le 26 novembre aux écoles d'économiser 823 millions d'euros pour pouvoir maintenir les services pédagogiques. Les établissements seront assistés d'experts pour les aider à faire des économies. Des pistes sont ouvertes : baisse du chauffage mais aussi regroupement d'établissements pour partager un seul chef d'établissement."
Ecarteler, à froid, un chef d'établissement ! Ce Balls, il en a (des idées) qu'elles sont bonnes !
Ecrit par : dugong | 27 novembre 2009
Je trouve l'idée excellente. Plutôt un chef d'établissement écartelé qu'un prof obligé de se partager entre deux ou trois bahuts — éloignés, si possible.
JPB
Ecrit par : Claire | 27 novembre 2009
Personne ne commente non plus le misérable tapé en touche dévissé par le Jivaro lors de son chat, hier sur le monde.fr
dugong
Mais si, cher Dugong !
Que pensez-vous donc de celle-ci ? ..."aujourd'hui, les classes sont très hétérogènes, il faut donc se donner les moyens d'adapter nos programmes, notre système éducatif à chaque lycéen.", ou bien, 2e édition : "Aujourd'hui, les classes sont hétérogènes. Il y a un moment où l'on doit s'adapter à la situation d'un lycée, d'un élève. Je pense que la réforme que je propose apporte de vraies solutions sur ce point."
Traduction : le niveau a baissé, donc j'adapte les contenus dispensés à tous au niveau des plus faibles. Mais surtout, je ne réforme pas le collège unique en amont. Logique !
Et, plus loin :
"Les 2 h que je propose, d'accompagnement personnalisé, c'est pour tous les élèves, de la 2de à la terminale, qu'ils soient en difficulté ou qu'ils soient des élèves moyens..."
Et les bons élèves, tu les mets où, pépère ?
Ecrit par : mihailovich | 27 novembre 2009
Ecarteler, à froid, un chef d'établissement ! Ce Balls, il en a (des idées) qu'elles sont bonnes ! Ecrit par : dugong | 27 novembre 2009
En même temps, la Tour de Londres est équipée.
L'essentiel c'est que les émoluments des experts et du bourreau n'absorbent pas les économies prévues...
Ecrit par : nicolas | 27 novembre 2009
Et les bons élèves, tu les mets où, pépère ?
Ecrit par : mihailovich | 27 novembre 2009
On ne parle pas des absents.
Ecrit par : nicolas | 27 novembre 2009
Et les bons élèves, tu les mets où, pépère ?
Ecrit par : mihailovich | 27 novembre 2009
On les met pas. Ou alors, profond.
Oui, je sais, je sors 5 minutes. Mais je suis d'humeur rogue , pour ne pas dire noire, en ce moment.
Ecrit par : Françoise Guichard | 27 novembre 2009
« Victor Hugo se trompe » [Malliarakis]
« Merci Cadichon, toujours aussi excellents les textes de Malliarakis. »
carole | 26 novembre 2009
... Et merci de nous avoir appris l'existence de Victor Hugo.
Ecrit par : Robin | 27 novembre 2009
Je trouve l'idée excellente. Plutôt un chef d'établissement écartelé qu'un prof obligé de se partager entre deux ou trois bahuts — éloignés, si possible. JPB
Ah ? Parce que l'un est exclusif des autres ?
Ecrit par : nicolas | 27 novembre 2009
Intéressante info La matinale ce matin : un prof d'éthique à Oxford vient de lancer un site (que je n'ai pas trouvé) pour mettre en pratique les enseignements de la Bible sur l'aide due aux pauvres. Il s'agit d'un engagement solennel que l'on prend en prêtant serment main droite levée sur un texte (mis au point par lui-même je suppose) au cours d'une réunion entre potes, pour s'auto prélever 10 % de son salaire jusqu'à la retraite (je suppose que d'ici là, il a 32 ans, la pauvreté aura été éradiquée, sinon pourquoi s'arrêter). Donc résumons : la taxe Tobin est inapplicable mais l'auto persuasion concernant le prélèvement sur un salaire déjà fortement ponctionné semble en bonne voie. Pour le moment cette pratique est laissée à la libre discrétion de chacun.
Toujours moins d'Etat, c'est ça aussi.
Ecrit par : nicolas | 27 novembre 2009
laissée à la libre discrétion de chacun.
Toujours moins d'Etat, c'est ça aussi.
Ecrit par : nicolas | 27 novembre 2009
Il y a une discrétion non libre?
Ecrit par : Merlemocoeur | 27 novembre 2009
@Merlemocoeur
Heu... ma lutte contre les redondances n'est visiblement pas terminée.
Ecrit par : nicolas | 27 novembre 2009
ben quoi ? La Franche-Comté, c'est tout à fait espagnol, non ?
J'ai un gruyère à la place du cerveau mais il me semble que oui, non ? ???
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2009
Vous avez évidemment raison! D'ailleurs, il y a nombre de patronymes (anciens) révélant la présence espagnole dans la région.
On apprenait ça en histoire autrefois!
Ecrit par : retraitée | 27 novembre 2009
ben quoi ? La Franche-Comté, c'est tout à fait espagnol, non ?
J'ai un gruyère à la place du cerveau mais il me semble que oui, non ? ???
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2009
Vous avez évidemment raison! D'ailleurs, il y a nombre de patronymes (anciens) révélant la présence espagnole dans la région.
On apprenait ça en histoire autrefois!
Ecrit par : retraitée | 27 novembre 2009
A moins qu'on m'ait "enduite d'erreur"!
Ecrit par : retraitée | 27 novembre 2009
http://www.libelyon.fr/info/2009/11/régionales-philippe-meirieu.html
Tiens, voici de quoi illuminer votre matinée!
Ecrit par : retraitée | 27 novembre 2009
Alertée par un autre site j'ai trouvé ceci sur celui de l'Académie de Créteil :
Enseignants pour le second degré :
"À tous ceux qui possèdent au moins une licence, l’académie de Créteil propose de devenir professeur. Pour un minimum de 1 750 € brut par mois, vous pouvez enseigner dans le second degré (collège, lycée et lycée professionnel) et mettre en valeur vos diplômes tout en partageant votre savoir. Si vous avez des compétences en anglais, allemand, technologie, sciences physiques, éco-gestion ou l’une des 80 disciplines de l’Éducation nationale, suivez l’application ci-dessous pour que nous puissions traiter votre dossier et l'intégrer à notre base de données."
Manque de remplaçants, donc on recrute au niveau licence ?
Ecrit par : lucile | 27 novembre 2009
Et toute ma sympathie également à madame Françoise Guichard.
Ecrit par : lucile | 27 novembre 2009
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/11/27/01016-20091127ARTFIG00018-profs-absents-le-recteur-de-creteil-recrute-.php
Ecrit par : lucile | 27 novembre 2009
Décidément, l'académie de Créteil est à la pointe de tous les combats !
Ecrit par : nicolas | 27 novembre 2009
Vous pouvez trouver la copie de la lettre envoyée aux chefs d'établissement ici :
http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2009/11/a-force-davoir-moins-de-profs-ben-yen-a-plus-.html
Ecrit par : lucile | 27 novembre 2009
C'était forcé : la mastérisation prévue par le ministère n'a d'autre but que de pallier la carence prévisible (et déjà amorcée) de profs, dans le grand rush vers la retraite des enseignants baby/papy boomers : les "reçus-collés" permettront de réinventer l'eau chaude et les maîtres-auxiliaires.
JPB
Ecrit par : brighelli | 27 novembre 2009
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/11/27/01016-20091127ARTFIG00020-violence-et-sexisme-inquietent-les-professeurs-de-banlieue-.php
Ecrit par : iPidiblue consommation de sexe à l'EN | 27 novembre 2009
En tant que parent d'... enfant scolarisé ;-), ce qui me choque dans ce courrier c'est le mépris des élèves et de leurs parents.
Des phrases comme :
"Les familles ont parfois l’impression qu’aucune prise en charge des élèves n’est assurée, notamment dans le cas où une absence de courte durée, répétitive, devient de fait de moyenne ou longue durée.
Je souhaiterais donc attirer votre attention sur l’intérêt de prévoir dès le début de l’absence et quelle que soit sa durée une prise en charge éducative des élèves sur un temps qui n’est pas nécessairement la séquence de cours mais qui doit être élargi à la journée, à la semaine, à l’année scolaire : appel à des assistants d’éducation qui, comme leur nom l’indique, n’ont pas une simple mission de surveillance, rattrapage des cours par le professeur absent ou par un collègue rémunéré et volontaire, prise en compte des heures non assurées dans le cadre de l’accompagnement éducatif, ateliers informatiques, organisation du CDI, etc.…."
Tout cela montre bien que l'essentiel est d'assurer la "continuité du service" même si c'est pour de la garderie.
Enseigner, transmettre des connaissances ? Quelle idée saugrenue !!
Ecrit par : lucile | 27 novembre 2009
Lucile, vous me minez encore un peu plus le moral... Même si on se doutait plus qu'un peu de l'état de fait.
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 27 novembre 2009
"la taxe Tobin est inapplicable"
Ecrit par : nicolas | 27 novembre 2009
J'avais lu: la taxe Robin... ;-)
Sacrée méthode globale !
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 27 novembre 2009
Christophe, j'en suis désolée.
Quand je trouve le monde trop moche, j'écoute la soprano Lucia Popp.
Comme ça par exemple :
http://www.youtube.com/watch?v=joyiMb3fHFI
Ecrit par : lucile | 27 novembre 2009
Et toute ma sympathie également à madame Françoise Guichard.
Ecrit par : lucile | 27 novembre 2009
Tout pareil.
A partir de l'histoire de la pétition des élèves contre leur prof, Paul Villach revient sur les principes généraux qui expliquent le désastre scolaire; en particulier celui de l'administration voyou qui peut tout mettre en oeuvre pour pourrir la vie d'un enseignant qui transmet encore les savoirs; y compris en contournant la loi et les statuts. Comme toujours, c'est très bien écrit :
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/allez-vous-faire-enc-ont-ecrit-des-65722
Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 novembre 2009
Et si on disait NON lors du passage de ces inspecteurs ridicules ? Leurs affabulations restent paroles d'évangile uniquement parce que beaucoup de collègues jouent le jeu et font semblant de croire que cela fonctionne le temps d'un inspection en mettant en scène les pire péda-cucuteries.
La plupart des collègues reviennent à une véritable pédagogie une fois l'inspecteur parti mais le message qui remonte est que le pédagogisme, ça marche.
Cessons d'être complices de cette escroquerie.
Ecrit par : Manu | 27 novembre 2009
Je pense que Manu a raison. La solution pour mettre un terme aux dérives vient des professeurs eux-mêmes, s'ils osent refuser l'intolérable, en organisant la solidarité pour ça (y aller seul serait suicidaire).C'est toujours le principe de La Boétie : le tyran tient son pouvoir du consentement du tyrannisé... ou pas.
A propos de résistance et de solidarité pour résister à l'administration voyou, je trouve cet exemple savoureux, dans le lien donné plus haut vers Agoravox :
"Bien sûr ! J’en parle en connaissance de cause ! Je l’ai expérimenté pendant 6 ans au Lycée Descartes d’Alger, appartenant à l’OUCFA, sous tutelle du ministère des affaires étrangères français, entre 1979 et 1985.
Un groupe de professeurs et d’agents solidaires a su contenir les égarements d’une administration pour qui la loi n’était qu’indicative. Il est vrai qu’ils en prenaient les moyens, mais toujours pacifiques, comme la grève du zèle, cette grève qui, par l’application stricte des textes, empêchent le déroulement normal des cours.
À l’époque selon une circulaire des années trente, un professeur était responsable de ses élèves à l’interclasse (entre 9 h et 10 h par exemple ou entre 11 et 12) et ne devait pas laisser les élèves aller seuls rejoindre le professeur avec qui ils avaient leur prochain cours.
Imaginez la joyeuse foire que nous organisions dans la bonne humeur en conduisant chacun notre groupe d’élèves dans sa nouvelle classe, tandis que le collègue faisait la même chose avec les siens et qu’il fallait attendre son retour pour regagner sa classe avec ses nouveaux élèves gardés par un autre professeur attendu dans une autre classe, etc... C’était impayable ! On se marrait comme des fous ! Mais personne ne pouvait nous reprocher de ne pas faire notre travail. On protestait tout en étant payé ! Pas joli, ça ? Je le raconte dans "Un blâme académique flatteur"." Paul Villach
(Ce n'est pas dans l'article lui-même, mais dans les commentaires plus bas)
Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 novembre 2009
Carabinés, les constats de Paul Villach ! C'est de plus en plus loin l'école du respect et de la transmission. Et parti comme c'est pour le lycée, il convient de se demander à la faveur de quoi ça pourrait changer ! Je me rappelle avoir écrit voici quelques mois un post expliquant que dans la banlieue de Londres nombre d'écoles privées fort chères étaient dirigées par des entraîneurs de rugby à qui bien entendu il ne s'agit pas de demander autre chose que de faire du fric et de séduire la clientèle par les plus farfelus projets possibles n'incluant pas de transmission de savoirs mais de la garderie agrémentée d'activités aussi peu formatrices que possible.
Profs venant de tous horizons et sans pgce de préférence car plus dociles, payés sur leur bonne mine et leur capacité à séduire.
Et d'avoir ajouté que ce qui se passe là-bas est immédiatement ou presque, copié ici.
On y est presque.
Ecrit par : nicolas | 27 novembre 2009
Je viens également de découvrir ce site, qui propose de recenser les cas d'arbitraire, d'abus et de harcèlement par l'administration voyou :
http://education-resistance-autoritarisme.org/accueil.html
Il me semble que ce sont là les pistes à creuser, plutôt que d'attendre une hypothétique réforme qui vienne "d'en haut", en 2012 ou après. Pourquoi ne pas organiser, par exemple sur Internet, une sorte "d'anneau" reliant les différents sites tenus par les utilisateurs qui font les mêmes constats sur l'EN? Recenser les dysfonctionnements, organiser la résistance aux abus... Lancer des pétitions, pourquoi pas, mais pas sur la base de l'information isolée qui sort dans Le Monde une fois dans l'année; plutôt chaque fois qu'une affaire recensée relève manifestement d'un dysfonctionnement grave ou de l'abus de pouvoir.
Avec Internet et les réseaux sociaux, il est désormais possible de faire circuler l'information (en privé dans un premier temps si la prudence le commande) très vite... et d'agir? Ca, ça serait une république numérique...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 novembre 2009
La Révo'cul quoi ?
Ecrit par : iPidiblue sermon sur la Montagne | 27 novembre 2009
Révo. cul. dans l'Éduc. nat.
Ecrit par : P. Lariba | 27 novembre 2009
"Vous pouvez trouver la copie de la lettre envoyée aux chefs d'établissement ici :
http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2009/11/a-force-davoir-moins-de-profs-ben-yen-a-plus-.html
Ecrit par : lucile | 27 novembre 2009
"
:):)!!! Devenez EVAT, sans condition de diplôme, mobilité géographique, voyages, camaraderie, évolution possible....et 1300€ NET /mois.
Ecrit par : sisyphe | 27 novembre 2009
En Afghanistan ?
Ecrit par : iPidiblue coopérant | 27 novembre 2009
nan, en banlieue
:)
Ecrit par : sisyphe | 27 novembre 2009
:-):-)!!! Devenez EVAT, sans condition de diplôme, mobilité géographique, voyages, camaraderie, évolution possible....et 1300€ NET /mois.
Ecrit par : sisyphe | 27 novembre 2009
En Afghanistan ?
Ecrit par : iPidiblue coopérant | 27 novembre 2009
nan, en banlieue
:-)
Ecrit par : sisyphe | 27 novembre 2009
Allez savoir si ce ne serait pas "moins pire" en Afghanistan avec des jeunes qui ont vraiment envie d'aller à l'école et qui en sont privés?
Ecrit par : Maminou | 27 novembre 2009
Reçu ceci de la part de mon pro-adjoint:
Chers collègues,
Afin d’améliorer la gestion des absences et des retards et pour rendre efficace l’application de notre nouveau règlement intérieur, nous nous devons d’être efficients.
Pour se faire, la saisie des absences se fera par les professeurs directement sur Pronote.
En effet, cela présente plusieurs avantages :
-Liaison directe avec la vie scolaire
-Facilité : plus de listes d’élèves, tout est sur l’écran
-Efficacité : vous voyez si l’élève était là au cours précédent ou non.
-Rapidité : il suffit de cocher devant le nom de l’élève
Pour se faire, le LP investit. Le bâtiment C est en cours de câblage réseau. Chaque salle du 4ème étage sera équipée d’un client léger (ordinateur connecté à un serveur) pour saisir les absences ainsi que la salle xxxxx affectée au LP.
Pour les 8 enseignants qui changent de classe entre les étages du BAT C, un Notebook vous sera prêté à l’année d’ici la fin décembre. Il suffira de le connecter au réseau de la salle.
Les salles de TP physique auront aussi un client léger de saisie.
Les professeurs d’EPS continuent pour l’instant à fonctionner comme avant.
Nous allons procéder suivant le calendrier ci-dessous :
A partir de Mercredi 02/12/09 : Saisie directe des absences sur Pronote par les professeurs de STI et de Construction dans leurs salles. Si souci Technique voir avec M M.
Début Janvier au plus tard : saisie par tous.
Nous vous remercions pour votre investissement dans cet outil moderne de gestion des absences.
Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2009
Nous vous remercions pour votre investissement dans cet outil moderne de gestion des absences.
Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2009
Il ne pourrait pas aussi gérer les fautes d'orthographe du Monsieur, cet outil moderne???
Pour se faire---- pour ce faire
Ecrit par : Maminou | 27 novembre 2009
Frances
Commentaire Nº302 – 22/10/2009 – 12:45
J’ai 57 ans et j’ai grandie dans la diversité , dans un quartier populaire de Marseille . Mes parents sont nés à Marseille mais leurs origines sont Italienne . J’ai été élevée dans la misère , à cinq dans deux pièces , chambre et cuisine sans salle de bain avec toilette à l’étage pour 21 familles . Pas besoin d’aller plus loin dans la description pour expliquer mon univers quotidien . Certes aujourd’hui , avec le recul , l’image n’est pas très brillante mais à l’époque nul n’aurait songé à prétendre autre chose (1960) . La vraie richesse était ailleurs , cachée et visible à la fois ; celle des valeurs , du respect d’autrui , de cet amour pour la France dans lequel il faisait bon vivre et travailler. Ma vraie richesse était celle de mon éducation quasiment princière , qui me poursuit encore aujourd’hui et que j’ai transmise à mes deux enfants. Année 1970 on circule partout dans Marseille sans danger ; en mini jupe , en short et cuissarde , maquillé parfois à outrance mais nous sommes la jeunesse de la ville , toutes nationalités confondues et nous y évoluons à l’aise sans le moindre manque de respect. Je me sent bien dans ma ville . Provençale , élevée à la soupe de poisson et à l’aioli , au pays de Pagnol et des galéjades. Année 1980 quelque chose a changé , meme les cigales l’ont remarqués ,on les entends moins tant il y a du bruits , des cris . Des sons de musique d’ailleurs résonnent dans les rues à TOUTES HEURES , il y a des draps et des couvertures aux balcons , des odeurs qui se répandent dans l’air , jusque dans les maisons . Je me sent mal à l’aise , dévisagée lorsque je sort dans la rue , évaluée par des regards pénétrants . Des faits divers me parviennent , des agressions , des insultes , les rues sont sales , grises , taguées de : » je nique la FRANCE » ou « Nous aurons la France par le ventre des Française ». J’ai beaucoup d’amies maghrébines et je ne comprends pas ce qu’il se passe. Année 1990 . Des zones de non droit m’oblige à etre prudente , il est préférable de rouler en voiture les portière fermées ainsi que les vitres meme par forte chaleur . Sur la Canebière des bandes arrogantes déferlent , hostiles par le regard , je descend de plus en plus souvent des trottoirs pour ne pas subir des heurts provoqués. Dans les bus je me met à compter de plus en plus les Marseillais ; une dizaine tout au plus et dans mon quartier je croise de moins en moins de connaissance . Année 2000. Comme mon fils a grandis ! Il est en fac de Médecine et je suis fière de lui. Il a grandis entre son collège privé et la maison sans sortir seul ne serais ce que pour jouer sur la place. L’insécurité est partout et je l’aime trop pour lui faire courir le moindre risque. Pour sa première année de lycée , son premier jour a vu son image , ( prise par hasard par un journaliste ) paraitre sur le journal de la région suite à la mort d’un élève de son lycée…. pour un sandwich !!! La révolte gronde mais il faut se calmer , il ne faut pas généraliser envers une minorité que l’on croise tous les deux mètres. SOS racisme m’aidera t-il si je venais à lui relater certains faits dont je suis de plus en plus victime ? Je ne le crois pas , je n’y pense meme pas ! Année 2005 mon amie Fatima que je connais depuis trente ans et que je croise , après une assez longue perte de vue , porte le voile . Je la salue , je la questionne sur sa tenue et elle tente de m’ en expliquer très brièvement les raisons . J’ai des larmes plein les yeux , je lui dit » non pas toi « , » mais pourquoi » ? et je cesse là la conversation la laissant reprendre sa route , que je croiserais à nouveau plus tard , sans qu’elle , ni moi , ne nous accordions le moindre regard , le moindre sourire . Voilà j’ai terminé mon récit ou presque . Je n’habite plus Marseille , ma fille qui a quinze ans ne subira rien de ce qui l’attendait. Au nom de quoi l’aurait -elle subit ? L e meme sort que celui que supporte ses amies , celles qui n’ont pas eu sa chance d’y échapper et qui l’envient . Tout ça me fait mal , mal de devoir avoir des crampes d’estomac lorsque je pénètre dans ma ville pour rendre visite à ma mère que je supplie souvent de me rejoindre dans la beauté , la sécurité, la tranquillité ; oui ça existe encore , pas trop loin de Marseille …. mais pour combien de temps !!!!!??? Encore un dernier mot : Je ne suis pas raciste . Au nom de quoi le serais je ? C’est juste qu’il y en a assez de se confondre en excuse devant l’inexcusable , de paraitre le bourreau lorsqu’on est victime. Merci de m’avoir permise de m’exprimer .
Ecrit par : Hiro Hni | 27 novembre 2009
A mettre en parallèle avec les effectifs d'enseignants en baisse :
Les cabinets ministériels ne connaissent pas la crise
LE MONDE | 27.11.09 | 14h16 • Mis à jour le 27.11.09 | 14h16
"Le gouvernement ne connaît pas la crise", ironise René Dosière (app. PS, Aisne), après avoir analysé le document budgétaire (le "jaune") sur les personnels affectés dans les cabinets ministériels annexé au projet de loi de finances pour 2010. D'une année sur l'autre, les effectifs globaux des cabinets (membres du cabinet plus personnels chargés des fonctions de support) sont passés de 2 949 à 3 277, soit une augmentation de 11,1 %. Les rémunérations, quant à elles, ont connu "une progression vertigineuse de 56,8 %", passant de 24,6 millions d'euros en 2008 à 38,6 millions en 2009.
Ecrit par : lucile | 27 novembre 2009
Et notamment il semblerait que le plus grand nombre de chauffeurs se trouve... au Ministère de l'écologie !!!
Ils ont des "pousse-pousse" ? :-)
Ecrit par : lucile | 27 novembre 2009
Nous vous remercions pour votre investissement dans cet outil moderne de gestion des absences.
Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2009
A-t-on prévu une colonne pour la rétribution des absents à leur retour ? Sinon, pourquoi tout ce branlebas ?
Ecrit par : nicolas | 27 novembre 2009
Nous vous remercions pour votre investissement dans cet outil moderne de gestion des absences.
Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2009
A-t-on prévu une colonne pour la rétribution des absents à leur retour ? Sinon, pourquoi tout ce branlebas ?
Ecrit par : nicolas | 27 novembre 2009
Parce que c'est MO-DE-NE!!!!! Nicolas; encore une façon pour le prof d'être sous l'oeil de Big-Brother....
Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2009
MO-DER-NE (parce que sans R, on risque le vinaigre; remarquez.... ça y ressemble, cette histoire....)
Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2009
Ceuss qui vont en Corse — mais les autres aussi — seraient bien avisés de signer la pétition suivante :
http://www.rizzanese.fr/phpPETITION/phpPETITION/index.php
JPB
Ecrit par : brighelli | 27 novembre 2009
Pendariès, rassurez-nous, les profs ne vont pas se mettre à taper les absences dans Pronote !
Mon épouse, en tant que prof principale, a refusé de taper les appréciations du conseil sur les élèves dans Pronote. Avec les élèves qui ne remettent pas leurs papiers pour les stages, etc., il y a assez de boulot comme ça.
Ecrit par : Pierre Lariba | 27 novembre 2009
Moi, je vais bien. Dobolino que j'ai vue hier va très bien, elle aussi.
Nous vous remercions toutes deux de votre sollicitude.
Ecrit par : catmano | 26 novembre 2009
Parce que vous en avez beaucoup de la sollicitude, vous? Et puis, vous n'êtes pas parties, les deux jumelles, la preuve, vous intervenez pour râler.
Ecrit par : gloups | 27 novembre 2009
Parce que vous en avez beaucoup de la sollicitude, vous? Et puis, vous n'êtes pas parties, les deux jumelles, la preuve, vous intervenez pour râler.
Ecrit par : gloups | 27 novembre 2009
Vous avez déjà vu catmano râler, vous?
Ecrit par : Maminou | 27 novembre 2009
"Je pense que Manu a raison. La solution pour mettre un terme aux dérives vient des professeurs eux-mêmes, s'ils osent refuser l'intolérable, en organisant la solidarité pour ça (y aller seul serait suicidaire).C'est toujours le principe de La Boétie : le tyran tient son pouvoir du consentement du tyrannisé... ou pas."
Mais les profs en général sont des lâches: ça râle derrière et ça se prosterne devant! Rien de nouveau sous le soleil. Dès qu'il s'agit de s'exposer: plus personne. Si! Celui qui la ramène toujours, le bon orateur ou la bonne plume. Alors, tous en cœur: "oui, on y va, hein? On va dire..." et qui dit quelque chose? le même! qui se retourne vers les collègues. Surprise: il n'y a plus personne!
Je connais la chanson.
Et puis, quand certain est fort en gueule, il s'agit de pédago ou de gaucho complètement excité, chiant même, tellement il -ou elle- déblatère. Alors on reste en retrait.
Diviser pour régner? même pas besoin! C'est déjà réalisé.
En fait je n'espère plus grand chose. Il me reste la croyance aux petits miracles. Ils existent, je les ai vus. Rares, forcément. Pendant ce temps la bêtise étouffante gagne. Il n'y a plus d'air dans l'EN. C'est pourquoi, j'enseigne en apnée. Mais je respire à fond ailleurs. Ailleurs!
Ecrit par : Passant | 27 novembre 2009
Pas très objectif(ve), gloups...
Ecrit par : nicolas | 27 novembre 2009
Ils ne respectent rien, ces profs !
Bloc-notes
Arrêter de téléphoner en classe ? Et puis quoi encore ?
Ils ne respectent rien, ces profs !
En ligne le 26 nov. 2009
Le ministre de l'Education nationale a commenté le 24 novembre l'affaire du Lycée Jean Lurçat, où des élèves d'une terminale, après avoir signé une lettre demandant à changer de professeur d'anglais, ont envoyé à cette dernière un message de menaces et d'insultes : elle osait en effet leur demander de ranger leur téléphone portable et de ne pas l'utiliser pendant les cours. Ils lui ont en outre dérobé une clé USB, vol explicitement revendiqué à titre de représailles...
« Les équipes mobiles de sécurité vont se rendre dans l’établissement pour procéder à une enquête et faire en sorte que les responsables de cette lettre soient sanctionnés », a déclaré le ministre.
Parce que maintenant il faut des équipes de sécurité pour savoir si un mioche mal élevé a craché à la figure de son professeur ou lui a dit Va te faire enc... ?
Parce que, sans ça, il n'y aurait aucune investigation, aucune sanction ?
Que non ! l'inspecteur d'Académie, un mois après les faits, a pris son courage à deux mains, s'est rendu sur place et a fait preuve d'une fermeté inouïe. Jugez plutôt : il a dit aux élèves que ce n'est pas bien, qu'on allait chercher qui a fait ça - « dans la mesure du possible » (faut pas rêver quand même) - et a rappelé que la sanction collective est interdite (ça ce n'est pas un rêve, c'est certain).
On est rassurés : une main de fer garantit le calme et la sérénité dans les établissements scolaires.
C'est vrai, il faut un peu d'ordre. Ce qu'a parfaitement résumé l'humoriste Nicolas Cantelou au sujet de cette affaire : « ils se croient tout permis, ces profs ! ». Et dire que le professeur concerné a même eu le culot de porter plainte !
Lire l'article de 20 minutes faisant état de la déclaration de Luc Chatel.
Lire l'excellent article de Bénédicte Charles sur Marianne.fr Lycée Jean Lurçat : téléphonique ta mère
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Publié dans : Bloc-notes - Par Mezetulle
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Ecrit par : retraitée | 27 novembre 2009
Au Lycée Lurçat ou ailleurs , on fait les gros yeux, un peu d'agitprop gouvernementale pour le peuple tout de même "scandalisé" par l'affaire et puis on passe. Et cela durera , rien à espérer: on veut éviter les accrocs qui pourraient déranger la paix sociale. Si fragile.
Et puis les bavures avec des jeunes: l'embrasement, tout ça! Vous y pensez?
Ecrit par : Passant | 27 novembre 2009
L'article de Marianne est très bien, vraiment. Avec un intertitre dont je serais presque jaloux — "les petits cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît".
Quant à la vidéo en fin d'article, elle m'éclate.
http://www.marianne2.fr/Lycee-Jean-Lurcat-telephonique-ta-mere!_a182906.html
JPB
Ecrit par : brighelli | 27 novembre 2009
Parce que vous en avez beaucoup de la sollicitude, vous? Et puis, vous n'êtes pas parties, les deux jumelles, la preuve, vous intervenez pour râler.
Ecrit par : gloups | 27 novembre 2009
Vous avez déjà vu catmano râler, vous?
Ecrit par : Maminou | 27 novembre 2009
Moi, oui ! Et je peux vous assurer que, quand elle s'y mettait, c'était saignant !
C'est d'ailleurs pour ça qu'elle a arrêté, en public du moins. C'était pas constructif.
Quant à Dobolino, elle ne râle pas, elle explique.
Maintenant, s'il y a des personnes qui ne supportent pas les explications et qui préfèrent asséner des rumeurs en les prenant pour des vérités, c'est leur problème.
Dobolino est partie expliquer ailleurs et Catmano la comprend.
Grosses bises à tous, Carmen.
Ecrit par : c. cru | 27 novembre 2009
"Quant à la vidéo en fin d'article, elle m'éclate."
Qui est cap?
Qui oserait, dans la patrie des droits de l'homme, faire ça? Et les droits de l'enfant? et puis la brutalité, c'est mal. D'ailleurs à Lurçat et ailleurs les Huns sont multiples et ils font peur.
Ecrit par : Passant | 27 novembre 2009
A propos, qu'est-ce qu'il parle, comme langue, le prof éclateur de portables ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 27 novembre 2009
Vous avez déjà vu catmano râler, vous?
Ecrit par : Maminou | 27 novembre 2009
Moi, oui ! Et je peux vous assurer que, quand elle s'y mettait, c'était saignant !
C'est d'ailleurs pour ça qu'elle a arrêté, en public du moins. C'était pas constructif.
Grosses bises à tous, Carmen.
Ecrit par : c. cru | 27 novembre 2009
Enfin, Carmen , vous ne m'avez pas comprise.
Je voulais dire que catmano ne râlait pas contre des personnes mais dénonçait des faits...
Enfin, c'est ainsi que j'ai toujours interprêté ses écrits ...
Ecrit par : Maminou | 27 novembre 2009
Pardon, je voulais dire: le Hun est multiple.
Et le diable ne dit-il pas? "Je suis Légion".
Ecrit par : Passant | 27 novembre 2009
Excellent le Prof fracasseur, et c'est au Brésil ! Vous aurez remarqué le crucifix et les élèves en uniforme, sans doute une bonne école privée au vu de la tête des gosses.
Faut dire que là-bas c'est pas pareil (je ne retaperai pas un billet déjà ancien!) en particulier en ce qui concerne les relations prof-élève, beaucoup plus détendues qu'ici.
Ecrit par : sisyphe | 27 novembre 2009
"Quant à la vidéo en fin d'article, elle m'éclate."
Qui est cap?
Ecrit par : Passant | 27 novembre 2009
Vous ne faites pas ça, vous ? Moi, en cas d'attaque, je pratique le lancer de portable directement par la fenêtre de la classe ( j'ai la chance d'être au rez-de-chaussée !). Oui, c'est mal, très mal ! Spectacle, horreur et terreur assurés. Jusque là, il n'y a jamais eu de plainte et d'ailleurs, depuis, les téléphones ne sonnent plus, ça va finir par me manquer...
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2009
Cette histoire de téléphone m'en rappelle* une autre l'an passé: je choppe un portable en cours et le "pose de loin" ;) sur ma table...l'objet tombe par terre...quelle maladresse ! [ :) :) ]...ce fut dissuasif.
*alors ce verbe m'emm...depuis 40 ans !!!!
Ecrit par : sisyphe | 27 novembre 2009
Non je ne fais pas ça. Mais cela ne m'empêche pas de faire aussi des coups d'éclat. Grand cinéma et, comme par magie, l'orage passé, reprendre le cours comme si rien du tout ne s'était passé. Un calme! j'vous dit pas. Ni les regards ahuris.
Mais je préfère les cours heureux. Ils existent. Comme les petits miracles.
Ecrit par : Passant | 27 novembre 2009
Le site de Marianne est totalement parasité par une publicité débile pour Vittel, accompagnée d'une musique qui vrille les nerfs. C'est insupportable.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 novembre 2009
A propos du vaccin, un article intéressant. Pour Jean, que certains ont méchamment éloigné.
http://www.atoute.org/n/article134.html
Et un autre, mis en lien :
http://enattendanth5n1.20minutes-blogs.fr/
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2009
y a pas un truc pour vider la mémoire du tel comme sur les calculatrices?
Ecrit par : sisyphe | 27 novembre 2009
Au fait, avez-vous beaucoup d'élèves grippés H1 ? Et combien acceptent la vaccination ? Dans mon lycée, presque personne !
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2009
"*alors ce verbe m'emm...depuis 40 ans !!!!"
Ecrit par : sisyphe | 27 novembre 2009
Lequel ? Choper ? ;-)
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 27 novembre 2009
"Au fait, avez-vous beaucoup d'élèves grippés H1 ? Et combien acceptent la vaccination ? Dans mon lycée, presque personne !"
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2009
Vous bossez dans le même collège que Jean ? ;-)
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 27 novembre 2009
non, "rappel(l??)er et sa conjug' , grrrr !!!!
Ecrit par : sisyphe | 27 novembre 2009
Le site de Marianne est totalement parasité par une publicité débile pour Vittel, accompagnée d'une musique qui vrille les nerfs. C'est insupportable.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 novembre 2009
Tout est insupportable pour les profs. A croire qu'ils en tirent une certaine jouissance.
Écoutez France Musique ou Radio-Classique, ça vous calmera les nerfs. Encore que...
Ecrit par : marigot | 27 novembre 2009
@Christophe:
ce poème sublime de Vinicius me semble intraduisible et c'est bien dommage : c'est une pure expression de la "saudade". Toutes mes tentatives de traduction portugais-français échouent lamentablement, on perd l'arôme sous-jacent, la musique des mots et celle des sentiments associés.
Ecrit par : sisyphe | 27 novembre 2009
Quelques news du Soudan:
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/2009-11/soudan-fouettee-pour-avoir-porte-une-jupe-jusqu-au-genou-5566461.html
(source TF1-web)
Je ne savais que cette p... de charia s'appliquait aux infidèles en terre d'Islam, lesquels sont censés payer un "impôt" et être libres de pretiquer leur religion et mode de vie. Fanatiques, oui, mais o`u est le début et o`u est la fin?
Ecrit par : sisyphe | 27 novembre 2009
44% des français contre le foie gras, et shit alors!!!!!
http://lci.tf1.fr/economie/consommation/2009-11/foie-gras-ils-disent-non-au-gavage-5566335.html
Commence à ma les briser menu le politico-éco-économico-et coetera----correct!!
:( :( :( :(
Ecrit par : sisyphe | 27 novembre 2009
"Pendariès, rassurez-nous, les profs ne vont pas se mettre à taper les absences dans Pronote !"
Pierre Lariba, je pense qu'ils s'y mettront bien vite, au contraire... Ca fera du personnel de Vie Scolaire en moins à payer pour cela.
Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2009
On ne dit pas : « La broutille dont est favori » mais « La broutille dont à laquelle est favori ».
Quant à « Tailleboudino », il vous sait gré de, comme Amélie et ses multiples avatars, déformer ce pseudo : pareille méthode vous juge.
Ecrit par : Tailleboudin | 27 novembre 2009
Ojala !!!!!!! Epidermique l'admirateur de Rabelais.
On est au TGI ici ?
Célipin, célipinO...... Estas dormido ?..... Aqui lo tengo en el seno, muy bien guardalito en el saco que me diste....no es para vicios-afirmo el chicuelo con energia. (B. P Galgos).
La tolérance mon cher, la tolérance n'est vraiment pas votre tasse de thé !!!!!! Amusant.
Una pregunta : Toto Weininger et Otto Weininger, cela ne vous interpelle-t-il pas ???????
Ecrit par : carole | 27 novembre 2009
C'est l'avenir: PRONOTE, sous le couvert d'efficacité, on va nous demander de tout faire! et quand va vraiment s'installer l'autonomie des établissements, gare aux récalcitrants!
Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2009
C'est l'avenir: PRONOTE, sous le couvert d'efficacité, on va nous demander de tout faire! et quand va vraiment s'installer l'autonomie des établissements, gare aux récalcitrants!
Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2009
Oui, et très bon moyen pour les chefs d'établissement voyous de fliquer leurs subordonnés : nombre de notes dans le trimestre, gare aux notes trop "basses" qui feraient baisser les statistiques, etc.
Vous avez aimé Big Brother? Vous adorerez Pronote!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 novembre 2009
Ceuss qui vont en Corse — mais les autres aussi — seraient bien avisés de signer la pétition suivante :
http://www.rizzanese.fr/phpPETITION/phpPETITION/index.php
JPB
Ecrit par : brighelli | 27 novembre 2009
Voilà qui est fait.
Ecrit par : mihailovich | 27 novembre 2009
"Oui, et très bon moyen pour les chefs d'établissement voyous de fliquer leurs subordonnés : nombre de notes dans le trimestre, gare aux notes trop "basses" qui feraient baisser les statistiques, etc."
Pronote, mode d'emploi :
entrer un pseudo-devoir en fin de trimestre avec votre moyenne.
Un point c'est tout.
Inattaquable.
Si l'établissement est équipé en ordi dans toutes les salles et notamment sur la table profs, la gestion des absences d'élèves sur pronotes, je suis pour.
Le temps réel, y'a que ça
Ecrit par : Philippe Lucas | 27 novembre 2009
Le site de Marianne est totalement parasité par une publicité débile pour Vittel, accompagnée d'une musique qui vrille les nerfs. C'est insupportable.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 novembre 2009
Tout est insupportable pour les profs. A croire qu'ils en tirent une certaine jouissance.
Écoutez France Musique ou Radio-Classique, ça vous calmera les nerfs. Encore que...
Ecrit par : marigot | 27 novembre 2009
Le fiel, ça doit étouffer : ça expliquerait les éructations bêtes.
Ecrit par : Jeremy | 27 novembre 2009
Pronote, mode d'emploi :
entrer un pseudo-devoir en fin de trimestre avec votre moyenne.
Un point c'est tout.
Inattaquable.
Ph. Lucas
Ben voyons, les élèves font les calculs de leur côté et vous demandent, de plus en plus, des comptes. Devant soi: une école de clients.
Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2009
Pronote, mode d'emploi :
entrer un pseudo-devoir en fin de trimestre avec votre moyenne.
Un point c'est tout.
Inattaquable.
Ph. Lucas
Exact. Nous sommes nombreux à procéder ainsi. Sans problème.
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2009
Vos élèves ne vont pas voir la liste de leurs notes alors sur PRONOTE ou votre principal / proviser n'exige pas que vous affichiez les résultats des devoirs, séparément.... un devoir = une colonne. Avec le Cahier de Texte électronique en plus.
Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2009
Et les bons élèves, tu les mets où, pépère ?
Ecrit par : mihailovich | 27 novembre 2009
On les met pas. Ou alors, profond.
Oui, je sais, je sors 5 minutes. Mais je suis d'humeur rogue , pour ne pas dire noire, en ce moment.
Ecrit par : Françoise Guichard | 27 novembre 2009
Une autre expression courante chez certains enseignants en mal d'inspiration: "occuper les élèves"...
Ecrit par : marigot | 27 novembre 2009
L e meme sort que celui que supporte ses amies , celles qui n’ont pas eu sa chance d’y échapper et qui l’envient . Tout ça me fait mal , mal de devoir avoir des crampes d’estomac lorsque je pénètre dans ma ville pour rendre visite à ma mère que je supplie souvent de me rejoindre dans la beauté , la sécurité, la tranquillité ; oui ça existe encore , pas trop loin de Marseille …. mais pour combien de temps !!!!!??? Encore un dernier mot : Je ne suis pas raciste . Au nom de quoi le serais je ? C’est juste qu’il y en a assez de se confondre en excuse devant l’inexcusable , de paraitre le bourreau lorsqu’on est victime. Merci de m’avoir permise de m’exprimer .
Ecrit par : Hiro Hni | 27 novembre 2009
Intéressant témoignage que bien sûr personne ne commente. Ici, on ne veut ni voir ni savoir. La réalité est tout simplement ignorée. Pourtant, il y a des marseillais ici !
Pauvre France !
Ecrit par : 732 | 27 novembre 2009
Vos élèves ne vont pas voir la liste de leurs notes alors sur PRONOTE ou votre principal / proviser n'exige pas que vous affichiez les résultats des devoirs, séparément.... un devoir = une colonne. Avec le Cahier de Texte électronique en plus.
Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2009
Pour l'instant, il ne l'exige pas. Ni le cahier de textes électronique que beaucoup d'entre nous refusent.
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2009
Pronote, mode d'emploi :
entrer un pseudo-devoir en fin de trimestre avec votre moyenne.
Un point c'est tout.
Inattaquable.
Ph. Lucas
Exact. Nous sommes nombreux à procéder ainsi. Sans problème.
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2009
Certes, mais est-ce que ça va durer, l'inattaquable?
Je crains que Pendariès n'ait pas tort. On met le doigt dans un engrenage dont on ne saisit pas encore toutes les implications.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 novembre 2009
L'article de Marianne est très bien, vraiment. Avec un intertitre dont je serais presque jaloux — "les petits cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît".
Quant à la vidéo en fin d'article, elle m'éclate.
http://www.marianne2.fr/Lycee-Jean-Lurcat-telephonique-ta-mere!_a182906.html
JPB
Ecrit par : brighelli | 27 novembre 2009
---
J'avais déjà vu cette vidéo. J'ai bu du petit lait. :-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 27 novembre 2009
Intéressant témoignage que bien sûr personne ne commente. Ici, on ne veut ni voir ni savoir. La réalité est tout simplement ignorée. Pourtant, il y a des marseillais ici !
Pauvre France !
Ecrit par : 732 | 27 novembre 2009
89 a démoli la royauté et la noblesse, 48 la bourgeoisie et 51 le peuple. Il n’y a plus rien, qu’une tourbe canaille et imbécile. Nous sommes tous enfoncés au même niveau dans une médiocrité commune. L’égalité sociale a passé dans l’esprit. On fait des livres pour tout le monde, de l’art pour tout le monde, de la science pour tout le monde, comme on construit des chemins de fer et des chauffoirs publics. L’humanité a la rage de l’abaissement moral.
Va te faire foutre, troupeau ; je ne suis pas de la bergerie.
O France ! Bien que ce soit notre pays, c’est un triste pays, avouons-le ! Je me sens submergé par le flot de bêtise qui le couvre, par l’inondation de crétinisme sous laquelle peu à peu il disparaît.
Le premier remède serait d’en finir avec le suffrage universel, la honte de l’esprit humain. Tel qu’il est constitué, un seul élément prévaut au détriment de tous les autres : le nombre domine l’esprit, l’instruction, la race...
En voyant crever mon pays, je sens que je l’aimais.
Gustave Flaubert, Correspondance
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2009
Certes, mais est-ce que ça va durer, l'inattaquable?
Je crains que Pendariès n'ait pas tort. On met le doigt dans un engrenage dont on ne saisit pas encore toutes les implications.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 novembre 2009
Ne les saisissez-vous pas, ces implications? Je pense que si, mais vous n'osez le dire. Nous allons avoir un métier observé en temps réel par tout un monde extérieur que nous ne verrons pas, ou, comme la foudre, pour nous dire: ça ne va pas ce que vous faites!
Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2009
France, mère des arts, des armes et des lois,
Tu m'as nourri longtemps du lait de ta mamelle :
Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle,
Je remplis de ton nom les antres et les bois.
Si tu m'as pour enfant avoué quelquefois,
Que ne me réponds-tu maintenant, ô cruelle ?
France, France, réponds à ma triste querelle.
Mais nul, sinon Écho, ne répond à ma voix.
Entre les loups cruels j'erre parmi la plaine,
Je sens venir l'hiver, de qui la froide haleine
D'une tremblante horreur fait hérisser ma peau.
Las, tes autres agneaux n'ont faute de pâture,
Ils ne craignent le loup, le vent ni la froidure :
Si ne suis-je pourtant le pire du troupeau.
Joachim du Bellay, Les Regrets
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2009
En voyant crever mon pays, je sens que je l’aimais.
Gustave Flaubert, Correspondance
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2009
Un peu plus de 200 ans que la France crève alors? Que dire de Du Bellay.... Comme quoi, ça remonte la décadence...
Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2009
44% des français contre le foie gras, et shit alors!!!!!
Ecrit par : sisyphe | 27 novembre 2009
D'ici quelques temps, on avoisinera ici les 100 %.
Il serait temps que vous vous rendiez compte que vous êtes ici sur un blog politiquement correct, d'une part, et ce qu'est le politiquement correct d'aujourd'hui d'autre part : contre la burkha, contre la corrida, contre les moutons égorgés, contre les génocides programmés à coup de vaccins et contre le foie gras.
Quant aux huîtres qu'on mange vivantes, alors là ...
Ecrit par : 421 | 27 novembre 2009
Francis, puisque vous êtes "un homme de gauche qui a cessé de croire à la gauche six mois après l'élection de François Mitterrand en 1981", vous trouverez la réponse à votre question: " Pourquoi ai-je mis tant de temps à comprendre ?" dans "Le voleur dans la maison vide" suivi de "La connaissance inutile". Jean-François Revel, placé dans cette situation, n'attendit pas si longtemps pour admettre: je reste "de gauche" en souvenir de certaines valeurs dont la gauche a pu historiquement s'arroger un temps l'exclusivité, mais je n'abdique pas mon sens critique ni mon sens éthique, en votant à droite. Surtout en France, où la droite est bien à la gauche des autres droites occidentales.
Continuer à se dire de gauche, à tout crin, dénote, emtre autres choses, une aversion irrésistible, viscérale, pour une droite que la Gauche française a consciencieusement radicalisée, voire diabolisée, afin de conserver son hégémonie, cultivant avec le succès que l'on sait le mythe absurde du monopole du coeur et de l'intelligence.
Nous avions la droite la plus bête du monde, maintenant c'est le tour de la gauche.
Je soumets donc à votre réflexion (comme il y a plus de trois ans, quand JPB parlait de voter blanc aux présidentielles) l'aphorisme célèbre d'un autre Jean-François, plus connu sous le nom de Gondi, Cardinal de Retz, qui avait bien "compris", et promptement résolu, le dilemme. Le choix est vite fait entre la démission (vote blanc ou aller à la pêche) et l'action: il faut donc savoir changer de parti pour rester fidèle à ses opinions. Sinon, il faut accepter de changer d'opinion,
comme le disait Royer-Collard à Guizot, ou avant lui le bon François-René à Charles X.
Je ne mets pas de guillemets à ces citations, que je fais de mémoire, pour ne pas exciter la vindicte du tailleur de boudins, auto-promu épouilleur-en-chef du blog, que sa haute opinion de lui-même rend inaccessible à l'humour (et non inatteignable, comme le disait encore Védrine aux "4 vérités" de Télématin)Impossible de rétamer les Andouilles quand on passe son temps à marquer contre son camp.
Rabelais doit frémir d'horreur là-haut devant l'usurpation patentée du patronyme du vaillant et truculent "coronel", frère d'armes de Riflandouille, et nous donne licence de le railler.
Morel ayant déserté, il nous reste ce petit, tout petit, ersatz de ce Tailleboudin original.
Etonnez-vous que tournent à l'eau de boudin les débats entre "gens de gauche" sincères, de souche en quelque sorte, ou de circonstance, comme le preux chevalier Bay(roubl)ard.
Et à ce propos:
..."déformer ce pseudo : pareille méthode vous juge."
Ecrit par : Tailleboudin | 27 novembre 2009
Vlà la méthode, maintenant, qui enfile sa toge, s'avance au prétoire, agite ses manches, ajuste son rabat, et se mêle de juger et condamner Carole, présumée coupable.
Affaire suivante...
L'arroseur arrosé se déjuge bien tout seul. Sa Suprême Componction n'aime pas qu'on se gausse, mais elle devrait se réjouir que l'on ne fasse qu'en rire.
Tailleboudineau, ou Tailleaudeboudin, noms parfaitement appropiés à cette chasse à courre rabelaisienne aux Andouilles, avec le susnommé comme unique gibier, à la fois chasseur (...bredouille) et chassé. Taïo-ho-taïo...
Ecrit par : Cadichon | 27 novembre 2009
Un peu plus de 200 ans que la France crève alors? Que dire de Du Bellay.... Comme quoi, ça remonte la décadence...
Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2009
Ben oui. La France, y'en a qui l'aiment et d'autres qui la quittent...
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2009
On évoque Pronote, le cahier de texte électronique, ne nous étonnons pas que des cloportes consacrent leur énergie à fayoter pour la généralisation du flicage :
« Bonjour,
Au moment où les ENT se développent et où les cahiers de textes numériques vont devenir la norme (sic), qu’est-ce qu’un cahier de texte numérique vous apporte ?
A l’occasion d’un partenariat avec un des fabricants d’ENT, Fronter, nous vous proposons plusieurs enquêtes dont nous publierons les résultats, afin de voir arriver dans nos établissements des cahiers de textes numériques au plus près de nos besoins. Merci donc de répondre à l’une ou plusieurs de cette enquête selon votre rôle, et de faire circuler autour de vous ! La première partie de cette enquête prendra fin le 4 décembre.
- Vous êtes enseignant(e) http://tinyurl.com/enquete-profs
- Vous êtes parent d’élève http://tinyurl.com/enquete-parents
- Vous êtes personnel de direction http://tinyurl.com/enquete-direction
Les 3 enquêtes sur le site des Clionautes
http://www.clionautes.org/spip.php?article2676
Merci de votre aide !
Caroline »
Merci Caroline ! Quel sens critique ! En voilà une qui va finir formatrice de formatrices ! On est content que tu aies trouvé un « partenariat » Caro !
N'hésitez pas lui répondre franchement aux adresses citées !
Ecrit par : P. Lariba | 27 novembre 2009
Ben oui. La France, y'en a qui l'aiment et d'autres qui la quittent...
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2009
Comme pour l'Afrique du Nord, ma bonne dame! et Amélie, en passant, vous êtes profondément stupide........ mais attention, vous n'avez pas encore touché le fond de votre profondeur....
Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2009
Allez Pendariès, nous avons trouvé une amie qui nous veut du bien, autoportrait de la Caroline :
« Caroline Jouneau-Sion
Enseignante en histoire, géographie, éducation civique au collège Germinal de Raismes ; Membre du comité Editorial de l’association des Clionautes depuis 2003, présidente de l’association depuis mars 2006. Depuis 2006, je suis professeure associée à l’INRP dans le projet Géomatique de l’équipe Eductice. Avec Bastien Guerry nous avons créé le site WikiProf, je fais aussi partie de l’association Projetice. Je passe trop de temps sur mon ordinateur, mais j’aime aussi la course à pied !!! J’aime surtout le travail en équipe, le partage et les échanges. Ah oui : j’ai une demi heure de décharge pour m’occuper du site de mon collège, j’ai deux très chouettes enfants et un jardin dont je ne m’occupe pas du tout. S’il y a des volontaires... »
Malgré tous ses efforts pour caser le maximum de charabia à la mode, il y a un oubli, elle n'emploie pas le mot citoyen.
Et elle ne dit pas si elle s'occupe du catéchisme. ;))
http://www.clionautes.org/spip.php?auteur17
Ecrit par : P. Lariba | 27 novembre 2009
les vendu(e)s
Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2009
Et à ce propos:
..."déformer ce pseudo : pareille méthode vous juge."
Ecrit par : Tailleboudin | 27 novembre 2009
Vlà la méthode, maintenant, qui enfile sa toge, s'avance au prétoire, agite ses manches, ajuste son rabat, et se mêle de juger et condamner Carole, présumée coupable.
Affaire suivante...
L'arroseur arrosé se déjuge bien tout seul. Sa Suprême Componction n'aime pas qu'on se gausse, mais elle devrait se réjouir que l'on ne fasse qu'en rire.
Tailleboudineau, ou Tailleaudeboudin, noms parfaitement appropiés à cette chasse à courre rabelaisienne aux Andouilles, avec le susnommé comme unique gibier, à la fois chasseur (...bredouille) et chassé. Taïo-ho-taïo...
Ecrit par : Cadichon | 27 novembre 2009
Après ce franc éclat de rire Cadichon, je crains que Maître Boudin ne te fasse comparaître en jugement et te jette à la vindicte populaire............ Jugée par un blood sausage, je présume que la sentence va tourner en eau de boudin.
Quitte à choisir un pseudo, notre juge aurait pu opter pour Dupond, il serait passé incognito.
Ecrit par : carole | 28 novembre 2009
Sisyphe nous renvoie à une belle histoire de flagellation, et il n'y a même pas d'images !
Pendariès, je suis sûr que vous avez totalement raison. ProNotes (qui en touche les bénéfices, au passage ? Quel pistonné l'a vendu à l'administration ?), c'est Big Brother au service du Ministère. Je suis sûr que d'ici peu, certaines sections seront consultables par les parents, et l'argument économique est imparable : ça épargne du papier et des pions.
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 novembre 2009
« sa haute opinion de lui-même »
Cadichon | 27 novembre 2009
« Sa haute opinion de Lui-même », ô dindonnesque et modestissime dinde.
Ecrit par : Tailleboudin | 28 novembre 2009
« "La France, y'en a qui l'aiment et d'autres qui la quittent...
Amélie | 27 novembre 2009"
Comme pour l'Afrique du Nord, ma bonne dame ! »
Pendariès | 27 novembre 2009
A ce propos, vient de paraître un superbe livre de photos de Marc Riboud intitulé _Algérie indépendance_.
Ecrit par : Tailleboudin | 28 novembre 2009
« Taïo-ho-taïo... »
Cadichon | 27 novembre 2009
Nous autres, Français, écrivons : « Taïaut ».
C'est toujours un plaisir de vous enseigner l'orthographe de ma langue.
N'hésitez pas à demander conseil en cas de doute.
Encore que je crains qu'il ne vous habite plus guère.
Ecrit par : Tailleboudin | 28 novembre 2009
« Hiro Hni | 27 novembre 2009 »
« 732 | 27 novembre 2009 »
La crapule lepeniste appâte à nouveau.
Il est vrai qu'elle a des Sinôn dans la place.
Ecrit par : Tailleboudin | 28 novembre 2009
J'utilise Pronotes et assimilés depuis quelques années et m'en félicite:
- plus de listes d'élèves à recopier dans un cahier de notes; très pratique lorsque les effectifs sont mouvants;
- plus de moyennes à calculer;
- accès direct aux moyennes et bulletins, impecc pour le PP;
- visu de graphiques très pratiques;
- cahier de texte en ligne: rapide, possibilité de mettre des docs en PJ, des liens internet;
- gestion en direct des absences: très rapide, listes des élèves à jour (en principe), gros avantage: historique des retards et absences des élèves;
Honnêtement, en tant que prof en collège avec 10/11 classes, je trouve que c'est un bon outil : le cahier de texte traditionnel m'a toujours gonflé en me faisant perdre du temps en cours, tant et si bien que je ne le remplissais plus, sans compter les "pertes" au sein du bahut...
Ce "tout numérique", à l'exception de la synthèse du conseil sur le bulletin que je préfère manuscrite, me convient fort bien et ce d'autant plus que je n'ai rien à cacher à personne, ni au chef d'établissement, ni aux élèves ou parents.
En quoi cette transparence vous ennuie-t-elle?? J'avoue ne pas comprendre ces réticences et ce fantasme du flicage...
En tant que parent, je trouve cela bien pratique pour mes enfants: notes, évolution des résultats par rapport à la classe, cahier de texte, sanctions...
Ecrit par : sisyphe | 28 novembre 2009
"En quoi cette transparence vous ennuie-t-elle?? J'avoue ne pas comprendre ces réticences et ce fantasme du flicage..." Sisyphe
Ce n'est pas un fantasme.
J'accepte le contrôle mais je veux savoir quand et comment on me contrôle.
Si j'étais pédagol;, je dirais volontiers que je veux être acteur de mon propre contrôle...
Ceci dit, j'ai dit plus haut, à la sauce Ph. lucas, ce que je pensais de pronotes.
Plus généralement, je suis persuadé, pour l'avoir expérimenté depuis bientôt 5 ans *, que cette demande pressante de "communication" des parents et élèves est plus un mantra creux qu'autre chose : quand on réalise ce "voeu", ça ne se bouscule pas au portillon...
* courriel perso (hors institution !) où parents et élèves peuvent me joindre. Je réponds dans les 24h
Ecrit par : dugong | 28 novembre 2009
"Ah oui : j’ai une demi heure de décharge pour m’occuper du site de mon collège, j’ai deux très chouettes enfants et un jardin dont je ne m’occupe pas du tout. S’il y a des volontaires..."
Ecrit par : P. Lariba | 27 novembre 2009
Bon, alors, personne pour aller lui arroser son gazon, à Caro ??? Pourtant, elle a une demi-heure de décharge, c'est elle qui le dit !
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 28 novembre 2009
La transparence totale, je n'en suis pas fan : je préfère rester diaphane * en me laissant la possibilité de passer entre les mailles du filet.
Mon côté dugong, probablement
* trans-lucididité
Ecrit par : dugong | 28 novembre 2009
Ben oui. La France, y'en a qui l'aiment et d'autres qui la quittent... Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2009
Et ceux qui restent, l'acquittent-ils pour autant ?
Ecrit par : nicolas | 28 novembre 2009
« En quoi cette transparence vous ennuie-t-elle?? J’avoue ne pas comprendre ces réticences et ce fantasme du flicage »
Pronote & Co ne sont pas de simples « outils ». Dans le climat de beaucoup de bahuts, ça devient de la surveillance des profs. Les parents protestent parce que les profs n’entrent pas ou pas assez les notes sur l’Internet, j’ai entendu des chefs d’établissement, friands de « docimologie », dire qu’il fallait au mini huit notes pour une moyenne digne de ce nom, et pis « Mme Martin n’a mis qu’une note ce trimestre et elle en retard comme d’habitude » et la sienne, de note, va en prendre un coup car elle est « dépassée » et M. Duchemol, lui, il a quarante « évaluations » positives, etc.
Dans certains endroits, peut-être que ces bidules électroniques sont neutres mais d’après ce que je vois, on est comme dans les films américains : « tout pourra être utilisé contre vous ». Je n’empêche aucun parent de prendre rendez-vous pour me parler et je n’ai rien à cacher vu que je fais mon boulot, cependant ceusses qui pensent que Monchéri est gravement pénalisé par un méchant prof préfèrent écrire à l’administration pour se plaindre dans notre dos ! Entre cloportes, ils se reconnaissent.
Ecrit par : Pierre Lariba | 28 novembre 2009
Ben oui. La France, y'en a qui l'aiment et d'autres qui la quittent... Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2009
Amélie, vous savez que vous êtes une étrangère dans 200 pays de notre vaste monde ?
Allez, marche la route et marque dommage !
Ecrit par : Orthos | 28 novembre 2009
A propos du "pronotage" généralisé, je me suis toujours demandé ce qui incitait les gens à accepter de creuser leur tombe avant d'être génocidés.
Ecrit par : dugong | 28 novembre 2009
Comme pour l'Afrique du Nord, ma bonne dame! et Amélie, en passant, vous êtes profondément stupide........ mais attention, vous n'avez pas encore touché le fond de votre profondeur....
Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2009
Vous ai-je insulté ? Je ne le pense pas.
Mais comme vous êtes spirituel et quelle leçon d'intelligence vous nous donnez !
Toujours les injures et toujours fidèle à l'esprit et aux méthodes de ce blog ! Vous vous êtes bêtement vexé, mon cher. Quant au parallèle avec l'Algérie, vous voulez dire peut-être que comme les pieds-noirs, vous partez parce que c'est une question de vie ou de mort ? Pour qui s'y connait en valises, cela peut en effet aisément se comprendre.
Et s'il faut choisir, mieux vaut faire sa valise que porter celle de l'ennemi. Voir le témoignage de cette marseillaise, posté par celui que le boudiné traite de crapule lepeniste, ce qui le dispense de parler du malaise de bon nombre de citoyens, contribue grandement au dialogue et ne peut que les aider à supporter encore et toujours les miracles avérés et de plus en plus ravissants du multiculturalisme et du communautarisme.. républicains !
Regardez dans quel état de crispation cela a mis ce pauvre boudin bouilli tailleur de mots (qu'il croit subtils) et champion des points Godwin. Il a touché le fond, comme vous dites, et explose à la moindre contrariété en éclaboussant de haine ses contradicteurs. Monolithique, il en est encore à l'indépendance de l'Algérie, alors que les Algériens fuient leur pays de cocagne qui fabrique de la misère, c'est dire son décalage !
Ecrit par : Amélie | 28 novembre 2009
Amélie, vous savez que vous êtes une étrangère dans 200 pays de notre vaste monde ?
Allez, marche la route et marque dommage !
Ecrit par : Orthos | 28 novembre 2009
Et alors ?
Ecrit par : Amélie | 28 novembre 2009
Bon, alors, personne pour aller lui arroser son gazon, à Caro ??? Pourtant, elle a une demi-heure de décharge, c'est elle qui le dit !
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 28 novembre 2009
Elle dit plus haut qu'elle aime aussi la course la pied...
Au lieu de s'écrier : "Encor, hardi, hardi!"
Elle enfil'un jogging, un jogging j'ai bien dit,
Alors, moi, ça me fi-i-i-ge !
Ecrit par : chevreuil | 28 novembre 2009
Amélie, vous devriez faire des études historiques.
Les immigrés aujourd'hui présents en France ne repartiront pas — ou très marginalement. Et ils ne se convertiront pas (à quoi, d'ailleurs ?).
Tout ce que je sais, parce qu'il y a des exemples historiques célèbres, c'est que dans cent ans, ils voteront Front National en demandant l'expulsion des (ici, liste non exhaustive des immigrés de l'an 2109). Exactement comme les italo-espagnols des années 1900-1940, qui crachent aujourd'hui sur les immigrés les plus récents.
Je disais : faire des études…
Intéressez-vous par exemple au massacre des Italiens, perpétré dans les alentours d'Aigues-mortes en 1893 — par des travailleurs français qui les trouvaient décidément inassimilables, parce qu'ils n'étaient pas syndiqués et qu'ils étaient ultra-catholiques face à un mouvement ouvrier français en pleine déchristianisation.
Voir http://www.rene-merle.com/article.php3?id_article=570
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 novembre 2009
En quoi cette transparence vous ennuie-t-elle?? J'avoue ne pas comprendre ces réticences et ce fantasme du flicage...
En tant que parent, je trouve cela bien pratique pour mes enfants: notes, évolution des résultats par rapport à la classe, cahier de texte, sanctions...
Ecrit par : sisyphe | 28 novembre 2009
Même opinion.
Et qu'est-ce que c'est pratique de se faire faire la moyenne coefficientée de manière automatique !
Mais il est vrai que j'ai l'âge de ma contreficher de tout ce que l'on pourrait me dire ou me reprocher.
Il en allait de même lorsqu'en collège je faisais mon heure de grammaire, mon heure d'orthographe, etc.
Persoone ne m'a jamais rien dit, je le faisais pourtant figurer sur le c. de texte. On exagère beaucoup la surveillance dont nous ferions l'objet. Je crois plutôt que chacun fait son petit boulot, dans son coin, en passant entre les gouttes.
Même les inspecteurs, même les proviseurs.
mais je peux me tromper.
Ecrit par : Garafignoux | 28 novembre 2009
Un extrait du supplément week end de Riposte Laïque qui est aussi un portrait ressemblant d'un certain nombre de personnalités de ce blog, grands comiques chasseurs de fachos, pourfendeurs de racistes et traqueurs de nazis :
"A force d’ignorer les peurs d’un peuple qu’ils méprisent, les donneurs de leçons laissent la situation d’insécurité se dégrader et, à terme, ils favorisent des tentations répressives. En fait, les bien-pensants ne seraient-ils pas les « idiots utiles » du fascisme à venir ? Nous y reviendrons.
Une accusation de racisme à peine voilée
En réalité, les bien-pensants veulent toujours – comme à leur habitude – faire taire leurs opposants. Cela ne les intéresse pas de discuter, de chercher à éclaircir la situation, de confronter des points de vue. Ils aiment la diversité surtout entre gens d’accord sur les mêmes idées, les mêmes valeurs. Un drôle de pluralisme. Mais quand on formule des opinions gênantes, ce qu’ils veulent, c’est discréditer l’autre (par ex. Zemmour ou Riposte Laïque), et identifier leurs contradicteurs avec l’extrême droite. Si l’opération réussit, il n’y aura plus à discuter. Car c’est bien connu, on ne discute pas avec un facho, on le met « hors d’état de nuire », on lui tape dessus ou au moins on lui fait des procès pour le ruiner et l’empêcher d’exprimer ses idées nauséabondes.
Quand, lors d’un débat sur l’insécurité, un bien-pensant dit « vous avez peur », il suggère : « vous avez peur de l’autre, des musulmans ou des ‘jeunes des cités’, parce que vous êtes raciste. Votre peur est la peur du petit blanc, ou du petit bourgeois, face aux classes dangereuses. Cette peur a toujours servi à justifier la répression et l’Etat fort. Votre peur n’est pas recevable, moi je n’en ai rien à faire ! » Il est intéressant de noter à quel point cette leçon de morale est insupportable, pleine de mépris pour tous ces gens qui souffrent d’une insécurité véritable, d’agressions, ces profs, ces pompiers, ces médecins. Nos bien-pensants, que proposent-ils de faire des plaintes de toutes ces personnes, à part les qualifier de « racistes » ?"
http://www.ripostelaique.com/Les-pretendus-antifascistes.html
Ecrit par : Amélie | 28 novembre 2009
Le commentaire 93 sur le lycée Lurçat (marianne2) m'a permis d'enrichir ma collection de dys avec la
"dysharmonie de la personnalité".
J'ai cherché sur le web les symptômes de cette nouvelle manière de faire chier les profs.
J'ai trouvé :
"Pour employer le vocabulaire adéquat, on parle de dysharmonie de la personnalité : c’est à dire qu’on peut avoir à la fois un enfant très « savant » sur le plan du langage, du raisonnement et tout petit, très régressé dans les étapes du développement de l’enfant, en résumé : un aspect très distordu de la personnalité, avec un déficit important de la représentation et une presque impossibilité d’accession au champ de la symbolisation."
A la lecture, je ne suis pas trop inquiet, ça ne doit pas être une dyscourante (synonyme de chiasse ou de logorrhée ?).
Vu la description c'est surement très compliqué à chopper et pas à la portée de n'importe quel môme mal élevé !
Ecrit par : Zorglub | 28 novembre 2009
« Et qu'est-ce que c'est pratique de se faire faire la moyenne coefficientée de manière automatique ! »
Oui, d'ailleurs ça fait des années que comme beaucoup, j'utilise un tableur avec une feuille de calcul que j'ai créée qui fait tout ce qu'on veut comme pourcentages, écarts-types, rangs ou appréciations automatiques mieux que Pronote. Dans çuilà je ne mets que ma moyenne.
Ecrit par : P. Lariba | 28 novembre 2009
Garafignoux, la surveillance? Le pro du bahut lors de la réunion de pré-rentrée a dit à tous ses enseignants: "Moi qui suis parent d'élève [son fils est dans son lycée...], j'aime bien savoir où en est mon enfant, ce qu'il a fait, sa progression". Et sa réaction, sera-t-elle celle d'un parent ou celle d'un proviseur(voire les deux, simultément) si quelque chose le tracasse?
Ce qui a été amusant, pour moi, arriva lorsque des elèves de 3DP6 me dirent: "Monsieur, vous au moins, vous écrivez tout ce qu'on fait en cours, dans le cahier de texte, tandis que les autres profs, c'est une ligne". Ainsi donc, d'un certain côté, je suis consciencieux pour les élèves car je remplis mon cahier de texte? Mais un affreux professeur quand je les fais travailler et les punis quand ils sont agités, ou tricheurs, etc.?
Voyons, les amis, la clef de votre réussite passera par le paraître et le faire-savoir (le règne de la comm' quoi): comme pour les inspections.
En effet, j'appris de lèvres autorisées, que nos inspecteurs, pour faire leur rapport, s'appuient avant tout sur ce que disent de nous nos proviseurs, nos principaux: c'est leur grille de lecture; ils n'ont qu'une heure, toutes les x années, pour voir comment nous exerçons; et sachant pertinemment que le jeu est biaisé, ils se tournent vers qui nous fréquente(nt) le plus longtemps, qui sait quel professeur a des "soucis" de disciplines, lequel reçoit le plus de coups de téléphone contre lui, etc.
En tant que PP, j'ai lu toutes les remarques des collègues: j'y ai découvert le fossé entre ce que certains disent en privé et ce qu'ils écrivent sur les bulletins. Il y a des génies de faux-derchisme policé; mais, bon, au moins, ils répondent aux attentes de l'administration; et sont vus comme de bons pédagogues, bien notés, les références de l'établissement.
Un autre scandale: en 3DP6, la majorité des élèves est illettrée, a du mal à comprendre les rouages et les subtilités du monde qui les entoure, etc. Quand chez moi, un(e) gamin(e) a 4 de moyenne en histoire-géo, par exemple, dans ses matières professionnelles - qu'il / elle découvre - et il y en a pas mal qui ont 16.... Ha oui, ne pas désespérer Billancourt. Et le vilain, c'est moi. Comment est-ce que les parents peuvent comprendre la situation scolaire réelle de leur enfant? Il / elle est envoyée dans des classes signifiant leur échec depuis la 6ième, mais il / elle explose tous les scores! Revaloriser le LP - car ces élèves iront en LP -? Il est assuré qu'avec une telle politique le Professionnel va reluire.
Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2009
Quand chez moi, un(e) gamin(e) a 4 de moyenne en histoire-géo, par exemple, dans ses matières professionnelles - qu'il / elle découvre - et il y en a pas mal DE CES NOUVELLES MATIERES - il / elle se retrouve avec un 16 de moyenne, sachant à peine écrire (j'aimerais beaucoup connaître le type de devoir que ces collègues donnent et qu'elles sont leurs exigences)...
Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2009
Personnellement je n'ai jamais eu aucun commentaire par rapport au nombre de notes ou autres. Sachez que le cahier de texte online sera obligatoire l'an prochain dans l'académie d'aix-marseille...
In fine, dans la mesure ou je fais mon boulot du mieux possible, cette transparence ne me gêne pas. Au nom de quoi devrai-je travailler dans le secret? Et oui, je regarde ce que font les profs de mon fils en 5e, tant en ce qui concerne le contenu que les évaluations (rythme, coefs, nombre). C'est pratique.
Le seul problème c'est le nombre peu élevé de consultations par les parents, mais ça ne change rien par rapport à un système "à l'ancienne-recette traditionnelle".
Moi aussi, mail dispo et accessible aux rendez-vous.
Ecrit par : sisyphe | 28 novembre 2009
Tout à fait d'accord, Pendariès, je constate ce genre de choses tous les jours.
Certains font du Potemkine à leur petit niveau : ils racontent à leurs collègues que les élèves sont nuls ou pénibles (et c'est en général partagé par tout le monde) et le jour du conseil de classe, ce sont eux qui ont les meilleures moyennes et qui trouvent les braves petits bien «sympathiques » et « très vivants ».
Ecrit par : P. Lariba | 28 novembre 2009
Info qui sort enfin de notre petit milieu, dans le Figaro du 28/11/2009 | Mise à jour : 09:46
« Confidentiel: Nouveau recrutement des inspecteurs pédagogiques
Le recrutement des inspecteurs d’académie et inspecteurs pédagogiques régionaux a changé. Désormais, 85 % d’entre eux seront recrutés par concours. Les 15 % restants seront issus d’une filière spécifique et seront «titulaires au moins d’une licence », avec des «compétences en formation ». On imagine la tête des agrégés titulaires d’un master quand ils se verront donner des conseils pédagogiques par ces inspecteurs nouvelle formule. »
Ecrit par : P.Lariba | 28 novembre 2009
Sisyphe... Mais quel parent regarde sur internet l'évolution de son gosse? Le même que celui qui vient aux réunions parents-profs, celui dont le fils ou la fille n'est pas trop à problèmes... Ca ne révolutionnera pas l'école le ProNote; mais sous le couvert de rendre plus aisé et confortable le travail des enseignants, nous aurons droit - où il y aura des connes et des cons assoiffés de pouvoir et de lècge-culisme rectoral - à un peu plus de convocations dans le bureau du pro ou du principal. Je préfère le génie de la nonchalence à celui de la compétition qui vicera les rapports entre les uns et les autres. Ce n'est certes pas pour nous faire un cadeau, ce magnifique outil moderne qu'est ProNote; même si on peut imaginer qu'il soit le fruit de bonnes intentions, il est impossible de croire, dans le monde français que nous connaissons, que c'est juste pour nous faire plaisir.
NB: vous voyez, ça commence le: "Moi, je crains rien, je fais mon boulot". Vous savez, peut-être que le collègue qui ne fait pas comme vous, fait très bien son travail en classe - pas besoin de multiplier les notes pour que la transmissions des savoirs soit accomplie, si vous voyez ce que je veux dire... Comme si le nombre de devoirs qualifiait positivement un enseignant... bien entendu.
Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2009
Il y a plusieurs années que les notes sont rentrées, les bulletins rédigés via l'informatique : on a essayé plusieurs logiciels : Campus, Gest notes, etc. Le calcul automatique des moyennes a été une vraie libération ! En tout cas, pour moi.
La nouveauté, cette année, avec l'ENT, c'est que les parents ont accès en temps réel à la base de données, le tout n'étant pas à usage interne comme précédemment mais intégré au serveur de l'académie.
Obligation nous est faite à la rentrée de janvier de relever les absences heure par heure et de remplir le cahier de textes en ligne. Une charge de plus. Il faut donc disposer d'un ordinateur sur son bureau, ce qui est en passe d'être réalisé dans mon établissement : câblage tous azimuts.
Nous n'aurons plus de cahier de textes ou d'appel en version papier. On ne nous laisse pas le choix ! Ceci dit, il nous a été conseillé par notre administration d'en écrire le moins possible : juste le travail à faire pour le cours suivant. Moins on en dit, mieux c'est.
Pour les devoirs, nous pouvons taper les notes quand nous voulons, au dernier moment si cela nous chante. On peut les rentrer jour par jour et décider d'une date de publication ultérieure. On peut laisser un intitulé neutre du type "devoir, "oral", etc. ou détailler si l'on veut. Tout cela est laissé à notre libre appréciation.
Pour ma part, je suis plutôt réfractaire à la gestion des absences et au cahier de textes en ligne. Le point positif de l'ENT, c'est de pouvoir travailler de chez soi, avec donc moins de stress. Un professeur principal peut par exemple consulter le bulletin de chez soi et préparer son conseil de classe, ce que je viens de faire. Combien d'entre nous ont eu en main les bulletins juste avant le conseil ! Combien d'entre nous ont rongé leur frein devant le seul ordinateur disponible monopolisé par un collègue !
Pour ce qui est du flicage, il existait avant (j'en ai été une victime, il y a quelques années), il sera facilité par ces moyens, c'est sûr. Si un principal, un inspecteur veulent vous chercher des poux, rien de plus facile. Assurons donc le service minimum sans aucun zèle en la matière.
Nous sommes tout de même plusieurs à demander des versions papier pour les relevés de notes de mi-trimestre : toutes les familles n'ont pas internet ! Pour l'instant, nous dit-on, seul le bulletin trimestriel sera édité.
On n'a pas encore parlé de "l'histoire des arts" qui nous tombe dessus cette année en troisième : une autre belle usine à gaz !
Ecrit par : Marilyse | 28 novembre 2009
"Vous savez, peut-être que le collègue qui ne fait pas comme vous, fait très bien son travail en classe - pas besoin de multiplier les notes pour que la transmissions des savoirs soit accomplie, si vous voyez ce que je veux dire... Comme si le nombre de devoirs qualifiait positivement un enseignant... bien entendu."
Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2009
Mais je n'en doute pas! Et sur le fond Pronotes n'y change rien: tout le monde sait qui fait quoi et comment. Les élèves parlent....même aux conseil de classe.
Je dois être optimiste ou naïf : cet outil me plaît ! J'écoute aussi les anciens: si je constate l'ombre d'une menace bigbrotherienne, j'en tirerai les conséquences, ne servant plus la soupe à personne...;)
Ecrit par : sisyphe | 28 novembre 2009
En plus: remplir le cahier de texte (obligation statutaire) chez soi, avec une bonne bière bien fraîche et du temps, quel plaisir!
:) tchin-tchin
Ecrit par : s | 28 novembre 2009
Houla! je me permets de corriger des copies dans quelques uns de mes bars favoris en buvant un cocktail (le ChiChi est une meriveille, le Cuba Libre aussi et tant d'autres), ou une bière aussi - tout dépend le bar et l'ambiance que je désire alors.
Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2009
L'IPR -collègue pas plus idiot que ça! s'appuie aussi sur le cahier de texte et les cahiers d'élèves pour juger du travail effectué, sachant pertinemment que le cours observé n'est souvent qu'un "sur-mesure" provisoire.
Qu'ils s'appuient sur ce que disent nos supérieurs, je n'en doute pas!
Ecrit par : sisyphe | 28 novembre 2009
vous savez bien qu'on peut écrire ce qu'on veut sur le cahier de texte, et que les cahiers d'élève - du moins en LP....
Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2009
"Houla! je me permets de corriger des copies dans quelques uns de mes bars favoris en buvant un cocktail (le ChiChi est une meriveille, le Cuba Libre aussi et tant d'autres), ou une bière aussi - tout dépend le bar et l'ambiance que je désire alors."
bien!! Perso je préfère dissocier le plaisir des corrections ( ah ah ) et celui de boire un pot dehors... ;) !!
Ecrit par : sisyphe | 28 novembre 2009
vous savez bien qu'on peut écrire ce qu'on veut sur le cahier de texte, et que les cahiers d'élève - du moins en LP....
Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2009
jusqu'à un certain point tout de même...j'avoue ne plus avoir rempli ce cahier de texte pendant deux ans dans mon ancien bahut, ça n'a manqué à personne.
hihi...
Ecrit par : sisyphe | 28 novembre 2009
Amélie, vous devriez faire des études historiques.
Les immigrés aujourd'hui présents en France ne repartiront pas — ou très marginalement. Et ils ne se convertiront pas (à quoi, d'ailleurs ?).
Ecrit par : brighelli | 28 novembre 2009
Mais je ne veux chasser personne, vous le faites exprès ou quoi ?
Et puis grand merci, Brighelli, pour cette sollicitude pédagogico-instructionniste condescendante à mon égard, mais c'est peine perdue.
L'Histoire n'est pas la boule de cristal dans laquelle vous mirez votre ramage et votre plumage, et vous complaisez à faire des prédictions pour 2109. Un siècle !
Descendante d'immigrés italiens en Algérie, puis immigrée ensuite en France, je sais de quoi vous parlez, je connais aussi les efforts qu'il a fallu faire et pour nous, des deux côtés de la méditerranée, pour s'ASSIMILER en silence . Mais vous parlez d'une immigration européenne et inférieure en nombre à ce que nous connaissons aujourd'hui. Et ce n'est pas être xénophobe que de constater, comme le fait Riposte Laïque, que cette assimilation à "l'ancienne" ne fonctionne plus . Il suffit de regarder autour de soi les progrès au galop du communautarisme et de l'islamisme. Il est interdit d'en parler ici et c'est bien le problème.
Alors cessez donc vos insinuations douteuses, je vous prie et ne déclarez pas encore une fois, comme un ANCIEN combattant, que vous avez, preux chevalier, guerroyé contre frère Tarik à la télé, si c'est pour dire ensuite, comme vous venez de le faire, qu'il faut laisser le temps au temps et que les italiens (ou espagnols, portugais, polonais) d'hier ressemblent aux immigrés "religieux" d'aujourd'hui. C'est ri-di-cu-le.
Je vous salue bien.
Ecrit par : Amélie | 28 novembre 2009
bien!! Perso je préfère dissocier le plaisir des corrections ( ah ah ) et celui de boire un pot dehors... ;) !!
Ecrit par : sisyphe | 28 novembre 2009
bah - comme je suis peu chez moi, et que je préfère être dehors, au soleil, sur les terrasses, dans les jardins, etc. Quand l'heure sonne des copies, je déprimerai de changer mon rythme de vie pour elles, alors je les emporte. Mais, pas d'inquiétude! jamais cela ne me gâchera une am ou une soirée; et puis ça se corrige sans difficulté des copies de LP.
Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2009
Avec le cahier de textes électronique je pourrai copier-coller chaque année en changeant les dates ;))
Ecrit par : Orthos | 28 novembre 2009
je déprimeraiS
Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2009
A propos de "toucher le fond", voilà ce que dit Malika Sorel, une "crapule lepeniste", sans aucun doute. C'est tout frais :
"Gadgets et recettes de cuisine…
Mon livre est bien trop compliqué pour une société devenue avide de gadgets et de recettes de cuisine vite prêtes, vite consommées. Traiter la réalité du sujet de l’intégration en évoquant tout le travail à accomplir au sein des familles, à l’école, dans le monde politique, dans la société, tout en prenant en considération une grande variété de facteurs, tels que l’impact du maintien d’un lien étroit avec le pays d’origine ; ce qui a changé par rapport aux précédentes vagues d’immigration ; les conséquences des flux migratoires continus ; les ressorts psychologiques et philosophiques ; la dynamique des groupes… tout cela se révèle en effet bien trop compliqué, quand d’autres promettent le paradis par quelques coups de baguette magique. Le pire dans tout cela, c’est que beaucoup de Français croient au surnaturel. C’est ainsi que grâce à Rama Yade, tous les Africains s’intègreront et se sentiront Français un jour prochain, et que Rachida Dati conduira tous les Maghrébins à devenir véritablement Français et donc à transmettre les idéaux français à leur descendance…
Mon approche est bien trop compliquée. Pour qu’elle soit prise en compte, il faudra vraisemblablement que les Français touchent d’abord le fond du fond : qu’eux-mêmes ou des membres de leurs familles soient victimes des dégâts collatéraux de la discrimination positive, que défend Rama Yade, l’une des personnalités préférées des Français (quand on aime, on ne compte pas le nombre de flagellations…) ; qu’il y ait encore bien d’autres émeutes de banlieues malgré les torrents de milliards déversés ; que les enseignants se mettent à refuser d’enseigner, la peur au ventre, dans des classes où ils se sentent en insécurité ; que bien d’autres matches de football se concluent par des attaques sur les Champs-Élysées, sous les yeux effrayés de touristes venus des quatre coins du monde admirer les beautés léguées par l’histoire de la France ; que les Français ressentent une overdose de religion envahissant tous leurs espaces de vie…
Lorsque les Français auront touché le fond, je suis sûre qu’ils se souviendront alors que leurs ancêtres s’étaient battus pour faire entrer leur société dans la modernité politique, et que cela correspondait au respect d’un certain nombre d’exigences. Ils se détourneront alors des “solutions” gadgets-recettes de cuisine et accepteront d’appréhender les problèmes dans leur globalité. Bref, ils accepteront de quitter le monde de l’enfance pour entrer dans l’âge adulte."
http://puzzledelintegration.blogspirit.com/
Ecrit par : Amélie | 28 novembre 2009
monomanie, l'autre nom d'amélie; allez zou! je vais faire mes longueurs à la piscine
Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2009
Amélie, j'ai des amis (Maurice Vidal, par exemple) à Riposte laïque, mais je le leur dis (et vous le dis) tout net : ils sont engagés en ce moment dans un combat douteux, comme disait Steinbeck. En particulier, la polémique avec Caroline Fourest (qui en a autant fait pour défendre la laïcité que Fourest ? Ou Catherine Kintzler ?) arrive d'âges enfouis, où la moindre organisation gauchiste excluait celles et ceux qui n'étaient pas exactement dans la ligne — j'ai connu ça de trop près pour ne pas avoir envie d'y revenir. Le gauchisme, maladie infantile du capitalisme, disait Lénine. Il avait bien raison — l'ultra-laïcisme est la maladie infantile de la laïcité.
Ce qui me chagrine le plus, c'est que des personnalités dont je ne contesterai jamais l'engagement anti-raciste se retrouvent sur des positions qui ressemblent fort à celles d'une guerre de religion — et nous savons tous ce que ça donne, les guerres de religion, nous avons payé pour voir, entre le XVIème et le XVIIIème siècle. Et pour rien.
Alors, faire pression sur les législateurs (qui sont actuellement dans un double discours dangereux), certainement. Se lancer dans de grandes campagnes d'anathèmes, sous prétexte qu'on a participé à ceci ou cela, serré la man à tel ou tel, ou parlé un jour d'Islam sans avoir l'écume à la bouche, ça me semble très exagéré. Si je me trouvais une cible, aujourd'hui, ce serait bien plus volontiers Yazid Sabeg que Caroline Fourest.
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 novembre 2009
monomanie, l'autre nom d'amélie; allez zou! je vais faire mes longueurs à la piscine
Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2009
Et vos problèmes administratifs, avec vos élèves, le sentiment que vous n'avez pas le poste que vous méritez, vous appelez ça comment ?
Des monomaniaques sur ce blog, il y en a de toutes sortes.
Ecrit par : Amélie | 28 novembre 2009
En parlant de monomaniaques, pour mes petites manies perso, j'ai migré ici :
http://neoprofs.forumactif.net/francais-lettres-en-primaire-et-college-f32/ma-fille-a-du-mal-a-ecrire-t15470-30.htm#239634
et là :
http://forums-enseignants-du-primaire.com/index.php?showtopic=213293&pid=4285386&st=0entry4285386
Si toutefois il y en a que ça intéresse.
PS : ça marche avec des enfants de toutes les couleurs et de toutes les confessions ;-))) !
Ecrit par : catmano | 28 novembre 2009
Se lancer dans de grandes campagnes d'anathèmes, sous prétexte qu'on a participé à ceci ou cela, serré la main à tel ou tel, ...
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 novembre 2009
Oui certes ! Mais que penser de Xavier Bertrand président de l'UMP qui signe un traité d'amitié et de coopération avec le PCC autrement dit le parti communiste chinois et qui serre la main de Wang Jiarui membre du comité central ?
Que contient ce mémorandum ? Entre autres choses la non-ingérence dans les affaires politiques intérieures des deux pays et la gestion des collectivités territoriales par les deux partis co-signataires !
Ecrit par : iPidiblue au sud de l'amour | 28 novembre 2009
Houla! je me permets de corriger des copies dans quelques uns de mes bars favoris en buvant un cocktail (le ChiChi est une meriveille, le Cuba Libre aussi et tant d'autres), ou une bière aussi - tout dépend le bar et l'ambiance que je désire alors.
Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2009
Idem. Moi, c'est sur le front de mer ajaccien, devant un muscat au coucher du soleil et l'assiette apéritive qui l'accompagne.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 novembre 2009
Nouvelles du front.
Je recopie à l'intention des uns et des autres ce témoignage d'une collègue de ZEP (mon établissement de rattachement).
Il figure dans un classeur que j'ai pour ma part renoncé à remplir : à quoi bon ?
Il n'a rien d'exceptionnel ; d'autres le sont davantage. C'est ce que nous vivons tous, tous les jours et sans qu'aucune mesure soit prise, à aucun niveau, pour que les choses s'arrêtent ou s'améliorent :
"Cours d'espagnol de mardi 6, jeudi 8 et vendredi 9 octobre 2009 :
Une bonne moitié des élèves de 4ème 4 a encore eu une attitude inadmissible cette semaine.
La plupart du temps, ce sont les garçons qui perturbent le cours par des commentaires mal venus, des bavardages incessants, des fous rires au moindre prétexte, des coups de règle qui se donnent dès que j'ai le dos tourné, sans parler des bruits bizarres que je serais la seule à entendre (T.B. a été dénoncé aujourd'hui par I.B. quand j'ai parlé de punition collective).
Ces élèves "exigent" des explications quand je les change de place et/ou refusent de donner leur carnet de liaison, sous prétexte qu'ils ne sont pas les seuls concernés (par les bavardages en particulier).
Je demande sans arrêt aux élèves de ne pas se balancer. Je les ennuie avec mes interdictions ou mes recommandations : ils savent parfaitement ce qu'ils font de toutes façons, ils dominent la situation.
A tel point que mardi, M.L. est tombé et s'est fait mal (passage à l'infirmerie) ; jeudi, c'est K.R. qui s'est cassé la figure et a eu très mal.
Ces deux chutes ont provoqué l'hilarité générale dans une ambiance déjà peu encline au travail.
Hier, jeudi, J.M. m'a demandé la permission de dire à voix haute, pour toute la classe "ce que D. avait dit à T."
Je n'ai même pas eu le temps d'ouvrir la bouche pour lui répondre (par la négative, bien sûr, j'espère que cela ne fait aucun doute pour personne) qu'il était déjà debout et lançait triomphalement à la ronde à qui voulait bien l'entendre :
"D. a dit à T. qu'il avait léché les boules de son chien !"
Pauvre J.M. ! Il avait cru en toute bonne foi que je lui avais donné l'aval pour faire sa tonitruante déclaration ! Il n'était donc ni responsable, ni coupable de quoi que ce soit ! Tout comme ses camarades. Puisqu'ils ne sont pas les seuls à perturber les cours, ils méritent l'impunité. Il faut que je m'occupe du sort des autres, mais surtout pas du leur. Ils sont au "goulag", les pauvres !
Ce matin (vendredi), W.A. s'est mis un nez de clown pour faire le guignol : cette attitude reflète tout-à-fait la mentalité des élèves de cette classe.
Ils n'ont pas encore compris qu'ils sont au collège. Non, ils se croient au cirque."
Ecrit par : Robin | 28 novembre 2009
Entre autres choses la non-ingérence dans les affaires politiques intérieures des deux pays et la gestion des collectivités territoriales par les deux partis co-signataires !
Ecrit par : iPidiblue au sud de l'amour | 28 novembre 2009
Ils ont échangé le Tibet contre la Corse ? ;-)
Ecrit par : Robin | 28 novembre 2009
Ils ont échangé le Tibet contre la Corse ? ;-)
Ecrit par : Robin | 28 novembre 2009
C'est bien possible ! Mais les chinois ne gagneront peut-être rien au change s'il leur faut se charger de Charles Pasqua et de Jean Paul Brighelli ...
Ecrit par : iPidiblue échanges croisés | 28 novembre 2009
Sur Riposte laïque.
Je pense que depuis la controverse opposant le site à Henri Pena-Ruiz, l'essentiel a été dit. Le philosophe a très bien montré comment au nom du combat pour la laïcité, il y avait une dérive de type "choc des civilisations" (le christianisme contre l'islam). Alors que la laïcité, c'est la neutralité à l'égard des groupes de pressions (christianisme, islam... voire groupes de pressions économiques).
A l'échelle de la construction européenne, voilà qui va d'ailleurs probablement devenir un enjeu majeur. Va-t-on vers l'affirmation des "racines chrétiennes de l'Europe" (comme certains le désirent), ou vers une Europe laïque? Et il n'y a pas lieu de focaliser sur l'islam, au risque d'en faire l'arbre qui cache la forêt. Le problème concerne aussi, par exemple, le poids de l'église catholique en Irlande. Hier, dans l'émission "Thalassa", j'ai également vu un reportage sur le mont Athos, en Grèce, interdit aux femmes et érigé en "république monastique" dans l'Etat grec... Ca pose question, non?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 novembre 2009
C'est curieux mais en vieillissant je trouve que JPB chausse de plus en plus des lunettes roses, est-ce qu'il se ramollit ? Il nous parle de 2109 comme si nous y étions alors qu'il est à peu près sûr et certain que tous les participants de ce blog seront au mieux des vieux sacs d'os à ce moment ...
Ecrit par : iPidiblue ramollissement croisé | 28 novembre 2009
"On n'a pas encore parlé de "l'histoire des arts" qui nous tombe dessus cette année en troisième : une autre belle usine à gaz !"
Ecrit par : Marilyse | 28 novembre 2009
Je crois qu'on en a parlé il n'y a pas longtemps !
D'accord avec Jean-Paul ! Il ne me semble pas que Caroline Fourest soit une cible logique pour des gens qui défendent la laïcité. Et il me semble, Amélie, que la confusion entre "Islam" et "Islamisme" soit plus dangereuse qu'autre chose !
Et puis, vous m'avez dit vous-même que vous connaissiez des musulmans présentables, et plus que ça, même !
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 28 novembre 2009
"dem. Moi, c'est sur le front de mer ajaccien, devant un muscat au coucher du soleil et l'assiette apéritive qui l'accompagne."
Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 novembre 2009
I HATE YOU !!
;)....bon, moi c'est à 3 km du front de mer marseillais. On se console comme on peut dans le 5e !
Ecrit par : sisyphe | 28 novembre 2009
Ils ont échangé le Tibet contre la Corse ? ;-)
Ecrit par : Robin | 28 novembre 2009
C'est bien possible ! Mais les chinois ne gagneront peut-être rien au change s'il leur faut se charger de Charles Pasqua et de Jean Paul Brighelli ...
Ecrit par : iPidiblue échanges croisés | 28 novembre 2009
Mince alors, ils nous auraient refait le coup de 1768?!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 novembre 2009
"Je n'ai même pas eu le temps d'ouvrir la bouche pour lui répondre (par la négative, bien sûr, j'espère que cela ne fait aucun doute pour personne) qu'il était déjà debout et lançait triomphalement à la ronde à qui voulait bien l'entendre :
"D. a dit à T. qu'il avait léché les boules de son chien !"
Ecrit par : Robin | 28 novembre 2009
Elle aurait pu lui répondre: "on ne dit pas les boules, on dit les couilles"...
Parfois, ça peut déstabiliser un élève qui veut vraiment faire le malin, et mettre les rieurs de son côté... Mais ça ne marche pas à tous les coups.
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 28 novembre 2009
Sisyphe, savez-vous que nous habitons même le même arrondissement ?
D'ici que vus soyez mon voisin de palier — celui que je ne vois jamais…
JPB, de la rue Abbé de l'Epée…
Ecrit par : brighelli | 28 novembre 2009
Daniel Arnaud tout cela c'est bien joli mais que je sache ce ne sont pas les moines du Mont Athos qui ont assassiné lâchement et sauvagement le cinéaste Théo Van Gogh !
D'autres exemples :
Salman Rushdie obligé de vivre clandestinement et protégé.
L'affaire Ayaan Hirsi Ali.
Je ne vois pas d'exemples comparables d'une terreur chrétienne au XIXème et au XXème siècles qui se serait manifestée par des persécutions semblables du moins en Europe de l'Ouest.
Il nous faut remonter loin dans le passé pour retrouver de semblables agissements en Europe (Pogroms en Europe de l'Est jusqu'au début du XXème, guerres de religion aux XVIème et XVIIème en Europe de l'Ouest).
Le seul contre-exemple récent c'est l'affaire Yougoslave issue des débris du bloc de l'Est.
Il y a bien des chronologies différentes selon les sociétés et les civilisations et donc un heurt des convictions de certaines populations plus ou moins avancées.
JPB a tendance à devenir irénique avec l'âge ...
Ecrit par : iPidiblue et les remugles du passé | 28 novembre 2009
Par expérience, dans ce genre de classe:
- ne plus faire cours mais faire copier n'importe quoi;
- téléphoner "en direct" aux parents;
- exclure sans états d'âme, rapports à l'appui avec la mention "empêche le bon déroulement du cours" ou "attitude incompatible avec la sécurité de l'élève/des élèves" + travail à faire (copie règlement intérieur)
- si soucis avec l'administration rapport aux exclusions, descendre dans la cour avec toute la classe (si si)
NE JAMAIS FAIRE INTERVENIR UN CPE et/ou UN PRINCIPAL : il faut faire face soi-même.
On flingue d'abord, on peut discuter ensuite. Ces élèves apprécient d'avoir en face quelqu'un "qui en a" mais qui peut aussi discuter.
Bon courage et que la force soit avec vous.
Ecrit par : sisyphe | 28 novembre 2009
"Pendariès, rassurez-nous, les profs ne vont pas se mettre à taper les absences dans Pronote !"
Pierre Lariba, je pense qu'ils s'y mettront bien vite, au contraire... Ca fera du personnel de Vie Scolaire en moins à payer pour cela.
Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2009
Dans l'un des deux établissements où j'exerce, il n'y a plus aucun support papier. Pronote fait tout : cahier de textes et cahier d'absences (et plein d'autres trucs encore, mais moi pas assez intelligent pour comprendre).
Il y a une autre "application" qui s'appelle "Dokéos" où on peut leur donner du travail par Internet et dont je me suis servi pendant la semaine de fermeture du collège pour cause de grippe A.
Entre nous soit dit, je n'ai aucun avis, ni pour ni contre tous ces machins. Je m'en fiche complètement.
Si encore ça accompagnait un surcroît d'humanité, mais l'humanité dans les collèges, avec ou sans Pronote, on la cherche désespérément.
La barbarie n'est pas soluble dans la technologie. Sinon, ça se saurait.
Ecrit par : Robin | 28 novembre 2009
La barbarie n'est pas soluble dans la technologie. Sinon, ça se saurait.
Ecrit par : Robin | 28 novembre 2009
Cela dépend éminemment de ce qu'on appelle barbarie ! Indifférence à autrui ? Ou au contraire pression sociale du groupe sur l'individu ?
Ecrit par : iPidiblue et les remugles du passé | 28 novembre 2009
La barbarie n'est pas soluble dans la technologie. Sinon, ça se saurait.
Ecrit par : Robin | 28 novembre 2009
Oui, comme un "poison insoluble"...
Ecrit par : Marilyse | 28 novembre 2009
Tiens Robin ! vous qui aimez bien travailler du ciboulot je vous donne à méditer le titre d'une tribune libre du "Monde" du jour qui s'intitule "Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part" phrase reprise d'une célèbre chanson de Brassens, où il s'agit de condamner la fierté de ceux qui sont naïvement français ! Mais c'est exactement ce que pensent les milliardaires qui se réfugient dans des paradis fiscaux, pourquoi payer des impôts alors qu'on a eu la malchance de naître quelque part ?
Au fond il s'agit bel et bien de se moquer des pauvres qui n'ont qu'un seul bien leur patrie ... "Le Monde" a choisi son camp, l'internationale des brigands qui ne sont pas si cons que cela, eux !
Ecrit par : iPidiblue et les imbéciles heureux qui sont nés quelque part | 28 novembre 2009
Voyez-vous Brassens est un brave type, je n'en disconviens pas, mais il n'aurait pas été travailler pour le STO chez BMW et il aurait résisté aux Nazis sa parole aurait eu plus de poids ! Je veux bien qu'on condamne le nationalisme mais c'est mieux quand on a d'abord combattu pour la liberté ...
Ecrit par : iPidiblue et les combattants de la liberté | 28 novembre 2009
Amélie, vous devriez faire des études historiques.
Les immigrés aujourd'hui présents en France ne repartiront pas — ou très marginalement. Et ils ne se convertiront pas (à quoi, d'ailleurs ?).
Tout ce que je sais, parce qu'il y a des exemples historiques célèbres, c'est que dans cent ans, ils voteront Front National en demandant l'expulsion des (ici, liste non exhaustive des immigrés de l'an 2109). Exactement comme les italo-espagnols des années 1900-1940, qui crachent aujourd'hui sur les immigrés les plus récents.
Je disais : faire des études…
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 novembre 2009
Je confirme, et je dirais même que c'est déjà observable. Voilà quelques années, j'étais exilé en banlieue parisienne, dans un Lycée Professionnel. C'était l'époque du référendum pour la Constitution européenne et, un peu plus tard, des émeutes.
Sur la Constitution, l'un des thèmes alimentant le "non" était le "plombier polonais", et plus généralement le "risque" de voir des travailleurs arriver des ex-pays de l'Est et tirer les salaires vers le bas. J'ai vu des élèves "d'origine maghrébine" faire preuve d'une xénophobie toute décomplexée, du genre : "en plus, ils vont nous ramener des Tziganes et des Albanais, tous des voleurs et des trafiquants", etc.
Le fait que le Front National compte désormais quelques adhérents "d'origine maghrébine", de ce point de vue, ne m'étonne pas outre mesure...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 novembre 2009
"On n'a pas encore parlé de "l'histoire des arts" qui nous tombe dessus cette année en troisième : une autre belle usine à gaz !"
Ecrit par : Marilyse | 28 novembre 2009
C'est intéressant: j'ai évoqué le problème, le scandale même, plus haut, le 26, sans aucun retour...
Tenez, voici le début qui est suivi de la communication de J Rouch.
"Notez qu'avec le Ministère de l'Education et son crétinisme inspiré par la gauche omniprésente, on se demande si nous ne sommes pas déjà "à gauche". Prenez l'option Histoire des arts. C'est le bordel! Pas d'heures en plus pour enseigner, pas d'heures pour faire passer les épreuves. Mais de l'imagination est demandée, que dis-je, exigée par le ministère. Tenez, lisez cette prose émanant de (J.ROUCH IA-IPR-AP chargée du suivi de l'enseignement Histoire des Arts ) elle est éloquente. Et quand on pense que l'an prochain ce sera obligatoire et non optionnel... C'est comme la fixette sur la lettre de Moquet: gadget et fausse bonne idée.
Voilà.
A suivre. Peut-être.
Autre sujet:
Hier, dans l'émission "Thalassa", j'ai également vu un reportage sur le mont Athos, en Grèce, interdit aux femmes et érigé en "république monastique" dans l'Etat grec... Ca pose question, non?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 novembre 2009
La République du Mont Athos ne date pas d'hier: 10° siècle.
Il y a eu des tentatives d'ignorants qui ont une curieuse conception de la laïcité pour imposer la présence des femmes sur cette presqu'île. Elle ont échoué. la Grèce reconnait le statut particulier de cette république monastique.
C'est un lieu rare et protégé, comme il n'y en a plus beaucoup sur cette Terre. Si on commence à imposer les femmes sans comprendre, alors on pourra aussi imposer le tourisme et les baignades sous les ermitages du "désert vertical".
On peut être laïque, agnostique, mais intolérant, donc stupide, non!
Ecrit par : Passant | 28 novembre 2009
Daniel Arnaud même topo que pour Brassens précité, si vous n'étiez pas professeur de l'Education nationale et donc si vous ne bénéficiez pas du statut de fonctionnaire grâce à votre carte d'identité nationale, votre parole aurait davantage de poids ! C'est un peu facile quand on est protégé de se moquer de ceux qui ont des craintes pour leur avenir ... exposez-vous davantage et puis après vous viendrez faire le courageux et le donneur de leçons de morale !
Ecrit par : iPidiblue et les combattants de la liberté | 28 novembre 2009
Toujours sur l'immigration et son histoire.
Je pense qu'on a dans les débats sur ces thèmes dix à vingt ans de retard. Ceux qui s'expriment sur le sujet présupposent généralement l'immigration maghrébine, comme si le problème d'intégration se posait encore pour elle. Or, j'ai la conviction que, comme les Italiens ou les Polonais auparavant, elle est passée.
Nous ne sommes plus dans les années 80 et à l'époque de la "marche des Beurs". Les jeunes qui avaient 20 ans à l'époque en ont 40 aujourd'hui, et ont fait leur chemin. Si certains sont en situation précaire, d'autres sont devenus professeurs, avocats, agents immobiliers, cadres, etc. En banlieue parisienne, ce sont souvent les patrons des entreprises où les élèves de Lycée Professionnel font leurs stages...
D'ailleurs, au moment des émeutes de novembre 2005, c'est davantage la vague d'immigration suivante qui était concernée : l'Afrique subsaharienne (Mali, Mauritanie...). Ce qui ne signifie pas du reste que tous les fils de Maliens ou de Mauritaniens étaient dans la rue à ce moment-là.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 novembre 2009
Daniel Arnaud même topo que pour Brassens précité, si vous n'étiez pas professeur de l'Education nationale et donc si vous ne bénéficiez pas du statut de fonctionnaire grâce à votre carte d'identité nationale, votre parole aurait davantage de poids ! C'est un peu facile quand on est protégé de se moquer de ceux qui ont des craintes pour leur avenir ...
Ecrit par : iPidiblue et les combattants de la liberté | 28 novembre 2009
La protection dans l'Education nationale est toute relative... Informez-vous avant d'affirmer...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 novembre 2009
"Mon approche est bien trop compliquée. [...] il faudra vraisemblablement que les Français touchent d’abord le fond du fond" Amélie
Votre "complexité" est très décodable.
Au fond, victimes dans l'âme, vous aspiriez dès le départ à vous faire refouler de la baie d'Alger.
Vous ne vous en êtes jamais remise (de peine).
Cherchez donc des chicores à ceux qui affrètent les esquifs où meurent des sommes - dans l'espoir de décamper, à ne pouvoir écoper assez de seaux - d'hommes aux Comores.
Ecrit par : dugong | 28 novembre 2009
La protection dans l'Education nationale est toute relative... Informez-vous avant d'affirmer...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 novembre 2009
Euh ! Je ne comprends pas trop ce que vous voulez dire ! Vous n'avez pas un statut de fonctionnaire ? Votre pension de retraite n'est pas inscrite sur le grand livre de la dette de l'Etat ? Mon cher je veux bien qu'on me prenne pour un imbécile mais méfiez-vous quand même des retours de bâton ...
Ecrit par : iPidiblue retours de bâton | 28 novembre 2009
monomanie, l'autre nom d'amélie; allez zou! je vais faire mes longueurs à la piscine
Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2009
Et vos problèmes administratifs, avec vos élèves, le sentiment que vous n'avez pas le poste que vous méritez, vous appelez ça comment ?
Des monomaniaques sur ce blog, il y en a de toutes sortes.
Ecrit par : Amélie | 28 novembre 2009
Amélie, c'est un blog sur l'Ecole; je ne rapporte d'exemples que ceux que je connais bien, les miens, et qui, hélas ou pas, me paraissent édifiants (je ne vais pas parler à la place de la voisine ou du voisin sous prétexte que nous partageons les mêmes idées ou le même combat). Ce qui m'intéresse ce sont les expériences personnelles; les voici ce que je vis. Le reste.... blablablablaaaaaaa. Quant au poste que je mériterais....? Je n'ai jamais écrit cela: je m'interroge sur la qualité universitaire de certain(e)s qui se retrouvent à enseigner à la fac. Je questionne un mouvement qui intègre, en prenant des postes aux autres filières, des individus qui, de toute évidence, sont des pirates. That's all, ma jolie.
Sauf que, vous le remarquerez, je l'espère, je ne parle pas tout le temps de la même chose; je n'emploie pas le même angle d'attaque sans cesse (je préfère le butinage à la La Fontaine): elle est là votre monomanie, une toupie qui ne tourne pas rond.
Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2009
Si toutefois il y en a que ça intéresse.
PS : ça marche avec des enfants de toutes les couleurs et de toutes les confessions ;-))) !
Ecrit par : catmano | 28 novembre 2009
Merci pour les liens Catmano, même si je ne suis plus trop concernée.
En vous lisant, bien des choses s'éclairent ;o))
Ecrit par : lucile | 28 novembre 2009
les voici ce que je vis [ON ENLEVE LE "LES" POUR PLUS DE CLARTE]
Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2009
Hier, dans l'émission "Thalassa", j'ai également vu un reportage sur le mont Athos, en Grèce, interdit aux femmes et érigé en "république monastique" dans l'Etat grec... Ca pose question, non?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 novembre 2009
La République du Mont Athos ne date pas d'hier: 10° siècle.
Il y a eu des tentatives d'ignorants qui ont une curieuse conception de la laïcité pour imposer la présence des femmes sur cette presqu'île. Elle ont échoué. la Grèce reconnait le statut particulier de cette république monastique.
C'est un lieu rare et protégé, comme il n'y en a plus beaucoup sur cette Terre. Si on commence à imposer les femmes sans comprendre, alors on pourra aussi imposer le tourisme et les baignades sous les ermitages du "désert vertical".
On peut être laïque, agnostique, mais intolérant, donc stupide, non!
Ecrit par : Passant | 28 novembre 2009
Mais Passant, personne ne conteste les éléments historiques que vous donnez ci-dessus.
Et c'est bien le problème de la laïcité : celle-ci ne s'applique jamais sans difficultés. Elle se trouve toujours confrontée à l'histoire, à la tradition et à la culture d'une communauté particulière.
En France, au début du XXe siècle, la laïcisation de l'Etat rencontre une forte opposition populaire, parce que les gens dans les petites villes et les villages sont encore très pratiquants. Eux aussi revendiquent l'histoire et la tradition.
Quand les autorités républicaines enlèvent les crucifix dans les écoles, par exemple, on assiste à de véritables mouvements de protestation de la population elle-même et, dans certains endroits, ça tourne très mal et on compte même des incidents et des morts.
Je ne dis pas ici que c'est bien ou pas bien. Ni qu'il faut forcément raser le mont Athos! J'ai seulement écrit que cela posait question. Ce qui veut dire surtout que l'articulation de la laïcité avec la religion, ainsi que le thème de l'identité, ça ne concerne pas que l'islam, comme certains s'obstinent à le marteler.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 novembre 2009
En particulier, la polémique avec Caroline Fourest (qui en a autant fait pour défendre la laïcité que Fourest ? Ou Catherine Kintzler ?) arrive d'âges enfouis, où la moindre organisation gauchiste excluait celles et ceux qui n'étaient pas exactement dans la ligne — j'ai connu ça de trop près pour ne pas avoir envie d'y revenir.
Ecrit par : brighelli | 28 novembre 2009
Amusant, ça, " excluait ceux qui ne sont pas dans la ligne" ! N'est-ce pas exactement ce qui se fait ici, avec insultes, anathèmes et diabolisations en prime ? Ici, on est tolérant maintenant, ou alors seulement avec une certaine religion (d'après ce qu'on peut lire ici depuis longtemps) ?
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nous savons tous ce que ça donne, les guerres de religion, nous avons payé pour voir, entre le XVIème et le XVIIIème siècle. Et pour rien.
Ecrit par : brighelli | 28 novembre 2009
Et c'est pour ça qu'on doit tendre l'autre joue à ceux d'en face pour qui c'est effectivement une guerre de religion ? J'aimerais qu'on me dise par exemple pourquoi c'est Ramadan qu'on invite complaisamment sur les plateaux télé et que peu de gens osent contredire. Il est censé représenter qui au juste, parler au nom de qui ? C'est très ambigu. Où sont les modérés qui pourraient croiser le fer avec lui ? Ce serait intéressant, mais je sais qu'il n'y en a pas beaucoup et pour cause .
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j'ai des amis (Maurice Vidal, par exemple) à Riposte laïque, mais je le leur dis (et vous le dis) tout net : ils sont engagés en ce moment dans un combat douteux,
Ecrit par : brighelli | 28 novembre 2009
Non, ils ont raison.
Ecrit par : Amélie | 28 novembre 2009
La protection dans l'Education nationale est toute relative... Informez-vous avant d'affirmer...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 novembre 2009
Euh ! Je ne comprends pas trop ce que vous voulez dire ! Vous n'avez pas un statut de fonctionnaire ? Votre pension de retraite n'est pas inscrite sur le grand livre de la dette de l'Etat ?
Ecrit par : iPidiblue retours de bâton | 28 novembre 2009
S'il n'était question que de cela.
Si vous venez régulièrement sur ce blog, il ne vous a pas échappé que certains témoignent de situations quelques peu... dégradées dans l'Education nationale.
Allez donc parler de "protection du fonctionnaire" à cette jeune enseignante poignardée en plein cour en 2006; elle en a réchappé, mais elle attend toujours le soutien de sa hiérarchie qui était censée garantir sa "protection"; le collègue faussement accusé d'avoir donné une baffe à un élève, l'année dernière, lui s'est pendu de désespoir pendant sa garde à vue...
Les pertes ne sont pas négligeables, sur le front de l'enseignement. Reportez-vous donc au livre de Véronique Bouzou "Ces Profs qu'on assassine" (chez Jean-Claude Gawsewitch) : édifiant.
Les enseignants blasés qui commencent à penser "démission" et à aller faire autre chose, eux aussi, sont inquiets pour leur avenir... Et accessoirement, les fameuses vacances d'été que la moitié de la population active nous envie ne sont pas payées, évidemment.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 novembre 2009
Tous les métiers ont leurs inconvénients !
Je connais un professeur de mathématiques qui était informaticien dans le secteur privé mais qui a trouvé que la pression du travail était trop grande et qui a préféré perdre sur son salaire et se retrouver tranquillement à l'Education nationale !
Ecrit par : iPidiblue c'est là où le bât blesse ! | 28 novembre 2009
Tous les métiers ont leurs inconvénients !
Je connais un professeur de mathématiques qui était informaticien dans le secteur privé mais qui a trouvé que la pression du travail était trop grande et qui a préféré perdre sur son salaire et se retrouver tranquillement à l'Education nationale !
Ecrit par : iPidiblue c'est là où le bât blesse ! | 28 novembre 2009
Et?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 novembre 2009
Et?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 novembre 2009
Et ce que vous voulez ... je peux comparer aussi la dangerosité du métier de marin pêcheur en Bretagne avec celle d'instituteur ... mais de quoi vous plaignez-vous en fait Daniel Arnaud ? Qu'on vous retienne de force dans l'Education nationale ? Que vous ne disposiez pas d'un beau blog comme celui de JPB pour exprimer vos doléances ?
L'avenir est à vous ... les syndicats aussi, les manifs, les partis politiques ! Vous pouvez voter, militer, protester, faire grève, écrire un livre, que sais-je ?
Où est le problème ? On vous a coupé la langue à vous les professeurs ?
Ecrit par : iPidiblue c'est là où le bât blesse ! | 28 novembre 2009
Comme dit DA : Et ?
C'est juste la preuve que l'on se fait, dans le privé, une certaine idée de l'Education Nationale — une idée qui ne correspond pas toujours à la réalité.
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 novembre 2009
Bon allez ! Je viens de comprendre, vous voulez qu'on vous plaigne, Daniel Arnaud et Jean-Paul Brighelli ! Bon d'accord, cela ne me coûte pas pas trop : mon pauvre Daniel, mon pauvre Jean Paul que vous êtes malheureux ! Vous auriez mérité un sort plus beau, après de tels efforts, quel mérite, quel héroïsme ! Mais comment tenez-vous sans antidépresseurs ? Qu'est-ce donc que la vie pour vous traiter si mal ? C'est la scoumoune, je ne vois que cela ! Qu'allez-vous devenir mes enfants ? Des professeurs du centre d'enseignement par correspondance ? je ne vois plus que cela et encore ...
Ecrit par : iPidiblue et les lamentations de Jérémie | 28 novembre 2009
il n'y a pas lieu de focaliser sur l'islam, au risque d'en faire l'arbre qui cache la forêt.
Ecrit par : Daniel Arnaud
L'Arabe qui cache la Fourest ;o))) ?
Ecrit par : Moot | 28 novembre 2009
Verrrry funny !
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 novembre 2009
Ca continue ! Olé !
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/28/qui-est-assez-competent-pour-noter son-professeur_1273457_3224.html#ens_id=1229424&xtor=AL-32280151
Ecrit par : nicolas | 28 novembre 2009
Bah ! Ils ont encore moins d'orthographe que sur bonnetdane…
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 novembre 2009
« Il nous faut remonter loin dans le passé pour retrouver de semblables agissements en Europe (Pogroms en Europe de l'Est jusqu'au début du XXème [...] »
iPidiblue et les remugles du passé | 28 novembre 2009
Loin ? Pas tant que ça, en fait :
juillet 1941 : pogrom de Jedwabne ;
4 juillet 1946 : pogrom de Kielce.
A chaque fois, les habitants juifs ont été massacrés par des civils polonais que l'on est en droit de supposer catholiques.
Ecrit par : Tailleboudin | 28 novembre 2009
Choucroute à la bière ou au vin? Résolu (lorrain inside!) : cuisson à la bière et vin en accompagnement. Morteau, Montbéliard, Strasbourg, lard, jarret, patates. (et un rocher pour moi!)
Des suggestions?
:) miam miam !
Ecrit par : sisyphe | 28 novembre 2009
Tous les métiers ont leurs inconvénients !
Je connais un professeur de mathématiques qui était informaticien dans le secteur privé mais qui a trouvé que la pression du travail était trop grande et qui a préféré perdre sur son salaire et se retrouver tranquillement à l'Education nationale !
Ecrit par : iPidiblue c'est là où le bât blesse ! | 28 novembre 2009
Moi, ma grand-mère était rempailleuse, mon oncle carabin et ma nièce speakerine.
Ecrit par : Jeremy | 28 novembre 2009
Tous les métiers ont leurs inconvénients !
Je connais un professeur de mathématiques qui était informaticien dans le secteur privé mais qui a trouvé que la pression du travail était trop grande et qui a préféré perdre sur son salaire et se retrouver tranquillement à l'Education nationale !
Ecrit par : iPidiblue c'est là où le bât blesse ! | 28 novembre 2009
Moi, ma grand-mère était rempailleuse, mon oncle carabin et ma nièce speakerine.
Ecrit par : Jeremy | 28 novembre 2009
C'est qu'il peut être mauvais, le Jérem', un peu Tatie Danielle, le gamin!
Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2009
Le premier remède serait d’en finir avec le suffrage universel, la honte de l’esprit humain. Tel qu’il est constitué, un seul élément prévaut au détriment de tous les autres : le nombre domine l’esprit, l’instruction, la race...
En voyant crever mon pays, je sens que je l’aimais.
Gustave Flaubert, Correspondance
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2009
Il signait Gustavus Flaubertus, Bourgeoisophobus.
No further comment.
J'ai du mal à saisir le motif de la joute entre Pendariès et Amélie, sinon qu'effectivement le premier s'est senti (à tort à mon sens) visé par un commentaire d'ordre tout à fait général de la seconde, qui parle d'expérience de la "valise en carton", lequel, pour de nombreux Rapatriés, se traduisit par un choix, "la valise ou le cercueil". Cette formule est aussi le titre d'un livre ( je me souviens de sa couverture jaune) que certains ici pourraient lire avec profit avant de disserter sur la question depuis leur fauteuil, ou leur table de travail.
@JPB
Pourquoi parler d'ultra-laïcisme? Inflation bien inutile, comme ceux qui vous en ont plein la bouche avec l'ultra-libéralisme pour souligner leur détestation (les mêmes d'ailleurs la plupart du temps) sans se rendre compte que c'est une contradiction dans les termes.
Laïciste suffit à traduire la dimension sectaire, intégriste. C'est l'instrumentalisation militante de la laïcité, terme déjà plus fort que la sécularisation dont se satisfont les autres pays. Ce tropisme français est porté par une idéologie de combat, un sacerdoce séculier, avec ses dogmes et sa cléricature (Fourest et Kintzler comme archi-prêtresses) et il constitue une perversion de la laïcité, comme l'égalitarisme est celle de l'égalité. L'hyperbole est inutile, en application du principe que tout ce qui est excessif est insignifiant. L'ami Talleyrand savait de quoi il parlait, Aristote aussi (médéité).
Ecrit par : Cadichon | 28 novembre 2009
Jérémy, aimez-vous les paupiettes?
Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2009
"Jérémy, aimez-vous les paupiettes?"
Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2009
Ca, juste après le commentaire de Cadichon, c'est très drôle !!! ;-)
Cadichon, il faudrait savoir ! Vous, vous dites que Caroline Fourest est "laïciste", et Amélie dit que c'est un suppôt des islamistes! La vérité doit se trouver quelque part entre les deux, non ? ;-)
Jean-Paul, quand même ! Le niveau d'aureteaugraf ici n'est pas si mauvais !
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 28 novembre 2009
"Choucroute à la bière ou au vin? Résolu (lorrain inside!) : cuisson à la bière et vin en accompagnement. Morteau, Montbéliard, Strasbourg, lard, jarret, patates. (et un rocher pour moi!)
Des suggestions?
:) miam miam !"
Ecrit par : sisyphe | 28 novembre 2009
Mmmmmmmmmmmmhhh ! ;-)
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 28 novembre 2009
Cadichon, je ne me suis pas senti visé par Amélie, je (ne) m'interroge (plus) quant à sa capacité à n'interroger la société française qu'à travers son unique grille de lecture. C'est sa formule que j'ai trouvée hautement stupide; elle sait très bien qu'elle paraphrasait le FN - ça m'étonnerait que cela soit du côté de Harvey Milk, qui dit la même chose à San Francisco, qu'elle tire sa citation retouchée... Et quitter sn pays, ce n'est pas ne plus l'aimer - bien au contraire, très largement.
Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2009
Jérémy, aimez-vous les paupiettes?
Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2009
Oui, et j'aime la galette, aussi.
Savez-vous comment ?
Ecrit par : Jeremy | 28 novembre 2009
dites-moi, mon ami
Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2009
Moi, ma grand-mère était rempailleuse, mon oncle carabin et ma nièce speakerine.
Ecrit par : Jeremy | 28 novembre 2009
Vous n'auriez pas une tante dans votre parentèle par hasard ?
Ecrit par : iPidiblue et la famille de Jérémy | 28 novembre 2009
Oui, et j'aime la galette, aussi.
Savez-vous comment ?
Ecrit par : Jeremy | 28 novembre 2009
Quand elle est bien faite ... avec du beurre dedans... Visiblement, ce blog s'essouffle!
Ecrit par : marigot | 28 novembre 2009
Un blog qui s'essouffle, c'est un blog qui marche, tandis que ses détracteurs courent à leur perte.
Ecrit par : Jeremy | 28 novembre 2009
Ipidiblue, et ta soeur ?
Ecrit par : Jeremy | 28 novembre 2009
Dans un article assez drôle, N. Polony nous brosse un portrait du lycée du futur.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/10/09/01016-20091009ARTFIG00634-plongee-dans-l-ecole-du-futur-.php
"Jean-Marc Mercier, principal du lycée Philippe-Sollers, revient ragaillardi de la formation dispensée par le rectorat : «L'entretien d'embauche dans l'éducation nationale». Il est armé pour jauger les professeurs qui répondent à son appel d'offres."
Les petits chefs qui voudraient se la jouer "manager" en entretien d'embauche, feraient bien de méditer