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02 novembre 2009

Programme commun 2

Le 14 novembre se tient à Dijon, toute la journée, un débat entre Verts, PS tendance Peillon et MoDem un grand débat sur l’Education (1).

Chacun, bien entendu, y viendra avec ses idées. Peillon a tiré le premier - j'ai dit ce que j'en pensais, en l'état. Les Verts se taisent, mais il est probable que leur délégué général sera Philippe Meirieu. Si ! Inutile d’en frémir : après tout, Arafat et Rabin ont bien signé une paix des braves — qui a fait long feu, certes…

Un certain nombre d’ateliers devraient s’y ouvrir, sur le métier d’enseignant, sur les buts et les moyens de l’Ecole, sur les programmes, etc.
Sur tout.

J’y serai. Avec mes idées, mais, si possible, avec les vôtres.

C’est l’occasion ou jamais de faire de la démocratie directe.


Alors, nous y voici.

Qu’est-ce qui vous semble important ? primordial ? nécessaire ?

Des moyens ?

Un changement d’optique — mais lequel ?

Un recentrage des programmes ?
Des horaires modifiés — pour les profs ou pour les élèves ?

Des vacances plus courtes ?

Des traitements augmentés — pour tous, ou seulement pour les débutants ?

Bref, comment rendre attractifs de nouveaux concours — qui, d’ailleurs, mesureront quelles compétences, quels savoirs ?
Et faut-il persister à cumuler connaissances et compétences — ou « connaissances » seul suffit-il ?


Faut-il proposer l’abolition du collège unique ?
Une revalorisation de la voie technologique / professionnelle ? Et comment ?
Une modification en profondeur de la filière L — c’est le dernier hobby du président de la République, et les réponses qu’on lui a soufflées sont presque toutes mauvaises ?

Une décentralisation accrue ? Plus de pouvoir aux établissements / aux régions / aux communes ? Ou, au contraire, plus de centralisation — mais laquelle ?

Les derniers programmes du Primaire sont-ils suffisants ? insuffisants ? trop ambitieux ? Faut-il en revenir à la semaine de cinq jours ? Généraliser celle de quatre jours ?


Quelle place pour les parents d’élèves ?

L’Instruction civique a-t-elle toute sa place à l’école ? Y a-t-il des matières dont l’apprentissage est trop précoce — voire inutile ?

Doit-on enseigner et chanter la Marseillaise ?…

 

Plus sérieusement encore : discrimination positive ou non ? Ou sous quelle forme ? Doit-on systématiquement décider d’un quota d’élèves boursiers ?

Faut-il poser le constat de faillite des ZEP ? Ou les réactiver — et sous quelle forme ?
Ou les reconstruire à la campagne, comme l’aurait suggéré Alphonse Allais ?

Ou encore, en vrac :

L’Ecole doit-elle se plier à toutes les idées à la mode (devoir de mémoire, développement-du-rable, etc…) ou doit-elle rester un sanctuaire des seuls « fondamentaux » ? Peut-elle s’extraire de toute instrumentalisation ?

Et j’en oublie certainement…

Mais ce ne sera pas votre cas — à vous tous. Palliez donc mes insuffisances, ou mon manque d’imagination.

Jean-Paul Brighelli

(1) http://www.lepost.fr/article/2009/10/02/1723361_rassemblement-pour-l-ecole-a-dijon-le-14-novembre.html

 

Commentaires

Un recentrage des programmes

Des traitements augmentés

et l'arrêt des suppressions de postes!

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 02 novembre 2009

Et le retour des bac pro en 4 ans (dont 2 de BEP)

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 02 novembre 2009

il est probable que leur délégué général sera Philippe Meirieu. Si ! Inutile d’en frémir : après tout, Arafat et Rabin ont bien signé une paix des braves
Jean-Paul Brighelli

Après la légion d'honneur, le prix Nobel de la paix pour le tandem Brighelli / Meirieu ?

Écrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

"Peut-elle s’extraire de toute instrumentalisation ?"

On pourrait, au minimum, les limiter.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 02 novembre 2009

Un recentrage des programmes
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 novembre 2009

Il faut s'entendre sur ce que l'on entend par recentrage (retour à l'essentiel ? au juste milieu ?), au risque de venir buter sur l'indigence de je ne sais quel socle commun.

On peut faire sans regret un joli feu de joie avec les programmes actuels des collèges et des lycées.

Écrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

"Un recentrage des programmes
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 novembre 2009

Il faut s'entendre sur ce que l'on entend par recentrage (retour à l'essentiel ? au juste milieu ?), au risque de venir buter sur l'indigence de je ne sais quel socle commun.

On peut faire sans regret un joli feu de joie avec les programmes actuels des collèges et des lycées.

Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
"

La précision est utile mais je pensais pouvoir m'en passer - peut-être à tort - ici.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 02 novembre 2009

Une augmentation du niveau d'exigence des programmes ? La fin du rêve de 80% d'une classe d'âge diplomé ?

Sinon, j'attire votre attention que quelque soit la qualité de votre contribution, prenez garde à ce qu'elle s'intègre dans un ensemble. La législation n'est qu'une vieille couverture tellement rapiécée qu'elle forme un incroyable patchwork. Enlever l'une des pièces, vous ne savez pas quel trou ou tâche vous trouverez en dessous. Regardez la difficulté à supprimer une taxe que tout le monde dénonce depuis 20 ans (la Taxe pro) et mesurez la difficulté de réformer l'école.

Bref, inscrivez vous dans une démarche plus globale qui tiennent compte de l'impact de ce que vous proposez pour l'éducation sur d'autres domaines, a priori non liés.

Écrit par : Joe | 02 novembre 2009

"Plus sérieusement encore : discrimination positive ou non ? "

NON

"Ou encore, en vrac :

L’Ecole doit-elle se plier à toutes les idées à la mode (devoir de mémoire, développement-du-rable, etc…)" :

Sûrement pas.

"Des moyens ?" : no comment.

Écrit par : yann | 02 novembre 2009

Moi, je voudrais que l'on reconstruise le système éducatif autour de moi.

Écrit par : ça | 02 novembre 2009

Regardez la difficulté à supprimer une taxe que tout le monde dénonce depuis 20 ans (la Taxe pro) [...]

Ecrit par : Joe | 02 novembre 2009

Tout le monde...sauf les petits nobliaux locaux.

Écrit par : yann | 02 novembre 2009

Que le Ça ait un Moi n'étonnera personne…

Les nouveaux programmes de collège ne sont peut-être pas à jeter complètement. En particulier la possibilité (offerte mais rarement utilisée) de faire de la grammaire sérieusement.
JPB

Écrit par : brighelli | 02 novembre 2009

Yann, c'est ce que vous appelez des propositions ?
JPB

Écrit par : brighelli | 02 novembre 2009

*Le paquet (non fiscal) sur le français du CP à la 3e (comme "avant", donc).
*Les connaissances, évidemment
*Ne pas refuser une formation théorique (Aïe, pas sur la tête !), donc on ne ferme pas les IUFM (merci qui, Christophe?)
*Revalo, certes, mais ne rêvons pas, les médecins généralistes se sont vu refuser l'augmentation pourtant prévue d'un Euro sur chaque consultation (22€ actuellement)
*Arrêt des suppressions des postes
*Que l'on confirme la priorité des agrégés sur les lycées (sauf indication contraire)
*Ah ! J'oubliais : le paquet sur le français, du CP à la 3e (Ah bon ? Je l'ai déjà dit ?)
*Arrêt de tout ce qui fait scorie dans le primaire : les "sorties rugby" ou "bateau" d'une semaine, comme cela se fait par chez nous, le pseudo apprentissage d'une langue étrangère (mais qu'il est con ce J.Lang !),etc.

Pour le reste, j'ai tendance à me satisfaire de ce qui existe déjà, mais je suis un mauvais exemple, car, entre autre, le terme de "séquence" ne me gêne pas : c'est pour moi un épisode délimité dans le temps, dans lequel je fais à peu près ce que je veux, c'est à dire ce qui me semble nécessaire à la culture de mes élèves, à leurs apprentissages, à leur préparation aux examens (Bac / BTS). La séquence ne m'a jamais empêché, quand j'étais en Collège, d'effectuer mon heure de grammaire pure, mon heure d'orthographe pure...
Pas plus qu'elle ne me gêne dans mes arrêts incessants pour aborder la chronologie (et, donc, les grandes étapes historiques), ou bien l'art. Ce que je veux, vous dis-je !

Écrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009

JPB

Si vous êtes sûr que je sois le dernier à avoir un "surmoi", il y a du souci à se faire pour Dijon (je sais, vous plaisantiez, m'enfin... ). N'oubliez pas le vôtre (je plaisante !), ainsi que la Charte du vieil abbé Siéyès (et du vieux Condorcet).

Je ne plaisante pas tant que ça avec ces histoires de "moi je". On le voit bien dans les classes. On pense que c'est une histoire de disposition des tables ou de pédagogie... Ou que sçais-je ?

La seule question actuellement est la suivante : "Est-ce que nous avons vraiment envie de vivre ensemble ?"

... Ou est-ce que nous voulons continuer comme dans "Le ruban blanc".

Dites à Philippe Meirieu qu'il y a des choses à creuser du côté de son histoire de "guerre civile", mais qu'il y a peut-être d'autres façons de s'y prendre que les siennes ; vous avez vu qu'il a été capable de lâcher du mou sur l'histoire de l'élève au centre"... Il y a peut-être quelque chose à en tirer...

Enfin, s'il a un "surmoi" !

Écrit par : Robin | 02 novembre 2009

Il faut absolument garder l'école maternelle telle qu'elle a toujours été: ouverte et quasi gratuite.

Écrit par : lutinbleu | 02 novembre 2009

Regardez la difficulté à supprimer une taxe que tout le monde dénonce depuis 20 ans (la Taxe pro) [...]

Ecrit par : Joe | 02 novembre 2009

Tout le monde...sauf les petits nobliaux locaux.

Ecrit par : yann | 02 novembre 2009
Qui dira jamais assez le charme des nids de poule et du goudron qui part par plaques ? Le charme des coupe-gorge sans éclairage municipal ? Le charme de vos résidences secondaires sans eau potable ni assainissement ? Le charme des décharges sauvages en plein air ? Le charme des mouroirs à vieux ? Le charme désuet de dix kilomètres de marche à pied dans la neige, une bûche dans la biasse pour le poële de la classe, le matin à l'aube ?

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Je continue :

*Les parents sont singulièrement gonflants, mais je vois mal comment on peut refermer la porte qu'ils ont ouverte en y mettant le pied, puis le coude...Nous savons tous que c'est un enjeu crucial car on est toujours (ou presque) un jour ou l'autre, le père ou la mère d'un Moncoeur / Monchéri.
*Pour les autres questions : évidemment, recentralisation totale du Ministère, aucune autonomie des établissements. J'ai pratiqué dans ma chienne de carrière 26 principaux ou proviseurs. Vous n'imaginez pas la proportion d'incapables, d'incultes, voire de frapadingues (j'ai connu un cas psychiatrique avéré). L'idée que des Bac plus rien aient pu gérer des professeurs avec CAPES + Agreg + thèses m'insupporte considérablement, et pourtant j'ai connu cela plus d'une dizaine de fois en 30 ans.
*What else ?

Écrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009

"La séquence ne m'a jamais empêché, quand j'étais en Collège, d'effectuer mon heure de grammaire pure, mon heure d'orthographe pure...
Pas plus qu'elle ne me gêne dans mes arrêts incessants pour aborder la chronologie (et, donc, les grandes étapes historiques), ou bien l'art. Ce que je veux, vous dis-je !"

Ecrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009

Idem. Seulement, on enseigne sur du sable, c'est désespérant. Je souhaite que les élèves qui arrivent en collège :

- aient les bases de langue nécessaires (pour éviter l'effet "sable" où rien ne reste) : vocabulaire, grammaire, orthographe.

- aient l'habitude d'apprendre par coeur certaines choses (mémoires actuelles atrophiées) et de les réciter en classe.

- aient une pratique suffisante de l'écriture (rédaction, prise de cours) avec les bases acquises : mise en page, ponctuation ...

- aient l'habitude de rédiger des réponses à des questions (et non de remplir des exercices à trous...).

- aient l'habitude de lire des livres.

- aient les bases du comportement en société : arrêter le "moi, je" mais être engagé dans le "moi, nous".

En gros : forcing sur le français ! Sinon, tout est peine perdue. Ces bases doivent s'acquérir très jeune, avant l'arrivée en collège. Il faut remodeler les élèves dans le sens du travail, de la rigueur, de l'attention.

Écrit par : Marilyse | 02 novembre 2009

“faire de la grammaire sérieusement” ?

Il est vrai que ça urge un peu :

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDetFdj_-En-fac-de-lettres-ils-se-remettent-a-l-orthographe-_39382-1139337_actu.Htm

Avancer en reculant…

Écrit par : Caliope | 02 novembre 2009

*Ne pas refuser une formation théorique (Aïe, pas sur la tête !), donc on ne ferme pas les IUFM (merci qui, Christophe?)

Entièrement d'accord. Ce n'est pas moi qui vous taperai sur la tête. Avec la suppression sèche des IUFM, on va à la catastrophe. Il faut une formation initiale (si possible sur le terrain avec un ancien) et une formation théorique initiale et continue (sur la psychologie des adolescents, la communication, la pause de la voix...)

Écrit par : Robin | 02 novembre 2009

Dites à Philippe Meirieu qu'il y a des choses à creuser du côté de son histoire de "guerre civile", mais qu'il y a peut-être d'autres façons de s'y prendre que les siennes ; vous avez vu qu'il a été capable de lâcher du mou sur l'histoire de l'élève au centre"... Il y a peut-être quelque chose à en tirer...

Enfin, s'il a un "surmoi" !

Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009

Pas d'accord! Je dénie formellement à ce bavard creux et hâbleur de Meirieu tout droit à s'exprimer sur l'enseignement. La seule chose que j'attends de lui, c'est qu'il la boucle enfin!
Alors par pitié, Robin, ne l'associez pas à la réflexion sur l'école!
Qu'il aille d'abord enseigner dix ans en collège. Alors ce qu'il aura à dire aura peut-être un intérêt. Mais dans quel état en sortira-t-il? Lui restera-t-il des forces pour pérorer?

Il est vrai que, comme je l'ai dit, Meirieu n'existe que parce qu'il est instrumentalisé par ceux qui veulent casser l'école.

Écrit par : Jean | 02 novembre 2009

Mon avis

"Des moyens ?"
Ça ne me paraît curieusement pas la priorité ultime. Disons juste des moyens corrects, notamment en nombre d'élèves par classe.

"Un changement d’optique — mais lequel ?"
Une école des savoirs et non une école des compétences ?


"Un recentrage des programmes ?"
Tant qu'à faire, oui, il faudrait commencer par là. Voir le site de sauver les lettres pour le français (même s'ils sont légèrement ambitieux, je trouve)

"Des horaires modifiés — pour les profs ou pour les élèves ?"
Pour les deux. Quelque chose qui ferait que les matières "premières" soient davantage le matin, et les activités en groupes (TP) ou physiques et artistiques davantage l'après-midi. ?

"Des vacances plus courtes ?"
Non. C'est mon avis un faux débat.

"Des traitements augmentés — pour tous, ou seulement pour les débutants ?"
Dans l'absolu pour tous. On cherche à revaloriser le métier, pas à poser un cataplasme sur une jambe de bois

"Bref, comment rendre attractifs de nouveaux concours — qui, d’ailleurs, mesureront quelles compétences, quels savoirs ?
Et faut-il persister à cumuler connaissances et compétences — ou « connaissances » seul suffit-il ?"

Il faut y mesurer les connaissances, en nette priorité : connaissances de la matière enseignée, à l'écrit comme à l'oral. C'est lors de la formation que l'on améliore les compétences du futur prof, et c'est elle qu'il faut revoir de fond en comble, en en faisant quelque chose de beaucoup plus pratique, nourri de davantage d'expérience de terrain en tant qu'observateur puis en tant qu'acteur. La formation théorique doit se limiter à des choses utiles et scientifiquement valides (non idéologiques, donc).


"Faut-il proposer l’abolition du collège unique ?"
Bien sûr.

"Une revalorisation de la voie technologique / professionnelle ? Et comment ?"
La notion de "revalorisation" de ces voies est à mon avis une chimère. Il faut juste faire passer le message qu'elles ne sont pas infâmantes. Davantage me semble relever de l'utopie.

"Une modification en profondeur de la filière L — c’est le dernier hobby du président de la République, et les réponses qu’on lui a soufflées sont presque toutes mauvaises ?"
Le soucis n'est pas tant la filière que ses débouchés. C'est le lien entre lycée et enseignement supérieur qu'il faudrait revoir (notamment sur le nombre de L pris dans les concours, sur le fait qu'ils puissent être prioritaires ici ou là). J'ai peur qu'il soit difficile d'enrayer la chose.

"Une décentralisation accrue ? Plus de pouvoir aux établissements / aux régions / aux communes ? Ou, au contraire, plus de centralisation — mais laquelle ?"
Pas d'avis sur le sujet (si si, ça m'arrive !)

"Les derniers programmes du Primaire sont-ils suffisants ?"
Non.
"insuffisants ?"
Oui
"trop ambitieux ?"
je me gausse. Retour d'horaires corrects en français et en maths, les quatre opérations le plus vite possible selon des techniques éprouvées, de la lecture avec la méthode dont les études prouvent qu'elle est la meilleure (la syllabique, donc), et de la grammaire avec exercices réguliers et répétitifs pour faire entrer les notions.

"Faut-il en revenir à la semaine de cinq jours ? Généraliser celle de quatre jours ?"
Quatre jours et demi me paraît de loin le mieux. La semaine de quatre jours est une aberration.

"Quelle place pour les parents d’élèves ?"
Pas plus que celle qu'ils ont actuellement. Ah oui, au fait ! ces histoires débiles de cycles, à l'intérieur desquels le redoublement peut être automatiquement évité", on ne pourrait pas s'en débarrasser ?

"L’Instruction civique a-t-elle toute sa place à l’école ?"
Bof... Je pense qu'on peut s'en passer.

"Y a-t-il des matières dont l’apprentissage est trop précoce — voire inutile ?"
La Physique-chimie est débutée trop tôt. La langue vivante 1 ne devrait pas être débutée aussi tôt sachant que beaucoup de personnes qui ont reçu l'agrément pour l'enseigner ne sont pas vraiment compétentes pour ça (je pense ici à l'anglais, évidemment... l'allemand, lui, meurt). Il faut revoir à mon sens ce qu'est la technologie, et la transformer en cours d'informatique (et là, il faut équiper correctement les établissements pour cela), et donc laisser la maîtrise du B2i à ces profs-là. Je n'ai rien contre mes collègues d'éducation musicale et d'arts plastique, mais je crois qu'il faut sérieusement se pencher sur leur discipline et sur ce qu'on y fait. On pourrait transformer ça d'une certaine façon en véritable "histoire des arts", diminuant peut-être les "productions d'élèves", et libérant les autres matières de cette chose.

"Doit-on enseigner et chanter la Marseillaise ?…"
Je n'ai rien contre. Je pense que c'est un débat très mineur.


"Plus sérieusement encore : discrimination positive ou non ? Ou sous quelle forme ? Doit-on systématiquement décider d’un quota d’élèves boursiers ?"
Pas d'avis, mais je suis globalement contre la discrimination positive à outrance.

"Faut-il poser le constat de faillite des ZEP ?"
Oui

D'ici peu de temps, je ferai paraître sur mon blog un échange que j'ai eu avec un personnel de direction sur beaucoup de ces sujets (et nous ne sommes pas d'accord ^^). Je vous tiendrai au courant !

Écrit par : *Celeborn | 02 novembre 2009

Again :
*Pour les vacances, j'ai toujours été partisan de journées plus courtes, sur 5 jours tout de même, voire 5 et demi ?, mais avec un léger raccourcissement des vacances. Je pense surtout au Collège. Mais là, je sais que la chasse est ouverte, donc je vais me terrer.

Écrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009

Qui dira jamais assez le charme des nids de poule et du goudron qui part par plaques ?

Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Le charme des rond-points qui fleurissent dans tous les coins ?

http://www.parolesmania.com/paroles_goristes_les_14865/paroles_les_ronds-points_476436.html

Ai-je dit qu'il ne fallait pas remplacer la TP par autre chose ?

Écrit par : yann | 02 novembre 2009

Robin, ni Meirieu ni moi n'avons de surmoi.
Ceci explique d'ailleurs peut-être cela.
JPB

Écrit par : brighelli | 02 novembre 2009

Enfin Jean a quitté son virus pour rejoindre le groupe. Bienvenue, jean !

Écrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009

Yann, c'est ce que vous appelez des propositions ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 novembre 2009

Sur deux points, mes réponses ont le mérite d'être courtes. Sur le troisième, je vous accorde qu'il s'agit d'une boutade bassement anti-syndicaliste.

S'il faut développer, non à une discrimination positive fondée sur l'origine sociale, l'ethnie, les revenus, car elle constitue une véritable injustice vis-à-vis des bons élèves. Oui à un système de bourses sur critères sociaux (je crois que ça existe déjà un peu : il y a de nombreux boursiers dans l'enseignement supérieur (environ 25 % dans la meilleure prépa scientifique du coin, idem dans les deux meilleures grandes écoles d'ingénieurs de province, pour les chiffres dont je suis sûr), pourquoi faire des quotas ?) couplé à un système de bourses au mérite et de classes propédeutiques comme la vôtre.

Non à l'invasion de l'école par la nouvelle religion écologiste, ou par ce prurit de "repentance" qui affecte la société française depuis déjà un ou deux papes. Mais c'est déjà trop tard, je pense.

C'est mieux ? Voulez-vous une réponse à toutes vos questions ? Ça peut se faire, mais je vous avoue n'avoir pas d'idées très précises sur les modifications à apporter aux emplois du temps, par exemple.

Écrit par : yann | 02 novembre 2009

Ai-je dit qu'il ne fallait pas remplacer la TP par autre chose ?

Ecrit par : yann | 02 novembre 2009
Vaste débat complètement hors sujet. Se pencher également avec attention sur la réforme des collectivités territoriales. Les deux se tiennent.

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Je suis professeur certifiée d'anglais à la retraite (depuis un an, et trop heureuse d'en être sortie!).
Je m'occupe activement de jeunes en difficulté scolaire dans une association et je constate quotidiennement que des familles peu argentées essaient parfois désespérément de sortir leurs gamins des ZEP et autres collèges de banlieue (Lyon dans mon cas) pour les inscrire dans des écoles privées et dans des associations où on peut les soutenir. Cela ne m'étonne pas. C'est très grave pour l'éducation nationale à la quelle on est en droit d'être attaché dans un souci de justice et d'émancipation. Si on ne fait rien (ou le contraire de ce qu'il faudrait faire), les voeux de l'ERT seront exaucés plus vite qu'on ne l'aurait cru. ERT= European Round Table, 1995 (Edith Cresson y participait) qui pojetait de ne garder que la fonction garderie de l'école publique, pour résumer grossièrement.
Pour en venir aux propositions, et vive la démocratie directe :
Je pense que les moyens pourraient être mieux utilisés (un tas de "projets" inutiles à éliminer) mais il faudrait tout de même rétablir des effectifs d'enseignants plus élevés pour que les élèves soient moins nombreux dans les classes ; en effet, ce ne sont plus les enfants d'il y a 1/2 siècle). Il faudrait aussi des postes d'encadrement en dehors des cours (pions?).
Changement d'optique : oui pour de l'instruction et un enseignement explicite.
Horaires et vacances : je pense que les journées gagneraient à être moins longues et à se terminer par des études surveillées où il serait possible de travailler et d'être aidé. Au risque de me faire virtuellement lyncher, je pense aussi (depuis longtemps) que les vacances d'été pourraient être raccourcies. Si on travaillait mieux en classe, face à des élèves qui ont fourni un minimum de travail, si nous étions soutenus par nos supérieurs pour obtenir une atmosphère de travail en classe, nous serions moins fatigués et moins découragés.
Traitements : les enseignants en fin de carrière devraient tous être payés au tarif hors classe et il faut augmenter plus les débutants (pour réduire l'écart le plus possible), nous faisons tous le même travail, les débuts de carrière coûtent cher (déplacements etc.).
Nouveaux concours : il me semble que la moindre des choses est de maîtriser sa matière et le français aussi bien que possible. Supprimer les IUFM et pensionner les pédagogistes (je suis bien gentille!). Il faudrait aussi rétablir quelquechose comme les IPES pour que les aspirants enseignants peu argentés puissent s'en sortir et passer les concours dans de bonnes conditions. Ce n'est pas le nombre d'années après le BAC qui compte mais comment on les remplit. Tout en gardant à l'esprit que le concours obtenu ne fait pas nécessairement le bon enseignant, il faut aussi une expérience de terrain assez prolongée et certaines dispositions pas toujours faciles à cerner.
Bon courage pour ce débat et merci de nous y représenter.

Écrit par : Annie SCHMITT | 02 novembre 2009

Enfin Jean a quitté son virus pour rejoindre le groupe. Bienvenue, jean !

Ecrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009

Merci!
Ce n'est pas "mon" virus, Garafignoux, mais celui de Mme Bachelot. Elle le couve, elle le dorlote, c'est sa chose, son bébé. Voyez son sourire jusqu'aux oreilles devant le premier médecin à se faire vacciner, à Necker il y a quelques jours... Comme c'est drôle, en effet, de vacciner quelqu'un! A la vérité, il n'y a rien de plus marrant que l'inoculation, dans un corps qui n'en demandait pas tant, d'un produit - au surplus fort hâtivement préparé - qui va complètement dérégler son système immunitaire!

Écrit par : Jean | 02 novembre 2009

Vaste débat complètement hors sujet. Se pencher également avec attention sur la réforme des collectivités territoriales. Les deux se tiennent.

Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Donc pas si hors sujet que ça. Rappelons que les collectivités territoriales (ouf !) tiennent une partie des cordons de la bourse de l'école.

Écrit par : yann | 02 novembre 2009

Merci à Annie Schmitt !
Merci à tout le monde, and go on !
JPB

Écrit par : brighelli | 02 novembre 2009

Les nouveaux programmes de collège ne sont peut-être pas à jeter complètement. En particulier la possibilité (offerte mais rarement utilisée) de faire de la grammaire sérieusement.
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 novembre 2009

Au collège, il n'y a pas que le français, mais aussi les maths, les sciences, l'histoire géo, les langues...^^

Les programmes actuels sont le produit des opérations d'élagage / garnissage / replâtrage qui se sont accumulées ces dernières décennies. Alors, on en rajoute une couche et tout ira mieux ?


A part ça, la présence des "parents d'élève" dans la "communauté éducative" - et l'existence même de la susdite communauté - est-elle un "avantage acquis" indéboulonnable ?

Écrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

J'ai dit, Jean, que j'allais tendre bientôt ma seconde fesse (pas deuxième, je n'ai aucune fesse surnuméraire), pour le 2e vaccin. Je serai donc un mutant, mais tant pis, mes élèves me regardent d'une drôle de manière depuis bien longtemps.
Allons, ne soyez pas cruel avec la vaccine ! Elle nous a préservés de pas mal d'épidémies, non ? Je vous présenterai un jour mon copain d'enfance qui a eu la polyo. Vous verrez ce que c'est que d'en baver des ronds de chapeau, avec des jambes mal formées, sans compter les retards scolaires.
mais, bon. Vous êtes évidemment libre de vos choix et de vos actes militants. Je vous préfère cependant en anti-Meirieu primaire : c'est plus réjouissant.

Écrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009

Donc pas si hors sujet que ça. Rappelons que les collectivités territoriales (ouf !) tiennent une partie des cordons de la bourse de l'école.

Ecrit par : yann | 02 novembre 2009

S'il n'est pas possible de revenir à 4 journées et demi, réduire le nombre astronomique de sorties scolaires payées par le conseil général qui se donne ainsi bonne conscience et caresse les parents dans le sens du poil.
Travailler les fondamentaux, toujours et encore, cela demande du temps.
Et du temps en classe, pas sur les routes de nos campagnes.

Écrit par : Maminou | 02 novembre 2009

Vaste débat complètement hors sujet. Se pencher également avec attention sur la réforme des collectivités territoriales. Les deux se tiennent.

Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Donc pas si hors sujet que ça. Rappelons que les collectivités territoriales (ouf !) tiennent une partie des cordons de la bourse de l'école.

Ecrit par : yann | 02 novembre 2009

Les locaux et le personnel non enseignant.
La première vigilance est de s'opposer aux EPEP, aux jardins d'éveil et autres idées fumeuses qui pourraient naître dans les cerveaux embrumés des politiques.

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

A la vérité, il n'y a rien de plus marrant que l'inoculation, dans un corps qui n'en demandait pas tant, d'un produit - au surplus fort hâtivement préparé - qui va complètement dérégler son système immunitaire!

Ecrit par : Jean | 02 novembre 2009

Un grand merci à Jean.
Vous venez de me faire penser à mon rappel antirabique qui traine dans mon frigo depuis trois semaines.
Allez hop ! dans la fesse gauche (je suis gaucher).

Écrit par : yann | 02 novembre 2009

Dans le cadre bien compris des économies de fonctionnaires d'état.
D'un autre côté, vu la situation d'étranglement budgétaire qui se prépare pour les collectivités territoriales, je je ne vois pas où elles trouveraient les fonds pour payer les enseignants. Espérons qu'elles pourront encore entretenir les locaux, payer le personnel d'entretien et d'encadrement sans que nous nous retrouvions avec des taxes d'habitation et des taxes foncières exorbitantes.
Ou, et peut-être est-ce l'objectif à terme, un chèque éducation et du privé à prix et qualité variable

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

La première vigilance est de s'opposer aux EPEP, aux jardins d'éveil et autres idées fumeuses qui pourraient naître dans les cerveaux embrumés des politiques.

Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Et ce toujours sous couvert de bons sentiments et d'amélioration de l'offre éducative, bien sûr, et de droite à gauche et de gauche à droite ...

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Question supplémentaire : doit-on considérer qu'il n'y a pas d'alternative à ce qui semble être la politique de gestion des flux d'élèves actuellement à la mode dans le secondaire (suppression de fait du redoublement / "remédiation" généralisée amont-aval) ?

Écrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

*Que l'on confirme la priorité des agrégés sur les lycées [..]
Ecrit par : Garafignoux | 02 novembre 2

Ah, merci ! La meilleur confirmation serait d'appliquer enfin cette règle de priorité lors du mouvement intra.

Tiens, en passant, et si on revenait au mouvement national "à un tour" (comme le mouvement "spécifique") ?

Écrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

Vous êtes évidemment libre de vos choix.

Ecrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009

C'est bien ainsi que je l'entends! Pour moi, et pour les autres.

On saura d'ici quelques jours, avec la rentrée des classes, la visite des "équipes mobiles " dans les établissements scolaires et le début de la vaccination "de masse" dans les quelque mille centres de vaccination planifiés en France, si Mme Bachelot l'entend de la même façon. C'est toute la question. Et d'ailleurs l'unique.

Écrit par : Jean | 02 novembre 2009

Plus de liaison entre enseignement secondaire et recherche. Des facilités pour les enseignants doctorants, la prise en compte des travaux de recherche dans l'avancement.

Et bien sûr, pour ce faire, une liberté d'organiser son emploi du temps incompatible avec les lubies de la dinde du Poitou : donc combattre férocement toute velléité d'augmenter le temps de présence, refuser les tâches de garderie qui s'annoncent, arrêter le déclassement du métier et bouter tout ce qui vise à transformer l'enseignant en exécutant pointant et soumis au pouvoir des petits chefs et autres médiocres.

Écrit par : Rodolphe DUMOUCH | 02 novembre 2009

Je suis d'accord avec Maminou : fondamentaux avant tout. Trop de sorties : on n'est pas un centre aéré ! Ni une agence de voyages.
J'ajouterais cette difficulté : le rapport avec les collectivités territoriales est assez pervers car, pour avoir de l'argent en collège, il faut monter des projets. Dans mon département, c'est développement durable avant toute chose. Collège dit pilote. Donc tous les projets vont dans ce sens. Pour pouvoir acheter des livres, je participe à plusieurs de ces projets : sinon bernique. Ce ne sont pas nos minces crédits d'enseignement qui nous permettraient de renouveler les séries d'oeuvres à lire, à étudier. Compromis, toujours.
En collège, par principe, les élèves n'achètent aucun livre. C'est rare : parfois un classique. Paradoxalement, les parents financent à grands frais des voyages, des stages sportifs ou autres. Lorsqu'on veut faire acheter un livre aux élèves (roman, pièce de théâtre...) on aura toujours un bon nombre qui refuseront, qui n'auront pas fait la démarche d'aller en librairie. Et il nous est défendu d'encaisser de l'argent de la part de nos élèves : pas d'achats par le professeur qui se ferait rembourser comme on faisait autrefois.
Il faut penser des projets qui soient vraiment liés aux programmes, aux progressions.

Écrit par : Marilyse | 02 novembre 2009

Je propose une taxe sur les animaux domestiques pour contribuer à une amélioration du fonctionnement de l'éducation nationale en France.

J'admire tous ceux qui s'empressent de donner des conseils pour l'avenir de la France sans songer un seul instant aux moyens que l'on doit se donner pour la réalisation des objectifs annoncés.

Écrit par : iPidiblue des coûts et des moyens. | 02 novembre 2009

J'admire tous ceux qui s'empressent de donner des conseils pour l'avenir de la France sans songer un seul instant aux moyens que l'on doit se donner pour la réalisation des objectifs annoncés.

Ecrit par : iPidiblue des coûts et des moyens. | 02 novembre 2009

Certes. Mais par exemple, le message de Marilyse, juste au-dessus, va plutôt dans le sens d'une réduction des coûts et d'une redistribution intelligente des moyens.

Écrit par : yann | 02 novembre 2009

Je propose une taxe sur les animaux domestiques pour contribuer à une amélioration du fonctionnement de l'éducation nationale en France.
.

Ecrit par : iPidiblue des coûts et des moyens. | 02 novembre 2009
Voilà qui me semble très raisonnable. D'autres pays le font et il serait temps que le France s'y mette, avec identification obligatoire de chaque animal de compagnie, chien ou chat. Ça résoudrait en grande partie le problème des abandons, des animaux errants et des chiens dangereux, et autrement mieux que les lois débiles qu'on nous pond depuis dix ans.

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Yann je ne faisais pas spécialement le procès de Marylise !
En ce qui concerne les classiques ils sont disponibles sur Google Books et sur Gallica, donc on peut faire des économies de ce côté-là (un classique cela a au moins 70 ans d'âge me semble-t-il donc libre de droit).
Et je ne plaide pas pour ma paroisse, voyez-vous, car je vends des livres d'occasion sur Internet !

Écrit par : iPidiblue bouquiniste | 02 novembre 2009

Désolé d'y revenir, mais ça me paraît suffisamment important pour qu'on s'en émeuve!

Trouvé sur alterinfo:

"Le Tamiflu coule à flots....dans les rivières !

Le Tamiflu se retrouve dans les eaux des rivières, selon des scientifiques japonais qui craignent désormais que les oiseaux aquatiques ne permettent aux virus des grippes saisonnière, aviaire ou porcine de développer des résistances aux antiviraux."

Écrit par : Jean | 02 novembre 2009

[...] combattre férocement toute velléité d'augmenter le temps de présence, refuser les tâches de garderie qui s'annoncent, arrêter le déclassement du métier et bouter tout ce qui vise à transformer l'enseignant en exécutant pointant et soumis au pouvoir des petits chefs et autres médiocres.
Ecrit par : Rodolphe DUMOUCH | 02 novembre 2009

Cela va sans dire, mais c'est quand même bien de l'avoir dit ^^


Autre sujet : celui des remplacements. Souhaite-t-on toujours que ceux-ci soient effectués par des professeurs titulaires ? Dans l'affirmative, il y a urgence à rendre de nouveau attractive cette fonction, sinon le travail sera salopé par la démotivation d'enseignants à qui l'administration exige l'impossible, sans la moindre compensation (que font les syndicats ?). Mais peut-être préfèrerait-on voir cette tâche ingrate effectuée par les futurs "reçus / collés" de la "mastérisation". Il faut le dire clairement.

Écrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

Remettre au centre et au tout début, dès la maternelle la pédagogie, la vraie, celle du GRIP, pas la spécieuse, celle de PHILIPPE.
Cela suppose une décision POLITIQUE forte. Ce qu'aucun gouvernement n'osera prendre pour ménager les uns et les autres.
Le drame de la démocratie libérale tient au fait que ce sont les couches moyennes qui dirigent le pays en s'opposant aux extrêmes, les riches d'un côté et les pauvres déracinés de l'autre: ceux par qui, "découlent tous nos problèmes."
Tant qu'on fondra une politique sur l'idée de surtout ne pas s'en prendre à l'antagonisme profond qui traverse la société il ne peut y avoir d'avancées.
J'ai lu l'autre jour des choses intéressantes sous la plume de dobolino. Tellement intéressantes qu'elles n'ont suscité aucun commentaire. (En particulier, sur la régularisation des sans- papiers)

Écrit par : buntov | 02 novembre 2009

Je propose qu’on pose d’abord des principes généraux, sinon la discussion ne peut être que faussée :
– L’école ne doit-elle être qu’un lieu de socialisation comme les pédagogistes le proclament ? Et ce jusqu’au collège ? Qui d’après Dubet n’est qu’un petit lycée ! (La Foi fait croire à n’importe quoi).
– Doit-elle être un lieu d'enseignement ? École-garderie ou École-lieu d’instruction ?
– L’École est-elle une institution qui encore de la valeur quand on permet à n’importe qui d’y demeurer sans autre obligation que d’y venir s’asseoir : only seat time ? Qu’est-ce qui fait le prix de l’École ?
– Que fait-on des élèves perturbateurs ? Les recettes des pédagogos (« on va dialoguer », « surtout pas de sanctions », « gardons-les jusqu’à 20 ans sinon ils vont aller dans la rue », etc.) ont échoué lamentablement.
Et pas besoin de « moyens » !

Je sais bien que c’est très naïf et peu diplomatique ;)) Les pédagogistes ayant tout fait pour faire disparaître les conditions permettant l’enseignement.

Écrit par : Pierre Lariba | 02 novembre 2009

Mais Pierre Lariba, la loi oblige à scolariser jusqu'à seize ans !

Écrit par : iPidiblue rappel au règlement | 02 novembre 2009

S'il n'est pas possible de revenir à 4 journées et demi, réduire le nombre astronomique de sorties scolaires payées par le conseil général qui se donne ainsi bonne conscience et caresse les parents dans le sens du poil.
Travailler les fondamentaux, toujours et encore, cela demande du temps.
Et du temps en classe, pas sur les routes de nos campagnes.

Ecrit par : Maminou | 02 novembre 2009
Le Conseil général et les Municipalités répondent à une demande, non ? S'il n'y a pas de demande, il n'y a pas de sorties ou fort peu.
Je trouve un peu excessif sur ce coup là de pointer du doigt encore une fois les collectivités territoriales et les élus locaux alors que les grands responsables sont au sein même des établissements scolaires et pas uniquement dans les associations de parents d'élèves.
Je ne crois pas que les municipalités qui subviennent aux besoins de l'école de Catmano soient désespérées du fait qu'elle est réfractaire aux sorties occupationnelles ?
Je ne me souviens pas qu'elle ait eu jamais à se battre pour refuser une sortie, sauf peut-être sur l'objectif d'un voyage de fin d'année.
Et j'entends souvent mon époux Président de SIVOS gémir et râler sur les exorbitantes exigences de certaines PE et taper du poing sur la table à l'issue d'un conseil d'école. Et d'autres maires aussi ! "Elles feraient mieux de leur apprendre les tables de multiplications et l'accord des participes, ces c*** !" est un propos plus couramment entendu que "ces imbéciles ont refusé la classe verte parce qu'elles n'ont pas encore appris les conversions et la règle de trois aux élèves de CM2".

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Buntov,

La société on la prend telle qu'elle est quand on fait de la politique et qu'on ambitionne de rendre un "service signalé" comme le disait De Gaulle !
A André Gide qui à Alger en 42/43 s'étonnait de la médiocrité de son entourage le général lui répondit : "j'ai pris ce que le pays m'avait donné".

Écrit par : iPidiblue service signalé | 02 novembre 2009

J'ai lu l'autre jour des choses intéressantes sous la plume de dobolino. Tellement intéressantes qu'elles n'ont suscité aucun commentaire. (En particulier, sur la régularisation des sans- papiers)

Ecrit par : buntov | 02 novembre 2009
Ici, la règle d'or, c'est "qui ne dit mot consent" donc, tout le monde était d'accord avec moi. D'ailleurs, c'est une telle évidence que je vois mal comment on pourrait y être opposé à moins d'être viticulteur ou maraîcher en PACA ou gros entrepreneur de maçonnerie ou travaux publics ! J'en passe...
Comme ce blog est fâcheusement dépourvu d'intervenants chefs d'entreprise véreux, tout le monde est OK pour régulariser au plus vite les sans-papiers.

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

"En ce qui concerne les classiques ils sont disponibles sur Google Books et sur Gallica, donc on peut faire des économies de ce côté-là (un classique cela a au moins 70 ans d'âge me semble-t-il donc libre de droit)."

Je crois important que les élèves aient un livre entre les mains et non seulement des photocopies. C'est l'un des effets pervers de la technologie : trop de photocopies ! D'ailleurs, ces dernières coûtent aussi cher à un établissement et quel travail pour le professeur ! Quel foutoir dans les classeurs !
Dans le mot "Classiques" pour les collèges, c'est par exemple "Le Médecin malgré lui", "L'Avare", les fables de la Fontaine, les contes de Perrault, etc. mais dans une édition récente, pas trop rébarbative. Il en existe plusieurs à un prix modique.

Écrit par : Marilyse | 02 novembre 2009

Mais Pierre Lariba, la loi oblige à scolariser jusqu'à seize ans !
Ecrit par : iPidiblue rappel au règlement | 02 novembre 2009

Quelle loi ?

Écrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

Remettre au centre et au tout début, dès la maternelle la pédagogie, la vraie, celle du GRIP, pas la spécieuse, celle de PHILIPPE.


Ecrit par : buntov | 02 novembre 2009
On pourrait déjà obtenir des ouvertures de classes expérimentales en plus grand nombre et des formations professionnelles ad hoc pour les PE et professeurs de collège qui seraient partants, de manière à ce que les classes SLEEC puissent devenir un échantillon représentatif sur le plan statistique ?
Ça, ça serait du domaine du faisable, il me semble ?

Cinq écoles maternelles-élémentaires et un ou deux collèges par département.
Pas mal, non ?

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Trouvé sur alterinfo:

"Le Tamiflu coule à flots....dans les rivières !

Le Tamiflu se retrouve dans les eaux des rivières, selon des scientifiques japonais qui craignent désormais que les oiseaux aquatiques ne permettent aux virus des grippes saisonnière, aviaire ou porcine de développer des résistances aux antiviraux."

Ecrit par : Jean | 02 novembre 2009

Ça, pour le coup, Jean, c'est vrai ! Rajoutez les contraceptifs oraux, les antibiotiques, les antimitotiques et vous parlez d'un grave problème de pollution avec un retentissement non négligeable sur la faune aquatique et les problèmes de résistance des souches bactériennes aux antibio. Très grave problème.
En toute logique, nos excrétats devraient être confiés à des organismes de traitement des déchets pendant toute la durée du traitement et les jours suivants son arrêt.
Ce n'est même pas respecté pour les chimiothérapies anticancéreuses et les traitements aux isotopes radioactifs, sauf en médecine vétérinaire ...

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Remettre au centre et au tout début, dès la maternelle la pédagogie, la vraie, celle du GRIP, pas la spécieuse, celle de PHILIPPE.


Ecrit par : buntov | 02 novembre 2009
On pourrait déjà obtenir des ouvertures de classes expérimentales en plus grand nombre et des formations professionnelles ad hoc pour les PE et professeurs de collège qui seraient partants, de manière à ce que les classes SLEEC puissent devenir un échantillon représentatif sur le plan statistique ?
Ça, ça serait du domaine du faisable, il me semble ?

Cinq écoles maternelles-élémentaires et un ou deux collèges par département.
Pas mal, non ?

Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Et là, on pourrait plaire aux socialos, Jean Paul, puisque dans le programme pour les présidentielles, Ségo proposait de faire un gros effort pour que chaque collège de France soit constitué de professeurs formant une équipe pédagogique soudée autour d'un projet commun et qu'il soit possible à un enseignant de rejoindre une équipe qui le motive même si son nombre de points n'était pas ad hoc.
Ce serait un horizon souriant pour notre ami Robin, non ?

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Quelle loi ?

Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009


Ah ! non, vous le savez très bien, loi Jules Ferry 1881 enseignement primaire obligatoire, 1936 Jean Zay jusqu'à 14 ans, 1959 jusqu'à 16 ans ...

Écrit par : iPidiblue enseignement oblige | 02 novembre 2009

Suppression des RASED, retour au GAPP avec de vrais psychologues scolaires (psychologie cognitive d'abord, psychologie clinique éventuellement)
Retour à de classes genre perf ou d'adaptation avec réflexion sur l'accueil des enfants handicapés qui n'ont aucunement place dans les classes lambda;
Des CP à 20 -
Autres classes 25
Retour à une maternelle centrée sur les prérequis et pas l'apprentissage

Écrit par : désolé | 02 novembre 2009

Tant qu'on fondra une politique sur l'idée de surtout ne pas s'en prendre à l'antagonisme profond qui traverse la société il ne peut y avoir d'avancées.
Ecrit par : buntov | 02 novembre 2009

Tant que l'"antagonisme profond qui traverse la société" ne vient pas chatouiller le fondement des uns et des autres, il ne faut pas s'attendre à de grandes avancées politiques.




@ iPidiblue enseignement oblige
Instruction obligatoire n'est pas scolarisation obligatoire :

"L'instruction obligatoire peut être donnée soit dans les établissements ou écoles publics ou privés, soit dans les familles par les parents, ou l'un d'entre eux, ou toute personne de leur choix." (Article L131-2 Modifié par Loi n°2005-380 du 23 avril 2005 - art. 11 JORF 24 avril 2005)

Rien n'empêche de s'instruire dans la rue, sur le trottoir, par exemple, avec une personne de son choix.

Écrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

En toute logique, nos excrétats devraient être confiés à des organismes de traitement des déchets pendant toute la durée du traitement et les jours suivants son arrêt.
Ce n'est même pas respecté pour les chimiothérapies anticancéreuses et les traitements aux isotopes radioactifs, sauf en médecine vétérinaire ...

Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Je le sais, dobolino, par ma voisine, qui est infirmière en oncologie.
Et qui, au passage, m'a dit qu'il était hors de question pour elle de prendre le vaccin grippe du cochon, pas plus que pour ses trente collègues, malgré les affiches incitatives bien voyantes placardées à tous les détours des couloirs du service.
Quant au Tamiflu, il est bon de savoir qu'en plus, c'est inutile et dangereux.

Écrit par : Jean | 02 novembre 2009

"loi Jules Ferry 1881 enseignement primaire obligatoire, 1936 Jean Zay jusqu'à 14 ans, 1959 jusqu'à 16 ans"

Et bien revenons à la limite de 14 ans. La scolarité aurait une autre valeur. Les cancres et leurs géniteurs auraient bien la règle du jeu en main et ils sauraient à quoi s'attendre, j'imagine la tête de Meirieu ;)

Écrit par : Pierre Lariba | 02 novembre 2009

Rien n'empêche de s'instruire dans la rue, sur le trottoir, par exemple, avec une personne de son choix.

Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009


C'est cela, Socrate !

Écrit par : iPidiblue péripatéticien | 02 novembre 2009

Retour à la liberté pédagogique à tous les niveaux donc un véritable corps d'inspection (issu du terrain ?) qui évalue par rapport aux contenus du programme et non par rapport à la méthode d'enseignement

Écrit par : désolé | 02 novembre 2009

La réflexion sur l'école aujourd'hui doit être liée à celle de l'identité, sinon, sur ce blog, vous allez dire et redire ce que vous avez dit cent mille fois déjà : les méthodes, les vacances etc.

Phrase du jour, pour réfléchir:

"Deux mille ans de culpabilité chrétienne relayée par les droits de l’homme se sont réinvestis, au nom de la défense des individus, dans la mise en accusation et la disqualification radicale de la France. Et l’école publique s’est engouffrée dans la brèche avec d’autant plus d’ardeur qu’à la faveur du multiculturalisme elle a trouvé dans cette repentance et ce masochisme national une nouvelle mission."

Pierre Nora, historien, à propos des lois mémorielles, 2008

Écrit par : Amélie | 02 novembre 2009

- Insister encore et encore sur l'apprentissage du français (orthographe, grammaire, rédaction, lecture de bons livres)
- Pas de discrimination positive, sauf sous la forme de propédeutique aux prépas. Surtout pas de quotas.
- Suppression du collège unique.
-Exclure de l'Ecole tout ce qui relève de "l'air du temps". La redéfinir avant tout comme lieu d'instruction.
- Refuser toute forme d'école-garderie, et toute augmentation du temps de présence obligatoire des enseignants.

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 novembre 2009

Ici, la règle d'or, c'est "qui ne dit mot consent" donc, tout le monde était d'accord avec moi. D'ailleurs, c'est une telle évidence que je vois mal comment on pourrait y être opposé à moins d'être viticulteur ou maraîcher en PACA ou gros entrepreneur de maçonnerie ou travaux publics ! J'en passe...
Comme ce blog est fâcheusement dépourvu d'intervenants chefs d'entreprise véreux, tout le monde est OK pour régulariser au plus vite les sans-papiers.

Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Pour le coup, je pense plutôt que c'est parce que le sujet est complexe et que la manière dont vous en parliez était anecdotique. Pour ma part, je n'ai pas d'avis tranché. Derrière chaque cas de sans-papier, il y a un drame que je suis incapable de juger. Je sais juste que régulariser les sans-papiers est une belle idée mais n'est pas la solution en soit. Il faut également les intégrer et mettre en place des mesures pour que les suivants soient des immigrés légaux (et non illégaux). "On ne peut pas accueillir toute la misère du monde mais la France doit prendre sa part".
Je ne suis pas certain qu'une régularisation générale soit une bonne solution si on ne traite pas le problème dans son ensemble. Pour reprendre vos termes, ce serait un emplâtre sur une jambe de bois.

Écrit par : Joe | 02 novembre 2009

Le Conseil général et les Municipalités répondent à une demande, non ? S'il n'y a pas de demande, il n'y a pas de sorties ou fort peu.

Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Tout à fait d'accord, ils répondent à une demande.
Il faut simplement éviter de réclamer toujours plus et éviter de donner toujours plus pour un bénéfice plus qu'aléatoire...

Des fondamentaux à l'école et s'il faut vraiment sortir, une visite dans une grande médiathèque de temps à autre pour "palper" le monde des livres ou écouter une conteuse seront toujours plus profitables à de jeunes enfants qu'une sortie à 200 km du village pour se pencher sur "les problèmes de l'industrie textile dans la vallée de Wesserling" comme l'ont fait l'an dernier des gamins de 9 et 10 ans...

Écrit par : Maminou | 02 novembre 2009

Hors sujet: Beigbeder a obtenu le priix Renaudot.
Des commentaires ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 novembre 2009

Je n'ai pas lu le Beigbeder ! Espérons qu'il a fait quelques progrès... Marie N'Diaye pour le Goncourt : bien !

Écrit par : Marilyse | 02 novembre 2009

"Un recentrage des programmes
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 novembre 2009

Il faut s'entendre sur ce que l'on entend par recentrage (retour à l'essentiel ? au juste milieu ?), au risque de venir buter sur l'indigence de je ne sais quel socle commun.

On peut faire sans regret un joli feu de joie avec les programmes actuels des collèges et des lycées.

Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

1- Qui a dit qu'on était obligé de s'arrêter au socle commun?

pourquoi ne pas faire plus si nos classes et la motivation des élèves le permet ?

le socle commun est la base obligatoire. ok.
nul ne dit qu'elle peut être dépassée, si c'est possible.

2- Un corps d'inspection issu du terrain: Voilà une idée qu'elle est bonne! mon rêve: voir le cours d'un inspecteur , avec élèves sur ce qu'il prône et met ENFIN en pratique, avec critique objective des élèves et des parents..

je lance donc un pavé dans la mare.
On pourrait aussi sonder les parents et les élèves sur ce qu'ils pensent de l'enseignement reçu par leur enfant , de l'investissement ou de la disponibilité du prof , de sa capacité à entendre ses errances possibles et à évoluer si ' ça ne marche pas". on a tous eu des profs qu'on a adoré pour leur enseignement et d'autres qu'on ne respectent pas , parce qu'ils ne sont pas sérieux , compréhensibles et qu'ils s'en foutent.;

Quand toute la classe obtient des mauvais résultats avec monsieur X , constamment absent ou peu investi ou si dégouté que plus rien ne le motive, alors que Mr Z en a de bonnes ( notes) ainsi que le respect des enfants pour son investissement et que X et z ont le même salaire , n'y aurait il pas problème?

Et ça , ce n'est pas toujours l'inspection qui l'évalue objectivement.
3- Pour ce qui est de l'orientation , il me semble que rétablir un pallier vers les sections technologiques de qualité ne serait pas sot ; certains élèves souffrent beaucoup d'un enseignement " abstrait" et peuvent épanouir , trouver leur passion et la clef de leur emploi. quelque chose qui ressemblait au modèle allemand.
Mais il est vrai que là bas les emplois dans l'industrie sont beaucoup plus développés que chez nous..
problème de coût?

4- autre suggestion pour les médias: passer les films étrangers , et en particulier dans les langues enseignées en VO.
ça ne couterait pas plus cher. c'est ce que font les pays nordiques.

Peut être cela nous ferait il remonter dans le classement des apprentissages en langues étrangères?



je connais quelques gens bien inspectés , fortment diplomés et honnis des enfants et de leur parent pour leur incompétence notoire.



ne pas couper le lien / enseignement. l'administration doit restée lucide sur les impératifs fondamentaux.

j'ai une chargée de mission la dernière fois ; j'ai vu la différence ; en mieux!

Écrit par : sylvie | 02 novembre 2009

Regardez la difficulté à supprimer une taxe que tout le monde dénonce depuis 20 ans (la Taxe pro) [...]

Ecrit par : Joe | 02 novembre 2009

Tout le monde...sauf les petits nobliaux locaux.

Ecrit par : yann | 02 novembre 2009

le problème est surtout :
" qui payera le manque à gagner?

réponse: les classes moyennes , comme d'hab.

Écrit par : sylvie | 02 novembre 2009

Dans les voeux pieux :

Un brevet des collèges qui soit un vrai examen sans la prédominance du contrôle continu qui fait de cette épreuve une formalité creuse, sans enjeu. Un retour aux "compositions" pour les autres années avec obligation de révisions générales régulières. Ne dites pas que je suis ringarde ! Ce serait hyper top branché !

Écrit par : Marilyse | 02 novembre 2009

Rappel :

Sujet du bac 2005 de français

Lily, un an après son installation à Paris, écrit à sa famille restée en Somalie. Elle dénonce l’intolérance et le racisme dont elle est la victime. Vous rédigerez cette lettre en tenant compte des situations évoquées dans le texte de Pierre Perret et en développant l’argumentation de Lily.

Écrit par : Amélie | 02 novembre 2009

" Je n'ai pas lu le Beigbeder" (Marilyse)

Moi non plus, et il y a peu de chances que je le fasse. De ses livres précédents, je ne connais d'ailleurs que quelques pages feuilletées sur les tables des librairies. Il s'y étalait tant de médioctité satisfaite (médiocrité d'écriture, entre autres) que j'en ai eu durablement la nausée.

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 novembre 2009

Remettre au centre et au tout début, dès la maternelle la pédagogie, la vraie, celle du GRIP, pas la spécieuse, celle de PHILIPPE.


Ecrit par : buntov | 02 novembre 2009
On pourrait déjà obtenir des ouvertures de classes expérimentales en plus grand nombre et des formations professionnelles ad hoc pour les PE et professeurs de collège qui seraient partants, de manière à ce que les classes SLEEC puissent devenir un échantillon représentatif sur le plan statistique ?
Ça, ça serait du domaine du faisable, il me semble ?

Cinq écoles maternelles-élémentaires et un ou deux collèges par département.
Pas mal, non ?

Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Et là, on pourrait plaire aux socialos, Jean Paul, puisque dans le programme pour les présidentielles, Ségo proposait de faire un gros effort pour que chaque collège de France soit constitué de professeurs formant une équipe pédagogique soudée autour d'un projet commun et qu'il soit possible à un enseignant de rejoindre une équipe qui le motive même si son nombre de points n'était pas ad hoc.

Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Et parlait aussi de liberté pédagogique de l'équipe ainsi formée par affinité.

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Quand toute la classe obtient des mauvais résultats avec monsieur X , constamment absent ou peu investi ou si dégouté que plus rien ne le motive, alors que Mr Z en a de bonnes ( notes) ainsi que le respect des enfants pour son investissement et que X et z ont le même salaire , n'y aurait il pas problème?
Ecrit par : sylvie | 02 novembre 2009

Si seulement les choses étaient si simples.

Et que dire de monsieur A qui travaille 3 heures de moins que monsieur C tout en gagnant 30 % de plus ?

C'est-y pas un problème ?

Écrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

Je ne suis pas certain qu'une régularisation générale soit une bonne solution si on ne traite pas le problème dans son ensemble. Pour reprendre vos termes, ce serait un emplâtre sur une jambe de bois.

Ecrit par : Joe | 02 novembre 2009
C'est sous-entendu, Joe.
Mais la symbolique poujadiste actuelle qui consiste à renvoyer chez eux, à grands renforts de publicité, trois pelés et un tondu alors qu'il y en a 25 ou 250 ou 2500 qui rentrent le même jour, franchement, c'est nul !
D'ailleurs, on pourrait peut-être nous chiffrer ce phénomène clairement et honnêtement, non ?

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Et là, on pourrait plaire aux socialos, Jean Paul, puisque dans le programme pour les présidentielles, Ségo proposait de faire un gros effort pour que chaque collège de France soit constitué de professeurs formant une équipe pédagogique soudée autour d'un projet commun et qu'il soit possible à un enseignant de rejoindre une équipe qui le motive même si son nombre de points n'était pas ad hoc.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009
Et parlait aussi de liberté pédagogique de l'équipe ainsi formée par affinité.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Quels utopistes, ces socialos. Ils vont bientôt nous réinventer les phalanstères.

Écrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

L'opération Beigbeder a été lancée dès le mois d'août, avec un tir de barrage médiatique invraisemblable.
Les futurs romanciers qui passent ici savent désormais comment faire…
JPB

Écrit par : brighelli | 02 novembre 2009

Bon Toto,

Que diriez-vous de reconstituer les écoles des enfants de troupe ? Mon tonton qui était fils de gendarme y est allé et cela ne lui a pas trop mal réussi ...

Écrit par : iPidiblue enfant de troupe | 02 novembre 2009

Bon sens :

"On propose à nos sociétés un avenir multiculturel. Le grand paradoxe du multiculturalisme, c’est que toutes les cultures sont les bienvenues à l’exception d’une seule, la culture du pays hôte. Pour accueillir la diversité comme il se doit, la France est tenue de ne plus être une nation substantielle, mais une nation procédurale simplement vouée à organiser la coexistence des communautés qui la composent. "

Alain Finkielkraut, Le Point, 16 juillet 2009

Écrit par : Amélie | 02 novembre 2009

la pause de la voix...)

Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009

Phénoménal lapsus, Robin !
;-)
Et merci à Garafignoux !
Combien de fois faudra t-il répéter que les formations théoriques sont très loin d'être majoritaires dans les IUFM, (formations "PE"?)
Donc: maintien, et amplification, des formations à la polyvalence pour les professeurs d'école. Et, évidemment, les formations autour de la voix et de la gestion de classe semblent essentielles, (hors "modélisation", évidemment).

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009

Des chiffres :


"Il ressort que chaque immigré qui franchit la frontière (250 000 par an) coûte 100 000 euros par an à la collectivité nationale, soit vingt fois plus que les Corses."

Yves-Marie Laulan, économiste, président de l’Institut de géopolitique des populations, novembre 2005

"Lorsqu’un travailleur immigré supplémentaire arrive, il faudra finalement, pour réaliser les infrastructures nécessaires (logement, hôpitaux, écoles, infrastructures de toutes sortes, installations industrielles, etc.) une épargne supplémentaire égale à quatre fois le salaire annuel de ce travailleur. Si ce travailleur arrive avec sa femme et trois enfants, l’épargne nécessaire sera égale à vingt fois son salaire annuel, ce qui manifestement représente une charge très difficile à supporter.

Maurice Allais, prix Nobel d’Economie 1988, Le Figaro, 5 décembre 1990

Écrit par : Amélie | 02 novembre 2009

Donc: maintien, et amplification, des formations à la polyvalence pour les professeurs d'école. Et, évidemment, les formations autour de la voix et de la gestion de classe semblent essentielles, (hors "modélisation", évidemment).

Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009

Après, il faut voir le contenu. Si la formation, c'est "apprendre à écouter l'élève et comprendre le message d'angoisse qu'il cherche à vous transmettre en vous traitant de grosse pute", ça ne va pas dans le bon sens.

J'avais déjà constaté dans mon entourage qu'il y a deux catégories de profs : ceux dont on sait qu'il ne faut pas les chercher, et les autres avec lesquelles on peut tout se permettre (et quelque soit l'âge : autant en collège, qu'au lycée, en prépa ou en école). Quelle formation peut faire qu'il y ait plus de profs de la première catégorie que la seconde ?

A mon sens, c'est pas ultra compliqué d'apprendre qu'il vaut mieux une tape sur la main le jour 1 qu'un coup de fusil le jour 30.

Écrit par : Joe | 02 novembre 2009

Allez, pour nous changer de ces voeux pieux maintes fois ruminés et exprimés ici et ailleurs...

Situation trouble en Ukraine: le gouvernement appelle à l'aide la communauté internationale contre une "épidémie terrifiante" et voici que débarquent aussitôt à Kiev des "experts" de l'OMS chargés d'organiser la "défense" contre le virus...

Trouvé sur www.theflucase.com":

"WHO takes over the Ukraine: eyewitnesses say no pandemic

Lundi, 02 Novembre 2009 07:00

According to reports in the German media, a group of WHO officials has already landed in Kiev, the captial of Ukraine, and are preparing to take control of the police, military and health services under the pretext of a swine flu pandemic emergency.

In a press statement, WHO has confirmed it has deployed „a multi-disciplinary team of experts" to assist the Ukrainian government.

„In response to the request from the Minister of Health of the Ukraine, WHO is deploying a multi-disciplinary team of experts to assist national authorities in mitigating the impact of the pandemic. The team comprises of the following expertise: health emergencies coordination, case management, epidemiology, laboratory diagnostics, logistics, and media/risk communications,“ says a WHO press release dated November 1st.

http://www.who.int/csr/don/2009_11_01/en/index.html

The Ukranian Ministry of Health has reported the death of two health care workers in Lviv and another two in Ternopil. The total number of deaths associated with the outbreak now numbers 60. However, eyewitness accounts from Ukraine say there is no evidence of an outbreak.

http://www.moz.gov.ua/ua/main/press/?docID=13944

The Ukrainian government today appealed for international help in dealing with the „swine flu“ pandemic, paving the way for WHO, the UN and the EU to take over key government infrastructure.

A plane carrying 16 tonnes of Tamiflu has landed in the Ukraine: 300, 000 million doses of Tamilfu have been ordered from Roche, according to media reports.

In addition, the Ukrainian Prime Minister Julia Timoschenko has said that elections planned for January might have to be cancelled because of the „pandemic“

http://russlandonline.ru/rupol0010/morenews.php?iditem=21878

Nine regions, especially in western Ukraine, have been put under quarantine; schools and cinema have been banned for three weeks as part of a crackdown by the authorities.

Reports from people in Lviv, however, indicate there is no sign of a pandemic, fuelling fears that the pandemic emergency is being hyped by the media and used as a pretext for military rule by Ukraine’s government, hit by corruption scandals and protests over the sinkling standard of living.

„There is nothing special in Lwow (large city, western parto of Ukraine 800,000 people) - the situation is normal, telephones work as usual. The pandemic is in the media, but people
seem not to react. The only effect is the lack of masks in drugstores. They are using scarfes to cover their mouths. Allegedly there are several viruses, but none o them lethal.

They use regular seasonal flu to create panic for mass vaccinations,“ says one person who has contact with a cousin in Lviv."

Écrit par : Jean | 02 novembre 2009

mon rêve: voir le cours d'un inspecteur , avec élèves sur ce qu'il prône et met ENFIN en pratique, avec critique objective des élèves et des parents.
Ecrit par : sylvie | 02 novembre 2009

Vous avez vraiment besoin de ça pour savoir ce que vous avez à faire ?

Et sur quoi faites-vous reposer l'objectivité de la critique des "élèves et des parents" (et pourquoi pas du chien du concierge, pendant qu'on y est ?) ?

Écrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

" Je connais quelques gens bien inspectés, fortement diplomés et honnis des élèves et de leurs parents." (Sylvie)

Ce n'est pas si simple. J'ai connu pour ma part des collègues sérieux et compétents que telle ou telle classe avait pris en grippe. Cela m'est d'ailleurs arrivé une fois, avec une bande de petits goujats qui considéraient comme une provocation la moindre exigence en matière de conduite ou de travail.

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 novembre 2009

Rien n'empêche de s'instruire dans la rue, sur le trottoir, par exemple, avec une personne de son choix.

Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

Un(e) philosophe péripatéticien ? ;O))

Écrit par : Robin | 02 novembre 2009

1- Rappel :

Sujet du bac 2005 de français

Lily, un an après son installation à Paris, écrit à sa famille restée en Somalie. Elle dénonce l’intolérance et le racisme dont elle est la victime. Vous rédigerez cette lettre en tenant compte des situations évoquées dans le texte de Pierre Perret et en développant l’argumentation de Lily.

Ecrit par : Amélie | 02 novembre 2009


Déplorable.. Déplorable de pure démagogie ...

Tokyo Hotel la prochaine fois ?
Ceci sans vouloir manquer de respect à Pierre Perret , bien sûr.

je n'imaginais pas ça ( ma fille n'est qu'en début de première). Elle étudie Barthes , la fontaine ...Elle va être étonnée.

2- Et que dire de monsieur A qui travaille 3 heures de moins que monsieur C tout en gagnant 30 % de plus ?

C'est-y pas un problème
Ecrit par : Toto Weininger | 02 novembre 2009

Pour moi , certaines personnes passent par des concours plus difficiles. ils sont destinés au lycée. ils peuvent avoir moins d'heures de cours pour mettre en place des cours plus élaborés.
Donc oui , les agrégés en lycée.


Ha bon , ce n'est comme ça que ça marche?

3- De tout cœur avec la citation d'Amélie.

Bonne journée à tous.
il est temps pour moi de me montrer raisonnable et de quitter l'ordinateur.
Merci à JPB de nous permettre de communiquer, pour toutes les pistes de réflexion qu'il nous propose de partager.

Écrit par : sylvie | 02 novembre 2009

Rien n'empêche de s'instruire dans la rue, sur le trottoir, par exemple, avec une personne de son choix.

Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

Un(e) philosophe péripatéticien(ne) ? ;O))

Écrit par : Robin | 02 novembre 2009

Qui a dit qu'on était obligé de s'arrêter au socle commun?
pourquoi ne pas faire plus si nos classes et la motivation des élèves le permet ?
le socle commun est la base obligatoire. ok.
nul ne dit qu'elle peut être dépassée, si c'est possible.
Ecrit par : sylvie | 02 novembre 2009

Le socle commun, c'est ce qui reste quand on refuse ou qu'on n'est plus capable d'enseigner progressivement des programmes ambitieux. Il n'y a pas à faire plus que le "socle", il y a à faire autre chose.

Écrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

mon rêve: voir le cours d'un inspecteur , avec élèves sur ce qu'il prône et met ENFIN en pratique, avec critique objective des élèves et des parents.
Ecrit par : sylvie | 02 novembre 2009

Vous avez vraiment besoin de ça pour savoir ce que vous avez à faire ?

Et sur quoi faites-vous reposer l'objectivité de la critique des "élèves et des parents" (et pourquoi pas du chien du concierge, pendant qu'on y est ?) ?

Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

Tout à fait d'accord avec vous, TotoWeininger! Je n'en ai vraiment rien, mais ce qui s'appelle rien à faire de la façon dont un "inspecteur" fait cours. Je ne lui demande qu'une seule chose, c'est d'être assez intelligent et assez honnête pour comprendre ce que je fais et pourquoi je le fais.

Écrit par : Jean | 02 novembre 2009

J'ai oublié cette autre petite information (ou "Comment ça marche?":

"Novartis chief phones Swiss health official and gets Focetria approved

Lundi, 02 Novembre 2009 11:27

According to a report in the Swiss newspaper Sontagszeitung, the head of Novartis Daniel Vasella called Thomas Zeltner, the director of the Swiss Health Ministry, to "offer" Novartis's swine flu jab Focetria for use for pregnant women and children."

Écrit par : Jean | 02 novembre 2009

Il faut remettre en question le collège unique. On a refusé d'orienter les élèves vers des voies différentes, plus concrètes, d'abord en 5e, puis en 4e comme on le faisait autrefois. Les plus mauvais troisièmes atterrissent en lycée général, faute d'une autre orientation. Du coup, on fait de la garderie avec bon nombre d'élèves qui empêchent la progression de l'ensemble. Démotivation, rebelle-attitude, haine de "l'intello" : que de mauvais exemples à suivre. On n'a pas besoin de beaucoup pousser certains pour qu'ils tombent du mauvais côté.
Les bases pour s'adapter dans le monde professionnel, pour se former tout au long de la vie ne sont plus là. C'est cela qui est le plus inquiétant.

Écrit par : Marilyse | 02 novembre 2009

Un(e) philosophe péripatéticien(ne) ? ;O))

Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009

Très drôle, Robin ! Retour à l'antique...

Écrit par : Marilyse | 02 novembre 2009

Et que dire de monsieur A qui travaille 3 heures de moins que monsieur C tout en gagnant 30 % de plus ?

C'est-y pas un problème
Ecrit par : Toto Weininger

Le problème, c'est d'avoir mélangé les genres. Les agrégés en lycée, et même, en terminale d'abord (quand ce n'est pas en prépa), puisqu'ils ne sont pas assez nombreux pour occuper tous les postes en lycée.

Écrit par : Moot | 02 novembre 2009

"A mon sens, c'est pas ultra compliqué d'apprendre qu'il vaut mieux une tape sur la main le jour 1 qu'un coup de fusil le jour 30."

Ecrit par : Joe | 02 novembre 2009

Vous avez tout compris ! ;-)
Certes non, mais il y a tout un tas d'exercices, (et de jeux théâtraux; je n'y peux rien; en théâtre, on parle de jeux) qui me semblent indispensables à pratiquer, (en tous cas pour une majorité), pour être plus à même de parvenir à être plus opérationnel.

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009

Quels utopistes, ces socialos. Ils vont bientôt nous réinventer les phalanstères.

Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009
Le souci, TotoW, ce n'est pas de savoir qui est qui, c'est de trouver un biais, une stratégie, pour passer ses idées et les mettre en pratique. Il faut s'appuyer sur l'air du temps car il n'y a rien de plus à obtenir pour l'instant.
JPB demande des conseils, j'en donne et ceux que je donne me semblent, pour le coup, dans le domaine de l'accessible.
Je suis fort déçue de n'obtenir, comme seul commentaire, que cette phrase.
Pour l'instant, je ne vois rien d'autre de faisable et ce ne serait déjà pas si mal que d'obtenir quelques structures scolaires "expérimentales" entièrement SLEEC de la maternelle à la troisième, ne serait-ce que pour cent élèves tout venant par an et par niveau dans chaque département, ainsi que des crédits convenables pour la formation d'enseignants à ces méthodes pédagogiques.
Les résultats obtenus auraient vite fait de parler.

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

" Je connais quelques gens bien inspectés, fortement diplomés et honnis des élèves et de leurs parents." (Sylvie)

Ce n'est pas si simple. J'ai connu pour ma part des collègues sérieux et compétents que telle ou telle classe avait pris en grippe. Cela m'est d'ailleurs arrivé une fois, avec une bande de petits goujats qui considéraient comme une provocation la moindre exigence en matière de conduite ou de travail.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 novembre 2009

Idem. Aujourd'hui, certains parents s'y mettent aussi. Une collègue a reçu un parent, il y a peu, venu l'invectiver : "Il est hors de question que ma fille fasse vos heures de colle ! Que les choses soient claires !" etc. etc. La fille a les mêmes problèmes avec tous les professeurs.
Au cours suivant, dans une autre matière, la gamine a osé dire à une autre collègue : "Vous n'avez pas à me punir. Mon père a mis les choses au point l'autre jour." Sic ! Vous voyez l'exemple sur les autres.

Écrit par : Marilyse | 02 novembre 2009

Jean arrêtez de nous parler en "étranger " ! Ici c'est du français pas du pidgin ...

Écrit par : iPidiblue français obligé | 02 novembre 2009

la pause de la voix...)

Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009

Phénoménal lapsus, Robin !

la pose de la voie ? ;-))

Écrit par : Robin | 02 novembre 2009

Rien n'empêche de s'instruire dans la rue, sur le trottoir, par exemple, avec une personne de son choix.

Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

Un(e) philosophe péripatéticien ? ;O))

Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009

Baccalauréat série L, cession 2020, épreuve de philosophie :

2 sujets au choix :

"Vous expliquerez en donnant des exemples précis comment l'on peut s'instruire sur le trottoir avec une personne de son choix."

"Expliquez la différence entre un(e) philosophe péripatéticien et un(e) péripatéticienne philosophe.

Lequel ou laquelle choisiriez-vous pour vous instruire ? Justifiez votre réponse."

;O))

Écrit par : Robin | 02 novembre 2009

mon rêve: voir le cours d'un inspecteur , avec élèves sur ce qu'il prône et met ENFIN en pratique, avec critique objective des élèves et des parents.
Ecrit par : sylvie | 02 novembre 2009

Vous avez vraiment besoin de ça pour savoir ce que vous avez à faire ?

Et sur quoi faites-vous reposer l'objectivité de la critique des "élèves et des parents" (et pourquoi pas du chien du concierge, pendant qu'on y est ?) ?

oi , ce qui me sied , c'est de me sentir utile dans mon travail/ et ça , c'est peut être subjectif , mais j'apprécie de l'entendre , de tous ceux qui sont concernés. c'est quoi l'objectivité en la matière,

la réussite des élèves aux examens?
leur capacités réelles à la fin de l'année?
, leur apprentissage d'autonomie et l'entretien de leurs motivations à "apprendre" etc..

quel est pour vous l'élément d'évaluation crédible?

quel est celui de l'inspecteur? enfin celui de CERTAINS?
A côté de certaines missions" politiques" qui vont et viennent au gré des " modes" et sur lesquelles ils font carrière ? condamnant un jour une pratique ,qu'ils louent le lendemain... l'inspection est le relais des "modes" auxquels nous sommes asservis , sans pour autant progresser.

Contrairement à vous , je ne pense pas que la réponse soit forcément évidente.

si vous êtes parents d'élève , vous aurez une petite idée pour la suite , même sil est essentiel que les parents doivent garder une distance certaine par rapport à l'école qui n'est pas leur métier , bien sûr.

Écrit par : sylvie | 02 novembre 2009

La ptose de tout.

Écrit par : Marilyse | 02 novembre 2009

Pour l'instant, je ne vois rien d'autre de faisable et ce ne serait déjà pas si mal que d'obtenir quelques structures scolaires "expérimentales" entièrement SLEEC de la maternelle à la troisième, ne serait-ce que pour cent élèves tout venant par an et par niveau dans chaque département, ainsi que des crédits convenables pour la formation d'enseignants à ces méthodes pédagogiques.
Les résultats obtenus auraient vite fait de parler.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Je suis bien d'accord avec vous jusqu'à la dernière phrase (non incluse^^). Je mets quelques réserves sur la manière dont l'administration ferait "parler" les résultats.

Écrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

Mon fils en doctorat maths donne des cours en IUT : il a des étudiants fraîchement sortis du bac S. Certaines copies sont illisibles, du charabia et le mot du cours "quadratique", notion indispensable, est devenu "quoi dratique - coa dratic..." (sic) chez plusieurs. Il en est horrifié et, du coup, comprend mieux ce qu'on lui raconte du collège et du lycée. Aucune notion des mots, de leurs racines. Rien n'est relié à rien. D'ailleurs, les carrés sont négatifs ! Ce qui le frappe, outre ces énormes problèmes de langue française, c'est le manque d'autonomie. Les étudiants croient avoir compris mais laissés seuls devant le travail, il n'y a plus personne. Des bourdes énormes sur des acquis simples du collège.

Écrit par : Marilyse | 02 novembre 2009

2 sujets au choix :

"Vous expliquerez en donnant des exemples précis comment l'on peut s'instruire sur le trottoir avec une personne de son choix."

"Expliquez la différence entre un(e) philosophe péripatéticien et un(e) péripatéticienne philosophe.

Lequel ou laquelle choisiriez-vous pour vous instruire ? Justifiez votre réponse."

;O))

Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009

Moi, je choisirais le sujet du philosophe au petit chien. Ou alors celui qui serait aux petits soins. Je me tâte... Le philosophe pataticien me tente aussi. J'adore la bonne cuisine, même sur un coin de trottoir.

Écrit par : Marilyse | 02 novembre 2009

@ dobolino

Je vous remercie de vous inquiéter pour mon avenir, mais L'avenir pour moi (dans l'éducation nationale), c'est la retraite à la fin de l'année. (J'ai des projets, mais il est un peu tôt pour en parler).

J'aurais bien continué un peu, mais je ne suis pas sûr de tenir le coup jusqu'à la transfiguration du système éducatif après le congrès de Dijon, grâce à l'union sacrée Brighelli-Meirieu-Cohn-Bendit-Bayrou...

Et les quelques années qu'il faudra pour que ça remonte jusqu'au cerveau du mammouth ;O))

J'insiste à nouveau fortement auprès de JPB sur l'importance d'une formation initiale pour les jeunes collègues.

Je ne vois pas comment par exemple on peut exercer ce métier en ignorant qu'il faut éviter de mélanger le whisky avec les anti-dépresseurs.

Écrit par : Robin | 02 novembre 2009

l'inspection est le relais des "modes" auxquels nous sommes asservis , sans pour autant progresser.
Ecrit par : sylvie | 02 novembre 2009

Jusqu'à nouvel ordre, NOUS NE SOMMES ASSERVIS A RIEN.

Nous avons certes des contraintes : En particulier, les savoirs que les élèves maîtrisent en début d'année du fait de leur scolarité antérieure (c'est quand même l'essentiel, il me semble, et cela dit bien l'absolue nécessité de programmes nationaux décents).

Que peuvent vous couter le mépris des lubies inspectorales, un avancement de carrière plus lent ? Ce n'est même pas certain, tellement le système est insane.

Écrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

Palliez donc mes insuffisances, ou mon manque d’imagination.

Jean-Paul Brighelli 02 novembre 2009
===
Vous faites assaut de modestie, mon cher collègue ! Bien que je vous croie sincèrement modeste, je suis surpris.
Je ne vous ferai aucune suggestion. Je suis d'un autre temps et dois passer la main.
Nos jeunes collègues, y compris ceux qui s'apprêtent à partir à la retraite, auront beaucoup à dire.
Je suivrai cependant ce fil de discussion car, si je ne m'en mêle pas, je m'y intéresse.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 novembre 2009

Il faut remettre en question le collège unique. On a refusé d'orienter les élèves vers des voies différentes, plus concrètes, d'abord en 5e, puis en 4e comme on le faisait autrefois. Les plus mauvais troisièmes atterrissent en lycée général, faute d'une autre orientation. Du coup, on fait de la garderie avec bon nombre d'élèves qui empêchent la progression de l'ensemble. Démotivation, rebelle-attitude, haine de "l'intello" : que de mauvais exemples à suivre. On n'a pas besoin de beaucoup pousser certains pour qu'ils tombent du mauvais côté.
Les bases pour s'adapter dans le monde professionnel, pour se former tout au long de la vie ne sont plus là. C'est cela qui est le plus inquiétant.

Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009

Tout à fait!
Mais est-ce le "collège unique" qu'il faut mettre en cause?
N'est-ce pas plutôt le "parcours scolaire unique"?
Que tous les enfants soient accueillis dans le même bâtiment ne me dérange pas. Appelons-le le "collège unique". C'était comme ça au temps des CPPN et ça marchait bien. Ce n'est pas parce qu'un élève est scolairement nul qu'il est infréquentable, dans la cour ou ailleurs. Ce qui ne marche pas, c'est que tous les enfants soient contraints de suivre le même cursus.
Je suis de l'avis de Marylise: il faut un palier d'orientation après la Cinquième, vers un enseignement plus concret, de type pré-professionnel, à l'intérieur du collège.
Cela évitera l'essentiel des problèmes de discipline, qui viennent la plupart du temps de ce que l'élève vit très mal le fait d'être complètement débordé par l'enseignement qu'il reçoit et n'a d'autre moyen psychologique de compenser au yeux de ses camarades que de faire le pitre. C'est humain. Il est vrai aussi que tous ceux qui ont décroché ne font pas les imbéciles à longueur d'heure et n'en souffrent pas moins en silence. Bref, il faut ouvrir dans les collèges une voie pré-professionnelle, allégée et réduite au strict nécessaire en matières "intellectuelles".

Pourquoi ne pas créer en même temps un "Certificat d'Etudes Elémentaires", qui serait passé en fin de Cinquième, créerait une dynamique en amont et aurait valeur de certificat d'instruction minimale utile aux yeux des employeurs?

Ne faut-il pas aussi relancer l'idée, qui était tout à fait excellente, de l'apprentissage-junior, mais en l'avançant d'une année, autrement dit dès que l'élève aura ses quatorze ans révolus?

Il faut aussi clarifier la gestion des problèmes de discipline dans les collèges. La circulaire Royal de juillet 2000 doit être purement et simplement abrogée. La circulaire Fillon de 2004 doit être complétée avec un alinéa sur l'exclusion de cours: celle-ci ne doit plus être réputée "exceptionnelle", comme le stipulait la Circulaire Royal, dite "Circulaire scélérate", et comme le sous-entend la Circulaire Fillon, qui ne pipe mot à ce sujet, mais doit être mentionnée comme une des ressources normales du professeur qui serait débordé par un élèvé particulièrement turbulent au point qu'il lui serait impossible de continuer à faire son cours dans des conditions compatibles avec l'intérêt de ses élèves, lequel inclut la protection du professeur lui-même.

Chaque collège doit prévoir un espace surveillé dans lequel un élève renvoyé de cours sera accueilli avec un travail à faire, et cela aussi souvent et aussi longtemps qu'il ne sera pas venu à résipiscence. Il n'est pas acceptable qu'un seule élève ait toute latitude pour perturber les cours à sa guise et que la réponse de l'institution, ce soit de dire qu'il faut le garder en classe parce qu'il a "droit comme les autres à l'éducation"!

Le Réglement intérieur d'un collège devra être parfaitement clair sur les devoirs des élèves en matière de discipline. Le principe de la "tolérance zéro" devra y être clairement perceptible. Le silence dans la cour après la sonnerie, la montée en classe en rangs et en silence, le silence dans les couloirs sont des attitudes qui favorisent l'attention en classe. Elles doivent être rappelées comme allant de soi.
Petit détail: l'élève n'a pas à signer le Règlement intérieur, comme cela se passe parfois ("Je soussigné, Trucmuche, reconnais avoir lu ce Règlement intérieur et m'engage à en respecter les dispositions"); c'est parfaitement grotesque. On ne lui demande pas son approbation, un collège n'est pas une république. Autre chose à ce sujet: le fait qu'un élève perturbe les cours gravement et durablement au point d'entraver la marche normale de la classe devrait peut-être être retourné contre ses responsables légaux comme un "délit", et entraîner une amende. Les parents, qui souvent chargent l'école de tous les maux, feraient bien parfois de commencer par prendre leurs responsablilités. Dans mon collège, il est de notoriété publique qu'un père d'élève disait à son fils, perturbateur notoire en 3ème: "Fais ch.... les profs comme moi je les ai fait ch..... Attitude inacceptable au regard de la loi républicaine.

Écrit par : Jean | 02 novembre 2009

Ce n'est pas si simple. J'ai connu pour ma part des collègues sérieux et compétents que telle ou telle classe avait pris en grippe.
"Cela m'est d'ailleurs arrivé une fois, avec une bande de petits goujats qui considéraient comme une provocation la moindre exigence en matière de conduite ou de travail."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 novembre 2009
===
Cela m'est arrivé aussi... mais plus d'une fois ! ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 novembre 2009

Redevenons un peu sérieux, au moins un instant. Si j'avais un seul message à faire passer, en tant que professeur en collège avec des 6ème cette année, ce serait celui-ci : Tout se joue à l'école primaire. Si les fondations sont solides, on peut continuer à construire, sinon, c'est fichu.

Écrit par : Robin | 02 novembre 2009

"Redevenons un peu sérieux, au moins un instant. Si j'avais un seul message à faire passer, en tant que professeur en collège avec des 6ème cette année, ce serait celui-ci : Tout se joue à l'école primaire. Si les fondations sont solides, on peut continuer à construire, sinon, c'est fichu." écrit Robin.

Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009

Même analyse pour moi.

Écrit par : Marilyse | 02 novembre 2009

@ Marylise et Jean

Pas mieux !

Écrit par : Robin | 02 novembre 2009

avait pris en grippe.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 novembre 2009

Malheureuse! Qu'avez-vous dit?
Vous voulez donc que yann tombe en apoplexie?

Écrit par : Jean | 02 novembre 2009

Marilyse (pardon !)

Écrit par : Robin | 02 novembre 2009

Que tous les enfants soient accueillis dans le même bâtiment ne me dérange pas. Appelons-le le "collège unique". C'était comme ça au temps des CPPN et ça marchait bien. Ce n'est pas parce qu'un élève est scolairement nul qu'il est infréquentable, dans la cour ou ailleurs. Ce qui ne marche pas, c'est que tous les enfants soient contraints de suivre le même cursus. (Jean)

Quand j'étais au collège, il y avait des 4ème et 3ème "spéciales" où on entassait les élèves "agés" de 6ème et de 5ème (ceux qui n'avaient pas le niveau pour des 4ème "normales"), certainement avec des cours adaptés. Ca n'existe plus ou ça n'a jamais existé ?

Écrit par : Joe | 02 novembre 2009

Mon fils en doctorat maths donne des cours en IUT : il a des étudiants fraîchement sortis du bac S. Certaines copies sont illisibles, du charabia et le mot du cours "quadratique", notion indispensable, est devenu "quoi dratique - coa dratic..." (sic) chez plusieurs. Il en est horrifié et, du coup, comprend mieux ce qu'on lui raconte du collège et du lycée. Aucune notion des mots, de leurs racines. Rien n'est relié à rien. D'ailleurs, les carrés sont négatifs ! Ce qui le frappe, outre ces énormes problèmes de langue française, c'est le manque d'autonomie. Les étudiants croient avoir compris mais laissés seuls devant le travail, il n'y a plus personne. Des bourdes énormes sur des acquis simples du collège.
Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009

J'avais fait les mêmes observations lorsque j'enseignais en premier cycle universitaire (filière scientifique). Des étudiants aussi nuls en français qu'en math, et qui sortaient leurs calculettes pour calculer racine de 36...

Même chose en BTS.

Écrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

Redevenons un peu sérieux, au moins un instant. Si j'avais un seul message à faire passer, en tant que professeur en collège avec des 6ème cette année, ce serait celui-ci : Tout se joue à l'école primaire. Si les fondations sont solides, on peut continuer à construire, sinon, c'est fichu.

Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Ce n'est pas exactement vrai et c'est même beaucoup trop pessimiste. J'en veux pour preuve ma propre fille dont le niveau en fin de CM2 était effrayant.
Si l'élève se bat et "en a dans le ciboulot", il remonte aisément avec l'aide de professeurs efficaces.
Je vous concède qu'on parle là d'un élève ayant par imprégnation familiale un bon niveau de vocabulaire et une culture générale convenable pour son âge mais, sur le plan strictement scolaire, c'était le vide total.

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Et, sans Acadomia, ça fait bien un an qu'elle sait qu'un carré ne peut être négatif et qu'il ne faut pas confondre cette notation avec celle des puissances négatives de dix, en attendant d'aller plus loin.

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

un carré ne peut être négatif
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Et le carré d'un imaginaire pur ?

Écrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

Ce n'est pas exactement vrai et c'est même beaucoup trop pessimiste. J'en veux pour preuve ma propre fille dont le niveau en fin de CM2 était effrayant.
Si l'élève se bat et "en a dans le ciboulot", il remonte aisément avec l'aide de professeurs efficaces.
Je vous concède qu'on parle là d'un élève ayant par imprégnation familiale un bon niveau de vocabulaire et une culture générale convenable pour son âge mais, sur le plan strictement scolaire, c'était le vide total.

Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Je suis assez de votre avis. On peut rattraper pas mal de choses au collège. Seulement, rien n'est possible si un ou quelques perturbateurs empêchent le professeur de faire cours et, à force de rester impunis, finissent par le décourager. Vu l'état de la plupart des collèges, l'urgence me semble être: "Tolérance zéro"!

Écrit par : Jean | 02 novembre 2009

Et, sans Acadomia, ça fait bien un an qu'elle sait qu'un carré ne peut être négatif et qu'il ne faut pas confondre cette notation avec celle des puissances négatives de dix, en attendant d'aller plus loin.

Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Euh... Et les "imaginaires" racines carrées d'un nombre négatif.

En mathématiques, t

Écrit par : Robin | 02 novembre 2009

Une partie du message a sauté :

"en mathématiques, tout est possible, tout dépend du cadre de référence, non ?"

Écrit par : Robin | 02 novembre 2009

un carré ne peut être négatif
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Et le carré d'un imaginaire pur ?

Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

Pardon, j'avions pas vu ça avant de poster ! Les grands esprits se percutent ! ;O))

Écrit par : Robin | 02 novembre 2009

Je vous concède qu'on parle là d'un élève ayant par imprégnation familiale un bon niveau de vocabulaire et une culture générale convenable pour son âge mais, sur le plan strictement scolaire, c'était le vide total.

Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Oui, et c'est bien la preuve que l'école ne joue plus son rôle. L'ecole d

Écrit par : Robin | 02 novembre 2009

"en mathématiques, tout est possible, tout dépend du cadre de référence, non ?"
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009

Tout ? Pas vraiment.

Essayez de trouver, par exemple, des formules générales (n’utilisant que les quatre opérations usuelles et les racines) donnant les solutions des équations polynomiales réelles ou complexes pour les équations de degré 5 ou plus (Pour le degré 2, il y a le bon vieux discriminant Delta, etc.)




Ne cherchez pas trop longtemps quand même^^

Écrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

Quand j'étais au collège, il y avait des 4ème et 3ème "spéciales" où on entassait les élèves "agés" de 6ème et de 5ème (ceux qui n'avaient pas le niveau pour des 4ème "normales"), certainement avec des cours adaptés. Ca n'existe plus ou ça n'a jamais existé ?

Ecrit par : Joe | 02 novembre 2009

Quand j'ai commencé à enseigner à la fin des années 70, j'ai fait cours à une "classe aménagée". Il y avait des classes de transition, des classes CPPN, des classes CPA ... tous dispositifs qui ont disparu dans le tronc commun (qui est un arbre creux). Il y avait une orientation possible vers la voie professionnelle en fin de l5e ou 4e pour des élèves plus âgés. Au nom de l'égalitarisme, on a broyé le tout : les élèves que j'ai en face de moi en savent bien moins que les "aménagés" du début de ma carrière. Et c'était de la bonne pâte ! Pas les écervelés trublions d'aujourd'hui qui pensent plus au "surtoi" qu'à leur "surmoi" ...

Écrit par : Marilyse | 02 novembre 2009

"Les parents, qui souvent chargent l'école de tous les maux, feraient bien parfois de commencer par prendre leurs responsabilités."

Ecrit par : Jean | 02 novembre 2009

"Parfaitement d'accord.J'insiste à nouveau fortement auprès de JPB sur l'importance d'une formation initiale pour les jeunes collègues."

Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009

Pas mieux.

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009

"en fin de 5e" ! Triple bêta que je suis !

Écrit par : Marilyse | 02 novembre 2009

Ce n'est pas exactement vrai et c'est même beaucoup trop pessimiste. J'en veux pour preuve ma propre fille dont le niveau en fin de CM2 était effrayant.
Si l'élève se bat et "en a dans le ciboulot", il remonte aisément avec l'aide de professeurs efficaces.
Je vous concède qu'on parle là d'un élève ayant par imprégnation familiale un bon niveau de vocabulaire et une culture générale convenable pour son âge mais, sur le plan strictement scolaire, c'était le vide total.

Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Heureusement que ceci est possible...
Mais au prix de qelles angoisses, de quels efforts, de quelles remises en questions et tous ne sont pas aptes ou ne sont pas dans les meilleures conditions pour redresser la barre ...

Des fondations solides permettent tout de même d'affronter les difficultés avec plus de sérénité...
Des classes SLECC comme il y en a trop peu permettraient d'éviter les traversées hasardeuses de certains gamins dans le brouillard le plus dense.

Écrit par : Maminou | 02 novembre 2009

Mince, ma réponse à Jean et le message de Robin auquel j'ai répondu dans la foulée sont collés. Fausse manip. :-(

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009

Essayez de trouver, par exemple, des formules générales (n’utilisant que les quatre opérations usuelles et les racines) donnant les solutions des équations polynomiales réelles ou complexes pour les équations de degré 5 ou plus (Pour le degré 2, il y a le bon vieux discriminant Delta, etc.)


Ne cherchez pas trop longtemps quand même^^

Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

Joker ! ;O))

Écrit par : Robin | 02 novembre 2009

Et c'était de la bonne pâte ! Pas les écervelés trublions d'aujourd'hui qui pensent plus au "surtoi" qu'à leur "surmoi" ...

Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009

Parfaitement... Et Jésus n'a jamais dit : "Aimez-vous les uns sur les autres !"

Écrit par : Robin | 02 novembre 2009

Essayez de trouver, par exemple, des formules générales (n’utilisant que les quatre opérations usuelles et les racines) donnant les solutions des équations polynomiales réelles ou complexes pour les équations de degré 5 ou plus (Pour le degré 2, il y a le bon vieux discriminant Delta, etc.)


Ne cherchez pas trop longtemps quand même^^

Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

Joker ! ;O))

Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009

Un élément de réponse :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9or%C3%A8me_d%27Abel-Ruffini

Écrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

Il y a tout de même quelque chose d'extraordinaire chez les enseignants, c'est ce besoin, après avoir exprimé "du jus de crâne" pendant un certain temps, d'aller jouer dans la cour pour une récréation bien méritée !!!
N'est-ce pas Robin?

Écrit par : Maminou | 02 novembre 2009

Mince, ma réponse à Jean et le message de Robin auquel j'ai répondu dans la foulée sont collés. Fausse manip. :-(

Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009

Pareil pour moi. Mon message à dobolino est tronqué (sans doute une punition du grand ordinateur central céleste%2

Écrit par : Robin | 02 novembre 2009

http://vimeo.com/5629970

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Et, sans Acadomia, ça fait bien un an qu'elle sait qu'un carré ne peut être négatif et qu'il ne faut pas confondre cette notation avec celle des puissances négatives de dix, en attendant d'aller plus loin.

Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Euh... Et les "imaginaires" racines carrées d'un nombre négatif.

En mathématiques, t

Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009

et
un carré ne peut être négatif
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Et le carré d'un imaginaire pur ?

Ecrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

Pardon, j'avions pas vu ça avant de poster ! Les grands esprits se percutent ! ;O))

Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009




Oh là !!!
Ça sert à quoi que j'ai écrit "en attendant d'aller plus loin"


Le sport national ici semble être de me faire passer pour une imbécile !
Y'a des jours où ça me gonfle carrément ! Y'a tout de même pas que les profs qui ont fait un peu des études, en france. Vous êtes vraiment totalement cons, tous les deux.

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

que j'aie écrit !!

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Y'a des jours où ça me gonfle carrément ! Y'a tout de même pas que les profs qui ont fait un peu des études, en france. Vous êtes vraiment totalement cons, tous les deux.

Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Mais non, ils sont seulement en récré...

Écrit par : Maminou | 02 novembre 2009

Ça sert à quoi que j'ai écrit "en attendant d'aller plus loin"

Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

"que j'aie écrit" : non ? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009

Je suis assez de votre avis. On peut rattraper pas mal de choses au collège. Seulement, rien n'est possible si un ou quelques perturbateurs empêchent le professeur de faire cours et, à force de rester impunis, finissent par le décourager. Vu l'état de la plupart des collèges, l'urgence me semble être: "Tolérance zéro"!

Ecrit par : Jean | 02 novembre 2009
Si vous aviez eu à subir comme elle le Cyril qui était avec elle en sixième et cinquième et le Yoël en quatrième et troisième ! Et, cette année, en Seconde, y'a toute une bande, un bon quart de l'effectif, dont les LEP n'ont pas voulu. Il paraît qu'il y a un sacré bordel en cours.
Ils ont passé les quatre premières semaines en maths sur les identités remarquables et ces élèves-là en ignoraient tout. Je vous rassure tout de suite: ils n'ont toujours pas pigé.
C'est dramatique !

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Y'a des jours où ça me gonfle carrément ! Y'a tout de même pas que les profs qui ont fait un peu des études, en france. Vous êtes vraiment totalement cons, tous les deux.

Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Mais non, ils sont seulement en récré...

Ecrit par : Maminou | 02 novembre 2009
Et pourquoi c'est à moi qu'ils s'en prennent ? Parce que je suis d'origine juive ? parce que je suis une femme ? parce que je ne suis pas prof ?
Je penche pour l'option 3.

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

TEST

Écrit par : MDelord | 02 novembre 2009

Ça a quel but, tes TESTS, Michel ?
JPB

Écrit par : brighelli | 02 novembre 2009

TEST

Ecrit par : MDelord | 02 novembre 2009

Ça a quel but, tes TESTS, Michel ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 novembre 2009

Allons, allons, soyez indulgent, MD construit ses propres savoirs en informatique ;o)))))

Écrit par : yann | 02 novembre 2009

Robin, félicitations pour votre réactivité en mathématiques.
Moi qui vous croyais prof de lettres ! ;o))

Écrit par : yann | 02 novembre 2009

Voici mon avis :

"Des moyens ?"
Le même niveau de moyens qu'actuellement, mais attribués correctement. Il devrait y avoir une somme définie pour chaque élève d'une même section, ce qui établirait le montant minimum alloué à un établissement (un élève de 1ere S coûte autant à Lille qu'à Grenoble, un élève de 1ere STI coûte autant à Strasbourg qu'à Nantes, etc.). J'en ai marre de voir des lycées où on fait de la peinture sur carrosserie et où l'on met un billard en salle des profs, et d'autres où on rogne sur les photocopies et les craies.
Il faudrait plus de surveillants et de CPE ; il n'y a pas assez de surveillance dans les couloirs par exemple.

"Un changement d’optique — mais lequel ?"
Une école des CONNAISSANCES avant tout.

"Un recentrage des programmes ?"
Oui. Une remise au centre de l'orthographe en français, de la chronologie en histoire et en lettres, de l'espace physique, urbain et rural en géographie, et des mathématiques au sein des sciences.

"Des horaires modifiés — pour les profs ou pour les élèves ?"
L'idée de Celeborn est attrayante : "quelque chose qui ferait que les matières "premières" soient davantage le matin, et les activités en groupes (TP) ou physiques et artistiques davantage l'après-midi."

"Des vacances plus courtes ?"
Non : il faut pouvoir se reposer. Par contre, les vacances dans l'enseignement supérieur sont démesurément longues : j'ai une amie qui a 20 semaines de cours dans l'année, et qui en est épuisée car elle fait 400 heures de cours en 20 semaines !!! Et le reste du temps, elle corrige et prépare. Il faudrait revoir l'organisation du calendrier dans l'enseignement supérieur.

"Des traitements augmentés — pour tous, ou seulement pour les débutants ?"
Pour tous.

"Bref, comment rendre attractifs de nouveaux concours — qui, d’ailleurs, mesureront quelles compétences, quels savoirs ?
Et faut-il persister à cumuler connaissances et compétences — ou « connaissances » seul suffit-il ?"
Il faut y mesurer les connaissances, en nette priorité : connaissances de la matière enseignée, à l'écrit comme à l'oral.
Il faut aussi que les étudiants aillent en stage d'OBSERVATION durant leur cursus, bien avant le concours pour pouvoir se réorienter s'ils le souhaitent. Il faut un peu de pratique accompagnée avec l'observation pour que les étudiants se rendent compte de la réalité du métier d'enseignant avant de le choisir.

"Faut-il proposer l’abolition du collège unique ?"
Bien sûr. Il faut que l'élève puisse choisir d'aller en voie technologique dès la fin de la 5e - d'autant qu'on sait bien que les classes les plus dures actuellement au collège sont les 4e.

"Une revalorisation de la voie technologique / professionnelle ? Et comment ?"
Il faut juste faire passer le message qu'elles ne sont pas infâmantes. Il faut aussi bien distinguer les deux, et faire comprendre aux ENSEIGNANTS et aux COP qu'on sort de ces filières avec la capacité d'exercer un métier, ce qui n'est pas du tout le cas d'un bachelier des séries générales !

"Une modification en profondeur de la filière L — c’est le dernier hobby du président de la République, et les réponses qu’on lui a soufflées sont presque toutes mauvaises ?"
C'est le lien entre lycée et enseignement supérieur qu'il faudrait revoir. J'avais proposé sur ce blog des solutions pour rénover les littéraires : mettre trois langues obligatoires (deux modernes, une ancienne), proposer du droit en terminale... Je les mettrai ci-dessous si je les retrouve.

"Une décentralisation accrue ? Plus de pouvoir aux établissements / aux régions / aux communes ? Ou, au contraire, plus de centralisation — mais laquelle ?"
Surtout pas de pouvoir décentralisé ! C'est la porte ouverte à n'importe quoi. Il faut un programme national et des directives nationales. Et revenir à un barème de mutations national : un agrégé vaut 500 points à Bordeaux, 90 à Grenoble et 75 à Paris !

"Les derniers programmes du Primaire sont-ils suffisants ?"
Oui, on a déjà assez réformé le primaire comme ça.
"insuffisants ?"
Non
"trop ambitieux ?"
Non

"Faut-il en revenir à la semaine de cinq jours ? Généraliser celle de quatre jours ?"
Quatre jours, c'est quand même bien pour éviter la fatigue. Mais il faut que les programmes ne soient pas en situation de "trop plein" : les établissements qui faisaient la semaine de 4 jours avaient autrefois moins de vacances que les autres.

"Quelle place pour les parents d’élèves ?"
Pas de place institutionnalisée, mais suppression des "cycles, à l'intérieur desquels le redoublement peut être automatiquement évité".

"L’Instruction civique a-t-elle toute sa place à l’école ?"
Oui, en tant que complément aux enseignements d'histoire et de géographie. Elle doit porter sur la vie politique contemporaine, en France et dans le monde, et sur les problèmes sociaux et sociétaux contemporains. Quand à 20 ans, les étudiants ne savent pas du tout ce que c'est que le libéralisme ou le marxisme, c'est inquiétant.

"Y a-t-il des matières dont l’apprentissage est trop précoce — voire inutile ?"
Non. On peut en revanche se débarrasser des TPE qui n'apprennent rien à personne.

"Doit-on enseigner et chanter la Marseillaise ?…"
Oui, même si ce n'est pas l'essentiel de l'enseignement. Au moins, ça apprendra peut-être à chanter juste.

"Plus sérieusement encore : discrimination positive ou non ? Ou sous quelle forme ? Doit-on systématiquement décider d’un quota d’élèves boursiers ?"
Non.

"Faut-il poser le constat de faillite des ZEP ?"
Oui.

Écrit par : John | 02 novembre 2009

@ dobolino

Mon message a été tronqué.

Je suis sûr que vous connaissez bien mieux les Imaginaires que moi.

Si j'ai bien compris, dans le cas de votre fille, l'école (primaire) ne lui a pas donné les "pré requis" suffisants pour suivre en 6ème "sans ramer".

Je sais bien qu'il y a aussi des beaux et des belles au bois dormant qui mettent plus de temps que d'autres à s'éveiller.

Et je sais aussi qu'il reste encore des enseignants en primaire qui font leur travail correctement. J'en connais et vous aussi ! ;-))

Mais puisque JPB ne va pas à Dijon pour acheter de la moutarde, mais pour aider les politiques à réfléchir, il faudrait qu'il leur explique que le rôle de l'école n'est pas de renforcer les aléas de la naissance, de l'environnement et de la fortune, mais de les compenser par l'instruction.

Je pense qu'il s'agit-là d'un argument qui pourrait atteindre le cœur d'un homme de gauche ou simplement soucieux de justice sociale, même s'il a l'intelligence à droite.

Écrit par : Robin | 02 novembre 2009

Robin, félicitations pour votre réactivité en mathématiques.
Moi qui vous croyais prof de lettres ! ;o))

Ecrit par : yann | 02 novembre 2009

Einstein est mort, Shakespeare est mort, de Gaulle est mort... Quant à moi, je suis moins en forme que d'habitude en ce moment. ;-))

Écrit par : Robin | 02 novembre 2009

Robin, félicitations pour votre réactivité en mathématiques.
Moi qui vous croyais prof de lettres ! ;o))

Ecrit par : yann | 02 novembre 2009

"O mathématiques sévères, je ne vous ai pas oubliées, depuis que vos vivantes leçons, plus douces que le miel, filtrèrent dans mon cœur, comme une onde rafraîchissante. J'aspirais instinctivement, dès le berceau, à boire à votre source, plus ancienne que le soleil, et je continue encore de fouler le parvis sacré de votre temple solennel, moi, le plus fidèle de vos initiés. Il y avait du vague dans mon esprit, un je ne sais quoi épais comme de la fumée; mais, je sus franchir religieusement les degrés qui mènent à votre autel, et vous avez chassé ce voile obscur, comme le vent chasse le damier. Vous avez mis, à la place, une froideur excessive, une prudence consommée et une logique implacable. A l'aide de votre lait fortifiant, mon intelligence s'est rapidement développée, et a pris des proportions immenses, au milieu de cette clarté ravissante dont vous faites présent, avec prodigalité, à ceux qui vous aiment d'un sincère amour. Arithmétique! algèbre! géométrie! trinité grandiose! triangle lumineux! Celui qui ne vous a pas connues est un insensé! Il mériterait l'épreuve des plus grands supplices; car, il y a du mépris aveugle dans son insouciance ignorante; mais, celui qui vous connaît et vous apprécie ne veut plus rien des biens de la terre: se contente de vos jouissances magiques; et, porté sur vos ailes sombres, ne désire plus que de s'élever, d'un vol léger, en construisant une hélice ascendante, vers la voûte sphérique des cieux..." (Lautréamont, les chants de Maldoror, II, 10)

Écrit par : Robin | 02 novembre 2009

Pour une filière Littéraire potable, il faudrait la définition suivante en Première et Terminale :

Lettres (4h)
Philo (4h)
Histoire (3h)
Géographie (3h)
LV1 (3h)
LV2 (3h)
Latin ou grec (3h)
Culture scientifique et technique (mathématiques, sciences et informatique) (4h)
EPS (2h)

Ce qui fait 29 heures d'enseignements en tronc commun.

Une option obligatoire (3h) à choisir parmi :
- Langue ancienne n°2,
- LV3,
- Droit et Sciences politiques,
- Sciences humaines et sociales (psycho-socio-ethno),
- Arts plastiques,
- Théâtre,
- Cinéma,
- Musique
- Danse.

Une option facultative (3h) peut être choisie dans cette même liste. Naturellement, toutes les options ne seraient pas disponibles dans tous les lycées.

L'anglais serait forcément en LV1 ou LV2.

Écrit par : John | 02 novembre 2009

Ma vision de l’école et de ce qu’il faudrait y changer :

Programmes et horaires :
commencer par le commencement, en effet, le primaire : Français, calcul et sciences, histoire et géographie, tout le reste ne devrait pas occuper plus de 20% du temps .
Repasser à 4 jours ½ avant que maitresses et élèves ne partent tous à l’asile (et le samedi, pas le mercredi)
Maintenir et développer les dispositifs d’évaluation chaque année avec le concours de vrais spécialistes (pourquoi pas externes ?) capables de déceler, par exemple, une dyslexie, assez tôt, histoire de ne pas s’acharner sur un gamin qui ne PEUT pas.
Examen d’entrée en collège sur la maîtrise de la langue écrite et orale, du calcul (quatre opérations, problèmes simples…), d’une connaissance de la chronologie et de l’espace. Pour les élèves qui n’y arrivent pas :
- Un CM3 ou une 6° adaptée OBLIGATOIRE pour revoir une dernière fois tout ça. Rien à voir avec la 6° : uniquement des enseignements élémentaires. Possibilité de raccrocher la 6° en cours d’année avec redoublement d’ores et déjà prévu, ou 6° classique l’année suivante. En aucun cas la cinquième direct.
- S’ils n’y arrivent toujours pas : PPRE direct et travail sur l’orientation dès la 5°-4° pour pré- apprentissage si ça ne va toujours pas.
- Conséquence : adieu, collège unique. Du coup :
- DNB = examen d’entrée au LGT et non plus l’école des fans…
Lycée : Plus de séries= plus de scientifiques illettrés, plus d’économistes fumistes, plus de littéraires incultes et déclassés.
J’aime les sciences ? Je peux en faire autant que je veux mais je ne couperai ni aux lettres, ni aux langues, ni à la philo.
J’aime les lettres ? Je peux en faire autant que je veux mais je ne couperai ni aux maths/sciences, ni aux langues, ni à la philo.
J’aime l’éco ? Impossible, j’en ai jamais fait avant… mais je vais en faire, progressivement, dès la seconde, possibilité de renforcement en 1ère et terminale sans pour autant trop rogner sur le reste. Si possible en lien avec de la gestion, du marketing (lien avec bac STG ? ) Le nombre d’heures fait le coefficient au bac, comme dans toutes les matières, avec plancher et plafond comme garde-fou
Le bac général reste donc généraliste avec des majeures et des options. Ça ressemble à des modules ? Oui c’est vrai, moi j’aimais bien cette idée, à condition que chaque lycée puisse faire les modules qu’il veut sans être obligé de demander l’ouverture comme pour les filières où les sections actuellement. (pour l’autonomie voir plus bas)

J’allais oublier. De la philosophie dès la première et dans toutes les séries (à aborder par le biais des notions les plus accessibles et peut-être sous l’angle de la culture générale qui leur manque trop souvent en terminale et qu’ils n’ont plus le temps d’acquérir pour cause de bachotage). J’aurais tendance à dire que les bac pro y ont droit aussi, puisque c’est un bac… Mais beaucoup de collègues ne voudront jamais enseigner en LP, apparemment.

Fac : admission automatique sous condition du bac… en année zéro préparatoire ou l’étudiant peut choisir deux ou trois spécialités s’il le souhaite et faire de la méthodologie + acquérir la culture générale qu’il lui manque forcément. Examen en fin d’année pour rentrer en L1 si toujours motivé.

Recrutement et formation des maîtres :
Suppression des concours qui ne garantissent qu’une chose : bachotage et opiniâtreté des candidats. Le reste, c’est du bonus ou du malus, selon les cas, mais il n’y a aucun moyen de le savoir avant d’embaucher un mauvais prof pour 30 ans de massacre.
A la place Master 1 avec mémoire théorique sur une matière enseignée en secondaire, puis master 2 pro payé avec numerus closus et mémoire professionnel à la clé moitié théorique/ moitié stages (sur le modèle des Master 2 de Psychologie donnant droit au titre de Psy). Et puis hop, on se lance avec des classes, ce qui n’empêche pas le mercredi, d’aller écouter les conseils des profs chevronnés et/ou de partager avec des collègues pour s’installer dans la fonction (dans un IUFM pourquoi pas, mais à condition que cela n’engendre aucune pression idéologique). Au bout de trois ans dans le métier, il me semble raisonnable d’envisager une titularisation, qui met les élèves, l’employeur et le prof lui-même à l’abri de la plupart des erreurs de vocation.
Pour le traitement, il me semble qu’à la titularisation, 1900 / 2000 euros, c’est un minimum, puisqu’on a quelqu’un qui est à bac +5/6 et déjà confirmé dans son expérience. Avant, on doit pouvoir s’en tirer avec 1500/1600, les ATER le font bien, il me semble… et je ne parle pas de maîtres auxiliaires qui sont au smic.
Rien n’empêche que les enseignants soient affectés comme aujourd’hui, mais il faut une close suspensive à l’acceptation par eux des projets d’établissement quand ceux-ci ont une réelle existence. Cela suppose une autonomie des établissements. Point délicat, attention :
- Qui dit autonomie des établissements dit autonomie financière avant tout. Le C.E. prend son budget, sa DHG et salut Berthe… S’il y a un problème en cours d’année, plus personne ne répond au téléphone ! En passant, ça oblige les chefs d’établissement à ne pas être trop des billes, ou sinon ça ne pardonne pas. Du coup il est obligé d’arbitrer au niveau budget sur ce qui se fait dans son établissement, d’où le projet d’établissement qui prend tout son sens. Pour résumer : un EPLE fonctionne comme un bahut privé… ça tombe bien c’est les mêmes financeurs !
- L’avantage : beaucoup plus de liberté pédagogique, puisque dans le projet d’établissement et le projet pédagogique, ce sont les profs qui ont la main. Une fois que les projets sont validés (et peuvent-ils l’être sans les profs ?), les profs sont aussi autonomes dans leur classe que les CE dans leur établissement : même les IPR n’ont plus rien à dire, du coup on peut les supprimer ;))) . Tout cela se négocie, bien-sûr…
- Les horaires et le placement des cours se décident ainsi en conseil d’établissement, mais on peut fort bien imaginer, si on est toujours effrayé par l’incommensurable pouvoir des chefs d’établissement, qu’une instance intermédiaire, genre « conseil des professeur » soit une réelle force de proposition et de « pilotage » (je m’excuse…) dans un établissement. En réalité, connaissez vous beaucoup de CE qui arrivent à quelque chose sans le soutien des enseignants ? Pas moi.
D’une manière générale et en guise de conclusion, je crois qu’il faut que notre profession arrête de se sentir perpétuellement agressée, attaquée et jugée, et chacun d’entre nous, à titre personnel, également. Parallèlement, il faut cesser de rêver des élèves (est-ce possible ?) qu’on n’aura pas. On a aussi les parents de maintenant, qui sont aussi déboussolés, parfois, que leurs enfants, et la place qu’ils ont à tenir à l’école, c’est celle de partenaires et c’est tout. S’ils tiennent bien leur rôle, on tient mieux le nôtre aussi…
En gros : leur faire comprendre que nous soutenir, soutenir l’école, ça va leur servir à reprendre la main chez eux quand ils ne l’ont plus. Les gamins intenables et malappris ont bien compris, eux ce que signifie « diviser, c’est régner ».

Écrit par : Bec | 02 novembre 2009

Des classes SLECC comme il y en a trop peu permettraient d'éviter les traversées hasardeuses de certains gamins dans le brouillard le plus dense.

Ecrit par : Maminou | 02 novembre 2009

Quand je pense que les enseignants de ces classes doivent présenter un "projet", obtenir l'autorisation d'exister, "d'expérimenter leurs méthodes, qui ont réussi pendant des siècles, alors qu'ils ne font que tenter de sortir de l'ornière quelques dizaines d'enfants parmi les centaines de milliers qui sont malmenés par des méthodes idiotes, leurs parents exploités par des escrocs comme le "psychologue" que j'ai écouté lors d'une réunion APEDYS, ou ceux qui trouvent des méthodes miracles, comme les "prismes de Lisbonne" (oculo-posturo-thérapie), je suis vraiment déprimée.

PS : ne peut-on pas porter plainte contre l'EN, quand on voit dans quel état se retrouvent certains enfants ? Quelqu'un en parlait sur le blog.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 02 novembre 2009

Hou la la, quel retard ! Vous êtes prolixes aujourd'hui, je n'arriverai jamais à tout lire, alors au hasard de mon parcours, je tombe sur :
– L’École est-elle une institution qui encore de la valeur quand on permet à n’importe qui d’y demeurer sans autre obligation que d’y venir s’asseoir : only seat time ? Qu’est-ce qui fait le prix de l’École ? Pierre Lariba

sans autre obligation que d'y venir s'asseoir, Pierre ?
Je croyais qu'il y avait aussi obligation de recevoir une récompense en termes de financement de projet ou de permis de conduire, aurais-je cauchemardé ?

Écrit par : nicolas | 02 novembre 2009

Ça a quel but, tes TESTS, Michel ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 novembre 2009

La seule manière de s'abonner au fil de discussion est d'envoyer un message sur le blog. alors je l'ai appelé TEST.

Je crois que je t'avais envoyé il y a un certain temps un mail à ton adresse perso, mail à transmettre aux informaticiens de midiblogs demandant certaines améliorations dont la possibilité de formatage des textes et justement aussi ajoutant la possibilité de s'abonner à un fil sans y poster.

MD

Écrit par : MDelord | 02 novembre 2009

Mais puisque JPB ne va pas à Dijon pour acheter de la moutarde, mais pour aider les politiques à réfléchir, il faudrait qu'il leur explique que le rôle de l'école n'est pas de renforcer les aléas de la naissance, de l'environnement et de la fortune, mais de les compenser par l'instruction.

Je pense qu'il s'agit-là d'un argument qui pourrait atteindre le cœur d'un homme de gauche ou simplement soucieux de justice sociale, même s'il a l'intelligence à droite.

Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
Le problème, c'est que c'est déjà ce qu'ils affirment et la raison pour laquelle ils ont introduit les nouvelles pédagogies et réalisé les réformes diverses et variées.
Il faut être pragmatique et terre à terre et grignoter ce qui est grignotable en attendant une embellie générale qui n'arrivera pas avant qu'on ait atteint le fond.
Pas d'impatience. Des propositions simples et solides.
Je m'en tiens à ce que j'ai dit plus haut.

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Des classes SLECC comme il y en a trop peu permettraient d'éviter les traversées hasardeuses de certains gamins dans le brouillard le plus dense.

Ecrit par : Maminou | 02 novembre 2009

Quand je pense que les enseignants de ces classes doivent présenter un "projet", obtenir l'autorisation d'exister, "d'expérimenter leurs méthodes, qui ont réussi pendant des siècles,

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 02 novembre 2009

Des siècles Anne-Marie ! Comme vous y allez !
Trente ans ! Quarante tout au plus ! Et pas partout avec la même efficience !

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Arafat et Rabin ont bien signé une paix des braves — qui a fait long feu, certes… JPB

Oui, même que l'un des deux s'est fait assassiner.

Écrit par : nicolas | 02 novembre 2009

Mais puisque JPB ne va pas à Dijon pour acheter de la moutarde Dobolino

Dommage, elle est bonne ! Passez chez Mulot et Petitjean, JP et n'oubliez ni le pain d'épices, ni la liqueur de cassis pour vos Kir !
Et pendant que vous y êtes, tapez-vous la cloche à l'hôtel de la Cloche place Darcy s'il est toujours au top; c'est ma ville, j'y suis née mais je l'ai quittée il y a si longtemps ! Alors saluez ses toits et ses rues médiévales, ses lourdes portes cochères et ses pavés pour moi... Et écumez les caves du côté de Marsannay la côte, sans toutefois descendre jusqu'à Beaune ! On a encore besoin de vous ici !

Écrit par : nicolas | 02 novembre 2009

"O mathématiques sévères, je ne vous ai pas oubliées, depuis que vos vivantes leçons, plus douces que le miel, filtrèrent dans mon cœur, comme une onde rafraîchissante. ..." (Lautréamont, les chants de Maldoror, II, 10)

Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009

Sonnet de Chançay

Soit une multiplicité vectorielle,
Un corps opère seul, abstrait, commutatif.
Le dual reste loin, solitaire et plaintif,
Cherchant l'isomorphie et la trouvant rebelle.
Soudain bilinéaire a jailli l'étincelle
D'où naît l'opérateur deux fois distributif.
Dans les rêts du produit tous les vecteurs captifs
Vont célébrer sans fin la structure plus belle.
Mais la base a troublé cet hymne aérien :
Les vecteurs éperdus ont des coordonnées.
Cartan ne sait que faire et n'y comprend plus rien.
Et c'est la fin. Opérateurs, vecteurs, foutus.
Une matrice immonde expire. Le corps nu
Fuit en lui-même au sein des lois qu'il s'est données.

MD

Écrit par : MDelord | 02 novembre 2009

Il y a tout de même quelque chose d'extraordinaire chez les enseignants, c'est ce besoin, après avoir exprimé "du jus de crâne" pendant un certain temps, d'aller jouer dans la cour pour une récréation bien méritée !!!
N'est-ce pas Robin?

Ecrit par : Maminou | 02 novembre 2009

Comme je dis aux élèves : "Quand on travaille, on travaille et quand on s'amuse, on s'amuse."

Écrit par : Robin | 02 novembre 2009

Robin allez vous reposer vous en avez assez fait ... allez donc entendre le son du cor le soir au fond des bois !

Écrit par : iPidiblue paix des braves | 02 novembre 2009

"Comme je dis aux élèves : "Quand on travaille, on travaille et quand on s'amuse, on s'amuse."

Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009

Du pur Montaigne, quoi !

Écrit par : Marilyse | 02 novembre 2009

Pour mettre du baume au coeur des vieux braves de l'éducation nationale :

Brution, hardi compagnon,
Ton honneur est ta loi,
Cœur vaillant bat en toi
Dans l’action.
Anciens, dans nos traditions,
Sur vos pas en monôme,
Fiers nous vous suivrons
Comme des Hurons.

Souvenirs du cher bahut
Vous resterez dans nos mémoires,
Cour d’honneur, ô jours vécus,
Ô vieux clocher et ton histoire ;
Portons haut nos traditions
De nos anciens fêtons la gloire,
À nos aînés crions victoire
Et soyons fiers d’être Brutions.

C’est le jour du grand chahut,
Viens Brution, à tue-tête,
Chantons car c’est la fête
Au bahut.
Joyeux les pékins vont fuir
Pour des mois en vacances,
Loin des murs des jouvences
Vont fleurir.

Gloire au vieux Prytanée,
À son grand parc séculaire,
Aux lignées militaires
Qui sous ses chefs se sont formées.
Anciens et melons, chantons le Huron !
C’est le refrain des vieux Brutions.
Anciens et melons, chantons le Huron !
C’est le refrain de tradition.

Le grand jour est venu,
Jour de triomphe et de fête,
Chantons tous à tue-tête :
Honneur et gloire au vieux BAHUT !

Écrit par : iPidiblue chant du Huron | 02 novembre 2009

"Suppression des concours, qui ne garantissent qu'une chose : bachotage et opiniâtreté des candidats" (Bec)

Voilà qui me paraît quand même très réducteur.

J'aime bien le projet de John pour la filière L.

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 novembre 2009

Dommage, elle est bonne ! Passez chez Mulot et Petitjean, JP et n'oubliez ni le pain d'épices, ni la liqueur de cassis pour vos Kir !
Et pendant que vous y êtes, tapez-vous la cloche à l'hôtel de la Cloche place Darcy s'il est toujours au top; c'est ma ville, j'y suis née mais je l'ai quittée il y a si longtemps ! Alors saluez ses toits et ses rues médiévales, ses lourdes portes cochères et ses pavés pour moi... Et écumez les caves du côté de Marsannay la côte, sans toutefois descendre jusqu'à Beaune ! On a encore besoin de vous ici !

Ecrit par : nicolas | 02 novembre 2009

Et n'oubliez pas de donner une caresse à la petite chouette dans le mur de l'église, avec votre main gauche et en faisant un vœu.

http://dijoon.free.fr/chouette.htm

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Idem. Aujourd'hui, certains parents s'y mettent aussi. Une collègue a reçu un parent, il y a peu, venu l'invectiver : "Il est hors de question que ma fille fasse vos heures de colle ! Que les choses soient claires !" etc. etc. La fille a les mêmes problèmes avec tous les professeurs.
Au cours suivant, dans une autre matière, la gamine a osé dire à une autre collègue : "Vous n'avez pas à me punir. Mon père a mis les choses au point l'autre jour." Sic ! Vous voyez l'exemple sur les autres.

Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009
Mais oui , je connais ça aussi ponctuellement.
je pense que ma thèse a été mal exposée. Elle ne s'opposait pas à la vôtre.

1-Aucune réforme de l"éducation nationale ne viendra à bout de la stupidité ambiante qui appartient selon les heures à certains gamins , parents , profs , inspecteurs , politiques ... voire même moi .
j'en suis consciente. :)

2- D'accord avec Nicolas:Que de notes diverses à lire aujourd'hui! Beaucoup d'idées qui font consensus finalement.
psychothérapie de groupe?
Blog "star" - par défaut- décidément comme dirait la concurrence Skyrock. LOL , comme diraient les ados.

Nous causons , nous causons..
qu'en restera t il?


JPB est prêt pour une grande carrière politique.
Si il a autant d'écoute et de répondant que sur son blog , il y aura de l'espoir.

Je m'en remets à son habilité persuasive pour aller porter" en haut ", tout le poids de la" cause."

Écrit par : sylvie | 02 novembre 2009

Robin allez vous reposer vous en avez assez fait ... allez donc entendre le son du cor le soir au fond des bois !

Ecrit par : iPidiblue paix des braves | 02 novembre 2009

"Nunc dimíttis servum tuum, Dómine, secúndum verbum tuum in pace, quia vidérunt óculi mei salutáre tuum,
quod parásti ante fáciem ómnium populórum,
lumen ad revelatiónem géntium et glóriam plebis tuæ Israel."

Hum, je crois me souvenir que Charles Trenet avait fait une jolie contrepèterie sur le "son du cor"... Et de plus, en présence d'un ministre (Jack Lang, il me semble) qui en avait complètement sidéré.

Écrit par : Robin | 02 novembre 2009

erratum : "qui en avait été"

Écrit par : Robin | 02 novembre 2009

Citation du soir. Incontournable et visionnaire :

"La nature d’une civilisation, c’est ce qui s’agrège autour d’une religion. Notre civilisation est incapable de construire un temple ou un tombeau. Elle sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale, ou elle se décomposera.

C’est le grand phénomène de notre époque que la violence de la poussée islamique. Sous-estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l’islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine.

Les conséquences de ce phénomène sont encore imprévisibles.

A l’origine de la révolution marxiste, on croyait pouvoir endiguer le courant par des solutions partielles. Ni le christianisme, ni les organisations patronales ou ouvrières n’ont trouvé la réponse. De même aujourd’hui, le monde occidental ne semble guère préparé à affronter le problème de l’islam. En théorie, la solution paraît d’ailleurs extrêmement difficile. Peut-être serait-elle possible en pratique si, pour nous borner à l’aspect français de la question, celle-ci était pensée et appliquée par un véritable homme d’État.

Les données actuelles du problème portent à croire que des formes variées de dictature musulmane vont s’établir successivement à travers le monde arabe.

Quand je dis « musulmane », je pense moins aux structures religieuses qu’aux structures temporelles découlant de la doctrine de Mahomet. Dès maintenant, le sultan du Maroc est dépassé et Bourguiba ne conservera le pouvoir qu’en devenant une sorte de dictateur. Peut- être des solutions partielles auraient-elles suffi à endiguer le courant de l’islam, si elles avaient été appliquées à temps. Actuellement, il est trop tard !

Les « misérables » ont d’ailleurs peu à perdre. Ils préféreront conserver leur misère à l’intérieur d’une communauté musulmane. Leur sort sans doute restera inchangé. Nous avons d’eux une conception trop occidentale. Aux bienfaits que nous prétendons pouvoir leur apporter, ils préféreront l’avenir de leur race. L’Afrique noire ne restera pas longtemps insensible à ce processus. Tout ce que nous pouvons faire, c’est prendre conscience de la gravité du phénomène et tenter d’en retarder l’évolution."


André Malraux, juin 1956 (enregistrement conservé à l'institut Charles de Gaulle et reproduit pour la première fois en décembre 2001 dans Valeurs Actuelles.)

25 octobre 2009 01:51

Écrit par : Amélie | 02 novembre 2009

"Comme je dis aux élèves : "Quand on travaille, on travaille et quand on s'amuse, on s'amuse."

Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009

Du pur Montaigne, quoi !

Ecrit par : Marilyse | 02 novembre 2009

Franchement, pensez-vous qu'on ait fait beaucoup de progrès en "pédagogie" depuis Montaigne ?

Ah ! J'oubliais, pour Dijon : leur faire lire et étudier Montaigne.

Écrit par : Robin | 02 novembre 2009

JPB est prêt pour une grande carrière politique.
Si il a autant d'écoute et de répondant que sur son blog , il y aura de l'espoir.

Je m'en remets à son habilité persuasive pour aller porter" en haut ", tout le poids de la" cause."

Ecrit par : sylvie | 02 novembre 2009
On le représente comment, le petit smiley qui se roule de rire par terre ?
Enfin, Sylvie ! Arrêtez ! On croirait que vous faites de la lèche. Jean-Paul n'a pas besoin de groupies, c'est mauvais pour sa santé.

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Ca va "dijoncter" avec toutes ces propositions !

Écrit par : Marilyse | 02 novembre 2009

Sonnet de Chançay

Soit une multiplicité vectorielle,
Un corps opère seul, abstrait, commutatif.
Le dual reste loin, solitaire et plaintif,
Cherchant l'isomorphie et la trouvant rebelle.
Soudain bilinéaire a jailli l'étincelle
D'où naît l'opérateur deux fois distributif.
Dans les rêts du produit tous les vecteurs captifs
Vont célébrer sans fin la structure plus belle.
Mais la base a troublé cet hymne aérien :
Les vecteurs éperdus ont des coordonnées.
Cartan ne sait que faire et n'y comprend plus rien.
Et c'est la fin. Opérateurs, vecteurs, foutus.
Une matrice immonde expire. Le corps nu
Fuit en lui-même au sein des lois qu'il s'est données.
Ecrit par : MDelord | 02 novembre 2009

André Weil
congrès Bourbaki de Chançay
septembre 1937

Écrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

Et n'oubliez pas de donner une caresse à la petite chouette dans le mur de l'église, avec votre main gauche et en faisant un vœu.
Dobolino, comment osez-vous proposer une chose pareille sur le blog de la rationalité triomphante ? cf. Programme commun I. :-)

Écrit par : nicolas | 02 novembre 2009

Jean-Paul n'a pas besoin de groupies, c'est mauvais pour sa santé.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Vous le con-naissez si bien que ça ?

Écrit par : un type totalement con ^^ | 02 novembre 2009

Vous n'imaginez pas la proportion d'incapables, d'incultes, voire de frapadingues (j'ai connu un cas psychiatrique avéré). L'idée que des Bac plus rien aient pu gérer des professeurs avec CAPES + Agreg + thèses m'insupporte considérablement, et pourtant j'ai connu cela plus d'une dizaine de fois en 30 ans.
*What else ? Ecrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009

"aient pu" ? Parce que c'est fini ? Et avec l'autonomie on a la garantie du contraire ? Observons le merveilleux modèle anglais. Au nord de Londres, je connais un paquet d'écoles privées gérées par des rugbymen. Leur carnet d'adresses fait la pluie et le beau temps, le savoir des profs queudchi. Qui dit mieux ?

Écrit par : nicolas | 02 novembre 2009

Des siècles Anne-Marie ! Comme vous y allez !
Trente ans ! Quarante tout au plus ! Et pas partout avec la même efficience !

Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Dobolino, connaissez-vous les petits livres de calcul pour CE et CM de Lemoine (décoré de la Légion d'honneur pour leur qualité) datant de 1923 ? Les collégiens d'aujourd'hui ne savent pas résoudre les problèmes qui s'y trouvent (j'en ai fait l'expérience.)
"Initiation mathématique", de Laisant, "Ouvrage étranger à tout programme, dédié aux amis de l'enfance" , de 1920, j'ai aussi une grammaire française élémentaire de 1862, absolument géniale.

Je pense que j'ai mal compris ce que vous évoquiez??

Écrit par : Anne-Marie Valette | 02 novembre 2009

Entièrement d'accord. Ce n'est pas moi qui vous taperai sur la tête. Avec la suppression sèche des IUFM, on va à la catastrophe. Il faut une formation initiale (si possible sur le terrain avec un ancien) et une formation théorique initiale et continue (sur la psychologie des adolescents, la communication, la pause de la voix...)

Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009
_________________
Que vous vouliez sauver votre poste, je peux le comprendre. Mais cet "il faut" me semble aussi pittoresque qu'infondé, s'agissant des inepties proférées dans cet foutus instituts.

Écrit par : Georges | 02 novembre 2009

1923, c'est il y a moins d'un siècle, Anne-Marie ... Très exactement 86 ans.
Et, en 1963, ça avait déjà changé. Donc, trente, quarante ans tout au plus.
Quant à votre grammaire élémentaire de 1862, aussi géniale soit-elle et je veux bien vous croire, elle ne concernait pas la totalité d'une classe d'âge, loin s'en faut.

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Jean-Paul n'a pas besoin de groupies, c'est mauvais pour sa santé.
Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

Vous le con-naissez si bien que ça ?

Ecrit par : un type totalement con ^^ | 02 novembre 2009
Je suis la seule ici à me soucier de son état mental ! Je m'y suis attachée, à force, à ce brave garçon. Il est évident que les compliments lui montent un peu à la tête et l'empêchent de se recentrer.
Si on veut qu'il soit efficace, il ne faut pas lui passer la brosse à reluire de telle façon à longueur de blog.

Écrit par : dobolino | 02 novembre 2009

"Que vous vouliez sauver votre poste, je peux le comprendre" (Georges)

????? Robin, à ma connaissance, n'a jamais enseigné en IUFM !

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 novembre 2009

Bonjour

J'aimerais qu'on voie si on ne peut pas réformer l'enseignement des langues étrangères : je trouve terrible, sous couvert de pédagogie actionnelle, de jeu de rôle, de simulation globale, qu'on laisse les élèves s'exprimer dans une sorte de "pidgin english" comme les colonisés économiques qu'ils sont !

Écrit par : john marguerite | 02 novembre 2009

"Que vous vouliez sauver votre poste, je peux le comprendre. Mais cet "il faut" me semble aussi pittoresque qu'infondé, s'agissant des inepties proférées dans cet foutus instituts."

Ecrit par : Georges | 02 novembre 2009

Cet foutus instituts ? C'est quoi t'est-ce ? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009

"le savoir des profs queudchi. Qui dit mieux ?"

Ecrit par : nicolas | 02 novembre 2009

"Que tchi" !!!

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009

dans cet foutus instituts."
Ecrit par : Georges | 02 novembre 2009
Cet foutus instituts ? C'est quoi t'est-ce ? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009

Ces fouteurs d'instits ?

Écrit par : TotoWeininger | 02 novembre 2009

Que vous vouliez sauver votre poste, je peux le comprendre. Mais cet "il faut" me semble aussi pittoresque qu'infondé, s'agissant des inepties proférées dans cet foutus instituts.

Ecrit par : Georges | 02 novembre 2009

Ah, ça c'est la meilleure !

Ça me rappelle ce type l'autre jour à Versailles (oui ça m'arrive de monter voir le Roy !) qui est descendu de sa voiture pour me dire : "Monsieur, quand on se sait pas où on va, on reste sur la droite." J'en suis resté comme deux ronds de flancs (je n'ai jamais compris l'origine de cette expression que je trouve stupide et que je continue à employer...) où en étais-je déjà ? Ah oui ! Et moi de lui répondre : "Mais si je me suis mis sur la gauche, cher Monsieur, c'est que je tourne à gauche. Oui, je sais, j'ai un 18 sur ma plaque, mais dans le Cher, on a à peu près les mêmes coutumes qu'ici pour la conduite automobile. Bref, je ne sais pas pourquoi, mais j'attire ce genre de personne. Sinon, j'ai fait beaucoup de choses étranges dans ma vie, mais je n'ai jamais enseigné en IUFM. Je parlais de la formation que j'ai reçue après le CAPES... au siècle dernier.

Vivement la retraite !

Écrit par : Robin | 02 novembre 2009

Ecrit par : sylvie | 02 novembre 2009
On le représente comment, le petit smiley qui se roule de rire par terre ?
Enfin, Sylvie ! Arrêtez ! On croirait que vous faites de la lèche. Jean-Paul n'a pas besoin de groupies, c'est mauvais pour sa santé.

Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

je pensais bien Dobolino que vous me diriez ça et je m'attendais un peu à ce genre de réaction. je vous ai tendu une perche que vous avez promptement saisie.

Et puis, il faut bien l'encourager à affronter Meirieu demain. :)
Enfin, de tous les blogs que j'ai pu fréquenter , il faut reconnaître que celui ci se définit par une identité "gargantuesque" et gourmande , qui nous change de la morosité du monde ambiant.

Si j'osais vous pousser dans vos retranchement , je dirais que vu d' ici, que JPB a tout de la moustache du "tigre" de Clémenceau... lol.

Écrit par : sylvie | 02 novembre 2009

"Que tchi" !!! Christophe Sibille

Pourquoi ça ne vous plaît pas, cette graphie originale ?

Écrit par : nicolas | 02 novembre 2009

Ecrit par : sylvie | 02 novembre 2009
On le représente comment, le petit smiley qui se roule de rire par terre ?
Enfin, Sylvie ! Arrêtez ! On croirait que vous faites de la lèche. Jean-Paul n'a pas besoin de groupies, c'est mauvais pour sa santé.

Ecrit par : dobolino | 02 novembre 2009

je pensais bien Dobolino que vous me diriez ça et je m'attendais un peu à ce genre de réaction. je vous ai tendu une perche que vous avez promptement saisie.

Et puis, il faut bien l'encourager à affronter Meirieu demain. :)
Enfin, de tous les blogs que j'ai pu fréquenter , il faut reconnaître que celui ci se définit par une identité "gargantuesque" et gourmande , qui nous change de la morosité du monde ambiant.

Si j'osais vous pousser dans vos retranchement , je dirais que vu d' ici, que JPB a tout de la moustache du "tigre" de Clémenceau... lol.

Écrit par : sylvie | 02 novembre 2009

"Monsieur, quand on se sait pas où on va, on reste sur la droite."

Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009

Abondamment mis en application par nos dirigeants actuels !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009

"Pourquoi, ça ne vous plaît pas, cette graphie originale ?"

Ecrit par : nicolas | 02 novembre 2009

Messie ! Ne vous fâchez pas ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009

Les nouveaux programmes de collège ne sont peut-être pas à jeter complètement. En particulier la possibilité (offerte mais rarement utilisée) de faire de la grammaire sérieusement.
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 novembre 2009

Cela veut dire quoi "Faire de la grammaire sérieusement" ?

Écrit par : guy morel | 02 novembre 2009

"C’est l’occasion ou jamais de faire de la démocratie directe."

c'est quoi la "démocratie directe" ?

Écrit par : guy morel | 02 novembre 2009

"Un certain nombre d’ateliers devraient s’y ouvrir,"

Encore une journée de formation ?

Écrit par : guy morel | 02 novembre 2009

Sinon, j'ai fait beaucoup de choses étranges dans ma vie, mais je n'ai jamais enseigné en IUFM. Je parlais de la formation que j'ai reçue après le CAPES... au siècle dernier.

Vivement la retraite !

Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009

... Et c'était AVANT les IUFM.

Bonne nuit !

Écrit par : Robin | 03 novembre 2009

Enfin Jean a quitté son virus pour rejoindre le groupe. Bienvenue, jean !

Ecrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009

Merci!
Ce n'est pas "mon" virus, Garafignoux, mais celui de Mme Bachelot. Elle le couve, elle le dorlote, c'est sa chose, son bébé. Voyez son sourire jusqu'aux oreilles devant le premier médecin à se faire vacciner, à Necker il y a quelques jours... Comme c'est drôle, en effet, de vacciner quelqu'un! A la vérité, il n'y a rien de plus marrant que l'inoculation, dans un corps qui n'en demandait pas tant, d'un produit - au surplus fort hâtivement préparé - qui va complètement dérégler son système immunitaire!

Ecrit par : Jean | 02 novembre 2009


Apres avoir assure via differents sondages que jamais ils n iraient se faire vacciner, les quebecois se jettent sur les vaccins, il y a des files d attente longues comme le bras.

Écrit par : Pendaries derniere nuit au quebec | 03 novembre 2009

Entièrement d'accord. Ce n'est pas moi qui vous taperai sur la tête. Avec la suppression sèche des IUFM, on va à la catastrophe. Il faut une formation initiale (si possible sur le terrain avec un ancien) et une formation théorique initiale et continue (sur la psychologie des adolescents, la communication, la pause de la voix...)
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009

Et si cette formation avait lieu avant le concours, ce serait mieux, non ?

Écrit par : Jeremy | 03 novembre 2009

Entièrement d'accord. Ce n'est pas moi qui vous taperai sur la tête. Avec la suppression sèche des IUFM, on va à la catastrophe. Il faut une formation initiale (si possible sur le terrain avec un ancien) et une formation théorique initiale et continue (sur la psychologie des adolescents, la communication, la pause de la voix...)
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009

Et si cette formation avait lieu avant le concours, ce serait mieux, non ?

Je précise ma pensée : si cette formation était présente dans les modules obligatoires de L3 par exemple, ou de M1, ce serait tout de même mieux, non ? Mais avec un très faible coefficient, au même titre qu'une formation documentaire ou un module d'informatique, nécessaires, mais d'utilité inférieure à la maîtrise de connaissances spécifiques.

Écrit par : Jeremy | 03 novembre 2009

J'adore ce blog, il est polyphonique ! Il y a un débat sur les rapports entre politique et éducation, ce qui est normal et attendu. Et puis, toutes les 10 interventions, il y a queqlqu'un qui nous parle de l'aimantation de la terre, sans se démonter. Et puis il y a Jean qui revient à la charge avec son virus et ses 94 millions de doses de vaccin.
Et cela continue ainsi, sur des centaines de contributions.

Ecrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009

:D

On a chacun nos marottes, hein ;)

C'est un peu le village des Schtroumpfs, ici (non, ne pas y voir d'obsession monomaniaque), sauf qu'on couche un peu plus qu'eux et qu'il y a plus de dames que dans le village.

Il me vient d'ailleurs une vision d'horreur, avec Meirieu en Gargamel et Frackowiak en Azrael. Raaaaah, je défaille. Puis défilent Luc Chatel en Père Temps, Valérie Pecresse en Dame Nature, Darcos en Grossbouf, Charmeux en fausse Schtroumpfette, et Sébastien Clerc en schtroumpf à lunettes.

Ah, Garafignoux, vos posts sont dangereux pour ma santé.

Écrit par : Jeremy | 03 novembre 2009

Jérémy, je ne vois pas très bien comment on assurerait une formation (notée, à ce que vous dites ?) avant le concours. Il ne peut y avoir de formation sérieuse que sur le terrain. Or, vu le nombre très élevé de candidats (en particulier au concours de prof des écoles — en moyenne, 10 candidats pour un poste, contre 4 pour 1 en Lettres au CAPES), ce serait certainement impossible à gérer.
Robin a raison : il faut réinstituer un parrainage, qui ne coûtera pas un sou à la nation, et contribuera à rassurer les débutants. Pour le reste, rien ne vaut une entrée rapide dans le bain. Disons, pour préciser ma pensée, que je verrais assez bien les néo-profs mis devant des élèves à 50% de leur temps, et en stage avec un tuteur sur le reste.
Alors, bien sûr qu'ils feront des erreurs, mais qui n'en a pas fait en débutant ? Il y a une tendance curieuse à prétendre arriver tout à fait armé dans une profession où l'impro est si importante.
D'ailleurs, si je vais au fond de ma pensée, des concours d'impro — comme j'en ai vu au Québec d'abord, et à Paris ensuite — seraient autrement formateurs que des cours théoriques sur le "plan de classe" — pauvre Sébastien Clerc !
JPB

Écrit par : brighelli | 03 novembre 2009

Je n'ai pas tout lu mais le ferai; en attendant quelques gouttes d'eau au moulin:

- la liberté pédogogique : faire en sorte qu'elle soit réelle, dans le cadre des programmes bien sûr;
- en finir avec le collège unique, rendre l'orientation professionelle plus précoce;
- redéfinir les méthodes et les résultats attendus en fin de Primaire: il faut une base solide de connaissances minimales en français/maths pour suivre au collège;

...à tout à l'heure!

Écrit par : sisyphe | 03 novembre 2009

Aucune réaction à la proposition de Bec sur la suppression des concours ? Tout le monde est d'accord ?
Ce n'est pas mon cas. Je trouve que les concours ne mesurent pas seulement "l'opiniâtreté et le bachotage", mais aussi, entre autres choses, la maîtrise de la discipline et la capacité d'organiser sa pensée et de l'exprimer clairement. Ce que ne garantit pas la réussite aux examens antérieurs.

Écrit par : Sylvie Huguet | 03 novembre 2009

La discrimination positive: pourquoi les excellents élèves d'un collège naufragé en ZEP, qui ont de VRAIS résultats et un dossier immaculé, devraient-ils être condamnés au lycée poubelle de leur secteur?
Et oui, il y a des jeunes, des familles qui se battent dans ces quartiers/collèges, avec très peu de moyens financiers (un salaire au SMIC au mieux) et très peu d'exemples positifs sous les yeux. Accéder à un bon lycée, voire au meilleur, c'est déjà une récompense, une reconnaissance des efforts accomplis, mais c'est surtout une chance accordée à ceux qui ont l'envie de monter et de réussir.

Il faut, si ce n'est déjà fait, dissocier à tout prix les bourses au mérite des bourses sociales (il y a deux ans encore, les premières étaient subordonnées aux secondes).

Il faut, enfin et surtout, que la notation en collège soit harmonisée : trop de laxisme souvent et des moyennes élevées artificiellement.

Écrit par : sisyphe | 03 novembre 2009

C'est un hors-sujet, mais je ne résiste pas à l'envie de pointer ici cet édito du (gasp !) New York Times : http://www.nytimes.com/2009/11/02/opinion/02engel.html?_r=1&em

En voici quelques extraits pour vous appâter :
"First, future teachers should continue studying the subject they hope to teach, with outstanding professors. It makes no sense at all to stop studying the thing you want to teach at the very moment you begin to learn how.

Meanwhile, students should learn their craft the way a surgeon learns to operate: by intense supervision in a real setting with expert mentors. (...) But young teachers, like young doctors, should work side by side with skilled mentors, getting plenty of feedback, having plenty of opportunities to observe and taking on greater and greater responsibility as they improve."

Écrit par : Aurélien | 03 novembre 2009

Aurélien, c'est au contraire en plein dans le sujet.
D'ailleurs, un prof comme un toubib exerce un métier où il ne devrait jamais cesser de se former, en se frottant à ceux de ses collègues qui sont plus expérimentés.
JPB

Écrit par : brighelli | 03 novembre 2009

Aucune réaction à la proposition de Bec sur la suppression des concours ? Tout le monde est d'accord ?
Ce n'est pas mon cas. Je trouve que les concours ne mesurent pas seulement "l'opiniâtreté et le bachotage", mais aussi, entre autres choses, la maîtrise de la discipline et la capacité d'organiser sa pensée et de l'exprimer clairement. Ce que ne garantit pas la réussite aux examens antérieurs.
Ecrit par : Sylvie Huguet

D'accord avec vous: je pensais qu'il y aurait plus de réactions à cette idée, je vous l'accorde, un peu provocatrice... ;)
Néanmoins, même si je présente les choses ainsi, je ne dis pas que le concours n'atteste pas d'un niveau de connaissances dans une matière donnée, mais prenons un exemple: le succès au concours de professeur des écoles fait il des lauréats des gens qui maîtrisent à la fois les lettres, les maths et l'histoire-géo ? Et qui en plus courent le 100m en moins de 13 s. tout en parlant anglais ? Parlez-en autour de vous... Quant aux concours du secondaire, je ne discute pas la valeur de difficulté de l'agrégation, et même du capes (même s'il a davantage un côté "loterie"). Ce sont des concours difficiles, et justement, le risque, trop souvent est de croire qu'être prof, c'est "juste" avoir un concours. On donne tout ce qu'on a pour avoir le sésame, puis on réalise dès le premier mois d'enseignement que l'on ne va jamais utiliser plus de 7 à 8 % de nos capacités, tant l'écart de niveau est important. Je conteste aussi le principe d'une épreuve en temps limité, qui ne prouve absolument rien, parce que cela ne correspond à aucune réalité, sinon celle de l'entraînement du candidat (bachotage et opiniâtreté), donc au moins de son sérieux, c'est vrai. Mais c'est tout. Pour résumer, il me semble qu'une épreuve moins sélective sur ces critères et beaucoup plus étalée dans le temps garantirait davantage que les candidats sont bien faits pour ce métier. Là encore regardez autour de vous et comptez les brillants certifiés et agrégés qui sont incapable de transmettre leur savoir pourtant si grand. En parallèle je pense que l'institution se prive de gens doués, mais qui, pour différentes raisons, ne réussissent pas les concours. Et c'est également bien dommage.

Écrit par : Bec | 03 novembre 2009

Future teachers are lucky ! I am a "skilled mentor", sometimes a surgeon for the french language ! I can give plenty of opportunities to observe...

Écrit par : Marilyse | 03 novembre 2009

"First, future teachers should continue studying the subject they hope to teach, with outstanding professors. It makes no sense at all to stop studying the thing you want to teach at the very moment you begin to learn how.

I agree with that. complètement d'accord, et dans la conséquence de ce que je viens de dire plus haut

Écrit par : Bec | 03 novembre 2009

Bec, le mérite incontournable du concours, c'est d'offrir un statut précis aux enseignants.
Admettons — et c'est parfois vrai — que l'on puisse échouer à ces exercices un peu abstraits que sont le CAPES et l'Agreg et être un bon enseignant. Statutairement, on ne sera jamais qu'un bon maître-auxiliaire — avec rémunération ad hoc. Les gouvernants ne demanderaient pas mieux, certainement — quelles économies en perspective !
JPB

Écrit par : brighelli | 03 novembre 2009

D'ailleurs, si je vais au fond de ma pensée, des concours d'impro — comme j'en ai vu au Québec d'abord, et à Paris ensuite — seraient autrement formateurs que des cours théoriques sur le "plan de classe" — pauvre Sébastien Clerc !
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 novembre 2009

Ni l'un, ni l'autre. Trop facile de se moquer d'un cours théorique sur le plan de classe, (effectivement ridicule), pour l'opposer à une formation qui n'en est pas une.
Encore une fois, les "modules voix", qui visent à travailler la "gestion du groupe" à partir d'improvisation théâtrale et de TP sur le "placement de voix" sont plébiscités par les PE et les PLC, qui aimeraient, apparemment, qu'ils durent un peu plus de six heures; (ce n'est pas parce que je fais partie de ceux qui les proposent que je l'affirme; ce serait plutôt parce que j'ai vraiment pris conscience de ce que la pratique du théâtre et de la scène m'ont apporté que j'ai fait partie de la frange active qui a réussi à imposer ces formations sur l'académie, sous cette forme).

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009

le succès au concours de professeur des écoles fait il des lauréats des gens qui maîtrisent à la fois les lettres, les maths et l'histoire-géo ? Et qui en plus courent le 100m en moins de 13 s. tout en parlant anglais ? Bec

Absolument. Le seul problème est le degré de maîtrise. Et là il y a fort à dire pour les lettres, à commencer par l'orthographe grammaticale. Ne parlons pas de la grammaire.
Pour les maths, faut-il maîtriser les vecteurs pour "enseigner" la translation, les fonctions à 150 inconnues pour initier à la proportionnalité, la géométrie dans l'espace pour décrire un solide ? Je vous le demande.
J'ai toujours prôné la nécessité de détenir un maximum de connaissances pour en délivrer peu mais de qualité et solides. Je persiste. Mais enfin, toutes les exigences ont leurs limites. Qu'est-ce qu'un prof de secondaire "maîtrise", à part sa matière ?
Aïe, ma cheville enfle, elle me fait mal, c'est mon 100m d'hier en 12 s avec mes CM1....

Écrit par : nicolas | 03 novembre 2009

Bec, le mérite incontournable du concours, c'est d'offrir un statut précis aux enseignants.
JPB

Un mérite, certes, mais pas incontournable. Combien de métiers ont un statut qui n'est pas décidé sur concours ? Il ne s'agit évidemment pas (revalo, revalo) de payer tout le monde sur la grille du maître aux !!! Là encore c'est à négocier. C'est cette séparation arbitraire de statut qu'il s'agit bien de faire tomber, pour la remplacer par une reconnaissance de la compétence. Mais je suis d'accord que cela ne serait pas simple de se mettre déjà d'accord sur les critères et sur les conditions d'évaluation.

Écrit par : Bec | 03 novembre 2009

Christophe, je suis absolument d'accord. Le concours d'impro" n'est que la finalisation de ce que devrait être une formation technique théâtrale de qualité.
JPB

Écrit par : brighelli | 03 novembre 2009

D'ailleurs, un prof comme un toubib exerce un métier où il ne devrait jamais cesser de se former, en se frottant à ceux de ses collègues qui sont plus expérimentés.
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 novembre 2009

Surtout si la collègue expérimentée joue le rôle principal dans "la journée de la jupe"!!!

On reconnaît bien là notre pervers pépère!

Écrit par : merlemocoeur | 03 novembre 2009

Tiens, Jean, si par hasard vous tombez sur un journal télévisé dans lequel Roselyne Bachelot se fait vacciner contre la grippe pour faire un peu de pub à sa campagne, vous nous tenez au courant ? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009

Merle, on ne maîtrise bien qu'en se frottant beaucoup…
Entre parenthèses, c'est ce que j'ai toujours conseillé à mes élèves pour faire des progrès en langues — allez séduire une Allemande pour parler allemand, une Chinoise pour parler chinois, etc.
Pourquoi croyez-vous donc que le french kiss (originellement, le baiser à la florentine) est ce qu'il est ?
JPB

Écrit par : brighelli | 03 novembre 2009

"Internet est-il la voix du peuple ?" Un édito intéressant signalé ce matin sur France Inter : novovision.com.

Écrit par : Marilyse | 03 novembre 2009

Bonsoir (I)

Cadichon avait eu récemment une excellente réponse sur l’éducation libérale en citant Jules Ferry dans le livre de Paul Robiquet, qu’il est possible, je crois, de trouver sur l’Open Library.

Mais maintenant je suis malheureux, Cadichon me boude. Des preuves ?

1)Je lui demande de s’expliquer sur ses affirmations sur le racisme de Hergé … et elle ne me réponds même pas. Et pourtant, j’ai même pris la peine de mettre ce que je lui oppose en ligne
http://michel.delord.free.fr/blogjpb-tintin02.pdf

2)Plus récemment, elle avance des positions sans aucune preuve et notamment
-elle écrit que c’est parce qu’Anatole de Monzie était un admirateur de Mussolini qu’il aurait débaptisé l’instruction publique pour la rebaptiser éducation nationale. Position qui vaut déjà un bon nombre de points Godwin mais passons. A-t-elle des preuves de ce qu’elle avance et sinon pourquoi l’a-t-elle avancé ?
-elle affirme que c’est Milou Durkheim qui a écrit l’article Intuition de la deuxième édition du DP en se présentant en plus comme spécialiste [Durkheim, DP, 2eme ed !!!] .

Question qui apparaît sans enjeux – au même titre que la référence à Anatole de Monzie - mais ne l’est pas si l’on considère par exemple les thèses de Philippe Nemo ; mais Cadichon les défend, à mon sens, très mal.

Là aussi , je me suis fendu d’un pdf pour que la situation soit claire.

http://michel.delord.free.fr/blogjpb-tintin-divers-25102009.pdf

Si Cadichon ne me réponds pas , c’est qu’elle trouve que ce que je dis n’est pas argumenté, que j’ai un ton agressif ?

MD A suivre

Écrit par : MDelord | 03 novembre 2009

Post-Scriptum (III) Fin


PS1 : Philippe Nemo a reçu le prix Wikilibéral pour son dernier livre.

http://nouvelles-philosophiques.blogspot.com/2009/10/le-philosophe-philippe-nemo-recompense.html

PS2 : Déjà en 2001, je faisais remarquer, alors que l’idée était minoritaire aux USA

« La France a une école qui a été une des meilleures du monde, il est de son devoir de participer à cet effort des Américains qui combattent dans la tête du monstre, comme disait le Black Panther Party, contre la dégénérescence de l’Instruction en Education, tout d’abord en relayant le contenu de leurs positions. Mais, en ce cas, il ne suffira pas de se réclamer bruyamment de " l’Ecole laïque de Jules Ferry ", il faut en garder l'héritage et les points forts. Contre la tradition de l’" American exception " (20), E.D. Hirsch, par exemple, se réclame textuellement de l’existence de programmes nationaux en France. Contre le localisme, il faut être capable, pour nous-mêmes et pour le reste du monde, d’extraire de l’école de Jules Ferry ce qu’elle avait de meilleur. »
MD Huile de ricin et coca-Cola.

Maintenant cette idée de programmes nationaux – national standards - avance et très sérieusement aux USA.
(Voir par exemple la conférence organisée par le ‘Fordham institute’ en mai de cette année
http://www.edexcellence.net/detail/event.cfm?event_id=4&id=316 )

Et justement dans la présentation de son dernier livre « The Making of Americans: Democracy and Our Schools »sur « son » site de CoreKnowledge, on apprend que E.D. Hirsch est favorable à un « nationwide, specific, grade-by-grade curriculum established in the early school grades »*.

Et Cadichon ne nous en dit rien ! Est-ce que ça pourrait avoir un rapport avec le fait que la victoire contre le ‘localisme fédéral’ « ne fait pas très libéral » ?

* http://www.coreknowledge.org/bookstore/index.php?main_page=product_info&cPath=2&products_id=212

Écrit par : MDelord | 03 novembre 2009

Et pour ceux qui préfèrent la version pdf

http://michel.delord.free.fr/blogjpb-cadichon-tintin-milou-hirsch.pdf

MD

Écrit par : Michel Delord | 03 novembre 2009

Future teachers are lucky ! I am a "skilled mentor", sometimes a surgeon for the french language ! I can give plenty of opportunities to observe...

Ecrit par : Marilyse | 03 novembre 2009


Just like me. But, nobody cares !

("I'm a poor lonsom surgeon...")

Écrit par : Robin | 03 novembre 2009

Entièrement d'accord. Ce n'est pas moi qui vous taperai sur la tête. Avec la suppression sèche des IUFM, on va à la catastrophe. Il faut une formation initiale (si possible sur le terrain avec un ancien) et une formation théorique initiale et continue (sur la psychologie des adolescents, la communication, la pose de la voix...)

Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009

Et si cette formation avait lieu avant le concours, ce serait mieux, non ?

Je précise ma pensée : si cette formation était présente dans les modules obligatoires de L3 par exemple, ou de M1, ce serait tout de même mieux, non ? Mais avec un très faible coefficient, au même titre qu'une formation documentaire ou un module d'informatique, nécessaires, mais d'utilité inférieure à la maîtrise de connaissances spécifiques.

Ecrit par : Jeremy | 03 novembre 2009

Vous m'offrez l'occasion de revenir sur ce sujet de la formation initiale qui m'a valu d'être accusé de vouloir conserver les IUFM parce que j'y enseignais !

Je n'ai jamais enseigné en IUFM et j'ai passé le CAPES avant leur création.

Il y a certainement des personnes estimables dans les IUFM, non sectaires et qui ne sont pas des fanatiques de la méthode idéo-visuelle et du constructivisme. Christophe, par exemple, dont j'apprécie les interventions et la présence sur ce blog.

Je ne dénonce pas les IUFM, mais la mainmise idéologique des "pédagogistes" sur la formation initiale des enseignants.

Je maintiens ma position au sujet de la suppression "sèche" des IUFM. Une formation initiale est indispensable et je précise exactement dans quel domaine : la didactique de la discipline (c'est le "noyau dur", le reste, on peut en discuter).

J'ai beaucoup apprécié l'intervention d'Aurélien et l'article du NYT sur la comparaison entre le métier d'enseignant et celui de médecin.

On se forme essentiellement par le compagnonnage et la pratique et c'est ce qui existait AVANT la création des IUFM, dont j'ai moi-même bénéficié et qui n'a été remplacé par rien ou par des cours de pédagogie théoriques absolument inutiles s'ils ne font pas écho à une expérience de terrain.

L'article insistait aussi sur l'importance pour le professeur de collège ou de lycée de continuer à se former à l'université et à se cultiver, mais là, nous sommes dans "l'otium" et dans le domaine de la liberté personnelle.

Carl Rogers qui n'est pas en odeur de sainteté sur ce blog (si vous voulez comprendre quelque chose à la sensibilité politique d'Obama, il faut quand même essayer de le lire et pour comprendre pourquoi Obama n'est pas Sarkozy) disait que le professeur devait s'efforcer d'acquérir un savoir encyclopédique.

Je suis d'accord avec Jérémy sur l'idée d'une formation initiale AVANT le concours, mais je ne me sens pas techniquement capable d'en définir précisément les modalités.

Sur la finalité en revanche, il me semble qu'elle permettrait aux candidats de se demander s'ils ont vraiment envie d'exercer ce métier.

J'ai été maître auxiliaire avant de passer le CAPES en toute connaissance de cause (enfin, à l'époque, car j'avoue que si je devais le repasser aujourd'hui, j'y regarderais sans doute à deux fois du fait de la dégradation des conditions de travail, du statut, du comportement des élèves (et des adultes) et de tout ce que nous déplorons sur ce blog).

Mais peut être qu'après "y avoir regardé à deux fois", je me lancerais dans la bagarre, mais en toute connaissance de cause et "armé".

Écrit par : Robin | 03 novembre 2009

Tiens, Jean, si par hasard vous tombez sur un journal télévisé dans lequel Roselyne Bachelot se fait vacciner contre la grippe pour faire un peu de pub à sa campagne, vous nous tenez au courant ? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009

Primo, je n'ai pas la télé.
Deuzio, si on attend que Mme Bachelot se fasse vacciner, surtout avec le vaccin Baxter, qui présente, comme on sait, toutes les garanties (arrivé le 27 août et gardé à Miramas par l'armée française, selon Crèvecoeur), on peut attendre... un certain temps.

Écrit par : Jean | 03 novembre 2009

Christophe, je suis absolument d'accord. Le concours d'impro" n'est que la finalisation de ce que devrait être une formation technique théâtrale de qualité.
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 novembre 2009

D'ailleurs, un prof comme un toubib exerce un métier où il ne devrait jamais cesser de se former, en se frottant à ceux de ses collègues qui sont plus expérimentés.
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 novembre 2009

Notre ami Jean-Paul dans ses œuvres ! Il sait tout sur tout ...

Mais à cette pertinente réponse sous forme de question sur un sujet qui devrait le concerner au premier chef et sur lequel son opinion pourrait être pertinente:


Les nouveaux programmes de collège ne sont peut-être pas à jeter complètement. En particulier la possibilité (offerte mais rarement utilisée) de faire de la grammaire sérieusement.
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 novembre 2009

Cela veut dire quoi "Faire de la grammaire sérieusement" ?

Ecrit par : guy morel | 02 novembre 2009

il reste silencieux ...

Écrit par : dobolino | 03 novembre 2009

Excusez SVP la répétition de l'adjectif pertinent ! Comme d'habitude, j'ai posté sans me relire.

Écrit par : dobolino | 03 novembre 2009

Les nouveaux programmes de collège ne sont peut-être pas à jeter complètement. En particulier la possibilité (offerte mais rarement utilisée) de faire de la grammaire sérieusement.
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 novembre 2009

Cela veut dire quoi "Faire de la grammaire sérieusement" ?

Ecrit par : guy morel | 02 novembre 2009

C'est faire un "cours de grammaire", lequel comprendra deux parties.
1) Les 9 natures de mots (développées en sous-catégories, par exemple 8 sous-catégories d'adjectifs, etc.). A raison d'une ou deux heures par semaine sur chaque nature, leçon et exercices d'application, cela occupe déjà le premier trimestre.
2) les 25 fonctions des mots. Item: leçon et exercices d'application. Avec cela, on arrive largement à la fin du deuxième trimestre.
3) Les natures de propositions: indépendantes, principales, subordonnées, incises.
4) Les fonctions des propositions: sujet, COD, compléments circonstanciels, etc..
Toujours le même principe: leçon suivie d'exercices d'application.
On peut consacrer une cinquième partie aux correspondances entre la grammaire française et les grammaires des langues vivantes ou anciennes étudiées au collège, langues à déclinaison (latin, grec, allemand) ou sans déclinaison (anglais).
Tenez, Jean-Paul, je suis en train de fabriquer la chose. Cela pourrait donner un "Précis d'analyse grammaticale à l'usage des collèges"... Purement pragmatique.

Écrit par : Jean | 03 novembre 2009

"Carl Rogers qui n'est pas en odeur de sainteté sur ce blog (si vous voulez comprendre quelque chose à la sensibilité politique d'Obama, il faut quand même essayer de le lire et pour comprendre pourquoi Obama n'est pas Sarkozy) disait que le professeur devait s'efforcer d'acquérir un savoir encyclopédique."

Ecrit par : Robin | 03 novembre 2009

Tiens ? Il me semble avoir soutenu cette idée un certain nombre de fois, ici !
(Lire: "liberté pour apprendre", de Carl Rogers.)

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009

"Christophe Sibille prof d'IUFM" c'est curieux ces messages subliminaux, serait-ce de la publicité indiscrète et intempestive ? Le navire coule, on sauve les hommes à bord ... envoyer les canots !

Écrit par : iPidiblue subliminal | 03 novembre 2009

Deux petites précisions (la première est plus importante que la seconde dans le contexte) :

1°) "didactique de la discipline" : quels savoirs "explicites" allez-vous enseigner, comment allez-vous passer des "savoirs savants" (ce que vous avez appris à l'université) aux "éléments" (au savoir "élémentaire") ? pour les transmettre de la façon la plus efficace possible et pour que les élèves puissent se les approprier ?

2°) A propos de Carl Rogers, je pensais plutôt au sociologue qu'au pédagogue (mais pour lui les deux allaient ensemble) et à sa réflexion sur la notion de "travailleur social". Pensez-vous sérieusement que l'on puisse enseigner en ZEP comme dans un collège de centre-ville, sans tenir compte du contexte social ?

A propos de la différence entre Obama et Sarkozy : D'autre part, s'il y a un point sur lequel Républicains et Démocrates sont bien d'accord aux E.U. (et je ne pense pas que cadichon me contredira sur ce point), c'est bien sur la notion de "mérite" et sur le refus des privilèges.

C'est quelque chose que nous avons en commun avec les Américains (la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789 est inspirée de la Constitution des Etats-Unis, acceptée le 17 septembre 1787, par une convention réunie à Philadelphie, ratifiée et appliquée à partir du 4 mars 1789).

Je suis d'accord avec JPB. N. Sarkozy a fait une énorme faute politique (plus qu'une faute, une erreur aurait dit Talleyrand) en intronisant "le prince Jean".

Écrit par : Robin | 03 novembre 2009

Je suis d'accord avec JPB. N. Sarkozy a fait une énorme faute politique (plus qu'une faute, une erreur aurait dit Talleyrand) en intronisant "le prince Jean".

Ecrit par : Robin | 03 novembre 2009

D'un autre côté, si vous voulez faire de la politique, il faut commencer très tôt (vers 20 ans) pour avoir le temps de faire ses classes. Il ne pouvait pas dire à son fils d'attendre qu'il ne soit plus président (potentiellement jusqu'en 2017 donc soit 10 ans) sachant que quand il ne serait plus président, il n'aurait plus le pouvoir de l'aider. Donc son choix a été de laisser son fils faire de la politique sans chercher à l'aider, mais ses amis se sont chargés de le faire pensant lui rendre services (genre Balkani et consors, qui n'ont pas particulièrement inventé l'eau chaude).

Dans tous les cas, pour lui c'était un choix de merde. Plusieurs analyses politiques montrent que son fils (en plus des scandales de népotisme, blablabla) lui fait plutôt de l'ombre qu'autre chose (cassant son image de dynamisme et de jeunisme et l'installant dans le rôle de grand-père, au propre comme au figuré).

Bref, c'est pas dit qu'il ait eu son mot à dire.

Écrit par : Joe | 03 novembre 2009

Pour en revenir aux IUFM et à leurs dérives, il me semble que le plus nocif, dans leurs théories, est celle du "décloisonnement". En fait, il s'agit, selon leur doxa, de ne jamais rester sur un thème, sur un texte, dans une discipline, sur un cours cohérent. Il faut au contraire varier tout le temps, connecter les sujets, même les plus éloignés. D'où la bouillie pour les chats qui en résulte : je commence sur un texte poétique car j'ai décidé de faire de la poésie, mais, halte là ! je dois lui adjoindre un peu de langue (par exemple les adjectifs), un peu d'expression écrite (un tout chti paragraphe amuse-gueule), une ou deux photos (reprod de tableaux...), etc. Si j'ai décidé d'aborder les Lumières, pas si vite, coco ! Tu dois faire de l'argumentation en général, donc, peut-être du théâtre, même si l'extrait est de Sartre.
La forme la plus aboutie de cette imbécillité a été donnée naguère, lorsqu'un sujet de bac, en français, proposait un extrait de "Chêne et chien" de Queneau, qui est un poème, dans l'objet d'étude : l'autobiographie.

Écrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009

il s'agit, selon leur doxa, de ne jamais rester sur un thème, sur un texte, dans une discipline, sur un cours cohérent. Il faut au contraire varier tout le temps, connecter les sujets, même les plus éloignés. D'où la bouillie pour les chats qui en résulte : je commence sur un texte poétique car j'ai décidé de faire de la poésie, mais, halte là ! je dois lui adjoindre un peu de langue (par exemple les adjectifs), un peu d'expression écrite (un tout chti paragraphe amuse-gueule), une ou deux photos (reprod de tableaux...), etc. Si j'ai décidé d'aborder les Lumières, pas si vite, coco ! Tu dois faire de l'argumentation en général, donc, peut-être du théâtre, même si l'extrait est de Sartre.
Cette imbécillité...

Ecrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009

C'est exactement ça! On explose la cervelle des élèves. Justification de ces non-méthodes: chaque élève est un petit chercheur, qui, par ses propres forces intellectuelles, mettra de lui-même de l'ordre dans le complexe...?

Écrit par : Jean | 03 novembre 2009

" Tu dois faire de l'argumentation en général, donc, peut-être du théâtre, même si l'extrait est de Sartre."

Ecrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009

Tiens, il n'a pas écrit de théâtre, Sartre ?
Il me semblait me souvenir que notre professeur de français de terminale nous avait fait jouer "Huis Clos", en terminale. Un merveilleux souvenir, d'ailleurs. Un des rares profs exceptionnels que j'ai eu au lycée, (un agrégé, ;-))

Pas subliminale du tout, Ipidiblue ! Au contraire, très appuyée ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009

" Le navire coule, on sauve les hommes à bord ... envoyer les canots !"

Ecrit par : iPidiblue subliminal | 03 novembre 2009

Sauf que, en l'occurrence, les canots font partie du navire... Et nous sommes tous dedans.

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009

Les nouveaux programmes de collège ne sont peut-être pas à jeter complètement. En particulier la possibilité (offerte mais rarement utilisée) de faire de la grammaire sérieusement.
JPB
Ecrit par : brighelli | 02 novembre 2009

Cela veut dire quoi "Faire de la grammaire sérieusement" ?

Ecrit par : guy morel | 02 novembre 2009

Vous savez bien qu'à partir de 96, les instructions officielles nous ont obligés à enseigner en séquences et à "décloisonner".

... Au risque de faire passer à la trappe un enseignement structuré de la grammaire, de l'orthographe, du vocabulaire.

Il s'agissait de reproduire au collège la fameuse "observation réfléchie de la langue" chère à Evelyne Charmeux, la grammaire et l'orthographe étant considérée, non comme des disciplines à part entière, mais comme de simples "outils de la langue".

Bref, on a tourné le dos à Aristote et à Hegel pour qui la grammaire (je ne vous apprends rien) apprend à penser.

En ce qui me concerne, je me suis inscrit dans la logique d'un travail "autour" d'une notion (le récit, la description, le portrait...). Jean a choisi de continuer à enseigner comme avant, mais je pense que nous avons honnêtement essayé, l'un comme l'autre, de continuer à dispenser un enseignement structuré de la grammaire et de l'orthographe.

J'ai donc été aussi mal vu que lui par les inspecteurs (pas tous), parce qu'ils voyaient bien, en regardant le cahier de textes que je "trichais la séquence" et que je ne suivais pas vraiment les instructions officielles.

Je ne vous apprendrais pas que "sérieusement" vient du bas latin "seriosus" (de serius) qui renvoie à "series", l'idée d'une série cohérente, d'objets qui se tiennent ou d'un enchaînement cohérent de faits et de pensées, la rhétorique (l'art d'argumenter), la logique.

Enseigner "sérieusement" la grammaire, c'est lui accorder le poids et la place qu'elle mérite dans la formation de l'esprit.

Écrit par : Robin | 03 novembre 2009

Qu'est-ce qu'un prof de secondaire "maîtrise", à part sa matière ?

Ecrit par : nicolas | 03 novembre 2009
===
Rien dont je puisse me prévaloir, Nicolas. Mais j'ai certainement été l'un des professeurs de sciences physiques de ma génération qui s'est le mieux exprimé en français en cours de sciences physiques. J'ai toujours cherché à soigner mon expression orale, autant que mon expression écrite. On peut évaluer cela en lisant les appréciations des collègues dans les bulletins trimestriels, et en les écoutant parler pendant les conseils de classe. ;-))

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 novembre 2009

Sauf que, en l'occurrence, les canots font partie du navire... Et nous sommes tous dedans.

Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009


Christophe je me demande parfois si vous êtes normal ? Si les canots ne sont pas à bord du bateau à quoi voulez-vous que serve l'ordre du capitaine d'envoyer les canots à la baille ? Vous croyez que le pitaine envoie des ordres à la cantonnade comme cela dans le vide ? Evidemment si c'est cela la conception de l'ordre à bord des IUFM on comprend mieux les résultats ...

Écrit par : iPidiblue et les gaietés de la Marine | 03 novembre 2009

Il s'agissait de reproduire au collège la fameuse "observation réfléchie de la langue" chère à Evelyne Charmeux, la grammaire et l'orthographe étant considérée, non comme des disciplines à part entière, mais comme de simples "outils de la langue".

considérées (accord du participe passé avec être !!!!!!!!!!)

Écrit par : Robin | 03 novembre 2009

Qui pourrait me conseiller une bonne histoire du jazz? Par avance merci à celui/celle qui me l'indiquera.

Écrit par : Sanseverina | 03 novembre 2009

Persevare diabolicum est !

Écrit par : iPidiblue sainte inquisition | 03 novembre 2009

La forme la plus aboutie de cette imbécillité a été donnée naguère, lorsqu'un sujet de bac, en français, proposait un extrait de "Chêne et chien" de Queneau, qui est un poème, dans l'objet d'étude : l'autobiographie.

Ecrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009

Je n'avais pas lu la contribution de Garafignoux, tout aussi "sérieux", mais plus "amusant" que moi ;-) avant de poster. Sous prétexte de "décloisonner", on a effectivement affaibli l'enseignement de la langue française.

Mais, si cela peut vous rassurer (?), je ne suis pas le seul à avoir triché avec les séquences. Je le vois bien quand je parle avec les collègues de ma génération.

Écrit par : Robin | 03 novembre 2009

Sanseverina, simple et efficace, l'Epopée du jazz, collec. Découvertes Gallimard en 2 tomes.
JPB

Écrit par : brighelli | 03 novembre 2009

Robin, je souscris à votre réponse sur "faire de la grammaire sérieusement" et suis ravie d'apprendre qu'en cette matière je suis aristotélicienne et hégélienne. Ca me met du baume au coeur pour demain ! Me voilà revalorisée pour pas cher.
The hic: même la grammaire sérieuse a du mal à passer. Les structures, architectures doivent être acquises jeune. Au collège, c'est trop tard pour tout apprendre. Les élèves n'ont pas suffisamment le sens de l'effort.
En ce moment, ma collègue et moi apprenons aux élèves à mettre des accents. Ce n'est pas pour autant que le problème sera réglé. C'est un changement d'état d'esprit envers l'apprentissage de la langue qu'il faut instaurer dès le plus jeune âge.

Écrit par : Marilyse | 03 novembre 2009

Il m'arrive assez souvent de faire des cours de grammaire à partir des erreurs des élèves relevées dans les rédactions, si elles sont en trop grand nombre dans la classe : dernièrement la phrase négative. Comme les élèves écrivent comme ils parlent, on a le plus souvent l'oubli du "ne" dans la négation. Donc travail sur des phrases + leçon + exercices de grammaire + court texte à écrire. Car on remarque que des élèves peuvent très bien réussir les exercices systématiques mais refaire les mêmes erreurs en rédaction.
Certaines fautes sont récurrentes chez les élèves, notamment celle du double sujet : "Mon père il a dit..."
La difficulté en collège, c'est qu'il n'y a plus d'écart entre la langue parlée et la langue écrite. Pour peu qu'un élève n'ait rien lu avant d'entrer en sixième, c'est cuit. Le français est une "matière" à forte inertie. Et d'ailleurs, ce n'est pas une matière, mais "notre" matière, notre chair, notre pensée.

Écrit par : Marilyse | 03 novembre 2009

Dobolino, je n'ai pas le temps là, mais d'ici la fin d el'après-midi, je vous raconterai ce que c'est, d'après moi, que faire sérieusement d ela grammaire.

Marie NDiaye Prix Goncourt (elle est opportunément passée chez Gallimard…). Je ne dirai rien de son bouquin, je n'ai jamais rien lu d'elle. J'attends des avis.
Mais par ailleurs, Wiki nous apprend qu'après l'élection de Sarkozy en 2007 elle a choisi de quitter la France, et qu'elle vit à Berlin.
Elle trouve Merkel plus présentable ?
JPB

Écrit par : brighelli | 03 novembre 2009

Elle a peut-être suivi son amoureux.

Écrit par : Marilyse | 03 novembre 2009

Pour ma part, je consacre la moitié du temps de cours à l'apprentissage systématique et rigoureux de la langue, avec des heures fixes chaque semaine, hors "séquences". Mais je ne prétends pas obtenir des résultats probants pour les raisons évoquées plus haut sur le fil.

Écrit par : Marilyse | 03 novembre 2009

"Qu'est-ce qu'un prof de secondaire "maîtrise", à part sa matière ? "

et bien, une autre langue que la sienne, des connaissances sur d'autres "matières", des compétences sur divers "hobbies"...? Quoique...maîtriser sa matière c'est déjà très ambitieux : jusqu'o`u aller? J'aurais plutôt dit "maîtriser sa matière à un certain niveau de connaissance/enseignement" ce qui n'est déjà pas si mal!

Sur la discrim' >0, rien à dire les collègues ?!
;)!

Écrit par : sisyphe | 03 novembre 2009

PS : ne peut-on pas porter plainte contre l'EN, quand on voit dans quel état se retrouvent certains enfants ? Quelqu'un en parlait sur le blog.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 02 novembre

Je l'ai dit souvent en me demandant pourquoi cela n'a pas encore été fait
Pleurnicher ne sert à rien mais dans un état de droit les citoyens ont accès à une panoplie de remèdes juridiques qui vont du dépôt de plainte au pénal au recours gracieuxadministratif mais surtout il y a le recours collectif 2009http://www.classaction.fr/menu-haut/questions.htm#01

Les enseignants qui bousillent les élèves sont coupables au minimum de non-assistance à personne en danger, aggravée du fait qu'ils sont "personne ayant autorité" sur leur victime.
Les fonctionnaires qui violent leur devoir de réserve doivent aussi répondre de leurs actes, mais l'état qui oblige ses agents à travailler dans des conditions inhumaines, qui conduisent au mieux à l'enfermement psychiatrique et au pire au suicide, ou la hiérarchie qui laisse, par incurie, les élèves attaquer leurs profs à l'arme blanche, qui est incapable de les protéger, tout ce monde-là doit aussi répondre de ses actes, et au lieu de faire grève pour des raisons purement polémiques et pour tenir le pouvoir en otage, les syndicats devraient faire eux aussi leur boulot.
Comme personne ne fait rien la tragédie perdure, les élèves sont bousillés à vie, et les profs aussi.

C'est pourquoi je suis en pétard contre des gens comme Moschino qui parle de l'école de la lâcheté quand il est lui-même un parfait exemple de cette lâcheté, lui qui a quitté comme un rat qu'il est un navire transformé en passoire par les défenseurs des idées auxquelles adhère cet activiste impénitent qui a beau jeu de venir chialer.
Cette hypocrisie me révolte

Et dire que maintenant c'est sur Bayrou que se reportent vos espoirs. Comme vous ne votiez pas à droite de toutes façons, c'est la gauche que vous affaiblissez et c'est le meilleur moyen de faire gagner la droite.
alors, Please, n'hésitez pas, be my guest and make my day.

Écrit par : Cadichon, héxagonale pour quelques jours | 03 novembre 2009

Une petite question sans provocation :
- Avez vous déjà essayé de prendre une classe entre quatre yeux et de lui tenir un discours de l'ordre de celui-ci :
"Ecoutez les enfants, c'est pas compliqué, il faut savoir ce que vous voulez faire dans la vie. Si vous voulez vivre confortablement, avoir un job intéressant, ... il n'y a pas de secret, il faudra travailler, et même beaucoup. Si vous n'apprenez pas à travailler maintenant, si vous n'apprenez pas ce que c'est de creuser un sujet, si vous n'apprenez pas la rigueur et le respect des règles, ce sera beaucoup plus dur, voire impossible d'apprendre ça alors que vous aurez beaucoup d'autres choses à apprendre, toutes aussi importantes." Normalement, si ça se passe comme je le pense, à ce moment là, vous mettez une baffe au petit malin qui vient de dire " C'est pas grave, on fera prof !" et qui confirmera la haute opinion que les élèves se font de votre job.
Mais blague à part, leur expliquer que la vie n'est pas rose plus tard et qu'il faut arrêter de se mentir, on paye toujours ses choix un jour ou l'autre et que le jeu de la cuillère de bois a des limites insoupçonnées, ça ne marche pas ?

Écrit par : Joe | 03 novembre 2009

Dans tous les cas, pour lui c'était un choix de merde. Plusieurs analyses politiques montrent que son fils (en plus des scandales de népotisme, blablabla) lui fait plutôt de l'ombre qu'autre chose (cassant son image de dynamisme et de jeunisme et l'installant dans le rôle de grand-père, au propre comme au figuré).

Bref, c'est pas dit qu'il ait eu son mot à dire.

Ecrit par : Joe | 03 novembre 2009

C'est tout le dilemme du "bonapartisme". Pour commencer, il lui faut abolir, mais pour durer, il lui faut rétablir.

Écrit par : Robin | 03 novembre 2009

Mais par ailleurs, Wiki nous apprend qu'après l'élection de Sarkozy en 2007 elle a choisi de quitter la France, et qu'elle vit à Berlin.

Avait en tout cas, de bonnes raisons de quitter avec son mari le village de Cormeilles...sombre histoire.

Écrit par : Guillaume | 03 novembre 2009

Je pense qu’il faudrait éviter le poncif des moyens, EN devrait mieux utiliser ce qu'elle a en mettant le paquet sur l’humain qui est l’essentiel.
Dans cette optique je tiens à vous mettre en garde sur l’illusion de l’informatique, c’est mon domaine de compétence, cela ne représente que peu d’intérêts pour les élèves. Aussi devrait on offrir des formations dans ce domaine dans un cadre extra-scolaire (club, association), l’informatique n’est qu’un outil pas très dur à maîtriser si l’on sait lire. Si l’EN devait investir dans l’informatisation c’est celle des profs qu’il convient de faire car ce sont eux les travailleurs dont on peut ainsi espérer augmenter la productivité. Mais si j’étais vous je ne la ramènerais pas trop sur ce dernier point car cela peu devenir assez vite pénible, voir ce qui se passe en entreprise.
Chaque élève devrait avoir des cours adaptés à son niveau, l’école de la réalité contre l’école idéale. Ce qui est précieux à l’EN se sont les heures de professeurs devant une classe, l’objectif devrait donc être de la rendre le plus rentable possible c’est à dire que le plus possible d’élèves en tire profit. Ceci entraîne qu’il faut une certaine homogénéité de niveau et que l’objectif est d’avoir le plus d’élèves possibles dans un cours en ayant à l’esprit qu’au-delà d’un certain nombre le bénéfice s’écroule ce nombre variant suivant les publics (genre équilibre de Nash). Avoir certaines classes nombreuses permet de libérer des heures pouvant être utiliser ailleurs. Pouvoir optimiser l’emploi des profs nécessite une certaine autonomie au niveau des établissements qui reste à définir. Mais toujours est il qu’il faut partir d’idées simples et en tirer toutes les conséquences, les politiques ont besoin de slogan.

Écrit par : Tiberius | 03 novembre 2009

Mais blague à part, leur expliquer que la vie n'est pas rose plus tard et qu'il faut arrêter de se mentir, on paye toujours ses choix un jour ou l'autre et que le jeu de la cuillère de bois a des limites insoupçonnées, ça ne marche pas ?

Ecrit par : Joe | 03 novembre 2009

Vous en avez cinq ou six qui comprennent à peu près parce qu'ils ont déjà compris. C'est tout le problème avec les adolescents. Nous avons tendance à projeter sur eux ce que nous sommes (devenus). Ils ne vivent pas dans le futur, mais dans le présent et ils ont encore un pied dans l'enfance (donc dans le passé) qu'ils regrettent, tout en faisant semblant de la mépriser. Ceci dit, oui, je pense qu'il faut leur parler ainsi de temps en temps (disons à partir de la classe de 4ème).

Écrit par : Robin | 03 novembre 2009

Et dire que maintenant c'est sur Bayrou que se reportent vos espoirs. Comme vous ne votiez pas à droite de toutes façons, c'est la gauche que vous affaiblissez et c'est le meilleur moyen de faire gagner la droite.
alors, Please, n'hésitez pas, be my guest and make my day.

Ecrit par : Cadichon, héxagonale pour quelques jours | 03 novembre 2009

You made a point there!

Écrit par : buntov | 03 novembre 2009

Future teachers are lucky ! I am a "skilled mentor", sometimes a surgeon for the french language ! I can give plenty of opportunities to observe...

Ecrit par : Marilyse | 03 novembre 2009
===
No offence meant, Marilyse, but you should have typed "French" with a capital F.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 novembre 2009

You are a nice French teacher, Francis !

Écrit par : Marilyse | 03 novembre 2009

Mais blague à part, leur expliquer que la vie n'est pas rose plus tard et qu'il faut arrêter de se mentir, on paye toujours ses choix un jour ou l'autre et que le jeu de la cuillère de bois a des limites insoupçonnées, ça ne marche pas ?

Ecrit par : Joe | 03 novembre 2009
Non, ça ne marche pas des masses, ni à la maison ni à l'école, surtout avec les plus jeunes. C'est un argument fort peu productif, finalement, car il ne fonctionne essentiellement qu'avec ceux qui sont naturellement travailleurs.
Et plus on le répète, moins ça marche.
C'est le discours qui revient le plus souvent dans la bouche des parents et grands-parents de cancres et ce dès les premières années d'école. Les gosses ont tellement l'habitude de l'entendre que ça ne leur fait plus aucun effet ou, en allant plus loin, qu'ils sont totalement convaincus qu'ils ne feront rien de leur vie.
Ça aussi d'ailleurs, ça revient toujours: "tu ne feras rien de ta vie", auquel se rajoute régulièrement "comme l'oncle émile" ou, pire, "comme ton père". Et ça pèse encore plus lourd sur les jeunes épaules du raté par définition génétique.

PS: ne croyez surtout pas que je fais du pédagogo ou du psychotruc. C'est juste que ça ne fonctionne pas.

Écrit par : dobolino | 03 novembre 2009

Ceci dit, oui, je pense qu'il faut leur parler ainsi de temps en temps (disons à partir de la classe de 4ème).

Ecrit par : Robin | 03 novembre 2009
Tout pareil ! Pas avant douze-treize ans ! D'ailleurs, on notera que justement les professeurs ne tiennent jamais ce type de discours avant au plus tôt cet âge là. Mais, comme la famille l'a déjà fait avant, ça n'a pas un effet extraordinaire.

Écrit par : dobolino | 03 novembre 2009

C'est juste que ça ne fonctionne pas.

Ecrit par : dobolino | 03 novembre 2009

Ça ne marche pas non plus dans les domaines extra-scolaires (je pense au sport).
La basse flatterie non plus, d'ailleurs (genre "tu as des super qualités, une forme de corps efficace", autant pisser dans un violon si on a affaire à un branleur).
Les coups de pied au cul non plus...

Écrit par : yann | 03 novembre 2009

Ce qui serait bien, c'est que d'anciens élèves viennent parler aux plus jeunes, leur raconter le monde du travail. On en a qui reviennent nous voir, regrettant de ne pas avoir plus appris, d'avoir dilapidé leur temps, d'avoir passé plus d'énergie à s'amuser qu'à travailler... Certains sont d'ailleurs les parents de mes élèves actuels. "Je ne veux pas que mon fils / ma fille fasse comme moi..."
J'évite de désespérer les élèves, autant se flinguer, mais je les mets au pied du mur, devant leurs responsabilités, leur disant : "Je peux vous apporter ceci, cela... avec toute mon énergie, mon savoir, mon savoir-faire mais je ne peux rien pour vous si vous n'êtes pas engagé sur le même chemin."
Cette incapacité qu'ont la plupart des élèves à se projeter dans le futur, même proche, pose effectivement problème.
"Ne sois pas cette barque ballottée" disait le poète...

Écrit par : Marilyse | 03 novembre 2009

Leur expliquer que la vie n'est pas rose plus tard et qu'il faut arrêter de se mentir, on paye toujours ses choix un jour ou l'autre et que le jeu de la cuillère de bois a des limites insoupçonnées, ça ne marche pas ?

Ecrit par : Joe

Autant que pisser dans un violon avec l'espoir que "la Marseillaise" en sortira toute seule.

Écrit par : Moot | 03 novembre 2009

"Non, ça ne marche pas des masses, ni à la maison ni à l'école, surtout avec les plus jeunes. C'est un argument fort peu productif, finalement, car il ne fonctionne essentiellement qu'avec ceux qui sont naturellement travailleurs.
Et plus on le répète, moins ça marche."

Ça me fait mal au cœur de donner raison à Dobolino, mais le fait est qu'il en est de ce genre d'arguments comme de la guillotine avec les truands : ça ne fait peur qu'aux honnêtes gens. Les autres pensent qu'ils s'en tireront toujours — et c'est exactement ce que croient les cancres.
JPB

Écrit par : brighelli | 03 novembre 2009

Les autres pensent qu'ils s'en tireront toujours — et c'est exactement ce que croient les cancres.
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 novembre 2009
Et, en plus, nombreux sont ceux qui ont réussi et leur font croire que c'est vrai. Il y a un certain snobisme, particulièrement dans le milieu artistique, à venir raconter aussi bien dans un livre auto-biographique (écrit éventuellement par JPB !) qu'à la radio ou à la télé à quel point on était un cancre quand on était élève. A tel point que les naïfs s'imaginent tous que cancres et artistes sont des synonymes alors que c'est globalement faux.
C'est carrément dégueulasse et les artistes qui rentrent dans ce jeu me déplaisent profondément. Ils feraient mieux d'éluder en disant sobrement qu'ils étaient des élèves moyens.

Écrit par : dobolino | 03 novembre 2009

Nous disions donc : faire de la grammaire…

Actuellement, et avec des prépas, j'en fais ponctuellement, en fonction des particularités que je trouve dans les textes. Mais en collège, c'était beaucoup plus systématique. Et je crois que les nouveaux programmes le permettent à nouveau, sans que les prof de base craigne les foudres de son IPR de passage.

Que faisais-je ? Je prenais une dictée un peu complexe (souvent celle dite "de Mérimée"), je listais les questions de grammaire dont on trouve des exemples (et des exemples tordus, croyez-moi) dans le texte, et je reprenais systématiquement, à la base. Dans l'ordre de complexité — et le plus possible dans l'ordre du texte.
Que, ce faisant, ils apprenaient par cœur, ainsi que les règles, et les exemples d'appui. Et je les leur faisais réciter, indiviuellement ou en groupe, à n'importe quelle occasion — le plus souvent sans occasion, au débotté.
Le modèle — ça ira droit au cœur des amateurs de séries B — c'était le film de Robert Aldrich, les 12 salopards. Un instructeur (Lee Marvin) doit former une douzaine de brutes épaisses, dégénérés, petits truands, incapables de se plier à une quelconque règle, le modus operandi d'une opération complexe en France occupée. Et petit à petit, il leur fait apprendre par cœur le minutage de l'opération — seconde après seconde. Dans l'avion qui les emmène au dessus de la cible, ils continuent encore à se le réciter.
Comme un mantra. "Le participe passé conjugué avec l'auxiliaire avoir s'accorde…" — et crac, le morceau de phrase correspondant : "les arrhes qu'étaient censés avoir versées la douairière ainsi que le marguillier…" — l'aspect ésotérique du vocabulaire donnait à l'ensemble l'aspect d'une messe à apprendre.
Bien sûr, c'était un jeu — c'était présenté comme un jeu. AU début, incompréhension totale, une moyenne de 40 à 60 fautes (avec une pointe un jour à 115 sur un texte d'une page). Puis, petit à petit, le jeu se met en place, on acquiert quelques jetons, on les capitalise, jusqu'à ce que l'ensemble — la grammaire est un réseau, n'est-ce pas ? — se mette en place. Juqu'au zéro faute.
EN soi, c'est simple — c'est la combinaison entre répétition et la nécessité de trouver sans cesse des exemples nouveaux qui est complexe. Dans mon esprit, il s'agissait de générer (on était alors en pleine grammaire générative) un réseau complet, sans trou, sans faille. Où tout était connecté à tout, par proximité et fonction de dépendance.

Aujourd'hui (et je le vois avec mes "bons" élèves, ou supposés tels), c'est justement le réseau qui n'a jamais, ou rarement été mis en place. Ils ont appris au fond pas mal de choses éclatées, mais l'Opération, elle, reste dans le flou.
Lee Marvin leur fait bien comprendre que s'ils ne savent pas leur leçon, ils vont mourir. Et que même s'ils la savent, ils risquent fort de mourir (d'ailleurs, il n'en ramène qu'un sur 12, si je me souviens bien — en dehors de lui-même et d'un stagiaire — pardon, ,un sergent — qui suit ses méthodes depuis le début. Parce que jamais le savoir n'a été une garantie de succès — mais le non-savoir est une garantie d'échec. Vous qui entrez, abandonnez toute espérance — tout ce que je peux vous promettre, c'est du sang, de la sueur et des larmes.
Et, bien entendu, de grands éclats de rire — ça, c'était mon boulot : rendre l'ensemble aussi peu rébarbatif que possible. D'où l'aspect jeu — carotte et bâton. D'où le fait que je mettais des notes négatives, en dictée : le pire cancre doit comprendre que finir l'année à zéro, c'est avoir progressé de cent points.
JPB

Écrit par : brighelli | 03 novembre 2009

Robin, je souscris à votre réponse sur "faire de la grammaire sérieusement" et suis ravie d'apprendre qu'en cette matière je suis aristotélicienne et hégélienne. Ça me met du baume au cœur pour demain ! Me voilà revalorisée pour pas cher.

(Marilyse)

Je pensais proposer mes services en haut lieu en tant que "consultant" (comment revaloriser pour pas cher)... Mais mon "surmoi" n'est pas d'accord. ;O))

Écrit par : Robin | 03 novembre 2009

Petite contribution vue de ma fenêtre (instit de base en super ZEP, classe de CM1 zéro Gaulois, quelques élèves qui feraient mieux que tenir leur rang dans les meilleures écoles, 2 élèves aux fraises dont je me demande comment ils supportent d'être largués en permanence, malgré ce que je peux tenter pour les aider) :
- je trouve que les programmes actuels sont une bonne base. La progression qu'ils proposent année par année en français et en maths est une bonne chose pour homogénéiser ce qui se fait d'une classe à l'autre afin de simplifier la tâche des classes supérieures. Pourquoi donc ne pas l'étendre aux autres disciplines ?
Et au delà, ne faudrait-il pas adjoindre aux programmes un référentiel sur les notions et savoir-faire de base (juste l'essentiel, simple et concis comme les programmes, afin de ne pas trop empiéter sur la liberté péda)?
On cesserait ainsi d'embrouiller nos élèves en leur imposant chaque année des variations selon la façon de faire que chacun s'est construite dans son coin ou selon le manuel du moment;
- trouver une solution pour les élèves trop largués pour profiter d'une classe banale, mais sans handicap réel qui justifie une place en CLIS : ras-le-bol de l'hypocrisie selon laquelle on fait semblant de nous prétendre assez magiciens pour les remettre à flot alors qu'en fait on les abandonne dans nos classes en attendant la SEGPA au détriment de tous (eux-mêmes, les bons, mais surtout les moyens/faibles que l'on n'a pas le temps d'aider).
Pour ces classes de perf nouvelle formule, un an de plus pour faire le cycle, un tout petit effectif et des instits musclés spécialement formés pour aider la grande difficulté;
- tout l'argent public à l'école publique : marre de voir les petits copains de mes enfants se barrer dans le privé avec mon pognon pour se retrouver entre happy fews. Ou alors on le dit haut et clair: l'école publique, c'est mort, et j'arrête de pénaliser mes rejetons en me refusant à les mettre à Sainte-Marie-machin.
En tout cas, tout mettre à plat et rendre public un débat qu'ont tous les parents dans leurs coins respectifs;
- pas de discrimination positive (encore une hypocrisie pour mettre en vedette quelques élus pendant qu'on laisse les populations se ségréguer toujours davantage).
Pour peu qu'on mette le paquet nécessaire pour suppléer à des héritages familiaux inadéquats, des élèves comme certains des miens ont tout ce qu'il faut pour aller chercher leurs futurs diplômes eux-mêmes, sans les humilier à vie en leur donnant dans une pochette surprise.

Écrit par : Perceval | 03 novembre 2009

tout l'argent public à l'école publique : marre de voir les petits copains de mes enfants se barrer dans le privé avec mon pognon pour se retrouver entre happy fews. Ou alors on le dit haut et clair: l'école publique, c'est mort, et j'arrête de pénaliser mes rejetons en me refusant à les mettre à Sainte-Marie-machin.

Ecrit par : Perceval | 03 novembre 2009

A priori, il y a autant de leur argent que du votre, si ce n'est plus, qui "se barre dans le privé". Heureusement qu'il reste cette liberté là, autrement, selon l'endroit où vous habitez, vous êtes forcés de vous taper le bahut du coin (pour le meilleur et pour le pire). Bien sûr, c'est pas juste, certains n'ont pas les moyens. Ok, pourquoi pénaliser AUSSI ceux qui ont les moyens ? Jalousie ou égalitarisme à deux balles.

Écrit par : Joe | 03 novembre 2009

"Heureusement qu'il reste cette liberté là"
Il ne s'agit pas de vous en priver (jeu de mot, prière de rire). Mais subventionner avec de l'argent public la fuite des cerveaux de l'école publique est une idée folle, si on prend un peu de recul, non ?

Écrit par : Perceval | 03 novembre 2009

"Evidemment si c'est cela la conception de l'ordre à bord des IUFM on comprend mieux les résultats ..."

Ecrit par : iPidiblue et les gaietés de la Marine | 03 novembre 2009

On vous y attend ! Si ça n'arrange rien, au moins, on se "fendra la gueule" ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009

@ Sanseverina.

Pour l’histoire du jazz, il y avait deux « Que sais-je » vraiment bien fichus, mais je ne sais pas si ceux qui sont au catalogue sont ceux que j’ai lus dans le temps. Sinon, il y a « Puissance du Jazz » de Gérard Legrand (ami de Breton, dernière garde des vrais surréalistes, collagiste remarquable, critique à Positif et toutes ces sortes de choses, hélas mort depuis quelques années). Le livre est évidemment épuisé mais ça peut se trouver, c’était chez Arcanes en 1953 et même moi qui suis musicienne comme une pomme j’ai tout compris et apprécié. Il y a aussi « L’improviste », de Jacques Réda chez Gallimard, « Les Chroniques de Jazz » de Boris Vian chez 10-18 (peut-être épuisé aussi). Et « le dictionnaire du Jazz » de la collection Bouquins est très bien fait.

Pour les autres et pour ce que ça vaut à l’aune de l’expérience française. J’ai une stagiaire pour l’instant, qui a quatre ans d’unif derrière elle (philologie romane, le bac – i.e. les trois licences – plus une année de Master à vocation pédagogique, c’est comme cela que ça se nomme par chez nous ; elle sera professeur agrégée de français (bon, pas de concours, mais beaucoup de cours de didactique et de psycho-péda plus des stages en général, en technique et en professionnel) au plus tard en septembre prochain.

Appelons-la A. A est une fraiche demoiselle blonde et rose, assez pourvue de bon sens et tout à fait polie, avec même un humour assez joli et un regard (un peu) critique sur ce qu’elle reçoit comme enseignement et sur ce qu’on lui demande de fabriquer en stage. Bref, elle m’envoie ses prépas. Outre le fait qu’elle est infoutue de les présenter de manière un peu correcte, mettons avec la même police partout, des titres un peu soulignés, des espaces entre les paragraphes, elle fait des fautes à me faire tomber de ma chaise, qui heureusement pour moi a de solides accoudoirs.
Des fautes de grammaire, en ignorant manifestement ce qu’est un verbe transitif ; des fautes d’accord en écrivant dans une phrase « la classe fera » et dans le suivante « ils » pour les élèves sans se demander si son pronom ne devrait pas être accordé à un antécédent quelconque ; des fautes de savoir en écrivant impavidement au moins sept fois « Lafontaine ».

Bref, les yeux m’en tombent sur le clavier. Elle sera en classe avec moi après le congé de Toussaint, à faire des séquences oulipiennes. Ce qu’elle a préparé n’est pas mauvais et correspond fort à ce qu’on lui demande et à ce qu’on exige de nous en général. Mais elle jargonne en universitaire (et le dernier mot que j’ai expliqué à mes 5TQ avant le congé en me fâchant tout de même un peu, c’est « sentinelle »), elle a l’air d’avoir 3 ans de moins que la plupart des élèves, les garçons bavaient quasiment en la regardant alors qu’elle faisait ses stages d’observation et la seule chose qui empêchera les classes d’en faire de la chair à pâté, c’est le fait que je peux les menacer d’une bulle à une compétence transversale de leur section (ils sont en « animation »), c’est-à-dire l’écoute active et le respect de l’autre dans sa singularité.

Alors je me dis que la relève risque de s’en prendre plein la figure. D’abord parce que les programmes sont ce qu’ils sont ; ensuite parce que la relève est un pur produit de ces programmes, en place depuis tantôt 10 ans - donc A n’a pas appris convenablement le français en primaire et au secondaire et l’université ne lui a pas transmis non plus convenablement les savoirs qu’elle devrait maîtriser et ne maîtrise manifestement qu’à moitié ; enfin parce que A sera évaluée par un doctorant en didactique, charmant par ailleurs, mais qui n’a jamais enseigné au secondaire et n’a aucune idée de ce que peuvent être des élèves de technique ou de professionnelle de milieu pas follement favorisé. Ces réflexions, je me les étais déjà faites avec les stagiaires précédents. Et je me sens un tantinet désespérée.

Puce

Écrit par : Puce | 03 novembre 2009

Petite perle trouvée sur le site de Sauver les lettres.

Un Maître aimait sa matière et sa classe

Un Maître aimait sa matière et sa classe
Qu’il instruisait de bonne grâce.
Ce Maître croise un jour une pédago fadasse,
Une rombière en livrée enseignant l’eps.
La Furie brandissait sa carte du ps,
Pérorant tranquillement au crdp :
Elle votait, en douce, UMP.

L'attaquer, la mettre en quartiers,
Sire Lettré l'eût fait volontiers ;
Mais il fallait ratiociner
Et la scélérate était bornée
À en perdre les eaux.

Le Maître donc l'aborde humblement,
Entre en propos et lui fait compliment
De son emploi du temps, de son amour du B.O.
"Il ne tiendrait qu'à vous, maigre artisan du langage
D’obtenir une décharge.
Quittez l’austère bureau
Où vos collègues, pauvres scribes,
Instruits du savoir dont ils s’imbibent,
Se tuent au boulot
Car quoi ? Rien d'assuré : une carrière en pointillé :
Tout à la pointe de la plume, à l’ancienneté !
En travaillant, marquer des points ?
Singez-moi et régalons-nous d’un égal butin "

Le Maître reprit : "Que me faudra-t-il faire ?
- Presque rien, dit la Hyène, donner la chasse aux pédants
Portant cartables en geignant ;
Branler ceux des lobbies, à son Patron complaire :
S’arracher du fretin statutaire
Et s’asseoir à la table des négociations :
Tailler, baver, saliver, savourer
Du grand échiquier être le modeste pion
Ecraser de ses mains le suffisant morpion. "

Le Maître déjà se voit au comité
Tout en pleurant sa noblesse passée.
Mais, il sent, déjà, sa langue pendre :
"Qu'est-ce là, rombière ? – Rien, ami, il faut se fendre.
- Mais encore ? – Sans doute mes dents ont rayé le parquet
Et me voilà pédagogue pourléchée
- Quoi, vous trichez ? dit le Maître : vous ne dites donc pas
Ce que vous pensez ? – Qu'importe ! Et mes palmes et ma place ?
- Il importe si bien, que de tous vos palaces
Je ne veux pas même y prendre un repas,
Et vomirai sans peine vos indignes trésors. "

Cela dit, Notre Maître instruit mais il est déjà mort.

Kévin

Écrit par : Perceval | 03 novembre 2009

l'aspect ésotérique du vocabulaire donnait à l'ensemble l'aspect d'une messe à apprendre.

Ecrit par : brighelli | 03 novembre 2009

C'est Hegel qui dit quelque part que la messe est l'exemple suprême de l'activité mécanique ritualisée source d'une satisfaction recherchée pour elle-même. Lacan parlera plus tard de "plus-de-jouir".
N'est-ce pas, du reste, ce qui détermine le grand nombre de fidèles de ce blog à venir le consulter 5 ou 6 fois par jour et se plier chacun selon son style, à la petite gymnastique répétitive de l'écriture?
Sur ce, je me sauve faire mon footing quotidien.

Écrit par : buntov | 03 novembre 2009

Une autre, du même.

Lettres de demande d'inspection

Bonjour,
Vous trouverez ci dessous quelques modèles de lettres (à personnaliser)
A bientôt,
Kévin Dugenou.

Modèle 1
Objet : demande d’inquisition
Monsieur le Grand Inquisiteur Bernardo Guidepedagogique,
Mea culpa, mea maxima culpa. Je ne crois plus aux dogmes des saintes sciences de l’éducation. Je ne peux m’empêcher de faire lire à mes élèves des textes sacrilèges choisis hors des saintes instructions officielles. Satan me souffle à l’oreille des cours décloisonnés de grammaire et d’orthographe et c’est une jouissance hétérodoxe de répéter ces psaumes démoniaques. Mes frères professeurs dominicains m’ont conseillé de m’en remettre à votre jugement. Et c’est avec l’âme ébranlée mais résolue d’un pécheur en quête d’absolution que je me soumettrai à la question.
Dévotement,
X

Modèle 2
Objet : contre-visite
Ref. modèle : professeur de LM, date de première mise en circulation : 01/08/2006, numen 00545433PLD
Suite au contrôle technique effectué par l’IUFM « Max et les ferrailleurs », je vous prie de bien vouloir procéder aux vérifications d’usage après réparations des points défectueux mentionnés ci-dessous
- Enoncé ancré dans la situation d’énonciation : défaut d’éclairage
- Education à la sécurité routière : transmission défaillante
- C2I : altération majeure du pack Office
- Note de vie scolaire : indice > 19
- Conseil pédagogique : siège absent
A l'occasion,
X

Modèle 3
Objet : coloscopie
Madame, Monsieur,
Mes élèves m’ayant récemment traité d’enculé (afin de montrer l’étendue de ma culture, j’ai répondu, parodiant Verlaine en un hoquet : « on dit sodomite, jeune homme ») et mon principal ayant publiquement déclaré, alors que je venais de refuser d’animer l’IDD « Obispo, un poète moderne » que j’avais un balais là où vous pensez, je vous serai fort reconnaissant de venir procéder aux examens d’usage.
Au plaisir,
X

Modèle 4
Objet : introspection
Depuis maintenant dix ans, je suis hanté par le même cauchemar : alors que je commence l’année enthousiaste et plein d’entrain, que je demande simplement aux élèves de 6e de rédiger un petit texte à partir d’un consigne courte et concise, ces élèves (dans mon rêve ils sont assis sur des chaises en forme de coquilles d’huîtres) se mettent à écrire n’importe quoi dans une langue que je ne reconnais pas mais qui ressemble par moment à du français. En sortant de la classe -qui est devenue un tombeau dont les parois sont à la fois liquides et translucides-, je fais part de mon problème à mon principal (qui porte les mêmes lunettes que P. Meirieu avec un slip en guise de cartable). Celui-ci m’annonce alors que les horaires consacrés au français vont être revus à la baisse et refondus dans des "activités transversales ». Puis il me parle du pénalty de Trézéguet sur la barre et s'enfuit en courant. Je souhaiterais pouvoir m’entretenir avec vous de ce cauchemar récurrent, symptomatique à mon avis d’une angoisse beaucoup plus profonde.
Névrotiquement,
X

Écrit par : Perceval | 03 novembre 2009

Excellent, Perceval, excellent!

Écrit par : Daniel Arnaud | 03 novembre 2009

@ Garafignoux

"Pour en revenir aux IUFM et à leurs dérives, il me semble que le plus nocif, dans leurs théories, est celle du "décloisonnement".

Et cette dérive-là, qui fait perdurer dans les IUFM le seul apprentissage des méthodes globales, appelées hypocritement méthodes mixtes, ou même une nouvelle invention du-dit Goigoux, "méthodes intégratives" qu'en pensez-vous?

Roland Goigoux, maître de conférence à l’IUFM de Clermont-Ferrand, : « Nous montrons, par exemple, l’intérêt de prendre appui sur les textes mémorisés par cœur (comptines, titres d’ouvrages, extraits de récits, etc.) afin d’étudier l’organisation de la langue écrite. Débarrassés du souci de comprendre le message écrit, puisque celui-ci est connu, les enfants peuvent se consacrer à l’étude du code écrit. C’est une véritable aventure « à la Champollion » qu’ils entreprennent, lorsqu’ils sont placés, comme le déchiffreur des hiéroglyphes, devant un message aux règles internes obscures mais dont la signification est claire.

Comme Champollion, ils connaissent la signification du message, et cherchent, avec l’aide de la maîtresse et du groupe, à déduire le fonctionnement du système linguistique écrit. Tout au long de l’année, de texte en texte, l’exploration se poursuit, instituant la classe comme une communauté de chercheurs.
C’est ainsi que les enfants conservent des phases initiales de l’apprentissage une idée de conquête, d’appropriation de secrets, qui conforte leur confiance en eux-mêmes et qui crée, dès le début, une connivence avec le langage écrit. »
(Cahiers pédagogiques, n° 352, mars 1997. Texte donné au concours des IUFM en 2002.)
Je plains les candidats de l'année 2002, surtout ceux à qui il restait un peu de sens critique (rares il est vrai).
Voilà le genre de sbires qui continuent à grenouiller dans l'Educ Nat, et mettent hors du système 200.000 à 300.000 jeunes chaque année, ne sachant ni lire ni écrire ni compter.

Quant à Goigoux, il devrait suivre des cours de culture générale, comme cela se pratique de plus en plus dans le supérieur : il ignore manifestement qui était Champollion, un génie comme il y en a peu.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 03 novembre 2009

Ce qu'il faut savoir absolument, Perceval, c'est pourquoi les lunettes de Meirieu arrivent à voir Trézéguet qui franchit la barre en courant avec le slip du principal. Je crois que la clé psychanalytique est là. Si vous ne désamorcez pas le processus, vous avez encore de beaux cauchemars devant vous et le niveau en français ne va pas forcément monter ... :-)

Écrit par : nicolas | 03 novembre 2009

Excellente, la parodie, Perceval ! J'aurais bien aimé l'avoir commise, celle-là !

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009

Puisque j'y suis, issus du même site :
- une citation du père de l'acteur Emmanuel M. : "Le mixage des enfants de tous les niveaux permet d'unifier les pensées en une pensée commune.";
- un texte (sans doute déjà cité) où (presque) tout est dit (pour ne pas alourdir le fil, je ne mets que le lien) :
http://www.sauv.net/ctrc.php?id=741

Écrit par : Perceval | 03 novembre 2009

Tiens, il n'a pas écrit de théâtre, Sartre ?
Il me semblait me souvenir que notre professeur de français de terminale nous avait fait jouer "Huis Clos", en terminale. Un merveilleux souvenir, d'ailleurs. Un des rares profs exceptionnels que j'ai eu au lycée, (un agrégé, ;-))
(C.Sibille)

Nous nous sommes mal compris : je sais évidemment que Sartre est un auteur de théâtre (dont les pièces vieillissent d'ailleurs fort mal !). Mon propos était le suivant : que viendrait faire Sartre dans une "séquence" sur les Lumières ? sauf, justement, si on mélange tout et que l'on y ajoute des textes argumentatifs, donc, du Sartre. Tout cela n'était d'auilleurs qu'un exemple... Mais j'affirme que je suis dans le vrai dans ma démonstration.

Écrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009

De quoi en avoir la nausée, n'est-ce pas, Garafignoux ?

Écrit par : Marilyse | 03 novembre 2009

Une petite dernière et j'arrête. L'inusable : http://www.sauv.net/ctrc.php?id=698

Écrit par : Perceval | 03 novembre 2009

Perceval, certains éléments de ce cauchemar parlent d'eux-mêmes. Pour les coquilles d'huîtres, voyons là toutes les perles recueillies dans les copies ( je n'ose en effet avancer l'hypothèse malodorante de perlouzes en lousdé sur les chaises) et pour le slip, c'est évident : vous aimeriez faire avec ces personnages ce qu'Astérix ou Obélix font avec les Romains : il ne leur resterait plus que l'élastique de leurslip ! Seule corde à leur arc. Vous aimeriez comme Trézéguet donner un bon coup de pied où je pense à tout ce beau monde et siffler l'arrêt de jeu du primat des goals.

Écrit par : Marilyse | 03 novembre 2009

- un texte (sans doute déjà cité) où (presque) tout est dit (pour ne pas alourdir le fil, je ne mets que le lien) :
http://www.sauv.net/ctrc.php?id=741

Ecrit par : Perceval | 03 novembre 2009



Merci, Perceval, pour ce lien, avec un texte de l'auteur du "Presse-Purée".
La brave inspectrice générale est Catherine Weinland, bien inspirée quand elle a prononcé cette phrase, quant à la leçon de natation, cela me rappelle fâcheusement la critique de Charmeux sur "Lire avec Léo et Léa" : "apprendre avec cette méthode, c'est apprendre à nager sur un tabouret."

Écrit par : Anne-Marie Valette | 03 novembre 2009

Dites-moi, Christophe, ils font des "journées portes ouvertes" dans les IUFM de bonne tige ?

Écrit par : iPidiblue et les vieilles tiges | 03 novembre 2009

Vous aimeriez comme Trézéguet donner un bon coup de pied où je pense à tout ce beau monde et siffler l'arrêt de jeu du primat des goals.

Ecrit par : Marilyse | 03 novembre 2009

Chapeau !

Écrit par : Robin | 03 novembre 2009

"Avant ils n'avait rien et maintenant il ne veule pas partagés / Ils font comme s'il ne se passer rien / Si j'aurais su, je ne leur auraient jamais donné à manger / ils ne m'ont même pas remercier / ils n'on même pas eut le courage de... "

C'était un extrait d'une copie d'élève de 2nde que je viens de corriger à l'instant. Elève au demeurant sérieuse, attentive, capable de rédiger un texte cohérent, enfin, à part ce qui précède...
C'était juste pour le défoulement. Ce blog est mon psy, mais gratuit.

Écrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009

Une petite dernière et j'arrête. L'inusable : http://www.sauv.net/ctrc.php?id=698

Ecrit par : Perceval | 03 novembre 2009

Le rescapé de la classe de Goigoux n'est pas un "apprenant" qui aurait réussi à déchiffrer les hiéroglyphes, c'est un inspecteur. Si vous regardez bien, il a les palmes académiques. Pauvres petits canards !

Écrit par : Robin | 03 novembre 2009

@ Marilyse :
je n'ai fait que citer. Je suis bien loin d'avoir le talent d'écrire tout ça.

Écrit par : Perceval | 03 novembre 2009

Another one, pour la route :
"Ils on l'air de bien rigoler mais même pas ils viennent me proposer... / pourtant, si il en sont la...:"
Autre élève, même profil (passera en 1ere)

Écrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009

Merci mille et mille fois à JPB et Puce ou Puce et JPB ( afin de ne vexer personne dans la préséance) pour les références sur l'histoire du jazz...

Écrit par : Sanseverina | 03 novembre 2009

Il y a aussi Rainer Brünninghaus qui a écrit une encyclopédie passionnante (et facile à lire) sur le jazz moderne, (disons, "post bop"). Mais je l'ai eue entre les mains il y a longtemps, et ne me rappelle plus l'intitulé exact.
Elle a l'avantage d'avoir été écrite par un musicien, intéressant de surcroît, (je pense que Françoise confirmera, si elle passe dans le coin).

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009

"Dites-moi, Christophe, ils font des "journées portes ouvertes" dans les IUFM de bonne tige ?"

Ecrit par : iPidiblue et les vieilles tiges | 03 novembre 2009

Là, je vous ferai une réponse mi-figue, mi-tigée !

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009

Je ne sais plus qui parlait du statut "plongeant" du corps des enseignants.

En lisant le texte remarquable ci-dessous, vous aurez les réponses à la perte de statut, l'idéoligie mortifère, l'égalité en trompe-l'oeil, la "guerre nuisible" des mots et le déclin de la langue française.

http://www.webzinemaker.com/admi/m6/page.php3?num_web=8526&rubr=3

Brillantissime !!!!!!!


Un exemple pour ne parler que de l'appellation/revalorisation qui n'est pas étrangère à la baisse des salaires. Egalité quand tu nous tiens :

Femme de ménage/homme d'entretien = technicien de surface
Magasinier = agent de distribution
Recycleur = technicien de réemploi
Réceptionniste = chargée d'accueil
Moniteurs d'auto-école = enseignants de la conduite......



Que barbaro, ce magnifique texte relate très précisément l'idéologie des charlatans qui ont inventé l'acteur social (tous au même niveau) et manipulable à souhait.

Écrit par : carole | 03 novembre 2009

A mon tour d’apporter ma petite pierre au débat :

J’en aurais principalement pour l’école primaire, que je connais le mieux, puisque j’y enseigne en « fin de parcours ».

Sur les programmes d’abord : Ils sont essentiels puisqu’ils déterminent toute la suite des cursus. A mon humble avis, ceux de 2008 sont insuffisants, puisqu’ils font l’impasse sur la redéfinition des apprentissages en Grande section et sur beaucoup de points restent très imprécis. Ils constituent néanmoins une avancée relative par rapport au mélange de déstructuration et d’ambition démesurée des programmes précédents. (qui vont sûrement être repointer leur nez le 14 novembre). Je suis convaincu que c’est sous l’angle de la qualité des programmes qu’il faut considérer la lutte contre les inégalités scolaires et sociales. (A ce propos, ça ne leur ferait pas de mal, à certains socialistes, de se replonger dans les textes de Jaurès sur l’éducation – en particulier « Prolétariat et culture classique » qui remettrait bien des pendules à l’heure. -
Je crois que ces programmes pourraient être complétés en donnant des outils de référence nationaux à l’usage des maîtres dans leur classe et non conçus comme un moyen de « piloter le système » ou d’évaluer les écoles. (Je vois que Perceval a déjà abordé le sujet) Cela pourrait avoir la forme de livrets du type annales qui indiqueraient, par le biais d’exercices et de problèmes, de lectures et de questions, le niveau moyen à atteindre pour envoyer en sixième des élèves formés afin que les professeurs n’aient pas à travailler sur du sable. On aurait ainsi un cadre de référence commun, national, qui empêcherait ce que l’approche de l’évaluation a provoqué de pire : l’estimation du niveau de maîtrise des acquis laissée à l’appréciation subjective de chacun.

Les projets d’école doivent être sérieusement reconsidérés : dans 90% des cas, ce document est un pensum qui est infligé aux équipes et qui pompe un temps fou. Ce temps pourrait être mieux utilisé pour travailler en commun sur les progressions, échanger des idées entre collègues sur la conduite de classe, que sais-je encore… Plus grave, le projet d’école, par son volet « adaptation aux situations locales » participe à dénaturer la notion d’égalité de chacun devant l’accès à l’instruction. Quand on entend dire que telle ou telle notion du programme est trop difficile pour être enseignée à des élèves à cause de leur origine socioculturelle, on touche du doigt la perversité de cette pédagogie de projet adaptée au local.

Abandonner les nouvelles matières qui ont fait leur apparition ces dernières années (apprentissage précoce des langues-largement inutile à ce niveau (qu’en pensent les professeurs de langue ? Le B2i et l’idolâtrie apportée aux nouvelles technologies en général, l’histoire de l’art qui ne perdrait rien à être intégrée à l’horaire des disciplines histoire, musique, arts visuels), afin de consacrer tout le temps nécessaire à renforcer les apprentissages fondamentaux. (Je rappelle que l’horaire de langue étrangère a été pris sur le temps d’apprentissage du français ; et je pense aux pages du livre de Cécile Revéret où elle montre ces professeurs de langue de collège venant demander secours à la professeur de lettres pour donner aux élèves un cours de grammaire sur les pronoms ou les prépositions, notions qui auraient dû être connues à ce stade)

Remettre à leur place (périphérique) les « activités et projets » de classe, qui bien souvent, au lieu d’être au service des apprentissages, ce qui devrait être leur rôle, prennent parfois leur place. Il suffit d’assister à un conseil d’école pour voir qu’on y parle de tout sauf d’instruction, ce qui est un comble. Chaque enseignant se croit obligé de se « vendre » à travers les sorties et les activités qu’il organise. Il faut souligner la dérive consumériste de ces sorties scolaires qui donnent l’idée aux parents que le bon maître est celui qui fait une classe de neige ou une sortie au musée du chocolat noir, et le mauvais celui qui reste dans sa classe.

Rythme scolaire : La journée de 6 heures de classe (6 h et demi pour les enfants qui viennent en soutien) est trop longue : une réorganisation sur la semaine (4jours et demi) ou sur l’année devrait être envisagée. Pas d’augmentation du temps de présence des enseignants dans les établissements : nous n’avons pas besoin d’être « assignés à résidence » pour faire notre boulot de correction ou de préparation. Si c’est pour faire l’animateur socioculturel, c’est non.

Pour les urgences , abandon du projet de loi sur le EPEP qui signifie la fin d’une éducation vraiment nationale en mettant les écoles aux mains d’un conseil d’administration piloté au niveau municipal par des élus, des délégués de parents (le problème ce n’est pas tant les parents que leurs délégués !) et où les enseignants seront minoritaires : autant dire que ce sera un terreau où s’épanouiront les projets et les idées les plus ineptes, où les « demandes sociales » trouveront toujours un écho favorable et où l’instruction passera certainement au second plan. Pendant plus d’un siècle, les maîtres d’école ont su donner à la majorité de leurs élèves des connaissances solides sans avoir besoin de projets ni être « pilotés » par une instance quelconque qui serait extérieure à l’école.

La formation des maîtres : la suppression des IUFM était destinée surtout aux économies budgétaires : confier la formation aux universités revient à conserver ce que les IUFM avaient de pire : le bavardage creux des sciences de l’éducation, et à en abandonner le meilleur : la formation disciplinaire.(Coucou, Christophe !)
Revenir à une formation sur deux ans après un concours basé sur la culture générale. Une première année permettant à tous les futurs instits de consolider leurs connaissances dans les matières qu’ils dominent mal, puis une deuxième année consacrée à la formation professionnelle, constituée en partie par des stages de niveaux (maternelle, CP, CE, CM, éducation spécialisée) dans les classes, le tout couronné par un stage long de titularisation.

Sur le collège, il me semble que le problème vient des élèves qui ont un niveau trop faible pour suivre dans les classes normales tout en ne relevant pas de la Segpa. Je ne sais pas si c’est possible, mais ne pourrait-on pas envisager des classes de sixième-cinquième en trois ans à effectif allégé (20 élèves maximum) qui travailleraient avec un nombre réduit de professeurs sur des remises à niveau complètes en français et maths ?
Il serait aussi nécessaire de prévoir un accompagnement scolaire pour l’aide aux devoirs, car c’est là que se creusent les inégalités entre ceux qui sont aidés et encadrés et ceux qui sortent du collège et y reviennent le lendemain sans avoir ouvert livres et cahiers.

Voilà quelques idées en vrac de quelqu’un qui rêve en couleurs, comme on dit au Québec. J’ai laissé refroidir avant de servir, pardon pour les redites.

Écrit par : chevreuil | 03 novembre 2009

Chevreuil, quand vous sortez du bois, c'est pour de bonnes raisons !

Écrit par : Marilyse | 03 novembre 2009

L'établissement dans lequel j'exerce est classé dans le jargon EN "ZEP en APV". Théoriquement, un collège ZEP ne devrait pas avoir plus de 24 élèves par classe : nous en avons 28 (et pas assez de tables ou chaises que nos chers élèves saccagent régulièrement) ; avoir 2 CPE en fonction du nb d'élèves : on va nous retirer le 2e ; disposer de moyens financiers supplémentaires pour acheter du matériel, payer des sorties : on doit mendier des feutres pour écrire au tableau et, pour 12 classes (de 28), on a en tout 5000 photocopies pour l'année (faites le ratio par élève : moins de 15 copies par an !) ; nos livres sont obsolètes dans de nombreuses disciplines au regard des programmes qui changent, et pas moyen de les faire changer. Le collège est composé de 3 bâtiments. Le 3e est celui où on trouve les salles de "sciences", or, il m'y a pas d'eau dans ces salles. Pas de toilettes non plus dans ce bâtiment (c'est pourtant le plus récent) : il faut aller dans la cour en cas d'urgence (maladie...). Notre salle des profs est divisée en deux et fait moins de 35 m2 pour une quarantaine d'enseignants. Nous n'avons pas de salle où accueillir les RDV de parents. Et j'en passe... Où partent les dotations ? Certes, nous touchons une prime, mais pour le reste c'est l'Albanie. Je ne pense pas que plus de moyens soit nécessairement une solution, mais il faut un minimum. Les conditions de travaillent ne se dégradent pas que pour les enseignants : le service d'éducation n'en n'est plus un.

Écrit par : MTran | 03 novembre 2009

Moi, je croit que les programme, il faux les agser sur le français, le franssais, et ancore le francé. Se n'aient que comme sa que l'ont sans sortira (s?).
C'était lavis d'un pofesseur si non aimérite (s?), mais dumouin, qui coné (connais?) sont (la, je sui sur de m'ont cou), métié. Sans "s" car s'ait un singulier !
Cela me rappelle celle de l'étudiant peu fortuné qui veut prendre des cours d'anglais rapide chez un "Pakistanais pas cher". Il le trouve devant sa porte et lui demande :"C'est bien vous le prof à 5 € la leçon ? L'autre lui répond "If, if. Beetween, beetween".

Écrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009

"Plus grave, le projet d’école, par son volet « adaptation aux situations locales » participe à dénaturer la notion d’égalité de chacun devant l’accès à l’instruction. Quand on entend dire que telle ou telle notion du programme est trop difficile pour être enseignée à des élèves à cause de leur origine socioculturelle, on touche du doigt la perversité de cette pédagogie de projet adaptée au local."

Pas mieux.

"Cela me rappelle celle de l'étudiant peu fortuné qui veut prendre des cours d'anglais rapide chez un "Pakistanais pas cher". Il le trouve devant sa porte et lui demande :"C'est bien vous le prof à 5 € la leçon ? L'autre lui répond "If, if. Beetween, beetween"."

Pas compris.

Écrit par : Perceval | 03 novembre 2009

...mais ne pourrait-on pas envisager des classes de sixième-cinquième en trois ans à effectif allégé (20 élèves maximum) qui travailleraient avec un nombre réduit de professeurs sur des remises à niveau complètes en français et maths ?

Ecrit par : chevreuil | 03 novembre 2009

Remise à niveau, dites-vous? Mise à niveau sans doute serait déjà pas mal.
Et les professeurs pour prendre en charge ces effectifs réduits, où irez-vous les chercher? Dans le collège où enseigne MTran?
Retombez sur terre les uns et les autres. Les vacances se terminent.

Écrit par : marigot | 03 novembre 2009

Excellent discours d'Hélène Carrère d'Encausse. Merci à Carole.
Et merci aussi à Chevreuil. Je suis d'accord avec tout. Et, pour ce qui concerne le passage sur les sciences de l'éduc, ça fait tellement longtemps que je le dis ! :-(

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009

"If, if. Beetween, beetween"."

Ecrit par : Perceval | 03 novembre 2009

Surtout son hymne Allah joie ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009

Pour Perceval : "if,if, beetween" signifie, traduit mot à mot "Si,si, entre" (homonymie si =oui et si conjonction et entre = verbe entrer et entre =préposition). Je sais, expliqué ainsi, c'est extrêmement lourd !

Écrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009

"Yes, yes, come in, come in ?"

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009

Dans Figaro.fr: "Le premier ministre n'accepte pas que sa secrétaire d'Etat et le conseiller spécial du président se désolidarisent des choix de l'exécutif. «Il faudra en tirer les conséquences le moment venu», prévient-il fermement".

Voilà où nous conduisent 20 ans de pédagogie de l'auto-construction des savoirs par l'élève-Roi-centre-du-système: ça vous fabrique des ministres indociles, autosuffisants, insolents et rebelles. La République n'est vraiment plus ce qu'elle était!

Écrit par : marigot | 03 novembre 2009

Surtout son hymne Allah joie ! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille

Tout comme les événements d'Iran, lors de la chute du Shah :
L'ayatollah joue au Shah, et Allah sourit. C'était la une de Charlie.

Écrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009

Jean va être en deuil : Lévi-Strauss est mort !

Bon, d'accord. Je quitte le blog.

Écrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009

Ecrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009

Merci pour ce fou rire devant l'écran !!! :-)))

Écrit par : Maminou | 03 novembre 2009

Heu ? je peux ?
Lévi-Strauss est mort : la valse triste

Écrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009

"If, if. Beetween, beetween"."

Ecrit par : Perceval | 03 novembre 2009

Surtout son hymne Allah joie ! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009

Christophe, cele ne vous rappelle pas l'expression "mine de rien" qui ne signifie pas "gisement épuisé"?

Écrit par : Maminou | 03 novembre 2009

Sur le collège, il me semble que le problème vient des élèves qui ont un niveau trop faible pour suivre dans les classes normales tout en ne relevant pas de la Segpa. Je ne sais pas si c’est possible, mais ne pourrait-on pas envisager des classes de sixième-cinquième en trois ans à effectif allégé (20 élèves maximum) qui travailleraient avec un nombre réduit de professeurs sur des remises à niveau complètes en français et maths ?

Dans le collège où j'étais principal adjoint faisant fonction en 96, nous avions des classes de 4ème et de 3ème "d'aide et de soutien" (4ème AS et 3ème AS)avec des effectifs réduits et des professeurs volontaires qui faisaient de la remise à niveau.

La solution d'une 6ème-5ème en trois ans est intéressante aussi, mais j'ai peur qu'elle ne se heurte à une fin de non-recevoir au ministère.

C'était dans les Hauts-de-Seine, un établissement sensible de 900 élèves (21 nationalités différentes), du temps où Charles Pasqua (qui a fait aussi quelques bonnes choses) était président du conseil général.

Je me souviens qu'il y avait aussi des études dirigées (assez bien) payées par le conseil général et non par le MEN.

Il faut dire aussi que le département des Hauts-de-Seine était et est encore, je pense, le plus riche de France (son budget est équivalent à celui de la Belgique).

Ce serait un moyen de remettre en selle des élèves en difficulté, mais il ne faut pas qu'ils posent de gros problèmes de comportement.

Mais on sort du dogme du "collège unique" !

Écrit par : Robin | 03 novembre 2009

Il était professeur au Collège de France : le dernier PEGC nous a quittés ! c'est la fin des méthodes actives en pédagogie. On aurait pu au moins le verser dans le corps des certifiés. A son âge...

Écrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009

Une petite question sans provocation :
- Avez vous déjà essayé de prendre une classe entre quatre yeux et de lui tenir un discours de l'ordre de celui-ci :
"Ecoutez les enfants, c'est pas compliqué, il faut savoir ce que vous voulez faire dans la vie. Si vous voulez vivre confortablement, avoir un job intéressant, ... il n'y a pas de secret, il faudra travailler, et même beaucoup. Si vous n'apprenez pas à travailler maintenant, si vous n'apprenez pas ce que c'est de creuser un sujet, si vous n'apprenez pas la rigueur et le respect des règles, ce sera beaucoup plus dur, voire impossible d'apprendre ça alors que vous aurez beaucoup d'autres choses à apprendre, toutes aussi importantes." Normalement, si ça se passe comme je le pense, à ce moment là, vous mettez une baffe au petit malin qui vient de dire " C'est pas grave, on fera prof !" et qui confirmera la haute opinion que les élèves se font de votre job.
Mais blague à part, leur expliquer que la vie n'est pas rose plus tard et qu'il faut arrêter de se mentir, on paye toujours ses choix un jour ou l'autre et que le jeu de la cuillère de bois a des limites insoupçonnées, ça ne marche pas ?

Ecrit par : Joe | 03 novembre 2009

Oui , oui travail classique du prof principal en particulier.

Souvent, ils ne s'opposent pas à ce genre de raisonnement qu'ils entendent aussi parfois à la maison.

Certains sont aussi très angoissés devant l'avenir qu'on leur propose. Des difficultés d'embauche , de la selection larvée qu'on leur cache officiellement mais qu'ils pressentent , les conséquences de la mondialisation, la nécessite de maitriser l'anglais.
Souvent je leur dis qu'il ne faut pas aller en lycée général si on n'aime pas l'étude , le travail abstrait , écrire , lire ... Histoire de ne pas pousser au désastre en lycée.

le manque de place disponible dans les formations "pro" de qualité reste un problème pour beaucoup..qui finissent malheureux en lycée général , par défaut!
Même si, paix sociale oblige, beaucoup auront un bac qui ne leur servira pas à grand chose.

Il me semble que depuis quelques années , les élèves sont plus conscients de leur lacunes et des conséquences que lorsque j'ai commencé , il y a une vingtaine d'année.
la peur remplace la morgue.

l'atmosphère dans les classes a un peu changé; la faute à la crise?

Écrit par : sylvie | 03 novembre 2009

"Christophe, cele ne vous rappelle pas l'expression "mine de rien" qui ne signifie pas "gisement épuisé"?"

Ecrit par : Maminou | 03 novembre 2009

Excellent !

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009

"Il était professeur au Collège de France : le dernier PEGC nous a quittés ! c'est la fin des méthodes actives en pédagogie. On aurait pu au moins le verser dans le corps des certifiés. A son âge..."

Ecrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009

Trop tard pour la "hors caisse", en tous cas !
Comme dira(it) Séguéla: "quand on a cent ans et qu'on n'a pas deux Rolex, on a raté sa mort !"

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009

Ce texte extrait d'une nouvelle, je l'ai lu sur le blog d'un élève , de la classe de ma fille.
Sa passion , c'était Louis ferdinand Celine. sa haine , la société (scolaire)hypocrite dans laquelle il est" contraint "de faire ses études.

Positivons parfois et écoutons ce qu'ils peuvent nous dire.

Arrêtons de dire que tous les élèves sont de débiles illettrés, même si certains sont déformés par l'époque , l'éducation qu'on leur donne etc...

les enfants d'aujourd'hui ne sont pas plus sots que les générations précédentes, en particulier les nôtres.

la seule question à se poser est " comment pouvons nous les porter le plus haut possible en mettant ne valeur leur potentiel"...

"ça fait bien vingt minutes que je suis dans ce train, Dieu seul sait où je vais d'ailleurs. La vitre sale me laisse à peine voir quelques champs déserts, des vaches crevées et des châteaux d'eau. Viking. Mais même pas trois arrêts, que paf! La grande vague des miteux. Le rat de marée chaloupé de tous les petits fonctionnaires du matin, les horloges parlantes de Wall Street si je puis dire, et tous ces grands maniaques lubriques à la sexualité douteuse, les fils cachés de l'Existence. Mais fatale erreur! Occupé à dévisager les nouveaux arrivants, et sûrement moins attentif à ce qui m'entoure directement qu'au bruit délicat de tous ces petits mocassins cirés sur la moquette crasseuse du wagon, j'ai pas fait attention au grand requin qui vient de s'asseoir en face de moi. Un grand dégarni, qui a peut-être été frisé un jour, c'est ce que je peux déduire de la couronne grise qui lui reste. Il me fixe avec un sourire terrible, à s'arracher les muscles tellement il est crispé le gaillard. ça couine dans les tendons, si vous voulez mon avis. Et c'est qu'il me montre son porte-document le grand malade. Oui, oui j'ai vu, j'ai vu. Mais c'est qu'il en est fier le salopard, oh que oui il en est fier! Puis, il l'astique sévère sa merdouille là, il l'astique bien fort, en frottant bien méticuleusement, pour pas louper une miette. Il veut m'en mettre plein les mirettes avec sa cochonnerie. Frotte, frotte, frotte le petit bonhomme, frotte, et il met du cirage tout partout, on peut voir son grand sourire lubrique se décupler dans les reflets du cuir luisant. Il me dévisage toujours, hilare, sauf que ça commence à chauffer sur son porte-document, et puis ça lui fait mal. Dans son regard, je vois comme une supplication, que je lui dise d'arrêter, que je l'ai vu sa jolie mallette et qu'il peut arrêter de la faire reluire comme un bijoux. Mais d'un autre côté il voit bien que je m'en tamponne et y'a la rage, dans son regard, dans ses tripes, si il en a, y'a cette rage d'exister, cette grosse et folle maladie de la transparence et la volonté maniaque d'être remarqué. Ses joues sont pourpres et ses veines vont exploser tellement il fulmine, les digues vont rompre, et ça se sent dans l'air. D'ailleurs ça sent pas que ça, on sent aussi la viande qui cuit, et si on hume avec les naseaux d'un chien à truffes, on peut bien sentir ce léger fumet de rosbeef qu'on apprécie tant. L'air se réchauffe, ça en devient même franchement étouffant, puis je distingue plus rien moi, à travers la fumée qui emplit le wagon. Tout est prêt à flamber, comme si le train était entièrement remplit de gaz. Dans le fond, je crois entendre un concerto pour violoncelle, du Dvorak, qui décolle péniblement tellement l'ambiance est lourde. Et l'autre abruti qui continue de sourire, c'est exaspérant. Ah non! Mais si! Il n’en est pas peu fier de sa piètre combustion, ça l'excite bien lui, il regarde les petites flammes avec autant d'appréhension que d'hystérie extatique. Il a la manche en feu, et il embraye, il embraye le lascar,il lâchera jamais! Quelle jolie mallette, mais bien sûr! Il attend que ça, mais moi je ne veux pas lui dire. ça devient carrément invivable. Je jette des regards désespérés autour de moi, mais rien en retour, comme prévu avec ces requins de fonctionnaires. Pour sûr, ses petits copains, ils continuent leurs affaires, ils vivotent, à peine conscient de l'odeur dégueulasse de la viande carbonisée et de la fumée opaque qui nous bouffe tous peu à peu. J'en conclut donc que c'est à moi de me charger de Frisouille :

« - Bonjour !
Salut fiston, alors qu'est ce que t'en dis ? Pas mal hein !
Oui, oui, c'est une chouette valise que vous avez là ... »
Une valise! Une valise, une valise, ah non mais l'autre eh! Une valise ? Mais où donc vois-je une valise, je peux lui dire ? Hein ! Où donc ! Et gnagnagna chaque chose a son nom, et si on respecte pas ça, 33-33-gnagnagna, mais plus rien n'a de sens ! L'autre fou peut plus s'arrêter. Je l'ai bien amoché avec ma remarque. Il me regarde même plus et il a même arrêté de frotter comme une brute. Il caresse tendrement le cuir brûlé, du bout des doigts, comme il caresserait le cercueil de Maman. Et voilà qu'il chiale maintenant, à grosses gouttes, poc poc poc sur ses godasses brillantes. Barbare chaton comme qui dirait! Ca pleure, ça chuinte, ça mâchonne des mots noirs, rha comme ça jute triste ces gens! Il crie aussi, il implore Maman, Satan et Yahvé, la fine équipe et puis ça a pas manqué, il a aussi implorer Jésus. Ultime lamentation! Alors là, panique! Panique, je vous le dis, panique! Cacophonie, la totale, ouais la grosse foire! Allez-y, montrez moi du doigts! Ah mais c'est lui, c'est encore ce petit pédant intellectuelleux de Stravinsky ! Ce petit tas de fiente culturelle, qui se permet de détruire et de souiller la race noble de nos braves citoyens ? Le fieffé salopard, ah mais oui vraiment! Ah qu'on en veut pas, nous autres, de la racaille de cette espèce! Et qu'on voudrait bien même leur couper la gorge à tous ces péteux et ses penseurs au foyer! On veut bien les buter, pour sur! Et à la pioche encore! Pas de doute, ma voilà piégé, en plein cœur de la furie plébéienne, la grosse et grasse rancune du mal baisé.

Au diable la piscine, le marché, la douce marche citadine promise, au diable Jésus et son spectre écrasant : c'est l'heure de fuir, de s'écraser dans la boue et de surtout pas l'ouvrir. ça continue de pleuvoir sur mes épaules, sur ma gueule, c'est tout pour moi cet immense honneur ! C'est qu'ils écoutaient les bougres, il m'écoutait bien pendant que je me vautrais devant le petit teigneux, et ils se sont bien gardés de me prévenir! ça les faits bien marrer ces cochons, ça les amuse doucement les petits jeunots dans mon genre qui se font bouffer par leurs pires recrues. Triste spectacle! Et si en plus c'est un barbu, quel délice ! Les grands barbues nous on aime pas ça, ils se croient supérieurs derrière leurs quelques poils. Alors que nous bien rasés, bien proprets on est clair, et on est net, ah ça oui !

Oh et puis j'en peux plus de leurs jérémiades intenses à tous ces blaireaux d'entreprises, je prend la tête du pleurnicheur, je fracasse la vitre avec. Ah bah alors là, ça gueule, ça jacte pour de bon, c'est pas du toc, ça hurle, femmes, enfants se joignent au cortège pour m'engueuler bien comme on sait le faire par chez nous ! Même plus d'hésitation de mon côté, c'est plus l'heure de la tolérance, fin de la pause syndicale. Je saute en rase campagne. Perdu entre les épis de maïs je regarde le train qui s'éloigne dans les étendues désertes. Les wagons sont en feu et de l'extérieur, j'entends encore les hurlements de tous ces ectoplasmes comme un magma sonore paumés dans les herbes hautes.

Écrit par : sylvie | 03 novembre 2009

Séguéla ? C'est un triste gros type !

Écrit par : Garafignoux | 03 novembre 2009

p...ce texte! Sylvie, qui a écrit ça??! Je l'ai trouvé accrocheur au possible. Du talent, à mon sens.

Écrit par : sisyphe | 03 novembre 2009

Eh ben ! On est bien au chaud entre les fantasmes célinesques de l'écrivain en herbe cité par Sylvie et les délires oniriques de Perceval !

Écrit par : nicolas | 03 novembre 2009

Voilà où nous conduisent 20 ans de pédagogie de l'auto-construction des savoirs par l'élève-Roi-centre-du-système: ça vous fabrique des ministres indociles, autosuffisants, insolents et rebelles. La République n'est vraiment plus ce qu'elle était!
Ecrit par : marigot | 03 novembre 2009

Ah ? L'autoconstruction des savoirs, c'était Chevènement ?

Écrit par : nicolas | 03 novembre 2009

Du talent, à mon sens.
Ecrit par : sisyphe | 03 novembre 2009

Mais non, du po-ten-tiel ! A mettre en valeur (sic).

Écrit par : TotoWeininger | 03 novembre 2009

Ce texte extrait d'une nouvelle, je l'ai lu sur le blog d'un élève , de la classe de ma fille.
Sa passion , c'était Louis ferdinand Celine. sa haine , la société (scolaire)hypocrite dans laquelle il est" contraint "de faire ses études.

Positivons parfois et écoutons ce qu'ils peuvent nous dire.


Ecrit par : sylvie | 03 novembre 2009

Oui ! Ils nous disent ce que nous disions, ce que disaient nos pères et nos grands-pères. Nous sommes nombreux à avoir fait nos études sous la contrainte et ceux qui les font avec plaisir et consentement plein et entier à la "chose" scolaire sont souvent professeurs par la suite.
Ils nous le disent mais nos réponses ne les intéressent pas, ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas les leur donner car ils les attendent de nous.
La bonne vieille chanson de Leforestier, Dialogue entre un père et son fils, est intemporelle.
"Ce monde, je l'ai fait pour toi disait le père. Je sais tu me l'as dit déjà disait l'enfant. Il est foutu et je n'ai plus qu'à le refaire un peu plus souriant pour tes petits-enfants. "

Le copain de votre fille a une passion pour Céline, mon fils une passion pour Bukowski et Crumb. Ma foi !

Ça fait plaisir à lire quand même. C'est de la bonne graine, même si elle nous chie sur la tête.
Après tout, Sarkozy, pour y arriver, a chié sur la tête de pas mal de monde.

Écrit par : dobolino | 03 novembre 2009

Revenir à une formation sur deux ans après un concours basé sur la culture générale. Chevreuil

Quel niveau, le concours, Chevreuil ?

Écrit par : nicolas | 03 novembre 2009

Nous sommes nombreux à avoir fait nos études sous la contrainte et ceux qui les font avec plaisir et consentement plein et entier à la "chose" scolaire sont souvent professeurs par la suite.
Ecrit par : dobolino | 03 novembre 2009

Peut-être suis-je une exception (je ne le crois pas, à vrai dire), mais je m'amuse beaucoup plus au lycée aujourd'hui en y enseignant que, jadis, en y étudiant.

L'idée que l'on devient professeur pour rester dans l'EN, parce qu'on "aime ça", est une sottise, à mon avis (en tous cas, c'est une erreur de choisir de devenir enseignant pour cette raison). Quel collégien ou lycéen n'aspire pas à cesser d'être au plus vite ce qu'il est (et je les comprends !).

Écrit par : TotoWeininger | 03 novembre 2009

Ah ? L'autoconstruction des savoirs, c'était Chevènement ?
Ecrit par : nicolas | 03 novembre 2009

Pas du tout. Avec Chevènement, c'était non pas l'auto construction mais la destruction de l'enseignement des mathématiques. Par exemple.

Écrit par : guy morel | 03 novembre 2009

You are a nice French teacher, Francis !

Ecrit par : Marilyse | 03 novembre 2009
===
I am overwhelmed by your kindness, Marilyse. You are a nice lady.
Yes, I am a French teacher but not a teacher of French. I am a French teacher of physical sciences.
Je suppose que "French teacher" peut signifier aussi bien "professeur français" que "professeur de français". Je connais un professeur de français de nationalité française, exerçant en Angleterre, et je me demande toujours si on peut dire valablement :"He is a French French teacher." ou s'il est nécessaire de dire :"He is a French teacher of French."
La deuxième forme est certainement plus claire, mais j'aimerais savoir si la première est grammaticalement correcte. Si Cadichon peut nous éclairer là-dessus, je la remercie d'avance.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 novembre 2009

"Christophe, cele ne vous rappelle pas l'expression "mine de rien" qui ne signifie pas "gisement épuisé"?"

Ecrit par : Maminou | 03 novembre 2009

Excellent !

Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009
===
Excellent, oui ! Mais un jour je dis à mes élèves de terminale :"Essayez de résoudre l'exercice N° tant, page tant. Il paraît facile mais il est difficile, mine de rien."
Un élève dit :"Dans les mines de rien, on pioche dans le vide."
J'ai bien ri et lui ai demandé si c'était de lui. Il dit que oui. Il a osé prétendre cela ! Je ne l'ai jamais cru.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 novembre 2009

J'entame une petite série d'échanges sur mon blog au sujet de l'école, de son fonctionnement, de ses enseignants et de l'évaluation qu'ils y pratiquent avec un rédacteur du site personnel-de-direction. Peut-être y trouverez-vous des idées. Bon, là, je n'en suis qu'à la présentation des protagonistes (je vais pas tout mettre d'un coup : je ne voudrais écoeurer personne), mais la suite viendra assez rapidement.

Écrit par : *Celeborn | 04 novembre 2009

Jérémy, je ne vois pas très bien comment on assurerait une formation (notée, à ce que vous dites ?) avant le concours. Il ne peut y avoir de formation sérieuse que sur le terrain. Or, vu le nombre très élevé de candidats (en particulier au concours de prof des écoles — en moyenne, 10 candidats pour un poste, contre 4 pour 1 en Lettres au CAPES), ce serait certainement impossible à gérer.
Robin a raison : il faut réinstituer un parrainage, qui ne coûtera pas un sou à la nation, et contribuera à rassurer les débutants. Pour le reste, rien ne vaut une entrée rapide dans le bain. Disons, pour préciser ma pensée, que je verrais assez bien les néo-profs mis devant des élèves à 50% de leur temps, et en stage avec un tuteur sur le reste.
Alors, bien sûr qu'ils feront des erreurs, mais qui n'en a pas fait en débutant ? Il y a une tendance curieuse à prétendre arriver tout à fait armé dans une profession où l'impro est si importante.
D'ailleurs, si je vais au fond de ma pensée, des concours d'impro — comme j'en ai vu au Québec d'abord, et à Paris ensuite — seraient autrement formateurs que des cours théoriques sur le "plan de classe" — pauvre Sébastien Clerc !
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 novembre 2009

On se forme essentiellement par le compagnonnage et la pratique et c'est ce qui existait AVANT la création des IUFM, dont j'ai moi-même bénéficié et qui n'a été remplacé par rien ou par des cours de pédagogie théoriques absolument inutiles s'ils ne font pas écho à une expérience de terrain.

Je suis d'accord avec Jérémy sur l'idée d'une formation initiale AVANT le concours, mais je ne me sens pas techniquement capable d'en définir précisément les modalités.

Sur la finalité en revanche, il me semble qu'elle permettrait aux candidats de se demander s'ils ont vraiment envie d'exercer ce métier.

Mais peut être qu'après "y avoir regardé à deux fois", je me lancerais dans la bagarre, mais en toute connaissance de cause et "armé".

Ecrit par : Robin | 03 novembre 2009

JPB est d'accord avec Robin, qui est lui-même d'accord avec moi, j'en conclus donc qu'en théorie JPB est d'accord avec moi.

Jean-Paul, il faut une phase d'observation du métier avant le concours, quoi qu'il en soit. Il peut y avoir deux ou trois observateurs dans une même salle (j'ai fait de l'observation et on était sept à observer la même enseignante !), l'observation peut se faire durant deux semaines au mois de septembre, quand les étudiants ont un mois de vacances que les enseignants n'ont pas, et après les partiels de S1 en janvier, et au mois de mai : ca fait trois mois en tout - si l'on dit que le stage d'observation doit faire quatre semaines, cela multiplie les possibilités. De même, le stage de pratique accompagnée permet de faire de l'observation par demi-journées : c'est adaptable à la fac : les étudiants peuvent aller observer des enseignants en exercice durant leurs demi-journées de libres. Si le stage d'observation doit avoir lieu en L2 par exemple, il donnerait lieu à un rapport écrit, rendu et soutenu en fin de L2 ou en début de L3. Ca s'appellerait "Module de pré-professionnalisation", et ça a existé dans de nombreuses licences pluridisciplinaires, destinées justement à former des PE.

Pourquoi attendre que les enseignants aient été recrutés pour leur permettre de se faire une opinion exacte sur le métier ? Il faut leur faire connaître le terrain avant de postuler ! Et par ce système en septembre, janvier, mai ou par demi-journées, ça ne me semble pas impossible.

Écrit par : Jeremy | 04 novembre 2009

Elle a l'avantage d'avoir été écrite par un musicien, intéressant de surcroît, (je pense que Françoise confirmera, si elle passe dans le coin).

Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 03 novembre 2009

R. Brüninghaus tenait les claviers dans la formation de Jan Garbarek, si je me souviens bien -- c'était la grande époque d'ECM...

Écrit par : Françoise Guichard, en coup de vent | 04 novembre 2009

Pourquoi attendre que les enseignants aient été recrutés pour leur permettre de se faire une opinion exacte sur le métier ?
Jeremy 04 novembre 2009

Dans le privé, ça s'appelle une période d'essai, non ?

Écrit par : nicolas | 04 novembre 2009

Pour en revenir à la rencontre du 14 nov., je crois, JPB, qu'il vous faudrait intervenir aussi en faveur des langues anciennes, méprisées par l'omniprésident et ignorées par le PS comme par la direction des Verts.
Insister sur leur valeur culturelle, bien sûr, mais aussi sur la dimension d'intégration de l'apprentissage de ces langues, sur leurs bienfaits dans l'acquisition de la grammaire française (voir le travail passionnant sur le "latin-grec thérapeutique" de Mireille Ko aux Lilas), et sur leur importance patrimoniale -- le côté "espèce en voie de disparition", susceptible de parler aux écolos, le grec et le latin étant bientôt aussi menacés que l'ours blanc, le loup d'Abyssinie ou le tigre du Bengale...
Ne pas hésiter à dire que l'apprentissage des langues anciennes est une chance qui ne doit pas être réservée aux enfants des milieux favorisés -- même si les dits milieux favorisés, aussi concernés par les études humanistes que Sarkozy et Raffarin réunis, préfèrent, parce que c'est le fin du chic porteur, que leur progéniture étudie le japonais ou le mandarin... en prévision de l'intégration future à l'ESSEC.

Écrit par : Françoise Guichard, au taquet | 04 novembre 2009

La fin de "Tristes tropiques", avec, pour commencer la journée de manière recueillie, ce bel éloge de la contemplation :

« Pas plus que l’individu n’est seul dans le groupe et que chaque société n’est seule parmi les autres, l’homme n’est seul dans l’univers. Lorsque l’arc-en-ciel des cultures humaines aura fini de s’abîmer dans le vide creusé par notre fureur; tant que nous serons là et qu’il existera un monde -- cette arche ténue qui nous relie à l’inaccessible -- demeurera, montrant la voie inverse de celle de notre esclavage et dont, à défaut de la parcourir, la contemplation procure à l’homme l’unique faveur qu’il sache mériter : suspendre la marche, retenir l’impulsion qui l’astreint à obturer l’une après l’autre les fissures ouvertes au mur de la nécessité et à parachever son oeuvre en même temps qu’il clôt sa prison; cette faveur que toute société convoite, quels que soient ses croyances, son régime politique et son niveau de civilisation; où elle place son loisir, son plaisir, son repos et sa liberté; chance, vitale pour la vie, de se déprendre et qui consiste - adieu sauvages! adieu voyages! - pendant les brefs intervalles où notre espèce supporte d’interrompre son labeur de ruche, à saisir l’essence de ce qu’elle fut et continue d’être, en deçà de la pensée et au delà de la société : dans la contemplation d’un minéral plus beau que toutes nos oeuvres; dans le parfum, plus savant que nos livres, respiré au creux d’un lis; ou dans le clin d’oeil alourdi de patience, de sérénité et de pardon réciproque, qu’une entente involontaire permet parfois d’échanger avec un chat. ».

Écrit par : Françoise Guichard, émue | 04 novembre 2009

Quand je pense à tout ce qui a été dit et montré à la mort de M.Jackson, je me dis que ce Lévi-Strauss ne valait pas grand chose : rien ce matin sur la Une, ni sur la Six. Pas d'émission spéciale sur RMC. Le blaireau, quoi ! Vivement que Johnny meure : là oui, il y aura de l'info.

Écrit par : Garafignoux | 04 novembre 2009

" Quand je pense à tout ce qui a été dit et montré à la mort de M. Jackson, je me dis que ce Lévi-Strauss ne valait pas grand chose." (Garafignoux)

Même réflexion. Quelle discrétion aussi quand Julien Gracq est mort ! Et Borges, donc. Sa disparition était passée totalement inaperçue, éclipsée par celle de Coluche qui était survenue au même moment.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 novembre 2009

@JPB : oui, je suis bien de votre avis... La nouveauté n'est pas tellement le contenu de l'article, mais que cet article soit dans les pages éditoriales du NYT. Si les vents pédagogiques tournent là-bas, il y aura peut-être des conséquences ici.

Écrit par : Aurélien | 04 novembre 2009

@ Françoise Guichard
Merci


"Pourquoi attendre que les enseignants aient été recrutés pour leur permettre de se faire une opinion exacte sur le métier ? Il faut leur faire connaître le terrain avant de postuler ! Et par ce système en septembre, janvier, mai ou par demi-journées, ça ne me semble pas impossible.

Ecrit par : Jeremy | 04 novembre 2009

Le stage en observation, c'est ce qui existait "de mon temps", alterné avec le "stage en responsabilité"... Sur les deux niveaux : collège et lycée, après le concours ; à l'époque on parlait de "CAPES théorique" et de "CAPES pratique", mais c'était la même chose pour les agrégés.

Je souscrit à votre idée d'un stage avant le concours pour se faire une idée de la "réalité rugueuse à étreindre" et continuer en toute connaissance de cause. Il ne s'agit pas de décourager les postulants, mais de les éclairer.

Écrit par : Robin | 04 novembre 2009

Poue en revenir au sujet du blog, je pense que la formation des instituteurs devrait être donnée après l'attribution d'une licence spécifique, non pas didactique (un peu, certes), mais généraliste. Disons, pour faire simple, que l'Université (l'IUFM) donnerait des cours de tout, avant le concours (tant que concours il y a ), le tout sanctionné comme n'importe quelle licence. Tout instit serait bétonné en français, en mathématiques (très bon niveau 3e / 2de), Hist et Géo, bref tout ce qu'il devra enseigner. Avec un verrou incontournable sur l'expression écrite.
J'ai donné des cours à des étudiants qui avaient un licence et qui préparaient le QCM d'entrée à l'IUFM, pour être PE. Il y avait des licences de géo, de lettres même, de maths, de socio, de psycho, etc. Certains avaient le concours (peu). Eh bien, je vous le dis : heureusement que je n'ai plus d'enfant en âge de subir l'enseignement des ces personnes, qui étaient incapables de découper une phrase simple en ses composants, de reconnaître un temps verbal. Et les "littéraires" n'étaient pas en reste.
Exemple : Dans "Ainsi va la vie", quel est le sujet de "va" ? Réponse : "Ainsi". Et alors, "la vie" ? quelle en est la fonction ?
Réponse : COD. Pourquoi ? Réponse : parce qu'on dit "ainsi va quoi ? la vie" ! (sourire victorieux du "littéraire" en question). Après 6 mois de mise à niveau, aucun progrès notable, mais un émerveillement constant devant la magie des mots et de leur agencement. On aurait pu jouer sur ce moteur bien en amont de leurs études (primaire / Collège).

Écrit par : Garafignoux | 04 novembre 2009

Merci à Françoise Guichard.
Ce matin, deux pages sont consacrées à Lévi-Strauss dans notre quotidien régional L'UNION. Il convient de préciser malgré tout que le concert de Johnny au Millésium a été largement commenté.
Si j'ai bonne mémoire, la mort d'Etiemble n'a pas fait la une non plus. La disparition de Germaine Tillon a été signalée sobrement.
Le fracas médiatique ne sied guère à ces "purs" et je pense à cette phrase de Rouault que Robin avait citée sur ce blo : " L'homme que j'ai devant moi, c'est son âme que je veux voir, et plus il est grand, plus on le glorifie et plus je crains pour son âme."

Écrit par : charpentier Hélène | 04 novembre 2009

Le Millésium est une grande construction pourvu d'un parking immense situé à Epernay et conçu pour recevoir les vedettes du show-biz, les salons relatifs à la vigne et au vin, et parfois les chorales qui parviennent à s'entendre avec un orchestre pour se faire entendre et surprendre.

Écrit par : charpentier Hélène | 04 novembre 2009

Hélène, content de vous dire bonjour...
Le CD que vous m'aviez envoyé n'a jamais pu fonctionner... Il était quasiment "brûlé" sur la moitié de sa surface! :-(

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 04 novembre 2009

Et, dieu merci, Levi-Strauss est à l'honneur sur "Inter".

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 04 novembre 2009

Hommage à Levi-Strauss. Quelques extraits de Tristes Tropiques (Éditions Plon, 1955) :

Sur le plan esthétique, le puritanisme islamique, renonçant à abolir la sensualité, s’est contenté de la réduire à ses formes mineures: parfums, dentelles, broderies et jardins. Sur le plan moral, on se heurte à la même équivoque d’une tolérance affichée en dépit d’un prosélytisme dont le caractère compulsif est évident. En fait, le contact des non-musulmans les angoisse. Leur genre de vie provincial se perpétue sous la menace d’autres genres de vie, plus libres et plus souples que le leur, et qui risquent de l’altérer par la seule contiguïté. Plutôt que parler de tolérance, il vaudrait mieux dire que cette tolérance, dans la mesure où elle existe, est une perpétuelle victoire sur eux-mêmes. En la préconisant, le Prophète les a placés dans une situation de crise permanente, qui résulte de la contradiction entre la portée universelle de la révélation et l’admission de la pluralité des fois religieuses. Il y a là une situation “paradoxale” au sens pavlovien, génératrice d’anxiété d’une part et de complaisance en soi-même de l’autre, puisqu’on se croit capable, grâce à l’Islam de surmonter un pareil conflit. En vain, d’ailleurs: comme le remarquait un jour devant moi un philosophe indien, les Musulmans tirent vanité de ce qu’ils professent la valeur universelle de grands principes: liberté, égalité, tolérance; et ils révoquent le crédit à quoi ils prétendent en affirmant du même jet qu’ils sont les seuls à les pratiquer.

(…) Tout l’Islam semble être, en effet, une méthode pour développer dans l’esprit des croyants des conflits insurmontables, quitte à les sauver par la suite en leur proposant des solutions d’une très grande (mais trop grande) simplicité. D’une main on les précipite, de l’autre on les retient au bord de l’abîme. Vous inquiétez-vous de la vertu de vos épouses ou de vos filles pendant que vous êtes en campagne? Rien de plus simple, voilez-les et cloîtrez-les. C’est ainsi qu’on en arrive au burkah moderne, semblable à un appareil orthopédique, avec sa coupe compliquée, ses guichets en passementerie pour la vision, ses boutons-pression et ses cordonnets, le lourd tissu dont il est fait pour s’adapter exactement aux contours du corps humain tout en le dissimulant aussi complètement que possible. Mais, de ce fait, la barrière du souci s’est seulement déplacée, puisque maintenant il suffira qu’on frôle votre femme pour vous déshonorer, et vous vous tourmenterez plus encore. (Pages 463-5)

(…) si un corps de garde pouvait être religieux, l’Islam paraîtrait sa religion idéale: stricte observance du règlement (prières cinq fois par jour , chacun exigeant 50 génuflexions), revues de détails et soins de propreté (les ablutions rituelles); promiscuité masculine dans la vie spirituelle comme dans l’accomplissement des fonctions organiques; et pas de femmes. (…) Grande religion qui se fonde moins sur l’évidence d’une révélation que sur l’impuissance à nouer des liens au-dehors. En face de la bienveillance universelle du bouddhisme, du désir chrétien du dialogue, l’intolérance musulmane adopte une forme inconsciente chez ceux qui s’en rendent coupables; car s’ils ne cherchent pas toujours, de façon brutale, à amener autrui à partager leur vérité, ils sont pourtant (et c’est plus grave) incapables de supporter l’existence d’autrui comme autrui. Le seul moyen pour eux de se mettre à l’abri du doute et de l’humiliation consiste dans une “néantisation” d’autrui, considéré comme témoin d’une autre foi et d’une autre conduite. La fraternité islamique est la converse d’une exclusive contre les infidèles qui ne peut pas s’avouer, puisque en se reconnaissant comme telle, elle équivaudrait à les reconnaître eux-mêmes comme existants. (Pages 466-7)

Écrit par : Amélie | 04 novembre 2009

A mon tour d’apporter ma petite pierre au débat :

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et moi, je complète un peu,
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J’en aurais principalement pour l’école primaire, que je connais le mieux, puisque j’y enseigne en « fin de parcours ».

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puisque j'y enseigne en "milieu de parcours".
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Sur les programmes d’abord : Ils sont essentiels puisqu’ils déterminent toute la suite des cursus. A mon humble avis, ceux de 2008 sont insuffisants, puisqu’ils font l’impasse sur la redéfinition des apprentissages en Grande section

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Moyenne Section et Petite Section (il est quand même beaucoup plus pratique d'étaler réellement l'apprentissage de l'écriture, de la lecture, du comptage et du calcul lorsque l'on a des élèves dont les apprentissages moteurs, sensoriels, langagiers et relationnels ont été rigoureusement conduits),
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et sur beaucoup de points restent très imprécis. Ils constituent néanmoins une avancée relative par rapport au mélange de déstructuration et d’ambition démesurée des programmes précédents. (qui vont sûrement être repointer leur nez le 14 novembre). Je suis convaincu que c’est sous l’angle de la qualité des programmes qu’il faut considérer la lutte contre les inégalités scolaires et sociales. (A ce propos, ça ne leur ferait pas de mal, à certains socialistes, de se replonger dans les textes de Jaurès sur l’éducation – en particulier « Prolétariat et culture classique » qui remettrait bien des pendules à l’heure.
Je crois que ces programmes pourraient être complétés en donnant des outils de référence nationaux à l’usage des maîtres dans leur classe et non conçus comme un moyen de « piloter le système » ou d’évaluer les écoles. (Je vois que Perceval a déjà abordé le sujet) Cela pourrait avoir la forme de livrets du type annales qui indiqueraient, par le biais d’exercices et de problèmes, de lectures et de questions, le niveau moyen à atteindre pour envoyer en sixième des élèves formés afin que les professeurs n’aient pas à travailler sur du sable. On aurait ainsi un cadre de référence commun, national, qui empêcherait ce que l’approche de l’évaluation a provoqué de pire : l’estimation du niveau de maîtrise des acquis laissée à l’appréciation subjective de chacun.

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Oh oui, des "annales", excellente idée.
Ou, plutôt que ces évaluations qui tombent comme des cheveux sur la soupe, en plein milieu d'année scolaire, et aux CE1 et CM2 uniquement, et qui réduisent le temps d'enseignement d'une semaine pour ces deux classes, des "suggestions de bilan de fin de période", pour chacune des classes de la GS au CM2, tenant sur une double page chacune, envoyées cinq fois par an dans les écoles.
Les ferait passer qui veut, mais, même ceux qui n'y jetteraient qu'un coup d'œil négligent, auraient une idée de ce que devraient pouvoir faire normalement les élèves de leur classe.
C'est bien joli de mettre en place des nouveaux programmes (avec tous les défauts que signale Chevreuil), mais encore faudrait-il montrer à ceux qui sont censés les appliquer ce à quoi ils devraient prétendre.
Et puis, cela responsabiliserait les PE qui n'ont ni CE1, ni CM2 et qui devraient se sentir concernés par les résultats des évaluations nationales de leur école.
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Les projets d’école doivent être sérieusement reconsidérés : dans 90% des cas, ce document est un pensum qui est infligé aux équipes et qui pompe un temps fou. Ce temps pourrait être mieux utilisé pour travailler en commun sur les progressions, échanger des idées entre collègues sur la conduite de classe, que sais-je encore… Plus grave, le projet d’école, par son volet « adaptation aux situations locales » participe à dénaturer la notion d’égalité de chacun devant l’accès à l’instruction. Quand on entend dire que telle ou telle notion du programme est trop difficile pour être enseignée à des élèves à cause de leur origine socioculturelle, on touche du doigt la perversité de cette pédagogie de projet adaptée au local.

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Chevreuil, ministre ! Chevreuil, ministre !
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Abandonner les nouvelles matières qui ont fait leur apparition ces dernières années (apprentissage précoce des langues-largement inutile à ce niveau (qu’en pensent les professeurs de langue ? Le B2i et l’idolâtrie apportée aux nouvelles technologies en général, l’histoire de l’art qui ne perdrait rien à être intégrée à l’horaire des disciplines histoire, musique, arts visuels), afin de consacrer tout le temps nécessaire à renforcer les apprentissages fondamentaux. (Je rappelle que l’horaire de langue étrangère a été pris sur le temps d’apprentissage du français ; et je pense aux pages du livre de Cécile Revéret où elle montre ces professeurs de langue de collège venant demander secours à la professeur de lettres pour donner aux élèves un cours de grammaire sur les pronoms ou les prépositions, notions qui auraient dû être connues à ce stade)

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Chevreuil, ministre ! Chevreuil, ministre !
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Rythme scolaire : La journée de 6 heures de classe (6 h et demie pour les enfants qui viennent en soutien) est trop longue : une réorganisation sur la semaine (4jours et demi) ou sur l’année devrait être envisagée. Pas d’augmentation du temps de présence des enseignants dans les établissements : nous n’avons pas besoin d’être « assignés à résidence » pour faire notre boulot de correction ou de préparation. Si c’est pour faire l’animateur socioculturel, c’est non.

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Donc retour aux vingt-sept heures de classe pour tous, enseignants et élèves, sur quatre jours et demi, avec suppression de tout ce que la diminution du temps pour les élèves a entraîné : conseils de cycles, conseils des maîtres, conseils d'école, animations pédagogiques hors-temps scolaire, projets d'école, bilans du projet d'école et autres billevesées.
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Pour les urgences , abandon du projet de loi sur le EPEP qui signifie la fin d’une éducation vraiment nationale en mettant les écoles aux mains d’un conseil d’administration piloté au niveau municipal par des élus, des délégués de parents (le problème ce n’est pas tant les parents que leurs délégués !) et où les enseignants seront minoritaires : autant dire que ce sera un terreau où s’épanouiront les projets et les idées les plus ineptes, où les « demandes sociales » trouveront toujours un écho favorable et où l’instruction passera certainement au second plan. Pendant plus d’un siècle, les maîtres d’école ont su donner à la majorité de leurs élèves des connaissances solides sans avoir besoin de projets ni être « pilotés » par une instance quelconque qui serait extérieure à l’école.

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et dans la foulée, abandon du projet des "jardins d'éveil" qui est la première pierre enlevée à l'édifice construit il y a maintenant 125 ans et va encore plus loin dans le démantèlement que celui des EPEP puisqu'ici on supprime carrément la présence des enseignants.
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La formation des maîtres : la suppression des IUFM était destinée surtout aux économies budgétaires : confier la formation aux universités revient à conserver ce que les IUFM avaient de pire : le bavardage creux des sciences de l’éducation, et à en abandonner le meilleur : la formation disciplinaire.(Coucou, Christophe !)
Revenir à une formation sur deux ans après un concours basé sur la culture générale. Une première année permettant à tous les futurs instits de consolider leurs connaissances dans les matières qu’ils dominent mal, puis une deuxième année consacrée à la formation professionnelle, constituée en partie par des stages de niveaux (maternelle, CP, CE, CM, éducation spécialisée) dans les classes, le tout couronné par un stage long de titularisation.

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Chevreuil, ministre ! Chevreuil, ministre !

Pour compléter, le niveau de recrutement pourrait être un ou deux ans après le bac (BTS "Culture générale" préparant à tous les concours nécessitant des connaissances variées dans tous les domaines, je suis sûre que les entreprises privées seraient heureuses d'embaucher du personnel sachant écrire sans de nombreuses fautes, calculer un pourcentage ou une moyenne horaire "à la main" en moins d'une demi-heure et trouver rapidement un itinéraire sur une carte routière).
Ceux qui auraient changé d'avis ou raté le concours pourraient intégrer un parcours universitaire et que leurs professeurs ne se plaindraient pas d'avoir des élèves peut-être un peu plus âgés que les autres mais un tout petit peu plus performants sur les "bases".
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Sur le collège, il me semble que le problème vient des élèves qui ont un niveau trop faible pour suivre dans les classes normales tout en ne relevant pas de la Segpa. Je ne sais pas si c’est possible, mais ne pourrait-on pas envisager des classes de sixième-cinquième en trois ans à effectif allégé (20 élèves maximum) qui travailleraient avec un nombre réduit de professeurs sur des remises à niveau complètes en français et maths ?

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Ouaip !
Un autre truc envisageable serait un "audit" sur le redoublement en primaire, dans les petites classes essentiellement.
Je rassure tout le monde, sur une classe de 25 élèves de GS, de CP ou de CE1, ce "redoublement" ne concerne que très peu d'élèves, et encore pas tous les ans.
Il donne le plus souvent d'excellents résultats lorsqu'il est conditionné par des problèmes de "rythme d'apprentissage" et non dû à des méthodes délirantes.
Cet audit peut être très simple : il suffit de faire tester par les psychologues scolaires les quelques rares enfants avec lesquels les enseignants rencontrent de grosses difficultés de transmission des connaissances.
On se rendra alors compte qu'il s'agit dans une énorme majorité des cas d'enfants ayant un âge mental inférieur d'un an ou plus à leur âge réel et on en tirera les conséquences de bon sens. Du moins, je l'espère : quel parent aurait l'idée d'acheter un pantalon "taille 8 ans" (= 128 cm) à son enfant mesurant 1,10 m sous prétexte qu'il est petit, d'accord, mais qu'il a bien 8 ans ?

Pour les "grandes" classes, une fois réglé ce problème des enfants à rythme lent (et celui des méthodes délirantes, mais là, je rêve vraiment en couleurs), la 6°-5° en trois ans semble en effet la meilleure solution.

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Il serait aussi nécessaire de prévoir un accompagnement scolaire pour l’aide aux devoirs, car c’est là que se creusent les inégalités entre ceux qui sont aidés et encadrés et ceux qui sortent du collège et y reviennent le lendemain sans avoir ouvert livres et cahiers.

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Voilà un domaine où les mairies et les associations de parents d'élèves pourraient exercer leurs compétences sans venir diriger les instits dans leurs classes !
Voilà un domaine où ceux qui veulent travailler plus pour gagner plus trouveraient une occasion fantastique pour beurrer leurs épinards !
Ils peuvent même venir pendant les vacances scolaires et organiser des stages s'ils le veulent ! (Si j'ai un conseil à leur donner, qu'ils prennent les petits plutôt que les CM, ils se rendront plus utiles).
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Voilà quelques idées en vrac de quelqu’un qui rêve en couleurs, comme on dit au Québec. J’ai laissé refroidir avant de servir, pardon pour les redites.

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Je peux rêver en couleurs avec vous, Chevreuil ?
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Ecrit par : chevreuil | 03 novembre 2009

Écrit par : catmano | 04 novembre 2009

Exemple : Dans "Ainsi va la vie", quel est le sujet de "va" ? Réponse : "Ainsi". Et alors, "la vie" ? quelle en est la fonction ?
Réponse : COD. Pourquoi ? Réponse : parce qu'on dit "ainsi va quoi ? la vie" ! (sourire victorieux du "littéraire" en question).

Ecrit par : Garafignoux | 04 novembre 2009

Si un de mes CE1 me fait ça au mois de juin, il va m'entendre, c'est moi qui vous le dis !
Il ne risquera pas de la refaire, ou alors j'accepte de revoir mon "projet d'école" illico, je ne mérite plus le nom d'instit !

Écrit par : catmano | 04 novembre 2009

Hommage à Levi-Stauss, ce texte déjà mis sur le blog (et à reconstruire l'école).

http://membres.lycos.fr/reconstrlecole/Textes/levistr.html

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 novembre 2009

Exemple : Dans "Ainsi va la vie", quel est le sujet de "va" ? Réponse : "Ainsi". Et alors, "la vie" ? quelle en est la fonction ?
Réponse : COD. Pourquoi ? Réponse : parce qu'on dit "ainsi va quoi ? la vie" ! (sourire victorieux du "littéraire" en question).

Ecrit par : Garafignoux | 04 novembre 2009

Si on prend "la grammaire pour tous de Bescherelle", on lit :

" Critère d'identification du COD.

Pour identifier les différents éléments de la phrase, les grammaires récentes ont tendance à faire moins appel au sens.
[...]La place du COD est généralement après le verbe (à droite du verbe dans la phrase écrite) alors que celle du sujet est généralement avant le verbe (à gauche dans la phrase écrite). La fonction sujet et la fonction objet dépendent de la place des noms par rapport au verbe.En cas de permutation,les noms changent de fonction.

Dans la phrase classique, le COD se place à droite du verbe.Il faut bien comprendre que lorsque le sujet et le COD de la phrase sont des noms, chaque nom peut être sujet ou COD.

Aucun indicateur ne venant signaler que tel nom est sujet, que tel autre est objet, on voit bien que seule la position avant ou après le verbe est susceptible d'indiquer la fonction sujet ou objet."

Quand on lit cela dans une "grammaire pour tous", Hatier, qui usurpe le nom prestigieux de Bescherelle, je crois qu'il faut être indulgent avec votre élève, Garafignoux.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 novembre 2009

A qui la faute ?

Emission Du grain à moudre, sept 2008, avec Mara Goyet :



http://www.youtube.com/watch?v=SB3x9pri3vs&feature=player_embedded

Écrit par : Amélie | 04 novembre 2009

Faut-il supprimer la fonction d’inspecteur ?
En tout cas, je rappelle qu’on le devient en 45 minutes :

L’admissibilité est prononcée par le jury à l’issue de l’examen du dossier de candidature qui sera envoyé par le candidat.
Ce dossier se compose des pièces suivantes :
- un état des services ;
- un curriculum vitae ;
- une lettre de motivation ;
- tous les éléments permettant de mettre en évidence l’expérience et l’aptitude professionnelle du candidat ;
- une copie des 5 dernières fiches de notation.

L’épreuve d’admission
Les candidats subissent une épreuve orale d’admission sous forme d’un entretien avec le jury. Cet entretien doit permettre au jury d’apprécier la compétence dans la spécialité, l’expérience professionnelle et l’aptitude du candidat aux fonctions d’inspecteur d’académie-inspecteur pédagogique régional.
Durée de l’entretien : quarante cinq minutes maximum.

Vous sentez-vous prêts ?

Écrit par : Pierre Lariba | 04 novembre 2009

Ne pas hésiter à dire que l'apprentissage des langues anciennes est une chance qui ne doit pas être réservée aux enfants des milieux favorisés --

Ecrit par : Françoise Guichard, au taquet | 04 novembre 2009

En d'autres termes la Nouvelle École de la Nation à laquelle aspire Françoise, sera une école qui s'efforcera de mettre à la disposition des "enfants des milieux défavorisés", la culture des "milieux favorisés", identifiée à la culture particulière de la petite bourgeoisie d'État cultivée.

On ne sort pas et on ne sortira pas, à moins d'une révolution, de la problématique de la réforme telle qu'elle s'est mise en marche il y a 40 ans.

Le principe de ce dogme technocratique de l'enseignement est de neutraliser les antagonismes qui traversent et font la société. Un exemple: le prof d'histoire évitera d'utiliser le concept de "classes exploitées" pour désigner ce qui est devenu les "milieux défavorisés". En d'autres termes pour éviter l'affrontement des classes et la guerre civile, on instituera l'État (c'est sa fonction) et un appareil scolaire adapté chargé de vider les représentations de classes de leur radioactivité. Jusqu'à quand?

Écrit par : marigot | 04 novembre 2009

Si un de mes CE1 me fait ça au mois de juin, il va m'entendre, c'est moi qui vous le dis !
Il ne risquera pas de la refaire, ou alors j'accepte de revoir mon "projet d'école" illico, je ne mérite plus le nom d'instit !

Ecrit par : catmano | 04 novembre 2009

Et pourtant j'atteste la véracité de ce que je viens d'écrire.
G.
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je crois qu'il faut être indulgent avec votre élève, Garafignoux.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 novembre 2009

Sauf que ce n'est pas un élève, mais l'heureux titulaire d'une licence de lettres, par ailleurs inscrit en master 1
G.

Écrit par : Garafignoux | 04 novembre 2009

En d'autres termes pour éviter l'affrontement des classes et la guerre civile, on instituera l'État (c'est sa fonction) et un appareil scolaire adapté chargé de vider les représentations de classes de leur radioactivité. Jusqu'à quand?

Ecrit par : marigot | 04 novembre 2009

D'autant plus qu'on est toujours le défavorisé de quelqu'un.

Tiens, une petite citation :

"Le lumpenproletariat - cette lie d'individus déchus de toutes les classes qui a son quartier général dans les grandes villes - est, de tous les alliés possibles, le pire. Cette racaille est parfaitement vénale et tout à fait importune. Lorsque les ouvriers français portèrent sur les maisons, pendant les révolutions, l'inscription : « Mort aux voleurs ! », et qu'ils en fusillèrent même certains, ce n'était certes pas par enthousiasme pour la propriété, mais bien avec la conscience qu'il fallait avant tout se débarrasser de cette engeance. Tout chef ouvrier qui emploie cette racaille comme garde ou s'appuie sur elle, démontre par là qu'il n'est qu'un traître."

Un indice : malgré le mot "racaille" (deux fois), ce n'est pas Nicolas sarkozy. Qui a écrit ça ?

Écrit par : yann | 04 novembre 2009

Sauf que ce n'est pas un élève, mais l'heureux titulaire d'une licence de lettres, par ailleurs inscrit en master 1
G.

Ecrit par : Garafignoux | 04 novembre 2009

A qui la faute???

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 novembre 2009

"Le lumpenproletariat - cette lie d'individus déchus de toutes les classes qui a son quartier général dans les grandes villes - est, de tous les alliés possibles, le pire. Cette racaille est parfaitement vénale et tout à fait importune. Lorsque les ouvriers français portèrent sur les maisons, pendant les révolutions, l'inscription : « Mort aux voleurs ! », et qu'ils en fusillèrent même certains, ce n'était certes pas par enthousiasme pour la propriété, mais bien avec la conscience qu'il fallait avant tout se débarrasser de cette engeance. Tout chef ouvrier qui emploie cette racaille comme garde ou s'appuie sur elle, démontre par là qu'il n'est qu'un traître."
Un indice : malgré le mot "racaille" (deux fois), ce n'est pas Nicolas sarkozy. Qui a écrit ça ?
Ecrit par : yann | 04 novembre 2009

Vous venez de découvrir que Engels n'est pas Bakounine ? C'est bien, vous progressez.

Vous auriez pu en trouver de bien meilleures sous la plume de Marx lui-même.

Écrit par : TotoWeininger | 04 novembre 2009

"Aucun indicateur ne venant signaler que tel nom est sujet, que tel autre est objet, on voit bien que seule la position avant ou après le verbe est susceptible d'indiquer la fonction sujet ou objet."

Eh bien on n'est pas sortis de l'auberge ! Goigoux voudrait qu'on leur fasse déchiffrer des "hiéroglyphes" (entre l'écriture alphabétique et les hiéroglypes, il y a quand même une "sacrée" différence, non ?), et les grammaires modernes trouvent bien embêtant qu'il n'y ait plus de déclinaisons, comme au Moyen-Age !

... Et tout ça sous couvert de "modernité" !

Écrit par : Robin | 04 novembre 2009

" Quand je pense à tout ce qui a été dit et montré à la mort de M. Jackson, je me dis que ce Lévi-Strauss ne valait pas grand chose." (Garafignoux)

Même réflexion. Quelle discrétion aussi quand Julien Gracq est mort ! Et Borges, donc. Sa disparition était passée totalement inaperçue, éclipsée par celle de Coluche qui était survenue au même moment.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 novembre 2009

Chateaubriand aimait bien le chansonnier Béranger et était sincèrement convaincu qu'il en serait après sa mort comme de son vivant, que Béranger (qui a quand même écrit "Le temps des cerises", serait bien plus célèbre que Chateaubriand. J'aimais bien Coluche et je n'avais rien contre Michael Jackson, mais enfin... Je pense qu'il en a toujours été ainsi et qu'il faut en prendre son parti. Ni Chateaubriand, ni Borgès, ni Gracq, ni Lévi-Strauss ne sont "à la mode", Mais, comme disait Jean Cocteau : "La mode, c'est ce qui se démode".

Écrit par : Robin | 04 novembre 2009

Mille excuses pour "Le temps des cerises" ; j'ai confondu Béranger et Jean-Baptiste Clément !

Écrit par : Robin | 04 novembre 2009

@ marigot

"L'État ne s'appellera plus Monarchie, il s'appellera République, mais il n'en sera pas moins l'État, c'est-à-dire une tutelle officiellement et régulièrement établie par une minorité d'hommes compétents, d'hommes de génie ou de talent vertueux, pour surveiller et pour diriger la conduite de ce grand, incorrigible et terrible enfant, le peuple. Les professeurs de l'École et les fonctionnaires de l'État s'appelleront des républicains ; mais ils n'en seront pas moins des tuteurs, des pasteurs, et le peuple restera ce qu'il a été éternellement jusqu'ici, un troupeau. Gare alors aux tondeurs ; car là où il y a un troupeau il y aura nécessairement aussi des tondeurs et des mangeurs de troupeau. Le peuple, dans ce système, sera l'écolier et le pupille éternel. Malgré sa souveraineté toute fictive, il continuera de servir d'instrument à des pensées, à des volontés et par conséquent aussi à des intérêts qui ne seront pas les siens. Entre cette situation et ce que nous appelons, nous, la liberté, la seule vraie liberté, il y a un abîme."

Écrit par : TotoWeininger | 04 novembre 2009

"Le peuple, dans ce système, sera l'écolier et le pupille éternel. Malgré sa souveraineté toute fictive, il continuera de servir d'instrument à des pensées, à des volontés et par conséquent aussi à des intérêts qui ne seront pas les siens."
citation de TotoWeininger | 04 novembre 2009

Il y a encore des pensées, sans doute, mais y-a-il encore des penseurs en-dehors de Philippe Meirieu et de quelques autres ? Surtout si l'on songe que certains captent cinq ou six cerveaux à leur usage exclusif ...

Écrit par : iPidiblue de la monopolisation des cerveaux | 04 novembre 2009

TotoW vous ne pensez pas que certains, comment dirais-je, se la jouent "Penseur" de Rodin ?

Écrit par : iPidiblue y-a-t-il ? | 04 novembre 2009

"L'anthropologue Claude Lévi-Strauss, considéré comme le dernier géant de la pensée française, est décédé vendredi à l'âge de 100 ans et ses obsèques se sont déroulées lundi à Lignerolles (Côte d'Or), a indiqué à l'AFP une source proche de la famille."

"Considéré comme le dernier géant de la pensée française", l'AFP, au-delà du ridicule de l'expression, ne croit peut-être pas si bien dire. Non que l'on ne pense plus, en France, mais l'appareil de production du "Grand Homme de Lettre" a vécu.

Écrit par : TotoWeininger | 04 novembre 2009

Ah ! la fameuse exception française ... l'homme de Lettres et sa séquelle de courtisans éplorés !

Écrit par : iPidiblue n'y-a-t-il plus ? | 04 novembre 2009

TotoW préparez-vous à la mort douloureuse du normalien Jean d'Ormesson qui creusera un vide définitif sur les plateaux de télévision... il est maintenant le doyen d'élection de l'Académie française, quel honneur, quelle responsabilité, que de scrupules cela engendre quand il s'agit de parler au nom de la France toute entière ou presque !

Écrit par : iPidiblue n'y-a-t-il plus que Jean d'O ? | 04 novembre 2009

Ah ! la fameuse exception française ... l'homme de Lettres et sa séquelle de courtisans éplorés !
Ecrit par : iPidiblue n'y-a-t-il plus ? | 04 novembre 2009

Toute cette misère est derrière nous, je crois (je l'espère).

Écrit par : TotoWeininger | 04 novembre 2009

mais l'appareil de production du "Grand Homme de Lettre" a vécu.

Ecrit par : TotoWeininger | 04 novembre 2009

Quelle est cette plaisanterie ? Je cite :

Barbelivien
Bigard
Carla
Arthur
Dechavane
L.Gera
Loana
..;et puis, très très au-dessus : P.Sevran / B.Laporte...

Alors ? La machine à produire des élites est grippée ?

Écrit par : Garafignoux | 04 novembre 2009

Qui a écrit ça ?

Ecrit par : yann

Michéa.

Écrit par : Moot | 04 novembre 2009

Garafignoux merci de remettre les pendules à l'heure, je viens de m'apercevoir que ma culture avait encore de grosses lacunes ! Que de gloires nationales nous ignorent ... malgré tout une faute de goût ; vous avez oublié Frédéric Mitterrand, le premier d'entre nous !

Écrit par : iPidiblue et le premier des français cultivés | 04 novembre 2009

Barbelivien
Bigard
Carla
Arthur
Dechavane
L.Gera
Loana
..;et puis, très très au-dessus : P.Sevran / B.Laporte...
Alors ? La machine à produire des élites est grippée ?
Ecrit par : Garafignoux | 04 novembre 2009

Où l'on constate, effaré, combien les nouvelles élites culturelles respectent mal la parité (sans parler de diversité). Heureusement, il y a un homo et un juif (au moins). Peut mieux faire.

Écrit par : TotoWeininger | 04 novembre 2009

TotoW le problème c'est que si vous les comptez vous êtes un double et horrible antisémite et homophobe, et si vous les oubliez vous faites de la discrimiation même pas positive ! Alors que faire ?

Écrit par : iPidiblue que faire ? | 04 novembre 2009

Dans la phrase classique, le COD se place à droite du verbe.Il faut bien comprendre que lorsque le sujet et le COD de la phrase sont des noms, chaque nom peut être sujet ou COD.

Aucun indicateur ne venant signaler que tel nom est sujet, que tel autre est objet, on voit bien que seule la position avant ou après le verbe est susceptible d'indiquer la fonction sujet ou objet."

Quand on lit cela dans une "grammaire pour tous", Hatier, qui usurpe le nom prestigieux de Bescherelle,
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 novembre 2009

C'est bien pourquoi je demandais plus haut : "faire sérieusement de la grammaire ; c'est quoi ?"

Écrit par : guy morel | 04 novembre 2009

je crois qu'il faut être indulgent avec votre élève, Garafignoux.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 novembre 2009

Sauf que ce n'est pas un élève, mais l'heureux titulaire d'une licence de lettres, par ailleurs inscrit en master 1
G.

Ecrit par : Garafignoux | 04 novembre 2009

Ah ! Oui ! Proposition pour JPB pour le 14/11.
Un module de grammaire française en L1, L2 et L3 de Lettres Modernes. Deux heures par semaine plus un TD sur les six semestres.
Ce serait le moins !
Merci !

Écrit par : dobolino | 04 novembre 2009

C'est bien pourquoi je demandais plus haut : "faire sérieusement de la grammaire ; c'est quoi ?"

Ecrit par : guy morel | 04 novembre 2009
Ça va comme vous voulez, Morel. Pas trop la GDB ?
On a bien pensé à vous ce matin mon homme et moi. Il a passé une heure avec son adjoint à bosser sur les travaux de la fontaine du hameau (qui fuit méchamment). L'adjoint, c'est aussi le maçon qui refait la fontaine. Y'a même pas eu d'appel d'offre ! Tous des pourris !

Écrit par : dobolino | 04 novembre 2009

Pour Lévi-Strauss:
quelle idée saugrenue de claquer en plein vingtième anniversaire de la chute du mur !
C'est franchement nul, comme stratégie !
Toutes les radios et télés ont déjà programmé depuis belle lurette et cet andouille trouve le moyen de calancher juste début novembre 2009.
Remarquez que s'il était mort de la canicule 2003, ce n'eut été guère plus intelligent.

Écrit par : dobolino | 04 novembre 2009

Barbelivien
Bigard
Carla
Arthur
Dechavane
L.Gera
Loana
..;et puis, très très au-dessus : P.Sevran / B.Laporte...
Alors ? La machine à produire des élites est grippée ?
Ecrit par : Garafignoux | 04 novembre 2009

Où l'on constate, effaré, combien les nouvelles élites culturelles respectent mal la parité (sans parler de diversité). Heureusement, il y a un homo et un juif (au moins). Peut mieux faire.

Ecrit par : TotoWeininger | 04 novembre 2009
Et deux femmes !
Merde, qu'est-ce qu'il vous faut ?
Il manque un musulman !

Écrit par : dobolino | 04 novembre 2009

Tiens : les monologues du vagin ...

Écrit par : iPidiblue et le vagin | 04 novembre 2009

Chevreuil, ministre !

Ecrit par : catmano | 04 novembre 2009

Aaaaahh, non, m'dame, pas ça !!! Pas punir ! J'le f'rai plus !
Je ne dirai plus de mal des projets d'école, des conseils de cycle, des conférences patagogiques, des compte-rendus des bilans d'avenants au projet ! C'est promis !
...
Quant au reste, totalement en accord sur les jardins d'éveil et sur l'audit à propos des redoublements dans les "petites " classes. C'est vrai que si des élèves arrivent en CM ou en sixième sans maîtriser la correspondance graphie-phonie ni les accords simples dans la phrase, ou les principes de la base 10 en numération, etc..., ce n'est pas un an de mise à niveau en collège qui pourra y remédier.

Écrit par : chevreuil | 04 novembre 2009

Chevreuil, ministre !

Ecrit par : catmano | 04 novembre 2009

Aaaaahh, non, m'dame, pas ça !!! Pas punir ! J'le f'rai plus !

Ecrit par : chevreuil | 04 novembre 2009

Bon, tant pis ! Lâcheur, va ! Puisque c'est comme ça, j'm'en vas livrer mes rillettes !

Écrit par : catmano | 04 novembre 2009

C'est bien pourquoi je demandais plus haut : "faire sérieusement de la grammaire ; c'est quoi ?"
Ecrit par : guy morel | 04 novembre 2009

Eh oui, Guy. Il me semble que faire sérieusement de la grammaire, pour un professeur, c'est aussi envisager toutes les erreurs ou confusions que l'élève va commettre. Ainsi, un cours sérieux sur le Cod devrait s'attacher aux différences entre COD et attribut du sujet, COD et sujet inversé, COd et Complément circonstanciel construit directement.
Si les étudiants de Garafignoux avaient su que le verbe aller est intransitif, ils ne lui auraient pas trouvé un COD, s'ils avaient su qu'un adverbe n'est pas sujet, idem.

Écrit par : retraitée | 04 novembre 2009

Tiens : les monologues du vagin ...

Ecrit par : iPidiblue et le vagin | 04 novembre 2009
En parlant de monologue, ce serait dommage que je vous prive de ce texte. d'autant plus que nombreux seront ceux qui se retrouveront ici. C'est le meilleur texte que je connaisse sur le sujet.


"

Par rapport à l'homme, le chien n'a guère de privilèges, mais il en a un qui est appréciable : dans son cas, l'euthana­sie n'est pas interdite par la loi; l'animal a droit à une mort miséricordieuse. Karénine marchait sur trois pattes et passait de plus en plus de temps couché dans un coin. Il gémissait. Tereza et Tomas étaient tout à fait d'accord : ils n'avaient pas le droit de le laisser souffrir inutilement. Mais leur accord sur ce principe ne leur épargnait pas une angoissante incertitude. Comment savoir à quel moment la souffrance devient inutile ? Comment déterminer l'instant où ça ne vaut plus la peine de vivre ?

Si seulement Tomas n'avait pas été médecin! Il aurait alors été possible de se cacher derrière un tiers. Il aurait été possible d'aller trouver le vétérinaire et de lui demander de piquer le chien.

Il est si dur d'assumer soi-même le rôle de la mort! Longtemps, Tomas avait énergiquement déclaré qu'il ne lui ferait jamais de piqûre lui-même et qu'il appellerait le vétérinaire. Mais il finit par comprendre qu'il pouvait au moins lui accorder un privilège qui n'est à la portée d'aucun être humain : la mort viendrait à lui sous le masque de ceux qu'il aimait.

Karénine avait passé toute la nuit à gémir. Au matin, après l'avoir ausculté, Tomas dit à Tereza : « Il ne faut plus attendre. »

Ils devaient bientôt partir à leur travail tous les deux. Tereza alla chercher Karénine dans la chambre. Jusque-là il était resté couché avec indifférence (même quelques instants plus tôt, pendant que Tomas l'examinait, il n'y avait prêté aucune attention), mais à présent, en entendant la porte s'ouvrir, il leva la tête et regarda Tereza.

Elle ne put soutenir ce regard, il lui fit presque peur. Jamais il ne regardait Tomas comme ça, il ne regardait qu'elle de cette façon. Mais jamais avec la même intensité qu'aujourd'hui. Ce n'était pas un regard désespéré ou triste, non. C'était un regard d'une effrayante, d'une insoutenable crédulité. Ce regard était une question avide. Toute sa vie durant, Karénine avait attendu la réponse de Tereza et il lui faisait maintenant savoir (avec encore beaucoup plus d'insis­tance qu'autrefois) qu'il était toujours prêt à apprendre d'elle la vérité (car tout ce qui vient de Tereza est pour lui la vérité : qu'elle lui dise « assis! » ou « couché! », ce sont des vérités avec lesquelles il fait corps et qui donnent un sens à sa vie).

Ce regard d'une effrayante crédulité fut extrêmement bref. Il reposa aussitôt sa tête sur ses pattes. Tereza savait que personne ne la regarderait plus jamais ainsi.

Ils ne lui donnaient jamais de sucreries, mais quelques jours plus tôt elle avait acheté des tablettes de chocolat. Elle les retira du papier d'argent, les cassa en menus morceaux et les posa autour de lui. Elle y joignit un bol d'eau pour qu'il ne manquât de rien pendant les quelques heures où il allait rester seul à la maison. Mais le regard qu'il avait posé sur elle semblait l'avoir fatigué. Bien qu'entouré de morceaux de chocolat, il ne releva plus la tête.

Elle se mit par terre près de lui et le prit dans ses bras. Il la renifla très lentement et la lécha une ou deux fois avec une grande fatigue. Elle reçut cette caresse les yeux fermés, comme si elle avait voulu la graver à jamais dans sa mémoire. Elle tourna la tête pour qu'il lui lèche encore l'autre joue. Puis il fallut partir s'occuper des génisses. Elle ne revint qu'après le déjeuner. Tomas n'était pas encore rentré. Karénine était toujours couché, entouré de bouts de choco­lat, et il ne leva plus la tête en entendant Tereza s'approcher. Sa jambe malade était enflée et la tumeur avait éclaté à un autre endroit. Une gouttelette rouge pâle (qui ne ressemblait pas à du sang) était apparue entre les poils.

Comme tout à l'heure, elle s'allongea par terre contre lui. Elle avait passé un bras autour de son corps et elle fermait les yeux. Puis elle entendit tambouriner à la porte. « Docteur, docteur ! Voilà le goret et son président! » Elle était incapable de parler à personne. Elle ne fit pas un geste et garda les yeux fermés. On entendit encore une fois : « Docteur, les cochons sont venus vous voir », puis ce fut de nouveau le silence.

Tomas rentra une demi-heure plus tard. Il alla sans mot dire à la cuisine pour préparer la piqûre. Quand il revint dans la chambre, Tereza était debout et Karénine fit un effort pour se relever. En voyant Tomas, il agita faiblement la queue.
« Regarde! dit Tereza, il sourit encore. »
Elle dit cela d'un ton suppliant, comme si elle avait voulu, par ces mots, demander un bref sursis, mais elle n'insista pas.
Lentement, elle étendit un drap sur le lit. C'était un drap blanc parsemé de motifs représentant de petites fleurs violettes. D'ailleurs, elle avait déjà tout préparé, déjà réfléchi à tout, comme si elle avait imaginé bien des jours à l'avance la mort de Karénine. (Ah! quelle horreur! nous imaginons d'avance la mort de ceux que nous aimons!)

Il n'avait plus la force de sauter sur le lit. Ils le prirent dans leurs bras et le soulevèrent ensemble. Tereza le posa sur le flanc et Tomas lui examina la patte. Il cherchait un endroit où la veine était saillante et nettement visible. Il coupa les poils avec des ciseaux à cet endroit-là.
Tereza était agenouillée au pied du lit et tenait la tête de Karénine dans ses mains contre son visage.
Tomas lui demanda de serrer fermement la patte de derrière juste au-dessus de la veine qui était mince et où il était difficile d'enfoncer l'aiguille. Elle tenait la patte de Karénine, mais sans éloigner son visage de sa tête. Elle lui parlait sans cesse d'une voix douce et il ne pensait qu'à elle. Il n'avait pas peur. Il lui lécha encore deux ou trois fois le visage. Et Tereza lui chuchotait : « N'aie pas peur, n'aie pas peur, là-bas tu n'auras pas mal, là-bas tu rêveras d'écureuils et de lièvres, il y aura des vaches, et il y aura aussi Méphisto, n'aie pas peur... »
Tomas piqua l'aiguille dans la veine et pressa le piston. Un léger tressaillement parcourut la patte de Karénine, sa respiration s'accéléra puis s'arrêta net. Tereza était agenouil­lée par terre au pied du lit et pressait son visage contre sa tête.

Ils durent retourner tous les deux à leur travail et le chien resta couché sur le lit, sur le drap blanc orné de fleurs violettes.
Ils rentrèrent le soir. Tomas alla dans le jardin. Il trouva entre deux pommiers les quatre traits du rectangle que Tereza avait tracé avec son talon quelques jours plus tôt. Il se mit à creuser. Il observait rigoureusement les dimensions indiquées. Il voulait que tout fût comme Tereza le souhai­tait.

Elle était restée dans la maison avec Karénine. Elle avait peur qu'ils n'enterrent le chien vivant. Elle appliqua son oreille contre son museau et crut entendre un léger souffle. Elle s'écarta et constata que sa poitrine bougeait un peu.
(Non, elle n'a entendu que sa propre respiration qui imprime un mouvement imperceptible à son propre corps, et elle croit que c'est la poitrine du chien qui bouge!)
Elle trouva un miroir dans son sac à main et l'appliqua contre la truffe du chien. Le miroir était tellement sale qu'elle crut y voir la buée laissée par le souffle.
« Tomas, il est vivant ! » s'écria-t-elle quand Tomas revint du jardin avec ses chaussures couvertes de boue.
Il se pencha et hocha la tête.

Ils prirent, chacun à une extrémité, le drap sur lequel reposait Karénine. Tereza du côté des pattes, Tomas du côté de la tête. Ils le soulevèrent et l'emportèrent dans le jardin.
Tereza sentit à ses mains que le drap était mouillé. Il nous a apporté une petite mare en arrivant et il nous en laisse une en partant, pensa-t-elle. Elle était heureuse de sentir sous ses doigts l'humidité, le dernier adieu du chien.

Ils le portèrent entre deux pommiers et le déposèrent au fond de la fosse. Elle se pencha pour arranger le drap de façon à l'en envelopper tout entier. Elle ne pouvait suppor­ter l'idée que la terre qu'ils allaient jeter sur lui pût retomber sur son corps nu. Puis elle rentra dans la maison et revint avec le collier, la laisse et une poignée de bouts de chocolat qui étaient restés intacts, par terre, depuis le matin. Elle jeta le tout dans la tombe.

A côté de la fosse, il y avait un tas de terre fraîchement retournée. Tomas se saisit de la pelle.
Tereza se souvenait de son rêve : Karénine avait donné le jour à deux croissants et à une abeille. Soudain, cette phrase ressemblait à une épitaphe. Elle imaginait, entre les pommiers, un monument avec cette inscription : « Ici repose Karénine. Il a donné le jour à deux croissants et à une abeille. »

La pénombre s'épaississait dans le jardin, ce n'était ni le jour ni le soir, il y avait une lune pâle dans le ciel, comme une lampe oubliée dans la chambre des morts.
Ils avaient tous les deux leurs chaussures pleines de terre et ils rapportèrent la bêche et la pelle dans l'appentis où étaient rangés les outils : des râteaux, des pioches, des sarclettes.

In, « L’insoutenable légèreté de l’être »

Écrit par : dobolino | 04 novembre 2009

Merci, dobolino.

Écrit par : Maminou | 04 novembre 2009

Ce témoignage pourrait-il servir pour le 14 novembre?



"Une orthophoniste m'avait dit un jour qu'à son avis, Abracadalire avait été écrit par une orthophoniste pour remplir les cabinets de ses collègues !

Elle disait qu'elle récupérait plein de gamins qui avaient cette méthode, qui n'avaient aucune difficulté particulière, mais qui tout simplement n'avaient pas appris le code et n'étaient pas doués pour deviner.

Il faut faire des séances TRES EXPLICITES pour leur expliquer le b-a ba !


Comme son nom l'indique, Abracadalire repose sur la magie, et la magie, ça ne marche pas à tous les coups... "

Écrit par : c.cuit | 04 novembre 2009

Pour réchauffer l'atmosphère :

http://www.liberation.fr/vous/0101600873-porno-suedois-la-bourse-ou-le-vit

Et après cela j'espère qu'on ne dira pas que je suis phobe quelque chose !

Écrit par : iPidiblue la bourse ou le vit | 04 novembre 2009

Chevreuil, au secours...
Peut-être pas ministre, mais porquoi pas inspecteur pour voler au secours de ces pauvres petites PE angoissées?


"Je suis en classe de CP et nous travaillons avec Ribambelle série bleue. Le souci que j'ai est que je trouve que la lecture faite à partir des albums et du fichier d'exercice est très globale, c'est difficile par exemple d'expliquer aux enfants que dans faisait le premier mariage du a et du i fait "e" et que le second fait "è".

De plus, je trouve que la composante syllabique est peu présente, c'est vraiment de la devienette et les enfants ne saisissent pas ce qu'est la lecture réellement.. Beaucoup devinent ou connaissent le texte par coeur...

Pour contrer un peu tout ça, je profite de ma séance du vendredi où mon créneau lecture n'est pas pris par Ribambelle car mis l'après midi en productions d'écrits et je fais plus de la syllabique, de la lecture avec les sons qu'on a appris.. ET là j'apprécie et les enfants lisent réellement et comprennent ce qu'est le lire...

Pour autant, j'ai un peu peur de lacher complètement Ribambelle même si ce n'est pas l'envie qui me manque car je suis inspectée et ai peur de faire n'importe quoi.. Je ne me sens pas encore à la hauteur...

C'est pourquoi je fais appel à vous, je pense que modifier les exercices du fichier pour faire que les enfants aient vraimentbesoin de lire et décoder serait une bonne solution.

Le seul problème est que j'ai très peu d'idées pour faire varier ces exercices... surtout à l'écrit.

Qu'en est-il de votre coté ? Comment fonctionnez-vous avec Ribambelle ? Comment différenciez-vous et comment faites-vous intervenir davantage la lecture syllabique ?

Merci de m'avoir lue et peut-être répondu."

Écrit par : c.cuit | 04 novembre 2009

Pour réchauffer l'atmosphère
Ecrit par : iPidiblue la bourse ou le vit | 04 novembre 2009



"Le résultat, Dildoman, est un film d’animation, où deux femmes géantes transforment un spectateur d’un club de strip en sextoy, se l’enfoncent dans le vagin et… finissent par le casser."


"Celui de Joanna Rytel est plus politique. Elle a tourné Flasher Girl on a Tour à Paris, où elle se masturbe en public, sur le balcon d’un hôtel, le quai d’un métro, au café du Ritz…"


"L’Institut suédois du film défend sa subvention de 35 000 euros, au nom de la création artistique et d’une démarche qui s’inscrit justement dans la réflexion sur l’égalité entre les sexes."

Écrit par : TotoWeininger | 04 novembre 2009

Toto est au fond de la classe mais lui au moins il suit !

Écrit par : iPidiblue et l'élève modèle Toto W. | 04 novembre 2009

Toto est au fond de la classe mais lui au moins il suit !

Ecrit par : iPidiblue et l'élève modèle Toto W. | 04 novembre 2009

Normal, il doit être en train d'écrire la suite de "Sexe et caractère".

Écrit par : Pascal | 04 novembre 2009

"Le résultat, Dildoman, est un film d’animation, où deux femmes géantes transforment un spectateur d’un club de strip en sextoy, se l’enfoncent dans le vagin et… finissent par le casser."


"Celui de Joanna Rytel est plus politique. Elle a tourné Flasher Girl on a Tour à Paris, où elle se masturbe en public, sur le balcon d’un hôtel, le quai d’un métro, au café du Ritz…"


"L’Institut suédois du film défend sa subvention de 35 000 euros, au nom de la création artistique et d’une démarche qui s’inscrit justement dans la réflexion sur l’égalité entre les sexes."

Bon, mais la difficulté vient d'être signalée :

"Le seul problème est que j'ai très peu d'idées pour faire varier ces exercices... surtout à l'écrit."

Écrit par : guy morel | 04 novembre 2009

Voilà, première partie de la discussion sur l'enseignement avec un perdir disponible sur mon blog (thème : "quelle école ?"). N'hésitez pas à y farfouiller !

Écrit par : *Celeborn | 04 novembre 2009

« et puis, très très au-dessus : P.Sevran / B.Laporte...
Alors ? La machine à produire des élites est grippée ? »
Garafignoux | 04 novembre 2009

Je crains que le dénommé Sevran ne se sente pas très bien depuis quelque temps.
Grippé ?

Écrit par : Tailleboudin | 04 novembre 2009

"L’Institut suédois du film défend sa subvention de 35 000 euros, au nom de la création artistique et d’une démarche qui s’inscrit justement dans la réflexion sur l’égalité entre les sexes."

Bon, mais la difficulté vient d'être signalée :

"Le seul problème est que j'ai très peu d'idées pour faire varier ces exercices... surtout à l'écrit."

Ecrit par : guy morel | 04 novembre 2009



Oh !... dit-il en espagnol et en éternuant, car il connaissait les deux langues !!!

Écrit par : c.cuit | 04 novembre 2009

Tombe aux pieds de ce sexe à qui tu dois ta mère !

Écrit par : iPidiblue et l'élève éternel | 04 novembre 2009

Elle avait la main froide d'un serpent
Ponson du Terrail.

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9cr%C3%A9ations_litt%C3%A9raires

Écrit par : iPidiblue et la main froide | 04 novembre 2009

'Le sourire de Karénine", dans l'Insoutenable légéreté de l'être, est à coup sûr un des plus beaux et des plus justes textes qui aient jamais été écrits sur les rapports entre l'homme et l'animal.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 novembre 2009

"Que vous vouliez sauver votre poste, je peux le comprendre" (Georges)

????? Robin, à ma connaissance, n'a jamais enseigné en IUFM !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 novembre 2009

Dont acte. La seule raison valable pour maintenir ces machins étant à terre, tirons-en les conséquences.

Écrit par : Georges | 04 novembre 2009

Bref, je ne sais pas pourquoi, mais j'attire ce genre de personne.
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009

Croyez-vous que ce soit leur faute ?

Écrit par : Georges | 04 novembre 2009

"La circulation du virus s'intensifie en France".
Libre à chacun de le croire... ou pas.
Mais ne pas oublier qu'il y a 94 000 000 de doses à placer et que pour cela, il faut bien que le virus soit au rendez-vous!

Écrit par : Jean | 04 novembre 2009

Mais quelle importance y-aurait-il à les placer (les injecter) maintenant qu'elles sont achetées ????

Écrit par : dobolino | 04 novembre 2009

Tenez, Pendariès, si vous voulez comprendre pourquoi le peuple se bouscule subitement pour être vacciné au Canada, allez sur www.theflucase.com, sur Alterinfo, sur Agoravox...

Écrit par : Jean | 04 novembre 2009

Bref, je ne sais pas pourquoi, mais j'attire ce genre de personne.
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009

Croyez-vous que ce soit leur faute ?

Ecrit par : Georges | 04 novembre 2009

Fifty-fifty.

Écrit par : Robin | 04 novembre 2009

Dobolino, vous êtes dégueulasse, c'est le seul texte de Kundera qui me fasse craquer…
JPB

Écrit par : brighelli | 04 novembre 2009

C.cuit, votre message m'afflige.
Justement, dans mon journal local, il y a une pleine page (page 3) sur les APEDYS, Asoociations de parents d'enfants dyslexiques.
On entretient de malheureux parents aux abois dans l'idée que leur enfant est atteint d'un lourd handicap, la "dyslexie".

D'après cette association, il y aurait 10 % des écoliers, de tous les milieux sociaux (6 % en difficulté, et et 1 à 2 % en handicap sévère).
(Ils devraient déjà revoir leur copie, cela ne fait pas 10 % !)

J'ai assisté à la réunion d'où émane cet article, où parlait un "psychologue" : pendant 2 heures, un baratin insane.
J'ai dit : vous n'avez pas pas parlé des méthodes d'apprentissage de la lecture?? Les méthodes alphabétiques permettent aux enfants, même en ZEP, d'apprendre à lire en quelques mois. (Résultat que ma fille a obtenu en ZEP pendant 4 ans, en CP, avec "Lire avec Léo et Léa". Cette année, elle a un CM1, et les enfants qu'elle avait eus en CP il y a 3 ans savent toujours lire, elle doit prendre la plupart des autres en soutien.)
Il s'est pas mal emmêlé dans des explications vaseuses, disant que cela n'avait pas d'importance, une enseignante à la retraite est venue à son secours en disant que les enfants pouvaient lire des kilomètres (sic) sans comprendre ce qu'ils lisaient etc.

Les orthophonistes comme Colette Ouzilou déclarent avoir vu dans leur longue carrière 10 à 15 enfants dyslexiques, (réel handicap) les autres étant à mettre sur le compte des méthodes... comme Ribambelle.

Je pense que Catmano vous conseillera mieux que moi.

Si cela vous intéresse, j'ai une documentation que je peux vous envoyer en ligne à
amvalette@wanadoo.fr

N'oubliez pas que vous avez la liberté pédagogique. Il ne faut pas se laisser intimider par l'inspecteur : ce qui compte, c'est que les enfants apprennent à lire.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 novembre 2009

@ dobolino

Merci pour le texte de Milan Kundera sur la mort de Kérénine. Les animaux "voient l'ouvert" (l'apeiron en grec). Je ne sais pas trop ce que ça veut dire. Une intuition de poète (Reiner Maria Rilke). Nous ne savons pas ce qu'ils "voient"... Nous savons beaucoup de choses et nous ne savons rien.

Écrit par : Robin | 04 novembre 2009

Karénine (comme Anna ?)

Écrit par : Robin | 04 novembre 2009

Oui, Karénine comme Anna. Ses maîtres lui ont donné ce nom en hommage à Tolstoï.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 novembre 2009

"Dont acte. La seule raison valable pour maintenir ces machins étant à terre, tirons-en les conséquences."

Ecrit par : Georges | 04 novembre 2009

Vous n'avez pas tout lu, on dirait !

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 04 novembre 2009

Une intuition de poète (Reiner Maria Rilke). Nous ne savons pas ce qu'ils "voient"... Nous savons beaucoup de choses et nous ne savons rien.

Ecrit par : Robin | 04 novembre 2009

Saint-John Perse disait que son chien était bien plus poète que lui. Je pense que, dans sa bouche, ce n'était pas une boutade.

Écrit par : Marilyse | 04 novembre 2009

L’épreuve d’admission
Les candidats subissent une épreuve orale d’admission sous forme d’un entretien avec le jury. Cet entretien doit permettre au jury d’apprécier la compétence dans la spécialité, l’expérience professionnelle et l’aptitude du candidat aux fonctions d’inspecteur d’académie-inspecteur pédagogique régional.
Durée de l’entretien : quarante cinq minutes maximum.

Vous sentez-vous prêts ?

Ecrit par : Pierre Lariba | 04 novembre 2009

"J'aimerais mieux pas." (Herman Mellville, "Bartleby")

Écrit par : Robin | 04 novembre 2009

Mais quelle importance y-aurait-il à les placer (les injecter) maintenant qu'elles sont achetées ????

Ecrit par : dobolino | 04 novembre 2009

Cela ne ferait-il pas un peu désordre, une telle dépense... inutile?
Quant aux "340 000 nouveaux cas .. de grippe A" martelés (matraqués) par les médias ce soir, ce qui n'est pas précisé, c'est que ce sont des "consultations pour états grippaux" non spécifiés et pas du tout des cas de grippe du cochon avérés...

Au fait, dobolino, mon "cours de grammaire vous plaît? Il ne soulève pas l'enthousiasme ici. Je reste pourtant persuadé que si on veut réconcilier les élèves avec la grammaire, il faut leur apprendre d'abord à reconnaître les pièces de ce jeu qu'est l'analyse. En arrivant en Sixième, ils ignorent tout des adjectifs, des pronoms, des adverbes, du sujet, du COD, etc. Quand en Quatrième, on s'aperçoit qu'il faut commencer par là, eh bien il faut commencer par là, quitte à y passer l'année de Quatrième. Ce sera au moins ça de su ("ça de su", "pas mal", "pas mal"!).

Écrit par : Jean | 04 novembre 2009

Saint-John Perse disait que son chien était bien plus poète que lui. Je pense que, dans sa bouche, ce n'était pas une boutade.

Ecrit par : Marilyse | 04 novembre 2009

Je crois que c'est lui aussi qui disait qu'un livre en trop, c'est une forêt en moins.

Écrit par : Robin | 04 novembre 2009

Merci de m'avoir lue et peut-être répondu."

Ecrit par : c.cuit | 04 novembre 2009

L'apprentissage de la lecture (GS-CP) n'est pas du tout ma spécialité. Catmano pourrait répondre à cette PE beaucoup mieux que je ne le ferais. Je pense qu'elle devrait s'appuyer sur des ouvrages tels que ceux de Borel-Maisonny qui indiquent des progressions et des exercices qui permettent de ne pas se perdre en route.
Lorsque j'ai débuté, (milieu des années quatre-vingts) c'était la méthode idéovisuelle qui était à l'honneur : pas de manuel, pas de progression, pas de lecture oralisée. Les enfants devaient être mis en situation de questionner un texte, et si possible un écrit en rapport avec les projets de la classe. L'apprentissage de la combinatoire devait suivre, au hasard des listes de mots découverts. Autant dire que seuls les enfants qui étaient suivis à la maison pouvaient apprendre à lire dans ces conditions.
Quiconque s'interrogeait sur le bien fondé de cette méthode était taxé de syllabiste rétrograde. J'ai connu des instits qui en ont fait des dépressions.
Si cette PE estime que ses élèves progressent grâce à ses exercices "décrochés" de Ribambelle, et qu'elle peut justifier son choix devant son inspecteur, il me semble qu'elle possède déjà un bon sens prometteur. De plus en plus, le constat des difficultés des élèves dans la maîtrise de la langue s'impose aussi aux inspecteurs. Ils préfèrent voir quelqu'un qui tâtonne, cherche des solutions et tient à coeur de faire réussir ses élèves plutôt qu'une personne qui remplit des kilomètres de fiches de prép à l'ordinateur et laisse ses gamins en friche.

Écrit par : chevreuil | 04 novembre 2009

"L’Institut suédois du film défend sa subvention de 35 000 euros, au nom de la création artistique et d’une démarche qui s’inscrit justement dans la réflexion sur l’égalité entre les sexes."

Bon, mais la difficulté vient d'être signalée :

"Le seul problème est que j'ai très peu d'idées pour faire varier ces exercices... surtout à l'écrit."

Ecrit par : guy morel | 04 novembre 2009

;-))

Écrit par : Robin | 04 novembre 2009

Merci pour le texte de Milan Kundera sur la mort de Kérénine. Les animaux "voient l'ouvert" (l'apeiron en grec). Je ne sais pas trop ce que ça veut dire. Une intuition de poète (Reiner Maria Rilke). Nous ne savons pas ce qu'ils "voient"... Nous savons beaucoup de choses et nous ne savons rien.

Ecrit par : Robin | 04 novembre 2009

Ca c'est velu !

Écrit par : iPidiblue et l'apeiron du soir | 04 novembre 2009

J'ai écouté cet après-midi Odon Vallet sur Rance Inter.
Il a reçu un héritage de 50 millions d'euros qu'il utilise pour la Fondation Vallet qui remet aux étudiants brillants mais défavorisés de Paris, du Bénin et du Vietnam des bourses afin de les aider à poursuivre leurs études. Cette association serait la plus prodigue d'Europe.

Il dit se contenter de son traitement. Un vrai malade en pleine ère Sarkobling-bling et où les politicards ne sont pas là pour servir mais pour se servir ;)
Il déclare même ne pas avoir de Rollex ni de grosse bagnole !

« Mon père, fils d'ouvriers, gardait les chèvres à 12 ans et je défends une conception de l'école publique où les seuls critères sont intellectuels et où le porte-monnaie ne compte pas. »

Écrit par : Pierre Lariba | 04 novembre 2009

Ca c'est velu !

Ecrit par : iPidiblue et l'apeiron du soir | 04 novembre 2009

Merci d'être velu ! ;O))

Écrit par : Robin | 04 novembre 2009

"il est probable que leur délégué général sera Philippe Meirieu. Si ! Inutile d’en frémir : après tout, Arafat et Rabin ont bien signé une paix des braves
Jean-Paul Brighelli"

Quel est diable celui qui a la plus longue * ?

Quel est celui qui, in fine, se ramassera à la petite * ?

* cuiller

Écrit par : dugong | 04 novembre 2009

"Les animaux "voient l'ouvert" (l'apeiron en grec)." Robin

Les humains aussi l'ouvrent à l'apeiron

Écrit par : dugong | 04 novembre 2009

Si cette PE estime que ses élèves progressent grâce à ses exercices "décrochés" de Ribambelle, et qu'elle peut justifier son choix devant son inspecteur, il me semble qu'elle possède déjà un bon sens prometteur. De plus en plus, le constat des difficultés des élèves dans la maîtrise de la langue s'impose aussi aux inspecteurs. Ils préfèrent voir quelqu'un qui tâtonne, cherche des solutions et tient à coeur de faire réussir ses élèves plutôt qu'une personne qui remplit des kilomètres de fiches de prép à l'ordinateur et laisse ses gamins en friche.

Ecrit par : chevreuil | 04 novembre 2009


Cette PE a reçu une réponse abrupte, claire et nette, type "boulet de canon" beaucoup moins dans la nuance que vous, chevreuil !!!


"Pas de panique ! Il m'est arrivé exatement la même chose l'année dernière. Je n'ai pas hésité à abandonner Ribambelle et à tout reprendre à la rentrée de novembre avec Bien lire et Aimer lire, aucun problème. J'ai gardé les albums de Ribambelle pour la fin de l'année en compréhension puisque j'avais tout fait acheter. Vraiment, si tu ne le sens pas, n'hésite surtout pas, arrête !! Choisis-toi une autre méthode et fais des photocopies ou travaille au tableau. C'est vraiment faisable."

Bien lire et aimer lire fait son petit bonhomme de chemin là-bas grâce à c.cru que vous connaissez tous bien ici.!
Non?
Si, si...;-)))

Écrit par : c.cuit | 04 novembre 2009

Pour se maintenir au pouvoir, les classes dominantes ont besoin d'un système scolaire qui reproduise les inégalités sociales, d'où le "bousillage" de l'école primaire, mais qui anesthésie aussi la rancœur en faisant croire à "l'égalité des chances", d'où le collège unique. Mais dans cette triste farce, ce sont les "marxistes" qui ont joué le rôle des "idiots utiles".

Écrit par : Robin | 04 novembre 2009

"Les animaux "voient l'ouvert" (l'apeiron en grec)." Robin

Les humains aussi l'ouvrent à l'apeiron

Ecrit par : dugong | 04 novembre 2009

Vous prenez quoi à l'apeiron, par chez vous ?

Écrit par : Robin | 04 novembre 2009

Au fait, dobolino, mon "cours de grammaire vous plaît? Il ne soulève pas l'enthousiasme ici. Je reste pourtant persuadé que si on veut réconcilier les élèves avec la grammaire, il faut leur apprendre d'abord à reconnaître les pièces de ce jeu qu'est l'analyse.

Ecrit par : Jean | 04 novembre 2009
Je ne sais vous dire, Jean. Je ne suis pas spécialiste en la matière et il faut aussi voir ce que ça donne en classe.
Ce que je peux vous dire, c'est que l'institutrice retraitée qui a un peu fait travailler ma fille en grammaire a aussi commencé par lui faire classer les différentes classes de mots et que le livre de 1965 que j'ai utilisé pour l'aider procédait aussi ainsi. Ce n'était pas aride pour autant car, à chaque chapitre, il y avait des retours en arrière et des projections dans l'avenir dans tous les exercices, de l'analyse grammaticale mais aussi de l'analyse logique.


Je suis bien contente que mon texte préféré plaise à tout le monde. En fait, ce n'est qu'un extrait et toute cette septième partie, "Le sourire de Karénine", est excellente.
Tomas et Térésa l'ont appelée Karénine et disent "il" en parlant du chien mais il me semble que Karénine est une femelle, si mes souvenirs sont bons ?

Écrit par : dobolino | 04 novembre 2009

Vous prenez quoi à l'apeiron, par chez vous ?

Ecrit par : Robin | 04 novembre 2009


A dire le 11 novembre :


Apéromistice

A la terrasse d'un café
Deux anciens de 14-18
Boivent deux 45
A la santé
De ceux qui trinqueront
A la prochaine tournée

Joël Sadeler (Appel des cent "cent poèmes pour la paix" - le cherche midi 1987)

Écrit par : Marilyse | 04 novembre 2009

Oui, Karénine est une chienne. Le roman dans son ensemble est un chef-d'oeuvre de bout en bout.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 novembre 2009

Toto est au fond de la classe mais lui au moins il suit !
Ecrit par : iPidiblue et l'élève modèle Toto W. | 04 novembre 2009
Normal, il doit être en train d'écrire la suite de "Sexe et caractère".
Ecrit par : Pascal | 04 novembre 2009

Bah, Houellebecq l'a déjà fait, avec son Extension ^^.

Écrit par : TotoWeininger | 04 novembre 2009

Je ne sais vous dire, Jean. Je ne suis pas spécialiste en la matière et il faut aussi voir ce que ça donne en classe.
Ce que je peux vous dire, c'est que l'institutrice retraitée qui a un peu fait travailler ma fille en grammaire a aussi commencé par lui faire classer les différentes classes de mots et que le livre de 1965 que j'ai utilisé pour l'aider procédait aussi ainsi. Ce n'était pas aride pour autant car, à chaque chapitre, il y avait des retours en arrière et des projections dans l'avenir dans tous les exercices, de l'analyse grammaticale mais aussi de l'analyse logique.

Ecrit par : dobolino | 04 novembre 2009

Ben oui, c'est bien ainsi que je l'entends.

Écrit par : Jean | 04 novembre 2009

Ah ! Oui ! Proposition pour JPB pour le 14/11.
Un module de grammaire française en L1, L2 et L3 de Lettres Modernes. Deux heures par semaine plus un TD sur les six semestres.
Ce serait le moins !
Merci !

Ecrit par : dobolino | 04 novembre 2009

Mais ça existe déjà !

On y fait de la linguistique structurale, de l'étude des illocutoires et de la comparaison de phrasèmes !

Le problème n'est pas du tout dans le nombre d'heures de grammaire !

Écrit par : Jeremy | 04 novembre 2009

Pour se maintenir au pouvoir, les classes dominantes ont besoin d'un système scolaire qui reproduise les inégalités sociales, d'où le "bousillage" de l'école primaire, mais qui anesthésie aussi la rancœur en faisant croire à "l'égalité des chances", d'où le collège unique. Mais dans cette triste farce, ce sont les "marxistes" qui ont joué le rôle des "idiots utiles".

Ecrit par : Robin | 04 novembre 2009

Vu que la règle de ce blog, c'est qui ne dit mot consent, je me sens obligé de réagir.
Ce n'est pas la première fois sur le sujet, mais bon, le clou finira bien par rentrer.
Deux choses donc :

1) Contrairement à ce que vous proférez (normal d'un autre côté, vous ne comprenez rien à l'économie et au monde de l'entreprise), le monde actuel n'a plus besoin de petits hommes bleus en masse (on a déjà du mal à trouver du boulot à ceux qui nous restent - le fameux chômage structurel) mais justement de cerveaux évolués (la fameuse économie de la connaissance). Par conséquent, plus le système scolaire est efficace et permet de former des personnes qui nous permettront de trouver les innovations (réelles ou marketing) de demain, plus les patrons sont contents. (au passage, beaucoup de patrons n'ont rien à voir avec l'image que vous vous en faites et n'ont pas fait de super études. Les grandes écoles forment des petits employés modèle, n'aimant pas prendre de risque et se sentant bien dans le confort ouaté d'une grande entreprise. Prendre des vrais risques, c'est pas pour eux).

2) Mettre l'échec du système sur le dos d'une pseudo théorie du complot d'une classe dirigeante n'est qu'un moyen de masquer le fait qu'il y a vraiment des abrutis dans et autour de l'éducation nationale qui ont trouvé leur créneau pour se branler et en plus en vivre (même plutôt bien) sans se faire à se taper des chiards à longueur de journée, surtout que ça devient dangereux d'enseigner maintenant. Le ver est dans le fruit, les mecs qui décident (droite comme gauche) ne comprennent pas forcément grand chose aux implications de l'éducation et n'ont qu'une vision parcellaire du sujet (ça reste le grand problème du dirigisme).

Bref, Robin, vous êtes une excellente professeur dans votre domaine, j'adore votre partenariat avec Batman mais si vous pouviez arrêter vos théories de lutte des classes d'un autre âge, je pense que vous en sortiriez grandie.

Écrit par : Joe | 04 novembre 2009

On y fait de la linguistique structurale, de l'étude des illocutoires et de la comparaison de phrasèmes !

Ecrit par : Jeremy | 04 novembre 2009

Une "grammaire" souverainement utile, absolument capitale, merveilleusement éclairante! Pauvres élèves, ensuite...

Écrit par : Jean | 04 novembre 2009

Bref, je ne sais pas pourquoi, mais j'attire ce genre de personne.
Ecrit par : Robin | 02 novembre 2009

Ça se confirme ^^

Écrit par : TotoWeininger | 04 novembre 2009

Putain, les vacances se terminent demain.

Écrit par : TotoWeininger | 04 novembre 2009

Deux heures de boulot... ^^

Écrit par : TotoWeininger | 04 novembre 2009

On y fait de la linguistique structurale, de l'étude des illocutoires et de la comparaison de phrasèmes !


Ecrit par : Jeremy | 04 novembre 2009

Et pour les TP et les dissections, on doit apporter une blouse blanche ? ;-)

Écrit par : chevreuil | 04 novembre 2009

"Dont acte. La seule raison valable pour maintenir ces machins étant à terre, tirons-en les conséquences."

Ecrit par : Georges | 04 novembre 2009

Vous n'avez pas tout lu, on dirait !

Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 04 novembre 2009
Tout lire ? Où ? Dans ce blog ? Ou dans la "littérature" sur les IUFM qui vous nourrissent (encore) ?
Et si je puis me permettre : qu'y faites-vous dans votre IUFM ? Pourquoi y êtes-vous allé et, surtout, y êtes-vous resté ? Ca m'intéresse.

Écrit par : Georges | 04 novembre 2009

@ DE LA GRAMMAIRE SCOLAIRE

Nomenclature grammaticale du GRIP

I

MORPHOLOGIE


1. LES MOTS VARIABLES

Le nom

Noms propres
Noms communs (simples et composés)

Genres : Masculin – féminin
Nombres : Singulier – pluriel

L’article
1° Article défini
2° Article indéfini
3° Article partitif

Genres : Masculin – féminin
Nombres : Singulier – pluriel

Le pronom

1° Pronoms personnels
2° Pronoms possessifs
3° Pronoms démonstratifs
4° Pronoms relatifs
5° Pronoms interrogatifs
6° Pronoms indéfinis.
7°Pronoms numéraux

Genres : Masculin - féminin- neutre
Nombres : Singulier – pluriel
N.B. – Certains pronoms prennent des formes différentes selon qu’ils sont sujets ou compléments.

L’adjectif
1° Adjectifs qualificatifs (simples et composés)
2° Adjectifs numéraux
- ordinaux
- cardinaux
3° Adjectifs possessifs
4° Adjectifs démonstratifs
5° Adjectifs interrogatifs
6° Adjectifs indéfinis
7° Adjectifs exclamatifs
8° Adjectifs relatifs

Genres : Masculin – féminin
Nombres : Singulier – pluriel

Degrés de l’adjectif qualificatif
- comparatif d’égalité
- comparatif de supériorité
- comparatif d’infériorité
- superlatif relatif
- superlatif absolu

Le verbe

Verbes et locutions verbales

Nombres et personnes

Éléments du verbe
1° Radical
2° Désinences

Verbes employés comme auxiliaires : Avoir, être ; semi-auxiliaires.

Voix du verbe
1° Active
2° Passive
N.B. - Les verbes essentiellement ou occasionnellement pronominaux pouvant être de sens actif ou passif, on ne parlera pas de voix pronominale, mais de tournure pronominale.

Modes du verbe
Modes personnels
1° Indicatif
2° Conditionnel
3° Impératif
4° Subjonctif
Modes impersonnels
1° Infinitif
2° Participe

Temps du verbe
1° Temps simples : présent, imparfait, passé simple, futur
2 ° Temps composés : passé composé, plus-que-parfait, passé antérieur, futur antérieur
N.B. Seul le mode indicatif fait usage des huit temps.

Verbes pronominaux

Verbes impersonnels

Les verbes sont rangés en trois groupes :
1 Verbe du type aimer : infinitif –er ; présent en e
2° Verbes du type finir ; infinitif –ir ; participe présent - issant
3° Tous les autres verbes.


2. LES MOTS INVARIABLES
1° Adverbes et locutions adverbiales
2° Prépositions et locutions prépositives
3° Conjonctions et locutions conjonctives : conjonctions de coordination et conjonctions de subordination
4° Interjections



II

SYNTAXE



TERMES DE LA PROPOSITION

- Le verbe
- Le sujet

À quoi peuvent être ajoutés :

- L’attribut
- Le complément

N.B. Le verbe n'a pas de fonction : c'est autour de lui que s'organisent les mots de la phrase.

FONCTIONS DES MOTS DANS LA PROPOSITION

1. Fonctions du nom et du pronom :
- Sujet du verbe
- Objet du verbe : complément d’objet direct, complément d’objet indirect
- Complément d'attribution
- Complément d’agent du verbe (à la voix passive)
- Complément du nom
- Complément de l'adjectif qualificatif
- Complément circonstanciel
- Attribut du sujet ou du complément d’objet direct.
- Apposition à un nom ou à un pronom

2. Fonctions de l'adjectif
- Épithète d'un nom
- Attribut du sujet ou du complément d’objet direct


NATURES DE LA PROPOSITION

1. Propositions indépendantes.
2. Propositions principales : une ou plusieurs propositions subordonnées dépendent d'elles.
3. Propositions subordonnées : elles dépendent d'une autre proposition.
• Propositions subordonnées relatives.
• Propositions subordonnées conjonctives.
• Propositions subordonnées interrogatives indirectes.
• Propositions subordonnées participiales.
• Propositions subordonnées infinitives.

N. B. Des propositions de même nature peuvent être coordonnées entre elles.

FONCTIONS DE LA PROPOSITION

Les propositions peuvent avoir des fonctions analogues aux fonctions des noms.
Elles peuvent être :
- Sujet
- Apposition
- Attribut
- Complément

Écrit par : guy morel | 05 novembre 2009

Je viens de recevoir la nomenclature des "ateliers" de réflexion qui seront mis en place le 14 novembre à Dijon, et, en même temps, la liste des "personnalités" contactées par Peillon pour y participer.
Les voici — et puis priez pour moi !

1.Comment adapter l'enseignement obligatoire à l'hétérogénéité des élèves ?
- comment faire du collège unique un collège valorisant toutes les intelligences ?
- quel socle commun de connaissances et de compétences ?
- quelles méthodes d’enseignement et d'évaluation pour la réussite de tous?

Avec, côté PS…

Philippe Meirieu
Spécialiste de la pédagogie, professeur des universités en Sciences de l'éducation
Jean-Michel Zakhartchouk
Les Cahiers Pédagogiques
Dominique Raulin
Directeur du CRDP du Centre, académie d'Orléans-Tours
Pierre Frackowiak
Inspecteur honoraire de l’Education Nationale, pédagogue
Frédérique Rolet
Secrétaire générale et porte-parole du SNES-FSU

2. Quels choix budgétaires pour l’éducation ?

Avec…

Gérard Aschieri
Secrétaire général de la FSU
Thierry Cadart
Secrétaire général du SGEN-CFDT
Philippe Vrand
Président de la Fédération PEEP
François Marc
Professeur d'université, sénateur du Finistère

3. Quels temps pour l’éducation ?
Rythmes de vie des élèves et aménagement du temps scolaire

Avec…

François Testu
Chronobiologiste, professeur à l'Université Orléans-Tours
Eric Favey
Secrétaire national de la Ligue de l’Enseignement
Jean-Jacques Hazan
Président de la FCPE
Gilles Moindrot
Secrétaire général du SNUIPP

4. Enseignant demain : quel métier pour quelles missions ?
- activités d’enseignement et activités éducatives : du temps de service au temps de présence
- modalités de recrutement, formation initiale et formation continue, progression de carrière

Avec…

Jean-Louis Auduc
Directeur adjoint de l'IUFM de Créteil
Patrick Rayou
Professeur à l'Université Paris 8
Philippe Tournier
Proviseur du lycée Marcellin Berthelot à Saint Maur, secrétaire national du syndicat national des personnels de direction de l’éducation national (SNPDEN)
Christian Chevalier
Secrétaire général du SE-UNSA

5. Comment construire une continuité éducative du tout-petit enfant à la fin de la scolarité élémentaire ?
- pour combler le déficit des structures d’accueil de la petite enfance
- pour faciliter l’intégration et la réduction des inégalités culturelles à l’entrée au cours préparatoire

Avec…

Jeanne Fagnani
Sociologue de la famille et du travail, directrice de recherche au CNRS
Yves Fournel
Adjoint au maire de Lyon chargé de l’éducation et de l’enfance, vice-président du réseau français des villes éducatrices
Bruno Le Roux
Président de la fédération Léo Lagrange, député

JPB

Écrit par : brighelli | 05 novembre 2009

Il s'agit bien sûr de spersonnalités contactées pour y participer. Donc, sous toutes réserves, comme on dit.

Mais dans le cadre général de la loi de Murphy, la seule que je n'ai jamais prise en défaut, les uns et les autres pourraient être là en même temps.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 novembre 2009

« Pour se maintenir au pouvoir, les classes dominantes ont besoin d'un système scolaire qui reproduise les inégalités sociales, d'où le "bousillage" de l'école primaire, mais qui anesthésie aussi la rancœur en faisant croire à "l'égalité des chances", d'où le collège unique. Mais dans cette triste farce, ce sont les "marxistes" qui ont joué le rôle des "idiots utiles". »
Robin | 04 novembre 2009

Je signe des deux mains.
Avec, en prime, la volupté courtelinesque et nonpareille de passer pour un demeuré aux yeux d'un joe.

Écrit par : Tailleboudin | 05 novembre 2009

Yves Fournel JPB
De l'Oulipo ou apparenté ? :-)))

Écrit par : nicolas | 05 novembre 2009

Sincèrement, JP, il ne s'agit pas de fuite, mais dans un tel environnement "culturel", je ne sais de quel poids vous pourrez peser. Que signifie ce déséquilibre ? Je crains que vous n'usiez vos nerfs et gâchiez votre week-end.

Écrit par : nicolas | 05 novembre 2009

En fait, je crois sincèrement que Joe et Robin ont raison tous les deux. Simplement, ils ne parlent pas d ela même époque.
Ce que Robin a en tête, c'est le système capitaliste des années 70-80 — les grands débuts du libéralisme tous azimuts, des délocalisations, de la mise en concurrence des ouvriers européens et des ouvriers est-orientaux. Et là, oui, on a démantelé le système éducatif parce qu'on ne voulait pas des travailleurs qui pensassent trop, ou trop bien.
En revanche, et quelques crises internationales plus tard, ce dont le libéralisme actuel a besoin, c'est effectivement d'élites. Mais les archi-penseurs du système éducatif européen (et américain) sont restés un cran en arrière, sans voir que pendant ce temps, la Chine ou l'Inde avaient anticipé et fabriqué des élites ultra-compétentes (voir Singapour, comme exemple ultime d'adéquation de l'Ecole aux nécessités du marché du IIIème millénaire).
De sorte qu'aujourd'hui nous sommes en porte-à-faux, avec des enfants mal formés aux réalités d'un marché qui réclame une hyper-compétence tous azimuts. C'est ainsi que l'on entre en décadence, par manque de réactivité.
Il est significatif qu'une certaine gauche, très encroûtée dans des schémas anté-diluviens, ait prêté la main à la baisse de niveau de ce qui fut jadis (dans les années 30 à 60) l'un des prolétariats les mieux instruits au monde (et significatif aussi le fait que Jospin, en 2002? n'ait pas su parler à cet électorat si longtemps méprisé). La crise qui court depuis le début des années 70 a largement paupérisé et déclassé les classes moyennes sur lesquelles la gauche s'appuyait, qui a sombré pour partie dans les mêmes ténèbres que les ouvriers méprisés. Ça a laissé un boulevard à tous les extrémismes — aussi bien celui du FN que celui des islamistes, qui ont aisément recruté dans des banlieues en déshérence intellectuelle.
Ce serait tout à l'honneur d'un nouveau front républicain de comprendre que l'on ne peut prendre en marche le train d'une économie en voie de recomposition qu'en reformant des élites, et en grande quantité — c'est-à-dire en portant vraiment chacun à son plus haut point de capacité. Je suis comme Voltaire : j'aime mon époque, et son style de vie. Et je voudrais le sauver contre la droite la plus bête du monde, et la gauche la plus idiote d'Europe. C'est sans doute ainsi que l'on devient centriste — mais ce n'est pas comme ça que l'on se fait des amis.
Et quand je vois les gourous dont s'entoure Peillon (voir ci-dessus), je crains un peu que nous ne nous enfoncions dans l'agonie du système.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 novembre 2009

"et puis priez pour moi !" JPB

Faites vous représenter par un clone bourré de H1N1 et postillonnant à tout va sur le premier rang.

De toute façon, vous ne serez pas le seul répliquant * dans la salle...

* répliquant : androïde chez P.K. Dick. Dans Blade runner de Ridley Scott, film hyper esthétisant façon pub en passant, certain(e)s sont plus humains que beaucoup de la liste que vous évoquez.
A qui donc se fier ?

Écrit par : dugong | 05 novembre 2009

Vu que la règle de ce blog, c'est qui ne dit mot consent, Joe

Pas du tout, perso, je n'ai jamais vu cette règle écrite par JPB mais je l'ai peut-être ratée car tout le monde ne lit pas toujours tout, monsieur Joe. Il est des assertions auxquelles on ne consent pas, mais le temps pour répondre manque, ou l'intérêt...

Écrit par : nicolas | 05 novembre 2009

Nicolas, c'est de Paul Fournel que vous voulez parler (lire et relire les Athlètes dans leur tête).

Dugong, autant donner le titre primitif — "les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?" Surtout à un grand lecteur de Dick comme moi.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 novembre 2009

"Bref, Robin, vous êtes une excellente professeur (...) je pense que vous en sortiriez grandie." (Joe)

Tiens, je ne savais pas que Robin était transsexuel. Robin, vous nous cachez tout ! ;o)))

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 novembre 2009

De sorte qu'aujourd'hui nous sommes en porte-à-faux, avec des enfants mal formés aux réalités d'un marché qui réclame une hyper-compétence tous azimuts.

Ecrit par : brighelli | 05 novembre 2009

La Nation a surtout et plus que tout besoin que les nouvelles générations soient instruites, désireuses et capables de penser le monde présent et à-venir, dans toutes ses composantes pour le transformer en l'arrachant des griffes de la techno-science économie.
Bonne journée à tous.

Écrit par : Buntov | 05 novembre 2009

Bref, Robin, vous êtes une excellente professeur dans votre domaine, j'adore votre partenariat avec Batman mais si vous pouviez arrêter vos théories de lutte des classes d'un autre âge, je pense que vous en sortiriez grandie.

Ecrit par : Joe | 04 novembre 2009

Je tiens à dissiper au préalable trois malentendus :

- je n'enseigne pas en IUFM
- je ne suis pas marxiste
- je ne suis pas une dame, mais un monsieur
- quand je mets mon clignotant gauche et que je me mets sur la gauche, c'est que je tourne à gauche (même à Versailles... pour ceux qui ont la patience de suivre le feuilleton)


Un grand Monsieur qui vient de nous quitter (non, pas Michael Jackson), Claude Lévi-Strauss, explique qu'une société se déploie sur deux dimensions : la civilisation (l'agriculture, l'industrie, les biens de consommation...) et la culture (l'art, la religion, la science...).

Dans les sociétés dites "primitives" et que l'on appelle aujourd'hui "premières", La dimension civilisationnnelle est contenue dans d'étroites limites.

Lévy-Strauss appelle ces sociétés des "sociétés froides" et les compare à des horloges (elles ont une conception cyclique du temps, ignorent la notion d'Histoire et de "progrès", mais aussi le désordre imprévu et la "lutte des classes".)

Dans les sociétés dites "avancées" comme la nôtre et celle qui a tendance à s'étendre, pour le meilleur et pour le pire, sur toute la planète, la dimension civilisationnelle l'emporte et génère ce que Lévy-Strauss appelle de "l'entropie", c'est-à-dire une tendance à toutes sortes de phénomènes agréables et désagréables : le confort, la multiplication des objets, la consommation, le changement, mais aussi l'envie, le désordre, l'exploitation de l'homme par l'homme...

Lévy-Strauss explique que si nous voulons continuer à avancer dans cette voie sans nous détruire, nous devons apprendre à gérer cette "entropie" en la transférant positivement" dans la culture.

Vous vous demandez peut-être où je veux en venir. Disons, en caricaturant que vous faites partie de ceux qui opèrent dans la dimension de la civilisation et moi dans celle de la culture.

Je connais mal le monde de l'entreprise, je vous le concède, mais j'ai fait des efforts, comme vous en faites vous-même en venant sur ce blog pour essayer de comprendre ce qui se passe dans le domaine de l'éducation.

Notre président, Nicolas Sarkozy ou l'un de ses conseillers, je ne sais, a bien aperçu le problème quand il a parlé en empruntant l'expression à Edgar Morin de "politique de civilisation" et puis il n'a pas poursuivi en maugréant que c'était une "idée foireuse", alors que c'est peut-être la meilleure qu'il ait jamais eue.

Les professeurs, mais aussi les hommes de science, les artistes, les créateurs, ceux que l'on appelle parfois dédaigneusement les "intellectuels" jouaient jusqu'à présent un rôle dans la régulation de l'entropie (ce problème ne date pas d'hier, on le trouve déjà dans la République de Platon).

Ce rôle, fondamental a été transféré négativement du côté de la civilisation et, je le répète, avec l'approbation enthousiastes de ce que j'ai appelé les marxistes entre guillemets (les "progressistes", si vous voulez... Tous les braves gens que JPB va devoir affronter à Dijon, ce vieux mécréant nous demandant de prier pour lui et que vous traitez de toutes sortes de noms d'oiseaux parfaitement mérités du reste)

Je me suis exprimé en termes marxistes en parlant de "classes dirigeantes" parce que je ne dispose pas des concepts opératoires nécessaires pour saisir ce qui en train de se produire sous nos yeux.

Si vous lisez attentivement les témoignages d'enseignants sur ce blog : l'obstination à se servir de méthodes d'apprentissage de la lecture notoirement toxiques, le climat qui règne dans les établissements scolaires, la dégradation du statut des enseignants qui sont actuellement traités de la même façon que les "boucs émissaires" des sociétés primitives (c'est encore la façon la plus simple de réguler "l'entropie")... Vous finirez par comprendre ce que j'ai voulu dire.

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

Nomenclature grammaticale du GRIP : enfin, je reconnais des notions qui me sont familières ! Quant aux illocutoires et aux phrasèmes, le dinosaure que je suis n'en a jamais entendu parler.

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 novembre 2009

Je tiens à dissiper au préalable trois malentendus :

- je n'enseigne pas en IUFM
- je ne suis pas marxiste
- je ne suis pas une dame, mais un monsieur
- quand je mets mon clignotant gauche et que je me mets sur la gauche, c'est que je tourne à gauche (même à Versailles... pour ceux qui ont la patience de suivre le feuilleton)

Ça fait quatre !

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

Je viens de recevoir la nomenclature des "ateliers" de réflexion qui seront mis en place le 14 novembre à Dijon, et, en même temps, la liste des "personnalités" contactées par Peillon pour y participer.
Les voici — et puis priez pour moi !

...

Ecrit par : brighelli | 05 novembre 2009

Le programme est alléchant ! Et tellement original ! Beurk. Au p'tit déj', c'est dur...

1. Comment adapter l'enseignement obligatoire à l'hétérogénéité des élèves ?
- comment faire du collège unique un collège valorisant toutes les intelligences ?
- quel socle commun de connaissances et de compétences ?
- quelles méthodes d’enseignement et d'évaluation pour la réussite de tous?

Il est donc admis que les programmes 2008 ne changeront rien à la situation, que les gamins complètement cassés continueront à arriver au collège par tombereaux entiers, que le redoublement n'est toujours pas envisageable, que le thermomètre cassé est toujours de mise pour cacher la poussière sous le tapis.

2. Quels choix budgétaires pour l’éducation ?

nombre d'élèves : nombre de fonctionnaires Ed Nat = nombre d'élèves par classe ?
TBI or not TBI ?
Diminution du nombre d'heures de classe = revalorisation ?

3. Quels temps pour l’éducation ?
Rythmes de vie des élèves et aménagement du temps scolaire

Entièrement conditionné par les réponses à la question 2. Testud était contre les 24 heures chrono, deux fois plus vite qu'à la Redoute, si mes souvenirs sont bons ?

4. Enseignant demain : quel métier pour quelles missions ?

Nous, en primaire, nous avons toujours tout fait, de la dame pipi qui débloque les fermetures à glissière à l'instit' en passant par l'animateur qui organise la fête de l'école et l'infirmier qui soigne les petits bobos et les gros chagrins.
La seule différence, c'est qu'avant on nous laissait mettre un peu d'eau sur un bobo, qu'on ne risquait rien à débloquer la fermeture à glissière et que les vingt-sept heures de classe nous permettaient d'être instit tout en faisant l'animateur socio-cul de temps en temps.

5. Comment construire une continuité éducative du tout-petit enfant à la fin de la scolarité élémentaire ?
- pour combler le déficit des structures d’accueil de la petite enfance
- pour faciliter l’intégration et la réduction des inégalités culturelles à l’entrée au cours préparatoire

La première partie du débat est en totale contradiction avec la deuxième : la maternelle est-elle une structure d'accueil comme les autres si elle est chargée de réduire les inégalités culturelles à l'entrée au cours préparatoire ?
Faudrait voir à ne pas confondre une consigne de gare avec un lieu d'enseignement et Lycée de Versailles. ;-)

Écrit par : catmano | 05 novembre 2009

L'expression la plus appropriée serait "transfert négatif de la culture vers la civilisation" (ou abandon de la régulation de la civilisation par la culture). Elle est inspirée de CLStrauss, mais avouez que ça demandait une explication.

NB : j'ai oublié de préciser que CLStrauss compare nos sociétés à des "machines à vapeur" (vous comprenez pourquoi le problème de la "régulation" n'est pas anodin)... Et songez que nous n'en sommes plus au temps de la "machine à vapeur" !

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

1. Comment adapter l'enseignement obligatoire à l'hétérogénéité des élèves ?
- comment faire du collège unique un collège valorisant toutes les intelligences ?
- quel socle commun de connaissances et de compétences ?
- quelles méthodes d’enseignement et d'évaluation pour la réussite de tous?

Il est donc admis que les programmes 2008 ne changeront rien à la situation, que les gamins complètement cassés continueront à arriver au collège par tombereaux entiers, que le redoublement n'est toujours pas envisageable, que le thermomètre cassé est toujours de mise pour cacher la poussière sous le tapis.

@ Joe

Ca n'est pas moi qui le dis, c'est une institutrice.

Le postulat de départ, c'est "collège unique" crée par la droite (Giscard/Haby), soucieux de former des cerveaux pour ce que vous appelez "l'économie de la connaissance" et surtout de réguler la "lutte des classes" et vigoureusement applaudie par une partie des enseignants et la quasi totalité de la Gauche comme garant de "l'égalité des chances".

La Gauche (en la personne de Lionel Jospin), quand elle était au pouvoir s'est acharnée à supprimer les dernières régulations du système (les CPPN, les 3ème et 4ème technologiques, les 4ème préparatoires au CAP...)

Et depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, rien n'a changé.

Et JPB. va à Dijon pour réfléchir avec les socialistes, le MODEM et les Verts sur l'aménagement du collège unique!!!!!!

Je lui souhaite bon courage !

... et tiens ! Je crois que je vais aller prier pour lui, comme il nous l'a demandé ! ;-))

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

"Tout lire ? Où ? Dans ce blog ? Ou dans la "littérature" sur les IUFM qui vous nourrissent (encore) ?
Et si je puis me permettre : qu'y faites-vous dans votre IUFM ? Pourquoi y êtes-vous allé et, surtout, y êtes-vous resté ? Ca m'intéresse."

Ecrit par : Georges | 04 novembre 2009

J'adore ce mépris !
Vous n'avez, effectivement, pas lu grand-chose sur ce blog ! ;-)
Je suis professeur de musique, (et de théâtre), dans le site IUFM de Châteauroux, pour les PE. Et je m'occupe des "formations voix" pour les quelques PLC2 qui s'y trouvent. (Un fil est consacré à l'enseignement de la musique, sur ce blog-même, dans lequel Jean-Paul m'a laissé le loisir de m'exprimer à ce sujet; consultez-le donc ! "En avant la zizique").
Pourquoi j'y suis resté ? C'est assez simple; pour continuer à y enseigner la musique, après l'avoir fait dans l'école normale qui préexistait, depuis 1985.
Il n'y a effectivement pas eu grand-chose d'intéressant qui ait pu être écrit sur les IUFM. Que ce soit du côté de la dithyrambe ou du "vilipendage". Ne vous embêtez donc pas à tenter de lire tout ça.

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 05 novembre 2009

la dimension civilisationnelle l'emporte et génère ce que Lévy-Strauss appelle de "l'entropie" Robin

Dans cette entropie anthropique, l'Homme n'est-il pas en trop ?

Écrit par : dugong | 05 novembre 2009

Dans le débat, Pour se maintenir au pouvoir, les classes dominantes ont besoin d'un système scolaire qui reproduise les inégalités sociales, d'où le "bousillage.
Je suis avec Joe et vous me semblez très ignorant ou du moins croire à des choses qui ne marchent pas. Ainsi croire que les classes dirigeantes ont un tel but c’est leur prêter une vision constructiviste de la société. Sur le Constructivisme lisez ces articles
http://fr.wikipedia.org/wiki/Constructivisme_%28politique%29
http://www.catallaxia.org/wiki/Jean-Louis_Caccomo:Le_constructivisme_:_l%27opium_des_intellectuels

Autre erreur plus ou moins implicite et très répandu en France, on croit toujours à Marx et à sa théorie de Baisse tendancielle du taux de profit. De cette théorie erronée on tire la chute inévitable du capitalisme et l’idée : les riches de plus en plus riche et les pauvres de plus en plus pauvre. Tout cela c’est du vent bien utile pour les coquins qui l’utilisent et attristant en révélant la paresse intellectuelle d’esprits brillants par ailleurs.
http://www.wikiberal.org/wiki/Baisse_tendancielle_du_taux_de_profit

Vu la liste des invités et des sujets cela va être une boucherie, bon courage. Il faut des idées simples et efficaces comme je l’écrivais plus haut. Ainsi sur les moyens, on donne comme statistique actuellement l’argent dépenser par élève ce n’est pas inutile mais cela donne une mauvaise perspective il vaudrait mieux voir l’argent investi sur chaque professeur, cela éviterait de compter l’achat d’ordinateurs et autres hochets comme étant au profit de l’enseignement. Si plonger les élèves dans un bain d’or produisait des effets bénéfiques on le saurait. Par ailleurs une bonne comparaison pour l’EN me semble être l’hôpital avec les enfants correspondant aux malades et les professeurs aux médecins. Si elle vous plait je vous laisse le soin d’en tirer profit.

Écrit par : Tiberius | 05 novembre 2009

la dimension civilisationnelle l'emporte et génère ce que Lévy-Strauss appelle de "l'entropie" Robin

Dans cette entropie anthropique, l'Homme n'est-il pas en trop ?

Ecrit par : dugong | 05 novembre 2009

Vous ne croyez pas si bien dire et la philosophie des années 70 (Althussser, Foucault, Deleuze...) nous interdisait d'en parler, puisque ce sont les "structures" ou "l'inconscient" qui pensent.

Tout le monde ou presque (j'exagère, il restait quand même des gens comme Mikaël Dufresne, Ricoeur, Janké., Lévinas... Le cas de Derrida est plus complexe) avait abandonné la "culture" pour passer du côté de la "civilisation".

Parce que la culture, c'est le "surmoi", c'est le souci du prochain, c'est l'effort, c'est le respect... Toutes ces vieilles choses si désagréables.

Alors que la civilisation, c'est la consommation, le "jouir sans entraves", un "monde nouveau" (et un "homme nouveau)... C'est jeune, c'est branché... Sauf qu'à l'époque, c'était Reich et Marcuse.

Mais ça a mal vieilli et ça a tourné comme le lait : "du sublime au ridicule, il n'y a qu'un pas" (Napoléon).

Maintenant c'est Bolloré, le Fouquet's, Christian Clavier et Mireille Mathieu. L'étalage de la vulgarité, partout.

CLStrauss n'a pas arrêté d'expliquer pourquoi il s'était barré pour aller en Amazonie : pour fuir la "déshumanisation" du monde moderne, la disparition de la "culture" au profit de la civilisation.

Mais les mêmes qui contribuent à cette déshumanisation (et qui n'ont rien compris) l'ensevelissent sous les éloges.

"Faut-il s'efforcer d'en rire ou en pleurer ?"

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

Ces Romains quand même, quels hommes !

Écrit par : iPidiblue et l'apeiron du matin | 05 novembre 2009

Bon Robin, alors c'est à quelle heure que vous nous servez l'apeiron ?

Écrit par : iPidiblue et le Robin | 05 novembre 2009

Je tiens à dissiper au préalable trois malentendus :

- je n'enseigne pas en IUFM
- je ne suis pas marxiste
- je ne suis pas une dame, mais un monsieur
- quand je mets mon clignotant gauche et que je me mets sur la gauche, c'est que je tourne à gauche (même à Versailles... pour ceux qui ont la patience de suivre le feuilleton) (Robin)

Excusez Robin, je ne sais pas pourquoi mais j'étais persuadé que vous étiez une femme. Mea Culpa.

Je comprends mieux votre point de vue même si je préfère l'explication de JPB (bah oui, il dit que j'ai raison)(enfin qu'on a tous les deux)(mais du coup, j'ai raison quand même).

Je ne connaissais pas cette théorie de la civilisation (économie ??) et de la culture. J'aurais eu tendance à mettre les sciences dans la civilisation et pas dans la culture. Pour être sûr de bien avoir compris, les "intellectuels" actuels seraient moins bons de nos jours parce que le peuple les choisit dans la sphère civilisationnelle et non culturelle ? (Quand on voit Beigbeder prix Renaudot). Que nos artistes ne sont plus ces êtres brillants et cultivés, soucieux de changer le monde, iconoclastes et transcendants mais des machines du système commercial voulant profiter voire abuser du système.

Enfin, je ne dis pas qu'il n'y a pas de problème d'éducation ou que les choses s'arrangent. Je reconnais que la situation est grave et que les remèdes proposées pour l'instant ne vont pas dans le bon sens. Je dis juste que ce n'est pas forcément la volonté d'un monde économique mais juste que Meirieux s'est trouvé une super belle place, qu'il a créé un métier, qu'il s'est arrogé un pouvoir, que c'est beaucoup plus sympa que de faire cours à des élèves et qu'il fait beaucoup de conneries car le problème est beaucoup trop complexe pour un seul homme.

Écrit par : Joe | 05 novembre 2009

Vous savez JPB, le vrai programme des "élites" qui nous gouvernent c'est d'éviter les emmerdes exactement comme le vulgum pecus mais chacun à son échelle ... alors les grands projets d'une stratégie pluridécennale c'est comme le grand soir, même pas en rêve !

La loi de Murphy est valable pour tous et les merdes volent en escadrille.

Écrit par : iPidiblue même pas en rêve | 05 novembre 2009

*Excusez moi ou veuillez m'excuser (suivant votre sensibilité)

Écrit par : Joe | 05 novembre 2009

Et quand je vois les gourous dont s'entoure Peillon (voir ci-dessus), je crains un peu que nous ne nous enfoncions dans l'agonie du système.
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 novembre 2009

La liste des intervenants, c'est en effet la Cour des Miracles, la revue de ce que le pédagogisme a enfanté de plus monstrueusement destructeur! Les discussions semblent verrouillées d'avance, à la gloire de la Pensée pédagogique unique, qui est aussi, il faut le rappeler pour comprendre la notoriété, qui n'a jamais été si élevée, d'un Meirieu, celle du monde politique dans sa quasi-totalité. Alors est-ce bien la peine d'y aller? Il est facile de prévoir que l'opposition pédagogique y apparaîtra comme archi-minoritaire et y sera ridiculisée. Si Bayrou a une doctrine différente, ce qui reste à prouver, que ne l'exprime-t-il de son côté? Et d'ailleurs qu'attend-il pour la faire connaître?

Écrit par : Jean | 05 novembre 2009

En fait Jean-Paul Brighelli comme beaucoup vous confondez les causes et les effets, il n'y a pas eu une volonté de mettre en concurrence les ouvriers européens et extrême-asiatiques, c'est une conséquence de l'amélioration des systèmes de transport, si vous voulez c'est l'invention du conteneur et du porte-conteneur qui a diminué le coût des importations qui a rendu cela possible.
De même qu'il n'y a plus comme dans les années cinquante des armadas de comptables et de secrétaires dans d'immenses sallles qui tapent sur leurs machines à écrire, ce n'est pas une volonté politique qui a décidé cela, c'est l'introduction de l'ordinateur de bureau.
Reagan a tiré les conséquences des améliorations des télécoms en dérégulant le système de monopole de l'ATT et de même pour les compagnies aériennes, idem pour le système boursier, pas d'ordinateur dans les salles de marchés pas de mondialisation possible des plates-formes d'échange de données etc.

La volonté politique elle vient en dernier ... en général elle est très en retard sur la réalité des choses. N'en faites donc pas le bouc émissaire de toutes sortes de malheurs ...

Bien entendu vous pouvez vous repasser en boucle "Good bye Lenine" et rêver à un pays sous cocon !

Écrit par : iPidiblue et la volonté de changement | 05 novembre 2009

Dans le débat, Pour se maintenir au pouvoir, les classes dominantes ont besoin d'un système scolaire qui reproduise les inégalités sociales, d'où le "bousillage.
Je suis avec Joe [...]

Ecrit par : Tiberius | 05 novembre 2009

Idem, puisqu'il parait que sinon "qui ne dit mot consent".

Écrit par : yann | 05 novembre 2009

La volonté politique elle vient en dernier ... en général elle est très en retard sur la réalité des choses. N'en faites donc pas le bouc émissaire de toutes sortes de malheurs ...

Bien entendu vous pouvez vous repasser en boucle "Good bye Lenine" et rêver à un pays sous cocon !

Ecrit par : iPidiblue et la volonté de changement | 05 novembre 2009

iPidi a raison !
Et ne vous imaginez pas non plus que la volonté politique puisse avoir quelque réel pouvoir.
Le seul pouvoir qui puisse encore fonctionner , c'est le pouvoir associatif ou syndical, avec de l'argent et un bon cabinet d'avocats.

Écrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Il est des assertions auxquelles on ne consent pas, mais le temps pour répondre manque, ou l'intérêt...

Ecrit par : nicolas | 05 novembre 2009

Ou le hors sujet total, ou la volonté de ne pas mettre de l'huile sur le feu...

Écrit par : yann | 05 novembre 2009

Les chauves, les plumes et les souris, vieille histoire...

Les choses risquent de se compliquer pour les mâles vampirisés...

Écrit par : dugong | 05 novembre 2009

ANNONCE - RECHERCHE PROFESSEUR DE FRANCAIS

Bonjour,
je suis lecteur régulier de ce blog mais je n'y ai jamais participé. Mon problème n'est pas du domaine de l'éducation nationale. Je l'explique rapidement : j'ai été victime d'une cruche qui a récemment publié un livre dont une partie me concerne. J'en ai écrit une très longue critique qui se réduit maintenant à une seule page où j'annonce modestement mon désaccord d'une manière littéraire que je doute complètement réussie - j'espère que vous ne mesurez pas déjà l'ampleur du désastre à la lecture de ces quelques lignes. Cette affaire est très sensible et très intime, donc je cherche à lui répondre sans lui donner le prétexte d'une erreur de forme. Le fond, elle n'y comprendra sans doute rien. Comme ce blog est un sain espace où l'on s'emploie à corriger les ânes, je me suis dit que je pouvais faire d'une pierre deux coups, donner la meilleure instruction possible à la cruche sus-dite par le moyen de mon perfectionnement en français. Si vous êtes expert en la matière, que vous aimez les heures supplémentaires non-payées et les bonnes causes, désespérées à vrai dire, vous pouvez me contacter à cette adresse :

tr**ash*coun*tot at ho**tmai*l.**com [il suffit de supprimer les astérisques, les espaces et de remplacer le "at" par le @ bien connu, protection nécessaire contre le spam].

Je vous enverrais un document électronique au format que vous savez utiliser et en retour vous me donneriez vos suggestions et vos corrections. Merci !

ANNONCE - RECHERCHE PROFESSEUR DE FRANCAIS

Écrit par : unedemande | 05 novembre 2009

Tiens ! Un Troll pass ...

Écrit par : iPidiblue et la trollmania | 05 novembre 2009

Enfin, je ne dis pas qu'il n'y a pas de problème d'éducation ou que les choses s'arrangent. Je reconnais que la situation est grave et que les remèdes proposées pour l'instant ne vont pas dans le bon sens. Je dis juste que ce n'est pas forcément la volonté d'un monde économique mais juste que Meirieu s'est trouvé une super belle place, qu'il a créé un métier, qu'il s'est arrogé un pouvoir, que c'est beaucoup plus sympa que de faire cours à des élèves et qu'il fait beaucoup de conneries car le problème est beaucoup trop complexe pour un seul homme.

Ecrit par : Joe | 05 novembre 2009

Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une "volonté" consciente ou d'un "complot". Les choses se sont faites ainsi parce que c'était la solution la plus consensuelle et la plus facile. Elle permettait à Giscard de "lisser son image" et à des gens comme Meirieu de se faire leur trou dans le fromage à grands renforts de "remédiation", de "pédagogie par objectifs", de "méthodologie"... J'en passe et des meilleurs.

J'en profite pour dissiper un autre malentendu : je ne crois pas non plus à la théorie de la "baisse tendancielle du taux de profit" et je répète que je ne suis pas marxiste, sauf sur un point (d'accord avec le "jeune" Marx) que l'économie n'est pas une discipline "isolable" des autres, en particulier de la philosophie, de la sociologie, de la psychologie, de l'Histoire, de la politique et plus généralement de l'anthropologie. Très peu d'économistes distinguent par exemple le "besoin" du "désir" et passent, autant que Marx, à côté de la notion de "valeur".

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

Enfin un professeur qui n'est pas marxiste ! Bienvenu au club Robin mais vous allez vous sentir un peu seul ...

Écrit par : iPidiblue et le Club | 05 novembre 2009

Résumé d'un article du Guardian :

Croyances religieuses et convictions écolos : même combat

"Les employés qui se préoccupent des pratiques environnementales de leur entreprise ont gagné le droit de saisir la justice", écrit le quotidien. Le 3 novembre, un juge a estimé en appel que les convictions écologiques devaient être respectées au même titre que les croyances religieuses. "Les salariés qui se sentent persécutés pour leurs opinions bien arrêtées sur la manière dont leur société devrait réduire ses émissions de CO2 ou économiser les ressources pourront désormais réclamer des indemnisations à leur employeur."

Comme ça, au moins, c'est clair.

Écrit par : yann | 05 novembre 2009

Oui et puis cela donnera du travail aux juges après tout les lawyers sont payés au compteur en Grande-Bretagne, il faut bien bien qu'ils fournissent du carburant à la machine ...

Écrit par : iPidiblue et le Club des Lawyers | 05 novembre 2009

Je ne connaissais pas cette théorie de la civilisation (économie ??) et de la culture. J'aurais eu tendance à mettre les sciences dans la civilisation et pas dans la culture. Pour être sûr de bien avoir compris, les "intellectuels" actuels seraient moins bons de nos jours parce que le peuple les choisit dans la sphère civilisationnelle et non culturelle ? (Quand on voit Beigbeder prix Renaudot). Que nos artistes ne sont plus ces êtres brillants et cultivés, soucieux de changer le monde, iconoclastes et transcendants mais des machines du système commercial voulant profiter voire abuser du système.

Oui, il y a du vrai dans ce que vous dites, mais je pense que c'est plus profond que ça. Ce que vous dites, c'est ce que l'on perçoit de l'extérieur, pas "l'essence du phénomène" .

Le cas de Beigbeder est particulièrement intéressant car il a été couronné pour un livre "qui ne ressemble pas à l'image que son auteur donne d'habitude de lui-même".

C'est "l'homme de culture" qui a été couronné et non l'homme de "l'air du temps", ou bien peut-être un homme qui serait, comme chacun d'entre nous, désormais, tiraillé entre les deux et comme aspiré par "l'air du temps" et qui aurait la nostalgie d'autre chose.

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

Dans les sociétés primitives, on peut dire que la sphère de la culture (essentiellement la religion et ce que nous appelons "l'art" : les masques, la danse...) englobe pratiquement la sphère de la civilisation (Lévy-Strauss montre avec l'exemple de la caste des forgerons à quel point ces civilisations sont attentives à ne pas laisser "l'économie" se détacher de la culture); dans les civilisations dites "évoluées", on pourrait parler de deux cercles avec une intersection commune. Je serais assez d'accord avec vous au sujet de la science (la science relève-t-elle de la civilisation ou de la culture ?).

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

"Les chauves, les plumes et les souris, vieille histoire...

Les choses risquent de se compliquer pour les mâles vampirisés..."

Ecrit par : dugong | 05 novembre 2009

Et les chauve-sourient ?

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 05 novembre 2009

Bof Robin ! Vous savez les chinois de Hong-Kong ou d'ailleurs avant de construire un gratte-ciel consultent des spécialistes qui donnent des conseils sur l'orientation du bâtiment pour ne pas froisser les sentiments des dieux ... et il me semble bien qu'il n'y a pas de 7ème étage (11ème?) dans les tours chinoises à cause de je ne sais quelle superstition : le besoin de croire en son étoile est universel !

Écrit par : iPidiblue et les pièges à gogo | 05 novembre 2009

"C'est en Allemagne, au XIXe siècle, que le terme de culture se développe comme concept et comme outil politique. A l'époque, l'Allemagne est travaillée de toutes parts par la question de l'unité nationale. Les intellectuels germanophones s'emparent de la notion de culture pour définir ce que serait le creuset d'une nation allemande à venir. En France ou au Royaume-Uni, en revanche, le terme était très peu usité. On parlait plutôt de civilisation".


Philippe Descola, successeur de CL Strauss au Clg de France, dans un article du Monde.fr, rubrique Société.

Écrit par : Buntov | 05 novembre 2009

Kultur Kampf !

Écrit par : iPidiblue bismarckien | 05 novembre 2009

Bof Robin ! Vous savez les chinois de Hong-Kong ou d'ailleurs avant de construire un gratte-ciel consultent des spécialistes qui donnent des conseils sur l'orientation du bâtiment pour ne pas froisser les sentiments des dieux ... et il me semble bien qu'il n'y a pas de 7ème étage (11ème?) dans les tours chinoises à cause de je ne sais quelle superstition : le besoin de croire en son étoile est universel !

Ecrit par : iPidiblue et les pièges à gogo | 05 novembre 2009

Oui, et nous avons, nous aussi nos propres "superstitions" (super stat : ce qui reste, ce dont la science, la raison n'aurait pas réussi à nous débarrasser ; je n'ai pas le temps de vérifier, mais le mot devrait dater du XVIIIème siècle, de la "philosophie des Lumières").

Je voulais simplement souligne ce que ressens de plus en plus comme un déséquilibre, particulièrement à l'école, (peut-être parce que j'ai connu autre chose) entre la civilisation et la culture.

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

Nicolas, c'est de Paul Fournel que vous voulez parler (lire et relire les Athlètes dans leur tête).
Ecrit par : brighelli | 05 novembre 2009

Bon alors si vous n'êtes pas attentif aux indices, je vous demande ce que vous allez pouvoir faire à Dijon ?
Cher JP, il me semble avoir pris la précaution (rare) d'un smiley.

Écrit par : nicolas | 05 novembre 2009

"C'est en Allemagne, au XIXe siècle, que le terme de culture se développe comme concept et comme outil politique. A l'époque, l'Allemagne est travaillée de toutes parts par la question de l'unité nationale. Les intellectuels germanophones s'emparent de la notion de culture pour définir ce que serait le creuset d'une nation allemande à venir. En France ou au Royaume-Uni, en revanche, le terme était très peu usité. On parlait plutôt de civilisation".


Philippe Descola, successeur de CL Strauss au Clg de France, dans un article du Monde.fr, rubrique Société.

Ecrit par : Buntov | 05 novembre 2009

Donc, lorsque les Allemands ont eu besoin de donner un sens à leur existence en tant que peuple, ils ont éprouvé le besoin d'un mot distinct du mot "civilisation", le mot "kultur".

On voit évidemment tout de suite le risque, mais Lévi-Strauss parle, lui, de "l'arc-en-ciel des cultures humaines" : la culture, pour lui, c'est ce qui fonde l'identité collective mais aussi ce qui la relie aux autres identités (je n'ai pas besoin, je pense d'insister sur la symbolique de l'arc-en-ciel et sur sa relation au judaïsme).

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

Je vais regarder ma carte d'identité, Robin, et vérifier s'il y a bien le mot "culture" dedans !

Écrit par : iPidiblue cultureux | 05 novembre 2009

Entendu ce matin à la radio, entre deux spots de matraquage sur les "340 000 cas" de grippe du cochon.

Une dame vaguement fiévreuse et toussoteuse va consulter.
Le Médecin. - Madame, vous avez la grippe du cochon. Il faut vous faire vacciner.
La Dame. - Mais si j'ai eu la grippe du cochon, ce n'est plus la peine que je me fasse vacciner.
Le Médecin. - Mais si, Madame, car sinon vous risqueriez d'être un porteur sain et de contaminer votre entourage [ça, c'est moi qui l'ajoute!].
La Dame. - Mais, Docteur, comment puis-je savoir avec certitude que c'est la grippe du cochon?
Le Médecin. - C'est impossible. Il faut me croire sur parole, car il y a bien des tests, mais ils coûtent 200 euros et ne sont pas remboursés.

Écrit par : Jean | 05 novembre 2009

Les médecins font des consultations à la radio ? A mon humble avis c'est formellement interdit par la déontologie, toute consultation médicales doit rester secrète (même si la patiente ne donne pas son nom elle pourrait être reconnue par sa voix), le Conseil de l'ordre devrait prendre des sanctions contre ce médecin ...

Écrit par : iPidiblue jour de consultation | 05 novembre 2009

Résumé d'un article du Guardian :

Croyances religieuses et convictions écolos : même combat

"Les employés qui se préoccupent des pratiques environnementales de leur entreprise ont gagné le droit de saisir la justice", écrit le quotidien. Le 3 novembre, un juge a estimé en appel que les convictions écologiques devaient être respectées au même titre que les croyances religieuses. "Les salariés qui se sentent persécutés pour leurs opinions bien arrêtées sur la manière dont leur société devrait réduire ses émissions de CO2 ou économiser les ressources pourront désormais réclamer des indemnisations à leur employeur."

Comme ça, au moins, c'est clair.

Ecrit par : yann | 05 novembre 2009
Yann, je crains que sous peu notre pratique quotidienne ne devienne un enfer. Du genre obtenir le consentement éclairé du client avant chaque prescription d'avermectine à un animal de compagnie, en tenant compte des arguments scientifiques développés au sujet de ces molécules par le lobby écolo. Déjà que c'est la plaie en rurale...
Ayant l'infini bonheur d'avoir hérité, comme confrère voisin, d'un véto à pendule, je commence à constater des refus horrifiés sur Milbemax (l'antéchrist !) et tous les spot-on antiparasitaires.

Écrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Les médecins font des consultations à la radio ? A mon humble avis c'est formellement interdit par la déontologie, toute consultation médicales doit rester secrète (même si la patiente ne donne pas son nom elle pourrait être reconnue par sa voix), le Conseil de l'ordre devrait prendre des sanctions contre ce médecin ...

Ecrit par : iPidiblue jour de consultation | 05 novembre 2009

Mais non, iPidiblue (c'est compliqué à taper!), c'est une dame qui racontait à la radio une histoire vécue!

Écrit par : Jean | 05 novembre 2009

Milbemax (l'antéchrist !)
Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Oh, mon dieu, je suis un pollueur, un abominable pollueur !
Mea culpa, mea maxima culpa ;o)))


Non, en fait, je m'en fous.
Ma région n'est pas (encore) contaminée comme la tienne par les bobos à pendules et autres magnétiseurs (quoique...).

Écrit par : yann | 05 novembre 2009

Testis unus, testis nullus.
Donc votre histoire ne vaut rien mon brave Jean ... repassez avec quelque chose d'un peu plus consistant !

Écrit par : iPidiblue | 05 novembre 2009

Mais non, iPidiblue (c'est compliqué à taper!), c'est une dame qui racontait à la radio une histoire vécue!

Ecrit par : Jean | 05 novembre 2009

Ben voyons !!

(c'était ma contribution quotidienne au vaste sujet de la grippe cochonne).

Écrit par : yann | 05 novembre 2009

Carte scolaire : la Cour des comptes pointe un risque de ghettoïsation
LE MONDE | 05.11.09 | 12h02

L'assouplissement de la carte scolaire, instauré à la rentrée 2007, renforce la ghettoïsation des collèges "ambition réussite", ces établissements scolaires dont les élèves cumulent les difficultés sociales et scolaires. C'est ce que souligne un rapport de la Cour des comptes présenté mardi 3novembre devant la commission des finances du Sénat.

C'est au détour d'une enquête sur les dispositifs éducatifs dans les quartiers sensibles que les rapporteurs de la Cour ont découvert un phénomène de renforcement de la ghettoïsation des établissements difficiles, conséquence de l'assouplissement de la carte scolaire. Nombre d'observateurs s'en doutaient, mais personne ne pouvait en apporter la preuve, le ministère de l'éducation nationale refusant de communiquer sur le sujet. Désormais, une première indication chiffrée existe.

Dans son rapport, la Cour des comptes estime que, sur un total de 254collèges "ambition réussite", 186 ont perdu "jusqu'à 10%" de leurs élèves du fait de la réforme de la carte scolaire voulue par Xavier Darcos.

Alors ministre de l'éducation, il avait jugé que la carte scolaire, qui affecte un élève dans un collège ou un lycée en fonction de son lieu de résidence, "n'assure plus l'égalité des chances et ne répond plus aux attentes des familles", car elle est "régulièrement contournée".

Même s'il chiffre à 7 %, et non pas 10 %, la perte d'élèves par certains collèges difficiles, l'actuel ministre de l'éducation, Luc Chatel, n'a pas contesté ces résultats. M.Chatel dit attendre, "d'ici à la fin de l'année, une étude plus détaillée" par ses services, le rapport rendu public par Jean Picq, président de la troisième chambre de la Cour des
comptes, ne reposant que sur six collèges "ambition réussite" de trois académies: Aix-Marseille, Lille et Versailles.

Plutôt que sur la fuite des collèges difficiles par leurs élèves, le ministre préfère mettre l'accent sur "50 établissements “ambition réussite” qui sont devenus plus attractifs et ont gagné des élèves", et sur les familles qui "sont satisfaites de l'assouplissement de la carte scolaire". "D'ailleurs, le gouvernement entend poursuivre jusqu'à sa disparition", note-t-il.

De son côté, M.Picq admet que "six collèges difficiles, ce n'est pas très représentatif." "Mais personne n'a remis en cause nos conclusions, remarque-t-il. Nous avons vraiment rencontré tout le monde: principaux, équipes pédagogiques, recteurs, inspecteurs d'académie, élus, associations… Tous ont relevé un aspect positif: des élèves boursiers ont pu aller étudier dans de meilleurs établissements. Et un aspect négatif: la perte d'élèves." La Cour prône de ce fait l'accentuation de la lutte "contre la constitution de “ghettos scolaires”".

Le libre choix des familles mis en avant par MM. Darcos et Chatel n'en est pas un aux yeux de la sociologue Agnès van Zanten, pour qui "le choix de l'établissement n'a de sens que s'il y a une vraie offre. Or les familles doivent se déterminer entre un bon et un mauvais établissement, ce qui n'est pas un choix. Et comme elles choisissent toutes les mêmes établissements, cela crée de l'insatisfaction".

Pour l'auteure de Choisir son école (éditions PUF), le rapport de la Cour des comptes n'est pas une surprise: "L'idée était de récompenser les bons élèves des classes populaires. Les enseignants eux-mêmes les invitent à quitter les mauvais établissements, ce qui conduit à la fuite des “têtes de classe” et à la ghettoïsation." Même dépit du côté du SNES, principal syndicat du secondaire: "Le message d'origine qui était celui de la méritocratie scolaire, devient “quittez votre quartier”. Au bout de deux ans, on a des collèges qui ont perdu jusqu'à 40% de leurs effectifs", déplore Daniel Robin, co-secrétaire général.

Comment corriger ces effets pervers? Le SNES réclame plus de moyens. M.Chatel propose, entre autres, d'ajouter aux critères permettant l'accès à un meilleur établissement (boursiers, handicapés), le fait d'être élève d'un collège "ambition réussite". Ce changement pourrait cependant augmenter la ghettoïsation desdits collèges. MmevanZanten imagine, elle, d'"instaurer des quotas par catégories d'élèves (bons, moyens, mauvais) dans les établissements, comme l'Angleterre qui prend des mesures contre le libre choix".

La Cour des comptes estime, quant à elle, que la lutte contre l'échec scolaire fondée sur l'aide individualisée, ne peut plus reposer sur le volontariat des enseignants et des élèves. "Il faut intégrer cette aide dans les obligations de service, mais ça risque d'être la révolution", prévient M.Picq.

Marc Dupuis

Écrit par : Pendariès | 05 novembre 2009

"Carte scolaire : la Cour des comptes pointe un risque de ghettoïsation "

Comme c'est mignon ! Comme c'est délicat ! Un "risque" !?!?

Si cela n'a pas déjà été fait ici, je suggèrerais bien au gros Séguin la lecture du roman de Thierry Jonquet "Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte". Pour qu'il évalue où en est son "risque".

Écrit par : yann | 05 novembre 2009

Au moins, les collèges difficiles ont moins d'élèves par classe (suite à la baisse des effectifs) et donc peuvent dispenser des cours de qualité, non ? J'ai pas bon ?

Écrit par : Joe | 05 novembre 2009

Si cela n'a pas déjà été fait ici, je suggèrerais bien au gros Séguin la lecture du roman de Thierry Jonquet "Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte". Pour qu'il évalue où en est son "risque".

Ecrit par : yann | 05 novembre 2009


Mais Yann moi je m'inquiète des ghettos de riches, que vont-ils devenir tous ces anciens ou futurs élèves de l'école des Roches ?

Et Marbella ou Majorque ces ghettos de drogués vous y pensez ? Le leader de Boyzone qui y a fait une mauvaise descente récemment ...

Écrit par : iPidiblue descente dans le ghetto | 05 novembre 2009

Voyez-vous Yann je suis ce qu'il est convenu d'appeler un pauvre - d'après l'Insee - et donc mon moyen de transport favori c'est le métro, eh bien ! depuis 25 ans que je le prends je n'ai jamais croisé dans le métro parisien quelqu'un qui passe à la télévision ! Vous pensez que le métro est interdit aux gens célèbres ? Les sociologues se sont penchés récemment sur la question, ils se sont rendus compte qu'à la télévision les CSP sont surreprésentées dans les fictions et je ne vous parle pas des plateaux télés style talk-show ..

Écrit par : iPidiblue descente dans le ghetto télévisuel | 05 novembre 2009

Je voulais écrire les catégories socio-professionnelles supérieures (CSP+).

Écrit par : iPidiblue descente dans le ghetto télévisuel | 05 novembre 2009

Voyez-vous Yann je suis ce qu'il est convenu d'appeler un pauvre - d'après l'Insee - et donc mon moyen de transport favori c'est le métro, eh bien ! depuis 25 ans que je le prends je n'ai jamais croisé dans le métro parisien quelqu'un qui passe à la télévision ! Vous pensez que le métro est interdit aux gens célèbres ? Les sociologues se sont penchés récemment sur la question, ils se sont rendus compte qu'à la télévision les CSP sont surreprésentées dans les fictions et je ne vous parle pas des plateaux télés style talk-show ..

Ecrit par : iPidiblue descente dans le ghetto télévisuel | 05 novembre 2009

La question est : passent-ils à la télé parce qu'ils sont CSP++ ou deviennent ils CSP++ parce qu'ils passent à la télé ? Après, si vous travaillez à temps plein, vous avez peu de chances d'être un pauvre au sein de l'Insee (60% de la médiane du niveau de vie - soit dans les 10 à 12 000 euros par an).

Écrit par : Joe | 05 novembre 2009

Je suis au RMI ou au RSA comme vous voulez !

Sur les plateaux de talk-shows on a un discours de riches sur les pauvres mais les pauvres ne sont jamais invités !
L'autre jour par exception FOG avait invité le délégué CGT de Molex ou de Continental, je crois, une grande gueule opposée à Baverez et Attali, le petit Lorant Deutsch était terrifié - tout recroquevillé sur sa banquette - d'être face au vrai peuple gueulard et pesant son quintal de muscles ...

Écrit par : iPidiblue en pleine descente | 05 novembre 2009

Je pense qu'il n'y a pas grand monde du peuple qui fait le malin devant un syndicaliste qui a séquestré 4 bonhommes, piquer leur téléphone portable, cracher dessus, a appelé leur femme pour les prévenir qu'il allait venir bruler leur baraque et buter leurs gosses,...

Écrit par : Joe | 05 novembre 2009

C'est sur Dailymotion : Xavier Mathieu le Délégué CGT de l'usine Continental Clairoix clash Nicolas Baverez et Jacques Attali

Joe c'est très honorable à vous de dénoncer les agissements de ce vilain garçon, j'espère que grâce à vous la Justice sera informée !

Écrit par : iPidiblue en mauvaise compagnie | 05 novembre 2009

Pour que la Justice s'y intéresse, il faudrait qu'il y ait plainte, ce qui ne risque pas d'arriver, vu le contexte.

Écrit par : Joe | 05 novembre 2009

Les médecins font des consultations à la radio ?

Ecrit par : iPidiblue jour de consultation

Non, mais il y a des médecins qui font des radios à la consultation.

Écrit par : Moot | 05 novembre 2009

Tous ont relevé un aspect positif: des élèves boursiers ont pu aller étudier dans de meilleurs établissements. Et un aspect négatif: la perte d'élèves."

Marc Dupuis

Cité par : Pendariès

Qu'est-ce qui est important : l'intérêt des élèves, ou l'intérêt des établissements ?

Écrit par : Moot | 05 novembre 2009

Non pas possible on laisse des criminels de cette envergure en liberté mais que fait la police de notre beau pays ? Tiens, on va bientôt regretter l'époque où les schleus faisaient régner l'ordre et la justice ... franchement Hortefeux n'est vraiment pas à la hauteur !

Écrit par : iPidiblue régime de Vichy | 05 novembre 2009

La Cour des comptes estime, quant à elle, que la lutte contre l'échec scolaire fondée sur l'aide individualisée, ne peut plus reposer sur le volontariat des enseignants et des élèves. "Il faut intégrer cette aide dans les obligations de service, mais ça risque d'être la révolution", prévient M.Picq.

Cité par : Pendariès

Transposons ça chez Michelin : pour une raison X ou Y, l'usine fabrique des pneus crevés. Les consultants préconisent d'obliger les ouvriers à faire des heures supplémentaires pour fabriquer des rustines.

Pourquoi serait-on obligé de fabriquer des pneus crevés ?

Écrit par : Moot | 05 novembre 2009

"mais ça risque d'être la révolution"

J'aimerais partager un tel optimisme ^^

Écrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

"Non, mais il y a des médecins qui font des radios à la consultation." Moot

Il y a aussi de nombreux radiologues qui lorsqu'il y a deux examens à faire pour la même personne leur demande de revenir plus tard pour la deuxième manip en prétextant un problème matériel.

En réalité, ils empochent ainsi deux consultations plein pot.

Elle n'est pas belle la vie ?

Écrit par : dugong | 05 novembre 2009

Dugong, c'est certainement la faute de ces salauds d'assurés sociaux !

Écrit par : iPidiblue et les postes à galène | 05 novembre 2009

Il y a aussi de nombreux radiologues qui lorsqu'il y a deux examens à faire pour la même personne leur demande de revenir plus tard pour la deuxième manip en prétextant un problème matériel.
En réalité, ils empochent ainsi deux consultations plein pot.
Elle n'est pas belle la vie ?
Ecrit par : dugong | 05 novembre 2009

Moi, je fais des cours imbitables en classe, et ensuite de la remédiation payée en heures sup'.
Pas belle la vie ?

Écrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

Tous des cancres ... et moi dans le même bateau !

Écrit par : iPidiblue et les potes à galène | 05 novembre 2009

Au moins, les collèges difficiles ont moins d'élèves par classe (suite à la baisse des effectifs) et donc peuvent dispenser des cours de qualité, non ? J'ai pas bon ?

Ecrit par : Joe | 05 novembre 2009

Vous avez tout à fait raison! Dans les collèges aux effectifs allégés, on peut enfin commencer à étudier. Donc c'est une très bonne chose pour les élèves qui restent que certains collèges difficiles aient vu leurs effectifs fondre. Dans toute classe globalement faible, il peut se créer, pour peu que les professeurs le veuillent vraiment, une dynamique de l'excellence, c'est-à-dire qu'il se forme une tête de classe.

Écrit par : Jean | 05 novembre 2009

Pourquoi serait-on obligé de fabriquer des pneus crevés ?

Ecrit par : Moot | 05 novembre 2009

parce que l'élève est un matériau brut de gomme irrégulière, pas un produit fini.

lol.

A logique économique , réponse ergonomique

Écrit par : sylvie | 05 novembre 2009

La Cour des comptes estime, quant à elle, que la lutte contre l'échec scolaire fondée sur l'aide individualisée, ne peut plus reposer sur le volontariat des enseignants et des élèves.

Cité par : Pendariès

La lutte contre l'échec scolaire, c'est de bons cours bien magistraux, de bons programmes, et la tolérance zéro sur le plan de la discipline. Tout le reste est baratin meiriolique.

Écrit par : Jean | 05 novembre 2009

Testis unus, testis nullus.
Donc votre histoire ne vaut rien mon brave Jean ... repassez avec quelque chose d'un peu plus consistant !

Ecrit par : iPidiblue | 05 novembre 2009

Comment ça, elle ne vaut rien? Elle vaut 340 000 cas x 200 euros le test = 68 000 000 euros! La somme qu'il faudrait dépenser pour vérifier que chacun de ces cas est un H1N1.

Écrit par : Jean | 05 novembre 2009

Le déficit de la Sécurité sociale ? Tous responsables mais non coupables ou presque pour parodier la réponse célèbre d'une ministre du temps de l'affaire du sang contaminé ...

Une petite histoire - toute petite - je devais me faire opérer dans un grand hôpital - auparavant je devais faire une visite à l'anesthésiste parfait ! sauf qu'entre temps je me suis guéri tout seul et j'ai donc annulé l'opération et la visite préalable. Quelque temps plus tard : surprise, sur mon décompte SS la visite à l'anesthésiste avait été remboursée à ce grand hôpital parisien qui est une fondation déclarée d'intérêt public !
Comme je ne voulais pas me brouiller avec la direction de cet établissement où j'ai mes habitudes, j'ai laissé courir ...

Écrit par : iPidiblue en déficit chronique | 05 novembre 2009

1- j'aime beaucoup votre différenciation entre " culture" et " civilisation"; c'est le maillon qui me manquait pour remettre tout en ordre. On y est.

Donc l'école est là pour avancer dans la "civilisation" , pour se "socialiser" comme on dit en maternelle. tout est bien. objectif du socle commun atteint!

2- mention spéciale à ipidibule , très en forme aujourd'hui.

3- Par honnêteté intellectuelle et pour défendre Christophe , j'ai un ami génial prof d'anglais , qui fait des merveilles en didactique à L'IUFM , avec sa conception à lui. c'est à dire avec des idées de la pédagogie qui ne déplairaient pas ici. En quelque sorte à contre courant du grand gourou.
si l'iufm , c'est globalement pas ce qu'on préfère , on peut y trouver parfois des gens qui répondent aux attentes des étudiants..

Écrit par : sylvie | 05 novembre 2009

Pourquoi j'y suis resté ? C'est assez simple; pour continuer à y enseigner la musique, après l'avoir fait dans l'école normale qui préexistait, depuis 1985.


Ben, normal, quoi! Quand on a un fromage, on se le garde, hé!

Écrit par : peuchère! | 05 novembre 2009

Ce serait tout à l'honneur d'un nouveau front républicain de comprendre que l'on ne peut prendre en marche le train d'une économie en voie de recomposition qu'en reformant des élites, et en grande quantité — c'est-à-dire en portant vraiment chacun à son plus haut point de capacité. Je suis comme Voltaire : j'aime mon époque, et son style de vie. Et je voudrais le sauver contre la droite la plus bête du monde, et la gauche la plus idiote d'Europe. C'est sans doute ainsi que l'on devient centriste — mais ce n'est pas comme ça que l'on se fait des amis.
Et quand je vois les gourous dont s'entoure Peillon (voir ci-dessus), je crains un peu que nous ne nous enfoncions dans l'agonie du système.
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 novembre 2009

Bon, je veux bien "faire la paix" avec Joe, pour autant que nous ayons été en guerre et admettre qu'il n'y a pas eu de volonté délibérée de casser l'école primaire et de faire du collège une pétaudière.

Je veux bien croire qu'il y ait un besoin avéré de "matière grise" (cadres de haut niveau) dans le système économique actuel, avec un petit bémol, cependant, d'accord avec buntovtchik : je ne suis pour une économie de marché régulée et un travail sur l'orientation, mais je ne pense pas que l'école doive être une super "agence pour l'emploi" ; elle doit rester un lieu de formation générale (au moins pour ceux qui le souhaitent), de réflexion et de culture.

cadichon (qu'il m'arrive de lire aussi attentivement que possible) a évoqué ici plusieurs fois le rapport ratifié par le Président Reagan dans les années 80 : "A nation at risk" sur l'état du système éducatif américain à l'époque, largement dominé par le lobby pédagogiste et incapable de former les cadres dont la nation avait besoin dans le cadre de la "nouvelle économie de la connaissance."

Il semblerait que les Américains aient enrayé le "risque". Alors qu'est-ce que nous attendons ?

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

Au bout de deux ans, on a des collèges qui ont perdu jusqu'à 40% de leurs effectifs", déplore Daniel Robin, co-secrétaire général.
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Ca prouve que ceux qui sont partis ont de "l'ambition" et ont envie de "réussir". Collèges "ambition réussite" !! c'est de la langue de bois pour "démocratie" populaire.

@PidiBlue qui parle de conteneur.

J'ai rarement entendu cette explication qui est pourtant la bonne ! .

La globalisation économique n'a pas été un plan concocté par de machiavéliques patrons et financiers, elle est venue "tout naturellement" comme une conséquence des progrès des transports terrestres (le cheval et la roue puis le chemin de fer et le camion), maritimes (navires à voile puis à vapeur, paquebots transatlantique, porte-conteneurs géants, vracquiers, pétroliers) et aériens .

C'est l'évolution des techniques de transport maritime qui ont fait évoluer le monde (Phéniciens, Grecs, Romains, Vikings, Vénitiens, Gênois, Hollandais, Portugais, Espagnols, Anglais, Français, Américains du Nord...).

Je m'éloigne du sujet ?

Écrit par : xly | 05 novembre 2009

[...] voir Singapour, comme exemple ultime d'adéquation de l'Ecole aux nécessités du marché du IIIème millénaire.
Ecrit par : brighelli | 05 novembre 2009

On voit.

Ce serait donc ça, la vérité politique de l'"antipédagogisme" : l'"adéquation de l'Ecole aux nécessités du marché du IIIème millénaire" ?

Écrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

C'est l'évolution des techniques de transport maritime qui ont fait évoluer le monde
Ecrit par : xly | 05 novembre 2009

Et les techniques évoluent toutes seules, "tout naturellement", comme des grandes, peut-être ?

Écrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

Ca prouve que ceux qui sont partis ont de "l'ambition" et ont envie de "réussir". Collèges "ambition réussite" !! c'est de la langue de bois pour "démocratie" populaire.

@PidiBlue qui parle de conteneur.

On peut très bien avoir de l'ambition et "réussir" en restant dans son petit collège de ZEP pour peu que des effectifs réduits et une discipline stricte permettent aux professeurs d'instruire leurs élèves. Drôle d'idée que celle selon laquelle il faudrait fuir les collèges ZEP pour "réussir"!

Écrit par : Jean | 05 novembre 2009

"Non, mais il y a des médecins qui font des radios à la consultation." Moot

Il y a aussi de nombreux radiologues qui lorsqu'il y a deux examens à faire pour la même personne leur demande de revenir plus tard pour la deuxième manip en prétextant un problème matériel.

En réalité, ils empochent ainsi deux consultations plein pot.

Elle n'est pas belle la vie ?

Ecrit par : dugong | 05 novembre 2009
Y'a aussi les vétos de grandes villes du Sud est (pour ne pas les nommer) qui étalent les vaccins des chiots alors qu'il est prouvé et reprouvé que ça se fait très bien tout ensemble, voire même que la prise vaccinale n'en est que meilleure...
Ou le connard de gynéco (du sud-est) qui a refusé de retirer le stérilet le jour où il m'a fait le frottis cervical. Il a tout perdu d'ailleurs car j'ai changé de gynéco. Quelle crapule, celui-là ! Quand il faut deux minutes pour retirer ce truc ! Evidemment, le brave homme était en plus en dépassement d'honoraires.

Écrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Et les techniques évoluent toutes seules, "tout naturellement", comme des grandes, peut-être ?

Ecrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

Oui. Voyez la bombe. Croyez-vous qu'Einstein, Bohr, Fermi et la bande avait prémédité leur coup dès le départ ?

Écrit par : yann | 05 novembre 2009

Ou le connard de gynéco (du sud-est) qui a refusé de retirer le stérilet le jour où il m'a fait le frottis cervical.

Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Surtout qu'un stérilet autour du cou ne sert à rien ;o))))))

OK, je sors un peu prendre l'air.

Écrit par : yann | 05 novembre 2009

Et les techniques évoluent toutes seules, "tout naturellement", comme des grandes, peut-être ?
Ecrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009
Oui. Voyez la bombe. Croyez-vous qu'Einstein, Bohr, Fermi et la bande avait prémédité leur coup dès le départ ?
Ecrit par : yann | 05 novembre 2009

Qui a parlé de préméditation ?

Le progrès en physique nucléaire est un fait de nature ?

Un physicien n'est pas un être social, peut-être (asocial parfois, c'est vrai ^^) ?

Écrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

C'est l'évolution des techniques de transport maritime qui ont fait évoluer le monde
Ecrit par : xly | 05 novembre 2009

Et les techniques évoluent toutes seules, "tout naturellement", comme des grandes, peut-être ?

Ecrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

Peut-on dire que "les techniques évoluent toutes seules" ?

Marx, qui est parfois intéressant à lire, explique que c'est le mode de production (les techniques) qui détermine les rapports de production (entre les hommes, les classes sociales).

Althusser appelait ça (mode de production + rapports de production) : la "structure"

Les techniques modifient le rapport de production, par exemple le mode de production industriel détermine un certain rapport de production (la bourgeoisie et le prolétariat qui apparaît sur la scène de l'Histoire vers 1848.

Mais pour Marx, la "culture", la politique, la philosophie, la science sont des "superstructures".

Elles sont déterminées et non déterminantes, "en dernière instance", mais elles peuvent déterminer (influencer) la structure (ce sont les hommes qui "pensent" la technique et qui la font et en particulier les ingénieurs et les savants.

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

Qui a parlé de préméditation ?

Vous, ce me semble : "Et les techniques évoluent toutes seules, "tout naturellement", comme des grandes, peut-être ?"

Sous-entendu, non, ce sont les hommes qui décident, donc qui "préméditent".

Le choix de ce terme et celui de la bombe sont liés à un autre sous-entendu : les conteneurs sont le mâââl, les agents du crime de la mondialisation, libéralisme, tout ça, tout ça.

Mais c'est sans doute moi qui sur-entend ;o))

Écrit par : yann | 05 novembre 2009

Il semblerait que les Américains aient enrayé le "risque". Alors qu'est-ce que nous attendons ?

Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
Est-ce que c'est réellement le cas ?

Écrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Robin réfléchissons ensemble ! Si c'était seulement l'économie qui gouvernait l'évolution des pays, à économie égale tous les pays avanceraient à la même vitesse ...

Écrit par : iPidiblue infrastructure | 05 novembre 2009

Et quand je vois les gourous dont s'entoure Peillon (voir ci-dessus), je crains un peu que nous ne nous enfoncions dans l'agonie du système.
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 novembre 2009
C'est pourquoi à propos de ton appel à participer à ce colloque j'écrivais plus haut :
"La démocratie directe, c'est quoi ?"

Écrit par : guy morel | 05 novembre 2009

"Sous-entendu, [...] ce sont les hommes qui décident, donc qui "préméditent"."
Ecrit par : yann | 05 novembre 2009

Les hommes prennent des décisions, agissent etc. Ils sont dans l'ignorance d'une bonne part des conséquences de leurs décisions et de leurs actes.


Le choix de ce terme et celui de la bombe sont liés à un autre sous-entendu : les conteneurs sont le mâââl, les agents du crime de la mondialisation, libéralisme, tout ça, tout ça.
Mais c'est sans doute moi qui sur-entend ;o))
Ecrit par : yann | 05 novembre 2009

Débranchez le sonotone, c'est carrément du délire ^^.

Écrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

Ça fait quatre !

Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009

Une façon très intéressante de dire vos quatre vérités.

Écrit par : Marilyse | 05 novembre 2009

Il semblerait que les Américains aient enrayé le "risque". Alors qu'est-ce que nous attendons ?

Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
Est-ce que c'est réellement le cas ?

Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009

cadichon, qui est sur place avait l'air de dire que oui, notamment dans les quartiers populaires des grandes villes.

Après les mêmes errements que nous (notamment, je crois pour l'apprentissage de la lecture), ils en sont revenus à un enseignement rigoureux et explicite.

Il me semble que vous vous intéressez aux écoles Waldorf-Steiner. J'ai une passionnante conversation aujourd'hui avec une personne qui connaît bien cette pédagogie et qui m'a expliqué qu'ils se basaient sur un enseignement explicite, notamment de la grammaire, mais avec une organisation particulière, fondée sur les correspondances entre les savoirs et les arts (ils accordent beaucoup d'importance aux couleurs (elle m'a parlé de Goethe) et au rythme), à l'éveil de la faculté d'attention et de la sensibilité.

Pour l'apprentissage de la lecture, Ils ne pratiquent pas la méthode idéo-visuelle, mais la méthode syllabique (correspondance graphème/phonème).

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

Les hommes prennent des décisions, agissent etc. Ils sont dans l'ignorance d'une bonne part des conséquences de leurs décisions et de leurs actes.

Ecrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

Ben voilà. Le type qui a inventé le conteneur n'a donc pas "prémédité" les délocalisations.

"Débranchez le sonotone, c'est carrément du délire ^^." : je me disais aussi... ;o))

Écrit par : yann | 05 novembre 2009

J'ai une passionnante conversation

j'ai eu une passionnante conversation : passé composé, système du présent, énoncé ancré dans la situation d'énonciation ! ;O))

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

Robin réfléchissons ensemble ! Si c'était seulement l'économie qui gouvernait l'évolution des pays, à économie égale tous les pays avanceraient à la même vitesse ...

Ecrit par : iPidiblue infrastructure | 05 novembre 2009

Le grand apport d'Althusser (souvenirs, souvenirs !), c'est d'avoir montré qu'il ne s'agissait pas d'une détermination "mécanique" univoque, mais d'une détermination réciproque qui relèverait plutôt du vivant (et de la conscience) que de la mécanique.

On peut donc dire que le mode de production est déterminant (la structure), mais que les "superstructures" (les savants, les ingénieurs) déterminent à leur tour, le mode de production.

Pour Marx, ce sont les Hommes qui font l'Histoire.

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

"Un physicien n'est pas un être social, peut-être (asocial parfois, c'est vrai ^^) ?" TotoWeininger

Aujourd'hui, j'ai été un peu physicien de 8h30 à 12h30 puis de 14h à 18h.

Faire le magicien qui réussit, c'est parfois fastidieux mais socialement assez rentable.

Écrit par : dugong | 05 novembre 2009

Il me semble que vous vous intéressez aux écoles Waldorf-Steiner. J'ai une passionnante conversation aujourd'hui avec une personne qui connaît bien cette pédagogie et qui m'a expliqué qu'ils se basaient sur un enseignement explicite, notamment de la grammaire, mais avec une organisation particulière, fondée sur les correspondances entre les savoirs et les arts (ils accordent beaucoup d'importance aux couleurs (elle m'a parlé de Goethe) et au rythme), à l'éveil de la faculté d'attention et de la sensibilité.
Robin

Le seul hic, c'est que leurs écoles s'arrêtent après la classe de 1ère.
Il faut aller passer son bac ailleurs !
Un peu comme s'ils se lavaient les mains des résultats finaux...
Une amie qui avait fait ses études dans une telle structure à Paris, et qui enseignait la musique dans les écoles primaires disait:
"J'ai été très heureuse durant toute ma scolarité, mais je leur reproche de ne m'avoir jamais obligée à travailler et je n'ai pas le bac."
Elle était violoncelliste, grâce à cette école qui fait aussi une place importante à l'enseignement de la musique instrumentale.
Et ici, dans notre village frontalier, beaucoup d'enfants suisses fréquentent une telle école à Bâle, et vont passer leur bac ailleurs.

Écrit par : Maminou | 05 novembre 2009

Le métier de professeur de sciences en 2030 ressemblera peut-être à ça :

http://www.youtube.com/watch?v=zrzMhU_4m-g

Pour instruire les masses, il faudra des êtres très avancés en maïeutique interdisciplinaire.

Écrit par : dugong | 05 novembre 2009

Je pense qu'il n'y a pas grand monde du peuple qui fait le malin devant un syndicaliste qui a séquestré 4 bonhommes, piqué leur téléphone portable, craché dessus, a appelé leur femme pour les prévenir qu'il allait venir brûler leur baraque et buter leurs gosses,...

Ecrit par : Joe | 05 novembre 2009

Bien fait pour les cadres sup en question
Faudrait faire ça plus souvent, et à Meirieu aussi.

Écrit par : Louise Michel | 05 novembre 2009

Et ici, dans notre village frontalier, beaucoup d'enfants suisses fréquentent une telle école à Bâle, et vont passer leur bac ailleurs.

Ecrit par : Maminou | 05 novembre 2009

C'est dommage. D'après ce que j'ai compris, il y a très peu d'écoles Waldorf-Steiner en France qui vont de la seconde à la Terminale (L'école Perceval à Chatou, dans la région parisienne ?). La majorité "couvrent" le primaire et quelques unes le collège.

Je crois qu'elles ne sont pas "sous contrat d'association" comme les écoles privés confessionnelles (majoritairement catholiques en France), ce qui veut dire que les salaires des enseignants ne sont pas pris en charges par l'État.

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

Le jus pédagol du jour titre :

"L'alphabétisation modifie l'anatomie du cerveau"

Quelle horreur ! Il faut arrêter ça tout de suite !

La suite n'en est que plus délectable :

"A-t on trouvé "la bosse" de la dyslexie ? Selon le BE * Espagne, une équipe de chercheurs espagnols, britanniques et colombiens ont pu comparer le fonctionnement cérébral de guerilléros colombiens ayant appris à lire tardivement et de leurs confrères restés analphabètes.
"En comparaison avec leurs homologues analphabètes, les guérilleros ayant appris récemment à lire ont une plus grande quantité de matière grise" note le BE Espagne, "dans cinq régions du cerveau postérieur. Plus précisément, il s'agit des aires occipitales dorsales bilatérales qui sont associées au processus visuel, des aires supra-marginale gauche et temporale supérieure, qui sont associées au processus de la phonologie, du gyrus angulaire et des régions temporales médianes postérieures, qui sont associées au processus sémantique". Ces études doivent pouvoir permettre de mieux soigner les jeunes ayant des difficultés de lecture."

Ceux qui sont sous coke et qui manient bien la kalash (s'en) tirent mieux que les autres ?

Mettez vos PAI au tir ! La coke servira de récompense.

* "bulletins électroniques", site de veille techno

Écrit par : dugong | 05 novembre 2009

Ben voilà. Le type qui a inventé le conteneur n'a donc pas "prémédité" les délocalisations.
Ecrit par : yann | 05 novembre 2009

Ouf ! Il échappe de peu au devoir de repentance.

Écrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

Mais quand donc supprimera-t-on cette saloperie de dépassement ?
Quand je pense que les textes de départ préconisaient de les effectuer "avec tact et mesure" ! J'aimerais bien que l'on me donne 55g de tact et 48 cm de mesure !

Écrit par : Garafignoux | 05 novembre 2009

Pardon, mon message précédent s'est vu amputé de sa référence qui était en l'occurence celle-ci : "Evidemment, le brave homme était en plus en dépassement d'honoraires."

Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Écrit par : Garafignoux | 05 novembre 2009

Jivaro du Moloch, tout sourire de com, veut ouvrir un plan Orsec pour le développement des langues.

Au secours !

http://www.dailymotion.com/swf/xasm8z

Écrit par : dugong | 05 novembre 2009

Jivaro du Moloch, tout sourire de com, veut ouvrir un plan Orsec pour le développement des langues.

Au secours !

http://www.dailymotion.com/swf/xasm8z

Ecrit par : dugong | 05 novembre 2009

Le seul plan efficace, ce serait le retour à l'apprentissage des langues par la grammaire, tout le reste , c'est du flan.

Écrit par : Jean | 05 novembre 2009

Ou le connard de gynéco (du sud-est) qui a refusé de retirer le stérilet le jour où il m'a fait le frottis cervical. Il a tout perdu d'ailleurs car j'ai changé de gynéco. Quelle crapule, celui-là ! Quand il faut deux minutes pour retirer ce truc ! Evidemment, le brave homme était en plus en dépassement d'honoraires.

Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009

AH voilà ce qui nous manquait! Si l'on regroupait l'ensemble des remarques de ce style, on aurait sans doute de quoi faire à propos de Daub-olino une télé-novella du type de ce qui est tourné au Brésil et qui ravit la matrone de n'importe quelle favela:-)

Écrit par : Un fan absolu | 05 novembre 2009

les salaires des enseignants ne sont pas pris en charges par l'État.

Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009

pris en charge sans "s" !

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

D'après ce que j'ai compris, il y a très peu d'écoles Waldorf-Steiner en France qui vont de la seconde à la Terminale (L'école Perceval à Chatou, dans la région parisienne ?). La majorité "couvrent" le primaire et quelques unes le collège.

Je crois qu'elles ne sont pas "sous contrat d'association" comme les écoles privés confessionnelles (majoritairement catholiques en France), ce qui veut dire que les salaires des enseignants ne sont pas pris en charges par l'État.

Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009

Ce sont des écoles hors contrat, il y en a une à Colmar...
Ailleurs en France, je ne sais, à part une pas très loin de chez Dobolino...

Écrit par : Maminou | 05 novembre 2009

AH voilà ce qui nous manquait! Si l'on regroupait l'ensemble des remarques de ce style, on aurait sans doute de quoi faire à propos de Daub-olino une télé-novella du type de ce qui est tourné au Brésil et qui ravit la matrone de n'importe quelle favela:-)

Ecrit par : Un fan absolu | 05 novembre 2009
J'aurais pu vous parler de l'ophtalmo qui voulait me faire revenir pour un fond d'œil et vous n'auriez pas bronché !
Un stérilet, ce n'est pas un sex-toy ! C'est un objet médical banal destiné à l'appareil génital et à la contraception. C'est pas cochon, ça !

Écrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Il y a une émission tout à l'heure sur la 5 sur Claude Lévi-Strauss. Ils sont retournés à l'endroit même où C.L-Strauss avait fait ses premières études ethnologiques en Amazonie.

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

Bon sang, le début de "Tristes tropiques" intitulé "la fin des
voyages" ; du grand style. Eblouissant. Je ne me souvenais pas qu'il y avait autant d'humour et d'ironie et une critique de la civilisation moderne aussi acerbe (nous sommes au début de la guerre et l'auteur fuit la France occupée où il risque la déportation, digne du Céline du "Voyage au bout de la nuit" (je m'en veux un peu de citer Céline, mais bon) ; onpeut penser aux tribulations de Candide, sauf que C..L-Strauss est tout sauf "candide" ! C.L. Strauss parle d'André Breton qui était sur le même "rafiot". Il dit qu'il ressemblait à un "grand ours bleu".

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

Ce sont des écoles hors contrat, il y en a une à Colmar...
Ailleurs en France, je ne sais, à part une pas très loin de chez Dobolino...

Ecrit par : Maminou | 05 novembre 2009
Celle de Sorgues va jusqu'à la onzième. Les élèves font ensuite le choix d'intégrer une classe de première française avec un an de retard scolaire mais sans difficulté, de continuer le cursus Steiner Waldorf en partant sur Paris (je crois) ou de se former à un métier artisanal.
Ce que j'ai pu constater, c'est que les anciens élèves qui sont dans mon secteur et qui sont tous des travailleurs manuels sont tous bilingues français-allemand.
Il serait intéressant de voir comment les langues y sont enseignées car ma propre fille qui prend des cours d'allemand particuliers avec une professeur Waldorf depuis deux ans et demi s'en trouve fort bien. Son prof d'allemand de seconde LV2 veut la faire passer en LV1. Ce que je sais des cours reçus, c'est que dès que ma fille a eu le niveau, le travail d'enseignement s'est fait sur des textes de Goethe, Schiller etautres auteurs au lieu de moisir sur des dialogues à la c***. En grammaire allemande, la petite est très au point.

Il faudrait que je retourne à une journée portes ouvertes pour voir ça de plus près.


C'est du hors contrat total. Les profs de Sorgues sont sous-smicards. Une année scolaire en "collège", hors hébergement et nourriture, coûte dans les 4000 euros.

Écrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Je n'ai pas eu le temps de lire l'intégralité des idées exprimées sur le blog, aussi la modeste contribution que je vais tenter d'apporter au débat sera probablement une redite, mais je tiens néanmoins à apporter ma pierre à l'édifice. Voici donc quelques propositions que je souhaiterais voir mises en avant par le truchement de Jean-Pail Brighelli:

- Mettre massivement l'accent sur la maîtrise de la langue française à l'écrit comme à l'oral, car cette déficience langagière est la matrice de tous les maux.
- Favoriser le goût de la lecture et, si possible, de la bonne littérature. Ce n'est pas en faisant "étudier" Mary Higgins Clarke (j'ai un doute sur l'orthographe du patronyme!) à des élèves de troisième qu'on les prépare au lycée.

- Favoriser l'ouverture à l'altérité par l'étude d'une langue étrangère, par exemple en organisant des échanges linguistiques dès le primaire, notamment dans les régions frontalières.

- Supprimer la parodie d'examen que le brevet des collèges est devenu et lui substituer un véritable examen qui déterminera pour une large part l'entrée en seconde.

- Développer l'apprentissage, pas seulement dans les discours, mais aussi dans les faits. j'enrage d'assister à la suppression des 4ème d'alternance/3ème d'insertion, alors que ces disposits ont fait la preuve de leur efficacité pour insérer des gamins en difficulté mais motivés par l'apprentissage d'un métier sur le marché de l'emploi.

J'espère que ces propositions apporteront leur concours au débat d'idées.

Écrit par : alain | 05 novembre 2009

@ Robin
http://www.steiner-waldorf.org/ecoles_steiner/avignon.html


Ce qui m'a le plus impressionnée lors de ma visite à la journée portes ouvertes, c'est qu'une école de 300 élèves, agés de trois à seize ans, puisse nous proposer en spectacle un mouvement de la Neuvième Symphonie de Beethoven fort agréablement joué par plus de 35 élèves. Ces enfants et ados préparaient ce mouvement de leur côté et, avec le même professeur, une école allemande faisait de même, le but final étant de réunir les deux orchestres pour n'en former qu'un seul lors d'une fête de fin d'année.

Écrit par : dobolino | 05 novembre 2009

C'est du hors contrat total. Les profs de Sorgues sont sous-smicards. Une année scolaire en "collège", hors hébergement et nourriture, coûte dans les 4000 euros.
Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Et ils ont envie d'enseigner, les profs sous-smicards, dans ces conditions ??????

Écrit par : nicolas | 05 novembre 2009

@STEINER MACHINCHOSE

"Notre cantine est bio et végétarienne. L’association Labelbio prépare, sur place, les repas du lundi au vendredi, pour l’ensemble de l’école."

Désolé, je bouffe de la barbaque et mes enfants aussi. Et des légumes du super-market.
Qu'est-ce que c'est que c'est que cette secte ?

Écrit par : guy morel | 05 novembre 2009

Ces enfants et ados préparaient ce mouvement de leur côté et, avec le même professeur, une école allemande faisait de même, le but final étant de réunir les deux orchestres pour n'en former qu'un seul lors d'une fête de fin d'année.
Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Sous le drapeau de l'Europe bio j'imagine.

Écrit par : guy morel | 05 novembre 2009

Et ils ont envie d'enseigner, les profs sous-smicards, dans ces conditions ??????

Ecrit par : nicolas | 05 novembre 2009
Plus ou moins ! Ce qu'on m'avait expliqué, quand j'étais allée à la journée portes ouvertes, c'est que ça allait tant que les professeurs étaient jeunes et sans enfants mais qu'ensuite, malgré leur vocation, ça coinçait aux entournures et d'autant plus que ça relève un peu du sacerdoce, les trente-cinq heures par semaine étant largement dépassées.
Puis, après, il faut vraiment être dans le moule car il y a toute une philosophie qui va avec. Secte serait un mot excessivement abusif mais il y a quand même un côté endoctrinant et je ne connais pas d'anciens élèves qui ne soient pas absolument adhérents à la doctrine. Ceci dit, je ne connais que d'anciens élèves qui n'ont pas suivi d'études supérieures. Je me garde donc de toute conclusion hâtive. Il est cependant sûr pour moi que ça n'a rien à voir avec des trucs comme le Temple Solaire ou l'Eglise de Scientologie. C'est plus soft !

Écrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Et ils ont envie d'enseigner, les profs sous-smicards, dans ces conditions ??????

Ecrit par : nicolas | 05 novembre 2009

Oui, parce qu'ils y trouvent plus que l'argent, du bonheur. Évidemment, il faut être jeune.

Je crois que je donnerais n'importe quoi en échange de ce bonheur d'enseigner que je n'arrive pas à retrouver, que j'ai eu en 1989 avec une classe de Première L, à Lyon, avec (entre autres) le Misanthrope et l'Invitation au voyage.

Il y a pire que l'inhumanité, c'est de ne plus se rendre compte qu'on vit l'inhumain. Et le collège unique à la française, sauf exception, c'est ça. En tout cas, pour moi, c'est ça. Une image de l'enfer.

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

@WALDORF MACHIN CHOSE

"Puis, après, il faut vraiment être dans le moule car il y a toute une philosophie qui va avec."
C'est beaucoup dire "philosophie".

Écrit par : guy morel | 05 novembre 2009

Qu'est-ce que c'est que c'est que cette secte ?

Ecrit par : guy morel | 05 novembre 2009

Secte serait un mot excessivement abusif mais il y a quand même un côté endoctrinant et je ne connais pas d'anciens élèves qui ne soient pas absolument adhérents à la doctrine. Ceci dit, je ne connais que d'anciens élèves qui n'ont pas suivi d'études supérieures. Je me garde donc de toute conclusion hâtive.
Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009


Ce qui me différencie de mon cher pourvoyeur de rillettes du Mans.

Écrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Il y a pire que l'inhumanité, c'est de ne plus se rendre compte qu'on vit l'inhumain. Et le collège unique à la française, sauf exception, c'est ça. En tout cas, pour moi, c'est ça. Une image de l'enfer.

Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
Et c'est aussi ce qui fait que certains parents vont se tourner vers les écoles Waldorf.

Écrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Secte serait un mot excessivement abusif
Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Hum, hum...

"Les enseignants ont la plupart du temps reçu une formation spécifique de deux à trois ans (ou quatre pour des formations à temps partiel "en cours d'emploi"), dans des centres de formation pédagogiques anthroposophiques. Ces formations consistent en un approfondissement du chemin de développement anthroposophique [...]"

Écrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

Hum, hum... (suite)

"En quatrième classe (10 ans), la pédagogie Steiner considère que l'enfant prend conscience de sa séparation avec le monde. C’est à cet âge qu’on enseigne la MYTHOLOGIE NORDIQUE, avec ses drames et sa nostalgie des étapes originelles, qui reflète son expérience intérieure profonde. "

Écrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

Et c'est aussi ce qui fait que certains parents vont se tourner vers les écoles Waldorf.
Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009
Ce qui n'est pas une raison pour condamner leurs gosses à ne bouffer que de la légume.
Si le programme scolaire est bio lui aussi, rideau !

Écrit par : guy morel | 05 novembre 2009

Hum, hum... (suite)

"En quatrième classe (10 ans), la pédagogie Steiner considère que l'enfant prend conscience de sa séparation avec le monde. C’est à cet âge qu’on enseigne la MYTHOLOGIE NORDIQUE, avec ses drames et sa nostalgie des étapes originelles, qui reflète son expérience intérieure profonde. "
Ecrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

C'est sûr que Wotan ne se nourrit que de salades. Originelles et nostalgiques of course. + la 9e européenne.

Écrit par : guy morel | 05 novembre 2009

Et c'est aussi ce qui fait que certains parents vont se tourner vers les écoles Waldorf.

Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Les parents ici sont pas mal "baba-cool": une famille par exemple produit du fromage de chèvre qu'ils vendent à prix d'or en Suisse.
Le papa nous a annoncé un jour avec fierté que sa fille de 9 ans savait lire depuis peu et que c'était merveilleux.
Sa femme fait de la peinture et expose de temps à autres.
Ils sont heureux, bios bien sûr, et regardent avec pitié les gosses qui vont à l'école publique française du village !!!

Écrit par : Maminou | 05 novembre 2009

@WALDORF MACHIN CHOSE

"Puis, après, il faut vraiment être dans le moule car il y a toute une philosophie qui va avec."
C'est beaucoup dire "philosophie".

Ecrit par : guy morel | 05 novembre 2009
Vous n'avez pas absolument tort. Mes deux enfants sont allés deux ans de suite dans une colo Waldorf mais on nous a fait très désagréablement comprendre, et ce sont eux qui ont subi l'ostracisme, qu'ils y étaient indésirables pour dissidence.
Mon fils aîné, souffrant du régime tout légumes, avait chargé son sac de charcutailles et autres viandes séchées et semait la panique diététique et morale en oartageant avec ses copains, le soir sous la tente.
Quant à ma fille de neuf ans, elle fit pire. Sa petite amie souffrant de la séparation avec ses parents et voulant rentrer chez elle, avec pleurnicheries et comédies, elle prit le soir à la veillée le bâton de parole pour lui dire sèchement: "T'as choisi ? Ben, maintenant, t'assumes, ma cocotte ! Tu restes ou t'es une chiffe molle ! Faut savoir serrer les dents si on veut sauver son honneur !". Les parents de la petite amie sont venus la chercher le soir en urgence et ma fille s'est fait très mal voir par l'équipe d'encadrement pour sa brutalité.
Bon, je reconnais que mes enfants sont fort mal élevés et inintégrables en Steiner Waldorf.
PS: ne vous inquiétez pas, ils ont encaissés les chèques quand même !


Sinon, pour le reste, colo super: en pleine montagne, sous tente, un point d'eau, tout le monde à la vaisselle et à la pluche, gamins crasseux à souhait en fin de camp, gels douche et shampooings interdits, marches forcées dans la montagne.
Une colo de rêve !

Écrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Le saviez-vous ?

Steiner déclare que l'humanité est dans l'ère des Poissons depuis 1413, et qu'elle n'entrera dans l'ère du Verseau que 2160 ans plus tard soit en 3573.

Écrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

Secte serait un mot excessivement abusif
Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Hum, hum...

"Les enseignants ont la plupart du temps reçu une formation spécifique de deux à trois ans (ou quatre pour des formations à temps partiel "en cours d'emploi"), dans des centres de formation pédagogiques anthroposophiques. Ces formations consistent en un approfondissement du chemin de développement anthroposophique [...]"

Ecrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009
Bof ! Chacun sa secte ! La nôtre est-elle plus sympa ?
Du genre, en guise de premier cours de SES "les opérateurs de téléphonie mobile", ou de la littérature jeunesse jusqu'au brevet, ou des cours de langue sur des dialogues débiles et des articles de journaux de merde jusqu'au bac ?
franchement ? TotoW ?

Écrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Le saviez-vous ?

Steiner déclare que l'humanité est dans l'ère des Poissons depuis 1413, et qu'elle n'entrera dans l'ère du Verseau que 2160 ans plus tard soit en 3573.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

C'est ce qui arrive quand on ne bouffe que des racines et de la verdure : manque de protéines pour le cerveau.

Écrit par : guy morel | 05 novembre 2009

Hum...hum...hum (suite et fin)

"Pour Steiner, notre Terre est la manifestation de l'activité d'êtres spirituels, êtres humains compris. Ces derniers et les êtres humains évolueraient parallèlement tandis que la Terre passerait par des incarnations successives dans des substances de plus en plus denses, selon un rythme septénaire. Vers le milieu l'évolution terrestre, le processus s'inverserait grâce à l'impusion cosmique du Logos et la Terre repasserait par des états de plus en plus subtils. Notre Terre serait actuellement au 172e stade sur les 343 (7x7x7) que comporte toute l'évolution terrestre."

"Dans la perspective anthroposophique, l'esprit est l'élément éternel qui voyage d'une incarnation à l'autre. Les corps sont renouvelés à chaque incarnation. Le karma est défini comme le lien qui rattache un être aux conséquences de ses actions. L'esprit humain suit une évolution ascendante. Lorsque l'être humain psycho-spirituel, après la mort, s'est débarrassé de ce qui le rattachait à la terre, l'esprit s'élève dans les mondes spirituels aussi haut que lui permet son degré d'évolution. L'esprit humain n'est pas inactif dans les mondes spirituels ; en collaborant avec les entités spirituelles, il prépare sa prochaine incarnation. Quand il est prêt et que les conditions terrestres sont adéquates, le processus s'inverse et l'esprit humain redescend vers la terre."

Écrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

Bon ! Vous êtes tous des couillons !
Moi, je vous dis qu'en langues vivantes et musique ils sont plus efficaces.
On n'est pas forcé de croire à l'ère du Verseau pour regarder et analyser leurs techniques d'enseignement des langues et de la musique.
Et pour amener des gosses à se tourner précocément vers l'artisanat ou l'agriculture, ils nous enfoncent largement et les gosses s'y engagent sourire aux lèvres quand ils n'ont ni goût ni moyens d'envisager une carrière intellectuelle et des études longues. Pas de sentiment d'échec !
Sur le terrain, ils s'en sortent plutôt bien, ces jeunes.

Donc, c'est à étudier de près.

Écrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Bof ! Chacun sa secte ! La nôtre est-elle plus sympa ?
Du genre, en guise de premier cours de SES "les opérateurs de téléphonie mobile", ou de la littérature jeunesse jusqu'au brevet, ou des cours de langue sur des dialogues débiles et des articles de journaux de merde jusqu'au bac ?
franchement ? TotoW ?
Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Sympa, peut-être pas. Mais entre la médiocrité et le délire, je ne veux pas avoir à choisir.

Écrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

Le saviez-vous ?

Steiner déclare que l'humanité est dans l'ère des Poissons depuis 1413, et qu'elle n'entrera dans l'ère du Verseau que 2160 ans plus tard soit en 3573.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

C'est ce qui arrive quand on ne bouffe que des racines et de la verdure : manque de protéines pour le cerveau.
Ecrit par : guy morel | 05 novembre 2009
Encore que ce genre de truc, cela pourrait intéresser le père Bayrou, le père Peillon et le père Meirieu pour leur grand messe de Dijon.

Écrit par : guy morel | 05 novembre 2009

Et pour amener des gosses à se tourner précocément vers l'artisanat ou l'agriculture, ils nous enfoncent largement et les gosses s'y engagent sourire aux lèvres quand ils n'ont ni goût ni moyens d'envisager une carrière intellectuelle et des études longues. Pas de sentiment d'échec !
Sur le terrain, ils s'en sortent plutôt bien, ces jeunes.

Donc, c'est à étudier de près.
Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009
Pas de sentiment d'échec ? C'est dommage car c'est là que commence l'humanité. Quant aux "carrières intellectuelles", je pouffe.

Écrit par : guy morel | 05 novembre 2009

C'est ce qui arrive quand on ne bouffe que des racines et de la verdure : manque de protéines pour le cerveau.

Ecrit par : guy morel | 05 novembre 2009
http://www.casage.fr/?La_ferme
Des anthroposophes producteurs de viande, Morel ! Ça existe !

Écrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Le jus pedagol du jour titre :

"L'alphabétisation modifie l'anatomie du cerveau"

Quelle horreur ! Il faut arrêter ça tout de suite !

La suite n'en est que plus délectable :

"A-t on trouvé "la bosse" de la dyslexie ? Selon le BE * Espagne, une équipe de chercheurs espagnols, britanniques et colombiens ont pu comparer le fonctionnement cérébral de guerilléros colombiens ayant appris à lire tardivement et de leurs confrères restés analphabètes.
"En comparaison avec leurs homologues analphabètes, les guérilleros ayant appris récemment à lire ont une plus grande quantité de matière grise" note le BE Espagne, "dans cinq régions du cerveau postérieur. Plus précisément, il s'agit des aires occipitales dorsales bilatérales qui sont associées au processus visuel, des aires supra-marginale gauche et temporale supérieure, qui sont associées au processus de la phonologie, du gyrus angulaire et des régions temporales médianes postérieures, qui sont associées au processus sémantique". Ces études doivent pouvoir permettre de mieux soigner les jeunes ayant des difficultés de lecture."

Ceux qui sont sous coke et qui manient bien la kalash (s'en) tirent mieux que les autres ?

Mettez vos PAI au tir ! La coke servira de récompense.

* "bulletins électroniques", site de veille techno

Ecrit par : dugong | 05 novembre 2009

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 novembre 2009

Bon ! Vous êtes tous des couillons !
Moi, je vous dis qu'en langues vivantes et musique ils sont plus efficaces.
On n'est pas forcé de croire à l'ère du Verseau pour regarder et analyser leurs techniques d'enseignement des langues et de la musique.
Et pour amener des gosses à se tourner précocément vers l'artisanat ou l'agriculture, ils nous enfoncent largement et les gosses s'y engagent sourire aux lèvres quand ils n'ont ni goût ni moyens d'envisager une carrière intellectuelle et des études longues. Pas de sentiment d'échec !
Sur le terrain, ils s'en sortent plutôt bien, ces jeunes.

Donc, c'est à étudier de près.

Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Là je confirme dobolino...
Ces enfants parlent couramment plusieurs langues, aiment et font de la musique, sont bien dans leur peau et font leur chemin sereinement...

Écrit par : Maminou | 05 novembre 2009

Un petit dernier

CERTES,

"Les écoles Waldorf sont non-confessionnelles et laïques"

TOUTEFOIS,

"Les familles sont encouragées à donner à leurs enfants l'éducation religieuse correspondant à leurs propres convictions. Une importance toute spéciale est accordée au sentiment religieux, qui, en tant qu'aptitude à la vénération, est considéré comme une prédisposition favorable aux apprentissages pour l'enfant"

Écrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

"gynéco (du sud-est) qui a refusé de retirer le stérilet le jour où il m'a fait le frottis cervical."

Pour un ignorant, ça s'appelle avoir l'esprit dans la culotte.

Écrit par : Potache | 05 novembre 2009

De la grammaire, comme l'explique Cécile Revéret dans son livre.
Incroyable, la grammaire peut faire sens!
Revenons à la base, c'est tout ce que je demande.
Et peu m'importe l'origine sociale ou ethnique de chacun; je sens au fond de moi que l'apprentissage de la langue française sera un rempart à "l'anarchie ambiante" qui est un peu le fond de commerce de pas mal de gens en ce moment.

Écrit par : Flo | 05 novembre 2009

C'est ce qui arrive quand on ne bouffe que des racines et de la verdure : manque de protéines pour le cerveau.

Ecrit par : guy morel | 05 novembre 2009
http://www.casage.fr/?La_ferme
Des anthroposophes producteurs de viande, Morel ! Ça existe !
Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009
Impressionnant !
Les gens ont les fermes qu'ils veulent et gagnent leur croûte comme ils veulent, et ils bouffent ou donnent à bouffer ce qu'ils veulent.
Pour le reste, la philo, c'est Platon, Descartes, Pascal, Kant, Hegel, Marx etc. Pas l'anthropmachinchose ni la biomachinchose. Après, chacun fait ce qu'il veut, si possible sans nous casser les burnes.

Écrit par : guy morel | 05 novembre 2009

Pour le reste, la philo, c'est Platon, Descartes, Pascal, Kant, Hegel, Marx etc. Pas l'anthropmachinchose ni la biomachinchose. Après, chacun fait ce qu'il veut, si possible sans nous casser les burnes.

Ecrit par : guy morel | 05 novembre 2009

guy morel, vous êtes terrible !!!

(au fait, votre programme de grammaire du GRIP est excellent!)

Écrit par : Maminou | 05 novembre 2009

Une théorie des races "intéressante" (hum...hum...) :


"Les différences raciales proviennent des esprits anormaux des 5 planètes.
De Mercure résulte la race noire (éthiopienne). La race malaise résulte de l'esprit de Vénus. La race mongole résulte de celui de Mars et la race européenne de celui de Jupiter.
Les indiens d'Amérique en régression ou involution résultent de la race sombre de Saturne.

P110: La prépondérance de Mercure se manifeste dans la-race éthiopienne par les glandes... Ce qui fait que la forme générale, la même pour tous les hommes, est déviée et a abouti à celle si particulière de la race Ethiopienne avec sa peau noire, ses cheveux crépus etc...

P111: Les esprits anormaux de Vénus agissent sur le système nerveux des asiatiques de race jaune. Les esprits anormaux de Mars agissent sur les Mongols par le sang.

P112: Les Sémites seraient issus des mongols, du fait d'une corrélation entre Mars et la Lune (dominée par Jéhovah).

P113 : Les esprits de Jupiter agissent sur le système nerveux des caucasiens ou aryens (européens).
La mission dont est chargée spécialement la race caucasienne, c'est de tracer la voie menant au spirituel par les sens...

P76 : Ce que nous appelons la race noire est essentiellement conditionnée par ces caractères. En Afrique, il y a un point â la surface de la terre ou les forces impriment durablement à l'homme des caractères propres à l'enfance. En Asie, ces caractères sont propres àt l'adolescence. L'entité qui gouverne la race jaune et les races brunâtres (sic) lui donne un caractère racial de jeunesse.
En Europe, les caractères raciaux correspondent à l'âge moins juvénile qui suit la jeunesse.

P77: L'africain est infantile, l'asiatique juvénile, l'européen est mature. Cela correspond tout bonnement à une loi. "On pourra certes nous objecter que dans ce cas, l'Européen est avantagé par rapport aux races noires et jaunes ; mais en réalité aucune race n'est défavorisée, du fait que tous les hommes s'incament dans les différentes races au cours des vies successives ".

Rudolf STEINER
"Ame des peuples " La mission des âmes de quelques peuples dans ses rapports avec la mythologie germano-nordique.
Conférences faites à Christiana (Oslo) entre le 7 et le 17 juin 1910

Écrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

Pas de sentiment d'échec ? C'est dommage car c'est là que commence l'humanité.

Ecrit par : guy morel | 05 novembre 2009

Merci de m'apprendre que je fais partie de l'humanité ! ;-))

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

Hum, hum... (suite)

"En quatrième classe (10 ans), la pédagogie Steiner considère que l'enfant prend conscience de sa séparation avec le monde. C’est à cet âge qu’on enseigne la MYTHOLOGIE NORDIQUE, avec ses drames et sa nostalgie des étapes originelles, qui reflète son expérience intérieure profonde. "

Ecrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

Mon frère et ma belle-soeur avaient été tentés d'y mettre mon neveu (mon frère, qui rêvait d'être garde-forestier et se retrouve aujourd'hui chef d'entreprise, trouvait plaisante la relation que l'école steiner du coin faisait entretenir les enfants avec la nature; j'ai jeté un coup d'oeil à la brochure: cri d'horreur; les gosses découvraient l'histoire, la relation hommes-saisons-animaux-flore, etc. par l'entremise des légendes et des mythes; j'ai alerté ma belle-soeur sur le fait que tout ce que les enseignements proposaient - qui devaient suivre donc une pseudo-philosophie de vie - a à voir avec les enseignements de plusieurs sectes; les parents qui y envoyaient leurs gosses étaient des hippies, des babos, qui ne se rappellent plus que l'époque peace-and-love c'était la haine des parents!). Ouf, ils ne l'ont pas fait; et j'ai réussi à ce qu'ils inscrivent mon neveu et filleul dans une Calandretta (école bilingue occitane et française): ce qui fut parfait pour lui.

Écrit par : Pendariès | 05 novembre 2009

Pour le reste, la philo, c'est Platon, Descartes, Pascal, Kant, Hegel, Marx etc. Pas l'anthropmachinchose ni la biomachinchose. Après, chacun fait ce qu'il veut, si possible sans nous casser les burnes.

Ecrit par : guy morel | 05 novembre 2009
Pourquoi Marx ? J'ai pas été élevée chez les anthroposophes mais personne m'a jamais dit que Marx était un philosophe ...
Tapez pas !

Écrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Ecrit par : guy morel | 05 novembre 2009
Pourquoi Marx ? J'ai pas été élevée chez les anthroposophes mais personne m'a jamais dit que Marx était un philosophe ...
Tapez pas !

Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009

"Jusqu'à présent, les philosophes se sont contentés de penser le monde. Il s'agit maintenant de le changer." (Karl Marx)

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

Même Hegel, déjà, ils avaient des doutes ...
Chez nous, on s'arrêtait à Kant.

Écrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Donc, Karl Marx ne se considérait pas comme un "philosophe".

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

Vu ce qui précède sur Steiner, c'est vraiment n'importe quoi d'en faire la promotion ici.
A force de vouloir à tout prix faire son intéressant(e), on risque le tête à queue.

Écrit par : Potache | 05 novembre 2009

"Jusqu'à présent, les philosophes se sont contentés de penser le monde. Il s'agit maintenant de le changer." (Karl Marx)

Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009
Ah ! Voilà ! C'est pour ça que papa ricanait quand on affublait Marx du nom de philosophe !!!

Écrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Donc, Karl Marx ne se considérait pas comme un "philosophe".
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009

Pas nécessairement, puisqu'il écrit "JUSQU'À PRÉSENT, les philosophes [...]"

Écrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

A moins de considérer qu'il donne à la philosophie un nouveau but (et une nouvelle essence) qu'il appelle la "praxis". Quand Marx dit "les philosophes", il pense en réalité à Hegel.

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

Vu ce qui précède sur Steiner, c'est vraiment n'importe quoi d'en faire la promotion ici.
A force de vouloir à tout prix faire son intéressant(e), on risque le tête à queue.

Ecrit par : Potache | 05 novembre 2009
Bof !
On parle juste de techniques d'enseignement. S'agit pas de philosopher sur les moteurs profonds !

Écrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Quand Marx dit "les philosophes", il pense en réalité à Hegel.
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009

Aux hégéliens de gauche, pour être plus précis. Feuerbach en tête.

Écrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

Dans les années 40, Marx est clairement un philosophe, qui lit et critique des philosophes. Cela suffit à faire de lui un philosophe.

Steiner, lui, est un cinglé.

Écrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

J'ai envie de défendre un peu les écoles Steiner. Je vous assure que celle que je connais près de Paris est bien. Il faut faire le tri dans l'anthroposophie entre la théorie et la pratique pédagogique qui est intéressante : importance accordée à la musique, à la danse (eurythmie), au dessin...

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

@ Marx et la philosophie

"De même que la philosophie trouve dans le prolétariat ses armes matérielles, le prolétariat trouve dans la philosophie ses armes intellectuelles.""

"En Allemagne, aucune espèce d'esclavage ne peut être détruite, sans la destruction de tout esclavage. L'Allemagne qui aime aller au fond des choses ne peut faire de révolution sans tout bouleverser de fond en comble. L'émancipation de l'Allemand, c'est l'émancipation de l'homme. La philosophie est la tête de cette émancipation, le prolétariat en est le cœur. La philosophie ne peut être réalisée sans la suppression du prolétariat, et le prolétariat ne peut être supprimé sans la réalisation de la philosophie. "

Marx 1843

Écrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

Certains aspects effectivement plus qu'étranges de la pensée de Rudolf Steiner me paraissent être des protestations un peu folles contre un monde où "l'étalon or", la mesure de toutes choses est la Raison et où le "sagesse" n'a plus de place. J'ai l'impression que la sagesse écartée se venge de la raison (regardez aujourd'hui la mode des horoscopes, des voyantes...)

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

Il y a une "folie de la raison". Voyez le texte de Marx donné par TotoWeininger. C'est d'une logique implacable, parfaite, effrayante.

Écrit par : Robin | 05 novembre 2009

"L'africain est infantile, l'asiatique juvénile, l'européen est mature. Cela correspond tout bonnement à une loi."

Ah, la sagesse!

Écrit par : Potache | 05 novembre 2009

C'est d'une logique implacable, parfaite, effrayante.
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009

C'est d'une logique toute hégélienne.

"La philosophie est la tête de cette émancipation, le prolétariat en est le cœur."

Ça serait pas un peu idéaliste, ça ?


Pour étude plus sérieuse des rapports entre Marx et la philosophie, il y a le bouquin de K. Korsch, "Marxisme et philosophie" (1923), traduit aux éditions de minuit, indisponible depuis vingt ans...

Écrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

Pour étude plus sérieuse des rapports entre Marx et la philosophie, il y a le bouquin de K. Korsch, "Marxisme et philosophie" (1923), traduit aux éditions de minuit, indisponible depuis vingt ans...

Ecrit par : TotoWeininger | 05 novembre 2009

Mais maintenant , on a tout - en anglais - sur
http://www.marxists.org/archive/korsch/index.htm

MD

Écrit par : MDelord | 05 novembre 2009

Tous ces commentaires, même le mien, me paraissent tellement inutiles, à force d'en lire...

Chacun y va de son bon mot, et de sa pensée qu'il croit (à juste titre sûrement) tellement fine et d'à propos...

Continuez de faire de bons articles sur ce blog, mais ne demandez plus jamais l'avis des gens. Ou vous perdrez vos lecteurs.

Écrit par : Flo | 06 novembre 2009

Mais maintenant , on a tout - en anglais
MD
Ecrit par : MDelord | 05 novembre 2009

Chouette !

Merci.

Écrit par : TotoWeininger | 06 novembre 2009

Par rapport à la note initiale (les propositions).
Je vois deux axes de réflexion.

1) Bien sûr, la lutte contre le pédagogisme et le retour de la verticalité dans la relation entre le professeur et l'élève, condition d'une réelle transmission des savoirs. Il faudrait une nouvelle loi d'orientation, faisant le bilan de celle de 1989, et expliquant pourquoi il faut réorienter les choses. A cet égard, l'un des arguments qui pourrait être audible à gauche, c'est que le pédagogisme ne fait qu'aggraver les inégalités, parce que sous prétexte d'adaptation aux élèves, il ne fait que maintenir les plus modestes dans des ghettos.

2) Le poids de la hiérarchie. Tant que les proviseurs et les inspecteurs pourront se permettre n'importe quoi (notamment mettre la pression sur les profs pour remonter les notes, ici, on a déjà eu des témoignages), toute refonte des programmes est inutile. Il faut restaurer le respect du professeur (je veux dire, déjà de la part des autres membres de la communauté éducative), réduire le pouvoir des chefs d'établissement, leur interdire toute intrusion sur la pédagoie et la notation. L'enseignant devrait disposer de réelles voies de recours en cas de conflit avec un supérieur (donc rompre avec le principe administratif "on ne désavoue pas la hiérarchie"). Il serait bon, dans le même ordre d'idée, de libérer la parole, par exemple en abolissant le "devoir de réserve". Enfin, une vraie information doit circuler autour du harcèlement moral dans l'enseignement, et donc sur le BO du 27 février 2007. Ce dernier devrait être placardé dans toutes les salles des professeurs.
Concernant le problème de la hiérarchie, un argument éventuellement audible à gauche : les chefs d'établissement sont gagnés par les travers du capitalisme et se comportent en traders malhonnêtes. En d'autres termes, ils abusent de leur pouvoir pour soigner les statistiques, en vue de perspectives carriéristes, sans se soucier des pertes culturelles, et en compromettant l'intérêt des élèves... et gravement un intérêt public tout court.

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 novembre 2009

Si Cadichon ne me réponds pas , c’est qu’elle trouve que ce que je dis n’est pas argumenté, que j’ai un ton agressif ?
MD A suivre
Ecrit par : MDelord | 03 novembre 2009

Pardon, pardon, Michel, loin de moi ces pensées, et sachez que je ne boude jamais; ma réponse est simplement restée à l'état de projet et à la maison sur mon ordinateur (pas eu le temps de la finaliser avant de partir, trop de trucs à régler au dernier moment); je suis revenue dix jours à Paris, et pour une fois sans mon portable. Je me sers de ceux de ma fille ou de ma mère. Un clavier français c'est autrement plus commode.
Il serait en fait plus simple que je vous appelle tant que je suis dans le même fuseau horaire et laissez-moi juste vous dire que je peux étayer mon couplet sur Monzie et sa tendresse pour les idéaux teintés de brun/noir.
Il se trouve que j'ai eu connaissance de certaines confidences (dûment répertoriées ) auxquelles l'imprudent se laissa aller sur l'oreiller d'une certaine baronne von S., qui émargeait à l'Abwehr et dont le descendant est un ami. Les archives familiales croquignolesques ne laissent pas place au doute quant aux petites et grandes faiblesses d'Anatole. La petite histoire vient souvent informer utilement la grande.

Je vous signale aussi que si j'ai conseillé ici vivement la lecture du dernier ED Hirsch, le mois dernier, je ne me suis pas étendue sur sa défense des "national curricula", car, d'une part, cela fait bien 20 ans qu'il les réclame à corps et à cri, et de l'autre, sa proposition n'a pas grand'chose à voir avec le mode de fonctionnement des programmes imposés par notre centralisme monopolistique français.

Core Knowledge définit des grandes lignes, un socle commun, comme son nom l'indique, mais la flexibilité dans la mise en oeuvre caractérise ce pays où la liberté pédagogique n'a pas le même sens qu'en France, où l'idée d'une responsabilisation, sorte d'obligation de résultat (accountability), des enseignants est non seulement étrangère mais frappée d'anathème. Or tout est lié, on l'a déjà dit ici à maintes reprises.

$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$ (:o)

je me demande toujours si on peut dire valablement :"He is a French French teacher." ou s'il est nécessaire de dire :"He is a French teacher of French."
La deuxième forme est certainement plus claire, mais j'aimerais savoir si la première est grammaticalement correcte. Si Cadichon peut nous éclairer là-dessus, je la remercie d'avance.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 novembre 2009

moi j'ecrirais simplement : he's a Frenchman teaching French.
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Si les vents pédagogiques tournent là-bas, il y aura peut-être des conséquences ici.
Ecrit par : Aurélien | 04 novembre 2009

Et soudain, voici que Robin, avec un prudent conditionnel, lui emboîte le pas:
"Il semblerait que les Américains aient enrayé le "risque". Alors qu'est-ce que nous attendons ?
Ecrit par : Robin | 05 novembre 2009"

mais bien-sûr c'est inconcevable pour bon nombre d'entre vous :
Est-ce que c'est réellement le cas ?
Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Je le répète depuis mon arrivée ici que le vent a bel et bien tourné la-bas, que la Progressive Ed ainsi que les schools ( and sciences) of education ont du plomb dans l'aile, mais j'ajoute aussi que pour des raisons structurelles ( fossilisation du jacobinisme) il n'est pas près de changer de sens ici.

Aurélien énonce une évidence à la quelle Robin vient lui aussi de se rendre, alors que je m'échine depuis 3 ans à l'affirmer, sous les quolibets et les sarcasmes. Je me fais dire que j'affabule pour servir ma coupable défense d'une pensée libérale honnie, autrement dit que je rêve en couleurs, une expression imagée que j'emploie fréquemment en hommage à ma Belle province et elle fait depuis 40 ans partie de mon vocabulaire, Je suis ravie de constater que d'autres l'empruntent à leur tour.

Alors, welcome to the club, Robin et Aurélien, mais ne vous attendez pas à ce que vous croient sur parole ceux dont les certitudes sont insolubles dans la réalité.
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Le postulat de départ, c'est "collège unique" crée par la droite (Giscard/Haby), soucieux de former des cerveaux pour ce que vous appelez "l'économie de la connaissance" et surtout de réguler la "lutte des classes" et vigoureusement applaudie par une partie des enseignants et la quasi totalité de la Gauche comme garant de "l'égalité des chances". (Robin)

Le Plan Langevin-Wallon, que précéda le rapport Durry (Alger-1944) et avant lui les écrits de Marc Bloch (Réforme de l'enseignement- in Les Cahiers politiques, août 1943) ou encore ceux antérieurs de Jean Zay, ont amplement exploité le filon mais trouvez-moi dans cet aréopage de défenseurs du collège uniqe un seul homme de droite.

Cette idée fixe de la gauche est un fantasme égalitariste qui a tourné au cauchemar, comme tous les autres. Il fut mis en place SOUS un gouvernement de droite mais A L'INSTIGATION des hommes de gauche qui tenaient les postes de responsabilité de l'EN à partir de la Libération et qui rédigeaient les textes.

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1.Comment adapter l'enseignement obligatoire à l'hétérogénéité des élèves ?
En tordant le cou une fois pour toute à cet autre mantra égalitariste qui a foutu l'école en l'air. Il faut hétérogénéiser les programmes (mais cela ne veut pas dire qu'il faille les niveler par le bas et les réduire comme peau de chagrin) et homogénéiser les classes, or cela fait plus de quarante ans que l'on fait le contraire.

D'ailleurs je ne vois pas pourquoi il faudrait se creuser le chou et élaborer une Nième feuille de route pour sortir l'école du labyrinthe de la mort. Il suffit de prendre toutes les mesures mortifères à contre-pied, c'est-à-dire renverser la vapeur et laisser les profs faire leur boulot, les plus âgés et chevronnés épaulant les plus jeunes. On ferme les madrassas et on rouvre les écoles normales, etc.
On sait ce qui fonctionne et on évacue sans état d'âme tout le fatras sociologique, scientifique et psychologique.
On rend l'école à l'école.

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Je crains que vous n'usiez vos nerfs et gâchiez votre week-end.
Ecrit par : nicolas | 05 novembre 2009

Oui, Jean-Paul, moi aussi et je me demande si vous ne vous trompez pas de combat, ni surtout d'alliés : with friends like that who needs enemies?
Feriez mieux d'aller à la pêche ou boire un kir en dégustant des pets de nonnes, plutôt que de vous commettre dans cette grande parade de la flatulence pédagogiste.

Attendez-vous, mesdames et messieurs, à une percée scientifique importantissime. Le 14 novembre prochain, à Dijon, les sodomiseurs de diptères centro-gauchos accoucheront d'une chiure de mouche.

Jean-Paul, qu'allez-vous faire dans cette galère?

Écrit par : Cadichon | 06 novembre 2009

Sur la discussion à propos des écoles Waldorf je ne pense pas que les méthodes soient en causes dans leur réussite, je mise plutôt sur l’engagement de l’équipe pédagogique soutenu par une doctrine sectaire. Je fais même l’hypothèse qu’avec ce genre d’équipe même les délires pédagogiques pourraient donner des fruits. Mais cela ne ferait que démontrer que ces délires ne sont pas adaptés à l’école pour tous car seul un régime totalitaire pourrait donner un tournant sectaire à la société en entier. Et je sais bien qu’il est très tendance de voir des dérives totalitaires partout néanmoins il y a loin de la coupe aux lèvres.

Écrit par : Tiberius | 06 novembre 2009

« un syndicaliste qui a séquestré 4 bonhommes, piquer [sic] leur téléphone portable, cracher [sic] dessus... »
Joe | 05 novembre 2009

Nooon ? Cracher sur un téléphone portable !
Y a vraiment des gens qui ne respectent rien.
Ces prolos sont décidément trop cruels, mon pauvre joe.
Z'avez bien raison de les dénoncer à la Kommandantur et à la publique vindicte.

Écrit par : Tailleboudin | 06 novembre 2009

Dans la grande distribution des idées, tout le monde croit avoir sa clé pour lire Marx et ce pêne sert à tout et n'importe quoi.

Ça gâche le plaisir.

Il serait temps de vraiment cadenasser l'interprétation.

Écrit par : dugong | 06 novembre 2009

Les plus courageux d'entre vous se taperont les 80 pages du rapport Le Mèner qui nous instruit de la "revalorisation du métier d'enseignant"

http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/budget/plf2010/a1968-tiv.pdf

On lira notamment les inspirations humanitaires page 27 et suivantes : "Alléger le service d’enseignement des personnels âgés pour utiliser au mieux leur expérience"

Eugénisme ou Ô Jeunisme ?

Écrit par : dugong | 06 novembre 2009

Jivaro du Moloch : "L’apprentissage des langues constitue une autre priorité. Je ne me résigne pas à ce que notre pays soit 69e sur 109 au classement TOEFL."

Teufel !

Écrit par : dugong | 06 novembre 2009

69ème, classement érotique, aurait dit Gainsbourg…
Bon, je me tape le rapport Le Méner. Dugong, je vous bénis…
JPB

Écrit par : brighelli | 06 novembre 2009

Dugong — et les autres — c'est une mine ce rapport Le Méner.

N'écrit-il pas que :

"Premièrement, le regard porté sur le métier est devenu très critique (même si, comme on le verra plus loin, cette évolution doit être nuancée) et réduit, de fait, l’attractivité de cette profession. Deuxièmement, la hausse du niveau de formation initiale, que la réforme dite de la mastérisation ne
fait que consacrer, crée un décalage, difficile à justifier, entre les qualifications désormais exigées et les salaires en début de carrière. Enfin, les inquiétudes que suscite, sur les personnels, la stratégie de dynamisation de la gestion des ressources humaines mise en œuvre à l’occasion des départs à la retraite rendent d’autant plus nécessaire le respect du contrat moral qui lie l’exécution de cette politique à une
meilleure reconnaissance du travail des enseignants."

Et de noter, plus loin, que les salaires enseignants sont, en France, parmi les plus bas de toute l'UE (globalement, un enseignant en début de carrière ici gagne 55% de ce qu'il gagne en Allemagne…). Et qu'en région parisienne, la contrainte locale (logement / transports) est telle que "le directeur des ressources humaines de
l’académie de Créteil est dans l’obligation de distribuer à de jeunes enseignants des bons d’achat d’une valeur de 200 euros pour les produits alimentaires."

Si ! Nous voici revenus à l'heureux temps de guerre / après-guerre, avec les tickets "viande" et les tickets "chaussures".

Comment s'étonner dès lors qu'il y ait une légère baisse des motivations ? Entre 2005 et 2009, -35% dans le nombre de candidats au CAPES (le chiffre est bien plus élevé si l'on repart 10 ans en arrière : pour le seul CAPES de Lettres, 12000 candidats en 1999, un peu plus de 4000 en 2009, pour un nombre de postes (800 / 900) à peu près constant.

Moyennant quoi, on se heurte toujours aux même problèmes. "La revalorisation indiciaire des débuts de carrière s’impose,
car c’est cette mesure qui traduira très concrètement, dans le traitement du jeune enseignant, la reconnaissance par l’État de sa qualification de niveau bac + 5. Dans le même temps, il s’agit d’une opération délicate, car toute revalorisation au bas de l’échelle implique de pratiquer ce qu’on appelle techniquement une « reprise d’ancienneté », c’est-à-dire de grimper les « barreaux » suivants de la grille indiciaire, pour éviter des effets de tassement trop importants. Ainsi, selon le
ministère de l’éducation nationale, une revalorisation au 1er échelon pourrait entraîner une reprise d’ancienneté jusqu’au 7ème échelon. Lors de son audition par la commission des affaires culturelles et de l’éducation, le 6 octobre dernier, le
ministre de l’éducation nationale, M. Luc Chatel, a précisé que « la revalorisation des débuts de carrière ne pourrait être inférieure à une centaine d’euros ».

Mais, Monsieur le Ministre, que voulez-vous qu'ils fassent avec 100 euros de plus — alors même qu'on leur en accorde 200 en tickets / nourriture ?
Il faut absolument en finir avec cet effet de levier automatique, et quitte à renforcer notablement les primes à l'installation, revaloriser au moins de 50% les salaires de départ.
Les syndicats objectent que du cup, on rompt la loi d'airain de la fonction publique, qui veut qu'aucun salaire de milieu de carrière n soit inférieur à celui d'un débutant. Eh bien, tassons — il y a mille façons de donner des raisons de rester dans la carrière (actuellement, d'après ledit rapport, 45% des enseignants rêvent de faire autre chose !).
Bon, je ne vais pas vus le résumer in extenso, autant le lire.
Je rappelle donc le lien donné par le bon Dugong :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/budget/plf2010/a1968-tiv.pdf

JPB

Écrit par : brighelli | 06 novembre 2009

On lira notamment les inspirations humanitaires page 27 et suivantes : "Alléger le service d’enseignement des personnels âgés pour utiliser au mieux leur expérience"

Eugénisme ou Ô Jeunisme ?

Ecrit par : dugong | 06 novembre 2009

Dugong (et Monsieur Méner), je vous bénis ! ;-)

Écrit par : Robin | 06 novembre 2009

"l’académie de Créteil est dans l’obligation de distribuer à de jeunes enseignants des bons d’achat d’une valeur de 200 euros pour les produits alimentaires."

JPB

Ecrit par : brighelli | 06 novembre 2009

O tempora, O mores!

FERDINAND BUISSON à la lecture du roman d'Antonin Lavergne, JEAN COSTE, racontant le désespoir d'un jeune instituteur réduit à la misère en raison de la maladie de sa femme, fait cette remarque: "Ce qui manque à Jean Coste, ce qui pourrait peut-être le soutenir un peu, éclairer sa misère, et même lui prêter un point d'appui pour son relèvement, c'est l'idée qu'il devrait avoir de la grandeur de sa mission..., vraiment Jean Coste n'a pas la vocation"

Juste avant la Grande Guerre de 14-18 un instituteur ou une institutrice en début de carrière perçoit 75 Francs.
Un litre de vin, un kilo de pain coûtent alors un demi-franc. Un kilo de viande entre 2 et 3 francs. Une paire de chaussures 16 francs. Un manteau de dame 40 francs.

Écrit par : Buntov | 06 novembre 2009

Pourquoi Marx ? J'ai pas été élevée chez les anthroposophes mais personne m'a jamais dit que Marx était un philosophe ...
Tapez pas !
Ecrit par : dobolino | 05 novembre 2009

Programme de philo 1964 lycée Pasteur Neuilly-sur-Seine.
Platon ( trois dialogues), Descartes ( le Discours)...Kant ( Raison pure), Hegel ( L'esthétique), Marx ( le manifeste), Sartre ( L'être et le néant) etc.
À la cantine : saucisses aux pois cassés, épinards en sauce blanche et oeufs durs, barbaque bien dure et frites grasses etc.
Grande époque ; on se préoccupait des textes qu'on avait sous les yeux pas de ce qu'on avait dans son assiette. L'anthropomachinchose était inconnue au bataillon, pas Tristes tropiques ni les classiques du roman américain.

Écrit par : guy morel | 06 novembre 2009

- Favoriser l'ouverture à l'altérité ...

Ecrit par : alain | 05 novembre 2009

Rhâââââ lovely !!!

Écrit par : yann | 06 novembre 2009

Guy, en 1975, nous avions le même programme de philo et les mêmes menus à la cantine que vous !
Surtout, les menus à la cantine. Pour la philo, je n'ai pas étudié Sartre et , pour Hegel, c'était Leçons sur la Philosophie de l'histoire, suivi immédiatement par Marx. A la place de Sartre, on a mangé du Freud (Psychopathologie de la vie quotidienne et Cinq leçons sur la psychanalyse, un peu Totem et tabous).
Un jour où c'était franchement indigeste: purée de pois cassés et saucisses grasses, j'ai fait le stupide pari de manger les huit portions de la tablée. J'ai gagné et je n'ai même pas été malade !

Écrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Feriez mieux d'aller à la pêche ou boire un kir en dégustant des pets de nonnes, plutôt que de vous commettre dans cette grande parade de la flatulence pédagogiste.

Attendez-vous, mesdames et messieurs, à une percée scientifique importantissime. Le 14 novembre prochain, à Dijon, les sodomiseurs de diptères centro-gauchos accoucheront d'une chiure de mouche.

Jean-Paul, qu'allez-vous faire dans cette galère?

Ecrit par : Cadichon | 06 novembre 2009

C'est aussi mon avis.

Écrit par : Jean | 06 novembre 2009

Tiens, Groucho Marx ! Ca faisait longtemps.


"Mais maintenant , on a tout - en anglais
MD
Ecrit par : MDelord | 05 novembre 2009
Chouette !
Merci.
Ecrit par : TotoWeininger | 06 novembre 2009"

Comment, comment ? Vous n'avez pas fait allemand première langue pour pouvoir le lire dans le texte ?
;o))))))

Écrit par : yann | 06 novembre 2009

Jean-Paul, qu'allez-vous faire dans cette galère?

Ecrit par : Cadichon | 06 novembre 2009


Il surveille les accoucheurs et après il leur donne des notes ...

Écrit par : iPidiblue l'hôpital et la charité | 06 novembre 2009

Eh bien, tassons
Ecrit par : brighelli | 06 novembre 2009

Comment cela "tassons" ?

Ce qui devrait être à l'ordre du jour, c'est un relèvement de 25% de tous les salaires.

Écrit par : guy morel | 06 novembre 2009

Programme de philo 1964 lycée Pasteur Neuilly-sur-Seine.
Platon ( trois dialogues), Descartes ( le Discours)...Kant ( Raison pure), Hegel ( L'esthétique), Marx ( le manifeste), Sartre ( L'être et le néant) etc.

Ecrit par : guy morel | 06 novembre 2009

Programme de philo 1979 lycée Pasteur Neuilly-sur-Seine.
Freud (Introduction à la psychanalyse), Freud (Cinq leçons sur la psychanalyse), Freud (cinq psychanalyses), Freud (trois essais sur la théorie sexuelle) etc.
A la cantine, idem.

Hélas ! (et authentique (Hélas !))

Écrit par : yann | 06 novembre 2009

Ce qui devrait être à l'ordre du jour, c'est un relèvement de 25% de tous les salaires.

Ecrit par : guy morel | 06 novembre 2009

"Les roses éternelles
La journée de deux heures
La mer à la montagne
La montagne à la mer
La fin de la douleur
Les journaux en couleur
Tous les enfants contents
Et tant de trucs encore
Qui dorment dans les crânes
Des géniaux ingénieurs
Des jardiniers joviaux
Des soucieux socialistes
Des urbains urbanistes
Et des pensifs penseurs"

Écrit par : yann | 06 novembre 2009

A la cantine, idem.
Ecrit par : yann | 06 novembre 2009

Heu... A la cantine, idem que Morel.
Pas Freud, tout de même ;o))

Écrit par : yann | 06 novembre 2009

Ma demande est curieuse, mais je ne suis pas un troll contrairement à ce que voudrait laisser penser M. ipidiblue et ses commentaires lapidaires. Mon affaire est très pénible, si quelqu'un pouvait m'aider. D'ailleurs, puisque l'on semble dénigrer Freud, c'est fort à propos, j'en suis victime par le détour d'une utilisation odieuse.

ANNONCE - RECHERCHE PROFESSEUR DE FRANCAIS

Bonjour,
je suis lecteur régulier de ce blog mais je n'y ai jamais participé. Mon problème n'est pas du domaine de l'éducation nationale. Je l'explique rapidement : j'ai été victime d'une cruche qui a récemment publié un livre dont une partie me concerne. J'en ai écrit une très longue critique qui se réduit maintenant à une seule page où j'annonce modestement mon désaccord d'une manière littéraire que je doute complètement réussie - j'espère que vous ne mesurez pas déjà l'ampleur du désastre à la lecture de ces quelques lignes. Cette affaire est très sensible et très intime, donc je cherche à lui répondre sans lui donner le prétexte d'une erreur de forme. Le fond, elle n'y comprendra sans doute rien. Comme ce blog est un sain espace où l'on s'emploie à corriger les ânes, je me suis dit que je pouvais faire d'une pierre deux coups, donner la meilleure instruction possible à la cruche sus-dite par le moyen de mon perfectionnement en français. Si vous êtes expert en la matière, que vous aimez les heures supplémentaires non-payées et les bonnes causes, désespérées à vrai dire, vous pouvez me contacter à cette adresse :

tr**ash*coun*tot at ho**tmai*l.**com [il suffit de supprimer les astérisques, les espaces et de remplacer le "at" par le @ bien connu, protection nécessaire contre le spam].

Je vous enverrais un document électronique et en retour vous me donneriez vos suggestions et vos corrections. Merci !

ANNONCE - RECHERCHE PROFESSEUR DE FRANCAIS

Écrit par : unedemande | 06 novembre 2009

« un syndicaliste qui a séquestré 4 bonhommes, piquer [sic] leur téléphone portable, cracher [sic] dessus... »
Joe | 05 novembre 2009

Nooon ? Cracher sur un téléphone portable !
Y a vraiment des gens qui ne respectent rien.
Ces prolos sont décidément trop cruels, mon pauvre joe.
Z'avez bien raison de les dénoncer à la Kommandantur et à la publique vindicte.

Ecrit par : Tailleboudin | 06 novembre 2009

Tailleboudin, votre amour des bons mots vous fait parfois passer à côté de l'essentiel. Ne comprenez vous pas, qu'en dehors des victimes directes de cet acte (les cadres séquestrés auxquels vous ne semblez accorder aucune considération), les principales victimes sont les salariés eux mêmes ? Ils se sont fait bourrer le mou "vous allez voir, on va les faire payer ces salauds de patrons, nous aussi on veut des bonus (ndla : bah fallait faire patron), on en a marre de se faire niquer (ndla : quel est le salaud qui les a forcé à signer ? Qu'on le pende haut et court après l'avoir émasculé !)". Alors les mecs, ils séquestrent, ils manifestent, blablabla. Et hop, ils récupèrent 50k€ par bonhomme. Génial, le syndicalisme a réussi à faire plier le Grand Capital, "zavez vu les mecs, je vous l'avais dit, on les a bien niqué!".

Alors, oui, ils ont obtenu 50k€. Mais ils n'auront PLUS JAMAIS de travail. Personne n'embauchera un ancien Conti, aucun patron ne sera assez con pour faire rentrer le loup dans la bergerie, ces mecs sont blacklistés à vie. Pas mal comme méthode pour les sortir de la misère, merci la CGT. Ils ne nous baiseront plus ces connards de patron. (ndla : ça, c'est sûr).

C'est un peu comme si on vous demandait si vous accepteriez dans votre classe un élève qui a insulté et poignardé votre collègue. Vous le feriez ? Honnêtement ?

Écrit par : Joe | 06 novembre 2009

Un jour où c'était franchement indigeste: purée de pois cassés et saucisses grasses, j'ai fait le stupide pari de manger les huit portions de la tablée. J'ai gagné et je n'ai même pas été malade !
Ecrit par : dobolino | 06 novembre 2009
Comme quoi...
D'ailleurs, dans mes relations bio, il y en a des flopées qui ont toujours un pet de travers. De là à conclure que c'est en rapport.

Écrit par : guy morel | 06 novembre 2009

Alors, oui, ils ont obtenu 50k€. Mais ils n'auront PLUS JAMAIS de travail. Personne n'embauchera un ancien Conti, aucun patron ne sera assez con pour faire rentrer le loup dans la bergerie, ces mecs sont blacklistés à vie. Pas mal comme méthode pour les sortir de la misère, merci la CGT. Ils ne nous baiseront plus ces connards de patron. (ndla : ça, c'est sûr).

Ecrit par : Joe | 06 novembre 2009

Cest sûr, Joe, qu'il faut être gentil avec les patrons

Écrit par : guy morel | 06 novembre 2009

"Ce qui devrait être à l'ordre du jour, c'est un relèvement de 25% de tous les salaires."

Je ne suis pas d'accord, Guy. Qu'est-ce que ça signifie de relever uniformément — c'est de la fausse démocratie — au lieu de relever les salaires de ceux qui en ont vraiment besoin ? Une échelle dégressive, à la rigueur. Mais entre 25% sur 1340€ (salaire de départ d'un Certifié) et 25% de 3200 € (agrégé en fin de carrière, ça fait une sacrée différence — alors même que c'est le débutant qui en a le plus besoin.
JPB

Écrit par : brighelli | 06 novembre 2009

C'est aussi mon avis.

Ecrit par : Jean | 06 novembre 2009

Pareil, mais laissez-le "construire son propre savoir".

Écrit par : Robin | 06 novembre 2009

Heu... A la cantine, idem que Morel.
Pas Freud, tout de même ;o))
Ecrit par : yann | 06 novembre 2009

J'ai toujours pensé que la cantine était le creuset de l'identité nationale - comme le rata à l'armée. Éric Besson devrait y penser.

Écrit par : guy morel | 06 novembre 2009

Cest sûr, Joe, qu'il faut être gentil avec les patrons

Ecrit par : guy morel | 06 novembre 2009

Je demande pas à ce que les gens se laissent abuser, je demande juste qu'ils respectent la loi et qu'ils gardent bien en tête que dans un contrat de travail, il y a deux parties : l'employeur et l'employé. Si l'une des parties n'est plus satisfaite du contrat, elle est libre de le rompre (enfin, l'une est juridiquement plus libre que l'autre). Donc avant de séquestrer des bonshommes et ravager des préfectures, il y a d'autres solutions.

Écrit par : Joe | 06 novembre 2009

Le dialogue de Dijon :

"A quelle sauce voulez-vous être mangés ?
Mais nous ne voulons pas être mangés !
Le problème n'est pas là,
A quel sauce voulez-vous être mangés ?
Mais nous ne voulons pas être mangés !
Le problème n'est pas là, etc"

Écrit par : Robin | 06 novembre 2009

GRIPPE A : La réquisition du personnel médical dégénérera-t-elle à l’affrontement ?
A l’heure où l’on annonce 6 millions de français à faire vacciner pour la première vague, l’organisation des centres sous l’autorité des préfets entre en pleine débandade. C’est bien le terme de réquisition du personnel médical qui a été employé. Réquisition « en vertu de la loi du 5 mars 2007 sur la préparation du système de santé aux menaces sanitaires de grande ampleur, qui prévoit un dispositif dénommé "plan blanc élargi" ». Pour chaque centre de vaccination, il faut 2 médecins, 3 infirmières diplômées, et 2 élèves infirmiers. Problème : mobiliser les volontaires tourne à la Bérézina, comme à Boulogne, où la préfecture, devant la désaffection massive des volontaires, commence à paniquer : « De toute façon, le préfet va devoir réquisitionner ».


Bérézina, également, les volontaires hospitaliers ayant demandés à se faire vacciner : largement moins de 10%, 40.000 à 50.000 sur 800.000 en 2 semaines, un véritable camouflet à Bachelot qui « n’osait pas imaginer ça ». Problème : comment le gouvernement va-il justifier que du personnel non vacciné soit accrédité pour pratiquer la piqûre à la population, voire pour de simples consultations – 6 millions de personnes à passer dans la moulinette d’un personnel médical en grande partie non vacciné, c’est une défiance à toute logique sanitaire, et en contradiction avec l’annexe 7 de la circulaire Bachelot du 24/8/09 : « toute équipe de vaccination devra s’auto-vacciner lors de sa première vacation ».

Evidemment, la logique de cette vaccination, qui échappe à une grande partie de la population, a amené, entre autres conséquences, la mobilisation des volontaires attendus à intégrer les équipes de vaccination à devenir un véritable fiasco. Ils ne se battent pas pour sortir des rangs. Du coup, les préfets n’ont pas hésité à imposer la réquisition, comme on l’apprend dès le 24 octobre par le biais des écoles d’infirmiers, où l’on constate que l’éventualité de la désobéissance civile a été évoquée. Eventualité que l’on comprend bien, le manque de recul sur les effets secondaires du vaccin pourrait faire des réquisitionnés des complices de complications médicales dont la gravité et l’ampleur sont à ce jour inconnues. Même le juridique resterait au second plan, on serait dans l’éthique, voire, dans le pire des cas, dans le génocide : rappelons le fort soupçon pesant sur le squalène dans le syndrôme du golfe, ayant touché des dizaines de milliers de vétérans quelques années après la guerre.

Réquisition sous la forme de stage (non payé) et pour laquelle un élève nous apprend, par le biais de son encadrement, que l’invitation se pratique avec un Magnum 357 sur la tempe : « la personne qui ne répond pas à la réquisition commet une faute disciplinaire, dans ce cas là il y aurait un conseil pédagogique qui se mettrait en place et qui statuerait quant à la poursuite de nos études ». S’ensuit la constitution d’un collectif lançant une pétition contre cette réquisition, adressée à Mme Bachelot. Le 3 novembre, c’est l’ordre des infirmiers qui met les pieds dans le plat, en prenant ses distances avec les directives préfectorales :

« L’ONI considère qu’il n’a pas à se prononcer sur l’expertise concernant la sécurité du vaccin, qui est de la compétence du HCSP. Il ne cautionne pas, en revanche, la planification logistique de la vaccination telle qu’elle est prévue actuellement dans la circulaire du 21 août 2009, et notamment :

* Le manque de lisibilité des missions de l’infirmier intégré dans un vocable générique de « autres paramédicaux » qui est source de confusion pour l’organisation des soins, tant au sein des centres de vaccination, qu’au sein des équipes mobiles.

* Le choix de scinder la préparation du vaccin entre plusieurs intervenants, impliquant, de fait, que celui qui prépare n’est pas celui qui injecte.

* Le choix du Ministère de la Santé et des Sports de faire appel pour cette campagne aux étudiants en soins infirmiers de 3ème année dans le cadre d’un stage de 4 mois sous la responsabilité d’un infirmier. »

Le même jour, la presse locale s’empare du dossier, et rappelle que suite au chantage préfectoral, les réquisitionnés pourraient bien plomber leurs interventions :

« On nous dit "vous pouvez toujours contester mais, à votre place, je ferais attention. Pensez à votre positionnement professionnel". Et c’est bien parce qu’elles ne sont pas encore diplômées que ces Alésiennes s’expriment aujourd’hui à visage couvert, « on est bien coincées ». Mais à malin, malin et demi, si elles y étaient finalement obligés, prenant leur enseignement au pied de la lettre, elles invitent tous les étudiants réquisitionnés à tenir ce langage aux candidats : « Bonjour, je suis étudiant infirmier réquisitionné pour cette campagne. Vous êtes parmi les premiers à qui j’injecte ce vaccin. Cependant, on en connaît déjà certains effets secondaires : un cas sur 10 000 de syndrome de Guillain Barré, dû à la présence dans le vaccin de Squalène, qui est une substance neurotoxique ». »

L’affaire sent aussi mauvais dans le milieu des médecins libéraux. En Savoie, fin octobre, la préfecture n’a pas caché ses difficultés à réunir suffisamment de volontaires et laisse planer l’ombre de la réquisition. La confédération des syndicats médicaux français, qui dénonce l’absence de concertation et la réquisition de fait, défend le principe de vaccination dans les cabinets libéraux. Même position du Dr Philippe Boutin, président de la CNP (conférence nationale des présidents d’URML) :

« Si la rupture de la chaîne du froid est effective sur la grippe A, je ne vois pas pourquoi on n’aurait pas les mêmes angoisses pour les autres vaccins. C’est exactement la même polémique que celle des adjuvants », déclare-t-il. Celui d’ajouter : « Le rapport coût bénéfice efficacité est supérieur en médecine de ville que la vaccination de type militaire utilisée dans les centres de vaccination. Les médecins traitants peuvent organiser leur cabinet et vacciner 10 personnes à chaque fois. Comme cela, les patients peuvent avoir un conseil personnalisé »

Les représentants de médecins qui ne comprennent pas pourquoi les vaccinations ne se font pas en cabinets libéraux ... Une chaïne du froid qui va être assurée par des réquisitionnés ... De quoi s’inquiéter.

Quoi qu’il en soit les arrêtés préfectoraux de réquisitions de locaux et de personnels étaient prêts en date du 22 octobre, la machine semble bien lancée, et la réquisition comprendra aussi les fonctionnaires retraités. La campagne commencera le 12 novembre. Au-delà de ces différents entre le gouvernement et les futurs réquisitionnés, et pour lesquels on voit mal comment une solution pourrait être trouvée en une semaine si la désobéissance civile devait advenir, une question essentielle se pose : Pourquoi ce dispositif national digne d’une entrée en guerre, alors que moins de 20% de la population française envisage de se faire vacciner ? C’est bel et bien le plan blanc élargi, celui qui est destiné aux risques Nucléaire Radiologique Biologique Chimique, rien que ça, qui est prévu, comme l’a mentionné par exemple la ville de Paris qui avait planifié la réquisition, déjà fin août, de 32000 agents sur 49000. N’est-on pas en plein délire de science-fiction ? Ou y a-t-il un non-dit qui expliquerait ce que personne ne comprend ?

Agoravox, 6 novembre 2009

Écrit par : Jean | 06 novembre 2009

Le dialogue de Dijon :

"A quelle sauce voulez-vous être mangés ?
Mais nous ne voulons pas être mangés !
Le problème n'est pas là,
A quel sauce voulez-vous être mangés ?
Mais nous ne voulons pas être mangés !
Le problème n'est pas là, etc"

Ecrit par : Robin | 06 novembre 2009

On ne saurait mieux dire, Robin! Bravo!

Écrit par : Jean | 06 novembre 2009

Cest sûr, Joe, qu'il faut être gentil avec les patrons

Ecrit par : guy morel | 06 novembre 2009


Il faut même leur parler doucement, et avec du respect, et en tenant son chapeau, et si besoin est en leur tendant le cul pour qu'il le botte s'ils sont mécontents de vous ... c'est encore heureux qu'ils ne vous mettent pas des chaînes aux pieds !

Écrit par : iPidiblue du servage à l'esclavage | 06 novembre 2009

Lu sur le site de Jean-Jacques Crèvecoeur:

Marc Menant, journaliste à Europe 1

"Un dernier commentaire. Tant que je publiais des livres sur les relations, le couple, l’éducation des enfants, la gestion des émotions, le management, j’étais la coqueluche des journalistes de la presse écrite, radiophonique et télévisuelle. Ils se battaient pour obtenir des entrevues avec moi. Ils appelaient eux-mêmes mon éditeur pour savoir si j’avais sorti un nouveau livre, pour pouvoir m’interviewer. Le jour où j’ai commencé à publier des livres sur la santé (Le langage de la guérison – Prenez soin de vous, n’attendez pas que les autres le fassent – éditions Jouvence), livres qui remettaient en cause les vaccins et la cancérologie classique, plus aucune invitation ne me fut adressée. Sauf de la part de Marc Menant (Europe 1) et de Roselyne Fayard (Radio Suisse Romande). Lorsque Marc Menant m’a invité pour parler de mon livre, avant l’émission en direct, il m’a demandé de ne pas dire un mot sur les vaccins, pas un mot sur le docteur Hamer, pas un mot critiquant la médecine moderne ou la cancérologie. Lorsque, de manière provocatrice, je lui ai répondu : « Nous sommes en direct, que se passera-t-il si je le fais quand même ? » Il m’a répondu : « Demain matin, je perds mon emploi. Tout simplement. » Par respect pour lui, j’ai accepté de ne pas parler. Car son but était de promouvoir mon livre pour que les auditeurs reçoivent, malgré la censure, toutes les informations en le lisant. Mais c’est ce jour-là que j’ai eu la preuve que la presse indépendante n’existait pas…

(Remarque : depuis lors, Marc Menant a démissionné de la radio et a quitté le métier de journaliste pour devenir auteur. Son premier livre (très bien documenté) en dit long sur ses convictions : La médecine nous tue (éditions du Rocher) - à écouter également, sa belle entrevue aux Grosses têtes de Philippe Bouvard : http://www.dailymotion.com/video/x7b7br_la-medecine-nous-tue-de-marc-menant_news )"

Écrit par : Jean | 06 novembre 2009

qu'ils le bottent ... il ferait beau voir qu'en plus l'ouvrier fasse des fautes de français !

Écrit par : iPidiblue du servage à l'esclavage | 06 novembre 2009

Je vais vous dire ma chère Joe - je crois bien savoir que vous êtes de sexe féminin - je n'ai rien d'un marxiste ou d'un cégétiste mais je pense sincèrement que les patrons de Continental sont de sales boches et qu'ils ne respectent qu'un style de discussion : la manière forte !

Écrit par : iPidiblue et les Conti | 06 novembre 2009

J'appelle tous les citoyens de ce pays à se faire vacciner contre les deux formes de virus grippal.
Je dis cela, car les interventions de Jean m'insupportent considérablement. Le blog sombre dans l'obscurantisme le plus médiéval.

Écrit par : Garafignoux | 06 novembre 2009

Ecrit par : Garafignoux | 06 novembre 2009

Pas mieux.

Écrit par : yann | 06 novembre 2009

D'ailleurs, dans mes relations bio, il y en a des flopées qui ont toujours un pet de travers. De là à conclure que c'est en rapport.

Ecrit par : guy morel | 06 novembre 2009
C'est certain mais il faut le prendre dans l'autre sens. Ce n'est pas le régime bio qui rend malade mais les malades qui se réfugient dans une religion dont ils espèrent un secours. Le gars qui est en pleine forme physique et mentale n'a aucune raison d'aller voir quelque curé que ce soit. Il va juste préférer les fruits cueillis mûrs sur l'arbre, les courgettes et haricots du jardin et le cochon de 140 kilos engraissé à la châtaigne, ce qui est marqué au coin du bon sens gastronomique.

Écrit par : dobolino | 06 novembre 2009

http://www.causeur.fr/la-grippe-ni-chaud-ni-froid,3247

Écrit par : yann | 06 novembre 2009

"Ce qui devrait être à l'ordre du jour, c'est un relèvement de 25% de tous les salaires."

Je ne suis pas d'accord, Guy. Qu'est-ce que ça signifie de relever uniformément — c'est de la fausse démocratie — au lieu de relever les salaires de ceux qui en ont vraiment besoin ? Une échelle dégressive, à la rigueur. Mais entre 25% sur 1340€ (salaire de départ d'un Certifié) et 25% de 3200 € (agrégé en fin de carrière, ça fait une sacrée différence — alors même que c'est le débutant qui en a le plus besoin.
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 novembre 2009

Sur cette question voici mon avis. Il convient d'assortir des mesures d'amélioration de la situation financière des enseignants (+ 50% pour les débutants et +20% en fin de carrière) de conditions morales. En quelque sorte faire le chemin inverse de celui réalisé à l'époque de Jospin.
Cela signifie l'obligation pour les enseignants de remettre l'instruction au centre de leur métier en recourant aux méthodes qui ont démontré leur efficacité dans le passé.

Personnellement, le modèle brighellien d'enseignement de la grammaire me convient parfaitement:

"Le modèle — ça ira droit au cœur des amateurs de séries B — c'était le film de Robert Aldrich, les 12 salopards. Un instructeur (Lee Marvin) doit former une douzaine de brutes épaisses, dégénérés, petits truands, incapables de se plier à une quelconque règle, le modus operandi d'une opération complexe en France occupée. Et petit à petit, il leur fait apprendre par cœur le minutage de l'opération — seconde après seconde. Dans l'avion qui les emmène au dessus de la cible, ils continuent encore à se le réciter.
Comme un mantra. "Le participe passé conjugué avec l'auxiliaire avoir s'accorde…" — et crac, le morceau de phrase correspondant : "les arrhes qu'étaient censés avoir versées la douairière ainsi que le marguillier…" — l'aspect ésotérique du vocabulaire donnait à l'ensemble l'aspect d'une messe à apprendre".

Écrit par : Buntov | 06 novembre 2009

"le cochon de 140 kilos engraissé à la châtaigne"

Pour manger du bon cochon, il faut d'abord tuer la bête : c'est très physique et seuls les gens en bonne santé pourront le faire.

Les autres devront payer pour ça.

Elitiste le cochon !

Supprimons les cochons !

Écrit par : dugong | 06 novembre 2009

les interventions de Jean m'insupportent considérablement. Le blog sombre dans l'obscurantisme le plus médiéval.
Ecrit par : Garafignoux | 06 novembre 2009

Jean, c'est une superstructure à lui tout seul ^^

Écrit par : TotoWeininger | 06 novembre 2009

Ce matin, j'ai essayé de négocier avec un âne qui ressemblait à Jean. Y'a pas eu moyen de lui injecter son vaccin grippe.

Écrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Trouvé sur le site de Jean-Jacques Crèvecoeur

"Marc Menant, journaliste à Europe 1

Un dernier commentaire. Tant que je publiais des livres sur les relations, le couple, l’éducation des enfants, la gestion des émotions, le management, j’étais la coqueluche des journalistes de la presse écrite, radiophonique et télévisuelle. Ils se battaient pour obtenir des entrevues avec moi. Ils appelaient eux-mêmes mon éditeur pour savoir si j’avais sorti un nouveau livre, pour pouvoir m’interviewer. Le jour où j’ai commencé à publier des livres sur la santé (Le langage de la guérison – Prenez soin de vous, n’attendez pas que les autres le fassent – éditions Jouvence), livres qui remettaient en cause les vaccins et la cancérologie classique, plus aucune invitation ne me fut adressée. Sauf de la part de Marc Menant (Europe 1) et de Roselyne Fayard (Radio Suisse Romande). Lorsque Marc Menant m’a invité pour parler de mon livre, avant l’émission en direct, il m’a demandé de ne pas dire un mot sur les vaccins, pas un mot sur le docteur Hamer, pas un mot critiquant la médecine moderne ou la cancérologie. Lorsque, de manière provocatrice, je lui ai répondu : « Nous sommes en direct, que se passera-t-il si je le fais quand même ? » Il m’a répondu : « Demain matin, je perds mon emploi. Tout simplement. » Par respect pour lui, j’ai accepté de ne pas parler. Car son but était de promouvoir mon livre pour que les auditeurs reçoivent, malgré la censure, toutes les informations en le lisant. Mais c’est ce jour-là que j’ai eu la preuve que la presse indépendante n’existait pas…

(Remarque : depuis lors, Marc Menant a démissionné de la radio et a quitté le métier de journaliste pour devenir auteur. Son premier livre (très bien documenté) en dit long sur ses convictions : La médecine nous tue (éditions du Rocher) - à écouter également, sa belle entrevue aux Grosses têtes de Philippe Bouvard : http://www.dailymotion.com/video/x7b7br_la-medecine-nous-tue-de-marc-menant_news )"

Écrit par : Jean | 06 novembre 2009

Feriez mieux d'aller à la pêche ou boire un kir en dégustant des pets de nonnes, plutôt que de vous commettre dans cette grande parade de la flatulence pédagogiste.

Attendez-vous, mesdames et messieurs, à une percée scientifique importantissime. Le 14 novembre prochain, à Dijon, les sodomiseurs de diptères centro-gauchos accoucheront d'une chiure de mouche.

Jean-Paul, qu'allez-vous faire dans cette galère?

Ecrit par : Cadichon | 06 novembre 2009


Il va se toucher !




Oh ! Mais laisse allumé, bébé.
Y a personne au contrôle
Et les dieux du radar sont tous out
Et toussent et se touchent et se poussent
Et se foutent et se broutent.
Oh ! mais laisse allumé, bébé
Y a personne au contrôle
Et les dieux du radar sont tous out
Et toussent et se touchent et se poussent
Et se foutent et se mouchent
Dans la soute à cartouches...
[Ad Libitum]
Lyrics: Mathématiques souterraines,
Hubert-Félix Thiéfaine

Écrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Relever les salaires de ceux qui en ont vraiment besoin ? Une échelle dégressive, à la rigueur. Mais entre 25% sur 1340€ (salaire de départ d'un Certifié) et 25% de 3200 € (agrégé en fin de carrière, ça fait une sacrée différence — alors même que c'est le débutant qui en a le plus besoin.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 novembre 2009

Ben, je deviendrais presque cadichonien devant un tel témoignage d'égalitarisme.

Si les traitements de début de carrière sont misérables, c'est parce que les traitements de fins de carrière sont minables (et réciproquement)

Je rappelle que les trois premiers échelons du CAPES comme de l'agrégation ne durent que quelques mois. (Les 1340€, ce sont les trois premiers mois d'un certifiés stagiaires).

Écrit par : TotoWeininger | 06 novembre 2009

d'un certifié stagiaire

Écrit par : TotoWeininger | 06 novembre 2009

"Ce qui devrait être à l'ordre du jour, c'est un relèvement de 25% de tous les salaires."

Je ne suis pas d'accord, Guy. Qu'est-ce que ça signifie de relever uniformément — c'est de la fausse démocratie — au lieu de relever les salaires de ceux qui en ont vraiment besoin ? Une échelle dégressive, à la rigueur. Mais entre 25% sur 1340€ (salaire de départ d'un Certifié) et 25% de 3200 € (agrégé en fin de carrière, ça fait une sacrée différence — alors même que c'est le débutant qui en a le plus besoin.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 novembre 2009
Tu ferais un piètre négociateur. On négocie 25% d'abord, on répartit ensuite. Parce qu'au cas où tu ne le saurais pas, il n'est plus question d'augmentation des salaires dans ce pays depuis belle lurette mais de leur érosion continue. Donc demander des revalos partielles, c'est la même tactique que celle du recteur de Créteil : distribuer des bons de bouffe.
Merde ! Les profs sont payés dans ce pays et depuis longtemps la moitié de ce qu'ils devraient devraient être payés.

Écrit par : guy morel | 06 novembre 2009

http://www.youtube.com/watch?v=s_2xmFc30xk

Écrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Je ne cherche pas à négocier — pour le moment. Je dis simplement que 1340 € par mois, c'est un peu insuffisant pour que des bons élèves aient envie d'entrer dans la carrière, et se crèvent le cul à aller à Bac + 5 ou 6. Il faudrait commencer à 2000 €, et avoir la perspective de doubler.
JPB

Écrit par : brighelli | 06 novembre 2009

Moi j'aime bien Thiéfaine !
http://www.youtube.com/watch?v=E4Ab3vMIidc&feature=related
Je parie que Morel préfère Ferrat, première époque ?
Chacun sa jeunesse !

Écrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Merde ! Les profs sont payés dans ce pays et depuis longtemps la moitié de ce qu'ils devraient devraient être payés.

Ecrit par : guy morel | 06 novembre 2009
Les techniciens porc aussi ! D'où le fait qu'ils se poussent pour devenir députés et maires.

Écrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Celle-là aussi, elle est pas mal, Morel
http://www.youtube.com/watch?v=XlxB62iGs40&feature=fvw


"Si tu veux jouer les maquisards

Va jouer plus loin, j'ai ma blenno.

Tu trouveras toujours d'autres fêtards.

C'est si facile d'être un héros...

Mais moi je n'irai pas plus loin.

Je tiens ma tête entre mes mains.

Guignol connaît pas de sots métiers.

Je ris à m'en faire crever "

Écrit par : dobolino | 06 novembre 2009

"D'ailleurs, dans mes relations bio, il y en a des flopées qui ont toujours un pet de travers. De là à conclure que c'est en rapport.

Ecrit par : guy morel | 06 novembre 2009
C'est certain mais il faut le prendre dans l'autre sens. Ce n'est pas le régime bio qui rend malade mais les malades qui se réfugient dans une religion dont ils espèrent un secours. Le gars qui est en pleine forme physique et mentale n'a aucune raison d'aller voir quelque curé que ce soit. Il va juste préférer les fruits cueillis mûrs sur l'arbre, les courgettes et haricots du jardin et le cochon de 140 kilos engraissé à la châtaigne, ce qui est marqué au coin du bon sens gastronomique."

Ecrit par : dobolino | 06 novembre 2009

C'est vrai. Si je n'étais pas malade, je n'aurais jamais tenté le "régime Seignalet." Qui me semble, vu tout ce que j'ai déjà tenté, la seule solution.
Mais lisez son livre, (si ce n'est pas déjà fait), cela n'a rien à voir avec une quelconque "religion", et lui n'a rien d'un "curé."

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 06 novembre 2009

Mais lisez son livre, (si ce n'est pas déjà fait), cela n'a rien à voir avec une quelconque "religion", et lui n'a rien d'un "curé."

Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 06 novembre 2009
J'ai visité et exploré attentivement le site internet et la théorie métabolique qui sous-tend ses choix alimentaires me semble un peu sujette à caution. Mais bon ...

Écrit par : dobolino | 06 novembre 2009

les interventions de Jean m'insupportent considérablement. Le blog sombre dans l'obscurantisme le plus médiéval.

Ecrit par : Garafignoux | 06 novembre 2009

Quoi, vous ne trouvez pas vachement bidonnant que l'organisation pharaonique et quasi militaire des centres de vaccination et des équipes mobiles mise en place par la circulaire du 21 août adressée aux Préfets des zones de défense, aux Préfets de Région, etc. se heurte à un sursaut de bon sens et de dignité du peuple français et risque de faire un flop? Quoi, je vous donne l'occasion, rare par les temps qui courent, de vous marrer comme une baleine en vous figurant la mine déconfite de certains et vous crachez dans la soupe? Ingrat!

Et puis allez dire aux philosophes que le Moyen Age était une période d'obscurantisme!

Écrit par : Jean | 06 novembre 2009

Dites donc Jean vous êtes le treizième apôtre ou le prophète des médecines parallèles ?

Écrit par : iPidiblue et les Noces de Cana | 06 novembre 2009

La revalorisation des salaires?
Dans quel but?

Une remarque: nous savons tous - et les Recteurs, les Ministres, les DRH, les Conseillers aussi - que si la plupart des enseignants restent en poste, la raison est qu'il y a les vacances, l'assurance de ne pas être viré. Et en classe, certains s'abaissent parfois à accepter à cause de cela l'inacceptable (la violence verbale, les attitudes des élèves, la pression des Proviseurs, Principaux et autres Inspecteurs).

Alors oui? Gagner plus, pour se dire, se réconforter, oublier, se satisfaire de sa situation: bon s'il m'a insulté, si, en cours, je suis nié, ce n'est pas grave, je gagne bien ma vie?

Comment continuer à façonner des larves et des carpettes professorales...

Écrit par : Pendariès | 06 novembre 2009

Vous oubliez Pendariès que dans le temps aussi les enseignants avaient des vacances et l'assurance de ne pas être virés, ils n'acceptaient pas pour autant d'être traités comme des carpettes ! Donc il s'est passé quelque chose ... si l'autorité des magister a été battu en brèche c'est qu'il y a eu un mouvement philosophique général auquel les professeurs ont eux-mêmes mis la main : la revalorisation de la condition de l'éduqué et la dévalorisation conjointe de l'éducateur !
Le prestige de l'enseignant a beaucoup souffert dans les dernières décennies parce que le corps professoral n'a pas su garder les distances.
Tant pis pour lui ... a-t-on envie de dire !

Écrit par : iPidiblue et le Prestige du Chef | 06 novembre 2009

Tout un programme.

Vincent Peillon lancera le 14 novembre à Dijon les "1ères rencontres du rassemblement" des "socialistes, écologistes et démocrates", des communistes au MoDem, initié cet été à Marseille, pour faire des propositions sur l'éducation, base d'un "contrat de gouvernement".

Ces 1ères rencontres seront consacrées à l'éducation, un "thème premier", car "il faut refonder le contrat entre l'école et la nation". "La crise de la gauche, des progressistes en France est liée au fait que l'école est elle-même en crise", a expliqué le député européen, leader du principal courant du PS "Espoir à gauche".

"Un millier de personnes" sont attendues à Dijon, accueillies par le sénateur-maire François Rebsamen. Six ateliers seront organisés avec la participation des leaders des syndicats de l'Education nationale Gérard Aschieri (FSU), Christian Chevalier (SE-UNSA), Gilles Moindrot (SNUIPP), Frédérique Rolet (SNES-FSU), Thierry Cadart (SGEN-CFDT) et le président de la FCPE (parents d'élèves), Jean-Jacques Hazan.
Il s'agit de "matricer un rassemblement", suivi d'autres rendez-vous : les institutions, la VIème république "fin janvier" 2010.

"Tout le monde va aux régionales divisés. Nous, on continue de montrer que des gens de gauche et des progressistes ont envie de travailler ensemble", fait valoir Vincent Peillon.
Dépêche AFP sur le site du Figaro

Écrit par : désolé | 06 novembre 2009

Tant pis pour lui ... a-t-on envie de dire !

Ecrit par : iPidiblue et le Prestige du Chef | 06 novembre 2009

Ouais! Donc je paye encore les pots cassés par les Baby-Boomers... Mais de quoi peuvent-ils se vanter ces vampyres ou comment oseraient-ils se défendre devant ma génération?

Écrit par : Pendariès | 06 novembre 2009

C'est nous, les 25 - 35 ans, et pas eux - partis en retraite ou sur le point de l'être - qui sommes face au désastre qu'ils nous laissent.

Écrit par : Pendariès | 06 novembre 2009

C'est nous, les 25 - 35 ans, et pas eux - partis en retraite ou sur le point de l'être - qui sommes face au désastre qu'ils nous laissent.

Ecrit par : Pendariès | 06 novembre 2009
Attention Penda ! Vous écrivez exactement ce que ceux dont la devise est "diviser pour régner" attendent que vous écriviez.

Écrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Panem et circences? Le pain? On voit bien l'état de l'économie, des salaires... Le cirque? Oui, le cirque et une sensualité indigne tombée en pornographie.

Ah ouais, si je suis un peu furieux, c'est que j'ai retrouvé, tout à l'heure, mon bras coincé entre la porte et le mur quand la masse qui braille de mes 3ièmes a sorti, agglutinée, de la salle de cours; je me tiens toujours à la porte pour les canaliser quand ils rentrent et s'en vont. Et j'ai un beau bleu douloureux. Et de fausses excuses avec un sourire de la part de la jeune conne (qui prendra vite 25 kg et se retrouvera avec de la marmaille) qui est sortie comme une brute qui prend avec de jolies lettres rondes le cours, mais ne fait pas les exercices, n'apprend pas la leçon et triche durant les devoirs. Saleté, va. La revalorisation? Et avant que le calme ne revienne grâce aux nouveaux programmes (ho je n'y crois guère), que fait-on pendant 15 ans des barbares en culottes courtes?

Écrit par : Pendariès | 06 novembre 2009

C'est nous, les 25 - 35 ans, et pas eux - partis en retraite ou sur le point de l'être - qui sommes face au désastre qu'ils nous laissent.

Ecrit par : Pendariès | 06 novembre 2009
Attention Penda ! Vous écrivez exactement ce que ceux dont la devise est "diviser pour régner" attendent que vous écriviez.

Ecrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Vous m'en voyez attristé sincèrement, mais, Dobolino, n'est-ce pas là l'exacte vérité? Que ma génération est la dernière qui fait de son mieux, éduqué, enseigné un peu à l'ancienne? Que la "culture" égotiste (et encore, il n'y a que Barrès qui mérite mon affection sur ce point) des baby-boomers a écrasé mon âge et en riant, le ventre plein et les yeux lubriques? Ils nous laissent au temps des nouveaux déserts. Mais bon: ils devront vivre encore 20 ans, durant cette période, retraités, peut-être goûteront-ils à leur propre poison (économique, politique...)?

Écrit par : Pendariès | 06 novembre 2009

"si l'autorité des magister a été battu en brèche"
Ecrit par : iPidiblue et le Prestige du Chef

"Tout le monde va aux régionales divisés"
Ecrit par : désolé

N'y aurait-il pas des fautes ?

Écrit par : unedemande | 06 novembre 2009

éduquéE, enseignéE

Écrit par : Pendariès | 06 novembre 2009

Je ne cherche pas à négocier — pour le moment. Je dis simplement que 1340 € par mois, c'est un peu insuffisant pour que des bons élèves aient envie d'entrer dans la carrière, et se crèvent le cul à aller à Bac + 5 ou 6. Il faudrait commencer à 2000 €, et avoir la perspective de doubler.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 novembre 2009

Nous sommes d'accord : cela fait 560 euros de plus en début de carrière et 800 de plus en fin de carrière.

Écrit par : guy morel | 06 novembre 2009

Je ne cherche pas à négocier — pour le moment. Je dis simplement que 1340 € par mois, c'est un peu insuffisant pour que des bons élèves aient envie d'entrer dans la carrière, et se crèvent le cul à aller à Bac + 5 ou 6. Il faudrait commencer à 2000 €, et avoir la perspective de doubler.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 novembre 2009

Nous sommes d'accord : cela fait 560 euros de plus en début de carrière et 800 de plus en fin de carrière.

Ecrit par : guy morel | 06 novembre 2009

Vous n'obtiendrez que des je-m'en-foutistes qui prendront le fric et fermeront leurs écoutilles pdt les tempêtes en classe (voyons! êtes-vous sourds aux arguments de celles et ceux qui font profs actuellement???); et qui laisseront filer l'inacceptable, l'impolitesse, la tricherie, la violence - parce que les combattre, toutes les heures de cours, c'est épuisant; et qu'il vaut mieux penser à ce que l'on fera de son salaire durant les journées libres.

Écrit par : Pendariès | 06 novembre 2009

"la masse qui braille de mes 3ièmes a sorti"

elle a jailli, assailli que vous fûtes ?


"ho je n'y crois guère"

ô, je vous comprends

Écrit par : unedemande | 06 novembre 2009

N'y aurait-il pas des fautes ?

Ecrit par : unedemande | 06 novembre 2009


Oui mais il faut les mériter !

Écrit par : iPidiblue et le prestige de l'orthographe française | 06 novembre 2009

Je les médite mais n'en médis pas.

Écrit par : unedemande | 06 novembre 2009

Pendariès, l'éducation nationale est un chantier perpétuel, il faut donc être très prudent quand on veut jouer à Fangio au milieu des bacs à sable !

Écrit par : iPidiblue ralentir travaux ! | 06 novembre 2009

En réalité je pense que JEAN a raison à propos du vaccin de la grippe A, regardez ce qu'il est devenu depuis qu'il a été vacciné...
Plus sérieusement je voudrais apporter un petit galet à la reconstruction de l'édifice. Pourquoi ne pas réfléchir aussi à l'utilité et à la définition de certaines professions telle que conseiller d'orientation (!), psy scolaire, razed, CPE (ex-surgé pour les connaisseurs...), j'en passe et de bien meilleures forcément.
Que ceux qui n'ont rien à dire sur l'utilité des sus-nommés me jettent le premier post. N'oublions pas que la mauvaise monnaie chasse la bonne.

Ensuite comment se fait-il que les suicides à FT fassent autant de bruit (statistiquement il n'y en a pas plus qu'à l'EN...Je prends les devants : c'est toujours un drame) alors que les brimades et les humiliations d'adultes par des enfants ne fassent pas une ligne?
Comprendre pourquoi une société accepte que la jeunesse méprise autant ses ainés (surtout les plus symboliques et les plus faibles) c'est comprendre pourquoi on n'augmentera pas le salaire des professeurs.

Putain, comme aurait pu le dire Jacques Chirac, prof c'est un peu craignos non? C'est un peu copain non? C'est un peu démago non? C'est un peu prêter le flanc à la critique et au manque de considération non? C'est pas un peu refuser par avance toute augmentation? Non? .
Aujourd'hui on aime les forts, les musculeux, les bas du front sinon les bas du cul (et on peut cumuler) et ceux qui s'occupent des vieux (sauf des riches), des malades (sauf des riches) ,des faibles, des indigents, tous ceux-là sont assimilés aux éboueurs, aux incapables, aux imbéciles.
Sont-il bien cons aussi de s'occuper des autres, de prôner la République au lieu de s'enrichir et de profiter, ces profs (petits pédagos) et autres petites infirmières ou petits juges ou médecins de quartier (Ah! Les adjectifs...) . Que ne sont-ils directeur de service juridique d'un grand groupe, chirurgien esthétique, infirmière de clinique de remise en forme, etc.
C'est la voie choisie qui est condamnée et c'est le principe éthique qui est ridiculisé.
Nous vivons l'obscénité et le pré-fascisme. Toute société qui héroïse ses forces d'intervention (GIPN, etc. et à ce sujet le nombre de documentaires télévisés est éloquent) court ce risque.
Valoriser les PROFESSEURS c'est évidemment les payer mieux (il n'y a qu'à s'aligner sur des métiers de qualification comparable (agrégé : officier supérieur, ingénieur, etc. et à adapter)
Mais il faut AVANT TOUT
- faire reconnaître que ce qui essentiel c'est le service de l'école et pas celui des élèves. L'école forme des citoyens et pas des clients ni même des usagers.
- C'est sauver la République et ceux que cela ferait rire je les emmerde et les méprise.

Enfin discuter avec les pires prédateurs de l'école, avec des pédagogistes devenus verts (mais ça on a toujours su qu'ils venaient d'ailleurs, ce qui est bien c'est qu'ils reconnaissent, ce qui est encore mieux c'est qu'ils le soient déjà, on a pour moins longtemps...) c'est leur donner une légitimité qu'ils ne méritent pas.
Faut pas parler aux cons ça les rends intelligents (encore qu'ici le risque est faible).
Notons au passage le positionnement marketing des écolos, des femmes aux lunettes rouges en rupture de bans au lourd passé de Saint-Just, des pédagogols devenus verts, etc.
J'admire et me désespère. Que reste t-il des vertus républicaines?

Écrit par : JEAN PASSE | 06 novembre 2009

Pendariès, l'éducation nationale est un chantier perpétuel, il faut donc être très prudent quand on veut jouer à Fangio au milieu des bacs à sable !

Ecrit par : iPidiblue ralentir travaux ! | 06 novembre 2009

Vous êtes sybillin, je n'ai rien compris.

Écrit par : Pendariès | 06 novembre 2009

Ben oui, quoi ! moi aussi j'ai appris à parler le pédagogique, cette langue d'exellence que tout le monde rêve d'apprendre mais que personne ne parle couramment ...

Écrit par : iPidiblue Fangio des bacs à sable | 06 novembre 2009

"excellence" ! Poisse, le pédagogique est tellement rentré en moi que j'en oublie l'orthographe élémentaire ...

Écrit par : iPidiblue Fangio du Bescherelle | 06 novembre 2009

"excellence" ! Poisse, le pédagogique est tellement rentré en moi que j'en oublie l'orthographe élémentaire ...

Ecrit par : iPidiblue Fangio du Bescherelle | 06 novembre 2009

Les délices de l'empalement chinois... ou exigé par Vlad Tepes pour quelques centaines d'Ottomans sans victoire.

PS: cherchez pas "empalement" sur google, il y a des photos...

Écrit par : Pendariès | 06 novembre 2009

Pendariès, pensez-vous que le pédagogique fait du bien par où il passe ? Si oui dites-le nous carrément nous irons chercher nos plaisirs dans les officines des IUFM ...

Écrit par : iPidiblue sex-toy pédagogique | 06 novembre 2009

Ce qui devrait être à l'ordre du jour, c'est un relèvement de 25% de tous les salaires.

Ecrit par : guy morel | 06 novembre 2009

Et un peu plus tard :

Nous sommes d'accord : cela fait 560 euros de plus en début de carrière et 800 de plus en fin de carrière.

Ecrit par : guy morel | 06 novembre 2009

Ou vous ne savez pas compter, ou vous êtes un menteur : ça fait 50 % en début de carrière, et 20 % en fin.

Écrit par : yann | 06 novembre 2009

Je penche pour la première hypothèse, car 2000 - 1340, ça ne fait pas 560.

Écrit par : yann | 06 novembre 2009

Cadichon a écrit :
[Pardon, pardon, Michel, loin de moi ces pensées, et sachez que je ne boude jamais; ma réponse est simplement restée à l'état de projet et à la maison sur mon ordinateur (pas eu le temps de la finaliser avant de partir, trop de trucs à régler au dernier moment); je suis revenue dix jours à Paris, et pour une fois sans mon portable. Je me sers de ceux de ma fille ou de ma mère. Un clavier français c'est autrement plus commode.
Il serait en fait plus simple que je vous appelle tant que je suis dans le même fuseau horaire et laissez-moi juste vous dire que je peux étayer mon couplet sur Monzie et sa tendresse pour les idéaux teintés de brun/noir.
Il se trouve que j'ai eu connaissance de certaines confidences (dûment répertoriées ) auxquelles l'imprudent se laissa aller sur l'oreiller d'une certaine baronne von S., qui émargeait à l'Abwehr et dont le descendant est un ami. Les archives familiales croquignolesques ne laissent pas place au doute quant aux petites et grandes faiblesses d'Anatole. La petite histoire vient souvent informer utilement la grande.

Je vous signale aussi que si j'ai conseillé ici vivement la lecture du dernier ED Hirsch, le mois dernier, je ne me suis pas étendue sur sa défense des "national curricula", car, d'une part, cela fait bien 20 ans qu'il les réclame à corps et à cri, et de l'autre, sa proposition n'a pas grand'chose à voir avec le mode de fonctionnement des programmes imposés par notre centralisme monopolistique français.

Core Knowledge définit des grandes lignes, un socle commun, comme son nom l'indique, mais la flexibilité dans la mise en oeuvre caractérise ce pays où la liberté pédagogique n'a pas le même sens qu'en France, où l'idée d'une responsabilisation, sorte d'obligation de résultat (accountability), des enseignants est non seulement étrangère mais frappée d'anathème. Or tout est lié, on l'a déjà dit ici à maintes reprises.]

Et bien bonjour [vite fait d'un MacDo]

1 ) On rediscutera d'Anatole de Monzie. Simple question : ses confidences sur l'oreiller datent de quelle période ? Années 20 de création du fascisme italien, début des années 30 , après le Front Popu, après 38, en 40-41 , après 41 ?

2) Sur les "national curricula ", ça fait effectivement un bout de temps que ED Hirsch les réclame mais ce qu'il y a de nouveau est que cette idée avance. Je ferai une petite note sur mon site à ce sujet.

3) Restent quand même en suspens la question du racisme de Hergé sur le quel vous ne répondes pas et cette histoire de Durkheim écrivant l’article Intuition du dictionnaire pédagogique [ DP, 2eme ed !!!!!] sur laquelle vous ne dites rien non plus.

4) Et surtout vous pourriez me remercier de faire de la pub pour le prix Wikilibéral qu’ a eu le capitaine Nemo. Non ?
Ah, Ce n’est pas vous qui signalerait un bon bouquin d’un marxiste bon teint.
MD

Écrit par : MDelord | 06 novembre 2009

sur le rapport Pochard
http://www.telos-eu.com/fr/article/pouvoir_d_achat_des_enseignants_qui_faut_il_croi

Écrit par : Tiberius | 06 novembre 2009

A propos du rapport Pochard.
http://www.telos-eu.com/fr/article/pouvoir_d_achat_des_enseignants_qui_faut_il_croi

Écrit par : Tiberius | 06 novembre 2009

Je ne cherche pas à négocier — pour le moment. Je dis simplement que 1340 € par mois, c'est un peu insuffisant pour que des bons élèves aient envie d'entrer dans la carrière, et se crèvent le cul à aller à Bac + 5 ou 6. Il faudrait commencer à 2000 €, et avoir la perspective de doubler.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 novembre 2009

Ce que vous ne comprenez pas, c'est que ce n'est pas seulement les professeurs qui ont un salaire "insuffisant". On stigmatise les cadres au travers du prisme des traders et des grands patrons, mais je vous mets au défi de trouver une majorité de jeunes diplômés (BAC+5 également) qui prennent plus de 2 000€ par mois net. L'ensemble de la pyramide des salaires a été écrasé à l'exception de quelques cas surpayés (qui sortent d'autant mieux du lot).
Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, la raison n'est pas que quelques-uns sont trop payés (au final, c'est une goutte d'eau dans l'océan de la masse salariale) mais que certaines fonctions sans formation sont payées plus qu'elles ne devraient (plus de 1 500€ nets par mois pour une secrétaire dans les grosses boites à Paris) (tant mieux pour elles, vous me direz).
Cela conduit à plusieurs effets néfastes :
- Comme le diplômé n'est pas "cher", tant qu'à faire, on prend des sur-diplômés pour le job
- Par conséquent, les-dits sur-diplômés se font chier dans leur job (à la rigueur, c'est accessoire)
- Par conséquent, les "diplômés normaux" ne trouvent pas de job à leur niveau et acceptent un job moins compliqué.
- Par conséquent, les "non-diplômés" ne trouvent plus de travail.

Écrit par : Joe | 06 novembre 2009

Attention Penda ! Vous écrivez exactement ce que ceux dont la devise est "diviser pour régner" attendent que vous écriviez.

Ecrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Vous m'en voyez attristé sincèrement, mais, Dobolino, n'est-ce pas là l'exacte vérité? Que ma génération est la dernière qui fait de son mieux, éduqué, enseigné un peu à l'ancienne?


Ecrit par : Pendariès | 06 novembre 2009

Dites voir ! Vous en avez de la chance vous ! Quand j'avais votre âge, les journaux n'en disaient pas autant de nous. Nous étions des déchets, pour nos aînés.

Écrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Attention Penda ! Vous écrivez exactement ce que ceux dont la devise est "diviser pour régner" attendent que vous écriviez.

Ecrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Vous m'en voyez attristé sincèrement, mais, Dobolino, n'est-ce pas là l'exacte vérité? Que ma génération est la dernière qui fait de son mieux, éduqué, enseigné un peu à l'ancienne?


Ecrit par : Pendariès | 06 novembre 2009

Dites voir ! Vous en avez de la chance vous ! Quand j'avais votre âge, les journaux n'en disaient pas autant de nous. Nous étions des déchets, pour nos aînés.

Ecrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Pour eux nous sommes la Génération X (sans considération). Les "déchets" ont bien réussi non?

Écrit par : Pendariès | 06 novembre 2009

Que la "culture" égotiste (et encore, il n'y a que Barrès qui mérite mon affection sur ce point) des baby-boomers a écrasé mon âge et en riant, le ventre plein et les yeux lubriques? Ils nous laissent au temps des nouveaux déserts.
Ecrit par : Pendariès | 06 novembre 20
Pffff ! Z'êtes pas un peu parano, aujourd'hui ?
Je vous enverrais volontiers assumer votre sexualité quelques mois dans les temps où les babyboomers étaient des enfants. Et 24 mois de "mission pacificatrice" en Algérie, ça vous tenterait ?
Bon, je sais, je suis conne. Mais avouez que vous me rendez des points !

N.B.: née fin 1959, je ne puis être considérée comme babyboomer, ou alors vraiment fin de race.

Écrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Pour eux nous sommes la Génération X (sans considération). Les "déchets" ont bien réussi non?

Ecrit par : Pendariès | 06 novembre 2009

Ceux qui ne sont pas morts d'overdose, ceux qui n'ont ni le SIDA ni l'hépatite C, ont fini par s'en sortir, oui.


La génération X réussira aussi.



Au fait, c'est quoi, réussir pour vous ? Avoir au moins une Rollex à cinquante ans ?

Écrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Bon anniv à Dobo !

Dites donc entre 1955 et 1962 les baby-boomers avaient quel âge ? Il se trouve que justement cette génération est la première a ne pas avoir eu à assumer une rôle guerrier depuis la Révolution ... heureux et ingrats !

Écrit par : iPidiblue pacificateur | 06 novembre 2009

L'ensemble de la pyramide des salaires a été écrasé à l'exception de quelques cas surpayés (qui sortent d'autant mieux du lot).

Ecrit par : Joe | 06 novembre 2009

Joe sur la piste de l'exploitation du travail et de la baisse tendancielle des taux de profit

Écrit par : guy morel | 06 novembre 2009

Joe sur la piste de l'exploitation du travail et de la baisse tendancielle des taux de profit

Ecrit par : guy morel | 06 novembre 2009

Arrêtez de faire semblant d'être enfermé dans un schéma réducteur, Guy.

Écrit par : Joe | 06 novembre 2009

"J'ai visité et exploré attentivement le site internet et la théorie métabolique qui sous-tend ses choix alimentaires me semble un peu sujette à caution. Mais bon ..."

Ecrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Ah bon ? Pourquoi ? A quel niveau ?
Le livre est convaincant, en tous cas. Et j'ai eu trois exemples de réussites dans mes relations; sur trois, ce n'est pas mal.

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 06 novembre 2009

Comme un mantra. "Le participe passé conjugué avec l'auxiliaire avoir s'accorde…" — et crac, le morceau de phrase correspondant : "les arrhes qu'étaient censés avoir versées la douairière ainsi que le marguillier…" — l'aspect ésotérique du vocabulaire donnait à l'ensemble l'aspect d'une messe à apprendre".

Ecrit par : Buntov | 06 novembre 2009

Excellent résumé des "Douze salopards", sauf un petit détail : rien ne se passe comme prévu. ;-))

Écrit par : Robin | 06 novembre 2009

Joe sur la piste de l'exploitation du travail et de la baisse tendancielle des taux de profit

Ecrit par : guy morel | 06 novembre 2009

Arrêtez de faire semblant d'être enfermé dans un schéma réducteur, Guy.
Ecrit par : Joe | 06 novembre 2009
Réducteur ? Allez expliquez-nous pourquoi les salaires ont été écrasés.

Écrit par : guy morel | 06 novembre 2009

Vous n'obtiendrez que des je-m'en-foutistes qui prendront le fric et fermeront leurs écoutilles pdt les tempêtes en classe (voyons! êtes-vous sourds aux arguments de celles et ceux qui font profs actuellement???); et qui laisseront filer l'inacceptable, l'impolitesse, la tricherie, la violence - parce que les combattre, toutes les heures de cours, c'est épuisant; et qu'il vaut mieux penser à ce que l'on fera de son salaire durant les journées libres.

Ecrit par : Pendariès | 06 novembre 2009

Je réagis à ce propos : je viens de dire chez moi que les deux raisons qui me feraient prendre ma retraite avant l'âge légal, c'est quatre choses :
- le niveau désastreux de nos élèves en français.
- le comportement de certains parents consuméristes qui râlent sur l'enseignant au lieu de recadrer leur môme.
- l'attitude "ventre mou" que je vois se propager.
- le type de jeunes professeurs engendrés par "La fabrique du crétin". Nous en avons eu un brillant exemple aujourd'hui sous les yeux dans mon établissement. Là, franchement, on ne se comprend plus.
Je pense que la génération des éduqués est effectivement en train de passer. Nous serons les derniers des Mohicans.

Écrit par : Marilyse | 06 novembre 2009

Sur Seignalet allez sur controverses
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nutrition_Seignalet

sur l'alimentation
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1010

Écrit par : Tiberius | 06 novembre 2009

Réducteur ? Allez expliquez-nous pourquoi les salaires ont été écrasés.

Ecrit par : guy morel | 06 novembre 2009


Vous oubliez quand même un petit détail : la montée en puissance depuis quelques années de la classe des rentiers, ou si vous préférez des retraités !
Le partage des bénéfices de la croissance ne pouvant se faire au seul bénéfice des salariés et des grands capitalistes ! le tiers état des rentiers qui a pris le pouvoir dans les bourses mondiales à travers les fonds de pension...

Écrit par : iPidiblue et le tiers état des rentiers | 06 novembre 2009

Ou vous ne savez pas compter, ou vous êtes un menteur : ça fait 50 % en début de carrière, et 20 % en fin.
Ecrit par : yann | 06 novembre 2009

Je penche pour la première hypothèse, car 2000 - 1340, ça ne fait pas 560.
Ecrit par : yann | 06 novembre 2009
Je m'ai gourré !
En début de carrière comme en général : 1340+660 = 2000,
En fin de carrière 4000 = 3200+800. Et 800 c'est plus que 20% de 3200, non ?

Écrit par : guy morel | 06 novembre 2009

Notons au passage le positionnement marketing des écolos, des femmes aux lunettes rouges en rupture de bans au lourd passé de Saint-Just, des pédagogols devenus verts, etc.
J'admire et me désespère. Que reste t-il des vertus républicaines?

Ecrit par : JEAN PASSE | 06 novembre 2009

J'aime bien ce que vous écrivez... Et le style aussi.

Je suis d'accord avec ce que vous dites sur le fascisme rampant, l'exaltation de la force brute, le mépris des "faibles" et de ceux qui se tournent vers les autres, le culte de l'égoïsme et du chacun pour soi ("réussir, c'est être propriétaire d'une Rolleix au moins avant 50 ans").

Les salaires sont en effet un bon indice. Aux Etats-Unis, ils ont une question rituelle : "How much do you weigh" : ("combien tu pèses ? combien tu vaux ? combien tu
gagnes ?").

Un homme vaut infiniment plus que ce qu'il gagne, mais ce qu'il gagne en dit long sur la manière dont on l'apprécie.

Ce sont des choses subtiles (le poison l'est aussi : à partir de quel moment cesse-t-il d'être un "médicament", c'est une question de dose), mais il peu arriver qu'on en tombe malade et même qu'on en meure.

Écrit par : Robin | 06 novembre 2009

Vous oubliez quand même un petit détail : la montée en puissance depuis quelques années de la classe des rentiers, ou si vous préférez des retraités !
Le partage des bénéfices de la croissance ne pouvant se faire au seul bénéfice des salariés et des grands capitalistes ! le tiers état des rentiers qui a pris le pouvoir dans les bourses mondiales à travers les fonds de pension...
Ecrit par : iPidiblue et le tiers état des rentiers | 06 novembre 2009
Je n'oublie rien du tout et notamment pas tous ceux que l'on a mis, à grands frais, à la retraite anticipée pour ne plus avoir à leur payer de salaire direct en laissant leur salaire différé à la charge des générations suivantes.
En outre, les fonds de pension, comme vous le savez, c'est le fric des salariés de ces pays qui n'ont pas notre système de retraite. Sont volés deux fois les mecs : sur leur salaire et sur des fonds qui fondent.

Écrit par : guy morel | 06 novembre 2009

En fin de carrière 4000 = 3200+800. Et 800 c'est plus que 20% de 3200, non ?

Ecrit par : guy morel | 06 novembre 2009

J'm'ai gourré aussi ! 25 %, OK.

Écrit par : yann | 06 novembre 2009

Arrêtez de faire semblant d'être enfermé dans un schéma réducteur, Guy.
Ecrit par : Joe | 06 novembre 2009
Réducteur ? Allez expliquez-nous pourquoi les salaires ont été écrasés.

Ecrit par : guy morel | 06 novembre 2009

Bah, je l'ai déjà expliqué à plusieurs reprises : les salaires sont écrasés à cause du SMIC qui est trop élevé. Pour les explications, relisez l'un de mes posts sur "La sagesse du professeur"

Écrit par : Joe | 06 novembre 2009

En outre, les fonds de pension, comme vous le savez, c'est le fric des salariés de ces pays qui n'ont pas notre système de retraite. Sont volés deux fois les mecs : sur leur salaire et sur des fonds qui fondent.

Ecrit par : guy morel | 06 novembre 2009


Vous êtes bien sûr que les retraités américains de Las Vegas ou de Miami sont volés deux fois ? Mais par qui donc, par vous qui ancien fonctionnaire de l'Etat touchez une retraite payée par l'Etat français ? J'aimerais savoir comment ...

Écrit par : iPidiblue et le tiers état des rentiers | 06 novembre 2009

Vous êtes bien sûr que les retraités américains de Las Vegas ou de Miami sont volés deux fois ?

Lors de la crise financière, les fonds de pension ont perdu 5 400 milliards de dollars sur leurs fonds, soit 20 % de leurs actifs. La conséquence ? De nombreux travailleurs américains n’ont plus et n’auront plus de retraite.

Écrit par : désolé | 06 novembre 2009

Vous êtes bien sûr que les retraités américains de Las Vegas ou de Miami sont volés deux fois ?

Lors de la crise financière, les fonds de pension ont perdu 5 400 milliards de dollars sur leurs fonds, soit 20 % de leurs actifs. La conséquence ? De nombreux travailleurs américains n’ont plus et n’auront plus de retraite.

Ecrit par : désolé | 06 novembre 2009

Il y a une différence entre la valeur des actifs (leur valorisation mark-to-market) et les actifs. Si les fonds ont vendus pendant la tourmente alors oui, ils ont perdu. Sinon, avec la remontée quasi systématique des actions (sur longue période, la bourse reste le meilleur placement, malgré les crises boursières), ne vous en faites pas pour eux.

Écrit par : Joe | 06 novembre 2009

Bof ! si vous croyez tout ce que vous lisez dans les journaux ... renseignez-vous un peu avant de dire des sottises ! Il existe une retraite de base indépendante des fonds de pension. Et quant à la Bourse elle a pour particularité de descendre et de monter ... Warren Buffet n'est pas encore ruiné loin de là même s'il a perdu quelques plumes l'année dernière comme la plupart des milliardaires.

C'est comme chez Maître Eolas il y a un crétin du nom de Gavot qui me soutenait que n'importe qui pouvait devenir avocat en France sans condition de nationalité ! Je lui ai mis sous les yeux les premières lignes du site de l'ordre des avocats ...

Écrit par : iPidiblue re-désolé ! | 06 novembre 2009

Je pense que la génération des éduqués est effectivement en train de passer. Nous serons les derniers des Mohicans.

Ecrit par : Marilyse | 06 novembre 2009

Je le crois aussi.

Écrit par : Robin | 06 novembre 2009

Dites donc entre 1955 et 1962 les baby-boomers avaient quel âge ? Il se trouve que justement cette génération est la première a ne pas avoir eu à assumer une rôle guerrier depuis la Révolution ... heureux et ingrats !

Ecrit par : iPidiblue pacificateur | 06 novembre 2009
Ben si ! Ils ont fait mai 1968 ;)
OK, je sors ...

Écrit par : dobolino | 06 novembre 2009

C'est comme chez Maître Eolas il y a un crétin du nom de Gavot qui me soutenait que n'importe qui pouvait devenir avocat en France sans condition de nationalité ! Je lui ai mis sous les yeux les premières lignes du site de l'ordre des avocats ...

Ecrit par : iPidiblue re-désolé ! | 06 novembre 2009
Vous êtes sûr que ça ne va pas changer avec la directive Services ?

Écrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Vous êtes bien sûr que les retraités américains de Las Vegas ou de Miami sont volés deux fois ?
Ecrit par : iPidiblue et le tiers état des rentiers | 06 novembre 2009

Curieuse représentation de la population des USA.

Écrit par : guy morel | 06 novembre 2009

@ joe-plutôt-cynique
Sinon, avec la remontée quasi systématique des actions (sur longue période, la bourse reste le meilleur placement, malgré les crises boursières)

Sûr, les retraités ont le temps d'attendre sur une longue période

Écrit par : désolé | 06 novembre 2009

@ joe-plutôt-cynique
Sinon, avec la remontée quasi systématique des actions (sur longue période, la bourse reste le meilleur placement, malgré les crises boursières)

Sûr, les retraités ont le temps d'attendre sur une longue période

Ecrit par : désolé | 06 novembre 2009

Je vois pas où est le problème. La plus value a eu lieu avant. En moyenne, la bourse fait 7% par an. Les fonds de pension doivent être un peu au dessus parce qu'ils gèrent un poil mieux que l'indice. Donc les retraités qui viennent de perdre 20% en ont gagné beaucoup plus avant.

C'est encore une douce illusion française pour se conforter que notre système social est le meilleur du monde que de croire que la retraite par capitalisation est pourrie. Au final, nous français, nous devrons payer deux fois : une fois pour avoir des retraites pourries et une fois pour économiser pour ne pas vivre comme des clodos plus tard. Prenez votre feuille de paye et regarder combien on vous prend pour "votre"retraite tous les mois. Simulez un placement à 7% sur la durée de cotisation restante en rajoutant le même montant tous les mois et dites moi quel système est préférable.

Écrit par : Joe | 06 novembre 2009

Je vois pas où est le problème
Humain trop humain...

Écrit par : désolé | 06 novembre 2009

C'est nous, les 25 - 35 ans, et pas eux - partis en retraite ou sur le point de l'être - qui sommes face au désastre qu'ils nous laissent.

Ecrit par : Pendariès | 06 novembre 2009
Attention Penda ! Vous écrivez exactement ce que ceux dont la devise est "diviser pour régner" attendent que vous écriviez.
Ecrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Dites donc, pendariès, vous ne trouvez pas que vous abusez?
La génération des baby-boomers, c'est la mienne. Les profs qui en sont issus étaient politisés, eux, dans le bon sens du terme, et se sont battus contre bien des dérives; En 2003, ce sont eux aussi qui se sont mobilisés contre la réforme des retraites, qui pourtant ne les concernait pas au premier chef. Les jeunes collègues ne se sentaient pas concernés : leur réponse : "On n'y peut rien"!Et la plupart des collègues de mon âge ne craignaient pas de pousser des coups de gueule face aux petits chefs de l'administration, de contredire les inspecteurs, voire de refuser l'inspection.
Dans les manifs, il y a plus de vieux que de jeunes , cherchez l'erreur!
Si nous n'avions pas bougé, votre situation serait pire encore!

Écrit par : retraitée | 06 novembre 2009

Simulez un placement à 7% sur la durée de cotisation restante en rajoutant le même montant tous les mois et dites moi quel système est préférable.
Ecrit par : Joe | 06 novembre 2009

C'est un peu enfantin comme calcul Joe. D'autant que les meilleurs placements sont à 3% aujourd'hui, y compris en produits boursiers sans risques. Je parle en connaissance de cause, je travaille pour un courtier.
En outre, vous ne tenez pas compte du fait que dans la composition du salaire entre le salaire différé c'est-à-dire ce que la part patronale des retraites. Autrement dit, vous êtes pour une baisse des salaires et en plus pour des revenus aléatoires fondés sur les placements. Autre chose, Joe : étant donné ce qu'est le salaire moyen, croyez-vous vraiment que beaucoup de gens vont dégager de l'épargne et la placer pour leur retraite ?

Écrit par : guy morel | 06 novembre 2009

Un article très intéressant de Natacha Polony sur les compétences contre les savoirs. A lire sur son blog :

http://blog.lefigaro.fr/education/2009/11/les-competences-contre-les-savoirs.html

Bonne lecture !

Écrit par : chevreuil | 06 novembre 2009

@JOE ET LA BOURSE
Il y a une différence entre la valeur des actifs (leur valorisation mark-to-market) et les actifs. Si les fonds ont vendus pendant la tourmente alors oui, ils ont perdu. Sinon, avec la remontée quasi systématique des actions (sur longue période, la bourse reste le meilleur placement, malgré les crises boursières), ne vous en faites pas pour eux.
Ecrit par : Joe | 06 novembre 2009

On ne perd que si on vend à la baisse. Joe,vous êtes brillantissime. C'est vrai que si tous les couillons qui ont vendu leurs loques en 29-30 avaient eu la patience d'attendre que ça remonte...

Écrit par : guy morel | 06 novembre 2009

C'est un peu enfantin comme calcul Joe. D'autant que les meilleurs placements sont à 3% aujourd'hui, y compris en produits boursiers sans risques. Je parle en connaissance de cause, je travaille pour un courtier.
En outre, vous ne tenez pas compte du fait que dans la composition du salaire entre le salaire différé c'est-à-dire ce que la part patronale des retraites. Autrement dit, vous êtes pour une baisse des salaires et en plus pour des revenus aléatoires fondés sur les placements. Autre chose, Joe : étant donné ce qu'est le salaire moyen, croyez-vous vraiment que beaucoup de gens vont dégager de l'épargne et la placer pour leur retraite ?

Ecrit par : guy morel | 06 novembre 2009

Vous êtes à 7% en moyenne. C'est sûr que maintenant, ce n'est pas ça (et encore, si vous aviez investi en février dernier vous doubliez la mise). Donc oui, trouvez un placement pas trop risqué à 7% en ce moment, c'est coton. N'oubliez pas que les fonds gèrent également les produits de couverture qui permettent de parer aux plus grosses conneries. (je ne parle pas des instruments dérivés particulièrement spéculatifs, je vous vois venir !, il s'agit de couverture de taux, de change, ...)
Après, je suis d'accord avec vous. Si vous donnez 20% de salaire en plus (la distinction part salariale/ part patronale est juste du foutage de gueule, au final, c'est bien le salarié qui paye tout), les gens auront la liberté et la responsabilité de s'acheter un écran plasma OU d'épargner pour leur retraite. C'est quand même mieux de n'avoir rien pour sa retraite parce qu'on n'a pas voulu épargner que n'avoir rien pour sa retraite, alors qu'on pensait avoir quelque chose mais que le système s'est effondré, vous ne croyez pas ?

Écrit par : Joe | 06 novembre 2009

Je crois que chaque génération a cru être la dernière…

"Excellent résumé des "Douze salopards", sauf un petit détail : rien ne se passe comme prévu. ;-))
Ecrit par : Robin | 06 novembre 2009


Mais non ! Ils font sauter le château en tuant tous les gros vilains…
Si vous voulez une histoire de guerre où ça ne se passe pas comme prévu, prenez le Pont de la rivière Kwaï — le roman, parce que les Américains, lorsqu'ils ont fait le film, n'ont pas osé respecter la fin de Pierre Boulle — qui n'a pas fait un livre très pédagogique…
JPB

PS. Joe, le SMIC est trop bas ? L'Inspection d'Académie distribue des "bons" de 200 euros à des jeunes enseignants en région parisienne, parce que l'essentiel de ce qu'ils gagnent passe en logement. Alors, la secrétaire à 1500 €, elle doit y arriver tout juste.
Au passage, j'ai travaillé avec un vrai milliardaire, il y a quelques années, qui payait sa secrétaire près de 4000 € par mois — plus le logement. Mais elle était disponible 24 h sur 24 — au téléphone, puis qu'elle officiait de chez elle — et, m'avait-il expliqué, elle savait tout de ses petits secrets — et cela, ça n'a pas de prix.
C'était assez drôle, nus étions à Juan-les-Pins, il lui téléphonait (elle était basée à Madrid) pour qu'elle réserve deux places dans un resto d'Antibes…

Écrit par : brighelli | 06 novembre 2009

On ne perd que si on vend à la baisse. Joe,vous êtes brillantissime. C'est vrai que si tous les couillons qui ont vendu leurs loques en 29-30 avaient eu la patience d'attendre que ça remonte...

Ecrit par : guy morel | 06 novembre 2009

Vous avez raison de prendre la plus grande panique boursière de tous les temps comme point de référence, ça crédibilise votre argumentation.

Écrit par : Joe | 06 novembre 2009

Un article très intéressant de Natacha Polony sur les compétences contre les savoirs. A lire sur son blog :

http://blog.lefigaro.fr/education/2009/11/les-competences-contre-les-savoirs.html

Bonne lecture !
Ecrit par : chevreuil | 06 novembre 2009

Intéressant ? Pour le moins approximatif à en juger par cet extrait.


"Pourtant, le terme ne vient pas uniquement de la pédagogie moderne. Il est en fait importé du vocabulaire anglo-saxon, et c’est Margaret Thatcher qui fut la première à l’introduire, au milieu des années 1980, comme clé de voûte du système éducatif britannique. Il gagna le monde francophone, du Québec à la Belgique, en même temps qu’il s’imposait dans les recommandations de la Commission européenne. Le Parlement européen adopta pour sa part en 2006 un cadre de référence pour les « compétences clé » nécessaires « à l’apprentissage tout au long de la vie, au développement personnel, à la citoyenneté active, à la cohésion sociale et à l’employabilité ». Car le terme est lié à l’idée selon laquelle l’« économie de la connaissance » nécessiterait, face à l’inflation de savoirs que l’on ne saurait trier, d’abandonner la transmission des connaissances et des disciplines, fondement de la tradition éducative française, au profit de ces fameuses « compétences » plus ou moins précises."

Écrit par : guy morel | 06 novembre 2009

PS. Joe, le SMIC est trop bas ? L'Inspection d'Académie distribue des "bons" de 200 euros à des jeunes enseignants en région parisienne, parce que l'essentiel de ce qu'ils gagnent passe en logement. Alors, la secrétaire à 1500 €, elle doit y arriver tout juste. (JPB)

Faut donner des cours "Faites votre budget" aux jeunes enseignants alors. Je veux bien que les loyers soient chers à Paris, mais faut pas déconner. J'ai vécu avec ma femme pendant un an avec mon salaire d'apprenti (soit 1100€ par moi), avec un loyer de 750€. Alors, on se logeait, on mangeait, un ou deux extras vestimentaires et c'est tout. C'est pas drôle mais ça se fait. Et encore, 750€, j'habitais en plein centre de Paris. J'imagine qu'en allant en proche banlieue, vous pouvez trouver moins cher. Après, c'est certain que vous n'allez pas avoir 80m². Mais même moi actuellement, avec des revenus très supérieurs à un professeur en fin de carrière, je ne vis pas dans 80m², je n'ai pas de voiture, pas de lave-vaisselle, ... et j'y vais mollo sur les conneries.

Écrit par : Joe | 06 novembre 2009

Cher JPB,
Connaître les milliardaires et leurs secrets peut rapporter gros (enfin à 4000 € pour tout connaître le chantage n'est plus ce qu'il était) mais que ne vous informâtes-vous pas mieux lorsque vous partagiez tout (enfin presque...) avec sa secrétaire, si j'en crois vos propos : " ... nus étions à Juan-les-Pins, il lui téléphonait..."
Vous vous fûtes enrichi ...sans coup férir?

Écrit par : JEAN PASSE | 06 novembre 2009

Vous avez raison de prendre la plus grande panique boursière de tous les temps comme point de référence, ça crédibilise votre argumentation.
Ecrit par : Joe | 06 novembre 2009

Je vous sens nerveux. "La plus grande panique boursière de tous les temps" dites-vous. Brrr ! vous croyez attraper qui avec ce superlatif ? "De tous les temps" ? Mais cela fait vraiment très peu de temps que la Bourse existe. Et par ailleurs des paniques boursières il y en a eu "à tas comme cane" comme disait le bon Rabelais, et des petits épargnants ruinés des montagnes.

Écrit par : guy morel | 06 novembre 2009

@LA VIE SELON JOE ( BALLADE MODERNE).
Faut donner des cours "Faites votre budget" aux jeunes enseignants alors. Je veux bien que les loyers soient chers à Paris, mais faut pas déconner. J'ai vécu avec ma femme pendant un an avec mon salaire d'apprenti (soit 1100€ par moi), avec un loyer de 750€. Alors, on se logeait, on mangeait, un ou deux extras vestimentaires et c'est tout. C'est pas drôle mais ça se fait. Et encore, 750€, j'habitais en plein centre de Paris. J'imagine qu'en allant en proche banlieue, vous pouvez trouver moins cher. Après, c'est certain que vous n'allez pas avoir 80m². Mais même moi actuellement, avec des revenus très supérieurs à un professeur en fin de carrière, je ne vis pas dans 80m², je n'ai pas de voiture, pas de lave-vaisselle, ... et j'y vais mollo sur les conneries.
Ecrit par : Joe | 06 novembre 2009

Écrit par : guy morel | 06 novembre 2009

« les cadres séquestrés auxquels vous ne semblez accorder aucune considération »
Joe | 06 novembre 2009

Je dois confesser qu'à cette nouvelle je me suis même laissé aller à quelques ricanements d'hyène, tout en me resservant des nouilles. Deux fois.

« certaines fonctions sans formation sont payées plus qu'elles ne devraient (plus de 1 500€ nets par mois pour une secrétaire dans les grosses boites à Paris) »
Joe | 06 novembre 2009

Quinze cents euros ! Nets ! Un salaire de nabab ! Pour une secrétaire de rien du tout !
Je partage votre indignation : donner tout cet argent à des pauvres — des femmes, qui plus est ! —, quand on y pense...

Écrit par : Tailleboudin | 06 novembre 2009

Quinze cents euros ! Nets ! Un salaire de nabab ! Pour une secrétaire de rien du tout !
Je partage votre indignation : donner tout cet argent à des pauvres — des femmes, qui plus est ! —, quand on y pense...

Ecrit par : Tailleboudin | 06 novembre 2009

Je suis heureux de vous divertir. Par contre, vous n'avez rien compris. Je n'ai aucun mépris pour les secrétaires et encore moins pour les femmes. Je dis juste que comparer à un prof (même en début de carrière), il y a comme un problème.

Pour Guy, des petits épargnants ruinés OUI (des montagnes, puis des suicides, ... hop petite larme, toussa toussa). Des fonds de pension ruinés, c'est plus dur. Et c'est là qu'est la différence. Je ne vous dit pas à titre personnel d'aller acheter en bourse une action d'une boite parce que votre boulangère a servi M. le Député qui lui a dit que c'était bien, je vous dis de le confier à des professionnels (et je n'entends pas courtier ou gestionnaire de patrimoine, ce sont des voleurs).

Écrit par : Joe | 06 novembre 2009

@ JOE,
A moins d'avoir des relations, ou de vivre dans une HLM ou un foyer, vous ne pouvez louer à 750 pour un salaire à 1100 ni à Paris, ni ailleurs (Peut-être en Haute-Corse, mais alors ce sont les 1100 qui vous manquent!)
N'importe quel propriétaire vous demande un ratio d'au moins un tiers et de + en + souvent du quart entre votre loyer et votre revenu. Si vous gagnez 1100 vous louez à 300 / 400 par mois (dans le meilleur des cas) et sans préjudice d'une caution familiale.
Vous pourrez trouver à vous loger pour ce prix dans Paris, c'est vrai, mais je puis vous garantir que même avec votre énergie (si elle vous permet de courir vite) vous aurez des vapeurs en y rentrant le soir; ou alors si le quartier est central, ce qui ne signifie pas qu'il soit de tout repos, la douche est au bout du couloir et les toilettes sont communes ET vous avez des relations avec la concierge comme JPB avec la secrétaire, mais là c'est un autre domaine qui n'est pas du ressort statistique, c'est le billet de logement, la réquisition.

Écrit par : JEANPASSE | 06 novembre 2009

@LA BALLADE DE JOE (Suite)

je vous dis de le confier à des professionnels (et je n'entends pas courtier ou gestionnaire de patrimoine, ce sont des voleurs).
Ecrit par : Joe | 06 novembre 2009

Écrit par : guy morel | 06 novembre 2009

Personnellement je reste persuadé - et beaucoup de collègues de toutes matières, littéraires ou scientifiques, pensent ainsi - qu'il faut limiter une bonne moitié du temps d'apprentissage au primaire au français (option Bled et Bescherelle). Les maths constitueraient l'autre jambe importante de l'enseignement primaire.

Et exit toutes les matières périphériques qui parasitent l'essentiel des fondamentaux (sciences, histoire géo, langues, etc.). Ou plus exactement les réduire à des initiations de repères culturels essentiels (du genre : l'eau bout à 100°, les baleines sont des mammifères, l'Empire romain prècède le temps des cathédrales).

Et je le dis d'autant plus tranquillement que j'enseigne l'histoire et la géographie dans le secondaire. Mais les dégâts en français sont tels, que l'on ne peut rien tirer des élèves de sérieux et de nuancé.

A l'heure où tous les élèves vont au collège, ce n'est plus l'école primaire qui doit être pourvoyeuse d'une culture générale de toute façon mal assimilée.

Elle doit donner les instruments de la langue et du calcul indispensables pour aborder réellement la culture générale au collège sur de bonnes bases. Et le lycée général servirait à approfondir et à manipuler davantage l'abstraction. Les fameux "savoirs-faire" et compétences (indispensables, avouons-le) seraient alors mis en place sur du solide et non sur des sables mouvants.

Mettons donc les boeufs devant la charrue. Voilà mon credo !

Bien cordialement à tous (et bravo encore à JPB)

Laurent

Écrit par : Laurent Coulomb | 06 novembre 2009

Quand vous êtes cadres, vous avez un organisme qui se porte caution pour vous et garantit deux ans de loyer, ce qui semble faible à certains loueurs qui vous envoient bouler. Ce système n'existe pas pour les profs ? Pourtant, vous avez des revenus beaucoup plus stables et prévisibles (donc un risque moindre pour le loueur). Qui plus est les profs ne se comportent pas comme des zoulous, c'est tout bénéf pour le proprio. D'ailleurs, un couple de fonctionnaires sera toujours prioritaire sur un couple dans le privé, malgré des revenus supérieurs.

Écrit par : Joe | 06 novembre 2009

Ce que vous ne comprenez pas, c'est que ce n'est pas seulement les professeurs qui ont un salaire "insuffisant". On stigmatise les cadres au travers du prisme des traders et des grands patrons, mais je vous mets au défi de trouver une majorité de jeunes diplômés (BAC+5 également) qui prennent plus de 2 000€ par mois net. L'ensemble de la pyramide des salaires a été écrasé à l'exception de quelques cas surpayés (qui sortent d'autant mieux du lot).

C'est parfaitement exact. La France est un pays où les salaires sont faibles, force est de le reconnaître. Cela n'empêche pas d'éminents esprits tels Jacques Attali de combattre avec véhémence toute idée qui consiste à augmenter le pouvoir d'achat. En effet, son argument est imparable: Si le pouvoir d'achat des Français se trouvait subitement augmenté, ils consommeraient davantage, ce qui aurait pour conséquence, en raison de la faiblesse de notre industrie, de faire le jeu de nos concurrents. Nous voilà condamnés à une amputation salariale pour ne pas accroître encore davantage notre déficit commercial, j'adore!

Écrit par : alain | 06 novembre 2009

Dans l'article de Natacha Polony, au lieu de lire "des attitudes de futur citoyen et d’acteur", j'ai lu "des attitudes de futur citoyen et d'acheteur" ! ;-(

Vous croyez que c'est parce que j'ai appris à lire avec l'ignoble "Rémi et Colette" ????

Écrit par : catmano | 06 novembre 2009

"et j'y vais mollo sur les conneries." Joe

Wishful thinking ?

Écrit par : dugong | 06 novembre 2009

"et j'y vais mollo sur les conneries." Joe

Wishful thinking ?

Ecrit par : dugong | 06 novembre 2009

Cette manière de marquer votre désaccord systématique en dénigrant tout ce que j'écris, c'est pour me conforter dans l'idée que les professeurs sont tellement habitués à dispenser la vérité dans leur domaine d'expertise qu'ils sont devenus incapable de réfléchir ? Non mais je dis ça, parce que ça va finir par marcher.

Remarquez vous êtes plus charitables qu'avant, vous ne vous arrêtez plus à mes (nombreuses) fautes d'orthographe. (je m'en excuse encore, je ne me relis pas assez)

Écrit par : Joe | 06 novembre 2009

Intéressant ? Pour le moins approximatif à en juger par cet extrait.

Ecrit par Guy Morel

Peut-être ne suis-je pas tout à fait objectif : l’évaluation par compétences qu’on nous impose depuis 1990 m’insupporte à un point !
Je trouve l’article intéressant par le fait qu'il montre que l'enseignement des compétences recouvre et participe à vider l'enseignement des contenus. La phrase " face à l’inflation de savoirs que l’on ne saurait trier, d’abandonner la transmission des connaissances et des disciplines" je l'ai entendue de la bouche de formateurs qui dénonçaient l'encyclopédisme des programmes pour l'opposer à « l'apprendre à apprendre » ou à la « formation toute la vie ».
Il montre aussi que la notion de compétence est extrêmement vague et laisse à l'appréciation de chacun le niveau de maîtrise de la dite compétence : que signifie "lire seul et comprendre un énoncé" pour un élève de CE2, de CM2...
Les livrets d'évaluation de sixième fournissaient un assez bon exemple de cette confusion sur le niveau d'exigence à atteindre : entre les problèmes posés dans ces livrets et ceux des examens de passage en sixième des années 50-60, il y a un monde, et c'est pourtant de la même compétence qu'il s'agit ! Et sur le livret du socle commun, on a deux cases à cocher : acquis ou non acquis !
Et puis, ça m'a toujours mis en pétard de remplir des livrets interminables de compétences transversales, méthodologiques etc... J'ai toujours refusé de cocher les petites cases qui correspondaient aux items "sait affirmer ses choix esthétiques et les faire partager... , avoir conscience de la dignité de la personne humaine et en tirer les conséquences au quotidien »

Écrit par : chevreuil | 06 novembre 2009

"Cette manière de marquer votre désaccord systématique en dénigrant tout ce que j'écris, c'est pour me conforter dans l'idée que les professeurs sont tellement habitués à dispenser la vérité dans leur domaine d'expertise qu'ils sont devenus incapable de réfléchir ?" Joe

Oui.

Allez, pour vous montrer que je ne dénigre pas tout systématiquement, un conseil gratuit d'investissement : achetez des parcelles de forêt. Evidemment, il faut aussi s'en occuper et là, il n'y a plus grand monde.

Écrit par : dugong | 06 novembre 2009

Dans l'article de Natacha Polony, au lieu de lire "des attitudes de futur citoyen et d’acteur", j'ai lu "des attitudes de futur citoyen et d'acheteur" ! ;-(

Vous croyez que c'est parce que j'ai appris à lire avec l'ignoble "Rémi et Colette" ????

Ecrit par : catmano | 06 novembre 2009

Non, c'est plutôt que tu as un logiciel de traduction automatique du pédagol au libéral intégré dans le cerveau !
;-)

Écrit par : chevreuil | 06 novembre 2009

Pour souligner un peu plus que d'ordinaire mon côté altruiste qui doute, je vous soumets la lecture d'un autre grandiose rapport.

Cette fois, il s'agit de la philosophie vie par l'UNESCO.

300 pages...

Allez, juste un passage pour vous appâter (page 25) :

"S’intéresser à la Philosophie Pour Enfants (PPE) nous amène naturellement à nous pencher sur le corpus juridique relatif aux droits de l’enfant, en particulier son droit à élaborer une pensée personnelle et à être accompagné par l’école dans ce processus."

Dans la liste des "personnes ressources", on trouve l'ineffable Connac.

http://unesdoc.unesco.org/images/0015/001536/153601F.pdf

Écrit par : dugong | 06 novembre 2009

vue par !

Écrit par : dugong | 06 novembre 2009

Cet enfant pose des problèmes.

Qui osera poser des problèmes aux enfants ?

Écrit par : dugong | 06 novembre 2009

Personnellement je reste persuadé - et beaucoup de collègues de toutes matières, littéraires ou scientifiques, pensent ainsi - qu'il faut limiter une bonne moitié du temps d'apprentissage au primaire au français (option Bled et Bescherelle). Les maths constitueraient l'autre jambe importante de l'enseignement primaire.

Et exit toutes les matières périphériques qui parasitent l'essentiel des fondamentaux (sciences, histoire géo, langues, etc.). Ou plus exactement les réduire à des initiations de repères culturels essentiels (du genre : l'eau bout à 100°, les baleines sont des mammifères, l'Empire romain prècède le temps des cathédrales).

Ecrit par Laurent.

Cher collègue,

D'accord avec vous pour ce qui est d'accorder une grande importance au français et aux mathématiques à l'école primaire. Vous affirmez à juste titre que ces matières sont fondamentales. J'ai moi-même écrit,pas plus tard que hier soir, que la maîtrise déficiente de la langue française constituait la matrice d'où étaient issus tous les maux. Toutefois, je ne pense pas qu'on puisse restreindre le champ des matières enseignées à ces deux seules disciplines. Ainsi, l'histoire-géographie, outre son apport culturel, permet également de travailler le français. Pour ce qui relève des sciences de la matière, il me semble indispensable d'instiller dans le cerveau des gamins le goût pour le questionnement scientifique, même si à cet âge, le fait qu'ils se posent des questions me paraît plus important que les réponses que l'on peut leur apporter. Pour finir, il me semble également que l'ouverture à une langue et une culture étrangère (j'évite le terme "altérité" qui fut naguère l'objet d'une raillerie ici même!) ne peut que contribuer à élargir l'horizon d'un gamin, car, comme le dit M.Brighelli, il n'y a rien de plus conformiste qu'un élève.
A titre personnel, je serais favorable à des parcours différenciés. Un tronc commun avec un volume horaire hebdomadaire important consacré au français et aux mathématiques associé à une partie modulable qui, selon le niveau de l'élève, consacrerait du temps soit aux disciplines d'éveil, soit à un renforcement des matières fondamentales.

Écrit par : alain | 06 novembre 2009

Qui va se faire vacciner contre la grippe A ici?

Écrit par : Garafignoux | 06 novembre 2009

"Toutefois, je ne pense pas qu'on puisse restreindre le champ des matières enseignées à ces deux seules disciplines. " Alain

qui nous vend l'histoire-géo, les sciences et les langues vivantes en package complémentaire.

Mais pourquoi cet oubli manifestement volontaire de l'anthropologie, du tibétain classique, du code de la route et du trial indoor ?

Sans parler du lancer de nains, si efficace dans l'apprentissage de la coordination.

Écrit par : dugong | 06 novembre 2009

A titre personnel, je serais favorable à des parcours différenciés. Un tronc commun avec un volume horaire hebdomadaire important consacré au français et aux mathématiques associé à une partie modulable qui, selon le niveau de l'élève, consacrerait du temps soit aux disciplines d'éveil, soit à un renforcement des matières fondamentales.

Ecrit par : alain | 06 novembre 2009
Alors là ! Le Meilleur des mondes d'Huxley !
C'est-y-possible d'écrire des âneries pareilles ?

Heures de soutien et possibilité de redoubler une classe devraient suffire, au niveau primaire, pour que tous arrivent à niveau en sixième en français et calcul, avec des notions d'histoire, de géographie, de sciences, de gymnastique, de dessin et de musique-chant.

Écrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Mais même moi actuellement, avec des revenus très supérieurs à un professeur en fin de carrière, je ne vis pas dans 80m², je n'ai pas de voiture, pas de lave-vaisselle, ... et j'y vais mollo sur les conneries.

Ecrit par : Joe | 06 novembre 2009
T'as pas de Rolleix ??????????????????????
Ben moi, j'ai 160 mètres carrés à moi, deux bagnoles, un lave-vaisselle, deux frigos, un lave-linge, un congélateur et ... deux enfants et un chat (ma plus grande richesse).
T'en feras quoi, de ton fric, quand tu seras mort ?

Écrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Qui va se faire vacciner contre la grippe A ici?

Ecrit par : Garafignoux | 06 novembre 2009
Moi, peut-être, si le centre de vaccination n'est pas à 60 bornes. J'aurais préféré que les doses de vaccin soient à la pharmacie du coin et qu'on puisse se le faire injecter en libéral. C'est nul, cette organisation.

Écrit par : dobolino | 06 novembre 2009

T'as pas de Rolleix ??????????????????????
Ecrit par : dobolino | 06 novembre 2009

A 50 ans, ne pas savoir écrire correctement Rolex, cela prouve que l'on a raté sa vie!

Écrit par : merlemocoeur | 06 novembre 2009

Ben moi, j'ai 160 mètres carrés à moi, deux bagnoles, un lave-vaisselle, deux frigos, un lave-linge, un congélateur et ... deux enfants et un chat (ma plus grande richesse).
Ecrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Tiens, mes parents aussi. C'est marrant...

Écrit par : TotoWeininger | 06 novembre 2009

@ JOE,
A moins d'avoir des relations, ou de vivre dans une HLM ou un foyer, vous ne pouvez louer à 750 pour un salaire à 1100 ni à Paris, ni ailleurs (Peut-être en Haute-Corse, mais alors ce sont les 1100 qui vous manquent!)


Ecrit par : JEANPASSE | 06 novembre 2009
Chez nous, c'est possible et nous ne sommes pas en Haute-Corse.
L'APL ou l'allocation logement de la CAF est versée directement au proprio et on peut louer en étant chomeur ou RMiste, à partir du moment où le logement est digne d'être éligible à l'aide au logement et qu'il correspond au besoins du locataire en matière de surface.
Ma mère loue un F2+cuisine+salle de bains très convenable à un particulier auquel la CAF verse directement le loyer alors qu'elle ne touche que 250 euros d'allocation spéciale vieillesse. Et j'en connais quelques autres, avec enfants, qui sont dans le même cas.
On ne doit pas vivre sur la même planète ?

Écrit par : dobolino | 06 novembre 2009

T'as pas de Rolleix ??????????????????????
Ecrit par : dobolino | 06 novembre 2009

A 50 ans, ne pas savoir écrire correctement Rolex, cela prouve que l'on a raté sa vie!

Ecrit par : merlemocoeur | 06 novembre 2009
Je préfère les Philippe Patek. Les Rolex, c'est pour les porcs.

Écrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Hé, "patek" dans le patois breton, ça veut dire "pas dégourdi" !

Écrit par : Marilyse | 06 novembre 2009

1. Comment adapter l'enseignement obligatoire à l'hétérogénéité des élèves ?
- comment faire du collège unique un collège valorisant toutes les intelligences ?
- quel socle commun de connaissances et de compétences ?
- quelles méthodes d’enseignement et d'évaluation pour la réussite de tous?



" - A quelle sauce voulez-vous être mangés ?
- Mais nous ne voulons pas être mangés !
- Là n'est pas la question. A quelle sauce voulez-vous être mangés ? "


Le diable en rit encore.

(et chacun sait, depuis Goethe, qu'il se cache dans les détails, mais plus c'est gros, mieux ça passe.)

Écrit par : Robin | 06 novembre 2009

"je viens de dire chez moi que les deux raisons qui me feraient prendre ma retraite avant l'âge légal, c'est quatre choses :"
Mon dieu, mon dieu ! Il faut comprendre "deux au carré" ! On a le cerveau en compote après une journée de cours en collège !

Écrit par : Marilyse | 06 novembre 2009

"je viens de dire chez moi que les deux raisons qui me feraient prendre ma retraite avant l'âge légal, c'est quatre choses :"
Mon dieu, mon dieu ! Il faut comprendre "deux au carré" ! On a le cerveau en compote après une journée de cours en collège !

Ecrit par : Marilyse | 06 novembre 2009

On vous pardonne aisément, Marilyse.
Après tout vous êtes professeur de français, pas de maths !!!

Écrit par : Maminou | 06 novembre 2009

"Toutefois, je ne pense pas qu'on puisse restreindre le champ des matières enseignées à ces deux seules disciplines. " Alain

qui nous vend l'histoire-géo, les sciences et les langues vivantes en package complémentaire.

Mais pourquoi cet oubli manifestement volontaire de l'anthropologie, du tibétain classique, du code de la route et du trial indoor ?

Ecrit par dugong

Je ne comprends ni la cause ni le but de cette réaction ironique. Soyez charitable, éclairez-moi!

Écrit par : alain | 06 novembre 2009

1. Comment adapter l'enseignement obligatoire à l'hétérogénéité des élèves ?
- comment faire du collège unique un collège valorisant toutes les intelligences ?
- quel socle commun de connaissances et de compétences ?
- quelles méthodes d’enseignement et d'évaluation pour la réussite de tous?

JPB doit être le seul professeur de France qui accepte de participer à une journée facultative de pré-rentrée au mois de novembre. ;O))

(ces questions me disaient quelque chose, on a eu les mêmes... début septembre)

Vivement la retraite (p... encore 7 mois !)

Écrit par : Robin | 06 novembre 2009

JPB doit être le seul professeur de France qui accepte de participer à une journée facultative de pré-rentrée au mois de novembre. ;O))

(ces questions me disaient quelque chose, on a eu les mêmes... début septembre)

Vivement la retraite (p... encore 7 mois !)

Ecrit par : Robin | 06 novembre 2009

Peut-être que, comme ça, il pourra éviter d'avoir à récupérer les heures du lundi de Pentecôte, ou avoir le pont de l'Ascension ?

Écrit par : catmano | 06 novembre 2009

"je viens de dire chez moi que les deux raisons qui me feraient prendre ma retraite avant l'âge légal, c'est quatre choses :"
Mon dieu, mon dieu ! Il faut comprendre "deux au carré" ! On a le cerveau en compote après une journée de cours en collège !

Ecrit par : Marilyse | 06 novembre 2009


Mais pensez que vous avez adapté l'enseignement obligatoire à l'hétérogénéité des élèves, que vous avez contribué à faire du collège unique un lieu valorisant toutes les intelligences grâce au socle commun des connaissances et des compétences et que vous avez mis en œuvre des méthodes d'enseignement et d'évaluation pour la réussite de tous !

Allez,maintenant, reposez votre "cerveau en compote" ; vous l'avez bien mérité !

;O))

Écrit par : Robin | 06 novembre 2009

"je viens de dire chez moi que les deux raisons qui me feraient prendre ma retraite avant l'âge légal, c'est quatre choses :"
Mon dieu, mon dieu ! Il faut comprendre "deux au carré" ! On a le cerveau en compote après une journée de cours en collège !

Ecrit par : Marilyse | 06 novembre 2009

Moi, la première c'est "collège" et la seconde, c'est "unique", surtout depuis que je sais qu'à Dijon, elles sont inséparables.

Écrit par : Robin | 06 novembre 2009

Peut-être que, comme ça, il pourra éviter d'avoir à récupérer les heures du lundi de Pentecôte, ou avoir le pont de
l'Ascension ?

Ecrit par : catmano | 06 novembre 2009

Vous me rassurez. J'ai pensé un instant qu'il faisait ça pour le pardon de ses péchés. ;O))

Écrit par : Robin | 06 novembre 2009

Alors là ! Le Meilleur des mondes d'Huxley !
C'est-y-possible d'écrire des âneries pareilles ?

Ecrit par dobolino.

Chère Madame,

Il m'arrive de temps à autre de poster un message sur ce blog pour participer à un débat d'idées. L'intérêt de cet échange repose sur l'acceptation de la contradiction. Je conçois volontiers que vous ne partagiez pas mes opinions, mais je vous saurais gré de m'épargner vos commentaires dépréciatifs.
Il y a quelques mois de cela, j'eus l'outrecuidance d'affirmer ici même que votre propension à parler incessamment de vos enfants et de leurs innombrables mérites pouvait être un tantinet agaçante. Quelle volée de bois vert je reçus alors! Vous n'aviez pas hésité, au mépris de toute vérité, à prétendre que vous agressais continûment, alors même qu'il s'agissait de mon premier message à votre intention. Je ne reviendrai guère sur cet épisode qui appartient au passé. Je souhaite simplement vous rappeler que votre opinion n'est nullement supérieure à la mienne, pas plus que l'inverse d'ailleurs. Partant de ce constat, il me semble que vous devriez faire preuve d'une certaine dose de modestie et de courtoisie.

Salutations distinguées.

Écrit par : alain | 06 novembre 2009

Qui va se faire vacciner contre la grippe A ici?

Ecrit par : Garafignoux | 06 novembre 2009
Moi, peut-être, si le centre de vaccination n'est pas à 60 bornes.

Ecrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Une telle abnégation patriotique mérite d'être glorifiée!

Écrit par : Jean | 06 novembre 2009

- quelles méthodes d’enseignement et d'évaluation pour la réussite de tous?

Ecrit par : Robin | 06 novembre 2009
===
La réussite de tous n'est qu'un mirage, cher Robin.
Qui rêve d'un monde où tous les hommes seraient beaux, intelligents, cultivés, instruits et bons ?
Dans ma jeunesse, quand j'ai reçu un enseignement sérieux par des instituteurs dévoués et compétents, des élèves échouaient, même certains d'origine sociale élevée.
Des apprentis sorciers ont décrété que si les élèves ne réussissaient pas tous, c'est que quelque chose n'allait pas : soit les méthodes étaient mauvaises, soit les maîtres étaient mauvais, soit les deux étaient mauvais simultanément.
Pourtant il y a une faille énorme dans cette idée. J'y reviens ci-dessous.
Ces apprentis sorciers ont inventé les sciences de l'éducation qui ont révolutionné l'enseignement, et les ont mises en application. Et, miracle ! tous les enfants ont réussi !
Ô merveille !
Pardon ! je viens de faire un rêve.
Il y en a encore qui le font, ou font mine de croire ce rêve réalisable : leurs fameuses sciences de l'éducation ne sauraient être fautives ; ce sont donc les maîtres qui sont mauvais ! Mais ces maîtres ont justement été formés avec l'application de ces méthodes infaillibles, et ils ont eu leur baccalauréat, leur licence, leur concours de professeur des écoles.
Alors ? Alors, la boucle est bouclée.

La faille énorme dans l'idée que l'enseignement ou/et les enseignants n'étaient pas bons avant l'avènement des sciences de l'éducation réside dans la question suivante et sa réponse : pourquoi certains élèves réussissaient-ils, même certains d'origine sociale très défavorisée ? Parce qu'ils écoutaient attentivement, calmement, des cours rationnels, des leçons de grammaire structurées et parce qu'ils travaillaient, dans des classes studieuses et silencieuses. Il y avait déjà des inattentifs, des paresseux, des voyous, mais on ne leur laissait pas la bride sur le cou. Voilà tout !
Aujourd'hui, on ne punit plus les élèves indociles et insulteurs - quand ce n'est pas agresseurs - de professeurs. On ne les contraint pas à faire des efforts. On leur enseigne la lecture avec des méthodes délirantes. Les salles de classe ne sont pas silencieuses ; c'est qu'il faut que la classe soit un lieu d'épanouissement où nulle contrainte ne saurait être imposée aux élèves. La classe doit être "animée", ce qui se traduit, dans la réalité, par une classe bruyante ou tout le monde parle en même temps, mais parle de quoi ? De tout et n'importe quoi.
Et l'on pleure sur ces malheureux enfants qui quittent le système scolaire à seize ans ou plus sans qualification !
Et l'on pleure sur tous ceux qui ont un diplôme et ne trouvent pas d'emploi !
Et l'on pleure sur ces excellents élèves bacheliers qui échouent lamentablement en première année d'études supérieures !

Il y a des coups de pied au derrière qui se perdent.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 novembre 2009

Vous me rassurez. J'ai pensé un instant qu'il faisait ça pour le pardon de ses péchés. ;O))

Ecrit par : Robin | 06 novembre 2009

Il est vrai qu'entre le "priez pour moi" de la note initiale et le "je vous bénis" de ce matin, nous pouvions vous absoudre pour cette méprise. ;o)

Écrit par : catmano | 06 novembre 2009

Chère Madame,

Il m'arrive de temps à autre de poster un message sur ce blog pour participer à un débat d'idées. L'intérêt de cet échange repose sur l'acceptation de la contradiction. Je conçois volontiers que vous ne partagiez pas mes opinions, mais je vous saurais gré de m'épargner vos commentaires dépréciatifs.
Il y a quelques mois de cela, j'eus l'outrecuidance d'affirmer ici même que votre propension à parler incessamment de vos enfants et de leurs innombrables mérites pouvait être un tantinet agaçante. Quelle volée de bois vert je reçus alors! Vous n'aviez pas hésité, au mépris de toute vérité, à prétendre que vous agressais continûment, alors même qu'il s'agissait de mon premier message à votre intention. Je ne reviendrai guère sur cet épisode qui appartient au passé. Je souhaite simplement vous rappeler que votre opinion n'est nullement supérieure à la mienne, pas plus que l'inverse d'ailleurs. Partant de ce constat, il me semble que vous devriez faire preuve d'une certaine dose de modestie et de courtoisie.

Salutations distinguées.

Ecrit par : alain | 06 novembre 2009

UN seul mot: Bravo!

Écrit par : Alain a raison | 06 novembre 2009

Dernière minute !!!
Le compte rendu de la réunion de Dijon est déjà fait : il vient de paraître aux Presses du Temps Perdu, 12, rue de la Poupée qui Tousse. 21 000 DIJON
Vous le trouverez en cliquant ici.

http://heather.leather.neuf.fr/GDVNPD.htm

Écrit par : chevreuil | 06 novembre 2009

"Il y a quelques mois de cela, j'eus l'outrecuidance d'affirmer ici même que votre propension à parler incessamment de vos enfants et de leurs innombrables mérites pouvait être un tantinet agaçante. Quelle volée de bois vert je reçus alors! Vous n'aviez pas hésité, au mépris de toute vérité, à prétendre que vous agressais continûment, alors même qu'il s'agissait de mon premier message à votre intention."
écrit par Alain

Depuis on a eu droit à une séance chez le gynéco. A tout prendre, j'aime mieux dans le roman familial, les aventures des aiglons, relatées par le menu. C'est le problème d'internet, certains s'étalent jusque dans leur intimité, sans plus faire la différence entre l'espace public et privé. Et ils trouvent leurs défenseurs, y compris sur ce blog, bien, sûr. Le voyeurisme est aussi à la mode en littérature, enfin si on peut appeler, romans, les torchons de ces prétendus auteurs.

Écrit par : Wang-Fô | 06 novembre 2009

Vous me rassurez. J'ai pensé un instant qu'il faisait ça pour le pardon de ses péchés. ;O))

Ecrit par : Robin | 06 novembre 2009

Il est vrai qu'entre le "priez pour moi" de la note initiale et le "je vous bénis" de ce matin, nous pouvions vous absoudre pour cette méprise. ;o)

Ecrit par : catmano | 06 novembre 2009

Oui, mais maintenant que vous me dites que ce n'est pas désintéressé, je crains pour son âme ! ;O))

Écrit par : Robin | 06 novembre 2009

Salut,
2 petites infos :
- mon bien-aimé directeur rentre d'une réunion de cadrage de la politique du RAR (réseau ambition réussite, traduire ZEP ++) auquel mon école appartient. La consigne est : niveau d'exigence élevé, pas de complaisance, quitte à apporter les béquilles qu'on peut aux élèves faibles ;
- à Dijon, JPB aura peut-être au moins un allié : le proviseur de Marcelin Berthelot, à Saint-Maur. Lycée très élitiste, avec un système de classe "étoile". La fille d'une amie y est en terminale. Pourtant très brillante, elle bosse comme une math-spé et ramasse des notes pourries. Il se trouve que c'était mon lycée et que mes enfants y sont promis (c'est mon secteur). Mais ça, ça vous fait une belle jambe ...

2 petites remarques au passage :

"Heures de soutien et possibilité de redoubler une classe devraient suffire, au niveau primaire, pour que TOUS (c'est moi qui souligne) arrivent à niveau en sixième en français et calcul, avec des notions d'histoire, de géographie, de sciences, de gymnastique, de dessin et de musique-chant."
Ecrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Soit on ne connaît pas les mêmes, soit je suis vraiment un gros nul.

"... On ne les contraint pas à faire des efforts (...) Les salles de classe ne sont pas silencieuses ; c'est qu'il faut que la classe soit un lieu d'épanouissement où nulle contrainte ne saurait être imposée aux élèves..."
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 novembre 2009

Par chez moi, ça donne : montée des escaliers les mains dans le dos, pas assez de poteaux sous le préau pour les collés, tours de cour les mains sur la tête en cas de désordre, etc. (pas de mon fait : moi je suis un mou, je me contente de coups de gueule et palpitations cardiaques).
Mais tout ça ne les rend pas plus silencieux ou aptes à une concentration soutenue...

Écrit par : Perceval | 06 novembre 2009

Et l'on pleure sur ces excellents élèves bacheliers qui échouent lamentablement en première année d'études supérieures !

Il y a des coups de pied au derrière qui se perdent.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 06 novembre 2009

Oui, et ils attendent que les gens comme vous et moi partent à la retraite, laissant la place à de mieux dressés, pour faire sauter les derniers garde-fous.

"Socle commun", "évaluation des compétences", "gestion de l'hétérogénéité"

...Comme disent les Italiens : Porca miseria !

Écrit par : Robin | 06 novembre 2009

"Un millier de personnes" sont attendues à Dijon, accueillies par le sénateur-maire François Rebsamen. Six ateliers seront organisés avec la participation des leaders des syndicats de l'Education nationale Gérard Aschieri (FSU), Christian Chevalier (SE-UNSA), Gilles Moindrot (SNUIPP), Frédérique Rolet (SNES-FSU), Thierry Cadart (SGEN-CFDT) et le président de la FCPE (parents d'élèves), Jean-Jacques Hazan.
Il s'agit de "matricer un rassemblement", suivi d'autres rendez-vous : les institutions, la VIème république "fin janvier" 2010.

Y aura pas Kuntz ? Pour un syndicat dit de droite et d'extrême-droite, ça aurait été une bonne occasion de faire taire les rumeurs bêtes, non ?

Écrit par : Jeremy | 07 novembre 2009

Au fait, c'est quoi, réussir pour vous ? Avoir au moins une Rollex à cinquante ans ?

Ecrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Vous me connaissez bien assez pour savoir que la réponse est non, définitivement. Vous venez de faire du mauvais esprit, non?...

Je ne demande pas de "réussir" avec une rollex, mais d'avoir la possibilité de pouvoir mener à bien mes ambitions ou mes rêves:

- j'ai mis un terme à ma thèse parce qu'elle ne déboucherait sur aucun poste à la fac; mon directeur de thèse s'est un peu lamenté de mon choix en me disant: "pourtant vous aviez un beau sujet"... qu'est-ce que j'en ai à fiche de la plasticité, de l'esthétique de ma recherche doctorale! Je désirais seulement accéder à un boulot auquel je pense depuis ma 1ere année à l'université;

- ne pas être traité comme un chien ou l'homme invisible (ou devoir batailler sans cesse quant à l'expression en classe de la politesse de base), par des minots imberbes ou survoltés quand, pour les filles, elles ont des nichons, et, pour les garçons, quelques poils aux burnes; et suprême humiliation - vous ne m'avez pas répondu à ce propos d'ailleurs par courriel - avoir en plus sur le dos une hiérarchie qui me demande de manger sa merde devant elle;

- devoir envisager un exil québécois (alors que j'aime profondément mon Sud) - comme tant d'autres de mes amis ont quitté la France ou rêvent de le faire s'ils en avaient l'argent ou pas d'enfant(s) à charge - pour espérer un meilleur horizon, une meilleure qualité de vie et des relations sociales, professionnelles, apaisées ou plus chaleureuses, je ne pense pas que cela signifie que votre génération laisse à la mienne un heureux bilan (vous nous avez généreusement offert le confort et l'illusion que par les études et le travail ont obtient gain de cause - aujourd'hui combien sont-ils les parents qui disent cela à leur progéniture? ...le rêve américain n'est pas chose française; et les quinquas et plus préfèrent voir leurs petits comme des momies ou des eunuques ensuqués dans le coton, les caresses et les formidables promesses); le droit à se réaliser chez soi, qu'en faites-vous????

- les inégalités n'ont jamais été aussi fortes, les entourloupes aussi mises en avant avec cynisme, et les étoiles sont étiolées comme pourrait dire Pierre Lapointe; et Sarkozy est le fruit de 1968: jouir sans entrave, Moi Moi Moi, etc. Faudra l'assumer ça, quand même, non?

Retourner sans cesse à Cioran: "La liberté [...] exige, pour se manifester, le vide; elle l'exige et y succombe. La condition qui la détermine est celle même qui l'annule. Elle manque d'assises: plus elle sera complète, plus elle portera à faux, car tout la menace, jusqu'au principe dont elle émane. L'homme est si peu fait pour l'endurer, ou la mériter, que les bénéfices mêmes qu'il en reçoit l'écrasent, et ell finit par lui peser au point qu'aux excès qu'elle sscite il préfère ceux de la terreur. [...] Elle n'apparaît, de plus, qu'à la faveur d'un régime finissant, au moment où une classe décline et se dissout: ce sont les défaillances de l'aristocratie qui permirent au XVIIIe siècle de divaguer magnifiquement; ce sont celles de la bourgeoisie qui nous permettent aujourd'hui de nous livrer à nos lubies. LES LIBERTES NE PROSPERENT QUE DANS UN CORPS SOCIAL MALADE: TOLERANCE ET IMPUISSANCE SONT SYNONYMES (1)..."

Extrait cité par Mario Andrea Rigoni, dans "Cioran dans mes souvenirs", puf, 2009, p.41-42

(1), C'est qui ne souligne pas (pour détourner un titre célèbre), mais qui met en lettres majuscules.

Écrit par : Pendariès | 07 novembre 2009

Dites donc, pendariès, vous ne trouvez pas que vous abusez?
La génération des baby-boomers, c'est la mienne. Les profs qui en sont issus étaient politisés, eux, dans le bon sens du terme, et se sont battus contre bien des dérives; En 2003, ce sont eux aussi qui se sont mobilisés contre la réforme des retraites, qui pourtant ne les concernait pas au premier chef. Les jeunes collègues ne se sentaient pas concernés : leur réponse : "On n'y peut rien"!Et la plupart des collègues de mon âge ne craignaient pas de pousser des coups de gueule face aux petits chefs de l'administration, de contredire les inspecteurs, voire de refuser l'inspection.
Dans les manifs, il y a plus de vieux que de jeunes , cherchez l'erreur!
Si nous n'avions pas bougé, votre situation serait pire encore!

Ecrit par : retraitée | 06 novembre 2009

Retraitée, je ne parle pas de fric, de postes, mais de relation sociale, de montée de la banalisation de la violence et du: "ferme ta gueule, faut pas que ça s'entende". J'ai assisté jeudi soir à une réunion d'information syndicale de la CGT pour préparer le CA de l'établissement, ça ne parlait que de postes de collègues, qui ont dû quitter le lycée, à "sauver" et faire revenir, d'heures sup à refuser: rien sur la façon d'endiguer l'irrespect, l'absentéisme, le je-m'en-foutisme.

Les luttes enseignantes sont un épiphénomène. Mais merci d'avoir lutter pour que ma vie professionnelle et celle de tant d'autres ne deviennent pas un enfer, une impasse, ou si peu.

Écrit par : Pendariès | 07 novembre 2009

[Il faut lire: c'est moi qui ne..., mais qui mets...]


Dites donc, pendariès, vous ne trouvez pas que vous abusez?
La génération des baby-boomers, c'est la mienne. Les profs qui en sont issus étaient politisés, eux, dans le bon sens du terme, et se sont battus contre bien des dérives; En 2003, ce sont eux aussi qui se sont mobilisés contre la réforme des retraites, qui pourtant ne les concernait pas au premier chef. Les jeunes collègues ne se sentaient pas concernés : leur réponse : "On n'y peut rien"!Et la plupart des collègues de mon âge ne craignaient pas de pousser des coups de gueule face aux petits chefs de l'administration, de contredire les inspecteurs, voire de refuser l'inspection.
Dans les manifs, il y a plus de vieux que de jeunes , cherchez l'erreur!
Si nous n'avions pas bougé, votre situation serait pire encore!

Ecrit par : retraitée | 06 novembre 2009

Retraitée, je ne parle pas de fric, de postes, mais de relation sociale, de montée de la banalisation de la violence et du: "ferme ta gueule, faut pas que ça s'entende". J'ai assisté jeudi soir à une réunion d'information syndicale de la CGT pour préparer le CA de l'établissement, ça ne parlait que de postes de collègues, qui ont dû quitter le lycée, à "sauver" et faire revenir, d'heures sup à refuser: rien sur la façon d'endiguer l'irrespect, l'absentéisme, le je-m'en-foutisme.

Les luttes enseignantes sont un épiphénomène. Mais merci d'avoir lutter pour que ma vie professionnelle et celle de tant d'autres ne deviennent pas un enfer, une impasse, ou si peu.

Écrit par : Pendariès | 07 novembre 2009

Suite au message précédent, je viens de comprendre que si Kuntz n'y est pas, c'est tout simplement qu'il n'a pas été invité.

"Et quand je vois les gourous dont s'entoure Peillon (voir ci-dessus), je crains un peu que nous ne nous enfoncions dans l'agonie du système.
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 novembre 2009"

Le pire étant qu'il les a CHOISIS. C'est dément.

Par contre, je m'inquiète : il n'y a pas le nom de Julliard dans la liste des invités. Ce sera l'invité-mystère à découvrir au cours de la rencontre ?

En tout cas, aller à Dijon dans le froid et sous la pluie, pour écouter Rolet, Meirieu et Frackowiak, ça tient de l'héroïque abnégation ! J'avais vu Rolet sur France 2 et France 5 pour de simples interviews, et elle était beaucoup moins bien à l'écran que certaines représentantes du Snalc qui se sont retrouvées face à Hollande et Darcos, et qui s'en sont très bien sorties, elles.

Écrit par : Jeremy | 07 novembre 2009

JPB soutient qu'il faudra que passe une (pourquoi pas deux?) génération d'élèves depuis le primaire pour que quelque chose évolue positivement; il n'empêche que quand j'entends de la part de gamins à qui je demande de s'asseoir convenablement sur leur chaise - et j'y reviens sans cesse, je n'abandonne pas un centimètre de terrain -: "Même mes parents, ils font pas pareil", j'ai de fort sombres et nombreux doutes quant à l'arrivée d'un apaisement dans les classes: il y aura les écoles poubelles d'un côté et les autres.

D'ailleurs quelques collègues enseignants me demandent (puisque je suis co-prof principal des 3ièmes) de proposer au Proviseur-adjoint, pour les cours dédoublés, à partir du second trimestre, de créer un bon groupe en y mettant les attentifs et les sérieux et un mauvais groupe avec les pourrisseurs de classe ("au moins on saura à quoi s'attendre avec lui").

Parlez-moi de revalorisation des salaires.
Bien sûr, on parle de postes, de pédagogie, mais presque jamais de discipline. Et la façon dont cela est abordé donne une vision terrible des tentations de celles et ceux qui songent à un recours drastique au silence et à la cilice.

Écrit par : Pendariès | 07 novembre 2009

"Et quand je vois les gourous dont s'entoure Peillon (voir ci-dessus), je crains un peu que nous ne nous enfoncions dans l'agonie du système."

JPB

Ecrit par : brighelli | 05 novembre 2009"


"Le pire étant qu'il les a CHOISIS. C'est dément."


Ecrit par : Jeremy | 07 novembre 2009


Je ne comprends pas Peillon. Pourtant, il est philosophe. Faire la différence entre la transmission des savoirs et l'entrée de la doxa (l'opinion) dans la classe, ça devrait lui parler...

Écrit par : Daniel Arnaud | 07 novembre 2009

Tiens Estrosi fait des fautes d'orthographe sur son Twitter, on comprend pourquoi on écrit à sa place pour le reste ;-)

http://www.liberation.fr/brut-de-net/06011408-estrosi-se-fait-taper-sur-les-doigts-pour-usage-compulsif-de-twitter

Écrit par : Pendariès | 07 novembre 2009

Je parlais de Peillon, évidemment.

Écrit par : Daniel Arnaud | 07 novembre 2009

Concernant la discipline il faudrait être capable de faire preuve d’imagination. Pour reprendre l’analogie que je proposais plus haut, un élève indiscipliné de façon grave et récurrente propre à gêner la progression de la classe, peut être comparer à un malade du souffrant d’une cirrhose qui continu de consommer de l’alcool. Dans ce cas les médecins feront leur possible mais aucune greffe de foie propre à sauver le malade ne sera pratiquée. Aussi pourquoi laisser les perturbateurs dans leur milieu, il suffirait de faire des classes disciplinaires permettant de regrouper les troublions. Bien entendu l’élève peut s’amender et il faut permettre des retours en classe normale mais le contrat ne doit pas se faire avec l’élève mais avec ses parents ce qui nécessite que les parents intègrent bien que contrairement à aujourd’hui le maillon faible entre profs, administration et leurs enfants c’est leurs enfants. Le problème actuel est qu’il me semble qu’il y a quatre acteurs dans les rapports de force, prof, administration, élève, parent, il convient de remettre l’élève à son statut de sujet et de souder prof et administration. Pour que cela puisse marcher il faut sans doute être capable de régler le problème des profs ou des administrateurs qui ne sont pas à la hauteur, car le pouvoir doit être lié à la responsabilité.

Écrit par : Tibérius | 07 novembre 2009

Eh non, Jérémy, il s n'ont pas invité le SNALC.
ET pourtant, je le leur ai conseillé. Mais je cris qu'ils se sont fait prendre de vitesse.
Tiens, aux dernières nouvelles, Meirieu ne sera pas là.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 novembre 2009

"Toutefois, je ne pense pas qu'on puisse restreindre le champ des matières enseignées à ces deux seules disciplines. " Alain
qui nous vend l'histoire-géo, les sciences et les langues vivantes en package complémentaire.
Mais pourquoi cet oubli manifestement volontaire de l'anthropologie, du tibétain classique, du code de la route et du trial indoor ?
Ecrit par dugong

Je ne comprends ni la cause ni le but de cette réaction ironique. Soyez charitable, éclairez-moi!
Ecrit par : alain

Ma réaction était moins dirigée contre vous que contre l'utilisation, hélas classique, de vos arguments par les "acteurs" de l'éducation.

Je passe rapidement sur la puissance réelle des lobbies disciplinaires des disciplines qu'un imp(r)udent déclarerait "non essentielles". Idem pour les nouvelles disciplines qui piaffent de se faire une place ("informatique" notamment).

Affirmer en préambule la prééminence de deux disciplines (français et maths) ne suffit pas à la réaliser.
Cela restera un vœu pieux, une belle déclaration de principe n'engageant rien ni personne, tant que les CONTENUS ne seront pas renforcés dans le détail.

Qui parle des contenus sinon pour les phagocyter dans le compétentiel ? Assourdissant silence... (Dijon compris, évidemment).

On va presque partout dans un sens diamétralement opposé *. Allant même jusqu'à dissoudre l'enseignement du français dans les autres matières au nom, précisément, de sa soi-disant prééminence.

"Amusez" vous à dresser la liste des notions vraiment requises au socle commun de maths sur l'ensemble du collège. C'est un travail qui en vaut la peine et qui vous montrera peut-être l'inanité des déclarations de principe comme la vôtre.

Il faudrait que quelqu'un s'attelle à l'analyse (déconstructiviste ?) des préambules des programmes **. On pourrait même s'y amuser. Vous vous y collez ?

* vidange à l'égout de la substantifique moelle des contenus jusqu'à la moraine. Ça s'appelle "établir un socle commun" au Moloch.

** en remontant au moins jusqu'à l'époque de F. Buisson pour ne fâcher personne

Écrit par : dugong | 07 novembre 2009

Les "disciplines disciplinaires" devenant rares, je corrige :

Je passe rapidement sur la puissance réelle des lobbies des disciplines qu'un imp(r)udent déclarerait "non essentielles".

Écrit par : dugong | 07 novembre 2009

Pour en rajouter une couche…
L'invention des "disciplines transversales" est l'une des plus grandes arnaques du pédagogisme. On ne fait pas de français quand on fait de l'histoire : on ne peut faire de l'histoire qu'avec du français (idem pour les maths, etc.), c'est-à-dire qu'une maîtrise préalable de la langue est requise pour tout le reste — qui passera d'autant mieux que la langue sera maîtrisée.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 novembre 2009

Des députés dénoncent le train de vie de la Halde :

http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2009-11-06/assemblee-nationale-des-deputes-denoncent-le-train-de-vie-de-la-halde/917/0/392994

Au delà du coût de la location du siège de la Halde, les députés épinglent l'inflation en dépenses de personnel (+15% entre 2008 et 2010)

C'est oublier que la Halde s'est fixé un ambitieux programme, quasi googelien, de détection de tous les textes déviants. Il en faut du personnel pour ça !

Rappelons la déclaration de la Halde qui avait "amusé" tout le monde ou presque il y a peu :

« Nous n’avons pas eu la possibilité, faute de temps, d’étudier les textes des manuels. En effet,
certains textes pourraient contenir des stéréotypes. Par exemple, en français, le poème de
Ronsard ''Mignonne allons voir si la rose...'' est étudié par tous les élèves. Toutefois, ce texte
véhicule une image somme toute très négative des seniors. Il serait intéressant de pouvoir
mesurer combien de textes proposés aux élèves présentent ce type de stéréotypes, et chercher
d’autres textes présentant une image plus positive des seniors pour contrebalancer ces
stéréotypes »

Écrit par : dugong | 07 novembre 2009

s'est fixée...

Écrit par : dugong | 07 novembre 2009

J'ajoute que je n'ai jamais rien vu dans les manuels sur les quinquas profs de physique habitant le Panier à Marseille — une grave discrimination.
Rien non plus sur les quinquas (décidément, quel rejet !) profs de Lettres d'origine corse. Ni sur les Corses en général — sinon de façon négative.
Quant à la représentativité des quinquas vétérinaires à tendances perverses, elle est nulle.
C'est un scandâââle !
JPB

Écrit par : brighelli | 07 novembre 2009

C'est encore une de vos blagues, dugong ?

Écrit par : nicolas | 07 novembre 2009

Et puis, sur ce grandiose projet de détection de la déviance par exploration systématique de tous les textes, la Halde pourrait faire de grandes économies en faisant appel à la délation publique rebaptisée pour la cause "participation citoyenne à la lutte contre les discriminations".

Non seulement on pourra compter sur une longue tradition française de collaboration bénévole mais on défendra le service public de la poste.

Mieux, les timbres comme les enveloppes étant autocollants, il n'y aucun risque de détection par analyse ADN dans la salive déposée.

Écrit par : dugong | 07 novembre 2009

Qui va se faire vacciner contre la grippe A ici?
Ecrit par : Garafignoux | 06 novembre 2009

Mais enfin, je n'ai jamais écrit cela ! A moins que ce soit un "autre" Garafignoux, un faux... je n'ai pas le courage de remonter le cours des messages.
Mon seul propos est : j'appelle tous mes concitoyens à se faire vacciner. Et je dis cela pour m'opposer aux obsessions de Jean, lequel commence à sérieusement à me taper sur le haricot.

Écrit par : Garafignoux | 07 novembre 2009

"Vivement la retraite (p... encore 7 mois !)

Ecrit par : Robin | 06 novembre 2009 "

Plus que 23 ans au mieux!

Vous tenez le bon bout.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 07 novembre 2009

Qui va se faire vacciner contre la grippe A ici?

Ecrit par : Garafignoux | 06 novembre 2009

Finalement, j'ai effectivement trouvé cela, plus haut.
J'affirme haut et fort que ce n'est pas le vrai Garafignoux !Le vrai est beau, vif d'esprit, cultivé. Sur son chemin on peut suivre un sillage d'Habit Rouge de Guerlain.
Le vrai ne dit que des choses sensées et n'intervient qu'avec cet Arménien d'à bon escient et, en plus, avec ce Corse de parcimonie. Ce qui en dit long sur la qualité de son humour inépuisable et subtil comme les effluves émanant de certaines cuves, dans les caves de Bourgogne.
Garafignoux est. Et cela seul suffit à la plénitude de l'Univers.

Alors, les erzats : du balai !

Écrit par : Garafignoux | 07 novembre 2009

"En tout cas, aller à Dijon dans le froid et sous la pluie, pour écouter Rolet, Meirieu et Frackowiak, ça tient de l'héroïque abnégation !"

Ecrit par : Jeremy | 07 novembre 2009

Pourtant, s'il n'y a pas de Rolet, c'est qu'on a raté sa réunion !

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 07 novembre 2009

"En tout cas, aller à Dijon dans le froid et sous la pluie, pour écouter Rolet, Meirieu et Frackowiak, ça tient de l'héroïque abnégation !" Jeremy

En plus, ce sera ch. comme la pluie. Ces bonnes âmes si promptes à fustiger le cours magistral s'y vautreront comme personne tant ils sont habitués à pérorer devant des auditoires captifs.

Le prince de facariens, s'il vient, aura prévu au bas de la page 7 de son allocution, une petite vanne convenue pour faire comme les américains.

Il manquerait plus que Reb s'amène...

Écrit par : dugong | 07 novembre 2009

A mon tour de m'y coller, avec les quelques (rapides) éléments de réponse qui suivent :

Un recentrage des programmes ?
Oh que oui ! Et notamment en musique, domaine que je connais le mieux : ils sont tout simplement indigents en termes de contenu. Le cours de musique actuel ressemble davantage à une séance de karaoké ou tout simplement à une récré ("c'est fait pour s'amuser", disent les élèves eux-mêmes et certains profs irresponsables et complaisants) qu'à un cours digne de ce nom. Il faut notamment supprimer les "thématiques transversales" bidon, réintroduire les éléments de chronologie et baser l'essentiel du propos sur l'écoute. Bref, faire un cours d'histoire de la musique (la pratique instrumentale à 25 ou 30, c'est du doux rêve pour pédagogistes, et les conservatoires sont là pour ça !).

Des horaires modifiés — pour les profs ou pour les élèves ?
Pour les profs : l'augmentation du temps de présence est démagogique et ressemble à une vaste fumisterie (pour quoi faire ? De la garderie ?). Peillon se fout du monde en tant qu'ancien prof.
Pour les élèves : il faut arrêter les pleurnicheries. Non, les programmes ne sont pas trop lourds, mais mal conçus, on n'arrête pas de le tourner dans tous les sens sur ce blog (Merci Catmano, et les autres !).

Des vacances plus courtes ? Oui si l'on évoque les vacances d'hiver et de printemps, fief de l'industrie du tourisme. Une semaine suffirait amplement. Cela permettrait de rééquilibrer un peu les journées et de supprimer l'arnaque des 4 jours en primaire.

Des traitements augmentés — pour tous, ou seulement pour les débutants ?
Quelle question ... 20 ans de baisse de pouvoir d'achat et on discutaille encore ? Pour tous, oui, sans contrepartie bidon ! Et pas pour faire semblant.

Comment rendre attractifs les nouveaux concours ?
Mais en payant mieux les profs, pardi ! (voir ci-dessus).
Et en restaurant la primauté des connaissances disciplinaires. Il n'y a rien de plus creux que ces "compétences" qui ne mesurent rien dont on nous rebat sans cesse les oreilles (cf. dernier article de N. Polony sur son blog). Poudre aux yeux que tout cela !


Faut-il proposer l’abolition du collège unique ?
Immédiatement.
De plus, il faut oublier jusqu'à l'évocation-même de la "transversalité" et de l'"interdisciplinarité", nouvelle tarte à la crème des prétendus "experts-pédagogues". L'interdisciplinarité, c'est bien en prépa (d'ailleurs, elle en constitue le principe-même...) ou à l'université (et encore, de moins en moins vu le niveau des étudiants actuels). Mais comment faire de l'interdisciplinaire sans discipline(s) et sans les (nécessairement solides) connaissances qui vont avec, quelqu'un pourrait-il m'expliquer ?

Une revalorisation de la voie technologique / professionnelle ? Et comment ?
Avec une orientation plus précoce si nécessaire, doublée d'une exigence de tous les instants au sein des enseignements et des contenus de ces filières considérées comme "poubelles". Il n'y a pas de raison de sous-estimer et de lâcher ces gamins. Il faut au contraire les pousser, tout comme les autres.

Une modification en profondeur de la filière L — c’est le dernier hobby du président de la République, et les réponses qu’on lui a soufflées sont presque toutes mauvaises ?
Oui. Le droit ferait fuir une majorité de bons éléments de profil littéraire. Il faut au contraire :
- restaurer la dimension purement littéraire de la filière L, notamment en restaurant un enseignement fort en langues anciennes (indispensable !) et en remettant un véritable enseignement exigeant en français sur les trois années du lycée,
- "remettre au centre" les contenus littéraires, et raser jusqu'à la base l'édifice du pompeux et inutile verbiage pseudo-linguistique qui a phagocyté les programmes depuis quelques années.
- ne pas réduire l'apprentissage des langues à une dimension purement utilitariste (primauté de la langue parlée),
- enfin, faire de la série L une filière généraliste et "élitiste" dans le bon sens du terme (oui, je l'assume pleinement !) en restaurant un enseignement scientifique digne de ce nom (ce qui est proposé actuellement est d'une rare indigence : après les contenus de seconde, on a l'impression de retourner au collège !)


Une décentralisation accrue ? Plus de pouvoir aux établissements / aux régions / aux communes ? Ou, au contraire, plus de centralisation — mais laquelle ?
Des programmes cohérents et riches en contenu pour tous, sans exception. Pas d'autonomie, idée pernicieuse basée sur des bonnes intentions (or on sait tous où celles-ci mènent...).

Les derniers programmes du Primaire sont-ils suffisants ? insuffisants ? trop ambitieux ? Faut-il en revenir à la semaine de cinq jours ? Généraliser celle de quatre jours ?
Un demi-pas en avant après 20 pas en arrière. Et assorti de reculs


Quelle place pour les parents d’élèves ?
Question complexe. En principe, il faudrait éviter de les associer aux questions pédagogiques. Mais dans la situation actuelle, que faire des parents (car il y en a !) qui dénoncent à juste titre les dérives pédagogistes et qui remettent en question les professeurs dont les contenus disciplinaires sont défaillants (ex. instits à l'orthographe douteuse) ?
Par contre, il faut davantage de suivi en direction des parents démissionnaires et défaillants, à l'opposé du laxisme actuel. Ne pas hésiter à sanctionner (y compris financièrement) en dernier recours.


L’Instruction civique a-t-elle toute sa place à l’école ? Y a-t-il des matières dont l’apprentissage est trop précoce — voire inutile ?
Trêve de bons sentiments, là encore. Voici des heures employées inutilement. Rien que du prêchi-prêcha inutile.

Doit-on enseigner et chanter la Marseillaise ?…
No comment...
Vous avez oublié Guy Moquet, Jean-Paul ! ;-)



Plus sérieusement encore : discrimination positive ou non ?
En aucun cas !!!
Ou sous quelle forme ? Doit-on systématiquement décider d’un quota d’élèves boursiers ?
Ce sont les bourses au mérite qui doivent être généralisées, et elles peuvent être assorties éventuellement d'une "part variable" sociale si nécessaire. C'est le mérite qui doit primer, pas le reste. L'idée même de discrimination positive est donc à combattre énergiquement.

Faut-il poser le constat de faillite des ZEP ? Ou les réactiver — et sous quelle forme ? Ou les reconstruire à la campagne, comme l’aurait suggéré Alphonse Allais ?
Supprimez les animations et "remédiations" bidon spécial ZEP, remplacez-les par des contenus exigeants assortis à une discipline de fer, sans passe-droits, et la question n'aura pas lieu d'être. Il faut du respect pour ces jeunes, or le respect veut dire exigence, à l'opposé du misérabilisme et de l'attitude de "dame charitable" à la Descoings.


L’Ecole doit-elle se plier à toutes les idées à la mode (devoir de mémoire, développement-du-rable, etc…) ou doit-elle rester un sanctuaire des seuls « fondamentaux » ? Peut-elle s’extraire de toute instrumentalisation ?
La réponse se situe déjà dans la question, cher Jean-Paul ! ;-)

Dites-moi si je rêve en couleurs ...

Écrit par : mihailovich | 07 novembre 2009

Mihailovich, quelle verve !
Je vous salue…
JPB

Écrit par : brighelli | 07 novembre 2009

Pour en rajouter une couche…
L'invention des "disciplines transversales" est l'une des plus grandes arnaques du pédagogisme. On ne fait pas de français quand on fait de l'histoire : on ne peut faire de l'histoire qu'avec du français (idem pour les maths, etc.), c'est-à-dire qu'une maîtrise préalable de la langue est requise pour tout le reste — qui passera d'autant mieux que la langue sera maîtrisée.
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 novembre 2009

Mille fois d'accord avec vous, Jean-Paul ! L'interdisciplinarité des gourous pédagogistes n'est qu'un vaste fumisterie destinée à combler le vide des connaissances disciplinaires décrétées "passéistes" et "traumatisantes", voire "discriminantes" pour les élèves.
J'en sais quelque chose, "pratiquant" une direction particulièrement friande de ces gadgets, et dont le "management" est on ne peut plus "agressif" (traduisez : dictatorial...).
A l'heure actuelle, certains "ayatollahs" de ma connaissance vont même jusqu'à opérer une "révolution copernicienne" en allant jusqu'à supprimer tout notion de "programme", voire de "discipline", car "tout est dans tout". Rien que ça !!! Allons-nous jusqu'au trou noir ou bien vers le vide absolu ?

Écrit par : mihailovich | 07 novembre 2009

Je dis mots et je consens aussi à ce que dit mihailovich

Écrit par : dugong | 07 novembre 2009

Oui, Jean-Paul, je suis en grande forme ce matin, et ce malgré le temps pourri de ces derniers jours ! ;-)
Il faut dire que je commence à saturer, mais alors très très sérieusement ("grave !", devrais-je dire...) de la "transdisciplinarité" à la c... avec laquelle on nous bassine depuis un moment.
La semaine prochaine, j'ai au conservatoire une première réunion d'une longue série dont l'ordre du jour est :
- "modifier de fond en comble nos pratiques pédagogiques afin de les adapter aux évolutions de la société contemporaine",
- "mettre en place une réforme radicale des contenus de l'enseignement en remplaçant la formation musicale traditionnelle qualifiée désormais d'"obsolète" par un "éveil de la créativité" (traduisez : créativité débarrassée de toute trace de connaissance disciplinaire). En gros, les profs d'écriture musicale (dont votre serviteur), d'analyse musicale et d'histoire de la musique vont se taper le travail des profs de solfège et de formation musicale de base, lesquels seront eux-même relégués au rang d'animateurs (organisation de "spectacles" et d'animations à la noix, notamment en direction des "nouveaux publics", etc... Bref, glissement généralisé vers le bas en perspective !!!

Imaginez donc mon désarroi : comme l'écrivait Robin (que je salue !) il y a peu, on nous demande de creuser notre propre tombe, ou bien de décider de la nature de la sauce à laquelle nous serons de toute manière mangés !!!

Écrit par : mihailovich | 07 novembre 2009

Ne plus faire que les "fondamentaux" en primaire ?

Super ! On peut alors en arriver à réduire de moitié le nombre de fonctionnaires en un clic de souris !

Tout le monde sera d'accord ici pour dire que l'on peut difficilement faire plus que ce que proposaient les programmes de 1923 en termes de contenus et d'horaires.
Ceux-ci tablaient sur environ 18 heures par semaine réservées à l'étude de la lecture, l'écriture et le calcul pour des programmes plutôt exigeants (http://bregeonj.perso.cegetel.net/Programmes_1923.pdf).

Ces anciens programmes perdaient donc un temps fou en billevesées sans intérêt tels le chant et la musique, le travail manuel, les exercices physiques, le dessin, les sciences physiques et naturelles, allant même jusqu'à présenter les horaires d'histoire et de géographie avant que de donner ceux de calcul, arithmétique et géométrie.
Ils allaient même jusqu'à consacrer 10 h 30 par semaine à ces billevesées sans intérêt en classe de Cours Moyen !
Au passage, ils leur faisaient perdre 1 h 3/4 par semaine en récréations ! Comme si ce temps n'aurait pas été mieux employé à leur faire réciter leurs tables de conjugaison ou leurs formules de calcul pour les volumes !

Il est vrai que ces gens d'avant-hier n'avaient pas le recul nécessaire ! L'école publique n'avait qu'à peine quarante ans en ces temps reculés ! Pauvres niais ! C'est jeune et ça ne sait pas !
Heureusement, nous sommes là, avec notre réflexion, notre facilité à séparer le bon grain de l'ivraie, et nous disons haut et fier :
"Évacuons les erreurs du passé !
A quoi cela servira-t-il d'encombrer les cours de récréation d'enfants hurlants tapant dans des ballons ? De gaspiller nos beaux arbres à les laisser barbouiller avec des crayons de couleur sur des feuilles de papier ? De leur faire brailler "Aààà la clai-reuh fon-tai-neuh" ou écouter "Taaaatataa tatatatataaa, taaaatataa tatatatatataaa, tataa talatatadada talatatadadaa" (la bise au jour de l'an au premier qui trouve ce que c'est) ? De leur faire fabriquer des coffrets à bijoux avec des boîtes de camembert et des bidouilles en laine ignobles pour suspendre au rétroviseur de la voiture de papa ?
Toutes ces activités occupationnelles, ils peuvent bien les pratiquer chez eux ! Ou dans des clubs payants ! Leurs parents se paient bien un écran plat coins carrés, ils peuvent donc facilement dégager les ronds nécessaires aux amusements de leurs enfants !
Quant à l'histoire, la géographie, les sciences physiques et naturelles, ils sont trop petits ! Comment voulez-vous qu'un enfant de dix ans comprenne quelque chose aux mécanismes qui ont déclenché la Guerre Froide ? Qu'il s'intéresse aux échanges économiques entre le Nord et le Sud ? Qu'il puisse comprendre la moindre chose aux théories de l'évolution ou de la relativité ?
Comment a-t-on pu être assez stupide pour dépenser l'argent de la Nation à payer des enseignants fonctionnaires de l'État pour faire jouer des gosses ou leur apprendre des choses qui étaient forcément fausses ou totalement réductrices ?

Supprimons tout cela et revenons aux "fondamentaux" à haute dose !"

Pour un élève de Cours Moyen, juste avant l'entrée en 6°, cela donnerait pour une journée de classe, semaine de 5 jours, si l'on se réfère aux programmes de 1923 dégagé des billevesées :
lecture : 36 minutes
écriture (calligraphie) : 18 minutes
langue française : 1 heure 30
calcul, arithmétique et géométrie : 1 heure
Ce qui nous fait exactement 3 heures et 24 minutes par jour...

Mais... mais... dites-moi, dans ces conditions, nous y sommes ! Trois heures vingt-quatre minutes le matin et à nouveau trois heures et vingt-quatre minutes l'après-midi, n'importe quel adulte peut le faire, non ?
Dans les fabriques et les mines, nos ancêtres en faisaient même bien plus ! Et ils disaient avec courage : "Oui, not' monsieur, oui not'bon maître" !"

Ça y est, je l'ai, mon parachute doré ! Et le Prix Nobel d'économie, en plus ! Une petite signature au bas d'un décret et hop là, le tour est joué ! J'ai trouvé LE truc pour virer la moitié des instits du circuit !
Un joli BO au mois de juin, quelques retraites anticipées pour supprimer des surnuméraires, une petite vague de licenciements pour faute en variable d'ajustement, deux ou trois petits chèques "reconversion" au besoin, une petite prime "retour aux pays d'origine" s'il le faut, une vague promesse de "transfert des compétences aux communes", plus de recrutement du tout pendant deux ou trois ans, et c'est bonnard !!!

Quant aux gamins de collège qui entreront en 6° en ne sachant pas qu'en dehors de leur cité, il y a un "ailleurs", qu'en deçà de leur délicieuse époque de lait et de miel, il y eut un "autrefois", qu'il fut un temps où les hommes qui se prenaient une pomme sur la tête ou qui contemplaient la course des astres dans le ciel se posaient des questions oiseuses, après tout, quelle importance ?

Il paraît qu'ils sauront quand même utiliser leurs tables de multiplication et de conjugaison, sues sur le bout des doigts pour "faire du sens"...
Et puis, sinon, nous n'aurons qu'à faire la même chose en collège, puis au lycée, puis.. Ah, ben là non, ça ne marchera plus.. Ben zut alors !

Écrit par : catmano | 07 novembre 2009

Catmano, je me rappelle des horaires compérés de Primaire où l'une des différences essentielles tenait à ce que l'on ne comptait pas les temps de récré avant le début des années 60…
Ou me trompé-je ?
Or, ça fait une différence, déjà… Rajoutez à ça le samedi libre…
À se demander comment il reste encore de la place pour la découverte de l'environnement, la gym (je n'ai pas souvenir d'avoir une seule fois fait de la gym en 5 ans de Primaire : sans doute nos instits considéraient-ils que faire les fous dans la cour suffisait à l'entretien musculaire) et autres carabistouilles…
JPB

Écrit par : brighelli | 07 novembre 2009

Le collège est (devrait être") le lieu où l'on dispense la culture générale (je n'ai pas dit où l'on "enseigne"), mais pas tout de suite. Disons à partir de la 4ème et s'assurant que les élèves ont les pré requis nécessaires.

On ne commence pas à faire le toit avant d'avoir construit les étages. Ce que l'on peut faire, en revanche, c'est dire de temps en temps aux élèves : voilà, nous sommes en train de faire le premier (ou le second) étage, mais il faudra construire le toit et voilà à quoi ressemblera la maison (vous serez capables de lire et de comprendre un texte très difficile, de résoudre une équation du nième degré...)

La culture générale, ce n'est pas ce qui reste après que l'on ait tout oublié (un vague vernis), c'est l'instant où s'établissent les interconnections, où les morceaux du puzzle s'ajustent pour former un "paysage intelligible" : pas "tout le puzzle", mais une partie ayant du sens (un morceau de ciel avec des nuages et pas un morceau de rivière avec des arbres).

L'enseignement en séquences dont on dit du mal sur ce blog et à juste raison, mais pas toujours pour les raisons les plus pertinentes, est relativement bien adapté aux élèves qui ont commencé à faire les "interconnections" (5 ou 6, statistiquement, sur sur une trentaine, d'après mon expérience personnelle).

Ce n'est qu'à partir du moment où l'élève connaît par exemple la conjugaison du passé simple (par cœur) que l'on peut se hasarder fructueusement, mettons, à expliquer les deux systèmes de temps et les deux types d'énoncés en français.

Le problème du "collège unique" et du système d'enseignement français actuel, c'est que les élèves qui arrivent en 4ème, la classe où l'on pourrait commencer à faire de la "culture générale", n'ont pas tissé un réseau suffisamment serré de connaissances solides.

La pédagogie "constructiviste" postule (c'est une pure vue de l'esprit) que l'enfant est capable d'accéder immédiatement au "sens", sans passer par les éléments et elle applique ce schéma dès le début, à l'apprentissage de la lecture.

En réalité, il ne peut pas y avoir de synthèse (savoir lire correctement, comprendre un poème de Victor Hugo) sans analyse.

Il faudrait se demander pourquoi le constructivisme ignore délibérément la dimension analytique, mais ceci nous entraînerait peut-être un peu loin (la question est probablement en rapport avec la notion de "vérité").

Mais le rôle de l'école n'est pas de transmettre la "vérité", c'est de dire (je ne fais que répéter Hanna Arendt) : "Voici notre monde."

Voici notre "maison". Vous pouvez l'aimer et avoir envie d'y habiter, vous pouvez avoir envie d'en construire une autre où d'aller vivre en Amazonie avec des gens plus aimables qui ne vivent pas dans des maisons, mais voilà. Notre (modeste) rôle à nous est de vous dire (et de vous expliquer) "l'héritage".

Écrit par : Robin | 07 novembre 2009

Catmano, vous êtes vous aussi en verve ce matin ! ;-)
Je souscris entièrement à vos propos. Une bonne maîtrise des "fondamentaux", certes indispensable, ne dispense en aucun cas du reste, histoire, sciences et arts confondus, bien au contraire. Faute de quoi l'école n'aurait aucune chance de former des individus possédant une authentique culture et un esprit critique digne de ce nom, ce qui relève pourtant de ses missions premières.

Écrit par : mihailovich | 07 novembre 2009

Cela dit, ce n'est pas une raison pour accumuler les "gadgets" dès le primaire comme on a actuellement tendance à faire. Comme le dit fort justement Robin, il ne faut pas brûler les étapes et mettre en place le toit avant les fondations. D'où ma "sortie" sur l'interdisciplinarité de tantôt : cette dernière n'a de sens qu'à partir du moment où il y a suffisamment d'éléments (de connaissances) à mettre en relation.

Écrit par : mihailovich | 07 novembre 2009

Je n'ai pas de dates précises.
Lorsque l'on lit les programmes de 1923 (lien ci-dessus), on voit que l'horaire des récréations a été préalablement décompté et indiqué à part.

Jusqu'aux avant-derniers programmes (2002), les horaires de ceux que j'ai vécus en tant qu'instit étaient hebdomadaires et il était précisé en-dessous qu'il convenait de déduire au prorata de la durée hebdomadaire de chaque matière une partie du temps de récréation (qui était alors de 20 minutes pour les petits - CP/CE1 - et 10 pour les plus grands par demi-journée).
Les programmes de 2002 avaient évacué le temps de récré, allant jusqu'à oublier de préciser leur durée.
Ceux de 2008 indiquent 15 minutes pour tous par demi-journée.

Je crois que ce sont les programmes de 1989 (à vérifier) qui ont commencé à proposer des "fourchettes" en français et en mathématiques (temps minimum et maximum par semaine).
Ceux de 2002 proposaient, en plus de ces fourchettes, la possibilité d'établir une programmation annuelle comportant des "temps forts" (par exemple, ne faire de la musique qu'au 3° trimestre pour préparer un spectacle, mais à "haute dose", en concentrant ou supprimant alors d'autres matières qui auraient fait l'objet d'un "temps fort" à un autre moment de l'année).
Ceux de 2008 font la même chose pour les matières non-fondamentales puisqu'elles ne proposent pas de durée hebdomadaire pour chacune de ces matières, mais seulement une durée annuelle.

Excusez-moi, mais je ne reviendrai pas sur les horaires d'EPS, de travail manuel et de dessin, de musique et de Découverte du Monde, je crois que j'ai assez usé mes pauvres doigts sur mon clavier à démontrer que ces matières étaient nécessaires au développement harmonieux des capacités intellectuelles des enfants de deux à douze ans depuis le début de mes interventions sur votre blog.
Je ne vois plus maintenant qu'une solution pour vous convaincre : venez passer un ou deux jours dans ma classe et je vous ferai voir et entendre.

Une petite piste néanmoins : pensez au vocabulaire. Prenez n'importe quel texte, même purement littéraire, et comptez le nombre de mots qui relèvent d'un corpus scientifique, historique ou géographique... Tiens, juste un vers : "Sous le Pont Mirabeau coule la Seine"... et toc !

Écrit par : catmano | 07 novembre 2009

Imaginez donc mon désarroi : comme l'écrivait Robin (que je salue !) il y a peu, on nous demande de creuser notre propre tombe, ou bien de décider de la nature de la sauce à laquelle nous serons de toute manière mangés !!!

Ecrit par : mihailovich | 07 novembre 2009

Je vous salue aussi maihailovich et je salue votre verve (ainsi que celle que catmano) . Vous avez mangé du lion, on dirait, ce matin !

Écrit par : Robin | 07 novembre 2009

Je propose un Grand Débat, oui ! Doit-on rebaptiser l'Education nationale ? par exemple moi je verrais bien "Education nationale, pompes funèbres de la Culture".

Après tout si on débat sur l'identité nationale pourquoi pas aussi sur l'enseignement.

Écrit par : iPidiblue et le Grand Débat | 07 novembre 2009

Robin, j'apprécie fort votre propos, et notamment l'idée de construction progressive, de "révélation" du paysage. L'enseignement en séquences serait effectivement intéressant si l'élève avait les fondamentaux nécessaires à réinvestir au bon moment. Depuis le début, 1997 pour tout dire, nous nous sommes heurtés à ce manque. On nous a parlé dans le jargon pédago typique de "prérequis" lorsqu'il s'agit, quasiment à chaque fois, de remonter au déluge.
J'ai une 6e de 26 élèves parmi figurent les meilleurs du collège (classe bilangue) : pas un n'a pu nommer la série "qui - que - quoi - dont - où" et trouver le sujet "qui" dans une phrase. J'ai pu montrer juste après l'utilité de cette construction à travers un court texte qu'avait écrit un élève. Au départ, les élèves juxtaposent leurs idées, leurs phrases, sans les relier, sans les imbriquer l'une dans l'autre : tout le monde a entendu à l'oral les défauts. Construire un texte, c'est étymologiquement faire un tissage, à l'image d'une tapisserie qui nous révèlerait le paysage dont vous parlez.

Écrit par : Marilyse | 07 novembre 2009

Ben moi, j'ai [...] un congélateur

Ecrit par : dobolino | 06 novembre 2009

J'espère que tu en as deux, sinon je ne viendrai jamais manger chez toi. ;o)))))

Écrit par : yann | 07 novembre 2009

Qui va se faire vacciner contre la grippe A ici?

Ecrit par : Garafignoux | 06 novembre 2009
Moi, peut-être, si le centre de vaccination n'est pas à 60 bornes. J'aurais préféré que les doses de vaccin soient à la pharmacie du coin et qu'on puisse se le faire injecter en libéral. C'est nul, cette organisation.

Ecrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Même réponse.

Écrit par : yann | 07 novembre 2009

Quant à la représentativité des quinquas vétérinaires à tendances perverses, elle est nulle.
C'est un scandâââle !
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 novembre 2009

J'espère que vous ne faites allusion qu'à Dobolino !
;O)))

Écrit par : yann | 07 novembre 2009

"Taaaatataa tatatatataaa, taaaatataa tatatatatataaa, tataa talatatadada talatatadadaa" (la bise au jour de l'an au premier qui trouve ce que c'est) ? (catmano)

Le boléro de Ravel ? J'ai gagné ma bise ?

Écrit par : Joe | 07 novembre 2009

Je ne comprends pas Peillon. Pourtant, il est philosophe. Faire la différence entre la transmission des savoirs et l'entrée de la doxa (l'opinion) dans la classe, ça devrait lui parler...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 07 novembre 2009

Platon explique qu'il y a des gens très intelligents et même des philosophes qui préfèrent rester dans la caverne parce que là, au moins, ils peuvent "briller" ;-)

Écrit par : Robin | 07 novembre 2009

2e partie de la réflexion prof/perdir sur le système scolaire sur mon blog. On y parle des enseignants et de leur formation. Là encore, n'hésitez pas à glaner !

Écrit par : *Celeborn | 07 novembre 2009

" Je dis mot et je consens à ce que dit Mihailovich" (Dugong)

Moi aussi, pleinement.

Écrit par : Sylvie Huguet | 07 novembre 2009

"Vivement la retraite (p... encore 7 mois !)

Ecrit par : Robin | 06 novembre 2009 "

Plus que 23 ans au mieux!

Vous tenez le bon bout.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 07 novembre 2009

Je sais bien, mais ça me semble une éternité et l'éternité, c'est long, surtout vers la fin (Woody Allen ?)

Écrit par : Robin | 07 novembre 2009

Ben moi, j'ai [...] un congélateur

Ecrit par : dobolino | 06 novembre 2009

J'espère que tu en as deux, sinon je ne viendrai jamais manger chez toi. ;o)))))

Ecrit par : yann | 07 novembre 2009
Mon cabinet véto est à 25 km de mon domicile ... Si ça peut te rassurer ?

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Une bonne maîtrise des "fondamentaux", certes indispensable, ne dispense en aucun cas du reste, histoire, sciences et arts confondus, bien au contraire. Faute de quoi l'école n'aurait aucune chance de former des individus possédant une authentique culture et un esprit critique digne de ce nom, ce qui relève pourtant de ses missions premières.

Ecrit par : mihailovich | 07 novembre 2009

D'un autre côté, je n'ai aucun, mais alors aucun souvenir d'avoir fait autre chose que des maths (modernes) et du français en primaire (enfin, si, la sieste, la piscine, mais ça ne compte pas).
On me dira que j'ai bien dû en faire, et que c'est enfoui dans mon inconscient, et que sans cela je n'aurais jamais pu acquérir le haut niveau de culture et de modestie qui est le mien, mais j'ai nez en moins un doute.
Car si c'était le cas, je n'aurais non plus aucun souvenir des maths et du français, alors que ben, si. Où est l'erreur ?

Écrit par : yann | 07 novembre 2009

Mais Yann c'est normal puisque tout ce qui n'est pas maths est français et tout ce qui n'est pas français est maths !

Écrit par : iPidiblue de la prose et de la poésie | 07 novembre 2009

À se demander comment il reste encore de la place pour la découverte de l'environnement, la gym (je n'ai pas souvenir d'avoir une seule fois fait de la gym en 5 ans de Primaire : sans doute nos instits considéraient-ils que faire les fous dans la cour suffisait à l'entretien musculaire) et autres carabistouilles…
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 novembre 2009
Les carabistouilles ? C'est le nouveau mot pour culture humaniste ?

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2009

"...je n'ai pas souvenir d'avoir une seule fois fait de la gym en 5 ans de Primaire " (Brighelli)

Moi j'en ai fait Une heure en tout et pour tout ! c'était un jour de pluie, sou le préau. En revanche, 1h et demie de français à dose massive - 1h et demie de maths (même dose).
A l'arrivée, des gosses entrant en 6e pas si rachdingues que ça, mais au top pour l'analyse grammaticale.

Écrit par : Garafignoux | 07 novembre 2009

L'important c'est de savoir cuisiner les ingrédients ...

Écrit par : iPidiblue l'os à moelle | 07 novembre 2009

Faut-il poser le constat de faillite des ZEP ? Ou les réactiver — et sous quelle forme ? Ou les reconstruire à la campagne, comme l’aurait suggéré Alphonse Allais ?
Supprimez les animations et "remédiations" bidon spécial ZEP, remplacez-les par des contenus exigeants assortis à une discipline de fer, sans passe-droits, et la question n'aura pas lieu d'être. Il faut du respect pour ces jeunes, or le respect veut dire exigence, à l'opposé du misérabilisme et de l'attitude de "dame charitable" à la Descoings.

Mihalovitch

Qui osera?

Écrit par : Pendariès | 07 novembre 2009

Concernant la discipline il faudrait être capable de faire preuve d’imagination. Pour reprendre l’analogie que je proposais plus haut, un élève indiscipliné de façon grave et récurrente propre à gêner la progression de la classe, peut être comparer à un malade du souffrant d’une cirrhose qui continu de consommer de l’alcool. Dans ce cas les médecins feront leur possible mais aucune greffe de foie propre à sauver le malade ne sera pratiquée. Aussi pourquoi laisser les perturbateurs dans leur milieu, il suffirait de faire des classes disciplinaires permettant de regrouper les troublions. Bien entendu l’élève peut s’amender et il faut permettre des retours en classe normale mais le contrat ne doit pas se faire avec l’élève mais avec ses parents ce qui nécessite que les parents intègrent bien que contrairement à aujourd’hui le maillon faible entre profs, administration et leurs enfants c’est leurs enfants. Le problème actuel est qu’il me semble qu’il y a quatre acteurs dans les rapports de force, prof, administration, élève, parent, il convient de remettre l’élève à son statut de sujet et de souder prof et administration. Pour que cela puisse marcher il faut sans doute être capable de régler le problème des profs ou des administrateurs qui ne sont pas à la hauteur, car le pouvoir doit être lié à la responsabilité.

Ecrit par : Tibérius | 07 novembre 2009

Je me corrige: pas LA cilice, mais LE cilice.


Une remarque: dans mon bahut a été créée pour les 3ièmes une classe SAS contenant un maximum de 6 gamins. Cela consiste à enlever les élèves les plus en difficulté ou les "plus" difficiles de chacune des deux 3ièmes Découverte Professionnelle, avec un maximum de vacataires (...) pour s'en charger. Elle offre un peu plus de 15 heures de cours par semaine (avec Mathématiques, Anglais, Histoire / Géo, Français, Découverte pro). L'exil dure 3 semaines, renouvelables. Bien entendu, elle a servi à y placer les élèves considérés comme les plus remuants, impolis (entre paraenthèses: c'est marrant, dès que les garnements s'en sont allés, d'autres dans la classe principale ont pris leur relève...). Je vois les 2 gosses venus de ma classe de 3DP6 dans les couloirs, on parle: ils sont contents de n'être en cours que 15 heures et ne veulent pas revenir; et l'un des deux pour je ne sais quelle raison est renvoyé (une seconde fois depuis septembre) pour une journée d'inclusion... Alors, s'amender?

Imagine-t-on ce que l'on peut penser de l'humanité quand on a en face de soi ce que c'est que d'être au premier sous-sol de l'homme ou de la femme civilisé?
J'écoute ce que disent entre eux mes collègues et toujours plusieurs catégories:

1) les profs naïfs,
2) Les concernés qui vont au charbon,
3) Les je-prends-l'argent-et-je-me-fous-de-tout-tout-en-faisant-que-cela-ne-remonte-pas-aux-oreilles-de-l'administration-et-de-l'inspection,
4) Les aigris,

quoi d'autre?

Hey! je n'ai rien contre les quinquagénaires!
J'en trouve plusieurs sympas; mais aussi fort chanceux (en travaillant, ils ont pu atteindre leurs objectifs). Je ne suis pas jaloux.
Est-il possible toutefois de lier ou de rejeter le lien qui existerait entre l'état actuel des "valeurs", des "structures" de la société actuelle et celles qui ont germé avec la génération de mes parents? Je ne veux brûler personne, voyons...
Mais n'est ce pas le rôle ou la manie de toute génération qui suit de pointer du doigt ce qui cloche depuis qu'apparut celle qui la précède?


Je répète ceci: pour les jeunes trentenaires, nos parents - qui ont soixante balais aujourd'hui - nous ont assurés que nos rêves pouvaient se réaliser en y mettant du sien, qu'il fallait se tenir bien à table; nous sommes la première et dernière génération d'enfants gâtés qui, assez bien enseignée et éduquée, a perdu ses illusions. Et est engloutie entre nos pères, nos mères et leurs petits-enfants.

Écrit par : Pendariès | 07 novembre 2009

D'un autre côté, je n'ai aucun, mais alors aucun souvenir d'avoir fait autre chose que des maths (modernes) et du français en primaire (enfin, si, la sieste, la piscine, mais ça ne compte pas).
On me dira que j'ai bien dû en faire, et que c'est enfoui dans mon inconscient, et que sans cela je n'aurais jamais pu acquérir le haut niveau de culture et de modestie qui est le mien, mais j'ai nez en moins un doute.
Car si c'était le cas, je n'aurais non plus aucun souvenir des maths et du français, alors que ben, si. Où est l'erreur ?

Ecrit par : yann | 07 novembre 2009

C'est bizarre, ce manque de mémoire ! J'ai une tonne de souvenirs de primaire concernant toutes les matières, avec des travaux pratiques, des sortes de dissection de plantes à fleur (la petite flore de Bonnier était destinée aux élèves de primaire et nous étions capables de l'exploiter à peu près pour herboriser en CM2, connaissant la signification pratique des mots tige, racine, sépales, pétales, pistil, étamine ...), de fruits, des cours d'histoire, de géographie ( on entrait en sixième en connaissant les mots équinoxe et solstice: cf La sagesse du professeur de français que j'ai lu hier soir), de la gymnastique, de l'athlétisme, des sports d'équipe (ballon prisonnier), les chants que j'y ai appris.
Une foule de souvenirs et de savoirs de base qui ne se limitaient pas au français et aux maths et étaient plutôt bien organisés dans nos têtes.
C'est absolument incompréhensible pour moi que la plupart des mémoires soient aussi courtes et faiblardes.

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2009

C'est pas la mémoire qui est faible, c'est la manière de classer ...

Écrit par : iPidiblue classification | 07 novembre 2009

Mais le rôle de l'école n'est pas de transmettre la "vérité", c'est de dire (je ne fais que répéter Hanna Arendt) : "Voici notre monde."

Voici notre "maison". Vous pouvez l'aimer et avoir envie d'y habiter, vous pouvez avoir envie d'en construire une autre où d'aller vivre en Amazonie avec des gens plus aimables qui ne vivent pas dans des maisons, mais voilà. Notre (modeste) rôle à nous est de vous dire (et de vous expliquer) "l'héritage".

Ecrit par : Robin | 07 novembre 2009

Merci.

Écrit par : Pendariès | 07 novembre 2009

GRANDE MANIFESTATION
ce samedi 7 novembre 2009 !
A l'initiative de l'Association Contre la Vaccination Obligatoire de nos Gendarmes
14:00 - 16:00
Métro Châtelet
Place du Châtelet,
à PARIS

Contre toute tentative de rendre obligatoire
la vaccination H1N1 et ses risques neurologiques
pour écouler les stocks,
à commencer par nos gendarmes,
leurs femmes et leurs enfants
qui ont les même droits
que tous les autres citoyens français
au regard du Code de la santé publique.

VENEZ NOMBREUX EN FAMILLE,
INVITEZ VOS AMIS,
CE MOMENT EST IMPORTANT"

Écrit par : Jean | 07 novembre 2009

Pour en rajouter une couche…
L'invention des "disciplines transversales" est l'une des plus grandes arnaques du pédagogisme. On ne fait pas de français quand on fait de l'histoire : on ne peut faire de l'histoire qu'avec du français (idem pour les maths, etc.), c'est-à-dire qu'une maîtrise préalable de la langue est requise pour tout le reste — qui passera d'autant mieux que la langue sera maîtrisée.
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 novembre 2009
C'est en géographie qu'équinoxe, solstice, pôles, hémisphères nord et sud, points cardinaux, vallée, plaine, plateau, fleuve, rivière, mer, océan habitat groupé et habitat dispersé étaient appris.
En leçon de chose: gel, compression et décompression, anatomie végétale et animale avec tous leurs jolis mots, notions de systématique
en histoire: roman et gothique, féodalité, souverain absolu, monarchie,
Je pioche au hasard dans tout ce que le Primaire, Jean-Paul, vous a appris en matière de maîtrise de la langue française sans qu'aucun doute ne soit possible et l'étendue de vos connaissances en fin de CM2 valait certainement largement les miennes et bien plus.
Rappelez-moi les livres que vous lisiez en sixième et avouez que la lecture vous en eut été impossible sans un solide terrain de base en histoire, géographie et sciences.
Ou alors, vous lisiez Sade en diagonale, sautant de scènes de cul en scènes de cul sans lire le reste. Et vous n'avez pas dû piger grand chose !

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2009

"Taaaatataa tatatatataaa, taaaatataa tatatatatataaa, tataa talatatadada talatatadadaa" (la bise au jour de l'an au premier qui trouve ce que c'est) ? (catmano)

La bande originale de Zorba le Grec ?
JPB

Écrit par : brighelli | 07 novembre 2009

Tiens, on dirait que ça grippe quelque part!
Trop drôle!

"Changement dans le plan départemental de vaccination contre la grippe A, H1N1.

Dans le département du Vaucluse, il n'y aura pas d'équipes mobiles passant dans les établissements scolaires,
contrairement à ce qui était prévu. Dans notre circonscription,un collège servira de centre de vaccination.
Les parents qui souhaiteront faire vacciner leur enfant devront l'y emmener.

Enfin une décision de bon sens. ( source hiérarchie éducation nationale )," emails Sylvie

Dépêchez-vous de courir vous faire vacciner, Garafignoux, parce que si vous attendez trop, les centres de vaccination eux aussi auront été fermés avant que vous n'ayez pu prendre votre double dose de squalène...

Écrit par : Jean | 07 novembre 2009

Je vais essayer de donner un exemple précis de ce que j'appelle acquisition d'une "culture générale" en collège en français (j'y inclus la formation de la sensibilité) :

Soit le texte suivant :

Mon cher petit,

Cela ne fait rien, je comprends bien. Vois-tu, je ne m'y attendais pas trop : c'est comme à Noël dernier, vous avez si peu de vacances ! Et je suis bien ici, très bien même. Sais-tu que, pour mon anniversaire, les sœurs (je dis les sœurs mais ce ne sont pas des religieuses, même pas des infirmières non plus, ce sont "les jeunes filles" comme on les appelle ici, deux d'entre elles sont mariées et la seconde est fiancée, je l'ai rencontrée l'autre jour avec le jeune homme, il est venu me dire bonjour très poliment), donc les petites ont fait un grand gâteau. Sans les bougies, heureusement, car à mon âge, il y en aurait, hélas ! trop. Et au dessert, le champagne,enfin, du mousseux, mais deux ou trois étaient légèrement pompettes. Enfin c'est encore un bon moment de passé (...)

Je vous embrasse tous les trois *

(Danièle Sallenave, Un printemps froid, POL, 1983)

Aucun élève, même parmi les meilleurs de ma meilleure classe de 4ème (majorité de latinistes) n'a pu accéder immédiatement au sens du texte (personnellement, je trouve cela tout à fait normal).

Ce n'est pas que le texte soit particulièrement difficile, mais un adolescent de 14 ans peut difficilement, sans une aide extérieure, le trouver lui même.

Il faut donc imaginer une série de questions pour le mettre sur la voie (il peut d'ailleurs arriver que tel ou tel élève trouve quelque chose que n'avait pas vu le professeur et c'est très bien ainsi).

Le sens du texte est ici déterminé par ce que l'on appelle la "situation d'énonciation" (Qui parle ? A qui ? De quoi ? pourquoi ? Comment).

Mais c'est évidemment dans le tissage grammatical et syntaxique, voire typographique du texte lui-même que se trouvent les indices, c'est-à-dire dans une série cohérente de savoirs élémentaires : par exemple la présence d'une formule d'appel "Mon cher petit" signale qu'il s'agit d'une lettre.

Ce n'est qu'une fois cet humble questionnement terminé que l'on pourra faire une synthèse et relier la partie au tout, voire un minuscule détail : par exemple l'usage des parenthèses par une vieille dame cultivée issu d'un milieu aisé catholique qui écrit à son fils pour accuser réception d'une lettre où il écrit (sans doute pour la dixième fois) que lui-même, sa femme et ses petits-enfants ne pourront pas venir la voir dans la maison de retraite où elle s'excuse de vivre encore entre parenthèses une existence qui n'intéresse plus personne.

Écrit par : Robin | 07 novembre 2009

J'ai une 6e de 26 élèves parmi figurent les meilleurs du collège (classe bilangue) : pas un n'a pu nommer la série "qui - que - quoi - dont - où" et trouver le sujet "qui" dans une phrase.

Comme vous m'étonnez, Marilyse ! L'année dernière, alors que j'avais encore des CM2, j'ai passé mon année, à travers toutes les leçons de grammaire que j'ai faites et qui s'y prêtaient à rabâcher les listes des conj de coord, des pronoms relatifs et des conj de sub., emploi dans phrases inclus. A chaque fois je les faisais réciter. Assez peu d'acquis en juin. Alors...
Cette année j'ai eu la "surprise" de rencontrer deux élèves ne connaissant pas les mois de l'année dans l'ordre, à la lumière de la lecture d'un graphique de températures à Marseille. O joie ineffable. Ni parents ni enseignants n'ont pu obtenir une récitation de 12 mots dans l'ordre en 9 ans d'existence ? Quant aux jours de la semaine, il en reste une qui ne les maîtrise toujours pas. Il faut dire que la date s'écrit de moins en moins au tableau... Et nous avons la prétention de la leur apprendre en anglais !

Écrit par : nicolas, désabusée | 07 novembre 2009

"...je n'ai pas souvenir d'avoir une seule fois fait de la gym en 5 ans de Primaire " (Brighelli)

Moi j'en ai fait Une heure en tout et pour tout ! c'était un jour de pluie, sou le préau. En revanche, 1h et demie de français à dose massive - 1h et demie de maths (même dose).
A l'arrivée, des gosses entrant en 6e pas si rachdingues que ça, mais au top pour l'analyse grammaticale.

Ecrit par : Garafignoux | 07 novembre 2009

Moi, non plus, je n'ai pas fait de sport à l'école primaire mais les enfants que nous étions se dépensaient physiquement dehors : on n'avait pas la télé ni les jeux vidéo. On escaladait, on courait, on marchait, on faisait du vélo, on aidait aux travaux... Combien de cageots de laiterons et de pissenlits avons-nous cueillis dans les champs !
Que deviendraient les enfants d'aujourd'hui sans le sport obligatoire ? Des cageots !

Écrit par : Marilyse | 07 novembre 2009

Comment expliquer, nicolas, une telle déperdition dans tout ce que nous faisons ? Faire, défaire, refaire. Que de mémoires en friches !

Écrit par : Marilyse | 07 novembre 2009

Mes deux instits de primaire (je suis arrivé en France au moment d'entrer en CM1) faisaient de vrais cours d'histoire, de géographie (notamment de la France), et nous dispensaient de plus quelques rudiments en sciences. Il n'était pas question de ne faire que du français et des maths, et heureusement !
Pour la musique, c'était autre chose : une fois tous les 15 jours un intervenant extérieur baba cool venait nous faire souffler dans des flûtes en plastoque et brailler des chansonnettes sans intérêt avec accompagnement de gratte de rigueur. Perte de temps absolue.
En tout cas, pour en revenir à l'instit de CM1, c'est tout de même grâce à elle qu'en 3 ou 4 mois à peine j'ai réussi à maîtriser l'essentiel de la grammaire et de l'orthographe françaises, et ce alors même que je venais d'arriver dans le pays sans parler un traître mot de français. Même en "perdant son temps" dans des choses aussi "futiles" que l'histoire ou la géographie, son apprentissage des "fondamentaux" devait donc avoir quelque efficacité... Comme quoi, l'un n'empêche pas l'autre !

Écrit par : mihailovich | 07 novembre 2009

"Ce n'est sûrement pas de briller
Qui nous empêchera de tomber
Ce n'est sûrement pas de tomber
Qui nous empêchera de rêver"

"Deux pas deux rassemblés", Pierre Lapointe (chanteur d'une génération, au Québec, où - j'ai vu ça dans un reportage, là-bas, les baby-boomers, qui ne se sentent pas assez représentés dans la société, à la télé, dans la pub, ont décidé de créer une radio, bientôt une télé... ha les grands enfants! hé hé).

Plusieurs versions:

http://www.youtube.com/watch?v=SQhdZVwVwh4

http://www.youtube.com/watch?v=iwifSGa19tU

http://www.youtube.com/watch?v=LU3_VmDgn5Y&feature=PlayList&p=FD9EF5309689B163&index=0&playnext=1

http://www.youtube.com/watch?v=ZsPv5fqdtF4 (j'y étais!)

Écrit par : Pendariès | 07 novembre 2009

Dobolino, à 10 ans, je lisais conjointement le Rpuge et le noir et le Club des cinq. Sade, ce fut l'année suivante. Bien entezndu, je sautais les scènes d'orgie — on est vite blasé à cet âge — pour ne m'intéresser qu'aux raisonnements anti-religieux…
… que j'ai sortis à un pauvre prêtre qui voulait absolument me faire faire ma "communion", en réunion plénière avec les copains — ça les a bien fait rire, mais pas lui — il n'avait pas lu Jean Chrysostome, et moi oui — à travers le divin Marquis : j'avais 12 ans…
… ce qui a amené le bon père à convoquer ma mère, pour lui expliquer que j'avais Satan en moi (quelle perspicacité, quand j'y pense…), et qu'il ne pouvait donc me faire communier — tant pis, j'ai eu quand même mes cadeaux !
Sinon, vers 7 / 8 ans, j'avais appris par cœur le Mariage de Roland, de Hugo (http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Mariage_de_Roland) — je le sais à peu près encore. Et l'année suivante, l'intégrale de Cyrano de Bergerac. Entre autres.
Et je n'ai pas souvenir d'avoir appris à lire. Un matin, je savais — à partir de Mickey, où les noms de personnages étaient imprimés en gras.
Alors, quand sont arrivés les cours d'Histoire / Géo, j'étais blindé.
JPB, pas plus faraud pour autant.

Écrit par : brighelli | 07 novembre 2009

Sais-tu que, pour mon anniversaire, les sœurs (je dis les sœurs mais ce ne sont pas des religieuses, même pas des infirmières non plus, ce sont "les jeunes filles" comme on les appelle ici, deux d'entre elles sont mariées et la seconde est fiancée, je l'ai rencontrée l'autre jour avec le jeune homme, il est venu me dire bonjour très poliment),

Ecrit par : Robin | 07 novembre 2009

Pourquoi donc cette vieille dame s'obstinent à les appeler "les sœurs" ?

Quand vous étiez en quatrième, tous les vieux du blog, ça faisait tantôt cinq ans que vous aviez eu le cours sur (saint) Vincent de Paul.
Qui osera ici prétendre, parmi les 50 ans et plus, ne pas se souvenir de la leçon d'histoire de primaire sur cet homme et la Compagnie des Filles de la Charité ?

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Alors, quand sont arrivés les cours d'Histoire / Géo, j'étais blindé.
JPB, pas plus faraud pour autant.

Ecrit par : brighelli | 07 novembre 2009
Vous êtes de très mauvaise foi et avez bien peu de reconnaissance pour vos instituteurs de Primaire. En plus, vous êtes notoirement dangereux car vos propos font au maximum le jeu des pédagos, vu le tableau désolant que vous dressez de l'école primaire dont vous avez eu la chance de bénéficier.
Tout ça parce que vous voulez vous faire mousser et nous faire croire que vous vous êtes fait "tout seul", ce qui est évidemment partiellement faux.

Tu vois, Cat, elle vient de là, leur mémoire sélective. C'est de l'orgueil pur et simple.

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Moi qui suis dans le primaire, je pense que nous sommes dans un processus de destruction et démentellement de l'école publique bien organisé et orchestré.
L'échec de l'institution notamment dans l'ascenseur social , l'absence de moyens réels pour nous permettre de corriger la trajectoire, les classes surchargées et en même temps la disparition des RASED, accueillir des enfants handicapés qui néessitent une attention plus particulière... la liste est longue , et les fausses verité qu'on nous imposent : pas de redoublements etc... nous mène droit dans le mur! Au point que des maires se posent la question de mettre en place des actions dans le cadre de leur politique éducative pour parer aux faiblesses de l'institution... C'est le début de la fin! Les ecoles maternelles auront disparus dans moins de 10 ans! les écoles élémentaires basculeront dans le panier des communes petit à petit! S'installer dans une commune va donc devenir un choix circonstancié par la politique éducative de la collectivité... C'est peut être la seule manière de reformer l'ecole vraiment : anéantir l'une pour recreer une autree toute neuve avec des équipes qui choisiront de travailler ensemble, ou les résultats seront vraiment mesurés ....
Est ce que je rêve?

Écrit par : plumenfete | 07 novembre 2009

Moi, non plus, je n'ai pas fait de sport à l'école primaire mais les enfants que nous étions se dépensaient physiquement dehors : on n'avait pas la télé ni les jeux vidéo.

Ecrit par : Marilyse | 07 novembre 2009
Mais bien sûr que si que vous avez fait du sport en primaire ! Tout le monde en a fait, plus ou moins. Quand une maîtresse d'école faisait jouer les enfants à la chandelle, c'était quoi ? C'était apprendre les règles du jeu, avoir des réflexes le plus rapide possibles, courir vite. C'est du sport avec les moyens du bord, pas cher, sans équipements exorbitants.

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Un recentrage des programmes ?
Oh que oui ! Et notamment en musique, domaine que je connais le mieux : ils sont tout simplement indigents en termes de contenu. Le cours de musique actuel ressemble davantage à une séance de karaoké ou tout simplement à une récré ("c'est fait pour s'amuser", disent les élèves eux-mêmes et certains profs irresponsables et complaisants) qu'à un cours digne de ce nom. Il faut notamment supprimer les "thématiques transversales" bidon, réintroduire les éléments de chronologie et baser l'essentiel du propos sur l'écoute. Bref, faire un cours d'histoire de la musique (la pratique instrumentale à 25 ou 30, c'est du doux rêve pour pédagogistes, et les conservatoires sont là pour ça !).

Ecrit par: Mihailovich

D'accord avec vous ! Mais il y a quand même moyen de faire du chant "en groupe", (monodique ou polyphonique), avec un répertoire un peu plus recherché, (avec des chansons de variété non avariées, des chants traditionnels, des canons, voire des "classiques" assez simples).
. Et, concernant le travail instrumental, de "monter" une "batucada" en "superposition d'ostinati" assez simple, et qui "sonne", avec initiation à l'improvisation rythmique. Avec des enseignants bien formés, tout ceci est "jouable".

Autrement, je n'ai pas trouvé quel est le morceau dont parle Catmano ! Mais le boléro de Ravel, c'est: "II:ta, tatatata, tatatata, ta, ta, tatatatatatatatatatatatatatata :II
Et, dans le film de Zorba, je crois que le rythme est totalement composé de croches, (de mémoire). Donc, pas de virgules, Jean-Paul !!

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 07 novembre 2009

Leurs parents se paient bien un écran plat coins carrés, ils peuvent donc facilement dégager les ronds nécessaires aux amusements de leurs enfants !
Catmano

Celle-là est une perle rare qui ne doit pas tomber dans l'oubli.:-))))

Catmano, vous êtes géniale, et je coserve tout votre vibrant plaidoyer là où vous savez...

Écrit par : Maminou | 07 novembre 2009

Ah ! non Dobolino je ne vous permets pas de dire que Poulou se fait mousser ! Moi je me souviens très bien de lui en costume de baigneur en train de peindre ses voyelles ...

Écrit par : iPidiblue et les Voyelles | 07 novembre 2009

Dépêchez-vous de courir vous faire vacciner, Garafignoux, parce que si vous attendez trop, les centres de vaccination eux aussi auront été fermés avant que vous n'ayez pu prendre votre double dose de squalène...

Ecrit par : Jean | 07 novembre 2009

Je crains pas, je suis bien placé pour avoir mon vaccin au moment voulu. D'ailleurs, vous ne connaissez pas mes ennuis pulmonaires, de naissance, qui, de toute façon, me contraignent à cela. Mais j'arrête la polémique, vous êtes imperméable à tout discours rationnel. Répondez au moins une fois à cette question :grâce à quoi la quasi éradication de la tuberculose ? de la polyo ?

Écrit par : Garafignoux | 07 novembre 2009

Dobolino, je ne suis pas de mauvaise foi !
D'ailleurs, j'ai souvenir que j'avais demandé, il y a très très longtemps, s'il y avait eu une étude sur les enfants qui ont appris à lire tout seuls.
Et je me rappelle bien entendu ce que l'on m'a fait apprendre à l'école. Mais voyez-vous, je lisais beaucoup, et il me suffit de lire un texte trois fois pour le savoir à peu près par cœur — alors Cyrano, je l'ai écouté (sur disque, version Daniel Sorano) et je l'ai lu des dizaines de fois. Il aurait fallu que je sois une buse pour ne le point savoir.
Et Hugo (entre autres), on me le faisait réciter en fin de repas familiaux, à mon grand déplaisir — à l'inverse de Poulou, comme dit Pidiblue, je n'ai jamais apprécié de jouer au singe savant.
Je sais encore assez de textes par cœur pour me les réciter, dans l'ordre, chaque fois que je fais du jogging — et je tiens deux heures, bien plus que ce que je parviens décemment à courir.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 novembre 2009

Et je n'ai jamais fait de sport en Primaire. C'était inutile : nous étions tout le temps dehors en train de courir en jouant aux cowboys et aux Indiens.
Tiens, je faisais toujours l'indien… Ça me permettait de mourir dans des poses esthétiques.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 novembre 2009

Et je n'avais pas la télé. Parfois, nous nous réunissions chez un qui l'avait, et nous regardions Ivanhoé ou Thierry la Fronde. Puis on descendait vite faire des tournois et de la résistance armée jusqu'à l'heure du dîner.
Même que ça me sidère actuellement quand mes enfants attendent que je leur propose quelque chose — parfaitement incapables de disparaître des journées entières comme il pouvait m'arriver, pendant les vacances — vers 8-10 ans.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 novembre 2009

...le bon père à convoquer ma mère, pour lui expliquer que j'avais Satan en moi
Ecrit par : brighelli | 07 novembre 2009

Quel homme ce JPB
Et oui Satan l'habite depuis tout jeune!

Touchez-en donc (en tout bien tout horreur) deux mots (maux?) à cet hypocrite de Darcos, le cul béni-oui-oui!

http://www.newstin.fr/tag/fr/152042848

Écrit par : merlemocoeur | 07 novembre 2009

Dites-moi, Merlemocoeur, vous fournissez des fourchettes pour discuter avec JPB ?

Écrit par : iPidiblue discussion à bâtons-rompus | 07 novembre 2009

Pourquoi donc cette vieille dame s'obstine à les appeler "les sœurs" ?

Quand vous étiez en quatrième, tous les vieux du blog, ça faisait tantôt cinq ans que vous aviez eu le cours sur (saint) Vincent de Paul.
Qui osera ici prétendre, parmi les 50 ans et plus, ne pas se souvenir de la leçon d'histoire de primaire sur cet homme et la Compagnie des Filles de la Charité ?

Ecrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Vous avez une bonne culture générale ! ;-))

Écrit par : Robin | 07 novembre 2009

Je sais encore assez de textes par cœur pour me les réciter, dans l'ordre, chaque fois que je fais du jogging — et je tiens deux heures, bien plus que ce que je parviens décemment à courir.
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 novembre 2009

Je confirme pour les textes par coeur, pour le jogging, ça je ne sais pas!

Écrit par : Pendariès | 07 novembre 2009

Mais j'arrête la polémique, vous êtes imperméable à tout discours rationnel. Répondez au moins une fois à cette question :grâce à quoi la quasi éradication de la tuberculose ? de la polyo ?

Ecrit par : Garafignoux | 07 novembre 2009

Je comprends bien que vous souhaitiez vous protéger.
Maintenant, est-ce que le discours officiel qui vous raconte que pour éloigner de soi le virus de la grippe du cochon, il faut se faire injecter un produit bâclé et donc hautement suspect est rationnel? C'est à vous de le décider. Vous trouvez rationel de dire un jour qu'il faut une dose, le lendemain qu'il faut deux doses, le surlendemain une dose derechef, jusqu'à ce que ce soit de nouveau deux doses? Moi pas!

Écrit par : Jean | 07 novembre 2009

Sinon, à Berkeley, la grève continue...

Écrit par : Pendariès | 07 novembre 2009

Vous avez une bonne culture générale ! ;-))

Ecrit par : Robin | 07 novembre 2009


Ah ! Pierre Fresnay en Saint-Vincent de Paul, un grand moment !

Écrit par : iPidiblue petit frère des pauvres d'esprit | 07 novembre 2009

Pour la musique en primaire, qui se souvient des émissions de l'OFRATEME ?
J'ai le souvenir de notre institutrice de CE2 qui allumait la radio une fois par semaine et nous apprenions des chants par ce moyen là. Nous avions un cahier et nous coloriions les illustrations (je crois l'avoir encore à la cave !)

Écrit par : lucile | 07 novembre 2009

Moi, non plus, je n'ai pas fait de sport à l'école primaire mais les enfants que nous étions se dépensaient physiquement dehors : on n'avait pas la télé ni les jeux vidéo.

Ecrit par : Marilyse | 07 novembre 2009
Mais bien sûr que si que vous avez fait du sport en primaire ! Tout le monde en a fait, plus ou moins. Quand une maîtresse d'école faisait jouer les enfants à la chandelle, c'était quoi ? C'était apprendre les règles du jeu, avoir des réflexes le plus rapide possibles, courir vite. C'est du sport avec les moyens du bord, pas cher, sans équipements exorbitants.

Ecrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Alors, c'est que je ne m'en souviens pas. Nous jouions beaucoup dans la cour à des jeux collectifs du genre : " Qu'est-ce qu'elle a donc fait la p'tite hirondelle ? ..." Ce genre de jeux de l'époque de Marie Rouanet dans "Nous, les filles", vous voyez ? Mais j'ai davantage le souvenir des récréations. Grands moments.

Écrit par : Marilyse | 07 novembre 2009

Même en "perdant son temps" dans des choses aussi "futiles" que l'histoire ou la géographie, son apprentissage des "fondamentaux" devait donc avoir quelque efficacité... Comme quoi, l'un n'empêche pas l'autre !
Ecrit par : mihailovich | 07 novembre 2009

Tout à fait d'accord avec les guillemets; l'H et la G sont tout sauf futiles ! Sur les 5 élèves interrogés devant le planisphère pour montrer quelques pays autour de la Méditerranée (après avoir identifié les susdits, écrit leurs noms, colorié la mer sur la carte dans le cahier, 1 seule a été capable de commencer la liste à 'l' ouest de la Méditerranée", tel que demandé. Même les points cardinaux qui ont tout de même rapport avec la perception de l'espace en 3D d'abord et en 2 D sur le papier, quand ils passent du support horizontal au support vertical, 4 sur 5 sont perdus. Quant au nord, qui leur a jamais appris qu'il était matérialisé par le haut de la carte comme le pôle nord en haut du globe ? Et si cela a été fait (car il ne faut rien exagérer non plus), qu'en conclure ? En CM2, je faisais le même constant, plus navrant encore puisque avec une année de plus. Une année de quoi ?

Écrit par : nicolas | 07 novembre 2009

Ce qui est étonnant c'est que dans le film célèbre de 1947, Monsieur Vincent, Sainte-Jeanne de Chantal, la grand-mère de Madame de Sévigné n'apparaisse pas.

Écrit par : iPidiblue et les saints qui vont au paradis | 07 novembre 2009

"Cette année j'ai eu la "surprise" de rencontrer deux élèves ne connaissant pas les mois de l'année dans l'ordre, à la lumière de la lecture d'un graphique de températures à Marseille." Nicolas

En revanche, la plupart des mêmes sont probablement capables de vous réciter les scores des dix derniers matchs de l'OM.

Et puis, la courbe des températures à Marseille c'est une droite horizontale puisqu'il y fait notoirement toujours beau.

Les plus fins d'entre vous remarqueront qu'il y a lieu de distinguer entre température réelle et température ressentie. Cette dernière variant selon les résultats de l'OM.

La boucle est bouclée.

Écrit par : dugong | 07 novembre 2009

Sur la route des vacances, cet été, nous avons traversé les monts du Forez et sommes arrivés à un point de vue sur la plaine de la Limagne et les Monts Dore.
Je revoyais la carte de la France physique étudiée déjà au primaire.
Eh bien aucun de nos 3 enfants dont le niveau s'échelonnait de la terminale à la 4e ne semblait en avoir jamais entendu parler !

Écrit par : lucile | 07 novembre 2009

Vous n'avez peut-être pas fait de maternelle, Marilyse, tout simplement ? Et Jean-Paul non plus !
Moi, non, et je n'ai effectivement fait aucune "ronde", (ou "jeu dansé".
En 7è, (CM2), on avait un "prof de musique de la ville de Paris" qui venait nous apprendre des chants, un peu ringards... Mais il était bon accompagnateur !

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 07 novembre 2009

Mais j'arrête la polémique, vous êtes imperméable à tout discours rationnel. Répondez au moins une fois à cette question :grâce à quoi la quasi éradication de la tuberculose ? de la polyo ?

Ecrit par : Garafignoux | 07 novembre 2009


Une esquisse de réponse à votre question:
http://www.julg7.com/blog/2009/01/23/vaccination-une-erreur-monumentale/

Écrit par : marigot | 07 novembre 2009

..le bon père à convoquer ma mère, pour lui expliquer que j'avais Satan en moi
Ecrit par : brighelli | 07 novembre 2009

Quel homme ce JPB
Et oui Satan l'habite depuis tout jeune!

Touchez-en donc (en tout bien tout horreur) deux mots (maux?) à cet hypocrite de Darcos, le cul béni-oui-oui!

http://www.newstin.fr/tag/fr/152042848

Ecrit par : merlemocoeur | 07 novembre 2009

Vous vous faites une drôle d'idée de l'église catholique, merlemocoeur, mais sans doute a-t-elle besoin de gens comme vous pour l'empêcher de s'endormir.

Il se trouve que j'ai été partie prenante de cette paroisse dans les années 90, tout à fait au début, avec le violoncelliste Marcel Bardon et le Père Alain de la Morandais.

Mon plus jeune fils y a été baptisé, j'y ai rencontré Maurice Shumann à l'occasion d'une exposition sur l'ancien ministre Edmond Michelet (je vous invite à vous renseigner sur cette personne) et nous avons essayé d'entourer Madame Beregovoy après le suicide de son mari dans les circonstances que vous connaissez.

Je suis bien conscient des faiblesses passées et présentes de l'Eglise, mais on fait ce qu'on peut avec ce que l'on a.

PS : Mais où avez-vous été pécher, mon cher moqueur, que l'on ne pouvait pas être catholique et aimer bien boire, bien manger et bien faire l'amour... Et lire à l'occasion le marquis de Sade dont l'oeuvre est incompréhensible en dehors de la foi catholique.

Écrit par : Robin | 07 novembre 2009

Ce qui est étonnant c'est que dans le film célèbre de 1947, Monsieur Vincent, Sainte-Jeanne de Chantal, la grand-mère de Madame de Sévigné n'apparaisse pas.

Ecrit par : iPidiblue et les saints qui vont au paradis | 07 novembre 2009


Ça n'est pas de la "culture générale", c'est de l'érudition ! ;-))

Écrit par : Robin | 07 novembre 2009

Pour la musique en primaire, qui se souvient des émissions de l'OFRATEME ?
J'ai le souvenir de notre institutrice de CE2 qui allumait la radio une fois par semaine et nous apprenions des chants par ce moyen là. Nous avions un cahier et nous coloriions les illustrations (je crois l'avoir encore à la cave !)

Ecrit par : lucile | 07 novembre 2009

J'ai utilisé "la radio scolaire" pour le chant et la musique avec mes élèves de la région parisienne.
Nous avions un petit livret avec les paroles sur les portées.
Les chants alternaient avec des poésies.
Une semaine sur deux , on étudiait un morceau de musique avec des commentaires passionnants.
Quelqu'un se souvient peut-être de "La Moldau" de Smetana, étudiée ainsi...

Écrit par : Maminou | 07 novembre 2009

"se faire injecter un produit bâclé et donc hautement suspect est rationnel?" (Jean)
Mais d'où sortez-vous l'idée que le produit est bâclé ? Rumeurs et bruits de couloir... Le produit est le même que celui qui est donné contre le virus saisonnier.
Et puis, peu importe : j'accorde par principe la même confiance au corps médical (issu de l'Université, donc validé par des diplômes reconnus) que celle que j'attends de la part des parents qui me confient leurs élèves. Je ne leur permettrais par exemple pas de mettre en doute mon savoir, mes connaissances (qui sont cependant hautement lacunaires, car nous ne sommes que des humains, hic et nunc), ni la pertinence de mes corrections de copies.
Il faut savoir ce que l'on veut : je mets le système médical en doute, donc j'accepte la même remise en cause.
Conclusion : où qu'il est le vaccin ? J'ai la fesse prête (quoiqu'inquiète, non pas du liquide, mais de l'aiguille).

Écrit par : Garafignoux | 07 novembre 2009

Une esquisse de réponse à votre question:
http://www.julg7.com/blog/2009/01/23/vaccination-une-erreur-monumentale/

Ecrit par : marigot | 07 novembre 2009

Cela ne remet pas en question le constat suivant : grâce quoi, l'éradication de maladies qui empoisonnaient l'existence de nos ancêtres ? Grâce évidemment aux campagnes de vaccination obligatoire.

Écrit par : Garafignoux | 07 novembre 2009

"Taaaatataa tatatatataaa, taaaatataa tatatatatataaa, tataa talatatadada talatatadadaa" (la bise au jour de l'an au premier qui trouve ce que c'est) ? (catmano)

Le boléro de Ravel ? J'ai gagné ma bise ?

Ecrit par : Joe | 07 novembre 2009

Perdu ! Essaie encore, comme disent les logiciels de jeux éducatifs pour enfants !

Alors moi, du primaire, je me souviens :

CP : de Mlle Luizard, sa canne en bambou et ses indécrottables, de l'écriture au porte-plume, des deux récréations de chaque demi-journée, la première dans la petite cour du haut de l'école du centre à St Cloud, la seconde dans la grande cour, avec les grandes qui couraient partout, des séances de projections du samedi après-midi avec ces superbes images fixes que nous commentions, du jour où on nous a donné le "premier livre de lecture courante" et de cette merveilleuse histoire de Michka qui le commençait, de la dame en bloomer bleu marine qui nous apprenait à grimper à la corde à nœuds, du "fermier dans son pré" et des "nous n'irons plus au bois, les lauriers sont coupés", de la superbe carte où il fallait dessiner un brin de muguet et écrire "Bon 1° mai !", des bûchettes qu'il fallait attacher par paquets de dix et manipuler selon des règles savantes et délicates, le doux souffle d'air du guide-chant, genre asthmatique atteint de grippe A...

CE2 : de Mme Sevin qui nous avait mises, Anne Lanzi et moi ensemble, parce que nous venions de sauter le CE1, de la couverture du livre de calcul, de la dame en bloomer qui voulait que je grimpe à la corde lisse alors que je n'avais pas appris puisqu'elle l'avait appris aux autres au CE1... et puis c'est tout.

CM1 : de Mmes Moreau, Bacconnier et Ferray et de mes trois salles de classe de l'année ; dans la première, nous ne devions faire que des dictées puisque je ne me souviens que de cela : Mme Moreau assise à côté de moi et me montrant pendant la dictée comment l'on faisait pour écrire à l'intérieur de la ligne avec ce satané porte-plume ; dans la deuxième, nous ne devions rien faire du tout, puisque je n'ai aucun souvenir à part les mouvements d'ensemble, dans la cour, pour préparer le lendit ; et dans la troisième, il y avait des garçons, du coup, je n'ai pas eu droit au sempiternel porte-serviette brodé de la fête des mères et que j'en étais ravie, j'étais un peu moins ravie du fait que nous ne faisions plus du tout "gym" puisque la maîtresse ne concevait pas l'idée d'emmener en sport en même temps des enfants mâles et des enfants femelles ! Finis les "balles aux priso" et les mouvements d'ensemble !

CM2 : de Mme Grossir, de ma place au fond de la classe malgré mon bon classement aux compositions mensuelles parce que j'étais trop grande et que je cachais le tableau aux autres, des lectures suivies du samedi après-midi et des autres, quotidiennes, des problèmes de peupliers au bord des routes où je souffrais, des dictées, des récitations et des rédac' où je brillais, de l'eau de chaux qui se troublait, de la panse, du bonnet et de la caillette, de la fleur de haricot avec son pistil, ses étamines, ses pétales, ses sépales et son pédoncule, des affluents du Rhône et de cette faute impardonnable de mon livre de géo qui avait oublié l'Eygues dans la liste des affluents de la rive gauche, des méandres de la Seine, de notre horreur devant la traîtrise de Napoléon III qui avait fait un coup d'Etat et rétabli l'Empire et de la réponse laconique de la maîtresse ("Et comment croyez-vous que le président actuel ait fait pour être au pouvoir ?"), des fillettes du roi Louis XI, de la misère du peuple sous Louis XIV, des quelques arpents de terre gelée, du porte-serviette à broder pour la fête des mères et de ma punition pour me l'être mis sur la tête, tel un calot, avoir fait le salut militaire et avoir fredonné à mi-voix la Marseillaise (que l'on avait donc dû m'apprendre, mais quand et où ?), des tableaux de vocabulaire dans la douceur orangée d'une salle de classe aux stores baissés, des mouvements d'ensemble pour le Lendit, de la balle aux priso, du saut en longueur et celui en hauteur, de la course de vitesse sur la piste goudronnée tracée dans la cour et à nouveau du guide-chant asthmatique, et les grands jeux avec toutes les grandes des deux CM2 (ça devait faire un peu plus de quatre-vingts gamines) à la récré : déli-délo, gendarmes et voleurs, chat-perché, chat-deux, ah j'ai perdu ma fille et fermier dans son pré (quelle bonne idée avait eu Mlle Luizard de m'apprendre ce chant au CP !)...

A se demander si j'ai fait de la grammaire, de la conjugaison et des leçons d'orthographe à l'école primaire... Aucun souvenir.

Pourtant, à l'entrée en 6°, ils auraient bien dû s'en rendre compte si je n'en avais pas fait.
Remarquez, ils s'en sont peut-être rendu compte, mais, heureusement pour moi, il y a eu mai 68 et tout le monde est passé en 5°, même les sales gamines qui n'avaient fait que des mouvements d'ensemble, de l'histoire, de la géographie, des leçons de choses, un peu de lecture, quelques dictées et problèmes, du guide-chant et des récrés à l'école primaire !

En prime, la poésie que mes élèves apprendront à partir de demain (en hommage à Mlle Calzaroni, directrice de l'école Jean Moulin, qui l'apprit jadis à ma petite sœur) :

Automne

Odeur des pluies de mon enfance
Derniers soleils de la saison !
A sept ans comme il faisait bon
Après d’ennuyeuses vacances
Se retrouver dans sa maison !

La vieille classe de mon père
Pleine de guêpes écrasées,
Sentait l’encre, le bois, la craie,
Et ces merveilleuses poussières
Amassées par tout un été.

O temps charmant des brumes douces,
Des gibiers, des longs vols d’oiseaux,
Le vent souffle sous le préau,
Mais je tiens entre paume et pouce
Une rouge pomme à couteau.

René Guy CADOU

Nostalgie, quand tu nous tiens...

Écrit par : catmano | 07 novembre 2009

Dobolino, je ne suis pas de mauvaise foi !
D'ailleurs, j'ai souvenir que j'avais demandé, il y a très très longtemps, s'il y avait eu une étude sur les enfants qui ont appris à lire tout seuls.
Et je me rappelle bien entendu ce que l'on m'a fait apprendre à l'école. Mais voyez-vous, je lisais beaucoup, et il me suffit de lire un texte trois fois pour le savoir à peu près par cœur — alors Cyrano, je l'ai écouté (sur disque, version Daniel Sorano) et je l'ai lu des dizaines de fois. Il aurait fallu que je sois une buse pour ne le point savoir.
Et Hugo (entre autres), on me le faisait réciter en fin de repas familiaux, à mon grand déplaisir — à l'inverse de Poulou, comme dit Pidiblue, je n'ai jamais apprécié de jouer au singe savant.
Je sais encore assez de textes par cœur pour me les réciter, dans l'ordre, chaque fois que je fais du jogging — et je tiens deux heures, bien plus que ce que je parviens décemment à courir.
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 novembre 2009
Pourquoi répondez-vous systématiquement à côté. Mon fils aussi à appris à lire tout seul et est apte à lire des textes deux fois pour les apprendre par cœur! Pierre Magnan aussi a appris seul.

La différence entre mon fils né en 1991 d'une part et Pierre Magnan sorti de l'école à douze ans ou vous-même qui avez joué les prolongations jusqu'à l'agreg ne réside pas seulement dans l'imparfait du subjonctif ou la règle de trois et vous le savez très bien (enfin j'espère ?). Mon fils est obligé de se faire tout seul et si un jour il a un enfant hospitalisé à Saint Vincent de Paul, il pourra aller chercher sur Google pour savoir qui était ce type et quand il a vécu. Après, faudra qu'il cherche Louis XIII sur Google, ce roi qu'il n'a étudié, même dans ses grandes lignes, ni en primaire ni en collège.
Et, le jour où il se fracturera le talon, il apprendra que y'a pas mal de nonos dans cette articulation.

Pour la façon dont on apprend à lire tout seul, C'est tout bête: on tanne ses proches dès qu'on sait parler pour qu'ils vous lisent tout ce qui est écrit partout. On se fait un stock de mots et de petits textes en globale puis, assez vite, on voit toutes ces lettres qui reviennent, on combine et hop ! le tour est joué. Mais ça ne fonctionne qu'avec les assoiffés de lecture dotés d'un cerveau très particulier et l'idée saugrenue d'espérer que tout enfant fasse cette démarche, mise en application dans nos écoles, a conduit au désastre actuel.

L'explication que je vous donne sur l'apprentissage spontané de la lecture, Magnan l'explique très bien dans son livre de souvenirs d'enfance et mon fils me l'a expliqué de même quand c'était encore tout frais dans son cerveau.

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Je me rappelle fort bien avoir eu en primaire des cours d'histoire et de géographie, ainsi que des "leçons de choses". En histoire, c'est surtout Louis XI (l'Araigne) et ses "fillettes" qui m'avaient frappée. J'admirais son machiavélisme d'avant Machiavel.

Écrit par : Sylvie Huguet | 07 novembre 2009

Dobolino, je suis tut à fait sûr que c'est ainsi que l'on apprend à lire tout seul.£*La question que je posais, c'était de savoir s'il y avait eu une étude là-dessus. J'ai posé la même question il y a deux ou trois ans ici même, et je ne sais qui a dit alors que ça embêtait tout le monde, cette histoire de mômes qui apprennent à lire seuls. Les syllabistes parce que c'est évidemment du global, au moins au départ, et les globalistes parce que ça donne des lecteurs précoces, et souvent féroces — ce qu'ils sont bien incapables de produire.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 novembre 2009

C'est le début de la fin! Les ecoles maternelles auront disparus dans moins de 10 ans! les écoles élémentaires basculeront dans le panier des communes petit à petit! S'installer dans une commune va donc devenir un choix circonstancié par la politique éducative de la collectivité... C'est peut être la seule manière de reformer l'ecole vraiment : anéantir l'une pour recreer une autree toute neuve avec des équipes qui choisiront de travailler ensemble, ou les résultats seront vraiment mesurés ....
Est ce que je rêve?

Ecrit par : plumenfete | 07 novembre 2009

Non, vous ne rêvez pas, vous cauchemardez...

Écrit par : chevreuil | 07 novembre 2009

Bien sûr, on parle de postes, de pédagogie, mais presque jamais de discipline. Et la façon dont cela est abordé donne une vision terrible des tentations de celles et ceux qui songent à un recours drastique au silence et à la cilice.

Ecrit par : Pendariès | 07 novembre 2009
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Il n'y a que moi qui, ici, parle de la discipline ou, pour être plus précis, de l'absence de discipline.
Mais je n'ai aucune tentation de "retour" à la cilice, à supposer que cette mortification ait jamais été infligée dans une école publique française. (Pour ce qui est des écoles privées, confessionnelles ou non, je ne sais.)
Mais en quoi "le retour drastique au silence" serait-il effrayant ? Je l'ai connu, pour mon plus grand bien, en tant qu'élève, de 1945 à 1958 et même en faculté des sciences de Paris, en 1964, en propédeutique MPC (math, phys, chim), mais seulement dans le cours de physique du professeur Claude Cohen-Tannoudji, lauréat du prix Nobel de physique en 1997 (partagé avec un autre physicien); tous les autres cours de propédeutique étaient bruyants.
(En licence, où seuls ne parvenaient que les étudiants ayant obtenu leur propédeutique, les cours se faisaient aussi dans le silence, signe que l'écrémage de première année était efficace...)
Et, tout au long de ma carrière d'enseignant, de 1969 à 2000, j'ai imposé le silence dans mes classes, avec une patience infinie, parfois mise à rude épreuve, je le confesse. Lorsque je donnais un exercice à résoudre pendant mes cours, j'autorisais les élèves à se parler par deux à une table, et discrètement, et, naturellement, je me taisais, refusant de répondre à toute question avant que le temps alloué pour la recherche de la solution d'une question fût écoulé. Quand il était écoulé, je tapotais mon bureau pour attirer l'attention des élèves et je disais :"Silence, s'il vous plaît ! Je résous la première question. Je requiers votre attention, que vous ayez ou non trouvé une réponse. Vous pouvez aborder la question suivante sans attendre la fin de mes explications si vous voyez que vous avez trouvé la bonne réponse avant que j'en aie terminé, mais en restant silencieux. Pardon si je vous dérange !"
J'arrachais parfois un sourire à mes élèves, et il est arrivé qu'un élève me dît :"Monsieur, je n'arrive pas à me concentrer sur la question N° 2 pendant que vous donnez la solution de la question N°1."
Je ne l'ai pas raté ! Je lui répondis avec un sourire et de très bonne humeur :"Pouvez-vous imaginer ce que peut ressentir un professeur quand il essaie d'expliquer quelque chose et que la moitié des élèves bavardent ?"
Je ne pense pas avoir traumatisé mes élèves en leur imposant le silence. Quite the opposite !
Toutefois, j'ai eu beaucoup plus de mal à obtenir le silence en 2000 qu'en 1970. La difficulté à l'obtenir a augmenté progressivement entre 1970 et 2000.
En 2000, cela commençait à m'énerver. J'ai dû harceler mes élèves et mes "étudiants" en classe de TS (technicien supérieur âgés plutôt - en première année - de 20, voire 21 ans, que de 18 ou 19 ans...) :-((

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 novembre 2009

J'ai utilisé "la radio scolaire" pour le chant et la musique avec mes élèves de la région parisienne.
Nous avions un petit livret avec les paroles sur les portées.
Les chants alternaient avec des poésies.
Une semaine sur deux , on étudiait un morceau de musique avec des commentaires passionnants.
Quelqu'un se souvient peut-être de "La Moldau" de Smetana, étudiée ainsi...

Ecrit par : Maminou | 07 novembre 2009

Oui ! Moi ! J'adorais ! Après, au collège, j'ai pillé la bibliothèque en lisant systématiquement chacun des livres de la série "les grands compositeurs racontés aux enfants" ! Il y avait un 45 tours caché dans la couverture...
Odeur des pluies de mon enfance... Tu te souviens, Dobo ?

Écrit par : catmano | 07 novembre 2009

"Mon fils est obligé de se faire tout seul et si un jour il a un enfant hospitalisé à Saint Vincent de Paul, il pourra aller chercher sur Google pour savoir qui était ce type et quand il a vécu. Après, faudra qu'il cherche Louis XIII sur Google, ce roi qu'il n'a étudié, même dans ses grandes lignes, ni en primaire ni en collège." Dobolino

Glouglou c'est effectivement très bien pour les self made men.

http://www.boursier.com/vals/US/US38259P5089-cours-google.html

Dire qu'il y en a qui ont investi dans Natixis...

Écrit par : dugong | 07 novembre 2009

cette histoire de mômes qui apprennent à lire seuls. Les syllabistes parce que c'est évidemment du global, au moins au départ, et les globalistes parce que ça donne des lecteurs précoces, et souvent féroces — ce qu'ils sont bien incapables de produire.
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 novembre 2009

Pour avoir eu deux enfants qui ont appris à lire tout seuls de la même façon, je peux affirmer sans en douter qu'il ne s'agissait en aucun cas de démarche "globale", au départ. Sauf peut-être pour des noms de marque dont la forme ressemblait plus à un logo publicitaire qu'à un mot composé de lettres. Eeeeh oui, c'est comm'ça, chez Mac Donald !
Dès qu'ils ont compris que les écritures voulaient "dire" quelque chose, mes deux garçons se sont très vite attachés aux plus petites unités composant les mots qu'ils avaient sous les yeux, les lettres. Ces petits serpentins noirs devaient receler une part de mystère qui a excité leur curiosité. Ils nous ont assaillis de questions sur le son qu'elles produisaient et leurs combinaisons ésotériques jusqu'à ce qu'ils en percent le code. Un jeu d'enfant, quoi !

Écrit par : chevreuil | 07 novembre 2009

C'est le début de la fin! Les ecoles maternelles auront disparus dans moins de 10 ans! les écoles élémentaires basculeront dans le panier des communes petit à petit! S'installer dans une commune va donc devenir un choix circonstancié par la politique éducative de la collectivité... C'est peut être la seule manière de reformer l'ecole vraiment : anéantir l'une pour recreer une autree toute neuve avec des équipes qui choisiront de travailler ensemble, ou les résultats seront vraiment mesurés ....
Est ce que je rêve?

Ecrit par : plumenfete | 07 novembre 2009

Non, vous ne rêvez pas, vous cauchemardez...

Ecrit par : chevreuil | 07 novembre 2009

Et vous cauchemardez juste, c'est ça qui est terrible !

Écrit par : catmano | 07 novembre 2009

"Taaaatataa tatatatataaa, taaaatataa tatatatatataaa, tataa talatatadada talatatadadaa" (la bise au jour de l'an au premier qui trouve ce que c'est) ? (catmano)

"Ta-ta-ta-ta", Michel Polnareff ? (en tous cas, ce sont les paroles)

Écrit par : yann | 07 novembre 2009

Pour ce qui est d'apprendre à lire tout seul, une petite phrase qui circulait parmi les vieux instits quand j'étais débutante : "Lorsqu'un élève lit bien, il n'a généralement aucun souvenir de la façon dont il a appris à lire. Il dit avoir l'impression d'avoir toujours su ou de s'être réveillé un matin en sachant lire sans jamais avoir appris avant."

Écrit par : catmano | 07 novembre 2009

"Taaaatataa tatatatataaa, taaaatataa tatatatatataaa, tataa talatatadada talatatadadaa" (la bise au jour de l'an au premier qui trouve ce que c'est) ? (catmano)

"Ta-ta-ta-ta", Michel Polnareff ? (en tous cas, ce sont les paroles)

Ecrit par : yann | 07 novembre 2009

Argh ! J'ai oublié un ta ! C'est pour ça que personne ne trouve !

Je recommence en m'appliquant :
Taaaaatata tatatatatataaa taaaaaaaatata tatatatatataaa tataaa tatatatatadaa ...
le reste est juste je crois...

Écrit par : catmano | 07 novembre 2009

Bien sûr, on parle de postes, de pédagogie, mais presque jamais de discipline. Et la façon dont cela est abordé donne une vision terrible des tentations de celles et ceux qui songent à un recours drastique au silence et à la cilice.

Ecrit par : Pendariès | 07 novembre 2009

Bon sang, Pendariès, vous m'avez induit en erreur avec votre "la cilice" !
Suis-je partiellement excusé en raison de l'existence de l'homonyme "silice", nom féminin (oxyde de silicium, SiO2)
Tiens, cela augmente votre culture scientifique ! (Pas à vous seulement, Pendariès, mais à tous les lecteurs non-chimistes.)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 novembre 2009

Chère Catmano,

Personne ne lit bien ! Il y a certes des gens qui ont des difficultés d'apprentissage des réflexes élémentaires de la lecture mais croire que l'on sait tout lire est une illusion, même un fort et grand lecteur comme Brighelli je me fais fort de le piéger en lui faisant lire un texte qu'il ne comprendra pas ... il y a un paradis qu'on appelle Bibliothèque - dont parle très bien Borges entre parenthèses - mais dont personne n'a la clef.

Écrit par : iPidiblue et les degrés de lecture | 07 novembre 2009

Je me rappelle fort bien avoir eu en primaire des cours d'histoire et de géographie, ainsi que des "leçons de choses". En histoire, c'est surtout Louis XI (l'Araigne) et ses "fillettes" qui m'avaient frappée. J'admirais son machiavélisme d'avant Machiavel.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 07 novembre 2009

Ah, Louis XI ! Dans la galerie des portraits des rois de France, il fait tache, celui-là, avec ses vêtement d'avant Tati et les gri-gri qu'il suspendait à sa ceinture !
Sur les panneaux d'images Rossignol qu'on nous montrait encore en classe, quand j'étais au CM1 ou au CE2, on le voyait debout devant un de ses cages du château de Plessiz-lez-Tours où il enfermait ses ennemis. Le maître parlait de la cruauté de ce roi. Dans la cour de récré, en sortant de la leçon d'histoire encore tout bouleversés par ce récit, on se répétait en détachant bien les syllabes : "Il était cr-u-el ! Il était cr-u-el !" Et ça nous faisait marrer ! Nous étions vraiment de sales gosses !

Catmano, tatataaa, etc... ce ne serait pas la bande annonce de la série Les Rois Maudits ? ou Star wars ?

Écrit par : chevreuil | 07 novembre 2009

D'ailleurs quelques collègues enseignants me demandent (puisque je suis co-prof principal des 3ièmes) de proposer au Proviseur-adjoint, pour les cours dédoublés, à partir du second trimestre, de créer un bon groupe en y mettant les attentifs et les sérieux et un mauvais groupe avec les pourrisseurs de classe ("au moins on saura à quoi s'attendre avec lui")

Ecrit par : Pendariès | 07 novembre 2009

Personnellement j'y suis favorable dans la théorie et la pratique. La pédagogie différenciée, d'accord, mais pas au sein d'un même groupe.

Écrit par : Jeremy | 07 novembre 2009

Ca y est, j'ai trouvé ! Le concerto d'Aranjuez, de Rodrigo ? Deuxième mouvement?

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 07 novembre 2009

"PS : Mais où avez-vous été pécher, mon cher moqueur"

Ecrit par : Robin | 07 novembre 2009

"pécher"... Fabuleux lapsus, encore, mon cher Robin !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 07 novembre 2009

Thierry La Fronde ?

Écrit par : iPidiblue et l'énigme de Catmano | 07 novembre 2009

D'accord avec vous ! Mais il y a quand même moyen de faire du chant "en groupe", (monodique ou polyphonique), avec un répertoire un peu plus recherché, (avec des chansons de variété non avariées, des chants traditionnels, des canons, voire des "classiques" assez simples).
. Et, concernant le travail instrumental, de "monter" une "batucada" en "superposition d'ostinati" assez simple, et qui "sonne", avec initiation à l'improvisation rythmique. Avec des enseignants bien formés, tout ceci est "jouable".

Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 07 novembre 2009


Certes. On peut par exemple leur faire chanter des extraits accessibles du répertoire abordé en cours, mais tous les répertoires ne s'y prêtent pas. Pour l'instrument, on peut effectivement faire un travail rythmique sur des percus, mais reconnaissez qu'en se limitant au rythme et à quelques timbres c'est une vision assez partielle (pour le moins !) de la musique qu'on leur offre !
Et tout de même, cher Christophe, vous n'êtes pas sans savoir que lorsqu'on veut faire apprendre à un jeune à jouer d'un instrument, c'est un cours individuel qu'il faut. Et rien d'autre. Pas des cours à 25 (cela ne peut qu'être une première approche, forcément très limitée...), et pas davantage à 3 ou 4.
Et pour le chant, il y a des chorales... Encore faut-il que les parents soient sensibles à l'éveil artistique de leur môme...bref, qu'ils fassent leur boulot de parents !!!

Écrit par : mihailovich | 07 novembre 2009

C'est absolument incompréhensible pour moi que la plupart des mémoires soient aussi courtes et faiblardes.

Ecrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Je me souviens comme si c'était hier des séances de calcul, des maths modernes, du français, des lignes d'écriture, à la plume et à l'encre qui tache, et même de la façon dont j'ai appris (tout seul ;O)) à lire.
Mais rien de rien sur les leçons de choses, l'histoire, la géo, l'art, avant la sixième.
Sans doute parce que ça a été recouvert par les enseignements suivants, qui étaient peu prou les mêmes.
D'où ma question : est-ce que ça sert vraiment ?

Écrit par : yann | 07 novembre 2009

Personnellement j'y suis favorable dans la théorie et la pratique. La pédagogie différenciée, d'accord, mais pas au sein d'un même groupe. Ecrit par : Jeremy | 07 novembre 2009

Non, ça c'est bon pour nous avec un groupe-classe allant jusqu'à 29 élèves !

Écrit par : nicolas | 07 novembre 2009

Suis-je partiellement excusé en raison de l'existence de l'homonyme "silice", nom féminin (oxyde de silicium, SiO2)
Tiens, cela augmente votre culture scientifique ! (Pas à vous seulement, Pendariès, mais à tous les lecteurs non-chimistes.)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 novembre 2009

Je connaissais déjà, avec le silicium.... cours de sciences physiques au collège: Le tableau périodique des éléments, ou table de Mendeleïev...

Écrit par : Pendariès | 07 novembre 2009

A propos de la musique : la "mode" est, semble-t-il, au collège de demander aux élèves de s'essayer à la composition.

Notre garçon a dû composer sur un rythme de blues avec des contraintes très strictes, avec les accords donnés.

Le résultat : le professeur a tout de suite repéré ceux qui ont pu entendre leur composition (2 élèves), ça sonnait juste !

Quel est l'intérêt de ce type d'exercice si on ne possède aucune notion musicale ?

Écrit par : lucile | 07 novembre 2009

Suis-je partiellement excusé en raison de l'existence de l'homonyme "silice", nom féminin (oxyde de silicium, SiO2)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 novembre 2009
===
Je suis tellement perturbé par cette erreur de genre que j'en ai oublié le point d'interrogation à la fin de ma phrase citée ci-dessus. Je le reproduis ci-dessous en la corrigeant :

"Suis-je partiellement excusé en raison de l'existence de l'homonyme "silice", nom féminin (oxyde de silicium, SiO2) ?

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 novembre 2009

Je connaissais déjà, avec le silicium.... cours de sciences physiques au collège: Le tableau périodique des éléments, ou table de Mendeleïev...

Ecrit par : Pendariès | 07 novembre 2009
===
Ah ! Alors, nul doute que vous ayez la même excuse que moi ! :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 novembre 2009

Alors moi, du primaire, je me souviens : Catmano

Et moi, j'attendais avec une impatience toute enfantine la remise de médaille hebdomadaire (à moins que ce ne soit mensuelle, ma mémoire défaille) du meilleur élève. J'ai aussi oublié le nom de la soeur de l'école Saint-Bénigne qui venait la remettre (à moins que ce ne soit soeur Andrée ?), toute cornette vibrante et moustache au vent, avec les mots de félicitation d'usage et incommensurable était ma fierté d'avoir vaincu les pièges du calcul mental (et les autres), qui me permettait de sortir, la tête haute, devant toutes les mamans rassemblées guettant la tache claire sur le revers du vêtement de leur enfant. Et le visage rayonnant de ma mère.
Et les soeurs qui m'ont instruite n'ont pas fait de moi ce qu'on pourrait supposer qu'elles en auraient fait...

Écrit par : nicolas | 07 novembre 2009

A propos de la musique : la "mode" est, semble-t-il, au collège de demander aux élèves de s'essayer à la composition.

Notre garçon a dû composer sur un rythme de blues avec des contraintes très strictes, avec les accords donnés.

Le résultat : le professeur a tout de suite repéré ceux qui ont pu entendre leur composition (2 élèves), ça sonnait juste !

Quel est l'intérêt de ce type d'exercice si on ne possède aucune notion musicale ?

Ecrit par : lucile | 07 novembre 2009


Aucun, mais parfaitement aucun ! Ce que vous écrivez là est très juste, Lucile.
Actuellement, la mode est à la "créativité". Sauf qu'on essaie de faire faire aux gosses ce que les compositeurs mettaient des années ( !!! ) de labeur acharné à obtenir. Mais non, voyons ce n'est pas grave, il suffit de claquer des doigts !
C'est sans doute l'influence de la Star Ac' and Co qui "inspire" (si je puis dire...) les instructions ministérielles, pondues par d'obscurs incompétents. On fait croire aux gogos que la musique est une affaire de "don", ou, mieux, de "feeling"... alors que c'est avant tout des années et des années de "transpiration", comme disait l'autre ! Et le résultat d'une immense culture, des années passées à "recoller les morceaux" (Robin, vous avez visé dans le mille !)

Écrit par : mihailovich | 07 novembre 2009

Actuellement, la mode est à la "créativité".
Ecrit par : mihailovich | 07 novembre 2009

Jusqu'à la nausée ! Autre exemple : pour l'examen de fin de 2e cycle musical, les nouvelles modalités encouragent si possible le candidat à composer un morceau qu'il jouera avec un ou plusieurs partenaires.
Notre fils est très bon musicien, il aime composer, arranger, inventer, mais alors composer un morceau à plusieurs voix, trouver des partenaires, mettre en place tout cela pour un examen aussi stressant que la fin de 2e cycle, ça il ne le sent pas du tout, du tout !

Et un professeur nous a appris qu'au contraire les exigences sur les capacités à interpréter un morceau défini diminuaient (morceaux plus faciles...)

Écrit par : lucile | 07 novembre 2009

Nous, à l'école primaire nous récitions "les fleuves et leurs affluents" et nous devions les placer sur une carte muette.
La Loire:
La loire prend sa source au Mont Gerbier de Jonc et se jette dans l'océan Atlantique à Saint Nazaire.
Ses principaux affluents sont l'Allier, Le Loiret, le Cher,l'Indre, le Maine, la Nièvre...

Ainsi de suite pour chaque fleuve...

Écrit par : Maminou | 07 novembre 2009

"Notre fils est très bon musicien, il aime composer, arranger, inventer"

Je vous rassure ce n'est pas Mozart :-).
Il a simplement des facilités, mais comme vous le disiez Mihailovitch la musique c'est du travail, du travail et encore du travail !

Il faut toujours se méfier quand on parle de ses enfants, l'excès n'est jamais loin ;-)

Écrit par : lucile | 07 novembre 2009

Nous, à l'école primaire nous récitions "les fleuves et leurs affluents"...
Ecrit par : Maminou | 07 novembre 2009

Le blog a un petit côté "madeleine" de Proust en ce gris samedi de novembre (par chez nous). Encore un peu et on sentira l'odeur des châtaignes et du feu de cheminée !!

Écrit par : lucile | 07 novembre 2009

Je viens d'éclater de rire en pensant bien à vous tous en entrant chez mon marchand de journaux :

Sur la couverture du magazine "Lire", en aussi gros caractères que le nom du journal ... : Socrate !!

No comment.

Écrit par : yann | 07 novembre 2009

Chère Catmano,

Personne ne lit bien ! Il y a certes des gens qui ont des difficultés d'apprentissage des réflexes élémentaires de la lecture mais croire que l'on sait tout lire est une illusion, même un fort et grand lecteur comme Brighelli je me fais fort de le piéger en lui faisant lire un texte qu'il ne comprendra pas ...

Ecrit par : iPidiblue et les degrés de lecture | 07 novembre 2009

Ah ben ça, je suis bien placée pour le savoir !
Dire que cela va faire bientôt quatre ans que je m'efforce à être claire et constructive dans mes propos et à exposer les tenants et les aboutissants de l'enseignement primaire pour voir encore écrit aujourd'hui même, avec l'approbation de JPB, qu'il ne faut y enseigner que le français et le calcul, c'est à désespérer des capacités de lecteurs des uns et des autres.

Je n'ai pas une classe SLECC et je ne participe pas aux travaux du GRIP pour défendre un enseignement de seconde zone aussi réducteur !
Si toutefois, j'ai suffisamment de difficultés de lecture pour avoir aussi mal compris les statuts du GRIP, signalez-le moi vite ! C'est grave.

Écrit par : catmano | 07 novembre 2009

Ecrit par : lucile | 07 novembre 2009

J'ai aussi un gamin musicien qui s'essayait à la composition musicale.
Son frère qualifiait "ses oeuvres" de "musique squlettique pour films d'horreur"!!!

Écrit par : Maminou | 07 novembre 2009

Non, ça c'est bon pour nous avec un groupe-classe allant jusqu'à 29 élèves !

Ecrit par : nicolas | 07 novembre 2009

Oh, mais la pédagogie différenciée, c'est tout simple, voyons :
"Imaginons que le maître ait procédé à une planification didactique rigoureuse : il a identifié l'objectif-noyau et déterminé la situation problème ; celle-ci est construite à partir de l'analyse de l'opération mentale à effectuer et des matériaux à mettre en oeuvre qui ont été collectés... Comment organiser alors, l'activité des élèves de manière à prendre en compte leurs stratégies d'apprentissage ? Deux formules sont possibles : la différenciation successive et la différenciation simultanée. Notons que l'alternance entre les deux formes de différenciation représente elle-même une richesse, une sorte de différenciation dans la différenciation qui ne peut bénéficier qu'aux élèves." P. Meirieu, "Apprendre, oui, mais comment", ESF éditeur.

Fastoche, non ? Après six heures et demie de classe et une heure et demie de correction des cahiers le soir à la chandelle, on a le temps de se pencher sur les opérations mentales et la conception de situations-problèmes pour chacune des séances de la journée !

Écrit par : chevreuil | 07 novembre 2009

on a le temps de se pencher sur les opérations mentales et la conception de situations-problèmes pour chacune des séances de la journée ! Ecrit par : chevreuil | 07 novembre 2009

Certes pas mais si on laisse Meirieu s'y pencher pour nous, sera-ce mieux ?

Écrit par : nicolas | 07 novembre 2009

Bon, c'est pas le tout, mais il faut que j'aille acheter mon plâtre de Paris et mes bougies pour le cadeau de Noël des papas-mamans, moi ! Sinon, mes zozos vont être drôlement déçus, lundi...
Il n'y a plus que 24 heures de présence à l'école par semaine et si j'attends trop, il y aura quatre petits bambins qui n'auront rien à emporter le vendredi 19 décembre au soir.

Bon après-midi à tous !

Écrit par : catmano | 07 novembre 2009

La loire prend sa source au Mont Gerbier de Jonc et se jette dans l'océan Atlantique à Saint Nazaire.
Ses principaux affluents sont l'Allier, Le Loiret, le Cher,l'Indre, le Maine, la Nièvre... Ainsi de suite pour chaque fleuve...
Ecrit par : Maminou | 07 novembre 2009

Ainsi, Maminou, vous n'avez pas appris à montrer les affluents DE LA RIVE DROITE ET DE LA RIVE GAUCHE EN PARTANT DE LA SOURCE, ni les villes en amont et en aval de... ?

Écrit par : nicolas | 07 novembre 2009

Catmano, tatataaa, etc... ce ne serait pas la bande annonce de la série Les Rois Maudits ? ou Star wars ?

Ecrit par : chevreuil | 07 novembre 2009
Pfff !
Ta tata tatatatatata ta tata tatatatatata tata tatatata

http://www.youtube.com/watch?v=tWTJcUj1n98

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Si toutefois, j'ai suffisamment de difficultés de lecture pour avoir aussi mal compris les statuts du GRIP, signalez-le moi vite ! C'est grave.

Ecrit par : catmano | 07 novembre 2009

Bah, contente toi du titre : I, c'est pour interdisciplinaire non ?

Écrit par : Pascal | 07 novembre 2009

Ainsi, Maminou, vous n'avez pas appris à montrer les affluents DE LA RIVE DROITE ET DE LA RIVE GAUCHE EN PARTANT DE LA SOURCE, ni les villes en amont et en aval de... ?

Ecrit par : nicolas | 07 novembre 2009

Si, bien sûr...
Excusez moi d'avoir jeté tout ça "en vrac" faute de temps, j'ai un petit fils avec moi qui réclame ma présence et mon attention à cause des "Tintins" qu'il aime feuilleter mais qu'il voudrait pouvoir plutôt lire.

Écrit par : Maminou | 07 novembre 2009

Jusqu'à la nausée ! Autre exemple : pour l'examen de fin de 2e cycle musical, les nouvelles modalités encouragent si possible le candidat à composer un morceau qu'il jouera avec un ou plusieurs partenaires.
Notre fils est très bon musicien, il aime composer, arranger, inventer, mais alors composer un morceau à plusieurs voix, trouver des partenaires, mettre en place tout cela pour un examen aussi stressant que la fin de 2e cycle, ça il ne le sent pas du tout, du tout !

Et un professeur nous a appris qu'au contraire les exigences sur les capacités à interpréter un morceau défini diminuaient (morceaux plus faciles...)

Ecrit par : lucile | 07 novembre 2009

Lucile,
Si votre fils a réellement des capacités, ne lui faites pas perdre son temps en conservatoire (et c'est un professeur de conservatoire qui vous le dit !). Trouvez-lui un (ou des) professeur(s) compétent(s) qui le poussera et qui le fera travailler à son rythme, de sorte qu'il s'évitera la flopée d'options débiles et de contraintes inutiles qui fleurissent actuellement dans les conservatoires qui subissent en ce moment de plein fouet la déferlante pédagogiste !
Ou bien changez de conservatoire, si c'est possible.
Les conservatoires se transforment actuellement en MJC et offrent de moins en moins de possibilités aux éléments réellement musiciens qui "sortent du moule".
S'il aime composer, qu'il fasse des études d'écriture (principalement), d'histoire de la musique (pour sa culture), et qu'il lise (et mémorise...) beaucoup de partitions, cela lui sera hautement profitable !
Et n'hésitez surtout pas si vous avez d'autres questions à ce sujet ! J'y répondrai avec plaisir.

Écrit par : mihailovich | 07 novembre 2009

Mais rien de rien sur les leçons de choses, l'histoire, la géo, l'art, avant la sixième.
Sans doute parce que ça a été recouvert par les enseignements suivants, qui étaient peu prou les mêmes.
D'où ma question : est-ce que ça sert vraiment ?

Ecrit par : yann | 07 novembre 2009
Bien sûr !
Et on en revient à cette conversation de l'autre jour. Si tu étais arrivé au collège vierge de tout savoir historique, il eut été impossible de mettre au programme de quatrième la naissance et l'essor des grandes monarchies européennes du XVI° au XVIII° siècle. Lorsque tu y es arrivé, tu savais probablement comme moi la succession des rois de France, de la Renaissance à la Révolution, avec des notions de chronologie et les faits marquants. Un gentil petit savoir, un peu faux, un peu limité mais néanmoins une saine base de références: les Châteaux de la Loire, la Saint Barthélémy, Henri IV et l'Edit de Nantes, Louis XIII et Richelieu, etc
Bien sûr, il fallait probablement réactiver tout ça mais le socle était là, fabriqué du CE2 au CM2, le même programme chaque année en un peu plus approfondi à chaque fois. On pouvait suivre un enseignement d'histoire de collège un peu approfondi.

Quant à ta tata tatatatatata, je l'ai écouté avec la maîtresse au CM2 !

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Catmano ne m'a pas dit si mon hypothèse (Zorba le Grec) était bonne…
JPB

Écrit par : brighelli | 07 novembre 2009

Le blog a un petit côté "madeleine" de Proust en ce gris samedi de novembre (par chez nous). Encore un peu et on sentira l'odeur des châtaignes et du feu de cheminée !!

Ecrit par : lucile | 07 novembre 2009
Les châtaignes en novembre ?
C'était début octobre que nous étudiions en leçon de chose la châtaigne et sa bogue ! Juste après la grappe de raisin et le tableau Rossignol sur la vendange et la récitation sur la rouge pomme à couteau:

Automne de René-Guy Cadou

Odeur des pluies de mon enfance
Derniers soleils de la saison !
A sept ans comme il faisait bon,
Après d'ennuyeuses vacances,
Se retrouver dans sa maison !

La vieille classe de mon père,
Pleine de guêpes écrasées,
Sentait l'encre, le bois, la craie
Et ces merveilleuses poussières
Amassées par tout un été.

O temps charmant des brumes douces,
Des gibiers, des longs vols d'oiseaux,
Le vent souffle sous le préau,
Mais je tiens entre paume et pouce
Une rouge pomme à couteau


Si c'est tout ce qui vous reste de l'enseignement primaire, vous pouvez rejoindre JPB et Yann !

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Et tout ça, les enfants, tout ça, la "rouge pomme à couteau", les gravures Rossignol et la leçon de choses, Vincent de Paul et Jeanne d'Arc, la Saint Barthélémy et les Châteaux de la Loire, c'est, comme les épinards œufs durs béchamel et la purée de pois cassés saucisses ! C'est l'identité française !
Comme les vacances de Toussaint de quatre jours, octroyées pour que nous puissions, dans la brume, le vent et la pluie, faire la tournée des tombes familiales.
Qui connaît encore les charmes du cimetière de Clermont d'Oise et des champs de betterave, par une pluvieuse après-midi d'automne ?

L'identité française, c'était ce lot de souvenirs communs à tous. Pas plus.

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2009

"PS : Mais où avez-vous été pécher, mon cher moqueur"

Ecrit par : Robin | 07 novembre 2009

"pécher"... Fabuleux lapsus, encore, mon cher Robin !!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 07 novembre 2009


Je suis comme Nicolas, les eudistes (jusqu'en 4ème) n'ont pas fait de moi ce qu'on eût cru (l'eusse-tu cru ?), mais la tentative n'est pas restée sans effet ! ;-))

Écrit par : Robin | 07 novembre 2009

Je pense qu'il faut une majuscule à "Eudistes" (de saint Jean Eudes)

Écrit par : Robin | 07 novembre 2009

Les châtaignes en novembre ?
Ecrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Je ne pensais pas à les ramasser à cette saison mais à les faire griller, à condition d'avoir pu les conserver.

Les quelques années où nous avons vécu au pied du Jura c'était entre le début et la mi-octobre qu'on allait les ramasser. L'atmosphère de pluie et la nuit qui tombe vite m'y ont fait penser: l'automne était bien là !

Mais je veux bien rejoindre JPB et Yann, j'avoue que je n'ai plus beaucoup de souvenirs des leçons de chose du primaire !

Écrit par : lucile | 07 novembre 2009

l'eusses-tu cru, peut-être, Robin, avec tout le respect que j'ai pour vous ?

Écrit par : nicolas | 07 novembre 2009

Pendariès m'a double(r) sur le fil !

Écrit par : dugong | 07 novembre 2009

Suis-je partiellement excusé en raison de l'existence de l'homonyme "silice", nom féminin (oxyde de silicium, SiO2)
Tiens, cela augmente votre culture scientifique ! (Pas à vous seulement, Pendariès, mais à tous les lecteurs non-chimistes.)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 07 novembre 2009

Je connaissais déjà, avec le silicium.... cours de sciences physiques au collège: Le tableau périodique des éléments, ou table de Mendeleïev...

Ecrit par : Pendariès | 07 novembre 2009

Mais au fait ! Comment se fesse que Jean n'ait pas encore mis un post sur les vertus thérapeutiques du silicium et du gel de silice ?
C'est très mode pourtant !

Ils finiront par s'intoxiquer aux métaux lourds, les mecs, à force d'avaler des mixtures non controlées et de se tartiner avec des pommades douteuses.
Vaut mieux continuer à boire du lait UHT ! Ça, au moins, on sait que c'est surcontrolé et pas bourré de cochonneries indéterminées.

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Lorsque tu y es arrivé, tu savais probablement comme moi la succession des rois de France, de la Renaissance à la Révolution, avec des notions de chronologie et les faits marquants.
Ecrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Probable. D'ailleurs, il me revient un (très) vague souvenir de voyage dans les châteaux de la Loire, avec l'école.

Mais comment, dans ce cas, expliquer mes si précis souvenirs des maths modernes ? Serai-je un pur génie mathématique qui s'ignore ?

Écrit par : yann | 07 novembre 2009

l'eusses-tu cru ? avec un s !

Écrit par : Robin | 07 novembre 2009

Le meiriol fait un score bananier chez les verts :

http://www.libelyon.fr/info/2009/11/r%C3%A9gionales-les-verts-choisissent-philippe-meirieu-comme-t%C3%AAte-de-liste-en-rh%C3%B4nealpes-.html

Le papy recyclé de l'ADEME va-t-il se mettre à la bicyclette ?

Écrit par : dugong | 07 novembre 2009

l'eusses-tu cru, peut-être, Robin, avec tout le respect que j'ai pour vous ?

Ecrit par : nicolas | 07 novembre 2009

Dites donc, les gars, vous êtes des rapides !

Écrit par : Robin | 07 novembre 2009

Je suis comme Nicolas, les eudistes (jusqu'en 4ème) n'ont pas fait de moi ce qu'on eût cru (l'eusse-tu cru ?), mais la tentative n'est pas restée sans effet ! ;-))

Ecrit par : Robin | 07 novembre 2009
Y'a un éleveur de vaches de ma clientèle qui m'a dit exactement la même chose ce matin !
Je crois que vous êtes fort nombreux dans ce cas, parmi les anciens de l'enseiignement catho traditionnel.

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Et n'hésitez surtout pas si vous avez d'autres questions à ce sujet ! J'y répondrai avec plaisir.
Ecrit par : mihailovich | 07 novembre 2009

Merci Mihailovich ! C'est vrai que nous devrons prendre des décisions l'année prochaine : conservatoire ou pas. Il est pour le moment dans une "petite" école municipale mais jusqu'à cette année nous n'avons pas eu à nous plaindre de l'enseignement. Il a reçu de bonnes bases, plutôt classiques dans la façon d'enseigner.
C'est depuis cette année que ça commence à se dégrader. Mais heureusement il a déjà fini le 2e cycle de solfège.

Écrit par : lucile | 07 novembre 2009

Dites donc, les gars, vous êtes des rapides !
Ecrit par : Robin | 07 novembre 2009
Chui pas un gars !

Écrit par : nicolas | 07 novembre 2009

85% ! Un score Allemand de l'Est ! On savait quil était désigné, mais plébiscité, là…
Ça va être drôle…
J'adore la vie. Il y a toujours des rebondissements.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 novembre 2009

85% ! Un score Allemand de l'Est ! On savait quil était désigné, mais plébiscité, là…
Ça va être drôle…
J'adore la vie. Il y a toujours des rebondissements.
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 novembre 2009

Le Théâtre et son double

Écrit par : Pendariès | 07 novembre 2009

Mais comment, dans ce cas, expliquer mes si précis souvenirs des maths modernes ? Serai-je un pur génie mathématique qui s'ignore ?

Ecrit par : yann | 07 novembre 2009
A mon avis, c'est parce que ça ne coulait pas de source et que ça t'a méchamment barbé. Du coup, ça ne s'est jamais incorporé à la sauce pour disparaître de ta mémoire vive et s'incorporer à ton ego. Surtout que franchement, comparé à Vauban ou à la Saint Barthélémy, c'est le genre de truc complètement inutile.
Pourquoi tu crois qu'on se souvient tous des épinards et de la purée de pois cassés de la cantine ?

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Je crois que vous êtes fort nombreux dans ce cas, parmi les anciens de l'enseignement catho traditionnel.
Ecrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Je suis persuadée que de ce point de vue, cet enseignement était infiniment moins endoctrinant que celui que l'on inflige maintenant dans l'enseignement public !

Écrit par : nicolas | 07 novembre 2009

85% ! Un score Allemand de l'Est ! On savait quil était désigné, mais plébiscité, là… Ça va être drôle… JPB

Y a-t-il un doctorat des universités en développement durable ?

Écrit par : nicolas | 07 novembre 2009

85% ! Un score Allemand de l'Est ! On savait quil était désigné, mais plébiscité, là…
Ça va être drôle…
J'adore la vie. Il y a toujours des rebondissements.
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 novembre 2009

J'm'en fous ! Je n'avais pas l'intention de voter pour eux, de toute façon.
D'un autre côté, j'ai plein de potes qui vont voter Verts et ça va être dur à gérer.
Quelle misère !

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2009

"Qui connaît encore les charmes du cimetière de Clermont d'Oise et des champs de betterave, par une pluvieuse après-midi d'automne ?" Dobolino

avec les pieds gourds aux souliers pleins de glèbe glaiseuse et le regard mouillé, perdu vers un horizon absent ?

Il faut un gros imaginaire, façon poinçonneur des lilas très décalé, pour rêver à cela.

A moins que cela n'opère comme une madeleine (?)

Écrit par : dugong | 07 novembre 2009

Je crois que vous êtes fort nombreux dans ce cas, parmi les anciens de l'enseignement catho traditionnel.
Ecrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Je suis persuadée que de ce point de vue, cet enseignement était infiniment moins endoctrinant que celui que l'on inflige maintenant dans l'enseignement public !

Ecrit par : nicolas | 07 novembre 2009
Certainement et ce n'est pas exactement ce que je sous-entendais.
Ceux que je connais ont, me semble-t-il, plus été incommodés par une rigidité excessive que par un quelconque endoctrinement religieux.

Mais vous saurez mieux dire que moi.

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2009

A mon avis, c'est parce que ça ne coulait pas de source et que ça t'a méchamment barbé.

Ecrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Tout faux. Au risque de passer pour un affreux soutien des pédagols bourbakistes, j'avais tout pigé et j'adorais ça.
Déjà pervers, si jeune ;O))

Écrit par : yann | 07 novembre 2009

A moins que cela n'opère comme une madeleine (?)

Ecrit par : dugong | 07 novembre 2009
En quelque sorte !
Vous connaissez le panneau routier Attention ! Betteraves ! ?
C'est un des meilleurs !

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Ils finiront par s'intoxiquer aux métaux lourds, les mecs, à force d'avaler des mixtures non controlées et de se tartiner avec des pommades douteuses.
Vaut mieux continuer à boire du lait UHT ! Ça, au moins, on sait que c'est surcontrolé et pas bourré de cochonneries indéterminées.

Ecrit par : dobolino | 07 novembre 2009

http://www.slate.fr/story/12659/le-bio-pas-si-vert-que-ca

Écrit par : yann | 07 novembre 2009

L'identité française, c'était ce lot de souvenirs communs à tous. Pas plus.

Ecrit par : dobolino | 07 novembre 2009

C'était la contribution dobolinesque au Graaaand Débat Sur L'Identité Nationale.
Y va falloir en affréter, des charters ;O))

Écrit par : yann | 07 novembre 2009

Le blog a un petit côté "madeleine" de Proust en ce gris samedi de novembre (par chez nous). Encore un peu et on sentira l'odeur des châtaignes et du feu de cheminée !!

Ecrit par : lucile | 07 novembre 2009
Les châtaignes en novembre ?

Plutôt les champignons ! Je viens de trouver une douzaine de bolets tout neufs, tout mignons, des adorations de champignons comme dans les rédactions de notre enfance. Où ? Dans mon jardin (dont la moitié est un sous-bois) en allant planter mes bruyères ! Je n'ai jamais eu une telle récolte à portée de main : c'est cela l'écologie et le développement durable, ou je ne m'y connais pas. A vous de saliver, à moi de les déguster !

Écrit par : Marilyse | 07 novembre 2009

"Vous connaissez le panneau routier Attention ! Betteraves ! ?
C'est un des meilleurs !"

Oui ! Qu'on ait créé un panneau spécial pour prévenir les glissades sur betteraves en dit long sur le caractère intensif de sa culture.

Y'a de la pomme aussi...

Écrit par : dugong | 07 novembre 2009

Ceux que je connais ont, me semble-t-il, plus été incommodés par une rigidité excessive que par un quelconque endoctrinement religieux. Dobolino
Alors mon petit côté psychorigide viendrait de là ? A tout prendre je le préfère au coolisme ambiant, sans colonne vertébrale et sans contenu. ce qui m'empêche un peu de me fondre dans le paysage, de "m'assimiler" si vous préférez...

Écrit par : nicolas | 07 novembre 2009

Y'a de la pomme aussi...
Ecrit par : dugong | 07 novembre 2009

Et des bonnes poires, en Rhône Alpes, qui s'apprêtent à bien veauter...

Écrit par : nicolas | 07 novembre 2009

Y'a de la pomme aussi...
Ecrit par : dugong | 07 novembre 2009

Et des bonnes poires, en Rhône Alpes, qui s'apprêtent à bien veauter...

Écrit par : nicolas | 07 novembre 2009

Merci a Yann pour ce panneau surréaliste qui expliquerait mieux comment tant de betteraves peuvent joncher nos routes départementale.

C'est en effet une insulte au savoir-faire des agriculteurs que de laisser croire qu'il s'en balance de leur remorque...

Écrit par : dugong | 07 novembre 2009

Si toutefois, j'ai suffisamment de difficultés de lecture pour avoir aussi mal compris les statuts du GRIP, signalez-le moi vite ! C'est grave.

Ecrit par : catmano | 07 novembre 2009

Bah, contente toi du titre : I, c'est pour interdisciplinaire non ?

Ecrit par : Pascal | 07 novembre 2009

Ouf ! Tu me rassures :-) !

J'ai mon plâtre, les gars ! Ils vont pouvoir faire leurs horribles petits bonshommes de neige barbouillasses qui trôneront en bonne place sous le sapin tout brillant de lu- mièèèèèèèèèè-reuh !
A votre avis, je leur parle de solides et de liquides, je tente deux ou trois remarques sur l'évaporation, le calendrier, le solstice d'hiver et les mœurs et coutumes de la civilisation judéo-chrétinenne ou je leur fais seriner les tables de multiplication pendant qu'ils patouillent ?

JPB, quelqu'un a trouvé, le concours est clos. L'heureux bénéficiaire de la bise au jour de l'an ne m'obligera pas à lui envoyer celle-ci par colissimo.

Écrit par : catmano | 07 novembre 2009

A votre avis, je leur parle de solides et de liquides, je tente deux ou trois remarques sur l'évaporation, le calendrier, le solstice d'hiver et les mœurs et coutumes de la civilisation judéo-chrétinenne ou je leur fais seriner les tables de multiplication pendant qu'ils patouillent ? Catmano

Il y a mieux à faire : une leçon de choses.
Info Le Monde.fr
A compter de la rentrée 2011, les enfants âgés de 5 à 16 ans (âge légal de la majorité sexuelle au Royaume-Uni) découvriront cette nouvelle matière, a annoncé, jeudi 5 novembre, Ed Balls, le ministre de l'éducation.

Écrit par : nicolas | 07 novembre 2009

Dugong, ne plaisantez pas avec les betteraves. Ce fut le premier signal routier qui m'accrocha le regard à mon premier poste — au Neubourg, dans l'Eure.
J'ai cru débarquer chez les extra-terrestres. Mais non, c'est effectivement dangereux, la betterave.
Et pas uniquement dans des boissons d'hommes pour tontons flingueurs…
JPB

Écrit par : brighelli | 07 novembre 2009

"A compter de la rentrée 2011, les enfants âgés de 5 à 16 ans (âge légal de la majorité sexuelle au Royaume-Uni) découvriront cette nouvelle matière, a annoncé, jeudi 5 novembre, Ed Balls, le ministre de l'éducation."

Instaurer des leçons de chose au XXI ème siècle, faut oser !

Y'a pas à dire, ce Balls, il en a

Écrit par : dugong | 07 novembre 2009

de choses !

Ces choses là, ça va par paire...

Écrit par : dugong | 07 novembre 2009

Chrétienne ! Je vous jure que je ne l'ai pas fait exprès ! Le rouge de la confusion me monte au front !

Écrit par : catmano | 07 novembre 2009

"A votre avis, je leur parle de solides et de liquides, je tente deux ou trois remarques sur l'évaporation"

Il m'arrive de dire à mes élèves de TS qu'ils m'évoquent parfois un gaz quantique : apparemment immobiles mais au fond très agités dans leurs fondamentaux.

Certains rient.

Écrit par : dugong | 07 novembre 2009

gaz quantique froid !

Écrit par : dugong | 07 novembre 2009

Jean-Paul, on aurait peut-être pu se croiser : j'ai eu mon premier poste dans l'Eure également, à Damville. Un collège sous forme de baraquements noirs. J'y suis repassée en pélerinage en 2007 : il en reste encore un en guise de mémorial ! J'étais à peine plus jeune que mes élèves. Nous avons fait avec quelques garçons du coin des fouilles archéologiques sur d'anciens fours de potiers en forêt d'Evreux, genre club des cinq en vadrouille dans une petite 4 L. L'avenir était ouvert, tout était plus simple, me semble-t-il.

Écrit par : Marilyse | 07 novembre 2009

L'identité française, c'était ce lot de souvenirs communs à tous. Pas plus.

Ecrit par : dobolino | 07 novembre 2009

C'était la contribution dobolinesque au Graaaand Débat Sur L'Identité Nationale.
Y va falloir en affréter, des charters ;O))

Ecrit par : yann | 07 novembre 2009
Ah ! Moi, quand je collabore, je ne le fais pas à moitié !
Dehors, tous ceux qui n'ont pas absorbé de purée de pois cassés de cantine à la saucisse grasse et livide.

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2009

"Nous avons fait du foin avec les couilles de quelques garçons" Marilyse

Emoi, émoi, émoi !

Écrit par : dugong | 07 novembre 2009

Ouais...ouais...mes élèves n'avaient que 13 ans ! Vous avez de drôles de moeurs, dugong...

Écrit par : Marilyse | 07 novembre 2009

Dites, Marilyse, vous inversez les charges de la preuve : ce n'est pas moi qui étale les turpitudes de ma vie privée sur ce blog !

Écrit par : dugong | 07 novembre 2009

L'identité française, c'était ce lot de souvenirs communs à tous. Pas plus.

Ecrit par : dobolino | 07 novembre 2009

C'était la contribution dobolinesque au Graaaand Débat Sur L'Identité Nationale.
Y va falloir en affréter, des charters ;O))
Ecrit par : yann | 07 novembre 2009
Il y a déjà eu deux grands débats sur l'identité nationale : le premier, entre 1914 et 1918, a coûté la vie à quelques dizaines de milliers d'instits, sans parler des viets et autres troupes indigènes ; le second, en 39-45, prolongé par les massacres de Sétif, a montré que la question de l'identité nationale demande un peu plus d'intelligence que n'en a le dénommé Besson.

Écrit par : guy morel | 07 novembre 2009

Tulavu le morphing d'Obama ?

http://www.lexpansion.com/diaporama/quel-dirigeant-en-fait-le-plus-sur-le-climat_206909.html#xtor=AL-189

L'archipel du Tuvalu s'enfonce dans les eaux

Est-ce étonnant ?

Écrit par : dugong | 07 novembre 2009

Pour en rajouter une couche…
L'invention des "disciplines transversales" est l'une des plus grandes arnaques du pédagogisme. On ne fait pas de français quand on fait de l'histoire : on ne peut faire de l'histoire qu'avec du français (idem pour les maths, etc.), c'est-à-dire qu'une maîtrise préalable de la langue est requise pour tout le reste — qui passera d'autant mieux que la langue sera maîtrisée.
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 novembre 2009
Jean-Paul, tu fais l'âne !
Les ahuris ont dit : "interdisciplinarité" et tu répliques : à bas l'interdisciplinarité"
Les hirsutes ont dit : " sus à la syllabique !" et tu répliques : "Vive la syllabique !"
Les agités de la touffe ont dit :" vive l'éveil !" et tu répliques : "calcul et français, rien d'autre !"
Les crétins ont vanté les mérites de l'autodiscipline et tu cries : "Silence dans les rangs !"
Etc.
De temps à autre, il faudrait te préoccuper un peu de pédagogie et de l'école.

Écrit par : guy morel | 07 novembre 2009

"JPB, quelqu'un a trouvé, le concours est clos."

Ecrit par : catmano | 07 novembre 2009

Qui ça ???
Mihailovich, pour la "batucada", je parlais surtout d'une pratique à l'école primaire... Quoique, je vous assure, on puisse vraiment faire une musique intéressante sur le plan rythmique! En tous cas, c'est une bonne initiation à la musique en groupe, et à jouer en tempo !!

@ Lucile: c'est quoi, un "rythme de blues" ??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 07 novembre 2009

"JPB, quelqu'un a trouvé, le concours est clos."

Ecrit par : catmano | 07 novembre 2009

Qui ça ???

Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 07 novembre 2009

Deuxième grand jeu-concours du week end : qui a trouvé ???
Cadeau : une carte de vœux au jour de l'an !

Je vous le rejoue une fois avec une nouvelle notation:

Taa tataa tatatatatataaa taa tataa tatatatatataaa tataaa tatatataa tataaa tatatataa tataaa

Écrit par : catmano | 07 novembre 2009

Taa tataa tatatatatataaa taa tataa tatatatatataaa tataaa tatatataa tataaa tatatataa tataaa

Ecrit par : catmano | 07 novembre 2009
http://www.youtube.com/watch?v=tWTJcUj1n98&feature=related

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Pas très cohérente, rythmiquement, votre écriture, Catmano !
;-)

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 07 novembre 2009

Eh bien, moi, j'en ai fait, de la gym à l'école, j'ai grimpé à la corde à noeuds, couru, sauté, (et grimpé aux arbres et fait de la luge et du vélo en dehors de l'école). Pas de piscine, mais des rivières et des étangs. Et du chant avec la radio scolaire et des disques, et des herbiers, des leçons de choses; j'ai appris à peser juste avec une balance fausse. Je revois les balances Roberval, et les boîtes où étaient rangés les poids cylindriques en laiton; je me souviens confusément d'une séance dans le noir, avec une mappemonde et une lampe, où on nous expliquait le déroulement des saisons, le solstice et l'équinoxe.
J'ai appris à résoudre des pbs de partages inégaux par l'arithmétique et grâce à des graphiques, idem pour les problèmes de cyclistes et de trains, partant de A pour aller à B, victimes de pannes, de crevaisons, etc. Par le calcul et par un graphique sur papier millimétré. J'ai fait des figures géométriques au compas, à la règle, au rapporteur, j'ai mesuré la cour avec une chaîne d'arpenteur, et appris les multiples et sous-multiples du mètre, du kilo, du litre, chose que mes élèves de 1èreS ne maîtrisaient pas tous correctement bien des années plus tard!
J'ai dessiné la France et ses régions sur un cahier de cartographie, où elles étaient stylisées dans des cadres géométriques.
Et de la couture, du tricot (commencé à la maternelle, après le tricotin)

J'ai lu Amadou le bouquillon, les farauds de la mardondon, Emile et les détectives, Quatre du cours moyen, et Le juif errant, Dumas, Hugo (pas la bataille de Waterloo, !)et j'attendais avec impatience l'arrivée du bibliobus et de ses caisses bourrées de livres. Les paysans du village venaient aussi en emprunter.
C'était ma bordélique contribution à la nostalgie ambiante.

Écrit par : retraitée | 07 novembre 2009

J'ai oublié les expériences de vases communicants! (et pas leur mère)

Écrit par : retraitée | 07 novembre 2009

Au Clair de la lune?

Écrit par : retraitée | 07 novembre 2009

Dites donc, les gars, vous êtes des rapides !
Ecrit par : Robin | 07 novembre 2009
Chui pas un gars !

Ecrit par : nicolas | 07 novembre 2009

Recevez, chère amie, mes plus plates excuses. On m'a fait le coup récemment sur ce blog et ça n'est pas agréable. Ceci dit, vous avez beau être une dame, vous êtes drôlement rapide quand même ;O))

Écrit par : Robin | 07 novembre 2009

"Et de la couture, du tricot (commencé à la maternelle, après le tricotin*)"

Ecrit par : retraitée | 07 novembre 2009

Et vous, drôlement précoce !!! ;-)

* (Voir "San Antonio").

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 07 novembre 2009

Pas très cohérente, rythmiquement, votre écriture, Catmano !
;-)

Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 07 novembre 2009

Ces raisins sont trop verts et bons pour des goujats ?

Et pourquoi que Dobolino elle a trouvé, alors ?

Écrit par : catmano | 07 novembre 2009

Je crois que vous êtes fort nombreux dans ce cas, parmi les anciens de l'enseignement catho traditionnel.
Ecrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Je suis persuadée que de ce point de vue, cet enseignement était infiniment moins endoctrinant que celui que l'on inflige maintenant dans l'enseignement public !

Ecrit par : nicolas | 07 novembre 2009
Certainement et ce n'est pas exactement ce que je sous-entendais.
Ceux que je connais ont, me semble-t-il, plus été incommodés par une rigidité excessive que par un quelconque endoctrinement religieux.

Mais vous saurez mieux dire que moi.

Ecrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Attention, vous êtes en train de tendre une perche à merlemoqueur ! Mais vous avez raison, ça ne rigolait pas avec la discipline et le savoir (le français, le latin et le grec...), mais nous avions des défenses et une solidarité indéfectible entre nous.

Il y avait quelque chose d'intense et de merveilleusement poétique dans ce climat, que l'on ne peut guère comprendre aujourd'hui qu'en lisant "Les Garçons" de Montherlant.

Écrit par : Robin | 07 novembre 2009

Et de la couture, du tricot (commencé à la maternelle, après le tricotin)

C'était ma bordélique contribution à la nostalgie ambiante.

Ecrit par : retraitée | 07 novembre 2009 .

Et le canevas que l'on commençais à la rentrée après que nos mamans aient trouvé 10 minutes pour le border d'un ruban rouge?

Écrit par : Maminou | 07 novembre 2009

on commençait, bien sûr!

Écrit par : Maminou | 07 novembre 2009

Bonsoir,

je suis professeur de Lettres depuis trois ans à Nice.
Au tout début de mon année de stage, j'ai assisté à un entretien que vous donniez à la fnac de Nice. J'ai acheté votre livre "La fabrique du crétin", trouvant immédiatement dans vos réflexions et prises de position un soutien, une apaisante lucidité, en cette année où j'étais confronté à tant d'affolantes aberrations .
Depuis, j'enseigne toujours et ne cesse de déplorer la situation dans laquelle semble dramatiquement s'enliser notre école.
Je me permets de vous adresser avec ce message le lien pour un site internet qu'un ami professeur d'histoire-géographie et moi-même avons créé, et dans lequel nous défendons notre vision de l'école, et faisons certaines propositions. Très cordialement,
Marc Pechdo
www.nouvelle-ecole.eu

Écrit par : Marc Pechdo | 07 novembre 2009

Eh bien, moi, j'en ai fait, de la gym à l'école, j'ai grimpé à la corde à noeuds, couru, sauté, (et grimpé aux arbres et fait de la luge et du vélo en dehors de l'école). Pas de piscine, mais des rivières et des étangs. Et du chant avec la radio scolaire et des disques, et des herbiers, des leçons de choses; j'ai appris à peser juste avec une balance fausse. Je revois les balances Roberval, et les boîtes où étaient rangés les poids cylindriques en laiton; je me souviens confusément d'une séance dans le noir, avec une mappemonde et une lampe, où on nous expliquait le déroulement des saisons, le solstice et l'équinoxe.
J'ai appris à résoudre des pbs de partages inégaux par l'arithmétique et grâce à des graphiques, idem pour les problèmes de cyclistes et de trains, partant de A pour aller à B, victimes de pannes, de crevaisons, etc. Par le calcul et par un graphique sur papier millimétré. J'ai fait des figures géométriques au compas, à la règle, au rapporteur, j'ai mesuré la cour avec une chaîne d'arpenteur, et appris les multiples et sous-multiples du mètre, du kilo, du litre, chose que mes élèves de 1èreS ne maîtrisaient pas tous correctement bien des années plus tard!
J'ai dessiné la France et ses régions sur un cahier de cartographie, où elles étaient stylisées dans des cadres géométriques.
Et de la couture, du tricot (commencé à la maternelle, après le tricotin)

J'ai lu Amadou le bouquillon, les farauds de la mardondon, Emile et les détectives, Quatre du cours moyen, et Le juif errant, Dumas, Hugo (pas la bataille de Waterloo, !)et j'attendais avec impatience l'arrivée du bibliobus et de ses caisses bourrées de livres. Les paysans du village venaient aussi en emprunter.
C'était ma bordélique contribution à la nostalgie ambiante.

Ecrit par : retraitée | 07 novembre 2009
Ah ! Quand même ! Enfin quelqu'un qui est allé à la communale en béton, la même que la mienne ! On se sent moins seule.
Les autres étaient probablement tous chez les curés à apprendre par cœur le martyr de Sainte Blandine entre deux oraisons ?

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Ecrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Ecole communale de Châtenay-Malabry, pour moi...
C'était la même que celle de retraîtée et la même que la vôtre...

Écrit par : Maminou | 07 novembre 2009

"Ces raisins sont trop verts et bons pour des goujats ?

Et pourquoi que Dobolino elle a trouvé, alors ?"

Ecrit par : catmano | 07 novembre 2009

Je dois être trop musicien... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 07 novembre 2009

Mais où avez-vous été pécher, mon cher moqueur, que l'on ne pouvait pas être catholique et aimer bien boire, bien manger et bien faire l'amour... Et lire à l'occasion le marquis de Sade dont l'oeuvre est incompréhensible en dehors de la foi catholique.

Ecrit par : Robin | 07 novembre 2009

Le christianisme a donné du poison à boire à Eros. Il n'en est pas mort, mais il a dégénéré en vice. ( F. Nietzsche )

Écrit par : Thierry Venot | 07 novembre 2009

Vaut mieux continuer à boire du lait UHT ! Ça, au moins, on sait que c'est surcontrolé et pas bourré de cochonneries indéterminées. (dobolino)

Alimentation de qualité, bonne croissance assurée.

http://www.youtube.com/watch?v=vNDvyMr3UrE

Écrit par : thierry venot | 07 novembre 2009

http://www.libelyon.fr/info/2009/11/r%C3%A9gionales-les-verts-choisissent-philippe-meirieu-comme-t%C3%AAte-de-liste-en-rh%C3%B4nealpes-.html

Ecrit par : Pendariès | 07 novembre 2009

C'est génial ! Il n'aura plus le temps d'écrire son pavé annuel qui intoxique grave les pauvres petits PE décérébrés.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 novembre 2009

Le christianisme a donné du poison à boire à Eros. Il n'en est pas mort, mais il a dégénéré en vice. ( F. Nietzsche )

Ecrit par : Thierry Venot | 07 novembre 2009

Je connaissais cette aphorisme de Nietzsche. Mais n'oubliez pas que Nietzsche était fils de pasteur.

Quand il évoque le christianisme, il pense en fait au protestantisme, et, me semble-t-il, davantage du calvinisme qu'au luthéranisme.

Quant aux Anciens, ils étaient tout ce que l'on veut, sauf "joyeux". Ils ne donnaient pas du poison à boire à "éros", mais, sauf en certaine circonstances où ils se "déchaînaient" rituellement, ils le tenaient soigneusement en laisse.

Ce que je voulais dire à propos de Sade, et c'est vrai aussi de Jean Genêt ou de Georges Bataille, c'est que leurs œuvres relèvent de la profanation.

Mais, comme nous l'avait expliqué un professeur d'Histoire communiste (et rationaliste) au lycée (public), la profanation suppose que l'on croit au caractère sacré de ce que l'on profane, sinon, elle n'a aucun sens.

Le diable n'est pas "athée".

Écrit par : Robin | 07 novembre 2009

J'ai dessiné la France et ses régions sur un cahier de cartographie, où elles étaient stylisées dans des cadres géométriques.
Et de la couture, du tricot (commencé à la maternelle, après le tricotin)

J'ai lu Amadou le bouquillon, les farauds de la mardondon, Emile et les détectives, Quatre du cours moyen, et Le juif errant, Dumas, Hugo (pas la bataille de Waterloo, !)et j'attendais avec impatience l'arrivée du bibliobus et de ses caisses bourrées de livres. Les paysans du village venaient aussi en emprunter.
C'était ma bordélique contribution à la nostalgie ambiante.

Ecrit par : retraitée | 07 novembre 2009
Ah ! Quand même ! Enfin quelqu'un qui est allé à la communale en béton, la même que la mienne ! On se sent moins seule.
Les autres étaient probablement tous chez les curés à apprendre par cœur le martyr de Sainte Blandine entre deux oraisons ?
Ecrit par : dobolino | 07 novembre 2009

On est quand même quelques-uns à ne pas donner dans la version Prost, non ?

Écrit par : guy morel | 07 novembre 2009

Ce que je voulais dire à propos de Sade, et c'est vrai aussi de Jean Genêt ou de Georges Bataille, c'est que leurs œuvres relèvent de la profanation. Mais, comme nous l'avait expliqué un professeur d'Histoire communiste (et rationaliste) au lycée (public), la profanation suppose que l'on croit au caractère sacré de ce que l'on profane, sinon, elle n'a aucun sens.Le diable n'est pas "athée". (Robin)

Tout à fait d'accord avec toi. C'est bien ce que j'avais compris en lisant ton commentaire :
" le marquis de Sade dont l'oeuvre est incompréhensible en dehors de la foi catholique".
Quant à l'aphorisme de Nietzsche, c'était uniquement pour faire avancer le schmilblick.

Écrit par : thierry venot | 07 novembre 2009

J'ai la solution pour la cuisson du boudin !!!

J'ai demandé à ma copine cuisinière professionnelle.
Alors, en fait, depuis quelques années, on ne trouve plus de "vrai" boudin ailleurs que chez les charcutiers haut de gamme et les petits producteurs fermiers qui ne peuvent guère le vendre. Ce boudin traditionnel était emballé dans du boyau de porc et maintenant, c'est à 99 % du faux boyau , d'où les difficultés de cuisson.
Pour faire cuire le boudin lambda, il faut le placer dans une casserole d'eau frémissante (surtout pas de gros bouillons, juste frémissante) pendant 15 minutes environ.
Je viens d'essayer et ça marche ! Il n'éclate pas. Il est tout beau tout joli et on rajoute les pommes cuites après.


Et, Robin, évidemment que le Diable n'est pas athée! C'est impossible pour lui ! C'est du suicide !

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2009

On est quand même quelques-uns à ne pas donner dans la version Prost, non ?

Ecrit par : guy morel | 07 novembre 2009
C'est qui, Prost ?

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Antoine ou Alain ??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 07 novembre 2009

"Le diable n'est pas "athée"."

Ecrit par : Robin | 07 novembre 2009

Même s'il n'y va, assez souvent, pas avec le dos de la cuiller ! (athée).

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 07 novembre 2009

On est quand même quelques-uns à ne pas donner dans la version Prost, non ?

Ecrit par : guy morel | 07 novembre 2009
C'est qui, Prost ?

Ecrit par : dobolino | 07 novembre 2009

http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Prost

Écrit par : catmano | 07 novembre 2009

Ah ! Quand même ! Enfin quelqu'un qui est allé à la communale en béton, la même que la mienne ! On se sent moins seule.
Les autres étaient probablement tous chez les curés à apprendre par cœur le martyr de Sainte Blandine entre deux oraisons ?
Ecrit par : dobolino | 07 novembre 2009

On est quand même quelques-uns à ne pas donner dans la version Prost, non ?

Ecrit par : guy morel | 07 novembre 2009

Eh bien oui et non, j'ai eu une scolarité assez bigarrée en
fait : maternelle dans le privé catho. à Vaucresson, puis le public à l'école Pasteur de La Celle St Cloud, puis le privé catho. (aux Etats-Unis pendant deux ans et demi au collège saint-Thomas More, Arlington, Virginia, puis à nouveau le public (école Pasteur à La Celle St. Cloud), puis les eudistes à Versailles (saint Jean de Béthune) de la 6ème à la 4ème et enfin le public, jusqu'en Khâgne (Lycée de saint Cloud jusqu'en Première et terminale au lycée Corneille (La Celle St. Cloud), puis hypokhâgne au lycée La Bruyère à Versailles et l'internat du lycée Hoche (avec des vétos et des agros) et Khâgne à Henri IV, Paris).

Je n'ai jamais été renvoyé , sauf du lycée de saint Cloud après 68 (enfin je n'ai pas été vraiment renvoyé, mais on m'a fait comprendre que ça serait mieux, si... étant donné que j'avais mis le lycée en grève avec mon copain Stephen et que le censeur était au quatrième dessous parce qu'il pensait qu'on avait des armes à feu ! (authentique).

J'ai donc connu les deux "mythologies" : le martyre de Bara et celui de sainte Blandine, sans oublier la mythologie américaine qui n'est pas mal non plus.

Écrit par : Robin | 07 novembre 2009

Antoine ou Alain ??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 07 novembre 2009
Non mais quand même ! Alain, je connais ! Y'a des limites à mon ignorance !

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2009

On est quand même quelques-uns à ne pas donner dans la version Prost, non ?

Ecrit par : guy morel | 07 novembre 2009
C'est qui, Prost ?

Ecrit par : dobolino | 07 novembre 2009

http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Prost

Ecrit par : catmano | 07 novembre 2009
Voilà qui m'avance bougrement ! Y'a rien sur ce mec dans ton lien. Il a écrit plein de bouquins mais je ne vois pas le rapport avec Sainte Blandine ni même avec Jeanne d'Arc, à part le fait qu'il crèche à Orléans !

Écrit par : dobolino | 07 novembre 2009

"Le diable n'est pas "athée"."

Ecrit par : Robin | 07 novembre 2009

Même s'il n'y va, assez souvent, pas avec le dos de la cuiller ! (athée).

Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 07 novembre 2009

"On ne dîne pas avec le diable, même avec une longue cuillère athée."

Écrit par : Robin | 08 novembre 2009

Pour faire cuire le boudin lambda, il faut le placer dans une casserole d'eau frémissante (surtout pas de gros bouillons, juste frémissante) pendant 15 minutes environ. dobolino

Vous voyez, toute pas cuisinière que je suis, j'ai subodoré la solution depuis longtemps déjà...

Écrit par : nicolas | 08 novembre 2009

et de trains, partant de A pour aller à B, victimes de pannes, de crevaisons, etc. dobolino

Ah c'est sûr que si les trains de l'époque étaient équipés des pneus Michelin vus par Jeremy...

Écrit par : nicolas | 08 novembre 2009

Moi ? Qu'est-ce que n'ai à voir là-dedans ???

Je n'ai aucun lien quelconque avec les pneus Michelin !

Je ne vois pas de quoi vous voulez parler, M. le commissaire !

Écrit par : Jeremy | 08 novembre 2009

Pour rire un peu :

"Je suis totalement dépendant de ma famille, ce qui, à bientôt 63 ans, n'est pas très valorisant. J'habite toujours chez ma mère" a déclaré Jean-Christophe Mitterand.

Les jeunes rentrent vraiment de plus en plus tard sur le marché du travail !

Écrit par : Jeremy | 08 novembre 2009

Je salue Marc Pechdo, qui semble avoir de l'Ecole une vision humaniste et ambitieuse que nous sommes quelques-uns à partager, ici.
JPB
PS. Je connais un peu Sade, sur lequel j'ai écrit un livre. ET le moyen de penser l'athéisme en dehors de l'Eglise, au XVIIIème siècle ? Vous n'allez quand même pas lui reprocher de ne pas avoir écrit que Dieu était mort ? Un siècle, dans l'histoire des idées, c'est considérable.
Par exemple, regardez où nous en sommes, 130 ans après Nietzsche… :-((

Écrit par : brighelli | 08 novembre 2009

Une belle photo où l'on voit le meiriol dans une de ses atitudes favorites, les deux bars en avant

http://www.leprogres.fr/fr/article/2167328/Philippe-Meirieu-conduira-la-liste-d-Europe-Ecologie-en-Rhone-Alpes.html

Deux questions :

Qui tire les ficelles ?

La photo signifie-t-elle que meirieu est un guignol ou cherche-t-elle à accréditer l'idée fausse que c'est un professionnel de l'enseignement primaire ?

PS : voyez les commentaires qui accompagnent l'articulet de libelyon.

Écrit par : dugong | 08 novembre 2009

« Ouais...ouais...mes élèves n'avaient que 13 ans ! »
Marilyse | 07 novembre 2009
« J'étais à peine plus jeune que mes élèves. »
Marilyse | 07 novembre 2009

Sacrément précoce, Marilyse ;-)

Écrit par : Tailleboudin | 08 novembre 2009

les deux bras... (meiriol est une anguille mais quand même !)

attitudes...

Écrit par : dugong | 08 novembre 2009

"""3) Restent quand même en suspens la question du racisme de Hergé sur le quel vous ne répondes pas et cette histoire de Durkheim écrivant l’article Intuition du dictionnaire pédagogique [ DP, 2eme ed !!!!!] sur laquelle vous ne dites rien non plus."" (MDelord)

Sur le racisme de TINTIN, par RG interposé, c'est une diffamation tellement absurde qu'elle mérite de figurer dans le Guiness Book of records.
ET Durkheim, DP, etc, : discussion sur le sexe des anges. Je me suis expliquée en long et en large, il y a plusieurs semaines sur cette méprise triviale montée en épingle par le ci-devant Prince de l'esprit tordu, votre" ami" Morel. Deux pages de ma thèse sur le sujet que je vous copierai à l'occasion remettront les pendules à l'heure; et je vous ferai un topo rapide au tel dès que j'aurai une minute, mais mon séjour parisien est tellement rempli que j'ai du mal à appeler dans la journée à une heure décente.

Là il est près de 6h du matin et j'écris pendant que j'attends un appel de ma fille qui a ....la grippe (eh oui) et tiens, je vais raconter une chose impensable en France. Elle n'a plus le droit de dormir dans sa chambre, et comme ses parents sont "overseas" pour encore une dizaine de jours, elle ne peut pas non plus rentrer chez elle, alors son université l'a mise en quarantaine dans une superbe chambre d' un ex-hôtel Marriott transformé en résidence étudiante. Comme elle n'a pas le droit d'en sortir, elle fait appel au "room service". On lui monte donc ses repas, boissons, médicaments etc. E lle doit rester là tant que la fièvre persiste. normalement 4/5 jours, et n' aura le droit de réintégrer son "dorm" que quand elle aura passé 24 heures sans avoir eu de température.



toujours @MDelord qui conclut:
4) Et surtout vous pourriez me remercier de faire de la pub pour le prix Wikilibéral qu’ a eu le capitaine Nemo. Non ?
Ah, Ce n’est pas vous qui signalerait un bon bouquin d’un marxiste bon teint.
MD
Ecrit par : MDelord | 06 novembre 2009

Pourquoi le ferais-je dans les deux cas? Je devrais vous féliciter parce que vous ne faites pas preuve, comme tant d'autres, de ce sectarisme et de cet aveuglement idéologique qui imposent de diaboliser systématiquement un ouvrage qui défend un courant de pensée majoritaire dans le reste du monde, mais ostracisé et stigmatisé en France ?
Ensuite, j'écrirais "pas vous qui signaleriez", non?
Et enfin, vous avez raison sur le tout dernier point, car il me serait effectivement impossible de recommander ce qui n'existe pas: un "bon bouquin marxiste". C'est juste une contradiction dans les termes et/ou un voeu pieux.

Et puisque je joue les orthoprofs :

"Je préfère les Philippe Patek. Les Rolex, c'est pour les porcs.
Ecrit par : dobolino | 06 novembre 2009"
Je préfère la formule consacrée: margaritas ante porcos.
Je préfère aussi la précision et l'élégance de ma Patek Philippe.
______________________________
J'ai assisté jeudi soir à une réunion d'information syndicale de la CGT pour préparer le CA de l'établissement, ça ne parlait que de postes de collègues, qui ont dû quitter le lycée, à "sauver" et faire revenir, d'heures sup à refuser: rien sur la façon d'endiguer l'irrespect, l'absentéisme, le je-m'en-foutisme.
Les luttes enseignantes sont un épiphénomène. Mais merci d'avoir lutter pour que ma vie professionnelle et celle de tant d'autres ne deviennent pas un enfer, une impasse, ou si peu.
Ecrit par : Pendariès | 07 novembre 2009

lutté, non?

Caustique, grinçant? quand on connaît votre parcours du combattant et comment vos syndicats furent aux abonnés absents, trop occupés comme d'hab' à établir leur calendrier des grèves et leurs cahiers de doléances, sans doute.

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La culture générale, ce n'est pas ce qui reste après que l'on ait tout oublié
Ecrit par : Robin | 07 novembre 2009
(je ne fais que répéter Hanna Arendt) :
Ecrit par : Robin | 07 novembre 2009
.....j'y ai rencontré Maurice Shumann à l'occasion d'une exposition sur l'ancien ministre Edmond Michelet .
.....Mais où avez-vous été pécher.
.....(l'eusse-tu cru ?),
Ecrit par : Robin | 07 novembre 2009

Eh bien, moi j'ai oublié le nom de toutes mes maîtresses du primaire mais pas
1°qu'elles m'ont appris, et pour la vie, qu'après que exigeait l'indicatif.
2° qu'Arendt avait pour prénom HannaH et c'est pourquoi cette amputation récurrente doit révéler quelque blocage inconscient.
3° et puisqu'il semble admis de raconter des souvenirs personnels, je ne peux pas non plus laisser amputer Schumann de son c. Il avait offert à mon père d'être son Dircab mais ne resta pas assez longtemps place Vendôme pour concrétiser la chose. Son sucesseur, Badinter, le chevalier servant de Cristina-camée von Opel, trouva trop répressif un pénaliste, pourfendeur des fraudeurs du fisc, et se choisit un collaborateur moins encombrant.

4° Toujours selon mon père, Edmond Michelet fut de loin le meilleur Garde de sa longue carrière, car outre ses qualités humaines, il n'était pas juriste. Quelques personnes se souviennent encore qu'il était le père de Claude, l'auteur des Palombes ne passeront plus, mais qui, à part sa famille et ses amis, sait qu'il a envoyé son gendre, Bernard Patier, au casse-pipe? Patier était magistat lui aussi, et Michelet l'envoya assister mon père pour contrôler le déroulement d'un scrutin en Algérie en 1961. Il resta estropié à vie, après un attentat orchestré par un Général qui passa pour cela en Conseil de guerre. Les deux magistrats avaient pris place dans un avion qui devait s'écraser derrière les lignes du FLN car ils avaient "contrôlé" d'un peu trop près certaines pressions... musclées et envoyé à Paris des rapports circonstanciés accablants. Une grenade fut d'abord lancée un soir dans la chambre de mon père mais il avait gardé de sa vie antérieure de maquisard un sixième sens qui lui fit repérer une ombre suspecte et il plongea dans l'escalier pour éviter l'explosion de l'engin. La seconde tentative fut la bonne. Le pilote mourut, Patier fut extirpé de la carcasse de l'avion mais ne put jamais remarcher ayant eu le bassin fracturé, et mon père, éjecté sous l'impact, survécut à sa gorge tranchée et à de multiples fractures; le général assassin eut 30 jours d'arrêts de rigueur....
Voici ce que m'évoque le nom de Michelet, au demeurant un saint laïque et un serviteur de l'Etat d'une trempe qui n'a plus cours.

5° j'ai aussi appris de mes institutrices que le passé composé du verbe aller se construisait avec l'auxiliaire être et qu'il fallait écrire je suis allé et non j'ai été. Pour le reste, l 'accent sur le e du verbe pêcher qui en change le sens, fut-ce un lapsus ou une faute d'orthographe?
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Chère Catmano,
Personne ne lit bien ! Il y a certes des gens qui ont des difficultés d'apprentissage des réflexes élémentaires de la lecture mais croire que l'on sait tout lire est une illusion, même un fort et grand lecteur comme Brighelli je me fais fort de le piéger en lui faisant lire un texte qu'il ne comprendra pas ...
Ecrit par : iPidiblue et les degrés de lecture | 07 novembre 2009

DEGRÉ de lecture? curieux cette confusion entre savoir lire et avoir le "background knowledge" pour lire utilement, donc rendre intelligible, un texte donné, et c'est justement cette distinction qui a disparu et fait la trame des deux derniers bouquins d' ED Hirsch que j'évoquais, il y a peu.

Le pédagogisme a confondu lui savoir et information et c'est sans doute aussi comme cela qu'on en est venu à privilégier ce que l'on nomme la compétence, ou technique de pianoter sur un clavier les mots google ou wikipedia.
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85% ! Un score Allemand de l'Est !
JPB
Ecrit par : brighelli | 07 novembre 2009
moi j'aurais mis une minuscule malgré l'énormité du score...
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De temps à autre, il faudrait te préoccuper un peu de pédagogie et de l'école.
Ecrit guy morel | 07 novembre 2009, à JPB

ah tiens, parce que selon vous not' bon maître enfile des perles?
il semble que son palmarès soit nettement plus étoffé que le vôtre. Est-ce ce qui vous rend si hargneux?

Et c'est quand même un peu fort de café cette mauvaise foi, cette invective et ce persiflage permanents. Vous n'avez pas de courbatures à la mâchoire à force de tordre la bouche pour en faire un fusil à tirer dans les coins?

Écrit par : Cadichon | 08 novembre 2009

Moi ? Qu'est-ce que n'ai à voir là-dedans ???
Je n'ai aucun lien quelconque avec les pneus Michelin !
Je ne vois pas de quoi vous voulez parler, M. le commissaire !
Ecrit par : Jeremy | 08 novembre 2009

Mon cher Jeremychelin, je suis navrée de cette confusion. J'étais persuadée que vous aviez osé plus haut (j'ai cherché mais je ne l'ai pas retrouvé) une transposition de l'EN à une usine fabriquant des pneus crevés avec obligation pour les ouvriers de faire des heures sup non payées pour fabriquer des rustines...
Et comme je suis gratifiée du doux nom de commissaire et que mon enquête n'a rien donné, je vais passer à l'encouragement de la dénonciation puis à la délation !
Que celui ou celle qui a commis ce texte se manifeste ! :-))

Écrit par : nicolas | 08 novembre 2009

85% ! Un score Allemand de l'Est ! Ecrit par : brighelli | 07 novembre 2009

Qui a dit que le pédagogisme était une idéologie totalitaire ?

Écrit par : nicolas | 08 novembre 2009

Mihailovich, pour la "batucada", je parlais surtout d'une pratique à l'école primaire... Quoique, je vous assure, on puisse vraiment faire une musique intéressante sur le plan rythmique! En tous cas, c'est une bonne initiation à la musique en groupe, et à jouer en tempo !!

Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 07 novembre 2009

Oui, Christophe, c'est effectivement tout à fait approprié pour le primaire... mais bien moins pour le collège, à mon sens.
Idem pour le chant, même avec le répertoire approprié. Jusqu'à la 6e, disons, ça marche très bien, mais faire chanter de force des adolescents en train de muer a un petit côté sadique (et vu ce qu'on leur fait chanter la plupart du temps, ça en devient "sado-comique", si je puis m'exprimer ainsi...) ;-)

Écrit par : mihailovich | 08 novembre 2009

Voilà qui m'avance bougrement ! Y'a rien sur ce mec dans ton lien. Il a écrit plein de bouquins mais je ne vois pas le rapport avec Sainte Blandine ni même avec Jeanne d'Arc, à part le fait qu'il crèche à Orléans !

Ecrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Tu quoque ! Cette phrase ne t'a pas suffi à situer le monsieur ?

"Spécialiste des questions d'éducation, il collabore à plusieurs reprises à la définition des politiques d'éducation depuis 1964."

Tu es excusée parce qu'il était tard et que tu es la seule à comprendre ma notation musicale sur blog ...

Écrit par : catmano | 08 novembre 2009

La pédagogie du non-savoir, un vieux débat si moderne !

Trouvé dans "Et c'est ainsi qu'Allah est grand" d'Alexandre Vialatte "

On récitait "rosa, la rose" . Aujourd'hui, la rentrée a eu lieu depuis longtemps.les élèves de sixième ont déjà commencé à NE PAS apprendre le latin.

Des spécialistes nous assurent qu'ils en auront la tête mieux faite. Les connaissances barbouillent l'esprit, retardent le jugement et fatiguent la mémoire. On ne saurait commencer trop jeune à ignorer.
Alexandre Vialatte.

Non, non rien n'a changé, tout tout a continué, chantaient les Poppys dans les années 70, et aujourd'hui quel belle chorale nous ferions, la chorale de Bonnet d'âne, il suffirait d'ajouter "en pire" après continué!

Etonnant non, aurait ajouté Pierre Desproges, ce grand admirateur de Vialatte!

Écrit par : merlemocoeur | 08 novembre 2009

Quelle belle chorale, bien sûr!

Écrit par : merlemocoeur | 08 novembre 2009

"quel belle chorale nous ferions, la chorale de Bonnet d'âne"
Ecrit par : merlemocoeur | 08 novembre 2009

Oui, quelle belle chorale ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 08 novembre 2009

J'ai la solution pour la cuisson du boudin !!!

J'ai demandé à ma copine cuisinière professionnelle.
Alors, en fait, depuis quelques années, on ne trouve plus de "vrai" boudin ailleurs que chez les charcutiers haut de gamme et les petits producteurs fermiers qui ne peuvent guère le vendre. Ce boudin traditionnel était emballé dans du boyau de porc et maintenant, c'est à 99 % du faux boyau , d'où les difficultés de cuisson.
Pour faire cuire le boudin lambda, il faut le placer dans une casserole d'eau frémissante (surtout pas de gros bouillons, juste frémissante) pendant 15 minutes environ.
Je viens d'essayer et ça marche ! Il n'éclate pas. Il est tout beau tout joli et on rajoute les pommes cuites après.


Et, Robin, évidemment que le Diable n'est pas athée! C'est impossible pour lui ! C'est du suicide !

Ecrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Alors là chapeau ! Encore un argument en faveur de la pédagogie explicite. Ça fait des années que je me demande pourquoi on n'arrive plus à faire cuire le boudin du supermarché sans qu'il se transforme en purée et j'ai enfin la réponse (et la technique). Si le mal est largement fondé sur l'ignorance, le diable a trouvé une adversaire à sa taille ! ;-))

Écrit par : Robin | 08 novembre 2009

4° Toujours selon mon père, Edmond Michelet fut de loin le meilleur Garde de sa longue carrière, car outre ses qualités humaines, il n'était pas juriste. Quelques personnes se souviennent encore qu'il était le père de Claude, l'auteur des Palombes ne passeront plus, mais qui, à part sa famille et ses amis, sait qu'il a envoyé son gendre, Bernard Patier, au casse-pipe? Patier était magistat lui aussi, et Michelet l'envoya assister mon père pour contrôler le déroulement d'un scrutin en Algérie en 1961.

Oui je savais qu'Edmond Michelet était le père de Claude Michelet, l'écrivain, mais j'ignorais qu'il avait "envoyé son gendre au casse-pipe".

Cette formulation pourrait laisser entendre qu'il l'a fait volontairement, ce qui me paraît peu compatible avec ce que l'on sait par ailleurs d'Edmond Michelet.

Écrit par : Robin | 08 novembre 2009

A propos de la célèbre phrase de Nietzsche "Dieu est mort".

Je ne puis que renvoyer à la conférence de clôture de René Girard du colloque de Cerisy prononcée le 18 juin 1983 : "Le meurtre fondateur dans la pensée de Nietzsche". L'ensemble des interventions a été publié sous le titre de : Colloque de Cerisy, "Violence et vérité, autour de René Girard sous la direction de Paul Dumouchel est a été édité chez Grasset.

Écrit par : Robin | 08 novembre 2009

sous la direction de Paul Dumouchel est a été édité chez Grasset. Ecrit par : Robin | 08 novembre 2009
Pour prouver qu'il n'est pas à l'ouest ?

Écrit par : nicolas | 08 novembre 2009

sous la direction de Paul Dumouchel est a été édité chez Grasset. Ecrit par : Robin | 08 novembre 2009
Pour prouver qu'il n'est pas à l'ouest ?

Ecrit par : nicolas | 08 novembre 2009

;-)) Vous ne perdez pas le nord !

(j'ai beau me relire, j'en laisse toujours et en général les plus grosses).

Écrit par : Robin | 08 novembre 2009

Non, non rien n'a changé, tout tout a continué, chantaient les Poppys dans les années 70, et aujourd'hui quel belle chorale nous ferions, la chorale de Bonnet d'âne, il suffirait d'ajouter "en pire" après continué!

Etonnant non, aurait ajouté Pierre Desproges, ce grand admirateur de Vialatte!

Ecrit par : merlemocoeur | 08 novembre 2009

On chanterait des "Christmas carols". Vous feriez l'âne merlemocoeur et moi le "ravi de la
crèche" ;-))

Écrit par : Robin | 08 novembre 2009

(j'ai beau me relire, j'en laisse toujours et en général les plus grosses). Ecrit par : Robin | 08 novembre 2009

Tout le monde en laisse, allez...

Écrit par : nicolas | 08 novembre 2009

Ceci est un appel au brainstorming : si vous deviez PEINDRE la mélancolie, comment la peindriez-vous ? Et si vous deviez la photographier, quels sujets choisiriez-vous ? Merci.

Écrit par : nicolas | 08 novembre 2009

Pour faire cuire le boudin lambda, il faut le placer dans une casserole d'eau frémissante (surtout pas de gros bouillons, juste frémissante) pendant 15 minutes environ.
Je viens d'essayer et ça marche ! Il n'éclate pas. Il est tout beau tout joli et on rajoute les pommes cuites après.


Oui, mais moi, je trouve du boudin à l'ancienne, dans du vrai boyau, au marché! Et la peau grillée, c'est nettement meilleur que le boyau artificiel poché.

Christophe, en GS de maternelle, on commençait le tricot, avec de grosses aiguilles et de la grosse laine, et le point mousse. je ne vous ds pas les horreurs du début, les trous, les mailles lâchées! Il faut un début à tout!

Maminou, la marquette, je l'avais oubliée. Et les coutures rabattues, les boutonnières passe-poilées, les reprises!
Au lycée (6e à terminale) j'ai même appris à faire du stoppage. Dommage que j'aie oublié!

Et mon école primaire, c'était à la campagne, dans les Vosges, 5 classes, maternelle, CP, CE1/2, CM1/2, Fin d'études / supérieur. Les gamins faisaient jusqu'à 5 km à pied pour venir en classe, par tous les temps, et il faisait noir en hiver sur les chemins forestiers. A midi, ils réchauffaient leur "pot de camp" sur le poële de la classe. Il y avait de l'étude jusque tard le soir pour ceux qui voulaient, mon père travaillant dans sa classe, les élèves pouvaient rester.

Écrit par : retraitée | 08 novembre 2009

Voilà qui m'avance bougrement ! Y'a rien sur ce mec dans ton lien. Il a écrit plein de bouquins mais je ne vois pas le rapport avec Sainte Blandine ni même avec Jeanne d'Arc, à part le fait qu'il crèche à Orléans !

Ecrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Tu quoque ! Cette phrase ne t'a pas suffi à situer le monsieur ?

"Spécialiste des questions d'éducation, il collabore à plusieurs reprises à la définition des politiques d'éducation depuis 1964."

Tu es excusée parce qu'il était tard et que tu es la seule à comprendre ma notation musicale sur blog ...

Ecrit par : catmano | 08 novembre 2009

Pour en savoir plus, voici quelques extraits des écrits de ce monsieur :

"Démocratisation n’appartient pas au vocabulaire des fondateurs de l’école républicaine.[...] C’est que leur objectif n’était nullement de remédier à l’inégalité sociale ; pour eux, la diffusion de l’instruction n’avait pas pour but la promotion des individus. Aussi s’accomodent-ils fort bien d’un dualisme qui exclut toute passerelle entre l’école du peuple et le secondaire."
"Education, société et politiques"

"Notre société est schizophrénique. D’un côté, elle valorise l’absence de contraintes, le style informel, le plaisir de vivre et d’aimer, le "je fais ce qui me plaît et je vais où je veux". Les vacances deviennent la vraie vie et elles mobilisent de puissantes énergies. Les normes de travail, comme celles des engagements durables : ponctualité, sérieux, effort, responsabilité se trouvent discréditées et récusées. C’est le discours des affiches et des spots publicitaires, celui des vedettes et des magazines. Mais, d’un autre côté, au même moment, le discours sur l’école exalte la sévérité, l’effort, le travail, dans les termes les plus austères, bannissant l’idée même que l’on puisse prendre du plaisir à apprendre. Ici, le labeur, là, le plaisir et la détente. Entre ces deux discours, la contradiction est impossible à assumer : on ne peut inculquer dans et par l’école, d’autres valeurs que celles de la société elle-même, et il est vain d’espérer faire le contrepoids par l’école, aux tendances d’une société. Entreprendre de restaurer dans l’école des valeurs dont on se gausse au dehors n’est pas rétablir un équilibre ; c’est exaspérer une contradiction."
Eloge des pédagogues (Editions du seuil,1985,p.56)

Écrit par : chevreuil | 08 novembre 2009

85% ! Un score Allemand de l'Est ! Ecrit par : brighelli | 07 novembre 2009

J'ai appris hier en réunion que c'était le taux d'échec au brevet du collège où nous envoyons nos élèves. Je savais que c'était du lourd, mais pas à ce point.
Les autres chiffres sont : 48 % au lycée; 13 % parvenant à se présenter à un bac général, 10 % finissant par l'avoir.


On ne fait pas de français quand on fait de l'histoire
Ecrit par : brighelli | 07 novembre

Moi, je leur fais lire des textes en histoire. Et comme c'est pô gagné, c'est notre principale activité. Ils adorent ça et sont donc motivés pour comprendre ce qu'ils lisent (ça ne les empêche pas de me demander si j'ai connu les Vikings).

Écrit par : Perceval | 08 novembre 2009

"Notre société est schizophrénique. D’un côté, elle valorise l’absence de contraintes, le style informel, le plaisir de vivre et d’aimer, le "je fais ce qui me plaît et je vais où je veux". Les vacances deviennent la vraie vie et elles mobilisent de puissantes énergies. Les normes de travail, comme celles des engagements durables : ponctualité, sérieux, effort, responsabilité se trouvent discréditées et récusées. C’est le discours des affiches et des spots publicitaires, celui des vedettes et des magazines. Mais, d’un autre côté, au même moment, le discours sur l’école exalte la sévérité, l’effort, le travail, dans les termes les plus austères, bannissant l’idée même que l’on puisse prendre du plaisir à apprendre. Ici, le labeur, là, le plaisir et la détente. Entre ces deux discours, la contradiction est impossible à assumer : on ne peut inculquer dans et par l’école, d’autres valeurs que celles de la société elle-même, et il est vain d’espérer faire le contrepoids par l’école, aux tendances d’une société. Entreprendre de restaurer dans l’école des valeurs dont on se gausse au dehors n’est pas rétablir un équilibre ; c’est exaspérer une contradiction."
Eloge des pédagogues (Editions du seuil,1985,p.56)

Ecrit par : chevreuil | 08 novembre 2009


Autant on peut rejeter les conclusions, autant le constat est lucide, non ?

Écrit par : Perceval | 08 novembre 2009

Cheveu sur la soupe:
je reviens qur le panneau "attention betteraves !". Si ce panneau nous avait tant fait rire, c'est qu'à l'époque où nous avons découvert son existence, nous lisions avidement dans Pilote chaque semaine "Les aventures potagères du concombre masqué". Nous imaginions donc la betterave, avec son toupet de cheveux verts, comme le copain Chou-Rave du dit Concombre, en embuscade, à l'issue d'un virage, attaquant notre véhicule au cri de "la bourse ou la vie !".

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2009

Autant on peut rejeter les conclusions, autant le constat est lucide, non ?

Ecrit par : Perceval | 08 novembre 2009

Ben, oui.
Et quand on lit, ici ou ailleurs, des gens qui disent que, puisqu'ils n'aiment pas le blanc, ils s'habilleront exclusivement de noir, on se demande si même les conclusions ne sont pas légèrement pertinentes.
Bouhouh :-( !

Écrit par : catmano | 08 novembre 2009

Vient de paraître chez Fayard les leçons IX de Pierre Legendre, titrées: "L'autre bible de l'Occident: le Monument romano-canonique".
Cet ouvrage étudie la religion occidentale du pouvoir, à partir du creuset médiéval de la Modernité et sur une base théorique claire: l'architecture de l'homme et des sociétés.
Autant dire qu'il peut permettre à tous ceux que préoccupe le devenir des institutions occidentales de la transmission d'éclairer leur questionnement d'un savoir peu ordinaire.

je vous livre un extrait de l'apostille, titré: "L'horizon anthropologique du verbe transmettre" (page 500).

Le concept d'histoire sédimentaire transpose à l'échelle de la culture l'idée d'une fonction beaucoup travaillée par le droit, que nous nommons "transmettre" - terme de provenance latine, très instructif pour saisir la dimension de l' ancestralité, reléguée dans le domaine de l'ethnographie et donc censée n'intéresser en rien l'Occident moderne.

Le verbe latin "transmittere", envoyer au-delà, faire passer, trasmettre procède étymologiquement de "mittere", dont le sens premier est à connotation négative, laisser aller, lâcher, omettre, cesser, et par suite positive, envoyer, assorti du préfixe trans qui signifie au-delà, de l'autre côté. (Cf. Ernout-Meuillet).
Ce qui donne: transmettre après s'être déssaisi, et conséquemment passer de l'autre côté, traverser, franchir.

Envisagée anthropologiquement depuis cette position sémantique, la transmission devient le parcours par lequel une société franchit la barrière de la pure animalité pour constituer un au-delà langagier de temps concret (la distinction socialemant inscrite: passé, présent, futur), un au-delà mythique où s'élabore la maîtrise symbolique de la répétiton de la vie et de la mort...
En termes d'institutionnalité, l'autre côté évoqué par l'idée de transmission n'est rien de moins que la représentation d'un temps mis en réserve, une provision de temps en quelque sorte, destinée à valider le présent d'aujourd'hui et tous les présents à venir(...). Nous avons affaire à la mémoire mythique de la société, que traduit le concept ethnographique de l'Ancêtre; nous avons affaire à l'ancestralité comme trésor de l'origine - ce que traduit si bien le récit biblique de Dieu créant le monde et le premier couple humain.
Le point délicat à concevoir tient en ceci: par l'entremise du discours des ancêtres - à partir du latin antecessores = les éclaireurs, ceux qui nous précèdent, (au sens de guides ou maîtres) -, qu'elles qu'en soient les formes et les figurations, le sujet devient contemporain de son origine, le temps de l'Ancêtre et le présent se rejoignent dans la représentation, et c'est par là qu'une société a prise sur le hors-temps ou temps mythique de l'insu subjectif.
Cette contemporanéité veut dire que l'individu, arrimé par le montage politique et juridique des filiations à la mémoire des ancêtres ou du discours-Ancêtre, c'est-à-dire pris à son tour dans l'entrelacement du positif (la vie) et du négatif (la mort), est institué sujet de la transmission, à travers le fonctionnement d'une transcendantalité sociale.

Écrit par : Buntov | 08 novembre 2009

Je ne vois toujours pas le rapport entre Antoine Prost et Sainte Blandine, malgré vos explications. Or, c'est à ce sujet que Morel m'a dit que nous n'étions pas tous des prostiens et que je n'étais pas la seule, avec Retraitée, à avoir usé mes fonds de culotte sur les bancs de la communale en béton.
???????????????????????

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2009

"Notre société est schizophrénique. D’un côté, elle valorise l’absence de contraintes, le style informel, le plaisir de vivre et d’aimer, le "je fais ce qui me plaît et je vais où je veux". Les vacances deviennent la vraie vie et elles mobilisent de puissantes énergies. Les normes de travail, comme celles des engagements durables : ponctualité, sérieux, effort, responsabilité se trouvent discréditées et récusées. C’est le discours des affiches et des spots publicitaires, celui des vedettes et des magazines. Mais, d’un autre côté, au même moment, le discours sur l’école exalte la sévérité, l’effort, le travail, dans les termes les plus austères, bannissant l’idée même que l’on puisse prendre du plaisir à apprendre. Ici, le labeur, là, le plaisir et la détente. Entre ces deux discours, la contradiction est impossible à assumer : on ne peut inculquer dans et par l’école, d’autres valeurs que celles de la société elle-même, et il est vain d’espérer faire le contrepoids par l’école, aux tendances d’une société. Entreprendre de restaurer dans l’école des valeurs dont on se gausse au dehors n’est pas rétablir un équilibre ; c’est exaspérer une contradiction."
Eloge des pédagogues (Editions du seuil,1985,p.56)

Ecrit par : chevreuil | 08 novembre 2009
Alors ? Mais bien sûr, c'est un pote à Pendaries, celui-là ! Vous savez, notre ami penda qui de retour de vacances de Toussaint à Quebec à faire crever d'envie tous les peigne-culs du blog (avec un prétendu misérable salaire de TZR), vient nous traiter de vipères lubriques qui se sont engraissées sur la bête pour lui laisser un monde de merde auquel ils l'ont en outre mal préparé par une éducation obsolète, ce qui m'est passablement resté en travers du gosier.

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2009

Ecrit par : dobolino | 07 novembre 2009

Alors là chapeau ! Encore un argument en faveur de la pédagogie explicite. Ça fait des années que je me demande pourquoi on n'arrive plus à faire cuire le boudin du supermarché sans qu'il se transforme en purée et j'ai enfin la réponse (et la technique). Si le mal est largement fondé sur l'ignorance, le diable a trouvé une adversaire à sa taille ! ;-))

Ecrit par : Robin | 08 novembre 2009
C'est surtout un argument en faveur de l'expertise des professionnels de terrain, de ma copine patron de restau à Catmano, vous-même et tant d'autres ici, en passant par Yann et moi.
Entre le boudin moderne et les manuels d'apprentissage de la lecture moderne, il n'y a au fond pas grande différence. C'est tout du chimique et de l'artificiel qui se met en miette dès qu'on essaye d'en tirer quelque chose de bon.

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2009

"Christophe, en GS de maternelle, on commençait le tricot, avec de grosses aiguilles et de la grosse laine, et le point mousse. je ne vous ds pas les horreurs du début, les trous, les mailles lâchées! Il faut un début à tout!"

Ecrit par : retraitée | 08 novembre 2009

Oui, j'ai compris... Mais "tricotin", pour Frédéric Dard, n'a pas exactement le même sens !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 08 novembre 2009

Alors ? Mais bien sûr, c'est un pote à Pendaries, celui-là ! Vous savez, notre ami penda qui de retour de vacances de Toussaint à Quebec à faire crever d'envie tous les peigne-culs du blog (avec un prétendu misérable salaire de TZR), vient nous traiter de vipères lubriques qui se sont engraissées sur la bête pour lui laisser un monde de merde auquel ils l'ont en outre mal préparé par une éducation obsolète, ce qui m'est passablement resté en travers du gosier.

Ecrit par : dobolino | 08 novembre 2009

Qui a dit que j'ai un "misérable salaire de TZR"?

Oui, Dobolino, et je ne suis pas le seul trentenaire à penser ce que j'ai écrit....
C'est toujours difficile quand la génération suivante remet en question ce en quoi la précédente a cru et ce qu'elle a revendiqué.
Demandez autour de vous si les 20-30 ans rêvent à ce dont vous rêviez.
Et puis, j'en ai rencontrés des quinquas et sexagénaires qui se foutaient de la gueule (gentiment ou pas) des mecs et nanas nés dans les années 70, en leur disant: "Vous n'avez vraiment pas de chance".

Écrit par : Pendariès | 08 novembre 2009

Tiens, Dobolino, la maladie de Lyme, ça doit vous dire quelque chose...
Vivent les médecins... Et la fiabilité de certains tests.

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 08 novembre 2009

Autant on peut rejeter les conclusions, autant le constat est lucide, non ?

Ecrit par : Perceval | 08 novembre 2009

Ben, oui.
Et quand on lit, ici ou ailleurs, des gens qui disent que, puisqu'ils n'aiment pas le blanc, ils s'habilleront exclusivement de noir, on se demande si même les conclusions ne sont pas légèrement pertinentes.
Bouhouh :-( !

Ecrit par : catmano | 08 novembre 2009
Exemple typique ici. Un penseur analyse et dresse des constats avec lesquels tout un chacun ne peut qu'être en accord. Mais, pour ce qui est des solutions pratiques et des remèdes, il vaut mieux se fier à des professionnels en prise avec le terrain quotidien.
Chacun est indispensable mais doit rester à sa place et respecter l'autre.
Même chose pour moi lors de mes interventions en élevage: la théorie idéale doit se plier à la pratique de l'éleveur et à ses possibilités.

Catmano me dit régulièrement que le vrai Freinet aussi séduisant soit-il n'est plus à présent applicable en l'état et c'est bien des mêmes constats que Prost qu'elle part.

Moi, depuis deux semaines, j'ai un peu les boules à cause de mon chien parachutiste que j'ai sauvé d'un pneumothorax sous tension puis référé, après l'avoir soigné selon les règles de l'art, à une grande clinique de référés du sud-est pour une fracture instable de L5 dont je pensais qu'il fallait immédiatement la stabiliser par plaques vissées tout en ne pouvant me permettre de leur en donner l'ordre. Ils ont choisi la mesure conservatoire par repos absolu et, au premier mouvement, la vertèbre a sauté. A aucun moment ils ne m'ont téléphoné que ce soit pour se concerter avec moi ou pour me donner des nouvelles. Et moi, j'ai envie de leur dire: "Bougres de baluches ! Pour les mesures conservatoires, je n'ai pas besoin de vous ! Je sais faire ! Si je vous l'ai envoyé, c'est que je savais d'expérience (30 ans, quand même !) que le risque de paralysie par luxation ou hernie discale était trop grand pour se risquer à des mesures conservatoires !"
Ces gens-là, ils crachent sur les petits, les sans-grade, les "généralistes" comme ils disent la bouche en cul-de-poule, avec un zeste de mépris non dissimulé.
Ben, pour moi, les généralistes devraient rester aux premières loges et devraient continuer à être formés pour. Ça éviterait aussi bien des wagons de dyspraxiques que des encombrements au scanner et aux urgences.

Puis, de toute façon, mon chien parachutiste, si je n'avais pas été là pour gérer en urgence le pneumothorax sous tension et passer une nuit quasi-blanche à son chevet, il serait mort.
Si on continue à ce rythme, tous les enfants seront en rémédiation en hôpital de jour et il faudra une flotte d'hélico médicalisés avec SAMU vétérinaire pour évacuer les bestioles chez les spécialistes à la moindre chiasse.
Et tout ça pour des histoires d'économie de marché, en plus !

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2009

Quant au salaire: je n'ai pas d'enfant à charge, je n'achète quasiment plus de livres, de cds, j'ai vendu ma voiture cela remonte à 4 ans, je ne dépense rien en essence ou en assurance, je fais de la colocation depuis 2 ans (je m'en fous d'avoir un chez-moi à moi), j'ai x abonnements pour le ciné, le théâtre, le train (heureusement qu'il y a une ligne de chemin de fer Montpellier-Sète), pour que cela me revienne moins cher et économiser pour, justement, les vacances: partir, partir, partir.

J'ai des amis en couple, profs, et 2 enfants qui se retrouvent à -600 euros tous les mois. Alors, sans doute, je suis chanceux.

Écrit par : Pendariès | 08 novembre 2009

"on ne peut inculquer dans et par l’école, d’autres valeurs que celles de la société elle-même et il est vain d’espérer faire le contrepoids par l’école, aux tendances d’une société."

Antoine Prost

Autant on peut rejeter les conclusions, autant le constat est lucide, non ?

Ecrit par : Perceval | 08 novembre 2009


Oui, Perceval, si le constat est que la société est mercantile, obsédée par l'immédiateté et la recherche de la satisfaction des désirs matériels avant tout le reste, c'est un constat. Pertinent, de plus.
Affirmer qu'il est vain d'espérer que l'école soit capable de faire le contrepoids à ces tendances, moi, ça me chagrine.
S'il faut baser son travail là-dessus, et je sais que ce n'est pas votre opinion, je me demande alors à quoi cela sert de me lever chaque matin pour expliquer et prouver (pas aussi souvent que je le voudrais, je sais bien) à mes 26 élèves qu'on peut trouver du plaisir à faire un effort pour avoir la solution d'un problème , à trouver satisfaction dans l'étude d'une poésie de Verlaine, à être heureux d'avoir appris les aventures de Galilée ou de Magellan ou tout simplement à oublier les petits soucis et les gros chagrins de la vie en se retrouvant entre les quatre murs de l'école à apprendre des choses et à grandir ensemble. Je dois être un peu fleur bleue, au fond...

Écrit par : chevreuil | 08 novembre 2009

Pendaries, vous pourriez au moins avoir la reconnaissance du ventre car si les babyboomers avaient décidé la décroissance en 1980 vous n'auriez jamais vu Québec qu'en photo.
Le monde est à présent entre vos mains et je ne fais pas partie de ceux qui entravent leurs enfants.

Vous êtes désolé de ne pouvoir obtenir un an de disponibilité alors que vous le pensiez dû ? Ben non ! Ce n'est pas encore dû à tout le monde mais ça a au moins le mérite d'exister pour certains, ainsi que les congés formation, le réseau ERASMUS et tant d'autres possibilités de mobilité. Et c'est bien aux Babyboomers que vous devez ces ouvertures pour les sans-grade.
La possibilité de mobilité, quand j'étais ado, c'était réservé à des René Girard.

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2009

Et puis, j'en ai rencontré des quinquas et sexagénaires qui se foutaient de la gueule (gentiment ou pas) des mecs et nanas nés dans les années 70, en leur disant: "Vous n'avez vraiment pas de chance".

Ecrit par : Pendariès | 08 novembre 2009
C'étaient des cons !
Et le PNR des Cévennes, c'est pas une chance ? La réintroduction du grand tétra ?
Quand les sexa avaient votre âge, y'avait plus de coqs de Bruyère dans les Cévennes !
Ben, maintenant, y'en a ! Et quand on déboise, c'est attentivement. Et on embarque plus des tonnes de lauzes à l'autre bout du monde.

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2009

"je me demande alors à quoi cela sert de me lever chaque matin pour expliquer et prouver (pas aussi souvent que je le voudrais, je sais bien) à mes 26 élèves qu'on peut trouver du plaisir à faire un effort"

Je m'étonne avec les miens de ne pas avoir de problème avec ça. Ils aiment travailler. Si je donne trop peu de devoirs à leur goût, ils râlent (à l'exception d'une grosse feignasse).

"ou tout simplement à oublier les petits soucis et les gros chagrins de la vie en se retrouvant entre les quatre murs de l'école à apprendre des choses. "

Je crois que l'explication est là, en effet.

Écrit par : Perceval | 08 novembre 2009

Moi ausi, penda, y'a des jours où je rêve de tout plaquer. Pas pour faire le tour du monde mais pour me réfugier dans un cabanon, avec une chèvre, trois livres et un chat.
Je suis prise au piège, c'est certain mais il y a beau temps que m'a passé l'idée d'en faire reproche à la génération précédente. C'est tellement convenu, classique, intemporel.
Franchement, vous croyez que les poilus des tranchées n'avaient pas la haine contre leurs pères et ils étaient autrement moins à la noce que vous ?
Les rescapés aussi ont voulu refaire le monde.
Y'a aussi des gars et des filles qui, écœurés et révoltés, humiliés et torturés, ont voulu rebatir Israël ...

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2009

Par exemple, regardez où nous en sommes, 130 ans après Nietzsche… :-((

Ecrit par : brighelli | 08 novembre 2009


C'est vrai qu'à la vitesse où l'on avance on aura bientôt la Charia dans les écoles ....

Écrit par : iPidiblue et l'énigme des pas perdus | 08 novembre 2009

A propos d'Israël, et des ZEP :
Les pédagos passent leur temps à pleurnicher sur les ZEP, le gouffre culturel entre les "nouveaux publics" et le reste de la population et la nécessité selon eux d'"adapter les contenus".
Mais n'est-ce pas exactement l'inverse qu'il faut faire ?
Par exemple, pourquoi ne pas instaurer des cours de français obligatoires pour les familles immigrées dès l'arrivée sur le territoire, sur le modèle des oulpans israéliens ? Cela résoudrait bien des problèmes !
La langue n'est-elle pas le meilleur moyen d'intégration pour toutes ces populations (je parle en connaissance de cause...)?
On rétorquerait : cela coûte trop cher. Mais le fameux Grand Emprunt ne pourrait-il pas servir (enfin...) à quelque chose d'utile ?

Écrit par : mihailovich | 08 novembre 2009

Pendaries, vous pourriez au moins avoir la reconnaissance du ventre car si les babyboomers avaient décidé la décroissance en 1980 vous n'auriez jamais vu Québec qu'en photo.
Le monde est à présent entre vos mains et je ne fais pas partie de ceux qui entravent leurs enfants.

Vous êtes désolé de ne pouvoir obtenir un an de disponibilité alors que vous le pensiez dû ? Ben non ! Ce n'est pas encore dû à tout le monde mais ça a au moins le mérite d'exister pour certains, ainsi que les congés formation, le réseau ERASMUS et tant d'autres possibilités de mobilité. Et c'est bien aux Babyboomers que vous devez ces ouvertures pour les sans-grade.
La possibilité de mobilité, quand j'étais ado, c'était réservé à des René Girard.

Ecrit par : dobolino | 08 novembre 2009

Je n'ai jamais pensé que tout ou rien est dû; j'y suis allé avec les dents (et je n'ai pas les yeux tournés vers mon nombril); mais: Robin parla d'héritage dans un post précédent.

Franchement, vous croyez que les poilus des tranchées n'avaient pas la haine contre leurs pères et ils étaient autrement moins à la noce que vous ?

Dobolino

J'ai discuté le mois dernier avec quelqu'un que nous connaissons tous deux de la Drôme sur ce sujet: en Occident, la majorité de ma génération vit une catastrophe molle, une fin d'empire dans le confort technologique et technique et les mamours divers et variés reçus par celles et ceux qui furent les 1ers enfants rois, ou du moins leur ébauche.
Certes, nous ne décédons pas avec du gaz moutarde (inventé, je crois, par un chimiste juif, qui donna, le gaz, du zyklon B, et son nom, au scientifique, pas au gaz, a été donné à une université en Israel; l'Histoire est d'une ironie...), mais nous nous asphyxions d'une autre manière: avec l'absence d'illusion, menant au pragmatisme pur et dur, et donc à la fin des espérances et des croyances au "renouveau", à la "reverdie" (un beau supplice de Tantale: c'est à portée de bouche, mais...). La génération suivante, sans doute, refera fleurir tout cela. Y croyez-vous?

Écrit par : Pendariès | 08 novembre 2009

"...il est vain d’espérer faire le contrepoids par l’école, aux tendances d’une société. Entreprendre de restaurer dans l’école des valeurs dont on se gausse au dehors n’est pas rétablir un équilibre ; c’est exaspérer une contradiction."
Eloge des pédagogues (Editions du seuil,1985,p.56)

Ecrit par : chevreuil | 08 novembre 2009


Autant on peut rejeter les conclusions, autant le constat est lucide, non ?

Ecrit par : Perceval | 08 novembre 2009

Eh bien, le voilà, le fond du débat ! Tout est là et rien que là.
Soit l'Ecole suit la société car elle ne fait pas le poids face aux dérives actuielles (mais, sont-ce des dérives ?), soit elle tend à faire contrepoids à cet état de fait.
De là encore le problème de la valeur, de la crédibilité des enseignants : peuvent-ils espérer faire rêver avec Racine, Voltaire ou Lamartine, face à l'Euromillion, Khoh-Lanta, la nouvelle console X/Y, etc ?
De là enfin le problème de l'autorité et de l'écoute : l'enseignant doit-il contraindre l'élève à cette écoute ? le peut-il, seulement ? ou bien s'adapte-t-il et transforme-t-il son cours en "séance" (le mot n'est pas neutre) de vie de classe ?
La réponse est dans le face à face entre ce blog et celui de Meirieu et de Charmeux. Je veux dire que la réponse est de l'ordre du dynamique et non de l'oukase ou de la doxa savemment récitée.
Je sais, c'est maigre, mais je pense sincèrement qu'il faut se frayer un chemin dans cet imbroglio que nous n'avons peut-être pas choisi, mais qui est là, de fait.

Écrit par : Garafignoux | 08 novembre 2009

Je ne mets pas sur le dos des ados des 60's 70's mes malheurs; voyons! je lis Cioran, l'Ecclésiaste et William Burroughs Jr, Bukowski.

Les poilus, quand ils sont revenus, gueules cassées, qu'ont-ils accompli? Le monde de leurs pères a été tué par eux dans les tranchées. Il fallait bien relancer. Seulement, durant les Années Folles, qui étaient sur les pistes de danse et avaient la coupe à la garçonne? Le paysan sacrifié?

Et puis: aujourd'hui, nous ne sommes plus dans un monde occidental porté par un message messianique (seuls les USA y croient encore; et la Russie veille à son destin...); on tue la planète, on s'empoisonne par le saturnisme dans nos villes, les entreprises ferment, et le monde - à peu près - est sans frontières (physique, numérique): les questions d'où est-ce que je pars? et où vais-je? me paraissent fournir des réponses fort compromises par la réalité de notre temps sans bornes ni espaces, paraît-il. On sait ce qu'il advint des voleurs de feu.

Et si je vous disais que même au milieu d’une foule
Chacun, par sa solitude, a le cœur qui s’écroule
Que même inondé par les regards de ceux qui nous aiment
On ne récolte pas toujours les rêves que l’on sème

Déjà quand la vie vient pour habiter
Ces corps aussi petits qu’inanimés
Elle est là telle une déesse gardienne
Attroupant les solitudes par centaines…

Cette mère marie, mère chimère de patrie
Celle qui viendra nous arracher la vie
Celle qui, comme l’enfant, nous tend la main
Pour mieux tordre le cou du destin

Et on pleure, oui on pleure la destinée de l’homme
Sachant combien, même géants, tout petits nous sommes

La main de l’autre emmêlée dans la nôtre
Le bleu du ciel plus bleu que celui des autres
On sait que même le plus fidèle des apôtres
Finira par mourir un jour ou l’autre

Et même amitié pour toujours trouver
Et même après une ou plusieurs portées
Elle est là qui accourt pour nous rappeler
Que si les hommes s’unissent
C’est pour mieux se séparer

Cette mère marie, mère chimère de patrie
Celle qui viendra nous arracher la vie
Celle qui, comme l’enfant, nous tend la main
Pour mieux tordre le cou du destin

Et on pleure, oui on pleure la destinée de l’homme
Sachant combien, même géants, tout petits nous sommes


Car, tel seul un homme, nous avançons
Vers la même lumière, vers la même frontière
Toujours elle viendra nous arracher la vie
Comme si chaque bonheur devait être puni

Et on pleure, oui on pleure la destinée de l’homme
Sachant combien, même géants, tout petits nous sommes


Pierre Lapointe, "Tel un seul homme".
Poème-chanson écrite quand il avait la petite vingtaine.

Écrit par : Pendariès | 08 novembre 2009

Il faudrait un "Sésame ouvre-toi" pour faire accéder tous ces jeunes gens à la culture classique !

Écrit par : iPidiblue et la politique des petits pas | 08 novembre 2009

Oui, Perceval, si le constat est que la société est mercantile, obsédée par l'immédiateté et la recherche de la satisfaction des désirs matériels avant tout le reste, c'est un constat. Pertinent, de plus.
Affirmer qu'il est vain d'espérer que l'école soit capable de faire le contrepoids à ces tendances, moi, ça me chagrine.
S'il faut baser son travail là-dessus, et je sais que ce n'est pas votre opinion, je me demande alors à quoi cela sert de me lever chaque matin pour expliquer et prouver (pas aussi souvent que je le voudrais, je sais bien) à mes 26 élèves qu'on peut trouver du plaisir à faire un effort pour avoir la solution d'un problème , à trouver satisfaction dans l'étude d'une poésie de Verlaine, à être heureux d'avoir appris les aventures de Galilée ou de Magellan ou tout simplement à oublier les petits soucis et les gros chagrins de la vie en se retrouvant entre les quatre murs de l'école à apprendre des choses et à grandir ensemble. Je dois être un peu fleur bleue, au fond...

Ecrit par : chevreuil | 08 novembre 2009

En discutant un peu avec les collègues, on se rend compte qu'ils y vont, au charbon, avec comme point de mire: le cahier des charges ministériels. Ils se lèvent pour un boulot et un salaire (pouvoir manger, faire manger la famille, se payer les loisirs, etc.). Et c'est déjà beaucoup. Sentimentaliser le travail? Sincèrement, cela me paraît une erreur.

Écrit par : Pendariès | 08 novembre 2009

Concernant le sujet de la Note:

Un point: comment redorer le LP?... Comme l'a dit Jean-Paul, quand une génération d'élèves maîtrisant la langue, les mathématiques, un brin d'Histoire ("De toute façon, à quoi ça sert l'Histoire, monsieur?") aura redécouvert la curiosité, quand on lui aura donné un autre avenir que la montée des eaux, le chômage, l'indigestion de sucreries.

Écrit par : Pendariès | 08 novembre 2009

Jean-Paul Brighelli, n'êtes-vous pas troublé qu'on ne trouve sur votre blog pour autant que je sache aucun intervenant de culture musulmane ? On y voit des interlocuteurs chrétiens, d'autres athées, des gens de gauche, des gens de droite, des adeptes des nouvelles théories vertes, bios ou je ne sais quoi, des physiciens, des littéraires, des musiciens etc mais aucun dont les références culturelles soient coraniques ? Est-ce que cela ne vous interpelle pas quelque part et avez-vous une explication ?

Écrit par : iPidiblue du Coran et de Molière | 08 novembre 2009

Ce n'est pas encore dû à tout le monde mais ça a au moins le mérite d'exister pour certains, ainsi que les congés formation, le réseau ERASMUS et tant d'autres possibilités de mobilité.

Dobolino

Un article que j'ai lu dans je ne sais plus quel journal, dernièrement, révéla que les étudiants français partaient de moins en moins avec ERASMUS (par manque de budget...) et préféraient les stages professionnels, payés.

Écrit par : Pendariès | 08 novembre 2009

"mais aucun dont les références culturelles soient coraniques ?"

Qu'est-ce que vous en savez ? Ils sont censés les porter forcément en bandoulière et commencer leurs posts par Allah akbar ?

Écrit par : Perceval | 08 novembre 2009

Mais Perceval avec un tel pseudo on peut s'étonner de votre silence ! Si vous êtes un preux défenseur du Coran vous pouvez le dire ...
Robin ne cache pas que je sache ses accointances avec le christianisme et sa pratique religieuse ! Dobolino est une fervente de la laïcité et nous a raconté par le menu son enfance et sa séparation précoce avec les groupes d'enfants chrétiens ! Jean nous fait part de sa grande foi dans l'homéopathie et autres médecine parallèles et que sais-je encore !
Je suis attentivement le blog de JPB et je n'ai jusqu'à présent encore lu aucun post prenant fait et cause pour le Coran, c'est un constat tout bête !

Écrit par : iPidiblue du Coran et de Molière | 08 novembre 2009

Encore une belle photo du meiriol :

http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2009-11-07/le-pedagogue-philippe-meirieu-designe-tete-de-liste-d-europe/917/0/393167

Je commence une collection.

Écrit par : dugong | 08 novembre 2009

Paix aux petits vieux gâteux, Dugong ! On leur souhaite une belle retraite sur les bancs des assemblées régionales ...

Écrit par : iPidiblue retraite verte | 08 novembre 2009

Entre ces deux discours, la contradiction est impossible à assumer : on ne peut inculquer dans et par l’école, d’autres valeurs que celles de la société elle-même, et il est vain d’espérer faire le contrepoids par l’école, aux tendances d’une société. Entreprendre de restaurer dans l’école des valeurs dont on se gausse au dehors n’est pas rétablir un équilibre ; c’est exaspérer une contradiction."
Eloge des pédagogues (Editions du seuil,1985,p.56)


C'est tout ce qui sépare un prince de l'esprit comme Claude Lévy-Strauss d'un demi-savant (comme dit Pascal) comme Antoine Prost.

Si vous renoncez à réguler tout ou partie de "l'entropie négative" de la civilisation par la culture (l'École en particulier), ça n'est pas la peine de croire que nous en avons fini avec le fascisme.

Non seulement nous n'en avons pas fini, mais nous y contribuons, notamment avec ce genre de propos.

Écrit par : Robin | 08 novembre 2009

"Jean nous fait part de sa grande foi dans l'homéopathie et autres médecine parallèles et que sais-je encore ! "

Ecrit par : iPidiblue du Coran et de Molière | 08 novembre 2009

Vous avez lu ça où?
Et c'est moi qui dis n'importe quoi... :-(

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 08 novembre 2009

En tout état de cause je crois savoir que Jean n'a pas une grande confiance dans l'allopathie et particulièrement dans la vaccinothérapie, arrêtez-moi si je me trompe ! Il nous dit même que c'est s'injecter du poison dans le corps et détraquer leur système immunitaire etc.

Maintenant c'est vrai j'ignore à quoi il se fie, car je ne regarde pas les liens qu'il donne, mais il semble bien qu'il a plus confiance dans les naturopathes et autres chronodynamiciens etc (liste non limitative) que dans les gens formés par la Faculté de Médecine.
Si Christophe Sibille vous avez des informations plus précises sur Jean et ses penchants intellectuels n'hésitez pas à m'en instruire, je suis tout ouï ! Je suis avide de votre science, vous le savez bien ...

Écrit par : iPidiblue médecines douces | 08 novembre 2009

Que celui ou celle qui a commis ce texte se manifeste !

Ecrit par : nicolas

C'est moi m'dame que j'l'ai fait. Vous allez pas m'punir, m'dame, j'ai rien fait !

Écrit par : Moot | 08 novembre 2009

Qui a vu le reportage d'envoyé spécial jeudi dernier sur les classes "prépa ", et qu'en avez vous pensé?
Moi , ça m'a rappelé les valeurs dans lesquelles j'ai été éduquée, valeurs bien malmenées par la société et les mentalités pédago actuelles.

je suppose que certains trouvent ça dépassé?

Quel avenir pour ces classes?

Écrit par : sylvie | 08 novembre 2009

Si vous renoncez à réguler tout ou partie de "l'entropie négative" de la civilisation par la culture (l'École en particulier), ça n'est pas la peine de croire que nous en avons fini avec le fascisme.

Non seulement nous n'en avons pas fini, mais nous y contribuons, notamment avec ce genre de propos.

Ecrit par : Robin | 08 novembre 2009

Robin! mais bien entendu que nous n'en avons pas fini avec le fascisme; mais qu'avez-vous fait de René Girard et sa course à la catastrophe?????? Vous êtes d'un catholicisme de bon enfant? Non, je ne le pense pas pourtant. Nous sommes dans la catastrophe depuis toujours. On fait ce qu'il y a à faire; mais elle sera toujours là.

Écrit par : Pendariès | 08 novembre 2009

Ah ! Pendariès comme je vous aime ! Vous me faites penser à mon plombier qui me dit toujours : c'est la cata !

Écrit par : iPidiblue la cata ! | 08 novembre 2009

Si vous renoncez à réguler tout ou partie de "l'entropie négative" de la civilisation par la culture (l'École en particulier), ça n'est pas la peine de croire que nous en avons fini avec le fascisme.

Robin

Je ne lis pas que Prost refuse de réguler... Il énonce un paradoxe. Plus vous agirez pour le bien commun dans l'Ecole, plus vous creuserez d'écarts. Les Moralistes français en ont fait avant lui.

Et ceci:

Plus les sociétés deviennent inégalitaires, plus elles sont attachées à la diversité
Entretien avec Walter Benn Michaels, auteur de "La diversité contre l'égalité" (Raisons d'agir, février 2009).

Marianne2.fr : Pour vous, le débat sur la diversité masque l'accroissement des inégalités économiques?
Walter Benn Michaels : Oui. Au cours des 30 dernières années, les pays comme la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada sont devenus de plus en plus inégalitaires, économiquement parlant. Et plus ils sont devenus inégalitaires, plus ils se sont attachés à la diversité. C'est comme si tout le monde avait senti que le fossé grandissant entre les riches et les pauvres était acceptable du moment qu'une partie des riches sont issus des minorités.

Vous considérez qu'il s'agit d'un écran de fumé et qu'il est délibérément mis en place. Pourquoi et par qui?
Non, il n'y a pas de complot ici. Je pense que les gens se sont de plus en plus attachés à un modèle libéral de justice, dans lequel la discrimination — racisme, sexisme, homophobie, etc. — est le pire de tous les maux. Si ça marche, c'est à la fois parce que c'est vrai — la discrimination est évidemment une mauvaise chose — et parce que ça ne mange pas de pain— le capitalisme n'a pas besoin de la discrimination. Ce dont le capitalisme a besoin, c'est de l'exploitation.

Vous expliquez que la diversité ne réduit pas les inégalités, mais permet seulement de les gérer. Que voulez-vous dire?
Eh bien, il est évident que la diversité ne réduit pas les inégalités économiques. Si vous prenez les 10% de gens les plus riches (ceux qui ont en fait tiré le plus de bénéfices de l'explosion néolibérale des inégalités) et que vous vous assurez qu'une proportion correcte d'entre eux sont noirs, musulmans, femmes ou gays, vous n'avez pas généré plus d'égalité sociale. Vous avez juste créé une société dans laquelle ceux qui tirent avantage des inégalités ne sont pas tous de la même couleur ou du même sexe.

Les avantages en termes de gouvernance sont assez évidents, eux aussi. L'objectif du néolibéralisme, c'est un monde où les riches peuvent regarder les pauvres et leur affirmer (à raison) que personne n'est victime de discrimination, leur affirmer (tout autant à raison) que leurs identités sont respectées. Il ne s'agit pas, bien sûr, de les rendre moins pauvres, mais de leur faire sentir que leur pauvreté n'est pas injuste.

Vous allez même plus loin puisque vous expliquez que le combat pour la diversité a partie liée avec une logique néolibérale. Pourtant il a existé des convergences, que vous évoquez dans le livre, entre luttes économiques et revendications portées par des minorités. Pourquoi ces convergences ont-elles disparu aujourd'hui?
La convergence que vous évoquez entre la lutte contre la discrimination et le combat contre l'exploitation n'était qu'une convergence temporaire. Ainsi, par exemple, aux Etats-Unis, les Noirs radicaux se sont battus à la fois contre le racisme et le capitalisme. Des gens comme le Black Panther Bobby Seale ont toujours estimé qu'on ne peut pas combattre le capitalisme par le capitalisme noir, mais par le socialisme. Mais avec l'ère du marché triomphant débutée sous Reagan et Thatcher, l'antiracisme s'est déconnecté de l'anticapitalisme et la célébration de la diversité a commencé. Bien entendu, il n'y a rien d'anticapitaliste dans la diversité. Au contraire, tous les PDG américains ont déjà eu l'occasion de vérifier ce que le patron de Pepsi a déclaré dans le New York Times il y a peu: « La diversité permet à notre entreprise d'enrichir les actionnaires ».

De fait, l'antiracisme est devenu essentiel au capitalisme contemporain. Imaginez que vous cherchiez quelqu'un pour prendre la tête du service des ventes de votre entreprise et que vous deviez choisir entre un hétéro blanc et une lesbienne noire. Imaginez aussi que la lesbienne noire est plus compétente que l'hétéro blanc. Eh bien le racisme, le sexisme et l'homophobie vous souffleront de choisir l'hétéro blanc tandis que le capitalisme vous dictera de prendre la femme noire. Tout cela pour vous dire que même si certains capitalistes peuvent être racistes, sexistes et homophobes, le capitalisme lui-même ne l'est pas. Si dans les années 60 les Black Panthers pensaient qu'on ne pouvait pas combattre le capitalisme par le capitalisme noir, aujourd'hui, dans la crise économique actuelle, des gens comme Yazid Sabeg espèrent qu'on peut sauver le capitalisme grâce au capitalisme « black-blanc-beur ».

Vous ne semblez pas être un fervent partisan de la politique de discrimination positive telle qu'elle est menée actuellement aux Etats-Unis. Que préconiseriez-vous afin de rendre moins inégalitaire le système éducatif américain ?
Ces quarante dernières années, les étudiants des universités américaines ont changé, et de deux façons. Premièrement, ils se sont beaucoup diversifiés. Deuxièmement, ils sont toujours plus riches. Cela signifie qu'alors que les universités américaines se sont autoproclamées de plus en plus ouvertes (à la diversité), elles se sont en réalité de plus en plus fermées. Ça ne veut pas seulement dire que les jeunes issus de milieux modestes ont du mal à payer leur scolarité, ça signifie aussi qu'ils ont reçu un enseignement si bas de gamme dans le primaire et le secondaire qu'ils n'arrivent pas à passer les examens d'entrée à l'université.

Donc, la première chose à faire lorsqu'on décide de mettre en place une politique de discrimination positive, c'est de le faire par classes et non par races. La seconde — mais de loin la plus importante — chose à faire serait de commencer à réduire les inégalités du système éducatif américain dès le primaire. Tant que ça ne sera pas fait, les meilleurs universités américaines continueront à être réservées aux enfants de l'élite comme le sont, pour l'essentiel, les meilleures grandes écoles françaises. Même si, bien sûr, vos grandes écoles ainsi que vos universités les plus sélectives, puisqu'elles sont gratuites ou bien moins chères que leurs homologues américaines, apportent un avantage supplémentaire aux riches — c'est une redistribution des richesses, mais à l’envers.

Barack Obama est présenté, en France, comme un produit de la discrimination positive. Comment interprétez-vous sa victoire électorale et l'engouement qu'elle a pu susciter ?
Sa victoire, c'est le triomphe totale de l'idéologie néolibérale aux Etats-Unis, le triomphe de la diversité et en même temps celui des marchés. Ce n'est pas un hasard si des économistes démocrates conservateurs comme Larry Summers ou Tim Geithner sont ses conseillers les plus proches. Si ce que vous voulez, c'est sauver le système économique néolibéral de la crise, c'est une bonne chose. Nous savons tous que l'administration Bush était trop distraite par ses lubies impérialistes du XXe siècle pour s'apercevoir que Wall Street avait plus besoin d'aide que l'Irak. Obama ne fera pas cette erreur. Mais si vous voulez que le système change fondamentalement, ne comptez pas sur les Démocrates. Du point de vue de la justice économique, Obama, c'est juste un Sarkozy noir. Bien sûr, ce n'est pas un problème pour Sarkozy, mais c'est un problème pour tous les gens qui se disent de gauche, qui aiment Obama et pensent que l'engagement dans la diversité dont il est le produit va également produire une société plus égalitaire.

Le thème central de La diversité contre l'égalité, c'est qu'ils se trompent ; la diversité est au service du néolibéralisme, et non son ennemie. Ce n'est pas une adresse à Sarkozy — il sait déjà qu'une élite diversifiée est une élite plus heureuse, plus autosatisfaite. Cela s'adresse à la gauche, à ceux qui préfèrent s'opposer au néolibéralisme, plutôt que l'améliorer.

Source : Marianne2.fr (le titre et le chapo ont été rédigés par la rédaction de l'Observatoire du communautarisme)

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4ème de couverture :
A la télévision comme dans les entreprises, au Parti socialiste comme à l'Elysée, à Sciences Po comme à l'armée résonne un nouveau mot d'ordre: Vive la diversité ! Avec l'élection de Barack Obama, le bruissement s'est changé en clameur. Désormais, chacun devrait se mobiliser pour que les femmes et les "minorités visibles" occupent la place qui Leur revient au sein des élites. Mais une société dont les classes dirigeantes reflètent la diversité a-t-elle vraiment progressé sur le chemin de la justice sociale ? A cette question jamais posée, Walter Benn Michaels répond par la négative. La promotion incessante de la diversité et la célébration des " identités culturelles " permettent au mieux, selon lui, de diversifier la couleur de peau et le sexe des maîtres. Sans remettre en cause la domination qui traverse toutes les autres : celle des riches sur les pauvres. A l'aide d'exemples tirés de la littérature, de l'histoire et de l'actualité, ce livre montre comment la question sociale se trouve désamorcée lorsqu'elle est reformulée en termes ethnico-culturels. Plus fondamentalement, il s'interroge sur l'objectif d'une politique de gauche: s'agit-il de répartir les inégalités sans discrimination d'origine et de sexe, ou de les supprimer ?

Biographie de l'auteur :
Walter Benn Michaels est professeur de Littérature à l'université de l'Illinois à Chicago.

Écrit par : Pendariès | 08 novembre 2009

Ah ! Pendariès comme je vous aime ! Vous me faites penser à mon plombier qui me dit toujours : c'est la cata !

Ecrit par : iPidiblue la cata ! | 08 novembre 2009

Et il vous le fait payer très-cher, non?

Écrit par : Pendariès | 08 novembre 2009

Cette contemporanéité veut dire que l'individu, arrimé par le montage politique et juridique des filiations à la mémoire des ancêtres ou du discours-Ancêtre, c'est-à-dire pris à son tour dans l'entrelacement du positif (la vie) et du négatif (la mort), est institué sujet de la transmission, à travers le fonctionnement d'une transcendantalité sociale.

Ecrit par : Buntov | 08 novembre 2009

Ce que vous dites là est valable pour les sociétés traditionnelles, mais plus pour la nôtre parce que la civilisation a pratiquement phagocyté le champ de la culture.

Il n'y a plus aucun terrain solide parce que le soupçon (Freud, Darwin, Marx et accessoirement Nietzsche) a fait son œuvre et que d'autres ont poursuivi. (les gens que je cite n'en sont pas responsables ; ils sont des "symptômes" et des diagnosticiens d'une évolution historique.

Quand Hannah Arendt explique que le problème à l'école n'est pas celui de la vérité, mais de dire "tel est notre monde", elle met le doigt sur le malaise.

Nous dispensons des "vérités partielles (et discutables) sur fond de nihilisme et le nihilisme gagne de plus en plus.

Ce que vous appelez la "transcendalité sociale" était fondée sur une transcendalité religieuse qui a disparu. "Dieu est mort" : c'est tout ce que nous avons retenu de Nietzsche, alors qu'il s'étend longuement sur les conséquences : le nihilisme et la possibilité éventuelle de le surmonter.

Les jeunes gens évoqués par Claude Lévy Strauss dans "Tristes tropiques" qui mettent leur vie en danger dans les rituels initiatiques le font pour que les dieux leur disent "où est leur place", pour entrer en communication avec leur "totem".

C'est Pendariès, je crois qui citait Cioran à propos du fardeau insupportable de la liberté (il aurait pu aussi évoquer la légende du grand inquisiteur de Dostoïevski).

Rien d'étonnant à ce qu'ils se réfugient dans une enfance prolongée, les sectes, l'islamisme, la destruction ou l'autodestruction.

Écrit par : Robin | 08 novembre 2009

Donc Robin si je comprends bien vous criez : vive le SM !

Écrit par : iPidiblue identité mortelle | 08 novembre 2009

"Si Christophe Sibille vous avez des informations plus précises sur Jean et ses penchants intellectuels n'hésitez pas à m'en instruire, je suis tout ouï ! "
Ecrit par : iPidiblue médecines douces | 08 novembre 2009

Absolument pas ! Il semble que ce soit vous, qui en sachiez beaucoup plus que moi sur lui, à lire votre antépénultième message !
Il ne me semble pas que le fait de s'élever contre cette vaccination anti-grippe A totalement abracabrantesque fasse de qui que ce soit un inconditionnel des médecines alternatives !
Quelquefois, (souvent, même), la vérité se trouve entre les extrêmes, (comme disait Lao-Tseu). ;-)

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 08 novembre 2009

ui a vu le reportage d'envoyé spécial jeudi dernier sur les classes "prépa ", et qu'en avez vous pensé?
Moi , ça m'a rappelé les valeurs dans lesquelles j'ai été éduquée, valeurs bien malmenées par la société et les mentalités pédago actuelles.

je suppose que certains trouvent ça dépassé?

Quel avenir pour ces classes?
Ecrit par : sylvie | 08 novembre 2009

J'ai surtout trouvé que ce reportage ne donnait pas du tout envie de fréquenter ce type de classe, avec ce conseil de fin d'année ahurissant où la moitié de la classe est recalée, et certains SANS ÉQUIVALENCES! (ce que je n'ai pratiquement jamais vu dans aucun lycée). Quant à la seule élève qui intègre Ulm, on la voit en retraite chez les bonnes soeurs, et abîmée en prières: n'est-ce pas un peu... particulier?
Reportage assez grotesque, dans l'ensemble...

Écrit par : anne | 08 novembre 2009

"abracabrantesque" : je ne connaissais pas cette variante, ô admirable luminaire de la Voie Céleste !

Écrit par : iPidiblue émule du Grand Timonier | 08 novembre 2009

Les poilus, quand ils sont revenus, gueules cassées, qu'ont-ils accompli? Le monde de leurs pères a été tué par eux dans les tranchées. Il fallait bien relancer. Seulement, durant les Années Folles, qui étaient sur les pistes de danse et avaient la coupe à la garçonne? Le paysan sacrifié?
écrit Pendariès

Les JAC ne sont pas nées sur les pistes de danse, que je sache ? Les mouvements ouvriers des années trente non plus.
Et pour recentrer sur l'école, Célestin Freinet non plus !

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2009

Je ne suis qu'un petit scarabée qui ne fréquente les grands esprits que de loin grâce au blog de JPB (grand et miséricordieux, par Allah qu'il soit trois cent mille fois bénis) !

Écrit par : iPidiblue trop c'est trop et pas assez c'est pas assez ! | 08 novembre 2009

Dobolino est une fervente de la laïcité et nous a raconté par le menu son enfance et sa séparation précoce avec les groupes d'enfants chrétiens
Ecrit par : iPidiblue du Coran et de Molière | 08 novembre 2009
C'est faux, iPidi ! Ma première liaison amoureuse sérieuse, je l'ai eu avec un ancien scout Saint Georges qui passait son temps en retraites à Cîteaux ou chez les dominicains. Et, si j'en crois ma grand-mère, j'ai été reçue au concours véto par l'intermédiaire de mon ange-gardien qu'elle a prié avec ferveur et l'aide des franciscains tandis que je passais les épreuves du concours.
Alors ?

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2009

C'est beau comme de l'antique Dobolino ! Mais enfin cette tentation diabolique ne vous a pas écarté d'études sérieuses et en disséquant les cadavres vous vous êtes aperçue qu'il n'y avait pas d'âmes là-dedans malgré ce qu'en disait les petits scouts ...

Écrit par : iPidiblue dissection amoureuse | 08 novembre 2009

Ca va-t’y la gouaille ?

Alors, on refait le monde et on ne me demande même pas mon avis !

Comme vous vous en posez des questions !
C'est fou !

Arrêtez un peu de vous asticotez le neurone, vous allez finir, encore une fois, par accoucher d'une souris verte courant dans l'herbe la queue en l'air et l'air de rien !

Y'a pas à se contorsionner comme vous le faites pour régler une fois pour toute le problème !

Une seule solution : changez d'élèves.

Choisissez des élèves obéissants et sages, sans soucis de savoir s'ils apprennent quoi que ce soit, ça ne vous concerne plus, ça, c'est le problème de Sarkozy quand il cherchera des électeurs et qu'il ne trouvera plus que des ovins !

Pour ce qui est de l'identité populaire, puisque vous ne me demandez rien, je ne vous en dirai pas grand chose étant donné que l'identité, de nos jours, c'est un concept vague, mou et aléatoire .... un truc qui oscille suivant le lieu géographique où l'on se trouve et qui tend à se recroqueviller sur lui-même, un machin qui trouve ses sources dans le vide sidéral de la pensée creuse des intellectuels autoproclamés et qui se nourrit de la crétinité de l'enseignement national qui cherche avant tout à faire plaisir aux élèves et à les enrichir par des subsides alléchant liés non point à leurs efforts pour s'élever dans la galaxie initiatique cognitive, mais à un acte de pose du cul sur le banc de la classe près du radiateur si possible !

Bon courage, mes amis, ne vous laissez pas tenter par le découragement facile, continuez votre laborieuse mission de gardien de moutonsssssssss et pensez à Pagnol, il s'en est sorti, lui ............... alors, pourquoi pas vous !?

Écrit par : Yfig et le petit chapeau rond rouge | 08 novembre 2009

"disaient" ! ouf, c'est pas le diable qui me fait faire des fautes, c'est ma paresse ou ma distraction.

Écrit par : iPidiblue dissection amoureuse | 08 novembre 2009

Ce que vous appelez la "transcendalité sociale" était fondée sur une transcendalité religieuse qui a disparu. "Dieu est mort" : c'est tout ce que nous avons retenu de Nietzsche, alors qu'il s'étend longuement sur les conséquences : le nihilisme et la possibilité éventuelle de le surmonter.

Ecrit par : Robin | 08 novembre 2009

Peut-être Dieu est-il mort, ou s'est-il absenté, mais sa fonction de représentation des fondements, de l'ultime garantie, de la Référence causale reste intacte.
C'est ce qu'écrit P Legendre dans son livre (L'autre bible de l'occident: le Monument romano-canonique): "Quand le Dieu chrétien aura cessé de figurer l'ultime garant qui légitime les règles juridiques, d'autres entités lui succèderont à l'échelle de l'Europe laïcisée, mises en scène à la même place logique, place du discours légitimant: de nos jours l'Efficiency, l'un des noms ultramodernes de l'idole qui tire les ficelles du droit".

La techno-science éducative (le pédagogisme) constitue sous nos yeux une belle illustration d'un recours dévoyé à la Science, pour le coup divinisée et sommée de fonder en droit les nouvelles règles techniques et technocratiques de la transmission.

Écrit par : Buntov | 08 novembre 2009

Gérard Collomb, il a arraché l'antenne de la chaîne de télé de philippe Meirieu ! Je sens qu'on n'a pas fini de se marrer.
Et Meirieu, il a dit qu'il quittait le PS parce que c'était rien qu'un tas de vieux éléphants arriérés, totalement indécrottables et passéistes.
Vous verrez que Meirieu va finir par vous rendre sympathiques les bons vieux éléphants du PS !

Au fait, c'est qui qui a encore envie de voter pour les Verts, ici ?

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2009

Laissez, Dobolino, notre Grand Guide cogiter, il va nous dire le bon choix pour la prochaine fois, en 2007 c'était celui qui préférait le prêtre à l'instituteur, je sens qu'il va encore nous surprendre !

Quand on a une tête de bois et le coeur tendre, il est assez normal de voter Vert ...

Écrit par : iPidiblue âge tendre, tête de bois | 08 novembre 2009

C'est beau comme de l'antique Dobolino ! Mais enfin cette tentation diabolique ne vous a pas écarté d'études sérieuses et en disséquant les cadavres vous vous êtes aperçue qu'il n'y avait pas d'âmes là-dedans malgré ce qu'en disait les petits scouts ...

Ecrit par : iPidiblue dissection amoureuse | 08 novembre
Les scouts Saint Georges n'ont jamais prétendu que les animaux avaient une âme. Déjà qu'ils ont eu de la peine à admettre que les femmes en étaient pourvues ou tout au moins qu'il était de bon ton de simuler le croire.


Je me demande s'il ne faut pas une mise au point ? Les vétérinaires, iPidi, ont des écoles rien que pour eux où on dissèque des animaux. Rien à voir avec médecine.

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2009

Au fait, vous savez pourquoi les Verts ont opté pour Meirieu ? Pour réassurer le vote enseignant qui leur est déjà massivement gagné. Avec une telle tête de liste, ils vont en rafler un max, des voix de profs !
C'est très très décourageant !

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2009

Je suis déçu Dobo ! Ainsi vous n'avez pas disséqué nos frères humains ? Vous vous êtes contentée de notre soeur la souris, de notre frère le chien ou de la plus noble conquête de l'homme, le cheval ?
Remarquez dans le fond vous n'avez rien loupé, quand on a vu un on les a tous vu !

Les scouts de Saint-Georges sont quand même bien méchants, moi qui ait une âme franciscaine, j'aurais volontiers donné quelques âmes aux animaux de la Création ! mais alors pourquoi Noé les a sauvé ces créatures de Dieu ? Et le serpent du jardin d'Adam et Eve il n'avait pas d'âme non plus ?

Écrit par : iPidiblue disciple de Saint-François d'Assise | 08 novembre 2009

"Gérard Collomb, il a arraché l'antenne de la chaîne de télé de philippe Meirieu ! Je sens qu'on n'a pas fini de se marrer.
Et Meirieu, il a dit qu'il quittait le PS parce que c'était rien qu'un tas de vieux éléphants arriérés, totalement indécrottables et passéistes."

C'est une supposition, ou ça recouvre des faits précis , ma chère ?

Pidiblue, sur l'absence de contributeurs musulmans, voir
http://www.dailymotion.com/video/xkfac_barre-ramadan-brighelli-bougrab_news
Je ne suis pas en odeur de sainteté chez certains…
JPB

Écrit par : brighelli | 08 novembre 2009

"abracabrantesque" : je ne connaissais pas cette variante, ô admirable luminaire de la Voie Céleste !"

Ecrit par : iPidiblue émule du Grand Timonier | 08 novembre 2009
Eh bien, voilà une lacune qu'elle est comblée! Vous voyez que ce n'est pas complètement inutile de venir ici ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 08 novembre 2009

Au fait, vous savez pourquoi les Verts ont opté pour Meirieu ? Pour réassurer le vote enseignant qui leur est déjà massivement gagné. Avec une telle tête de liste, ils vont en rafler un max, des voix de profs !
C'est très très décourageant !

Ecrit par : dobolino | 08 novembre 2009

Ben justement, sur ce coup-là, ils n'auront pas la mienne ! Ferait bien voir !

Écrit par : Marilyse | 08 novembre 2009

"Gérard Collomb, il a arraché l'antenne de la chaîne de télé de philippe Meirieu ! Je sens qu'on n'a pas fini de se marrer.
Et Meirieu, il a dit qu'il quittait le PS parce que c'était rien qu'un tas de vieux éléphants arriérés, totalement indécrottables et passéistes."

C'est une supposition, ou ça recouvre des faits précis , ma chère ?

Ecrit par : brighelli | 08 novembre 2009

http://www.leprogres.fr/fr/permalien/article.html?iurweb=2127884

Écrit par : catmano | 08 novembre 2009

"Gérard Collomb, il a arraché l'antenne de la chaîne de télé de philippe Meirieu !"

Il n'a qu'à la mettre où je pense...

Écrit par : Marilyse | 08 novembre 2009

Ah, la vengeance est un plat qui se mange chaud, à Lyon…
Merci les filles…
JPB

Écrit par : brighelli | 08 novembre 2009

"Dont acte. La seule raison valable pour maintenir ces machins étant à terre, tirons-en les conséquences."

Ecrit par : Georges | 04 novembre 2009

Vous n'avez pas tout lu, on dirait !

Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 04 novembre 2009

Non, je n'ai pas tout lu. Mais la chair n'est pas si triste. Alors, excusez-moi si je m'en dispense.
PS Êtes-vous le mieux placé pour ce jugement de "normal" ? C'est tout le problème des employés de l'institut de formation, ça, le "normal".

Écrit par : Georges | 08 novembre 2009

Ah, la vengeance est un plat qui se mange chaud, à Lyon…
Merci les filles…
JPB

Ecrit par : brighelli | 08 novembre 2009
Tout le monde n'a pas vos mœurs ! Il est pas SM, Collomb ! Il est juste PS...

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2009

Tuerie pédagogique à Lyon : Collomb a agi seul.

Écrit par : iPidiblue massacre à la Part-Dieu | 08 novembre 2009

"Il est pas SM, Collomb ! Il est juste PS..."

Tout de même, de là à retirer brutalement une antenne râteau à gros gain sans fondement…

Écrit par : dugong | 08 novembre 2009

Les tables rondes sur l'éducation, comme celle qui s'annonce, sont importantes. Les grandes orientations fixées par ceux qui sont aux affaires (ou qui y seront) le sont aussi, bien sûr. Cependant, je reste pessimiste : il me semble que, dans un grand Etat comme la France, tout se joue en fait dans les échelons intermédiaires de la hiérarchie et, in fine, sur le terrain. Une orientation décidée "en haut" peut être bonne, et complètement inappliquée ou dénaturée "en bas".
Le Socle commun des connaissances, par exemple. A son sujet je suis plutôt partagé : je pense qu'on peut en faire une lecture aussi bien pédagogiste que républicaine. Les premiers prôneront l'acquisition de simples "savoirs-faire" vidés de toute culture. Mais les seconds peuvent également y trouver leur compte. En Lycée Professionnel, je vois débarquer tous ces naufragés du système qui ne maîtrisent pas 300 mots. S'ils maîtrisaient les points du Socle, on pourrait vraiment progresser. Le Socle réhabilite les bases, et même le recours à la dictée! A cet égard, il fournit des armes pour lutter contre la dérive de "l'élève doit construire lui-même ses propres savoirs"... Tout dépend de l'usage qu'en fait l'enseignant dans sa classe.

Écrit par : Daniel Arnaud | 08 novembre 2009

Un commentaire intéressant sur libé Lyon à propos du meiriol :

"Plus des trois quarts des lyonnais confondent Meirieu et Mérieux, beaucoup voteront bêtement pour la sonorité d'un nom et les politiques le savent."

Collusion du lobby des labos et du lobby pédagol ?

Ne le dites pas à Jean. Ça l'emporterait !

Écrit par : dugong | 08 novembre 2009

Il ne reste plus qu'à le kidnapper ...

Écrit par : iPidiblue un Meirieu de perdu ... | 08 novembre 2009

Toujours sur les textes et sur leur application. Je travaillais voilà peu sur la loi d'orientation de 1989. Eh bien, même elle se prête à des lectures fort diverses. Les pédagogistes en ont retenu la "liberté d'expression de l'élève" et sa "mise au centre du système". D'où l'entrée massive de la doxa (l'opinion) dans la classe au détriment des savoirs. Mais il faut lire la loi dans sa totalité; elle affirmait encore : "[...] à partir du moment où ces activités ne portent pas atteinte aux activités d'enseignement". Ce dernier point permet tout aussi bien de rappeler que, justement, la liberté d'expression ne consiste pas à dire n'importe quoi ou à mettre en cause l'autorité du professeur.
C'est donc aux enseignants eux-mêmes, et au quotidien, de lutter contre les dérives : dans la salle de classe, dans la salle des profs, en investissant les CA et les "conseils pédagogiques", etc. Eux seuls ont le pouvoir réel de dire "non" et "on ne laisse pas passer n'importe quoi", ou encore "on sera vigilant sur l'interprétation à faire de tel texte". A force d'accabler ceux qui nous gouvernent, on en vient à oublier la responsabilité, énorme, de ceux qui ont servilement relayé les directives les plus imbéciles pendant des années : les profs eux-mêmes.

Écrit par : Daniel Arnaud | 08 novembre 2009

Bienvenue sur Terre, Daniel Arnaud !

Avec les pédagols, tout est polysémique à géométrie variable.

Si un concept utilisé dans l'enseignement a un sens précis pour vous, soyez certain qu'il est probablement diamétralement opposé pour eux.

Règle pratique : si un pédagol commence une discussion en disant "Je...", arrêtez-le tout de suite et sommez-le de précisément de clarifier ce qu'il entend par là.

Vous serez édifié.

Écrit par : dugong | 08 novembre 2009

et sommez-le de clarifier ce qu'il entend par là.

Écrit par : dugong | 08 novembre 2009

Pourquoi alors les appeler des pédagogues ? Appelez les des sophistes comme tout le monde ...

Écrit par : iPidiblue politique de gribouille | 08 novembre 2009

"Avec les pédagols, tout est polysémique à géométrie variable."


Ecrit par : dugong | 08 novembre 2009


Parce que vous croyez que cela ne concerne que les pédagols? Redescendez!

Écrit par : Daniel Arnaud | 08 novembre 2009

Ah ! Je suis revenue à la maison donc je vous copie l'extrait d'un petit article de Marianne du 31/10 intitulé Meirieu à l'école des Verts lyonnais.


" ... Tout est donc ouvert et Meirieu part au combat la fleur au fusil. Il a coupé les ponts avec le PS dont il fut membre. Apprenant son passage chez les écolos, le maire de Lyon, Gérard Collomb (PS), a aussitôt annoncé qu'il coupait les crédits de Capcanal, la chaîne de télévision éducative locale que pilote Meirieu. L'inspirateur des réformes phares de Jack Lang et des projets rarement aboutis de Claude Allègre clame, lui, qu'il en a soupé des éléphants "incapables d'audace et d'imagination". "Il arrive un moment où on en a marre de prêcher dans le désert ! Les Verts, au moins, ils me suivent", lance Meirieu.

... "

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2009

"Gérard Collomb, il a arraché l'antenne de la chaîne de télé de philippe Meirieu !"

Il n'a qu'à la mettre où je pense...

Ecrit par : Marilyse | 08 novembre 2009
Je suppose que vous vouliez écrire "il n'a qu'à SE la mettre où je pense" ?
Parce que, sinon, ça prête à confusion.

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2009

La guerre des gols ?

Le retraité de l'ADEME va-t-il renouveler l'exploit d'Hannibal ?

Écrit par : dugong | 08 novembre 2009

Donc Robin si je comprends bien vous criez : vive le SM !

Ecrit par : iPidiblue identité mortelle | 08 novembre 2009


Excusez-moi, mais j'ai pas compris M'sieur !

Écrit par : Robin | 08 novembre 2009

Peut-être Dieu est-il mort, ou s'est-il absenté, mais sa fonction de représentation des fondements, de l'ultime garantie, de la Référence causale reste intacte.
C'est ce qu'écrit P Legendre dans son livre (L'autre bible de l'occident: le Monument romano-canonique): "Quand le Dieu chrétien aura cessé de figurer l'ultime garant qui légitime les règles juridiques, d'autres entités lui succèderont à l'échelle de l'Europe laïcisée, mises en scène à la même place logique, place du discours légitimant: de nos jours l'Efficiency, l'un des noms ultramodernes de l'idole qui tire les ficelles du droit".

La techno-science éducative (le pédagogisme) constitue sous nos yeux une belle illustration d'un recours dévoyé à la Science, pour le coup divinisée et sommée de fonder en droit les nouvelles règles techniques et technocratiques de la transmission.

Ecrit par : Buntov | 08 novembre 2009

Oui, et je ne suis pas sûr que nous y ayons gagné au change. Voltaire disait plaisamment que si Dieu avait fait l'Homme à son image, l'Homme le lui avait bien rendu et Max Sheler qui a étudié le concept nietzschéen de "ressentiment" nous met en garde contre "l'idolâtrie" ("l'efficiency en est une parmi d'autres).

Écrit par : Robin | 08 novembre 2009

Chatel, sur "la vaccination en classe", sur France 2.

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 08 novembre 2009

Il ne me semble pas que le fait de s'élever contre cette vaccination anti-grippe A totalement abracabrantesque fasse de qui que ce soit un inconditionnel des médecines alternatives !

Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 08 novembre 2009

Très juste! Cette vaccination-là est, comme vous dites, Christophe,"abracadabrantesque". Il suffit de se balader un peu sur le net et d'y écouter les gens auxquels la presse officielle - tiens, comme c'est curieux! - ne donne jamais la parole, de les écouter sans aucune naïveté, mais sans parti-pris, pour se rendre compte très vite que toute cette histoire de "pandémie" ne tient pas debout. Vous avez entendu un seul parlementaire, iPidiblue, "s'étonner" de l'achat pharaonique, et alors que strictement rien n'annonçait la moindre "pandémie", de 94 000 000 de doses de vaccin, voire demander un débat à l'Assemblée nationale sur ce sujet comme il s'en passe chez nos voisins? Aucun! Silence radio! J'allais écrire, pour reprendre le titre d'un film qui circule sous le manteau: "Silence, on vaccine."
Vous trouvez normal qu'on annonce qu'il y a en France "341 000 "nouveaux cas de grippe H1N1 alors qu'il s'agit vraisemblablement de 341 000 "consultations pour phénomènes grippaux", souvent de rhumes qui passent tout seuls? Moi pas, figurez-vous.

Du coup, cette étrange affaire m'a amené à me poser sur la vaccination en général des questions que je ne m'étais jamais posées jusqu'à présent. Je me suis souvenu que mes parents évoquaient le désespoir, la fureur et dès ce jour l'engagement militant contre les vaccinations d'un médecin du Mans (salut, Morel!) qui, juste après la guerre, dans les années 50, avait perdu un enfant d'une méningite foudroyante juste après sa vaccination au BCG. Je n'ai pas, contrairement à ce que vous croyez, de "religion" sur la question, mais il ne faut pas être grand clerc pour comprendre qu'une vaccination est une sorte de jeu, qui peut être dangereux, avec le système immunitaire de l'individu et qu'à tout le moins, un peu de prudence et de modestie s'impose de la part du corps médical, plutôt que le triomphalisme scientiste que d'aucuns affichent aujourd'hui. Molière a campé dans le "Malade imaginaire" le type du médecin qui ne se remet jamais en question, Monsieur Purgon, le médecin d'Argan. Voici son portrait fait par Béralde, le frère d'Argan:
Argan. - Mais il faut bien que les médecins croient leur art véritable, puisqu'ils s'en servent pour eux-mêmes.
Béralde. - C'est qu'il y en a parmi eux qui sont eux-mêmes dans l'erreur populaire dont ils profitent, et d'autres qui en profitent sans y être. Votre monsieur Purgon, par exemple, n'y sait point de finesse: c'est un homme tout médecin, depuis la tête jusqu'aux pieds; un homme qui croit à ses règles plus qu'à toutes les démonstrations des mathématiques, et qui croirait du crime à les vouloir examiner; qui ne voit rien d'obscur dans la médecine, rien de douteux, rien de difficile, et qui, avec une impétuosité de prévention, une raideur de confiance, une brutalité de sens commun et de raison, donne au travers des purgations et des saignées, et ne balance aucune chose. Il ne faut point lui vouloir mal de ce qu'il pourra vous faire: c'est de la meilleure foi du monde qu'il vous expédiera, et il ne fera, en vous tuant, que ce qu'il a fait à sa femme et à ses enfants, et qu'en un besoin il ferait à lui-même."

Écrit par : Jean | 08 novembre 2009

Jean, ne regardez pas, ça va vous énerver...Et moi aussi.

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 08 novembre 2009

"Non, je n'ai pas tout lu. Mais la chair n'est pas si triste. Alors, excusez-moi si je m'en dispense.
PS Êtes-vous le mieux placé pour ce jugement de "normal" ? C'est tout le problème des employés de l'institut de formation, ça, le "normal"."

Ecrit par : Georges | 08 novembre 2009

Vous êtes tout excusé. Même de votre manque absolu d'humour.

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 08 novembre 2009

Jean, ne regardez pas, ça va vous énerver...Et moi aussi.

Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 08 novembre 2009

Je n'ai pas la télé. Vous pouvez me dire ce qu'il a dit?

Écrit par : Jean | 08 novembre 2009

Que la vaccination allait être organisée dans les établissements, mais pas obligatoire, en gros.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 novembre 2009

Tiens, Jea, puisque vous êtes par là, pouvez-vous nous dire si vous êtes un inconditionnel des médecines naturelles et alternatives, ou non? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 novembre 2009

Oyez comme le meiriol parle bien dans le poste :

http://www.dailymotion.com/video/xamya3_contre-les-dogmes-et-penser-a-long_news

Un premier extrait de l'élixir meiriolique (40s):
"Nous recrutons des enseignants qui seront encore en poste en 2050. Les enfants de 2050 ne sont pas encore nés, pas encore conçus et pour autant, nous venons de supprimer les instituts qui forment les enseignants et leur donnent un minimum de pédagogie"

Révélation : la pédagogie serait donc l'art de concevoir les enfants à l'IUFM et par avance ?

Autre envolée (2min45) :
"à l'école, l'enfant apprend l'altérité des autres mondes, qu'il n'est plus seulement dans sa famille, … plus seulement dans son quartier, … plus seulement dans son pays, … plus seulement dans le monde, que le monde est dans l'univers et que dans l'univers, la solidarité n'est pas seulement une valeur, elle est un fait".

Un tel discours radicalement anti "petit bois derrière chez moi" * peut-il décemment se réclamer de l'Ecologie ?

Une phrase bien énigmatique (4min30) :
"Pourquoi la transmission ne serait pas partagée, ne serait pas capillarisée dans le monde entier"

Un appel à la "transmission partagée", ne serait-ce pas une concession ** occulte en faveur des fabricants de 4x4 ?

Par " transmission capilarisée" veut-il parler d'une "transmission épidermique" après avoir renoncé à toute possibilité de transmission de pensée dans l'Univers ? Veut-il parler d'une transmission verticalisée mais de bas en haut, de l'élève vers le maître, en passant par les cheveux ?

Qui osera lui demander des explications ?

* http://www.youtube.com/watch?v=hq-TgjxyoYE
rien à voir avec les antibaises de Bobby L.

** concession automobile, bien sûr.

Écrit par : dugong | 08 novembre 2009

La techno-science éducative (le pédagogisme) constitue sous nos yeux une belle illustration d'un recours dévoyé à la Science, pour le coup divinisée et sommée de fonder en droit les nouvelles règles techniques et technocratiques de la transmission.

Ecrit par : Buntov | 08 novembre 2009

Le droit romain et la somme théologique de saint Thomas d'Aquin seraient donc, pour Legendre, les deux piliers de l'occident chrétien (pléonasme).

Je suis assez d'accord. Le problème est évidemment "la clé de voûte" de l'édifice, c'est-à-dire ce que Heidegger appelle pudiquement "la question de Dieu".

A partir du moment où cette clé est remise en question, il faut construire un nouvel édifice. Et construire un autre édifice, cela veut dire l'hypothétique "surhomme" nietzschéen auquel je n'ai rien compris, malgré les explications enflammées de Michel Onfray ;-)) ou une régression vers le paganisme, en-deça du judéo-chrétien, c'est-à-dire vers le religieux sacrificiel.

Régression impossible puisque, comme l'a montré René Girard la révélation judéo-chrétienne est une "déconstruction" des religions sacrificielles.

Je rappelle que dans le christianisme la clé de voûte de l'édifice est "la pierre qu'ont rejeté les bâtisseurs", c'est-à-dire la victime émissaire (l'agnus dei).

Le logique d'une telle entreprise n'est pas nouvelle. Toute l'Histoire tragique du XXème siècle nous en a montré les conséquences, mais il semblerait que nous n'ayons toujours pas compris : la multiplication à l'infini des victimes et le nihilisme.

Écrit par : Robin | 08 novembre 2009

Je n'ai pas la télé. Vous pouvez me dire ce qu'il a dit?

Ecrit par : Jean | 08 novembre 2009
Y'avait quand même des prodromes, chez Jean, propices à le faire sombrer dans la médecine ésotérique !

Écrit par : dobolino | 08 novembre 2009

"la Science, pour le coup divinisée et sommée de fonder en droit les nouvelles règles techniques et technocratiques de la transmission."

Voir au dessus ce qu'en dit Meirieu.

Écrit par : dugong | 08 novembre 2009

Chatel, sur "la vaccination en classe", sur France 2.

Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 08 novembre 2009

Il a beaucoup parlé de la vaccination et pas du tout de la classe. Remarquez, il n'a pas l'air de mieux s'y connaître.

Écrit par : Robin | 08 novembre 2009

Que la vaccination allait être organisée dans les établissements, mais pas obligatoire, en gros.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 novembre 2009

Pas en Primaireuh ! Pas en Primaireuh ! Nananèreuh !

Ouf ! Je ne le sentais pas bien ça !
La maman du petit Untel qui veut que son fiston passe premier parce que sinon les autres vont le contaminer, celle du petit Machin qui veut rester avec lui dans la classe jusqu'à l'arrivée de la dame-piqûre parce qu'il est très sensible, celle du petit Trucmuche qui aura oublié de remplir le papier, aura perdu le carnet de santé et ne se rappellera plus s'il est allergique à l'œuf ou si c'est seulement qu'il n'aime pas l'omelette et le papa du petit Jeannot qui a vu Meirieu caché derrière l'étiquette du vaccin...
Quel soulagement ! Merci M'sieur l'Ministre...

Juste un p'tit truc en passant : le Primaire regroupe les élèves de Maternelle (2 à 6 ans) et ceux d'Élémentaire (6 à 11 ans). Confondre Primaire et Élémentaire, pour un journaliste, ça passe, mais pour un Ministre de l'Éducation Nationale, ça fait un peu parachuté qui ne sait pas de quoi il cause...

Écrit par : catmano | 08 novembre 2009

Que la vaccination allait être organisée dans les établissements, mais pas obligatoire, en gros.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 novembre 2009

Oui, bon, c'est déjà ça.

Écrit par : Robin | 08 novembre 2009

Si Dugong le voulait bien, il serait le premier physicien meiriolique du siècle ...

Écrit par : iPidiblue et le casse du siècle | 08 novembre 2009

La physique meirieutique, non ?

Écrit par : iPidiblue et l'attaque du train de l'IUFM | 08 novembre 2009

Un premier extrait de l'élixir meiriolique (40s):
"Nous recrutons des enseignants qui seront encore en poste en 2050. Les enfants de 2050 ne sont pas encore nés, pas encore conçus et pour autant, nous venons de supprimer les instituts qui forment les enseignants et leur donnent un minimum de pédagogie"

(dugong)

J'ai écouté trois fois le début en me demandant si je n'avais pas rêvé. Il a bien dit "l'éducature", non ?

Écrit par : Robin | 08 novembre 2009

Que la vaccination allait être organisée dans les établissements, mais pas obligatoire, en gros.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 novembre 2009

Remarquez, à l'école il n'y a plus grand chose d'obligatoire, à part d'être présent, et encore.

Écrit par : Robin | 08 novembre 2009

"la Science, pour le coup divinisée et sommée de fonder en droit les nouvelles règles techniques et technocratiques de la transmission."

Voir au dessus ce qu'en dit Meirieu.

Ecrit par : dugong | 08 novembre 2009


Et tout ça, noyé dans un discours "new age" où même les extra-terrestres sont convoqués.

Écrit par : Robin | 08 novembre 2009

Bon, Daniel, tu feras sans moi. Je reste avec Ricoeur, comme en 68.

Écrit par : Robin | 08 novembre 2009

Tout ça est mal barré. En 2012 (si j'y suis encore), je vais à la pêche.

(Si les conseillers de Sarkozy était malins, il y a un créneau à occuper. Dommage que l'UMP se moque de l'éducation comme de sa première chemise).

J'ai aperçu Corine Lepage. Et Bayrou, qu'est-ce qu'il en pense de la "conscientisation des gamins aux dimensions de l'univers" ?

Qui a dit qu'il faudrait peut-être commencer par leur apprendre à lire ?

Sale réac. !

Écrit par : Robin | 08 novembre 2009

Il ne faut point lui vouloir mal de ce qu'il pourra vous faire: c'est de la meilleure foi du monde qu'il vous expédiera, et il ne fera, en vous tuant, que ce qu'il a fait à sa femme et à ses enfants, et qu'en un besoin il ferait à lui-même."

Ecrit par : Jean | 08 novembre 2009

Merci Jean! C'est toujours un délice de relire ces mots! Puissent se reconnaître en ce "bon" médecin tous nos toubibs sûrs de leur science et aveugles pour certains! Puissent-ils se méfier de leurs certitudes! D'ailleurs reconnaissons que le doute sur le vaccin contre la grippe A est largement partagé par une partie du corps médical. Le moyen ensuite pour que les gens du bon peuple y croient?
Au fait, le samedi fut-il "réussi"?

Écrit par : Sanseverina | 08 novembre 2009

C'est moi m'dame que j'l'ai fait. Vous allez pas m'punir, m'dame, j'ai rien fait ! Ecrit par : Moot | 08 novembre 2009

Ah merci, jeune Moot, je vous félicite et pour le contenu du texte façon Shadoks qui m'a beaucoup amusée et pour votre honnêteté dès lors que je pataugeais dans la semoule sans pouvoir mettre le curseur dessus, d'autant que j'en ai crédité Jérémy qui a regimbé. Tout ceci pour dire qu'à l'époque de l'enfance de Dobolino, les trains avaient des pneus... Quelle régression !

Écrit par : nicolas | 08 novembre 2009

J'ai le chic pour tomber sur les petits bijoux pédago :

Je me suis offert, dans la collection "Les repères pédagogiques", Nathan pédagogie

"Enseigner la lecture au cycle 2"

Jean-Emile Gombert
Pascale Colé
Sylviane Valdois
Roland Goigoux
Philippe Mousty
Michel Fayol

Tous professeurs de psychologie cognitive ou du développement, à l'Université(sauf Goigoux, maître de conférences en sciences de l'éducation à l'IUFM d'Auverggne)

Les trois premiers ont pondu Crocolivre, méthode "intégrative "très aimée du pote Goigoux.

Ce qui est grave, c'est que c'est édité en septembre 2007, donc rien de nouveau.
Toujours les mêmes litanies.

Je vais m'y plonger.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 08 novembre 2009

Je vais m'y plonger.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 novembre 2009

Quelle abnégation ! Je vois que JPB fait des émules ! ;-)

Écrit par : Robin | 08 novembre 2009

Je ne suis pas en odeur de sainteté chez certains…
JPB

Ecrit par : brighelli | 08 novembre 2009
===
J'espère que vous n'en avez cure... :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 08 novembre 2009

Jean-Paul Brighelli, n'êtes-vous pas troublé qu'on ne trouve sur votre blog pour autant que je sache aucun intervenant de culture musulmane ? Ecrit par : iPidiblue du Coran et de Molière | 08 novembre 2009

Ca vous n'en savez rien, iPidiblue, et puis peut-être que le lecture de "Une école sous influence" n'y est pas étrangère...

Écrit par : nicolas | 08 novembre 2009

Toujours les mêmes litanies.

Je vais m'y plonger

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 novembre 2009

Ben dis-donc ! :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 08 novembre 2009

C'est quoi, une "transmission capillarisée' ????

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 novembre 2009

Tout le monde en laisse, allez...

Ecrit par : nicolas | 08 novembre 2009
===
Certes, et cela arrive même à des gens comme nous qui ne sommes pas particulièrement mauvais ni négligents, chère Nicolas.
J'ai trouvé un moyen d'éradiquer toutes les fautes de mes messages, mais avec un peu de chance. Mais la chance favorise ceux qui sont déjà très bons, dans le domaine de la maîtrise du français comme dans n'importe quel autre domaine.
Je ne vous dis pas dès aujourd'hui le truc que j'ai trouvé pour éliminer la quasi-totalité des mes fautes les plus stupides.
J'ai déjà trouvé un truc qui aide bien : zoomer sur mon texte en le mettant à 200 %, avant de l'envoyer. Mais cela peut ne pas suffire.
Vous faites-vous une idée de ce à quoi je pense ?
Amicalement vôtre.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 08 novembre 2009

C'est quoi, une "transmission capillarisée' ????

Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 novembre 2009

C'est un enseignement tiré par le cheveux.

Écrit par : Robin | 08 novembre 2009

Ca vous n'en savez rien, iPidiblue, et puis peut-être que le lecture de "Une école sous influence" n'y est pas étrangère...

Ecrit par : nicolas | 08 novembre 2009
===
Le Ç s'obtient en faisant Alt puis 0 puis 199, Nicolas.
Oh ! et vous avez écrit "que le lecture". Faute due à votre précipitation peut-être à cause de vos tâches ménagères et autres qui vous contraignent à tout faire à toute vitesse. Ce n'est pas moi qui vous tiendrais rigueur d'une faute de ce genre que je commets parfois aussi, non pour la raison ci-dessus (quoique je fasse quelques tâches ménagères), mais en raison de la fatigue. J'ai trouvé la parade, même si je ne l'utilise pas dès ce soir.
Bonne semaine.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 08 novembre 2009

Tables rondes sur l'éducation :

" - Esprit es-tu là ?"

- Oui, très très las !"

Écrit par : Robin | 08 novembre 2009

Je ne sais pas vous, mais j'ai horreur de cette expression "gamins" pour dire "élèves "ou "enfants". qu'emploie Meirieu et certains de mes chers collègues. Je suis trop fatigué ce soir pour chercher pourquoi. Bonne nuit !

Écrit par : Robin | 08 novembre 2009

C'est quoi, une "transmission capillarisée' ????

Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 novembre 2009

-------------------------------------------------
"tirée par les cheveux" = capillotractée"

Écrit par : xly | 08 novembre 2009

Robin, vous l'avez aperçue où, Corinne Lepage ?

Dugong, vous m'avez fait bien rire avec vos messages précédents :D

Écrit par : Jeremy | 09 novembre 2009

Cette formulation pourrait laisser entendre qu'il l'a fait volontairement, ce qui me paraît peu compatible avec ce que l'on sait par ailleurs d'Edmond Michelet.
Ecrit par : Robin | 08 novembre 2009
Michelet n'était effectivement pas homme à se livrer à une telle bassesse, en revanche, il savait la mission dangereuse et avait choisi deux magistrats de confiance et qui n'avaient pas froid aux yeux. Cela ne court pas les rues dans la profession.
C'est bien lui d'y envoyer son propre gendre, car cela prouve aussi qu'il ne cherchait pas à le préserver sous prétexte qu'il était de la famille. Il avait choisi mon père qu'il connaissait depuis la guerre et dont le passé de baroudeur le qualifiait pour ce genre de mission, et elle fut remplie puisqu'ils sont rentrés salement amochés mais vivants et que les coupables ont été empêchés de poursuivre leur sale besogne.
B. Patier qui était de Brive a maintenant une rue à son nom à Brive.

Les hommes de la pointure de Michelet sont une espèce en voie d'extinction.

Écrit par : Cadichon | 09 novembre 2009

"Si Dugong le voulait bien, il serait le premier physicien meiriolique du siècle ..." iPidiblue

Qui consisterait à étudier les émanations cérébrales "capillarisées" du Phénomène ?

Non merci ! Je n'ai jamais eu beaucoup d'appétence pour les phénomènes marginaux. Ni pour les effets non locaux en mécanique meiriolique (deux pédagols qui ont interagi dans le passé restent intriqués)

PS : voyez sur la vidéo comme tout le beau monde qui entoure le meiriol a l'air de bien s'amuser. La palme à l'homme placé à gauche du Prince des facariens. Je n'ai pas pu identifier cette personne qui manifestement se demande ce qu'elle fait là.

A côté, C. Lepage apparaît très Nature, DCB, faux cul habitué des médias, cache son ennui derrière sa main, Hirsch est transparent, Rozès, comme d'habitude, est, si j'ose dire, marmoréen.

http://www.dailymotion.com/video/xamya3_contre-les-dogmes-et-penser-a-long_news

Écrit par : dugong | 09 novembre 2009

Quelle abnégation ! Je vois que JPB fait des émules ! ;-)

Ecrit par : Robin | 08 novembre 2009

Normal sur Bonnet d'âne!

Écrit par : merlemocoeur | 09 novembre 2009

"Y a-t-il des matières dont l’apprentissage est trop précoce — voire inutile ?"
La Physique-chimie est débutée trop tôt. La langue vivante 1 ne devrait pas être débutée aussi tôt sachant que beaucoup de personnes qui ont reçu l'agrément pour l'enseigner ne sont pas vraiment compétentes pour ça (je pense ici à l'anglais, évidemment... l'allemand, lui, meurt).

Ecrit par : *Celeborn | 02 novembre 2009

Je suis d'accord avec le reste, sauf ça: je pense qu'il est plus que primordial de garder l'initiation aux langues étrangères en France - il suffit de voir le désastre au niveau des Langues étrangères avec les adultes de plus de 35 ans. Par contre c'est effectivement scandaleux qu'elle soit enseignée par des instituteurs qui ne maitrisent même pas eux-même la langue. Je serai pour le retour des intervenants externes, et ne permettre qu'aux instituteurs ayant un niveau de langue suffisant (au moins B2 et plutôt C1 au CECL - et ayant séjourné au moins un an dans un pays anglophone) de l'enseigner.

Écrit par : Julien | 09 novembre 2009

@Jérémy


Oyez comme le meiriol parle bien dans le poste :

http://www.dailymotion.com/video/xamya3_contre-les-dogmes-et-penser-a-long_news

(dugong)

C'est pas Corine Lepage... sur la gauche ? ;-))

Écrit par : Robin | 09 novembre 2009

Les hommes de la pointure de Michelet sont une espèce en voie d'extinction.

Ecrit par : Cadichon | 09 novembre 2009

Là, nous sommes d'accord ! ;-)

Écrit par : Robin | 09 novembre 2009

Le jus pédagol du jour titre, évidemment, sur le triomphe bananier du Primat des Pédagols chez les verts.

"Sur son engagement écologique, il (Meirieu) rappelle une phrase qui terminait un de ses derniers livres "Quel monde allons nous laisser à nos enfants ? Quels enfants allons-nous laisser au monde ?"

A la lumière du speech dont j'ai déjà donné le lien, il apparaît clairement que le meiriol est obsédé par l'idée de découpler naissance et conception. Il voudrait concevoir maintenant les enfants qui naîtront vers 2050. J'irais même jusqu'à prétendre que toute la production du bonhomme est orientée vers cette utopie *.

"Philippe Meirieu termine sur une proposition innovante : "Il faut repenser la notion de travail. Que tout salarié puisse, sur son temps de travail, consacrer du temps à la formation de la génération future"."

Formation, conception, le bonhomme joue sur les mots : c'est manifestement un appel à co(po)pulation généralisée.

* utopie (en meiriol) : contraction de utéroscopie. Projection des utérus dans le futur.

Écrit par : dugong | 09 novembre 2009

@ Lucile: c'est quoi, un "rythme de blues" ??? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 07 novembre 2009

Dans le classeur de musique de mon fils, c'est écrit : "le blues repose sur un rythme ternaire syncopé".
Mais heureusement pour eux leur exercice d'écriture reposait sur la grille d'accords de blues.

Voilà je m'étais trompée, c'était "accords" et non "rythme". Désolée mais vous savez moi je suis une ménagère de moins de 50 ans alors je connais plus la blouse que le blues ;o))) !!

Écrit par : lucile | 09 novembre 2009

Tiens, Dobolino, la maladie de Lyme, ça doit vous dire quelque chose...
Vivent les médecins... Et la fiabilité de certains tests.

Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 08 novembre 2009

En Alsace en tout cas, on connaît : quand on se promène en forêt à la belle saison, on s'examine des pieds à la tête en rentrant pour vérifier qu'une tique ne s'est pas invitée chez nous, car les cas de maladie de Lyme sont fréquents !

Écrit par : lucile | 09 novembre 2009

Hier, sur France 2, Michel Drucker rejoint sur la scène Francis Cabrel et Hugues Aufray, qui venaient de chanter ensemble Bob Dylan. On est en fin d'émission. Comme un cheveu sur la soupe, il demande aux spectateurs, manifestement mal à l'aise, d'aller se faire vacciner et de passer ensuite acheter le CD desdits dans la pharmacie la plus proche. Regard furibond de Francis Cabrel, qui n'a plus de micro pour lui répliquer. Générique de fin.
Ce matin, sur RTL, Vincent Parizot reçoit Patrick Pelloux, le président des médecins urgentistes, lequel explique qu'il s'est fait vacciner uniquement pour ôter un argument de poids - l'exemple du président des urgentistes - aux anti-vaccin, mais se met en demeure d'expliquer tout aussitôt après que la campagne de vaccination ne sert plus à rien puisque le pic de pandémie est passé ou n'a même pas eu lieu. Vincent Parizot ne le laisse pas parler, l'interrompt constamment, l'empêche de s'expliquer, et lui fait dire en fin de compte, malgré les essais de protester aussitôt étouffés de l'intéressé, ce que Patrick Pelloux ne voulait pas dire, à savoir qu'il faut aller se faire vacciner.

Écrit par : Jean | 09 novembre 2009

Jack Lang mandaté pour visiter la Corée du Nord, Patrick Lozès mandaté pour une « mission de lutte contre le racisme et le communautarisme »

En reviendront-ils ?

http://www.marianne2.fr/Culotte-le-chef-du-Cran-missionne-contre-le-communautarisme-!_a182709.html

Écrit par : dugong | 09 novembre 2009

L'essentiel, Jean, étant que l'auditeur ait compris la position de Pelloux, (très claire dans "Charlie hebdo", comme je vous l'ai dit plusieurs fois).
Quant à Drucker... No comment, évidemment.

Il est vraiment parfait comme homme politique, Meirieu ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2009

Tiens, Dobolino, la maladie de Lyme, ça doit vous dire quelque chose...
Vivent les médecins... Et la fiabilité de certains tests.

Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 08 novembre 2009

La maladie de Lyme est également très présente en Limousin.
Il y a quatre jours, j'ai fait un tour de jardin en imper, écharpe au cou, en ramassant quelques branches de bois mort. Le lendemain, j'avais une grosse tique sur l'épaule.

Le tire-tic est une très bonne invention.
Si les tiques sont trop petites pour le tire-tic, un produit vétérinaire pour chiens est très efficace : le Cypertic.
Une application de quelques secondes suffit pour que la tique se détache au bout d'une heure.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 09 novembre 2009

"Voilà je m'étais trompée, c'était "accords" et non "rythme". Désolée mais vous savez moi je suis une ménagère de moins de 50 ans alors je connais plus la blouse que le blues ;o))) !!"

Ecrit par : lucile | 09 novembre 2009

Mais non ! Vous avez tout compris, au contraire !
Le blues est un mot "à double sens", (comme le cas se retrouve fréquemment en musique), qui peut être lié à "l'état d'esprit" et à la structure.
Mais, effectivement, syncopé de toute façon, et ternaire à l'origine.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2009

"La maladie de Lyme est également très présente en Limousin."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 novembre 2009

Ici aussi... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2009

Ici aussi... :-(
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2009

Donc vous avez mis un mot sur vos maux ?

Bon rétablissement, Christophe !

Il me semble qu'elle se soigne bien, même si ça peut être très long si vous êtes en phase 3.

Écrit par : lucile | 09 novembre 2009

Alors bon courage aussi !
J'espère que ce ne sera pas trop long et pénible.

Écrit par : lucile | 09 novembre 2009

L'essentiel, Jean, étant que l'auditeur ait compris la position de Pelloux, (très claire dans "Charlie hebdo", comme je vous l'ai dit plusieurs fois).
Quant à Drucker... No comment, évidemment.

Il est vraiment parfait comme homme politique, Meirieu ! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2009

Je cours acheter Charlie-Hebdo, c'est dit!
Quant au sinsitre clown qu'est Meirieu, ce serait un acte de résistance passive que nous convenions tous de ne plus jamais citer son nom. Car chaque fois, nous contribuons, nolentes volentes, un peu plus à sa notoriété!,

Écrit par : Jean | 09 novembre 2009

Je vais m'y plonger.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 novembre 2009

Quelle abnégation ! Je vois que JPB fait des émules ! ;-)

Ecrit par : Robin | 08 novembre 2009

Cher Robin, il faut comprendre pourquoi une majorité d'enseignants des classes de MS, GS, CP, continuent à faire chaque année des dizaines de milliers de "dyslexiques" en utilisant des méthodes mixtes, comment les malheureux parents dans les APEDYS sont entretenus dans l'idée que leur enfant (10 % d'une classe d'âge selon certains !)souffre d'un grave handicap inguérissable, ce qui est une monstrueuse escroquerie intellectuelle.

Plusieurs des personnes citées comme auteurs de ce livre étaient membres de l'Observatoire National de la Lecture. Je ne connais pas la composition du nouveau conseil.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 09 novembre 2009

Il est vraiment parfait comme homme politique, Meirieu ! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2009

Il a compris que la langue de bois, ça ne marchait plus ; il emploie la langue "marshmallow" : c'est mou, c'est écœurant, ça ne nourrit pas, mais ça amuse les "gamins".

Ça peut marcher politiquement, surtout dans le milieu enseignant qui s'apprête, paraît-il à voter majoritairement pour les Verts.

C'est sûr qu'avec eux la revalorisation de notre statut et de nos salaires est assurée ! ;-(

Écrit par : Robin | 09 novembre 2009

"C'est sûr qu'avec eux la revalorisation de notre statut et de nos salaires est assurée ! ;-(" Robin

Ceux qui, parmi nous, se chauffent au bois seront dotés du mini-stère.

Écrit par : dugong | 09 novembre 2009

Plusieurs des personnes citées comme auteurs de ce livre étaient membres de l'Observatoire National de la Lecture. Je ne connais pas la composition du nouveau conseil.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 novembre 2009

J'avais compris le sens de votre démarche Anne-Marie ; je vous taquinais !

Écrit par : Robin | 09 novembre 2009

Ceux qui, parmi nous, se chauffent au bois seront dotés du mini-stère.

Ecrit par : dugong | 09 novembre 2009

Bon, tout ça c'est bien gentil, mais faut que j'aille au charbon.

Écrit par : Robin | 09 novembre 2009

Pris sur www.theflucase.com.
Bonne lecture! Et libre à ceux qui ont encore envie de rire après cela de se marrer comme des baleines en criant à la paranoia!

" Lundi, 09 Novembre 2009 06:44

WHO publishes plans to take over the whole of society in pandemic emergency

http://www.who.int/csr/disease/influenza/CP045_2009-0808_WOS_Pandemic_Readiness-FINAL.pdf

WHO has just released its “Whole of Society Pandemic readiness guidelines" first prepared in April 2009, the same month the swine flu virus mysteriously appeared in Mexico City, and revised in July 2009.

The plan outlines how WHO will take over a country’s essential services, including water and sanitation; fuel and energy; food; health care; telecommunications; finance; law and order; education; and transportation under the pretext of a pandemic emergency.

WHO claims even a moderate flu “pandemic” will “test the limits of resilience of nations, companies, and communities, depending on their capacity to respond” and require WHO to assume charge of government functions.

“National inter-ministerial pandemic preparedness committees should map out the central government’s roles, responsibilities, and chain of command and designate lead agencies,” says WHO, omitting to mention these committees answer to the UN health body.

WHO says the Ministries of Defence should consider what military assets should be brought to bear in the event of a pandemic and how to mobilize them, preparing for the use of the army to force quarantine and vaccinate people – perhaps after WHO has once more given a live bird flu virus to pharma companies to contaminate vaccine material as happened in Austria in February when Baxter nearly triggered a global pandemic.

Baxter executives sit on WHO’s key vaccine advisory board which recommended the toxic and untested swine flu jab for the world in the response to a flu milder than the seasonal one..

“Public health measures, such as quarantines and school and business closures

might place serious burdens on society and individual liberties, especially if they are

implemented on a wide scale. Governments should carefully weigh the risks and benefits of far-reaching restrictions on movement and implement these measures in a way that respects individual rights,” says WHO.

However, WHO also says: “Ministries of Justice should consider what legal processes could be suspended during the pandemic and make alternative plans to operate courts during pandemic.”

In France, leaked documents show that the Minister of Justice has ordered the suspension of the most basic rights, and people can be incarcerated for up to six months without having to appear before a judge in a pandemic emergency.

In addition, drills and exercises of the kind conducted by WHO in the Ukraine a month before the pneumonic plague appeared there are envisaged.

“6.5 Table-top and simulation exercises and drills at all levels are the best way to test, validate, and improve pandemic preparedness plans. Tools developed by WHO or
international organizations and adapted to local circumstances may be useful for a quick review to identify gaps during the pandemic response mode.” "

Écrit par : Jean | 09 novembre 2009

Tout ceci pour dire qu'à l'époque de l'enfance de Dobolino, les trains avaient des pneus... Quelle régression !
Ecrit par : nicolas | 08 novembre 2009

Mea culpa! J'ai écrit trop vite, pris un raccourci! C'étaient les cyclistes des problèmes d'autrefois dont les pneus crevaient. Les trains avaient du retard ou des pannes. Aujourd'hui, on ( réactualiserait en disant que Coupat a saboté les caténaires, ou que ces salauds de cheminots font encore grève!
M'enfin, j'ai des excuses! A Nancy, le "tramway" roule sur pneus.

Écrit par : retraitée | 09 novembre 2009

"Voilà je m'étais trompée, c'était "accords" et non "rythme". Désolée mais vous savez moi je suis une ménagère de moins de 50 ans alors je connais plus la blouse que le blues ;o))) !!"

Ecrit par : lucile | 09 novembre 2009

Je vous imaginais plus facilement le nez plongé dans les livres, en digne bibliothécaire que vous êtes, plutôt qu'en blouse...
Il est vrai qu'une ménagère-bibliothécaire utilise aussi un tablier pour vaquer à ses devoirs domestiques obligatoires à toute femme... et comble de bonheur, elle peut aisément faire beaucoup de choses en écoutant du blues !!!

Écrit par : Maminou | 09 novembre 2009

Le Monde nous plonge dans l'univers saisissant des intoxiqués divers *

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/08/plus-de-80-personnes-ont-ete-intoxiquees-au-monoxyde-de-carbone-dans-le-pas-de-calais_1264364_3224.html#ens_id=1264383

Regardez bien la première photo : on y reconnaît bien le sociologue François Dubet entouré de deux jeunes assistants en pleine étude de terrain sur les habitus des derniers chrétiens. Les masques sont autant destinés à se protéger des virus très contagieux dans ce milieu que de la volonté de n'interférer qu'au minimum avec l'objet d'étude.

La nature divine des émanations de monoxyde de carbone n'a pas encore, à ma connaissance, été revendiquée par le Vatican.

* d'hiver aussi.

Écrit par : dugong | 09 novembre 2009

Je viens de me prendre 457 ans de purgatoire supplémentaire.

Écrit par : dugong | 09 novembre 2009

Je me replonge dans ma lecture.
A utiliser avec modération. (Je suis obligée de m'interrompre fréquemment pour ne pas...saturer)
Quand je pense que ces abrutis conditionnent par leurs conseils méphitiques et délétères l'apprentissage de la lecture de millions d'enfants par des maîtres rendus incapables de réflexion et de jugement.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 09 novembre 2009

"Juste un p'tit truc en passant : le Primaire regroupe les élèves de Maternelle (2 à 6 ans) et ceux d'Élémentaire (6 à 11 ans). Confondre Primaire et Élémentaire, pour un journaliste, ça passe, mais pour un Ministre de l'Éducation Nationale, ça fait un peu parachuté qui ne sait pas de quoi il cause..."

Ecrit par : catmano | 08 novembre 2009

Mais enfin, le ministre n'est ministre qu'en gros, pas en détail…

FP, très drôle, la "cure"…

Dugong, merci pour le lien sur l'intervention de Meirieu (c'est bien Cohn Bendit qui a l'air de se faire puissamment chier ?). En fait, chez ce type, il y a toujours quelque chose d'intéressant ("l'urgence de prévoir le long terme"), et une perversion immédiate qui le fait dévier vers la mauvaise conclusion (l'urgence de refonder les IUFM…).
Faudrait le rééduquer, comme on disait en Chine vers 1966.

Écrit par : brighelli | 09 novembre 2009

(l'urgence de refonder les IUFM…).

Ecrit par : brighelli | 09 novembre 2009

Si "refonder" veut dire en en éjectant les sciences de l'éducation, pourquoi pas ?

Écrit par : Méhippe Frileux | 09 novembre 2009

Faudrait le rééduquer, comme on disait en Chine vers 1966.

Ecrit par : brighelli | 09 novembre 2009

Oui, mais y a-t-il des rizières écolos, là-bas?

Écrit par : Maminou | 09 novembre 2009

"Faudrait le rééduquer, comme on disait en Chine vers 1966."

Ou, plutôt, le reconcevoir ?

(cf supra)

Écrit par : dugong | 09 novembre 2009

Chez Meirieu c'est comme dans le dictionnaire, tous les mots sont là mais dans le désordre ...

Écrit par : iPidiblue petit inventaire | 09 novembre 2009

Je suis persuadé qu'un jour Meirieu sera culte, qu'on écrira un film qui s'intitulera "Good bye Meirieu" qu'il y aura un commerce de vrais-faux souvenirs et colifichets qui rappeleront les défuntes IUFM ! Nostalgie quand tu nous tiens ...

Écrit par : iPidiblue et les choses qui ne servent à rien mais qui encombrent la mémoire | 09 novembre 2009

"Chez nous, c'est possible ...Ma mère loue un F2+cuisine+salle de bains très convenable à un particulier auquel la CAF verse directement le loyer alors qu'elle ne touche que 250 euros d'allocation spéciale vieillesse. Et j'en connais quelques autres, avec enfants, qui sont dans le même cas.
On ne doit pas vivre sur la même planète ?"

Ecrit par : dobolino | 06 novembre 2009

Bonjour,
Et bien justement je pense que vos avez raison, nous ne vivons pas sur la même planète (ouf!) et pour deux raisons (au moins) :
Tout d'abord sur ma planète les démonstrations fondées sur "moi ma mère" semblent un peu inconsistantes et sans pudeur, surtout si l'on parle de la pauvreté. Quelques éléments donc pour vous ramener dans le monde réel, celui de la statistique et des locations.

La situation du marché locatif en général, et parisien en particulier, puisque le post portait sur un logement au **centre** de Paris, est très difficile (c'est une litote et une évidence) pour les plus démunis, mais pas eux seulement.
Je n'ai cité la Haute-Corse que pour donner la parole aux minorités mais si je généralise un peu plus il me souvient (comme vous ne semblez pas comprendre à demi-mot JE SUIS SUR) qu'il existe un impôt sur les logements vides et il RAPPORTE; ce qui en dit long sur la volonté de louer de certains propriétaires s'ils n'ont pas de clients très fortunés et surs.
Un coup d'oeil sur le site de la DGFIP (http://www.impots.gouv.fr/portal/dgi/public/particuliers.impot?paf_dm=popup&paf_gm=content&pageId=part_impot_vacants&typePage=cpr02&espId=1&docOid=documentstandard_2255&paf_gear_id=500018)
vous permettra de constater que seules certaines villes sont concernées.
Les possibilités de tiers-payants à Paris sont peu nombreuses sauf auprès des propriétaires peu aisés, ou de ceux qui bénéficient de situations fiscales qui le leur imposent.
Je ne traite évidemment pas ici de logements sociaux et assimilés, cités-U, etc. Mais qui arrive à y trouver une place?!
La situation du logement, en particulier des jeunes (no traders) et des étudiants est indigne, scandaleuse et obscène, à telle enseigne qu'il y a peu un plan d'urgence a été lancé par le Gouvernement. C'est dire l'absolue nécessité lorsque l'on connaît l'état des finances publiques et l'approche libérale de la majorité.
Savez-vous cher(e)? Dobolino qu'il y a des centaines de travailleurs, d'étudiants, qui vivent dans des conditions précaires, dans des campings (alors que c'est interdit), dans des taudis (ça c'est permis)? Les pensez-vous suffisamment stupides pour ignorer APL et autres allocations?
Le problème c'est l'absence d'offre, c'est la sélection sur des critères qui ne sont pas (malheureusement!) ceux de votre estimée mère.
C'est cette situation qui causait ma surprise à propos du logement de JOE, puisque avec le revenu qu'il évoquait il ne rentrait pas dans la catégorie des clients appréciés des logeurs.
Ceci sous réserve bien entendu d'une étude approfondie en Corse du sud -pourquoi se cantonner à la Haute?- et en Basse-Bretagne, ainsi que dans votre région bien sur, car je ne voudrais point que l'on me taxât de xénophobie, les temps sont si durs pour penser autrement.
Si vous avez le temps un survol en lecture rapide d'une étude effectuée par le Sénat (des gens sérieux) : LES DYSFONCTIONNEMENTS DU MARCHÉ LOCATIF : UNE TENTATIVE D'EXPLICATION vous permettra de vous faire une idée plus précise de la situation dans son ensemble.
Sinon des organismes plus contestables (peut-être sont-il de de parti pris?) comme le Secours Catholique, Emmaüs pourront vous en dire des vertes et des pas mûres sur le logement.

La seconde raison est que sur mon monde on apprécie peu le ton moralisateur, donneur de leçon et je-sais-tout, mais qu'on y goûte énormément l'humour (voir ce mot), le débat d'idées, la défense des valeurs humanistes, ce que je trouve sur ce site, sauf exception bien sur, c'est comme pour le logement.

Voyez-vous ce qui vous unit JOE et vous c'est que vous ramenez à vos situations personnelles (évidemment favorables et valorisantes) les propos de vos interlocuteurs : " Si je le fais, et que les autres n'y parviennent pas, c'est que les autres sont vraiment c..s. Y parvenez-vous? Non? Alors..."
Vous conviendrez j'en suis sur, car si l'on a étudié Saint Vincent de Paul à la Laîque il doit en rester quelque chose (sur l'humilité -voir ce mot-) que ceci est un peu court et que, bien que fort utilisé aujourd'hui par tous les contempteurs qui nous gouvernent ou nous informent, ce procédé, dit du "café du Commerce", demeure ulcérant; surtout ici.

"C'est la cuistrerie qui étouffera le monde." dit Greg in "Achille Talon ...". J'ai oublié le titre complet. C'est presque aussi beau que du Dante non?

Écrit par : JEAN PASSE | 09 novembre 2009

Je suis persuadé qu'un jour Meirieu sera culte, qu'on écrira un film qui s'intitulera "Good bye Meirieu" qu'il y aura un commerce de vrais-faux souvenirs et colifichets qui rappeleront les défuntes IUFM ! Nostalgie quand tu nous tiens ...

Ecrit par : iPidiblue et les choses qui ne servent à rien mais qui encombrent la mémoire | 09 novembre 2009

En attendant, Meirieu prospère. Tout le monde ici ne parle que de lui. Apparemment, ce nul absolu fascine les enseignants!

Tenez, pour parler d'autre chose que de Meirieu:
http://www.alterinfo.net/LES-VICTIMES-DU-VACCIN_a39011.html

Écrit par : Jean | 09 novembre 2009

Oui pourquoi Meirieu fascine tant le corps professoral même un Dugong qui a l'air d'un esprit lucide ? Parce quand on pose une question à Meirieu il répond toujours par une méta-question, comme si derrière toute connaissance il y avait une méta-connaissance, alors les profs sont fascinés, ils croient qu'ils vont faire l'apprentissage d'une nouvelle discipline, ils redeviennent des gosses qui retournent à l'école.
C'est bien le projet de Meirieu : infantiliser les adultes qui enseignent en leur faisant croire qu'il existe une méta-discipline de l'éducation.
C'est comme les poupées russes qu'on appelle les matriochkas, on en ouvre une, il y en a encore une dedans ... et ce à l'infini dans le cas de l'école de Meirieu.

Meirieu a découvert un ressort psychologique profond des professeurs, ils n'ont quelque part jamais réussi à sortir de l'école et ils aspirent à y retourner à l'infini.
C'est d'ailleurs sa seule découverte notable ...

Écrit par : iPidiblue et les matriochkas | 09 novembre 2009

Tout le monde sait depuis longtemps que, contrairement aux mathématiques, le pédagol est sa propre métalangue.

C'est la base de tous les meirieutrons

Écrit par : dugong | 09 novembre 2009

Vous admettrez Dugong, que quand on fait des mathématiques on ne s'arrête pas tous les trente secondes pour faire de la logique mathématique censée justifier les théorèmes utilisés car ce serait reculer à l'infini le moment où l'on fait de vraies mathématiques.

Écrit par : iPidiblue et les matriochkas | 09 novembre 2009

C'est comme les poupées russes qu'on appelle les matriochkas, on en ouvre une, il y en a encore une dedans ... et ce à l'infini dans le cas de l'école de Meirieu.

Ecrit par : iPidiblue et les matriochkas | 09 novembre 2009

Excellent raccourci iPidiblue. Yoko Tawada a supposé que les matriochki, jouet favori des Russes au XIXè siècle est une réplique de la "Kokeshi" : une coutume qui consistait, en périodes de vaches maigres, pour la mère d'un nouveau-né à le tuer, pour ne pas le condamner à mourir de faim. Pour chaque enfant ainsi sacrifié, on fabriquait une "kokeshi", qui signifie: "faire disparaître l'enfant".
Combien d'enfants la pédagogie proférée par Meirieu a-t-elle fait disparaître?

Écrit par : Buntov | 09 novembre 2009

@ JEAN PASSE (vu que je suis cité DEUX fois et en MAJUSCULES).

Quelques réflexions au sujet de votre long post (vous avez pris le temps de l'écrire et de le penser, il mérite une réponse) :
- A mon sens, vous confondez la vision libérale de la majorité et sa volonté d'exercer le pouvoir. Plus vous légiférer, moins vous êtes libéral, plus vous rentrez dans le dirigisme. Le gouvernement actuel n'est certainement pas libéral, il est déresponsabilisant pour les particuliers et les entreprises.
- Puisque le marché locatif vous intéresse, et pour ne pas parler de ma situation personnelle, nous parlerons économie. Je ne vous surprendrais pas en vous disant que les dysfonctionnements de ce marché sont dus à une trop forte législation en faveur du locataire. Plus vous protégez le locataire par la loi, plus les barrières à l'entrée sont élevées (car il est d'autant plus facile de se débarrasser d'un locataire récalcitrant). C'est immoral si vous voulez, mais c'est la réalité. Ceci conduit à une moindre offre de logements (malgré de nombreux logements vides) et donc à une élévation des loyers. L'élévation des loyers conduit à une meilleure valorisation des biens immobiliers pour les investisseurs et donc à une hausse des prix. Ceux qui ont un logement vide sont contents, malgré la taxe logement vide, leur bien ne perd pas de valeur et en plus en gagne (ce qui est l'objectif - ne pas perdre de valeur sur son patrimoine).

Écrit par : Joe | 09 novembre 2009

Combien d'enfants la pédagogie proférée par Meirieu a-t-elle fait disparaître?

Ecrit par : Buntov | 09 novembre 2009

Combien de professeurs la pédagogie proférée par Meirieu a-t-elle fait disparaître?

Écrit par : iPidiblue et les enfants nouveaux-nés | 09 novembre 2009

Vous savez Buntov, les enfants sont destinés à disparaître, c'est même tout le but de l'école de les transformer en adultes raisonnants, le plus grave comme je l'explique plus haut n'est certes pas là, c'est de spéculer sur l'immaturité des enseignants et de les faire retomber en enfance, incapables de rien transmettre, courroies de transmission qui tournent à vide et qui n'embrayent plus sur aucune connaissance valable.

Écrit par : iPidiblue destination danger | 09 novembre 2009

lus vous protégez le locataire par la loi, plus les barrières à l'entrée sont élevées (car il est d'autant plus facile de se débarrasser d'un locataire récalcitrant). (Joe)

Il fallait lire "d'autant plus difficile"

Par ailleurs, JEAN PASSE, puisque que vous aimez les valeurs humanistes, quelles plus belles valeurs que la liberté individuelle et la responsabilité de l'homme ? Votre discours sous-entend (bon de loin, je sais que ce n'est pas votre pensée) qu'il y aurait des gens capables et des gens incapables et que l'état devrait aider les seconds. Ca veut quand même dire qu'il y a quelqu'un qui vous colle à un moment ou à un autre une étiquette "pas capable dans tel domaine". C'est très arbitraire et assez anti-humaniste à mon avis. Bref, ce n'est pas par manque d'humilité (bien que j'en manque sûrement) mais bien par amour de l'Homme (avec un grand H) que je m'exprime ainsi.

Écrit par : Joe | 09 novembre 2009

Tuerie pédagogique à Lyon : Collomb a agi seul.

Ecrit par : iPidiblue massacre à la Part-Dieu | 08 novembre 2009

L'avocat général va plaider les circonstances atténuantes.

Écrit par : Robin | 09 novembre 2009

Le programme commun Pécresse - Kouchner : "le mariage des crédos libéraux avec l’Eglise"

http://www.bakchich.info/L-Enseignement-superieur-victime,09208.html

Écrit par : Hello | 09 novembre 2009

Meirieu a découvert un ressort psychologique profond des professeurs, ils n'ont quelque part jamais réussi à sortir de l'école et ils aspirent à y retourner à l'infini.
C'est d'ailleurs sa seule découverte notable ...

Ecrit par : iPidiblue et les matriochkas | 09 novembre

Il vient de "réinvestir son savoir en "métapédagogie" et de découvrir la "métapolitique". Peut-être qu'après avoir fait disparaître les élèves et les professeurs, le magicien va faire disparaître les Verts.

Écrit par : Robin | 09 novembre 2009

Ô il n'a pas fait disparaître les professeurs, il les a juste transformé en élèves, peut-être qu'il va transformer les Verts en citrouilles ?

Écrit par : iPidiblue et le conte de Cendrillon à la pantoufle de verre | 09 novembre 2009

Robin vous avez parfaitement raison: « Il vient de "réinvestir son savoir en "métapédagogie" et de découvrir la "métapolitique". Peut-être qu'après avoir fait disparaître les élèves et les professeurs, le magicien va faire disparaître les Verts. »

Meirieu, obsédé par le travail en groupe, va être heureux chez les Verts : ils vont faire le projet de se réunir pour savoir s'ils doivent se réunir, ils vont se réunir pour savoir s'ils vont se réunir, ils vont faire une mise en commun pour savoir s'ils vont se réunir, etc.

Et frère Meirieu des Entommeures, qui refuse la transmission du savoir et qui considère qu'un cours est magistral dès que le prof parle aux élèves, ne va pas être déçu : chaque Vert est une tendance à lui tout seul. Et l'ECJS grandeur nature avec débats bidons et prise de parole intempestive, ça être kekcheuze. ;))

Écrit par : Pierre Lariba | 09 novembre 2009

Si j'étais méchant - à Dieu ne plaise - je dirais que transformer Dany Cohn-Bendit en citrouille ce n'est pas trop difficile !

Écrit par : iPidiblue et les douze coups de Minuit | 09 novembre 2009

Si j'étais méchant - ce qui n'est pas mon genre non plus - je dirais que nos écolos sont plus proches de la pastèque que de la citrouille : verts dehors et rouges dedans ;O))

Écrit par : yann | 09 novembre 2009

Un mot de plus Yann et vous serez ma prochaine soupe au potiron ! C'est mon côté vieille sorcière de conte de fées qui ressort quand un jeune homme s'invite chez moi ...

Écrit par : iPidiblue, Gretel et Hansel | 09 novembre 2009

Je ne croyais pas si bien dire en regardant la notice wikipedia sur Hansel et Gretel, je m'aperçois que le terroriste Andreas Baader et sa compagne Gudrun Ensslin avaient pris comme pseudos Hans et Grete !

Écrit par : iPidiblue conte de vampires | 09 novembre 2009

http://www.gala.fr/var/gal/storage/images/media/images/actu/photos_officiel/yann_arthus-bertrand/776325-1-fre-FR/yann_arthus-bertrand_reference.gif

http://www.ladepeche.fr/content/photo/biz/2008/07/06/200807060971_zoom.jpg

Ne trouvez-vous pas une certaine ressemblance, le même air de crétin ravi avec une moustache en brosse à dents (ou plutôt à reluire) ?

Écrit par : yann | 09 novembre 2009

Si j'étais méchant - à Dieu ne plaise - je dirais que transformer Dany Cohn-Bendit en citrouille ce n'est pas trop difficile !

En tout cas, il a déjà trouvé la formule de l'élixir de jeunesse puisqu'il forme en 2009 les enseignants qui accueilleront les enfants nés en 2050.
Soit de 2009 à 2056 un minimum de 47 ans de carrière...
Cours camarade, le vieux monde est derrière toi...

Écrit par : désolé | 09 novembre 2009

Tout d'abord sur ma planète les démonstrations fondées sur "moi ma mère" semblent un peu inconsistantes et sans pudeur, surtout si l'on parle de la pauvreté.

Ecrit par Jean Passe.

Ah oui, mais chez dobolino, "moi, ma mère" c'est la base de toute réflexion et cela fait office de démonstration scientifique, s'il vous plaît.

Écrit par : en passant par... | 09 novembre 2009

FP, très drôle, la "cure"…

Ecrit par : brighelli | 09 novembre 2009
===
Merci ! Je savais bien que cela n'échapperait pas à tout le monde. Vous faites attention à mes blagues cachées, maintenant que vous avez appris de Dobolino qu'à une certaine époque vous me preniez pour quelqu'un de trop sérieux pour s'adonner à des blagues licencieuses (ou autres ; la présente est anticléricale, et je suis friand de ce genre de blagues-là aussi). :-)
Votre vigilance est toujours en éveil, et je vous envie cette qualité (entre autres, sur lesquelles je ne m'étendrai pas ici), mais j'ai treize ans de plus que vous... ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 novembre 2009

C'est bien le projet de Meirieu : infantiliser les adultes qui enseignent en leur faisant croire qu'il existe une méta-discipline de l'éducation.

Ecrit par : iPidiblue et les matriochkas | 09 novembre 2009
===
Oui, j'ai toujours ressenti son comportement comme cela. Il est insupportable de suffisance.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 novembre 2009

Apparemment, ce nul absolu fascine les enseignants!

Ecrit par : Jean | 09 novembre 2009
===
Pas moi, cher Jean ! Il m'exaspère, nom de dieu ! Plus encore que le dernier proviseur que j'ai supporté. Je ne peux pas le regarder à la télévision sans ressentir une envie d'envoyer une chaise dans l'écran, à laquelle je ne cède pas, mais peu s'en faut.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 novembre 2009

Merci pour le poste de télé, merci pour la chaise, merci pour les voisins !

Écrit par : iPidiblue derrière l'écran | 09 novembre 2009

A lire dans Le Monde d'aujourd'hui, un article au titre alléchant : "La mutinerie des hussards".
Qui sont ces nobles instituteurs, qui "se réclament de l'école publique laïque de Jules Ferry", selon l'entrefilet spécial abonnés annonçant l'enquête ? Nos amis les "désobéisseurs", bien sûr !
Et comme il est question ici des "tenants des pédagogies actives" et "des méthodes participatives de Célestin Freinet", les spécialistes liront l'article avec intérêt...

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/09/enseignement-la-mutinerie-des-hussards_1264708_3224.html#ens_id=1229424

Écrit par : Anne | 09 novembre 2009

Le Monde remet ça dans le publi-reportage militant sous la plume de Christian Bonrepaux.

Objectif : toute honte bue, faire passer les "désobéisseurs" pour des hussards.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/09/enseignement-la-mutinerie-des-hussards_1264708_3224_1.html

Deux pages pour ça et en se permettant le luxe de citer en note celle de JPB sans allusion dans le texte lui-même.

http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2009/07/17/desobeisseurs-galopins-et-turlupins.html

Il y a vraiment des séances d'IRM qui se perdent...

Écrit par : dugong | 09 novembre 2009

Quelques séances de remédiation devraient faire l'affaire !

Écrit par : iPidiblue remédiation au Monde | 09 novembre 2009

Ô il n'a pas fait disparaître les professeurs, il les a juste transformés en élèves, peut-être qu'il va transformer les Verts en citrouilles ?

Ecrit par : iPidiblue et le conte de Cendrillon à la pantoufle de verre | 09 novembre 2009

Oui, car les citrouilles, c'est creux...

Écrit par : Marilyse | 09 novembre 2009

Ceux qui, parmi nous, se chauffent au bois seront dotés du mini-stère.

Ecrit par : dugong | 09 novembre 2009

Bon, tout ça c'est bien gentil, mais faut que j'aille au charbon.

Ecrit par : Robin | 09 novembre 2009

Robin, avec toutes les usines à gaz fabriquées par l'Education nationale, revenir au charbon ? :-))

Écrit par : Marilyse | 09 novembre 2009

A titre anecdotique, un rapide passage pour vous refiler une biographie express du Meiriol, parue aujourd'hui dans "La Croix" (étant donné que nous sommes plusieurs à nous être déja demandé s'il avait enseigné ou non). L'objectivité de l'auteur de l'article n'est pas garantie, ça va sans dire, mais cela peut éclairer un peu.


PORTRAIT
Un pédagogue candidat des Verts aux régionales
Par DENIS SERGENT

Philippe Meirieu Professeur en sciences de l’éducation à l’université Lumière-Lyon 2

Pédagogue bien connu pour sa liberté de parole, Philippe Meirieu a été intronisé samedi tête de liste d’Europe Écologie en Rhône-Alpes pour les élections régionales des 14 et 21 mars 2010. La secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, s’est réjouie de ce succès, voyant dans l’itinéraire de ce nouveau venu un symbole de la force d’attraction de « l’écologie politique ».

Le pédagogue Philippe Meirieu a été désigné samedi tête de liste d’Europe Écologie en Rhône-Alpes, après un vote des militants Verts locaux réunis en assemblée générale à l’université Lyon 2. La rumeur en circulaitdepuislami-septembre (La Croix du 23 septembre 2009). Né à Alès (Gard) en 1949, Philippe Meirieu a parcouru un chemin original. Après un baccalauréat littéraire et une maîtrise, il devient professeur de philosophie en lycée. Mais plutôt que de se présenter au Capes ou à l’agrégation, il passe le CAP d’instituteur pour enseigner à l’école primaire, puis au collège. En 1983, toutefois, il soutient une thèse d’État en sciences humaines et devient professeur en sciences de l’éducation à l’université Lyon 2.

Spécialiste des apprentissages et du travail en groupes, il défend la « pédagogie différenciée », selon laquelle l’accès de tous les élèves aux fondamentaux de la citoyenneté nécessite la mise en place d’itinéraires spécifiques adaptés. Il participe, après la loi d’orientation de 1989 impulsée par Lionel Jospin, à la création des Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) et à celle du Conseil national des programmes. En 1997-1998, il œuvre à la réforme des lycées (instauration des modules) qui sera démantelée par le gouvernement suivant. De 1998 à 2000, il dirige l’Institut national de recherche pédagogique (INRP), un organisme fort de 300 chercheurs, dont il va démissionner faute de soutien des personnels et des pouvoirs publics. Directeur de l’IUFM de l’académie de Lyon jusqu’en 2006, il renoncera à postuler un nouveau mandat, ne souhaitant pas être nommé par le ministre de l’époque, Gilles de Robien, avec qui il est en désaccord.

Aujourd’hui, Philippe Meirieu est responsable pédagogique de la chaîne de télévision pour l’éducation Cap Canal et directeur de la collection « Pédagogies » chez ESF éditeur. Se définissant lui-même comme un militant et un homme de gauche, il a néanmoins récemment avoué ne plus se reconnaître dans le Parti socialiste. Après avoir dit son « émotion » d’avoir été choisi par les Verts, « un honneur » qui lui impose « un devoir de réussir », Philippe Meirieu a énuméré plusieurs priorités : conversion écologique de l’économie, aide systématique à l’économie sociale et solidaire, mise en œuvre d’une formation tout au long de la vie… « Pour cela, il nous faut changer de logiciel politique », a-t-il lancé.


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Écrit par : Manu | 09 novembre 2009

Ah oui, mais chez dobolino, "moi, ma mère" c'est la base de toute réflexion et cela fait office de démonstration scientifique, s'il vous plaît.

Ecrit par : en passant par... | 09 novembre 2009
Venez me le dire en face, espèce de hyène putride !

Écrit par : dobolino | 09 novembre 2009

Le Ç s'obtient en faisant Alt puis 0 puis 199, Nicolas.
Oh ! et vous avez écrit "que le lecture". Faute due à votre précipitation peut-être à cause de vos tâches ménagères et autres Francis Penin, professeur etc.

Cher Francis, vous risquez de lire encore des C sans cédille car les raccourcis clavier n'ont pas été mémorisés assez tôt par mes neurones survivants et maintenant ça me casse les pieds. Merci toutefois pour l'astuce.
"Le lecture" n'est pas dû à la nécessité des tâches ménagères, mais à l'heure (tardive ?) et à l'état (légèrement pompette) où je me trouvais car j'ai enchaîné les réponses aux invitations depuis samedi soir. Mon horloge biologique qui ne s'arrête pas le dimanche, et l'absence d'une petite sieste réparatrice ont fait le reste. Mais je vous sais indulgent et ma parole, il ne m'arrive pas souvent de conjuguer ainsi les difficultés ! Allez, bonne semaine à vous aussi.

Écrit par : nicolas | 09 novembre 2009

Né à Alès (Gard) en 1949, Philippe Meirieu a parcouru un chemin original. Après un baccalauréat littéraire et une maîtrise, il devient professeur de philosophie en lycée. Mais plutôt que de se présenter au Capes ou à l’agrégation, il passe le CAP d’instituteur pour enseigner à l’école primaire, puis au collège. En 1983, toutefois, il soutient une thèse d’État en sciences humaines et devient professeur en sciences de l’éducation à l’université Lyon 2.

Ecrit par : Manu | 09 novembre 2009

"Biographie" complètement vaseuse, certainement fausse, et mensongère par omission.

Écrit par : Jean | 09 novembre 2009

[...] il devient professeur de philosophie en lycée. Mais plutôt que de se présenter au Capes ou à l’agrégation [...]


Gné ????

Écrit par : TotoWeininger | 09 novembre 2009

Pédagogue bien connu pour sa liberté de parole, Philippe Meirieu a été intronisé samedi tête de liste d’Europe Écologie en Rhône-Alpes pour les élections régionales des 14 et 21 mars 2010.

Ecrit par : Manu | 09 novembre 2009

Les pauvres! Ils avaient vraiment envie de se tirer une balle dans le pied!

Écrit par : Jean | 09 novembre 2009

[...] il devient professeur de philosophie en lycée. Mais plutôt que de se présenter au Capes ou à l’agrégation [...]


Gné ????

Ecrit par : TotoWeininger | 09 novembre 2009

Il se serait plutôt rétamé un à de ces concours, semble-t-il...

Écrit par : Jean | 09 novembre 2009

"Powered by © La Croix"

Si Jésus avait été lui-même "powered", son chemin de croix aurait-il été moins pénible ?

Écrit par : dugong | 09 novembre 2009

Tempête dans un verre d'eau à Montreuil :

http://www.pcfmontreuil.org/article-amontreuil-il-n-y-a-plus-de-place-pour-benoit-frachon--38951097.html
http://www.causeur.fr/devoir-d-antimemoire-a-montreuil,3269

S'agit-il du même évènement ?

Est ce la même chose que de rebaptiser par ignorance une place JC IZZO en JC 1220 ?

Écrit par : dugong | 09 novembre 2009

Le Figaro aussi dispose d'une "task force" en matière de publi-reportage. Dernier exemple en date commis par Marie-Estelle Pech :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/11/09/01016-20091109ARTFIG00404-quand-les-enseignants-inventent-l-ecole-de-demain-.php

"Mohammad Nizam, professeur de biologie de Singapour, utilise tous ces supports, ainsi que le réseau social Twitter «qui permet en quelques mots de capturer l'essence d'une matière enseignée»."

Personnellement, cela fait plus de 30 ans que je fais de la physique mais quant à en avoir capturer l'essence...

"Tous (les enseignants) sont néanmoins convaincus de l'utilité de ces pratiques «car la société l'impose. Et l'école ne peut pas fonctionner en vase clos» , considère Steven Bjornsson, un enseignant norvégien."

"utilité" de quoi, "la société impose" quoi, exactement ???

Discours à la con. Pour les niaiseux. Et il y en a un paquet dans tous les systèmes éducatifs.

Qu'on les transforme en dvd me paraît assez salutaire, au fond.

Écrit par : dugong | 09 novembre 2009

En conclusion: mettons les villes à la campagne !

Écrit par : dobolino | 09 novembre 2009

Donc, je disais qu'en ce qui concerne le logement, certaines zones rurales offrent des possibilités assez satisfaisantes et qu'il y a somme toute assez peu de mal logés et pratiquement pas de non-logés et en tout cas pas sur le long terme. Les propriétaires, en général des particuliers, sont assez peu frileux et louent encore facilement directement aux sans ressources ou à ressources faibles et a fortiori si l'allocation logement est créditée directement sur leur compte par la CAF, ce qui est le cas pour ... ma maman !!! Entre autres bien sûr puisque ça représente largement 10% de la population des deux cantons.
Les loyers restent assez bas pour être globalement couverts par l'APL, ce qui n'est pas, j'en ai bien conscience, le cas partout. Je ne suis pas seule à en avoir conscience puisque nous accueillons pas mal de réfugiés-sinistrés qui, à défaut de trouver un travail fixe et sûr, trouvent au moins ici un toît convenable, un bureau d'aide sociale organisé et une ambiance pas trop crade. Pour la bourgade où je travaille, ça doit représenter environ 80 à 100 hab sur les 465 recensés. C'est plutôt sympa pour éviter les fermetures de classe et pour les employeurs saisonniers.
Nous sommes pourtant dans une zone très touristique où le foncier bâti ou à bâtir est hors de prix mais le remplissage des petits appart d'immeubles par l'activité touristique n'est pas génial et les propriétaires se divisent en deux écoles, ceux qui font des locations-vacances à prix d'or et qui ne "remplissent" pas obligatoirement et de toute façon seulement pendant deux mois et ceux qui préfèrent louer à l'année pour assurer un revenu sûr et régulier.
En outre, pour offrir une location vacances aux prestations suffisantes, les travaux d'aménagement sont bien plus lourds que pour avoir l'agrément CAF, et il faut meubler et entretenir et être présent tous les samedis pour les changements de locataires.
Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas faire d'effort sur la construction de logements sociaux.


Quant à l'immobilier inoccupé qu'un propriétaire garde dans son patrimoine, ça ne se voit pas trop.

La bonne option, c'est que la CAF verse directement l'APL au loueur, même si c'est "déresponsabilisant".
De la même façon, si on veut s'assurer que collégiens et lycéens puissent se nourrir décemment le midi, il vaut mieux que les bourses soient versées directement à l'Agent Comptable de l'établissement scolaire.

Écrit par : dobolino | 09 novembre 2009

@Joe,
"qu'il y aurait des gens capables et des gens incapables et que l'état devrait aider les seconds. Ca veut quand même dire qu'il y a quelqu'un qui vous colle à un moment ou à un autre une étiquette "pas capable dans tel domaine". C'est très arbitraire et assez anti-humaniste à mon avis."

Tout d'abord je vous présente mes excuses pour la mise en majuscules, je croyais que c'était le cas du surnom affiché. Il n'y avait pas de sous-entendu.

Ensuite je partage tout à fait votre avis sur les actions de ce gouvernement (et de quelques précédents...). Je vous rejoins sur les caractéristiques humanistes mais pas sur la classification.
Il me semble que celle-ci s'opère sans qu'il soit besoin d'un juge. Être riche ou pauvre est un fait et si ceci peut (peut-être) se modifier ce n'est certainement pas le cas pour un collégien par exemple; celui-ci doit donc se débrouiller avec son état avant de pouvoir l'améliorer et je ne trouve pas scandaleux qu'on l'aide à y pourvoir.
Une culture catholique surement, mais c'est la mienne.
Je passe sous silence les handicaps et autres difficultés de même nature pour lesquels je ne vois pas comment sans aide il est possible de s'en sortir.
Je ne crois pas au mythe de l'homme libre dans une société libre. Je pense qu'il s'agit d'une utopie et que la vérité réside non pas dans le but mais dans le chemin. Ce qui compte c'est le peu de liberté acquise, ce n'est pas la totale liberté jamais atteinte.

En revanche je vous accorde que la prise en charge nuit à la fois (gravement!) à la liberté et à l'épanouissement individuel en même temps qu'elle va à l'encontre des intérêts de la collectivité.

Ce qui me différencie des meiriols, polpots, fouquiertinville et autres intégristes de la fausse justice, de solutions perverses et d'une école en pleine déliquescence, c'est la mise en œuvre : si je suis convaincu qu'il faut aider ceux qui sont démunis je suis convaincu encore plus qu'il faut encourager les meilleurs à progresser encore.

Écrit par : Jean Passe | 09 novembre 2009

Voyez-vous ce qui vous unit JOE et vous c'est que vous ramenez à vos situations personnelles (évidemment favorables et valorisantes) les propos de vos interlocuteurs : " Si je le fais, et que les autres n'y parviennent pas, c'est que les autres sont vraiment c..s. Y parvenez-vous? Non? Alors..."
Vous conviendrez j'en suis sur, car si l'on a étudié Saint Vincent de Paul à la Laîque il doit en rester quelque chose (sur l'humilité -voir ce mot-) que ceci est un peu court et que, bien que fort utilisé aujourd'hui par tous les contempteurs qui nous gouvernent ou nous informent, ce procédé, dit du "café du Commerce", demeure ulcérant; surtout ici.


Ecrit par : JEAN PASSE | 09 novembre 2009
Je préfère m'expliquer car le jugement est excessif. J'ai l'habitude d'illustrer mes propos d'exemples pratiques, pris dans mon entourage et je n'avais guère le temps de développer.
Je vis tout bêtement dans un département qui mène une bonne politique de logement, autant que faire se peut. Dans une région aussi, d'ailleurs, mais également dans une commune rurale où le maire s'est battu face à la frilosité d'un conseil municipal très peureux pour pouvoir construire quatre logements sociaux (soit 20 places en logement social pour 110 habitants au total). Un autre bâtiment communal est loué à un jeune couple avec deux enfants. J'ai bien suivi cette affaire-là car elle était intéressante et j'y ai appris pas mal de choses sur le dynamisme de notre ODH.
Ce qui peut faire peur à un conseil municipal, c'est le vote de ces gens-là ...
Hervé Mariton nous en a donné un bel exemple dans sa bonne ville de Crest où le logement est progressivement devenu inabordable pour les petites gens, si j'en crois plusieurs témoignages, tant en location qu'en accession à la propriété.
Il n'y a pas grand chose qui m'unit à JOE en matière de politique de logement.
Je veux bien que la cotis alloc familiales passe à 6.4 % et je paierai sans rechigner pour qu'on puisse augmenter le montant et l'assiette de l'APL et qu'elle couvre mieux le montant des loyers.
Il faut pouvoir inciter plus encore les municipalités à investir dans le logement social et leur donner des possibilités plus fermes d'action vis à vis des propriétaires récalcitrants.

Quant à l'offre logement étudiant, alors là, c'est la honte intégrale vu ce que ça coûterait de les loger convenablement sans faire pour autant des folies, avec de simples petits immeubles collectifs, même un peu excentrés par rapport aux facs, pour peu qu'il y ait un réseau convenable de transports en commun, où les étudiants eux-mêmes pourraient faire le ménage des parties communes.

Écrit par : dobolino | 09 novembre 2009

D'ailleurs, les taxations sur les immeubles inoccupés devraient aller directement dans les caisses de la CAF et celles des ODH.

Écrit par : dobolino | 09 novembre 2009

pour peu qu'il y ait un réseau convenable de transports en commun, où les étudiants eux-mêmes pourraient faire le ménage des parties communes.

Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2009
Excusez ! Le pronom relatif "où" n'a pas pour antécédent le nom commun réseau mais bien immeubles ! C'est juste que j'ai rajouté un morceau de phrase a posteriori sans relire la phrase avant de poster...

Écrit par : dobolino | 09 novembre 2009

http://www.liberation.fr/politiques/0101602068-chute-du-mur-la-bande-a-sarko-se-prend-les-pieds-dans-le-tapis

Pris en flagrant délit de mensonge les Pinocchio de la politique voient leur nez s'allonger de plus en plus...

Ah il est beau l'exemple pour not'jeunesse !!

Écrit par : lucile | 09 novembre 2009

@ Jean Passe

Je vous invite dans ce cas à jeter un oeil à la doctrine sociale de l'Eglise et vous verrez que les notions d'humanisme de votre foi divergent de votre point de vue (d'un autre côté, c'est peut être également le cas sur d'autres sujets : avortement, mariage, contraception, ... je ne vous jetterez donc pas la pierre).

@ Dobolino

Augmenter le plafond des APL ou l'assiette (bref augmenter l'argent redistribué, c'est à dire VOLER à l'un pour donner à l'autre, même si dans votre cas, c'est un vol consenti) aura au moins un effet certain : la hausse des loyers (tout comme la baisse des taux à un effet sur la valeur des biens à l'acquisition). Au final, vous aurez payé plus (et appauvri toute une classe sociale) pour enrichir les propriétaires de biens. Les conséquences des décisions en matière d'économie sont parfois surprenantes et bien souvent à l'opposé des raisonnements simplistes nourris de bons sentiments. Le principe du partage du travail avec les 35h semblait d'une logique implacable et les résultats attendus ne furent pas là, la volonté de protéger les locataires des propriétaires est une merveilleuse idée mais a conduit à un durcissement des conditions d'accès au logement, etc On peut trouver bon nombre d'exemples basés sur une volonté réelle de combattre l'injustice ou la misère qui au final ont un effet opposé à celui recherché. Dans ce cas, faut il ne rien faire ? Non, il faut juste que l'Etat et la Loi ne cherchent pas à se substituer à l'homme mais lui donnent les moyens d'exprimer ses potentialités : pas de discriminations, pas de passe-droits, l'égalité vraie. Toute la question revient alors à "comment donner les moyens, comment valoriser l'homme ? Sachant que tous les hommes n'ont pas les mêmes capacités physiques et intellectuelles, quelle société voulons nous ? Bref, une vision humaniste, qui valorise l'homme et ne cherche pas à l'infantiliser ni à le déresponsabiliser.

Désolé, je me suis un peu éloigné des APL.

Écrit par : Joe | 09 novembre 2009

Très drôle, cette histoire d'ubiquité à Berlin en 1989…
Tous ces spécialistes des médias devraient savoir qu'on laisse des traces partout — sauf quand on n'y est pas…
JPB

Écrit par : brighelli | 09 novembre 2009

@ Dobolino

Augmenter le plafond des APL ou l'assiette (bref augmenter l'argent redistribué, c'est à dire VOLER à l'un pour donner à l'autre, même si dans votre cas, c'est un vol consenti) aura au moins un effet certain : la hausse des loyers (tout comme la baisse des taux à un effet sur la valeur des biens à l'acquisition).

Désolé, je me suis un peu éloigné des APL.

Ecrit par : Joe | 09 novembre 2009

Vous savez, Joe, je vois ça de ma petite lucarne et, derrière cette lucarne, nous sommes assez nombreux, artisans, PME de services, commerçants, professions libérales. Ce n'est pas mon cas mais nombre de ces gens (et ils représentent une sacrée masse de gens et pas mal d'argent qui circule au lieu de roupiller) aiment placer leur argent qui roupille dans l'immobilier et rentrer des loyers réguliers. Tous ces gens donc, qui cotisent à la CAF, verront revenir dans leur escarcelle le surplus de cotis CAF et loueront plus volontiers dans le logement social. En outre, les locataires, plus à l'aise financièrement, consommeront plus aisément chez l'artisan, le boucher, le vétérinaire que je suis.
L'argent, ça ne se vole pas puisque en réalité ça n'existe plus !
Il faut qu'il circule en permanence pour créer de la richesse nouvelle. Qui sera assuré de rentrer ses loyers empruntera plus volontiers soit pour améliorer l'existant soit pour acquérir de nouveaux bâtiments à louer. La banque lui prêtera plus volontiers aussi. Et des ces nouveaux emprunts naîtront de nouvelles sommes à prêter à d'autres puisqu'au bout du compte l'argent que nous prête les banques est celui représenté par les intérêts à venir des précédents emprunts.
Je ne me sens nullement volée si on augmente mes prélèvements pour aider et subventionner car plus le consommateur se sent à l'aise plus il est enclin à consommer y compris chez moi.

Nous sommes nombreux à vivre dans ce monde.
Pour nous, un simple RMI ou RSA va faire quinze tours financiers au bas mot dans l'année et, à chaque tour, il profite à la machine bancaire.

L'argent qui dort en biens immobiliers inexploités est un pur et simple scandale financier dans le cadre de l'économie de marché. Il ne crée aucune richesse, aucun travail. C'est totalement anti-économique et il faut être un âne pour ne pas le comprendre.
Je ne suis pas une adepte du placement immobilier et préfère investir dans mon outil de travail ou boursicoter un peu et, de toute façon, je ne dispose pas de grosses liquidités, mais si un immeuble m'appartenait, je ne le laisserais pas dormir et, heureusement, je ne suis pas seule dans mon cas. Quand on investit dans le locatif social, on peut faire du superboulot avec des très bonnes aides de l'Etat, parfois de la Région, et a fortiori si on fait dans le "bio-climatique". Il suffit de choisir un bon cabinet d'architecte, un bon banquier et de se mettre à la chasse aux subventions. Je mettrais ma main au feu qu'on peut arriver à se retrouver avec un taux d'intérêt d'emprunt digne d'un prêt bonifié pour agriculteur ou tout au moins à moins de huit pour cent.

Les gens qui bloquent leurs biens immobiliers par frilosité et par peur sont des conservateurs à la vue courte qui n'ont rien compris à l'économie de marché et il n'est absolument pas normal qu'un gouvernement qui se targue d'être de droite libérale les protège.
N'est-ce pas, Joe ?

Écrit par : dobolino | 09 novembre 2009

"Faudrait le rééduquer, comme on disait en Chine vers 1966."
Ou, plutôt, le reconcevoir ?
[...]
Tout le monde sait depuis longtemps que, contrairement aux mathématiques, le pédagol est sa propre métalangue.

Ecrit par : dugong

Bon sang mais c'est bien sûr ! C'est Meirieu qui a conçu J-C Vandamme, l'homme dont la langue maternelle est le métagol !

Écrit par : Moot | 09 novembre 2009

Non, il faut juste que l'Etat et la Loi ne cherchent pas à se substituer à l'homme mais lui donnent les moyens d'exprimer ses potentialités :.

Ecrit par : Joe | 09 novembre 2009
Vous trouvez franchement qu'un immeuble qui dort exprime ses potentialités ? Est-il normal, si on est en accord avec l'économie de marché, de laisser à des rentiers hyper-réactionnaires et frileux, conservateurs et plus avares qu'Harpagon, le droit de laisser dormir du capital qui pourrait vivre en travaux de réfections, emprunts, loyers, en résumé en création de richesses ? Ces rentiers sont des voleurs ! Et le sont bien plus dans le cadre de l'économie de marché que dans le cadre de la décroissance ou du communisme.
En êtes-vous d'accord ?
Si ces gars ne sont pas aptes à gérer leur bien d'une façon dynamique, qu'ils le vendent (qu'on les y contraigne au besoin !) et effectuent avec les capitaux obtenus des placements bancaires de "bons pères de famille". Ce serait un moindre mal.

Écrit par : dobolino | 09 novembre 2009

Bon sang mais c'est bien sûr ! C'est Meirieu qui a conçu J-C Vandamme, l'homme dont la langue maternelle est le métagol !

Ecrit par : Moot | 09 novembre 2009

Vandamme, c'est pas du gâteau ! Même "aware".

Écrit par : Marilyse | 09 novembre 2009

Tous ces spécialistes des médias devraient savoir qu'on laisse des traces partout — sauf quand on n'y est pas…
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 novembre 2009


Philippe Meirieu, par exemple, qui a réussi à figurer dans le générique de "Kaamelot", sur M6, trois week-ends consécutifs, alors qu'il n'y était pas (sic!). Décidément très forts, ces néo-pédagos. Ils sont partout!

Écrit par : Daniel Arnaud | 09 novembre 2009

Quant à l'offre logement étudiant, alors là, c'est la honte intégrale vu ce que ça coûterait de les loger convenablement sans faire pour autant des folies, avec de simples petits immeubles collectifs, même un peu excentrés par rapport aux facs, pour peu qu'il y ait un réseau convenable de transports en commun. les étudiants eux-mêmes pourraient faire le ménage des parties communes.

Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2009
Car, au juste, de quoi a besoin un étudiant ?
Mon fils (je reviens à ma famille ! merde alors ), donc mon fils est logé en résidence universitaire du CROUS à Valence. A Valence, le CROUS n'a que des résidences universitaires, pas de cité U. Ce galapiat dispose d'une chambre, d'une salle de bain WC, d'un coin cuisine avec frigo et plaques chauffantes pour la modique somme de 320 euros par mois plus 40 euros d'électricité. S'il a obtenu cette chambre, c'est qu'il est boursier. La bourse couvre la location ... Et, à Valence, il n'y a pas de Restau U le soir ni le WE. Quant à ces résidences CROUS, elles offrent maximum 150 logements, autant dire les boursiers échelon 5 et 6 de première année habitant à plus de 250 km ...
M'enfin ! Ça a besoin de quoi, un étudiant moyen ? Une piaule avec un lit, un bureau, un placard mural, une étagère, un plafonnier et trois prises de courant, sanitaires communs et une cuisine commune pour vingt chambres, le tout dans un immeuble aux normes mais sans ascenseur. Même pas besoin de salle de télé ou de sport, c'est tout de la foutaise, ça ! Y'a tout ce qu'il faut en ville. Une salle de réunion au rez-de-chaussée pour les AG avec extincteurs et sans chaises.
Ils seront au top, les jeunes !
Une bonne isolation pour que ça ne revienne pas trop cher en chauffage, un effort d'isolation phonique pour pouvoir bosser sans boules Quiès , minuterie pour l'éclairage des couloirs. Le tour est joué !
150 euro par étudiant et un logement pour tous !

Écrit par : dobolino | 09 novembre 2009

La Physique-chimie est débutée trop tôt.

Ecrit par : *Celeborn | 02 novembre 2009
===
J'ai commencé en 4ème en tant qu'élève, et cela s'est très bien passé. C'était en septembre 1953, il est vrai...

En tant que professeur de sciences physiques, j'ai enseigné à des élèves de 6ème, et c'était trop tôt pour que l'intérêt soit réel pour les élèves, et que ce soit plaisant pour le professeur, mais les meilleurs élèves n'ont pas perdu leur temps avec moi, et j'ai fait montre - pour eux - d'un enthousiasme artificiel.
J'ai enseigné à des élèves de seconde qui n'avaient jamais entendu parler des sciences physiques, et c'était très difficile pour eux.
En un sens, il devaient rattraper deux ans de cours de bases essentielles qui leur manquaient. L'horaire imparti était trop court : 2 heures de cours théoriques en classse entière, et 1 h 30 en demi-classes.
Je trouve que le démarrage en 4ème est bien situé.
Mais on peut en débattre à l'infini. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 novembre 2009

"Juste un p'tit truc en passant : le Primaire regroupe les élèves de Maternelle (2 à 6 ans) et ceux d'Élémentaire (6 à 11 ans). Confondre Primaire et Élémentaire, pour un journaliste, ça passe, mais pour un Ministre de l'Éducation Nationale, ça fait un peu parachuté qui ne sait pas de quoi il cause..."

Ecrit par : catmano | 08 novembre 2009
===
Ah ! cela m'intrigue, Catmano !
Je n'ai pas été scolarisé en maternelle mais directement en CP à 5 ans (et non 6). J'ai passé le certificat d'études primaires à 14 ans. Je croyais donc que mes six années à l'école "primaire" avaient été des années d'enseignement primaire.
Il me semble encore que le cours préparatoire (qui prépare au cours élémentaire de première année - CE1 -, et non aux grandes écoles), les deux années de CE (1 et 2) et les deux années de CM (1 et 2) constituent l'enseignement primaire.
Fais-je erreur ?
Me trompé-je ?
Am I mistaken ? :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 novembre 2009

C'est Catmano qui a bon : primaire = maternelle + élémentaire

Écrit par : Perceval | 09 novembre 2009

Cher Francis, vous risquez de lire encore des C sans cédille car les raccourcis clavier n'ont pas été mémorisés assez tôt par mes neurones survivants et maintenant ça me casse les pieds. Merci toutefois pour l'astuce.
"Le lecture" n'est pas dû à la nécessité des tâches ménagères, mais à l'heure (tardive ?) et à l'état (légèrement pompette) où je me trouvais car j'ai enchaîné les réponses aux invitations depuis samedi soir. Mon horloge biologique qui ne s'arrête pas le dimanche, et l'absence d'une petite sieste réparatrice ont fait le reste. Mais je vous sais indulgent et ma parole, il ne m'arrive pas souvent de conjuguer ainsi les difficultés ! Allez, bonne semaine à vous aussi.

Ecrit par : nicolas | 09 novembre 2009
===
Chère Nicolas,
Apprendre que vous ne dédaignez pas de boire de puissants breuvages, tout à fait occasionnellement naturellement, vous rend plus humaine, et plus accessible. J'avais tendance à vous diviniser ou, à tout le moins, vous idéaliser.
En ce qui concerne les signes spéciaux, n'allez pas croire que je les aie tous mémorisés. Le Ç revient assez souvent pour que je m'en souvienne, comme le "œ" (Alt + 0 + 156), etc. J'ai un tableau sur papier qu'un ami m'a donné et je le consulte quand il en est besoin.
Toutes les invitations dont vous êtes l'objet montrent que votre commerce - au sens de relation, fréquentation (je précise cela, non pas tant pour vous - qui savez le sens vieilli mais si adorablement littéraire de ce mot - que pour certains mauvais plaisants qui voient le mal partout) - est recherché, ce qui ne me surprend certes pas. Vous êtes une personne de bonne compagnie. Je l'ai deviné très tôt. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 novembre 2009

@Jérémy

Oyez comme le meiriol parle bien dans le poste (dugong)

C'est pas Corine Lepage... sur la gauche ? ;-))

Ecrit par : Robin | 09 novembre 2009

Ah, je comprends mieux pourquoi on crée la commission "Apprendre autrement" chez Terre Démocrate !

Dites, quand on écoute Meirieu dans cette communication, il ne raconte pas que des absurdités, loin de là. Il y a même une très bonne idée pour la formation continue : 10% du temps de travail dévolu à l'exercice d'une formation continue auprès des jeunes. Ca devrait être appliqué dans l'Education nationale.

Par contre, qu'il fasse attention avec la métaphore du développement durable appliquée aux humains : c'est par la notion d'"écologie morale" que le Vatican justifie toutes ses orientations liberticides.

Bref, le Meirieu 2.0 est une version qui n'a pas l'air si mauvaise. Et "l'ouverture à l'altérité", forcément, moi ça me plaît.

Écrit par : Jeremy | 09 novembre 2009

C'est Catmano qui a bon : primaire = maternelle + élémentaire

Ecrit par : Perceval | 09 novembre 2009
===
Je suis largué. Il se passe des choses étranges dans mon pays et personne (ne) me dit rien !!! :-(

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 novembre 2009

Ben moi, vu que ça ne branche personne, mes élucubrations hautement instructives sur l'économie de marché, j'attends le retour de Joe.
Et, Francis, le cycle maternel de primaire n'a jamais été obligatoire, ce qui ne l'empêche évidemment pas d'être Primaire. Ça (alt 0199 pour le ç majuscule !) coule de source et vous faites bien des embarras pour peu de choses tandis que des gens, chez nous, votent Sarkozy des deux mains pour libérer les marchés financiers tout en se pelotonnant frileusement sur leurs petits avoirs immobiliers inactifs !
Nous vivons dans un monde répugnant, Penda ! Et ce n'est ni la faute de vos parents ni la mienne !!!

Écrit par : dobolino | 09 novembre 2009

Dites, quand on écoute Meirieu dans cette communication, il ne raconte pas que des absurdités, loin de là. Il y a même une très bonne idée pour la formation continue : 10% du temps de travail dévolu à l'exercice d'une formation continue auprès des jeunes.

Ecrit par : Jeremy | 09 novembre 2009
Faudrait encore qu'ils aient envie de se former !
Si je vous racontais, chez nous, ça prendrait des pages !
Ils n'aiment pas trop, les jeunes, l'expérience des anciens et il faut y aller sur la pointe des pieds, car ils se rebiffent vite.

Écrit par : dobolino | 09 novembre 2009

Ben moi, vu que ça ne branche personne, mes élucubrations hautement instructives sur l'économie de marché, j'attends le retour de Joe.
Et, Francis, le cycle maternel de primaire n'a jamais été obligatoire, ce qui ne l'empêche évidemment pas d'être Primaire. Ça (alt 0199 pour le ç majuscule !) coule de source et vous faites bien des embarras pour peu de choses tandis que des gens, chez nous, votent Sarkozy des deux mains pour libérer les marchés financiers tout en se pelotonnant frileusement sur leurs petits avoirs immobiliers inactifs !
Nous vivons dans un monde répugnant, Penda ! Et ce n'est ni la faute de vos parents ni la mienne !!!

Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2009

Désolé Dobolino, vous êtes trop rapide pour moi (Discrimination ?). Je vous trouve votre vision très juste dans un monde parfait. En effet, quelle idiotie de garder un logement vide quand il pourrait rapporter de l'argent. La réalité, c'est que parfois (et quand vous commencez à avoir beaucoup de biens immobiliers, souvent), louer un logement vous coute plus cher qu'il ne vous rapporte, en argent, en temps et en emmerdes. Quand votre location se passe bien, c'est génial. Vous faites des travaux de temps en temps, votre loyer rentre et vous avez de bonnes relations avec vos locataires. Mais quand la personne organise son insolvabilité, refuse de payer son loyer (alors qu'elle en a les moyens) et dégrade votre bien et que cette situation n'est pas un fait isolé mais que vous avez le cas sur plusieurs de vos appartements, quand la justice vous donne raison mais que la procédure dure trois ans, quand la personne condamnée continue à habiter le logement malgré la décision de justice et qu'il vous est impossible de l'expulser (à cause de la trêve hivernale, à cause des différents recours, à cause de riverains bien pensants qui trouve que Madame Brochue est très bien et que c'est scandaleux que cet enfoiré de riche veuille la virer), au bout du compte, vous vous dites que cet appartement vous aller le transmettre à vos enfants à votre mort car vous ne voulez pas payer les frais de mutation et les frais de successions (double peine). Donc oui, si tout le monde était correct, ne pas louer serait criminel, non dans le monde actuel, je ne me vois pas reprocher aux gens de refuser de louer (quand bien même ce n'est pas rentable pour eux, ça reste leur problème, je ne viens pas vous demander comment vous gérer votre argent).
Au sujet de la redistribution, votre raisonnement est à mon sens un peu erroné. En effet, quelqu'un qui gagne 1 000€ par mois ne consommera pas forcément comme quelqu'un qui en gagne 3 000. Peut être que tous les deux auront des animaux et iront chez le véto, mais ce n'est pas valable pour l'ensemble des biens et des services. Ce faisant la redistribution est une incitation financière aux secteurs "de base" ou à faible valeur ajoutée (ce n'est pas péjoratif). Quand bien même tous les secteurs en bénéficieraient, cela resterait (toujours à mon sens) injuste dans la mesure ou cela signifie que quelque soit votre revenu (et donc votre effort pour le constituer), vous devriez pouvoir consommer de la même manière. Cela conduit à faire moins consommer les personnes qui ont un revenu plus élevé pour faire plus consommer les personnes à faible revenu. Bref, vous punissez les riches d'être riche et considérez qu'ils ont bien assez d'argent comme cela, quelque soit leur historique et les efforts qu'ils ont fait pour obtenir ce revenu. Prenons le cas d'un entrepreneur. Il va monter sa société et gagner difficilement le SMIC pendant les 3 premières années de création puis va enfin pouvoir commencer à se payer. Pendant, il va faire des efforts considérables en prévision de l'espoir d'un revenu futur supérieur et il ne va pas forcément demander d'aides particulières (pas le temps, pas l'envie, ...). Néanmoins, une fois sa fortune faite, il sera taxé fortement. Pour vous c'est certainement normal, mais cela induit différents biais :
- d'une part, le moteur de ces entrepreneurs est la perspective de devenir riche. Plus vous limitez cette perspective par un impôt confiscatoire élevé, plus vous limitez les vocations ;
- d'autre part, tarte à la crème si vous le voulez, une fois leur société sur le bon chemin, ils vont vendre et partir dans un pays fiscalement plus clément (je rencontre le cas bien souvent). C'est autant d'argent qui ne "circule" plus en France.

Enfin, quoi que vous en pensiez, on a besoin des riches : ce sont les seuls qui acceptent de payer des fortunes pour des trucs inutiles qui devront utiles ensuite à un coût acceptable.

On continue demain si vous voulez, ma femme me tanne pour aller se coucher. (d'ailleurs pas le temps de me relire, vous m'excuserez si vous le voulez bien)

Écrit par : Joe | 09 novembre 2009

Ils n'aiment pas trop, les jeunes, l'expérience des anciens et il faut y aller sur la pointe des pieds, car ils se rebiffent vite.
Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2009

Trois explications :
1) C'est naturel, moi aussi quand on me donnait des éléments d'expérience, je n'y croyais pas forcément.
2) C'est la logique de ce qui se passe au collège et au lycée : le prof doit se retirer derrière les deux sources d'info qui le dépassent : les médias et internet. Donc pourquoi écouter qq'un en direct plutôt que ces deux sources ?
3) C'est par la remise en cause de l'expérience que tout se renouvelle. C'est donc un bon principe en soi, mais mal appliqué quand c'est à outrance.

Dites, Joe, c'est le mari de Cadichon ?

Écrit par : Jeremy | 10 novembre 2009

Jérémy, imaginez que je fais cours pendant que mes élèves (enfin, une bonne quinzaine) vérifient en temps réel la véracité de mes dires sur Internet. Ma foi, j'ai appris à faire avec — c'est moi qui lance les recherches (d'images, en particulier : je ne me déplace pas avec tout Rubens sous le coude, par exemple…).
Et ce n'est pas même un inconvénient : il suffit à la fois d'en savoir plus que la machine, et surtout de savoir où aller chercher dans la machine — ils en sont loin. Toute préparation de cours suppose donc désormais que je fasse au préalable l'effort de vérifier ce qu'ils iront chercher pendant que je parlerai : en un sens, c'est assez confortable, ça dispense de mémoriser certaines dates, et de se concentrer sur les analyses — le Web est ce qu'il est, en tout cas, on trouve les faits (ou les textes), pas leur explication.
Par exemple… Préparation récente de dissert (sujet : qu'est-ce qu'un classique ?). J'ai préparé une biblio d'enfer, mais après avoir vérifié que tous les textes que je leur suggérais de lire étaient effectivement accessibles — l'Histoire du romantisme de Gautier, entre autres, ou le Siècle de Louis le Grand de Perrault. C'est un peu comme si je eur apprenais à utiliser une bibliothèque.
JPB
PS. "alt 0199 pour le ç majuscule" ! Vous vous compliquez la vie. Sur Mac, c'est alt et ç — Ç !

Écrit par : brighelli | 10 novembre 2009

« augmenter l'argent redistribué, c'est à dire VOLER à l'un pour donner à l'autre »
Joe | 09 novembre 2009

« Voler » ! et en capitales qui plus est...
A lire certains, il vous vient comme une envie de gifle. Et la nausée.

Écrit par : Tailleboudin | 10 novembre 2009

Joe voudrait-il nous faire croire que le héros capitaliste par excellence, c'est Robin des bois ?
JPB

Écrit par : brighelli | 10 novembre 2009

Oui mais voler aux pauvres pour donner aux riches.

Robin des bois armé aussi d'un bouclier fiscal?

Écrit par : merlemocoeur | 10 novembre 2009

Capitaliste, j'aimerais bien, mais avec le salaire que m'octroie le père du Prince Jean, je n'ai pas les moyens de m'acheter un "bouclier fiscal".

Pour éviter désormais toute équivoque, j'ai bien envie de changer de pseudo.


PS (sans jeu de mot) pour Joe :

Évitez les balades en forêt ;-)

Écrit par : Frère Tuck | 10 novembre 2009

On se demandait, il y a peu, pourquoi Marie Ndiaye vit en Allemagne. Lisez la réponse sur Lesinrocks.com.
"La France de S. : "Je trouve cette France-là monstrueuse." Elle déplore la perte de morale dans la droite française. "Pour moi, ces gens-là représentent une forme de mort, d'abêtissement de la réflexion, un refus d'une différence possible." Besson et Hortefeux en prennent pour leur grade, qualifiés eux aussi de "monstrueux".

Écrit par : Marilyse | 10 novembre 2009

J'ai eu un malaise en classe hier. C'est le deuxième fois que ça m'arrive, mais le premier n'était pas de même nature et c'était il y quelques années. Cette fois-ci, ça s'est traduit pas une sensation d'étouffement et des élancements au niveau du cœur, comme si on me poinçonnait avec un couteau. Aux urgences j'ai eu le droit à un électrocardiogramme car, comme me l'a dit le médecin urgentiste, "à votre âge, on ne sait jamais". Ce n'était pas le cœur. Elle m'a expliqué que c'était une manifestation extrême de stress dont les symptômes étaient les mêmes que ceux de l'infarctus du myocarde. Je suis resté étendu sur une civière dans le couloir pendant plusieurs heures et j'ai eu le temps de voir (et d'entendre, mais ça n'étaient pas toujours des paroles, le vieux monsieur à côté, c'étaient plutôt des râles) des gens qui étaient dans la même situation que moi et qui n'avaient pas l'air d'avoir, eux non plus, de "bouclier fiscal". Oui, je sais, je fais du "misérabilisme".

Écrit par : Frère Tuck | 10 novembre 2009

"- d'une part, le moteur de ces entrepreneurs est la perspective de devenir riche. Plus vous limitez cette perspective par un impôt confiscatoire élevé, plus vous limitez les vocations"

Ecrit par : Joe | 09 novembre 2009

C'est vrai, ça doit être un peu dissuasif (et traumatisant) de se dire qu'on aura du mal à payer les traites de sa quatrième piscine.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2009

Excellent, Jean-Paul ! "Retourner" le web, en en faisant un auxiliaire direct !

Écrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2009

Ils ne disent pas "civière", ils disent "brancard"

Écrit par : Frère Tuck | 10 novembre 2009

Jivaro du Moloch a reçu les syndicats hier pour leur présenter le dernier avatar de la réforme des lycées.

Le jus pédagol, organe officieux du se_unsa, laisse filtrer quelques "infos" :

"Un accompagnement pédagogique de 2h hebdo serait introduit dans le service des enseignants et organisé par le Conseil pédagogique."

J'hésite à me spécialiser en exodactyloproctologie car je crains d'être débordé.

"Des enseignements nouveaux sont annoncés. Notamment, un enseignement des méthodes scientifiques"

Les élèves sauront enfin comment ils ne savent rien en sciences.

Écrit par : dugong | 10 novembre 2009

Réforme des lycées : entendez vous dans nos couloirs, rugir ces féroces lobbies disciplinaires ?

Écrit par : dugong | 10 novembre 2009

« Voler » ! et en capitales qui plus est...
A lire certains, il vous vient comme une envie de gifle. Et la nausée.

Ecrit par : Tailleboudin | 10 novembre 2009

Je me méfie des gifles de Tailleboudin, je crains qu'il n'est des mains tranchantes comme des hachoires. J'avoue avoir sciemment fait acte de provocation par l'emploi de ce terme et son écriture en lettres capitales. Je trouvais que vous aviez perdu un peu de votre mordant et je me devez d'y remédier. Le malade est convalescent mais ses jours ne sont plus en danger.

Sur le fond, dire que ça ne vous gênerez pas de payer plus d'impôts quand vous en payez peu (en proportion de vos revenus) revient un peu à dire que ça ne me gênerait pas d'échanger mon boulot contre celui de profs : des enfants ne peuvent pas être pires que les mecs abjects qui me servent de collègues et de patrons, en plus les horaires sont beaucoup plus cool, on dit la même chose tous les ans, ... bref tous les clichés (je vous rassure, contre rien au monde je ne souhaiterais faire votre métier). Dans un sens, vous trouvez ça normal, dans un autre, je suis sûr que ça vous hérisse. Comprenez bien qu'on ne demande pas aux riches de payer des impôts (ils en payent déjà et beaucoup), en l'occurrence, vous leur en demandez encore plus. Je ne sais s'il est pertinent d'évoquer ici le concept d'utilité marginale mais c'est bien de cela qu'il s'agit : qu'elle est l'élasticité-impôts des gens ? Parce que de notre fenêtre, augmenter de 500€ l'impôt de quelqu'un qui gagne très très bien sa vie, ce n'est rien. Mais ça plus ça plus ça, à force ça fait réfléchir.
Quand vous augmentez l'impôt d'une catégorie de population, clairement vous leur demandez de vous achetez quelque chose et donc de renoncer à quelque chose pour eux. La plupart du temps ça ne pose pas de problème, on achète la paix sociale. Mais il vient un moment où la coupe est pleine. C'est la fameuse courbe de Laffer et la théorie d'un taux d'imposition optimum.

Enfin, Jean-Paul et Merlemocoeur, vous pouvez railler les riches, néanmoins, comme il fut démontrer sur d'autres posts, ce sont eux qui payent la majorité de l'impôt. Souvenez vous de la fable des bières !

Écrit par : Joe | 10 novembre 2009

Joe, s'il vous plait, vous avez comme moi un droit fondamental et indissoluble à l'expression de la connerie. Je remercie d'ailleurs encore une fois JPB de nous donner le droit d'asile dans son symposium.

Pouvez vous simplement en user de façon un peu plus compacte ?

Écrit par : dugong | 10 novembre 2009

"Souvenez vous de la fable des bières !"

Ecrit par : Joe | 10 novembre 2009

Si vous continuez, elle risque de se transformer en réalité, (avec polysémie, mais sans faux col).
Et appliquez-vous sur l'accord des verbes, par pitié ! Comme dit Dugong, faites moins long, et profitez du temps gagné pour vous relire.

Écrit par : caïus | 10 novembre 2009

Je préférais la droite "complexée". Elle disait des choses plus complexes et elles faisait moins de fautes d'orthographe.

Écrit par : Frère Tuck | 10 novembre 2009

Dugong et Caius, je comprends votre remarque et ça me gêne moi même d'écrire des pavés pareils. Mais je passe déjà pour un petit con sans cœur, alors si je ne cherchais pas à justifier ou étayer mes dires, qu'est ce que ce serait ?

Quant à l'orthographe (enfin les accords), vous avez parfaitement raison et j'avoue ne jamais me relire avant de cliquer sur "envoyer".

Écrit par : Joe | 10 novembre 2009

Alors quelles seraient les recettes ou la recette pour amener le maximum d'enfants à la réussite?
Moins d'enfants par classe? Faire classe à un groupe de 15 au lieu de 30? Même si on nous dit que c'est un faux problème...
changer les méthodes et contenus?
Constituer des équipes qui on vraiment envie de travailler ensemble? Et oublier les points qui donnent priorité aux postes?

Écrit par : plumenfete | 10 novembre 2009

"Le malade est convalescent, mais ses jours ne sont pas en danger."

Jusqu'à la prochaine.

Et pensez que les trois quarts de mes élèves ne sont pas moitié aussi intelligents que Joe ! Allez, je vous aime bien quand même, Joe, mes élèves aussi d'ailleurs, je les aime bien. S'ils voulaient bien écouter un peu plus qu'ils ne parlent, ça serait parfait, mais eux aussi, ils "savent". Tout le monde sait tout sur tout de nos jours.

Écrit par : Frère Tuck | 10 novembre 2009

Dans la série "on ne trouve plus de petit personnel valable"

http://www.lefigaro.fr/societes/2009/11/10/04015-20091110ARTFIG00349-l-erreur-d-une-secretaire-coute-1-milliard-de-dollars-a-pepsi-.php

Et dire que là-bas, on ne peut même pas jouer sur une suppressions des RTT pour compenser le préjudice.

Écrit par : dugong | 10 novembre 2009

Euh, je taquinais Tailleboudin, il faut pas chercher plus loin. Ensuite, je ne sais pas tout sur tout (d'ailleurs, je n'interviens pas sur de nombreux points). Il y a certains sujets où je me sens suffisamment à l'aise pour confronter mon point de vue au votre et ainsi faire évoluer ma pensée.
En ce sens, j'apprécie beaucoup Dobolino malgré nos désaccords car elle prend la peine de rentrer dans le débat et ne reste pas en surface (orthographe, longueur du texte, citation parcellaire sortie de son contexte, ...)

Écrit par : Joe | 10 novembre 2009

suppression...

Écrit par : dugong | 10 novembre 2009

Joe voudrait-il nous faire croire que le héros capitaliste par excellence, c'est Robin des bois ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2009

C'est plutôt le héros des tenants de l'État-providence, nourris aux fantasmes anti-capitalistes.
Mais n'oubliez pas que le capital que beaucoup conspuent est le carburant de la machine économique.
La dette de la France est, divisée en autant de parts, la dette de chaque ministère. L'EN coûte plus cher qu'elle ne "rapporte" (je sais, vous n'allez pas aimer ce terme). Et pour qu'il y ait une dette, il faut qu'il y ait des préteurs. Que se passe-t-il le jour où ces préteurs disparaissent ?

Écrit par : yann | 10 novembre 2009

se mettre à la chasse aux subventions.
Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2009

mes élucubrations hautement instructives sur l'économie de marché...
Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2009

Heu...

Accident de chasse ou schizophrénie ?? ;O))

Écrit par : yann | 10 novembre 2009

Car, au juste, de quoi a besoin un étudiant ?
Mon fils [...]

Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2009

http://pagesperso-orange.fr/Philippe.Ribiere/G_Mathieu_2.jpg

Écrit par : yann | 10 novembre 2009

En matière d'optimisation des mètres carrés le Lycée Kléber à Strasbourg est sûrement premier dans la catégorie "chambres individuelles".

http://www.jacquet80.eu/kleber/

Écrit par : lucile | 10 novembre 2009

La catégorie "chambres individuelles AVEC SANITAIRES".

Le luxe quoi.

Écrit par : lucile | 10 novembre 2009

Quand est-ce que vous m'invitez chez vous Lucile ?

Écrit par : iPidiblue remédiation solitaire | 10 novembre 2009

http://www.liberation.fr/monde/0101602190-nuit-de-fete-a-berlin

Sarko est un vrai pignouf : il laisse Angela porter le parapluie

Écrit par : dugong | 10 novembre 2009

Vous savez il a vraiment besoin d'un grand parapluie le Sarkozy.

Écrit par : iPidiblue et le coup du parapluie | 10 novembre 2009

"Dites, quand on écoute Meirieu dans cette communication, il ne raconte pas que des absurdités, loin de là. Il y a même une très bonne idée pour la formation continue : 10% du temps de travail dévolu à l'exercice d'une formation continue auprès des jeunes." Jeremy

1- Pourquoi "des jeunes" seulement ?

2- C'est bien joli dans l'absolu mais si c'est pour confier à de néo-IUFM non seulement la formation initiale des enseignants mais toute la formation continue dans tous les domaines, non merci. On a déjà expérimenté avec les GRETA et les officines pompes à fric des syndicats.

Écrit par : dugong | 10 novembre 2009

Les spécialistes de l'enseignement ce sont les enseignants !
Quant aux soi-disants "travaux de recherche" dont Meirieu se targue, ils ne respectent aucunement une méthodologie expérimentale digne de ce nom. Il est aussi savant qu'un théologien du XIIIème siècle qui expliquait à longueur d'in-octavo la nature des forces angéliques ...
Il spécule sur les faiblesses du corps professoral et sur sa division entre disciplines inconciliables.

Écrit par : iPidiblue de la nature des anges | 10 novembre 2009

Je m'étonne d'ailleurs qu'on n'objecte jamais aux pédagogues, l'impossibilité d'unifier la pédagogie pour la bonne et simple raison que les objectifs ne sauraient être les mêmes dans les diverses disciplines. Non seulement il y a la question des niveaux requis mais aussi les buts poursuivis.

On n'enseigne pas la musique pour les mêmes raisons qu'on enseigne la biologie.
Et au sein de la musique, on n'enseigne pas la pratique instrumentale de la même manière que la composition.

Il n'y a pas de science pédagogique, il n'y a que des expériences pédagogiques.

Écrit par : iPidiblue pluralité des anges | 10 novembre 2009

Ils n'aiment pas trop, les jeunes, l'expérience des anciens et il faut y aller sur la pointe des pieds, car ils se rebiffent vite.
Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2009

Trois explications :
1) C'est naturel,
2) C'est la logique
3) C'est par la remise en cause de l'expérience que tout se renouvelle.
Ecrit par : Jeremy | 10 novembre 2009

Trois explications :
1) C'est naturel, ce qui n'empêche pas d'être con, c'est même peut-être parce que c'est naturel que c'est con.
2) C'est la logique : une chose n'est logique que si les présupposés le sont. Le sont-ils ?
3) C'est par la remise en cause de l'expérience que tout se renouvelle. : Ah, le bougisme !! Vous êtes mûr pour une poussée de mériolite aigüe.

Écrit par : yann | 10 novembre 2009

Hey, Joe !

Hallucinant : http://news.bbc.co.uk/2/hi/8347409.stm

Bienvenue en République Démocratique Française !

Écrit par : yann | 10 novembre 2009

Vous savez il a vraiment besoin d'un grand parapluie le Sarkozy.

Ecrit par : iPidiblue et le coup du parapluie | 10 novembre 2009

... Un grand parapluie avec un long manche, mais je ne suis pas sûr que ça suffise à le couvrir.

Écrit par : Frère Tuck | 10 novembre 2009

Bref, le Meirieu 2.0 est une version qui n'a pas l'air si mauvaise. Et "l'ouverture à l'altérité", forcément, moi ça me plaît.

Ecrit par : Jeremy | 09 novembre 2009

"L'ouverture à l'altérité" est une expression ( un signifiant bouche-trou) typiquement mérieusienne, qui ne signifie strictement rien.
Parce que si l'on y regarde de plus près qu'est-ce que l'altérité pour lui sinon une figuration de l'Autre, qui n' a peut-être pas le nom de Dieu, mais, celui de Science (divinisée), ou d'Efficiency (la science et la technique du transmettre), voire, si j'ai bien compris à présent la "Nature" idyllisée, qu'il convient de protéger comme une mère, protège son enfant!
La véritable altérité , constitutive de l'identité des sujets, c'est la capacité humaine de se représenter le Rien. Elle est le résultat d'un long processus, celui, précisément de l'éducation, articulé par des procédures et des ritualités concrètes de séparation de l'individu de ses fantasmes, de ses attaches narcissiques, de la croyance en la présence de divinités poly ou monothéistes.

Écrit par : Buntov | 10 novembre 2009

J'ai idée qu'il ne finira pas ses jours en France et que comme Bettino Craxi il ira trouver refuge dans un autre pays peut-être aux Etats-Unis !

Écrit par : iPidiblue et les réfugiés économiques | 10 novembre 2009

Hey, Joe !

Hallucinant : http://news.bbc.co.uk/2/hi/8347409.stm

Bienvenue en République Démocratique Française !

Ecrit par : yann | 10 novembre 2009

Je vais fonder mon propre pays, j'invite Yann, Cadichon et Dobolino pour payer nos impôts.

Le fonds du problème, c'est que les gens ne savent pas ce qu'est le capitalisme. Si vous leur demandiez : vous êtes contre la propriété privée, la liberté d'entreprendre et la liberté d'expression ? les réponses seraient différentes.

(Court et concis, pas trop de fautes mais c'est mécanique. Convaincant ? pas sûr)

Écrit par : Joe | 10 novembre 2009

La véritable altérité , constitutive de l'identité des sujets, c'est la capacité humaine de se représenter le Rien
Buntov.

Bof ! Meirieu n'a qu'à se regarder dans un miroir ...

Écrit par : iPidiblue rien de trop | 10 novembre 2009

Quand vous augmentez l'impôt d'une catégorie de population, clairement vous leur demandez de vous achetez quelque chose et donc de renoncer à quelque chose pour eux. Joe

C'est sans doute là que doivent intervenir les perceptions plus ou moins objectives de l'indispensable et du superflu luxueux -qui fait aussi fonctionner l'économie, allez-vous me répondre-.
On a tout de même du mal à concevoir des échelles de revenus aussi étendues que celles que l'on connaît sans une redistribution qui montre quelque efficacité, non ?

Écrit par : nicolas | 10 novembre 2009

'est sans doute là que doivent intervenir les perceptions plus ou moins objectives de l'indispensable et du superflu luxueux -qui fait aussi fonctionner l'économie, allez-vous me répondre-.
On a tout de même du mal à concevoir des échelles de revenus aussi étendues que celles que l'on connaît sans une redistribution qui montre quelque efficacité, non ?

Ecrit par : nicolas | 10 novembre 2009

Le principe de la redistribution est acquis. La question est plus au niveau du curseur. Je pense personnellement qu'il est trop élevé actuellement, que ce niveau entretient un esprit d'assistanat et limite la volonté d'entreprendre.
Par ailleurs, tout dans la redistribution n'est pas juste. Pourquoi soutenir les pécheurs (alors qu'ils se sont gavés pendant les années 80-90) et s'horrifier quand on soutient les banquiers (qui se sont gavés dans les années 90-2000) ? La pêche n'aurait-elle plus intérêt à se restructurer pour devenir profitable que de vivre misérablement et mendier à coup de grêves et d'actions de comm' des subventions tous les ans ? Même raisonnement pour les agriculteurs, .... Sauf que les pêcheurs et les agriculteurs n'ont pas la même image que les banquiers (et ce n'est pas une question d'argent).

(Pas très concis, beaucoup de fautes ?)

Écrit par : Joe | 10 novembre 2009

Pourquoi soutenir les pécheurs ?
Joe.


Il est mignon, Joe, pourquoi ne pas soutenir les vertueux plutôt ?

Écrit par : iPidiblue l'enfer des voleurs est pavé de bonnes intentions | 10 novembre 2009

La véritable altérité , constitutive de l'identité des sujets, c'est la capacité humaine de se représenter le Rien. Elle est le résultat d'un long processus, celui, précisément de l'éducation, articulé par des procédures et des ritualités concrètes de séparation de l'individu de ses fantasmes, de ses attaches narcissiques, de la croyance en la présence de divinités poly ou monothéistes.

Ecrit par : Buntov | 10 novembre 2009

"alterité" appartient au même champ sémantique qu' "autrui" et vient du latin "alter", qui veut dire autre.

Autrui est un datif et signifie mot à mot "un autre moi-même".

Ce n'est pas un concept spécifiquement chrétien. On touve par exemple chez Maurice Merleau-Ponty : "Autrui est le médiateur indispensable entre moi-même et moi-même."

La phénoménologie a intégré cette dimension de "l'intersubjectivité" comme le fondement de la relation de l'homme au monde (l'immédiateté est une illusion) ; Cette relation passe nécessairement par autrui.

Lorsque Jean-Paul Sartre soupire dans "Les Mots" : "j'aurais voulu ne me tenir que de moi-même." (et JPB tout récemment à propos de l'apprentissage de la lecture : "J'ai appris à lire tout seul") ils savent bien que ce fantasme du narcissisme secondaire est ontologiquement impossible.

Je ne dirais pas que l'alterité c'est la capacité de se représenter "le rien", mais la possibilité ontologique (et pratique) de se constituer comme "sujet" à travers l'apprentissage du langage qui me vient de l'autre (la langue précède la parole).

Que cette capacité englobe la capacité de se représenter le "rien", je veux bien, mais aussi de se représenter l'être (la représentation de l'être implique la capacité de se représenter le contraire de l'être, c'est à dire le néant)

Écrit par : Frère Tuck | 10 novembre 2009

"... Un grand parapluie avec un long manche, mais je ne suis pas sûr que ça suffise à le couvrir."

Ecrit par : Frère Tuck | 10 novembre 2009

Vous avez raison... A moitié! Un manche peut en cacher un autre !

Écrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2009

"Le principe de la redistribution est acquis. La question est plus au niveau du curseur. Je pense personnellement qu'il est trop élevé actuellement, que ce niveau entretient un esprit d'assistanat et limite la volonté d'entreprendre."

Ecrit par : Joe | 10 novembre 2009

J'aurais aimé savoir où vous le placez, ce fameux "curseur".

Écrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2009

Joe est en train de redécouvrir la politique, laissez-lui faire ses classes !

Écrit par : iPidiblue et les classes | 10 novembre 2009

Quand Meirieu parle d'alterité, on ne sait pas bien ce qu'il veut dire. Est-ce qu'il entend par là la structuration du moi dans la relation intersubjective, ou bien la reconnaissance d'autrui comme "prochain" et si oui, entend-il contribuer à fonder politiquement ce que le pape Jean-Paul II appelait une "civilisation de l'amour" ?

Le premier point me paraît relever de la pédagogie, mais certainement pas du constructivisme où on laisse l'enfant "se débrouiller tout seul", disons d'une pédagogie qui procéderait d'analyses en synthèses (une synthèse entre deux analyses) et ferait la part belle à une liberté créatrice "guidée" (j'ai essayé de montrer ce processus d'apprentissage qui renvoie dos à dos le dogmatisme et le constructivisme à travers un exemple précis d'explication de texte en 4ème)

La reconnaissance d'autrui comme "prochain" me semble propre à fonder les relations intersubjectives (d'individu à individu), mais je décroche lorsqu'on m'explique que cette relation pourrait constituer un "projet politique" plus ambitieux que la vieille "démocratie chrétienne".

Je vois beaucoup d'obstacles, à commencer par celui des "egos" (voyez comme Daniel Cohn Bendit avait l'air de se faire royalement c...)

Écrit par : Frère Tuck | 10 novembre 2009

L'altérité ? c'est pas la bataille de polochons dans les dortoirs ?

Écrit par : iPidiblue et les polochons | 10 novembre 2009

Quand Meirieu parle d'alterité, on ne sait pas bien ce qu'il veut dire. Est-ce qu'il entend par là la structuration du moi dans la relation intersubjective, ou bien la reconnaissance d'autrui comme "prochain" et si oui, entend-il contribuer à fonder politiquement ce que le pape Jean-Paul II appelait une "civilisation de l'amour" ?

Le premier point me paraît relever de la pédagogie, mais certainement pas du constructivisme où on laisse l'enfant "se débrouiller tout seul", disons d'une pédagogie qui procéderait d'analyses en synthèses (une synthèse entre deux analyses) et ferait la part belle à une liberté créatrice "guidée" (j'ai essayé de montrer ce processus d'apprentissage qui renvoie dos à dos le dogmatisme et le constructivisme à travers un exemple précis d'explication de texte en 4ème)

La reconnaissance d'autrui comme "prochain" me semble propre à fonder les relations intersubjectives (d'individu à individu), mais je décroche lorsqu'on m'explique que cette relation pourrait constituer un "projet politique" plus ambitieux que la vieille "démocratie chrétienne".

Ecrit par : Frère Tuck | 10 novembre 2009

C'est impénétrable. On n'y comprend rien.
Meirieu, c'est ça: il vous engage dans des pseudo-pensées dans lesquelles votre lucidité se noie.
Surtout ne rien demander à Meirieu, car quand il vous répond on ne comprend plus ce qu'on lui avait demandé!
En tout cas, si l'on en juge par le nombre de fois qu'il est cité sur ce blog, Meirieu reste manifestement le maître à penser de beaucoup ici!
Alors que pour moi, ce triste bavard pédant à l'ego boursouflé n'ayant jamais enseigné et ne nourrissant que de la haine à l'égard des vrais professeurs n'a simplement pas voix au chapitre!

Écrit par : Jean | 10 novembre 2009

L'altérité ? c'est pas la bataille de polochons dans les dortoirs ?

Ecrit par : iPidiblue et les polochons | 10 novembre 2009


Oui, sauf que c'est moins rigolo et qu'en politique on a tendance à plomber les polochons.

Écrit par : Frère Tuck | 10 novembre 2009

Meiriol c'est l'altérité usée jusqu'à la corde, entonnée jusqu'à plus soif : l'Homme altéré et désaltéré à la fois.

altéré/désaltéré. Encore concept de la bidonitude new-age.

Écrit par : dugong | 10 novembre 2009

"Joe est en train de redécouvrir la politique, laissez-lui faire ses classes !"

Ecrit par : iPidiblue et les classes | 10 novembre 2009

Pour quelqu'un qui découvre, il me semble avoir des idées très précises! (Sur le curseur, au moins). ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2009

Mais enfin, Christophe laissez-lui du temps, il va bientôt arriver au suffrage universel et se rendre compte que les pauvres votent aussi !

Écrit par : iPidiblue et la révolution galiléenne | 10 novembre 2009

C'est impénétrable. On n'y comprend rien.
Meirieu, c'est ça: il vous engage dans des pseudo-pensées dans lesquelles votre lucidité se noie. (Jean)

Je suis d'accord avec vous Jean mais le bonhomme a fait de la philosophie et réinvestit des concepts philosophiques mal digérés a) en pédagogie b) et maintenant en politique.

Je voulais simplement signaler la complexité et la spécificité des concepts philosophiques et le danger des généralisations hâtives (surtout pour ceux qui l'écoutent), sachant bien qu'en dehors de ce blog, j'ai peu de chances d'être entendu.

Bref Philippe Meirieu n'est pas Emmanuel Mounier.

Écrit par : Frère Tuck | 10 novembre 2009

Pidiblue s'énerve, il dit des choses sérieuses, et il les dit sérieusement.

Sibille, vous m'auriez vu ce matin, cherchant (et trouvant) sur le Net le Blues du spermatozoïde (Ricet Barrier, si !), et le psalmodiant en bluesman impeccable — tout ça pour illustrer le darwinisme à l'échelle quasi moléculaire…
Vous auriez également vu 45 élèves morts de rire et marqués à vie…
Quel pédagogue va leur expliquer ça, aux petits nouveaux ?
JPB

Écrit par : brighelli | 10 novembre 2009

Père Brighelli,

Merci de me détendre !

Écrit par : iPidiblue syndrome du canal carpien | 10 novembre 2009

Quelques propositions argumentées, de mon point de vue d'enseignant en maths :

1) insister davantage sur la grammaire à l’école primaire et au collège.
Car cela permet le développement de la pensée logique. Peut-être même de la pensée tout court. Par ailleurs la compréhension des énoncés (des problèmes, définitions, théorèmes) dépend crucialement d’une bonne capacité d’analyse grammaticale.

2) Le contenu de l’enseignement doit être confié à une commission indépendante constituée pour un tiers de membres de l’Académie (le savoir), pour un tiers de représentants du parlement (le peuple), et pour un tiers de représentants élus des enseignants (les professionnels). Ses débats seraient publics.

3) Parce que l’on ne peut rien sans motivation, et parce que la motivation ne vient que si l’on a une idée précise quant à son avenir, il est impératif que tous les élèves de France aient, au moins une fois dans leur vie, un entretien personnalisé avec un conseiller d’orientation. Cela suppose d’y mettre des moyens. Même les bons élèves sont concernés : il faut mettre fin à la sélection par l’absence d’information, qui est malheureusement très répandue.

4) Toutes les décisions d’ordre pédagogique concernant un élève doivent être prises par le conseil de classe. Ses décisions sont souveraines et sans appel, à quelque niveau que ce soit. Le chef d’établissement vote, mais ses décisions ne s’imposent pas au conseil. Je pense que cette proposition est de nature à réaffirmer l’autorité des enseignants. On peut imaginer, si les parents d’élèves contestent une décision de redoublement, de mettre en place un examen de passage anonyme.

5) Il me paraît fondamental que les professeurs les moins expérimentés ne soient pas, comme c’est le cas aujourd’hui, affectés en priorité dans les zones les plus difficiles. C’est tout l’inverse qu’il faut faire !

6) Il faut repenser l’obligation scolaire de façon à ce que les élèves auteurs de troubles graves ne soient pas automatiquement inscrits dans un établissement dès lors que leurs parents en font la demande. Il faut savoir sacrifier 1% de fauteurs de troubles pour sauver les 99% qui restent.

7) Au Lycée, il est naturel et souhaitable qu'à une diversité de talents corresponde une diversité de filières. La fusion des bacs scientifiques dans le seul bac S et la baisse considérable du niveau en mathématiques de cette section l’a de fait transformée en filière généraliste. Ainsi, des élèves dont le projet n’est pas particulièrement scientifique ou qui n’ont pas de projet particulier se retrouvent naturellement en S et contribuent à diminuer la vocation scientifique de cette filière. le jeu des options ne permet pas de rétablir la diversité car les horaires y sont trop faibles pour pouvoir approfondir quoi que ce soit (s'engager dans un 'Lycée à la carte' serait d'ailleurs la généralisation de cette supeficialité que je dénonce). Qui plus est, certaines options sont choisies uniquement parce qu'elles sont notoirement plus rémunératrices que d'autres en terme de points au Bac. Il faut revenir une vraie diversité de bacs généraux.

Écrit par : Fabien Besnard | 10 novembre 2009

Ricet Barrier ! Ça ne nous rajeunit pas !

http://www.musiciens.biz/Les-spermatozoides-,-clip-et-Ricet-Barrier_a1612.html

Écrit par : dugong | 10 novembre 2009

Et, Francis, le cycle maternel de primaire n'a jamais été obligatoire, ce qui ne l'empêche évidemment pas d'être Primaire. Ça (alt 0199 pour le ç majuscule !) coule de source et vous faites bien des embarras pour peu de choses tandis que des gens, chez nous, votent Sarkozy des deux mains pour libérer les marchés financiers tout en se pelotonnant frileusement sur leurs petits avoirs immobiliers inactifs !

Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2009
===
OK, Dobolino ! Je suis largué. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 novembre 2009

Francis Penin, vous n'êtes pas le seul, l'art de sauter du coq à l'âne chez Dobolino est devenu une seconde nature et nous pauvres hères nous ne pouvons qu'applaudir les yeux fermés !

Écrit par : iPidiblue sauter du coq à l'âne | 10 novembre 2009

PS. "alt 0199 pour le ç majuscule" ! Vous vous compliquez la vie. Sur Mac, c'est alt et ç — Ç !

Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2009
===
Voilà une bonne chose ! Malheureusement, mon ordinateur est un Sony. Je suppose que pour É, sur Mac, il suffit de faire Alt et é, etc.
Supposé-je juste ? :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 novembre 2009

En ce moment sur le site du "Monde" débat sur l'avenir des Grandes Ecoles ...

PS C'est pour me faire mal voir de Mister Brighelli que je fais l'élève sérieux qui s'occupe plutôt des spermatozoïdes quand ils sont devenus capables de raisonner.

Écrit par : iPidiblue et les spermatazoïdes | 10 novembre 2009

Faites un copier-coller et ne vous cassez plus la tête !

Écrit par : iPidiblue halte ! | 10 novembre 2009

Francis Penin, vous n'êtes pas le seul, l'art de sauter du coq à l'âne chez Dobolino est devenu une seconde nature et nous pauvres hères nous ne pouvons qu'applaudir les yeux fermés !

Ecrit par : iPidiblue sauter du coq à l'âne | 10 novembre 2009
===
Même pas, iPidiblue ! Si je ferme les yeux, je ne suis pas sûr que mes deux mains vont se rencontrer lorsque j'essaierai d'applaudir. C'est ça, la vieillesse ! ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 novembre 2009

Sibille, vous m'auriez vu ce matin, cherchant (et trouvant) sur le Net le Blues du spermatozoïde (Ricet Barrier, si !), et le psalmodiant en bluesman impeccable — tout ça pour illustrer le darwinisme à l'échelle quasi moléculaire…
Vous auriez également vu 45 élèves morts de rire et marqués à vie…
Quel pédagogue va leur expliquer ça, aux petits nouveaux ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2009

Je me demande si je ne vais pas m'initier à la méthode Brighelli de manière plus approfondie, vendredi j'ai un rdv à Pôle Emploi avec Mlle Y, peut-être que je peux lui chanter le Blues du spermatozoïde pour mettre un peu d'ambiance ?

Écrit par : iPidiblue casser la voix | 10 novembre 2009

Faites un copier-coller et ne vous cassez plus la tête !

Ecrit par : iPidiblue halte ! | 10 novembre 2009
===
Je le faisais en Angleterre, mais c'est un travail de bénédictin. Désormais, je ne me donne plus la peine de mettre les accents, là-bas.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 novembre 2009

Voir aussi

http://www.youtube.com/watch?v=K-RKFewOetc&feature=player_embedded

Écrit par : dugong | 10 novembre 2009

Pauvre France.....
C'est afligeant de vous lire...
On est pas pres de s'en sortir!

Écrit par : plumenfete | 10 novembre 2009

"Je me demande si je ne vais pas m'initier à la méthode Brighelli de manière plus approfondie, vendredi j'ai un rdv à Pôle Emploi avec Mlle Y, peut-être que je peux lui chanter le Blues du spermatozoïde pour mettre un peu d'ambiance ?"

Ecrit par : iPidiblue casser la voix | 10 novembre 2009

Le blues du businessman serait peut-être plus approprié, (avec des paroles revues par Joe). ;-)

http://www.youtube.com/watch?v=EF8OwJ9dT8Y

Bravo, Jean-Paul ! J'adore ce style de techniques pédagogiques. Et je suis "cap" aussi de faire ce genre de choses un peu "timbrées"... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2009

"Pauvre France.....
C'est afligeant de vous lire...
On est pas pres de s'en sortir!"

Ecrit par : plumenfete | 10 novembre 2009

Qu'est-ce qui vous afflige ? L'idée que des enseignants puissent enseigner le plus efficacement possible sans s'ennuyer, (ni ennuyer leurs élèves) ?

Écrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2009

Le blues du businessman serait peut-être plus approprié, (avec des paroles revues par Joe). ;-)
Christophe Sibille.


En fait je crois que je vais en revenir à ma vieille tactique : me mettre aux abonnés absents pendant le quart d'heure que cela dure.

Écrit par : iPidiblue passer le temps | 10 novembre 2009

J'apprends que Monsieur Meirieu a passé le CAP d'instituteur. Comme il est né en 1949 et moi en 1946, je m'interroge, dans quelles conditions il a préparé cet examen. Pour ceux et celles entrant à l'Ecole normale primaire, cet examen comportait deux parties :
- le CFEN, certificat de fin d'Ecole normale, en juin, à l'issue de la formation théorique et des stages éffectués en un ou deux ans. Un an pour ceux et celles étant rentrés en seconde à l'EN et deux ans pour ceux et celles étant entrés directement en première ou aussitot le bac;
- le CAP pratique proprement en présence de l'inspecteur primaire et deux autres personnes ( le conseiller pédagogique et un ancien je crois) qui venaient vous surprendre sans prévenir et vous observer toute une matinée au cours du premier trimestre de votre première année. L'emploi du temps et la progression mensuelle des leçons dans toutes les matières et pour tous les niveaux devait être affichée et ne pas s'écarter outre mesure des instructions officielles. Il fallait aussi afficher la liste des récitations et des chants et s'arranger ce jour là pour donner une leçon de français ( grammaire ou vocabulaire) de calcul, de chant et d'EPS dans la cour si le temps le permettait. Sinon on allait sous le préau. A l'issue de cette matinée éprouvante l'inspecteur vous signalait ce qui n'allait pas ,donnait quelques conseils et s'en allait. Le conseiller pédagogique restait, vous en disait un peu plus et laissait entendre si oui ou non vous étiez reçu(e) ce qui signifiait qu'au premier janvier suivant vous étiez titularisé(e)
Pour les instituteurs et institutrices effectuant des remplacements sans être passés par l'EN, c'était plus difficile. Le jeudi , jour de congé était consacré à recevoir une formation sous la directive de l'inspecteur avec consignes de leçons à étudier et devoirs à rendre pour passer les épreuves du CFEN et du CAP pratique. Il m'est difficile de détailler cette formation puisque j'ai eu la chance d'entrer à l'EN en classe de seconde et de suivre l'itinéraire évoqué en premier.
Seulement, chargée d'une classe unique de 25 enfants de 5 à 13 ans, du secrétariat de mairie et du ménage de l'école et de la mairie j'ai ressenti une frustration qui m'a décidée à prendre un congé non rémunéré pour reprendre des études de lettres. Par ailleurs , avant 68, la vie privée d'une institutrice non mariée dans un petit village, cela n'existait pas. C'était lourd à porter. Je n'avais pas un instant à moi et je ne possédais qu'une mobylette pour mes déplacements. J'ai économisé pour compléter la bourse et ne rien demander à ma famille. Ma liberté, mon identité étaient à ce prix et cela ne m'effrayait pas.
Pourtant j'aimais ce métier mais j'aimais étudier et chanter tout autant, virus bienfaisants contractés à l'EN.
A propos j'en profite pour signaler la mise à jour du site de notre ensemble choral.
http://www.les-cenelles.fr/
Veuillez m'excuser si j'ai l'air de plastronner...

Écrit par : charpentier Hélène | 10 novembre 2009

Pauvre France.....
C'est afligeant de vous lire...
On est pas pres de s'en sortir!

Ecrit par : plumenfete | 10 novembre 2009

Dites plutôt, qu'il est affligeant de ne pas pouvoir écrire trois lignes sans commettre 3 fautes d'orthographe. Pauvre France, oui!

Écrit par : marigot | 10 novembre 2009

"Pauvre France!" c'était une pièce américaine de boulevard qui avait été adaptée en français pour Jean Lefèbvre, un patron qui découvre que son fils est homo etc. Aujourd'hui où la Justice française contrainte et forcée par la Cour européenne vient d'accorder le droit d'adoption à une lesbienne qui vit en couple, cela ne manque pas de sel de rappeler cette interjection !

Écrit par : iPidiblue pauvre justice ! | 10 novembre 2009

« Le principe de la redistribution est acquis. »
Joe | 10 novembre 2009

Monseigneur est trop bon.

Écrit par : Tailleboudin | 10 novembre 2009

Le fonds du problème, c'est que les gens ne savent pas ce qu'est le capitalisme. Si vous leur demandiez : vous êtes contre la propriété privée, la liberté d'entreprendre et la liberté d'expression ? les réponses seraient différentes.

(Court et concis, pas trop de fautes mais c'est mécanique. Convaincant ? pas sûr)

Ecrit par : Joe | 10 novembre 2009
Le fond du problème, Joe, c'est que vous êtes encore suffisamment naïf pour croire ce qu'on vous raconte. Le vrai capitalisme, tel que vous l'entendez, n'existe nulle part. Celui que j'ai décrit hier soir est le seul qui existe et le seul qui fonctionne même si, comme dit Yann, il est schizophrène. Chez Cadichon aussi, il y a des secteurs économiques sous perfusion et sous protectorat et en particulier l'agriculture. L'Europe perfuse dix fois moins son agriculture que les Etats-Unis.
Tenez, un petit lien vers un petit dessin animé apparemment tout bête mais à visionner (50 minutes mais ça vaut le coup. c'est tout public).

www.dailymotion.com/video/x75e0k_largent...l-grignon-fr-in_news

Écrit par : dobolino | 10 novembre 2009

Vous avez lu ma réponse à ce que vous aviez écrit hier soir Dobolino ?

Écrit par : Joe | 10 novembre 2009

La pêche n'aurait-elle plus intérêt à se restructurer pour devenir profitable que de vivre misérablement et mendier à coup de grêves et d'actions de comm' des subventions tous les ans ? Même raisonnement pour les agriculteurs, .... Sauf que les pêcheurs et les agriculteurs n'ont pas la même image que les banquiers (et ce n'est pas une question d'argent).

(Pas très concis, beaucoup de fautes ?)

Ecrit par : Joe | 10 novembre 2009
Joe, vous dites n'importe quoi ! Les pêcheurs, je ne sais car c'est un milieu que je connais fort peu mais les agriculteurs ...
Se restructurer !!! Ils ne font que ça !
Quant à leur image dans la société actuelle, elle est épouvantable. ils sont très mal vus. on les accuse de tous les maux après les avoir contraint à une évolution puis à une autre et encore à une autre. Ils croulent sous les réglementations diverses et variées et, comme dit plus haut, les Etats-Unis nous étranglent, avec leur agriculture super subventionnée et leurs mesures protectionnistes.
J'ai deux agriculteurs dans ma salle d'attente et ils signent avec moi.

Écrit par : dobolino | 10 novembre 2009

Dobolino, se restructurer, ce n'est pas changer de tracteur. Se restructurer, c'est faire en sorte d'atteindre la taille critique qui vous permet d'absorber les effets de cycle, c'est diversifier ses sources de revenus, faire entrer la notion de point mort, ... Bref, il y a une différence entre se moderniser et se restructurer. Si vous préférez les céréaliers de la Beauce ont entamé leur restructuration il y a plusieurs années et je ne pense pas qu'ils soient à plaindre. (augmentation de la taille moyenne des exploitations, vente de contrats futurs, ...)

Écrit par : Joe | 10 novembre 2009

Joe et Dobolino si vous créiez une joint-venture pour exploiter toutes vos bonnes idées ?

Écrit par : iPidiblue mise au pot commun | 10 novembre 2009

creéiez !

Écrit par : iPidiblue rectification | 10 novembre 2009

Dobolino, se restructurer, ce n'est pas changer de tracteur. Se restructurer, c'est faire en sorte d'atteindre la taille critique qui vous permet d'absorber les effets de cycle, c'est diversifier ses sources de revenus, faire entrer la notion de point mort, ... Bref, il y a une différence entre se moderniser et se restructurer. Si vous préférez les céréaliers de la Beauce ont entamé leur restructuration il y a plusieurs années et je ne pense pas qu'ils soient à plaindre. (augmentation de la taille moyenne des exploitations, vente de contrats futurs, ...)

Ecrit par : Joe | 10 novembre 2009
Mon cher Joe, la France agricole ne peut se limiter aux grandes plaines céréalières ou aux gros bassins d'élevage et les solutions que vous préconisez ne sont pas applicables partout.
Quant aux céréaliers, ils sont plutôt mal en point, ces temps-ci, surtout les jeunes qui n'ont pas encore les reins assez solides.

Écrit par : dobolino | 10 novembre 2009

Et puis, vous me fâchez avec votre phrase:
"Dobolino, se restructurer, ce n'est pas changer de tracteur. "
Me prendriez-vous pour une imbécile ? Je suis femme d'agriculteur, professionnelle de l'élevage où j'interviens depuis bientôt trente ans, deux fois belle sœur d'agriculteur dont un producteur de Côtes du rhône Villages, d'olives de Nyons AOC et d'abricots Orangé de Provence qui a vécu toute la révolution agricole de la deuxième moitié du XX°.
Les productions que je connais n'ont rien à voir avec la production céréalière car on ne fait pas du vin de bonne qualité comme on fait de la céréale. C'est beaucoup plus technique et il y a une part commerciale non négligeable.
Je vis dans un pays de productions AOC et les stratégies y sont totalement différentes de celles que vous évoquez. Les lavandiculteurs sont un enjeu touristique de très haute importance et si on les laisse crever la gueule ouverte, alors que leurs cultures sont l'emblème de notre région, ça va foutre un méchant coup au tourisme haut de gamme.
Quant aux troupeaux ovins et caprins, c'est encore une autre affaire: pâture en landes et sous-bois pour éviter la fermeture de paysage et limiter le risque incendie, fromages fermiers sur les marchés provençaux pour le plus grand plaisir des touristes.
Enfin, rien à voir avec la Beauce !
Qui irait passer ses vacances à Beaune la Rolande ?

Écrit par : dobolino | 10 novembre 2009

Vous avez lu ma réponse à ce que vous aviez écrit hier soir Dobolino ?

Ecrit par : Joe | 10 novembre 2009
Oui, j'ai lu mais nous parlons de deux choses différentes en matière de logement. Je parle de logements sociaux dont le loyer est en quasi-totalité couvert par l'APL

Écrit par : dobolino | 10 novembre 2009

Désolé de vous avoir offenser Dobolino, ce n'était pas le but.

La réalité que vous me décrivez, c'est que vos agriculteurs rendent des services pour lesquels ils ne sont pas rémunérés et qui profitent à d'autres (par exemple les professionnels du tourisme). Pourquoi l'État devrait il soutenir les uns pour enrichir les autres ? Ne serait il pas plus simple de monétiser ces services rendus auprès des principaux concernés ? Bref, diversification des ressources, on y revient.

Après sur les produits terroirs et à haute valeur ajoutée (au sens grande consommation de main d'œuvre, le sens industriel), je comprends de ce que vous me dites qu'ils vendent leurs produits à perte, soit parce qu'ils ne les vendent d'eux-même pas assez cher, soit parce qu'ils ne peuvent pas les vendre plus cher. S'ils ne trouvent pas une clientèle qui accepte de payer un prix qui leur permette de vivre, c'est que ce produit ne devrait plus exister. Alors Ok, c'est triste parce que c'est un produit terroir, patrimoine, etc... mais ça arrive à plein de produits. Par exemple, les gens n'aiment pas mon parfum, du coup, je ne le trouve plus en France. Et dans peu de temps, je n'en trouverai plus du tout. Bah c'est la vie.

Écrit par : Joe | 10 novembre 2009

Enfin, rien à voir avec la Beauce !
Qui irait passer ses vacances à Beaune la Rolande ?

Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2009

Beaune-la-Rolande c'est le Gâtinais ! C'est mon pays ou presque, je suis né à St-Benoît sur Loire et baptisé à Lorris.
Quant à dire qu'il n'y a pas de tourisme en Loiret c'est plutôt amusant comme vision des choses ... il y a presque autant de résidences secondaires dans le coin que dans la Drôme !

Écrit par : iPidiblue et les pays de la Loire | 10 novembre 2009

Etoile de la Mer, voici la lourde nappe ,
Et la profonde houle et l'océan des blés
Et la mouvante écume et nos greniers comblés,
Voici votre regard sur cette immense chape

Écrit par : iPidiblue cathédrale de mes espoirs | 10 novembre 2009

La réalité que vous me décrivez, c'est que vos agriculteurs rendent des services pour lesquels ils ne sont pas rémunérés et qui profitent à d'autres (par exemple les professionnels du tourisme). Pourquoi l'État devrait il soutenir les uns pour enrichir les autres ? Ne serait il pas plus simple de monétiser ces services rendus auprès des principaux concernés ? Bref, diversification des ressources, on y revient.



Ecrit par : Joe | 10 novembre 2009
Mais enfin, Joe, les principaux concernés, c'est tout le monde ! Des loueurs de meublés aux commerçants et à leurs salariés en passant par les agriculteurs qui font de la vente directe de produits à haute valeur ajoutée et à forte demande ! Il est cent fois plus simple de prélever les sommes légitimement dues à ceux qui entretiennent les paysages sous forme d'impot qui leur sera équitablement redistribué puisque rarissimes sont les habitants qui ne profitent pas peu ou prou d'un tourisme actif et prospère.
Vous vivez sur un drôle de petit nuage, quand même !
Vous voyez vraiment les hôteliers, les commerçants et tous ceux qui, grâce au tourisme, trouvent de l'embauche se réunirent avec les agriculteurs pour convenir de ce qu'il est normal de verser pour un hectare de lavande bleue ?


Au fond, vous êtes un anarchiste pur et dur !

Quant à comparer Beaune la Rolande à Saint Benoit sur Loire, ça alors !

Écrit par : dobolino | 10 novembre 2009

Etoile de la Mer, voici la lourde nappe ,
Et la profonde houle et l'océan des blés
Et la mouvante écume et nos greniers comblés,
Voici votre regard sur cette immense chape

Ecrit par : iPidiblue cathédrale de mes espoirs | 10 novembre 2009
Comme moi, ipidi ! A chaque fois qu'on me parle de la Beauce, c'est recta ! Je me récite ces vers.

Écrit par : dobolino | 10 novembre 2009

"S'ils ne trouvent pas une clientèle qui accepte de payer un prix qui leur permette de vivre, c'est que ce produit ne devrait plus exister."

Ecrit par : Joe | 10 novembre 2009

OK, bravo l'argumentaire; vivent la prostitution, les ventes d'armes, l'héroïne ? Après tout, ces "produits" sont vendus à un prix qui permet de vivre à ceux qui les vendent ?

Écrit par : caïus | 10 novembre 2009

Après sur les produits terroirs et à haute valeur ajoutée (au sens grande consommation de main d'œuvre, le sens industriel), je comprends de ce que vous me dites qu'ils vendent leurs produits à perte

Ecrit par : Joe | 10 novembre 2009
Là, vous m'avez mal lue. J'en parlais pour dire que leurs stratégies de développement n'avaient rien à voir avec celles des céréaliers car plus on industrialise plus le produit devient dégueulasse et perd de sa valeur. Ceux qui sont partis dans cette direction sont justement ceux qui sont à présent en difficulté.

Écrit par : dobolino | 10 novembre 2009

Même si votre région est fort accueillante, je doute qu'une grande partie de la population se sente concernée par vos champs de lavandes bleues. Ce ne devrait pas être par un impôt national que l'on finance le maintien en état de votre territoire.

Je dis également qu'il faut que ce soit rentable (je sais que beaucoup n'aiment pas ce mot, mais ça reste le meilleur gage de pérennité) et non subventionné. Je dis également que si on n'arrive pas à le rendre rentable, c'est que finalement peu de gens estiment que c'est un service utile et qu'il n'y a pas de raison de le maintenir. Subventionner une armée de pêcheurs alors qu'ils sont trop nombreux pour les quotas de pêche, c'est de la connerie, subventionner une armée d'éleveurs de vaches à lait alors qu'il y a surproduction, ça ne risque pas d'améliorer la situation sur le long terme (même si ça leur fait surement beaucoup de bien sur le moment) et je ne pense pas que ce soit valorisant pour eux non plus. Je pense qu'ils aimeraient vivre de leur travail plutôt que de subventions. En se regroupant, (en coopérative ou autre), j'ose croire naïvement qu'ils pourront peser plus sur les négociations avec les acteurs de l'agro-alimentaire.

Écrit par : Joe | 10 novembre 2009

Au fond, vous êtes un anarchiste pur et dur !

Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2009

http://fr.wikipedia.org/wiki/Anarcho-capitalisme ?

Écrit par : yann | 10 novembre 2009

Mais j'y tiens, moi, aux champs de lavande, même si je ne vais pas souvent dans la région !

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 novembre 2009

http://fr.wikipedia.org/wiki/Anarcho-capitalisme ?

Ecrit par : yann | 10 novembre 2009

Merci Yann, je sais mettre un nom sur ma maladie maintenant. Enfin, je les trouve un peu extrême vos copains quand même !

Écrit par : Joe | 10 novembre 2009

Mes copains, comme vous y allez !
Je me situerais dans une tendance un poil plus étatiste, tout de même. Vous aussi, j'imagine.

Écrit par : yann | 10 novembre 2009

Là, Yann, je suis bluffé !

Écrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2009

J'ai dit "un poil", Christophe, soyons raisonnable ;O)

Écrit par : yann | 10 novembre 2009

mais ça arrive à plein de produits. Par exemple, les gens n'aiment pas mon parfum, du coup, je ne le trouve plus en France. Et dans peu de temps, je n'en trouverai plus du tout. Bah c'est la vie.

Ecrit par : Joe | 10 novembre 2009

"Bah, c'est la vie !" C'est la phrase rituelle que prononce une personne de ma famille chaque fois qu'elle entend parler de la mort de quelqu'un.

Donc, vous laissez le marché et le marché seul décider de ce qui est "utile" et de ce qui ne l'est pas. Par exemple les champs de lavande : pas rentables = pas utiles (oui, mais le tourisme ? Quel tourisme ?)

Vous appartenez à une catégorie de gens que je ne connais pas bien : les anarcho-capitalistes... Rien à voir avec cadichon.

Cadichon reconnaît que l'intervention de l'Etat n'est pas incompatible avec le libéralisme et je pense que même Nicolas Sarkozy serait effaré par ce que vous écrivez.

J'ai lu récemment dans une revue tout ce qu'il y a de plus pro-capitaliste cette phrase que je fais mienne : "le marché est un bon serviteur et un mauvais maître."

Écrit par : Frère Tuck | 10 novembre 2009

Je dis également qu'il faut que ce soit rentable (je sais que beaucoup n'aiment pas ce mot, mais ça reste le meilleur gage de pérennité) et non subventionné. Je dis également que si on n'arrive pas à le rendre rentable, c'est que finalement peu de gens estiment que c'est un service utile et qu'il n'y a pas de raison de le maintenir.

Ecrit par Joe

Vous faites des exceptions à votre règle, Joe, ou vous estimez que tout, absolument tout doit être rentable?

Écrit par : Jacobin | 10 novembre 2009

@BEAUNE-LA-ROLANDE

Je ne sais plus qui parlait plus haut de cette localité du Gâtinais.

"Construit en 1939 pour y enfermer les futurs prisonniers de guerre allemands de la Seconde Guerre mondiale, ce camp servit en fait aux allemands qui y ont regroupé des prisonniers de guerre français avant leur envoi en Allemagne.
Situé près du centre ville, il était placé sous la double responsabilité de la préfecture du Loiret et de l'autorité allemande. Composé de 14 baraques isolées par des barbelés et surveillé par des miradors, il accueillit dès le 14 mai 1941 les Juifs polonais arrêtés en France.
2 773 Juifs ont quitté Beaune-la-Rolande les 28 juin, 5 et 7 août, 23 septembre 1942 soit directement pour Auschwitz soit pour le camp de Drancy.
Le 17 août 1942 a eu lieu la déportation en masse des enfants, en très grande majorité français, dont les parents avaient déjà été déportés. Environ 1 500 enfants du camp de transit de Beaune-la-Rolande font partie du convoi no 20 qui les acheminera à Drancy dans des conditions épouvantables.
Le camp a été fermé le 4 août 1943 par Alois Brunner récemment envoyé en France par Adolf Eichmann pour assister le SS-Obersturmführer Heinz Röthke, successeur de Dannecker depuis le 27 juillet 1942."

Écrit par : guy morel | 10 novembre 2009

Vous imaginez si Franklin Roosevelt avait été "anarcho-capitaliste".

Écrit par : Frère Tuck | 10 novembre 2009

Bonsoir tout le monde ! Je voudrais simplement adresser ce message à Natacha Polony pour lui préciser que je la félicite dans un premier temps pour son blog ; blog que j'ai par ailleurs intégré sur mon site personnel.

A bientôt et bonne soirée ! J'espère que vous me lirez, Natacha !

Je vous laisse le soin de consulter mon site si l'envie vous en dit : http://lespassionsdesandra.blogspot.com

SW

Écrit par : Sandra WAGNER | 10 novembre 2009

Le camp a été fermé le 4 août 1943 par Alois Brunner récemment envoyé en France par Adolf Eichmann pour assister le SS-Obersturmführer Heinz Röthke, successeur de Dannecker depuis le 27 juillet 1942."

Ecrit par : guy morel | 10 novembre 2009

Je me permets de renvoyer à ce sujet à mon article sur le livre de Gerard Ferrand "Camps et lieux d'internement en région centre" (éditions Sutton), d'abord publié sur papier, puis repris sur mon blog :

http://srv06.admin.over-blog.com/index.php?id=1107027205&module=admin&action=publicationArticles:edit

Écrit par : Frère Tuck | 10 novembre 2009

" Tout ce qui est utile est laid.(...) L'endroit le plus utile d'une maison, ce sont les latrines."
Théophile Gautier
La beauté n'est pas rentable. Sans elle, pourtant, la vie ne vaut pas la peine d'être vécue.

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 novembre 2009

Déjà, comme le souligne Yann, je ne suis pas anarcho-capitaliste car je reconnais quelques qualités à l'état. Après, il est certain que je suis en désaccord avec Sarkozy qui est particulièrement étatiste (dans la mesure où l'état, c'est lui et que ça assouvit sa soif de pouvoir).

Enfin, sur la rentabilité, je ne dis pas qu'il FAUT que ce soit rentable, je dis juste que c'est le meilleur gage de pérennité. Etre dépendant de subventions implique le risque d'une remise en question. Pour reprendre l'exemple des champs de lavande, des gens sont prêts à payer pour préserver un bel endroit pour leur usage propre. Habiter un endroit avec une belle vue a un prix (reflété dans la valeur du bien par ailleurs) et il me semble normal que les premiers bénéficiaires soient ceux qui paient la note : Vous aimez les champs de lavande, vous contribuez à les maintenir, leur vue est autant un produit que leur essence. Si vous n'êtes pas assez nombreux à aimer les champs de lavande ou à penser qu'ils sont bons pour votre business, vous faites moins de champs. Dans le cas contraire, vous retirez des bénéfices d'une entreprise dont vous ne supportez pas les coûts et d'autres en supportent les coûts sans en avoir les bénéfices. D'où une certaine injustice.

Écrit par : Joe | 10 novembre 2009

2 773 Juifs ont quitté Beaune-la-Rolande les 28 juin, 5 et 7 août, 23 septembre 1942 soit directement pour Auschwitz soit pour le camp de Drancy.
Le 17 août 1942 a eu lieu la déportation en masse des enfants, en très grande majorité français, dont les parents avaient déjà été déportés. Environ 1 500 enfants du camp de transit de Beaune-la-Rolande font partie du convoi no 20 qui les acheminera à Drancy dans des conditions épouvantables.
Le camp a été fermé le 4 août 1943 par Alois Brunner récemment envoyé en France par Adolf Eichmann pour assister le SS-Obersturmführer Heinz Röthke, successeur de Dannecker depuis le 27 juillet 1942."

Ecrit par : guy morel | 10 novembre 2009
Mais tout le monde sait ça, Guy ! C'est bien pour ça que j'ai parlé de vacances à Beaune la Rolande, figurez-vous.

Écrit par : dobolino | 10 novembre 2009

Mais j'y tiens, moi, aux champs de lavande, même si je ne vais pas souvent dans la région !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 novembre 2009
Ce que notre brave anarchocapitaliste de Joe ignore totalement, c'est que si la lavande n'arrive plus à être rentable, ce n'est pas à cause d'un manque de rentabilité structurelle mais d'une épouvantable maladie qui décime les pieds et dont rien ne vient à bout. Les gars ont de superbes champs, tout le matériel nécessaire pour réduire les coûts en main d'œuvre mais les champs doivent être régulièrement replantés alors qu'ils viennent à peine d'atteindre leur production maximale.
Les lavandiculteurs ne représentent pas à eux seuls une telle puissance économique que des labos privés aient envie de se mettre à fond dans la recherche d'une solution phytosanitaire ou OGM.
Donc, panique à bord car le cours des essences et de la fleur ne se sont pas effondrés au point de rendre la production inintéressante. C'est juste que les champs n'ont plsu al rentabilité ni la durée de vie d'antan.

Joe a une fâcheuse tendance à tout analyser par son petit bout de lorgnette et à entrer dans des schémas réducteurs.

Écrit par : dobolino | 10 novembre 2009

creéiez ! Ecrit par : iPidiblue rectification | 10 novembre 2009

Gné ?????
Le Bescherelle confirme votre premier jet...

Écrit par : nicolas | 10 novembre 2009

Aujourd'hui où la Justice française contrainte et forcée par la Cour européenne vient d'accorder le droit d'adoption à une lesbienne qui vit en couple, cela ne manque pas de sel de rappeler cette interjection !

Ecrit par : iPidiblue pauvre justice ! | 10 novembre 2009

En amont de cette décision le lobbying de groupes actifs et militants d'homosexuels qui n'est pas sans rappeler celui des pédagols dans les entrailles du Moloch. L'État n'est plus en position d'assurer sa fonction de garantir la justice.
Une décision qui va réjouir tous les libéraux à n'en pas douter.

Écrit par : marigot | 10 novembre 2009

Joe a une fâcheuse tendance à tout analyser par son petit bout de lorgnette et à entrer dans des schémas réducteurs.

Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2009

Vous croyez ? ;-)

Écrit par : Frère Tuck | 10 novembre 2009

Un livre de Gérard Ferrand, sur les camps et les lieux d’internement en région Centre témoigne des blessures d’une Histoire tragique que nul ne doit ignorer ni oublier et redonne aux victimes une voix et un visage.

« Plus de 60 ans ont passé, écrit Maurice Leroy, vice-président de l’assemblée nationale et président du conseil général de Loir-et-Cher dans la préface de cet ouvrage, mais l’atrocité de la découverte des camps de concentration et l’horreur de la Shoah restent présentes à nos esprits contemporains comme une blessure de l’Histoire. De nombreuses recherches, études, de multiples témoignages et ouvrages ont permis de mieux connaître ce qu’ont vécu les victimes, ce qu’ont été les responsabilités, les complicités permettant qu’une telle folie soit érigée en système affreusement organisé, dramatiquement programmé, mécaniquement destructeur d’humanité. La reconnaissance officielle par le Président de la République en 1996 de la responsabilité de l’Etat français dans la déportation a marqué un tournant dans notre travail collectif de mémoire. Gérard Ferrand apporte une nouvelle pierre à cet édifice à travers Camps et lieux d’internement en région Centre et démontre, si besoin en était, que les errements de Vichy ont été vécus dans notre région avec une particulière intensité. »

En effet, sur plus de 200 camps de détention, d’internement et de transfert ouverts en France entre 1939 et 1945, voire jusqu’en 1947, beaucoup l’ont été dans les 6 départements de la région Centre. Meillant, Baranthaume, Pellevoisin, Montgivray, Douadic, Saint-Hilaire-sur Benaize, Le Poinçonnet, Bagneux, Pouligny-Notre-Dame, La Lande, Lamotte-Beuvron, Pithiviers, Beaune-la-Rolande…Certains, connus du grand public, ont fait l’objet d’études et de recherches approfondies, d’autres ont vu leurs traces presque effacées.

S’appuyant sur l’analyse de travaux de recherche récents et inédits, de sources iconographiques nouvelles ou peu connues et de témoignages, Gérard Ferrand s’est attaché à montrer le parcours douloureux et dramatique d’hommes, de femmes et d’enfants de tous âges et de toutes conditions traqués par les troupes d’occupation et par les collaborationnistes, ballottés de camp en camp, au mépris de toutes les règles et de toutes les lois.

Des témoignages contre l’oubli

Républicains espagnols fuyant le franquisme, juifs, résistants, communistes, francs-maçons, tziganes, handicapés…Pour beaucoup, ces camps servirent de réservoirs à otages et furent des antichambres de la mort…Sous des photographies en noir et blanc de jeunes gens aux visages souriants, des phrases courtes, objectives, terribles dans leur sobriété témoignent de cette réalité innommable. Ainsi, Page 79 : La Lande, 1941. Baignade. A cette période, les sorties étaient encore libres. De ce groupe, seul Jérôme Scorin, assis en bas à droite, en réchappera (document Jérôme Scorin)…

Dans un souci d’objectivité et de vérité historique, l’auteur a voulu élargir son étude en abordant l’existence des camps de prisonniers français établis à la hâte dès 1940, mais aussi après la Libération, les lieux de détention et d’internement pour les prisonniers allemands, les collaborateurs, les trafiquants notoires, les miliciens et les prostituées.

Le séminaire des barbelés

Un chapitre consacré aux camps de détention d’Eure-et-Loir évoque le « séminaire des barbelés » de Coudray, près de Chartres destiné aux étudiants en théologie allemands en captivité. Ce séminaire, dirigé par l’abbé Franz Stock, qui joua à la prison de Fresnes à Paris un rôle analogue à celui du frère Alfred Stanke, le « franciscain de Bourges, à la prison du Bordiot, compta entre l’automne 1945 et le 5 juin 1947, date de sa fermeture officielle, 939 professeurs et séminaristes et mérita le nom de « plus grand séminaire du monde ».

Il reçut la visite d’Edmond Michelet, ancien résistant déporté, ministre du gouvernement du général de Gaulle et le soutien du nonce apostolique Mgr. Roncalli, le futur Jean XXIII. Le 18 novembre 1981 à Fulda, le pape Jean-Paul II, pendant sa visite en Allemagne, cita le nom de Franz Stock parmi ceux des plus grands saints allemands : « un martyr de la paix et un messager de la charité pour notre temps. » Il est actuellement question de faire du « séminaire des barbelés » un centre européen de rencontre dédié à sa mémoire.

Auteur de nombreux ouvrages d’Histoire et d’ethnographie régionale, Gérard Ferrand a publié aux éditions Alan Sutton plusieurs livres sur la seconde guerre mondiale, dont Montoire, une ville de province dans l’Histoire, ainsi que Enfants cachés, enfants sauvés et un roman historique sur le même sujet intitulé Cache-cache avec la mort.

Gérard Ferrand, Camps d’internement en région Centre, aux éditions Alan Sutton dans la collection Témoignages et Récits, préface de Maurice Leroy, vice-président de l’assemblée nationale, président du conseil général de Loir-et-Cher, 128 pages, 19,90 euros

Editions Alan Sutton, 8, rue du docteur Ramon, 37540, Saint-Cyr-sur-Loire.

Téléphone : 02 47 40 66 00, site Internet : http://www.editions-sutton.com

Écrit par : Frère Tuck | 10 novembre 2009

Etoile de la Mer, voici la lourde nappe ,
Et la profonde houle et l'océan des blés
Et la mouvante écume et nos greniers comblés,
Voici votre regard sur cette immense chape

Ecrit par : iPidiblue cathédrale de mes espoirs | 10 novembre 2009

J'ai dans l'oreille la voix de l'officier allemand hébergé dans la famille silencieuse, récitant ces vers de Péguy dans l'adaptation cinématographique du "Silence de la mer" de Vercors ou me trompé-je ?

Écrit par : Frère Tuck | 10 novembre 2009

http://info.francetelevisions.fr/video-info/player_html/index-fr.php?id-video=&chaine=&id-categorie=EMISSIONS_MOTS_CROISES&ids=&timecode=false&sequence=false

C'est pour visionner si vous le souhaitez l'émission Mots croisés d'hier soir, Qu'est-ce qu'être Français ?, personne à ma connaissance n'y ayant fait allusion aujourd'hui (mais j'avoue ne pas avoir tout lu).
A voir pour les interventions d'E. Levy et Y. Rioufol.

Écrit par : nicolas | 10 novembre 2009

subventionner une armée d'éleveurs de vaches à lait alors qu'il y a surproduction, ça ne risque pas d'améliorer la situation sur le long terme (même si ça leur fait surement beaucoup de bien sur le moment) et je ne pense pas que ce soit valorisant pour eux non plus.
Ecrit par : Joe | 10 novembre 2009
Surproduction ????
Mais t'as trente ans de retard, coco ! Les stocks de poudre de lait et le beurre de Noël, c'est 1980. On a mis alors en place les quotas laitiers, avec quelques pendaisons anodines à la poutre maîtresse de jeunes agriculteurs surendettés au crédit agricole dans les fameux Plans de développement et à qui on annoçait brutalement qu'ils devaient passer de 80 Holstein à 50 Holstein, alors que leurs remboursements d'emprunt était basés sur 80 VLHP.

Maintenant, on n'a plus de stocks de lait en Europe et depuis au moins quinze ans. Et, avec le développement de la Chine et de l'Inde, on va certainement même en manquer car on n'a pas plus d'un mois d'avance. Et on ne peut pas faire partout du lait à vil prix...
Joe, ça vous ennuierait de vous renseigner avant d'asséner vos opinions obsolètes ?

On n'a tellement pas de stock que dans les laits de remplacement pour jeunes ruminants à l'engrais, y'a quasiment plus de poudre de lait, trop chère, et qu'on l'a remplacée par de l'amidon et des matières grasses végétales ou du suif.

Écrit par : dobolino | 10 novembre 2009

Joe a une fâcheuse tendance à tout analyser par son petit bout de lorgnette et à entrer dans des schémas réducteurs.

Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2009

Vous croyez ? ;-)

Ecrit par : Frère Tuck | 10 novembre 2009
Je suis la seule ici à le lui démontrer, arguments tangibles à l'appui: stocks de lait, maladie de la lavande, AOC devant absolument préserver une belle qualité etc
Le traiter de naïf ne suffit pas ! L'agresser est improductif ! On voit bien que le lait lui coule encore du nez, à cet enfançon mal grandi...
Je le mouche comme je moucherai mon fils, ma fille ou leurs petits amis.

Écrit par : dobolino | 10 novembre 2009

C'est pour visionner si vous le souhaitez l'émission Mots croisés d'hier soir, Qu'est-ce qu'être Français ?, personne à ma connaissance n'y ayant fait allusion aujourd'hui (mais j'avoue ne pas avoir tout lu).
A voir pour les interventions d'E. Levy et Y. Rioufol.

Ecrit par : nicolas | 10 novembre 2009

Un "débat sur l'identité française"! Il ne manquait plus que cela! Question vaseuse. Trouvaille géniale pour détourner les gens des vrais problèmes!

Écrit par : Jean | 10 novembre 2009

@CADICHON EN MAJESTÉ
N'ai plus guère le temps de feuilleter ce blog. En vitesse et en passant relève ceci :

"De temps à autre, il faudrait te préoccuper un peu de pédagogie et de l'école.
Ecrit guy morel | 07 novembre 2009, à JPB

ah tiens, parce que selon vous not' bon maître enfile des perles?
il semble que son palmarès soit nettement plus étoffé que le vôtre. Est-ce ce qui vous rend si hargneux?

Et c'est quand même un peu fort de café cette mauvaise foi, cette invective et ce persiflage permanents. Vous n'avez pas de courbatures à la mâchoire à force de tordre la bouche pour en faire un fusil à tirer dans les coins?"
Ecrit par : Cadichon | 08 novembre 2009

Toujours aussi bête Cadichon. À bouffer du foin : le café, la mâchoire, la bouche et le fusil ; comme métaphore filée, c'est tapé. Et je ne reviens pas sur ces géniteurs et parents de tous ordres, magistrats dans le maquis, estropiés par les généraux félons etc.
Et lèche-cul avec ça, comme si JPB en avait besoin.
Diagnostic : souffre d'une maladie assez courante chez les bourgeoises entretenues d'assez basse extraction : pépie, vaticine et pérore. Chez les bourgeois sérieux comme il y eut, on ne l'aurait plus invitée. Pas assez futée non plus et trop emmerdeuse pour être admise chez les nouveaux riches profil Hauts-de-Seine. Bref, inemployable. En est réduite à transatlanter et à changer de fuseau horaire et à le faire savoir pour tenter d'exister. Pronostic peu favorable : l'état du sujet ne peut que s'aggraver.

Écrit par : guy morel | 10 novembre 2009

Même si votre région est fort accueillante, je doute qu'une grande partie de la population se sente concernée par vos champs de lavandes bleues. Ce ne devrait pas être par un impôt national que l'on finance le maintien en état de votre territoire.

Ecrit par : Joe | 10 novembre 2009
Pour la population locale, comptez globalement 80 %, en enlevant les fonctionnaires qui sont là à l'enseigne d'autant ici qu'ailleurs. Le reste vit de l'agriculture, du tourisme, de la distillerie des essences.
Un slogan de la fédération ovine, inscrit sur un autocollant où était représenté une brebis disait: "Si je meurs, c'est le désert !".
Chez nous, c'est ça ! Si l'agriculture meurt, c'est le désert, car elle est le maillon essentiel de notre attractivité touristique ...

Écrit par : dobolino | 10 novembre 2009

Veuillez m'excuser si j'ai l'air de plastronner...

Ecrit par : charpentier Hélène | 10 novembre 2009
===
Ne vous inquiétez pas, chère Hélène. Je vous tiens en grande estime depuis longtemps, et votre message de ce soir, que je viens de lire avec beaucoup d'intérêt, me convainc de continuer. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 novembre 2009

Toujours aussi bête Cadichon. À bouffer du foin : le café, la mâchoire, la bouche et le fusil ; comme métaphore filée, c'est tapé. Et je ne reviens pas sur ces géniteurs et parents de tous ordres, magistrats dans le maquis, estropiés par les généraux félons etc.
Et lèche-cul avec ça, comme si JPB en avait besoin.
Diagnostic : souffre d'une maladie assez courante chez les bourgeoises entretenues d'assez basse extraction : pépie, vaticine et pérore. Chez les bourgeois sérieux comme il y eut, on ne l'aurait plus invitée. Pas assez futée non plus et trop emmerdeuse pour être admise chez les nouveaux riches profil Hauts-de-Seine. Bref, inemployable. En est réduite à transatlanter et à changer de fuseau horaire et à le faire savoir pour tenter d'exister. Pronostic peu favorable : l'état du sujet ne peut que s'aggraver.

Ecrit par : guy morel | 10 novembre 2009
Oui, ça console ! mais elle, elle a une "Patek Philip ", ce qui vous pose une femme !

Écrit par : dobolino | 10 novembre 2009

Oui, ça console ! mais elle, elle a une "Patek Philip ", ce qui vous pose une femme !
Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2009

Mince ! Et moi de quoi j'ai l'air avec ma Breitling aérospace ?

Écrit par : guy morel | 10 novembre 2009

Mince ! Et moi de quoi j'ai l'air avec ma Breitling aérospace ?

Et alors ? Vos propos, GM et D, sont parfaitement déplacés sur ce blog :ce n'est ni celui du PS ni celui du PC. Vous pouvez, et je ne suis pas le dernier de ce point de vue, reprocher à Cadichon sa position politique mais vous ne pouvez guère lui reprocher son point de vue pédagogique. Si vous souhaitez vous gargarisez d'idéologie il y a de la place sur le site de Meirieu ou celui de la chèvre poitevine

Écrit par : désolé | 10 novembre 2009

"A voir pour les interventions d'E. Levy et Y. Rioufol."

Ecrit par : nicolas | 10 novembre 2009

Cette Elisabeth Lévy est absolument imbuvable, méprisante et, en plus, elle ne parle pas, elle braille.
Je ne la connaissais pas, mais ça donne pas envie ! :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2009

Et alors ? Vos propos, GM et D, sont parfaitement déplacés sur ce blog :ce n'est ni celui du PS ni celui du PC. Vous pouvez, et je ne suis pas le dernier de ce point de vue, reprocher à Cadichon sa position politique mais vous ne pouvez guère lui reprocher son point de vue pédagogique. Si vous souhaitez vous gargarisez d'idéologie il y a de la place sur le site de Meirieu ou celui de la chèvre poitevine
Ecrit par : désolé | 10 novembre 2009
Désolé, vous êtes désolant. Ma Breitling est de pure origine et ne doit rien au PC ni au PS. Quant au point de vue pédagogique de ladite dame, il se réduit à quelques pépiages d'emmerdeuse oisive perchée sur des airs de bourgeoise.

Écrit par : guy morel | 10 novembre 2009

Si Françoise passe par là, je suis allé voir un concert magnifique; le trio de Mario Canonge.
S'il passe par chez vous, courez-y, ça va vous plaire !

Écrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2009

"Si vous souhaitez vous gargarisez d'idéologie il y a de la place sur le site de Meirieu ou celui de la chèvre poitevine"

Ecrit par : désolé | 10 novembre 2009

Vous avez pris des cours d'orthographe (et de syntaxe) avec Joe ? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2009

C'est par la remise en cause de l'expérience que tout se renouvelle. : Ah, le bougisme !! Vous êtes mûr pour une poussée de mériolite aigüe.
Ecrit par : yann | 10 novembre 2009

Il n'est pourtant pas nécessaire de pousser la réflexion bien loin pour le comprendre. Et c'est mal de citer une phrase sans mettre au moins la phrase qui suit, l'histoire de l'outrance, tout ça...

Écrit par : Jeremy | 10 novembre 2009

Vous avez pris des cours d'orthographe (et de syntaxe) avec Joe ? ;-)
possible ; une excuse meirieutique : j'ai trouvé ces propos déplacés : attaques ad hominem

Écrit par : désolé | 10 novembre 2009

Pourquoi soutenir les pécheurs ? Même raisonnement pour les agriculteurs.

Ecrit par : Joe

Fastoche, fastochissime même : il est vital pour tout pays de conserver son indépendance alimentaire. Comme l'ont souligné d'autres ici avant moi, les États-Unis ne se privent pas de soutenir leur agriculture.
Et pour ceux qui sauveraient les banquiers avant les agriculteurs, la citation bien connue : "Quand le dernier arbre aura été abattu - Quand la dernière rivière aura été empoisonnée - Quand le dernier poisson aura été péché - Alors on saura que l'argent ne se mange pas" (Geronimo, chef apache).

Écrit par : Moot | 10 novembre 2009

Assisté à ceci, aujourd'hui, en tant que PP avec la CPE.
Un 3ième de 14 ans, véritablement illettré, grande gueule, à toujours répondre, à faire le malin, le genre qui veut que l'adulte perde patience et pète un câble. 1 heure de rencontre avec lui et sa mère, d'origine sicilienne, ancienne enseignante Français, Latin, Grec, qui a tout plaqué au bout de 15 ans de métier à cause des élèves.
La mère l'incendie, disant qu'avec son mari ils ne savent plus quoi faire et en faire, qu'elle nous autorise à le cogner (avant et après m'avoir dit qu'elle me soutiendrait si je ne dépasse pas les limites...), elle se met à pleurer (l'ado veut quitter la pièce) lui disant qu'elle le déteste, qu'elle abandonne la partie et s'en remet à l'Etat (donc au corps enseignant...). Fin du RDV, débordante de fierté "Mais vous savez, il va réussir, ce n'est pas un vilain garçon".

Dites, comment que je fais pour ne pas définitivement détester l'espèce humaine? Baigner sans arrêt dans ce genre d'univers me grève sérieusement. On le serait à moins.

Écrit par : Pendariès | 11 novembre 2009

Pauvre France.....
C'est afligeant de vous lire...
On est pas pres de s'en sortir!

Ecrit par : plumenfete | 10 novembre 2009

Dites plutôt, qu'il est affligeant de ne pas pouvoir écrire trois lignes sans commettre 3 fautes d'orthographe. Pauvre France, oui!

Ecrit par : marigot | 10 novembre 2009
Exact Marigot, je me suis plus attachée au fond qu'à la forme!
Je m'en excuse! mais suis un produit des réformes éducation nationale: facile de dédaigner ce que l'on a produit!

Écrit par : plumenfete | 11 novembre 2009

"Dites, comment que je fais pour ne pas définitivement détester l'espèce humaine? Baigner sans arrêt dans ce genre d'univers me grève sérieusement. On le serait à moins.
Ecrit par : Pendariès | 11 novembre 2009"

Comme je vous comprends !!!
Et pourtant, je suis en LGT, donc je pense que je ne vois pas le quart du tiers de ce à quoi vous êtes confronté.

Mais j'ai quand-même l'impression de nager dans un grand bain de médiocrité. Tant au niveau des connaissances que des qualités humaines des élèves que je côtoie !

Je sais que je ne devrais pas généraliser ; évidemment qu'il reste des élèves qui valent le coup, évidemment.

Mais malheureusement, ce sont généralement les plus chiants qui se font remarquer. Et qui me pompent toute mon énergie parce j'essaie de ne rien laisser passer (ni bavardage, ni insolence, ni insulte...). Et c'est vraiment usant.

Écrit par : wilt | 11 novembre 2009

Chez nous, c'est ça ! Si l'agriculture meurt, c'est le désert, car elle est le maillon essentiel de notre attractivité touristique ...

Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2009

Joe finira par comprendre. Il n'est pas bête et la prof est au top. C'est juste qu'il a des compagnons un peu bornés (il nous en a parlé à demi-mots et j'imagine le genre) dans la caverne et que la doxa lui bouche la vue sur l'aléthéia.

Il a déjà compris la régulation de la civilisation par la culture (Lévi-Strauss) et il finira aussi par comprendre l'importance des champs de lavande.

On en fera quelqu'un de tout à fait présentable chez les "vrais riches", ceux qui ne se justifient jamais (ils n'ont pas besoin de "philosophie", ils ont des avocats pour ça), qui portent des Pathek Philippe et qui roulent en Audi ;-))

Toujours bien lisses et bien discrets, avec ce petit zest d'humour légèrement convenu qui vous fait passer pour "sympa".

... Vous savez, ceux qui vous disent quand on insiste un peu trop "qu'on n'a pas la privilège du coeur."

Écrit par : Frère Tuck | 11 novembre 2009

"mais suis un produit des réformes éducation nationale: facile de dédaigner ce que l'on a produit!" plumenfete

Comment elle nous taille plumenfete !

Encore !

Écrit par : dugong | 11 novembre 2009

Frère Tuck, vous avez la vacherie drôlement suave, ce matin !

Écrit par : dugong | 11 novembre 2009

Dites, comment que je fais pour ne pas définitivement détester l'espèce humaine? Baigner sans arrêt dans ce genre d'univers me grève sérieusement. On le serait à moins.

Ecrit par : Pendariès | 11 novembre 2009


Mais malheureusement, ce sont généralement les plus chiants qui se font remarquer. Et qui me pompent toute mon énergie parce j'essaie de ne rien laisser passer (ni bavardage, ni insolence, ni insulte...). Et c'est vraiment usant.

Ecrit par : wilt | 11 novembre 2009

Je comprends parfaitement ce que vous pouvez ressentir (j'enseigne en ZEP et dans un collège non ZEP où il y a aussi des problèmes).

Maintenant, j'en suis à somatiser à mort. J'ai fait un malaise en classe qui avait toutes les apparences d'un infarctus et qui était en fait une crise d'angoisse (la sensation de coups de couteaux dans le cœur).

Le médecin m'a conseillé d'avoir toujours mes anxiolytiques sur moi et d'en prendre un quand je sentais monter la crise.

Je pense que c'est un sérieux avertissement et je suis en train de préparer mon dossier de retraite (j'aurais 60 ans à la fin de l'année) et une "reconversion".

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 11 novembre 2009

Frère Tuck, vous avez la vacherie drôlement suave, ce matin !

Ecrit par : dugong | 11 novembre 2009

Mea culpa ! mon frère.

(ça s'appelle "l'onction") ;-))

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 11 novembre 2009

Tant que l'onction ne coule pas du méat, tout baigne.

Écrit par : dugong | 11 novembre 2009

ne découle pas...

Écrit par : dugong | 11 novembre 2009

Tant que l'onction ne coule pas du méat, tout baigne.

Ecrit par : dugong | 11 novembre 2009

Trop fort !

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 11 novembre 2009

Trop fort (de café chrême...)

Quoi d'autre ?

Écrit par : dugong | 11 novembre 2009

La "mort" de Robin :

http://www.flickr.com/photos/freeparking/2365451118/sizes/l/

Qui est éploré, au fond ?

Robin ne serait-il pas la décalque "négative" de Saint Sébastien ?

Mais, en bon stoïcien, à quoi bon sagitter pour tout et n'importe quoi ?

Écrit par : dugong | 11 novembre 2009

"Exact Marigot, je me suis plus attachée au fond qu'à la forme!"

Ecrit par : plumenfete | 11 novembre 2009

Celui que vous touchez à chacune de vos interventions ? (Le fond).

Écrit par : Caïus | 11 novembre 2009

Sagitter : faire flèche de tout bois (de Sherwood)

Écrit par : dugong | 11 novembre 2009

Enfin, Jean-Paul et Merlemocoeur, vous pouvez railler les riches, néanmoins, comme il fut démontrer sur d'autres posts, ce sont eux qui payent la majorité de l'impôt. Souvenez vous de la fable des bières !

Ecrit par : Joe | 10 novembre 2009

JOE, vous radotez !

Quand la famille Arnault (LVMH) se distribue 300 millions d'euros de dividendes chaque année et paye 30% tout compris (impôt + CSG ) il ne lui reste que 210 millions d'euros pour manger....les pauvres, doivent manger que des pâtes, et sans parmesan encore, et que de sueur a dû couler de leur front pour mériter tout cela, et les mouchoirs pour l'essuyer, ça coûte, et cet affreux Etat confiscateur qui les empêche de profiter de leur argent si durement gagner, faut réformer tout cela!

Rendons grâce à la famille Arnault en supprimant tous leurs impôts et taxes, ils l'ont bien mérité!

Écrit par : merlemocoeur | 11 novembre 2009

Pour Joe, il y a deux poids, deux mesures :

- l'hagiographie pour les riches (Arnault and co)
- l'agiographie pour les pauvres (découverts dans les écritures comptables)

Écrit par : dugong | 11 novembre 2009

Si durement gagné même, j'en rate l'accord par désaccord!

Moi aussi j'ai eu Freud en philo en programme unique!

Écrit par : merlemocoeur | 11 novembre 2009

"mais suis un produit des réformes éducation nationale: facile de dédaigner ce que l'on a produit!" plumenfete

Comment elle nous taille plumenfete !

Encore !

Ecrit par : dugong | 11 novembre 2009

C'est normal, vous n'arrêtez pas de parler de vos élèves 3C et vous ne parlez jamais des autres...

D'accord, quand on exerce en collège ou lycée, c'est moins simple. La fabrique a fonctionné à plein régime depuis la petite section et les 3C mal instruits ont acquis quelques habitudes particulièrement stressantes pour l'encadrement.

Mais quand même, imaginez un visiteur mal embouché... Ça l'interpelle quelque part, forcément : "Regardez-moi ces feignants de profs ! Toujours à se plaindre ! S'ils n'ont que des élèves 3C, ils y sont forcément pour quelque chose !"

Je comprends très bien que, lorsqu'on en est à faire des malaises en classe, on ait de la peine à ne pas venir exposer son mal-être en milieu ami et je prie Robin de bien vouloir accepter toute ma sympathie.

Cette année, j'ai deux élèves 3C (et un troisième estampillé 2C) sur les six de GS. J'avoue que le soir mes cheveux ont de la peine à redescendre et mon moral des difficultés à remonter surtout quand j'ai eu l'occasion de dire quelques mots aux parents de ces loustics et que ceux-ci m'ont chaudement affirmé qu'à la maison, c'était pareil, mais que finalement, c'étaient de bons gamins et qu'ils grandiraient forcément en sagesse et en comprenette puisqu'ils étaient entourés d'amour et de compréhension ! Le troisième C n'est pas prêt à se régler !

Néanmoins, chère Plumenfête, le fond de la piscine n'est pas loin et j'ai déjà réussi à donner quelques coups de pied qui ont permis à ces doux agneaux quelques légers succès ! La noyade n'est pas encore à l'ordre du jour !

Le premier élève 3C arrive maintenant à réussir sa feuille d'écriture sans que j'aie besoin d'en chiffonner trois d'affilée en raison de "Ah ! Ben j'ai loupé ! C'est pas grave !", il déchiffre régulièrement des mots simples, dessine (ce n'était pas gagné), compte jusqu'à 39 et s'intéresse réellement aux petites leçons de chose que je programme et aux histoires que je leur lis.
Il nous a même bien fait rire l'autre jour, lors d'une leçon sur les déplacements en grande ville, lorsqu'il n'arrivait pas à comprendre le système du métro et qu'il me demandait comment celui-ci faisait pour monter les escaliers lorsque les usagers étaient arrivés à destination !

Le deuxième élève 3C n'a mordu ni bousculé ni griffé personne depuis la rentrée des vacances de Toussaint ! Il n'a arraché aucun jouet des mains, n'a proféré aucune vacherie mordante, n'a pas monopolisé tous les crayons pour lui en les cachant sous ses fesses et a même réussi hier à s'intéresser en participant aux activités de calcul mental. Son écriture et ses coloriages sont toujours aussi appliqués.
Depuis qu'il a réalisé qu'il savait associer deux lettres pour en faire une syllabe presque aussi bien que les CP, il accepte de participer et réussit très bien.
Je ne suis plus obligée de m'asseoir en tailleur sur son bureau pendant les leçons de chose et les lectures de conte pour que Monsieur se sente concerné et même s'il continue à considérer que les histoires qu'il invente lui-même et les hypothèses qu'il défend sont les seules valables, je commence à sentir comme un léger frémissement dans la carapace du bébé-lune.

Quant à notre brave 2C, les vacances ne lui ont pas été profitables sur le plan de la sagesse, loin s'en faut, le troisième C est presque atteint, mais, en revanche, il a repris un peu de confiance en ses capacités à rebondir pour réussir et, malgré deux fiches d'écriture chiffonnées hier avant d'obtenir une belle écriture d'écolier et deux horribles coloriages en deux jours, nous avons pu constater qu'il était maintenant capable de déchiffrer seul, de compter sur ses doigts et de s'intéresser aux histoires et aux leçons de chose !
Et il est fier de gagner de temps en temps un petit bon-point, caressant l'espoir secret (pas tant que ça d'ailleurs puisqu'il vient dix fois par jour m'annoncer son score) d'en avoir un jour cinq afin d'obtenir enfin son image ! Jusqu'à maintenant, il s'en fichait complètement, le progrès est donc net et manifeste !

Quant aux dix-sept autres élèves, ils vont bien, merci. Les CE1 ont une moyenne de classe de 17/20 (français et mathématiques), la plus faible (1C) est à 15,25/20.

Les CP (dont deux élèves 3C et un 2C) lisent tous, ils commencent à bien écrire et sont capables d'écrire sans faute sous la dictée "Tes chats grattent à la porte, ils griffent le tapis, chasse-les !" si je leur demande de se rappeler les règles au fur et à mesure de la dictée.
En calcul, ils additionnent, soustraient, multiplient et divisent par deux et savent s'associer pour constituer des collections allant jusqu'à 39 doigts et expliquer ensuite qu'il fallait faire 3 fois 10 doigts et encore 9 doigts, ce qui revient à dire plus simplement :"39, c'est 3 dizaines et 9 unités simples".

Donc, vous voyez, chère Plumenfête, tout espoir n'est pas perdu dans l'Éducation Nationale et il existe encore quelques vagues espoirs.
Si vous voulez nous aider à les faire croître et multiplier, n'hésitez pas à nous soutenir.
Nous n'avons pas besoin de grand-chose : quelques réformes intelligentes, un arrêt immédiat de la saignée qui ne fait que nous désespérer et nous affaiblir, du temps pour que mes petits 3C et tous leurs copains actuellement en Maternelle puissent bénéficier de ces réformes et une mise en valeur systématique dans les médias des "classes qui marchent" sans trique et sans exclusion, sans discrimination d'aucune sorte, ni positive, ni négative.

Écrit par : catmano | 11 novembre 2009

"Si vous voulez nous aider à les faire croître et multiplier, n'hésitez pas à nous soutenir." Catmano

Ne croyez vous pas qu'il y en a déjà assez comme ça ?

Écrit par : dugong | 11 novembre 2009

"Si vous voulez nous aider à les faire croître et multiplier, n'hésitez pas à nous soutenir." Catmano

Ne croyez vous pas qu'il y en a déjà assez comme ça ?

Ecrit par : dugong | 11 novembre 2009

Ma phrase doit être bancale. Je parlais des espoirs. Non, pour le moment, je trouve qu'il y en a fort peu, surtout du côté de l'institution ;-( !

Écrit par : catmano | 11 novembre 2009

Nous n'avons pas besoin de grand-chose : quelques réformes intelligentes, un arrêt immédiat de la saignée...

Ecrit par : catmano | 11 novembre 2009

Pas mal catmano!

11 novembre 1918: arrêt immédiat de la grande saignée!

Écrit par : Buntov | 11 novembre 2009

Concurrence le 14 novembre :
Troisièmes rencontres pédagogiques CSEN - FGAF de Nice
Samedi 14 novembre 2009

Conférences autour des Mathématiques
SLECC
Savoir Lire Ecrire Compter Calculer
http://www.slecc.fr


* * *

Avec la participation de :

- Jean-Pierre DEMAILLY, professeur d'université (Grenoble), membre de l’académie des sciences, président d’honneur du GRIP (Groupe de Réflexion Interdisciplinaire sur les Programmes) :

« Enseignement des Mathématiques :
état des lieux et perspectives de renaissance. »

- Michel DELORD, professeur certifié de mathématiques, membre du conseil d'administration de la SMF (2002/2008), membre de la commission enseignement de la SMF, coprésident du GRIP, responsable de la mise en place de SLECC

« Au cœur de la dégradation de l’enseignement de toutes les matières :
les errements de la didactique des mathématiques. »

- Pascal DUPRÉ, instituteur, coprésident du GRIP, responsable de la mise en place de SLECC, auteur de manuels de mathématiques pour l'école primaire (SLECC CP et CE)

« Apprentissage de la division posée de la maternelle au CM. »

Pour lire les résumés des exposés :

http://michel.delord.free.fr/presentation-nice.pdf

Les exposés complets figureront ensuite sur le site du GRIP.

Bonne lecture

Michel Delord

Écrit par : Michel Delord | 11 novembre 2009

En amont de cette décision le lobbying de groupes actifs et militants d'homosexuels qui n'est pas sans rappeler celui des pédagols dans les entrailles du Moloch. L'État n'est plus en position d'assurer sa fonction de garantir la justice.
Une décision qui va réjouir tous les libéraux à n'en pas douter.

Ecrit par : marigot | 10 novembre 2009

Marigot, c'est une honte de comparer les homosexuels aux néo-pédagogues ! Les homosexuels n'ont pas demandé que l'on pervertisse tous les enfants de France comme les néo-pédagogues ont poussé à pervertir tous les professeurs de France et de Navarre !

Écrit par : iPidiblue et le cercle des pervers | 11 novembre 2009

Qui est éploré, au fond ?

Robin ne serait-il pas la décalque "négative" de Saint Sébastien ?

Mais, en bon stoïcien, à quoi bon sagitter pour tout et n'importe quoi ?

Ecrit par : dugong | 11 novembre 2009

J'ai enregistré la photo pour la mettre en fond d'écran. L'éploré au fond est peut-être un de mes anciens élèves qui a enfin compris ce que j'essayais de viser.

Je ne sais pas qui est celui me réconforte, ni s'il est vraiment "de ce monde". Il paraît qu'il y a des anges qui ne servent qu'à ça.

Comme vous me voyez là (très las), vous comprenez que je n'ai plus la force de bander et que je ne risque donc plus de rater la cible.

Mais comme dira mon frère français dans quelques siècles : "C'est encore plus beau lorsque c'est inutile."

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 11 novembre 2009

"Concurrence le 14 novembre ... Avec la participation de ..." M. Delord

et de C. Mazeron ?

http://www.snalc-nice.fr/file/rencontre/affiche_rencontres.pdf

Ah, ces profs-TGV !

Pendant que certains vont jouer les narcisses à Dijon, d'autres vont à Nice au charbon ?

Écrit par : dugong | 11 novembre 2009

Dugong, pourquoi en veulent-ils tant à la bonne vieille géométrie de grand-papa ?

Écrit par : iPidiblue, le cercle et le compas | 11 novembre 2009

"Concurrence le 14 novembre ... Avec la participation de ..." M. Delord

et de C. Mazeron ?

http://www.snalc-nice.fr/file/rencontre/affiche_rencontres.pdf

Ah, ces profs-TGV !

Pendant que certains vont jouer les narcisses à Dijon, d'autres vont à Nice au charbon ?

Ecrit par : dugong | 11 novembre 2009

Le dossier du Modem sur l'éducation en préparation du congrès d'Arras (taper sur Gogol "Modem national") est une longue suite de rêveries verbeuses. Absolument lamentable! Meirieu s'y sentira comme un poisson dans l'eau. Et moi qui envisageais de voter Bayrou en 2012...

Écrit par : Jean | 11 novembre 2009

Jean si vous pouviez faire un lien ...

Écrit par : iPidiblue SVP ! | 11 novembre 2009

Ecrit par : catmano | 11 novembre 2009

Siouplait M'Dame, qu'est-ce qu'un 3C ou un 2C ?
Je sens vaguement que je dois en faire partie, telle mon ignorance est grande !

Écrit par : Maminou | 11 novembre 2009

Aujourd'hui où la Justice française contrainte et forcée par la Cour européenne vient d'accorder le droit d'adoption à une lesbienne qui vit en couple, cela ne manque pas de sel de rappeler cette interjection !

Ecrit par : iPidiblue pauvre justice ! | 10 novembre 2009

En amont de cette décision le lobbying de groupes actifs et militants d'homosexuels qui n'est pas sans rappeler celui des pédagols dans les entrailles du Moloch. L'État n'est plus en position d'assurer sa fonction de garantir la justice.
Une décision qui va réjouir tous les libéraux à n'en pas douter.

Ecrit par : marigot | 10 novembre 2009

Pauvre Marigot, pauvre Nation. Vous avez raison! Dans les pays où le mariage homosexuel et l'adoption par des couples de même sexe sont inscrits dans la Loi, tout le monde remarque qu'ils sont à feu et à sang, que la perversité a sorti sa tête de démon, que la dénatalité est un abysse de chiffres, et les enfants ne savent plus où ils en sont. Je comprends, je comprends.

Écrit par : Luttons contre la fin de la civilisation | 11 novembre 2009

Siouplait M'Dame, qu'est-ce qu'un 3C ou un 2C ?
Je sens vaguement que je dois en faire partie, tant mon ignorance est grande !
Ecrit par : Maminou | 11 novembre 2009

Merci de demander Maminou, je me posais la question mais je pensais que c'était un langage secret d'enseignants, interdit aux non initiés.

Écrit par : lucile | 11 novembre 2009

Ecrit par : catmano | 11 novembre 2009

Siouplait M'Dame, qu'est-ce qu'un 3C ou un 2C ?
Je sens vaguement que je dois en faire partie, telle mon ignorance est grande !

Ecrit par : Maminou | 11 novembre 2009

Cela fait l'objet de notre grand jeu concours spécial "jour férié qui tombe un mercredi" et qui vient d'obliger la pauvre directrice que je suis à se charger pendant une heure d'une vingtaine des élèves de l'école dûment armés d'un petit drapeau.
C'est bon, il n'y a pas eu de blessés. Il faut dire qu'il n'y avait qu'un 3C qui s'est comporté très civilement, même lorsqu'il s'est rendu compte à la fin de la cérémonie que son père, pompier, et ses frères, anciens 3C, l'avaient complètement oublié et avaient disparu sans laisser d'adresse. J'ai pris mon 3C par la main et l'ai emmené jusqu'à la salle où avait lieu le vin d'honneur. Papa et les grands frères ont accueilli le petit dernier avec sérénité : un 3C, ça se fabrique avec constance dans tous les moments de la vie familiale, même les plus solennels !

Écrit par : catmano | 11 novembre 2009

"pourquoi en veulent-ils tant à la bonne vieille géométrie de grand-papa ?" Ipidiblue

Brièvement :

Comme il faut faire de la "place" à certaines "nouveautés" (statistiques, probas et algorithmique) et que l'enseignement de la géométrie prend du temps …

Voyez ce que dit la société mathématique de France sur les nouveaux programmes de maths de seconde :

http://smf.emath.fr/Enseignement/ReformeLycee2009/ProgSeconde.html

Voyez aussi ce que disait Thom en 1970, dans un autre contexte (il se rebellait contre les excès des "mathématiques modernes"). Ce qu'il dit sur la géométrie et l'algèbre (pages 3 et 4), je crois, n'a pas pris une ride et devrait être (re)lu par tous les néantiseurs de programme :

http://michel.delord.free.fr/thom70.pdf

L'argument de l'utilité en physique, je le crains, n'a plus beaucoup de poids *. L'enseignement de la physique a tellement évacué les mathématiques de l'enseignement de la mécanique :
- l'étude des chocs a totalement disparu (on y travaillait sur la conservation vectorielle de la quantité de mouvement en additionnant des vecteurs)
- en TS, les forces sont toujours colinéaires et c'est tout juste si on étudie encore les mouvements plans dus au seul poids.
- la notion de vecteurs elle même est ravalée au rang de flèche qui a une longueur. Il ne faut pas s'étonner d'ailleurs si beaucoup d'élèves persistent à dire qu'un mouvement uniforme, même s'il n'est pas rectiligne, est forcément d'accélération nulle...
- la notion de point d'application n'est plus qu'une rhétorique réduite à l'invocation du centre de gravité pour le poids (avec la disparition totale de toute considération sur l'équilibre en rotation)

* je sais, en ce qui concerne la mécanique, c'est un mauvais jeu de mots…

Écrit par : dugong | 11 novembre 2009

Pourtant dans "Géométrie" il y a Terre, notre bonne vieille Gaïa, ce qui devrait ravir tous nos écologistes en herbe et puis enfin quoi de plus jouissif en Primaire que de faire des figures avec la règle et le compas ?

Écrit par : iPidiblue mesure de la Terre | 11 novembre 2009

"enfin quoi de plus jouissif en Primaire que de faire des figures avec la règle et le compas ?"

Vous n'y pensez pas, ce sont des armes dangereuses à tous les sens du mot !

Écrit par : dugong | 11 novembre 2009

Ah ! le Principe de Précaution je l'avais oublié celui-là !

Écrit par : iPidiblue préambule à toute Constitution de l'Ecole | 11 novembre 2009

Déjà c'est plutôt dangereux de stimuler les neurones des élèves au cas où il leur viendrait des mauvaises idées !

Écrit par : iPidiblue faire table rase | 11 novembre 2009

Renault veut produire une voiture à très bas coût (2500$) pour concurrencer Tata en Inde :
http://www.lefigaro.fr/societes/2009/11/11/04015-20091111ARTFIG00063-la-renault-ultra-low-cost-lancee-en-inde-en-2012-.php

Renault veut ressusciter Gordini :
http://www.lefigaro.fr/societes/2009/11/09/04015-20091109ARTFIG00623-renault-va-ressusciter-la-griffe-gordini-.php

Et quand Tata aura absorbé Renault, on aura une Nano Reno Gordini ?

Écrit par : dugong | 11 novembre 2009

Assisté à ceci, aujourd'hui, en tant que PP avec la CPE.
Un 3ième de 14 ans, véritablement illettré, grande gueule, à toujours répondre, à faire le malin, le genre qui veut que l'adulte perde patience et pète un câble. 1 heure de rencontre avec lui et sa mère, d'origine sicilienne, ancienne enseignante Français, Latin, Grec, qui a tout plaqué au bout de 15 ans de métier à cause des élèves.
La mère l'incendie, disant qu'avec son mari ils ne savent plus quoi faire et en faire, qu'elle nous autorise à le cogner (avant et après m'avoir dit qu'elle me soutiendrait si je ne dépasse pas les limites...), elle se met à pleurer (l'ado veut quitter la pièce) lui disant qu'elle le déteste, qu'elle abandonne la partie et s'en remet à l'Etat (donc au corps enseignant...). Fin du RDV, débordante de fierté "Mais vous savez, il va réussir, ce n'est pas un vilain garçon".

Ecrit par : Pendariès | 11 novembre 2009

C'était ça ou elle vous disait : "C'est un vilain garçon, il ne réussira jamais."

C'est moins désespérant, non ?

Écrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

Avec une mère aussi hystérique - et ancienne enseignante de surcroît donc qui croit toujours avoir raison - on s'étonne que le petit ne soit pas déjà devenu sérial-killer ... à mon humble avis un psychiatre dirait que les parents sont co-délirants et que le garçon de 14 ans doit être éloigné le plus tôt possible de ses géniteurs !

Écrit par : iPidiblue et les Géniteurs d'apprenants | 11 novembre 2009

Vous voulez que je vous dise Jérémy ? Je parie à cent contre un que ce couple a des problèmes au lit ...

Écrit par : iPidiblue et les Géniteurs d'apprenants | 11 novembre 2009

Aujourd'hui où la Justice française contrainte et forcée par la Cour européenne vient d'accorder le droit d'adoption à une lesbienne qui vit en couple, cela ne manque pas de sel de rappeler cette interjection !

Ecrit par : iPidiblue pauvre justice ! | 10 novembre 2009

En amont de cette décision le lobbying de groupes actifs et militants d'homosexuels qui n'est pas sans rappeler celui des pédagols dans les entrailles du Moloch. L'État n'est plus en position d'assurer sa fonction de garantir la justice.
Une décision qui va réjouir tous les libéraux à n'en pas douter.

Ecrit par : marigot | 10 novembre 2009

Pourquoi ? Vous savez de moi que je ferai un mauvais père ? Vous savez que mon copain sera de toute façon incapable d'élever un enfant ?

Vous êtes des saloperies, et dans les USA de la ségrégation, vous auriez sans doute applaudi à l'interdiction faite aux Noir(e)s d'épouser des Blanc(he)s.

L'Histoire se fait aussi à notre époque : son tribunal n'a pas déménagé en Iran ou en Corée.

Écrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

Le dernier joujou des physiciens ne vaudra pas une bouchée de pain :

http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/le-lhc-un-an-de-retard-et-des-miettes_827624.html

"Le mardi 3 novembre, "un oiseau transportant une baguette de pain" s'est aventuré près des installations extérieures du Grand collisionneur de hadrons (LHC), l'accélérateur de particule le plus puissant au monde en cours de redémarrage après un an de panne, explique le Cern. L'oiseau, présumé être une chouette, "a pu échapper sans dommage mais il a perdu son pain", précise-t-il dans une note interne.
...
Spécifiant qu'il s'agissait de "miettes ou morceaux de pain", une porte-parole du CERN a souligné qu'il y avait eu "un faible réchauffement du zéro absolu (-273,15°C) à -268 degrés Celsius mais que la machine n'avait pas été arrêtée"."

D'ici à ce qu'i bout, ya de la marge...

Evidemment, c'est encore un volatil français qui a mis le ouaille.

Vous noterez que même le zéro absolu se réchauffe.

A qui se fier ?

Écrit par : dugong | 11 novembre 2009

Avec une mère aussi hystérique - et ancienne enseignante de surcroît donc qui croit toujours avoir raison - on s'étonne que le petit ne soit pas déjà devenu sérial-killer ... à mon humble avis un psychiatre dirait que les parents sont co-délirants et que le garçon de 14 ans doit être éloigné le plus tôt possible de ses géniteurs !

Ecrit par : iPidiblue et les Géniteurs d'apprenants | 11 novembre 2009

Vous voulez que je vous dise Jérémy ? Je parie à cent contre un que ce couple a des problèmes au lit ...

Ecrit par : iPidiblue et les Géniteurs d'apprenants | 11 novembre 2009

Yfig, tais-toi. T'étais pourtant parfois sympathique sous ce pseudo ridicule. C'est de l'humour débile : regarde, Marigot s'y est fait prendre - c'est pas gentil pour elle.

Écrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

Enfin, Jean-Paul et Merlemocoeur, vous pouvez railler les riches, néanmoins, comme il fut démontrer sur d'autres posts, ce sont eux qui payent la majorité de l'impôt. Souvenez vous de la fable des bières !

Ecrit par : Joe | 10 novembre 2009

JOE, vous radotez !

Quand la famille Arnault (LVMH) se distribue 300 millions d'euros de dividendes chaque année et paye 30% tout compris (impôt + CSG ) il ne lui reste que 210 millions d'euros pour manger....les pauvres, doivent manger que des pâtes, et sans parmesan encore, et que de sueur a dû couler de leur front pour mériter tout cela, et les mouchoirs pour l'essuyer, ça coûte, et cet affreux Etat confiscateur qui les empêche de profiter de leur argent si durement gagner, faut réformer tout cela!

Rendons grâce à la famille Arnault en supprimant tous leurs impôts et taxes, ils l'ont bien mérité!

Ecrit par : merlemocoeur | 11 novembre 2009

Et je ne suis même pas sûr qu'il leur reste encore de quoi sécher leurs larmes !

Écrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

Ecrit par : catmano | 11 novembre 2009

Glouglou consulté à l'instant me dit que 3C correspond à 3 Chatons.
Si j'ai bien lu votre compte rendu de vos occupations du 11 novembre, votre 3C à vous est un petit chaton égaré mais que les pompiers n'ont pas eu besoin d'aller cueillir sur la plus haute branche puisque Catmano-Mary-Poppins était là, au bon moment, au bon endroit !!!
Mais tout de même, Mary Poppins alias Catmano, est-ce bien raisonnable de conduire par la main, un 3C perdu, tout droit vers "un vin d'honneur"...
Allez Catmano souvenez-vous de bien répéter à ces pompiers:
"l'acool, non, mais l'eau ferrugineuse, oui !!!"

Écrit par : Maminou | 11 novembre 2009

Yfig est en vacances, Jérémy ! Et je ne suis pas encore marié avec Yfig ...

Écrit par : iPidiblue et les Géniteurs d'apprenants | 11 novembre 2009

JPB non grata à Dijon et la moutarde lui monte au nez :

http://www.lexpress.fr/actualite/indiscret/foire-d-empoigne-autour-de-l-ecole-a-dijon_827577.html

Écrit par : dugong | 11 novembre 2009

Bref Philippe Meirieu n'est pas Emmanuel Mounier.
Ecrit par : Frère Tuck | 10 novembre 2009

Heureusement, car, si mes souvenirs sont bons, Mounier a écrit de belles conneries dans son Traité du caractère.

Écrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

En amont de cette décision le lobbying de groupes actifs et militants d'homosexuels qui n'est pas sans rappeler celui des pédagols dans les entrailles du Moloch. L'État n'est plus en position d'assurer sa fonction de garantir la justice.
Une décision qui va réjouir tous les libéraux à n'en pas douter.
Ecrit par : marigot | 10 novembre 2009
Pourquoi ? Vous savez de moi que je ferai un mauvais père ? Vous savez que mon copain sera de toute façon incapable d'élever un enfant ? Vous êtes des saloperies, et dans les USA de la ségrégation, [...]
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

Jeremy, du calme ! marigot ne dit pas cela du tout.

Écrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2009

Mounier a écrit de belles conneries dans son Traité du caractère.
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

Heu... laissez-moi deviner... au sujet de l'homosexualité ? ^^

Écrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2009

possible ; une excuse meirieutique : j'ai trouvé ces propos déplacés : attaques ad hominem

Ecrit par : désolé | 10 novembre 2009
Celle-là, c'est la meilleure ! Comme si cadichon était en reste pour les attaques ad hominem.

Écrit par : dobolino | 11 novembre 2009

Mounier a écrit de belles conneries dans son Traité du caractère.
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2009
Heu... laissez-moi deviner... au sujet de l'homosexualité ? ^^
Ecrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2009

Bon, j'ai trouvé ça, que je laisse à la méditation de chacun...

"Bisexualité psychique à dominante monosexuelle sur une sexualité physiologique fermement arrêtée: ainsi peut-on qualifier l'équilibre normal de l'être humain."
Traité du caractère (1946)

Écrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2009

En amont de cette décision le lobbying de groupes actifs et militants d'homosexuels qui n'est pas sans rappeler celui des pédagols dans les entrailles du Moloch. L'État n'est plus en position d'assurer sa fonction de garantir la justice.
Une décision qui va réjouir tous les libéraux à n'en pas douter.
Ecrit par : marigot | 10 novembre 2009
Pourquoi ? Vous savez de moi que je ferai un mauvais père ? Vous savez que mon copain sera de toute façon incapable d'élever un enfant ? Vous êtes des saloperies, et dans les USA de la ségrégation, [...]
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

Jeremy, du calme ! marigot ne dit pas cela du tout.

Ecrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2009

Si, si, Marigot considère que quand des députés suivent l'avis des représentants des cathos pratiquants, c'est normal, mais que si on pose une question à Martine Gross, c'est du lobbying insupportable. Faut être honnête trente secondes.

Totow, la citation de Mounier, elle est absconse apparemment, mais elle est pourtant assez claire quant à l'équilibre normal...

Écrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

"l'équilibre normal de l'être humain", cette expression me gêne énormément !

Le propre des êtres vivants c'est plutôt leur déséquilibre permanent dans certaines limites ! Un cristal de roche est en équilibre permanent. L'ADN lui est en solution aqueuse, donc trouver son équilibre normal et permanent cela relève des travaux d'Hercule ...

Emmanuel Mounier est trop et trop peu savant. Sa phrase qui veut tout dire ne dit rien au final.

La science se moque des simplifications abusives comme des complications inutiles.

Écrit par : iPidiblue et les travaux d'Hercule | 11 novembre 2009

*AVERTISSEMENT : pavé en vue, passez votre chemin si Joe vous saoule*

J'avais initialement prévu de répondre point par point à Dobolino, Robin et consorts par des assertions aussi perfides qu'assassines (et vraisemblablement non fondées, mais vous n'avez pas le monopole de la mauvaise foi) et je me suis dit : à quoi bon ? (oui, je mollis)

Je me contenterez donc de remarquer que vous avez une idée du débat différente de la mienne. Je respecte vos arguments et vos idées, j'essaie de faire abstraction de l'image que vous me renvoyez pour détailler ma position. L'intérêt pour moi étant d'enrichir ma réflexion et d'évoluer sur certains thèmes (grâce à ce blog, je comprends mieux les tenants et aboutissants de l'éducation). Je déplore que lorsque vous êtes face à quelqu'un qui n'a pas les mêmes idées que vous, vous préférez penser que c'est :
1/ Parce qu'il est naïf
2/ Parce qu'il n'a pas fini son éducation mais qu'il finira par comprendre
3/ Parce qu'il ne connait pas la vie comme vous la connaissez.
Le tout sous-tendu par un sentiment de supériorité (qui tourne au maternalisme pour Dobolino).

Je me contenterais donc de dire que vous n'avez rien démontré, que s'il n'y avait pas de sur-production du lait, comment expliquez vous que les prix restent bas, que quelque soit les conditions de la production de lavande, la réalité, c'est que les agriculteurs vendent leur lavande à perte (en comparaison, vous pouvez prendre la pêche du thon rouge, qui fait l'objet d'une vraie demande et où les prix s'envolent en fonction de la rareté de la ressource) et donc que bien que les champs soient jolis, la demande de lavande est faible. Par ailleurs, les arguments d'exception comme sur la famille Arnaud, vous en trouverez toujours, cela réfute-t-il pour autant la règle générale ? Je ne crois pas. On peut en trouver autant sur la redistribution à outrance.

Enfin, vos remarques sur la bourgeoisie (avec les clichés qui les accompagnent) m'amènent juste à diagnostiquer une certaine jalousie (ce n'est qu'à moitié de la provocation mais je sais que vous ne le reconnaitrez jamais) que je rapproche de votre désir de revalorisation de vos salaires. Les professeurs faisaient partie de la bourgeoisie et en ont été exclus et ça, ça vous fait bien chier, je comprends votre amertume.

Écrit par : Joe | 11 novembre 2009

*Contenterais

Écrit par : Joe | 11 novembre 2009

la citation de Mounier, elle est absconse apparemment [...]
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

Prenons donc un exemple :

Un camionneur inverti (sexualité physiologique fermement arrêtée), pratiquant à l'occasion le tricot et jouant régulièrement au rugby (bisexualité psychique à dominante monosexuelle) est un être humain normalement équilibré (selon Mounier).

Non, non, je ne suis pas de mauvaise foi ^^

Écrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2009

Les professeurs faisaient partie de la bourgeoisie et en ont été exclus et ça, ça vous fait bien chier, je comprends votre amertume.

Ecrit par : Joe | 11 novembre 2009


Joe !! Il n'y a pas qu'une seule catégorie de professeurs ... il y a des professeurs d'école ex instituteurs au SMIC et il y a des professeurs au Collège de France qui ont le prix Nobel et qui sont payés grassement par de grandes sociétés pour siéger dans leurs conseil d'administration et qui touchent des royalties sur les brevets qu'ils déposent !
Vous simplifiez tout ... le titre ne fait pas tout.

Écrit par : iPidiblue et la fin de la bourgeoisie | 11 novembre 2009

En amont de cette décision le lobbying de groupes actifs et militants d'homosexuels qui n'est pas sans rappeler celui des pédagols dans les entrailles du Moloch. L'État n'est plus en position d'assurer sa fonction de garantir la justice.
Une décision qui va réjouir tous les libéraux à n'en pas douter.

Ecrit par : marigot | 10 novembre 2009

Je ne vois pas le rapport avec le lobby pédagogiste ni où est le problème.

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 11 novembre 2009

C'était ça ou elle vous disait : "C'est un vilain garçon, il ne réussira jamais."

C'est moins désespérant, non ?

Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

Elle l'a dit aussi, Jérémy, au cours de l'entretien...

Écrit par : Pendariès | 11 novembre 2009

Frère Tuck, je vous aime toujours autant, sous ce pseudo comme sous l'ancien :)

Écrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

Miraculeusement, des poètes vous reviennent, au moment propice, et l'apaisement avec, - une virgule temporelle, magique (Jean-Pierre Lemaire, "Figure humaine", nrf / Gallimard, 2008):

En marge


Cet été, les montagnes sont restées lontaines.
Autour de ta chaise,
tu ramasses au hasard
pommes tombées, brindilles, feuilles rousses.
Tu regardes sur le mur
les pas perdus de l'ombre qui s'agite
et s'évapore au crépuscule.
L'espérance
est en dehors du spectre,
dans l'infrarouge ou l'ultraviolet,
sensible seulement
à l'instinct muet, aux animaux de l'âme.


++++


Le roi malade

à Jeanne-Marie


Le miracle est si lent qu'on ne peut le suivre:
à la fin, tu verras le soleil du soir,
plus haut dans le ciel,
te rendre la terre un long après-midi.

Que faire de ce temps
nouveau avant le terme?
Un vent léger moire les champs de luzerne.
Bientôt, tu reprendras la tâche abandonnée.

Bientôt. Mais d'abord,
tendre la main vers le soleil,
invisible tant qu'il était au zénith,
familier maintenant,

dans le pommier, au bord des toits
et sur le mur à ton chevet.
Devenu dans ton coeur mortel
un visage sans déclin.


++++


Daniel

Dans le cercle du ciel au-dessus de la fosse
passent le jour sans voix,
le soleil étranger,
les constellations lentes.

Plus de badauds au bord du trou,
ni d'accusateurs. Comptant sur la nuit,
ils viendront voir demain les lions repus,
tes restes.

Parmi les bêtes de ténèbres,
tu te bouches les oreilles
pour mieux entendre au fond de toi
ton nom murmuré, l'amour à la source.

C'est la seule réponse
en attendant que te parvienne,
lointain et inquiet,
l'appel du roi qui tarde.

Écrit par : Pendariès | 11 novembre 2009

Je viens de lire cela sur le site d'un militant Modem de Toulouse :

"L'autre personne dont le capital sympathie ne cesse de croitre, c'est Corinne Lepage.
Il fallait voir la motivation des personnes ayant travaillé sur le projet Modem dans les commissions. Il fallait aussi voir (et entendre) leur dépit face au peu de considération dont était victime leur travail.
Les medias ont estimé que C.Lepage n'avait pas été tendre avec F.Bayrou. Pour ma part, puisque la critique est constructive, je n'y vois aucun mal, bien au contraire.
"Ni à droite, ni à gauche, mais devant nous.", voilà une phrase à retenir.

Je terminerai par un élément un peu plus confidentiel.
Parmi les intervenants du forum "valeurs de la société française" se trouvait Jean-Paul Brighelli. Il était le seul intervenant vêtu avec une chemise orange et également le seul dont la video n'a pas été mise en ligne - pour une raison que j'ignore.
Pourtant cette intervention valait vraiment le coup d'oeil. Ceux qui suivent son blog n'auront pas été surpris par son contenu : ils savaient déjà que draguer les hypokhâgneuses n'est pas facile pour certains élèves.
Ce qui est très satisfaisant, ce sont les applaudissements qui ont suivi son analyse du système éducatif français."

Écrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

Bayrou en Henri IV de Lepage, j'ai l'impression qu'elle a tiré le mauvais numéro là!

Écrit par : merlemocoeur | 11 novembre 2009

Surtout qu'elle hésite entre les Verts et le Modem, et qu'avec son passé de droite, c'est mal parti.

Mais il faut ajouter à tout cela qu'elle est objectivement mal conseillée.

Écrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

Pour Marigogo : Rassurez-vous, vous n'êtes pas seule à lutter contre le lobby homo qui menacent vos filles, vos compagnes et la France :

"Cette décision fait l’objet de l’habituel rouleau compresseur médiatique du groupe de pression homosexuel et du microcosme médiatico-mondain toujours plus préoccupé par des problèmes qui sont de l’ordre de l’exception plutôt que de ceux -autrement plus graves- qui touchent la plus grande partie des français."

Voilà, vous voyez, rassurez-vous, la justice est pourrie mais il reste encore Vanneste pour sauver les valeurs de la France.

Écrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

Quand elle était ministre, C. Lepage était perçue par beaucoup d'associations de protection de la Nature comme quelqu'un de pragmatique.

Dans leurs bréviaires, les écolos de base ayant beaucoup de mal à dépasser les pages "idéalisme" et "idéologie", "pragmatique" comme "programmatique" resteront pour longtemps des concepts du type terra incognita.

Écrit par : dugong | 11 novembre 2009

Je ne vois pas le rapport avec le lobby pédagogiste ni où est le problème.

Ecrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 11 novembre 2009

La pratique du lobbying politique venue d'Amérique est en passe d'être classée parmi les nouveaux "droits de l'homme et du citoyen", au même titre que le "droit des enfants à légiférer au Parlement". Elle est tenue désormais comme une des dernières avancées de la démocratie politique.
En y regardant de plus près et en s'instruisant tout particulièrement de la manière dont le lobby pédagogiste a noyauté l'Éducation nationale, au prix chèrement payé par des millions de jeunes, il est légitime de questionner cette pratique et de la considérer comme une dérive lourde de la démocratie, et du fonctionnement des institutions de la République.
Pareillement à la pratique de l'électoralisme, le lobbying témoigne et accentue la "fracture sociale", pousse l'État législateur à donner raison à celui qui crie le plus fort ou celui qui possède le plus de moyens de corruption.
On a vu récemment comment quelques milliers de jeunes lycéens à peine instruits ont bloqué les rouages de l'État et l'ont obligé à faire marche arrière sur sa réforme. Jugez-vous cette pratique démocratique et républicaine?
Personnellement, je la situe à l'opposé!

Écrit par : marigot | 11 novembre 2009

Marigot, vous n'avez pas honte de parler de lobbying pour une décision de justice prise par la CEDH et par plusieurs tribunaux français ? Votre idéoogie va jusque là ?

Écrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

Un autre Robin...

http://robin.lapin.org/index.php?number=9

Il est vrai que Mykonos est plus peuplée.

Écrit par : dugong | 11 novembre 2009

Joe, puisque votre maman ne vous corrige visiblement plus depuis longtemps, voici ce qu'il aurait été séant d'écrire :
"Je me contenterez donc" : je me contenterai (sujet je)
"Parce qu'il ne connait pas la vie" : connaît (circonflexe)
"Je me contenterais donc de dire": je me contenterai (futur)
"que s'il n'y avait pas de sur-production du lait, comment expliquez vous que les prix restent bas, que quelque soit les conditions" : quelles que soient les conditions
"je sais que vous ne le reconnaitrez jamais" : reconnaîtrez
"comme il fut démontrer sur d'autres posts" : il fut démontré

J'arrête là, c'est lassant à la fin.

Et comme vous le dites si bien, avec juste ce qu'il faut de vacherie pour enfoncer un clou qui se retournera inévitablement contre les enfonceurs à plus ou moins longue échéance (il suffit d'attendre)

"Les professeurs faisaient partie de la bourgeoisie et en ont été exclus et ça, ça vous fait bien chier, je comprends votre amertume"

Les professeurs exclus de la bourgeoisie, sans Breitling ni Patek, à qui l'on rêve de ravir les derniers oripeaux d'un statut hérité du temps où la république instruisait ses enfants, pour les jeter dans la précarité et le dénuement, ces professeurs, monsieur Joe auront toujours quelque chose à vous apprendre, de quoi vous leur êtes et leur serez redevable.
Rien ne laisse supposer l'ombre du début de démonstration de la réciproque .

Écrit par : Orthoproflefaux | 11 novembre 2009

Vous voulez dire Marigot que les deux institutrices lesbiennes de Besançon étaient une puissance financière redoutable et un noyau de subversion extraordinaire devant lequel l'Etat français a été obligé de plier sous peine de graves représailles ?

Écrit par : iPidiblue lobbying à Besançon | 11 novembre 2009

ces professeurs, monsieur Joe auront toujours quelque chose à vous apprendre, de quoi vous leur êtes et leur serez redevable.
Rien ne laisse supposer l'ombre du début de démonstration de la réciproque .

Ecrit par : Orthoproflefaux | 11 novembre 2009

Je vous remercie d'avoir pris le temps de corriger mon orthographe. Néanmoins, la suite de votre commentaire ne fait que confirmer ce que je disais plus haut : le "monsieur" est censé marqué votre mépris et ensuite l'argument "Nous sommes professeur, donc nous savons et vous ne savez pas" (donc implicitement "taisez vous"). Vous avez une très haute idée de vous-même et une assez basse des autres (comment peut on avoir l'orgueil de croire que les non-professeurs n'ont rien à vous apprendre ?).

Je n'ai jamais pensé qu'il fallait débarrasser les professeurs de "leurs oripeaux" et je pense plutôt qu'il est primordial qu'il y ait une revalorisation de votre statut (à défaut de votre salaire) afin de rétablir votre autorité et vous rendre une place justifiée dans la société.

J'avoue que le ton hautain que vous employez me hérisse copieusement et je pense (aux vues des inexactitudes que l'on peut lire sur ce blog) que vous (les professeurs) auriez beaucoup à apprendre à aller vous coltiner un peu à la société civile et à confronter votre point de vue à des personnes différentes au lieu de rêver à un glorieux passé en ignorant les évolutions du monde.

Pour conclure, je suis sidéré (et même choqué, c'est dire) par votre prétention (et pourtant, je m'y connais).

Écrit par : Joe | 11 novembre 2009

Et voilà sur mon blog la fin de la discussion prof/perdir que j'ai entamée, avec au programme la question de l'évaluation. Comme toujours, piochez ce qui vous semble bon !

Écrit par : *Celeborn | 11 novembre 2009

N'insistez pas, Joe, on ne vous la prendra pas votre encyclopédie en 20 volumes "l'économie mais c'est très simple".

Comme représentant de commerce, vous avez des méthodes d'un autre âge.

Le coup du pied dans la porte, c'est dépassé.

Un recyclage s'impose.

Écrit par : dugong | 11 novembre 2009

Marigot, vous n'avez pas honte de parler de lobbying pour une décision de justice prise par la CEDH et par plusieurs tribunaux français ? Votre idéoogie va jusque là ?

Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

C'est bien là que le bât blesse! Il en va dans ce domaine du droit familial et de la justice généalogique comme dans celui, voisin, de l'éducation. (L'école est une instance généalogique transposée de celle de la famille).
Depuis trente ans l'Administration de l'Éducation nationale, aux mains du lobbying pédagogiste, légifère et décrète à tour de bras sans qu'on puisse dire qu'elle le fait toujours dans l'intérêt des enfants.
Il en va de même dans le domaine de l'Administration de la justice au détriment du justiciable. Certaines affaires sont venues nous le rappeler récemment.
Il n'y a rien d'idéologique dans ces rappels.

Écrit par : marigot | 11 novembre 2009

On a vu récemment comment quelques milliers de jeunes lycéens à peine instruits ont bloqué les rouages de l'État et l'ont obligé à faire marche arrière sur sa réforme. Jugez-vous cette pratique démocratique et républicaine?
Personnellement, je la situe à l'opposé!

Ecrit par : marigot | 11 novembre 2009

Jérémy vous a répondu avant moi. Ce que je ne comprenais pas, c'était le rapport avec les décisions de justice concernant le droit d'adoption pour les couples homosexuels.

J'étais plutôt contre au départ (pour le mariage aussi), mais j'ai beaucoup réfléchi, regardé autour de moi et parlé avec des amis homos dont certains vivent en couple.

Je pense que l'amour et l'intelligence peuvent triompher des questions de filiation symbolique (c'était la principale raison de ma réticence) et qu'un couple homo peut faire aussi bien, sinon mieux, en matière d'éducation que les parents prétendument "normaux" que je vois autour de moi.

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 11 novembre 2009

La question qui "tue" à "c'est dans l'air" :

"N'est il pas un peu étrange de se réconcilier aussi souvent avec les allemands ?"

Écrit par : dugong | 11 novembre 2009

les Allemands...

Écrit par : dugong | 11 novembre 2009

"N'est il pas un peu étrange de se réconcilier aussi souvent avec les allemands ?"

Ecrit par : dugong | 11 novembre 2009

Oui, sans une bonne peignée de temps en temps l'atmosphère dans les familles devient vite un peu lourde voire hypocrite ...

Écrit par : iPidiblue querelle de famille | 11 novembre 2009

JPB non grata à Dijon et la moutarde lui monte au nez :

http://www.lexpress.fr/actualite/indiscret/foire-d-empoigne-autour-de-l-ecole-a-dijon_827577.html

Ecrit par : dugong | 11 novembre 2009

Pas mal, votre lien, dugong.
Je me demandais ce que JPB pouvait bien aller faire à Dijon au milieu de cette Cour des Miracles d'Esprits Faux. Après lecture de ce papier, je comprends mieux: il y va pour leur voler dans les plumes et faire apparaître leur nullité sous les caméras de TV. Du coup, ça s'affole dans le marigot pédagogiste et on essaie d'empêcher sa venue! Trop marrant!

Écrit par : Jean | 11 novembre 2009

j'ai lu la polémique orageuse qui tourne autour des propos de Joe sur la condition des profs et leur prétention vraie ou supposée, ainsi que les réponses hautes en couleurs.

Je comprends surtout que lorsqu'on est pas prof comme certains ici, on peut être irrité par un ton que l'on tient pour hautain, mais qui est certainement le masque d'une problématique plus profonde:
Qui sommes nous encore ?
A quoi servons nous?
En quoi sommes nous essentiels ou pas?

la société nous remplacera t elle bientôt par l'ordinateur?

Après tout , outil pour outil... on pourrait nous" économiser".

A ce niveau , la question du salaire devient secondaire.

la véhémence des propos des collègues est une adaptation inconsciente à notre impression de précarité ..dans un monde précaire.
j'ai un mari dans " la société civile", dans " la mondialisation" et ... pas un retraité qui contemple avec nostalgie l'ancien monde qui l'a nourri et qu'il souhaiterait préserver sur le dos du travail des générations suivantes , soit disant nulles et incapables.

ce sont ces générations nulles qui paieront les retraites qui seront encore possibles.

Message trop souvent entendu : " de mon temps , les enfants savaient ... étaient meilleurs en orthographe , mieux éduqués , plus civilisés , moins cons ..


la société civile me parle de ce monde que Joe croit que nous ignorons.
mais le monde bien pensant des trente glorieuses , des acquis sociaux tranquilles et l'inévitable croissance porteuse de "progrès" est mort.


il n'en reste que des inégalités accrues et une planète qui s'épuise et des objectifs réels de moins ne moins clairs . Les philosophes des lumières seraient bien déçus de nous voir arrivés là.

Même petit prof , on le sait et on sent inutile.
On sait qu'on ne peut pas grand chose, même si on reste convaincu qu'il faudrait armer notre jeunesse.

Mais comment?

Quel idéal transmettre?

Les certitudes faciles de nantis, tout comme de l'école qui l'a précédée appartiennent au passé . Rien n'est plus.

Ce monde qui gronde sous nos pieds et se construit malgré nous nous dépasse.

Alors que nous voudrions le conduire et le construire , il se joue de nous et remet en cause les bases de notre propre éducation: le sens du travail qui nourrit, la culture qui réchauffe notre humanité , la consommation même qui tente de combler le vide de notre dépression sont dépassés.

les codes nous échappent, et cela quelques soient l"expression de nos rancœurs.

Nous avons souvent évoqué les points de vues" fossilisés" du monde des profs qui "s'épenchent ici ".

grand bien nous fasse! Et puis après?


les profs ne sont pas les seuls dinosaures qui défendent leur pré carré , leur certitudes , soit disant scientitfiques.

Moi , j'en ai conscience.

j'en tire comme simple conclusion que la toute puissance de mes sentiments sur l'école et sur mon métier ne restent que des points de vue.

Abandonnons tout dogmatisme.

prof ou pas.

Écrit par : sylvie | 11 novembre 2009

et qu'un couple homo peut faire aussi bien, sinon mieux, en matière d'éducation que les parents prétendument "normaux" que je vois autour de moi.
Ecrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 11 novembre 2009

Alors là ! Tout à fait convaincue, mon bien cher frère.

Écrit par : nicolas | 11 novembre 2009

Foin d'embarras donnez-les à l'Assistance publique !

Écrit par : iPidiblue l'Assistance publique notre mère à tous | 11 novembre 2009

Tout le monde peut faire aussi mal que des parents normaux, il suffit de s'en donner la peine !

Écrit par : iPidiblue éducation béton | 11 novembre 2009

Frère Tuck, d'accord avec vous. Votre entrée dans les ordres ne vous a point changé.
Il me semble que votre modèle brandissait une massue, n'assommez pas vos cancres de 4e même si vous perdez patience ;))

Écrit par : Pierre Lariba | 11 novembre 2009

"Abandonnons tout dogmatisme" Sylvie

Fort bien mais en quoi et en qui allons nous faire confiance ?

Écrit par : dugong | 11 novembre 2009

"Je respecte vos arguments et vos idées, j'essaie de faire abstraction de l'image que vous me renvoyez pour détailler ma position." (Joe)


Là, je crois que Joe marque un point. Quelles que soient la valeur de ses arguments et la qualité de son orthographe, je crois qu'il essaie de débattre honnêtement, et je remarque qu'il agresse rarement qui ne l'a pas agressé d'abord. Je n'engagerai pas la discusssion avec lui, car je me sens très ignorante en matière économique, mais, même si certaines de ses affirmations me heurtent, je crois qu'il mérite mieux que le mépris qui l'accueille souvent.

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 novembre 2009

Et puis il faut beaucoup pardonner à la jeunesse tous les enseignants le savent fort bien !

Écrit par : iPidiblue et Joe le taxi | 11 novembre 2009

Fort bien mais en quoi et en qui allons nous faire confiance ?

Ecrit par : dugong | 11 novembre 2009

c'est bien mon problème.
je ne vois pas trop de porte de sortie.
Et vous?

Écrit par : sylvie | 11 novembre 2009

Les bras ne me cessent de tomber.
Voici que je travaille avec les 3DP6 sur la montée et l'installation du nazisme en Allemagne.
J'aborde la question des camps de concentration et des "parias".
Je dresse la liste; le mot homosexuel est cité. "Ah! les tapettes!" lance un connard de 14-15 ans. "Est-ce ainsi que vous parlez de ces malheureux brimés, torturés et tués par les Nazis?
- Hé quoi? ce sont des tapettes, tapettes, tapettes.
- Vous en parlerez alors au Proviseur-adjoint qui ne tolère, comme moi, ni ces écarts de langage, ni aucune discrimination. C'est comme dire Youpin pour Juif.
- Pourquoi, il est pédé, le proviseur-adjoint?"

...

Discussion, hier, avec ce dernier, le 3ième est viré 8 jours; et il me dit: "Mais pourquoi as-tu abordé ce point avec les élèves? Tu sais les réactions. Tu n'es pas obligé de leur enseigner ça (c'est-à-dire les Juifs, les handicapés, les triangles roses ou rouges; la folie nazie!)". "Les cons resteront cons", qu'il rajoute. Grands dieux! que j'aille ailleurs, vite; l'humanisme est mort avec l'humanité des Hommes.

Comment pouvoir croire que l'Ecole (et notre monde) n'est pas foutue par les élèves - en partie - qui la composent (sans parler de tout le reste)? Notre civilisation a changé en 20 ans; je ne m'y reconnais plus.

Écrit par : Pendariès | 11 novembre 2009

Frère Tuck et Nicolas, quand je vous inviterai à la maison, vous trouverez un moment pour venir, hein ?

Ipidiblue, vous m'avez fait peur, mais en fait vous avez des phrases justes :)

Quant à Marigot, c'est peine perdue : c'est l'aveuglement idéologique le plus complet, qui pousse au mensonge et au reniement de tout principe. Il en restera peut-être un léger sentiment de honte et d'incertitude - mais je ne sais même pas si ce sont des sentiments dont Marigot est encore capable.

Écrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

Pendariès,


Les pires avec les pédés ce sont souvent les pédés, donc ce garçon qui joue au mâle dominateur est peut-être une tapette qui se cache !

Écrit par : iPidiblue et les mâles dominants | 11 novembre 2009

"je ne vois pas trop de porte de sortie.
Et vous?" Sylvie

...

Écrit par : dugong | 11 novembre 2009

Jérémy j'aime bien faire peur aux beaux garçons ...

Écrit par : iPidiblue et les mâles alphas | 11 novembre 2009

L'intérêt pour moi étant d'enrichir ma réflexion et d'évoluer sur certains thèmes (grâce à ce blog, je comprends mieux les tenants et aboutissants de l'éducation). Le tout sous-tendu par un sentiment de supériorité (qui tourne au maternalisme pour Dobolino).

Je me contenterais donc de dire que vous n'avez rien démontré, que s'il n'y avait pas de sur-production du lait, comment expliquez vous que les prix restent bas, que quelque soit les conditions de la production de lavande, la réalité, c'est que les agriculteurs vendent leur lavande à perte (en comparaison, vous pouvez prendre la pêche du thon rouge, qui fait l'objet d'une vraie demande et où les prix s'envolent en fonction de la rareté de la ressource) et donc que bien que les champs soient jolis, la demande de lavande est faible.

Ecrit par : Joe | 11 novembre 2009

Vous n'enrichissez guère votre réflexion !!! Et vous n'avez rien lu !
Concernant la lavande, veuillez relire mes explications sur la maladie qui raccourcit la durée de vie des champs, rendant les coûts de production plus élevés et les rendements insuffisants. Ce n'est pourtant pas sorcier à comprendre !

Alors, effectivement, mon maternalisme est mal adressé car, non seulement vous êtes un jeune ignorant, mais en plus incapable de modifier votre opinion. Je n'ai guère goût à être maternelle avec les abrutis. devant des explications claires écrites par une personne qui connait le sujet.
Pour le lait, alors là ... c'est plus complexe. Si vous n'êtes pas capable de piger pour la lavande, c'est sans espoir pour le lait.

Finalement, Morel a parfaitement raison. On a qu'à y aller une bonne fois pour toutes et franchement au capitalisme sauvage que vous appelez de vos vœux et qui n'existe pour l'instant nulle part sur terre.
Si vous aimez les bains de sang, y'a pas de raisons de vous en priver.

Écrit par : dobolino | 11 novembre 2009

"vous coltiner un peu à la ... (Joe)
On dit vous colleter avec. On se coltine quelque chose quand on l'a comme fardeau.
Lexicosyntaxogarafignoux

Écrit par : Garafignoux | 11 novembre 2009

Chers collègues, chers lecteurs,

Sur l'école, Marine le pen vient de s'exprimer. J'ai été agréablement surpris, moi qui ne l'avais jamais entendue sur ce sujet. J'avoue, je diffuse ! Qu'en dites-vous ?

cf http://www.dailymotion.com/video/xb3px4_marine-le-pen-refonder-lecole_news

Écrit par : Alexis | 11 novembre 2009

Corrigé:


Alors, effectivement, mon maternalisme est mal adressé car, non seulement vous êtes un jeune ignorant, mais en plus incapable de modifier votre opinion devant des explications claires écrites par une personne qui connait le sujet.
. Je n'ai guère goût à être maternelle avec les abrutis.
Pour le lait, alors là ... c'est plus complexe. Si vous n'êtes pas capable de piger pour la lavande, c'est sans espoir pour le lait.

Finalement, Morel a parfaitement raison. On a qu'à y aller une bonne fois pour toutes et franchement au capitalisme sauvage que vous appelez de vos vœux et qui n'existe pour l'instant nulle part sur terre et certainement pas dans le secteur agricole, sauf peut-être dans les champs de pavots.
Si vous aimez les bains de sang dans la jungle entre affamés, y'a pas de raisons de vous en priver.

Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2009

Écrit par : dobolino | 11 novembre 2009

Yfig, méfiez-vous, ou je viens vous rejoindre ! Et on ne sait jamais ce qui peut jaillir d'une telle rencontre quand on me parle ainsi :)

Alexis, Marine Le Pen ayant dit vendredi que "le monde est un don de Dieu", je ne vois pas ce qu'il y a à attendre d'elle, à part une bonne messe.

Je viens de lire l'article sur Dijon. J'ignorais que les pédagos étaient à ce point persuadés de leur bonne foi, et si peu sûr de leurs arguments, qu'ils étaient capables de refuser le débat de manière aussi peu indigne !

Quels sont les noms de ceux qui ont refusé de venur si Brighelli y était ? Meirieu est un habitué du débat avec JPB : il y en a donc d'autres qui ont refusé. Frackowiak ? Zakhartchouk ? Qui sont les lâches qui refusent aux autres le droit à l'expression dans un DEBAT ?

Écrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

Heureusement, nous avons l'homme bionique pour nous sauver du marasme!

http://2.bp.blogspot.com/_vaBIYoXUg3Q/SGYAtn6ffjI/AAAAAAAABy8/V1b2eb27LKs/s400/homme-tronc-chinois.bmp

Écrit par : Pendariès | 11 novembre 2009

abstraction de l'image que vous me renvoyez pour détailler ma position." (Joe)


Là, je crois que Joe marque un point. Quelles que soient la valeur de ses arguments et la qualité de son orthographe, je crois qu'il essaie de débattre honnêtement, et je remarque qu'il agresse rarement qui ne l'a pas agressé d'abord. Je n'engagerai pas la discusssion avec lui, car je me sens très ignorante en matière économique, mais, même si certaines de ses affirmations me heurtent, je crois qu'il mérite mieux que le mépris qui l'accueille souvent.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 novembre 2009
Sylvie, je lui ai parlé de ce que je connais vraiment bien et il n'y a pas de discussions possibles avec ce jeune homme. J'ai été correcte. J'y ai passé du temps hier soir, méthodiquement et calmement, sans jamais l'insulter. Et en venant aujourd'hui lire sa réponse, les bras m'en sont tombés. Ce gars vaut les 3° DP6 de Robin.
Je laisse tomber car c'est sans issue. Il a du monde une vision très réduite et ne cherche nullement à l'élargir malgré ce qu'il prétend.

Enfin ! Tout le monde sait qu'il n'y a pas d'excédents laitiers en CEE et qu'on a décidé de supprimer les quotas laitiers. La crise du lait est bien plus complexe que ce à quoi la résume ce jeune homme et il n'a même pas la décence de se taire quand on lui apprend que ce n'est pas une crise de surproduction.
Sylvie, honnêtement, ai-je été grossière hier à l'égard du jeune Joe ? Peut-être un peu maternante, c'est vrai ! Mais pourquoi s'en offenser comme s'il s'agissait d'une marque de mépris ou d'agression ? D'autant plus qu'il venait d'énoncer des propos préliminaires faux sur la crise agricole.

Écrit par : dobolino | 11 novembre 2009

Qui sont les lâches qui refusent aux autres le droit à l'expression dans un DEBAT ?

Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

L'affiche du 14 novembre à Dijon :

Demain j'enlève le débat!

Écrit par : merlemocoeur | 11 novembre 2009

RIP, Pierre Doris trépassa, et je ne l'apprends qu'aujourd'hui.

Hommage: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Doris

Écrit par : Pendariès | 11 novembre 2009

Jérémy c'est pas que cela me gêne que tu m'appelles Yfig, mais moi c'est iPidiblue !

Pour que tu fasses la nuance voilà : Yfig est sexagénaire, marié, 3 enfants et deux petits fils et vit en Normandie, moi 46, homosexuel, séropositif au VIH et au VHB, célibataire et je vis à côté de Paris !

Capisco ?

Écrit par : iPidiblue alias d'iPidiblue | 11 novembre 2009

Merci Celeborn de votre contribution et de cet échange sur votre blog entre prof et personnel de direction...malheureusement, un dialogue de sourds amha! Difficile de trancher un noeud gordien avec ces positions inébranlables des deux protagonistes.
Ces histoires d'éval par compétences traînent depuis que j'ai commencé ce noble métier (16 ans) et déjà à l'époque, même d'excellents enseignants, très pointus dans leur domaine et bien au fait des "techniques" pédago, rechignaient à les employer...
J'ai l'impression qu'il s'agit d'un fatras ingérable destiné à :
- ajouter du grain à moudre à l'activité autoérogène de nos penseurs-dirigeants;
- emm... les profs qui n'ont pas assez de travail et trop de plaisir à enseigner;
- enfin et surtout, faire de nos cancres des individus à potentiel, au travers de "compétences" réelles ou sousjacentes...

:( :(


JPB et les rencontres trucmachin du modulateur-démodulateur: le microcosme éducatif est-il mûr (de Berlin) pour une fracture radicale?

Écrit par : sisyphe | 11 novembre 2009

Concernant la lavande, veuillez relire mes explications sur la maladie qui raccourcit la durée de vie des champs, rendant les coûts de production plus élevés et les rendements insuffisants. Ce n'est pourtant pas sorcier à comprendre !

Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2009

Soit je ne suis vraiment pas clair, soit vous refusez de m'écouter. J'ai bien compris votre maladie de la lavande. Le problème, c'est que ces surcoûts devraient être répercutés sur les prix de vente. L'incapacité à répercuter les hausses de coûts sur les prix est un indicateur du rapport de force entre acheteurs et vendeurs ou, si vous préférez, de l'état de l'offre et de la demande (en l'occurrence, beaucoup d'offres et peu d'acheteurs, d'où l'incapacité à remonter les prix). En espérant que cette fois le jeune ignorant (condescendance aggravée) est plus clair.

Si vous étiez convaincante, je n'aurais aucun mal à modifier mon opinion. Vos critiques acerbes n'ont malheureusement pas cet effet.

Merci aux deux Sylvie pour leur sympathie (même si j'ai bien compris que vous ne partagiez pas particulièrement mes idées).

Écrit par : Joe | 11 novembre 2009

Jérémy c'est pas que cela me gêne que tu m'appelles Yfig, mais moi c'est iPidiblue !

Pour que tu fasses la nuance voilà : Yfig est sexagénaire, marié, 3 enfants et deux petits fils et vit en Normandie, moi 46, homosexuel, séropositif au VIH et au VHB, célibataire et je vis à côté de Paris !

Capisco ?

Ecrit par : iPidiblue alias d'iPidiblue | 11 novembre 2009

Pardon de fiche le bordel, mais:
Les points communs entre les deux, pour qui a bonne mémoire, c'est que les deux fréquentent leur blog respectif; et que l'un et l'autre détestent les Noirs.

Écrit par : Pendariès | 11 novembre 2009

Pendariès,

Tu es un peu grotesque, le beau-frère d'Yfig est antillais !

Écrit par : iPidiblue alias d'iPidiblue | 11 novembre 2009

Enfin ! Tout le monde sait qu'il n'y a pas d'excédents laitiers en CEE et qu'on a décidé de supprimer les quotas laitiers. La crise du lait est bien plus complexe que ce à quoi la résume ce jeune homme et il n'a même pas la décence de se taire quand on lui apprend que ce n'est pas une crise de surproduction. (Dobolino)

"Tout le monde sait" n'est pas un argument. Si vous m'expliquez clairement pourquoi malgré une sous-production les prix de vente du lait restent bas, je n'aurais aucun mal à vous croire et même à faire amende honorable ici-même.

Écrit par : Joe | 11 novembre 2009

Pendariès,

Tu es un peu grotesque, le beau-frère d'Yfig est antillais !

Ecrit par : iPidiblue alias d'iPidiblue | 11 novembre 2009

Oh pardon! il n'y a que vous qui êtes raciste alors! On recherche vos messages sur "Bonnet d'âne", ou vos textes sur votre blog?

Écrit par : Pendariès | 11 novembre 2009

Je viens de lire l'article sur Dijon. J'ignorais que les pédagos étaient à ce point persuadés de leur bonne foi, et si peu sûr de leurs arguments, qu'ils étaient capables de refuser le débat de manière aussi peu indigne !

Quels sont les noms de ceux qui ont refusé de venur si Brighelli y était ? Meirieu est un habitué du débat avec JPB : il y en a donc d'autres qui ont refusé. Frackowiak ? Zakhartchouk ? Qui sont les lâches qui refusent aux autres le droit à l'expression dans un DEBAT ?

Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

L'affiche du 14 novembre à Dijon :

Demain j'enlève le débat!

Ecrit par : merlemocoeur | 11 novembre 2009

Merlemocoeur, vous m'avez fait beaucoup rire !

Pour Ipidiblue : Ah bon, Ipid c'est pas Yfig ? Ah bon... Ben bonjour quand même !

Écrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

Jérémy, que faites-vous de votre mémoire???.... Ne vous en souvient-il pas des colères homériques que je pris à l'encontre de Yfig et Ipidiblue quand je découvris leur connivence raciste? Ipidiblue disparut un long moment; peut-être a-t-il cru que je ne me souvenais de rien... Désolé, je ne sympathise pas avec lui.

Écrit par : Pendariès | 11 novembre 2009

Oh pardon! il n'y a que vous qui êtes raciste alors! On recherche vos messages sur "Bonnet d'âne", ou vos textes sur votre blog?

Ecrit par : Pendariès | 11 novembre 2009

Sur Bonnet d'âne je ne crois pas hormis les copier-coller qu'un anonyme a cru bon faire.
Sur mon blog je contresigne tout ce que j'écris.
Cela te va comme cela ? mais tu sais je ne voudrais pas monopoliser l'attention, si j'ai parlé de moi c'est à cause de Jérémy qui me faisait endosser l'identité d'Yfig et je n'aime pas usurper les identités, c'est pourquoi j'ai mis un lien avec mon blog, maintenant je l'ai retiré, je ne recherche nullement la publicité.

Ouf ! mon brave Penda ce que tu es compliqué ...

Écrit par : iPidiblue met les points sur les i d'iPidiblue | 11 novembre 2009

Ah, Ipidiblue est raciste, maintenant...

Bon, de toute façon, ici il y a d'un côté des gens comme Merlemoqueur, et de l'autre des gens comme Marigogo, il y a donc vraiment de tout.

Écrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

Ipidiblue, un anonyme d'il y a quelques années? AU moment où Yfig s'étalait ici? ...L'excuse.
Je ne faisais qu'un bref rappel de ce que vous êtes.

Maintenant, vous pouvez continuer.

Écrit par : Pendariès | 11 novembre 2009

Ce qui me dérange, chez Joe, ce ne sont pas ses fautes d'orthographe mais ses notions fragmentaires et manichéennes d'économie, héritées qui plus est d'un autre âge. Crises de surproduction ! N'importe quoi ! Surtout en agriculture ! On a encore parfois des pénuries, comme pour le blé il y a quelques années (2005? 2006?), mais le reste du temps, on travaille à flux tendu, tout au moins en CEE. Il y a deux gros soucis:
1) certains pays émergents où le coût du travail est tellement inférieur qu'ils cassent les prix et bradent en quantité des produits de qualité souvent équivalente et parfois nettement inférieure ou certains pays d'Europe qui ont, par rapport à nous, baissé le coût du travail (Allemagne, Espagne) et sont moins frileux vis à vis de la main d'œuvre étrangère.
2) le soutien faramineux et le protectionnisme de certains autres pays (Etats-Unis notamment) vis à vis de leurs productions agricoles ce qui met à mal la production viande, lait, céréales et oléagineux de l'Europe.
Après, je ne connais pas non plus tous les détails car ce n'est pas mon métier. En gros, ce que je dis n'est pas faux même si des experts pourraient affiner, apporter des précisions et modifier un tant soit peu quelques unes de mes assertions.
D'ailleurs, depuis l'époque de l'analyse strictement "surproductions" de Joe, qui date d'il y a trente à vingt ans, nos experts changent de point de vue tous les deux ans et il n'est guère facile de s'y retrouver.

A titre individuel, et dans les régions d'agriculture en zone difficile, s'en sortir sans compter sur aides et subventions consiste à produire de la qualité au sein de structures individuelles et de petites ou moyennes structures collectives et à commercialiser du produit fini en vente directe loco-régionale et avec le moins d'intermédiaires possible.
Mais on ne peut exploiter tous les hectares cultivables français sur ce modèle et le pays serait d'ailleurs vite affamé.

Écrit par : dobolino | 11 novembre 2009

"J'y allais dans un esprit de dialogue et d'entente, mais si on me cherche, on me trouve! Je ne vais pas laisser parler ceux qui ont démantibulé l'école et garder le silence. Je serai à Dijon!", a déclaré Jean-Paul Brighelli.

Diantre ! "un esprit de dialogue et d'entente".
Allons Jean-Paul...Ce n'est vraiment pas une bonne carte de visite. D'ailleurs on te le fait savoir.

Écrit par : guy morel | 11 novembre 2009

on, de toute façon, ici il y a d'un côté des gens comme Merlemoqueur, et de l'autre des gens comme Marigogo [...]
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

C'est lequel des deux qui n'est pas raciste, déjà ?

Écrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2009

Ipidiblue, un anonyme d'il y a quelques années? AU moment où Yfig s'étalait ici? ...L'excuse.
Je ne faisais qu'un bref rappel de ce que vous êtes.

Maintenant, vous pouvez continuer.

Ecrit par : Pendariès | 11 novembre 2009


Je ne comprends rien à ce que tu dis mon brave Penda ! Je signe et contresigne tout ce que j'écris depuis toujours, je me suis même une fois présenté aux Législatives et une fois aux Municipales !
Encore une fois je ne me sens pas responsable de ce que les autres écrivent à ma place ou sur moi.

Pierre Driout
2 rue de la réunion
Rueil Malmaison 92500
Tel 0147515159
e-mail : driout@club-internet.fr


PS Pendariès si tu as les couilles de t'attaquer à moi ne t'en prive pas, d'autres que toi s'y sont déjà essayés !
Notamment Jacques Phélizon un ancien combattant de 39/45, maire adjoint de Rueil, ami du député maire Jacques Baumel, il a fort mal fini je peux t'en donner les détails si tu veux.
En mai 2007 entre les deux tours de la présidentielle la vice-présidente du tribunal de Nanterre est venue me voir accompagnée de la police et vois-tu ils sont repartis gros-jean comme devant.

Écrit par : iPidiblue à son ami Pendariès | 11 novembre 2009

Enfin ! Tout le monde sait qu'il n'y a pas d'excédents laitiers en CEE et qu'on a décidé de supprimer les quotas laitiers. La crise du lait est bien plus complexe que ce à quoi la résume ce jeune homme et il n'a même pas la décence de se taire quand on lui apprend que ce n'est pas une crise de surproduction. (Dobolino)

"Tout le monde sait" n'est pas un argument. Si vous m'expliquez clairement pourquoi malgré une sous-production les prix de vente du lait restent bas, je n'aurais aucun mal à vous croire et même à faire amende honorable ici-même.

Ecrit par : Joe | 11 novembre 2009
Mais enfin ! C'est extrêmement compliqué. Je serais bien en peine de vous l'expliquer à coup sûr car ce n'est pas mon domaine. En plus, il faudrait un forum international qui y soit consacré. Le mieux est déjà pour vous dans un premier temps, et si le sujet vous intéresse de prendre les deux avis de la FNSEA et de la Confédération paysanne. Mais la crise du lait n'a rien de franco-française et n'est pas une crise de surproduction.
La crise du lait concerne ceux qui vendent le lait aux grands trusts internationaux et ni les producteurs de lait qui vendent aux laiteries de Beaufort ou de fourme d'Ambert.
C'est très complexe et c'est bien pour ça qu'on n'en vient pas à bout.
En tous les cas, prenez garde à ne pas proférer des assertions obsolètes qui décrédibilise votre discours. Nous n'en sommes plus aux "Raisins de la colère".

Écrit par : dobolino | 11 novembre 2009

Bon, de toute façon, ici il y a d'un côté des gens comme Merlemoqueur, et de l'autre des gens comme Marigogo [...]
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

C'est lequel des deux qui n'est pas raciste, déjà ?
Ecrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2009

Ah ça, je n'en sais rien, mais il y a parmi eux quelqu'un qui est spirituel et de bon goût ; et quelqu'un qui déteste les homos. Celle qui déteste les homos est persuadée que le monde va s'écrouler à cause d'eux, et que le lobby homo menace le bien de la France.

Écrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

décrédibilisent !

Écrit par : dobolino | 11 novembre 2009

Il faut lire de la Bédé! http://www.actuabd.com/Black-Hole-L-integrale-par-Charles-Burns-Delcourt

Écrit par : Pendariès | 11 novembre 2009

Soit je ne suis vraiment pas clair, soit vous refusez de m'écouter. J'ai bien compris votre maladie de la lavande. Le problème, c'est que ces surcoûts devraient être répercutés sur les prix de vente. L'incapacité à répercuter les hausses de coûts sur les prix est un indicateur du rapport de force entre acheteurs et vendeurs ou, si vous préférez, de l'état de l'offre et de la demande (en l'occurrence, beaucoup d'offres et peu d'acheteurs, d'où l'incapacité à remonter les prix). En espérant que cette fois le jeune ignorant (condescendance aggravée) est plus clair.

Si vous étiez convaincante, je n'aurais aucun mal à modifier mon opinion. Vos critiques acerbes n'ont malheureusement pas cet effet.

Merci aux deux Sylvie pour leur sympathie (même si j'ai bien compris que vous ne partagiez pas particulièrement mes idées).

Ecrit par : Joe | 11 novembre 2009
Joe, je veux bien vous expliquer mais je ne peux continuer à encombrer ce blog avec des propos sur l'agriculture.
Voici mon mail: vet.coup at wanadoo.fr

Écrit par : dobolino | 11 novembre 2009

Chers collègues, chers lecteurs,

Sur l'école, Marine le pen vient de s'exprimer. J'ai été agréablement surpris, moi qui ne l'avais jamais entendue sur ce sujet. J'avoue, je diffuse ! Qu'en dites-vous ?

cf http://www.dailymotion.com/video/xb3px4_marine-le-pen-refonder-lecole_news

Ecrit par : Alexis | 11 novembre 2009

ET bien Alexis , je suis plutôt d'accord avec vous et ceci bien que je ne vote pas FN.

Écrit par : sylvie | 11 novembre 2009

Chers collègues, chers lecteurs,

Sur l'école, Marine le pen vient de s'exprimer. J'ai été agréablement surpris, moi qui ne l'avais jamais entendue sur ce sujet. J'avoue, je diffuse ! Qu'en dites-vous ?

cf http://www.dailymotion.com/video/xb3px4_marine-le-pen-refonder-lecole_news

Ecrit par : Alexis | 11 novembre 2009

ET bien Alexis , je suis plutôt d'accord avec vous sur ce discours sur l'école.

Écrit par : sylvie | 11 novembre 2009

Vous avez finalement voté FN, entre vos deux deniers messages, sylvie ?

Écrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2009

"je ne vois pas trop de porte de sortie.
Et vous?" Sylvie

...

Ecrit par : dugong | 11 novembre 2009

Oh , moi , je ne crois plus à grand chose.

j'essaie juste de faire ne sorte que cela ne se voit pas trop en classe.

Écrit par : sylvie | 11 novembre 2009

Vous avez finalement voté FN, entre vos deux deniers messages, sylvie ?

Ecrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2009

y pas de risque.

le problème de ce parti , est qu'il a la propagande habile. tout le monde le sait , non?

Écrit par : sylvie | 11 novembre 2009

Tout à fait, Sylvie.

Le Pen et Golnisch sont la preuve qu'on peut être très savant et très dangereux.

Écrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

le problème de ce parti , est qu'il a la propagande habile. tout le monde le sait , non?
Ecrit par : sylvie | 11 novembre 2009

Si tout le monde le sait, c'est que sa propagande n'est pas si habile que ça.

Quant aux positions pédagogiques du FN, elles ne sont pas nouvelles. Par exemple :


"Un pédagogisme fumeux transforme les écoles en « lieux de vie », dans lesquels les professeurs deviennent des « animateurs sociaux ». Ce n'est pas ma conception du rôle de l'école. J'estime que l'éducation générale des enfants relevant d'abord de la famille, les professeurs ont pour mission essentielle de transmettre à leurs élèves les connaissances. "

"L'établissement de programmes nationaux et d'horaires nationaux pour chaque discipline est un moyen d'assurer l'égalité des chances des élèves lors des examens."


"Les IUFM créés par monsieur Jospin, quand il était ministre de l'Education sont des centres de déstructuration et d'endoctrinement, dans lesquels on tente d'imposer aux jeunes professeurs toutes les méthodes pédagogiques soixante-huitardes qui ont échoué. "


"Le maintien des statuts propres aux différents corps d'enseignants constitue une garantie de la qualité du personnel enseignant."


Jean-Marie Le Pen
Réponses au questionnaire de la Sda adressé aux candidats à l’élection présidentielle 2007

Écrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2009

Ces positions sont en soi très bien, non ?

Écrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

Frère Tuck, d'accord avec vous. Votre entrée dans les ordres ne vous a point changé.
Il me semble que votre modèle brandissait une massue, n'assommez pas vos cancres de 4e même si vous perdez patience ;))

Ecrit par : Pierre Lariba | 11 novembre 2009

Je ne pense pas que la massue soit un argument contre la bêtise et j'ai les mêmes que Pandariès. Alors je prends sur moi et je somatise à mort. Ça s'est aggravé ces derniers temps ; je ne sais pas si c'est la bêtise où mes limites, sans doute les deux. Je pense qu'il est temps que je m'arrête avant de faire comme mon "modèle" ;-))

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 11 novembre 2009

PS Pendariès si tu as les couilles de t'attaquer à moi ne t'en prive pas, d'autres que toi s'y sont déjà essayés !

Ipidibiblue

C'est marrant, vous sautez de vos gongs - qui font du bruit - comme la dernière fois, il y a 3 ou 4 ans, je pense, quand je vous ai mis KO debout. Décripidibilisé!...

Écrit par : Pendariès | 11 novembre 2009

Joe, je veux bien vous expliquer mais je ne peux continuer à encombrer ce blog avec des propos sur l'agriculture.
Voici mon mail: vet.coup at wanadoo.fr

Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2009

Mail envoyé. A bientôt !

Écrit par : Joe | 11 novembre 2009

ET bien Alexis , je suis plutôt d'accord avec vous sur ce discours sur l'école.

Ecrit par : sylvie | 11 novembre 2009

Moi aussi, et pourtant je ne suis pas un sympathisant du FN.

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 11 novembre 2009

Bof ! Pendariès j'ai passé 4 ans à l'hôpital de Garches et j'étais entre les mains du père Poiffaut alors pour me faire sortir de mes gonds ...

Pour jouer à Zorro il faut d'autres ressources que les tiennes mon Penda ...

Écrit par : iPidiblue à son ami Pendariès | 11 novembre 2009

L'Eglise mormone a apporté un soutien inattendu à une série de textes contre les discriminations à l'encontre des homosexuels à Salt Lake City (Utah, ouest des Etats-Unis), entraînant leur adoption par le conseil municipal de la ville dans la nuit de mardi à mercredi.

La position de l'Eglise de Jésus Christ des saints des derniers jours (appellation officielle de l'Eglise mormone) en faveur des homosexuels était pour le moins inattendue, l'Eglise ayant contribué à faire interdire en 2008 le mariage gay en Californie (ouest), en finançant largement la campagne des opposants.

Selon les textes adoptés par le conseil municipal de Salt Lake City, capitale de l'Utah, les homosexuels de la ville ne pourront plus être renvoyés de leur travail ou se voir refuser la location d'un logement en raison de leur orientation sexuelle.

Michael Otterson, directeur des affaires publiques de l'Eglise mormone, a estimé dans un communiqué précédant le vote que la question soulevée par ces textes était "le droit à avoir un toit au-dessus de sa tête et le droit de travailler sans être victime de discrimination" et que l'Eglise les soutenait "par essence".

Sans employer une seule fois le mot "homosexuel" au long de son communiqué, M. Otterson a précisé que le soutien des Mormons à ces textes ne remettait pas en cause la position de l'Eglise sur le mariage entre personnes de même sexe.
"L'Eglise soutient ces ordonnances car elles sont justes et raisonnables et ne font pas violence à l'institution du mariage", a-t-il affirmé.

Écrit par : iPidiblue du renfort pour Jérémy | 11 novembre 2009

Bof ! Pendariès j'ai passé 4 ans à l'hôpital de Garches et j'étais entre les mains du père Poiffaut alors pour me faire sortir de mes gonds ...

Pour jouer à Zorro il faut d'autres ressources que les tiennes mon Penda ...

Ecrit par : iPidiblue à son ami Pendariès | 11 novembre 2009

A priori, j'ai le temps pour moi.

Écrit par : Pendariès | 11 novembre 2009

côté très pénible de ce blog: vos petites querelles personnelles, messieurs, qui ne concernent que vous mais emmerdent tout le monde et coupent le fil des débats. Allez donc vous exposer ailleurs, que diable et non de d... de b...de m....!!!!!

Pour les duos, échangez vos mails et basta cosi.

Écrit par : sisyphe | 11 novembre 2009

Marine le pen me surprend vraiment en bien ! je m'aperçois qu'elle n'a rien d'extrême, et ce genre de discours montre qu'elle est crédible.

Écrit par : Martine P. | 11 novembre 2009

C'est vrai qu'il y a du barouf, pour Dijon.
J'y serai de toute façon.
Mais pas dans les "tables rondes" : "on" a effectivement pensé que j'étais infréquentable — j'avais dit il y a quatre ans des choses désagréables sur l'un des participants, et il y a quinze jours des choses peu agréables sur l'organisateur.
Deux egos contrariés !
Mais contrairement à ce que l'on m'avait affirmé — courageusement — en première instance, aucun syndicaliste n'y est pour quelque chose. Cherchons plutôt du côté d'un ancien inspecteur primaire qui fut le "Monsieur Education" du PS et de Ségolène Royal réunis.
Je vous raconterai tout en détail quand je reviendrai. Mais ce sera compliqué de faire passer des idées - tout le monde se tient par le short — dans lequel il n'y a pas grand chose…
JPB

Écrit par : brighelli | 11 novembre 2009

Voici mon mail: vet.coup at wanadoo.fr

Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2009

Mail envoyé. A bientôt !

Ecrit par : Joe | 11 novembre 2009
En principe demain après-midi.

Écrit par : dobolino | 11 novembre 2009

A priori, j'ai le temps pour moi.

Ecrit par : Pendariès | 11 novembre 2009


Sage décision, sergent Garcia, tu t'asseois au bord de la rivière et tu attends de voir le cadavre de ton ennemi passer ...

Écrit par : iPidiblue et le fier sergent Garcia | 11 novembre 2009

"Marine le pen me surprend vraiment en bien ! je m'aperçois qu'elle n'a rien d'extrême, et ce genre de discours montre qu'elle est crédible.
Ecrit par : Martine P. | 11 novembre 2009"

Bon, c'est fini la pêche aux voix ? Je ne sais pas qui le F.N. a embauché pour faire ça, mais franchement c'est du travail de bas niveau.

Il n'y a sur ce blog aucune chance pour la pêche aux voix F.N., pas la peine de multiplier les fakes.

Et Marine Le Pen, puisqu'elle parle si bien, elle a dit quoi sur les homos ? Jouez votre rôle de fake jusqu'au bout ! Je suis un électeur potentiel qui mord à l'hameçon !

Écrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

côté très pénible de ce blog: vos petites querelles personnelles, messieurs, qui ne concernent que vous mais emmerdent tout le monde et coupent le fil des débats. Allez donc vous exposer ailleurs, que diable et non de d... de b...de m....!!!!!

Pour les duos, échangez vos mails et basta cosi.

Ecrit par : sisyphe | 11 novembre 2009

Il dormait le blog....

Écrit par : Pendariès | 11 novembre 2009

Cherchons plutôt du côté d'un ancien inspecteur primaire qui fut le "Monsieur Education" du PS et de Ségolène Royal réunis.
Ecrit par : brighelli | 11 novembre 2009

C'est qu'il n'est plus à une action ou à une déclaration à caractère totalitaire, celui-là ; il aurait même été étonnant qu'il accepte le débat.

Merlemocoeur a vraiment trouvé le meilleur slogan pour Dijon : "Demain, j'enlève le débat !"

Écrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

Frère Tuck et Nicolas, quand je vous inviterai à la maison, vous trouverez un moment pour venir, hein ?

(Jérémie)

Avec plaisir. Vous avez mon adresse e-mail, je pense, sinon, je peux la redonner. Comme vous avez pu vous en apercevoir d'après mes derniers messages, le ciel est assez noir au-dessus de moi en ce moment et j'ai tendance à désespérer de la jeunesse actuelle et de l'école (mon état de santé y est sans doute pour quelque chose).

J'essaye de modérer mes messages pour éviter de flanquer le bourdon à tout le monde, mais ça me fait du bien de venir sur ce blog et de sentir qu'il y a encore des gens humains sur cette terre.

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 11 novembre 2009

Pardon Sisyphe, mais vous laisseriez, vous, un mec qui a dit des horreurs, revenir et s'exprimer comme chat qui vous ronronne entre les pattes et cherche à vous amadouer ou faire oublier son visage? Désolé, mais certains ont assez dit que Bonnet d'âne est un repaire de salauds fachistes, JPB étant d'extrême-droite pour que je me permette juste de faire un rappel. Moi j'ai terminé avec Ipidiblue.

Écrit par : Pendariès | 11 novembre 2009

A propos du programme du FN en matière d'enseignement : Delord / Molinier 2006


http://michel.delord.free.fr/fn-point8.pdf

Écrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2009

" Honnêtement, ai-je été grossière à l'égard du jeune Joe?" (Dobolino)

Honnêtement, non. Vous êtes même la seule, il me semble, à vouloir lui répondre sérieusement.

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 novembre 2009

L'avantage indéniable du discours sur l'école du Fn, c'est que les FN sont très doués pour préssentir ce que les électeurs ont envie d'entendre et axer leurs campagnes électorales sur les désirs du peuple, du peuple en colère et écœuré, exaspéré.
Donc, s'ils choisissent de tenir sur l'école des discours intelligents et intelligibles, c'est qu'ils sentent qu'il y a une lame de fond populaire, et pas obligatoirement "réactionnaire".
On peut espérer que tous les partis politiques, peu ou prou, vont les rejoindre, avec des amendements bénéfiques, dans les dix à quinze ans à venir, pour peu que leur discours sur l'école leur permette de dépasser les 10% de votes.

Écrit par : dobolino | 11 novembre 2009

Moi j'ai terminé avec Ipidiblue.

Ecrit par : Pendariès | 11 novembre 2009


Attention ! je vous la ressors, sergent Penda, si vous me cherchez encore une fois ...

Écrit par : iPidiblue et le fier sergent Penda | 11 novembre 2009

Assume Ipidiblue; c'est tout.
L'entrisme, ça gonfle (héhéhé).

Écrit par : Pendariès | 11 novembre 2009

" Honnêtement, ai-je été grossière à l'égard du jeune Joe?" (Dobolino)

Honnêtement, non. Vous êtes même la seule, il me semble, à vouloir lui répondre sérieusement.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 novembre 2009


Ce n'est pas vrai, moi aussi, je lui ai expliqué des trucs (au moins 2 fois) ! Et Dobo, rassure-toi, tu n'as pas été grossière.

Écrit par : catmano | 11 novembre 2009

Mais enfin, Penda, pourquoi te prends-tu pour le garde-chiourme du blog de JPB ? Tu crois qu'il n'est pas assez grand ? Ou alors tu as une petite quéquette et tu veux faire croire à toutes tes copines que tu en as une grosse ?


Je ne sais pas moi mais depuis le temps que tu déballes tes problèmes avec les gamins mâles de ta classe, on va finir par croire que tu as un problème de virilité et d'autorité quoi !

Écrit par : iPidiblue et les roustons du sergent Penda | 11 novembre 2009

"Les IUFM créés par monsieur Jospin, quand il était ministre de l'Education sont des centres de déstructuration et d'endoctrinement, dans lesquels on tente d'imposer aux jeunes professeurs toutes les méthodes pédagogiques soixante-huitardes qui ont échoué. " JMLP

Echoué ? Eh bien, c'est un bien bel échec quand il est aussi généralisé ! Je ne fais pas la même analyse que LP : les IUFM peuvent être (mais pas toujours, Christophe, OK) ce qu'il en dit mais les méthodes ont bel et bien atteint leur objectif qui n'était pas d'instruire, elles ne s'en sont jamais cachées.

Écrit par : nicolas | 11 novembre 2009

Ce n'est pas vrai, moi aussi, je lui ai expliqué des trucs Catmano

Moi aussi, je crois...

Écrit par : Orthoproflefaux | 11 novembre 2009

Incroyable ! Même ici, la propagande démagogique du FN semble prendre... Les bras m'en tombent. Il y a pourtant eu des précédents, b..... de m....
Sans moi.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2009

Incroyable ! Même ici, la propagande démagogique du FN semble prendre... Les bras m'en tombent. Il y a pourtant eu des précédents, b..... de m....
Sans moi.

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2009

Mais non elle ne prend pas ! Ce sont des soums embauchés pur faire croire que !

Il se trouve que les quatre citations que TotoWa choisies sont pertinentes (l'histoire du social et de l'instruction notamment), ça ne veut pas dire qu'on est des frontistes, ça veut dire que les autres partis sont comme Marigot sur d'autres points : aveuglés par leur idéologie au point de mépriser et de rejeter la réalité des faits !

Écrit par : Jeremy | 11 novembre 2009

Incroyable ! Même ici, la propagande démagogique du FN semble prendre... Les bras m'en tombent. Il y a pourtant eu des précédents, b..... de m....
Sans moi.
Ecrit par : Christophe Sibille

Et tout ça pour rien. On sait bien que dès que le FN s'approprie un thème, ce thème s'en trouve immédiatement tabou et donc "indébattable". Jusqu'à ce qu'il nous explose à la G... Mais pour nous c'est déjà fait non ?

Christophe, la manipulation est aussi là: le FN sait qu'il peut à loisir "réquisitionner" des thèmes justement parce que certains pudibonds refusent toujours le risque de partager la plus petite once de la moindre idée avec lui. Au risque de ne plus en avoir (des idées). D'accord c'est rageant, mais c'est un risque qu'il faut prendre. Les idées ne puent pas parce qu'elles sont partagées par des gens qui ont mauvaise haleine...

Écrit par : Bec | 11 novembre 2009

Je ne comprends pas cette logique qui consiste à rejeter par principe ce qui vient de Marine Le Pen parce que les médias nous ont demandé de le faire, même quand objectivement (je viens de regarder la vidéo sur l'école en question), le propos est excellent et correspond à nos idées.

Avec ce genre de logique, on a ad vitam aeternam les mêmes nullos ump ps ou modem ou quoi que ce soit au pouvoir.

Soyons libres enfin !

Écrit par : Benji | 12 novembre 2009

Que la propagande FN utilise des constats et argumentaires qu'elle trouve déjà tout faits, c'est déjà connu de ceux qui ont envie de savoir.

Qu'on les laisse faire leurs petites tentatives d'entrisme dans les blogs républicains, sûrement pas.

Le FN au pouvoir, c'est, à coup sûr, la fin de l'école républicaine telle que nous la voyons.

Ainsi que celle des professeurs tels que nous nous présentons.

Bien sûr, il y aura toujours quelques illuminés, tels des lapins pris dans les faisceaux des projecteurs de conscience, qui croiront naïvement que le discours récupéré du FN se traduira dans les faits.

Ceux-là déchanteront vite lorsqu'on les regroupera dans tous ces beaux stades de France dont les capacités d'accueil ne cessent de croître *.

Personnellement, je ne crains rien : ma place est déjà réservée depuis longtemps.


* je les vois même accompagnés à leur place par d'aimables nervis placiers qui sont ceux-là même qui tenaient les murs des cités et que le FN "dénonçait" à l'envi avant de prendre le pouvoir.

Écrit par : dugong | 12 novembre 2009

"Mais ce sera compliqué de faire passer des idées - tout le monde se tient par le short — dans lequel il n'y a pas grand chose…"

Short ?

Gens à idées courtes ou à court d'idées ?

Écrit par : dugong | 12 novembre 2009

Comme Francis, je ne me fatigue plus a faire des copier-coller avec les accents quand je suis dans les bras de la perfide Albion. You just have to tough it. Il y a pire et puisqu'on en parle, justement, Joe peut encore parfaire son orthographe, mais pour Morel, c'est sans espoir. Un prof qui a atteint la limite d'age sans savoir qu'on met une majuscule pour parler des Allemands cela fait froid dans le dos en pensant aux generatiopns successives d'enfants qui sont passes entre ses vilaines pattes.

Je n'avais pas eu le temps ces derniers jours de venir sur le blog mais fus alertee par quelques amis. Je ne le regrette pas car cela valait le coup de me rendre compte par moi-meme. Le pauvre bougre est-il epileptique, la bave lui etant montee aux levres? Il creve de rage m'avait-on dit, et il vient confirmer combien j'ai mis dans le mille. Il faut que j'aie touche juste pour avoir provoque une salve pareille. Ce serait jubilatoire si ce n'etait si pitoyable.

Je suis avec interet les echanges entre Joe et dobolino, qui ont une autre tenue que les eructations du grand specialiste de la collaboration sovieto-hitlerienne. Pontifiant, comme d'hab', il n'a meme pas saisi le sarcasme dans l'evocation de Beaune-la-Rolande comme villegiature. Ce dont il souffre est incurable. Je le remercie neanmoins car ses outrances permettent aux lecteurs de ce blog de prendre la mesure du personnage, si ce n'est deja fait.

---------------------
Joe n'est pas mon mari (j'en ai deja un, le second, donc le dernier), il a l'age d'etre mon fils, mais je n'en admire pas moins sa tenacite et la courtoisie de ses repliques. Meme s'il donne l'impression de clamer dans le desert, je sais, par experience, que ses idees sont loin de rencontrer la reprobation generale.

La France est un pays foncierement illiberal et antiliberal, et c'est d'ailleurs une des tares qui la plombent le plus surement, mais cela vient en grande partie du fait qu'elle est indecrottablement jacobine ce qui brouille aussi la ligne de partage entre droite et gauche. Ce tropisme qui sevit des deux cotes de l'hemicycle plonge ses racines bien au-dela de la Revolution, dans le colbertisme. A ce niveau de sclerose des mentalites, il n'y a guere d'espoir qu'elle sorte du merdier dans lequel elle doit se complaire, refusant de se donner les moyens par lesquels d'autres l'ont fait, et qui n'avaient pas les memes ressources.

Je ne sais pas quelle est la proportion de participants actifs et celle de lecteurs passifs, sur ce blog, mais les retours que je peux en avoir "hors antenne" me laissent penser qu'une bonne partie d'entre eux est infiniment plus en resonnance avec les propos de Joe (sans parler des miens et de quelques autres qui se reconnaitront) que ce que l'on peut deduire des remarques acerbes, quolibets et autres jets de fiel qui en accusent reception.

Les commemorations de ces derniers jours, celles du 9 et celle du 11, constituent un projecteur puissant pour illuminer la connerie et la lachete humaines. Rien ne permet d'esperer que nous ne reverrons pas surgir dans un proche avenir des clones des vielles badernes (celles qui ont orchestre la boucherie de 14-18, par entetement et en s'accrochant a de tout aussi vielles lunes) ou des hordes d'adorateurs beats du regime sovietique, le plus meurtrier du siecle ecoule, qui en a pourtant produit un echantillonnage impressionnant.

A voir la solidite du mur qui subsiste dans les tetes d'un paquet de Francais, notamment sur la scene politico- mediatique, et sans oublier par exemple l'insondable sottise d'une certaine laureate exilee en Allemagne qui se prend pour la Marion Cotillard de la scene litteraire, on est en droit de craindre le pire. Regardez autour de vous et trouvez moi un autre pays qui soit contraint de s'interroger ( non sans raisons) sur la definition de son identite. Il faut commencer par se demander qui en a conchie sans relache depuis plus d'un demi-siecle les valeurs fondatrices? Pas la droite que je sache. Dans ce domaine-la, la ligne de partage est bien nette.

Je ne pense pas qu'un debat sur le sujet aboutisse a autre chose qu'a nous donner une de ces usines a gaz dont les Francais sont de fins specialistes. On a vu la sterilite des debats sur l'ecole qui demontre que dans l'hexagone la rhetorique prime sur l'action. C'est donc bien d'une sclerose des mentalites et des comportements qu'il s'agit car c'etait deja le cas au 17e s. avec les Jesuites, interdits d'enseignement en 1762, l'annee de parution de l'Emile et si je me souviens bien du livre de La Chalotais sur l'Education nationale...
Cela donne a reflechir. Mais de cela personne dans ce debat n'en fera etat.

Écrit par : Cadichon-at-sea et sans accents | 12 novembre 2009

"C'est donc bien d'une sclerose des mentalites et des comportements qu'il s'agit car c'etait deja le cas au 17e s. avec les Jesuites, interdits d'enseignement en 1762, l'annee de parution de l'Emile et si je me souviens bien du livre de La Chalotais sur l'Education nationale...
Cela donne a reflechir. Mais de cela personne dans ce debat n'en fera etat." Cadichon

Superbe "raisonnement"

Je vous propose un autre rapprochement de date :

1933 : Hitler arrive au pouvoir
1933 : premier isolement du virus de la grippe humaine

Cela vous donne-t-il "à réfléchir" ?

Écrit par : dugong | 12 novembre 2009

"Travailler par compétences". Un exemple d'usine à gaz compétentielle qui m'a fait hurler de rire en histoire-géographie à propos de Jean d'Arc :

http://hgc.ac-creteil.fr/spip/Travailler-par-competences

Evidemment, il y a un powerpoint à la clé :
http://hgc.ac-creteil.fr/spip/IMG/ppt/Raconter_light.ppt

Outre les nombreuses fautes - le mot est faible - qui font désordre dans un site académique, il y a une utilisation du "parce que" et du "car" qui m'a laissé pantois.

Je laisse les collègues de la discipline commenter plus avant s'ils le désirent.

Écrit par : dugong | 12 novembre 2009

Quand même, je ne résiste pas à la ciation d'élève (qui ne fait apparemment pas réagir nos "enseignants") :

"En 1429 Jeanne d’Arc quitta Dom Rémy"

j'ajouterais volontiers : "car il était écrit qu'elle devait rester pucelle" et "parce que tous les chanoines réguliers du Latran sont des machos impuissants"

Écrit par : dugong | 12 novembre 2009

citation...

Écrit par : dugong | 12 novembre 2009

Ben quoi ? Dom Rémy comme Dom Pérignon…
Ils ont des références, ces petits…
JPB

Écrit par : brighelli | 12 novembre 2009

Jeanne était-elle virginale ou lotharingienne ?

Aurait-elle pu adopter ?

Écrit par : dugong | 12 novembre 2009

* je les vois même accompagnés à leur place par d'aimables nervis placiers qui sont ceux-là même qui tenaient les murs des cités et que le FN "dénonçait" à l'envi avant de prendre le pouvoir. Ecrit par : dugong | 12 novembre 2009

Même ressenti et même analyse que vous, hélas.
Il ratisse large, le parti et je crains que tentants pour quelques déçus ne soient le vote ou l'adhésion...

Écrit par : nicolas | 12 novembre 2009

« Soyons libres enfin ! »
Benji | 12 novembre 2009

Crève, salope.

Écrit par : Tailleboudin | 12 novembre 2009

"Christophe, la manipulation est aussi là: le FN sait qu'il peut à loisir "réquisitionner" des thèmes justement parce que certains pudibonds refusent toujours le risque de partager la plus petite once de la moindre idée avec lui. Au risque de ne plus en avoir (des idées). D'accord c'est rageant, mais c'est un risque qu'il faut prendre. Les idées ne puent pas parce qu'elles sont partagées par des gens qui ont mauvaise haleine..."

Ecrit par : Bec | 11 novembre 2009

Ce n'est pas contre les "idées", c'est sur le fait que certains puissent dire que le FN en propose quelquefois "des bonnes" quand on ne peut pas ignorer que c'est pure démagogie, et qu'il n'a en aucune manière l'intention de les faire siennes; uniquement de draguer l'électeur. Et ça a l'air de marcher, même ici.
(Voir l'excellent message de Dugong un peu plus haut).

Écrit par : Christophe Sibille | 12 novembre 2009

La France est un pays foncierement illiberal et antiliberal, et c'est d'ailleurs une des tares qui la plombent le plus surement, mais cela vient en grande partie du fait qu'elle est indecrottablement jacobine ce qui brouille aussi la ligne de partage entre droite et gauche. Ce tropisme qui sevit des deux cotes de l'hemicycle plonge ses racines bien au-dela de la Revolution, dans le colbertisme
Ecrit par : Cadichon-at-sea et sans accents | 12 novembre 2009

CADICHON, comme d'habitude, vos préjugés idéologiques vous aveuglent !

Colbert, et pourquoi pas Clovis voire Vercingétorix pendant que vous y êtes!!!

On se demande, à vous lire, comment la France, ce pays pourri depuis plus de 300 ans si je vous comprends bien, fait pour avoir encore le 5ème PIB du monde et un système de santé qui permet aux Français de vivre plus vieux qu'aux USA et que dans presque tous les autres pays (Japon, Italie exceptés)!

Mais je reconnais que la France doit faire un effort pour rattraper les USA sur le plan pénitentiaire, nous avons 7 fois moins de gens en prison par habitant, 1 pour mille contre 7 pour mille dans le pays de la liberté et de la justice, ce retard est insupportable, et puis rétablissons la peine de mort pour couper la tête à Guy Morel!

Plus sérieusement, bien sûr tout n'est pas parfait, mais de là à cracher encore et toujours comme vous le faites, sans discernement, cela laisse songeur!

Écrit par : merlemocoeur | 12 novembre 2009

http://hgc.ac-creteil.fr/spip/Travailler-par-competences

Evidemment, il y a un powerpoint à la clé :
http://hgc.ac-creteil.fr/spip/IMG/ppt/Raconter_light.ppt

Outre les nombreuses fautes - le mot est faible - qui font désordre dans un site académique, il y a une utilisation du "parce que" et du "car" qui m'a laissé pantois.
Je laisse les collègues de la discipline commenter plus avant s'ils le désirent.
Ecrit par : dugong | 12 novembre 2009
Au hasard :
"Au mois de Mai 1430 Jeanne fut arrêter et livrer par les Bourguignons aux anglais. Car elle était une menace pour la conquête des anglais. Elle mourut à Rouen sur une bûcher. Car elle est condamné par le tribunal a mort car elle est accuser de sorcellerie."
Heureusement que les auteurs ajoutent :
"Dans un deuxième temps, chaque élément de la chronique est éclairé par des explications : c’est ici que l’utilisation du traitement de texte prend tout son sens."

A mon avis, c'est dans un temps préparatoire que l'utilisation des règles de grammaire / syntaxe/orthographe auraient eu du sens. Et on laisse les enfants naviguer sur un tel site ?????

Écrit par : nicolas | 12 novembre 2009

Qui vous dit que marine n'a pas l'intention d'appliquer les idées excellentes contenues dans sa vidéo ?

C'est libé, le figaro, tf1, europe1 et arte qui nous l'ont dit ??? franchement, faudrait peut-être qu'on se réveille et qu'on arrête de nous laisser piéger.

Moi y a des bonnes idées, je prends. Point. Ras la casquette des déconvenues de l'ump et du ps, ras la casquette. Des bonnes idées, je prends, et personne ne me dira que je suis fasciste ou nazi parce qu'il le regrettera amèrement, s'il connaissait l'histoire de ma famille.

Écrit par : Louis32 | 12 novembre 2009

Tiens on parle de Dom Pérignon !
On a raconté beaucoup de choses à son sujet . Est-il vraiment l'inventeur du champagne ? On dit aujourd'hui que ce sont les Anglais qui sont à l'origine du champagne.
Où est la vérité et où commence la légende ?
Bon, disons que notre bon moine était aussi un bon observateur et un oenologue qui a eu la bonne idée d'assembler les meilleurs raisins pour élaborer un vin de qualité.
Que l'on soit enfant ou adulte, on mélange tout justement, on déforme, on invente et ça fait des légendes...

Écrit par : charpentier Hélène | 12 novembre 2009

« Moi y a des bonnes idées, je prends. Point. »
Louis32 | 12 novembre 2009

JPB, nous allons devoir supporter encore longtemps les interventions de cette ordure lepéniste ?

Écrit par : Tailleboudin | 12 novembre 2009

Crève, salope.

Ecrit par : Tailleboudin | 12 novembre 2009

On part deux jours, et le style se relâche.
Un peu court, comme argumentation, non ? Et doit-on tolérer ici un tel langage ?

Écrit par : yann | 12 novembre 2009

Trouvaille géniale pour détourner les gens des vrais problèmes!

Ecrit par : Jean | 10 novembre 2009

La grippe ?

Écrit par : yann | 12 novembre 2009

Merci Tailleboudin pour votre humanisme.

Merci d'expliquer à vos élèves qu'il faut être tolérant et qu'on peut combattre des idées sans injurier les hommes qui sont derrière.

Merci au papé morel pour l'élégance répétée de ses interventions (en même temps on lui pardonne, fait pas bon vieillir et ça nous guette tous).

Avec des profs comme ça on peut être optimiste quant à l'avenir de notre pays !

Écrit par : Voltaire | 12 novembre 2009

Et c'est mal de citer une phrase sans mettre au moins la phrase qui suit, l'histoire de l'outrance, tout ça...

Ecrit par : Jeremy | 10 novembre 2009

Lisez moins vite, vous verrez que je l'ai citée.

Écrit par : yann | 12 novembre 2009

« doit-on tolérer ici un tel langage ? »
yann | 12 novembre 2009

Doit-on tolérer ici la racaille lepéniste ?

Écrit par : Tailleboudin | 12 novembre 2009

On a qu'à y aller une bonne fois pour toutes et franchement au capitalisme sauvage que vous appelez de vos vœux et qui n'existe pour l'instant nulle part sur terre.

Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2009

Faudrait savoir. Je croyais que nous vivions dans un monde impitoyable dominé par l'ultra-néo-libéralisme et la mondialisation à tous crins ?

Écrit par : yann | 12 novembre 2009

L'incapacité à répercuter les hausses de coûts sur les prix est un indicateur du rapport de force entre acheteurs et vendeurs ou, si vous préférez, de l'état de l'offre et de la demande (en l'occurrence, beaucoup d'offres et peu d'acheteurs, d'où l'incapacité à remonter les prix).

Ecrit par : Joe | 11 novembre 2009

Éventuellement, concurrence étrangère, genre lavande chinoise à bas prix, comme pour le foie gras ?
J'en appelle à la spécialiste de la lavande.

Écrit par : yann | 12 novembre 2009

Taille-toi boudin, t'es vulgaire et tu fais honte à ce forum. Les Lumières nous ont appris à discuter et débattre, pas à insulter et à nous replier sur nos prétendues certitudes.

Écrit par : Maxou | 12 novembre 2009

Que la propagande FN utilise des constats et argumentaires qu'elle trouve déjà tout faits, c'est déjà connu de ceux qui ont envie de savoir.
Ecrit par : dugong | 12 novembre 2009

Bien sûr, mais est-ce le seul parti à le faire ?

******
Qu'on les laisse faire leurs petites tentatives d'entrisme dans les blogs républicains, sûrement pas.
Ecrit par : dugong | 12 novembre 2009

C'est quoi, un blog républicain ? Comme dans le débat actuel sur l'identité nationale, cela se réduit aux valeurs républicaines, liberté, égalité, fraternité ?
Liberté ?

Écrit par : yann | 12 novembre 2009

Merci Tailleboudin pour votre humanisme.
Ecrit par : Voltaire | 12 novembre 2009

Sûr :

Crève, salope.

Ecrit par : Tailleboudin | 12 novembre 2009

JPB, nous allons devoir supporter encore longtemps les interventions de cette ordure lepéniste ?

Ecrit par : Tailleboudin | 12 novembre 2009

Doit-on tolérer ici la racaille lepéniste ?

Ecrit par : Tailleboudin | 12 novembre 2009

Etc.

Écrit par : yann | 12 novembre 2009

La France est un pays foncierement illiberal et antiliberal[...]

Ecrit par : Cadichon-at-sea et sans accents | 12 novembre 2009

Je le remets pour Cadichon, qui ne l'a peut-être pas vu :

http://news.bbc.co.uk/2/hi/8347409.stm

Enfin un domaine où la France est N° 1 ! Cocorico !

Écrit par : yann | 12 novembre 2009

Outre les nombreuses fautes - le mot est faible - qui font désordre dans un site académique, il y a une utilisation du "parce que" et du "car" qui m'a laissé pantois.
Je laisse les collègues de la discipline commenter plus avant s'ils le désirent.
Ecrit par : dugong | 12 novembre 2009

"Parce que" et "car" sont des "connecteurs argumentatifs". Dominique Maingueneau leur consacre plusieurs pages dans sa "Pragmatique du discours littéraire" (Bordas).

L'histoire n'est pas une "science dure", mais fait partie des sciences humaines. "Humain" n'est pas synonyme de vague ou d'approximatif. L'Histoire n'est pas une science exacte, comme la physique par exemple, mais c'est une science rigoureuse.

L'emploi pertinent du connecteur argumentatif est donc de la plus haute importance, en l'occurrence de "car" et de "parce que" parce que (et non car) c'est toute la question de la causalité (le rapport de cause à effet) qui est en jeu et la façon dont on souhaite souligner ce rapport (la modalité)

Je ne veux pas vous faire un cours de grammaire pragmatique (disons pour aller vite que contrairement à "parce que", "car" justifie l'assertion précédente)

Mais on voit bien avec cet exemple que l'effacement d'un enseignement structuré et systématique de l'enseignement de la grammaire au profit de l'ORL ou de rien du tout a des répercussions négatives sur la qualité argumentative, sur la scientificité des textes et sur la pensée qui s'y exprime.

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 12 novembre 2009

Abondance de cuirs ne nuit pas dans la conversation politique ...

Écrit par : iPidiblue chausseur | 12 novembre 2009

http://hgc.ac-creteil.fr/spip/Travailler-par-competences

"Construire la capacité", est-il sérieux d'employer un tel charabia ?

Écrit par : iPidiblue capacitaire | 12 novembre 2009

"Il s’agit d’un temps d’écriture longue" bonjour le pidgin !

Écrit par : iPidiblue néo-français | 12 novembre 2009

Peut-être n'est-il pas nécessaire d'en venir tout de suite aux invectives...
Le problème, ce n'est pas les idées du FN (le FN en soi est un problème). Le problème, c'est de donner de bonnes idées aux partis dont nous voulons assurer la promotion.
Et ça, c'est pas d'la tarte...
JPB

Écrit par : brighelli | 12 novembre 2009

Outre les nombreuses fautes - le mot est faible - qui font désordre dans un site académique, il y a une utilisation du "parce que" et du "car" qui m'a laissé pantois.
Je laisse les collègues de la discipline commenter plus avant s'ils le désirent.
Ecrit par : dugong | 12 novembre 2009

Au mois de Mai 1430 Jeanne fut arrêter et livrer par les Bourguignons aux anglais. Car elle était une menace pour la conquête des anglais. Elle mourut à Rouen sur une bûcher. Car elle est condamné par le tribunal a mort car elle est accuser de sorcellerie."
Heureusement que les auteurs ajoutent :
"Dans un deuxième temps, chaque élément de la chronique est éclairé par des explications : c’est ici que l’utilisation du traitement de texte prend tout son sens."

A mon avis, c'est dans un temps préparatoire que l'utilisation des règles de grammaire / syntaxe/orthographe auraient eu du sens. Et on laisse les enfants naviguer sur un tel site ?????


Le professeur insiste ensuite sur la particularité du récit historique : les élèves doivent aussi savoir « expliquer des faits historiques ». La dernière étape consiste donc en l’ajout d’un élément explicatif simple, trouvé dans le recueil documentaire et introduit par « car » ou « parce que ». L’écrit intermédiaire est donc déjà un récit historique que les élèves peuvent eux-mêmes évaluer.

C'est toujours le même problème, celui de la dissociation de la pensée et du langage qui est une bévue philosophique (cf. Wittgenstein) et qui relève de la "doxa" (l'idée qu'il puisse exister une pensée sans langage).

Soit dit en passant l'apprentissage de la lecture selon la méthode "idéo-visuelle" relève de la même bévue. La conception de ce livre d'Histoire également.

Le travail sur la clarté et la correction de l'expression n'est pas secondaire (ne doit pas venir après).

Quant à la confusion entre "car" et "parce que", il y a des gens comme O. Ducrot qui ont consacré une partie de leur vie à montrer que ces deux connecteurs correspondaient à des fonctionnements énonciatifs distincts, mais nos historiens "constructivistes" n'ont pas pris la peine de le lire.

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 12 novembre 2009

Mais on voit bien avec cet exemple que l'effacement d'un enseignement structuré et systématique de l'enseignement de la grammaire au profit de l'ORL ou de rien du tout a des répercussions négatives sur la qualité argumentative, sur la scientificité des textes et sur la pensée qui s'y exprime.

Ecrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 12 novembre 2009

Le désastre de l'enseignement est la conséquence d'un laisser-faire généralisé. La République n'assure plus (d'ailleurs on ne lui demande plus) du tout sa fonction de justice distributive. L'écart (la fracture) se creuse entre les classes et les diverses couches de la population qui, pour se faire entendre et prendre en compte leurs revendications particulières ou catégorielles recourent à des procédés de plus en plus agressifs, réactifs, vindicatifs, illégaux, voire, "terroristes".
Dans ces conditions de déchirement du tissu social et de reféodalisation de la société, comment voulez-vous qu'à l'école, les enseignants impriment sur les nouveaux venus une instruction et culture communes?
Quand aux partis politiques, leur seul souci n'est pas la République ni le bien public, mais la manière de conquérir des électorats dispersés pour conquérir le pouvoir.

Écrit par : marigot | 12 novembre 2009

Ce que je trouve bien triste ce sont ces pauvres "déformés" par le système, tous ces jeunes élèves-professeurs qui apprennent les tics de langage de leurs maîtres dans les IUFM pour se faire bien voir ! Quel aplatissement ... on a envie de leur dire : relever la tête, bon Dieu !

Écrit par : iPidiblue de l'à-plat-ventrisme | 12 novembre 2009

http://egoblog.net/2009/10/24/attention-a-la-parano-anti-vaccin-en-ligne/

Ecrit par : Troll | 12 novembre 2009

C'est bien mignon de voler ainsi au secours des vaccinateurs en plein désarroi! Mais malheureusement les faits sont têtus: il n'y a pas et il n'y aura très probablement pas d'épidémie, malgré les efforts désespérés de certains pour monter en épingle et attribuer faussement au virus de la grippe du cochon des décès de malades "qui souffraient d'autres pathologies".

Écrit par : Jean | 12 novembre 2009

Le problème, ce n'est pas les idées du FN (le FN en soi est un problème). Le problème, c'est de donner de bonnes idées aux partis dont nous voulons assurer la promotion.
Et ça, c'est pas d'la tarte...
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 novembre 2009

le problème, en l'occurrence, c'est que quand les idées du FN sont bonnes (franchement, que renieriez-vous du discours de Marine Le Pen s'il était prononcé par quelqu'un d'autre ?), elles deviennent automatiquement mauvaises par "contamination".
Il ne vous reste plus qu'à en trouver d'autres.

Écrit par : yann | 12 novembre 2009

Je suis allé m'acheter des cacahuètes, il en faut aussi pour les vieux singes comme moi !

Écrit par : iPidiblue ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à faire des grimaces... | 12 novembre 2009

Cette Elisabeth Lévy est absolument imbuvable, méprisante et, en plus, elle ne parle pas, elle braille.
Je ne la connaissais pas, mais ça donne pas envie ! :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2009

Tiens, justement : http://www.amazon.fr/Ma%C3%AEtres-censeurs-Elisabeth-L%C3%A9vy/dp/225315282X/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1258029297&sr=8-1

Instructif sur les mécanismes de la "contamination".

Écrit par : yann | 12 novembre 2009

Elle est comme Zemmour, à coups d'arguments relevant d'une sorte de parano anti "politiquement incorrect", elle se permet des écarts de pensée et de langage effarants*... Et, vraiment, en braillant à force de surjouer l'indignation.
Réécoutez-là, dans l'émission de l'autre soir.
*On appelle ça: "surcompenser", non ?

Écrit par : Christophe Sibille | 12 novembre 2009

La question c'est : est-ce qu'on doit remplacer le débat politique par un débat juridique ?
Par exemple tout à l'heure chez maître Eolas je rappelais une humiliation publique d'Eric Raoult lors d'une soirée électorale, il avait dit à Guigou ou à Royal je ne sais plus, "Je vous trouve charmante", et la donzelle lui avait répondu tout à trac "Mais moi monsieur Raoult je ne vous trouve pas du tout charmant !" Mine déconfite du gros Raoult ...
Il y a un crétin qui a fait un rappel à l'ordre à Eolas en disant que c'était une diffamation ! Vous voyez le style ...

Écrit par : iPidiblue de la diffamation publique | 12 novembre 2009

"le problème, en l'occurrence, c'est que quand les idées du FN sont bonnes (franchement, que renieriez-vous du discours de Marine Le Pen s'il était prononcé par quelqu'un d'autre ?), elles deviennent automatiquement mauvaises par "contamination".
Il ne vous reste plus qu'à en trouver d'autres."

Ecrit par : yann | 12 novembre 2009

Ah bon ? Parce que ces idées sont de leur fait, ou les ont-ils récupérées parce qu'ils sentaient qu'elles étaient un peu plus dans le sens du vent ?

Écrit par : Christophe Sibille | 12 novembre 2009

"La question c'est : est-ce qu'on doit remplacer le débat politique par un débat juridique ?
Par exemple tout à l'heure chez maître Eolas je rappelais une humiliation publique d'Eric Raoult lors d'une soirée électorale, il avait dit à Guigou ou à Royal je ne sais plus, "Je vous trouve charmante", et la donzelle lui avait répondu tout à trac "Mais moi monsieur Raoult je ne vous trouve pas du tout charmant !" Mine déconfite du gros Raoult ...
Il y a un crétin qui a fait un rappel à l'ordre à Eolas en disant que c'était une diffamation ! Vous voyez le style ..."

Ecrit par : iPidiblue de la diffamation publique | 12 novembre

La réplique étant maligne, ça devait plutôt être Guigou que Royal... Mais l'anecdote est très bonne ! Merci, Ipidiblue !

Écrit par : Christophe Sibille | 12 novembre 2009

J'entends ..... que l'on parle de moi .... et que l'on m'attribue des qualités qui seront bientôt universelles et que je n'ai pas, n'ai jamais eues et n'aurai jamais.


Ce que je dis, que j'ai dit et dirai :
On utilise le mot "raciste" comme une insulte.
On galvaude le sens sémantique du mot en lançant l'anathème sur quiconque ose dire d'un noir ou d'un étranger qu'il est con (si il est con) ... normalement, on devrait dire 'ostracisme' ... mais nous savons bien que notre langue, enseignée pour grande part dans des classes enfumées, par des enseignants barbouillés, est malmenée au point qu'aujourd'hui, s'exprimer correctement est considéré comme du racisme de la langue ....

"Ouah ! toua coman tu nou cose ! eh man ! tu croa con conpran pa que tu veu nous fer pacer pour des cons !
Yep ! man tes raciste de la langue !"

Hier, je vais à l'épicerie arabe acheter un peu de ketchup cachère et Mouloud me dit comme ça :
"toua l'ifigue, t'ajéte toujour des trucs nases, j'parie un roulo de PQ contre une rolesque (rollex) que tes raciste !"

Ben oui, Mouloud est plein d'humour et en plus, quand il voit un type dans la mouise, c'est plus fort que lui, faut qu'il l'aide .... ça n'empêche que son beauf, Ahmed, il deal grave à la sortie des lycées et il roule en audi quatro avec ABS et direction assistée .... assistée comme Ndeya, la petite sénégalaise arrivée en France par une combine pas imaginable et qui fabrique des sacs Vuitton revendu à la sauvette sur le boulevard des maréchaux (et non pas des maraîchers !)
Je ne comprends pas qu'on laisse de telles images passer à la télé raciste ! ?
Comment peut-on stigmatiser de si braves gens qui ne veulent de mal à personne, mais juste faire un peu de commerce pour survivre ! ?

Quand je pense qu'en écrivant ça, c'est à dire une narration parfaitement objective de ce que l'on peut voir tous les jours à la télé ...... je me comporte en cloporte raciste colportant des ragots abominables !!!!!

Et l'autre voyou ... comment y s'appelle déjà .... François Cluzet ... qui ose prétendre qu'Israël tient emprisonné un Français pour avoir osé critiquer le grand pays des rabbins sur sa politique invasionniste des territoires inoccupés pas pour longtemps ....

Et vlan, vous allez voir que c'est moi qu'on va traiter d'antisémite !!!!!

Cluzet, lui, il est intouchable et le journaliste prisonnier depuis 4 ans peut bien y rester .... on s'en fout !

T'as l'bonjour d'Yfig ...... le vrai, le seul, l’inique ! (et j't’inique aussi !!!)

Écrit par : Yfig et le petit pandore rond rouge | 12 novembre 2009

à Troll, cet extrait d'Agoravox:

"Le Français qui refuse le vaccin le fait au nom de sa raison éclairée, une raison qui veut s’opposer à la déraison des autorités gagnées par l’obstination technico-médicale et les peurs irraisonnées. Mieux encore, le refus de vaccination se révèle être un acte citoyen et politique. C’est le refus du gaspillage, de la médecine industrielle, de l’asservissement des gens par les machines sanitaires bureaucratiques. C’est aussi une invitation à utiliser autrement l’argent public, par exemple payer des verres de correction à ceux qui n’ont pas de mutuelle et des tas d’autres choses bien plus utiles que ces piqûres intempestives avec en plus la mobilisation générale des personnels pour cette campagne qu’on jugera inutile et qui engendre un désordre public."

Écrit par : Jean | 12 novembre 2009

à Troll, cet extrait d'Agoravox:

Ecrit par : Jean | 12 novembre 2009

A Troll, troll et demi ?

Écrit par : yann | 12 novembre 2009

Ah bon ? Parce que ces idées sont de leur fait [...] ?

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 novembre 2009

Ai-je dit cela ?
Mais, même piquées ailleurs, ces idées se transforment du fait de leur passage par le FN. Dans l'esprit de certains (de beaucoup, en fait, par réflexe pavolvien), le FN se comporte comme le roi Midas, avec de la merde dans le rôle de l'or.

Écrit par : yann | 12 novembre 2009

comme le roi Midas, avec de la merde dans le rôle de l'or.
Ecrit par : yann | 12 novembre 2009

Normal : le pot d'échappement est à la voiture ce que le trou du cul est à l'homme.

Écrit par : Le petit mécano | 12 novembre 2009

@ Un peu de propagande pour le parti antipédagogiste :


"- L’État doit veiller à l’égalité d’accès à l’école comme à l’université. Ainsi, au nom de l’égalité de moyens, il permettra, par la mise en place du chèque scolaire, le libre choix de l’école à tous les parents. La carte scolaire sera progressivement supprimée. Calculé par rapport au coût moyen de scolarité d’un élève, le chèque scolaire n’entraîne aucune dépense supplémentaire pour l’État dans l’enseignement public : les parents deviennent simplement le passage obligé pour le financement des établissements.

Le chèque scolaire prendra en charge les salaires des personnels hors enseignants (qui ne sont pas pris en charge par l’État) des 10 000 établissements de l’enseignement privé sous contrat.
C’est le seul surcoût engendré puisque ce dispositif – indépendamment du rétablissement de l’égalité d’accès entre Public et Privé sous contrat – doit avant tout permettre aux parents du Public de choisir, pour leurs enfants, l’établissement qu’ils jugeront le meilleur.

Les écoles primaires, collèges et lycées, ainsi soumis à une certaine émulation, amélioreront naturellement leur niveau scolaire et leurs conditions de travail pour les élèves."


FN - Education et formation.

Écrit par : TotoWeininger | 12 novembre 2009

Enfin un domaine où la France est N° 1 ! Cocorico !

Ecrit par : yann | 12 novembre 2009
Avec la lavande !
Talonnée par la Bulgarie.

Écrit par : dobolino | 12 novembre 2009

On a qu'à y aller une bonne fois pour toutes et franchement au capitalisme sauvage que vous appelez de vos vœux et qui n'existe pour l'instant nulle part sur terre.

Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2009

Faudrait savoir. Je croyais que nous vivions dans un monde impitoyable dominé par l'ultra-néo-libéralisme et la mondialisation à tous crins ?

Ecrit par : yann | 12 novembre 2009

T'as pas le sentiment d'être un peu de mauvaise foi, là ?

Écrit par : dobolino | 12 novembre 2009

Qui, moi ???

Écrit par : yann | 12 novembre 2009

Eh ! oh ! les assurés sociaux c'est pas bientôt fini ce raffut ! Revenons à nos moutonsses comme disait le regretté Topaze ...

Écrit par : iPidiblue primaire en toutes choses | 12 novembre 2009

Avec la lavande !
Talonnée par la Bulgarie.

Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2009

Donc, pas de lavande made in China à prix cassé ? Juste la concurrence de la Bulgarie, mais on reste premier ?
Alors, s'il n'y a pas (trop) de phénomène de concurrence déloyale, Joe a raison, il n'y a pas assez de demande pour que les prix soient corrects et les exploitations rentables.

Écrit par : yann | 12 novembre 2009

"les assurés sociaux" ?

C'est une nouvelle insulte ?
Par moments, on se demande à qui vous parlez, Ipidi.

Écrit par : yann | 12 novembre 2009

assurés sociaux = français de base. Mais bon j'avais peur de vous heurter en vous appelant comme cela ...

Écrit par : iPidiblue primaire en toutes choses | 12 novembre 2009

Vous ne vous souvenez pas de JP Raffarin et de ses français d'en-bas ?

Écrit par : iPidiblue the yes need the no to win against the no ! | 12 novembre 2009

assurés sociaux = français de base.

Ecrit par : iPidiblue primaire en toutes choses | 12 novembre 2009

Je veux bien. Mais qui ici, par opposition, représente la France d'en haut (à part Morel, qui est hors concours) ?

Écrit par : yann | 12 novembre 2009

Si on le savait il y a longtemps qu'on aurait fait une supplique au Bon Dieu du blog !

Écrit par : iPidiblue humble supplique | 12 novembre 2009

Avec la lavande !
Talonnée par la Bulgarie.

Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2009

Donc, pas de lavande made in China à prix cassé ? Juste la concurrence de la Bulgarie, mais on reste premier ?
Alors, s'il n'y a pas (trop) de phénomène de concurrence déloyale, Joe a raison, il n'y a pas assez de demande pour que les prix soient corrects et les exploitations rentables.

Ecrit par : yann | 12 novembre 2009
Doux Jésus ! Mais vous êtes bouchés à l'émeri ou quoi ?
Les prix sont corrects, enfin, ils fluctuent entre bien hauts et un peu bas selon les années, selon la demande. L'habitude était de stocker les mauvaises années et de vendre les bonnes années. Pour ça, il faut du stock. Quand les rendements baissent, y'a plus de stocks et on ne peut plus jouer aussi aisément

Écrit par : dobolino | 12 novembre 2009

Pour la lavande chinoise, ça va venir mais il faudra encore quelques années pour qu'ils aient le savoir-faire français aussi bien pour faire de la fleur propre que pour extraire des essences de qualité. Pour le lavandin qu'on utilise dans l'industrie des lessives, c'est égal mais pour la parfumerie haut de gamme, là, ça s'achète au nez et une variation de composition, ça peut te couler un N°5.


Ce qu'il est nécessaire de comprendre, c'est qu'il y a toujours eu un jeu sur la lavande, comme on ne peut en avoir sur le lait ou les fruits. L'essence de lavande, ça se conserve indéfiniment et, si on a les reins solides, on peut la garder des années et la vendre quand les cours remontent.
Au bout de quelques années déjà à rendement inférieur et avec des coûts de production nettement augmentés, on se retrouve dos au mur.

Écrit par : dobolino | 12 novembre 2009

Dites !
J'ai deux petites nièces qui ont fait une mauvaise chute professionnelle .............. elles sont devenues prof à la suite d'un CAPES (ou un truc dans ce genre, une espèce de coup fourré qu'on réserve aux jeunes filles en fleur qui attendent tant de la vie ......)

Vous verriez ça comme elles sont soudainement devenues racistes !!!!!
J'ai honte !
Non, vraiment, j'vous jure !

Je ne peux plus supporter leurs jérémyades !!!

Comme quoi que leurs élèves leur manquent de respect et vont se plaindre à la dirlo qui, de peur de prendre un coup d'lame là où ça fait mal, préfère prendre la défense des marmots qui, ne rendant aucune copie, exigent de bonnes notes ....

Le pire .... disent-elles, ce serait les parents !

Que faire ?

Comment remettre à leur place ces pimbêches d'un autre temps qui commencent, à peine entrées dans le système, à péter les plombs ! ?

Paraît .... mais alors là, franchement, je me donne l'impression d'être l'un de ces colporteurs de ragots malveillants en narrant cela ..... que les profs ne ferment plus les portes des classes afin de pouvoir se porter mutuellement secours en cas de pépin .....

Allez, faut vraiment que la jeune relève professorale soit de bien mauvaise constitution intellectuelle pour oser dire ces choses absolument insupportables et y nique.

Bon, je crois que je ferais mieux d'arrêter là parce que sinon, vous allez penser que j'affabule .......

Mais, j'vous jure, j'l'ai entendu de mes oreilles propres, une des deux gamines, le regard extatique, comme perdu dans je ne sais quel labyrinthe paranoiaque et la bouche en cul de poule nous dit :
"on se demande où sont passé les Français ?"
Quelle gourde, franchement !!!!!

Écrit par : Yfig et le petit pandore rond rouge | 12 novembre 2009

Avant d'être concurrentiel sur l'huile essentielle la plus onéreuse, faut arriver à sortir ça:

Art. 5. - L'huile essentielle de lavande de Haute-Provence doit répondre aux caractéristiques analytiques suivantes :
Indice d'acide : < 1,0 ;
Cinéole 1,8 : 0,2 à 1,0 ;
Cis ß Ocimène : 3,0 à 9,0 ;
Trans ß Ocimène : 2,2 à 4,9 ;
Octanone 3 : 0,7 à 2,0 ;
Camphre : < 0,5 ;
Linalol : < 36 ;
Terpinène 1 ol 4 : 2,5 à 5,5 ;
Acétate de lavandulyle : > 2,5 ;
Lavandulol : > 0,5 ;
a Terpinéol : < 0,5 ;
Rapport Cis ß Ocimène / Trans ß Ocimène : 1,2 à 2,7 ;
Rapport Trans ß Ocimène / Octanone 3 : 1,4 à 7 ;
14. Rapport Linalol + acétate de linalyle / lavandulol + acétate de lavandulyle : 12 à 18.

Écrit par : dobolino | 12 novembre 2009

FN - Education et formation.

Ecrit par : TotoWeininger | 12 novembre 2009

je m'incline Toto. jeu set et match pour vous.
c'est nettement moins fun que la version vidéo.

Ma naïveté première serait elle le dernier reste de ma jeunesse évanouie?

Écrit par : sylvie | 12 novembre 2009

c'est que si la lavande n'arrive plus à être rentable[...]

Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2009

Mais vous êtes bouchés à l'émeri ou quoi ?
Les prix sont corrects[...]

Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2009

Encore une fois, faudrait savoir.
Moi j'abandonne.

Ou alors, il faut comprendre : on vit encore pas mal, d'ailleurs tout se fait au black, mais on n'arrive plus à entuber le gogo comme avant.
Un peu comme les vignerons héraultais que j'ai entendu pleurer pendant des années alors qu'ils me sortaient des liasses de billets de toutes leurs poches.

Écrit par : yann | 12 novembre 2009

Ma naïveté première serait elle le dernier reste de ma jeunesse évanouie?

Ecrit par : sylvie | 12 novembre 2009

De toutes façons, vous ne vous détermineriez pas sur le seul programme éducatif d'un candidat pour voter pour lui, non ?

Un peu comme si vous aviez appelé à voter Sarkozy sur la base de ses propositions sur l'école ? ;O)))

Écrit par : yann | 12 novembre 2009

Ecrit par : Yfig et le petit pandore rond rouge | 12 novembre 2009

Petit panda rouge , vous réconciliez pertinence et impertinence avec un certain bonheur .

Décidément ce blog n'est pas comme beaucoup d' autres.

Écrit par : sylvie | 12 novembre 2009

Un peu comme si vous aviez appelé à voter Sarkozy sur la base de ses propositions sur l'école ? ;O)))

Ecrit par : yann | 12 novembre 2009

Damned , je suis démasquée.

Écrit par : sylvie | 12 novembre 2009

L'autre jour, j'ai eu une classe de Saint Denis en visite.

Dès le premier contact, j'ai senti une tension palpable .... dense ... coercitive ... J'avais commencé mon baratin, comme d'hab. en leur z'espliquant l'invasion des Vikings au XIX siècle et les chefs guerriers et fiers et ....

V'la t-y pas que l'un des gamins m'interrompt en pleine acmé historique :
"Hé m'sieur et y’a des Grecs ?"

Moi, interloqué mais pas bégueule, lui demande de préciser sa demande en hésitant sur la présence dans notre bonne ville de Grecs au temps des Vikings .... On se méfie toujours, vous savez, parfois, leurs profs leurs apprennent des choses si bizarres ........
"Ben ouais, m'sieur, des Grecs .... alors, y'en a ?"

Las ! si vous m'aviez vu ! Perdu que j'étais au milieu de ces 28 gaillards qui me dépassaient tous d'une tête au moins .....

Je bredouille :
"P'têt bin q'oui, p'têt bin qu'non"
Mais ces jeunes gens ignorent tout de la rhétorique Normande, ils préfèrent s'en tenir à leurs références idiomatiques ..... ils s’énervaient, c’était évident …. N’étais-je pas là pour répondre aux questions ?
Heureusement, un prof un peu moins sado que les autres est venu à mon secours :
"Ils vous demandent s'il y a des restos Grecs ?"

AH ! on s'est bien marrés, j'vous jure .... jusqu'à ce que l'un deux m'envoie une invective qui ressemblait fort à une insulte Arabe !!!

Enta t'kelem Arabia ?
Lui lançais-je l'air tout à fait à mon aise dans la langue de Hom Khalsoum !

Ouoh j'te jure, m'ont pu fait chier les mômes !

Y'a juste qu'ils ont refusé, pour la plupart de rentrer dans l'église sous un prétexte tout à fait fallacieux de loi coranique y nique !
Mais ça, c'est une autre histoire !!!!!!!

Écrit par : Yfig et le petit pandore rond rouge | 12 novembre 2009

Bien sûr qu'il faut qu'il aille à Dijon, Brighelli! Je prends le train en route, ne venant plus souvent ici, désolée.
Il faut qu'il y aille; il faut qu'il dise à tous ces politiques qu'il y a des gens qui continuent de mener une bagarre tous les jours pour mettre un peu de scotch là où il n'y a plus que des trous béants dans l'instruction des élèves. Qu'il leur dise que l'EN est tout ce qui reste à toutes les familles qui n'ont pas les moyens de mettre leurs gamins dans des bonnes écoles privées parisiennes ou versaillaises comme ils le font, eux, les politiques.
Qu'il leur dise que certains établissements partent à vau -l'eau car les profs n'en peuvent plus et finissent par laisser tomber, face à des élèves qui ne font plus rien, rien, qui ne veulent plus rien; des lycéens qui ne savent rien de leur passé, mais rien, qui se foutent de leur avenir car ils n'y croient plus .Des lycéens qui ne pensent qu' à la prochaine "biture" du week-end, qui ne prennent rien en note, qui ne veulent même pas se levern en cours pour aller fermer une porte ou ouvrir une fenêtre parce que "ça les gonfle". Qu'il leur dise que des jeunes aussi désinformés, aussi avachis intellectuellement sont la proie de n'importe quelle manipulation politique, de n'importe quel manipulateur à venir. Qu'il leur dise qu'ils portent, eux les politiques, la responsablilité d'un avenir inquiétant pour une jeunesse sans repère.
Qu'il soit " la polvere nell'ingranaggio"!
Et on pensera à vous!

Écrit par : Sanseverina | 12 novembre 2009

Affirmatif, Yann, il te manque une case.
C'est pourtant simple.
Tu récoltes 100 kg d'essence et il te suffit d'en vendre 70 kg pour assurer ta subsistance totale. Tu gardes trente kilog par devers toi si le cours est bas et tu vends 70 Kg. Au bout de cinq ans, tu as devant toi, 150 kg d'essence que tu lâcheras quand tu le jugeras bon et que le courtier se sera suffisament traîné à tes pieds. Après, tu te seras constitué une bonne avance, telle que tu pourras dire au courtier que cette année, vu le cours, tu ne vends pas ta récolte et ce sera toi qui feras le prix, au bout du compte.
Si, le rendement diminuant tu n'as plus que 70 kg par an, tu es contraint de tout vendre au cours du marché pour subvenir à tes besoins. Les prix remontent un peu, certes, mais pas en conséquence car les courtiers ont plus de points communs avec les maquignons qu'avec les anges et savent te menacer avec la lavande bulgare ou chinoise et toi, tu n'as plus de marge de manœuvre et encore pire si tu ne produis plus que 50 kg.
Si tu as de la bouteille, 55 ans, un ou deux millions d'euros à la banque, des enfants élevés et des bâtiments et du matériel amortis, tu peux traîner les pieds et jouer au plus fin avec le courtier mais si tu as trente ans et le crédit agricole aux fesses, tu lâches tes 70 KG.

Toi, tu vas refuser de casser les prix de l'ovario de chatte ou du CHPL mais, si tu avais 28 ans à présent, installé depuis deux ans, tu ferais comment ?

Écrit par : dobolino | 12 novembre 2009

"Au mois de Mai 1430 Jeanne fut arrêter et livrer par les Bourguignons aux anglais. Car elle était une menace pour la conquête des anglais. Elle mourut à Rouen sur une bûcher. Car elle est condamné par le tribunal a mort car elle est accuser de sorcellerie."
Heureusement que les auteurs ajoutent :
"Dans un deuxième temps, chaque élément de la chronique est éclairé par des explications : c’est ici que l’utilisation du traitement de texte prend tout son sens."

A mon avis, c'est dans un temps préparatoire que l'utilisation des règles de grammaire / syntaxe/orthographe auraient eu du sens. Et on laisse les enfants naviguer sur un tel site ?????"


Ecrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 12 novembre 2009

je dirais: c'est presque amusant.

hypothèse : - un élève formaté "IUFM " gravement traumatisé?
- un dyslexique + dysphasique en rechute ayant bénéfice d'un examen aménagé au nom de la discrimination positive?

- un prof très très dépressif formé à la méthode globale?

un blagueur anonyme...

Encore une preuve que certains élèves n'ont pas forcément plus de mal en expression écrite que certains internautes adultes.
Allons , hauts les coeurs!

Rien n'est perdu.

Écrit par : sylvie | 12 novembre 2009

Y'a juste qu'ils ont refusé, pour la plupart de rentrer dans l'église sous un prétexte tout à fait fallacieux de loi coranique y nique !
Mais ça, c'est une autre histoire !!!!!!!

Ecrit par : Yfig et le petit pandore rond rouge | 12 novembre 2009
Ha , c'est pas rose tous les jours...

Très fort le coup de l'église;
mais que font les profs d'éducation civique!

je cause , je cause, mais je confesse que je n'ai pas ce genre d 'élèves et que j'en suis fort aise.

Écrit par : sylvie | 12 novembre 2009

L'emploi pertinent du connecteur argumentatif est donc de la plus haute importance, en l'occurrence de "car" et de "parce que" parce que (et non car) c'est toute la question de la causalité (le rapport de cause à effet) qui est en jeu et la façon dont on souhaite souligner ce rapport (la modalité)

Je ne veux pas vous faire un cours de grammaire pragmatique (disons pour aller vite que contrairement à "parce que", "car" justifie l'assertion précédente)

Ecrit : par Robin l 12 novembre 2009

Un cours, non, je ne vais pas vous demander ça, mais trois ou quatre petits exemples pour illustrer la règle, ça m'aiderait bien quand même.
Merci d'avance.

Écrit par : catmano | 12 novembre 2009

un ou deux millions d'euros à la banque[...]

Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2009

C'est bien ce que je dis, ça eut payé, la lavande.

Écrit par : yann | 12 novembre 2009

A mon avis, c'est dans un temps préparatoire que l'utilisation des règles de grammaire / syntaxe/orthographe auraient eu du sens. Et on laisse les enfants naviguer sur un tel site ?????"
Ecrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 12 novembre 2009

Non, ce n'est pas notre bien-aimé Frère Tuck, plus modestement, c'est moi. Alors rendons à nicolas ce qui n'est pas au bon frère encore que, il ne me démentira sans doute pas, il aurait pu l'écrire aussi...

Écrit par : nicolas | 12 novembre 2009

Je ne veux pas vous faire un cours de grammaire pragmatique (disons pour aller vite que contrairement à "parce que", "car" justifie l'assertion précédente)

Ecrit : par Robin l 12 novembre 2009

Un cours, non, je ne vais pas vous demander ça, mais trois ou quatre petits exemples pour illustrer la règle, ça m'aiderait bien quand même.
Merci d'avance.
Ecrit par : catmano | 12 novembre 2009
Fastoche !

Je me tords le ventre car j'ai mangé des prunes vertes fait relativement passer à l'as les prunes vertes.
Je me tords le ventre parce que - ou à cause que- j'ai mangé des prunes vertes insiste sur la cause. "car" est cheville stylistique qui permet de glisser...
Robin, j'ai bon ?

Écrit par : guy morel | 12 novembre 2009

5) Il me paraît fondamental que les professeurs les moins expérimentés ne soient pas, comme c’est le cas aujourd’hui, affectés en priorité dans les zones les plus difficiles. C’est tout l’inverse qu’il faut faire !
Ecrit par : Fabien Besnard | 10 novembre 2009

Ce point paraît pertinent sauf que tout le monde est d’accord aussi la question est : comment fait on? Déjà sur le constat il faut préciser que la difficulté ne vient pas tant de l’affectation des jeunes en zones difficiles mais surtout du fait qu’ils n’y restent pas longtemps.
Aussi faudrait il savoir ce que ces jeunes professeurs demandent pour envisager de rester plus longuement. Une autre solution qui pourrait éviter que des professeurs fraîchement émoulus ne soient directement confrontés à la réalité la plus crue, est d’incité des professeurs déjà expérimenter à aller en zones difficiles. Là même question que pour les jeunes, qu’est ce que les professeurs demandent pour envisager cette affectation.
Jusqu’à maintenant j’ai envisagé les solutions basées sur l’incitation, la coercition est aussi une option bien que pas facile à mettre en œuvre. On peut aussi mixer coercition et tromperie en faisant signer des engagements aux nouveaux professeurs.
On pourrait aussi créer un corps de professeurs dédié aux zones difficiles mais là aussi la question des incitations pour intégrer un tel corps se pose. En effet la motivation est un élément essentiel et ce quelque soient les solutions envisagées ce qui disqualifie les méthodes coercitives. Je ne suis pas très optimiste si je regarde le problème de la désertification médicale et les remèdes qu’on y a apporté.

Autre réflexion sur la discipline, là aussi tout le monde est d’accord pour dire qu’elle est nécessaire. Mais le problème c’est qu’on est un peu trop dans le concert des pleureuses ou dans l’incantatoire et pas dans les solutions.
J’ai fait mon service militaire dans une vraie unité et n’ai donc pas passé une année à ne rien faire dans une unité de seconde zone. La discipline régnait mais dans mon unité on avait une section avec les «parias»: déserteurs, trafiquants, rebelles à l’autorité. Cette section était à part elle ne faisait pas le même travail que nous autres et on attendait moins d’elle. Cet exemple montre que même avec une très forte discipline adossée à des sanctions réelles, prison militaire, justice en fin de service pour certain, on ne peut pas obtenir la même chose de tous. Aussi la discipline parfaite n’existe pas sauf à médicaliser fortement nos enfants, il faut donc déjà se mettre d’accord sur la position du curseur. Ceci fait, il faudrait sans doute définir une politique des châtiments en explicitant ce qui est permis. Je pense de très mauvaise politique de mettre le redoublement dans la catégorie châtiment, d’ailleurs je suis assez contre le redoublement sauf pour les petits.
En matière de sanction pour revenir à l’armée vous devriez songer au physique, faire des pompes ou courir cela calme et de plus le faire devant ses camarades est une bonne leçon de choses pour chacun.

Écrit par : tiberius | 12 novembre 2009

) Il me paraît fondamental que les professeurs les moins expérimentés ne soient pas, comme c’est le cas aujourd’hui, affectés en priorité dans les zones les plus difficiles. C’est tout l’inverse qu’il faut faire !
Ecrit par : Fabien Besnard | 10 novembre 2009

Je ne sais pas qui vous êtes mais vous n'avez pas dû enseigner souvent dans les zones de non droit que sont devenus certains établissements... Jeunes ou vieux, personne ne veut y rester! Et la distinction est stupide: les jeunes ont la pêche faute d'avoir du métier et devant ce public de jeunes déglingués, il vaut mieux avoir de l'énergie que du métier... des vieux fatigués ( car ça fatigue un prof, ça s'use, nerveusement, physiquement, à force d'en prendre plein la tête) devant des publics de ZEP, je n'y crois pas. Qu'on arrête avec cet argument stupide, si les vieux étaient la panacée, ça se serait vu!
Vous voulez des exemples de jeunes profs qui mutent? Je peux vous parler d'une jeune certifée d'espagnol, 8 ans dans la crasse parisienne de banlieue, qui s'est fait tapée dessus en cours par un de ses
pauvres petits. Elle a obtenu sa mut dans un collège à peu près tranquille dans l'académie de Nice. Elle a serré les dents pendant toutes ces années avec son plan niçois. Elle l'a. Dites-lui donc d'y retourner quand elle sera vieille. Eh, oui, les vieux qui ont déjà donné n'ont pas envie d'y retourner! Quant à ceux qui y ont toujours échappé...

Écrit par : Sanseverina | 12 novembre 2009

Je veux bien dresser les fauves mais préparer d'abord les boulettes empoisonnées ... bon ! finalement c'est pas des profs qu'il faut leur envoyer c'est des vétos pour les anesthésier quand ils sont énervés et leur refiler la mort douce quand ils vous énervent trop !

Écrit par : iPidiblue école de vétos | 12 novembre 2009

Un cours, non, je ne vais pas vous demander ça, mais trois ou quatre petits exemples pour illustrer la règle, ça m'aiderait bien quand même.
Merci d'avance.

Ecrit par : catmano | 12 novembre 2009

Car, et parce que

On considère spontanément ces connecteurs comme substituables, étant voués tous deux à marquer la causalité. En fait, ils ne peuvent être employés indifféremment ; ils correspondent à des fonctionnements énonciatifs distincts..

P parce que Q est le seule des deux connections qui constitue une véritable subordination syntaxique, qui suppose un acte d'énonciation unique. Cette propriété peut être mise en évidence à l'aide de divers tests ; en particulier :

- à la question pourquoi , on ne peut répondre qu'avec "parce que" ; "car" est ici exclu.

- seul "parce que" peut être enchâssé dans une structure clivée : "c'est parce qu'il est venu que je l'aime".

("c'est car il est venu que je l'aime" est impossible)

"Car" ne saurait être enchâssé dans une interrogation : "Est-ce qu'il est venu parce que nous l'avons invité ?

("Est-ce qu'il est venu car nous l'avons invité" est impossible)

L'emploi de "car" implique une division de la phrase en deux actes d'énonciations distincts.

"Parce que" sert à expliquer un fait P déjà connu du destinataire en établissant un lien de causalité ; c'est le lien qui est posé par le locuteur et c'est sur lui que porte éventuellement l'interrogation (cf. exemple précédent).

En revanche, l'emploi de "car" suppose que soient successivement proférés deux actes d'énonciation : on énonce d'abord P, puis on justifie cette énonciation en disant Q. Exemple :

"Comme il sentait monter en lui sa mort humaine,
Sans voir sa mère en pleur et douloureuse en bas,
Droite au pied de la Croix, ni Jean, ni Madeleine,
Jésus mourant pleura sur la mort de Judas.

CAR il avait connu que le damné suprême
Jetait l'argent du sang qu'il s'était fait payer (...) (Charles Péguy, Jeanne d'Arc, "A Domrémy, I,II)

Si l'on remplaçait "car" par "parce que", on changerait notablement la signification du texte.

L'emploi de "car" ouvre une nouvelle énonciation, après un point et au début d'une autre strophe ; elle permet à l'auteur de se justifier d'avoir dit "Jésus mourant pleura sur la mort de Judas." Justification nécessaire parce que que cette affirmation va à l'encontre des sentiments humains ordinaires (comment peut-on pleurer sur qui vous livre à la mort ?) mais aussi peut-être parce que ce détail ne figure pas dans les Évangiles (c'est une invention poétique).

Si le texte utilise CAR, ce n'est pas parce que les faits exigeraient un acte d'auto justification, mais c'est parce qu'il (Péguy) utilise CAR qu'il présente l'énonciation de P comme exigeant une justification.

En employant parce que, il se serait contenté de faire porter son assertion sur la cause des pleurs de Jésus sur Judas, posés comme un fait déjà connu (ce qui n'est pas le cas).

Ainsi, le seul fait d'employer CAR, de justifier son énonciation, implique que P puisse faire l'objet de quelque contestation : c'est la vérité de Q qui rend légitime l'énonciation de P.

Il y aurait aussi des choses à dire sur "puisque" qui se rapproche de car sans en avoir exactement la même signification. Mais nous pouvons peut-être nous arrêter là pour l'instant. ;-)

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 12 novembre 2009

Non, ce n'est pas notre bien-aimé Frère Tuck, plus modestement, c'est moi. Alors rendons à nicolas ce qui n'est pas au bon frère encore que, il ne me démentira sans doute pas, il aurait pu l'écrire aussi...

Ecrit par : nicolas | 12 novembre 2009

En effet, mais ce n'est pas moi qui l'ai écrit, c'est vous.

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 12 novembre 2009

Ah !

Eh bien, sachez, très cher Tiberius que j'ai, il y a de cela quelque temps, prôné, ici même, la conversion de nos profs plan-plan en mercenaires de l'éducation avec schlague, bottes en cuir, cravaches et taser à la ceinture .... des bancs avec des pointes inversées (pour que ça leur entre dans les fesses), des encriers baveurs (ça, c'était pour le côté ludique) et des masques à gaz pour les museler et les accoutumer à la pollution galopante .....

Oh la la la ! le tollé que j'ai fait !!!
Même JPB s'en est mêler, me priant de relire le petit chapeau rond rouge et son petit pot de beurre et sa baguette pain d'épi et son béret rouge, rouge comme son kil !

Oui, monsieur !
On peut dire que les temps changent !

times are changing !

Mais gardons nous de nous laisser aller au découragement .... gardons le moral et le front haut et empreint de lumière ....
macte animi !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : Yfig et le petit pandore rond rouge | 12 novembre 2009

un ou deux millions d'euros à la banque[...]

Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2009

C'est bien ce que je dis, ça a eut payé, la lavande.

Ecrit par : yann | 12 novembre 2009
Ah ! Oui, et comment donc ! Personne ne s'en est plaint ni n'est allé crier misère, d'ailleurs. Il n'y avait pas d'autre aide de l'Etat que des labos INRA qui travaillaient sur de nouvelles variétés, de nouveaux intrants ou de nouvelles formes de mécanisation.
A présent, si la France a à cœur de rester à son rang, tant en matière de technologies qu'en matière de production qualitative, et même quantitative, va falloir qu'elle envisage de donner un coup de pouce aux agriculteurs, éventuellement avec des aides aux producteurs mais surtout avec des subsides conséquents à la recherche. Si ce pouvait être l'INRA qui trouve LE remède, ce serait Byzance pour notre pays car cette maladie n'est pas une maladie française inexportable et pourra aussi bien toucher les champs bulgares qu'albanais ou chinois. Ce serait moche que ce soit la Chine qui le trouve à notre place parce qu'on vit dans un pays à œillères qui vise le bout de son nez, incapable d'employer ses cerveaux et même, à présent, de les former.

Écrit par : dobolino | 12 novembre 2009

Je veux bien dresser les fauves mais préparer d'abord les boulettes empoisonnées ... bon ! finalement c'est pas des profs qu'il faut leur envoyer c'est des vétos pour les anesthésier quand ils sont énervés et leur refiler la mort douce quand ils vous énervent trop !

Ecrit par : iPidiblue école de vétos | 12 novembre 2009
Faut surtout redresser sérieusement la maternelle et le primaire, et pas à coup de par cœur comme certains dont JPB le souhaitent. Si ces élèves entrent en sixième avec un bagage scolaire digne de ce nom, ils seront plus calmes et disciplinés.

Écrit par : dobolino | 12 novembre 2009

Merci, frère Tuck, pour ces considérations érudites sur l'emploi de car et de parce que. Je respectais la distinction intuitivement, mais je ne l'avais jamais vue clairement formulée.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 novembre 2009

Je me tords le ventre car j'ai mangé des prunes vertes fait relativement passer à l'as les prunes vertes.
Je me tords le ventre parce que - ou à cause que- j'ai mangé des prunes vertes insiste sur la cause. "car" est cheville stylistique qui permet de glisser...
Robin, j'ai bon ?

Ecrit par : guy morel | 12 novembre 2009

P : "j'ai mangé des prunes vertes."
Q : "Je me tords le ventre."

"Je me tords le ventre parce que j'ai mangé des prunes vertes." insiste sur le lien de causalité entre P et Q

"Je me tords le ventre car j'ai mangé des prunes vertes" insiste sur le lien de justification entre P et Q.

Le seul fait d'employer CAR, implique que P puisse faire l'objet de quelque contestation : c'est la vérité de Q qui rend légitime l'énonciation de P.

Je me tords le ventre car j'ai mangé des prunes vertes (et non pour sécher le cours de grammaire) ;-)

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 12 novembre 2009

Ce serait moche que ce soit la Chine qui le trouve à notre place parce qu'on vit dans un pays à œillères qui vise le bout de son nez, incapable d'employer ses cerveaux et même, à présent, de les former.

Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2009
J'espère que vous aurez tous admiré l'art consommé et l'élégance avec lesquels je reviens au sujet central de ce blog ?

Écrit par : dobolino | 12 novembre 2009

Oui tout à fait mais il n'empêche qu'il faut multiplier les écoles de vétos et y envoyer les futurs profs s'y former ...

Écrit par : iPidiblue cage aux fauves | 12 novembre 2009

Jeunes ou vieux, personne ne veut y rester!
Ecrit par : Sanseverina | 12 novembre 2009

Je ne suis pas professeur et votre réponse ne m’étonne pas car pour ce que j’en sais si j’étais professeurs rien ne me ferait désirer d’aller dans une zone difficile. Mais cela va mieux en le disant car comme j’écrivais le consensus actuel exprimé par des journalistes et des politiques de droite et de gauche est qu’il faut des professeurs expérimenter en zone difficile. Aussi serait il bon que les professeurs fassent entendre leur voix pour faire un sort aux lieux communs sur l’EN. Toujours est il que la non stabilité des équipes est un problème pour les chefs d’établissement (d’ailleurs a t’on les meilleurs chefs d’établissement en zone difficile?)
Mais vous remarquerez que la deuxième partie de mon message était sur la discipline élément indispensable à la sérénité des professeurs et qui fait cruellement défaut dans les établissements sensibles.
Il me semble y avoir deux voie pour régler le problème de ces établissements, les rendre vivables à coup de gros moyens, en ayant à l’esprit que des moyens sans doctrine d’emploi c’est inutile (en l’état des moyens me semblent inutile), sinon les vider de leur substance par le départ des élèves récupérables et garder que le minimum en faisant un mélange entre garderie et camp de concentration.

Écrit par : tiberius | 12 novembre 2009

Errata :

Q : Je me tords le ventre
P : j'ai mangé des prunes vertes

Le seul fait d'employer CAR, implique que P puisse faire l'objet de quelque contestation : c'est la vérité de P qui rend légitime l'énonciation de Q.

Mille excuses !

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 12 novembre 2009

Un peu de publicité pour la reprise de "Médée" de Max Rouquette au Théâtre des Amandiers:

Du 12 novembre au 13 décembre 2009
au théâtre de Nanterre-Amandiers
A l'atelier : Du mardi au samedi 20h30 - Dimanche 15h30 - Relâche le lundi

Texte Max Rouquette
Mise en scène Jean-Louis Martinelli
Musique Ray Lema

Lors d’un voyage au Burkina Faso en 2001, Jean-Louis Martinelli, saisi par l’évidente dimension tragique de l’Afrique, décide de mettre en scène le texte de Max Rouquette, lumineusement inspiré de la Médée d’Euripide. Il créera le spectacle en septembre 2003, au Théâtre Nanterre-Amandiers, avec des acteurs burkinabés sur une musique de Ray Lema.
L’an passé, le directeur du Festival de Naples demande à Jean-Louis Martinelli de reprendre ce spectacle. Ce fut l’occasion de revisiter ce texte et d’en proposer une nouvelle version, plus brute que la précédente. Médée et les femmes du chœur sont déplacées loin de la beauté sauvage de l’Afrique et transportées dans un lieu précaire à la périphérie d’une ville : campement provisoire, centre de rétention… ?

C'est cette nouvelle version que Jean-Louis Martinelli propose à Nanterre du 12 novembre au 13 décembre.


"Ai sovent somiat, passant per lo camin de La Boissièra sus Aniana, d'un teatre per los de l'encontrada, simple, e, benlèu, sens talament de còst. Es adejà prest: la tèrra, lo cèl, los ròcs, un riu, l'an fach. Auriàm pas qu'a lo faire teatre. Fai pensar a los de l'Ellada. Lo riu, sec, l'estiu, dins son escorredura serpentosa a cerclat als tres quarts un morre que seriá lèu fach de l'aplanir per ne faire la scèna. Per lo mond, lo penjal dau serre, redde, que cercla, el, lo riu tòrs.
E la pèça? La pèça seriá coma aquel teatre, dins son èime, peirós, brutau, dur, sens belòias, mas, de còps, amb l'ample dau vent, de la calor, de l'èr, dau cèl, de la nuòch; e que siá pasmens lo rebat e la significacion de la vida, dels laguis, dels tempèris dels sòmis e de la malor de tot òme, per tot temps."
Max Roqueta. Extrach de lo prefaci a Medelha, Ed. Fédérop.

"J’ai souvent rêvé, en suivant la route qui, de la Boissière, descend sur Aniane, à un théâtre pour les gens de la contrée, simple et, peut-être, pas tellement onéreux. Il est déjà prêt : la terre, le ciel, les rochers, un ruisseau, l’ont dessiné. Nous n’aurions qu’à le faire théâtre. Il fait penser à ceux de la Grèce. Le ruisseau, sec l’été, entoure aux trois quarts, dans son cours sinueux, un relief qu’il serait vite fait d’aplanir et qui serait la scène. Pour les spectateurs, la pente de la colline, raide, qui encercle à demi le ruisseau courbe.
On peut couper les chênes verts ; on peut disposer des dalles, les lauses, ici, ne manquent pas. Les gens s’assiéraient sur les pierres, les rochers, la terre, sur leurs vestes ou des coussins. Mais ce n’est peut-être qu’un beau songe.
Et la pièce ? La pièce serait à l’image de ce théâtre, dans son esprit, pierreux, brutal, dur, sans ornements, mais parfois avec l’ampleur du vent, de la chaleur, de l’air, du ciel, de la nuit ; et aurait pourtant les reflets et les significations de la vie, de ses tourments, des tempêtes, des songes et de la souffrance de tout homme, dans tous les temps."
Max Rouquette. Préface à Médée, Editions Espaces 34

Écrit par : Pendariès | 12 novembre 2009

Pour en savoir plus :
Présentation du spectacle sur le site du théâtre des Amandiers : http://www.nanterre-amandiers.com/spectacle-presentation.php?saison_id=20&spectacle_id=117

Écrit par : Pendariès | 12 novembre 2009

Voir des extraits du spectacle en vidéo : http://www.dailymotion.com/video/xapkv1_medee-de-max-rouquette-mise-en-scen_creation
Un DVD sur la pièce mise en scène par Martinelli disponible : http://www.copat.fr/medee.html

Présentation de la pièce par Jean-Claude Forêt sur le site officiel de Max Rouquette: http://www.max-rouquette.org/oeuvre/oeuvre-theatre/medee

Le texte Médée est publié aux Éditions Espaces 34. Voir la présentation sur le site de l'éditeur http://editions.espaces34.free.fr/espaces34_livre.php3?id_article=53

Médée (édition pédagogique) est publié aux Editions Magnard, collection Classiques et contemporains. Voir la présentation sur le site de l'éditeur: http://www.classiquesetcontemporains.com/livres/detail/medee-de-rouquette,25497

Écrit par : Pendariès | 12 novembre 2009

Mais enfin, Penda, pourquoi te prends-tu pour le garde-chiourme du blog de JPB ? Tu crois qu'il n'est pas assez grand ? Ou alors tu as une petite quéquette et tu veux faire croire à toutes tes copines que tu en as une grosse ?


Je ne sais pas moi mais depuis le temps que tu déballes tes problèmes avec les gamins mâles de ta classe, on va finir par croire que tu as un problème de virilité et d'autorité quoi !

Ecrit par : iPidiblue et les roustons du sergent Penda | 11 novembre 2009


Tic... Tac... Tic... Tac...

Écrit par : Pendariès | 12 novembre 2009

Jeunes ou vieux, personne ne veut y rester!
Ecrit par : Sanseverina | 12 novembre 2009

Je ne suis pas professeur et votre réponse ne m’étonne pas car pour ce que j’en sais si j’étais professeurs rien ne me ferait désirer d’aller dans une zone difficile. Mais cela va mieux en le disant car comme j’écrivais le consensus actuel exprimé par des journalistes et des politiques de droite et de gauche est qu’il faut des professeurs expérimenter en zone difficile. Aussi serait il bon que les professeurs fassent entendre leur voix pour faire un sort aux lieux communs sur l’EN. Toujours est il que la non stabilité des équipes est un problème pour les chefs d’établissement (d’ailleurs a t’on les meilleurs chefs d’établissement en zone difficile?)
Mais vous remarquerez que la deuxième partie de mon message était sur la discipline élément indispensable à la sérénité des professeurs et qui fait cruellement défaut dans les établissements sensibles.

Tout à fait d'accord avec Sanseverina et merci d'avoir rectifié le tir.

Le "professeur expérimenté" s'y casse les dents autant que les autres. S'il est en fin de carrière, il risque de plus d'avoir des problèmes de santé, alors qu'il faut être taillé à chaux et à sable pour tenir dans un pareil environnement ("La Journée de la jupe" et "Derrière les murs" tiennent davantage du documentaire que de la fiction).

Cette histoire de nommer des professeurs expérimentés en ZEP est une invention d'hommes politiques, une formule creuse. Il faut avoir une santé parfaite et une résistance nerveuse à toute épreuve.

Le problème des ZEP tient essentiellement à l'hétérogénéité des élèves et au fait qu'il est impossible de donner à chacun ce dont il aurait besoin.

Le professeur en est donc réduit à un "grand écart" épuisant entre celui ou celle qui vous demande plus et celui ou celle qui ne veut rien faire et qui n'a aucune base solide (et qui, en plus n'a qu'une idée en tête, c'est de mettre le bazar).

Et le paradoxe de la "remédiation" c'est que sont les meilleurs éléments, c'est-à-dire ceux qui n'en ont pas besoin qui sont demandeurs.

La jeune collègue qui m'a remplacé en ZEP pendant mes deux semaines de congé a un master et a une expérience en FLE (français langue étrangère). Je suis titulaire d'une maîtrise et du CAPES et j'ai trente ans d'expérience, mais nous nous heurtons exactement aux mêmes problèmes.

Ceci dit, je pense qu'elle s'en est peut-être mieux tirée que moi car elle a régulé ses cours (et ses contrôles) en tenant compte du niveau des plus faibles (il ne faut pas dire "faibles", il faut dire "lents", mais bon).

Je pourrais faire la même chose, mais j'ai 5 ou 6 élèves d'une intelligence exceptionnelle (en 6ème notamment) qui me regardent avec une nuance de reproche et de tristesse qui m'est insupportable quand je fais ça.

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 12 novembre 2009

Merci beaucoup, Robin et Guy. Je ferai bien attention lors de mes prochaines lectures, je devais, comme Sylvie Huguet, respecter à peu près la distinction intuitivement, mais je n'avais jamais eu de leçon là-dessus.

Et merci à Dobolino pour son soutien dans mon combat pour la rédemption des élèves 3C.

Écrit par : catmano | 12 novembre 2009

Et merci à Dobolino pour son soutien dans mon combat pour la rédemption des élèves 3C.

Ecrit par : catmano | 12 novembre 2009
Je fais ce que je peux mais ça reste lettre morte ...
T'as vu, sur la lavande, comment j'ai baisé la gueule à cet âne de Yann qui ne comprend vraiment rien à rien ?
Ah ! La loi de l'offre et de la demande vue par un gars à la vue basse, ça vaut son pesant de cacahouètes !!!
Chez Yann, c'est "tout le monde il est beau il est gentil et il respecte les lois du marché bien poliment et bien proprement". Un beau monde, sans maquignons !

Écrit par : dobolino | 12 novembre 2009

Le problème des ZEP tient essentiellement à l'hétérogénéité des élèves et au fait qu'il est impossible de donner à chacun ce dont il aurait besoin.
Ecrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 12 novembre 2009

L'hétérogénéité des élèves dans les classes est quand même organiser, il faudrait être capable de fixer des règles. Un peu d’hétérogénéité est à mon avis nécessaire mais son excès devient vite un poison. Je ne sais pas si la constitution des classes se fait de façon transparente car on a le dossier des élèves donc on organise l’échec au nom de je ne sais quoi. Ainsi j’ai un neveu en 3eme, jusqu’à maintenant il n’avait eu que de bon élément dans sa classe (classe européenne anglais allemand je crois) et cette année il se retrouve avec quelques zozos et le pauvre petit qui en avait été protégé jusque là en est tout étonné. La seule explication rationnelle que je trouve à cette anecdote est que le chef d’établissement espère maximiser ses résultats au brevet des collèges. Je ne suis pas certain de l’exactitude de mon explication mais il faut garder à l’esprit que si chacun prétend au bien public on n’en est pas moins mu par des intérêts égoïstes parfois en contradiction avec l’intérêt général.

Écrit par : tiberius | 12 novembre 2009

Pauvre France !!!

http://www.lefigaro.fr/politique/2009/11/12/01002-20091112ARTFIG00410-georges-freche-je-suis-lenino-ecologiste-.php

Le bal est ouvert, on va avoir les marxo-ecolo, les mao-ecolos, les guevara-ecolo...... Toujours le meme profil, la destruction et la dictature, sous couvert "on ne veut que votre bien". Shit.

Écrit par : carole | 12 novembre 2009

Tiens, si ce n'est pas Joe, c'est donc sa sœur.

Écrit par : refresh | 12 novembre 2009

"La seule explication rationnelle que je trouve à cette anecdote est que le chef d’établissement espère maximiser ses résultats au brevet des collèges."
tiberius | 12 novembre 2009

J'ai pourtant l'impression que les résultats du brevet sont pour beaucoup (trop) de principaux le dernier de leurs soucis. Je pense qu'ils se trouvent concrètement devant deux solutions : concentrer les "zozos" dans une seule classe à petit effectif (au moins ils resteront entre eux et n'embêteront personne) ou les "diluer" dans des classes plus hétérogènes (avec le risque qu'ils perturbent les élèves capables de suivre, ce qu'ils ne manquent pas de faire !)

Écrit par : Aurore | 12 novembre 2009

J'ai pourtant l'impression que les résultats du brevet sont pour beaucoup (trop) de principaux le dernier de leurs soucis. Je pense qu'ils se trouvent concrètement devant deux solutions : concentrer les "zozos" dans une seule classe à petit effectif (au moins ils resteront entre eux et n'embêteront personne) ou les "diluer" dans des classes plus hétérogènes (avec le risque qu'ils perturbent les élèves capables de suivre, ce qu'ils ne manquent pas de faire !)

Ecrit par : Aurore | 12 novembre 2009

Oui. Les résulats au BDC n'ont plus aucune signification. Nous sommes toujours sidérés (enfin, on finit par s'y habituer) de voir des élèves qui tournaient autour de 6/7 de moyenne l'avoir quand même.

Le problème est effectivement dans la "dilution" des éléments faibles et perturbateurs lié au "collège unique" et au dogme de la démocratisation de l'enseignement, la Gauche ayant fait sauter toutes les régulations (le peu de régulations) instaurées par la réforme Haby : les dédoublements, les orientations post 5ème en 4ème prépa., les 4ème et 3ème techno, les CPPN, les 3ème et 4ème AS...)

Résultat : des élèves complètement démotivés, constamment confrontés à leurs limites et qui réagissent par la violence et le sabotage, ce qui n'a rien d'étonnant.

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 12 novembre 2009

Identité nationale. Sarkozy estime qu’il n’y a pas de place pour la burqa en France

jeudi 12 novembre 2009

Le président Nicolas Sarkozy donnait, aujourd’hui, une conférence de presse dans la Drôme sur le thème de l’identité nationale. Il a estimé que la France est un pays « où il n’y a pas de place pour la burqa ».
La France est un pays « où il n'y a pas de place pour la burqa, où il n'y a pas de place pour l'asservissement de la femme ». C’est ce qu’a affirmé le chef de l’Etat, dans un discours sur l'identité nationale, alors qu’une mission parlementaire sur le voile intégral a été mise en place par l'Assemblée nationale début juillet.


« La France est un pays où il n'y a pas de place pour la confusion du spirituel et du temporel, la France est un pays de tolérance et de respect, mais elle demande aussi qu'on la respecte », a encore dit le président.


Nicolas Sarkozy a aussi estimé que « la France est un pays où l'on ne demande à personne d'oublier son histoire et sa culture, mais elle demande à ceux qui veulent lier leur sort au sien de prendre aussi son histoire et sa culture en partage ».


Un débat « nécessaire »


Le président n’a pas été avare en phrases fortes : « la France ne se pense pas comme un juxtaposition de communautés ou d'individus. (…) Devenir français, c'est adhérer à une forme de civilisation, à des valeurs, à des mœurs ».


Nicolas Sarkozy a aussi jugé « nécessaire » l'ouverture, contestée par la gauche, d'un débat sur l'identité nationale en estimant qu'il serait « dangereux » de « ne pas en parler, de faire comme si tout allait bien ».


« A force d'abandon, nous avons fini par ne plus savoir très bien qui nous étions. A force de cultiver la haine de soi, nous avons fermé les portes de l'avenir. On ne bâtit rien sur la haine de soi, sur la haine des siens et sur la détestation de son propre pays », a-t-il déclaré.

Écrit par : Pas mal ! | 12 novembre 2009

T'as vu, sur la lavande, comment j'ai baisé la gueule à cet âne de Yann qui ne comprend vraiment rien à rien ? Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2009
J'espère que vous aurez tous admiré l'art consommé et l'élégance avec lesquels je reviens au sujet central de ce blog ?
dobolino 12 novembre 2009

En effet...

Écrit par : nicolas | 12 novembre 2009

"Devenir français, c'est adhérer à une forme de civilisation, à des valeurs, à des mœurs"
oui bien sûr la forme de civilisation qui détruit l'école... à part ça je dois avoir besoin que vous me fassiez une note sur discours de latran ; je l'ai compris de travers.

Écrit par : désolé | 12 novembre 2009

Nous sommes toujours sidérés (enfin, on finit par s'y habituer) de voir des élèves qui tournaient autour de 6/7 de moyenne l'avoir quand même.
Ecrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 12 novembre 2009

Sidéré, c'est effectivement un peu fort, car, depuis le temps que ça se fait (quinze ans ? vingt ans ? trente ans ?), il y a eu le temps de s'y habituer.

D'ailleurs, si l'on veut faire des économies, il n'y a qu'à supprimer le brevet qui ne sert à rien.

Écrit par : Jeremy | 13 novembre 2009

JPB, il y a des gens du FN qui utilisent votre blog pour augmenter le nombre de liens pointant de chez vous vers la video de la Walkyrie de Saint-Cloud. Je ne désapprouve pas le principe, mais dans le cas présent je désapprouve le but.

A mon avis, il serait de bon ton que vous désactiviez les liens qu'ils postent dans leur nom d'auteur, sans supprimer les messages de ces gens si vous en avez la possibilité.

Écrit par : Jeremy | 13 novembre 2009

Méforme des lycées, le jus pédagol active les taupes dans son jardin : "Des équipes pédagogiques obligées à se mettre en projet, un lycée davantage tourné vers les élèves avec une classe de terminale sensiblement modifiée, c'est ce que décrit un document de travail confidentiel, établi le 10 novembre, que le Café s'est procuré."

Du quasi john le carré comme on dit sur néoprofs.

"En S le niveau en sciences est renforcé, c'est ce qui explique que les maths ne font pas partie du tronc commun. Un enseignement de spécialité de deux heures d' "informatique et société du numérique" est créé."

Prétendre que le niveau en sciences sera renforcé alors que la 1ère est banalisée et que les contenus seront encore revus à la baisse, il faut oser. Le jus aurait dû écrire "En S, les maths ne font pas partie du tronc commun car le niveau en sciences est renforcé". A moins que " le niveau en sciences est renforcé car les maths ne font pas partie du tronc commun". Comme nous le rappelle notre excellent frère Tuck, le mot "car" étant ici une cheville ou plutôt une prothèse stylistique qui permet de glisser (vers le néant).
Quant à "informatique et société du numérique", j'imagine très bien les différences "sensibles" qui se feront entre cet enseignement dans des établissements de ZEP sgneniards et certains lycées de centre ville...

"En ES, un nouveau programme d'histoire-géo va jusqu'à nos jours en 2de et 1ère. En terminale c'est un enseignement hebdomadaire de 4 heures "plus orienté vers les méthodes et les outils" en vue du supérieur."

L'usage du "car" et du "parce que", grand acquis du collège, sera renforcé par celui du "puisque" et du "comme".
Le "donc", d'un usage trop délicat à ce niveau est remis à plus tard…

"La série L devient "série de l'excellence linguistique""

Série professionnalisante, donc ? Débouchant sur une sorte de secrétariat trilingue ?

Je ne parle même pas du rôle "éminent" donné au "Conseil pédagogique", instance bâtarde, nid potentiel à petits chefs et courroies de transmission rêvées depuis longtemps par les chefs d'établissement. Gageons qu'il y aura une grande variété de situation selon les personnalités présentes...

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/11/13112009Accueil.aspx

Écrit par : dugong | 13 novembre 2009

le mot "car" est ici une cheville. Pas "étant".

Ah, l'être et l'étant !

Écrit par : dugong | 13 novembre 2009

"Toujours est il que la non stabilité des équipes est un problème pour les chefs d’établissement (d’ailleurs a t’on les meilleurs chefs d’établissement en zone difficile?)"

Les meilleurs chefs en ZEP?!! Mais non, dans la plupart des cas ils n'y sont que pour trois ans afin de ramasser points et bonifs avant la retraite.

L'hétérogénéité ça fonctionne : pas plus de deux comiques par classe ( mode ironique)
Les vieux en ZEP? Comme expliqué ci-dessus, après un trop long passage dans ces zones, pas question d'y remettre les pieds.

Le Brevet? Si si, les principaux sont très à cheval : la hiérarchie les harcèle à ce sujet. D'ailleurs ils ont la possibilité de changer les notes... :) :) ....Ubu!!

Have a good day!

Écrit par : sisyphe | 13 novembre 2009

"Le problème des ZEP tient essentiellement à l'hétérogénéité des élèves et au fait qu'il est impossible de donner à chacun ce dont il aurait besoin."
Ecrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 12 novembre 2009

J'ai peur que le problème soit, au contraire, l'homogénéité des ZEP — à peu de choses près. Mauvais Primaire, mauvais secondaire. Quand les bases ont été négligées, vous ne construisez pas de socle, ni rien.
Or, ces gosses ne sont pas différents des autres — même proportion de génies et de cloches. Ce sont les ZEP en soi qui sont le problème.
JPB
PS. Je pars à Dijon dans la matinée. Rendez-vous dimanche matin. Vous saurez tout.

Écrit par : brighelli | 13 novembre 2009

"Je pars à Dijon dans la matinée."

Couvrez vous bien, ça va pleuvoir..!

Écrit par : dugong | 13 novembre 2009

PS. Je pars à Dijon dans la matinée JPB
dugong a raison et j'ajouterai, comme dobolino : n'oubliez pas de toucher la chouette en formant le voeu que ces braves gens "de gauche"qui pratiquent l'ostracisme à votre égard à cette occasion retrouvent un minimum de sens du débat démocratique.
Voeu pieux. Mais il y aura des compensations gastronomiques...

Écrit par : nicolas | 13 novembre 2009

"A mon avis, il serait de bon ton que vous désactiviez les liens qu'ils postent dans leur nom d'auteur, sans supprimer les messages de ces gens si vous en avez la possibilité."

Ecrit par : Jeremy | 13 novembre 2009

Si ces fameux liens pouvaient définitivement faire prendre conscience aux lecteurs éventuels de qui sont ces gens...
Soyons optimistes !

Écrit par : Christophe Sibille | 13 novembre 2009

JPB, il y a des gens du FN qui utilisent votre blog pour augmenter le nombre de liens pointant de chez vous vers la video de la Walkyrie de Saint-Cloud. Je ne désapprouve pas le principe, mais dans le cas présent je désapprouve le but.
Ecrit par : Jeremy | 13 novembre 2009

Peut-être ça fait un peu théorie du complot, mais cette irruption soudaine de partisans du FN à quelques jours de la rencontre de Dijon, est-ce vraiment un hasard ?
Je me suis posé la question...
Certains voudraient "diaboliser" JPB qu'ils ne s'y prendraient pas autrement, non ?

J'espère que c'est juste la fièvre qui me brouille les idées...

Écrit par : lucile | 13 novembre 2009

Ce sont les ZEP en soi qui sont le problème.
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 novembre 2009

La formulation est ambiguë : le dispositif ZEP - qui, d'ailleurs, est en train d'être réduit en étant peu à peu absorbé dans les établissements Ambition Réussite - est-il le problème par les mesures d'aide proposées (allègement du nombre d'élèves par classe, prime...) ? Est-il le problème parce que les élèves qui en font partie se construisent une image et un comportement adéquats à l'imaginaire de la ZEP ? Ou est-il le problème en raison d'une carte scolaire qui organise délibérément la ségrégation sociale ? Auquel cas, la solution du problème est-elle dans la suppression de la carte scolaire - qui renforce les phénomènes de ghettoïsation - ou n'est-elle pas plutôt dans un redécoupage plus pertinent d'une carte scolaire rendu impérative (avec choix entre établissement dans un secteur en fonction d'options équitablement réparties)?

Écrit par : Romuald | 13 novembre 2009

"La série L devient "série de l'excellence linguistique""

Série professionnalisante, donc ? Débouchant sur une sorte de secrétariat trilingue ?

Ecrit par : dugong | 13 novembre 2009

Je ne vais pas jouer au lobby disciplaire... quoique ... Pas un mot sur la place de la philosophie ? Ni en L ni ailleurs ?

Écrit par : Romuald | 13 novembre 2009

Romuald, les ZEP sont le problème simplement parce que ça ne marche pas. Parce que malgré les sommes qui y sont englouties depuis 25 ans, elles continuent à fabriquer de l'échec — ou du semi-échec, ce qui ne vaut pas mieux : on mène les gosses au bord de l'eau, sans leur donner les moyens de boire. Quand vous comparez l'état de lycéens arrivant de ZEP, et celui de lycéens arrivant de lycées "classiques", il n'y a pas photo : les premiers ont besoin d'une propédeutique d'une année pour se hisser au niveau des — non qu'ils ne puissent pas faire aussi bien, mais comme me l'a dit l'un d'eux, "pourquoi ne nous a -t-on pas enseigné tout cela avant ?"
Parce que ZEP.
JPB

Écrit par : brighelli | 13 novembre 2009

Romuald, les ZEP sont le problème simplement parce que ça ne marche pas. Parce que malgré les sommes qui y sont englouties depuis 25 ans, elles continuent à fabriquer de l'échec — ou du semi-échec, ce qui ne vaut pas mieux : on mène les gosses au bord de l'eau, sans leur donner les moyens de boire.

Ecrit par : brighelli | 13 novembre 2009

En refusant le diagnostic - cela ne marche pas parce que cela ne marche pas -, vous ouvrez la porte à la suppression du dispositif sans la possibilité d'améliorer les choses. La conséquence d'une telle suppression serait simple : l'explosion du nombre d'élèves dans les classes, ce que les collègues en ZEP apprécieront sans doute ... Tout casser, pourquoi pas, mais à condition d'avoir un projet derrière.
Il faudrait peut-être aussi distinguer la position des lycées ZEP des collèges.

On n'a aucun écho des tentatives de busing, de leur échec ou de leur réussite.

Amusez-vous bien à Dijon, j'ai comme l'impression que la situation ne vous déplaît pas :-).

Écrit par : Romuald | 13 novembre 2009

T'as vu, sur la lavande, comment j'ai baisé la gueule à cet âne de Yann qui ne comprend vraiment rien à rien ?

Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2009

Toujours la grande classe...

Merci à Nicolas.

Écrit par : yann | 13 novembre 2009

Maintenant, si tu veux qu'on échange des insultes, ça peut se faire.
J'ai parfaitement compris les mécanismes économiques du marché de la lavande, c'est escrocs contre maquignons, je ne vais pas pleurer sur leur misère.
Je ne vis pas au pays des bisounours, et j'essaye au moins d'avoir une pensée cohérente, moi, de ne pas dire tout et son contraire à dix messages d'intervalle.
Et je n'imagine pas que si personne ne répond à mes messages, c'est que tout le monde approuve des deux mains mes envolées lyrico-sociologiques sur, par exemple, les sans papiers, la crise laitière, le logement étudiant, les classes prépas, la résistance, la Shoah, le boudin noir, etc.

Écrit par : yann | 13 novembre 2009

T'as vu, sur la lavande, comment j'ai baisé la gueule à cet âne de Yann qui ne comprend vraiment rien à rien ?

Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2009

Finalement je crois que je préférais le souvenir de Dobolino à la réalité...comme une madeleine, même trop sèche, avant de la tremper dans un thé...à la lavande!

Écrit par : Tullius Détritus | 13 novembre 2009

A mon avis, il serait de bon ton que vous désactiviez les liens qu'ils postent dans leur nom d'auteur, sans supprimer les messages de ces gens si vous en avez la possibilité.

Ecrit par : Jeremy | 13 novembre 2009

Tiens, le petit censeur des pauvres qui s'agite.

Vous savez, Jérémy, les gens qui veulent écouter en boucle Marine Le Pen, ou Marie-Georges Buffet, ou Besancenot, ou, suprême perversion, Nicolas Sarkozy, savent le faire sans passer par ici.

Plutôt que de faire une crise d'aigreur de bon matin, vous devriez plutôt vous réjouir : le tribunal de Besançon a donné raison au couple homosexuel qui désirait adopter un enfant.
Et hier, chez Calvi, un éminent psychiatre a enfin répondu clairement, sur la base d'une étude internationale, à la question de fond, la seule qui vaille la peine d'être posée en la matière : les enfants pâtissent-ils d'une enfance homoparentale ?
Il semble que la réponse soit "non". Je trouve que c'est un argument beaucoup plus efficace pour votre cause que les anathèmes, les recours à la Halde ou les grands airs de la calomnie.
Mais c'est moins spectaculaire.

Écrit par : yann | 13 novembre 2009

Tiens, une nouvelle mission pour l'EN, de la part de Ségogo :

http://www.slate.fr/story/12923/segolene-royal-cheques-contraception-chatel

Non au chèque-éducation, oui au chèque-contraception !

Écrit par : yann | 13 novembre 2009

LE BLOG A BRIGHELLI EXPLIQUé AUX NULS (je parle des élèves, bien entendu !)
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« A force d'abandon, nous avons fini par ne plus savoir très bien qui nous étions. A force de cultiver la haine de soi, nous avons fermé les portes de l'avenir. On ne bâtit rien sur la haine de soi, sur la haine des siens et sur la détestation de son propre pays », a-t-il déclaré.
Ecrit par : Pas mal ! | 12 novembre 2009
Sarkozy montre là qu’il est raciste antisémite ! c’est tout !

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Résultat : des élèves complètement démotivés, constamment confrontés à leurs limites et qui réagissent par la violence et le sabotage, ce qui n'a rien d'étonnant.
Ecrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 12 novembre 2009
N’est-ce pas cela la haine de l’autre ?
N’ayons plus de limites et tout se passera bien !

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sinon les vider de leur substance par le départ des élèves récupérables et garder que le minimum en faisant un mélange entre garderie et camp de concentration.
Ecrit par : tiberius | 12 novembre 2009
Je préfère m’abstenir de tout commentaire ….. le texte se suffit à lui-même !

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Le seul fait d'employer CAR, implique que P puisse faire l'objet de quelque contestation : c'est la vérité de P qui rend légitime l'énonciation de Q.

Mille excuses !
Ecrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 12 novembre 2009
Comment voulez-vous que nos chères têtes blondes s’y retrouvent ?

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"Ai sovent somiat, passant per lo camin de La Boissièra sus Aniana, d'un teatre per los de l'encontrada, simple, e, benlèu, sens talament de còst. […] »
Pour en savoir plus :
Présentation du spectacle sur le site du théâtre des Amandiers : http://www.nanterre-amandiers.com/spectacle-presentation.php?saison_id=20&spectacle_id=117
Ecrit par : Pendariès | 12 novembre 2009
Non, merci j’en ai assez vu !

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Je ne sais pas moi mais depuis le temps que tu déballes tes problèmes avec les gamins mâles de ta classe, on va finir par croire que tu as un problème de virilité et d'autorité quoi !

Ecrit par : iPidiblue et les roustons du sergent Penda | 11 novembre 2009

On se croirait revenu au temps de l’émission « la classe » avec tous ces « humeuristes » shités !

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Mais vous remarquerez que la deuxième partie de mon message était sur la discipline élément indispensable à la sérénité des professeurs et qui fait cruellement défaut dans les établissements sensibles.

Ecrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 12 novembre 2009

Mais que fait la légion, bordel !

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Pauvre France !!!
Ecrit par : carole | 12 novembre 2009

Enfin une visionnaire sur ce blog !

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Identité nationale. Sarkozy estime qu’il n’y a pas de place pour la burqa en France.
Ecrit par : Pas mal ! | 12 novembre 2009

De quoi il se mêle, Sarkozy ?
Ferait mieux de regarder du côté du budget voir si le trou se creuse ou se perfore !
C’est pas lui qui les paie, les burki (une burka, des burki – c’est feu Robin qui me l’a appris) !

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"Devenir français, c'est adhérer à une forme de civilisation, à des valeurs, à des mœurs"
oui bien sûr la forme de civilisation qui détruit l'école... à part ça je dois avoir besoin que vous me fassiez une note sur discours de latran ; je l'ai compris de travers.
Ecrit par : désolé | 12 novembre 2009
Mais on te comprend, tu as de quoi … être désolé !

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D'ailleurs, si l'on veut faire des économies, il n'y a qu'à supprimer le brevet qui ne sert à rien.
Ecrit par : Jeremy | 13 novembre 2009
En Israël, on appelle ça la circoncision des brevets !!!!!
On a de la culture ……………….. ou pas !

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JPB, il y a des gens du FN qui utilisent votre blog …
Ecrit par : Jeremy | 13 novembre 2009

Au secours !
Reviens lepen, reviens … reviens lepen parmi les tiens ….. !!!!
C’est la prière à Marine !!!!!!!! ave Marina tchi tchi …..

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[…] le jus pédagol active les taupes dans son jardin […]
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2009

C’est le second effet « Médée » !!!!!!!!!!

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le mot "car" est ici une cheville. Pas "étant".

Ah, l'être et l'étant !
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2009
Ca, par contre, c’est une overdose de Médée !!!!!

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"Toujours est il que la non stabilité des équipes est un problème pour les chefs d’établissement (d’ailleurs a t’on les meilleurs chefs d’établissement en zone difficile?)"
Have a good day!
Ecrit par : sisyphe | 13 novembre 2009
Ne dit-on pas que ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers ?

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PS. Je pars à Dijon dans la matinée. Rendez-vous dimanche matin. Vous saurez tout.
Ecrit par : brighelli | 13 novembre 2009
"Je pars à Dijon dans la matinée."

Couvrez vous bien, ça va pleuvoir..!
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2009
Et moi, je dirai : n’abusez pas de la moutarde …… ça monte au nez !!!!!
Qu’est-ce qu’on s’marre su’l’blog à Bribri (Ficotin) - cherchez pas, c’est une contrepèterie niveau classe préparatoire au brevet de l’école du rire !!!!!!

Au fait …… et si je disais :

« i » j’chus pas certain d’ête compri ?

.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+
Certains voudraient "diaboliser" JPB qu'ils ne s'y prendraient pas autrement, non ?

Ecrit par : lucile | 13 novembre 2009
Ce serait lui accorder des pouvoirs qu’il n’a pas !
Au dépends de qui vivent les fayotes ?

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Je ne vais pas jouer au lobby disciplaire... quoique ... Pas un mot sur la place de la philosophie ? Ni en L ni ailleurs ?
Ecrit par : Romuald | 13 novembre 2009
Romuald, vous en êtes un autre …………………….. philosophe !
Moi, je dis et persiste à dire que la philosophie …… euh ….. ben ….. euh ….. oui, c’est ça , comme vous dites !!!!!

.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+

Romuald, les ZEP sont le problème simplement parce que ça ne marche pas.
mais comme me l'a dit l'un d'eux, "pourquoi ne nous a -t-on pas enseigné tout cela avant ?"
Parce que ZEP.
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 novembre 2009
Remarquez, c’est pas faux non plus, on ne peut pas dire, mais malgré tout, comme me l’a dit ma concierge : « don’t spoil the baby with the bath’s water ».
Ma concierge a passé son CAPES de philo l’an dernier, elle s’ennuyait dans sa loge (oui, elle est franche maçonne) et elle ne s’est trouvé que ce cours pas trop compliqué, suivable par tout un chacun …. Maintenant, elle s’est mise à l’anglais …. Où s’arrêtera-t-elle?


.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+
les premiers ont besoin d'une propédeutique
Ecrit par : brighelli | 13 novembre 2009

Oui, ma concierge aussi, elle s’est cassé le col de l’utérus et les chirurgiens lui en ont posé une ! Son mari ne rigole pas tous les jours !

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musez-vous bien à Dijon, j'ai comme l'impression que la situation ne vous déplaît pas :-).
Ecrit par : Romuald | 13 novembre 2009
Concours de fayots ! PRRRRRRRRRRRRRRRRROOOOOOOOOOOOOOOOOOUUUUUUUUUT !!!!!!!

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Écrit par : Yfig et le petit pandore rond rouge | 13 novembre 2009

Sur agoravox.fr:
une "Lettre ouverte à madame Bachelot : grippe A , vaccins, réquisitions"...
Les personnels de santé "réquisitionnés" et donc tenus de se faire vacciner d'abord. Cela prend une tournure étrange...

Écrit par : Jean | 13 novembre 2009

Sur agoravox.fr:
une "Lettre ouverte à madame Bachelot : grippe A , vaccins, réquisitions"...
Les personnels de santé "réquisitionnés" et donc tenus de se faire vacciner d'abord. Cela prend une tournure étrange...

Ecrit par : Jean | 13 novembre 2009

Grande question : comment a-t-on fait pour vacciner le premier médecin ? Ce serait-il fait vacciné par un non-vacciné. Il y a matière à investigation, Jean !

Écrit par : Joe | 13 novembre 2009

Maintenant, si tu veux qu'on échange des insultes, ça peut se faire.
J'ai parfaitement compris les mécanismes économiques du marché de la lavande, c'est escrocs contre maquignons, je ne vais pas pleurer sur leur misère.
Je ne vis pas au pays des bisounours, et j'essaye au moins d'avoir une pensée cohérente, moi, de ne pas dire tout et son contraire à dix messages d'intervalle.
Et je n'imagine pas que si personne ne répond à mes messages, c'est que tout le monde approuve des deux mains mes envolées lyrico-sociologiques sur, par exemple, les sans papiers, la crise laitière, le logement étudiant, les classes prépas, la résistance, la Shoah, le boudin noir, etc.

Ecrit par : yann | 13 novembre 2009
Donc, l'identité française t'est complètement équilatérale ? Au bout du compte, tu attends avec impatience la disparition de ce pays dont certains citoyens désirent bêtement garder l'autonomie et la puissance ?
Lavande: production française haut de gamme actuellement momentanément en difficulté alors qu'il faut tenir un marché.
Sans-papiers: visiblement notre capacité ancienne à intégrer à notre république les immigrés s'est complètement délitée ces dernières années.
Productions laitière ou céréalière: à évacuer ? La France n'a pas vocation à être un des greniers de l'Europe et à assurer son autosuffisance alimentaire ?

Enfin, tu n'oses pas ici attaquer avec la même virulence et le même mépris à ces nantis de fonctionnaires qui fainéantent à longueur d'année en te suçant la moelle mais vu ta perception du monde agricole, je ne doute pas une minute que ta haine des autres classes sociales ne se limite pas aux agriculteurs, aux élus locaux et aux pharmaciens.

Quant à ta pensée cohérente, elle existe peut-être mais ici, tu n'en fais guère usage ou alors je suis vraiment complètement incapable de la dégager. On ne sait même pas si tu es pour un service public scolaire de qualité avec des programmes nationaux.

La mienne n'est effectivement pas très cohérente dans la mesure où je me pose perpétuellement des questions et que certaines réponses qui me paraissent à l'abord dans le domaine du faisable me semblent ensuite difficilement applicables.
Sur la lavande, elle l'est: soutien momentané, effort de recherche plus sérieux car le pays a tout à y gagner, notamment en matière d'exportation de ses savoir-faire vers les pays où cette agriculture émerge. Nous devons avoir l'ambition d'être le laboratoire international de la lavande.

Sur l'instruction: certitudes pour enseignement primaire( c'est à dire maternelle et élémentaire) et sixième/cinquième, certitudes que je n'avais pas en arrivant ici et loin s'en faut. Tant qu'on n'aura pas réformé ce niveau, toute réforme des étages supérieurs de l'instruction sera illusoire.


Je n'appelle pas pensée cohérente une pensée qui ne se modifie pas d'un iota face à la contradiction et qui reste campée sur ses haines de classe, Yann. J'appelle ça une pensée sclérosée.
Tu joues les ultralibéraux à bon compte mais je doute que tu sois pour la libéralisation du marché de l'identification des carnivores domestiques et des NAC, par exemple, ou pour une législation du vaccin en élevages canin et félin similaire à celle en vigueur en élevages d'animaux de rente. Alors, cohérent ? Ouais ! Comme un véto !
Le cœur à la droite libérale et le portefeuille au corporatisme conservateur !

Écrit par : dobolino | 13 novembre 2009

Je propose qu'on rebaptise le blog de Brighelli : "Le blog de la lavande".

Nous sommes à l'ère des spécialisations, nous ne pouvons être bons dans tous les domaines, nous avons échoué - peut-être - dans d'autres domaines mais dans la lavande nous serons les premiers.
Je propose que ma motion soit mise aux voix.

Écrit par : iPidiblue identité du blog de Brighelli | 13 novembre 2009

Je vais vous dire c'est JPB qui va être surpris dimanche matin quand il va revenir de Dijon où il croit être parti défendre les saines traditions de la moutarde d'appelation contrôlée de savoir que nous avons fait une OPA sur son petit blog qui avait besoin d'être redressé !

Écrit par : iPidiblue la moutarde me monte au nez souvent ! | 13 novembre 2009

Ce n'est même pas de la vraie lavande, juste un ersatz !

du vulgaire lavandin stérile, à attrappe couillonnes d'abeilles !

Écrit par : Yfig et le petit apiculteur rond rouge | 13 novembre 2009

Tu viens de porter de graves accusations, Yfig ! Je demande que toute la lumière soit faite sur cette affaire capitalissime et qu'une commission d'enquête parlementaire soit désignée ! L'honneur de la Provence doit être lavé ...

Écrit par : iPidiblue entre l'ersatz et le succédané | 13 novembre 2009

Grande question : comment a-t-on fait pour vacciner le premier médecin ? Se serait-il fait vacciné par un non-vacciné? Il y a matière à investigation, Jean !

Ecrit par : Joe | 13 novembre 2009

Bonne question! Qu'est-ce qu'il y avait avant le commencement?
Si l'on respecte la "Circulaire aux préfets" du 21 août 2009, c'est-à-dire la loi, la vaccination ne peut démarrer, puisque seul un vacciné peut vacciner un non-vacciné! Si un non-vacciné a vacciné le premier non-vacciné, c'est illégal!

Écrit par : Jean | 13 novembre 2009

C'est effectivement très pointu vos histoires de vaccinations ...

Écrit par : iPidiblue tu tires ou tu pointes ? | 13 novembre 2009

Nous avons quand même identifié deux points forts sur notre blog, l'expertise en matière de lavande et de lavandin (cf supra) et la compétence aigue pour la grippe A !
Je crois que nous progressons dans le socle de nos compétences ...

Écrit par : iPidiblue conseil en management | 13 novembre 2009

Et si on vaccinait avec de la lavande .....
faudrait-il vacciner la lavande avant ?
Jean fait une fixette !

une commission ? à l'épicerie du coin ou la grosse ?
iPidi, tu es toujours aussi imprécis ..... seule une grosse commission parlementaire pourrait faire la lumière sur tes propos abscons !

Écrit par : Yfig et le petit apiculteur rond rouge | 13 novembre 2009

A props de Dijon.
Si la présence de JPB a flanqué une telle trouille aux pédagogistes qu'ils renoncent à y apparaître, ce sera tant mieux, car aucune discussion n'est possible avec ces gens-là, aucune discussion avec eux ne présente le moindre intérêt.
Brighelli aura donc le champ libre pour asséner en long, en large et en travers, sans avoir à user inutilement ses forces contre les esprits faux susnommés, toutes les vérités qui dérangent les petits marquis déconnectés du PS et du Modem. Et comme ces gens-là n'ont aucune idée sérieuse sur l'enseignement, ce sera le moment de leur en donner des valables. Brighelli, à vous de jouer, nous vous soutenons!

Écrit par : Jean | 13 novembre 2009

si un non-vacciné a vacciné le premier non-vacciné, c'est illégal!
Ecrit par : Jean | 13 novembre 2009

Pasteur ne s'est pas vacciné lui-même ? J'ai encore rêvé ?

Écrit par : nicolas | 13 novembre 2009

Ecoute Yfg pour le moment et depuis que tu as foutu la merde sur ce blog qui tournicotait très bien en rond sans toi on n'a pas réussi à adopter un budget pour l'année en cours, donc les suppléments d'enquête et les frais d'expertises complémentaires, on ne peut pas les assumer !
En plus tu fais peur aux petits professeurs ...

Écrit par : iPidiblue et les fouteurs de merde | 13 novembre 2009

Donc, l'identité française t'est complètement équilatérale ?

Ecrit par : dobolino | 13 novembre 2009

Quelqu'un a compris cette phrase ?
Je pense qu'elle a voulu dire "perpendiculaire", mais qu'en pense Perceval ? ;O))

Écrit par : yann | 13 novembre 2009

Donc, l'identité française t'est complètement équilatérale ?

Ecrit par : dobolino | 13 novembre 2009

Quelqu'un a compris cette phrase ?
Je pense qu'elle a voulu dire "perpendiculaire", mais qu'en pense Perceval ? ;O))

Ecrit par : yann | 13 novembre 2009


Je pencherais plutôt pour équidistant. Le sens de la phrase étant selon moi que quelque soit l'orientation que prendra le débat sur l'identité national, vous vous en tapez l'une s'en toucher l'autre.

Écrit par : Joe | 13 novembre 2009

Arg... SANS toucher l'autre (elle est vraiment pas belle celle là)

Écrit par : Joe | 13 novembre 2009

Donc, l'identité française t'est complètement équilatérale ?

Ecrit par : dobolino | 13 novembre 2009

Quelqu'un a compris cette phrase ?
Je pense qu'elle a voulu dire "perpendiculaire", mais qu'en pense Perceval ? ;O))

Ecrit par : yann | 13 novembre 2009


Non cela vient sans doute d'équidé, c'est à dire que vous vous en foutez autant que de votre premier canasson !

N'oubliez pas Yann que vous êtes sur un blog de vétos !

Écrit par : iPidiblue équitation de cirque | 13 novembre 2009

La mienne n'est effectivement pas très cohérente dans la mesure où je me pose perpétuellement des questions et que certaines réponses qui me paraissent à l'abord dans le domaine du faisable me semblent ensuite difficilement applicables.

Ecrit par : dobolino | 13 novembre 2009

Et inversement, vice-versa et ainsi de suite !

Je laisse à d'autres le soin de réaliser l'historique des virevoltes dobolinesques.

Mais bien sûr, une pensée incohérente, bordelique et cyclothymique, c'est une pensée dynamique, créative, en phase avec son époque et sa complexitude, bref une vraie pensée de gôche.
Alors qu'une pensée qui essaye d'être structurée, sans exclure l'évolution à long terme et sans refuser d'affronter les contradictions, c'est une pensée sclérosée, haineuse et conservatrice, bref de droâte.

Je ne hais pas ce pays, qui a bien besoin de mon soutien quand la cruelle maladie de la lavande menace son autonomie et sa puissance, mais l'étouffoir sous lequel ses forces s'épuisent.
Je ne suis pas ultra-libéral, si ce terme désigne l'anarcho-capitalisme dont j'ai eu l'espièglerie de parer Joe, car (parce que ?) j'accorde encore quelque nécessité à l'État, et à un État fort.

A ce sujet d'ailleurs, puisque nous sommes, par la grâce d'Ipidi, sur le blog de la lavande et du lavandin réunis, ces fameuses recherches de l'INRA, stratégiques pour l'avenir de la France, sur fonds publics ou privés ?

Ah, oui, un dernier mot sur l'école : bien entendu, je suis pour la disparition du public, pour le privé hors contrat partout, sur une base régionalistes, des calandretas et des diwan partout, avec programmes régionaux, patois LV1 obligatoire (français LV2 facultatif), et interdiction de parler d'autres choses que des gaulois et des celtes en histoire. Macarel !!!

Écrit par : yann | 13 novembre 2009

Et encore Yann vous y verrez bien mieux dimanche quand Brighelli nous fera son speech de retour du congrès des moutardiers !

Écrit par : iPidiblue et le Congrès | 13 novembre 2009

Mais ce blog semble s'éveiller et s'animer (enfin !) d'une impertinence salutaire ! Tous mes compliments !

Écrit par : Amélie | 13 novembre 2009

Et encore Yann vous y verrez bien mieux dimanche quand Brighelli nous fera son speech de retour du congrès des moutardiers !

Ecrit par : iPidiblue et le Congrès | 13 novembre 2009

Lavande ou moutarde, Drôme Provencale ou Bourgogne ?
Le suspense est insoutenable (ou inamovible, je ne sais plus)!

Écrit par : yann | 13 novembre 2009

Allez, intéressez-vous donc à ce que regardent les ados (il y a même de plus en plus de nuits "skins" en France, organisées dans les bars et les boîtes):

http://www.e4.com/video/bsT92GRq7Lu6v6G5QKRjl1/play.e4

Écrit par : Pendariès | 13 novembre 2009

"j'accorde encore quelque nécessité à l'État, et à un État fort."

Moi à un Et ta soeur ! variante féminine des États frères.

Écrit par : guy morel | 13 novembre 2009

Oui - vraiment, j'aime ce pays!


Les "valeurs" canadiennes au menu d'un guide pour immigrants
LE MONDE | 13.11.09 | 15h09 • Mis à jour le 13.11.09 | 15h09

Les candidats à la citoyenneté seront désormais informés que les "pratiques culturelles barbares" n'ont pas droit de cité au Canada. La nouvelle version du guide Découvrir le Canada : les droits et responsabilités liés à la citoyenneté, rendue publique jeudi 12 novembre, sera remise aux résidents permanents qui, pour obtenir la citoyenneté, doivent passer un test de connaissances de base sur l'histoire, la géographie et les valeurs du Canada. Dans un chapitre nouveau, on peut lire que "l'ouverture et la générosité du Canada excluent les pratiques culturelles barbares qui tolèrent la violence conjugale, les meurtres d'honneur, la mutilation sexuelle des femmes ou d'autres actes de violence fondés sur le sexe".

Écrit par : Pendariès | 13 novembre 2009

Oui - vraiment, j'aime ce pays!

Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2009

Fasciiiiite !!!

Écrit par : yann | 13 novembre 2009

Donc, l'identité française t'est complètement équilatérale ?
Ecrit par : dobolino | 13 novembre 2009

Moi à un Et ta soeur ! variante féminine des États frères.
Ecrit par : guy morel | 13 novembre 2009

Oulipo ? Dada ? Digestif trop tassé ?

Écrit par : yann | 13 novembre 2009

que quelque soit l'orientation que prendra le débat sur l'identité national, vous vous en tapez l'une s'en toucher l'autre.

Ecrit par : Joe | 13 novembre 2009

quelle que soit....c'est niveau fin de 6ème là !

Joe vous me décevez sur ce coup, moi qui vous croyais en progrès !

Écrit par : Tullius Détritus orthoréparateur | 13 novembre 2009

Oui - vraiment, j'aime ce pays!

Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2009

Fasciiiiite !!!

Ecrit par : yann | 13 novembre 2009

Non, faux-cul ! Il a peur de l'avion et des charters en particulier !
sinon, il profiterait de la prime pour retourner chez lui ....

+++++++++++++++++++++++++++
http://pagesperso-orange.fr/michel.pendaries/

Prix du meilleur cas pédagogique en gestion 2009,

pour le cas "LAFUMA, une entreprise française loin d'en avoir plein le dos",

décerné par la Revue des cas en gestion, le 3 avril 2009 .
+++++++++++++++++++++++++++++++++++

Lafuma, ça me rappelle quelle que soit cette chose !
à quand le premier prix du blogueur fou ?

non, non, ne votez pas pour moi, je suis hors lisses !

Écrit par : Yfig et le petit apiculteur rond rouge | 13 novembre 2009

Équilatéral : dont tous les côtés sont égaux, d'où il appert que le choix importe peu puisque ce sont des solutions identiques qui sont proposées.
Les restaurants branchés proposent aussi des poissons à l'équilatéral : vous avez l'un ou l'autre des filets. Subtil, non?

Il arrive que dans les cours de récréation cette expression puisse être utilisée sous des formes un peu différentes (et fautives). Ainsi on peut recenser :
- sur un mode populaire "j'en ai rien à foutre",
- sur le mode viril "ça m'en touche une sans faire bouger l'autre" (in La vie et l'œuvre de JC),
- sur le mode libéré "va te faire ...". Chacun complète selon ses mœurs.

L'évolution sémantique, phonétique et phonologique demeure complexe à définir mais il attesté que l'usage se répand même dans les secteurs dans lesquels la culture n'est pas un vain mot.
Ainsi le rappeur utilise-t-il assez fréquemment des locutions similaires pour s'adresser aux pots de fleurs (le pot de fleur est un être de sexe féminin destiné à mettre en valeur le décor où il est posé. Souvent dénudé dans les rites tribaux tels que nous les dévoilent les sites des centres de recherche ethnologique tel NRJ (NRJ : nouvelle recherche pour les jeunes, bien sur, qu'alliez-vous croire?...).

A l'inverse (de l'équilatéral, vous suivez?) il arrive que deux acteurs sociaux aient du mal à concilier leurs points de vue. Ils sont alors orthogonaux...Ca va toujours?
Ceci se rencontre partout, étrangement même dans des domaines aussi différents que le lait et la lavande que pourtant rien rapproche. (les vaches ne mangent pas la lavande et on n'extrait pas la lavande des vaches. Ce que l'on trait c'est du lait, c'est blanc; la lavande c'est bleu. La vache est un animal, la lavande une plante et le lait un liquide. J'explique pour les parisiens).
Les experts cherchent et réfléchissent à ce propos, et au vu des travaux dialectiques publiés sur ce blog nul doute que la lumière ne se fasse bientôt.
Ainsi récemment l'unité de recherche JT de l'université TF1 a-t-elle pu filmer deux sujets en train d'échanger des points de vue et dont l'un est très agité (pour des raisons inexpliquées; il semble qu'il s'agisse ici d'une crise produite par le vaccin de la grippe H1N1) et s'adresse à l'autre (qui lui refuse sa main, conformément aux prescriptions gouvernementales en matière de grippe H1N1) en lui disant "casse-toi, pauvre con".
Il est ici patent qu'il s'agit d'une évolution paroxystique de l'expression "j'en ai marre" où le locuteur manifeste vigoureusement son agacement du fait de la pauvreté de son vocabulaire, de sa maladie et de la position orthogonale du partenaire.
Dans certaines circonstances (mais seuls les géomètres comprendront) cette position peut-au contraire engendrer (et pour cause) un enthousiasme incoercible. C'est pour ça que les maths ça sert à tout (même si la réciproque peut-être vraie).
Le sujet dont nous parlons n'a pu être observé en situation orthogonale, seule sa pensée l'est, à toute autre.
Il faut dire qu'il est unique.

Comme certains sur ce site.

Écrit par : JEANDESENTOMMEURS | 13 novembre 2009

Jean,

que de verbiage pour si peu de résultat !
5/20 (et je suis généreux ....)

Écrit par : Yfig et le petit Pantagruel des alpilles | 13 novembre 2009

Alors le programme commun 2 c'est quoi ? Lavande, moutarde, hydromel, service divin ou du vin ?
Le blog est en train de faire sa fermentation malo-lactique dont je ne possède pas la formule exacte mais une molécule d'acide malique se décompose il me semble en deux molécules d'acide lactique. Bref ça fermente. faut attendre avant d'envisager le tirage.

Écrit par : charpentier Hélène | 13 novembre 2009

Il a laissé les clefs du blog à qui JPB? En général quand il part il y a immédiatement un sous-chef qui arrive et on entend plus que lui ou elle.

Écrit par : Question | 13 novembre 2009

Moi à un Et ta soeur ! variante féminine des États frères.
Ecrit par : guy morel | 13 novembre 2009

Oulipo ? Dada ? Digestif trop tassé ?
Ecrit par : yann | 13 novembre 2009

...de banane.

Écrit par : guy morel | 13 novembre 2009

Il a laissé les clefs du blog à qui JPB? En général quand il part il y a immédiatement un sous-chef qui arrive et on entend plus que lui ou elle.
Ecrit par : Question | 13 novembre 2009
Y'a pu d'chef ; y'a pu d'sous chef, mais y'a encore des types qui se demandent : quand y'a pu d'chef et pu d'sous-chef, y aurait-i pas encore queu'qun ? Le vertige de la liberté.
Bon, je retourne au turbin ; je travaille pour une banque pas pour les amateurs de NCA.

Écrit par : guy morel | 13 novembre 2009

Moi, la charpente, ça me connaît !

le poinçon, l'entrait retroussé, les arbalétriers, la fiche, la contre-fiche, la jame de forche, le lien courbe, la faîtière ah ! non, ça, c'est sur le toit ...... tout le monde peut se tromper !

Bon et si on parlait un peu de lavande ! ?

C'est que ça sent bon une fois sec ; moi, je la fais griller, ça ionise bien !

Écrit par : Yfig et le petit Pantagruel des alpilles | 13 novembre 2009

je travaille pour une banque...

Ecrit par : guy morel | 13 novembre 2009

Salaud !! ;O)))) (

Écrit par : yann | 13 novembre 2009

Tiens, un morceau de ma phrase a sauté : bon, je précise pour le camarade Morel, le truc après les deux points d'exclamation, c'est un smiley.

Écrit par : yann | 13 novembre 2009

le poinçon, l'entrait retroussé, les arbalétriers, la fiche, la contre-fiche, la jame de forche, le lien courbe, la faîtière ah ! non, ça, c'est sur le toit ...... tout le monde peut se tromper !

Ecrit par : Yfig et le petit Pantagruel des alpilles | 13 novembre 2009
Et l'étançon et les coyaux, c'est où ?

Écrit par : guy morel | 13 novembre 2009

Tiens, un morceau de ma phrase a sauté : bon, je précise pour le camarade Morel, le truc après les deux points d'exclamation, c'est un smiley.
Ecrit par : yann | 13 novembre 2009

Ah bon ! J'ai cru que c'était la peau qui plissait comme sous les fesses des vieux. Ou sur la gueule des mastiffs

Écrit par : guy morel | 13 novembre 2009

Moi, il m'a même pas laissé une mayonnaise !

Écrit par : Yfig et le petit Pantagruel des alpilles | 13 novembre 2009

Les "valeurs" canadiennes au menu d'un guide pour immigrants
LE MONDE | 13.11.09 | 15h09 • Mis à jour le 13.11.09 | 15h09

Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2009

Savez-vous que vous risquez le banc d'infamie pour répandre ce genre d'informations sans plus de précautions, sans pincettes?
Le Monde (je regarde dans la rue ceux qui lisent ce journal pour savoir à qui je ne veux pas ressembler) lui, il utilise les guillemets pour dire qu'il se désolidarise de ces restrictions scandaleuses mises par ces immondes canadiens à une immigration libre et digne. Il cite, il n'est pas comlices de propos ignobles.
Votre adresse IP pouvant être capturée par l'hadopi je crains que la halde, la mrap, le cran, et tous les biens-pensants ne vous poursuivent bientôt pour racisme, ce qui serait bien normal et je les approuve.
Je suis pour le rétablissement de la hart, du gibet, de la roue pour tous ces hommes qui ne voient pas la lumière. Pour les femmes bien sur, c'est un peu différent avec leur cerveau limité.

D'ailleurs je suggère vivement à tous les hommes violents, aux machos, aux jaloux, aux pervers sexuels de tous poils de se convertir rapidement à une religion qui l'accepte ou de demander une nationalité qui le valorise. (Attention toutefois à conserver la double nationalité pour les avantages sociaux).

Ainsi vous pourrez battre et tromper votre femme, la mutiler pour lui éviter la tentation (pure charité!), l'enfermer, la dissimuler, la punir, (Ce week-end je relis SADE) et bénéficier de la défense et de l'appui de toutes ces institutions dont les budgets sont abondés, pour les punir de leur pêchés, par les impôts des racistes français qui ne battent pas leur femmes, n'excisent pas leurs filles et essayent de noyer leurs chagrins d'amour dans le lait plutôt que dans le sang (La lavande c'est pas bon pour ça, et après on s'étonne que le secteur déprime. Les provençaux sont incompréhensibles : ils produiraient du cannabis ils n'auraient plus de marasme; mais le paysan c'est conservateur).

Pendaridès! Je vous en conjure et vous y exhorte, convertissez-vous avant qu'il ne soit trop tard...

De mon côté, craignant la contagion et la promiscuité du délinquant que vous êtes, je vais de ce pas vous dénoncer en échange de l'immunité.
Il y en assez des racistes! Que l'on dénonce ces dégénérés de descendants de bas-normands! D'ailleurs les normands qui ont une descendances de cette nature, repentez-vous! Je vous dénierai la nationalité française moi! Au Canada, voilà ce vous attend!
Pourquoi faudrait-il laisser sur la terre natale le meilleur de notre civilisation et de nos coutumes? Enrichissons-nous de nos différences! Redonnons aux hommes leur juste place (en haut), et surtout aux femmes (plus bas)!
Salauds de racistes canadiens! Plus de lavande pour le Canada!

Écrit par : JEANDESENTOMMEURS | 13 novembre 2009

Et l'étançon et les coyaux, c'est où ?

Ecrit par : guy morel | 13 novembre 2009

Google ?

Écrit par : Yfig et le petit Pantagruel des alpilles | 13 novembre 2009

Il y en assez des racistes! Que l'on dénonce ces dégénérés de descendants de bas-normands! D'ailleurs les normands qui ont une descendances de cette nature, repentez-vous! Je vous dénierai la nationalité française moi! Au Canada, voilà ce vous attend!
Ecrit par : JEANDESENTOMMEURS | 13 novembre 2009

Hélas, pauvre Jean, ces acadiens n'ont guère de reconnaissance pour les bas normands dont l'un deux fonda au XVII le Québec, un certain Samuel de Champlain (originaire de Brouage, il est vrai, mais Honfleurais d'adoption !)
Les Canadiens m'ont refusé ...... était-ce ma double nationalité (Breton-Normand) qui les a effrayé ?
Plutôt ma couleur .... à l'époque je rentrais de Libye et tout le monde de me prendre (aévec ma moustache noire) pour un arabe !
Ai-je la tête d'un arabe, franchement ! ?

En Libyen on dit "ch'nou allak?"
En Algérien et en Kabyle : "La beiss ?"
En Musri (Egytien) : "E Zayak ?"
En Soudanais : Kef allak ?"

Les arabes sont pus subtils qu'on ne croit ! ils ont copié les Bretons : un patois par village !!!!!!!!!!!

Choufti l'kelb ?

Écrit par : Yfig et le petit Pantagruel des alpilles | 13 novembre 2009

je travaille pour une banque...

Ecrit par : guy morel | 13 novembre 2009

Salaud !! ;O)))) (

Ecrit par : yann | 13 novembre 2009


Pourri !
Ouf !ça fait du bien !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : Yfig et le petit Pantagruel des alpilles | 13 novembre 2009

@ Pendarides
Le Monde a raison. Le Canada a tort. La preuve :
http://www.lematin.ch/actu/monde/soutien-gorge-interdit-somalie-190598
Repentez-vous! Les temps changent!

Écrit par : JEANDESENTOMMEURS | 13 novembre 2009

Euh ! ..........................

Le raciste de base réserve parfois des surprises !

Mais faut pas le dire, ça déstabilise les esprits simples !

Écrit par : Yfig et le petit Pantagruel des alpilles | 13 novembre 2009

Et hier, chez Calvi, un éminent psychiatre a enfin répondu clairement, sur la base d'une étude internationale, à la question de fond, la seule qui vaille la peine d'être posée en la matière : les enfants pâtissent-ils d'une enfance homoparentale ?
Il semble que la réponse soit "non". Je trouve que c'est un argument beaucoup plus efficace pour votre cause que les anathèmes, les recours à la Halde ou les grands airs de la calomnie.
Mais c'est moins spectaculaire.
Ecrit par : yann | 13 novembre 2009

Je doute que ces études soient très sérieuses et je doute aussi qu’il soit possible d’en faire une. Plusieurs raisons, d’abord la plasticité des enfants est telle qu’elle rend difficile de faire des corrélations à moins d’avoir des échantillons énormes de plus je doute que nous ayons des études définitives sur les enfants de couples hétérosexuels car si on avait tellement à cœur le bien des enfants on ne les laisserait pas sous la coupe de certains parents hétéro.
Autre argument notre docte psychiatre a raconté des bêtises en effet dire que les sociétés humaines ont inventé toutes sortes de familles est une vérité mais si on en prend argument en faveur des familles homo parentales pourquoi interdire les autres sortes de famille, polygamie par exemple.
Ma position personnelle est que l’état devrait abandonner sa prétention à s’occuper de ses sujets, donc suppression du mariage civil et de ses avatars. Pour l’adoption je suis plutôt contre l’extension en l’état car il y a déjà pénurie d’enfants.


Un mot sur la lavande, le problème de nos agriculteurs est qu’ils sont des fonctionnaires au service du CA et payer par Bruxelles, il ne serait pas inutile de leur permettre de devenir des entrepreneurs agricoles en prévision de la fin de la PAC. Sinon la recherche agronomique française est lourdement handicapée par la présence de furieux, qui n’hésitent pas à détruire comme encore récemment à Colmar.
http://www.internutrition.ch/in-news/point/index_f.html
en cadeau lien sur les OGM (ce qui se fait en recherche)

Écrit par : tiberius | 13 novembre 2009

Coucou Christophe, ça va ?

Écrit par : nicolas | 13 novembre 2009

Jean-Paul Brighelli, n'êtes-vous pas troublé qu'on ne trouve sur votre blog pour autant que je sache aucun intervenant de culture musulmane ? On y voit des interlocuteurs chrétiens, d'autres athées, des gens de gauche, des gens de droite, des adeptes des nouvelles théories vertes, bios ou je ne sais quoi, des physiciens, des littéraires, des musiciens etc mais aucun dont les références culturelles soient coraniques ? Est-ce que cela ne vous interpelle pas quelque part et avez-vous une explication ?
Ecrit par : iPidiblue du Coran et de Molière | 08 novembre 2009
La réponse ci-dessous ………….



Art. 5. - L'huile essentielle de lavande de Haute-Provence doit répondre aux caractéristiques analytiques suivantes :
Indice d'acide : < 1,0 ;
Cinéole 1,8 : 0,2 à 1,0 ;
Cis ß Ocimène : 3,0 à 9,0 ;
Trans ß Ocimène : 2,2 à 4,9 ;
Octanone 3 : 0,7 à 2,0 ;
Camphre : < 0,5 ;
Linalol : < 36 ;
Terpinène 1 ol 4 : 2,5 à 5,5 ;
Acétate de lavandulyle : > 2,5 ;
Lavandulol : > 0,5 ;
a Terpinéol : < 0,5 ;
Rapport Cis ß Ocimène / Trans ß Ocimène : 1,2 à 2,7 ;
Rapport Trans ß Ocimène / Octanone 3 : 1,4 à 7 ;
14. Rapport Linalol + acétate de linalyle / lavandulol + acétate de lavandulyle : 12 à 18.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2009

Si ça c’est pas un verset du Coran, je veux bien qu’on te les coupe, iPidi muezin akhbar

Écrit par : Yfig et le petit ayatollah des alpilles | 13 novembre 2009

Art. 5. - L'huile essentielle de lavande de Haute-Provence doit répondre aux caractéristiques analytiques suivantes :
Indice d'acide : < 1,0 ;
Cinéole 1,8 : 0,2 à 1,0 ;
Cis ß Ocimène : 3,0 à 9,0 ;
Trans ß Ocimène : 2,2 à 4,9 ;
Octanone 3 : 0,7 à 2,0 ;
Camphre : < 0,5 ;
Linalol : < 36 ;
Terpinène 1 ol 4 : 2,5 à 5,5 ;
Acétate de lavandulyle : > 2,5 ;
Lavandulol : > 0,5 ;
a Terpinéol : < 0,5 ;
Rapport Cis ß Ocimène / Trans ß Ocimène : 1,2 à 2,7 ;
Rapport Trans ß Ocimène / Octanone 3 : 1,4 à 7 ;
14. Rapport Linalol + acétate de linalyle / lavandulol + acétate de lavandulyle : 12 à 18.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2009



On dirait mon analyse de sang ! ???

Écrit par : Yfig et le petit ayatollah des alpilles | 13 novembre 2009

Pieds-paquets ou tripes?

Écrit par : sisyphe | 13 novembre 2009

Coucou Christophe, ça va ?

Ecrit par : nicolas | 13 novembre 2009


Et nous, on pue le pâté ?

Écrit par : Yfig et le petit ayatollah des alpilles | 13 novembre 2009

Pieds-paquets ou tripes?

Ecrit par : sisyphe | 13 novembre 2009

araignée

Écrit par : Yfig et le petit ayatollah des alpilles | 13 novembre 2009

en cadeau lien sur les OGM (ce qui se fait en recherche)

Ecrit par : tiberius | 13 novembre 2009

Merci pour le cadeau. Très instructif.

Écrit par : yann | 13 novembre 2009

Coucou Christophe, ça va ?

Ecrit par : nicolas | 13 novembre 2009

Bonjour à vous, (et à tous).
Oui, ça peut aller; mais je suis très "véner" contre la médecine, qui m'a fait perdre cinq ans. (Maladie de Lyme non révélée sur trois tests"Elisa", et, enfin, diagnostiquée grâce à un "Western Blot" qu'on aurait dû me prescrire d'entrée de jeu).

Écrit par : Christophe Sibille | 13 novembre 2009

Coucou Christophe, ça va ?

Ecrit par : nicolas | 13 novembre 2009

Bonjour à vous, (et à tous).
Oui, ça peut aller; mais je suis très "véner" contre la médecine, qui m'a fait perdre cinq ans. (Maladie de Lyme non révélée sur trois tests"Elisa", et, enfin, diagnostiquée grâce à un "Western Blot" qu'on aurait dû me prescrire d'entrée de jeu).

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 novembre 2009

Et comment allez-vous maintenant ? Le traitement commence-t-il à faire effet ?
Meilleurs vœux de prompt rétablissement !

Écrit par : catmano | 13 novembre 2009

C'est vrai que vous ne connaissez pas l'expression "ça m'est complètement équilatéral " ??? C'est pourtant classique !

"
« I don’t give a shit » pour « I don’t care » en globish, « çà m’est complètement équilatéral ».
"

Écrit par : dobolino | 13 novembre 2009

Oui, ça peut aller; mais je suis très "véner" contre la médecine, qui m'a fait perdre cinq ans. (Maladie de Lyme non révélée sur trois tests"Elisa", et, enfin, diagnostiquée grâce à un "Western Blot" qu'on aurait dû me prescrire d'entrée de jeu).

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 novembre 2009
Ça semble effectivement surprenant dans la mesure où votre pathologie était suffisamment invalidante pour vous amener à consulter des spécialistes en quantité. Peut-être est-ce parce que les symptomes étaient tellement atypiques que les médecins n'ont pas approfondi cette hypothèse diagnostique ?
Je sais que la maladie de Lyme n'est pas aisée à diagnostiquer et que si on vit hors zone d'endémie, ça peut durer un moment. C'est pareil pour la leishmaniose.

Écrit par : dobolino | 13 novembre 2009

Christophe,

Ci-joint un site SERIEUX de Canada-Quebec sur cette maladie.

http://www.canlyme.com/frbottom3.html

Allez sur nouvelle+traitement, vous y trouverez un guide très intéressant du Br Burrascano.

Meilleure santé à vous.

Écrit par : carole | 13 novembre 2009

Oui, ça peut aller; mais je suis très "véner" contre la médecine, qui m'a fait perdre cinq ans. (Maladie de Lyme non révélée sur trois tests"Elisa", et, enfin, diagnostiquée grâce à un "Western Blot" qu'on aurait dû me prescrire d'entrée de jeu).

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 novembre 2009

5 ans pour une maladie de Lyme il y a vraiment de quoi tiquer effectivement, mais vous le savez pertinemment , quand la tactique n'est pas bonne, l'attaque du tique est redoutable!



Désolé, vraiment désolé, mais vous savez bien Christophe, que pour un bon mot, même et surtout quand il est mauvais, on ne se contrôle plus!

Écrit par : merlemocoeur | 13 novembre 2009

"j'accorde encore quelque nécessité à l'État, et à un État fort."

Moi à un Et ta soeur ! variante féminine des États frères.

Ecrit par : guy morel | 13 novembre 2009
"Et ta sœur ? Elle bat le beurre ! Quand elle battra la merde, j't'appellerai pour lécher le bâton."

Je suis certaine que Morel la connait déjà et Jeandesentommeurs aussi. Mais pour les autres, je doute ?
Quand on ignore tout de "ça m'est équilatéral", c'est qu'on a été élevé à Notre Dame de Sion.

Écrit par : dobolino | 13 novembre 2009

Oui, ça peut aller; mais je suis très "véner" contre la médecine, qui m'a fait perdre cinq ans
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 novembre 2009

Le problème avec la médecine comme avec l’éducation est qu’il y a un coté charlatanesque. Pour la médecine il n’y a qu’à constater que les médecins existent depuis très longtemps mais qu’ils ne peuvent quelques chose pour leurs malades que depuis un siècle (à la louche). Avant c’est l’effet placebo et les formidables ressources du système immunitaire et beaucoup de mort.
Pour l’enseignement du fait des étonnantes capacités d’adaptation des enfants même des méthodes foireuses peuvent donner suffisamment de résultat pour faire illusion.

Le remède dans les deux cas une évaluation à caractère scientifique, cela existe déjà pour les hôpitaux mais il y a encore du travail. Pour l’EN jamais entendu parler, les seules études sont celles de l’OCDE qui ne servent pas à grand chose sinon à nous gaver avec un prétendu modèle finlandais et pourquoi pas singapourien.

Écrit par : tiberius | 13 novembre 2009

Les "valeurs" canadiennes au menu d'un guide pour immigrants
LE MONDE | 13.11.09 | 15h09 • Mis à jour le 13.11.09 | 15h09

Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2009

Savez-vous que vous risquez le banc d'infamie pour répandre ce genre d'informations sans plus de précautions, sans pincettes?
Le Monde (je regarde dans la rue ceux qui lisent ce journal pour savoir à qui je ne veux pas ressembler) lui, il utilise les guillemets pour dire qu'il se désolidarise de ces restrictions scandaleuses mises par ces immondes canadiens à une immigration libre et digne. Il cite, il n'est pas comlices de propos ignobles.
Votre adresse IP pouvant être capturée par l'hadopi je crains que la halde, la mrap, le cran, et tous les biens-pensants ne vous poursuivent bientôt pour racisme, ce qui serait bien normal et je les approuve.
Je suis pour le rétablissement de la hart, du gibet, de la roue pour tous ces hommes qui ne voient pas la lumière. Pour les femmes bien sur, c'est un peu différent avec leur cerveau limité.

D'ailleurs je suggère vivement à tous les hommes violents, aux machos, aux jaloux, aux pervers sexuels de tous poils de se convertir rapidement à une religion qui l'accepte ou de demander une nationalité qui le valorise. (Attention toutefois à conserver la double nationalité pour les avantages sociaux).

Ainsi vous pourrez battre et tromper votre femme, la mutiler pour lui éviter la tentation (pure charité!), l'enfermer, la dissimuler, la punir, (Ce week-end je relis SADE) et bénéficier de la défense et de l'appui de toutes ces institutions dont les budgets sont abondés, pour les punir de leur pêchés, par les impôts des racistes français qui ne battent pas leur femmes, n'excisent pas leurs filles et essayent de noyer leurs chagrins d'amour dans le lait plutôt que dans le sang (La lavande c'est pas bon pour ça, et après on s'étonne que le secteur déprime. Les provençaux sont incompréhensibles : ils produiraient du cannabis ils n'auraient plus de marasme; mais le paysan c'est conservateur).

Pendaridès! Je vous en conjure et vous y exhorte, convertissez-vous avant qu'il ne soit trop tard...

De mon côté, craignant la contagion et la promiscuité du délinquant que vous êtes, je vais de ce pas vous dénoncer en échange de l'immunité.
Il y en assez des racistes! Que l'on dénonce ces dégénérés de descendants de bas-normands! D'ailleurs les normands qui ont une descendances de cette nature, repentez-vous! Je vous dénierai la nationalité française moi! Au Canada, voilà ce vous attend!
Pourquoi faudrait-il laisser sur la terre natale le meilleur de notre civilisation et de nos coutumes? Enrichissons-nous de nos différences! Redonnons aux hommes leur juste place (en haut), et surtout aux femmes (plus bas)!
Salauds de racistes canadiens! Plus de lavande pour le Canada!

Ecrit par : JEANDESENTOMMEURS | 13 novembre 2009

Merci de ne pas instrumentaliser le Canada comme vous le faites. C'est très-con.
Et stupide; surtout si vous n'y êtes jamais allé pour savoir ce qui s'y passe et quel est le génie de cette fédération de Provinces et de Territoires.
A la différence de moi.

Écrit par : Pendariès | 13 novembre 2009

Je viens de survoler le lien donné par Carole et, effectivement, les chiens sont mieux soignés que les hommes et tout ça à cause de quoi ? des assurances maladies et de leurs saloperies de grille de remboursement ! Et de la manie des êtres humains à considérer que les dépenses de santé doivent être gratuites, absolument gratuites et toujours gratuites.

Un médecin aurait pu dire à Christophe il y a cinq ans: "voilà, le test Elisa est négatif mais il n'est pas fiable. pour avoir la certitude que vous n'avez pas la maladie de Lyme il me faut un Western blot, ça coûte 80 euros et ce n'est pas remboursé". Il ne l'a pas fait ! Dommage !

Chez nous vétos, ce sera Elisa rapide au chevet du chien puis, s'il est négatif, Western Blot au labo. Personne ne bronche à mettre 80 euros dans son chien !

Écrit par : dobolino | 13 novembre 2009

J'ai dit 80 euros au hasard ! Pas de querelles.

Écrit par : dobolino | 13 novembre 2009

l'attaque du tique est redoutable! Merlemocoeur

Que dire de celle de LA tique, cher Merlemocoeur !
Christophe, j'ai lu des témoignages, sur internet, de personnes qui en étaient atteintes et n'avaient été diagnostiquées que très tard; l'une en particulier détaille les différents traitements année après année à partir du moment où elle a consulté un médecin spécialiste de cette maladie outre-Atlantique. Et sa guérison est longue mais en bonne voie. C'est incroyable, je n'aurais jamais cru que cette bestiole fût aussi nuisible !

Écrit par : nicolas | 13 novembre 2009

Grande question : comment a-t-on fait pour vacciner le premier médecin ? Ce serait-il fait vacciné par un non-vacciné. Il y a matière à investigation, Jean !

Ecrit par : Joe

Le célèbre paradoxe du médecin : dans un village, le médecin vaccine tous ceux qui ne se vaccinent pas eux-mêmes.
Le médecin se vaccine-t-il lui-même ?

Écrit par : Moot | 13 novembre 2009

La presse : il y aurait de l'eau sur la Lune.

Le pastis manque à l'appel. On continue à chercher.

Écrit par : dugong | 13 novembre 2009

C'est devenu bien désert, ici. Pour la peine, un petit conte de la connerie ordinaire :

C'est la douzième fois au moins que j'aperçois l'élève Dugenou en train de me tourner le dos, contorsionné sur son tabouret. Pourtant, depuis le début de l'heure, rien n'a changé, les activités officielles se passent toujours devant lui. Quant à son cahier, il est en retard d'un quart d'heure par rapport à l'heure légale.

Je m'approche de l'élève Dugenou pour le remettre dans le droit chemin et lui promettre de menus sévices s'il récidive dans la nonchalance.

C'est la treizième fois au moins que j'aperçois l'élève Dugenou en train de me tourner le dos, contorsionné sur son tabouret. Etc.

Je demande gentiment son carnet à l'élève Dugenou, lequel, incrédule, me le remet avec quelque réticence. Maintenant, le carnet est sur le dessus de la pile, collection de la journée, promesse d'heures de retenue pour la plupart de leurs titulaires.

Arrive la fin de l'heure tant espérée par tous, et avec elle, la remise des punitions aux impétrants, maintenant massés devant le bureau. Je remplis sous ses yeux : "L'élève Dugenou (remarquez : il y a son nom sur la couverture du carnet. En théorie, je peux donc punir un élève A et mentionner ce fait sur le carnet de l'élève B), classe de, etc., est mis en retenue le tant, de l'heure H à l'heure H+1, motif : tourne le dos et n'obéit pas aux injonctions, date, signature".

Ne voilà-t-il pas que Dugenou fait observer : "m'sieur, mon nom, c'est pas Dugenou, c'est Dugenou-Ducono". À ce moment-là, je n'ai pas eu le temps de noter le motif et l'heure de la retenue. Et comme je reste de marbre, il récidive : "m'sieur, mon nom, c'est pas Dugenou, c'est Dugenou-Ducono". Devant mon stoïcisme, il se permet d'ajouter : "Dugenou, c'est pas mon vrai nom, mon vrai nom, c'est Dugenou-Ducono".

Qu'à cela ne tienne, je vais corriger. "L'élève Dugenou-Ducono, classe de, etc., est mis en retenue le tant, de l'heure H à l'heure H+2, motif : tourne le dos, n'obéit pas aux injonctions et se montre insolent, date, signature".

Ça lui fera deux heures de retenue : une pour Dugenou, une pour Ducono.

Écrit par : Moot | 13 novembre 2009

Ah zut, ça a bugué juste à la fin du long message que j'avais tapé pour Yann.

Bon eh bien je le résume en deux phrases : Yann, vous êtes un imbécile, qui se croit obligé de m'annoncer une décision alors que chacun se doute que je l'ai apprise bien avant vous, ou un nuisible, qui prend prétexte de cet événement pour asséner ensuite qu'un éminent psychiatre dit des choses intelligentes tandis que je ne raconte que des conneries.

Continuez à vous instruire en regardant Calvi : le jour àù Calvi fera une émission sur l'importance d'occuper l'espace sur le net, vous comprendrez, peut-être grâce à un autre "éminent" spécialiste qui prendra la parole à ce sujet, l'importance de mettre plusieurs liens sur un blog précis pour rediriger, depuis ce blog-là, vers une même video inane et bête.

Écrit par : Jeremy | 13 novembre 2009

Bon eh bien je le résume en deux phrases : Yann, vous êtes un imbécile, qui se croit obligé de m'annoncer une décision alors que chacun se doute que je l'ai apprise bien avant vous, ou un nuisible, qui prend prétexte de cet événement pour asséner ensuite qu'un éminent psychiatre dit des choses intelligentes tandis que je ne raconte que des conneries.

Ecrit par : Jeremy | 13 novembre 2009
Ne vous frappez pas ! Il est juste imbécile ! Nuisible, il aurait bien aimé, mais il n'en a pas l'étoffe. Il mise sur ses filles !

Écrit par : dobolino | 13 novembre 2009

"Or, ces gosses ne sont pas différents des autres — même proportion de génies et de cloches."
JPB

Ouah, la vache, le scoop ! Et ces minables de ZEP qui l'ignorent et s'obstinent à commencer leurs phrases par "toi y'en a..."


"...l'homogénéité des ZEP — à peu de choses près. Mauvais Primaire, mauvais secondaire. Quand les bases ont été négligées, vous ne construisez pas de socle, ni rien."
JPB

J'en parlais encore ce matin à mon collègue : "Salut, ça va ? Alors, prêt pour une nouvelle journée à se vautrer dans la médiocrité ? - La routine, qu'y m'a dit, les bases, surtout ne jamais négliger de négliger les bases !"


"Sibille, vous m'auriez vu ce matin, cherchant (et trouvant) sur le Net le Blues du spermatozoïde (Ricet Barrier, si !), et le psalmodiant en bluesman impeccable — tout ça pour illustrer le darwinisme à l'échelle quasi moléculaire…
Vous auriez également vu 45 élèves morts de rire et marqués à vie…
Quel pédagogue va leur expliquer ça, aux petits nouveaux ?"
JPB

Rhalala ! C'est pas en ZEP qu'on trouverait autant de génie et de modestie réunis. C'est pas donné à tout le monde de marquer à vie et d'en avoir instantanément l'assurance. Question d'envergure. En ZEP, on donne dans le petit, le sans-ambition, juste comme ça, parce qu'on savait pas qu'on a des enfants intelligents en face et qu'on leur sert du rabais par principe.
Vous voulez pas venir 2 heures ? Moi aussi, j'ai envie d'être mort de rire et marqué à vie.


PS : Non ? Vraiment pas ? Même pas un tout petit mot pour faire mine de s'émouvoir que son blog soit instrumentalisé par le FN ?

Écrit par : Perceval-le-bol | 14 novembre 2009

L'assistante sociale de Saintonge s'impose à Dijon : elle ne veut pas de symposium sans elle.

Dans ce pseudo concert improvisé, on entendra beaucoup de quoique avec des partitions dans le rassemblement.

De contrat, il n'y en aura point si ce n'est sur la tête de quelques boucs émissaires *.

PS : parti de velléités contra sceptiques, il n'arrive qu'à produire du contra festif. La maldone a raison : il ne faudrait pas que ça se reproduise.

* Gaffe, JPB !

Écrit par : dugong | 14 novembre 2009

Manquerait plus que la fumeuse d'Hénin s'impose aussi, suivant l'exemple de ses laquais sur les blogs.

Écrit par : dugong | 14 novembre 2009

Pourquoi des chèques contraception ?

Il suffirait de mettre des bons détachables dans les carnets de correspondance.

Chèque it baby !

Écrit par : dugong | 14 novembre 2009

SR à Dijon : racolage sur la voix publique ?

Écrit par : dugong | 14 novembre 2009

Christophe, puis-je t'envoyer un message personnel ?
Thierry
t.venot@voila.fr

Écrit par : thierry venot | 14 novembre 2009

Je viens de consulter la notice sciences de l’éducation de wikipédia et je la trouve très déprimante. Aussi pour montrer que la science peut être utile voici un lien sur une série de conférences sur l’enfance.
http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/college/v2/html/static/scripts/results_seek.php?Ctheme=%23&speaker_set=&theme=&sstheme=&saison=&cycle=259|L%27enfance

Je conseille aussi aux professeurs de math les conférences sur les mathématiques certaines pouvant sans doute être utilisables en cours.

Écrit par : tiberius | 14 novembre 2009

Jérémy, je me doute que vous étiez au courant, je ne suis pas si stupide, et vous ne dites pas de conneries, mais vous le faites d'une façon si militante que cela disqualifie votre propos.
Un peu comme ma charmante consœur, qui a des excuses.

Écrit par : yann | 14 novembre 2009

C'est le grand jour ... on va savoir qui l'emporte des partisans de la lavande et du lavandin !

Écrit par : iPidiblue au courant du blog | 14 novembre 2009

Certains jours valent des années, aujourd'hui Jean-Paul Brighelli va terrasser le dragon, ça va vous marquer à vie !

Écrit par : iPidiblue par Saint-Georges ! | 14 novembre 2009

@ yfig (et les autres que ça intéresse) :

Vous avez la vacherie parfois pertinente. Je ne ferai pas comme le reine d'Angleterre ("Never explain, never complain.").

J'essplique ;-)

A propos donc de la différence entre "parce que" et car :

Au collège, je n'explique que "parce que" et je n'explique pas la différence avec "car" (je n'explique pas non plus la différence entre une situation d'énonciation ancrée et non ancrée, ou plutôt je l'explique, mais pas en employant ces termes-là).

Il y a des questions spécifiques concernant la transmission du savoir qui sont très peu abordées et surtout pas par les pédagos, à part peut-être la Garanderie, qui, à mon avis n'appartient pas à la "secte et dont je n'arrive pas à parler, même ici parce que cette question est trop souvent déviée par des considérations idéologiques.

Le problème n'est pas seulement de transmettre du savoir, c'est de s'assurer que les élèves comprennent.

En l'occurence, si je décidais de me lancer, mettons en 4ème, dans une explication sur la différence entre car ou parce que, je ne prendrais évidemment pas comme exemple le texte de Péguy sur Jeanne d'Arc, mais l'exemple de Guy Morel sur les prunes ou un autre du genre : "Je suis arrivé en retard parce que mon réveil n'a pas sonné." (explication simple) et "Je suis arrivé en retard car mon réveil n'a pas sonné." (explication + justification).

J'en profite pour enfoncer à nouveau le clou sur l'importance d'une formation initiale en didactique (comment faire passer les "savoir savants" en savoirs élémentaires).

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 14 novembre 2009

Parce que frère Tuck car Robin !


J'ai bon ?

Écrit par : iPidiblue et les car que | 14 novembre 2009

"Parce que" et "car" sont deux petits contribuables qui sont opprimés par un vilain inspecteur des impôts "puisque" !

Écrit par : iPidiblue cours de grammaire toutes taxes comprises | 14 novembre 2009

Une jeune femme décède "de la grippe A".
"Elle était sous Tamiflu". Tiens donc...

Écrit par : Jean | 14 novembre 2009

Jean si vous décédiez abruptement vous voudriez qu'on mette quelle épitaphe sur votre tombe ? Mort 100% nature ?

Écrit par : iPidiblue et les morts aux champs d'honneur | 14 novembre 2009

Petit hors-sujet.
Dans la conclusion de son fil conducteur : " Programme commun 2 " JPB emploie l'expression " démocratie directe."
Dans un petit pays de l'Amérique centrale, le Honduras, le peuple se bat depuis le 28 juin dernier pour que cette expression puisse correspondre à un embryon de réalité. Le président élu, grand propriétaire terrien, a tenté un virage à gauche pour proposer au peuple une quatrième urne lui donnant le droit à la parole. Cette proposition a été interprétée comme une trahison à la constititution et comme l'iintention de briguer un second mandat, le fracas médiatique présentant alors le nouveau président s'imposant par la force comme un sauveur. Cette version officielle des faits a été rapidement démentie par plusieurs journalistes et radios clandestines et le peuple est descendu dans la rue à plusieurs reprises affrontant une répression sévère. Contraint de s'exiler Zelaya est revenu au pays vers le 20 septembre pour se réfugier à l'ambassade du Brésil. L'aide internationale dont ce pays pauvre ne peut se passer a été suspendue à titre de sanction. Un diplomate envoyé par les Etats Unis avait résolu la crise paraît -il, sauf que le gouvernement d'union rassemblant les deux présidents et leurs suites respectives ne rassemble que les partisans du président mis en place par le coup d'état. Hillary Clinto, a salué cet accord historique un peu vite.
En résumé la crise politique et ses conséquences au quotidien est bien installée depuis le 28 juin. Les établissements scolaires sont fermés, même le lycée franco-hondurien où exerce mon frère depuis plus de 15 ans. Il y a 2 jours au téléphone il simplement précisé que la situation était très tendue avant de raccrocher rapidement. On devine pourquoi.

Une analyse de Jérôme Duval en date du 6 octobre http://www.cadtm.org/Coup-d-Etat-mediatique-au-Honduras
étudie les enjeux de la situation.

Écrit par : charpentier Hélène | 14 novembre 2009

"l'importance d'une formation initiale en didactique (comment faire passer les "savoir savants" en savoirs élémentaires)."

Ecrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 14 novembre 2009

Tellement vrai. D'ailleurs, sur une fiche de prep' de type officiel, façon IUFM ou fayottage pour l'inspection, il n'y a pas de case pour ça.
Si vous êtes casse-cou et que vous voulez y écrire le texte de la leçon, c'est pas prévu pour. "Trace écrite", et roule ma poule, alors que le contenu de cette "trace" (de pneu ?) sera parfois la garantie que personne n'y comprenne rien.

Écrit par : Perceval | 14 novembre 2009

Parce que frère Tuck car Robin !


J'ai bon ?

Ecrit par : iPidiblue et les car que | 14 novembre 2009

Le réponse juste serait plutôt :

Frère Tuck car Robin. ;-))

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 14 novembre 2009

ou Frère Tuck comme Robin ?

Écrit par : dugong | 14 novembre 2009

Enfin une analyse pertinente sur le phénomène Grippe A. Je ne sais dans quelle mesure les hypothèses émises sont exactes mais ça me semble un ensemble très cohérent:
http://www.atoute.org/n/article133.html
A lire absolument et vous découvrirez que le bon citoyen est, contrairement à ce qu'il pense, notre ami Jean.

Écrit par : dobolino | 14 novembre 2009

Le maire PS de Dijon François Rebsamen organise, ce samedi 14 novembre 2009, dans la capitale des Ducs, les "1ères rencontres du rassemblement" de "socialistes, écologistes et démocrates", allant des communistes au MoDem, baptisée "Espoir à gauche".

Pour l'un des organisateurs de cette réunion, l'eurodéputé PS Vincent Peillon, il s'agit de créer "la matrice de la gauche de demain". Sont attendus : Robert Hue, ancien numéro un du Parti communiste français, devenu "communiste autrement", Marielle de Sarnez, Jean-Luc Benhamias, tous deux vice-présidents du MoDem, Christiane Taubira (Parti radical de gauche). Le Vert Daniel Cohn-Bendit, en convalescence d'une opération à la hanche, sera présent par l'intermédiaire d'une vidéo.

Hier, une invité surprise s'est fait connaître. Selon ses proches, Ségolène Royal devrait être présente à Dijon en début d'après-midi pour écouter les débats. Vincent Peillon a marqué publiquement sa désapprobation à cette venue.

Écrit par : iPidiblue qu'il se passe des choses autrement graves ! | 14 novembre 2009

http://www.liberation.fr/politiques/0101602943-le-senat-prolonge-la-survie-de-la-niche-fiscale-des-sportifs


Le Sénat prolonge la survie de la niche fiscale des sportifs
La suppression du Droit à l'image collectif (DIC), dispositif qui permet aux sportifs de haut niveau d'être exonérés d'une partie de leurs charges sociales, a été repoussée de six mois par les sénateurs.


Il parle déjà comme un ministre. L'ancien judoka et désormais secrétaire national de l'UMP en charge de la vie sportive David Douillet a salué vendredi soir la décision du Sénat de repousser de six mois la suppression du Droit à l'image collectif (DIC).

Ce dispositif d'exonération de charges sociales pour les sportifs sera supprimé au 30 juin 2010, à la fin de la saison sportive en cours. Cet amendement sénatorial est le fruit d'un compromis entre le gouvernement et sa majorité après la polémique et les divisions de ces dernières semaines au sein de la droite sur l'opportunité ou non de mettre fin au DIC.

L'UMP «salue cette décision (...) qui permettra aux clubs professionnels de ne pas subir les graves désagréments d'un changement trop rapide de législation», s'est réjoui David Douillet dans un communiqué.

L'ancien champion olympique de judo a toutefois fait valoir que «la suppression anticipée du DIC pose encore le problème de la remise en cause de l'économie générale des clubs professionnels qui ont pu compter sur cette disposition législative en vigueur normalement jusqu'en 2012».



http://www.liberation.fr/politiques/0101602810-l-assemblee-vote-la-taxation-des-indemnites-d-accidents-du-travail

L'Assemblée vote la taxation des indemnités d'accidents du travail
A l’origine de l’amendement, le patron des députés UMP, Jean-François Copé, et Gillez Carrez (UMP) ont parlé «d’une mesure d’équité». «Une provocation» s'indigne-t-on à gauche.


L’Assemblée nationale a voté, ce vendredi, par 57 voix contre 25, la fiscalisation des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale pour les accidents du travail dans le cadre du projet de budget pour 2010.

A l’origine de l’amendement, le patron des députés UMP, Jean-François Copé, et Gillez Carrez (UMP) ont parlé «d’une mesure d’équité» pour «corriger une anomalie fiscale», rappelant que d’autres indemnités journalières (maternité, maladie) étaient déjà soumises à l’impôt sur le revenu.

«Il s’agit bien d’équité, c’est le bon terme», a complété le ministre du Budget, Eric Woerth, en donnant un avis favorable du gouvernement. «Je ne vois pas pourquoi toutes les indemnités sont fiscalisées et pas celle-ci. C’est bien un revenu de remplacement du travail».

Vent debout contre cet amendement en forme de «triple peine» (Jean-Marc Ayrault) pour les accidentés du travail, le PS a rappelé le faible bénéfice attendu de la mesure: 150 millions d’euros. «Il y a 73 milliards de niches fiscales et, la priorité [de la droite], c’est la fiscalisation des indemnités journalières pour accidents de travail!, a tonné le député des Landes, Henri Emmanuelli. Parler d’équité, c’est de la provocation.»

L’amendement UMP n’a pas non plus «convaincu» le Nouveau centre: «Les indemnités journalières pour accidents du travail sont des niches involontaires pour des personnes qui ont le droit à des réparations», a souligné Philippe Vigier.

Concrètement, la mesure, qui doit encore être votée par le Sénat, s’appliquerait aux indemnités journalières touchées en 2010 (et donc imposées en 2011).

(Source AFP)

Écrit par : Pendariès | 14 novembre 2009

Merci à tous pour vos messages, et merci infiniment à Carole pour son lien, qui confirme de manière implacable les observations que j'ai pu faire ces dernières semaines;
Dobolino, le problème, c'est qu'on se demande si la plupart des médecins savent que le test "Elisa" laisse bon nombre de cas "positifs" de côté. Ou alors, si eux, (ou les laboratoires), le savent, surtout dans une région "à risques", (celle où j'habite étant reconnue comme telle, et j'ai fait remarquer aux différents médecins que j'ai vu que j'avais été piqué une bonne dizaine de fois ces vingt dernières années), c'est à se poser de sacrées questions !
Les résultats définitifs datent d'hier, apparemment, la forme n'est pas hyper-"violente", (ce qui explique peut-être les tests Elisa négatifs), et je n'ai pas encore commencé le traitement.
Mais je pense très sincèrement m'orienter vers celui des médecines douces, qui semble plus efficace, sur cette maladie, que l'antibiothérapie. (Témoignages directs à l'appui, pas croyance de ma part).
Bon, j'arrête de vous embêter avec ça. Merci encore, du fond du coeur, (de ce qui m'en reste, ;-), à tous.
@ Thierry : chpointsibillearobasewanadoopointfr

Écrit par : Christophe Sibille | 14 novembre 2009

J'en profite pour enfoncer à nouveau le clou sur l'importance d'une formation initiale en didactique (comment faire passer les "savoir savants" en savoirs élémentaires).
Ecrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 14 novembre 2009

Fausse problématique qui n'a d'autre utilité que celle de justifier la "transposition didactique" inventée par les didacticiens pour justifier leur utilité. Je renvoie sur ce sujet aux textes de Rudolf Bkouche dont j'ai donné ici maintes fois les liens.
Toutefois en deux mots : il n'y a pas à proprement parler de "savoirs élémentaires" - la maîtrise des quatre opérations n'est pas un savoir - mais des contenus élémentaires qui doivent, s'ils sont bien pensés, permettre in fine la maîtrise des disciplines, y compris à leur plus haut niveau. La grammaire scolaire dite "traditionnelle", tant critiquée, n'était pas du tout le résultat de la transposition des savoirs savants des grammairiens et linguistes qui, fin XIXe début XXe, participèrent à son élaboration.
La transposition didactique des recherches en linguistique en "savoirs élémentaires enseignables" intervenue à partir des années 70 a montré de manière éblouissante son inefficacité.
Ce que vous réclamez avec raison, cher Robin, relève de ce que l'on appelait autrefois la "pédagogie spéciale".
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 14 novembre 2009

Gros dossier de Polony dans le Figaro de ce jour... Elle est remarquable cette petite...

JPB

Écrit par : brighelli | 14 novembre 2009

Ce que vous réclamez avec raison, cher Robin, relève de ce que l'on appelait autrefois la "pédagogie spéciale".
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 14 novembre 2009


La "transposition des savoirs universitaires" n'a pas eu que du mauvais. Je me souviens que l'on nous apprenait des choses à moitié vraies ou carrément fausses (je pense par exemple aux "valeurs d'aspect" respectives du passé simple et de l'imparfait).

Ceci dit , Je suis très heureux de savoir que je réclame la pédagogie spéciale ! ;-)

Cordialement aussi !

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 14 novembre 2009

Mais je pense très sincèrement m'orienter vers celui des médecines douces, qui semble plus efficace, sur cette maladie, que l'antibiothérapie. (Témoignages directs à l'appui, pas croyance de ma part).

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 novembre 200
Commencez par les antibio car, si par chance c'est efficace sur la forme que vous avez développée vous serez plus vite débarrassé. En cas d'échec patent, vous aurez tout le restant de votre vie pour user des médecines "douces".

Écrit par : dobolino | 14 novembre 2009

Mais je pense très sincèrement m'orienter vers celui des médecines douces, qui semble plus efficace, sur cette maladie, que l'antibiothérapie. (Témoignages directs à l'appui, pas croyance de ma part).

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 novembre 2009

Je ne veux pas médire mais enfin vu la construction de votre phrase et les accords pour le moins poussifs, à mon avis le cerveau est déjà atteint et vous n'êtes plus en état de choisir le bon traitement ...

Écrit par : iPidiblue et les atteintes neurologiques graves | 14 novembre 2009

C'est d'ailleurs une vraie question : que doit faire un médecin face à un malade dont la maladie altère le bon fonctionnement cérébral et qui refuse un traitement rationnel aux dépens de sa santé sans être pour autant complètement inapte à tout raisonnement basique ? On ne peut pas le déclarer "incapable" et le mettre sous tutorat de la Justice mais pourtant il faut bien le soigner ...

Écrit par : iPidiblue et les degrés d'incapacité mentale | 14 novembre 2009

@DEMANDEZ LE PROGRAMME !
"Jean-Paul Brighelli, auteur de La Fabrique du crétin, grand contempteur des «pédagos» et coauteur des programmes du primaire de Xavier Darcos." Natacha Polony.

Mince, moi qui croyais que c'était Le Bris !

Donc trois ans d'idéovisuel en maternelle c'est toi ?
Et la coupe des mots en bout de ligne en CM2, c'est toi aussi ?
Un démenti, non ?

Écrit par : guy morel | 14 novembre 2009

"Je ne veux pas médire mais enfin vu la construction de votre phrase et les accords pour le moins poussifs, à mon avis le cerveau est déjà atteint et vous n'êtes plus en état de choisir le bon traitement ..."

Ecrit par : iPidiblue et les atteintes neurologiques graves | 14 novembre 2009

Vous avez picolé ou fumé quoi, exactement ?
Ca doit être plus grave; à mon avis, vous vous êtes fait vacciner contre la grippe A !! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 novembre 2009

Tiens, la pintade du Poitou est à Dijon ? Vous la saluerez de ma part, Jean-Paul !! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 novembre 2009

Vous avez picolé ou fumé quoi, exactement ?
Ca doit être plus grave; à mon avis, vous vous êtes fait vacciner contre la grippe A !! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 novembre 2009

Non mais j'ai reçu ce matin la bafouille de Roselyne Bachelot en provenance de l'Hôpital Foch ...
Je ne bois ni ne picole jamais ! Bien entendu il reste la possibilité que le VIH ait altéré mes facultés intellectuelles mais enfin je vous confirme deux choses, primo la maladie de Lyme dans certains états avancés touche bel et bien le cerveau comme certaines autres maladies parasitaires et deuxio quand nos facultés intellectuelles sont à la ramasse en général le dernier averti c'est le premier concerné !

Franchement je vous assure Christophe je ne sais qui vous a persuadé que les vaccins provoquent des dégénérescences des neurones à tous les coups mais il a vous fait un méchant cadeau !

Écrit par : iPidiblue et l'éloquence parasitaire | 14 novembre 2009

Je ne bois ni ne picole jamais ! Aïe ! Je voulais dire que je ne fume jamais ...

Écrit par : iPidiblue premiers symptomes | 14 novembre 2009

Il mise sur ses filles !
Ecrit par : dobolino | 13 novembre 2009

Mouais ! Qu'est-ce qui est le plus potentiellement nuisible : un ingénieur dans le domaine de l'environnement ou de la santé publique, ou un intermittent du spectacle ?

Écrit par : yann | 14 novembre 2009

"mais il a vous fait un méchant cadeau !"
Corrigé "mais il vous a fait ..."


PS Tant que l'on peut se corriger rien n'est perdu mais quand on ne voit même plus les fautes que l'on fait ...

Écrit par : iPidiblue premiers symptomes | 14 novembre 2009

@ maladie de Lyme

Qui c'est qui a chopé cette vérole ? J'ai dû manquer des épisodes.

Écrit par : guy morel | 14 novembre 2009

J'en profite pour enfoncer à nouveau le clou sur l'importance d'une formation initiale en didactique (comment faire passer les "savoir savants" en savoirs élémentaires).
Ecrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 14 novembre 2009

Excusez-moi, Robin, mais je n'y crois pas une seule seconde.

Écrit par : Jean | 14 novembre 2009

Il mise sur ses filles !
Ecrit par : dobolino | 13 novembre 2009

Mouais ! Qu'est-ce qui est le plus potentiellement nuisible : un ingénieur dans le domaine de l'environnement ou de la santé publique, ou un intermittent du spectacle ?

Ecrit par : yann | 14 novembre 2009
Je n'en sais rien. En toute logique, j'aurais un de chaque dans ma descendance mais ce n'est pas encore fait.

J'enterre momentanément la hache de guerre.
Armistice.
T'as cliqué pour aller lire mon lien sur la grippe A ?

Écrit par : dobolino | 14 novembre 2009

"La maladie de Lyme dans certains états avancés touche bel et bien le cerveau comme certaines autres maladies parasitaires et deuxio quand nos facultés intellectuelles sont à la ramasse en général le dernier averti c'est le premier concerné !

Franchement je vous assure Christophe je ne sais qui vous a persuadé que les vaccins provoquent des dégénérescences des neurones à tous les coups mais il a vous fait un méchant cadeau !"

Ecrit par : iPidiblue et l'éloquence parasitaire | 14 novembre 2009

J'espère que vous ne m'en voudrez pas si je n'attache pas beaucoup d'importance à votre "diagnostic". Ni à votre évaluation concernant mon expression écrite. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 novembre 2009

Une jeune femme décède "de la grippe A".
"Elle était sous Tamiflu". Tiens donc...

Ecrit par : Jean | 14 novembre 2009

Précision: elle est morte, selon la presse, d'une crise cardiaque. Or le Tamiflu peut entraîner des désordres neurologiques...

Écrit par : Jean | 14 novembre 2009

Là, je vous le remets:
http://www.atoute.org/n/article133.html
C'est vite lu et c'est un nouveau regard.

Écrit par : dobolino | 14 novembre 2009

J'espère que vous ne m'en voudrez pas si je n'attache pas beaucoup d'importance à votre "diagnostic". Ni à votre évaluation concernant mon expression écrite. ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 novembre 2009

Ô non ! ne vous inquiétez pas ... il ne faut pas surajouter des angoisses inutiles à votre maladie qui elle est bien réelle d'après les tests que l'on vous a fait subir et dont vous nous avez parlé ici-même sans y être obligé vous en conviendrez.
Bonne chance !

Écrit par : iPidiblue souhaits de prompte guérison | 14 novembre 2009

@DEMANDEZ LE PROGRAMME !
"Jean-Paul Brighelli, auteur de La Fabrique du crétin, grand contempteur des «pédagos» et coauteur des programmes du primaire de Xavier Darcos." Natacha Polony.

Mince, moi qui croyais que c'était Le Bris !

Donc trois ans d'idéovisuel en maternelle c'est toi ?
Et la coupe des mots en bout de ligne en CM2, c'est toi aussi ?
Un démenti, non ?

Ecrit par : guy morel | 14 novembre 2009

Et le passé composé vu au CE1 mais "oublié" au CE2 ?
Et La Main à la Pâte citée comme essentielle en sciences expérimentales et technologie ?
Et la liste impressionnante de chefs d'œuvres à étudier en histoire de l'art (dont une gare, un élément de mobilier, de décoration et d'arts de la table, un train et "quelques" œuvres illustrant les principaux mouvements picturaux contemporains...) ?

Écrit par : catmano | 14 novembre 2009

ANNONCE - RECHERCHE PROFESSEUR DE FRANCAIS

Ecrit par : unedemande | 06 novembre 2009


désolé, stock épuisé !

Écrit par : Yfig et le petit ayatollah des alpilles | 14 novembre 2009

@ Lyme
C'est vous Christophe ? Pardon, je n'avais pas suivi.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 14 novembre 2009

J'enterre momentanément la hache de guerre.
Armistice.
T'as cliqué pour aller lire mon lien sur la grippe A ?

Ecrit par : dobolino | 14 novembre 2009

Pourquoi momentanément ?
Allez, si tu admets ton côté cyclothymique, je reconnais que j'ai souvent trop mauvais esprit.
Paix.

Très intéressant, ce lien.
Un peu tordu, aussi. J'aurais plutôt tendance à attribuer la splendide action gouvernementale à la bêtise, en fonction de la loi du rasoir d'Hanlon : « Ne jamais attribuer à la malignité ce que la stupidité suffit à expliquer. »
Cela dit, j'ai toujours trouvé aberrant le nombre de doses vaccinales achetées. Et n'ai jamais douté que Bachelot trouverait un moyen de s'en débarrasser. Les revendre au prix fort à l'Ukraine ou au Canada est particulièrement tordu. Les donner en cadeau à des pays en voie de développement permettrait de faire des économies en aides directes, en les imputant sur la ligne de crédit ad hoc.

Écrit par : yann | 14 novembre 2009

Lien avec le dossier de Natacha Polony sur les politiques qui "redécouvrent l'école" :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/11/30/01016-20091130ARTFIG00047-les-politiques-redecouvrent-l-ecole-.php

Écrit par : Daniel Arnaud | 14 novembre 2009

sur mon blog en chansons :


++++++++++++++++++++++++++
Commentaires

enculé de ta race de ta mère

Ecrit par : zerzer | 13.11.2009
++++++++++++++++++++++++++


IP Adresse de l'auteur : 82.66.174.141

Bien à toi zerzer !

Écrit par : Yfig et le petit ayatollah des alpilles | 14 novembre 2009

Tripes ou pieds-paquets?

Écrit par : sisyphe | 14 novembre 2009

Whois

Details on IP address 82.66.174.181

% This is the RIPE Database query service.
% The objects are in RPSL format.
%
% The RIPE Database is subject to Terms and Conditions.
% See http://www.ripe.net/db/support/db-terms-conditions.pdf

% Note: This output has been filtered.
% To receive output for a database update, use the "-B" flag.

% Information related to '82.66.174.0 - 82.66.175.255'

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remarks: trouble: Spam/Abuse requests: mailto:abuse@proxad.net
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abuse-mailbox: abuse@proxad.net

role: Technical Contact for ProXad
address: Free SAS / ProXad
address: 8, rue de la Ville L'Eveque
address: 75008 Paris
phone: +33 1 73 50 20 00
fax-no: +33 1 73 92 25 69
remarks: trouble: Information: http://www.proxad.net/
remarks: trouble: Spam/Abuse requests: mailto:abuse@proxad.net
admin-c: RA999-RIPE
tech-c: FG4214-RIPE
nic-hdl: TCP8-RIPE
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source: RIPE # Filtered
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% Information related to '82.64.0.0/14AS12322'

route: 82.64.0.0/14
descr: ProXad network / Free SA
descr: Paris, France
origin: AS12322
mnt-by: PROXAD-MNT
source: RIPE # Filtered

Écrit par : adospis! | 14 novembre 2009

Dans l'article de Polony

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/11/30/01016-20091130ARTFIG00047-les-politiques-redecouvrent-l-ecole-.php

On trouve une photo saisissante de l'ange blanc de la pédagolie.

http://www.youtube.com/watch?v=2ybpsRNXUII

A quelques marques de pilosité près...

Écrit par : dugong | 14 novembre 2009

@ yfig (et les autres que ça intéresse) :

Vous avez la vacherie parfois pertinente. Je ne ferai pas comme le reine d'Angleterre ("Never explain, never complain.").

Ecrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 14 novembre 2009
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Cher Frère Tuck (ex Robin),
vous êtes, je crois et de loin, le plus tolérant sur ce blog de fachos !

Eh oui, refuser d'écouter les différences, est une preuve de fascisme, qu'on le veuille ou non !
Quicquid non licet nefas putare debemus


Alors vous pensez bien que lorsque je vous prend pour cible, c'est toujours avec une tendresse amicale, juste pour vous montrer que je ne vous oublie pas !
Dulce mari magno turbantibus aequora ventis
E terra magnum alterius spectare laborem

Écrit par : Yfig et le petit ayatollah des alpilles | 14 novembre 2009

Cher Frère Tuck (ex Robin),
vous êtes, je crois et de loin, le plus tolérant sur ce blog de fachos !
Yfig

Hyperbolique l'Yfig ! Voire même emphatique ...

Écrit par : iPidiblue emphase méphitique et boule de gomme | 14 novembre 2009

Ne m'en veuillez pas si je vous prendS !

Écrit par : Yfig et le petit ayatollah des alpilles | 14 novembre 2009

@ Républicains et Loi Falloux
"ces «républicains» sont tentés de se retrouver chez un autre agrégé de lettres, François Bayrou. Presque malgré lui, et plus encore depuis le ralliement de Jean-Paul Brighelli, le président du MoDem se voit mis en position de porter un discours qui cherche à sortir de la caricature sur les «bonnes vieilles méthodes» et la «nostalgie». " Natacha Polony

Bayrou porteur de discours ? Sur le recul du public, ça oui.
Le reste, les "bonnes vieilles méthodes" et la "nostalgie", c'est du pipeau.

Écrit par : guy morel | 14 novembre 2009

Ségolène Royal, qui s'est invitée aux premières rencontres aujourd'hui du "Rassemblement social, écologique et démocrate" de son ancien lieutenant Vincent Peillon, s'est dit "très joyeuse" d'être présente à Dijon "car nous sommes tous dans la même famille politique". Arrivée à la mi-journée, la présidente socialiste du Conseil régional de Poitou-Charentes a été accueillie sur le parvis du Palais des Congrès par le sénateur-maire de la ville François Rebsamen, son fidèle lieutenant Jean-Louis Bianco ainsi que le député socialiste Gaétan Gorce.


C'est Jean Paul Brighelli qui va être content d'être adopté par Ségolène Royal dans sa grande famille !

Écrit par : iPidiblue dépêche AFP en provenance de Dijon | 14 novembre 2009

iPidi,
je t'ai pas sonné


Tiens, pendant que j'y pense, que fais-tu là, toi le chantre de la littérature intélligente, sur ce blog homopohobe et hydropathe ?

Mes hyperboles te saluent bien !

Écrit par : Yfig et le petit ayatollah des alpilles | 14 novembre 2009

"Ô non ! ne vous inquiétez pas ... il ne faut pas surajouter des angoisses inutiles à votre maladie qui elle est bien réelle d'après les tests que l'on vous a fait subir et dont vous nous avez parlé ici-même sans y être obligé vous en conviendrez.
Bonne chance !"

Ecrit par : iPidiblue souhaits de prompte guérison | 14 novembre 2009

Aucune angoisse de cet ordre, ne vous en faites pas. Et, vous non plus, vous n'étiez pas obligé de perler de la vôtre, de maladie) !
Ce n'est d'ailleurs pas un blog de fachos, ici, on peut parler, ou ne pas parler), de tout ! ;-)
Merci en tous cas pour vos souhaits de guérison ! Je vous adresse également mes souhaits de meilleure santé possible.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 novembre 2009

iPidi,
je t'ai pas sonné


Tiens, pendant que j'y pense, que fais-tu là, toi le chantre de la littérature intélligente, sur ce blog homopohobe et hydropathe ?

Mes hyperboles te saluent bien !

Ecrit par : Yfig et le petit ayatollah des alpilles | 14 novembre 2009

"homopohobe" c'est du joli !

Écrit par : iPidiblue cubique voire tricarré | 14 novembre 2009

Dulce mari magno turbantibus aequora ventis
E terra magnum alterius spectare laborem

Ecrit par : Yfig et le petit ayatollah des alpilles | 14 novembre 2009

Lucrèce, "De natura rerum".

N'abusez pas de ma tolérance ; je ne dirais pas comme Maurras, qu'il y a des maisons pour ça, mais il y a quand même des limites. ;-)

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 14 novembre 2009

"Dulce mari magno turbantibus aequora ventis
E terra magnum alterius spectare laborem"

Vous avez la fibre d'un IPR, Yfig ! ;-))

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 14 novembre 2009

Lien avec le dossier de Natacha Polony sur les politiques qui "redécouvrent l'école" :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/11/30/01016-20091130ARTFIG00047-les-politiques-redecouvrent-l-ecole-.php

Ecrit par : Daniel Arnaud | 14 novembre 2009

Eh bien aussi bizarre que ça paraisse, c'est de Mélanchon que je me sens le plus proche sur le sujet.

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 14 novembre 2009

"Suave ...

Écrit par : iPidiblue doux mais ferme | 14 novembre 2009

@ Agrégé ?
"ces «républicains» sont tentés de se retrouver chez un autre agrégé de lettres, François Bayrou."
Natacha Polony

C'est bizarre, ce culte des diplômes. Comme si l'agrégation de lettres emportait quoi que ce soit du point de vue de l'action.
Carcopino, ministre de Pétain, n'était-il pas un très brillant agrégé de lettres classiques ?

Écrit par : guy morel | 14 novembre 2009

"Suave" : Errare humanum est ! Te absolvo.

Écrit par : Marilyse | 14 novembre 2009

Intéressant panorama de Natacha Polony sur les liens cités plus haut. Attendons de voir ce qui sortira ou ne sortira pas du pot de moutarde.
Je suis de plus en plus effarée du niveau de certains élèves accueillis en sixième. J'ai aidé en anglais, cette semaine, une élève qui ne savait pas distinguer un pays d'une ville, qui ne savait pas dire (en français), sa nationalité... Et il faut mettre la surcouche d'anglais sur de tels manques. Il va être grand temps de revoir ce foutu collège unique, collège inique.

Écrit par : Marilyse | 14 novembre 2009

Intéressant panorama de Natacha Polony sur les liens cités plus haut. Attendons de voir ce qui sortira ou ne sortira pas du pot de moutarde.
Ecrit par : Marilyse | 14 novembre 2009

Que voulez-vous qu'il en sorte sinon un brouet à la moutarde.
N. Polony rend compte. Elle est comme les profs : elle fait avec ce qu'elle a.

Écrit par : guy morel | 14 novembre 2009

@Christophe :
http://www.tiquatac.org/2_4.htm

Écrit par : nicolas | 14 novembre 2009

« tolérance ; je ne dirais pas comme Maurras, qu'il y a des maisons pour ça »
Frère Tuck (ex Robin) | 14 novembre 2009

Claudel (cf. Journal de Jules Renard).

Écrit par : Tailleboudin | 14 novembre 2009

Merci, Nicolas!
J'ai eu l'impression de revivre mon expérience, (en moins long et moins "intense", quand même, avec les réactions équivalentes des médecins, (y compris dans le service de neurologie d'un "grand hôpital parisien").

Écrit par : Christophe Sibille | 14 novembre 2009

J'ai aidé en anglais, cette semaine, une élève qui ne savait pas distinguer un pays d'une ville, qui ne savait pas dire (en français), sa nationalité...

Ecrit par Marylise.

Votre analyse se recoupe avec la mienne, Marylise. Professeur d'allemand en ZEP à Strasbourg, je suis obligé, pour des raisons de paperasse administrative, de demander aux élèves s'ils sont ou non de nationalité française lorsque nous organisons une sortie en Allemagne. Le constat est sans appel: de nombreux élèves sont incapables de faire la distinction entre les origines et la nationalité. J'ai même parfois affaire à des élèves de troisième qui ignorent leur propre nationalité. C'est effarant!

Écrit par : alain | 14 novembre 2009

Il va être grand temps de revoir ce foutu collège unique, collège inique.

Ecrit par : Marilyse | 14 novembre 2009

Le collège que vous qualifiez d'unique ou d'inique (un mot qu'affectionne tout particulièrement JM Le Pen) n'y est pour rien dans la crétinisation et l'abrutissement forcés , formes modernes du sacrifice, d'un grand nombre d'élèves.
Ce qui est en cause fondamentalement est tout simplement l'affaiblissement, pour ne pas dire l'effondrement de l'ordre symbolique paternel. Le dogme ultra-moderne selon lequel le sujet humain est l'acteur autonome et authentique de lui-même, son propre géniteur. Un dogme officialisé par la loi et la théologie des sciences de l'éducation.

Écrit par : marigot | 14 novembre 2009

Il est vrai, Marigot, que la prolifération de médecines parallèles tend à accréditer votre thèse : chacun entend se soigner comme il le veut ! On en voit de nombreux exemples sur ce blog où des professeurs se prennent tous pour des docteurs en médecine ...

Écrit par : iPidiblue disciple d'Esculape | 14 novembre 2009

Marigot, je n'ai aucun atome crochu, même de loin, avec le triste sire que vous citez plus haut !

Écrit par : Marilyse | 14 novembre 2009

Il va être grand temps de revoir ce foutu collège unique, collège inique.

Ecrit par : Marilyse | 14 novembre 2009

On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a reçu en terme de maîtrise des bases du primaire et ce qu'on nous autorise à faire.

la théorie du" collège maillon faible" me semble un peu courte pour justifier de tous les dysfonctionnements des élèves.
Effectivement , la main à la pâte et ses dérives ne produisent pas que des Einstein ou des Molière.

Seuls les élèves doués , dans un milieu culturel qui les porte, tirent leur épingle de ce jeu de massacre.

Écrit par : sylvie | 14 novembre 2009

Votre analyse se recoupe avec la mienne, Marylise. Professeur d'allemand en ZEP à Strasbourg, je suis obligé, pour des raisons de paperasse administrative, de demander aux élèves s'ils sont ou non de nationalité française lorsque nous organisons une sortie en Allemagne. Le constat est sans appel: de nombreux élèves sont incapables de faire la distinction entre les origines et la nationalité. J'ai même parfois affaire à des élèves de troisième qui ignorent leur propre nationalité. C'est effarant!

Ecrit par : alain | 14 novembre 2009

Et pourtant la notion a du être étudiée en éducation civique en 6éme ( chapitre sur l'identité et ses conditions d'accès) et puis en 3éme ...( l'identité , composante de la citoyenneté, droits et devoirs).

Écrit par : sylvie | 14 novembre 2009

Oui, je sais, Ipidiblue, c'est bien triste de ne pas avoir le choix de se soigner "comme on veut", et d'être obligé de se goinfrer d'antirétroviraux.

Écrit par : Caïus | 14 novembre 2009

Et pourtant la notion a du être étudiée en éducation civique en 6éme ( chapitre sur l'identité et ses conditions d'accès) et puis en 3éme ...( l'identité , composante de la citoyenneté, droits et devoirs).
Ecrit par : sylvie | 14 novembre 2009
Sans vouloir être méchant, vous délirez un peu, c’est dans les familles que cela ne va pas, la nationalité cela fait parti de l’identité et c’est le rôle des parents de la transmettre. Ou alors on fait une société type Sparte mais nous n’en prenons pas le chemin (heureusement). Ces pauvres gosses doivent comme des animaux de compagnie dans leur famille.

Écrit par : tiberius | 14 novembre 2009

Ça lui fera deux heures de retenue : une pour Dugenou, une pour Ducono.

Ecrit par : Moot | 13 novembre 2009

Chez nous , le système est le suivant : 5 croix dans le carnet : oubli, attitude incorrecte, travail non fait , chewing-gum etc = une heure de colle donnée par le prof principal.

le prof principal vérifie que les parents ont signé à la fin de chaque semaine.

On peut passer directement à la colle pour forfait plus grave, à discrétion du prof.

la colle se fait dans l'emploi du temps du PP , pendant un de ses cours.


Au bout de 4 croix , beaucoup ralentissent la cadence.

Ainsi je n'ai eu que 3 collés sur 27 depuis le début de l'année dans ma 6éme. ils viennent faire des révisions pour le contrôle suivant pendant une heure.

les récidivistes " abonnés" sont assez rares.


Après 3 heures de colle, les élèves sont "reçus" par l'administration" qui gère les " sanctions disciplinaires" : exclusion temporaires and co.

Ce règlement a été voté par le conseil d'administration.


Vous me direz : ça n'a pas empêché mon fils d'empocher la médaille d'or "du vendredi 13"...en oubliant carrément son cartable à la maison .....

Écrit par : sylvie | 14 novembre 2009

Sans vouloir être méchant, vous délirez un peu, c’est dans les familles que cela ne va pas, la nationalité cela fait parti de l’identité et c’est le rôle des parents de la transmettre. Ou alors on fait une société type Sparte mais nous n’en prenons pas le chemin (heureusement). Ces pauvres gosses doivent comme des animaux de compagnie dans leur famille.

Ecrit par : tiberius | 14 novembre 2009


Point de méchanceté la dedans.
Il n'y a aucun problème, Tiberius.

j'ai des élèves dont les familles sont présentes.

je le reconnais.

je sais que j'ai de la chance et que ça peut en énerver certains.

Il ne faut pas généraliser, c'est tout , dans un extrême comme dans l'autre.

Je comprends très bien votre propos et je ne m'y oppose pas.

Écrit par : sylvie | 14 novembre 2009

Marigot, je n'ai aucun atome crochu, même de loin, avec le triste sire que vous citez plus haut !

Ecrit par : Marilyse | 14 novembre 2009

C'est tout à votre honneur et il n'était pas nécessaire de le préciser.
Cependant, pour en revenir à l'expression facile de F. Bayrou: "collège unique-collège inique" dites-nous en quoi elle vous semble juste.
Plutôt que de collège unique, peut-être devrions-nous parler de collège cynique dans la mesure où, comme le dit très bien quelqu'un plus haut, seuls quelques élèves y parviennent à tirer leur épingle du jeu de massacre.

Écrit par : marigot | 14 novembre 2009

Lien avec le dossier de Natacha Polony sur les politiques qui "redécouvrent l'école" :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/11/30/01016-20091130ARTFIG00047-les-politiques-redecouvrent-l-ecole-.php

Ecrit par : Daniel Arnaud | 14 novembre 2009

Eh bien aussi bizarre que ça paraisse, c'est de Mélanchon que je me sens le plus proche sur le sujet.

Ecrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 14 novembre 2009


Mélanchon a le mérite de ne pas oublier la voie professionnelle. L'un des problèmes, dans les débats sur l'éducation, c'est précisément qu'elle en est souvent oubliée. Pourtant, après le collège unique, c'est elle qui accueille le gros des naufragés du système, ceux-là même qui sont le plus touchés par les dérives que nous dénonçons ici.

Écrit par : Daniel Arnaud | 14 novembre 2009

Mélanchon a le mérite de ne pas oublier la voie professionnelle. L'un des problèmes, dans les débats sur l'éducation, c'est précisément qu'elle en est souvent oubliée. Pourtant, après le collège unique, c'est elle qui accueille le gros des naufragés du système, ceux-là même qui sont le plus touchés par les dérives que nous dénonçons ici.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 14 novembre 2009

Analyse fulgurante, comme d'hab !
Avec un "nous" qui fait frémir les bataillons d'oeufs corses.

Écrit par : guy morel | 14 novembre 2009

« tolérance ; je ne dirais pas comme Maurras, qu'il y a des maisons pour ça »
Frère Tuck (ex Robin) | 14 novembre 2009

Claudel (cf. Journal de Jules Renard).

Ecrit par : Tailleboudin | 14 novembre 2009

Je ne me souvenais pas que c'était dans le Journal de Jules Renard que je relis régulièrement et toujours avec le même plaisir. Et que la citation "La tolérance, il y a des maisons pour ça" était de Claudel. Pourtant Claudel était plus "tolérant" que Maurras ! ;-)

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 14 novembre 2009

Marigot, on peut parler de "collège cynique", oui, de "collège hypocrite" à l'image de tout notre système d'éducation. "inique" parce qu'on enfonce une majorité d'élèves au lieu de les élever, tout cela, sous le couvert de l'égalitarisme à outrance. Elle a bon dos, notre devise. Jamais notre école n'a été aussi inégalitaire.

Écrit par : Marilyse | 14 novembre 2009

Vous aviez parfaitement raison Tailleboudin. Et dites-donc, en passant, qu'est-ce qu'il lui taille comme costard à Claudel !

"Claudel déjeune. Il parle du mal que l'affaire Dreyfus nous a fait à l'étranger. Cet homme intelligent, ce poète, sent le prêtre rageur et de sang âcre.
- Mais la tolérance ? lui dis-je.
- Il y des maisons pour ça, répond-il.
Ils éprouvent je ne sais quelle joie malsaine à s'abêtir, et ils en veulent aux autres, de cet abêtissement. Ils ne connaissent pas le sourire de la bonté.
Sa sœur a dans sa chambre un portrait de Rochefort et, sur sa table, La libre Parole. Elle a envie de le suivre dans ses consulats.
Et ce poète affecte de ne comprendre et de n'admirer que les ingénieurs. Ils produisent de la réalité. Tout cela est banal.
Il a le poil rare et regarde en dessous. Son âme a mauvais estomac. Il revient à son horreur des Juifs, qu'il ne peut voir ni sentir."

(...) Journal de Jules Renard, 13 février 1900, Éditions de la Pléade, page 570

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 14 novembre 2009

C'est bizarre, ce culte des diplômes. Comme si l'agrégation de lettres emportait quoi que ce soit du point de vue de l'action.
Carcopino, ministre de Pétain, n'était-il pas un très brillant agrégé de lettres classiques ?

Ecrit par : guy morel | 14 novembre 2009


Ce qui nous ramène au côté aliénatoire de la fonction, en particulier dans un système aussi lourd, hiérarchisé et bureaucratique que l'Education nationale. On peut se dire "l'ami des lettres" et cautionner les pires dérives, y compris celles qui, en fait de lettres, n'ont que les trois qui composent le mot "sot" (merci Cyrano). Michel Barat, actuel recteur de l'académie de Corse, en est le parfait exemple. En 1999, cet agrégé de philosohie était l'un des premiers à dénoncer les néo-pédagogues dans un livre intitulé "La Fin des Lumières" (chez Michel Lafon). Depuis, il est devenu lui-même auteur de cette fin des Lumières qu'il prétendait dénoncer.

Écrit par : Daniel Arnaud | 14 novembre 2009

En finir avec le "collège unique", c'est bien gentil, mais qu'est-ce que ça veut dire, au juste si l'on ne veut pas être, comme disait Paul Valéry, des "préposés aux choses vagues" ?

C'est remettre (au moins) en place tout ce qui a été aboli depuis la réforme Haby, à commencer, comme le dit très bien Mélanchon par les 4ème technologiques.

Qui en aura le courage ?

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 14 novembre 2009

En somme Marigot, Brighelli aura beau terrasser l'hydre de Lerne des IUFM aujourd'hui à Dijon et demain partout ailleurs en France, elle renaîtra toujours d'un morceau encore vivant car cette hydre vit aux fonds de nos âmes : c'est nous-mêmes qui la nourrissons !

Écrit par : iPidiblue et le deuxième travail d'Hercule | 14 novembre 2009

Sur le Barat-in évoqué plus haut :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/education-nationale-un-recteur-54840

Écrit par : Daniel Arnaud | 14 novembre 2009

Ce qui a été aboli entre la réforme Haby (1975) et aujourd'hui et qui rendait les collèges à peu près "vivables" :

- Les dédoublements systématiques des classes

- Les orientations après la 5ème

- Les CPPN (classes pré professionnelles de niveau) après la 5ème maintenues en collège pour les matières générales avec des "bancs d'essai" en LP)

- Les 4ème et 3ème technologiques (le problème s'était posé de les maintenir en collège ou de les rattacher aux lycées professionnelles, on a trouvé plus simple de les supprimer).

Les dédoublements coûtent cher en ces temps de disette et les deux autres points seraient sans doute politiquement suicidaires (?).

Restent les 4ème et 3ème techno.

APPEL A JPB à DIJON : pourriez-vous faire une jonction stratégique avec Mélanchon sur le rétablissement des 4ème et 3ème techno.

Sans préjuger, évidemment, de la question fondamentale : la réforme des programmes du primaire. Mélanchon semble conscient du problème.

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 14 novembre 2009

C'est remettre (au moins) en place tout ce qui a été aboli depuis la réforme Haby, à commencer, comme le dit très bien Mélanchon par les 4ème technologiques.

Qui en aura le courage ?
Ecrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 14 novembre 2009
Parce que vous appelez cela du courage ?
Le premier petit con, comme nous en avez foule en ce moment, agreugés et eunarques confondus, qui aura la couenne de dire : "On commence par la maternelle " et on fait des programmes qui tiennent debout et puis ensuite on verra" aurait la taille d'un ministre ; mais les anciens et les futurs se plaisent à n'être que des appointés.

Écrit par : guy morel | 14 novembre 2009

En ce moment, les éditeurs scolaires font le tour des établissements et demandent à s'entretenir avec nous. L'un s'étonne : "Il n'y a plus de soutien, nulle part !" Il s'inquiète pour le manuel de français qui vient de sortir.
On a tout supprimé : ne reste que la même portion congrue pour tout le monde, 4 h. de français en cinquième et quatrième avec une majorité d incultes à qui il faut tout apprendre et qui s'ingénient à ne rien apprendre. Cherchez l'erreur.

Écrit par : Marilyse | 14 novembre 2009

Au JT de France 2, "l'impromptue du Poitou" a tout éclipsé : il n'y en a eu que pour elle ! Rien sur le débat d'idées.

Écrit par : Marilyse | 14 novembre 2009

Bien d'accord avec vous, Marylise. Royal est arrivée, et c'est tout juste si on s'est rappelé que le débat portait sur l'éducation. Lamentable.
Mélanchon sera chez Ruquier ce soir. Peut-être y aura-t-il un échange sur l'école, et notamment sur les filières professionnelles...

Écrit par : Daniel Arnaud | 14 novembre 2009

Mélanchon sera chez Ruquier ce soir. Peut-être y aura-t-il un échange sur l'école, et notamment sur les filières professionnelles...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 14 novembre 2009

Vous avez déjà vu des échanges chez Ruquier vous ?

Écrit par : guy morel | 14 novembre 2009

Des échanges d'insultes parfois...

Écrit par : Marilyse | 14 novembre 2009

Mélenchon

Écrit par : Christophe Sibille | 14 novembre 2009

"Vous avez déjà vu des échanges chez Ruquier vous ?"

Ecrit par : guy morel | 14 novembre 2009

Je ne sais pas, je n'ai jamais regardé.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 novembre 2009

Chez Ruquier, c'est comme à Dijon. "The show must go on".

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 14 novembre 2009

"Vous avez déjà vu des échanges chez Ruquier vous ?"
Ecrit par : guy morel | 14 novembre 2009
Je ne sais pas, je n'ai jamais regardé.
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 novembre 2009

Vous savez donc que vous n'en avez pas vu ^^

Écrit par : TotoWeininger | 14 novembre 2009

Vous pouvez revoir l'émission de Ruquier sur internet pendant une semaine ce qui vous laisse le choix de l’horaire sachant que l’invité politique est au début.
http://on-n-est-pas-couche.france2.fr/
Les politiques sont plutôt bien questionner par E Zemmour et E Nauleau du moins ils ne sont pas plus mauvais qu’ailleurs.
Et si les prestations d’E Zemmour vous intéressent allez ici :
http://ericzemmour.blogspot.com/

Écrit par : tiberius | 14 novembre 2009

Bonne petite émission sur Arte, en ce moment, pour ceux qui n'ont pas fait d'études de bio.

Écrit par : dobolino | 14 novembre 2009

Frère Tuck, (c'est pas des biscuits sec apéro ?)

Difficile de vous répondre sans que ce salaud d'iPidi ne me traite de vilains noms d'oiseaux .... et de pompeux hagiographe de ma propre vie d'hyperbolique sexagénaire bof d'un Antillais ....

Il a le chic pour vous classer son homme, ce perfide iPidi !!!!!

IPR, je savais pas que ça existait ... suis allé sur google le nouveau dieu .... jusqu'au prochain ....

j'ai trouvé ça :
" Une seconde carrière très attractive: IA-IPR

Le Ministère de l'Education Nationale a réalisé de gros efforts pour rendre plus attractive la fonction d'IA-IPR, très diversifiée. Pour des enseignants de discipline, ou qui s'intéressent à la gestion des EPLE et des personnels administratifs comme les chefs d'établissement, les CPE, les professeurs-documentalistes (=EVS), les fonctions d'IA-IPR peuvent constituer un véritable tremplin professionnel."

IOP QUR TCP JKDE EFLM !!!!

J'ai postulé ... tombé en retraite .... à la FAC de Caen, pour leur offrir mes compétences très prisées (dans le privé) sur la gestion et l'administration des bases de données relationnelles ("SGBDR" pour paraphraser le système EN) et mes compétences encore plus recherchées (et super bien payées) en SIE (Systèmes d'Information Entreprises - Oracle ) ...
cherchez pas, c'est ici :
http://www.oracle.com/lang/fr/applications/e-business-suite.html


Bon ! je vais pas vous faire un dessin, vous êtes mieux placé que moi pour savoir les arcanes de l'EN .....

Toujours z'est-il qu'ils m'ont envoyé chier !

Ce qui m'a bien arrangé, je dois l'avouer, parce que je me suis senti libre de changer, encore une fois, de métier ....

Non, non, je ne suis pas à confesse, c'est pas mon genre !

L'EN est gérée par une bande de gros cons !
voilà ma conclusion !
Pas parce que je vaux mieux qu'elle, mais parce qu'elle est incapable de tirer profit de ce qui se fait de mieux .....

inutile de me relancer ...... j'ai définitivement tourné la page ..... pour mon troisième métier ..... payé par le ministère de la culture .... pour combien de temps, j'en sais rien, vu que je dis toujours ce que je pense et que je crois savoir qu'il y a quelques planqués dans ce ministère qui ne supporteront pas longtemps ma gouaille ...... eh oui, il y a des fachos partout !

Je ne sais pas ce qui se serait passé aux US ....
Auraient-ils sauté sur mon dos pour me sucer la moelle ?
Je crois que oui !

Alors .... IPR ..... ben je ne suis pas assez bien pour ça !
Faut des profs, des vrais .... merci quand même d'avoir pensé à moi ..... je me sens vraiment flatté de voir que l'EN aurait pu me donner une seconde chance ............................

.................................

.................................... d'échec !

Pardon ..... mais ça m'est sorti comme ça !

Écrit par : Yfig et le petit ayatollah des alpilles | 14 novembre 2009

Chez Ruquier, c'est comme à Dijon. "The show must go on".
Ecrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 14 novembre 2009

C'est pas là qu'on accueille des mecs qui ne sont pas venus par EUUUHHH !
Ce doit être un socialiste planqué dans le média ce type !

Écrit par : guy morel | 14 novembre 2009

Incroyable !
il y en a qui ne connaissent pas Laurent Roux Pieds !!!!

Interview de Yfig par Laurent Roux Pieds
et toute son équipe de gros niqueurs


Attention : cet interview ne peut intéresser que les amateurs de cette émission de nuls.

(On prend l’émission en cours, au moment où Laurent présente Yfig).

LR : Bon on a assez rigolé sur le dos des voyantes, mon cher Gérard Mille Airs, voyons ce qu’on peut faire avec un illustre écrivain pas trop vain quand même hi hi hi !!
Il a été interviewé récemment par Bernard Poivrot sur FR3 dans son émission tardive : « Chat Pitre »
Mesdames et messieurs, merci d’accueillir cet illustre inconnu : Yfig


(Applaudissements très timorés, Yfig prend place à côté de LR – il tend la main à LR qui tourne la tête de l’autre côté vers Valérie Maire-Esse)

LR : Alors Valérie, qu’avez-vous lu de ce Yfig ?

VM : Ben rien, puisqu’il a rien écrit gni gni gni gni ….. c’est Bernard Poivrot qui le dit gni gni gni

Tout l’équipe : gni gni gni

LR : Oui, c’est ça qu’est vraiment très drôle, interviewer un écrivain qui n’a rien écrit, c’est le comble du surréalisme hi hi hi …

Tout l’équipe : hi hi hi

LR : Alors est-ce que Christophe Allez-l’évêque a une idée ?

CA : (solennel, fort et haut) Eh bien oui , mesdames et messieurs les jurés, l’imposteur que vous avez devant vous n’est qu’un misérable, il me doit 500 euros que je lui ai prêtés pour pouvoir éditer son minable charabia et de fait il a bu mon argent au lieu de l’imprimer.
Je demande la peine capitale pou ce vaurien.
Au fait, le tapuscrit que j’avais donné à l’autre rouquine, j’attends toujours de ses nouvelles !

LR : hi hi hi, le tapuscrit s’en tape du tiers comme du script hi hi hi hi , moi, ça m’fait rire hi hi hi

Tout l’équipe : hi hi hi

LR : Bon, c’est pas tout ça, mais qu’en pense notre invité ?

Y : Eh bien, merci de me donner la parole , je voudrais simplement…….

LR : Oui, c’est ça, restons simples hi hi hi hi , comme l’eau minérale Vichy, celle qui vous donne des ailes ho ho ho ho , elle est bonne, et je dois aussi parler de Périer sinon on va m’accuser de publicité illicite hi hi hi hi

Tout l’équipe : hi hi hi

LR : Donc, j’aimerais savoir ce que pense de tout ça notre chère Sophie Gare-à-elle, qui, je vous le rappelle, a écrit, elle, un vrai livre (il montre le livre à la caméra) hi hi hi

Tout l’équipe : hi hi hi

SG : Je trouve tout ça totalement minable. Moi qui suis une véritable ‘écrive haine’, je ne comprends pas que l’on fasse une quelconque publicité pour une personne qui ne sait peut-être même pas écrire.

LR : Ben ça, hi hi , c’est envoyé, chère Sophie (il montre le livre de SG à la caméra), notre invité commence à faire une drôle de tête hi hi hi

Tout l’équipe : hi hi hi

Y : Avec votre permission, je ….

LR : plus tard, plus tard, pour le moment, j’aimerais que notre Christine Bave-eau nationale puisse s’exprimer car elle se tortille, depuis un moment, le derrière sur sa chaise ho ho hi hi

Tout l’équipe : ho ho hi hi

CB : Ouais, ben couille molle ! ouais c’est rien que des couilles molles ceux qui ont laisser leur chien chier sur mon trottoir, maintenant, j’ai les pieds qui puent, c’est horrrrrrible !!!!

LR : Mais avez-vous lu le CV de notre invité ?

CB : Si vous croyez qu’on a le cœur à rire quand on pue la merde de chien !!

(son voisin, Christophe Alévêque, se pince les narines et fait une horrible grimace et toute l’équipe éclate de rire).

LR : Eh bien nous n’insisterons pas, ha ha ha et je prête la parle à Gérard Mille Airs car j’ai bien l’intention de la récupérer ensuite hou hou hou …… la parole ho ho ho ho , je suis trop drôle hi hi hi

Tout l’équipe : hi hi hi

GM : Nous sommes, sans disconvenir, devant un cas typique de dualité perfide du moi en conflit avec le surmoi dans un homérique combat pour la révélation d’une personnalité qui se fonde dans une autre au moyen d’un stratagème trop bien connu de notre profession, nous, les psychiatres : la double personnalité.
Nous avions, tout à l’heure une forme perverse de ce phénomène en la personne de cette soi-disant voyante qui me prédisait un accident cardiaque alors que je sors de chez mon cardiologue qui m’a confirmé que j’ai un cœur de vingt ans, et nous voici à présent devant un petit orviétan sans envergure qui voudrait nous faire passer ses facéties pour de la farce, sa vatuité pour de la littérature.
Autant vous dire qu’aucun psychiatre au monde ne se laisserait berner par de telles billevesées.
Le charlatanisme, décidemment, se loge partout.

LR : hi hi hi , mon cher Gérard, comme toujours vous êtes merveilleux et clair comme l’eau de Vichy et pour ne pas être accusé de publicité illicite, je citerai également les eaux de Saint Amand car les amants vive d’amour et d’eau fraîche, c’est bien connu hu hu hu hu , fallait déjà la trouver, celle-là ha ha ha ha

Tout l’équipe : ha ha ha ha

Y : Est-ce que je peux ….

LR : Oui, oui, vous inquiétez pas, on va vous laisser vous exprimer, ici, c’est une émission où les invités sont mis en valeur et où ils ont tous loisirs de donner leur point de vue et je vois à votre tête contrite que vous commencez à vous énervez, mais je vous demande un peu de patience de boire un peu de cette merveilleuse eau de Vichy et de bien vouloir aller vous asseoir à côté de Christine Bave-eau pendant que ……

CB : AH NON, PAS MOI, PAS LUI A COTE DE MOI !!!! merde de merde de merde !!!!!

(Je dois avouer que j’aurais volontiers fait la bise à Christine de m’épargner l’odeur de crotte de chien !)

LR : Bon, OK allez, mettons-le à côté de Philippe Geluck qui est fort silencieux depuis un moment et ce n’est pas à son habitude !

PG : Ben, mon cher Laurent, vous savez, il y a des sujets qui m’inspirent et d’autres qui m’endorment !

LR : Voici donc venu le moment de recevoir une autre écrivaine vaine, Madame la comtesse de croquignolette …..
(elle vient prendre place à côté de LR)

CdC : Bonsoir tout le monde, et merci de me recevoir parmi cette docte assemblée.

LR : C’est tout ?

CdC : Non, mon brave, attendez, laissez-moi le temps de m’esbaudir (elle remonte ses nichons ornés de deux super micros)

LR : Donc, Madâme la comtesse, vous êtes écrivaine vaine ?

CdC : Eh bien oui et non.

LR : ?

CdC : Je m’essplique. Voyez-vous, nous autres de « la haute société », nous nous devons de montrer l’exemple aux gens du bas, au peuple , KOUAH !
Euh ! …. Je peux boire de cette eau ?

LR : Mais oui, bien sûr, c’est de la bonne eau de Vichy.

CdC : (Elle boit et fait un OK avec son pouce levé)
Hummmmm ! La Vichy c’est la meilleure.

LR : Oh ! La Badoit, vous savez … Donc, je répète ma question (il montre la feuille de papier devant lui ) c’est ce qui est écrit ! vous êtes écrivaine vaine?

CdC : AH ! Oui, cher Pygmalion, Ah si je ne vous avais pas (elle lui tape sur l’épaule) vilain canaillou, va !
Mais laissez-moi esspliquer mon propos Normand ………. (elle regarde à la ronde avec une fière satisfaction et en se remontant les nichons) …………
ben oui , Kouah ! p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non !!!!
(LR se plie en deux pour montrer qu’il apprécie en silence et en hoquetant, mais son regard ne suit pas)
Voilà, je dis que j’écris, mais je n’écris rien, par contre, mon fils Charles-Louis-Henry-Benjamin-Prosper écrit pour moi et je signe, ce qui fait de moi une écrivaine vaine. Suffisait d’y penser !

LR : Si je comprends bien, votre fils vous sert de nègre !

CdC : Ah ! le fripon, voyez comme il traite mon fils !!! Vous savez, pauvre ilote que vous êtes, que ce genre de réflexion peut être punie de lèse majesté et que la peine peut aller jusqu’à la punition de mort ? !

LR : (regarde sa feuille) C’est pas ce qui est écrit ?

CdC : Peut-être, mais ça m’est venu toute seule !

LR : ?

CdC : Donc, vous parliez du papier (elle lui fait du coude et des coups d’œil en lui désignant le papier du menton et se remonte les nichons).

LR : (d’un air pris au dépourvu met un moment à comprendre) … Ah ! oui, vous voulez que je vous lise la suite ….. (il lit) …..
Votre fils vous sert de nègre ……

CdC : ……….

LR : nègre, nègre …..

CdC : (soudain illuminée ) Ah oui ! ……… (puis, éteinte à nouveau) euh ……

LR : Eh bien, merci Madâme la Comtesse de Croquignolette, votre intervention nous a bien éclairée sur le métier d’écrivain vain. (il lui tend la main en signe de remerciement).

CdC : (Se lève et part en tordant du croupion, puis se ravise et revient vers LR)
Ah ! ça y’est, j’me souviens !!!

LR : Oui, ben c’est trop tard et on s’en fout !

CdC : (repart visiblement vexée).

LR : Allons après les hautes sphères, voyons voir ce que nous propose Jérôme Bon-a-l’dit et ses eaux ferrugineuses de Vichy hi hi hi hi

Tout l’équipe : hi hi hi hi

JB : (arrive avec une botte de radis)
Mesdames, messieurs, bonne soirée et bon appétit !
Je vous ai apporté cette botte de radis pour vous démontrer, ce soir, qu’il n’y a rien de plus facile à éplucher que des radis avec l’épluche universel !
(il met les radis dans un espèce bocal, puis appuie sur un bouton et le bocal se met à tourner très rapidement et au bout de quelques secondes, les radis broyés sont expulsés du bocal et tout le monde rigole)

LR : Ben dites donc, faudrait pas y mettre des fraises, on se retrouverait tous décorés de la légion d’honneur ha ha ha ha ha

Tout l’équipe : ha ha ha ha ha

JB : On peut tout mettre dans l’épluche universel, des carottes, des patates des …

LR : Oui, ben ça va, on a compris, des navets, des artichauts, des noisettes, des salsifis …..

JB : je déconseille les noisettes, mais j’ai pas essayé, peut-être que ça marche ?

LR : Et ensuite, mon bon Jérôme, qu’avez-vous à nous présenter ?

JB : (sort un tuc de sa poche) Savez-vous ce que c’est, ça ?

Tout le monde : ?

JB : Ca, c’est la plus belle invention qui est jamais été faite, c’est un tire comédon pneumatique.

L’assemblée : Oh !

JB : vous voyez, là, on met une cartouche de gaz comprimé ; on place ‘appareil comme ça (il le met sur sa joue) on appuie sur le ‘bitouniau’ et …. AIE ! Oh la vache ! Ha, ça fat mal (du sang coule de sa joue et le pompier surgit il prend JB par l’épaule et l’emmène pendant qu’il continue de crier qu’il a mal et que le sang pisse….)

LR : (il y a comme un froid sur le plateau et tout le monde est silencieux) Eh bien ! heureusement qu’il l’a essayé sur lui-même ! … (silence) …. Bon, ben on va reprendre l’interview d’Yfig, ça nous changera les idées ! Venez mon petit monsieur, qu’on rigole un peu !

(je reviens m’asseoir près de lui)

LR : Alors, que pensez-vous de tout ça monsieur m’Yfig mi raisin ?

Y : ma fois je …..

LR : Vous voyez, je vous avais bien dit que je vous laisserais la parole … alors, profitez-en !

Y : Oui, si vous ne m’interrompez pas. ….

LR : Allons allons, vous n’êtes pas fâché, tout de même ? !

Y : Non, non, pas du tout, au contraire je suis ravi de me trouver au milieu de cette assemblée de doux dingues.

LR : Mais c’est qu’il nous insulterait ce petit môssieur !

CB(Bave-eau) : Ca m’étonnerait pas que ce soit lui le proprio du chien de merde !

Y : Je vis en Normandie, dans le calvados, Madame Bave-eau.

CB : Ben vous en avez la tête …. A boire du Calvados Ha ha ha ha

Toute l’équipe : Ha ha ha ha

LR : (vers moi) Bon est-ce que vous avez quelque chose à ajouter monsieur l’Yfig-génie ?

Y : Je voulais juste dire que ce n’est pas parce que je n’ai pas été édité que je n’ai pas écrit. En fait, j’écris beaucoup.

LR : Eh bien tant mieux, ça nous fera des choses à lire les longues soirées d’hiver. Allez, au revoir et écrivez bien. Hein hein hein (Il me tend la main, je la dédaigne et m’en vais comme j’étais venu).

C'est juste après que je sois sorti que Gérard Mille Airs a eu son accident cardiaque. Mais heureusement sans gravité.

Écrit par : Yfig et le petit ayatollah des alpilles | 14 novembre 2009

Brighelli, à vous de jouer, nous vous soutenons!
Ecrit par : Jean | 13 novembre 2009

Oh putaing, ça va chauffer !
Avec Léost en embuscade.

Écrit par : guy morel | 14 novembre 2009

On s'absente, et voilà Yfig et quelques autres qui marchent sur le haut du pavé en crachant en bas…
Bon. Je rentre à l'instant. Pas le courage d'écrire une Note à cette heure — en fait, elle est écrite, mais il faut la taper.
À demain tout le monde.
JPB
PS. Morel, tu devrais avoir honte. Bayrou et l'école libre ! Il y a des gens qui ont voté Mitterrand en 81 (et plus tard) et qui n'avaient pas forcément oublié Charléty — mais qui s'est un jour soucié de savoir si un homme politique n'avait pas, un jour ou l'autre, fait une boulette ?
Quant aux programmes du Primaire… Pourquoi avez-vous laissé tel ou tel écrire le détail des programmes, si ça ne vous satisfaisait pas ? Après tout, vous étiez là — grâce à qui, déjà ? Dis-le plus fort, je n'entends pas…

Écrit par : brighelli | 14 novembre 2009

Alors .... IPR ..... ben je ne suis pas assez bien pour ça !
Faut des profs, des vrais .... merci quand même d'avoir pensé à moi ..... je me sens vraiment flatté de voir que l'EN aurait pu me donner une seconde chance ............................


Votre citation de Lucrèce m'a spontanément fait penser aux IPR, aux ministres, aux recteurs, aux I.A..., à une ou deux exceptions près (en plus de trente ans de carrière, ça ne fait pas beaucoup).

Lucrèce, de la Nature, liv. II, vers 1.

Suave mari magno, turbantibus æquora ventis,
E terra magnum alterius spectare laborem,
Non quia vexari quemquam est jucunda voluptas.
Sed quibus ipse malis careas quia cernere suave est.

Quand l'Océan s'irrite, agité par l'orage,
Il est doux, sans péril, d'observer du rivage
Les efforts douloureux des tremblants matelots
Luttant contre la mort sur le gouffre des flots ;
Et quoique à la pitié leur destin nous invite,
On jouit en secret des malheurs qu'on évite.

Ce ne sont pas des profs... des vrais, pas plus que les généraux en 14-18 n'étaient des "soldats". Et je pense que vous êtes trop bien pour ça.

Écrit par : Frère Tuck (ex Robin) | 14 novembre 2009

On s'absente, et voilà Yfig et quelques autres qui marchent sur le haut du pavé en crachant en bas…

Ecrit par : brighelli | 14 novembre 2009

Je ne m'aviserais pas de cracher vers votre Hauteur !!!!!
ça risquerais de me retomber sur la gueule !!!!!
Tandis que vers le bas ....

Je suis un pragmatique, moi, pas un théoricien à la petite semaine qui se la pète parce qu'il va à Dijon rencontrer des pètezouilles du même genre : "doctes cuistres"


Té .... je te le laisse ton blog ! Tu vas pouvoir briller dans ton petit salon !

noz vad !

'Docte' : faut pas le prendre au pied de la lettre ..... ce n'est qu'un hyperbole de circonstance !

« ανθρωποζ εγενου χαι το δυστυχεζ βιου εχειθεν ελαβεζ »

frère Turck t'espliquera !

Écrit par : Yfig et le petit ayatollah des alpilles | 14 novembre 2009

Frère Tuck, inculte !
JPB

Écrit par : brighelli | 14 novembre 2009

ça risquerais de me retomber sur la gueule !!!!!
Tandis que vers le bas ....

Je suis un pragmatique, moi, pas un théoricien à la petite semaine qui se la pète parce qu'il va à Dijon rencontrer des pètezouilles du même genre : "doctes cuistres"
(Yfig)

"ça risquerait", "pèdezouille".

Écrit par : Christophe Sibille | 14 novembre 2009

PS. Morel, tu devrais avoir honte. Bayrou et l'école libre ! Il y a des gens qui ont voté Mitterrand en 81 (et plus tard) et qui n'avaient pas forcément oublié Charléty — mais qui s'est un jour soucié de savoir si un homme politique n'avait pas, un jour ou l'autre, fait une boulette ?
Quant aux programmes du Primaire… Pourquoi avez-vous laissé tel ou tel écrire le détail des programmes, si ça ne vous satisfaisait pas ? Après tout, vous étiez là — grâce à qui, déjà ? Dis-le plus fort, je n'entends pas…
Ecrit par : brighelli | 14 novembre 2009

Brighellli, ne t'avise pas à réclamer indûment un loyer pour un bout de trottoir. Je ne suis pas du genre. Donc tu arrête dans ce style Julot casse-croûte. Tu t'arranges comme tu veux avec Darcos et avec les suivants. Et franchement Peillon ou Bayrou, je ne vois pas la différence. Un peu de reins, Brighellli, de temps à autres cela peut servir. Si l'on n'est pas destiné à faire les ménages.

Écrit par : guy morel | 14 novembre 2009

Pour vous remettre de Dijon, vous reprendrez bien un peu de Chanson plus bifluorée ? Il y a des chansons tout à fait appropriées !

Pour chaque lien, il faut descendre un peu dans l'écran pour afficher la piste à lire - mais ça vaut le coup.

http://www.deezer.com/fr/index.php?incr=1#music/result/all/ce%20soir%20j%27attends%20segolene

http://www.deezer.com/fr/index.php?incr=1#music/result/all/chanson%20plus%20bifluoree%20nous%20vent

http://www.deezer.com/fr/music/result/all/ce%20soir%20j%27attends%20segolene#music/result/all/chanson%20plus%20bifluoree%20quand%20segolene

Et en bonus, pour JPB qui connaît déjà les trois précédentes :

1 - "l'Attali qui pâlit, le Rocard qu'est tocard" :

http://www.deezer.com/fr/music/result/all/ce%20soir%20j%27attends%20segolene#music/result/all/thierry%20le%20luron

2 - "Mettez du sexe, mettez du sang : faut que ça vende chez Hersant !"

http://www.deezer.com/fr/music/result/all/ce%20soir%20j%27attends%20segolene#music/result/all/tournez%20rotatives

Écrit par : Jeremy | 15 novembre 2009

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