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28 octobre 2009

Programme commun I

Les plus ambitieux des politiques ont enfin compris que la prochaine élection présidentielle ne se gagnerait pas seulement sur l’art de l’anaphore — une constante des discours de Guaino / Sarkozy — mais sur les idées. Bonnes, si possible. Sur le débat de fond. Sur l’économie, sans doute. Sur l’Ecole, probablement.

Vincent Peillon et Jean-François Copé se sont donc tous deux exprimés sur le système éducatif. L’un dans les colonnes du Parisien il y a quelques jours (1), l’autre sur BFM il y a quelques heures (2).

Florilège croisé et commenté…


« La revalo ! » chantent les syndicats depuis quelques décennies. Peillon les a entendus : 50% d’augmentation (ça, c’est un chiffre qui parle à l’imagination, mieux que « 1,7 points au 1er juillet »…). En contrepartie (pourquoi diable une contrepartie ? Peillon pense-t-il qu’un enseignant qui s’échine dans un collège — ou plusieurs simultanément, comme tant de TZR — pour 1350 euros par mois ne mérite pas d’être mieux considéré par la République ?), un allongement de 50% du temps de présence…

Une institutrice qui a aussi des fonctions de directrice remarquait récemment sur ce blog qu’elle commençait à 8 heures et quelques, et finissait à 19 heures et un peu plus. Tous les jours. Peillon veut-il aussi la faire travailler la nuit ? Combien de profs passent de jolies heures nocturnes à corriger des copies ? Ou à faire de la formation permanente ?

Seconde idée lumineuse : puisque les samedis sont désormais vacants — une mauvaise idée, je l’ai dit ici même bien des fois, mais comme le SNUIPP, après sondage auprès de ses membres, s’est aperçu que bien peu d’instits voulaient en revenir à l’ancien système, et que par ailleurs les programmes sont à peine suffisants pour contenir l’illettrisme (je ne parle même pas de l’enrayer) —, le même Peillon propose trois semaines de vacances de moins.

Trois semaines de moins pour les enfants - dont je croyais, à tort sans doute, qu'il fallait leur donner des temps de récupération. Quand ? À la Toussaint, probablement — ou à la Trinité : impossible de toucher à Noël, parce que c’est Noël, ni à Février ou Pâques, au risque d’entendre protester les marchands d’or blanc qui ont inventé les zones et l'alternance (si pratique pour les parents divorcés n'habitant pas dans le même secteur…), ni aux grandes vacances, de peur de contrarier les locations mensuelles… Monsieur Peillon, qui est agrégé de philo et qui a enseigné de 1984 à 1997, ignore sans doute, parce qu’il n’a eu que des Terminales, ce que représente, en fatigue nerveuse, le fait de faire cours en collège, en LP, et dans certains lycées. Enseignant une matière dont les programmes n’ont pas changé depuis des lustres, sinon en s’allégeant, il ne peut savoir que nombre d’enseignants passent une bonne part de leurs vacances à préparer les cours de l’année à venir, en fonction de programmes sans cesse réécrits…

Mais doit-on rappeler que Vincent Peillon fut l’un des trois porte-parole de Ségolène Royal en 2007, et que la Madone du Poitou plaidait déjà pour 35 heures de présence des profs ? Les mauvaises idées ont la vie dure, c’est même à ça qu’on les reconnaît…

 

Côté Copé, ce n’est pas plus brillant.
Idée-choc du maire de Meaux — qui devrait d’abord balayer chez lui : le système éducatif de sa ville laisse fort à désirer —, une "vraie" autonomie des établissements. Une autonomie libérale, qui permettrait de renforcer le pouvoir des chefs d’établissement, encouragés à avoir des idées lumineuses, et, surtout, à recruter eux-mêmes leurs personnels.

Je vois ça d’ici. Des chefs d’établissement embauchant ce qui leur convient en matière d’idéologie éducative, et, en concertation avec les parents d’élèves, veillant sur les contenus. Nous revoici aux beaux jours d’un système à l’américaine où l’on n’enseigne pas Darwin parce que ça choque les fondamentalistes du coin (4). Et il y en a pas mal — à Meaux et ailleurs.

Darwin, ou Voltaire. Ou Nietzsche. Tant pis pour la laïcité. Tant pis pour la culture.

Autre idée lumineuse du guide suprême de la seconde cité de la moutarde : enseigner des langues en prise avec la culture familiale des élèves — l’arabe, par exemple.

Pauvre Jean-François ! Il est mal renseigné. Il y a belle lurette que l’arabe est enseigné, en collège comme en lycée ; et que cela pose bien des problèmes, parce que l’arabe qui s’enseigne est l’arabe littéraire, et que nombre de beurs qui s’y collent s’aperçoivent soudain que leurs parents ne le parlent pas — juste un arabe dialectal qui ne leur est d’aucun secours dans leurs études. La considération qu’ils avaient encore pour leurs géniteurs en est toute écornée. Le patron du groupe UMP à l’Assemblée devrait se renseigner : la langue des Mille et une nuits n’est pas celle de la casbah.

Quel but poursuit donc le Guide suprême des Meldois ? Rien de moins que « sortir du collège unique » — par exemple en spécialisant chaque collège sur un niveau précis : des collèges de Sixièmes, des collèges de Cinquièmes… Cela, paraît-il, devrait favoriser au passage « une vraie mixité sociale ».

Gag. Qu’on les regroupe par âges au lieu de les mélanger ne changera rien au recrutement géographique des collèges. Il faut non seulement commencer par déposer le constat de faillite du collège unique, mais encore constater que les ZEP, cela coûte cher et ne marche pas.

 

Toutes ces belles choses, il les a proposées en assemblée plénière, après avoir projeté la Journée de la jupe (bonne idée, ou joli alibi ?) à un auditoire de lycéens, proviseurs, membres de la PEEP (qui s’extasie systématiquement devant tout ce que propose le gouvernement, c’est bien dommage) et… de syndicalistes du SGEN.

Fermez le ban ! Copé nous refait le coup de Gaudemar, qui pour faire passer une réforme du lycée aventureuse, avait cru bon de contourner le SNES et le SNALC, en s’appuyant sur les deux syndicats archi-minoritaires que sont le SGEN et le SE-UNSA. C’était l’ouverture sarkozyenne au niveau de l’Education. Sûr que les sectateurs du SGEN auront applaudi ces propositions invraisemblables — pour eux, toute utopie injouable est reçue dans l’extase.

Pour finir, Copé revient sur l’illusion techniciste — « un ordinateur par élève » — que le département des Landes a partagée il y quelques années, à grands frais (45 millions d’euros) pour des résultats inexistants. « Il ne faut pas craindre de développer le e-learning », affirme-t-il. Ah, ça revient moins cher que de recruter des enseignants bien formés à leurs disciplines, et ça remplit les poches des vendeurs de soft et de hard — « hard », en ce qui concerne l’usage que les élèves font de l’informatique, n’étant pas vraiment une métaphore.

 

Alors, « Génération France » chez Copé, « Espoir à gauche » pour Peillon, voici revenue la mode des clubs et des forums d’idées. Ce n’est pas une mauvaise chose — à condition d’avoir des idées.
Peillon est censé en parler dans un débat sur l'Education qui s’ouvre le 14 novembre à Lyon, avec des Verts et Marielle de Sarnez pour représenter le MoDem. Tiens, je devrais m’y inviter. Nous devrions tous nous y inviter. Pour leur donner des idées.

Je suis éminemment favorable à un Programme commun, sur une base minimale, de tous ceux qui aspirent à un changement réel. Les Verts, pour le moment, s’y opposent — malgré les reproches de Cohn-Bendit, qui a à lui seul plus de politique dans la tête que tous ces courants vert-pomme, vert pâle et vert-rouge. Certains, au PS, n’adhèrent guère à l'initiative : quitte à perdre, autant ne pas prendre le risque de gagner. Et puis, un PS dont les idées sur l’Education sont synthétisées par l’ineffable Bruno Julliard ne risque pas d’accoucher demain des deux ou trois idées fortes qui permettraient de réorganiser un vrai, un grand débat sur l’Ecole.

Par exemple, repenser l’Education en termes de qualitatif, et non de quantitatif : un ordinateur par élève, à quoi bon, quand les élèves ne savent pas lire ?

Sans préjudice de revalorisation des salaires : oui, Vincent Peillon, 50% de revalorisation en début de carrière, ce ne serait pas trop. Et sans contrepartie.

 

Jean-Paul Brighelli

PS. Natacha Polony, qui cumule le double désavantage d'être belle et intelligente (ou, si l'on préfère la version hard, d'être agrégée de Lettres et journaliste au Figaro) a désormais son propre blog "Education" — sa spécialité depuis qu'elle a publié Nos enfants gâchés, bien avant la Fabrique du crétin. Sur-titré "Eloge de la transmission" — j'ai dû dans le temps intituler ainsi l'une des Notes de Bonnetdane.

Donc, pour continuer à penser ailleurs qu'ici :

http://blog.lefigaro.fr/education/

Allez-y, il y a de quoi moudre.

 

 

(1) http://www.leparisien.fr/societe/reforme-du-college-les-i...

 

(2) http://www.lepost.fr/article/2009/10/09/1733345_vincent-p...

et

http://www.lepost.fr/article/2009/10/12/1738512_le-pacte-...

 

(3) Quand donc comprendra-t-on qu’il faut créer un corps spécifique de directeurs d’école, que c’est un travail à temps plein — au moins dans les écoles de grande taille ? Un ami qui l’est à la Martinique, avec 350 élèves, me faisait remarquer hier qu’un principal de collège a des adjoints, et que tous gèrent à plein temps, parfois avec un nombre d’élèves équivalent, alors que lui est supposé faire cours en même temps…

 

(4) Sauf qu’aux USA, cela remonte à 1925, au Tennessee (100$ d’amende au prof qui enseignait les théories de l’évolution) ; qu’en 1968, la Cour Suprême a jugé inconstitutionnel de s’opposer à l’enseignement du darwinisme ; et qu’en 2005, un juge de Pennsylvanie a rejeté l’enseignement de « l’intelligent design », promu par tous les fondamentalistes bushiens et sous-bushiens (http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2005/12/20/0...). Mais Jean-François Copé a sans doute, lui, un dessein plus intelligent encore.

 

Commentaires

Prem's ? j'ai du mal a y croire ...

Écrit par : Bec | 28 octobre 2009

Quand donc comprendra-t-on qu’il faut créer un corps spécifique de directeurs d’école, que c’est un travail à temps plein ? Un ami qui l’est à la Martinique, avec 350 élèves, me faisait remarquer hier qu’un principal de collège a des adjoints, et que tous gèrent à plein temps, parfois avec un nombre d’élèves équivalent, alors que lui est supposé faire cours en même temps…

Jean-Paul Brighelli

Ah non! Pas un directeur d'école permanent, déchargé de classe !
Les professeurs n'ont-ils pas assez de problèmes comme ça avec leurs Principaux qui ne connaissent rien des élèves en cours et prennent partie pour les parents et leurs délicieux petits Monchérid'amour, qui vendent leurs établissements à grands coups de "promo sur les voyages scolaires et les TICE" et qui oublient de signaler les incivilités pour ne pas faire de contre-publicité à leurs bahuts ?

Non aux EPEP et à leur super-dirlo nommé par le Maire et l'Association de Parents d'Élèves locale !

Non à la disparition des écoles rurales à une, deux, trois ou quatre classes, trop petites pour pouvoir nécessiter un plein-temps de décharge pour leur directeur !

Tant pis, M. Peillon, je viendrai la nuit s'il le faut ! Je ne veux pas être un petit chef, ni dépendre d'un qui s'y croirait !

Plus petit est le chef, ...

PS : A quand la note pour dissiper les ambiguïtés qui permettent à certains de se croire autorisés à proférer des propos nauséabonds ?

Écrit par : catmano | 28 octobre 2009

"un ordinateur par élève, à quoi bon, quand les élèves ne savent pas lire ?" écrit JPB.
C'est peu de le dire ! D'ailleurs, aujourd'hui, en collège, on dépense plus d'argent pour acheter des ordinateurs que pour acheter des livres. Bientôt, les CDI deviendront des salles multimédias : il suffit d'observer les élèves qui, pour leurs recherches, se précipitent sur les claviers et n'ont même pas l'idée, ou le courage, d'ouvrir un bouquin.
Il semble donc que tout le monde marche sur la tête dans ce pays. Et c'est à qui inventera le dernier coup de grâce.

Écrit par : Marilyse | 28 octobre 2009

Mais si. Une fois n'est pas coutume.

Je suis tenté de défendre V. Peillon, dont l'idée ne me paraît si mauvaise, en admettant qu'elle soit appliquée un jour, ce qui est la chose la moins certaine du monde...

Une revalo à 50%, je suis preneur. Qui ne l'est pas ? (c'est trop beau pour être vrai, même avec compensation). Mais parlons de cette compensation: JPB et tous les collègues ici présents, ne faites vous pas d'ores et déjà 50% de travail en plus ? Certes chez vous, mais je suis sûr que les plus sérieux font encore plus: 1h de cours = 1h de prépa ou de correction ou de suivi, de remédiation, etc... Pourquoi ne pas accepter dorénavant d'être payé pour ces heures ?
Ce n'est pas pour défendre encore Peillon, mais il se trouve que je suis aussi prof de philo (pas agrégé, j'ai découvert l'existence de l'ENS quand j'ai commencé à me demander qui raflait, chaque année, toutes les places aux concours...) A ce titre, il ne s'est pas passé un été sans que je remanie tout ou partie de mon cours, par cette pure conscience professionnelle qui veut que théoriquement, notre pensée soit toujours en renouvellement sur des problèmes, il est vrai, bien anciens. Je ne parle pas des copies... 30 minutes en moyenne, dans une bonne classe, beaucoup plus quand il faut d'abord déchiffrer la langue et tenter ensuite de trouver un sens... multiplié par 25 / 30 élèves= 14 heures, au moins 10 fois par an, pour chaque classe... je suis déjà pas très loin de 40% ! Je les corrige dans mon établissement. si je suis payé pour le faire, que puis-je grogner ? Evidemment, il faut savoir ce qu'il entend par "temps de présence"...
Quand à la fatigue nerveuse... soit. Mais pensez qu'un prof de philo doit "tenir" son auditoire par son discours du début à la fin de l'année. pas d'exercices, pas d'interro, des DS mais en dehors des cours... Parler pendant une heure pleine dans le risque permanent de la pensée , croyez moi, ce n'est pas une sinécure. Demandez donc aux collègues de philo.

Quand au sieur Copé, c'est bien trop vague et trop fumeux pour qu'on s'y attarde, à mon avis. Là encore il faudrait une fois pour toutes savoir ce que l'on entend par "autonomie des établissements". Je ne crois pas qu'il soit techniquement possible de recruter soi-même des profs, même les établissements privés ne peuvent plus le faire...
La seule chose de sûre, c'est que JF Copé s'y connaît en éducation comme je m'y connais en gestion de flux financier entre places boursières... J'en ai entendu parler ;)

bon défoulement à tous, et vive les vacances de Toussaint, qui sait si on en aura d'autres ?

Écrit par : Bec | 28 octobre 2009

Pour les directeurs d'école et les principaux de collège, je suis d'accord avec vous, catmano : il ne faut pas couper ces personnels du terrain.
Ils ne doivent pas être des technocrates, ni de simples courroies de transmission. Leur laisser une classe pour qu'ils se coltinent à la dure réalité. D'autant qu'en collège, on voit assez souvent des principaux qui n'ont jamais enseigné. Certains se mêlent de donner des conseils, voire des directives aux professeurs : la vérité qui descend du ciel...
Il me semble que, dans certains pays, les directeurs sont élus par leurs collègues. Je ne sais si la solution est meilleure.

Écrit par : Marilyse | 28 octobre 2009

Je rappelle à la communauté que Jean-François Copé était ce ministre qui, il y a deux ou trois ans, pensait qu'un prof certifié en fin de carrière gagnait un peu plus de 4000 € par mois…
http://www.le-patriote.info/spip.php?article151
JPB

Écrit par : brighelli | 28 octobre 2009

Quand à la fatigue nerveuse...
Quand au sieur Copé Bec

O O moi jorè écri quant à, quant au...

Écrit par : pluskacé | 28 octobre 2009

Ce "temps de présence", à mon avis, c'est du temps de gardiennage. Ce ne sera pas pour corriger ses copies ou préparer ses cours. D'ailleurs, il manquerait des bureaux : l'architecture des établissements n'est pas conçue en ce sens. Non, on veut que les gamins aient un adulte devant eux, de 8 heures à 6 heures le soir : on tiendra les permanences, on fera des études en dehors des cours, etc. Quand corrigerons-nous nos copies ? Quand ferons-nous notre travail de préparation, de documentation ?
Comme je l'ai dit, sur l'autre fil, j'estime déjà à 33 heures ma présence dans mon collège, sans compter la douzaine d'heures que je passe à travailler chez moi. Je ne compte pas dans ce total les heures de lecture, de culture qui sont, effectivement, notre vraie formation professionnelle.
Ce temps de présence de 35 heures, c'est une invention de plus pour stygmatiser notre profession. On sous-entend ainsi dans l'esprit des gens qu'on ne fait même pas 35 heures. Et ainsi on dédouane le système de tous ses manques, de toutes ses erreurs. L'histoire nous a pourtant appris ce qu'est un bouc-émissaire !

Écrit par : Marilyse | 28 octobre 2009

Catmano and co…
Je sais bien que le SNE a perdu les dernières élections professionnelles parce qu'il proposait un statut spécifique des directeurs en Primaire. Mais encore faudrait-il préciser que la taille des écoles peut varier du tout au tout. Le dernier directeur d'école qui m'a parlé d'un statut spécifique exerce dans une école (martiniquaise) de près de 400 élèves. Et ça lui fait beaucoup, me dit-il, de problèmes de gestion, de coordination des instits, et de contacts avec les parents — envahissants de façon géométrique, au fur et à mesure de la progression des effectifs. Je sais bien que c'est contre la culture quelque peu anarcho-syndicaliste des professeurs des écoles. Mais vous faites quoi, concrètement, sur des écoles de grande taille ?
JPB

Écrit par : brighelli | 28 octobre 2009

Quant à la fatigue nerveuse du matin... Celle-ci est également bien réelle. Merci de ne pas m'avoir plus cassé

Écrit par : Bec | 28 octobre 2009

On est trop bon, Bec !

Écrit par : Marilyse | 28 octobre 2009

Tout directeur, principal, voire proviseur devrait avoir le devoir d'enseigner. Temps au prorata du nombre de classes et du temps assigné aux activités administratives. Mais contact OBLIGATOIRE. C'est la moindre des choses. Coopté, pourquoi pas ?

je rappelle à la communauté que Jean-François Copé était ce ministre qui, il y a deux ou trois ans, pensait qu'un prof certifié en fin de carrière gagnait un peu plus de 4000 € par mois… JPB
Quel but poursuit donc le Guide suprême des Meldois ?
Met le doigt où, Copé ?

Écrit par : nicolas | 28 octobre 2009

On ne pourrait pas nous laisser un peu tranquille ? On n'a déjà pas encore fini de subir les réformes du gouvernement actuel que voilà qu'on envisage déjà les suivantes... Chaque année, on me demande d'être et de faire autre chose que ce que j'étais et faisais l'année dernière. J'ai peur de finir par développer une légère schizophrénie...

Écrit par : *Celeborn | 28 octobre 2009

Non, on veut que les gamins aient un adulte devant eux, de 8 heures à 6 heures le soir : on tiendra les permanences, on fera des études en dehors des cours, etc. Quand corrigerons-nous nos copies ? Quand ferons-nous notre travail de préparation, de documentation ? Marilyse

Vous n'y êtes pas, Marilyse, ou alors vous ne suivez pas les fils : vous n'aurez plus à enseigner de contenu. Est-ce assez clair?
De quelles copies parlez-vous ? QCM sur ordi.
A quelle prépa/doc faites-vous allusion ? L'à peu près suffira bien, c'est l'enveloppe qui compte. Et pour ça, vous avez internet et encore l'ordi.
En revanche, vous avez bien compris qu'il s'agira de garderie. Full time. Olé !

Écrit par : nicolas, conquise | 28 octobre 2009

Nicolas, vous aviez demandé une nouvelle Note.
J'espère que vous n'êtes pas déçue — olé !
JPB

Écrit par : brighelli | 28 octobre 2009

Mais vous faites quoi, concrètement, sur des écoles de grande taille ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 octobre 2009

Cela me paraît simple : d'une on en fait deux ou trois.
Par ailleurs on allège la charge de travail administratif, en supprimant, par exemple, les innombrables courriers, rapports etc. à faire remonter à l'IA. On annule les textes qui établissent les conseils d'école etc.

Écrit par : guy morel | 28 octobre 2009

Catmano and co…
Je sais bien que le SNE a perdu les dernières élections professionnelles parce qu'il proposait un statut spécifique des directeurs en Primaire. Mais encore faudrait-il préciser que la taille des écoles peut varier du tout au tout. Le dernier directeur d'école qui m'a parlé d'un statut spécifique exerce dans une école (martiniquaise) de près de 400 élèves. Et ça lui fait beaucoup, me dit-il, de problèmes de gestion, de coordination des instits, et de contacts avec les parents — envahissants de façon géométrique, au fur et à mesure de la progression des effectifs. Je sais bien que c'est contre la culture quelque peu anarcho-syndicaliste des professeurs des écoles. Mais vous faites quoi, concrètement, sur des écoles de grande taille ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 octobre 2009

Je les dédouble ou je les détriple !
Comment voulez-vous qu'un bambin de deux à onze ans se repère dans un établissement de 300 à 400 élèves ? Et comment voulez-vous que les adultes de cet établissement connaissent personnellement tous les élèves et se sente concerné par leurs progrès et leurs difficultés ?
Les poulets en batterie ont toujours moins bon goût que ceux élevés dans de petites structures à taille "humaine"...

Avez-vous entendu parler des EPEP ? Le poulet en batterie dès la Petite Section ! Et la déconstruction brutale de l'Ecole de la République !

PS : A quand la note pour dissiper les ambiguïtés qui permettent à certains de se croire autorisés à proférer sur ce blog des propos nauséabonds ?

Écrit par : catmano | 28 octobre 2009

Vous voulez la révolution, c'est bien ça, Guy. Alors dites-le !

Non, JP, je ne suis vraiment pas déçue. J'espère bien que vous parviendrez à vous glisser quelque part le 14 novembre car ce qui s'y dira sur l'éducation, à mon sens, sera plus proche de peillon que de... que de... de qui au fait, au plan politique ???????
Alors allez-y ! Olé !

Écrit par : nicolas | 28 octobre 2009

Mais vous faites quoi, concrètement, sur des écoles de grande taille ? JPB

Il faut le demander à l'AEFE. Nos écoles françaises à l'étranger sont toutes de grande taille et le directeur est toujours déchargé de cours, avec un statut oscillant entre collègue des enseignants et chef d'établissement quand l'école n'est pas couplée avec un collège et /ou un lycée. XXL, il connaît !

Écrit par : nicolas | 28 octobre 2009

Qu'est-ce que c'est, Catmano, les EPEP ? Seraient-ce les jardins d'éveil de Nadine Morano ?

Écrit par : nicolas | 28 octobre 2009

Qu'est-ce que c'est, Catmano, les EPEP ?

Ecrit par : nicolas | 28 octobre 2009

Argh ! Un instit' qui ne sait pas ça ! Êtes-vous dans le public ou dans le privé, Nicolas ?

http://www.cafepedagogique.org/dossiers/andev06/index2.php

http://www.directeurenlutte.over-blog.com/article-epep-nouveau-projet-de-loi-a-l-automne-2009--37223967.html

http://snudi-fo69.over-blog.com/article-la-ville-de-lyon-prepare-les-epep--37840873.html

http://www.sgen-cfdt-bretagne.org/sgen29/IMG/pdf/projet_decret.pdf

Le dernier lien donne le projet de décret (ça fait très peur !).

PS : A quand la note pour dissiper les ambiguïtés qui permettent à certains de se croire autorisés à proférer sur ce blog des propos nauséabonds ?

Écrit par : catmano | 28 octobre 2009

"Vous n'y êtes pas, Marilyse, ou alors vous ne suivez pas les fils : vous n'aurez plus à enseigner de contenu. Est-ce assez clair?"
Vous avez compris, Nicolas, je ne peux suivre tous les fils pour les raisons citées plus haut : trop de travail. Méfions-nous en effet de ne pas être des accro de l'ordi... Il n'y a pas 35 heures dans une même journée.

Écrit par : Marilyse | 28 octobre 2009

Mais vous faites quoi, concrètement, sur des écoles de grande taille ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 octobre 2009

Il me semble qu'à partir de 13 classes, les directeurs ont déjà une décharge complète de cours. (A vérifier, il n'y en a pas trop par chez moi)
Ce n'est pas forcément la joie, les écoles à 300 élèves, d'ailleurs.
De plus, la création d'un statut de directeur distinct des autres collègues, c'est la porte ouverte au recrutement de tout petits chefs de secteur, auxquels l'administration demandra toujours plus d'enquêtes, de projets et de rapports, etc... Et qui c'est qui va creuser, en fin de compte, hein ?
Catmano vient de le dire, la création des EPEP (établissements publics d'enseignement primaire) est derrière tout ça. A ce moment-là, il ne sera plus question de parler d'éducation nationale ou de quoi que ce soit qui ait un rapport avec l'école voulue par Ferry et les siens. Les archives du blog de JPB pourront être archivées et publiées sous le titre : "Réflexions des derniers des Mohicans" !

Écrit par : chevreuil | 28 octobre 2009

Quand je dis suivre les fils, Marilyse, cela n'implique pas nécessairement de lire systématiquement tout ce qui s'y publie mais d'avoir une idée assez précise des tendances du blog. Et puis c'était une joke à ne prendre qu'au second degré... Ce que j'en dis après est à prendre au 1er.

Écrit par : nicolas | 28 octobre 2009

EPEP : Ah oui, quand même ! donc les travaux sont déjà bien avancés ! Et on sait que quand on expérimente quelque chose que l'on a l'intention d'imposer, on lui trouve toutes les qualités.
Pas assez de pédagogisme, donc, ni de management, ce qui explique l'échec. Pyramidons-donc davantage. Robinons.
Je comprends mieux pourquoi je ne lis jamais le Kfé pédago.

Écrit par : nicolas | 28 octobre 2009

PS : A quand la note pour dissiper les ambiguïtés qui permettent à certains de se croire autorisés à proférer sur ce blog des propos nauséabonds ?

Ecrit par : catmano | 28 octobre 2009

Malika Sorel appréciera sans aucun doute que ses propos soient qualifiés de nauséabonds, ici, par des gens qui se prétendent républicains !

Vous le faites exprès, c'est du cinéma, ou vous êtes réellement nunuche et sans jugement ?

Écrit par : Tout va bien | 28 octobre 2009

Bonjour Monsieur Brighelli,

Je viens de découvrir votre blog et j'ai regarde avec attention le reportage édifiant sur "l'Education Nationale, Un Grand Corps Malade" . Je suis consternée, moi femme au foyer , mère de trois enfants en primaire, je me sens désemparée ....
Ainsi , l'école ne serait plus qu'une annexe de la Française des Jeux dans la mesure ou les bons maitres seraient des billes de loto?
Comment faire si ma fille ne tombe pas sur un maitre digne de ce nom , comme il en existe dans ce petit village de Bretagne? (on le voit a la fin du reportage)

Que dois je faire? que feriez vous a ma place si vous étiez mère de 3 bambins? Comment pallier aux insuffisances de l'Ecole?

Pouvez vous me donner quelques pistes?

Merci

Écrit par : maritournelle | 28 octobre 2009

@ Nicolas
A new joke, just for you :

Ce Peillon est "impeillable".

Écrit par : Marilyse | 28 octobre 2009

Bonjour, maritournelle…
Il faut être attentif — c'est la base.
En général, c'est insuffisant : mon fils cadet, en CM2, est en train de découvrir la multiplication par 10. Par 2, 3, 4, etc., ça attendra…
Donc, il faut aussi suppléer.
Et croiser les doigts en espérant qu'un gouvernement intelligent (contradiction dans les termes ? Peut-être pas) prenne des décisions intelligentes.
Et peser autant que possible sur les décisions — tout en sachant que lorsqu'on obtient ça, c'est qu'on a avalé une couleuvre longue comme ça…
Un compromis, dit-on. C'est un mot difficile — mais déjà plus compréhensible si vous le coupez en deux… :-))
Bien à vous…
JPB

Écrit par : brighelli | 28 octobre 2009

Ah, et j'oubliais :
il existe de bonnes méthodes d'apprentissage d ela lecture, et de bons instits — qui parviennent sans trop de difficulté à apprendre à déchiffrer, et un peu plus, à des gosses de 5 ans. Il y en a ici même — n'hésitez pas à demander.
JPB

Écrit par : brighelli | 28 octobre 2009

PS : A quand la note pour dissiper les ambiguïtés qui permettent à certains de se croire autorisés à proférer sur ce blog des propos nauséabonds ?

Ecrit par : catmano | 28 octobre 2009

Malika Sorel appréciera sans aucun doute que ses propos soient qualifiés de nauséabonds, ici, par des gens qui se prétendent républicains !

Vous le faites exprès, c'est du cinéma, ou vous êtes réellement nunuche et sans jugement ?

Ecrit par : Tout va bien | 28 octobre 2009

Il est vrai que de l'autre côté, et il semble donc que ce soit aussi le vôtre, elle est qualifiée de "traître à sa race" !

Elle n'est pas morte de peur, elle constate :

"Insulte reçue de personnes d'origine étrangère : "traître à ta race !"
Plusieurs des messages que j’ai reçus de la part de personnes d’origine étrangère contiennent l’invective « traître à ta race », montrant que la racialisation du débat n’est pas vraiment toujours celle à laquelle pensent certaines « élites »…"

Vous trouverez sur son blog la suite de son article :


http://puzzledelintegration.blogspirit.com/archive/2009/10/04/l-insulte-recue-des-personnes-d-origine-etrangere-traitre-a.html

Écrit par : Tout va bien | 28 octobre 2009

"Pour finir, Copé revient sur l’illusion techniciste — « un ordinateur par élève » — que le département des Landes a partagée il y quelques années, à grands frais (45 millions d’euros) pour des résultats inexistants. « Il ne faut pas craindre de développer le e-learning », affirme-t-il. Ah, ça revient moins cher que de recruter des enseignants bien formés à leurs disciplines, et ça remplit les poches des vendeurs de soft et de hard — « hard », en ce qui concerne l’usage que les élèves font de l’informatique, n’étant pas vraiment une métaphore."

L'illusion se poursuit avec François de Closet et l'emploi du correcteur orthographique...

Écrit par : Robert | 28 octobre 2009

maritournelle
Il y a des signes encourageants. Belin notamment se frotte les mains : la reprise de la méthode Léo Léa conçue par les orthophonistes Sommer et Cuche est pour eux une excellente affaire. Ils ont du mal à satisfaire la demande.

Je partagerais volontiers ma propre expérience* si la censure corse ne sévissait pas. Allez aussi sur le site de Lire ecrire, vous y trouverez pas mal de pistes.

*Première année de CP

Écrit par : Guillaume | 28 octobre 2009

Que dois je faire? que feriez vous a ma place si vous étiez mère de 3 bambins? Comment pallier aux insuffisances de l'Ecole?

Ecrit par : maritournelle | 28 octobre 2009

Ou bien on met des rustines pour que la roue tourne encore plus longtemps (c'est le principe des réformes) ou bien on laisse faire jusqu'à ce que les victimes et sacrifiés-par-avance réclament un beau jour leur dû, c'est à dire la Justice et pas seulement l'indispensable mais insuffisant savoir lire, écrire et compter.


On peut très bien

Écrit par : marigot | 28 octobre 2009

Pas assez de pédagogisme, donc, ni de management, ce qui explique l'échec. Pyramidons-donc davantage. Robinons.
Je comprends mieux pourquoi je ne lis jamais le Kfé pédago.

Ecrit par : nicolas | 28 octobre 2009

Ah non, moi je suis pour le bon pain à l'ancienne et le "cousu main"... Les techniques de management, je ne sais même pas ce que c'est et je ne veux pas le savoir.

René Bousquet était un excellent technicien, Maurice Papon aussi.

Techniques, techniques... ("comme disait Bernanos, c'est la France contre les robots)

Quant aux pyramides, j'en ai plein de dos de me coltiner des pierres pour glorifier des momies.

Écrit par : Robin (compagnon de batman) | 28 octobre 2009

Mais le « temps de présence » est un concept qui a trouvé naissance dans le fait qu'un sinistre connard a déclaré qu'un prof ne travaillait que 18 heures par semaine (je ne parle pas des agrégés qui doivent 15 heures, je ne le suis pas donc je les hais, et pis c'est tout). Les parents bovins lobotomisés qui ne croient que la parole de Saint-Jithé ont trouvé que c'était anormal et ils auraient raison si nous nous contentions de travailler effectivement uniquement quand nous sommes face à nos élèves. C'est beaucoup plus facile de voir travailler l'ouvrier qui est physiquement 35 heures devant son poste de fraisage.

Il y a quelque chose qui me pousse à me gausser tranquillement dans mon coin, puis qui finit par m'énerver encore plus qu'une adolescente pré-pubère sur-maquillée sapée comme même une dame professionnelle des actes physiques de l'amour (une pute, quoi...) n'oserait le faire, c'est que jamais, dans un projet de réforme, on ne parle de savater la rondelle des gamins. Ils ne savent pas lire ? C'est qu'ils ont des problèmes... Cette idée venimeuse s'est même insinuée en certains d'entre nous... Mais quand est-ce que, diable, on va leur rentrer dedans quand ils n'apprenent pas leurs leçons (de lecture ou autre) ? Quand est-ce qu'on va les allumer s'ils viennent au collège (ou au lycée, ou...) pour dormir ? Mais nom de Moi de bord... de... de... à la... de... ! Revalo, moi je veux bien ; je ne vais pas cracher dans la soupe, c'est sale. Mais je voudrais bien qu'une fois, au moins, on parle, les profs comme les politiques, parlent de savater ces p'tits cons de branleurs qui vont se gaver avec leur RMI, RSA ou quelque autre groupe de lettres que ce soit, plutôt que de leur lâcher des examens dévalorisés au nom des sacro-saints 80 % de réussite. Tiens, ça y est, je suis énervé… Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaa… ;-)

Écrit par : Le Pingouin pas encore hystérique mais ça va pas tarder | 28 octobre 2009

Que dois je faire? que feriez vous a ma place si vous étiez mère de 3 bambins? Comment pallier aux insuffisances de l'Ecole?
Pouvez vous me donner quelques pistes? Merci maritournelle

Vous avez la chance d'être au foyer, ce qui n'est pas rien. Avec 3 bambins de surcroît, vous ne chômez déjà pas, mais là il va falloir passer un grand coup d'huile de coude et de cire de méninges et s'y coller grave.
(hum... je me lâche.)
Vous prendrez un bon Bescherelle et vous apprendrez à vos enfants à s'en servir en insistant bien sur la régularité de la conjugaison. Sur 12 000 verbes, 11 500 sont du 1er groupe donc s'ils savent conjuguer aimer, ils savent en conjuguer 11 500 ! 250 sont du 2ème groupe donc s'ils savent conjuguer finir aussi, ils savent 11 750 verbes sur 12 000 ! Les 250 autres sont du 3ème et irréguliers, vous vous y collerez après avec comme priorité faire, dire, pouvoir, aller, voir, savoir, vouloir, venir, falloir, devoir qui sont les plus utilisés. Sans oublier avoir et être bien sûr.
Vous achèterez un dictionnaire digne de ce nom dans lequel on trouve la majorité des mots de la langue française et non pas les dicos allégés supposés convenir de tel âge à tel autre car vous n'y trouverez aucun mot des lectures que vous demanderez à vos enfants et dont il conviendra de vérifier le sens compris en contexte. Vous leur ferez trouver des mots simples en moins de 2min puis des mots aux graphies de faux amis, commençant par h, ph, th, etc.
Vous les entraînerez chaque jour au calcul mental par des jeux d'équipes, à 3, ça doit pouvoir se faire, tout dépend de l'âge évidemment et puis vous aurez bien autour de vous des petits copains avec parents demandeurs, vous leur apprendrez les tables de x et les afficherez sur votre réfrigérateur, vous leur proposerez des lectures intelligibles et intelligentes et vous éviterez la littérature jeunesse racoleuse et en prise sur le réel des enfants.
Vous leur apprendrez à calculer et vous leur proposerez de petits problèmes sympas.
Vous raconterez des histoires chaque soir, et vous commencerez une lecture qu'ils termineront eux-mêmes avant de s'endormir (ou l'inverse);
Vous leur apprendrez l'orthographe en affichant au-dessus de leurs bureaux les régularités orthographiques, les mots d'une même famille, etc. Bled est toujours d'actualité. N'oubliez pas que répéter en choeur une conjugaison, une règle, une table, les enfants adorent.
Bref, vous ferez deux journées en une, c'est une question d'organisation. Et dites-vous bien que vos enfants ont une chance inouïe. Alors courage. N'hésitez pas à demander conseil, dans la mesure de nos compétences, nous vous aiderons.

Écrit par : nicolas | 28 octobre 2009

@Ma ritournelle


http://www.slecc.fr/fiches_SLECC_GS.htm

Écrit par : guy morel | 28 octobre 2009

Je remercie M.Briguelli et les autres personnes qui ont repondu a mon message.

Vous me suggérez d'être "attentive" et je le suis.
Lorsque j'ai vu effectivement que ma fille en cp apprenait des phrases par cœur , au lieu d'apprendre a lire réellement, j'ai repense a la méthode Boscher.
Nous avons donc repris toute la methode en parallele a la methode Ribambelle de la maitresse.
Ma fille a su lire vers Paques . J'etais fiere mais epuisee.
Oui , epuisee car ce n'est pas facile de faire travailler les enfants apres le temps passe a l'ecole, ils sont souvent peu attentifs et la confrontaion vient vite...
Ce n'est pas notre metier d'enseigner , nous sommes la pour eduquer.
Il est psychologiquement delicat de se substituer au maitre, les rapports parent-enfants en patissent.

Donc , je reste attentive... mais je suis triste.

Écrit par : maritournelle | 28 octobre 2009

@ Ma ritournelle
http://www.slecc.fr/fiches_SLECC_CP.htm

Écrit par : guy morel | 28 octobre 2009

@Ma ritournelle


http://www.slecc.fr/fiches_SLECC_GS.htm

Ecrit par : guy morel | 28 octobre 2009


Et aussi, de façon plus générale :

http://www.slecc.fr/

Écrit par : catmano | 28 octobre 2009

"Donc , je reste attentive... mais je suis triste."

Ecrit par : maritournelle | 28 octobre 2009

Nous le sommes aussi, attentifs, combatifs mais tristes lorsque l'on pense à l'étendue des dégâts.

Écrit par : Marilyse | 28 octobre 2009

« Ce n'est pas notre metier d'enseigner , nous sommes la pour eduquer. [...]  Ecrit par : maritournelle »

Si vous avez trois enfants, c'est que quelqu'un vous l'a vraisemblablement dit avant moi mais je tiens à vous gratifier d'un pingouinesque « je vous aime » ! Nous sommes bien d'accord sur ce point : les parents éduquent, les enseignants enseignent, c'est même « marqué dedans ».

Écrit par : Le Pingouin | 28 octobre 2009

N'hésitez pas à demander conseil, dans la mesure de nos compétences, nous vous aiderons.

Ecrit par : nicolas | 28 octobre 2009

Autrement dit, nicolas propose la bonne solution qui consiste à coller une rustine individuelle sur le grand corps malade pendant que les autres parents qui s'échinent au travail, quand ils en ont un, peuvent crever.
La question fondamentale de l'éducation et de l'instruction (cette dernière étant l'outil de la première) n'est par d'ordre technique. Mais politique et juridique.
Vous pouvez être parfaitement instruit mais être considéré par la République, comme le rappelle Jean Paul plus haut, comme un moins que rien traité à 1350 euros.

Écrit par : marigot | 28 octobre 2009

mè Pingouin, ça ne va pa du tou dan le sens que vous souété.
Ceu ki ne fon rien en class é lanpoizonn sortiron avec 1diplom dévalorisé mè il seron diplomé, si, si), ne trouveron pas de boulo ou nan voudron pa car tro mal pèyé, seron au chomage é indèmnisé ou seron aux 3 lètr kelkonk ke vou zévoké o subside distribué grace a no contribucion. mè c toutafè normal, on pai aprè ce kon na pa su fèr avan. é dan tou lé ca de figur, c nou lé pèrdan.

Écrit par : pluskacépluskejamè | 28 octobre 2009

Vous pouvez être parfaitement instruit mais être considéré par la République, comme le rappelle Jean Paul plus haut, comme un moins que rien traité à 1350 euros.
Ecrit par : marigot | 28 octobre 2009

Ai-je jamais prétendu le contraire ? Que répondre à une mère désemparée qui demande conseil ? Je ne suis pas pour une politique de la rustine, mais je ne serai jamais non plus le photographe qui témoigne de la mort imminente d'un enfant dénutri poursuivi par un vautour sans tenter quelque chose à ma toute petite échelle. Désolée si je vous choque, marigot.

Écrit par : nicolas | 28 octobre 2009

« on pai aprè ce kon na pa su fèr avan »

On n'a pas su le faire ou bien on n'a pas eu les moyens de le faire ? Parce que mettre un merdeux au boulot sans le punir, je sais pas faire... C'est vrai, j'ai pas bien écouté à l'IUFM...

Écrit par : Le Pingouin | 28 octobre 2009

Autrement dit, nicolas propose la bonne solution qui consiste à coller une rustine individuelle sur le grand corps malade pendant que les autres parents qui s'échinent au travail, quand ils en ont un, peuvent crever.
Ecrit par : marigot | 28 octobre 2009

Et puis à partir d'un certain niveau, combien de parents peuvent encore aider ?
Et alors là vive Acadomia et cie !
:-((((


Pour désespérer en riant (très jaune)
http://www.sauv.net/kevjournal.php

Écrit par : lucile | 28 octobre 2009

On va installer des douches à 245 000 euros dans tous les établissements d'enseignement de France afin de laver les idées aux professeurs qui ont l'esprit mal tourné !

J'ai dit.

Écrit par : iPidiblue et la douche froide | 28 octobre 2009

« on pai aprè ce kon na pa su fèr avan » Le Pingouin citan pluskacé

je repran : on pai aprè ce kon nou za enpèché de fèr avan

c + just

Écrit par : pluskacépluskejamè | 28 octobre 2009

"Quand donc comprendra-t-on qu’il faut créer un corps spécifique de directeurs d’école, que c’est un travail à temps plein — au moins dans les écoles de grande taille ? JPB"

Les principaux et proviseurs, eux, pourraient être avantageusement remplacés par un homme (ou une femme) de bonne volonté, sachant taper à la machine et chargé de foutre à la poubelle le courrier venant du rectorat et du ministère.

Quant aux CPE, que je considère comme inutiles quand ils ne sont pas tout bonnement nuisibles, de vrais surveillants, constamment sur le terrain, seraient plus rentables et efficaces. Cela donnerait du travail à des étudiants comme en ce temps lointain d’avant la énième réforme.

Écrit par : Pierre Lariba | 28 octobre 2009

Et puis à partir d'un certain niveau, combien de parents peuvent encore aider ?
Et alors là vive Acadomia et cie !
:-((((
Ecrit par : lucile | 28 octobre 2009
et cie = les écoles de madame Coffinier, par exemple,

Écrit par : guy morel | 28 octobre 2009

"Quand donc comprendra-t-on qu’il faut créer un corps spécifique de directeurs d’école, que c’est un travail à temps plein — au moins dans les écoles de grande taille ? JPB"

Les principaux et proviseurs, eux, pourraient être avantageusement remplacés par un homme (ou une femme) de bonne volonté, sachant taper à la machine et chargé de foutre à la poubelle le courrier venant du rectorat et du ministère.

Quant aux CPE, que je considère comme inutiles quand ils ne sont pas tout bonnement nuisibles, de vrais surveillants, constamment sur le terrain, seraient plus rentables et efficaces. Cela donnerait du travail à des étudiants comme en ce temps lointain d’avant la énième réforme.
Ecrit par : Pierre Lariba | 28 octobre 2009
Vous voulez donc faire la révolution vous aussi ! Dites-le clairement ! ( Voir plus haut le post de Nicolas).
GM ;-))))

Écrit par : guy morel | 28 octobre 2009

Guy Morel est beau je ne vais pas le redire encore pour la énième fois !

Écrit par : iPidiblue et la beauté du professeur | 28 octobre 2009

Guy Morel est beau je ne vais pas le redire encore pour la énième fois !
Ecrit par : iPidiblue et la beauté du professeur | 28 octobre 2009

c'est ainsi que je prétérite moi-même chaque fois que je me rase : ne te le redis pas !

Écrit par : guy morel | 28 octobre 2009

Comme dirait le cardinal Alberoni en voyant le cul du duc de Vendôme, il est à baiser même sur son trône !

Écrit par : iPidiblue, O culo di angelo ! | 28 octobre 2009

Comme dirait le cardinal Alberoni en voyant le cul du duc de Vendôme, il est à baiser même sur son trône !
Ecrit par : iPidiblue, O culo di angelo ! | 28 octobre 2009

Libelluleblue, je ne vous savais pas si familier avec le duc de Vendôme et le cardinal Alberoni ( le mec de l'adagio ?).

Écrit par : guy morel | 28 octobre 2009

"Alors, « Génération France » chez Copé, « Espoir à gauche » pour Peillon, voici revenue la mode des clubs et des forums d’idées."

Et Terre démocrate ? Il y a du monde là-bas ?

Écrit par : Jeremy | 28 octobre 2009

Libelluleblue, je ne vous savais pas si familier avec le duc de Vendôme et le cardinal Alberoni ( le mec de l'adagio ?).

Ecrit par : guy morel | 28 octobre 2009


Bah ! vous savez pour faire son trou, il faut en savoir lécher des trous du cul ...

Écrit par : iPidiblue culbuto | 28 octobre 2009

et des forums d’idées." Jeremy
é dé forom de koi ?????

Écrit par : pluskacépluskejamè | 28 octobre 2009

Ça vire scatophile... J'aime bien.

Écrit par : Le Pingouin | 28 octobre 2009

Le Pingouin, Maminou a dit que nous devions nous tenir par la main, je ne vois pas pourquoi cette exclusive contre l'embrassement des culs !

Écrit par : iPidiblue si tous les culs du monde ... | 28 octobre 2009

Nous revoici aux beaux jours d’un système à l’américaine où l’on n’enseigne pas Darwin parce que ça choque les fondamentalistes du coin (4). Et il y en a pas mal — à Meaux et ailleurs.

Darwin, ou Voltaire. Ou Nietzsche. Tant pis pour la laïcité. Tant pis pour la culture.

Jean-Paul Brighelli


Pffff! Pour l'instant, on en est plutôt à savoir qui on va faire lire, d'Amélie Nothomb ou de Roald Dahl, de Carlo Ponti ou de Grégoire Solotareff. Vous planez, JPB !
Faudrait peut-être aller un peu à l'Est pour vous recentrer !

Écrit par : dobolino | 28 octobre 2009

Ainsi , l'école ne serait plus qu'une annexe de la Française des Jeux dans la mesure ou les bons maitres seraient des billes de loto?

Ecrit par : maritournelle | 28 octobre 2009

Vous venez, en plus, de comprendre le principe des mutations !

Écrit par : Jeremy | 28 octobre 2009

Oh ! Mille excuses !
J'avais oublié Petit Bleu et Petit Jaune de Léo Lionni en MS suivi d'un débat sur "quel message nous délivre l'auteur ?".

Ceci dit, j'ai lu et relu cet excellent livre à mes enfants et nous nous en sommes moultes fois régalés ensemble. Mais il ne relève pas pour autant de l'enseignement laïque
qui a pour vocation première de ne choquer aucun bon père de famille.

Écrit par : dobolino | 28 octobre 2009

Ce n'est pas pour défendre encore Peillon, mais il se trouve que je suis aussi prof de philo (pas agrégé, j'ai découvert l'existence de l'ENS quand j'ai commencé à me demander qui raflait, chaque année, toutes les places aux concours...)

Ecrit par : Bec | 28 octobre 2009
Encore une fois, à quoi servent donc les Co-Psys ???
Bec n'a jamais entendu parler des ENS avant de briguer l'agreg de philo !!!
Quant à moi, ces brillants parasites, et les profs avec, ils m'auraient allègrement envoyée en D pour faire véto !
Heureusement que mes parents avaient fait "Normale Sup'" !

Écrit par : dobolino | 28 octobre 2009

"Encore une fois, à quoi servent donc les Co-Psys ???"

A rien, et tout le monde le sait, mais personne n'ose le dire.

Écrit par : Jeremy | 28 octobre 2009

"Encore une fois, à quoi servent donc les Co-Psys ???"

A rien, et tout le monde le sait, mais personne n'ose le dire.

Ecrit par : Jeremy | 28 octobre 2009

Bien d'accord ! Si un co-psy n'avait pas envoyé un certain Nicolas préparer un bac B, on n'en serait sans doute pas là à devoir échaffauder des programmes communs.
Mais bon, les agrégés de grammaire passés par l'ENS sont-ils une meilleure garantie?

Écrit par : marigot | 28 octobre 2009

Nous revoici aux beaux jours d’un système à l’américaine où l’on n’enseigne pas Darwin parce que ça choque les fondamentalistes du coin (4). Et il y en a pas mal — à Meaux et ailleurs.

Darwin, ou Voltaire. Ou Nietzsche. Tant pis pour la laïcité. Tant pis pour la culture.

Jean-Paul Brighelli


Pffff! Pour l'instant, on en est plutôt à savoir qui on va faire lire, d'Amélie Nothomb ou de Roald Dahl, de Carlo Ponti ou de Grégoire Solotareff. Vous planez, JPB !
Faudrait peut-être aller un peu à l'Est pour vous recentrer !

Ecrit par : dobolino | 28 octobre 2009

Toi aussi tu planes !
Actuellement, c'est Nietzsche en PS pour pouvoir faire un atelier-philo après et Grégoire Solotareff en 4° !

Écrit par : catmano | 28 octobre 2009

"Pour finir, Copé revient sur l’illusion techniciste — « un ordinateur par élève » — que le département des Landes a partagée il y quelques années, à grands frais (45 millions d’euros) pour des résultats inexistants. « Il ne faut pas craindre de développer le e-learning », affirme-t-il. Ah, ça revient moins cher que de recruter des enseignants bien formés à leurs disciplines, et ça remplit les poches des vendeurs de soft et de hard — « hard », en ce qui concerne l’usage que les élèves font de l’informatique, n’étant pas vraiment une métaphore." JPB


Encore une fois , cher" Bonnet d'âne", vous visez au cœur de la cible , globalement dans l'article et particulièrement dans cet extrait qui m'a interpellée.
Oui , oui , voici bien le message implicite que j'ai cru comprendre au cours du fameux stage " réseau" dont j'évitais le contre rendu ( afin de ne pas bouleverser les vacances de Nicolas.. )
Stage pendant lequel je me suis effectivement demandée , si les élèves, dans quelques années, seraient encore capables d'écrire avec un stylo , de former les lettres sur un papier. Voilà bien des êtres libres que nous formerions , condamnés à s'exprimer uniquement à travers l'outil informatique, outil si facilement contrôlable.
" big brother "toujours en marche...


Tout cela me déprime fortement.
Ayant un mari asservi au monde de l'entreprise , je goûte sans appétit, à travers son expérience , ce monde du travail dont on veut nous faire PROFIT(er). Pardon du jeu de mot...

Je me contenterais bien de mon salaire actuel, si au moins on ne menaçait pas de la sorte , nos conditions de travail - encore" humaines et quasi humanistes"- par rapport à celles du monde de " l'entreprise globalisée" , dont on nous vente à mot couvert, les mérites.

C'est bien le modèle de l'école US qu'on nous vente ici, avec les dérives que l'on y connait , de "Elephant" de G. van de Sant à ces abimes d'incultures, celle de la formation de petits ouvriers serviles, à disposition d'une entreprise toujours plus gourmande.

la vague monte, à défaut du niveau.

Avez vous vu le reportage de FR3 lundi surle stress au travail et l'exemple de " Car Glass" ?
Édifiant de sincérité!
Ce que l'on veut de nous , ce n'est pas la transmission d'une culture qui nourrirait notre humanité , mais uniquement un formatage intellectuel à la taille " du monde du travail".

Une forme de stakhanovisme déraciné et blanchi du communisme appliqué au capitalisme le plus sauvage...

En un mot , la Chine actuelle -sans les finesses de sa culture ancestrale- serait elle le nouveau modèle des "puissances" de demain?

j'espère ne plus être de ce monde pour voir cela.



NB ; Toutes mes excuses pour les fautes de frappe sur Moschino/ Machino..
Comme on dirait aujourd'hui , je suis certainement une dyslexie qui s'est trop longtemps ignorée. Mea Culpa.

Bon je retourne effectivement à la confection des cours de mes 6émes sur lesquels je suis depuis le début des vacances , et sans espoir d'en finir bientôt.
Heureusement que j'aime ça...

Écrit par : sylvie | 28 octobre 2009

Encore une fois, à quoi servent donc les Co-Psys ???
Bec n'a jamais entendu parler des ENS avant de briguer l'agreg de philo !!!
Quant à moi, ces brillants parasites, et les profs avec, ils m'auraient allègrement envoyée en D pour faire véto !
Heureusement que mes parents avaient fait "Normale Sup'" !

Ecrit par : dobolino

J'ai su ce que c'était qu'un Co-Psy après avoir su ce que c'était que l'ENS, et même encore après avoir su que c'était la même chose que "normale sup" et même encore après que quand j'ai su de quoi on parlait quand on évoquait avec un respect mêlé de crainte "la rue d'Ulm"... ( Ahhh, l'implicite culturel des élites...). Mais Ulm, je sais où c'est et pourquoi il existe une rue à ce nom. Mais ça on s'en fout, de nos jours. J'ai su ce qu'était un Conseiller d'Orientation PSYchologue quand on m'a dit:
"T'as fait philo ? Ben ! T'avais pas vu le Co-Psy ?"
Je plaisante. Bien sûr, il n'en n'existait pas, à l'époque, et déjà on s'orientait sans eux...

Écrit par : Bec | 28 octobre 2009

Libelluleblue, je ne vous savais pas si familier avec le duc de Vendôme et le cardinal Alberoni ( le mec de l'adagio ?).

Ecrit par : guy morel | 28 octobre 2009

Guy, vous ne me semblez pas très calé en musique, heureusement que Christophe est en vacances...

Le mec de l´Adagio, c´est Albinoni.

Écrit par : Valette | 28 octobre 2009

Bien d'accord ! Si un co-psy n'avait pas envoyé un certain Nicolas préparer un bac B, Marigot

Erreur, je n'ai pas de bac B !

Écrit par : nicolas | 28 octobre 2009

Le mec de l´Adagio, c´est Albinoni. Ecrit par : Valette | 28 octobre 2009

Sans smiley, vous pensez vraiment que Guy ne le savait pas ? Quand même, Anne-Marie, vous y allez très fort, là !

Écrit par : nicolas | 28 octobre 2009

Il y a longtemps qu'on n'a pas lu Jean !

Jean, vous avez vu ça ?

http://www.syndicat-infirmier.com/Vaccination-H1N1-mefiance-des.html

Écrit par : Jeremy | 28 octobre 2009

Oui , oui , voici bien le message implicite que j'ai cru comprendre au cours du fameux stage " réseau" dont j'évitais le contre rendu ( afin de ne pas bouleverser les vacances de Nicolas.. ) Sylvie

Je suis touchée que vous souhaitiez m'épargner ainsi, Sylvie.
(J'espère que cette fois il s'agit bien de moi et non de mon auguste homonyme dont il était question plus haut)...
Hélas plus rien ne peut m'abstraire ( et quelques-uns avec moi) des déboires du monde, même pas les vacances. Heureusement, ce soir, je vais chanter. Je vous épargne les sempiternelles plaisanteries météorologiques conséquentes.
On parvient comme ça, par petites touches légères mais cumulées, à introduire la beauté et la plénitude dans un univers qui en manque de plus en plus.
Chacun fait ses choix pour cela. Encore faut-il une boîte à outils bien remplie... Merci l'école de mon enfance.

Écrit par : nicolas | 28 octobre 2009

Pour Maritournelle.

Soyez vigilante.

Petit extrait du livre de Cécile Revéret, ´La sagesse du professeur de francais` (pas de cédille sur mon clavier allemand) , qui me semble parfaitement adapté à votre situation :

´Dans son petit livre, ´La sagesse du professeur de francais`, Cécile Revéret décrit exactement la situation devant laquelle se trouvent chaque année des centaines de milliers de petites victimes innocentes de fous criminels qui laissent perdurer en toute impunité ces méthodes globales, je dis bien ´globales`, dire le contraire est une grossière mystification.

´Caroline, une adorable fillette de sixième, est interrogée. Sa lecture est hachée, laborieuse, mais cahin-caha, très lentement et en se reprenant plusieurs fois, elle arrive au bout des phrases.

´Enchantés de voir venir si belle proie, ils se rassasièrent à belles dents.`

Ils se rassiette, rassassent, assassient, rassièrent...

Je laisse la pauvre enfant se débattre dans ses multiples tentatives pour lire rassasièrent; ses tâtonnements se perdent dans des borborygmes. Puis elle lève sur moi un regard déchirant et me dit d´une voix navrée :

- Madame, je ne peux pas lire ce mot, je ne l´ai pas appris...

Chère Caroline, en une phrase, tu as résumé tout le drame des enfants de ta génération. Ce jour précis, ton tegard éperdu me donna envie de me battre, il est à l´origine de mon engagement pour que cesse cet apprentissage insensé de la lecture : apprendre des mots par coeur. Qu´on l´appelle méthode semi-globale ou mixte, peu importe, le résultat est là : un désastre.



[...]Ce jour-là, je lui fis faire une découverte prodigieuse : je lui révélai simplement qu´on pouvait déchiffrer un mot inconnu; il n´était pas question d´apprendre les 50 000 mots du Petit Larousse.

Caroline doit avoir 25 ans maintenant. Or la situation ne s´est pas améliorée. Elle a empiré.
Lire exécuter alors que le verbe exulter est imprimé, parce qu´on ne connaît pas le verbe exulter, parce qu´on ne l´a pas ´appris`, ne pas réagir devant le non-sens, sont des situations quotidiennes. Tellement fréquentes qu´elles en deviennent anodines. Pour les élèves,c´est comme cela qu´on lit maintenant. S´y reprendre à plusieurs fois un mot sur trois, c´est devenu la norme.`

On apprend rarement à écrire en GS ou en CP; il vous faudra faire cela en plus.
Le cahier de calcul de Pscal Dupré est excellent : il apprend à tenir un cahier propre et à écrire, en plus de calculer.

Écrit par : Valette | 28 octobre 2009

Sans smiley, vous pensez vraiment que Guy ne le savait pas ? Quand même, Anne-Marie, vous y allez très fort, là !
Ecrit par : nicolas | 28 octobre 2009

Pas du tout, je pensais vraiment qu'il s'agissait de l'adagio du cardinal albinos.

Écrit par : guy morel | 28 octobre 2009

Je pense que le simple fait de parler de´ l´Adagio` indique qu´on le connaît.
Par ailleurs, la musique est si riche qu´on ne connaît jamais tout, et je n´éprouve jamais de honte à ne pas connaître telle ou telle oeuvre.

(Je suis dans une abbaye avec mon mari et une soixantaine d`Allemands excellents instrumentistes : 7 à 8 heures de quatuors par jour, et j´en apprends tous les jours.)

Je retourne écouter un quatuor après cette petite pause sur le blog.

Écrit par : Valette | 28 octobre 2009

@ Francis :
Quelqu'un qui m'est proche et qui vit et travaille en Angleterre depuis une décennie au moins, a l'intention de demander la nationalité britannique. Je ne vous dis pas ce qui est exigé pour cela ! Allez sur ce site et vous en aurez une petite idée. Il ne faut pas se décourager, parler la langue, et avoir une sacrée mémoire car c'est un échantillon du test qu'il faut réussir après s'être avalé force bouquins. L'Anglais de base ne connaît sans doute pas le tiers du quart de ce que doit connaître du pays et de sa culture l'impétrant étranger...
Qu'attendons-nous pour en faire autant ?

Écrit par : nicolas | 28 octobre 2009

Voici le site en question :
www.hiren.info/life-in-the-uk-test

Écrit par : nicolas | 28 octobre 2009

@ Francis :
Quelqu'un qui m'est proche et qui vit et travaille en Angleterre depuis une décennie au moins, a l'intention de demander la nationalité britannique. Je ne vous dis pas ce qui est exigé pour cela ! Allez sur ce site et vous en aurez une petite idée. Il ne faut pas se décourager, parler la langue, et avoir une sacrée mémoire car c'est un échantillon du test qu'il faut réussir après s'être avalé force bouquins. L'Anglais de base ne connaît sans doute pas le tiers du quart de ce que doit connaître du pays et de sa culture l'impétrant étranger...
Qu'attendons-nous pour en faire autant ?
Ecrit par : nicolas | 28 octobre 2009

"Nous" - pas moi - d'en revenir au certificat de francité qui permettra enfin de s'assurer de la mémoire des impétrants.

Écrit par : guy morel | 28 octobre 2009

qui permettra enfin de s'assurer de la mémoire des impétrants.
Ecrit par : guy morel | 28 octobre 2009

La mémoire, bon, hum, mais ça permettrait au moins de s'assurer que la langue est comprise... à l'écrit. Et je ne sais pas tout. Peut-être y a-t-il des compléments oraux à ces tests ?
C'est dingue !

Écrit par : nicolas | 28 octobre 2009

L'Anglais de base ne connaît sans doute pas le tiers du quart de ce que doit connaître du pays et de sa culture l'impétrant étranger...
Qu'attendons-nous pour en faire autant ?
Ecrit par : nicolas | 28 octobre 2009

Intéressant. Que devrait donc connaître, à votre sens, "l'impétrant étranger" du pays de France et de sa culture ?

Écrit par : guy morel | 28 octobre 2009

Je voudrais revenir sur les propos de Bec : même si les 50% de présence en plus étaient consacrés à la correction des copies et à la préparation des cours, et non à des heures de garderie, comme ce serait certainement le cas, cela resterait inacceptable. L'un des avantages du métier est de pouvoir, dans les limites imposées par l'emploi du temps, organiser librement son travail, et s'y consacrer en paix chez soi, et non dans l'environnement bruyant d'un établissement scolaire, où l'on est sans cesse dérangé et où la concentration est difficile (Je me rappelle que mon rendement, pendant les heures de "trous" qui pouvaient s'intercaler entre mes cours, était très inférieur à celui que j'avais à la maison). Et puis, je voudrais rappeler que Pedro Cordoba, ici-même, avait très justement remarqué que les enseignants, qui ont une profession intellectuelle, avaient droit à une part d'"otium", ce loisir qui n'est pas dévolu aux loisirs mais que l'on consacre à se cultiver librement, à poursuivre une recherche universitaire ou, pourquoi pas, à écrire un livre. Mais il est vrai qu'il s'agit d'une notion si étrangère à l'esprit du monde contemporain qu'elle risque de rester incomprise même de certains professeurs.

Écrit par : Sylviie Huguet | 28 octobre 2009

Intéressant. Que devrait donc connaître, à votre sens, "l'impétrant étranger" du pays de France et de sa culture ?
Ecrit par : guy morel | 28 octobre 2009

Ce que je veux dire c'est que je trouve étrange pour un pays qui ne pratique pas l'intégration et encore moins l'assimilation
comme c'est le cas selon notre idéal républicain, de passer par tout cet arsenal pour attribuer la nationalité. Et ne me faites pas dire ce que je n'ai nullement l'intention de dire. OK ?

Écrit par : nicolas | 28 octobre 2009

Ce que je veux dire c'est que je trouve étrange pour un pays qui ne pratique pas l'intégration et encore moins l'assimilation
comme c'est le cas selon notre idéal républicain, de passer par tout cet arsenal pour attribuer la nationalité. Et ne me faites pas dire ce que je n'ai nullement l'intention de dire. OK ?
Ecrit par : nicolas | 28 octobre 2009
Comme vous voulez. Mais je lis :
"Qu'attendons-nous pour en faire autant ?
Ecrit par : nicolas | 28 octobre 2009"

Et là, quelle était votre intention ?

Écrit par : guy morel | 28 octobre 2009

Oui et je me suis tâtée avant de l'écrire car je savais ce que cela allait engendrer. Je vous renvoie donc à notre idéal républicain d'assimilation qui s'accommoderait sans doute mieux de ce formalisme que le modèle anglais qui renvoie chacun dans son coin car je ne sais pas si, une fois acquise la nationalité, l'ex étranger en connaissant tout ce qu'il doit connaître sur Albion en devient pour autant britannique dans l'âme, surtout s'il continue à vivre dans sa communauté d'origine. J'ignore si nous réussirions mieux en adoptant leurs modalités. Enfin tout cela est très compliqué.

Écrit par : nicolas | 28 octobre 2009

Il y a longtemps qu'on n'a pas lu Jean !

Jean, vous avez vu ça ?

http://www.syndicat-infirmier.com/Vaccination-H1N1-mefiance-des.html

Ecrit par : Jeremy | 28 octobre 2009

Pas tout à fait vrai! J'ai conseillé à Christophe d'aller regarder du côté des thérapies par le jeûne. Je ne sais pas s'il a lu mon message.

Allez, puisque vous me le demandez si gentiment, j'en remets une couche (oh, juste une petite)Pour prendre la mesure de l'angoisse devenue mondiale devant le... vaccin, il faut lire les extraits de presse du monde entier que Jane Burgermeister publie sur son site www.theflucase.com. Même si sa plainte contre l'OMS pour "préparation de génocide" se révèle sans fondement, cette femme aura bien mérité de l'humanité. Un petit prix Nobel, par exemple?
Il faut être attentif, chez nous, à la façon dont un certain nombre de gens vont se démultiplier pour créer la panique et pousser les naïfs vers les centres de vaccination.

Écrit par : Jean | 28 octobre 2009

pour autant britannique dans l'âme, surtout s'il continue à vivre dans sa communauté d'origine. J'ignore si nous réussirions mieux en adoptant leurs modalités. Enfin tout cela est très compliqué.
Ecrit par : nicolas | 28 octobre 2009
Je ne vous le fait pas dire.
Cependant, qu'entendriez vous par "devenir français dans l'âme" ?

Écrit par : guy morel | 28 octobre 2009

Et puis, je voudrais rappeler que Pedro Cordoba, ici-même, avait très justement remarqué que les enseignants, qui ont une profession intellectuelle, avaient droit à une part d'"otium", ce loisir qui n'est pas dévolu aux loisirs mais que l'on consacre à se cultiver librement, à poursuivre une recherche universitaire ou, pourquoi pas, à écrire un livre. Mais il est vrai qu'il s'agit d'une notion si étrangère à l'esprit du monde contemporain qu'elle risque de rester incomprise même de certains professeurs.

Ecrit par : Sylviie Huguet | 28 octobre 2009

Je suis bien d'accord avec vos objections. Une salle des profs n'est pas un endroit tranquille, pas plus que le café d'en face. Certains, dont je suis, je l'avoue, arrivent à y travailler, avec un rendement moindre, il est vrai, d'autres n'y arrivent pas. Comme quelqu'un l'a remarqué plus haut, il faudrait une autre organisation des locaux, et c'est bien cela qu'il faudrait négocier s'il y avait négociation.
Pour la part d'otium, ce n'est pas moi qui vous dirai le contraire, mais c'est précisément ce que l'on nous reproche, l'otium... Parce qu'on nous l'envie, parce que beaucoup, en effet n'en comprennent pas le sens. Il est vrai que beaucoup d'entre nous ont une conception de l'otium qui ne prévoit pas la lecture, ni la culture. Et pas de cris: c'est une réalité de masse, et elle est connue de nos hiérarchies. Autant dire que ça ne pèsera pas lourd dans la balance quand on l'opposera au "temps de présence" qui dit si bien son nom, en effet. Pour moi, il faudra peut-être l'envisager, et grâce à ce compromis, obtenir en échange que ce ne soit pas que du "gardiennage", qu'on puisse le remplir de sens, quoi... Et puis pour l'otium, on peut espérer qu'il nous reste encore des vacances...

Écrit par : Bec | 28 octobre 2009

Tenez, Jeremy, spécialement pour vous. Trouvé sur www.theflucase.com.

News of legal action spreads on French alternative media

A report in French on the legal action being taken by Marc Vercoutère can be found here.

Le docteur Vercoutère porte plainte pour ” mise en danger de la vie d’autrui par l’administration de substances toxiques ». Très bien, cela va continuer à faire douter les gens. By fonzibrain

C’est demain que commence la campagne de vaccination du personnel du centre hospitalier de Pau (64) contre la grippe A/H1N1. C’est aussi cette date qu’a choisie Marc Vercoutère, le président de l’association Cri-Vie, pour déposer une plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui par l’administration de substances toxiques ».

La Cri-Vie, « coordination basée à Pau, de médecins, de scientifiques, de juristes, pour la recherche et l’information transparentes en matière de santé », emboîte ainsi le pas à un avocat isérois, Me Jean-Pierre Joseph, qui avait annoncé vendredi avoir déposé neuf plaintes similaires devant le doyen des juges d’instruction de Grenoble. De nouvelles plaintes seraient encore à venir à Paris et Nantes, ajoute l’avocat isérois, et « d’autres interviendront encore à Grenoble une fois que l’information judiciaire sera ouverte. »

Marc Vercoutère est déjà bien connu à Pau pour ses positions hostiles aux vaccinations de masse. « Je ne suis pas hostile à la vaccination elle-même », précise l’ancien médecin homéopathe. « Mais j’estime que les médecins devraient pouvoir apporter une information claire et appropriée à leurs patients. Après, libre aux gens de se décider. »

Contre le squalène

Les « substances toxiques » visées par la plainte sont les adjuvants, et notamment le squalène, présents dans le vaccin contre la grippe A/H1N1. « En tant que président de la Cri-Vie, je compte également déposer des plaintes à Mont-de-Marsan (40), Tarbes (65) et Saint-Girons (09) », poursuit Marc Vercoutère.

Celui-ci n’entend pas s’arrêter à ces plaintes contre X. « Je vais également déposer des citations directes en référé contre le directeur général de la santé, et le président national de l’Ordre des médecins, pour rétention d’information et diffusion d’information mensongère. »

Derrière ces citations, sa cible est la ministre de la Santé, qu’il accuse de « mentir éhontément ».

Le Palois n’est pas tendre non plus avec l’Ordre des médecins, qu’il accuse de laisser aux laboratoires la haute main de l’information médicale. Mais l’Ordre le lui rend bien: voilà vingt ans qu’il lui interdit d’exercer la médecine, en lui reprochant au départ d’avoir fraudé la Sécurité sociale. Ses prises de positions sur le dopage ou la vaccination n’ont rien arrangé par la suite.

Cette deuxième série de plaintes devrait intervenir en milieu de semaine. (Sud-Ouest)

Écrit par : Jean | 28 octobre 2009

Encore pour Jérémy (trouvé sur www.unisfaceauvaccin.org, rubrique Actualités).
"[C’est lundi 26 octobre que s'est tenue] à l’Elysée, la 4ème réunion du conseil stratégique des industries de santé (CSIS). Cette table ronde présidée par Nicolas Sarkozy réunira laboratoires pharmaceutiques et pouvoirs publics avec l’objectif de repenser « l’attractivité du territoire national pour les plus grands groupes mondiaux du médicament et du dispositif médical » et de faire des sciences de la vie « une priorité nationale de premier ordre ».

Parmi les axes de réflexion : l’utilisation d’une partie des ressources du Grand Emprunt pour développer les capacités d´innovation en santé, la réorientation de la taxation spécifique de l´industrie pharmaceutique en faveur de l´investissement en France et enfin le renfort de la Recherche publique dans les Sciences de la Vie."

Si on sait lire, voilà-t-y pas quelques éléments de réponse pour ceux qui se demandaient à quoi allait servir l'argent du Grand Emprunt?

Écrit par : Jean | 28 octobre 2009

Et puis pour l'otium, on peut espérer qu'il nous reste encore des vacances...
Ecrit par : Bec | 28 octobre 2009
Vous partez vaincu, on dirait que c'est déjà dans la poche. Du nerf, que diable !

Écrit par : nicolas | 28 octobre 2009

Je ne vous le fait pas dire. Guy
Avec je, Guy, le t n'est pas de mise.
Français dans l'âme ce serait par exemple se référer à notre histoire de peuple régicide ce qui n'est pas rien, qui a institué des idéaux superbes mais fragiles face aux coups de boutoir, fragiles et trop peu ou mal défendus.

Écrit par : nicolas | 28 octobre 2009

L'école n'est plus le creuset des valeurs françaises

Natacha Polony

26/10/2009

Malgré la place accordée aux symboles de la république dans les programmes scolaires, certains élèves préfèrent afficher le détachement.

Ils ont passé douze ou treize ans sur les bancs de l'école et, malgré leur carte d'identité française, préfèrent se dire sénégalais ou algérien que français. Le creuset républicain pensé par Condorcet et conçu par Jules Ferry ne remplit plus son rôle, et l'on n'en finit pas de se demander pourquoi.

Les récents programmes, pourtant, ceux du primaire comme ceux du collège, ont pris en compte ce rôle intégrateur de l'école et l'importance dans la formation des citoyens d'une instruction civique et d'une culture historique commune. La Marseillaise, qu'Éric Besson voudrait entendre chantée une fois par an dans les écoles, est déjà présente dans les programmes, notamment de CP et CE1 où les élèves «apprennent à reconnaître et à respecter les emblèmes et les symboles de la République (La Marseillaise, drapeau tricolore, buste de Marianne et devise “Liberté, Égalité, Fraternité”)». Des valeurs qui sont ensuite approfondies, particulièrement en 4e et 3e. Les programmes d'histoire, quant à eux, déclinent la construction, l'invention de la France depuis la Gaule romaine jusqu'au XXe siècle, en passant par la monarchie centralisatrice et la Révolution, les plus petits ayant désormais des dates-clés à mémoriser.

«Les programmes sont finalement très riches, analyse Iannis Roder, professeur d'histoire-géographie et auteur de Tableau noir, la défaite de l'école (Denoël). Mais il y a les programmes et ceux qui les appliquent. J'entendais l'autre jour une collègue dire : “La Marseillaise, je m'en fous, et le drapeau français, je le brûlerais.” Ils ne savent pas ce que signifie être un représentant de l'État. Les élèves, pourtant, adorent apprendre La Marseillaise. Ils se croient au Stade de France. Certains mettent même la main sur le cœur, comme les footballeurs.» Claire Mazeron, également professeur d'histoire-géographie, et vice-présidente du Snalc, déplore pour sa part «l'instrumentalisation de l'histoire de France qui peut inciter certains collègues à la présenter systématiquement comme une longue succession d'oppressions contre les étrangers». Géographe de formation, elle souligne à quel point cette discipline, fondamentale pour l'apprentissage de ce qu'est la France, ses paysages et ses produits, est le parent pauvre du système ; et la géographie française noyée dans les chapitres sur la mondialisation, les grands ensembles planétaires… «Mes élèves ne savent pas situer Saint-Denis par rapport à Paris, confirme Iannis Roder. Ils n'ont jamais vu la campagne.Comment voulez-vous qu'ils aiment un pays qu'ils ne connaissent pas ?»

Cours de civisme

Et telle est bien la nature d'une confusion qui incite à multiplier les cours de civisme, quand le problème est visiblement ailleurs. Pour Alain Finkielkraut, «cette insistance mise sur l'hymne national a quelque chose de dérisoire et relève d'un alignement sur un modèle qui n'est pas le nôtre, car la France, contrairement aux États-Unis, ne s'est pas cons­truite autour de cet hymne.» D'autant que la connaissance des règles et des rites ne signifie pas qu'on se les approprie. «Les élèves, souligne Claire Mazeron, intègrent très vite qu'il y a un gouffre entre ce qu'on leur enseigne, les droits et les devoirs, et la réalité du collège où ils n'ont que des droits.»

«Plutôt que par des symboles, plaide Alain Finkielkraut, l'amour de la France s'acquiert par la familiarité avec la langue portée par la littérature française. L'amour de la France n'est pas un but, il est une conséquence possible de la connaissance de la civilisation française.» Et cette civilisation française se nourrit de la précision des mots et de la fréquentation des œuvres.

Écrit par : Guillaume | 28 octobre 2009

Et puis, je voudrais rappeler que Pedro Cordoba, ici-même, avait très justement remarqué que les enseignants, qui ont une profession intellectuelle, avaient droit à une part d'"otium", ce loisir qui n'est pas dévolu aux loisirs mais que l'on consacre à se cultiver librement, à poursuivre une recherche universitaire ou, pourquoi pas, à écrire un livre.

Ecrit par : Sylviie Huguet | 28 octobre 2009

L'auteur véritable de cette idée n'est autre que JC Milner. Idée développée dans son remarquable ouvrage: "Le salaire de l'idéal. La théorie des classes au XXè siècle. Il la développe également dans son ouvrage tout récemment republié: De l'École.
Depuis cette époque il semblerait que les deux perspectives qu'il entrevoyait, la fin de l'autonomie de l'enseignant exerçant une profession libérale et la transformation de l'Établissement scolaire en "communauté éducative" autogérée (projet du SGEN) sont sur le point de fusionner et de se réaliser en grandeur nature. Avec toutes les conséquences qui en découleront quant à la "gestion des personnels" sur le même mode managérial que celui des entreprises privées ou publiques comme France Télécom, pour donner un simple exemple.
N'est-ce pas en résumé le sens des propos que JP Brighelli livre aujourd'hui à notre sagacité?

Écrit par : buntov | 28 octobre 2009

Guillaume, on parle de cet article depuis 36 heures sur www.neoprofs.org ! Vous datez !

http://www.neoprofs.org/actualites-f5/l-ecole-n-est-plus-le-creuset-des-valeurs-francaises-t14390.htm

Écrit par : John | 28 octobre 2009

Français dans l'âme ce serait par exemple se référer à notre histoire de peuple régicide ce qui n'est pas rien, qui a institué des idéaux superbes mais fragiles face aux coups de boutoir, fragiles et trop peu ou mal défendus.

Ecrit par : nicolas | 28 octobre 2009

Devenir Français d'âme et de coeur, c'est, comme l'ont fait mes italiens d'ancêtres, tout de suite, première génération, ne plus parler l'italien, mais apprendre le français, en s'appropriant la culture et l' histoire du pays ("nos ancêtres les gaulois", ça ne les a pas rendus malades !), bref en s'assimilant. Ils en étaient fiers. Ils ont laissé l'Italie et sa langue derrière eux, sans oublier, ni moi non plus, d'où ils venaient. C'est en fait assez simple, c'est de la gratitude pour le pays d'accueil.

Tiens, j'aime bien cet article trouvé sur Causeur:


http://www.causeur.fr/identite-nationale-joffrin-accepte-de-debattre,3215

Écrit par : Amélie | 28 octobre 2009

vec toutes les conséquences qui en découleront quant à la "gestion des personnels" sur le même mode managérial que celui des entreprises privées ou publiques comme France Télécom, pour donner un simple exemple.Ecrit par : buntov | 28 octobre 2009
Oui, sauf que chez France Télécom, l'ingénierie managériale entraîne des suicides à répétition alors que les employés "n'ont que " la pression de la hiérarchie si j'ose dire, par opposition à nous qui subissons toutes les pressions possibles d'en haut comme d'en bas, de face, de profil et de dos. On peut d'ores et déjà professer que le tribut que nous payons n'étant pas suffisamment élevé, des réponses du même ordre se manifesteront.
Redéfinir le métier d'enseignant revient à ne plus laisser enseigner DU TOUT.

Écrit par : nicolas | 28 octobre 2009

Par réconfortant ce que je lis là.

Écrit par : Francis Penin | 28 octobre 2009

Tiens! Devant l'évidence de son innocuité, la Finlande retire ce jeudi la grippe porcine de la liste des maladies dangereuses pour le public! Aïe! Et nous, avec nos 94 000 000 de doses, on n'a presque pas l'air con!

Écrit par : Jean | 28 octobre 2009

Jean, quand il a une idée en tête, il a une idée en tête :-)

Écrit par : Jeremy | 28 octobre 2009

Autre info (source Le Monde)

"Les professeurs en ont assez, et ça ne s'arrange pas", estime le blog Educobs à la lecture d'une imposante enquête publiée en début de semaine par la direction de l'évaluation du ministère de l'éducation."En 2005, la moitié d'entre eux déjà avouaient qu'ils n'allaient pas bien. En 2008, ce sont les deux tiers d'entre eux qui évoquent un malaise." De fait, décrypte le Café pédagogique, "plus que les conditions de rémunération ou celles de travail, c'est le manque de reconnaissance professionnelle qui est dénoncé par les enseignants des collèges et du lycée. Un prof sur trois (30%) envisage carrément de quitter le métier. La moitié souhaiterait rester dans l'éducation nationale, l'autre moitié un travail hors éducation".

John, peut-être, mais il fallait que trouve un moyen de rester un peu plus longtemps sur ce blog (je ne sais pas encore si cela fonctionne).
Et puis, seriez-vous hostile à la répétition, outil pédagogique ô combien salutaire ?

Écrit par : Guillaume | 28 octobre 2009

Et puisque mon premier message sur la disparition de Pierre Chaunu a disparu, j'en remets un autre (d'Assouline cette fois).

Mort du fils de la morte
De Pierre Chaunu, qui vient de s’éteindre à 86 ans, on dira qu’il fut ”l’autre” grand historien de la longue durée et de l’économie-monde. Qu’il avait été également un grand démographe. Que ses “dérapages” d’autrefois sur la dénatalité, l’identité nationale ou le génocide vendéen ne choquent plus désormais car l’époque a changé de lunettes. Qu’il était au fond moins réactionnaire que conservateur à la britannique. Que le meilleur de son oeuvre prolifique était encore dans sa restitution du passé des grands espaces. Qu’il avait la détestation des clones comme le milieu intellectuel et universitaire en produit tant. Que sa conversion au luthérianisme éclairait davantage sa personnalité que bien des des articles polémiques qui firent tant pour sa notoriété. Qu’il faudrait pouvoir lire un jour ses sermons du dimanche au petit temple de Courseulles, près de Caen…

On dira tout cela sans trop savoir ce qui l’a fait historien. Mais pour l’avoir plusieurs fois longuement interviewé autrefois, j’en conserverai un autre souvenir. Celui d’un natif de Belleville-sur-Meuse (Lorraine) qui, dans son bureau de la Sorbonne, calmant soudain son débit après l’évocation de combats politiques tant dans la recherche, l’enseignement que dans la prise à bras le corps des affaires de la cité, baisse le ton et, le regard perdu dans le vide, murmure :

“Je suis le fils de la morte. C’est ça le plus important dans ma vie.. je l’ai reconstitué après coup, naturellement. Rien ne m’a aussi profondément marqué. Je n’ai jamais connu ma mère. Dans ma mémoire, il y a une photographie que l’on me montre dans ma petite enfance. Je reconnais tout le monde sur les ruines à Verdun, il y a une grande dame en blanc… on ne veut pas que je sache que ma mère est morte… Pour moi, la mort, c’est ce qu’il y a au commencement. Et je veux lever ce voile tandis tout le monde autour de moi parle de cette guerre dont je suis frustré. Ce devait être terriblement excitant puisque tout le monde ne parle que de de cela. Je suis né en 1923. Je n’ai pas connu ma mère et je n’ai pas connu la guerre. Autrement dit, il y a des choses fabuleusement intéressantes, mais qui se trouvent au-delà. Il y a des gens qui veulent explorer l’espace, aller au pôle. Mais quand je suis venu au monde, on avait déjà visité le pôle Nord et le pôle Sud. Par conséquent, il y a d’autres choses plus passionnantes à connaître et explorer, non dans l’espace mais dans le temps, dans le passé des hommes. C’est comme ça que je suis devenu historien”.

Et après avoir lâché sa vérité, sa voix s’étrangla à l’évocation de sa mère inconnue. Il retira ses lunettes et enfouit son visage dans ses mains pour qu’elles contiennent ses larmes. Ainsi était aussi Pierre Chaunu.

Écrit par : Guillaume | 28 octobre 2009

Le mec de l´Adagio, c´est Albinoni.

Ecrit par : Valette

Même pas, c'est un musicologue du XXè siècle, Remo Giazotto (1910-1998) qui a écrit ce pastiche en 1945 à partir d'une basse chiffrée et d'un fragment de thème, seuls éléments réellement dus à Tommaso Albinoni.

Écrit par : Moot | 28 octobre 2009

Pas du tout, je pensais vraiment qu'il s'agissait de l'adagio du cardinal albinos.

Ecrit par : guy morel

Le cardinal albinos, c'est celui qui a remplacé la pourpre cardinalice par le blanc immaculé ? On l'appelle le pape, ce monsieur-là ;o) !

Écrit par : Moot | 28 octobre 2009

Le "je" qu'emploie Sarkozy à tous les débuts de phrase ne serait donc qu'une anaphore? C'est moins grave que ce que je pensais alors.

Écrit par : mixlamalice | 28 octobre 2009

Message envoyé seulement pour être abonné au fil.
Il n'y a pas d'autres moyens.
Désolé.
En parler au "technicien"

MD

Écrit par : MDelord | 28 octobre 2009

Comme d'habitude le mariage de la carpe et du latin, de la gauche démagogique et de la droite gestionnaire. L'absence d'état d'âme poussée à ce niveau relève de l'exploit.

Le problème avec l'éducation, c'est que, à la différence de la physique quantique, tout le monde se croit autorisé à pérorer sur ce sujet. Peut-être que les intéressés (que nous sommes) ne sont pas les (seuls) mieux placés pour réformer le système de l'intérieur mais on peut légitimement douter des compétences de ceux qui sortent un programme de réformes de leur chapeau. Amis républicains, bon courage pour les prochaines élections!

Écrit par : Sénéchal | 28 octobre 2009

pardon pour ce beau lapsus (!)

de la carpe et du lapin, bien sûr, tout le monde avait rectifié

Écrit par : Sénéchal | 28 octobre 2009

Je ne vous le fait pas dire. Guy
Avec je, Guy, le t n'est pas de mise.
Français dans l'âme ce serait par exemple se référer à notre histoire de peuple régicide ce qui n'est pas rien, qui a institué des idéaux superbes mais fragiles face aux coups de boutoir, fragiles et trop peu ou mal défendus.
Ecrit par : nicolas | 28 octobre 2009
Je vous accorde la faute de conjugaison. Pour le reste : je n'ai jamais de ma vie proféré une expression si énorme que "notre histoire de peuple". Quant aux "coups de boutoir"...

Écrit par : guy morel | 28 octobre 2009

Le "je" qu'emploie Sarkozy à tous les débuts de phrase ne serait donc qu'une anaphore? C'est moins grave que ce que je pensais alors.

Ecrit par : mixlamalice | 28 octobre 2009

Ne soyez pas paranoïaque ! ;O))

Écrit par : Robin (compagnon de batman) | 28 octobre 2009

Même pas, c'est un musicologue du XXè siècle, Remo Giazotto (1910-1998) qui a écrit ce pastiche en 1945 à partir d'une basse chiffrée et d'un fragment de thème, seuls éléments réellement dus à Tommaso Albinoni.

Ecrit par : Moot | 28 octobre 2009

La sensibilité a une histoire, comme le reste et "L'adagio d'Albinoni" relève d'une sensibilité trop moderne pour être d'Albinoni.

Il s'agit même probablement d'un faux (une sorte de canular) car on n'a jamais retrouvé les fragments en question.

On ne pouvait pas écrire comme ça au XVII-XVIIIème siècle, avant le Romantisme (la plainte, la nostalgie, le lyrisme, la mélancolie, l'expression d'une tristesse personnelle).

C'est une sorte de "peplum musical".

Ce sont des choses que l'on sent, sans pouvoir forcément les expliquer.

Merci de les expliquer.

Écrit par : Robin (compagnon de batman) | 28 octobre 2009

Redéfinir le métier d'enseignant revient à ne plus laisser enseigner DU TOUT.
Ecrit par : nicolas | 28 octobre 2009

Bien sûr. Et c'est tout l'enjeu politique du discours sur le "malaise enseignant", dont le rapport Pochard a fourni la quintessence. La "démotivation" des enseignants aurait deux causes principales :
1. La misère de leur rémunération
2. Les difficultés qu'ils rencontrent pour remplir leur mission traditionnelle (en gros, instruire leurs élèves).
Solution : on les augmente et on redéfinit leur métier - On achève de cette manière la destruction de l'EN. En étant un peu malin, on peut même se contenter de la redéfinition du métier, sans l'augmentation.

Écrit par : TotoWeininger | 28 octobre 2009

La carpe et le latin, c'est joli !

TotoW, vous y croyez vraiment, vous, à toute idée d'augmentation ? Pour l'instant il y a eu augmentation contre heures sup', je n'appelle pas ça une augmentation !

Écrit par : Jeremy | 28 octobre 2009

Ce n'est pas notre metier d'enseigner , nous sommes la pour eduquer.
Il est psychologiquement delicat de se substituer au maitre, les rapports parent-enfants en patissent.

Donc , je reste attentive... mais je suis triste.

Ecrit par : maritournelle | 28 octobre 2009
Vous savez, ma chère, les "bien éduqués" ne s'en sortent pas si mal que ça, au bout du compte. La catastrophe n'est pas pour eux. On me l'a dit et redit ici et je me rends à présent à l'évidence. Travaillant à plein temps de travailleur indépendant, je n'ai guère eu le temps de faire du Bled et me suis globalement cantonnée à mon rôle de mère. Franchement, on s'en sort. C'est le gros de la troupe qui morfle, pas vos gosses ni les miens. Mais je comprends vos angoisses car j'ai eu les mêmes et pire ! Jusqu'à avaler des cachetons de psychotropes régulièrement. Depuis que mon aîné est entré dans l'enseignement supérieur et se tient droit dans ses bottes avec son double cursus, mes angoisses ont quasiment disparu et je n'avale plus rien depusi quelques semaines. Les angoisses du fiston ont disparu aussi malgré la voix périlleuse qu'il a choisi.
Bon courage et ne lâchez pas votre travail d'éducatrice. Surveillez la télé et les jeux vidéos sans sombrer dans le rejer absolu, ce qui les marginaliserait trop. Achetez le gros des lectures. Sortez-les plus souvent en forêt, au musée, au zoo et au Ciné qu'au Mac Do.
Attendez éventuellement la fin du CM2 pour leur apprendre les tables de multiplication et autres par cœur car ils risquent de se faire sacquer à votre place en primaire. Naviguez à vue en fonction des instit's.

Écrit par : dobolino | 28 octobre 2009

TotoW, vous y croyez vraiment, vous, à toute idée d'augmentation ?
Ecrit par : Jeremy | 28 octobre 2009

Pas une seconde. C'est d'ailleurs ce que laissait entendre la dernière phrase de mon message^^.

Quant aux heures sup', j'ai pu les refuser pour la première fois cette année, au grand dam de l'administration.

Écrit par : TotoWeininger | 28 octobre 2009

J'ai vécu deux ans et demi aux Etats-Unis et j'étais scolarisé dans une école privée catholique (mais il y avait le même rituel partout).

Nous chantions tous les matins, debout, la main sur le coeur le "Spangled banner" et le "Spangled Banner" (la "Bannière étoilée") était physiquement présente devant nous, dans la salle de classe.

Mais le problème avec les symboles, c'est qu'il est difficile de les imposer c'est la Marseillaise qui s'est imposée et non le Chant du départ)...

Et le problème avec la Marseillaise, ce n'est pas l'air, ce sont les paroles (moi, ça ne me gêne pas, parce que je sais qu'elle fut interdite sous l'occupation et qu'on la chantait dans les prisons et les pelotons d'exécution), mais allez expliquer ça à un collégien d'aujourd'hui.

Et je suis désolé, mais ce sont des paroles de haine. ce que ne sont ni l'Hymne à la Joie, ni le Spangled Banner, ni le God save the queen).

Il y a un pays (je ne me souviens plus lequel où il y a un hymne national sans paroles, parce qu'ils n'ont jamais réussi à se mettre d'accord).

J'ai essayé d'exprimer (pas d'expliquer) sur mon blog dans un texte intitulé "Le garçon au vélo rouge, une enfance américaine" ce qu'un petit étranger pouvait éprouver par rapport à ce fameux "sentiment national". On n'impose par les sentiments.

Écrit par : Robin (compagnon de batman) | 28 octobre 2009

Je vous accorde la faute de conjugaison. Pour le reste : je n'ai jamais de ma vie proféré une expression si énorme que "notre histoire de peuple". Quant aux "coups de boutoir"...

Ecrit par : guy morel | 28 octobre 2009

Nicolas, le commissaire du peuple Guy morel vous pardonne la faute de conjugaison, mais il trouve "facho" de penser qu'il y a des peuples et que ces peuples ont une histoire. C'est ça qui est énooorme ! Négationniste ? Révisionniste ?

Personne ne bronche, tout le monde craint pour son matricule, car Morel censure les déviationnistes !

Et puis "les coups de boutoir", où ça ? Non, il ne voit pas Morel !

ENOOORME ! On peut pas le virer, lui ?

Écrit par : rescapé des purges de Pol Pot | 28 octobre 2009

Tiens, je remets ma revendication pour remédier au "malaise" enseignant pendant la "période de transition" :

Agrégés : 12 heures hebdo
Certifiés : 15 heures hebdo

Grilles de salaire inchangées.

Progressivement, de pair avec la reconstruction de l'EN et le rétablissement de conditions de travail décentes, on pourra revenir aux maximum de service actuels.

Écrit par : TotoWeininger | 28 octobre 2009

Ecrit par : rescapé des purges de Pol Pot | 28 octobre 2009

Ils n'ont pas tous péri, alors ? C'est dommage.

Écrit par : TotoWeininger | 28 octobre 2009

Il y a un pays (je ne me souviens plus lequel où il y a un hymne national sans paroles, parce qu'ils n'ont jamais réussi à se mettre d'accord).
Ecrit par : Robin (compagnon de batman) | 28 octobre 2009

C'est l'Espagne.

Leur hymne, c'est :

Pou-poum Pou-poum
Poupoupoupoupoupoupoupoupoupoum poum poum
Poupoupoupoupoupoum

(bis)

Poum poupoupoum poupoupoum poupoupoum
Poupoupoupoum poupoum poupoum
Poupoum poupoum.

Écrit par : Jeremy | 28 octobre 2009

Ils n'ont pas tous péri, alors ? C'est dommage.

Ecrit par : TotoWeininger | 28 octobre 2009

Totow: gros fayot, lèche-bottes, collabo...

Écrit par : rescapé des purges de Pol Pot | 28 octobre 2009

Poum poupoupoum poupoupoum poupoupoum
Poupoupoupoum poupoum poupoum
Poupoum poupoum.

Ecrit par : Jeremy | 28 octobre 2009

;-)) Muchas gracias !

Écrit par : Robin (compagnon de batman) | 28 octobre 2009

Totow: gros fayot, lèche-bottes, collabo...
Ecrit par : rescapé des purges de Pol Pot | 28 octobre 2009

Lui, par contre, ne surtout pas le virer, il commence déjà à m'amuser.

Écrit par : TotoWeininger | 28 octobre 2009

Pou-poum Pou-poum
Poupoupoupoupoupoupoupoupoupoum poum poum
Poupoupoupoupoupoum

(bis)

Poum poupoupoum poupoupoum poupoupoum
Poupoupoupoum poupoum poupoum
Poupoum poupoum.

Ecrit par : Jeremy | 28 octobre 2009

Excellent !!! ;-)))

Écrit par : Maminou | 28 octobre 2009

Autre info (source Le Monde)

"Les professeurs en ont assez, et ça ne s'arrange pas", estime le blog Educobs à la lecture d'une imposante enquête publiée en début de semaine par la direction de l'évaluation du ministère de l'éducation."En 2005, la moitié d'entre eux déjà avouaient qu'ils n'allaient pas bien. En 2008, ce sont les deux tiers d'entre eux qui évoquent un malaise." De fait, décrypte le Café pédagogique, "plus que les conditions de rémunération ou celles de travail, c'est le manque de reconnaissance professionnelle qui est dénoncé par les enseignants des collèges et du lycée. Un prof sur trois (30%) envisage carrément de quitter le métier. La moitié souhaiterait rester dans l'éducation nationale, l'autre moitié un travail hors éducation".

Ecrit par : Guillaume | 28 octobre 2009


Autant remonter à la source :

http://leblogdeleducation.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/10/27/profs-le-moral-dans-les-chaussettes.html

on notera que l'inénarrable "équipe éducation" du Nouvel Obs parvient à parler du malaise des profs pour expliquer que, s'ils n'ont pas le moral, c'est parce qu'ils n'appliquent pas les recommandations des pédagos! Le soviétisme éduc' nat' dans toute sa splendeur : c'est quand vous êtes au bord du désastre qu'on vous explique encore que vous êtes "heureux" (c'est dans le texte!)... vous ne vous en étiez juste pas rendu compte.

Écrit par : Daniel Arnaud | 28 octobre 2009

Société des agrégés...

ÉDITORIAL

LE MINISTÈRE DE L'HUMAIN ?

Le Ministre de l'Éducation nationale, porte-parole du Gouvernement, évoquant les « rencontres », les « échanges » et les « déplacements » qu'il a effectués depuis sa nomination, a récemment déclaré : « J'[en] ai retiré une conviction forte : le ministère de l'Éducation nationale, c'est d'abord le ministère de l'humain » (Comité technique paritaire ministériel, 1er octobre 2009). Cette conviction, si elle veut ne pas rester une vaine formule, doit rapidement déboucher sur des actes concrets.

Est-il humain, en effet, que certains rectorats refusent à de jeunes agrégés un détachement ou une mise en disponibilité pour poursuivre des études doctorales ou postdoctorales, sous prétexte d'un déficit de professeurs dans leur discipline, compromettant ainsi leur avenir au point que certains ont envisagé de démissionner ?
Est-il humain que des professeurs, notamment des titulaires sur zone de remplacement, soient affectés comme des pions interchangeables sans tenir compte de leur qualification ?
Est-il humain qu'un petit nombre de chefs d'établissement, voire d'inspecteurs pédagogiques régionaux, se comportent comme de « petits chefs » et imposent aux professeurs leur incompétence ou leur dogmatisme, portant ainsi préjudice à l'ensemble des corps d'encadrement ?
Est-il humain que les élèves méritants, dans certains quartiers, n'aient d'autre issue, pour acquérir un peu de savoir, que de fuir leur établissement ?

Si le Ministre de l'Éducation nationale veut être le Ministre de l'humain, il doit réorganiser la gestion des ressources humaines qui, quelle que soit la qualité des personnes qui y travaillent et leurs efforts pour trouver des solutions individuelles, fonctionne globalement comme une lourde machine aux rouages implacables. Il doit soutenir les professeurs qui subissent les caprices et les fantaisies de quelques tyranneaux qui ne justifient leur autorité que par leur titre, non par leurs compétences, et dont on se demande parfois sur quels critères ils ont été recrutés. Il doit rétablir dans les collèges et les lycées, dans l'opinion publique en général, le respect du savoir en affirmant, par les décisions qu'il prendra prochainement sur la réforme du lycée ou celle du recrutement, que c'est l'humain et donc le savoir libérateur qu'il faut développer en l'homme. Il doit enfin revaloriser la carrière des professeurs et non leur faire l'aumône.
Dans son discours, le Ministre de l'Éducation nationale compare le professeur à « ce 'hussard noir' qui donne confiance, permet de s'élever, de surmonter les hasards de la naissance », déclarant que « l'école incarne le cœur de notre pacte républicain » : se rend-il compte que ce cœur menace de cesser de battre ?

Le 12 octobre 2009
Jean-Michel LÉOST

Écrit par : Jean | 28 octobre 2009

Et puis "les coups de boutoir", où ça ? Non, il ne voit pas Morel !

ENOOORME ! On peut pas le virer, lui ?
Ecrit par : rescapé des purges de Pol Pot | 28 octobre 2009

Allez "rescapé", dites-nous ce que sont ces "coups de boutoir."
Allez, allez...

Écrit par : guy morel | 28 octobre 2009

Le 12 octobre 2009
Jean-Michel LÉOST
Ecrit par : Jean | 28 octobre 2009

Jean, je ne comprends pas. Il n'est pas question de la grippe A dans le communiqué que vous citez.

Écrit par : TotoWeininger | 28 octobre 2009

Cela dit, ce que dit Léost des rapports professeurs - Administration est très juste.

Écrit par : TotoWeininger | 28 octobre 2009

Leur hymne, c'est :

Pou-poum Pou-poum
Poupoupoupoupoupoupoupoupoupoum poum poum
Poupoupoupoupoupoum

(bis)

Poum poupoupoum poupoupoum poupoupoum
Poupoupoupoum poupoum poupoum
Poupoum poupoum.

Ecrit par : Jeremy | 28 octobre 2009

Jérémy, amigo mio, il va falloir se mettre à jour : l'hymne national espagnol a trouvé ses paroles (même si ça ne s'est pas fait sans mal ! La question de l'identité nationale est très tendue au-delà des Pyrénées !)

http://www.rue89.com/ibere-espace/chantons-tous-ensemble-lhymne-espagnol-a-enfin-des-paroles

Écrit par : chevreuil | 28 octobre 2009

Vous êtes tous suffisamment affranchis et intelligents pour savoir d'où vient cette histoire de "sentiment national" dont on va nous rebattre les oreilles dans les mois à venir.

Ça marche avec les cadeaux aux agriculteurs (qui ont voté massivement pour Le F.N. en 2002) et pour la résurgence actuelle dudit Front national (grâce à Marine Le Pen dont on peut penser ce que l'on veut sauf qu'elle manque de charisme).

l'Hercule de Neuilly, n'est pas au bout de ses peines avec cette hydre-là.

En ce qui concerne le sentiment national, il y a des gens quand ils en parlent, qui me donnent envie de pleurer... Et d'autres celui de vomir.

Ne comptez pas trop sur la "revalo", chers collègues.... 50%!!!!!! (diantre !). Je vous le dis en vérité (comme disait JPB), il ne sous reste qu'une seule chose : nos petites cellules grises ! comme disait Hercule... Poirot)

Alors servons-nous en !

Écrit par : Robin | 28 octobre 2009

Le 12 octobre 2009
Jean-Michel LÉOST
Ecrit par : Jean | 28 octobre 2009

Jean, je ne comprends pas. Il n'est pas question de la grippe A dans le communiqué que vous citez.

Ecrit par : TotoWeininger | 28 octobre 2009

:D

Écrit par : Jeremy | 28 octobre 2009

Appel à tous les agrégés de ce blog...

Enquête de la Société des agrégés:

QUITTE OU DOUBLE: PARTIR OU RESTER DANS L'EDUCATION NATIONALE?

"Déchéance du statut social de l'enseignant, dégradation des conditions de travail, dépréciation du salaire, multiples sont les raisons qui pourraient causer de grandes désillusions puis justifier une reconversion vers d'autres activités ou le regret de ne pas l'avoir fait plus tôt.
Nous avons voulu enquêter sur la nature et l'ampleur de ce malaise et attirer l'attention sur ce phénomène inquiétant dont l'Etat ne doit ni ne peut légitimement se satisfaire. Au moment où le Ministre de l'Education nationale évoque la nécessaire revalorisation du métier d'enseignant, il s'agit de savoir sur quels points précis les professeurs désirent qu'il s'engage. Nous souhaitons proposer les mesures qui encourageront les meilleurs étudiants à continuer à se tourner vers l'enseignement pour transmettre leur savoir."

En double page centrale, détachable, du bulletin L'Agrégation n° 441 d'octobre 2009, questionnaire anonyme dont les données seront exclusivement exploitées par la Société des agrégés.

Écrit par : Jean | 28 octobre 2009

"Ils ont passé douze ou treize ans sur les bancs de l'école et, malgré leur carte d'identité française, préfèrent se dire sénégalais ou algérien que français."
(Natacha Polony)


C'est cruel de les garder, ici, non ?

Écrit par : marie-anne | 28 octobre 2009

Allez "rescapé", dites-nous ce que sont ces "coups de boutoir."
Allez, allez...

Ecrit par : guy morel | 28 octobre 2009

C'est qu'il aimerait bien utiliser la gégène, Morel, hein ?

Écrit par : rescapé des purges de Pol Pot | 28 octobre 2009

Jean, je ne comprends pas. Il n'est pas question de la grippe A dans le communiqué que vous citez.

Ecrit par : TotoWeininger | 28 octobre 2009

Vous ne comprenez pas? Pas possible!
Au fait, TotoWeininger, la cotisation à la Société des agrégés, c'est 44 euros, et la satisfaction de contribuer ainsi à la défense, si peu que ce soit, de la cause à laquelle on croit...

Écrit par : Jean | 28 octobre 2009

@Maritournelle

J'ai 4 enfants et 8 petits-enfants.
J'ai découvert par l'expérience que les petits enfants de 5 ans sont déjà très perceptifs à la construction syllabique des mots. On en fait un jeu :"trouve un animal dont le nom commence par L, P etc", et très rapidement il trouve, et c'est un plaisir doublé pour lui parce qu'il participe avec ses parents à ce jeu. Quand il a compris le truc on commence à lui faire recopier des mots, en lettres bâton, et le vrai plaisir pour vous comme pour lui c'est quand un beau jour en se promenant dans la rue il vous annonce fièrement "Là c'est écrit pizza". Il a assimilé tout naturellement et tout seul la construction syllabique des mots.

Idem pour l'apprentissage du calcul ...

Les parents peuvent donc très utilement complèter le rôle des enseignants - ou le préparer, ou le soutenir - en apportant une dimension ludique et affective aux premiers apprentissages de base.

Quand je compare cet apprentissage naturel par le jeu et la complicité avec les adultes à celui totalement anti-naturel et douloureux de la méthode globale je m'interroge....

Evidemment il est très important de surveiller et contrôler régulièrement tous les cahiers des enfants . Les enfants sont heureux de voir que les adultes prennent au sérieux leur travail, leurs efforts, leurs petits problèmes quotidiens.

Ce faisant vous pourrez avoir de très bonnes surprises en constatant que de nombreux enseignants du primaire font leur travail à la perfection et même plus quand on constate l'ultra-perfectionniste qui souvent les anime.

Cependant il vaut mieux être averti des ravages provoqués par l'idéologie pédagogiste de façon à prévenir le mal avant qu'il ne soit trop tard.

J'approuve tout à fait - et j'admire - les conseils que vous donne Nicolas. Le plaisir de découvrir en compagnie des parents les nouveaux territoires de la connaissance et de leur donner en retour des satisfactions marquées est un extraordinaire stimulant pour l'apprentissage (ou l'éducation) des jeunes enfants.

Écrit par : xly | 28 octobre 2009

"Est-il humain, en effet, que certains rectorats refusent à de jeunes agrégés un détachement ou une mise en disponibilité pour poursuivre des études doctorales ou postdoctorales, sous prétexte d'un déficit de professeurs dans leur discipline, compromettant ainsi leur avenir au point que certains ont envisagé de démissionner ?"

Le 12 octobre 2009
Jean-Michel LÉOST

Ecrit par : Jean | 28 octobre 2009


Je pourrais souscrire à l'ensemble du texte de Jean-Michel Léost, mais ce dernier semble oublier qu'il n'y a pas que les agrégés qui poursuivent des thèses. Pour ma part, je suis PLP et finis la mienne. Ceci étant, je confirme les difficultés auxquelles peuvent être confrontés les doctorants. Leur niveau d'études en font plus souvent des cibles à abattre... que des chercheurs à encourager. Ah, l'envie... Surtout de la part, effectivement, de "certains tyranneaux qui ne justifient leur autorité que par leur titre, non par leurs compétences, et dont on se demande parfois sur quels critères ils ont été recrutés".
Pour ma part, je ne demandais qu'un aménagement d'emploi du temps (tel qu'il est prévu par le BO de 1985 relatif aux enseignants poursuivant une recherche universitaire, seul texte à ma connaissance prévoyant un tel aménagement) : refusé plusieurs années de suite... Autant d'années de retard dans l'avancement du travail... Aujourd'hui, je suis sur le point d'avoir rattrapé les années que l'Education nationale m'a volées, et de la finir, cette thèse. S'il me fallait ne pas remercier, du ministre à certains collègues, en passant par la hiérarchie et les ressources humaines, la liste serait longue...

Écrit par : Daniel Arnaud | 28 octobre 2009

QUITTE OU DOUBLE: PARTIR OU RESTER DANS L'EDUCATION NATIONALE?

Ecrit par : Jean | 28 octobre 2009


Pour les raisons susdites, je me réserve la possibilité de quitter dans dix ans... ou dans dix minutes. Ne plus se sentir tenu par l'institution/inquisition, c'est le premier pas vers la liberté.

Écrit par : Daniel Arnaud | 28 octobre 2009

J'aurais bien répondu, mais je n'ai pas renouvelé mon adhésion. Vous allez me dire que je devrais adhérer à nouveau...

Je reproche à la SdA de ne pas expliquer les moyens et les résultats de ses actions, et de ne pas permettre une vraie communication entre ses membres.

Écrit par : Jeremy | 28 octobre 2009

"Ils ont passé douze ou treize ans sur les bancs de l'école et, malgré leur carte d'identité française, préfèrent se dire sénégalais ou algérien que français."
(Natacha Polony)


C'est cruel de les garder, ici, non ?

Ecrit par : marie-anne | 28 octobre 2009

Sans compter qu'ils ne parlent ni n'écrivent le français...

Écrit par : marseillaise | 28 octobre 2009

"Ils ont passé douze ou treize ans sur les bancs de l'école et, malgré leur carte d'identité française, préfèrent se dire sénégalais ou algérien que français."
(Natacha Polony)
C'est cruel de les garder, ici, non ?
Ecrit par : marie-anne | 28 octobre 2009
Sans compter qu'ils ne parlent ni n'écrivent le français...
Ecrit par : marseillaise | 28 octobre 2009

Qu'est-ce qu'on en fait, alors ? On les noie ?

Écrit par : TotoWeininger | 28 octobre 2009

Brrrr... Si le Franco-Sénégalais applique les lois en vigueur dans le pays qu'il considère comme le sien, il ne vaut mieux pas que je croise son chemin !

Écrit par : Jeremy | 28 octobre 2009

Allez "rescapé", dites-nous ce que sont ces "coups de boutoir."
Allez, allez...

Ecrit par : guy morel | 28 octobre 2009

C'est qu'il aimerait bien utiliser la gégène, Morel, hein ?
Ecrit par : rescapé des purges de Pol Pot | 28 octobre 2009

Parole de connaisseur.
Dis donc JPB, tu vas les tolérer combien de temps sur ton blog, les fachos ?

Écrit par : guy morel | 28 octobre 2009

Je reproche à la SdA de ne pas expliquer les moyens et les résultats de ses actions, et de ne pas permettre une vraie communication entre ses membres.

Ecrit par : Jeremy | 28 octobre 2009

Je transmets illico votre observation à Jean-Michel Léost.

Écrit par : Jean | 28 octobre 2009

Qu'est-ce qu'on en fait, alors ? On les noie ?
Ecrit par : TotoWeininger | 28 octobre 2009

Mais non TotoW, on les chartérise, on fait l'école uniquement pour les têtes blondes de l'école Candelier-Coffinier. Et pas de darwinisme !

Écrit par : guy morel | 28 octobre 2009

Juste un mot à propos de la campagne de vaccination.

Selon Jean-Jacques Crèvecoeur (sur son site), la France serait le deuxième pays du monde à déclarer l'état d'urgence. Les vaccins ne seraient pas fondés sur H1N1 (pas encore prêts!), mais ceux de l'ancienne grippe aviaire.

Écrit par : Jean | 28 octobre 2009

Je reproche à la SdA de ne pas expliquer les moyens et les résultats de ses actions, et de ne pas permettre une vraie communication entre ses membres.

Ecrit par : Jeremy | 28 octobre 2009

Je transmets illico votre observation à Jean-Michel Léost.

Ecrit par : Jean | 28 octobre 2009

C'est gentil. Si Léost est sensible aux suggestions, voici ce qui me semblerait important :
- Le Bulletin devrait être sur internet au lieu d'être en version papier, quitte à ce qu'il ne soit accessible que par code aux adhérents.
- Il manque un vecteur de type blog ou forum où chacun pourrait s'exprimer.
- Les réunions d'information des agrégés stagiaires du type de celle du Mercredi 25 novembre 2009 au lycée Henri IV devraient être accompagnées de la mise en ligne du compte-rendu de la réunion, ainsi que des informations diffusées sur "les modalités du mouvement 2010, les mouvements spécifiques, les affectations dans l'enseignement supérieur, les mises en disponibilité et les détachements".

Bref, que la SdA se mette tout simplement à internet.

Écrit par : Jeremy | 28 octobre 2009

"Est-il humain, en effet, que certains rectorats refusent à de jeunes agrégés un détachement ou une mise en disponibilité pour poursuivre des études doctorales ou postdoctorales, sous prétexte d'un déficit de professeurs dans leur discipline, compromettant ainsi leur avenir au point que certains ont envisagé de démissionner ?"

Le 12 octobre 2009
Jean-Michel LÉOST

Ecrit par : Jean | 28 octobre 2009

C'est plus qu'humain, c'est charitable.

Écrit par : guy morel | 28 octobre 2009

"Peillon les a entendus : 50% d’augmentation en contrepartie d'un allongement de 50% du temps de présence…"

Oh, mais c'est le même principe que ce que Taylor avait imaginé pour ses ouvriers ! Five dollars a day en échange de l'organisation scientifique du travail !

Bon, les masques tombent, c'est bien. Les inspecteurs et proviseurs seront les cadres-ingénieurs et les enseignants seront les techniciens supérieurs et ouvriers. L'école/production de masse est en bonne voie !

Écrit par : Jeremy | 28 octobre 2009

QUI N'AIME PAS LA MAIN A LA PATE ICI ?

Qu'elles et ils se dénoncent !

Luc Cédelle, qui connaît bien les classes du primaire, s'en gausse avec délectation sur son blog à l'occasion de l'Université d'automne du Snuipp - citons donc :

"Science sans expérience…

Ce type de rencontre est un kaléidoscope qui délivre à chaque participant, au hasard de ses choix, des vues à la fois mélangées et partielles. Yves Quéré, de l’Académie des sciences, est avec Pierre Charpak et Pierre Léna, l’un des trois fondateurs de l’opération « La main à la pâte » visant à redresser les apprentissages en sciences à l’école primaire. Un projet lancé il y a maintenant une quinzaine d’années lors du ministère de François Bayrou. [...] Les promoteurs de la Main à la pâte ont popularisé une démarche scolaire qui, en suivant le même processus que la recherche scientifique, privilégie la participation des élèves plutôt que la parole « descendante » de l’enseignant. Ils recommandent de « partir des questions des enfants », de ne pas leur répondre immédiatement afin de les laisser formuler des hypothèses, d’établir ensuite avec eux quelle est la bonne réponse en recourant à des expériences, et enfin de les faire écrire tout de suite après. « La science se fonde sur des expériences. Dialoguer avec la nature, c’est faire des expériences », souligne Yves Quéré.

Inconfortable détestation

Pour toutes ces raisons, la Main à la pâte est détestée par le courant « antipédagogiste », dont les membres y voient une pernicieuse manifestation d’un « constructivisme » (les élèves construisent leurs savoirs ) qu’ils dénoncent à tout bout de champ. Toutefois, les antipédagos n’osent pas trop insister sur cette détestation-là : difficile de s’attaquer à de grands scientifiques (Charpak est prix Nobel) quand ce type d’attaque, contrairement à ce qui s’est passé concernant l’apprentissage du français, les priverait de tout soutien gouvernemental. Du coup, les antipédagos, sur l’enseignement des sciences, attendent des jours meilleurs… C’est une bonne illustration de la résistance des logiques pédagogiques malgré l’évidente suprématie idéologique conquise par leurs détracteurs. Sur le plan international, la Main à la pâte et les démarches similaires s’appellent IBSE pour « Inquiry based science education ». Alors que la Main à la pâte ne surprend plus personne, l’exposé d’Yves Quéré a été captivant de bout en bout. Un exemple, tiré de sa réponse, telle qu’il l’a rapportée, à une question d’un enfant sur l’éventuelle finitude de la science : en 1824, le physicien Jean-Baptiste Biot, professeur à Polytechnique, écrivait dans la préface d’un manuel que la physique était « pratiquement arrivée à sa conclusion »…"

Écrit par : Jeremy | 29 octobre 2009

Plusieurs points.

1. Le sieur qui signe "rescapé des purges de Pol Pot" me ferait presque regretter les Khmers rouges. L'invective pour l'invective n'a rien à faire ici. On peut s'envoyer des piques, on tâche de le faire avec humour (ce n'est pas toujours réussi, mais c'est que l'humour est une chose difficile), mais l'agression pure et simple, je n'en vois pas l'utilité.
À bon entendeur…

2. Jérémy, vu ce que l'Espagne a fait au POUM, les paroles de l'hymne me semblent douteuses… :-))

3. Je n'avais pas compris dans l'article de Cédelle la phrase que re-cite Jérémy, "C’est une bonne illustration de la résistance des logiques pédagogiques malgré l’évidente suprématie idéologique conquise par leurs détracteurs". J'imagine que la "logique pédagogique", ce sont les pédagos — mais faut-il comprendre alors que les "détracteurs" (nous-mêmes ?) sont considérés par la voix du Monde en "suprématie idéologique" ? Et moi qui ne m'en étais pas aperçu…
JPB

Écrit par : brighelli | 29 octobre 2009

Ce que propose Peillon paraît être du vent, j’en vois le signe dans l’emploi de l’expression rythme scolaire plutôt que dire qu’il y a trop de vacances. Et sur la semaine de 4 jours, elle n’est pas générale je crois ; Darcos n’y est pour rien il y a juste permis de choisir. Un vote des enseignants seuls aurait donné peut être le même résultat. Mais où Peillon touche des sommets c’est avec sa revalorisation de 50%, d’abord ce n’est pas une revalorisation puisqu’il en attend des contreparties dont il n’explique pas la nature. De plus augmenter de façon importante les salaires des enseignants n’est pas possible étant donné la situation financière de l’état (avec ou sans crise) sachant en plus que les socialistes veulent embaucher à tour de bras ou du moins le laisse entendre dans leur opposition au non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux.

Copé avec le plus d’autonomie amène une meilleure idée selon moi mais il la ruine avec son exemple des collèges de Meaux. Si le collège était une usine de voiture qui fabriquait 4 modèles de voitures cela aurait du sens de spécialiser chaque collège sur un modèle mais comme ce n’est pas le cas je ne vois pas l’intérêt.
J’ai dit que plus d’autonomie me semblait meilleure mais cela reste un peu court et cela peut nous donner n’importe quoi du pire au meilleur. De plus toutes politiques visant à donner de l’autonomie demande a ce qu’existe un système d’évaluation ce qui n’est pas vraiment le cas actuellement.
Concernant les USA je mets ce lien (ABC 20/20 stupid in America) vous pourrez voir que bien que le système administratif soit fort différent du notre, les problèmes se ressemblent.
http://www.youtube.com/watch?v=Bx4pN-aiofw

Écrit par : Tiberius | 29 octobre 2009

Ce que propose Peillon paraît être du vent, j’en vois le signe dans l’emploi de l’expression rythme scolaire plutôt que dire qu’il y a trop de vacances. Et sur la semaine de 4 jours, elle n’est pas générale je crois ; Darcos n’y est pour rien il y a juste permis de choisir. Un vote des enseignants seuls aurait donné peut être le même résultat. Mais où Peillon touche des sommets c’est avec sa revalorisation de 50%, d’abord ce n’est pas une revalorisation puisqu’il en attend des contreparties dont il n’explique pas la nature. De plus augmenter de façon importante les salaires des enseignants n’est pas possible étant donné la situation financière de l’état (avec ou sans crise) sachant en plus que les socialistes veulent embaucher à tour de bras ou du moins le laisse entendre dans leur opposition au non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux.Copé avec le plus d’autonomie amène une meilleure idée selon moi mais il la ruine avec son exemple des collèges de Meaux. Si le collège était une usine de voiture qui fabriquait 4 modèles de voitures cela aurait du sens de spécialiser chaque collège sur un modèle mais comme ce n’est pas le cas je ne vois pas l’intérêt.J’ai dit que plus d’autonomie me semblait meilleure mais cela reste un peu court et cela peut nous donner n’importe quoi du pire au meilleur. De plus toutes politiques visant à donner de l’autonomie demande a ce qu’existe un système d’évaluation ce qui n’est pas vraiment le cas actuellement.Concernant les USA je mets ce lien (ABC 20/20 stupid in America) vous pourrez voir que bien que le système administratif soit fort différent du notre, les problèmes se ressemblent.http://www.youtube.com/watch?v=Bx4pN-aiofw

Écrit par : Tiberius | 29 octobre 2009

" mais l'agression pure et simple, je n'en vois pas l'utilité.
À bon entendeur…"

les têtes blondes de l'école Candelier-Coffinier...



Je rappelle juste aux lecteurs que vous, Brighelli, avez été invité par Françoise Candelier à Roncq. On vous a si bien accueilli que vous êtes ensuite revenu lors des journées de Roncq organisées par la même Françoise Candelier et "son équipe"*.
Voir votre note "Canal Roncq" du 26 août 2007
* Ce que Morel a été incapable d'organiser à Grenoble l'année suivante (journées piteusement annulées).

Le propos de Morel est d'autant plus odieux quand on connait la démarche de Françoise qui est de sauver ce qui peut encore l'être Elle se démène pour offrir à des enfants souvent en grande difficulté un enseignement de qualité.

Mais bon, quand on voit votre (non) réaction devant les invectives de Morel à l'encontre de Le Bris (dont vous vous flattez pourtant d'être l'ami), on ne s'étonne plus de rien.
Heureux de ne pas vous avoir salué à Roncq, vous avez une bien sale mentalité.

Écrit par : Guillaume | 29 octobre 2009

Réponse de Brighelli :

Guillaume, vous êtes viré.

Écrit par : Guillaume | 29 octobre 2009

Guillaume, vous êtes un imbécile.
Les gens changent, parfois — et pas forcément en bien. Quand Laurent Lafforgue défend les mêmes idées que moi, il est parfait — ou, tut au moins, utile. Quand il se fait le propagandiste de l'Opus dei, il est cinglé — et, pire, gênant pour la Cause. L'Histoire regorge d'anciens amis, en URSS, à Cuba ou ailleurs, que l'on a dû éliminer parce qu'ils avaient pris des plis inconséquents. Et Le Bris, j'en ai dit si peu de mal que j'ai consacré une Note entière à son dernier livre.
Mais jamais je ne ferai de publicité à des gens dont l'idée centrale est d'en finir avec la laïcité. De la même manière, et quoique j'aime les médias, je ne me suis jamais commis avec des radios ou des journaux d'extrême-droite — sinon à mon corps défendant, parce qu'ils m'ont revendiqué souvent sans me demander leur avis.
Il y a des limites à tout. J'ai assez fréquenté SOS-Education pour savoir qui sont ces gens. Et je ne les tiens pas en haute estime, quel que soit leur discours sur l'Ecole. J'ai défendu la culture française dans des livres et à la télévision, alors que tant de gens viennent ici tenir des propos souvent racistes sous un courageux couvert d'anonymat. Allez donc affronter Ramadan en direct, et puis nous reparlerons de la défense de la civilisation.
JPB

Écrit par : brighelli | 29 octobre 2009

Françoise Candelier a-t-elle changé ?

Les têtes blondes ? Cela ne vous dérange donc pas.

Bon.

Écrit par : Guillaume | 29 octobre 2009

Et sus au point Godwin...

Écrit par : Guillaume | 29 octobre 2009

SOS Education
Lafforgue
Ramadan
l'Opus Dei...

J'évoquais Roncq et nous voilà à Cuba surpris de ne pas y rencontrer un raton-laveur...

Écrit par : Guillaume | 29 octobre 2009

"De plus toutes politiques visant à donner de l’autonomie demande a ce qu’existe un système d’évaluation ce qui n’est pas vraiment le cas actuellement"

Plutôt revenir à la liberté pédagogique, contrôlée par des inspecteurs, de respecter un programme commun.
Reste à savoir s'il reste encore un programme.
Reste à savoir si autonomie et évaluation appartiennent au vocabulaire des pédagogues ou à celui des gestionnaires (humains ou pas)

Écrit par : désolé | 29 octobre 2009

"Autonomie" et "évaluation" appartiennent en fait et aux pédagogues et aux gestionnaires. D'où le succès, longtemps, des premiers auprès des seconds. Rien de plus conforme à une certaine idéologie libérale que ces gens qui prétendent savoir enseigner. Tant que c'était un artisanat, c'était incontrôlable — ou de loin et avec aménité. Mais dès que des "spécialistes" auto-proclamés prétendent apprendre à apprendre, on peut s'attendre à toutes les dérives autoritaires.

Et franchement, Guillaume, vous êtes d'un génie limité. Très limité. Fin message.
JPB

Écrit par : brighelli | 29 octobre 2009

Et franchement, Guillaume, vous êtes d'un génie limité. Très limité. Fin message.
JPB

C'est tout ?
J'attendais plus saignant d'un agrégé de Lettres...

Écrit par : Guillaume | 29 octobre 2009

"parce qu'ils m'ont revendiqué souvent sans me demander leur avis."

Génial...

Le génie.

Écrit par : Guillaume | 29 octobre 2009

Monsieur Brighelli, je ne suis pas enseignant, mais je lis votre blog régulièrement. Permettez-moi de m'exprimer et de vous dire très honnêtement que votre amitié pour Guy Morel semble vous aveugler et on ne peut que le regretter, pour votre action et votre blog.

J'observe que c'est Guy Morel qui agresse et soupçonne les intervenants, puis, lorsqu'ils lui répondent par des provocations proportionnées à ses attaques, ce qui est de bonne guerre, demande leur éviction. Croyez bien que le lecteur ne peut que réprouver ces méthodes arbitraires.

Je n'ai pour ma part trouvé aucun propos raciste ou fasciste dans les interventions récentes. Il semble que la définition de ces mots appartiennent exclusivement à Guy Morel. Il s'en suit que votre blog paraît désormais bien sectaire et coupé des réalités. Les intervenants, terrorisés par Guy Morel sont muselés et n'osent plus parler. Les mots "immigration", "intégration" sont tabous, ce qui est fort dommageable pour des professeurs qui sont toute l'année face à des classes "diverses" et qui ont sûrement un avis sur la question.

Il est remarquable, par exemple, que l'article de Natacha Polony, qui constate enfin des faits que d'aucuns certes connaissaient depuis longtemps, mais qu'il était jusque là très malvenu de nommer, à cause justement de gens comme Guy Morel qui s'empressaient de crier au racisme et au fascisme, n'ait suscité aucun commentaire ici. Et chacun sait pourquoi. On voit donc que ceux qui ont toujours défendu la liberté d'expression, le respect des différences d'opinion, la tolérance c'est à dire les professeurs, par un retournement incompréhensible, en deviennent les plus farouches adversaires et détracteurs.

En outre, on peut remarquer que Guy Morel qui s'offusque assez vite de propos qu'il juge, lui, "politiquement incorrect", semble moins regardant lorsqu'il s'agit de régler sur ce blog des querelles personnelles auxquelles les lecteurs ne comprennent rien et dont ils ne retiennent, là encore, que ses insultes. Est-ce bien le lieu ?

Très sincèrement.

Écrit par : jean-michel Munier | 29 octobre 2009

"Si je suis candidat aux Régionales, je disparaîtrai de l'antenne" !

http://www.leprogres.fr/fr/region/le-rhone/lyon/article/2135486,185/Philippe-Meirieu.html

Écrit par : houdini | 29 octobre 2009

Qu'est-ce qu'on en fait, alors ? On les noie ?
Ecrit par : TotoWeininger | 28 octobre 2009

Mais non TotoW, on les chartérise, on fait l'école uniquement pour les têtes blondes de l'école Candelier-Coffinier. Et pas de darwinisme !

Ecrit par : guy morel | 28 octobre 2009





C'est la rentrée au collège Sainte Croix de Neuilly sur Seine.
>
>
Tous les élèves sont réunis dans la cour autour du proviseur qui fait
> l'appel pour l'affectation des élèves de la classe de 5ème.
> - Henri-Paul de la Turbinière ?
> - Oui, Monsieur le Proviseur.
> - 5ème A.
- Charles-Louis de Pareille ?
- Oui, Monsieur le Proviseur.
> - 5ème C.
> - Louis-Nicolas-Édouard de Hautebourg ?
> - Oui, Monsieur le Proviseur.
> - 5ème B.
> Et ainsi de suite. Arrive le nom du dernier élève :
> - Mohammed Ben Mameth ?
- Oui, Monsieur le Proviseur.
> - Terminale A.
> - Mais Monsieur le Proviseur, je suis en 5ème pas en terminale...
> Le proviseur vérifie sa liste.
> - Si, si, Mohammed Ben Mameth, Terminal A, Roissy Charles-de-Gaulle, 22h00

Écrit par : dobolino | 29 octobre 2009

"Autonomie" et "évaluation" appartiennent en fait et aux pédagogues et aux gestionnaires.

Le pédagogols vouliez-vous écrire ?

Écrit par : désolé | 29 octobre 2009

Ainsi était aussi Pierre Chaunu.

Manquent, dans ce vibrant panégyrique, ses chroniques régulières sur les ondes de Radio-Nostalgie

Écrit par : désolé | 29 octobre 2009

Bon, les masques tombent, c'est bien. Les inspecteurs et proviseurs seront les cadres-ingénieurs et les enseignants seront les techniciens supérieurs et ouvriers. L'école/production de masse est en bonne voie !

Ecrit par : Jeremy | 28 octobre 2009

Mais Jeremy, depuis la loi Fillon, il n'y a plus que l'"encadrement" qui compte dans l'E.N., tout le reste, notamment les "professeurs", n'étant que bibine insignifiante.
"Culture de l'encadrement!", "Culture de l'encadrement!", "Culture de l'encadrement!", glapissent-ils en sautant comme des cabris, si tant est qu'un cabri glapisse.....

Écrit par : Jean | 29 octobre 2009

"Autonomie" et "évaluation" appartiennent en fait et aux pédagogues et aux gestionnaires. D'où le succès, longtemps, des premiers auprès des seconds.
Ecrit par : brighelli | 29 octobre 2009

Pour ce qui est des gestionnaires c’est une engeance nécessaire mais qu’il convient de la serrer de près sinon elle se multiplie et les pédagogues sont de faux scientifiques. Mais ils ne discréditent pas l’idée d’autonomie et d’évaluation, ils mettent juste en valeur qu’on peut en faire n’importe quoi. Pour ce qui est de l’évaluation il convient à mon avis de ne pas avoir une vision du haut vers le bas mais dans tous les sens c’est pour cela que je regrette qu’on ait fait fermer le site qui proposer une évaluation des professeurs par les élèves cela aurait pu être plein d’enseignement.

Écrit par : Tiberius | 29 octobre 2009

C'est gentil. Si Léost est sensible aux suggestions, voici ce qui me semblerait important :
- Le Bulletin devrait être sur internet au lieu d'être en version papier, quitte à ce qu'il ne soit accessible que par code aux adhérents.
- Il manque un vecteur de type blog ou forum où chacun pourrait s'exprimer.
- Les réunions d'information des agrégés stagiaires du type de celle du Mercredi 25 novembre 2009 au lycée Henri IV devraient être accompagnées de la mise en ligne du compte-rendu de la réunion, ainsi que des informations diffusées sur "les modalités du mouvement 2010, les mouvements spécifiques, les affectations dans l'enseignement supérieur, les mises en disponibilité et les détachements".

Bref, que la SdA se mette tout simplement à internet.

Ecrit par : Jeremy | 28 octobre 2009

Je transmets à Léost derechef!
D'ailleurs tenez: encore plus simple, voici son téléphone: 01 46 33 00 79. Il est ouvert à la discussion et répondra avec toute l'aménité requise à vos observations.
La SdA a déjà un site, et Léost y met déjà pas mal de documents. Mais y mettre le bulletin en plus de la version papier, oui pourquoi pas?

Écrit par : Jean | 29 octobre 2009

Très sincèrement.

Ecrit par : jean-michel Munier | 29 octobre 2009

(Presque) rien à ajouter à l'intervention de M Munier.

A ceci près : je ne crois pas que les intervenants soient "terrorisés" par Morel. Il est parfois amusant de tendre un os à mordre à un chihuahua, et plus souvent plus simple de ne pas y prêter attention (qu'on me pardonne la métaphore animalière).

Il est vrai que la lisibilité du blog en pâtit, mais, après tout, c'est celui de JPB, et il y fait ce qu'il veut.

Écrit par : yann | 29 octobre 2009

Si on sait lire, voilà-t-y pas quelques éléments de réponse pour ceux qui se demandaient à quoi allait servir l'argent du Grand Emprunt?

Ecrit par : Jean | 28 octobre 2009

Et alors ?

Écrit par : yann | 29 octobre 2009

Trouvé sur www.unisfaceauvaccin.org:

Grippe A : appel aux fonctionnaires retraités pour faire fonctionner des centres de vaccination

Jeudi, 29 Octobre 2009 00:00

Pour la première fois à notre connaissance, une préfecture appelle au volontariat auprès des retraités de la fonction publique d'Etat pour occuper les postes administratifs au sein de ces centres de vaccination.

Ceux-ci doivent envoyer leurs C.V. et disponibilités avant le 3 novembre. Quatre missions seront assignées à ces personnels : accueil, traçabilité du vaccin réalisé sur les personnes, accompagnement de ces personnes après vaccination, logistique. Les volontaires percevront, en plus de leur pension de retraite, un traitement brut horaire de 14,17 euros, selon la même source. "Leur statut sera celui de la réquisition, ce qui leur garantira une protection fonctionnelle et juridique complète", souligne la préfecture.

Cela montre à quel point les pouvoirs publics sont désespérés face à la défection des personnels de santé, qui ne veulent pas pour la plupart participer à une opération plus qu'hasardeuse, dont on sait à l'avance qu'elle va provoquer un nombre impressionnant de problèmes de santé dans la population dont, ne l'oublions pas, nombre d'enfants qui en souffriront les séquelles à vie..

(Commentaire d'un certain JF.P. à partir d'une info parue dans Le Point.fr.)

Écrit par : Jean | 29 octobre 2009

Message envoyé seulement pour être abonné au fil.
Il n'y a pas d'autres moyens.
Désolé.
En parler au "technicien"

MD

Ecrit par : MDelord | 28 octobre 2009

Ah, la légendaire clarté de MD !
Quel régal.
;o))))

Écrit par : yann | 29 octobre 2009

Sous l'article de Natacha Polony, il y a ce commentaire :


UNE REELLE CATASTROPHE
27/10/2009 à 13:34

Pour une fois, je suis en grande partie d'accord avec M. Alain Finkielkraut. La France, ce n'est pas un régime politique et ses symboles, c'est bien plus.
Encore une fois, cette rupture de transmission dans les connaissances a trouvé son apogée en 1968.
Des groupuscules très organisés ont, avant de chambouler les programmes, formaté des générations d'enseignants.
Je me souviens au début des années 80, à 15-16 ans, m'être fait un devoir de préparer mes cours d'histoire avant d'y assister. Cela me permettait de rééquilibrer les bêtises incroyables, façon « embrigadement khmer rouge », que sortait le professeur, par ailleurs éternel candidat de la LCR aux élections locales. Dans ces parties de ping-pong, je crois qu'il finissait par avoir quelque estime à mon endroit.
J'ai peut-être la chance d'avoir des parents formidables, qui ont su me passer le sens du jugement, un peu de culture et de traditions, l'amour aussi de mon pays et de son histoire.
De l'école de la République, je crois pouvoir dire n'avoir reçu que très peu intellectuellement et quasiment rien au regard de la fierté que chaque français devrait porter envers son identité, ce qu'il est...
Le lycée aurait plutôt eu tendance à nous pousser à mépriser toutes nos racines et, finalement, ce que nous sommes.
Alors aujourd'hui, mieux vaut compter sur de bons parents et essayer de trouver une école qui se tienne. Peut-être faut-il aller jusqu'au grand sacrifice financier de mettre nos rejetons dans le "hors-contrat", là où de bons maîtres ont pu échapper au désastre.
La maladie de l'école aujourd'hui est plus le fait des maîtres, dramatiquement formatés, que des programmes, même si ces derniers sont parfois lamentables.
Un bon maître réussi toujours à faire oublier un mauvais programme, pour donner le meilleur.
Le sujet sensible, c'est avant tout la sélection et la formation des maîtres. Il y en a qui sont très objectivement inaptes. Ils ont "réussi" parce qu'ils sont passés "brillamment" sous les fourches caudines des gourous marxistes, trotskistes, maoïstes, etc., ceux qui ont 'fait' et qui continuent 68.

Écrit par : commentaire | 29 octobre 2009

"J'entendais l'autre jour une collègue dire : “La Marseillaise, je m'en fous, et le drapeau français, je le brûlerais.” Ils ne savent pas ce que signifie être un représentant de l'État."

Ecrit dans le Figaro par Natacha Polony.

C'est tout ce que ça vous inspire comme commentaires????!!!!!!

Et si les profs retiraient les pelures d'oignon qu'ils ont sur les yeux, un jour ?

Écrit par : yann | 29 octobre 2009

«l'instrumentalisation de l'histoire de France qui peut inciter certains collègues à la présenter systématiquement comme une longue succession d'oppressions contre les étrangers»

idem

Il me semble, puisqu'on en parlait, que Morel était prof d'histoire, non ?
Heureusement qu'il est à la retraite !

blague à part, le problème n'est pas nouveau : j'ai eu un prof d'histoire comme ça en 1979, un communiste pur et dur égaré chez les bourgeois. Et ça continue...

Écrit par : yann | 29 octobre 2009

C'est tout ce que ça vous inspire comme commentaires????!!!!!!

Et si les profs retiraient les pelures d'oignon qu'ils ont sur les yeux, un jour ?

Ecrit par : yann | 29 octobre 2009

Ils ne peuvent pas commenter, puisque beaucoup se reconnaissent dans ce portrait. C'est une majorité, je les côtoie tous les jours depuis trente ans. Alors...retirer les pelures d'oignon....!!!
L'intervention de monsieur Munier est très juste.

Écrit par : un prof pas comme les autres | 29 octobre 2009

c’est une engeance nécessaire mais qu’il convient de la serrer de près Tibérius

O O moi jorè écri mais qu'il convient de serrer de près
ou bien mais il convient de la serrer de près

Écrit par : pluskacé | 29 octobre 2009

"J'entendais l'autre jour une collègue dire : “La Marseillaise, je m'en fous, et le drapeau français, je le brûlerais.”
Ecrit dans le Figaro par Natacha Polony.
C'est tout ce que ça vous inspire comme commentaires????!!!!!!
Ecrit par : yann | 29 octobre 2009
Ils ne peuvent pas commenter, puisque beaucoup se reconnaissent dans ce portrait. C'est une majorité, je les côtoie tous les jours depuis trente ans.
Ecrit par : un prof pas comme les autres | 29 octobre 2009

Parfaitement. En salle des profs, tous les matins, on brûle le drapeau national et on chante l'Internationale, avant d'aller endoctriner nos jeunes africains tout en les abreuvant de haine pour la France.

Écrit par : TotoWeininger | 29 octobre 2009

Parfaitement. En salle des profs, tous les matins, on brûle le drapeau national et on chante l'Internationale, avant d'aller endoctriner nos jeunes africains tout en les abreuvant de haine pour la France.

Ecrit par : TotoWeininger | 29 octobre 2009

Faire semblant de ne pas comprendre est une tactique éprouvée pour ne pas répondre et... éprouvante !

Écrit par : un prof pas comme les autres | 29 octobre 2009

http://www.wikio.fr/video/1835579

Pour tous ceux qui sont sûrs qu'ils feraient mieux que tout le monde s'ils prenaient une classe en main.

Écrit par : catmano | 29 octobre 2009

Il semblerait d'après la notice wikipedia que Natacha Polony (°1975) ait en fait très peu enseigné en lycée général et en tous cas plus depuis 2002 où elle se trouve au pôle universitaire Léonard de Vinci. Donc elle parle par on-dit, je suppose ... une petite jeunette qui fait carrière dans les médias loin de la foule et des affres populaire ! c'est son droit mais est-ce que cela la rend plus écoutable ?

Écrit par : iPidiblue n'est plus un enfant de choeur depuis longtemps | 29 octobre 2009

JPB repète à l'envie que le SGEN et le SE-UNSA sont ultra-minoritaires. Il oublie un peu vite que ces 2 organisations recueillent chacune plus de voix que le SNALC auquel il adhère chez les seuls enseignants du second degré. Plus encore si on ajoute les enseignants du 1er degré...
Répéter un mensonge n'en fait pas une vérité !

Écrit par : Fox | 29 octobre 2009

Parfaitement. En salle des profs, tous les matins, on brûle le drapeau national et on chante l'Internationale, avant d'aller endoctriner nos jeunes africains tout en les abreuvant de haine pour la France.

Ecrit par : TotoWeininger | 29 octobre 2009
Quant à moi, je relaie ce message à la maison auprès de mes enfants. Dès qu'ils ont eu leurs premières dents, je leur ai appris à y coincer un couteau. Je leur apprends à cracher sur le monument aux morts du village, à casser les vitraux de l'église avec des cailloux.
C'est très important de soutenir le message des enseignants quand on est un parent responsable.

Écrit par : dobolino | 29 octobre 2009

Le SNALC ne syndique que dans le Secondaire — et pas dans le Premier degré… Donc, au niveau des profs (P-R-O-F-S !), le SNALC est devant le SGEN (qui se grossit du primaire et du Supérieur) et du SE-UNSA qui syndique nombre de non-profs (CPE, etc.).
Et demandez un jour au ministère (et au SNES) qui sont les syndicats crédibles sur le Second degré…
Dernier point : la rumeur (vraie il y a… trente ans) qui fait du SNALC un syndicat de droite. C'est actuellement le syndicat préféré des ex-chevénementistes — qui se situait un peu à gauche de Jospin en 2002, non ? Même que pour un chevénementiste, un Socialiste jospiniste (ou royaliste, ou hollandiste, ou peilloniste, ou ce que vous voulez — et je ne parlerai même pas de Valls ou Delanoë, qui s'affiche libéral) c'est en quelque sorte un menchévik — et doit être traité comme tel.
JPB, ex-gauchiste qui en a gardé les réflexes.

Écrit par : brighelli | 29 octobre 2009

PCMLF VAINCRA !

;)

Écrit par : P. Lariba | 29 octobre 2009

Pour tous ceux qui sont sûrs qu'ils feraient mieux que tout le monde s'ils prenaient une classe en main.

Ecrit par : catmano | 29 octobre 2009

Assurément, les ens-Aignants du primaire font le plus décisif et sans doute le plus difficile métier du monde.
La route sera sans doute longue pour que la République et tout particulièrement ses représentants politiques les rétablissent pleinement dans leur fonction (dignitas).
Mais il ne faut pas désespérer, n'est-ce pas?

Écrit par : buntov | 29 octobre 2009

Un autre commentaire sous l'article de Natacha Polony. je précise qu'en tant que parent d'élève, j'ai vu et lu les mêmes cours dans les cahiers de mes enfants.

Fanatisme de certains enseignants!
27/10/2009 à 15:26

L'article m'a rappelé qu'il y a quelques années, ma fille en classe de quatriéme au collège a eu droit à plusieurs cours d'histoire sur l'hégire ( fuite de mahommet) et sur les croisades présentées comme l'occupation et le pillage de pays musulmans harmonieux et paisibles par de féroces chrétiens colonialistes ! Ayant naïvement demandé pourquoi passer plusieurs heures sur ces sujets il lui avait été répondu que les élèves musulmans avaient le droit de connaitre leur histoire aussi bien que les chrétiens et que ces derniers devaient reconnaitre leurs exactions!! Ce qui en dit long sur l'impartialité et le niveau culturel de l'enseignant!! Le collège en question n'était pas situé en banlieue parisienne mais dans une ville tranquille de l'ouest de la France!!

Écrit par : commentaire | 29 octobre 2009

Le statut bancal et mal foutu des directeurs d'école, ceux-ci le doivent à leurs précieux syndicats.

A la fin des années 80 du siècle dernier, il y a eu un projet pour donner aux écoles un directeur à temps plein, un chef d'établissement à temps complet comme dans les collèges.

Les syndicats politisés de gauche ont tout fait pour faire capoter cette réforme.
Cette cote mal tayée, ces problèmes récurrents que connaissent les directeurs (qui en fait font deux métiers pour le prix d'un), c'est à leurs précieux syndicalistes gauchistes qu'ils le doivent.

Écrit par : Serge | 29 octobre 2009

Plutôt d'accord avec Yann, sur l'intervention de Jean-Michel Munier...
Quant à la collègue qui se dit prête à brûler le drapeau, j'avoue que cela me choque, et pourtant, je ne suis pas nationaliste pour deux sous.

Écrit par : Sylvie Huguet | 29 octobre 2009

"Cette cote mal tayée" elle s'est taillée la cote ?

Écrit par : iPidiblue n'a plus la cote | 29 octobre 2009

Les affres du copier-coller ou la préfiguration du recyclage tous azimuts ?

Notre bon président a fait deux fois le même discours aux agriculteurs. Il a le rateau un peu large tout de même. Il les prend pour des cons ou quoi ?

Écrit par : Marilyse | 29 octobre 2009

Eh ! oh ! Marilyse vous auriez à gérer cinq ou six cerveaux comme notre grand président on verrait bien si vous faites toujours la fière !

Écrit par : iPidiblue l'homme qui valait mille milliards (de dette) | 29 octobre 2009

"si vous feriez" ... ah ! la concordance !

Écrit par : iPidblue mal accordé | 29 octobre 2009

Il me semble, puisqu'on en parlait, que Morel était prof d'histoire, non ?
Heureusement qu'il est à la retraite !

blague à part, le problème n'est pas nouveau : j'ai eu un prof d'histoire comme ça en 1979, un communiste pur et dur égaré chez les bourgeois. Et ça continue...
Ecrit par : yann | 29 octobre 2009

Morel est prof de lettres. À la retraite en effet.
Du temps qu'il était en exercice, il lui arrivait de faire étudier l'Affiche rouge. Vous savez ces "noirs de barbe, hirsutes, menaçants"...
On se lâche de plus en plus sur ce blog - enfin, une faction se lâche...

Écrit par : guy morel | 29 octobre 2009

Quant à la collègue qui se dit prête à brûler le drapeau, j'avoue que cela me choque, et pourtant, je ne suis pas nationaliste pour deux sous.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 29 octobre 2009

Ceux qui disent le plus font le moins. La "collègue" qui voudrait vraiment brûler le drapeau ne le dirait pas mais le ferait. Chose inconcevable. Pour la simple raison que les symboles de la République n'en sont plus. Ou ne sont, comme dans celui de la lettre de Guy M. , que des faire-valoir, des symboles de second degré. (Au même titre que le salut au drapeau de l'indigène...)

Écrit par : marigot | 29 octobre 2009

enfin, une faction se lâche...

Ecrit par : guy morel | 29 octobre 2009

Une faction...
Décidément... (soupir)

Écrit par : yann | 29 octobre 2009

Ipididites-donc, aux cinq ou six cerveaux clonés, je préférerais toujours le "cerf-volant". Au moins, il y souffle quelque chose.

Écrit par : Marilyse | 29 octobre 2009

L'article m'a rappelé qu'il y a quelques années, ma fille en classe de quatriéme au collège a eu droit à plusieurs cours d'histoire sur l'hégire ( fuite de mahommet) et sur les croisades présentées comme l'occupation et le pillage de pays musulmans harmonieux et paisibles par de féroces chrétiens colonialistes ! Ayant naïvement demandé pourquoi passer plusieurs heures sur ces sujets il lui avait été répondu que les élèves musulmans avaient le droit de connaitre leur histoire aussi bien que les chrétiens et que ces derniers devaient reconnaitre leurs exactions!! Ce qui en dit long sur l'impartialité et le niveau culturel de l'enseignant!! Le collège en question n'était pas situé en banlieue parisienne mais dans une ville tranquille de l'ouest de la France!!

Ecrit par : commentaire | 29 octobre 2009
Ce ne serait pas un peu mensonger, ça ?
Cette partie du programme est traitée en cinquième et non en quatrième et je doute qu'un élève de cinquième pose ce genre de question si papa-maman ne la lui ont pas soufflée. Quant à la prétendue réponse du professeur, ça sent la manip et la caricature à plein nez.

Écrit par : dobolino | 29 octobre 2009

Qu'est-ce qu'être brighellien ? En voilà une question qu'elle est bonne ... il devrait y avoir un ministère de l'intégration brighellienne afin que toutes les factions se donnent la main et se sentent enfin comme des frères sur ce blog !

Écrit par : iPidiblue signe les cahiers de doléances | 29 octobre 2009

Vous remarquerez que moi je suis de la tendance Maminou sur le blog de JPB !

Écrit par : iPidiblue signe les cahiers de doléances | 29 octobre 2009

« La revalo ! » chantent les syndicats depuis quelques décennies. Peillon les a entendus : 50% d’augmentation (ça, c’est un chiffre qui parle à l’imagination, mieux que « 1,7 points au 1er juillet »…). En contrepartie (pourquoi diable une contrepartie ? Peillon pense-t-il qu’un enseignant qui s’échine dans un collège — ou plusieurs simultanément, comme tant de TZR — pour 1350 euros par mois ne mérite pas d’être mieux considéré par la République ?), un allongement de 50% du temps de présence…

JPB
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Je suis en désaccord avec vous sur la manière de présenter ce point. Si vous rentrez dans ce jeu là, vous risquez les comparaisons et à bien y regarder, tous les métiers méritent d'être revalorisés financièrement. Beaucoup de métiers sont sources de stress, de fatigue nerveuse, ... Non, si on revalorise les profs, ce n'est pas en raison de la pénibilité du travail, mais parce que l'on veut une société où la place de l'éducation (et donc des professeurs) est valorisée. La contrepartie de cela (parce que oui, il y en a une), c'est que les professeurs soient dignes de cette place valorisée, c'est à dire qu'ils fassent ce métier pour les bonnes raisons. Combien de personnes font histoire parce qu'ils ne sont bons à rien d'autres et n'ont pas d'autres portes de sortie que l'enseignement ? Combien d'apprenties syndicalistes / assistés confirmés font ce métier en pensant qu'ils pourront ne rien foutre et avoir plein de vacances (et sont soit mauvais soit déçus) ? Chassez les canards boiteux qui nivellent la profession est la contrepartie. Le problème, c'est comment juger qu'un professeur est "digne" d'enseigner ?

Écrit par : Joe | 29 octobre 2009

On se lâche de plus en plus sur ce blog - enfin, une faction se lâche...

Ecrit par : guy morel | 29 octobre 2009

Ou plutôt se fâche !? On vous sent déçu.

C'est plus sain, non, la pluralité, la diversité, le métissage, cette bigarrure chatoyante qui s' enrichit des différences et des points de vue de "l'autre" ?

Et mieux le melting pot que Pol Pot !

Écrit par : un prof pas comme les autres | 29 octobre 2009

Mais enfin ! Voulez-vous bien laisser Guy Morel refaire sa guerre d'Espagne tous les dix messages c'est son choix ! Ne frustrez pas nos meilleurs éléments qui ont besoin de déployer leur aggressivité afin de se sentir encore utile.

Écrit par : iPidiblue factionnaire | 29 octobre 2009

@ Témoignage : d'une faction l'autre.

J'ai eu, au lycée, pendant deux longues années, une prof d'histoire (sic) qui passait ses cours à conchier le PCF, la CGT, les grèves, les "travailleurs" etc. Très drôle au début, mais bien vite lassant. Un peu comme les messages de Joe, quoi.

Écrit par : TotoWeininger | 29 octobre 2009

Chassez les canards boiteux qui nivellent la profession est la contrepartie.

la hiérarchie ?

Écrit par : désolé | 29 octobre 2009

Ce ne serait pas un peu mensonger, ça ?
Cette partie du programme est traitée en cinquième et non en quatrième et je doute qu'un élève de cinquième pose ce genre de question si papa-maman ne la lui ont pas soufflée. Quant à la prétendue réponse du professeur, ça sent la manip et la caricature à plein nez.

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2009

Alors, vous avez encore beaucoup à découvrir dans ce domaine ! Cette réponse d'un professeur n'a rien de surprenant, car c'est la "doxa". Et ils ne sont pas tous à la retraite, si vous voyez ce que je veux dire. Quant aux nouveaux, étant donné qu'ils ont été formés par les premiers...il leur est difficile de passer entre les gouttes !

Écrit par : un prof pas comme les autres | 29 octobre 2009

Joe, vous êtes bon à quoi, vous, au fait, à part débiter du truisme au kilomètre ?

Écrit par : TotoWeininger | 29 octobre 2009

Joe, vous êtes bon à quoi, vous, au fait, à part débiter du truisme au kilomètre ?

Ecrit par : TotoWeininger | 29 octobre 2009


Si vous saviez...

Écrit par : Joe | 29 octobre 2009

J'ai eu, au lycée, pendant deux longues années, une prof d'histoire (sic) qui passait ses cours à conchier le PCF, la CGT, les grèves, les "travailleurs" etc. Très drôle au début, mais bien vite lassant. Un peu comme les messages de Joe, quoi.

Ecrit par : TotoWeininger | 29 octobre 2009

Dites donc, un vrai original dans l'Education nationale ! Harcelé, exaspéré, lynché ou dénoncé par ses collègues, il a sûrement dû finir à La Verrière !

Écrit par : un prof pas comme les autres | 29 octobre 2009

Joe, vous êtes bon à quoi, vous, au fait, à part débiter du truisme au kilomètre ?
Ecrit par : TotoWeininger | 29 octobre 2009
Si vous saviez...
Ecrit par : Joe | 29 octobre 2009

Bah, inutile de faire le mystérieux. C'était une question de pure rhétorique.

Écrit par : TotoWeininger | 29 octobre 2009

Dites donc, un vrai original dans l'Education nationale ! Harcelé, exaspéré, lynché ou dénoncé par ses collègues, il a sûrement dû finir à La Verrière !

C'est là que vous l'avez croisé ?

Écrit par : désolé | 29 octobre 2009

J'ai eu, au lycée, pendant deux longues années, une prof d'histoire (sic) qui passait ses cours à conchier le PCF, la CGT, les grèves, les "travailleurs" etc. Très drôle au début, mais bien vite lassant. Un peu comme les messages de Joe, quoi.
Ecrit par : TotoWeininger | 29 octobre 2009
Dites donc, un vrai original dans l'Education nationale ! Harcelé, exaspéré, lynché ou dénoncé par ses collègues, il a sûrement dû finir à La Verrière !
Ecrit par : un prof pas comme les autres | 29 octobre 2009

Tout le contraire. Une bonne petite-bourgeoise bien comme il faut, avec de la retenue dans l'hystérie, comme on en voit tant en salle des profs. Je l'imagine bien déjeuner sur place, avec ses "copines". Mais, comme professeur, vraiment assommante.

Écrit par : TotoWeininger | 29 octobre 2009

Alors, vous avez encore beaucoup à découvrir dans ce domaine ! Cette réponse d'un professeur n'a rien de surprenant, car c'est la "doxa". Et ils ne sont pas tous à la retraite, si vous voyez ce que je veux dire. Quant aux nouveaux, étant donné qu'ils ont été formés par les premiers...il leur est difficile de passer entre les gouttes !
Ecrit par : un prof pas comme les autres | 29 octobre

Je n'ai plus rien à découvrir, au contraire !jeme suis faite suffisamment manipulée par les vérités remaniées de mes enfants et ai vu tant d'autres parents victimes de même.
Ces charmantes petites bêtes adorent jouer à nous raconter tout un tas de trucs scandaleux et nous regardent avec satisfaction nous agiter, hurler au scandale et grimper au plafond. Et ils savent parfaitement chatouiller la corde sensible et maîtrisent admirablement le "diviser pour régner". Ce sont d'adorables petites crapules.
J'ai aussi eu droit aux plaintes sur l'Hégire, figurez-vous ! Si j'en croyais ma fille, le coursa été abominablement long et les exigences d'apprentissage par cœur énormes, exorbitantes. Et ça y allait, les commentaires de papa-maman sur les obsessions du professeur, à la grande joie de la gamine qui en rajoutait un max en vue de la toujours possible gamelle au contrôle de fin de séquence.
Ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à faire la grimace ! Voilà quelques années qu'aucune plainte de mes enfants n'est recevable à la maison. Ils font le travail demandé jusqu'au bac et ça ne porte pas tort à leur construction sociale et politique, bien au contraire.

J'ai eu plus à faire à m'occuper des sales habitudes de cours de récré: propos racistes, propos homophobes, manies vestimentaires des petites minettes, etc

Écrit par : dobolino | 29 octobre 2009

Manipuler !!

Écrit par : dobolino | 29 octobre 2009

Joe, vous êtes bon à quoi, vous, au fait, à part débiter du truisme au kilomètre ?
Ecrit par : TotoWeininger | 29 octobre 2009
Si vous saviez...
Ecrit par : Joe | 29 octobre 2009

Bah, inutile de faire le mystérieux. C'était une question de pure rhétorique.

Ecrit par : TotoWeininger | 29 octobre 2009

Pour répondre de manière plus constructive, je fais un métier exigeant et passionnant qui ne pousse pas à aller me répandre en jérémiades sur un blog spécialisé.

Écrit par : Joe | 29 octobre 2009

Vous remarquerez que moi je suis de la tendance Maminou sur le blog de JPB !

Ecrit par : iPidiblue signe les cahiers de doléances | 29 octobre 2009

Ipidiblue vous êtes un galopin , un chenapan, un coquin, un gamin, un garnement, un polisson....
Et vous me faites beaucoup rire...
Merci !

Écrit par : Maminou | 29 octobre 2009

Un bonjour du Québec, Jean-Paul, votre "Note" me fait penser à cette chanson de Pierre Lapointe (chanteur phénoménal d'ici): "Au nom des cieux galvanisés", à écouter: http://www.youtube.com/watch?v=FSlN5c03-Ic. Ah - Québec, j'ai fait connaissance avec sa pianiste et j'ai trinqué dans un bar ("Le Sacrilège") avec son violoniste (tous deux très-sympathiques et sans chichi).

Sinon, pour les CEGEPs (cette institution pré-universitaire): à temps plein, les profs gagnent plus de 4000 dollars canadiens (1 euro = 1,5 dollar ca); et les remplacements, c'est plus de 60 dollars de l'heure! C'est formidablement bien payé.

Écrit par : pendariès | 29 octobre 2009

Restez-y, Pendariès. Vus nous manquerez - mais si en plus votre cœur est là-bas…
JPB

Écrit par : brighelli | 29 octobre 2009

je fais un métier exigeant et passionnant qui ne pousse pas à aller me répandre en jérémiades sur un blog spécialisé.
Ecrit par : Joe | 29 octobre 2009

...mais qui ne vous empêche pas de venir y déverser des tombereaux d'inepties.

Écrit par : TotoWeininger | 29 octobre 2009

Pour tous ceux qui sont sûrs qu'ils feraient mieux que tout le monde s'ils prenaient une classe en main.

Ecrit par : catmano | 29 octobre 2009

Le pauvre homme, et si c'était avec vos élèves de GS-CP-CE1 qu'il avait passé la journée, sa prise de conscience eût été encore plus "édifiante " et "épuisante"...

Écrit par : Maminou | 29 octobre 2009

Sinon, pour les CEGEPs (cette institution pré-universitaire): à temps plein, les profs gagnent plus de 4000 dollars canadiens (1 euro = 1,5 dollar ca); et les remplacements, c'est plus de 60 dollars de l'heure! C'est formidablement bien payé.

Ecrit par : pendariès | 29 octobre 2009

Le salaire minimum ici est de 9 dollars/heure; sinon le salaire moyen, c'est le double.

Restez-y, Pendariès. Vus nous manquerez - mais si en plus votre cœur est là-bas…
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 octobre 2009

Le tout est d'avoir un Visa (hier, un Français prof de musique depuis 4 ans en CEGEP m'a dit: "Il faut que tu intéresses le Québec..."); je ferai le test des vacances de février à - 20 degrés, avec des pointes à - 40... pour me décider; c'est que je suis méditerranéen, mon cher...

Écrit par : Pendariès | 29 octobre 2009

J'ai eu, au lycée, pendant deux longues années, une prof d'histoire (sic) qui passait ses cours à conchier le PCF, la CGT, les grèves, les "travailleurs" etc. Très drôle au début, mais bien vite lassant. Un peu comme les messages de Joe, quoi.

Ecrit par : TotoWeininger | 29 octobre 2009

Mon meilleur prof de français au lycée, monsieur Martin -paix à son âme - était un fervent monarchiste qui nous faisait observer une minute de silence pour l'anniversaire de la mort de Louis XVI. Et nous l'observions cette minute, pour lui faire plaisir, parce que ses cours de grammaire et de littérature étaient des merveilles.

Écrit par : guy morel | 29 octobre 2009

Je suis en désaccord avec vous sur la manière de présenter ce point. Si vous rentrez dans ce jeu là, vous risquez les comparaisons et à bien y regarder, tous les métiers méritent d'être revalorisés financièrement. Beaucoup de métiers sont sources de stress, de fatigue nerveuse, ... Non, si on revalorise les profs, ce n'est pas en raison de la pénibilité du travail, mais parce que l'on veut une société où la place de l'éducation (et donc des professeurs) est valorisée. La contrepartie de cela (parce que oui, il y en a une), c'est que les professeurs soient dignes de cette place valorisée, c'est à dire qu'ils fassent ce métier pour les bonnes raisons. Combien de personnes font histoire parce qu'ils ne sont bons à rien d'autres et n'ont pas d'autres portes de sortie que l'enseignement ? Combien d'apprenties syndicalistes / assistés confirmés font ce métier en pensant qu'ils pourront ne rien foutre et avoir plein de vacances (et sont soit mauvais soit déçus) ? Chassez les canards boiteux qui nivellent la profession est la contrepartie. Le problème, c'est comment juger qu'un professeur est "digne" d'enseigner ?

Ecrit par : Joe | 29 octobre 2009

je crains que joe n'est pas( toujours )tort...
1-Tous les profs ne sont pas sérieux. on s'en aperçoit aussi avec ses propres enfants parfois.

je ne vous explique pas le climat quand on bosse dans le même établissement...

c'est cette confrontation des rôles de parent et de prof qui m'obligent à me bouger,à me remettre en cause , plus que les injonctions de l'inspection.
opinion de prof d'histoire aussi , vu qu'on parle "histoire" entre les lignes , cette semaine..
Avez vous remarqué comme il est fréquent que ce soit souvent les profs de cette matière qui soient souvent sondés comme " les représentants des profs" dans les reportages TV?
lls n'ont pas forcément choisi cette matière au hasard , joe. moi , j'aurais pu faire médecine , ou juge; ça me tentait aussi. j'ai un bac scientifique.
j'ai pris "histoire" parce que j'ai eu une place en prepa.
j'aurais tout aussi bien pu choisir " lettres modernes"... Alors Joe , j'espère bien que vous avez cite" histoire" au hasard..
je ne pense pas que la catégorie " histoire" soit la moins mobile et la moins motivée des " matières" , si tant est qu'on puisse faire ce genre de discrimination.

2- les salaires dans le privé , en ces temps de crise , ne sont pas forcément plus attractifs qu'un salaire de prof , même de modeste certifié. on le sait vite si on sort un peu de la corporation " éducation nationale" pour regarder le vaste monde qui nous entoure.

NB :Chance!
Mes profs d'histoire n'ont jamais cherché à "m'endoctriner", que je sache.
Être prof d'histoire , c'est donner les clefs les plus nombreuses possibles pour développer un esprit critique le plus ouvert possible.

Écrit par : sylvie | 29 octobre 2009

"Sinon, pour les CEGEPs (cette institution pré-universitaire): à temps plein, les profs gagnent plus de 4000 dollars canadiens (1 euro = 1,5 dollar ca); et les remplacements, c'est plus de 60 dollars de l'heure! C'est formidablement bien payé.
Ecrit par : pendariès | 29 octobre 2009

Et ils recrutent comment, les Cegep ? Finalement, on ne partira pas à Mykonos, mais au Québec, alors ?

Écrit par : Jeremy | 29 octobre 2009

"Sinon, pour les CEGEPs (cette institution pré-universitaire): à temps plein, les profs gagnent plus de 4000 dollars canadiens (1 euro = 1,5 dollar ca); et les remplacements, c'est plus de 60 dollars de l'heure! C'est formidablement bien payé.
Ecrit par : pendariès | 29 octobre 2009

Et ils recrutent comment, les Cegep ? Finalement, on ne partira pas à Mykonos, mais au Québec, alors ?

Ecrit par : Jeremy | 29 octobre 2009

Les Québécoises et Québécois qui veulent devenir enseignants doivent montrer patte blanche au niveau pédagogisme: il faut qu'ils aient suivi plusieurs centaines d'heures de cours de fac en pédagogie; pour les étrangers - je vous le dirai: je vais là, tout à l'heure: http://www.saloneducationemploi.com/

PS: au centre-ville de Québec, expo Arts visuels: "Loser", événement international en art et en santé mentale.

Écrit par : Pendariès | 29 octobre 2009

Trouvé sur www.unisfaceauvaccin.org:

Tournant dans la campagne de vaccination : Le Parisien consacre sa une aux conflits d'intérêts autour du gouvernement !

Jeudi, 29 Octobre 2009 09:48

Le Parisien de ce matin consacre une double-page explosive à une enquête montrant les conflits d'intêrêts parmi les experts qui conseillent le gouvernement dans son plan de lutte contre la grippe A.

Bruno Lina
Les laboratoires sont bien représentés par le Geig, Groupe d'Expertise et d'Information sur la Grippe, qu'ils financent à 100% et dont le président n'est autre que Bruno Lina, lequel, aux côtés de Roselyne Bachelot, s'exprimait encore le 20 octobre en répétant qu'il "était très important de se faire vacciner" contre la grippe A.

Le quotidien y consacre un article entier, intitulé "Les multiples casquettes du professeur Lina".

Extrait :

Dès lors, le risque de conflit d’intérêts est manifeste lorsque le professeur Lina s’exprime publiquement sur la vaccination contre la grippe saisonnière ou la grippe A, car il multiplie les casquettes. Il est à la fois professeur de médecine au CHU de Lyon et « expert auprès du ministère de la Santé pour le risque pandémique », comme il le revendique sur la jaquette de son récent livre où il promet « la Vérité sur la grippe A ». Il est encore membre du comité de lutte contre la grippe, organisme officiel rattaché au ministère de la Santé, et enfin conseiller de Margaret Chan, la directrice de l’Organisation mondiale de la santé pour le risque pandémique.
Le quotidien rappelle par ailleurs les scandales à l'étranger impliquant Donald Rumsfeld, ancien secrétaire à la Défense de G.W. Bush et un des principaux bénéficiaires de la vente de Tamiflu partout dans le Monde, ainsi que celui qui a défrayé la chronique aux Pays-Bas autour du Docteur Albert Osterhaus, qui est le principal actionnaire d'une société de biotechnologie commercialisant des procédés utilisés pour la fabrication des vaccins contre la girppe A.

"Quand à la question du financement du Geig par les laboratoires, conclut l'article, elle ne donne lieu qu'à un silence géné" du cabinet de Roselyne Bachelot. Silence qui en dit long.

JF.

Lire les articles complets parus dans le Parisien de ce matin

Écrit par : Jean | 29 octobre 2009

J'ai eu, au lycée, pendant deux longues années, une prof d'histoire (sic) qui passait ses cours à conchier le PCF, la CGT, les grèves, les "travailleurs" etc. Très drôle au début, mais bien vite lassant. Un peu comme les messages de Joe, quoi.

Ecrit par : TotoWeininger | 29 octobre 2009

Dites donc, un vrai original dans l'Education nationale !
Ecrit par : un prof pas comme les autres | 29 octobre 2009

Que nenni c'est même assez fréquent en Alsace.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 29 octobre 2009

Le problème, c'est comment juger qu'un professeur est "digne" d'enseigner ?

Ecrit par : Joe | 29 octobre 2009

Un professeur, monsieur, est digne d'enseigner dès lors qu'au terme d'un procès qu'on appelle un concours il en a été ainsi jugé par un jury d'État. ./

Écrit par : marigot | 29 octobre 2009

Un professeur, monsieur, est digne d'enseigner dès lors qu'au terme d'un procès qu'on appelle un concours il en a été ainsi jugé par un jury d'État. ./
Ecrit par : marigot | 29 octobre 2009

était digne, Marigot : avec la mastérisation, cela va changer.

Écrit par : guy morel | 29 octobre 2009

Un professeur, monsieur, est digne d'enseigner dès lors qu'au terme d'un procès qu'on appelle un concours il en a été ainsi jugé par un jury d'État. ./

Ecrit par : marigot | 29 octobre 2009

Oui, ça, c'est ce qui se passe maintenant. Soutenez vous que tous les professeurs que vous êtes amenés à rencontrer ont leur place dans une salle de classe en tant qu'enseignant ? Si c'est le cas, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais je n'y crois pas un seul instant.

Écrit par : Joe | 29 octobre 2009

Et tous les élèves que l'on est amené à rencontrer ont-ils leur place dans une salle de classe en tant qu'élève ?

Écrit par : AQP | 29 octobre 2009

Oui, sauf que chez France Télécom, l'ingénierie managériale entraîne des suicides à répétition [...]

Ecrit par : nicolas | 28 octobre 2009

Faux. bourrage de mou de la part des syndicats et des médias.
Il suffit de comparer les chiffres aux moyennes par catégories, le taux de suicide est inférieur à FT.

Écrit par : yann | 29 octobre 2009

Oui, sauf que chez France Télécom, l'ingénierie managériale entraîne des suicides à répétition [...]
Ecrit par : nicolas | 28 octobre 2009
Faux. bourrage de mou de la part des syndicats et des médias.
Il suffit de comparer les chiffres aux moyennes par catégories, le taux de suicide est inférieur à FT.
Ecrit par : yann | 29 octobre 2009


C'est encore pire ailleurs, donc il n'y a pas de problème.

Écrit par : TotoWeininger | 29 octobre 2009

[...] Si c'est le cas, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes
Ecrit par : Joe | 29 octobre 2009

Si vous aviez lu avec la plus petite attention ce qui s'écrit régulièrement sur ce blog, vous sauriez que cette assertion est une sottise.

Écrit par : TotoWeininger | 29 octobre 2009

Les réformes de l'EN qui mettent le professeur au centre ne valent guère mieux que celles qui y mettaient l'élève.

Écrit par : TotoWeininger | 29 octobre 2009

[...] Si c'est le cas, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes
Ecrit par : Joe | 29 octobre 2009

Si vous aviez lu avec la plus petite attention ce qui s'écrit régulièrement sur ce blog, vous sauriez que cette assertion est une sottise.

Ecrit par : TotoWeininger | 29 octobre 2009


Je me demande si c'est par méchanceté ou par bêtise. Dans le doute, mettons ça sur le dos de la méchanceté.
Si vous aviez eu l'honnêteté de me citer intégralement, votre commentaire n'avait pas lieu d'être. Mais bon, pour pouvoir placer une allusion perfide et sans fondement (ce qui semble être une seconde nature chez vous), on tort la réalité pour la faire ressembler à ce qu'on voudrait qu'elle soit (encore une autre de vos sales habitudes).
Vous pouvez vous exciter autant que vous voulez, je persisterai à venir "déverser mes inepties" ou mes "truismes" (faudrait choisir d'ailleurs) sur des sujets annexes à l'éducation mais surtout je pourrais continuer ma découverte des problématiques de l'enseignement et du "milieu professoral" (qui s'avère bien plus varié que ce que j'imaginais, comme quoi, je ne perds pas mon temps).

Écrit par : Joe | 29 octobre 2009

Si vous aviez eu l'honnêteté de me citer intégralement, votre commentaire n'avait pas lieu d'être
Ecrit par : Joe | 29 octobre 2009

Citation intégrale : "Soutenez vous que tous les professeurs que vous êtes amenés à rencontrer ont leur place dans une salle de classe en tant qu'enseignant ? SI C'EST LE CAS, TOUT VA POUR LE MIEUX DANS LE MEILLEUR DES MONDES mais je n'y crois pas un seul instant."

Commentaire : Si vous aviez lu avec la plus petite attention ce qui s'écrit régulièrement sur ce blog, vous sauriez que cette assertion (en lettres capitales) est une sottise.

Écrit par : TotoWeininger | 29 octobre 2009

Soutenez vous que tous les professeurs que vous êtes amenés à rencontrer ont leur place dans une salle de classe en tant qu'enseignant ?
Ecrit par : Joe | 29 octobre 2009
Et tous les élèves que l'on est amené à rencontrer ont-ils leur place dans une salle de classe en tant qu'élève ?
Ecrit par : AQP | 29 octobre 2009

Et Joe a-t-il sa place sur ce blog en tant que Joe ?

Écrit par : TotoWeininger | 29 octobre 2009

Ouhh, Toto mène la fronde. Je vous suggère d'organiser une votation, 2 millions de votants, tout le bordel, enfin, vous savez comment ça marche, je ne vous apprends rien.

En attendant, je tiens à m'excuser. Vous n'êtes pas méchant, je vous ai accusé à tort. Vous n'avez juste aucune honte à afficher votre bêtise (cf votre commentaire me citant intégralement, cette fois).

Écrit par : Joe | 29 octobre 2009

Et Joe a-t-il sa place sur ce blog en tant que Joe ?

Ecrit par : TotoWeininger | 29 octobre 2009

TotoWeininger, un aimable conseil: laissez tomber. Répondre aux divers provocations qui se multiplient ici ces derniers temps c'est les encourager.
Nous avons mieux à faire, ne croyez-vous pas?

Écrit par : marigot | 29 octobre 2009

TotoWeininger, un aimable conseil: laissez tomber. Répondre aux divers provocations qui se multiplient ici ces derniers temps c'est les encourager.
Nous avons mieux à faire, ne croyez-vous pas?

Ecrit par : marigot | 29 octobre 2009

Commencez par ne plus répondre à Toto alors. Relisez le fil de la discussion et dites moi qui cherche à provoquer qui. A moins que vous ne soyez atteint des mêmes symptômes ?

Écrit par : Joe | 29 octobre 2009

Le problème avec l'éducation, c'est que, à la différence de la physique quantique, tout le monde se croit autorisé à pérorer sur ce sujet. .....

Ecrit par : Sénéchal | 28 octobre 2009

Et bien non .

Sur la physique quantique aussi . on pérore aussi et avec des conséquences au moins aussi graves sur la conception générale du monde ( qui devient, vite dit, absolument indeternimnisite)

Cf. Bricmont Sokal, Impostures intellectuelles

http://peccatte.karefil.com/SokalBricmont.html

MD

Écrit par : Michel Delord | 29 octobre 2009

HS : un ptit blog photo en phase de gestation...pour vous détendre, sans prétention!

Écrit par : sisyphe / http://sisyphotoblog.blogspot.com/ | 29 octobre 2009

Oui, sauf que chez France Télécom, l'ingénierie managériale entraîne des suicides à répétition [...]
Ecrit par : nicolas | 28 octobre 2009


Nicolas, pas vous ! Vous êtes convaincue ou vous vous laissez guider par l'émotionnel qui font la une de nos journaux ?
Je me suis permise de faire un C/C d'un commentaire pris sur un blog :


Mary dit :

1 octobre 2009 à 16:55
Extrait de l’article de Paris Match du 17/09/09 : (à propos du suicide de Stéphanie à France Télécom)
C’est son père , Guy, qui s’exprime :

« A 23 ans, Stéphanie entre chez France Télécom au service des grands comptes à Ivry. Le début de l’enfer.
Elle est tombée au milieu de gens qui devaient faire un choix entre public et privé. Ils se disaient débordés mais luttaient surtout contre le privatisation de France Télécom.
Stéphanie, elle fait son boulot et plutôt très bien. Sa hiérarchie la félicite, et fait rare, elle reçoit même des lettres de clients pour la remercier de ses conseils.
Les autres lui en ont voulu et le lui ont fait payer. Ils se sont dit : »La petite, elle est en train de nous casser la baraque, ça ne va pas ».
Ils ne lui parlaient pas, ne lui proposaient jamais de déjeuner avec elle. Ils l’ont isolée.
……. J’avais envie d’aller les voir et de les attraper »

Voilà, c’est comme cela que ça se passe dans de nombreux endroits et les dirigeants de ces grandes sociétés n’y sont pour rien ; ils ne sont même pas au courant !

Non, Mistral, il n’y a pas de solidarité pour ceux qui en bavent ; les autres collègues ne veulent pas d’histoire, ne veulent pas s’en mêler et suivent comme des moutons même s’ils ne sont pas d’accord.

Les médecins prescrivent des antidépresseurs, anxiolytiques ou autres cochonneries et tout cela conduit au suicide.




Nicolas, je ne savais pas que chez FT, tout le personnel faisait partie de 'l'ingénierie managériale" !!!

Écrit par : carole | 29 octobre 2009

qui fait

Écrit par : carole | 29 octobre 2009

je crains que joe n'est pas( toujours )tort... Sylvie

O O moi jorè écri je crains que Joe n'ait pas tort...

Écrit par : nicolas | 29 octobre 2009

Mes excuses, Pluskacé et Sylvie, mais c'était tentant...
Carole, je ne me rappelle pas avoir écrit que tout le personnel faisait partie du staff managérial. Le fait très triste que vous relatez hélas existe, nul ne peut le nier. Mais tous ces suicides FT seraient dus à des dissensions au sujet de l'enjeu public/privé et des comportements pro et anti qu'elles induisent, alors ? Qui peut croire ça ?

Écrit par : nicolas | 29 octobre 2009

Le Point 10 septembre 2009

Le chiffre de Jacques Marseille

22%

En 1983, un instituteur au 3e échelon gagnait 6 O88 francs brut par mois, soit 61% de plus que le smic, qui s'élevait à l'époque à 3 773 francs. Fin 2008, un professeur des écoles au même échelon gagne 1 797 euros brut, soit 22% de plus seulement que le smic mensuel brut, qui est de 1 472 €.
Ce qui explique le tarissement des vocations à l'enseignement et la "smicardisation"des classes moyennes en France, où le salaire d'un bac + 4 vaut 22% de plus que celui d'un salarié sans qualification.

Écrit par : Guillaume | 29 octobre 2009

Restez-y, Pendariès. Vus nous manquerez - mais si en plus votre cœur est là-bas…
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 octobre 2009

Le tout est d'avoir un Visa (hier, un Français prof de musique depuis 4 ans en CEGEP m'a dit: "Il faut que tu intéresses le Québec..."); je ferai le test des vacances de février à - 20 degrés, avec des pointes à - 40... pour me décider; c'est que je suis méditerranéen, mon cher...

Ecrit par : Pendariès | 29 octobre 2009
Ça ne suffit pas, Penda ! Ma petite sœur est en train de tester l'Islande où son cœur s'est attaché. Elle est partie pour tout l'hiver pour voir si elle était apte à tenir. Pour l'instant, alors qu'elle a la double casquette d'ingénieur agro et de professeur de solfège/piano de Conservatoire, elle y exerce la profession de serveuse pour apprendre la langue et s'y frotter au monde.
Ce n'est pas en quinze jours que vous pourrez juger. Il faut prendre un an de disponibilité et vous immerger totalement. Quinze jours à moins 20° C, c'est un jeu. Il faut en user au moins trois mois pour voir si on y est apte.

Écrit par : dobolino | 29 octobre 2009

Le chiffre de Jacques Marseille 22% Guillaume

Il a changé de lunettes, Marseille, pour qu'il voie enfin clair ?

Écrit par : nicolas | 29 octobre 2009

Il semblerait d'après la notice wikipedia que Natacha Polony (°1975) ait en fait très peu enseigné en lycée général et en tous cas plus depuis 2002 où elle se trouve au pôle universitaire Léonard de Vinci. Donc elle parle par on-dit, je suppose ... une petite jeunette qui fait carrière dans les médias loin de la foule et des affres populaire ! c'est son droit mais est-ce que cela la rend plus écoutable ?
Ecrit par : iPidiblue n'est plus un enfant de choeur depuis longtemps | 29 octobre 2009

Je m'abstiens habituellement d'intervenir dans vos discussions, que je suis régulièrement. Mais l'hôte de ces lieux a la courtoisie de me manifester devant vous son estime - comme je lui fais part, dès que je le puis, de la mienne - ce qui m'incite à quitter ma réserve.

En effet, je n'ai qu'une très brève expérience en lycée général. En revanche, j'enseigne depuis sept ans la "culture générale" à de jeunes bacheliers; ce qui signifie que je comble les lacunes qu'a laissées en eux le lycée, en histoire, en littérature, en philosophie... Je leur apprends à faire une dissertation, exercice qu'ils n'ont visiblement jamais pratiqué, à lire un texte, c'est-à-dire à le comprendre... Bref, je connais le système, puisque j'en balaie les résidus. D'autre part, j'exerce depuis sept ans un métier qui s'appelle le journalisme. Ce qui veut dire que je recueille des témoignages et des informations, ce qui, pour qui maîtrise un peu la langue française, n'a rien à voir avec des "on-dit". Et Iannis Roder ou Claire Mazeron, que je cite dans mon article, ne sont pas "on".
De ces deux expériences, j'ai également retiré l'idée qu'il n'y a pas de pire corporatisme que celui des enseignants - à part celui des journalistes. Et que ceux que je critique pour des raisons idéologiques m'opposent généralement, non pas des arguments, mais une fin de non recevoir et une procès en illégitimité sous prétexte que je ne "sais pas de quoi je parle", que "je n'ai visiblement jamais tenu une classe" ou "jamais mis les pieds dans un "IUFM". Mauvaise pioche.
Cordialement,
NP

Écrit par : Natacha Polony | 29 octobre 2009

[Mon meilleur prof de français au lycée, monsieur Martin -paix à son âme - était un fervent monarchiste qui nous faisait observer une minute de silence pour l'anniversaire de la mort de Louis XVI. Et nous l'observions cette minute, pour lui faire plaisir, parce que ses cours de grammaire et de littérature étaient des merveilles.

Ecrit par : guy morel | 29 octobre 2009 ]

Certains enfants de cocos - pas les haricots - , les vrais enfants cocos pervers*, en profitaient pour dédier cette minute de silence anniversaire à Lénine.

Rendez-vous compte !

MD

* Mais ils le sont tous, ma chère

Écrit par : Michel Delord | 29 octobre 2009

Comme j'ai regardé l'excellente série "Justice à Las Vegas" et aussi quelque téléséries américaines policières je sais que les "ouï-dire" ne sont pas recevables dans les procès de ce pays, mais j'admets qu'en matière journalistique on soit plus coulant car les condamnations si elles y sont rapides n'y sont jamais définitives ...
La culture des faits en matière civile et pénale, en matière judiciaire criminelle, il n'y a que cela de vrai !
Une bonne tragédie n'explique rien, elle montre. Et si l'enseignement français est devenu tragiquement nul alors parlons-en avec rigueur et tenons-nous à ce que nous savons de première main.

Écrit par : iPidiblue petite main | 29 octobre 2009

Oui, ça, c'est ce qui se passe maintenant. Soutenez-vous que tous les professeurs que vous êtes amenés à rencontrer ont leur place dans une salle de classe en tant qu'enseignant ? Si c'est le cas, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais je n'y crois pas un seul instant.

Ecrit par : Joe | 29 octobre 2009
---
S'ils ont eu le CAPES ou l'agrégation, ils ont les connaissances nécessaires pour être enseignants, c'est certain.
Mais ils n'ont pas toujours l'autorité nécessaire pour être garde-chiourme dans une salle de classe. Et cela, aucune préparation à un concours ne l'apprend à un futur professeur. Aucun jury de concours ne teste l'autorité d'un candidat : le jury est silencieux pendant les épreuves orales. Les membres des jurys sont généralement bien élevés. Les élèves, non, généralement.
Après tout, un professeur ne devrait pas avoir à faire la loi : il n'est pas surveillant, il est enseignant.
Du temps où il suffisait à un professeur de froncer le sourcil envers un bavard pour le faire taire, le professeur enseignait, c'est-à-dire faisait ce pour quoi il était là. Si le froncement de sourcil ne suffisait pas, il mettait une retenue à l'élève et l'envoyait en "étude". Si l'élève ne s'amendait pas par la suite, on l'excluait du collège ou du lycée.
Las, M. Fillon lui-même, lorsqu'il était ministre de l'éducation nationale, dit un jour en substance :"Il ne faut surtout pas les exclure ! Ils se comportent mal justement pour cela !" Les bras m'en sont tombés. Ah bon ! Ils empoisonnent la vie des professeurs et des bons élèves (il y en a parfois), et il faut les garder à tout prix ? (Sans doute pour ne pas devoir les inscrire comme chômeurs s'ils ont plus de seize ans... mais c'est ce qu'ils deviennent tôt ou tard, non ?)

Comme le laxisme est à son comble dans l'éducation nationale, soit les professeurs se battent (comme je l'ai fait jusqu'à mon départ à la retraite en 2000) pour avoir le silence total (c'est usant), soit ils baissent les bras puisqu'on ne peut plus punir un élève pour bavardage, et c'est le cirque (c'est tout aussi usant, mais, en plus, démoralisant).
Les élèves apprennent-ils quelque chose dans ces conditions ?
A l'évidence, non ! La classe de François Bégaudeau est chose commune dans les collèges et lycées de France (si ça peut vous consoler, c'est pareil ailleurs, en Angleterre notamment).
Mais faut-il jeter la pierre à ces professeurs et leur dire qu'ils n'ont pas leur place dans une salle de classe ?
Certainement pas ! Ce sont les cancres qui n'y ont pas leur place !
Nous ne sommes pas dans le meilleur des mondes possibles. :-(

Écrit par : Francis Penin | 29 octobre 2009

De ces deux expériences, j'ai également retiré l'idée qu'il n'y a pas de pire corporatisme que celui des enseignants - à part celui des journalistes.
Cordialement,
NP

Ecrit par : Natacha Polony | 29 octobre 2009

C'est parce que vous ignorez tout des autres, ma belle !
Vous connaissez les enseignants et les journalistes de l'intérieur et le reste de l'extérieur, c'est tout.

Cordialement.
PCH

Écrit par : dobolino | 29 octobre 2009

Le titre exact est "Justice à Vegas" encore plus court et percutant ! Mais vous aviez tous rectifié ... il n'y a pas que des mauvaises choses en Amérique.

Écrit par : iPidiblue dernière main | 29 octobre 2009

Et que ceux que je critique pour des raisons idéologiques m'opposent généralement, non pas des arguments, mais une fin de non recevoir et une procès en illégitimité sous prétexte que je ne "sais pas de quoi je parle", que "je n'ai visiblement jamais tenu une classe"
Ecrit par : Natacha Polony | 29 octobre 2009


S'il s'agit des "chercheurs" en sciences de l'éducation ou autres "professionnels du métier", je trouve que ça ne manque pas d'air. Combien d'entre eux n'ont rien eu de plus pressé que de se mettre à l'abri des splendeurs et misères de l'enseignement réel, pour se trouver une chaire d'où ils peuvent gloser sans se mettre en danger. Mais je ne pense absolument pas que ceux qui sont devant une classe ont seuls le droit de s'exprimer au sujet de l'enseignement.

Écrit par : chevreuil | 29 octobre 2009

De ces deux expériences, j'ai également retiré l'idée qu'il n'y a pas de pire corporatisme que celui des enseignants - à part celui des journalistes.
Cordialement,
NP

Ecrit par : Natacha Polony | 29 octobre 2009

Je dirais que cela change : autour de moi, je vois davantage d'individualisme aujourd'hui que de corporatisme. Cela doit être dû au phénomène du bateau qui coule. Sauve qui peut général.

Écrit par : Marilyse | 29 octobre 2009

Et que ceux que je critique pour des raisons idéologiques m'opposent généralement, non pas des arguments, mais une fin de non recevoir et une procès en illégitimité sous prétexte que je ne "sais pas de quoi je parle", que "je n'ai visiblement jamais tenu une classe"
Ecrit par : Natacha Polony | 29 octobre 2009

Que vous ayez ou non "tenu" une classe, en quoi cela compte-t-il dans cette histoire. J'ai publié une enquête sur la gendarmerie sans avoir jamais "tenu" une brigade.
Faudrait donc n'écrire que sur ce qu'on a "tenu" ? Extravagant.
Mes salutations cordiales.
GM

Écrit par : guy morel | 29 octobre 2009

L'enthousiasme et l'imagination des passionnés des "Sciences de l'Education" est sans limites et je reconnais être parfois un brin admiratif devant leur créativité et l'énergie qu'ils consacrent à leur passion.
En voici un exemple récent : ce nouveau modèle s'appelle PIDAPI.

"- Au départ, les enfants passent les pré-ceintures : les jaunes si c'est la première fois, sinon, à partir de ce qu'ils avaient réussi les années précédentes. Pour ce passage des pré-ceintures, l'enseignant utilise la "grille de suivi des pré-ceintures", ce qui permet d'éviter de faire des photocopies. C'est lui qui distribue ces pré-ceintures. Lorsque des enfants ont réussi des pré-ceintures en manifestant la maîtrise de toutes les compétences, ils changent de couleurs de ceintures et doivent passer la pré-ceinture qui suit. Lorsqu'il leur manque une ou plusieurs compétences, ça s'arrête là pour eux. Il reste juste à noter sur leur port-folio les compétences réussies, afin de gagner du temps dans les entraînements. Ces évaluations gagnent à être réalisées sur des feuilles volantes que l'on range dans la pochette plastique de la pré-ceinture.

2 - Lorsque tous les enfants ont tenté les 8 pré-ceintures, on remplit le tableau des ceintures "je grandis" où se trouvent toutes les couleurs de tous les enfants. On met ensuite à disposition les classeurs d'entraînement (8 classeurs, un pour le vocabulaire, un pour l'orthographe, ...), le plus résistant étant de prévoir de mettre sous pochette plastique chaque fiche. Un enfant peut prendre pour métier celui de veiller au rangement de ce matériel. Les élèves n'ont accès ni aux fiches de pré-ceintures, ni à celles de ceintures. C'est l'enseignant qui les distribue sur demande des enfants.

3 - On introduit un plan de travail dans la classe. Y est réservé un espace pour PIDAPI, dans lequel les enfants notent les compétences qu'ils souhaitent travailler à partir de ce qui manque dans leurs grilles de ceintures pour changer de couleur. Lorsque l'ensemble des entraînements est effectué, ils notent le nom de la ceinture qu'ils souhaitent passer. Lorsqu'une ceinture vient d'être obtenue, ils notent (s'ils le veulent) le nom de la pré-ceintures suivante. Cela leur permet de gagner de temps en distinguant ce qu'ils savent faire de ce qu'ils ignorent encore.

4 - On forme les enfants à l'usage du matériel PIDAPI. Il est question de la logique des couleurs, de la distinction entre ceinture et pré-ceinture et du fonctionnement particulier des fiches d'entraînement : "Qu'est-ce que je sais faire ?" -> "Correction au verso" -> "Conseils et exemples" -> "Entraînements" -> "Correction au verso" -> "Test". C'est l'occasion d'aborder la question de l'autocorrection, de la facile triche mais en même temps de son inutilité sur les apprentissages. Au terme de cette formation peut être proposé de passer le brevet "PIDAPI en autonomie". Les enfants qui n'ont pas obtenu ce brevet ont davantage besoin de notre présence. Les autres peuvent se débrouiller seuls, tout du moins en ce qui concerne l'emploi du matériel.

5 - Pendant les périodes de travail personnel, les enfants peuvent choisir de travailler PIDAPI. S'il s'agit d'une ceinture, ils la demandent à l'enseignant et l'effectuent seuls, sans discuter avec les copains. S'il s'agit d'un entraînement à une compétence, ils se munissent de la fiche d'entraînement et l'effectuent. Ce travail peut être fait : - seul - en même temps qu'un autre camarade - avec un copain qui a déjà réussi cette compétence - au sein d'un petit groupe conduit par l'enseignant et décidé en conseil, en Quoi de neuf ? ou en bilan météo - avec l'enseignant en situation d'entretien. C'est à ce moment-là que les enfants peuvent utiliser leurs passeports de classe pour solliciter son aide. Cet entraînement peut se faire autour de ce que les fiches proposent, mais aussi à partir de toute autre ressource, matérielle ou humaine. Tout ce qui concerne les entraînements se fait sur un même cahier. Rien n'est à noter directement sur les fiches.

6 - L'entraînement à la compétence est terminé lorsque le test est réussi. Cette réussite est déterminée par l'enseignant à partir des critères qu'il choisit, notamment selon le profil des enfants qu'il connaît. La correction des tests, ainsi que celle des ceintures, gagne à être faite en présence de l'enfant concerné. Cette proximité permet des ajustements et des échanges sur la construction des savoirs. Une fois le test réussi, la case qui lui correspond est coloriée dans la grille des ceintures.

7 - Une fois toutes les compétences d'une même ceinture réussies, l'enfant peut estimer son entraînement terminé et demander à passer sa ceinture. S'il réussit toutes les compétences, l'enseignant le note sur son port-folio (en signant et en datant par exemple) et lui donne la nouvelle gommette qu'il colle par dessus l'ancienne sur le tableau "Je grandis". S'il manque des compétences, l'enseignant note celles réussies dans la colonne "folio1" et laisse la case vide pour les autres. L'entraînement peut alors reprendre. Une fois terminé, l'enfant tentera alors le "folio 2" de cette ceinture."

Vous avez réussi à lire jusqu'au bout ? Voici votre récompense, le compte-rendu du stage :

"Grâce à votre soutien, l'équipe PIDAPI a pu se réunir dans une ferme pédagogique pour la deuxième année consécutive afin, cette fois-ci, de peaufiner la version 4 sortie l'an passé, mais également de remettre au goût du jour une grille de Ceinture en Histoire et de créer une grille de ceintures en Géographie.
Ces stages se déroulant sur notre temps de repos, nous emmenons avec nous maris ou femmes et enfants, pendant quatre jours dans ce lieu calme et tranquille qu'est (…). (…) et (…) nous accueillent toujours chaleureusement à tel point qu'ils ont accepté d'appeler un petit veau né pendant notre stage 2008 : PIDAPI.
Une salle est réservée aux travailleurs, nous sommes tous bien équipés et nous essayons d'avoir du matériel de pointe, afin de réaliser un travail le plus professionnel possible.
Concrètement nous définissons nos objectifs en début de journée puis nous y travaillons d'arrache-pie, nous octroyant de temps à autres une petite pause pour profiter des bienfaits de la nature ou admirer, les yeux ébahis la naissance de petits chevreaux.
C'est un travail prenant et exaltant, la création d'une fiche comme par exemple celle de géographie, devant à la fois tenir sur un recto verso, contenir l'essentiel, être compréhensible par un enfant de l'âge attendu, prend environ 2h30 à 3h. Autant dire que nous repartons de ce séjour avec quelques travaux à finaliser."

Je ne m'étonne plus de rien en la matière car je sais que le pire est toujours à venir et je verserai dans la charité :

"Trahit sua quemque voluptas."
(Virgile)

Et bonne vie au petit veau PIDAPI...

Écrit par : Louis Barthas | 30 octobre 2009

De ces deux expériences, j'ai également retiré l'idée qu'il n'y a pas de pire corporatisme que celui des enseignants - à part celui des journalistes. Et que ceux que je critique pour des raisons idéologiques m'opposent généralement, non pas des arguments, mais une fin de non recevoir et une procès en illégitimité sous prétexte que je ne "sais pas de quoi je parle", que "je n'ai visiblement jamais tenu une classe" ou "jamais mis les pieds dans un "IUFM". Mauvaise pioche.
Cordialement,
NP

Ecrit par : Natacha Polony | 29 octobre 2009

C'est une illusion d'optique : il s'agit en réalité d'un corporatisme de façade. C'est une sorte de corporatisme négatif : vous êtes rejetée parce qu'on vous dit illégitime, mais les collègues sont aussi rejetés par des Frackowiak et autres sous divers prétextes, et notamment le refus du pédagogisme. Dans un milieu corporatiste, on défend l'autre contre vents et marées, du moment qu'il appartient à la même corporation. Dans l'éducation, c'est l'inverse, on crache très vite sur le voisin, qui est pédagogo, qui est anti-pédago, qui est autoritariste, qui ne tient pas ses classes, qui fait Villon, qui ne fait pas Villon, qui est démago, qui n'aime pas les élèves, qui est certifié, qui est agrégé, qui est normalien, qui n'est pas normalien... L'éducation est un milieu où chacun méprise l'autre pour ses choix, son statut ou ses compétences : je pense qu'il s'agit d'une forme de corporatisme de façade, ou de corporatisme négatif, sur lequel un sociologue ferait bien de se pencher. Vous connaissez des cas de solidarité corporatiste dans le monde enseignant ? Même note2be avait de nombreux partisans parmi les enseignants !!

Écrit par : Jeremy | 30 octobre 2009

Bonsoir / bonjour à la dame du Figaro…
JPB

Écrit par : brighelli | 30 octobre 2009

Je n'ai rien compris à cette histoire de ceintures (il est vrai que je n'ai pas réussi à lire jusqu'au bout). On dirait un canular.

Écrit par : Sylvie Huguet | 30 octobre 2009

Nous en étions là :
[Tiens, je vois Darcos aujourd'hui : je le salue bien de votre part à tous ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 octobre 2009]

Que s'était-il passé? JPB, ce cachotier, n'avait pas donné de réponses aux diverses questions qui taraudaient le blog .

On est donc obligé de lire le blog de Luc Cedelle pour avoir la réponse

"Xavier Darcos a remis la Légion d’honneur à Jean-Paul Brighelli"

http://education.blog.lemonde.fr/2009/10/29/xavier-darcos-a-remis-la-legion-dhonneur-a-jean-paul-brighelli/

MD

Écrit par : Michel Delord | 30 octobre 2009

Michel, ce n'était pas la peine de passer par Cédelle — qui franchement aurait pu se dispenser d'en référer à ce malheureux Lubin, l'ordure faite homme —, tu étais au courant !
JPB

Écrit par : brighelli | 30 octobre 2009

Michel, ce n'était pas la peine de passer par Cédelle — qui franchement aurait pu se dispenser d'en référer à ce malheureux Lubin, l'ordure faite homme —, tu étais au courant !
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 octobre 2009

Désolé, je n'étais pas au courant.

Tu ne m'avais, d'ailleurs judicieusement, pas fait passer de bristol, connaissant , je suppose, mon peu de gout pour ce genre de choses.

MDutronc
OnNousCacheToutOnNousDitRien

Et je ne connaissais pas non plus, qui est pourtant beaucoup plus vieux :

http://education.blog.lemonde.fr/2009/10/29/document-lhommage-de-darcos-a-brighelli/

Écrit par : MDelord | 30 octobre 2009

Regarde les dates ! Ça remonte à lundi soir, justement.
Non seulement je connaissais ton peu de goût pour les hochets, mais je ne voulais pas t'imposer l'audition du panégyrique dont, bien malgré moi tu suggères la lecture à tous les habitués de ces lieux… Tant pis pour toi, tant pis pour eux.
Et au passage, tout cela donne une certaine visibilité au mouvement anti-pédago — l'armée des ombres a ses limites.
JPB

Écrit par : brighelli | 30 octobre 2009

Je n'ai rien compris à cette histoire de ceintures (il est vrai que je n'ai pas réussi à lire jusqu'au bout). On dirait un canular.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 30 octobre 2009

C'est un remake de la "pédagogie institutionnelle" de Fernand Oury et Aïda Vasquez, elle-même inspirée par les techniques Freinet.

Encore une fois, ce ne sont pas les méthodes utilisées, mais les contenus qui feront (ou pas) toute la différence.

Si les entraînements et leurs fiches de validation, pour des CM2, par exemple, contiennent un réel travail sur les quatre opérations des nombres décimaux et les fractions, assorti de problèmes à résoudre, bien entendu, complété par un travail sur les aires et les volumes ainsi que des exercices sur la règle de trois amenant à savoir calculer une vitesse horaire, un pourcentage, une échelle, le prix réel d'un objet après crédit, et que la plupart des élèves de la classe ressortent tous de la classe avec une ceinture marron ou noire pour ces différentes "compétences", je ne vois vraiment pas où est le problème.

Écrit par : catmano | 30 octobre 2009

"Xavier Darcos a remis la Légion d’honneur à Jean-Paul Brighelli"

http://education.blog.lemonde.fr/2009/10/29/xavier-darcos-a-remis-la-legion-dhonneur-a-jean-paul-brighelli/

MD

Ecrit par : Michel Delord | 30 octobre 2009

Il suffit de lire le Merle!

N'avais-je pas écrit ce jour là:
Dites lui que la Rosette est bonne, même et surtout si elle n'est pas de Lyon!

Ecrit par : merlemocoeur | 26 octobre 2009

Et oui!

Écrit par : merlemocoeur | 30 octobre 2009

" Je ne vois vraiment pas où est le problème" (Catmano)

Si la méthode décrite permet effectivement aux élèves d'acquérir toutes les connaissances et compétences que vous énumérez, il n'y en a en effet aucun problème. Mais, telle qu'elle était exposée dans le post de Louis Barthas, elle paraissait vraiment incompréhensible au profane.

Écrit par : Sylvie Huguet | 30 octobre 2009

Il suffit de lire le Merle!

N'avais-je pas écrit ce jour là:
Dites lui que la Rosette est bonne, même et surtout si elle n'est pas de Lyon!

Ecrit par : merlemocoeur | 26 octobre 2009


Exact, merle .
Je devais avoir l'esprit un peu bouché pour ne pas avoir saisi l'allusion.

MD

Écrit par : Michel Delord | 30 octobre 2009

[Encore une fois, ce ne sont pas les méthodes utilisées, mais les contenus qui feront (ou pas) toute la différence.

.... je ne vois vraiment pas où est le problème.

Ecrit par : catmano | 30 octobre 2009 ]

N'oublie pas que tu es sur un blog où les thèses d'un Marc le Bris refusant toute pédagogie ont un certain succès et que donc ce que tu dis sent un peu le soufre du constructivisme ... Je connais un peu ça car on m'a longtemps traité de freinetique que l'on trouvait un peu spécial car il était exigeant sur le niveau d'enseignement.

Pour info :

A la motion du GRIP sur la pédagogie,
pages 5 et 6 de
http://www.slecc.fr/GRIP/2008-10-04-motions.pdf

Marc le Bris répondait :

[Je vais abandonner la critique littérale, parce que la coupe, à mon avis déborde largement déjà. Mais, avant d'en arriver à une conclusion, je cite tout de même la note 16 du 3ème texte d'orientation de Michel Delord. « Le fait que Jean-Claude Milner n’ait pas défendu les pédagogues du XIXème et notamment ceux qui sont les pères de l’instruction publique permet d’interpréter la citation suivante comme un déni général de la pédagogie :

« Nous mettons au défi ceux qui ont si souvent sur les lèvres le prédicat pédagogique (qu'il soit appliqué à l'acte, ou à l'innovation, ou aux technologies) de citer une proposition assurée, un argument incontestable, un texte rigoureux ou simplement intéressant, ou, plus simplement encore, bien écrit : il n'y en a pas »( Jean-Claude Milner, De l’école, Paris, 1984) . Aucun pédagogue n’a été capable de produire un texte simplement bien écrit : il suffit de lire Ferdinand Buisson, James Guillaume, Gabriel Compayré, etc... pour se convaincre de la fausseté d’une telle affirmation. »

Parce que je suis assez largement d'accord avec Milner : il n'y a eu pour l'instant, à mon avis, aucun texte pédagogique rigoureux, et très peu d'intéressants. Je n'ai bien sûr pas lu tout Buisson, ni Guillaume, et seulement des extraits de Compayré, mais je ne suis absolument pas prêt à porter au pinacle, ni à l'adoration publique, aucun texte ni aucun pédagogue du passé et du présent. La pédagogie générale théorique n'existe pas. Je prononce très clairement un déni général de la pédagogie. Je ne crois qu' à la seule pratique ; il y avait beaucoup plus d'intérêt théorique dans l'intervention sur la lecture de Fabienne M. à l'université d'été de Gien que dans la discussion oiseuse sur Jacotot, entre Michel Delord et moi, qui lui a enlevé son temps de parole. Pour ma part, mais je ne vous demande pas de me signer un blanc-seing à l'avance là-dessus,- pour ma part donc, je pense qu'il n'y a pas de pédagogie générale, mais des objets divers à enseigner.]

Remarquons la prudence de ma formulation :

" Le fait que Jean-Claude Milner n’ait pas défendu les pédagogues du XIXème et notamment ceux qui sont les pères de l’instruction publique permet d’interpréter la citation suivante comme un déni général de la pédagogie "

dans laquelle je ne dis pas ce que pense Milner ( je n'en sais rien ) .

Quant MLB, lui, il sait ce que pense Milner et nous le dit :

"Parce que je suis assez largement d'accord avec Milner : il n'y a eu pour l'instant, à mon avis, aucun texte pédagogique rigoureux,"

et ça tombe bien ,parce que c'est ce que pense Marc le Bris

MD

Écrit par : MDelord | 30 octobre 2009

Je ne vois vraiment pas où est le problème" (Catmano)

Si la méthode décrite permet effectivement aux élèves d'acquérir toutes les connaissances et compétences que vous énumérez, il n'y en a en effet aucun problème. Mais, telle qu'elle était exposée dans le post de Louis Barthas, elle paraissait vraiment incompréhensible au profane.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 30 octobre 2009

Tout dépend des contenus, vous dis-je. Après, c'est l'enveloppe qui change.
Pourvu que l'enveloppe prévoie de faire comprendre aux élèves que "c'est pour leur bien" et qu'ils doivent s'engager réellement dans leur travail et obtenir des résultats, cela suffit.

Avec le même système, on peut aussi obtenir des élèves qui comptent encore sur leurs doigts et peinent à ordonner une suite de nombre compris entre "1" et "1 000 000", savent tout juste déchiffrer un texte de vingt lignes, écrivent phonétiquement un truc bourré de fautes et ont pourtant leurs ceintures marron en "dégager le thème d'un texte", "savoir organiser des informations numériques ou géométriques" et "pratiquer une démarche d'investigation".

Contenus...

Écrit par : catmano | 30 octobre 2009

N'oublie pas que tu es sur un blog où les thèses d'un Marc le Bris refusant toute pédagogie ont un certain succès et que donc ce que tu dis sent un peu le soufre du constructivisme...

Ecrit par : MDelord | 30 octobre 2009

C'est bien pour ça que je viens...

Il faut toujours un peu de yin dans le yang et de yang dans le yin, disait un vieil ami à moi, à l'époque des "maisons bleues adossées à la colline". ;-)

Écrit par : catmano | 30 octobre 2009

Je n'ai rien compris à cette histoire de ceintures (il est vrai que je n'ai pas réussi à lire jusqu'au bout). On dirait un canular.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 30 octobre 2009

C'est un remake de la "pédagogie institutionnelle" de Fernand Oury et Aïda Vasquez, elle-même inspirée par les techniques Freinet.

Encore une fois, ce ne sont pas les méthodes utilisées, mais les contenus qui feront (ou pas) toute la différence.

Ecrit par : catmano

Il y a un certain côté Shadok dans ces "nouvelles pédagogies" (toujours au pluriel) : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Écrit par : Moot | 30 octobre 2009

Merci, Catmano, de répondre à mes questions de béotienne (;-)). En matière d'enseignement primaire, tout ce que je sais remonte aux souvenirs de ma propre scolarité, vieille de plus de cinquante ans !

Écrit par : Sylvie Huguet | 30 octobre 2009

Il y a un certain côté Shadok dans ces "nouvelles pédagogies" (toujours au pluriel) : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Ecrit par : Moot | 30 octobre 2009

Nouvelles, bof ! Freinet, ça a quand même environ quatre-vingt-dix ans et Oury, cinquante...

Cela fonctionnait très bien dans les classes rurales de 45 élèves de cinq à quatorze ans de l'époque car, pendant que les aînés étaient sur leurs "plans de travail" et leurs "cahiers d'entraînement" en train de préparer leurs "brevets" et leurs "conférences", les instituteurs pouvaient encadrer les plus jeunes dans leur apprentissage du lire-écrire-compter-calculer.
Il n'y a qu'à retrouver sur une brocante des exemplaires des revues "Bibliothèque de travail" éditées dans ces années-là et rédigées par des classes d'école primaire pour se rendre compte du très haut niveau de leurs élèves, au moins en rédaction.

Oury a surtout travaillé dans l'enseignement spécialisé : les anciennes classes de perfectionnement qui recueillaient alors souvent les enfants de ceux que l'on avait fait venir pour reconstruire la France et relancer la machine économique.
Cela permettait aux enseignants de ces classes de proposer à chacun de ces élèves, tous à des niveaux différents de l'apprentissage des fondamentaux, selon qu'ils avaient ou pas parlé français et fréquenté l'école dans leurs pays d'origine, un travail en rapport avec leurs capacités du moment.

Écrit par : catmano | 30 octobre 2009

Jean Paul, vous la connaissez sûrement, mais je ne résiste pas au plaisir de la poster :

La légion d'honneur, par Georges Brassens :

Un brave auteur de chansons malotru
Avait une tendance à parler cru,
Bordel de dieu, con, pute, et caetera
Ornaient ses moindres tradéridéras.
Sa muse un soir d'un derrière distrait
Pondit, elle ne le fit pas exprès,
Une rengaine sans gros mots dedans,
On vous le chamarra tambour battant.
Et maintenant qu'il porte cette croix,
Proférer : "Merde", il n'en a plus le droit.
Car ça la fout mal de mettre à ses lèvres
De grand commandeur des termes trop bas,
D' chanter l' grand vicaire et les trois orfèvres.
La légion d'honneur ça pardonne pas.

Quant à la visibilité du mouvement anti-pédagogique, permettez-moi de douter très fort de ce que ça va donner dans les cours des écoles et des collèges... hum !

Écrit par : chevreuil | 30 octobre 2009

Ah non! Pas un directeur d'école permanent, déchargé de classe !

Qu'il est difficile de tomber systématiquement sur ces commentaires de fin de défilé . Associer directeur d'école et petit caporal c'est mépriser ouvertement ces milliers de directeurs-trices qui assument une fonction non reconnue non valorisée soupçonnés des pires intentions alors que leurs très grands dévouement s qui tel Atlas soutenant le globe, assurent la continuité du service d'éducation dans le primaire.
Le roi est nu chez Ubu roi.
Il faut un pilote avec accès aux commandes ( on voit le contraire tous les jours ) dans l'avion. Un pilote validé par l'institution ( avec statut ) reconnu comme tel par tous les partenaires de l'école de plus en plus nombreux. Leur fonction est devenu un métier : PPMS DUER PAI PPS AP EE derrière tous ces sigles barbares se cachent des heures et des heures de travail en plus pour le directeur.
Et dans la très grande majorité des cas il est chargé d'enseignement... Qui peut prétendre que c'est normal d'avoir 2 métiers en un ?
Alors les tartuffes et autres censeurs prenez 1 semaine de leur vie et on en discute après..
Un directeur chargé d'enseignement à 75%.

Écrit par : Grégoire | 30 octobre 2009

Bonsoir / bonjour à la dame du Figaro…
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 octobre 2009

Avez-vous remarqué ce côté matou qui se frotte à toutes les - belles - jambes qui passent à sa portée ? On dirait presque qu'il a passé la nuit avec elle, mais où porte-t-on une légion d'honneur quand on est dans le plus simple appareil ?

Écrit par : iPidiblue et le matou-chevalier | 30 octobre 2009

Leur fonction est devenu un métier : PPMS DUER PAI PPS AP EE derrière tous ces sigles barbares se cachent des heures et des heures de travail en plus pour le directeur.

Ecrit par : Grégoire | 30 octobre 2009

C'est pourtant bien simple.
On supprime en bloc tous ces cautères sur jambe de bois (et quelques autres...) et le directeur peut à nouveau exercer son double travail dans un temps raisonnable sans avoir à surveiller, contrôler, rendre compte, si vous voyez ce que je veux dire.

Une directrice qui le fut pour la première fois en 1976-1977, qui en a côtoyé des centaines au cours de sa carrière et qui, comme la plupart de ses collègues (une seule rêvait du "Statut" de Directrice), constate que cela ne marche vraiment pas mieux maintenant qu'il y a 33 ans et qui ne souhaite qu'une chose : qu'on lui fiche enfin la paix en sortant une bonne fois pour toute de "l'école gérée comme une entreprise" !

Écrit par : catmano | 30 octobre 2009

Quant à la visibilité du mouvement anti-pédagogique, permettez-moi de douter très fort de ce que ça va donner dans les cours des écoles et des collèges... hum !

Ecrit par : chevreuil | 30 octobre 2009

Oui, Chevreuil, mais moi je n'ai plus guère de doutes : l'intérêt est maintenant de gagner en visibilité en dehors du "mouvement anti-pédagogique"!

Écrit par : Pascal | 30 octobre 2009

Ecrit par : Grégoire | 30 octobre 2009

C'est pourtant bien simple.
On supprime en bloc tous ces cautères sur jambe de bois (et quelques autres...) et le directeur peut à nouveau exercer son double travail dans un temps raisonnable sans avoir à surveiller, contrôler, rendre compte, si vous voyez ce que je veux dire.

Une directrice qui le fut pour la première fois en 1976-1977, qui en a côtoyé des centaines au cours de sa carrière et qui, comme la plupart de ses collègues (une seule rêvait du "Statut" de Directrice), constate que cela ne marche vraiment pas mieux maintenant qu'il y a 33 ans et qui ne souhaite qu'une chose : qu'on lui fiche enfin la paix en sortant une bonne fois pour toute de "l'école gérée comme une entreprise" !

Ecrit par : catmano | 30 octobre 2009

Pour bien comprendre, quelles sont les tâches du directeur d'école/collège/lycée ? En dehors du "reporting" et des statistiques que vous dénoncez, il reste quoi ? Gestion des absences/remplacements, organisation des emplois du temps, gestion des locaux, gestion du personnel non enseignant, rencontres parents/professeurs,... Y-a-t-il d'autres choses ? Je ne me rends pas bien compte, mais tout ça doit prendre du temps non ?

Écrit par : Joe | 30 octobre 2009

"Je n'ai rien compris à cette histoire de ceintures (il est vrai que je n'ai pas réussi à lire jusqu'au bout). On dirait un canular."
Ecrit par : Sylvie Huguet | 30 octobre 2009

Non, non, ce n'est pas un canular. C'est effectivement issu des idées de Fernand Oury comme l'a dit Catmano, et Philippe Meirieu y est "attaché".

J'en profite pour corriger une faute d'orthographe :

"L'enthousiasme et l'imagination des passionnés des "Sciences de l'Education" SONT sans limites..."

...et pour donner la traduction de la citation de Virgile :

"Trahit sua quemque voluptas."
"Tout un chacun a son plaisir qui l'entraîne."
(Virgile, Eglogues, II, 65)

Écrit par : Louis Barthas | 30 octobre 2009

Sur Terre Sacrée:

Extrait de la conférence de presse de Roselyne Bachelot :

"C'est vrai qu'à certains moments, on a pu laisser le champ libre à un certain nombre de messages NOCIFS et MALFAISANTS et -je ne vous demande pas d'en faire de la publicité- mais aller sur certains sites contre la vaccination sur Internet pourrait être catastrophique devant ce qui circule, devant la BETISE et l'IGNORANCE qui sont véhiculées par UN CERTAIN NOMBRE DE GROUPUSCULES. NOUS LES CONNAISSONS. Nous le savons, ils existent depuis très longtemps!"

en vidéo

Écrit par : Jean | 30 octobre 2009

On supprime en bloc tous ces cautères sur jambe de bois (et quelques autres...)

Bien d'accord mais c'est qui le "on" ?
On peut sans discontinuer disserter voire faire appel aux mânes des ancêtres, sur l'école mais on arrêtera pas le sens du vent. En attendant, il y a des gens qui souffrent au travail coincés entre injonction et impuissance.
Il me semble que les gouvernants actuels très différents des précédents n'ont pas l'intention d'abolir toutes ces choses.
L'école aujourd'hui par le partenariat mairie parents administration EN est devenue une machine sans existence juridique sans pilote validé et formés et au carrefour de toutes les prescriptions sociales ( le goût, l'éducation, l'anglais, l'informatique, littérature, bientôt l'identité nationale ... ). Elle demande technicité, compétences, disponibilité du directeur. Et la réponse type république des professeurs ou Conseil des Maîtres décisionnaire se heurte à la réalité : plus personne ne veut donner plus pour gagner autant. Il suffit de regarder dans les syndicats associations mutualistes ou militantes de l'éducation populaire etc...
Ce qui nous fait du mal en pédagogie comme pour le reste est le dogmatisme, la peur du changement ,de l'évolution, et une culture de métier anarcho syndicaliste. A quand un débat sans tabous et sans préjugés ?

Écrit par : grégoire | 30 octobre 2009

Joe, je crois que vous mélangez un peu le rôle du directeur avec celui des collectivités territoriales, la commune ou groupement de communes pour le Primaire, le Département pour le collège et la Région pour le lycée et également avec ceux de l'inspection académique et du rectorat.

Écrit par : dobolino | 30 octobre 2009

Comment fait-on 25% de service en Primaire ?
JPB
PS. Pidiblue, "matou" me va…

Écrit par : brighelli | 30 octobre 2009

Allez, encore une petite pour faire hurler yann:

Sur alterinfo.net :
"L'objectif de la conférence de Copenhague est de former un Gouvernement Mondial ! "

Écrit par : Jean | 30 octobre 2009

Sur 20 Minutes.fr:

Grippe A (H1N1): Et une autre polémique... contre les labos
Créé le 29.10.09 à 19h04

SANTE - Un manque de transparence est dénoncé concernant les contrats de commandes des vaccins...

Alors que la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) suscite des réserves de la part des personnels soignants, les contrats relatifs aux commandes des vaccins font eux-mêmes l'objet d'une polémique. Selon Le Point paru ce jeudi, la communication du gouvernement autour de ces contrats a manqué de transparence.

L'hebdomadaire affirme que l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus), mandaté par Roselyne Bachelot pour conclure ces achats, a refusé de lui transmettre des copies de ces contrats en mettant en avant «la protection des intérêts essentiels de l'Etat». Au total, 94 millions de doses ont été achetées aux laboratoires pour 808 millions d'euros.

Les «contrats transmis à toute personne en faisant la demande»

Le ministère de la Santé s'est aussitôt défendu ce jeudi, indiquant que ces contrats «seront transmis à toute personne morale en faisant formellement la demande au ministère en charge de la santé».

«Les contrats relatifs à ces commandes seront désormais transmis à toute personne morale en faisant formellement la demande au ministère en charge de la santé», assurent jeudi les services de Roselyne Bachelot.

Le rapporteur du budget de la Sécu a trouvé porte close.

Prenant au mot le ministère, Gérard Bapt (PS), le rapporteur spécial du budget de la Sécu, s'est rendu en début d'après-midi avenue Duquesne, l’adresse du ministère de la Santé, pour juger «sur place et sur pièce» des contrats en question, comme l'y autorise sa fonction. Bien qu'il ait prévenu les collaborateurs de la ministre de sa venue, il affirme avoir trouvé porte close.

«Je demande à consulter ces contrats, le fait qu'on semble vouloir me les cacher semble confirmer l'article du Point», «auquel cas ce serait particulièrement inquiétant», a-t-il lancé à Roselyne Bachelot une fois revenu, bredouille, dans l'hémicycle du Palais-Bourbon.

«N'allez pas chercher les problèmes où il n'y en a pas. Les contrats sont chez l'adjudicateur, ne faites pas de mauvais procès», a répondu la ministre, affirmant que Gérard Bapt avait bien rendez-vous au ministère mais... vendredi. Prenant à son tour la parole, le président PS de la commission des Finances, Didier Migaud, a rappelé «qu'un rapporteur spécial n'avait pas besoin de prendre rendez-vous, sinon le contrôle sur place et sur pièce de façon inopinée n'aurait plus de sens». L'en empêcher «est un délit», a-t-il dit.

«Prenez votre voiture, filez à l'Eprus»

«Le rapporteur spécial peut avoir accès à tous les documents, il vient quand il veut comme il veut... Les documents sont à l'Eprus», et «vous pouvez y aller, on vous les montrera... Si vous m'accusez de cacher quelque chose dans ces contrats, prenez votre voiture, filez à l'Eprus», s'est énervée la ministre.

Mais après avoir aussitôt téléphoné à l'Eprus, Gérard Bapt s'est étonné auprès de l'AFP qu'on lui ait répondu que les documents réclamés «avaient été portés la veille au ministère».

Concernant le nombre de vaccins commandés, qui fait lui aussi débat, le ministère rappelle que l'agence européenne du médicament n'a à ce jour pas statué sur le nombre d'injections nécessaires (une ou deux) et que les enfants et les personnes présentant des facteurs de risque resteront vraisemblablement soumises à une vaccination à deux injections pour une protection complète. «Les 94 millions de doses acquises, auxquelles il faut retrancher 10% qui seront données à l'OMS, ne permettront donc en aucun cas d'immuniser 94 millions de personnes», indique le ministère.
C. F. avec agence

Écrit par : Jean | 30 octobre 2009

comment fait-on 25% d'enseignement en primaire ? ( en fait 75 % exactement )

C'est simple:
Le directeur d'école primaire assure la fonction d'animation du projet d'école , de respect de la réglementation ( sécurité obligation de service, communication ), d'interface administrative avec le MEN , de représentation à l'extérieur, de formation , de comptabilité secrétariat bref tout et il bénéficie pour cela :

0 jour de 1 à 3 classes ( 75 élèves )
1 jour par semaine de 4 à 10 classes ( 250 élèves plus qu'un petit collège rural )
2 jours pour 10 à 13 classes
Il est complètement déchargé d'enseignement à partir de 13 classes ( environs 500 écoles + Paris car la mairie prend en charge les décharges d'enseignement des directeurs tiens tiens ... )

Malheureusement le téléphone lui ne connaît pas les jours de la semaine et l'internet non plus. Et si le directeur est à 75 % chargé d'enseignement sur une semaine il est à 100 % directeur toute la semaine.

Écrit par : Grégoire | 30 octobre 2009

Cela fonctionnait très bien dans les classes rurales de 45 élèves de cinq à quatorze ans de l'époque car, pendant que les aînés étaient sur leurs "plans de travail" et leurs "cahiers d'entraînement" en train de préparer leurs "brevets" et leurs "conférences", les instituteurs pouvaient encadrer les plus jeunes dans leur apprentissage du lire-écrire-compter-calculer.
Il n'y a qu'à retrouver sur une brocante des exemplaires des revues "Bibliothèque de travail" éditées dans ces années-là et rédigées par des classes d'école primaire pour se rendre compte du très haut niveau de leurs élèves, au moins en rédaction.

Ecrit par : catmano | 30 octobre 2009
Excellents les BT.
Et utilisables encore en sixième au début des années 70.
Au passage, ce qui n'est sans doute pas inutile quand on entend les sottises proférées par quelques antipédagos notoires : la méthode naturelle de Freinet est une méthode alphabétique analytique synthétique d'écriture lecture !
Qu'on se le dise.

Écrit par : guy morel | 30 octobre 2009

Joe, je crois que vous mélangez un peu le rôle du directeur avec celui des collectivités territoriales, la commune ou groupement de communes pour le Primaire, le Département pour le collège et la Région pour le lycée et également avec ceux de l'inspection académique et du rectorat.

Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2009

Certainement, j'avoue sans réserve ne rien savoir de ce domaine. Quel est alors le rôle du directeur ?

Écrit par : Joe | 30 octobre 2009

Ecrit par : Joe | 30 octobre 2009

Le plus simple est que je réponde dans le corps du message, je crois. J'écrirai entre des lignes de tirets.

Pour bien comprendre, quelles sont les tâches du directeur d'école/collège/lycée ? En dehors du "reporting" et des statistiques que vous dénoncez, il reste quoi ?
Gestion des absences/remplacements,
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Non. Mais répartition des élèves de l'enseignant manquant dans les classes des autres collègues et la nôtre en attendant que l'administration nous envoie (ou pas) un remplaçant.
En cas d'absence longue non remplacée ou remplacée de façon aléatoire (deux jours sur quatre par exemple), réunions multiples et variées avec le maire de la commune et les parents d'élèves pour expliquer, rassurer, conseiller dans les démarches puisque, souvent, ils ont plus le pouvoir que nous de faire débloquer la situation.
Dans le cas, assez fréquent lorsqu'il s'agit d'un remplacement long et que le stock de titulaires-remplaçants est épuisé, où l'administration nommerait sur le poste une "Liste Complémentaire" (personne ayant échoué au concours d'entrée en deuxième année d'IUFM et n'ayant donc presque aucune connaissance du terrain et du métier), aide à ce jeune collègue sur l'emploi du temps, les programmes, les lois, l'organisation des leçons, la connaissance du matériel (et parfois à la gestion de sa classe lorsque cela se passe mal) et "rassurance" des parents d'élèves, toujours un peu choqués que l'on puisse mettre devant leurs enfants quelqu'un qui n'a aucune formation ou presque.
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organisation des emplois du temps,
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Oui, dans les "grosses écoles" de communes riches où il faut souvent, en plus de l'organisation de l'utilisation des salles et espaces de l'école de manière équitable (salle informatique, bibliothèque, gymnase, plateau de sport, salle d'arts plastiques, de musique), ainsi que le "service" des maîtres pour l'ouverture des portails (10 minutes avant le début des classes du matin et de l'après-midi) et la surveillance des cours de récréation, il faut aussi souvent coordonner l'emploi du temps des intervenants réguliers (professeurs de sport, de langues étrangères, de musique, d'informatique, etc.) et les tours de rôles de chaque classe à la piscine, par exemple.
En revanche, le directeur n'intervient théoriquement pas dans les emplois du temps de chaque classe, chaque maître étant libre de l'organisation du temps scolaire (dans le cadre des horaires imposés dans les programmes et compte-tenu des intervenants extérieurs et de la disponibilité des locaux cités plus hauts).
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gestion des locaux,
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Le directeur doit en effet signaler au maire et à l'IEN tout problème pouvant nuire à la sécurité ou l'hygiène des élèves et peut par ailleurs lui proposer des aménagements ou des achats qui lui semblent importants pour le bon déroulement de l'activité scolaire (achat de mobilier ou d'équipement, peinture des salles de classe, par exemple), mais ce sera le Conseil Municipal qui prendra la décision finale.
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gestion du personnel non enseignant,
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Oui et non. Il est responsable de ce personnel pendant les heures de classe et doit, avec le maire, lui proposer un emploi du temps. En revanche, dans certaines communes, les "conventions collectives" qui régissent les droits et devoirs de ces personnels varient. Je sais par exemple qu'à Paris, les ATSEM n'ont pas le droit de surveiller la sieste des enfants de Petite Section de maternelle et font "autre chose" pendant que l'enseignante surveille cette sieste (ne me demandez pas quoi, je n'en sais rien).
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rencontres parents/professeurs,
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Il doit veiller à ce que ses collègues et lui-même organisent bien deux rencontres parents-professeur par an et qu'ils les programment à un horaire qui ne lèse aucun parent...

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Y-a-t-il d'autres choses ?
*) Organisation des 108 heures hors de la présence des élèves :
- 18 heures d'animation pédagogique (il est censé vérifier que ses collègues se sont bien inscrits)
- 6o heures d'aide personnalisée (programmer les horaires, les réunions visant à "choisir le public" et à organiser la répartition de ces élèves entre les différents "professeurs", remplir les propositions aux parents, les remettre, les récupérer signées, vérifier que tout se passe bien, remplir les fiches de suivi, les faire valider par les parents, les archiver dans les dossiers des élèves concernés)
- 24 heures de conseil de cycles et de maîtres
- 6 heures de Conseil d'école, réunissant des représentants de la mairie, des parents d'élèves élus (ce qui me fait penser que j'ai oublié l'organisation de ces élections : réunion du bureau des élections, reproduction des imprimés à destination des familles, ventilation dans les classes ou envoi par la poste dans le cas des parents n'assurant pas la garde de leurs enfants, organisation matérielle du vote, comptage des bulletins, envoi à l'IA et à l'IEN dès la fin du dépouillement), écriture ou vérification du compte-rendu, affichage ou ventilation au famille et envoi à l'IEN.

*) tri du courrier administratif, lecture, communication aux collègues, vérification que tout le courrier a été sinon lu du moins visé

*) inscription des élèves sur registre papier et Base-élèves, réception des familles, explications sur le périscolaire (garderies, études, cantines)

*) commission d'entrée en 6°, commissions diverses et variées en cas d'enfant à problèmes (équipes éducatives, signalement à l'enseignant-référent auprès de la MDPH, organisation du planning de l'AVS au besoin, demande à la mairie d'aménagements permettant la scolarisation de l'enfant, etc.)

*) contacts avec les organismes d'aide à l'enfance en cas de maltraitance, carences éducatives ou difficultés familiales pouvant gêner la scolarité de l'enfant

*) j'en oublie certainement... d'autres compléteront.

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Je ne me rends pas bien compte, mais tout ça doit prendre du temps non ?
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Oui. Pas mal.
Les directeurs d'école de une à quatre classes ont royalement deux jours de décharge assurée par un titulaire-remplaçant en début d'année (courant du mois de septembre), en fonction des disponibilités en remplacement de l'IEN.
Les directeurs d'école de quatre à neuf classes (huit pour les maternelles) bénéficient d'un quart de décharge, c'est à dire qu'ils sont remplacés un jour par semaine dans leur classe par un élève de deuxième année d'IUFM, le plus souvent, ou par un enseignant qui assure plusieurs de ces décharges dans différentes écoles.
La suite, ici :
http://www.education.gouv.fr/bo/2006/26/MENH0601560N.htm

Les directeurs bénéficient aussi d'une "bonification indiciaire" et d'une indemnité de directeur (la mienne, pour une directrice d'école à trois classes au 10° échelon s'élève à 107,97 € brut par mois).

Écrit par : catmano | 30 octobre 2009

Malheureusement le téléphone lui ne connaît pas les jours de la semaine et l'internet non plus. Et si le directeur est à 75 % chargé d'enseignement sur une semaine il est à 100 % directeur toute la semaine.
Ecrit par : Grégoire | 30 octobre 2009

C'est bien pourquoi, beaucoup plus haut, je proposais de déconnecter, au sens netien, le directeur de l'Inspection académique et de le délivrer de la rédaction de rapports divers et autres tableaux de bord, aussi inutiles les uns que les autres, qu'il lui faut faire remonter.

Écrit par : guy morel | 30 octobre 2009

on arrêtera pas le sens du vent.

Ecrit par : Grégoire

Ben tiens, le vrai vent, peut-être, mais celui-là, il n'est pas la conséquence de forces cosmiques inexorables. Donc on en fait ce que l'on veut. L'important est de vouloir.
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Ce qui nous fait du mal en pédagogie comme pour le reste est le dogmatisme, la peur du changement ,de l'évolution, et une culture de métier anarcho syndicaliste. A quand un débat sans tabous et sans préjugés ?

Ecrit par : Grégoire

Mais oui, mais oui. En voilà une remarque qu'elle est originale, oui m'sieur ! Pour le moment, nous pouvons dire que ce qui fait le plus de mal en pédagogie, c'est le "bougisme" : on fait tout et n'importe quoi, l'important étant que ce soit "innovant".

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Le directeur d'école primaire assure la fonction d'animation du projet d'école

Ecrit par : Grégoire

Rayer cette mention inutile. Comme l'ont dit certaines personnes "de bon sens", le seul projet que devrait avoir une école, c'est d'instruire (je n'ai pas dit "de conditionner") les élèves, et en conséquence de former (je n'ai pas dit "formater") leur esprit, conformément aux programmes nationaux.

Écrit par : Moot | 30 octobre 2009

Oui, Chevreuil, mais moi je n'ai plus guère de doutes : l'intérêt est maintenant de gagner en visibilité en dehors du "mouvement anti-pédagogique"!

Ecrit par : Pascal | 30 octobre 2009

Aah, c'est donc ça !?!?
Eh bien, avec une rosette distribuée par un gouvernement qui a charcuté près de 30 000 postes dans l'éducation nationale (et s'apprête en à supprimer 16 000 en 2010), réduit la semaine scolaire de 2 heures, et j'en passe... il va être drôlement visible, le mouvement anti-pédagogique, ça va lui faire une de ces pubs !
Je sens que les coeurs des enseignants qui ont 30 élèves dans leur classe (et dont on dit qu'ils en ont 11 en moyenne) vont être conquis ...

http://www.lesechos.fr/info/france/4879136-le-gouvernement-va-supprimer-16-000-postes-a-l-education-nationale-en-2010.htm

Écrit par : chevreuil | 30 octobre 2009

Nouvelles, bof ! Freinet, ça a quand même environ quatre-vingt-dix ans et Oury, cinquante...

Ecrit par : catmano

Il n'est peut-être pas absolument indispensable de les dispenser sous cet emballage clinquant de "ceintures", "pré-ceintures" (et les "post-ceintures", qu'est-ce qu'on en fait ? Et le kimono ? Quel "dan" pour le maître ?), avec force grilles de compétences pour être à la mode, non ?

_______________________________________________
ils ont accepté d'appeler un petit veau né pendant notre stage 2008 : PIDAPI.

Tiens donc : s'ils ont accepté, c'est que cela leur a été demandé. Étonnant, non ? À quand le poussin GRIP et l'agneau SLECC ?

Écrit par : Moot | 30 octobre 2009

Merci beaucoup Catmano pour toutes vos explications. Et je suis d'accord avec vous que 107€/mois pour cette fonction, c'est bien peu.

Écrit par : Joe | 30 octobre 2009

C'est le cruel Xavier Darcos qui a rappelé que JPB, la rosette de Marseille, avait appelé à voter Sarkozy en 2007 !

Écrit par : iPidiblue et la maldonne des sleepings | 30 octobre 2009

Le directeur d'école primaire assure la fonction d'animation du projet d'école

Ecrit par : Grégoire

Rayer cette mention inutile. Comme l'ont dit certaines personnes "de bon sens", le seul projet que devrait avoir une école, c'est d'instruire (je n'ai pas dit "de conditionner") les élèves, et en conséquence de former (je n'ai pas dit "formater") leur esprit, conformément aux programmes nationaux.

Ecrit par : Moot | 30 octobre 2009

Ah bah oui, tiens ! Moi, je l'avais carrément oublié ce scrogneugneu de bachibouzouk de projet d'école (et ça, c'est pour rester polie).
C'est une des premières choses dont je demanderais la suppression si toutefois on me demandait mon avis.

Repasser mon "permis d'enseigner" tous les trois ans et me faire "valider" ou non au hasard des nouvelles modes lancées par la dernière poule qui a chanté, très peu pour moi, merci ! ;-)))

Écrit par : catmano | 30 octobre 2009

L'école est un petit chemin avec plein de nids de poules qu'il faut soigneusement éviter si l'on ne veut pas se retrouver tout boueux à la fin du périple !

Écrit par : iPidiblue vade-mecum de l'école de campagne | 30 octobre 2009

j'ai écouté Peillon sur BFMTV mais surtout j'ai lu son lire (qui est un peu concis, il faut bien dire). Peillon dit assez clairement : 50% de salaire en plus, 50% de présence, et bien sûr construire les infrastructures pour cela. Dans de nombreux pays européens, les enseignants ont des bureaux (1 pour 2 ou 3 enseignants). Peillon ne commence pas par la question des moyens, il se demande : où voulons nous aller ? Je trouve cette démarche saine. La droite ne dit pas où elle veut aller, on doit inférer sa direction à partir d'indices sournois. Peillon est clairement pour une forte augmentation du montant et de la progressivité de l'impôt sur le revenu. Il est d'ailleurs pour la suppression de l'élection du président de la république au suffrage universel, et le dit, indice que ses orientations ne sont pas dirigées dans le sens de l'électorat.

Je trouve que ses propositions méritent discussion. Par contre, il s'en tient souvent à des propos généraux sur le mérite républicain - et nous souhaitons des choses précises...

Écrit par : Marc G. | 30 octobre 2009

Merci pour tous ces détails, Catmano.
Cela dit…
Comme Michel Delord se réfère souvent à des pédaogues du tournant du XIXème siècle, je me suis dit qu'il fallait s'appuyer sur ce qui se faisait en ces temps-là, et je lis donc "la Maternelle", roman de Léon Frapié, qui valut à son auteur le Goncourt en 1904 (Catmano, je vous le prêterai, il y a là un foilon littéraire qui devrait à peu de frais vous permettre de mettre enfin du beurre dans les épinards).
Et dans ce livre, qui se passe dans une Maternelle du XXème arrondissement, il y a une Directrice avec de surcroît deux adjointes, et la bonne dame a bien l'air de ne faire que ça, si je ne m'abuse.
Je suis à peu près sûr que la directrice de mon école primaire (aux alentours de 350 / 400 élèves) l'était à plein temps : nous devions aller dans son bureau quand nous étions punis, et elle y était en permanence, dans son bureau — j'ai été puni à des heures suffisamment diverses pour en témoigner.
Et je n'ai jamais entendu parler, sauf à une époque relativement récente, d'instits faisant cours un jour ou deux par semaine — alors que mon fils, aujourd'hui en CM2, n'a jamais eu le même instit quatre jours sur sept : ils sont au moins deux, parfois trois — je ne saisis pas bien la justification de ce tournoiement perpétuel.
Alors, ce qui semblait fonctionnel à l'époque (1904 / 1960) ne l'est plus aujourd'hui ?
Mais Michel a peut-être sur son site un historique de la fonction…
JPB

Écrit par : brighelli | 30 octobre 2009

Nouvelles, bof ! Freinet, ça a quand même environ quatre-vingt-dix ans et Oury, cinquante...

Ecrit par : catmano

Il n'est peut-être pas absolument indispensable de les dispenser sous cet emballage clinquant de "ceintures", "pré-ceintures" (et les "post-ceintures", qu'est-ce qu'on en fait ? Et le kimono ? Quel "dan" pour le maître ?), avec force grilles de compétences pour être à la mode, non ?

Ecrit par : Moot | 30 octobre 2009

Je n'ai pas dit que je défendais PIDAPI dont je découvre l'existence en même temps que vous !

Je dis que l'idée des ceintures, calquées sur celles du judo, vient de Fernand Oury, c'est tout.
Et il me semble avoir essayé de démontrer plus haut que cela pouvait amener le pire comme le meilleur.

(Alors que la rédaction du projet d'école tous les trois ans, ça, c'est sûr, ça ne peut apporter que le pire : les élèves ne sont pas des "produits manufacturés", leur "gestion" ne peut en aucun cas s'apparenter à la gestion d'une entreprise de production).

Écrit par : catmano | 30 octobre 2009

C'est le cruel Xavier Darcos qui a rappelé que JPB, la rosette de Marseille, avait appelé à voter Sarkozy en 2007 !
Ecrit par : iPidiblue et la maldonne des sleepings | 30 octobre 2009

Vous teniez tant que ça à avoir Ségolène ? Et en mettant 2012 en perspective, quelles étaient les chances de pouvoir vraiment peser sur la politique si Mme Royal avait été élue en 2007 ?
JPB

Écrit par : brighelli | 30 octobre 2009

(Catmano, je vous le prêterai, il y a là un foilon littéraire qui devrait à peu de frais vous permettre de mettre enfin du beurre dans les épinards)

Ecrit par : brighelli | 30 octobre 2009

J'la d'jà lu ! J'ai ç'ui de ma mémé !

Il part un peu en brioche, mais il est encore lisible.
Il m'est d'ailleurs arrivé d'en recopier des passages ici même lorsque l'un ou l'autre essayait de nous convaincre que la situation matérielle et éducative des enfants d'aujourd'hui empêchait totalement d'en revenir à des contenus exigeants.

Qu'en dites-vous, maintenant que vous l'avez lu ? Mieux encadrés que les nôtres par leurs familles, les petits enfants du vieux Paname, en 1904 ?

Écrit par : catmano | 30 octobre 2009

Je dis que l'idée des ceintures, calquées sur celles du judo, vient de Fernand Oury, c'est tout.
Et il me semble avoir essayé de démontrer plus haut que cela pouvait amener le pire comme le meilleur.

Ecrit par : catmano

J'ignorais bien que les ceintures n'étaient pas un nouvel habillage (c'est le cas de le dire !) pour ce type de méthode.

Sinon, ne vous inquiétez pas, j'avais bien saisi le sens de votre démonstration. Ce que je remarque, c'est que lorsque vous évoquez vos façons de faire (par exemple, "les hirondelles", assez récemment), c'est intelligible du premier coup. On voit le but, l'intérêt, et on comprend ce que font les enfants. C'est assurément longuement réfléchi et mûri, mais cela ne tombe pas pour autant dans la sophistication comme ce PIDAPI, dont la présentation, elle, paraît pour le moins indigeste.

Écrit par : Moot | 30 octobre 2009

Mais moi je kiffe Ségolène ... je ne sais pas à quelle secte elle appartient - les illuminati de Marie-Claire ? les scientologues de Voici ? - en tous cas elle est tellement "people" que je ne m'en lasse pas, j'aime pas les intellectuels qui s'attaquent à des Tom Cruise sous prétexte qu'ils ne sont pas allés plus loin que maternelle élémentaire, le regard vide de la vedette hollywoodienne m'enchante ... Ségolène tout pareil !

Franchement imaginons un expert tel Guy Morel à la tête d'un ministère comme l'éducation nationale cela glace les sangs ...

Écrit par : iPidiblue cosi fan tutte | 30 octobre 2009

Ah bah oui, tiens ! Moi, je l'avais carrément oublié ce scrogneugneu de bachibouzouk de projet d'école (et ça, c'est pour rester polie).
C'est une des premières choses dont je demanderais la suppression si toutefois on me demandait mon avis.

Repasser mon "permis d'enseigner" tous les trois ans et me faire "valider" ou non au hasard des nouvelles modes lancées par la dernière poule qui a chanté, très peu pour moi, merci ! ;-)))

Ecrit par : catmano | 30 octobre 2009

Il y a fort longtemps un questionnaire provenant df'un syndicat (je ne sais plus lequel, mais ce n'était pas le SNUIPP, dans nos écoles de campagnes, tous les syndicats nous envoyaient leurs petits journaux ou informations) nous demandant notre avis sur ces fameux projets d'école.

Les résultats du sondage nous avaient donné beaucoup d'espoir :80% des réponses disaient que les enseignants n'y trouvaient aucun intérêt mais que ces projets qui n'étaient pas bénéfiques pour les élèves représentaient par contre des contraintes insupportables pour les enseignants.

Notre espoir fut bien déçu : les projets d'école ont la vie dure...

Écrit par : Maminou | 30 octobre 2009

Catmano, c'est très drôle, ce roman…
Il y a des considérations sur le look peuple" fort peu conventionnelles.
Et le passage où l'héroïne fait faire pipi aux tout petits ("Mes clients font la queue près de moi et arrivent dans mes mains chacun à son tour" — si !) ne passerait plus, en nos temps de pudibonderie.
JPB

Écrit par : brighelli | 30 octobre 2009

Zut ! mon message est incompréhensible, j'ai une excuse à force de lire les messages de Jean j'ai attrapé la grippe !
Il fallait lire au sujet de Tom Cruise : il n'est pas allé plus loin que maternelle élémentaire, c'est ce qui lui donne son charme à mon avis, c'est une surface molle sur laquelle tout s'imprime et dont l'imagination des spectateurs fait ce qu'elle veut, c'est la plasticité de ces êtres, de ces ludions médiatiques qui fait leur force !

Écrit par : iPidiblue et les objets mous | 30 octobre 2009

Michel, ce n'était pas la peine de passer par Cédelle — qui franchement aurait pu se dispenser d'en référer à ce malheureux Lubin, l'ordure faite homme —, tu étais au courant !
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 octobre 2009

Désolé, je n'étais pas au courant.

Ecrit par : MDelord | 30 octobre 2009

Nous non plus !

On n'est pas très informés sur ce blog, alors qu'il s'agit pourtant d'un événement pas révolutionnaire et qui ne méritait pas de secret, surtout s'il est censé accroître la visibilité d'un mouvement !

Finalement, pour apprendre des choses qui relèvent de l'immédiat, même quand elles concernent l'auteur du blog, il vaut donc mieux lire le blog de Cédelle. C'était de la modestie, la non-annonce de la cérémonie ?

Écrit par : Spectateur | 30 octobre 2009

" Je suis à peu près sûr que la directrice de mon école primaire l'était à plein temps" (JPB)

Moi aussi, maintenant que j'y pense. C'était dans les années cinquante, et effectivement la direcrice -que nous craignions comme le feu- était dans son bureau en permanence. A la fin du mois, elle venait solennellement dans chaque classe, pour annoncer le classement des élèves.
Désolée pour la répétition "classe"/"classement", je ne sais par quoi la remplacer.

Écrit par : Sylvie Huguet | 30 octobre 2009

D'ailleurs, en parlant de légion d'honneur, sans vouloir vous enlever aucun mérite (d'ailleurs vous la méritez certainement plus qu'un joueur de foot ou qu'un acteur de cinéma), quelle est votre opinion sur la légion d'honneur et sur le fait qu'on vous l'attribue ? Même si bien sûr, ça ne se refuse pas, etc.

Écrit par : Joe | 30 octobre 2009

NOUS LES CONNAISSONS. Nous le savons, ils existent depuis très longtemps!"

en vidéo

Ecrit par : Jean | 30 octobre 2009

Attention, Jean ! Roselyne Bachelot vous regarde ;o))

Écrit par : yann | 30 octobre 2009

Goigoux mange sa casquette !

Pour les courageux, à la trente-neuvième minute !

http://wwwedu.ge.ch/sem/production/streaming/goigoux/goigoux_1.html

Écrit par : catmano | 30 octobre 2009

Ha la bonne odeur de craie et les guêpes écrasées ... fils petit-fils et arrière neveu de hussards j'ai aussi mes petites madeleines proustiennes en bouche mais hélas il faut bien composer avec la réalité.
Si la nécessaire correction de trajectoire du vent pédagogique entamée par les auteurs de ce blog est utile et nécessaire , il faut bien composer avec la réalité. Le projet d'école se voulait un projet d'établissement mais on a simplement oublié la création de l'établissement et de donner au pilote des outils et une formation. Et fonctionnaire je fonctionne donc il me faut bien l'animer jusqu'à que quelqu'un me dise c'est fini !
Facile l'ironie qui consiste à railler ceux qui essayent de faire ce qui leur est demandé. Les Che guevara d'opérette hantent les salles des maîtres bien à l'abri du statut de fonctionnaire.
Rêvons un peu, bazardons tous ces sigles et injonctions qui n'ont d'autres buts que de légitimer une école virtuelle au détriment de notre mission d'instituteur professeur d'enseignement collés au réel. qui en a le courage politique ?
Et qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse; il n'y a pas de bonnes méthodes il n'y a que de bonnes pratiques. Privilégions ce qui fonctionne et arrêtons les querelles de chapelle. Mais je rêve bien sûr.

Écrit par : grégoire | 30 octobre 2009

Rêvons un peu, bazardons tous ces sigles et injonctions qui n'ont d'autres buts que de légitimer une école virtuelle au détriment de notre mission d'instituteur professeur d'enseignement collés au réel. qui en a le courage politique ?

Ecrit par : grégoire

J'ai eu un proviseur (en lycée, évidemment, mais la chose est transposable) qui a commis quelques réunions, dans la pagaille la plus complète, et qui a laissé traîner les choses.
À défaut de dire NON, il a au moins empêché que l'existence de ce "projet d'établissement" nous pourrisse la vie, et ce pendant les cinq années de sa présence.

Catmano -> bon appétit au monsieur. Cet aliment pourrait être recommandé à bien d'autres, peut-être même à répétition, jusqu'à ce que le mal soit extirpé. Qui donc évoquait précédemment la santé obtenue par un choix judicieux de la nourriture ;o) ?

Mais on n'est pas obligé de se coltiner les trente-huit premières minutes pour arriver aux cinq minutes de lucidité enfin retrouvée. C'est là toute la magie d'Internet par rapport à la télévision.

Écrit par : Moot | 30 octobre 2009

C'était de la modestie, la non-annonce de la cérémonie ?
Ecrit par : Spectateur | 30 octobre 2009

JPB s'est fait lourdement chambrer quand les bloggeurs l'ont appris. Je n'ai plus la notion du temps qui passe car il n'a plus d'effet sur moi, tout est déjà fait, mais il me semble que c'était en été, me trompje ? Beaucoup de discrétion déjà. Lui seul peut répondre à la question concernant la modestie...

Écrit par : nicolas | 30 octobre 2009

La droite ne dit pas où elle veut aller, on doit inférer sa direction à partir d'indices sournois. Marc G.

Ah, vous trouvez ? Les textes de l'OCDE ne sont pas assez clairs ? Cf. Les références données par Jean sur le fil précédent.

Écrit par : nicolas | 30 octobre 2009

Comme dit Nicolas : d'aucuns en avaient déjà mis une couche cet été, les autres ne peuvent pas se plaindre de ne pas être au courant. Je n'ai rien dissimulé, que je sache — simplement, je n'avais pas de raison de le proclamer à son de trompe.
Quant à ceux qui étaient invités et ne sont pas venus, ils ont sans doute eu raison : une heure entière à ma gloire, c'était beaucoup pour eux — c'était déjà beaucoup pour moi.
JPB

Écrit par : brighelli | 30 octobre 2009

la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite sera donc presque atteinte. Les échos

Et comme je suis irremplaçable, il est tout à fait normal que je ne sois pas remplacée. Comme c'est ce que chacun devrait se dire, je me demande pourquoi l'EN s'obstine à octroyer des postes en aussi grande proportion.

Écrit par : nicolas | 30 octobre 2009

une heure entière à ma gloire, c'était beaucoup pour eux — c'était déjà beaucoup pour moi. JPB

Non que je veuille de quelque manière ternir votre gloire, cher JP, mais si je me réfère au speech de XD, il ne doit pas lui être difficile de brosser dans le sens du poil puis à contre poil; ce qu'il dit de vous, il l'a sans doute dit de pédagogo bien en chaire. Peu de modif à apporter au discours. Quel beau ministre de compromis, ce Monsieur D. !

Écrit par : nicolas | 30 octobre 2009

EH bien, prenez des cours pour le jour où vous serez ministre, ma chère…
JPB

Écrit par : brighelli | 30 octobre 2009

Je connais la propagande de l'OCDE, mais le gouvernement a d-il dit qu'il en faisait son livre de chevet ?

Il est d'ailleurs toujours intéressant de lire ce qui se passe en Angleterre, dans le secondaire comme dans le supérieur. Dans le secondaire, les évaluations et les tables de comparaison sont une religion. Ouvrez les pages du guardian (journal de "gauche") ou des autres, vous aurez "school leagues" parmi les rubriques usuelles (politics, sports, .....).

Écrit par : Marc G. | 30 octobre 2009

EH bien, prenez des cours pour le jour où vous serez ministre, ma chère…JPB
Je crains que vous ne me lisiez point, JP, je me répète donc : je n'ai plus la notion du temps qui passe car il n'a plus d'effet sur moi, tout est déjà fait.
Je crains donc non pour l'insuffisance de mes compétences mais pour celle du casting... et je le regrette, car je ferais un bon ministre de l'EN mais je ne vous dirai pas pourquoi. :-)

Écrit par : nicolas | 30 octobre 2009

" Je suis à peu près sûr que la directrice de mon école primaire l'était à plein temps" (JPB)

Moi aussi, maintenant que j'y pense. C'était dans les années cinquante, et effectivement la direcrice -que nous craignions comme le feu- était dans son bureau en permanence. A la fin du mois, elle venait solennellement dans chaque classe, pour annoncer le classement des élèves.
Désolée pour la répétition "classe"/"classement", je ne sais par quoi la remplacer.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 30 octobre 2009
Quant à moi, je suis absolument certaine du contraire. Ecole qui venait juste d'ouvrir, à dix classes. j'étais au CE2 avec Mademoiselle Calzaroni qui remplissait les fonctions de directrice, rude tâche dans une école toute neuve. c'était en 1966/67. Notre maîtresse n'avait pas la moindre décharge et nous laissait sous la surveillance d'une "grande" de classe de fin d'études très souvent et parfois pour plus d'une heure, avec des devoirs à faire.
C'est fou ce que les gosses étaient sages, à l'époque ! Nous nous agitions bien un peu mais rien de commun avec la foire que ce serait maintenant.

Écrit par : dobolino | 30 octobre 2009

JPB s'est fait lourdement chambrer quand les bloggeurs l'ont appris. Je n'ai plus la notion du temps qui passe car il n'a plus d'effet sur moi, tout est déjà fait, mais il me semble que c'était en été, me trompje ? Beaucoup de discrétion déjà. Lui seul peut répondre à la question concernant la modestie...

Ecrit par : nicolas | 30 octobre 2009
C'est bizarre, ça ! Il me semble qu'à cette époque, il n'y avait pas de Nicolas sur ce blog. Je peux me tromper ou Nicolas est-il un nouveau pseudo d'un ancien intervenant ?

Écrit par : dobolino | 30 octobre 2009

Il semble qu'il y ait un long article dans le Nouvel Obs sur le "sauvetage" de la filière littéraire, version Sarko. Quelqu'un l'a-t-il lu, lanturlu ?
Dans la même série, l'Association des Professeurs de Lettres (APL) s'est fendue d'un communiqué fort bien rédigé, dans le style vachard, sur la filière littéraire sarko look :
http://www.aplettres.org/
JPB

Écrit par : brighelli | 30 octobre 2009

« Ha la bonne odeur de craie et les guêpes écrasées ... »
grégoire | 30 octobre 2009

La vieille classe de mon père,
Pleine de guêpes écrasées,
Sentait l'encre, le bois, la craie...

Écrit par : Tailleboudin | 30 octobre 2009

C'est bizarre, ça ! Il me semble qu'à cette époque, il n'y avait pas de Nicolas sur ce blog. Je peux me tromper ou Nicolas est-il un nouveau pseudo d'un ancien intervenant ?
Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2009

Enfin j'ai trouvé pire que moi : le temps fait des ravages, la vieillesse est un naufrage ma douleur ô sois sage.
"A cette époque" comme vous dites, c'était cet été. Et une certaine graphie de pingouin devrait me rappeler à votre excellente mémoire... maintenant si vous persistez à penser que je suis un ancien intervenant qui a changé de pseudo, libre à vous, mais vous ne faites que prouver que vous ne lisez pas beaucoup les interventions des uns et des autres.
Dommage.

Écrit par : nicolas | 30 octobre 2009

Pas bien terrible finalement ce Darcos...

http://langelot.blog.lemonde.fr/page/32/

Écrit par : Guillaume | 30 octobre 2009

Dans la même série, l'Association des Professeurs de Lettres (APL) s'est fendue d'un communiqué fort bien rédigé, dans le style vachard, sur la filière littéraire sarko look :
http://www.aplettres.org/
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 octobre 2009

Il y a aussi une filière littéraire hallal, me dit-on !

Écrit par : iPidiblue multiculturaliste | 30 octobre 2009

Il y a aussi une filière littéraire hallal, me dit-on !

Ecrit par : iPidiblue multiculturaliste | 30 octobre 2009

Pourquoi pas ? Ce qui était inimaginable, il y a bien peu de temps n' est-il pas devenu réalité ?

Pour les "progrès" réalisés en trente ans, voir absolument ces vidéos de Riposte Laïque en conférence :

http://www.ripostelaique.com/Laicite-Republique-islam-identite.html

Écrit par : Amélie | 30 octobre 2009

En 1983, un instituteur au 3e échelon gagnait 6 O88 francs brut par mois, soit 61% de plus que le smic, qui s'élevait à l'époque à 3 773 francs. Fin 2008, un professeur des écoles au même échelon gagne 1 797 euros brut, soit 22% de plus seulement que le smic mensuel brut, qui est de 1 472 €.
Ce qui explique le tarissement des vocations à l'enseignement et la "smicardisation"des classes moyennes en France, où le salaire d'un bac + 4 vaut 22% de plus que celui d'un salarié sans qualification.

Ecrit par : Guillaume | 29 octobre 2009

Je crois qu'en net, la différence est un peu plus importante car les taux de charge ne sont pas les mêmes. Mais cette différence reste ridicule, j'en conviens.

Écrit par : japhet | 30 octobre 2009

maintenant si vous persistez à penser que je suis un ancien intervenant qui a changé de pseudo, libre à vous, mais vous ne faites que prouver que vous ne lisez pas beaucoup les interventions des uns et des autres.
Dommage.

Ecrit par : nicolas | 30 octobre 2009
On ne voit pas le temps passer ...
Je lis plus d'interventions que je n'en produis.

Écrit par : dobolino | 30 octobre 2009

En 1983, un instituteur au 3e échelon gagnait 6 O88 francs brut par mois, soit 61% de plus que le smic, qui s'élevait à l'époque à 3 773 francs. Fin 2008, un professeur des écoles au même échelon gagne 1 797 euros brut, soit 22% de plus seulement que le smic mensuel brut, qui est de 1 472 €.
Ce qui explique le tarissement des vocations à l'enseignement et la "smicardisation"des classes moyennes en France, où le salaire d'un bac + 4 vaut 22% de plus que celui d'un salarié sans qualification.

Ecrit par : Guillaume | 29 octobre 2009

Je crois qu'en net, la différence est un peu plus importante car les taux de charge ne sont pas les mêmes. Mais cette différence reste ridicule, j'en conviens.

Ecrit par : japhet | 30 octobre 2009
Bon ! Mais n'oubliez pas que le smicard travaille 47 semaines par an contre 36 pour l'instituteur. Rajoutez la sécurité de l'emploi, denrée rare en ces temps difficiles.
Après, ce n'est pas une justification, j'en suis d'accord.

Mais, Guillaume, (et non Japhet, bien sûr), si on vous suit chez Coffinier, ce sera quoi, les statuts de l'instit' ? Y-aura-t-il seulement une convention collective ?

Écrit par : dobolino | 30 octobre 2009

Au fait, il en est où notre Guedbralec 27 avec ses instit's en statut "auto-entrepreneur" ?

Écrit par : dobolino | 30 octobre 2009

J'ai numérisé l'article et mouliné l'image avec un logiciel de reconnaissance de de caractères. Je suis désolé de la qualité (mon logiciel ne reconnaît pas les accents, entre autres) mais j'ai la flemme de tout corriger. Voici l'article du Nouvel Obs sur le bac L.



EN FINIR AVEC LA HIERARCHIE DES SERIES Le bac L sauvé des eaux

Nicolas Sarkozy promet d'endiguer le naufrage de la filiere littéraire. Mais ne s'attaque pas a ce qui fait vraiment mal

Ah non, pas L ! Camille, bonne eleve "un peu en tout ", n'a, comrne bien des lyceens, aucune idee de son futur metier. En classe de seconde à Hyeres, elle hesite beaucoup: quelle filiere choisir pour l'an prochain, en premiere? Mais une chose est sure: Camille ne pas litteraire. Car depuis des annees, aux yeux de tous, eleves, families et meme enseignants, le bac L, c'est un peu >. , avertissaient des 2006 deux inspecteurs de l'Education nationale. On y est presque. En 2008, les litteraires ne representent plus que 16% des bacs generaux.

Comment expliquer une telle descente aux enfers depuis 1968, ou la serie caracolait en tete, representant 50% des bacs ? Par l'irresistible developpement d'une culture de plus en plus fondee sur les techniques et les sciences ? Sans doute. Mais ce n'est pas tout. Au fil des annees, des reformes inconsiderees ont sape cette filiere. En 1992, la renovation du bac eco, devenu ES, siphonne ses meilieurs eleves, attires par des matieres plus ancrees dans la realite contemporaine. En 1999, au motif qu'il faut reequilibrer les series, on accroît en S le poids des matieres litteraires. Si bien qu'on trouve les plus brillants humanistes... en scientifique.
Pour aller en L, il faut etre maso, ou ne pas avoir le choix. . . ce qui est generalement le cas.

Car, toujours selon nos deux inspecteurs, c'est aujourd'hui avant tout le niveau des eleves - et non leurs gouts ou talents - qui determine l'orientation: les meilleurs en S, les moyens ES, les plus faibles en L. Du coup, la filiere litteraire cumule tous les maux: les moins bons eleves, les moins bons resultats, les parcours moins reussis dans le superieur et cela y compris dans les disciplines , lettres, langues, prepas litteraires, Sciences-Po (voir encadre), ecoles de traduction, etc. Sans parler de l'insertion professionnelle... Les entreprises boudent les hu manistes. Rien n'y fait. La tres mediatique operation Phenix lancee par le Medef, ou neuf grandes entreprises comme Axa, Coca-Cola Entreprise, Renault ou la Societe generale ont accepte d'ouvrir la porte a des diplomes de fac de lettres, n'a finalement permis que... vingt-deux embauches !

Mais Nicolas Sarkozy promet de changer tout cela. Dans sa reforme du Iycee, annoncee a la mi-octobre, il entend faire de L une filiere >, une filiere d'excellence. Belle intention, mais qui risque fort de rester lettre morte, si l'on ose dire. Que propose-t-il ? Un enseignement renforce en langues, en art, voire des initiations au droit. Tres bien, mais il en faudrait davantage pour endiguer le naufrage ! Peut-on sauver le bac L sans modifier les autres series ? Et puisque ces filieres, destinees en principe a preparer les Iyceens a leurs futures etudes, sont devoyees par notre obsession du tri et de la selection, ne faudrait-il pas tout simplement les supprimer ? De nombreux pays n'ont qu'un seul bac general, l'Angleterre, la Finlande, les Etats-Unis, et leurs etudiants s'en portent beaucoup mieux. Leur systeme scolaire aussi. Pourquoi ne pas les imiter ? CAROLINE BRIZARD et VERONIQUE RADIER


Coup de pouce aux littéraires à Sciences Po
Et que ca saute ! Richard Descoings, le directeur de Sciences-Po, auteur d'un recent rapport sur le Iycee qui a largement ;nspire la reforme, commence par balayer devant sa porte. Les bacheliers L, qui devraient etre nombreux dans cette ecole vu la nature des etudes, ne representent que 15% des 9 000 eleves I Pour accompagner la volonte presdentielle de revaloriser la filiere, Scienees~Po modifie done son concours d'entree en premiere annee. On ne touche pas aux epreuves d'histoire-geo, de langue et de culture generale, mais celle sur documents, qui favorisait plutot les bacs ES, est remplacee par une epreuve a option. Elle reequilibre les chances des differentes series, avee notamment une dissertation pour les bacs L. Et comme un 20 en dissert est plus difficile a decrocher, c< il en sera tenu compte >>, explique Cyril Delhay, directeur de la communication.A suivre... C. B.

Écrit par : japhet | 30 octobre 2009

Mais, Guillaume, (et non Japhet, bien sûr), si on vous suit chez Coffinier, ce sera quoi, les statuts de l'instit' ? Y-aura-t-il seulement une convention collective ?

Vous suivez donc Morel dans ses hallucinations coffiniesques...
Pauvre petite chose.

Écrit par : Guillaume | 30 octobre 2009

"si on vous suit chez Coffinier"

Quel rapport entre la baisse de revenus des instits et un supposé lien avec Coffinier (que je n'ai jamais rencontrée) ?
Expliquez.
Pour votre gouverne, j'enseigne dans une école sous contrat.
Cela vous dérange ?

Écrit par : Guillaume | 30 octobre 2009

En 1983, un instituteur au 3e échelon gagnait 6 O88 francs brut par mois, soit 61% de plus que le smic, qui s'élevait à l'époque à 3 773 francs. Fin 2008, un professeur des écoles au même échelon gagne 1 797 euros brut, soit 22% de plus seulement que le smic mensuel brut, qui est de 1 472 €.
Ecrit par : Guillaume | 30 octobre 2009
Bon ! Mais n'oubliez pas que le smicard travaille 47 semaines par an contre 36 pour l'instituteur. Rajoutez la sécurité de l'emploi, denrée rare en ces temps difficiles.
Après, ce n'est pas une justification, j'en suis d'accord.
Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2009

Vous remarquerez que ce que pointe le commentaire de Guillaume, c'est la dépréciation du salaire enseignant (c'est encore plus flagrant pour les professeurs certifiés - ne parlons pas des agrégés) par rapport au smic, depuis une trentaine d'années, pas la comparaison absolue des deux - qui pose d'autres questions. En 1983, les instituteurs avaient d'aussi longues vacances qu'aujourd'hui , non ?

Écrit par : TotoWeininger | 30 octobre 2009

A quand la note pour dissiper les ambiguïtés qui permettent à certains de se croire autorisés à proférer sur ce blog des propos nauséabonds ?
Ecrit par : catmano | 28 octobre 2009
Malika Sorel appréciera sans aucun doute que ses propos soient qualifiés de nauséabonds, ici, par des gens qui se prétendent républicains !Vous le faites exprès, c'est du cinéma, ou vous êtes réellement nunuche et sans jugement ?Ecrit par : Tout va bien | 28 octobre 2009

Cela ne va pas bien du tout chez vous. Et que vient faire le républicanisme dans cette galère? Seuls les défenseurs de l'école des savoirs seraient des républicains pure laine, et pas ceux de l'école des loisirs? ça va vraiment pas, non?
Que l'action de ces derniers ait un effet tragique sur la survie de la démocratie est une évidence; mais les pédagos sont aussi attachés à la république, même si ces fieffés crétins font tout pour brûler ce qu'ils adorent, en se cachant la tête dans le sable pour ne pas admettre que leur idéologie est l'ennemie de la liberté, qu'elle pervertit les valeurs démocratiques et en premier lieu l'égalité. C'est pourtant bien leur faute car ils s'obstinent à vouloir en faire une fin, malgré les échecs, quand elle ne doit jamais être qu'un moyen. D'où la cata assurée.


Sur le plan pédagogique, la plupart des intervenants font des remarques pertinentes, frappées au coin du bon sens et celles de catmano sont particulièrement judicieuses, "informées" et solidement argumentées. Elle met son expérience au service de tous et nous est précieuse.


Dès qu'il s'agit de débattre d'opinions et de choix politiques, c'est différent, la raison et le bon sens laissent place aux aux idées préconçues, aux slogans, à l'adhésion aveugle à quelques mantras et schémas explicatifs que l'on psalmodie sans vouloir les confronter à la réalité qui les met au tapis.


L'enseignement soumis à la secte égalitariste connaîtra le même destin que l'idéologie collectiviste qui en a dicté les principes. Aucun programme commun de la gauche ( étirée jusqu'à Bayrou (sic!) n'empêchera notre système éducatif, puisqu'ìl aura failli à sa mission: former à la raison critique, d'être anéanti par un tsunami encore plus liberticide et barbare que le pédagogisme: l'islamisme,

La fin est donc clairement annoncée, l'échec inévitable, et s'il est devenu difficile pour des militants de se reconnaître dans cette gauche qui se ballotte, en ayant cassé et son mât et son gouvernail, sur une mer déchaînée, les enseignants n'en continuent pas moins d' adhérer par fidélité. La haine de la droite est mauvaise conseillère qui les jette dans les bras de cette caricature du politicard qu'est Bayrou.

Á gauche, ni leader charismatique à l'horizon (qui de toutes façons est bouché par les dinosaures) ni programme . Programme commun, dites-vous? vous rêvez en couleurs! Autant chercher une aiguille dans une botte de foin, dans cette gauche qui, en trahissant l'école républicaine, a répudié les valeurs qui ont constitué la République. Contrairement à ce qu'elle a prétendu, elle n' en avait pas le monopole, et si seule la droite a su les préserver, et les conserve dans son escarcelle aujourd'hui, tant pis, la gauche n'avait qu'à mieux les défendre puisqu'elle s'en était proclamée le propriétaire exclusif. Or elle a tout fait pour les dénigrer, les ringardiser, les pétainiser. Beau résultat! Vous chantiez, j'en suis fort aise. Eh bien, dansez maintenant, et tant pis si vous n'aimez pas cette musique.

La France s'est donnée à de mauvais maîtres à penser qui l'ont détournée de ses valeurs constitutives et les dernières vagues d'immigration, venus de contrées aux valeurs fortes, n'eurent que la ressource de se réfugier dans un mouvement qui les leur en offrait aussi perverties et liberticides qu'elles puissent être.

C'est à la gauche que l'on doit cette situation délétère devenue incontrôlable, et il est logique que des électeurs doués de sens critique soient désemparés, qu'ils ne se reconnaissent pas dans l'ineptie égalitaro-relativiste du "tout se vaut qui fait le lit du n'importe quoi" mais ils ne peuvent se résoudre à cesser de voter à gauche, croyant ainsi conserver quelque sens de l'honneur. Dans l'armée, quand le commandement a visiblement perdu les pédales, il est digne de refuser d'obéir, mais pas chez les militants socialistes?

Tout cela m'évoque le bon cardinal de Retz, abondamment cité ici qui disait qu'il faut parfois savoir changer de parti pour conserver ses convictions.

Au lieu de cela et par rejet atavique de tout ce qui est à la droite du centre gauche, voilà que l'on se rue vers celui qui n'a aucune conviction et s'allierait avec le diable (il a même courtisé Ségolaine) pour assouvir son ambition, mais ses nouveaux partisans sont tellement désespérés qu'ils croient au miracle avec l'énergie du désespoir. D'ailleurs, Lourdes, le nouveau héraut des valeurs de gauche, il est bien du coin et il fait aussi syllabe commune avec ....Soubirous.

Cela doit être particulièrement frustrant d'assister impuissant au spectacle de cette pétaudière. Le vide sidéral des "têtes pensantes" de gauche a de quoi déboussoler des militants, réduits à avoir les yeux de Chimène pour le Poulidor de la politique, au point d'être amnésiques. Faut être désespéré pour envisager une seconde de soutenir un des ministres les plus veules dans un ministère qui a pourtant vu défiler un paquet de lopettes.

Grillé à droite, notre "knight in shining armour" tapine à gauche, pâle réincarnation tragi-comique du preux chevalier sans peur et sans reproches, avec lequel il n'a hélas en commun qu'une minuscule syllabe: Bay... Ce vieux cheval de retour aurait déjà dû regagner ses écuries et être mis au pré depuis longtemps.

Qu'est-ce que le pédagogisme, sinon une nouvelle forme d'obscurantisme?
Notre époque n'a rien à envier, côté crédulité et préjugés, à celle d'avant 1789.

La reconstitution des archives de la Stasi donne lieu à un formidable inventaire des pythons et anacondas que les gogos ont avalés goulûment pendant l'ère soviétique;


La nouvelle note ne passionne pas les foules et sans doute nous renvoie-t-elle à la piteuse performance du Programme commun qui conduisit la France à la faillite, en moins de 2 ans, catastrophe d'une telle ampleur qu'il fallut faire dans l'urgence marche arrière toute. Je vous renvoie aux rares manuels d'histoire qui relatent sans équivoque l'aveuglement sectaire de ce Programme commun, qui appliqua à la France de 1981 les politiques économiques et sociales qui avaient notoirement échoué partout ailleurs, 5,10 ou 15 ans ans plus tôt. Toujours en retard d'une guerre, les Français, voire de plusieurs.
Ce programme commun sur l'école connaîtra le destin son prédécesseur, il sort du même tonneau.

Lorsque Jean-Paul affirme (projecteur braqué sur Darcos, peut-être?)
"Les plus ambitieux des politiques ont enfin compris que la prochaine élection présidentielle ne se gagnerait pas seulement sur l’art de l’anaphore — une constante des discours de Guaino / Sarkozy — mais sur les idées." je me permets d'être dubitative sur les chances de succès de cette éventualité, dans l'état de stérilité persistant de la réflexion d'une gauche, trop occupée à chercher des poux dans la tonsure de la droite et qui s'épuise vainement dans ses tentatives de rassemblement.

Dans ces conditions, pour les prochaines élections, la droite n'aurait pas trop de mouron à se faire, si la France ne restait attachée à la posture de Buridan, et avec une fidélité morbide qui défie l'entendement. La vacuité du programme politique de la gauche n'entre pas en ligne de compte puisque ses militants ne votent pas pour, mais contre, quelque chose ou quelqu'un. Bref, l'élection ne se jouera pas "sur des bonnes idées", puisqu'elles sont comme l'Arlésienne, on en parle mais on ne les voit jamais. Les mauvaises en revanche sont à l' évidence comme les herbes du même nom : « « Vincent Peillon fut l’un des trois porte-parole de Ségolène Royal en 2007, et que la Madone du Poitou plaidait déjà pour 35 heures de présence des profs ? Les mauvaises idées ont la vie dure, c’est même à ça qu’on les reconnaît… » »

Je ne partage évidemment pas non plus la remarque suivante, qui brandit le spectre de l'autonomie, comme l’anti-chambre d'une dérive mystique, analogue à celle "d’un système à l’américaine où l’on n’enseigne pas Darwin parce que ça choque les fondamentalistes du coin".

Cette remarque cherche à frapper les esprits en montant en épingle des faits qui atteignent des sommets d'indigence, certes, mais en oubliant de mentionner qu'ils sont marginaux, dans un pays où l'on vote avec ses pieds et où l'impact de ce crime contre le sens commun est négligeable. Diaboliser ainsi l'autonomie avec cet argument-là ecraser une mouche au marteau pilon mais l'outil de propagande est efficace devant un public crédule car ignorant.

Comme nous l'a dit Condorcet, on ne vient à bout des superstitions, des préjugés et des dérives sectaires que par l'Instruction, par un enseignement spécifiquement défini dans ce but, par des méthodes qui élémentarisent les savoirs savants, dans un souci constant de neutralité, de laïcité. C'est le contraire du sectarisme ou d'une soumission à quelque cléricature. En un mot, l'enseignant doit être apolitique.

Or, le PS et le PCF ont fait le contraire et politisé à mort l'école, leur coup de maître étant l' OPA sur le lycée, transformé en pépinière (ou vivier) de futurs cadres, du PS surtout d'ailleurs car l'autre est dans les choux. Cette institution unique au monde et qui nous vaut une commisération générale, constitue le summum de l'absurde, c'est oxymore par excellence: le syndicat lycéen. "Quelles "bonnes" idées, demande JPB, pourraient donc venir de ce terrain-là, qu'occupe Julliard, précisément, dont le parcours est la parfaite illustration de ce qui précède ? " je ne le lui fais pas dire. Afin que les bonnes idées chassent les mauvaises, encore faut-il que l'école ne soit pas une annexe de la rue de Solferino.


Il me semble bien plus tragique de réécrire l’histoire à l'échelle d'une nation, comme le font les manuels scolaires français, par soumission aux diktats de certains maîtres à penser, ou encore de contraindre des générations entières à l'échec scolaire qui devient celui d'une vie entière, par sectarisme, comme le font les pédagogistes et leurs innombrables complices, que d’interdire Darwin dans quelques écoles américaines.
Ces illuminés sont insignifiants aux US, où justement la laïcité (c'est-à-dire la séparation de toutes les Églises et de l'État dans le but de protéger les premières contre le second, et non l'inverse comme en France) se porte comme un charme, et la liberté religieuse aussi.
Quant à l'économie, là non plus, yapafoto, disent les Japonais.

Vous ne me ferez pas croire que quelques barges, paumés dans des culs de basse fosse du Sud de l'Amérique peuvent servir d'épouvantail au pays qui a inventé la laïcité de combat. Nos barbus sont autrement menaants pour la démocratie et ils ont les pédagogistes comme alliés objectifs.
Á force de conchier tout ce qui fait le ciment d'une nation, on a le résultat qu'on mérite et
....suffit pour ce soir, avec le décalage horaire le marchand de sable passe sans appel, alors je ne me relis pas.
Merci de m'en excuser; je tombe de sommeil
et c'est demain que je vous parlerai du dernier bouquin d ED Hirsch sur la menace que l'ignorance de nos enfants fait peser sur nos démocraties. Pur une fois que je rejoins Morphée en phase avec vous tous.

Salut à mon beau Penda qu'a encore une maudite de belle soirée en avant d'lui, à c'theure.

Écrit par : Cadichon, héxagonale pour quelques jours | 31 octobre 2009

Grand merci à Japhet !

Cadichon, une grande partie de votre analyse est pertinente, of course. Cela dit, quid de 2012 ?
Quant à l'autonomie des établissements, vous n'êtes pour que parce que vous ne connaissez pas le milieu enseignant en détail. Donner plus de poids aux chefs d'établissement, ou aux conseils d'établissement, c'est, n'en doutez pas, favoriser ce qu'il y aura de pire — par simple glissement de terrain, si je puis ainsi m'exprimer. Il faut (en France au moins) une instance nationale pour recruter comme pour dessiner les programmes — ce que je déplore le plus en ce moment, c'est l'absence d'Etat dans l'Education, par le surplus. Il vaut mieux, à tut prendre, confier le sort de l'Ecole à une dizaine de têtes à peu près pensantes (et c'est déjà fort difficile à trouver) qu'à une infinité de têtes creuses. Alors, ce n'est peut-être pas très démocratique, ce que je dis, mais c'est tout à fait républicain — il faut être singulièrement borné pour penser que le république de Condorcet avait pour but de donner la parole, à égalité, à des gens mal formés, ou mal intentionnés.
JPB

Écrit par : brighelli | 31 octobre 2009

Trouvé sur wwwunisfaceauvaccin.org:

Vaccins contre la grippe A : la fausse transparence du ministère (Le Point)

Samedi, 31 Octobre 2009 08:23

Dans son édition d'hier, le journal Le Point publie un document très intéressant : les contrats du ministère, via l'EPRUS (Etablissement de Préparation et de Réponse aux Urgences Sanitaires), avec les fabricants des vaccins A(H1N1).

Un contrat manque, celui avec Baxter, concernant la commande de 50 000 doses de vaccins Celvapan sans adjuvants. Une clause de confidentialité a été signée avec le laboratoire que le ministère ne veut pas enfreindre. Les citoyens aprécieront : la loyauté envers des compagnies privées, certes puissantes, passe avant celle envers les administrés !

Autre point troublant : la « liste rouge » des éléments devant rester confidentiels dans le contrat avec GSK, liste qui comprend non seulement les informations sur le montant du contrat, mais également celles concernant la composition du vaccin, ses modes de production ainsi que les données de pharmacovigilance.

Voici la liste des commandes effectuées auprès de chaque laboratoire :

Baxter : 50 000 doses (vaccin sans adjuvant)
Novartis : 16 millions de doses
GSK : 50 millions de doses
Sanofi : 28 millions de doses

Lire l'article du Point :
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-10-30/info-lepoint-fr-vaccins-contre-la-grippe-a-la-fausse-transparence-du-ministere/920/0/390648

Les contrats signés avec les laboratoires :
http://www.lepoint2.com/sons/pdf/vaccin-H1N1%20medias.pdf

Écrit par : Jean | 31 octobre 2009

Toujours sur www.unisfaceauvaccin.org:

Nouvelle circulaire des ministères de l'intérieur et de la santé

Vendredi, 30 Octobre 2009 22:18


Les centres de vaccination vont ouvrir leurs portes au public le 12 novembre.
Cette nouvelle circulaire, signée par Brice Hortefeux et Roselyne Bachelot-Narquin, a été adressée aux préfets le 28 octobre. Elle vient compléter la circulaire du 21 août dernier, laquelle avait beaucoup fait parler d'elle. Les Français découvraient en effet à quelle sauce ils allaient être vaccinés : centres de vaccinations à la chaîne, équipes mobiles dans les établissements scolaires, maisons de retraites et centres de rétention, et intervention des «associations de sécurité civile ».

Les mesures prises s'inscrivent dans le cadre d'urgence sanitaire, qui permet au ministre chargé de la santé de prendre « toute mesure proportionnée aux risques courus et appropriée aux circonstances de temps et de lieu afin de prévenir et de limiter les conséquences des menaces possibles sur la santé de la population » (art. L3131-1 du CSP). C'est donc bien la situation sanitaire d'urgence qui est annoncée ici :

"Cette décision sera formalisée par un arrêté de la ministre de la santé et des sports pris en application de l'article L3131-1 du code de la santé publique, qui habilitera les représentants de l'Etat territorialement compétents à prendre toutes les mesures d’application correspondantes."
Ces mesures font alors simplement l'objet d'un examen périodique par le Haut Conseil de Santé Publique.

On apprend par ailleurs que les centres de vaccination vont ouvrir leurs portes au public le 12 novembre.

"Cette organisation vise à permettre de vacciner le plus grand nombre de personnes sur une période limitée"
L'hypothèse retenue est toujours celle de la double injection à 3 semaines d'intervalle. En cela, la ministre ne fait que suivre les recommandations européennes. Cela peut cependant être modifié car, précise la circulaire, les « laboratoires GSK et Novartis viennent de déposer, auprès des instances européennes, une demande pour réduire à un le nombre d'injections. »

Parmi les nouveautés dans l'organisation des centres de vaccination, on peut noter la création d'un poste de chef de centre, qui sera en place pendant toute la durée de la campagne. A noter aussi que l'entretien avec le médecin devient systématique. On peut se demander si cette consultation ne sera pas bâclée, étant donné le rythme imposé de 700 personnes par jour (2 fois 4 heures), soit une personne toutes les 41 secondes ! La circulaire précise que le médecin devra gérer deux files d’attente.

Trois objectifs principaux de la campagne sont soulignés par la nouvelle circulaire :

1. la protection du plus grand nombre dans les meilleurs délais, la vaccination étant une action de prévention, d'autant plus efficace qu'elle sera conduite avant l'arrivée du pic épidémique ;
Justement, en supposant bien sûr que le vaccin soit efficace, ce qui est loin d'être prouvé, les vaccinations viendront trop tard, au compte-gouttes des approvisionnements. C'est la conclusion même de l'étude d'épidémiologie de l'INSERM, dirigée par Fabrice Carrat (Université Pierre-et-Marie-Curie à Paris), présentée dans le numéro de septembre de Science & Vie.

Il s'agit du « modèle épidémiologique le plus précis jamais mis au point sur l'impact d'une pandémie grippale en France. Elaboré en 2006, il devient aujourd'hui très utile pour aider les autorités sanitaires à décider des meilleures stratégies à adopter contre le virus A(H1N1). »

On peut se demander si cette aide a vraiment été prise en compte, car les conclusions de l'étude sont « sans appel », car administré « au-delà de 28 jours après le début de l’épidémie, le résultat final serait pratiquement le même que s'il n'y avait pas eu de vaccin », et cela à la condition que l'on prenne l'hypothèse très optimiste où « le vaccin est injecté à 70% de la population, et où il suffit d'une seule dose pour voir le risque de contamination diminuer de 80% au bout de deux semaines. » Selon cette même étude, pour être efficace, la vaccination doit se faire avant le 14ème jour suivant le début de l'épidémie.

Il est évident que les conditions ne sont pas remplies. D’une part, les injections, hors groupes prioritaires, ne débuteront donc que le 12 novembre, alors qu’un premier pic épidémique a été enregistré en septembre ; d’autre part la couverture vaccinale, aux dernières nouvelles, ne devrait pas dépasser les 17%, sur toute la période ! Les campagnes de vaccination sont donc sans objet. Voilà ce que dit l'étude épidémiologique « la plus précise jamais mise au point » en France, et sur laquelle le gouvernement est censé se baser. Preuve de plus, s'il en est, que les décisions du gouvernement en la matière ne sont pas motivées par un quelconque souci de santé publique...

Deuxième objectif principal :

2. la sécurité de la vaccination qui recouvre des questions de sécurité des produits (chaîne du froid, respect des conditions d'emploi, traçabilité) et des pratiques (prescription médicale, administration des vaccins, articulation entre le centre de vaccination et le SAMU-centre 15) ;
On semble ici craindre, à juste titre, que des personnes soient victimes d'effets secondaires graves immédiatement après l'injection (les chocs anaphylactiques mentionnés dans la première circulaire).

3. la participation de la population, qui suppose son adhésion et une bonne accessibilité de la vaccination.
En effet, les préfets sont invités, comme l'indique plus bas la circulaire, à accompagner leur action « d'une communication visant à relayer auprès de la population les messages d'incitation à la vaccination (...) Pour ce faire, vous utiliserez I'ensemble des canaux d'information de la population disponibles au plan local, en collaboration avec les collectivités territoriales, les ordres professionnels et les milieu professionnels et associatifs. »

Nous ne sommes donc pas prêts de voir le bout de la propagande d'Etat.

JF.

Sources :

Circulaire du 21 août, "Planification logistique d'une campagne de vaccination contre le nouveau virus A(H1N1)".
http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/IMG/pdf/Circulaire_vaccination_090824.pdf

Circulaire du 28 octobre, "Organisation de la campagne de vaccination contre le nouveau virus A(H1N1) 2009".
http://www.sante-sports.gouv.fr/IMG//pdf/Organisation_de_la_campagne_de_vaccination_contre_le_nouveau_virus_AH1N1_28102009.pdf

InVS, "Point de situation au 27 octobre 2009 (11h)".
http://www.invs.sante.fr/surveillance/grippe_dossier/points_h1n1/grippe_A_h1n1_271009/Bulletin_grippe_27_10_09.pdf#page=2

Reuters, "17% des Français prêts à se faire vacciner contre la grippe A"
http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE59N01N20091024

Écrit par : Jean | 31 octobre 2009

Eh ben quoi ? Les labos se gavent. Rien de très nouveau. Le ministère se tait, et couvre. Rien de très original. Les problèmes liés à la vaccination ne feront l'objet d'aucune enquête, même si la moitié des vaccinés en crève — rien que de logique. Je ne vois pas pourquoi s'affoler.
Pas de quoi en faire une maladie…
JPB

Écrit par : brighelli | 31 octobre 2009

Vous suivez donc Morel dans ses hallucinations coffiniesques...
Pauvre petite chose.

Ecrit par : Guillaume | 30 octobre 2009
Ouais ! Moi j'aime bien Morel. C'est un pote. Avec lui, au moins on se marre. En plus, il m'achète: j'attends avec impatience mes rillettes du Mans.
Morel, il n'est pas "chichi-pompon". En plus, il cause comme moi, avec un accent normal et des mots convenables.
Enfin, il s'inscrit sur le long terme et ça me semble sage.
Morel, c'est quelqu'un de mon monde. Le professorat n'a pas réussi à le phagocyter et il est aussi intolérable dans sa profession que je le suis dans la mienne. Il est également aussi intolérant que moi et c'est une intolérance d'honnête homme face aux faux-semblants.

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Quant à l'autonomie des établissements, vous n'êtes pour que parce que vous ne connaissez pas le milieu enseignant en détail. Donner plus de poids aux chefs d'établissement, ou aux conseils d'établissement, c'est, n'en doutez pas, favoriser ce qu'il y aura de pire — par simple glissement de terrain, si je puis ainsi m'exprimer.
brighelli | 31 octobre 2009
Tout a fait d'accord avec ce que vous dites. Je me souviens avoir hurlé quand j'ai lu votre fil sur l'autonomie, justement à cause de cela...et de m'être bien crêpé le chignon avec Manu (paix à son chignon) à ce propos. Heureuse de voir que je ne suis pas la seule à m'inquiéter des dérives possibles (et fortement plausibles) d'un tel système.

Écrit par : AQP | 31 octobre 2009

Pas de quoi en faire une maladie…
JPB

Ecrit par : brighelli | 31 octobre 2009

Absolument.
Mais n'est-il pas préférable quand même de savoir à quoi on doit s'attendre de façon imminente (par exemple la déclaration de l'état d'urgence en France alors qu'il n'y a pas le début du commencement d'une épidémie de grippe du cochon), à la fois pour alerter ceux que nous aimons et pour en appeler aux citoyens d'un pays censé être encore une République? Que le député PS Gérard BAPT, cardiologue,
rapporteur du budget de la Santé, n'ait pas eu accès aux contrats d'achat des vaccins ne donne-t-il pas à réfléchir?

Écrit par : Jean | 31 octobre 2009

En 1983, un instituteur au 3e échelon gagnait 6 O88 francs brut par mois, soit 61% de plus que le smic, qui s'élevait à l'époque à 3 773 francs. Fin 2008, un professeur des écoles au même échelon gagne 1 797 euros brut, soit 22% de plus seulement que le smic mensuel brut, qui est de 1 472 €.
Ecrit par : Guillaume | 30 octobre 2009

Ce que vous pointez, c'est tout simplement la preuve de l'injustice du SMIC, dénoncée par de nombreux économistes. En effet, cet écart est tout aussi valable pour d'autres professions et de nombreux BAC+5 ne sont pas payés autant qu'un instituteur en sortant d'école/fac.
Le problème du SMIC, c'est qu'il devrait être un garde fou contre l'esclavagisme mais pas un garant d'un niveau de vie. Si vous prenez les Etats-Unis, ou le SMIC correspond à peanuts (environ 400€/mois de mémoire), personne n'est payé au SMIC. En allemagne, il n'y a même pas de SMIC. En France, vous avez 50% de la population active au SMIC ou pas loin.
Economiquement, cela signifie que certains jobs qui n'auraient pas dû être payés au SMIC (mais moins), sont payés au SMIC. Par conséquent, cet écart est répercuté sur les autres salaires (et c'est le début du nivellement vers le bas des salaires). Ensuite, quand l'Etat augmente généreusement le SMIC (voire qu'il donne un coup de pouce), ce que personne ne dit, c'est que cela lèse tout ceux qui ne sont pas au SMIC. En effet, l'enveloppe prévue pour la hausse de masse salariale est en partie bouffée par la hausse du SMIC obligatoire et le reste à partager pour les autres est plus faible. D'où des hausses moindres. D'où des personnes proches du SMIC qui retombent sur le niveau du SMIC....

Si vous rajoutez les allègements de charges sur les populations proches du SMIC, ça encourage pas à payer les gens plus chers. Au final, l'écart de salaire entre la plupart des personnes s'est réduit sauf pour les quelques grands patrons qui s'en mettent plein les fouilles et sont les mieux payés d'Europe. Mais dans l'ensemble, quand un jeune cadre sorti d'une grande école gagnait 3 fois le SMIC à la sortie d'école, il est à 2 fois maintenant. Pas étonnant que les professeurs et instituteurs subissent le même effet.

Bref, encore une preuve que les idées altruistes et généreuses ont un effet parfois dévastateur en économie.

Écrit par : Joe | 31 octobre 2009

Il est également aussi intolérant que moi et c'est une intolérance d'honnête homme face aux faux-semblants.

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Ah oui ?

Et face à ces tartufferies aussi ?

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-10-28/lutte-contre-le-voile-integral-boubakeur-c-est-trop-tard/920/0/389785

Écrit par : Touche pas à mon pote | 31 octobre 2009

Que le député PS Gérard BAPT, cardiologue,
rapporteur du budget de la Santé, n'ait pas eu accès aux contrats d'achat des vaccins ne donne-t-il pas à réfléchir?

Ecrit par : Jean | 31 octobre 2009

PARIS — Le député PS Gérard Bapt n'a rien remarqué d'anormal dans les contrats sur les commandes de vaccins anti-grippe H1N1, qu'il a consultés vendredi, mais il pointe de "gros problèmes de communication" du gouvernement qui expliquent la suspicion de la population.

"J'ai été reçu ce matin à l'Eprus (l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires). J'ai pu y consulter les contrats et j'ai eu toutes les réponses à toutes mes questions. Ces réponses m'ont semblé satisfaisantes", a-t-il déclaré dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

"La façon dont l'Eprus a répondu à la commande de l'Etat me paraît régulière. L'appel d'offres paraît régulier. En fait, les quatre laboratoires choisis sont les quatre seuls à avoir répondu", a indiqué le député de Haute-Garonne, membre de la Commission des comptes de la Sécurité sociale.

M. Bapt a eu "quelques surprises" toutefois, notamment sur le coût des 94 millions de vaccins. "Jusqu'à maintenant, le coût des vaccins stricto sensu c'était 804 millions d'euros. J'ai découvert que l'Eprus n'aura à payer que 712 millions d'euros en raison du passage à un taux de TVA de 5,5%" depuis l'autorisation de mise sur le marché.

"Je ne comprends pas que la ministre, qui est accusée par certains d'avoir trop commandé, ne communique pas là-dessus. Il y a de gros problèmes de communication du gouvernement que je ne m'explique pas", a-t-il ajouté.

Pour lui, le gouvernement "s'y prend très très mal". "Des fois, on sur-communique, des fois on sous-communique".

Souce AFP

Écrit par : revue de presse | 31 octobre 2009

"Le député PS Gérard Bapt n'a rien remarqué d'anormal dans les contrats sur les commandes de vaccins anti-grippe H1N1, qu'il a consultés vendredi..."

Mais bien sûr il a été acheté ;-(

Écrit par : revue de presse | 31 octobre 2009

"En plus, il cause comme moi, avec un accent normal et des mots convenables.

Morel, c'est quelqu'un de mon monde.

Il est également aussi intolérant que moi et c'est une intolérance d'honnête homme face aux faux-semblants."

Essayez de faire bref, il est de gauche comme vous, on l'avait vite compris...

Écrit par : Guillaume | 31 octobre 2009

"Le député PS Gérard Bapt n'a rien remarqué d'anormal dans les contrats sur les commandes de vaccins anti-grippe H1N1, qu'il a consultés vendredi..."

Mais bien sûr il a été acheté ;-(

Ecrit par : revue de presse | 31 octobre 2009

Ouais, autre son de cloche, tout à fait étrange!
Décidément, à qui se fier?
Cela me rappelle un de mes anciens collègues PEGC de mon petit collège, qui avait fait carrière comme attaché culturel en différents endroits ensoleillés de la planète et qui nous racontait que, lors de leurs voyages "d'étude", les parlementaires de gauche et de droite faisaient ripaille ensemble dans les meilleurs restaurants et... "baisaient les mêmes filles"...

Écrit par : Jean | 31 octobre 2009

"En un mot, l'enseignant doit être apolitique.

Or, le PS et le PCF ont fait le contraire et politisé à mort l'école, leur coup de maître étant l' OPA sur le lycée, transformé en pépinière (ou vivier) de futurs cadres, du PS surtout d'ailleurs car l'autre est dans les choux.

Aucun programme commun de la gauche ( étirée jusqu'à Bayrou (sic!) n'empêchera notre système éducatif, puisqu'ìl aura failli à sa mission: former à la raison critique, d'être anéanti par un tsunami encore plus liberticide et barbare que le pédagogisme: l'islamisme,


Nos barbus sont autrement menaants pour la démocratie et ils ont les pédagogistes comme alliés objectifs.
Á force de conchier tout ce qui fait le ciment d'une nation, on a le résultat qu'on mérite"

Ecrit par : Cadichon, héxagonale pour quelques jours | 31 octobre 2009

Ici, personne ne veut le voir, ni l'entendre, sauf quelques uns que l'on traite de "fachos" et de "racistes" et dont on demande qu'ils soient censurés, interdits de parole.

Écrit par : Touche pas à mon pote | 31 octobre 2009

Morel, c'est quelqu'un de mon monde.

Il est également aussi intolérant que moi et c'est une intolérance d'honnête homme face aux faux-semblants."

Essayez de faire bref, il est de gauche comme vous, on l'avait vite compris...

Ecrit par : Guillaume | 31 octobre 2009

On a aussi compris qu'ils sont potes avec les barbus car qui ne dit mot, consent.

Écrit par : Touche pas à mon pote | 31 octobre 2009

Il est également aussi intolérant que moi et c'est une intolérance d'honnête homme face aux faux-semblants.

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Ah oui ?

Et face à ces tartufferies aussi ?

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-10-28/lutte-contre-le-voile-integral-boubakeur-c-est-trop-tard/920/0/389785

Ecrit par : Touche pas à mon pote | 31 octobre 2009
Ah ! Ça ? Encore votre voile ? Pfff! Je ne m'avancerai pas pour Morel mais pour moi, c'est vraiment le petit bout de la lorgnette. De l'occupationnel à visée électorale, d'un bout à l'autre.
Faire disparaître un symptome ne guérit pas une maladie. Décider de s'enfermer sous une cloche de verre ne l'empêchera pas d'évoluer au dehors.

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Ah ! Ça ? Encore votre voile ? Pfff! Je ne m'avancerai pas pour Morel mais pour moi, c'est vraiment le petit bout de la lorgnette. De l'occupationnel à visée électorale, d'un bout à l'autre.
Faire disparaître un symptome ne guérit pas une maladie. Décider de s'enfermer sous une cloche de verre ne l'empêchera pas d'évoluer au dehors.

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Merci d'apporter de l'eau au moulin et de confirmer que vous êtes indécrottable.

Écrit par : Touche pas à mon pote | 31 octobre 2009

"1h de cours = 1h de prépa ou de correction ou de suivi, de remédiation, etc... Pourquoi ne pas accepter dorénavant d'être payé pour ces heures ?" écrit-on plus haut.

Il faudrait quand même arrêter d'écrire n'importe quoi. Nous sommes déjà payés pour ces heures, sinon, nous travaillerions 35h devant les élèves. Et un bon cours ne se juge pas à sa préparation. Combien de cours impeccables sur le papier sont à proprement parler imbuvables face à un public, que ce soit en 6e ou en prépa ? Il convient de rester un minimum sérieux dans les revendications. Ce qui nous tue, ce n'est pas la charge de travail, c'est le sentiment que l'inutilité fréquente de ce travail est couverte en haut lieu par des brochettes d'incapables qui n'ont jamais mis les pieds dans une classe et se prévalent de cette tare pour donner conseils et directives.

Écrit par : Georges | 31 octobre 2009

Merci d'apporter de l'eau au moulin et de confirmer que vous êtes indécrottable.

Ecrit par : Touche pas à mon pote | 31 octobre 2009
??????????????
Je vous parle de maladie grave, autrement plus planétaire que la grippe A et dont un des petits symptomes est le port du voile intégral et vous me dites indécrottable ?
Ça ne me dérange pas qu'on interdise le voile intégral dans la sphère publique, je n'y suis même pas défavorable. Je pense juste que c'est un emplâtre sur une jambe de bois.

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Décidément, à qui se fier?
Cela me rappelle un de mes anciens collègues PEGC de mon petit collège, qui avait fait carrière comme attaché culturel en différents endroits ensoleillés de la planète et qui nous racontait que, lors de leurs voyages "d'étude", les parlementaires de gauche et de droite faisaient ripaille ensemble dans les meilleurs restaurants et... "baisaient les mêmes filles"...
Ecrit par : Jean | 31 octobre 2009


Jean, c'était une blague (je ne voudrais pas être attaqué pour diffamation)

Je suis trop jeune pour avoir connu les années 30 et les attaques des Ligues de droite contre la démocratie avec ce slogan du "tous pourris". Mais la suspicion grandissante des citoyens envers leurs dirigeants (parfois justifiée hélas) en ce début du 21e siècle m'y fait penser.

Comme l'a dit JPB ce matin : les labos veulent s'enrichir (ce ne sont pas des organismes humanitaires), l'État ouvre le parapluie (les contrats ont été signés cet été lorsqu'on ne savait pas ce qu'allait donner la grippe) et communique très mal (parce qu'il n'est pas doué ?).
Il a peut-être ses intérêts dans les contrats signés avec les labos mais je crois surtout qu'il a peur d'une grave épidémie et qu'on lui reproche son manque d'action.

En attendant aux Etats-Unis et au Canada où le virus fait un peu plus de morts que la grippe habituelle et plutôt des gens jeunes, parfois en bonne santé, il y a la file d'attente devant les centres de vaccination.

Écrit par : revue de presse | 31 octobre 2009

En attendant aux Etats-Unis et au Canada où le virus fait un peu plus de morts que la grippe habituelle et plutôt des gens jeunes, parfois en bonne santé, il y a la file d'attente devant les centres de vaccination.

Ecrit par : revue de presse | 31 octobre 2009

Je ne suis pas sûr que le Canadien Jean-Jacques Crèvecoeur (il a son site) partage votre confiance dans la propagande officielle...

Écrit par : Jean | 31 octobre 2009

"En plus, il cause comme moi, avec un accent normal et des mots convenables.

Morel, c'est quelqu'un de mon monde.

Il est également aussi intolérant que moi et c'est une intolérance d'honnête homme face aux faux-semblants."

Essayez de faire bref, il est de gauche comme vous, on l'avait vite compris...

Ecrit par : Guillaume | 31 octobre 2009
Si vous voulez mais c'est plutôt dans l'a-politique que je le retrouve et dans un certain parler banlieue, accompagné de toutes les comportements ad hoc.
Il n'y a qu'aux élections locales que le vote a encore une certaine valeur et, dans nos régions rurales profondes, il s'agit de bien choisir son cheval, sans se préoccuper de politique manichéenne.

Pour l'instant, j'attends de voir ce qui va se passer en Rhône-Alpes et ma décision sera purement égoïste, familiale et micro-régionale. Et je vous assure que le choix va être cornélien, entre mon fils qui veut entrer à l'ENSATT et prend des cours à la Comédie de Valence d'une part, et d'autre part l'abominable PNR qui nous pend au nez si la Région est menée par une coalition où les Verts auraient une place de choix, sans épiloguer sur l'hypothèse d'une liste Verts menée par Philippe Meirieu, ma fille étant encore lycéenne pour deux ans après ces élections. Après, je ne me fais quand même pas trop de souci de ce côté là vu l'argent que la Région vient de mettre dans la cité scolaire où elle étudie. La Région portera probablement ses énergies positives ailleurs !

Quant à Morel, dans la Sarthe, il votera selon son intérêt bien compris... Ou alors, c'est vraiment une truffe !

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Je ne suis pas sûr que le Canadien Jean-Jacques Crèvecoeur (il a son site) partage votre confiance dans la propagande officielle...
Ecrit par : Jean | 31 octobre 2009

Je ne suis pas sûr de partager votre confiance dans la propagande de Jean-Jacques Crèvecoeur.
;-)

Écrit par : revue de presse | 31 octobre 2009

Est-il vraiment curieux de constater que Guillaume persiste à penser en termes de droite / gauche, alors que nous sommes en pleine recomposition du paysage politique ? Les propos que tiennent ici certains "de gauche" pourraient être revendiqués par des gens de droite d'il y a quinze ans — et vice versa : on assiste aujourd'hui à un républicanisme de droite (Bayrou, par exemple) qui laisse très loin derrière les pseudo-démocrates de gauche… And so on…
JPB

Écrit par : brighelli | 31 octobre 2009

Quant à l'autonomie des établissements, vous n'êtes pour que parce que vous ne connaissez pas le milieu enseignant en détail. Donner plus de poids aux chefs d'établissement, ou aux conseils d'établissement, c'est, n'en doutez pas, favoriser ce qu'il y aura de pire

Ecrit par : brighelli

Il faut dire aussi que cette "autonomie" consisterait à soumettre les professeurs, et eux seuls, aux "lois du marché", mais ni les élèves, ni les chefs d'établissement, toujours imposés par les rectorats.

Écrit par : Moot | 31 octobre 2009

Au fait, il en est où notre Guedbralec 27 avec ses instit's en statut "auto-entrepreneur" ?

Ecrit par : dobolino

Je ne lui jetterai pas la pierre. Quand on est soumis à un "patron" stupide et autoritaire, lequel sciemment vous empêche de travailler, il est parfois salutaire de mettre les voiles et de voler de ses propres ailes.
Vous feriez mieux de réserver vos piques au "patron" qui amène ses employés à de telles extrémités.

Personnellement, dès qu'une opportunité décente de quitter l'Éducation nationale se présentera, je quitterai cette dernière du jour au lendemain, et sans regret : je lui ai déjà donné plus qu'elle mérite.
Et si cela se produit, ce ne sera même pas pour lui faire de la concurrence : au moins, l'honneur, là, sera sauf.

Écrit par : Moot | 31 octobre 2009

Est-il vraiment curieux de constater que Guillaume persiste à penser en termes de droite / gauche, alors que nous sommes en pleine recomposition du paysage politique ? Les propos que tiennent ici certains "de gauche" pourraient être revendiqués par des gens de droite d'il y a quinze ans — et vice versa : on assiste aujourd'hui à un républicanisme de droite (Bayrou, par exemple) qui laisse très loin derrière les pseudo-démocrates de gauche… And so on…
JPB

Ecrit par : brighelli | 31 octobre 2009

Si les frontières ont disparu, alors pourquoi tenez-vous à rappeler sans cesse, vous-même et d'autres que vous êtes de gauche ?

Écrit par : Tu D Kon | 31 octobre 2009

Je ne suis pas sûr de partager votre confiance dans la propagande de Jean-Jacques Crèvecoeur.
;-)

Ecrit par : revue de presse | 31 octobre 2009
La propagande, c'est quand on y croit pas plus que ça et qu'on a beaucoup à y gagner. Crèvecœur, c'est pire ! Il y CROIT dur comme fer

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Je ne suis pas sûr de partager votre confiance dans la propagande de Jean-Jacques Crèvecoeur.
;-)

Ecrit par : revue de presse | 31 octobre 2009

En cette matière, revue de presse, lisez donc le JDD d'aujourd'hui (sur internet)!

Écrit par : Jean | 31 octobre 2009

Au fait, il en est où notre Guedbralec 27 avec ses instit's en statut "auto-entrepreneur" ?

Ecrit par : dobolino

Je ne lui jetterai pas la pierre. Quand on est soumis à un "patron" stupide et autoritaire, lequel sciemment vous empêche de travailler, il est parfois salutaire de mettre les voiles et de voler de ses propres ailes.
Vous feriez mieux de réserver vos piques au "patron" qui amène ses employés à de telles extrémités.

Personnellement, dès qu'une opportunité décente de quitter l'Éducation nationale se présentera, je quitterai cette dernière du jour au lendemain, et sans regret : je lui ai déjà donné plus qu'elle mérite.
Et si cela se produit, ce ne sera même pas pour lui faire de la concurrence : au moins, l'honneur, là, sera sauf.

Ecrit par : Moot | 31 octobre 2009
Je ne lui jette pas la pierre (Pierre ! Mais j'étais à deux doigts de m'agacer ! ...)
Mon souci, c'est le statut auto-entrepreneur et je lui en avais parlé à l'époque, en termes courtois. Il ne l'avait d'ailleurs pas pris en mauvaise part.
Auto-entrepreneur n'est pas à proprement parler une opportunité décente en comparaison du statut de fonctionnaire.

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Je ne suis pas sûr de partager votre confiance dans la propagande de Jean-Jacques Crèvecoeur.
;-)

Ecrit par : revue de presse | 31 octobre 2009
La propagande, c'est quand on y croit pas plus que ça et qu'on a beaucoup à y gagner. Crèvecœur, c'est pire ! Il y CROIT dur comme fer

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Très utile rectification terminologique, dobolino!
Le mot "propagande" ne convient pas du tout à Crèvecoeur, qui exprime simplement sa conviction, en laissant chacun libre de la partager ou pas, comme il ne cesse de le préciser. C'est la conviction d'un homme qui prétend avoir le droit de se faire son idée sur ce qui se passe de bizarre autour de cette vraie fausse "pandémie". Il ne vous courra pas après pour vous empêcher de vous faire vacciner contre la grippe du cochon!
En face, en revanche, on a le sentiment qu'on veut passer en force, forcer les consciences. Le simple fait qu'il y n'ait que 17 % de Français qui aient exprimé leur volonté de se faire vacciner et 83% qui refusent la vaccination devrait évidemment mettre fin aussitôt, en bonne logique démocratique, à cet étrange projet de vacciner "de toute la population", que l'on continue pourtant à marteler encore et encore....

Écrit par : Jean | 31 octobre 2009

Auto-entrepreneur n'est pas à proprement parler une opportunité décente en comparaison du statut de fonctionnaire.

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2009


Vous m'ôtez les mots de la bouche, chère Dobo ! Le 13 je vais en parler à ma conseillère Pôle emploi ...

Écrit par : iPidiblue auto-destructeur | 31 octobre 2009

Bon ! avec tout cela Dobo vous ne vous avez pas dit comment vous étiez devenue éleveuse de champions ? C'est de famille ?

Écrit par : iPidiblue entraîneur de champions | 31 octobre 2009

Est-il vraiment curieux de constater que Guillaume persiste à penser en termes de droite / gauche, alors que nous sommes en pleine recomposition du paysage politique ?

Fallait-il que je précise...visiblement, oui.
Dans le camp anti-pédagogiste (que j'ai rejoint bien avant que vous estimiez le créneau suffisamment lucratif), j'ai rencontré des gens de gauche pour qui j'ai beaucoup d'estime. Marc Le Bris est une de ces personnes mais ce n'est pas la seule et Médréac fut un instant bref mais symbolique de cette rencontre entre des individus des deux bords, fait assez remarquable dans l'E.N.

J'y ai malheureusement croisé aussi des gauchistes pour qui la défense de l'instruction passe après leurs idéaux marxistes. Ceux-là ne veulent surtout pas être soupçonnés de virer leur cuti et tiennent à faire savoir qu'ils restent dans le camp du Bien.

Je faisais donc allusion à cette seconde espèce*.

* qui ne dit rien sur la montée de l'islamisme de peur d'être qualifié de raciste (mais Do-bobo-lino a le culot d'évoquer une intolérance d'honnête homme face aux faux-semblants).

Écrit par : Guillaume | 31 octobre 2009

Si les frontières ont disparu, alors pourquoi tenez-vous à rappeler sans cesse, vous-même et d'autres que vous êtes de gauche ?

Ecrit par : Tu D Kon | 31 octobre 2009

Ben oui, pourquoi ?

Écrit par : Guillaume | 31 octobre 2009

J'y ai malheureusement croisé aussi des gauchistes pour qui la défense de l'instruction passe après leurs idéaux marxistes. Ceux-là ne veulent surtout pas être soupçonnés de virer leur cuti et tiennent à faire savoir qu'ils restent dans le camp du Bien.

Je faisais donc allusion à cette seconde espèce*.

* qui ne dit rien sur la montée de l'islamisme de peur d'être qualifié de raciste (mais Do-bobo-lino a le culot d'évoquer une intolérance d'honnête homme face aux faux-semblants).

Ecrit par : Guillaume | 31 octobre 2009

Très bien vu, c'est exactement ce que l'on peut observer sur ce blog, et ce que je voulais dire.

Écrit par : Tu D Kon | 31 octobre 2009

Entièrement d'accord avec guillaume et tu d kon ! Y en a marre de tous ces faux-culs et ces péteux qui se chient dessus dès qu'on évoque l'actualité hallal!

Écrit par : Touche pas à mon pote | 31 octobre 2009

Allons Messieurs. Ce blog ne sert pas à mettre des intervenants au pilori mais à échanger sur des idées. Quelle que soit votre opinion, ce n'est pas à mon sens la bonne manière pour l'exprimer.

Écrit par : Joe | 31 octobre 2009

"Quant à l'autonomie des établissements, vous n'êtes pour que parce que vous ne connaissez pas le milieu enseignant en détail. Donner plus de poids aux chefs d'établissement, ou aux conseils d'établissement, c'est, n'en doutez pas, favoriser ce qu'il y aura de pire — par simple glissement de terrain, si je puis ainsi m'exprimer."

JPB

Un grand salut à Dobolino et Cadichon - suis-je, moi, leur trait d'union? ;-)


Mon pro-adjoint est pour l'autonomie des établissements pour ces deux raisons:

1 - ne plus avoir sur le dos ses inspecteurs (ou qui surveillent ce qu'il fait et comment il le fait), donc: plus de liberté pour "gérer" à sa guise, ou selon les circonstances - du pragmatisme au pouvoir??? (mais il m'a dit que la pression rectorale est forte pour être dans les clous - "on est très-surveillés"; m'enfin: on a tous connu des lèche-grolles inspectorales et carriéristes),
2 - mettre au pli les enseignants je-m'en-foutistes (un peu trop en arrêt, un peu trop en retard, un peu trop libres...).

Écrit par : Pendariès | 31 octobre 2009

LE MONDE | 31.10.09
Pasqua, Chirac : le baroud d'honneur des juges ?

Est-ce un mot d'ordre ? Les prémices d'une fronde ? Ou bien tout simplement un baroud d'honneur ? La séquence judiciaire qui vient de se terminer par le renvoi de Jacques Chirac devant le tribunal correctionnel marque en tout cas le grand retour des juges d'instruction sur le devant de la scène. On sait leur disparition programmée, Nicolas Sarkozy n'en fait pas mystère. Mais coup sur coup, ces juges du siège, indépendants de tout pouvoir politique, viennent d'infliger de sévères avertissements à ceux qui souhaitent leur suppression.
(...)
« Un sondage CSA montre ainsi qu'une majorité de Français (71%) font confiance aux juges d'instruction. 55% d'entre eux estiment que leur suppression "est une mauvaise chose car la loi va entraîner un contrôle du pouvoir politique sur les enquêtes les plus sensibles". »

Pas mal, l'accroche : on comprend que le dernier tour de piste est programmé mais qu'il y a encore un léger espoir.
Quand on clique et qu'on va lire la suite de l'article, on s'aperçoit que la majorité des Français n'est pas pour la disparition du juge d'instruction.
Ma question : pourquoi la rédaction choisit-elle de titrer sur le dernier tour de piste plutôt que sur l'opposition des Français ?
Que reste-t-il après lecture du titre pour l'immense majorité de ceux qui l'auront lu sans lire l'article ? Hum ?

Écrit par : nicolas | 31 octobre 2009

Allons Messieurs. Ce blog ne sert pas à mettre des intervenants au pilori mais à échanger sur des idées. Quelle que soit votre opinion, ce n'est pas à mon sens la bonne manière pour l'exprimer.

Ecrit par : Joe | 31 octobre 2009

C'est ce que je me contentais de faire en citant le chiffre de Marseille...faites une petite lecture en arrière.
Seulement voilà, la devise de Louis XII est mienne.

Écrit par : Guillaume | 31 octobre 2009

Bon ! avec tout cela Dobo vous ne vous avez pas dit comment vous étiez devenue éleveuse de champions ? C'est de famille ?

Ecrit par : iPidiblue entraîneur de champions | 31 octobre 2009
Je veux bien vous répondre mais je ne comprends pas à quoi vous faites allusion.

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Je faisais donc allusion à cette seconde espèce*.

* qui ne dit rien sur la montée de l'islamisme de peur d'être qualifié de raciste (mais Do-bobo-lino a le culot d'évoquer une intolérance d'honnête homme face aux faux-semblants).

Ecrit par : Guillaume | 31 octobre 2009
Dobolino pense que la montée de l'islamisme telle que vous ou, par exemple Amélie, la ressentez et la présentez est un faux-semblant, un faux problème et est passablement allergique aux solutions que vous préconisez.
Dobolino n'est pas favorable au développement des communautarisme et trouve stupide la discrimination positive.
Dobolino déteste les discriminations qu'elles soient positives ou négatives.

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Bon ! avec tout cela Dobo vous ne vous avez pas dit comment vous étiez devenue éleveuse de champions ? C'est de famille ?

Ecrit par : iPidiblue entraîneur de champions | 31 octobre 2009
Je veux bien vous répondre mais je ne comprends pas à quoi vous faites allusion.

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Pas seulement éleveuse, mais élevée par des champions, soeur de champions, et d'ailleurs elle-même, forcément....

La race des champions !

Écrit par : Champion du monde | 31 octobre 2009

Dobolino pense que la montée de l'islamisme.... est un faux-semblant, un faux problème
Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Le vrai problème, il est où, alors ?

Écrit par : Touche pas à mon pote | 31 octobre 2009

Dobolino pense que la montée de l'islamisme telle que vous ou, par exemple Amélie, la ressentez et la présentez est un faux-semblant, un faux problème et est passablement allergique aux solutions que vous préconisez.
Dobolino n'est pas favorable au développement des communautarisme et trouve stupide la discrimination positive.
Dobolino déteste les discriminations qu'elles soient positives ou négatives.

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2009

La discrimination la plus criante étant de baisser le niveau d'exigence à l'école pour des "catégories de population" sous le prétexte qu'elles sont défavorisées. En réalité, ce n'est pas leur rendre service. Il faudrait au contraire, remonter le niveau d'exigence et leur donner les moyens de l'atteindre (ce qui passe par l'apprentissage des règles, de la discipline, du respect, ... ) et donc n'a aucun fondement ethnique. Une fois ces bases rétablies, l'obscurantisme sous toutes ses formes devrait disparaitre de lui-même.

Dites moi si je résume mal votre pensée Dobolino, mais j'ai cru comprendre cela quand vous parliez d'"emplâtres sur jambe de bois".

Écrit par : Joe | 31 octobre 2009

Auto-entrepreneur n'est pas à proprement parler une opportunité décente en comparaison du statut de fonctionnaire.

Ecrit par : dobolino

Je ne peux que vous donner raison.

Écrit par : Moot | 31 octobre 2009

Auto-entrepreneur n'est pas à proprement parler une opportunité décente en comparaison du statut de fonctionnaire.

Ecrit par : dobolino

Je ne peux que vous donner raison.

Ecrit par : Moot | 31 octobre 2009

Le statut d'auto-entrepreneur n'a d'intérêt que comme transition vers le statut d'entrepreneur. Mais cela sera dans tous les cas plus risqué que le statut de fonctionnaire.

D'un autre côté, si vous connaissez un statut moins risque que celui de fonctionnaire, je suis preneur ;)

Écrit par : Joe | 31 octobre 2009

Dobolino pense que la montée de l'islamisme telle que vous ou, par exemple Amélie, la ressentez et la présentez est un faux-semblant, un faux problème et est passablement allergique aux solutions que vous préconisez.

Et quelles sont ces solutions ? Et les vôtres ?
La montée de l'Islamisme n'est qu'une conséquence d'un phénomène plus vaste, propre au monde occidental. Lisez donc la Peste blanche de Pierre Chaunu, vous aurez une piste.

Et puis arrêtez de vous exprimer comme Delon, encore un genre que vous vous donnez ?

Écrit par : Guillaume | 31 octobre 2009

Luc Cédelle ayant manifesté un intérêt pour la remarque de Jérémy

« (…) Dans un milieu corporatiste, on défend l’autre contre vents et marées, du moment qu’il appartient à la même corporation. Dans l’éducation, c’est l’inverse, on crache très vite sur le voisin, qui est pédagogo, qui est anti-pédago, qui est autoritariste, qui ne tient pas ses classes, qui fait Villon, qui ne fait pas Villon, qui est démago, qui n’aime pas les élèves, qui est certifié, qui est agrégé, qui est normalien, qui n’est pas normalien… L’éducation est un milieu où chacun méprise l’autre pour ses choix, son statut ou ses compétences: je pense qu’il s’agit d’une forme de corporatisme de façade, ou de corporatisme négatif, sur lequel un sociologue ferait bien de se pencher. (…) », j'ai répondu sur son blog :

"Juste une remarque : il n’y a que le libéralisme qui oppose de manière absolue le corporatisme et la concurrence, c’est-à-dire le corporatisme positif et le corporatisme négatif.

Michel Delord "

Écrit par : MDelord | 31 octobre 2009

"Juste une remarque : il n’y a que le libéralisme qui oppose de manière absolue le corporatisme et la concurrence, c’est-à-dire le corporatisme positif et le corporatisme négatif.

Michel Delord "

Ecrit par : MDelord | 31 octobre 2009

A vous lire Michel, on comprend que la concurrence est un corporatisme négatif. Je doute que ce soit votre pensée ;)

Écrit par : Joe | 31 octobre 2009

Il faudrait au contraire, remonter le niveau d'exigence et leur donner les moyens de l'atteindre (ce qui passe par l'apprentissage des règles, de la discipline, du respect, ... ) et donc n'a aucun fondement ethnique.

Quid de l'enseignement de l'Histoire ? Quel niveau d'exigence ?
Faut-il remanier l'Histoire de France pour satisfaire la surenchère des associations communautaires ? A voir les manuels produits récemment, on fonce là-dedans.
Certains ne se contenteront pas de ces louables intentions, ils ont déjà le système d'exploitation en ligne de mire.

Écrit par : Guillaume | 31 octobre 2009

Une fois ces bases rétablies, l'obscurantisme sous toutes ses formes devrait disparaitre de lui-même.

Ecrit par : Joe | 31 octobre 2009

Remarque fort rafraichissante.

J'aime assez la théorie de Dany Laferrière sur le racisme : en gros, il a tout à voir avec l'argent. C'était évident du temps de l'esclavage et, maintenant qu'il se met à rapporter aux "Nègres" (je cite D. Laferrière), ceux-ci n'ont aucun intérêt à s'en débarrasser.
Transposable grosso modo à tous les fanatismes, "seule forme de volonté qui puisse être insufflée aux faibles et aux timides", selon Nietzsche.

Écrit par : yann | 31 octobre 2009

A vous lire Michel, on comprend ...

Ecrit par : Joe | 31 octobre 2009

Oxymore ? ;o)))

Écrit par : yann | 31 octobre 2009

C'est justement l'erreur à ne pas faire. Contrairement à ce que l'on pense, ce qui construit une nation, ce ne sont pas des valeurs autoproclamées (allez parler de fraternité de nos jours, ça me fait bien marrer) mais la volonté d'appartenir à un groupe (que l'on appelle nation) et de facto, la fierté de l'histoire de France.
A force de dévaloriser l'histoire récente (si on lit un bouquin de terminale, on a vraiment l'impression que depuis la révolution, les français sont des énormes boulets qui enchainent conneries sur conneries, ça donne pas envie), on encourage un certain sentiment de rejet. Si au contraire, sans occulter les faits, on met en avant les réalisations positives dans l'histoire de la France, on peut cultiver cette volonté d'appartenir à ce groupe. C'est un peu le principe de l'American Dream en somme, sauf que l'American Dream est principalement tourné vers la réussite économique personnelle alors que ce n'est pas forcément ce que nous voulons pour la France.

Écrit par : Joe | 31 octobre 2009

« (…) Dans un milieu corporatiste, on défend l’autre contre vents et marées, du moment qu’il appartient à la même corporation.

Ecrit par : MDelord | 31 octobre 2009

Même remarque que Dobolino plus haut : c'est ce qu'on imagine des corporations que l'on ne connait pas.

Écrit par : yann | 31 octobre 2009

Même remarque que Dobolino plus haut : c'est ce qu'on imagine des corporations que l'on ne connait pas.

Ecrit par : yann | 31 octobre 2009

Le principe du corporatisme reste néanmoins de défendre quelqu'un non pas en fonction de la situation mais en fonction de son statut (appartient / n'appartient pas au même groupe que moi). Ca ne veut pas dire que les actions corporatistes sont forcément mauvaises mais la grille de lecture est faussée.

Écrit par : Joe | 31 octobre 2009

A vous lire Michel, on comprend que la concurrence est un corporatisme négatif. Je doute que ce soit votre pensée ;)

Ecrit par : Joe | 31 octobre 2009

Vous dites :"Je doute que ce soit votre pensée"

Sincèrement et sans aucune aggressivité, que voulez- vous dire ?

MD

Écrit par : MDelord | 31 octobre 2009

Sincèrement et sans aucune aggressivité, que voulez- vous dire ?

MD

Ecrit par : MDelord | 31 octobre 2009

J'avais cru comprendre que vous aviez tendance à préférer la concurrence au corporatisme (de part vos différentes interventions sur ce blog). Or la tournure de votre phrase pouvez laisser entendre l'inverse. D'où mon intervention. Veuillez m'excuser si je me suis mépris.

Écrit par : Joe | 31 octobre 2009

Yann écrit :
[« (…) Dans un milieu corporatiste, on défend l’autre contre vents et marées, du moment qu’il appartient à la même corporation.

Ecrit par : MDelord | 31 octobre 2009 ]

MD a cité ce passage de Jeremy mais n'en est pas l'auteur.

MD

Écrit par : MDelord | 31 octobre 2009

Le principe du corporatisme reste néanmoins de défendre quelqu'un non pas en fonction de la situation mais en fonction de son statut (appartient / n'appartient pas au même groupe que moi). Ca ne veut pas dire que les actions corporatistes sont forcément mauvaises mais la grille de lecture est faussée.

Ecrit par : Joe | 31 octobre 2009

Le principe, oui. Mais ce que je voulais dire, c'est que je pense pouvoir généraliser ce que je connais de plusieurs corporations, plus ce que dit L Cédelle, ou Jérémy, ou MD, peu importe : dans TOUTES les corporations, tout le monde se tire dans les pattes. Ceux qui croient le contraire sont naïfs.

Écrit par : yann | 31 octobre 2009

MD

Ecrit par : MDelord | 31 octobre 2009

Tiens, MD aussi écrit comme Delon ;o)))

Écrit par : yann | 31 octobre 2009

J'avais cru comprendre que vous aviez tendance à préférer la concurrence au corporatisme (de part vos différentes interventions sur ce blog). Or la tournure de votre phrase pouvez laisser entendre l'inverse. D'où mon intervention. Veuillez m'excuser si je me suis mépris.

Ecrit par : Joe | 31 octobre 2009

Ne vous excusez pas. Je ne me suis jamais sérieusement expliqué sur cette question. En fait je ne préfère ni le corporatisme ni la concurrence, trouvant que, dans la situation actuelle , ils ont chacun des effets délétères que j'essaie de dénoncer autant que faire se peut.

J'espère que cette remarque ne produira pas d'autres incompréhensions. J'y reviendrai car c'est une question fondamentale, y compris pour l'école.

Mais je suis quand même fondamentalement satisfait que vous ne m'ayez pas pris pour un partisan du corporatisme.

MD

Écrit par : MDelord | 31 octobre 2009

dans TOUTES les corporations, tout le monde se tire dans les pattes. Ceux qui croient le contraire sont naïfs.

Ecrit par : yann | 31 octobre 2009
Bien sûr. Une corporation ne fait corps que contre un ennemi extérieur. A l'intérieur, c'est une guerre perpétuelle même si les rapports sont régis par une juridiction interne.

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

J'arrive comme un poil de cul sur une rosette, (variante du cheveu sur la soupe), mais merci à Jean pour ses conseils ! Je vais sérieusement étudier cette piste, (après celle de maintenant).
Et j'en profite pour lui dire qu'une vaccination, (un plantage médical sur la durée de vie d'un rappel, qui plus est), pourrait ne pas être étranger à la saloperie qui me pourrit la vie.

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 31 octobre 2009

La discrimination la plus criante étant de baisser le niveau d'exigence à l'école pour des "catégories de population" sous le prétexte qu'elles sont défavorisées. En réalité, ce n'est pas leur rendre service. Il faudrait au contraire, remonter le niveau d'exigence et leur donner les moyens de l'atteindre (ce qui passe par l'apprentissage des règles, de la discipline, du respect, ... ) et donc n'a aucun fondement ethnique. Une fois ces bases rétablies, l'obscurantisme sous toutes ses formes devrait disparaitre de lui-même.

Dites moi si je résume mal votre pensée Dobolino, mais j'ai cru comprendre cela quand vous parliez d'"emplâtres sur jambe de bois".

Ecrit par : Joe | 31 octobre 2009
Exactement, Joe. Ce sera ma réponse à Guillaume concernant les solutions que je propose, ainsi qu'une régulation massive des sans-papiers pour permettre leur intégration et lutter contre la précarisation, le chômage et la baisse des salaires qu'engendre cette situation.

Ce qui me semble urgent, c'est de réformer maternelle et primaire en se basant sur les propositions pédagogiques de Catmano, Pascal Dupré et Thierry Venot, pour ne citer qu'eux, d'augmenter le nombre de places d'accueil en crèche et d'y offrir un accueil intelligent et non discriminant (pas d'excuses discriminantes aux comportements limites et de sous-alimentation intellectuelle), de renforcer et améliorer le tissu associatif en ZEP et de mettre en place le plan-banlieue qu'on attend toujours avec police et services de proximité, transports en commun sûrs (deux employés par bus) et réguliers, de proposer des colonies de vacances abordables ...

Alors, oui, je suis de "gauche" si vous voulez mais uniquement parce que je pense que les acteurs et organisateurs de ces mesures doivent être l'Etat et les collectivités territoriales pour que tous les habitants de France disposent des mêmes possibilités d'accès aux services.

Je ne prétends pas que les pays qui le font aussi bien que nous et parfois mieux mais par mécénat, fondations et sponsors privés ne font rien. Je crains juste que ce choix ne mène à une inégalité criante entre certains secteurs géographiques et d'autres et aussi que ce soit la porte ouverte à des manipulations et des endoctrinements.
Je préfère un programme national étatique. Je pense que c'est plutôt être républicain qu'être obligatoirement de gauche ?

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Quid de l'enseignement de l'Histoire ? Quel niveau d'exigence ?
Faut-il remanier l'Histoire de France pour satisfaire la surenchère des associations communautaires ? A voir les manuels produits récemment, on fonce là-dedans.
Certains ne se contenteront pas de ces louables intentions, ils ont déjà le système d'exploitation en ligne de mire.

Ecrit par : Guillaume | 31 octobre 2009
Alors là ! Il me semble que l'enseignement de l'histoire est un problème insoluble.
On pourrait peut-être déjà limiter cet enseignement aux périodes antérieures à 1945, considérant qu'ensuite, ce n'est plus de l'Histoire mais de la politique ?

Se cantonner aux faits, sans la moindre interprétation ? mais ce serait mortellement ennuyeux !
Non, vraiment, Guillaume, je suis sans réponse.
On ne peut non plus se passer de l'enseigner.

J'ai une vague idée: des manuels strictement évenementiels et documentaires, pas de directives strictes à part un programme général de rythme d'acquisition et chaque professeur enseignant comme il le sent. Au fur et à mesure des années, les élèves verraient l'histoire sous différents éclairages.
Comment affirmer qu'un éclairage est plus exact que les autres ?

Quand j'étais en primaire, on nous présentait Louis XI et Louis XIV comme de vrais salauds, des monstres. Enfin, c'est ce qu'on en retenait, même si on nous parlait de Colbert, des manufactures, des routes, de Vauban. Au collège, on approfondissait et la vision devenait plus juste.

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

"Quid de l'enseignement de l'Histoire ? Quel niveau d'exigence ?
Faut-il remanier l'Histoire de France pour satisfaire la surenchère des associations communautaires ? A voir les manuels produits récemment, on fonce là-dedans.
Certains ne se contenteront pas de ces louables intentions, ils ont déjà le système d'exploitation en ligne de mire."

Ecrit par : Guillaume | 31 octobre 2009

Absolument. on est moins seul qu'on le croit.

lire à ce propos Pierre Nora.

Écrit par : sylvie | 31 octobre 2009

"Quid de l'enseignement de l'Histoire ? Quel niveau d'exigence ?
Faut-il remanier l'Histoire de France pour satisfaire la surenchère des associations communautaires ? A voir les manuels produits récemment, on fonce là-dedans.
Certains ne se contenteront pas de ces louables intentions, ils ont déjà le système d'exploitation en ligne de mire."

Ecrit par : Guillaume | 31 octobre 2009

Absolument. on est moins seul qu'on le croit.

lire à ce propos Pierre Nora.

Écrit par : sylvie | 31 octobre 2009

"Quid de l'enseignement de l'Histoire ? Quel niveau d'exigence ?
Faut-il remanier l'Histoire de France pour satisfaire la surenchère des associations communautaires ? A voir les manuels produits récemment, on fonce là-dedans.
Certains ne se contenteront pas de ces louables intentions, ils ont déjà le système d'exploitation en ligne de mire."

Ecrit par : Guillaume | 31 octobre 2009

J'adore !
Guillaume, à temps perdu, vous nous ferez une critique enthousiaste du manuel d'Histoire de Jean Nemo pour le Primaire ?
Voir sur http://www.lalibrairiedesecoles.com/
JPB

Écrit par : brighelli | 31 octobre 2009

Et bien, voyez-vous, ce qui m'a le plus choquée dans le programme d'histoire de mes enfants au collège, ce n'est pas le cours sur la naissance de l'Islam en cinquième ou une vague heure hypothétique sur les méfaits du colonialisme (si heure il y a eu, mes enfants ne m'en ont jamais parlé), c'est l'absence de cours sur les autres grandes monarchies européennes aux XVI°, XVII° et XVIII° siècles car on n'y revient pas au lycée.
Et nos élèves ignorent tout d'Henri VIII et de ses filles, de Pierre le Grand et de Catherine II, de Charles Quint, de Marie-Thérèse d'Autriche, de Frédéric II de Prusse, ce qui fait un vilain trou dans leur connaissance de l'Europe.
C'est quoi, l'Invincible Armada ? C'est quoi l'église anglicane ? De toute façon, la Réforme étant collée en dernier chapitre de cinquième, elle n'est souvent pas traitée, ou au galop, quand tous les gamins sont déjà en vacances dans leur tête.
Mon programme de classe de Quatrième était autrement plus riche que le leur.

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

@ Guillaume

Renseignements pris auprès de ma fille qui a toujours été très attentive en histoire et qui est en seconde:
une heure de cours l'an dernier sur la décolonisation (Inde et Algérie)
rien, neutre, simple relation des faits
pas d'opinion tranchée
cours n'ayant pas fait l'objet d'un contrôle

Et auparavant, cours sur la colonisation ?
Oui, de l'Amérique ...


C'est surtout de l'indigence de l'enseignement qu'on peut se plaindre !

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

1- «l'instrumentalisation de l'histoire de France qui peut inciter certains collègues à la présenter systématiquement comme une longue succession d'oppressions contre les étrangers»


CERTAINS oui, pas tous , pas tous!
Pas de globalisation hâtive svp.
---------------------------------------------------------------------
2-"je crains que joe n'est pas( toujours )tort... Sylvie

O O moi jorè écri je crains que Joe n'ait pas tort..."


Mais oui , mais oui.
je sais , c'est inacceptable et inexcusable, mais ça fait plaisir à tous les modestes de ce blog.
A prendre au premier degré.

-----------------------------------------------------------------------
Après avoir parcouru en travers la longue file des commentaires , des critiques personnelles qui font de cet espace un forum en plus d'un blog, je dirai:
Ne cherchons querelle à personne!

C'est la vie inevitable des blogs non?
ma petite expérience me rappelle que bien est pire est possible grâce à l'anonymat du net.
il n'y a ici que des échanges vifs où la variété des caractères distrait.

C'est plutôt sain , non?

Sachons garder à cet espace sa fraicheur et son humour;

Écrit par : sylvie | 31 octobre 2009

Le programme d'histoire de Collège est même tellement indigent que la dernière chose qu'on puisse lui reprocher est bien d'endoctriner ou de fausser les jugements.
Quant à l'école primaire, alors là, c'est " absent ", comme le reste ! Valider les compétences dévore 90% du temps imparti à l'enseignement et les enfants arrivent vierges de toute opinion et de tout savoir, à part l'absolue conviction où ils sont d'être merveilleux d'autonomie, en sixième.

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

J'adore !
Guillaume, à temps perdu, vous nous ferez une critique enthousiaste du manuel d'Histoire de Jean Nemo pour le Primaire ?

JPB

Ecrit par : brighelli | 31 octobre 2009

Il y a un problème avec ce manuel ? Est-ce qu'on pourrait en savoir plus ? Tout le monde ne suit pas tout !

Écrit par : bouboulina | 31 octobre 2009

Quant au programme de Lycée, s'adressant à des élèves qui n'ont auparavant acquis qu'un vague vernis plutôt irrégulier et de qualité médiocre, c'est une infâme bouillie.

Apparemment, les enfants férus d'histoire l'apprennent essentiellement ailleurs qu'à l'école, même si elle leur confère malgré tout quelques repères chronologiques.

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Il y a un problème avec ce manuel ? Est-ce qu'on pourrait en savoir plus ? Tout le monde ne suit pas tout !

Ecrit par : bouboulina | 31 octobre 2009
Vous pourrez le feuilleter ici, gratuitement, et vous en faire une idée. A première vue, c'est mignon tout plein.


http://www.lalibrairiedesecoles.com/manuel.php?matiere=4&PHPSESSID=b2b4726e45d85fbac728b0677383a113

PS: je ne partage pas absolument l'horrification de certains à son égard car je ne crois pas que quelques lignes lues avant onze ans et modifiées par les apprentissages postérieurs et l'école de la vie (ciné, romans, reportages télé, histoire familiale ) vont modeler à jamais une personnalité. On peut néanmoins certainement faire mieux et plus exact.

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

"Le programme d'histoire de Collège est même tellement indigent que la dernière chose qu'on puisse lui reprocher est bien d'endoctriner ou de fausser les jugements.

Apparemment, les enfants férus d'histoire l'apprennent essentiellement ailleurs qu'à l'école, même si elle leur confère malgré tout quelques repères chronologiques."

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Vous avez la dent dure Dobolino.. Auriez vous, au minimum, une longue expérience de ces apprentissages en secondaire pour en arriver à ce constat?
Sur quelles bases vous appuyiez vous ?
Rappelons que l'objectif officiel n'est pas de faire de chaque enfant un petit historien "encyclopédiste" sur patte. ce serait fort prétentieux.
Nous n'en avons ni le temps , ni le moyen, ni la vocation. Intéresser , ouvrir , donner quelques repères, le goût de la découverte, d'aller plus loin seul , ce serait déjà pas mal.

De la modestie en toute chose. ( encore)

Et très franchement , il ne me reste pas forcément beaucoup de ce que j'ai appris en classe, il y bien 25 ans..
Ce qui ne m'empêche pas de garder un certain respect pour mes profs.

(On ne peut pas apprendre le respect aux enfants sans montrer un peu celui que l'on porte aux autres , de temps à autre.)

je ne suis pas sûre que la bonne volonté des programmes "actuels"soit forcément plus nauséabonde que celle que nous avons goutée...Même si elle nous insupporte parfois.

cordialement.

De la mesure en toutes choses

Écrit par : sylvie | 31 octobre 2009

Manuel Hatier
Collection Magellan
Sous la direction de Sophie Le Callennec

L'un des moins mauvais.
Chronologique. Riche et belle iconographie qui malheureusement réduit le texte à la partie congue.

La naissance de l'Islam p.92 et 93 (avec extraits du Coran s'il vous plait)
L'Empire arabe p.94 et p.95
La Mosquée de Kairouan (dossier p.96 et 97)
Affrontements et échanges autour de la Méditerranée p.98 et 99 (on évoque en deux phrases les Croisades, pas un nom à la trappe Godefroy de Bouillon, Urbain II, Pierre l'Ermite, Saint Louis etc.), le reste est consacré aux apports du monde musulman. Ils n'ont pas Heers visiblement.

4 pages consacrées à la colonisation de l'Amérique et à l'esclavage.


Mais..., le terme Traité de Verdun n'apparait pas (on évoque un vague partage),rien sur Guillaume le Conquérant (franchement!), les guerres d'Italie, deux malheureuses pages sur Louis XIV avec un dossier sur Versailles (une grande photo), rien sur le règne de Louis XV (expliquer la traite sans évoquer ce règne et le développement du commerce international c'est très fort).


Sur la Révolution française, la concision frise la malhonnêteté intellectuelle. On peut lire ainsi :
"Inquiets de l'avancée des ennemis qui marchaient sur Paris, les députés lancèrent un appel. 300 000 volontaires rejoignirent le champ de bataille..."
Même les plus républicains des rédacteurs de manuels d'Histoire d'antan n'auraient pas oser.
Un dossier de deux pages consacrées aux femmes de la Révolution (faut satisfaire les féministes, on peut admirer Olympe ou Théroigne mais sincèrement, leur apport à l'Histoire de France c'est peanuts).

Bref, toujours très peu de figures historiques qui sont autant de repères, une Histoire désincarnée, ennuyeuse...

Enfin bref...Et c'est là, je répète l'un des moins mauvais.

Écrit par : Guillaume | 31 octobre 2009

osé

Écrit par : Guillaume | 31 octobre 2009

Sachons garder à cet espace sa fraicheur et son humour;

Ecrit par : sylvie | 31 octobre 2009


Vous voulez une petite recette de cuisine? ;-))))

Écrit par : Maminou | 31 octobre 2009

Pour info :

Deux grands manuels d'Histoire pour le primaire

Le Leterrier Ozouf Belin 1964 (cours moyen, cours de fin d'études, préparation au certificat d'études) ou si l'on préfère plus simple le Billebault (Cours moyen).

Le Lachiver 1981 (un peu ambitieux aussi mais n'est-ce pas une qualité indispensable pour un bon manuel).

Écrit par : Guillaume | 31 octobre 2009

"Le programme d'histoire de Collège est même tellement indigent que la dernière chose qu'on puisse lui reprocher est bien d'endoctriner ou de fausser les jugements.

Apparemment, les enfants férus d'histoire l'apprennent essentiellement ailleurs qu'à l'école, même si elle leur confère malgré tout quelques repères chronologiques."

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Vous avez la dent dure Dobolino.. Auriez vous, au minimum, une longue expérience de ces apprentissages en secondaire pour en arriver à ce constat?
Sur quelles bases vous appuyiez vous ?
Rappelons que l'objectif officiel n'est pas de faire de chaque enfant un petit historien "encyclopédiste" sur patte. ce serait fort prétentieux.
Nous n'en avons ni le temps , ni le moyen, ni la vocation. Intéresser , ouvrir , donner quelques repères, le goût de la découverte, d'aller plus loin seul , ce serait déjà pas mal.

De la modestie en toute chose. ( encore)

Et très franchement , il ne me reste pas forcément beaucoup de ce que j'ai appris en classe, il y bien 25 ans..
Ce qui ne m'empêche pas de garder un certain respect pour mes profs.

(On ne peut pas apprendre le respect aux enfants sans montrer un peu celui que l'on porte aux autres , de temps à autre.)

je ne suis pas sûre que la bonne volonté des programmes "actuels"soit forcément plus nauséabonde que celle que nous avons goutée...Même si elle nous insupporte parfois.

cordialement.

De la mesure en toutes choses

Ecrit par : sylvie | 31 octobre 2009

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Le statut d'auto-entrepreneur n'a d'intérêt que comme transition vers le statut d'entrepreneur (1). Mais cela sera dans tous les cas plus risqué que le statut de fonctionnaire (2).

D'un autre côté, si vous connaissez un statut moins risque que celui de fonctionnaire, je suis preneur (3).

Ecrit par : Joe

(1) -> certes. Mais c'est aussi en termes de revenu qu'il est désavantageux par rapport à celui de fonctionnaire, tout particulièrement quand on est professeur.

(2) -> pourquoi toujours penser au risque ? Croyez-vous que l'on choisisse un métier pour la sécurité d'abord ? Que l'on change de métier pour les mêmes raison ? Voilà bien du discours stéréotypé à destination "de ces planqués de la fonction publique" ! Personnellement, je me moque éperdument de tout cela.

(3) -> rentier.

Écrit par : Moot | 31 octobre 2009

Guillaume, à temps perdu, vous nous ferez une critique enthousiaste du manuel d'Histoire de Jean Nemo pour le Primaire ?

Personnellement, je crois que le manuel classique a vécu.

Le texte : vivement le livre numérique débarque dans les écoles, la voilà la révolution numérique !*
L'iconographie, dévoreuse d'espace et coûteuse : externalisée vers les rétro ou vidéoprojecteurs. Quand vous mettez le pont du Garigliano de Philippoteaux en grand écran, c'est autrement plus passionnant ou cela permet de lire l'oriflamme de St Denis sur la célèbre enluminure de la bataille de Crécy.






*80 % des manuels scolaires ne sont pas conformes

Marie-Estelle Pech
22/10/2009

L'absence de manuels adaptés gêne la mise en place de l'importante réformedu primaire entrée en vigueur à la rentrée 2008.
La pénurie d'ouvrages s'aggrave, réforme après réforme, année après année, selon les éditeurs de livres scolaires.

Quelque 80 % des écoliers inscrits en CE2, CM1 et CM2, soit deux millions d'enfants, n'ont pas de manuels conformes aux programmes en français et en mathématiques. La situation est encore plus préoccupante en histoire-géographie et en sciences, «puisque respectivement 10 % et 1 % des élèves seulement sont équipés d'ouvrages actualisés», selon le Syndicat national de l'édition (SNE), auteur de cette étude. Du CP au CM2, 22 % des élèves n'ont même aucun manuel contre 10 % en 2003 ! «La pénurie d'ouvrages conformes aux programmes s'aggrave d'année en année», observe l'étude.

Un constat d'autant plus inquiétant, qu'a été mise en place, à la rentrée 2008, une importante réforme du primaire qui concerne tous les niveaux. L'absence de manuels adaptés gêne sa mise en place puisque les enseignants utilisent encore leurs anciennes ressources. L'Inspection générale de l'éducation nationale a déjà déploré cet été le temps que mettrait la réforme à s'implanter pour cette raison. «Le bulletin officiel, c'est bien mais le principal vecteur d'une réforme c'est le livre !», fait observer Isabelle Magnard, présidente de l'association Savoir Livre qui regroupe six éditeurs.

Pourtant, selon un sondage de la Sofres datant de 2008, 80 % des parents veulent des ouvrages conformes aux programmes ainsi que 75 % des enseignants. Parmi ces derniers, tous ne sont cependant pas demandeurs. Le livre a longtemps été perçu comme un «concurrent» par l'enseignant, «seul détenteur du savoir». Après 1968, les manuels ont été ainsi été jugés trop étriqués et ennuyeux. «Les inspecteurs ont donc valorisé les enseignants qui fabriquaient leur propre manuel avec une abondance de photocopies», note Sylvie Marcé, présidente du groupe Enseignement du SNE. Un autre argument invoqué contre le livre était le fait que distribuer des livres risquait d'inciter certains parents à «vouloir faire prendre de l'avance à leur enfant» en travaillant le chapitre suivant ! Résultat : un élève de primaire se voit aujourd'hui distribuer plus de soixante copies d'œuvres diverses par an, l'équivalent d'un demi-manuel.

«On en revient», affirme Isabelle Magnard. Car parents et enseignants ont du mal à «suivre la progression des enfants avec de simples photocopies». Enfin, n'est-il pas préférable pour l'élève de disposer d'un manuel en couleurs «plutôt que de pages volantes en noir et blanc ?», interroge l'étude. Savoir Livre pointe les difficultés du financement des manuels en primaire, avec des disparités d'un à dix, selon les communes, d'où «un problème d'égalité territoriale», soulevé récemment par la Cour des comptes.

À l'Association des maires de France, on estime toutefois qu'il n'est pas forcément nécessaire de changer de manuel à chaque changement de programme. «Certains enseignants donnent des cours avec des manuels anciens et les élèves s'en sortent bien», fait-on remarquer. En ce qui concerne le collège, dont les programmes ont aussi été réformés ces dernières années, «le sous-équipement perdure» aussi. En français, «un tiers des élèves de sixième ne disposent pas de manuel conforme». Mais restriction budgétaire oblige, les crédits de l'État dévolus aux livres baissent de 14 % entre 2007 et 2010 pour l'enseignement public et de 47 % pour l'enseignement privé.

Écrit par : Guillaume | 31 octobre 2009

"vivement que"

Écrit par : Guillaume | 31 octobre 2009

Et j'en profite pour lui dire qu'une vaccination, (un plantage médical sur la durée de vie d'un rappel, qui plus est), pourrait ne pas être étranger à la saloperie qui me pourrit la vie.
Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 31 octobre 2009

bienvenue au club, Christophe! Je soupçonne mon dernier rappel antitétanique d'être à l'origine de problèmes qui m'ont pourri la vie l'an passé (et ce n'est peut-être pas fini!) : horribles douleurs musculaires inexplicables, vertiges, maux de tête, et j'en passe!.
En attendant, je vous adresse ma sympathie, et tous mes voeux de rétablissement!

Écrit par : retraitée | 31 octobre 2009

Oups ! Fausse manœuvre !
Donc, @ Sylvie:

L'expérience sur laquelle je m'appuie, c'est le comparatif entre mon livre de quatrième (Mallet-Isaac revu 1972) et celui de mes enfants à quelques trente grosses années de distance.
Que vous n'en ayez ni le temps ni les moyens, je le déplore avec vous.
Mon collège n'avait pas un public trié sur le volet et, de ma classe de cinquième, peu étaient partis en CAP quand, en quatrième, nous avons appris qu'en Russie, il y avait eu un tsar qui s'appelait Pierre le Grand, que Marie-Thérèse, Frédéric et Catherine s'étaient partagé la Pologne comme un bon gâteau appétissant.
C'est pas grand chose mais c'est mieux que rien.
Voltaire chez Frédéric et Diderot chez Catherine, c'était la même année, bien avant que nous soyons à même de lire leurs œuvres qui apparaissaient en Première.
C'était peut-être simple et édulcoré mais je ne vois pas pourquoi ce n'est plus possible à présent et ça nous aidait bien pour le Lycée. Ce sont des choses qu'on oublie pas si le professeur a bien campé les personnages et le " je presse l'orange et je jette l'écorce" de Frédéric II au sujet de Voltaire, c'est de ma quatrième que je le tiens. C'est peut-être un mensonge, d'ailleurs ? Mais quand on me dit "Hohenzollern", ça fait tilt.

Ce ne sont pas les professeurs que j'incrimine au premier chef.

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Dites donc, Jean, vous vous sentez bien de balancer un n° de tél. sur un blog ? C'est comme ça que vous pensez mériter quelque confiance ? Ce pauvre Léost aurait dû se montrer bien plus prudent lorsqu'il estima qu'il pouvait vous accorder la sienne.

Écrit par : Georges | 31 octobre 2009

Les mêmes raisons, œuf corse ;o) !

Écrit par : Moot | 31 octobre 2009

Vous pourrez le feuilleter ici, gratuitement, et vous en faire une idée. A première vue, c'est mignon tout plein.
Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Merci dobolino, il a l'air très bien et qu'est-ce qu'on lui reproche exactement ?

Écrit par : bouboulina | 31 octobre 2009

l'Association des maires de France, on estime toutefois qu'il n'est pas forcément nécessaire de changer de manuel à chaque changement de programme. «Certains enseignants donnent des cours avec des manuels anciens et les élèves s'en sortent bien», fait-on remarquer.
Ecrit par : Guillaume | 31 octobre 2009
Je ne veux pas vous décevoir mais je doute que l'AMF ait les mêmes motivations que vous, surtout si l'on se fie aux dernières démêlées sur public/privé ! Ça a méchamment rué dans les brancards, à l'AMF, quand on leur a dit qu'il fallait qu'ils payent pour les mômes de leur commune scolarisés chez les "curés" dans une autre commune alors qu'ils offraient une belle école communale chez eux.

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Sachons garder à cet espace sa fraicheur et son humour;

Ecrit par : sylvie | 31 octobre 2009


Vous voulez une petite recette de cuisine? ;-))))

Ecrit par : Maminou | 31 octobre 2009
Oui !!!
Quelqu'un sait-il comment faire cuire le boudin noir sans qu'il s'explose en miettes diverses et variées ?

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Vous pourrez le feuilleter ici, gratuitement, et vous en faire une idée. A première vue, c'est mignon tout plein.
Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Merci dobolino, il a l'air très bien et qu'est-ce qu'on lui reproche exactement ?

Ecrit par : bouboulina | 31 octobre 2009
Quelques petites phrases mal orientées par ci par là. Il me semble qu'il y a un vilain hiatus sur la Révolution de 1789. Puis deux trois trucs ailleurs.
Y'a pas mort d'homme pour autant.
Moi, ça me fait plutôt marrer. Mon manuel d'histoire de primaire valait aussi son pesant de cacahouètes !
Ce qui me fout les boules, c'est qu'on n'enseigne plus les vecteurs au collège avec toutes les abominables conséquences que ça peut avoir sur les naissances des vocations en Physique.
Chacun ses préoccupations.
Je suis très terre à terre.

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

J'ai parcouru rapidement le manuel. Pour le primaire, il m'a l'air bien fait et complet. Un élève qui le lit complètement en retirera des choses. L'histoire est présentée de façon simpliste mais n'est-ce pas ce qui convient pour ces âges ? S'il y a des points tendancieux, ils pourront être remis en cause par la suite. Le gros problème, c'est le manque de temps pour faire de l'histoire à l'école. Comme l'a dit un jour Catmano, on n'a plus le temps de faire que du fast-food alors que la cuisine à l'ancienne (jusque dans les années 70) donnait une réelle teinture aux élèves.

Écrit par : japhet | 31 octobre 2009

Mais restriction budgétaire oblige, les crédits de l'État dévolus aux livres baissent de 14 % entre 2007 et 2010 pour l'enseignement public et de 47 % pour l'enseignement privé.

Ecrit par : Guillaume | 31 octobre 2009
Ben, en voilà une de chouette nouvelle !
Votez Sarkozy, les gars. En voilà un qui a le courage d'étrangler le privé ...
C'est un pote, ce Petit Nicolas !

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

J'ai pris le temps de la réflexion pour intervenir au sujet de Natacha Polony et de la question du "corporatisme du monde enseignant".

Je trouve effectivement regrettable cette pratique des "gens de terrain" (de certains tout au moins) de renvoyer dans les cordes ceux qui n'y sont pas ou qui y ont été, mais qui n'y sont plus, sous prétexte que tout discours qui ne procéderait pas d'une expérience directe serait illégitime et irrecevable.

Il faudrait d'abord qu'il y ait, de la part des "gens de terrain", un "discours" et franchement, les propos que j'entends en salle des professeurs sont plutôt et le plus souvent de l'ordre du défoulement que de l'analyse.

En ce qui me concerne, ce n'est pas le "corporatisme" du monde enseignant que je déplore, mais plutôt, comme le soulignait Jérémy, si je me souviens bien, l'individualisme forcené et le "chacun pour soi".

Les syndicats sont affaiblis parce qu'ils se sont discrédités (à part le SNALC) : comme disait le général de Gaulle de la résistance, il arrive qu'une attitude de refus moral et une prise de risque se révèle, en fin de compte, un "bon calcul politique".

Mais le syndicalisme (y compris le SNALC) a ses limites. Ce n'est pas en restant dans notre petit monde clos, en cuisant dans notre jus et en pédalant le nez dans le guidon que nous avancerons et nous avons justement besoin de "regards extérieurs" comme celui de journalistes de qualité comme Natacha Polony ou encore de médecins, de psychologues et de gens qui attirent notre attention sur les conditions préalables, psychologiques et affectives de la nécessaire transmission des connaissances et nous aident à les réaliser.

Avant de planter des fleurs, il faut bêcher la terre du jardin (pardon pour cette facile métaphore jardinière), avant de transmettre des connaissances, il faut créer une "relation" juste.

Ce qui est extrêmement frappant dans le milieu enseignant (je parle surtout des collèges sensibles, pas de ceux où "ça va bien" et où la plupart des élèves ne sont pas en souffrance), c'est, pas toujours mais trop souvent, l'individualisme, la politique de l'autruche, le refus de regarder la réalité en face et d'analyser les problèmes.

Je n'ai pas honte de dire que les problèmes auxquels je suis confronté en ZEP cette année : par exemple, entre autre, la gestion d'une 4ème sport-études particulièrement hétérogène (un groupe de "bonnes élèves" excellentes en sport et un groupe de garçons en difficulté) m'ont amené à prendre une série de rendez-vous avec un psychologue pour faire face le mieux possible à certaines situations qui peuvent aller jusqu'à des insultes racistes, voire des affrontements physiques.

Je n'ai pas honte de dire que j'ai besoin d'en parler à quelqu'un qui ne soit ni un collègue, ni un proche et qui aura la distance nécessaire.

Je suis bien d'accord avec vous sur la nécessité de centrer l'école sur les savoirs, mais nous ne pouvons pas faire abstractions (la réalité rugueuse à étreindre comme disait Rimbaud, se rappelle alors cruellement à nous) de l'environnement culturel, du milieu social, des contextes familiaux, des effets de groupes, des blocages psychologiques, des questions de langage et de communication et de tout ce qui tend à détériorer la relation au savoir.

Écrit par : Robin | 31 octobre 2009

Ce qui me fout les boules, c'est qu'on n'enseigne plus les vecteurs au collège avec toutes les abominables conséquences que ça peut avoir sur les naissances des vocations en Physique.
Chacun ses préoccupations.
Je suis très terre à terre.

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2009
Ou qu'on perde deux mois en français en seconde avec la métaphysique des tubes (sans majuscules) ... Non mais franchement ? y'a rien d'autre à étudier au bahut ? Même en restant au XX° siècle si on pense que les élèves sont trop cons pour lire du "difficile" ?

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Mais le syndicalisme (y compris le SNALC) a ses limites. Ce n'est pas en restant dans notre petit monde clos, en cuisant dans notre jus et en pédalant le nez dans le guidon que nous avancerons et nous avons justement besoin de "regards extérieurs" comme celui de journalistes de qualité comme Natacha Polony ou encore de médecins, de psychologues et de gens qui attirent notre attention sur les conditions préalables, psychologiques et affectives de la nécessaire transmission des connaissances et nous aident à les réaliser.



Ecrit par : Robin | 31 octobre 2009
A tout faire, Robin, pourquoi ne faudrait-il pas tenir compte des parents d'élèves, alors ?????

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Tout prof qui se respecte sait qu'on ne peut pas faire un cours qui( nous )plaise avec le contenu d'un seul manuel..

C'est une évidence.
Il faut souvent jongler avec la presse en géo ou en éducation civique... parfois des expos , des musées , des films que l'on encourage les élèves à aller voir..
Pas de " kit pédagogique" comme disait l'inspection.
Et je doute que le livre numérique soit forcément mieux.
Encore une illusion du " progrès technique"?

Nous savons tous que nous n'avons jamais le temps d'évoquer ce qui nous semble incontournable. Aussi, il m'arrive de prendre quelques libertés mineures avec le programme.
Je n'utilise que les documents du manuel qui m 'intéressent. jamais les leçons des manuels ..que je ne lis même pas.
Je ne doute absolument pas des délires partisans de certains rédacteurs...
tout le monde sait que les manuels ne collent pas toujours au programme et qu'il faut s'en méfier.

L'usage que nous faisons du manuel en cours n'est effectivement plus celui que proposait Mallet-Isaac.

N'oublions que certains élèves ne sont pas complétement dénués d'esprit critique, et qu'ils sont parfois aptes à décrypter les niveaux de lecture.
Travailler sur les sources fait partie de notre travail.

je suis d'accord avec vous pour regretter le manque de bases culturelles consolidées pour le lycée de nombre d'adolescents. Mais certains de mes élèves , dont je garde un souvenir délicieux , vous surprendraient par leur culture.


Votre anecdote sur Voltaire/ Frédéric II me convient parfaitement, pour ce qui est de la pédagogie et de la transmission du "savoir" . Elles peuvent encore se pratiquer.

Il n'est plus impossible d'y recourir, surtout dans les consignes du nouveau programme , qui doit remettre à l"honneur " l'art du récit" du professeur.

Tout un programme.

Écrit par : sylvie | 31 octobre 2009

Robin, j'ai également répondu au commentaire de Natacha Polony qu'il est davantage question aujourd'hui d'individualisme que de corporatisme. Avec l'image du bateau qui coule et du sauve-qui-peut. Je partage votre analyse. On se heurte à des murs d'indifférence sur des sujets clés.

Écrit par : Marilyse | 31 octobre 2009

Ecrit par : Robin | 31 octobre 2009
A tout faire, Robin, pourquoi ne faudrait-il pas tenir compte des parents d'élèves, alors ?????

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2009

En ZEP, on n'a pas toujours affaire aux parents, mais aussi aux éducateurs (j'ai plusieurs élèves qui sont placés dans des centres).

Je vais peut-être en faire sauter plus d'un sur ce blog, mais je pense qu'il y a souvent une méfiance vis-à-vis des parents qui me semble contreproductive.

Il y a un très très gros problème de communication dans beaucoup d'établissements : entre collègues, entre les enseignants et l'administration, entre les enseignants et les élèves et, bien entendu, avec les parents.

Et dans ce cas-là, la structure fonctionne au "sacrificiel". Elle est faite pour servir l'humain et elle se maintient en agissant de façon inhumaine et sur le dos de boucs émissaires qui sont tantôt des élèves, tantôt des enseignants, tantôt (ça arrive plus rarement, mais ça arrive, l'administration)... Ou même des parents, sans oublier le ministre en exercice. Ça défoule et ça ne mange pas de pain, mais "sur le terrain" (justement), on n'avance pas pour autant d'un centimètre.

Au lieu d'affronter les problèmes et de chercher à améliorer la communication, on reste dans le non-dit ou la recherche de responsables : "C'est la faute à..."

S'il y a une leçon à retenir du "Ruban blanc" de Michael Haneke, c'est que ce n'est pas un hasard si les relations entre les élèves sont souvent empreintes de violence, de rejet, d'intolérance : les enfants sont ce qu'on les a faits et ne font, bien souvent, qu'imiter les adultes.

Écrit par : Robin | 31 octobre 2009

Robin, j'ai également répondu au commentaire de Natacha Polony qu'il est davantage question aujourd'hui d'individualisme que de corporatisme. Avec l'image du bateau qui coule et du sauve-qui-peut. Je partage votre analyse. On se heurte à des murs d'indifférence sur des sujets clés.

Ecrit par : Marilyse | 31 octobre 2009

Pardonnez-moi mon manque de courtoisie. Je me souviens maintenant que c'était effectivement vous qui parliez de la primauté de l'individualisme sur le corporatisme. Je n'arrive pas toujours à retrouver les messages et je devrais noter au fur et à mesure le nom des auteurs... Et puis je ne devrais pas faire deux choses à la fois (par exemple intervenir sur ce blog et corriger des copies) ;-))

Écrit par : Robin | 31 octobre 2009

Ce qui me fout les boules, c'est qu'on n'enseigne plus les vecteurs au collège avec toutes les abominables conséquences que ça peut avoir sur les naissances des vocations en Physique.
Chacun ses préoccupations.
Je suis très terre à terre.

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2009
Ou qu'on perde deux mois en français en seconde avec la métaphysique des tubes (sans majuscules) ... Non mais franchement ? y'a rien d'autre à étudier au bahut ? Même en restant au XX° siècle si on pense que les élèves sont trop cons pour lire du "difficile" ?

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2009

En fin de 4eme, on faisait les translations. J'adorais ça ! Est-il possible qu'on ait fait les translations sans avoir vu les vecteurs, ou bien ai-je oublié qu'on avait vu les vecteurs juste avant ?

Écrit par : Jeremy | 31 octobre 2009

Je n'utilise que les documents du manuel qui m 'intéressent. jamais les leçons des manuels ..que je ne lis même pas.


Ecrit par : sylvie | 31 octobre 2009
Là, y'a souci, justement !
Quand mes gosses (ma fille surtout, vue l'incurie totale de l'aîné) étaient jeunes collégiens, et que je les aidais à préparer un contrôle d'histoire, je me référais au texte du manuel et ça tournait toujours très mal à cause de, justement, ce que vous énoncez.
Eux non plus ne le lisent pas et leurs notes de cours sont parfois difficiles à exploiter.
Vous savez par ailleurs que les professeurs de collège, surtout en sixième et cinquième, mais encore après, demandent avec insistance aux parents un accompagnement très sérieux, bien plus qu'à la lointaine époque où je fus collégienne.
Alors ? Ils font comment, papa ou/et maman, pour accompagner l'élève ?
On leur dit pourtant que c'est leur rôle !
Vous faites comment, face à une gamine de onze ans, hurlante et trépignante, qui vous dit que "le prof il a pas dit qu'on devait apprendre ça !!! " ?
Je vous pose la question pour d'autres, car, Dieu en soit loué, je suis sortie de cette période éprouvante !

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Quant à ceux qui étaient invités et ne sont pas venus, ils ont sans doute eu raison : une heure entière à ma gloire, c'était beaucoup pour eux — c'était déjà beaucoup pour moi.
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 octobre 2009

Sans vouloir réclamer, je n'étais pas invité :'-( Et pourtant, vous aviez mon adresse. On va dire qu'il n'y avait plus de timbres :-/

Écrit par : Jeremy | 31 octobre 2009

En fin de 4eme, on faisait les translations. J'adorais ça ! Est-il possible qu'on ait fait les translations sans avoir vu les vecteurs, ou bien ai-je oublié qu'on avait vu les vecteurs juste avant ?

Ecrit par : Jeremy | 31 octobre 2009
Je ne voudrais pas dire de conneries mais je pense que, vu votre âge inférieur au mien, il s'agissait d'une préparation à la notion de vecteur. On peut translater sans vecteurs, même si c'est un sous-entendu.

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Robin, n'ayez crainte pour votre courtoisie ! Votre respect des autres est une bouffée de fraîcheur. Et je comprends que vous frôliez l'asphyxie avec vos copies. Le blog, c'est un peu comme un tuba...
A demain. Au bonheur de vous lire.

Écrit par : Marilyse | 31 octobre 2009

Votre débat à propos de l'enseignement de l'Histoire et de la pertinence des livres qui existent est absolument passionnant.

Cela me rappelle un petit livre trouvé sur une étagère bien cirée, dans une école publique où une religieuse avait enseigné durant de nombreuses années (nous sommes en Alsace).
J'ai gardé ce livre destiné aux élèves de CE1, parce qu'il était suave mais je ne l'ai jamais utilisé.
Entre autres, je me souviens de la leçon sur Blandine , martyre chrétienne au milieu de l'arène face à un taureau, ou Saint Martin juché sur son cheval et partageant son manteau à l'aide de son épée, pour l'offrir à un pauvre homme fort
dénudé marchant dans la neige... leçons impossibles à retrouver dans d'autres livres d'histoire !!!

Pour le boudin, Dobolino, je n'ai pas la clé du mystère.... Peut-être le faire cuire très doucement afin qu'il ne se rebelle pas?

Écrit par : Maminou | 31 octobre 2009

Je vais peut-être en faire sauter plus d'un sur ce blog, mais je pense qu'il y a souvent une méfiance vis-à-vis des parents qui me semble contreproductive.

Il y a un très très gros problème de communication dans beaucoup d'établissements : entre collègues, entre les enseignants et l'administration, entre les enseignants et les élèves et, bien entendu, avec les parents.


Ecrit par : Robin | 31 octobre 2009
Vous savez par ailleurs que les professeurs de collège, surtout en sixième et cinquième, mais encore après, demandent avec insistance aux parents un accompagnement très sérieux, bien plus qu'à la lointaine époque où je fus collégienne.
Alors ? Ils font comment, papa ou/et maman, pour accompagner l'élève ?
On leur dit pourtant que c'est leur rôle !
Vous faites comment, face à une gamine de onze ans, hurlante et trépignante, qui vous dit que "le prof il a pas dit qu'on devait apprendre ça !!! " ?
Je vous pose la question pour d'autres, car, Dieu en soit loué, je suis sortie de cette période éprouvante !

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 200
Amusant, non ?

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Pour le boudin, Dobolino, je n'ai pas la clé du mystère.... Peut-être le faire cuire très doucement afin qu'il ne se rebelle pas?

Ecrit par : Maminou | 31 octobre 2009
Et surtout sans matières grasses surajoutées !
Je n'ai pas encore la solution. Faudra que j'en parle à mon père. Lui sait tout !

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Entre autres, je me souviens de la leçon sur Blandine , martyre chrétienne au milieu de l'arène face à un taureau, ou Saint Martin juché sur son cheval et partageant son manteau à l'aide de son épée, pour l'offrir à un pauvre homme fort
dénudé marchant dans la neige... leçons impossibles à retrouver dans d'autres livres d'histoire !!!

Ce qui est bien dommage, car il est bon de montrer aux enfants que l'Histoire humaine (et celle de leur pays) n'est pas seulement une accumulation d'horreurs (un conte raconté par un idiot, plein de bruit et de fureur et qui ne signifie rien), mais qu'elle a aussi ses clairières d'humanité et d'héroïsme (hou là là, je vais me faire lyncher pour ce gros mot-là !)

Les frères eudistes qui m'ont éduqué jusqu'en 4ème classique (après je suis allé au lycée public) nous avaient expliqué que si saint Martin n'avait pas donné au pauvre la totalité de son manteau, c'est qu'il n'en avait pas le droit, l'autre moitié appartenant à l'État.

La somme théologique de saint Thomas d'Aquin et le droit romain sont les piliers de l'occident médiéval. La théologie fécondant le droit et réciproquement (la notion de responsabilité individuelle, notamment, qui est constitutive de notre conception du droit n'a rien de "naturelle").

Écrit par : Robin | 31 octobre 2009

Chez nous c'était:
"Le prof a pas dit qu'on aurait une punition si on n'apprenait pas le leçon !"
Variante:
"Tu me fais apprendre mes leçons comme si c'étaient des poésies !"

Écrit par : Maminou | 31 octobre 2009

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 200
Amusant, non ?

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2009

... Comme disait Snoopy, le chien flegmatique de Tex Avery ?
Je suis parent aussi... Pour le meilleur et pour le pire ! ;-))

J'ai connu ça aussi !

Écrit par : Robin | 31 octobre 2009

Ecrit par : Maminou | 31 octobre 2009
Et surtout sans matières grasses surajoutées !
Je n'ai pas encore la solution. Faudra que j'en parle à mon père. Lui sait tout !

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2009

C'est un ancien de la Légion ? ("Tiens, voilà du boudin !...")

Je pense qu'il faut les faire cuire très très doucement pour qu'ils n'éclatent pas, mais il faut mettre quelque chose au fond de la poêle (un mélange de beurre et d'huile, mais pas trop, non ?)

La cuisine, c'est l'art des feux. La moitié de la réussite d'une recette est dans la surveillance de la cuisson (c'est moi qui ai fait la blanquette de veau à midi : trois heures de dévouement ;-))

Écrit par : Robin | 31 octobre 2009

Dites donc, Jean, vous vous sentez bien de balancer un n° de tél. sur un blog ? C'est comme ça que vous pensez mériter quelque confiance ? Ce pauvre Léost aurait dû se montrer bien plus prudent lorsqu'il estima qu'il pouvait vous accorder la sienne.

Ecrit par : Georges | 31 octobre 2009
---
Si ce n'est pas son numéro personnel, il n'y a pas de problème. S'il s'agit du N° de téléphone d'une association, tout le monde peut le trouver dans l'annuaire.
Quant au numéro personnel, si une personne est harcelée par de mauvais plaisants qui l'appellent à ce numéro-là, elle peut toujours se mettre sur liste rouge.
Je l'ai fait en 1982 parce que des élèves m'importunaient.
Il s'agissait de grands crétins (que je n'avais pas fabriqués ;-) car ils m'avaient été livrés tels quels en terminale et je ne les avais jamais vus auparavant... mais je n'incrimine pas ceux de mes collègues qui les ont eus dans leurs classes entre la maternelle supérieure et la terminale) arrivés à 20 ans en terminale et nuls à pleurer qui, bien sûr, échouèrent au baccalauréat. Depuis 1982, je ne suis plus importuné par personne.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 31 octobre 2009

À tous les lecteurs du blog, même s'ils ne sont pas des scientifiques, surtout s'ils ne le sont pas. Je souhaiterais que les scientifiques ne donnassent pas la réponse, car ils n'auraient aucun mérite.

Je vous livre une devinette scientifique sérieuse pour vous évader.
Pourquoi le pôle Nord magnétique (situé à quelque distance - non pas dix mètres, mais plusieurs kilomètres - du pôle Nord géographique, car ils ne sont pas confondus) de la Terre est-il, en réalité, un pôle Sud magnétique ?

J'ai expliqué cela à mes élèves de quatrième, en cours de technologie, en 1975. Je ne l'ai appris, comme élève, qu'en classe de première, en 1957. Je ne sais pas si j'aurais répondu correctement à la devinette car j'ai lu l'explication dans le manuel de physique dans une note en petits caractères sans me poser la question. Le professeur n'en a pas fait mention.
Ce devrait être à votre portée. Il faut un peu de réflexion, tout de même.
Mais je donnerai une explication détaillée et claire si je n'en lis aucune qui me satisfasse.
Bonne nuit ! Faites de beaux rêves.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 31 octobre 2009

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 200
Amusant, non ?

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2009

... Comme disait Snoopy, le chien flegmatique de Tex Avery ?
Je suis parent aussi... Pour le meilleur et pour le pire ! ;-))

J'ai connu ça aussi !

Ecrit par : Robin | 31 octobre 2009
C'est amusant et pas si vieux que ça.
Je me souviens encore de mes parents revenant abasourdis de la rencontre parents-profs de sixième me concernant (69/70). On leur avait bien expliqué qu'il fallait qu'ils suivent mon travail, m'aident et me soutiennent. Ça leur en avait bouché un coin car j'étais la dernière de la fratrie et jamais avant une telle charge ne leur avait été auparavant échue. Les pauvres en étaient si désemparés qu'ils n'avaient pas pu s'empêcher de s'en inquiéter en ma présence, me contemplant comme une pauvre petite chose indigente et nettement inférieure aux grands frère et sœur.

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Et quand je pense que mon époux fut, en 65/66, catapulté de sa petite école rurale, avec un père doté du certificat d'études et une mère alphabétisée, en Sixième classique, en internat, avec un retour tous les quinze jours à la maison ...
C'était du meurtre à l'état pur ! Enfin, faut croire ?
Bon, rassurez-vous, il est encore en vie !

Écrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Et quand je pense que mon époux fut, en 65/66, catapulté de sa petite école rurale, avec un père doté du certificat d'études et une mère alphabétisée, en Sixième classique, en internat, avec un retour tous les quinze jours à la maison ...
C'était du meurtre à l'état pur ! Enfin, faut croire ?
Bon, rassurez-vous, il est encore en vie !

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Ma meilleure élève de 6ème est d'origine marocaine et sa mère ne parle pas le français. Son institutrice de CM2 m'en a parlé avec des larmes dans les yeux. Et maintenant, je sais pourquoi. Allez y comprendre quelque chose !

Écrit par : Robin | 31 octobre 2009

Francis, donnez-nous l'explication, sinon Moot va tous nous coiffer sur le poteau !

Écrit par : Jeremy | 31 octobre 2009

Le statut d'auto-entrepreneur n'a d'intérêt que comme transition vers le statut d'entrepreneur (1). Mais cela sera dans tous les cas plus risqué que le statut de fonctionnaire (2).

D'un autre côté, si vous connaissez un statut moins risque que celui de fonctionnaire, je suis preneur (3).

Ecrit par : Joe

(1) -> certes. Mais c'est aussi en termes de revenu qu'il est désavantageux par rapport à celui de fonctionnaire, tout particulièrement quand on est professeur.

(2) -> pourquoi toujours penser au risque ? Croyez-vous que l'on choisisse un métier pour la sécurité d'abord ? Que l'on change de métier pour les mêmes raison ? Voilà bien du discours stéréotypé à destination "de ces planqués de la fonction publique" ! Personnellement, je me moque éperdument de tout cela.

(3) -> rentier.

Ecrit par : Moot | 31 octobre 2009


Ralala, vous m'avez mal compris, ou je m'étais mal exprimé. Il n'y avait aucune allusion à "ces planqués de la fonction publique". Je pense que je n'ai pas la même vision du risque que vous et c'est surement la source de notre malentendu. Par exemple, le statut de rentier est plus risqué que le statut de fonction. Le risque c'est la probabilité d'obtenir un revenu prévisible. Fonctionnaire, c'est prévisible à minima pour les 40 prochaines années. Rentier, vous risquez l'inflation et la perte ou la dévaluation du capital. Par conséquent, le statut fonctionnaire est moins risqué que le statut de rentier. Il n'y a aucun jugement de valeur la dedans, c'est un fait.

Écrit par : Joe | 31 octobre 2009

Arrêtez de commenter, sinon ma remarque va passer à l'as.

Je la copie donc céans :
"Quant à ceux qui étaient invités et ne sont pas venus, ils ont sans doute eu raison : une heure entière à ma gloire, c'était beaucoup pour eux — c'était déjà beaucoup pour moi.
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 octobre 2009"

Sans vouloir réclamer, je n'étais pas invité :'-( Et pourtant, vous aviez mon adresse. On va dire qu'il n'y avait plus de timbres :-/
Ecrit par : Jeremy | 31 octobre 2009

Ce à quoi j'ajoute d'ailleurs : s'il y a des invités qui ne sont pas venus, eh bien il suffisait d'inviter ceux qui viendraient.

Écrit par : Jeremy | 01 novembre 2009

Quant à l'autonomie des établissements, vous n'êtes pour que parce que vous ne connaissez pas le milieu enseignant en détail..../...
. Alors, ce n'est peut-être pas très démocratique, ce que je dis, mais c'est tout à fait républicain — il faut être singulièrement borné pour penser que le république de Condorcet avait pour but de donner la parole, à égalité, à des gens mal formés, ou mal intentionnés.
JPB
Mais je n'ai jamais proféré une énormité pareille.
Lisez ce qu'il dit de l'autonomie dans les Cinq Mémoires et comme je suis en France cette semaine je n'ai pas mes livres sous la main pour vous donner la référence exacte.

Et quand je lis ceci:

"Il faut dire aussi que cette "autonomie" consisterait à soumettre les professeurs, et eux seuls, aux "lois du marché", mais ni les élèves, ni les chefs d'établissement, toujours imposés par les rectorats."
(Moot)

Je suis ravie que Penda réponde pour moi:
"Mon pro-adjoint est pour l'autonomie des établissements pour ces deux raisons:
1 - ne plus avoir sur le dos ses inspecteurs (ou qui surveillent ce qu'il fait et comment il le fait), donc: plus de liberté pour "gérer" à sa guise, ou selon les circonstances - du pragmatisme au pouvoir??? (mais il m'a dit que la pression rectorale est forte pour être dans les clous - "on est très-surveillés"; m'enfin: on a tous connu des lèche-grolles inspectorales et carriéristes),
2 - mettre au pli les enseignants je-m'en-foutistes (un peu trop en arrêt, un peu trop en retard, un peu trop libres...).
Ecrit par : Pendariès | 31 octobre 2009

Penda, dans cette Belle province dont vous êtes tombé en amour, l'été dernier, vous constatez que l'autonomie n'est pas un croque-mitaine...Elle a même le vent en poupe, pour guérir le système de l'enseignement calamiteux de l'ignorance. Un nombre croissant de commissions scolaires suivent l'exemple des school board, leurs corollaires du grand "voisin du sud".
la réflexion de Moot montre combien le concept est difficile à envisager, car il est parfaitement impraticable, effectivement, dans un système clos, unitaire, monopolistique.

C'est donc l'intégralité de la structure qui doit être modifiée et c'est pour cela qu'il en ira en France de l'autonomie comme il en fut de la décentralisation: Après belles envolées lyriques l'éléphant (pardon le mammouth ) accouchera d'une souris.

C'est pourtant une clé de poids pour sortir de l'engrenage infernal qui sacrifie tant d'enfants sur l'autel de l'obstination criminelle à refuser de changer de paradigme. Et c'est un cercle vicieux car plus la population reste ignorante, plus ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change gagnent la partie puisqu'ils tiennent le système bien en main.

Condorcet n'a rien dit d'autre: le seul moyen de venir à bout des superstitions, des préjugés et des dérives sectaires était un enseignement spécifiquement défini dans ce but, et qui est aux antipodes des divagations des pédagogistes. Les méthodes qui élémentarisent les savoirs savants, dans un souci constant de neutralité, de laïcité, sont exactement l'opposé du lavage de cerveau des champions de la globale qui ne jurent que par l'autoconstruction des savoirs, notamment en mettant la main à la pâte et en pratiquant l'intertextualité, comme des commandements venus du ciel, ce firmament foucaldo-bourdivin.

Il est cocasse ( et sacrément révélateur) que ce soit justement en Amérique, où sévissent ces attardés mentaux qui combattent Darwin, et interdisent aussi Harry Potter, que s'est produit ce qu'on attendra encore longtemps en France: le renversement de tendance qui rive enfin leur clou aux fondamentalistes infiniment plus pernicieux que sont les gourous et leurs groupies (Meirieu, Lahire, Beaudelot, Establet, Goigoux, Charmeux, Frackowiak, Pierrelée, Dubru-Bellat, Viala, Bentolilla, Hamon, pour ne citer que ceux que j'ai en mémoire) ; pardon, j'oubliais Antibi!

Le ministre américain actuel de l'éducation est un grand ami d'Obama, et un homme au parcours remarquable, qui tient un discours proche de celui de Darcos, ou Pécresse, ce qui ne surprendra pas ceux qui comprennent l'Amérique, mais va gêner aux entournures ceux qui la prennent en contre-exemple.

Quelles sont les écoles (ou school boards plutôt) où cela va mieux? Celles, justement, où l'on a instauré le pluralisme, la concurrence, l'autonomie, et responsabilisé le personnel d'encadrement et les enseignants. C'est une révolution, mais les résultats sont là.
Devant le succès de cette politique, les syndicats qui y étaient si farouchement opposés se sont calmés, mais il y encore des combats d'arrière-garde (au plan juridique, notamment, en raison d'un point contesté en droit constitutionnel). Il y eu aussi la sanction des urnes puisque les membres des school boards sont élus et que la plupart des parents ont enfin compris qu'on leur bourrait le mou depuis des lustres avec ces théories à la con, que les syndicats soutenaient en bloc, et pour des raisons purement corporatistes et idéologiques, comme chez nous.

Ce succès envoie valser les belles théories de nos sociologues, car il concerne au premier chef des écoles de centre-ville où les élèves sont à 95% noirs ou hispaniques. Un lien renvoyait à un article sur Raleigh qui ne fait que confirmer ce que je constate depuis 5 ou 6 ans, et dont je tente d'informer depuis trois, sous des quolibets aussi venimeux et appuyés qu'apitoyés.

Ce n'est pas encore la gloire et il est trop tôt pour crier victoire, mais le revirement est clairement amorcé. Espérons qu'il va durer car il avait déjà eu lieu il y a 40 ans, et Arendt le remarqua dans son célèbre essai, mais la "Progressive education" reprit vite de plus belle, pour atteindre des sommets dans la destruction des apprentissages que la France s'empressa de gravir à son tour, vers la même époque. Elle prit donc en marche ce train du déshonneur qui devenait transatlantique.

Le marché international des mauvaises idées se porte cependant encore trop bien et je signale aux lecteurs d'ED Hirsch la parution de son dernier livre: The Making of Americans: Democracy and Our Schools, Yale Univ. Press.
http://chronicle.com/article/How-Schools-Fail-Democracy/48574/
Résumé: Hirsch déplore à nouveau qu'on se soit contenté de supprimer la méthode globale sans s'occuper de la suite, car dès le CE2 (3rd gr.) les choses se gâtent et le contenu des apprentissages demeure plus que faiblard. Comment en serait-il autrement, puisque les théories bidons de la Progressive Education modèlent encore les méthodes ineptes d'enseignement, puisées dans la même source frelatée que celles qui ont tué l'enseignement de la grammaire et de la littérature chez nous, fabriqué des générations d'incultes et dégoûté à jamais de la lecture une classe d'âge après l'autre, depuis trente ou quarante ans.

Il est tragique que deux cent vingt (et trente) ans après les Révolutions américaine et française, qui avaient établi le principe d'une instruction populaire comme rempart de la démocratie, Hirsch éprouve le besoin de remettre la question sur le tapis, et centre son nouveau livre sur le danger de l’ignorance pour la démocratie.
Pour un lecteur de Condorcet il y a dans ce livre d'extraordinaires recoupements à opérer et je sais pour avoir questionné l'auteur l'an dernier, alors qu'il est venu nous parler de son dernier bébé, qu'il est dans la ligne de la pensée du philosophe sans l'avoir lu. Great minds think alike, me suis-je alors permis de lui dire.

Il y a cinquante ans il semblait que cette étape-là était définitivement franchie et gagnée et il est tragique d'avoir à marteler à nouveau que savoir lire et écrire ne suffit pas pour participer pleinement au processus démocratique. Il faut aussi savoir pour quoi et pour qui on vote, être un "informed citizen". L' école républicaine instruit pour former et informer le jugement. Ceux qui sont familiers avec l'oeuvre éducative de Condorcet (et qui ont su débusquer les contresens hagiographiques dont il est trop souvent victime) reconnaîtront là l'argument principal autour duquel il avait conçu son École de la raison.

En supprimant la globale, on n'a fait sauter que le premier verrou mais pas démoli le tremplin qui propulse ensuite irrésistiblement l'enfant vers l'échec scolaire, car on n'a pas comblé ensuite " The Knowledge Deficit", titre du précédent ouvrage de Hirsch, un auteur dont pratiquement personne n'a entendu parler en France, et que j'introduisis ici il y a trois ans, alors qu'il bataille depuis plus de 20 ans (Cultural Literacy parut en 1987 ) contre les idées qui ont bousillé l'école. Mais nous on avait Romilly, et Milner, et Lurçat, et Muglioni, et tant d'autres, qui n’eurent pas plus d’effet, et tiens puis qu’il fut question de lui, pas plus que l'impayable Maurice "T" Maschino, champion du lieu commun et des pleurnicheries stériles sur l’école.

Hirsch c'est une autre pointure que Momo T, et si son dernier bouquin enfonce le clou du précédent, il sonne une autre alarme qui nous rappelle que les fondateurs de la République américaine étaient sur la même longueur d'onde que le républicanisme pionnier de Condorcet. Quant aux fondateurs de notre Troisième république, ils savaient ce que construisait Horace Mann, fondateur de l’école américaine pour tous, l'appelant le bienfaiteur de l'Humanité.


L'autonomie de l’instruction publique que réclamait déjà Condorcet, comme garant de la solidité de la République et de l'efficacité du processus démocratique, est un concept aussi diabolisé en France que celui de sélection. Il est cependant impraticable sans l’exigence d’une responsabilité (obligation de moyens) de l'ensemble des personnels, elle-même tout autant frappée d'omertà.

Or, c'est justement ce qui fait le succès du système finlandais, mais de cela non plus on ne parle pas. On préfère jeter le bébé avec l'eau du bain et dire que ce qui vaut pour ce minuscule pays «homogène » ne vaut pas pour nous.

Refuser l'autonomie en prétendant que c'est la porte ouverte à tous les abus, à tous les sectarismes, que c'est la mort de la laïcité, c'est faire insulte à tous ceux qui se défoncent pour sauver leurs élèves du désastre et seraient parfaitement aptes à en assumer l'entière responsabilité si on les laissait faire.

Si le concept d'autonomie est frappé d’anathème en France c'est aussi qu'il ne peut pas fonctionner dans le paradigme du monopole jacobin, où il est inconcevable de l'associer aux autres termes de l'équation, le pluralisme, la concurrence.
Ceci ne joue pas pour la Finlande où ce sont d'autres critères qui entrent en jeu, comme un suivi personnalisé, le respect d'une discipline indiscutée par l'ensemble de la population, le partage de valeurs fortes que nous avons foulées aux pieds nous croyant plus malins que les autres. ON en voit le résultat;


Il y a une grande hypocrisie dans tout cela car il existe un nombre significatif d'établissements où l'on fait à peine semblant de se soumettre aux oukases pédagogistes syndicalistes et grenelliens, où l'on met des bémols aux programmes ineptes tandis que les ayatollahs et la nomenklatura ferment les yeux ou font semblant de ne rien voir. Seulement, voilà, ce sont les établissement "d'élite" qu’il faut chouchouter sans quoi ce serait vraiment la Berezina.

Qui parlait de la nuit du 4 août? JPB je crois.

Encore une belle foutaise, les privilèges ayant pris singulièrement du galon depuis un quart de siècle, sous le nom de droits acquis, et la gauche s'est bien gardée de contrer cette dérive, bien au contraire: Touche pas à mon privilège, sinon je descends dans la rue. Souvenez-vous des grandes grèves de 1995 et de ce qui les avait provoquées....Pas de quoi être fiers

.

Pour finir, les guerres picrocholines entre syndicats sont tout aussi pathétiques que le désert conceptuel de la gauche qu’ils ne font rien pour irriguer d’idées constructives.
JPB l'admet par ailleurs, ce qui diminue la force de sa remarque introductive .
"" Et puis, un PS dont les idées sur l’Education sont synthétisées par l’ineffable Bruno Julliard ne risque pas d’accoucher demain des deux ou trois idées fortes qui permettraient de réorganiser un vrai, un grand débat sur l’Ecole."""

Je ne saurais mieux dire.

Mais pourquoi donc un débat, encore un? On ne fait que cela depuis vingt ans, débattre et gloser sur l'Ecole, en pure perte. de querelles byzantines en tempêtes dans des verres d'eau, l'école agonise et la majuscule n'est plus qu'une mystification supplémentaire. Ce ne sont pas les idées fortes qui manquent, ce sont les hommes (ce qui inclut les femmes, en français) avec suffisamment de cou...rage pour nettoyer les écuries d'Augias et mettre enfin en oeuvre les mesures connues de tous, mais inapplicables en l'état actuel de l'opinion publique. Tragique!

Écrit par : Cadichon | 01 novembre 2009

De la relativité de l'autonomie chez Condorcet.
Deux extraits du discours devant l'Assemblé législative du 2 avril 1792 du citoyen sus-dit :
"La première condition de toute instruction étant de n'enseigner que des vérités, les établissements que
la puissance publique y consacre doivent être aussi indépendants qu'il est possible de toute autorité
politique ; et comme, néanmoins, cette indépendance ne peut être absolue, il résulte du même
principe, qu'il faut ne les rendre dépendants que de l'Assemblée des représentants du peuple, parce
que, de tous les pouvoirs, il est le moins corruptible, le plus éloigné d'être entraîné par des intérêts
particuliers, le plus soumis à l'influence de l'opinion générale des hommes éclairés, et surtout parce
qu'étant celui de qui émanent essentiellement tous les changements, il est dès lors le moins ennemi
du progrès des lumières, le moins opposé aux améliorations que ce progrès doit amener.
............
Enfin, aucun pouvoir public ne doit avoir l'autorité ni même le crédit, d'empêcher le développement des vérités nouvelles, l'enseignement des théories contraires à sa politique
particulière."

Quoiqu'en général, je ne partage pas vos points de vue, je vous rejoins Cadichon sur une partie de votre conclusion. Même si, à mon avis, ce n'est pas l'opinion publique qui empêche de mettre en œuvre les mesures de bon sens qui s'imposent. C'est la responsabilité de CE pouvoir public qui repose sur la collusion d'idées et d'intérêts de ce qu'on s'obstine à appeler la droite et la gauche qui ne sont, du point de vue de l'instruction, que deux variétés très proches de la même caste obscurantiste.

Écrit par : désolé | 01 novembre 2009

Ce devrait être à votre portée. Il faut un peu de réflexion, tout de même.
Mais je donnerai une explication détaillée et claire si je n'en lis aucune qui me satisfasse. Francis Penin, professeur etc.

C'est parce qu'on marche sur la tête et la tendance ne semble pas vouloir s'inverser.

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

mais je n'incrimine pas ceux de mes collègues qui les ont eus dans leurs classes entre la maternelle supérieure et la terminale) arrivés à 20 ans en terminale et nuls à pleurer qui, bien sûr, échouèrent au baccalauréat. Depuis 1982, je ne suis plus importuné par personne. Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 31 octobre 2009

C'est aimable à vous Francis de dédouaner vos collègues précédents de la responsabilité du désastre car à l'impossible nul n'est tenu. S'ils échouèrent au bac en 82, en est-il de même pour leurs clones de 2009 ?

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

La cuisine, c'est l'art des feux. La moitié de la réussite d'une recette est dans la surveillance de la cuisson (c'est moi qui ai fait la blanquette de veau à midi : trois heures de dévouement ;-)) Ecrit par : Robin | 31 octobre 2009

Justement à cause de ça, pour moi, c'est l'art des fous, mais tant que ce n'est pas l'art défunt...

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

J'ai la plus grande révérence pour Condorcet. Mais enfin…

"de tous les pouvoirs, [l'Assemblée nationale] est le moins corruptible, le plus éloigné d'être entraîné par des intérêts
particuliers, le plus soumis à l'influence de l'opinion générale des hommes éclairés, et surtout parce qu'étant celui de qui émanent essentiellement tous les changements, il est dès lors le moins ennemi du progrès des lumières…"

En 1792? peut-être… Parce qu'ils commençaient à comprendre que s'ils récusaient les Lumières, ils se feraient raccourcir chez Samson.
Mais aujourd'hui… Qu'aurait dit Condorcet des lobbies qui assiègent l'Assemblée ?
Plus ça va, moins je suis convaincu que les "élus du peuple" représentent effectivement le peuple. Et j'en arrive à penser que quelques individus effectivement éclairés suffisent amplement à déterminer la ligne générale.
Mais comment les recruter, voilà…
JPB

Écrit par : brighelli | 01 novembre 2009

Et puis je ne devrais pas faire deux choses à la fois (par exemple intervenir sur ce blog et corriger des copies) ;-))
Ecrit par : Robin | 31 octobre 2009

Surtout si c'est au détriment de vos interventions sur le blog !
(rassurez-vous, cela ne semble pas être le cas. :-)

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

Mais comment les recruter, voilà… JPB

Des limites du suffrage universel...
Notez que la menace de la guillotine peut faire du sybarite le plus corrompu un ascète convaincu !

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

Francis, donnez-nous l'explication, sinon Moot va tous nous coiffer sur le poteau !

Ecrit par : Jeremy | 31 octobre 2009
---
Patientez un peu, s'il vous plaît ! Je voudrais bien qu'on se creusât un peu la cervelle, ici ! :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 novembre 2009

Ce devrait être à votre portée. Il faut un peu de réflexion, tout de même.
Mais je donnerai une explication détaillée et claire si je n'en lis aucune qui me satisfasse. Francis Penin, professeur etc.

C'est parce qu'on marche sur la tête et la tendance ne semble pas vouloir s'inverser.

Ecrit par : nicolas | 01 novembre 2009
===
Très drôle, très chère Nicolas ! mais j'ai précisé que c'était sérieux. Ne me prenez-vous donc pas au sérieux quand je dis que je le suis ? La réponse est logique, mais encore faut-il y penser. A bientôt.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 novembre 2009

Plus sérieusement ? Alors cela doit dépendre de la définition des pôles de l'aimant, non ? C'est le pôle sud de la terre qui doit attirer le pôle nord de l'aimant car deux pôles nord se repousseraient, non ?
Aucun mérite à cela. C'est la main à la pâte...

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

@ Pendariès : Info rue 89
A Montréal, politiques et mafieux se disputent la vedette
Par Anne Caroline Desplanques | Québec89 | 31/10/2009 | 16H14
(De Montréal) Dimanche, les Montréalais iront aux urnes au terme d'une campagne électorale où les allégations de corruption ont monopolisé l'attention des électeurs. Un « système mafieux, pourri et gangrené » serait en effet à la tête de la ville à en croire les révélations de Benoît Labonté, n°2 du parti d'opposition municipale Vision Montréal (...)

Allons bon...

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

Info Rue 89 :

"En clair, à la seconde où vous connectez votre ordinateur à Internet, voici en combien de temps il peut être pénétré, en fonction de la marque de votre antivirus :
• McAfee : 1 min 56
• Norton : 4 min
• GDATA : 5 min
• AVG : 15 min
• NOD32 : 33 min
• Kaspersky : 40 min
• Dr Web : non contourné dans le temps imparti, mais « suffisamment affaibli » pour conclure qu'il l'aurait été en « plus d'une heure ».

Flippant.

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

Long article d'Anna Topalof dans Marianne 31 oct 2009).
"L'école les rend fous."
Michel Buttet de Sauvez les lettres résume :
"on a du mal à comprendre que l'éducation est une affaire de professionnels. Comme tout le monde est allé à l'école, tout le monde a une opinion sur ce qui devrait changer...Même ceux qui n'y sont pas retournés depuis trente ans".

La journaliste égratigne Coppé, Sarko, Madelin, De Villiers, Hirsch...bien...bien...Mais c'est à peine si elle mentionne Jospin.

Polony me manque déjà.

Écrit par : Guillaume | 01 novembre 2009

Plus sérieusement ? Alors cela doit dépendre de la définition des pôles de l'aimant, non ? C'est le pôle sud de la terre qui doit attirer le pôle nord de l'aimant car deux pôles nord se repousseraient, non ?
Aucun mérite à cela. C'est la main à la pâte...

Ecrit par : nicolas | 01 novembre 2009
Mes seules études scientifiques furent une terminale S, j'ai le droit de jouer ? Je tente donc : le pole Nord Magnétique est le point qui fait converger toutes les boussoles. Par conséquent, si l'on décide que les boussoles indiquent le Nord (et non le Sud), c'est que le Pole Nord Magnétique est un Pole Sud (les inverses s'attirent, les semblables se repoussent), sinon, il n'attirerait pas les aiguilles Nord des boussoles.

Écrit par : Joe | 01 novembre 2009

Ecrit par : Guillaume | 01 novembre 2009

"Long article d'Anna Topalof dans Marianne 31 oct 2009).
"L'école les rend fous."
Michel Buttet de Sauvez les lettres résume:
(...)"

Bonjour,

y a-il moyen d'accéder par internet à ce que vous évoquez là?
Si oui, merci d'avance de (me?nous?) donner un petit coup de pouce (lien, source).

Cordialement,

'Puohc

Écrit par : Ettepuohc | 01 novembre 2009

J'arrive comme un poil de cul sur une rosette, (variante du cheveu sur la soupe), mais merci à Jean pour ses conseils ! Je vais sérieusement étudier cette piste, (après celle de maintenant).
Et j'en profite pour lui dire qu'une vaccination, (un plantage médical sur la durée de vie d'un rappel, qui plus est), pourrait ne pas être étranger à la saloperie qui me pourrit la vie.

Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 31 octobre 2009

Je me suis laissé dire que prendre contact avec un naturopathe pourrait vous être utile. Certains organisent des jeûnes (sous forme de stages), que signalent des revues comme Bio-Contact.

Écrit par : Jean | 01 novembre 2009

Copieur, Joe, éliminé ! :-))

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

La journée de la jupe a reçu, le week-end dernier, le Prix Europa du Meilleur Programme de Fiction Télévisée de l’année 2009.

Encore un scandale !
Que fait le Café pédagogique ?
Que font frères Dubet et Meirieu ? Ils manquent de bois pour leurs autodafés ?

Écrit par : Pierre Lariba | 01 novembre 2009

Copieur, Joe, éliminé ! :-))

Ecrit par : nicolas | 01 novembre 2009

Vous n'allez pas me croire mais je croyais citer votre réponse sur le monde qui marche sur la tête et je n'avais pas lu votre explication sérieuse. Néanmoins une petite précision : la Terre EST un aimant. C'est son noyau ferreux qui créé le magnétisme (enfin si je me souviens bien). Donc il n'y a pas la Terre et l'aimant qui s'opposeraient.

Dans tous les cas, rendons à César ce qui appartient à César et à Nicolas le point pour cette réponse, si toutefois c'est la réponse attendue par Francis.

Écrit par : Joe | 01 novembre 2009

J'arrive comme un poil de cul sur une rosette, (variante du cheveu sur la soupe), mais merci à Jean pour ses conseils ! Je vais sérieusement étudier cette piste, (après celle de maintenant).
Et j'en profite pour lui dire qu'une vaccination, (un plantage médical sur la durée de vie d'un rappel, qui plus est), pourrait ne pas être étranger à la saloperie qui me pourrit la vie.

Ecrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 31 octobre 2009

Je me suis laissé dire que prendre contact avec un naturopathe pourrait vous être utile. Certains organisent des jeûnes (sous forme de stages), que signalent des revues comme Bio-Contact.

Ecrit par : Jean | 01 novembre 2009
Cé ki ki proposait de revenir à la guillotine pour les réfractaires aux Lumières ?

Écrit par : dobolino | 01 novembre 2009

Meilleur Programme de Fiction Télévisée Pierre Lariba

Vous avez dit fiction ?

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

Vous n'allez pas me croire mais je croyais citer votre réponse sur le monde qui marche sur la tête et je n'avais pas lu votre explication sérieuse. Néanmoins une petite précision : la Terre EST un aimant. C'est son noyau ferreux qui créé le magnétisme (enfin si je me souviens bien). Donc il n'y a pas la Terre et l'aimant qui s'opposeraient. Ecrit par : Joe | 01 novembre 2009

Et pourquoi ne vous croirai-je pas, Joe ?
Je croyais m'être exprimée de façon claire, mais visiblement c'est raté. Quand j'emploie le mot "aimant" c'est pour désigner l'aiguille aimantée d'une boussole, par exemple, et non le pôle magnétique de la terre, que j'appelle pôle magnétique, Joe. Suis-je plus claire ou n'ai-je toujours rien compris ?

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

Je me suis laissé dire que prendre contact avec un naturopathe pourrait vous être utile. Certains organisent des jeûnes (sous forme de stages), que signalent des revues comme Bio-Contact.

Ecrit par : Jean | 01 novembre 2009
Cé ki ki proposait de revenir à la guillotine pour les réfractaires aux Lumières ?

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2009

Vous avez certainement mieux à proposer à Christophe...

Écrit par : Jean | 01 novembre 2009

Un site intéressant et "citoyen": www.initiative.citoyenne.over-blog.com (Belgique)

Grippe A H1N1: la crédibilité perdue des scientifiques

Écrit par : Jean | 01 novembre 2009

Le pôle nord magnétique est un pôle sud il a été incorrectement nommé du fait de sa proximité avec le pôle nord géographique. Mais il faut noter que comme le champ magnétique s’inverse de temps en temps dans quelques milliers d’année nos descendants pourront corriger cette erreur.

Écrit par : Tiberius | 01 novembre 2009

Ce qui me fout les boules, c'est qu'on n'enseigne plus les vecteurs au collège avec toutes les abominables conséquences que ça peut avoir sur les naissances des vocations en Physique.

Ecrit par : dobolino

Vous ne vous imaginez pas ce qu'est l'enseignement des moindres rudiments de mécanique (il y en a en troisième et en seconde) quand on n'a pas les vecteurs "sous la main".
On fait des vecteurs sans faire des vecteurs, c'est à dire que l'on dessine des flèches.

De toute façon, même quand ils ont appris cela en cours de mathématiques, il reste bien du temps aux élèves (en S, donc) avant de s'apercevoir que les vecteurs ont une existence propre, indépendante d'un point "A" et d'un point "B".

Mon professeur de mathématiques en 4è et 3è passait pour un peu timbré (mais cependant excellent, même aux yeux de la direction : il a terminé sa carrière comme proviseur de lycée), car il nous parlait déjà de "plan vectoriel" et de structure de groupe.

Écrit par : Moot | 01 novembre 2009

"Plus ça va, moins je suis convaincu que les "élus du peuple" représentent effectivement le peuple. Et j'en arrive à penser que quelques individus effectivement éclairés suffisent amplement à déterminer la ligne générale.
Mais comment les recruter, voilà…"
JPB

Je ne cherche plus à contribuer modestement à ce blog parce que je vous reproche (en toute amitié) d'avoir contribué (et Mme Polony avec vous, plus récemment et à mon grand dam), à ce que le débat républicains/pédagos devienne un affligeant débat droite/gauche (faux-nez bayrouiste ou pas).
Mais là, vous déconnez plein gaz. Vous devriez cesser de jouer les stratèges et laisser çà à ceux qui savent faire.

Écrit par : Perceval | 01 novembre 2009

Je me suis laissé dire que prendre contact avec un naturopathe pourrait vous être utile. Certains organisent des jeûnes (sous forme de stages), que signalent des revues comme Bio-Contact.

Ecrit par : Jean | 01 novembre 2009
Cé ki ki proposait de revenir à la guillotine pour les réfractaires aux Lumières ?

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2009

Vous avez certainement mieux à proposer à Christophe...

Ecrit par : Jean | 01 novembre 2009

Et qui a dit que Jean manquait d'humour ? ;-))

Écrit par : Robin | 01 novembre 2009

La journée de la jupe a reçu, le week-end dernier, le Prix Europa du Meilleur Programme de Fiction Télévisée de l’année 2009.

Encore un scandale !
Que fait le Café pédagogique ?
Que font frères Dubet et Meirieu ? Ils manquent de bois pour leurs autodafés ?

Ecrit par : Pierre Lariba | 01 novembre 2009

Le scandale, c'est d'attribuer le Prix du Meilleur programme de Fiction télévisée à un documentaire.

Écrit par : Robin | 01 novembre 2009

Dobolino, moi, le boudin noir, je ne le fais pas à la poêle mais au four (160°/ 180° maxi), dans un plat sans matière grasse, en le retournant à mi-cuisson; surtout, ne pas le piquer (c'est d'actualité). Il éclate un peu, mais pas trop.
Bon appétit!

Écrit par : retraitée | 01 novembre 2009

la réflexion de Moot montre combien le concept est difficile à envisager, car il est parfaitement impraticable, effectivement, dans un système clos, unitaire, monopolistique.

Ecrit par : Cadichon

J'espère au moins que vous avez compris le sens de mon propos : l'autonomie proposée est partielle et par cela détestable. Elle ne consiste, là, qu'en un renforcement des prérogatives des petits chefs. Et le proviseur-adjoint de Pendariès est bien naïf pour s'imaginer que le ministère va lui ôter tous ces carcans.

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Il existe un nombre significatif d'établissements où l'on fait à peine semblant de se soumettre aux oukases pédagogistes syndicalistes et grenelliens, où l'on met des bémols aux programmes ineptes tandis que les ayatollahs et la nomenklatura ferment les yeux ou font semblant de ne rien voir. Seulement, voilà, ce sont les établissement "d'élite" qu’il faut chouchouter sans quoi ce serait vraiment la Berezina.

Ecrit par : Cadichon

Vous faites erreur : il se trouve toujours des illuminés dans les rectorats qui se font un plaisir de mettre ces établissements en difficulté. Dans le mien, on bourre les classes au-delà de leur capacité, en satisfaisant toutes les (nombreuses) demandes de dérogation*.
Lafforgue n'a pas tort quand il parle d'une "politique de résorption des poches de succès". La vie est dure pour ces chefs d'établissements qui tentent de résister à la démagogie ambiante.

* tiens, parlons des vertus de la concurrence : un autre établissement, non loin de là, lui, se vide. En trois ans, nous avons gagné cent élèves en collège tandis que celui-là en perdait autant.
Si la concurrence et l'autonomie étaient réelles, nous n'aurions pas l'obligation d'accepter tout le monde et n'importe qui : nous choisirions les meilleurs éléments parmi les demandeurs, d'où qu'ils viennent.

Écrit par : Moot | 01 novembre 2009

Si la concurrence et l'autonomie étaient réelles, nous n'aurions pas l'obligation d'accepter tout le monde et n'importe qui : nous choisirions les meilleurs éléments parmi les demandeurs, d'où qu'ils viennent.

Ecrit par : Moot | 01 novembre 2009

Surtout, il faudrait que vos moyens augmentent (ou diminuent) en fonction de votre attractivité. Nécessairement, certains établissements peu adaptés disparaitraient tandis que d'autres deviendraient gigantesques ou créeraient des émules.

Sachant qu'idéalement, l'attractivité devrait être générée par des bons résultats aux examens nationaux. (un peu comme le principe des prépas, qui, publics comme privés, sélectionnent leurs élèves, les meilleurs choisissant les meilleurs prépas, etc... en fonction des résultats aux concours). Par contre, je doute que le pays soit prêt à accepter ce genre de fonctionnement.

Écrit par : Joe | 01 novembre 2009

Dobolino, moi, le boudin noir, je ne le fais pas à la poêle mais au four (160°/ 180° maxi), dans un plat sans matière grasse, en le retournant à mi-cuisson; surtout, ne pas le piquer (c'est d'actualité). Il éclate un peu, mais pas trop.
Bon appétit! Ecrit par : retraitée | 01 novembre 2009

Je n'y connais rien en cuisson en général et en boudin noir encore moins et pardon pour la proposition que je vais faire et qui risque de se classer dans les crimes de lèse-majesté culinaire mais si vous l'enveloppiez dans quelque chose comme du film transparent ou du latex et si vous le plongiez quelques minutes dans l'eau bouillante avant de le faire cuire, cela ne l'empêcherait-il pas de se désagréger ?

Écrit par : nicolas très peu cuisinière, à aucune heure | 01 novembre 2009

Je n'y connais rien en cuisson en général et en boudin noir encore moins et pardon pour la proposition que je vais faire et qui risque de se classer dans les crimes de lèse-majesté culinaire mais si vous l'enveloppiez dans quelque chose comme du film transparent ou du latex et si vous le plongiez quelques minutes dans l'eau bouillante avant de le faire cuire, cela ne l'empêcherait-il pas de se désagréger ?

Ecrit par : nicolas très peu cuisinière, à aucune heure | 01 novembre 2009

Faire cuir du boudin dans un préservatif ? ;O))))))

(honte sur moi !)

Écrit par : Robin | 01 novembre 2009

Robin vous êtes viré !

Écrit par : le surmoi de Robin | 01 novembre 2009

D'aucun(e)s triturent le boudin — d'autres y verraient un fantasme tonitruant…

Par ailleurs…

Perceval m'écrit :

Je ne cherche plus à contribuer modestement à ce blog parce que je vous reproche (en toute amitié) d'avoir contribué (et Mme Polony avec vous, plus récemment et à mon grand dam), à ce que le débat républicains/pédagos devienne un affligeant débat droite/gauche (faux-nez bayrouiste ou pas).
Mais là, vous déconnez plein gaz. Vous devriez cesser de jouer les stratèges et laisser çà à ceux qui savent faire."

Mais encore ? J'ai dit plus haut que justement je récusais le débat droite / gauche, parce que l'axe s'était drôlement déplacé, ces temps-ci — sans doute un effet direct du libéralisme, dont on sait qu'il est devenu la doctrine de base du PS (voir le dernier livre de Delanoë, juste avant la crise — le pauvre…). Et le pédagogisme est effectivement l'application à l'école du libéralisme le plus farouche. L'idée donc de me reprocher d'avoir fait desdits pédagos des figure de Gauche me paraît fort bizarre.
Et qui sont ces "stratèges" qui savent faire ?
JPB

Écrit par : brighelli | 01 novembre 2009

Faire cuire du boudin dans un préservatif ? ;O))))))
Ecrit par : Robin | 01 novembre 2009

L'art culinaire est très sex(y), Robin, vous savez...

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

Mais aujourd'hui… Qu'aurait dit Condorcet des lobbies qui assiègent l'Assemblée ?
Plus ça va, moins je suis convaincu que les "élus du peuple" représentent effectivement le peuple. Et j'en arrive à penser que quelques individus effectivement éclairés suffisent amplement à déterminer la ligne générale.
Mais comment les recruter, voilà…
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 novembre 2009

Ne sommes nous pas dans une période historique de transition dans laquelle le schéma vertical du pouvoir, enseigné à l'école (Sieyès: "le pouvoir vient d'en haut et la confiance d'en-bas) se renverse?
Désormais, c'est le peuple par ses multiples instances d'exercice concret du pouvoir (comités, syndicats, partis, sectes, lobbies, assemblées, la rue, blogs, Grenelle, clubs, cafés, médias, etc;) qui définit ce que leurs supposés élus, appelés aussi "décideurs", doivent décider, histoire de faire vivre au prix fort, le mythe collé aux os de la démocratie représentative.

En réalité la République française est devenue une démocratie libérale avancée, égalitariste et populaire. Les divers gouvernements de la Vè République, de Giscard à Sarkozi s'y sont employés et s'y emploient activement, pour qu'il en soit ainsi.

Du coup le temps des élites formées par l'institution scolaire est révolu. Le besoin ne s'en fait plus sentir. Celle-ci a la charge de former et d'évaluer tout au long de la vie les compétences à être un simple citoyen standardisé, à être le représentant cloné se soi-même, un mini-État centraliste ouvert au dialogue parmi des millions d'autres.

Écrit par : pancrator | 01 novembre 2009

Glaçant.

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

JPB, je ne sais pas qui sont ces stratèges, mais en tout cas pas ceux qui ont le nez dans le guidon au point de ne même pas se rendre compte qu'ils jettent la démocratie aux orties au détour d'un post.
Je ne cherche pas à entrer dans un débat sur le détail de vos positions, mais plutôt à en dégager l'impact sur l'opinion générale, à commencer par celle des enseignants qu'il se serait agi de gagner à votre cause.
En vous piquant de politique, en vous rangeant aux côtés de Sarko (pour certes vous raviser ensuite), en accueillant en alliés des partisans assumés de l'élitisme et du privé, vous perdez toute chance de gagner la sympathie d'une majorité de profs, quelle que soit la pertinence de vos considérations sur l'école. Et vous laissez le champ libre aux "pédagos".
Il en est de même pour Mme Polony qui, en passant au Figaro, risque d'avoir perdu en route beaucoup des lecteurs attentifs et reconnaissants dont je faisais partie.
Même s'ils sont souvent brillants et parfois sympathiques, je ne souhaite pas être l'allié des nombreux militants droitiers (quand ce n'est pas pire) que vous accueillez avec bienveillance sur vos blogs respectifs.
Même en retournant le schmilblick dans tous les sens, je campe sur des positions républicaines, donc (selon l'opinion que je m'en fais) de gauche. Et je me sens plutôt orphelin, lâché en rase campagne par des leaders d'opinion qui, dans le meilleur des cas, prennent sincèrement pour de la rouerie les reniements que leur ambition leur suggère.

Écrit par : Perceval | 01 novembre 2009

En réalité la République française est devenue une démocratie libérale avancée, égalitariste et populaire. Les divers gouvernements de la Vè République, de Giscard à Sarkozi s'y sont employés et s'y emploient activement, pour qu'il en soit ainsi.

Du coup le temps des élites formées par l'institution scolaire est révolu. Le besoin ne s'en fait plus sentir. Celle-ci a la charge de former et d'évaluer tout au long de la vie les compétences à être un simple citoyen standardisé, à être le représentant cloné se soi-même, un mini-État centraliste ouvert au dialogue parmi des millions d'autres.

Ecrit par : pancrator | 01 novembre 2009

Glaçant.

Ecrit par : nicolas | 01 novembre 2009


Des deux hypothèses romanesques du XXème siècle sur l'avenir de la civilisation : "1984" de Georges Orwell et "Le meilleur des mondes" d'Aldous Huxley, c'est finalement la seconde qui s'est réalisée, qui se réalise sous nos yeux.

Une minuscule "élite" inculte d'argent et d'influence qui se pose en modèle de "réussite" et une masse de gens qui n'ont aucune prise réelle sur leur vie car on leur a vidé la cervelle.

J'oubliais "Le Huron" qui se roule dans les buissons en hurlant du Shakespeare, c'est-à-dire une poignée de fous comme nous, qui n'ont plus que la mémoire.

C'est glaçant en effet, mais c'est vrai.

Passez dix minutes à regarder la 6 par exemple (ou n'importe quelle chaîne, mais je crois que c'est la préférée des "jeunes" et vous comprendrez tout).

Regardez aussi les statistiques : le score d'audience de France-Culture et de France musique réunis représente à peine 2% d'audience.

Il y a une émission pour les jeunes qui s'appelle "No life". Le bonheur par le vide.

Écrit par : le surmoi de Robin | 01 novembre 2009

Faire cuire du boudin dans un préservatif ? ;O))))))
Ecrit par : Robin | 01 novembre 2009

L'art culinaire est très sex(y), Robin, vous savez...

Ecrit par : nicolas | 01 novembre 2009

Je crois bien qu'il y avait une chanson qui disait : "Tiens voilà du Robin ! ..." :-))

Écrit par : Marilyse | 01 novembre 2009

Des deux hypothèses romanesques du XXème siècle sur l'avenir de la civilisation : "1984" de Georges Orwell et "Le meilleur des mondes" d'Aldous Huxley, c'est finalement la seconde qui s'est réalisée, qui se réalise sous nos yeux.
Ecrit par : le surmoi de Robin | 01 novembre 2009

Ah, vous ne trouvez pas que le première s'est juste un peu invitée dans la seconde et l'y a pas mal aidée ? Et encore, on n'a pas tout "vu" !

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

Et le pédagogisme est effectivement l'application à l'école du libéralisme le plus farouche. L'idée donc de me reprocher d'avoir fait desdits pédagos des figure de Gauche me paraît fort bizarre.
Et qui sont ces "stratèges" qui savent faire ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 novembre 2009

Cadichon vous l'expliquera mieux que moi (et l'a déjà fait ici à de nombreuses reprises par ailleurs), mais l'éducation actuelle n'a rien à voir avec le libéralisme. Rentrez le une fois pour toute dans votre crâne. Le libéralise pure voudrait une concurrence entre les écoles, pas de programmes (pas de fonctionnaires), pas de concours pour devenir enseignants, bref aucune règlementation. Juste la liberté de choisir son école pour ses enfants et la sanction des résultats.

Ensuite :" En réalité la République française est devenue une démocratie libérale avancée, égalitariste et populaire. Les divers gouvernements de la Vè République, de Giscard à Sarkozi s'y sont employés et s'y emploient activement, pour qu'il en soit ainsi." (Pancrator)

Le libéralisme économique, c'est moins de règles, moins de taxes / impôts, moins d'Etat. Fonctions régaliennes pures : justice, défense. Vous avez vraiment l'impression d'être dans une "démocratie libérale avancée" et que ça s'aggrave ? Les taxes sont en hausse, les plans de relance, vaste fumisterie consistant à dire que deux abrutis dans un bureau (pourvu qu'il soit ministériel) ont la capacité de décider ce que sont les secteurs d'avenir, se multiplient, l'Etat intervient de plus en plus dans l'économie sous couvert de crise, etc.

Le libéralisme est déjà un bel épouvantail à moineaux, inutile d'en rajouter.

Écrit par : Joe | 01 novembre 2009

"Cé ki ki proposait de revenir à la guillotine pour les réfractaires aux Lumières ?"

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2009

Les Lumières... Du lobby laitier, par exemple?

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 01 novembre 2009

Merci à Jean, en tous cas...
Je vais déjà essayer de poursuivre ce que j'ai entrepris, sur le plan diététique... Après, on verra !

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 01 novembre 2009

Je vais tenter de m'expliquer avec Perceval, qui a l'air sincère.
Sarkozy, c'était le moindre mal : la droite pure et dure, napoléonienne, dont les dérives étaient prévisibles, valait mieux que Royal, petit-napoléonisme "de gauche" — qui aurait anéanti toute idée républicaine. Tout avenir, en fait.
Bayrou, à l'époque, partait de trop loin.
Situation actuelle : le pouvoir s'est fait détester (et les répercussions des aventures du Prince Jean risquent d'être innombrables). La Gauche persiste à se décomposer. Restent Bayrou, et les Verts. Les Verts constituent un conglomérat d'ambitions disjointes et disjonctées (Cohn Bendit ne le leur a pas fait dire, et tout récemment). La gauche dite extrême (PC / Mélenchon d'un côté, NPA de l'autre) ne s'unira jamais (et d'ailleurs, ils ont les uns et les autres de la République des idées fort différentes : Besancenot n'a jamais caché par exemple ses sympathies pédagos / discrimination positive). Si vous avez des idées intéressantes à faire passer, comment allez-vous faire ? La stratégie de la tour d'ivoire, très peu pour moi : je préfère agir plutôt que de geindre. Quitte à perdre sans doute mes illusions (c'est fait) et une bonne part de mon jusqu'auboutisme.
Ou, si vous préférez, il faut bien qu'il y en ait qui se salissent les mains.
JPB

Écrit par : brighelli | 01 novembre 2009

Je crois bien qu'il y avait une chanson qui disait : "Tiens voilà du Robin ! ..." :-))

Ecrit par : Marilyse | 01 novembre 2009

Je dirais bien quelque chose, mais mon "surmoi" veille ! ;O))

Écrit par : Robin | 01 novembre 2009

Oui, bon, je sais, pour quelqu'un qui n'intervient plus, je la ramène pas mal aujourd'hui ...
Mais juste pour apporter un petit témoignage au débat diétético-spirituel engagé autour de Christophe, à qui j'adresse au passage tous mes voeux de prompt rétablissement :
une mienne amie, assez haut perchée, il faut bien l'admettre, me bassine depuis un moment avec l'abolition impérieuse des laitages, entre autres bio-considérations assommantes.
Mais hier soir, elle a franchi un cap, me révélant qu'elle avait soumis à grand frais sa maison aux bons soins d'une "géobiologue", afin d'y accomplir un travail de purification de ses ondes et énergies négatives, à coups cristaux, de pendule et de baguettes de sourciers. Ses élucubrations étaient tellement énormes que je me croyais sur un plateau de télé racoleuse. Et de poursuivre sur un médecin radié capable de sentir dans un test à l'aveugle quel traitement médical est approprié ou non, rien qu'en passant la main sur les médocs, ou encore sur le pendule qui vous dit combien d'enfants vous allez avoir, et si ce seront des filles ou des garçons.
Tout ça pour dire qu'en suivant cette piste thérapeuthique, vous risquez d'avoir besoin de beaucoup de discernement pour dégager ce qu'il peut y avoir de rationnel dans les conseils qu'on vous dispense, si toutefois c'est votre souhait.

Écrit par : Perceval | 01 novembre 2009

"...des leaders d'opinion qui, dans le meilleur des cas, prennent sincèrement pour de la rouerie les reniements que leur ambition leur suggère."

Ecrit par : Perceval | 01 novembre 2009

Ouaouh ! Pas mieux à dire. Il y avait longtemps que cela me pesait sur l'estomac.Merci d'avoir exprimé ici ce qui devrait être une évidence pour tout le monde.

Écrit par : Garafignoux | 01 novembre 2009

Si vous avez des idées intéressantes à faire passer, comment allez-vous faire ? La stratégie de la tour d'ivoire, très peu pour moi : je préfère agir plutôt que de geindre. Quitte à perdre sans doute mes illusions (c'est fait) et une bonne part de mon jusqu'auboutisme.
Ou, si vous préférez, il faut bien qu'il y en ait qui se salissent les mains.
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 novembre 2009


Une alliance entre le MODEM et les Verts, Corinne Lepage, je pense ne serait pas contre, mais après ce qui s'est passé entre Cohn-Bendit et Bayrou à la télévision, ça paraît compromis.

Oui, sarkozy s'est fait détester depuis le début avec cette cérémonie ridicule place de la Concorde, la sortie du Fouquet's, le séjour sur le yatch de Bolloré et maintenant l'investiture du prince Jean qui rétablit les privilèges de l'Ancien régime... et même des gens comme moi qui essayent de faire la part des choses entre un caractère auquel je suis totalement allergique et une politique, il est bien difficile de garder la mesure.

Il me semble que Raymond Barre avait mieux réussi à faire passer la pilule après la crise pétrolière. Mais Raymond Barre, malgré une fin de vie un peu gâteuse, c'était autre chose que Sarkozy.

Je me souviens aussi que Giscard qui expliquait ce qu'il faisait, même Fabius avec ses causeries au coin du feu... Même de Gaulle et Pompidou avec leurs "conférences de presse".

Ce gouvernement risque de périr par excès et par manque de communication... Je ne veux tout de même pas croire que les électeurs soient tous des imbéciles et ne jurent que par la "politique spectacle".

Écrit par : Robin | 01 novembre 2009

"Regardez aussi les statistiques : le score d'audience de France-Culture et de France musique réunis représente à peine 2% d'audience.
Ecrit par : le surmoi de Robin | 01 novembre 2009

Il y a des choses très bien sur ces deux stations, mais il y a aussi des horreurs. Mais elles en sont peut-être actuellement à l'état du moindre mal.

Écrit par : Jeremy | 01 novembre 2009

Perceval, si je vous comprends bien, Natacha Polony perd sa légitimité, et ses analyses leur pertinence, du seul fait qu'elle est passée au Figaro ?
N'est-ce pas un tout petit peu sectaire ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 01 novembre 2009

Une alliance entre le MODEM et les Verts, Corinne Lepage, je pense ne serait pas contre, mais après ce qui s'est passé entre Cohn-Bendit et Bayrou à la télévision, ça paraît compromis.

Ecrit par : Robin | 01 novembre 2009

Lepage, Wehrling, Benhamias, etc. sont pour. Bayrou est sûrement vexé par DCB, mais ce n'est pas irrémédiable.

Ce sont les Verts, surtout, qui refusent.

Écrit par : Jeremy | 01 novembre 2009

Si vous avez des idées intéressantes à faire passer, comment allez-vous faire ? La stratégie de la tour d'ivoire, très peu pour moi : je préfère agir plutôt que de geindre. Quitte à perdre sans doute mes illusions (c'est fait) et une bonne part de mon jusqu'auboutisme. JPB

V/S

Du coup le temps des élites formées par l'institution scolaire est révolu. Le besoin ne s'en fait plus sentir. Celle-ci a la charge de former et d'évaluer tout au long de la vie les compétences à être un simple citoyen standardisé, à être le représentant cloné se soi-même, un mini-État centraliste ouvert au dialogue parmi des millions d'autres. Ecrit par : pancrator | 01 novembre 2009

A la lumière de cette dernière analyse, les propositions de la 1ère font figure de Don Qui Chochottisme, non ?
Mais sans Don Quichotte, que seraient la littérature, la peinture, la musique ? Et que seraient la vie publique et l'engagement puisque les individus peuvent avoir raison contre une société ...

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

Je vois avec plaisir que Perceval est aussi peu new age que moi. Nous rentrons dans un temps d'irrationalité pénible.

Jérémy a tout compris — et le lien avec DCB, ce sera sans doute Marielle de Sarnez. Benhamias, et son complice marseillais Madrolle, feront la jonction avec les Verts — à moins qu'ils n'y retournent carrément : avez-vous remarqué comme l'époque est propice aux trahisons ? Il n'y a plus que Robin qui ait un surmoi.
JPB

Écrit par : brighelli | 01 novembre 2009

... à coups de cristaux, de pendule et de baguettes de sourcier... Pardon pour les boulettes.

Merci de votre réponse, JPB, et de la sincérité que vous me prétez (à la poursuite de quel but, dailleurs, en manquerais-je?). Je reste néanmoins convaincu que vous perdez beaucoup d'influence à long terme en cherchant à en gagner à court terme par le biais de la politique politicienne.
En gagnant plus largement l'opinion, celle des profs en particulier, l'influence politique suivrait. Et -soyons fous- contribuerait à cristalliser un pôle républicain qui fait à mon sens défaut au paysage politique actuel (je ne dois pas être le seul à ne pas parvenir à me convaincre que Bayrou l'incarne).
Quiite à se salir les mains, pourquoi pas avec de l'encre, en mettant à profit l'entregent journalistique de votre copine Natacha pour occuper avec elle et d'autres l'espace laissé vacant par la "nouvelobsisation" de Marianne ?

Écrit par : Perceval | 01 novembre 2009

Ah ! si Brighelli nous avait dit qu'il soutenait la Bovida !
Encore un métro de retard, même les islandais n'ont plus de Mac Do' ...

Écrit par : iPidiblue et la Bovida | 01 novembre 2009

Je ne crois pas qu'il y ait, pour le moment, de la place pour un magazine nouveau — sans compter ce que ça représente en des temps de frilosité bancaire. Et je ne suis pas Tapie pour m'engager sur mes biens (mes biens ? Parlez-en à ma quasi-ex-épouse…).
JPB

Écrit par : brighelli | 01 novembre 2009

Chacun sa croix ! Vous JPB le gouvernement de Sarko 1er vous a remis la légion d'honneur et à Tapie trois cent millions !

Écrit par : iPidiblue chacun sa croix | 01 novembre 2009

"Ce gouvernement risque de périr par excès et par manque de communication... Je ne veux tout de même pas croire que les électeurs soient tous des imbéciles et ne jurent que par la "politique spectacle".
Ecrit par Robin"

Ce qu'on ose maintenant appeler "communication", c'est de la propagande pure et simple, il faut appeler les choses par leur nom.
"Plan social", "milieu modeste", "élèves en difficulté" et autres "dommage collatéral" ou "grogne des professeurs", on baigne sans arrêt dans la propagande.

Les nazis qui s'y connaissaient bien en propagande, avaient eux une inoffensive "force de défense" : Wehrmacht.

Écrit par : Pierre Lariba | 01 novembre 2009

Perceval, si je vous comprends bien, Natacha Polony perd sa légitimité, et ses analyses leur pertinence, du seul fait qu'elle est passée au Figaro ?
N'est-ce pas un tout petit peu sectaire ?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 novembre 2009

Non, bien sûr, mais elle perd une bonne partie de son public, pour peu que je sois un échantillon représentatif d'autre chose que de moi-même (et encore, quand je me concentre...).
Je me réjouissais de la création de son blog, mais j'ai dû constater que le ton des interventions était en moyenne très figaresque : "sus à l'école publique et à ses armées de br..leurs". Rien à dire à cela, puisque c'est une émanation du Figaro. Mais sans moi.

Écrit par : Perceval | 01 novembre 2009

Dans "Les nouveaux codes de la correspondance amoureuse, Le Monde.fr nous rassure :

"Les nouvelles technologies ont fait de nous tous des écrivants, ajoute Eliette Abécassis, où chacun se crée une histoire, une identité nouvelle via son pseudo. On retrouve l'ère du marivaudage, de l'intrigue, qui induit des rencontres, des ruptures et des émotions."

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

Plus sérieusement ? Alors cela doit dépendre de la définition des pôles de l'aimant, non ? C'est le pôle sud de la terre qui doit attirer le pôle nord de l'aimant car deux pôles nord se repousseraient, non ?
Aucun mérite à cela. C'est la main à la pâte...

Ecrit par : nicolas | 01 novembre 2009
===
Tout est là. Mais je dois ajouter une touche d'explication. Je le fais maintenant.
Si nous disposons de plusieurs aimants (une dizaine, pour fixer les idées, en forme de barreaux), voici ce que nous constatons à l’aide de l’expérience suivante : on prend l’un des barreaux aimantés et on met une couche de peinture sur une extrémité et rien sur l’autre.
On approche alors chacun des aimants, un par un, en présentant l’une de ses extrémités devant l’extrémité peinte du premier. On s’aperçoit que cette extrémité est soit attirée, soit repoussée par l’extrémité peinte du premier aimant. Il ne se passe rien d’autre que l’un de ces phénomènes : une attraction ou une répulsion.
On observe que si l’on change l’extrémité présentée devant l’extrémité peinte du premier aimant, il se produit une répulsion s’il s’était produit une attraction avec l’autre.
Ici, il convient de repérer l’extrémité qui est repoussée (par exemple) sur chacun des aimants par une tache de couleur autre que celle utilisée pour le premier aimant. Ces extrémités, toutes repoussées par l’extrémité peinte du premier aimant, sont de même nature. On pourrait fort bien parler d’extrémité positive pour l’une et négative pour l’autre, mais on a réservé cela aux phénomènes électrostatiques. Pour les phénomènes magnétiques on a choisi de parler de pôle Nord et de pôle Sud.
Cela fait, on approche les pôles porteurs d’une tache de couleur (donc de même nature) de deux des aimants (autres que le premier qu’on laisse immobile sur une table). On constate qu’ils se repoussent. On en conclut que deux pôles d’aimant de même nature se repoussent. On vérifie sans peine que, au contraire, deux pôles de natures différentes s’attirent.
Reste à faire le choix des noms pour les extrémités d’un aimant.
Voici ce qui a été choisi, et qui est purement conventionnel : on aimante une aiguille montée sur un axe vertical qui passe par son milieu, pouvant tourner librement dans un plan horizontal. On constate que l’une
des extrémités de l’aiguille s’oriente vers le Nord de la Terre (avec un petit écart angulaire dû au fait que les pôles géographique et magnétiques ne sont pas confondus, qu’on appelle déclinaison).
On a décidé arbitrairement d’appeler pôle Nord de l’aiguille aimantée la pointe qui indique le Nord ! Pourquoi pas ? (Cela n’a guère d’importance, tant que tout le monde adopte cette convention.)
Cependant, la pointe de l’aiguille qui indique le Nord magnétique de la Terre devrait alors être nommée pôle Sud si l’on était logique. Le choix contraire a été fait et ne gêne personne.
Mais dès lors que la pointe de l’aiguille aimantée qui indique le Nord de la Terre est dite pôle Nord, il en résulte que le pôle magnétique de la Terre proche du pôle Nord géographique est en réalité un pôle Sud magnétique.
Si l’aiguille aimantée est montée sur un dispositif permettant sa rotation libre dans un plan vertical en plus de la rotation libre dans un plan horizontal, on observe que l’aiguille n’est pas horizontale, mais inclinée vers le sol dans la direction du Nord. L’angle qu’elle fait avec le plan horizontal passant par son centre est appelé inclinaison magnétique.
Ces phénomènes sont vérifiables par tous les êtres humains qui disposent du matériel nécessaire. Cela établit leur réalité. Ils ne peuvent pas être niés. Ils sont reproductibles (et sont reproduits dans tous les lycées du monde, non pour voir s’ils existent toujours, mais pour l’instruction des jeunes).
Cela est une caractéristique de la science. Il existe un consensus sur les phénomènes physiques et chimiques (ces derniers incluant les phénomènes biologiques). Personne ne songe à remettre en question tout ce que j’ai dit ci-dessus (si je n’ai pas commis une étourderie, ce qui est vite arrivé à mon âge modérément avancé – près de soixante-dix ans).
Mais pour les sciences politiques, les sciences économiques et les prétendues « sciences de l’éducation » il n’existe aucun consensus. Tout y est discutable, voire contestable, sujet à caution. (Organisez un débat entre deux professeurs de sciences politiques, et vous verrez ! Choisissez-les bien quand même : il faut qu’ils soient de bords politiques différents, par exemple, Jacques Marseille et Bernard Marys.)
Voilà où je voulais en venir avec cette devinette qui montre le protocole adopté par la science, c’est-à-dire tout ce qui est mathématiques, physique, chimie ou biologie.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 novembre 2009

Perceval, la plupart de mes Notes sont reprises par Marianne 2. Et quand je regarde les commentaires, j'ai toujours 10 ou 15 % de râleurs qui protestent parce que cet enfoiré / fasciste / réac de Brighelli encombrent les colonnes de Marianne… Comment diable plaire à tout le monde ?
JPB

Écrit par : brighelli | 01 novembre 2009

Chacun sa croix ! Vous JPB le gouvernement de Sarko 1er vous a remis la légion d'honneur et à Tapie trois cent millions !

Ecrit par : iPidiblue chacun sa croix | 01 novembre 2009
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Pourquoi la Légion d'honneur n'a-t-elle pas été remise à M. Tapie ? Ça ne coûte pas un sou à l'État !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 novembre 2009

"Tout ça pour dire qu'en suivant cette piste thérapeuthique, vous risquez d'avoir besoin de beaucoup de discernement pour dégager ce qu'il peut y avoir de rationnel dans les conseils qu'on vous dispense, si toutefois c'est votre souhait."

Ecrit par : Perceval | 01 novembre 2009

Ne vous inquiétez-pas, Perceval, j'ai du discernement, et je ne suis pas mûr pour entrer dans quelque secte que ce soit. Je sais parfaitement qu'il y a à prendre et à laisser dans ce qu'on appelle "les médecines parallèles".
Mais le discours est quelquefois largement aussi sectaire du côté des médecine sdites "classiques".

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 01 novembre 2009

"médecines dites"

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 01 novembre 2009

Youpi ! J'ai tout compris... Merci, Francis.
Notre projet d'école met l'accent sur les sciences et tout particulièrement l'astronomie. Pensez-vous que je puisse proposer cette expérience à mes petits de 9 ans ?

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

Comment diable plaire à tout le monde ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 novembre 2009
===
Pour un homme politique, point n'est besoin de plaire à tout le monde : 51 % lui suffisent.
Le professeur que j'ai été n'a pas plu à tous ses élèves, et, dans les dernières années, je n'atteignais pas 51 % d'élèves et étudiants satisfaits de mes exigences.
Fort heureusement, cela n'avait aucune incidence sur mon traitement (ni sur mon avancement)...
Pour vous, JPB, l'essentiel n'est-il pas de plaire aux gens qui partagent vos idées sur l'enseignement ?
Je partage vos idées sur l'enseignement et cela me suffit. Je pense que nous avons raison, et je ne vois aucun inconvénient à ce qu'on tente de me démontrer que j'ai tort. Mais je suis chagriné qu'on tente de démontrer que vous avez tort. ;-)
Je ne m'occupe pas de vos idées politiques. Elles ne sont pas une pomme de discorde entre vous et moi. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 novembre 2009

Ni pomme, ni fayot de discorde.

Écrit par : Perceval | 01 novembre 2009

Je vois avec plaisir que Perceval est aussi peu new age que moi. Nous rentrons dans un temps d'irrationalité pénible.

Jérémy a tout compris — et le lien avec DCB, ce sera sans doute Marielle de Sarnez. Benhamias, et son complice marseillais Madrolle, feront la jonction avec les Verts — à moins qu'ils n'y retournent carrément : avez-vous remarqué comme l'époque est propice aux trahisons ? Il n'y a plus que Robin qui ait un surmoi.
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 novembre 2009

Surmoi à vendre - beaucoup servi mais encore en bon état de marche - bonne occasion - prix à débattre - faire offre sur "Bonnet d'âne".

Écrit par : Robin (moi) | 01 novembre 2009

Youpi ! J'ai tout compris... Merci, Francis.
Notre projet d'école met l'accent sur les sciences et tout particulièrement l'astronomie. Pensez-vous que je puisse proposer cette expérience à mes petits de 9 ans ?

Ecrit par : nicolas | 01 novembre 2009
===
Vous faites bondir mon cœur de joie, Nicolas, ma bien chère amie !
Vous pouvez faire cela à vos élèves de 9 ans. Avec précaution. Il ne faut pas qu'ils soient perturbés s'ils ne comprennent pas. Prenez votre temps pour faire cela.
J'ai fait cela aussi (avec le même protocole) pour les phénomènes électrostatiques.
Je vous conseille - si vous me le permettez - de faire cette expérience seule d'abord, mais en parlant à voix haute comme si vos élèves étaient devant vous. J'ai fait de nombreuses expériences seul dans une "salle de collections", pour vérifier le bon état du matériel. Cela évite de rater ses expériences
J'ai raté quelques expériences au cours de ma carrière. Cela mettait en joie mes élèves. La première année, j'étais assez confus et vexé. Par la suite, je me suis contenté de sourire et de dire avec un sourire :"Je recommencerai la prochaine fois."
Les élèves étaient beaucoup plus attentifs la deuxième fois car ils espéraient un deuxième ratage et une intense rigolade. Cela pouvait arriver avec des expériences nécessitant des dispositifs électriques. Il suffit d'un mauvais contact. Et il faut trouver à quel endroit du circuit ce mauvais contact est localisé, ce qui prend du temps.
Dans ces cas-là, j'essayais le matériel cinq minutes avant l'arrivée des élèves.
Le ratage des expériences de physique et de chimie est une source inépuisable de souvenirs hilarants pour toute personne ayant fait des études secondaires.
Et ça m'énerve prodigieusement ! ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 novembre 2009

Petite précision utile : la copine d'hier soir était certes perchée, mais pas sur moi.

Écrit par : Perceval | 01 novembre 2009

Le ratage des expériences de physique et de chimie est une source inépuisable de souvenirs hilarants pour toute personne ayant fait des études secondaires.

Ecrit par : Francis Penin

Cela me remet à l'oreille le ton flegmatique de mon professeur de physique en terminale (C) : « voilà, on branche la bobine. Et... Et... Et rien ! ».

Écrit par : Moot | 01 novembre 2009

"Pour vous, JPB, l'essentiel n'est-il pas de plaire aux gens qui partagent vos idées sur l'enseignement ?

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 novembre 2009 "

Plaire!!!! Quel idéal!!!!

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 01 novembre 2009

@M.Penin: bravo! J'ai appris quelque chose aujourd'hui... sur une question que je ne m'étais jamais posé! Donc la boussole montre le pôle Nord sans ambiguité...à condition de comprendre que la pointe de ladite est Sud ! :)

"Le ratage des expériences de physique et de chimie est une source inépuisable de souvenirs hilarants pour toute personne ayant fait des études secondaires."

:):)... pas de souvenirs en tant qu'élève (profs très bons à St Charles ou mémoire défaillante) mais UN excellent lorsqu'une année j'enseignai la phy en collège et que je fis à cette occasion une démo de je ne sais plus trop quoi qui a finie par un "BOUM" : j'en ai illico profité pour assurer d'un ton très docte: "Vous voyez, la chimie, ce n'est pas du bricolage, il faut maîtiser tous les paramètres et faire bien attention..."
:):)!!!

@JPB: merci de cet éclairage sur vos motivations politiques, en particulier sur les illusions perdues; en ce cas bon courage et bon succès.
Tiens, Giscard...lorsqu'il s'invitait à dîner chez le français de base...voudrais bien voir ça today, LOL !!!!

http://sisyphotoblog.blogspot.com/

Écrit par : sisyphe | 01 novembre 2009

"Vous n’avez pour autant jamais été totalement compromis dans le syndicalisme puisque le sentiment bien compris de l’urgence à réformer vous a conduit à voter pour le candidat Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2007."

Je vous laisse deviner qui parle de qui!!!!

Super mort de LOL à donf....

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 01 novembre 2009

whaouh Sisyphe, elles sont superbes ! Vous exposez à Arles ? Vous avez pensé au concours HSBC ?

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

Plaire!!!! Quel idéal!!!! Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 01 novembre 2009

Beaucoup en font l'alpha et l'oméga de leur vie...

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

Petite précision utile : la copine d'hier soir était certes perchée, mais pas sur moi.
Ecrit par : Perceval | 01 novembre 2009

Pourquoi, quelqu'un vous l'a demandée, cette précision ?

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

C'était juste un innocent déconnage (certes pitoyable) autour du surmoi de Robin.

Écrit par : Perceval | 01 novembre 2009

Innocent je ne sais pas, mais pitoyable, c'est sûr ! :-))

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

Merci Nicolas...mais ne seriez-vous pas un poil ironique en me parlant du concours HSBC, réservé aux pros?!
Je ne suis qu'un piètre amateur qui n'ose même pas poster sur les fora photo...

Écrit par : sisyphe | 01 novembre 2009

Non, l'ironie n'est pas mon fort. Vous devriez avoir davantage confiance en vos talents, cher Sisyphe !
Maintenant, le métier de photographe est en voie de disparition, puisque grâce aux technologies numériques, tout le monde peut l'être. Un peu comme le métier de prof, quoi...

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

Pas sûr, Nicolas, l'oeil, ça ne s'achète pas ! Il existe aussi des logiciels pour écrire des poèmes ...

Écrit par : Marilyse | 01 novembre 2009

Merci alors! Ceci dit, le métier de photographe est très loin d'être en perdition, tecnologies numériques ou pas: la photo c'est premièrement l'oeil et segundo le matériel. Le numérique est peut-être encore plus complexe que l'argentique : il faut maitriser l'appareil ET les logiciels de post-traitement, pas de la tarte pour ces derniers!
Question de budget, de temps, d'envie...
;)!

Écrit par : sisyphe | 01 novembre 2009

Youpi ! J'ai tout compris... Merci, Francis.
Notre projet d'école met l'accent sur les sciences et tout particulièrement l'astronomie. Pensez-vous que je puisse proposer cette expérience à mes petits de 9 ans ?

Ecrit par : nicolas | 01 novembre 2009
Nicolas, si vous voulez, je peux vous procurer de gros aimants dont je n'ai que faire. De gros aimants très puissants et aisément manipulables par des petites pattes encore un peu maladroites.
Ce genre là:

http://www.cimacelevage.fr/aimants-stomacaux-96/aimants-stomacaux-229.html

Je vous les poste quand vous voulez.

Écrit par : dobolino | 01 novembre 2009

N'est-ce pas grâce à des photographes de votre compétence que l'on reçoit très souvent des diaporamas sur la nature, ou les animaux, à faire tomber tant les images sont de qualité?

Écrit par : Maminou | 01 novembre 2009

Note comique: si je ne sais que faire de mes aimants à vaches, c'est que les vaches de ma clientèle produisent du lait biodynamique (donc sans danger pour Christophe ...) grâce aux forces cosmiques qu'elles captent avec leurs cornes. L'aimant boulverserait donc leur champ magnétique interne et les tuerait aussi bien qu'un relais hertzien. A la place, elles crèvent de réticulites traumatiques avec péritonite ou abcès au foie ou péricardite. C'est plus naturel et plus rapide, comme mort.

Écrit par : dobolino | 01 novembre 2009

Pas sûr, Nicolas, l'oeil, ça ne s'achète pas ! Il existe aussi des logiciels pour écrire des poèmes ...

Ecrit par : Marilyse | 01 novembre 2009
Vous n'auriez pas un logiciel pour écrire un roman? J'ai un sujet en béton et pas trop de temsp libre ni de cerveau disponible.


PS: c'est vrai qu'elles sont belles, vos photos, Sisyphe.

Écrit par : dobolino | 01 novembre 2009

Antroposophes, vos vaches?

Écrit par : Maminou | 01 novembre 2009

N'est-ce pas grâce à des photographes de votre compétence que l'on reçoit très souvent des diaporamas sur la nature, ou les animaux, à faire tomber tant les images sont de qualité?

Ecrit par : Maminou | 01 novembre 2009
Vous avez aimer le film sur l'ourson et le cougouar ?

Écrit par : dobolino | 01 novembre 2009

!!! vous avez aimé !!!!

Écrit par : dobolino | 01 novembre 2009

!!! vous avez aimé !!!!

Écrit par : dobolino | 01 novembre 2009

Antroposophes, vos vaches?

Ecrit par : Maminou | 01 novembre 2009
Deux troupeaux anthroposophes. On fait avec ! Y'a beaucoup d'anthroposophes, par chez nous.
Les autres troupeaux, ce sont des troupeaux de fondus du ciboulot, à peu près dans le genre de Jean s'il devenait éleveur bovin ces temps-ci.
Je préfère de loin les anthroposophes même s'ils sont réfractaires aux aimants.

Au fait, Jean, savez-vous que la meilleure façon de noter justement les copies, c'est à l'aide d'un pendule ?

Écrit par : dobolino | 01 novembre 2009

Notation au pendule.

Quand on a un paquet de copies, si on lit, on juge le rendu mais en aucun cas l'effort intellectuel et la positivité de l'élève.
Avec un pendule, on peut déterminer ses deux dimensions qui sont quand même bien les plus importantes.
On met le pendule au dessus de la copie et on compte ses oscillations ou rotations pour trouver la juste note.

NB: véridique : un prof de SVT dans une école alternative privée hors contrat.
PS: le prof en question est vétérinaire, pas radié de l'Ordre et soigne humains et animaux au pendule.

Écrit par : dobolino | 01 novembre 2009

Cher Perceval,
Avec un tel pseudonyme, vous m'inspirez de la sympathie, et je me joints donc à votre discussion. Histoire de prêcher un peu pour ma paroisse...
Ainsi donc, Jean-Paul Brighelli et moi aurions basculé à droite, et décrédibilisé le débat républicains/pédagos? Pour ma part, je ne me souviens pas avoir prêché publiquement pour un quelconque bord politique (il m'est arrivé de citer Jacques Généreux à la télévision, ou de regretter l'éradication systématique de Nicolas Dupont-Aignan, mais cela relevait de l'analyse et ne présumait en rien d'un engagement personnel). Certes, je suis passée au Figaro. Mais vous en avez donné l'explication vous-même dans une de vos réponses... Alors, disons que je ne correspondais plus au profil, et qu'on me le faisait sentir. Et, pardonnez-moi, mais je ne crois pas que mes écrits convenaient au Monde ou à Libération. Le Figaro me laisse écrire ce que j'écrivais à Marianne. Ce ne sont plus les mêmes qui le lisent. Dommage. Et le Figaro n'est pas l'Etat Français: on ne prête serment à personne en y entrant, et la diversité y est plus grande qu'il n'y paraît.
Quant à mon blog, je n'ai pas non plus souvenance d'y avoir écrit quoi que ce soit sur des professeurs qui ne feraient pas leur travail (je ne l'écris déjà pas dans mes articles...). Je n'ai écrit que trois notes jusqu'à présent: il doit être facile de vérifier. Et, précision: ni Jean-Paul Brighelli ni moi ne sommes responsables des gens qui commentent nos notes. Pour ma part, je n'efface que celles - malheureusement il y en a - qui font l'apologie d'idéologies racistes. Même pas celles qui m'insultent sous couvert d'anonymat. Et surtout pas celles - nombreuses - dont je ne partage pas les opinions.
Enfin, le débat que vous avez avec Jean-Paul Brighelli sur le clivage gauche-droite est significatif de ce qui m'a chassée de Marianne (et en a éloigné Jean-François Kahn?). La question n'est pas tant de savoir si nous sommes de gauche, de droite ou d'ailleurs. J'ignore pour ma part si la défense de la culture et de la transmission sont de droite ou de gauche, et j'avoue que cela ne m'intéresse pas, car je n'ai pas une conception religieuse de la politique; il n'y a pas pour moi de camp du Bien (sauf dans le sens où l'entendait Philippe Muray). Quant au choix de Jean-Paul Brighelli, il relève, je crois, d'une forme de pragmatisme qui consiste à tenter de réincarner en un mouvement, le Modem, des idées républicaines qui ne sont plus portées par aucun courant. Moindre mal ou entrisme? Cela prouve en tout cas que l'auteur de la Fabrique du crétin est en fait un optimiste. Ce qui n'est pas mon cas.
Cordialement,
NP

Écrit par : Natacha Polony | 01 novembre 2009

Je vous les poste quand vous voulez. Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2009

Chère Dobolino, si c'est une blague, elle est marrante. Si c'est vrai, l'envoi risque d'être cher, j'habite loin...
Merci quand même !

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

"Quant au choix de Jean-Paul Brighelli, il relève, je crois, d'une forme de pragmatisme qui consiste à tenter de réincarner en un mouvement, le Modem, des idées républicaines qui ne sont plus portées par aucun courant. Moindre mal ou entrisme? Cela prouve en tout cas que l'auteur de la Fabrique du crétin est en fait un optimiste. Ce qui n'est pas mon cas.
Cordialement,
NP"

Ecrit par : Natacha Polony | 01 novembre 2009

Je crains, en effet, que le fait d'espérer réussir de l'entrisme dans un parti où règne un ego tel que celui de François Bayrou relève réellement d'un optimisme aussi démesuré. Mais j'aimerais tellement me tromper.

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 01 novembre 2009

Vous avez aimé le film sur l'ourson et le cougouar ?

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2009

Magnifique, merci !!!

Chère Dobolino, si c'est une blague, elle est marrante. Si c'est vrai, l'envoi risque d'être cher, j'habite loin...
Merci quand même !

Ecrit par : nicolas | 01 novembre 2009

La poste a l'extrème bonté de ne facturer que le poids, pas la distance !!!

Écrit par : Maminou | 01 novembre 2009

je me joints donc à votre discussion. NP.

Allon, Natacha, ôtez ce t que nous ne saurions voir... :-)

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

La poste a l'extrème bonté de ne facturer que le poids, pas la distance !!! Ecrit par : Maminou | 01 novembre 2009

Très loin.

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

Post Scriptum:
J'entendais par "corporatisme" une curieuse propension à n'accepter de débat qu'au sein de sa propre corporation, les gens extérieurs étant immédiatement renvoyés à leur ignorance ou à leur présumée partialité. Ce qui n'interdit nullement un individualisme forcené, qui fait à la fois la noblesse d'un métier fondé sur la liberté - un métier, donc, qui exige une formation d'excellence - et sa faiblesse, comme le soulignait Jérémy. J'y ajouterai une sensibilité à fleur de peau, parfaitement compréhensible dans l'état actuel du débat sur l'école. Mais le résultat ressemble un peu (si je veux me montrer positive) à "je me les sers moi-même avec assez de verve, mais je ne souffre pas qu'un autre me les serve". Pourquoi pas, mais en ce cas, il ne faut surtout pas se départir de son panache...
NP

Écrit par : Natacha Polony | 01 novembre 2009

Très loin.

Ecrit par : nicolas | 01 novembre 2009

Même pas le même fuseau horaire???

Écrit par : Maminou | 01 novembre 2009

@ Sisyphe : http://www.actuphoto.com/12054-prix-hsbc-pour-la-photographie-2010-appel-a-candidature-.html

La présentation ne semble pas faire état d'un quelconque professionnalisme...
Je vous renouvelle donc mes encouragements.

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

Je n'en dirai pas plus, Maminou. :-))))

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

Je n'en dirai pas plus, Maminou. :-))))

Ecrit par : nicolas | 01 novembre 2009

Donc la poste vous facturerais la distance !!!
Notez ma grande puissance de déduction...

Écrit par : Maminou | 01 novembre 2009

Oups! Désolée pour cet abominable "t". Je ne plaiderai pas les gros doigts mais le fait d'être au bureau le dimanche à 21h50...
NP

Écrit par : Natacha Polony | 01 novembre 2009

Je vous les poste quand vous voulez. Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2009

Chère Dobolino, si c'est une blague, elle est marrante. Si c'est vrai, l'envoi risque d'être cher, j'habite loin...
Merci quand même !

Ecrit par : nicolas | 01 novembre 2009
Ce n'est pas si sûr, si vous êtes sur la planète Terre. J'envoie des trucs à mon frère aux Etats-Unis et ça reste dans le domaine du raisonnable. Ma fille a une correspondante sénégalaise et ce n'est pas non plus exorbitant.
Il est vrai que mes aimants sont lourds, mais bon, ça me débarrasserait.

Écrit par : dobolino | 01 novembre 2009

Super, j'accepte !

Écrit par : nicolas | 01 novembre 2009

C'était juste un innocent déconnage (certes pitoyable) autour du surmoi de Robin.

Ecrit par : Perceval | 01 novembre 2009

Innocent je ne sais pas, mais pitoyable, c'est sûr ! :-))

Ecrit par : nicolas | 01 novembre 2009

Allons, allons, nicolas, ne soyez pas si sévère avec Perceval. Peu importe que la belle soit penchée, pourvu que sa lance reste droite ! ;O))

(honte surmoi !)

Écrit par : Robin (moi) | 01 novembre 2009

Oups! Désolée pour cet abominable "t". Je ne plaiderai pas les gros doigts mais le fait d'être au bureau le dimanche à 21h50...
NP

Ecrit par : Natacha Polony | 01 novembre 2009
On vous dira que ce n'est pas une excuse !
Sous-entendriez-vous par là que vous travaillez plsu qu'un professeur ? Qu'ils sont des nantis ?
Faites gaffe ! Ils sont suceptibles et ne me pardonnent pas mes fautes, même après huit ans sans vacances, même après une journée de chirurgies d'urgence.

Écrit par : dobolino | 01 novembre 2009

Donc la poste vous facturerais la distance !!!
Notez ma grande puissance de déduction...

Ecrit par : Maminou | 01 novembre 2009

Oh, Maminou, vous?? "facturerait"
Choking !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 01 novembre 2009

Oh, Maminou, vous?? "facturerait"
Choking !

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 01 novembre 2009

Lamentable !!!
Je suis toute pleine de confusion comme disait quelqu'un de ma connaissance !!!

Écrit par : Maminou | 01 novembre 2009

"plsu qu'un professeur ?"
Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2009

psu ? Ca existe encore ?

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 01 novembre 2009

le prof en question est vétérinaire, pas radié de l'Ordre et soigne humains et animaux au pendule.

Ecrit par : dobolino

Pendant des siècles, dans notre pays, on a soigné, et ce très efficacement, certains troubles du comportement grâce au pendule.

L'objet qui pendulait était constitué du patient ;o).

Écrit par : Moot | 01 novembre 2009

Nicolas, si vous voulez, je peux vous procurer de gros aimants dont je n'ai que faire. De gros aimants très puissants et aisément manipulables par des petites pattes encore un peu maladroites.

Ecrit par : dobolino

On trouve d'excellents aimants (fer-néodyme-bore) dans les disques durs d'ordinateurs : il font partie du mécanisme qui déplace les têtes de lecture.
Je ne les recommande pas pour des enfants, car la force d'attraction qu'exercent deux de ces aimants l'un sur l'autre est tellement importante que l'on peut se pincer douloureusement avec : il est très difficile de les séparer quand ils sont "collés", même pour un adulte.

Écrit par : Moot | 01 novembre 2009

@M.Penin: bravo! J'ai appris quelque chose aujourd'hui... sur une question que je ne m'étais jamais posé! Donc la boussole montre le pôle Nord sans ambiguité...à condition de comprendre que la pointe de ladite est Sud ! :)

"Le ratage des expériences de physique et de chimie est une source inépuisable de souvenirs hilarants pour toute personne ayant fait des études secondaires."

:):)... pas de souvenirs en tant qu'élève (profs très bons à St Charles ou mémoire défaillante) mais UN excellent lorsqu'une année j'enseignai la phy en collège et que je fis à cette occasion une démo de je ne sais plus trop quoi qui a finie par un "BOUM" : j'en ai illico profité pour assurer d'un ton très docte: "Vous voyez, la chimie, ce n'est pas du bricolage, il faut maîtiser tous les paramètres et faire bien attention..."
:):)!!!

Ecrit par : sisyphe | 01 novembre 2009
===
Plaisantez-vous, Sisyphe ? Je n'y vois pas d'inconvénient !
Mais, pour être sérieux, dès lors qu'on convient (c'est le cas) d'appeler pointe Nord la pointe de l'aiguille aimantée de la boussole (elle est bleutée) qui pointe vers le nord de la Terre, c'est que le pôle magnétique se trouvant au nord de la Terre est un pôle Sud.
Il faut voir que cela est purement conventionnel.
Il aurait été embarrassant, je pense, de dire que le pôle magnétique terrestre situé au nord de la Terre est un pôle magnétique Sud; et il aurait été aussi embarrassant de dire que la pointe de l'aiguille aimantée de la boussole tournée vers le nord de la Terre est le pôle Sud de ladite aiguille.
Pourtant, en toute logique, l'une ou l'autre de ces propositions aurait été plus rationnelle que le choix qui a été fait.
Cela vient peut-être du fait que la boussole existe depuis très longtemps et qu'à cette époque lointaine on n'avait pas découvert les lois du magnétisme.

Votre explosion n'était-elle pas due à l'inflammation d'un mélange d'un volume d'oxygène à un volume double d'hydrogène ? Ça claque sec. On peut aussi mélanger de l'oxygène à du méthane dans les proportions stœchiométriques (1 volume de méthane avec 2 volumes de méthane) et y mettre le feu. Ces expériences sont assez dangereuses. Avec l'acétylène, c'est même interdit dans les établissements du second degré. J'ai vu un professeur le faire en 1954, à Béthune.
Il a vu, à la fin de l'heure avec notre professeur, en venant le saluer au passage, qu'il y avait eu une préparation d'acétylène. Il dit:"Tu as fait de l'acétylène !" et il s'empara d'un tube métallique fermé à une extrémité qu'il emplit du mélange d'acétylène et d'oxygène dans les bonnes proportions pour que la combustion fût complète. Une fenêtre était ouverte. L'explosion fut très bruyante, mais sans danger (un tube de verre aurait été réduit en miettes), et comme c'était le début de la "récré" une foule d'élèves s'approcha de la salle de la cour du lycée pour voir s'il y avait des dégâts !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 novembre 2009

Pour vous, JPB, l'essentiel n'est-il pas de plaire aux gens qui partagent vos idées sur l'enseignement ?

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 novembre 2009 "

Plaire!!!! Quel idéal!!!!

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 01 novembre 2009
===
Déplaire est-il un meilleur idéal ? Bien des gens ont cherché à me déplaire au cours de ma vie. Ils y sont parvenus facilement, mais j'ai appris à ne pas leur faire le plaisir de manifester mon déplaisir.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 novembre 2009

J'ai trouvé par hasard cette étude d'un chercheur canadien, Clermont Gautier, intitulée "Qu'est-ce qu'un bon prof?" qui devrait faire plaisir à un certain nombre d'entre nous. J'ai relevé par exemple :

"Nombre de recherches ont été conduites dans les classes où les comportements des enseignants ont été décrits, analysés, et leurs effets sur l'apprentissage des élèves mesurés et comparés. Les résul­tats de ces études sont assez constants et indiquent qu'il existe des stratégies pédagogiques plus efficaces que d'autres. Il semble en effet que les approches que l'on pourrait qualifier d'“instructionnistes” soient associées à de meilleures performances des élèves que les approches par décou­verte. Elles constituent ce que Barak Rosenshine et Robert Stevens (3) appel­lent un modèle général d'enseignement efficace"

http://appy.ecole.free.fr/articles/20061100d.htm

Écrit par : xly | 02 novembre 2009

Une contribution au débat sur l'identité nationale :

http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/11/02/identite-nationale.html

Écrit par : Daniel Arnaud | 02 novembre 2009

"[...] Et, pardonnez-moi, mais je ne crois pas que mes écrits convenaient au Monde ou à Libération. Le Figaro me laisse écrire ce que j'écrivais à Marianne. Ce ne sont plus les mêmes qui le lisent. Dommage. Et le Figaro n'est pas l'Etat Français: on ne prête serment à personne en y entrant, et la diversité y est plus grande qu'il n'y paraît."

Ecrit par : Natacha Polony | 01 novembre 2009


Bien qu'homme de gauche et tenant un blog sur le site du Nouvel Obs, Le Figaro, en tant que lecteur occasionnel, est un journal que j'aurais vraiment envie de défendre. En effet, je n'y vois nullement un organe de presse à la botte du pouvoir, mais un quotidien libéral dans le bon sens du terme (j'entends par là qui favorise la liberté d'expression et le pluralisme des idées). On y trouve donc des plumes fort diverses, qui déclinent des sensibilités allant du gaullisme à l'ultralibéralisme économique en passant par la défense de la cause palestinienne... Le blog de Delphine Minoui, par exemple, n'est pas celui d'Ivan Rioufol, et leurs habitués respectifs ne sont d'ailleurs pas les mêmes.
Le meilleur gage d'indépendance dans le traitement de l'information reste pour moi l'excellent travail de Stéphane Durand-Souffland, qui a couvert le procès Colonna au printemps dernier. Alors que la chroniqueuse judiciaire de Libération se bornait à suivre l'accusation, c'est sans doute lui qui s'est montré le plus critique à l'égard de cette Justice d'exception qu'est la Justice anti-terroriste... Comme quoi.
Il y a enfin au Figaro une qualité d'écriture (Eric Zemmour, notamment...) que je peine à retrouver ailleurs (même si on ne partage pas toutes les idées). Stéphane Durand-Souffland, pendant le procès Colonna, a ainsi élevé la chronique judiciaire au rang d'un art, pendant que nombre de ses confrères se satisfaisaient d'un quasi copier-coller sur la dernière dépêche AFP. Par conséquent, vraiment aucune raison d'être sectaire.

Écrit par : Daniel Arnaud | 02 novembre 2009

Merci à Mme Polony d'avoir pris la peine de me répondre aussi longuement et sans une ombre d'acrimonie, malgré l'apparente véhémence de ma critique. Apparente, car comme pour JPB, il s'agit de dépit amoureux (hum, enfin bon, surtout pour elle : la moustache, ça gratte).
Plus sérieusement, je suis en effet dépité que l'un comme l'autre n'ayez trouvé que le ralliement à droite (d'une façon ou d'une autre, il s'agit tout de même de cela vu de l'extérieur) pour faire valoir vos idées sur l'école. N'y voyez aucun sectarisme : je comprends bien le pari que vous faites, mais le parti pédago a beau jeu dès lors de réduire auprès des profs le camp républicain à une mouvance de droite, ce qui reste à tort ou à raison largement rédhibitoire.
En résumé, ne riquez-vous pas de vous condamner à ne plus prêcher que des convertis ?

Écrit par : Perceval | 02 novembre 2009

@ Mme Polony, pour dissiper un malentendu :

"...le ton des interventions était en moyenne très figaresque...". Je n'évoquais là que les contributions de vos lecteurs.

Écrit par : Perceval | 02 novembre 2009

Et le pédagogisme est effectivement l'application à l'école du libéralisme le plus farouche. L'idée donc de me reprocher d'avoir fait desdits pédagos des figure de Gauche me paraît fort bizarre.
Ecrit par : brighelli | 01 novembre 2009

Je ne pense pas que la majuscule soit de rigueur,
Trève de plaisanterie,

je me permets de rappeler que les principaux attributs du libéralisme en matière de politique scolaire, qu'il soit farouche ou non sont : Libre-choix, ouverture, pluralisme, flexibilité, abandon du monopole de la collation des grades, autonomie des établissements, assortie d'une responsabilisation des personnels et d'une sélection. Montrez-moi la faction de gauche qui défend ces idées-là.
L'antilibéralisme, sauf le respect que j'vous dois mon bon maître, vous fait prendre en flagrant délire de confusion et d'ignorance des fondements immuables de la doctrine libérale. Il n' y a en effet rien de plus liberticide, illibéral et antilibéral, contraignant et dogmatique que l'idéologie pédagogiste, avec ses oukases et ses recettes taille-unique intangibles. Les apprentis sorciers qui ont concocté ce brouet létal pour les apprentissages ont mixé dans leur ignoble tambouille tous les ingrédients-poncifs de la pensée de gauche, avec une forte dose d'égalitarisme, mais aussi d'étatisme,de relativisme, de constructivisme, de collectivisme, de droitdelhommisme, sans oublier de l'épicer de généreuses doses de bourgeoisophobie, d'anticapitalisme, d'antimondialisme, d'anti-élitisme, de communautarisme, de droits-z-acquisme, sans oublier de rectifier l'assaisonnement avec quelaues pincées de nostalgie du communisme "réel", le tout bien conservé au chaud dans la marmite du monopole du coeur et de l'intelligence...

Jacques Muglioni, déjà maintes fois cité ici affirmait sans détour il y a 20 ans, mais ce n'est pas une raison pour l'oublier car il est toujours d'actualité, que la gauche avait trahi l'école. La droite essaie de recoller les morceaux, malgré ce front (bas) uni qui l'en empêche par tous les moyens. Il y a bien un clivage droite/gauche et il s'est fait sur des valeurs que la droite s'est évertuée à préserver, tandis que la gauche s'enorgueillissait de les diaboliser en les taxant de fascisme ou de pétainisme.

Ainsi, dites-vous, la prochaine élection se ferait sur des idées nouvelles de la gauche et leur victoire confirmerait leur pertinence. N. Polony a raison, vous êtes un optimiste incorrigible. La gauche n'est pas fichue d'en apporter de nouvelles qui tiennent la route, quant à ses anciennes leur échec cuisant les a décrédibilisées pour un bon bout de temps. Ce sont les valeurs traditionnelles qui reprennent du poil de la bête et la gauche sur ce plan-là prend le départ de la course avec un handicap colossal car elle en a abandonné depuis un demi-siècle la défense à la droite.
A l'école c"est pareil, ce sont les profs de droite qui furent clairvoyants les premiers car ils n'ont pas eu à faire de la dissonance cognitive pour sauver la face et ont bien reconnu derrière les grotesques contorsions intellectuelles, et morales, qu'on leur imposait la patte d'une idéologie incompatible avec leurs propres valeurs.

Une grande lassitude s'empare de moi devant un nouvel exemple de l'imposture, cette falsification historique dont BHL fit un livre, (Grand cadavre à la renverse, je crois), où il se faisait l'écho de l' hagiographie tenace qui attribue à la "gauche" la paternité de la République. C'est pourtant archi-faux, car elles n'ont rien en commun, la gauche orléaniste, libérale et bourgeoise qui jurait : "la République sera conservatrice ou ne sera pas" et celle Celle d'aujourd'hui qui est au contraire l'héritière de l'Internationale rouge, que ces bourgeois conservateurs qui ont fondé la République nommaient ainsi avec mépris, crainte et dégoût, et détestaient autant que l'Internationale noire.

Vouloir s'arroger le monopole du coeur, de l'intelligence et en plus celui du républicanisme est une boulimie malsaine qui ne peut conduire qu'à l'apoplexie. Qui trop embrasse mal étreint



Quand les paris seront ouverts, je ne miserai pas un kopeck sur Bayrou. Lui et sa meuf ne passeront pas la ligne d'arrivée.

Écrit par : Cadichon, héxagonale pour quelques jours | 02 novembre 2009

Deux choses.

1. Photo.
"Merci alors! Ceci dit, le métier de photographe est très loin d'être en perdition, tecnologies numériques ou pas: la photo c'est premièrement l'oeil et segundo le matériel. Le numérique est peut-être encore plus complexe que l'argentique : il faut maitriser l'appareil ET les logiciels de post-traitement, pas de la tarte pour ces derniers!
Question de budget, de temps, d'envie..."

dit Sisyphe…

Eh bien, c'est très complexe, en ce moment. Je suis en contact fréquent avec un photographe animalier professionnel, qui a vu ses photos achetées largement depuis vingt ans (voir http://www.henryausloos.com/), et qui serre drôlement les dents et les fesses en ce moment : le numérique a divisé par dix le prix d'achat d'une photo, parce qu'une énorme vague de photographes venus d'extrême-Orient propose des photos sur le Net à prix cassés.

2. Polony et moi, la gauche et la droite, la pédagogie et le reste.

"Plus sérieusement, je suis en effet dépité que l'un comme l'autre n'ayez trouvé que le ralliement à droite…"

écrit Perceval.

Mais, tête de pioche, on vous explique longuement que nous ne défendons pas la droite, mais des options pédagogiques ! Et par ailleurs, si personne à gauche (mais alors, personne — sauf, dans mon cas, quelques fabiusiens dont le patron est notablement en perte de vitesse, et c'est dommage parce que c'est l'un des plus doués) n'est venu nous trouver, est-ce de notre faute ? Si seules certaines personnalités de droite (ou supposées telles) sont venues dire que ce que nous défendions les intéressait, n'est-ce pas parce que la gauche tout entière s'est livrée pieds et poings liés à une idéologie pédagogique mortifère ? Et n'est jamais parvenue à contester la loi Jospin — par discipline de parti, peut-être ? Les fabiusiens qui sont venus à moi étaient probablement intéressés aussi par un dézingage de l'ancien secrétaire général du PS et de ses amis…
Il se trouve que je connais Mélenchon (nous partageons le même éditeur), et que quelles que soient ses prises de position, dont je partage globalement les options, le personnage en soi est fort peu convaincant. C'est comme Fabius : allez savoir pourquoi ce type si intelligent ne passe pas dans l'opinion… Peut-être est-il trop visiblement intelligent.

3. Pari
Cadichon, quand "les paris seront ouverts", comme vous dites, je ne parierai pas un kopeck sur Sarkozy. Alors, qui ? Villepin, s'il n'est pas ou pas trop condamné, serait bien plus présentable, mais les fauves se boufferont entre eux. Quelqu'un à gauche ? Allons donc ! Quelqu'un chez les Verts ? Leur nom est légion.
Bayrou est le seul — le seul — qui ait à la fois l'ambition et assez de surface.
De toute façon, nous n'en sommes pas là. Le 14 novembre, rendez-vous au sommet entre certains PS (Peillon), les Verts (Meirieu — si !) et le MoDem (Sarnez et sans doute moi) pour parler d'éducation.
Vous voyez où on en arrive pour battre Sarko en 2012… La droite s'est discréditée totalement avec cette histoire du prince Jean : vouloir abolir la nuit du 4 août, c'était une faute politique — et qui ne pardonnera pas. Croyez-moi, j'ai expliqué à mes élèves le sens de l'expression "il se croit sorti de la cuisse de Jupiter"… Ce qui n'est pas leur cas — ni le mien.
JPB

Écrit par : brighelli | 02 novembre 2009

On peut aussi mélanger de l'oxygène à du méthane dans les proportions stœchiométriques (1 volume de méthane avec 2 volumes de méthane) et y mettre le feu. Francis Penin, Professeur, etc.

Cher Francis, je ne suis pas chimiste, mais alors pas du tout, alchimiste encore moins puisque ma cuisine est... bref passons, mais je peux tout de même me rendre compte qu'en exécutant le mélange que vous préconisez, les dégâts seront très modestes et n'attireront pas les élèves de la cour ! Ou je n'ai rien compris....

Écrit par : nicolas | 02 novembre 2009

A l'école c"est pareil, ce sont les profs de droite qui furent clairvoyants les premiers car ils n'ont pas eu à faire de la dissonance cognitive pour sauver la face et ont bien reconnu derrière les grotesques contorsions intellectuelles, et morales, qu'on leur imposait la patte d'une idéologie incompatible avec leurs propres valeurs. Cadichon

Les premiers peut-être, mais pas les seuls. Ne croyez pas que les antipédagogols ne se recrutent qu'à droite...
En effet, jamais auparavant certains de ma connaissance n'auraient eu l'idée de prendre l'école comme ligne de fracture pour savoir pour qui voter. C'est chose faite maintenant. Il ne reste plus qu'à trouver un nom...

Écrit par : nicolas | 02 novembre 2009

"De toute façon, nous n'en sommes pas là. Le 14 novembre, rendez-vous au sommet entre certains PS (Peillon), les Verts (Meirieu — si !) et le MoDem (Sarnez et sans doute moi) pour parler d'éducation. "
Conseiller du Prince ? Avons-nous besoin d'un prince ?
Un prince issu du sérail jospino-meiriolo-darcoso-chatelien ?
Et en 2012 lequel des prétendants sera encore dans la course ?
On verra au pied du mur lequel prendra un engagement cohérent tant en terme d'objectifs que de moyens.

Pour l'instant, je revendique un corporatisme "à fleur de peau" : nous savons à peine nous-mêmes ce que nous voulons : des E.N. nouvelle formule ? des classes de 25, de 15 ? etc.
Alors, s'en remettre à un bateleur...

Écrit par : désolé | 02 novembre 2009

Et il fait quoi, Désolé, pour que ça change ?
Bon, toute polémique à part : c'est justement ce "ce que nous voulons" qu'il faut expliciter. Je vais ouvrir un nouveau fil, tiens, rien que pour préciser les desiderata.
JPB

Écrit par : brighelli | 02 novembre 2009

Sur www.unisfaceauvaccin.org:

L’union régionale des médecins libéraux de la Réunion refuse la vaccination en masse contre la grippe A H1N1.

Ils insistent bien sur le terme vaccination "en masse" dans des centres uniquement consacrés à cela. Ils estiment que la vaccination relève d'un choix personnel après discussion avec son médecin traitant, ce qui relève du bon sens .

Écrit par : Jean | 02 novembre 2009

Sondage dans le "Sonntagsblick" de Zürich:

86,4% des personnes interrogées refusent de se faire vacciner contre le grippe du cochon!

Si c'est pareil en France, et ça en a tout l'air, que vont donc devenir les 94 000 000 de doses achetées par Mme Bachelot? Cela fait beaucoup d'argent, qui aurait pu être employé à autre chose!

Écrit par : Jean | 02 novembre 2009

@JPB
"Et il fait quoi, Désolé, pour que ça change ?"
Il brasse du vent comme il peut

Écrit par : désolé | 02 novembre 2009

C'est incroyable qu'avec tout ce qui se passe en ce moment, (l'affaire "blondblond-prince de Lu- fils à papa, entre autres), Cadichon continue à défendre la droite à ce point !
Et je n'avais vraiment pas analysé comme elle l'optimisme de Jean-Paul ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009

J'adore ce blog, il est polyphonique ! Il y a un débat sur les rapports entre politique et éducation, ce qui est normal et attendu. Et puis, toutes les 10 interventions, il y a queqlqu'un qui nous parle de l'aimantation de la terre, sans se démonter. Et puis il y a Jean qui revient à la charge avec son virus et ses 94 millions de doses de vaccin.
Et cela continue ainsi, sur des centaines de contributions.

Écrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009

J'adore cette dernière intervention de Garafignoux. Cela ajoute une dimension polyrythmique à "Bonnet d'âne"...

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009

Jean, il faut décidément que vous vous abonniez à "Charlie" !!!

Écrit par : Christophe Sibille prof d'IUFM et néanmoins à peu près normal par ailleurs. | 02 novembre 2009

"Pour vous, JPB, l'essentiel n'est-il pas de plaire aux gens qui partagent vos idées sur l'enseignement ?

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 novembre 2009 "

Plaire!!!! Quel idéal!!!!

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 01 novembre 2009
===
Déplaire est-il un meilleur idéal ? Bien des gens ont cherché à me déplaire au cours de ma vie. Ils y sont parvenus facilement, mais j'ai appris à ne pas leur faire le plaisir de manifester mon déplaisir.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 novembre 2009
"

Pour JPB justement, la politique engage dans cette voie ce que je pense regrettable (mais il est visiblement d'un avis contraire).
Comme moi beaucoup "d'anti-pédago" ne voteront jamais à droite (ou pour celle qui se présente comme au centre).

Quelle avancée politique, les adeptes de Mérieu et de JPB réunis sur la même liste!!!
Il est vrai qu'il en est de même sur les listes de gauche mais ce n'était pas le modèle à suivre.

Il faut continuer notre combat idéologique (j'aime bien ce mot au sens de système d'idées) pour "convertir" les gens et en premier lieu les collègues.
Le lier aux joutes politiciennes me semble contre-productif.

JPB vous écrivez ailleur que les IG sont majoritairement pédagogos, vous qui aimez le combat et les relations vous ne pouvez pas plutôt forcer un peu la porte en intégrant ce corps fort respectable?

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 02 novembre 2009

Une contribution au débat sur l'identité nationale :

http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/11/02/identite-nationale.html

Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 novembre 2009

Une autre. Très belle lettre d'un franco-kabyle :

http://lounesdarboisbeaumont.hautetfort.com/archive/2009/05/13/lettre-a-ma-tante.html

Écrit par : Tintin au pays des céfrans | 02 novembre 2009

Entre polyphonie et polyrythmie, il ne faut pas oublier la polyarthrite. Oups ! Pardon. J'empiète sur des platebandes qui ne sont pas les miennes.

Écrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009

Et le pédagogisme est effectivement l'application à l'école du libéralisme le plus farouche.
Ecrit par : brighelli | 01 novembre 2009

n'est-ce pas parce que la gauche tout entière s'est livrée pieds et poings liés à une idéologie pédagogique mortifère ?
Ecrit par : brighelli | 02 novembre 2009


J'adore ce blog, il est polyphonique !
Ecrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009

Et même polyphonique à une voix, ce qui est très fort ! (mais il faut dire qu'il est corse, c'est peut-être une explication).

Écrit par : yann | 02 novembre 2009

L'édito de Cyrano sur Riposte Laïque :

Nous aimons la beauté démocratique
lundi 2 novembre 2009


Le débat sur l’identité nationale, après la mission parlementaire sur le voile intégral, peut être un moment clé de l’histoire de notre pays. Chacun sent bien qu’il faut faire quelque chose, que la France ne peut pas continuer comme cela. Les citoyens ordinaires, ceux qui prennent les transports en commun, vivent dans les zones urbaines et sont confrontés aux réalités de la vie quotidienne, constatent les changements qui s’opèrent dans la société française. De nombreuses zones rurales découvrent ce phénomène. On peut leur mentir à longueur de temps sur la réalité de l’immigration, ce déni de réalité ne résiste pas à leur vécu quotidien. On peut sous-estimer l’importance de la progression du voile, intégral ou pas, la réalité finit par l’emporter sur le dogme.

C’est sur ce terrain que ce gouvernement, passé maître dans l’art des effets d’annonce, souvent sans lendemain, a la chance d’avoir face à lui une gauche que Malek Boutih, pendant 10 minutes, décrit avec une lucidité pleine d’amertume. Ancien président de SOS Racisme, aujourd’hui membre du Parti socialiste, proche de Ségolène Royal et de Julien Dray, auteur d’un rapport sur l’immigration, en 2004, que le PS refusera de discuter, il se livre à un constat accablant, mais lucide, sur ce qu’est devenue sa famille politique.

Malek Boutih : le PS ne gagnera plus une élection

Nous ne partageons pas l’intégralité des propos de Malek Boutih, mais nous apprécions un discours courageux, où la langue de bois a été laissée au vestiaire. Les deux passages les plus importants de cette interview concernent, selon nous, l’incapacité d’aborder sereinement l’immigration, et le rapport à la démocratie. Malek explique que la gauche n’a pas fait sa révolution démocratique, et que sa vision du monde s’est arrêtée à 1970. Il touche juste quand il exprime qu’en son sein, une vision totalitaire, manichéenne, héritée du stalinisme, empêche tout vrai débat. Il enfonce le clou quand il parle de l’incapacité de cette gauche à utiliser la "beauté démocratique" pour bonifier les débats de société. (.....)en refusant de discuter de l’identité nationale, autrement que par cris hystériques « Pétain, Pétain », en abandonnant ce thème à la droite et à Marine Le Pen, qui a sauté sur l’occasion, les Aubry, Buffet, Mamère, Besancenot ne font que confirmer les propos de Malek Boutih, et leur sclérose. Pourquoi cette gauche n’a-t-elle rien eu à dire sur le voile à l’école, sur les sifflets de La Marseillaise, sur la prolifération de burqas, sur les violences urbaines ? Pourquoi est-elle incapable, avec les arguments que développe Hubert Sage, de répondre efficacement à Eric Besson et au gouvernement, dont la politique tourne le dos à l’identité nationale ?

Suite :
http://www.ripostelaique.com/spip.php?page=sommaire

Écrit par : Amélie | 02 novembre 2009

Je n'utilise que les documents du manuel qui m 'intéressent. jamais les leçons des manuels ..que je ne lis même pas.


Ecrit par : sylvie | 31 octobre 2009
Là, y'a souci, justement !
Quand mes gosses (ma fille surtout, vue l'incurie totale de l'aîné) étaient jeunes collégiens, et que je les aidais à préparer un contrôle d'histoire, je me référais au texte du manuel et ça tournait toujours très mal à cause de, justement, ce que vous énoncez.
Eux non plus ne le lisent pas et leurs notes de cours sont parfois difficiles à exploiter.
Vous savez par ailleurs que les professeurs de collège, surtout en sixième et cinquième, mais encore après, demandent avec insistance aux parents un accompagnement très sérieux, bien plus qu'à la lointaine époque où je fus collégienne.
Alors ? Ils font comment, papa ou/et maman, pour accompagner l'élève ?
On leur dit pourtant que c'est leur rôle !
Vous faites comment, face à une gamine de onze ans, hurlante et trépignante, qui vous dit que "le prof il a pas dit qu'on devait apprendre ça !!! " ?
Je vous pose la question pour d'autres, car, Dieu en soit loué, je suis sortie de cette période éprouvante !

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2009

Je comprends parfaitement le souci que vous évoquez, l'ayant subi moi même avec mes propres enfants pour d'autres matières.
Personnellement , je donne " une fiche objectif" , c'est à dire un ensemble de savoir ( repères , vocabulaire, questions essentielles à savoir rédiger à partir des connaissances du cahier) et de "savoir -faire" - pardon- on dit " capacités depuis le "socle commun", à savoir maîtriser pour le contrôle.
Par exemple : " savoir identifier les symboles de la monarchie absolue et du droit divin" sur le portrait de louis XIV par Rigaud , p.42 du manuel, ou " savoir différencier une église baroque d'une rapport à une église classique à l'aide du vocabulaire appris en classe" et des photos P 46 etc...
les parents ne sont pas en classe , mais les élèves sont sensés connaitre le fil et les procédures que nous suivons. Et c'est là que l'aide des parents , avec toute leur bonne volonté, a des limites.

Mais j'ai bien conscience que ce n'est pas un idéal rassurant pour les parents qui voudraient , comme les élèves un bon petit résumé à savoir par cœur et à restituer.

ce serait tellement plus simple pour tout le monde.

Mais les mœurs ont changé , et cela ce n'est pas les profs qui en ont décidé.
ce n'est pas malheureusement ce que l'on nous demande. Et nous sommes constamment tiraillés entre ces 2 pôles.

Écrit par : sylvie | 02 novembre 2009

Cher Francis, je ne suis pas chimiste, mais alors pas du tout, alchimiste encore moins puisque ma cuisine est... bref passons, mais je peux tout de même me rendre compte qu'en exécutant le mélange que vous préconisez, les dégâts seront très modestes et n'attireront pas les élèves de la cour ! Ou je n'ai rien compris....

Ecrit par : nicolas | 02 novembre 2009
===
Ah ! chère Nicolas, vous êtes la plus attentive de mes lecteurs et lectrices !
Soyez-en remerciée et félicitée !
Le mélange que j'ai préconisé par erreur, s'il est en quantité modérée - 30 centilitres, par exemple -, brûlera sans faire boum et sans guère de danger. Mais il brûlera quand même au contact de l'air. La combustion se fera sans brutalité car elle ne se produira qu'à la surface de contact entre le méthane et l'oxygène de l'air. Quand le méthane et l'oxygène sont mélangés, la combustion est presque instantanée dans le volume total du mélange. Il s'agit d'une réaction (de combustion) en chaîne. Il en est ainsi pour tous les mélanges détonants (ou tonnants).

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 novembre 2009

Les premiers peut-être, mais pas les seuls. Ne croyez pas que les antipédagogols ne se recrutent qu'à droite...
En effet, jamais auparavant certains de ma connaissance n'auraient eu l'idée de prendre l'école comme ligne de fracture pour savoir pour qui voter. C'est chose faite maintenant. Il ne reste plus qu'à trouver un nom...

Ecrit par : nicolas | 02 novembre 2009
===
Même pas les premiers, à mon avis : les personnes raisonnables de tous bords ont dénoncé la folie du "pédagogisme".
Les hommes politiques de gauche et de droite qui soutiennent cette folie ont conscience, je pense, autant les uns que les autres, que cela mène une proportion importante de la population à l'abêtissement, l'inculture et l'ignorance.
Seules leurs motivations diffèrent un peu, peut-être.
Ces hommes politiques se gardent bien de laisser leurs enfants entre les mains des pédagogistes. Ils les confient à des professeurs qui enseignent rationnellement et avec exigence comme on le faisait avant 1960.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 novembre 2009

J'adore ce blog, il est polyphonique ! Il y a un débat sur les rapports entre politique et éducation, ce qui est normal et attendu. Et puis, toutes les 10 interventions, il y a queqlqu'un qui nous parle de l'aimantation de la terre, sans se démonter. Et puis il y a Jean qui revient à la charge avec son virus et ses 94 millions de doses de vaccin.
Et cela continue ainsi, sur des centaines de contributions.

Ecrit par : Garafignoux | 02 novembre 2009
===
Merci, Garafignoux !
Je fais cela exprès pour mettre un peu de gaîté sur ce blog où l'on s'exprime souvent avec sérieux mais de manière déprimante parfois. Et puis, surtout, je trouve qu'on fait la part trop belle à la littérature et la politique quand ce n'est pas à la religion.
La science a droit de cité sur ce blog, apparemment, puisque je n'y suis pas (so far) interdit de séjour. ;-))

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 novembre 2009

JPB vous écrivez ailleur que les IG sont majoritairement pédagogos, vous qui aimez le combat et les relations vous ne pouvez pas plutôt forcer un peu la porte en intégrant ce corps fort respectable?

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 novembre 2009
===
Notre hôte peut postuler pour entrer dans le corps des inspecteurs généraux. Y parvenir est une tout autre affaire !
Il faut un appui politique puissant pour parvenir à être nommé IG sans avoir été préalablement inspecteur pédagogique régional.
Les IPR ne voient jamais d'un bon œil un professeur leur passer devant le nez !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 novembre 2009

Ne croyez pas que les antipédagogols ne se recrutent qu'à droite...
En effet, jamais auparavant certains de ma connaissance n'auraient eu l'idée de prendre l'école comme ligne de fracture pour savoir pour qui voter. C'est chose faite maintenant. Il ne reste plus qu'à trouver un nom...
Ecrit par : nicolas | 02 novembre 2009

Je ne peux vous en vouloir de ne pas lire tout ce que j'écris. Sinon vous sauriez que non seulement je n'ai jamais dit ni cru "que les antipédagogols ne se recrutent qu'à droite ", je n'ai même cessé de citer les auteurs de gauche combattant cette hérésie. Too little too late et c'est regrettable pour les enfants et pour la santé mentale et physique de milliers de leurs profs, que tous ce monde de gauche se soit réveillé si tard, par fidélité à la matrice intellectuelle commune, à cette idéologie de référence qui sous-tendait le pédagogisme. L'omertà fut efficace pour deux raisons, au moins:
1. Ceux qui savaient ne voulaient pas trahir leur camp et ont tout fait pour maquer la situation. Le déni fut longtemps la règle, à gauche.
2. A droite, les témoins de la débâcle scolaire ne furent pas freinés par ce cas de conscience, mais ils étaient tellement minoritaires qu'ils la bouclaient aussi.

Écrit par : Cadichon | 03 novembre 2009

Suite (II)

Et voilà que Cadichon en rajoute : spécialiste du DP, elle est aussi spécialiste de E.D. Hirsch et nous présente son dernier livre que je n’ai pas lu, ce qui est une heureuse initiative :

« Le marché international des mauvaises idées se porte cependant encore trop bien et je signale aux lecteurs d'ED Hirsch la parution de son dernier livre: The Making of Americans: Democracy and Our Schools, Yale Univ. Press.
http://chronicle.com/article/How-Schools-Fail-Democracy/48574/

Résumé: Hirsch déplore à nouveau qu'on se soit contenté de supprimer la méthode globale sans s'occuper de la suite, car dès le CE2 (3rd gr.) les choses se gâtent et le contenu des apprentissages demeure plus que faiblard.
…..
En supprimant la globale, on n'a fait sauter que le premier verrou mais pas démoli le tremplin qui propulse ensuite irrésistiblement l'enfant vers l'échec scolaire, car on n'a pas comblé ensuite " The Knowledge Deficit", titre du précédent ouvrage de Hirsch, un auteur dont pratiquement personne n'a entendu parler en France, et que j'introduisis ici il y a trois ans, alors qu'il bataille depuis plus de 20 ans (Cultural Literacy parut en 1987 ) contre les idées qui ont bousillé l'école. »

Reprenons :

Cadichon :« En supprimant la globale,

Michel Delord : C'est-à-dire en supprimant une méthode qui n’a quasiment jamais été employé ni en France ni aux USA dans le système scolaire mais qui est une vraie méthode de lecture qui permet d’apprendre à lire ( Voir Colette Ouzilou ) même si elle demande des enseignants extrêmement formés et expérimentés.

Rappelons que parler des partisans de la globale – qui n’existent pas au ministère permet de ne pas mentionner les partisans de l’idéovisuelle qui, eux, y étaient nombreux et majoritaires. C'est-à-dire que l’attitude de fier à bras antiglobale était beaucoup plus consensuelle que son apparence aurait pu le laisser croire.
De plus : « On ne peut se réclamer de la précision de la langue et l'abandonner quand il s'agit de désigner les bases d'apprentissage de la langue. »

Cadichon :on n'a fait sauter que le premier verrou mais pas démoli le tremplin qui propulse ensuite irrésistiblement l'enfant vers l'échec scolaire, car on n'a pas comblé ensuite " The Knowledge Deficit", titre du précédent ouvrage de Hirsch,

Michel Delord : La thèse de E.D Hirsch, passionnante, apparaît non pas dans son livre précédent " The Knowledge Deficit" mais auparavant dans un article de l’American Educator ( Numéro du printemps 2003) intitulé « Reading Comprehension Requires Knowledge - of Words and the World»

Cadichon : un auteur dont pratiquement personne n'a entendu parler en France, et que j'introduisis ici il y a trois ans,

Michel Delord :
i)Il y a trois ans nous étions en 2006
ii) Dés novembre 2001 j’ai contacté E.D. Hirsch pour qu’il fasse partie non pas des signataires mais des pré signataires de la pétition contre les programmes du primaire de 2002
http://michel.delord.free.fr/grip_an.pdf ( Page 15)

Son nom n’était peut-être pas très connu mais il l’était par tous ceux qui s’intéressaient à la cause antipédagogiste et il est mentionné comme référence principale à la même époque dans « Huile de Ricin et Coca-Cola »de la revue Panoramiques
Donc il commence à être connu en France 5 ans avant 2006 ...

iii) Fin 2003 une quarantaine d’enseignants qui s’étaient rencontrés sur le site du ‘Grand débat’ en y tenant le plus long fil de discussion, c'est-à-dire celui sur les programmes, se regroupent pour écrire le texte original qui définit SLECC, texte qui sera ensuite adopté par le GRIP.
Et ce texte SLECC prend justement appui sur E.D. Hirsch et précisément sur l’article cité supra dans le paragraphe, fondamental pour la définition de SLECC, intitulé, en paraphrasant ED Hirsch :
« La lecture, moyen et objectif de l'acquisition d'une culture générale Ou Savoir lire exige une bonne connaissance des mots et du monde »

qui commence par :

« Une fois que le déchiffrage et la lecture courante sont acquis, puisque l'élève peut comprendre qu'il n'a pas compris ce qu'il a pu et su lire, et qu'il peut et doit dire "Je n'ai pas compris ce que j'ai lu", les progrès en lecture, c'est-à-dire dans la compréhension de l'écrit, dépendent principalement de l'enrichissement contextualisé du vocabulaire, c'est-à-dire de la richesse du curriculum dans toutes les matières. Ainsi l'on peut tout à fait déchiffrer et lire la phrase suivante "Le birapport des quatre droites joignant à quatre points fixes d'une conique le point générique de la courbe est constant" sans la comprendre. La compréhension dépend donc bien de la connaissance du sujet traité et donc de la richesse du curriculum. »
http://michel.delord.free.fr/slecc.pdf ( page 6)

Donc , c’est Cadichon qui a introduit E.D. Hirsch ici, dixit Cadichon …

Cadichon : alors qu'il bataille depuis plus de 20 ans (Cultural Literacy parut en 1987 ) contre les idées qui ont bousillé l'école. »

Michel Delord : désolé , j’ai 15 ans de plus d’ancienneté :-)


Michel Delord, 2 novembre 2009
A suivre

Écrit par : MDelord | 03 novembre 2009

Il y a deux, après une grève dans mon établissement face à une inertie irresponsable de la direction suite à une agression d'enseignant, l'IA nous avait envoyé un inspecteur de vie scolaire. Il nous avait dit texto : "Vus n'êtes pas là pour apprendre des choses aux élèves, mais pour faire de la garderie et maintenir la paix sociale". On aurait du lui demander de nous coucher cela par écrit...

Écrit par : MTran | 03 novembre 2009

Bonjour,
Ah ces politiques.... Hier à la correction des cahiers d'une classe de CM1 où je remplaçais la collègue directrice déchargée 1 jour, un élève n'a pris que la moitié de la leçon de sciences.
Mot dans le cahier "tu te moques de moi, tu seras puni." Ouh le vilain mot! La page a été déchirée par ladite collègue sous prétexte que la mère l'aurait mal pris et aurait l'insulte facile...
Pas de vague comme la grande muette.... Les clients euh les parents sont propriétaires des lieux. "Je n'achèterai pas de cartouches d'encre à mon fils, je paie des impôts, l'école doit fournir."
Ou encore à Soisy sur Seine dans le 91 que je viens de quitter cette année avec soulagement: le fiston, blond, dit à sa maîtresse "de toute façon tu es payée par les impôts de mes parents!" . Je suis, depuis, pour le coup de boule à l'école!
Avec ce ramassis de veaux à l'UMPS nous sommes privatisés dans les 15 ans. Avec déjà au loin, les collègues modestes pro "pédagogie Mérieuiste" qui sont restés au chaud en 2003 (les retraites), et qui se châteignent pour la place du directeur chef qui sélectionnera selon ses désirs...obscurs...Diriger et ne pas avoir devant soi l'insupportable spectacle de la classe.
Celui du travail sans qualité de Richard Sennett. (très bon livre)
Ne rien dire, rester à l'école jusqu'à plus d'heure, à faire et défaire la paperasse crasse qui évite à l'enseignant débile mental de penser, de jouir, de vivre. Comme cette collègue au rire strident qui m'a dit ce jour:"je n'ai même pas le temps de me faire mes repas du midi!". (Elle mange du fait usine)
Quelle bêêêêtise abyssale, quelle pauvreté intellectuelle! Quelle vacuité philosophique! Quelle misère affective! Quels peine-à-jouir!
Je suis remplaçants, je travaille beaucoup moins que lorsque j'avais ma classe. Et plus le temps passe, moins j'ai envie de "travailler" avec ces "équipes" de cadres d'entreprises à décerveler.
C'est mon coup de gueule du soir. Maintenant je vais voir ma plantureuse compagne. Bonsoir à vous et courage! Le plus dur arrive.

Écrit par : Combemale | 13 novembre 2009

Ah ! Soisy ! C'est bien le bled ultrafriqué à côté d'Etiolles ?

Écrit par : nicolas | 13 novembre 2009

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