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15 novembre 2009

Dijon et dependances 1

On connaît l’adage : « Ce qui nous divise est moins important que ce qui nous rassemble… »

« Consensuel ! » m’étais-je promis. « Je serai con-sen-suel… »

C’était mal parti. Invité à une table ronde sur « l’adaptation à l’hétérogénéité », j’étais débarqué mardi dernier : de bonnes âmes avaient prévenu Vincent Peillon que j’avais jadis menacé Pierre Frackowiack de lui « couper les choses / Par bonheur il n’en avait pas », comme disait Brassens. Gamineries de temps anciens, quand le même Fracko m’accusait de « penser brun » — c’était moyennement consensuel, quand j’y pense…

Incidemment, les mêmes sycophantes avaient signalé à Peillon que je l’avais un peu égratigné dans une Note récente (1). C’était moyennement consensuel.

Nous nous sommes expliqués, et Peillon s’est révélé un hôte attentif et efficace.

 

Un vice-président du SNALC, Jean-Albert Mougin, me remplaça opportunément dans ledit « atelier ».

Débat soigneusement encadré par Daniel Assouline (2). Gérard Aschieri fut égal à lui-même (un peu fatigué, peut-être), et Thierry Cadart meilleur que ses militants SGEN de base (3). Puis il y eut Patrick Gonthier (UNSA). Déjà le niveau baissait.

Refrain commun des trois comparses, avec divers degrés de bonheur dans l’expression : le collège n’est pas encore unique. Pas assez unique. L’hétérogénéité pas assez forte. Et la suppression (très relative) de la carte scolaire scandaleuse. Ce fut aussi le refrain qu’entonna J-M. Zakhartchouk, l’ineffable rédacteur des Cahiers pédagogiques : enseignant en ZEP, il trouve ses élèves trop homogènes. Pour un peu, il faudrait faire du « busing » en sens contraire, et amener en banlieue les bourgeois du centre — et les bourgeoises : par souci pédagogique ou par sadisme ?

C’était ouvrir un boulevard au SNALC, qui rappela que le concept même de collège unique n’était pas une vache sacrée, et qu’il faudrait quelque jour — prochain, si possible — l’autopsier et en tirer les conséquences.

Olivier Lecomte, vrai scientifique et prof à Centrale-Paris, eut beau expliquer que le système, en aval, veut des gens maîtrisant la langue, la culture et les sciences à haut niveau, nous fûmes priés de rejeter l’« élitismebourgeois » (« S’écrit en un seul mot », aurait dit le Flaubert du Dictionnaire des idées reçues), et de nous contenter du socle, seule institution démocratique. Consensuel en diable, j’ai donc rappelé qu’il y avait pléthore de socles successifs : l’apprentissage du Lire / Ecrire / Compter / Calculer en GS / CP (et d’expliquer que si on y arrivait dans les écoles de la Drôme rurale, on pouvait y arriver partout), la maîtrise des savoirs et d’une culture de base fin CM2, la capacité à jongler avec « les chiffres et les mots / Les dates et les noms / Les phrases et les pièges » (Prévert) fin Troisième, et une vraie culture scientifique et littéraire à l’orée du Bac.

De Pierre Frackowiack, je ne dirai rien. Je regardais parfois, du coin de l’œil, Natacha Polony qui bondissait sur son siège, pendant son intervention. C’était très drôle.

D'où le ton un peu désespéré du billet d'humeur par lequel elle a résumé la journée sur son blog : http://blog.lefigaro.fr/education/2009/11/

 

Puis on déjeuna — l’un de ces banquets républicains à 800 têtes dont on avait perdu le secret depuis 1848 (d’ailleurs, les « ateliers » organisés avaient eux aussi un parfum « printemps des peuples et Franc-maçonnerie » — la Seconde République contre Napoléon le Petit et ses émules).

Un bruit soudain, une rumeur, des éclats de voix, un mouvement de foule : Sainte Ségo parut, flottant plutôt que marchant, tant elle était portée par les paparazzi. Capable, à son habitude, de sourire à quarante objectifs en même temps, de droite à gauche.

Parce que la seule foule qu’elle attira, ce fut celle des journalistes et autres traqueurs d’images pieuses. « Je suis parmi les miens », proféra la dame, férue de fraternitude. Eh bien, je vous jure que bien peu des présents la considérèrent comme des leurs : les conversations continuèrent, l’après-midi s’organisa, le micro-événement (dans le cas de Royal, il s’agit de son rapport aux micros) s’estompa vite. Il n’y eut que les télévisions pour en faire leur bien. Et l’eau se referma sur la pierre qui avait cru un instant troubler les grenouilles.

« Etes-vous bien consensuel ? » me demanderait un lecteur pointilleux. Mais c’est que je n’ai pas à l’être, en l’espèce. Les rapports de Ségolène Royal avec l’Enseignement, c’est ça (http://www.dailymotion.com/video/xm4ph_profs-segolene-en-off_school) et ça (http://desirsdavenir.over-blog.com/article-1870012.html).

Et rien d’autre.

 

Seconde table ronde vers 15 heures — il y en avait bien entendu d’autres (4), en parallèle, mais votre serviteur n’a pas pour le moment de dons d’ubiquité. « Enseignant demain : pour quelles missions ? »

Robert Rochefort (5), qui l’animait, rappela en entrée que les profs étaient si peu heureux que 85% d’entre eux pourraient sereinement envisager de faire autre chose. Mésestimés, mal payés, mal famés — affamés même, puisque le rectorat de Versailles avoue verser régulièrement des « chèques-nourriture » de 200 euros à des profs dont le maigre salaire presque tout entier passe dans la location d’un trou à rats — avec 1350 € par mois, on ne peut pas même espérer un abri sous roche convenable.

Le modérateur donna donc la parole à un universitaire, Patrick Rayou, puis à un directeur-adjoint d’IUFM, J-L. Auduc, qui osa critiquer la main qui le nourrit en soulignant que la machine à décerveler avait trop longtemps mésestimé l’importance des savoirs disciplinaires. Vint le tour des syndicalistes de service, Frédérique Rolet (SNES), égale à elle-même, langue de bois élégante, critiquant sans emphase les négociations réengagées la veille au ministère sur la mastérisation.

Puis Christian Chevalier, l’autre cheville du SE-UNSA.

Ah la la… Jamais diatribe plus violemment bornée ne sortit des lèvres d’un représentant enseignant. Des masters disciplinaires ? Quelle impudence ! Seul un vrai « master professionnel » pourrait former (uniformément si possible) les coachs d’apprenants, de la maternelle à l’université. Haro sur les savoirs savants ! De quelle autre spécialisation que pédagogique un prof a-t-il besoin ? Les yeux lui sortaient de la tête, un tremblement sacré le saisit, et il se lança dans une apologie des IUFM.

Consensuel en diable, je n’ai pas cherché la polémique, et à force de bouillir sur place, je suis sorti prendre l’air.

 

Les discours de clôture, parfaitement calibrés (je vous en donnerai au moins un, mais plus tard, pour ne pas alourdir une Note déjà trop longue), appelaient à un prolongement des travaux du jour, qui n’avaient fait qu’effleurer les problèmes — afin de trouver des amorces de solution, qui pourraient constituer le « socle » d’un programme commun, à l’horizon 2011. Mais, de Robert Hue à Marielle de Sarnez en passant par Peillon et les frères Cohn Bendit (6), il y avait une volonté vraie de s’organiser, et de frapper à toutes les portes pour en faire sortir les idées qui permettront d’aller vers une Sixième République — la Cinquième s’achevant dans les pompes d’un pouvoir purement personnel.

Consensuel, vous dis-je !

 

Jean-Paul Brighelli

(1) http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2009/10/28/progra...

(2) Un ancien « lambertiste » du PS, comme Mélenchon dont il fut le dir-cab quand il était Secrétaire d’Etat à l’Enseignement professionnel.

(3) Cadart use et abuse d’un certain abattage, d’une aisance verbale qui lui fait obstinément draguer, à chaque réunion ministérielle, des militantes exogènes. Allons, Thierry, jamais le SNALC ne couchera avec le SGEN…

(4) J’ai ainsi raté un atelier sur la continuité éducative du tout-petit enfant à la fin de la scolarité élémentaire », un autre sur les violences scolaires, et un dernier sur le temps dans l’éducation.

(5) Economiste et sociologue, député européen du MoDem.

(6) Philippe Meirieu, tout récent candidat des Verts aux régionales en Rhône-Alpes, s’était désisté. La cheftaine Cécile Duflot avait interdit au louveteau lyonnais de se mêler à la réflexion commune, de peur que l’on croie que les Verts (grands absents de ces agapes, même si Europe Ecologie était là, via Gaby Cohn Bendit et quelques autres) étaient potentiellement autre chose que les alliés objectifs du pouvoir en place.

Commentaires

Vous ne voulez tout de même pas que nous changions le monde en une après-midi ?
Z'êtes tous pressés…
Et puis, c'est précieux de savoir à qui l'on a affaire…
JPB

Écrit par : brighelli | 15 novembre 2009

Refrain commun des trois comparses, avec divers degrés de bonheur dans l’expression : le collège n’est pas encore unique. Pas assez unique. L’hétérogénéité pas assez forte. Et la suppression (très relative) de la carte scolaire scandaleuse. Ce fut aussi le refrain qu’entonna J-M. Zakhartchouk, l’ineffable rédacteur des Cahiers pédagogiques : enseignant en ZEP, il trouve ses élèves trop homogènes. Pour un peu, il faudrait faire du « busing » en sens contraire, et amener en banlieue les bourgeois du centre — et les bourgeoises : par souci pédagogique ou par sadisme ?

Moi aussi j'enseigne en ZEP, mais pas dans la même. Je n'ai pas le plaisir ;-) d'avoir Monsieur Zakhartchouk comme collègue et manifestement, nous ne vivons pas sur la même planète.

Mes classes à moi ne sont pas "homogènes" du tout.

"Gérer des classes hétérogènes" en ZEP, je ne fais que ça ; c'est épuisant et infaisable, à moins évidemment de baisser les exigences au ras du plancher, oui, mais quid de ceux qui ont besoin d'autre chose ? On les abandonne à leur sort pour sauver les "brebis perdues" ?

Ah oui, pardon, on fait de la remédiation : Reprends de la soupe ! Mais j'aime pas la soupe ! Reprends de la soupe, etc.

Il y en a un qui passerait bien le cours entier à envoyer du fond de la classe des boulettes de papier dans la poubelle. Je pourrais peut-être le noter sur son "score" et celui qui ne fait rien du tout et qui bavarde sans arrêt sur sa "bonne volonté" (a accepté de retirer sa casquette). Quant à celui qui a craché partout à l'inter cours pour refiler la grippe aviaire à ses copains et faire fermer le collège, je pourrais lui mettre un 11 sur 20 d'encouragement : poursuis tes efforts, tu finiras par y arriver ! Il y a aussi celui qui n'est presque jamais là. J'hésite sur le critère de notation. J'aurais tendance à valoriser les absences.

Et pendant ce temps-là, avec les autres, on pourrait "travailler sur" la différence entre "car" et "parce que"... Oui, mais il faudrait dispenser la moitié de la classe du contrôle.

Bref, je me demande de quoi se plaint Monsieur Zakhartchouk. "Quand les dieux veulent perdre un homme, ils exaucent ses prières." (Oscar Wilde)

Enfin, merci de vous être dévoué, cher JPB. Comme vous dites si bien "c'est précieux de savoir à qui on a affaire."

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 15 novembre 2009

Effectivement, les classes sont plus hétérogènes que jamais, avec une forte majorité d'incultes tout de même. Le différentiel est trop grand : à l'impossible nul n'est tenu.

Écrit par : Marilyse | 15 novembre 2009

j'hésite sur le critère de notation. J'aurais tendance à valoriser les absences. Ecrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 15 novembre 2009
Vous n'avez pas pensé à rétribuer les présences ?

Écrit par : nicolas | 15 novembre 2009

à l'impossible nul n'est tenu. Ecrit par : Marilyse | 15 novembre 2009

Mais personne ne vous le demande, de toute façon, Marilyse, c'est vous, c'est nous qui nous mettons la pression pour sortir ces malheureux gamins de la gangue dont ils sont prisonniers, mais il y a beau temps que le système fait avec les nombreux ajustements nécessaires d'harmonisations en distribution de diplômes sans valeur, tout le reste n'est qu'organisation de garderie.

Écrit par : nicolas | 15 novembre 2009

Pour faire taire les impudents vous auriez dû demander à la contonnade : "Y-a-t-il un prof dans la salle ?"

Écrit par : iPidiblue y-avait-il un pilote dans l'avion qui s'est crashé ? | 15 novembre 2009

cantonnade pas contonnade ...

Écrit par : iPidiblue y-avait-il un pilote dans l'avion qui s'est crashé ? | 15 novembre 2009

"Le modérateur donna donc la parole à un universitaire, Patrick Rayou, puis à un directeur-adjoint d’IUFM, J-L. Auduc, qui osa critiquer la main qui le nourrit en soulignant que la machine à décerveler avait trop longtemps mésestimé l’importance des savoirs disciplinaires."

Ecrit par Jean-Paul Brighelli

Ah, je vois que c'est une idée qui fait son chemin... Mais ne soyez pas négatif, ce n'est pas obligatoirement "mordre la main qui le nourrit"... Peut-être, simplement, "tenter d'infléchir dans le bon sens" ?
Mieux vaut tard que jamais !
Si vraiment "l'idéologie générale" des IUFM consistait en le fait de gommer les "savoirs" pour les remplacer par la pédagogie, sa prise de position serait plutôt courageuse !
Ceci-dit, morale de l'histoire: "Ségolène Royal, à poil."

Écrit par : Christophe Sibille | 15 novembre 2009

J'hésite sur le critère de notation. J'aurais tendance à valoriser les absences. Ecrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 15 novembre 2009
Vous n'avez pas pensé à rétribuer les présences ?

Ecrit par : nicolas | 15 novembre 2009

Non, mais je sais qu'il y a des gens qui y pensent. Le problème de la logique ce sont les "prémisses". Et l'École a tout perdu, sauf la raison.

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 15 novembre 2009

Dijon valait-elle le voyage ?

Écrit par : iPidiblue micro-événement | 15 novembre 2009

je suis au PS et enfin ici je trouve des infos sur ce qui s'est dit dans cette réunion, en matière d'école. J'ai cherché, cherché, nagé dans les potins, et enfin ici ça cause sérieux.

Écrit par : Marc44 | 15 novembre 2009

je suis au PS et enfin ici je trouve des infos sur ce qui s'est dit dans cette réunion, en matière d'école. J'ai cherché, cherché, nagé dans les potins, et enfin ici ça cause sérieux.
Ecrit par : Marc44 | 15 novembre 2009

Ah, parce que vous pensiez que le PS avait organisé Dijon pour parler éducation et en faire sortir quelque chose?
Au fait, JP, dans la capitale de la gastronomie vous ne nous dites pas ce qui vous a été servi (à table) ! Aussi indigeste que le reste ? Au moins un bon bourgogne, non ?
Et maintenant, vers qui vous tournez-vous ? Bayrou/Sarnez? Peillon ? QUI ??????

Écrit par : nicolas | 15 novembre 2009

Chant du cygne-ique ou certitude d'être indéboulonnables? Ce résumé, JPB, me fait l'effet d'une grand-messe de l'autosatisfaction syndicale, avec ses archiprêtres flagellateurs pourfendant la méritocratiebougeoisique...Belle démonstration de ces réunions qui fleurissent dans nos établissements, pendant lesquelles on pose des problèmes connus "de longue" en faisant semblant d'en chercher les solutions.

Écrit par : sisyphe | 15 novembre 2009

Nicolas, l'union est un combat…
Nous n'en sommes qu'au début d'un processus de rassemblement, qui ne pourra être mené à son terme qu'à condition de s'entendre, au moins a minima, sur les fondamentaux. L'Ecole en est un — et de taille. Ce qui a été amorcé hier doit trouver un prolongement dans une réflexion commune dans les mois à venir — et si j'en fais état ici, c'est que j'entends bien donner la parole à tout le monde, et porter aux futures réunions des propositions de synthèse.
JPB

Écrit par : brighelli | 15 novembre 2009

Les IUFM sont-ils solubles dans le peillonisme ?

Note pour les distraits : le peillonisme a remplacé le royalisme comme espoir ultime de la gauche rénovatrice.

Écrit par : iPidiblue télé-événement | 15 novembre 2009

Nicolas, l'union est un combat…
Nous n'en sommes qu'au début d'un processus de rassemblement, qui ne pourra être mené à son terme qu'à condition de s'entendre, au moins a minima, sur les fondamentaux. L'Ecole en est un — et de taille. Ce qui a été amorcé hier doit trouver un prolongement dans une réflexion commune dans les mois à venir — et si j'en fais état ici, c'est que j'entends bien donner la parole à tout le monde, et porter aux futures réunions des propositions de synthèse.
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 novembre 2009


Oui d'accord, mais ça fait vingt ans qu'on nous fait réfléchir sur l'école. Dans mon garage, il y a une armoire entière remplie de dossiers et de centaines de propositions élaborées avec les collègues (dans ces cas-là, j'endossais le rôle de "rapporteur") qui sont prétendument remontées au ministère. La "démocratie participative", en somme.

J'y croyais encore à ce moment-là (du temps de Bayrou) Qu'est qu'on y croyait, qu'est-ce qu'on s'appliquait !

Vous avez bien vu à Dijon que personne n'est d'accord sur rien. Qu'est-ce qui peut sortir de ça ? Et songez que ces gens-là n'ont pas le pouvoir et ne sont sans doute pas prêts de l'avoir. Je vous fiche mon billet que Sarkozy repassera en 2012. Oui d'accord, il est imbuvable, mais comme il le dit lui-même : "Vous en voyez un autre ?" Ben non.

Prenez le rétablissement des 4ème Techno. et la revalorisation des filières professionnelles, qui seraient des mesures de salubrité publique. Ils ont parlé de ça ? Ben non.

Et Bayrou, est-ce qu'il a dit quelque chose ? Ben non.

CQFD

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 15 novembre 2009

ben oui, je suis parfaitement d'accord avec frérot.
Et vous avez si mal mangé que ça ? Et bu encore pire ?

Écrit par : nicolas | 15 novembre 2009

Belle démonstration de ces réunions qui fleurissent dans nos établissements, pendant lesquelles on pose des problèmes connus "de longue" en faisant semblant d'en chercher les solutions.

Ecrit par : sisyphe | 15 novembre 2009

Même impression.

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 15 novembre 2009

Il est vrai Frère Tuck que la description des "ateliers" donnée par Brighelli fait penser à une armée de généraux qui se chercherait des soldats pour monter au front ...

Écrit par : iPidiblue et l'armée mexicaine de Peillon | 15 novembre 2009

Ce qui me fait penser qu'hier après-midi j'étais à Ménilmontant, c'est là que Prosper Enfantin créa son Phalanstère, mais enfin cette communauté utopique une fois dissoute a fait de belles choses comme les chemins de fer et le canal de Suez !

Écrit par : iPidiblue mais oui, Madame, c'est là que j'ai perdu mon âme ... | 15 novembre 2009

Vous ne voulez tout de même pas que nous changions le monde en une après-midi ?
Z'êtes tous pressés…


Ecrit par : brighelli | 15 novembre 2009

Si, bien sûr... nous sommes effectivement bien pressés (moi le premier). C'est sans doute la faute à la société dirait quelq'un de fort peu chevaleresque et dont la seule issue semble être de s'enfoncer dans le déni, encore et toujours plus (ce serait reconnaître dans le cas contraire que lui et ses copains dégoulinants de bons sentiment se sont trompés depuis plus de 30 ans. Alors persistons, enfonçons nous encore un peu plus. Nous avons touché le fond ? Alors creusons !)

Dans ce contexte, la déclaration de Marnelle de Sarnez apparaît porteuse d'espoirs si on la compare à ce qui est mentionné dans Dijon et dépendances 1. Ce qui m'inquiète, ce sont les multiples porte restées entrouvertes dans son discours aux pires pédagodélires dans lesquelles ne manqueront pas de s'engouffrer les chevaliers de l'ordre du Bien. On sait ce qui s'est passé sous le ministère d'un certain François Bayrou, malgré d'excellentes intentions affichées dans "la décennie des mal-appris".

Est-ce pour autant une raison de tout laisser tomber ? Bien sûr que non.

Écrit par : Manu | 15 novembre 2009

Bonjour, Manu… Il était temps — le dimanche, la revue de presse vous laisse un peu de temps, sans doute.
Les pédagos sont partout — voir la réunion au ministère vendredi sur la mastérisation (dois-je en parler plus précisément, ou les uns et les autres sont-ils au courant ?). Raison de plus pour peser, autant que possible, sur le discours des politiques. Sinon, interdit de se plaindre, quand ils seront au pouvoir et entourés de cancres. Je ne saisis pas le raisonnement de ceux qui, ici, me reprochent de faire de l'entrisme. Si d'aucuns s'étaient faits IPR puis IG, membres du PS et / ou de l'UMP, nous n'en serions pas là.
JPB

Écrit par : brighelli | 15 novembre 2009

Et c'est "Marielle" !
JPB

Écrit par : brighelli | 15 novembre 2009

Il est vrai Frère Tuck que la description des "ateliers" donnée par Brighelli fait penser à une armée de généraux qui se chercherait des soldats pour monter au front ...

Ecrit par : iPidiblue et l'armée mexicaine de Peillon | 15 novembre 2009

Les soldats, ça n'est pas ça qui manque. En 17, ils n'avait pas le choix et on le leur a bien fait bien sentir aux "fusillés pour l'exemple".

En 2009, on n'a pas le choix non plus si on veut survivre (je ne dis pas "vivre").

Mais ce sont toujours les mêmes qui "organisent" et les mêmes qui subissent.

La différence aujourd'hui, c'est que l'on fait croire à ceux qui subissent que l'on tient compte de leur avis.

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 15 novembre 2009

Nicolas, l'union est un combat…
Nous n'en sommes qu'au début d'un processus de rassemblement, qui ne pourra être mené à son terme qu'à condition de s'entendre, au moins a minima, sur les fondamentaux. L'Ecole en est un — et de taille. Ce qui a été amorcé hier doit trouver un prolongement dans une réflexion commune dans les mois à venir — et si j'en fais état ici, c'est que j'entends bien donner la parole à tout le monde, et porter aux futures réunions des propositions de synthèse.
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 novembre 2009

Jean-Paul, vous avez beaucoup de mérite à vous farcir ainsi des kilomètres pour assister à un énième plénum de tous ces mêmes caciques du pédagogisme...
Mais le rassemblement que vous évoquez ne ressemble-t-il pas à l'alliance de la carpe et du lapin ? En dehors de l'appel commun à une 6e République (pourquoi pas la 18e, pendant qu'on y est !...) quel(s) contenu(s) unit (unissent) les participants ?
Et à supposer même que ce rassemblement hétéroclite puisse avoir lieu, ne craignez-vous pas la dilution de vos idées au sein d'une énième synthèse en forme de soupe tiédasse à force de consensualité.
Autrement, absolument d'accord avec Robin et Marylise que je salue...

Écrit par : mihailovich | 15 novembre 2009

Puis on déjeuna — l’un de ces banquets républicains à 800 têtes dont on avait perdu le secret depuis 1848 (d’ailleurs, les « ateliers » organisés avaient eux aussi un parfum « printemps des peuples et Franc-maçonnerie » — la Seconde République contre Napoléon le Petit et ses émules).

Je signale à Jean-Paul Brighelli qu'il se trompe sur la chronologie ! C'est un méfait courant de l'enseignement transversal de l'histoire ... la campagne des banquets de 1847/1848 a certes débouché sur le renversement de la Monarchie de Juillet en février et son remplacement par la Seconde République mais c'est le Prince-Président qui a ramassé la mise après le joli bordel organisé par Lamartine et consorts qui se termina par un bain de sang en juin 1848 !

Écrit par : iPidiblue campagne des banquets | 15 novembre 2009

Nicolas,

Je ne sais pas si la réunion de Dijon avait été conçue pour discuter au fond de l'école ou pas, mais je partais avec un a priori favorable. Même si les mesures proposées par Peillon me laissent perplexes, au moins il s'engage, il se positionne sur des orientations assez fortes. J'attendais de cette journée des précisions sur ses propositions (combien ça coûte, comment on fait dans le détail, ...) et des commentaires de spécialistes (dont je ne suis pas, je ne sévis qu'après bac+3...) et des partis éventuellement partenaires. J'espère voir un document écrit complet où chaque participant (invité ou auto-invité) expose précisement ses positions initiales (surtout côté propositions, car le risque est d'être bavard sur les analyses et très court sur les propositions précises) + transcription ou video complète des débats + synthèse politique : constat des convergences et des divergences.

Écrit par : Marc44 | 15 novembre 2009

Les pédagos sont partout — voir la réunion au ministère vendredi sur la mastérisation (dois-je en parler plus précisément, ou les uns et les autres sont-ils au courant ?). Raison de plus pour peser, autant que possible, sur le discours des politiques. Sinon, interdit de se plaindre, quand ils seront au pouvoir et entourés de cancres. Je ne saisis pas le raisonnement de ceux qui, ici, me reprochent de faire de l'entrisme. Si d'aucuns s'étaient faits IPR puis IG, membres du PS et / ou de l'UMP, nous n'en serions pas là.
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 novembre 2009

Sur la réunion sur la masterisation, serait-il possible que vous développiez en quelques mots ?
Sur le reste, espérons que la stratégie que vous évoquez puisse à terme porter ses fruits... C'est également ce que j'essaie de faire dans mon domaine. Pour l'instant, ce n'est pas le boulot qui manque, car c'est Pédagoland.

Écrit par : mihailovich | 15 novembre 2009

J'entends bien donner la parole à tout le monde, et porter aux futures réunions des propositions de synthèse.
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 novembre 2009

Êtes-vous sûr, Monsieur Brighelli, que ceux par qui, tous les problèmes sociaux viennent sur la scène publique et politique, (disons le: les ouvriers, les sans-parts, les immigrés, les sans-papiers, les laissés pour compte, les sacrifiés par avance, tous ces gens qui envoient à l'école de la République des enfants incultes et indisciplinés.) sont disposés, voire désireux de prendre part à ce type de démocratie participative?
Posons la question en d'autres termes: pensez-vous que lorsque la situation l'exigera ce nouveau Tiers-État se contentera des formes managériales de la gestion participative pour revendiquer leur place et la dignité dans la société?
Tout ce remue-ménage entre gens cultivés et bien-pensants à Dijon, comme ailleurs, ne cherche-t-il pas plutôt à essayer de retarder , voire, à se prémunir contre les inéluctables échéances?
L'école n'attend non pas quelques mesures consensuelles technocratiques et pédagogiques, mais une véritable remise en cause de son organisation et de son fonctionnement actuels adaptés, comme chacun sait, à l'économie capitaliste globalisée.

Écrit par : marigot | 15 novembre 2009

Je ne saisis pas le raisonnement de ceux qui, ici, me reprochent de faire de l'entrisme. Si d'aucuns s'étaient faits IPR puis IG, membres du PS et / ou de l'UMP, nous n'en serions pas là.
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 novembre 2009

Moi, je ne vous reproche rien. Mais j'ai un point commun avec mihailovich que je salue aussi... Nos origines slaves et l'expérience directe ou indirecte du totalitarisme (la prépondérance de l'idéologie).

l'Education nationale est un bastion totalitaire et le fait que nous ayons une "droite libérale" aux affaires n'y change rien. Les gens comme moi ne peuvent pas devenir IPR ou IG parce qu'ils n'ont pas le "profil" ; ce n'est pas faute d'y avoir pensé.

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 15 novembre 2009

Je ne saisis pas le raisonnement de ceux qui, ici, me reprochent de faire de l'entrisme. Si d'aucuns s'étaient faits IPR puis IG, membres du PS et / ou de l'UMP, nous n'en serions pas là.
JPB

Ah, curieux. 1) On se fait soi-même IPR puis IG depuis quand, surtout quand on ne dit pas la grand-messe ?
2) Dans le cas très limite où, tout de même, cela aurait pu arriver, qu'est-ce qui garantit que nous n'en serions pas là malgré tout ????

Écrit par : nicolas | 15 novembre 2009

Vendredi donc… Réunion sur la mastérisation au ministère.
Il y en avait eu pas mal en mai-juin sur le sujet. Et on semblait assez près d'une conciliation — ou au moins d'un moyen terme. Mais nouvelle équipe, nouvelle donne. Le ministère, qui ne veut pas savoir ce qu'a fait l'équipe de Darcos, repart de zéro. Du coup, Aschieri s'est braqué, et a dit tout haut qu'il fallait professionnaliser les masters Enseignement. Divine musique dans les oreilles de l'UNSA et du SGEN. Le Gérard (qui ne se représente pas, m'a-t-il dit, dans trois mois, et prépare savamment sa succession) en a même rajouté une couche en déplorant la dilution des IUFM dans les facs — probablement sous le poids des enseignants des Sciences de l'Educationqui ont investi en force le SNE-Sup, au grand dam des profs d'autres disciplines qui se disent que si on invente des masters professionnels, ils vont prendre une place disproportionnée et stériliser pour 10 000 ans la création de postes dans le Supérieur. Ils n'ont pas tort, ils n'ont qu'à rejoindre les Autonomes.
Bref, les futurs concours n'ont qu'à bien se tenir. Le représentant de l'UNSA à Dijon déplorait, entre autres, qu'il n'y ait que du disciplinaire dans la matrice des futurs concours version ministère. Ma foi, c'est mieux que rien. Après tout, les profs des années 50 à 80 ne connaissaient que leur discipline, et se formaient au contact des anciens — et des élèves. À la dure, et dans un compagnonnage bon enfant. Et je persiste à penser qu'enseigner ne s'enseigne pas en bloc, simplement par petites touches, conseils, exercices de théâtre, expérience et plantages : tomber dix fois, se relever onze.
JPB

Écrit par : brighelli | 15 novembre 2009

Peillon sur "Canal +". Il parle d'autre chose que de Royal ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 novembre 2009

Et je persiste à penser qu'enseigner ne s'enseigne pas en bloc, simplement par petites touches, conseils, exercices de théâtre, expérience et plantages : tomber dix fois, se relever onze.
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 novembre 2009

Mille fois d'accord.
Et j'ajoute à propos du "compagnonnage" : conseils personnalisés répondant à un problème concret, oui. Et à condition qu'on les sollicite soi-même, qu'on en éprouve réellement le besoin. Collectivisme nouvelle manière imposé de force par les "managers" de la "nouvelle pédagogie" de la "compétence" (ou de l'incompétence ?...) : mille fois non !!!

Écrit par : mihailovich | 15 novembre 2009

Merci Jean-Paul pour cet éclairage. C'est effectivement pas triste...

Écrit par : mihailovich | 15 novembre 2009

"Et je persiste à penser qu'enseigner ne s'enseigne pas en bloc, simplement par petites touches, conseils, exercices de théâtre, expérience et plantages : tomber dix fois, se relever onze.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 15 novembre 2009

Bravo !

Écrit par : Christophe Sibille | 15 novembre 2009

Je signale l’excellente émission
Répliques par Alain Finkielkraut Critique sociale et sociologie
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/repliques/index.php?emission_id=14

Ce n’est pas hors sujet car la sociologie a largement participé à l’abaissement de l’EN.

Je vous mets un lien qui pourra vous donner une idée sur la préparation des réformes pour 1986. Cela concerne surtout l’économie mais il y a matière à apprendre pour tous ceux qui veulent réformer.
A la différence de l’économie tous les partis politiques sont en mesure de faire des réformes allant dans notre sens. Suite à la lecture des commentaires du blog de N Polony, je me suis infligé le visionnage d’une vidéo de Marine, pas très intéressant c’est très électoral. Mais je note qu’elle propose d’augmenter le nombre de professeurs tout en le revalorisant, premièrement cela ne mange pas de pain quand on ne risque pas d’arriver au pouvoir et de plus le FN peut justifier d’économies énormes faites grâce à son programme, en nous taisant comment il évite la guerre intérieure et extérieure. Tout cela pour dire que les partis de gouvernement si eux aussi proposent de raser gratis devraient nous fournir un peu plus d’explications.

René de Laportalière: L’expérience libérale française de Printemps 1986
http://www.box.net/shared/static/ddsdgt27p8.mp3
fait par
http://lumiere101.com

Écrit par : tiberius | 15 novembre 2009

"... tous ces gens qui envoient à l'école de la République des enfants incultes et indisciplinés.)"

Ecrit par : marigot | 15 novembre 2009
====
Oui, marigot, nous, les professeurs, recevons actuellement des enfants incultes et indisciplinés en proportion variable suivant l'établissement dans lequel nous sommes, du CP à l'Université.
C'est toute la différence avec l'école, le collège, le lycée et l'Université d'après-guerre (je parle de l'après-Seconde Guerre mondiale) : en 1945, je suis entré au CP, à l'âge de cinq ans, ne parlant que patois, c'est-à-dire complètement inculte.
Mais j'étais discipliné par nature, et tous les élèves l'étaient, par nature ou forcés de l'être.
Au cours des années qui ont suivi, je n'ai plus été inculte, mais je suis resté discipliné (même si j'ai eu trois retenues de 4 heures du jeudi matin au cours de mes sept années de lycée dont une incontestablement justifiée).
Ceux de mes camarades qui, à un moment ou à un autre, ont cessé de faire tout effort ou se sont mal conduits en classe - ou les deux à la fois - ont quitté l'enseignement secondaire, soit de leur plein gré et de celui de leurs parents, soit par exclusion prononcée par le conseil de discipline.
(On ne quittait pas l'enseignement primaire avant l'âge de 14 ans, sauf, bien sûr, si on allait en sixième après succès à l'examen d'entrée, et l'on s'y tenait tranquille. Les élèves exclus de l'enseignement secondaire avant d'avoir atteint l'âge de 14 ans retournaient à l'école primaire jusqu'à cet âge.)
Aussi longtemps qu'on ne reviendra pas à ces saines pratiques, l'école, le collège, le lycée et l'Université fabriqueront des cancres, surtout si les sciences de l'éducation continuent de sévir. Et les meilleurs élèves acquerront moins de connaissances que s'il n'y avait en classe que des élèves disciplinés, attentifs, calmes, sérieux et studieux, et que si l'on y enseignait de manière rationnelle.
En 1977, à Romorantin, un inspecteur pédagogique régional fit un rapport favorable sur la leçon que je venais de faire en sa présence, soulignant que j'enseignais "avec beaucoup de rigueur" mais qu'il regrettait que ma classe ne fût pas plus animée.
Je tenais mes élèves avec énergie et leur imposais le silence. Ils avaient appris à lever le doigt pour avoir mon autorisation de me poser une question. Et un seul à la fois pouvait parler.
Cet IPR trouvait (je suppose) que je n'enseignais pas selon les directives (déjà !) de l'époque des tenants de la "classe animée, espace de liberté, d'épanouissement".
Nous ne savons (de Marseille) que trop où cette façon de tenir une classe a conduit. :-(

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 15 novembre 2009

MESSAGE À JEAN-PAUL BRIGHELLI
NON DESTINÉ À LA PUBLICATION
Monsieur et cher collègue,
Puisque vous évoquez dans votre note la présence de Natacha Polony, je m'étonne que cette éminente journaliste précise dans son article du Figaro que le SNALC était absent à cette rencontre, quand vous écrivez vous-même avoir été remplacé dans un atelier par un vice-président du SNALC.
Je vais envoyer un message en ce sens à Natacha Polony.
Cordialement.
Pascal Vasseur

Écrit par : Pascal Vasseur | 15 novembre 2009

@Frère Tuck


Bref, je me demande de quoi se plaint Monsieur Zakhartchouk. "Quand les dieux veulent perdre un homme, ils exaucent ses prières." (Oscar Wilde)

"Exhausser". (ça fait combien de fautes en un seul mot?)
Vous me le copierez dix fois.

Anne-Marie, ersatz d'orthoprof

Écrit par : Anne-Marie Valette | 15 novembre 2009

Peillon sur "Canal +". Il parle d'autre chose que de Royal ! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 novembre 2009

Ah ? De quoi ?

Écrit par : nicolas | 15 novembre 2009

Jean-Paul a fait un (excellent) résumé, Nicolas ! Il faut suivre ! ;-)
Vous me le copierez cent fois !

Écrit par : Christophe Sibille | 15 novembre 2009

Jean-Paul a fait un (excellent) résumé, Nicolas ! Il faut suivre ! ;-) Vous me le copierez cent fois !
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 novembre 2009

Mais je suis, jeune homme ! Anyway, je ne peux pas DEVINER qu'il parlait du CONTENU de Dijon, non plus !
Quant à la punition, l'ère étant révolue, vous repasserez avec quelque chose de plus ludique...

Écrit par : nicolas | 15 novembre 2009

"Monsieur et cher collègue,
Puisque vous évoquez dans votre note la présence de Natacha Polony, je m'étonne que cette éminente journaliste précise dans son article du Figaro que le SNALC était absent à cette rencontre, quand vous écrivez vous-même avoir été remplacé dans un atelier par un vice-président du SNALC.
Je vais envoyer un message en ce sens à Natacha Polony.
Cordialement.
Pascal Vasseur
Ecrit par : Pascal Vasseur | 15 novembre 2009"

Monsieur et (cher) collègue,
l'article a été écrit jeudi (délais de mise en page compris). La présence du SNALC a été confirmée vendredi — et j'ai transmis le fait à NP. Trop tard pour reprendre l'info. Ça arrive.
JPB

Écrit par : brighelli | 15 novembre 2009

« "@Frère Tuck
"Quand les dieux veulent perdre un homme, ils exaucent ses prières." (Oscar Wilde)"

"Exhausser". (ça fait combien de fautes en un seul mot?)
Vous me le copierez dix fois. »
Anne-Marie Valette | 15 novembre 2009

???
Il s'agit bien ici du verbe « exaucer » et non du verbe « exhausser ».

Écrit par : Tailleboudin | 15 novembre 2009

"Mais je suis, jeune homme ! Anyway, je ne peux pas DEVINER qu'il parlait du CONTENU de Dijon, non plus !
Quant à la punition, l'ère étant révolue, vous repasserez avec quelque chose de plus ludique..."

Ecrit par : nicolas | 15 novembre 2009

Jeune homme ? Vous me flattez !
Et, bien qu'enseignant en IUFM, je ne suis pas tellement "fan" du "ludique"... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 novembre 2009

@ tous
Moi aussi j'ai bien du mal à trouver de l'info sur ce qu'il s'est dit.
Mais, pour ce qui concerne le MoDem, dès le samedi soir, le discours de Marielle de Sarnez était en ligne et je l'ai reproduit :
http://heresie.hautetfort.com/archive/2009/11/15/education-le-discours-de-marielle-de-sarnez-a-dijon.html

Je pense que le MoDem est d'accord sur la nécessité de revoir le collège unique.

Écrit par : l'hérétique | 15 novembre 2009

Je pense que le MoDem est d'accord sur la nécessité de revoir le collège unique.

Ecrit par : l'hérétique | 15 novembre 2009


Et sur la nécessité de revoir le poids d'une hiérarchie envahissante et destructrice? Ce qui supposerait :

1) de réduire le pouvoir des chefs d'établissements.

2) d'offrir des voies de recours réelles aux enseignants contre les abus de pouvoir.

3) d'abolir le devoir de réserve, qui constitue le plus souvent un moyen commode de museler les "dissidents".

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 novembre 2009

Revoir le poids d'une hiérarchie envahissante et destructrice Ce qui supposerait :

1) de réduire le pouvoir des chefs d'établissements.

2) d'offrir des voies de recours réelles aux enseignants contre les abus de pouvoir.

3) d'abolir le devoir de réserve, qui constitue le plus souvent un moyen commode de museler les "dissidents".

Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 novembre 2009


Je souscris à 100 %. Surtout en ce qui concerne le devoir de réserve, obligation d'un autre âge qui a (trop) souvent bon dos...

Écrit par : mihailovich | 15 novembre 2009

Si d'aucuns s'étaient faits IPR puis IG, membres du PS et / ou de l'UMP, nous n'en serions pas là.
JPB

Vous ne seriez pas un peu de mauvaise foi?Ils s'auto-recrutent ces braves gens, et vous le savez fort bien. Pour ma part, je me suis renseignée, jadis. Rendez-vous avec une de ces bonnes dames. C'est impossible pour des profs "comme nous", absolument impossible. Ils vous jaugent très vite et vous ne faites pas illusion longtemps. Il y a une répulsion quasi-immédiate. Il suffit de les entendre jargonner un quart d'heure. Quant aux postes de Principaux, ce n'est pas tout-à- fait pareil. Les profs que j'ai connus et qui partagent nos idées, qui ont passé l'étape de l'oral en jouant les imbéciles se sont vite retrouvés coincés quand il essayaient de faire quelque chose dans "le bon sens" une fois qu'ils étaient en poste. Coincés car ils ne sont que des courroies de transmission, sans beaucoup de marge de manoeuvre. Et quand ils n'en font qu'à leur tête, ce sont les représailles au niveau des mutations. Le fin fond de l'académie dans un poste pourri dont personne ne veut... J'ai assisté une fois à une réunion réservée uniquement à des chefs d'établissements: ils sont vis-à-vis du Rectorat comme des élèves face à des profs ou comme des profs vis-à-vis d'un chef d'établissement.
Bref, pour leur survie, IPR ou chefs d'établissements, c'est échine courbée et colllaboration. Et franchement ce qui est ressorti de la discussion que j'ai eue avec cette IPR c'est qu'ils sont en quelque sorte les VRP du Rectorat. Des kms à parcourir toutes les semaines pour répandre la doxa. Pour moi, non merci!
Noyauter les iufm, les rectorats, le ministère, l'inspection... Le rêve! Il faudrait qu'il y ait des taupes qui se terrent pendant des années pour faire bonne impression, puis qui recrutent d'autres taupes et lorsque la colonie serait assez grande, qui fasse tout sauter!
Cela dit, tout cela marche, cette idéologie en place se maintient parce qu'elle rencontre l'assentiment des parents de la classe moyenne. Il faut accepter que l'idée que nous avons de l'école, du partage de la culture avec tous les enfants, de tous les milieux, plus beaucoup de parents la partagent avec nous. La classe moyenne se satisfait très bien de cette situation, reflexe de classe. Elle a compris que le système actuel lui permettait de maintenir ses enfants à un niveau pas forcément génial mais honnête. Elle sait que le système empêche les "gueux" de pouvoir monter ( ou à la marge seulement, pour faire bien). Elle ne veut pas remettre en cause cette idéologie qui lui va tout-à-fait. C'est étanche du côté des gueux. C'est commode. Et quand le petit loose un maximum parce que l'école publique a foiré ou que le petit s'est trop "éclaté" pendant sa jeunesse, la classe moyenne a toujours un peu de fric pour payer des cours particuliers, une école privée ( même merdique) qui récupérera le petit et l'empêchera de couler. Petite école de commerce minable, petite école d'ingé médiocre, elle arrive le caser. Pas forcément brillamment, mais elle le case. L'école inégalitaire, c'est la garantie pour la classe moyenne que ses enfants s'en sortiront à peu près.
Je lisais un article dans la Repubblica récemment qui montrait que les familles italiennes de la classe moyenne consacraient des sommes de plus en plus importantes aux cours particuliers. Même chose en Grande-Bretagne ( avec le préceptorat en plus qui revient à la mode chez les British pleins de fric). Même chose en France pour les cours particuliers.
Alors, je doute pour ma part que le modem, les verts, les socialistes et tous les pingouins politiques de tous les bords se mettent à dos la classe moyenne. Et pour ces pingouins-là ( modem, verts, ps) la classe moyenne, c'est leur électorat . Ils ne le décevront pas.
Le combat qu'il faut mener maintenant n'est pas celui de l'école dont on rêve tous ici; ça c'est foutu. Il faut simplement essayer de se battre pour que les élèves qui sont doués puissent, quel que soit leur milieu social, accéder aux bonnes écoles. Car les bonnes et mauvaises écoles sont déjà en place. Il est inutile de se leurrer et de jouer les hypocrites.

Écrit par : Sanseverina | 15 novembre 2009

"Je ne saisis pas le raisonnement de ceux qui, ici, me reprochent de faire de l'entrisme. Si d'aucuns s'étaient faits IPR puis IG, membres du PS et / ou de l'UMP, nous n'en serions pas là."
Ecrit par : brighelli | 15 novembre 2009

On fait de l'entrisme où l'on peut !

Par contre, il y a un truc que je ne comprends pas : s'il y avait parmi nous des membres de base du PS ou de l'UMP, à quoi cela servirait-il ? D'ailleurs, même des IPR, je ne suis pas bien sûr que ce serait très utile. Des IPR défavorables aux pédagogos, il y en a déjà plusieurs, et des IG aussi.

Écrit par : Jeremy | 15 novembre 2009

« "@Frère Tuck
"Quand les dieux veulent perdre un homme, ils exaucent ses prières." (Oscar Wilde)"

"Exhausser". (ça fait combien de fautes en un seul mot?)
Vous me le copierez dix fois. »
Anne-Marie Valette | 15 novembre 2009

???
Il s'agit bien ici du verbe « exaucer » et non du verbe « exhausser ».

Ecrit par : Tailleboudin | 15 novembre 2009


Merci d'avoir rafraichi ma mémoire, Tailleboudin. Honte à moi !C'est la meilleure ! Je suis vraiment confuse, et demande au cher frère Tuck de m'absoudre et de me donner sa bénédiction.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 16 novembre 2009

Allons, Anne-Marie, reprenez-vous ! "Exaucer" et "pingouin" sont acquis maintenant... ? :-)

Écrit par : nicolas | 16 novembre 2009

Revoir le poids d'une hiérarchie envahissante et destructrice Ce qui supposerait :

1) de réduire le pouvoir des chefs d'établissements.

2) d'offrir des voies de recours réelles aux enseignants contre les abus de pouvoir.

3) d'abolir le devoir de réserve, qui constitue le plus souvent un moyen commode de museler les "dissidents".

Ecrit par : Daniel Arnaud | 15 novembre 2009


Je souscris à 100 %. Surtout en ce qui concerne le devoir de réserve, obligation d'un autre âge qui a (trop) souvent bon dos...

Ecrit par : mihailovich | 15 novembre 2009

Si au passage, vous pouviez mettre un peu moins de structure et un peu plus de profs dans les classes, ce serait parfait.

Écrit par : Joe | 16 novembre 2009

Pour qui le(s) bonnet(s) d'âne à Dijon ?

Écrit par : Blanc Cassis | 16 novembre 2009

JPB était-il aussi avec Sarkozy à Berlin le 9 novembre 89 ?
On est en droit de se poser la question puisqu'il a vu et entendu des absents à Dijon !

Écrit par : bf | 18 novembre 2009

cantonnade pas contonnade ...

Ecrit par : iPidiblue y-avait-il un pilote dans l'avion qui s'est crashé ? | 15 novembre 2009


Je dirais plutôt "décontonnade" !

Écrit par : Yfig candidat 2012, 2017, 2022, 2027 etc .... | 18 novembre 2009

Synthèse de ma lecture de ce billet de BB Ficotin :

Si Ségolène n'était pas venue, il ne se serait rien passé !

Écrit par : Yfig candidat 2012, 2017, 2022, 2027 etc .... | 18 novembre 2009

Merci d'avoir rafraichi ma mémoire, Tailleboudin. Honte à moi !C'est la meilleure ! Je suis vraiment confuse, et demande au cher frère Tuck de m'absoudre et de me donner sa bénédiction.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 novembre 2009

Ego te absolvo, in nomine Pater et Filii et spiritus sancti. Amen ! ;-))

+ Trois Pater, un Ave et le Bescherelle !

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 19 novembre 2009

Excellent ces articles. Cela nous replonge quelques années en arrière. Avec l'aide de cette lecture cela permet de mieux analyser la situation et même de tirer des enseignements sur les politiques actuelles.

Écrit par : assurance habitation maison | 02 novembre 2011

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