02 novembre 2009
Programme commun 2
Le 14 novembre se tient à Dijon, toute la journée, un débat entre Verts, PS tendance Peillon et MoDem un grand débat sur l’Education (1).
Chacun, bien entendu, y viendra avec ses idées. Peillon a tiré le premier - j'ai dit ce que j'en pensais, en l'état. Les Verts se taisent, mais il est probable que leur délégué général sera Philippe Meirieu. Si ! Inutile d’en frémir : après tout, Arafat et Rabin ont bien signé une paix des braves — qui a fait long feu, certes…
Un certain nombre d’ateliers devraient s’y ouvrir, sur le métier d’enseignant, sur les buts et les moyens de l’Ecole, sur les programmes, etc.
Sur tout.
J’y serai. Avec mes idées, mais, si possible, avec les vôtres.
C’est l’occasion ou jamais de faire de la démocratie directe.
Alors, nous y voici.
Qu’est-ce qui vous semble important ? primordial ? nécessaire ?
Des moyens ?
Un changement d’optique — mais lequel ?
Un recentrage des programmes ?
Des horaires modifiés — pour les profs ou pour les élèves ?
Des vacances plus courtes ?
Des traitements augmentés — pour tous, ou seulement pour les débutants ?
Bref, comment rendre attractifs de nouveaux concours — qui, d’ailleurs, mesureront quelles compétences, quels savoirs ?
Et faut-il persister à cumuler connaissances et compétences — ou « connaissances » seul suffit-il ?
Faut-il proposer l’abolition du collège unique ?
Une revalorisation de la voie technologique / professionnelle ? Et comment ?
Une modification en profondeur de la filière L — c’est le dernier hobby du président de la République, et les réponses qu’on lui a soufflées sont presque toutes mauvaises ?
Une décentralisation accrue ? Plus de pouvoir aux établissements / aux régions / aux communes ? Ou, au contraire, plus de centralisation — mais laquelle ?
Les derniers programmes du Primaire sont-ils suffisants ? insuffisants ? trop ambitieux ? Faut-il en revenir à la semaine de cinq jours ? Généraliser celle de quatre jours ?
Quelle place pour les parents d’élèves ?
L’Instruction civique a-t-elle toute sa place à l’école ? Y a-t-il des matières dont l’apprentissage est trop précoce — voire inutile ?
Doit-on enseigner et chanter la Marseillaise ?…
Plus sérieusement encore : discrimination positive ou non ? Ou sous quelle forme ? Doit-on systématiquement décider d’un quota d’élèves boursiers ?
Faut-il poser le constat de faillite des ZEP ? Ou les réactiver — et sous quelle forme ?
Ou les reconstruire à la campagne, comme l’aurait suggéré Alphonse Allais ?
Ou encore, en vrac :
L’Ecole doit-elle se plier à toutes les idées à la mode (devoir de mémoire, développement-du-rable, etc…) ou doit-elle rester un sanctuaire des seuls « fondamentaux » ? Peut-elle s’extraire de toute instrumentalisation ?
Et j’en oublie certainement…
Mais ce ne sera pas votre cas — à vous tous. Palliez donc mes insuffisances, ou mon manque d’imagination.
Jean-Paul Brighelli
(1) http://www.lepost.fr/article/2009/10/02/1723361_rassemblement-pour-l-ecole-a-dijon-le-14-novembre.html




Commentaires
Un recentrage des programmes
Des traitements augmentés
et l'arrêt des suppressions de postes!
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 novembre 2009
Et le retour des bac pro en 4 ans (dont 2 de BEP)
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 novembre 2009
il est probable que leur délégué général sera Philippe Meirieu. Si ! Inutile d’en frémir : après tout, Arafat et Rabin ont bien signé une paix des braves
Jean-Paul Brighelli
Après la légion d'honneur, le prix Nobel de la paix pour le tandem Brighelli / Meirieu ?
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
"Peut-elle s’extraire de toute instrumentalisation ?"
On pourrait, au minimum, les limiter.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 novembre 2009
Un recentrage des programmes
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 novembre 2009
Il faut s'entendre sur ce que l'on entend par recentrage (retour à l'essentiel ? au juste milieu ?), au risque de venir buter sur l'indigence de je ne sais quel socle commun.
On peut faire sans regret un joli feu de joie avec les programmes actuels des collèges et des lycées.
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
"Un recentrage des programmes
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 novembre 2009
Il faut s'entendre sur ce que l'on entend par recentrage (retour à l'essentiel ? au juste milieu ?), au risque de venir buter sur l'indigence de je ne sais quel socle commun.
On peut faire sans regret un joli feu de joie avec les programmes actuels des collèges et des lycées.
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
"
La précision est utile mais je pensais pouvoir m'en passer - peut-être à tort - ici.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 novembre 2009
Une augmentation du niveau d'exigence des programmes ? La fin du rêve de 80% d'une classe d'âge diplomé ?
Sinon, j'attire votre attention que quelque soit la qualité de votre contribution, prenez garde à ce qu'elle s'intègre dans un ensemble. La législation n'est qu'une vieille couverture tellement rapiécée qu'elle forme un incroyable patchwork. Enlever l'une des pièces, vous ne savez pas quel trou ou tâche vous trouverez en dessous. Regardez la difficulté à supprimer une taxe que tout le monde dénonce depuis 20 ans (la Taxe pro) et mesurez la difficulté de réformer l'école.
Bref, inscrivez vous dans une démarche plus globale qui tiennent compte de l'impact de ce que vous proposez pour l'éducation sur d'autres domaines, a priori non liés.
Ecrit par : Joe | 02 novembre 2009
"Plus sérieusement encore : discrimination positive ou non ? "
NON
"Ou encore, en vrac :
L’Ecole doit-elle se plier à toutes les idées à la mode (devoir de mémoire, développement-du-rable, etc…)" :
Sûrement pas.
"Des moyens ?" : no comment.
Ecrit par : yann | 02 novembre 2009
Moi, je voudrais que l'on reconstruise le système éducatif autour de moi.
Ecrit par : ça | 02 novembre 2009
Regardez la difficulté à supprimer une taxe que tout le monde dénonce depuis 20 ans (la Taxe pro) [...]
Ecrit par : Joe | 02 novembre 2009
Tout le monde...sauf les petits nobliaux locaux.
Ecrit par : yann | 02 novembre 2009
Que le Ça ait un Moi n'étonnera personne…
Les nouveaux programmes de collège ne sont peut-être pas à jeter complètement. En particulier la possibilité (offerte mais rarement utilisée) de faire de la grammaire sérieusement.
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 novembre 2009
Yann, c'est ce que vous appelez des propositions ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 novembre 2009
*Le paquet (non fiscal) sur le français du CP à la 3e (comme "avant", donc).
*Les connaissances, évidemment
*Ne pas refuser une formation théorique (Aïe, pas sur la tête !), donc on ne ferme pas les IUFM (merci qui, Christophe?)
*Revalo, certes, mais ne rêvons pas, les médecins généralistes se sont vu refuser l'augmentation pourtant prévue d'un Euro sur chaque consultation (22€ actuellement)
*Arrêt des suppressions des postes
*Que l'on confirme la priorité des agrégés sur les lycées (sauf indication contraire)
*Ah ! J'oubliais : le paquet sur le français, du CP à la 3e (Ah bon ? Je l'ai déjà dit ?)
*Arrêt de tout ce qui fait scorie dans le primaire : les "sorties rugby" ou "bateau" d'une semaine, comme cela se fait par chez nous, le pseudo apprentissage d'une langue étrangère (mais qu'il est con ce J.Lang !),etc.
Pour le reste, j'ai tendance à me satisfaire de ce qui existe déjà, mais je suis un mauvais exemple, car, entre autre, le terme de "séquence" ne me gêne pas : c'est pour moi un épisode délimité dans le temps, dans lequel je fais à peu près ce que je veux, c'est à dire ce qui me semble nécessaire à la culture de mes élèves, à leurs apprentissages, à leur préparation aux examens (Bac / BTS). La séquence ne m'a jamais empêché, quand j'étais en Collège, d'effectuer mon heure de grammaire pure, mon heure d'orthographe pure...
Pas plus qu'elle ne me gêne dans mes arrêts incessants pour aborder la chronologie (et, donc, les grandes étapes historiques), ou bien l'art. Ce que je veux, vous dis-je !
Ecrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009
JPB
Si vous êtes sûr que je sois le dernier à avoir un "surmoi", il y a du souci à se faire pour Dijon (je sais, vous plaisantiez, m'enfin... ). N'oubliez pas le vôtre (je plaisante !), ainsi que la Charte du vieil abbé Siéyès (et du vieux Condorcet).
Je ne plaisante pas tant que ça avec ces histoires de "moi je". On le voit bien dans les classes. On pense que c'est une histoire de disposition des tables ou de pédagogie... Ou que sçais-je ?
La seule question actuellement est la suivante : "Est-ce que nous avons vraiment envie de vivre ensemble ?"
... Ou est-ce que nous voulons continuer comme dans "Le ruban blanc".
Dites à Philippe Meirieu qu'il y a des choses à creuser du côté de son histoire de "guerre civile", mais qu'il y a peut-être d'autres façons de s'y prendre que les siennes ; vous avez vu qu'il a été capable de lâcher du mou sur l'histoire de l'élève au centre"... Il y a peut-être quelque chose à en tirer...
Enfin, s'il a un "surmoi" !
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Il faut absolument garder l'école maternelle telle qu'elle a toujours été: ouverte et quasi gratuite.
Ecrit par : lutinbleu | 02 novembre 2009
Regardez la difficulté à supprimer une taxe que tout le monde dénonce depuis 20 ans (la Taxe pro) [...]
Ecrit par : Joe | 02 novembre 2009
Tout le monde...sauf les petits nobliaux locaux.
Ecrit par : yann | 02 novembre 2009
Qui dira jamais assez le charme des nids de poule et du goudron qui part par plaques ? Le charme des coupe-gorge sans éclairage municipal ? Le charme de vos résidences secondaires sans eau potable ni assainissement ? Le charme des décharges sauvages en plein air ? Le charme des mouroirs à vieux ? Le charme désuet de dix kilomètres de marche à pied dans la neige, une bûche dans la biasse pour le poële de la classe, le matin à l'aube ?
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Je continue :
*Les parents sont singulièrement gonflants, mais je vois mal comment on peut refermer la porte qu'ils ont ouverte en y mettant le pied, puis le coude...Nous savons tous que c'est un enjeu crucial car on est toujours (ou presque) un jour ou l'autre, le père ou la mère d'un Moncoeur / Monchéri.
*Pour les autres questions : évidemment, recentralisation totale du Ministère, aucune autonomie des établissements. J'ai pratiqué dans ma chienne de carrière 26 principaux ou proviseurs. Vous n'imaginez pas la proportion d'incapables, d'incultes, voire de frapadingues (j'ai connu un cas psychiatrique avéré). L'idée que des Bac plus rien aient pu gérer des professeurs avec CAPES + Agreg + thèses m'insupporte considérablement, et pourtant j'ai connu cela plus d'une dizaine de fois en 30 ans.
*What else ?
Ecrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009
"La séquence ne m'a jamais empêché, quand j'étais en Collège, d'effectuer mon heure de grammaire pure, mon heure d'orthographe pure...
Pas plus qu'elle ne me gêne dans mes arrêts incessants pour aborder la chronologie (et, donc, les grandes étapes historiques), ou bien l'art. Ce que je veux, vous dis-je !"
Ecrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009
Idem. Seulement, on enseigne sur du sable, c'est désespérant. Je souhaite que les élèves qui arrivent en collège :
- aient les bases de langue nécessaires (pour éviter l'effet "sable" où rien ne reste) : vocabulaire, grammaire, orthographe.
- aient l'habitude d'apprendre par coeur certaines choses (mémoires actuelles atrophiées) et de les réciter en classe.
- aient une pratique suffisante de l'écriture (rédaction, prise de cours) avec les bases acquises : mise en page, ponctuation ...
- aient l'habitude de rédiger des réponses à des questions (et non de remplir des exercices à trous...).
- aient l'habitude de lire des livres.
- aient les bases du comportement en société : arrêter le "moi, je" mais être engagé dans le "moi, nous".
En gros : forcing sur le français ! Sinon, tout est peine perdue. Ces bases doivent s'acquérir très jeune, avant l'arrivée en collège. Il faut remodeler les élèves dans le sens du travail, de la rigueur, de l'attention.
Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009
“faire de la grammaire sérieusement” ?
Il est vrai que ça urge un peu :
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDetFdj_-En-fac-de-lettres-ils-se-remettent-a-l-orthographe-_39382-1139337_actu.Htm
Avancer en reculant…
Ecrit par : Caliope | 02 novembre 2009
*Ne pas refuser une formation théorique (Aïe, pas sur la tête !), donc on ne ferme pas les IUFM (merci qui, Christophe?)
Entièrement d'accord. Ce n'est pas moi qui vous taperai sur la tête. Avec la suppression sèche des IUFM, on va à la catastrophe. Il faut une formation initiale (si possible sur le terrain avec un ancien) et une formation théorique initiale et continue (sur la psychologie des adolescents, la communication, la pause de la voix...)
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Dites à Philippe Meirieu qu'il y a des choses à creuser du côté de son histoire de "guerre civile", mais qu'il y a peut-être d'autres façons de s'y prendre que les siennes ; vous avez vu qu'il a été capable de lâcher du mou sur l'histoire de l'élève au centre"... Il y a peut-être quelque chose à en tirer...
Enfin, s'il a un "surmoi" !
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Pas d'accord! Je dénie formellement à ce bavard creux et hâbleur de Meirieu tout droit à s'exprimer sur l'enseignement. La seule chose que j'attends de lui, c'est qu'il la boucle enfin!
Alors par pitié, Robin, ne l'associez pas à la réflexion sur l'école!
Qu'il aille d'abord enseigner dix ans en collège. Alors ce qu'il aura à dire aura peut-être un intérêt. Mais dans quel état en sortira-t-il? Lui restera-t-il des forces pour pérorer?
Il est vrai que, comme je l'ai dit, Meirieu n'existe que parce qu'il est instrumentalisé par ceux qui veulent casser l'école.
Ecrit par : Jean | 02 novembre 2009
Mon avis
"Des moyens ?"
Ça ne me paraît curieusement pas la priorité ultime. Disons juste des moyens corrects, notamment en nombre d'élèves par classe.
"Un changement d’optique — mais lequel ?"
Une école des savoirs et non une école des compétences ?
"Un recentrage des programmes ?"
Tant qu'à faire, oui, il faudrait commencer par là. Voir le site de sauver les lettres pour le français (même s'ils sont légèrement ambitieux, je trouve)
"Des horaires modifiés — pour les profs ou pour les élèves ?"
Pour les deux. Quelque chose qui ferait que les matières "premières" soient davantage le matin, et les activités en groupes (TP) ou physiques et artistiques davantage l'après-midi. ?
"Des vacances plus courtes ?"
Non. C'est mon avis un faux débat.
"Des traitements augmentés — pour tous, ou seulement pour les débutants ?"
Dans l'absolu pour tous. On cherche à revaloriser le métier, pas à poser un cataplasme sur une jambe de bois
"Bref, comment rendre attractifs de nouveaux concours — qui, d’ailleurs, mesureront quelles compétences, quels savoirs ?
Et faut-il persister à cumuler connaissances et compétences — ou « connaissances » seul suffit-il ?"
Il faut y mesurer les connaissances, en nette priorité : connaissances de la matière enseignée, à l'écrit comme à l'oral. C'est lors de la formation que l'on améliore les compétences du futur prof, et c'est elle qu'il faut revoir de fond en comble, en en faisant quelque chose de beaucoup plus pratique, nourri de davantage d'expérience de terrain en tant qu'observateur puis en tant qu'acteur. La formation théorique doit se limiter à des choses utiles et scientifiquement valides (non idéologiques, donc).
"Faut-il proposer l’abolition du collège unique ?"
Bien sûr.
"Une revalorisation de la voie technologique / professionnelle ? Et comment ?"
La notion de "revalorisation" de ces voies est à mon avis une chimère. Il faut juste faire passer le message qu'elles ne sont pas infâmantes. Davantage me semble relever de l'utopie.
"Une modification en profondeur de la filière L — c’est le dernier hobby du président de la République, et les réponses qu’on lui a soufflées sont presque toutes mauvaises ?"
Le soucis n'est pas tant la filière que ses débouchés. C'est le lien entre lycée et enseignement supérieur qu'il faudrait revoir (notamment sur le nombre de L pris dans les concours, sur le fait qu'ils puissent être prioritaires ici ou là). J'ai peur qu'il soit difficile d'enrayer la chose.
"Une décentralisation accrue ? Plus de pouvoir aux établissements / aux régions / aux communes ? Ou, au contraire, plus de centralisation — mais laquelle ?"
Pas d'avis sur le sujet (si si, ça m'arrive !)
"Les derniers programmes du Primaire sont-ils suffisants ?"
Non.
"insuffisants ?"
Oui
"trop ambitieux ?"
je me gausse. Retour d'horaires corrects en français et en maths, les quatre opérations le plus vite possible selon des techniques éprouvées, de la lecture avec la méthode dont les études prouvent qu'elle est la meilleure (la syllabique, donc), et de la grammaire avec exercices réguliers et répétitifs pour faire entrer les notions.
"Faut-il en revenir à la semaine de cinq jours ? Généraliser celle de quatre jours ?"
Quatre jours et demi me paraît de loin le mieux. La semaine de quatre jours est une aberration.
"Quelle place pour les parents d’élèves ?"
Pas plus que celle qu'ils ont actuellement. Ah oui, au fait ! ces histoires débiles de cycles, à l'intérieur desquels le redoublement peut être automatiquement évité", on ne pourrait pas s'en débarrasser ?
"L’Instruction civique a-t-elle toute sa place à l’école ?"
Bof... Je pense qu'on peut s'en passer.
"Y a-t-il des matières dont l’apprentissage est trop précoce — voire inutile ?"
La Physique-chimie est débutée trop tôt. La langue vivante 1 ne devrait pas être débutée aussi tôt sachant que beaucoup de personnes qui ont reçu l'agrément pour l'enseigner ne sont pas vraiment compétentes pour ça (je pense ici à l'anglais, évidemment... l'allemand, lui, meurt). Il faut revoir à mon sens ce qu'est la technologie, et la transformer en cours d'informatique (et là, il faut équiper correctement les établissements pour cela), et donc laisser la maîtrise du B2i à ces profs-là. Je n'ai rien contre mes collègues d'éducation musicale et d'arts plastique, mais je crois qu'il faut sérieusement se pencher sur leur discipline et sur ce qu'on y fait. On pourrait transformer ça d'une certaine façon en véritable "histoire des arts", diminuant peut-être les "productions d'élèves", et libérant les autres matières de cette chose.
"Doit-on enseigner et chanter la Marseillaise ?…"
Je n'ai rien contre. Je pense que c'est un débat très mineur.
"Plus sérieusement encore : discrimination positive ou non ? Ou sous quelle forme ? Doit-on systématiquement décider d’un quota d’élèves boursiers ?"
Pas d'avis, mais je suis globalement contre la discrimination positive à outrance.
"Faut-il poser le constat de faillite des ZEP ?"
Oui
D'ici peu de temps, je ferai paraître sur mon blog un échange que j'ai eu avec un personnel de direction sur beaucoup de ces sujets (et nous ne sommes pas d'accord ^^). Je vous tiendrai au courant !
Ecrit par : *Celeborn | 02 novembre 2009
Again :
*Pour les vacances, j'ai toujours été partisan de journées plus courtes, sur 5 jours tout de même, voire 5 et demi ?, mais avec un léger raccourcissement des vacances. Je pense surtout au Collège. Mais là, je sais que la chasse est ouverte, donc je vais me terrer.
Ecrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009
Qui dira jamais assez le charme des nids de poule et du goudron qui part par plaques ?
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Le charme des rond-points qui fleurissent dans tous les coins ?
http://www.parolesmania.com/paroles_goristes_les_14865/paroles_les_ronds-points_476436.html
Ai-je dit qu'il ne fallait pas remplacer la TP par autre chose ?
Ecrit par : yann | 02 novembre 2009
Robin, ni Meirieu ni moi n'avons de surmoi.
Ceci explique d'ailleurs peut-être cela.
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 novembre 2009
Enfin Jean a quitté son virus pour rejoindre le groupe. Bienvenue, jean !
Ecrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009
Yann, c'est ce que vous appelez des propositions ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 novembre 2009
Sur deux points, mes réponses ont le mérite d'être courtes. Sur le troisième, je vous accorde qu'il s'agit d'une boutade bassement anti-syndicaliste.
S'il faut développer, non à une discrimination positive fondée sur l'origine sociale, l'ethnie, les revenus, car elle constitue une véritable injustice vis-à-vis des bons élèves. Oui à un système de bourses sur critères sociaux (je crois que ça existe déjà un peu : il y a de nombreux boursiers dans l'enseignement supérieur (environ 25 % dans la meilleure prépa scientifique du coin, idem dans les deux meilleures grandes écoles d'ingénieurs de province, pour les chiffres dont je suis sûr), pourquoi faire des quotas ?) couplé à un système de bourses au mérite et de classes propédeutiques comme la vôtre.
Non à l'invasion de l'école par la nouvelle religion écologiste, ou par ce prurit de "repentance" qui affecte la société française depuis déjà un ou deux papes. Mais c'est déjà trop tard, je pense.
C'est mieux ? Voulez-vous une réponse à toutes vos questions ? Ça peut se faire, mais je vous avoue n'avoir pas d'idées très précises sur les modifications à apporter aux emplois du temps, par exemple.
Ecrit par : yann | 02 novembre 2009
Ai-je dit qu'il ne fallait pas remplacer la TP par autre chose ?
Ecrit par : yann | 02 novembre 2009
Vaste débat complètement hors sujet. Se pencher également avec attention sur la réforme des collectivités territoriales. Les deux se tiennent.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Je suis professeur certifiée d'anglais à la retraite (depuis un an, et trop heureuse d'en être sortie!).
Je m'occupe activement de jeunes en difficulté scolaire dans une association et je constate quotidiennement que des familles peu argentées essaient parfois désespérément de sortir leurs gamins des ZEP et autres collèges de banlieue (Lyon dans mon cas) pour les inscrire dans des écoles privées et dans des associations où on peut les soutenir. Cela ne m'étonne pas. C'est très grave pour l'éducation nationale à la quelle on est en droit d'être attaché dans un souci de justice et d'émancipation. Si on ne fait rien (ou le contraire de ce qu'il faudrait faire), les voeux de l'ERT seront exaucés plus vite qu'on ne l'aurait cru. ERT= European Round Table, 1995 (Edith Cresson y participait) qui pojetait de ne garder que la fonction garderie de l'école publique, pour résumer grossièrement.
Pour en venir aux propositions, et vive la démocratie directe :
Je pense que les moyens pourraient être mieux utilisés (un tas de "projets" inutiles à éliminer) mais il faudrait tout de même rétablir des effectifs d'enseignants plus élevés pour que les élèves soient moins nombreux dans les classes ; en effet, ce ne sont plus les enfants d'il y a 1/2 siècle). Il faudrait aussi des postes d'encadrement en dehors des cours (pions?).
Changement d'optique : oui pour de l'instruction et un enseignement explicite.
Horaires et vacances : je pense que les journées gagneraient à être moins longues et à se terminer par des études surveillées où il serait possible de travailler et d'être aidé. Au risque de me faire virtuellement lyncher, je pense aussi (depuis longtemps) que les vacances d'été pourraient être raccourcies. Si on travaillait mieux en classe, face à des élèves qui ont fourni un minimum de travail, si nous étions soutenus par nos supérieurs pour obtenir une atmosphère de travail en classe, nous serions moins fatigués et moins découragés.
Traitements : les enseignants en fin de carrière devraient tous être payés au tarif hors classe et il faut augmenter plus les débutants (pour réduire l'écart le plus possible), nous faisons tous le même travail, les débuts de carrière coûtent cher (déplacements etc.).
Nouveaux concours : il me semble que la moindre des choses est de maîtriser sa matière et le français aussi bien que possible. Supprimer les IUFM et pensionner les pédagogistes (je suis bien gentille!). Il faudrait aussi rétablir quelquechose comme les IPES pour que les aspirants enseignants peu argentés puissent s'en sortir et passer les concours dans de bonnes conditions. Ce n'est pas le nombre d'années après le BAC qui compte mais comment on les remplit. Tout en gardant à l'esprit que le concours obtenu ne fait pas nécessairement le bon enseignant, il faut aussi une expérience de terrain assez prolongée et certaines dispositions pas toujours faciles à cerner.
Bon courage pour ce débat et merci de nous y représenter.
Ecrit par : Annie SCHMITT | 02 novembre 2009
Enfin Jean a quitté son virus pour rejoindre le groupe. Bienvenue, jean !
Ecrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009
Merci!
Ce n'est pas "mon" virus, Garafignoux, mais celui de Mme Bachelot. Elle le couve, elle le dorlote, c'est sa chose, son bébé. Voyez son sourire jusqu'aux oreilles devant le premier médecin à se faire vacciner, à Necker il y a quelques jours... Comme c'est drôle, en effet, de vacciner quelqu'un! A la vérité, il n'y a rien de plus marrant que l'inoculation, dans un corps qui n'en demandait pas tant, d'un produit - au surplus fort hâtivement préparé - qui va complètement dérégler son système immunitaire!
Ecrit par : Jean | 02 novembre 2009
Vaste débat complètement hors sujet. Se pencher également avec attention sur la réforme des collectivités territoriales. Les deux se tiennent.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Donc pas si hors sujet que ça. Rappelons que les collectivités territoriales (ouf !) tiennent une partie des cordons de la bourse de l'école.
Ecrit par : yann | 02 novembre 2009
Merci à Annie Schmitt !
Merci à tout le monde, and go on !
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 novembre 2009
Les nouveaux programmes de collège ne sont peut-être pas à jeter complètement. En particulier la possibilité (offerte mais rarement utilisée) de faire de la grammaire sérieusement.
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 novembre 2009
Au collège, il n'y a pas que le français, mais aussi les maths, les sciences, l'histoire géo, les langues...^^
Les programmes actuels sont le produit des opérations d'élagage / garnissage / replâtrage qui se sont accumulées ces dernières décennies. Alors, on en rajoute une couche et tout ira mieux ?
A part ça, la présence des "parents d'élève" dans la "communauté éducative" - et l'existence même de la susdite communauté - est-elle un "avantage acquis" indéboulonnable ?
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
J'ai dit, Jean, que j'allais tendre bientôt ma seconde fesse (pas deuxième, je n'ai aucune fesse surnuméraire), pour le 2e vaccin. Je serai donc un mutant, mais tant pis, mes élèves me regardent d'une drôle de manière depuis bien longtemps.
Allons, ne soyez pas cruel avec la vaccine ! Elle nous a préservés de pas mal d'épidémies, non ? Je vous présenterai un jour mon copain d'enfance qui a eu la polyo. Vous verrez ce que c'est que d'en baver des ronds de chapeau, avec des jambes mal formées, sans compter les retards scolaires.
mais, bon. Vous êtes évidemment libre de vos choix et de vos actes militants. Je vous préfère cependant en anti-Meirieu primaire : c'est plus réjouissant.
Ecrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009
Donc pas si hors sujet que ça. Rappelons que les collectivités territoriales (ouf !) tiennent une partie des cordons de la bourse de l'école.
Ecrit par : yann | 02 novembre 2009
S'il n'est pas possible de revenir à 4 journées et demi, réduire le nombre astronomique de sorties scolaires payées par le conseil général qui se donne ainsi bonne conscience et caresse les parents dans le sens du poil.
Travailler les fondamentaux, toujours et encore, cela demande du temps.
Et du temps en classe, pas sur les routes de nos campagnes.
Ecrit par : Maminou | 02 novembre 2009
Vaste débat complètement hors sujet. Se pencher également avec attention sur la réforme des collectivités territoriales. Les deux se tiennent.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Donc pas si hors sujet que ça. Rappelons que les collectivités territoriales (ouf !) tiennent une partie des cordons de la bourse de l'école.
Ecrit par : yann | 02 novembre 2009
Les locaux et le personnel non enseignant.
La première vigilance est de s'opposer aux EPEP, aux jardins d'éveil et autres idées fumeuses qui pourraient naître dans les cerveaux embrumés des politiques.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
A la vérité, il n'y a rien de plus marrant que l'inoculation, dans un corps qui n'en demandait pas tant, d'un produit - au surplus fort hâtivement préparé - qui va complètement dérégler son système immunitaire!
Ecrit par : Jean | 02 novembre 2009
Un grand merci à Jean.
Vous venez de me faire penser à mon rappel antirabique qui traine dans mon frigo depuis trois semaines.
Allez hop ! dans la fesse gauche (je suis gaucher).
Ecrit par : yann | 02 novembre 2009
Dans le cadre bien compris des économies de fonctionnaires d'état.
D'un autre côté, vu la situation d'étranglement budgétaire qui se prépare pour les collectivités territoriales, je je ne vois pas où elles trouveraient les fonds pour payer les enseignants. Espérons qu'elles pourront encore entretenir les locaux, payer le personnel d'entretien et d'encadrement sans que nous nous retrouvions avec des taxes d'habitation et des taxes foncières exorbitantes.
Ou, et peut-être est-ce l'objectif à terme, un chèque éducation et du privé à prix et qualité variable
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
La première vigilance est de s'opposer aux EPEP, aux jardins d'éveil et autres idées fumeuses qui pourraient naître dans les cerveaux embrumés des politiques.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Et ce toujours sous couvert de bons sentiments et d'amélioration de l'offre éducative, bien sûr, et de droite à gauche et de gauche à droite ...
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Question supplémentaire : doit-on considérer qu'il n'y a pas d'alternative à ce qui semble être la politique de gestion des flux d'élèves actuellement à la mode dans le secondaire (suppression de fait du redoublement / "remédiation" généralisée amont-aval) ?
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
*Que l'on confirme la priorité des agrégés sur les lycées [..]
Ecrit par : Garafignoux | 02 novembre 2
Ah, merci ! La meilleur confirmation serait d'appliquer enfin cette règle de priorité lors du mouvement intra.
Tiens, en passant, et si on revenait au mouvement national "à un tour" (comme le mouvement "spécifique") ?
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
Vous êtes évidemment libre de vos choix.
Ecrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009
C'est bien ainsi que je l'entends! Pour moi, et pour les autres.
On saura d'ici quelques jours, avec la rentrée des classes, la visite des "équipes mobiles " dans les établissements scolaires et le début de la vaccination "de masse" dans les quelque mille centres de vaccination planifiés en France, si Mme Bachelot l'entend de la même façon. C'est toute la question. Et d'ailleurs l'unique.
Ecrit par : Jean | 02 novembre 2009
Plus de liaison entre enseignement secondaire et recherche. Des facilités pour les enseignants doctorants, la prise en compte des travaux de recherche dans l'avancement.
Et bien sûr, pour ce faire, une liberté d'organiser son emploi du temps incompatible avec les lubies de la dinde du Poitou : donc combattre férocement toute velléité d'augmenter le temps de présence, refuser les tâches de garderie qui s'annoncent, arrêter le déclassement du métier et bouter tout ce qui vise à transformer l'enseignant en exécutant pointant et soumis au pouvoir des petits chefs et autres médiocres.
Ecrit par : Rodolphe DUMOUCH | 02 novembre 2009
Je suis d'accord avec Maminou : fondamentaux avant tout. Trop de sorties : on n'est pas un centre aéré ! Ni une agence de voyages.
J'ajouterais cette difficulté : le rapport avec les collectivités territoriales est assez pervers car, pour avoir de l'argent en collège, il faut monter des projets. Dans mon département, c'est développement durable avant toute chose. Collège dit pilote. Donc tous les projets vont dans ce sens. Pour pouvoir acheter des livres, je participe à plusieurs de ces projets : sinon bernique. Ce ne sont pas nos minces crédits d'enseignement qui nous permettraient de renouveler les séries d'oeuvres à lire, à étudier. Compromis, toujours.
En collège, par principe, les élèves n'achètent aucun livre. C'est rare : parfois un classique. Paradoxalement, les parents financent à grands frais des voyages, des stages sportifs ou autres. Lorsqu'on veut faire acheter un livre aux élèves (roman, pièce de théâtre...) on aura toujours un bon nombre qui refuseront, qui n'auront pas fait la démarche d'aller en librairie. Et il nous est défendu d'encaisser de l'argent de la part de nos élèves : pas d'achats par le professeur qui se ferait rembourser comme on faisait autrefois.
Il faut penser des projets qui soient vraiment liés aux programmes, aux progressions.
Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009
Je propose une taxe sur les animaux domestiques pour contribuer à une amélioration du fonctionnement de l'éducation nationale en France.
J'admire tous ceux qui s'empressent de donner des conseils pour l'avenir de la France sans songer un seul instant aux moyens que l'on doit se donner pour la réalisation des objectifs annoncés.
Ecrit par : iPidiblue des coûts et des moyens. | 02 novembre 2009
J'admire tous ceux qui s'empressent de donner des conseils pour l'avenir de la France sans songer un seul instant aux moyens que l'on doit se donner pour la réalisation des objectifs annoncés.
Ecrit par : iPidiblue des coûts et des moyens. | 02 novembre 2009
Certes. Mais par exemple, le message de Marilyse, juste au-dessus, va plutôt dans le sens d'une réduction des coûts et d'une redistribution intelligente des moyens.
Ecrit par : yann | 02 novembre 2009
Je propose une taxe sur les animaux domestiques pour contribuer à une amélioration du fonctionnement de l'éducation nationale en France.
.
Ecrit par : iPidiblue des coûts et des moyens. | 02 novembre 2009
Voilà qui me semble très raisonnable. D'autres pays le font et il serait temps que le France s'y mette, avec identification obligatoire de chaque animal de compagnie, chien ou chat. Ça résoudrait en grande partie le problème des abandons, des animaux errants et des chiens dangereux, et autrement mieux que les lois débiles qu'on nous pond depuis dix ans.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Yann je ne faisais pas spécialement le procès de Marylise !
En ce qui concerne les classiques ils sont disponibles sur Google Books et sur Gallica, donc on peut faire des économies de ce côté-là (un classique cela a au moins 70 ans d'âge me semble-t-il donc libre de droit).
Et je ne plaide pas pour ma paroisse, voyez-vous, car je vends des livres d'occasion sur Internet !
Ecrit par : iPidiblue bouquiniste | 02 novembre 2009
Désolé d'y revenir, mais ça me paraît suffisamment important pour qu'on s'en émeuve!
Trouvé sur alterinfo:
"Le Tamiflu coule à flots....dans les rivières !
Le Tamiflu se retrouve dans les eaux des rivières, selon des scientifiques japonais qui craignent désormais que les oiseaux aquatiques ne permettent aux virus des grippes saisonnière, aviaire ou porcine de développer des résistances aux antiviraux."
Ecrit par : Jean | 02 novembre 2009
[...] combattre férocement toute velléité d'augmenter le temps de présence, refuser les tâches de garderie qui s'annoncent, arrêter le déclassement du métier et bouter tout ce qui vise à transformer l'enseignant en exécutant pointant et soumis au pouvoir des petits chefs et autres médiocres.
Ecrit par : Rodolphe DUMOUCH | 02 novembre 2009
Cela va sans dire, mais c'est quand même bien de l'avoir dit ^^
Autre sujet : celui des remplacements. Souhaite-t-on toujours que ceux-ci soient effectués par des professeurs titulaires ? Dans l'affirmative, il y a urgence à rendre de nouveau attractive cette fonction, sinon le travail sera salopé par la démotivation d'enseignants à qui l'administration exige l'impossible, sans la moindre compensation (que font les syndicats ?). Mais peut-être préfèrerait-on voir cette tâche ingrate effectuée par les futurs "reçus / collés" de la "mastérisation". Il faut le dire clairement.
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
Remettre au centre et au tout début, dès la maternelle la pédagogie, la vraie, celle du GRIP, pas la spécieuse, celle de PHILIPPE.
Cela suppose une décision POLITIQUE forte. Ce qu'aucun gouvernement n'osera prendre pour ménager les uns et les autres.
Le drame de la démocratie libérale tient au fait que ce sont les couches moyennes qui dirigent le pays en s'opposant aux extrêmes, les riches d'un côté et les pauvres déracinés de l'autre: ceux par qui, "découlent tous nos problèmes."
Tant qu'on fondra une politique sur l'idée de surtout ne pas s'en prendre à l'antagonisme profond qui traverse la société il ne peut y avoir d'avancées.
J'ai lu l'autre jour des choses intéressantes sous la plume de dobolino. Tellement intéressantes qu'elles n'ont suscité aucun commentaire. (En particulier, sur la régularisation des sans- papiers)
Ecrit par : buntov | 02 novembre 2009
Je propose qu’on pose d’abord des principes généraux, sinon la discussion ne peut être que faussée :
– L’école ne doit-elle être qu’un lieu de socialisation comme les pédagogistes le proclament ? Et ce jusqu’au collège ? Qui d’après Dubet n’est qu’un petit lycée ! (La Foi fait croire à n’importe quoi).
– Doit-elle être un lieu d'enseignement ? École-garderie ou École-lieu d’instruction ?
– L’École est-elle une institution qui encore de la valeur quand on permet à n’importe qui d’y demeurer sans autre obligation que d’y venir s’asseoir : only seat time ? Qu’est-ce qui fait le prix de l’École ?
– Que fait-on des élèves perturbateurs ? Les recettes des pédagogos (« on va dialoguer », « surtout pas de sanctions », « gardons-les jusqu’à 20 ans sinon ils vont aller dans la rue », etc.) ont échoué lamentablement.
Et pas besoin de « moyens » !
Je sais bien que c’est très naïf et peu diplomatique ;)) Les pédagogistes ayant tout fait pour faire disparaître les conditions permettant l’enseignement.
Ecrit par : Pierre Lariba | 02 novembre 2009
Mais Pierre Lariba, la loi oblige à scolariser jusqu'à seize ans !
Ecrit par : iPidiblue rappel au règlement | 02 novembre 2009
S'il n'est pas possible de revenir à 4 journées et demi, réduire le nombre astronomique de sorties scolaires payées par le conseil général qui se donne ainsi bonne conscience et caresse les parents dans le sens du poil.
Travailler les fondamentaux, toujours et encore, cela demande du temps.
Et du temps en classe, pas sur les routes de nos campagnes.
Ecrit par : Maminou | 02 novembre 2009
Le Conseil général et les Municipalités répondent à une demande, non ? S'il n'y a pas de demande, il n'y a pas de sorties ou fort peu.
Je trouve un peu excessif sur ce coup là de pointer du doigt encore une fois les collectivités territoriales et les élus locaux alors que les grands responsables sont au sein même des établissements scolaires et pas uniquement dans les associations de parents d'élèves.
Je ne crois pas que les municipalités qui subviennent aux besoins de l'école de Catmano soient désespérées du fait qu'elle est réfractaire aux sorties occupationnelles ?
Je ne me souviens pas qu'elle ait eu jamais à se battre pour refuser une sortie, sauf peut-être sur l'objectif d'un voyage de fin d'année.
Et j'entends souvent mon époux Président de SIVOS gémir et râler sur les exorbitantes exigences de certaines PE et taper du poing sur la table à l'issue d'un conseil d'école. Et d'autres maires aussi ! "Elles feraient mieux de leur apprendre les tables de multiplications et l'accord des participes, ces c*** !" est un propos plus couramment entendu que "ces imbéciles ont refusé la classe verte parce qu'elles n'ont pas encore appris les conversions et la règle de trois aux élèves de CM2".
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Buntov,
La société on la prend telle qu'elle est quand on fait de la politique et qu'on ambitionne de rendre un "service signalé" comme le disait De Gaulle !
A André Gide qui à Alger en 42/43 s'étonnait de la médiocrité de son entourage le général lui répondit : "j'ai pris ce que le pays m'avait donné".
Ecrit par : iPidiblue service signalé | 02 novembre 2009
J'ai lu l'autre jour des choses intéressantes sous la plume de dobolino. Tellement intéressantes qu'elles n'ont suscité aucun commentaire. (En particulier, sur la régularisation des sans- papiers)
Ecrit par : buntov | 02 novembre 2009
Ici, la règle d'or, c'est "qui ne dit mot consent" donc, tout le monde était d'accord avec moi. D'ailleurs, c'est une telle évidence que je vois mal comment on pourrait y être opposé à moins d'être viticulteur ou maraîcher en PACA ou gros entrepreneur de maçonnerie ou travaux publics ! J'en passe...
Comme ce blog est fâcheusement dépourvu d'intervenants chefs d'entreprise véreux, tout le monde est OK pour régulariser au plus vite les sans-papiers.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
"En ce qui concerne les classiques ils sont disponibles sur Google Books et sur Gallica, donc on peut faire des économies de ce côté-là (un classique cela a au moins 70 ans d'âge me semble-t-il donc libre de droit)."
Je crois important que les élèves aient un livre entre les mains et non seulement des photocopies. C'est l'un des effets pervers de la technologie : trop de photocopies ! D'ailleurs, ces dernières coûtent aussi cher à un établissement et quel travail pour le professeur ! Quel foutoir dans les classeurs !
Dans le mot "Classiques" pour les collèges, c'est par exemple "Le Médecin malgré lui", "L'Avare", les fables de la Fontaine, les contes de Perrault, etc. mais dans une édition récente, pas trop rébarbative. Il en existe plusieurs à un prix modique.
Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009
Mais Pierre Lariba, la loi oblige à scolariser jusqu'à seize ans !
Ecrit par : iPidiblue rappel au règlement | 02 novembre 2009
Quelle loi ?
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
Remettre au centre et au tout début, dès la maternelle la pédagogie, la vraie, celle du GRIP, pas la spécieuse, celle de PHILIPPE.
Ecrit par : buntov | 02 novembre 2009
On pourrait déjà obtenir des ouvertures de classes expérimentales en plus grand nombre et des formations professionnelles ad hoc pour les PE et professeurs de collège qui seraient partants, de manière à ce que les classes SLEEC puissent devenir un échantillon représentatif sur le plan statistique ?
Ça, ça serait du domaine du faisable, il me semble ?
Cinq écoles maternelles-élémentaires et un ou deux collèges par département.
Pas mal, non ?
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Trouvé sur alterinfo:
"Le Tamiflu coule à flots....dans les rivières !
Le Tamiflu se retrouve dans les eaux des rivières, selon des scientifiques japonais qui craignent désormais que les oiseaux aquatiques ne permettent aux virus des grippes saisonnière, aviaire ou porcine de développer des résistances aux antiviraux."
Ecrit par : Jean | 02 novembre 2009
Ça, pour le coup, Jean, c'est vrai ! Rajoutez les contraceptifs oraux, les antibiotiques, les antimitotiques et vous parlez d'un grave problème de pollution avec un retentissement non négligeable sur la faune aquatique et les problèmes de résistance des souches bactériennes aux antibio. Très grave problème.
En toute logique, nos excrétats devraient être confiés à des organismes de traitement des déchets pendant toute la durée du traitement et les jours suivants son arrêt.
Ce n'est même pas respecté pour les chimiothérapies anticancéreuses et les traitements aux isotopes radioactifs, sauf en médecine vétérinaire ...
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Remettre au centre et au tout début, dès la maternelle la pédagogie, la vraie, celle du GRIP, pas la spécieuse, celle de PHILIPPE.
Ecrit par : buntov | 02 novembre 2009
On pourrait déjà obtenir des ouvertures de classes expérimentales en plus grand nombre et des formations professionnelles ad hoc pour les PE et professeurs de collège qui seraient partants, de manière à ce que les classes SLEEC puissent devenir un échantillon représentatif sur le plan statistique ?
Ça, ça serait du domaine du faisable, il me semble ?
Cinq écoles maternelles-élémentaires et un ou deux collèges par département.
Pas mal, non ?
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Et là, on pourrait plaire aux socialos, Jean Paul, puisque dans le programme pour les présidentielles, Ségo proposait de faire un gros effort pour que chaque collège de France soit constitué de professeurs formant une équipe pédagogique soudée autour d'un projet commun et qu'il soit possible à un enseignant de rejoindre une équipe qui le motive même si son nombre de points n'était pas ad hoc.
Ce serait un horizon souriant pour notre ami Robin, non ?
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Quelle loi ?
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
Ah ! non, vous le savez très bien, loi Jules Ferry 1881 enseignement primaire obligatoire, 1936 Jean Zay jusqu'à 14 ans, 1959 jusqu'à 16 ans ...
Ecrit par : iPidiblue enseignement oblige | 02 novembre 2009
Suppression des RASED, retour au GAPP avec de vrais psychologues scolaires (psychologie cognitive d'abord, psychologie clinique éventuellement)
Retour à de classes genre perf ou d'adaptation avec réflexion sur l'accueil des enfants handicapés qui n'ont aucunement place dans les classes lambda;
Des CP à 20 -
Autres classes 25
Retour à une maternelle centrée sur les prérequis et pas l'apprentissage
Ecrit par : désolé | 02 novembre 2009
Tant qu'on fondra une politique sur l'idée de surtout ne pas s'en prendre à l'antagonisme profond qui traverse la société il ne peut y avoir d'avancées.
Ecrit par : buntov | 02 novembre 2009
Tant que l'"antagonisme profond qui traverse la société" ne vient pas chatouiller le fondement des uns et des autres, il ne faut pas s'attendre à de grandes avancées politiques.
@ iPidiblue enseignement oblige
Instruction obligatoire n'est pas scolarisation obligatoire :
"L'instruction obligatoire peut être donnée soit dans les établissements ou écoles publics ou privés, soit dans les familles par les parents, ou l'un d'entre eux, ou toute personne de leur choix." (Article L131-2 Modifié par Loi n°2005-380 du 23 avril 2005 - art. 11 JORF 24 avril 2005)
Rien n'empêche de s'instruire dans la rue, sur le trottoir, par exemple, avec une personne de son choix.
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
En toute logique, nos excrétats devraient être confiés à des organismes de traitement des déchets pendant toute la durée du traitement et les jours suivants son arrêt.
Ce n'est même pas respecté pour les chimiothérapies anticancéreuses et les traitements aux isotopes radioactifs, sauf en médecine vétérinaire ...
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Je le sais, dobolino, par ma voisine, qui est infirmière en oncologie.
Et qui, au passage, m'a dit qu'il était hors de question pour elle de prendre le vaccin grippe du cochon, pas plus que pour ses trente collègues, malgré les affiches incitatives bien voyantes placardées à tous les détours des couloirs du service.
Quant au Tamiflu, il est bon de savoir qu'en plus, c'est inutile et dangereux.
Ecrit par : Jean | 02 novembre 2009
"loi Jules Ferry 1881 enseignement primaire obligatoire, 1936 Jean Zay jusqu'à 14 ans, 1959 jusqu'à 16 ans"
Et bien revenons à la limite de 14 ans. La scolarité aurait une autre valeur. Les cancres et leurs géniteurs auraient bien la règle du jeu en main et ils sauraient à quoi s'attendre, j'imagine la tête de Meirieu ;)
Ecrit par : Pierre Lariba | 02 novembre 2009
Rien n'empêche de s'instruire dans la rue, sur le trottoir, par exemple, avec une personne de son choix.
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
C'est cela, Socrate !
Ecrit par : iPidiblue péripatéticien | 02 novembre 2009
Retour à la liberté pédagogique à tous les niveaux donc un véritable corps d'inspection (issu du terrain ?) qui évalue par rapport aux contenus du programme et non par rapport à la méthode d'enseignement
Ecrit par : désolé | 02 novembre 2009
La réflexion sur l'école aujourd'hui doit être liée à celle de l'identité, sinon, sur ce blog, vous allez dire et redire ce que vous avez dit cent mille fois déjà : les méthodes, les vacances etc.
Phrase du jour, pour réfléchir:
"Deux mille ans de culpabilité chrétienne relayée par les droits de l’homme se sont réinvestis, au nom de la défense des individus, dans la mise en accusation et la disqualification radicale de la France. Et l’école publique s’est engouffrée dans la brèche avec d’autant plus d’ardeur qu’à la faveur du multiculturalisme elle a trouvé dans cette repentance et ce masochisme national une nouvelle mission."
Pierre Nora, historien, à propos des lois mémorielles, 2008
Ecrit par : Amélie | 02 novembre 2009
- Insister encore et encore sur l'apprentissage du français (orthographe, grammaire, rédaction, lecture de bons livres)
- Pas de discrimination positive, sauf sous la forme de propédeutique aux prépas. Surtout pas de quotas.
- Suppression du collège unique.
-Exclure de l'Ecole tout ce qui relève de "l'air du temps". La redéfinir avant tout comme lieu d'instruction.
- Refuser toute forme d'école-garderie, et toute augmentation du temps de présence obligatoire des enseignants.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 novembre 2009
Ici, la règle d'or, c'est "qui ne dit mot consent" donc, tout le monde était d'accord avec moi. D'ailleurs, c'est une telle évidence que je vois mal comment on pourrait y être opposé à moins d'être viticulteur ou maraîcher en PACA ou gros entrepreneur de maçonnerie ou travaux publics ! J'en passe...
Comme ce blog est fâcheusement dépourvu d'intervenants chefs d'entreprise véreux, tout le monde est OK pour régulariser au plus vite les sans-papiers.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Pour le coup, je pense plutôt que c'est parce que le sujet est complexe et que la manière dont vous en parliez était anecdotique. Pour ma part, je n'ai pas d'avis tranché. Derrière chaque cas de sans-papier, il y a un drame que je suis incapable de juger. Je sais juste que régulariser les sans-papiers est une belle idée mais n'est pas la solution en soit. Il faut également les intégrer et mettre en place des mesures pour que les suivants soient des immigrés légaux (et non illégaux). "On ne peut pas accueillir toute la misère du monde mais la France doit prendre sa part".
Je ne suis pas certain qu'une régularisation générale soit une bonne solution si on ne traite pas le problème dans son ensemble. Pour reprendre vos termes, ce serait un emplâtre sur une jambe de bois.
Ecrit par : Joe | 02 novembre 2009
Le Conseil général et les Municipalités répondent à une demande, non ? S'il n'y a pas de demande, il n'y a pas de sorties ou fort peu.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Tout à fait d'accord, ils répondent à une demande.
Il faut simplement éviter de réclamer toujours plus et éviter de donner toujours plus pour un bénéfice plus qu'aléatoire...
Des fondamentaux à l'école et s'il faut vraiment sortir, une visite dans une grande médiathèque de temps à autre pour "palper" le monde des livres ou écouter une conteuse seront toujours plus profitables à de jeunes enfants qu'une sortie à 200 km du village pour se pencher sur "les problèmes de l'industrie textile dans la vallée de Wesserling" comme l'ont fait l'an dernier des gamins de 9 et 10 ans...
Ecrit par : Maminou | 02 novembre 2009
Hors sujet: Beigbeder a obtenu le priix Renaudot.
Des commentaires ?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 novembre 2009
Je n'ai pas lu le Beigbeder ! Espérons qu'il a fait quelques progrès... Marie N'Diaye pour le Goncourt : bien !
Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009
"Un recentrage des programmes
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 novembre 2009
Il faut s'entendre sur ce que l'on entend par recentrage (retour à l'essentiel ? au juste milieu ?), au risque de venir buter sur l'indigence de je ne sais quel socle commun.
On peut faire sans regret un joli feu de joie avec les programmes actuels des collèges et des lycées.
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
1- Qui a dit qu'on était obligé de s'arrêter au socle commun?
pourquoi ne pas faire plus si nos classes et la motivation des élèves le permet ?
le socle commun est la base obligatoire. ok.
nul ne dit qu'elle peut être dépassée, si c'est possible.
2- Un corps d'inspection issu du terrain: Voilà une idée qu'elle est bonne! mon rêve: voir le cours d'un inspecteur , avec élèves sur ce qu'il prône et met ENFIN en pratique, avec critique objective des élèves et des parents..
je lance donc un pavé dans la mare.
On pourrait aussi sonder les parents et les élèves sur ce qu'ils pensent de l'enseignement reçu par leur enfant , de l'investissement ou de la disponibilité du prof , de sa capacité à entendre ses errances possibles et à évoluer si ' ça ne marche pas". on a tous eu des profs qu'on a adoré pour leur enseignement et d'autres qu'on ne respectent pas , parce qu'ils ne sont pas sérieux , compréhensibles et qu'ils s'en foutent.;
Quand toute la classe obtient des mauvais résultats avec monsieur X , constamment absent ou peu investi ou si dégouté que plus rien ne le motive, alors que Mr Z en a de bonnes ( notes) ainsi que le respect des enfants pour son investissement et que X et z ont le même salaire , n'y aurait il pas problème?
Et ça , ce n'est pas toujours l'inspection qui l'évalue objectivement.
3- Pour ce qui est de l'orientation , il me semble que rétablir un pallier vers les sections technologiques de qualité ne serait pas sot ; certains élèves souffrent beaucoup d'un enseignement " abstrait" et peuvent épanouir , trouver leur passion et la clef de leur emploi. quelque chose qui ressemblait au modèle allemand.
Mais il est vrai que là bas les emplois dans l'industrie sont beaucoup plus développés que chez nous..
problème de coût?
4- autre suggestion pour les médias: passer les films étrangers , et en particulier dans les langues enseignées en VO.
ça ne couterait pas plus cher. c'est ce que font les pays nordiques.
Peut être cela nous ferait il remonter dans le classement des apprentissages en langues étrangères?
je connais quelques gens bien inspectés , fortment diplomés et honnis des enfants et de leur parent pour leur incompétence notoire.
ne pas couper le lien / enseignement. l'administration doit restée lucide sur les impératifs fondamentaux.
j'ai une chargée de mission la dernière fois ; j'ai vu la différence ; en mieux!
Ecrit par : sylvie | 02 novembre 2009
Regardez la difficulté à supprimer une taxe que tout le monde dénonce depuis 20 ans (la Taxe pro) [...]
Ecrit par : Joe | 02 novembre 2009
Tout le monde...sauf les petits nobliaux locaux.
Ecrit par : yann | 02 novembre 2009
le problème est surtout :
" qui payera le manque à gagner?
réponse: les classes moyennes , comme d'hab.
Ecrit par : sylvie | 02 novembre 2009
Dans les voeux pieux :
Un brevet des collèges qui soit un vrai examen sans la prédominance du contrôle continu qui fait de cette épreuve une formalité creuse, sans enjeu. Un retour aux "compositions" pour les autres années avec obligation de révisions générales régulières. Ne dites pas que je suis ringarde ! Ce serait hyper top branché !
Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009
Rappel :
Sujet du bac 2005 de français
Lily, un an après son installation à Paris, écrit à sa famille restée en Somalie. Elle dénonce l’intolérance et le racisme dont elle est la victime. Vous rédigerez cette lettre en tenant compte des situations évoquées dans le texte de Pierre Perret et en développant l’argumentation de Lily.
Ecrit par : Amélie | 02 novembre 2009
" Je n'ai pas lu le Beigbeder" (Marilyse)
Moi non plus, et il y a peu de chances que je le fasse. De ses livres précédents, je ne connais d'ailleurs que quelques pages feuilletées sur les tables des librairies. Il s'y étalait tant de médioctité satisfaite (médiocrité d'écriture, entre autres) que j'en ai eu durablement la nausée.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 novembre 2009
Remettre au centre et au tout début, dès la maternelle la pédagogie, la vraie, celle du GRIP, pas la spécieuse, celle de PHILIPPE.
Ecrit par : buntov | 02 novembre 2009
On pourrait déjà obtenir des ouvertures de classes expérimentales en plus grand nombre et des formations professionnelles ad hoc pour les PE et professeurs de collège qui seraient partants, de manière à ce que les classes SLEEC puissent devenir un échantillon représentatif sur le plan statistique ?
Ça, ça serait du domaine du faisable, il me semble ?
Cinq écoles maternelles-élémentaires et un ou deux collèges par département.
Pas mal, non ?
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Et là, on pourrait plaire aux socialos, Jean Paul, puisque dans le programme pour les présidentielles, Ségo proposait de faire un gros effort pour que chaque collège de France soit constitué de professeurs formant une équipe pédagogique soudée autour d'un projet commun et qu'il soit possible à un enseignant de rejoindre une équipe qui le motive même si son nombre de points n'était pas ad hoc.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Et parlait aussi de liberté pédagogique de l'équipe ainsi formée par affinité.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Quand toute la classe obtient des mauvais résultats avec monsieur X , constamment absent ou peu investi ou si dégouté que plus rien ne le motive, alors que Mr Z en a de bonnes ( notes) ainsi que le respect des enfants pour son investissement et que X et z ont le même salaire , n'y aurait il pas problème?
Ecrit par : sylvie | 02 novembre 2009
Si seulement les choses étaient si simples.
Et que dire de monsieur A qui travaille 3 heures de moins que monsieur C tout en gagnant 30 % de plus ?
C'est-y pas un problème ?
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
Je ne suis pas certain qu'une régularisation générale soit une bonne solution si on ne traite pas le problème dans son ensemble. Pour reprendre vos termes, ce serait un emplâtre sur une jambe de bois.
Ecrit par : Joe | 02 novembre 2009
C'est sous-entendu, Joe.
Mais la symbolique poujadiste actuelle qui consiste à renvoyer chez eux, à grands renforts de publicité, trois pelés et un tondu alors qu'il y en a 25 ou 250 ou 2500 qui rentrent le même jour, franchement, c'est nul !
D'ailleurs, on pourrait peut-être nous chiffrer ce phénomène clairement et honnêtement, non ?
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Et là, on pourrait plaire aux socialos, Jean Paul, puisque dans le programme pour les présidentielles, Ségo proposait de faire un gros effort pour que chaque collège de France soit constitué de professeurs formant une équipe pédagogique soudée autour d'un projet commun et qu'il soit possible à un enseignant de rejoindre une équipe qui le motive même si son nombre de points n'était pas ad hoc.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Et parlait aussi de liberté pédagogique de l'équipe ainsi formée par affinité.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Quels utopistes, ces socialos. Ils vont bientôt nous réinventer les phalanstères.
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
L'opération Beigbeder a été lancée dès le mois d'août, avec un tir de barrage médiatique invraisemblable.
Les futurs romanciers qui passent ici savent désormais comment faire…
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 novembre 2009
Bon Toto,
Que diriez-vous de reconstituer les écoles des enfants de troupe ? Mon tonton qui était fils de gendarme y est allé et cela ne lui a pas trop mal réussi ...
Ecrit par : iPidiblue enfant de troupe | 02 novembre 2009
Bon sens :
"On propose à nos sociétés un avenir multiculturel. Le grand paradoxe du multiculturalisme, c’est que toutes les cultures sont les bienvenues à l’exception d’une seule, la culture du pays hôte. Pour accueillir la diversité comme il se doit, la France est tenue de ne plus être une nation substantielle, mais une nation procédurale simplement vouée à organiser la coexistence des communautés qui la composent. "
Alain Finkielkraut, Le Point, 16 juillet 2009
Ecrit par : Amélie | 02 novembre 2009
la pause de la voix...)
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Phénoménal lapsus, Robin !
;-)
Et merci à Garafignoux !
Combien de fois faudra t-il répéter que les formations théoriques sont très loin d'être majoritaires dans les IUFM, (formations "PE"?)
Donc: maintien, et amplification, des formations à la polyvalence pour les professeurs d'école. Et, évidemment, les formations autour de la voix et de la gestion de classe semblent essentielles, (hors "modélisation", évidemment).
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009
Des chiffres :
"Il ressort que chaque immigré qui franchit la frontière (250 000 par an) coûte 100 000 euros par an à la collectivité nationale, soit vingt fois plus que les Corses."
Yves-Marie Laulan, économiste, président de l’Institut de géopolitique des populations, novembre 2005
"Lorsqu’un travailleur immigré supplémentaire arrive, il faudra finalement, pour réaliser les infrastructures nécessaires (logement, hôpitaux, écoles, infrastructures de toutes sortes, installations industrielles, etc.) une épargne supplémentaire égale à quatre fois le salaire annuel de ce travailleur. Si ce travailleur arrive avec sa femme et trois enfants, l’épargne nécessaire sera égale à vingt fois son salaire annuel, ce qui manifestement représente une charge très difficile à supporter.
Maurice Allais, prix Nobel d’Economie 1988, Le Figaro, 5 décembre 1990
Ecrit par : Amélie | 02 novembre 2009
Donc: maintien, et amplification, des formations à la polyvalence pour les professeurs d'école. Et, évidemment, les formations autour de la voix et de la gestion de classe semblent essentielles, (hors "modélisation", évidemment).
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009
Après, il faut voir le contenu. Si la formation, c'est "apprendre à écouter l'élève et comprendre le message d'angoisse qu'il cherche à vous transmettre en vous traitant de grosse pute", ça ne va pas dans le bon sens.
J'avais déjà constaté dans mon entourage qu'il y a deux catégories de profs : ceux dont on sait qu'il ne faut pas les chercher, et les autres avec lesquelles on peut tout se permettre (et quelque soit l'âge : autant en collège, qu'au lycée, en prépa ou en école). Quelle formation peut faire qu'il y ait plus de profs de la première catégorie que la seconde ?
A mon sens, c'est pas ultra compliqué d'apprendre qu'il vaut mieux une tape sur la main le jour 1 qu'un coup de fusil le jour 30.
Ecrit par : Joe | 02 novembre 2009
Allez, pour nous changer de ces voeux pieux maintes fois ruminés et exprimés ici et ailleurs...
Situation trouble en Ukraine: le gouvernement appelle à l'aide la communauté internationale contre une "épidémie terrifiante" et voici que débarquent aussitôt à Kiev des "experts" de l'OMS chargés d'organiser la "défense" contre le virus...
Trouvé sur www.theflucase.com":
"WHO takes over the Ukraine: eyewitnesses say no pandemic
Lundi, 02 Novembre 2009 07:00
According to reports in the German media, a group of WHO officials has already landed in Kiev, the captial of Ukraine, and are preparing to take control of the police, military and health services under the pretext of a swine flu pandemic emergency.
In a press statement, WHO has confirmed it has deployed „a multi-disciplinary team of experts" to assist the Ukrainian government.
„In response to the request from the Minister of Health of the Ukraine, WHO is deploying a multi-disciplinary team of experts to assist national authorities in mitigating the impact of the pandemic. The team comprises of the following expertise: health emergencies coordination, case management, epidemiology, laboratory diagnostics, logistics, and media/risk communications,“ says a WHO press release dated November 1st.
http://www.who.int/csr/don/2009_11_01/en/index.html
The Ukranian Ministry of Health has reported the death of two health care workers in Lviv and another two in Ternopil. The total number of deaths associated with the outbreak now numbers 60. However, eyewitness accounts from Ukraine say there is no evidence of an outbreak.
http://www.moz.gov.ua/ua/main/press/?docID=13944
The Ukrainian government today appealed for international help in dealing with the „swine flu“ pandemic, paving the way for WHO, the UN and the EU to take over key government infrastructure.
A plane carrying 16 tonnes of Tamiflu has landed in the Ukraine: 300, 000 million doses of Tamilfu have been ordered from Roche, according to media reports.
In addition, the Ukrainian Prime Minister Julia Timoschenko has said that elections planned for January might have to be cancelled because of the „pandemic“
http://russlandonline.ru/rupol0010/morenews.php?iditem=21878
Nine regions, especially in western Ukraine, have been put under quarantine; schools and cinema have been banned for three weeks as part of a crackdown by the authorities.
Reports from people in Lviv, however, indicate there is no sign of a pandemic, fuelling fears that the pandemic emergency is being hyped by the media and used as a pretext for military rule by Ukraine’s government, hit by corruption scandals and protests over the sinkling standard of living.
„There is nothing special in Lwow (large city, western parto of Ukraine 800,000 people) - the situation is normal, telephones work as usual. The pandemic is in the media, but people
seem not to react. The only effect is the lack of masks in drugstores. They are using scarfes to cover their mouths. Allegedly there are several viruses, but none o them lethal.
They use regular seasonal flu to create panic for mass vaccinations,“ says one person who has contact with a cousin in Lviv."
Ecrit par : Jean | 02 novembre 2009
mon rêve: voir le cours d'un inspecteur , avec élèves sur ce qu'il prône et met ENFIN en pratique, avec critique objective des élèves et des parents.
Ecrit par : sylvie | 02 novembre 2009
Vous avez vraiment besoin de ça pour savoir ce que vous avez à faire ?
Et sur quoi faites-vous reposer l'objectivité de la critique des "élèves et des parents" (et pourquoi pas du chien du concierge, pendant qu'on y est ?) ?
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
" Je connais quelques gens bien inspectés, fortement diplomés et honnis des élèves et de leurs parents." (Sylvie)
Ce n'est pas si simple. J'ai connu pour ma part des collègues sérieux et compétents que telle ou telle classe avait pris en grippe. Cela m'est d'ailleurs arrivé une fois, avec une bande de petits goujats qui considéraient comme une provocation la moindre exigence en matière de conduite ou de travail.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 novembre 2009
Rien n'empêche de s'instruire dans la rue, sur le trottoir, par exemple, avec une personne de son choix.
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
Un(e) philosophe péripatéticien ? ;O))
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
1- Rappel :
Sujet du bac 2005 de français
Lily, un an après son installation à Paris, écrit à sa famille restée en Somalie. Elle dénonce l’intolérance et le racisme dont elle est la victime. Vous rédigerez cette lettre en tenant compte des situations évoquées dans le texte de Pierre Perret et en développant l’argumentation de Lily.
Ecrit par : Amélie | 02 novembre 2009
Déplorable.. Déplorable de pure démagogie ...
Tokyo Hotel la prochaine fois ?
Ceci sans vouloir manquer de respect à Pierre Perret , bien sûr.
je n'imaginais pas ça ( ma fille n'est qu'en début de première). Elle étudie Barthes , la fontaine ...Elle va être étonnée.
2- Et que dire de monsieur A qui travaille 3 heures de moins que monsieur C tout en gagnant 30 % de plus ?
C'est-y pas un problème
Ecrit par : Toto Weininger | 02 novembre 2009
Pour moi , certaines personnes passent par des concours plus difficiles. ils sont destinés au lycée. ils peuvent avoir moins d'heures de cours pour mettre en place des cours plus élaborés.
Donc oui , les agrégés en lycée.
Ha bon , ce n'est comme ça que ça marche?
3- De tout cœur avec la citation d'Amélie.
Bonne journée à tous.
il est temps pour moi de me montrer raisonnable et de quitter l'ordinateur.
Merci à JPB de nous permettre de communiquer, pour toutes les pistes de réflexion qu'il nous propose de partager.
Ecrit par : sylvie | 02 novembre 2009
Rien n'empêche de s'instruire dans la rue, sur le trottoir, par exemple, avec une personne de son choix.
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
Un(e) philosophe péripatéticien(ne) ? ;O))
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Qui a dit qu'on était obligé de s'arrêter au socle commun?
pourquoi ne pas faire plus si nos classes et la motivation des élèves le permet ?
le socle commun est la base obligatoire. ok.
nul ne dit qu'elle peut être dépassée, si c'est possible.
Ecrit par : sylvie | 02 novembre 2009
Le socle commun, c'est ce qui reste quand on refuse ou qu'on n'est plus capable d'enseigner progressivement des programmes ambitieux. Il n'y a pas à faire plus que le "socle", il y a à faire autre chose.
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
mon rêve: voir le cours d'un inspecteur , avec élèves sur ce qu'il prône et met ENFIN en pratique, avec critique objective des élèves et des parents.
Ecrit par : sylvie | 02 novembre 2009
Vous avez vraiment besoin de ça pour savoir ce que vous avez à faire ?
Et sur quoi faites-vous reposer l'objectivité de la critique des "élèves et des parents" (et pourquoi pas du chien du concierge, pendant qu'on y est ?) ?
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
Tout à fait d'accord avec vous, TotoWeininger! Je n'en ai vraiment rien, mais ce qui s'appelle rien à faire de la façon dont un "inspecteur" fait cours. Je ne lui demande qu'une seule chose, c'est d'être assez intelligent et assez honnête pour comprendre ce que je fais et pourquoi je le fais.
Ecrit par : Jean | 02 novembre 2009
J'ai oublié cette autre petite information (ou "Comment ça marche?":
"Novartis chief phones Swiss health official and gets Focetria approved
Lundi, 02 Novembre 2009 11:27
According to a report in the Swiss newspaper Sontagszeitung, the head of Novartis Daniel Vasella called Thomas Zeltner, the director of the Swiss Health Ministry, to "offer" Novartis's swine flu jab Focetria for use for pregnant women and children."
Ecrit par : Jean | 02 novembre 2009
Il faut remettre en question le collège unique. On a refusé d'orienter les élèves vers des voies différentes, plus concrètes, d'abord en 5e, puis en 4e comme on le faisait autrefois. Les plus mauvais troisièmes atterrissent en lycée général, faute d'une autre orientation. Du coup, on fait de la garderie avec bon nombre d'élèves qui empêchent la progression de l'ensemble. Démotivation, rebelle-attitude, haine de "l'intello" : que de mauvais exemples à suivre. On n'a pas besoin de beaucoup pousser certains pour qu'ils tombent du mauvais côté.
Les bases pour s'adapter dans le monde professionnel, pour se former tout au long de la vie ne sont plus là. C'est cela qui est le plus inquiétant.
Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009
Un(e) philosophe péripatéticien(ne) ? ;O))
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Très drôle, Robin ! Retour à l'antique...
Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009
Et que dire de monsieur A qui travaille 3 heures de moins que monsieur C tout en gagnant 30 % de plus ?
C'est-y pas un problème
Ecrit par : Toto Weininger
Le problème, c'est d'avoir mélangé les genres. Les agrégés en lycée, et même, en terminale d'abord (quand ce n'est pas en prépa), puisqu'ils ne sont pas assez nombreux pour occuper tous les postes en lycée.
Ecrit par : Moot | 02 novembre 2009
"A mon sens, c'est pas ultra compliqué d'apprendre qu'il vaut mieux une tape sur la main le jour 1 qu'un coup de fusil le jour 30."
Ecrit par : Joe | 02 novembre 2009
Vous avez tout compris ! ;-)
Certes non, mais il y a tout un tas d'exercices, (et de jeux théâtraux; je n'y peux rien; en théâtre, on parle de jeux) qui me semblent indispensables à pratiquer, (en tous cas pour une majorité), pour être plus à même de parvenir à être plus opérationnel.
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009
Quels utopistes, ces socialos. Ils vont bientôt nous réinventer les phalanstères.
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
Le souci, TotoW, ce n'est pas de savoir qui est qui, c'est de trouver un biais, une stratégie, pour passer ses idées et les mettre en pratique. Il faut s'appuyer sur l'air du temps car il n'y a rien de plus à obtenir pour l'instant.
JPB demande des conseils, j'en donne et ceux que je donne me semblent, pour le coup, dans le domaine de l'accessible.
Je suis fort déçue de n'obtenir, comme seul commentaire, que cette phrase.
Pour l'instant, je ne vois rien d'autre de faisable et ce ne serait déjà pas si mal que d'obtenir quelques structures scolaires "expérimentales" entièrement SLEEC de la maternelle à la troisième, ne serait-ce que pour cent élèves tout venant par an et par niveau dans chaque département, ainsi que des crédits convenables pour la formation d'enseignants à ces méthodes pédagogiques.
Les résultats obtenus auraient vite fait de parler.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
" Je connais quelques gens bien inspectés, fortement diplomés et honnis des élèves et de leurs parents." (Sylvie)
Ce n'est pas si simple. J'ai connu pour ma part des collègues sérieux et compétents que telle ou telle classe avait pris en grippe. Cela m'est d'ailleurs arrivé une fois, avec une bande de petits goujats qui considéraient comme une provocation la moindre exigence en matière de conduite ou de travail.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 novembre 2009
Idem. Aujourd'hui, certains parents s'y mettent aussi. Une collègue a reçu un parent, il y a peu, venu l'invectiver : "Il est hors de question que ma fille fasse vos heures de colle ! Que les choses soient claires !" etc. etc. La fille a les mêmes problèmes avec tous les professeurs.
Au cours suivant, dans une autre matière, la gamine a osé dire à une autre collègue : "Vous n'avez pas à me punir. Mon père a mis les choses au point l'autre jour." Sic ! Vous voyez l'exemple sur les autres.
Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009
Jean arrêtez de nous parler en "étranger " ! Ici c'est du français pas du pidgin ...
Ecrit par : iPidiblue français obligé | 02 novembre 2009
la pause de la voix...)
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Phénoménal lapsus, Robin !
la pose de la voie ? ;-))
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Rien n'empêche de s'instruire dans la rue, sur le trottoir, par exemple, avec une personne de son choix.
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
Un(e) philosophe péripatéticien ? ;O))
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Baccalauréat série L, cession 2020, épreuve de philosophie :
2 sujets au choix :
"Vous expliquerez en donnant des exemples précis comment l'on peut s'instruire sur le trottoir avec une personne de son choix."
"Expliquez la différence entre un(e) philosophe péripatéticien et un(e) péripatéticienne philosophe.
Lequel ou laquelle choisiriez-vous pour vous instruire ? Justifiez votre réponse."
;O))
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
mon rêve: voir le cours d'un inspecteur , avec élèves sur ce qu'il prône et met ENFIN en pratique, avec critique objective des élèves et des parents.
Ecrit par : sylvie | 02 novembre 2009
Vous avez vraiment besoin de ça pour savoir ce que vous avez à faire ?
Et sur quoi faites-vous reposer l'objectivité de la critique des "élèves et des parents" (et pourquoi pas du chien du concierge, pendant qu'on y est ?) ?
oi , ce qui me sied , c'est de me sentir utile dans mon travail/ et ça , c'est peut être subjectif , mais j'apprécie de l'entendre , de tous ceux qui sont concernés. c'est quoi l'objectivité en la matière,
la réussite des élèves aux examens?
leur capacités réelles à la fin de l'année?
, leur apprentissage d'autonomie et l'entretien de leurs motivations à "apprendre" etc..
quel est pour vous l'élément d'évaluation crédible?
quel est celui de l'inspecteur? enfin celui de CERTAINS?
A côté de certaines missions" politiques" qui vont et viennent au gré des " modes" et sur lesquelles ils font carrière ? condamnant un jour une pratique ,qu'ils louent le lendemain... l'inspection est le relais des "modes" auxquels nous sommes asservis , sans pour autant progresser.
Contrairement à vous , je ne pense pas que la réponse soit forcément évidente.
si vous êtes parents d'élève , vous aurez une petite idée pour la suite , même sil est essentiel que les parents doivent garder une distance certaine par rapport à l'école qui n'est pas leur métier , bien sûr.
Ecrit par : sylvie | 02 novembre 2009
La ptose de tout.
Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009
Pour l'instant, je ne vois rien d'autre de faisable et ce ne serait déjà pas si mal que d'obtenir quelques structures scolaires "expérimentales" entièrement SLEEC de la maternelle à la troisième, ne serait-ce que pour cent élèves tout venant par an et par niveau dans chaque département, ainsi que des crédits convenables pour la formation d'enseignants à ces méthodes pédagogiques.
Les résultats obtenus auraient vite fait de parler.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Je suis bien d'accord avec vous jusqu'à la dernière phrase (non incluse^^). Je mets quelques réserves sur la manière dont l'administration ferait "parler" les résultats.
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
Mon fils en doctorat maths donne des cours en IUT : il a des étudiants fraîchement sortis du bac S. Certaines copies sont illisibles, du charabia et le mot du cours "quadratique", notion indispensable, est devenu "quoi dratique - coa dratic..." (sic) chez plusieurs. Il en est horrifié et, du coup, comprend mieux ce qu'on lui raconte du collège et du lycée. Aucune notion des mots, de leurs racines. Rien n'est relié à rien. D'ailleurs, les carrés sont négatifs ! Ce qui le frappe, outre ces énormes problèmes de langue française, c'est le manque d'autonomie. Les étudiants croient avoir compris mais laissés seuls devant le travail, il n'y a plus personne. Des bourdes énormes sur des acquis simples du collège.
Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009
2 sujets au choix :
"Vous expliquerez en donnant des exemples précis comment l'on peut s'instruire sur le trottoir avec une personne de son choix."
"Expliquez la différence entre un(e) philosophe péripatéticien et un(e) péripatéticienne philosophe.
Lequel ou laquelle choisiriez-vous pour vous instruire ? Justifiez votre réponse."
;O))
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Moi, je choisirais le sujet du philosophe au petit chien. Ou alors celui qui serait aux petits soins. Je me tâte... Le philosophe pataticien me tente aussi. J'adore la bonne cuisine, même sur un coin de trottoir.
Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009
@ dobolino
Je vous remercie de vous inquiéter pour mon avenir, mais L'avenir pour moi (dans l'éducation nationale), c'est la retraite à la fin de l'année. (J'ai des projets, mais il est un peu tôt pour en parler).
J'aurais bien continué un peu, mais je ne suis pas sûr de tenir le coup jusqu'à la transfiguration du système éducatif après le congrès de Dijon, grâce à l'union sacrée Brighelli-Meirieu-Cohn-Bendit-Bayrou...
Et les quelques années qu'il faudra pour que ça remonte jusqu'au cerveau du mammouth ;O))
J'insiste à nouveau fortement auprès de JPB sur l'importance d'une formation initiale pour les jeunes collègues.
Je ne vois pas comment par exemple on peut exercer ce métier en ignorant qu'il faut éviter de mélanger le whisky avec les anti-dépresseurs.
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
l'inspection est le relais des "modes" auxquels nous sommes asservis , sans pour autant progresser.
Ecrit par : sylvie | 02 novembre 2009
Jusqu'à nouvel ordre, NOUS NE SOMMES ASSERVIS A RIEN.
Nous avons certes des contraintes : En particulier, les savoirs que les élèves maîtrisent en début d'année du fait de leur scolarité antérieure (c'est quand même l'essentiel, il me semble, et cela dit bien l'absolue nécessité de programmes nationaux décents).
Que peuvent vous couter le mépris des lubies inspectorales, un avancement de carrière plus lent ? Ce n'est même pas certain, tellement le système est insane.
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
Palliez donc mes insuffisances, ou mon manque d’imagination.
Jean-Paul Brighelli 02 novembre 2009
===
Vous faites assaut de modestie, mon cher collègue ! Bien que je vous croie sincèrement modeste, je suis surpris.
Je ne vous ferai aucune suggestion. Je suis d'un autre temps et dois passer la main.
Nos jeunes collègues, y compris ceux qui s'apprêtent à partir à la retraite, auront beaucoup à dire.
Je suivrai cependant ce fil de discussion car, si je ne m'en mêle pas, je m'y intéresse.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 novembre 2009
Il faut remettre en question le collège unique. On a refusé d'orienter les élèves vers des voies différentes, plus concrètes, d'abord en 5e, puis en 4e comme on le faisait autrefois. Les plus mauvais troisièmes atterrissent en lycée général, faute d'une autre orientation. Du coup, on fait de la garderie avec bon nombre d'élèves qui empêchent la progression de l'ensemble. Démotivation, rebelle-attitude, haine de "l'intello" : que de mauvais exemples à suivre. On n'a pas besoin de beaucoup pousser certains pour qu'ils tombent du mauvais côté.
Les bases pour s'adapter dans le monde professionnel, pour se former tout au long de la vie ne sont plus là. C'est cela qui est le plus inquiétant.
Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009
Tout à fait!
Mais est-ce le "collège unique" qu'il faut mettre en cause?
N'est-ce pas plutôt le "parcours scolaire unique"?
Que tous les enfants soient accueillis dans le même bâtiment ne me dérange pas. Appelons-le le "collège unique". C'était comme ça au temps des CPPN et ça marchait bien. Ce n'est pas parce qu'un élève est scolairement nul qu'il est infréquentable, dans la cour ou ailleurs. Ce qui ne marche pas, c'est que tous les enfants soient contraints de suivre le même cursus.
Je suis de l'avis de Marylise: il faut un palier d'orientation après la Cinquième, vers un enseignement plus concret, de type pré-professionnel, à l'intérieur du collège.
Cela évitera l'essentiel des problèmes de discipline, qui viennent la plupart du temps de ce que l'élève vit très mal le fait d'être complètement débordé par l'enseignement qu'il reçoit et n'a d'autre moyen psychologique de compenser au yeux de ses camarades que de faire le pitre. C'est humain. Il est vrai aussi que tous ceux qui ont décroché ne font pas les imbéciles à longueur d'heure et n'en souffrent pas moins en silence. Bref, il faut ouvrir dans les collèges une voie pré-professionnelle, allégée et réduite au strict nécessaire en matières "intellectuelles".
Pourquoi ne pas créer en même temps un "Certificat d'Etudes Elémentaires", qui serait passé en fin de Cinquième, créerait une dynamique en amont et aurait valeur de certificat d'instruction minimale utile aux yeux des employeurs?
Ne faut-il pas aussi relancer l'idée, qui était tout à fait excellente, de l'apprentissage-junior, mais en l'avançant d'une année, autrement dit dès que l'élève aura ses quatorze ans révolus?
Il faut aussi clarifier la gestion des problèmes de discipline dans les collèges. La circulaire Royal de juillet 2000 doit être purement et simplement abrogée. La circulaire Fillon de 2004 doit être complétée avec un alinéa sur l'exclusion de cours: celle-ci ne doit plus être réputée "exceptionnelle", comme le stipulait la Circulaire Royal, dite "Circulaire scélérate", et comme le sous-entend la Circulaire Fillon, qui ne pipe mot à ce sujet, mais doit être mentionnée comme une des ressources normales du professeur qui serait débordé par un élèvé particulièrement turbulent au point qu'il lui serait impossible de continuer à faire son cours dans des conditions compatibles avec l'intérêt de ses élèves, lequel inclut la protection du professeur lui-même.
Chaque collège doit prévoir un espace surveillé dans lequel un élève renvoyé de cours sera accueilli avec un travail à faire, et cela aussi souvent et aussi longtemps qu'il ne sera pas venu à résipiscence. Il n'est pas acceptable qu'un seule élève ait toute latitude pour perturber les cours à sa guise et que la réponse de l'institution, ce soit de dire qu'il faut le garder en classe parce qu'il a "droit comme les autres à l'éducation"!
Le Réglement intérieur d'un collège devra être parfaitement clair sur les devoirs des élèves en matière de discipline. Le principe de la "tolérance zéro" devra y être clairement perceptible. Le silence dans la cour après la sonnerie, la montée en classe en rangs et en silence, le silence dans les couloirs sont des attitudes qui favorisent l'attention en classe. Elles doivent être rappelées comme allant de soi.
Petit détail: l'élève n'a pas à signer le Règlement intérieur, comme cela se passe parfois ("Je soussigné, Trucmuche, reconnais avoir lu ce Règlement intérieur et m'engage à en respecter les dispositions"); c'est parfaitement grotesque. On ne lui demande pas son approbation, un collège n'est pas une république. Autre chose à ce sujet: le fait qu'un élève perturbe les cours gravement et durablement au point d'entraver la marche normale de la classe devrait peut-être être retourné contre ses responsables légaux comme un "délit", et entraîner une amende. Les parents, qui souvent chargent l'école de tous les maux, feraient bien parfois de commencer par prendre leurs responsablilités. Dans mon collège, il est de notoriété publique qu'un père d'élève disait à son fils, perturbateur notoire en 3ème: "Fais ch.... les profs comme moi je les ai fait ch..... Attitude inacceptable au regard de la loi républicaine.
Ecrit par : Jean | 02 novembre 2009
Ce n'est pas si simple. J'ai connu pour ma part des collègues sérieux et compétents que telle ou telle classe avait pris en grippe.
"Cela m'est d'ailleurs arrivé une fois, avec une bande de petits goujats qui considéraient comme une provocation la moindre exigence en matière de conduite ou de travail."
Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 novembre 2009
===
Cela m'est arrivé aussi... mais plus d'une fois ! ;-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 novembre 2009
Redevenons un peu sérieux, au moins un instant. Si j'avais un seul message à faire passer, en tant que professeur en collège avec des 6ème cette année, ce serait celui-ci : Tout se joue à l'école primaire. Si les fondations sont solides, on peut continuer à construire, sinon, c'est fichu.
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
"Redevenons un peu sérieux, au moins un instant. Si j'avais un seul message à faire passer, en tant que professeur en collège avec des 6ème cette année, ce serait celui-ci : Tout se joue à l'école primaire. Si les fondations sont solides, on peut continuer à construire, sinon, c'est fichu." écrit Robin.
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Même analyse pour moi.
Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009
@ Marylise et Jean
Pas mieux !
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
avait pris en grippe.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 novembre 2009
Malheureuse! Qu'avez-vous dit?
Vous voulez donc que yann tombe en apoplexie?
Ecrit par : Jean | 02 novembre 2009
Marilyse (pardon !)
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Que tous les enfants soient accueillis dans le même bâtiment ne me dérange pas. Appelons-le le "collège unique". C'était comme ça au temps des CPPN et ça marchait bien. Ce n'est pas parce qu'un élève est scolairement nul qu'il est infréquentable, dans la cour ou ailleurs. Ce qui ne marche pas, c'est que tous les enfants soient contraints de suivre le même cursus. (Jean)
Quand j'étais au collège, il y avait des 4ème et 3ème "spéciales" où on entassait les élèves "agés" de 6ème et de 5ème (ceux qui n'avaient pas le niveau pour des 4ème "normales"), certainement avec des cours adaptés. Ca n'existe plus ou ça n'a jamais existé ?
Ecrit par : Joe | 02 novembre 2009
Mon fils en doctorat maths donne des cours en IUT : il a des étudiants fraîchement sortis du bac S. Certaines copies sont illisibles, du charabia et le mot du cours "quadratique", notion indispensable, est devenu "quoi dratique - coa dratic..." (sic) chez plusieurs. Il en est horrifié et, du coup, comprend mieux ce qu'on lui raconte du collège et du lycée. Aucune notion des mots, de leurs racines. Rien n'est relié à rien. D'ailleurs, les carrés sont négatifs ! Ce qui le frappe, outre ces énormes problèmes de langue française, c'est le manque d'autonomie. Les étudiants croient avoir compris mais laissés seuls devant le travail, il n'y a plus personne. Des bourdes énormes sur des acquis simples du collège.
Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009
J'avais fait les mêmes observations lorsque j'enseignais en premier cycle universitaire (filière scientifique). Des étudiants aussi nuls en français qu'en math, et qui sortaient leurs calculettes pour calculer racine de 36...
Même chose en BTS.
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
Redevenons un peu sérieux, au moins un instant. Si j'avais un seul message à faire passer, en tant que professeur en collège avec des 6ème cette année, ce serait celui-ci : Tout se joue à l'école primaire. Si les fondations sont solides, on peut continuer à construire, sinon, c'est fichu.
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Ce n'est pas exactement vrai et c'est même beaucoup trop pessimiste. J'en veux pour preuve ma propre fille dont le niveau en fin de CM2 était effrayant.
Si l'élève se bat et "en a dans le ciboulot", il remonte aisément avec l'aide de professeurs efficaces.
Je vous concède qu'on parle là d'un élève ayant par imprégnation familiale un bon niveau de vocabulaire et une culture générale convenable pour son âge mais, sur le plan strictement scolaire, c'était le vide total.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Et, sans Acadomia, ça fait bien un an qu'elle sait qu'un carré ne peut être négatif et qu'il ne faut pas confondre cette notation avec celle des puissances négatives de dix, en attendant d'aller plus loin.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
un carré ne peut être négatif
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Et le carré d'un imaginaire pur ?
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
Ce n'est pas exactement vrai et c'est même beaucoup trop pessimiste. J'en veux pour preuve ma propre fille dont le niveau en fin de CM2 était effrayant.
Si l'élève se bat et "en a dans le ciboulot", il remonte aisément avec l'aide de professeurs efficaces.
Je vous concède qu'on parle là d'un élève ayant par imprégnation familiale un bon niveau de vocabulaire et une culture générale convenable pour son âge mais, sur le plan strictement scolaire, c'était le vide total.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Je suis assez de votre avis. On peut rattraper pas mal de choses au collège. Seulement, rien n'est possible si un ou quelques perturbateurs empêchent le professeur de faire cours et, à force de rester impunis, finissent par le décourager. Vu l'état de la plupart des collèges, l'urgence me semble être: "Tolérance zéro"!
Ecrit par : Jean | 02 novembre 2009
Et, sans Acadomia, ça fait bien un an qu'elle sait qu'un carré ne peut être négatif et qu'il ne faut pas confondre cette notation avec celle des puissances négatives de dix, en attendant d'aller plus loin.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Euh... Et les "imaginaires" racines carrées d'un nombre négatif.
En mathématiques, t
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Une partie du message a sauté :
"en mathématiques, tout est possible, tout dépend du cadre de référence, non ?"
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
un carré ne peut être négatif
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Et le carré d'un imaginaire pur ?
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
Pardon, j'avions pas vu ça avant de poster ! Les grands esprits se percutent ! ;O))
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Je vous concède qu'on parle là d'un élève ayant par imprégnation familiale un bon niveau de vocabulaire et une culture générale convenable pour son âge mais, sur le plan strictement scolaire, c'était le vide total.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Oui, et c'est bien la preuve que l'école ne joue plus son rôle. L'ecole d
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
"en mathématiques, tout est possible, tout dépend du cadre de référence, non ?"
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Tout ? Pas vraiment.
Essayez de trouver, par exemple, des formules générales (n’utilisant que les quatre opérations usuelles et les racines) donnant les solutions des équations polynomiales réelles ou complexes pour les équations de degré 5 ou plus (Pour le degré 2, il y a le bon vieux discriminant Delta, etc.)
Ne cherchez pas trop longtemps quand même^^
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
Quand j'étais au collège, il y avait des 4ème et 3ème "spéciales" où on entassait les élèves "agés" de 6ème et de 5ème (ceux qui n'avaient pas le niveau pour des 4ème "normales"), certainement avec des cours adaptés. Ca n'existe plus ou ça n'a jamais existé ?
Ecrit par : Joe | 02 novembre 2009
Quand j'ai commencé à enseigner à la fin des années 70, j'ai fait cours à une "classe aménagée". Il y avait des classes de transition, des classes CPPN, des classes CPA ... tous dispositifs qui ont disparu dans le tronc commun (qui est un arbre creux). Il y avait une orientation possible vers la voie professionnelle en fin de l5e ou 4e pour des élèves plus âgés. Au nom de l'égalitarisme, on a broyé le tout : les élèves que j'ai en face de moi en savent bien moins que les "aménagés" du début de ma carrière. Et c'était de la bonne pâte ! Pas les écervelés trublions d'aujourd'hui qui pensent plus au "surtoi" qu'à leur "surmoi" ...
Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009
"Les parents, qui souvent chargent l'école de tous les maux, feraient bien parfois de commencer par prendre leurs responsabilités."
Ecrit par : Jean | 02 novembre 2009
"Parfaitement d'accord.J'insiste à nouveau fortement auprès de JPB sur l'importance d'une formation initiale pour les jeunes collègues."
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Pas mieux.
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009
"en fin de 5e" ! Triple bêta que je suis !
Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009
Ce n'est pas exactement vrai et c'est même beaucoup trop pessimiste. J'en veux pour preuve ma propre fille dont le niveau en fin de CM2 était effrayant.
Si l'élève se bat et "en a dans le ciboulot", il remonte aisément avec l'aide de professeurs efficaces.
Je vous concède qu'on parle là d'un élève ayant par imprégnation familiale un bon niveau de vocabulaire et une culture générale convenable pour son âge mais, sur le plan strictement scolaire, c'était le vide total.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Heureusement que ceci est possible...
Mais au prix de qelles angoisses, de quels efforts, de quelles remises en questions et tous ne sont pas aptes ou ne sont pas dans les meilleures conditions pour redresser la barre ...
Des fondations solides permettent tout de même d'affronter les difficultés avec plus de sérénité...
Des classes SLECC comme il y en a trop peu permettraient d'éviter les traversées hasardeuses de certains gamins dans le brouillard le plus dense.
Ecrit par : Maminou | 02 novembre 2009
Mince, ma réponse à Jean et le message de Robin auquel j'ai répondu dans la foulée sont collés. Fausse manip. :-(
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009
Essayez de trouver, par exemple, des formules générales (n’utilisant que les quatre opérations usuelles et les racines) donnant les solutions des équations polynomiales réelles ou complexes pour les équations de degré 5 ou plus (Pour le degré 2, il y a le bon vieux discriminant Delta, etc.)
Ne cherchez pas trop longtemps quand même^^
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
Joker ! ;O))
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Et c'était de la bonne pâte ! Pas les écervelés trublions d'aujourd'hui qui pensent plus au "surtoi" qu'à leur "surmoi" ...
Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009
Parfaitement... Et Jésus n'a jamais dit : "Aimez-vous les uns sur les autres !"
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Essayez de trouver, par exemple, des formules générales (n’utilisant que les quatre opérations usuelles et les racines) donnant les solutions des équations polynomiales réelles ou complexes pour les équations de degré 5 ou plus (Pour le degré 2, il y a le bon vieux discriminant Delta, etc.)
Ne cherchez pas trop longtemps quand même^^
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
Joker ! ;O))
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Un élément de réponse :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9or%C3%A8me_d%27Abel-Ruffini
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
Il y a tout de même quelque chose d'extraordinaire chez les enseignants, c'est ce besoin, après avoir exprimé "du jus de crâne" pendant un certain temps, d'aller jouer dans la cour pour une récréation bien méritée !!!
N'est-ce pas Robin?
Ecrit par : Maminou | 02 novembre 2009
Mince, ma réponse à Jean et le message de Robin auquel j'ai répondu dans la foulée sont collés. Fausse manip. :-(
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009
Pareil pour moi. Mon message à dobolino est tronqué (sans doute une punition du grand ordinateur central céleste%2
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
http://vimeo.com/5629970
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Et, sans Acadomia, ça fait bien un an qu'elle sait qu'un carré ne peut être négatif et qu'il ne faut pas confondre cette notation avec celle des puissances négatives de dix, en attendant d'aller plus loin.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Euh... Et les "imaginaires" racines carrées d'un nombre négatif.
En mathématiques, t
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
et
un carré ne peut être négatif
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Et le carré d'un imaginaire pur ?
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
Pardon, j'avions pas vu ça avant de poster ! Les grands esprits se percutent ! ;O))
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Oh là !!!
Ça sert à quoi que j'ai écrit "en attendant d'aller plus loin"
Le sport national ici semble être de me faire passer pour une imbécile !
Y'a des jours où ça me gonfle carrément ! Y'a tout de même pas que les profs qui ont fait un peu des études, en france. Vous êtes vraiment totalement cons, tous les deux.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
que j'aie écrit !!
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Y'a des jours où ça me gonfle carrément ! Y'a tout de même pas que les profs qui ont fait un peu des études, en france. Vous êtes vraiment totalement cons, tous les deux.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Mais non, ils sont seulement en récré...
Ecrit par : Maminou | 02 novembre 2009
Ça sert à quoi que j'ai écrit "en attendant d'aller plus loin"
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
"que j'aie écrit" : non ? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009
Je suis assez de votre avis. On peut rattraper pas mal de choses au collège. Seulement, rien n'est possible si un ou quelques perturbateurs empêchent le professeur de faire cours et, à force de rester impunis, finissent par le décourager. Vu l'état de la plupart des collèges, l'urgence me semble être: "Tolérance zéro"!
Ecrit par : Jean | 02 novembre 2009
Si vous aviez eu à subir comme elle le Cyril qui était avec elle en sixième et cinquième et le Yoël en quatrième et troisième ! Et, cette année, en Seconde, y'a toute une bande, un bon quart de l'effectif, dont les LEP n'ont pas voulu. Il paraît qu'il y a un sacré bordel en cours.
Ils ont passé les quatre premières semaines en maths sur les identités remarquables et ces élèves-là en ignoraient tout. Je vous rassure tout de suite: ils n'ont toujours pas pigé.
C'est dramatique !
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Y'a des jours où ça me gonfle carrément ! Y'a tout de même pas que les profs qui ont fait un peu des études, en france. Vous êtes vraiment totalement cons, tous les deux.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Mais non, ils sont seulement en récré...
Ecrit par : Maminou | 02 novembre 2009
Et pourquoi c'est à moi qu'ils s'en prennent ? Parce que je suis d'origine juive ? parce que je suis une femme ? parce que je ne suis pas prof ?
Je penche pour l'option 3.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
TEST
Ecrit par : MDelord | 02 novembre 2009
Ça a quel but, tes TESTS, Michel ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 novembre 2009
TEST
Ecrit par : MDelord | 02 novembre 2009
Ça a quel but, tes TESTS, Michel ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 novembre 2009
Allons, allons, soyez indulgent, MD construit ses propres savoirs en informatique ;o)))))
Ecrit par : yann | 02 novembre 2009
Robin, félicitations pour votre réactivité en mathématiques.
Moi qui vous croyais prof de lettres ! ;o))
Ecrit par : yann | 02 novembre 2009
Voici mon avis :
"Des moyens ?"
Le même niveau de moyens qu'actuellement, mais attribués correctement. Il devrait y avoir une somme définie pour chaque élève d'une même section, ce qui établirait le montant minimum alloué à un établissement (un élève de 1ere S coûte autant à Lille qu'à Grenoble, un élève de 1ere STI coûte autant à Strasbourg qu'à Nantes, etc.). J'en ai marre de voir des lycées où on fait de la peinture sur carrosserie et où l'on met un billard en salle des profs, et d'autres où on rogne sur les photocopies et les craies.
Il faudrait plus de surveillants et de CPE ; il n'y a pas assez de surveillance dans les couloirs par exemple.
"Un changement d’optique — mais lequel ?"
Une école des CONNAISSANCES avant tout.
"Un recentrage des programmes ?"
Oui. Une remise au centre de l'orthographe en français, de la chronologie en histoire et en lettres, de l'espace physique, urbain et rural en géographie, et des mathématiques au sein des sciences.
"Des horaires modifiés — pour les profs ou pour les élèves ?"
L'idée de Celeborn est attrayante : "quelque chose qui ferait que les matières "premières" soient davantage le matin, et les activités en groupes (TP) ou physiques et artistiques davantage l'après-midi."
"Des vacances plus courtes ?"
Non : il faut pouvoir se reposer. Par contre, les vacances dans l'enseignement supérieur sont démesurément longues : j'ai une amie qui a 20 semaines de cours dans l'année, et qui en est épuisée car elle fait 400 heures de cours en 20 semaines !!! Et le reste du temps, elle corrige et prépare. Il faudrait revoir l'organisation du calendrier dans l'enseignement supérieur.
"Des traitements augmentés — pour tous, ou seulement pour les débutants ?"
Pour tous.
"Bref, comment rendre attractifs de nouveaux concours — qui, d’ailleurs, mesureront quelles compétences, quels savoirs ?
Et faut-il persister à cumuler connaissances et compétences — ou « connaissances » seul suffit-il ?"
Il faut y mesurer les connaissances, en nette priorité : connaissances de la matière enseignée, à l'écrit comme à l'oral.
Il faut aussi que les étudiants aillent en stage d'OBSERVATION durant leur cursus, bien avant le concours pour pouvoir se réorienter s'ils le souhaitent. Il faut un peu de pratique accompagnée avec l'observation pour que les étudiants se rendent compte de la réalité du métier d'enseignant avant de le choisir.
"Faut-il proposer l’abolition du collège unique ?"
Bien sûr. Il faut que l'élève puisse choisir d'aller en voie technologique dès la fin de la 5e - d'autant qu'on sait bien que les classes les plus dures actuellement au collège sont les 4e.
"Une revalorisation de la voie technologique / professionnelle ? Et comment ?"
Il faut juste faire passer le message qu'elles ne sont pas infâmantes. Il faut aussi bien distinguer les deux, et faire comprendre aux ENSEIGNANTS et aux COP qu'on sort de ces filières avec la capacité d'exercer un métier, ce qui n'est pas du tout le cas d'un bachelier des séries générales !
"Une modification en profondeur de la filière L — c’est le dernier hobby du président de la République, et les réponses qu’on lui a soufflées sont presque toutes mauvaises ?"
C'est le lien entre lycée et enseignement supérieur qu'il faudrait revoir. J'avais proposé sur ce blog des solutions pour rénover les littéraires : mettre trois langues obligatoires (deux modernes, une ancienne), proposer du droit en terminale... Je les mettrai ci-dessous si je les retrouve.
"Une décentralisation accrue ? Plus de pouvoir aux établissements / aux régions / aux communes ? Ou, au contraire, plus de centralisation — mais laquelle ?"
Surtout pas de pouvoir décentralisé ! C'est la porte ouverte à n'importe quoi. Il faut un programme national et des directives nationales. Et revenir à un barème de mutations national : un agrégé vaut 500 points à Bordeaux, 90 à Grenoble et 75 à Paris !
"Les derniers programmes du Primaire sont-ils suffisants ?"
Oui, on a déjà assez réformé le primaire comme ça.
"insuffisants ?"
Non
"trop ambitieux ?"
Non
"Faut-il en revenir à la semaine de cinq jours ? Généraliser celle de quatre jours ?"
Quatre jours, c'est quand même bien pour éviter la fatigue. Mais il faut que les programmes ne soient pas en situation de "trop plein" : les établissements qui faisaient la semaine de 4 jours avaient autrefois moins de vacances que les autres.
"Quelle place pour les parents d’élèves ?"
Pas de place institutionnalisée, mais suppression des "cycles, à l'intérieur desquels le redoublement peut être automatiquement évité".
"L’Instruction civique a-t-elle toute sa place à l’école ?"
Oui, en tant que complément aux enseignements d'histoire et de géographie. Elle doit porter sur la vie politique contemporaine, en France et dans le monde, et sur les problèmes sociaux et sociétaux contemporains. Quand à 20 ans, les étudiants ne savent pas du tout ce que c'est que le libéralisme ou le marxisme, c'est inquiétant.
"Y a-t-il des matières dont l’apprentissage est trop précoce — voire inutile ?"
Non. On peut en revanche se débarrasser des TPE qui n'apprennent rien à personne.
"Doit-on enseigner et chanter la Marseillaise ?…"
Oui, même si ce n'est pas l'essentiel de l'enseignement. Au moins, ça apprendra peut-être à chanter juste.
"Plus sérieusement encore : discrimination positive ou non ? Ou sous quelle forme ? Doit-on systématiquement décider d’un quota d’élèves boursiers ?"
Non.
"Faut-il poser le constat de faillite des ZEP ?"
Oui.
Ecrit par : John | 02 novembre 2009
@ dobolino
Mon message a été tronqué.
Je suis sûr que vous connaissez bien mieux les Imaginaires que moi.
Si j'ai bien compris, dans le cas de votre fille, l'école (primaire) ne lui a pas donné les "pré requis" suffisants pour suivre en 6ème "sans ramer".
Je sais bien qu'il y a aussi des beaux et des belles au bois dormant qui mettent plus de temps que d'autres à s'éveiller.
Et je sais aussi qu'il reste encore des enseignants en primaire qui font leur travail correctement. J'en connais et vous aussi ! ;-))
Mais puisque JPB ne va pas à Dijon pour acheter de la moutarde, mais pour aider les politiques à réfléchir, il faudrait qu'il leur explique que le rôle de l'école n'est pas de renforcer les aléas de la naissance, de l'environnement et de la fortune, mais de les compenser par l'instruction.
Je pense qu'il s'agit-là d'un argument qui pourrait atteindre le cœur d'un homme de gauche ou simplement soucieux de justice sociale, même s'il a l'intelligence à droite.
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Robin, félicitations pour votre réactivité en mathématiques.
Moi qui vous croyais prof de lettres ! ;o))
Ecrit par : yann | 02 novembre 2009
Einstein est mort, Shakespeare est mort, de Gaulle est mort... Quant à moi, je suis moins en forme que d'habitude en ce moment. ;-))
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Robin, félicitations pour votre réactivité en mathématiques.
Moi qui vous croyais prof de lettres ! ;o))
Ecrit par : yann | 02 novembre 2009
"O mathématiques sévères, je ne vous ai pas oubliées, depuis que vos vivantes leçons, plus douces que le miel, filtrèrent dans mon cœur, comme une onde rafraîchissante. J'aspirais instinctivement, dès le berceau, à boire à votre source, plus ancienne que le soleil, et je continue encore de fouler le parvis sacré de votre temple solennel, moi, le plus fidèle de vos initiés. Il y avait du vague dans mon esprit, un je ne sais quoi épais comme de la fumée; mais, je sus franchir religieusement les degrés qui mènent à votre autel, et vous avez chassé ce voile obscur, comme le vent chasse le damier. Vous avez mis, à la place, une froideur excessive, une prudence consommée et une logique implacable. A l'aide de votre lait fortifiant, mon intelligence s'est rapidement développée, et a pris des proportions immenses, au milieu de cette clarté ravissante dont vous faites présent, avec prodigalité, à ceux qui vous aiment d'un sincère amour. Arithmétique! algèbre! géométrie! trinité grandiose! triangle lumineux! Celui qui ne vous a pas connues est un insensé! Il mériterait l'épreuve des plus grands supplices; car, il y a du mépris aveugle dans son insouciance ignorante; mais, celui qui vous connaît et vous apprécie ne veut plus rien des biens de la terre: se contente de vos jouissances magiques; et, porté sur vos ailes sombres, ne désire plus que de s'élever, d'un vol léger, en construisant une hélice ascendante, vers la voûte sphérique des cieux..." (Lautréamont, les chants de Maldoror, II, 10)
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Pour une filière Littéraire potable, il faudrait la définition suivante en Première et Terminale :
Lettres (4h)
Philo (4h)
Histoire (3h)
Géographie (3h)
LV1 (3h)
LV2 (3h)
Latin ou grec (3h)
Culture scientifique et technique (mathématiques, sciences et informatique) (4h)
EPS (2h)
Ce qui fait 29 heures d'enseignements en tronc commun.
Une option obligatoire (3h) à choisir parmi :
- Langue ancienne n°2,
- LV3,
- Droit et Sciences politiques,
- Sciences humaines et sociales (psycho-socio-ethno),
- Arts plastiques,
- Théâtre,
- Cinéma,
- Musique
- Danse.
Une option facultative (3h) peut être choisie dans cette même liste. Naturellement, toutes les options ne seraient pas disponibles dans tous les lycées.
L'anglais serait forcément en LV1 ou LV2.
Ecrit par : John | 02 novembre 2009
Ma vision de l’école et de ce qu’il faudrait y changer :
Programmes et horaires :
commencer par le commencement, en effet, le primaire : Français, calcul et sciences, histoire et géographie, tout le reste ne devrait pas occuper plus de 20% du temps .
Repasser à 4 jours ½ avant que maitresses et élèves ne partent tous à l’asile (et le samedi, pas le mercredi)
Maintenir et développer les dispositifs d’évaluation chaque année avec le concours de vrais spécialistes (pourquoi pas externes ?) capables de déceler, par exemple, une dyslexie, assez tôt, histoire de ne pas s’acharner sur un gamin qui ne PEUT pas.
Examen d’entrée en collège sur la maîtrise de la langue écrite et orale, du calcul (quatre opérations, problèmes simples…), d’une connaissance de la chronologie et de l’espace. Pour les élèves qui n’y arrivent pas :
- Un CM3 ou une 6° adaptée OBLIGATOIRE pour revoir une dernière fois tout ça. Rien à voir avec la 6° : uniquement des enseignements élémentaires. Possibilité de raccrocher la 6° en cours d’année avec redoublement d’ores et déjà prévu, ou 6° classique l’année suivante. En aucun cas la cinquième direct.
- S’ils n’y arrivent toujours pas : PPRE direct et travail sur l’orientation dès la 5°-4° pour pré- apprentissage si ça ne va toujours pas.
- Conséquence : adieu, collège unique. Du coup :
- DNB = examen d’entrée au LGT et non plus l’école des fans…
Lycée : Plus de séries= plus de scientifiques illettrés, plus d’économistes fumistes, plus de littéraires incultes et déclassés.
J’aime les sciences ? Je peux en faire autant que je veux mais je ne couperai ni aux lettres, ni aux langues, ni à la philo.
J’aime les lettres ? Je peux en faire autant que je veux mais je ne couperai ni aux maths/sciences, ni aux langues, ni à la philo.
J’aime l’éco ? Impossible, j’en ai jamais fait avant… mais je vais en faire, progressivement, dès la seconde, possibilité de renforcement en 1ère et terminale sans pour autant trop rogner sur le reste. Si possible en lien avec de la gestion, du marketing (lien avec bac STG ? ) Le nombre d’heures fait le coefficient au bac, comme dans toutes les matières, avec plancher et plafond comme garde-fou
Le bac général reste donc généraliste avec des majeures et des options. Ça ressemble à des modules ? Oui c’est vrai, moi j’aimais bien cette idée, à condition que chaque lycée puisse faire les modules qu’il veut sans être obligé de demander l’ouverture comme pour les filières où les sections actuellement. (pour l’autonomie voir plus bas)
J’allais oublier. De la philosophie dès la première et dans toutes les séries (à aborder par le biais des notions les plus accessibles et peut-être sous l’angle de la culture générale qui leur manque trop souvent en terminale et qu’ils n’ont plus le temps d’acquérir pour cause de bachotage). J’aurais tendance à dire que les bac pro y ont droit aussi, puisque c’est un bac… Mais beaucoup de collègues ne voudront jamais enseigner en LP, apparemment.
Fac : admission automatique sous condition du bac… en année zéro préparatoire ou l’étudiant peut choisir deux ou trois spécialités s’il le souhaite et faire de la méthodologie + acquérir la culture générale qu’il lui manque forcément. Examen en fin d’année pour rentrer en L1 si toujours motivé.
Recrutement et formation des maîtres :
Suppression des concours qui ne garantissent qu’une chose : bachotage et opiniâtreté des candidats. Le reste, c’est du bonus ou du malus, selon les cas, mais il n’y a aucun moyen de le savoir avant d’embaucher un mauvais prof pour 30 ans de massacre.
A la place Master 1 avec mémoire théorique sur une matière enseignée en secondaire, puis master 2 pro payé avec numerus closus et mémoire professionnel à la clé moitié théorique/ moitié stages (sur le modèle des Master 2 de Psychologie donnant droit au titre de Psy). Et puis hop, on se lance avec des classes, ce qui n’empêche pas le mercredi, d’aller écouter les conseils des profs chevronnés et/ou de partager avec des collègues pour s’installer dans la fonction (dans un IUFM pourquoi pas, mais à condition que cela n’engendre aucune pression idéologique). Au bout de trois ans dans le métier, il me semble raisonnable d’envisager une titularisation, qui met les élèves, l’employeur et le prof lui-même à l’abri de la plupart des erreurs de vocation.
Pour le traitement, il me semble qu’à la titularisation, 1900 / 2000 euros, c’est un minimum, puisqu’on a quelqu’un qui est à bac +5/6 et déjà confirmé dans son expérience. Avant, on doit pouvoir s’en tirer avec 1500/1600, les ATER le font bien, il me semble… et je ne parle pas de maîtres auxiliaires qui sont au smic.
Rien n’empêche que les enseignants soient affectés comme aujourd’hui, mais il faut une close suspensive à l’acceptation par eux des projets d’établissement quand ceux-ci ont une réelle existence. Cela suppose une autonomie des établissements. Point délicat, attention :
- Qui dit autonomie des établissements dit autonomie financière avant tout. Le C.E. prend son budget, sa DHG et salut Berthe… S’il y a un problème en cours d’année, plus personne ne répond au téléphone ! En passant, ça oblige les chefs d’établissement à ne pas être trop des billes, ou sinon ça ne pardonne pas. Du coup il est obligé d’arbitrer au niveau budget sur ce qui se fait dans son établissement, d’où le projet d’établissement qui prend tout son sens. Pour résumer : un EPLE fonctionne comme un bahut privé… ça tombe bien c’est les mêmes financeurs !
- L’avantage : beaucoup plus de liberté pédagogique, puisque dans le projet d’établissement et le projet pédagogique, ce sont les profs qui ont la main. Une fois que les projets sont validés (et peuvent-ils l’être sans les profs ?), les profs sont aussi autonomes dans leur classe que les CE dans leur établissement : même les IPR n’ont plus rien à dire, du coup on peut les supprimer ;))) . Tout cela se négocie, bien-sûr…
- Les horaires et le placement des cours se décident ainsi en conseil d’établissement, mais on peut fort bien imaginer, si on est toujours effrayé par l’incommensurable pouvoir des chefs d’établissement, qu’une instance intermédiaire, genre « conseil des professeur » soit une réelle force de proposition et de « pilotage » (je m’excuse…) dans un établissement. En réalité, connaissez vous beaucoup de CE qui arrivent à quelque chose sans le soutien des enseignants ? Pas moi.
D’une manière générale et en guise de conclusion, je crois qu’il faut que notre profession arrête de se sentir perpétuellement agressée, attaquée et jugée, et chacun d’entre nous, à titre personnel, également. Parallèlement, il faut cesser de rêver des élèves (est-ce possible ?) qu’on n’aura pas. On a aussi les parents de maintenant, qui sont aussi déboussolés, parfois, que leurs enfants, et la place qu’ils ont à tenir à l’école, c’est celle de partenaires et c’est tout. S’ils tiennent bien leur rôle, on tient mieux le nôtre aussi…
En gros : leur faire comprendre que nous soutenir, soutenir l’école, ça va leur servir à reprendre la main chez eux quand ils ne l’ont plus. Les gamins intenables et malappris ont bien compris, eux ce que signifie « diviser, c’est régner ».
Ecrit par : Bec | 02 novembre 2009
Des classes SLECC comme il y en a trop peu permettraient d'éviter les traversées hasardeuses de certains gamins dans le brouillard le plus dense.
Ecrit par : Maminou | 02 novembre 2009
Quand je pense que les enseignants de ces classes doivent présenter un "projet", obtenir l'autorisation d'exister, "d'expérimenter leurs méthodes, qui ont réussi pendant des siècles, alors qu'ils ne font que tenter de sortir de l'ornière quelques dizaines d'enfants parmi les centaines de milliers qui sont malmenés par des méthodes idiotes, leurs parents exploités par des escrocs comme le "psychologue" que j'ai écouté lors d'une réunion APEDYS, ou ceux qui trouvent des méthodes miracles, comme les "prismes de Lisbonne" (oculo-posturo-thérapie), je suis vraiment déprimée.
PS : ne peut-on pas porter plainte contre l'EN, quand on voit dans quel état se retrouvent certains enfants ? Quelqu'un en parlait sur le blog.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 02 novembre 2009
Hou la la, quel retard ! Vous êtes prolixes aujourd'hui, je n'arriverai jamais à tout lire, alors au hasard de mon parcours, je tombe sur :
– L’École est-elle une institution qui encore de la valeur quand on permet à n’importe qui d’y demeurer sans autre obligation que d’y venir s’asseoir : only seat time ? Qu’est-ce qui fait le prix de l’École ? Pierre Lariba
sans autre obligation que d'y venir s'asseoir, Pierre ?
Je croyais qu'il y avait aussi obligation de recevoir une récompense en termes de financement de projet ou de permis de conduire, aurais-je cauchemardé ?
Ecrit par : nicolas | 02 novembre 2009
Ça a quel but, tes TESTS, Michel ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 novembre 2009
La seule manière de s'abonner au fil de discussion est d'envoyer un message sur le blog. alors je l'ai appelé TEST.
Je crois que je t'avais envoyé il y a un certain temps un mail à ton adresse perso, mail à transmettre aux informaticiens de midiblogs demandant certaines améliorations dont la possibilité de formatage des textes et justement aussi ajoutant la possibilité de s'abonner à un fil sans y poster.
MD
Ecrit par : MDelord | 02 novembre 2009
Mais puisque JPB ne va pas à Dijon pour acheter de la moutarde, mais pour aider les politiques à réfléchir, il faudrait qu'il leur explique que le rôle de l'école n'est pas de renforcer les aléas de la naissance, de l'environnement et de la fortune, mais de les compenser par l'instruction.
Je pense qu'il s'agit-là d'un argument qui pourrait atteindre le cœur d'un homme de gauche ou simplement soucieux de justice sociale, même s'il a l'intelligence à droite.
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Le problème, c'est que c'est déjà ce qu'ils affirment et la raison pour laquelle ils ont introduit les nouvelles pédagogies et réalisé les réformes diverses et variées.
Il faut être pragmatique et terre à terre et grignoter ce qui est grignotable en attendant une embellie générale qui n'arrivera pas avant qu'on ait atteint le fond.
Pas d'impatience. Des propositions simples et solides.
Je m'en tiens à ce que j'ai dit plus haut.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Des classes SLECC comme il y en a trop peu permettraient d'éviter les traversées hasardeuses de certains gamins dans le brouillard le plus dense.
Ecrit par : Maminou | 02 novembre 2009
Quand je pense que les enseignants de ces classes doivent présenter un "projet", obtenir l'autorisation d'exister, "d'expérimenter leurs méthodes, qui ont réussi pendant des siècles,
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 02 novembre 2009
Des siècles Anne-Marie ! Comme vous y allez !
Trente ans ! Quarante tout au plus ! Et pas partout avec la même efficience !
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Arafat et Rabin ont bien signé une paix des braves — qui a fait long feu, certes… JPB
Oui, même que l'un des deux s'est fait assassiner.
Ecrit par : nicolas | 02 novembre 2009
Mais puisque JPB ne va pas à Dijon pour acheter de la moutarde Dobolino
Dommage, elle est bonne ! Passez chez Mulot et Petitjean, JP et n'oubliez ni le pain d'épices, ni la liqueur de cassis pour vos Kir !
Et pendant que vous y êtes, tapez-vous la cloche à l'hôtel de la Cloche place Darcy s'il est toujours au top; c'est ma ville, j'y suis née mais je l'ai quittée il y a si longtemps ! Alors saluez ses toits et ses rues médiévales, ses lourdes portes cochères et ses pavés pour moi... Et écumez les caves du côté de Marsannay la côte, sans toutefois descendre jusqu'à Beaune ! On a encore besoin de vous ici !
Ecrit par : nicolas | 02 novembre 2009
"O mathématiques sévères, je ne vous ai pas oubliées, depuis que vos vivantes leçons, plus douces que le miel, filtrèrent dans mon cœur, comme une onde rafraîchissante. ..." (Lautréamont, les chants de Maldoror, II, 10)
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Sonnet de Chançay
Soit une multiplicité vectorielle,
Un corps opère seul, abstrait, commutatif.
Le dual reste loin, solitaire et plaintif,
Cherchant l'isomorphie et la trouvant rebelle.
Soudain bilinéaire a jailli l'étincelle
D'où naît l'opérateur deux fois distributif.
Dans les rêts du produit tous les vecteurs captifs
Vont célébrer sans fin la structure plus belle.
Mais la base a troublé cet hymne aérien :
Les vecteurs éperdus ont des coordonnées.
Cartan ne sait que faire et n'y comprend plus rien.
Et c'est la fin. Opérateurs, vecteurs, foutus.
Une matrice immonde expire. Le corps nu
Fuit en lui-même au sein des lois qu'il s'est données.
MD
Ecrit par : MDelord | 02 novembre 2009
Il y a tout de même quelque chose d'extraordinaire chez les enseignants, c'est ce besoin, après avoir exprimé "du jus de crâne" pendant un certain temps, d'aller jouer dans la cour pour une récréation bien méritée !!!
N'est-ce pas Robin?
Ecrit par : Maminou | 02 novembre 2009
Comme je dis aux élèves : "Quand on travaille, on travaille et quand on s'amuse, on s'amuse."
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Robin allez vous reposer vous en avez assez fait ... allez donc entendre le son du cor le soir au fond des bois !
Ecrit par : iPidiblue paix des braves | 02 novembre 2009
"Comme je dis aux élèves : "Quand on travaille, on travaille et quand on s'amuse, on s'amuse."
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Du pur Montaigne, quoi !
Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009
Pour mettre du baume au coeur des vieux braves de l'éducation nationale :
Brution, hardi compagnon,
Ton honneur est ta loi,
Cœur vaillant bat en toi
Dans l’action.
Anciens, dans nos traditions,
Sur vos pas en monôme,
Fiers nous vous suivrons
Comme des Hurons.
Souvenirs du cher bahut
Vous resterez dans nos mémoires,
Cour d’honneur, ô jours vécus,
Ô vieux clocher et ton histoire ;
Portons haut nos traditions
De nos anciens fêtons la gloire,
À nos aînés crions victoire
Et soyons fiers d’être Brutions.
C’est le jour du grand chahut,
Viens Brution, à tue-tête,
Chantons car c’est la fête
Au bahut.
Joyeux les pékins vont fuir
Pour des mois en vacances,
Loin des murs des jouvences
Vont fleurir.
Gloire au vieux Prytanée,
À son grand parc séculaire,
Aux lignées militaires
Qui sous ses chefs se sont formées.
Anciens et melons, chantons le Huron !
C’est le refrain des vieux Brutions.
Anciens et melons, chantons le Huron !
C’est le refrain de tradition.
Le grand jour est venu,
Jour de triomphe et de fête,
Chantons tous à tue-tête :
Honneur et gloire au vieux BAHUT !
Ecrit par : iPidiblue chant du Huron | 02 novembre 2009
"Suppression des concours, qui ne garantissent qu'une chose : bachotage et opiniâtreté des candidats" (Bec)
Voilà qui me paraît quand même très réducteur.
J'aime bien le projet de John pour la filière L.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 novembre 2009
Dommage, elle est bonne ! Passez chez Mulot et Petitjean, JP et n'oubliez ni le pain d'épices, ni la liqueur de cassis pour vos Kir !
Et pendant que vous y êtes, tapez-vous la cloche à l'hôtel de la Cloche place Darcy s'il est toujours au top; c'est ma ville, j'y suis née mais je l'ai quittée il y a si longtemps ! Alors saluez ses toits et ses rues médiévales, ses lourdes portes cochères et ses pavés pour moi... Et écumez les caves du côté de Marsannay la côte, sans toutefois descendre jusqu'à Beaune ! On a encore besoin de vous ici !
Ecrit par : nicolas | 02 novembre 2009
Et n'oubliez pas de donner une caresse à la petite chouette dans le mur de l'église, avec votre main gauche et en faisant un vœu.
http://dijoon.free.fr/chouette.htm
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Idem. Aujourd'hui, certains parents s'y mettent aussi. Une collègue a reçu un parent, il y a peu, venu l'invectiver : "Il est hors de question que ma fille fasse vos heures de colle ! Que les choses soient claires !" etc. etc. La fille a les mêmes problèmes avec tous les professeurs.
Au cours suivant, dans une autre matière, la gamine a osé dire à une autre collègue : "Vous n'avez pas à me punir. Mon père a mis les choses au point l'autre jour." Sic ! Vous voyez l'exemple sur les autres.
Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009
Mais oui , je connais ça aussi ponctuellement.
je pense que ma thèse a été mal exposée. Elle ne s'opposait pas à la vôtre.
1-Aucune réforme de l"éducation nationale ne viendra à bout de la stupidité ambiante qui appartient selon les heures à certains gamins , parents , profs , inspecteurs , politiques ... voire même moi .
j'en suis consciente. :)
2- D'accord avec Nicolas:Que de notes diverses à lire aujourd'hui! Beaucoup d'idées qui font consensus finalement.
psychothérapie de groupe?
Blog "star" - par défaut- décidément comme dirait la concurrence Skyrock. LOL , comme diraient les ados.
Nous causons , nous causons..
qu'en restera t il?
JPB est prêt pour une grande carrière politique.
Si il a autant d'écoute et de répondant que sur son blog , il y aura de l'espoir.
Je m'en remets à son habilité persuasive pour aller porter" en haut ", tout le poids de la" cause."
Ecrit par : sylvie | 02 novembre 2009
Robin allez vous reposer vous en avez assez fait ... allez donc entendre le son du cor le soir au fond des bois !
Ecrit par : iPidiblue paix des braves | 02 novembre 2009
"Nunc dimíttis servum tuum, Dómine, secúndum verbum tuum in pace, quia vidérunt óculi mei salutáre tuum,
quod parásti ante fáciem ómnium populórum,
lumen ad revelatiónem géntium et glóriam plebis tuæ Israel."
Hum, je crois me souvenir que Charles Trenet avait fait une jolie contrepèterie sur le "son du cor"... Et de plus, en présence d'un ministre (Jack Lang, il me semble) qui en avait complètement sidéré.
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
erratum : "qui en avait été"
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Citation du soir. Incontournable et visionnaire :
"La nature d’une civilisation, c’est ce qui s’agrège autour d’une religion. Notre civilisation est incapable de construire un temple ou un tombeau. Elle sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale, ou elle se décomposera.
C’est le grand phénomène de notre époque que la violence de la poussée islamique. Sous-estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l’islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine.
Les conséquences de ce phénomène sont encore imprévisibles.
A l’origine de la révolution marxiste, on croyait pouvoir endiguer le courant par des solutions partielles. Ni le christianisme, ni les organisations patronales ou ouvrières n’ont trouvé la réponse. De même aujourd’hui, le monde occidental ne semble guère préparé à affronter le problème de l’islam. En théorie, la solution paraît d’ailleurs extrêmement difficile. Peut-être serait-elle possible en pratique si, pour nous borner à l’aspect français de la question, celle-ci était pensée et appliquée par un véritable homme d’État.
Les données actuelles du problème portent à croire que des formes variées de dictature musulmane vont s’établir successivement à travers le monde arabe.
Quand je dis « musulmane », je pense moins aux structures religieuses qu’aux structures temporelles découlant de la doctrine de Mahomet. Dès maintenant, le sultan du Maroc est dépassé et Bourguiba ne conservera le pouvoir qu’en devenant une sorte de dictateur. Peut- être des solutions partielles auraient-elles suffi à endiguer le courant de l’islam, si elles avaient été appliquées à temps. Actuellement, il est trop tard !
Les « misérables » ont d’ailleurs peu à perdre. Ils préféreront conserver leur misère à l’intérieur d’une communauté musulmane. Leur sort sans doute restera inchangé. Nous avons d’eux une conception trop occidentale. Aux bienfaits que nous prétendons pouvoir leur apporter, ils préféreront l’avenir de leur race. L’Afrique noire ne restera pas longtemps insensible à ce processus. Tout ce que nous pouvons faire, c’est prendre conscience de la gravité du phénomène et tenter d’en retarder l’évolution."
André Malraux, juin 1956 (enregistrement conservé à l'institut Charles de Gaulle et reproduit pour la première fois en décembre 2001 dans Valeurs Actuelles.)
25 octobre 2009 01:51
Ecrit par : Amélie | 02 novembre 2009
"Comme je dis aux élèves : "Quand on travaille, on travaille et quand on s'amuse, on s'amuse."
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Du pur Montaigne, quoi !
Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009
Franchement, pensez-vous qu'on ait fait beaucoup de progrès en "pédagogie" depuis Montaigne ?
Ah ! J'oubliais, pour Dijon : leur faire lire et étudier Montaigne.
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
JPB est prêt pour une grande carrière politique.
Si il a autant d'écoute et de répondant que sur son blog , il y aura de l'espoir.
Je m'en remets à son habilité persuasive pour aller porter" en haut ", tout le poids de la" cause."
Ecrit par : sylvie | 02 novembre 2009
On le représente comment, le petit smiley qui se roule de rire par terre ?
Enfin, Sylvie ! Arrêtez ! On croirait que vous faites de la lèche. Jean-Paul n'a pas besoin de groupies, c'est mauvais pour sa santé.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Ca va "dijoncter" avec toutes ces propositions !
Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009
Sonnet de Chançay
Soit une multiplicité vectorielle,
Un corps opère seul, abstrait, commutatif.
Le dual reste loin, solitaire et plaintif,
Cherchant l'isomorphie et la trouvant rebelle.
Soudain bilinéaire a jailli l'étincelle
D'où naît l'opérateur deux fois distributif.
Dans les rêts du produit tous les vecteurs captifs
Vont célébrer sans fin la structure plus belle.
Mais la base a troublé cet hymne aérien :
Les vecteurs éperdus ont des coordonnées.
Cartan ne sait que faire et n'y comprend plus rien.
Et c'est la fin. Opérateurs, vecteurs, foutus.
Une matrice immonde expire. Le corps nu
Fuit en lui-même au sein des lois qu'il s'est données.
Ecrit par : MDelord | 02 novembre 2009
André Weil
congrès Bourbaki de Chançay
septembre 1937
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
Et n'oubliez pas de donner une caresse à la petite chouette dans le mur de l'église, avec votre main gauche et en faisant un vœu.
Dobolino, comment osez-vous proposer une chose pareille sur le blog de la rationalité triomphante ? cf. Programme commun I. :-)
Ecrit par : nicolas | 02 novembre 2009
Jean-Paul n'a pas besoin de groupies, c'est mauvais pour sa santé.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Vous le con-naissez si bien que ça ?
Ecrit par : un type totalement con ^^ | 02 novembre 2009
Vous n'imaginez pas la proportion d'incapables, d'incultes, voire de frapadingues (j'ai connu un cas psychiatrique avéré). L'idée que des Bac plus rien aient pu gérer des professeurs avec CAPES + Agreg + thèses m'insupporte considérablement, et pourtant j'ai connu cela plus d'une dizaine de fois en 30 ans.
*What else ? Ecrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009
"aient pu" ? Parce que c'est fini ? Et avec l'autonomie on a la garantie du contraire ? Observons le merveilleux modèle anglais. Au nord de Londres, je connais un paquet d'écoles privées gérées par des rugbymen. Leur carnet d'adresses fait la pluie et le beau temps, le savoir des profs queudchi. Qui dit mieux ?
Ecrit par : nicolas | 02 novembre 2009
Des siècles Anne-Marie ! Comme vous y allez !
Trente ans ! Quarante tout au plus ! Et pas partout avec la même efficience !
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Dobolino, connaissez-vous les petits livres de calcul pour CE et CM de Lemoine (décoré de la Légion d'honneur pour leur qualité) datant de 1923 ? Les collégiens d'aujourd'hui ne savent pas résoudre les problèmes qui s'y trouvent (j'en ai fait l'expérience.)
"Initiation mathématique", de Laisant, "Ouvrage étranger à tout programme, dédié aux amis de l'enfance" , de 1920, j'ai aussi une grammaire française élémentaire de 1862, absolument géniale.
Je pense que j'ai mal compris ce que vous évoquiez??
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 02 novembre 2009
Entièrement d'accord. Ce n'est pas moi qui vous taperai sur la tête. Avec la suppression sèche des IUFM, on va à la catastrophe. Il faut une formation initiale (si possible sur le terrain avec un ancien) et une formation théorique initiale et continue (sur la psychologie des adolescents, la communication, la pause de la voix...)
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
_________________
Que vous vouliez sauver votre poste, je peux le comprendre. Mais cet "il faut" me semble aussi pittoresque qu'infondé, s'agissant des inepties proférées dans cet foutus instituts.
Ecrit par : Georges | 02 novembre 2009
1923, c'est il y a moins d'un siècle, Anne-Marie ... Très exactement 86 ans.
Et, en 1963, ça avait déjà changé. Donc, trente, quarante ans tout au plus.
Quant à votre grammaire élémentaire de 1862, aussi géniale soit-elle et je veux bien vous croire, elle ne concernait pas la totalité d'une classe d'âge, loin s'en faut.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Jean-Paul n'a pas besoin de groupies, c'est mauvais pour sa santé.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Vous le con-naissez si bien que ça ?
Ecrit par : un type totalement con ^^ | 02 novembre 2009
Je suis la seule ici à me soucier de son état mental ! Je m'y suis attachée, à force, à ce brave garçon. Il est évident que les compliments lui montent un peu à la tête et l'empêchent de se recentrer.
Si on veut qu'il soit efficace, il ne faut pas lui passer la brosse à reluire de telle façon à longueur de blog.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
"Que vous vouliez sauver votre poste, je peux le comprendre" (Georges)
????? Robin, à ma connaissance, n'a jamais enseigné en IUFM !
Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 novembre 2009
Bonjour
J'aimerais qu'on voie si on ne peut pas réformer l'enseignement des langues étrangères : je trouve terrible, sous couvert de pédagogie actionnelle, de jeu de rôle, de simulation globale, qu'on laisse les élèves s'exprimer dans une sorte de "pidgin english" comme les colonisés économiques qu'ils sont !
Ecrit par : john marguerite | 02 novembre 2009
"Que vous vouliez sauver votre poste, je peux le comprendre. Mais cet "il faut" me semble aussi pittoresque qu'infondé, s'agissant des inepties proférées dans cet foutus instituts."
Ecrit par : Georges | 02 novembre 2009
Cet foutus instituts ? C'est quoi t'est-ce ? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009
"le savoir des profs queudchi. Qui dit mieux ?"
Ecrit par : nicolas | 02 novembre 2009
"Que tchi" !!!
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009
dans cet foutus instituts."
Ecrit par : Georges | 02 novembre 2009
Cet foutus instituts ? C'est quoi t'est-ce ? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009
Ces fouteurs d'instits ?
Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
Que vous vouliez sauver votre poste, je peux le comprendre. Mais cet "il faut" me semble aussi pittoresque qu'infondé, s'agissant des inepties proférées dans cet foutus instituts.
Ecrit par : Georges | 02 novembre 2009
Ah, ça c'est la meilleure !
Ça me rappelle ce type l'autre jour à Versailles (oui ça m'arrive de monter voir le Roy !) qui est descendu de sa voiture pour me dire : "Monsieur, quand on se sait pas où on va, on reste sur la droite." J'en suis resté comme deux ronds de flancs (je n'ai jamais compris l'origine de cette expression que je trouve stupide et que je continue à employer...) où en étais-je déjà ? Ah oui ! Et moi de lui répondre : "Mais si je me suis mis sur la gauche, cher Monsieur, c'est que je tourne à gauche. Oui, je sais, j'ai un 18 sur ma plaque, mais dans le Cher, on a à peu près les mêmes coutumes qu'ici pour la conduite automobile. Bref, je ne sais pas pourquoi, mais j'attire ce genre de personne. Sinon, j'ai fait beaucoup de choses étranges dans ma vie, mais je n'ai jamais enseigné en IUFM. Je parlais de la formation que j'ai reçue après le CAPES... au siècle dernier.
Vivement la retraite !
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Ecrit par : sylvie | 02 novembre 2009
On le représente comment, le petit smiley qui se roule de rire par terre ?
Enfin, Sylvie ! Arrêtez ! On croirait que vous faites de la lèche. Jean-Paul n'a pas besoin de groupies, c'est mauvais pour sa santé.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
je pensais bien Dobolino que vous me diriez ça et je m'attendais un peu à ce genre de réaction. je vous ai tendu une perche que vous avez promptement saisie.
Et puis, il faut bien l'encourager à affronter Meirieu demain. :)
Enfin, de tous les blogs que j'ai pu fréquenter , il faut reconnaître que celui ci se définit par une identité "gargantuesque" et gourmande , qui nous change de la morosité du monde ambiant.
Si j'osais vous pousser dans vos retranchement , je dirais que vu d' ici, que JPB a tout de la moustache du "tigre" de Clémenceau... lol.
Ecrit par : sylvie | 02 novembre 2009
"Que tchi" !!! Christophe Sibille
Pourquoi ça ne vous plaît pas, cette graphie originale ?
Ecrit par : nicolas | 02 novembre 2009
Ecrit par : sylvie | 02 novembre 2009
On le représente comment, le petit smiley qui se roule de rire par terre ?
Enfin, Sylvie ! Arrêtez ! On croirait que vous faites de la lèche. Jean-Paul n'a pas besoin de groupies, c'est mauvais pour sa santé.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
je pensais bien Dobolino que vous me diriez ça et je m'attendais un peu à ce genre de réaction. je vous ai tendu une perche que vous avez promptement saisie.
Et puis, il faut bien l'encourager à affronter Meirieu demain. :)
Enfin, de tous les blogs que j'ai pu fréquenter , il faut reconnaître que celui ci se définit par une identité "gargantuesque" et gourmande , qui nous change de la morosité du monde ambiant.
Si j'osais vous pousser dans vos retranchement , je dirais que vu d' ici, que JPB a tout de la moustache du "tigre" de Clémenceau... lol.
Ecrit par : sylvie | 02 novembre 2009
"Monsieur, quand on se sait pas où on va, on reste sur la droite."
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Abondamment mis en application par nos dirigeants actuels !!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009
"Pourquoi, ça ne vous plaît pas, cette graphie originale ?"
Ecrit par : nicolas | 02 novembre 2009
Messie ! Ne vous fâchez pas ! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009
Les nouveaux programmes de collège ne sont peut-être pas à jeter complètement. En particulier la possibilité (offerte mais rarement utilisée) de faire de la grammaire sérieusement.
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 novembre 2009
Cela veut dire quoi "Faire de la grammaire sérieusement" ?
Ecrit par : guy morel | 02 novembre 2009
"C’est l’occasion ou jamais de faire de la démocratie directe."
c'est quoi la "démocratie directe" ?
Ecrit par : guy morel | 02 novembre 2009
"Un certain nombre d’ateliers devraient s’y ouvrir,"
Encore une journée de formation ?
Ecrit par : guy morel | 02 novembre 2009
Sinon, j'ai fait beaucoup de choses étranges dans ma vie, mais je n'ai jamais enseigné en IUFM. Je parlais de la formation que j'ai reçue après le CAPES... au siècle dernier.
Vivement la retraite !
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
... Et c'était AVANT les IUFM.
Bonne nuit !
Ecrit par : Robin | 03 novembre 2009
Enfin Jean a quitté son virus pour rejoindre le groupe. Bienvenue, jean !
Ecrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009
Merci!
Ce n'est pas "mon" virus, Garafignoux, mais celui de Mme Bachelot. Elle le couve, elle le dorlote, c'est sa chose, son bébé. Voyez son sourire jusqu'aux oreilles devant le premier médecin à se faire vacciner, à Necker il y a quelques jours... Comme c'est drôle, en effet, de vacciner quelqu'un! A la vérité, il n'y a rien de plus marrant que l'inoculation, dans un corps qui n'en demandait pas tant, d'un produit - au surplus fort hâtivement préparé - qui va complètement dérégler son système immunitaire!
Ecrit par : Jean | 02 novembre 2009
Apres avoir assure via differents sondages que jamais ils n iraient se faire vacciner, les quebecois se jettent sur les vaccins, il y a des files d attente longues comme le bras.
Ecrit par : Pendaries derniere nuit au quebec | 03 novembre 2009
Entièrement d'accord. Ce n'est pas moi qui vous taperai sur la tête. Avec la suppression sèche des IUFM, on va à la catastrophe. Il faut une formation initiale (si possible sur le terrain avec un ancien) et une formation théorique initiale et continue (sur la psychologie des adolescents, la communication, la pause de la voix...)
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Et si cette formation avait lieu avant le concours, ce serait mieux, non ?
Ecrit par : Jeremy | 03 novembre 2009
Entièrement d'accord. Ce n'est pas moi qui vous taperai sur la tête. Avec la suppression sèche des IUFM, on va à la catastrophe. Il faut une formation initiale (si possible sur le terrain avec un ancien) et une formation théorique initiale et continue (sur la psychologie des adolescents, la communication, la pause de la voix...)
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Et si cette formation avait lieu avant le concours, ce serait mieux, non ?
Je précise ma pensée : si cette formation était présente dans les modules obligatoires de L3 par exemple, ou de M1, ce serait tout de même mieux, non ? Mais avec un très faible coefficient, au même titre qu'une formation documentaire ou un module d'informatique, nécessaires, mais d'utilité inférieure à la maîtrise de connaissances spécifiques.
Ecrit par : Jeremy | 03 novembre 2009
J'adore ce blog, il est polyphonique ! Il y a un débat sur les rapports entre politique et éducation, ce qui est normal et attendu. Et puis, toutes les 10 interventions, il y a queqlqu'un qui nous parle de l'aimantation de la terre, sans se démonter. Et puis il y a Jean qui revient à la charge avec son virus et ses 94 millions de doses de vaccin.
Et cela continue ainsi, sur des centaines de contributions.
Ecrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009
:D
On a chacun nos marottes, hein ;)
C'est un peu le village des Schtroumpfs, ici (non, ne pas y voir d'obsession monomaniaque), sauf qu'on couche un peu plus qu'eux et qu'il y a plus de dames que dans le village.
Il me vient d'ailleurs une vision d'horreur, avec Meirieu en Gargamel et Frackowiak en Azrael. Raaaaah, je défaille. Puis défilent Luc Chatel en Père Temps, Valérie Pecresse en Dame Nature, Darcos en Grossbouf, Charmeux en fausse Schtroumpfette, et Sébastien Clerc en schtroumpf à lunettes.
Ah, Garafignoux, vos posts sont dangereux pour ma santé.
Ecrit par : Jeremy | 03 novembre 2009
Jérémy, je ne vois pas très bien comment on assurerait une formation (notée, à ce que vous dites ?) avant le concours. Il ne peut y avoir de formation sérieuse que sur le terrain. Or, vu le nombre très élevé de candidats (en particulier au concours de prof des écoles — en moyenne, 10 candidats pour un poste, contre 4 pour 1 en Lettres au CAPES), ce serait certainement impossible à gérer.
Robin a raison : il faut réinstituer un parrainage, qui ne coûtera pas un sou à la nation, et contribuera à rassurer les débutants. Pour le reste, rien ne vaut une entrée rapide dans le bain. Disons, pour préciser ma pensée, que je verrais assez bien les néo-profs mis devant des élèves à 50% de leur temps, et en stage avec un tuteur sur le reste.
Alors, bien sûr qu'ils feront des erreurs, mais qui n'en a pas fait en débutant ? Il y a une tendance curieuse à prétendre arriver tout à fait armé dans une profession où l'impro est si importante.
D'ailleurs, si je vais au fond de ma pensée, des concours d'impro — comme j'en ai vu au Québec d'abord, et à Paris ensuite — seraient autrement formateurs que des cours théoriques sur le "plan de classe" — pauvre Sébastien Clerc !
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 novembre 2009
Je n'ai pas tout lu mais le ferai; en attendant quelques gouttes d'eau au moulin:
- la liberté pédogogique : faire en sorte qu'elle soit réelle, dans le cadre des programmes bien sûr;
- en finir avec le collège unique, rendre l'orientation professionelle plus précoce;
- redéfinir les méthodes et les résultats attendus en fin de Primaire: il faut une base solide de connaissances minimales en français/maths pour suivre au collège;
...à tout à l'heure!
Ecrit par : sisyphe | 03 novembre 2009
Aucune réaction à la proposition de Bec sur la suppression des concours ? Tout le monde est d'accord ?
Ce n'est pas mon cas. Je trouve que les concours ne mesurent pas seulement "l'opiniâtreté et le bachotage", mais aussi, entre autres choses, la maîtrise de la discipline et la capacité d'organiser sa pensée et de l'exprimer clairement. Ce que ne garantit pas la réussite aux examens antérieurs.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 novembre 2009
La discrimination positive: pourquoi les excellents élèves d'un collège naufragé en ZEP, qui ont de VRAIS résultats et un dossier immaculé, devraient-ils être condamnés au lycée poubelle de leur secteur?
Et oui, il y a des jeunes, des familles qui se battent dans ces quartiers/collèges, avec très peu de moyens financiers (un salaire au SMIC au mieux) et très peu d'exemples positifs sous les yeux. Accéder à un bon lycée, voire au meilleur, c'est déjà une récompense, une reconnaissance des efforts accomplis, mais c'est surtout une chance accordée à ceux qui ont l'envie de monter et de réussir.
Il faut, si ce n'est déjà fait, dissocier à tout prix les bourses au mérite des bourses sociales (il y a deux ans encore, les premières étaient subordonnées aux secondes).
Il faut, enfin et surtout, que la notation en collège soit harmonisée : trop de laxisme souvent et des moyennes élevées artificiellement.
Ecrit par : sisyphe | 03 novembre 2009
C'est un hors-sujet, mais je ne résiste pas à l'envie de pointer ici cet édito du (gasp !) New York Times : http://www.nytimes.com/2009/11/02/opinion/02engel.html?_r=1&em
En voici quelques extraits pour vous appâter :
"First, future teachers should continue studying the subject they hope to teach, with outstanding professors. It makes no sense at all to stop studying the thing you want to teach at the very moment you begin to learn how.
Meanwhile, students should learn their craft the way a surgeon learns to operate: by intense supervision in a real setting with expert mentors. (...) But young teachers, like young doctors, should work side by side with skilled mentors, getting plenty of feedback, having plenty of opportunities to observe and taking on greater and greater responsibility as they improve."
Ecrit par : Aurélien | 03 novembre 2009
Aurélien, c'est au contraire en plein dans le sujet.
D'ailleurs, un prof comme un toubib exerce un métier où il ne devrait jamais cesser de se former, en se frottant à ceux de ses collègues qui sont plus expérimentés.
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 novembre 2009
Aucune réaction à la proposition de Bec sur la suppression des concours ? Tout le monde est d'accord ?
Ce n'est pas mon cas. Je trouve que les concours ne mesurent pas seulement "l'opiniâtreté et le bachotage", mais aussi, entre autres choses, la maîtrise de la discipline et la capacité d'organiser sa pensée et de l'exprimer clairement. Ce que ne garantit pas la réussite aux examens antérieurs.
Ecrit par : Sylvie Huguet
D'accord avec vous: je pensais qu'il y aurait plus de réactions à cette idée, je vous l'accorde, un peu provocatrice... ;)
Néanmoins, même si je présente les choses ainsi, je ne dis pas que le concours n'atteste pas d'un niveau de connaissances dans une matière donnée, mais prenons un exemple: le succès au concours de professeur des écoles fait il des lauréats des gens qui maîtrisent à la fois les lettres, les maths et l'histoire-géo ? Et qui en plus courent le 100m en moins de 13 s. tout en parlant anglais ? Parlez-en autour de vous... Quant aux concours du secondaire, je ne discute pas la valeur de difficulté de l'agrégation, et même du capes (même s'il a davantage un côté "loterie"). Ce sont des concours difficiles, et justement, le risque, trop souvent est de croire qu'être prof, c'est "juste" avoir un concours. On donne tout ce qu'on a pour avoir le sésame, puis on réalise dès le premier mois d'enseignement que l'on ne va jamais utiliser plus de 7 à 8 % de nos capacités, tant l'écart de niveau est important. Je conteste aussi le principe d'une épreuve en temps limité, qui ne prouve absolument rien, parce que cela ne correspond à aucune réalité, sinon celle de l'entraînement du candidat (bachotage et opiniâtreté), donc au moins de son sérieux, c'est vrai. Mais c'est tout. Pour résumer, il me semble qu'une épreuve moins sélective sur ces critères et beaucoup plus étalée dans le temps garantirait davantage que les candidats sont bien faits pour ce métier. Là encore regardez autour de vous et comptez les brillants certifiés et agrégés qui sont incapable de transmettre leur savoir pourtant si grand. En parallèle je pense que l'institution se prive de gens doués, mais qui, pour différentes raisons, ne réussissent pas les concours. Et c'est également bien dommage.
Ecrit par : Bec | 03 novembre 2009
Future teachers are lucky ! I am a "skilled mentor", sometimes a surgeon for the french language ! I can give plenty of opportunities to observe...
Ecrit par : Marilyse | 03 novembre 2009
"First, future teachers should continue studying the subject they hope to teach, with outstanding professors. It makes no sense at all to stop studying the thing you want to teach at the very moment you begin to learn how.
I agree with that. complètement d'accord, et dans la conséquence de ce que je viens de dire plus haut
Ecrit par : Bec | 03 novembre 2009
Bec, le mérite incontournable du concours, c'est d'offrir un statut précis aux enseignants.
Admettons — et c'est parfois vrai — que l'on puisse échouer à ces exercices un peu abstraits que sont le CAPES et l'Agreg et être un bon enseignant. Statutairement, on ne sera jamais qu'un bon maître-auxiliaire — avec rémunération ad hoc. Les gouvernants ne demanderaient pas mieux, certainement — quelles économies en perspective !
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 novembre 2009
D'ailleurs, si je vais au fond de ma pensée, des concours d'impro — comme j'en ai vu au Québec d'abord, et à Paris ensuite — seraient autrement formateurs que des cours théoriques sur le "plan de classe" — pauvre Sébastien Clerc !
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 novembre 2009
Ni l'un, ni l'autre. Trop facile de se moquer d'un cours théorique sur le plan de classe, (effectivement ridicule), pour l'opposer à une formation qui n'en est pas une.
Encore une fois, les "modules voix", qui visent à travailler la "gestion du groupe" à partir d'improvisation théâtrale et de TP sur le "placement de voix" sont plébiscités par les PE et les PLC, qui aimeraient, apparemment, qu'ils durent un peu plus de six heures; (ce n'est pas parce que je fais partie de ceux qui les proposent que je l'affirme; ce serait plutôt parce que j'ai vraiment pris conscience de ce que la pratique du théâtre et de la scène m'ont apporté que j'ai fait partie de la frange active qui a réussi à imposer ces formations sur l'académie, sous cette forme).
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009
le succès au concours de professeur des écoles fait il des lauréats des gens qui maîtrisent à la fois les lettres, les maths et l'histoire-géo ? Et qui en plus courent le 100m en moins de 13 s. tout en parlant anglais ? Bec
Absolument. Le seul problème est le degré de maîtrise. Et là il y a fort à dire pour les lettres, à commencer par l'orthographe grammaticale. Ne parlons pas de la grammaire.
Pour les maths, faut-il maîtriser les vecteurs pour "enseigner" la translation, les fonctions à 150 inconnues pour initier à la proportionnalité, la géométrie dans l'espace pour décrire un solide ? Je vous le demande.
J'ai toujours prôné la nécessité de détenir un maximum de connaissances pour en délivrer peu mais de qualité et solides. Je persiste. Mais enfin, toutes les exigences ont leurs limites. Qu'est-ce qu'un prof de secondaire "maîtrise", à part sa matière ?
Aïe, ma cheville enfle, elle me fait mal, c'est mon 100m d'hier en 12 s avec mes CM1....
Ecrit par : nicolas | 03 novembre 2009
Bec, le mérite incontournable du concours, c'est d'offrir un statut précis aux enseignants.
JPB
Un mérite, certes, mais pas incontournable. Combien de métiers ont un statut qui n'est pas décidé sur concours ? Il ne s'agit évidemment pas (revalo, revalo) de payer tout le monde sur la grille du maître aux !!! Là encore c'est à négocier. C'est cette séparation arbitraire de statut qu'il s'agit bien de faire tomber, pour la remplacer par une reconnaissance de la compétence. Mais je suis d'accord que cela ne serait pas simple de se mettre déjà d'accord sur les critères et sur les conditions d'évaluation.
Ecrit par : Bec | 03 novembre 2009
Christophe, je suis absolument d'accord. Le concours d'impro" n'est que la finalisation de ce que devrait être une formation technique théâtrale de qualité.
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 novembre 2009
D'ailleurs, un prof comme un toubib exerce un métier où il ne devrait jamais cesser de se former, en se frottant à ceux de ses collègues qui sont plus expérimentés.
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 novembre 2009
Surtout si la collègue expérimentée joue le rôle principal dans "la journée de la jupe"!!!
On reconnaît bien là notre pervers pépère!
Ecrit par : merlemocoeur | 03 novembre 2009
Tiens, Jean, si par hasard vous tombez sur un journal télévisé dans lequel Roselyne Bachelot se fait vacciner contre la grippe pour faire un peu de pub à sa campagne, vous nous tenez au courant ? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009
Merle, on ne maîtrise bien qu'en se frottant beaucoup…
Entre parenthèses, c'est ce que j'ai toujours conseillé à mes élèves pour faire des progrès en langues — allez séduire une Allemande pour parler allemand, une Chinoise pour parler chinois, etc.
Pourquoi croyez-vous donc que le french kiss (originellement, le baiser à la florentine) est ce qu'il est ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 novembre 2009
"Internet est-il la voix du peuple ?" Un édito intéressant signalé ce matin sur France Inter : novovision.com.
Ecrit par : Marilyse | 03 novembre 2009
Bonsoir (I)
Cadichon avait eu récemment une excellente réponse sur l’éducation libérale en citant Jules Ferry dans le livre de Paul Robiquet, qu’il est possible, je crois, de trouver sur l’Open Library.
Mais maintenant je suis malheureux, Cadichon me boude. Des preuves ?
1)Je lui demande de s’expliquer sur ses affirmations sur le racisme de Hergé … et elle ne me réponds même pas. Et pourtant, j’ai même pris la peine de mettre ce que je lui oppose en ligne
http://michel.delord.free.fr/blogjpb-tintin02.pdf
2)Plus récemment, elle avance des positions sans aucune preuve et notamment
-elle écrit que c’est parce qu’Anatole de Monzie était un admirateur de Mussolini qu’il aurait débaptisé l’instruction publique pour la rebaptiser éducation nationale. Position qui vaut déjà un bon nombre de points Godwin mais passons. A-t-elle des preuves de ce qu’elle avance et sinon pourquoi l’a-t-elle avancé ?
-elle affirme que c’est Milou Durkheim qui a écrit l’article Intuition de la deuxième édition du DP en se présentant en plus comme spécialiste [Durkheim, DP, 2eme ed !!!] .
Question qui apparaît sans enjeux – au même titre que la référence à Anatole de Monzie - mais ne l’est pas si l’on considère par exemple les thèses de Philippe Nemo ; mais Cadichon les défend, à mon sens, très mal.
Là aussi , je me suis fendu d’un pdf pour que la situation soit claire.
http://michel.delord.free.fr/blogjpb-tintin-divers-25102009.pdf
Si Cadichon ne me réponds pas , c’est qu’elle trouve que ce que je dis n’est pas argumenté, que j’ai un ton agressif ?
MD A suivre
Ecrit par : MDelord | 03 novembre 2009
Post-Scriptum (III) Fin
PS1 : Philippe Nemo a reçu le prix Wikilibéral pour son dernier livre.
http://nouvelles-philosophiques.blogspot.com/2009/10/le-philosophe-philippe-nemo-recompense.html
PS2 : Déjà en 2001, je faisais remarquer, alors que l’idée était minoritaire aux USA
« La France a une école qui a été une des meilleures du monde, il est de son devoir de participer à cet effort des Américains qui combattent dans la tête du monstre, comme disait le Black Panther Party, contre la dégénérescence de l’Instruction en Education, tout d’abord en relayant le contenu de leurs positions. Mais, en ce cas, il ne suffira pas de se réclamer bruyamment de " l’Ecole laïque de Jules Ferry ", il faut en garder l'héritage et les points forts. Contre la tradition de l’" American exception " (20), E.D. Hirsch, par exemple, se réclame textuellement de l’existence de programmes nationaux en France. Contre le localisme, il faut être capable, pour nous-mêmes et pour le reste du monde, d’extraire de l’école de Jules Ferry ce qu’elle avait de meilleur. »
MD Huile de ricin et coca-Cola.
Maintenant cette idée de programmes nationaux – national standards - avance et très sérieusement aux USA.
(Voir par exemple la conférence organisée par le ‘Fordham institute’ en mai de cette année
http://www.edexcellence.net/detail/event.cfm?event_id=4&id=316 )
Et justement dans la présentation de son dernier livre « The Making of Americans: Democracy and Our Schools »sur « son » site de CoreKnowledge, on apprend que E.D. Hirsch est favorable à un « nationwide, specific, grade-by-grade curriculum established in the early school grades »*.
Et Cadichon ne nous en dit rien ! Est-ce que ça pourrait avoir un rapport avec le fait que la victoire contre le ‘localisme fédéral’ « ne fait pas très libéral » ?
* http://www.coreknowledge.org/bookstore/index.php?main_page=product_info&cPath=2&products_id=212
Ecrit par : MDelord | 03 novembre 2009
Et pour ceux qui préfèrent la version pdf
http://michel.delord.free.fr/blogjpb-cadichon-tintin-milou-hirsch.pdf
MD
Ecrit par : Michel Delord | 03 novembre 2009
Future teachers are lucky ! I am a "skilled mentor", sometimes a surgeon for the french language ! I can give plenty of opportunities to observe...
Ecrit par : Marilyse | 03 novembre 2009
Just like me. But, nobody cares !
("I'm a poor lonsom surgeon...")
Ecrit par : Robin | 03 novembre 2009
Entièrement d'accord. Ce n'est pas moi qui vous taperai sur la tête. Avec la suppression sèche des IUFM, on va à la catastrophe. Il faut une formation initiale (si possible sur le terrain avec un ancien) et une formation théorique initiale et continue (sur la psychologie des adolescents, la communication, la pose de la voix...)
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Et si cette formation avait lieu avant le concours, ce serait mieux, non ?
Je précise ma pensée : si cette formation était présente dans les modules obligatoires de L3 par exemple, ou de M1, ce serait tout de même mieux, non ? Mais avec un très faible coefficient, au même titre qu'une formation documentaire ou un module d'informatique, nécessaires, mais d'utilité inférieure à la maîtrise de connaissances spécifiques.
Ecrit par : Jeremy | 03 novembre 2009
Vous m'offrez l'occasion de revenir sur ce sujet de la formation initiale qui m'a valu d'être accusé de vouloir conserver les IUFM parce que j'y enseignais !
Je n'ai jamais enseigné en IUFM et j'ai passé le CAPES avant leur création.
Il y a certainement des personnes estimables dans les IUFM, non sectaires et qui ne sont pas des fanatiques de la méthode idéo-visuelle et du constructivisme. Christophe, par exemple, dont j'apprécie les interventions et la présence sur ce blog.
Je ne dénonce pas les IUFM, mais la mainmise idéologique des "pédagogistes" sur la formation initiale des enseignants.
Je maintiens ma position au sujet de la suppression "sèche" des IUFM. Une formation initiale est indispensable et je précise exactement dans quel domaine : la didactique de la discipline (c'est le "noyau dur", le reste, on peut en discuter).
J'ai beaucoup apprécié l'intervention d'Aurélien et l'article du NYT sur la comparaison entre le métier d'enseignant et celui de médecin.
On se forme essentiellement par le compagnonnage et la pratique et c'est ce qui existait AVANT la création des IUFM, dont j'ai moi-même bénéficié et qui n'a été remplacé par rien ou par des cours de pédagogie théoriques absolument inutiles s'ils ne font pas écho à une expérience de terrain.
L'article insistait aussi sur l'importance pour le professeur de collège ou de lycée de continuer à se former à l'université et à se cultiver, mais là, nous sommes dans "l'otium" et dans le domaine de la liberté personnelle.
Carl Rogers qui n'est pas en odeur de sainteté sur ce blog (si vous voulez comprendre quelque chose à la sensibilité politique d'Obama, il faut quand même essayer de le lire et pour comprendre pourquoi Obama n'est pas Sarkozy) disait que le professeur devait s'efforcer d'acquérir un savoir encyclopédique.
Je suis d'accord avec Jérémy sur l'idée d'une formation initiale AVANT le concours, mais je ne me sens pas techniquement capable d'en définir précisément les modalités.
Sur la finalité en revanche, il me semble qu'elle permettrait aux candidats de se demander s'ils ont vraiment envie d'exercer ce métier.
J'ai été maître auxiliaire avant de passer le CAPES en toute connaissance de cause (enfin, à l'époque, car j'avoue que si je devais le repasser aujourd'hui, j'y regarderais sans doute à deux fois du fait de la dégradation des conditions de travail, du statut, du comportement des élèves (et des adultes) et de tout ce que nous déplorons sur ce blog).
Mais peut être qu'après "y avoir regardé à deux fois", je me lancerais dans la bagarre, mais en toute connaissance de cause et "armé".
Ecrit par : Robin | 03 novembre 2009
Tiens, Jean, si par hasard vous tombez sur un journal télévisé dans lequel Roselyne Bachelot se fait vacciner contre la grippe pour faire un peu de pub à sa campagne, vous nous tenez au courant ? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009
Primo, je n'ai pas la télé.
Deuzio, si on attend que Mme Bachelot se fasse vacciner, surtout avec le vaccin Baxter, qui présente, comme on sait, toutes les garanties (arrivé le 27 août et gardé à Miramas par l'armée française, selon Crèvecoeur), on peut attendre... un certain temps.
Ecrit par : Jean | 03 novembre 2009
Christophe, je suis absolument d'accord. Le concours d'impro" n'est que la finalisation de ce que devrait être une formation technique théâtrale de qualité.
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 novembre 2009
D'ailleurs, un prof comme un toubib exerce un métier où il ne devrait jamais cesser de se former, en se frottant à ceux de ses collègues qui sont plus expérimentés.
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 novembre 2009
Notre ami Jean-Paul dans ses œuvres ! Il sait tout sur tout ...
Mais à cette pertinente réponse sous forme de question sur un sujet qui devrait le concerner au premier chef et sur lequel son opinion pourrait être pertinente:
Les nouveaux programmes de collège ne sont peut-être pas à jeter complètement. En particulier la possibilité (offerte mais rarement utilisée) de faire de la grammaire sérieusement.
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 novembre 2009
Cela veut dire quoi "Faire de la grammaire sérieusement" ?
Ecrit par : guy morel | 02 novembre 2009
il reste silencieux ...
Ecrit par : dobolino | 03 novembre 2009
Excusez SVP la répétition de l'adjectif pertinent ! Comme d'habitude, j'ai posté sans me relire.
Ecrit par : dobolino | 03 novembre 2009
Les nouveaux programmes de collège ne sont peut-être pas à jeter complètement. En particulier la possibilité (offerte mais rarement utilisée) de faire de la grammaire sérieusement.
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 novembre 2009
Cela veut dire quoi "Faire de la grammaire sérieusement" ?
Ecrit par : guy morel | 02 novembre 2009
C'est faire un "cours de grammaire", lequel comprendra deux parties.
1) Les 9 natures de mots (développées en sous-catégories, par exemple 8 sous-catégories d'adjectifs, etc.). A raison d'une ou deux heures par semaine sur chaque nature, leçon et exercices d'application, cela occupe déjà le premier trimestre.
2) les 25 fonctions des mots. Item: leçon et exercices d'application. Avec cela, on arrive largement à la fin du deuxième trimestre.
3) Les natures de propositions: indépendantes, principales, subordonnées, incises.
4) Les fonctions des propositions: sujet, COD, compléments circonstanciels, etc..
Toujours le même principe: leçon suivie d'exercices d'application.
On peut consacrer une cinquième partie aux correspondances entre la grammaire française et les grammaires des langues vivantes ou anciennes étudiées au collège, langues à déclinaison (latin, grec, allemand) ou sans déclinaison (anglais).
Tenez, Jean-Paul, je suis en train de fabriquer la chose. Cela pourrait donner un "Précis d'analyse grammaticale à l'usage des collèges"... Purement pragmatique.
Ecrit par : Jean | 03 novembre 2009
"Carl Rogers qui n'est pas en odeur de sainteté sur ce blog (si vous voulez comprendre quelque chose à la sensibilité politique d'Obama, il faut quand même essayer de le lire et pour comprendre pourquoi Obama n'est pas Sarkozy) disait que le professeur devait s'efforcer d'acquérir un savoir encyclopédique."
Ecrit par : Robin | 03 novembre 2009
Tiens ? Il me semble avoir soutenu cette idée un certain nombre de fois, ici !
(Lire: "liberté pour apprendre", de Carl Rogers.)
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009
"Christophe Sibille prof d'IUFM" c'est curieux ces messages subliminaux, serait-ce de la publicité indiscrète et intempestive ? Le navire coule, on sauve les hommes à bord ... envoyer les canots !
Ecrit par : iPidiblue subliminal | 03 novembre 2009
Deux petites précisions (la première est plus importante que la seconde dans le contexte) :
1°) "didactique de la discipline" : quels savoirs "explicites" allez-vous enseigner, comment allez-vous passer des "savoirs savants" (ce que vous avez appris à l'université) aux "éléments" (au savoir "élémentaire") ? pour les transmettre de la façon la plus efficace possible et pour que les élèves puissent se les approprier ?
2°) A propos de Carl Rogers, je pensais plutôt au sociologue qu'au pédagogue (mais pour lui les deux allaient ensemble) et à sa réflexion sur la notion de "travailleur social". Pensez-vous sérieusement que l'on puisse enseigner en ZEP comme dans un collège de centre-ville, sans tenir compte du contexte social ?
A propos de la différence entre Obama et Sarkozy : D'autre part, s'il y a un point sur lequel Républicains et Démocrates sont bien d'accord aux E.U. (et je ne pense pas que cadichon me contredira sur ce point), c'est bien sur la notion de "mérite" et sur le refus des privilèges.
C'est quelque chose que nous avons en commun avec les Américains (la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789 est inspirée de la Constitution des Etats-Unis, acceptée le 17 septembre 1787, par une convention réunie à Philadelphie, ratifiée et appliquée à partir du 4 mars 1789).
Je suis d'accord avec JPB. N. Sarkozy a fait une énorme faute politique (plus qu'une faute, une erreur aurait dit Talleyrand) en intronisant "le prince Jean".
Ecrit par : Robin | 03 novembre 2009
Je suis d'accord avec JPB. N. Sarkozy a fait une énorme faute politique (plus qu'une faute, une erreur aurait dit Talleyrand) en intronisant "le prince Jean".
Ecrit par : Robin | 03 novembre 2009
D'un autre côté, si vous voulez faire de la politique, il faut commencer très tôt (vers 20 ans) pour avoir le temps de faire ses classes. Il ne pouvait pas dire à son fils d'attendre qu'il ne soit plus président (potentiellement jusqu'en 2017 donc soit 10 ans) sachant que quand il ne serait plus président, il n'aurait plus le pouvoir de l'aider. Donc son choix a été de laisser son fils faire de la politique sans chercher à l'aider, mais ses amis se sont chargés de le faire pensant lui rendre services (genre Balkani et consors, qui n'ont pas particulièrement inventé l'eau chaude).
Dans tous les cas, pour lui c'était un choix de merde. Plusieurs analyses politiques montrent que son fils (en plus des scandales de népotisme, blablabla) lui fait plutôt de l'ombre qu'autre chose (cassant son image de dynamisme et de jeunisme et l'installant dans le rôle de grand-père, au propre comme au figuré).
Bref, c'est pas dit qu'il ait eu son mot à dire.
Ecrit par : Joe | 03 novembre 2009
Pour en revenir aux IUFM et à leurs dérives, il me semble que le plus nocif, dans leurs théories, est celle du "décloisonnement". En fait, il s'agit, selon leur doxa, de ne jamais rester sur un thème, sur un texte, dans une discipline, sur un cours cohérent. Il faut au contraire varier tout le temps, connecter les sujets, même les plus éloignés. D'où la bouillie pour les chats qui en résulte : je commence sur un texte poétique car j'ai décidé de faire de la poésie, mais, halte là ! je dois lui adjoindre un peu de langue (par exemple les adjectifs), un peu d'expression écrite (un tout chti paragraphe amuse-gueule), une ou deux photos (reprod de tableaux...), etc. Si j'ai décidé d'aborder les Lumières, pas si vite, coco ! Tu dois faire de l'argumentation en général, donc, peut-être du théâtre, même si l'extrait est de Sartre.
La forme la plus aboutie de cette imbécillité a été donnée naguère, lorsqu'un sujet de bac, en français, proposait un extrait de "Chêne et chien" de Queneau, qui est un poème, dans l'objet d'étude : l'autobiographie.
Ecrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009
il s'agit, selon leur doxa, de ne jamais rester sur un thème, sur un texte, dans une discipline, sur un cours cohérent. Il faut au contraire varier tout le temps, connecter les sujets, même les plus éloignés. D'où la bouillie pour les chats qui en résulte : je commence sur un texte poétique car j'ai décidé de faire de la poésie, mais, halte là ! je dois lui adjoindre un peu de langue (par exemple les adjectifs), un peu d'expression écrite (un tout chti paragraphe amuse-gueule), une ou deux photos (reprod de tableaux...), etc. Si j'ai décidé d'aborder les Lumières, pas si vite, coco ! Tu dois faire de l'argumentation en général, donc, peut-être du théâtre, même si l'extrait est de Sartre.
Cette imbécillité...
Ecrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009
C'est exactement ça! On explose la cervelle des élèves. Justification de ces non-méthodes: chaque élève est un petit chercheur, qui, par ses propres forces intellectuelles, mettra de lui-même de l'ordre dans le complexe...?
Ecrit par : Jean | 03 novembre 2009
" Tu dois faire de l'argumentation en général, donc, peut-être du théâtre, même si l'extrait est de Sartre."
Ecrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009
Tiens, il n'a pas écrit de théâtre, Sartre ?
Il me semblait me souvenir que notre professeur de français de terminale nous avait fait jouer "Huis Clos", en terminale. Un merveilleux souvenir, d'ailleurs. Un des rares profs exceptionnels que j'ai eu au lycée, (un agrégé, ;-))
Pas subliminale du tout, Ipidiblue ! Au contraire, très appuyée ! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009
" Le navire coule, on sauve les hommes à bord ... envoyer les canots !"
Ecrit par : iPidiblue subliminal | 03 novembre 2009
Sauf que, en l'occurrence, les canots font partie du navire... Et nous sommes tous dedans.
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009
Les nouveaux programmes de collège ne sont peut-être pas à jeter complètement. En particulier la possibilité (offerte mais rarement utilisée) de faire de la grammaire sérieusement.
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 novembre 2009
Cela veut dire quoi "Faire de la grammaire sérieusement" ?
Ecrit par : guy morel | 02 novembre 2009
Vous savez bien qu'à partir de 96, les instructions officielles nous ont obligés à enseigner en séquences et à "décloisonner".
... Au risque de faire passer à la trappe un enseignement structuré de la grammaire, de l'orthographe, du vocabulaire.
Il s'agissait de reproduire au collège la fameuse "observation réfléchie de la langue" chère à Evelyne Charmeux, la grammaire et l'orthographe étant considérée, non comme des disciplines à part entière, mais comme de simples "outils de la langue".
Bref, on a tourné le dos à Aristote et à Hegel pour qui la grammaire (je ne vous apprends rien) apprend à penser.
En ce qui me concerne, je me suis inscrit dans la logique d'un travail "autour" d'une notion (le récit, la description, le portrait...). Jean a choisi de continuer à enseigner comme avant, mais je pense que nous avons honnêtement essayé, l'un comme l'autre, de continuer à dispenser un enseignement structuré de la grammaire et de l'orthographe.
J'ai donc été aussi mal vu que lui par les inspecteurs (pas tous), parce qu'ils voyaient bien, en regardant le cahier de textes que je "trichais la séquence" et que je ne suivais pas vraiment les instructions officielles.
Je ne vous apprendrais pas que "sérieusement" vient du bas latin "seriosus" (de serius) qui renvoie à "series", l'idée d'une série cohérente, d'objets qui se tiennent ou d'un enchaînement cohérent de faits et de pensées, la rhétorique (l'art d'argumenter), la logique.
Enseigner "sérieusement" la grammaire, c'est lui accorder le poids et la place qu'elle mérite dans la formation de l'esprit.
Ecrit par : Robin | 03 novembre 2009
Qu'est-ce qu'un prof de secondaire "maîtrise", à part sa matière ?
Ecrit par : nicolas | 03 novembre 2009
===
Rien dont je puisse me prévaloir, Nicolas. Mais j'ai certainement été l'un des professeurs de sciences physiques de ma génération qui s'est le mieux exprimé en français en cours de sciences physiques. J'ai toujours cherché à soigner mon expression orale, autant que mon expression écrite. On peut évaluer cela en lisant les appréciations des collègues dans les bulletins trimestriels, et en les écoutant parler pendant les conseils de classe. ;-))
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 novembre 2009
Sauf que, en l'occurrence, les canots font partie du navire... Et nous sommes tous dedans.
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009
Christophe je me demande parfois si vous êtes normal ? Si les canots ne sont pas à bord du bateau à quoi voulez-vous que serve l'ordre du capitaine d'envoyer les canots à la baille ? Vous croyez que le pitaine envoie des ordres à la cantonnade comme cela dans le vide ? Evidemment si c'est cela la conception de l'ordre à bord des IUFM on comprend mieux les résultats ...
Ecrit par : iPidiblue et les gaietés de la Marine | 03 novembre 2009
Il s'agissait de reproduire au collège la fameuse "observation réfléchie de la langue" chère à Evelyne Charmeux, la grammaire et l'orthographe étant considérée, non comme des disciplines à part entière, mais comme de simples "outils de la langue".
considérées (accord du participe passé avec être !!!!!!!!!!)
Ecrit par : Robin | 03 novembre 2009
Qui pourrait me conseiller une bonne histoire du jazz? Par avance merci à celui/celle qui me l'indiquera.
Ecrit par : Sanseverina | 03 novembre 2009
Persevare diabolicum est !
Ecrit par : iPidiblue sainte inquisition | 03 novembre 2009
La forme la plus aboutie de cette imbécillité a été donnée naguère, lorsqu'un sujet de bac, en français, proposait un extrait de "Chêne et chien" de Queneau, qui est un poème, dans l'objet d'étude : l'autobiographie.
Ecrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009
Je n'avais pas lu la contribution de Garafignoux, tout aussi "sérieux", mais plus "amusant" que moi ;-) avant de poster. Sous prétexte de "décloisonner", on a effectivement affaibli l'enseignement de la langue française.
Mais, si cela peut vous rassurer (?), je ne suis pas le seul à avoir triché avec les séquences. Je le vois bien quand je parle avec les collègues de ma génération.
Ecrit par : Robin | 03 novembre 2009
Sanseverina, simple et efficace, l'Epopée du jazz, collec. Découvertes Gallimard en 2 tomes.
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 novembre 2009
Robin, je souscris à votre réponse sur "faire de la grammaire sérieusement" et suis ravie d'apprendre qu'en cette matière je suis aristotélicienne et hégélienne. Ca me met du baume au coeur pour demain ! Me voilà revalorisée pour pas cher.
The hic: même la grammaire sérieuse a du mal à passer. Les structures, architectures doivent être acquises jeune. Au collège, c'est trop tard pour tout apprendre. Les élèves n'ont pas suffisamment le sens de l'effort.
En ce moment, ma collègue et moi apprenons aux élèves à mettre des accents. Ce n'est pas pour autant que le problème sera réglé. C'est un changement d'état d'esprit envers l'apprentissage de la langue qu'il faut instaurer dès le plus jeune âge.
Ecrit par : Marilyse | 03 novembre 2009
Il m'arrive assez souvent de faire des cours de grammaire à partir des erreurs des élèves relevées dans les rédactions, si elles sont en trop grand nombre dans la classe : dernièrement la phrase négative. Comme les élèves écrivent comme ils parlent, on a le plus souvent l'oubli du "ne" dans la négation. Donc travail sur des phrases + leçon + exercices de grammaire + court texte à écrire. Car on remarque que des élèves peuvent très bien réussir les exercices systématiques mais refaire les mêmes erreurs en rédaction.
Certaines fautes sont récurrentes chez les élèves, notamment celle du double sujet : "Mon père il a dit..."
La difficulté en collège, c'est qu'il n'y a plus d'écart entre la langue parlée et la langue écrite. Pour peu qu'un élève n'ait rien lu avant d'entrer en sixième, c'est cuit. Le français est une "matière" à forte inertie. Et d'ailleurs, ce n'est pas une matière, mais "notre" matière, notre chair, notre pensée.
Ecrit par : Marilyse | 03 novembre 2009
Dobolino, je n'ai pas le temps là, mais d'ici la fin d el'après-midi, je vous raconterai ce que c'est, d'après moi, que faire sérieusement d ela grammaire.
Marie NDiaye Prix Goncourt (elle est opportunément passée chez Gallimard…). Je ne dirai rien de son bouquin, je n'ai jamais rien lu d'elle. J'attends des avis.
Mais par ailleurs, Wiki nous apprend qu'après l'élection de Sarkozy en 2007 elle a choisi de quitter la France, et qu'elle vit à Berlin.
Elle trouve Merkel plus présentable ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 novembre 2009
Elle a peut-être suivi son amoureux.
Ecrit par : Marilyse | 03 novembre 2009
Pour ma part, je consacre la moitié du temps de cours à l'apprentissage systématique et rigoureux de la langue, avec des heures fixes chaque semaine, hors "séquences". Mais je ne prétends pas obtenir des résultats probants pour les raisons évoquées plus haut sur le fil.
Ecrit par : Marilyse | 03 novembre 2009
"Qu'est-ce qu'un prof de secondaire "maîtrise", à part sa matière ? "
et bien, une autre langue que la sienne, des connaissances sur d'autres "matières", des compétences sur divers "hobbies"...? Quoique...maîtriser sa matière c'est déjà très ambitieux : jusqu'o`u aller? J'aurais plutôt dit "maîtriser sa matière à un certain niveau de connaissance/enseignement" ce qui n'est déjà pas si mal!
Sur la discrim' >0, rien à dire les collègues ?!
;)!
Ecrit par : sisyphe | 03 novembre 2009
PS : ne peut-on pas porter plainte contre l'EN, quand on voit dans quel état se retrouvent certains enfants ? Quelqu'un en parlait sur le blog.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 02 novembre
Je l'ai dit souvent en me demandant pourquoi cela n'a pas encore été fait
Pleurnicher ne sert à rien mais dans un état de droit les citoyens ont accès à une panoplie de remèdes juridiques qui vont du dépôt de plainte au pénal au recours gracieuxadministratif mais surtout il y a le recours collectif 2009http://www.classaction.fr/menu-haut/questions.htm#01
Les enseignants qui bousillent les élèves sont coupables au minimum de non-assistance à personne en danger, aggravée du fait qu'ils sont "personne ayant autorité" sur leur victime.
Les fonctionnaires qui violent leur devoir de réserve doivent aussi répondre de leurs actes, mais l'état qui oblige ses agents à travailler dans des conditions inhumaines, qui conduisent au mieux à l'enfermement psychiatrique et au pire au suicide, ou la hiérarchie qui laisse, par incurie, les élèves attaquer leurs profs à l'arme blanche, qui est incapable de les protéger, tout ce monde-là doit aussi répondre de ses actes, et au lieu de faire grève pour des raisons purement polémiques et pour tenir le pouvoir en otage, les syndicats devraient faire eux aussi leur boulot.
Comme personne ne fait rien la tragédie perdure, les élèves sont bousillés à vie, et les profs aussi.
C'est pourquoi je suis en pétard contre des gens comme Moschino qui parle de l'école de la lâcheté quand il est lui-même un parfait exemple de cette lâcheté, lui qui a quitté comme un rat qu'il est un navire transformé en passoire par les défenseurs des idées auxquelles adhère cet activiste impénitent qui a beau jeu de venir chialer.
Cette hypocrisie me révolte
Et dire que maintenant c'est sur Bayrou que se reportent vos espoirs. Comme vous ne votiez pas à droite de toutes façons, c'est la gauche que vous affaiblissez et c'est le meilleur moyen de faire gagner la droite.
alors, Please, n'hésitez pas, be my guest and make my day.
Ecrit par : Cadichon, héxagonale pour quelques jours | 03 novembre 2009
Une petite question sans provocation :
- Avez vous déjà essayé de prendre une classe entre quatre yeux et de lui tenir un discours de l'ordre de celui-ci :
"Ecoutez les enfants, c'est pas compliqué, il faut savoir ce que vous voulez faire dans la vie. Si vous voulez vivre confortablement, avoir un job intéressant, ... il n'y a pas de secret, il faudra travailler, et même beaucoup. Si vous n'apprenez pas à travailler maintenant, si vous n'apprenez pas ce que c'est de creuser un sujet, si vous n'apprenez pas la rigueur et le respect des règles, ce sera beaucoup plus dur, voire impossible d'apprendre ça alors que vous aurez beaucoup d'autres choses à apprendre, toutes aussi importantes." Normalement, si ça se passe comme je le pense, à ce moment là, vous mettez une baffe au petit malin qui vient de dire " C'est pas grave, on fera prof !" et qui confirmera la haute opinion que les élèves se font de votre job.
Mais blague à part, leur expliquer que la vie n'est pas rose plus tard et qu'il faut arrêter de se mentir, on paye toujours ses choix un jour ou l'autre et que le jeu de la cuillère de bois a des limites insoupçonnées, ça ne marche pas ?
Ecrit par : Joe | 03 novembre 2009
Dans tous les cas, pour lui c'était un choix de merde. Plusieurs analyses politiques montrent que son fils (en plus des scandales de népotisme, blablabla) lui fait plutôt de l'ombre qu'autre chose (cassant son image de dynamisme et de jeunisme et l'installant dans le rôle de grand-père, au propre comme au figuré).
Bref, c'est pas dit qu'il ait eu son mot à dire.
Ecrit par : Joe | 03 novembre 2009
C'est tout le dilemme du "bonapartisme". Pour commencer, il lui faut abolir, mais pour durer, il lui faut rétablir.
Ecrit par : Robin | 03 novembre 2009
Mais par ailleurs, Wiki nous apprend qu'après l'élection de Sarkozy en 2007 elle a choisi de quitter la France, et qu'elle vit à Berlin.
Avait en tout cas, de bonnes raisons de quitter avec son mari le village de Cormeilles...sombre histoire.
Ecrit par : Guillaume | 03 novembre 2009
Je pense qu’il faudrait éviter le poncif des moyens, EN devrait mieux utiliser ce qu'elle a en mettant le paquet sur l’humain qui est l’essentiel.
Dans cette optique je tiens à vous mettre en garde sur l’illusion de l’informatique, c’est mon domaine de compétence, cela ne représente que peu d’intérêts pour les élèves. Aussi devrait on offrir des formations dans ce domaine dans un cadre extra-scolaire (club, association), l’informatique n’est qu’un outil pas très dur à maîtriser si l’on sait lire. Si l’EN devait investir dans l’informatisation c’est celle des profs qu’il convient de faire car ce sont eux les travailleurs dont on peut ainsi espérer augmenter la productivité. Mais si j’étais vous je ne la ramènerais pas trop sur ce dernier point car cela peu devenir assez vite pénible, voir ce qui se passe en entreprise.
Chaque élève devrait avoir des cours adaptés à son niveau, l’école de la réalité contre l’école idéale. Ce qui est précieux à l’EN se sont les heures de professeurs devant une classe, l’objectif devrait donc être de la rendre le plus rentable possible c’est à dire que le plus possible d’élèves en tire profit. Ceci entraîne qu’il faut une certaine homogénéité de niveau et que l’objectif est d’avoir le plus d’élèves possibles dans un cours en ayant à l’esprit qu’au-delà d’un certain nombre le bénéfice s’écroule ce nombre variant suivant les publics (genre équilibre de Nash). Avoir certaines classes nombreuses permet de libérer des heures pouvant être utiliser ailleurs. Pouvoir optimiser l’emploi des profs nécessite une certaine autonomie au niveau des établissements qui reste à définir. Mais toujours est il qu’il faut partir d’idées simples et en tirer toutes les conséquences, les politiques ont besoin de slogan.
Ecrit par : Tiberius | 03 novembre 2009
Mais blague à part, leur expliquer que la vie n'est pas rose plus tard et qu'il faut arrêter de se mentir, on paye toujours ses choix un jour ou l'autre et que le jeu de la cuillère de bois a des limites insoupçonnées, ça ne marche pas ?
Ecrit par : Joe | 03 novembre 2009
Vous en avez cinq ou six qui comprennent à peu près parce qu'ils ont déjà compris. C'est tout le problème avec les adolescents. Nous avons tendance à projeter sur eux ce que nous sommes (devenus). Ils ne vivent pas dans le futur, mais dans le présent et ils ont encore un pied dans l'enfance (donc dans le passé) qu'ils regrettent, tout en faisant semblant de la mépriser. Ceci dit, oui, je pense qu'il faut leur parler ainsi de temps en temps (disons à partir de la classe de 4ème).
Ecrit par : Robin | 03 novembre 2009
Et dire que maintenant c'est sur Bayrou que se reportent vos espoirs. Comme vous ne votiez pas à droite de toutes façons, c'est la gauche que vous affaiblissez et c'est le meilleur moyen de faire gagner la droite.
alors, Please, n'hésitez pas, be my guest and make my day.
Ecrit par : Cadichon, héxagonale pour quelques jours | 03 novembre 2009
You made a point there!
Ecrit par : buntov | 03 novembre 2009
Future teachers are lucky ! I am a "skilled mentor", sometimes a surgeon for the french language ! I can give plenty of opportunities to observe...
Ecrit par : Marilyse | 03 novembre 2009
===
No offence meant, Marilyse, but you should have typed "French" with a capital F.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 novembre 2009
You are a nice French teacher, Francis !
Ecrit par : Marilyse | 03 novembre 2009
Mais blague à part, leur expliquer que la vie n'est pas rose plus tard et qu'il faut arrêter de se mentir, on paye toujours ses choix un jour ou l'autre et que le jeu de la cuillère de bois a des limites insoupçonnées, ça ne marche pas ?
Ecrit par : Joe | 03 novembre 2009
Non, ça ne marche pas des masses, ni à la maison ni à l'école, surtout avec les plus jeunes. C'est un argument fort peu productif, finalement, car il ne fonctionne essentiellement qu'avec ceux qui sont naturellement travailleurs.
Et plus on le répète, moins ça marche.
C'est le discours qui revient le plus souvent dans la bouche des parents et grands-parents de cancres et ce dès les premières années d'école. Les gosses ont tellement l'habitude de l'entendre que ça ne leur fait plus aucun effet ou, en allant plus loin, qu'ils sont totalement convaincus qu'ils ne feront rien de leur vie.
Ça aussi d'ailleurs, ça revient toujours: "tu ne feras rien de ta vie", auquel se rajoute régulièrement "comme l'oncle émile" ou, pire, "comme ton père". Et ça pèse encore plus lourd sur les jeunes épaules du raté par définition génétique.
PS: ne croyez surtout pas que je fais du pédagogo ou du psychotruc. C'est juste que ça ne fonctionne pas.
Ecrit par : dobolino | 03 novembre 2009
Ceci dit, oui, je pense qu'il faut leur parler ainsi de temps en temps (disons à partir de la classe de 4ème).
Ecrit par : Robin | 03 novembre 2009
Tout pareil ! Pas avant douze-treize ans ! D'ailleurs, on notera que justement les professeurs ne tiennent jamais ce type de discours avant au plus tôt cet âge là. Mais, comme la famille l'a déjà fait avant, ça n'a pas un effet extraordinaire.
Ecrit par : dobolino | 03 novembre 2009
C'est juste que ça ne fonctionne pas.
Ecrit par : dobolino | 03 novembre 2009
Ça ne marche pas non plus dans les domaines extra-scolaires (je pense au sport).
La basse flatterie non plus, d'ailleurs (genre "tu as des super qualités, une forme de corps efficace", autant pisser dans un violon si on a affaire à un branleur).
Les coups de pied au cul non plus...
Ecrit par : yann | 03 novembre 2009
Ce qui serait bien, c'est que d'anciens élèves viennent parler aux plus jeunes, leur raconter le monde du travail. On en a qui reviennent nous voir, regrettant de ne pas avoir plus appris, d'avoir dilapidé leur temps, d'avoir passé plus d'énergie à s'amuser qu'à travailler... Certains sont d'ailleurs les parents de mes élèves actuels. "Je ne veux pas que mon fils / ma fille fasse comme moi..."
J'évite de désespérer les élèves, autant se flinguer, mais je les mets au pied du mur, devant leurs responsabilités, leur disant : "Je peux vous apporter ceci, cela... avec toute mon énergie, mon savoir, mon savoir-faire mais je ne peux rien pour vous si vous n'êtes pas engagé sur le même chemin."
Cette incapacité qu'ont la plupart des élèves à se projeter dans le futur, même proche, pose effectivement problème.
"Ne sois pas cette barque ballottée" disait le poète...
Ecrit par : Marilyse | 03 novembre 2009
Leur expliquer que la vie n'est pas rose plus tard et qu'il faut arrêter de se mentir, on paye toujours ses choix un jour ou l'autre et que le jeu de la cuillère de bois a des limites insoupçonnées, ça ne marche pas ?
Ecrit par : Joe
Autant que pisser dans un violon avec l'espoir que "la Marseillaise" en sortira toute seule.
Ecrit par : Moot | 03 novembre 2009
"Non, ça ne marche pas des masses, ni à la maison ni à l'école, surtout avec les plus jeunes. C'est un argument fort peu productif, finalement, car il ne fonctionne essentiellement qu'avec ceux qui sont naturellement travailleurs.
Et plus on le répète, moins ça marche."
Ça me fait mal au cœur de donner raison à Dobolino, mais le fait est qu'il en est de ce genre d'arguments comme de la guillotine avec les truands : ça ne fait peur qu'aux honnêtes gens. Les autres pensent qu'ils s'en tireront toujours — et c'est exactement ce que croient les cancres.
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 novembre 2009
Les autres pensent qu'ils s'en tireront toujours — et c'est exactement ce que croient les cancres.
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 novembre 2009
Et, en plus, nombreux sont ceux qui ont réussi et leur font croire que c'est vrai. Il y a un certain snobisme, particulièrement dans le milieu artistique, à venir raconter aussi bien dans un livre auto-biographique (écrit éventuellement par JPB !) qu'à la radio ou à la télé à quel point on était un cancre quand on était élève. A tel point que les naïfs s'imaginent tous que cancres et artistes sont des synonymes alors que c'est globalement faux.
C'est carrément dégueulasse et les artistes qui rentrent dans ce jeu me déplaisent profondément. Ils feraient mieux d'éluder en disant sobrement qu'ils étaient des élèves moyens.
Ecrit par : dobolino | 03 novembre 2009
Nous disions donc : faire de la grammaire…
Actuellement, et avec des prépas, j'en fais ponctuellement, en fonction des particularités que je trouve dans les textes. Mais en collège, c'était beaucoup plus systématique. Et je crois que les nouveaux programmes le permettent à nouveau, sans que les prof de base craigne les foudres de son IPR de passage.
Que faisais-je ? Je prenais une dictée un peu complexe (souvent celle dite "de Mérimée"), je listais les questions de grammaire dont on trouve des exemples (et des exemples tordus, croyez-moi) dans le texte, et je reprenais systématiquement, à la base. Dans l'ordre de complexité — et le plus possible dans l'ordre du texte.
Que, ce faisant, ils apprenaient par cœur, ainsi que les règles, et les exemples d'appui. Et je les leur faisais réciter, indiviuellement ou en groupe, à n'importe quelle occasion — le plus souvent sans occasion, au débotté.
Le modèle — ça ira droit au cœur des amateurs de séries B — c'était le film de Robert Aldrich, les 12 salopards. Un instructeur (Lee Marvin) doit former une douzaine de brutes épaisses, dégénérés, petits truands, incapables de se plier à une quelconque règle, le modus operandi d'une opération complexe en France occupée. Et petit à petit, il leur fait apprendre par cœur le minutage de l'opération — seconde après seconde. Dans l'avion qui les emmène au dessus de la cible, ils continuent encore à se le réciter.
Comme un mantra. "Le participe passé conjugué avec l'auxiliaire avoir s'accorde…" — et crac, le morceau de phrase correspondant : "les arrhes qu'étaient censés avoir versées la douairière ainsi que le marguillier…" — l'aspect ésotérique du vocabulaire donnait à l'ensemble l'aspect d'une messe à apprendre.
Bien sûr, c'était un jeu — c'était présenté comme un jeu. AU début, incompréhension totale, une moyenne de 40 à 60 fautes (avec une pointe un jour à 115 sur un texte d'une page). Puis, petit à petit, le jeu se met en place, on acquiert quelques jetons, on les capitalise, jusqu'à ce que l'ensemble — la grammaire est un réseau, n'est-ce pas ? — se mette en place. Juqu'au zéro faute.
EN soi, c'est simple — c'est la combinaison entre répétition et la nécessité de trouver sans cesse des exemples nouveaux qui est complexe. Dans mon esprit, il s'agissait de générer (on était alors en pleine grammaire générative) un réseau complet, sans trou, sans faille. Où tout était connecté à tout, par proximité et fonction de dépendance.
Aujourd'hui (et je le vois avec mes "bons" élèves, ou supposés tels), c'est justement le réseau qui n'a jamais, ou rarement été mis en place. Ils ont appris au fond pas mal de choses éclatées, mais l'Opération, elle, reste dans le flou.
Lee Marvin leur fait bien comprendre que s'ils ne savent pas leur leçon, ils vont mourir. Et que même s'ils la savent, ils risquent fort de mourir (d'ailleurs, il n'en ramène qu'un sur 12, si je me souviens bien — en dehors de lui-même et d'un stagiaire — pardon, ,un sergent — qui suit ses méthodes depuis le début. Parce que jamais le savoir n'a été une garantie de succès — mais le non-savoir est une garantie d'échec. Vous qui entrez, abandonnez toute espérance — tout ce que je peux vous promettre, c'est du sang, de la sueur et des larmes.
Et, bien entendu, de grands éclats de rire — ça, c'était mon boulot : rendre l'ensemble aussi peu rébarbatif que possible. D'où l'aspect jeu — carotte et bâton. D'où le fait que je mettais des notes négatives, en dictée : le pire cancre doit comprendre que finir l'année à zéro, c'est avoir progressé de cent points.
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 novembre 2009
Robin, je souscris à votre réponse sur "faire de la grammaire sérieusement" et suis ravie d'apprendre qu'en cette matière je suis aristotélicienne et hégélienne. Ça me met du baume au cœur pour demain ! Me voilà revalorisée pour pas cher.
(Marilyse)
Je pensais proposer mes services en haut lieu en tant que "consultant" (comment revaloriser pour pas cher)... Mais mon "surmoi" n'est pas d'accord. ;O))
Ecrit par : Robin | 03 novembre 2009
Petite contribution vue de ma fenêtre (instit de base en super ZEP, classe de CM1 zéro Gaulois, quelques élèves qui feraient mieux que tenir leur rang dans les meilleures écoles, 2 élèves aux fraises dont je me demande comment ils supportent d'être largués en permanence, malgré ce que je peux tenter pour les aider) :
- je trouve que les programmes actuels sont une bonne base. La progression qu'ils proposent année par année en français et en maths est une bonne chose pour homogénéiser ce qui se fait d'une classe à l'autre afin de simplifier la tâche des classes supérieures. Pourquoi donc ne pas l'étendre aux autres disciplines ?
Et au delà, ne faudrait-il pas adjoindre aux programmes un référentiel sur les notions et savoir-faire de base (juste l'essentiel, simple et concis comme les programmes, afin de ne pas trop empiéter sur la liberté péda)?
On cesserait ainsi d'embrouiller nos élèves en leur imposant chaque année des variations selon la façon de faire que chacun s'est construite dans son coin ou selon le manuel du moment;
- trouver une solution pour les élèves trop largués pour profiter d'une classe banale, mais sans handicap réel qui justifie une place en CLIS : ras-le-bol de l'hypocrisie selon laquelle on fait semblant de nous prétendre assez magiciens pour les remettre à flot alors qu'en fait on les abandonne dans nos classes en attendant la SEGPA au détriment de tous (eux-mêmes, les bons, mais surtout les moyens/faibles que l'on n'a pas le temps d'aider).
Pour ces classes de perf nouvelle formule, un an de plus pour faire le cycle, un tout petit effectif et des instits musclés spécialement formés pour aider la grande difficulté;
- tout l'argent public à l'école publique : marre de voir les petits copains de mes enfants se barrer dans le privé avec mon pognon pour se retrouver entre happy fews. Ou alors on le dit haut et clair: l'école publique, c'est mort, et j'arrête de pénaliser mes rejetons en me refusant à les mettre à Sainte-Marie-machin.
En tout cas, tout mettre à plat et rendre public un débat qu'ont tous les parents dans leurs coins respectifs;
- pas de discrimination positive (encore une hypocrisie pour mettre en vedette quelques élus pendant qu'on laisse les populations se ségréguer toujours davantage).
Pour peu qu'on mette le paquet nécessaire pour suppléer à des héritages familiaux inadéquats, des élèves comme certains des miens ont tout ce qu'il faut pour aller chercher leurs futurs diplômes eux-mêmes, sans les humilier à vie en leur donnant dans une pochette surprise.
Ecrit par : Perceval | 03 novembre 2009
tout l'argent public à l'école publique : marre de voir les petits copains de mes enfants se barrer dans le privé avec mon pognon pour se retrouver entre happy fews. Ou alors on le dit haut et clair: l'école publique, c'est mort, et j'arrête de pénaliser mes rejetons en me refusant à les mettre à Sainte-Marie-machin.
Ecrit par : Perceval | 03 novembre 2009
A priori, il y a autant de leur argent que du votre, si ce n'est plus, qui "se barre dans le privé". Heureusement qu'il reste cette liberté là, autrement, selon l'endroit où vous habitez, vous êtes forcés de vous taper le bahut du coin (pour le meilleur et pour le pire). Bien sûr, c'est pas juste, certains n'ont pas les moyens. Ok, pourquoi pénaliser AUSSI ceux qui ont les moyens ? Jalousie ou égalitarisme à deux balles.
Ecrit par : Joe | 03 novembre 2009
"Heureusement qu'il reste cette liberté là"
Il ne s'agit pas de vous en priver (jeu de mot, prière de rire). Mais subventionner avec de l'argent public la fuite des cerveaux de l'école publique est une idée folle, si on prend un peu de recul, non ?
Ecrit par : Perceval | 03 novembre 2009
"Evidemment si c'est cela la conception de l'ordre à bord des IUFM on comprend mieux les résultats ..."
Ecrit par : iPidiblue et les gaietés de la Marine | 03 novembre 2009
On vous y attend ! Si ça n'arrange rien, au moins, on se "fendra la gueule" ! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009
@ Sanseverina.
Pour l’histoire du jazz, il y avait deux « Que sais-je » vraiment bien fichus, mais je ne sais pas si ceux qui sont au catalogue sont ceux que j’ai lus dans le temps. Sinon, il y a « Puissance du Jazz » de Gérard Legrand (ami de Breton, dernière garde des vrais surréalistes, collagiste remarquable, critique à Positif et toutes ces sortes de choses, hélas mort depuis quelques années). Le livre est évidemment épuisé mais ça peut se trouver, c’était chez Arcanes en 1953 et même moi qui suis musicienne comme une pomme j’ai tout compris et apprécié. Il y a aussi « L’improviste », de Jacques Réda chez Gallimard, « Les Chroniques de Jazz » de Boris Vian chez 10-18 (peut-être épuisé aussi). Et « le dictionnaire du Jazz » de la collection Bouquins est très bien fait.
Pour les autres et pour ce que ça vaut à l’aune de l’expérience française. J’ai une stagiaire pour l’instant, qui a quatre ans d’unif derrière elle (philologie romane, le bac – i.e. les trois licences – plus une année de Master à vocation pédagogique, c’est comme cela que ça se nomme par chez nous ; elle sera professeur agrégée de français (bon, pas de concours, mais beaucoup de cours de didactique et de psycho-péda plus des stages en général, en technique et en professionnel) au plus tard en septembre prochain.
Appelons-la A. A est une fraiche demoiselle blonde et rose, assez pourvue de bon sens et tout à fait polie, avec même un humour assez joli et un regard (un peu) critique sur ce qu’elle reçoit comme enseignement et sur ce qu’on lui demande de fabriquer en stage. Bref, elle m’envoie ses prépas. Outre le fait qu’elle est infoutue de les présenter de manière un peu correcte, mettons avec la même police partout, des titres un peu soulignés, des espaces entre les paragraphes, elle fait des fautes à me faire tomber de ma chaise, qui heureusement pour moi a de solides accoudoirs.
Des fautes de grammaire, en ignorant manifestement ce qu’est un verbe transitif ; des fautes d’accord en écrivant dans une phrase « la classe fera » et dans le suivante « ils » pour les élèves sans se demander si son pronom ne devrait pas être accordé à un antécédent quelconque ; des fautes de savoir en écrivant impavidement au moins sept fois « Lafontaine ».
Bref, les yeux m’en tombent sur le clavier. Elle sera en classe avec moi après le congé de Toussaint, à faire des séquences oulipiennes. Ce qu’elle a préparé n’est pas mauvais et correspond fort à ce qu’on lui demande et à ce qu’on exige de nous en général. Mais elle jargonne en universitaire (et le dernier mot que j’ai expliqué à mes 5TQ avant le congé en me fâchant tout de même un peu, c’est « sentinelle »), elle a l’air d’avoir 3 ans de moins que la plupart des élèves, les garçons bavaient quasiment en la regardant alors qu’elle faisait ses stages d’observation et la seule chose qui empêchera les classes d’en faire de la chair à pâté, c’est le fait que je peux les menacer d’une bulle à une compétence transversale de leur section (ils sont en « animation »), c’est-à-dire l’écoute active et le respect de l’autre dans sa singularité.
Alors je me dis que la relève risque de s’en prendre plein la figure. D’abord parce que les programmes sont ce qu’ils sont ; ensuite parce que la relève est un pur produit de ces programmes, en place depuis tantôt 10 ans - donc A n’a pas appris convenablement le français en primaire et au secondaire et l’université ne lui a pas transmis non plus convenablement les savoirs qu’elle devrait maîtriser et ne maîtrise manifestement qu’à moitié ; enfin parce que A sera évaluée par un doctorant en didactique, charmant par ailleurs, mais qui n’a jamais enseigné au secondaire et n’a aucune idée de ce que peuvent être des élèves de technique ou de professionnelle de milieu pas follement favorisé. Ces réflexions, je me les étais déjà faites avec les stagiaires précédents. Et je me sens un tantinet désespérée.
Puce
Ecrit par : Puce | 03 novembre 2009
Petite perle trouvée sur le site de Sauver les lettres.
Un Maître aimait sa matière et sa classe
Un Maître aimait sa matière et sa classe
Qu’il instruisait de bonne grâce.
Ce Maître croise un jour une pédago fadasse,
Une rombière en livrée enseignant l’eps.
La Furie brandissait sa carte du ps,
Pérorant tranquillement au crdp :
Elle votait, en douce, UMP.
L'attaquer, la mettre en quartiers,
Sire Lettré l'eût fait volontiers ;
Mais il fallait ratiociner
Et la scélérate était bornée
À en perdre les eaux.
Le Maître donc l'aborde humblement,
Entre en propos et lui fait compliment
De son emploi du temps, de son amour du B.O.
"Il ne tiendrait qu'à vous, maigre artisan du langage
D’obtenir une décharge.
Quittez l’austère bureau
Où vos collègues, pauvres scribes,
Instruits du savoir dont ils s’imbibent,
Se tuent au boulot
Car quoi ? Rien d'assuré : une carrière en pointillé :
Tout à la pointe de la plume, à l’ancienneté !
En travaillant, marquer des points ?
Singez-moi et régalons-nous d’un égal butin "
Le Maître reprit : "Que me faudra-t-il faire ?
- Presque rien, dit la Hyène, donner la chasse aux pédants
Portant cartables en geignant ;
Branler ceux des lobbies, à son Patron complaire :
S’arracher du fretin statutaire
Et s’asseoir à la table des négociations :
Tailler, baver, saliver, savourer
Du grand échiquier être le modeste pion
Ecraser de ses mains le suffisant morpion. "
Le Maître déjà se voit au comité
Tout en pleurant sa noblesse passée.
Mais, il sent, déjà, sa langue pendre :
"Qu'est-ce là, rombière ? – Rien, ami, il faut se fendre.
- Mais encore ? – Sans doute mes dents ont rayé le parquet
Et me voilà pédagogue pourléchée
- Quoi, vous trichez ? dit le Maître : vous ne dites donc pas
Ce que vous pensez ? – Qu'importe ! Et mes palmes et ma place ?
- Il importe si bien, que de tous vos palaces
Je ne veux pas même y prendre un repas,
Et vomirai sans peine vos indignes trésors. "
Cela dit, Notre Maître instruit mais il est déjà mort.
Kévin
Ecrit par : Perceval | 03 novembre 2009
l'aspect ésotérique du vocabulaire donnait à l'ensemble l'aspect d'une messe à apprendre.
Ecrit par : brighelli | 03 novembre 2009
C'est Hegel qui dit quelque part que la messe est l'exemple suprême de l'activité mécanique ritualisée source d'une satisfaction recherchée pour elle-même. Lacan parlera plus tard de "plus-de-jouir".
N'est-ce pas, du reste, ce qui détermine le grand nombre de fidèles de ce blog à venir le consulter 5 ou 6 fois par jour et se plier chacun selon son style, à la petite gymnastique répétitive de l'écriture?
Sur ce, je me sauve faire mon footing quotidien.
Ecrit par : buntov | 03 novembre 2009
Une autre, du même.
Lettres de demande d'inspection
Bonjour,
Vous trouverez ci dessous quelques modèles de lettres (à personnaliser)
A bientôt,
Kévin Dugenou.
Modèle 1
Objet : demande d’inquisition
Monsieur le Grand Inquisiteur Bernardo Guidepedagogique,
Mea culpa, mea maxima culpa. Je ne crois plus aux dogmes des saintes sciences de l’éducation. Je ne peux m’empêcher de faire lire à mes élèves des textes sacrilèges choisis hors des saintes instructions officielles. Satan me souffle à l’oreille des cours décloisonnés de grammaire et d’orthographe et c’est une jouissance hétérodoxe de répéter ces psaumes démoniaques. Mes frères professeurs dominicains m’ont conseillé de m’en remettre à votre jugement. Et c’est avec l’âme ébranlée mais résolue d’un pécheur en quête d’absolution que je me soumettrai à la question.
Dévotement,
X
Modèle 2
Objet : contre-visite
Ref. modèle : professeur de LM, date de première mise en circulation : 01/08/2006, numen 00545433PLD
Suite au contrôle technique effectué par l’IUFM « Max et les ferrailleurs », je vous prie de bien vouloir procéder aux vérifications d’usage après réparations des points défectueux mentionnés ci-dessous
- Enoncé ancré dans la situation d’énonciation : défaut d’éclairage
- Education à la sécurité routière : transmission défaillante
- C2I : altération majeure du pack Office
- Note de vie scolaire : indice > 19
- Conseil pédagogique : siège absent
A l'occasion,
X
Modèle 3
Objet : coloscopie
Madame, Monsieur,
Mes élèves m’ayant récemment traité d’enculé (afin de montrer l’étendue de ma culture, j’ai répondu, parodiant Verlaine en un hoquet : « on dit sodomite, jeune homme ») et mon principal ayant publiquement déclaré, alors que je venais de refuser d’animer l’IDD « Obispo, un poète moderne » que j’avais un balais là où vous pensez, je vous serai fort reconnaissant de venir procéder aux examens d’usage.
Au plaisir,
X
Modèle 4
Objet : introspection
Depuis maintenant dix ans, je suis hanté par le même cauchemar : alors que je commence l’année enthousiaste et plein d’entrain, que je demande simplement aux élèves de 6e de rédiger un petit texte à partir d’un consigne courte et concise, ces élèves (dans mon rêve ils sont assis sur des chaises en forme de coquilles d’huîtres) se mettent à écrire n’importe quoi dans une langue que je ne reconnais pas mais qui ressemble par moment à du français. En sortant de la classe -qui est devenue un tombeau dont les parois sont à la fois liquides et translucides-, je fais part de mon problème à mon principal (qui porte les mêmes lunettes que P. Meirieu avec un slip en guise de cartable). Celui-ci m’annonce alors que les horaires consacrés au français vont être revus à la baisse et refondus dans des "activités transversales ». Puis il me parle du pénalty de Trézéguet sur la barre et s'enfuit en courant. Je souhaiterais pouvoir m’entretenir avec vous de ce cauchemar récurrent, symptomatique à mon avis d’une angoisse beaucoup plus profonde.
Névrotiquement,
X
Ecrit par : Perceval | 03 novembre 2009
Excellent, Perceval, excellent!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 03 novembre 2009
@ Garafignoux
"Pour en revenir aux IUFM et à leurs dérives, il me semble que le plus nocif, dans leurs théories, est celle du "décloisonnement".
Et cette dérive-là, qui fait perdurer dans les IUFM le seul apprentissage des méthodes globales, appelées hypocritement méthodes mixtes, ou même une nouvelle invention du-dit Goigoux, "méthodes intégratives" qu'en pensez-vous?
Roland Goigoux, maître de conférence à l’IUFM de Clermont-Ferrand, : « Nous montrons, par exemple, l’intérêt de prendre appui sur les textes mémorisés par cœur (comptines, titres d’ouvrages, extraits de récits, etc.) afin d’étudier l’organisation de la langue écrite. Débarrassés du souci de comprendre le message écrit, puisque celui-ci est connu, les enfants peuvent se consacrer à l’étude du code écrit. C’est une véritable aventure « à la Champollion » qu’ils entreprennent, lorsqu’ils sont placés, comme le déchiffreur des hiéroglyphes, devant un message aux règles internes obscures mais dont la signification est claire.
Comme Champollion, ils connaissent la signification du message, et cherchent, avec l’aide de la maîtresse et du groupe, à déduire le fonctionnement du système linguistique écrit. Tout au long de l’année, de texte en texte, l’exploration se poursuit, instituant la classe comme une communauté de chercheurs.
C’est ainsi que les enfants conservent des phases initiales de l’apprentissage une idée de conquête, d’appropriation de secrets, qui conforte leur confiance en eux-mêmes et qui crée, dès le début, une connivence avec le langage écrit. »
(Cahiers pédagogiques, n° 352, mars 1997. Texte donné au concours des IUFM en 2002.)
Je plains les candidats de l'année 2002, surtout ceux à qui il restait un peu de sens critique (rares il est vrai).
Voilà le genre de sbires qui continuent à grenouiller dans l'Educ Nat, et mettent hors du système 200.000 à 300.000 jeunes chaque année, ne sachant ni lire ni écrire ni compter.
Quant à Goigoux, il devrait suivre des cours de culture générale, comme cela se pratique de plus en plus dans le supérieur : il ignore manifestement qui était Champollion, un génie comme il y en a peu.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 03 novembre 2009
Ce qu'il faut savoir absolument, Perceval, c'est pourquoi les lunettes de Meirieu arrivent à voir Trézéguet qui franchit la barre en courant avec le slip du principal. Je crois que la clé psychanalytique est là. Si vous ne désamorcez pas le processus, vous avez encore de beaux cauchemars devant vous et le niveau en français ne va pas forcément monter ... :-)
Ecrit par : nicolas | 03 novembre 2009
Excellente, la parodie, Perceval ! J'aurais bien aimé l'avoir commise, celle-là !
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009
Puisque j'y suis, issus du même site :
- une citation du père de l'acteur Emmanuel M. : "Le mixage des enfants de tous les niveaux permet d'unifier les pensées en une pensée commune.";
- un texte (sans doute déjà cité) où (presque) tout est dit (pour ne pas alourdir le fil, je ne mets que le lien) :
http://www.sauv.net/ctrc.php?id=741
Ecrit par : Perceval | 03 novembre 2009
Tiens, il n'a pas écrit de théâtre, Sartre ?
Il me semblait me souvenir que notre professeur de français de terminale nous avait fait jouer "Huis Clos", en terminale. Un merveilleux souvenir, d'ailleurs. Un des rares profs exceptionnels que j'ai eu au lycée, (un agrégé, ;-))
(C.Sibille)
Nous nous sommes mal compris : je sais évidemment que Sartre est un auteur de théâtre (dont les pièces vieillissent d'ailleurs fort mal !). Mon propos était le suivant : que viendrait faire Sartre dans une "séquence" sur les Lumières ? sauf, justement, si on mélange tout et que l'on y ajoute des textes argumentatifs, donc, du Sartre. Tout cela n'était d'auilleurs qu'un exemple... Mais j'affirme que je suis dans le vrai dans ma démonstration.
Ecrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009
De quoi en avoir la nausée, n'est-ce pas, Garafignoux ?
Ecrit par : Marilyse | 03 novembre 2009
Une petite dernière et j'arrête. L'inusable : http://www.sauv.net/ctrc.php?id=698
Ecrit par : Perceval | 03 novembre 2009
Perceval, certains éléments de ce cauchemar parlent d'eux-mêmes. Pour les coquilles d'huîtres, voyons là toutes les perles recueillies dans les copies ( je n'ose en effet avancer l'hypothèse malodorante de perlouzes en lousdé sur les chaises) et pour le slip, c'est évident : vous aimeriez faire avec ces personnages ce qu'Astérix ou Obélix font avec les Romains : il ne leur resterait plus que l'élastique de leurslip ! Seule corde à leur arc. Vous aimeriez comme Trézéguet donner un bon coup de pied où je pense à tout ce beau monde et siffler l'arrêt de jeu du primat des goals.
Ecrit par : Marilyse | 03 novembre 2009
- un texte (sans doute déjà cité) où (presque) tout est dit (pour ne pas alourdir le fil, je ne mets que le lien) :
http://www.sauv.net/ctrc.php?id=741
Ecrit par : Perceval | 03 novembre 2009
Merci, Perceval, pour ce lien, avec un texte de l'auteur du "Presse-Purée".
La brave inspectrice générale est Catherine Weinland, bien inspirée quand elle a prononcé cette phrase, quant à la leçon de natation, cela me rappelle fâcheusement la critique de Charmeux sur "Lire avec Léo et Léa" : "apprendre avec cette méthode, c'est apprendre à nager sur un tabouret."
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 03 novembre 2009
Dites-moi, Christophe, ils font des "journées portes ouvertes" dans les IUFM de bonne tige ?
Ecrit par : iPidiblue et les vieilles tiges | 03 novembre 2009
Vous aimeriez comme Trézéguet donner un bon coup de pied où je pense à tout ce beau monde et siffler l'arrêt de jeu du primat des goals.
Ecrit par : Marilyse | 03 novembre 2009
Chapeau !
Ecrit par : Robin | 03 novembre 2009
"Avant ils n'avait rien et maintenant il ne veule pas partagés / Ils font comme s'il ne se passer rien / Si j'aurais su, je ne leur auraient jamais donné à manger / ils ne m'ont même pas remercier / ils n'on même pas eut le courage de... "
C'était un extrait d'une copie d'élève de 2nde que je viens de corriger à l'instant. Elève au demeurant sérieuse, attentive, capable de rédiger un texte cohérent, enfin, à part ce qui précède...
C'était juste pour le défoulement. Ce blog est mon psy, mais gratuit.
Ecrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009
Une petite dernière et j'arrête. L'inusable : http://www.sauv.net/ctrc.php?id=698
Ecrit par : Perceval | 03 novembre 2009
Le rescapé de la classe de Goigoux n'est pas un "apprenant" qui aurait réussi à déchiffrer les hiéroglyphes, c'est un inspecteur. Si vous regardez bien, il a les palmes académiques. Pauvres petits canards !
Ecrit par : Robin | 03 novembre 2009
@ Marilyse :
je n'ai fait que citer. Je suis bien loin d'avoir le talent d'écrire tout ça.
Ecrit par : Perceval | 03 novembre 2009
Another one, pour la route :
"Ils on l'air de bien rigoler mais même pas ils viennent me proposer... / pourtant, si il en sont la...:"
Autre élève, même profil (passera en 1ere)
Ecrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009
Merci mille et mille fois à JPB et Puce ou Puce et JPB ( afin de ne vexer personne dans la préséance) pour les références sur l'histoire du jazz...
Ecrit par : Sanseverina | 03 novembre 2009
Il y a aussi Rainer Brünninghaus qui a écrit une encyclopédie passionnante (et facile à lire) sur le jazz moderne, (disons, "post bop"). Mais je l'ai eue entre les mains il y a longtemps, et ne me rappelle plus l'intitulé exact.
Elle a l'avantage d'avoir été écrite par un musicien, intéressant de surcroît, (je pense que Françoise confirmera, si elle passe dans le coin).
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009
"Dites-moi, Christophe, ils font des "journées portes ouvertes" dans les IUFM de bonne tige ?"
Ecrit par : iPidiblue et les vieilles tiges | 03 novembre 2009
Là, je vous ferai une réponse mi-figue, mi-tigée !
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009
Je ne sais plus qui parlait du statut "plongeant" du corps des enseignants.
En lisant le texte remarquable ci-dessous, vous aurez les réponses à la perte de statut, l'idéoligie mortifère, l'égalité en trompe-l'oeil, la "guerre nuisible" des mots et le déclin de la langue française.
http://www.webzinemaker.com/admi/m6/page.php3?num_web=8526&rubr=3
Brillantissime !!!!!!!
Un exemple pour ne parler que de l'appellation/revalorisation qui n'est pas étrangère à la baisse des salaires. Egalité quand tu nous tiens :
Femme de ménage/homme d'entretien = technicien de surface
Magasinier = agent de distribution
Recycleur = technicien de réemploi
Réceptionniste = chargée d'accueil
Moniteurs d'auto-école = enseignants de la conduite......
Que barbaro, ce magnifique texte relate très précisément l'idéologie des charlatans qui ont inventé l'acteur social (tous au même niveau) et manipulable à souhait.
Ecrit par : carole | 03 novembre 2009
A mon tour d’apporter ma petite pierre au débat :
J’en aurais principalement pour l’école primaire, que je connais le mieux, puisque j’y enseigne en « fin de parcours ».
Sur les programmes d’abord : Ils sont essentiels puisqu’ils déterminent toute la suite des cursus. A mon humble avis, ceux de 2008 sont insuffisants, puisqu’ils font l’impasse sur la redéfinition des apprentissages en Grande section et sur beaucoup de points restent très imprécis. Ils constituent néanmoins une avancée relative par rapport au mélange de déstructuration et d’ambition démesurée des programmes précédents. (qui vont sûrement être repointer leur nez le 14 novembre). Je suis convaincu que c’est sous l’angle de la qualité des programmes qu’il faut considérer la lutte contre les inégalités scolaires et sociales. (A ce propos, ça ne leur ferait pas de mal, à certains socialistes, de se replonger dans les textes de Jaurès sur l’éducation – en particulier « Prolétariat et culture classique » qui remettrait bien des pendules à l’heure. -
Je crois que ces programmes pourraient être complétés en donnant des outils de référence nationaux à l’usage des maîtres dans leur classe et non conçus comme un moyen de « piloter le système » ou d’évaluer les écoles. (Je vois que Perceval a déjà abordé le sujet) Cela pourrait avoir la forme de livrets du type annales qui indiqueraient, par le biais d’exercices et de problèmes, de lectures et de questions, le niveau moyen à atteindre pour envoyer en sixième des élèves formés afin que les professeurs n’aient pas à travailler sur du sable. On aurait ainsi un cadre de référence commun, national, qui empêcherait ce que l’approche de l’évaluation a provoqué de pire : l’estimation du niveau de maîtrise des acquis laissée à l’appréciation subjective de chacun.
Les projets d’école doivent être sérieusement reconsidérés : dans 90% des cas, ce document est un pensum qui est infligé aux équipes et qui pompe un temps fou. Ce temps pourrait être mieux utilisé pour travailler en commun sur les progressions, échanger des idées entre collègues sur la conduite de classe, que sais-je encore… Plus grave, le projet d’école, par son volet « adaptation aux situations locales » participe à dénaturer la notion d’égalité de chacun devant l’accès à l’instruction. Quand on entend dire que telle ou telle notion du programme est trop difficile pour être enseignée à des élèves à cause de leur origine socioculturelle, on touche du doigt la perversité de cette pédagogie de projet adaptée au local.
Abandonner les nouvelles matières qui ont fait leur apparition ces dernières années (apprentissage précoce des langues-largement inutile à ce niveau (qu’en pensent les professeurs de langue ? Le B2i et l’idolâtrie apportée aux nouvelles technologies en général, l’histoire de l’art qui ne perdrait rien à être intégrée à l’horaire des disciplines histoire, musique, arts visuels), afin de consacrer tout le temps nécessaire à renforcer les apprentissages fondamentaux. (Je rappelle que l’horaire de langue étrangère a été pris sur le temps d’apprentissage du français ; et je pense aux pages du livre de Cécile Revéret où elle montre ces professeurs de langue de collège venant demander secours à la professeur de lettres pour donner aux élèves un cours de grammaire sur les pronoms ou les prépositions, notions qui auraient dû être connues à ce stade)
Remettre à leur place (périphérique) les « activités et projets » de classe, qui bien souvent, au lieu d’être au service des apprentissages, ce qui devrait être leur rôle, prennent parfois leur place. Il suffit d’assister à un conseil d’école pour voir qu’on y parle de tout sauf d’instruction, ce qui est un comble. Chaque enseignant se croit obligé de se « vendre » à travers les sorties et les activités qu’il organise. Il faut souligner la dérive consumériste de ces sorties scolaires qui donnent l’idée aux parents que le bon maître est celui qui fait une classe de neige ou une sortie au musée du chocolat noir, et le mauvais celui qui reste dans sa classe.
Rythme scolaire : La journée de 6 heures de classe (6 h et demi pour les enfants qui viennent en soutien) est trop longue : une réorganisation sur la semaine (4jours et demi) ou sur l’année devrait être envisagée. Pas d’augmentation du temps de présence des enseignants dans les établissements : nous n’avons pas besoin d’être « assignés à résidence » pour faire notre boulot de correction ou de préparation. Si c’est pour faire l’animateur socioculturel, c’est non.
Pour les urgences , abandon du projet de loi sur le EPEP qui signifie la fin d’une éducation vraiment nationale en mettant les écoles aux mains d’un conseil d’administration piloté au niveau municipal par des élus, des délégués de parents (le problème ce n’est pas tant les parents que leurs délégués !) et où les enseignants seront minoritaires : autant dire que ce sera un terreau où s’épanouiront les projets et les idées les plus ineptes, où les « demandes sociales » trouveront toujours un écho favorable et où l’instruction passera certainement au second plan. Pendant plus d’un siècle, les maîtres d’école ont su donner à la majorité de leurs élèves des connaissances solides sans avoir besoin de projets ni être « pilotés » par une instance quelconque qui serait extérieure à l’école.
La formation des maîtres : la suppression des IUFM était destinée surtout aux économies budgétaires : confier la formation aux universités revient à conserver ce que les IUFM avaient de pire : le bavardage creux des sciences de l’éducation, et à en abandonner le meilleur : la formation disciplinaire.(Coucou, Christophe !)
Revenir à une formation sur deux ans après un concours basé sur la culture générale. Une première année permettant à tous les futurs instits de consolider leurs connaissances dans les matières qu’ils dominent mal, puis une deuxième année consacrée à la formation professionnelle, constituée en partie par des stages de niveaux (maternelle, CP, CE, CM, éducation spécialisée) dans les classes, le tout couronné par un stage long de titularisation.
Sur le collège, il me semble que le problème vient des élèves qui ont un niveau trop faible pour suivre dans les classes normales tout en ne relevant pas de la Segpa. Je ne sais pas si c’est possible, mais ne pourrait-on pas envisager des classes de sixième-cinquième en trois ans à effectif allégé (20 élèves maximum) qui travailleraient avec un nombre réduit de professeurs sur des remises à niveau complètes en français et maths ?
Il serait aussi nécessaire de prévoir un accompagnement scolaire pour l’aide aux devoirs, car c’est là que se creusent les inégalités entre ceux qui sont aidés et encadrés et ceux qui sortent du collège et y reviennent le lendemain sans avoir ouvert livres et cahiers.
Voilà quelques idées en vrac de quelqu’un qui rêve en couleurs, comme on dit au Québec. J’ai laissé refroidir avant de servir, pardon pour les redites.
Ecrit par : chevreuil | 03 novembre 2009
Chevreuil, quand vous sortez du bois, c'est pour de bonnes raisons !
Ecrit par : Marilyse | 03 novembre 2009
L'établissement dans lequel j'exerce est classé dans le jargon EN "ZEP en APV". Théoriquement, un collège ZEP ne devrait pas avoir plus de 24 élèves par classe : nous en avons 28 (et pas assez de tables ou chaises que nos chers élèves saccagent régulièrement) ; avoir 2 CPE en fonction du nb d'élèves : on va nous retirer le 2e ; disposer de moyens financiers supplémentaires pour acheter du matériel, payer des sorties : on doit mendier des feutres pour écrire au tableau et, pour 12 classes (de 28), on a en tout 5000 photocopies pour l'année (faites le ratio par élève : moins de 15 copies par an !) ; nos livres sont obsolètes dans de nombreuses disciplines au regard des programmes qui changent, et pas moyen de les faire changer. Le collège est composé de 3 bâtiments. Le 3e est celui où on trouve les salles de "sciences", or, il m'y a pas d'eau dans ces salles. Pas de toilettes non plus dans ce bâtiment (c'est pourtant le plus récent) : il faut aller dans la cour en cas d'urgence (maladie...). Notre salle des profs est divisée en deux et fait moins de 35 m2 pour une quarantaine d'enseignants. Nous n'avons pas de salle où accueillir les RDV de parents. Et j'en passe... Où partent les dotations ? Certes, nous touchons une prime, mais pour le reste c'est l'Albanie. Je ne pense pas que plus de moyens soit nécessairement une solution, mais il faut un minimum. Les conditions de travaillent ne se dégradent pas que pour les enseignants : le service d'éducation n'en n'est plus un.
Ecrit par : MTran | 03 novembre 2009
Moi, je croit que les programme, il faux les agser sur le français, le franssais, et ancore le francé. Se n'aient que comme sa que l'ont sans sortira (s?).
C'était lavis d'un pofesseur si non aimérite (s?), mais dumouin, qui coné (connais?) sont (la, je sui sur de m'ont cou), métié. Sans "s" car s'ait un singulier !
Cela me rappelle celle de l'étudiant peu fortuné qui veut prendre des cours d'anglais rapide chez un "Pakistanais pas cher". Il le trouve devant sa porte et lui demande :"C'est bien vous le prof à 5 € la leçon ? L'autre lui répond "If, if. Beetween, beetween".
Ecrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009
"Plus grave, le projet d’école, par son volet « adaptation aux situations locales » participe à dénaturer la notion d’égalité de chacun devant l’accès à l’instruction. Quand on entend dire que telle ou telle notion du programme est trop difficile pour être enseignée à des élèves à cause de leur origine socioculturelle, on touche du doigt la perversité de cette pédagogie de projet adaptée au local."
Pas mieux.
"Cela me rappelle celle de l'étudiant peu fortuné qui veut prendre des cours d'anglais rapide chez un "Pakistanais pas cher". Il le trouve devant sa porte et lui demande :"C'est bien vous le prof à 5 € la leçon ? L'autre lui répond "If, if. Beetween, beetween"."
Pas compris.
Ecrit par : Perceval | 03 novembre 2009
...mais ne pourrait-on pas envisager des classes de sixième-cinquième en trois ans à effectif allégé (20 élèves maximum) qui travailleraient avec un nombre réduit de professeurs sur des remises à niveau complètes en français et maths ?
Ecrit par : chevreuil | 03 novembre 2009
Remise à niveau, dites-vous? Mise à niveau sans doute serait déjà pas mal.
Et les professeurs pour prendre en charge ces effectifs réduits, où irez-vous les chercher? Dans le collège où enseigne MTran?
Retombez sur terre les uns et les autres. Les vacances se terminent.
Ecrit par : marigot | 03 novembre 2009
Excellent discours d'Hélène Carrère d'Encausse. Merci à Carole.
Et merci aussi à Chevreuil. Je suis d'accord avec tout. Et, pour ce qui concerne le passage sur les sciences de l'éduc, ça fait tellement longtemps que je le dis ! :-(
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009
"If, if. Beetween, beetween"."
Ecrit par : Perceval | 03 novembre 2009
Surtout son hymne Allah joie ! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009
Pour Perceval : "if,if, beetween" signifie, traduit mot à mot "Si,si, entre" (homonymie si =oui et si conjonction et entre = verbe entrer et entre =préposition). Je sais, expliqué ainsi, c'est extrêmement lourd !
Ecrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009
"Yes, yes, come in, come in ?"
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009
Dans Figaro.fr: "Le premier ministre n'accepte pas que sa secrétaire d'Etat et le conseiller spécial du président se désolidarisent des choix de l'exécutif. «Il faudra en tirer les conséquences le moment venu», prévient-il fermement".
Voilà où nous conduisent 20 ans de pédagogie de l'auto-construction des savoirs par l'élève-Roi-centre-du-système: ça vous fabrique des ministres indociles, autosuffisants, insolents et rebelles. La République n'est vraiment plus ce qu'elle était!
Ecrit par : marigot | 03 novembre 2009
Surtout son hymne Allah joie ! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille
Tout comme les événements d'Iran, lors de la chute du Shah :
L'ayatollah joue au Shah, et Allah sourit. C'était la une de Charlie.
Ecrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009
Jean va être en deuil : Lévi-Strauss est mort !
Bon, d'accord. Je quitte le blog.
Ecrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009
Ecrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009
Merci pour ce fou rire devant l'écran !!! :-)))
Ecrit par : Maminou | 03 novembre 2009
Heu ? je peux ?
Lévi-Strauss est mort : la valse triste
Ecrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009
"If, if. Beetween, beetween"."
Ecrit par : Perceval | 03 novembre 2009
Surtout son hymne Allah joie ! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009
Christophe, cele ne vous rappelle pas l'expression "mine de rien" qui ne signifie pas "gisement épuisé"?
Ecrit par : Maminou | 03 novembre 2009
Sur le collège, il me semble que le problème vient des élèves qui ont un niveau trop faible pour suivre dans les classes normales tout en ne relevant pas de la Segpa. Je ne sais pas si c’est possible, mais ne pourrait-on pas envisager des classes de sixième-cinquième en trois ans à effectif allégé (20 élèves maximum) qui travailleraient avec un nombre réduit de professeurs sur des remises à niveau complètes en français et maths ?
Dans le collège où j'étais principal adjoint faisant fonction en 96, nous avions des classes de 4ème et de 3ème "d'aide et de soutien" (4ème AS et 3ème AS)avec des effectifs réduits et des professeurs volontaires qui faisaient de la remise à niveau.
La solution d'une 6ème-5ème en trois ans est intéressante aussi, mais j'ai peur qu'elle ne se heurte à une fin de non-recevoir au ministère.
C'était dans les Hauts-de-Seine, un établissement sensible de 900 élèves (21 nationalités différentes), du temps où Charles Pasqua (qui a fait aussi quelques bonnes choses) était président du conseil général.
Je me souviens qu'il y avait aussi des études dirigées (assez bien) payées par le conseil général et non par le MEN.
Il faut dire aussi que le département des Hauts-de-Seine était et est encore, je pense, le plus riche de France (son budget est équivalent à celui de la Belgique).
Ce serait un moyen de remettre en selle des élèves en difficulté, mais il ne faut pas qu'ils posent de gros problèmes de comportement.
Mais on sort du dogme du "collège unique" !
Ecrit par : Robin | 03 novembre 2009
Il était professeur au Collège de France : le dernier PEGC nous a quittés ! c'est la fin des méthodes actives en pédagogie. On aurait pu au moins le verser dans le corps des certifiés. A son âge...
Ecrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009
Une petite question sans provocation :
- Avez vous déjà essayé de prendre une classe entre quatre yeux et de lui tenir un discours de l'ordre de celui-ci :
"Ecoutez les enfants, c'est pas compliqué, il faut savoir ce que vous voulez faire dans la vie. Si vous voulez vivre confortablement, avoir un job intéressant, ... il n'y a pas de secret, il faudra travailler, et même beaucoup. Si vous n'apprenez pas à travailler maintenant, si vous n'apprenez pas ce que c'est de creuser un sujet, si vous n'apprenez pas la rigueur et le respect des règles, ce sera beaucoup plus dur, voire impossible d'apprendre ça alors que vous aurez beaucoup d'autres choses à apprendre, toutes aussi importantes." Normalement, si ça se passe comme je le pense, à ce moment là, vous mettez une baffe au petit malin qui vient de dire " C'est pas grave, on fera prof !" et qui confirmera la haute opinion que les élèves se font de votre job.
Mais blague à part, leur expliquer que la vie n'est pas rose plus tard et qu'il faut arrêter de se mentir, on paye toujours ses choix un jour ou l'autre et que le jeu de la cuillère de bois a des limites insoupçonnées, ça ne marche pas ?
Ecrit par : Joe | 03 novembre 2009
Oui , oui travail classique du prof principal en particulier.
Souvent, ils ne s'opposent pas à ce genre de raisonnement qu'ils entendent aussi parfois à la maison.
Certains sont aussi très angoissés devant l'avenir qu'on leur propose. Des difficultés d'embauche , de la selection larvée qu'on leur cache officiellement mais qu'ils pressentent , les conséquences de la mondialisation, la nécessite de maitriser l'anglais.
Souvent je leur dis qu'il ne faut pas aller en lycée général si on n'aime pas l'étude , le travail abstrait , écrire , lire ... Histoire de ne pas pousser au désastre en lycée.
le manque de place disponible dans les formations "pro" de qualité reste un problème pour beaucoup..qui finissent malheureux en lycée général , par défaut!
Même si, paix sociale oblige, beaucoup auront un bac qui ne leur servira pas à grand chose.
Il me semble que depuis quelques années , les élèves sont plus conscients de leur lacunes et des conséquences que lorsque j'ai commencé , il y a une vingtaine d'année.
la peur remplace la morgue.
l'atmosphère dans les classes a un peu changé; la faute à la crise?
Ecrit par : sylvie | 03 novembre 2009
"Christophe, cele ne vous rappelle pas l'expression "mine de rien" qui ne signifie pas "gisement épuisé"?"
Ecrit par : Maminou | 03 novembre 2009
Excellent !
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009
"Il était professeur au Collège de France : le dernier PEGC nous a quittés ! c'est la fin des méthodes actives en pédagogie. On aurait pu au moins le verser dans le corps des certifiés. A son âge..."
Ecrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009
Trop tard pour la "hors caisse", en tous cas !
Comme dira(it) Séguéla: "quand on a cent ans et qu'on n'a pas deux Rolex, on a raté sa mort !"
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009
Ce texte extrait d'une nouvelle, je l'ai lu sur le blog d'un élève , de la classe de ma fille.
Sa passion , c'était Louis ferdinand Celine. sa haine , la société (scolaire)hypocrite dans laquelle il est" contraint "de faire ses études.
Positivons parfois et écoutons ce qu'ils peuvent nous dire.
Arrêtons de dire que tous les élèves sont de débiles illettrés, même si certains sont déformés par l'époque , l'éducation qu'on leur donne etc...
les enfants d'aujourd'hui ne sont pas plus sots que les générations précédentes, en particulier les nôtres.
la seule question à se poser est " comment pouvons nous les porter le plus haut possible en mettant ne valeur leur potentiel"...
"ça fait bien vingt minutes que je suis dans ce train, Dieu seul sait où je vais d'ailleurs. La vitre sale me laisse à peine voir quelques champs déserts, des vaches crevées et des châteaux d'eau. Viking. Mais même pas trois arrêts, que paf! La grande vague des miteux. Le rat de marée chaloupé de tous les petits fonctionnaires du matin, les horloges parlantes de Wall Street si je puis dire, et tous ces grands maniaques lubriques à la sexualité douteuse, les fils cachés de l'Existence. Mais fatale erreur! Occupé à dévisager les nouveaux arrivants, et sûrement moins attentif à ce qui m'entoure directement qu'au bruit délicat de tous ces petits mocassins cirés sur la moquette crasseuse du wagon, j'ai pas fait attention au grand requin qui vient de s'asseoir en face de moi. Un grand dégarni, qui a peut-être été frisé un jour, c'est ce que je peux déduire de la couronne grise qui lui reste. Il me fixe avec un sourire terrible, à s'arracher les muscles tellement il est crispé le gaillard. ça couine dans les tendons, si vous voulez mon avis. Et c'est qu'il me montre son porte-document le grand malade. Oui, oui j'ai vu, j'ai vu. Mais c'est qu'il en est fier le salopard, oh que oui il en est fier! Puis, il l'astique sévère sa merdouille là, il l'astique bien fort, en frottant bien méticuleusement, pour pas louper une miette. Il veut m'en mettre plein les mirettes avec sa cochonnerie. Frotte, frotte, frotte le petit bonhomme, frotte, et il met du cirage tout partout, on peut voir son grand sourire lubrique se décupler dans les reflets du cuir luisant. Il me dévisage toujours, hilare, sauf que ça commence à chauffer sur son porte-document, et puis ça lui fait mal. Dans son regard, je vois comme une supplication, que je lui dise d'arrêter, que je l'ai vu sa jolie mallette et qu'il peut arrêter de la faire reluire comme un bijoux. Mais d'un autre côté il voit bien que je m'en tamponne et y'a la rage, dans son regard, dans ses tripes, si il en a, y'a cette rage d'exister, cette grosse et folle maladie de la transparence et la volonté maniaque d'être remarqué. Ses joues sont pourpres et ses veines vont exploser tellement il fulmine, les digues vont rompre, et ça se sent dans l'air. D'ailleurs ça sent pas que ça, on sent aussi la viande qui cuit, et si on hume avec les naseaux d'un chien à truffes, on peut bien sentir ce léger fumet de rosbeef qu'on apprécie tant. L'air se réchauffe, ça en devient même franchement étouffant, puis je distingue plus rien moi, à travers la fumée qui emplit le wagon. Tout est prêt à flamber, comme si le train était entièrement remplit de gaz. Dans le fond, je crois entendre un concerto pour violoncelle, du Dvorak, qui décolle péniblement tellement l'ambiance est lourde. Et l'autre abruti qui continue de sourire, c'est exaspérant. Ah non! Mais si! Il n’en est pas peu fier de sa piètre combustion, ça l'excite bien lui, il regarde les petites flammes avec autant d'appréhension que d'hystérie extatique. Il a la manche en feu, et il embraye, il embraye le lascar,il lâchera jamais! Quelle jolie mallette, mais bien sûr! Il attend que ça, mais moi je ne veux pas lui dire. ça devient carrément invivable. Je jette des regards désespérés autour de moi, mais rien en retour, comme prévu avec ces requins de fonctionnaires. Pour sûr, ses petits copains, ils continuent leurs affaires, ils vivotent, à peine conscient de l'odeur dégueulasse de la viande carbonisée et de la fumée opaque qui nous bouffe tous peu à peu. J'en conclut donc que c'est à moi de me charger de Frisouille :
« - Bonjour !
Salut fiston, alors qu'est ce que t'en dis ? Pas mal hein !
Oui, oui, c'est une chouette valise que vous avez là ... »
Une valise! Une valise, une valise, ah non mais l'autre eh! Une valise ? Mais où donc vois-je une valise, je peux lui dire ? Hein ! Où donc ! Et gnagnagna chaque chose a son nom, et si on respecte pas ça, 33-33-gnagnagna, mais plus rien n'a de sens ! L'autre fou peut plus s'arrêter. Je l'ai bien amoché avec ma remarque. Il me regarde même plus et il a même arrêté de frotter comme une brute. Il caresse tendrement le cuir brûlé, du bout des doigts, comme il caresserait le cercueil de Maman. Et voilà qu'il chiale maintenant, à grosses gouttes, poc poc poc sur ses godasses brillantes. Barbare chaton comme qui dirait! Ca pleure, ça chuinte, ça mâchonne des mots noirs, rha comme ça jute triste ces gens! Il crie aussi, il implore Maman, Satan et Yahvé, la fine équipe et puis ça a pas manqué, il a aussi implorer Jésus. Ultime lamentation! Alors là, panique! Panique, je vous le dis, panique! Cacophonie, la totale, ouais la grosse foire! Allez-y, montrez moi du doigts! Ah mais c'est lui, c'est encore ce petit pédant intellectuelleux de Stravinsky ! Ce petit tas de fiente culturelle, qui se permet de détruire et de souiller la race noble de nos braves citoyens ? Le fieffé salopard, ah mais oui vraiment! Ah qu'on en veut pas, nous autres, de la racaille de cette espèce! Et qu'on voudrait bien même leur couper la gorge à tous ces péteux et ses penseurs au foyer! On veut bien les buter, pour sur! Et à la pioche encore! Pas de doute, ma voilà piégé, en plein cœur de la furie plébéienne, la grosse et grasse rancune du mal baisé.
Au diable la piscine, le marché, la douce marche citadine promise, au diable Jésus et son spectre écrasant : c'est l'heure de fuir, de s'écraser dans la boue et de surtout pas l'ouvrir. ça continue de pleuvoir sur mes épaules, sur ma gueule, c'est tout pour moi cet immense honneur ! C'est qu'ils écoutaient les bougres, il m'écoutait bien pendant que je me vautrais devant le petit teigneux, et ils se sont bien gardés de me prévenir! ça les faits bien marrer ces cochons, ça les amuse doucement les petits jeunots dans mon genre qui se font bouffer par leurs pires recrues. Triste spectacle! Et si en plus c'est un barbu, quel délice ! Les grands barbues nous on aime pas ça, ils se croient supérieurs derrière leurs quelques poils. Alors que nous bien rasés, bien proprets on est clair, et on est net, ah ça oui !
Oh et puis j'en peux plus de leurs jérémiades intenses à tous ces blaireaux d'entreprises, je prend la tête du pleurnicheur, je fracasse la vitre avec. Ah bah alors là, ça gueule, ça jacte pour de bon, c'est pas du toc, ça hurle, femmes, enfants se joignent au cortège pour m'engueuler bien comme on sait le faire par chez nous ! Même plus d'hésitation de mon côté, c'est plus l'heure de la tolérance, fin de la pause syndicale. Je saute en rase campagne. Perdu entre les épis de maïs je regarde le train qui s'éloigne dans les étendues désertes. Les wagons sont en feu et de l'extérieur, j'entends encore les hurlements de tous ces ectoplasmes comme un magma sonore paumés dans les herbes hautes.
Ecrit par : sylvie | 03 novembre 2009
Séguéla ? C'est un triste gros type !
Ecrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009
p...ce texte! Sylvie, qui a écrit ça??! Je l'ai trouvé accrocheur au possible. Du talent, à mon sens.
Ecrit par : sisyphe | 03 novembre 2009
Eh ben ! On est bien au chaud entre les fantasmes célinesques de l'écrivain en herbe cité par Sylvie et les délires oniriques de Perceval !
Ecrit par : nicolas | 03 novembre 2009
Voilà où nous conduisent 20 ans de pédagogie de l'auto-construction des savoirs par l'élève-Roi-centre-du-système: ça vous fabrique des ministres indociles, autosuffisants, insolents et rebelles. La République n'est vraiment plus ce qu'elle était!
Ecrit par : marigot | 03 novembre 2009
Ah ? L'autoconstruction des savoirs, c'était Chevènement ?
Ecrit par : nicolas | 03 novembre 2009
Du talent, à mon sens.
Ecrit par : sisyphe | 03 novembre 2009
Mais non, du po-ten-tiel ! A mettre en valeur (sic).
Ecrit par : TotoWeininger | 03 novembre 2009
Ce texte extrait d'une nouvelle, je l'ai lu sur le blog d'un élève , de la classe de ma fille.
Sa passion , c'était Louis ferdinand Celine. sa haine , la société (scolaire)hypocrite dans laquelle il est" contraint "de faire ses études.
Positivons parfois et écoutons ce qu'ils peuvent nous dire.
Ecrit par : sylvie | 03 novembre 2009
Oui ! Ils nous disent ce que nous disions, ce que disaient nos pères et nos grands-pères. Nous sommes nombreux à avoir fait nos études sous la contrainte et ceux qui les font avec plaisir et consentement plein et entier à la "chose" scolaire sont souvent professeurs par la suite.
Ils nous le disent mais nos réponses ne les intéressent pas, ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas les leur donner car ils les attendent de nous.
La bonne vieille chanson de Leforestier, Dialogue entre un père et son fils, est intemporelle.
"Ce monde, je l'ai fait pour toi disait le père. Je sais tu me l'as dit déjà disait l'enfant. Il est foutu et je n'ai plus qu'à le refaire un peu plus souriant pour tes petits-enfants. "
Le copain de votre fille a une passion pour Céline, mon fils une passion pour Bukowski et Crumb. Ma foi !
Ça fait plaisir à lire quand même. C'est de la bonne graine, même si elle nous chie sur la tête.
Après tout, Sarkozy, pour y arriver, a chié sur la tête de pas mal de monde.
Ecrit par : dobolino | 03 novembre 2009
Revenir à une formation sur deux ans après un concours basé sur la culture générale. Chevreuil
Quel niveau, le concours, Chevreuil ?
Ecrit par : nicolas | 03 novembre 2009
Nous sommes nombreux à avoir fait nos études sous la contrainte et ceux qui les font avec plaisir et consentement plein et entier à la "chose" scolaire sont souvent professeurs par la suite.
Ecrit par : dobolino | 03 novembre 2009
Peut-être suis-je une exception (je ne le crois pas, à vrai dire), mais je m'amuse beaucoup plus au lycée aujourd'hui en y enseignant que, jadis, en y étudiant.
L'idée que l'on devient professeur pour rester dans l'EN, parce qu'on "aime ça", est une sottise, à mon avis (en tous cas, c'est une erreur de choisir de devenir enseignant pour cette raison). Quel collégien ou lycéen n'aspire pas à cesser d'être au plus vite ce qu'il est (et je les comprends !).
Ecrit par : TotoWeininger | 03 novembre 2009
Ah ? L'autoconstruction des savoirs, c'était Chevènement ?
Ecrit par : nicolas | 03 novembre 2009
Pas du tout. Avec Chevènement, c'était non pas l'auto construction mais la destruction de l'enseignement des mathématiques. Par exemple.
Ecrit par : guy morel | 03 novembre 2009
You are a nice French teacher, Francis !
Ecrit par : Marilyse | 03 novembre 2009
===
I am overwhelmed by your kindness, Marilyse. You are a nice lady.
Yes, I am a French teacher but not a teacher of French. I am a French teacher of physical sciences.
Je suppose que "French teacher" peut signifier aussi bien "professeur français" que "professeur de français". Je connais un professeur de français de nationalité française, exerçant en Angleterre, et je me demande toujours si on peut dire valablement :"He is a French French teacher." ou s'il est nécessaire de dire :"He is a French teacher of French."
La deuxième forme est certainement plus claire, mais j'aimerais savoir si la première est grammaticalement correcte. Si Cadichon peut nous éclairer là-dessus, je la remercie d'avance.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 novembre 2009
"Christophe, cele ne vous rappelle pas l'expression "mine de rien" qui ne signifie pas "gisement épuisé"?"
Ecrit par : Maminou | 03 novembre 2009
Excellent !
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009
===
Excellent, oui ! Mais un jour je dis à mes élèves de terminale :"Essayez de résoudre l'exercice N° tant, page tant. Il paraît facile mais il est difficile, mine de rien."
Un élève dit :"Dans les mines de rien, on pioche dans le vide."
J'ai bien ri et lui ai demandé si c'était de lui. Il dit que oui. Il a osé prétendre cela ! Je ne l'ai jamais cru.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 novembre 2009
J'entame une petite série d'échanges sur mon blog au sujet de l'école, de son fonctionnement, de ses enseignants et de l'évaluation qu'ils y pratiquent avec un rédacteur du site personnel-de-direction. Peut-être y trouverez-vous des idées. Bon, là, je n'en suis qu'à la présentation des protagonistes (je vais pas tout mettre d'un coup : je ne voudrais écoeurer personne), mais la suite viendra assez rapidement.
Ecrit par : *Celeborn | 04 novembre 2009
Jérémy, je ne vois pas très bien comment on assurerait une formation (notée, à ce que vous dites ?) avant le concours. Il ne peut y avoir de formation sérieuse que sur le terrain. Or, vu le nombre très élevé de candidats (en particulier au concours de prof des écoles — en moyenne, 10 candidats pour un poste, contre 4 pour 1 en Lettres au CAPES), ce serait certainement impossible à gérer.
Robin a raison : il faut réinstituer un parrainage, qui ne coûtera pas un sou à la nation, et contribuera à rassurer les débutants. Pour le reste, rien ne vaut une entrée rapide dans le bain. Disons, pour préciser ma pensée, que je verrais assez bien les néo-profs mis devant des élèves à 50% de leur temps, et en stage avec un tuteur sur le reste.
Alors, bien sûr qu'ils feront des erreurs, mais qui n'en a pas fait en débutant ? Il y a une tendance curieuse à prétendre arriver tout à fait armé dans une profession où l'impro est si importante.
D'ailleurs, si je vais au fond de ma pensée, des concours d'impro — comme j'en ai vu au Québec d'abord, et à Paris ensuite — seraient autrement formateurs que des cours théoriques sur le "plan de classe" — pauvre Sébastien Clerc !
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 novembre 2009
On se forme essentiellement par le compagnonnage et la pratique et c'est ce qui existait AVANT la création des IUFM, dont j'ai moi-même bénéficié et qui n'a été remplacé par rien ou par des cours de pédagogie théoriques absolument inutiles s'ils ne font pas écho à une expérience de terrain.
Je suis d'accord avec Jérémy sur l'idée d'une formation initiale AVANT le concours, mais je ne me sens pas techniquement capable d'en définir précisément les modalités.
Sur la finalité en revanche, il me semble qu'elle permettrait aux candidats de se demander s'ils ont vraiment envie d'exercer ce métier.
Mais peut être qu'après "y avoir regardé à deux fois", je me lancerais dans la bagarre, mais en toute connaissance de cause et "armé".
Ecrit par : Robin | 03 novembre 2009
JPB est d'accord avec Robin, qui est lui-même d'accord avec moi, j'en conclus donc qu'en théorie JPB est d'accord avec moi.
Jean-Paul, il faut une phase d'observation du métier avant le concours, quoi qu'il en soit. Il peut y avoir deux ou trois observateurs dans une même salle (j'ai fait de l'observation et on était sept à observer la même enseignante !), l'observation peut se faire durant deux semaines au mois de septembre, quand les étudiants ont un mois de vacances que les enseignants n'ont pas, et après les partiels de S1 en janvier, et au mois de mai : ca fait trois mois en tout - si l'on dit que le stage d'observation doit faire quatre semaines, cela multiplie les possibilités. De même, le stage de pratique accompagnée permet de faire de l'observation par demi-journées : c'est adaptable à la fac : les étudiants peuvent aller observer des enseignants en exercice durant leurs demi-journées de libres. Si le stage d'observation doit avoir lieu en L2 par exemple, il donnerait lieu à un rapport écrit, rendu et soutenu en fin de L2 ou en début de L3. Ca s'appellerait "Module de pré-professionnalisation", et ça a existé dans de nombreuses licences pluridisciplinaires, destinées justement à former des PE.
Pourquoi attendre que les enseignants aient été recrutés pour leur permettre de se faire une opinion exacte sur le métier ? Il faut leur faire connaître le terrain avant de postuler ! Et par ce système en septembre, janvier, mai ou par demi-journées, ça ne me semble pas impossible.
Ecrit par : Jeremy | 04 novembre 2009
Elle a l'avantage d'avoir été écrite par un musicien, intéressant de surcroît, (je pense que Françoise confirmera, si elle passe dans le coin).
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009
R. Brüninghaus tenait les claviers dans la formation de Jan Garbarek, si je me souviens bien -- c'était la grande époque d'ECM...
Ecrit par : Françoise Guichard, en coup de vent | 04 novembre 2009
Pourquoi attendre que les enseignants aient été recrutés pour leur permettre de se faire une opinion exacte sur le métier ?
Jeremy 04 novembre 2009
Dans le privé, ça s'appelle une période d'essai, non ?
Ecrit par : nicolas | 04 novembre 2009
Pour en revenir à la rencontre du 14 nov., je crois, JPB, qu'il vous faudrait intervenir aussi en faveur des langues anciennes, méprisées par l'omniprésident et ignorées par le PS comme par la direction des Verts.
Insister sur leur valeur culturelle, bien sûr, mais aussi sur la dimension d'intégration de l'apprentissage de ces langues, sur leurs bienfaits dans l'acquisition de la grammaire française (voir le travail passionnant sur le "latin-grec thérapeutique" de Mireille Ko aux Lilas), et sur leur importance patrimoniale -- le côté "espèce en voie de disparition", susceptible de parler aux écolos, le grec et le latin étant bientôt aussi menacés que l'ours blanc, le loup d'Abyssinie ou le tigre du Bengale...
Ne pas hésiter à dire que l'apprentissage des langues anciennes est une chance qui ne doit pas être réservée aux enfants des milieux favorisés -- même si les dits milieux favorisés, aussi concernés par les études humanistes que Sarkozy et Raffarin réunis, préfèrent, parce que c'est le fin du chic porteur, que leur progéniture étudie le japonais ou le mandarin... en prévision de l'intégration future à l'ESSEC.
Ecrit par : Françoise Guichard, au taquet | 04 novembre 2009
La fin de "Tristes tropiques", avec, pour commencer la journée de manière recueillie, ce bel éloge de la contemplation :
« Pas plus que l’individu n’est seul dans le groupe et que chaque société n’est seule parmi les autres, l’homme n’est seul dans l’univers. Lorsque l’arc-en-ciel des cultures humaines aura fini de s’abîmer dans le vide creusé par notre fureur; tant que nous serons là et qu’il existera un monde -- cette arche ténue qui nous relie à l’inaccessible -- demeurera, montrant la voie inverse de celle de notre esclavage et dont, à défaut de la parcourir, la contemplation procure à l’homme l’unique faveur qu’il sache mériter : suspendre la marche, retenir l’impulsion qui l’astreint à obturer l’une après l’autre les fissures ouvertes au mur de la nécessité et à parachever son oeuvre en même temps qu’il clôt sa prison; cette faveur que toute société convoite, quels que soient ses croyances, son régime politique et son niveau de civilisation; où elle place son loisir, son plaisir, son repos et sa liberté; chance, vitale pour la vie, de se déprendre et qui consiste - adieu sauvages! adieu voyages! - pendant les brefs intervalles où notre espèce supporte d’interrompre son labeur de ruche, à saisir l’essence de ce qu’elle fut et continue d’être, en deçà de la pensée et au delà de la société : dans la contemplation d’un minéral plus beau que toutes nos oeuvres; dans le parfum, plus savant que nos livres, respiré au creux d’un lis; ou dans le clin d’oeil alourdi de patience, de sérénité et de pardon réciproque, qu’une entente involontaire permet parfois d’échanger avec un chat. ».
Ecrit par : Françoise Guichard, émue | 04 novembre 2009
Quand je pense à tout ce qui a été dit et montré à la mort de M.Jackson, je me dis que ce Lévi-Strauss ne valait pas grand chose : rien ce matin sur la Une, ni sur la Six. Pas d'émission spéciale sur RMC. Le blaireau, quoi ! Vivement que Johnny meure : là oui, il y aura de l'info.
Ecrit par : Garafignoux | 04 novembre 2009
" Quand je pense à tout ce qui a été dit et montré à la mort de M. Jackson, je me dis que ce Lévi-Strauss ne valait pas grand chose." (Garafignoux)
Même réflexion. Quelle discrétion aussi quand Julien Gracq est mort ! Et Borges, donc. Sa disparition était passée totalement inaperçue, éclipsée par celle de Coluche qui était survenue au même moment.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 novembre 2009
@JPB : oui, je suis bien de votre avis... La nouveauté n'est pas tellement le contenu de l'article, mais que cet article soit dans les pages éditoriales du NYT. Si les vents pédagogiques tournent là-bas, il y aura peut-être des conséquences ici.
Ecrit par : Aurélien | 04 novembre 2009
@ Françoise Guichard
Merci
"Pourquoi attendre que les enseignants aient été recrutés pour leur permettre de se faire une opinion exacte sur le métier ? Il faut leur faire connaître le terrain avant de postuler ! Et par ce système en septembre, janvier, mai ou par demi-journées, ça ne me semble pas impossible.
Ecrit par : Jeremy | 04 novembre 2009
Le stage en observation, c'est ce qui existait "de mon temps", alterné avec le "stage en responsabilité"... Sur les deux niveaux : collège et lycée, après le concours ; à l'époque on parlait de "CAPES théorique" et de "CAPES pratique", mais c'était la même chose pour les agrégés.
Je souscrit à votre idée d'un stage avant le concours pour se faire une idée de la "réalité rugueuse à étreindre" et continuer en toute connaissance de cause. Il ne s'agit pas de décourager les postulants, mais de les éclairer.
Ecrit par : Robin | 04 novembre 2009
Poue en revenir au sujet du blog, je pense que la formation des instituteurs devrait être donnée après l'attribution d'une licence spécifique, non pas didactique (un peu, certes), mais généraliste. Disons, pour faire simple, que l'Université (l'IUFM) donnerait des cours de tout, avant le concours (tant que concours il y a ), le tout sanctionné comme n'importe quelle licence. Tout instit serait bétonné en français, en mathématiques (très bon niveau 3e / 2de), Hist et Géo, bref tout ce qu'il devra enseigner. Avec un verrou incontournable sur l'expression écrite.
J'ai donné des cours à des étudiants qui avaient un licence et qui préparaient le QCM d'entrée à l'IUFM, pour être PE. Il y avait des licences de géo, de lettres même, de maths, de socio, de psycho, etc. Certains avaient le concours (peu). Eh bien, je vous le dis : heureusement que je n'ai plus d'enfant en âge de subir l'enseignement des ces personnes, qui étaient incapables de découper une phrase simple en ses composants, de reconnaître un temps verbal. Et les "littéraires" n'étaient pas en reste.
Exemple : Dans "Ainsi va la vie", quel est le sujet de "va" ? Réponse : "Ainsi". Et alors, "la vie" ? quelle en est la fonction ?
Réponse : COD. Pourquoi ? Réponse : parce qu'on dit "ainsi va quoi ? la vie" ! (sourire victorieux du "littéraire" en question). Après 6 mois de mise à niveau, aucun progrès notable, mais un émerveillement constant devant la magie des mots et de leur agencement. On aurait pu jouer sur ce moteur bien en amont de leurs études (primaire / Collège).
Ecrit par : Garafignoux | 04 novembre 2009
Merci à Françoise Guichard.
Ce matin, deux pages sont consacrées à Lévi-Strauss dans notre quotidien régional L'UNION. Il convient de préciser malgré tout que le concert de Johnny au Millésium a été largement commenté.
Si j'ai bonne mémoire, la mort d'Etiemble n'a pas fait la une non plus. La disparition de Germaine Tillon a été signalée sobrement.
Le fracas médiatique ne sied guère à ces "purs" et je pense à cette phrase de Rouault que Robin avait citée sur ce blo : " L'homme que j'ai devant moi, c'est son âme que je veux voir, et plus il est grand, plus on le glorifie et plus je crains pour son âme."
Ecrit par : charpentier Hélène | 04 novembre 2009
Le Millésium est une grande construction pourvu d'un parking immense situé à Epernay et conçu pour recevoir les vedettes du show-biz, les salons relatifs à la vigne et au vin, et parfois les chorales qui parviennent à s'entendre avec un orchestre pour se faire entendre et surprendre.
Ecrit par : charpentier Hélène | 04 novembre 2009
Hélène, content de vous dire bonjour...
Le CD que vous m'aviez envoyé n'a jamais pu fonctionner... Il était quasiment "brûlé" sur la moitié de sa surface! :-(
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 04 novembre 2009
Et, dieu merci, Levi-Strauss est à l'honneur sur "Inter".
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 04 novembre 2009
Hommage à Levi-Strauss. Quelques extraits de Tristes Tropiques (Éditions Plon, 1955) :
Sur le plan esthétique, le puritanisme islamique, renonçant à abolir la sensualité, s’est contenté de la réduire à ses formes mineures: parfums, dentelles, broderies et jardins. Sur le plan moral, on se heurte à la même équivoque d’une tolérance affichée en dépit d’un prosélytisme dont le caractère compulsif est évident. En fait, le contact des non-musulmans les angoisse. Leur genre de vie provincial se perpétue sous la menace d’autres genres de vie, plus libres et plus souples que le leur, et qui risquent de l’altérer par la seule contiguïté. Plutôt que parler de tolérance, il vaudrait mieux dire que cette tolérance, dans la mesure où elle existe, est une perpétuelle victoire sur eux-mêmes. En la préconisant, le Prophète les a placés dans une situation de crise permanente, qui résulte de la contradiction entre la portée universelle de la révélation et l’admission de la pluralité des fois religieuses. Il y a là une situation “paradoxale” au sens pavlovien, génératrice d’anxiété d’une part et de complaisance en soi-même de l’autre, puisqu’on se croit capable, grâce à l’Islam de surmonter un pareil conflit. En vain, d’ailleurs: comme le remarquait un jour devant moi un philosophe indien, les Musulmans tirent vanité de ce qu’ils professent la valeur universelle de grands principes: liberté, égalité, tolérance; et ils révoquent le crédit à quoi ils prétendent en affirmant du même jet qu’ils sont les seuls à les pratiquer.
(…) Tout l’Islam semble être, en effet, une méthode pour développer dans l’esprit des croyants des conflits insurmontables, quitte à les sauver par la suite en leur proposant des solutions d’une très grande (mais trop grande) simplicité. D’une main on les précipite, de l’autre on les retient au bord de l’abîme. Vous inquiétez-vous de la vertu de vos épouses ou de vos filles pendant que vous êtes en campagne? Rien de plus simple, voilez-les et cloîtrez-les. C’est ainsi qu’on en arrive au burkah moderne, semblable à un appareil orthopédique, avec sa coupe compliquée, ses guichets en passementerie pour la vision, ses boutons-pression et ses cordonnets, le lourd tissu dont il est fait pour s’adapter exactement aux contours du corps humain tout en le dissimulant aussi complètement que possible. Mais, de ce fait, la barrière du souci s’est seulement déplacée, puisque maintenant il suffira qu’on frôle votre femme pour vous déshonorer, et vous vous tourmenterez plus encore. (Pages 463-5)
(…) si un corps de garde pouvait être religieux, l’Islam paraîtrait sa religion idéale: stricte observance du règlement (prières cinq fois par jour , chacun exigeant 50 génuflexions), revues de détails et soins de propreté (les ablutions rituelles); promiscuité masculine dans la vie spirituelle comme dans l’accomplissement des fonctions organiques; et pas de femmes. (…) Grande religion qui se fonde moins sur l’évidence d’une révélation que sur l’impuissance à nouer des liens au-dehors. En face de la bienveillance universelle du bouddhisme, du désir chrétien du dialogue, l’intolérance musulmane adopte une forme inconsciente chez ceux qui s’en rendent coupables; car s’ils ne cherchent pas toujours, de façon brutale, à amener autrui à partager leur vérité, ils sont pourtant (et c’est plus grave) incapables de supporter l’existence d’autrui comme autrui. Le seul moyen pour eux de se mettre à l’abri du doute et de l’humiliation consiste dans une “néantisation” d’autrui, considéré comme témoin d’une autre foi et d’une autre conduite. La fraternité islamique est la converse d’une exclusive contre les infidèles qui ne peut pas s’avouer, puisque en se reconnaissant comme telle, elle équivaudrait à les reconnaître eux-mêmes comme existants. (Pages 466-7)
Ecrit par : Amélie | 04 novembre 2009
A mon tour d’apporter ma petite pierre au débat :
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et moi, je complète un peu,
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J’en aurais principalement pour l’école primaire, que je connais le mieux, puisque j’y enseigne en « fin de parcours ».
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puisque j'y enseigne en "milieu de parcours".
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Sur les programmes d’abord : Ils sont essentiels puisqu’ils déterminent toute la suite des cursus. A mon humble avis, ceux de 2008 sont insuffisants, puisqu’ils font l’impasse sur la redéfinition des apprentissages en Grande section
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Moyenne Section et Petite Section (il est quand même beaucoup plus pratique d'étaler réellement l'apprentissage de l'écriture, de la lecture, du comptage et du calcul lorsque l'on a des élèves dont les apprentissages moteurs, sensoriels, langagiers et relationnels ont été rigoureusement conduits),
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et sur beaucoup de points restent très imprécis. Ils constituent néanmoins une avancée relative par rapport au mélange de déstructuration et d’ambition démesurée des programmes précédents. (qui vont sûrement être repointer leur nez le 14 novembre). Je suis convaincu que c’est sous l’angle de la qualité des programmes qu’il faut considérer la lutte contre les inégalités scolaires et sociales. (A ce propos, ça ne leur ferait pas de mal, à certains socialistes, de se replonger dans les textes de Jaurès sur l’éducation – en particulier « Prolétariat et culture classique » qui remettrait bien des pendules à l’heure.
Je crois que ces programmes pourraient être complétés en donnant des outils de référence nationaux à l’usage des maîtres dans leur classe et non conçus comme un moyen de « piloter le système » ou d’évaluer les écoles. (Je vois que Perceval a déjà abordé le sujet) Cela pourrait avoir la forme de livrets du type annales qui indiqueraient, par le biais d’exercices et de problèmes, de lectures et de questions, le niveau moyen à atteindre pour envoyer en sixième des élèves formés afin que les professeurs n’aient pas à travailler sur du sable. On aurait ainsi un cadre de référence commun, national, qui empêcherait ce que l’approche de l’évaluation a provoqué de pire : l’estimation du niveau de maîtrise des acquis laissée à l’appréciation subjective de chacun.
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Oh oui, des "annales", excellente idée.
Ou, plutôt que ces évaluations qui tombent comme des cheveux sur la soupe, en plein milieu d'année scolaire, et aux CE1 et CM2 uniquement, et qui réduisent le temps d'enseignement d'une semaine pour ces deux classes, des "suggestions de bilan de fin de période", pour chacune des classes de la GS au CM2, tenant sur une double page chacune, envoyées cinq fois par an dans les écoles.
Les ferait passer qui veut, mais, même ceux qui n'y jetteraient qu'un coup d'œil négligent, auraient une idée de ce que devraient pouvoir faire normalement les élèves de leur classe.
C'est bien joli de mettre en place des nouveaux programmes (avec tous les défauts que signale Chevreuil), mais encore faudrait-il montrer à ceux qui sont censés les appliquer ce à quoi ils devraient prétendre.
Et puis, cela responsabiliserait les PE qui n'ont ni CE1, ni CM2 et qui devraient se sentir concernés par les résultats des évaluations nationales de leur école.
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Les projets d’école doivent être sérieusement reconsidérés : dans 90% des cas, ce document est un pensum qui est infligé aux équipes et qui pompe un temps fou. Ce temps pourrait être mieux utilisé pour travailler en commun sur les progressions, échanger des idées entre collègues sur la conduite de classe, que sais-je encore… Plus grave, le projet d’école, par son volet « adaptation aux situations locales » participe à dénaturer la notion d’égalité de chacun devant l’accès à l’instruction. Quand on entend dire que telle ou telle notion du programme est trop difficile pour être enseignée à des élèves à cause de leur origine socioculturelle, on touche du doigt la perversité de cette pédagogie de projet adaptée au local.
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Chevreuil, ministre ! Chevreuil, ministre !
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Abandonner les nouvelles matières qui ont fait leur apparition ces dernières années (apprentissage précoce des langues-largement inutile à ce niveau (qu’en pensent les professeurs de langue ? Le B2i et l’idolâtrie apportée aux nouvelles technologies en général, l’histoire de l’art qui ne perdrait rien à être intégrée à l’horaire des disciplines histoire, musique, arts visuels), afin de consacrer tout le temps nécessaire à renforcer les apprentissages fondamentaux. (Je rappelle que l’horaire de langue étrangère a été pris sur le temps d’apprentissage du français ; et je pense aux pages du livre de Cécile Revéret où elle montre ces professeurs de langue de collège venant demander secours à la professeur de lettres pour donner aux élèves un cours de grammaire sur les pronoms ou les prépositions, notions qui auraient dû être connues à ce stade)
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Chevreuil, ministre ! Chevreuil, ministre !
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Rythme scolaire : La journée de 6 heures de classe (6 h et demie pour les enfants qui viennent en soutien) est trop longue : une réorganisation sur la semaine (4jours et demi) ou sur l’année devrait être envisagée. Pas d’augmentation du temps de présence des enseignants dans les établissements : nous n’avons pas besoin d’être « assignés à résidence » pour faire notre boulot de correction ou de préparation. Si c’est pour faire l’animateur socioculturel, c’est non.
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Donc retour aux vingt-sept heures de classe pour tous, enseignants et élèves, sur quatre jours et demi, avec suppression de tout ce que la diminution du temps pour les élèves a entraîné : conseils de cycles, conseils des maîtres, conseils d'école, animations pédagogiques hors-temps scolaire, projets d'école, bilans du projet d'école et autres billevesées.
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Pour les urgences , abandon du projet de loi sur le EPEP qui signifie la fin d’une éducation vraiment nationale en mettant les écoles aux mains d’un conseil d’administration piloté au niveau municipal par des élus, des délégués de parents (le problème ce n’est pas tant les parents que leurs délégués !) et où les enseignants seront minoritaires : autant dire que ce sera un terreau où s’épanouiront les projets et les idées les plus ineptes, où les « demandes sociales » trouveront toujours un écho favorable et où l’instruction passera certainement au second plan. Pendant plus d’un siècle, les maîtres d’école ont su donner à la majorité de leurs élèves des connaissances solides sans avoir besoin de projets ni être « pilotés » par une instance quelconque qui serait extérieure à l’école.
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et dans la foulée, abandon du projet des "jardins d'éveil" qui est la première pierre enlevée à l'édifice construit il y a maintenant 125 ans et va encore plus loin dans le démantèlement que celui des EPEP puisqu'ici on supprime carrément la présence des enseignants.
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La formation des maîtres : la suppression des IUFM était destinée surtout aux économies budgétaires : confier la formation aux universités revient à conserver ce que les IUFM avaient de pire : le bavardage creux des sciences de l’éducation, et à en abandonner le meilleur : la formation disciplinaire.(Coucou, Christophe !)
Revenir à une formation sur deux ans après un concours basé sur la culture générale. Une première année permettant à tous les futurs instits de consolider leurs connaissances dans les matières qu’ils dominent mal, puis une deuxième année consacrée à la formation professionnelle, constituée en partie par des stages de niveaux (maternelle, CP, CE, CM, éducation spécialisée) dans les classes, le tout couronné par un stage long de titularisation.
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Chevreuil, ministre ! Chevreuil, ministre !
Pour compléter, le niveau de recrutement pourrait être un ou deux ans après le bac (BTS "Culture générale" préparant à tous les concours nécessitant des connaissances variées dans tous les domaines, je suis sûre que les entreprises privées seraient heureuses d'embaucher du personnel sachant écrire sans de nombreuses fautes, calculer un pourcentage ou une moyenne horaire "à la main" en moins d'une demi-heure et trouver rapidement un itinéraire sur une carte routière).
Ceux qui auraient changé d'avis ou raté le concours pourraient intégrer un parcours universitaire et que leurs professeurs ne se plaindraient pas d'avoir des élèves peut-être un peu plus âgés que les autres mais un tout petit peu plus performants sur les "bases".
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Sur le collège, il me semble que le problème vient des élèves qui ont un niveau trop faible pour suivre dans les classes normales tout en ne relevant pas de la Segpa. Je ne sais pas si c’est possible, mais ne pourrait-on pas envisager des classes de sixième-cinquième en trois ans à effectif allégé (20 élèves maximum) qui travailleraient avec un nombre réduit de professeurs sur des remises à niveau complètes en français et maths ?
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Ouaip !
Un autre truc envisageable serait un "audit" sur le redoublement en primaire, dans les petites classes essentiellement.
Je rassure tout le monde, sur une classe de 25 élèves de GS, de CP ou de CE1, ce "redoublement" ne concerne que très peu d'élèves, et encore pas tous les ans.
Il donne le plus souvent d'excellents résultats lorsqu'il est conditionné par des problèmes de "rythme d'apprentissage" et non dû à des méthodes délirantes.
Cet audit peut être très simple : il suffit de faire tester par les psychologues scolaires les quelques rares enfants avec lesquels les enseignants rencontrent de grosses difficultés de transmission des connaissances.
On se rendra alors compte qu'il s'agit dans une énorme majorité des cas d'enfants ayant un âge mental inférieur d'un an ou plus à leur âge réel et on en tirera les conséquences de bon sens. Du moins, je l'espère : quel parent aurait l'idée d'acheter un pantalon "taille 8 ans" (= 128 cm) à son enfant mesurant 1,10 m sous prétexte qu'il est petit, d'accord, mais qu'il a bien 8 ans ?
Pour les "grandes" classes, une fois réglé ce problème des enfants à rythme lent (et celui des méthodes délirantes, mais là, je rêve vraiment en couleurs), la 6°-5° en trois ans semble en effet la meilleure solution.
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Il serait aussi nécessaire de prévoir un accompagnement scolaire pour l’aide aux devoirs, car c’est là que se creusent les inégalités entre ceux qui sont aidés et encadrés et ceux qui sortent du collège et y reviennent le lendemain sans avoir ouvert livres et cahiers.
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Voilà un domaine où les mairies et les associations de parents d'élèves pourraient exercer leurs compétences sans venir diriger les instits dans leurs classes !
Voilà un domaine où ceux qui veulent travailler plus pour gagner plus trouveraient une occasion fantastique pour beurrer leurs épinards !
Ils peuvent même venir pendant les vacances scolaires et organiser des stages s'ils le veulent ! (Si j'ai un conseil à leur donner, qu'ils prennent les petits plutôt que les CM, ils se rendront plus utiles).
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Voilà quelques idées en vrac de quelqu’un qui rêve en couleurs, comme on dit au Québec. J’ai laissé refroidir avant de servir, pardon pour les redites.
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Je peux rêver en couleurs avec vous, Chevreuil ?
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Ecrit par : chevreuil | 03 novembre 2009
Ecrit par : catmano | 04 novembre 2009
Exemple : Dans "Ainsi va la vie", quel est le sujet de "va" ? Réponse : "Ainsi". Et alors, "la vie" ? quelle en est la fonction ?
Réponse : COD. Pourquoi ? Réponse : parce qu'on dit "ainsi va quoi ? la vie" ! (sourire victorieux du "littéraire" en question).
Ecrit par : Garafignoux | 04 novembre 2009
Si un de mes CE1 me fait ça au mois de juin, il va m'entendre, c'est moi qui vous le dis !
Il ne risquera pas de la refaire, ou alors j'accepte de revoir mon "projet d'école" illico, je ne mérite plus le nom d'instit !
Ecrit par : catmano | 04 novembre 2009
Hommage à Levi-Stauss, ce texte déjà mis sur le blog (et à reconstruire l'école).
http://membres.lycos.fr/reconstrlecole/Textes/levistr.html
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 novembre 2009
Exemple : Dans "Ainsi va la vie", quel est le sujet de "va" ? Réponse : "Ainsi". Et alors, "la vie" ? quelle en est la fonction ?
Réponse : COD. Pourquoi ? Réponse : parce qu'on dit "ainsi va quoi ? la vie" ! (sourire victorieux du "littéraire" en question).
Ecrit par : Garafignoux | 04 novembre 2009
Si on prend "la grammaire pour tous de Bescherelle", on lit :
" Critère d'identification du COD.
Pour identifier les différents éléments de la phrase, les grammaires récentes ont tendance à faire moins appel au sens.
[...]La place du COD est généralement après le verbe (à droite du verbe dans la phrase écrite) alors que celle du sujet est généralement avant le verbe (à gauche dans la phrase écrite). La fonction sujet et la fonction objet dépendent de la place des noms par rapport au verbe.En cas de permutation,les noms changent de fonction.
Dans la phrase classique, le COD se place à droite du verbe.Il faut bien comprendre que lorsque le sujet et le COD de la phrase sont des noms, chaque nom peut être sujet ou COD.
Aucun indicateur ne venant signaler que tel nom est sujet, que tel autre est objet, on voit bien que seule la position avant ou après le verbe est susceptible d'indiquer la fonction sujet ou objet."
Quand on lit cela dans une "grammaire pour tous", Hatier, qui usurpe le nom prestigieux de Bescherelle, je crois qu'il faut être indulgent avec votre élève, Garafignoux.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 novembre 2009
A qui la faute ?
Emission Du grain à moudre, sept 2008, avec Mara Goyet :
http://www.youtube.com/watch?v=SB3x9pri3vs&feature=player_embedded
Ecrit par : Amélie | 04 novembre 2009
Faut-il supprimer la fonction d’inspecteur ?
En tout cas, je rappelle qu’on le devient en 45 minutes :
L’admissibilité est prononcée par le jury à l’issue de l’examen du dossier de candidature qui sera envoyé par le candidat.
Ce dossier se compose des pièces suivantes :
- un état des services ;
- un curriculum vitae ;
- une lettre de motivation ;
- tous les éléments permettant de mettre en évidence l’expérience et l’aptitude professionnelle du candidat ;
- une copie des 5 dernières fiches de notation.
L’épreuve d’admission
Les candidats subissent une épreuve orale d’admission sous forme d’un entretien avec le jury. Cet entretien doit permettre au jury d’apprécier la compétence dans la spécialité, l’expérience professionnelle et l’aptitude du candidat aux fonctions d’inspecteur d’académie-inspecteur pédagogique régional.
Durée de l’entretien : quarante cinq minutes maximum.
Vous sentez-vous prêts ?
Ecrit par : Pierre Lariba | 04 novembre 2009
Ne pas hésiter à dire que l'apprentissage des langues anciennes est une chance qui ne doit pas être réservée aux enfants des milieux favorisés --
Ecrit par : Françoise Guichard, au taquet | 04 novembre 2009
En d'autres termes la Nouvelle École de la Nation à laquelle aspire Françoise, sera une école qui s'efforcera de mettre à la disposition des "enfants des milieux défavorisés", la culture des "milieux favorisés", identifiée à la culture particulière de la petite bourgeoisie d'État cultivée.
On ne sort pas et on ne sortira pas, à moins d'une révolution, de la problématique de la réforme telle qu'elle s'est mise en marche il y a 40 ans.
Le principe de ce dogme technocratique de l'enseignement est de neutraliser les antagonismes qui traversent et font la société. Un exemple: le prof d'histoire évitera d'utiliser le concept de "classes exploitées" pour désigner ce qui est devenu les "milieux défavorisés". En d'autres termes pour éviter l'affrontement des classes et la guerre civile, on instituera l'État (c'est sa fonction) et un appareil scolaire adapté chargé de vider les représentations de classes de leur radioactivité. Jusqu'à quand?
Ecrit par : marigot | 04 novembre 2009
Si un de mes CE1 me fait ça au mois de juin, il va m'entendre, c'est moi qui vous le dis !
Il ne risquera pas de la refaire, ou alors j'accepte de revoir mon "projet d'école" illico, je ne mérite plus le nom d'instit !
Ecrit par : catmano | 04 novembre 2009
Et pourtant j'atteste la véracité de ce que je viens d'écrire.
G.
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je crois qu'il faut être indulgent avec votre élève, Garafignoux.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 novembre 2009
Sauf que ce n'est pas un élève, mais l'heureux titulaire d'une licence de lettres, par ailleurs inscrit en master 1
G.
Ecrit par : Garafignoux | 04 novembre 2009
En d'autres termes pour éviter l'affrontement des classes et la guerre civile, on instituera l'État (c'est sa fonction) et un appareil scolaire adapté chargé de vider les représentations de classes de leur radioactivité. Jusqu'à quand?
Ecrit par : marigot | 04 novembre 2009
D'autant plus qu'on est toujours le défavorisé de quelqu'un.
Tiens, une petite citation :
"Le lumpenproletariat - cette lie d'individus déchus de toutes les classes qui a son quartier général dans les grandes villes - est, de tous les alliés possibles, le pire. Cette racaille est parfaitement vénale et tout à fait importune. Lorsque les ouvriers français portèrent sur les maisons, pendant les révolutions, l'inscription : « Mort aux voleurs ! », et qu'ils en fusillèrent même certains, ce n'était certes pas par enthousiasme pour la propriété, mais bien avec la conscience qu'il fallait avant tout se débarrasser de cette engeance. Tout chef ouvrier qui emploie cette racaille comme garde ou s'appuie sur elle, démontre par là qu'il n'est qu'un traître."
Un indice : malgré le mot "racaille" (deux fois), ce n'est pas Nicolas sarkozy. Qui a écrit ça ?
Ecrit par : yann | 04 novembre 2009
Sauf que ce n'est pas un élève, mais l'heureux titulaire d'une licence de lettres, par ailleurs inscrit en master 1
G.
Ecrit par : Garafignoux | 04 novembre 2009
A qui la faute???
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 novembre 2009
"Le lumpenproletariat - cette lie d'individus déchus de toutes les classes qui a son quartier général dans les grandes villes - est, de tous les alliés possibles, le pire. Cette racaille est parfaitement vénale et tout à fait importune. Lorsque les ouvriers français portèrent sur les maisons, pendant les révolutions, l'inscription : « Mort aux voleurs ! », et qu'ils en fusillèrent même certains, ce n'était certes pas par enthousiasme pour la propriété, mais bien avec la conscience qu'il fallait avant tout se débarrasser de cette engeance. Tout chef ouvrier qui emploie cette racaille comme garde ou s'appuie sur elle, démontre par là qu'il n'est qu'un traître."
Un indice : malgré le mot "racaille" (deux fois), ce n'est pas Nicolas sarkozy. Qui a écrit ça ?
Ecrit par : yann | 04 novembre 2009
Vous venez de découvrir que Engels n'est pas Bakounine ? C'est bien, vous progressez.
Vous auriez pu en trouver de bien meilleures sous la plume de Marx lui-même.
Ecrit par : TotoWeininger | 04 novembre 2009
"Aucun indicateur ne venant signaler que tel nom est sujet, que tel autre est objet, on voit bien que seule la position avant ou après le verbe est susceptible d'indiquer la fonction sujet ou objet."
Eh bien on n'est pas sortis de l'auberge ! Goigoux voudrait qu'on leur fasse déchiffrer des "hiéroglyphes" (entre l'écriture alphabétique et les hiéroglypes, il y a quand même une "sacrée" différence, non ?), et les grammaires modernes trouvent bien embêtant qu'il n'y ait plus de déclinaisons, comme au Moyen-Age !
... Et tout ça sous couvert de "modernité" !
Ecrit par : Robin | 04 novembre 2009
" Quand je pense à tout ce qui a été dit et montré à la mort de M. Jackson, je me dis que ce Lévi-Strauss ne valait pas grand chose." (Garafignoux)
Même réflexion. Quelle discrétion aussi quand Julien Gracq est mort ! Et Borges, donc. Sa disparition était passée totalement inaperçue, éclipsée par celle de Coluche qui était survenue au même moment.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 novembre 2009
Chateaubriand aimait bien le chansonnier Béranger et était sincèrement convaincu qu'il en serait après sa mort comme de son vivant, que Béranger (qui a quand même écrit "Le temps des cerises", serait bien plus célèbre que Chateaubriand. J'aimais bien Coluche et je n'avais rien contre Michael Jackson, mais enfin... Je pense qu'il en a toujours été ainsi et qu'il faut en prendre son parti. Ni Chateaubriand, ni Borgès, ni Gracq, ni Lévi-Strauss ne sont "à la mode", Mais, comme disait Jean Cocteau : "La mode, c'est ce qui se démode".
Ecrit par : Robin | 04 novembre 2009
Mille excuses pour "Le temps des cerises" ; j'ai confondu Béranger et Jean-Baptiste Clément !
Ecrit par : Robin | 04 novembre 2009
@ marigot
"L'État ne s'appellera plus Monarchie, il s'appellera République, mais il n'en sera pas moins l'État, c'est-à-dire une tutelle officiellement et régulièrement établie par une minorité d'hommes compétents, d'hommes de génie ou de talent vertueux, pour surveiller et pour diriger la conduite de ce grand, incorrigible et terrible enfant, le peuple. Les professeurs de l'École et les fonctionnaires de l'État s'appelleront des républicains ; mais ils n'en seront pas moins des tuteurs, des pasteurs, et le peuple restera ce qu'il a été éternellement jusqu'ici, un troupeau. Gare alors aux tondeurs ; car là où il y a un troupeau il y aura nécessairement aussi des tondeurs et des mangeurs de troupeau. Le peuple, dans ce système, sera l'écolier et le pupille éternel. Malgré sa souveraineté toute fictive, il continuera de servir d'instrument à des pensées, à des volontés et par conséquent aussi à des intérêts qui ne seront pas les siens. Entre cette situation et ce que nous appelons, nous, la liberté, la seule vraie liberté, il y a un abîme."
Ecrit par : TotoWeininger | 04 novembre 2009
"Le peuple, dans ce système, sera l'écolier et le pupille éternel. Malgré sa souveraineté toute fictive, il continuera de servir d'instrument à des pensées, à des volontés et par conséquent aussi à des intérêts qui ne seront pas les siens."
citation de TotoWeininger | 04 novembre 2009
Il y a encore des pensées, sans doute, mais y-a-il encore des penseurs en-dehors de Philippe Meirieu et de quelques autres ? Surtout si l'on songe que certains captent cinq ou six cerveaux à leur usage exclusif ...
Ecrit par : iPidiblue de la monopolisation des cerveaux | 04 novembre 2009
TotoW vous ne pensez pas que certains, comment dirais-je, se la jouent "Penseur" de Rodin ?
Ecrit par : iPidiblue y-a-t-il ? | 04 novembre 2009
"L'anthropologue Claude Lévi-Strauss, considéré comme le dernier géant de la pensée française, est décédé vendredi à l'âge de 100 ans et ses obsèques se sont déroulées lundi à Lignerolles (Côte d'Or), a indiqué à l'AFP une source proche de la famille."
"Considéré comme le dernier géant de la pensée française", l'AFP, au-delà du ridicule de l'expression, ne croit peut-être pas si bien dire. Non que l'on ne pense plus, en France, mais l'appareil de production du "Grand Homme de Lettre" a vécu.
Ecrit par : TotoWeininger | 04 novembre 2009
Ah ! la fameuse exception française ... l'homme de Lettres et sa séquelle de courtisans éplorés !
Ecrit par : iPidiblue n'y-a-t-il plus ? | 04 novembre 2009
TotoW préparez-vous à la mort douloureuse du normalien Jean d'Ormesson qui creusera un vide définitif sur les plateaux de télévision... il est maintenant le doyen d'élection de l'Académie française, quel honneur, quelle responsabilité, que de scrupules cela engendre quand il s'agit de parler au nom de la France toute entière ou presque !
Ecrit par : iPidiblue n'y-a-t-il plus que Jean d'O ? | 04 novembre 2009
Ah ! la fameuse exception française ... l'homme de Lettres et sa séquelle de courtisans éplorés !
Ecrit par : iPidiblue n'y-a-t-il plus ? | 04 novembre 2009
Toute cette misère est derrière nous, je crois (je l'espère).
Ecrit par : TotoWeininger | 04 novembre 2009
mais l'appareil de production du "Grand Homme de Lettre" a vécu.
Ecrit par : TotoWeininger | 04 novembre 2009
Quelle est cette plaisanterie ? Je cite :
Barbelivien
Bigard
Carla
Arthur
Dechavane
L.Gera
Loana
..;et puis, très très au-dessus : P.Sevran / B.Laporte...
Alors ? La machine à produire des élites est grippée ?
Ecrit par : Garafignoux | 04 novembre 2009
Qui a écrit ça ?
Ecrit par : yann
Michéa.
Ecrit par : Moot | 04 novembre 2009
Garafignoux merci de remettre les pendules à l'heure, je viens de m'apercevoir que ma culture avait encore de grosses lacunes ! Que de gloires nationales nous ignorent ... malgré tout une faute de goût ; vous avez oublié Frédéric Mitterrand, le premier d'entre nous !
Ecrit par : iPidiblue et le premier des français cultivés | 04 novembre 2009
Barbelivien
Bigard
Carla
Arthur
Dechavane
L.Gera
Loana
..;et puis, très très au-dessus : P.Sevran / B.Laporte...
Alors ? La machine à produire des élites est grippée ?
Ecrit par : Garafignoux | 04 novembre 2009
Où l'on constate, effaré, combien les nouvelles élites culturelles respectent mal la parité (sans parler de diversité). Heureusement, il y a un homo et un juif (au moins). Peut mieux faire.
Ecrit par : TotoWeininger | 04 novembre 2009
TotoW le problème c'est que si vous les comptez vous êtes un double et horrible antisémite et homophobe, et si vous les oubliez vous faites de la discrimiation même pas positive ! Alors que faire ?
Ecrit par : iPidiblue que faire ? | 04 novembre 2009
Dans la phrase classique, le COD se place à droite du verbe.Il faut bien comprendre que lorsque le sujet et le COD de la phrase sont des noms, chaque nom peut être sujet ou COD.
Aucun indicateur ne venant signaler que tel nom est sujet, que tel autre est objet, on voit bien que seule la position avant ou après le verbe est susceptible d'indiquer la fonction sujet ou objet."
Quand on lit cela dans une "grammaire pour tous", Hatier, qui usurpe le nom prestigieux de Bescherelle,
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 novembre 2009
C'est bien pourquoi je demandais plus haut : "faire sérieusement de la grammaire ; c'est quoi ?"
Ecrit par : guy morel | 04 novembre 2009
je crois qu'il faut être indulgent avec votre élève, Garafignoux.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 novembre 2009
Sauf que ce n'est pas un élève, mais l'heureux titulaire d'une licence de lettres, par ailleurs inscrit en master 1
G.
Ecrit par : Garafignoux | 04 novembre 2009
Ah ! Oui ! Proposition pour JPB pour le 14/11.
Un module de grammaire française en L1, L2 et L3 de Lettres Modernes. Deux heures par semaine plus un TD sur les six semestres.
Ce serait le moins !
Merci !
Ecrit par : dobolino | 04 novembre 2009
C'est bien pourquoi je demandais plus haut : "faire sérieusement de la grammaire ; c'est quoi ?"
Ecrit par : guy morel | 04 novembre 2009
Ça va comme vous voulez, Morel. Pas trop la GDB ?
On a bien pensé à vous ce matin mon homme et moi. Il a passé une heure avec son adjoint à bosser sur les travaux de la fontaine du hameau (qui fuit méchamment). L'adjoint, c'est aussi le maçon qui refait la fontaine. Y'a même pas eu d'appel d'offre ! Tous des pourris !
Ecrit par : dobolino | 04 novembre 2009
Pour Lévi-Strauss:
quelle idée saugrenue de claquer en plein vingtième anniversaire de la chute du mur !
C'est franchement nul, comme stratégie !
Toutes les radios et télés ont déjà programmé depuis belle lurette et cet andouille trouve le moyen de calancher juste début novembre 2009.
Remarquez que s'il était mort de la canicule 2003, ce n'eut été guère plus intelligent.
Ecrit par : dobolino | 04 novembre 2009
Barbelivien
Bigard
Carla
Arthur
Dechavane
L.Gera
Loana
..;et puis, très très au-dessus : P.Sevran / B.Laporte...
Alors ? La machine à produire des élites est grippée ?
Ecrit par : Garafignoux | 04 novembre 2009
Où l'on constate, effaré, combien les nouvelles élites culturelles respectent mal la parité (sans parler de diversité). Heureusement, il y a un homo et un juif (au moins). Peut mieux faire.
Ecrit par : TotoWeininger | 04 novembre 2009
Et deux femmes !
Merde, qu'est-ce qu'il vous faut ?
Il manque un musulman !
Ecrit par : dobolino | 04 novembre 2009
Tiens : les monologues du vagin ...
Ecrit par : iPidiblue et le vagin | 04 novembre 2009
Chevreuil, ministre !
Ecrit par : catmano | 04 novembre 2009
Aaaaahh, non, m'dame, pas ça !!! Pas punir ! J'le f'rai plus !
Je ne dirai plus de mal des projets d'école, des conseils de cycle, des conférences patagogiques, des compte-rendus des bilans d'avenants au projet ! C'est promis !
...
Quant au reste, totalement en accord sur les jardins d'éveil et sur l'audit à propos des redoublements dans les "petites " classes. C'est vrai que si des élèves arrivent en CM ou en sixième sans maîtriser la correspondance graphie-phonie ni les accords simples dans la phrase, ou les principes de la base 10 en numération, etc..., ce n'est pas un an de mise à niveau en collège qui pourra y remédier.
Ecrit par : chevreuil | 04 novembre 2009
Chevreuil, ministre !
Ecrit par : catmano | 04 novembre 2009
Aaaaahh, non, m'dame, pas ça !!! Pas punir ! J'le f'rai plus !
Ecrit par : chevreuil | 04 novembre 2009
Bon, tant pis ! Lâcheur, va ! Puisque c'est comme ça, j'm'en vas livrer mes rillettes !
Ecrit par : catmano | 04 novembre 2009
C'est bien pourquoi je demandais plus haut : "faire sérieusement de la grammaire ; c'est quoi ?"
Ecrit par : guy morel | 04 novembre 2009
Eh oui, Guy. Il me semble que faire sérieusement de la grammaire, pour un professeur, c'est aussi envisager toutes les erreurs ou confusions que l'élève va commettre. Ainsi, un cours sérieux sur le Cod devrait s'attacher aux différences entre COD et attribut du sujet, COD et sujet inversé, COd et Complément circonstanciel construit directement.
Si les étudiants de Garafignoux avaient su que le verbe aller est intransitif, ils ne lui auraient pas trouvé un COD, s'ils avaient su qu'un adverbe n'est pas sujet, idem.
Ecrit par : retraitée | 04 novembre 2009
Tiens : les monologues du vagin ...
Ecrit par : iPidiblue et le vagin | 04 novembre 2009
En parlant de monologue, ce serait dommage que je vous prive de ce texte. d'autant plus que nombreux seront ceux qui se retrouveront ici. C'est le meilleur texte que je connaisse sur le sujet.
"
Par rapport à l'homme, le chien n'a guère de privilèges, mais il en a un qui est appréciable : dans son cas, l'euthanasie n'est pas interdite par la loi; l'animal a droit à une mort miséricordieuse. Karénine marchait sur trois pattes et passait de plus en plus de temps couché dans un coin. Il gémissait. Tereza et Tomas étaient tout à fait d'accord : ils n'avaient pas le droit de le laisser souffrir inutilement. Mais leur accord sur ce principe ne leur épargnait pas une angoissante incertitude. Comment savoir à quel moment la souffrance devient inutile ? Comment déterminer l'instant où ça ne vaut plus la peine de vivre ?
Si seulement Tomas n'avait pas été médecin! Il aurait alors été possible de se cacher derrière un tiers. Il aurait été possible d'aller trouver le vétérinaire et de lui demander de piquer le chien.
Il est si dur d'assumer soi-même le rôle de la mort! Longtemps, Tomas avait énergiquement déclaré qu'il ne lui ferait jamais de piqûre lui-même et qu'il appellerait le vétérinaire. Mais il finit par comprendre qu'il pouvait au moins lui accorder un privilège qui n'est à la portée d'aucun être humain : la mort viendrait à lui sous le masque de ceux qu'il aimait.
Karénine avait passé toute la nuit à gémir. Au matin, après l'avoir ausculté, Tomas dit à Tereza : « Il ne faut plus attendre. »
Ils devaient bientôt partir à leur travail tous les deux. Tereza alla chercher Karénine dans la chambre. Jusque-là il était resté couché avec indifférence (même quelques instants plus tôt, pendant que Tomas l'examinait, il n'y avait prêté aucune attention), mais à présent, en entendant la porte s'ouvrir, il leva la tête et regarda Tereza.
Elle ne put soutenir ce regard, il lui fit presque peur. Jamais il ne regardait Tomas comme ça, il ne regardait qu'elle de cette façon. Mais jamais avec la même intensité qu'aujourd'hui. Ce n'était pas un regard désespéré ou triste, non. C'était un regard d'une effrayante, d'une insoutenable crédulité. Ce regard était une question avide. Toute sa vie durant, Karénine avait attendu la réponse de Tereza et il lui faisait maintenant savoir (avec encore beaucoup plus d'insistance qu'autrefois) qu'il était toujours prêt à apprendre d'elle la vérité (car tout ce qui vient de Tereza est pour lui la vérité : qu'elle lui dise « assis! » ou « couché! », ce sont des vérités avec lesquelles il fait corps et qui donnent un sens à sa vie).
Ce regard d'une effrayante crédulité fut extrêmement bref. Il reposa aussitôt sa tête sur ses pattes. Tereza savait que personne ne la regarderait plus jamais ainsi.
Ils ne lui donnaient jamais de sucreries, mais quelques jours plus tôt elle avait acheté des tablettes de chocolat. Elle les retira du papier d'argent, les cassa en menus morceaux et les posa autour de lui. Elle y joignit un bol d'eau pour qu'il ne manquât de rien pendant les quelques heures où il allait rester seul à la maison. Mais le regard qu'il avait posé sur elle semblait l'avoir fatigué. Bien qu'entouré de morceaux de chocolat, il ne releva plus la tête.
Elle se mit par terre près de lui et le prit dans ses bras. Il la renifla très lentement et la lécha une ou deux fois avec une grande fatigue. Elle reçut cette caresse les yeux fermés, comme si elle avait voulu la graver à jamais dans sa mémoire. Elle tourna la tête pour qu'il lui lèche encore l'autre joue. Puis il fallut partir s'occuper des génisses. Elle ne revint qu'après le déjeuner. Tomas n'était pas encore rentré. Karénine était toujours couché, entouré de bouts de chocolat, et il ne leva plus la tête en entendant Tereza s'approcher. Sa jambe malade était enflée et la tumeur avait éclaté à un autre endroit. Une gouttelette rouge pâle (qui ne ressemblait pas à du sang) était apparue entre les poils.
Comme tout à l'heure, elle s'allongea par terre contre lui. Elle avait passé un bras autour de son corps et elle fermait les yeux. Puis elle entendit tambouriner à la porte. « Docteur, docteur ! Voilà le goret et son président! » Elle était incapable de parler à personne. Elle ne fit pas un geste et garda les yeux fermés. On entendit encore une fois : « Docteur, les cochons sont venus vous voir », puis ce fut de nouveau le silence.
Tomas rentra une demi-heure plus tard. Il alla sans mot dire à la cuisine pour préparer la piqûre. Quand il revint dans la chambre, Tereza était debout et Karénine fit un effort pour se relever. En voyant Tomas, il agita faiblement la queue.
« Regarde! dit Tereza, il sourit encore. »
Elle dit cela d'un ton suppliant, comme si elle avait voulu, par ces mots, demander un bref sursis, mais elle n'insista pas.
Lentement, elle étendit un drap sur le lit. C'était un drap blanc parsemé de motifs représentant de petites fleurs violettes. D'ailleurs, elle avait déjà tout préparé, déjà réfléchi à tout, comme si elle avait imaginé bien des jours à l'avance la mort de Karénine. (Ah! quelle horreur! nous imaginons d'avance la mort de ceux que nous aimons!)
Il n'avait plus la force de sauter sur le lit. Ils le prirent dans leurs bras et le soulevèrent ensemble. Tereza le posa sur le flanc et Tomas lui examina la patte. Il cherchait un endroit où la veine était saillante et nettement visible. Il coupa les poils avec des ciseaux à cet endroit-là.
Tereza était agenouillée au pied du lit et tenait la tête de Karénine dans ses mains contre son visage.
Tomas lui demanda de serrer fermement la patte de derrière juste au-dessus de la veine qui était mince et où il était difficile d'enfoncer l'aiguille. Elle tenait la patte de Karénine, mais sans éloigner son visage de sa tête. Elle lui parlait sans cesse d'une voix douce et il ne pensait qu'à elle. Il n'avait pas peur. Il lui lécha encore deux ou trois fois le visage. Et Tereza lui chuchotait : « N'aie pas peur, n'aie pas peur, là-bas tu n'auras pas mal, là-bas tu rêveras d'écureuils et de lièvres, il y aura des vaches, et il y aura aussi Méphisto, n'aie pas peur... »
Tomas piqua l'aiguille dans la veine et pressa le piston. Un léger tressaillement parcourut la patte de Karénine, sa respiration s'accéléra puis s'arrêta net. Tereza était agenouillée par terre au pied du lit et pressait son visage contre sa tête.
Ils durent retourner tous les deux à leur travail et le chien resta couché sur le lit, sur le drap blanc orné de fleurs violettes.
Ils rentrèrent le soir. Tomas alla dans le jardin. Il trouva entre deux pommiers les quatre traits du rectangle que Tereza avait tracé avec son talon quelques jours plus tôt. Il se mit à creuser. Il observait rigoureusement les dimensions indiquées. Il voulait que tout fût comme Tereza le souhaitait.
Elle était restée dans la maison avec Karénine. Elle avait peur qu'ils n'enterrent le chien vivant. Elle appliqua son oreille contre son museau et crut entendre un léger souffle. Elle s'écarta et constata que sa poitrine bougeait un peu.
(Non, elle n'a entendu que sa propre respiration qui imprime un mouvement imperceptible à son propre corps, et elle croit que c'est la poitrine du chien qui bouge!)
Elle trouva un miroir dans son sac à main et l'appliqua contre la truffe du chien. Le miroir était tellement sale qu'elle crut y voir la buée laissée par le souffle.
« Tomas, il est vivant ! » s'écria-t-elle quand Tomas revint du jardin avec ses chaussures couvertes de boue.
Il se pencha et hocha la tête.
Ils prirent, chacun à une extrémité, le drap sur lequel reposait Karénine. Tereza du côté des pattes, Tomas du côté de la tête. Ils le soulevèrent et l'emportèrent dans le jardin.
Tereza sentit à ses mains que le drap était mouillé. Il nous a apporté une petite mare en arrivant et il nous en laisse une en partant, pensa-t-elle. Elle était heureuse de sentir sous ses doigts l'humidité, le dernier adieu du chien.
Ils le portèrent entre deux pommiers et le déposèrent au fond de la fosse. Elle se pencha pour arranger le drap de façon à l'en envelopper tout entier. Elle ne pouvait supporter l'idée que la terre qu'ils allaient jeter sur lui pût retomber sur son corps nu. Puis elle rentra dans la maison et revint avec le collier, la laisse et une poignée de bouts de chocolat qui étaient restés intacts, par terre, depuis le matin. Elle jeta le tout dans la tombe.
A côté de la fosse, il y avait un tas de terre fraîchement retournée. Tomas se saisit de la pelle.
Tereza se souvenait de son rêve : Karénine avait donné le jour à deux croissants et à une abeille. Soudain, cette phrase ressemblait à une épitaphe. Elle imaginait, entre les pommiers, un monument avec cette inscription : « Ici repose Karénine. Il a donné le jour à deux croissants et à une abeille. »
La pénombre s'épaississait dans le jardin, ce n'était ni le jour ni le soir, il y avait une lune pâle dans le ciel, comme une lampe oubliée dans la chambre des morts.
Ils avaient tous les deux leurs chaussures pleines de terre et ils rapportèrent la bêche et la pelle dans l'appentis où étaient rangés les outils : des râteaux, des pioches, des sarclettes.
In, « L’insoutenable légèreté de l’être »
Ecrit par : dobolino | 04 novembre 2009
Merci, dobolino.
Ecrit par : Maminou | 04 novembre 2009
Ce témoignage pourrait-il servir pour le 14 novembre?
"Une orthophoniste m'avait dit un jour qu'à son avis, Abracadalire avait été écrit par une orthophoniste pour remplir les cabinets de ses collègues !
Elle disait qu'elle récupérait plein de gamins qui avaient cette méthode, qui n'avaient aucune difficulté particulière, mais qui tout simplement n'avaient pas appris le code et n'étaient pas doués pour deviner.
Il faut faire des séances TRES EXPLICITES pour leur expliquer le b-a ba !
Comme son nom l'indique, Abracadalire repose sur la magie, et la magie, ça ne marche pas à tous les coups... "
Ecrit par : c.cuit | 04 novembre 2009
Pour réchauffer l'atmosphère :
http://www.liberation.fr/vous/0101600873-porno-suedois-la-bourse-ou-le-vit
Et après cela j'espère qu'on ne dira pas que je suis phobe quelque chose !
Ecrit par : iPidiblue la bourse ou le vit | 04 novembre 2009
Chevreuil, au secours...
Peut-être pas ministre, mais porquoi pas inspecteur pour voler au secours de ces pauvres petites PE angoissées?
"Je suis en classe de CP et nous travaillons avec Ribambelle série bleue. Le souci que j'ai est que je trouve que la lecture faite à partir des albums et du fichier d'exercice est très globale, c'est difficile par exemple d'expliquer aux enfants que dans faisait le premier mariage du a et du i fait "e" et que le second fait "è".
De plus, je trouve que la composante syllabique est peu présente, c'est vraiment de la devienette et les enfants ne saisissent pas ce qu'est la lecture réellement.. Beaucoup devinent ou connaissent le texte par coeur...
Pour contrer un peu tout ça, je profite de ma séance du vendredi où mon créneau lecture n'est pas pris par Ribambelle car mis l'après midi en productions d'écrits et je fais plus de la syllabique, de la lecture avec les sons qu'on a appris.. ET là j'apprécie et les enfants lisent réellement et comprennent ce qu'est le lire...
Pour autant, j'ai un peu peur de lacher complètement Ribambelle même si ce n'est pas l'envie qui me manque car je suis inspectée et ai peur de faire n'importe quoi.. Je ne me sens pas encore à la hauteur...
C'est pourquoi je fais appel à vous, je pense que modifier les exercices du fichier pour faire que les enfants aient vraimentbesoin de lire et décoder serait une bonne solution.
Le seul problème est que j'ai très peu d'idées pour faire varier ces exercices... surtout à l'écrit.
Qu'en est-il de votre coté ? Comment fonctionnez-vous avec Ribambelle ? Comment différenciez-vous et comment faites-vous intervenir davantage la lecture syllabique ?
Merci de m'avoir lue et peut-être répondu."
Ecrit par : c.cuit | 04 novembre 2009
Pour réchauffer l'atmosphère
Ecrit par : iPidiblue la bourse ou le vit | 04 novembre 2009
"Le résultat, Dildoman, est un film d’animation, où deux femmes géantes transforment un spectateur d’un club de strip en sextoy, se l’enfoncent dans le vagin et… finissent par le casser."
"Celui de Joanna Rytel est plus politique. Elle a tourné Flasher Girl on a Tour à Paris, où elle se masturbe en public, sur le balcon d’un hôtel, le quai d’un métro, au café du Ritz…"
"L’Institut suédois du film défend sa subvention de 35 000 euros, au nom de la création artistique et d’une démarche qui s’inscrit justement dans la réflexion sur l’égalité entre les sexes."
Ecrit par : TotoWeininger | 04 novembre 2009
Toto est au fond de la classe mais lui au moins il suit !
Ecrit par : iPidiblue et l'élève modèle Toto W. | 04 novembre 2009
Toto est au fond de la classe mais lui au moins il suit !
Ecrit par : iPidiblue et l'élève modèle Toto W. | 04 novembre 2009
Normal, il doit être en train d'écrire la suite de "Sexe et caractère".
Ecrit par : Pascal | 04 novembre 2009
"Le résultat, Dildoman, est un film d’animation, où deux femmes géantes transforment un spectateur d’un club de strip en sextoy, se l’enfoncent dans le vagin et… finissent par le casser."
"Celui de Joanna Rytel est plus politique. Elle a tourné Flasher Girl on a Tour à Paris, où elle se masturbe en public, sur le balcon d’un hôtel, le quai d’un métro, au café du Ritz…"
"L’Institut suédois du film défend sa subvention de 35 000 euros, au nom de la création artistique et d’une démarche qui s’inscrit justement dans la réflexion sur l’égalité entre les sexes."
Bon, mais la difficulté vient d'être signalée :
"Le seul problème est que j'ai très peu d'idées pour faire varier ces exercices... surtout à l'écrit."
Ecrit par : guy morel | 04 novembre 2009
Voilà, première partie de la discussion sur l'enseignement avec un perdir disponible sur mon blog (thème : "quelle école ?"). N'hésitez pas à y farfouiller !
Ecrit par : *Celeborn | 04 novembre 2009
« et puis, très très au-dessus : P.Sevran / B.Laporte...
Alors ? La machine à produire des élites est grippée ? »
Garafignoux | 04 novembre 2009
Je crains que le dénommé Sevran ne se sente pas très bien depuis quelque temps.
Grippé ?
Ecrit par : Tailleboudin | 04 novembre 2009
"L’Institut suédois du film défend sa subvention de 35 000 euros, au nom de la création artistique et d’une démarche qui s’inscrit justement dans la réflexion sur l’égalité entre les sexes."
Bon, mais la difficulté vient d'être signalée :
"Le seul problème est que j'ai très peu d'idées pour faire varier ces exercices... surtout à l'écrit."
Ecrit par : guy morel | 04 novembre 2009
Oh !... dit-il en espagnol et en éternuant, car il connaissait les deux langues !!!
Ecrit par : c.cuit | 04 novembre 2009
Tombe aux pieds de ce sexe à qui tu dois ta mère !
Ecrit par : iPidiblue et l'élève éternel | 04 novembre 2009
Elle avait la main froide d'un serpent
Ponson du Terrail.
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9cr%C3%A9ations_litt%C3%A9raires
Ecrit par : iPidiblue et la main froide | 04 novembre 2009
'Le sourire de Karénine", dans l'Insoutenable légéreté de l'être, est à coup sûr un des plus beaux et des plus justes textes qui aient jamais été écrits sur les rapports entre l'homme et l'animal.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 novembre 2009
"Que vous vouliez sauver votre poste, je peux le comprendre" (Georges)
????? Robin, à ma connaissance, n'a jamais enseigné en IUFM !
Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 novembre 2009
Dont acte. La seule raison valable pour maintenir ces machins étant à terre, tirons-en les conséquences.
Ecrit par : Georges | 04 novembre 2009
Bref, je ne sais pas pourquoi, mais j'attire ce genre de personne.
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Croyez-vous que ce soit leur faute ?
Ecrit par : Georges | 04 novembre 2009
"La circulation du virus s'intensifie en France".
Libre à chacun de le croire... ou pas.
Mais ne pas oublier qu'il y a 94 000 000 de doses à placer et que pour cela, il faut bien que le virus soit au rendez-vous!
Ecrit par : Jean | 04 novembre 2009
Mais quelle importance y-aurait-il à les placer (les injecter) maintenant qu'elles sont achetées ????
Ecrit par : dobolino | 04 novembre 2009
Tenez, Pendariès, si vous voulez comprendre pourquoi le peuple se bouscule subitement pour être vacciné au Canada, allez sur www.theflucase.com, sur Alterinfo, sur Agoravox...
Ecrit par : Jean | 04 novembre 2009
Bref, je ne sais pas pourquoi, mais j'attire ce genre de personne.
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Croyez-vous que ce soit leur faute ?
Ecrit par : Georges | 04 novembre 2009
Fifty-fifty.
Ecrit par : Robin | 04 novembre 2009
Dobolino, vous êtes dégueulasse, c'est le seul texte de Kundera qui me fasse craquer…
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 novembre 2009
C.cuit, votre message m'afflige.
Justement, dans mon journal local, il y a une pleine page (page 3) sur les APEDYS, Asoociations de parents d'enfants dyslexiques.
On entretient de malheureux parents aux abois dans l'idée que leur enfant est atteint d'un lourd handicap, la "dyslexie".
D'après cette association, il y aurait 10 % des écoliers, de tous les milieux sociaux (6 % en difficulté, et et 1 à 2 % en handicap sévère).
(Ils devraient déjà revoir leur copie, cela ne fait pas 10 % !)
J'ai assisté à la réunion d'où émane cet article, où parlait un "psychologue" : pendant 2 heures, un baratin insane.
J'ai dit : vous n'avez pas pas parlé des méthodes d'apprentissage de la lecture?? Les méthodes alphabétiques permettent aux enfants, même en ZEP, d'apprendre à lire en quelques mois. (Résultat que ma fille a obtenu en ZEP pendant 4 ans, en CP, avec "Lire avec Léo et Léa". Cette année, elle a un CM1, et les enfants qu'elle avait eus en CP il y a 3 ans savent toujours lire, elle doit prendre la plupart des autres en soutien.)
Il s'est pas mal emmêlé dans des explications vaseuses, disant que cela n'avait pas d'importance, une enseignante à la retraite est venue à son secours en disant que les enfants pouvaient lire des kilomètres (sic) sans comprendre ce qu'ils lisaient etc.
Les orthophonistes comme Colette Ouzilou déclarent avoir vu dans leur longue carrière 10 à 15 enfants dyslexiques, (réel handicap) les autres étant à mettre sur le compte des méthodes... comme Ribambelle.
Je pense que Catmano vous conseillera mieux que moi.
Si cela vous intéresse, j'ai une documentation que je peux vous envoyer en ligne à
amvalette@wanadoo.fr
N'oubliez pas que vous avez la liberté pédagogique. Il ne faut pas se laisser intimider par l'inspecteur : ce qui compte, c'est que les enfants apprennent à lire.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 novembre 2009
@ dobolino
Merci pour le texte de Milan Kundera sur la mort de Kérénine. Les animaux "voient l'ouvert" (l'apeiron en grec). Je ne sais pas trop ce que ça veut dire. Une intuition de poète (Reiner Maria Rilke). Nous ne savons pas ce qu'ils "voient"... Nous savons beaucoup de choses et nous ne savons rien.
Ecrit par : Robin | 04 novembre 2009
Karénine (comme Anna ?)
Ecrit par : Robin | 04 novembre 2009
Oui, Karénine comme Anna. Ses maîtres lui ont donné ce nom en hommage à Tolstoï.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 novembre 2009
"Dont acte. La seule raison valable pour maintenir ces machins étant à terre, tirons-en les conséquences."
Ecrit par : Georges | 04 novembre 2009
Vous n'avez pas tout lu, on dirait !
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 04 novembre 2009
Une intuition de poète (Reiner Maria Rilke). Nous ne savons pas ce qu'ils "voient"... Nous savons beaucoup de choses et nous ne savons rien.
Ecrit par : Robin | 04 novembre 2009
Saint-John Perse disait que son chien était bien plus poète que lui. Je pense que, dans sa bouche, ce n'était pas une boutade.
Ecrit par : Marilyse | 04 novembre 2009
L’épreuve d’admission
Les candidats subissent une épreuve orale d’admission sous forme d’un entretien avec le jury. Cet entretien doit permettre au jury d’apprécier la compétence dans la spécialité, l’expérience professionnelle et l’aptitude du candidat aux fonctions d’inspecteur d’académie-inspecteur pédagogique régional.
Durée de l’entretien : quarante cinq minutes maximum.
Vous sentez-vous prêts ?
Ecrit par : Pierre Lariba | 04 novembre 2009
"J'aimerais mieux pas." (Herman Mellville, "Bartleby")
Ecrit par : Robin | 04 novembre 2009
Mais quelle importance y-aurait-il à les placer (les injecter) maintenant qu'elles sont achetées ????
Ecrit par : dobolino | 04 novembre 2009
Cela ne ferait-il pas un peu désordre, une telle dépense... inutile?
Quant aux "340 000 nouveaux cas .. de grippe A" martelés (matraqués) par les médias ce soir, ce qui n'est pas précisé, c'est que ce sont des "consultations pour états grippaux" non spécifiés et pas du tout des cas de grippe du cochon avérés...
Au fait, dobolino, mon "cours de grammaire vous plaît? Il ne soulève pas l'enthousiasme ici. Je reste pourtant persuadé que si on veut réconcilier les élèves avec la grammaire, il faut leur apprendre d'abord à reconnaître les pièces de ce jeu qu'est l'analyse. En arrivant en Sixième, ils ignorent tout des adjectifs, des pronoms, des adverbes, du sujet, du COD, etc. Quand en Quatrième, on s'aperçoit qu'il faut commencer par là, eh bien il faut commencer par là, quitte à y passer l'année de Quatrième. Ce sera au moins ça de su ("ça de su", "pas mal", "pas mal"!).
Ecrit par : Jean | 04 novembre 2009
Saint-John Perse disait que son chien était bien plus poète que lui. Je pense que, dans sa bouche, ce n'était pas une boutade.
Ecrit par : Marilyse | 04 novembre 2009
Je crois que c'est lui aussi qui disait qu'un livre en trop, c'est une forêt en moins.
Ecrit par : Robin | 04 novembre 2009
Merci de m'avoir lue et peut-être répondu."
Ecrit par : c.cuit | 04 novembre 2009
L'apprentissage de la lecture (GS-CP) n'est pas du tout ma spécialité. Catmano pourrait répondre à cette PE beaucoup mieux que je ne le ferais. Je pense qu'elle devrait s'appuyer sur des ouvrages tels que ceux de Borel-Maisonny qui indiquent des progressions et des exercices qui permettent de ne pas se perdre en route.
Lorsque j'ai débuté, (milieu des années quatre-vingts) c'était la méthode idéovisuelle qui était à l'honneur : pas de manuel, pas de progression, pas de lecture oralisée. Les enfants devaient être mis en situation de questionner un texte, et si possible un écrit en rapport avec les projets de la classe. L'apprentissage de la combinatoire devait suivre, au hasard des listes de mots découverts. Autant dire que seuls les enfants qui étaient suivis à la maison pouvaient apprendre à lire dans ces conditions.
Quiconque s'interrogeait sur le bien fondé de cette méthode était taxé de syllabiste rétrograde. J'ai connu des instits qui en ont fait des dépressions.
Si cette PE estime que ses élèves progressent grâce à ses exercices "décrochés" de Ribambelle, et qu'elle peut justifier son choix devant son inspecteur, il me semble qu'elle possède déjà un bon sens prometteur. De plus en plus, le constat des difficultés des élèves dans la maîtrise de la langue s'impose aussi aux inspecteurs. Ils préfèrent voir quelqu'un qui tâtonne, cherche des solutions et tient à coeur de faire réussir ses élèves plutôt qu'une personne qui remplit des kilomètres de fiches de prép à l'ordinateur et laisse ses gamins en friche.
Ecrit par : chevreuil | 04 novembre 2009
"L’Institut suédois du film défend sa subvention de 35 000 euros, au nom de la création artistique et d’une démarche qui s’inscrit justement dans la réflexion sur l’égalité entre les sexes."
Bon, mais la difficulté vient d'être signalée :
"Le seul problème est que j'ai très peu d'idées pour faire varier ces exercices... surtout à l'écrit."
Ecrit par : guy morel | 04 novembre 2009
;-))
Ecrit par : Robin | 04 novembre 2009
Merci pour le texte de Milan Kundera sur la mort de Kérénine. Les animaux "voient l'ouvert" (l'apeiron en grec). Je ne sais pas trop ce que ça veut dire. Une intuition de poète (Reiner Maria Rilke). Nous ne savons pas ce qu'ils "voient"... Nous savons beaucoup de choses et nous ne savons rien.
Ecrit par : Robin | 04 novembre 2009
Ca c'est velu !
Ecrit par : iPidiblue et l'apeiron du soir | 04 novembre 2009
J'ai écouté cet après-midi Odon Vallet sur Rance Inter.
Il a reçu un héritage de 50 millions d'euros qu'il utilise pour la Fondation Vallet qui remet aux étudiants brillants mais défavorisés de Paris, du Bénin et du Vietnam des bourses afin de les aider à poursuivre leurs études. Cette association serait la plus prodigue d'Europe.
Il dit se contenter de son traitement. Un vrai malade en pleine ère Sarkobling-bling et où les politicards ne sont pas là pour servir mais pour se servir ;)
Il déclare même ne pas avoir de Rollex ni de grosse bagnole !
« Mon père, fils d'ouvriers, gardait les chèvres à 12 ans et je défends une conception de l'école publique où les seuls critères sont intellectuels et où le porte-monnaie ne compte pas. »
Ecrit par : Pierre Lariba | 04 novembre 2009
Ca c'est velu !
Ecrit par : iPidiblue et l'apeiron du soir | 04 novembre 2009
Merci d'être velu ! ;O))
Ecrit par : Robin | 04 novembre 2009
"il est probable que leur délégué général sera Philippe Meirieu. Si ! Inutile d’en frémir : après tout, Arafat et Rabin ont bien signé une paix des braves
Jean-Paul Brighelli"
Quel est diable celui qui a la plus longue * ?
Quel est celui qui, in fine, se ramassera à la petite * ?
* cuiller
Ecrit par : dugong | 04 novembre 2009
"Les animaux "voient l'ouvert" (l'apeiron en grec)." Robin
Les humains aussi l'ouvrent à l'apeiron
Ecrit par : dugong | 04 novembre 2009
Si cette PE estime que ses élèves progressent grâce à ses exercices "décrochés" de Ribambelle, et qu'elle peut justifier son choix devant son inspecteur, il me semble qu'elle possède déjà un bon sens prometteur. De plus en plus, le constat des difficultés des élèves dans la maîtrise de la langue s'impose aussi aux inspecteurs. Ils préfèrent voir quelqu'un qui tâtonne, cherche des solutions et tient à coeur de faire réussir ses élèves plutôt qu'une personne qui remplit des kilomètres de fiches de prép à l'ordinateur et laisse ses gamins en friche.
Ecrit par : chevreuil | 04 novembre 2009
Cette PE a reçu une réponse abrupte, claire et nette, type "boulet de canon" beaucoup moins dans la nuance que vous, chevreuil !!!
"Pas de panique ! Il m'est arrivé exatement la même chose l'année dernière. Je n'ai pas hésité à abandonner Ribambelle et à tout reprendre à la rentrée de novembre avec Bien lire et Aimer lire, aucun problème. J'ai gardé les albums de Ribambelle pour la fin de l'année en compréhension puisque j'avais tout fait acheter. Vraiment, si tu ne le sens pas, n'hésite surtout pas, arrête !! Choisis-toi une autre méthode et fais des photocopies ou travaille au tableau. C'est vraiment faisable."
Bien lire et aimer lire fait son petit bonhomme de chemin là-bas grâce à c.cru que vous connaissez tous bien ici.!
Non?
Si, si...;-)))
Ecrit par : c.cuit | 04 novembre 2009
Pour se maintenir au pouvoir, les classes dominantes ont besoin d'un système scolaire qui reproduise les inégalités sociales, d'où le "bousillage" de l'école primaire, mais qui anesthésie aussi la rancœur en faisant croire à "l'égalité des chances", d'où le collège unique. Mais dans cette triste farce, ce sont les "marxistes" qui ont joué le rôle des "idiots utiles".
Ecrit par : Robin | 04 novembre 2009
"Les animaux "voient l'ouvert" (l'apeiron en grec)." Robin
Les humains aussi l'ouvrent à l'apeiron
Ecrit par : dugong | 04 novembre 2009
Vous prenez quoi à l'apeiron, par chez vous ?
Ecrit par : Robin | 04 novembre 2009
Au fait, dobolino, mon "cours de grammaire vous plaît? Il ne soulève pas l'enthousiasme ici. Je reste pourtant persuadé que si on veut réconcilier les élèves avec la grammaire, il faut leur apprendre d'abord à reconnaître les pièces de ce jeu qu'est l'analyse.
Ecrit par : Jean | 04 novembre 2009
Je ne sais vous dire, Jean. Je ne suis pas spécialiste en la matière et il faut aussi voir ce que ça donne en classe.
Ce que je peux vous dire, c'est que l'institutrice retraitée qui a un peu fait travailler ma fille en grammaire a aussi commencé par lui faire classer les différentes classes de mots et que le livre de 1965 que j'ai utilisé pour l'aider procédait aussi ainsi. Ce n'était pas aride pour autant car, à chaque chapitre, il y avait des retours en arrière et des projections dans l'avenir dans tous les exercices, de l'analyse grammaticale mais aussi de l'analyse logique.
Je suis bien contente que mon texte préféré plaise à tout le monde. En fait, ce n'est qu'un extrait et toute cette septième partie, "Le sourire de Karénine", est excellente.
Tomas et Térésa l'ont appelée Karénine et disent "il" en parlant du chien mais il me semble que Karénine est une femelle, si mes souvenirs sont bons ?
Ecrit par : dobolino | 04 novembre 2009
Vous prenez quoi à l'apeiron, par chez vous ?
Ecrit par : Robin | 04 novembre 2009
A dire le 11 novembre :
Apéromistice
A la terrasse d'un café
Deux anciens de 14-18
Boivent deux 45
A la santé
De ceux qui trinqueront
A la prochaine tournée
Joël Sadeler (Appel des cent "cent poèmes pour la paix" - le cherche midi 1987)
Ecrit par : Marilyse | 04 novembre 2009
Oui, Karénine est une chienne. Le roman dans son ensemble est un chef-d'oeuvre de bout en bout.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 novembre 2009
Toto est au fond de la classe mais lui au moins il suit !
Ecrit par : iPidiblue et l'élève modèle Toto W. | 04 novembre 2009
Normal, il doit être en train d'écrire la suite de "Sexe et caractère".
Ecrit par : Pascal | 04 novembre 2009
Bah, Houellebecq l'a déjà fait, avec son Extension ^^.
Ecrit par : TotoWeininger | 04 novembre 2009
Je ne sais vous dire, Jean. Je ne suis pas spécialiste en la matière et il faut aussi voir ce que ça donne en classe.
Ce que je peux vous dire, c'est que l'institutrice retraitée qui a un peu fait travailler ma fille en grammaire a aussi commencé par lui faire classer les différentes classes de mots et que le livre de 1965 que j'ai utilisé pour l'aider procédait aussi ainsi. Ce n'était pas aride pour autant car, à chaque chapitre, il y avait des retours en arrière et des projections dans l'avenir dans tous les exercices, de l'analyse grammaticale mais aussi de l'analyse logique.
Ecrit par : dobolino | 04 novembre 2009
Ben oui, c'est bien ainsi que je l'entends.
Ecrit par : Jean | 04 novembre 2009
Ah ! Oui ! Proposition pour JPB pour le 14/11.
Un module de grammaire française en L1, L2 et L3 de Lettres Modernes. Deux heures par semaine plus un TD sur les six semestres.
Ce serait le moins !
Merci !
Ecrit par : dobolino | 04 novembre 2009
Mais ça existe déjà !
On y fait de la linguistique structurale, de l'étude des illocutoires et de la comparaison de phrasèmes !
Le problème n'est pas du tout dans le nombre d'heures de grammaire !
Ecrit par : Jeremy | 04 novembre 2009
Pour se maintenir au pouvoir, les classes dominantes ont besoin d'un système scolaire qui reproduise les inégalités sociales, d'où le "bousillage" de l'école primaire, mais qui anesthésie aussi la rancœur en faisant croire à "l'égalité des chances", d'où le collège unique. Mais dans cette triste farce, ce sont les "marxistes" qui ont joué le rôle des "idiots utiles".
Ecrit par : Robin | 04 novembre 2009
Vu que la règle de ce blog, c'est qui ne dit mot consent, je me sens obligé de réagir.
Ce n'est pas la première fois sur le sujet, mais bon, le clou finira bien par rentrer.
Deux choses donc :
1) Contrairement à ce que vous proférez (normal d'un autre côté, vous ne comprenez rien à l'économie et au monde de l'entreprise), le monde actuel n'a plus besoin de petits hommes bleus en masse (on a déjà du mal à trouver du boulot à ceux qui nous restent - le fameux chômage structurel) mais justement de cerveaux évolués (la fameuse économie de la connaissance). Par conséquent, plus le système scolaire est efficace et permet de former des personnes qui nous permettront de trouver les innovations (réelles ou marketing) de demain, plus les patrons sont contents. (au passage, beaucoup de patrons n'ont rien à voir avec l'image que vous vous en faites et n'ont pas fait de super études. Les grandes écoles forment des petits employés modèle, n'aimant pas prendre de risque et se sentant bien dans le confort ouaté d'une grande entreprise. Prendre des vrais risques, c'est pas pour eux).
2) Mettre l'échec du système sur le dos d'une pseudo théorie du complot d'une classe dirigeante n'est qu'un moyen de masquer le fait qu'il y a vraiment des abrutis dans et autour de l'éducation nationale qui ont trouvé leur créneau pour se branler et en plus en vivre (même plutôt bien) sans se faire à se taper des chiards à longueur de journée, surtout que ça devient dangereux d'enseigner maintenant. Le ver est dans le fruit, les mecs qui décident (droite comme gauche) ne comprennent pas forcément grand chose aux implications de l'éducation et n'ont qu'une vision parcellaire du sujet (ça reste le grand problème du dirigisme).
Bref, Robin, vous êtes une excellente professeur dans votre domaine, j'adore votre partenariat avec Batman mais si vous pouviez arrêter vos théories de lutte des classes d'un autre âge, je pense que vous en sortiriez grandie.
Ecrit par : Joe | 04 novembre 2009
On y fait de la linguistique structurale, de l'étude des illocutoires et de la comparaison de phrasèmes !
Ecrit par : Jeremy | 04 novembre 2009
Une "grammaire" souverainement utile, absolument capitale, merveilleusement éclairante! Pauvres élèves, ensuite...
Ecrit par : Jean | 04 novembre 2009
Bref, je ne sais pas pourquoi, mais j'attire ce genre de personne.
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Ça se confirme ^^
Ecrit par : TotoWeininger | 04 novembre 2009
Putain, les vacances se terminent demain.
Ecrit par : TotoWeininger | 04 novembre 2009
Deux heures de boulot... ^^
Ecrit par : TotoWeininger | 04 novembre 2009
On y fait de la linguistique structurale, de l'étude des illocutoires et de la comparaison de phrasèmes !
Ecrit par : Jeremy | 04 novembre 2009
Et pour les TP et les dissections, on doit apporter une blouse blanche ? ;-)
Ecrit par : chevreuil | 04 novembre 2009
"Dont acte. La seule raison valable pour maintenir ces machins étant à terre, tirons-en les conséquences."
Ecrit par : Georges | 04 novembre 2009
Vous n'avez pas tout lu, on dirait !
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 04 novembre 2009
Tout lire ? Où ? Dans ce blog ? Ou dans la "littérature" sur les IUFM qui vous nourrissent (encore) ?
Et si je puis me permettre : qu'y faites-vous dans votre IUFM ? Pourquoi y êtes-vous allé et, surtout, y êtes-vous resté ? Ca m'intéresse.
Ecrit par : Georges | 04 novembre 2009
@ DE LA GRAMMAIRE SCOLAIRE
Nomenclature grammaticale du GRIP
I
MORPHOLOGIE
1. LES MOTS VARIABLES
Le nom
Noms propres
Noms communs (simples et composés)
Genres : Masculin – féminin
Nombres : Singulier – pluriel
L’article
1° Article défini
2° Article indéfini
3° Article partitif
Genres : Masculin – féminin
Nombres : Singulier – pluriel
Le pronom
1° Pronoms personnels
2° Pronoms possessifs
3° Pronoms démonstratifs
4° Pronoms relatifs
5° Pronoms interrogatifs
6° Pronoms indéfinis.
7°Pronoms numéraux
Genres : Masculin - féminin- neutre
Nombres : Singulier – pluriel
N.B. – Certains pronoms prennent des formes différentes selon qu’ils sont sujets ou compléments.
L’adjectif
1° Adjectifs qualificatifs (simples et composés)
2° Adjectifs numéraux
- ordinaux
- cardinaux
3° Adjectifs possessifs
4° Adjectifs démonstratifs
5° Adjectifs interrogatifs
6° Adjectifs indéfinis
7° Adjectifs exclamatifs
8° Adjectifs relatifs
Genres : Masculin – féminin
Nombres : Singulier – pluriel
Degrés de l’adjectif qualificatif
- comparatif d’égalité
- comparatif de supériorité
- comparatif d’infériorité
- superlatif relatif
- superlatif absolu
Le verbe
Verbes et locutions verbales
Nombres et personnes
Éléments du verbe
1° Radical
2° Désinences
Verbes employés comme auxiliaires : Avoir, être ; semi-auxiliaires.
Voix du verbe
1° Active
2° Passive
N.B. - Les verbes essentiellement ou occasionnellement pronominaux pouvant être de sens actif ou passif, on ne parlera pas de voix pronominale, mais de tournure pronominale.
Modes du verbe
Modes personnels
1° Indicatif
2° Conditionnel
3° Impératif
4° Subjonctif
Modes impersonnels
1° Infinitif
2° Participe
Temps du verbe
1° Temps simples : présent, imparfait, passé simple, futur
2 ° Temps composés : passé composé, plus-que-parfait, passé antérieur, futur antérieur
N.B. Seul le mode indicatif fait usage des huit temps.
Verbes pronominaux
Verbes impersonnels
Les verbes sont rangés en trois groupes :
1 Verbe du type aimer : infinitif –er ; présent en e
2° Verbes du type finir ; infinitif –ir ; participe présent - issant
3° Tous les autres verbes.
2. LES MOTS INVARIABLES
1° Adverbes et locutions adverbiales
2° Prépositions et locutions prépositives
3° Conjonctions et locutions conjonctives : conjonctions de coordination et conjonctions de subordination
4° Interjections
II
SYNTAXE
TERMES DE LA PROPOSITION
- Le verbe
- Le sujet
À quoi peuvent être ajoutés :
- L’attribut
- Le complément
N.B. Le verbe n'a pas de fonction : c'est autour de lui que s'organisent les mots de la phrase.
FONCTIONS DES MOTS DANS LA PROPOSITION
1. Fonctions du nom et du pronom :
- Sujet du verbe
- Objet du verbe : complément d’objet direct, complément d’objet indirect
- Complément d'attribution
- Complément d’agent du verbe (à la voix passive)
- Complément du nom
- Complément de l'adjectif qualificatif
- Complément circonstanciel
- Attribut du sujet ou du complément d’objet direct.
- Apposition à un nom ou à un pronom
2. Fonctions de l'adjectif
- Épithète d'un nom
- Attribut du sujet ou du complément d’objet direct
NATURES DE LA PROPOSITION
1. Propositions indépendantes.
2. Propositions principales : une ou plusieurs propositions subordonnées dépendent d'elles.
3. Propositions subordonnées : elles dépendent d'une autre proposition.
• Propositions subordonnées relatives.
• Propositions subordonnées conjonctives.
• Propositions subordonnées interrogatives indirectes.
• Propositions subordonnées participiales.
• Propositions subordonnées infinitives.
N. B. Des propositions de même nature peuvent être coordonnées entre elles.
FONCTIONS DE LA PROPOSITION
Les propositions peuvent avoir des fonctions analogues aux fonctions des noms.
Elles peuvent être :
- Sujet
- Apposition
- Attribut
- Complément
Ecrit par : guy morel | 05 novembre 2009
Je viens de recevoir la nomenclature des "ateliers" de réflexion qui seront mis en place le 14 novembre à Dijon, et, en même temps, la liste des "personnalités" contactées par Peillon pour y participer.
Les voici — et puis priez pour moi !
1.Comment adapter l'enseignement obligatoire à l'hétérogénéité des élèves ?
- comment faire du collège unique un collège valorisant toutes les intelligences ?
- quel socle commun de connaissances et de compétences ?
- quelles méthodes d’enseignement et d'évaluation pour la réussite de tous?
Avec, côté PS…
Philippe Meirieu
Spécialiste de la pédagogie, professeur des universités en Sciences de l'éducation
Jean-Michel Zakhartchouk
Les Cahiers Pédagogiques
Dominique Raulin
Directeur du CRDP du Centre, académie d'Orléans-Tours
Pierre Frackowiak
Inspecteur honoraire de l’Education Nationale, pédagogue
Frédérique Rolet
Secrétaire générale et porte-parole du SNES-FSU
2. Quels choix budgétaires pour l’éducation ?
Avec…
Gérard Aschieri
Secrétaire général de la FSU
Thierry Cadart
Secrétaire général du SGEN-CFDT
Philippe Vrand
Président de la Fédération PEEP
François Marc
Professeur d'université, sénateur du Finistère
3. Quels temps pour l’éducation ?
Rythmes de vie des élèves et aménagement du temps scolaire
Avec…
François Testu
Chronobiologiste, professeur à l'Université Orléans-Tours
Eric Favey
Secrétaire national de la Ligue de l’Enseignement
Jean-Jacques Hazan
Président de la FCPE
Gilles Moindrot
Secrétaire général du SNUIPP
4. Enseignant demain : quel métier pour quelles missions ?
- activités d’enseignement et activités éducatives : du temps de service au temps de présence
- modalités de recrutement, formation initiale et formation continue, progression de carrière
Avec…
Jean-Louis Auduc
Directeur adjoint de l'IUFM de Créteil
Patrick Rayou
Professeur à l'Université Paris 8
Philippe Tournier
Proviseur du lycée Marcellin Berthelot à Saint Maur, secrétaire national du syndicat national des personnels de direction de l’éducation national (SNPDEN)
Christian Chevalier
Secrétaire général du SE-UNSA
5. Comment construire une continuité éducative du tout-petit enfant à la fin de la scolarité élémentaire ?
- pour combler le déficit des structures d’accueil de la petite enfance
- pour faciliter l’intégration et la réduction des inégalités culturelles à l’entrée au cours préparatoire
Avec…
Jeanne Fagnani
Sociologue de la famille et du travail, directrice de recherche au CNRS
Yves Fournel
Adjoint au maire de Lyon chargé de l’éducation et de l’enfance, vice-président du réseau français des villes éducatrices
Bruno Le Roux
Président de la fédération Léo Lagrange, député
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 novembre 2009
Il s'agit bien sûr de spersonnalités contactées pour y participer. Donc, sous toutes réserves, comme on dit.
Mais dans le cadre général de la loi de Murphy, la seule que je n'ai jamais prise en défaut, les uns et les autres pourraient être là en même temps.
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 novembre 2009
« Pour se maintenir au pouvoir, les classes dominantes ont besoin d'un système scolaire qui reproduise les inégalités sociales, d'où le "bousillage" de l'école primaire, mais qui anesthésie aussi la rancœur en faisant croire à "l'égalité des chances", d'où le collège unique. Mais dans cette triste farce, ce sont les "marxistes" qui ont joué le rôle des "idiots utiles". »
Robin | 04 novembre 2009
Je signe des deux mains.
Avec, en prime, la volupté courtelinesque et nonpareille de passer pour un demeuré aux yeux d'un joe.
Ecrit par : Tailleboudin | 05 novembre 2009
Yves Fournel JPB
De l'Oulipo ou apparenté ? :-)))
Ecrit par : nicolas | 05 novembre 2009
Sincèrement, JP, il ne s'agit pas de fuite, mais dans un tel environnement "culturel", je ne sais de quel poids vous pourrez peser. Que signifie ce déséquilibre ? Je crains que vous n'usiez vos nerfs et gâchiez votre week-end.
Ecrit par : nicolas | 05 novembre 2009
En fait, je crois sincèrement que Joe et Robin ont raison tous les deux. Simplement, ils ne parlent pas d ela même époque.
Ce que Robin a en tête, c'est le système capitaliste des années 70-80 — les grands débuts du libéralisme tous azimuts, des délocalisations, de la mise en concurrence des ouvriers européens et des ouvriers est-orientaux. Et là, oui, on a démantelé le système éducatif parce qu'on ne voulait pas des travailleurs qui pensassent trop, ou trop bien.
En revanche, et quelques crises internationales plus tard, ce dont le libéralisme actuel a besoin, c'est effectivement d'élites. Mais les archi-penseurs du système éducatif européen (et américain) sont restés un cran en arrière, sans voir que pendant ce temps, la Chine ou l'Inde avaient anticipé et fabriqué des élites ultra-compétentes (voir Singapour, comme exemple ultime d'adéquation de l'Ecole aux nécessités du marché du IIIème millénaire).
De sorte qu'aujourd'hui nous sommes en porte-à-faux, avec des enfants mal formés aux réalités d'un marché qui réclame une hyper-compétence tous azimuts. C'est ainsi que l'on entre en décadence, par manque de réactivité.
Il est significatif qu'une certaine gauche, très encroûtée dans des schémas anté-diluviens, ait prêté la main à la baisse de niveau de ce qui fut jadis (dans les années 30 à 60) l'un des prolétariats les mieux instruits au monde (et significatif aussi le fait que Jospin, en 2002? n'ait pas su parler à cet électorat si longtemps méprisé). La crise qui court depuis le début des années 70 a largement paupérisé et déclassé les classes moyennes sur lesquelles la gauche s'appuyait, qui a sombré pour partie dans les mêmes ténèbres que les ouvriers méprisés. Ça a laissé un boulevard à tous les extrémismes — aussi bien celui du FN que celui des islamistes, qui ont aisément recruté dans des banlieues en déshérence intellectuelle.
Ce serait tout à l'honneur d'un nouveau front républicain de comprendre que l'on ne peut prendre en marche le train d'une économie en voie de recomposition qu'en reformant des élites, et en grande quantité — c'est-à-dire en portant vraiment chacun à son plus haut point de capacité. Je suis comme Voltaire : j'aime mon époque, et son style de vie. Et je voudrais le sauver contre la droite la plus bête du monde, et la gauche la plus idiote d'Europe. C'est sans doute ainsi que l'on devient centriste — mais ce n'est pas comme ça que l'on se fait des amis.
Et quand je vois les gourous dont s'entoure Peillon (voir ci-dessus), je crains un peu que nous ne nous enfoncions dans l'agonie du système.
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 novembre 2009
"et puis priez pour moi !" JPB
Faites vous représenter par un clone bourré de H1N1 et postillonnant à tout va sur le premier rang.
De toute façon, vous ne serez pas le seul répliquant * dans la salle...
* répliquant : androïde chez P.K. Dick. Dans Blade runner de Ridley Scott, film hyper esthétisant façon pub en passant, certain(e)s sont plus humains que beaucoup de la liste que vous évoquez.
A qui donc se fier ?
Ecrit par : dugong | 05 novembre 2009
Vu que la règle de ce blog, c'est qui ne dit mot consent, Joe
Pas du tout, perso, je n'ai jamais vu cette règle écrite par JPB mais je l'ai peut-être ratée car tout le monde ne lit pas toujours tout, monsieur Joe. Il est des assertions auxquelles on ne consent pas, mais le temps pour répondre manque, ou l'intérêt...
Ecrit par : nicolas | 05 novembre 2009
Nicolas, c'est de Paul Fournel que vous voulez parler (lire et relire les Athlètes dans leur tête).
Dugong, autant donner le titre primitif — "les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?" Surtout à un grand lecteur de Dick comme moi.
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 novembre 2009
"Bref, Robin, vous êtes une excellente professeur (...) je pense que vous en sortiriez grandie." (Joe)
Tiens, je ne savais pas que Robin était transsexuel. Robin, vous nous cachez tout ! ;o)))
Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 novembre 2009
De sorte qu'aujourd'hui nous sommes en porte-à-faux, avec des enfants mal formés aux réalités d'un marché qui réclame une hyper-compétence tous azimuts.
Ecrit par : brighelli | 05 novembre 2009
La Nation a surtout et plus que tout besoin que les nouvelles générations soient instruites, désireuses et capables de penser le monde présent et à-venir, dans toutes ses composantes pour le transformer en l'arrachant des griffes de la techno-science économie.
Bonne journée à tous.
Ecrit par : Buntov | 05 novembre 2009
Bref, Robin, vous êtes une excellente professeur dans votre domaine, j'adore votre partenariat avec Batman mais si vous pouviez arrêter vos théories de lutte des classes d'un autre âge, je pense que vous en sortiriez grandie.
Ecrit par : Joe | 04 novembre 2009
Je tiens à dissiper au préalable trois malentendus :
- je n'enseigne pas en IUFM
- je ne suis pas marxiste
- je ne suis pas une dame, mais un monsieur
- quand je mets mon clignotant gauche et que je me mets sur la gauche, c'est que je tourne à gauche (même à Versailles... pour ceux qui ont la patience de suivre le feuilleton)
Un grand Monsieur qui vient de nous quitter (non, pas Michael Jackson), Claude Lévi-Strauss, explique qu'une société se déploie sur deux dimensions : la civilisation (l'agriculture, l'industrie, les biens de consommation...) et la culture (l'art, la religion, la science...).
Dans les sociétés dites "primitives" et que l'on appelle aujourd'hui "premières", La dimension civilisationnnelle est contenue dans d'étroites limites.
Lévy-Strauss appelle ces sociétés des "sociétés froides" et les compare à des horloges (elles ont une conception cyclique du temps, ignorent la notion d'Histoire et de "progrès", mais aussi le désordre imprévu et la "lutte des classes".)
Dans les sociétés dites "avancées" comme la nôtre et celle qui a tendance à s'étendre, pour le meilleur et pour le pire, sur toute la planète, la dimension civilisationnelle l'emporte et génère ce que Lévy-Strauss appelle de "l'entropie", c'est-à-dire une tendance à toutes sortes de phénomènes agréables et désagréables : le confort, la multiplication des objets, la consommation, le changement, mais aussi l'envie, le désordre, l'exploitation de l'homme par l'homme...
Lévy-Strauss explique que si nous voulons continuer à avancer dans cette voie sans nous détruire, nous devons apprendre à gérer cette "entropie" en la transférant positivement" dans la culture.
Vous vous demandez peut-être où je veux en venir. Disons, en caricaturant que vous faites partie de ceux qui opèrent dans la dimension de la civilisation et moi dans celle de la culture.
Je connais mal le monde de l'entreprise, je vous le concède, mais j'ai fait des efforts, comme vous en faites vous-même en venant sur ce blog pour essayer de comprendre ce qui se passe dans le domaine de l'éducation.
Notre président, Nicolas Sarkozy ou l'un de ses conseillers, je ne sais, a bien aperçu le problème quand il a parlé en empruntant l'expression à Edgar Morin de "politique de civilisation" et puis il n'a pas poursuivi en maugréant que c'était une "idée foireuse", alors que c'est peut-être la meilleure qu'il ait jamais eue.
Les professeurs, mais aussi les hommes de science, les artistes, les créateurs, ceux que l'on appelle parfois dédaigneusement les "intellectuels" jouaient jusqu'à présent un rôle dans la régulation de l'entropie (ce problème ne date pas d'hier, on le trouve déjà dans la République de Platon).
Ce rôle, fondamental a été transféré négativement du côté de la civilisation et, je le répète, avec l'approbation enthousiastes de ce que j'ai appelé les marxistes entre guillemets (les "progressistes", si vous voulez... Tous les braves gens que JPB va devoir affronter à Dijon, ce vieux mécréant nous demandant de prier pour lui et que vous traitez de toutes sortes de noms d'oiseaux parfaitement mérités du reste)
Je me suis exprimé en termes marxistes en parlant de "classes dirigeantes" parce que je ne dispose pas des concepts opératoires nécessaires pour saisir ce qui en train de se produire sous nos yeux.
Si vous lisez attentivement les témoignages d'enseignants sur ce blog : l'obstination à se servir de méthodes d'apprentissage de la lecture notoirement toxiques, le climat qui règne dans les établissements scolaires, la dégradation du statut des enseignants qui sont actuellement traités de la même façon que les "boucs émissaires" des sociétés primitives (c'est encore la façon la plus simple de réguler "l'entropie")... Vous finirez par comprendre ce que j'ai voulu dire.
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
Nomenclature grammaticale du GRIP : enfin, je reconnais des notions qui me sont familières ! Quant aux illocutoires et aux phrasèmes, le dinosaure que je suis n'en a jamais entendu parler.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 novembre 2009
Je tiens à dissiper au préalable trois malentendus :
- je n'enseigne pas en IUFM
- je ne suis pas marxiste
- je ne suis pas une dame, mais un monsieur
- quand je mets mon clignotant gauche et que je me mets sur la gauche, c'est que je tourne à gauche (même à Versailles... pour ceux qui ont la patience de suivre le feuilleton)
Ça fait quatre !
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
Je viens de recevoir la nomenclature des "ateliers" de réflexion qui seront mis en place le 14 novembre à Dijon, et, en même temps, la liste des "personnalités" contactées par Peillon pour y participer.
Les voici — et puis priez pour moi !
...
Ecrit par : brighelli | 05 novembre 2009
Le programme est alléchant ! Et tellement original ! Beurk. Au p'tit déj', c'est dur...
1. Comment adapter l'enseignement obligatoire à l'hétérogénéité des élèves ?
- comment faire du collège unique un collège valorisant toutes les intelligences ?
- quel socle commun de connaissances et de compétences ?
- quelles méthodes d’enseignement et d'évaluation pour la réussite de tous?
Il est donc admis que les programmes 2008 ne changeront rien à la situation, que les gamins complètement cassés continueront à arriver au collège par tombereaux entiers, que le redoublement n'est toujours pas envisageable, que le thermomètre cassé est toujours de mise pour cacher la poussière sous le tapis.
2. Quels choix budgétaires pour l’éducation ?
nombre d'élèves : nombre de fonctionnaires Ed Nat = nombre d'élèves par classe ?
TBI or not TBI ?
Diminution du nombre d'heures de classe = revalorisation ?
3. Quels temps pour l’éducation ?
Rythmes de vie des élèves et aménagement du temps scolaire
Entièrement conditionné par les réponses à la question 2. Testud était contre les 24 heures chrono, deux fois plus vite qu'à la Redoute, si mes souvenirs sont bons ?
4. Enseignant demain : quel métier pour quelles missions ?
Nous, en primaire, nous avons toujours tout fait, de la dame pipi qui débloque les fermetures à glissière à l'instit' en passant par l'animateur qui organise la fête de l'école et l'infirmier qui soigne les petits bobos et les gros chagrins.
La seule différence, c'est qu'avant on nous laissait mettre un peu d'eau sur un bobo, qu'on ne risquait rien à débloquer la fermeture à glissière et que les vingt-sept heures de classe nous permettaient d'être instit tout en faisant l'animateur socio-cul de temps en temps.
5. Comment construire une continuité éducative du tout-petit enfant à la fin de la scolarité élémentaire ?
- pour combler le déficit des structures d’accueil de la petite enfance
- pour faciliter l’intégration et la réduction des inégalités culturelles à l’entrée au cours préparatoire
La première partie du débat est en totale contradiction avec la deuxième : la maternelle est-elle une structure d'accueil comme les autres si elle est chargée de réduire les inégalités culturelles à l'entrée au cours préparatoire ?
Faudrait voir à ne pas confondre une consigne de gare avec un lieu d'enseignement et Lycée de Versailles. ;-)
Ecrit par : catmano | 05 novembre 2009
L'expression la plus appropriée serait "transfert négatif de la culture vers la civilisation" (ou abandon de la régulation de la civilisation par la culture). Elle est inspirée de CLStrauss, mais avouez que ça demandait une explication.
NB : j'ai oublié de préciser que CLStrauss compare nos sociétés à des "machines à vapeur" (vous comprenez pourquoi le problème de la "régulation" n'est pas anodin)... Et songez que nous n'en sommes plus au temps de la "machine à vapeur" !
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
1. Comment adapter l'enseignement obligatoire à l'hétérogénéité des élèves ?
- comment faire du collège unique un collège valorisant toutes les intelligences ?
- quel socle commun de connaissances et de compétences ?
- quelles méthodes d’enseignement et d'évaluation pour la réussite de tous?
Il est donc admis que les programmes 2008 ne changeront rien à la situation, que les gamins complètement cassés continueront à arriver au collège par tombereaux entiers, que le redoublement n'est toujours pas envisageable, que le thermomètre cassé est toujours de mise pour cacher la poussière sous le tapis.
@ Joe
Ca n'est pas moi qui le dis, c'est une institutrice.
Le postulat de départ, c'est "collège unique" crée par la droite (Giscard/Haby), soucieux de former des cerveaux pour ce que vous appelez "l'économie de la connaissance" et surtout de réguler la "lutte des classes" et vigoureusement applaudie par une partie des enseignants et la quasi totalité de la Gauche comme garant de "l'égalité des chances".
La Gauche (en la personne de Lionel Jospin), quand elle était au pouvoir s'est acharnée à supprimer les dernières régulations du système (les CPPN, les 3ème et 4ème technologiques, les 4ème préparatoires au CAP...)
Et depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, rien n'a changé.
Et JPB. va à Dijon pour réfléchir avec les socialistes, le MODEM et les Verts sur l'aménagement du collège unique!!!!!!
Je lui souhaite bon courage !
... et tiens ! Je crois que je vais aller prier pour lui, comme il nous l'a demandé ! ;-))
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
"Tout lire ? Où ? Dans ce blog ? Ou dans la "littérature" sur les IUFM qui vous nourrissent (encore) ?
Et si je puis me permettre : qu'y faites-vous dans votre IUFM ? Pourquoi y êtes-vous allé et, surtout, y êtes-vous resté ? Ca m'intéresse."
Ecrit par : Georges | 04 novembre 2009
J'adore ce mépris !
Vous n'avez, effectivement, pas lu grand-chose sur ce blog ! ;-)
Je suis professeur de musique, (et de théâtre), dans le site IUFM de Châteauroux, pour les PE. Et je m'occupe des "formations voix" pour les quelques PLC2 qui s'y trouvent. (Un fil est consacré à l'enseignement de la musique, sur ce blog-même, dans lequel Jean-Paul m'a laissé le loisir de m'exprimer à ce sujet; consultez-le donc ! "En avant la zizique").
Pourquoi j'y suis resté ? C'est assez simple; pour continuer à y enseigner la musique, après l'avoir fait dans l'école normale qui préexistait, depuis 1985.
Il n'y a effectivement pas eu grand-chose d'intéressant qui ait pu être écrit sur les IUFM. Que ce soit du côté de la dithyrambe ou du "vilipendage". Ne vous embêtez donc pas à tenter de lire tout ça.
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 05 novembre 2009
la dimension civilisationnelle l'emporte et génère ce que Lévy-Strauss appelle de "l'entropie" Robin
Dans cette entropie anthropique, l'Homme n'est-il pas en trop ?
Ecrit par : dugong | 05 novembre 2009
Dans le débat, Pour se maintenir au pouvoir, les classes dominantes ont besoin d'un système scolaire qui reproduise les inégalités sociales, d'où le "bousillage.
Je suis avec Joe et vous me semblez très ignorant ou du moins croire à des choses qui ne marchent pas. Ainsi croire que les classes dirigeantes ont un tel but c’est leur prêter une vision constructiviste de la société. Sur le Constructivisme lisez ces articles
http://fr.wikipedia.org/wiki/Constructivisme_%28politique%29
http://www.catallaxia.org/wiki/Jean-Louis_Caccomo:Le_constructivisme_:_l%27opium_des_intellectuels
Autre erreur plus ou moins implicite et très répandu en France, on croit toujours à Marx et à sa théorie de Baisse tendancielle du taux de profit. De cette théorie erronée on tire la chute inévitable du capitalisme et l’idée : les riches de plus en plus riche et les pauvres de plus en plus pauvre. Tout cela c’est du vent bien utile pour les coquins qui l’utilisent et attristant en révélant la paresse intellectuelle d’esprits brillants par ailleurs.
http://www.wikiberal.org/wiki/Baisse_tendancielle_du_taux_de_profit
Vu la liste des invités et des sujets cela va être une boucherie, bon courage. Il faut des idées simples et efficaces comme je l’écrivais plus haut. Ainsi sur les moyens, on donne comme statistique actuellement l’argent dépenser par élève ce n’est pas inutile mais cela donne une mauvaise perspective il vaudrait mieux voir l’argent investi sur chaque professeur, cela éviterait de compter l’achat d’ordinateurs et autres hochets comme étant au profit de l’enseignement. Si plonger les élèves dans un bain d’or produisait des effets bénéfiques on le saurait. Par ailleurs une bonne comparaison pour l’EN me semble être l’hôpital avec les enfants correspondant aux malades et les professeurs aux médecins. Si elle vous plait je vous laisse le soin d’en tirer profit.
Ecrit par : Tiberius | 05 novembre 2009
la dimension civilisationnelle l'emporte et génère ce que Lévy-Strauss appelle de "l'entropie" Robin
Dans cette entropie anthropique, l'Homme n'est-il pas en trop ?
Ecrit par : dugong | 05 novembre 2009
Vous ne croyez pas si bien dire et la philosophie des années 70 (Althussser, Foucault, Deleuze...) nous interdisait d'en parler, puisque ce sont les "structures" ou "l'inconscient" qui pensent.
Tout le monde ou presque (j'exagère, il restait quand même des gens comme Mikaël Dufresne, Ricoeur, Janké., Lévinas... Le cas de Derrida est plus complexe) avait abandonné la "culture" pour passer du côté de la "civilisation".
Parce que la culture, c'est le "surmoi", c'est le souci du prochain, c'est l'effort, c'est le respect... Toutes ces vieilles choses si désagréables.
Alors que la civilisation, c'est la consommation, le "jouir sans entraves", un "monde nouveau" (et un "homme nouveau)... C'est jeune, c'est branché... Sauf qu'à l'époque, c'était Reich et Marcuse.
Mais ça a mal vieilli et ça a tourné comme le lait : "du sublime au ridicule, il n'y a qu'un pas" (Napoléon).
Maintenant c'est Bolloré, le Fouquet's, Christian Clavier et Mireille Mathieu. L'étalage de la vulgarité, partout.
CLStrauss n'a pas arrêté d'expliquer pourquoi il s'était barré pour aller en Amazonie : pour fuir la "déshumanisation" du monde moderne, la disparition de la "culture" au profit de la civilisation.
Mais les mêmes qui contribuent à cette déshumanisation (et qui n'ont rien compris) l'ensevelissent sous les éloges.
"Faut-il s'efforcer d'en rire ou en pleurer ?"
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
Ces Romains quand même, quels hommes !
Ecrit par : iPidiblue et l'apeiron du matin | 05 novembre 2009
Bon Robin, alors c'est à quelle heure que vous nous servez l'apeiron ?
Ecrit par : iPidiblue et le Robin | 05 novembre 2009
Je tiens à dissiper au préalable trois malentendus :
- je n'enseigne pas en IUFM
- je ne suis pas marxiste
- je ne suis pas une dame, mais un monsieur
- quand je mets mon clignotant gauche et que je me mets sur la gauche, c'est que je tourne à gauche (même à Versailles... pour ceux qui ont la patience de suivre le feuilleton) (Robin)
Excusez Robin, je ne sais pas pourquoi mais j'étais persuadé que vous étiez une femme. Mea Culpa.
Je comprends mieux votre point de vue même si je préfère l'explication de JPB (bah oui, il dit que j'ai raison)(enfin qu'on a tous les deux)(mais du coup, j'ai raison quand même).
Je ne connaissais pas cette théorie de la civilisation (économie ??) et de la culture. J'aurais eu tendance à mettre les sciences dans la civilisation et pas dans la culture. Pour être sûr de bien avoir compris, les "intellectuels" actuels seraient moins bons de nos jours parce que le peuple les choisit dans la sphère civilisationnelle et non culturelle ? (Quand on voit Beigbeder prix Renaudot). Que nos artistes ne sont plus ces êtres brillants et cultivés, soucieux de changer le monde, iconoclastes et transcendants mais des machines du système commercial voulant profiter voire abuser du système.
Enfin, je ne dis pas qu'il n'y a pas de problème d'éducation ou que les choses s'arrangent. Je reconnais que la situation est grave et que les remèdes proposées pour l'instant ne vont pas dans le bon sens. Je dis juste que ce n'est pas forcément la volonté d'un monde économique mais juste que Meirieux s'est trouvé une super belle place, qu'il a créé un métier, qu'il s'est arrogé un pouvoir, que c'est beaucoup plus sympa que de faire cours à des élèves et qu'il fait beaucoup de conneries car le problème est beaucoup trop complexe pour un seul homme.
Ecrit par : Joe | 05 novembre 2009
Vous savez JPB, le vrai programme des "élites" qui nous gouvernent c'est d'éviter les emmerdes exactement comme le vulgum pecus mais chacun à son échelle ... alors les grands projets d'une stratégie pluridécennale c'est comme le grand soir, même pas en rêve !
La loi de Murphy est valable pour tous et les merdes volent en escadrille.
Ecrit par : iPidiblue même pas en rêve | 05 novembre 2009
*Excusez moi ou veuillez m'excuser (suivant votre sensibilité)
Ecrit par : Joe | 05 novembre 2009
Et quand je vois les gourous dont s'entoure Peillon (voir ci-dessus), je crains un peu que nous ne nous enfoncions dans l'agonie du système.
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 novembre 2009
La liste des intervenants, c'est en effet la Cour des Miracles, la revue de ce que le pédagogisme a enfanté de plus monstrueusement destructeur! Les discussions semblent verrouillées d'avance, à la gloire de la Pensée pédagogique unique, qui est aussi, il faut le rappeler pour comprendre la notoriété, qui n'a jamais été si élevée, d'un Meirieu, celle du monde politique dans sa quasi-totalité. Alors est-ce bien la peine d'y aller? Il est facile de prévoir que l'opposition pédagogique y apparaîtra comme archi-minoritaire et y sera ridiculisée. Si Bayrou a une doctrine différente, ce qui reste à prouver, que ne l'exprime-t-il de son côté? Et d'ailleurs qu'attend-il pour la faire connaître?
Ecrit par : Jean | 05 novembre 2009
En fait Jean-Paul Brighelli comme beaucoup vous confondez les causes et les effets, il n'y a pas eu une volonté de mettre en concurrence les ouvriers européens et extrême-asiatiques, c'est une conséquence de l'amélioration des systèmes de transport, si vous voulez c'est l'invention du conteneur et du porte-conteneur qui a diminué le coût des importations qui a rendu cela possible.
De même qu'il n'y a plus comme dans les années cinquante des armadas de comptables et de secrétaires dans d'immenses sallles qui tapent sur leurs machines à écrire, ce n'est pas une volonté politique qui a décidé cela, c'est l'introduction de l'ordinateur de bureau.
Reagan a tiré les conséquences des améliorations des télécoms en dérégulant le système de monopole de l'ATT et de même pour les compagnies aériennes, idem pour le système boursier, pas d'ordinateur dans les salles de marchés pas de mondialisation possible des plates-formes d'échange de données etc.
La volonté politique elle vient en dernier ... en général elle est très en retard sur la réalité des choses. N'en faites donc pas le bouc émissaire de toutes sortes de malheurs ...
Bien entendu vous pouvez vous repasser en boucle "Good bye Lenine" et rêver à un pays sous cocon !
Ecrit par : iPidiblue et la volonté de changement | 05 novembre 2009
http://sciences.blog.lemonde.fr/2009/11/04/la-vie-sexuelle-agitee-des-chauves-souris/
Ecrit par : Pour info | 05 novembre 2009
Dans le débat, Pour se maintenir au pouvoir, les classes dominantes ont besoin d'un système scolaire qui reproduise les inégalités sociales, d'où le "bousillage.
Je suis avec Joe [...]
Ecrit par : Tiberius | 05 novembre 2009
Idem, puisqu'il parait que sinon "qui ne dit mot consent".
Ecrit par : yann | 05 novembre 2009
La volonté politique elle vient en dernier ... en général elle est très en retard sur la réalité des choses. N'en faites donc pas le bouc émissaire de toutes sortes de malheurs ...
Bien entendu vous pouvez vous repasser en boucle "Good bye Lenine" et rêver à un pays sous cocon !
Ecrit par : iPidiblue et la volonté de changement | 05 novembre 2009
iPidi a raison !
Et ne vous imaginez pas non plus que la volonté politique puisse avoir quelque réel pouvoir.
Le seul pouvoir qui puisse encore fonctionner , c'est le pouvoir associatif ou syndical, avec de l'argent et un bon cabinet d'avocats.
Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009
Il est des assertions auxquelles on ne consent pas, mais le temps pour répondre manque, ou l'intérêt...
Ecrit par : nicolas | 05 novembre 2009
Ou le hors sujet total, ou la volonté de ne pas mettre de l'huile sur le feu...
Ecrit par : yann | 05 novembre 2009
Les chauves, les plumes et les souris, vieille histoire...
Les choses risquent de se compliquer pour les mâles vampirisés...
Ecrit par : dugong | 05 novembre 2009
ANNONCE - RECHERCHE PROFESSEUR DE FRANCAIS
Bonjour,
je suis lecteur régulier de ce blog mais je n'y ai jamais participé. Mon problème n'est pas du domaine de l'éducation nationale. Je l'explique rapidement : j'ai été victime d'une cruche qui a récemment publié un livre dont une partie me concerne. J'en ai écrit une très longue critique qui se réduit maintenant à une seule page où j'annonce modestement mon désaccord d'une manière littéraire que je doute complètement réussie - j'espère que vous ne mesurez pas déjà l'ampleur du désastre à la lecture de ces quelques lignes. Cette affaire est très sensible et très intime, donc je cherche à lui répondre sans lui donner le prétexte d'une erreur de forme. Le fond, elle n'y comprendra sans doute rien. Comme ce blog est un sain espace où l'on s'emploie à corriger les ânes, je me suis dit que je pouvais faire d'une pierre deux coups, donner la meilleure instruction possible à la cruche sus-dite par le moyen de mon perfectionnement en français. Si vous êtes expert en la matière, que vous aimez les heures supplémentaires non-payées et les bonnes causes, désespérées à vrai dire, vous pouvez me contacter à cette adresse :
tr**ash*coun*tot at ho**tmai*l.**com [il suffit de supprimer les astérisques, les espaces et de remplacer le "at" par le @ bien connu, protection nécessaire contre le spam].
Je vous enverrais un document électronique au format que vous savez utiliser et en retour vous me donneriez vos suggestions et vos corrections. Merci !
ANNONCE - RECHERCHE PROFESSEUR DE FRANCAIS
Ecrit par : unedemande | 05 novembre 2009
Tiens ! Un Troll pass ...
Ecrit par : iPidiblue et la trollmania | 05 novembre 2009
Enfin, je ne dis pas qu'il n'y a pas de problème d'éducation ou que les choses s'arrangent. Je reconnais que la situation est grave et que les remèdes proposées pour l'instant ne vont pas dans le bon sens. Je dis juste que ce n'est pas forcément la volonté d'un monde économique mais juste que Meirieu s'est trouvé une super belle place, qu'il a créé un métier, qu'il s'est arrogé un pouvoir, que c'est beaucoup plus sympa que de faire cours à des élèves et qu'il fait beaucoup de conneries car le problème est beaucoup trop complexe pour un seul homme.
Ecrit par : Joe | 05 novembre 2009
Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une "volonté" consciente ou d'un "complot". Les choses se sont faites ainsi parce que c'était la solution la plus consensuelle et la plus facile. Elle permettait à Giscard de "lisser son image" et à des gens comme Meirieu de se faire leur trou dans le fromage à grands renforts de "remédiation", de "pédagogie par objectifs", de "méthodologie"... J'en passe et des meilleurs.
J'en profite pour dissiper un autre malentendu : je ne crois pas non plus à la théorie de la "baisse tendancielle du taux de profit" et je répète que je ne suis pas marxiste, sauf sur un point (d'accord avec le "jeune" Marx) que l'économie n'est pas une discipline "isolable" des autres, en particulier de la philosophie, de la sociologie, de la psychologie, de l'Histoire, de la politique et plus généralement de l'anthropologie. Très peu d'économistes distinguent par exemple le "besoin" du "désir" et passent, autant que Marx, à côté de la notion de "valeur".
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
Enfin un professeur qui n'est pas marxiste ! Bienvenu au club Robin mais vous allez vous sentir un peu seul ...
Ecrit par : iPidiblue et le Club | 05 novembre 2009
Résumé d'un article du Guardian :
Croyances religieuses et convictions écolos : même combat
"Les employés qui se préoccupent des pratiques environnementales de leur entreprise ont gagné le droit de saisir la justice", écrit le quotidien. Le 3 novembre, un juge a estimé en appel que les convictions écologiques devaient être respectées au même titre que les croyances religieuses. "Les salariés qui se sentent persécutés pour leurs opinions bien arrêtées sur la manière dont leur société devrait réduire ses émissions de CO2 ou économiser les ressources pourront désormais réclamer des indemnisations à leur employeur."
Comme ça, au moins, c'est clair.
Ecrit par : yann | 05 novembre 2009
Oui et puis cela donnera du travail aux juges après tout les lawyers sont payés au compteur en Grande-Bretagne, il faut bien bien qu'ils fournissent du carburant à la machine ...
Ecrit par : iPidiblue et le Club des Lawyers | 05 novembre 2009
Je ne connaissais pas cette théorie de la civilisation (économie ??) et de la culture. J'aurais eu tendance à mettre les sciences dans la civilisation et pas dans la culture. Pour être sûr de bien avoir compris, les "intellectuels" actuels seraient moins bons de nos jours parce que le peuple les choisit dans la sphère civilisationnelle et non culturelle ? (Quand on voit Beigbeder prix Renaudot). Que nos artistes ne sont plus ces êtres brillants et cultivés, soucieux de changer le monde, iconoclastes et transcendants mais des machines du système commercial voulant profiter voire abuser du système.
Oui, il y a du vrai dans ce que vous dites, mais je pense que c'est plus profond que ça. Ce que vous dites, c'est ce que l'on perçoit de l'extérieur, pas "l'essence du phénomène" .
Le cas de Beigbeder est particulièrement intéressant car il a été couronné pour un livre "qui ne ressemble pas à l'image que son auteur donne d'habitude de lui-même".
C'est "l'homme de culture" qui a été couronné et non l'homme de "l'air du temps", ou bien peut-être un homme qui serait, comme chacun d'entre nous, désormais, tiraillé entre les deux et comme aspiré par "l'air du temps" et qui aurait la nostalgie d'autre chose.
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
Dans les sociétés primitives, on peut dire que la sphère de la culture (essentiellement la religion et ce que nous appelons "l'art" : les masques, la danse...) englobe pratiquement la sphère de la civilisation (Lévy-Strauss montre avec l'exemple de la caste des forgerons à quel point ces civilisations sont attentives à ne pas laisser "l'économie" se détacher de la culture); dans les civilisations dites "évoluées", on pourrait parler de deux cercles avec une intersection commune. Je serais assez d'accord avec vous au sujet de la science (la science relève-t-elle de la civilisation ou de la culture ?).
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
"Les chauves, les plumes et les souris, vieille histoire...
Les choses risquent de se compliquer pour les mâles vampirisés..."
Ecrit par : dugong | 05 novembre 2009
Et les chauve-sourient ?
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 05 novembre 2009
Bof Robin ! Vous savez les chinois de Hong-Kong ou d'ailleurs avant de construire un gratte-ciel consultent des spécialistes qui donnent des conseils sur l'orientation du bâtiment pour ne pas froisser les sentiments des dieux ... et il me semble bien qu'il n'y a pas de 7ème étage (11ème?) dans les tours chinoises à cause de je ne sais quelle superstition : le besoin de croire en son étoile est universel !
Ecrit par : iPidiblue et les pièges à gogo | 05 novembre 2009
"C'est en Allemagne, au XIXe siècle, que le terme de culture se développe comme concept et comme outil politique. A l'époque, l'Allemagne est travaillée de toutes parts par la question de l'unité nationale. Les intellectuels germanophones s'emparent de la notion de culture pour définir ce que serait le creuset d'une nation allemande à venir. En France ou au Royaume-Uni, en revanche, le terme était très peu usité. On parlait plutôt de civilisation".
Philippe Descola, successeur de CL Strauss au Clg de France, dans un article du Monde.fr, rubrique Société.
Ecrit par : Buntov | 05 novembre 2009
Kultur Kampf !
Ecrit par : iPidiblue bismarckien | 05 novembre 2009
Bof Robin ! Vous savez les chinois de Hong-Kong ou d'ailleurs avant de construire un gratte-ciel consultent des spécialistes qui donnent des conseils sur l'orientation du bâtiment pour ne pas froisser les sentiments des dieux ... et il me semble bien qu'il n'y a pas de 7ème étage (11ème?) dans les tours chinoises à cause de je ne sais quelle superstition : le besoin de croire en son étoile est universel !
Ecrit par : iPidiblue et les pièges à gogo | 05 novembre 2009
Oui, et nous avons, nous aussi nos propres "superstitions" (super stat : ce qui reste, ce dont la science, la raison n'aurait pas réussi à nous débarrasser ; je n'ai pas le temps de vérifier, mais le mot devrait dater du XVIIIème siècle, de la "philosophie des Lumières").
Je voulais simplement souligne ce que ressens de plus en plus comme un déséquilibre, particulièrement à l'école, (peut-être parce que j'ai connu autre chose) entre la civilisation et la culture.
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
Nicolas, c'est de Paul Fournel que vous voulez parler (lire et relire les Athlètes dans leur tête).
Ecrit par : brighelli | 05 novembre 2009
Bon alors si vous n'êtes pas attentif aux indices, je vous demande ce que vous allez pouvoir faire à Dijon ?
Cher JP, il me semble avoir pris la précaution (rare) d'un smiley.
Ecrit par : nicolas | 05 novembre 2009
"C'est en Allemagne, au XIXe siècle, que le terme de culture se développe comme concept et comme outil politique. A l'époque, l'Allemagne est travaillée de toutes parts par la question de l'unité nationale. Les intellectuels germanophones s'emparent de la notion de culture pour définir ce que serait le creuset d'une nation allemande à venir. En France ou au Royaume-Uni, en revanche, le terme était très peu usité. On parlait plutôt de civilisation".
Philippe Descola, successeur de CL Strauss au Clg de France, dans un article du Monde.fr, rubrique Société.
Ecrit par : Buntov | 05 novembre 2009
Donc, lorsque les Allemands ont eu besoin de donner un sens à leur existence en tant que peuple, ils ont éprouvé le besoin d'un mot distinct du mot "civilisation", le mot "kultur".
On voit évidemment tout de suite le risque, mais Lévi-Strauss parle, lui, de "l'arc-en-ciel des cultures humaines" : la culture, pour lui, c'est ce qui fonde l'identité collective mais aussi ce qui la relie aux autres identités (je n'ai pas besoin, je pense d'insister sur la symbolique de l'arc-en-ciel et sur sa relation au judaïsme).
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
Je vais regarder ma carte d'identité, Robin, et vérifier s'il y a bien le mot "culture" dedans !
Ecrit par : iPidiblue cultureux | 05 novembre 2009
Entendu ce matin à la radio, entre deux spots de matraquage sur les "340 000 cas" de grippe du cochon.
Une dame vaguement fiévreuse et toussoteuse va consulter.
Le Médecin. - Madame, vous avez la grippe du cochon. Il faut vous faire vacciner.
La Dame. - Mais si j'ai eu la grippe du cochon, ce n'est plus la peine que je me fasse vacciner.
Le Médecin. - Mais si, Madame, car sinon vous risqueriez d'être un porteur sain et de contaminer votre entourage [ça, c'est moi qui l'ajoute!].
La Dame. - Mais, Docteur, comment puis-je savoir avec certitude que c'est la grippe du cochon?
Le Médecin. - C'est impossible. Il faut me croire sur parole, car il y a bien des tests, mais ils coûtent 200 euros et ne sont pas remboursés.
Ecrit par : Jean | 05 novembre 2009
Les médecins font des consultations à la radio ? A mon humble avis c'est formellement interdit par la déontologie, toute consultation médicales doit rester secrète (même si la patiente ne donne pas son nom elle pourrait être reconnue par sa voix), le Conseil de l'ordre devrait prendre des sanctions contre ce médecin ...
Ecrit par : iPidiblue jour de consultation | 05 novembre 2009
Résumé d'un article du Guardian :
Croyances religieuses et convictions écolos : même combat
"Les employés qui se préoccupent des pratiques environnementales de leur entreprise ont gagné le droit de saisir la justice", écrit le quotidien. Le 3 novembre, un juge a estimé en appel que les convictions écologiques devaient être respectées au même titre que les croyances religieuses. "Les salariés qui se sentent persécutés pour leurs opinions bien arrêtées sur la manière dont leur société devrait réduire ses émissions de CO2 ou économiser les ressources pourront désormais réclamer des indemnisations à leur employeur."
Comme ça, au moins, c'est clair.
Ecrit par : yann | 05 novembre 2009
Yann, je crains que sous peu notre pratique quotidienne ne devienne un enfer. Du genre obtenir le consentement éclairé du client avant chaque prescription d'avermectine à un animal de compagnie, en tenant compte des arguments scientifiques développés au sujet de ces molécules par le lobby écolo. Déjà que c'est la plaie en rurale...
Ayant l'infini bonheur d'avoir hérité, comme confrère voisin, d'un véto à pendule, je commence à constater des refus horrifiés sur Milbemax (l'antéchrist !) et tous les spot-on antiparasitaires.
Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009
Les médecins font des consultations à la radio ? A mon humble avis c'est formellement interdit par la déontologie, toute consultation médicales doit rester secrète (même si la patiente ne donne pas son nom elle pourrait être reconnue par sa voix), le Conseil de l'ordre devrait prendre des sanctions contre ce médecin ...
Ecrit par : iPidiblue jour de consultation | 05 novembre 2009
Mais non, iPidiblue (c'est compliqué à taper!), c'est une dame qui racontait à la radio une histoire vécue!
Ecrit par : Jean | 05 novembre 2009
Milbemax (l'antéchrist !)
Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009
Oh, mon dieu, je suis un pollueur, un abominable pollueur !
Mea culpa, mea maxima culpa ;o)))
Non, en fait, je m'en fous.
Ma région n'est pas (encore) contaminée comme la tienne par les bobos à pendules et autres magnétiseurs (quoique...).
Ecrit par : yann | 05 novembre 2009
Testis unus, testis nullus.
Donc votre histoire ne vaut rien mon brave Jean ... repassez avec quelque chose d'un peu plus consistant !
Ecrit par : iPidiblue | 05 novembre 2009
Mais non, iPidiblue (c'est compliqué à taper!), c'est une dame qui racontait à la radio une histoire vécue!
Ecrit par : Jean | 05 novembre 2009
Ben voyons !!
(c'était ma contribution quotidienne au vaste sujet de la grippe cochonne).
Ecrit par : yann | 05 novembre 2009
Carte scolaire : la Cour des comptes pointe un risque de ghettoïsation
LE MONDE | 05.11.09 | 12h02
L'assouplissement de la carte scolaire, instauré à la rentrée 2007, renforce la ghettoïsation des collèges "ambition réussite", ces établissements scolaires dont les élèves cumulent les difficultés sociales et scolaires. C'est ce que souligne un rapport de la Cour des comptes présenté mardi 3novembre devant la commission des finances du Sénat.
C'est au détour d'une enquête sur les dispositifs éducatifs dans les quartiers sensibles que les rapporteurs de la Cour ont découvert un phénomène de renforcement de la ghettoïsation des établissements difficiles, conséquence de l'assouplissement de la carte scolaire. Nombre d'observateurs s'en doutaient, mais personne ne pouvait en apporter la preuve, le ministère de l'éducation nationale refusant de communiquer sur le sujet. Désormais, une première indication chiffrée existe.
Dans son rapport, la Cour des comptes estime que, sur un total de 254collèges "ambition réussite", 186 ont perdu "jusqu'à 10%" de leurs élèves du fait de la réforme de la carte scolaire voulue par Xavier Darcos.
Alors ministre de l'éducation, il avait jugé que la carte scolaire, qui affecte un élève dans un collège ou un lycée en fonction de son lieu de résidence, "n'assure plus l'égalité des chances et ne répond plus aux attentes des familles", car elle est "régulièrement contournée".
Même s'il chiffre à 7 %, et non pas 10 %, la perte d'élèves par certains collèges difficiles, l'actuel ministre de l'éducation, Luc Chatel, n'a pas contesté ces résultats. M.Chatel dit attendre, "d'ici à la fin de l'année, une étude plus détaillée" par ses services, le rapport rendu public par Jean Picq, président de la troisième chambre de la Cour des
comptes, ne reposant que sur six collèges "ambition réussite" de trois académies: Aix-Marseille, Lille et Versailles.
Plutôt que sur la fuite des collèges difficiles par leurs élèves, le ministre préfère mettre l'accent sur "50 établissements “ambition réussite” qui sont devenus plus attractifs et ont gagné des élèves", et sur les familles qui "sont satisfaites de l'assouplissement de la carte scolaire". "D'ailleurs, le gouvernement entend poursuivre jusqu'à sa disparition", note-t-il.
De son côté, M.Picq admet que "six collèges difficiles, ce n'est pas très représentatif." "Mais personne n'a remis en cause nos conclusions, remarque-t-il. Nous avons vraiment rencontré tout le monde: principaux, équipes pédagogiques, recteurs, inspecteurs d'académie, élus, associations… Tous ont relevé un aspect positif: des élèves boursiers ont pu aller étudier dans de meilleurs établissements. Et un aspect négatif: la perte d'élèves." La Cour prône de ce fait l'accentuation de la lutte "contre la constitution de “ghettos scolaires”".
Le libre choix des familles mis en avant par MM. Darcos et Chatel n'en est pas un aux yeux de la sociologue Agnès van Zanten, pour qui "le choix de l'établissement n'a de sens que s'il y a une vraie offre. Or les familles doivent se déterminer entre un bon et un mauvais établissement, ce qui n'est pas un choix. Et comme elles choisissent toutes les mêmes établissements, cela crée de l'insatisfaction".
Pour l'auteure de Choisir son école (éditions PUF), le rapport de la Cour des comptes n'est pas une surprise: "L'idée était de récompenser les bons élèves des classes populaires. Les enseignants eux-mêmes les invitent à quitter les mauvais établissements, ce qui conduit à la fuite des “têtes de classe” et à la ghettoïsation." Même dépit du côté du SNES, principal syndicat du secondaire: "Le message d'origine qui était celui de la méritocratie scolaire, devient “quittez votre quartier”. Au bout de deux ans, on a des collèges qui ont perdu jusqu'à 40% de leurs effectifs", déplore Daniel Robin, co-secrétaire général.
Comment corriger ces effets pervers? Le SNES réclame plus de moyens. M.Chatel propose, entre autres, d'ajouter aux critères permettant l'accès à un meilleur établissement (boursiers, handicapés), le fait d'être élève d'un collège "ambition réussite". Ce changement pourrait cependant augmenter la ghettoïsation desdits collèges. MmevanZanten imagine, elle, d'"instaurer des quotas par catégories d'élèves (bons, moyens, mauvais) dans les établissements, comme l'Angleterre qui prend des mesures contre le libre choix".
La Cour des comptes estime, quant à elle, que la lutte contre l'échec scolaire fondée sur l'aide individualisée, ne peut plus reposer sur le volontariat des enseignants et des élèves. "Il faut intégrer cette aide dans les obligations de service, mais ça risque d'être la révolution", prévient M.Picq.
Marc Dupuis
Ecrit par : Pendariès | 05 novembre 2009
"Carte scolaire : la Cour des comptes pointe un risque de ghettoïsation "
Comme c'est mignon ! Comme c'est délicat ! Un "risque" !?!?
Si cela n'a pas déjà été fait ici, je suggèrerais bien au gros Séguin la lecture du roman de Thierry Jonquet "Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte". Pour qu'il évalue où en est son "risque".
Ecrit par : yann | 05 novembre 2009
Au moins, les collèges difficiles ont moins d'élèves par classe (suite à la baisse des effectifs) et donc peuvent dispenser des cours de qualité, non ? J'ai pas bon ?
Ecrit par : Joe | 05 novembre 2009
Si cela n'a pas déjà été fait ici, je suggèrerais bien au gros Séguin la lecture du roman de Thierry Jonquet "Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte". Pour qu'il évalue où en est son "risque".
Ecrit par : yann | 05 novembre 2009
Mais Yann moi je m'inquiète des ghettos de riches, que vont-ils devenir tous ces anciens ou futurs élèves de l'école des Roches ?
Et Marbella ou Majorque ces ghettos de drogués vous y pensez ? Le leader de Boyzone qui y a fait une mauvaise descente récemment ...
Ecrit par : iPidiblue descente dans le ghetto | 05 novembre 2009
Voyez-vous Yann je suis ce qu'il est convenu d'appeler un pauvre - d'après l'Insee - et donc mon moyen de transport favori c'est le métro, eh bien ! depuis 25 ans que je le prends je n'ai jamais croisé dans le métro parisien quelqu'un qui passe à la télévision ! Vous pensez que le métro est interdit aux gens célèbres ? Les sociologues se sont penchés récemment sur la question, ils se sont rendus compte qu'à la télévision les CSP sont surreprésentées dans les fictions et je ne vous parle pas des plateaux télés style talk-show ..
Ecrit par : iPidiblue descente dans le ghetto télévisuel | 05 novembre 2009
Je voulais écrire les catégories socio-professionnelles supérieures (CSP+).
Ecrit par : iPidiblue descente dans le ghetto télévisuel | 05 novembre 2009
Voyez-vous Yann je suis ce qu'il est convenu d'appeler un pauvre - d'après l'Insee - et donc mon moyen de transport favori c'est le métro, eh bien ! depuis 25 ans que je le prends je n'ai jamais croisé dans le métro parisien quelqu'un qui passe à la télévision ! Vous pensez que le métro est interdit aux gens célèbres ? Les sociologues se sont penchés récemment sur la question, ils se sont rendus compte qu'à la télévision les CSP sont surreprésentées dans les fictions et je ne vous parle pas des plateaux télés style talk-show ..
Ecrit par : iPidiblue descente dans le ghetto télévisuel | 05 novembre 2009
La question est : passent-ils à la télé parce qu'ils sont CSP++ ou deviennent ils CSP++ parce qu'ils passent à la télé ? Après, si vous travaillez à temps plein, vous avez peu de chances d'être un pauvre au sein de l'Insee (60% de la médiane du niveau de vie - soit dans les 10 à 12 000 euros par an).
Ecrit par : Joe | 05 novembre 2009
Je suis au RMI ou au RSA comme vous voulez !
Sur les plateaux de talk-shows on a un discours de riches sur les pauvres mais les pauvres ne sont jamais invités !
L'autre jour par exception FOG avait invité le délégué CGT de Molex ou de Continental, je crois, une grande gueule opposée à Baverez et Attali, le petit Lorant Deutsch était terrifié - tout recroquevillé sur sa banquette - d'être face au vrai peuple gueulard et pesant son quintal de muscles ...
Ecrit par : iPidiblue en pleine descente | 05 novembre 2009
Je pense qu'il n'y a pas grand monde du peuple qui fait le malin devant un syndicaliste qui a séquestré 4 bonhommes, piquer leur téléphone portable, cracher dessus, a appelé leur femme pour les prévenir qu'il allait venir bruler leur baraque et buter leurs gosses,...
Ecrit par : Joe | 05 novembre 2009
C'est sur Dailymotion : Xavier Mathieu le Délégué CGT de l'usine Continental Clairoix clash Nicolas Baverez et Jacques Attali
Joe c'est très honorable à vous de dénoncer les agissements de ce vilain garçon, j'espère que grâce à vous la Justice sera informée !
Ecrit par : iPidiblue en mauvaise compagnie | 05 novembre 2009
Pour que la Justice s'y intéresse, il faudrait qu'il y ait plainte, ce qui ne risque pas d'arriver, vu le contexte.
Ecrit par : Joe | 05 novembre 2009
Les médecins font des consultations à la radio ?
Ecrit par : iPidiblue jour de consultation
Non, mais il y a des médecins qui font des radios à la consultation.
Ecrit par : Moot | 05 novembre 2009
Tous ont relevé un aspect positif: des élèves boursiers ont pu aller étudier dans de meilleurs établissements. Et un aspect négatif: la perte d'élèves."
Marc Dupuis
Cité par : Pendariès
Qu'est-ce qui est important : l'intérêt des élèves, ou l'intérêt des établissements ?
Ecrit par : Moot | 05 novembre 2009
Non pas possible on laisse des criminels de cette envergure en liberté mais que fait la police de notre beau pays ? Tiens, on va bientôt regretter l'époque où les schleus faisaient régner l'ordre et la justice ... franchement Hortefeux n'est vraiment pas à la hauteur !
Ecrit par : iPidiblue régime de Vichy | 05 novembre 2009
La Cour des comptes estime, quant à elle, que la lutte contre l'échec scolaire fondée sur l'aide individualisée, ne peut plus reposer sur le volontariat des enseignants et des élèves. "Il faut intégrer cette aide dans les obligations de service, mais ça risque d'être la révolution", prévient M.Picq.
Cité par : Pendariès
Transposons ça chez Michelin : pour une raison X ou Y, l'usine fabrique des pneus crevés. Les consultants préconisent d'obliger les ouvriers à faire des heures supplémentaires pour fabriquer des rustines.
Pourquoi serait-on obligé de fabriquer des pneus crevés ?
Ecrit par : Moot | 05 novembre 2009
"mais ça risque d'être la révolution"
J'aimerais partager un tel optimisme ^^
Ecrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009
"Non, mais il y a des médecins qui font des radios à la consultation." Moot
Il y a aussi de nombreux radiologues qui lorsqu'il y a deux examens à faire pour la même personne leur demande de revenir plus tard pour la deuxième manip en prétextant un problème matériel.
En réalité, ils empochent ainsi deux consultations plein pot.
Elle n'est pas belle la vie ?
Ecrit par : dugong | 05 novembre 2009
Dugong, c'est certainement la faute de ces salauds d'assurés sociaux !
Ecrit par : iPidiblue et les postes à galène | 05 novembre 2009
Il y a aussi de nombreux radiologues qui lorsqu'il y a deux examens à faire pour la même personne leur demande de revenir plus tard pour la deuxième manip en prétextant un problème matériel.
En réalité, ils empochent ainsi deux consultations plein pot.
Elle n'est pas belle la vie ?
Ecrit par : dugong | 05 novembre 2009
Moi, je fais des cours imbitables en classe, et ensuite de la remédiation payée en heures sup'.
Pas belle la vie ?
Ecrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009
Tous des cancres ... et moi dans le même bateau !
Ecrit par : iPidiblue et les potes à galène | 05 novembre 2009
Au moins, les collèges difficiles ont moins d'élèves par classe (suite à la baisse des effectifs) et donc peuvent dispenser des cours de qualité, non ? J'ai pas bon ?
Ecrit par : Joe | 05 novembre 2009
Vous avez tout à fait raison! Dans les collèges aux effectifs allégés, on peut enfin commencer à étudier. Donc c'est une très bonne chose pour les élèves qui restent que certains collèges difficiles aient vu leurs effectifs fondre. Dans toute classe globalement faible, il peut se créer, pour peu que les professeurs le veuillent vraiment, une dynamique de l'excellence, c'est-à-dire qu'il se forme une tête de classe.
Ecrit par : Jean | 05 novembre 2009
Pourquoi serait-on obligé de fabriquer des pneus crevés ?
Ecrit par : Moot | 05 novembre 2009
parce que l'élève est un matériau brut de gomme irrégulière, pas un produit fini.
lol.
A logique économique , réponse ergonomique
Ecrit par : sylvie | 05 novembre 2009
La Cour des comptes estime, quant à elle, que la lutte contre l'échec scolaire fondée sur l'aide individualisée, ne peut plus reposer sur le volontariat des enseignants et des élèves.
Cité par : Pendariès
La lutte contre l'échec scolaire, c'est de bons cours bien magistraux, de bons programmes, et la tolérance zéro sur le plan de la discipline. Tout le reste est baratin meiriolique.
Ecrit par : Jean | 05 novembre 2009
Testis unus, testis nullus.
Donc votre histoire ne vaut rien mon brave Jean ... repassez avec quelque chose d'un peu plus consistant !
Ecrit par : iPidiblue | 05 novembre 2009
Comment ça, elle ne vaut rien? Elle vaut 340 000 cas x 200 euros le test = 68 000 000 euros! La somme qu'il faudrait dépenser pour vérifier que chacun de ces cas est un H1N1.
Ecrit par : Jean | 05 novembre 2009
Le déficit de la Sécurité sociale ? Tous responsables mais non coupables ou presque pour parodier la réponse célèbre d'une ministre du temps de l'affaire du sang contaminé ...
Une petite histoire - toute petite - je devais me faire opérer dans un grand hôpital - auparavant je devais faire une visite à l'anesthésiste parfait ! sauf qu'entre temps je me suis guéri tout seul et j'ai donc annulé l'opération et la visite préalable. Quelque temps plus tard : surprise, sur mon décompte SS la visite à l'anesthésiste avait été remboursée à ce grand hôpital parisien qui est une fondation déclarée d'intérêt public !
Comme je ne voulais pas me brouiller avec la direction de cet établissement où j'ai mes habitudes, j'ai laissé courir ...
Ecrit par : iPidiblue en déficit chronique | 05 novembre 2009
1- j'aime beaucoup votre différenciation entre " culture" et " civilisation"; c'est le maillon qui me manquait pour remettre tout en ordre. On y est.
Donc l'école est là pour avancer dans la "civilisation" , pour se "socialiser" comme on dit en maternelle. tout est bien. objectif du socle commun atteint!
2- mention spéciale à ipidibule , très en forme aujourd'hui.
3- Par honnêteté intellectuelle et pour défendre Christophe , j'ai un ami génial prof d'anglais , qui fait des merveilles en didactique à L'IUFM , avec sa conception à lui. c'est à dire avec des idées de la pédagogie qui ne déplairaient pas ici. En quelque sorte à contre courant du grand gourou.
si l'iufm , c'est globalement pas ce qu'on préfère , on peut y trouver parfois des gens qui répondent aux attentes des étudiants..
Ecrit par : sylvie | 05 novembre 2009
Pourquoi j'y suis resté ? C'est assez simple; pour continuer à y enseigner la musique, après l'avoir fait dans l'école normale qui préexistait, depuis 1985.
Ben, normal, quoi! Quand on a un fromage, on se le garde, hé!
Ecrit par : peuchère! | 05 novembre 2009
Ce serait tout à l'honneur d'un nouveau front républicain de comprendre que l'on ne peut prendre en marche le train d'une économie en voie de recomposition qu'en reformant des élites, et en grande quantité — c'est-à-dire en portant vraiment chacun à son plus haut point de capacité. Je suis comme Voltaire : j'aime mon époque, et son style de vie. Et je voudrais le sauver contre la droite la plus bête du monde, et la gauche la plus idiote d'Europe. C'est sans doute ainsi que l'on devient centriste — mais ce n'est pas comme ça que l'on se fait des amis.
Et quand je vois les gourous dont s'entoure Peillon (voir ci-dessus), je crains un peu que nous ne nous enfoncions dans l'agonie du système.
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 novembre 2009
Bon, je veux bien "faire la paix" avec Joe, pour autant que nous ayons été en guerre et admettre qu'il n'y a pas eu de volonté délibérée de casser l'école primaire et de faire du collège une pétaudière.
Je veux bien croire qu'il y ait un besoin avéré de "matière grise" (cadres de haut niveau) dans le système économique actuel, avec un petit bémol, cependant, d'accord avec buntovtchik : je ne suis pour une économie de marché régulée et un travail sur l'orientation, mais je ne pense pas que l'école doive être une super "agence pour l'emploi" ; elle doit rester un lieu de formation générale (au moins pour ceux qui le souhaitent), de réflexion et de culture.
cadichon (qu'il m'arrive de lire aussi attentivement que possible) a évoqué ici plusieurs fois le rapport ratifié par le Président Reagan dans les années 80 : "A nation at risk" sur l'état du système éducatif américain à l'époque, largement dominé par le lobby pédagogiste et incapable de former les cadres dont la nation avait besoin dans le cadre de la "nouvelle économie de la connaissance."
Il semblerait que les Américains aient enrayé le "risque". Alors qu'est-ce que nous attendons ?
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
Au bout de deux ans, on a des collèges qui ont perdu jusqu'à 40% de leurs effectifs", déplore Daniel Robin, co-secrétaire général.
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Ca prouve que ceux qui sont partis ont de "l'ambition" et ont envie de "réussir". Collèges "ambition réussite" !! c'est de la langue de bois pour "démocratie" populaire.
@PidiBlue qui parle de conteneur.
J'ai rarement entendu cette explication qui est pourtant la bonne ! .
La globalisation économique n'a pas été un plan concocté par de machiavéliques patrons et financiers, elle est venue "tout naturellement" comme une conséquence des progrès des transports terrestres (le cheval et la roue puis le chemin de fer et le camion), maritimes (navires à voile puis à vapeur, paquebots transatlantique, porte-conteneurs géants, vracquiers, pétroliers) et aériens .
C'est l'évolution des techniques de transport maritime qui ont fait évoluer le monde (Phéniciens, Grecs, Romains, Vikings, Vénitiens, Gênois, Hollandais, Portugais, Espagnols, Anglais, Français, Américains du Nord...).
Je m'éloigne du sujet ?
Ecrit par : xly | 05 novembre 2009
[...] voir Singapour, comme exemple ultime d'adéquation de l'Ecole aux nécessités du marché du IIIème millénaire.
Ecrit par : brighelli | 05 novembre 2009
On voit.
Ce serait donc ça, la vérité politique de l'"antipédagogisme" : l'"adéquation de l'Ecole aux nécessités du marché du IIIème millénaire" ?
Ecrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009
C'est l'évolution des techniques de transport maritime qui ont fait évoluer le monde
Ecrit par : xly | 05 novembre 2009
Et les techniques évoluent toutes seules, "tout naturellement", comme des grandes, peut-être ?
Ecrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009
Ca prouve que ceux qui sont partis ont de "l'ambition" et ont envie de "réussir". Collèges "ambition réussite" !! c'est de la langue de bois pour "démocratie" populaire.
@PidiBlue qui parle de conteneur.
On peut très bien avoir de l'ambition et "réussir" en restant dans son petit collège de ZEP pour peu que des effectifs réduits et une discipline stricte permettent aux professeurs d'instruire leurs élèves. Drôle d'idée que celle selon laquelle il faudrait fuir les collèges ZEP pour "réussir"!
Ecrit par : Jean | 05 novembre 2009
"Non, mais il y a des médecins qui font des radios à la consultation." Moot
Il y a aussi de nombreux radiologues qui lorsqu'il y a deux examens à faire pour la même personne leur demande de revenir plus tard pour la deuxième manip en prétextant un problème matériel.
En réalité, ils empochent ainsi deux consultations plein pot.
Elle n'est pas belle la vie ?
Ecrit par : dugong | 05 novembre 2009
Y'a aussi les vétos de grandes villes du Sud est (pour ne pas les nommer) qui étalent les vaccins des chiots alors qu'il est prouvé et reprouvé que ça se fait très bien tout ensemble, voire même que la prise vaccinale n'en est que meilleure...
Ou le connard de gynéco (du sud-est) qui a refusé de retirer le stérilet le jour où il m'a fait le frottis cervical. Il a tout perdu d'ailleurs car j'ai changé de gynéco. Quelle crapule, celui-là ! Quand il faut deux minutes pour retirer ce truc ! Evidemment, le brave homme était en plus en dépassement d'honoraires.
Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009
Et les techniques évoluent toutes seules, "tout naturellement", comme des grandes, peut-être ?
Ecrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009
Oui. Voyez la bombe. Croyez-vous qu'Einstein, Bohr, Fermi et la bande avait prémédité leur coup dès le départ ?
Ecrit par : yann | 05 novembre 2009
Ou le connard de gynéco (du sud-est) qui a refusé de retirer le stérilet le jour où il m'a fait le frottis cervical.
Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009
Surtout qu'un stérilet autour du cou ne sert à rien ;o))))))
OK, je sors un peu prendre l'air.
Ecrit par : yann | 05 novembre 2009
Et les techniques évoluent toutes seules, "tout naturellement", comme des grandes, peut-être ?
Ecrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009
Oui. Voyez la bombe. Croyez-vous qu'Einstein, Bohr, Fermi et la bande avait prémédité leur coup dès le départ ?
Ecrit par : yann | 05 novembre 2009
Qui a parlé de préméditation ?
Le progrès en physique nucléaire est un fait de nature ?
Un physicien n'est pas un être social, peut-être (asocial parfois, c'est vrai ^^) ?
Ecrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009
C'est l'évolution des techniques de transport maritime qui ont fait évoluer le monde
Ecrit par : xly | 05 novembre 2009
Et les techniques évoluent toutes seules, "tout naturellement", comme des grandes, peut-être ?
Ecrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009
Peut-on dire que "les techniques évoluent toutes seules" ?
Marx, qui est parfois intéressant à lire, explique que c'est le mode de production (les techniques) qui détermine les rapports de production (entre les hommes, les classes sociales).
Althusser appelait ça (mode de production + rapports de production) : la "structure"
Les techniques modifient le rapport de production, par exemple le mode de production industriel détermine un certain rapport de production (la bourgeoisie et le prolétariat qui apparaît sur la scène de l'Histoire vers 1848.
Mais pour Marx, la "culture", la politique, la philosophie, la science sont des "superstructures".
Elles sont déterminées et non déterminantes, "en dernière instance", mais elles peuvent déterminer (influencer) la structure (ce sont les hommes qui "pensent" la technique et qui la font et en particulier les ingénieurs et les savants.
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
Qui a parlé de préméditation ?
Vous, ce me semble : "Et les techniques évoluent toutes seules, "tout naturellement", comme des grandes, peut-être ?"
Sous-entendu, non, ce sont les hommes qui décident, donc qui "préméditent".
Le choix de ce terme et celui de la bombe sont liés à un autre sous-entendu : les conteneurs sont le mâââl, les agents du crime de la mondialisation, libéralisme, tout ça, tout ça.
Mais c'est sans doute moi qui sur-entend ;o))
Ecrit par : yann | 05 novembre 2009
Il semblerait que les Américains aient enrayé le "risque". Alors qu'est-ce que nous attendons ?
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
Est-ce que c'est réellement le cas ?
Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009
Robin réfléchissons ensemble ! Si c'était seulement l'économie qui gouvernait l'évolution des pays, à économie égale tous les pays avanceraient à la même vitesse ...
Ecrit par : iPidiblue infrastructure | 05 novembre 2009
Et quand je vois les gourous dont s'entoure Peillon (voir ci-dessus), je crains un peu que nous ne nous enfoncions dans l'agonie du système.
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 novembre 2009
C'est pourquoi à propos de ton appel à participer à ce colloque j'écrivais plus haut :
"La démocratie directe, c'est quoi ?"
Ecrit par : guy morel | 05 novembre 2009
"Sous-entendu, [...] ce sont les hommes qui décident, donc qui "préméditent"."
Ecrit par : yann | 05 novembre 2009
Les hommes prennent des décisions, agissent etc. Ils sont dans l'ignorance d'une bonne part des conséquences de leurs décisions et de leurs actes.
Le choix de ce terme et celui de la bombe sont liés à un autre sous-entendu : les conteneurs sont le mâââl, les agents du crime de la mondialisation, libéralisme, tout ça, tout ça.
Mais c'est sans doute moi qui sur-entend ;o))
Ecrit par : yann | 05 novembre 2009
Débranchez le sonotone, c'est carrément du délire ^^.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009
Ça fait quatre !
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
Une façon très intéressante de dire vos quatre vérités.
Ecrit par : Marilyse | 05 novembre 2009
Il semblerait que les Américains aient enrayé le "risque". Alors qu'est-ce que nous attendons ?
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
Est-ce que c'est réellement le cas ?
Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009
cadichon, qui est sur place avait l'air de dire que oui, notamment dans les quartiers populaires des grandes villes.
Après les mêmes errements que nous (notamment, je crois pour l'apprentissage de la lecture), ils en sont revenus à un enseignement rigoureux et explicite.
Il me semble que vous vous intéressez aux écoles Waldorf-Steiner. J'ai une passionnante conversation aujourd'hui avec une personne qui connaît bien cette pédagogie et qui m'a expliqué qu'ils se basaient sur un enseignement explicite, notamment de la grammaire, mais avec une organisation particulière, fondée sur les correspondances entre les savoirs et les arts (ils accordent beaucoup d'importance aux couleurs (elle m'a parlé de Goethe) et au rythme), à l'éveil de la faculté d'attention et de la sensibilité.
Pour l'apprentissage de la lecture, Ils ne pratiquent pas la méthode idéo-visuelle, mais la méthode syllabique (correspondance graphème/phonème).
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
Les hommes prennent des décisions, agissent etc. Ils sont dans l'ignorance d'une bonne part des conséquences de leurs décisions et de leurs actes.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009
Ben voilà. Le type qui a inventé le conteneur n'a donc pas "prémédité" les délocalisations.
"Débranchez le sonotone, c'est carrément du délire ^^." : je me disais aussi... ;o))
Ecrit par : yann | 05 novembre 2009
J'ai une passionnante conversation
j'ai eu une passionnante conversation : passé composé, système du présent, énoncé ancré dans la situation d'énonciation ! ;O))
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
Robin réfléchissons ensemble ! Si c'était seulement l'économie qui gouvernait l'évolution des pays, à économie égale tous les pays avanceraient à la même vitesse ...
Ecrit par : iPidiblue infrastructure | 05 novembre 2009
Le grand apport d'Althusser (souvenirs, souvenirs !), c'est d'avoir montré qu'il ne s'agissait pas d'une détermination "mécanique" univoque, mais d'une détermination réciproque qui relèverait plutôt du vivant (et de la conscience) que de la mécanique.
On peut donc dire que le mode de production est déterminant (la structure), mais que les "superstructures" (les savants, les ingénieurs) déterminent à leur tour, le mode de production.
Pour Marx, ce sont les Hommes qui font l'Histoire.
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
"Un physicien n'est pas un être social, peut-être (asocial parfois, c'est vrai ^^) ?" TotoWeininger
Aujourd'hui, j'ai été un peu physicien de 8h30 à 12h30 puis de 14h à 18h.
Faire le magicien qui réussit, c'est parfois fastidieux mais socialement assez rentable.
Ecrit par : dugong | 05 novembre 2009
Il me semble que vous vous intéressez aux écoles Waldorf-Steiner. J'ai une passionnante conversation aujourd'hui avec une personne qui connaît bien cette pédagogie et qui m'a expliqué qu'ils se basaient sur un enseignement explicite, notamment de la grammaire, mais avec une organisation particulière, fondée sur les correspondances entre les savoirs et les arts (ils accordent beaucoup d'importance aux couleurs (elle m'a parlé de Goethe) et au rythme), à l'éveil de la faculté d'attention et de la sensibilité.
Robin
Le seul hic, c'est que leurs écoles s'arrêtent après la classe de 1ère.
Il faut aller passer son bac ailleurs !
Un peu comme s'ils se lavaient les mains des résultats finaux...
Une amie qui avait fait ses études dans une telle structure à Paris, et qui enseignait la musique dans les écoles primaires disait:
"J'ai été très heureuse durant toute ma scolarité, mais je leur reproche de ne m'avoir jamais obligée à travailler et je n'ai pas le bac."
Elle était violoncelliste, grâce à cette école qui fait aussi une place importante à l'enseignement de la musique instrumentale.
Et ici, dans notre village frontalier, beaucoup d'enfants suisses fréquentent une telle école à Bâle, et vont passer leur bac ailleurs.
Ecrit par : Maminou | 05 novembre 2009
Le métier de professeur de sciences en 2030 ressemblera peut-être à ça :
http://www.youtube.com/watch?v=zrzMhU_4m-g
Pour instruire les masses, il faudra des êtres très avancés en maïeutique interdisciplinaire.
Ecrit par : dugong | 05 novembre 2009
Je pense qu'il n'y a pas grand monde du peuple qui fait le malin devant un syndicaliste qui a séquestré 4 bonhommes, piqué leur téléphone portable, craché dessus, a appelé leur femme pour les prévenir qu'il allait venir brûler leur baraque et buter leurs gosses,...
Ecrit par : Joe | 05 novembre 2009
Bien fait pour les cadres sup en question
Faudrait faire ça plus souvent, et à Meirieu aussi.
Ecrit par : Louise Michel | 05 novembre 2009
Et ici, dans notre village frontalier, beaucoup d'enfants suisses fréquentent une telle école à Bâle, et vont passer leur bac ailleurs.
Ecrit par : Maminou | 05 novembre 2009
C'est dommage. D'après ce que j'ai compris, il y a très peu d'écoles Waldorf-Steiner en France qui vont de la seconde à la Terminale (L'école Perceval à Chatou, dans la région parisienne ?). La majorité "couvrent" le primaire et quelques unes le collège.
Je crois qu'elles ne sont pas "sous contrat d'association" comme les écoles privés confessionnelles (majoritairement catholiques en France), ce qui veut dire que les salaires des enseignants ne sont pas pris en charges par l'État.
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
Le jus pédagol du jour titre :
"L'alphabétisation modifie l'anatomie du cerveau"
Quelle horreur ! Il faut arrêter ça tout de suite !
La suite n'en est que plus délectable :
"A-t on trouvé "la bosse" de la dyslexie ? Selon le BE * Espagne, une équipe de chercheurs espagnols, britanniques et colombiens ont pu comparer le fonctionnement cérébral de guerilléros colombiens ayant appris à lire tardivement et de leurs confrères restés analphabètes.
"En comparaison avec leurs homologues analphabètes, les guérilleros ayant appris récemment à lire ont une plus grande quantité de matière grise" note le BE Espagne, "dans cinq régions du cerveau postérieur. Plus précisément, il s'agit des aires occipitales dorsales bilatérales qui sont associées au processus visuel, des aires supra-marginale gauche et temporale supérieure, qui sont associées au processus de la phonologie, du gyrus angulaire et des régions temporales médianes postérieures, qui sont associées au processus sémantique". Ces études doivent pouvoir permettre de mieux soigner les jeunes ayant des difficultés de lecture."
Ceux qui sont sous coke et qui manient bien la kalash (s'en) tirent mieux que les autres ?
Mettez vos PAI au tir ! La coke servira de récompense.
* "bulletins électroniques", site de veille techno
Ecrit par : dugong | 05 novembre 2009
Ben voilà. Le type qui a inventé le conteneur n'a donc pas "prémédité" les délocalisations.
Ecrit par : yann | 05 novembre 2009
Ouf ! Il échappe de peu au devoir de repentance.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009
Mais quand donc supprimera-t-on cette saloperie de dépassement ?
Quand je pense que les textes de départ préconisaient de les effectuer "avec tact et mesure" ! J'aimerais bien que l'on me donne 55g de tact et 48 cm de mesure !
Ecrit par : Garafignoux | 05 novembre 2009
Pardon, mon message précédent s'est vu amputé de sa référence qui était en l'occurence celle-ci : "Evidemment, le brave homme était en plus en dépassement d'honoraires."
Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009
Ecrit par : Garafignoux | 05 novembre 2009
Jivaro du Moloch, tout sourire de com, veut ouvrir un plan Orsec pour le développement des langues.
Au secours !
http://www.dailymotion.com/swf/xasm8z
Ecrit par : dugong | 05 novembre 2009
Jivaro du Moloch, tout sourire de com, veut ouvrir un plan Orsec pour le développement des langues.
Au secours !
http://www.dailymotion.com/swf/xasm8z
Ecrit par : dugong | 05 novembre 2009
Le seul plan efficace, ce serait le retour à l'apprentissage des langues par la grammaire, tout le reste , c'est du flan.
Ecrit par : Jean | 05 novembre 2009
Ou le connard de gynéco (du sud-est) qui a refusé de retirer le stérilet le jour où il m'a fait le frottis cervical. Il a tout perdu d'ailleurs car j'ai changé de gynéco. Quelle crapule, celui-là ! Quand il faut deux minutes pour retirer ce truc ! Evidemment, le brave homme était en plus en dépassement d'honoraires.
Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009
AH voilà ce qui nous manquait! Si l'on regroupait l'ensemble des remarques de ce style, on aurait sans doute de quoi faire à propos de Daub-olino une télé-novella du type de ce qui est tourné au Brésil et qui ravit la matrone de n'importe quelle favela:-)
Ecrit par : Un fan absolu | 05 novembre 2009
les salaires des enseignants ne sont pas pris en charges par l'État.
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
pris en charge sans "s" !
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
D'après ce que j'ai compris, il y a très peu d'écoles Waldorf-Steiner en France qui vont de la seconde à la Terminale (L'école Perceval à Chatou, dans la région parisienne ?). La majorité "couvrent" le primaire et quelques unes le collège.
Je crois qu'elles ne sont pas "sous contrat d'association" comme les écoles privés confessionnelles (majoritairement catholiques en France), ce qui veut dire que les salaires des enseignants ne sont pas pris en charges par l'État.
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
Ce sont des écoles hors contrat, il y en a une à Colmar...
Ailleurs en France, je ne sais, à part une pas très loin de chez Dobolino...
Ecrit par : Maminou | 05 novembre 2009
AH voilà ce qui nous manquait! Si l'on regroupait l'ensemble des remarques de ce style, on aurait sans doute de quoi faire à propos de Daub-olino une télé-novella du type de ce qui est tourné au Brésil et qui ravit la matrone de n'importe quelle favela:-)
Ecrit par : Un fan absolu | 05 novembre 2009
J'aurais pu vous parler de l'ophtalmo qui voulait me faire revenir pour un fond d'œil et vous n'auriez pas bronché !
Un stérilet, ce n'est pas un sex-toy ! C'est un objet médical banal destiné à l'appareil génital et à la contraception. C'est pas cochon, ça !
Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009
Il y a une émission tout à l'heure sur la 5 sur Claude Lévi-Strauss. Ils sont retournés à l'endroit même où C.L-Strauss avait fait ses premières études ethnologiques en Amazonie.
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
Bon sang, le début de "Tristes tropiques" intitulé "la fin des
voyages" ; du grand style. Eblouissant. Je ne me souvenais pas qu'il y avait autant d'humour et d'ironie et une critique de la civilisation moderne aussi acerbe (nous sommes au début de la guerre et l'auteur fuit la France occupée où il risque la déportation, digne du Céline du "Voyage au bout de la nuit" (je m'en veux un peu de citer Céline, mais bon) ; onpeut penser aux tribulations de Candide, sauf que C..L-Strauss est tout sauf "candide" ! C.L. Strauss parle d'André Breton qui était sur le même "rafiot". Il dit qu'il ressemblait à un "grand ours bleu".
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
Ce sont des écoles hors contrat, il y en a une à Colmar...
Ailleurs en France, je ne sais, à part une pas très loin de chez Dobolino...
Ecrit par : Maminou | 05 novembre 2009
Celle de Sorgues va jusqu'à la onzième. Les élèves font ensuite le choix d'intégrer une classe de première française avec un an de retard scolaire mais sans difficulté, de continuer le cursus Steiner Waldorf en partant sur Paris (je crois) ou de se former à un métier artisanal.
Ce que j'ai pu constater, c'est que les anciens élèves qui sont dans mon secteur et qui sont tous des travailleurs manuels sont tous bilingues français-allemand.
Il serait intéressant de voir comment les langues y sont enseignées car ma propre fille qui prend des cours d'allemand particuliers avec une professeur Waldorf depuis deux ans et demi s'en trouve fort bien. Son prof d'allemand de seconde LV2 veut la faire passer en LV1. Ce que je sais des cours reçus, c'est que dès que ma fille a eu le niveau, le travail d'enseignement s'est fait sur des textes de Goethe, Schiller etautres auteurs au lieu de moisir sur des dialogues à la c***. En grammaire allemande, la petite est très au point.
Il faudrait que je retourne à une journée portes ouvertes pour voir ça de plus près.
C'est du hors contrat total. Les profs de Sorgues sont sous-smicards. Une année scolaire en "collège", hors hébergement et nourriture, coûte dans les 4000 euros.
Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009
Je n'ai pas eu