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26 septembre 2009

Finkie

- Ainsi donc, vous avez lu le dernier ouvrage de Finkielkraut ?

- Oui — le Cœur intelligent (1).

- Curieux titre. C’est bien ce que l’on appelle un oxymore ?

- Ou un idéal ? C’est, paraît-il, ce que Salomon demandait à la Divinité.

- Alors ? Vous me le recommanderiez ? Un philosophe qui s’occupe de littérature, a priori, ce n’est guère plus excitant qu’un littéraire qui aurait des prétentions à la philosophie. Chacun chez soi…

- Aussi bien fait-il davantage de philosophie que de littérature. Il fait même — chacun ses obsessions — plus de pédagogie que de philosophie. Mais enfin, Socrate ne faisait-il pas l’un et l’autre avec Alcibiade ?

- Vous voulez dire qu’il mouline encore et encore la même chanson ?

- Eh ! Nous-mêmes, faisons-nous autre chose ?

 

(1) Chez Stock / Flammarion., 2009. Merci à l’amie qui me l’a offert, le 23 septembre dernier…


    Un cœur intelligent est un livre où l’on peut butiner — et je raffole des livres qui ne nous imposent pas une lecture linéaire. J’aime les recueils d’articles, les fragments, Cioran, Nietzsche ou La Rochefoucauld — tous ces livres dont le décryptage s’apparente à ce qu’Italo Calvino (1) dit des décodages — et encodages… — de l’amour (« la lecture que les amants font de leur corps n’est pas linéaire. Elle commence à un endroit quelconque, saute, se répète, revient en arrière, insiste, se ramifie en messages simultanés et divergents, converge de nouveau, affronte des moments d’ennui, tourne la page, retrouve le fil, se perd… »). J’aime inverser cette métaphore, et prendre les livres comme un corps amoureux — de façon discontinue, aléatoire, attentive cependant.

    C’est d’ailleurs ce que Finkielkraut a fait lui-même : il a erré dans une bibliothèque choisie, il a feuilleté pour nous quelques titres dont on pense d’abord que le point de contact est le caractère disparate : la Plaisanterie, Tout passe, Histoire d’un Allemand, le Premier homme, la Tache, Lord Jim, les Carnets du sous-sol, Washington Square, le Festin de Babette. Des Européens — Russie comprise —, et des Américains. XIXème et XXème siècle. L’ordre de la fantaisie — qui en vaut bien un autre.

    Une fantaisie qui donne du plaisir — un plaisir intelligent. Comme chez tous les auteurs majeurs, on se prend à penser, au détour des phrases : « Bon sang, mais c’est bien sûr… », tant il est vrai que les livres importants ne nous apprennent rien, mais font remonter du palimpseste une idée informulée, qui vivait en nous sans que nous ayons trouvé les mots pour la dire. C’est, si l’on veut, un livre de lieux communs — j’en dirais autant des Essais de Montaigne…

 

    Je n’en prendrai qu’un exemple — pour le reste, le lecteur devra y aller voir lui-même. Ce n’est pas même le chapitre qui m’est le mieux allé au cœur (il y a sur Conrad ou Camus des choses admirables), mais celui qui à mon sens parle le mieux à l’intelligence.

    On se souvient du Festin de Babette (peut-être davantage du splendide film de Gabriel Axel, où Stéphane Audran livrait enfin la grande performance dont on savait confusément qu’elle était capable, que de la nouvelle qui l’a inspiré), où Karen Blixen confronte une communauté norvégienne confite en dévotion luthérienne à l’art culinaire français dans ce qu’il a de plus ésotérique — en l’occurrence, de la soupe à la tortue, du Pommard et des cailles en sarcophage. Babette a fui la France qui la pourchasse pour avoir participé à l’insurrection communarde. Elle se retrouve servante de gens qui ont fait de la simplicité un mode d’être et de sentir — eau fraîche et soupe de seigle à tous les repas. Elle a l’occasion de leur offrir un festin. Et voici que par la grâce de son art (un art, messieurs les pédagogues, pas une technique), elle « arrache leurs sens au sommeil », comme dit Finkie.

    Et l’article décolle. On comprend que ce qui se joue là, dans la façon dont, malgré leur foi rigide, les convives réagissent au merveilleux dîner, c’est, à proprement parler, une relation pédagogique. Ou ce qu’elle devrait être.

 

    Finkielkraut nous en dit assez pour que mon interprétation ne soit pas arbitraire — même si chacun voit midi à sa porte —, mais profondément justifiée. « Babette avait montré avec éclat, explique-t-il, que l’art a la double vertu de déployer les différences et d’attester l’unité du genre humain ». On sent venir la conclusion : « En tant que communarde, Babette a lutté les armes à la main pour l’égalité. En tant qu’artiste, elle a illustré et défendu la distinction. »  Et d’enfoncer le clou : « Karen Blixen, à la fin de ce conte, crédite l’art d’avoir rétabli l’harmonie. Mais elle souligne en même temps la dissonance, le différend voire la contradiction entre les règles et les idéaux respectifs de l’art et de la démocratie. Elle montre même, avec l’exemple de Babette, quelle intensité paroxystique cette contradiction peut atteindre. Voilà sans doute la part du récit la plus indigeste pour l’esprit de notre temps. Son seul Dieu, en effet, c’est la Démocratie. Ce dieu jaloux qui a dénoncé l’idéal ascétique et qui ne supporte pas qu’on plaisante avec ses valeurs, dit partout son amour de l’art mais ne se fait pas à l’idée d’une classe cultivée, il veut la peau des héritiers, bref il déteste tout ce dont l’art, si universelle que soit sa portée, a besoin pour vivre. Au nom de la défense des droits de l’homme, il prêche l’indiscrimination, il prononce l’équivalence des formes et il décrète que tous les goûts sont dans la culture. »

 

    L’égalitarisme qui a prévalu ces trente ou quarante dernières années, particulièrement dans le domaine scolaire, est une philosophie de Jivaros. Les manifestations les plus grossières de cette manie de couper tout ce qui dépasse, nous les avons vues dans le collège unique, dans la revendication d’une seule classe de maîtres, « de la maternelle à l’université », dans le mépris des disciplines au profit de leur pédagogie (la contradiction interne de cette prétention à enseigner ce que l’on ne maîtrise pas échappe encore à trop de gens — trop de parents, en particulier). Nous les avons constatées dans cette merveilleuse notion de « transversalité », qui a permis d’économiser tant d’heures de Français, sous prétexte que c’était la langue utilisée en Histoire ou en Maths, dans les CAPES bivalents, dans la notion même de « socle » qui permet de faire l’économie de la statue. Et surtout dans cette prétention à faire de l’enseignement une technique dont l’IUFM pourrait tout dire, alors qu’il s’agit d’un art, et qu’il y a de bons maîtres comme il y a de mauvais élèves.

    Alors, le même brouet — la même soupe au seigle — pour tout le monde ? C’est à cela que nous a conduits la « démocratisation » — chacun comprend bien que l’on a abîmé, et pour longtemps, le beau mot de Démocratie, comme on a dégradé, à jamais peut-être, celui de Pédagogie. On devrait faire cours comme on donne un festin — en offrant aux ilotes qui nous arrivent, et d’autant plus qu’ils sont plus frustes, ou rustres, toutes les ressources du Savoir, tous les raffinements de la pensée, les Mathématiques sévères, comme disait Lautréamont, la littérature, la philosophie, l’Histoire et la Géographie — et le reste. Afin de les pousser à donner à leur tour le meilleur d’eux-mêmes, d’amener chacun au plus haut de ses capacités, de les confronter à l’Art, et de réhabiliter l’élitisme, qui est la meilleure façon de donner effectivement à chacun sa chance — c’est cela, sans doute, la leçon de Babette. Et celle de Finkielkraut.

 

Jean-Paul Brighelli

 

(1) Italo Calvino, Si par une nuit d’hiver un voyageur, Seuil, 1981. 

Commentaires

qu’ils sont plus frustres, ou rustres, JPB

Vous vouliez écrire frustes, JP?
La notion même de « socle » qui permet de faire l’économie de la statue.
Joli !
Je cours le chercher, ce bouquin, et sans délai !

Écrit par : nicolas | 26 septembre 2009

Merci de cette note qui me détermine à lire le livre de Finkielkraut, quoique c'était déjà dans mon intention. Mais bon, une petite rampe de lancement facilite les choses.

Premier sur le fil ! Bonne journée à tous et joyeux étripage !

Écrit par : Magister | 26 septembre 2009

nicolas, vous m'avez damé le pion ! (le temps de boire une gorgée de café avant d'envoyer...). Sans rancune, bien évidemment.

Écrit par : Magister | 26 septembre 2009

Oui, "frustes" — le t et le r sont beaucoup trop proches pour es doigts de massacreur…
JPB

Écrit par : brighelli | 26 septembre 2009

Les manifestations les plus grossières de cette manie de couper tout ce qui dépasse, nous les avons vues dans le collège unique, dans la revendication d’une seule classe de maîtres, « de la maternelle à l’université », dans le mépris des disciplines au profit de leur pédagogie (la contradiction interne de cette prétention à enseigner ce que l’on ne maîtrise pas échappe encore à trop de gens — trop de parents, en particulier). JPB

Et pas que : les cycles primaires, l'harmonisation des progressions, des pratiques, des évaluations, les pédagogies différenciées qui n'ont jamais permis de combler les lacunes profondes, pas davantage que les aides perso d'ailleurs puisque ce qui ne s'est pas fait en tant d'années ne risque pas hélas de se faire en une, bref, tout cet imbroglio fort contraignant sans parler du jargon, nous situe à des années lumière de Babette... Et c'est Babette, quand elle essaie de survivre dans ses pratiques"artistiques", qui se fait réduire en charpie.

Écrit par : nicolas | 26 septembre 2009

Merci, JPB, d'avoir consacré une note au livre de Finkielkraut. C'est l'une des lectures les plus intéressantes que j'aie faites récemment. L'analyse du Festin de Babette concerne évidemment au premier chef les préoccupations de ce blog, mais les autres sont tout aussi passionnantes. Il faudrait pouvoir tout citer.

Écrit par : Sylvie Huguet | 26 septembre 2009

Oui, "frustes" — le t et le r sont beaucoup trop proches pour es doigts de massacreur…
JPB

Ecrit par : brighelli | 26 septembre 2009

Et dans la foulée, le l trop éloigné du r pour les doigts encore engourdis...

Écrit par : Magister | 26 septembre 2009

"Et l’article décolle. On comprend que ce qui se joue là, dans la façon dont, malgré leur foi rigide, les convives réagissent au merveilleux dîner, c’est, à proprement parler, une relation pédagogique. Ou ce qu’elle devrait être."

Ca, j'adore !

Autrement, pour ce qui concerne le "trait" sur les IUFM, je ne relève plus ! Fatigué...

Écrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2009

Autrement, pour ce qui concerne le "trait" sur les IUFM, je ne relève plus ! Fatigué... Ecrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2009

Je vous comprends, mais ne vous croyez pas obligé.

Écrit par : nicolas | 26 septembre 2009

Elle a l’occasion de leur offrir un festin. Et voici que par la grâce de son art (un art, messieurs les pédagogues, pas une technique), elle « arrache leurs sens au sommeil », comme dit Finkie.

Jean-Paul Brighelli

La parenthèse contient une petite piqûre de rappel salutairement revigorante.

Écrit par : Magister | 26 septembre 2009

Je cours le chercher, ce bouquin, et sans délai !

Ecrit par : nicolas | 26 septembre 2009

Vous êtes déjà revenue ?

Écrit par : Magister | 26 septembre 2009

"Je vous comprends, mais ne vous croyez pas obligé."

Ecrit par : nicolas | 26 septembre 2009

Non.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2009

Elle a l’occasion de leur offrir un festin. Et voici que par la grâce de son art (un art, messieurs les pédagogues, pas une technique), elle « arrache leurs sens au sommeil », comme dit Finkie.

Jean-Paul Brighelli

La parenthèse contient une petite piqûre de rappel salutairement revigorante.

Ecrit par : Magister | 26 septembre 2009

"L'art naît de contrainte, vit de lutte, et meurt de liberté".
Ca se bosse sacrément, la pédagogie ! Et pas toujours par les moyens auxquels on pense de prime abord.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2009

"…tous les lecteurs ne sont pas animés des meilleures intentions : une plainte fut finalement déposée par cette grande librairie du Pas de Calais après que son service de sécurité eut fini par mettre la main sur ce client qui n’entrait que pour vriller et lacérer discrètement les livres de Jean-Paul Brighelli, pamphlets dénonçant la faillite du système scolaire français, afin de les rendre invendables.”

http://passouline.blog.lemonde.fr/2009/09/25/ces-librairies-prodigues-en-renseignements-genereux/

Écrit par : Caliope | 26 septembre 2009

Mais je vois que vous y êtes passé.

Écrit par : Caliope | 26 septembre 2009

Vous êtes déjà revenue ? Ecrit par : Magister | 26 septembre

De presque tout...

Écrit par : nicolas | 26 septembre 2009

A trente-cinq ans ? :-(
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2009

A trente-cinq ans ? :-(Ecrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2009

ter repetita cf fil précédent réponse à Francis. :-) smiley puique je m'y sens contrainte...

Écrit par : nicolas | 26 septembre 2009

"L'art naît de contrainte, vit de lutte, et meurt de liberté".

Merci pour ce rappel que notre époque molle a évacué, mais les guillemets supposant un auteur, il eût été sympa de le citer, Christophe. André Gide, par exemple.

Écrit par : nicolas | 26 septembre 2009

Ca se bosse sacrément, la pédagogie ! Et pas toujours par les moyens auxquels on pense de prime abord.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2009

Oui, ça se bosse mais ne se décrète pas. Votre pédagogie vous appartient car elle est le fruit de votre expérience. Celle-ci peut inspirer autrui mais il échoit à ce dernier de vivre la sienne propre. En tirer une technique conduit à codifier la relation (puisque la pédagogie est essentiellement cela) et c'est là qu'on actionne le mécanisme des effets pervers. Les ficelles du métier, d'accord, mais non tissées en filet.

Écrit par : Magister | 26 septembre 2009

Vous êtes déjà revenue ? Ecrit par : Magister | 26 septembre

De presque tout...

Ecrit par : nicolas | 26 septembre 2009

Allez, c'est l'essentiel qui demeure. Si la graine ne meurt...

Écrit par : Magister | 26 septembre 2009

"Oui, ça se bosse mais ne se décrète pas. Votre pédagogie vous appartient car elle est le fruit de votre expérience. Celle-ci peut inspirer autrui mais il échoit à ce dernier de vivre la sienne propre. En tirer une technique conduit à codifier la relation (puisque la pédagogie est essentiellement cela) et c'est là qu'on actionne le mécanisme des effets pervers. Les ficelles du métier, d'accord, mais non tissées en filet."

Ecrit par : Magister | 26 septembre 2009

Ben évidemment ! Je suis parfaitement d'accord avec ça. Qu'est-ce qui pourrait vous faire penser le contraire dans ce que j'ai écrit ?

Écrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2009

Ben évidemment ! Je suis parfaitement d'accord avec ça. Qu'est-ce qui pourrait vous faire penser le contraire dans ce que j'ai écrit ?

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2009

Rien. Mon commentaire vous emboîtait simplement le pas ou prolongeait le vôtre à ma façon.

Écrit par : Magister | 26 septembre 2009

Autrement, pour ce qui concerne le "trait" sur les IUFM, je ne relève plus ! Fatigué...

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2009


Et le viagra, messire Sibille ?

Écrit par : iPidiblue haute succion | 26 septembre 2009

Si la graine ne meurt... Ecrit par : Magister | 26 septembre 2009

Jolie allusion.

Écrit par : nicolas | 26 septembre 2009

Je poste ici une réponse au fil précédent — autant utiliser les espaces vierges…

Je ne vois pas très bien quand j'aurais fait l'apologie des coups de règle sur les doigts. Que d'aucuns y pensent parfois, je ne peux pas les empêcher — il y a chez certains une nostalgie qui doit recouvrir je ne sais quelle tentation masochiste (et non sadique, comme on le croirait trop facilement).
De surcroît, je crois m'être exprimé, principalement, depuis quatre ans, sur les programmes et les directions générales. Sur les pratiques, c'est une toute autre histoire : je n'ai jamais voulu avoir de stagiaires (à vrai dire, quand j'ai évoqué la chose il y a trois ans, un ami IPR a éclaté de rire - il en rigole encore à cette heure), parce que je ne peux expliquer que mes pratiques, qui me sont consubstantielles. Je crois d'ailleurs que ce serait le message de départ : trouvez la posture d'enseignement qui vous va le mieux au teint, ce sera probablement celle par laquelle vous ferez passer le plus de choses.
Je dois être diablement individualiste, au fond. D'où ma Note ci-dessus et ma réflexion (c'est sans doute un grand terme) sur l'art d'enseigner — le cumul d'un don et d'une très longue patience.
JPB

Écrit par : brighelli | 26 septembre 2009

Je poste ici une réponse au fil précédent — autant utiliser les espaces vierges… (JPB)

Tiens, je vais en faire autant :

"et - rien (hors une réponse de Yann).

Ce blog vieillit, tournant sur lui-même, je crois.

Ecrit par : Pendariès | 26 septembre 2009

Et si nous engageons le débat, peut-être y aura-t-il des réactions ?
Quid de ma réponse, Pendariès ?

Ecrit par : yann | 26 septembre 2009"

-------------
"Toutes ces analyses savantes, ces "modèles mathématiques" de la diffusion de la pandémie, ces courbes, ces statistiques, excusez-moi, yann, mais quel charabia immonde, quelle masturbation mentale!

Ecrit par : Jean | 25 septembre 2009

Un mot (un seul, puisqu'il n'y aura pas de réponse) pour revenir sur cette réaction de Jean : d'où vient qu'un estimable et cultivé agrégé de lettres puisse avoir une pensée scientifique aussi obscurantiste ?
D'où vient ce fossé qui sépare (en France ? Ailleurs aussi ?) culture littéraire et culture scientifique ?
Est-ce constitutif, genre "les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus" (ouarf !) ? Est-ce "culturel", avec tout ce que ce mot recouvre d'approximatif ?
Ou plutôt, et c'est ce que je crois, est-ce d'origine éducative ?
On a beau (tenter d') enseigner les maths en L et le français en S, le cloisonnement non pas des matières, mais des cultures, reste inattaquable. Il ne s'agit pas de faire de la transversalité pour faire de la transversalité, mais merde ! il doit bien y avoir moyen de faire de vos élèves des "honnêtes hommes" (z'et femmes). A condition que les profs en soient eux-mêmes et ne cloisonnent pas leur esprit en premier.
Vive la bivalence ! Une matière scientifique, une matière "littéraire". Pour tous. (un peu de provoc, j'aurai peut-être une réponse).

Ecrit par : yann | 26 septembre 2009"

Écrit par : yann | 26 septembre 2009

"es ficelles du métier, d'accord, mais non tissées en filet."

Ecrit par : Magister | 26 septembre 2009

Bravo, Magister, belle formule, si vraie ! Merci !

Écrit par : Marilyse | 26 septembre 2009

"Les ficelles"...

Écrit par : Marilyse | 26 septembre 2009

Permettez-moi de vous répondre, Yann...

Je suis le seul prof de lettres de mon établissement à avoir fait des études littéraires au lycée (!) les autres sont passés par la filière S (C, à l'époque...)

Jean, c'est quoi votre parcours ?

Écrit par : sanjuro | 26 septembre 2009

@JPB

Je n'ai jamais dit que vous faisiez vous-même l'apologie du "coup de règle sur les doigts" ou toute autre méthode de "remédiation après coup" basée sur la sanction.
J'ai dit que, sur ce blog, certains en faisaient l'apologie. Et que, souvent, ils recueillaient un assentiment confortable. Je n'ai pas le temps d'en chercher des exemples, mais je crois que ce ne serait pas très difficile d'en trouver.

J'avoue que cela me gêne.

Je préférerais que l'on essaie de trouver ensemble des moyens pour ne pas en arriver là, et ce à tous les niveaux, de la maternelle au lycée, d'où mes très nombreux messages sur l'École Maternelle alors que je n'y exerce plus depuis quelques années, mes non moins nombreux messages sur la nécessité de plaider pour le fait que le redoublement puisse être considéré comme une seconde chance, dans les petites classes en priorité, mais aussi au début du secondaire où l'idée d'une 6°/5° en trois ans, dont le premier consacré à une (re)mise à niveau en français et en mathématiques, pourrait être défendue et recueillir un large assentiment des familles, il me semble.

Écrit par : catmano | 26 septembre 2009

J'avoue Catmano, que je n'avais pas pris votre diatribe comme s'adressant à JPB, mais je ne vois pas non plus de quelles interventions vous parlez. Ce serait bien que nous soyons fixés pour que nous puissions au moins comprendre et en discuter, non ?

Écrit par : nicolas | 26 septembre 2009

Ben, nicolas, vous n'avez pas tout lu ici ou alors pas depuis assez longtemps parce que moi je vois très bien ce à quoi Catmano fait allusion !

(j'ai la flemme d'aller déterrer de vieux posts)

Écrit par : Zorglub | 26 septembre 2009

Jean n'est pas, (je pense), partisan du coup de règle sur les doigts, mais il a justifié plusieurs fois l'ennui des élèves à l'école. Je ne pense pas qu'il m'en veuille de dire ça. J'espère qu'il ne m'en voudra pas, en tous cas.
Je suis certain que personne, ici, ne met le maître des lieux dans cette "catégorie".

Écrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2009

"Je suis le seul prof de lettres de mon établissement à avoir fait des études littéraires au lycée (!) les autres sont passés par la filière S (C, à l'époque...)"

Ecrit par : sanjuro | 26 septembre 2009

Et moi le seul prof de musique à avoir fait "C"... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2009

"Et le viagra, messire Sibille ?"

Ecrit par : iPidiblue haute succion | 26 septembre 2009

Amenez-moi votre soeur, (ou votre fille, ou votre mère, suivant votre âge, ;-), et elle vous dira si j'ai besoin de Viagra !! ;-)
En plus, je ne voudrais pas risquer de dépareiller votre stock, (de viagra). ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2009

A trente-cinq ans ? :-(Ecrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2009

ter repetita cf fil précédent réponse à Francis. :-) smiley puique je m'y sens contrainte...

Ecrit par : nicolas | 26 septembre 2009
---
Ah ! je n'ai pas encore vu les deux premiers ! je fonce voir ça !
Ah ! merveilleurse Nicolas ! :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 26 septembre 2009

Et moi le seul prof de musique à avoir fait "C"... :-(
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2009

Ah ce n'est pas bien de vous distinguer ainsi, Christophe, les profs de musique en principe sont les derniers à fesser.

Écrit par : nicolas | 26 septembre 2009

"Je crois d'ailleurs que ce serait le message de départ : trouvez la posture d'enseignement qui vous va le mieux au teint, ce sera probablement celle par laquelle vous ferez passer le plus de choses."

"sur l'art d'enseigner — le cumul d'un don et d'une très longue patience."
JPB

Ecrit par : brighelli | 26 septembre 2009

Je suis d'accord ! Mais j'ai vraiment la faiblesse de croire que certaines formations* peuvent optimiser cette posture d'enseignement et même aider chaque professeur stagiaire à vraiment trouver quelle est la sienne.
Elles sont en tous cas plébiscitées par ces derniers.

*Travail autour de la création théâtrale à partir d'improvisations, créations de personnages, travail de structuration technique de base du comédien, (voix "mécanique et travail autour des intentions diverses", déplacement, regard, posture).

Écrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2009

Vive la bivalence ! Une matière scientifique, une matière "littéraire". Pour tous. (un peu de provoc, j'aurai peut-être une réponse).

Ecrit par : yann | 26 septembre 2009"

Ecrit par : yann | 26 septembre 2009

La bivalence, je peux vous en parler, en tant que CAPLP: chaque professeur de matière générale doit enseigner deux matières (proches?)! Français - Histoire / Géo ou Langue vivante; Maths - Physiques, etc. Cela ne signifie pas que chacun maîtrise les deux enseignements (on peut fort bien réussir le CAPLP en se prenant une tôle dans une des deux matières, mais en étant bon dans l'autre; certains professeurs, dont moi, n'ont étudié, d'une façon scolaire, par exemple, ni Français, ni Histoire, ni Géo, ni Langue, ni Physique, ni SVT depuis le bac).

Je suis à présent contre l'institution générale de la bivalence: ce que vous êtes obligé de rattraper dans une matière, vous le perdez avec celle pour laquelle vous fûtes formé (on ne peut être partout à la fois et lire et compulser, se mettre à jour; et je ne connais qu'à de rarissimes cas, des profs de LP, en matière générale, à l'aise, parfaitement, dans leurs deux programmes; mais comme le niveau des élèves en face est faible, cela ne se remarque pas...).

La culture scientifique devrait accomplir l'honnête homme, certes. Mais devrions-nous / pourrions-nous, avec la civilisation occidentale qui est la nôtre aujourd'hui, forcé tout un chacun à pousser sa curiosité au-delà du point où elle s'arrête? et parfois, cette curiosité, y compris chez les enseignant, elle prend fin où elle naît.

Écrit par : Pendariès | 26 septembre 2009

Moi, ayant bien lu votre message sur le fil précédent, j'ai mis le smiley ";-)" après "trente-cinq ans"...
Très drôle, "fait C"... Merci pour mon premier éclat de rire de la journée ! :-))))

Écrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2009

"pourrions-nous, avec la civilisation occidentale qui est la nôtre aujourd'hui, forcé tout un chacun à pousser sa curiosité"

Ecrit par : Pendariès | 26 septembre 2009

Je ne relève pas cette phôtt, je vais encore me faire engueuler par Sisyphe ... ;-)
Mais je suis totalement d'accord avec vous sur le fond !

Écrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2009

Bien que "bivalent" aussi... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2009

forceR, oui Christophe....

Écrit par : Pendariès | 26 septembre 2009

Je dois être diablement individualiste, au fond. D'où ma Note ci-dessus et ma réflexion (c'est sans doute un grand terme) sur l'art d'enseigner — le cumul d'un don et d'une très longue patience.
JPB

Ecrit par : brighelli | 26 septembre 2009

Sur le métier de professeur:

"C'est une vocation d'être professeur. Il ne faut jamais oublié que j'appartiens à un passé, à une culture où le mot rabin, rabonim, ne veut pas dire "prêtre" ou "homme sacré". C'est le mot le plus modeste pour dire "professeur". Et c'est peut-être la profession la plus orgueilleuse et, en même temps, la plus humble qui soit".

George Steiner in Éloge de la transmission.

"Plus tard seulement, j'ai compris que les valeurs républicaines avaient déserté la place. Mais j'ai poursuivi mon chemin et je suis devenue prof. Heureusement sans vocation ni illusions. C'est ce qui me permet d'en rire et de faire chuter les statistiques des personnels enseignants sous antidépresseurs. Au fond, pourquoi ne pas nous amuser d'un système archaïque qui nous punit tous"?

Peggy Derder in "Mon cas d'école".

Écrit par : buntovchik | 26 septembre 2009

Catmano, l'idée de la 6e et 5e en trois ans a déjà circulé, il y a quelques années, en tout cas dans mon collège.
En effet, un bon nombre d'enfants ont besoin d'une remise à niveau en français et mathématiques avant de pouvoir envisager un début de commencement de collège. Sinon, c'est peine perdue. Beaucoup de frustrés, des deux bords. Les écarts dans ma classe de sixième sont considérables ! Et ils sont 26 : c'est trop pour ce niveau. Certains sont noyés dès le départ.
C'est fou, la différence entre 26 et 22 : simplement quatre élèves de plus mais les problèmes, d'un coup, deviennent exponentiels. Technocratiquement, ce n'est rien, mais humainement, et donc pédagogiquement, c'est tout.

Je mets en place à partir de début octobre trois heures par semaine de remise à niveau en langue, en dehors de mes cours pour tout le niveau sixième : hier, la moitié de ma classe s'est déclarée volontaire pour ce cours. Goutte d'eau certainement, mais que faire ? Il faudrait effectivement une remise à niveau intensive dans ces deux matières, pas le saupoudrage que nous pouvons faire actuellement, même avec la meilleure volonté du monde.

Les collègues qui nont pas enseigné depuis un moment en sixième sont assez affolé(e)s : ils/elles s'étonnent de voir que plusieurs élèves de leur classe ne sachent même pas prendre une feuille dans le bon sens et aient du mal à suivre les simples consignes de présentation. Il y a du pian sur la planche ! J'entends les mots de "dressage"...

Ravie de vous retrouver. Je pense que nous sommes, en matière d'enseignement, sur la même longueur d'ondes. Je regrette de ne plus lire les contributions de votre soeur. Moi, j'interviens peu : j'ai énormément de travail, et une vie artistique qui m'oblige à me réserver du temps, et aussi à me préserver.

Écrit par : Marilyse | 26 septembre 2009

Sylvie Huguet nous avait déjà donné envie de lire le livre de "Finkie" sur un fil précédent. J'ai entendu l'auteur un matin sur France Inter et ce qu'il a dit, notamment sur le rire, m'a intéressée. Je me réserve le livre pour les prochaines vacances, étant plongée dans autre chose pour l'instant.

Écrit par : Marilyse | 26 septembre 2009

Pour les fautes: je m'aperçois avec horreur (mais je les corrige aussitôt) que certaines se glissent dans ce que j'écris au tableau (comme, pendant les heures où les élèves font les petits cons impolis, je dois demander à X d'arrêter de parler, ou, après l'avoir traité de "Mongol", de taper sa règle sur la tête du jeune handicapé qui l'a surnommé, à l'instar de ses camarades, "Face de citron", à Y de prendre forme humaine sur sa chaise et de travailler, à Z de fermer la braguette de son pantalon et de remettre le bouton - véridique! le gamin se remettait le sexe en place, car son caleçon le coinçait...-, répondre à une question de B sur le cours, remettre à sa place G qui, malicieusement, en pose une qui n'a rien à voir avec le cours; et finalement penser à ce que j'écris; et tout en même temps): le bug synapsien se produit. M'enfin "L'entre-deux-guerre" sans "s", je l'ai encore en travers, celle-là...

PS: C'est pas un état d'âme, c'est, je pense, un exemple montrant dans quel environnement un enseignant travaille parfois. Et pourtant, en comparaison de mes autres expériences, dans d'autres bahuts, je goûte au calme d'un lycée au bord de la mer (la plage est à 300 m, même pas; d'ailleurs, dès les beaux jours du printemps, les élèves ne viennent plus en cours, mais il y a eu 100% de réussite dans certains bacs pros du LP...).

Écrit par : Pendariès détaché | 26 septembre 2009

Puisqu’on parle de Finkie et que je viens d’écouter Répliques ce matin, je vous suggère de vous intéresser à son invitée Malika Sorel, pour le nombre de fois où elle a désigné le système éducatif et les responsables des 30 dernières années comme expliquant les problèmes d’intégration des jeunes d’origine étrangère.

Pour Guy Morel, et Cadichon, sur Joeuf :
Les dernières traces de l’empire sidérurgique de De Wendel disparaissent sous les friches gazonnées.
Joeuf devient un satellite propret des riches agglomérations de Metz, au sud, et surtout au nord, du… Luxembourg ! Ce qui nous renvoie à l’actualité judiciaire du moment : )
Pour retraitée :
Platini a fait venir à Joeuf, cet été, la Juventus ! Pour fêter l’anniversaire du club où il a shooté dans ses premiers ballons. La Classe, non ?

Écrit par : Stéphane Artioli | 26 septembre 2009

"Je ne relève pas cette phôtt, je vais encore me faire engueuler par Sisyphe ... ;-)"

;) mon post dans le fil précédent ne vous visait pas particulièrement Christophe!

Bon...j'avoue devoir relire ce nouveau post pour en comprendre les subtilités...un peu haut le Finkel for me!
Se you soon

Écrit par : sisyphe | 26 septembre 2009

ah ah Pendaries, les joies du dédoublement cérébral: un petit bout de cerveau pour le cours et le reste pour la gestion de la classe...John Lecarré n'aurait pas mieux dépeint les activités épuisantes des agents infiltrés: vigilance permanente, regard 360°, art de la dissimulation...
:)

Écrit par : sisyphe | 26 septembre 2009

Ecrit par : Pendariès détaché | 26 septembre 2009

J'aime bien quand vous êtes détaché, ça vous donne un brio de bon aloi !

Ouaip, c'est pas bien gentil de la part de vos monstres de traiter le mongolien de face de citron (surtout si c'est un peu vrai).

Ce sont les mecs qui lui ont permis de se retrouver là (et non pas dans un lieu adapté où il serait accueilli dans les meilleures conditions) qui méritent d'être traités de têtes de courge.

Écrit par : Zorglub | 26 septembre 2009

La Sixième / Cinquième en trois ans ?
C'est une proposition. Ça me rappelle un peu une autre proposition, qui était de "primariser" (pardon pour le barbarisme) les deux premières années du collège — avec juste deux-trois profs pour l'ensemble des matières.
C'est, me semble-t-il, un écho du vieux rêve unitaire du SNI / FEN — un seul corps de la Maternelle à l'Université — auquel je fais allusion dans ma Note.
D'autant que certains élèves montant de CM2 n'ont pas forcément besoin d'une remédiation…
Il faudrait peut-être (ce serait un premier pas pour casser en douceur le collège unique) instaurer en Sixième (et en Seconde, où les problèmes sont symétriques) la possibilité d'une classe parallèle, qui serait une vraie remise à niveau — soit sur lannée, soit sur trois mois (u six, avec la possibilité de récupérer un cursus "normal" en cours d'année). Ce ne serait pas un redoublement, mais une seconde chance — pour repartir du bon pied. Après tout, la classe que j'ai post-Bac à Thiers est du même ordre, dans l'esprit : une propédeutique aux IEP — entre autres.
On pourrait donc inventer toutes sortes de "propédeutiques", là où c'est le plus criant. Ça flanquerait déjà un sacré coup au collège unique. À noter que ça existait autrefois dans le Technique, avec les Premières de transition : on perdait un an, mais quand on s'apercevait que l'on n'avait pas la vocation de plombier-soudeur, ou des capacités soudainement écloses, on pouvait repiquer au lycée général.
Voilà — c'est une base de discussion. De toute manière, il va falloir bientôt refaire, et en détail, ce que nous avions tracé il y a deux ans — Robin en avait mis un sacré coup, à l'époque : de vraies propositions de gestion de l'EN.
JPB
PS. Sisyphe… J'ai fait des études strictement littéraires — Seconde "A" comme on disait à l'époque, et options latin-grec. Mes connaissances scientifiques sont limitées, et je ne les ai acquises que hors système scolaire.

Écrit par : brighelli | 26 septembre 2009

"la notion même de « socle » qui permet de faire l’économie de la statue"

Amusant de voir que j'ai eu, à peu de temps d'intervalle, la même image que vous dans mon article de blog sur les hiérarchies ("je pense donc tu suis") :

"le socle porte bien son nom car il y manque l'œuvre qu'on met généralement dessus quand on fait de la sculpture."

Votre formule étant plus élégante, sachez que je vous déteste ! ^^

Écrit par : *Celeborn | 26 septembre 2009

"Il faudrait peut-être (ce serait un premier pas pour casser en douceur le collège unique) instaurer en Sixième (et en Seconde, où les problèmes sont symétriques) la possibilité d'une classe parallèle, qui serait une vraie remise à niveau — soit sur lannée, soit sur trois mois (u six, avec la possibilité de récupérer un cursus "normal" en cours d'année). Ce ne serait pas un redoublement, mais une seconde chance — pour repartir du bon pied."

Hum...louable intention, mais que faire des échecs? Car il y en aura en 6eme sans aucun doute car l'on y retrouve trop d'élèves qui n'en sont pas et qui sont passés de classe en classe au Primaire au bénéfice de...
Pourquoi pas un examen d'entrée comme avant?
Abroger la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans, accepter et former sur le marché du travail des jeunes de 14/15 ans (beaucoup n'attendent que ça), une solution?

Écrit par : sisyphe | 26 septembre 2009

Les collègues qui n'ont pas enseigné depuis un moment en sixième sont assez affolé(e)s : ils/elles s'étonnent de voir que plusieurs élèves de leur classe ne sachent même pas prendre une feuille dans le bon sens et aient du mal à suivre les simples consignes de présentation. Il y a du pian sur la planche ! J'entends les mots de "dressage"...

Ecrit par : Marilyse | 26 septembre 2009

Bonjour, Marilyse.

Dites à vos collègues que, pourtant, il y a de grandes "chances" pour que leurs élèves aient eu, dès les plus petites classes de l'élémentaire (ça commence à gagner en maternelle, mais, apparemment, c'est encore ponctuel), à "gérer" des classeurs à onglets avec feuilles de couleur pour chaque "sous-domaine", des dizaines de cahiers divers et variés, divisés et sous-divisés à plaisir, des codes abscons censés leur permettre de retrouver immédiatement la "fiche-ressource" dont ils auraient éventuellement besoin pour remédier au problème P à l'instant I, des immenses tableaux synoptiques à apprendre par cœur d'un seul coup pour mémoriser l'orthographe des terminaisons des verbes du 3° groupe à tous les temps inscrits aux programmes de l'école élémentaire.

Dites-leur aussi que, la plupart du temps, ces "outils" ont causé à leurs enseignants des heures et des heures de conseils des maîtres, de conseils de cycles, d'animations pédagogiques, heures pendant lesquelles ils ont sué sang et eau pour "harmoniser" les programmations, les progressions, les compétences, les évaluations, la mise en place des PPRE, des PPS, des PAI, des "différenciations", les projets d'écoles, de cycles et tout l'toutim.

Dites-leur enfin que, pour un enfant de dix à douze ans, soumis dès le CP à des règles organisationnelles qui le dépassent, il n'est pas étonnant qu'il croie encore que, lorsque les lieux et les personnes qu'il côtoie changent, tout change en même temps et qu'il en conçoive une immense insécurité.

Et profitez-en pour leur dire qu'hier soir, pendant ma réunion avec les parents de mes élèves, Mme C. dont la fille aînée est entrée en 6° en ce mois de septembre nous a dit être profondément découragée par le peu de cas que font les professeurs de la dite fille des fautes d'orthographe.

En deux semaines et demie, la petite en a déjà conclu que "le collège, c'est mieux que l'école parce que, là, au moins, on peut écrire sans faire attention".

La mère n'est pas d'accord mais que peut-elle réellement faire pour convaincre sa fille qu'elle ne doit pas perdre les bonnes habitudes prises depuis le CP, si elle n'a pas le soutien des professeurs de l'enfant ?

D'où la nécessité de regarder un peu les choses sous un autre angle. Nous sommes encore peu nombreux en élémentaire à avoir rénové nos pratiques dans le sens d'une plus grande exigence, mais nous existons.
A quand des classes SLECC en collège afin que nos élèves puissent continuer sur leur lancée ?

Écrit par : catmano | 26 septembre 2009

Abroger la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans, accepter et former sur le marché du travail des jeunes de 14/15 ans (beaucoup n'attendent que ça), une solution?

Ecrit par : sisyphe | 26 septembre 2009

Une des Atsem qui travaille dans mon école a cherché pendant tout le troisième trimestre de l'année scolaire 2008/2009 un maître de stage pour son fils de 18 ans qui souhaitait poursuivre ses études (Bac Pro) selon le système de l'alternance.
Trois mois de recherches intensives, de refus catégoriques d'innombrables éventuels patrons, malgré l'excellent dossier du gamin, pour finalement trouver in extremis un maître de stage à Aix en Provence alors que son centre de formation est à Mâcon et que ses parents habitent dans la Drôme.
Et il a dix-huit ans, un très bon dossier scolaire depuis l'école maternelle, un casier judiciaire tout ce qu'il y a de plus vierge (même pas une petite infraction au code de la route), un prénom aussi banal que Pierre, Paul ou Bastien et le permis de conduire.

Imaginez l'enthousiasme des chefs d'entreprise pour prendre en stage un gamin de quatorze ans, déclaré en échec scolaire profond depuis la grande section, avec toutes les dérives dans lesquelles cette constante mise à l'index ont pu le conduire...

Écrit par : catmano | 26 septembre 2009

Nous sommes encore peu nombreux en élémentaire à avoir rénové nos pratiques dans le sens d'une plus grande exigence, mais nous existons.
A quand des classes SLECC en collège afin que nos élèves puissent continuer sur leur lancée ?
Ecrit par : catmano | 26 septembre 2009

Comme il ne faut pas rêver, ce seraient plutôt aux IPR d'imposer la correction systématique dès la 6ème non ?

Écrit par : nicolas | 26 septembre 2009

ce seraient Ecrit par : nicolas | 26 septembre 2009
ce serait, bien sûr, même si je n'ai apparemment plus grand-chose à craindre des orthoprof en hibernation automnale.

Écrit par : nicolas | 26 septembre 2009

Catmano a raison : aucune chance que des enfants sous-formés / sous-doués trouvent un job — n'importe lequel. Et quel intérêt collectif ?
Il faut former les gens le plus haut possible — mais il faut trouver à chaque fois la formation la plus adéquate. Envoyer le plus d'enfants possible en Seconde indifférenciée est une erreur kolossale — qui dégrade le Technique, et envoie les gens dans le mur de l'impasse.
JPB
PS. *Celeborn, l'image du socle sans statue, je l'ai piquée à Jules Romains, dans les Coains (il est question d'un socle qui attend — sans succès jusqu'à ce qu'arrivent les "copains" — une statue de Vercingétorix, qui, une fois installée, se livrera à quelques facéties spectaculaires — à lire absolument si vous ne l'avez pas fait).

Écrit par : brighelli | 26 septembre 2009

Réjouissant votre blog Celeborn; il passe illico chez mes favoris.

Écrit par : nicolas | 26 septembre 2009

l'image du socle sans statue, je l'ai piquée à Jules Romains, dans les Coains JPB
Un socle sans statue mais avec des coains; bon, ça se complique. Et si en plus c'était celle de Jules César...

Écrit par : nicolas | 26 septembre 2009

Réjouissant votre blog Celeborn; il passe illico chez mes favoris.
Ecrit par : nicolas | 26 septembre 2009

Oui, c'est très drôle…
JPB, jamais jaloux

Écrit par : brighelli | 26 septembre 2009

Info Le Monde :
Le débat sur le port de la burqa tourne au piège intégral, par Stéphanie Le Bars

Comme prévu...

Écrit par : nicolas | 26 septembre 2009

Catmano, dans mon collège, les professeurs de français sont très exigeants, très rigoureux, notamment sur la correction de la langue. Ce n'est en effet pas le cas, loin de là, dans les autres matières. Certain(e)s collègues, d'ailleurs, sont un peu en délicatesse avec l'orthographe, sans parler de l'administration. De même pour la rédaction. Aussi a-t-on plutôt l'impression de brasser de l'air.
Vous dites que certains enfants, devant les changements de méthodes, de personnes, éprouvent un sentiment d'insécurité. Je vous crois : j'en ai quelques-un(e)s devant mes yeux chaque jour.
On repère tout de suite ceux qui sont carrément paumés. Le professeur d'anglais a signalé aux parents que plusieurs élèves n'écrivent rien du cours. Aucune trace : il faut les pousser au derrière pour qu'ils écrivent ce qui est au tableau. Chez moi, ce sont plutôt les cahiers de textes qui restent, non pas vierges, mais tronqués : il faudrait tout contrôler et tout le temps. Impossible. Cette semaine, je leur ai appris à faire leur cartable : il y avait trop d'oublis tous azimuts.

Ce que j'entends plutôt en salle des professeurs, c'est que les sixièmes sont très à l'aise, peu craintifs, prompts à la réplique, ne faisant pas grand cas de ce que leur disent les adultes. Ils semblent assez en conflit les uns avec les autres, inventant des pataquès à n'en plus finir, comparant leurs résultats. "Je n'ai encore jamais vu ça", m'a dit la surveillante en charge de ma classe. Un panier de petits crabes... Je les trouve tout de même attachants mais il faut tenir le cap et maintenir la bonne distance. Un peu de théâtre, de rituel, d'humour, de rigueur, d'exigence et de ténacité font un mélange supportable.

Le professeur d'anglais a signalé aux parents que plusieurs élèves n'écrivent rien du cours. Aucune trace : il faut les pousser au derrière pour qu'ils écrivent. Pour ma part, ce sont plutôt les cahiers de textes qui restent, non pas vierges, mais tronqués, alors que tout est écrit au tableau, de diférentes couleurs, que je termine toujours le cours quelques minutes avant la sonnerie : il faudrait tout contrôler et tout le temps. Impossible.

En tout cas, les parents avaient l'air de boire du petit lait lorsque je leur ai parlé de l'orthographe et de la grammaire. Et de la nécessaire rigueur, du suivi régulier qu'on attend de leur part. Maintenant, reste l'épreuve des faits. On peut peu, si effectivement, on reste en minorité et si, entre le primaire et le collège, on n'est pas sur la même longueur d'onde.

Écrit par : Marilyse | 26 septembre 2009

"Réjouissant votre blog Celeborn; il passe illico chez mes favoris."

Ecrit par : nicolas | 26 septembre 2009

Pouvez-vous nous redonner le lien, Nicolas ? Merci à vous.

Écrit par : Marilyse | 26 septembre 2009

Merci pour la référence à Jules Romains, que je faisais donc sans le savoir ^^

Et ravi que le blog vous plaise (et à vous aussi, Nicolas). Je suis en ce moment aux prises avec un "perdir" qui essaye de me faire comprendre que la phrase d'Asterix "Il ne faut jamais parler sèchement à un Numide" qu'un de mes lecteurs a eu le malheur d'employer dans un commentaire est raciste... Déjà que la polémique autour de Tintin au Congo me paraissait aberrante, mais là...

Écrit par : *Celeborn | 26 septembre 2009

Si on peut parler sèchement à tout un chacun sauf à un Numide, on est dans un racisme effarant, savoureux jeu de mots en moins ! Si vous laissiez tomber ? A ce stade, c'est, comment dire, irrémédiable. Il est des combats qu'on ne mène pas.

Écrit par : nicolas | 26 septembre 2009

@Marilyse :
Celeborn

Écrit par : nicolas | 26 septembre 2009

Tout simple ! Merci, Nicolas.

Écrit par : Marilyse | 26 septembre 2009

J'ai laissé tomber ^^

Marylise : il suffit de cliquer sur mon pseudonyme au bas de mes messages.

Écrit par : *Celeborn | 26 septembre 2009

Trop chouettes, les Martine, chez Casterman, Celeborn !
J'avais oublié à quel point la France était black blanc beur, mais là, dès la 1ère de couverture, on est tout de suite dans le bain !

Écrit par : nicolas | 26 septembre 2009

Un clip de Ridan, et la publicité érigée en "art majeur", dans le cadre de l'histoire des arts?
C'est authentique, Celeborn ?
Si c'est vrai, j'achète un flingue.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2009

Dites-leur aussi que, la plupart du temps, ces "outils" ont causé à leurs enseignants des heures et des heures de conseils des maîtres, de conseils de cycles, d'animations pédagogiques, heures pendant lesquelles ils ont sué sang et eau pour "harmoniser" les programmations, les progressions, les compétences, les évaluations, la mise en place des PPRE, des PPS, des PAI, des "différenciations", les projets d'écoles, de cycles et tout l'toutim.

Ecrit par : Catmano

Illustration par l'exemple :
Tous les trois ans, les écoles doivent produire un document intitulé : projet d'école, dans lequel il convient de définir des axes et des domaines prioritaires. (Apparemment, le cadre des programmes nationaux ne suffit pas pour enseigner : il faut le décliner en fonction des conditions locales.)
Donc, en ces premiers jours de septembre où toute notre énergie devrait être consacrée à la préparation de la rentrée et l'organisation matérielle de la classe, nous nous réunissons pour remplir collectivement le tableau suivant :
Trois lignes : Axes ou domaines du projet:
- axe pédagogique, axe réussite et intégration, -axe artistique et culturel
Trois colonnes: objectifs spécifiques retenus , déclinaison des actions par objectif sur les trois années, indicateurs choisis par action.
Suivent des "fiches-actions" à remplir pour chaque domaine, avec un addendum sur les modalités d'évaluation des dites actions, où l'on doit lister en fonction des compétences prioritaires, les critères de réussite sélectionnés, les types d'outils utilisés, et mener, en cours de réalisation, une réflexion sur les indicateurs, les exercices, les critères de réussite, et les modalités de régulation à prévoir.

Hier après-midi, en lieu et place de la séance de sport, nous nous sommes rendus, ma classe et moi , au jardin public de notre petite ville, sous la brise chaude des derniers jours de septembre. L'air était doux. Les enfants ont ramassé des marrons, des feuilles jaunies, des morceaux d'écorce, on a nommé les arbres du jardin qu'ils ne connaissaient pas. On a parlé de bogues, de nervures, de sève, de feuilles dentelées... Les pépés du quartier jouaient à la pétanque, souriants, une maman a montré la classe au travail à sa petite fille dans sa poussette, des collégiennes sont venues nous saluer... Je me demande bien dans quelle petite case je vais pouvoir écrire tout ça, moi...

Écrit par : chevreuil | 26 septembre 2009

C'est authentique, Christophe. Suivez-le lien dans l'article pour tomber sur les jolies fiches de l'académie de Versââââilles. Mais personnellement, je préfère de loin de "film d'animation de cailloux" ;-))

Cher Nicolas, il y a eu un gros buzz il y a quelques temps sur le détournement de couvertures de Martine. L'éditeur a stoppé cela, mais j'ai heureusement conservé quelques images ^^

Écrit par : *Celeborn | 26 septembre 2009

Je me demande bien dans quelle petite case je vais pouvoir écrire tout ça, moi...

Ecrit par : chevreuil | 26 septembre 2009

Je peux t'aider, si tu veux.

Deuxième palier pour la maîtrise du socle commun : compétences attendues à la fin du CM2 :

Compétence 1 : La maîtrise de la langue française
- s'exprimer à l'oral dans un vocabulaire approprié et précis ;
- prendre la parole en respectant le niveau de langue adapté ;
- comprendre des mots nouveaux et les utiliser à bon escient ;
- répondre à une question par une phrase complète à l'oral.

Compétence 2 : La pratique d'une langue vivante étrangère
Rien (pas fort, tu ne pouvais pas leur demander comment on dit "arbre" en anglais ?)

Compétence 3 : Les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique
- pratiquer une démarche d'investigation : savoir observer, questionner ;
- manipuler et expérimenter, formuler une hypothèse et la tester, argumenter (ils ont bien dû essayer de faire tenir le plus de marrons possible dans leur tee-shirt et se chamailler un peu, non ?)
- maîtriser des connaissances dans divers domaines scientifiques
- exercer des habiletés manuelles, réaliser certains gestes techniques (toujours les marrons dans le tee-shirt)

Compétence 4 : la maîtrise des techniques usuelles de l'information et de la communication
(Vous avez bien dû consulter le site de météo France avant de partir, vous... ;-) )
- utiliser l'outil informatique pour s'informer

Compétence 5 : La culture humaniste
- identifier sur une carte et connaître quelques caractères principaux des grands ensembles physiques et humains de l'échelle locale ;
- lire et utiliser différents langages : cartes, croquis
(Tu leur avais fait consulter le plan de ville, bien sûr ?)

Compétence 6 : Les compétences sociales et civiques
- respecter les autres
- avoir conscience de la dignité de la personne humaine et en tirer les conséquences au quotidien (ils ont été polis avec les retraités, les collégiennes, la maman et son bébé ? Bon, ben tu vois !)
- savoir si une activité, un jeu ou un geste de la vie courante présente un danger vital (personne n'a essayé de traverser juste devant le camion ? personne n'a goûté les petites baies noires du lierre sous les arbres ? Bon, ben tu vois !)

Compétence 7 : L'autonomie et l'initiative
- respecter des consignes simples en autonomie ;
- montrer une certaine persévérance dans toutes les activités (encore les marrons dans le tee shirt) ;
- s'impliquer dans un projet individuel ou collectif ;
- utiliser un plan (mais si, tu leur avais fait consulter le plan avant de partir, rappelle-toi !) ;
- se déplacer en s'adaptant à l'environnement (ils ne sont pas tombés ? Bon, compétence acquise).

Un vrai projet transdisciplinaire ! Il n'y a que l'anglais qui pèche un peu mais ça, c'est plutôt bon signe, ça montre que tu peux encore t'améliorer. Il ne reste plus qu'à trouver un titre bien ronflant !

Écrit par : catmano | 26 septembre 2009

Un vrai projet transdisciplinaire ! Il n'y a que l'anglais qui pèche un peu mais ça, c'est plutôt bon signe, ça montre que tu peux encore t'améliorer. Il ne reste plus qu'à trouver un titre bien ronflant !

Ecrit par : catmano | 26 septembre 2009

Génial ! Ca va me faire les trois ans du Projet d'école !!! Et pour l'anglais qui pêche, ( ze ficherman) c'est encore mieux, je mettrai que je dois "adopter une démarche de mise à distance de mes pratiques !"
... mais comment tu as deviné pour les marrons dans le t.shirt !?!?!

Écrit par : chevreuil | 26 septembre 2009

Pour retraitée :
Platini a fait venir à Joeuf, cet été, la Juventus ! Pour fêter l’anniversaire du club où il a shooté dans ses premiers ballons. La Classe, non ?
Ecrit par : Stéphane Artioli | 26 septembre 2009

Je le sais, je l'ai lu dans l'Est Répu!
Je suis moi aussi lorraine, Stéphane.

Écrit par : retraitée | 26 septembre 2009

Catmano, j'ai déjà trouvé le titre !
"Prise en compte des ressources du milieu local dans l'élaboration d'une démarche interdisciplinaire fédérant les compétences liées à la maîtrise de la langue, à l'expérimentation en sciences et à la citoyenneté."
Merci pour ton coup de main ! Je vais "actualiser" ça tout de suite !

Écrit par : chevreuil | 26 septembre 2009

Catmano, j'ai déjà trouvé le titre !
"Prise en compte des ressources du milieu local dans l'élaboration d'une démarche interdisciplinaire fédérant les compétences liées à la maîtrise de la langue, à l'expérimentation en sciences et à la citoyenneté."
Merci pour ton coup de main ! Je vais "actualiser" ça tout de suite !

Ecrit par : chevreuil | 26 septembre 2009

Magnifique !

J'ai bien réfléchi... Pour l'anglais, c'est bon aussi, puisque tu es allé au square (leçon : les mots transparents).
Et s'ils ont comparé leurs collections de marrons, tu rajoutes les maths !

A charge de revanche, si tu as des pistes pour un projet d'école basé sur l'enrichissement du vocabulaire, pistes ludiques, créatives, transdisciplinaires et néanmoins spiralaires de la PS au CM2, je prends.

Écrit par : catmano | 26 septembre 2009

Prof et orthographe à la dérive...

http://prof-a-la-derive.over-blog.com/

Écrit par : Scotch | 26 septembre 2009

C'est drôle mais je n'ai plus la patience. A la 1ère faute d'orthographe, je frémis, à la deuxième, je ferme le blog.
Et je reviens sur celui de Brighelli !

Savoureux, l'échange Catmano/Chevreuil ! Il faut juste multiplier les petites cases à remplir par le nombre d'élèves dont Chevreuil a observé les compétences, rédiger la fiche des objectifs et le bilan. Trois fois rien.
Mais pour toutes les matières...
Tout ceci est tellement infantilisant, tellement chronophage, pour un résultat tellement en-deçà de ce qu'on attend, qu'il faut essayer de s'y prendre autrement...

Écrit par : nicolas | 26 septembre 2009

Tout ceci est tellement infantilisant, tellement chronophage, pour un résultat tellement en-deçà de ce qu'on attend, qu'il faut essayer de s'y prendre autrement...

Ecrit par : nicolas | 26 septembre 2009

Mais non ! Un seul tableau, déjà coché partout, photocopié à autant d'exemplaires qu'il y a d'élèves dans la classe et bien rangé dans le dossier scolaire que personne ne consultera jamais à part l'IEN lors de sa visite.
Et sinon, un bête carnet de correspondance, bien traditionnel, sur lequel on consigne au fur et à mesure les notes de contrôles (ou les moyennes), que les parents signent périodiquement et qu'on leur donne en fin d'année en souvenir.

Écrit par : catmano | 26 septembre 2009

Ah ! Je comprends mieux pourquoi les redoublements ne sont pas nécessaires !

Écrit par : nicolas | 26 septembre 2009

Ah ! Je comprends mieux pourquoi les redoublements ne sont pas nécessaires !

Ecrit par : nicolas | 26 septembre 2009

Mais si, justement, les redoublements peuvent être nécessaires, mais pas sur des trucs aussi élucubrants et peu précis que :
- avoir conscience de la dignité de la personne humaine et en tirer les conséquences au quotidien
- répondre à une question par une phrase complète à l'oral
- savoir si une activité, un jeu ou un geste de la vie courante présente un danger vital
ou
- pratiquer une démarche d'investigation : savoir observer, questionner

d'où l'utilité des contrôles et du carnet de correspondance (que l'on peut aussi faire passer au collègue de la classe suivante si lui non plus n'aime pas les petites cases) pour savoir où en sont vraiment les élèves.
Le reste, c'est de la paperasse pour faire plaisir à l'IEN qui lui-même fait plaisir à l'IA en envoyant de beaux états sur "ses" écoles, l'IA faisant plaisir au Recteur en remplissant de beaux tableaux et de beaux camemberts et le Recteur fait plaisir au Moloch en personne en faisant la synthèse des camemberts !

Et pendant ce temps-là, les Pygmées, y se marrent !

Écrit par : catmano | 26 septembre 2009

JPB a écrit : "On devrait faire cours comme on donne un festin"

Oui mais il faut avoir la Grâce.

Ce n'est pas donné à tout le monde tous les jours.

Mutualiser la Grâce dans un syndicat ? Une taxe de Grâce pour en faire bénéficier les peine-à-en-jouir ? Décréter une épreuve de monstration de Grâce à l'oral des concours ?

Je crois bien être un individualiste farouchement anti-anarcho-pédagogiste mais je n'en suis pas absolument toujours certain.

Mon socle de certitudes est-il si branlant ?

Faut dire que je m'assieds volontiers dessus quand ça m'arrange.

En attendant, cabotiner devant des élèves en maîtrisant son jeu pour que la technique ne se voit pas trop, c'est déjà pas mal.

Écrit par : dugong | 26 septembre 2009

"En attendant, cabotiner devant des élèves en maîtrisant son jeu pour que la technique ne se voit pas trop, c'est déjà pas mal."
Ecrit par : dugong | 26 septembre 2009

Je ne sais pas si c'est la grâce, mais en tout cas, c'est une bonne technique de séduction — et il n'en faut guère plus. Quelques savoirs disciplinaires, peut-être :-)))
JPB

Écrit par : brighelli | 26 septembre 2009

"Le reste, c'est de la paperasse pour faire plaisir à l'IEN qui lui-même fait plaisir à l'IA en envoyant de beaux états sur "ses" écoles, l'IA faisant plaisir au Recteur en remplissant de beaux tableaux et de beaux camemberts et le Recteur fait plaisir au Moloch en personne en faisant la synthèse des camemberts !"

Mais, Catmano, vous venez de décrire un processus d'émanation absolument fondamental : le centralisme démocratique.

C'est un rituel du Don *, sans contre-Don bien clair

* aux berges non espagnoles.

Écrit par : dugong | 26 septembre 2009

"En attendant, cabotiner devant des élèves en maîtrisant son jeu pour que la technique ne se voit pas trop, c'est déjà pas mal."

Ecrit par : dugong | 26 septembre 2009

"ne se voie", non ? Mais c'est une technique qui se travaille, justement, pour pouvoir faire en sorte qu'elle ne se voie pas ! (au-delà du fait qu'il faille maîtriser sa discipline en préalable... ;-)
@ "Scotch": le premier dessin, sur le site que vous nous mettez en lien, résume formidablement la situation ! :-)
:-(

Écrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2009

Si les PE stagiaires voyaient mes "fiches de prep" ! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2009

"Si les PE stagiaires voyaient mes "fiches de prep" !"

C'est quoi une "fiche de prep" ?

Un formulaire pour ouvrir un Plan d'épargne ?

Écrit par : dugong | 26 septembre 2009

Les PE stagiaires sont "censés", pendant leur(s) stage(s), remplir deux fiches de préparation complètes par jour d'exercice.
Exercice "d'école", c'est le cas de le dire; les fiches elles-mêmes sont très formalisées, avec: "objectif de la séance", "compétences visées", et autres critères extrêment précis, que je n'ai même plus en tête.
Pendant nos visites pédagogiques en stage, nous sommes également censés évaluer cette partie du travail.
Je ne donnerai pas mon avis précis ici concernant ces fiches, j'ai le devoir de réserve !!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2009

"j'ai le devoir de réserve !!!"

Vous voulez dire que des gens auraient des "fiches de prep" déjà toutes faites en réserve, au cas où un ComPol * se pointe ?

* en lieu de "commissaire politique" chez Philip K. Dick

Écrit par : dugong | 26 septembre 2009

La presse : "Guérini lâche Royal"

Même pas la reconnaissance du ventre ! On se sert sur la bête et à peine le pantalon remonté, on se casse.

C'est pas du blanc-bleu.

Écrit par : dugong | 26 septembre 2009

Mais, Catmano, vous venez de décrire un processus d'émanation absolument fondamental : le centralisme démocratique.

C'est un rituel du Don *, sans contre-Don bien clair

* aux berges non espagnoles.

Ecrit par : dugong | 26 septembre 2009

Excellent! Un rituel du Don qui laisse cependant tout le monde ou presque paisible et impassible.

Écrit par : buntovchik | 26 septembre 2009

"On devrait faire cours comme on donne un festin — en offrant aux ilotes qui nous arrivent, et d’autant plus qu’ils sont plus frustes, ou rustres, toutes les ressources du Savoir, tous les raffinements de la pensée, les Mathématiques sévères, comme disait Lautréamont, la littérature, la philosophie, l’Histoire et la Géographie — et le reste. Afin de les pousser à donner à leur tour le meilleur d’eux-mêmes, d’amener chacun au plus haut de ses capacités, de les confronter à l’Art, et de réhabiliter l’élitisme, qui est la meilleure façon de donner effectivement à chacun sa chance — c’est cela, sans doute, la leçon de Babette. Et celle de Finkielkraut."

Brighelli.

Cet article répond bien à ces lignes, Jean-Paul.


http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/09/26/01006-20090926ARTFIG00169--le-grec-en-banlieue-c-est-possible-.php

Écrit par : Anne-Marie Valette | 26 septembre 2009

Tout à fait, Anne-Marie. Vu une interview de ce garçon, très simple et pas du tout racoleur — un vrai prof, apparemment.
JPB

Écrit par : brighelli | 26 septembre 2009

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/09/26/01006-20090926ARTFIG00169--le-grec-en-banlieue-c-est-possible-.php

Remarquable, et comme tel, peu remarqué. Applicable en Collège? Je le crois, avec d'autres outils peut-être. Le problème du collège c'est l'âge des élèves et les passages systématiques en classe sup; le poids des résultats scolaire est très faible.
L'an passé une pétition* pour la sauvegarde des Lettres Classiques circulait sur le Web, quelles en furent les effets?

De mon côté et avec mes restes de latin du collège, plus quelques bribdes de grec de cuisine j'essaie toujours de faire un peu d'etymologie en sciences...

* http://www.sel.asso.fr/petition.php

Écrit par : sisyphe | 26 septembre 2009

Et le film de Kechiche, "L'esquive".

Écrit par : nicolas | 26 septembre 2009

quelles en furent les effets?
deux ailes pour Sisyphe pour l'aider à porter son rocher...

Écrit par : nicolas | 26 septembre 2009

Sisyphe, il y a les noms des signataires, l'opportunité de signer mais pas de texte de pétition...

Écrit par : nicolas | 26 septembre 2009

Sisyphe, avez-vous vu que Victor Hugo avait signé la pétition?
Ces gens sont vraiment très persuasifs ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2009

"deux ailes pour Sisyphe pour l'aider à porter son rocher..."

joli! Quels donc. Merci!

Voui, le site n'a plus l'air très réactif mais ce qu'on lit dans la section "qui sommes nous" résume bien l'esprit.
Ah m...je croyais kil éte mort victor hugo?
;)

Écrit par : sisyphe | 26 septembre 2009

Vite fait, jetez un oeil sur Canal+ (en clair)

Écrit par : Zorglub | 26 septembre 2009

Extrait de l'article du Figaro (sur le grec en banlieue) :

L'année suivante, l'enseignant persiste, ce qui lui vaut des ennuis avec l'Inspection académique et ses collègues, qui incriminent des «méthodes pédagogiques d'un autre âge».

Remarque plutôt curieuse, pour ne pas dire ubuesque, de la part de ceux qui laissent l'école dériver vers l'âge de pierre...

Écrit par : Magister | 26 septembre 2009

Remarque plutôt curieuse, pour ne pas dire ubuesque, de la part de ceux qui laissent l'école dériver vers l'âge de pierre...

Ecrit par : Magister | 26 septembre 2009


L'âge du caillou plutôt !

Écrit par : iPidiblue et la fronde de David contre le Mammouth | 26 septembre 2009

Ou même l'âge du canaillou ...

Écrit par : iPidiblue et l'âge du Mammouth | 26 septembre 2009

"L'année suivante, l'enseignant persiste, ce qui lui vaut des ennuis avec l'Inspection académique et ses collègues, qui incriminent des «méthodes pédagogiques d'un autre âge»."

Une seule attitude possible face à ces acariens : le napalm

Personnellement, je dis et redis aux rares élèves qui font mine de s'offusquer parce que je suis exigeant avec eux : "ceux qui ne sont pas exigeants avec vous ne vous respectent pas"

Je ne suis jamais pris à partie par des pédagogistes : ce sont des cafards qui ne sortent de leur trou que lorsqu'ils sentent un terrain culpabilisable.

Pas de prisonnier.

Écrit par : baygon_vert | 26 septembre 2009

Sisyphe, avez-vous vu que Victor Hugo avait signé la pétition?
Ces gens sont vraiment très persuasifs ! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2009

C'est peu de le dire ! Il y a même Nicolas Sarkozy...

Écrit par : nicolas | 26 septembre 2009

Je présente toutes mes excuses aux acariens pour les avoir traiter de cafards.

Écrit par : baygon_rouge | 26 septembre 2009

traités

Écrit par : baygon_rouge | 26 septembre 2009

Vite fait, jetez un oeil sur Canal+ (en clair)
Ecrit par : Zorglub | 26 septembre 2009

J'allais vous y inciter quand mon ordi m'a lâchée.
La prof d'anglais, française d'origine tunisienne, étranglée par un élève de 14 ans, est venue témoigner du peu de cas que le principal de son collège avait fait de son agression, lui demandant de prendre quatre jours de congé, point barre.
Elle pensait qu'elle surmonterait tout ça même en n'étant aidée par personne (sauf sa famille of course), mais pas de pot, elle s'est aperçue que ça ne tournait pas rond au cours de vacances dans un hôtel, quand un enfant a agressé le sien. Elle s'est précipitée et a voulu l'étrangler.
Elle est retournée au collège la peur au ventre, a assisté au procès de son agresseur qui l'a toisée, ne s'est pas excusé, et s'est acquitté de 50 E sur son argent de poche pour toute sanction. OLE !

Écrit par : nicolas | 26 septembre 2009

Hors-sujet : à voir pour tous les anti-cléricaux du blogs (et ils sont nombreux, à commencer par le patron). A noter que Dédo est le seul comique ouvertement métalleux sur la scène actuelle.

http://www.youtube.com/watch?v=7Ebf7xv0hjw

Écrit par : Manu | 26 septembre 2009

"…tous les lecteurs ne sont pas animés des meilleures intentions : une plainte fut finalement déposée par cette grande librairie du Pas de Calais après que son service de sécurité eut fini par mettre la main sur ce client qui n’entrait que pour vriller et lacérer discrètement les livres de Jean-Paul Brighelli, pamphlets dénonçant la faillite du système scolaire français, afin de les rendre invendables.”

http://passouline.blog.lemonde.fr/2009/09/25/ces-librairies-prodigues-en-renseignements-genereux/

Ecrit par : Caliope | 26 septembre 2009


Décidément, puisque je parlais de religion... la preuve en est faite : il est impossible de trouver plus fanatique, plus fasciste qu'un pédago.

Écrit par : Manu | 26 septembre 2009

Vite fait, jetez un oeil sur Canal+ (en clair)
Ecrit par : Zorglub | 26 septembre 2009

J'allais vous y inciter quand mon ordi m'a lâchée.
La prof d'anglais, française d'origine tunisienne, étranglée par un élève de 14 ans, est venue témoigner du peu de cas que le principal de son collège avait fait de son agression, lui demandant de prendre quatre jours de congé, point barre.
Elle pensait qu'elle surmonterait tout ça même en n'étant aidée par personne (sauf sa famille of course), mais pas de pot, elle s'est aperçue que ça ne tournait pas rond au cours de vacances dans un hôtel, quand un enfant a agressé le sien. Elle s'est précipitée et a voulu l'étrangler.
Elle est retournée au collège la peur au ventre, a assisté au procès de son agresseur qui l'a toisée, ne s'est pas excusé, et s'est acquitté de 50 E sur son argent de poche pour toute sanction. OLE !

Ecrit par : nicolas | 26 septembre 2009


Avis aux amateurs : elle repasse dans l'émission de Guillaume Durand, «L'Objet du scandale», mercredi en 2ème partie de soirée sur France 2.

Écrit par : Manu | 26 septembre 2009

Personnellement, je dis et redis aux rares élèves qui font mine de s'offusquer parce que je suis exigeant avec eux : "ceux qui ne sont pas exigeants avec vous ne vous respectent pas"


Ecrit par : baygon_vert | 26 septembre 2009

Et ne se respectent pas eux-mêmes. Et l'on s'étonne qu'ils ne soient pas respectés à leur tour... Dans les milieux binaires où ça fonctionne surtout à l'instinct (à défaut d'autre chose), on ne s'y trompe pas : les généreux de façade et les angéliques pénétrés sont perçus pour ce qu'ils sont : des faibles. Ça ne pardonne pas.

Écrit par : Magister | 26 septembre 2009

L'histoire de la prof d'anglais étranglée dont on fait peu de cas révèle une fois de plus la désertion des états majors qui travaillent contre leurs propres troupes. Partant, tous leurs discours sont vains.

Écrit par : Magister | 26 septembre 2009

Pour revoir :
http://www.canalplus.fr/pid2208.htm&parent_id=1760
Dans "Extraits de l'émission" choisir "Partie 3" puis aller direct vers 5'35".

C'est vraiment des bouses nos patrons [ parfois ;-) ]

Écrit par : Zorglub | 26 septembre 2009

Génial Zorglub, merci !

Écrit par : Manu | 26 septembre 2009

il est impossible de trouver plus fanatique, plus fasciste qu'un pédago.

Ecrit par : Manu | 26 septembre 2009

Manu, il faut sortir davantage. Profitez du dimanche, par exemple.

Écrit par : Jeremy | 27 septembre 2009

Lu sur Le Post ce commentaire plein d'espoir :

"Oui oui. Méfiez vous des mutations.

Une étude récente de scientifiques de haut niveau de nationalité indéterminé nous prévient: "Le virus de la grippe A, dite "fièvre porcine" H1N1 (touchant le COCHON) est en train de se combiner avec celui de la grippe aviaire H5N1 (touchant le CANARD), pour devenir H3N1 (qui s'attaque aux CO-NARDS )"

Rica

Mais bon, ne rêvons pas.

Écrit par : Magister | 27 septembre 2009

Décidément, puisque je parlais de religion... la preuve en est faite : il est impossible de trouver plus fanatique, plus fasciste qu'un pédago.

Ecrit par : Manu | 26 septembre 2009

Nos "pédagos" sont en réalité des :" pédagolitaires"

Le totalitarisme c'est le monstre issu de l'accouplement entre une idéologie et une bureaucratie !

On peut donc dire, et démontrer, que le pédagogisme "à la française" est une forme de totalitarisme.

Bon courage Messieurs les Enseignants ! ( je précise à l'attention de la HALDE qu'ici Messieurs est une forme neutre qui désigne tout à la fois les enseignants et les enseignantes.)

Écrit par : xly | 27 septembre 2009

En tout cas, l'idéologie pédagogiste est effectivement une idéologie totalitaire. D'où la prédominance du transdisciplinaire, de l'établissement-lieu de vie, du maître compétent de la maternelle à l'Université. Tout est dans tout, et on n'en tire rien de bon.

Écrit par : Jeremy | 27 septembre 2009

D'où la prédominance du transdisciplinaire, de l'établissement-lieu de vie, du maître compétent de la maternelle à l'Université.Ecrit par : Jeremy | 27 septembre 2009

D'où tenez-vous qu'un maître soit compétent pour enseigner de la maternelle à l'université, Jeremy ? Les textes auraient-ils changé à notre insu ?

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

Je tiens à remercier tous ceux qui, sur le fil précédent, m'ont encouragée à ne plus être seulement une lectrice mais une intervenante.
Malheureusement, je manque vraiment de temps pour m'impliquer sérieusement.
Comment faites-vous, d'ailleurs ?

Écrit par : wilt | 27 septembre 2009

la nuit, tôt le matin, entre midi et 2, et puis on laisse l'adsl toute la journée et on peut faire 1000 choses en même temps. C'est super.

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

Je relance mon appel aux bonnes volontés qui voudraient bien mettre en ligne l’article de Marianne sur les parents d’élèves paru la semaine dernière et dont JPB a prétendu ici qu’il était intéressant. Merci.

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

Bon courage Messieurs les Enseignants ! ( je précise à l'attention de la HALDE qu'ici Messieurs est une forme neutre qui désigne tout à la fois les enseignants et les enseignantes.)
Ecrit par : xly | 27 septembre 2009

Le neutre a sombré avec l'orthographe et la grammaire. Il faut écouter sans broncher ces ineptes harangues: Chers concitoyens et chères concitoyennes! Poitevins et poitevines! ( j'en attrape une angevine de poitrine, je m' étrangle de fureur)
Et la Halde, ce ramassis de dames patronnesses et d'assistantes sociales gonflées, veille bien à ce que la parité l'emporte sur le bon sens. Le masculin n'a plus le droit (comme cela nous fut enseigné jadis) d'emporter aussi le féminin. Voilà encore un des innombrables dégâts collatéraux de cette perversion, l'égalitarisme. Celui-ci fait la trame du fil, mais ne semble pas passionner grand monde.
Tiens, comme c'est bizarre, dirait l'autre...

L'égalitarisme est pourtant l'idéologie de référence du pédagogisme, de ses gourous, de ses grands prêtres et de ses trop nombreuses ouailles. Alors pourquoi cette soudaine timidité, cette réticence à même l'évoquer? alors qu'il est plus que temps d'en finir avec elle, de la prendre à bras le corps et de la jeter dans les poubelles de l'Histoire, et de celles des idées, en particulier.

Tintin: une autre victime de cette hydre totalitaire.
""Déjà que la polémique autour de Tintin au Congo me paraissait aberrante...
Ecrit par : *Celeborn | 26 septembre 2009
Je me souviens d'une émission de radio, au Québec, vers le milieu des années 1980, où un sinistre con d'universitaire vitupérait contre la dimension raciste de Tintin. J'ai oublié son nom mais pas sa prétention, ni sa creuse rhétorique dégoulinante de droitdelhommisme qui soulevait le coeur.
Cette évocation ramène à la dimension autodestructrice de la démocratie que Finkie met en lumière dans le roman de Blixen. « En tant que communarde, Babette a lutté les armes à la main pour l’égalité. En tant qu’artiste, elle a illustré et défendu la distinction. " Y a-t-il là un véritable conflit? Je ne le crois pas. Lutter pour l’égalité est une chose, car c’est une valeur constitutive de nos démocraties. Chercher à imposer l’égalitarisme, cette idéologie de référence commune au gauchisme et au pédagogisme, c’en est une autre.

Blixen, nous dit Finkie, " souligne en même temps la dissonance, le différend voire la contradiction entre les règles et les idéaux respectifs de l’art et de la démocratie. Elle montre même, avec l’exemple de Babette, quelle intensité paroxystique cette contradiction peut atteindre. Voilà sans doute la part du récit la plus indigeste pour l’esprit de notre temps. Son seul Dieu, en effet, c’est la Démocratie. Ce dieu jaloux qui a dénoncé l’idéal ascétique et qui ne supporte pas qu’on plaisante avec ses valeurs, dit partout son amour de l’art mais ne se fait pas à l’idée d’une classe cultivée, il veut la peau des héritiers, bref il déteste tout ce dont l’art, si universelle que soit sa portée, a besoin pour vivre. Au nom de la défense des droits de l’homme, il prêche l’indiscrimination, il prononce l’équivalence des formes et il décrète que tous les goûts sont dans la culture. »

La contradiction s'estompe si l'on distingue la valeur fondatrice de la démocratie, l’égalité de droits, de sa perversion, l’égalitarisme, et c'est ce tropisme liberticide qui anime "l'esprit de notre temps" et fait courir un danger mortel à la première (comme c’est le cas de toute perversion). Platon, Condorcet, puis Tocqueville nous l’avaient signalé, en vain.

En assimilant l'art d'enseigner à celui de cuisiner, JPB stigmatise les pseudosciences de l’éducation qui eurent la prétention de mettre cet art entre abside et ordonnée ou entre lame et lamelle. Il met dans un même souffle en évidence le danger mortel que l'égalitarisme, dans sa formulation pédagogiste, représente pour la démocratie.
Mais c'est justement là tout le combat de Finkie, et de bien d'autres, comme J. de Romilly, et depuis bien plus longtemps. (1983) Or Fink. est régulièrement couvert d'insultes, et ici même, par la bande de hyènes qui le clouent au pilori pour haute trahison, et dire qu'il y en a un paquet parmi eux qui font la classe à nos enfants...Terrifiant!

Le Festin de Babette offre une vision romancée de cette entropie de la démocratie, une face de cette médaille dont l'autre fut vécue et racontée dans cet autre livre, que je cite à tout bout de champ depuis mon arrivée sur ce blog: Histoire d'un Allemand, une histoire désespérante de banalité, celle du panurgisme, de l'indifférence qui glisse vers la complaisance puis la plus abjecte des soumissions. C'est aussi, dans un autre registre, celle que vit Joseph K, et des pans de cette histoire commencent à se reproduire, sous nos yeux, avec les fous d'Allah. Le totalitarisme changea ainsi trois fois de couleur en un siècle, mais pas de stratégie.

Sauver la démocratie c'est la sauver d'elle-même, des serpents qu'elle réchauffe en son sein, de ses perversions, et non pas flatter celles-ci, ou les ignorer, et l'égalitarisme est la plus autodestructrice d’entre elles.

Mais encore une fois ce sujet ne mobilise visiblement pas les foules.

Écrit par : Cadichon | 27 septembre 2009

"Or Fink. est régulièrement couvert d'insultes, et ici même, par la bande de hyènes qui le clouent au pilori pour haute trahison, et dire qu'il y en a un paquet parmi eux qui font la classe à nos enfants...Terrifiant!"

Ecrit par : Cadichon | 27 septembre 2009

Vous rigolez ? Tout le monde l'encense ici, et souvent avec raison, (en l'occurrence) !
Je crois être le seul à avoir émis des réserves, récemment. Et sur un sujet qui n'avait pas grand-chose à voir, (directement, en tous cas), avec le thème de ce fil. (C'était concernant certains de ses propos un peu, disons, "exagérés", sur les humoristes d'aujourd'hui.)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

Malheureusement, je manque vraiment de temps pour m'impliquer sérieusement.
Comment faites-vous, d'ailleurs ? Ecrit par : wilt | 27 septembre

Et puis, en fouillant davantage, on s'aperçoit que les intervenants les plus réguliers sont ou des hommes, quel que soit l'âge, ou des femmes d'un certain âge, qui ont pris du recul face aux "tâches ménagères" et qui n'ont plus charge d'âmes en bas âge. Décomplexez-vous donc, si vous n'appartenez pas à cette catégorie.
D'ailleurs, lançons une grande enquête sociologique qui fera pâlir nos sociologues bien-aimés :
Y a-t-il une jeune prof mère de famille sur ce blog ? Qu'elle se manifeste...
Vous voyez, personne !
Francis, n'allez pas déduire de ce qui précède que je suis à deux doigts de la retraite non plus !

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

Cadichon, pleine forme ! Quelle verve !
Cela dit, Sibille a raison. Finkielkraut a toujours été encensé sur ce blog. On peut émettre des réserves sur tel ou tel point (je ne suis pas sûr que sa réflexion sur le Moyen-Orient, par exemple, soit tout à fait dépourvue de passion), mais on ne peut que saluer la cohérence de sa pensée.

Quant à Tintin…
Hergé est un homme de son temps — il est assez ardu de faire autrement. Belge de surcroît : il a du Congo la vision de Léopold, qui n'était pas exactement un tendre. Et des Soviets l'avis de tous les porteurs d'emprunt russe…
Si on voulait l'épingler, ce n'est certes pas sur Tintin au Congo qu'il faudrait le faire. Je conseille aux amateurs de comparer la version d'origine de Tintin au pays de l'or noir et celle que le dessinateur a refaite vingt ans plus tard. La première est un exercice graphique sur le thème bien connu des pétainistes "savez-vous reconnaître le Juif ?". Puis il efface tout cela, les références précises à la Palestine de 1948, et re-situe son récit dans un pays arabe imaginaire. Mais il ne peut pas s'empêcher : l'émir félon qui, dans la première version, interdisait à ses hommes de lire les tracts lancés par des avions anglais éclate de rire dans la seconde version parce que les avions de son concurrent parce que, dit-il, aucun de ses hommes ne sait lire. En vingt ans, les Bédouins ont désappris à lire — un grand moment dans l'histoire de l'humanité.
JPB

Écrit par : brighelli | 27 septembre 2009

Nicolas, il y a sur ce blog des gens qui travaillent sérieusement. J'en connais même un qui bosse, a un second métier fort prenant, arrive à faire de la politique, se déplace énormément, et passe une partie de sa nuit à donner des biberons. Un surhomme, probablement.
JPB

Écrit par : brighelli | 27 septembre 2009

Un post tard dans la nuit, un autre tôt le matin ! Vous ne dormez donc jamais ? Serait-ce votre cas que vous décrivez ?

Quant aux "gens qui travaillent sérieusement", personne ne le met en doute ! Qu'il y ait des surhommes, c'est parfait.

Je voulais juste amener wilt à participer au blog quand elle le pouvait, sans culpabiliser et en tentant de répondre avec un tantinet de provocation j'en conviens, à sa question : comment faites-vous ?
Suis-je claire ? :-)

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

Cadichon, pleine forme ! Quelle verve !

Cela dit, Sibille a raison. Finkielkraut a toujours été encensé sur ce blog. On peut émettre des réserves sur tel ou tel point (je ne suis pas sûr que sa réflexion sur le Moyen-Orient, par exemple, soit tout à fait dépourvue de passion), mais on ne peut que saluer la cohérence de sa pensée.

Ecrit par : brighelli | 27 septembre 2009

En plus, je suppose qu'Alain Finkielkraut n'apprécie lui-même que très modérément l'encensement dont il est l'objet.

Si j'en juge par ce qu'il dit de Dostoïevski à la fin du chapitre consacré aux Carnets du sous-sol: " Il n'a pas pris pour autant le parti du désir incorrigible. Il n'a pas glorifié la sauvage démesure de l'inconscient; il a découvert que, à moins d'une déposition miraculeuse de l'amour-propre par l'amour, les hommes, même les plus affables, vivent dans un souterrain".

Écrit par : buntovchik | 27 septembre 2009

Avec Finkie, on touche souvent au sublime. (Je ne parle pas bien sûr de ses positions passionnelles pour le M.O.)

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

Lutter pour l’égalité est une chose, car c’est une valeur constitutive de nos démocraties. Chercher à imposer l’égalitarisme, cette idéologie de référence commune au gauchisme et au pédagogisme, c’en est une autre.

Ecrit par : Cadichon | 27 septembre 2009


Nul ici ne contestera ici que l'égalitarisme mène au totalitarisme mais je ne sais pourquoi je ne vous sens pas convaincue quand vous affirmez que lutter pour l'égalité est une valeur constitutive de la démocratie.

J'ai plutôt l'intuition que vous rayeriez ce mot sans trop d'hésitation du fronton de nos mairies pour le remplacer par flexibilité!

Écrit par : merlemocoeur | 27 septembre 2009

Cher merle,sans vouloir me faire le porte-parole de Cadichon, qui se défend assez bien toute seule, "démocratie" est un terme lui-même assez flexible. Il y a le sens Tocqueville (qui est, je pense, le sens de référence de notre amie), et le sens "Halde" — qui n'est pas exactement le même. Dasn l'ouvrage de Finkielkraut qui est à la base de ma Note, il y a par exemple une analyse lumineuse de la Tache, de Philip Roth — je ne sais si vus l'avez lu, mais le roman met en place les dérives bien-pensantes de la gauche américiane, qui sous prétexte d'anti-racisme et de féminisme oblige un nègre blanc (le héros) à se déclarer juif pour aoir la paix d'un côté, et à bousiller sa plus belle histoire d'amour sous pression de ses enfants qui trouvent qu'une maîtresse qui a quasi leur âge est une offense — sentiment que partage une collègue féminine — et française — qui lui a par ailleurs reproché de ne pas assez comprendre le point de vue des étudiantes qui pensent qu'Euripide est franchement un exemple type de white dead male… Bien sûr que si c'est ça, la démocratie, je préfère encore un régime autoritaire éclairé — disons Louis XV période Pompadour (grâe à qui l'Encyclopédie a pu voir le jour), malgré Damiens et le chevalier de la Barre.
JPB

Écrit par : brighelli | 27 septembre 2009

Cela dit, Sibille a raison. Finkielkraut a toujours été encensé sur ce blog. On peut émettre des réserves sur tel ou tel point (je ne suis pas sûr que sa réflexion sur le Moyen-Orient, par exemple, soit tout à fait dépourvue de passion), mais on ne peut que saluer la cohérence de sa pensée.

Ecrit par : brighelli | 27 septembre 2009

Reprenons :

"Finkielkraut a toujours été encensé sur ce blog."

Exact

"on ne peut que saluer la cohérence de sa pensée."

Il ne me semble pas que ce soit un argument décisif.

MD

Écrit par : Michel Delord | 27 septembre 2009

Revenez poster ici, , Doboilino, on vous apprécie beaucoup, même si parfois on se castagne dur, et vous nous manquez!

Ecrit par : merlemocoeur | 25 septembre 2009

En même temps, ça fait du bien de ne plus avoir de nouvelles, heure par heure, de toute sa famille.
Je vous rassure, Bobolino reviendra très vite...

Écrit par : sosvéto | 27 septembre 2009

Monsieur JPB

Je ne partage pas votre analyse quant au sens à donner à la prose de dame Cadichon.

Quand Cadichon parle d'égalité je ressens la même sincérité que quand Georges Marchais parlait de liberté depuis Moscou.

D'ailleurs son "lutter pour l'égalité est une chose" en dit beaucoup, selon moi, sur le peu d'importance qu'elle y attache!

Écrit par : Merlemocoeur | 27 septembre 2009

Bon, je ne vais pas me donner le ridicule de me faire le défenseur de la dame, qui à cette heure dort du sommeil du juste (?)…
Quant à l'égalité… Je crois que nous sommes au moins tous d'accord ici (il n'est pas mauvais de temps en temps de préciser les fondamentaux) pour défendre l'égalité des droits — droit à l'instruction, par exemple, et dans des conditions aussi équivalentes que possible (on en est loin). Quant au droit aux résultats…
Les comparaisons valent ce qu'elles valent, mais il en est de même en médecine. Nous avons droit aux soins (et c'est à peu près respecté pour le moment en France — il est significatif que ce soit l'objet du débat en ce moment aux USA), nous n'avons pas droit à la santé, comme l'imaginent malheureusement pas mal de consommateurs de santé (le mot, utilisé pour dire "médecine", est d'une ambiguïté redoutable).
Nempêche… Il est également significatif d'un certain état présent de la démocratie (définition à compléter…) que l'on confonde aujourd'hui, à l'Ecole, le droit à l'Instruction et le droit aux bonnes notes et aux examens, et, en médecine, le droit aux soins et le droit de guérir — qui n'est pas garanti par la Constitution… Quelque part, ça a dérapé.
JPB

Écrit par : brighelli | 27 septembre 2009

Merlemocoeur parlant de Cadichon : "D'ailleurs son "lutter pour l'égalité est une chose" en dit beaucoup, selon moi, sur le peu d'importance qu'elle y attache!"

Peut-être s'agit-il de la liberté de consommer tout son soûl, idéalité de l'accès facilité aux jolies inutilités ostensibles ?

Qu'on les repeigne en hâte d'une lasure écologique afin de renouveler le stock !

L'attachement à la liberté, qui n'exclut pas la liberté de l'attachement, restera une puissante aporie, propre à la nature humaine.

Un moteur à explosions dans l'histoire de l'humanité.

Écrit par : baygon_rouge | 27 septembre 2009

"Et des Soviets l'avis de tous les porteurs d'emprunt russe…
JPB"
Ecrit par : brighelli | 27 septembre 2009

Excellent !

"La nuit, tôt le matin, entre midi et 2, et puis on laisse l'adsl toute la journée et on peut faire 1000 choses en même temps. C'est super."

Ecrit par : nicolas | 27 septembre 2009

Et, de temps en temps, ne pas oublier de régler son réveil à deux heures du matin pour venir glisser un ou deux "posts". Si, si, c'est important ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

" Il est significatif que l'on confonde aujourd'hui, à l'Ecole, le droit à l'instruction et le droit aux bonnes notes et aux examens." (JPB)

On ne saurait mieux dire.

Écrit par : Sylvie Huguet | 27 septembre 2009

Et, de temps en temps, ne pas oublier de régler son réveil à deux heures du matin pour venir glisser un ou deux "posts". Si, si, c'est important ! ;-)

Nul besoin, Christophe, si on a l'immense chance d'avoir un partenaire qui RONFLE ...

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

"Nul besoin, Christophe, si on a l'immense chance d'avoir un partenaire qui RONFLE ..."

Ecrit par : nicolas | 27 septembre 2009

Changez-en !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

Nicolas, puisque vous semblez être par là, redîtes-moi le thème du canon ? Je me souviens qu'il s'agit d'eau, mais pas les détails.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

Changez-en !!! ;-)
Comme vous y allez ! Pas trouvé de sur-mesure. Celui-ci est très bien par ailleurs. Juste à convaincre pour l'opération. Pas gagné.

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

" Il est significatif que l'on confonde aujourd'hui, à l'Ecole, le droit à l'instruction et le droit aux bonnes notes et aux examens." (JPB)
On ne saurait mieux dire. Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 septembre 2009

Tout à fait normal puisque nous assistons à une inflation de nos droits et une déflation de nos devoirs. Très, très déséquilibré, le modèle républicain actuel... Et encore ! On n'a pas officialisé le communautarisme, mais on y songe. On peut donc s'attendre au meilleur, quand chacun aura tous les droits propres à sa communauté et de très légers devoirs républicains.
Qui a vu hier soir Tarik Ramadan/Zemmour ?

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

"Qui a vu hier soir Tarik Ramadan/Zemmour ?"

Ecrit par : nicolas | 27 septembre 2009

Ah, mince, là, pour le coup, ça m'intéresse, s'il y a un lien !

Écrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

Une occasion d'apprécier quelqu'un qu'on n'a pas encore eu l'occasion d'apprécier, ça ne se refuse pas ! (Je parle de Zemmour, évidemment, pas de Ramadan, qui est puissamment émétique).

Écrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

Non je rêve ! Je prends sur mon temps libre pour vous demander un boulot gratuit et vous trouvez le moyen de l'oublier ? Mais qu'avez-vous donc fait samedi, alors qu'il devrait déjà être emmailé ? Hum ? :-)))))
Bon et c'est bien parce que je suis bonne pâte et pédagogue -ai-je la faiblesse de croire- de surcroît, que je reprends :
il s'agit de ce que vous voulez sur les différents états de l'eau ou tout autre thème au gré de l'inépuisable imagination artistique à laquelle vous êtes condamné, pouvant convenir à l'année de l'astronomie.
Je vous précise qu'elle se termine en décembre 2009 et si vous ne me l'envoyez pas avant, je saurai m'en passer...:-)

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

Ah, mince, là, pour le coup, ça m'intéresse, s'il y a un lien !
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

Pas cherché. A peu près inutile d'ailleurs, si ce n'est pour voir TR ovationné à son entrée, ovationné à sa sortie et puissamment aussi quand il ouvrait la bouche contre Zemmour qui, mais je crois l'avoir déjà dit ici, n'était absolument pas à la hauteur de l'argumentaire développé par TR, ne lui opposant que les traditions françaises. Naulleau (orthographe incertaine) un peu mieux mais très peu. Que voilà donc une belle tribune pour ceux qui cherchent à dépecer un peu plus chaque jour notre pauvre esprit républicain.

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

En même temps, ça fait du bien de ne plus avoir de nouvelles, heure par heure, de toute sa famille.
Je vous rassure, Bobolino reviendra très vite...

Ecrit par : sosvéto | 27 septembre 2009

Quelle autre expérience "pédagogique" que celle de ses propres enfants pourrait raconter un vétérinaire ?

Si les "gens d'ici" ne veulent parler qu'entre professionnels de l'Education Nationale, il faut qu'ils ouvrent une liste privée où ils débattront en privé des graves problèmes qui nous assaillent !

J'ose espérer que JPB ne confirmera pas le fait que Dobo ennuyait tout le monde avec son regard extérieur sur l'Éducation Nationale et qu'elle n'avait pas sa place sur ce blog au même titre que n'importe quel pékin qui a l'immense avantage d'informer ceux de l'intérieur de ce qu'il constate et comprend, lui qui ne voit que l'écorce (encore que, il me semble que ma sœur creusait assez profond sous l'écorce, elle ; mais elle est ma sœur, et je ne suis qu'une pauvre petite non-agrégée, je ne peux pas être aussi "performante" que quelques-uns de nos intervenants "préférés").

Sur ce, bonne journée à tous !

Écrit par : catmano | 27 septembre 2009

Non, Catmano, n'en faites pas trop non plus !
Oui Dobolino creuse profond sous l'écorce et c'est bien là son mérite. Qu'elle revienne ! Quelques-uns d'entre nous l'avons demandé, et je n'ai rien lu de JPB prouvant le contraire !
Allez, au boulot Dobolino !

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

" Il est significatif que l'on confonde aujourd'hui, à l'Ecole, le droit à l'instruction et le droit aux bonnes notes et aux examens." (JPB)

On ne saurait mieux dire.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 septembre 2009

Il n'y a plus guère que les enseignants (ces hyper-diplômés qui débutent leur carrière au SMIC) pour croire que l'instruction, la culture et les diplômes qui les sanctionnent ont encore une espèce de valeur.
Il faut être vraiment aveugle politiquement pour ne pas voir la vitesse à laquelle les inégalités se creusent dans ce pays et ne pas admettre que seule la possession d'un fort capital financier protège encore contre la descente sociale non pas la sienne, mais celle de ses enfants.

Écrit par : marigot | 27 septembre 2009

Il faut être vraiment aveugle politiquement pour ne pas voir la vitesse à laquelle les inégalités se creusent dans ce pays et ne pas admettre que seule la possession d'un fort capital financier protège encore contre la descente sociale non pas la sienne, mais celle de ses enfants. Ecrit par : marigot | 27 septembre

Est-ce bien propre à notre pays ? J'ai l'impression qu'on emboîte le pas à l'ensemble des pays de l'OCDE et que l'adhésion à l'Europe telle que proposée et renouvelée récemment n'y est pas étrangère, si ? Le prof est en voie de disparition et tout ce qui va avec. On résiste contre un tsunami, mais on résiste quand même. Sinon, plus de Finkie...

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

Finkie qui est un intellectuel qui compte (et quand de plus on a écrit le Mécontemporain, on a droit à tous les égards de ma part) devrait quand même relire le De Jean Coste de temps en temps, et dire un mot des problèmes sociaux, un intellectuel défendant une société libre égale et fraternelle ne peut fermer les yeux devant le retour d'une forme de misère.

Écrit par : Merlemocoeur | 27 septembre 2009

Résolutions (de liberté) :

Ne laisse pas les parti(e)s prendre les choses en main

Jamais ne passe l'eponge

Au prétexte de toilette des uns, ne savonne pas les autres

Fais festin d'oursins hérissés d'épines,
d'huîtres peu claires mais fines,
d'œufs au blanc glaireux dans la farine
Mets bas, bêtes, dans la cuisine ?

Écrit par : dugong | 27 septembre 2009

Le prof est en voie de disparition et tout ce qui va avec. On résiste contre un tsunami, mais on résiste quand même. Sinon, plus de Finkie...

Ecrit par : nicolas | 27 septembre 2009

On peut se mettre à rêver et imaginer que comme en 1640 en Angleterre, en 1789 en France et en 1917 en Russie les petites bourgoisies éduquées apporteront leurs concours corrosif et efficace à la prochaine Révolution...une fois qu'elles auront compris qu'on ne réforme pas un système de l'intérieur.

Écrit par : marigot | 27 septembre 2009

En même temps, ça fait du bien de ne plus avoir de nouvelles, heure par heure, de toute sa famille.
Je vous rassure, Bobolino reviendra très vite...

Ecrit par : sosvéto | 27 septembre 2009
L'absence de Dobolino est définitive. Ce qui m'inquiète par contre, c'est celle de Sanseverina. Il m'agréerait qu'elle revienne poster. J'espère que son absence est fortuite et sans relation avec une intervention de JPB car ce serait le pompon, la cerise au sommet du gâteau.

Écrit par : la verdurin | 27 septembre 2009

"L'absence de Dobolino est définitive"

Le petit chat est mort ?

plus de chat sur internet ?

Écrit par : dugong | 27 septembre 2009

Allez Mâme Dobo, revenez nous parler de l'école des femmes !

Écrit par : dugong | 27 septembre 2009

Quelle autre expérience "pédagogique" que celle de ses propres enfants pourrait raconter un vétérinaire ?
écrit par Catmano de très mauvaise foi

C'est à dire que s'il ne s'agissait que de l'expérience pédagogique de ses enfants, on respirerait.

Écrit par : martin | 27 septembre 2009

Finkie qui est un intellectuel qui compte...
Ecrit par : Merlemocoeur | 27 septembre 2009

C'est de l'humour?

Écrit par : marigot | 27 septembre 2009

Nicolas, puisque vous semblez être par là, redîtes-moi le thème du canon ? Je me souviens qu'il s'agit d'eau, mais pas les détails.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

"redites-moi", Christophe. Ne pas confondre "dites" à l'impératif présent et "dîtes", conjugué au passé simple de l'indicatif.
De même "faites" (verbe faire) et le "faîte" de la cheminée.
Rassurez-vous, Christophe, ce n'est pas votre fête, juste le signalement d'une erreur très couramment répandue.

Écrit par : Orthoprof dominical | 27 septembre 2009

Finkie qui est un intellectuel qui compte...
Ecrit par : Merlemocoeur | 27 septembre 2009

C'est de l'humour? Ecrit par : marigot | 27 septembre 2009

Merlemocoeur aurait dû écrire "qui conte" pour qu'il vous agrée, Marigot ?
Quant à la grande révolution grâce aux classes moyennes bernées et à ses lendemains qui chantent, je ne sais s'il en est beaucoup parmi nous pour y souscrire...

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

Finkie qui est un intellectuel qui compte...
Ecrit par : Merlemocoeur | 27 septembre 2009
C'est de l'humour?
Ecrit par : marigot | 27 septembre 2009

@Marigot

Intellectuel qui compte au sens que ses livres sont lus, voire commentés sur des blogs, ses émissions écoutées!

Intellectuel qui compte ne porte en lui-même aucun jugement quant aux raisons (bonnes ou mauvaises ) pour lesquels il compte!

Cela vous va comme cela?

Écrit par : Merlemocoeur | 27 septembre 2009

Pour lesquelles!

Écrit par : Merlemocoeur | 27 septembre 2009

Notre fat géochimiste refait sous lui dans Nice-Matin :

«Nicolas Hulot est un imbécile, vous pouvez l'écrire. C'est une honte qu'il soit devenu le gourou de l'écologie. Il envoie les gens rouler à vélo et lui fait ses affaires en hélicoptère.»

A proprement parler, ce n'est donc pas un "imbécile" mais plutôt un " tartuffe à voilure tournante". Non ?

«Eux-mêmes [les promoteurs du réchauffement climatique] ne croient pas ce qu'ils racontent, mais c'est une aubaine pour eux comme, par exemple, récolter des financements publics.»

Ah, les délices de l'oubli ! Il est notoire que les travaux du Grand Homme n'ont que fort peu coûté à la collectivité (il triait et comptait les isotopes à la main).

Allègre rejoint Meirieu qui, il y a peu, fustigeait les socialistes carriéristes. En nouvel écolo, ce dernier pense probablement qu'il est bon de reboucher une carrière avant d'en ouvrir une autre.

http://www.liberation.fr/terre/0101593621-allegre-nicolas-hulot-est-un-imbecile

Écrit par : dugong | 27 septembre 2009

Mais Dugong ! Nicolas Hulot fait du vent avec ses hélicoptères et Claude Allègre fait tourner son moulin à paroles derrière, qu'est-ce que vous leur reprochez à ces deux bonnets à poil ?

Écrit par : iPidiblue meuh euh ! | 27 septembre 2009

Merci, Orthoprof! J'ai eu un doute en l'écrivant, mais la flemme de vérifier ! Je suis pris la main dans le pot de confiture; bien fait pour moi. :-(
Heureux d'avoir pu rentabiliser votre emploi, en ce jour de repos du seigneur ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

Concernant Dobolino et d'autres encore qui ont déserté ce blog, à tort ou à raison, il me semble devoir préciser ceci : si un commentaire ne nous intéresse pas, rien ni personne ne nous obligent à le lire ; par contre, s'il nous intéresse, soit qu'il interpelle, soit qu'il inspire, soit qu'il rejoint notre propre pensée, soit qu'il heurte nos convictions, rien ni personne ne nous empêchent d'y répondre. Certes, une bonne controverse, voire une polémique un peu mouvementée, ça donne de la cuisse et du relief au fil, mais il faut éviter l'invective et la désobligeance. Quand on se bat à l'épée, il faut laisser le pistolet dans sa gaine. C'est une question d'honneur. Et si l'on nous provoque sciemment, préférons à la cour de récré la riposte par l'humour, sinon par le silence quand il ne s'agit que de tempête dans un verre d'eau, ce qui est souvent le cas. Bon, ce n'est peut-être pas si simple que cela car, si je ne me trompe pas, il n'y a ici que des gens de tempérament et de caractère.
Pour ma part, je réserve mes cartouches à l'ennemi, celui-là même qui nous a conduits céans et continue d'ailleurs de nous y mener.

Écrit par : Magister | 27 septembre 2009

C'est à dire que s'il ne s'agissait que de l'expérience pédagogique de ses enfants, on respirerait.

Ecrit par : martin | 27 septembre 2009

Vous devez être soulagé, elle ne vient plus !

Alors, respirez à pleins poumons, mais méfiez-vous quand même, l'air est plein de virus ces temps-ci !

Écrit par : catmano | 27 septembre 2009

D'où la prédominance du transdisciplinaire, de l'établissement-lieu de vie, du maître compétent de la maternelle à l'Université.Ecrit par : Jeremy | 27 septembre 2009

D'où tenez-vous qu'un maître soit compétent pour enseigner de la maternelle à l'université, Jeremy ? Les textes auraient-ils changé à notre insu ?

Ecrit par : nicolas | 27 septembre 2009

Et où avez-vous vu que c'était ma pensée ? Mon propos aurait-il changé à mon insu ?

Écrit par : Jeremy | 27 septembre 2009

"Cher merle,sans vouloir me faire le porte-parole de Cadichon, qui se défend assez bien toute seule, "démocratie" est un terme lui-même assez flexible. Il y a le sens Tocqueville (qui est, je pense, le sens de référence de notre amie), et le sens "Halde" — qui n'est pas exactement le même."

Ecrit par : brighelli | 27 septembre 2009


Comme le souligne Claude Nicolet ("L'idée républicaine en France", chez Gallimard), il existe effectivement des mots "voyageurs". "Démocratie" est de ceux-là, "égalité" aussi. Par "démocratie", on peut entendre la "souveraineté du peuple", mais aussi le respect de "valeurs démocratiques" (séparation des pouvoirs, libertés individuelles...). Dans ce second sens, il s'agit essentiellement de ce que nous ont légué les Lumières et le libéralisme.
Tocqueville a du reste bien vu l'un des effets pervers de la démocratie : la tyrannie de la majorité. Et l'Histoire lui a donné raison : Hitler est arrivé au pouvoir "démocratiquement". Aussi, pour ne pas être livré au peuple lorsqu'il devient "fou" (le mot est d'Alain), il me semble qu'il faut toujours associer la démocratie à la république. La république, c'est le "gouvernement par la loi". Ca veut dire qu'être vraiment libre, ce n'est pas suivre une impulsion ou l'opinion du plus grand nombre (ça se finit trop souvent en lynchâge), mais les règles qu'on s'est légitimement prescrites. Dans un Etat, la Constitution nous préserve d'une folie passagère. Dans la classe, la "démocratisation", "l'élève au centre du système", "la liberté d'expression" et autres balivernes ont quelquefois rendu le travail de l'enseignant impossible. Alors que la république supposerait de rétablir la parole professorale, parce que c'est le professeur qui détient la compétence et qui doit fixer les règles pendant son cours.

Écrit par : Daniel Arnaud | 27 septembre 2009

Finkie et Malika contre Alain Renaut, le cuistre moqueur.

http://www.dailymotion.com/video/xamf4e_malika-sorel_news

Ça ne va pas plaire à tout le monde, mais le communisme n'est plus ce qu'il était.

Écrit par : Thimotée de Gaza le retour | 27 septembre 2009

Enfin, (et dans la droite ligne de ce qu'écrit Daniel), il y a quand même une bonne nouvelle, (entendu tout à l'heure "tel quel": "la liste des déçus par Ségolène Royal s'allonge"...)
C'est vrai qu'elle nous ferait apprécier même nos pires ennemis, celle-là ! Moi, quand je l'entends parler des "banquiers véreux", ça me donnerait presque envie de rouler une pelle au premier que je croise.
Nicolas, j'ai terminé ! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

Catmano, allons ! Pas vous ! Comment voulez-vous me faire croire que je puisse exclure la frangine fatale sous prétexte qu'elle n'est pas prof — ou vous, sous prétexte que vous n'êtes pas agrégée ? Sinon, quel sens aurait votre double participation, et ma demande à l'une et à l'autre pour faire des livres (et je maintiens, même si actuellement Dobolino est hors jeu) ? Tout ça, c'est de la paranoïa. Nous avons collectivement besoin les uns des autres, et c'est tout.
JPB

Écrit par : brighelli | 27 septembre 2009

J'ai regardé ce matin sur Paris Première - par obligation, ma fille y assistant - l'émission "Ca balance pas mal à Paris" : un survol très léger (et superficiel) de ce qui doit se voir au théâtre, au cinéma ou lire en librairie. Soyons masochistes : Bégaudeau y officie comme critique. Surprise, il n'a pas terminé le livre de De Closets ! M'étonne pas alors qu'il en vende si peu.

Non, non, ne soyez pas rassurés pour autant : il n'est pas plus intelligent. C'est juste que le livre dit exactement ce qu'il pense, et depuis longtemps (sic). Il a donc fait l'économie de la moitié du bouquin ! Sur le théme de la destruction souhaitée de l'orthographe, on a eu droit aux exemples habituels "abîme - fuchsia - ecchymose...". Quand j'étais élève, on aurait dit : "Il se touche la nuit, lui ou quoi ?"...
"Aveugles-nés dans les quinconces du savoir" ! Il temps que tout ce beau monde se mette au parfum.

Ma fille était outrée. "N'importe quoi !" (hé, hé les chiens ne font pas des chats !). Elle est intervenue à un moment sur "Entre les murs" pour dire que sa mère enseignante était, comme beaucoup d'autres, farouchement opposée au film mais son intervention a été coupée au montage...

Devant le chanteur Miossec, élocuteur "modianesque" s'il en est, Bégaudeau a affirmé : "J'apprends plus sur la société en écoutant Orel San qu'en écoutant Miossec." L'autre l'a regardé, héberlué.

Les médiatiques Meirieu, Allègre, Bégaudeau, Closets : même combat.

Heureusement, il existe encore des Finkielkraut d'une autre volée.

Écrit par : Marilyse | 27 septembre 2009

Finkie et Malika contre Alain Renaut, le cuistre moqueur.


Ça ne va pas plaire à tout le monde, mais le communisme n'est plus ce qu'il était.

Ecrit par : Thimotée de Gaza le retour | 27 septembre 2009

Cher Thimotée, je m'apprêtais à mettre ce lien, car il parait que Finkie a toujours été encensé sur ce blog, ce que je n'avais pas remarqué, sauf Sylvie Huguet, c'est vrai, toujours enthousiasmée!

J'en profite donc pour citer les propos de Malika Sorel:

«Au Maghreb, les gens sont consternés par ce qui se passe en France. Pour eux, la situation est liée à cette « repentance » et la responsabilité en incombe aux adultes français qui passent leur temps à se prosterner et être à genoux…»

« Je vous laisse deviner ce qui se passe lorsqu’un peuple estime que ses élites ne le représentent plus, ne défendent plus son identité, ne défendent plus ce qu’il est, eh bien l’étape suivante, c’est que le peuple reprend son destin en mains. »

Écrit par : Amélie jamais partie | 27 septembre 2009

Finkie et Malika contre Alain Renaut, le cuistre moqueur.

Ecrit par : Thimotée de Gaza le retour | 27 septembre 2009

Cette Malika est une personne très au-dessus. Quant à Renaut, un hochement d'épaule suffira.

Écrit par : Magister | 27 septembre 2009

«Les personnes issues de l’immigration renvoient une image épouvantable au reste de la population. Les Français ont une mémoire. Ils ont accueilli de nombreux flux migratoires. Ils n’ont jamais assisté à un tel déchaînement de violence, une telle haine…»
Malika Sorel, Répliques, le 26 septembre 2009

C'est pas un peu raciste, ça, à moins que ce ne soit qu'une bouffée de xénophobie ?

Écrit par : Amélie | 27 septembre 2009

«Les personnes issues de l’immigration renvoient une image épouvantable au reste de la population. Les Français ont une mémoire. Ils ont accueilli de nombreux flux migratoires. Ils n’ont jamais assisté à un tel déchaînement de violence, une telle haine…»
Malika Sorel, Répliques, le 26 septembre 2009

C'est pas un peu raciste, ça, à moins que ce ne soit qu'une bouffée de xénophobie ?

Écrit par : Amélie | 27 septembre 2009

Divine Amélie ! Une seule bonne fois vaut mieux que deux baclées. Votre détente est si rapide ...

Écrit par : iPidiblue occupe-toi d'Amélie ! | 27 septembre 2009

"Qui a vu hier soir Tarik Ramadan/Zemmour ?"

Ecrit par : nicolas | 27 septembre 2009

Ah, mince, là, pour le coup, ça m'intéresse, s'il y a un lien !

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

Christophe, vos désirs sont des ordres ! Zemmour et, qui l'eût cru, Francis Huster, ont été épatants !

En trois parties :

http://www.dailymotion.com/video/xamc8s_tarik-ramadan-vs-zemmour-naulleau-1_news

http://www.dailymotion.com/video/xamcnj_tarik-ramadan-vs-zemmour-naulleau-2_news

http://www.dailymotion.com/video/xamcsm_tarik-ramadan-vs-zemmour-naulleau-3_news

Écrit par : Amélie | 27 septembre 2009

C'est pas un peu raciste, ça, à moins que ce ne soit qu'une bouffée de xénophobie ?

Ecrit par : Amélie | 27 septembre 2009

Amélie, ceux qui voient du racisme partout font penser à ceux qui, jadis, voyaient l'oeuvre du démon partout. Ce sont les mêmes esprits étriqués, réducteurs et tordus. Il y a des réincarnations qui se perdent et notre époque semble leur avoir donné rendez-vous.
Il est bien aussi que ce soient des personnes issues de l'immigration qui portent cette parole de lucidité, telle Malika et d'autres encore, souvent des femmes, et diantrement couillues, sauf leur respect. Bien entendu, ça casse la baraque à tous ces binaires qui se prévalent d'appartenir au camp des gentils gens et qui, pour être reconnus comme tels, ont besoin d'entretenir tout un arsenal d'anathèmes.

Écrit par : Magister | 27 septembre 2009

" L'absence de Dobolino est définitive"

Je l'ai déjà dit et je le répète : je trouve que c'est grand dommage. Les intervention de Dobolino étaient précieuses justement parce qu'elles apportaient un regard différent, et la verdeur du ton était rafraîchissante.

Écrit par : Sylvie Huguet | 27 septembre 2009

"J'apprends plus sur la société en écoutant Orel San qu'en écoutant Miossec."

Ecrit par : Marilyse | 27 septembre 2009

On a autant envie de vomir en écoutant le second chanter qu'en entendant le premier éructer, pour des raisons différentes... Enfin, non, finalement, pas tellement, (différentes). *La daube, c'est toujours de la daube.
*Mes excuses auprès de la vraie daube, qui est réellement un plat délicieux.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

"J'apprends plus sur la société en écoutant Orel San qu'en écoutant Miossec."

Ecrit par : Marilyse | 27 septembre 2009

On a autant envie de vomir en écoutant le second chanter qu'en entendant le premier éructer, pour des raisons différentes... Enfin, non, finalement, pas tellement, (différentes). *La daube, c'est toujours de la daube.
*Mes excuses auprès de la vraie daube, qui est réellement un plat délicieux.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

Vous êtes d'une sévérité.

Écrit par : Pendariès | 27 septembre 2009

*Mes excuses auprès de la vraie daube, qui est réellement un plat délicieux.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

C'est inutile, j'ai l'habitude...

Écrit par : la vraie daube | 27 septembre 2009

Bonjour,


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"(...) Je crois, comme Wilt, que le blog a beaucoup de lecteurs silencieux qui n'osent pas participer par crainte de réactions acerbes.
(...)"
Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 septembre 2009
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Il me semble que cette crainte (que je partage) est fondée.
Je suis surprise que des intervenants, dont beaucoup semblent épris de littérature, semblent soit mésestimer la portée que peut avoir un écrit sur la sensibilité d'un lecteur, soit ne pas en tenir compte, quand ils s'expriment.
Par exemple, quand je tombe sur ce genre-là (pris au hasard, c'était le plus proche à portée de "copier/coller"),
"(...) vous faites le pari d'être le con qui (...)",
je ne peux réprimer une réaction de crispation peinée. Pourquoi utiliser "le con qui" plutôt que "celui qui"?
Est-ce si dur de s'exprimer dans un phrasé neutre, respectant a priori l'interlocuteur?

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"(...) si un commentaire ne nous intéresse pas, rien ni personne ne nous obligent à le lire (...)"
Ecrit par : Magister | 27 septembre 2009
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J'imagine que vous sous-entendiez "à le lire EN ENTIER". [Je serais navrée qu'extrayant cette partie de votre contribution, pour y répondre, j'en ridiculise l'esprit ou le sens - enfin, celui que j'ai compris en tout cas-].
Le blog étant linéaire, il faut toutefois en passer par la lecture, même en diagonale, des messages les uns après les autres, pour y pêcher ce qui nous interpelle.
D'où ma crainte, contractée à l'usage, de tomber sur des invectives que je trouve inutilement acerbes ou agressives, même si dans le principe, en effet, "personne ne m'oblige à les lire".
D'ailleurs, d'accord, je sais, personne ne m'oblige à venir sur ce blog. [Je préfère me servir cette remarque avant qu'elle ne me tombe dessus ;o).]


Autre facteur "inhibant" possible de participation au blog : en raison d'un temps de lecture et de ré(d)action différés, une intervention en réponse à une autre peut rapidement tomber comme un cheveu sur la soupe au milieu d'autres échanges en cours.
C'est en tout cas ce que j'éprouve pour mon présent message. :o))

Bonne fin de dimanche,

'Puohc

Écrit par : Ettepuohc | 27 septembre 2009

Celle qui se prétend "la vraie daube" n'est qu'une usurpatrice

Juste une galinette cendrée qui joue sur les mots et veut se faire aussi grosse qu'un bœuf.

Écrit par : la vieille daube | 27 septembre 2009

"C'est inutile, j'ai l'habitude..."

Ecrit par : la vraie daube | 27 septembre 2009

Excellent !
Je vous adore ! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

On va vous mettre dans le même pot pour vous réconcilier toutes deux !

Écrit par : iPidiblue daube du dimanche dans le fait-tout | 27 septembre 2009

"Vous êtes d'une sévérité."

Ecrit par : Pendariès | 27 septembre 2009

Avec qui ? :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

Finkie par David Abiker :
http://www.causeur.fr/fink-fiction,220
J'ignore si l'intéressé a apprécié, mais je dois avouer que j'ai bien ri en lisant cet hommage déjanté à notre mécontemporain favori -- sans doute parce que j'ai moi aussi souvent rêvé d'attaquer la Star Ac à coups de cocktail Molotov.
P.-S. On peut (et il est même préférable de) ne pas être d'accord avec ce qu'A.F. pense du Moyen-Orient, du football ou de Stéphane Guillon, mais quand il parle de littérature, chapeau. Il a été parfait tout à l'heure sur Inter avec Paula Jacques dans "Cosmopolitaine"
P.-P.-S. @ Dobolino : Revenez donc ! Vous nous manquez...

Écrit par : Françoise Guichard | 27 septembre 2009

« j'en attrape une angevine de poitrine »
Cadichon | 27 septembre 2009

Quelle avanille !

« entre abside et ordonnée »
Cadichon | 27 septembre 2009

Entre abscisse et narthex ?

Écrit par : Tailleboudin | 27 septembre 2009

J'imagine que vous sous-entendiez "à le lire EN ENTIER". [Je serais navrée qu'extrayant cette partie de votre contribution, pour y répondre, j'en ridiculise l'esprit ou le sens - enfin, celui que j'ai compris en tout cas-].
Le blog étant linéaire, il faut toutefois en passer par la lecture, même en diagonale, des messages les uns après les autres, pour y pêcher ce qui nous interpelle.


Ecrit par : Ettepuohc | 27 septembre 2009

"En entier" bien entendu. Cela dit, quand vous marchez dans la rue, vous voyez des personnes ou des situations qui n'inspirent pas nécessairement de bons sentiments. Cependant, vous ne pouvez pas vous empêcher de les voir car elles sont dans votre champ visuel. Pourtant vous continuez votre chemin sans nécessairement quitter la rue. Il en est ainsi de ce blog. Il est à l'image du monde... des hommes.
Quant au facteur "inhibant" que vous évoquez, on n'est jamais à ce point hors sujet (nous le serions quasi tous en permanence dans ce cas). Le billet de départ amorce un sujet mais le fil court alors comme un fleuve dans le lequel peuvent se couler tous les affluents.
Ne craignez pas d'être décalée dans vos interventions. Le temps de la pensée n'est pas linéaire.
De mon côté, vous ne risquerez nulle invective ni aucune désobligeance et je suis loin d'être le seul. Mais ferons-nous assez le poids pour vous inciter à demeurer ou à passer de temps à autre, selon votre propre rythme ? Telle est la question.

Écrit par : Magister | 27 septembre 2009

Sadique, mais drôle :
http://vimeo.com/5239013

Écrit par : Tailleboudin | 27 septembre 2009

J'en connais même un qui bosse, a un second métier fort prenant, arrive à faire de la politique, se déplace énormément, et passe une partie de sa nuit à donner des biberons. Un surhomme, probablement.
JPB

Ah bon, vous êtes grand-père?

Écrit par : Saturnin | 27 septembre 2009

Nul ici ne contestera ici que l'égalitarisme mène au totalitarisme mais je ne sais pourquoi je ne vous sens pas convaincue quand vous affirmez que lutter pour l'égalité est une valeur constitutive de la démocratie.J'ai plutôt l'intuition que vous rayeriez ce mot sans trop d'hésitation du fronton de nos mairies pour le remplacer par flexibilité!
.../...Quand Cadichon parle d'égalité je ressens la même sincérité que quand Georges Marchais parlait de liberté depuis Moscou. D'ailleurs son "lutter pour l'égalité est une chose" en dit beaucoup, selon moi, sur le peu d'importance qu'elle y attache!
Ecrit par : merlemocoeur | 27 septembre 2009

Merci à JPB et Daniel Arnaud d'avoir mis les points sur les i. À mon tour.
D'abord je conteste la toute première phrase, passée à l’as dans les remarques sur le reste. Le merle siffle à l'unisson de ceux qui nient que la doctrine de gauche a le monopole de l'égalitarisme. Et elle ratisse très large sur ce point.
Ensuite, s'il ne le sait pas, moi je sais pourquoi il siffle faux en ce qui me concerne. Il devrait se méfier de ce genre d'intuitions car elles ne font pas appel à la raison.
Je devrais me constituer un florilège (bêtisier) de ces à-prioris, ces clichés, qu'en d'autres temps j'appelai réflexes pavloviens, et qui conduisent des gens par ailleurs pas complètement idiots à proférer semblables inepties.

C'est ainsi que se tricote la reductio ad hitlerum, et notamment par ceux qui se font un point d'honneur à conchier le libéralisme, sans avoir pris la peine de l'étudier, et à couvrir d'insultes quiconque ose en défendre les valeurs : la première leur sert de prêt-à-penser, le second de bouc émissaire.
(J'avais écrit priet, car l'accent circonflexe s'écrit sur mon clavier en tapant option i; ce n'était pas un lapsus, juste une lenteur de frappe, mais n'en est pas moins amusant. Priet signifie ici le jeûne, et notamment celui qui se pratique pré-gay pride... Il y a comme un jeûne de la pensée… (voir plus bas)

Si je devais, cependant, rayer un mot de la trilogie qui orne les façades des mairies et des écoles ce ne serait sûrement pas "Egalité" mais plutôt "Fraternité" et, tout aussi certainement, non pas parce que j'estime que ce n'est pas une valeur digne d'être cultivée et préservée, mais parce qu'elle est, comme les hauts fourneaux de ma lorraine natale, en friche, frappée d'obsolescence, désaffectée, tombée en désuétude. Une prune blette.
Et elle n'a pas été remplacée par des mirabelliers.
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Finkielkraut a toujours été encensé sur ce blog.
Ecrit par : brighelli | 27 septembre 2009
Mais restons sérieux, pas par tout le monde (je ne fus pas assez précise sur ce point) et l'encensement est de facture récente.
Je me souviens d' échanges où, lorsque je le citais, je me ramassais des pelletées de remarques qui ne sentaient pas la rose et ne m'étaient pas seulement destinées. Les mêmes que l'on se mérite en puisant ses références chez JF Revel ou …Zemour. Le message et le messager se font conspuer.
D'ailleurs j'avais, à mon arrivée ici, le sentiment que, par préjugé contre ce traître à sa caste, bien peu de personnes l'avaient lu, sinon il ne se serait peut-être pas dit alors autant de sottises à son sujet.
Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent.


Lorsque parut "La défaite de la pensée", la même année (1989, je crois)paraissait "The Closing of the American Mind". Cela ne me sembla alors pas un hasard. Ces deux ouvrages étaient aussi dans la droite ligne de l'Opium des intellectuels (1953? j'ai la flemme d'aller vérifier, c'est dimanche) et les mêmes causes produisaient les mêmes effets des deux côtés de l'Atlantique. Aucun de ces trois livres n'est aujourd'hui dépassé. Hélas.
Le mur de Berlin était en train de s’écrouler mais, dans les têtes, ses fondations idéologiques ont sacrément bien résisté. (lire justement « La grande parade » du regretté Revel).

Et comme pour apporter de l'eau à mon moulin, et confirmer qu'il est loin de recevoir un encensement unanime, l'ineffable merle se porte candidat pour lui donner une leçon de civisme et de républicanisme: "Finkie.... devrait quand même relire le De Jean Coste de temps en temps, et dire un mot des problèmes sociaux, un intellectuel défendant une société libre égale et fraternelle ne peut fermer les yeux devant le retour d'une forme de misère.
Ecrit par : Merlemocoeur | 27 septembre 2009

Pas de temps à perdre pour répondre. Cheap and stupid shot!

Puis vient marigot, qui joue la cavalerie, (et les deux enseignent bien, si je ne Mabuse).
"""Finkie qui est un intellectuel qui compte...
Ecrit par : Merlemocoeur | 27 septembre 2009
C'est de l'humour?
Ecrit par : marigot | 27 septembre 2009""""

I rest my case.
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"""Tocqueville a du reste bien vu l'un des effets pervers de la démocratie : la tyrannie de la majorité. Et l'Histoire lui a donné raison : Hitler est arrivé au pouvoir "démocratiquement". Aussi, pour ne pas être livré au peuple lorsqu'il devient "fou" (le mot est d'Alain), il me semble qu'il faut toujours associer la démocratie
Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 septembre 2009"""
D'où ce parallèle entre Le Festin de Babette et Histoire d'un Allemand que j'ai tenté d'exprimer plus haut, mais à 3heures du matin. Merci de le dire beaucoup mieux.

Arendt nous a également servi des pages magistrales sur l'effet de masse, qui écrase la démocratie, et sur son instrumentalisation par les fossoyeurs de celle-ci. C’est tout le sens de l’expression « Démocratie populaire », laquelle ne restera plus très longtemps de sinistre mémoire, si l’on ne veille pas à la garder bien vivante, cette mémoire. Et on n'en prend pas le chemin avec cette parodie qu'est l'enseignement actuel de l'Histoire, qu'elle soit ou non contemporaine.
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J'ose espérer que JPB ne confirmera pas le fait que Dobo ennuyait tout le monde avec son regard extérieur sur l'Éducation Nationale et qu'elle n'avait pas sa place sur ce blog au même titre que n'importe quel pékin qui a l'immense avantage d'informer ceux de l'intérieur de ce qu'il constate et comprend, lui qui ne voit que l'écorce (encore que, il me semble que ma sœur creusait assez profond sous l'écorce, elle.
Ecrit par : catmano | 27 septembre 2009
Oui Dobolino creuse profond sous l'écorce et c'est bien là son mérite. Qu'elle revienne ! Quelques-uns d'entre nous l'avons demandé, et je n'ai rien lu de JPB prouvant le contraire !
Allez, au boulot Dobolino !
Ecrit par : nicolas | 27 septembre 2009

Qui ne dit mot consent.

Écrit par : Cadichon | 27 septembre 2009

Finkielkraut a toujours été encensé sur ce blog. On peut émettre des réserves sur tel ou tel point (je ne suis pas sûr que sa réflexion sur le Moyen-Orient, par exemple, soit tout à fait dépourvue de passion), mais on ne peut que saluer la cohérence de sa pensée.
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 septembre 2009

Pas par moi ! C'est un pantin ridicule quand il apparaît à la télévision, c'est un conservateur bon teint qui fait rire dans les chaumières et qui dessert ses propres causes...

Un peu de recul ne nuit à personne.

En attendant, c'est la fin de tout : Merkel va gouverner avec cet imbécile de Westerwelle, c'est accablant. Les Verts sont derrière tout le monde en Allemagne, même Lafontaine et Westerwelle, quelle débâcle...

Écrit par : Jeremy | 27 septembre 2009

Quelques-uns d'entre nous l'avons demandé, et je n'ai rien lu de JPB prouvant le contraire !
Allez, au boulot Dobolino !
Ecrit par : nicolas | 27 septembre 2009

Oh la ! quelques-uns d'entre nous l'ont demandé, non ?
Vous voyez qu'après aération des méninges, on arrive à se prendre en défaut !

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

C'est un pantin ridicule quand il apparaît à la télévision. Jeremy

La gestuelle reste en effet bien en-deçà de la qualité du discours, mais un stage comme ceux que l'on nous propose tout au long de la vie devrait remédier à ces désordres psychomoteurs. Encore faut-il qu'un bon coach le conseille...
Il n'en reste pas moins Finkie et HEUREUSEMENT QU'IL Y EN A ENCORE DES COMME LUI !!!!!!!!!!!

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

Quel sens a le maître compétent de la mater à l’univ ?
Qu’il soit compétent pour chacun des degrés de l’enseignement c’est encore heureux, c’est un professionnel en principe. Mais pour tous les degrés ? Moi, en tout cas, c’est comme cela que je comprends votre phrase, Jeremy.

Pour faire suite à ce qu’écrit Pierre Lariba :
Quelqu’un connaît –il la teneur des épreuves pour être cpe ou principal ?
Pour que cette attitude soit si répandue, il faut bien qu’ils soient sûrs de leur bon droit, non ? Alors on doit les y préparer et les évaluer au concours, non ? Sinon, comment l’expliquer à si grande échelle ?

http://vimeo.com/5239013
Ecrit par : Tailleboudin | 27 septembre 2009

De telles séances de torture ne devraient pas avoir pignon sur blog...

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

A quand des classes SLECC en collège afin que nos élèves puissent continuer sur leur lancée ?
Ecrit par : catmano | 27 septembre 2009

Et pourquoi pas? Et pourquoi pas aller plus loin?

Nouvel intervenant, prof de collège cette année, je me prends à rêver, en vous lisant et en fréquentant assidument le site du Slecc et le blog de Michel Delord, à des programmes de littérature de la primaire à la terminale, conçus dans l'esprit de ceux du Slecc pour la lecture, l'écriture et le calcul.

Viala, dans ses programmes de 2002, semblait avoir comme objectif de rendre accessible aux "non-héritiers" l'étude de la littérature, et sa pratique. Le résultat est catastrophique à cause d'une redéfinition ad hoc de l'objet à transmettre (l'accent est mis sur la communication, les "classiques" sont méprisés...). Mais le but reste valable.

C'est contre l'enseignement de la littérature que la critique bourdieusienne de la transmission porte le plus. Cela explique le choix du lycée et des enseignements littéraires et artistiques comme cibles principales de ses attaques. Ensuite, c'est Guy Morel (et d'autres ?) qui semble vouloir réhabiliter l'école primaire supérieure contre le lycée, du fait même que les programmes y étaient plus progressifs, structurés, cohérents.

Ces deux réflexions me poussent à penser qu'il y a de la place pour une réflexion poussée sur des programmes de littérature qui évitent les redites, une "universitarisation" du primaire, et permettent de vraiment enseigner la littérature, à chacun des niveaux de scolarisation, pour tous les élèves dans la mesure de leurs goûts et de leurs facultés.

Le SLECC pourrait être le lieu de cette conception. Si c'est le cas, je m'inscris tout de suite.

Écrit par : bad wolf | 27 septembre 2009

Je reposte le blog de Malika Sorel :
http://puzzledelintegration.blogspirit.com

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

Cadichon, si vous êtes quelquefois "couverte d'insultes", ;-), ce n'est pas tellement à cause des idées que vous défendez, mais du ton avec lequel vous le faites.
C'est vous qui insultez, quelquefois. Je sais que vous n'êtes pas comme ça tout le temps, Guy Morel est également très différent au téléphone comparé à ici.
Peut-être ce blog énerve t-il, ontologiquement ? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

La métempsychose des daubes ... c'est pas Meirieu qui se transforme en Nicolas Hulot ou quelque chose comme cela ?

Écrit par : iPidiblue daubes du dimanche | 27 septembre 2009

Le SLECC pourrait être le lieu de cette conception. Si c'est le cas, je m'inscris tout de suite.

Ecrit par : bad wolf | 27 septembre 2009

Si vous cherchez l'adresse...

slecc.contact(arobase)aliceadsl.fr

Écrit par : Pascal | 27 septembre 2009

Cadichon, si vous êtes quelquefois "couverte d'insultes", ;-), ce n'est pas tellement à cause des idées que vous défendez, mais du ton avec lequel vous le faites.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

Comme ce n'est que "quelquefois", c'est aussi parce qu'on est gentils.

D'ailleurs, Cadichon, je suis désolé de ne pas avoir répondu à votre dernier mail, mais je me suis dit que nous étions en bons termes, et qu'il valait mieux qu'on le reste.

Écrit par : Jeremy | 27 septembre 2009

CS a écrit: "Peut-être ce blog énerve t-il, ontologiquement ?"

Les gens du blog, amphet, il sont souvent déjà véners alors ça les booste encore plus.

Cadichon sous Benzédrine ? Cela expliquerait beaucoup de choses...

Écrit par : dugong | 27 septembre 2009

ils sont...

Écrit par : dugong | 27 septembre 2009

Avec de la daube, il vaut mieux du pain total, Dugong ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

"Vénères", oui, vénérable Dugong.

Écrit par : Marilyse | 27 septembre 2009

@Christophe
Où est -il donc
Mon canon ?
Vous l'aviez promis
Pour aujourd'hui
Engagement tenu ?
J'en peux plus
De courir après
Vos succès
En fait de canon
Puisque c'est râpé
Je vais entonner
un demi litron !

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

Et dire qu'il y en a, chez les réformiseurs qui voudraient qu'ampet s'écrive enfête !

Écrit par : dugong | 27 septembre 2009

Je recommence :
Et dire qu'il y en a, chez les réformiseurs qui voudraient qu'amphet s'écrive enfête ou pire enfèt !

Écrit par : dugong | 27 septembre 2009

Sur tf1 une Caroline emburquinée jusqu'aux yeux explique qu'il ne faut pas qu'elle se trouve dans la même pièce qu'un homme.
Sinon quoi ? Je me demande si ces nanas ne pensent pas elles aussi qu'à ça !

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

Je vous ai laissé un message pour vous dire qu'il était terminé, Nicolas ! Mais écrit à la main, et je n'ai ni scanner, ni la clé de mon logiciel d'édition, (qui est à l'IUFM).
Je vous l'envoie demain après-midi, promis !

Écrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

Cadichon sous Benzédrine ? Cela expliquerait beaucoup de choses...

Ecrit par : dugong | 27 septembre 2009

Méfiez-vous Dugong, Cadichon a une kalachnikov cachée sous la burqua ...

Écrit par : iPidiblue dindes fourrées du dimanche | 27 septembre 2009

"Avec de la daube, il vaut mieux du pain total, Dugong !"

Et après c'est l'escalade !

http://www.ina.fr/pub/alimentation-boisson/video/PUB3784056058/cassegrain-nevada-sertao-rigodon-borneo-salade-assaisonnee-en-conserve-gamme.fr.html

PS : je suis très triste de ne pas avoir récupéré la pub Cassegrain avec la voix de Gainsbourg.

C'était pas de la daube !

Écrit par : dugong | 27 septembre 2009

Je vous l'envoie demain après-midi, promis !
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

Ouf ! J'en étais à ma troisième bouteille !
Merci beaucoup, beaucoup, beaucoup.

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

"Sinon quoi ? Je me demande si ces nanas ne pensent pas elles aussi qu'à ça !"

Ecrit par : nicolas | 27 septembre 2009

Bien sûr que si ! Comme Royal quand elle poursuit des enseignants pour pédophilie présumée !

La liste des déçus de Ségolène Royal s’allonge ; l’intéressée se veut précise : « moins que le nez de Sarko quand il parle, et plus que le kiki d’André Hadjez quand il me touche les nénés »."

Écrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

Daube sous benzédrine alias comburant interne, ça vous fait monter au ciel en moins de temps qu'il ne vous faut pour aller à la piscine avec Loana !

Écrit par : iPidiblue dindes fourrées du dimanche | 27 septembre 2009

Bad Wolf, tous mes voeux vous accompagnent pour que vous travailliez avec le SLECC.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 septembre 2009

Nouvelles du jour :
-Taittinger est mort, vite du champagne !
-Polanski est au violon : ça va le changer du pianiste !

Écrit par : iPidiblue nouvelles fourrés du dimanche | 27 septembre 2009

"Méfiez-vous Dugong, Cadichon a une kalachnikov cachée sous la burqua ..."

Depuis ma période mercenaire en AEF, les kalachs, je connais par cœur.

Axiome de base : un type, même un Meiriol soûl et shooté qui vous brandit une kalach sur la tempe a raison sur tout. Même pour participer à la journée de l'échec scolaire.

Dans ces cas là, pas de critique de la déraison pure qui tienne (si on tient à la vie).

Écrit par : dugong | 27 septembre 2009

Il y a bien 6 à 8 millions de jeunes aux USA qui sont mis sous traitement à la Ritaline, (équivalent d'une amphèt) pour leur syndrome d'hyperactivité.
En France, c'est moins répandu, bien que les pédopsychiatres des services hospitaliers Coridys, "spécialistes", et souvent "experts" des "troubles spécifiques des apprentissages que constituent la dyslexie, la dysorthographie et la dyscalculie", n'hésitent pas à en donner, quand leurs traitements de rééducation bidon (de style foucambertien), après un diagnostic bidon (de style foucambertien) a échoué.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 septembre 2009

"" L'absence de Dobolino est définitive"

"Je l'ai déjà dit et je le répète : je trouve que c'est grand dommage. Les intervention de Dobolino étaient précieuses justement parce qu'elles apportaient un regard différent, et la verdeur du ton était rafraîchissante."
Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 septembre 2009

Mettons les points sur les i (et il est vrai, comme dit Choupette, qu'il y a souvent un temps de retard entre ce qui est écrit et la réaction éventuelle — ce qui m'amène parfois à laisser des commentaires largement superflus, mais qui, pour des raisons qui m'échappent, sont injoignables assez vite sur l'administration du blog — ouf !) : j'apprécie beaucoup que des avis non spécialisés, des intervenants non enseignants, ou d'une timidité de violette, osent s'exprimer — que ce soit ou non en rapport avec ce que je dis dans mes Notes — toutes les dérives sont dans la nature. Et je ne suis pas fana des insultes (que je ne pratique pas, pour ma part) et des noms d'oiseaux (et d'oiselles) qui circulent de ci de là. Nous avons tous le droit d'avoir telle ou telle opinion sur tel ou tel participant, mais le / la traiter de con ne fait rien avancer. Maintenant, je ne vais pas non plus supplier tel ou telle de bien vouloir / de ne pas / de ne plus : n'interviennent ici que des gens majeurs et vaccinés, qui ont en général le cuir assez épais. D'autant que les insultes pures dégradent prioritairement ceux / celles qui les emploient — même quand elles sont justifiées : Bayrou en a fait l'expérience contre Cohn Bendit.
Alors, osez, osez Joséphine…
JPB

Écrit par : brighelli | 27 septembre 2009

J'aimerai adhérer, mais en quoi consiste le travail des adhérents du SLECC, concrètement. Quel investissement cela demande-t-il?

En tout cas, merci à vous, membres du GRIP et/ou du SLECC, qui m'avez permis d'engager le dégoût ressenti lors de mon année de stage à l'IUFM dans des voies intellectuellement productives.

Moi-même, j'en étais venu à vanter les mérites de l'ennui, du par coeur, de la répétition, sans me rendre compte des ravages que feraient un enseignement de ce type.

Etre capable d'attention même quand l'intérêt est absent ou à peine éveillé, apprendre par coeur pour préparer une compréhension légèrement différée ou pour accompagner une compréhension en train d'émerger, répéter un exercice afin de le posséder d'instinct, mais après avoir compris son intérêt pour l'apprentissage (et non "dans la vie de tous les jours"), c'est tout de même plus intéressant à enseigner!

Écrit par : bad wolf | 27 septembre 2009

"la verdeur du ton était rafraîchissante."

La verdeur du Rhin ?

Encore une saga malgache !

Écrit par : dugong | 27 septembre 2009

Même le rugby se met à l'analyse lacanienne

http://www.libetoulouse.fr/2007/2009/09/stade-toulousain-le-pire-du-pire-labsolu-du-pire-de-la-frustration.html

On dirait bien qu'ils pratiquent une pédagogie de la frustration.

Continuez comme ça, les mecs : vous vous préparez une bonne entrée en seconde (division).

Écrit par : dugong | 27 septembre 2009

"Alors, osez, osez Joséphine" (JPB)

Bashung était alsacien alors, la verdeur du Rhin, il connaissait

Écrit par : dugong | 27 septembre 2009

Francis, on ne vous a pas lu depuis une lune. Vous allez bien ?

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

Ho, Francis ! On découche ?

Écrit par : dugong | 27 septembre 2009

"Moi-même, j'en étais venu à vanter les mérites de l'ennui, du par coeur, de la répétition, sans me rendre compte des ravages que feraient un enseignement de ce type."

Ecrit par : bad wolf | 27 septembre 2009

Le par coeur et la répétition n'ont pas obligatoirement à voir avec l'ennui ! Une fois qu'on a compris ça... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

Mettons les points sur les i (et il est vrai, comme dit Choupette, qu'il y a souvent un temps de retard entre ce qui est écrit et la réaction éventuelle — ce qui m'amène parfois à laisser des commentaires largement superflus, mais qui, pour des raisons qui m'échappent, sont injoignables assez vite sur l'administration du blog — ouf !) : j'apprécie beaucoup que des avis non spécialisés, des intervenants non enseignants, ou d'une timidité de violette, osent s'exprimer — que ce soit ou non en rapport avec ce que je dis dans mes Notes — toutes les dérives sont dans la nature. Et je ne suis pas fana des insultes (que je ne pratique pas, pour ma part) et des noms d'oiseaux (et d'oiselles) qui circulent de ci de là. Nous avons tous le droit d'avoir telle ou telle opinion sur tel ou tel participant, mais le / la traiter de con ne fait rien avancer. Maintenant, je ne vais pas non plus supplier tel ou telle de bien vouloir / de ne pas / de ne plus : n'interviennent ici que des gens majeurs et vaccinés, qui ont en général le cuir assez épais. D'autant que les insultes pures dégradent prioritairement ceux / celles qui les emploient — même quand elles sont justifiées : Bayrou en a fait l'expérience contre Cohn Bendit.
Alors, osez, osez Joséphine…
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 septembre 2009

Il vaut mieux mettre les points sur le I que dans la tronche de son partenaire de polémique, effectivement !
Et, comme disait Fucius, "l'invective ne déshonore que son auteur", ou quelque chose comme ça. Ce dont j'ai réussi à me convaincre un certain nombre de fois en voyant des messages qui m'étaient adressés !
Cuir tanné, oui, j'ai pas mal employé cette expression aussi... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

"Le corps sans vie d'un étudiant de 23 ans qui participait à un week-end d'intégration de la faculté dentaire de Nancy a été retrouvé dimanche matin flottant sur le lac de Saulxures-sur-Moselotte"

Avoir les dents du fond qui baignent, ou pas.

En voilà un qui n'aura pas l'occasion de faire souffrir de pauvres mômes.

Écrit par : dugong | 27 septembre 2009

Quand vous n'êtes pas odieux, vous êtes odieux, dugong.

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

"Quand vous n'êtes pas odieux, vous êtes odieux, dugong"

C'est ma nature : humaine, trop humaine

Écrit par : dugong | 27 septembre 2009

La nature ça se contrarie, ça se police, ça s'urbanise, ça se contrôle, ça s'encourtoise, je continue ?

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

Le pauvre n'était même pas en dentaire mais en droit.

"Des analyses sanguines ont également été diligentées, selon la même source qui indique que l'hypothèse première serait celle d'une noyade consécutive à une forte alcoolisation.

Les gendarmes vont également interroger la centaine d'étudiants de la faculté d'odontologie de Nancy 1 qui, depuis vendredi, ont participé à ce week-end d'intégration"

Odontologie sans ontologie ni déontologie n'est que ruine de l'âme.

Écrit par : dugong | 27 septembre 2009

"Le corps sans vie d'un étudiant de 23 ans qui participait à un week-end d'intégration de la faculté dentaire de Nancy a été retrouvé dimanche matin flottant sur le lac de Saulxures-sur-Moselotte"

Avoir les dents du fond qui baignent, ou pas.

En voilà un qui n'aura pas l'occasion de faire souffrir de pauvres mômes.

Ecrit par : dugong | 27 septembre 2009

Dugong, il faut faire avec l'humour comme avec l'énergie : économisez-le, sinon il s'épuise (et nous aussi, accessoirement).

L'humour, c'est très subjectif, mais là votre remarque sur l'étudiant mort, ce n'est pas drôle du tout, et j'imagine que ca créera pour plusieurs intervenants du blog le même sentiment de malaise que pour moi.

Écrit par : Jeremy | 27 septembre 2009

Dugong, je pense qu'il vaut mieux arrêter là, non ?

Écrit par : Jeremy | 27 septembre 2009

"Une timidité de violette", joli. Moi, je voyais Dobolino en rouge coquelicot : elle manque aux moissons du blog. Je n'ai pas suivi le point de départ de la querelle, son motif.
Effectivement, les invectives ou moqueries acerbes ad hominem / ad mulierem sont stériles et peuvent faire du mal. On est déjà assez à cran dans le métier, vétérinaire ou enseignant. Ce n'est pas tous les jours la zen attitude... Suffit que quelques clampins nous aient chauffé le bourrichon précédemment. Au fil du temps, sur le blog, on commence à connaître les un(e)s ou les autres - ou du moins ce qu'ils ou elles affichent - et on relativise. Le mot qui tue, c'est un fonds de commerce pour certains, un masque peut-être.

Écrit par : Marilyse | 27 septembre 2009

"L''étudiant mort, ce n'est pas drôle du tout"

Je suis tout à fait d'accord. Ce n'est pas drôle. Et alors ?

On en parle convenablement ? Le petit doigt levé pour disserter sur les exutoires des artistes en plomberie ?

Donnez moi des leçons. J'aime.

Écrit par : dugong | 27 septembre 2009

@JPB

J'aime bien votre comparaison soin/santé à rapprocher de même enseignement pour tous/intelligence et diplômes garantis pour tous.

On peut demander l'égalité des soins ...mais de là à exiger la même bonne santé pour tous !!

A ce propos (je ne suis pas enseignant, ouh le vilain) mais père de 4 enfants et grand-père de 8 , huit personnalités toutes différentes, plus ou moins beaux, plus ou moins sportifs, plus ou moins dégourdis, plus ou moins travailleurs , plus ou moins consciencieux etc

Je me demande parfois si les "égalitaristes" ont eu des enfants ?

L'égalité pour tous et pourquoi pas "une place garantie dans l'équipe de France de football pour tous les licenciés de la FFF !!).

Ne pas être Enseignant(e) ne dispense pas de s'intéresser à ce qui se passe dans l'Enseignement ...et de compatir avec les Enseignant(e)s que l'on voudrait réduire au rôle de robots, chargés de nourrir le Moloch de la bureaucratie pédagolitaire.

Jonathan Litell, le jeune auteur des "Bienveillantes", qui a accompli un immense travail documentaire sur la barbarie nazie a fini par conclure à l'issue de son long travail que le totalitarisme c'est - comme je le disais plus haut - le résultat du croisement entre l'idéologie et la bureaucratie. Sauf erreur de ma part c'est ce qui s'observe dans l'EN d'aujourd'hui ?

Écrit par : xly | 27 septembre 2009

"L''étudiant mort, ce n'est pas drôle du tout"

Je suis tout à fait d'accord. Ce n'est pas drôle. Et alors ?

On en parle convenablement ? Le petit doigt levé pour disserter sur les exutoires des artistes en plomberie ?

Donnez moi des leçons. J'aime."

Ecrit par : dugong | 27 septembre 2009

Qui va nous dire de quoi on a le droit de rire, et comment rire ? :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

"Le corps sans vie d'un étudiant de 23 ans qui participait à un week-end d'intégration de la faculté dentaire de Nancy a été retrouvé dimanche matin flottant sur le lac de Saulxures-sur-Moselotte"

Avoir les dents du fond qui baignent, ou pas.

En voilà un qui n'aura pas l'occasion de faire souffrir de pauvres mômes."

Ecrit par : dugong | 27 septembre 2009

"Dugong, il faut faire avec l'humour comme avec l'énergie : économisez-le, sinon il s'épuise (et nous aussi, accessoirement).

L'humour, c'est très subjectif, mais là votre remarque sur l'étudiant mort, ce n'est pas drôle du tout, et j'imagine que ca créera pour plusieurs intervenants du blog le même sentiment de malaise que pour moi."

Ecrit par : Jeremy | 27 septembre 2009

"L''étudiant mort, ce n'est pas drôle du tout"

Je suis tout à fait d'accord. Ce n'est pas drôle. Et alors ?

On en parle convenablement ? Le petit doigt levé pour disserter sur les exutoires des artistes en plomberie ?

Donnez moi des leçons. J'aime."

Ecrit par : dugong | 27 septembre 2009

Qui va nous dire de quoi on a le droit de rire, et comment rire ? :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009


Ah non mais vous en faites ce que vous voulez, de ma remarque.

Si vous excite de rigoler sur la mort d'un étudiant de 23 ans, faites, faites.

Allez, je vais le faire avec vous :

"Warf, un étudiant-dentiste qui meurt, sa famille va être sur les dents !"

"Héhéhé, il est de Nancy, il était pourtant pas à l'Ouest !"

"Mouhohoho, il est mort noyé, c'est con de mourir dans l'eau, il aurait pu mourir dans le pinard !"

"23 ans pour mourir, c'est con, il aura pas profité de ses réducs SNCF jusqu'au bout !"

"Encore un jeune qui meurt, pour une fois que c'est pas en banlieue !"

Voilà, ça vous plaît plus que les "exutoires des artistes en plomberie" ? Vous arrivez à sécher vos larmes de rire ?

Écrit par : Jeremy | 27 septembre 2009

Si je me rappelle Cioran disait quelque chose comme (mais en bien mieux): l'impertinence es l'intelligence sans humanité; celui qui ne sait que sortir du cadre est tout sauf un drôle. Va falloir que je retrouve la citation exacte, si j'en ai le temps, dans ses "Cahiers".

Mais en voici une autre: "Toute croyance rend insolent ; nouvellement acquise, elle avive les mauvais instincts ; ceux qui ne la partagent pas font figure de vaincus et d'incapables, ne méritant que pitié et mépris. Observez les néophytes en politique et surtout en religion, tous ceux qui ont réussi à intéresser Dieu à leurs combines, les convertis, les nouveaux riches de l'Absolu. Confrontez leur impertinence avec la modestie et les bonnes manières de ceux qui sont en train de perdre leur foi et leurs convictions..."
(Emile - Michel Cioran / 1911-1995 / Syllogismes de l'amertume)

Écrit par : Pendariès n'en a que faire des couillons | 27 septembre 2009

Bien essayé, Jeremy ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

esT l'intelligence sans L'humanité

Écrit par : Pendariès n'en a que faire des couillons | 27 septembre 2009

"N'a de convictions que celui qui n'a rien approfondi."
(Emile - Michel Cioran / 1911-1995 / De l'inconvénient d'être né / 1973)

Écrit par : Pendariès n'en a que faire des couillons | 27 septembre 2009

Bien essayé, Jeremy ! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

Et encore, si c'était un suicide, on pourrait certainement rigoler davantage. On pourrait peut-être avoir des renseignements en ligne directe de la part du commissaire - c'est peut-être un débonnaire humoriste et "bon vivant" comme nous ?

Bon bref, moi j'éprouve un certain malaise à lire qu'on peut faire de l'humour sur la mort de ce "gamin", et je le dis, d'autant que je n'ai par ailleurs strictement rien contre Dugong.

Écrit par : Jeremy | 27 septembre 2009

Moi aussi, Jeremy. Mais je suis aussi assez mal à l'aise, et circonspect, quand on essaie de me dire de quoi ou de qui je peux (ou dois rire), ou non.
Je vous avais envoyé, par mail, la "brève" qui m'a valu d'être évincé de "Siné-hebdo" l'année dernière, qui n'était pas du meilleur goût, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais je ne regrette rien.
Ceci-dit, la mort de cette étudiant ne m'inspire aucune envie de "vanne".

Écrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

Effectivement, les invectives ou moqueries acerbes ad hominem / ad mulierem sont stériles et peuvent faire du mal. On est déjà assez à cran dans le métier, vétérinaire ou enseignant. Ce n'est pas tous les jours la zen attitude...
Ecrit par Marylise.

Dites-donc ma chère, vous ne trouvez pas un peu malhonnête cette victimisation de dobo? Elle a injurié combien de personnes sur ce blog? Elle en a fait partir combien avec son langage particulièrement châtié? J'en connais qui ne sont jamais revenues grâce à elle. Allons, il y a de quoi rire. C'est la première à "enfoncer" les autres et dans une langue peu agréable. On ne va pas pleurer parce que Madame a ses vapeurs. Ah les femmes! Du moins certaines!

Écrit par : un homme étonné | 27 septembre 2009

Mathieu Kassovitz, acteur et réalisateur (« La Haine »), a porté plainte vendredi contre l'Express et le Journal du Dimanche pour diffamation publique. Il leur reproche de l'avoir comparé à Joseph Goebbels et à l'historien révisionniste Robert Faurisson après une polémique autour des attentats du 11-Septembre.

En voilà au moins qui savent mesure garder. Le poids des mots, le poids des maux.

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

Moi aussi, Jeremy. Mais je suis aussi assez mal à l'aise, et circonspect, quand on essaie de me dire de quoi ou de qui je peux (ou dois rire), ou non.
Je vous avais envoyé, par mail, la "brève" qui m'a valu d'être évincé de "Siné-hebdo" l'année dernière, qui n'était pas du meilleur goût, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais je ne regrette rien.
Ceci-dit, la mort de cette étudiant ne m'inspire aucune envie de "vanne".

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

Je suis d'accord du début à la fin. J'exprimais mon ressenti sur ce cas précis, je n'en faisais pas un précepte général.

Je me demande au passage, mais ça n'a rien à voir, pourquoi Amélie, ou qq'un d'autre qui prend 50 pseudos, en veut autant à Dobolino.

Écrit par : Jeremy | 27 septembre 2009

Si vous avez envie de rire un peu...

http://www.canalplus.fr/c-humour/pid2397-c-le-petit-journal.html

Écrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

Dites-donc ma chère, vous ne trouvez pas un peu malhonnête cette victimisation de dobo? Elle a injurié combien de personnes sur ce blog? Elle en a fait partir combien avec son langage particulièrement châtié? J'en connais qui ne sont jamais revenues grâce à elle. Allons, il y a de quoi rire. C'est la première à "enfoncer" les autres et dans une langue peu agréable. On ne va pas pleurer parce que Madame a ses vapeurs. Ah les femmes! Du moins certaines!

Ecrit par : un homme étonné | 27 septembre 2009

Mon cher, ma remarque vaut pour tout le monde. L'exagération, le décalage "too much" de Dobolino n'ont rien à voir avec la méchanceté qu'on voit dans certaines interventions. On ne doit pas avoir la même façon de lire... Au fait, comment dit-on "avoir ses vapeurs" pour les hommes ?

Écrit par : Marilyse | 27 septembre 2009

Au fait, comment dit-on "avoir ses vapeurs" pour les hommes ?
Ecrit par : Marilyse | 27 septembre 2009

Mettre les voiles?

Écrit par : Merlemocoeur | 27 septembre 2009

Marilyse, je vous parierais volontiers un bon flacon que "un homme étonné" n'est pas du tout un homme ! ;-)

Excellent, Merle ! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

Bâille bye, bonne nuit et à + .

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

Rebellez-vous contre le ronflement, Nicolas ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2009

La rébellion est inopérante, il faut prendre des mesures drastiques !

Écrit par : nicolas | 27 septembre 2009

---À noter que ça existait autrefois dans le Technique, avec les Premières de transition : on perdait un an, mais quand on s'apercevait que l'on n'avait pas la vocation de plombier-soudeur, ou des capacités soudainement écloses, on pouvait repiquer au lycée général.---
JPB

Ecrit par : brighelli | 26 septembre 2009
---
À quelle époque ces classes de "première de transition" ont-elles existé ?
Je n'en ai jamais entendu parler.

En revanche il existe toujours (je crois, car je suis retraité depuis 2000) depuis 1978 (ou avant) des classes dites "première d'adaptation". (J'ai eu une telle classe pour la première fois en 1978.)
Ces classes sont constituées d'élèves titulaires d'un BEP jugés capables de revenir dans le cursus "technique long" (le BEP étant le cursus "technique court").
En 1978 les élèves de ces classes peu nombreuses étaient triés sur le volet. Dans l'académie d'Orléans-Tours il n'y avait qu'une classe de 1ère d'adaptation dans la série F3 - électrotechnique - de 24 élèves. Cette académie a 6 départements. Il y avait environ 200 dossiers.
La sélection était sévère, et les élèves très capables et méritants. Ils obtenaient presque tous le baccalauréat de technicien à l'issue de la terminale, parfois en redoublant la terminale. La 1ère d'adaptation ne pouvait pas être redoublée. Les (rares) élèves qui ne s'adaptaient pas - et n'étaient pas admis en terminale - étaient envoyés dans la "vie active"; après tout ils avaient un diplôme, le BEP.
Malheureusement, ces classes se sont multipliées (une par département) et les lycées ont été contraints de bourrer ces classes pour avoir 24 - si ce n'est 30 - élèves, et là, le tri se faisait sur 70 ou 80 dossiers, et la commission de choix était contrainte d'accepter des cancres, des casse-pieds (pour être poli). Enseigner à ces classes est devenu pénible alors que c'était un plaisir en 1978.
Encore un bel exemple de démagogie !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 27 septembre 2009

Les premières d'adaptation existent effectivement encore, et elles sont généralement prises à contre-coeur par les collègues.

Écrit par : Jeremy | 27 septembre 2009

Je me demande au passage, mais ça n'a rien à voir, pourquoi Amélie, ou qq'un d'autre qui prend 50 pseudos, en veut autant à Dobolino.

Ecrit par : Jeremy | 27 septembre 2009

Arrêtez ce cinéma et ces pleurnichades !

Je ne prends pas 50 pseudos et n'en veux pas à Dobolino.

Mais beaucoup ont pu remarquer que Dobolino et vous-même, Jeremy, ne vous gênez pas pour insulter copieusement et bassement, toujours les premiers, puis, lorsqu'on riposte, voilà que vous criez et vous plaignez d'avoir été injuriés, oubliant subitement que c'est vous qui avez commencé !

C'est juste pour rétablir la vérité, sinon, je m'en balance .

Écrit par : Amélie | 27 septembre 2009

Pour les amateurs du socle commun - truc pas très finkelkrautien, n'est-ce pas ? - j'en parle sur mon blog. Après le coeur intelligent, la tête idiote, en fait...

Écrit par : *Celeborn | 28 septembre 2009

Je ne prends pas 50 pseudos et n'en veux pas à Dobolino.

Mais beaucoup ont pu remarquer que Dobolino et vous-même, Jeremy, ne vous gênez pas pour insulter copieusement et bassement, toujours les premiers, puis, lorsqu'on riposte, voilà que vous criez et vous plaignez d'avoir été injuriés, oubliant subitement que c'est vous qui avez commencé !

C'est juste pour rétablir la vérité, sinon, je m'en balance .

Ecrit par : Amélie | 27 septembre 2009

Un poème, un poème !

Écrit par : Jeremy | 28 septembre 2009

Jonathan Litell, le jeune auteur des "Bienveillantes", qui a accompli un immense travail documentaire sur la barbarie nazie a fini par conclure à l'issue de son long travail que le totalitarisme c'est - comme je le disais plus haut - le résultat du croisement entre l'idéologie et la bureaucratie. Sauf erreur de ma part c'est ce qui s'observe dans l'EN d'aujourd'hui ?

Ecrit par : xly | 27 septembre 2009


Je confirme.

Écrit par : Daniel Arnaud | 28 septembre 2009

Je confirme aussi.

Écrit par : Jeremy | 28 septembre 2009

« Jonathan Litell [...] a fini par conclure à l'issue de son long travail que le totalitarisme c'est [...] le résultat du croisement entre l'idéologie et la bureaucratie. »
xly | 27 septembre 2009

J'ai quand même la vague impression qu'on n'avait pas attendu l'« immense travail documentaire » de Jonathan Littell pour émettre cette idée.

Écrit par : Tailleboudin | 28 septembre 2009

Jonathan Litell, le jeune auteur des "Bienveillantes", qui a accompli un immense travail documentaire sur la barbarie nazie a fini par conclure à l'issue de son long travail que le totalitarisme c'est - comme je le disais plus haut - le résultat du croisement entre l'idéologie et la bureaucratie. Sauf erreur de ma part c'est ce qui s'observe dans l'EN d'aujourd'hui ?

Ecrit par : xly | 27 septembre 2009

Faudrait arrêter de comparer l'Ed Nat au nazisme. Cette "reductio ad hitlerum" a qq chose d'indécent. On finit par tout mélanger, et les mots n'ont plus de sens.
Les pédagos sont de gros nazes, comme disent les djûûnns, mais pas des nazis.
Si on veut être crédible, il faut commencer par utiliser les mots à bon escient (et avec Parcimoni, oeuf corse).

Écrit par : Françoise Guichard, excédée sur ce coup-là | 28 septembre 2009

Au fait, comment dit-on "avoir ses vapeurs" pour les hommes ?
Ecrit par : Marilyse | 27 septembre 2009

Mettre les voiles?
Ecrit par : Merlemocoeur | 27 septembre 2009

Trrrrrès drrrrrôle…

FG, avec Parcimoni, c'est Bonessian — un Corse et un Arménien, ça se passe forcément à Marseille.

Cela dit, Polanski arrêté, ils sont fous, ces Suisses. Et ils choisissent curieusement leur moment.
Pour les Américains, on le savait déjà…
JPB

Écrit par : brighelli | 28 septembre 2009

D'autant qu'il a une maison en Suisse, Polan et qu'il y va souvent... C'est quand même pas le prix pour Le Pianiste qui les gêne, si ?

Écrit par : nicolas | 28 septembre 2009

Cela dit, Polanski arrêté, ils sont fous, ces Suisses. Et ils choisissent curieusement leur moment.
Pour les Américains, on le savait déjà…
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 septembre 2009

Arrêter Polanski, c'est plus facile que de débusquer Ben Laden...

Écrit par : Françoise Guichard, excédée sur ce coup-là | 28 septembre 2009

Bon alors j'en sais un peu plus : Il n'a jamais été extradé car la France n'extrade pas ses ressortissants, ce qui n'a pas empêché un juge américain en mal de notoriété de relancer l'affaire qui n'avait jamais été jugée aux USA. (précision que j'ignorais : Roman est né Raymond, en France).
Ce qui est plus gênant c'est la très belle unanimité du monde de la culture pour soutenir quelqu'un qui n'a jamais été jugé, qui est donc toujours présumé innocent mais qui a quitté les USA précisément pour éviter d'être innocenté...

Écrit par : nicolas | 28 septembre 2009

Bravo nicolas pour cette belle leçon de bon sens.

Écrit par : Cadichon | 28 septembre 2009

"Si on veut être crédible, il faut commencer par utiliser les mots à bon escient (et avec Parcimoni, oeuf corse)."

Ecrit par : Françoise Guichard, excédée sur ce coup-là | 28 septembre 2009

Pas mieux. Merci, Françoise.
Ce n'est pas la peine de râler, (à juste titre) contre ceux qui accusent Mattieu Kassovitz d'être le nouvel Himmler et d'employer les mêmes arguments. Ou d'exiger le politiquement correct en matière d'humour et d'être largement "border line", (pardon pour l'oxymore, mais je n'ai pas trouvé mieux) sur les qualificatifs.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 septembre 2009

Encore un obsédé sexuel, ce juge américain. Comme Ségolène Royal.
Foutez donc la paix à l'ex victime du cinéaste, qui ne demande pas autre chose.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 septembre 2009

Cadichon, je suis désolé de ne pas avoir répondu à votre dernier mail, mais je me suis dit que nous étions en bons termes, et qu'il valait mieux qu'on le reste.
Ecrit par : Jeremy | 27 septembre 2009

Pas de quoi vous désoler, c'est parfaitement naturel. J'avais compris. Les différences irréductibles d'opinion n'interdisent pas l'estime réciproque.
Ce soir, cela ne vous étonnera pas, la victoire d'Angie me ravit, et à plus d'un titre. Je partage la joie, et le soulagement, de la majorité des Allemands, du moins de ceux qui se sont exprimés aujourd'hui. 72% "seulement". C'est peu, en effet, pour nos cousins germains, qui n'oublient pas, eux, que le droit de vote est précieux et comment il peut vous être retiré. Comme c'est, semble-t-il, je ne suis pas allée vérifier, la plus cuisante défaite du SPD en soixante ans, il faut croire qu'outre-Rhin les abstentionnistes de ce dimanche ( ou les chasseurs ) étaient de gauche. La victoire de Merkel, grâce aux libéraux, est remarquable pour quelqu'un qui s'est vu reprocher par son propre camp de ne pas faire une campagne assez agressive. Le problème de la gauche allemande, c'est que le "peuple" l'aime bien sa petite Ossie mal fagotée.
Le Portugal offre une consolation aux déçus de ce scrutin, avec la victoire de la gauche aux législatives.
Quant à ceux qui enragent de voir les libéraux accéder au pouvoir à Berlin, qu'ils se consolent eux aussi: le nouveau numéro deux, et vraisemblablement futur ministre des Affaires étrangères, est de la même "minorité" plus ou moins visible que le maire de la capitale allemande, et que celui de la nôtre.
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@ petit loup pas si bad que cela, et qui écrit:
"Viala, dans ses programmes de 2002, semblait avoir comme objectif de rendre accessible aux "non-héritiers" l'étude de la littérature, et sa pratique. Le résultat est catastrophique à cause d'une redéfinition ad hoc de l'objet à transmettre (l'accent est mis sur la communication, les "classiques" sont méprisés...). Mais le but reste valable."''
Pour qui observe, depuis trente ans, cette débâcle transatlantique (l'enseignement c'est le Titanic, et l'iceberg assassin, la secte pédagogiste), la validité, la cohérence, la justification, pour ne pas parler de légitimité, du but en question a sacrément du plomb dans l'aile. Rien ne justifie de refuser aux classes populaires l'accès à la culture "bourgeoise", Jaurès l'avait fortement affirmé. Et il ne fallait pourtant pas être grand clerc pour comprendre que ce but (l'accessibilité) était inaccessible si l'on virait des programmes les classiques, cet ancrage essentiel d'une culture d'essence principalement bourgeoise. La bourgeoisophobie d'essence bourdivine s'avère impuissante à réécrire l'histoire de notre littérature et à en imposer le contenu? well, too bad!
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"Jonathan Litell, le jeune auteur des "Bienveillantes", qui a accompli un immense travail documentaire sur la barbarie nazie a fini par conclure à l'issue de son long travail que le totalitarisme c'est - comme je le disais plus haut - le résultat du croisement entre l'idéologie et la bureaucratie. Sauf erreur de ma part c'est ce qui s'observe dans l'EN d'aujourd'hui ?
Ecrit par : xly | 27 septembre 2009"


Si Littell, qui va avoir 42 ans, est un "jeune", avec 20 de plus on est dans la force de l'âge. Pourquoi alors vous met-on d'office à la retraite? Entre autres, parce que la France n'est plus le pays de la liberté.

Contrairement à FG, je ne vois pas du tout là une allusion aux seuls nazis, et pour étayer la constatation/question de xly, voici une référence supplémentaire: le parallèle Mammouth = Armée rouge, établi en 1991 par Philippe Nemo (Pourquoi ont-ils tué Jules Ferry?).
Donc pas un cas supplémentaire de reductio ad hitlerum, faut pas voir des nazis partout!
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Le politiquement correct n'a pas de souci à se faire.
Quand dugong se voit contraint de justifier par cette évidence: "la mort d'un jeune homme, je ne trouve pas cela drôle" un jeu de mot ou boutade qui froisse certaines susceptibilités, il y a de quoi frémir d'inquiétude.
Que révèle l'indignation qu'il a soulevée? Une sensiblerie autosatisfaisante, gratifiante, qui n'aide en rien ceux que cette empathie prétend défendre et qui, surtout, n'ont rien demandé.
L'humour de dugong n'est pas du goût de chacun, et alors?
Faut-il pour autant le censurer? Certains parmi nous ont esquissé un sourire en le lisant mais se gardent bien de venir l'avouer pour ne pas exciter le courroux des gardiens du temple de l'orthodoxie, qui veillent à ce que la machine à culpabiliser turbine à plein rendement. La ridicule polémique Hortefeux est de la même eau de boudin.
Très forts pour ça, les Français, et toujours plus royalistes que le roi. Faut croire qu'ils ne se remettent toujours pas d'avoir raccourci le leur au Rasoir national...

Écrit par : Cadichon | 28 septembre 2009

pas à Himmler, à Goebbels, pardon.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 septembre 2009

La victime de Polanski, droguée et violée à 13 ans, lui a pardonné ( pour quel montant compensatoire?) et malgré cela l'acharnement se poursuit.
La "victime" de la boutade d'Hortefeux n'y voit rien à redire, et pourtant les assoces anti-racistes s'acharnent

Quelle époque!

Écrit par : Cadichon | 28 septembre 2009

Droguée et violée ? Vous faites comme Sarko avec son : "les coupables seront jugés", vous.
Même si ce qu'a fait Polanski est inexcusable, cette arrestation sonne vraiment faux, excusez-moi.
Personne n'a prétendu que la victime de Polanski ne "voyait rien à redire à cette histoire", mais qu'elle voulait qu'on lui lâche la grappe, (je ne sais pas comment on dit en américain). On ne semble pas en prendre le chemin.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 septembre 2009

Faudrait arrêter de comparer l'Ed Nat au nazisme.
Ecrit par : Françoise Guichard, excédée sur ce coup-là | 28 septembre 2009

xly n'a pas comparé l'Éducation nationale au nazisme. Il l'a comparée au totalitarisme, (ce bâtard) résultat du croisement entre l'idéologie et la bureaucratie.

Cette comparaison vaut ce qu'elle vaut.

Le fait est que l'Éducation nationale est cet État (non démocratique, bureaucratique et centraliste) qui, dans l'État de la République, exerce le véritable pouvoir, le pouvoir idéologique. En un mot le pouvoir d'étouffer dans l'oeuf la conscience toute neuve d'une grande partie de la jeunesse en bâclant les apprentissages fondamentaux du lire et de l'écrire.

Écrit par : marigot | 28 septembre 2009

L'humour de dugong n'est pas du goût de chacun, et alors?
Faut-il pour autant le censurer? Cadichon

Qui a censuré ? Qui en a même parlé ?
Ceux qui ont souri l'ont fait dans leur barbe, c'est leur choix, mais ils pouvaient en faire un autre, ceux qui n'ont pas souri l'ont dit, c'est leur choix aussi. C'est la sacrosainte démocratie, Cadichon qui permet cette liberté d'expression...

Écrit par : nicolas | 28 septembre 2009

"L'humour de dugong n'est pas du goût de chacun, et alors?
Faut-il pour autant le censurer? Certains parmi nous ont esquissé un sourire en le lisant mais se gardent bien de venir l'avouer pour ne pas exciter le courroux des gardiens du temple de l'orthodoxie, qui veillent à ce que la machine à culpabiliser turbine à plein rendement. La ridicule polémique Hortefeux est de la même eau de boudin."

Ecrit par : Cadichon | 28 septembre 2009

D'accord avec vous. Il vaut mieux foutre Hortefeux dehors pour sa politique ultra-sécuritaire que pour une blague (pas drôle) à un tiers d'Euros, (je me refuse à parler en balles, je tape dedans).
Ceci-dit, je trouve savoureux qu'un fan des caméras de surveillance se retrouve piégé par un portable ! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 septembre 2009

le parallèle Mammouth = Armée rouge, établi en 1991 par Philippe Nemo (Pourquoi ont-ils tué Jules Ferry?).
Donc pas un cas supplémentaire de reductio ad hitlerum, faut pas voir des nazis partout!

Ecrit par : Cadichon | 28 septembre 2009

Parallèle inexact. Car dans l'Armée Rouge le pouvoir politique s'y exerçait pleinement. Alors que les ministres de la République n'ont que très peu de pouvoir dans le mastodonte qu'est l'Éducation nationale. C'est une machine qui tourne entraînée par sa seule inertie.

Écrit par : marigot | 28 septembre 2009

Contrairement à FG, je ne vois pas du tout là une allusion aux seuls nazis, et pour étayer la constatation/question de xly, voici une référence supplémentaire: le parallèle Mammouth = Armée rouge, établi en 1991 par Philippe Nemo (Pourquoi ont-ils tué Jules Ferry?).
Donc pas un cas supplémentaire de reductio ad hitlerum, faut pas voir des nazis partout!
Ecrit par : Cadichon | 28 septembre 2009

Comme il était question de J. Littel et des "Bienveillantes" (beurk) dans la phrase précédente, j'en ai tout simplement déduit que xly faisait allusion au nazisme. Cela me semblait dans la continuité de sa logique...

Écrit par : Françoise Guichard | 28 septembre 2009

J'ai été stupide de croire que ma (mauvaise) vanne devait forcément faire rire tout le monde de la même façon que moi.

Comme lorsque j'avais posté "encore un finlandais qui a fait un carton à PISA" lorsque qu'une fusillade dans un lycée finlandais avait causé la mort d'une dizaine de personnes.

A l'avenir, j'essaierai de m'appliquer davantage.

Écrit par : dugong | 28 septembre 2009

A la une du Parisien aujourd'hui en France.

http://www.leparisien.fr/societe/les-etudiants-vont-devoir-renouer-avec-la-dictee-28-09-2009-654187.php

Écrit par : Anne-Marie Valette | 28 septembre 2009

Très intéressant crédo de chef d'établissement sur un de leurs sites dédiés sur la question "qu'est ce qu'un bon professeur ?"

On y reconnaîtra tous les éléments de l'antienne habituelle du chef d'entreprise frustré.

On remarquera la critique de "l'idéologie égalitariste" (que les chefs d'établissement ne véhiculent évidemment jamais eux-mêmes) :

"L’idéologie égalitariste bloque pour l’instant tout accord, pour les syndicats chaque professeur doit obtenir la même rémunération quelle que soit son implication dans l’établissement, celle-ci relevant uniquement du libre arbitre des professeurs."

http://personnel-de-direction.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=114&Itemid=2

Écrit par : dugong | 28 septembre 2009

L’idéologie égalitariste bloque pour l’instant tout accord, pour les syndicats chaque professeur doit obtenir la même rémunération quelle que soit son implication dans l’établissement, celle-ci relevant uniquement du libre arbitre des professeurs


Ah ! non cela suffit vos vannes Dugong maintenant c'est plus drôle ...

Écrit par : iPidiblue nouvelles fournées d'idiots utiles | 28 septembre 2009

"L’idéologie égalitariste bloque pour l’instant tout accord, pour les syndicats chaque professeur doit obtenir la même rémunération quelle que soit son implication dans l’établissement, celle-ci relevant uniquement du libre arbitre des professeurs."

http://personnel-de-direction.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=114&Itemid=2

Ecrit par : dugong | 28 septembre 2009

Et si les collègues se contentaient de s'impliquer dans leurs cours, non ? ça ne suffirait pas ?
On n'est pas obligé d'animer des clubs à la flan (ou pas à la flan, d'ailleurs) pour être un bon professeur, non ?
Je précise, afin que l'on comrpenne "d'où je parle", comme on dit à l'Observateur, que j'ai animé un club théâtre pendant 20 ans, et co-animé pendant 5 ou 6 ans un journal de lycée et un ciné-club. J'ai été personne-ressource pour la drogue et le SIDA; je crois donc avoir le droit de dire que l'essentiel du travail du professeur, c'est en classe qu'il se fait. Si les proviseurs sont assez sots pour évaluer les professeurs sur les "animations", il ne faut pas s'étonner de voir l'école dans l'état où elle est.

Écrit par : Françoise Guichard, décidément d'humeur massac' | 28 septembre 2009

Dugong, l'acte de contrition n'était pas bien nécessaire. Toutes les fautes de goût sont dans la nature.
Allez, je pars prendre des nouvelles bien parisiennes.
JPB
PS. C'est très rafraîchissant, le lien donné par Dugong vers les "personnels de direction" et leurs divagations. Ça rappelle les rêves de surpuissance des gamins. Dans leur fantasme, tout procèderait d'eux — y compris la pédagogie de profs insuffisamment "flexibles" (jusqu'où devrons-nous nous courber ?). Mais bien entendu, les questions de discipline sont de notre ressort exclusif.
Pourquoi diable ce correcteur souligne-t-il tous les mots ornés d'un accent circonflexe ?

Écrit par : brighelli | 28 septembre 2009

Pourquoi diable ce correcteur souligne-t-il tous les mots ornés d'un accent circonflexe ?

Ecrit par : brighelli | 28 septembre 2009

Il est vendu à de Closets.

Écrit par : Françoise Guichard | 28 septembre 2009

La nouvelle pédagogie fait des ravages même là où on l'attend pas : Henri Proglio pdg de Veolia est nommé simultanément pdg d'EDF, il ne sait donc pas qu'en touchant à l'eau et à l'électricité en même temps il risque un court jus ?

Écrit par : iPidiblue l'électrocution expliquée aux enfants | 28 septembre 2009

Les premières d'adaptation existent effectivement encore, et elles sont généralement prises à contre-coeur par les collègues.

Ecrit par : Jeremy | 27 septembre 2009
---
Sans l'ombre d'un doute pour la raison que j'ai exposée. :-(

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 28 septembre 2009

"La nouvelle pédagogie fait des ravages même là où on l'attend pas : Henri Proglio pdg de Veolia est nommé simultanément pdg d'EDF, il ne sait donc pas qu'en touchant à l'eau et à l'électricité en même temps il risque un court jus ?"

Ecrit par : iPidiblue l'électrocution expliquée aux enfants | 28 septembre 2009

Je peux vous la piquer, celle-là, Pierre ? ;-)
(Pour "mon" émission de radio).

Écrit par : Christophe Sibille | 28 septembre 2009

Je suis d'accord avec cette Note.

Je suis favorable à l'élitisme.
Pour nombre de gens de gauche, ce mot est péjoratif.
Mais sont-ce les plus mauvais candidats qu'il faut recevoir aux concours de recrutement de professeurs ?
Sont-ce les moins bons joueurs de tennis qu'il faut envoyer disputer la Coupe Davis ?
Ce qui est bien dans le domaine du sport ne l'est-il pas dans tout autre domaine ?
Tant que l'élitisme a signifié "Les études secondaires seulement pour les enfants des riches bourgeois", certes, cet élistisme-là était hautement fautif. Il favorisait des crétins - parmi des enfants de qualité, il y en a aussi chez les bourgeois, grands ou petits - au détriment d'enfants de milieux pauvres et ignorants qui étaient capables de faire des études secondaires (et supérieures).
Cela a presque toujours existé.
Cependant, actuellement, cela existe bel et bien, plus que jamais !
L'école publique fabrique des cancres - bien davantage que par le passé -, l'école privée (quand elle en a les moyens) pratique l'élitisme en faisant faire des efforts à ses élèves.
En 1950, le pouvoir politique se donnait bonne conscience en permettant aux enfants de milieux pauvres, incultes et ignorants de faire des études secondaires dès lors que lesdits enfants avaient passé victorieusement les épreuves de l'examen d'entrée en sixième. Mais, même ainsi, les enfants de milieux pauvres ne pouvaient enchaîner études primaires, secondaires puis supérieures en raison de la nécessité pour eux de gagner leur vie, sinon à 14 ans, du moins peu après, à 18 ans, par exemple, comme ce fut le cas pour moi.
Quant à faire des études supérieures en travaillant 40 heures dans une entreprise, c'était purement et simplement impossible : je m'y suis cassé les dents.
Ce qui serait donc bien, c'est donner des bourses aux enfants méritants (par leurs performances scolaires et, accessoirement, par leur comportement irréprochable) issus de milieux pauvres, non pas des "bourses-alibi", des bourses "symboliques", en un mot des aumônes, mais des bourses permettant aux bons étudiants de vivre décemment, même s'ils sont contraints de vivre chichement, ce qui, à tout prendre, évite l'incitation au laisser-aller. (Les IPES constituaient un tel moyen d'aide aux étudiants pauvres.)
Mais le tri doit être fait entre les bons et les mauvais élèves, quel que soit le milieu socio-professionnel d'origine de chacun d'entre eux.
Mélanger les cancres grossiers et insulteurs de professeurs et les élèves de qualité, c'est faire un mélange détonant (on dit aussi un mélange tonnant).
Et il faut bien entendu, enseigner de nouveau de manière rationnelle et non de manière dangereusement expérimentale, c'est-à-dire à la sauce "sciences de l'éducation" qui ont fait la preuve de leur nocivité depuis trois ou quatre décennies.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 28 septembre 2009

Je peux vous la piquer, celle-là, Pierre ? ;-)
(Pour "mon" émission de radio).

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 septembre 2009

Oui, il n'y a pas encore eu mort d'homme !

Écrit par : iPidiblue l'hydrocution expliquée aux enfants | 28 septembre 2009

Dans le dernier "Siné-hebdo", Onfray renvoie dos à dos Finkie et les "sciences de l'éduc."
Dommage que le format (débile) des articles ne (lui) permette pas une argumentation plus détaillée !

Écrit par : Christophe Sibille | 28 septembre 2009

Mon cher Francis,

Vous avez une âme très belle et très innocente ...

D'abord la pauvreté n'est jamais que relative, la pauvreté de l'après guerre que vous avez connu avec ses tickets de rationnement n'a rien à voir avec la nôtre où chaque foyer possède la télévision et de multiples autres objets de luxe des années cinquante ou bien qui n'existaient même pas comme les téléphones portables !

Ensuite pour qu'il y ait des bourses d'enseignement supérieur dignes de ce nom il faudrait que les universités soient riches comme le sont les universités américaines.
En France comme vous le savez on préfère que tout le monde soit logé à la même enseigne soi-disant ...
Enfin il faudrait peut-être dégager un certain nombre de traîne-savates qui pantouflent leurs années de jeunesse à l'université ou bien faire payer très cher à leurs parents le droit à y planquer leurs chers rejetons pour faire de la place aux autres. Encore un voeu pieux dans un pays comme la France.

Il y a quelques jours je donnais sur mon blog la référence d'un article d'un maître de conférences en sciences économiques qui confondait la théorie de la Relativité et la théorie du Mouvement Brownien, ceci pour vous dire qu'il n'y a pas que les élèves qui soient des nullités crasses ! Il y a aussi dans le corps professoral de l'enseignement supérieur un certain nombre d'incompétents qu'il faudrait virer à coups de pompes dans les fesses ...

Écrit par : iPidiblue d'un monde imparfait | 28 septembre 2009

Très intéressant crédo de chef d'établissement sur un de leurs sites dédiés sur la question "qu'est ce qu'un bon professeur ?"

On y reconnaîtra tous les éléments de l'antienne habituelle du chef d'entreprise frustré.

Ecrit par : dugong | 28 septembre 2009

Le monsieur serait bien aimable de se demander avant toute chose ce qu'est un bon chef d'établissement et de balayer devant sa porte. Ceux que j'ai connus jusqu'à présent n'ont pas tous vraiment brillé par leur compétence - ah, mais c'est vrai, ils utilisent les TIC, eux (et ce du matin au soir, statistiques ineptes obligent).
Sans être "digital native" (vive la pédanterie), je dois avoir au moins quinze ans d'avance en informatique sur ces messieurs - je me suis acheté mon premier ordinateur à dix ans, sur lequel je jouais et programmais en basic. Mais on en est arrivé à un tel degré d'absurdité obsessionnelle au sujet des TIC dans l'EN que je ne peux vraiment plus supporter d'entendre parler d'informatique...

Écrit par : Anne | 28 septembre 2009

"Successivement plagiste, moniteur de voile, serveur puis photoreporter" qui est-ce ? La première autorité française en matière d'environnement, j'ai nommé Nicolas Hulot !

Voyez-vous Dugong, Francis Penin et les autres, il est inutile d'avoir fait des études de physique pour avoir une opinion dominante sur la "science" de l'écologie, il suffit de se balader au bout d'un filin d'acier sous un hélicoptère après cela vous serez invité dans tous les médias pour disserter gravement sur la meilleure manière de sauver la planète !

Je suis grave fatigué - comme disent les jeunes - de tous ces gens qui veulent sauver "ma" planète : des gugusses à qui je ne confierai même pas mes dents pour un simple plombage !

Écrit par : iPidiblue d'un monde à se plier en quatre de rire | 28 septembre 2009

@AVEZ-VOUS LU
La sagesse du professeur de français, de Cécile Revéret qui paraît aux Éditions de l'oeil neuf ?
Voilà un petit livre -petit par la taille : 96 pages petit format - qui dit avec une simplicité éloquente, sans la moindre jactance, sans tomber dans le moindre débat de société, la raison d'être du professeur de français - et de latin. Persuasif parce que juste.
GM.
Cécile Revéret une l'un des grammairiennes du GRIP auquel elle apporte son grand savoir en matière d'enseignement de la grammaire.
Elle a été l'invitée de Finkielkraut sur France-culture l'an dernier.

Écrit par : guy morel | 28 septembre 2009

Tant que l'élitisme a signifié "Les études secondaires seulement pour les enfants des riches bourgeois", certes, cet élistisme-là était hautement fautif.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 28 septembre 2009

Si vous voulez vous faire du mal, vous pouvez visionner (france2 point fr/ JT) le reportage du journal de 13 h sur la 2 sur l'école européenne de Strasbourg, "destinée prioritairement aux enfants des personnels [des] institutions" européennes.
Ces petits enfants de surdiplômés ne peuvent pas frayer avec la populace strasbourgeoise.
Le plus drôle est que le reportage s'inscrit dans une série qui doit faire la semaine sur ..."l'école autrement" !
Sous-entendu, si on mettait les mêmes moyens dans toutes les écoles (classe trilingue, "pédagogie mauderme", bac européen), on pourrait faire des miracles.
J'ai hâte de voir la suite des reportages.

Et tant que vous êtes sur ce "journal", vous pouvez découvrir un personnage qui plairait à Dobolino si elle était encore là : un jeune polytechnicien devenu chef de centre chez Emmaus. Sûr que le premier sur la liste d'attente de sa promo d'entrée doit avoir apprécié !

Écrit par : yann | 28 septembre 2009

"L’idéologie égalitariste bloque pour l’instant tout accord, pour les syndicats chaque professeur doit obtenir la même rémunération quelle que soit son implication dans l’établissement, celle-ci relevant uniquement du libre arbitre des professeurs."

http://personnel-de-direction.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=114&Itemid=2

Ecrit par : dugong | 28 septembre 2009

Quand on vous dit, Dugong, que l'égalitarisme est la source de tous les maux. Vous voyez bien que c'est vrai. :-))) Ainsi en va-t-il des notions foireuses - autre exemple : l'élitisme - qui virevoltent dans le ciel de l'opinion et finissent invariablement par retomber sur la tête du pékin.

Écrit par : guy morel | 28 septembre 2009

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/lhumeurdefrancoismorel/

Écrit par : retraitée | 28 septembre 2009

Mon cher Francis,

Vous avez une âme très belle et très innocente ...

D'abord la pauvreté n'est jamais que relative, la pauvreté de l'après guerre que vous avez connu avec ses tickets de rationnement n'a rien à voir avec la nôtre où chaque foyer possède la télévision et de multiples autres objets de luxe des années cinquante ou bien qui n'existaient même pas comme les téléphones portables !

Ensuite pour qu'il y ait des bourses d'enseignement supérieur dignes de ce nom il faudrait que les universités soient riches comme le sont les universités américaines.
En France comme vous le savez on préfère que tout le monde soit logé à la même enseigne soi-disant ...
Enfin il faudrait peut-être dégager un certain nombre de traîne-savates qui pantouflent leurs années de jeunesse à l'université ou bien faire payer très cher à leurs parents le droit à y planquer leurs chers rejetons pour faire de la place aux autres. Encore un voeu pieux dans un pays comme la France.

Il y a quelques jours je donnais sur mon blog la référence d'un article d'un maître de conférences en sciences économiques qui confondait la théorie de la Relativité et la théorie du Mouvement Brownien, ceci pour vous dire qu'il n'y a pas que les élèves qui soient des nullités crasses ! Il y a aussi dans le corps professoral de l'enseignement supérieur un certain nombre d'incompétents qu'il faudrait virer à coups de pompes dans les fesses ...

Ecrit par : iPidiblue d'un monde imparfait | 28 septembre 2009
---
Certes, mon cher iPidiblue d'un monde imparfait !
Je suis un grand naïf ! Oui, c'est - m'a-t-on parfois dit - ce qui fait tout mon charme. (J'espérais que les dames m'en trouveraient d'autres formes, mais "vain espoir qui pass[a] avec l'heure" - comme dit Faust dans l'opéra de Gounod -, hélas !)
Sur le maître de conférences en sciences économiques qui confond des choses dont il ne connaît que le nom dans le domaine des sciences physiques - des vraies sciences, celles-là, les sciences économique n'ayant pas plus de caractère de vérité intangible que les "sciences politiques", to say nothing of the so-called "education sciences" -, je dirai simplement qu'il s'est avancé sur un terrain miné. "Que diable allait-il faire dans cette galère ?"eût dit Jean-Baptiste Poquelin.
Espérons qu'il est vraiment compétent dans l'art de l'économie...

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 28 septembre 2009

Oui enfin il a des collègues physiciens et mathématiciens qu'il peut interroger si besoin est ... et puis il a participé à un livre et un colloque sur le mathématicien Louis Bachelier qui a découvert la théorie du mouvement brownien en 1900 (cinq ans avant Einstein en 1905), il aurait pu au moins écouter et lire !

Écrit par : iPidiblue meuh ! | 28 septembre 2009

Francis : "les sciences économique" ?

Écrit par : Orthoprof en mode veille | 28 septembre 2009

retraitée nous a remis le lien de la chronique désopilante de François Morel (vendredi dernier) sur Closets intitulée: LA FAUTE À CLOSETS. On peut faire le pitre en châtiant son langage: derrière la faute intentionnelle évidente, Morel respecte les règles qui régissent la particule. Je les avais postées sur le fil précédent et elles sont accessibles en ligne.

Anne-Marie nous a donné le lien avec Le Parisien qui consacre aujourd'hui plusieurs articles à la connaissance et à la pratique de notre langue que les étrangers vont bientôt rester les seuls à parler et à écrire correctement. On continue à leur donner des cours de grammaire et d'orthographe.

La débâcle de l'école aux mains de ses fossoyeurs, ces maudits inspecteurs des travaux finis en tête, crée de l'emploi et des rentes de situation. On avait les officines genre Acadomia, on aura bientôt un certificat de connaissance du français, semblable au Toefel, joint au CV, moyennant 50 euros...


Sur Télématin, le responsable de la revue de presse signalait ce dossier en soulignant que les liaisons ( pourtant un facteur essentiel de l'élégance du français) sont passées à la trappe, elles aussi. L' élégance de la langue parlée, en linguistique l'euphonie, est une notion trop bourgeoise sans doute, trop élitiste. Alors parlons tous comme des boeufs. C'est cela le nivellement par le bas.

Leur disparition quasi-générale semblait surtout se limiter au mot euro, mais cette horreur se répand comme une traînée de poudre, tout comme l'infâme UN espèce de, même suivi d'un mot féminin, et qui nous fait des petits avec UN sorte de... !

Voici donc l'ensemble des articles consacrés à cette tragédie nationale:

http://www.leparisien.fr/societe/les-etudiants-vont-devoir-renouer-avec-la-dictee-28-09-2009-654187.php

http://www.leparisien.fr/societe/mefiez-vous-des-correcteurs-informatiques-28-09-2009-654181.php

http://www.leparisien.fr/societe/les-iut-se-lancent-dans-une-remise-a-niveau-28-09-2009-654182.php

http://www.leparisien.fr/societe/l-orthographe-est-un-reel-critere-de-selection-28-09-2009-654184.php

http://www.leparisien.fr/societe/bientot-un-certificat-a-mettre-sur-le-cv-28-09-2009-654180.php

Et pour finir voici, toujours du Parisien,
Le top 10 des fautes d'orthographe:

"Une expérience unique menée fin 2008 à l’IUT de Lyon a permis d’établir un palmarès des fautes les plus fréquentes commises par environ un millier d’étudiants en 1re année. Voici le top 10 de leurs lacunes.
1. S’avérer. On ne dit pas que quelque chose s’est avéré vrai (c’est un pléonasme).
Mais « cela s’est avéré » ou « cela s’est révélé vrai ».
2. Après que. Les temps de l’indicatif doivent suivre (« après qu’il a dîné »).
3. Par contre. Pas incorrecte, cette locution est cependant souvent mal employée. Il faut lui préférer « en revanche ».
4. De façon à ce que. Non : on écrit « de façon que » !
5. A l’attention de. Ne pas confondre cette expression, utilisée pour un courrier, avec « à l’intention de » (qu’on emploie si par exemple on prépare un gâteau).
6. Participe présent ou adjectif ? « Un homme convainquant son public » (participe présent), mais « il donne un argument convaincant » (adjectif).
7. Second ou deuxième ? On ne termine jamais second du Tour de France… sauf s’ils n’étaient que deux à l’arrivée. En revanche, c’était bien la Seconde Guerre mondiale (il n’y en a pas eu de troisième).
8. Ceci ou cela ? «Ceci » désigne la chose la plus proche, «cela »la plus lointaine.
9. Cent et mille. Mille est invariable, mais pas cent. On écrit donc « deux cents », mais il n’y aura pas de pluriel si c’est « deux cent cinquante ».
10. Adjectif ou adverbe ? « Il escalade les plus hauts sommets possible » (sans accord, car il s’agit là d’un adverbe)."

Quand on dit "deux cents H-euros" au lieu de "deux cents z-euros", il y a une double faute, l'absence de liaison signale l'ignorance de la règle du pluriel.
TV5 nous diffusant les émissions de la RTB, on peut constater que voisins sont tout aussi contaminés par cette gangrène.

Écrit par : Cadichon | 28 septembre 2009

Pourquoi diable ce correcteur souligne-t-il tous les mots ornés d'un accent circonflexe ?

Ecrit par : brighelli | 28 septembre 2009

Parce que la langue française est dans l'abîme.

Écrit par : Marilyse | 28 septembre 2009

Quand on dit "deux cents H-euros" au lieu de "deux cents z-euros", il y a une double faute, l'absence de liaison signale l'ignorance de la règle du pluriel.
TV5 nous diffusant les émissions de la RTB, on peut constater que voisins sont tout aussi contaminés par cette gangrène.
Ecrit par : Cadichon | 28 septembre 2009

Il suffit d'avoir enseigné dans un collège ou un lycée ces dix dernières années - ou de s'être procuré des copies de toutes matières venant d'établissements de toutes régions - pour réaliser que cette polémique au sujet de l'orthographe est un cache-misère.
La réalité est qu'une proportion grandissante d'élèves n'a plus accès à la langue, pas plus à la langue parlée qu'à la langue écrite.

Écrit par : guy morel | 28 septembre 2009

« "Que diable allait-il faire dans cette galère ?"eût dit Jean-Baptiste Poquelin... »
Francis Penin | 28 septembre 2009

... après Cyrano de Bergerac.

Écrit par : Tailleboudin | 28 septembre 2009

Quand on dit "deux cents H-euros" au lieu de "deux cents z-euros", il y a une double faute, l'absence de liaison signale l'ignorance de la règle du pluriel.
TV5 nous diffusant les émissions de la RTB, on peut constater que voisins sont tout aussi contaminés par cette gangrène.
Ecrit par : Cadichon | 28 septembre 2009

Il suffit d'avoir enseigné dans un collège ou un lycée ces dix dernières années - ou de s'être procuré des copies de toutes matières venant d'établissements de toutes régions - pour réaliser que cette polémique au sujet de l'orthographe est un cache-misère.
La réalité est qu'une proportion grandissante d'élèves n'a plus accès à la langue, pas plus à la langue parlée qu'à la langue écrite.
Ecrit par : guy morel | 28 septembre 2009

C'est d'ailleurs ce que dit très bien François Morel - nous ne sommes pas parents - dans son sketch. Merci retraitée.

Écrit par : guy morel | 28 septembre 2009

Cadichon, pour aller dans le sens de la "contreverse", autre faute très courante :

Je viens de lire le manuscrit d'une pièce de théâtre écrite par une jeune agrégée (la trentaine) de Lettres. Outre la mise en page illisible (texte et didascalies non différenciés), le manque d'originalité, le côté lourdingue, sans consistance, l'ensemble regorge de fautes d'orthographe.

Notre langue perd ses accents circonflexes, a-t-on dit plus haut. Abîme et désolation.

A ce propos du mot "abîme" cité par les défenseurs de la destruction de l'orthographe remplacée par des correcteurs orthographiques qui n'ont rien à faire avec le sens - bon, passons sur cette stupidité sans nom - quand j'étais petite, j'ai appris, comme vous sans doute : "Le chapeau de la cime est tombé dans l'abîme." C'était très visuel, cette affaire. Cela plaisait aux oreilles des enfants que nous étions, à leur imagination et on s'en souvient encore. Aujourd'hui, même le "qui que quoi dont où" pose problème. Rien n'est relié à rien. C'est le règne du vide. Esprit, es-tu là ?

Ce matin, France Inter a fait, dans son journal, de l'anti-Closets, soulignant que l'orthographe est un facteur d'exclusion sociale et professionnelle majeur. Je n'ai, hélas, pas pu tout écouter.

De même qu'il faut proposer aux élèves "un festin" comme dit JPB, avec de quoi manger dans l'assiette (et non cette cuisine frimeuse et inconsistante, sans saveur et qui coûte cher), un festin pantagruélique avec, au menu, de grands auteurs, de grands textes, de même il ne faut pas expurger la langue, mais la présenter dans toute sa complexité, avec toute son histoire, son épaisseur de temps et d'âme.
Un grand bonnet d'âme pour l'orthographe et l'autre pour Closets. Et consorts. Qu'ils restent chez eux !

Sinon, je prends plaisir à vous lire, Cadichon, pour votre verve même si je ne partage pas tous vos propos mais c'est l'intérêt du blog, n'est-ce pas ? Littré nous apprend que le mot "verve" vient du latin "verva" = tête de bélier sculptée plutôt que de "verbum". C'est vrai que vous foncez, non ? :-))

Écrit par : Marilyse | 28 septembre 2009

Alors parlons tous comme des boeufs. C'est cela le nivellement par le bas. Cadichon

Entre l'hypercorrection du français de Chirac qui prononçait les consonnes finales comme si elles étaient suivies d'un e muet et la totale incorrection des journal... istes ? eux ? il devrait y avoir une langue correcte que presque plus personne ne parle en France, sauf les étrangers qui l'ont apprise ailleurs. Un comble !

Écrit par : nicolas | 28 septembre 2009

"La réalité est qu'une proportion grandissante d'élèves n'a plus accès à la langue, pas plus à la langue parlée qu'à la langue écrite."
Ecrit par : guy morel | 28 septembre 2009"

Et ils resteront vraiment des "enfants".
Pour ce qui est de la langue écrite, certains sont des élèves à qui l'on octroie par ailleurs les félicitations ! C'est le règne du vide, et pour combler le vide, de l'à-peu-près à tous les étages. Dans les questions sur les synonymes, sur les mots de même famille par exemple, du moment que ça se ressemble, c'est bon. Ce matin, pour "l'héroïne d'un roman", j'ai eu "hérotique". On a bien ri. C'est au moins ça de gagné.

Guy, j'ai aussi beaucoup ri avec votre homonyme, François Morel. Quel talent !

Écrit par : Marilyse | 28 septembre 2009

il devrait y avoir une langue correcte que presque plus personne ne parle en France, sauf les étrangers qui l'ont apprise ailleurs. Un comble !

Ecrit par : nicolas | 28 septembre 2009

Très juste, Nicolas, certains de nos élèves qui vont en cours de FLE (Français Langue Etrangère) connaissent davantage les règles que les natifs. En tout cas, ils portent une plus grande attention à ce qu'ils écrivent.

Écrit par : Marilyse | 28 septembre 2009

"Faudrait arrêter de comparer l'Ed Nat au nazisme."
Ecrit par : Françoise Guichard, excédée sur ce coup-là | 28 septembre 2009

"xly n'a pas comparé l'Éducation nationale au nazisme. Il l'a comparée au totalitarisme, (ce bâtard) résultat du croisement entre l'idéologie et la bureaucratie."

Ecrit par : marigot | 28 septembre 2009

C'est juste. D'ailleurs, la thèse de Jonathan Littell part d'une réflexion sur le fonctionnement de la bureaucratie (dans l'introduction des "Bienveillantes", il cite même la Croix rouge!). Il montre très bien comment le totalitarisme est possible parce que chaque petit fonctionnaire, chaque individu "se contente de faire ce qu'on lui dit". Ca rejoint les réflexions de Milgram sur l'obéissance, et celles, bien avant, de La Boétie sur la servitude volontaire. En considérant le poids de la hiérarchie dans l'Education nationale, le caractère kafkaïen de son administration, et sa manière de réprimer le prof qui fait mine d'échapper à son contrôle, je ne pense pas qu'il soit abusif de la qualifier de "totalitaire".

Écrit par : Daniel Arnaud | 28 septembre 2009

"Ce soir, cela ne vous étonnera pas, la victoire d'Angie me ravit, et à plus d'un titre. Je partage la joie, et le soulagement, de la majorité des Allemands, du moins de ceux qui se sont exprimés aujourd'hui. 72% "seulement". [...] Comme c'est, semble-t-il, je ne suis pas allée vérifier, la plus cuisante défaite du SPD en soixante ans, il faut croire qu'outre-Rhin les abstentionnistes de ce dimanche ( ou les chasseurs ) étaient de gauche. La victoire de Merkel, grâce aux libéraux, est remarquable pour quelqu'un qui s'est vu reprocher par son propre camp de ne pas faire une campagne assez agressive. Le problème de la gauche allemande, c'est que le "peuple" l'aime bien sa petite Ossie mal fagotée.

Ecrit par : Cadichon.

Vous avez raison : le SPD n'a jamais eu un score aussi minable depuis 1945.

La CDU-CSU a déjà été plus bas, mais 33%, ça reste assez médiocre pour cette Union (42% en Bavière, aïe aïe aïe gross Malheur) - ce sont en fait les libéraux qui ont fait l'un de leurs plus beaux scores, et qui permettent à Merkel de rester. Accessoirement, die Linke a bien réussi aussi, mais elle vient quasiment d'arriver, et il y a peu de chances qu'elle prospère un jour à plus de 20%.

Je ne suis pas si fâché du succès des libéraux (surtout quand on voit la caricature grotesque qu'en a fait le SPD). Mais d'ailleurs, ai-je rêvé ou bien Westerwelle, homo lui-même et déclaré comme tel, ne souhaite-t-il pas l'égalité absolue des couples homos et hétéros en matière de mariage et d'adoption ? Ca va chauffer avec la CDU-CSU, et à l'intérieur-même de son propre parti.

Écrit par : Jeremy | 28 septembre 2009

En considérant le poids de la hiérarchie dans l'Education nationale, le caractère kafkaïen de son administration, et sa manière de réprimer le prof qui fait mine d'échapper à son contrôle, je ne pense pas qu'il soit abusif de la qualifier de "totalitaire". Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 septembre 2009

Je suis parfaitement d'accord avec ce point de vue. A ne pas confondre avec le nazisme, Françoise.
Qu'on laisse les enseignants respirer et faire leur boulot ! Qu'on les aide au lieu de les brimer, qu'on les seconde au lieu de les humilier en donnant systématiquement raison aux élèves, et qu'on nous explique la nécessité de tous ces corps administratifs qui plombent le fonctionnement du mammouth.

Écrit par : nicolas | 28 septembre 2009

Un lien du jus pédagol - qui n'en rate jamais une - m'a amené vers le site d'un instit : http://pedagost.over-blog.com/

Pédagogie de l'Est ? pédagogie fantomatique ? J'y regarde alors de plus près.

En fouillant un peu, je suis tombé sur une page où ce monsieur nous relate "un moment d'échange entre onze enfants de CE1 de sa classe autour d'une création mathématique faite par Léa, une des élèves". Il a même enregistré un document sonore que je vous invite à écouter avec la "création de Léa" sous les yeux :

http://pedagost.over-blog.com/categorie-10753282.html

J'ai ainsi découvert trois théorèmes fulgurants qui étaient, pour moi, restés voilés dans l'informulé :
'Un carré, c'est un carré"
"Un carré c'est quand tous les côtés ont la même taille"
"Un rectangle c'est ce qui n'est pas carré"

Un môme commente l'écriture 2468101214 qu'on voit dans un coin du dessin de Léa comme étant celle d'un nombre "incomplet". L'instit reprend sans sourciller et confond quelques minutes après ce "nombre" avec la suite de nombres 2,4,6,8,10 etc.

Tout ça en moins de 2 minutes. J'ai craqué en me disant que j'avais vraiment eu la chance de ne pas avoir ce genre d'instit. J'espère aussi que la date figurant sur la page (1 mai 2009) n'est pas la date de cette "création" qui aurait alors eu lieu en fin de CE1…

Si un des instituteurs qui hantent ce blog avait le courage d'écouter ça jusqu'au bout, j'aimerais beaucoup avoir son avis d'expert sur la chose.

Le type propose de refuser sa prime de 400€ pour les évaluations réalisées en CE1. Je comprends qu'il n'était pas très chaud pour évaluer ses élèves.

Il pourrait tout aussi bien refuser son salaire entier et ne plus rien faire avec des mômes, non ?

Écrit par : dugong | 28 septembre 2009

Un carré c'est quand tous les côtés ont la même taille

Condition nécessaire mais non suffisante ... un losange peut aussi avoir quatre côtés égaux !
Comme leçon de géométrie c'est pas si mal pour les tous petits.

Écrit par : iPidiblue mais oui y a de l'idée ! | 28 septembre 2009

"Un carré, c'est un carré"

Ca c'est une tautologie, les tautologies sont très appréciables en politique notamment, mais on ne les aborde que dans les études supérieures !

Écrit par : iPidiblue math élem | 28 septembre 2009

'Un carré, c'est un carré"
"Un rectangle c'est ce qui n'est pas carré"

Théorème : Tout carré qui n'est pas carré est un rectangle.

Écrit par : la vraie daube en math | 28 septembre 2009

Qui peut consacrer 5' à m'aider ?

Ma gamine (1ère) rentre du lycée outrée, son prof de français (qui affiche à chaque séance ses opinions communistes) a expliqué en cours : "Je ne pense pas que quelqu'un de droite puisse être un bon écrivain."

Elle me demande de l'aider à faire une liste d'écrivains libéraux,conservateurs voire réactionnaires (ce qui me semble être la traduction de l'expression "de droite" lorsqu'elle est prononcée par ce sombre crétin qui confond salle de classe et tribune politique)...

Difficile pour moi mais facile pour la plupart d'entre-vous !

Jeu du soir : allongez (et corrigez si besoin) la liste.

- Céline
- Malraux (faudrait voir dans les détails ...)
- Daudet
- Chateaubriand (dans le fond, de droite ???)
- Tillinac (bon écrivain ???)
- d'Ormesson (pas si mauvais que ça !)
- Bossuet
- Peguy (mais chuis pas sûr de moi ?)
- Finkielkraut (n’est pas " de droite " à proprement parler mais sauf erreur a soutenu sarko aux présidentielles ?)
- C. de Gaulle (quelques très beaux textes dans les mémoires)


- à vous !

Écrit par : Zorglub | 28 septembre 2009

@ JPB

Je viens d'acheter le livre de Finketkraut et je suis étonné d'y découvrir en 4ème de couverture ce que j'écrivais plus haut, mais en moins bien (totalitarisme , un monstre issu du croisement entre l'idéologie et la bureaucratie ) :

"Au sortir d'un siècle ravagé par les méfaits conjoints de la bureaucratie, c'est-à-dire d'une intelligence purement fonctionnelle, et de l'idéologie, c'est-à-dire d'une sentimentalité binaire et souverainement indifférente à la singularité des destins individuels..."

P..... de m...., ce mec il écrit vachement bien !!

Sur la définition du totalitarisme, ou bien on respecte la volonté de Hannah Arendt, qui était de réserver ce terme pour le nazisme et le stalinisme. Ou bien on considère que des nouvelles formes de ce cancer des sociétés renaissent continuellement sous des formes diffèrentes mais avec des structures mentales très comparables.

Dans le premier cas on peut suivre le Pr Alain Besançon qui proposait "idéocratie".

Dans le second cas le terme Totalitarisme semble bien approprié pour désigner un régime où TOUT doit être sacrifié à une Cause Supérieure, ne laissant aucune place à une quelconque opposition, ni à une quelconque pensée non conforme.

Le pédagogisme "à la Française" est bien une idéocratie : une idéologie qui ne souffre pas la contradiction, des militants engagés et parfois même enragés, des gourous, des comportement sectaires, de la bureaucratie, de la propagande, des centres de formation pour l'élite des militants, la chasse aux déviants et leur dénonciation, la réflexion remplacée par des "réflexes conditionnés", la langue de bois, et évidemment une Cause suprême "arracher l'EN des mains des Bourgeois pour la remettre entre les mains du Peuple des déshérités.etc

On remarque que tous les Totalitarismes reposent sur ce mythe ternaire : 1 - Un Bon peuple écrasé .....(compléter les pointillés) 2 - par des Grands méchants ....(complèter les pointillés) 3 - mais le Grand Zorro est arrivé ....(compléter les pointillés) qui libérera le Bon peuple et le conduira vers la Terre Promise, une Cause sacrée pour laquelle TOUT et TOUS doivent être sacrifiés...On connaît la suite.

Écrit par : xly | 28 septembre 2009

Si un des instituteurs qui hantent ce blog avait le courage d'écouter ça jusqu'au bout, j'aimerais beaucoup avoir son avis d'expert sur la chose. dugong

J'ai essayé. Pas trop le temps et pas donné vraiment envie il faut dire. Ca a l'air de patouiller pas mal. En outre, dans les liens amis, il y a notre pédagogol préféré et la pédagogie Freinet est revendiquée pour le cas où on ne s'en serait pas aperçu tout de suite.
Avec quoi ces enfants-là vont sortir de ce temps réservé aux mathématiques ? Je l'ignore. Ce que j'ai appris en lisant le paratexte, c'est que cette année, cet instit a un CE2/CM1.
Ce qui laisse beaucoup de marge pour les moments privilégiés de lecture de productions de textes libres et de dessins s'apparentant à de la géométrie, sur lesquels les enfants pourront encore "s'exprimer" avec beaucoup de profit.

Écrit par : nicolas | 28 septembre 2009

Qui peut consacrer 5' à m'aider ?

Ma gamine (1ère) rentre du lycée outrée, son prof de français (qui affiche à chaque séance ses opinions communistes) a expliqué en cours : "Je ne pense pas que quelqu'un de droite puisse être un bon écrivain."

Chateaubriand, Hugo à ses débuts, Balzac, Maurras, Vigny, Céline, de Gaulle,...

Du moment qu'elle ne cite pas Giscard !!!

Écrit par : Jeremy | 28 septembre 2009

Qui peut consacrer 5' à m'aider ?

Ma gamine (1ère) rentre du lycée outrée, son prof de français (qui affiche à chaque séance ses opinions communistes) a expliqué en cours : "Je ne pense pas que quelqu'un de droite puisse être un bon écrivain."

Ecrit par : Zorglub

Chateaubriand, Hugo à ses débuts, Balzac, Maurras, Vigny, Céline, de Gaulle,...

Du moment qu'elle ne cite pas Giscard !!!

Ecrit par : Jeremy | 28 septembre 2009

Écrit par : Jeremy | 28 septembre 2009

+ Mauriac et Claudel.

Écrit par : Jeremy | 28 septembre 2009

La réalité est qu'une proportion grandissante d'élèves n'a plus accès à la langue, pas plus à la langue parlée qu'à la langue écrite.

Ecrit par : guy morel | 28 septembre 2009

Comme tous les ans, j'ai fait faire aux élèves de seconde la dictée de "Sauvez les lettres" suivie des questions.

Mais cette fois, c'est officialisé, puisque j'ai obtenu que nous transformions l'heure d'aide individualisée en heure d'orthographe-grammaire, où je prends la moitié de la classe chaque semaine, comme une deuxième heure de module. Cela a été voté en CA, les parents sont ravis, mais nous ne sommes que deux (sur quinze) à le faire. Les autres collègues hésitent encore !!!

Après avoir corrigé la dictée et les questions de "sauvez les lettres", je peux dire que désormais, on a touché le fond.

Sur 33 élèves, un seul a la moyenne et c'est 10 !
6 élèves ont entre 5 et 9,5
5 élèves , entre 0,5 et 4,5
21 élèves ont 0 :7 ont fait entre 10 et 15 fautes
7 """"""""entre15 et 20 fautes
7""""""""" entre 20 et 30 fautes

Quant aux questions : Un seul élève a 13, un autre 11, un autre 10. Tous les autres (30) sont entre 3,5 et 8.

Écrit par : Amélie | 28 septembre 2009

Je ne pense pas que quelqu'un de droite puisse être un bon écrivain."
Ecrit par : Zorglub
Chateaubriand, Hugo à ses débuts, Balzac, Maurras, Vigny, Céline, de Gaulle,...
Du moment qu'elle ne cite pas Giscard !!!
Ecrit par : Jeremy | 28 septembre 2009

Ah bon, il est pas de droite, Giscard ?

^^

Écrit par : TotoWeininger | 28 septembre 2009

@AVEZ-VOUS LU
La sagesse du professeur de français, de Cécile Revéret qui paraît aux Éditions de l'oeil neuf ?

Ecrit par : guy morel | 28 septembre 2009

Non, pas encore, mais ça ne saurait tarder. L'éditeur propose d'ailleurs à la lecture un extrait sur son site. J'aime particulièrement ce passage qui résume bien des choses :

"J’ai commencé, dès ces années-là, à résister. Et ce ne sont pas les quelques visites de pédagogues en mission qui auraient pu me convertir. Ainsi, on nous a demandé un jour de libérer nos élèves pour écouter une enseignante de lettres, remarquée en haut lieu pour l’originalité de ses cours. Cette dame avait été déchargée d’une partie de ses heures pour aller de ville en ville prêcher la bonne parole. En fait de conseils, elle ne nous en donna qu’un seul.
— Foin des cours de grammaire ou d’orthographe, des études de textes, etc. ! La seule chose qui plaît aux élèves, c’est leur faire écrire un roman policier. C’est ce que je fais moi-même.
— Dans quelle classe ?
— Mais dans toutes les classes : 6e, 5e, 4e, 3e.
— Combien de temps y consacrez-vous ?
— Plusieurs mois.
— Nos élèves ont déjà du mal à écrire une phrase ! Alors un roman !
— Ce qui compte, c’est que ce soit ludique.
— Comment faites-vous pour que tous les élèves participent ? Ont-ils tous assez d’imagination et de talent pour inventer et rédiger une intrigue qui en vaille la peine ?
— Ce n’est pas un problème : ceux qui n’ont pas d’idées et qui ne savent pas rédiger, je leur demande de recopier le texte des autres. Vous savez, faire de la copie, c’est un très bon exercice ! Enfin elle nous demanda comment nous occupions les cours de remédiation1. Quand mon tour arriva, je pris ma voix la plus suave pour lui répondre :
— Je fais du Bled.
Le haut-le-coeur qu’elle ne put réprimer à la seule évocation du Bled fut un grand moment. Devait-elle manifester son agacement devant un professeur aussi obtus ? Elle choisit un ton de commisération apitoyée."

Cécile Reveret, La Sagesse du Professeur de Français
Oeil Neuf (14 octobre 2009)
ISBN-10: 2915543283
Prix ; 13,50 euros

Écrit par : Magister | 28 septembre 2009

Voilà qui vous réjouira, Nicolas, mais vous devez certainement connaître le texte :

TEXTE LIBRE

Dimanche, je suis allé chez mon tonton et ma tata. On a mangé du poulet avec des frites. Après, on est allé au zoo et on a vu le tigre dans sa cage. Quelle belle journée !
Lundi, je suis allé chez le tigre. On a mangé mon tonton et ma tata avec des frites. Après, on est allé au zoo et on a vu le poulet dans sa cage. Quelle belle journée !
Mardi, je suis allé chez le poulet avec des frites. On a mangé le tigre. Après, on est allé au zoo et on a vu mon tonton et ma tata dans leur cage. Quelle belle journée !
Etc.

Bernard Friot in "Histoires pressées".

Écrit par : Marilyse | 28 septembre 2009

Moi aussi, je blédifie à mort ou équivalent. Tiens, une référence que j'ai sous les yeux : ORTH 6e/5e par J. et J. Guion chez Hatier. Orthographe, grammaire, conjugaison, dictées. J'utilise souvent les cahiers Bled de travaux dirigés (CM 2 à 5e).

Écrit par : Marilyse | 28 septembre 2009

Voilà qui vous réjouira, Nicolas, mais vous devez certainement connaître le texte :
On vient de le faire ce matin... Ca leur donnera des idées pour l'utilisation aléatoire des personnages et les conclusions répétitives. Des fois qu'ils en manquent...

Écrit par : nicolas | 28 septembre 2009

Ceci dit, les histoires pressées et Nouvelles histoires pressées de Friot, que nous avons reçu en classe l'année passée, sont un régal. Mais c'est Friot.

Écrit par : nicolas | 28 septembre 2009

Je viens de lire le texte "qu'est-ce qu'un bon professeur", tel qu'il apparaît sur le site indiqué par Dugong.
Eh bien !
Je découvre que je devrais me couvrir la tête de cendres et implorer (sans aucune chance de l'obtenir) le pardon des instances supérieures de l'EN.
Mises à part la maîtrise de mes disciplines, et une certaine aptitude à me faire écouter des élèves - et encore, pas tous et pas tout le temps- je n'avais AUCUNE des qualités requises !
Mea culpa.

Écrit par : Sylvie Huguet | 28 septembre 2009

@ Zorglub

Péguy était socialiste! Mais, dans le genre réctionnaire et talentueux, vous pouvez le remplacer par Maurice Barrès...

Écrit par : Daniel Arnaud | 28 septembre 2009

Au final, Camus, droite ou gauche? Ou rien ?

Écrit par : sisyphe | 28 septembre 2009

Qui peut consacrer 5' à m'aider ?

Ma gamine (1ère) rentre du lycée outrée, son prof de français (qui affiche à chaque séance ses opinions communistes) a expliqué en cours : "Je ne pense pas que quelqu'un de droite puisse être un bon écrivain."



Ecrit par : Zorglub | 28 septembre 2009
Vous avez pas fini de nous casser les burnes avec votre gamine? On n'est pas là pour entendre parler de vos gosses !

Écrit par : la verdurin | 28 septembre 2009

Grands écrivains de droite :

- Bloy
- Bernanos
- Aymé (quoique relativement inclassable, au fond)
- Claudel
- Roger Nimier
- Barbey d'Aurevilly
- Pierre Boutang
- Montherlant
- Barrès


Et maintenant, dans le très, très à droite :

- Morand
- Brasillach
- Rebatet
- Drieu La Rochelle
- Chardonne
- Jouhandeau
- Léon Daudet


Bon, quant à Proust, on ne peut pas franchement dire qu'il soit de gauche non plus.


Flaubert est, aussi, dans un autre genre, un écrivain de droite.



Liste non exhaustive, bien sûr.

Écrit par : Pour Zorglub | 28 septembre 2009

Pour ceux qui, comme Guy Morel, se demandent ce que devient la collation des grades, un article dans le magazine L'Histoire sur le sujet (par un collègue fiable : il était à la fac avecque moi ;)) : Les diplômés du Vatican par Olivier Loubes.

La France, République laïque, reconnaît les diplômes de l'enseignement supérieur catholique à égalité avec les diplômes décernés par l'enseignement supérieur public...

Écrit par : P. Lariba | 28 septembre 2009

— Je fais du Bled.
Le haut-le-coeur qu’elle ne put réprimer à la seule évocation du Bled fut un grand moment. Devait-elle manifester son agacement devant un professeur aussi obtus ? Elle choisit un ton de commisération apitoyée."

Cécile Reveret, La Sagesse du Professeur de Français
Oeil Neuf (14 octobre 2009)
ISBN-10: 2915543283
Prix ; 13,50 euros
Ecrit par : Magister | 28 septembre 2009
Un grand petit livre, vous ai-je dit.
En librairie à la mi-octobre.
GM

Écrit par : guy morel | 28 septembre 2009

un écrivain de droite.
Liste non exhaustive, bien sûr.
Ecrit par : Pour Zorglub | 28 septembre 2009

Alors ajoutons Ernst Jünger, qui est tout de même autre chose que Chardonne.
Et puis - si l'on peut considérer qu'un philosophe est un écrivain - Martin Heidegger.

Écrit par : guy morel | 28 septembre 2009

Pour ceux qui, comme Guy Morel, se demandent ce que devient la collation des grades, un article dans le magazine L'Histoire sur le sujet (par un collègue fiable : il était à la fac avecque moi ;)) : Les diplômés du Vatican par Olivier Loubes.

La France, République laïque, reconnaît les diplômes de l'enseignement supérieur catholique à égalité avec les diplômes décernés par l'enseignement supérieur public...
Ecrit par : P. Lariba | 28 septembre 2009

Merci.

Écrit par : guy morel | 28 septembre 2009

Z'êtes tous très chou !

Surtout TotoWeininger et la verdurin qui, avec une approche très différente, ont tous deux un humour laconique et décapant !

Écrit par : Zorglub | 28 septembre 2009

A propos de totalitarisme, et accessoirement de stress au travail dans l'Education nationale, un sujet de forum s'est ouvert à partir de l'un de mes articles Agoravox sur le site Néoprofs :

http://neoprofs.forumactif.net/actualites-f5/harcelement-dans-l-education-t13396.htm

Écrit par : Daniel Arnaud | 28 septembre 2009

Merci aussi à morel qui m'a fait découvrir Ernst Jünger dont je n'avais jamais même entendu citer le nom.

Ce que j'ai lu à l'instant dans Wiki me donne envie de lire. Lequel pour démarrer de votre pt de vue ?

Écrit par : Zorglub | 28 septembre 2009

Voilà qui vous réjouira, Nicolas, mais vous devez certainement connaître le texte :

TEXTE LIBRE

Dimanche, je suis allé chez mon tonton et ma tata. On a mangé du poulet avec des frites. Après, on est allé au zoo et on a vu le tigre dans sa cage. Quelle belle journée !
Lundi, je suis allé chez le tigre. On a mangé mon tonton et ma tata avec des frites. Après, on est allé au zoo et on a vu le poulet dans sa cage. Quelle belle journée !
Mardi, je suis allé chez le poulet avec des frites. On a mangé le tigre. Après, on est allé au zoo et on a vu mon tonton et ma tata dans leur cage. Quelle belle journée !
Etc.

Bernard Friot in "Histoires pressées".

Ecrit par : Marilyse | 28 septembre 2009

Et le tout mis en spectacle par deux actrices de talent : Catherine Vaniscotte et Sylvie Millet, qui ont mis en scène et en musique des textes de Friot, de Jules Renard et de Prévert.

Écrit par : chevreuil | 28 septembre 2009

" Mais enfin, Socrate ne faisait-il pas l’un et l’autre avec Alcibiade ?
- Vous voulez dire qu’il mouline encore et encore la même chanson ?
- Eh ! Nous-mêmes, faisons-nous autre chose ?"

Tiens, Diderot serait-il de retour ?
Mais aurait-il mis sur le même pied, l'auteur de l'Alcibiade et cet autre qui déclara :
http://www.planetenonviolence.org/Finkielkraut-et-violences-urbaines-Traduction-integrale-de-l-interview-du-Haaretz_a309.html

Écrit par : guy morel | 28 septembre 2009

Merci aussi à morel qui m'a fait découvrir Ernst Jünger dont je n'avais jamais même entendu citer le nom.

Ce que j'ai lu à l'instant dans Wiki me donne envie de lire. Lequel pour démarrer de votre pt de vue ?
Ecrit par : Zorglub | 28 septembre 2009

Son Journal.

Écrit par : guy morel | 28 septembre 2009

Avec le lien, ce sera beaucoup mieux.

Le voilà : http://apasdelouve.com/HistoiresCourtes.php

Écrit par : chevreuil | 28 septembre 2009

Après avoir corrigé la dictée et les questions de "sauvez les lettres", je peux dire que désormais, on a touché le fond.
Sur 33 élèves, un seul a la moyenne et c'est 10 !
Quant aux questions : Un seul élève a 13, un autre 11, un autre 10. Tous les autres (30) sont entre 3,5 et 8.
Ecrit par : Amélie | 28 septembre 2009

Parce que vous n'avez pas su noter.

Écrit par : nicolas | 28 septembre 2009

Et Cioran, ce grand admirateur de Joseph de Maistre (qu'on peut ajouter en tête de liste, également), auteur d'Histoire et Utopie, c'est-y pas un écrivain de droite, lui aussi ?

Écrit par : TotoWeininger | 28 septembre 2009

Pour Zorglub : outre le Journal de Jünger, effectivement très intéressant, je recommanderais aussi Sur les falaises de marbre, très beau récit symboliique et onirique, qui avait fasciné Julien Gracq.

Écrit par : Sylvie Huguet | 28 septembre 2009

Symbolique, avec un seul I

Écrit par : Sylvie Huguet | 28 septembre 2009

Après avoir corrigé la dictée et les questions de "sauvez les lettres", je peux dire que désormais, on a touché le fond.
Sur 33 élèves, un seul a la moyenne et c'est 10 !
Quant aux questions : Un seul élève a 13, un autre 11, un autre 10. Tous les autres (30) sont entre 3,5 et 8.
Ecrit par : Amélie | 28 septembre 2009

Parce que vous n'avez pas su noter.

Ecrit par : nicolas | 28 septembre 2009

Le niveau monte !

Il ne s'arrêtera vraisemblablement qu'après nous avoir tous noyés.

Écrit par : Jeremy | 28 septembre 2009

Merci aussi à morel qui m'a fait découvrir Ernst Jünger dont je n'avais jamais même entendu citer le nom.

Ce que j'ai lu à l'instant dans Wiki me donne envie de lire. Lequel pour démarrer de votre pt de vue ?

Ecrit par : Zorglub | 28 septembre 2009

Orages d'acier.

Écrit par : Pour Zorglub | 28 septembre 2009

La France, République laïque, reconnaît les diplômes de l'enseignement supérieur catholique à égalité avec les diplômes décernés par l'enseignement supérieur public...
Ecrit par : P. Lariba | 28 septembre 2009

Merci.

Ecrit par : guy morel | 28 septembre 2009
C'est pas grave, mes poussins ! Avec la directive Services (ex Bolkestein), en vigueur dès 2010, ça va aller très vite, maintenant.

Écrit par : la verdurin | 28 septembre 2009

En tout cas, il aurait pu avoir un bon copain Jünger :
http://pagesperso-orange.fr/michel.onfray/Chronique_sept08.htm

Écrit par : Zorglub | 28 septembre 2009

Lu sur le site web indiqué par Dugong :

« La formation professionnelle initiale, dispensée en institut universitaire de formation des maîtres, doit permettre d’assurer une maîtrise suffisante de chacune des dix compétences suivantes : agir en fonctionnaire de l’État et de façon éthique et responsable ; maîtriser la langue française pour enseigner et communiquer ; maîtriser les disciplines et avoir une bonne culture générale ; concevoir et mettre en oeuvre son enseignement ; organiser le travail de la classe ; prendre en compte la diversité des élèves ; évaluer les élèves ; maîtriser les technologies de l’information et de la communication ; travailler en équipe et coopérer avec les parents et les partenaires de l’école ; se former et innover. »

Ce texte oublie de conclure sur le point devenu l'un des plus importants pour beaucoup : rentrer chez soi, le soir, moralement indemne (voire physiquement), après avoir baigné toute une journée dans la pétaudière (à laquelle certains principaux et proviseurs, entre autres, ne sont pas étrangers).

Écrit par : Magister | 28 septembre 2009

Ecrit par : Pour Zorglub | 28 septembre 2009

Je suis très flatté par l'apparition de ce nouveau pseudo (qui doit très certainement cacher une vieille connaissance) ...

Bisoux.
(pour compléter la liste trop courte des chou-caillou-joujou)

Écrit par : Zorglub | 28 septembre 2009

Michel Onfray est-il un modèle de rigueur intellectuelle? Ce n'est pas vraiment le cas de son Traité d'Athéologie, malgré un sujet intéressant.

Écrit par : Sylvie Huguet | 28 septembre 2009

"un moment d'échange entre onze enfants de CE1 de sa classe autour d'une création mathématique faite par Léa, une des élèves".

Ecrit par : dugong | 28 septembre 2009

Il manque quelqu'un ... Léo ?

Écrit par : Christophe Sibille | 28 septembre 2009

« La formation professionnelle initiale, dispensée en institut universitaire de formation des maîtres, doit permettre d’assurer une maîtrise suffisante de chacune des dix compétences suivantes : agir en fonctionnaire de l’État et de façon éthique et responsable ; maîtriser la langue française pour enseigner et communiquer ; maîtriser les disciplines et avoir une bonne culture générale ; concevoir et mettre en oeuvre son enseignement ; organiser le travail de la classe ; prendre en compte la diversité des élèves ; évaluer les élèves ; maîtriser les technologies de l’information et de la communication ; travailler en équipe et coopérer avec les parents et les partenaires de l’école ; se former et innover. »

Ce texte oublie de conclure sur le point devenu l'un des plus importants pour beaucoup : rentrer chez soi, le soir, moralement indemne (voire physiquement), après avoir baigné toute une journée dans la pétaudière (à laquelle certains principaux et proviseurs, entre autres, ne sont pas étrangers).

Ecrit par : Magister | 28 septembre 2009

:-(

Écrit par : Christophe Sibille | 28 septembre 2009

Ecrit par : guy morel | 28 septembre 2009
C'est pas grave, mes poussins ! Avec la directive Services (ex Bolkestein), en vigueur dès 2010, ça va aller très vite, maintenant.
Ecrit par : la verdurin | 28 septembre 2009

La Verdurin, vous compliquez ! Ajouté à "Finkie et les noir de l'équipe de France de football", ça va provoquer des clapotis sur le blog.

Écrit par : guy morel | 28 septembre 2009

En tout cas, il aurait pu avoir un bon copain Jünger :
http://pagesperso-orange.fr/michel.onfray/Chronique_sept08.htm
Ecrit par : Zorglub | 28 septembre 2009

Vous vouliez des écrivains de droite, on vous en fournit.
C'est compliqué, hein, les choses ? C'est pas comme du Cadichon.

Écrit par : guy morel | 28 septembre 2009

Michel Onfray est-il un modèle de rigueur intellectuelle? Ce n'est pas vraiment le cas de son Traité d'Athéologie, malgré un sujet intéressant.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 septembre 2009

Il semble s'être fait une spécialité de piller les titres des œuvres d'autrui pour concocter ceux des siennes.

Exemples : Bataille [La somme athéologique] + Jünger [Le traité du rebelle] ---> Onfray [Traité d'athéologie + Politique du rebelle]

Quelle tambouille !

N'ayant jamais ouvert un bouquin d'Onfray, je me contente de ce touillage de titres ^^

Écrit par : TotoWeininger | 28 septembre 2009

N'ayant jamais ouvert un bouquin d'Onfray, je me contente de ce touillage de titres ^^
Ecrit par : TotoWeininger | 28 septembre 2009
Avoir toujours un bouquin d'Onfray au frais. En cas d'arrivée inopinée d'emmerdeurs mondains - ou ce qu'il en reste.

Écrit par : guy morel | 28 septembre 2009

En considérant le poids de la hiérarchie dans l'Education nationale, le caractère kafkaïen de son administration, et sa manière de réprimer le prof qui fait mine d'échapper à son contrôle, je ne pense pas qu'il soit abusif de la qualifier de "totalitaire". Ecrit par : Daniel Arnaud | 28 septembre 2009

Je suis parfaitement d'accord avec ce point de vue. A ne pas confondre avec le nazisme, Françoise.
Qu'on laisse les enseignants respirer et faire leur boulot ! Qu'on les aide au lieu de les brimer, qu'on les seconde au lieu de les humilier en donnant systématiquement raison aux élèves, et qu'on nous explique la nécessité de tous ces corps administratifs qui plombent le fonctionnement du mammouth.

Ecrit par : nicolas | 28 septembre 2009
---
J'ai souffert de cela lors de ma dernière année de travail : on m'avait fichu la paix jusque-là, puis un cinglé de proviseur a pris le parti d'une mère d'élève déjantée qui, représentante des parents d'élèves de la classe dans laquelle son fils était, a pris le parti des élèves de ladite classe de cancres (18 élèves : 17 cancres et un excellent élève qui devait se sentir bien seul, encore qu'il ne fût pas la bête noire de ses camarades handicapés de la matière grise). Ce proviseur était un idéologue de la catégorie "l'élève a toujours raison, il ne ment jamais ; corollaire, le professeur est un bon à rien".
J'aurais aimé lui mettre mon poing dans la figure.
Il avait un an de plus que moi et cela lui a valu tout mon respect. S'il avait eu un an de moins que moi, je lui aurais dit, peut-être :"Jeune homme, ce n'est pas à un vieux professeur que vous allez apprendre ce qu'il doit faire avec des cancres !"
Mais il était né en 1939, ce crétin... ;-)
Et ce cirque continue !
Collègues qui souffrez, soyez assurés de ma compassion.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 28 septembre 2009

Péguy était un républicain laïc et chrétien, anarchiste socialiste et réactionnaire et poussait le vice jusqu'à être un bon et un mauvais écrivain dans le même paragraphe !!

En passant je conseille à tous les profs de Français qui ne le connaissent pas de lire, dans le recueil de textes de Péguy paru chez Folio à l'initiative de Jean Bastaire (Péguy tel qu'on l'ignore), celui intitulé "Bavotter sur Molière" qui ne manque pas de nous faire rire (ma femme, mon fils et moi) à chaque lecture.

Un régal!

Écrit par : Merlemocoeur | 28 septembre 2009

"tant il est vrai que les livres importants ne nous apprennent rien, mais font remonter du palimpseste une idée informulée, qui vivait en nous sans que nous ayons trouvé les mots pour la dire. C’est, si l’on veut, un livre de lieux communs — j’en dirais autant des Essais de Montaigne…"

Tu es sûr de ça ? Parce que pour ce qui est de Montaigne, il y a des tas de trucs auxquels je n'aurais pas pensé. Mais c'est vrai que je ne suis pas du genre à avoir un palimpseste dans le cerveau gauche, ni d'ailleurs dans le cerveau droit.
Une variante de "la littérature nous apprend des choses éternelles" ?

Écrit par : guy morel | 28 septembre 2009

Francis : "les sciences économique" ?

Ecrit par : Orthoprof en mode veille | 28 septembre 2009
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"Sciences économiques", voyons, vous avez rectifié de vous-même, mon cher !
À près de 70 balais, n'a-t-on pas le droit d'avoir un coup de fatigue ?

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 28 septembre 2009

un écrivain de droite.
Liste non exhaustive, bien sûr.
Ecrit par : Pour Zorglub | 28 septembre 2009

Balzac, Balzac,et encore Balzac.
Parce que c'était l'écrivain favori de Karl Marx, qui n'était pas un crétin, LUI.
Voir à ce sujet les souvenirs de son gendre Paul Lafargue, http://209.85.135.132/search?q=cache:g_6X1UW9TZsJ:www.marxists.org/francais/lafargue/works/1890/00/lafargue_18900000.htm+marx+balzac&cd=2&hl=fr&ct=clnk&gl=fr&lr=lang_fr&ie=UTF-8
Et sur ce coup-là, elle enfonce son prof, la pitchoune.
Extrait :" (Marx) connaissait par cœur Henri Heine et Goethe, qu'il citait souvent dans sa conversation. Il lisait les poètes de toutes les littératures européennes. Tous les ans, il relisait Eschyle dans le texte grec original. Il admirait Eschyle et Shakespeare qu'il considérait comme les deux plus grands génies dramatiques qu'ait produits l'humanité. Il s'était livré à des études approfondies sur Shakespeare qui lui inspirait une admiration sans bornes et dont il connaissait tous les personnages, même les plus insignifiants. (...) Il était grand liseur de romans. Il aimait surtout ceux du dix-huitième siècle, et particulièrement le Tom Jones de Fielding. (...) Il plaçait Cervantès et Balzac au-dessus de tous les autres romanciers. Il voyait dans Don Quichotte l'épopée de la chevalerie à son déclin, dont les vertus allaient devenir, dans le monde bourgeois naissant, un objet de moquerie et de ridicule. Et il avait une telle admiration pour Balzac qu'il se proposait d'écrire un ouvrage critique sur la Comédie humaine dès qu'il aurait terminé son œuvre économique."
P.S. Marx disait : "Je ne suis pas marxiste"
Ô ma postérité, déplorable et chérie...

Écrit par : Françoise Guichard | 28 septembre 2009

Parce que c'était l'écrivain favori de Karl Marx, qui n'était pas un crétin, LUI.

Ecrit par : Françoise Guichard | 28 septembre 2009

Il s'est contenté de créer la fabrique, à 'insu de son plein gré.

Écrit par : Merlemocoeur | 28 septembre 2009

"A part les poètes et les romanciers, Marx avait un moyen original de se distraire : les mathématiques, pour lesquelles il avait une prédilection toute particulière. L'algèbre lui apportait même un réconfort moral ; elle le soutint aux moments les plus douloureux de son existence mouvementée. Pendant la dernière maladie de sa femme, il lui fut impossible de s'occuper de ses travaux scientifiques ordinaires ; il ne pouvait sortir de l'état pénible où le mettaient les souffrances de sa compagne qu'en se plongeant dans les mathématiques. C'est pendant cette période de souffrances morales qu'il écrivit un ouvrage sur le calcul infinitésimal, ouvrage d'une grande valeur, assurent les mathématiciens qui le connaissent... Marx retrouvait dans les mathématiques supérieures le mouvement dialectique sous sa forme la plus logique et la plus simple. Une science, disait-il, n'est vraiment développée que quand elle peut utiliser les mathématiques."

:cool:

Écrit par : TotoWeininger | 28 septembre 2009

@palimpseste pédagogiste
"On ne cesse de criailler à nos oreilles, comme qui verseroit dans un antonnoir ; et nostre charge ce n'est que redire ce qu'on nous a dit. Je voudrois qu'il corrigeast cette partie ; et que de belle arrivee, selon la portee de l'ame, qu'il a en main, il commençast à la mettre sur la montre, luy faisant gouster les choses, les choisir, et discerner d'elle mesme. Quelquefois luy ouvrent le chemin, quelquefois le luy laissent ouvrir. Je ne veux pas qu'il invente, et parle seul : je veux qu'il escoute son disciple parler à son tour. Socrates, et depuis Arcesilaus, faisoient premierement parler leurs disciples, et puis ils parloient à eux. Obest plerumque iis, qui discere volunt, auctoritas eorum, qui docent.

Il est bon qu'il le face trotter devant luy, pour juger de son train : et juger jusques à quel point il se doibt ravaller, pour s'accommoder à sa force. A faute de cette proportion, nous gastons tout. Et de la sçavoir choisir, et s'y conduire bien mesurément, c'est une des plus ardues besongnes que je sache : Et est l'effect d'une haute ame et bien forte, sçavoir condescendre à ses allures pueriles, et les guider. Je marche plus ferme et plus seur, à mont qu'à val.

Ceux qui, comme nostre usage porte, entreprenent d'une mesme leçon et pareille mesure de conduite, regenter plusieurs esprits de si diverses mesures et formes : ce n'est pas merveille, si en tout un peuple d'enfants, ils en rencontrent à peine deux ou trois, qui rapportent quelque juste fruit de leur discipline.

Qu'il ne luy demande pas seulement compte des mots de sa leçon, mais du sens et de la substance. Et qu'il juge du profit qu'il aura fait, non par le tesmoignage de sa memoire, mais de sa vie. Que ce qu'il viendra d'apprendre, il le luy face mettre en cent visages, et accommoder à autant de divers subjets, pour voir s'il l'a encore bien pris et bien faict sien, prenant l'instruction à son progrez, des pædagogismes de Platon. C'est tesmoignage de crudité et indigestion que de regorger la viande comme on l'a avallee : l'estomach n'a pas faict son operation, s'il n'a faict changer la façon et la forme, à ce qu'on luy avoit donné à cuire.

Nostre ame ne branle qu'à credit, liee et contrainte à l'appetit des fantasies d'autruy, serve et captivee soubs l'authorité de leur leçon. On nous a tant assubjectis aux cordes, que nous n'avons plus de franches alleures : nostre vigueur et liberté est esteinte.

Nunquam tutelæ suæ fiunt."

Écrit par : guy morel | 28 septembre 2009

Francis : "les sciences économique" ?

Ecrit par : Orthoprof en mode veille | 28 septembre 2009
---
"Sciences économiques", voyons, vous avez rectifié de vous-même, mon cher !
À près de 70 balais, n'a-t-on pas le droit d'avoir un coup de fatigue ?

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 28 septembre 2009

Dans ce cas-là, Francis, certains s'en sortent en disant que c'est parce qu'ils ont les doigts trop gros pour les touches du clavier. Vous pouvez toujours essayer de dire que c'est parce que vous avez les doigts trop fins pour écraser deux touches voisines à la fois ;O)

Écrit par : c. cru | 28 septembre 2009

Parce que c'était l'écrivain favori de Karl Marx, qui n'était pas un crétin, LUI.

Ecrit par : Françoise Guichard | 28 septembre 2009

Il s'est contenté de créer la fabrique, à 'insu de son plein gré.
Ecrit par : Merlemocoeur | 28 septembre 2009

Avez-vous remarqué que quand on prononce le mot "crétin", il y a toujours parmi la foule un qui se lève pour dire "moi !"

Écrit par : guy morel | 28 septembre 2009

Bisoux à vous aussi Zorglub

Quant à Onfray, je ne suis pas fana de ses œuvres philosophiques (traité d'athéologie et politique du rebelle), mais il faut avouer que ses cours de contre-histoire de la philo pour l'université populaire de Caen sont très bien montés, très clairs, très instructifs. Il laisse de temps en temps transparaître ses propres penchants philosophiques mais, au final, il reste très objectif et réussit à donner envie de se pencher sur tous les auteurs dont il parle, même ceux dont on sait que, vu ses opinions, il ne doit pas trop les porter dans son cœur (Bentham, Sade, Schopenhauer, pour n'en citer que quelques uns). Même s'il est très agaçant et parfois démago, il ne faut pas déconsidérer le bonhomme : il est archi cultivé, et sait très bien construire un cours et le rendre passionnant. Je vous conseille ses conférences sur France Culture dans la voiture, vous ne vous ennuierez pas.

Kakebuk.

Écrit par : Pour Zorglub | 28 septembre 2009

P.S. Marx disait : "Je ne suis pas marxiste"
Ô ma postérité, déplorable et chérie...
Ecrit par : Françoise Guichard | 28 septembre 2009
C'est vrai que le texte de Lafargue...
On croirait entendre Carla parler de l'Autre.

Écrit par : guy morel | 28 septembre 2009

Vous avez pas fini de nous casser les burnes avec votre gamine?

Ecrit par : la verdurin

Tiens, "la" Verdurin en a ? Les burnes comptent pas pour des prunes !

Écrit par : Moot | 28 septembre 2009

C'est vrai que le texte de Lafargue...
On croirait entendre Carla parler de l'Autre.
Ecrit par : guy morel | 28 septembre 2009

Lafargue : "Le cerveau de Marx était armé d'une multitude de faits tirés de l'histoire et des sciences naturelles, ainsi que de théories philosophiques, de connaissances et d'observations amassées au cours d'un long travail intellectuel et dont il savait admirablement se servir. On pouvait l'interroger n'importe quand et sur n'importe quoi : on était sûr de recevoir la réponse la plus satisfaisante qu'on pût souhaiter, toujours accompagnée de réflexions philosophiques de portée générale. "

Carla : "Il a cinq ou six cerveaux, remarquablement irrigués. Je le remarque encore tous les jours. Vous lui parlez de quelque chose, il est en train de lire un dossier, vous vous dites, le pauvre il est épuisé, il est tard. Eh bien, en fait, il entend tout, tout en intégrant le dossier qu’il lit. Je n’ai pas connu de crétins auparavant, ce n’est pas mon genre, mais lui, ça va très, très vite. Et puis, il a une incroyable mémoire."


C'est tout de même impressionnant cette histoire de cerveaux multiples. Lafargue n'y avait même pas pensé. Et tout ça pour seulement lire des dossiers, non mais quel gâchis !

Écrit par : TotoWeininger | 28 septembre 2009

Cadichon, sauf votre respect, vous avez parfois tort : il est important que subsistent quelques communistes.

Grâce à l'un d'entre eux, nous avons passé une soirée apaisée, éducative et distrayante.

Écrit par : Zorglub | 29 septembre 2009

Cadichon... Littré nous apprend que le mot "verve" vient du latin "verva" = tête de bélier sculptée plutôt que de "verbum". C'est vrai que vous foncez, non ? :-))

Ecrit par : Marilyse | 28 septembre 2009
oui, je fonce! et je vous remercie pour cette précision qui "m'interpelle au niveau du vécu" car je suis cancer ascendant bélier. Alors, pas le choix!


Marx disait : "Je ne suis pas marxiste"
Ecrit par : Françoise Guichard | 28 septembre 2009
Bien avant Lénine, (cf correspondance avec Engels) Marx avait compris le potentiel de la notion d'idiot utile, et c'est intéressant de replacer celle-ci dans le contexte de son développement du concept de lutte des classes, lui-même puisé chez GUIZOT.

Écrit par : Cadichon | 29 septembre 2009

Péguy était un républicain laïc et chrétien, anarchiste socialiste et réactionnaire et poussait le vice jusqu'à être un bon et un mauvais écrivain dans le même paragraphe !!

En passant je conseille à tous les profs de Français qui ne le connaissent pas de lire, dans le recueil de textes de Péguy paru chez Folio à l'initiative de Jean Bastaire (Péguy tel qu'on l'ignore), celui intitulé "Bavotter sur Molière" qui ne manque pas de nous faire rire (ma femme, mon fils et moi) à chaque lecture.

Un régal!

Ecrit par : Merlemocoeur | 28 septembre 2009


La querelle entre les pédagogues et les républicains, si elle a été ravivée après la loi d’orientation de 1989 mettant "l’élève au centre du système", s’avère récurrente. Péguy, justement, en 1901, dans "De la raison", dénonce une inversion des compétences constitutive d’une atteinte à la raison :

"Exactement comme on n’admet pas l’autorité professionnelle de l’ouvrier manuel dans des corps de métiers différents, exactement ainsi on ne doit admettre aucune autorité professionnelle de l’ouvrier manuel sur l’ouvrier intellectuel. […] un professeur de philosophie peut et doit faire de la théodicée quand et comme la raison le demande. Et il n’est responsable et comptable de sa théodicée que devant la raison, devant la raison raisonnante, devant la raison en travail, devant la raison critique." ("De la raison", in "Notre jeunesse", Paris, Gallimard, 1993, pp. 78-79.)

Et, plus loin, la dérive de la pédagogie en démagogie :

"La raison ne procède pas de la pédagogie. Nous touchons ici au plus grave danger du temps présent. Malgré la complicité des mots mêmes, il ne faut pas que la pédagogie soit de la démagogie. C’est la pédagogie qui doit s’inspirer de la raison, se guider sur la raison, se modeler sur la raison. Il ne faut pas qu’après avoir souffert de notre négligence le peuple aujourd’hui soit déformé par notre complaisance. Il ne faut pas qu’ayant souffert de l’ignorance où il était laissé, il soit aujourd’hui déformé par un demi-savoir, qui est toujours un faux savoir. […]" ("De la raison", in "Notre jeunesse", Paris, Gallimard, 1993, p.87.)

Écrit par : Daniel Arnaud | 29 septembre 2009

Cette histoire d'écrivains de droite ou de gauche me paraît un peu louche. Et le prof qui réclame des exemples me semble très douteux.
À part dans les cent dernières années, le critère ne me semble pas opérant. Sinon, on finit par dire que Voltaire est de droite (?), et Rousseau de gauche (?). Et Racine ou Corneille ? Ils seraient de droite parce que ralliés au pouvoir en place — le moyen d faire autrement, à l'époque ? À ce compte, Bussy-Rabutin serait de gauche — et pourtant, qu'en aurait dit sa cousine, Mme de Sévigné — une femme de droite, très certainement…
Je travaille sur La Fontaine, en ce moment. Ce type qui décrit la "majesté" comme arbitraire (le Loup et l'Agneau) doit être de gauche — mais quand il se moque des grenouilles "lassés de l'état démocratique", n'est-il pas de droite ?
C'est avec le même raisonnement que l'on prétend que Voltaire ou Maupassant sont racistes, le premier parce qu'en attaquant les Juifs il attaque la religion — catholique, de fait —, le second parce qu'en dépeignant des Juifs avides (Zola, qui paraît-il est de gauche, fait bien pire dans l'Argent, que des irresponsables ont mis cette année au programme des concours scientifiques) il met en place un stéréotype dangereux — si seulement le gang des barbares avait lu Maupassant, il n'aurait pas tué le malheureux Ilan Halimi.
JPB

Écrit par : brighelli | 29 septembre 2009

« Cette histoire d'écrivains de droite ou de gauche me paraît un peu louche. Et le prof qui réclame des exemples me semble très douteux. »
brighelli | 29 septembre 2009

Je reste quant à moi assez dubitatif.
Des paroles rapportées par un parent d'élève qui les tient d'un élève qui...
Sans oublier que certains élèves ne perçoivent peut-être pas toujours la provocation dans une phrase destinée à les pousser à réagir et à ne pas tout prendre pour argent comptant.
Cela dit, si ladite phrase est à prendre au premier degré, elle est effectivement particulièrement stupide.
Ce par quoi se définit un écrivain se situe bien au-delà d'une éventuelle prise de position politique.

Écrit par : Tailleboudin | 29 septembre 2009

Avez-vous remarqué que quand on prononce le mot "crétin", il y a toujours parmi la foule un qui se lève pour dire "moi !"

Ecrit par : guy morel | 28 septembre 2009

Et qui brandit le petit livre rouge en criant et mao, et mao et mao?

Écrit par : Merlemocoeur | 29 septembre 2009

Avez-vous remarqué que quand on prononce le mot "crétin", il y a toujours parmi la foule un qui se lève pour dire "moi !"
Ecrit par : guy morel | 28 septembre 2009
Et qui brandit le petit livre rouge en criant et mao, et mao et mao?
Ecrit par : Merlemocoeur | 29 septembre 2009

Mon chat fait mao, mao, mais il ne brandit pas de livre.

Faut dire que ce n'est pas un chat crétin (ni un chat de crétin, ai-je la faiblesse de penser).

Écrit par : TotoWeininger | 29 septembre 2009

En lisant ces mots de Péguy, j'ai le coeur serré. Comme chaque fois que se manifeste l'imbécillité indécrottable d'une situation et des hommes qui en sont responsables.
Péguy nous rappelle l'escroquerie affective et intellectuelle qui fait la trame de la démagogie, cet ingrédient fétiche, constitutif, de toute idéologie. Le pédagogisme est l'idéologie qui fait son miel de la perversion de la pédagogie, tout comme l'égalitarisme est le produit d'une vision perverse de l'égalité. Dans les deux cas, pas de génération spontanée, mais une action ciblée, orchestrée par les idéologues, ces apprentis sorciers qui se font rapidement pompiers pyromanes.

Comme Alain le fera, trente ans plus tard dans ses Propos sur l'éducation, Péguy a magistralement dénoncé, sous ce vocable unique mais implacable de complaisance, la poisseuse componction et la fausse humilité des fossoyeurs de l'école, leur empathie factice pour la plèbe qui leur sert d'alibi mais n'a pour fondement que l'autosatisfaction que procure la bonne conscience.

Condorcet pourrait cependant voler encore à notre secours, lui qui comprit le premier que chaque savoir, pour être "vrai", devait être passé au crible de la raison, et avait pour ce faire inventé le principe de l'élémentarité. Les fondateurs de l'école républicaine n'ont pas suivi tous ses conseils, ils n'ont pas cru pouvoir instaurer le principe de la liberté de l'enseignement, ni tolérer l'absence de toute mesure coercitive de la part de l'État; ils ont écarté le pluralisme scolaire, l'autonomie de l'Instruction publique, mais ils ont compris que la seule manière d'extirper le peuple de l'ignorance était de rendre le savoir populaire.
Ils ont alors adopté le modèle condorcétien sur ce point et érigé l'élémentarisation des savoirs savants en principe sacré, afin qu'aucun domaine de la connaissance, indispensable à l'émancipation des individus, ne soit refusé à ceux-ci.

À chacun, dès lors, de se constituer son propre socle à partir de ces savoirs élémentarisés dont la particularité est qu'ils sont "gros de l'ultérieur" . Non seulement ce socle ne doit pas servir "à faire l'économie de la statue" mais sans lui, aucune statue ne peut voir le jour.

C'est également Péguy, dans L'Argent, (1913) qui fit passer l'instituteur à la postérité, comme le hussard noir de la République.

But he's a dead white male.

Écrit par : Cadichon | 29 septembre 2009

"Michel Onfray est-il un modèle de rigueur intellectuelle? Ce n'est pas vraiment le cas de son Traité d'Athéologie, malgré un sujet intéressant.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 septembre 2009
"

Il est beaucoup plus intéressant quand il ne parle pas de religion, sujet où il perd la mesure. Et qui n'a pas besoin de lui pour se déconsidérer.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 29 septembre 2009

Le jus pédagol du jour nous entretient du grandiose plan numérique pour 2010 avec la visite de Jivaro du Moloch accompagné de son homologue tunisien * dans un établissement très branchaou.

"Les deux ministres ont ainsi découvert l’usage des boîtiers de vote, associés au tableau interactif, dans un cours de SVT concernant une classe de terminale S. Après quelques éléments d’information au tableau, les élèves se prononcent sur un QCM, après avoir connecté leurs boîtiers à un canal spécifique. En cours de vote, l’enseignant visualise ainsi immédiatement le nombre de votants et le temps écoulé."

On remarquera la subtilité de langage : on en répond plus à des questions, on vote. De la sorte, par exemple, on saura précisément qui est pour la théorie darwinienne de l'évolution et qui est contre. On pourra ainsi mieux répondre aux demandes du public en différentiant l'enseignement.

On imagine aussi les nécessaires aménagements du système au contexte tunisien : pas de question mais un seul bouton sur lequel on contrôlera que l'apprenant appuie régulièrement et vite (genre : "je soutiens activement l'action du président Ben Ali")

On s'extasiera aussi devant cette étonnante activité, où l'usage du papier/crayon est enfin reconnu à sa juste valeur :

"En cours d’anglais, après la projection d’une image qu’il faut essayer d’interpréter, extraite d’un manuel numérique, et d’un petit film qui donne des indices, les élèves de terminale Génie électrique section européenne, comme les ministres, sont invités à écouter un petit texte complémentaire et remplir un questionnaire papier."

A voir la tête du Jivaro sur la photo, ça ne manquait pas d'intérêt.

"Luc Chatel appelle à plus de clarté, notamment sur les problèmes de maintenance."

C'est vrai ça ! Il faudra encore tenir les enseignants par la main pour les obliger au progrès. Mais qui va le faire ? Ils sont encore tellement nombreux...

* en matière de réduction de têtes, notre ex protectorat a développé un savoir-faire spécifique dont certains pourraient tirer profit.

Écrit par : dugong | 29 septembre 2009

Oh, Michel Onfray n'est pas quelqu'un de mesuré ! C'est ce qui fait son charme, (à lire, mais je l'ai déjà dit, son article polémique dans le dernier "Siné-hebdo", dans lequel il descend en flammes successivement Finkielkraut et les sciences de l'éducation).
Je vais essayer de le scanner aujourd'hui, pour le passer ici.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2009

Les grenouilles se lassant
De l'état démocratique,
Par leurs clameurs firent tant
Que Jupin les soumit au pouvoir monarchique.
Il leur tomba du ciel un roi tout pacifique:
Ce roi fit toutefois un tel bruit en tombant,
Que la gent marécageuse,
Gent fort sotte et fort peureuse,
S'alla cacher sous les eaux,
Dans les joncs, les roseaux,
Dans les trous du marécage,
Sans oser de longtemps regarder au visage
Celui qu'elles croyaient être un géant nouveau.
Or c'était un soliveau,
De qui la gravité fit peur à la première
Qui, de le voir s'aventurant,
Osa bien quitter sa tanière.
Elle approcha, mais en tremblant;
Une autre la suivit, une autre en fit autant:
Il en vint une fourmilière;
Et leur troupe à la fin se rendit familière
Jusqu'à sauter sur l'épaule du roi.
Le bon sire le souffre et se tient toujours coi.
Jupin en a bientôt la cervelle rompue:
«Donnez-nous, dit ce peuple, un roi qui se remue.»
Le monarque des dieux leur envoie une grue,
Qui les croque, qui les tue,
Qui les gobe à son plaisir;
Et grenouilles de se plaindre.
Et Jupin de leur dire:« Eh quoi? votre désir
A ses lois croit-il nous astreindre?
Vous avez dû premièrement
Garder votre gouvernement;
Mais, ne l'ayant pas fait, il vous devait suffire
Que votre premier roi fut débonnaire et doux
De celui-ci contentez-vous,
De peur d'en rencontrer un pire.»

"Un roi qui se remue"... On est en pleine actualité ! ;-)
Mais, Jean-Paul, je n'analyse pas vraiment ce texte comme étant "de droite".

Écrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2009

Par leurs clameurs firent tant
Que Jupin les soumit au pouvoir monarchique.

Jupin, ce croisement insolite entre Juppé et Jospin !


Mais, ne l'ayant pas fait, il vous devait suffire
Que votre premier roi fut débonnaire et doux
De celui-ci contentez-vous,
De peur d'en rencontrer un pire

Nous ne citerons aucun nom même si nous avons tous les deux mêmes en tête!

Écrit par : Merlemocoeur | 29 septembre 2009

"Le Sgen réagit au projet de loi sur la formation en demandant des négociations sur l'avenir des conseillers d'orientation psychologues (COP)"

Un stage de renforcement aux USA pour tous les cops ?

Écrit par : dugong | 29 septembre 2009

@LIBERTÉ SCOLAIRE, Condorcet etc.

Un petit texte :

http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/document.php?id=3059

Écrit par : guy morel | 29 septembre 2009

@Élémentarisation

Cadichon écrit :
Les fondateurs de l'école républicaine ... ont compris que la seule manière d'extirper le peuple de l'ignorance était de rendre le savoir populaire.
Ils ont alors adopté le modèle condorcétien sur ce point et érigé l'élémentarisation des savoirs savants en principe sacré, afin qu'aucun domaine de la connaissance, indispensable à l'émancipation des individus, ne soit refusé à ceux-ci. "
C'est joliment écrit, mais "l'élémentarisation des savoirs savants", cela rappelle fâcheusement la transposition didactique chère à nos didacticiens.
Le corpus proprement pédagogique du DP montre que le "principe sacré" n'est pas du tout une "élémentarisation des savoirs savants" mais une instruction d'une part non bornée aux rudiments ( ça c'est le socle que l'on trouve déjà chez Thiers et Falloux), d'autre part conçue comme formation intellectuelle.
Voir l'article Instruction publique du DP, l'article Intuition etc.

Écrit par : guy morel | 29 septembre 2009

@ Sur le monopole de l'enseignement

http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/document.php?id=3214

Écrit par : guy morel | 29 septembre 2009

Les fondateurs de l'école républicaine...ont écarté le pluralisme scolaire, l'autonomie de l'Instruction publique, mais ils ont compris que la seule manière d'extirper le peuple de l'ignorance était de rendre le savoir populaire.

Ecrit par : Cadichon | 29 septembre 2009

Curieux dogme (un axiome socialement indiscutable) tout de même que celui-ci que nous rappelle Cadichon et qui nous fait marcher depuis 2 siècles: le bon peuple est cette catégorie de gens aveugles et ignorants qu'une autre catégorie de gens intelligents, éclairés, instruits et cultivés a charge d'extirper de son état d'ignorance substantielle.
Tout le monde voit que la condition principale pour que ce schéma fonctionne est que le peuple produise les signes évidents de son état d'ignorance et la classe des gens lucides les signes supérieurs de son intelligence.
Deux siècles après la Révolution à cause de l'élévation considérable du niveau d'intelligence et de culture des français il convient désormais d'enseigner à l'école l'ignorance de sorte que le schéma initial puisse fonctionner. Sinon, comment la classe des gens chargés de l'éclairage public gagnerait-elle honnêtement sa croûte?
Maintenant, que l'école participe à la reproduction identique du système de classes, chacun étant prié de rester à sa place, est une autre vérité...que les pédagogues se doivent d'ignorer.

Écrit par : marigot | 29 septembre 2009

[...] que l'école participe à la reproduction identique du système de classes, chacun étant prié de rester à sa place, est une autre vérité...que les pédagogues se doivent d'ignorer.
Ecrit par : marigot | 29 septembre 2009

Remarque additive : la "reproduction identique du système de classe" ne suppose pas que chacun reste nécessairement à sa place - au sens de : la place de ses parents. La République méritocratique que beaucoup appellent de leurs vœux ici même - la Cité céleste des antipédagogistes - ne participerait pas moins à la "reproduction globale du système" que le système actuel.

Écrit par : TotoWeininger | 29 septembre 2009

Remarque additive : la "reproduction identique du système de classe" ne suppose pas que chacun reste nécessairement à sa place - au sens de : la place de ses parents. La République méritocratique que beaucoup appellent de leurs vœux ici même - la Cité céleste des antipédagogistes - ne participerait pas moins à la "reproduction globale du système" que le système actuel.
Ecrit par : TotoWeininger | 29 septembre 2009

OK. J'ajouterai que le mot "élitisme", même affublé des l'adjectifs "méritocratique" ou "républicain" signifie "fait de favoriser une élite aux dépens de la masse".
Entre la discrimination positive à la Descoings et L'instruction publique à la Buisson, il va falloir choisir clairement. Et que l'on ne nous rebatte pas les oreilles avec la fausse problématique égalitarisme/élitisme républicain.

Écrit par : guy morel | 29 septembre 2009

bis repetita placet
pour prolonger les liens de guy morel
http://www.mezetulle.net/article-36232271.html

Écrit par : désolé | 29 septembre 2009

bis repetita placet
pour prolonger les liens de guy morel
http://www.mezetulle.net/article-36232271.html
Ecrit par : désolé | 29 septembre 2009

Merci. Le site est riche et je le lis attentivement.

Écrit par : guy morel | 29 septembre 2009

@ TotoWeininger
Mon adresse mèèèl
Guy.morel314@orange.fr
Histoire de s'échanger nos tel et de pouvoir causer.

Écrit par : guy morel | 29 septembre 2009

Et les écrivains verts on les oublie alors ?

Écrit par : iPidiblue se met au vert | 29 septembre 2009

Le seuls écrivains à la fois pour les rouges et pour les blancs que je connaisse sont Gaston Bachelard et son ami Gaston Roupnel, propriétaire de vignes à Gevrey-Chambertin !

Personnellement j'ai un faible pour le Champagne mais c'est mon penchant aristocratique qui me fait parler !
Sinon une bonne fine de Cognac ou d'Armagnac si vous le voulez bien en fin de repas, voilà, c'était mon coming-out du jour !

Écrit par : iPidiblue alternativement pour le rouge et pour le blanc | 29 septembre 2009

Merci. Le site est riche et je le lis attentivement.
guy morel

je ne doutais pas que vous connaissiez et le site et ce texte. je pense qu'il à sa place dans ce fil

Écrit par : désolé | 29 septembre 2009

Je me suis précipité hier chez mon libraire préféré pour acheter Le coeur intelligent. Premières impressions :

http://lechatsurmonepaule.over-blog.fr/

(Je n'ai pas encore lu le chapitre sur la nouvelle de Dostoïevski et l'article n'est pas terminé).

Écrit par : Robin | 29 septembre 2009

Dans ce cas-là, Francis, certains s'en sortent en disant que c'est parce qu'ils ont les doigts trop gros pour les touches du clavier. Vous pouvez toujours essayer de dire que c'est parce que vous avez les doigts trop fins pour écraser deux touches voisines à la fois ;O)

Ecrit par : c. cru | 28 septembre 2009
---
Je ne m'occupe que d'une touche à la fois, mon cher c. cru: il ne faut pas être trop gourmand à mon âge modérément avancé ! ;-)
Quand je vais à la pêche, je ne tiens qu'une gaule à la fois...

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 29 septembre 2009

"Je ne m'occupe que d'une touche à la fois, mon cher c. cru: il ne faut pas être trop gourmand à mon âge modérément avancé ! ;-)
Quand je vais à la pêche, je ne tiens qu'une gaule à la fois..."

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 29 septembre 2009

Francis, C Cru est une femme ! Ne recommencez pas le coup de "Nicolas" !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2009

"Zola, qui paraît-il est de gauche, fait bien pire dans l'Argent, que des irresponsables ont mis cette année au programme des concours scientifiques"

Surtout qu'il y avait aussi l'Argent de Péguy, que Cadichon vient justement de citer.

Écrit par : Jeremy | 29 septembre 2009

Maintenant, que l'école participe à la reproduction identique du système de classes, chacun étant prié de rester à sa place, est une autre vérité...que les pédagogues se doivent d'ignorer.

Est-ce qu'une asem qui épouse un inspecteur ex instit promis à un radieux avenir d'ia chamboule le système de classes ?

Écrit par : nicolas | 29 septembre 2009

Pour Yann (!). Trouvé sur www.theflucase.com.

This is the letter of the French doctor with identifying data blanked out:


Monsieur XX,

J'étais convaincu dès le départ d'être face à une fumisterie et que je refuserai
le vaccin. Ma famille s’est moquée de moi jusqu'à hier : Ma belle sœur est au
XX XX d'XX en tant que XXX, elle a eu une réunion où on
les a alerté sur les risques des adjuvants vaccinaux, le mercure mais aussi le
squalène, un dérivé lipidique des requins qui est fortement immuno-réactif, les
médecins bordelais ont tous décidé de refuser le vaccin, du coup mon épouse m'a
donné raison !

D'autres points de réflexion :
* Le vaccin va être dispensé dans au moins 3 centres par DEPARTEMENT, soit
500.000 personnes a vacciner dans 3 centres en 2-3 mois fait le calcul du temps
de queue ! Si tu n'as pas la grippe tu l'attraperas là dans la queue.

* Les flacons seront multidoses, 10 doses, et ne comporteront pas d'indication
du labo d’origine, tu devras d'ailleurs avoir à le rappel dans 3 semaines avec
le MEME LOT pour une bonne traçabilité, on pourra donc retrouver le labo avec le
n° du lot, en fait il y a 5 labos (selon ma belle-sœur), les 3 connus + 2 qui
sont « bidons ».

* Tu devras signer une feuille que tu es volontaire !

* Une infirmière de psychiatrie d'Erstein vient de me raconter que les
"débiles" de la section dépendance mentale viennent d'être vaccinés, je lui ai
annoncé que vaccin n'a pas encore d'AMM : ILS SONT DONC EN TRAIN DE LE TESTER
SUR LES DEBILES MENTAUX !!!

- Le Pr CARRAT dans le PANORAMA DU MEDECIN (pas VOICI ou GALA) a précisé qu'une
vaccination de masse est un non sens et risque de provoquer une vraie mutation
du virus, ce que le Pr CHRISTMANN de Strasbourg pense aussi.

* CE TRUC EST UNE HORREUR : JE REFUSE DE ME FAIRE VACCINER MOI ET MA FAMILLE !

* En ce qui concerne la létalité elle est de 0,05% pour H1N1, pour la grippe
saisonnière elle est de 0,1%, cela laisse rêveur…

* Les ALLEMANDS qui ne sont pas plus cons, n'ont commandé du vaccin que pour 30%
de la population : ils font donc une vaccination CIBLEE, comme les SUISSES (40%)
or NOVARTIS est Suisse...

- Effectivement en 76 les Ricains ont vacciné 50.000.000 de personnes : bilan
500 morts et 5000 cas de paralysies diverses pour une pandémie qui n'a jamais eu
lieu (tu le trouves sur Internet).

Tout cela est une gigantesque intoxication,

------------JE PENSE QU'IL FAUT REFUSER LE VACCIN--------------

Cordialement
Dr XXX

Écrit par : Jean | 29 septembre 2009

Ne recommencez pas le coup de "Nicolas" !!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2009

Quel coup, Christophe ?

Écrit par : nicolas | 29 septembre 2009

"Luc Chatel appelle à plus de clarté, notamment sur les problèmes de maintenance."
C'est vrai ça ! Il faudra encore tenir les enseignants par la main pour les obliger au progrès. Mais qui va le faire ? Ils sont encore tellement nombreux...
Ecrit par : dugong | 29 septembre 2009

La maintenance au pied levé, c'est le propre des systèmes d'exploitation ruinés.

Comme celui du Moloch.

Écrit par : Sitouslesgarsdumonde | 29 septembre 2009

(Je n'ai pas encore lu le chapitre sur la nouvelle de Dostoïevski et l'article n'est pas terminé).

Ecrit par : Robin | 29 septembre 2009

Alain Finkielkraut, lui-même, parle de roman (...ce petit roman haletant et crucial, p.214) pour désigner les Carnets du sous-sol.
Mais à propos, ce blog étant fréquenté par d'éminents spécialistes en la matière, quelle différence peut-on faire entre un court roman et une nouvelle?

Écrit par : buntovchik | 29 septembre 2009

"quelle différence peut-on faire entre un court roman et une nouvelle?"

Un court roman devient une nouvelle quand on y a réduit la part d'insipide. Par exemple, en réduisant l'incipit à l'essentiel au lieu de le tartiner sur tout le texte.

Le sortir en Arial 7 peut jouer aussi assez fortement...

Écrit par : dugong | 29 septembre 2009

Dites donc, Cadichon, vous avez vu ?

Westerwelle (FDP) pour le mariage homo, et Peter Langner (SPD) digne d'une des plus belles sorties homophobes de ces dernières années ("Je ne veux pas d'un homo comme ministre des Affaires étrangères").

C'est à ne plus s'y retrouver, non ? A rebours, et si j'avais été allemand, je crois que j'aurais voté FDP.

Écrit par : Jeremy | 29 septembre 2009

Mais à propos, ce blog étant fréquenté par d'éminents spécialistes en la matière, quelle différence peut-on faire entre un court roman et une nouvelle?
Ecrit par : buntovchik | 29 septembre 2009

Débat lancé par Elsa Triolet dans les Lettres françaises alentour de 1965 - il faudrait que je consulte ma collection.

Écrit par : guy morel | 29 septembre 2009

"Mais à propos, ce blog étant fréquenté par d'éminents spécialistes en la matière, quelle différence peut-on faire entre un court roman et une nouvelle?"
Ecrit par : buntovchik | 29 septembre 2009

En français, la distinction est à peu près impossible — rien de plus subjectif que la taille. Colomba doit être un court roman, et Carmen une nouvelle ?
En anglais, c'est plus confortable, puisqu'entre "novel" (roman) et "short story" (nouvelle), ils ont "novella" ("Un élève doué" — Apt pupil — est une excellente novella de Stephen King extraite du recueil Different seasons). Ils ont même la "short short story", un genre lapîdaire dans lequel s'est illustré par exemple Fredric Brown (Fantômes et farfafouilles, par exemple).
Suis-je clair ?
JPB

Écrit par : brighelli | 29 septembre 2009

Remarquable article de Tahar ben Jelloun dans le Monde (si !)

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/09/26/la-porsche-noire-le-play-boy-et-la-burqa-par-tahar-ben-jelloun_1245524_3232.html

À lire à voix haute, il y a une verve qui passe mieux à l'oral…
JPB

Écrit par : brighelli | 29 septembre 2009

" Quelle différence peut-on faire entre un court roman et une nouvelle ?"

C'est vrai que ce n'est pas facile. Les "short stories" de cinq ou six pages sont évidemment des nouvelles, mais quand on arrive à des textes de cinquante, soixante pages... A moins que la distinction ne réside dans l'écriture : celle de la nouvelle condense au maximum, joue énormément sur l'implicite, comme dans "Hantises", le magnifique recueil de Joyce Carol Oates.

Écrit par : Sylvie Huguet | 29 septembre 2009

@Remarquable article
"Cet individu illustre à lui tout seul toutes les contradictions d'une mentalité de l'âge de pierre avec un pied dans le XXIe siècle. Il utilise les moyens techniques les plus sophistiqués et en même temps traite sa femme comme du bétail."

Il est certain que dans la mesure où l'on pense que la porsche ( de porcherie sans doute ) est un "moyen sophistiqué" d'avoir "un pied dans le XXIe siècle", il y a quelque chose qui cloche. Mais ce quelque chose va très bien avec la femme voilée.
GM
PS. Un peu surpris - pas trop - que les déclarations de Finkie sur les noirs de l'équipe de France de football que j'ai reproduites hier n'aient eu aucun écho ici.

Écrit par : guy morel | 29 septembre 2009

Pas vu — remets-en une couche.
JPB

Écrit par : brighelli | 29 septembre 2009

PS. Un peu surpris - pas trop - que les déclarations de Finkie sur les noirs de l'équipe de France de football que j'ai reproduites hier n'aient eu aucun écho ici.

Ecrit par : guy morel | 29 septembre 2009

Je ne les avais pas vues. Mais enfin il y a eu encore pire, je crois, de la part de Finkielkraut.

Écrit par : Jeremy | 29 septembre 2009

Mais peut-on admettre d'une part que la société ait posé le principe de la nécessité de l'enseignement, qu'elle impose même à tous un certain degré d'instruction élémentaire, et qu'en même temps elle concède au premier venu le droit de disposer comme il l'entendra des enfants qu'il lui aura plu de réunir sous prétexte d'enseignement? Ne serait-ce pas une puérilité ou plutôt un pur non-sens que ce prétendu respect d'une liberté qui serait celle de se moquer de la loi d'abord, et ensuite d'abuser impunément de la faiblesse de l'enfance? Et quelle pire ironie que le nom de liberté donné à cet abus de la force de la part de l'intéressé, à cette abdication de la part de la société qui se résignerait à y assister les bras croisés?
F. Buisson

Merci, Monsieur Buisson !

Écrit par : catmano | 29 septembre 2009

Un court roman devient une nouvelle quand on y a réduit la part d'insipide. Par exemple, en réduisant l'incipit à l'essentiel au lieu de le tartiner sur tout le texte.

Le sortir en Arial 7 peut jouer aussi assez fortement...

Ecrit par : dugong | 29 septembre 2009

Il faut des cours de remédiation pour Dugong. En plus, il a souvent des problèmes d'expression, notamment de liaison entre ses phrases, de coordination, de subordination. Ici c'est peu flagrant, c'est vrai.

Écrit par : et ou ni mais or car | 29 septembre 2009

PS. Un peu surpris - pas trop - que les déclarations de Finkie sur les noirs de l'équipe de France de football que j'ai reproduites hier n'aient eu aucun écho ici.

Ecrit par : guy morel | 29 septembre 2009

C'est la face noire (si l'on peut dire) de finkielkraut ; il est passionnant quand il parle de littérature, il est stupide et détestable quand il joue au sociologue.

Écrit par : Japhet | 29 septembre 2009

C'est la face noire (si l'on peut dire) de finkielkraut ; il est passionnant quand il parle de littérature, il est stupide et détestable quand il joue au sociologue.

Ecrit par : Japhet | 29 septembre 2009

Très bien dit !

Écrit par : Jeremy | 29 septembre 2009

Pas vu — remets-en une couche.
JPB
Ecrit par : brighelli | 29 septembre 2009

À ton service :

http://www.planetenonviolence.org/Finkielkraut-et-violences-urbaines-Traduction-integrale-de-l-interview-du-Haaretz_a309.html

Écrit par : guy morel | 29 septembre 2009

L'Education nationale est une grande famille, elle reconnaîtra les siens ...

Écrit par : iPidiblue alteréducateur | 29 septembre 2009

Les déclarations de Finkielkraut sur les Noirs de l'équipe de France me paraissent de l'ordre de la boutade - douteuse, d'accord, mais de là à délégitimer l'ensemble de sa réflexion...
Bon, je suppose que je vais me faire insulter...

Écrit par : Sylvie Huguet | 29 septembre 2009

Les déclarations de Finkielkraut sur les Noirs de l'équipe de France me paraissent de l'ordre de la boutade - douteuse, d'accord, mais de là à délégitimer l'ensemble de sa réflexion...
Bon, je suppose que je vais me faire insulter...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 29 septembre 2009
---
Mais non, Sylvie ! Il n'y a que des cœurs d'or qui s'expriment sur le blog de JPB. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 29 septembre 2009

Je me demande bien pourquoi Claude Allègre avait choisi de comparer l'Education nationale au fameux mammouth laineux de la préhistoire ?

Moi elle me fait plutôt penser à la série télévisée de "La petite maison dans la prairie", de courts psychodrames qui se terminent toujours bien ! C'est peut-être le côté grand bol d'air frais ou bien alors mon innocence qui me fait galoper ainsi au milieu des herbes follettes ...

Écrit par : iPidiblue Educatix-Park | 29 septembre 2009

C'est très curieux, cette interview. En fait, elle me paraît caviardée — des déclarations possibles (sur Israël ou l'islamisme), et d'autres très improbables (quand avez-vous entendu Finkielkraut s'exprimer ainsi, stylistiquement parlant ? Il a un côté précieux, dans l'expression et là, il parle drôlement "peuple"…)
Quant au site, il est extrêmement tendancieux — pour ne pas dire plus.
JPB

Écrit par : brighelli | 29 septembre 2009

"Mais ce quelque chose va très bien avec la femme voilée."

Et si on en rabattait un peu sur TBJ ?

Si la frontière entre nouvelle et roman court est bien floue, la frontière entre proclamation du respect des "traditions" et exploitation sociale des petites filles du bled l'est, semble-t-il, encore plus

On (re)lira (à voix basse) la réponse que Stefen Smith fit sur cette délicate question:

http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_432/html_432/verite.html

Écrit par : dugong | 29 septembre 2009

C'est la face noire (si l'on peut dire) de finkielkraut ; il est passionnant quand il parle de littérature, il est stupide et détestable quand il joue au sociologue.

Ecrit par : Japhet | 29 septembre 2009

Très bien dit !

Ecrit par : Jeremy | 29 septembre 2009

Le problème -- et c'est une vraie question, pas un joke de ma part -- est de savoir s'il y a chez lui une "schizophrénie" dans le positionnement philosophique ("Ce n'est pas moi qui ai dit cela", telle a été sa réaction devant ses propos footeux, ce qui signifie, je crois, qu'il ne s'est pas "reconnu" dans ses propres propos), ou s'il est cohérent à l'intérieur de son propre système.
En d'autres termes et sans jeux de mots, sa défense de l'école est-elle toujours très claire ?
Ce qu'il écrit sur le roman est effectivement admirable, et d'une grande intelligence. Comment la même personne peut-elle dire des âneries (pardon, Bongo) racistes aussi navrantes ? Certes, on sait depuis Proust que le moi qui vit et le moi qui écrit sont deux personnes différentes. Le hic, c'est que notre mécontemporain préféré est un personnage public, et que ce qu'il dit sur les noirs ou les banlieues discrédite ce qu'il peut y avoir de positif dans son propos sur l'école, la transmission, la littérature ou les humanités.
Bref, le pb avec Finkie, c'est qu'on aimerait bien qu'il soit républicain tout le temps et sur tous les fronts. Je veux dire par là que son discours sur l'école républicaine semble souvent s'arrêter à la sortie de la dite école : quid de la défense du modèle social français ou du service public, par exemple ? Càd, actuellement, quid de la défense de la poste ? Et ce n'est pas, ou pas seulement, une histoire de droite et de gauche : les seuls vrais gaullistes qui restent (Dupont-Aignan) sont très investis dans la défense du service public. C'est une question de cohérence dans le positionnement.
Autre exemple : peut-on à la fois défendre l'école comme le fait A.F. et avoir en 2003 soutenu Luc Ferry, l'un des plus mauvais ministres de l'ed nat après Allègre ?
Bref : Finky m'intéresse souvent et m'irrite souvent. Il est très stimulant parce que, justement, il est irritant.
Mais il faut faire avec sa pensée et ses jugements ce qu'il fait lui-même avec ceux d'autrui, càd être critique, (ce qui ne veut pas dire critiquer pour le plaisir de critiquer...), dans la tradition des Lumières qui est justement celle dont il se réclame. Ce serait une erreur de faire d'A.F. notre gourou -- laissons les gourous aux pédagos, avec Meirieu and co.
P.S. Entendu voici qq mn l'ineffable Luc Ferry sur Inter dans l'émission d'Yves Calvi. Il appelle à agir contre la montée de l'illettrisme, avec des trémolos dans la voix et une vertueuse indignation. Il faisait quoi dans le gouvernement Raffarin, ce garçon, déjà ?
Y'a des gars qui n'ont pas honte... Oui, les Français ont la mémoire courte.

Écrit par : Françoise Guichard | 29 septembre 2009

[... ] (selon ma belle-sœur) [... ]

Ecrit par : Jean | 29 septembre 2009

........ ;o))

Écrit par : yann | 29 septembre 2009

Beaucoup d'âmes "grises' ont été évoquées aujourd'hui :

En vrac : Finkielkraut, Tahar Ben Jelloun, Peter Langner, Polanski, …

Voulons nous des saints authentifiés ? Et si oui, par qui ?

Écrit par : dugong | 29 septembre 2009

Pour Jean
Les médecins qui ne se vaccinent pas
"On n’a pas assez de recul". Ou «Jje préfère avoir la grippe que prendre le risque du vaccin».Voire:«On ne sait pas tout.» Ou encore :«Et puis il y a ces adjuvants que l’on met pour favoriser la réponse immunitaire, ce n’est pas sain.»

Non, ce ne sont pas des patients qui parlent, mais des médecins qui font part de leurs hésitations. Et ils sont, de fait, relativement nombreux. Selon un sondage publié le 21 septembre dans le Quotidien du médecin, les médecins libéraux rechignent à participer aux plans de vaccination : seuls 42% sont prêts à se porter volontaires. Bizarre… Les médecins seraient-ils comme tout le monde, aussi sensibles à l’air du temps qu’aux vieilles controverses sur l’intérêt du vaccin .

D’abord, un rappel : cette réticence n’est pas franchement nouvelle. Selon l’espace éthique des hôpitaux de Paris, ces données sur le vaccin pandémique sont à mettre en parallèle avec celles, bien connues, sur le vaccin contre la grippe saisonnière. «Seulement 40% des répondants se sont fait vacciner au cours des trois dernières saisons grippales. Les médecins qui se sont fait systématiquement vacciner contre la grippe saisonnière sont globalement les mêmes que ceux qui déclarent être sûrs de vouloir se faire vacciner contre le virus de la grippe A (H1N1).

De fait, les soignants n’ont jamais été les bons élèves de la vaccination. Les raisons ? Elles sont multiples. Les médecins n’aiment pas trop les ordres venus d’en haut. Et encore moins ceux des pouvoirs publics. Dans leur histoire, ils ont toujours rechigné à obéir à des injonctions thérapeutiques. Et la problématique de la vaccination confirme cette méfiance. Comme s’il s’agissait de leurs libertés, et non pas d’une question de santé publique. «Cela va fournir du grain à moudre à nos décideurs de santé pour nous contrôler encore plus», analyse un médecin généraliste. Au point que le syndicat de médecins généralistes, MG-France,qui a organisé récemment une conférence de presse sur la pandemie, n’a pas pas osé lancer «un appel à la vaccination"

Mais ce qui n’en finit pas d’interroger, c’est que cette vaccination est aussi faite pour les autres. Non pas seulement pour se protéger, mais aussi pour ne pas contaminer les patients. Comme le rappelle Louis Puybasset, professeur de médecine à la Pitié, «l’éthique professionnelle impose à un soignant de se demander d’abord ce qu’il doit faire pour les patients dont il a la charge, avant de penser à sa situation personnelle». Surprenant qu’en ces temps pandémiques, il faille le répéter.

Eri Favereau

Écrit par : retraitée | 29 septembre 2009

Quant au site, il est extrêmement tendancieux — pour ne pas dire plus.
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 septembre 2009

Pour ne pas faire de peine à Morel, sans doute ?

Tenez, un petit échantillon gratuit pris au hasard : "SarkoSionisme: Le Quai D'Orsay Un Nid D'Agents Sionistes

Les Sionistes s'emparent d'un nouveau poste sous tutelle du Quai d'Orsay avec la nomination de Valerie Hoffenberg, la Présidente du bureau français de l'Américan Jewish Committee - AJC un puissant Lobby communautariste sioniste américain qui a 6 bureaux en Europe dont un en France -au poste de représentante spéciale de la France pour la dimension économique, culturelle, commerciale, éducative et environnementale du processus de paix au Proche-Orient. "

Tendancieux, disiez-vous ?

Écrit par : yann | 29 septembre 2009

J'ai entendu Luc Ferry sur France inter, de 17 h à 18 h.
Il vient d'écrire un livre, chez Odile Jacob :
"Pour lutter contre l'illettrisme".
Il prétend qu'il suffirait de dédoubler le CP dans les quartiers difficiles (quartiers difficiles : ceux où 80 % des enfants n'arrivent pas à lire à la fin du CP) pour résoudre la difficulté d'apprentissage de la lecture.
Il me semble que cela a déjà été fait sans grand résultat. (Il prétend le contraire.)

Une fois de plus, je m'interroge : le problème se situe-t-il réellement à ce niveau?

Il a parlé, lui aussi, des évaluations PISA, et de la Finlande : il croit dur comme fer à la supériorité du système finlandais.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 29 septembre 2009

C'est la face noire (si l'on peut dire) de finkielkraut ; il est passionnant quand il parle de littérature, il est stupide et détestable quand il joue au sociologue.
Ecrit par : Japhet | 29 septembre 2009

Très bien dit !
Ecrit par : Jeremy | 29 septembre 2009

Le problème -- et c'est une vraie question, pas un joke de ma part -- est de savoir s'il y a chez lui une "schizophrénie" dans le positionnement philosophique. [...]
Ecrit par : Françoise Guichard | 29 septembre 2009

Il a raison sur certains points, et il est complétement allumé sur d'autres. Ils sont un peu tous comme ça, non ?

Finkielkraut a démontré philosophiquement en 1999 les horribles ravages sociaux et civilisationnels que le Pacs allait provoquer, comme Kant dans les Fondements de la métaphysique des moeurs prouvait par le droit des peuples que les jeunes ne devaient pas coucher avant le mariage. Pour moi, c'est le genre de débilité qui décrédibilise complètement l'ahuri qui se prend pour un génie.

Quant à Dupont-Aignan, cité comme républicain, il a voté contre le Pacs, que je sache. Il y a des votes instructifs.

Écrit par : Jeremy | 29 septembre 2009

Quant à Ferry, il cumule : opposé au Pacs et au droit de mourir dans la dignité, intellectuellement malhonnête quand il s'agit défendre son bilan, philosophe bon teint qui mettait ses enfants dans le privé, soutien inconditionnel des Frères Bogdanov... Pourquoi y-a-t-il encore des gens qui l'écoutent ?

Écrit par : Jeremy | 29 septembre 2009

Ils ont même la "short short story", un genre lapîdaire dans lequel s'est illustré par exemple Fredric Brown (Fantômes et farfafouilles, par exemple).
Suis-je clair ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 septembre 2009
---
Parfaitement clair.
J'en ai lu une d'une page. Elle a été écrite par son auteur sur un plateau de télévision, en une demi-heure environ, alors qu'il était interrogé par deux journalistes qui lui demandaient comment il faisait pour trouver ses idées de nouvelles (de science-fiction). Il répondit imprudemment :"Ça me vient pour un oui ou pour un non, n'importe quoi peut me suggérer une idée." Il fut alors mis au défi d'en écrire une sur le plateau. Mais il releva le défi et les deux journalistes poursuivirent la discussion, tout en interrogeant l'auteur pour le déstabiliser, sans succès. L'auteur avait prévu (avoua-t-il dans un recueil de ses nouvelles réunies par lui) que ses propos, toujours teintés de vantardise, lui vaudraient un tel défi. Comme il savait sur quoi porterait l'interview, il dit qu'il pouvait écrire au pied levé une nouvelle sur ce sujet. Dans son recueil, il fait précéder chaque nouvelle d'une présentation de la genèse de ladite nouvelle. En l'occurrence, il met un texte de présentation aussi long que la nouvelle elle-même, expliquant ce que je viens de raconter !
Très amusant.
C'est en anglais. Je pourrais mettre ces deux pages ici. Mais est-ce autorisé ?

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 29 septembre 2009

Voulons nous des saints authentifiés ? Et si oui, par qui ?

Ecrit par : dugong | 29 septembre 2009


Ben oui ! Imhad Lahoud agrégé de mathématiques depuis août 2009 et votre collègue dans un lycée parisien depuis la rentrée !

Écrit par : iPidiblue et les cent mille vierges | 29 septembre 2009

Pas vu — remets-en une couche.JPB
Ecrit par : brighelli | 29 septembre 2009
À ton service :
http://www.planetenonviolence.org/Finkielkraut-et-violences-urbaines-Traduction-integrale-de-l-interview-du-Haaretz_a309.html
Ecrit par : guy morel | 29 septembre 2009



"En fait, l’équipe nationale aujourd’hui est noir – noir – noir, ce qui provoque le ridicule à travers toute l’Europe.[...] l’équipe française nationale de football est composée presque exclusivement de joueurs noirs."
"De toute façon, cette équipe est perçue comme un symbole d’une société ouverte, multiethnique et ainsi de suite."

Noire - noire - noire, exclusivement noire ET symbole d'une société multiethnique ? pas très cohérent, Finkielkraut.
Ah, mais non, suis-je bête, il parle des différentes ethnies africaines...

Au delà des propos de Finkielkraut, ce qui me gêne, c'est la manière dont l'article du Haaretz le présente :

"Son statut de porte parole clé au sein de la communauté juive en France s’est accru, particulièrement depuis qu’il a commencé à animer une émission hebdomadaire sur radio RJC l’une des 4 radios juives du pays."


@ TotoWeininger
Mon adresse mèèèl
Guy.morel314@orange.fr
Histoire de s'échanger nos tel et de pouvoir causer.
Ecrit par : guy morel | 29 septembre 2009

Je viens de vous mèèèler de ce qui nous regarde.

Écrit par : TotoWeininger | 29 septembre 2009

"Bref : Finky m'intéresse souvent et m'irrite souvent. Il est très stimulant parce que, justement, il est irritant.
Mais il faut faire avec sa pensée et ses jugements ce qu'il fait lui-même avec ceux d'autrui, càd être critique, (ce qui ne veut pas dire critiquer pour le plaisir de critiquer...), dans la tradition des Lumières qui est justement celle dont il se réclame. Ce serait une erreur de faire d'A.F. notre gourou -- laissons les gourous aux pédagos, avec Meirieu and co. "

On peut lire avec profit les pages qu'Ivan Segré consacre à Finkie dans "La réaction philosémite" et "penser Auschwitz"

Écrit par : Retraitée | 29 septembre 2009

Je voudrais tout de même préciser que Finkielkraut s'est expliqué sur cette interview litigieuse, et s'est plaint que les journalistes aient trahi ses propos. Il y a eu toute une polémique, qui depuis a fait long feu.
Par ailleurs, sur la question de l'intégration des immigrés, sa position est-elle si différente de celle de Malika Sorel, cette jeune Française d'origine algérienne qu'on a entendue à Répliques, et dont on a dit grand bien ici-même?
Ce qui ne veut pas dire que Finkie ait toujours raison sur tous les sujets.

Écrit par : Sylvie Huguet | 29 septembre 2009

Mémoire courte (suite) :

Dépêche AFP : Mardi, l'eurodéputé Vert et ancien leader de la révolte étudiante de mai 68 Daniel Cohn-Bendit a critiqué le soutien officiel de la France au cinéaste franco-polonais Roman Polanski , interpellé sur mandat américain.
"Il y a eu viol sur une jeune fille de 13 ans (...). C'est un problème de justice et je trouve qu'un ministre de la Culture, même s'il s'appelle Mitterrand, devrait dire: j'attends de voir les dossiers", a estimé Daniel Cohn-Bendit.

Comme disait ma grand-mère dans le Luberon, c'est l'Hôpital qui se moque de la Charité.

Écrit par : Françoise Guichard | 29 septembre 2009

"Michel Onfray est-il un modèle de rigueur intellectuelle? Ce n'est pas vraiment le cas de son Traité d'Athéologie, malgré un sujet intéressant.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 septembre 2009

Il est beaucoup plus intéressant quand il ne parle pas de religion, sujet où il perd la mesure. Et qui n'a pas besoin de lui pour se déconsidérer.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 29 septembre 2009

En philosophie il se comporte en philosophe et sait captiver un auditoire, c'est un bon pédagogue.
En religion et en politique, plus généralement, il agit en activiste, et son discours perd rigueur intellectuelle et efficacité, en passant au mode polémique, sauf auprès des groupies. Comme Michael Moore, bon cinéaste sauf quand il se mêle de politique et atteint alors des sommets de crétinerie. Son film sur les systèmes de santé plombe au moins autant le plan Obama que les lobbies de l'industrie pharmaceutiques et des assurances. With friends like that, your enemies can relax.

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""C'est joliment écrit, mais "l'élémentarisation des savoirs savants", cela rappelle fâcheusement la transposition didactique chère à nos didacticiens."""
Ce n'est pas joliment écrit, c'est mot à mot les termes de Condorcet, mais pour le savoir il faut l'avoir lu. Et il est évident alors que rien n'est plus étranger à la pensée de Condorcet que les élucubrations pédagogistes.

""""Le corpus proprement pédagogique du DP montre que le "principe sacré" n'est pas du tout une "élémentarisation des savoirs savants" mais une instruction d'une part non bornée aux rudiments ( ça c'est le socle que l'on trouve déjà chez Thiers et Falloux), d'autre part conçue comme formation intellectuelle.
Voir l'article Instruction publique du DP, l'article Intuition etc.
Ecrit par : guy morel | 29 septembre 2009
Je ne veux pas faire une querelle d'exégète, mais c'est justement la distinction entre le rudiment et l'élément qui est au coeur du principe d'élémentarisation car seul le second est "gros de l'ultérieur"!!priorité du cheminement du simple au complexe et non l'inverse, etc.

Rien à voir avec les lubies didacticiennes...C'est même le contraire de ce qu'ils prônent
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Curieux dogme (un axiome socialement indiscutable) tout de même que celui-ci que nous rappelle Cadichon et qui nous fait marcher depuis 2 siècles: le bon peuple est cette catégorie de gens aveugles et ignorants qu'une autre catégorie de gens intelligents, éclairés, instruits et cultivés a charge d'extirper de son état d'ignorance substantielle.
Tout le monde voit que la condition principale pour que ce schéma fonctionne est que le peuple produise les signes évidents de son état d'ignorance et la classe des gens lucides les signes supérieurs de son intelligence.
Deux siècles après la Révolution à cause de l'élévation considérable du niveau d'intelligence et de culture des français il convient désormais d'enseigner à l'école l'ignorance de sorte que le schéma initial puisse fonctionner. Sinon, comment la classe des gens chargés de l'éclairage public gagnerait-elle honnêtement sa croûte?
Maintenant, que l'école participe à la reproduction identique du système de classes, chacun étant prié de rester à sa place, est une autre vérité...que les pédagogues se doivent d'ignorer.
Ecrit par : marigot | 29 septembre 2009


Rappel historique nécessaire, de toute évidence:
Si l'alphabétisation de la population avait progressé considérablement, de la fin du 18e s. à celle du 19e, la réflexion de Condorcet et sa théorie de l'Instruction publique gardaient cohérence et validité et c'est là tout le sens du fameux discours de Jules Ferry, salle Molière, en avril 1870, (la date n'est pas anodine car c'est avant Sedan), sur la nécessité d'instaurer l'égalité de dignité en éradiquant l'inégalité d'instruction, "la denière, la plus redoutable des inégalités qui viennent de la naissance", et "pour qu'une certaine éducation soit donnée à celui qu'on appelait autrefois un inférieur, à celui qu'on appelle encore un ouvrier, de façon à lui inspirer ou à lui rendre sa dignité".

Ferry considérait, comme Condorcet qui l'apprit au prix de sa vie, que l'égalité des conditions était purement rhétorique, une utopie criminogène. Il voulait rendre les hommes égaux, mais dans leurs droits et leur dignité, et leur enseigner une morale commune. Préoccupation d'ordre moral et juridique pour cet avocat qui ne se préoccupait pas de mobilité sociale et renvoyait dos à dos les deux Internationales, "la noire et la rouge".
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bis repetita placet
pour prolonger les liens de guy morel
http://www.mezetulle.net/article-36232271.html

Ecrit par : désolé | 29 septembre 2009

Désolée, désolé, mais Jacques Muglioni avait dit la même chose ( "La gauche a trahi l'école"), et bien mieux, il y a près de vingt ans...http://www.sauv.net/muglioni.htm


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Dites donc, Cadichon, vous avez vu ?
Westerwelle (FDP) pour le mariage homo, et Peter Langner (SPD) digne d'une des plus belles sorties homophobes de ces dernières années ("Je ne veux pas d'un homo comme ministre des Affaires étrangères").
C'est à ne plus s'y retrouver, non ? A rebours, et si j'avais été allemand, je crois que j'aurais voté FDP.
Ecrit par : Jeremy | 29 septembre 2009

Comme quoi un bienfait n'arrive jamais seul...et vous n'êtes pas Allemand.

Écrit par : Cadichon | 29 septembre 2009

et ou ni mais or car a écrit : "Il faut des cours de remédiation pour Dugong. En plus, il a souvent des problèmes d'expression, notamment de liaison entre ses phrases, de coordination, de subordination."

Je suis désolé de vous compliquer ainsi la tâche dans vos tentatives d'analyse textuelle déconstructive de mes productions locales.

Je suis sûr que vous vous acquittez très bien de ce travail ancillaire et ingrat qui, comme vous y contribuez, rendra peut-être mes textes accessibles à un plus grand nombre.

Écrit par : dugong | 29 septembre 2009

c’est que cette vaccination est aussi faite pour les autres. Non pas seulement pour se protéger, mais aussi pour ne pas contaminer les patients.
Eric Favereau

(transmis par Retraitée)

"cette vaccination est faite... pour ne pas contaminer les patients"
Purement grotesque!

Écrit par : Jean | 29 septembre 2009

"Ce serait une erreur de faire d'A.F. notre gourou -- laissons les gourous aux pédagos, avec Meirieu and co.
Ecrit par : Françoise Guichard | 29 septembre 2009"

Mais nombreux sont ceux qui ont besoin de croire.

F. Buisson, peut-être ?

Et ne me dites pas qu'il aurait eu des tentations pédophiles dans sa jeunesse.

Écrit par : dugong | 29 septembre 2009

http://www.facebook.com/topic.php?uid=83472917978&topic=11309

Bien que hors sujet, dans le doute, je livre ceci à la réflexion de chacun.
Pourrions-nous être obligés d'être vaccinés pour enseigner?

Écrit par : Passant | 29 septembre 2009

Comme disait ma grand-mère dans le Luberon,

Ecrit par : Françoise Guichard | 29 septembre 2009

Martine Aubry ?

Écrit par : yann | 29 septembre 2009

J'ai entendu Luc Ferry sur France inter, de 17 h à 18 h.
Il vient d'écrire un livre, chez Odile Jacob :
"Pour lutter contre l'illettrisme".
Il prétend qu'il suffirait de dédoubler le CP dans les quartiers difficiles (quartiers difficiles : ceux où 80 % des enfants n'arrivent pas à lire à la fin du CP) pour résoudre la difficulté d'apprentissage de la lecture.
Il me semble que cela a déjà été fait sans grand résultat. (Il prétend le contraire.)

Une fois de plus, je m'interroge : le problème se situe-t-il réellement à ce niveau?

Il a parlé, lui aussi, des évaluations PISA, et de la Finlande : il croit dur comme fer à la supériorité du système finlandais.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 29 septembre 2009

L'illettrisme est une fadaise qui permet de filer du fric à des gens qui se fichent du monde. Le marché porteur de l'ignorance. Soyons sérieux : dans un pays bien ordonné, Luc Ferry occuperait un emploi sous qualifié. Et le PDG de France-Télécom serait nettoyeur de surface.

Écrit par : guy morel | 29 septembre 2009

Je ne veux pas faire une querelle d'exégète, mais c'est justement la distinction entre le rudiment et l'élément qui est au coeur du principe d'élémentarisation car seul le second est "gros de l'ultérieur"!!priorité du cheminement du simple au complexe et non l'inverse, etc.

Rien à voir avec les lubies didacticiennes...C'est même le contraire de ce qu'ils prônent,
écrit Cadichon, en esquivant ce qu'elle a du mal à suivre, comme d'habitude.
"Le gros de l'ultérieur", le "simple au complexe"...du bruit.

Écrit par : guy morel | 29 septembre 2009

"Et le PDG de France-Télécom serait nettoyeur de surface."

Trop stigmatisant.

"les tâches * ménagères ne sont pourtant pas sans noblesse."

* les taches non plus. Surtout si elles proviennent de porcs distingués

Écrit par : dugong | 29 septembre 2009

Comme disait ma grand-mère dans le Luberon,
Ecrit par : Françoise Guichard | 29 septembre 2009

Martine Aubry ?
Ecrit par : yann | 29 septembre 2009

Non, Aubry a dit (sans rire) qu'elle était basque !

Écrit par : Jeremy | 29 septembre 2009

Non, Aubry a dit (sans rire) qu'elle était basque !

Ecrit par : Jeremy | 29 septembre 2009

Elle est basque du derrière ?

Écrit par : iPidiblue taille mannequin | 29 septembre 2009

"Le sortir en Arial 7 peut jouer aussi assez fortement..."

Ecrit par : dugong | 29 septembre 2009

Dugong, si vous n'existiez pas, il faudrait vous inventer ! Vous êtes un puissant antidote contre la mélancolie ! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2009

Pourrions-nous être obligés d'être vaccinés pour enseigner?

Ecrit par : Passant | 29 septembre 2009

On ne peut pas d'emblée exclure la chose, en dépit de la législation* dont rien n'empêcherait de suspendre l'application pour une durée déterminée ou indéterminée. On change bien la Constitution chaque fois que celle-ci fait barrage. Il suffit de décréter l'état d'urgence dont les dispositions coiffent les textes en vigueur.

*mentionnée sur le fil précédent, je crois.

Écrit par : Magister | 29 septembre 2009

PS. Un peu surpris - pas trop - que les déclarations de Finkie sur les noirs de l'équipe de France de football que j'ai reproduites hier n'aient eu aucun écho ici.
Ecrit par : guy morel | 29 septembre 2009

C'est la face noire (si l'on peut dire) de finkielkraut ; il est passionnant quand il parle de littérature, il est stupide et détestable quand il joue au sociologue.
Ecrit par : Japhet | 29 septembre 2009

Très bien dit !
Ecrit par : Jeremy | 29 septembre 2009

Les déclarations de Finkielkraut sur les Noirs de l'équipe de France me paraissent de l'ordre de la boutade - douteuse, d'accord, mais de là à délégitimer l'ensemble de sa réflexion...
Bon, je suppose que je vais me faire insulter...
Ecrit par : Sylvie Huguet | 29 septembre 2009

Pas par moi, car je me contente de recopier votre post, par paresse. J'allais juste ajouter (un peu trop vite n'ayant pas lu la suite) qu'il était heureux que les procès d'intention qui lui sont faits ne trouvaient guère d'écho ici.

Je l'ai entendu il y a plusieurs années s'expliquer lors d'une conf' organisée par les associations juives du campus sur cette minable affaire de Haaretz. Il ne parle pas l'hébreu et la traduction de l'interview avait travesti ses paroles. Il n'eut aucune peine à nous convaincre de l'intention de lui nuire qui ressortait de la transcription.
Il a tenté de se justifier en France mais après un certain temps de clameur dans le désert, il a laissé hurler les chacals.
Quiconque remet encore cela sur le tapis aujourd'hui n'a droit qu'au profond mépris que méritent diabolisation et mauvais esprit, et mauvais procès aussi.


Je nuance également la critique qui lui est faite de réserver son combat public à la débâcle de l'enseignement, et dans le domaine de la littérature en particulier, au lieu de ferrailler aussi sur le front " de la défense du modèle social français ou du service public, par exemple ? Càd, actuellement, quid de la défense de la poste ?..... C'est une question de cohérence dans le positionnement.
Ecrit par : Françoise Guichard | 29 septembre 2009

Non, il me semble que c'est avant tout une question de partage des compétences et Finkie se distingue, justement et c'est tout à son honneur, d'un Michel Onfray.
Un prof de philo peut disserter avec compétence sur l'école mais a droit à notre respect au contraire quand il s'abstient de le faire sur d'autres sujets. Chacun son métier, axiome rarement respecté par les intellectuels et c'est pour cela qu'ils disent tant de conneries.

Finkie a l'intelligence de laisser non seulement d'autres philosophes, mais aussi des chanteurs, des metteurs en scène ou des actrices comme Cotillard, s'exprimer sur la politique étrangère ou les conflits sociaux...mais le ridicule ne les tue point et pourvu qu'on parle d'eux, qu'importe la sottise du propos.

En plus, quand il se mêle de donner son avis sur des problèmes socio-économiques, et comme dans ce domaine il ne hurle pas avec les loups de l'intellocratie, il s'en prend plein la gueule pour pas un rond.(cf ce que lui balance je ne sais plus qui, quelques posts plus haut)

Je rejoins entièrement F. Guichard en revanche sur le culot de Cohn-Bendit, qui n'a rien de surprenant.
-----------------
C'est en anglais. Je pourrais mettre ces deux pages ici. Mais est-ce autorisé ?
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 29 septembre 2009

c'est non seulement autorisé, car ici il y a vraiment peu d'interdits, mais recommandé, car toutes les occasions sont bonnes de lire dans le texte et cela évite les erreurs de traduction.
Au fait, la groupie de Jane Austen est toujours à votre disposition.

Écrit par : Cadichon | 29 septembre 2009

@ Dugong
"Je suis désolé de vous compliquer ainsi la tâche dans vos tentatives d'analyse textuelle déconstructive de mes productions locales. "

Un peu trop lourd.

Écrit par : ortho de retour | 29 septembre 2009

C'est en anglais. Je pourrais mettre ces deux pages ici. Mais est-ce autorisé ?

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 29 septembre 2009

Certainement, Francis ! Si on ne comprend pas tout, vous nous ferez la traduction. J'adore Fredric Brown, spécialement "Fantômes et farfafouilles". Je donne à lire bon nombre de ses nouvelles à mes élèves, surtout en quatrième.

Pour ce qui est de la distinction roman/nouvelle, je dirais que que la différence tient dans le tissage des détails, des indices. Tout y est sans rien de trop. C'est un genre que j'aime particulièrement, surtout les nouvelles du XIXe. "La Vénus d'Ille" de Mérimée, par exemple. Un parangon du genre. Et Maupassant, bien sûr. Un maître.

J'ai eu le plaisir de voir réédités dernièrement les "Contes glacés" de J. Sternberg. Je vous les recommande si vous ne les avez pas lus.

Écrit par : Marilyse | 29 septembre 2009

"Comme disait ma grand-mère dans le Luberon, c'est l'Hôpital qui se moque de la Charité."

Ecrit par : Françoise Guichard | 29 septembre 2009

Françoise, c'est indigne de vous ! :-(
DCB n'a jamais été soupçonné de viol.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2009

Soyons sérieux : dans un pays bien ordonné, Luc Ferry occuperait un emploi sous qualifié. Et le PDG de France-Télécom serait nettoyeur de surface.
Ecrit par : guy morel | 29 septembre 2009

En Corée du nord ou à Cuba, no doubt.

y n'en loupe pas une GM!comme quoi, on ne se refait pas.

Écrit par : Cadichon | 29 septembre 2009

"Bref, le pb avec Finkie, c'est qu'on aimerait bien qu'il soit républicain tout le temps et sur tous les fronts."

Ecrit par : Françoise Guichard | 29 septembre 2009

Oui, en s'élevant, par exemple, sur la manière dont les joueurs africains sont "sélectionnés" sur place. Il y a sûrement un magnifique travail d'investigation, (et d'analyse), à faire.
Si Finkie ne s'en sort pas tout seul, il pourra demander un coup de main à Eric Besson ?

Écrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2009

En Corée du nord ou à Cuba, no doubt.

y n'en loupe pas une GM!comme quoi, on ne se refait pas.

Ecrit par : Cadichon | 29 septembre 2009

Guy norcit le trait. Mais je comprends très bien ce qu'il veut dire !
En tous cas, Jean-Marc Sylvestre serait "salarié de base" dans un PMU, en lieu et place d'avoir des tribunes un peu partout. C'est une honte.
Mais peut-être qu'en Corée du Nord, il serait bras droit de Kim Jong Il ? L'argent n'ayant assurément pas d'odeur !

Écrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2009

"Un peu trop lourd"

Si c'est un peu trop lourd pour vous, travaillez donc sur les modes d'emploi de Pif Gadget.

Ce serait innovant et utile.

Écrit par : dugong | 29 septembre 2009

"Le Conseil national de l’Ordre des médecins demande aux médecins de se faire vacciner, d’inciter leurs patients à se faire vacciner, et les encourage vivement à être vaccinateurs.

La participation des médecins aux actions de santé publique est un devoir déontologique."

22 sept. 2009

Il faut savoir que la vaccination a valeur de sacrement et que tout médecin (en France notamment) la remettant en cause encourt le risque de se faire excommunier, donc d'être radié de l'Ordre. Malgré cela, de plus en plus de médecins et de scientifiques prennent leurs distances avec une pratique controversée.

Écrit par : Magister | 29 septembre 2009

http://www.syndicat-magistrature.org/IMG/pdf/Pandemie_grippale_text_Word6_.pdf

Y a-t-il un éminent juriste qui pourrait nous dire quelle est la finalité réelle de ces textes récents qui semblent réduire étrangement les libertés au nom de "la crise sanitaire grave"?

Écrit par : Jean | 29 septembre 2009

Y a-t-il un éminent juriste qui pourrait nous dire quelle est la finalité réelle de ces textes récents qui semblent réduire étrangement les libertés au nom de "la crise sanitaire grave"?

Ecrit par : Jean | 29 septembre 2009

Allez, un prof de droit qui passerait dans le coin...

Écrit par : Magister | 29 septembre 2009

Comme disait ma grand-mère dans le Luberon, c'est l'Hôpital qui se moque de la Charité."

Ecrit par : Françoise Guichard | 29 septembre 2009

Françoise, c'est indigne de vous ! :-(
DCB n'a jamais été soupçonné de viol.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2009

Certes, mais ce gros niaï, comme on dit toujours dans le Luberon, s'est débrouillé, histoire de heurter le bourgeois, (lequel du reste en a vu d'autres), de faire l'éloge de la pédophilie dans un des opuscules libertaro-spontex qu'il a pondus du temps où il expérimentait en Allemagne les garderies alternatives.
Il ne faut pas qu'il s'étonne qu'on lui ressorte ad nauseam cette casserole : le boomerang revient fatalement aux pieds de son maître. Ou, si vous préférez : quand on joue au khon, on gagne toujours. Ou encore : si on crache en l'air, cela vous retombe fatalement sur la g... Car "la loi de la pesanteur est dure, mais c'est la loi" (G. Brassens).
Je ne suis même pas sûre qu'il ait vraiment laissé des gamins farfouiller dans sa braguette : c'était de la posture, histoire de la jouer rebelle et d'effaroucher les ligues de vertu. Evidemment, ensuite, quand on veut jouer les politiciens "responsaples", ça détone.
Tout cela pour dire que, en de telles circonstances, il ferait mieux de garder le profil bas, s'il est capable, une fois dans sa vie, de se taire.
En fait, c'était surtout une erreur d'analyse politique de première grandeur, que de croire que les enfants étaient une minorité opprimée, et que la libération sexuelle faisait partie de leur émancipation. Même erreur chez le jeune Roman Polanski, du reste : croire qu'une nymphette de 13 ans (qui, inter nos, ne devait pas exactement être tombée de la dernière pluie) est une femme adulte et consentante. Syndrome de Lolita...

Écrit par : Françoise Guichard | 29 septembre 2009

c'est non seulement autorisé, car ici il y a vraiment peu d'interdits, mais recommandé, car toutes les occasions sont bonnes de lire dans le texte et cela évite les erreurs de traduction.
Au fait, la groupie de Jane Austen est toujours à votre disposition.

Ecrit par : Cadichon | 29 septembre 2009
Merci, Cadichon !
J'ai pris note de l'e-mail address. Je l'ai écrite dans le livre itself, cela vient de me revenir. Je vais lui envoyer le passage le plus long qui m'a donné le plus de mal (neuf lignes d'affilée allégrement sautées par les deux traducteurs).

Je mettrai le texte de la nouvelle et de son introduction dès que possible.
Vous verrez, il y a une surprise pour les anglophones. Je ne dis rien de plus pour vous garder la surprise au chaud. je vous en dirai plus après. j'ai bien ri avec deux personnes qui se sont plantées sur un détail.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 29 septembre 2009

J'ai eu le plaisir de voir réédités dernièrement les "Contes glacés" de J. Sternberg. Je vous les recommande si vous ne les avez pas lus.

Ecrit par : Marilyse | 29 septembre 2009
---
Merci, Marilyse. Je vais mettre ce texte. Je suppose que vous enseignez l'anglais, ou alors que vous connaissez bien cette langue sans être nécessairement professeur d'anglais.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 29 septembre 2009

Y a-t-il un éminent juriste qui pourrait nous dire quelle est la finalité réelle de ces textes récents qui semblent réduire étrangement les libertés au nom de "la crise sanitaire grave"?

Ecrit par : Jean | 29 septembre 2009

Allez, un prof de droit qui passerait dans le coin...

Ecrit par : Magister | 29 septembre 2009

Je viens de poser la question à mon magistrat préféré... Et je vous transmets la réponse as soon as possible, promis juré.

Écrit par : Françoise Guichard | 29 septembre 2009

"En fait, c'était surtout une erreur d'analyse politique de première grandeur, que de croire que les enfants étaient une minorité opprimée, et que la libération sexuelle faisait partie de leur émancipation."

Ecrit par : Françoise Guichard | 29 septembre 2009

On est tous d'accord avec ça. En 2009, en tous cas.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2009

"quand on joue au khon, on gagne toujours. Ou encore : si on crache en l'air, cela vous retombe fatalement sur la g... Car "la loi de la pesanteur est dure, mais c'est la loi"

Dans cette série d'énoncés forts, on pourrait ajouter "si on crache contre le vent, cela revient illico en pleine figure".

Métaphore maritime bien connue de tous les mousses du monde.

Écrit par : dugong | 29 septembre 2009

C'est nul et il y a une faute d'orthographe dans une des bulles, mais je n'ai pas pu y résister . Je suis assez bon public, finalement...

http://fonzibrain.files.wordpress.com/2009/08/grippeaviaire.jpg

Écrit par : Françoise Guichard | 29 septembre 2009

Christophe, en ce moment sur Mezzo, Journées Marc-Antoine Charpentier à Versailles , avec " La Lyra d'Orfeo " de Luigi Rossi.

Écrit par : Françoise Guichard | 29 septembre 2009

Merci, Françoise ! Je l'ai écoutée l'autre jour !
Veronique Gens est phénoménale. La plus belle version, à ma connaissance, des "Nuits d'été", de Berlioz.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2009

Avec Régine Crespin, évidemment ! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2009

Soyons sérieux : dans un pays bien ordonné, Luc Ferry occuperait un emploi sous qualifié. Et le PDG de France-Télécom serait nettoyeur de surface.
Ecrit par : guy morel | 29 septembre 2009

En Corée du nord ou à Cuba, no doubt.

y n'en loupe pas une GM!comme quoi, on ne se refait pas.
Ecrit par : Cadichon | 29 septembre 2009

C'est pitoyable ce genre de réponse. En quoi devrais-je parler de de Cuba ou de la Corée du Nord ? Par hérédité peut-être ? Et arrêtez donc de patoiser en english ou en mauvais français oral. Déjà que la dernière fois vous confondiez l'argot des bouchers et le parler parigot. Allez donc refaire les études que vous avez cru faire.
Libérale ? Mon cul ! comme dirait Zazie. C'est moi qui ait une boîte de com, pas vous. D'ailleurs avez-vous jamais eu à gagner votre croûte dans le système que vous glorifiez et dont vous ignorez à peu près tout ?

Écrit par : guy morel | 29 septembre 2009

Ah oui, Crespin. La reine.
Et jeudi, toujours sur Mezzo, soirée Sonny Rollins, "Saxo Colossus". Aaaah....

Écrit par : Françoise Guichard | 29 septembre 2009

C'est nul et il y a une faute d'orthographe dans une des bulles, mais je n'ai pas pu y résister . Je suis assez bon public, finalement...

http://fonzibrain.files.wordpress.com/2009/08/grippeaviaire.jpg

Ecrit par : Françoise Guichard | 29 septembre 2009

Cinq fautes même ! Du travail de cochon !

Écrit par : Orthoprof fatigué | 29 septembre 2009

dans un pays bien ordonné (...) le PDG de France-Télécom serait nettoyeur de surface.
Ecrit par : guy morel | 29 septembre 2009

Au Japon, il se serait déjà fait seppuku (hara-kiri, si vous préférez)

Écrit par : Françoise Guichard | 29 septembre 2009

C'est la face noire (si l'on peut dire) de finkielkraut ; il est passionnant quand il parle de littérature, il est stupide et détestable quand il joue au sociologue.
Ecrit par : Japhet | 29 septembre 2009

Très bien dit !
Ecrit par : Jeremy | 29 septembre 2009

Les déclarations de Finkielkraut sur les Noirs de l'équipe de France me paraissent de l'ordre de la boutade - douteuse, d'accord, mais de là à délégitimer l'ensemble de sa réflexion...
Bon, je suppose que je vais me faire insulter...
Ecrit par : Sylvie Huguet | 29 septembre 2009

Boutade bien sûr. D'ailleurs il parle dans le poste.
Et puis il publie, de temps en temps. Alors les noirs ...

Écrit par : guy morel | 29 septembre 2009

"C'est moi qui ait une boîte de com, pas vous." (Guy Morel)

Qui hait les boîtes de com ?

Écrit par : Orthoprof encore plus fatigué | 29 septembre 2009

Je viens de poser la question à mon magistrat préféré... Et je vous transmets la réponse as soon as possible, promis juré.

Ecrit par : Françoise Guichard | 29 septembre 2009

Grippe cochonne qui s'en dédit !

Écrit par : Magister | 29 septembre 2009

Cinq fautes même ! Du travail de cochon !

Ecrit par : Orthoprof fatigué | 29 septembre 2009

Exact : voilà ce que c'est que de lire en diagonale.

Écrit par : Françoise Guichard | 29 septembre 2009

"Le Conseil national de l’Ordre des médecins demande aux médecins de se faire vacciner, d’inciter leurs patients à se faire vacciner, et les encourage vivement à être vaccinateurs.

22 sept. 2009

Ecrit par : Magister | 29 septembre 2009

C'est incroyable! Ou plutôt ça ne l'est pas!

Cela fait terriblement penser à Molière:

"Béralde - C'est qu'il y en a parmi eux qui sont eux-mêmes dans l'erreur populaire dont ils profitent, et d'autres qui en profitent sans y être. Votre monsieur Purgon, par exemple, n'y sait point de finesse; c'est un homme tout médecin depuis la tête jusqu'aux pieds; un homme qui croit à ses règles plus qu'à toutes les démonstrations des mathématiques, et qui croirait du crime à les vouloir examiner; qui ne voit rien d'obscur dans la médecine, rien de douteux, rien de difficile, et qui, avec une impétuosité de prévention, une raideur de confiance, une brutalité de sens commun et de raison, donne au travers des purgations et des saignées, et ne balance aucune chose.
Il ne lui faut point vouloir mal de ce qu'il pourra vous faire; c'est de la meilleure foi du monde qu'il vous expédiera (dans l'autre monde) et il ne fera, en vous tuant, que ce qu'il fait à sa femme et à ses enfants, et ce qu'en un besoin il ferait à lui-même."

Écrit par : Jean | 29 septembre 2009

ASIMOV’S GRAMMATICAL ERROR

Dans une anthologie de quelques-unes de ses nouvelles de science-fiction, titrée Nightfall and other stories, Isaac Asimov (1920 – 1992) a mis une très brève nouvelle qu'il écrivit à la main et non sur sa machine à écrire. Il envoya le manuscrit (le vrai, celui écrit à la main) à un éditeur sans se rendre compte qu’il y avait une faute grammaticale. L’éditeur, un homme aimable mais non dépourvu d’humour, découvrit cette faute mais publia l’histoire en laissant la faute pour taquiner l’auteur. (Il est fort possible que de nombreux lecteurs n’aient pas remarqué cette faute car elle est peu visible, sinon Asimov ne l’aurait pas laissé(e) échapper.) À cette époque les éditeurs avaient la fâcheuse manie de modifier les textes de leurs auteurs, parfois sans même le leur dire, et les auteurs s’en apercevaient en lisant leurs histoires dans la revue une fois publiée ! Asimov trouvait cela insupportable. L’anthologie fut publiée en deux volumes en raison du nombre élevé de pages. La nouvelle en question est dans le deuxième volume, Nightfall Two. Comme chacune des nouvelles du livre, elle est introduite par un court texte racontant les circonstances dans lesquelles l’auteur fut amené à en avoir l’idée. Souvent ces circonstances sont amusantes. C’est le cas ici. L’introduction est en italique. (NON, ELLE N'EST PAS EN ITALIQUES ICI ! elle l'est dans mon disque dur d'où je l'ai tirée par copier/coller.)

In some ways, this story has the strangest background of any I ever wrote. It is also the shortest story I ever wrote – only 350 words. The two go together.
It came about this way. On August 21, 1957, I took part in a panel discussion on means of communicating science on WGBH, Boston’s educational TV station. With me were John Hansen, a technical of directions for using machinery, and David O. Woodbury, the well-known science writer.
We all bemoaned the inadequacy of most science writing and technical writing and there was some comment on my prolificity. With my usual modesty, I attributed my success entirely to an incredible fluency of ideas and a delightful facility in writing. I stated incautiously that I could write a story anywhere, any time, under any conditions within reason. I was instantly challenged to write one right then and there with the television cameras on me.
I accepted the challenge and began to write, taking for my theme the subject of discussion. The other two did not try to make life easier for me, either. They deliberately kept interrupting in order to drag me into their discussion and interrupt my line of thought, and I was just vain enough to try to answer sensibly while I continued scribbling.
Before that half-hour program was over I had finished and read the story (which is why it is so short, by the way) and it was the one you see here as ‘ Insert Knob A in Hole B.’ In his own introduction to the story, when it appeared in F & SF, Mr. Boucher said he was printing it just as it was (I had sent him the handwritten script, after typing a copy for myself) ‘even to the retention of its one grammatical error.’
I have kept that error here, too. It’s yours for the finding. [Cela montre à quel point Asimov avait un sens de l’humour très particulier !]
I cheated, though. (Would I lie to you?) The three of us were talking before the program started and somehow I got the idea they might ask me to write a story on the program. So, just in case they did, I spent a few minutes before its start blocking out something.
Consequently, when they asked me, I had it roughly in mind. All I had to do was work out the details, write it down, and then read it. After all, I had twenty minutes.


INSERT KNOB A IN HOLE B

Dave Woodbury and John Hansen [Although I have read this story a number of times since the day I discovered it about twenty years ago, it occurs to me for the first time that Asimov used the real names of the two persons who tried to disturb him while he was writing his story ! Je ne me rappelle pas avoir écrit cette remarque entre crochets, mais ce doit pourtant bien être moi qui en suis l'auteur ! Whom else could that be ?], grotesque [I understand, right now as I am typing the story, why Asimov emphasises the grotesque aspect of the two men ! (même remarque !)] in their spacesuits, supervised anxiously as the large crate swung out and away from the freight-ship and into the air lock. With nearly a year of their hitch on Space Station A5 behind them, they were understandably weary of filtration units that clanked, hydroponics tubs that leaked, air generators that hummed constantly and stopped occasionally.
‘Nothing works,’ Woodbury would say mournfully, ‘because everything is hand-assembled by ourselves.’
‘Following directions’, Hansen would add, ‘composed by an idiot.’
There were undoubtedly grounds for complaints there. The most expensive thing about a spaceship was the room allowed for freight so all equipment had to be sent across space disassembled and nested. All equipment had to be assembled at the station itself with clumsy hands, inadequate tools and with blurred and ambiguous direction sheets for guidance.
Painstakingly Woodbury had written complaints to which Hansen had added appropriate adjectives, and formal requests for relief of the situation had made its way back to Earth.
And Earth had responded. A special robot had been designed, with a positronic brain crammed with the knowledge of how to assemble properly any disassembled machine in existence.
That robot was in the crate being unloaded now and Woodbury was trembling as the airlock closed behind it.
‘First,’ he said, ‘it overhauls the Food-Assembler and adjusts the steak-attachment knob so we can get it rare instead of burnt.’
They entered the station and attacked the crate with dainty touches of the demoleculizer rods in order to make sure that not a precious metal atom of their special assembly-robot was damaged.
The crate fell open!
And there within it were five hundred separate pieces – and one blurred and ambiguous direction sheet for assemblage. THE END

Enjoy yourselves !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 29 septembre 2009

Cette histoire de grippe, j'en ai pris mon parti.

J'ai décidé de ne pas l'acquérir bien que j'en aie les moyens.

Je vous conseille d'en faire autant.

Bien sûr, vous faites comme vous voulez.

Écrit par : dugong | 29 septembre 2009

Et jeudi, toujours sur Mezzo, soirée Sonny Rollins, "Saxo Colossus". Aaaah....

Ecrit par : Françoise Guichard | 29 septembre 2009

Je l'ai dit ici-même, avant-hier ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2009

Finkielkraut et les Noirs de l'équipe de France :

AF s'explique devant un journaliste dans une interview sur le site Grioo.com, à partir de la seizième minute.

http://www.youtube.com/watch?v=bpxzpLCu6gc

Écrit par : chevreuil | 29 septembre 2009

Je viens de poser la question à mon magistrat préféré... Et je vous transmets la réponse as soon as possible, promis juré.

Ecrit par : Françoise Guichard | 29 septembre 2009

Merci, Françoise.

Ce qui est préoccupant, c'est que ces textes juridiques, qui resserrent terriblement les boulons, sont censés être appliqués "en cas de pandémie grippale".
Evidemment, on a vite fait de penser, même si on s'en défend, qu'ils pourraient s'appliquer aux récalcitrants au vaccin.

Écrit par : Jean | 29 septembre 2009

"INSERT KNOB A IN HOLE B"

C'est un texte érotique ?

Écrit par : Jeremy | 29 septembre 2009

Info Europe 1 :
France Télécom construit un immeuble anti-suicides.
Des fenêtres qui ne pourront pas être ouvertes, des terrasses fermées aux salariés, des rambardes réhaussées… La vague de suicides a poussé France Télécom à réaménager un immeuble de bureaux en cours de construction à Saint-Denis.

C'est bien légal de contrarier les envies de suicide de ses troupes en les confinant dans un asile clos et de pousser le cynisme jusqu'à leur interdire l'accès des terrasses ?

Écrit par : nicolas | 29 septembre 2009

A rebours, et si j'avais été allemand, je crois que j'aurais voté FDP.
Ecrit par : Jeremy | 29 septembre 2009

comme Kant dans les Fondements de la métaphysique des moeurs prouvait par le droit des peuples que les jeunes ne devaient pas coucher avant le mariage.

Ecrit par : Jeremy | 29 septembre 2009

A propos de fondement, et si vous arrêtiez de tout regarder par le même petit trou ?

Écrit par : la verdurin | 29 septembre 2009

Info Rue 89 :
Erwan Redon, prof désobéisseur, muté d'office par sa hiérarchie

Erwan Redon, enseignant désobéisseur dont vous avez déjà entendu parler sur Rue89, a finalement été muté d'office. La sanction est arrivée vendredi 25 septembre, par huissier, à l'école du quartier Belsunce à Marseille où l'enseignant avait repris du service à la rentrée.
Chargé d'une classe « double niveau » CM1-CM2, Erwan Redon s'était opposé à sa hiérachie à plusieurs reprises, en particulier sur les dernières réformes mises en place par Xavier Darcos avant son départ du ministère : suppression des Rased, soutien scolaire obligatoire ou encore fichier base élèves.
Sur Rue89, il avait pris la parole pour expliquer dans le détail son positionnement, insistant pour que ce qui est décrit comme simples bravades par le rectorat retrouve aux yeux du grand public le poids de l'engagement pédagogique qui va avec.
Voici ce qu'en disait par exemple en juin 2009 l'enseignant de 36 ans, qui a, en plus de sa mutation, écopé de 32 jours de retenues sur salaire :
« Je ne suis qu'un pauvre petit enseignant de rien du tout. Ni la culture d'un Meirieu, d'un Frackowiac, l'inventivité d'un Freinet ou la plume “ désobéisseuse ” d'un Refalo.
Mais quelques sentiments qui me font dire non. Si fonctionnaire je suis devenu, en acceptant une part de contrainte, ce n'est pas pour autant que je considère que je dois obtempérer devant tout ordre quel qu'il soit.
Dire non aux injustices, aux aberrations du quotidien scolaire, c'est refuser une somme de petites choses qui forment un tout hypocrite de l'école, invisible des passants, camouflée derrière la grille républicaine. »
Le rapport de la commission disciplinaire arguait pour sa part de plusieurs critères pour lester la charge de « faute professionnelle », et notamment :
• son refus d'appliquer l'aide personnalisée telle que sa hiérarchie la prévoyait
• son refus d'être inspecté
• son refus de faire passer les évaluations prescrites l'an dernier par Xavier Darcos
La stratégie de l'usure
Depuis, l'administration est donc allée au bout. En respectant la procédure habituelle, certes, mais d'une façon plutôt contestable, aux yeux de Me Sophie Semeriva. L'avocate a défendu Erwan Redon jusqu'au bout de la nuit (ou presque), le 17 septembre dernier. Voilà ce qu'elle expliquait à Rue89 en milieu de semaine dernière, alors que la sanction définitive n'était pas encore tombée :
» On marche sur la tête. L'inspecteur d'académie a convoqué la commission paritaire à 15h00 en sachant pertinemment qu'il faudrait entendre 17 personnes citées par Erwan : 12 témoins et 5 défenseurs [parmi lesquels une avocate, des syndicalistes, un pédagogue ou un confrère réfractaire, ndlr]. Sans compter les quatre inspecteurs cités par l'administration.
Ils ont joué l'usure, on a fini par quitter la salle à 3h00 du matin, heure à laquelle Erwan avait finalement peu parlé. Ils ont terminé entre eux vers 5h00 pour conseiller à la hiérarchie la mutation. »
Pour l'avocate, l'horaire est certes grotesque, mais c'est plus encore « la confusion de l'autorité disciplinaire et de l'autorité hiérarchique », que dénonce Sophie Semeriva aujourd'hui.
Plusieurs casquettes
En effet, c'est Gérard Trève, inspecteur d'académie des Bouches-du-Rhône et représentant du ministre dans le département, qui présidait et animait les débats durant la Commission paritaire administrative ce 17 septembre… et le même Gérard Trève qui se trouve être le patron d'Erwan Redon, qui signera la sanction définitive.
La procédure est certes tout à fait dans les clous. Mais, pour l'avocate, cela n'en est pas moins « une mascarade » puisque la personne ayant techniquement autorité sur son client se trouve de facto « juge et partie ». Joint à l'Inspection d'académie à deux jours de la retraite, Gérard Trève juge cette affaire « d'une banalité affligeante » :
« Le piège dans lequel tombent les médias, c'est de faire passer Erwan Redon pour une victime de son opinion politique. Or ce que moi je lui reproche, en tant qu'employeur, ce sont ses insuffisances en classe. Ca n'a rien à voir. Qu'on n'en fasse pas une Jeanne d'arc qui viendrait sauver la pédagogie en France, c'est d'un ridicule ! »
Et quid de la confusion des genres entre la commission paritaire et sa capacité de décision finale en tant que patron de l'inspection d'académie ?
« C'est un discours classique chez les avocats qui confondent une commission de discipline et une procédure judiciaire. Qu'elle fasse donc changer la loi si cela ne lui plait pas, je me suis conformé aux textes. »
Erwan Redon, censé prendre son nouveau poste dès ce début de semaine dans une autre école de Marseille, a quant à lui décidé de faire appel. D'abord devant le Conseil supérieur de la fonction publique, puis devant le juge administratif.

Écrit par : nicolas | 29 septembre 2009

Un employé de France Telecom se suicide en se jetant d’un pont ; encore un qui avait fait financer l’achat de son élastique par Bernard Madof.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2009

Erwan Redon mérite notre estime, au moins pour s'être opposé au fichier "base élèves".

Écrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2009

"ce que moi je lui reproche, en tant qu'employeur"

Il se prend pour qui, ce gros con ?

Écrit par : TotoWeininger | 29 septembre 2009

"ce que moi je lui reproche, en tant qu'employeur"
C'est la confusion. L'IA est-il notre employeur ?

Écrit par : nicolas | 29 septembre 2009

Il est le représentant du ministère, et supérieur hiérarchique.
C'est ce qui lui permet de s'arroger ce "titre".

Écrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2009

"A rebours, et si j'avais été allemand, je crois que j'aurais voté FDP.
Ecrit par : Jeremy | 29 septembre 2009

comme Kant dans les Fondements de la métaphysique des moeurs prouvait par le droit des peuples que les jeunes ne devaient pas coucher avant le mariage.
Ecrit par : Jeremy | 29 septembre 2009

A propos de fondement, et si vous arrêtiez de tout regarder par le même petit trou ?
Ecrit par : la verdurin | 29 septembre 2009

Amélie, chut.

Écrit par : Jeremy | 29 septembre 2009

"Amélie, chut."

Ecrit par : Jeremy | 29 septembre 2009

Non, Jeremy, je ne pense pas que ce soit Amélie ! ;-)
J'ai deviné qui est "la Verdurin" depuis un bout de temps, déjà !:-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2009

"Il ne lui faut point vouloir mal de ce qu'il pourra vous faire; c'est de la meilleure foi du monde qu'il vous expédiera (dans l'autre monde) et il ne fera, en vous tuant, que ce qu'il fait à sa femme et à ses enfants, et ce qu'en un besoin il ferait à lui-même."

Ecrit par : Jean | 29 septembre 2009

Indémodable Molière ! J'ose un parallèle avec l'Avare : "Je veux aller quérir la justice, et faire donner la question à toute ma maison; à servantes, à valets, à fils, à fille, et à moi aussi." (Acte IV, Scène première)

Écrit par : Magister | 29 septembre 2009

Gérard Trève juge cette affaire « d'une banalité affligeante »
« Qu'on n'en fasse pas une Jeanne d'arc qui viendrait sauver la pédagogie en France, c'est d'un ridicule ! »
«je me suis conformé aux textes»

La morgue du cloporte. Ridicule et affligeant. Transmission des savoirs et pédagogismes se sont entre-tués. Les bureaucrates triomphent.

Écrit par : TotoWeininger | 29 septembre 2009

Info Europe 1 :
France Télécom construit un immeuble anti-suicides.
Des fenêtres qui ne pourront pas être ouvertes, des terrasses fermées aux salariés, des rambardes réhaussées…

Et dorénavant, en signant son contrat de travail, l'employé s'engagera à ne pas se suicider, sous peine de licenciement.
On veillera aussi à rétrécir les cuvettes des toilettes afin que nul ne puisse y plonger sa tête ; capitonner tous les murs et matelasser les escaliers ; déposer ceinture, cravate et lacets au guichet d'entrée...

Écrit par : Magister | 29 septembre 2009

C'est très curieux, cette interview. En fait, elle me paraît caviardée — des déclarations possibles (sur Israël ou l'islamisme), et d'autres très improbables (quand avez-vous entendu Finkielkraut s'exprimer ainsi, stylistiquement parlant ? Il a un côté précieux, dans l'expression et là, il parle drôlement "peuple"…)
Quant au site, il est extrêmement tendancieux — pour ne pas dire plus.
JPB
Ecrit par : brighelli | 29 septembre 2009

Le plus simple, c'est de le lui demander.

Écrit par : guy morel | 29 septembre 2009

Les bureaucrates triomphent.

Ecrit par : TotoWeininger | 29 septembre 2009

Tout est finalement soluble dans la bureaucratie. Et ce n'est pas Kafka qui me contredirait : "Chaque révolution s'évapore en laissant seulement derrière elle le dépôt d'une nouvelle bureaucratie."

Écrit par : Magister | 29 septembre 2009

déposer ceinture, cravate et lacets au guichet d'entrée...
Ecrit par : Magister | 29 septembre 2009

Prévoir aussi une laisse pour les déplacements dans les couloirs, proscrire l'ascenseur, le téléphone dont le coup tue, mettre à disposition le cirage, l'assouplisseur de colonne vertébrale et la brosse à reluire.

Écrit par : nicolas | 29 septembre 2009

En fait, c'était surtout une erreur d'analyse politique de première grandeur, que de croire que les enfants étaient une minorité opprimée, et que la libération sexuelle faisait partie de leur émancipation. Même erreur chez le jeune Roman Polanski, du reste : croire qu'une nymphette de 13 ans (qui, inter nos, ne devait pas exactement être tombée de la dernière pluie) est une femme adulte et consentante. Syndrome de Lolita...

Ecrit par : Françoise Guichard | 29 septembre 2009

Bref, on leur trouve des excuses "politiques", n'est-ce pas ?

Beeurk !

http://www.youtube.com/watch?v=yy_W2oLC1Z0

Permettez qu'on préfère excuser Finkie qui ne fait que constater ce que tout le monde voit, la réalité, quoi. C'est pour cette raison d'ailleurs qu'il n'y a eu presque personne sur ce blog pour approuver et suivre Morel.

Écrit par : inter nos | 29 septembre 2009

Il y a peu d’hommes qui se permettent un usage vigoureux et intrépide de leur raison et osent l’appliquer à tous les objets dans toute sa force. Le temps est venu où il faut l’appliquer ainsi à tous les objets de la morale, de la politique et de la société; aux rois, aux ministres, aux grands, aux philosophes; aux principes des sciences, des beaux-arts, etc. Sans quoi on restera dans la médiocrité.

Chamfort

Écrit par : inter nos | 29 septembre 2009

«Il y a peu d’hommes qui se permettent un usage vigoureux et intrépide de leur raison et osent l’appliquer à tous les objets dans toute sa force. Le temps est venu où il faut l’appliquer ainsi à tous les objets de la morale, de la politique et de la société; aux rois, aux ministres, aux grands, aux philosophes; aux principes des sciences, des beaux-arts, etc. Sans quoi on restera dans la médiocrité.»


Superbe Chamfort, mais bon, aucun rapport avec Finkielkraut, non ?

Écrit par : TotoWeininger | 29 septembre 2009

Superbe Chamfort, mais bon, aucun rapport avec Finkielkraut, non ?

Ecrit par : TotoWeininger | 29 septembre 2009

Si, indirectement. AF applique sa raison à tous les objets dans toute sa force, en ne disant pas : "Ôtez de ma vue cette réalité que je ne saurais énoncer !" Il énonce. On le dénonce pour cela.

Écrit par : Magister | 29 septembre 2009

AF applique sa raison à tous les objets dans toute sa force
Ecrit par : Magister | 29 septembre 2009

Même quand il dort ?

Écrit par : TotoWeininger | 29 septembre 2009

Même quand il dort ?

Ecrit par : TotoWeininger | 29 septembre 2009

Cela je l'ignore. Mais ce dont je suis certain, c'est d'aller dormir séance tenante ! Bonne nuit.

Écrit par : Magister | 29 septembre 2009

Magister... Vous avez un lien avec l'excellent site du même nom ?

Écrit par : Jeremy | 29 septembre 2009

Permettez qu'on préfère excuser Finkie qui ne fait que constater ce que tout le monde voit, la réalité, quoi. C'est pour cette raison d'ailleurs qu'il n'y a eu presque personne sur ce blog pour approuver et suivre Morel.
Ecrit par : inter nos | 29 septembre 2009

Je ne demande ni à être approuvé ni à être suivi. Je pose des questions.

http://www.upjf.org/actualiees-upjf/article-10571-145-7-finkielkraut-fosse-aux-lions-medias-triste-palinodie-extorquee.html

Écrit par : guy morel | 29 septembre 2009

""Amélie, chut."
Ecrit par : Jeremy | 29 septembre 2009

Non, Jeremy, je ne pense pas que ce soit Amélie ! ;-)
J'ai deviné qui est "la Verdurin" depuis un bout de temps, déjà !:-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2009

Bon alors, la Verdurin, chut.

Amélie vaut mieux que la Verdurin, je veux bien en convenir.

Écrit par : Jeremy | 29 septembre 2009

Permettez qu'on préfère excuser Finkie qui ne fait que constater ce que tout le monde voit, la réalité, quoi. C'est pour cette raison d'ailleurs qu'il n'y a eu presque personne sur ce blog pour approuver et suivre Morel.
Ecrit par : inter nos | 29 septembre 2009

Je ne demande ni à être approuvé ni à être suivi. Je pose des questions.

http://www.upjf.org/actualiees-upjf/article-10571-145-7-finkielkraut-fosse-aux-lions-medias-triste-palinodie-extorquee.html
Ecrit par : guy morel | 29 septembre 2009

Et j'ajoute : quelle est cette réalité que tout le monde voit ?
À vous de la dire.

Écrit par : guy morel | 30 septembre 2009

Je ne demande ni à être approuvé ni à être suivi. Je pose des questions.



Ecrit par : guy morel | 29 septembre 2009

Eh bien je vous réponds, après avoir lu l'interview réalisée par le pitoyable inquisiteur Elkabach . Tout ce que dit Finkielkraut est juste, oui, c'est exactement ce qu'un nombre grandissant de français sait, observe, éprouve, vit, ressent, souffre quotidiennement. Les procès qui lui sont faits sont indignes et abjects mais bien dans l'air du temps qui est celui d'une réelle défaite de la pensée. Quelle tristesse !

Écrit par : inter nos | 30 septembre 2009

Et Inter nos, c'est qui ?

Écrit par : Jeremy | 30 septembre 2009

Il y aurait un débat à lancer au sujet des économies dans l'économie, c'est celui sur les "heures de chaire", les "heures de labo" et la bonification pour les B.T.S.

Elles sont franchement injustes, et permettraient d'économiser l'équivalent de 23000 postes.

Qu'en pensent les honorables participants de ce blog ?

Écrit par : Jeremy | 30 septembre 2009

C'est bien ce que je disais. Comparez les deux interviews d'AF, la seconde est stylistiquement juste, la première est improbable. Si j'ai bien compris, elle aurait pu être caviardée. Fin de l'épisode.
JPB

Écrit par : brighelli | 30 septembre 2009

Supprimer l'heure de labo en Collège? OK, mais on supprime aussi les TP. Depuis vingt ans, il n'y a plus de personnel dans les labos de phy-sc.nat et les TP sont à l'entière charge des profs. Ironiquement, les programmes font la part belle aux manips! De plus, il faut souvent se battre comme des chiffonniers pour obtenir des groupes, et encore sur un ou deux niveaux.
L'heure de labo n'est qu'une maigre compensation par rapport au travail effectué! Surtout au vu de nos salaires mensuels amputés des ISO, sniff...
:(

Écrit par : sisyphe | 30 septembre 2009

Elles sont franchement injustes, et permettraient d'économiser l'équivalent de 23000 postes.
Qu'en pensent les honorables participants de ce blog ?
Ecrit par : Jeremy | 30 septembre 2009

Jeremy, les financiers de l'EN vont vous engager pour dégraisser le mammouth. Et pourquoi pas vous introniser dégraisseur en chef. Il y a sans doute d'autres coupes sombres à prôner.

Écrit par : nicolas | 30 septembre 2009

Whom else could that be ?
WHO else, Francis. Et merci pour ce joli intermède.
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A propos de fondement, et si vous arrêtiez de tout regarder par le même petit trou ?
Ecrit par : la verdurin | 29 septembre 2009,
petit? toujours aussi médisante! et faudrait definir "trou".
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retour aux choses sérieuses.
J'ai écouté les trois parties de l'interview de Finkielkraut sur le site communautaire, et lu celle transmise par GM.
Elkabach, fidèle à lui-même, puant de mauvaise foi.

Les racistes et les anti-sémites de toutes couleurs et de toutes confessions ne feront pas taire Finkielkraut quand il parle vrai.

Je me contrefiche des nuances stylistiques (par rejet viscéral de tout ce qui privilégie la forme sur le fond, sans doute) et me contente de noter que la pensée d'AF prolonge celle de Condorcet. Celui-ci a voulu, en théorisant l'Instruction publique en un concept politique majeur, "rendre la raison populaire", sortir le peuple de l'ignorance, de la superstition et des préjugés dans lesquels le maintenaient l'Église et le pouvoir monarchique. Dans ce but, il a conçu ce que Pierre Kahn appelle "l'école de la raison", titre d'un remarquable ouvrage où il étaie son analyse d'un ensemble de textes (Hachette-Education, 2001)
Pour Finkielkraut, et quiconque analyse sous cet angle le dépérissement de l'école des savoirs, il est clair que :
- les superstitions et préjugés ont été réintroduits au sein de l'école, et par quel moyen,
- la société est impuissante à les combattre.

L'urgence est de rendre cette raison à l'école, et celle-ci à sa mission première, qui lui a été dérobée quand les commissaires du peuple installés aux commandes de l'EN en ont fait un instrument de transformation sociale, d'égalisation de la société. Ils ont propagé les élucubrations des docteurs Folamour des sciences de l'éducation au sein du ministère. À tous les niveaux, depuis l'apparition des premières dérives, à la fin des années 1960, ont pris ancre, et solidement, la complaisance, cette alliée de la démagogie dont parlait Péguy, les compromissions et les soumissions multiples aux dogmes les plus fous. Et pendant tout ce temps, ceux qui savaient ce qui se tramait sous leurs yeux, étaient-ils réellement impuissants à l'empêcher? Quelle était cette force insurmontable? Pourquoi si peu de résistance, sauf de manière ponctuelle, individuelle, désorganisée? Cela ne vous rappelle rien cette politique collective de l'autruche?
Quelques solides éléments de réponse peuvent être tirés de la mise au pilori des contestateurs, pratiquée tous azimuts, horizontale, entre collègues, et verticale par la hiérarchie. Leurs idées seraient archaïques, ils prôneraient le retour de la trique. Ils sont principalement traités de réactionnaires et, insulte suprême, de profs de droite!

(Le rôle des syndicats dans cette débâcle ne doit pas non plus être minimisé)

Pourtant, malgré l'incohérence du propos, qui désigne-t-on d'un bel accord comme responsable de cette tragédie? Mais un gigantesque complot libéral/libertaire, ma bonne dame.
Qui d'autre? Eh bien oui, justement....qui d'autre?

Écrit par : Cadichon | 30 septembre 2009

Whom else could that be ?
WHO else, Francis. Et merci pour ce joli intermède.
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A propos de fondement, et si vous arrêtiez de tout regarder par le même petit trou ?
Ecrit par : la verdurin | 29 septembre 2009,
petit? toujours aussi médisante! et faudrait definir "trou".
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retour aux choses sérieuses.
J'ai écouté les trois parties de l'interview de Finkielkraut sur le site communautaire, et lu celle transmise par GM.
Elkabach, fidèle à lui-même, puant de mauvaise foi.

Les racistes et les anti-sémites de toutes couleurs et de toutes confessions ne feront pas taire Finkielkraut quand il parle vrai.

Je me contrefiche des nuances stylistiques (par rejet viscéral de tout ce qui privilégie la forme sur le fond, sans doute) et me contente de noter que la pensée d'AF prolonge celle de Condorcet. Celui-ci a voulu, en théorisant l'Instruction publique en un concept politique majeur, "rendre la raison populaire", sortir le peuple de l'ignorance, de la superstition et des préjugés dans lesquels le maintenaient l'Église et le pouvoir monarchique. Dans ce but, il a conçu ce que Pierre Kahn appelle "l'école de la raison", titre d'un remarquable ouvrage où il étaie son analyse d'un ensemble de textes (Hachette-Education, 2001)
Pour Finkielkraut, et quiconque analyse sous cet angle le dépérissement de l'école des savoirs, il est clair que :
- les superstitions et préjugés ont été réintroduits au sein de l'école, et par quel moyen,
- la société est impuissante à les combattre.

L'urgence est de rendre cette raison à l'école, et celle-ci à sa mission première, qui lui a été dérobée quand les commissaires du peuple installés aux commandes de l'EN en ont fait un instrument de transformation sociale, d'égalisation de la société. Ils ont propagé les élucubrations des docteurs Folamour des sciences de l'éducation au sein du ministère. À tous les niveaux, depuis l'apparition des premières dérives, à la fin des années 1960, ont pris ancre, et solidement, la complaisance, cette alliée de la démagogie dont parlait Péguy, les compromissions et les soumissions multiples aux dogmes les plus fous. Et pendant tout ce temps, ceux qui savaient ce qui se tramait sous leurs yeux, étaient-ils réellement impuissants à l'empêcher? Quelle était cette force insurmontable? Pourquoi si peu de résistance, sauf de manière ponctuelle, individuelle, désorganisée? Cela ne vous rappelle rien cette politique collective de l'autruche?
Quelques solides éléments de réponse peuvent être tirés de la mise au pilori des contestateurs, pratiquée tous azimuts, horizontale, entre collègues, et verticale par la hiérarchie. Leurs idées seraient archaïques, ils prôneraient le retour de la trique. Ils sont principalement traités de réactionnaires et, insulte suprême, de profs de droite!

(Le rôle des syndicats dans cette débâcle ne doit pas non plus être minimisé)

Pourtant, malgré l'incohérence du propos, qui désigne-t-on d'un bel accord comme responsable de cette tragédie? Mais un gigantesque complot libéral/libertaire, ma bonne dame.
Qui d'autre? Eh bien oui, justement....qui d'autre?

Écrit par : Cadichon | 30 septembre 2009

Et pendant tout ce temps, ceux qui savaient ce qui se tramait sous leurs yeux, étaient-ils réellement impuissants à l'empêcher? Quelle était cette force insurmontable? Pourquoi si peu de résistance, sauf de manière ponctuelle, individuelle, désorganisée? Cela ne vous rappelle rien cette politique collective de l'autruche?
Ecrit par : Cadichon | 30 septembre 2009

Pendant que certains enseignants, rares, isolés, voyaient le tournant que prenait l'école et parlaient dans le désert dès le début des années 80, regardés comme de sombres réactionnaires, tous les autres acceptaient et faisaient leur le dogme pédagogiste, et parmi eux des gens qui ont, après coup, mais un peu tard, pris le train en marche et ont rejoint "bonnet d'âne", venu bien tard lui aussi.

Écrit par : inter nos | 30 septembre 2009

Il y aurait un débat à lancer au sujet des économies dans l'économie, c'est celui sur les "heures de chaire", les "heures de labo" et la bonification pour les B.T.S.

Elles sont franchement injustes, et permettraient d'économiser l'équivalent de 23000 postes.

Qu'en pensent les honorables participants de ce blog ?

Ecrit par : Jeremy | 30 septembre 2009

C'est ce que propose le Figaro-Magazine de ce w-e, dans son numéro spécial "économies budgétaires". D'autant que ces salauds de profs profitent de leurs heures de décharge pour donner des "petis cours" à acadomia. Je n'invente rien, allez voir vous-mm dans le torchon en question - -qui propose aussi, toujours pour des raisons d'économie, de supprimer les options en lycée.
Et il y a des naïfs qui croient encore que c'est sur ces gens-là qu'il faut compter pour défendre l'école de l'instruction.
Dans le même numéro, sans doute pour équilibrer, un article très chaleureux sur notre collègue Augustin d'Humières, professeur de lettres classiques en ZEP.
Une alouette, un cheval.
@ inter nos : je n'excuse rien, j'explique en remettant dans le contexte. ça se fait, vous savez, plutôt que de monter sur ses grands chevaux sans savoir de quoi on parle.

Écrit par : Françoise Guichard | 30 septembre 2009

Avec cette interview de Finkielkraut, on nage en plein Debord. "Ad nauseam".
Taisez-vous, Elkabbach !

Écrit par : Christophe Sibille | 30 septembre 2009

Les bonifications de tout poil sont injustes pour ceux qui n'en bénéficient pas.

Ceci dit, une réactualisation concertée s'impose.

Nos magnifiques syndicats ont peut-être des idées sur cette magnifique question piège ?

Une seule bonification impossible : la prime de con. Trop de formes différentes *. Trop budgétivore.

* il faudrait y distinguer (espace métrique). Une hors classe point déjà à l'horizon.

Écrit par : dugong | 30 septembre 2009

Finkielkraut a toujours été encensé sur ce blog. On peut émettre des réserves sur tel ou tel point (je ne suis pas sûr que sa réflexion sur le Moyen-Orient, par exemple, soit tout à fait dépourvue de passion), mais on ne peut que saluer la cohérence de sa pensée.
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 septembre 2009
Mille fois d'accord avec le contenu de votre Note, Jean-Paul.

Une question cependant : une réflexion véritablement dépourvue de passion sur un sujet aussi sensible que le conflit au Moyen-Orient existe-t-elle vraiment ? ;-)

La position française se prétendrait-elle "équilibrée" et "juste" ? A mon sens, elle n'exprime en réalité que les intérêts économiques et géo-stratégiques les plus immédiats de notre pays. Nos dirigeants se servent habilement de l'anti-américanisme primaire latent dans l'opinion pour faire détourner cette dernière des sujets de politique intérieure qui fâchent (l'éducation n'en étant pas le dernier...). Sans oublier le poids électoral considérable des citoyens français d'origine maghrébine. Et ce constat est valable quelque soit le "camp" que l'on choisit à titre personnel.
Un simple rappel : lors des propos de Jospin sur le caractère terroriste du Hezbollah , on a frisé l'émeute alors même qu'il n'avait fait qu'enfoncer une porte ouverte...
Et cela vaut aussi pour la position française concernant l'intervention américaine en Irak, que l'on soutienne ou non cette dernière. Quelle aubaine ce fut pour notre Jacquot national qui, après mille fiascos, put ainsi se racheter à bon compte une crédibilité au sein d'une opinion ravie d'être ainsi manipulée !

Écrit par : mihailovich | 30 septembre 2009

@inter nos : je n'excuse rien, j'explique en remettant dans le contexte. ça se fait, vous savez, plutôt que de monter sur ses grands chevaux sans savoir de quoi on parle.

Ecrit par : Françoise Guichard | 30 septembre 2009

On avait déjà remarqué qu'ici, il y a ceux qui savent de quoi ils parlent et qui se chargent d' expliquer aux autres qui sont de pauvres crétins , ce qu'il faut comprendre, en toute impartialité, bien sûr, et sans jamais monter aucun grand cheval. C'est bôô !

Écrit par : inter nos | 30 septembre 2009

Avec cette interview de Finkielkraut, on nage en plein Debord. "Ad nauseam".
Taisez-vous, Elkabbach !

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 septembre 2009

Absolument d'accord avec vous, Christophe. Le ton comme le fond de la démarche d'Elkabbach sont grotesques et pour le moins éloignés de toute forme d'éthique journalistique digne de ce nom...

Écrit par : mihailovich | 30 septembre 2009

Eh bien, du côté de la susceptibilité version parano, il y en a chez qui ça ne s'arrange pas !
Allons ! Tout le monde est bienvenu, ici. Toutes les opinions aussi — à l'exclusion des attaques personnelles contre des tiers, le maître de maison ayant les épaules assez large pour supporter "le fiel des envieux et la bave des lâches", comme dit Cyrano…
JPB

Écrit par : brighelli | 30 septembre 2009

Une (bonne ?) question :

Pourquoi n'existe-t-il pas de désaccords violents visibles au sein du "pédagogisme" ?

De quoi procède cette "compétence" quasi œcuménique * ?

* qui veut un tee-shirt "fuck the meiriols" ?

Écrit par : dugong | 30 septembre 2009

Dugong, il y a une réponse bien simple à votre question : il n'y a pas de désaccords parce qu'ils sont globalement nuls (je mets à part Meirieu, gourou du mouvement, grand ordonnateur — intouchable pour des fidèles recrutés au plus bas de l'échelle intellectuelle). Et des minables se tiennent les coudes — c'est même à ça qu'on les reconnaît — alors que des gens à peu près sensés se volent dans les plumes — c'est même à ça…
Satisfait ?
JPB

Écrit par : brighelli | 30 septembre 2009

"Pourquoi n'existe-t-il pas de désaccords violents visibles au sein du "pédagogisme" ?"

Ecrit par : dugong | 30 septembre 2009

Parce qu'ils savent tous qu'ils ont raison ?
Non, je déconne ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 30 septembre 2009

"Absolument d'accord avec vous, Christophe. Le ton comme le fond de la démarche d'Elkabbach sont grotesques et pour le moins éloignés de toute forme d'éthique journalistique digne de ce nom..."

Ecrit par : mihailovich | 30 septembre 2009

Et encore, on n'a pas le son, (ou alors, je n'ai pas trouvé la version "audio" ou "video") ... J'imagine que ça doit être encore pire.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 septembre 2009

"Satisfait ?"

Pas vraiment. Car Frackowiak, Dubet, de Vecchi, Antibi, Joutard, Perrenoux, Redon, Cespédès, crapistes divers, etc. sont tous des gens qui ont eu un cerveau normal en dotation initiale.

Que s'est-il passé ?

Et ne me sortez pas une explication ad hoc du genre "une météorite géante ..."

Écrit par : dugong | 30 septembre 2009

Je modère mon affirmation précédente :

"... sont tous des gens qui ont eu, à divers degrés, un cerveau normal"

Écrit par : dugong | 30 septembre 2009

L'intérêt bien compris ? Combien de demi-sels, dans ce milieu, ont fait des carrières inespérées ? Combien d'inspecteurs généraux nommés sur la seule garantie de leur médiocrité et de leur servilité ? De conseillers des princes prêts à acquiescer pourvu qu'on les dore à la feuille ? D'enseignants peu convaincus qui ont trouvé dans le pédagogisme une échappatoire vers l'université — et ça continue ? Le facteur économique… etc.
JPB

Écrit par : brighelli | 30 septembre 2009

En fait, la question qui m'intéresse est :

Peut-on affirmer que seuls les médiocres intérêts locaux peuvent ainsi cristalliser en une Eglise structurée ?

La réponse à cette question est essentielle pour moi car, si elle existait simplement, elle permettrait de décider s'il est, oui ou non, fatal que d'ardentes chapelles dégénèrent en chapelles ardentes.

Écrit par : dugong | 30 septembre 2009

Lu dans le jus pédagol du jour :

"Une salle des profs pour 6 000 profs ? Est-ce possible ? Oui c'est The English Companion Ning, le plus grand Ning pour profs d'anglais. Cet outil interactif reliant les enseignants fait l'objet d'un article dans Teacher Magazine. Le phénomène web 2.0 appliqué à l'enseignement semble prometteur. Mais l'article passe en revue les outils de travail collectif accessibles sur le net. Un repérage précieux pour se préparer à la pandémie."

Une chose est sûre : si Philipulus le prophète revenait aujourd'hui, ce serait par le web 2.0.

Ce "net" désir de catastrophe est-il analysable ?

Écrit par : dugong | 30 septembre 2009

Tiens, Dugong, l'IUFM m'a demandé si je voulais utiliser "Moodle" à la place de "Claroline" pour mettre mes cours en ligne, (ou se faire mettre bien profond ? Je livre à votre curiosité inextinguible la réponse que je lui ai faite.

"Bonjour,
Personnellement, je me passerai très bien de Moodle, comme je l'ai toujours fait de Claroline. Je suis certainement très prétentieux, (mais peut-être, au contraire, très humble, suivant la manière dont on peut l'analyser), et je considére que mes cours ne représentent absolument aucun intérêt si je ne suis pas derrière pour les faire.
Cordialement.
Christophe Sibille".

Écrit par : Christophe Sibille | 30 septembre 2009

Toujours dans le jus pédagol, cet entrefilet :

"Un TBI pour moins de 200 euros ? C'est ce que propose N Carrié grâce à un mariage astucieux d'un logiciel, d'une technique et d'un peu de matériel."

Comme je suis particulièrement intéressé par les solutions locales à bas coût * (notamment en Afrique), je clique sur le lien proposé et je tombe sur :

"J’utilise donc maintenant en classe, à tous les cours le système :
1. un macmini qui ne prend quasimment aucune place sur le bureau équipé de la RoxMath
2. un vidéoprojecteur
3. la tablette graphique
4. le logiciel pointofix "

J'en rigole encore. Jaune.

J'aurais dû m'en douter : ça venait d'un dom, archétype de la non viabilité.

* même pour les TBI. Comme chacun sait, il m'arrive d'être misérico(r)dieux.

Écrit par : dugong | 30 septembre 2009

Lu dans le jus pédagol du jour :
"Une salle des profs pour 6 000 profs ? Est-ce possible ? Oui c'est The English Companion Ning, le plus grand Ning pour profs d'anglais. Cet outil interactif reliant les enseignants fait l'objet d'un article dans Teacher Magazine. Le phénomène web 2.0 appliqué à l'enseignement semble prometteur. Mais l'article passe en revue les outils de travail collectif accessibles sur le net. Un repérage précieux pour se préparer à la pandémie."

Ecrit par : dugong | 30 septembre 2009

"Un repérage précieux pour se préparer à la pandémie."

On dirait qu'ils l'attendent de toutes leurs forces, la "pandémie"!
Crétins!

Ils seront déçus, car "pandémie" il n'y a pas, et il n'y aura pas. C'est une "pandémie" mythique, d'où les questions que l'on peut se poser sur le battage insensé auquel on assiste.

Écrit par : Jean | 30 septembre 2009

Françoise, le Syndicat de la magistrature s'est ému de ces mesures:

"Lettre ouverte au garde des Sceaux relative au plan de lutte contre la « pandémie grippale » au ministère de la Justice
Madame le Garde des Sceaux,

Nous avons pris connaissance de la circulaire du 31 juillet 2009 émanant du secrétaire général des services judiciaires et de la note adressée le 26 août 2009 par Eric Woerth à l’ensemble du gouvernement dans le cadre de la mise en œuvre d’un plan national de prévention et de lutte contre la « pandémie grippale ».

Nous souhaiterions savoir si les préconisations relatives à la protection des personnels sont effectivement mises en œuvre au sein des services judiciaires, en particulier les visites des médecins de prévention dans les juridictions qui, selon nos informations, sont loin d’être une réalité…

Par ailleurs, contrairement aux instructions nationales, les services judiciaires n’ont ni informé, ni consulté, les organisations syndicales à l’échelon ministériel. Au niveau local, les instances de concertation telles que les CHSD et les CTP n’ont été réunies que de manière exceptionnelle, à l’initiative de certains chefs de cour.

Nous dénonçons cette absence de dialogue contraire à vos récentes promesses et qui s’apparente à une forme d’infantilisation des personnels.

A ce titre, nous vous demandons de réunir les instances nationales de dialogue social (CHSM et CTPM) et de donner des instructions aux chefs de cour afin que les instances locales soient réunies.

Mais la volonté de créer une justice d’exception par ordonnances gouvernementales, sans débat démocratique, nous apparaît bien plus préoccupante. En effet, des projets de textes modifiant l’organisation et le fonctionnement de la justice ont été transmis, dans le plus grand secret, aux chefs de cour en juillet 2009.

Ils prévoient notamment, pour un délai de 6 mois renouvelable une fois :

de faire juger les mineurs par le tribunal correctionnel, au mépris des principes constitutionnels et internationaux en la matière ;

de confier toutes les audiences pénales à un seul magistrat, en violation du principe de collégialité ;

de remettre en cause la publicité des débats, en prévoyant la possibilité de généraliser le huis clos ;

de réduire les droits des personnes gardées à vue, en particulier celui de s’entretenir avec un avocat qui pourrait être inexplicablement différé à la 24ème heure ;

de prolonger les délais de détention provisoire de 4 à 6 mois, sans audience ni débat devant le juge des libertés et de la détention qui statuerait sur dossier ;

de suspendre tous les délais de prescription.

Nous ne pouvons tolérer que de telles atteintes aux principes démocratiques soient envisagées par le gouvernement. Nous vous demandons expressément de renoncer à la mise en œuvre d’un tel dispositif liberticide. Si la Chancellerie se donnait la peine d’associer l’ensemble des professionnels concernés au plan « pandémie grippale », le droit commun permettrait parfaitement d’assurer tout à la fois la nécessaire continuité du service public et la garantie des libertés individuelles.

Eu égard à la disproportion manifeste entre une situation de pandémie grippale et la gravité des mesures envisagées, nous rendons publique la présente lettre.

Comptant sur une prompte réponse de votre part, nous vous prions, Madame le garde des Sceaux, d’agréer l’expression de nos respectueuses salutations.

Pour le bureau du Syndicat de la magistrature, Emmanuelle Perreux, présidente"

Pouvez-vous savoir, Françoise, par votre ami juriste, si réponse il y a eu et laquelle?

Écrit par : Jean | 30 septembre 2009

Intéressant, cet intérêt pour l'essai de Finkielkraut.

Concernant Le festin de Babette, je ne reproduis pas ici (trop long) le commentaire d'AutreMonde (http://ednat.canalblog.com/archives/2009/09/30/15258302.html) autour d'une relecture de la nouvelle assortie de la critique d'A-F et de la critique de cette critique par J.P-B.
Pour aller à l'essentiel, je pense que chacun tire trop la couverture à soi.

Tant d'interprétations possibles ....
Si curieux, s'y reporter ...

Écrit par : Sejan | 30 septembre 2009

"Bonjour,
Personnellement, je me passerai très bien de Moodle, comme je l'ai toujours fait de Claroline.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 septembre 2009"

http://www.youtube.com/watch?v=7k8Q5jtPG8k

Écrit par : dugong | 30 septembre 2009

"et d'un peu de matériel."

Ecrit par : dugong | 30 septembre 2009

"mdr", comme dit l'autre !
"matériel" remplace "matière", (grise, en l'occurrence). Même étymologie ?

Écrit par : Christophe Sibille | 30 septembre 2009

J'ai répondu à Séjean (http://ednat.canalblog.com/archives/2009/09/30/15258302.htm)
Comme je doute qu'on y aille, je reproduis ici mon commentaire.

"Narcissique, Babette ? Ma foi, pourquoi pas ? Est-il un artiste qui ne l'est pas ? Est-il un vrai pédagogue qui ne le soit pas ? Quand Alain enseignait la philo, quand Barthes parlait sémiotique, n'étaient-ils pas quelque peu narcissiques ? (Alain, je n'y étais pas, mais Barthes, oui : cette forêt de micros tendus vers lui à l'Ecole Pratique des Hautes études, comme autant de phallus tendus de désirs, devait quelque peu l'amuser…).
Le vrai pédagogue a parfaitement le droit d'être content de lui. La modestie est une vertu chrétienne, mais celui qui maîtrise son art a-t-il un intérêt quelconque à la professer ?
J'apprends à lmes élèves à prendre confiance en eux — parce que c'est une composante essentielle des concours qu'ils vont passer. Par l'exemple — quand bien même je ne suis pas, moi, satisfait de ma performance.
Parce que c'est bien d'une performance qu'il s'agit — et Socrate, en enseignant à Alcibiade, n'en faisait pas moins. Parce que c'est la performance — l'absolue maîtrise — qui fait passer, et qui élève l'élève. Faire cours, c'est un art — je ne le dirai jamais assez. Et le pédagogisme n'a eu du succès que parce qu'il est parvenu à faire croire aux mauvais profs qu'ils pouvaient, eux aussi, séduire les foules — en les rabaissant à leur niveau."
JPB

Écrit par : brighelli | 30 septembre 2009

"INSERT KNOB A IN HOLE B"

C'est un texte érotique ?

Ecrit par : Jeremy | 29 septembre 2009
---
Vous marquez un point, mon cher Jeremy !
But I must say that I never thought of it this way, which accounts for my seriousness in such matters as sex as well in any other matters. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 30 septembre 2009

Whom else could that be ?
WHO else, Francis. Et merci pour ce joli intermède.
--------------------------------------------------------
Qui d'autre? Eh bien oui, justement....qui d'autre?
WHO ELSE? I DON'T KNOW. (Francis)

Ecrit par : Cadichon | 30 septembre 2009
---
Oui, Cadichon, "Who else ?". Merci.
J'ai pensé "Par qui d'autre que moi cette remarque aurait-elle pu être mise là?" au lieu de "Qui aurait pu mettre cette remarque ?"
Je me demandais qui verrait le premier (ou la première) cette erreur grammaticale. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 30 septembre 2009

Pouvez-vous savoir, Françoise, par votre ami juriste, si réponse il y a eu et laquelle?

Ecrit par : Jean | 30 septembre 2009

Mon ami juriste n'est pas au SM (syndicat de la magistrature, mauvais esprits que vous êtes !!!) ; j'ignore donc s'il y a eu ou non une réponse.

Écrit par : Françoise Guichard | 30 septembre 2009

Et ne me sortez pas une explication ad hoc du genre "une météorite géante ..."
Ecrit par : dugong | 30 septembre 2009

L'explication a déjà servi pour les dinosaures, c'est-à-dire NOUS

Écrit par : nicolas | 30 septembre 2009

"Et le pédagogisme n'a eu du succès que parce qu'il est parvenu à faire croire aux mauvais profs qu'ils pouvaient, eux aussi, séduire les foules — en les rabaissant à leur niveau."
JPB

Vous oubliez une chose Jean-Paul, la couardise.

Hier, j'eus droit à la "journée d'intégration" (...) des 3ièmes: une marche dans les magnifiques sentiers montagneux de Saint-Guilhem-le-Désert (avec pour seul objectif: revenir à son point de départ... Aucun commentaire sur l'histoire du village [1], aucune visite des bâtiments romans [2], juste randonner; ma proposition au proviseur de faire découvrir Saint-Guilhem par une association que je connais ayant fait chou-blanc... et puis 80 gamins de LP... ce que je compris, c'est qu'on ne voulait pas s'emmerder avec la discipline; alors pourquoi organiser cette "journée d'intégration" sans en accepter les risques?).

Au retour, dans le bus, les gosses ont été infernaux (ça gueulait, ça chantait des chansons paillardes où se glissèrent les noms de tel ou tel enseignant); un prof - deux fois ma corpulence - pourtant était parmi eux, au fond; il resta figé et muet tout le trajet; je demandai à un collègue de m'accompagner pour mettre bon ordre, et c'est là que je vis encore la lâcheté (mêlée de je-m'en-foutisme, le dernier empêchant de se considérer dans la première [3]) à l'oeuvre dans l'Education Nationale, - pas un mot, pas un geste (j'eus honte pour nous qui étions conduits par le chauffeur du bus). Y aller tout seul, c'était me faire bouffer sur place.

Et après, les profs se plaignent des élèves en cours, et pointent du doigt la mauvaise éducation reçue? Les adultes, quel que soit leur rôle social au sein de l'Ecole, font une grève perpétuelle, ont laissé tombé.

[1] http://www.saint-guilhem-le-desert.com/, http://www.st-guilhem-le-desert.com/

[2] La première chose que me dirent mes élèves musulmans fut: "Moi, je n'entrerai pas dans la basilique"; et arrivé à Notre-Dame-de-l'ermitage, la première chose qu'ils firent, c'est passer le portail et entrer dans le lieu du silence, sans savoir à quoi est voué un ermitage, bien entendu...

[3] Fatigue d'être un flic, aussi, peut-être?... et de passer pour le mauvais flic?

Écrit par : Pendariès certains que les couillons seront toujours les maîtres du monde | 30 septembre 2009

Pendariès certaiN que les couillons seront toujours les maîtres du monde

Écrit par : Pendariès certain que les couillons seront toujours les maîtres du monde | 30 septembre 2009

"Faire cours, c'est un art — je ne le dirai jamais assez. Et le pédagogisme n'a eu du succès que parce qu'il est parvenu à faire croire aux mauvais profs qu'ils pouvaient, eux aussi, séduire les foules — en les rabaissant à leur niveau."

Oui, sans doute.

Mais alors comment faire profiter la multitude des effets de la Grâce épisodique de quelques artistes éphémères ?

Par le web 2.0 ? Par feu les IUFM ? Par imprégnation lors de grand-messes ? Par clonage reproductif ? Par introspection (la fameuse attitude réflexive) ? Par imposition (des mains) ? Par greffage ? In vivo ? Ex nihilo ? Par marcottage ? In vitro ? Ex abrupto ? Par émanantion ? Nolens ? Volens ?

Écrit par : dugong | 30 septembre 2009

Magister... Vous avez un lien avec l'excellent site du même nom ?

Ecrit par : Jeremy | 29 septembre 2009

Tous les chemins mènent à Rome...

Écrit par : Magister | 30 septembre 2009

Pendariès a écrit : "Vous oubliez une chose Jean-Paul, la couardise."

Très juste et fondamental.

Vous exprimez très bien la solitude et la frustration qu'on peut ressentir à certains moments.

Mais peut-on encore être courageux sans être téméraire ? Toujours et partout ?

Écrit par : dugong | 30 septembre 2009

Pendariès a écrit : "Vous oubliez une chose Jean-Paul, la couardise."

Très juste et fondamental.

Vous exprimez très bien la solitude et la frustration qu'on peut ressentir à certains moments.

Mais peut-on encore être courageux sans être téméraire ? Toujours et partout ?

Ecrit par : dugong | 30 septembre 2009

Vous savez, je ne suis pas allé me jeter dans la gueule du loup [1], hier, dans le bus, afin de calmer l'ambiance; nous étions 8 enseignants pour encadrer, et je me demande si les 7 autres seraient venus m'aider si cela avait tourné au vinaigre...

On préfère faire passer la patate chaude. Quand les gosses voient à qui ils ont affaire, à quel type de caractère ils ne sont pas confrontés, vous aurez beau être le Raffaello de l'instruction, ils ne vous donneront jamais l'occasion de le prouver.

[1] Le plus fameux gueulard était un adolescent difficile de bientôt 17 ans en rémission de cancer. A midi, plusieurs collègues qui l'ont parlèrent de lui (je suis p.p. de l'autre 3ième) pour arriver à cette conclusion ahurissante: "Il montre qu'il est en vie" (tous les gamins de cet âge cherchent à prouver qu'ils le sont! et qu'ils sont immortels...).

Écrit par : Pendariès certain que les couillons seront toujours les maîtres du monde | 30 septembre 2009

Mon ami juriste n'est pas au SM (syndicat de la magistrature, mauvais esprits que vous êtes !!!) ; j'ignore donc s'il y a eu ou non une réponse.

Ecrit par : Françoise Guichard | 30 septembre 2009

Je ne supputais rien du tout. Je me disais que la réponse du ministère au SM, si elle était faite et publiée, pouvait être intéressante.

La question reste donc entière: votre ami juriste sait-il à quoi peuvent bien viser ces modifications de textes législatifs opérées discrètement le 31 juillet?

Écrit par : Jean | 30 septembre 2009

« "Elles [...] permettraient d'économiser l'équivalent de 23000 postes.
Jeremy | 30 septembre 2009"
Il y a sans doute d'autres coupes sombres à prôner. »
nicolas | 30 septembre 2009

En l'occurrence, il s'agit plutôt de coupes claires (une « coupe claire » consiste à abattre beaucoup d'arbres afin de faire entrer la lumière ; une « coupe sombre », très peu, la forêt en restant à l'abri).

Écrit par : Tailleboudin | 30 septembre 2009

Sur http://www.youtube.com/watch?v=6PwRyNybHkQ&feature=related,

des juristes et des scientifiques belges demandent aux parlementaires de ne pas voter la loi d'exception.

Écrit par : Jean | 30 septembre 2009

Cher Brighelli,

Il y a des professeurs très brillants qui n'apprennent rien ou presque à leurs élèves justement parce qu'ils sont trop brillants comme des étoiles inaccessibles !
Inversement on a des professeurs qui font des fautes, qui retournent en arrière dans leurs raisonnements, et qui se font suivre de leur classe !

Car enfin il s'agit bien de la fable du lièvre et de la tortue ... il vaut mieux une tortue sans gloire qui arrive à point qu'un lièvre qui batifole tout seul dans les champs rempli de lui-même !

Écrit par : iPidiblue la fable du lièvre et de la tortue | 30 septembre 2009

En l'occurrence, il s'agit plutôt de coupes claires (une « coupe claire » consiste à abattre beaucoup d'arbres afin de faire entrer la lumière ; une « coupe sombre », très peu, la forêt en restant à l'abri). Ecrit par : Tailleboudin | 30 septembre 2009

J'ai bien écrit "beaucoup de coupes sombres", ce qui me semble approprié eu égard aux différents domaines dans lesquels il faudrait agir. Beaucoup de coupes claires ne laisseraient pas grand-chose... et d'autres que nous s'en chargent.

Écrit par : nicolas | 30 septembre 2009

Il y aurait un débat à lancer au sujet des économies dans l'économie, c'est celui sur les "heures de chaire", les "heures de labo" et la bonification pour les B.T.S.
Elles sont franchement injustes, et permettraient d'économiser l'équivalent de 23000 postes.
Qu'en pensent les honorables participants de ce blog ?
Ecrit par : Jeremy | 30 septembre 2009

C'est ce que propose le Figaro-Magazine de ce w-e, dans son numéro spécial "économies budgétaires". D'autant que ces salauds de profs profitent de leurs heures de décharge pour donner des "petis cours" à acadomia.
Ecrit par : Françoise Guichard | 30 septembre 2009

Les gens qui ont écrit ça sont des pourris, c'est entendu.

Mais sur le bien-fondé des bonifications horaires en BTS notamment, quelle est votre opinion ?

Écrit par : Jeremy | 30 septembre 2009

Cher Pidiblue, je parlais justement hier en classe de la fable du lièvre et de la tortue — expliquant que c'était probablement un art poétique de la part du fabuliste, l'équivalent du "cent fois sur le métier"… Et je veux bien en faire un art d'enseigner — à ceci près que de temps en temps, il faut coudre la peau du lièvre sur la carapace de la tortue. Bref, de la brillance en continu, ça lasse. Mais du pas à pas permanent, ça fatigue.
Et je ne crois pas nécessaire d'inventer les IUFM pur expliquer cela.
JPB

Écrit par : brighelli | 30 septembre 2009

Pendariès en racontant son excursion avec des 3e me fait penser à un souvenir de voyage scolaire particulièrement instructif.
Les élèves de 3e du collège devaient visiter Verdun et les alentours. J’ai pu observer un phénomène étrange : je finis par me retrouver seul avec les 40 élèves les plus excités ! Mes « chers » collègues s’étaient arrangés pour se mettre avec les élèves plus calmes et se regrouper à la faveur des arrêts des cars et des visites, je n’y avais vu que du feu. Il y a des collègues comme ça, avec des « capacités et compétences » très particulières !

Ce fut un cauchemar : vers la fin j’étais donc le seul prof face à des abrutis dont beaucoup s’étaient saoûlés au whisky en douce ! Certains ont voulu éteindre la flamme du souvenir dans l’ossuaire de Douaumont, j’en passe et des meilleures... Un vieux guide a été insulté par des gugusses dont un s’appelait, ça ne s’invente pas, Bagdad. J’ai donc joué au shérif comme dans un bon vieux western pour rétablir un calme relatif et j’ai connu une solitude disons... très désagréable quand je me suis retrouvé encerclé. Cependant le pire c’est quand même d’avoir honte d’être là, honte pour eux.

Je ne fais plus guère de sorties scolaires depuis cette époque sauf avec une ou deux classes de S et avec des profs de confiance, donc ça ne fait pas souvent ;))

Écrit par : Pierre Lariba | 30 septembre 2009

Les tortues pleurent au dire des lièvres qui eux sont durables.

Écrit par : dugong | 30 septembre 2009

On tape toujours trop vite. Je recommence :

Les tortues pleurent au dire des lièvres qui eux sont moins durables.

Écrit par : dugong | 30 septembre 2009

Mais sur le bien-fondé des bonifications horaires en BTS notamment, quelle est votre opinion ?
Ecrit par : Jeremy | 30 septembre 2009

J'en ai bénéficié l'an dernier. Deux classes de BTS, déduction faite des heures de décharge, ça me faisait un EDT de douze heures hebdo en trois demi-journées, avec une année scolaire qui s'est achevée début mai. J'ai trouvé ça très reposant, après deux trimestres à dix-huit heures en collège. Comme le sentiment d'avoir changé de métier.

Ces décharges sont-elles justifiées ? Je pense que dans l'état actuel des choses, une réduction des maxima de service en collège, où l'enseignement est bien plus éprouvant qu'en lycée, serait plus juste.

Écrit par : TotoWeininger | 30 septembre 2009

"l'équivalent du "cent fois sur le métier"… "

Vingt fois suffisaient à Boileau, pourtant fort tatillon déjà, non ? ^^

Écrit par : *Celeborn | 30 septembre 2009

Mais sur le bien-fondé des bonifications horaires en BTS notamment, quelle est votre opinion ?
Ecrit par : Jeremy | 30 septembre 2009

J'en ai bénéficié l'an dernier. Deux classes de BTS, déduction faite des heures de décharge, ça me faisait un EDT de douze heures hebdo en trois demi-journées, avec une année scolaire qui s'est achevée début mai. J'ai trouvé ça très reposant, après deux trimestres à dix-huit heures en collège. Comme le sentiment d'avoir changé de métier.

Ces décharges sont-elles justifiées ? Je pense que dans l'état actuel des choses, une réduction des maxima de service en collège, où l'enseignement est bien plus éprouvant qu'en lycée, serait plus juste.

Ecrit par : TotoWeininger | 30 septembre 2009

Et l'heure de chaire qui ne profite qu'à quelques-uns et dans le même cas...

Supprimer ces petits avantages revient à économiser 12500 postes (23000, c'est avec les décharges CRDP/CNDP, les décharges syndicales, les décharges musée, etc.), donc on pourrait alléger la charge des collèges à budget constant.

Écrit par : Jeremy | 30 septembre 2009

Dugong, c'est parce que vous préférez enseigner "par sauts et gambades" que vous défendez les lièvres ? Le lièvre sauteur a certes des atouts dans son havresac mais pour cueillir le thym et le romarin un bon lapin besogneux fait aussi bien l'affaire et attire moins les chasseurs ...

Écrit par : iPidiblue "par sauts et gambades" | 30 septembre 2009

Et l'heure de chaire qui ne profite qu'à quelques-uns et dans le même cas...
Ecrit par : Jeremy | 30 septembre 2009

La majorité des professeurs de lycée, non ?

Écrit par : TotoWeininger | 30 septembre 2009

@ Les antipédagogistes ont désormais leur parti politique et on ne nous a pas prévenu ?


"Communiqué n° 898 : Sur l'urgence de la création d'écoles et de lycées "réformés"

16 septembre 2009, 20:58

Le parti de l'In-nocence — à l'heure où d'aucuns, face à l'effondrement total de notre enseignement public, appellent à un renforcement voire à une refondation du désastreux "collège unique", tandis que des parents de plus en plus nombreux, atterrés par les menaces d'ensauvagement que fait peser sur leurs enfants le système actuel, recourent à l'éducation à domicile — juge pour sa part de plus en plus urgente, afin que soit sauvé ce qui peut l'être encore, la création officielle et au moins expérimentale d'écoles et de lycées réformés où s'opèrerait un retour résolu aux méthodes d'éducation traditionnelles, avec de véritables années scolaires, une véritable autorité des professeurs et de véritables notations en vue de véritables examens.

Le parti de l'In-nocence rappelle que les écoles et lycées dont il demande la création doivent fonctionner selon le principe d'un triple volontariat : celui des professeurs, celui des parents, celui des élèves. Tout ceux qui le souhaitent y seront acceptés, personne n'y sera maintenu contre son gré. Personne non plus n'y sera maintenu qui n'en respecterait pas les principes et les exigences.Ceux qui en seraient expulsés auront toujours la ressource du système actuel. Dans ce système réformé, l'enseignement et la vie scolaire seront soumis à l'inspection de l'enseignement national. Les programmes du système général actuel y seront pris en compte (comme un minimum), et les élèves se présenteront aux examens tels qu'ils sont actuellement pratiqués ; mais bien entendu ils feront l'objet d'autres contrôles et d'autres examens en vue d'autres diplômes, ceux-là dotés de substance et de portée véritables. Les élèves qui malgré leur bonne volonté et leur capacité auraient du mal à suivre — du fait par exemple de leurs origines culturellement "défavorisées" —, bénéficieront de l'assistance très active et vigilante des services de cette "éducation tierce" ou "intermédiaire" que le programme du parti de l'In-nocence, auquel il est ici renvoyé, a toujours préconisée, et dont ce sera précisément la fonction essentielle : faire que personne qui ne souhaite pas l'être soit laissé sur le chemin et empêché de devenir tout ce que ses mérites et ses capacités lui promettent de meilleur, intellectuellement, culturellement, humainement et socialement. "


http://in-nocence.org/public/read.php?3,38903

Écrit par : TotoWeininger | 30 septembre 2009

Je ne fais plus guère de sorties scolaires depuis cette époque sauf avec une ou deux classes de S et avec des profs de confiance, donc ça ne fait pas souvent ;))

Ecrit par : Pierre Lariba | 30 septembre 2009

Il faut éviter les sorties de classe de masse, du genre "Toutes les Troisièmes vont à Verdun."
Faire des sorties de classe, oui, mais avec celles qui l'ont méritée, qui nourrissent quelque sympathie à l'égard de leur maître et se montrent prêtes à s'instruire.
J'ai connu cela avec, évidemment, les latinistes et les hellénistes que j'emmenais à Rome et à Naples, mais aussi, il y a deux ans, avec une classe de 3ème composée de deux tiers de futurs apprentis qui avait été emballée par la lecture (expliquée, scène après scène; complètement "linéaire et j'en suis fier") du Malade imaginaire): la sortie au théâtre fut, de leur propre aveu le lendemain en cours, un moment qui les a marqués.
D'ailleurs, si l'on veut rendre les élèves sensibles à l'horreur de la Première Guerre Mondiale, il suffit peut-être de leur montrer quelques monuments aux morts du coin, ceux devant lesquels ils passent tous les jours sans les remarquer. Là, on leur fait lire les listes: la famille Bruneau, 12 morts: Bruneau Joseph, Bruneau Charles (aucun rapport, Françoise, avec le linguiste...), Bruneau Alphonse, Bruneau Pierre..., ou la famille Martin, 6 morts: Martin Serge, Martin André, Martin Roger, Martin Etienne...

Au fait, retraitée, vous me demandiez comment cela se passait cette année dans mon collège. Eh bien c'est simple: depuis le départ de l'ancienne direction, tout y est redevenu normal, et même agréable. Nous revenons de l'enfer et sommes encore tout éblouis de revoir la lumière!

Écrit par : Jean | 30 septembre 2009

Les tortues pleurent au dire des lièvres qui eux sont durables.
Ecrit par : dugong | 30 septembre 2009

Je trouve ça beau (de ch'val) génial, admirable, dirait le défunt Boby!

Écrit par : retraitée | 30 septembre 2009

"Et l'heure de chaire qui ne profite qu'à quelques-uns et dans le même cas...
Ecrit par : Jeremy | 30 septembre 2009

La majorité des professeurs de lycée, non ?
Ecrit par : TotoWeininger | 30 septembre 2009"

Etant en français (donc majorité de Secondes), c'est vrai que je ne m'en rendais pas trop compte. Je n'y ai eu droit qu'une fois.

Écrit par : Jeremy | 30 septembre 2009

"Au fait, retraitée, vous me demandiez comment cela se passait cette année dans mon collège. Eh bien c'est simple: depuis le départ de l'ancienne direction, tout y est redevenu normal, et même agréable."

Eh bien je me posais la même question. Content pour vous, Jean.

Écrit par : Jeremy | 30 septembre 2009

Je suis allé butiner * sur le site dont le lien a été donné par TotoWeininger.

Dans la rubrique "citations", à la lettre "E", on trouve "Enseignants"

Voilà ce qu'on y lit :

"L'enseignant doit savoir se vendre. L'ennui naît de la répétition. Et ce ne sont pas les mauvais élèves qui s'ennuient, mais les plus imaginatifs. Aux enseignants de trouver la manière de les intéresser.
Macha Séry et Christian Bonrepaux,
"Voyage au bout de l'ennui",
in Le Monde de l'Éducation, janvier 2003."

A lire à quel degré ?

* pour quelqu'un qu'on accuse, à tort, d'être un lièvre procédant "par sauts et gambades" !!

Écrit par : dugong | 30 septembre 2009

"Il faut éviter les sorties de classe de masse, du genre "Toutes les Troisièmes vont à Verdun."

J'imagine ces bandes de mols tiers hurlants, déferlant sur le chemin des dames.

Écrit par : dugong | 30 septembre 2009

Le virus est parti, Jean ? :-)) Cela devient plus respirable : ravie également pour vous.

Écrit par : Marilyse | 30 septembre 2009

"Je trouve ça beau (de ch'val) génial, admirable, dirait le défunt Boby!
Ecrit par : retraitée | 30 septembre 2009"

Je vous livre la version moins empressée :

Les tortues pleurent au dire des lièvres qui pourtant, eux, sont moins durables.

Écrit par : dugong | 30 septembre 2009

J'ai deviné qui est "la Verdurin" depuis un bout de temps, déjà !:-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2009

Elle fait une petite musique particulière ? Vous avez l'oreille, Christophe : vous voilà avantagé !

Écrit par : Marilyse | 30 septembre 2009

""L'enseignant doit savoir se vendre. L'ennui naît de la répétition. Et ce ne sont pas les mauvais élèves qui s'ennuient, mais les plus imaginatifs. Aux enseignants de trouver la manière de les intéresser.
Macha Séry et Christian Bonrepaux,
"Voyage au bout de l'ennui",
in Le Monde de l'Éducation, janvier 2003."

Bah oui, c'est la faute des enseignants si les élèves s'ennuient, c'est bien connu.

Écrit par : Jeremy | 30 septembre 2009

Le virus est parti, Jean ? :-))
Ecrit par : Marilyse | 30 septembre 2009

Je ne sais pas si c'est la meilleure question à poser à Jean en ce moment ! ;-)

Écrit par : Jeremy | 30 septembre 2009

"je mets à part Meirieu, gourou du mouvement, grand ordonnateur — intouchable pour des fidèles recrutés au plus bas de l'échelle intellectuelle"

Vous avez raison, JPB. Retenez vos coups sur quelqu'un avec qui il faudra bientôt compter (les voix).

Ceci dit, je vous concède bien volontiers qu'il est beaucoup plus intelligent que ses innombrables affidés.

Écrit par : dugong | 30 septembre 2009

Les professeurs qui arrondissent leurs fins de mois chez Acadomia, non seulement c'est du mensonge, mais c'est de la sottise en barre : ces officines se sucrent à tel point sur le dos des enseignants que, malgré leurs tarifs élevés, ces derniers touchent des clopinettes, à savoir 10 à 15 euros de l'heure. Et en plus, ils doivent se déplacer !

Les professeurs qui arrondissent leurs fins de mois en donnant des cours particuliers le font à leur propre compte, et au noir.

Les parents ne se laissent pas toujours tromper, il en est qui savent où se trouve la qualité dans ce type de service. J'en connais même qui ont vu le documentaire "Star Acadomia" et ne se font pas d'illusions.

Écrit par : Moot | 30 septembre 2009

Je ne sais pas qui du lièvre ou de la tortue arrivera le premier, mais la course (à la marchandisation de l'école) continue :
Lu dans la lettre de l'éducation (supplément numérique au Monde) parue aujourd'hui :
"Lundi 28 septembre, l'Assemblée nationale a adopté la loi Carle dans un clivage politique droite-gauche absolu et sur fond de guerre scolaire enseignement public-enseignement privé. A quatre conditions précises, les communes dont les jeunes résidents sont scolarisés dans l'école privée sous contrat d'une commune voisine devront payer un forfait à l'école. Le Comité national d'action laïque (CNAL) ne décolère pas contre ce qu'il considère comme "une étape vers un libre marché scolaire" et annonce qu'il "combattra" ce "glissement dangereux".

Pour plus de précisions, voir le site du CNAL :
http://www.cnal.info/

Après l'accord Vatican-Kouchner, les réformes continuent. Comment cela s'articule-t-il avec ce que Cadichon disait ce matin de la pensée de Condorcet : "Celui-ci a voulu, en théorisant l'Instruction publique en un concept politique majeur, "rendre la raison populaire", sortir le peuple de l'ignorance, de la superstition et des préjugés dans lesquels le maintenaient l'Église et le pouvoir monarchique."

Au passage, on lit sur le site du CNAL que l'état finance à hauteur de dix milliards d'euros un système concurrentiel de l'éducation nationale. Si on cherche vraiment des économies à faire...

Écrit par : chevreuil | 30 septembre 2009

"Et l'heure de chaire qui ne profite qu'à quelques-uns et dans le même cas...
Ecrit par : Jeremy | 30 septembre 2009

La majorité des professeurs de lycée, non ?
Ecrit par : TotoWeininger | 30 septembre 2009

Forcément, les classes d'exament et les B.T.S. sont dans les lycées.
Plutôt que de supprimer les heures de 1ere chaire, bien utiles -- en particulier pour les collègues de B.T.S., dont la charge de préparations et de corrections est très lourde (je le sais, j'y ai jadis exercé) -- , on ferait mieux d'étendre le dispositif aux professeurs qui enseignent dans des classes difficiles, et qui en auraient bien besoin, eux, ne serait-ce que pour se reposer.
Il faudrait bien comprendre, jeunes gens, que les alignements par le bas ne profitent à personne, pas plus à ceux dont on supprime les misérables "privivlèges" qu'à ceux qui n'en bénéficiaient pas jusqu'ici... C'est une vénérable de 56 ans qui vous parle, et qui a vu depuis 1976 ses conditions de travail se dégrader d'année en année. Ce n'est pas parce que j'enseigne à présent en CPGE que je dois rester indifférente à ce que vivent mes collègues de collège et de lycée.
Vous croyez avoir trouvé le moyen, en sucrant les décharges, de sauver des postes. vous ne sauverez rien. Au pire, on supprimera les décharges ET les postes prévus.
Ne fournissez donc pas les verges pour vous faire battre, les gestionnaires de l'Ed Nat sont déjà assez performants de ce point de vue.

Écrit par : Françoise Guichard | 30 septembre 2009

Vous croyez avoir trouvé le moyen, en sucrant les décharges, de sauver des postes. vous ne sauverez rien. Au pire, on supprimera les décharges ET les postes prévus.

Ecrit par : Françoise Guichard

En fait, en supprimant les décharges, on ferait simplement baisser la rémunération de leurs ex-bénéficiaires, lesquels perdraient une heure supplémentaire.

Écrit par : Moot | 30 septembre 2009

Un TBI pour moins de 200 euros ?

Ecrit par : dugong

Vous ne pouvez pas faire l'impasse sur le vidéoprojecteur et l'ordinateur, de toute façon. Et pour le reste, peut-être connaissez-vous cette solution à moins de 50 euros : http://johnnylee.net/projects/wii/

Écrit par : Moot | 30 septembre 2009

A propos du financement des écoles privées, lisez donc cette production de nos sénateurs :

http://www.senat.fr/leg/ppl08-019.html

Un extrait :

"Le conseil municipal de Semur-en-Brionnais, qui ne peut exiger, en l'absence de toutes dispositions législatives en ce sens, que les parents scolarisés dans un établissement primaire privé sur le territoire d'une autre commune demandent une quelconque autorisation au maire de Semur-en-Brionnais, ne pouvait donc, en tout état de cause, refuser de participer au frais de fonctionnement liés à la scolarisation des enfants des familles qui résident à Semur-en-Brionnais et qui sont scolarisés à l'école primaire privée Saint-Véraise à Marcigny, établissement sous contrat d'association (...) »

Ca c'est de la phrase longue madame ! Relisez 10 fois en essayez de comprendre. Je vous aide : l'expression "les parents scolarisés dans un établissement" est le pivot du raisonnement...

Autre extrait (juste en dessous) :

"Aussi, afin de rétablir l'équité entre les conditions dans lesquelles les communes doivent financer la scolarisation d'un enfant dans une école publique autre que celle de sa commune de résidence et les conditions dans lesquelles elles doivent financer la scolarisation d'un enfant dans une école privée, il est désormais indispensable de compléter l'article 89 de la loi n° 2004-809 pour prévoir explicitement que la participation n'est due que dans le cas où elle serait due pour la scolarisation d'une école dans une école publique autre que celle de sa commune de résidence."

Capisce ?

Il y avait du Chi(t)rouble au repas de midi ?

Écrit par : dugong | 30 septembre 2009

"Retenez vos coups sur quelqu'un avec qui il faudra bientôt compter (les voix)."
dit Dugong…

Mon cher, nous nous sommes admirablement compris. Mais pour le détail, peut-être n'est-il pas encore temps d'en faire état…
JPB

Écrit par : brighelli | 30 septembre 2009

"Vous ne pouvez pas faire l'impasse sur le vidéoprojecteur et l'ordinateur, de toute façon."

C'est vrai.

"Et pour le reste, peut-être connaissez-vous cette solution à moins de 50 euros ?"

Merci Moot, je ne connaissais pas.

Je regarde de près.

Écrit par : dugong | 30 septembre 2009

Une excellente analyse de Paul Villach sur la dégradation des conditions de travail dans l'Education nationale, sur Agoravox :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/ces-conditions-de-travail-qui-62383

L'article a notamment le mérite de resituer le problème dans une logique d'ensemble, à partir de certaines orientations de l'OCDE.

J'ai par ailleurs un projet de livre spécifiquement sur le harcèlement moral dans l'enseignement, et souhaiterais réunir des témoignages. Je suis joignable à cette adresse :

d.a.saint-roch@voila.fr

Écrit par : Daniel Arnaud | 30 septembre 2009

Dugong, l'idée de Johnny Lee doit vous ravir vous qui êtes adepte des "low tech" solutions !

Reste pas moins qu'il faut un groupe électrogène.
(souvent les "gentils" négligent les "détails" de ce type...)

Blague à part, c'est super astucieux !

Écrit par : Zorglub | 30 septembre 2009

Ca a l'air astucieux mais je n'y comprends rien !

Écrit par : Jeremy | 30 septembre 2009

johnnylee net/projects/wii/

Ecrit par : Moot | 30 septembre 2009

Génial !!!! Et tellement simple.

Écrit par : yann | 30 septembre 2009

Daniel Arnaud, vous souhaitez des témoignages de quel point vue : celui du harceleur ou du harcelé ?

---------------------------
En ces temps troublés, hier j'ai relu vos notes de voyage sur l'Iran, de bien belles pages qui m'ont rendu un peu nostalgique.
J'ai très envie d'y retourner bien que mes femmes soient un peu réservées (15000 km de bagnole pour passer 5 semaines habillées en noir et sous un voile, j'arrive à les comprendre).

Cet été, on était en Syrie : quel accueil et quel patrimoine !

Pour ceux qui n'ont jamais lu :
http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/06/16/puzzle-a-l-iranienne-i.html
(et pages suivantes)

Écrit par : Zorglub | 30 septembre 2009

Je ne sais pas qui du lièvre ou de la tortue arrivera le premier, mais la course (à la marchandisation de l'école) continue :
Lu dans la lettre de l'éducation (supplément numérique au Monde) parue aujourd'hui :
"Lundi 28 septembre, l'Assemblée nationale a adopté la loi Carle dans un clivage politique droite-gauche absolu et sur fond de guerre scolaire enseignement public-enseignement privé. A quatre conditions précises, les communes dont les jeunes résidents sont scolarisés dans l'école privée sous contrat d'une commune voisine devront payer un forfait à l'école. Le Comité national d'action laïque (CNAL) ne décolère pas contre ce qu'il considère comme "une étape vers un libre marché scolaire" et annonce qu'il "combattra" ce "glissement dangereux".

Pour plus de précisions, voir le site du CNAL :
http://www.cnal.info/

Après l'accord Vatican-Kouchner, les réformes continuent. Comment cela s'articule-t-il avec ce que Cadichon disait ce matin de la pensée de Condorcet : "Celui-ci a voulu, en théorisant l'Instruction publique en un concept politique majeur, "rendre la raison populaire", sortir le peuple de l'ignorance, de la superstition et des préjugés dans lesquels le maintenaient l'Église et le pouvoir monarchique."

Au passage, on lit sur le site du CNAL que l'état finance à hauteur de dix milliards d'euros un système concurrentiel de l'éducation nationale. Si on cherche vraiment des économies à faire...
Ecrit par : chevreuil | 30 septembre 2009

Nous voilà en train de sortir du "mortifère monopole" ! Monopole qui n'a jamais existé d'ailleurs que dans l'imagination de ceux qui en réclament la disparition.

Écrit par : guy morel | 30 septembre 2009

Dugong, vous citez souvent des extraits du troquet des gogols et à force m'avez donné l'idée d'y aller faire un tour.

C'est une source inépuisable de perles ce site !

Par exple, ce conseil à ceux qui souhaiteraient quitter le moloch (on se demande pourquoi d'ailleurs ...) :

"Ceux qui veulent vraiment s’en sortir peuvent passer le concours de l’ENA."

Écrit par : Zorglub | 30 septembre 2009

J'avais trouvé ce "détournement" d'un objet, théoriquement dévolu à des utilisations ludiques, parmi les brèves d'un site bien connu des bidouilleurs : Hack a Day.

Pour Daniel Arnaud : si j'ai le courage de coucher tout cela sur le "papier" (je l'ai déjà fait, mais je n'en ai pas gardé de copie), je peux vous offrir une histoire (personnelle) édifiante. S'il fallait un titre, ce serait : "les parfaits salauds existent, j'en ai rencontré un" (et en sous-titre : "Ubu au pays des Soviets"). Mais il ne s'agit pas de harcèlement proprement dit, car il y a seulement quelques mois entre le prologue et la conclusion (un blâme pour ma pomme). Ce serait plutôt l'acharnement d'une personne résolue à en discréditer une autre, sous le bienveillant regard d'une administration s'en lavant les mains.
Je vous rassure, on s'en remet (ça date d'il y a neuf ans), mais il est certain que l'autre protagoniste, si d'aventure je le croisais, aurait droit à mon poing dans la gueule sans sommation.

Écrit par : Moot | 30 septembre 2009

"Ceux qui veulent vraiment s’en sortir peuvent passer le concours de l’ENA."

Ecrit par : Zorglub | 30 septembre 2009

Afin que, plus tard, ils puissent à leur tour enfoncer ceux qui ne s'en sont pas sortis ?

Écrit par : Magister | 30 septembre 2009

Daniel, vous cherchez des témoignages sur des harceleurs made Education nationale ? J'en ai connu un, il y a quelques années, pur jus pédagol, prompt - et même les devançant - à appliquer les dernières nouveautés dans le vent à la gloire de l'élève au centre. Il s'en est pris un jour à moi qui faisais tache dans son paysage. Ce fut la goutte d'eau qui fit déborder son vase plein de m... : un audit vint le chasser définitivement. Tout le monde put déverser ses griefs devant des inspecteurs mandatés pour l'occasion : ils servirent de bureau d'enregistrement des plaintes. Edifiant ! On buvait du petit lait.
Un peu tourné, le lait, quand même ! Je ne souhaite à personne de vivre de tels moments. Quelqu'un de fragilisé peut s'effondrer et ne pas s'en remettre.
Bien sûr, la situation n'avait rien de comparable avec celle des personnels actuels de France Télécom. Là on marche sur la tête : le travail comme asservissement avec mise en péril de sa vie pour la gloire de l'argent - au centre. C'est révoltant.

Écrit par : Marilyse | 30 septembre 2009

Erratum : "made in Education nationale".

Écrit par : Marilyse | 30 septembre 2009

Grippe cochonne et vaccin : petite feuille de route ou viatique, c'est selon (au cas où)...

Avant de vous faire vacciner, veiller à recevoir de votre médecin ou vaccinator, par écrit avec signature, l'assurance que :

- la vaccination ne pourra en aucun cas activer des fonctions effectrices inappropriées ;

- ce vaccin est totalement dépourvu d’ADN contaminant hétérogène ;

- ce vaccin ne pourra entraîner ni altérations chromosomiques, ni mutations, ni retour du virus à la virulence ;

- qu’aucun variant des virus vaccinaux à action pathogène ne pourra se produire par le phénomène de complémentation ou de recombinaison ;

- que cette stimulation antigénique n’entraînera pas de perturbation de votre système immunitaire, notamment une modification, transitoire ou prolongée, du rapport T4/T8, comme cela a déjà été observé (cf., M. Eihl, J. Mannhalter, G. Zlabinger, New England Journal of Medecine, vol 310 de 1984) ;

- que la vaccination n’exercera aucune action pathogène sur l’équilibre endocrinien (notamment la survenue de diabète, comme c’est le cas avec le vaccin anti-hépatite B, cf, Pr. Barthelow Classen, New Zealand Medical Journal, 24 mai 1996) ;

- que l’éventuelle persistance virale ne pourra être la cause d’aucune maladie auto-immune, ni d’aucune altération du système nerveux central ;

- qu’aucune réaction allergique aux divers adjuvants des vaccins ne pourra se produire ;

- que vous ne risquez pas de présenter une myofasciite à macrophages, laquelle peut apparaître dans un délai de quelques semaines à plus de trente ans après toute vaccination faisant appel à l’hydroxyde d’aluminium, (cf., Gherardi et all. “Macrophagic myofasciitis : a reaction to intramuscular injections of aluminium containing vaccines” in Journal of Neurology n° 246, 1999). Il en est de même pour le MF 59 utilisé par le laboratoire Novartis ;

- que vous ne présenterez aucun risque de développer ultérieurement une maladie d’Alzheimer ou un cancer au point d’injection de vaccins en rapport avec cet hydroxyde d’aluminium, lequel est responsable, chez les animaux domestiques, d’une véritable flambée de cancers : Selon une étude réalisée entre 1982 et 1993 dans 258 cliniques américaines, le nombre de cancers chez les animaux de compagnie a en effet été multiplié par 11. Cette évolution est d’autant plus inquiétante que le nombre de sarcomes cutanés au point d’injection vaccinale, faisant appel à l’hydroxyde d’aluminium, a été multiplié par 18,4, tandis que celui des sarcomes en dehors des points d’injection n’a été multiplié que par 5,7. (Cf., Lester, S & al., Journal of the american animal hospital association, 1996).

Dès que vous aurez obtenu toutes les réponses écrites de la part du médecin à vos interrogations légitimes, vous serez suffisamment informé(e) pour lui apporter votre consentement ou votre refus éclairés conformément à la dernière loi sur les droits des malades (loi 2002-303, du 4 mars 2002, publiée au Journal Officiel du 5 mars, sur le consentement libre et éclairé).

Écrit par : Magister | 30 septembre 2009

Merci Magister, j'enregistre ce dossier, je le photocopie et je saurai m'en servir si besoin est. Transmettez vite à Jean.

Écrit par : nicolas | 30 septembre 2009

"Hier, j'eus droit à la "journée d'intégration" (...) des 3ièmes: "

J'en rajoute une vilaine couche dans l'humour noir.
Vos prochaines journées d'intégration, Pendariès, prévoyez-les dans les Vosges, au bord d'un lac, avec open-bar.
Petite précision : l'étudiant qui s'est noyé, après avoir bu plus que de raison, ne faisait pas Dentaire, mais Droit. Il était en M1 de criminologie!
Quant aux sorties scolaires, il y a 20 ans, c'était déjà le cauchemar. Je les ai fuies comme la peste, autant que faire se peut.
Collège au cinéma, ce n'est pas mal non plus! Et c'est le Conseil Général qui paye!

Écrit par : retraitée | 30 septembre 2009

« Il y a sans doute d'autres coupes sombres à prôner. »
nicolas | 30 septembre 2009

« J'ai bien écrit "beaucoup de coupes sombres" »
nicolas | 30 septembre 2009

Écrit par : Tailleboudin | 30 septembre 2009

Nous voilà en train de sortir du "mortifère monopole" ! Monopole qui n'a jamais existé d'ailleurs que dans l'imagination de ceux qui en réclament la disparition.

Ecrit par : guy morel | 30 septembre 2009

Oui ! Oui ! Enfin ! Devenons enfin de vrais libéraux, tendance Condorcet !
Ah, Guy, avouons que nous avons eu du mal à l'entendre !
;-)))

Écrit par : chevreuil | 30 septembre 2009

Françoise Guichard m'a grillée sur le fil, Jérémy!
Votre fausse bonne idée de supprimer les décharges de labo et les heures de 1re chaire n'empêchera en rien, après, la suppression des postes. Souvenez-vous des heures piquées en français et histoire pour les IDD : les IDD ont disparu, les heures ne sont pas revenues!
Et une heure de moins, ce n'est pas du luxe quand on prépare au bac premières et terminales! De plus, si vous avez des séries identiques en parallèle, vous faites tintin, et les chefs d'établissements s'arrangent, pour ne pas se faire eng..., pour vous coller des séries en parallèle!

Écrit par : retraitée | 30 septembre 2009

Oui, bon Tailleboudin, vous me cherchez ou quoi ? Votre remarque portait sur coupe claire/coupe sombre. Vous m'avez reprise et je vous ai expliqué ce que je voulais dire. Je viens de me payer 2 h d'animation pédagogique si vous voyez ce que je veux dire, alors de grâce, n'en rajoutez pas !

Écrit par : nicolas | 30 septembre 2009

« "Elles [...] permettraient d'économiser l'équivalent de 23000 postes.
Jeremy | 30 septembre 2009"
Il y a sans doute d'autres coupes sombres à prôner. »
nicolas | 30 septembre 2009

En l'occurrence, il s'agit plutôt de coupes claires (une « coupe claire » consiste à abattre beaucoup d'arbres afin de faire entrer la lumière ; une « coupe sombre », très peu, la forêt en restant à l'abri).

Ecrit par : Tailleboudin | 30 septembre 2009
---
Ah ! mon cher Tailleboudin, vous me rappelez quelque chose.
En 1988, alors que Mitterrand venait d'être réélu, j'entendis Jean d'Ormesson sur France Inter. Le journaliste lui demanda innocemment :"Que pensez-vous du dernier livre de François Mitterrand ?" (J'ai oublié le titre.)
Jean d'O réponditd'un ton narquois :"Oh ! c'est le degré zéro de la littérature !"
Le journaliste fit mine d'être offusqué de ce crime de lèse-majesté et demanda ce que Jean d'O reprochait à ce livre. Ce dernier répondit :"Oh ! par exemple, il écrit ' Nous avons dû faire des coupes sombres dans le budget de ceci et cela...' "
Le journaliste dit :"Eh bien ! qu'y a-t-il à redire à cela ?"
Jeand'O dit :"Il fallait dire 'coupes claires' pour coupes importantes !"
Estomaqué, je regardai incontinent dans le Petit Larousse qui confirma ce qu'avait dit Jean d'O.
Puis, histoire de me convaicre définitivement du bien-fondé de l'assertion de Jeand'O - s'il avait raison -, je regardai aussi dans le Petit Robert. Il disait cela aussi, MAIS il ajoutait :"FIG. Suppression importante. On a fait une coupe sombre dans le personnel de l'entreprise : on a licencié beaucoup d'employés."
J'ai alors écrit à Jean d'O en lui adressant ma lettre au Quai Conti. Depuis nous avons échangé quatre ou cinq lettres, toujours très amicales (que je garde précieusement comme des fétiches). Il m'appelle "Cher collègue" !
Moi, je mets, depuis ce jour-là :"Monsieur l'Académicien, Cher Monsieur et Cher collègue,"
J'ai compris après quelques secondes ce qu'il entendait par "collègue". Je ne suis pas académicien, bien sûr. Mais nous avons un point commun. ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 30 septembre 2009

Prochaine sortie nature: stage survie dans le Larzac. 20 bornes par jour, sac à dos, rations militaires, bivouac à la dure. 3jours.
Héhéhé...
L'élève, acteur de sa propre forme physique, au sein d'un dispositif structurellement adapté, favorisant l'émergence des représentations personnelles du soi profond.
;);)!!

Écrit par : sisyphe | 30 septembre 2009

Nous voilà en train de sortir du "mortifère monopole" ! Monopole qui n'a jamais existé d'ailleurs que dans l'imagination de ceux qui en réclament la disparition.

Ecrit par : guy morel | 30 septembre 2009

Oui ! Oui ! Enfin ! Devenons enfin de vrais libéraux, tendance Condorcet !
Ah, Guy, avouons que nous avons eu du mal à l'entendre !
;-)))

Ecrit par : chevreuil | 30 septembre 2009

Puis-je me joindre à vous ?
J'ai moi aussi reçu la grâce !

Écrit par : catmano | 30 septembre 2009

Une coupe sombre est une suppression importante. Une coupe claire est une suppression encore plus importante, me semble-t-il.

Écrit par : Orthoprof | 30 septembre 2009

as sex as well in any other matters. ;-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 30 septembre 2009
in sex as (well as) in any other matter.

Écrit par : Cadichon-self-appointed English tutor | 30 septembre 2009

Je vous rassure, on s'en remet (ça date d'il y a neuf ans), mais il est certain que l'autre protagoniste, si d'aventure je le croisais, aurait droit à mon poing dans la gueule sans sommation.

Ecrit par : Moot | 30 septembre 2009

Inutile de se charger le karma, Moot. Suivez l'adage qui dit :"Si tu as un ennemi, assieds-toi au bord de la rivière, bientôt tu verras passer son cadavre." ou quelque chose du genre.

Écrit par : Magister | 30 septembre 2009

Puis-je me joindre à vous ?
J'ai moi aussi reçu la grâce !

Ecrit par : catmano | 30 septembre 2009

Oui, Catmano, rejoignez-nous ! Vous avez aimé inconsidérément l'école publique, aussi il vous sera beaucoup pardonné, car vous avez beaucoup péché.
Mettez un chèque à l'ordre de la paroisse SVP.

Écrit par : chevreuil | 30 septembre 2009

Oui ! Oui ! Enfin ! Devenons enfin de vrais libéraux, tendance Condorcet !
Ah, Guy, avouons que nous avons eu du mal à l'entendre !
;-)))
Ecrit par : chevreuil | 30 septembre 2009

Nous avons la vie devant nous.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 30 septembre 2009

> JPB
C'est aimable d'être venu lire.
Mais la réponse ne me semble pas répondre à la question.
Vertus du dialogue de sourds ... sans arbitres-témoins ...
car vous avez raison sans doute sur un point: Pourquoi, embarqués dans leur ping-pong habituel sinon obsessionnel, iraient-ILS voir ?

Écrit par : Sejan | 30 septembre 2009

Je pense avoir mis la dernière touche à mon article sur le livre de "Finkie" ; je n'en suis pas extrêmement content (un journaliste professionnel le trouverait sans doute trop "touffu"), mais je n'arrive pas à prendre de la distance (pour l'instant) avec ce texte qui me touche de trop près (on n'a pas eu impunément 20 ans en mai 68)...

Je vous souhaite le festin de Babette !

http://lechatsurmonepaule.over-blog.fr/

Écrit par : Robin | 30 septembre 2009

Pour les témoignages sur le harcèlement. Merci pour vos réponses. Si certains veulent mettre leur histoire sur le papier, n'hésitez pas à me l'envoyer par fichier à l'adresse indiquée plus haut. Même si ce n'est pas exactement du harcèlement, les histoires de blâme ou de sanction disciplinaire juste destinés à casser m'intéressent tout particulièrement.

@ Zorglub

Je m'intéresse surtout au point de vue du harcelé, qui subit notamment un chef d'établissement ou une inspection disciplinaire. Mais c'est l'ensemble du processus de dégradation des conditions de travail, que je souhaite reconstituer. Donc également les rapports avec les élèves, les parents ou... les collègues qui participent au processus. Pour l'Iran, je crains qu'avec le durcissement des relations Paris-Téhéran il ne nous soit de plus en plus difficile, en tant que Français, d'obtenir un visa! Malheureusement...

Écrit par : Daniel Arnaud | 30 septembre 2009

@ Robin

Intéressant, votre blog!

Écrit par : Daniel Arnaud | 30 septembre 2009

@ Daniel Arnaud

Merci pour votre visite et pour votre "courtoisie" (j'emploie ce mot au sens où l'emploie George Steiner... Comme le dit Saint-Saint-Exupéry des rites, c'est une chose bien oubliée).

Je suis sensible à votre démarche autour du phénomène de harcèlement dans le milieu de l'Education nationale et j'aimerais pouvoir convaincre quelqu'un que je connais bien de témoigner, mais vous savez que le plus difficile est de rompre le silence car la parole ravive la souffrance.

Écrit par : Robin | 30 septembre 2009

Et il y a des naïfs qui croient encore que c'est sur ces gens-là qu'il faut compter pour défendre l'école de l'instruction.
Ecrit par : Françoise Guichard | 30 septembre 2009

Je me permets humblement de préciser:

1) qui sont "ces gens-là", que vous couvrez de mépris . Il s'agit en particulier de cette masse silencieuse d'enseignants qui ne sont pas de gauche, mais qui ne clament pas non plus qu'ils sont de droite, et encore moins libéraux, tant cela est suicidaire sur la scène médiatico-intello-éducative française.

2) que "ces gens la" (et j'avais écrit ces gens las)
furent longtemps, trop longtemps ( voir mon denier post) précisément, les seuls à tenir tête aux grands-prêtres et à la piétaille de la religion pédagogiste. La levée de bouclier massive ( et non pas sur un plan individuel) de la gauche contre le pédagogisme fut, comme son ralliement à Dreyfus, ou l'entrée en résistance du PCF, trop tardive pour ne pas éveiller les soupçons de complaisance avec l'ennemi, ou de soumission initiale à ses oukases. Il lui fallait préserver d'autres intérêts que ceux des enfants, comme la solidarité entre enseignants de gauche contre un enseignement rigoureux, nécessairement réactionnaire. (Right or wrong, my country!)
=====================

"Pourquoi n'existe-t-il pas de désaccords violents visibles au sein du "pédagogisme" ?"
Ecrit par : dugong | 30 septembre 2009
Parce qu'ils savent tous qu'ils ont raison ?
Non, je déconne ! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 septembre 2009

C'est parfois en déconnant qu'on touche la réalité au plus près . Merci de nous rappeler ainsi que le pédagogisme est un dogme, une religion où les derniers convertis sont les plus activistes. C'est la foi du charbonnier, et les PE sont les plus frais convertis. J'ai remarqué que celui qui se gargarise du titre de "professeur des écoles " méprise celui d' instituteur, et qu'il est dans la plupart des cas adepte de la secte. (Dé)formation UIFuMiste sans doute.

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Peut-on affirmer que seuls les médiocres intérêts locaux peuvent ainsi cristalliser en une Eglise structurée ?
La réponse à cette question est essentielle pour moi car, si elle existait simplement, elle permettrait de décider s'il est, oui ou non, fatal que d'ardentes chapelles dégénèrent en chapelles ardentes.
Ecrit par : dugong | 30 septembre 2009

Très juste réflexion... étayée par l'exemple des chapelles issues du modèle soviétique, et configurées à son image, puisqu' il fut la matrice intellectuelle des totalitarismes et en premier lieu du National- SOCIALISME.
Alors prions (et soufflons bien fort) pour que le feu de la révolte contre le pédagogisme qui est doucement entrain de couver fasse monter bien haut sa flamme, puis recouvre bientôt de cendres cette odieuse infamie qui a sacrifié tant de classes d'âge sur son autel.
Je pense que pour l'islamisme il faudra implorer l'aide d'Eole et un coup de pouce de Zeus, car nos pauvres poumons sont trop faibles.
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Intéressant l'article de Robin, mais le chat qui regarde par-dessus son épaule ne lui souffle pas les règles de l'accord des participes passés. ("Si Alain Finkielkraut évoque si bien les illusions du coeur, c'est parce qu'il les a peu ou prou partagés")
.../...
"la camaraderie fusionnelle" en laquelle Sebastien Haffner voyait le coeur intime du nazisme, avec son mélange étroit de conformisme et d'amoralisme, ne la voyons-nous pas renaître autour de nous sous d'autres formes ?"""

Je ne puis que ronronner d'aise en lisant cette adhésion à l'idée que je défendis ici, il y a près de trois ans, quand je conseillai la lecture de ce remarquable essai autobiographique (descendu comme un faux dès sa parution par les historiens de gauche allemands). Je traçai un parallèle entre l'emprise progressive du pédagogisme ( au nom du progressisme) sur le monde éducatif et l'insidieuse montée du nazisme usant des armes que lui fourbissait (avec un n) la démocratie, dans l'apathie et la complaisance nationale et internationale, un phénomène diamétralement opposé à la rupture brutale de la révolution bolchévique.

Écrit par : Cadichon | 30 septembre 2009

"C'est parfois en déconnant qu'on touche la réalité au plus près."

Ecrit par : Cadichon | 30 septembre 2009

Si c'est ça, vous êtes "parole d'évangile" permanente ! ;-)

Écrit par : Orthoprof | 30 septembre 2009

"J'ai remarqué que celui qui se gargarise du titre de "professeur des écoles " méprise celui d' instituteur, et qu'il est dans la plupart des cas adepte de la secte. (Dé)formation UIFuMiste sans doute."

Ecrit par : Cadichon | 30 septembre 2009

Une bonne partie des professeurs d'école sont maintenant des instituteurs ayant passé le concours interne ! Renseignez-vous donc, avant de déconner !

Écrit par : Christophe Sibille | 30 septembre 2009

"est maintenant composée d'instituteurs"

Écrit par : Christophe Sibille | 30 septembre 2009

@ Cadichon

Je ne vous en veux pas de me signaler mes démêles avec les participes passés (j'espère que mes élèves n'ont rien
remarqué !) J'ai beau me relire, je laisse des fautes. Je retourne immédiatement au fourneau !

Écrit par : Robin | 30 septembre 2009

Une bonne partie des professeurs d'école sont maintenant des instituteurs ayant passé le concours interne ! Renseignez-vous donc, avant de déconner !

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 septembre 2009

De là à ce que certains se méprisent rétroactivement eux-mêmes...
La chaîne du mépris -alias du complexe d'infériorité inverti-fonctionne un peu telle une chaîne alimentaire, en suivant la courbe des titres et des diplômes dont on aime se prévaloir : A méprise B qui méprise C qui méprise D et ainsi de suite... jusqu'au Z qui cumule tous les mépris. On est toujours le méprisé de quelqu'un. Le monde est ainsi fait : futile et vain sur presque toute la ligne.

Écrit par : Magister | 30 septembre 2009

Ce que je voulais simplement dire, c'est que c'est aussi stupide de généraliser pour ça que pour le reste.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 septembre 2009

Grippe cochonne et vaccin : petite feuille de route ou viatique, c'est selon (au cas où)...

Avant de vous faire vacciner, veiller à recevoir de votre médecin ou vaccinator, par écrit avec signature, l'assurance que :

Ecrit par : Magister | 30 septembre 2009

Un ami me demande où vous avez trouvé cet excellent texte.

Juste un petit détail: Fillon a bien martelé il y a quelques jours ("martelé" est le terme juste) qu'AUCUNE VACCINATION NE SE FERAIT CHEZ UN MEDECIN TRAITANT, TOUTES DEVANT SE FAIRE DANS LES CENTRES DE VACCINATION, et par vaccins multidoses...
L'idée d'exiger des vaccinateurs des garanties qu'ils ne peuvent évidemment pas fournir est très en vogue auprès des personnels de santé - les premiers visés (au sens propre!). La soeur d'une de mes collègues, qui est sage-femme, lui en a parlé la semaine dernière et elle nous l'a raconté.

Écrit par : Jean | 30 septembre 2009

"Très juste réflexion... étayée par l'exemple des chapelles issues du modèle soviétique, et configurées à son image, puisqu' il fut la matrice intellectuelle des totalitarismes et en premier lieu du National- SOCIALISME."

Ecrit par : Cadichon | 30 septembre 2009

Amusant, cette manière de nous prendre pour des c..., (et de tenter de nous rendre c...?) avec ces majuscules !
Le terme "socialisme" a été employé à des fins exclusivement démagogiques par Hitler; si vous ne faites pas semblant de l'ignorer, c'est que vous êtes (un peu) ce que vous tentez de faire de vos interlocuteurs !

Écrit par : Christophe Sibille | 30 septembre 2009

http://www.cite-sciences.fr/cs/Satellite?c=QuestionReponse&cid=1195223854761&p=1193650938798&pagename=Portail/MED/PortailLayout&pid=1195217300313&t=Detail


http://blog.france2.fr/mon-blog-medical/index.php/2009/09/10/139186-grippe-ah1n1-et-pour-la-betise-il-y-aura-un-vaccin


IL me semble utile de donner ces liens pour établir un équilibre avec les propos ahurissants, "énaurmes" devrait-on dire- de Crèvecoeur dont j'ai donné le lien sur facebook.com déjà beau coup plus haut à propos de vaccinations contre la grippe A H1N1.

Toujours hors sujet, mais j'arrête là sur cette question. Je ne veux pas être un transmetteur stupide de rumeurs ( on sait ce que cela peut donner) ou de délires, même si des questions sont possibles, voire nécessaires.

Écrit par : Passant | 30 septembre 2009

Peut-on affirmer que seuls les médiocres intérêts locaux peuvent ainsi cristalliser en une Eglise structurée ?
La réponse à cette question est essentielle pour moi car, si elle existait simplement, elle permettrait de décider s'il est, oui ou non, fatal que d'ardentes chapelles dégénèrent en chapelles ardentes.
Ecrit par : dugong | 30 septembre 2009

Très juste réflexion... étayée par l'exemple des chapelles issues du modèle soviétique, et configurées à son image, puisqu' il fut la matrice intellectuelle des totalitarismes et en premier lieu du National- SOCIALISME.
Alors prions (et soufflons bien fort) pour que le feu de la révolte contre le pédagogisme qui est doucement entrain de couver fasse monter bien haut sa flamme, puis recouvre bientôt de cendres cette odieuse infamie qui a sacrifié tant de classes d'âge sur son autel.
Je pense que pour l'islamisme il faudra implorer l'aide d'Eole et un coup de pouce de Zeus, car nos pauvres poumons sont trop faibles."
Signé Cadichon bien sûr.
Réponse :
"vous savez, chère Cadichon, je vous aime bien. D'abord parce que vous me rappelez Zappy Max. Ensuite parce que vous défendez par des stéréotypes hors d'âge et avec une vigueur assez admirable un système auquel vous n'avez pas compris grand chose. Pas plus d'ailleurs qu'à la marche du monde. Finalement, ce n'est pas à Zappy que vous me faites penser, mais à Walter Ulbricht. Ce n'est pas grave : nul n'est parfait.

Écrit par : guy morel | 30 septembre 2009

"Très juste réflexion... étayée par l'exemple des chapelles issues du modèle soviétique, et configurées à son image, puisqu' il fut la matrice intellectuelle des totalitarismes et en premier lieu du National- SOCIALISME."

Ecrit par : Cadichon | 30 septembre 2009

National-socialisme, avec ou sans majuscules, dont les premières victimes furent les membres des partis de gauche, social-démocrate ou communiste. Ne l'oublions pas, au moins par égard à ces Allemands qui ont résisté à cette époque.
De plus, puisque vous êtes bien documentée, pourriez-vous nous écrire un message rappelant le rôle des banques et de la grande industrie allemande de l'entre-deux-guerres dans l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler. J'ai hâte d'en savoir plus !

Écrit par : chevreuil | 30 septembre 2009

On lit sur le site que vous indiquez, Passant:

Au 28 juillet 2009, 164 152 cas avérés et 1 007 décès ont été imputés à la nouvelle grippe A(H1N1).

Tiens, on a donc fait pour chaque cas une analyse coûtant 150 ou 200 euros! Formidable!
Quant aux décès, chacun sait bien que c'était souvent des cas déjà lourds, et que le lien avec une "grippe A" est plus que sujet à caution. Même chose pour le jeune homme de St-Etienne entré à l'hôpital avec des complications graves et qui est tombé dans le coma, a révélé un journaliste, deux heures après avoir pris du Tamiflu.


Sur le même site:

"Une équipe australienne a développé un vaccin avec la nouvelle souche A(H1N1).

Après la première des deux injections prévues , ils observent une réponse immunitaire satisfaisante chez 96 % des volontaires .

Il n'y a pas eu d'effets secondaires graves, même si 45 ù des sujets ont présenté des douleurs au point d'injection ou des maux de tête.

Ce travail montre que même si on s'oriente sur une vaccination en deux doses, une seule injection génère des anticorps à un taux protecteur..

Il faudra agrandir la population étudiée"

Ouais, tout ceci est bien vague et bien aléatoire: c'est quoi, "une réponse immunitaire satisfaisante chez 96% des volontaires"? Ils étaient malades, ces volontaires? On leur a, après le vaccin, inoculé le virus H1N1?
Cela ne tient pas debout!
Et les 94 000 000 de doses déjà achetées, déjà périmées?

Écrit par : Jean | 30 septembre 2009

Robin, vous venez ici faire la publicité de votre blog — et ce n'est que justice, parce qu'il y a des choses fort intéressantes. Mais poussez donc l'amabilité, lorsque nous traitons d'une même affaire, à citer bonnnetdane… Il faut bien que l'info circule…
Amicalement vôtre…
JPB

Écrit par : brighelli | 30 septembre 2009

Mais poussez donc l'amabilité, lorsque nous traitons d'une même affaire, à citer bonnnetdane… Il faut bien que l'info circule…
Amicalement vôtre…
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 septembre 2009

Et, Robin, vous pouvez aussi venir parler de votre blog sur www.neoprofs.org

Écrit par : Neoprofs | 30 septembre 2009

La chaîne du mépris -alias du complexe d'infériorité inverti-fonctionne un peu telle une chaîne alimentaire, en suivant la courbe des titres et des diplômes dont on aime se prévaloir : A méprise B qui méprise C qui méprise D et ainsi de suite... jusqu'au Z qui cumule tous les mépris. On est toujours le méprisé de quelqu'un. Le monde est ainsi fait : futile et vain sur presque toute la ligne.

Ecrit par : Magister | 30 septembre 2009

Et encore ! Vous oubliez qu'on méprise aussi au-dessus !

Combien de Français méprisent Sarkozy, Aubry, Juppé, les hauts fonctionnaires et leur(s) propre(s) patron(s) ?

Il faudrait donc dire : A méprise B, qui méprise A et C ; C méprise A, B et D, qui méprise A, B, C et E, qui méprise A, B, C, D et F... jusqu'au Z "qui cumule tous les mépris" et qui méprise tout le monde, à l'identique de A !

Il y aurait une thoérie du mépris moderne à faire - qui s'y colle ?

Écrit par : Jeremy | 30 septembre 2009

Grippe cochonne et vaccin : petite feuille de route ou viatique, c'est selon (au cas où)...

Avant de vous faire vacciner, veiller à recevoir de votre médecin ou vaccinator, par écrit avec signature, l'assurance que :

Ecrit par : Magister | 30 septembre 2009

Un ami me demande où vous avez trouvé cet excellent texte.

Ecrit par : Jean | 30 septembre 2009

Je l'ai déniché sur un forum mais le texte circule très largement sur beaucoup de sites, tels que, par exemple :

http://aufildel-eau.hautetfort.com/archive/2009/07/24/si-vaccination-obligatoire.html

http://r-sistons.over-blog.com/article-33456769.html

http://www.chaos-mondial-organise-resistance-infos.com/article-33780975.html

Le texte est très très pertinent, l'ayant fait vérifier par quelqu'un de rompu à ce jargon.

Écrit par : Magister | 30 septembre 2009

Il y aurait une thoérie du mépris moderne à faire - qui s'y colle ?

Ecrit par : Jeremy | 30 septembre 2009

Auriez-vous l'intention de nous noyer dans la mathématique des choses, Jérémy ?
Si théorie du mépris moderne il doit y avoir, j'en entrevois déjà la conclusion : l'homme moderne ne s'estime plus et renvoie au monde ce désamour de lui-même, par autrui interposé. Et le monde à son tour lui tend un miroir... glaçant.
Et l'homme se créa à son image et ressemblance.

Écrit par : Magister | 30 septembre 2009

Il est minuit, Docteur Sweitzer. Bon sommeil sur vos vaisseaux de nuit et peut-être même d'heureux songes...

Écrit par : Magister | 01 octobre 2009

Notre bon Meiriol prend de plus en plus de hauteur pour paraître le plus lisse possible dans le ciel politique. Voyez cet admirable texte sur son site :

http://meirieu.com/nouveautesblocnotes.htm

Pour les middle/low-understanders *, il a même prévu un powerpoint pour présenter l'essentiel du nouveau testament. Chaque proclamation sobrement révisionniste est rédigée comme un slogan new age. Chaque phrase y est ponctué d'un bruit de frappe de machine à écrire. Prière d'y entendre la métaphore d'une "transmission" mais sans "inculcation" assénée par des processus cognitifs automatisés (beurk encore, tout de même) mais la métaphore du penseur engagé (au sens des années 60).

http://meirieu.com/ACTUALITE/libe_pwt.pps

Proclamations révisionnistes et slogans new age donc :

"En réalité, j’ai toujours plaidé pour une pédagogie de la transmission… dès lors qu’on ne la confond pas avec l’inculcation. Pour une pédagogie de l’autorité… dès lors qu’il ne s’agit pas d’imposer les caprices de l’adulte pour « avoir la paix ». Pour une pédagogie du travail… dès lors qu’on aide à en découvrir progressivement la signification. Pour une pédagogie de la rigueur et de l’exigence… dès lors que cela s’inscrit dans le quotidien des pratiques et que, par exemple, on ne se contente pas de mettre une mauvaise note à un mauvais devoir sans chercher à faire progresser son auteur. Tout cela au nom du principe de l’éducabilité de tous – sans lequel l’éducation bascule dans le darwinisme social – et du principe de la liberté de chacun – sans lequel elle bascule dans le dressage. Il s’agit bien de créer obstinément les conditions les plus favorables pour que chaque élève engage sa liberté d’apprendre."

Ayons une pensée émue pour toutes ces troupes pédagoles désorientées par la montée de leur boussole favorite au zénith.

"Il existe pourtant une alternative : penser une éducation pour la démocratie. Apprendre à nos enfants à surseoir à leurs pulsions, à entrer dans le symbolique, à parler juste pour penser juste et à habiter ce monde au lieu de fuir dans les addictions et la virtualité. C’est d’éducation à la responsabilité qu’il s’agit."

Le catholique militant est devenu protestant lénifiant. ***

Notre Grand Meiriol ne veut plus être un "bouc émissaire". Se détacher du bouc sera pour lui facile : il n'a jamais eu l'âme d'un sulfureux ****. Mais, en revanche, qu'est ce qu'il émet ! Une vraie contribution au réchauffement politique en point de mire !

Ecolos utiles, me voici !

Hosanna !


* comme pourrait écrire Cadichon

** pardon, il faut dire "transmission" maintenant ("transmission sans inculcation")

*** connaissant le bonhomme, il a déjà du s'arranger en coulisse avec le père Benoît (nihil obstat)

**** plutôt d'un sulfateux (voir plus haut l'usage du mitraillage soft des messages)

Écrit par : dugong | 01 octobre 2009

J'ai changé en cours de route la structure d'une phrase sans aller jusqu'au bout. Je reprends

"Prière d'y entendre la métaphore d'une "transmission" (pourquoi pas en morse ?).
Prière de pas y entendre la métaphore d'une "inculcation", assénée par des processus cognitifs automatisés (beurk encore, tout de même) mais celle du penseur engagé (au sens des années 60).

Écrit par : dugong | 01 octobre 2009

Le long plaidoyer de Meirieu ne m'avait pas échappé quand il avait paru.
Quand je pense qu'il déclare "lever les ambiguïtés", alors qu'il en fabrique sans cesse…
Ce qu'il y a de drôle, c'est la tête que certains doivent faire, s'ils comprennent, dans son camp.
Et par parenthèse, il a des disciples qui mettent ses textes sur PowerPoint, lui…
JPB

Écrit par : brighelli | 01 octobre 2009

"Et par parenthèse, il a des disciples qui mettent ses textes sur PowerPoint, lui…"

Vous imaginez votre prose hachée menue par une groupie dont la laisse ne soit pas suffisamment courte ?

Avec des phrases apparaissant lettre après lettre sur fond sonore de coups de haches ponctués de grands "Han ! han !" ?

Écrit par : dugong | 01 octobre 2009

Finalement, le Meiriol dirait que les groupies doivent être fidèles mais sans perdre leur libre arbitre.

Bien sûr, il faut entendre que les groupies sont libres de choisir leur arbitre au sens de "personne qui est en mesure d'imposer à autrui ses décisions ; maître absolu" (dictionnaire de l'académie).

Après tout, et plus généralement, le libéralisme c'est de laisser chacun libre de choisir son aliénation.

Écrit par : dugong | 01 octobre 2009

« Oui, bon Tailleboudin... »
nicolas | 30 septembre 2009

Ce qualificatif me va droit au coeur.

Écrit par : Tailleboudin | 01 octobre 2009

Je voulais bien sûr écrire

Après tout, et plus généralement, le libéralisme c'est laisser * chacun libre de choisir son aliénation.

* laisser au sens de doter d'une laisse (néologisme ?)

Écrit par : dugong | 01 octobre 2009

Et par parenthèse, il a des disciples qui mettent ses textes sur PowerPoint, lui… JPB

Il est des pronoms superfétatoires, comme ça, qu'on n'aurait pas dû lâcher...

Écrit par : nicolas | 01 octobre 2009

Dugong, ces citations du pédagorévisionniste, on les connaissait déjà depuis l'émission de canal, non ? Me trompje ?

Écrit par : nicolas | 01 octobre 2009

jusqu'au Z "qui cumule tous les mépris" et qui méprise tout le monde, à l'identique de A ! Ecrit par : Jeremy | 30 septembre

Brillante démonstration pédagogol du tout se vaut et du raccourci qui tue : Si A = Z, fi des intermédiaires. Il suffit de délayer.

Écrit par : nicolas | 01 octobre 2009

pourriez-vous nous écrire un message rappelant le rôle des banques et de la grande industrie allemande de l'entre-deux-guerres dans l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler. J'ai hâte d'en savoir plus ! Ecrit par : chevreuil | 30 septembre 2009

Vous m'enlevez les lettres des doigts, Chevreuil.

Écrit par : nicolas | 01 octobre 2009

@ JPB

J'avais mis un lien entre mon blog et Bonnêt d'âne après mon article sur le livre de notre ami Francis. Je remets également un lien entre Bonnêt d'âne et mon article sur Finkie !

Écrit par : Robin | 01 octobre 2009

Prière d'y entendre la métaphore d'une "transmission" (pourquoi pas en morse ?).
Ecrit par : dugong | 01 octobre 2009

Phoque you !

Écrit par : Merieuxmocoeur | 01 octobre 2009

Communiqué de presse du SNALC-CSEN (FGAF) du 29 septembre 2009 :

AVIGNON : TOUJOURS LA MEME CHANSON.

Le SNALC-CSEN déplore qu'à l'heure où les suppressions massives de postes font régner la pénurie au sein du système éducatif, les seuls emprunts à la pensée unique et au « pédagogiquement correct » servent de cache-misère à la politique éducative du gouvernement.

Le SNALC-CSEN constate que le leitmotiv sur l' « accompagnement des élèves » et l' « orientation choisie », sempiternellement repris par tous les pouvoirs depuis plusieurs décennies, n'a abouti qu'à un effondrement du niveau des connaissances, un accroissement sans précédent des inégalités tout en entraînant l'Education Nationale dans la spirale sans fin des mouvements de protestation.

Le SNALC-CSEN considère que le système d'orientation ne saurait être réformé avec réalisme sans que soit sérieusement pris en compte le niveau de connaissance des élèves. Il est vain et démagogique, en effet, de donner aux jeunes l'illusion que le choix de leur carrière future ne dépend que d'une question d'information ou de préférences personnelles.

Le SNALC-CSEN rappelle qu'il est illusoire de prétendre réformer le lycée et en rééquilibrer les filières, sans se pencher préalablement sur le collège. Les échecs scolaires résultent, en effet, du laxisme, des pratiques pédagogiques aberrantes et du passage automatique dans la classe supérieure qui y sévissent contre la volonté des professeurs.

Le SNALC-CSEN affirme que la seule façon cohérente de rompre avec le « décrochage scolaire » serait de revaloriser sérieusement les voies professionnelles et l'apprentissage qui ont, depuis longtemps, fourni la preuve de leur capacité à offrir une solution alternative pertinente aux jeunes en situation d'échec.

Le SNALC-CSEN considère que la volonté systématique de remplacer l'évaluation disciplinaire par un « bilan de compétences » faisant fi des « résultats académiques » relève, une fois de plus, de la volonté de déposséder les professeurs de toute influence sur le parcours scolaire.

Le SNALC-CSEN considère, pour finir, que le « droit à l'erreur » constitue depuis trop longtemps l'argument dominant de toutes les dérives pédagogiques : le gouvernement ferait bien de le remplacer par un droit à l'instruction et à l'effort dont la disparition s'est toujours effectuée au détriment des élèves, de leurs professeurs et de toute la Nation.

Bref, on aimerait, un jour, entendre une autre chanson ...

Écrit par : Manu | 01 octobre 2009

http://aufildel-eau.hautetfort.com/archive/2009/07/24/si-vaccination-obligatoire.html

Comment se fait-il que le texte que l'on trouve sur ce site soit légèrement différent de celui que vous donnez, Magister?

Écrit par : Jean | 01 octobre 2009

SI VACCINATION OBLIGATOIRE....



CERTIFICAT à faire signer au vaccinaliste


Constitution des droits de l'Homme de 1793 :
Article 35. Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.



Devant la menace de pandémie aviaire H1N1, les autorités sanitaires recommandent la vaccination pour tous.
Avant d'accepter cette vaccination, je souhaite, dans le respect de la législation en vigueur, recevoir du corps médical une information claire, transparente et appropriée ainsi que l'assurance que le dit vaccin est sans danger conformément à l'obligation de prudence rappelée par la directive communautaire du droit de la consommation du 25 juillet 1985 qui « dispose qu'un produit est défectueux lorsqu'il n'offre pas la sécurité à laquelle on peut légitimement s'attendre. ».
J'entends donc recevoir l'assurance par le médecin que :
- la vaccination ne pourra en aucun cas activer des fonctions effectrices inappropriées,
- ce vaccin est totalement dépourvu d'ADN contaminant hétérogène,
- ce vaccin ne pourra entraîner ni altérations chromosomiques, ni mutations, ni retour du virus à la virulence,
- qu'aucun variant des virus vaccinaux à action pathogène ne pourra se produire par le phénomène de complémentation ou de recombinaison,
- que cette stimulation antigénique n'entraînera pas de perturbation de mon système immunitaire, notamment une modification, transitoire ou prolongée, du rapport T4/T8, comme cela a déjà été observé (cf., M. Eihl, J. Mannhalter, G. Zlabinger, New England Journal of Medecine, vol 310 de 1984),
- que la vaccination n'exercera aucune action pathogène sur l'équilibre endocrinien (notamment la survenue de diabète, comme c'est le cas avec le vaccin anti-hépatite B, cf, Pr. Barthelow Classen, New Zealand Medical Journal, 24 mai 1996), et le statut humoral,
- que l'éventuelle persistance virale ne pourra être la cause d'aucune maladie auto-immune, ni d'aucune altération du système nerveux central,
- qu'aucune réaction allergique aux divers adjuvants des vaccins ne pourra se produire,
- que je ne risque pas de présenter une myofasciite à macrophages, laquelle peut apparaître dans un délai de quelques semaines à plus de trente ans après toute vaccination faisant appel à l'hydroxyde d'aluminium, (cf., Gherardi et all. "Macrophagic myofasciitis : a reaction to intramuscular injections of aluminium containing vaccines" in Journal of Neurology n° 246, 1999). Il en est de même pour le MF 59 utilisé par le laboratoire Novartis,
- que je ne présenterai aucun risque de développer ultérieurement une maladie d'Alzheimer ou un cancer au point d'injection de vaccins en rapport avec cet hydroxyde d'aluminium, lequel est responsable, chez les animaux domestiques, d'une véritable flambée de cancers : Selon une étude réalisée entre 1982 et 1993 dans 258 cliniques américaines, le nombre de cancers chez les animaux de compagnie a en effet été multiplié par 11. Cette évolution est d'autant plus inquiétante que le nombre de sarcomes cutanés au point d'injection vaccinale, faisant appel à l'hydroxyde d'aluminium, a été multiplié par 18,4, tandis que celui des sarcomes en dehors des points d'injection n'a été multiplié que par 5,7. (Cf., Lester, S & al., Journal of the american animal hospital association, 1996).

Dès que j'aurai obtenu toutes les réponses écrites de la part du médecin à mes interrogations légitimes, je serai suffisamment informé(e) pour vous apporter mon consentement ou mon refus éclairés conformément à la dernière loi sur les droits des malades (loi 2002-303, du 4 mars 2002, publiée au Journal Officiel du 5 mars, sur le consentement libre et éclairé).

Le.........................

Signature

Écrit par : Jean | 01 octobre 2009

Bonjour,
J'ai toujours autant de plaisir à venir sur ce blog mais je ne me souviens pas avoir rien lu sur la laïcité et sur ce qu'elle devient.
La bêtise ambiante me rendant morose je me décide et je suggère l'exercice suivant :
- Soit une association de parents d'élèves (non ce n'est pas l'autre, il s'agit de la FCPE), héritière de la pensée des instituteurs qui l'ont fondée et qui, outre qu'ils n'étaient pas les disciples de M. Meirieu, défendaient ardemment la laïcité,
- Soit sa profession de foi envoyée aux parents par une FCPE parisienne pour les élections de parents d'élèves (grand moment...) sur laquelle figure sa définition de la laïcité : "La laïcité, c'est-à-dire vivre ensemble en étant différents",
- Vous montrerez comment les glissements sémantiques permettent de dire le contraire du concept originel. Vous illustrerez votre propos d'exemples récents. Vous préciserez quels sont les métiers qui utilisent cette technique et les périodes de l'histoire les plus propices à son usage.

Pour vous aider à répondre dans la ligne du Parti vous regarderez périodiquement le magnifique PPT sur Meirieu (envoyé peu de jours avant aux troupes de cette association pour les motiver). Vous comprendrez alors beaucoup mieux comment procéder à la mise en œuvre opérationnelle du décervelage. Vous pourrez également consulter Wikipedia, ce phare de la connaissance (entrée : laïcité).

Pour faciliter une approche dialectique vous vous souviendrez de Confucius (qui répondait à un des ses contemporains, un certain Mé Rieu sur lequel l'Histoire est muette) :
"Quand les mots perdent leur sens les hommes perdent leur liberté. "

Enfin il est rappelé qu'il est interdit de lire tout ou partie de l'œuvre de Finkielkraut ou de vous référer aux grands auteurs (vous critiquerez l'utilisation de l'adjectif) : Victor Hugo, Voltaire, etc. répugnants héritiers d'une culture de classe.

Écrit par : JEANPASSE | 01 octobre 2009

"J'avais mis un lien entre mon blog et Bonnêt d'âne après mon article sur le livre de notre ami Francis. Je remets également un lien entre Bonnêt d'âne et mon article sur Finkie !"

Ecrit par : Robin | 01 octobre 2009

Bonnet, Robin ! Nous ne sommes pas des benêts, quand même ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2009

Une petite pétition, (sur la laïcité), (je crois qu'on en a déjà parlé ici, mais il y a autant besoin de piqûres de rappel que pour ce qui concerne la grippe A;;; ;-)

http://reseaudesbahuts.lautre.net/spip.php?article1130

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2009

Nicolas, avez vous essayé le "canon" ? Je l'ai testé à 4 voix ce matin, (avec un groupe de PE1 redoublants), et il ne sonne pas mal ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2009

"Dugong, ces citations du pédagorévisionniste, on les connaissait déjà depuis l'émission de canal, non ? Me trompje ?"

Oui, il y a un petit moment déjà * que notre bon Meiriol communique pour avoir l'air de ne pas dire le contraire de ce qu'il ne dit plus.

J'en repasse une couche à un moment où les grandes manoeuvres politiques se déclenchent.

* quelle émission de quel canal ? Urge Terre Plus ? Canal Plus ? Canal académie ? Cap pandémie ? Cap Cana(il)l(e) ?

Écrit par : dugong | 01 octobre 2009

Bravo, JEANPASSE!

Écrit par : Jean | 01 octobre 2009

Bref, on aimerait, un jour, entendre une autre chanson ...

Ecrit par : Manu | 01 octobre 2009

Il faudrait pour cela que la Commission Education de l'Union Européenne révise entièrement ses objectifs. Sinon le processus de neutralisation de toute formation à la pensée au sein du système éducatif va se poursuivre inexorablement.

Écrit par : Jean | 01 octobre 2009

as sex as well in any other matters. ;-)
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 30 septembre 2009
in sex as (well as) in any other matter.

Ecrit par : Cadichon-self-appointed English tutor | 30 septembre 2009
---
Merci Cadichon ! Je savais bien que l'expression est "as well as" mais j'étais fatigué et, malgré ma relecture, bien que j'aie vu qu'il n'y avait que deux "as" alors qu'il en fallait trois, vu la tournure de la phrase, cela n'a pas suffi à me faire réagir. Je vais m'efforcer d'être plus vigilant en anglais aussi.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 octobre 2009

Et il y a des naïfs qui croient encore que c'est sur ces gens-là qu'il faut compter pour défendre l'école de l'instruction.
Ecrit par : Françoise Guichard | 30 septembre 2009

Je me permets humblement de préciser:

1) qui sont "ces gens-là", que vous couvrez de mépris . Il s'agit en particulier de cette masse silencieuse d'enseignants qui ne sont pas de gauche, mais qui ne clament pas non plus qu'ils sont de droite, et encore moins libéraux, tant cela est suicidaire sur la scène médiatico-intello-éducative française.

Mais non, Cadichon ! relisez bien mon commentaire .. "ces gens-là", ce sont les rédacteurs du Fig-Mag !
Et les professeurs de droite, parce que ce sont des porfesseurs, et surtout s'ils enseignent les langues anciennes, sont aussi indignés que moi de lire des sottises pareilles...

Écrit par : Françoise Guichard | 01 octobre 2009

Des pRofesseurs, évidemment...
Lapsus clavieri ;-)

Écrit par : Françoise Guichard | 01 octobre 2009

J'ai cru un instant que vous traitiez les professeurs de droite de porcs-fesseurs, Françoise !;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2009

Nicolas, avez vous essayé le "canon" ? Je l'ai testé à 4 voix ce matin, (avec un groupe de PE1 redoublants), et il ne sonne pas mal ! ;-) Ecrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2009

Ah bon ? Ce n'était pas une exclusivité exclusive à mon usage exclusif exclusivement pour ma classe ? Mince alors !
Non, pas encore, j'aurai chant demain et je vous tiendrai au courant; quant à savoir s'il sonne bien, sachez que je n'en ai jamais douté. Je me contenterai de 2 voix pour débuter.
Ce que je sais c'est qu'il pleut cats and dogs et qu'ils n'ont pas encore chanté ! Par contre moi, à la chorale hier soir...
Nous essaierons toutefois d'éviter le déluge, n'ayant aucun Noé motivé, ni même disponible.

Écrit par : nicolas | 01 octobre 2009

Excellent sujet de devoir, JEANPASSE. A quel(s) niveau(x) le proposez-vous ?

Écrit par : nicolas | 01 octobre 2009

" Ah bon ? Ce n'était pas une exclusivité exclusive à mon usage exclusif exclusivement pour ma classe ? Mince alors !
Non, pas encore, j'aurai chant demain et je vous tiendrai au courant; quant à savoir s'il sonne bien, sachez que je n'en ai jamais douté."

Ecrit par : nicolas | 01 octobre 2009

Disons que je voulais le tester ! Je fais un peu de chant harmonique, mais je ne sais pas encore chanter un canon à quatre voix tout seul ! :-(
Moi, je doute toujours (un peu, faut pas déconner quand même) avant d'avoir testé "en situation." La pédagogie "théorique", ce n'est pas trop mon truc. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2009

Figaro-Magazine.

"Le grec en banlieue, c'est possible
Jean Sévillia
30/09/2009 | Mise à jour : 12:25 | Commentaires 4 |

Un professeur raconte son expérience.
Comment, dans un lycée à la dérive, il a su donner à ses élèves le goût du grec. La culture classique, instrument de promotion sociale.

C'est une histoire vraie, qui commence mal et finit bien, comme les contes de fées. Pour certains de ses protagonistes, elle tient d'ailleurs du conte de fées. L'histoire, c'est Augustin d'Humières qui la raconte. Issu d'un milieu bourgeois, ce jeune agrégé de lettres classiques, diplômé d'un institut d'études politiques et d'une école d'art dramatique, est nommé dans un lycée des confins de l'Ile-de-France. L'établissement, coincé entre deux axes routiers, une usine et deux cités, accueille une population cosmopolite et défavorisée : les meilleurs élèves fuient ce lycée.

Les premiers chapitres sont tout simplement désespérants. L'auteur décrit un univers scolaire transformé en machine à perdre. Les enseignants, purs produits des IUFM et de la pensée unique, «inventifs et solidaires», semblent s'être donné le mot pour «bâtir le plus mauvais lycée de France». Dans cet établissement expérimental, l'objectif est que l'élève «se sente bien ». A cette fin, il importe de «dialoguer avec lui», de lui faire connaître «ses droits», de «le rendre acteur de son propre savoir». De recul en recul, le corps professoral se donne pour but, non de faire travailler les élèves, mais d'«éviter le conflit» avec eux.

A la suite d'on ne sait quel déclic, le professeur de lettres finit par se rebeller : il décide de prendre le contrepied du discours pédagogique dominant, bien qu'il reconnaisse, en souriant de lui-même, que rien ne le prédisposait à «une carrière de résistant». Augustin d'Humières ne tolère plus les retards en cours (pourtant permis par le règlement), fait apprendre des textes par cœur, et recopier vingt-cinq fois les fautes relevées dans les copies. Résultat : sa classe de première obtient la meilleure moyenne au bac de français, moyenne qui a doublé par rapport à l'année précédente. Les élèves, dès lors, lui marquent de la sympathie. «Finalement, souligne-t-il, pour qu'ils se "sentent bien" au lycée, le mieux était peut-être qu'ils y travaillent.»

L'année suivante, l'enseignant persiste, ce qui lui vaut des ennuis avec l'Inspection académique et ses collègues, qui incriminent des «méthodes pédagogiques d'un autre âge». Au nom de l'intérêt des élèves, d'Humières s'accroche. Et passe à une deuxième phase : l'opération « Mêtis ». Rien à voir avec le métissage, mais avec la mythologie : Mêtis, première épouse de Zeus et mère d'Athéna, est la déesse de la ruse...

Au bac, le grec est une matière à option. Tous les parents savent que les options permettent aux élèves les moins brillants de grignoter quelques points qui leur permettront d'obtenir l'examen. Alors, Augustin d'Humières, lors des journées d'inscription, joue les rabatteurs : il part à la chasse de volontaires pour le grec. «Le jour où je me suis retrouvé devant une classe de quatre-vingts élèves, s'amuse-t-il, j'ai commencé à considérer mon métier d'enseignant d'une façon un peu différente.»

L'expérience est vite concluante. Des élèves qui n'avaient jamais fait de grec, enfants de parents n'en ayant pas même entendu parler, y prennent goût. La langue ancienne, devenue nouvelle, prouve sa capacité à passionner. Pour les plus accrochés, elle constitue une gymnastique de l'esprit, qui les contraint à reprendre les bases du français pour comprendre la grammaire hellénique.

Inès, dont la mère vient du Zaïre et le père du Congo, confie à la journaliste Marion Van Renterghem ce que lui a apporté le grec et le latin appris dans les classes d'Augustin d'Humières : «Quand j'utilise ces mots-là, je vois bien que j'ai un truc en plus. Même moi, je m'en étonne. Je me sens intelligente. Le latin et le grec ont enrichi mon vocabulaire. Pour la culture générale, pour le français, c'est vraiment bien.»

Car le projet Mêtis repose sur l'appui donné au professeur par ses anciens élèves. Certains acceptent d'aller témoigner dans les collèges et les lycées de l'utilité d'apprendre les langues dites mortes, redevenues source de vie.

«Dans l'étrange mélange de familles, de pays, poursuit d'Humières, qui faisait se côtoyer chaque jour la famille polygame, la famille tamoule, la famille salafiste, la famille éclatée, la famille fatiguée, de toute cette diversité qui produisait un mélange absolument détonant, je me disais qu'il y avait peut-être autre chose à tirer qu'une équipe de foot.» Et pourquoi pas une compagnie théâtrale ? Ce sera le dernier axe de Mêtis.

Avec une vingtaine de lycéens, le professeur monte Le Songe d'une nuit d'été. Après Homère, c'est Shakespeare en banlieue. Les débuts sont difficiles, mais les élèves se prennent au jeu. La représentation, donnée devant 450 personnes, au théâtre municipal, sidère professeurs, élèves, parents et proviseurs qui ne reconnaissent pas, sur scène, les jeunes qu'ils côtoient tous les jours. «Le théâtre a changé tous ceux qui y ont participé, certains se sont métamorphosés», observe un comédien qui a aidé Augustin d'Humières.

Depuis longtemps, Jacqueline de Romilly mène croisade pour la sauvegarde des langues anciennes dans l'Education nationale. Elle a félicité les instigateurs de l'opération Mêtis : «J'ai toujours pensé qu'il fallait faire ce que vous faites: donner accès, par les racines mêmes, à notre culture.»

Grâce à Homère et à Shakespeare, Kévin, Salimata, Youssef, Fatima et quelques dizaines d'autres ne sont plus des déracinés : ils sont des héritiers. Gagner un tel pari est donc possible, en banlieue, dans les années 2000. Il n'y faut que la volonté. Et le courage.

Homère et Shakespeare en banlieue, d’Augustin d’Humières et Marion Van Renterghem, Grasset, 198 p., 18 €."

C'est l'évidence même!
Le grec marche très bien. En collège aussi.

Au fait, M.d'Humières, avec des idées aussi politiquement incorrectes, devrait être à la Société des agrégés. Devrait...

Écrit par : Jean | 01 octobre 2009

Monsieur JEANPASSE, c'est certainement l'une de vos meilleures…
Si j'en ai le temps et la force, j'en ferai une Note, un de ces quatre.
Mais il me manque les références exactes (temps et lieu). Si vous pouviez…
JPB

Écrit par : brighelli | 01 octobre 2009

"Le SNALC-CSEN affirme que la seule façon cohérente de rompre avec le « décrochage scolaire » serait de revaloriser sérieusement les voies professionnelles et l'apprentissage qui ont, depuis longtemps, fourni la preuve de leur capacité à offrir une solution alternative pertinente aux jeunes en situation d'échec."

Voilà une affirmation pleine de contradictions bien inquiétantes. Sur le plan de la pure d'abord : si les voies professionnelles et l'apprentissage ( qui n'existe plus guère) sont destinés aux "jeunes en situation d'échec", on ne voit pas comment on les revaloriseraient. Sur le plan de l'idéologie ensuite : si l'on comprend bien, il faut revaloriser les voies professionnelles pour débarrasser les autres des emmerdeurs bons pour le turbin. Sur le plan plus général de la réflexion sur le système éducatif : pas question ici de repenser, entre autre, la place de la culture technique dans la formation générale. Les EPS comportaient obligatoirement un atelier - en 1960 il y en avait même encore un annexé au Lycée Pasteur de Neuilly où j'ai fait mes études.
Bon, au total, il s'agit d'une prise de position bien conservatrice.

Écrit par : guy morel | 01 octobre 2009

Correction :
"Sur le plan de la pure logique d'abord..."

Écrit par : guy morel | 01 octobre 2009

jusqu'au Z "qui cumule tous les mépris" et qui méprise tout le monde, à l'identique de A ! Ecrit par : Jeremy | 30 septembre
Brillante démonstration pédagogol du tout se vaut et du raccourci qui tue : Si A = Z, fi des intermédiaires. Il suffit de délayer.
Ecrit par : nicolas | 01 octobre 2009

Vous comptez vous en prendre longtemps comme ça à tout ce que je dis ?

A chaque fois que vous me citez, c'est pour prouver que vous n'avez rien compris à ce que j'ai écrit, et que vous le surinterprétez en ma défaveur. Alors considérez que je ne raconte que des conneries, Nicolas, et arrêtez de vous donner du mal pour démonter ce que je dis sous des prétextes complètement farfelus.

Écrit par : Jeremy | 01 octobre 2009

jusqu'au Z "qui cumule tous les mépris" et qui méprise tout le monde, à l'identique de A ! Ecrit par : Jeremy | 30 septembre
Brillante démonstration pédagogol du tout se vaut et du raccourci qui tue : Si A = Z, fi des intermédiaires. Il suffit de délayer.
Ecrit par : nicolas | 01 octobre 2009

Vous comptez vous en prendre longtemps comme ça à tout ce que je dis ?

A chaque fois que vous me citez, c'est pour prouver que vous n'avez rien compris à ce que j'ai écrit, et que vous le surinterprétez en ma défaveur. Alors considérez que je ne raconte que des conneries, Nicolas, et arrêtez de vous donner du mal pour démonter ce que je dis sous des prétextes complètement farfelus.

Écrit par : Jeremy | 01 octobre 2009

@ Jeremy
Mais mon cher vous vous méprenez : c'était ironique mais pas en votre défaveur. J'oublie toujours ces maudits smileys et je vais finir par me fâcher avec tout le monde à ce train-là !
Et vous êtes très loin de ne dire que des conneries !
Sans rancune j'espère.

Écrit par : nicolas | 01 octobre 2009

Vous noterez avec étonnement que l'année 1949 compte deux évènements capitaux à quelques jours d'intervalle, la révolution rouge en Chine et la naissance de Philippe Meirieu.

Il serait bon de fêter dignement ce double avènement ... dragons chinois, guirlandes de feux d'artifice, impression de petits livres rouges renfermant les nouvelles pensées du grand timonier pédagogue etc.

Quelle époque nous vivons !

Écrit par : iPidiblue le monde qui entre dans une nouvelle ère | 01 octobre 2009

@ Jeremy
Mais mon cher vous vous méprenez : c'était ironique mais pas en votre défaveur. J'oublie toujours ces maudits smileys et je vais finir par me fâcher avec tout le monde à ce train-là !
Et vous êtes très loin de ne dire que des conneries !
Sans rancune j'espère.

Ecrit par : nicolas | 01 octobre 2009

Ah ouf ! Vous me rassurez effectivement :-)

Sans rancune aucune :-)

Écrit par : Jeremy | 01 octobre 2009

J'ai cru un instant que vous traitiez les professeurs de droite de porcs-fesseurs, Françoise !;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2009

Après le SM (Syndicat de la Magistrature) c'est absolument dans le ton :-))))

Écrit par : Françoise Guichard | 01 octobre 2009

si l'on comprend bien, il faut revaloriser les voies professionnelles pour débarrasser les autres des emmerdeurs bons pour le turbin.

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2009

En gros, c'est bien ça. Mais en donnant toutes les chances à un enfant d'ouvrier de faire un doctorat s'il le veut (et le peut), et à un fils d'archevêque de devenir plombier si ça lui chante.
C'est une position plus réaliste que conservatrice.

PS : il y avait beaucoup de fils d'ouvriers à Pasteur dans les années 60 ? Parce que ça ne grouillait pas dans la décennie suivante.

Écrit par : yann | 01 octobre 2009

Figaro-Magazine.

"Le grec en banlieue, c'est possible
Jean Sévillia
30/09/2009 | Mise à jour : 12:25 | Commentaires 4 |

Ecrit par : Jean | 01 octobre 2009

C'est à cet article que je faisais allusion, il y a peu , en expliquant que, quelques pages en amont, le même Fig Mag propose, pour réduire le déficit de l'Etat, de supprimer les options en lycée -- càd, ipso facto, les langues anciennes.
Je concluais "une alouette, un cheval", en émettant quelques doutes sur l'engagement du Fig Mag dans la défense des humanités.
Je persiste dans cette attitude dubitative -- femme de peu de foi ;-)
Quant à Jean Sévillia, je vous laisse juges en m'abstenant de tout commentaire :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Sevillia

Écrit par : Françoise Guichard | 01 octobre 2009

Ah, Jean Sévillia....................... (soupir).

Écrit par : Jeremy | 01 octobre 2009

À Cadichon :
Je me cite :"
But I must say that I never thought of it this way, which accounts for my seriousness in such matters as sex as well as in any other matters. ;-) "

Vous avez cité ma phrase fautive seulement partiellement ainsi :"... in sex as well as in any other matters."
Ah ! je comprends seulement maintenant : vous enlevez la répétition du mot "matters".
C'est plus élégant comme cela.
Merci encore ! :-)
Mais, en ajoutant simplement "as" après "well", est-ce correct, à défaut d'être élégant ?
Who said that this blog is not cultural ? Who dared say so ?
:-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 octobre 2009

"si l'on comprend bien, il faut revaloriser les voies professionnelles pour débarrasser les autres des emmerdeurs bons pour le turbin. Sur le plan plus général de la réflexion sur le système éducatif : pas question ici de repenser, entre autre, la place de la culture technique dans la formation générale."
( Guy Morel)

Personnellement, je suis bien incapable de proposer des pistes pour revaloriser les voies professionnelles, n'étant pas en LEP. Pendariès aurait peut-être une idée.
En revanche, je peux commencer à parler de la voie technologique en lycée ( on m'en a donné un plein panier) qui n'est pas si éloignée que cela du monde professionnel, si j'en juge par les orientations que prévoient mes élèves. Je ne vois rien d'indécent à proposer une ligne de séparation nette entre programmes "classiques", réservés à des élèves qui souhaitent faire un lycée classique et un programme technologique et professionnel adapté à des élèves qui ne veulent pas, qui ne veulent plus de littérature, qui rejettent tout effort intellectuel, toute recherche scolaire, tout apprentissage par coeur, tout travail de rédaction autre que directement utilitaire ou lié à des fins professionnelles.
A vrai dire, je trouve assez bien les pays comme les Pays-Bas ou l'Italie qui proposent assez vite une orientation en lycée classique ou en lycée technique, avec des programmes nettement différenciés. Chacun sait où il va et pourquoi il est là. Les sections technologiques des lycées dits généraux en France sont là pour ne pas s'avouer "professionnels" ( comme si c'était une honte) et n'ont franchement pas ( pour la plupart des sections) les moyens de suivre un cursus "classique".
Notre système est illisible. Qu'on arrête de penser que tout le monde peut étudier la littérature, la philosophie, l'histoire et suivre des études humanistes jusqu'à 18 ans. Il y a des élèves que ça emmerde à cent sous de l'heure. Ils savent ce qu'est la littérature, ils en ont eu jusqu'au collège; ils n'en veulent plus. C'est leur droit. Qu'on leur fiche la paix avec l'humanisme classique.
Quand vous parlez avec des ouvriers à la retraite qui ont connu des lycées techniques dans les années d'après guerre, ils vous décrivent un lycée de garçons qui tournait bien, avec des heures d'atelier, des heures de cours adaptées à leur future professionnalisation, sans culture humaniste à gogo. Un lycée technique adapté aux réalités économiques de l'époque.
Je ne vois pas pourquoi, comme vous le dites, Morel, il faudrait enquiquiner des élèves "classiques"avec des heures de cours techniques et des élèves qui veulent se professionnaliser avec de la culture humaniste dont ils ne veulent plus.
Car effectivement, en mélangeant tout ce brave monde ensemble, on finit par gâcher la vie de tous. Les techniques s'ennuient dans un lycée classique, avec des programmes classiques à peine aménagés pour eux et ils emm... en seconde les quelques-uns qui veulent aller en premières générales.
Il faut revoir l'enseignement technique et professionnel dans son ensemble, avec des programmes adaptés. Le snalc n'a pas tort mais il devrait envisager les deux en même temps.
Il n'y a pas de honte à ne plus imposer un enseignement humaniste en sections techniques et professionelles; en option, pourquoi pas, s'il reste des élèves intéressés.
Quant aux BTS, belle surprise pour moi. On a multiplié ces sections à l'envie. Le résultat est que vous avez des BTS qui sont d'un niveau de seconde et encore... et en plus qui sont persuadés qu'ils n'ont pas besoin de travailler en cours, ni au-dehors d'ailleurs, se croyant de grands privilégiés par rapport aux étudiants de la fac, convaincus qu'ils trouveront un travail tout cuit en sortant ( à supposer qu'ils décrochent leur diplôme).

Écrit par : Sanseverina | 01 octobre 2009

Merci à Sanseverina qui a dit ça bien mieux que moi.

L'élitisme pour tous (ou pour personne) est une utopie et un fantasme.

Écrit par : yann | 01 octobre 2009

Quant à Jean Sévillia, je vous laisse juges en m'abstenant de tout commentaire :
wikipediaorg/wiki/Jean_Sevillia

Ecrit par : Françoise Guichard | 01 octobre 2009

Quelque chose du genre : "Je ne pense pas que quelqu'un de droite puisse être un bon écrivain." (cité par Zorglub) ?

Écrit par : yann | 01 octobre 2009

Alors, Françoise Guichard, ce commentaire sur les modifications des textes réglementaires faites discrètement le 31 juillet ?

Écrit par : Jean | 01 octobre 2009

L'élitisme pour tous [...] est une utopie et un fantasme.
Ecrit par : yann | 01 octobre 2009

N'y aurait-il pas d'abord et surtout une belle contradiction dans les termes ?

L'élitisme pour personne, en revanche, je comprends bien le sens, mais c'est une drôle de manière de s'exprimer ^^

Écrit par : TotoWeininger | 01 octobre 2009

on ne voit pas comment on les revaloriseraient.

O O moi jorè écri revaloriserait...

Écrit par : pluskacé | 01 octobre 2009

Quant à Jean Sévillia, je vous laisse juges en m'abstenant de tout commentaire :
wikipediaorg/wiki/Jean_Sevillia
Ecrit par : Françoise Guichard | 01 octobre 2009
Quelque chose du genre : "Je ne pense pas que quelqu'un de droite puisse être un bon écrivain." (cité par Zorglub) ?
Ecrit par : yann | 01 octobre 2009

Il faudrait d'abord se demander si Sevillia est un écrivain. De bons écrivains de droite, on en a cité une palanquée il y a peu, ici-même.

Écrit par : TotoWeininger | 01 octobre 2009

Alors, Françoise Guichard, ce commentaire sur les modifications des textes réglementaires faites discrètement le 31 juillet ?

Ecrit par : Jean | 01 octobre 2009

Pas de réponse pour le moment, Jean...
@ Yann : Ne me faites pas dire ce que je n'ai jamais dit. Il y a de très grands écrivains de droite, et même, pour moi, les plus grands, qui sont mes auteurs de prédilection : Balzac, Flaubert, Claudel, Céline.
Mais Sévillia, non , franchement...
Parmi les contemporains, un remarquable écrivain de droite : Jean Raspail, dont je vous recommande très fort "Moi, Antoine de Tournens, roi de Patagonie". Pierre Moustiers, très bien aussi. Mais pas Sévillia, non ... Non pas parce qu'il est de droite (on s'en fiche) , mais parce qu'il écrit comme un pied. On ne mélange pas les torchons et les serviettes.

Écrit par : Françoise Guichard | 01 octobre 2009

@ Robin
Nous sommes tous logés à la même enseigne. J'aurais pu le faire plus discrètement mais de votre propre aveu vous ne lisez pas mes emails.
------------------
Le terme "socialisme" a été employé à des fins exclusivement démagogiques par Hitler; si vous ne faites pas semblant de l'ignorer, c'est que vous êtes (un peu) ce que vous tentez de faire de vos interlocuteurs !
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 septembre 2009

Je ne résiste pas à la tentation de reproduire ce bel exemple de négationnisme. Qui n'a dégal que celui qui nie l'existence du monopole étatique de l'éducation en France sur lequel je reviendrai avec références législatives

Nier que Hitler, comme Mussolioni, aient été socialistes, c'est faire aveu de soumission à la réécriture de l'histoire par la gauche que je dénonce ici chaque fois qu'elle y fait son apparition et je suis en bonne compagnie. François Furet fut un des premiers historiens français (et il reste encore quasiment le seul à ce jour) à en avoir fait autant, et il fut alors descendu en flèche pour avoir marqué contre son camp. On ne peut qu'admirer sur ce point les historiens de gauche allemands pour qui cette évidence a fait son chemin, non sans mal, mais la rigueur et l'honnêteté intellectuelles sont à ce prix.


Prendre au premier degré l’expression de national-« socialisme » est toujours contesté violemment en France comme une insulte au socialisme, cette doctrine universaliste et humaniste dont le PS se veut l'un des ultimes porte-flambeau, (un peu acculé dans Cameron, non?) et qui est tout aussi pavée de bonnes intentions que l'idéal communiste.

Il est indéniable que Mein Kamf, au contraire, ne bourrait le mou de personne.


Toujours selon Furet, d'ailleurs, dans la légitimité des intententions réside la supériorité "morale" de celui-ci sur le nazisme... Il s'en est clairement expliqué dans Fascisme et communisme et sur moins de 150 pages qu'il partage avec Nolte, contre Le passé d'une illusion, qui en fait 580)
L'existence d'une composante socialiste dans la naissance et dans la montée du nazisme fut pourtant identifiée depuis longtemps, mais par des auteurs comme Hayek, considérés comme étant de droite et quasiment inconnus en France, car ils sont les théoriciens d'une pensée libérale qui vient juste derrière le nazisme sur l'échelle des détestations françaises.

Aussi ai-je cherché les références de l'ouvrage de Götz Aly que j'ai lu dans sa traduction française il y a deux ans. En le googlant j'ai trouvé ce lien, pour ceux qui ne poussent pas l'aveuglement jusqu'au négationnisme.

http://lesbeauf-sdansstartsinblogs.hautetfort.com/archive/2006/03/24/hitler-etait-il-socialiste.html
où l'on peut lire:
"Effectivement, il est paradoxal de voir Götz Aly, engagé à gauche, toujours rebelle vis-à-vis de l’establishment et qui n’a jamais obtenu de chaire universitaire, reprendre la thèse défendue par le grand penseur libéral Friedrich Hayek, dès 1943, dans La Route de la servitude : le nazisme a été un socialisme à l’usage du seul peuple allemand."


Il est vrai que les mythes ont la vie dure et que le massacre de Katyn attendit quarante-cinq ans pour que l'identité de son véritable commanditaire, Staline, crève les yeux des croyants, alors qu'elle ne faisait aucun doute pour tous ceux qui voulaient vraiment voir et savoir.
------------
Juste pour rire et confirmer qu'il ne sont pas sortis du bois:
Entendu ce matin sur les 4 Vérités Montebourg disant qu'il va falloir être créatif au PS, (il parlait de l' élection au leadership du parti ouverte à l'ensemble des Français) et inventer un nouveau mode de scritin pour éviter les tricheries et autres bourrages d'urnes. Une connerie pareille, cela ne s'invente pas !

Écrit par : Cadichon | 01 octobre 2009

Car effectivement, en mélangeant tout ce brave monde ensemble, on finit par gâcher la vie de tous. Sanseverina

Et par nourrir leur mutuel mépris au nom du vivre ensemble.

Écrit par : nicolas | 01 octobre 2009

Sans aucun rapport avec Katyn :

L'APED vient de publier un dossier sur "l'approche par compétences" que je n'ai pas encore eu le temps de lire:

http://www.skolo.org/spip.php?article1099

Écrit par : Pedro Cordoba | 01 octobre 2009

"Nier que Hitler, comme Mussolioni, aient été socialistes, c'est faire aveu de soumission à la réécriture de l'histoire par la gauche"

En tous cas, ce socialisme ne gênait pas beaucoup les grands capitalistes allemands de l'époque.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 01 octobre 2009

Sans aucun rapport avec Mein Kampf :
Voici la motion adoptée ce matin par mon UFR.

Réuni le jeudi 1 octobre 2010, le Conseil de l’UFR d’études ibériques et latino-américaines de l’Université de Paris-Sorbonne a adopté à l’unanimité la motion suivante :

Nous refusons la mise en place de masters professionnels d’enseignement destinés aux futurs candidats aux CAPES et nous ne remonterons aucune maquette les concernant.

Quelle que soit la forme retenue pour le cadrage de ce nouveau type de masters, ils auraient pour conséquence inéluctable la création d’un immense vivier de « reçus-collés » sans aucune perspective professionnelle crédible, mettraient en cause à court terme l’existence même des concours et aussi celle des actuels masters-recherche, privés de la majorité de leurs étudiants.

C’est pourquoi le Conseil d’UFR met d’ores et déjà en place une Commission chargée de réfléchir à un réaménagement du Master d’Études romanes de façon à assurer une meilleure formation des étudiants en fonction de leurs différents projets professionnels : CAPES, agrégation, doctorat, débouchés tournés vers le monde de l’entreprise. C’est la seule manière de préserver à la fois les intérêts des étudiants et ceux de l’Université.

Nous invitons l’ensemble des UFR à adopter la même position.

Écrit par : Pedro Cordoba | 01 octobre 2009

Je ne vois pas pourquoi, comme vous le dites, Morel, il faudrait enquiquiner des élèves "classiques"avec des heures de cours techniques et des élèves qui veulent se professionnaliser avec de la culture humaniste dont ils ne veulent plus.
Car effectivement, en mélangeant tout ce brave monde ensemble, on finit par gâcher la vie de tous. Les techniques s'ennuient dans un lycée classique, avec des programmes classiques à peine aménagés pour eux et ils emm... en seconde les quelques-uns qui veulent aller en premières générales.
Il faut revoir l'enseignement technique et professionnel dans son ensemble, avec des programmes adaptés. Le snalc n'a pas tort mais il devrait envisager les deux en même temps.
Il n'y a pas de honte à ne plus imposer un enseignement humaniste en sections techniques et professionelles; en option, pourquoi pas, s'il reste des élèves intéressés.

Ecrit par : Sanseverina | 01 octobre 2009

Bon, ce que vous appelez de vos voeux, en somme, c'est la réfection de l'enseignement des années soixante. Les ploucs au CET, les "humanistes" à mains propres au lycée, de l'ascenseur social pour faire passer la potion, de l'élitisme bien républicain, et pas de mélange des genres même pour l'élite : des matheux sans lettres et des lettreux sans maths.
Je suis désolé, mais d'abord cela n'a aucune chance de fonctionner aujourd'hui pour de multiples raisons, ensuite cela élude la question centrale dont dépend toute réforme positive qui est celle des contenus.

Écrit par : guy morel | 01 octobre 2009

Il est vrai que les mythes ont la vie dure et que le massacre de Katyn attendit quarante-cinq ans pour que l'identité de son véritable commanditaire, Staline, crève les yeux des croyants, alors qu'elle ne faisait aucun doute pour tous ceux qui voulaient vraiment voir et savoir.
------------

Ecrit par : Cadichon | 01 octobre 2009

Revoilà Walter Ulbricht.

Écrit par : guy morel | 01 octobre 2009

Ah ! je comprends seulement maintenant : vous enlevez la répétition du mot "matters".
C'est plus élégant comme cela.
Merci encore ! :-)
Mais, en ajoutant simplement "as" après "well", est-ce correct, à défaut d'être élégant ?
Who said that this blog is not cultural ? Who dared say so ?
:-)

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 01 octobre 200

Not me


Et j'avais jute voulu aussi indiquer que "any" appelle le singulier, pas le pluriel

Écrit par : Cadichon | 01 octobre 2009

@Citation du jour

" il fut alors descendu en flèche pour avoir marqué contre son camp."

Écrit par : guy morel | 01 octobre 2009

L'élitisme pour tous [...] est une utopie et un fantasme.
Ecrit par : yann | 01 octobre 2009

N'y aurait-il pas d'abord et surtout une belle contradiction dans les termes ?

Ecrit par : TotoWeininger | 01 octobre 2009

Et alors ?
Je ne fais pas une rédac, je tente de résumer la doxa morélienne.

Écrit par : yann | 01 octobre 2009

@ Robin

Nous sommes tous logés à la même enseigne. J'aurais pu le faire plus discrètement mais de votre propre aveu vous ne lisez pas mes emails.

Je ne me souviens pas d'avoir dit que je ne lisais pas vos mails et cela ne me gêne nullement qu'on me signale mes fautes d'orthographe.

Écrit par : Robin | 01 octobre 2009

L'élitisme pour tous [...] est une utopie et un fantasme.
Ecrit par : yann | 01 octobre 2009

N'y aurait-il pas d'abord et surtout une belle contradiction dans les termes ?

Ecrit par : TotoWeininger | 01 octobre 2009

Et alors ?
Je ne fais pas une rédac, je tente de résumer la doxa morélienne.
Ecrit par : yann | 01 octobre 2009
J'ai parlé quelque part d'un "élitisme pour tous" ?

Yann, retournez soigner les bichons.

Écrit par : guy morel | 01 octobre 2009

je tente de résumer la doxa morélienne.
Ecrit par : yann | 01 octobre 2009

Essayez de penser, avant de tenter de résumer ce que vous ne comprenez pas.

Écrit par : TotoWeininger | 01 octobre 2009

Bonnet, Robin ! Nous ne sommes pas des benêts, quand même ! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2009

Désolé !

Écrit par : Robin | 01 octobre 2009

" il fut alors descendu en flèche pour avoir marqué contre son camp."
Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2009

Le Furet du bois joli ?

Écrit par : TotoWeininger | 01 octobre 2009

je tente de résumer la doxa morélienne.
Ecrit par : yann | 01 octobre 2009

Feriez mieux d'apprendre ce qu'est la doxa. Je vous conseille Parménide.

Écrit par : guy morel | 01 octobre 2009

les ploucs au CET, les "humanistes" à mains propres au lycée, de l'ascenseur social pour faire passer la potion, de l'élitisme bien républicain, et pas de mélange des genres même pour l'élite Guy Morel

Mais vous ne pensez pas que chacun apprendrait mieux s'il était dans la filière qui lui convient ? Que se passe-t-il de nos jours si ce n'est comme le crie sur tous les toits Finkie que le niveau des mauvais élèves ne s'élève pas et que celui des excellents baisse ? C'est l'ensemble qui s'effondre. SOYEZ REALISTE, Guy !

Écrit par : nicolas | 01 octobre 2009

je tente de résumer la doxa morélienne.
Ecrit par : yann | 01 octobre 2009

Feriez mieux d'apprendre ce qu'est la doxa. Je vous conseille Parménide.
Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2009

Et tant que j'y suis, je conseille la lecture de Zénon à l'envoyeuse de flèche qui descend dans les buts du camp d'en face.
Il y a des moments où l'on se demande si ce blog est consacré à l'instruction.

Écrit par : guy morel | 01 octobre 2009

SOYEZ REALISTE, Guy !
Ecrit par : nicolas | 01 octobre 2009

Demandez donc l'impossible ^^

Écrit par : TotoWeininger | 01 octobre 2009

Je suis d'accord avec Sanseverina et Nicolas. J'ajoute, et je nuance peut-être, en disant qu'il faudrait malgré tout des cours de culture générale dans les filières techniques, pour que les étudiants ne perdent pas toute connaissance dans le domaine des sciences humaines et/ou des sciences dures.

Écrit par : Jeremy | 01 octobre 2009

Mais vous ne pensez pas que chacun apprendrait mieux s'il était dans la filière qui lui convient ? Que se passe-t-il de nos jours si ce n'est comme le crie sur tous les toits Finkie que le niveau des mauvais élèves ne s'élève pas et que celui des excellents baisse ? C'est l'ensemble qui s'effondre. SOYEZ REALISTE, Guy !
Ecrit par : nicolas | 01 octobre 2009
D'abord, il faudrait m'expliquer ce que vous entendez par "réalisme". Ensuite, si je comprends parfaitement votre réaction, je vous fais tout de même observer que le système très réaliste des filières a fortement contribué au désastre actuel. Cela ne me réjouit pas, mais il faut reprendre les choses à zéro, avec, si on le fait, des résultats dans vingt ou trente ans

Écrit par : guy morel | 01 octobre 2009

Bien sûr, Guy. Ce que j'entends par réalisme, c'est l'indispensable utopie qui se casse les dents à l'épreuve des faits. Nulle honte à faire marche arrière; c'est mieux que de continuer dans le mur.

Écrit par : nicolas | 01 octobre 2009

Rien à voir :
Info Le Monde mer 30 sep, 15h51

Les banquiers suisses privés de vacances aux Etats-Unis

C'était un vendredi après-midi, la veille de son départ en vacances. Il y a une quinzaine de jours, André (le prénom a été modifié), cadre expérimenté dans une banque de la place de Genève, fêtait son dernier jour de travail avec ses collègues, quand il a glissé dans la conversation que la destination de ses deux semaines de repos mérité était les Etats-Unis. Il est alors immédiatement convoqué par son directeur qui lui conseille avec insistance d'annuler son séjour.
La raison est simple. Il y aurait trop de risques, pour un banquier suisse, de se faire interpeller par le fisc américain, même lors d'un voyage privé. Entre les lignes, le directeur fait comprendre à André que s'il passe outre ces recommandations, c'est à ses risques et périls. Le banquier obtempère. Billets d'avion, chambre d'hôtel, location de voiture, il annule tout, prend les frais à sa charge.
La recommandation de ne plus voyager aux Etats-Unis est en fait devenue presque une règle dans de nombreuses banques suisses. Elle a souvent été faite par une simple circulaire interne, parfois, il y a plusieurs mois.

Écrit par : nicolas | 01 octobre 2009

Yann, retournez soigner les bichons.

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2009

je tente de résumer la doxa morélienne.
Ecrit par : yann | 01 octobre 2009

Essayez de penser, avant de tenter de résumer ce que vous ne comprenez pas.

Ecrit par : TotoWeininger | 01 octobre 2009

Qui parlait de mépris, plus haut ?
Je vais caricaturer : Morel, (qui est, parait-il si différent et si charmant au téléphone) du haut de ses certitudes d'homme de gôche que rien n'ébranle (et, faisons un peu de psychanalyse de bazar, du haut de sa haine de classe, lycée Pasteur, tout ça, tout ça), ne supporte pas l'idée d'élitisme, à l'école ou ailleurs, ni celle de sélection, ni, enfin, celle que certains élèves ne veulent pas entendre parler de son humanisme périmé ni du baccalauréat, mais préfèrent vite fait bien fait une formation qui leur donne un boulot sans lire "la princesse de Clèves".
"L'élitisme pour tous", c'est une boutade pour désigner l'utopie morélienne. Mais redescendez donc sur terre au lieu de vous br... en lisant Marx et Buisson !

Écrit par : yann | 01 octobre 2009

Au fait, combien de fils d'ouvriers à Pasteur, alors ?

Écrit par : yann | 01 octobre 2009

Ouh la! je lis des choses sur les filières professionnelles qui m'inquiètent franchement. Il ne faudrait plus rien laisser d'enseignements littéraire, historique aux élèves de LP, sous le prétexte qu'ils n'aiment pas ça?

Une remarque immédiate (hors cas où il est strictement impossible de faire cours): mais c'est parce que des collègues du Primaire ou du Collège ont laissé tomber avec tel ou telle pour des raisons qui leur appartiennent (gosses compliqués? fainéantise? peur? je-m'en-foutisme? rigoristes?), parce que l'enseignement du Français et de l'Histoire-Géographie est faite par des hommes et des femmes quelquefois sans talent ni imagination ni liberté dans l'expression du savoir (des psitacistes des cours de fac qu'ils ont vitrifiés dans leur cervelle), ni respect pour les gamins, que je retrouve ces derniers mal à l'aise (c'est un euphémisme) avec leur langue et l'écriture. Combien de mes élèves de LP me disent que tel ou tel profs les a abandonnés en cours de route?

Je comprends de plus en plus en lisant le blog ce que voulait dire ma si chère prof de Français, quand j'étais en 3ième: "Il n'y a pas de mauvais élèves, il n'y a que de mauvais enseignants" (ceux-là sont ceux qui ne se remettent jamais en cause).

Écrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

info rue 89 :
Le suicide est-il contagieux ?
Par Guillemette Faure | Eco89 | 30/09/2009 | 11H05

Le suicide s'attrappe-t-il comme la grippe ? C'est l'avis de Malcolm Gladwell, auteur aux Etats-Unis du « Point de Bascule » (The Tipping Point), un best-seller consacré à la propagation des épidémies sociales. Gladwell donne l'exemple de la Micronésie : alors que le suicide y est quasiment inexistant pendant les années 1960, à la fin des années 1980, le taux de suicide annuel par habitant y est le plus élevé du monde.

Si j'ai sélectionné ce début d'article, c'est parce que je sais que quelques-uns d'entre nous sur ce blog sont susceptibles d'en écrire une suite qui expliciterait les raisons de cette éclosion puis explosion.
On peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui (Desproges, je crois...)

Écrit par : nicolas | 01 octobre 2009

Pendariès, il ne s'agit pas de spolier ces pauvres enfants des nobles matières qui passionnent les "intello", mais de les leur distiller à doses suffisamment homéopathiques pour qu'ils ne mettent pas le boxon dans les classes pendant qu'on explique la Princesse de Clèves. C'est tout !!!!
Je suppose que si l'on orientait des élèves relevant notoirement de filière généraliste vers le technique, ils rueraient dans les brancards de la même façon. Et c'est normal !

Écrit par : nicolas | 01 octobre 2009

Combien de mes élèves de LP me disent que tel ou tel profs les a abandonnés en cours de route?

Ecrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Ouais, c'est un peu facile de croire tout ce que racontent les élèves quand ils tapent sur leurs profs, non?
Peut-être flanquaient-ils dans leur classe une pagaille telle que le professeur ne pouvait plus faire cours.
Peut-être faudrait-il commencer par rétablir dans les établissements prétendus scolaires une discipline un peu plus ferme afin qu'il n'y ait plus de classe explosée par les perturbateurs résolus.

Écrit par : Jean | 01 octobre 2009

Et donc, je pense avec frisson à ces générations ouvrières adolescentes sorties du LP, sans avoir réfléchi à qu'est-ce qu'être Homme... et définitivement abandonnés dans l'impasse d'un monde privé des codes du monde où nous vivons, à qui on jette comme un os leurs défaillances, leurs manques, leur éternelle obscurité, puisque c'est comme ça. L'Ecole faillit; je suis désolé, même si je n'y crois plus guère, même si c'est un boulot de Sisyphe, même si j'ai envie d'en cogner un avec l'autre - j'y vais, je m'asseois à côté de lui ou d'elle qui en a besoin, et qui le sait, et je l'aide, je l'encourage (parce que l'élève demande ça; parce que quand un adulte est à ses côtés et lui dit que son pipeau ne fonctionne pas sur lui, parfois, il se bouge), je l'encourage à réussir à corriger ne serait-ce qu'une erreur sur les 10 qu'il ou elle produit pas texte écrit. Scandalisez-vous, encore et toujours, et agissons encore et toujours.

Écrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Je partage moi aussi l'opinion de Sanseverina.

Écrit par : Sylvie Huguet | 01 octobre 2009

Pendariès, il ne s'agit pas de spolier ces pauvres enfants des nobles matières qui passionnent les "intello", mais de les leur distiller à doses suffisamment homéopathiques pour qu'ils ne mettent pas le boxon dans les classes pendant qu'on explique la Princesse de Clèves. C'est tout !!!!

Nicolas

Mais, Nicolas, voyons, on n'est pas Kamikaze au LP, on ne fait pas lire ce que les gosses de LP ne peuvent lire; "La Princesse de Clèves" en oeuvre intégrale, mais vous mettez le feu vous-même à votre cours.

Ouais, c'est un peu facile de croire tout ce que racontent les élèves quand ils tapent sur leurs profs, non?
Peut-être flanquaient-ils dans leur classe une pagaille telle que le professeur ne pouvait plus faire cours.
Peut-être faudrait-il commencer par rétablir dans les établissements prétendus scolaires une discipline un peu plus ferme afin qu'il n'y ait plus de classe explosée par les perturbateurs résolus.

Ecrit par : Jean | 01 octobre 2009

Ils ne "tapent pas sur leur prof", ils disent avec leurs mots ce que ce blog ne cesse de répéter sur les carences de l'enseignement (Jean, vous partez du principe que l'élève c'est l'ennemi; je suis désolé, je ne partage pas cette théorie, mais pas du tout; il ne l'est pas plus que tout individu en tout cas): ils n'ont pas eu de cours de grammaire, certains n'ont lu aucun livre depuis le Primaire (écoutez, j'ai vu, et plusieurs fois, ce qu'est la lâcheté d'un prof, de plusieurs même, devant des gosses); on sait tous qu'il y a des collègues chiants qui anonnent et qui s'écoutent, et qui ne variront jamais d'un iota des principes qu'ils ont érigés en dogme; ce sont des imbéciles.

Écrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

"varieront" : premier groupe, d'où le "e".

Écrit par : Orthoprof | 01 octobre 2009

et ça m'arrive aussi, par facilité, et quand je suis crever, d'ânonner et de me cacher d'être des connaissances et des pratiques figées.

Écrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Quand je suis crevé comme ce soir, vu le nombre de fautes que je viens de commettre.

Il n'empêche si votre volonté est d'abandonner les élèves durant 3 ans à leur niveau de départ, hé bien, je vous plains.

Écrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

variEront et ânonnent

Écrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

"varieront" : premier groupe, d'où le "e".

Ecrit par : Orthoprof | 01 octobre 2009

Je sais, j'ai corrigé aussitôt, mais la machine m'a demandé un code pour poster le message et mes rectificatifs orthographiques. Vous êtes trop prompt, mon cher, soyez patient, avant de renifler le sang comme ça.

Écrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Les ploucs au CET, les "humanistes" à mains propres au lycée, de l'ascenseur social pour faire passer la potion, de l'élitisme bien républicain, et pas de mélange des genres même pour l'élite : des matheux sans lettres et des lettreux sans maths.
Je suis désolé, mais d'abord cela n'a aucune chance de fonctionner aujourd'hui pour de multiples raisons, ensuite cela élude la question centrale dont dépend toute réforme positive qui est celle des contenus.

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2009

C'est très révélateur, ce que vous écrivez. "Les ploucs au CET", dites-vous .On revalorisera l'enseignement technique et professionnel quand des gens comme vous cesseront de penser qu'aller au lycée technique est infâmant, quand des gens comme vous penseront que des élèves peuvent avoir un métier et une vie professionnelle corrects grâce à un cursus en lycée technique. On ne réussit pas sa vie professionnelle parce qu'on a suivi un cursus humaniste. Ce n'est pas la séparation ancienne des filières qui a amené au désastre actuel. C'est cette mentalité qui consiste à dire et à faire croire ( et on l'a dit sur tous les tons aux parents, heureusement ils en reviennent) que les études humanistes, classqiues pour faire bref étaient supérieures aux études techniques. C'est cela qui est catastrophique dans ce pays depuis des années: la haine du technique. Les ingénieurs en informatique qui sortent des INSA ou d'ailleurs ne veulent plus faire de technique, ne savent souvent pas en faire au bout de quelques années dans une entreprise. Ce qu'ils veulent, c'est "manager": remplir des cases et des grilles à la manière des pédagos, diriger mais pas se salir les mains. Car faire de la technique en France , c'est se salir les mains. Les informaticiens qui sont bien payés en France sont des gens qui font de l'audit, qui "managent". La technique, rapidement, ils ne connaissent plus. Aux USA, en Alllemagne, on paie bien celui qui sait faire de la technique.
La France est un pays qui crache sur la technique depuis longtemps. Tant que nous n'aurons pas changé cette manière de voir, aucun programme ne viendra à bout du problème de l'enseignement.
Et puis "Ploucs" ne veut plus dire grand chose de nos jours. Les fils de paysans, désignés par ce terme, ont disparu.
L'ascenseur social aux classiques dites-vous? Les artisans gagnent souvent bien mieux leur vie que de nombreux ex-littéraires. Le problème est que votre pensée est sous tendue par cette croyance égalitariste qui laisse entendre que tout le monde peut grimper dans la hiérarchie sociale. Je ne le crois pas. Entendons-nous bien. Chacun devrait pouvoir bénéficier d'un enseignement en primaire et au collège solide mais il vient un moment où l'on doit se résoudre à tenir compte des possiblités des élèves. Tout le monde ne peut pas devenir médecin ou faire des études poussées. Il faut être de mauvaise foi ou n'avoir jamais essayé d'aider un élève en difficulté pour dire le contraire. Le désastre vient de tous ces gens qui pendant des années ont fait croire aux parents que seule la voie classique était la voie noble et la voie de la réussite et que tous les enfants pouvaient avoir les mêmes diplômes sous-entendant qu'ils avaient tous les mêmes possiblités.
L'impérialisme des lettres et des classiques est une plaie dans ce pays. Les littéraires vivent très bien pour partie d'entre eux avec une inculture crasse dans le domaine scientifique et s'en vantent souvent d'ailleurs ( comme si c'était un titre de gloire) mais trouvent très normal de mépriser le reste du monde s'il n'est pas au fait des humanités. Cette échelle des valeurs est particulière à notre pays et bloque beaucoup de choses.
Cela dit, les temps changent. Ce n'est plus avec un cursus purement humaniste qu'on prend l'ascenseur social de nos jours. Je ne m'en réjouis pas forcément. Le balancement extrême dans l'autre sens me semble dangereux mais c'est un fait aisément constatable.

Écrit par : Sanseverina | 01 octobre 2009

Je conclus (très provisoirement) des échanges précédents qu'il faudra bien un de ces jours prochains faire une note sur les voies techniques. Mais je ne suis pas compétent en tout : si quelqu'un veut s'y coller avec moi…
JPB

Écrit par : brighelli | 01 octobre 2009

@Sansévérina
Vous écrivez : "C'est très révélateur, ce que vous écrivez. "Les ploucs au CET", dites-vous .On revalorisera l'enseignement technique et professionnel quand des gens comme vous cesseront de penser qu'aller au lycée technique est infâmant, quand des gens comme vous penseront que des élèves peuvent avoir un métier et une vie professionnelle corrects grâce à un cursus en lycée technique."
Savez-vous lire ? Je n'ai pas du tout dit cela.

Écrit par : guy morel | 01 octobre 2009

e conclus (très provisoirement) des échanges précédents qu'il faudra bien un de ces jours prochains faire une note sur les voies techniques. Mais je ne suis pas compétent en tout : si quelqu'un veut s'y coller avec moi…
JPB
Ecrit par : brighelli | 01 octobre 2009

À condition de ne pas parler des "voies techniques".

Écrit par : guy morel | 01 octobre 2009

Sanseverina, pour ma part, je dis tout simplement que mon boulot de prof de Français en LP c'est permettre aux élèves de faire moins de fautes, de construire, d'élaborer et de formuler une pensée correctement, de leur donner les moyens de questionner les dogmes dans lesquels ils sont plongés, est-ce trop? Je m'en tape qu'ils lisent Xénophon ou pas, ou Molière, ou qui vous voulez! Mais je trouve essentiel qu'un adulte (représentant parfois la seule stabilité adulte dans leur entourage) leur fasse découvrir que de tels auteurs existent.

Écrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Qui parlait de mépris, plus haut ?
Je vais caricaturer : Morel, (qui est, parait-il si différent et si charmant au téléphone) du haut de ses certitudes d'homme de gôche que rien n'ébranle (et, faisons un peu de psychanalyse de bazar, du haut de sa haine de classe, lycée Pasteur, tout ça, tout ça), ne supporte pas l'idée d'élitisme, à l'école ou ailleurs, ni celle de sélection, ni, enfin, celle que certains élèves ne veulent pas entendre parler de son humanisme périmé ni du baccalauréat, mais préfèrent vite fait bien fait une formation qui leur donne un boulot sans lire "la princesse de Clèves".
"L'élitisme pour tous", c'est une boutade pour désigner l'utopie morélienne. Mais redescendez donc sur terre au lieu de vous br... en lisant Marx et Buisson !
Ecrit par : yann | 01 octobre 2009
C'est le whisky de la fin de journée qui vous fait déraisonner ?
Je ne sais pas si vous avez les pieds sur terre, mais votre tête branle, assurément.
On dirait un kéké, comme on dit par chez moi.

Écrit par : guy morel | 01 octobre 2009

Le désastre vient de tous ces gens qui pendant des années ont fait croire aux parents que seule la voie classique était la voie noble et la voie de la réussite et que tous les enfants pouvaient avoir les mêmes diplômes sous-entendant qu'ils avaient tous les mêmes possiblités.

Sanseverina

Mes familles Tuyaux-de-poêle, elles ne savent parfois même pas ce que c'est que la voie noble de la réussite; ce qu'ils veulent c'est que le petit il ait un boulot.

Écrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Pendariès, je citais la Princesse qui met le feu aux poudres, mais c'était une métaphore de ce qui est inaccessible à ces élèves-là.

Et puis "Ploucs" ne veut plus dire grand chose de nos jours. Les fils de paysans, désignés par ce terme, ont disparu. Sanseverina

C'est comme pétasse et bourgeoise, la limite n'est plus du tout perceptible, si j'en crois, chez Denizot, P. Bruckner (et pas que lui !), ex complice de Finkie.

Écrit par : nicolas | 01 octobre 2009

Je ne suis pas un intellectuel.
Je suis aculturé sur beaucoup de choses et en particulier sur l'histoire de l'enseignement en France.
Je ne connais pas M. Guy Morel.
Je ne suis Prof que depuis 16 ans, dont 11 en ZEP-sensible-APV à Marseille dans le 13e.
J'enseigne aujourd'hui dans un autre collège, placé en typologie "deux" selon le système rectoral.

J'ai eu trop d'élèves dont la seule motivation était de sortir du système scolaire. Trop d'adolescents plus ou moins obligés de venir en classe, lieu où ils s'ennuient alors qu'ils ne rêvent que de...? Pour beaucoup, d'un boulot, pour d'autres, de la vie des citées.
Je ne crois pas en l'éducabilité plus ou moins forcée des masses -ce terme étant non péjoratif; je n'adhère pas à cette vision idéaliste et globalisante de l'éducation de tous malgré eux.
Pourquoi? Parce qu'au-delà d'une pensée généreuse qui voudrait emmener le plus fort pourcentage au plus haut niveau, il existe le libre-arbitre de chacun. Personne ne peut forcer un "jeune" à aller à l'école s'il s'y emm... et aspire à autre chose.
Alors oui, je ne crois pas à la démocratisation de l'excellence; tous ne sont pas prêts à passer leur temps en activités intellectuelles sur les bancs de l'école.
Je ne partage pas cette vision, à mon sens typiquement de gauche et ceci sans dédain, d'une "éducabilité" de ceux qui ne veulent pas l'être. Un homme, une personnalité, une histoire; l'homme n'est pas l'humanité.
Je n'ai pas de solution à:
- la baisse du niveau
-la crise de l'enseignement
-la filière pro
-le chomage
Je suis simplement las de faire semblant. Pour inculquer un minimum aux masses scolaires actuelles il faudrait d'autres outils et contraintes.

L'hurluberlu, son rocher et le reste.

Écrit par : sisyphe | 01 octobre 2009

Pendariès, je citais la Princesse qui met le feu aux poudres, mais c'était une métaphore de ce qui est inaccessible à ces élèves-là.

Nicolas

C'est pas inaccessible, "La Princesse de Clèves" (!) - j'ai bossé avec des nanas de Pressing sur "Lysistrata"! et, les nénettes, un peu cagoles, elles avaient compris pas mal de choses, rapidement - tout dépend comment vous travaillez en amont pour permettre aux gosses d'entrer dans le style.

Pour "Phèdre", d'anciens élèves sont venus me voir pour me dire que ce texte est nul, ou plutôt que leur enseignante était rasoir dans sa façon d'aborder l'oeuvre; je leur ai répondu avec un sourire que Racine parle d'une belle-mère qui n'en peut plus devant son beau beau-fils pour qu'ils dressent l'oreille; et j'ai pu glisser d'autres choses un peu moins légères.

Écrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Je me suis fait à l'idée que je n'aiderai pas tout le monde; mais je ne veux pas priver tout élève de la possibilité de reprendre pied à un moment donné de l'année; sauf si c'est un(e) violent(e), un(e) dangeureux (se), là, je passe le bébé au Proviseur. Mais ne vous en faites pas; je ne compte pas rester enseignant à temps plein ou enseignant tout court.

Écrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

"Mais ne vous en faites pas; je ne compte pas rester enseignant à temps plein ou enseignant tout court."

Ecrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

;) vos projets me parlent...des détails?

Écrit par : sisyphe | 01 octobre 2009

"Mais ne vous en faites pas; je ne compte pas rester enseignant à temps plein ou enseignant tout court."

Ecrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

;) vos projets me parlent...des détails?

Ecrit par : sisyphe | 01 octobre 2009

Quitter la France.

Écrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Savez-vous lire ? Je n'ai pas du tout dit cela.

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2009

Cela, c'est le problème d'internet. J'ai tout-à- fait compris que vous ne preniez pas cette parole à votre compte bien sûr; cela va de soi. C'est bien à moi, que vous attribuiez ces propos. Mais le fait même de croire que l'on peut penser le technique en ces termes est à mon avis révélateur.


Pendariès: je n'ai jamais dit qu'il ne fallait pas de cours de langue écrite et orale en technique mais la littérature en option me paraitraît plus réaliste et plus efficace; comme le disait sisyphe, on passe notre temps à faire comme si la littérature servait à quelque chose dans ces classes. Pour la majorité, ils n'en veulent plus. Ils sont grands quand même? Et au nom de quoi, serait-elle plus nécessaire et plus importante qu'autre chose?

Écrit par : Sanseverina | 01 octobre 2009

mais je ne veux pas priver tout élève de la possibilité de reprendre pied à un moment donné de l'année;
( Pendariès)

Un élève qui maîtrise bien la langue à l'écrit et à l'oral ne perdra jamais pied. Un élève qui ne maîtrise pas la langue et à qui on inflige en plus des cours de littérature dont il ne veut pas ne reprendra jamais pied et ne se tournera probablement jamais de lui même vers la littérature, plus tard.

Écrit par : Sanseverina | 01 octobre 2009

Pendariès: je n'ai jamais dit qu'il ne fallait pas de cours de langue écrite et orale en technique mais la littérature en option me paraitraît plus réaliste et plus efficace; comme le disait sisyphe, on passe notre temps à faire comme si la littérature servait à quelque chose dans ces classes. Pour la majorité, ils n'en veulent plus. Ils sont grands quand même? Et au nom de quoi, serait-elle plus nécessaire et plus importante qu'autre chose?

Ecrit par : Sanseverina | 01 octobre 2009

Dans les faits, en LP, la littérature, on ne l'étudie pas (les nouveaux progammes du bac pro 3 ans tentent de relancer ça, mais mes collègues CAPLP Lettres-Histoire ou Lettres-Langues sont majoritairement des historiens ou des géographes ou des LEA ; ils ne connaissent pas grand chose au monde des Letttres qui est le nôtre, sanseverina...).

Écrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Oui, quitter...j'y songe, mais pour la retraite (si j'y arrive). J'élève deux enfants magnifiques et j'espère leur donner le max avant de pouvoir passer l'arme à gauche!

Écrit par : sisyphe | 01 octobre 2009

Mais à quel moment alors dater l'année scolaire où le cénacle professoral décide que tel ou telle n'en a que faire de la littérature? Un gamin peut rejeter cela très-tôt, comme moi qui, dès le Primaire, vomissait les mathématiques. Parce que je n'y comprenais rien.

Écrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Sonny Rollins sur Mezzo TOUTE LA SOIREE.

Écrit par : nicolas | 01 octobre 2009

Oui, quitter...j'y songe, mais pour la retraite (si j'y arrive). J'élève deux enfants magnifiques et j'espère leur donner le max avant de pouvoir passer l'arme à gauche!

Ecrit par : sisyphe | 01 octobre 2009

je suis libre comme l'air, ceci expliquant cela.

Écrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

moi qui, dès le Primaire, vomissait les mathématiques. Parce que je n'y comprenais rien.

O O moi jorè écri moi qui vomissais...

Écrit par : pluskacé | 01 octobre 2009

vomissaiS

Écrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

mais la littérature en option me paraitraît plus réaliste et plus efficace

O O moi jorè écri paraîtrait

Écrit par : pluskacé | 01 octobre 2009

oui oui, pluskacé; seulement comme je tape vite.... je m'excuse moi-même de mes erreurs devant moi seul.

Écrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Quitter la France. Ecrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Le Québec et son merveilleux système éducatif vous tenteraient-ils, Pendariès ?

Écrit par : nicolas | 01 octobre 2009

Quitter la France. Ecrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Le Québec et son merveilleux système éducatif vous tenteraient-ils, Pendariès ?

Ecrit par : nicolas | 01 octobre 2009

Nicolas, au Québec, il n'y a pas que des postes d'enseignants... vous savez, je vais peut-être vous étonner, mais changer de métier ne me fait pas peur, vous vous rendez compte????????????????

Écrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

@Pendaries:
OK! Je vous souhaite le meilleur, quoiqu'il en soit!
;)

Écrit par : sisyphe | 01 octobre 2009

"(Jean, vous partez du principe que l'élève c'est l'ennemi; je suis désolé, je ne partage pas cette théorie, mais pas du tout; il ne l'est pas plus que tout individu en tout cas)"

Ecrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Absolument pas! Je considère simplement que chacun doit rester à sa place: l'élève est "élève" et la professeur est "professeur". Jusqu'à preuve du contraire (Meirieu a passé trente ans à essayer de nous convaincre de ce contraire), c'est le professeur qui dirige sa classe. Tout simplement parce que c'est comme ça que ça peut marcher, et que ça marche. Les élèves ont besoin de sentir l'autorité, ils détestent être pris pour des adultes en miniature, ils méprisent in petto ceux qui veulent les amadouer, les conquérier par autre chose que la qualité de leur enseignement . Et à partir du moment où ils savent que le professeur ne lâchera rien sur la discipline, l'ambiance peut même être très agréable, puisque après tout, l'essentiel du cours, c'est son contenu, c'est le moment magique où l'intelligence de l'élève, bien guidée par le maître, s'éveille. Et c'ets là que je vous rejoins , dans la phrase ci-dessous.


"ils n'ont pas eu de cours de grammaire, certains n'ont lu aucun livre depuis le Primaire "

Ecrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Il est possible qu'un certain nombre de gens aient choisi ce métier par défaut, pour les quelques avantages qu'il offre (les vacances, l'indépendance, la sécurité de l'emploi, entre autres).
Il faut un peu plus que cela pour intéresser les élèves! Notamment être passionné par sa matière et avoir la passion de l'explication, aimer expliquer, expliquer, expliquer encore - c'est cela la carrière d'un enseignant . En français, nos collègues qui n'ont pas, chevillée au corps, la conviction que la grammaire traditionnelle est aussi nécessaire aux élèves que l'eau à la plante, que la Fontaine (ses grandes fables et pas seulement Le Corbeau et le Renard) et Molière sont des incontournables absolus, ont l'excuse que les programmes officiels, jusqu'à l'arrivée, salvatrice en la matière, de Darcos, aient été frappés de crétinerie avancée, que les manuels, de la 6ème à la 3ème, soient bouffis de pédantisme, et pour cela inutilisables. D'où les carences que vous relevez chez les élèves et qui sont dues à la vacuité de l'enseignement reçu.

Écrit par : Jean | 01 octobre 2009

Et puis, Nicolas, au Québec, les mentalités sont tellement plus chaleureuses qu'en France et les relations sociales et professionnelles moins hiérarchiques et détendues, que c'est à mes yeux, déjà, un rêve d'apaisement (ben bravo pour le style, Penda!).

Écrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

"avoir la passion de l'explication, aimer expliquer, expliquer, expliquer encore - c'est cela la carrière d'un enseignant "

ah, que j'aime à lire cela, c'est mon crédo! Mais face à l'apathie ambiante de nos classes, c'est souvent pisser dans un vioon, quelque soit l'énergie que l'on dégage...
:(

Écrit par : sisyphe | 01 octobre 2009

quoiqu'il en soit! ;) Ecrit par : sisyphe | 01 octobre 2009

O O moi jorè écri : quoi qu'il en soit

Écrit par : pluskacé | 01 octobre 2009

L'hurluberlu, son rocher et le reste.
Ecrit par : sisyphe | 01 octobre 2009

Pas tellement hurluberlu. Vous dites très bien à votre manière où nous en sommes. Et pourquoi les vendeurs de réformes, les promoteurs de solution à court terme sont des illusionnistes.

Écrit par : guy morel | 01 octobre 2009

mais je ne veux pas priver tout élève de la possibilité de reprendre pied à un moment donné de l'année;
( Pendariès)

Tout à fait louable! A condition que la question de la discipline soit résolue et que lesdits élèves ne passent pas leur temps à saboter votre cours et à vous exploser les nerfs. Pour ces individus-là, une seule solution - éventuellement temporaire - la porte ( de votre salle, et si cela ne suffit pas, du collège, et pour les parents, un rappel de leurs devoirs de parents et si ça ne suffit pas, qu'on les frappe au porte-monnaie)! Il n'est pas acceptable, et pour aucune raison, qu'un élève se permette de saboter le cours d'un professeur.

Écrit par : Jean | 01 octobre 2009

quelque soit l'énergie que l'on dégage... :(
Ecrit par : sisyphe | 01 octobre 2009

O O moi jorè écri quelle que soit

Écrit par : pluskacé | 01 octobre 2009

et pour les parents, un rappel de leurs devoirs de parents et si ça ne suffit pas, qu'on les frappe au porte-monnaie)! Jean

Vous n'y pensez pas, Jean. Vous voulez encore aggraver les inégalités sociales ? Vous voulez stigmatiser ces pauvres enfants qui ne pourront plus se payer le portable qui vient de sortir ? Et l'écran géant pour les parents, alors ?
Politiquement contre-productif. Il vaut mieux sévir sur les professeurs.

Écrit par : nicolas | 01 octobre 2009

pisser dans un vioon, quelque soit l'énergie que l'on dégage...
:( Ecrit par : sisyphe | 01 octobre 2009

ça fè koi kan ton piss dan z1 vioon ?

Écrit par : pluskacé | 01 octobre 2009

merci +kaçé! Grass a vou je soré dorénavan ecrir corecteman kelke!
(bon, j'assume, je réviserai la règle!
;)!

Écrit par : sisyphe | 01 octobre 2009

Cela dit, les temps changent. Ce n'est plus avec un cursus purement humaniste qu'on prend l'ascenseur social de nos jours.

Ecrit par : Sanseverina | 01 octobre 2009

De mécanique, l'ascenseur social est devenu pédestre (côté escaliers). Par ailleurs, existe-t-il encore un cursus qui garantisse l'arrivée à l'étage visé ? Ce qui est porteur aujourd'hui vous déportera demain et vous laissera égaré le surlendemain. L'ascenseur social n'a de sens que s'il y une réelle perspective, c'est-à-dire un champ de projection et une boussole qui indique le Nord. Seulement voilà, l'horizon, on finirait presque par s'y cogner. Et le monde, cette plate rotondité, continue de se rétrécir...

Écrit par : Magister | 01 octobre 2009

que s'il y a une réelle perspective...

Écrit par : Magister | 01 octobre 2009

et pour les parents, un rappel de leurs devoirs de parents et si ça ne suffit pas, qu'on les frappe au porte-monnaie)! Jean

Vous n'y pensez pas, Jean. Vous voulez encore aggraver les inégalités sociales ? Vous voulez stigmatiser ces pauvres enfants qui ne pourront plus se payer le portable qui vient de sortir ? Et l'écran géant pour les parents, alors ?
Politiquement contre-productif. Il vaut mieux sévir sur les professeurs.

Ecrit par : nicolas | 01 octobre 2009

C'est vrai, j'avais complètement oublié!

Écrit par : Jean | 01 octobre 2009

Un petit pour la route : notre Meiriol adoré nous donne son avis "éclairé" sur Finkie.

Du verbiage, du baratin, bref, du pédagogisme pur et dur !

http://www.dailymotion.com/relevance/search/meirieu+finkielkraut/video/x99c6t_philippe-meirieu-donne-son-avis-sur_news

Écrit par : dickens | 01 octobre 2009

Un petit pour la route : notre Meiriol adoré nous donne son avis "éclairé" sur Finkie.

Du verbiage, du baratin, bref, du pédagogisme pur et dur !

http://www.dailymotion.com/relevance/search/meirieu+finkielkraut/video/x99c6t_philippe-meirieu-donne-son-avis-sur_news

Ecrit par : dickens | 01 octobre 2009

N'est-ce pas faire trop d'honneur à ce bouffon que de le citer?

Écrit par : Jean | 01 octobre 2009

Prof de physique en lycée. Le fond du problème : l'absence de langue, inexorablement liée à la barbarie.
http://www.dailymotion.com/video/x8uuo7_desarroi-des-profs-en-lycee-zep_news

Écrit par : dickens | 01 octobre 2009

N'est-ce pas faire trop d'honneur à ce bouffon que de le citer?
Ecrit par : Jean | 01 octobre 2009

Sans doute. Mais je pense aux nouveaux profs, meiriolisés du matin au soir à l'IUFM, qui ne connaissent pas encore sa bouffonerie et qui peuvent tomber, par hasard, sur ce blog (ou sur le sien).

Ne serait-ce que pour eux, cette bouffonerie DOIT être sans cesse montrée du doigt, démontée, ridiculisée.

Les profs ont trop longtemps encaissé le pédagogisme en silence, pensant que le bon sens les protègerait. Ce raisonnement n'a rien donné, on s'est laissé déborder et annihiler par l'hypnose bavarde des pédagos.

Il est grand temps de montrer les méfaits du pédagogisme... et ses instigateurs, qui sont responsables et coupables !

Écrit par : dickens | 01 octobre 2009

"Et j'avais jute voulu aussi indiquer que "any" appelle le singulier, pas le pluriel"

Ecrit par : Cadichon | 01 octobre 2009

C'est dégoûtant ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2009

Les sucettes à l'any ?

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2009

N'est-ce pas faire trop d'honneur à ce bouffon que de le citer?

Ecrit par : Jean | 01 octobre 2009

Je souscris. Nous avons "canoné" le Primat des Gols plus que notre soûl. Il nous a coûté assez cher en munitions neuronales. Qu'il aille donc se faire canoniser par les bigots de la pédagogie révélée !

De la Saint-Meirieu
Soyons incurieux.
Ignoro ergo sum.

Écrit par : Magister | 01 octobre 2009

Ne serait-ce que pour eux, cette bouffonerie DOIT être sans cesse montrée du doigt, démontée, ridiculisée.

Ecrit par : dickens | 01 octobre 2009

Sur le coup, vous avez également raison. Mais que d'autres prennent la relève. On peut arroser sans sommation.

Écrit par : Magister | 01 octobre 2009

C'est qui, ce contrebassiste phénoménal ? Je ne vois que NHOP pour jouer comme ça !

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2009

"Et j'avais jute voulu aussi indiquer que "any" appelle le singulier, pas le pluriel"
Ecrit par : Cadichon | 01 octobre 2009

C'est ce que pensent beaucoup de francophones... mais c'est faux.
I didn't eat any apples. They haven't made any mistakes.

Écrit par : dickens | 01 octobre 2009

"bouffonnerie"

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2009

Sans doute. Mais je pense aux nouveaux profs, meiriolisés du matin au soir à l'IUFM, qui ne connaissent pas encore sa bouffonerie et qui peuvent tomber, par hasard, sur ce blog (ou sur le sien).

Ecrit par : dickens | 01 octobre 2009

Vous savez, dickens, il suffit à n'importe quel être doué de raison de lire une ligne de Meirieu pour se rendre compte que c'est un bouffon bouffi!
Ceux parmi nos collègues qui ne s'en rendent pas compte dès leur premier contact avec Meirieu, que ce soit en le lisant, en l'écoutant ou par son blog démentiel de prétention, on ne peut rien pour eux. Le bon sens, s'agissant de discours à vocation pédagogique, semble être la chose du monde la moins bien partagée!

Écrit par : Jean | 01 octobre 2009

Prof de physique en lycée. Le fond du problème : l'absence de langue, inexorablement liée à la barbarie.
Ecrit par : dickens | 01 octobre 2009

La prof de physique : "Qu'est-ce que c'est pour vous un livre contemporain?"
La lycéenne : "C'est un livre vieux, 17ème siècle, 18ème maximum"

Hum hum.

A part ça, dès que je tombe sur les tronches des inévitables Meiriol et Daubet, je zappe.


Il est grand temps de montrer les méfaits du pédagogisme... et ses instigateurs, qui sont responsables et coupables !
Ecrit par : dickens | 01 octobre 2009

Euh... ça fait quand même pas mal de temps qu'on le fait, il me semble. Même qu'il serait temps de passer à quelque chose de plus constructif, non ?

Écrit par : TotoWeininger | 01 octobre 2009

Mais à quel moment alors dater l'année scolaire où le cénacle professoral décide que tel ou telle n'en a que faire de la littérature? Un gamin peut rejeter cela très-tôt, comme moi qui, dès le Primaire, vomissait les mathématiques. Parce que je n'y comprenais rien.
Ecrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Et vous en avez tiré quoi, de vos maths du collège et du lycée ?

Écrit par : Jeremy | 01 octobre 2009

De mécanique, l'ascenseur social est devenu pédestre (côté escaliers). Par ailleurs, existe-t-il encore un cursus qui garantisse l'arrivée à l'étage visé ? Ce qui est porteur aujourd'hui vous déportera demain et vous laissera égaré le surlendemain. L'ascenseur social n'a de sens que s'il y une réelle perspective, c'est-à-dire un champ de projection et une boussole qui indique le Nord. Seulement voilà, l'horizon, on finirait presque par s'y cogner. Et le monde, cette plate rotondité, continue de se rétrécir...
Ecrit par : Magister | 01 octobre 2009

Vous y tenez vraiment à cette connerie d'ascenseur social Magister ?
Cela m'étonne de plus en plus que des profs qui gagnent une misère de 2 000 ou 2 500 euros, ou moins, alors que le salaire médian est de la moitié, se fassent les liftiers de l'ascenseur social. Font rire les porteurs de montres de luxe et les bénéficiaires de parachutes dorés ces gars-là. Z'ont rien compris. Et font carrément pisser à la culotte quand ils se la jouent "élitisme républicain"

Écrit par : guy morel | 01 octobre 2009

"Euh... ça fait quand même pas mal de temps qu'on le fait, il me semble. Même qu'il serait temps de passer à quelque chose de plus constructif, non ?"

Ecrit par : TotoWeininger | 01 octobre 2009

On le fait aussi, non ?

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2009

Et quel batteur, aussi ! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2009

Euh... ça fait quand même pas mal de temps qu'on le fait, il me semble. Même qu'il serait temps de passer à quelque chose de plus constructif, non ?
Ecrit par : TotoWeininger | 01 octobre 2009
Que voulez-vous TotoW ? Il y a toujours un moment où les Athéniens s'atteignent.
Allez, parlons de la grippe et de Meiriol, et n'oublions pas de vitupérer l'époque, comme dit le poète.

Écrit par : guy morel | 01 octobre 2009

"Euh... ça fait quand même pas mal de temps qu'on le fait, il me semble. Même qu'il serait temps de passer à quelque chose de plus constructif, non ?"

Ecrit par : TotoWeininger | 01 octobre 2009

On le fait aussi, non ?
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2009

ça c'est gonflé !

Écrit par : guy morel | 01 octobre 2009

"ça c'est gonflé !"

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2009

Dans notre métier, pour ceux qui continuent à bosser... Non ?

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2009

Pour vous qui faîtes cela depuis des années, oui.

Mais quand on ne connaît rien à l'enseignement, à l'EN et qu'on vient d'avoir son concours... eh bien on va l'iufm et on "joue le jeu". On peut même se laisser "pédagogiser" car les pédagos sont aussi et surtout de bons manipulateurs. On peut être savant, intelligent, et tomber dans le piège de Meirieu.
Le Bris n'est-il pas lui aussi passé par là, avant de dénoncer ?
N'y a-t-il pas beaucoup d'agrégés pédagos ?

Ce blog, comme d'autres sources, m'a aidé à vite ouvrir les yeux.

Je veux dire, simplement, que nous sommes un contre-pouvoir face aux pédagos mais qu'il ne faudrait surtout pas cesser de dénoncer la base du problème en se disant que "tout le me monde le sait maintenant". Parce que c'est faux. Parce que dans une promo d'iufm, une majorité de stagiaires joue de bonne foi le jeu de la séquence et se laisse convaincre que la grammaire n'est qu'un moyen et la langue un simple outil de communication et que "l'école d'avant, c'était vraiment mauvais."

Il faut proposer des choses, varier le propos et les supports, certes... mais ne pas baisser la garde et négliger l'essentiel.

Finkie ne fait que répéter tout cela, et je pense qu'il a raison d'insister encore et toujours. Comme M. Brighelli d'ailleurs.

Enseigner, c'est aussi répéter sans cesse la même chose à de nouvelles générations ou à de nouveaux publics pour qui c'est justement nouveau !

Écrit par : dickens | 01 octobre 2009

Cela m'étonne de plus en plus que des profs qui gagnent une misère de 2 000 ou 2 500 euros, ou moins, alors que le salaire médian est de la moitié, se fassent les liftiers de l'ascenseur social. Font rire les porteurs de montres de luxe et les bénéficiaires de parachutes dorés ces gars-là. Z'ont rien compris. Et font carrément pisser à la culotte quand ils se la jouent "élitisme républicain"
Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2009

Et les premiers à se marrer sont d'ailleurs leurs élèves, souvent bien plus lucides qu'eux sur ces questions .

Écrit par : TotoWeininger | 01 octobre 2009

Et vous en avez tiré quoi, de vos maths du collège et du lycée ?
Ecrit par : Jeremy | 01 octobre 2009
On tire les vaches ou les putes, Jeremy, pas les maths.
Cela dit, comme vous êtes jeunet, je crois qu'il n' y avait plus grand chose à tirer de l'enseignement que l'on vous a proposé.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 01 octobre 2009

Dans notre métier, pour ceux qui continuent à bosser... Non ?
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2009
Cela s'appelle une défausse Christophe, et pas bien bonne : tout le monde continue à bosser. N'importe quel collègue autant que vous.

Écrit par : guy morel | 01 octobre 2009

le maître de maison ayant les épaules assez large pour supporter "le fiel des envieux et la bave des lâches", comme dit Cyrano… JPB

O O moi jorè écri larges

Écrit par : pluskacé | 01 octobre 2009

Le Bris n'est-il pas lui aussi passé par là, avant de dénoncer ?

Question fondamentale : il y est passé et il y est resté, tout en dénonçant, c'est plus tranquille.

Écrit par : guy morel | 01 octobre 2009

le maître de maison ayant les épaules assez large pour supporter "le fiel des envieux et la bave des lâches", comme dit Cyrano… JPB

O O moi jorè écri larges
Ecrit par : pluskacé | 01 octobre 2009

le retour de toto-crustacé.

Écrit par : guy morel | 01 octobre 2009

Et vous en avez tiré quoi, de vos maths du collège et du lycée ?
Ecrit par : Jeremy | 01 octobre 2009
On tire les vaches ou les putes, Jeremy, pas les maths.
Cela dit, comme vous êtes jeunet, je crois qu'il n' y avait plus grand chose à tirer de l'enseignement que l'on vous a proposé.
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2009

Des programmes, je crois que non. Mais une enseignante de maths tirait son épingle du jeu, même si elle m'a très mal orienté. Et elle a failli nous faire faire des choses très bien.

Écrit par : Jeremy | 01 octobre 2009

Cela s'appelle une défausse Christophe, et pas bien bonne : tout le monde continue à bosser. N'importe quel collègue autant que vous.

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2009

Vous avez mal compris, Guy; mais c'est un peu de ma faute; j'ai oublié le smiley, et je voulais dire: "pour ceux qui ne sont pas encore retraités".
Et aussi que tous les collègues qui s'expriment ici font, chacun à sa manière, dans leur exercice quotidien, "avancer "la cause".
Ca va mieux comme ça?
Je pense même qu'il y en a qui bossent plus que moi ! Je refuse d'y laisser complètement ma santé, surtout en ce moment !

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2009

"Plukacé", c'est "Orthoprof" ?

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2009

Des programmes, je crois que non. Mais une enseignante de maths tirait son épingle du jeu, même si elle m'a très mal orienté. Et elle a failli nous faire faire des choses très bien.
Ecrit par : Jeremy | 01 octobre 2009
Je pense qu'il y a beaucoup de collègues qui cherchent à faire leur métier.

Écrit par : guy morel | 01 octobre 2009

Vous avez mal compris, Guy; mais c'est un peu de ma faute; j'ai oublié le smiley, et je voulais dire: "pour ceux qui ne sont pas encore retraités".
Et aussi que tous les collègues qui s'expriment ici font, chacun à sa manière, dans leur exercice quotidien, "avancer "la cause".
Ca va mieux comme ça?
Je pense même qu'il y en a qui bossent plus que moi ! Je refuse d'y laisser complètement ma santé, surtout en ce moment !
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2009
Non, cela ne va pas mieux du tout : de quelle "cause" parlez-vous ?
Quant à votre santé, je vous la souhaite bonne, n'ayant jamais prêté la moindre attention à la mienne. Relisez Montaigne.

Écrit par : guy morel | 01 octobre 2009

"Non, cela ne va pas mieux du tout : de quelle "cause" parlez-vous ?
Quant à votre santé, je vous la souhaite bonne, n'ayant jamais prêté la moindre attention à la mienne. Relisez Montaigne."

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2009

Celle qui consiste à apporter des connaissances à nos élèves, en y prenant du plaisir, et à essayer de faire en sorte, accessoirement, qu'ils en tirent profit dans leur vie professionnelle, et dans leur vie tout court.
Pour ce qui concerne vos souhaits concernant ma santé, c'est gentil, quoique un tantinet tardif... Quand le corps ne va pas très bien, le reste suit. Chez moi, en tous cas, pour l'instant.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2009

Mais à quel moment alors dater l'année scolaire où le cénacle professoral décide que tel ou telle n'en a que faire de la littérature? Un gamin peut rejeter cela très-tôt, comme moi qui, dès le Primaire, vomissait les mathématiques. Parce que je n'y comprenais rien.
Ecrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Et vous en avez tiré quoi, de vos maths du collège et du lycée ?

Ecrit par : Jeremy | 01 octobre 2009

Le nécessaire: je sais calculer mes impôts, prévoir un budget, etc.

Écrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Et elle a failli nous faire faire des choses très bien.
Ecrit par : Jeremy | 01 octobre 2009
Je pense qu'il y a beaucoup de collègues qui cherchent à faire leur métier.
Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2009

Oui, mais dans l'état actuel de l'EN (programmes vaseux, conseils de classe fantômes, passages automatiques, examens bidonnés, administration insensée), ils ne peuvent que faillir collectivement.

Écrit par : TotoWeininger | 01 octobre 2009

Vous y tenez vraiment à cette connerie d'ascenseur social Magister ?

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2009

Pas tant que cela, Morel. D'autant moins que le statut social m'indiffère. Enfin, je parle pour ma pomme. Je me soucie néanmoins d'aider les miens à vivre décemment. C'est beaucoup, je vous l'assure.
Sur ce, bonne nuit. Demain, c'est la Saint-Léger. Que la journée, donc, vous soit légère.

Écrit par : Magister | 01 octobre 2009

Merci, Magister... Sonny Rollins a fini, j'y vais aussi.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2009

Le nécessaire: je sais calculer mes impôts, prévoir un budget, etc.
Ecrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Cela me fait dire qu'il est bien inutile d'enseigner les math aux pauvres : sont pas imposables et n'ont pas à prévoir des dépenses qu'ils ne peuvent pas faire.

Écrit par : TotoWeininger | 01 octobre 2009

Et vous en avez tiré quoi, de vos maths du collège et du lycée ?
Ecrit par : Jeremy | 01 octobre 2009

Le nécessaire: je sais calculer mes impôts, prévoir un budget, etc.
Ecrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Alors vous pouviez vous arrêter au primaire.

Écrit par : Jeremy | 01 octobre 2009

Sauf que je n'aurais pas compris pourquoi je n'aurais pas eu des mathématiques; même si je suais. Pour moi, c'était impensable que l'Ecole ne me dispensât ces cours-là.

Écrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Pour ce qui concerne vos souhaits concernant ma santé, c'est gentil, quoique un tantinet tardif... Quand le corps ne va pas très bien, le reste suit. Chez moi, en tous cas, pour l'instant.
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2009

Je n'étais pas au courant. Je vous souhaite de tout coeur que cela aille mieux.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 01 octobre 2009

Le fait est que l'Ecole n'explique pas pourquoi les matières qu'elle enseigne sont nécessaires, puis, plus tard, dispensables. A quoi ça sert l'Histoire: le prof démago dira: à ce qu'elle ne se répète pas; alors que l'Histoire ne cesse de repasser les plats...

Écrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Que la santé revienne, Christophe!

Écrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Et vous en avez tiré quoi, de vos maths du collège et du lycée ?
Ecrit par : Jeremy | 01 octobre 2009

Le nécessaire: je sais calculer mes impôts, prévoir un budget, etc.
Ecrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Alors vous pouviez vous arrêter au primaire.
Ecrit par : Jeremy | 01 octobre 2009
Ah non ! On n'apprend plus depuis longtemps au primaire à faire une division ou une règle de trois, ni à calculer un taux d'intérêt progressif.

Écrit par : guy morel | 01 octobre 2009

Et vous en avez tiré quoi, de vos maths du collège et du lycée ?
Ecrit par : Jeremy | 01 octobre 2009

Le nécessaire: je sais calculer mes impôts, prévoir un budget, etc.
Ecrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Alors vous pouviez vous arrêter au primaire.
Ecrit par : Jeremy | 01 octobre 2009
Ah non ! On n'apprend plus depuis longtemps au primaire à faire une division ou une règle de trois, ni à calculer un taux d'intérêt progressif.

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2009

Ah, je ne suis donc pas si jeune, car j'ai fait tout ça au primaire (sauf, pour être précis, le taux d'intérêt progressif, mais on faisait encore les pourcentages, ça peut suffire).

Écrit par : Jeremy | 02 octobre 2009

À Cadichon :

Et j'avais juste voulu aussi indiquer que "any" appelle le singulier, pas le pluriel

Ecrit par : Cadichon | 01 octobre 2009
---
Ah ! vous faites bien de me le dire, je n'avais pas remarqué cette erreur.

But I must say that I never thought of it this way, which accounts for my seriousness in such matters as sex as well as in any other matter. ;-) "

Maintenant ma phrase est-elle correcte, à défaut d'être élégante ? :-)
J'ai envoyé un courriel à votre amie groupie de Jane Austen, mais je ne reçois pas de réponse.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 octobre 2009

Je suis quand même interloqué par tout ce que je lis depuis le début de soirée; j'ai l'impression que l'on chercherait à se débarrasser des huluberlus pour qui les études dites classiques ne sont pas faites; donc des fils et des filles des classes défavorisées. Il n'empêche que, je remercie l'Ecole de m'avoir laissé le temps pour à un moment donné de mes études prendre goût à tel auteur, à telle théorie scientifique, à tel artiste. Le temps de l'Ecole n'est pas celui de la société.

Écrit par : Pendariès | 02 octobre 2009

Au moment de crise économique, il faudrait au contraire préserver cela.

Écrit par : Pendariès | 02 octobre 2009

"j'ai l'impression que l'on chercherait à se débarrasser des huluberlus pour qui les études dites classiques ne sont pas faites; donc des fils et des filles des classes défavorisées."

Personne n'a dit ça !

Écrit par : Jeremy | 02 octobre 2009

Christophe, tout mon soutien pour vos soucis de santé !

J'espère que tout cela ira en s'arrangeant.

Écrit par : Jeremy | 02 octobre 2009

Oui, Christophe, on vous préfère en forme. Déjà qu'on tire à boulets rouges sur les IUFM, on ne va pas devoir, en plus, tirer sur les ambulances… :-)))
JPB
PS. Ai écouté Meirieu parlant de Finkielkraut. Quel pervers ! Il ne le définit que négativement…

Écrit par : brighelli | 02 octobre 2009

Je comprends de plus en plus en lisant le blog ce que voulait dire ma si chère prof de Français, quand j'étais en 3ième: "Il n'y a pas de mauvais élèves, il n'y a que de mauvais enseignants" (ceux-là sont ceux qui ne se remettent jamais en cause).

Ecrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Eh oui. très cher Penda, tout comme il n'y a pas de mal baisées, il n'y a que de mauvais amants.
-----------------------------
Et puis, Nicolas, au Québec, les mentalités sont tellement plus chaleureuses qu'en France et les relations sociales et professionnelles moins hiérarchiques et détendues, que c'est à mes yeux, déjà, un rêve d'apaisement (ben bravo pour le style, Penda!).
Ecrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

Vous avez la chance de partir maintenant, car si au Québec on massacre autant la langue française qu'il y a trente ans, et à l'époque cela avait vraiment quelque chose de crispant, on le fait sensiblement moins que dans la France actuelle.

À l'époque, je me souviens aussi que le chômage des jeunes atteignait 25% ( mais c'était en Gaspésie) et que les Français poussaient des hurlements d'effroi. Aujourd'hui c'est la France qui présente de tels chiffres et qui parle une sorte de sabir qui n'a rien à envier au joual.
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"Et j'avais juste voulu aussi indiquer que "any" appelle le singulier, pas le pluriel"
Ecrit par : Cadichon | 01 octobre 2009
C'est ce que pensent beaucoup de francophones... mais c'est faux.I didn't eat any apples. They haven't made any mistakes.

Ecrit par : dickens | 01 octobre 2009

But you made one Dickens, et je serais tentée de vous dire....MYOB! ou remontez plus haut voir de quoi il retourne et vous verrez que votre remarque est hors de propos.

Le message était destiné à Francis.
Dans la phrase en question matters précédé de any DEVAIT s'écrire au singulier. Pardonnez-moi de n'avoir pas pris le temps de le spécifier pour vous éviter de tomber à côté de la plaque . J'espère que vous ne vous êtes pas fait mal.

Votre remarque ne tient pas non plus la route, en ce sens que ce n'est pas une spécialité francophone. Believe me!

En revanche, ce qui est tout à fait instructif, c'est le lien sur la prof de physique-chimie et l'ineffable bouffon de Dubet qui serine son antienne: si ces élèves ont tant de mal c'est parce qu'ils sont pauvres.
Et c'est bien vrai qu' "Il est grand temps de montrer les méfaits du pédagogisme... et ses instigateurs, qui sont responsables et coupables !""
Ecrit par : dickens | 01 octobre 2009


"""Euh... ça fait quand même pas mal de temps qu'on le fait, il me semble. Même qu'il serait temps de passer à quelque chose de plus constructif, non ?
Ecrit par : TotoWeininger | 01 octobre 2009

Plus constructif, cela veut dire quoi? Je propose de leur casser la figure pour faire de la démolition constructrice.
C'est une idée à ...creuser.
J'imagine les Dubet, Meirieu, Charmeux, Viala and co, rassemblés dans cette barre d'immeubles insalubres, vidés de leurs occupants, et qui sont le symbole de quarante ans de réformes scolaires. Ils sont cloués à une sorte de pilori collectif, avec des charges de dynamite disposées autour d'eux en des endroits stratégiques. Baboum!
Ils ont voulu faire table rase du passé et de la culture. C'est leur tour, maintenant de disparaître en fumée du paysage.
La valeur symbolique de l'exercice est explosive.
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J'ai envoyé un courriel à votre amie groupie de Jane Austen, mais je ne reçois pas de réponse.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 octobre 2009
Renseignement pris: message non arrivé à destination.
lizschere@gmail.com

Écrit par : Cadichon | 02 octobre 2009

« "Et j'avais juste voulu aussi indiquer que "any" appelle le singulier, pas le pluriel
Ecrit par : Cadichon | 01 octobre 2009"
---
Ah ! vous faites bien de me le dire, je n'avais pas remarqué cette erreur. »
Francis Penin | 02 octobre 2009

Rassurez-vous, Francis : "in any other matters" est parfaitement correct.
Voyez Dickens, un exemple parmi mille autres, (Bleak House, Chapitre 43) :
"Whether of questionable childishness or not in any other matters, Mr. Skimpole had a child's enjoyment of change and bright weather."

Écrit par : Tailleboudin | 02 octobre 2009

l'on chercherait à se débarrasser des huluberlus

Ecrit par : Pendariès | 02 octobre 2009

Un "hurluberlu", c'est , à tout prendre, sympathique, et j'admets qu'on lui laisse sa chance.
Mais vous avez aussi parmi ceux qui perturbent gravement une classe des individus inaccessibles à toute raison, et ceux-là, il faut leur réserver un traitement spécial. Pas le choix.

Écrit par : Jean | 02 octobre 2009

Je suis quand même étonné que personne ici ou presque ne s'étonne que le Comité Consultatif National dEthique ait été prié dès février 2009 de donner un avis sur la future "pandémie grippale" et ait décrété que la liberté individuelle (le "refus de soin") devrait alors s'effacer derrière l'exigence de "solidarité", que personne non plus ne s'étonne que l'on ait, cet été, toujours au nom de la "pandémie grippale", modifié certains textes de loi?

Écrit par : Jean | 02 octobre 2009

Pedro Cordoba a écrit : "L'APED vient de publier un dossier sur "l'approche par compétences" que je n'ai pas encore eu le temps de lire:
http://www.skolo.org/spip.php?article1099"

J'ai commencé.

Il y a du grain à moudre !

A suivre...

Écrit par : dugong | 02 octobre 2009

Mon premier message du matin ira à Christophe à qui je souhaite de tout coeur de se rétablir au plus vite.
Mon second sera pour Guy qui pense à tirer les putes mais pas à tirer les cartes, à tirer parti, à tirer au flanc ni à tirer son épingle du jeu.
Mon troisième sera une annonce : on va dorénavant payer les lycéens pour qu'ils cessent de s'absenter. Comme ce sont les meilleurs qui font grimper le taux d'absentéisme, on sent tout de suite que le niveau va grimper dès leur retour rétribué.
Des commentaires s'imposent...

Écrit par : nicolas | 02 octobre 2009

Meilleure santé, Christophe !

Écrit par : Françoise Guichard | 02 octobre 2009

Mon troisième sera une annonce : on va dorénavant payer les lycéens pour qu'ils cessent de s'absenter.
Ecrit par : nicolas | 02 octobre 2009

????????
!
.....

Écrit par : Françoise Guichard | 02 octobre 2009

Jean-Paul vient de le dire, Nicolas; il y a aussi: "tirer sur une ambulance". Et: "tirer le diable par la queue", comme aimait à le dire une ancienne stagiaire bulgare postpubère au RMI, euh, au FMI, pardon.
Merci à tous ceux qui m'encouragent; je promets d'en tenir compte ! Mais, Jean-Paul, entre les IUFM et moi, je ne sais pas qui est le plus en mauvais état; c'est dire... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 02 octobre 2009

Bon rétablissement à vous, Christophe !

Écrit par : mihailovich | 02 octobre 2009

Je crois que ça concerne les LEP Françoise mais cela demande vérification.

Écrit par : nicolas | 02 octobre 2009

@Cadichon.

Ils sont cloués à une sorte de pilori collectif, avec des charges de dynamite disposées autour d'eux en des endroits stratégiques. Baboum!

"Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cible,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleur."

Écrit par : Anne-Marie Valette | 02 octobre 2009

Monsieur JEANPASSE, c'est certainement l'une de vos meilleures…
Si j'en ai le temps et la force, j'en ferai une Note, un de ces quatre.
Mais il me manque les références exactes (temps et lieu). Si vous pouviez…
JPB

Bonjour,
Il s'agit du projet de profession de foi de la FCPE de Paris Vème , pour les élections de parents qui se profilent le 16 octobre prochain (2009, si, si...). Aux dires du rédacteur (un mériol convaincu) il n'y a plus de problèmes de laïcité; raisonner ainsi c'est ne pas comprendre qu'il y a une laïcité ancienne et une moderne. Le sous entendu est transparent, le procédé plus vieux que les mériols et Finkielkraut a écrit (Dieu merci!) des choses intéressantes sur ce sujet (entre autres !), mais c'est lassant, même si, comme disait Audiard, "c'est à ça qu'on les reconnait".

Merci et continuez! Cela fait plus pour l'hygiène que la croisade contre la grippe et un peu de réarmement moral ne fait pas de mal en ces temps de solitude...

Écrit par : JEANPASSE | 02 octobre 2009

Re bonjour,
Comme je ne voudrais pas être mal compris et me faire vouer aux gémonies par autant de compétences je précise qu'il faut remplacer dans le "post" ci-dessus la phrase :
"raisonner ainsi c'est ne pas comprendre qu'il y a une laïcité ancienne et une moderne. "
par celle-ci : "Pour lui raisonner ainsi c'est ne pas comprendre qu'il y a une laïcité ancienne et une moderne".
Merci et bonne journée

Écrit par : JEANPASSE | 02 octobre 2009

C'est le whisky de la fin de journée qui vous fait déraisonner ?
Je ne sais pas si vous avez les pieds sur terre, mais votre tête branle, assurément.
On dirait un kéké, comme on dit par chez moi.

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2009

Bravo ! Superbement argumenté !
N'était-ce pas le bon Dr Felts qui traitait Christophe d'alcoolique, naguère ?

PS : Alors, le nombre de fils d'ouvriers à Pasteur, c'était combien ?

Écrit par : yann | 02 octobre 2009

« "Et j'avais juste voulu aussi indiquer que "any" appelle le singulier, pas le pluriel
Ecrit par : Cadichon | 01 octobre 2009"
---
Ah ! vous faites bien de me le dire, je n'avais pas remarqué cette erreur. »
Francis Penin | 02 octobre 2009

Rassurez-vous, Francis : "in any other matters" est parfaitement correct.
Voyez Dickens, un exemple parmi mille autres, (Bleak House, Chapitre 43) :
"Whether of questionable childishness or not in any other matters, Mr. Skimpole had a child's enjoyment of change and bright weather."

Ecrit par : Tailleboudin | 02 octobre 2009
---
Merci, Tailleboudin ! Mais peut-être s'agit-il là d'une liberté prise par Dickens. C'est fréquent. Lorsqu'un grand auteur commet une faute, on la lui pardonne, et sa faute n'en est plus une. J'en connais plusieurs exemples en français.
Par exemple, je crois me rappeler que Camus écrivit un jour "pallier à". Ça y est, cela me revient : dans le Petit Robert, je lis ceci,"REM. La constr. "pallier à" est inccorecte et critiquée :"On pallie généralement au manque de matériel par des hommes." (Camus). "

Je suis un peu rigoriste avec les langues. ;-)
Vais-je encore déclencher une avalanche de plaisanteries douteuses avec cette dernière remarque ? Cela ne m'étonnerait pas vu le nombre phénoménal d'esprits mal tournés sur ce blog ! (Mais si sympathiques !)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 octobre 2009

Toutes mes amitiés à vous Christophe et bon rétablissement !

Écrit par : Robin | 02 octobre 2009

Je comprends de plus en plus en lisant le blog ce que voulait dire ma si chère prof de Français, quand j'étais en 3ième: "Il n'y a pas de mauvais élèves, il n'y a que de mauvais enseignants" (ceux-là sont ceux qui ne se remettent jamais en cause).

Ecrit par : Pendariès | 01 octobre 2009
---
C'est une formule à l'emporte-pièce que ce "Il n'y a pas de mauvais élèves, il n'y a que de mauvais enseignants".
C'est excessif. Un mauvais enseignant est celui qui parvient (consciemment ou non, volontairement ou non) à se mettre à dos une classe entière. (J'en ai vu.)
Il faut tout de même comprendre que si un professeur met des notes entre 0 et 20, avec très peu de notes au-dessous de la moyenne, il sera (généralement :-) ) jugé bon par les élèves brillants et systématiquement mauvais par les élèves nuls.
Or, en science (maths, ph. et ch., sc; nat.), si un professeur a en terminale un élève nul qui a pu accéder à cette classe malgré sa nullité, il ne peut pas en faire un bon élève, ni même un élève moyen. Il est trop tard.
Un professeur de français m'a dit un jour, "Le cancre, ça n'existe pas."
Ah ! moi, je veux bien...

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 octobre 2009

À Cadichon, à propos du message ci-dessous.

"J'ai envoyé un courriel à votre amie groupie de Jane Austen, mais je ne reçois pas de réponse.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 octobre 2009
Renseignement pris: message non arrivé à destination.
lizschere@gmail.com

Ecrit par : Cadichon | 02 octobre 2009"
---
Ah ! j'ai bien fait de vous le dire !
J'avais mis une lettre autre que g dans son adresse.
(Ma vue baisse, comme bien d'autres choses ; je ne précise pas la lettre que j'avais mise. Peut-être est-ce la couleur jaune de l'adresse qui m'a empêché de bien déchiffrer l'adresse. Ah ! ce que c'est que de vieillir ! ;-) )
Mais je croyais que je recevrais un avis de "non delivery". Apparemment ce n'est pas le cas quand l'adresse est inexistante. Il est regrettable qu'il en soit ainsi. Mais je le saurai désormais.
Amicalement vôtre.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 octobre 2009

Meilleure santé à vous, Christophe !

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 octobre 2009

A regarder de toute urgence, toutes affaires cessantes:

http://www.dailymotion.com/video/xanm0b_roselyne-bachelot-tu-mens-christian_news

Il y est dit entre autre que les évêques de France et les institutions juives et musulmanes commencent à s'émouvoir de la campagne de vaccination de masse prévue.

Écrit par : Jean | 02 octobre 2009

Je précise, avant qu'on me saute à la gorge, que j'ignorais jusqu'à il y a trois-quarts d'heure jusqu'à l'existence de Christian Cotten. Simplement, son message me paraît correspondre à des inquiétudes que partagent tous ceux qui se sont quelque peu intéressés de près à cette étrange "campagne".

Écrit par : Jean | 02 octobre 2009

Jean, je suis allé voir une étiopathe ce matin, (oui, j'essaie tout ! ;-)
A côté du sien, votre discours sur le vaccin anti-grippe A ressemble à une exhortation à nous jeter tous sur la première aiguille qui passe à portée d'échine ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 octobre 2009

Merci à tous de tout coeur; (c'est une des zones qui fonctionne encore à peu près.)
Et très confus de vous avoir ennuyés avec ça; j'arrête ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 octobre 2009

Jean, je suis allé voir une étiopathe ce matin, (oui, j'essaie tout ! ;-)
A côté du sien, votre discours sur le vaccin anti-grippe A ressemble à une exhortation à nous jeter tous sur la première aiguille qui passe à portée d'échine ! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 octobre 2009

D'abord, je joins tous mes voeux, Christophe, à ceux de mes collègues blogueurs pour que votre santé se rétablisse.

Qu'a-t-il donc dit, cet étiopathe, à propos de la vaccination de masse? Cela m'intéresse.

Écrit par : Jean | 02 octobre 2009

A regarder de toute urgence, toutes affaires cessantes:

http://www.dailymotion.com/video/xanm0b_roselyne-bachelot-tu-mens-christian_news

Il y est dit entre autre que les évêques de France et les institutions juives et musulmanes commencent à s'émouvoir de la campagne de vaccination de masse prévue.

Ecrit par : Jean | 02 octobre 2009

Pour vous faire une idée de qui est cet olibrius, voici son site commercial : http://www.silicium-organique.net/

Parait qu'il prépare la nouvelle bague de Ré. pour compléter sa collection de grigris et de poudres de perlimpimpin.

PS :
Bon courage CS.
N'oubliez pas :
- Il traîne beaucoup d'escrocs parmi les thuriféraires des médecines alternatives
- L'espérance de vie n'a jamais été aussi élevée. L'allopathie n'est pas sans effets secondaires, elle est néanmoins la cause principale de cette augmentation.
- Plus de la moitié de la planète aimeraient bien y avoir accès.

Bien amicalement.

Écrit par : Zorglub | 02 octobre 2009

Merci à Zorglub pour ces rappels élémentaires et bon courage et amitiés à Christophe.

Écrit par : yann | 02 octobre 2009

J'avais pas eu le temps de lire les témoignages sur le site. Le silicium organique c'est une vraie panacée.

Dommage qu'INTEL s'obstine à utiliser du silicium métal pour les puces, ça marcherait surement mieux avec du silicium organique !

Liste non exhaustive (je me suis contenté des 36 premiers témoignages y'en a 132) :
Asthme – Brûlure – Acné – Arthrose – Herpes – Migraines – Fonctionnement du système estomac-foie-transit intestinal – Polyarthrite – Douleur du pancréas (?) – Calvitie – maladie de Crohn – Œdème des jambes – Ménopause – Maladie de Dupuytren – Thrombose – Artérite – Grosses tâches assez noires sur les jambes (essayer le savon tout d’abord …) – Insomnie – Dépression – Hépatite B – Hépatite C – Psoriasis – Sinusite – Zona – Tendinite – Claquage etc.....................

Y'a aussi une dame qui : "ressent une espèce de bouillonnement comme si la circulation se faisait mieux" et semble en être contente !

Y'a des maladies chavais même pas qu'on pouvait l'avoir (du coup je regrette un peu, si ça se trouve je l'ai eue et j'ai même pas pensé à utiliser le G5 pour me soigner)

Jean siouplait, évitez de citer sans jeter un oeil sur le web pour savoir qui vous citez.
Z'avez raté la séquence pédagogo : "faut pas tout croire ski a sur le web" ?

J'ai envoyé un mail à Cotten pour un avis :
"Monsieur,
J'ai un raton laveur mâle qui pousse sur la fesse droite.
Pensez-vous qu'une application locale de G5 accélèrerait la gestation ? C'est très inconfortable pour m'assoir et j'ai hate qu'il soit adulte et gagne son autonomie.

Sinon, au pire, pensez-vous qu'une application sur la fesse gauche puisse me laisser espérer l'émergence d'une femelle, comme ça je pourrai commencer un élevage ?

Dans l'attente, je vous prie .."

Je vous tiens informé de la réponse.

Écrit par : Zorglub | 02 octobre 2009

"hâte"

Tiens, c'est contagieux l'autoflagellation ...
Un peu de G5 va tout arranger !

Écrit par : Zorglub | 02 octobre 2009

Allez encore une couche.
C'est une mine ce site :
"Tant les légendes que des études solides nous racontent que les populations Himalayennes vivraient plus longtemps, plus joyeuses et en meilleure santé que la plupart des occidentaux."
à cause de la consommation de baies de Goji (?)

Sauf que wiki : "En 2004, l'espérance de vie (au Népal) était de 59 années"
et ailleurs : "L’espérance de vie au Tibet est passée de 35 ans dans les années 50 à 65 ans actuellement."

Écrit par : Zorglub | 02 octobre 2009

Trois lycées professionnels de l'académie de Créteil vont expérimenter à partir de lundi la mise en place d'une cagnotte collective par classe pour lutter contre l'absentéisme, a indiqué vendredi à l'AFP un représentant du Haut commissaire à la Jeunesse, confirmant une information du Parisien.

Chaque classe pourra cumuler des "mises" financées par le Haut Commissaire à la Jeunesse tout au long de l'année si les élèves d'une classe font des efforts pour assister aux cours.

Interrogé sur l'intérêt de cette forme de motivation pécuniaire des élèves, le représentant du Haut commissaire a relevé: "On n'est pas dans une logique de cagnotte individuelle, ça s'inscrit dans un projet collectif de classe et pour que cela fonctionne il faut une solidarité du groupe".

"Le projet qui pourra être financé à la fin de l'année doit être éducatif", a-t-on également précisé, comme par exemple "un voyage scolaire, la création d?entreprise ou d'association, une action sociale, l'aménagement de classe, l'achat de matériel informatique, sportif ou culturel".

Cette initiative du rectorat de Créteil s'inscrit parmi les 165 projets retenus et présentés en juillet pour le lancement du Fonds d'expérimentation pour la jeunesse qui sera abondé à hauteur de 65 millions d'euros, a précisé le Haut commissaire à la Jeunesse.
source msn france

mon commentaire quel pays de XXXX!
personnellement je ne connais pas grand chose au milieu éducatif
mais ce genre d'initiative instaure un climat délétère (merci d'avance orthoprof ) dans le cœur des jeunes.
quelle fiction de l'esprit que de croire qu'avec de l'argent on va créer un intérêt sincère pour le lycée et ses valeurs...

Écrit par : bob l'éponge | 02 octobre 2009

Zorglub a écrit : "J'ai un raton laveur mâle qui pousse sur la fesse droite.
Pensez-vous qu'une application locale de G5 accélèrerait la gestation ? C'est très inconfortable pour m'assoir et j'ai hate qu'il soit adulte et gagne son autonomie.

Sinon, au pire, pensez-vous qu'une application sur la fesse gauche puisse me laisser espérer l'émergence d'une femelle, comme ça je pourrai commencer un élevage ?

Merci Zorglub.

Grâce à vous, j'ai compris à mots couverts la nature du mal dont CS était atteint.

Ca doit faire très mal.

Courage CS

PS : trève de plaisanterie. Remettez vous rapidement !!

Écrit par : dugong | 02 octobre 2009

Dites-moi loin de toutes ces hautes autorités, ces hauts commissariats, il n'y aurait pas dans ce pays de petits coins bien tranquilles à l'abri de la haute malveillance que je devine derrière tout cela ?

Écrit par : iPidiblue haute malveillance | 02 octobre 2009

Je comprends de plus en plus en lisant le blog ce que voulait dire ma si chère prof de Français, quand j'étais en 3ième: "Il n'y a pas de mauvais élèves, il n'y a que de mauvais enseignants" (ceux-là sont ceux qui ne se remettent jamais en cause).

Ecrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

C'est aussi con que de dire "il n'y a pas de mauvais enseignants, il n'y a que de mauvais élèves" !

Écrit par : Jeremy | 02 octobre 2009

Entièrement d'accord, Jeremy.

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 octobre 2009

"j'ai l'impression que l'on chercherait à se débarrasser des huluberlus pour qui les études dites classiques ne sont pas faites; donc des fils et des filles des classes défavorisées."

Personne n'a dit ça !

Ecrit par : Jeremy | 02 octobre 2009

Jeremy, je crains hélas que les desiderata de certains mènent à cela, sans qu'ils sans rendent eux-mêmes peut-être compte, une histoire de sur-moi et d'auto-censure politiquement correcte, probablement...

Jean, je ne nie pas qu'il est nécessaire que les adultes agissent avec des adolescent(e)s très-pénibles (l'administration expérience une classe SAS pour mes 3ièmes; je vous en parlerai bientôt, quand elle aura commencé: on enlève pour un temps les gosses "compliqués" - euphémisme - ou avec de grosses difficultés scolaires pour, en tout petit groupe, être suivis quasiment en situation de cours particuliers); seulement, j'ai toujours trouvé admirable que des mairies promulguent des arrêtés anti-mendicité pour laisser leur centre "propre" sans s'occuper du coeur du problème... Ah! les nuisances, un revers de la main, et zou! ça n'existe plus.

Écrit par : Pendariès | 02 octobre 2009

Je comprends de plus en plus en lisant le blog ce que voulait dire ma si chère prof de Français, quand j'étais en 3ième: "Il n'y a pas de mauvais élèves, il n'y a que de mauvais enseignants" (ceux-là sont ceux qui ne se remettent jamais en cause).

Ecrit par : Pendariès | 01 octobre 2009
---
C'est une formule à l'emporte-pièce que ce "Il n'y a pas de mauvais élèves, il n'y a que de mauvais enseignants".
C'est excessif. Un mauvais enseignant est celui qui parvient (consciemment ou non, volontairement ou non) à se mettre à dos une classe entière. (J'en ai vu.)
Il faut tout de même comprendre que si un professeur met des notes entre 0 et 20, avec très peu de notes au-dessous de la moyenne, il sera (généralement :-) ) jugé bon par les élèves brillants et systématiquement mauvais par les élèves nuls.
Or, en science (maths, ph. et ch., sc; nat.), si un professeur a en terminale un élève nul qui a pu accéder à cette classe malgré sa nullité, il ne peut pas en faire un bon élève, ni même un élève moyen. Il est trop tard.
Un professeur de français m'a dit un jour, "Le cancre, ça n'existe pas."
Ah ! moi, je veux bien...

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 octobre 2009

Mais pourquoi donc considérer un élève seulement par ses notes????????????? c'est absurde.

Écrit par : Pendariès | 02 octobre 2009

Je comprends de plus en plus en lisant le blog ce que voulait dire ma si chère prof de Français, quand j'étais en 3ième: "Il n'y a pas de mauvais élèves, il n'y a que de mauvais enseignants" (ceux-là sont ceux qui ne se remettent jamais en cause).

Ecrit par : Pendariès | 01 octobre 2009

C'est aussi con que de dire "il n'y a pas de mauvais enseignants, il n'y a que de mauvais élèves" !

Ecrit par : Jeremy | 02 octobre 2009

pas du tout; mais bon, vous n'avez pas eu madame nesme comme prof...

Écrit par : Pendariès | 02 octobre 2009

... qui n'avait absolument rien d'une démagogue... ici on demande à l'élève (un enfant, un ado) d'avoir les raisonnements, la maturité et l'expérience d'un adulte; c'est là où nous sommes de mauvais profs; tout simplement.

Écrit par : Pendariès | 02 octobre 2009

Zorglub, pourrrez-vous me céder votre raton laveur, quand il aura fini de pousser? Je devrai peut-être bientôt faire euthanasier mon chien, et j'aimerais le remplacer par un compagnon plus original.

Écrit par : Sylviie Huguet | 02 octobre 2009

Info : Alerte aux poêles à frire !
Les poêles anti-adhésives contiennent de l'acide perfluorooctanoïque (PFOA), une substance qui provoquerait une baisse de la qualité du sperme, selon le réseau Environnement santé

Écrit par : nicolas | 02 octobre 2009

Sylviie, pourrrrquoi attendrrrrrrre ? Adoptez-le tout de suite !

Écrit par : nicolas | 02 octobre 2009

ici on demande à l'élève (un enfant, un ado) d'avoir les raisonnements, la maturité et l'expérience d'un adulte;
Ecrit par : Pendariès | 02 octobre 2009

Pour l'expérience soit, mais pour les raisonnements et la maturité, j'en connais qui dament le pion à leurs propres parents !

Écrit par : nicolas | 02 octobre 2009

ici on demande à l'élève (un enfant, un ado) d'avoir les raisonnements, la maturité et l'expérience d'un adulte;
Ecrit par : Pendariès | 02 octobre 2009

Pour l'expérience soit, mais pour les raisonnements et la maturité, j'en connais qui dament le pion à leurs propres parents !

Ecrit par : nicolas | 02 octobre 2009

Et est-ce que ce sont vos élèves difficiles, ceux que vous ne supportez plus, ceux que vous voyez comme irrémadiablement perdus?

Écrit par : Pendariès | 02 octobre 2009

Par dament le pion, j'entendais qui battent leurs parents à plate couture dans les domaines cités, Pendariès. Ce peuvent être des élèves difficiles mais pas nécessairement.

Écrit par : nicolas | 02 octobre 2009

"une substance qui provoquerait une baisse de la qualité du sperme".

Ecrit par : nicolas | 02 octobre 2009

La baisse de la qualité du sperme serait peut-être une bénédiction pour la planète ! ;-)

- Il traîne beaucoup d'escrocs parmi les thuriféraires des médecines alternatives
- L'espérance de vie n'a jamais été aussi élevée. L'allopathie n'est pas sans effets secondaires, elle est néanmoins la cause principale de cette augmentation.
- Plus de la moitié de la planète aimeraient bien y avoir accès.

Bien amicalement.

Ecrit par : Zorglub | 02 octobre 2009

Parmi les allopathes aussi; surtout ceux qui m'ont dit qu'il ne savaient absolument rien sur la provenance possible de ce que j'ai, (une neuropathie sensitive) et à qui j'ai posé la question: "pensez-vous que cela puisse avoir une cause mécanique, et-ou psychologique, ou mécanique avec un "déclencheur" psychologique", m'ont répondu "non", catégoriquement. Escrocs !!!

-Les médicaments qu'on me propose ont plus d'effets secondaires que d'effets primaires, apparemment !

Écrit par : Christophe Sibille | 02 octobre 2009

"Les poêles anti-adhésives contiennent de l'acide perfluorooctanoïque (PFOA), une substance qui provoquerait une baisse de la qualité du sperme, selon le réseau Environnement santé"

Question naïve : pourquoi faire frire votre sperme ?

Écrit par : dugong | 02 octobre 2009

Elle vous a tendu le manche, Dugong, Nicolas.

Écrit par : Pendariès | 02 octobre 2009

Membrini, abruti !

Écrit par : Attila | 02 octobre 2009

Cela m'étonne de plus en plus que des profs qui gagnent une misère de 2 000 ou 2 500 euros, ou moins, alors que le salaire médian est de la moitié, se fassent les liftiers de l'ascenseur social. Font rire les porteurs de montres de luxe et les bénéficiaires de parachutes dorés ces gars-là. Z'ont rien compris. Et font carrément pisser à la culotte quand ils se la jouent "élitisme républicain"

Ecrit par Guy Morel

Assurément, Guy. Vous rappelez à juste titre que le salaire médian en France se situe autour de 1500 euros. Bien entendu, il y a de quoi faire hurler de rire les thuriféraires de la rolex et du CAC 40. Pour autant je persiste à affirmer que notre traitement mensuel et la sécurité de l'emploi dont nous jouissons nous conférent un statut relativement privilégié aux yeux de nos compatriotes. De grâce, ne l'oublions pas en ces temps difficiles!

Écrit par : alain | 02 octobre 2009

La baisse de la qualité du sperme serait peut-être une bénédiction pour la planète ! ;-) Zorglub

Vous la trouvez sans doute peuplée de génies, la planète, Zorglub ? Que l'acide perfluorooctanoïque - oups - s'attaque à la quantité, peut-être ne vous en plaindrez-vous pas, mais laissez-nous au moins la qualité !

Écrit par : nicolas | 02 octobre 2009

« Mais peut-être s'agit-il là d'une liberté prise par Dickens. »
Francis Penin | 02 octobre 2009

Occurrences googlesques pour "in any other matters" : env. 20 900 000...

Écrit par : Tailleboudin | 02 octobre 2009

@ Christophe

Cette fois, aucun jeu de mots - que vous affectionnez - pour vous souhaiter une meilleure santé. Vous voyez que vous avez beaucoup d'amis sur ce blog ! N'est-ce pas réconfortant ?

Écrit par : Marilyse | 02 octobre 2009

Membrini, abruti !

Ecrit par : Attila | 02 octobre 2009

???????????
Un rapport avec la qualité de votre spermini ??

Ou s'agit-il de Michelangelo Membrini, peintre italien mort en 1525 ?

Écrit par : yann | 02 octobre 2009

"L'élitisme pour tous", suite.

L'idéal morélien ?

http://www.youtube.com/watch?v=jLMzHKrgBZs

Écrit par : yann | 02 octobre 2009

Question naïve : pourquoi faire frire votre sperme ? dugong

Ca c'est une colle !

On pourrait ma foi dire bien des choses toutes folles :
Pour changer la texture que l'on trouve trop molle
Ou varier les parfums, sans toutefois qu'il rissole !

Écrit par : nicolas | 02 octobre 2009

Pour autant je persiste à affirmer que notre traitement mensuel et la sécurité de l'emploi dont nous jouissons nous conférent un statut relativement privilégié aux yeux de nos compatriotes. De grâce, ne l'oublions pas en ces temps difficiles!
Ecrit par : alain | 02 octobre 2009

Bien sûr. J'ai autour de moi suffisamment de gens dans une dèche calamiteuse pour ne pas l'oublier.

Écrit par : guy morel | 02 octobre 2009

Christophe, j'espère que vous allez bientôt retrouver le LA !
Tous mes voeux de bonne santé.

Écrit par : chevreuil | 02 octobre 2009

Au bar: "Du Coca, l'âne!"

"Info : Alerte aux poêles à frire !
Les poêles anti-adhésives contiennent de l'acide perfluorooctanoïque (PFOA), une substance qui provoquerait une baisse de la qualité du sperme, selon le réseau Environnement santé"

j'adore ce blog...
:):)!!!

Pour rester ans le sujet (!) les porteurs de rolex ne sont pas tous des kakous pleins aux as : quelquefois la passion peut pousser à économiser plusieurs années.
Oui, les Profs ne sont pas les plus à plaindre, mais...un PE avec trois ans de boite, recruté a minima à Bac+3, avec tout le boulot qu'on lui demande et les petits zèbres qu'il a en face, le tout pour 1600/mois EN ZEP?!!! Faut pas pousser...j'en connais qui vivent mieux avec notre bon système social sans pour autant se crever à aller bosser.
Le royaume de Danemark?

Écrit par : sisyphe | 02 octobre 2009

CAFÉ PICOULY : est-ce bien ce soir que nous verrons le duel Brighelli/de Closets ?
Le savez-vous, JPB ?

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 octobre 2009

A regarder de toute urgence, toutes affaires cessantes:

http://www.dailymotion.com/video/xanm0b_roselyne-bachelot-tu-mens-christian_news

Il y est dit entre autre que les évêques de France et les institutions juives et musulmanes commencent à s'émouvoir de la campagne de vaccination de masse prévue.

Ecrit par : Jean | 02 octobre 2009

J'ai vu la vidéo. Je complète en vous apprenant ce que ce Cottet ne vous dit pas :

L'homme de Roswell est sorti du bunker où la CIA le surveillait, et c'est lui qui nous a infligé tous les virus actuels.
heureusement, des Alien lui ont damé le pion en inventant la phytothérapie occulaire à base de silicium inductif à gradian constant (ne confondez pas avec celui qui est à gradian variable, bien moins efficace), thérapie évidemment narturelle, quoique venue des confins de l'Univers connu, et propre à nous ressourcer dans la paix du corps et de l'âme.
J'ai testé tout cela dans la soucoupe d'une de ces créatures et je vous prie de croire que je pète la forme !
Les doses sont les uivantes : 644 gélules vertes et 867 pilules grises le matins, avant un déjeuner léger (pour ma part, une tartine de pain beurré Président dans un bol de chocolat au lait (non pasteurisé, le lait ! ça donne le cancer du col de l'utérus, mais je m'en fous je n'en ai pas d'utérus). Le reste du flacon est à avaler d'un coup, au milieu d'une choucroute légère, à midi.

Voilà, vous savez tout. Pour le chèque, faites suivre par JPB qui prélève un pourcentage des sommes perçues. C'est bien normal
Garafignoux

Écrit par : Garafignoux | 02 octobre 2009

Occurrences googlesques pour "in any other matters" : env. 20 900 000...

Ecrit par : Tailleboudin | 02 octobre 2009
---
Fantabulous ! Je ne suis pas seul à faire la faute ! :)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 octobre 2009

...j'en connais qui vivent mieux avec notre bon système social sans pour autant se crever à aller bosser.
Le royaume de Danemark?

Ecrit par : sisyphe | 02 octobre 2009


Moi avec mon RMI je ne fais que des envieux !

Écrit par : iPidiblue subventionné | 02 octobre 2009

10 000 euros pour la classe de LEP qui assistera le plus aux cours ! Qui dit mieux ? On ne sait plus quelle c(a)rotte inventer !
Pendariès, vous concourez ? :-))
Un voyage de votre classe au Québec financé par le Haut Commissariat à la Jeunesse (Je mets des majuscules partout, ça fait plus sérieux...), c'est tentant, non ?

Écrit par : Marilyse | 02 octobre 2009

"Elle vous a tendu le manche, Dugong, Nicolas" Pendariès

Phrase hyper polysémique selon l'emplacement de la ponctuation et le contexte socioculturel du lecteur.

Que du bonheur !

Écrit par : dugong | 02 octobre 2009

Je comprends de plus en plus en lisant le blog ce que voulait dire ma si chère prof de Français, quand j'étais en 3ième: "Il n'y a pas de mauvais élèves, il n'y a que de mauvais enseignants" (ceux-là sont ceux qui ne se remettent jamais en cause).

Ecrit par : Pendariès | 01 octobre 2009
---
C'est une formule à l'emporte-pièce que ce "Il n'y a pas de mauvais élèves, il n'y a que de mauvais enseignants".
C'est excessif. Un mauvais enseignant est celui qui parvient (consciemment ou non, volontairement ou non) à se mettre à dos une classe entière. (J'en ai vu.)
Il faut tout de même comprendre que si un professeur met des notes entre 0 et 20, avec très peu de notes au-dessous de la moyenne, il sera (généralement :-) ) jugé bon par les élèves brillants et systématiquement mauvais par les élèves nuls.
Or, en science (maths, ph. et ch., sc; nat.), si un professeur a en terminale un élève nul qui a pu accéder à cette classe malgré sa nullité, il ne peut pas en faire un bon élève, ni même un élève moyen. Il est trop tard.
Un professeur de français m'a dit un jour, "Le cancre, ça n'existe pas."
Ah ! moi, je veux bien...

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 octobre 2009

Mais pourquoi donc considérer un élève seulement par ses notes????????????? c'est absurde.

Ecrit par : Pendariès | 02 octobre 2009
---
Mais je n'ai jamais dit le contraire !
Un mauvais élève dans une discipline donnée peut être excellent dans une (ou plusieurs autres) discipline(s).
Et même dans le cas préoccupant d'un élève nul dans TOUTES les disciplines, on n'a pas nécessairement affaire à un imbécile.
Toutefois, on trouve plus aisément des imbéciles parmi les cancres que parmi les élèves brillants, ce qui n'empêche nullement ces derniers de proférer des âneries à l'occasion...

Je viens de me rappeler une jeune fille très intelligente que j'eus comme élève en troisième. Elle était excellente. Je l'ai retrouvée en 1ère B (économie), et là, elle n'a plus rien appris car, me disait-elle, elle n'aurait pas d'épreuves de sciences physiques au bac. J'aimais beaucoup cette jeune fille (elle était très belle) car elle me souriait tout le temps et ne me gênait pas dans mon travail ! (Je n'étais pas troublé à ce point... quoique...) Le rêve !
Mais je ne pouvais que lui mettre zéro car elle ne me rendait jamais de copies !
Vous voyez, Pendariès, que je suis un garçon intelligent !
:)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 octobre 2009

Ohé, Sisyphe, je vous donne des infos que je juge incontournables pour votre santé (à tous) et vous n'êtes pas content ? Déjà avec la population enfantine en progression, on trouve le moyen de supprimer des postes. Pensez à ce que ce sera quand la poêle à frire aura fait son office !

Écrit par : nicolas | 02 octobre 2009

"Pour le chèque, faites suivre par JPB qui prélève un pourcentage des sommes perçues. C'est bien normal
Garafignoux"

Cher Garafignoux, je vous conseille Jersey pour vos comptes occultes. Les Caïmans, c'est totalement has been.

Idée déviante : exigez du Moloch qu'il verse nos (maigres) salaires sur un compte Acryl à Jersey.

Écrit par : dugong | 02 octobre 2009

"Je viens de me rappeler une jeune fille très intelligente que j'eus comme élève en troisième. Elle était excellente. Je l'ai retrouvée en 1ère B (économie), et là, elle n'a plus rien appris car, me disait-elle, elle n'aurait pas d'épreuves de sciences physiques au bac. J'aimais beaucoup cette jeune fille (elle était très belle) car elle me souriait tout le temps et ne me gênait pas dans mon travail ! (Je n'étais pas troublé à ce point... quoique...) Le rêve !"

ah...ben oui quoi! ;)! La mienne reste brillante quelque soit la matière, tant mieux! Curieux comme les femmes intelligentes m'attirent...:)

:) Merci Nicolas! Si je fais lire ce truc à poil à ma femme, on mange plus!!

Écrit par : sisyphe | 02 octobre 2009

"10 000 euros pour la classe de LEP qui assistera le plus aux cours ! Qui dit mieux ? On ne sait plus quelle c(a)rotte inventer !"

10 000 euros pour lle professeur de LP qui fera le plus aux cours !

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 02 octobre 2009

Le modèle Danois! P...de B...de m..., on part en biberine dans ce pays.

Écrit par : sisyphe en voie d'érosion | 02 octobre 2009

quelque soit la matière

O O moi jorè écri quelle que soit

Écrit par : pluskacé | 02 octobre 2009

quelle que ...merci je sais plus trop qui, je fais gaffe !

Écrit par : zizi-phe | 02 octobre 2009

grillé +kassé !!

;)

Écrit par : zizi-fe | 02 octobre 2009

Le jus pédagol du jour traite de la "seconde carrière" des enseignants et fait la promo pour "l'ouvrage que Rémi Boyer publie aux éditions Les savoirs inédits et qui est l'aboutissement de plusieurs années de coaching d'enseignants en route vers une autre vie."

Seconde carrière ?

Second life pour second degré en état second ?

Nouveau mot d'ordre : "toi, je te coache comme je veux quand tu veux, où tu veux"

Écrit par : dugong | 02 octobre 2009

L'inévitable pédagogol en chef vient de se prononcer contre ce jeton de présence. Quelle société voulons-nous, enfin ? france 2

Écrit par : nicolas | 02 octobre 2009

Second life pour second degré en état second ? dugong

Qu'est-ce qui est prévu pour le primaire ?

Écrit par : nicolas | 02 octobre 2009

"Qu'est-ce qui est prévu pour le primaire ?"

Rien.

Avec vos tricycles pluriannuels, vous n'êtes pas en piste pour être recyclable.

Circulez !

Écrit par : dugong | 02 octobre 2009

Sur Franceinter.com, une vidéo assez marrante de Stéphane Guillon:

Le gouvernement rate sa grippe
Toutes les vidéos humour de France Inter

cette émission est disponible en écoute à la carte

Écrit par : Jean | 02 octobre 2009

Christophe, désolé d'apprendre que vous avez des ennuis de santé. Bon rétablissement (le bon vin, ça soigne bien).

J'ai reçu ça au boulot (la messagerie peut contribuer à la bonne humeur dans une boîte).
C'est peut-être connu mais comme il y a des physiciens compétents sur le blog, et que Robin est compétent en théologie :



Voici la version d'une question "bonus" de chimie posée à l'université de Nanterre.
La réponse d'un étudiant a été si loufoque que le professeur l'a partagée avec ses collègues, via Internet, et c'est pourquoi vous avez le plaisir de la lire ....


Question Bonus: « l'enfer est-il exothermique1 ou endothermique2 »

(1 : évacue la chaleur, 2 : absorbe la chaleur)
La plupart des étudiants ont exprimé leur croyance en utilisant la loi de Boyle (si un gaz se dilate il se refroidit et inversement) ou ses variantes.
Cependant, un étudiant eut la réponse suivante:


Premièrement, nous avons besoin de connaître comment varie la masse de l'enfer avec le temps. Nous avons besoin de connaître à quel taux les âmes entrent et sortent de l'enfer.
Je pense que nous pouvons assumer sans risque qu'une fois entrées en enfer, les âmes n'en ressortiront plus. Du coup aucune âme ne sort.

De même pour le calcul du nombre d'entrées des âmes en enfer, nous devons regarder le fonctionnement des différentes religions qui existent de par le monde aujourd'hui.

La plupart de ces religions affirment que si vous n'êtes pas membre de leur religion, vous irez en enfer. Comme il existe plus d'une religion exprimant cette règle, et comme les gens
n'appartiennent pas à plus d'une religion, nous pouvons projeter que toutes les âmes vont en enfer...

Maintenant, regardons la vitesse de changement de volume de l'enfer parce que la Loi de Boyle spécifie que «pour que la pression et la température restent identiques en enfer,
le volume de l'enfer doit se dilater proportionnellement à l'entrée des âmes». Par conséquent cela donne deux possibilités:

1) si l'enfer se dilate à une moindre vitesse que l'entrée des âmes en enfer, alors la température et la pression en enfer augmenteront indéfiniment jusqu'à ce que l'enfer éclate.

2) si l'enfer se dilate à une vitesse supérieure à la vitesse d'entrée des âmes en enfer, alors la température diminuera jusqu'à ce que l'enfer gèle.

Laquelle choisir ?

Si nous acceptons le postulat de ma camarade de classe Jessica m'ayant affirmé durant ma première année d'étudiant «Il fera froid en enfer avant que je couche avec toi», et en tenant compte du fait que j'ai couché avec elle la nuit dernière, alors l'hypothèse doit être vraie. Ainsi, je suis sûr que l'enfer est exothermique et a déjà gelé… Le corollaire de cette théorie c'est que comme l'enfer a déjà gelé, il s'ensuit qu'il n'accepte plus aucune âme et du coup qu'il n'existe plus... Laissant ainsi seul le Paradis, et prouvant l'existence d'un Etre divin ce qui explique pourquoi, la nuit dernière, Jessica n'arrêtait pas de crier "Oh... mon Dieu !...."

(Cet étudiant est le seul ayant reçu la note 20/20)

Écrit par : Japhet | 02 octobre 2009

Il y est dit entre autre que les évêques de France et les institutions juives et musulmanes commencent à s'émouvoir de la campagne de vaccination de masse prévue.

Ecrit par : Jean | 02 octobre 2009

J'ai vu la vidéo. Je complète en vous apprenant ce que ce Cottet ne vous dit pas :

L'homme de Roswell est sorti du bunker où la CIA le surveillait, et c'est lui qui nous a infligé tous les virus actuels.
heureusement, des Alien lui ont damé le pion en inventant la phytothérapie occulaire à base de silicium inductif à gradian constant (ne confondez pas avec celui qui est à gradian variable, bien moins efficace), thérapie évidemment narturelle, quoique venue des confins de l'Univers connu, et propre à nous ressourcer dans la paix du corps et de l'âme.
J'ai testé tout cela dans la soucoupe d'une de ces créatures et je vous prie de croire que je pète la forme !
Les doses sont les uivantes : 644 gélules vertes et 867 pilules grises le matins, avant un déjeuner léger (pour ma part, une tartine de pain beurré Président dans un bol de chocolat au lait (non pasteurisé, le lait ! ça donne le cancer du col de l'utérus, mais je m'en fous je n'en ai pas d'utérus). Le reste du flacon est à avaler d'un coup, au milieu d'une choucroute légère, à midi.

Voilà, vous savez tout. Pour le chèque, faites suivre par JPB qui prélève un pourcentage des sommes perçues. C'est bien normal
Garafignoux

Ecrit par : Garafignoux | 02 octobre 2009
Tout y est ou presque ! N'oubliez pas de rajouter trois gouttes d'huile essentielle de lavande fine des Hautes Baronnies sur un sucre, matin midi et soir et une soupe de petit épeautre AOC tous les soirs.

Écrit par : Drômeprovençale | 02 octobre 2009

Francis, c'est bien ce soir que JPB et Walter échangent des gnons chez Picouly. A + pour les éventuels commentaires...

Écrit par : nicolas | 02 octobre 2009

Et n'oubliez surtout pas les vertus ancestrales du Tao curatif
http://www.stages-provence.com/tao-curatif.htm

Écrit par : Drômeprovençale | 02 octobre 2009

http://www.stages-provence.com/index.php

Écrit par : Drômeprovençale | 02 octobre 2009

"Francis, c'est bien ce soir que JPB et Walter échangent des gnons chez Picouly. A + pour les éventuels commentaires..."

Ecrit par : nicolas | 02 octobre 2009

Pour les gnons, on repassera. Je vous ai trouvé fort civil, Jean-Paul. Tout cela manquait de mordant, à mon goût. Votre entretien a-t-il été coupé ? Vous êtes plus incisif par écrit.

Écrit par : Marilyse | 02 octobre 2009

Qu'est-ce qu'on disait ? Après le chef pédagogol qui vire sa cuti en prétendant qu'il n'a jamais dit autre chose que ce que dit Brighelli, voici de Closets, parole ils se sont donné le mot, qui affirme qu'il est parfaitement d'accord lui aussi et qui se met en quatre pour démontrer que l'avenir étant à l'ordinateur, le professeur SE DOIT d'apprendre l'orthographe aux élèves pour qu'ils puissent utiliser le correcteur orthographique. Bref de la morsure de queue, sévère. Je l'ai trouvé bien patient JPB, placide, même. Il faut dire qu'il avait en renfort le petit texte mis en ligne par Anne-Marie, qui n'a pas pu faire son effet auprès des téléspectateurs car pas de zoom, mais qui l'a produit (son effet) sur Walter.
Quant à JPB qui a recommandé aux profs de bien dire aux élèves qu'il faut ent à un verbe au pluriel et pas es, je m'abstiendrai de commenter tellement j'ai honte.

Écrit par : nicolas | 02 octobre 2009

Pour les gnons, on repassera. Je vous ai trouvé fort civil, Jean-Paul. Tout cela manquait de mordant, à mon goût. Votre entretien a-t-il été coupé ? Vous êtes plus incisif par écrit.

Ecrit par : Marilyse | 02 octobre 2009
Ben ! Allez-y, vous, faire un plateau télé ! C'est de la merde, la télé. Y'a pas moyen de faire passer quoique ce soit !
La radio, à la rigueur mais la télé, pfouu !

Écrit par : Drômeprovençale | 02 octobre 2009

Oui, Closets s'emmêlait les pinceaux : quelle girouette !
J'ai trouvé cet entretien décevant : de la télé, quoi.

En tout cas, je ne compte pas le nombre d'élèves qui s'inscrivent à mes cours d'orthographe en plus de leurs heures de français. On doit créer des groupes supplémentaires et je vais bénéficier de renforts.
Avec la plupart des élèves, il faut remonter au déluge : effectivement "ent" pour l'accord sujet-verbe au pluriel, "s" pour les adjectifs. Aujourd'hui justement, dans ma sixième, plusieurs élèves ont une bulle. Pas foutus de faire des liens entre les sujets et les verbes, les noms et les adjectifs dans deux malheureuses phrases simplissimes. Il n'y avait que ces deux accords à faire. Aucune autre difficulté. Les deux règles non mémorisées chez un bon nombre. J'ai lu plusieurs fois : "Le sujet s'accorde avec le verbe." Bon, qu'ils s'accordent entre eux !
Nous sommes dans un marasme orthographique, c'est peu de le dire. Les problèmes sont à plusieurs niveaux : compréhension, mémorisation, reconnaissance. Sans structure, dur dur.

Écrit par : Marilyse | 02 octobre 2009

Alors y faut pas y aller, sinon ça finira chez Ruquier où un Zemmour fait le zouave de service. Ou à l'un de ces entertainments branchouilles où on ne démêle pas l'essentiel de l'accessoire.

Écrit par : nicolas | 02 octobre 2009

"Le sujet s'accorde avec le verbe." Bon, qu'ils s'accordent entre eux ! Marilyse

Si l'on transfère à d'autres domaines cette absence totale de mise en relation, de déduction, d'inférence, bref de traitement de l'info, que peuvent-ils bien comprendre de ce qu'on tente de leur apprendre ??????

Écrit par : nicolas | 02 octobre 2009

Oui, Nicolas, j'ai guetté l'apparition de Jean-Paul Brighelli et François de Closets.
Naturellement, de Closets n'a jamais enseigné, et cela le disqualifie ipso facto.
Il faut avoir enseigné pour savoir qu'on ne remplacera jamais le professeur - l'être humain - pour apprendre quelque chose, science ou lettres, aux enfants. La complexité du cerveau humain (et JPB l'a bien dit) est considérablement plus grande que celle d'un ordinateur.

Le correcteur orthographique, dès lors, est-il inutile ? Non pas, mais il ne peut être utile qu'à un rédacteur cultivé et maîtrisant la langue française (ou toute autre langue).
Il permet au rédacteur de ne pas perdre de temps à chercher les fautes les plus bêtes comme celles consistant à inverser deux lettres dans un mot - cela passe facilement inaperçu aux yeux du rédacteur qui, dès lors, comme ici sur ce blog, doit être très vigilant pour les découvrir -, et de consacrer toute son énergie et toute son attention aux fautes subtiles que l'ordinateur ne peut pas corriger. (Il faudrait à l'ordinateur un logiciel géant, peut-être irréalisable à jamais, car, grosso modo, ce logiciel devrait posséder la souplesse et la faculté d'adaptation du cerveau humain.)

Une fois que j'ai utilisé le correcteur de ma messagerie qui m'a indiqué ces fautes et que je les ai corrigées (s'il y a bien lieu de le faire !), je relis mon texte et y découvre quelques autres fautes qui demeurent hors de portée du correcteur orthographique.

Louis Pasteur a écrit une phrase qui dit à peu près ceci :"Dans la recherche scientifique, le hasard ne favorise que les esprits qui ont été bien préparés."
(Si quelqu'un peut retrouver la phrase exacte et la mettre ici, je lui en serai reconnaissant.)

Le correcteur orthographique ne sert que les utilisateurs qui le dominent, et non ceux qu'il domine. Les personnes qui ignorent l'orthographe, la grammaire et la syntaxe sont les esclaves de l'ordinateur.
Le gentil François de Closets se trompe beaucoup s'il croit ce qu'il dit.

Mais c'est un travers bien humain que celui qui consiste à demander aux incompétents et aux ignorants leur avis sur ce qu'ils ignorent, comme dans les sondages d'opinion.
(Je ne vise pas particulièrement de Closets dans cette dernière phrase. Je ne lance pas ce genre de flèche du Parthe à quelqu'un qui ne mérite pas cela.)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 octobre 2009

À Nicolas

Avez-vous remarqué que j'ai implicitement pris votre défense lorsque vous avez utilisé l'expression "coupe(s) sombre(s)" au sens de "coupes importantes" ?
Au sens propre, concernant une coupe d'arbres dans un bois, certes, il s'agit bien de coupes peu importantes préservant l'ombre dans les frais bocages. Mais, au sens figuré, il s'agit de coupes importantes qui ne sont sombres que parce qu'elles sont faites au détriment d'une certaine catégorie de personnes... dont la mine sera sombre. ;)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 octobre 2009

""Louis Pasteur a écrit une phrase qui dit à peu près ceci :"Dans la recherche scientifique, le hasard ne favorise que les esprits qui ont été bien préparés."
(Si quelqu'un peut retrouver la phrase exacte et la mettre ici, je lui en serai reconnaissant.)""
D'après wikipédia:

"Il est ensuite nommé professeur et doyen de la faculté des sciences de Lille nouvellement créée. C'est à cette occasion qu'il prononce la phrase souvent citée : « Dans les champs de l'observation, le hasard ne favorise que les esprits préparés[5] ».""

↑ L. Pasteur, Discours prononcé à Douai, le 7 décembre 1854, à l'occasion de l'installation solennelle de la Faculté des lettres de Douai et de la Faculté des sciences de Lille, Œuvres complètes, t. 7, p. 131, consultable sur Gallica [archive]. L'article hasard de l'index figurant à la fin du vol. 7 des Œuvres complètes donne encore deux autres passages analogues.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 02 octobre 2009

Francis, Eisntein, Pasteur et d'autres dans leur sillage ont dit la même chose : "Le hasard profite aux esprits préparés." Il faudrait retrouver la formulation exacte. Cette vérité doit être vieille comme le monde.

Écrit par : Marilyse | 02 octobre 2009

Si le hasard ne profite qu'au esprits préparés, il n'est plus si hasardeux que cela... Ce hasard dont Sénèque disait qu'il a nécessairement beaucoup de pouvoir sur nous, puisque c'est par hasard que nous vivons.

Écrit par : Magister | 02 octobre 2009

Nous sommes dans un marasme orthographique, c'est peu de le dire.

Ecrit par : Marilyse | 02 octobre 2009

Le marasme orthographique n'est qu'un des avatars du marasme de la langue, qui est lui-même un marasme de la pensée, lequel...

Écrit par : Magister | 02 octobre 2009

"Les poêles anti-adhésives contiennent de l'acide perfluorooctanoïque (PFOA), une substance qui provoquerait une baisse de la qualité du sperme, selon le réseau Environnement santé"

Question naïve : pourquoi faire frire votre sperme ?
Ecrit par : dugong | 02 octobre 2009

L'essentiel, c'est qu'il n'attrape pas.
JPB
PS. Marilyse, il ne sert à rien de s'énerver, dans un débat, surtout à la télé. De Closets se disqualifie lui-même; inutile d'enfoncer le clou au-delà du cerveau absent.
By the way, je n'ai pas vu le résultat, j'étais dans le TGV, ce soir.

Écrit par : brighelli | 02 octobre 2009

Je voudrais encore remercier tous ceux qui m'ont encouragé... Je suis vraiment très touché, et je ne sais plus quoi dire... Si...
Ce soir, joli concert avec ma petite chorale féminine, (qui s'appelle "Choeur de Chanvre").
Ce sont vraiment des moments sympas, ou on en oublierait presque certains tracas.
Merci encore, et bonne nuit à tous !
P.S.: Françoise et Françoise, jeudi prochain, "spécial Keith Jarrett" sur Mezzo ! :-))
Et maintenant, "Sixun" ! Un de mes groupes actuels préférés !

Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2009

Mais c'est un travers bien humain que celui qui consiste à demander aux incompétents et aux ignorants leur avis sur ce qu'ils ignorent, comme dans les sondages d'opinion.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 02 octobre 2009

Vous vouliez sans doute dire que c'est un travers bien médiatico-politique ?

Écrit par : Magister | 03 octobre 2009

Bon, faut vous réveiller :-)

ORDURE ULTIME

Payer les élèves...forme suprème de la dégueulasserie capitaliste. Même le p'tit père du peup' avec son transistor offert à Stakhanov, l'aurait pas été jusque là. on est dans le fétide, dan l'ignominieux. Et nos bonnes âmes jansénistes et cromwelliennes, toutes prêtes à foutre Polanski à poil dans l'Arctique, qu'est-ce qu'elles disent de cette nouvelle pédophilie autorisée. Car c'est bien de cela dont il s'agit de pédophilie officielle et académique. Car quoi??? Payer un gamin??? pour qu'il ait 18/20 ou pire pour qu'il vienne au collège, au lycée?? pareil que de le payer pour qu'il vous astique choupette ou vous donne un rein. C'est l'infâmie absolue. Ça me donne envie de gerber sur le parquet en ipé développement du râble ! Dégueulasse. Celui qu'a conçu , pensé même à ça est une ordure. Du sirop d'ordure, du concentré à raison d'une dosette pour 2000 litres d'eau.
Insulte envers les gamins qu'on estime trop cons pour échapper à la carotte. Insulte envers les profs, boh, vous me direz une de plus ,on finit par n'y plus prendre garde. Insulte, et c'est encore plus grave contre la démocratie. Derrière cette idée ,appliquée déjà chez les Rosbifs dont on connaît le sens inné pour les services publics, il y a le triomphe final du capitalisme. Et les parents seront ravis. "Eh ,combien qu't'as eu en géo?? 12??? bof, ça te fait que 5 euros. Salopard.!!! Privé de bouffe. Et puis entre les familles, la haine, la concurrence. Le mien il a "fait 120 euros" et e'l'vôtre? (air pincé) "Moi meudème, il a fait 180!! hien le fifils à sa môman???"
On est dans le fascisme BNP. Je me tue à vosu le dire. Et pendant que le bateau coule, on disserte gravement sur les turpitudes des cinéastes. On nous flétrit parce qu'on diit que MG Buffet est une buse. Et Sarkonazi se bidonne, se tape des barres, comme disent les mômes. Même Meirieu est contre et a dit pour une fois des choses parfaites,où à peu près...c'est dire....en résummé, payer les mômes ,c'est en faire des putes. On veut que l'école retienne les gosses, eh biien suggérons aux profs d'être moins cons, moins sérieux comme des huissiers qui viennent d'apprendre qu'on les saisit, moin pontifiants , moins ignares. Mais qui aient la passion de la chose. Le plaisir d'être,, d'apprendre, d'écouter, de rigoler. . VOilà le plus beau salaire à verser aux gamins...Soyons honnêtes. Nous sommes des cons. Des minables. On devrait lire (je ne dis pas relire) le "GAI SAVOIR"...ou certaines conférences de Bachelard. Ou le Petit Nicolas.
Dernière chose, c'est une idée aussi répugnante que ce que me racontait jadis mon arrière-grand-mère. Elle disait qu'au déburt du XXème siècle , un "milord cousu d'or " venait , certainns jours d'hiiver Place du Jourdain, à Belleville avec une pleine poëlée de louis d'or qu'il chauffait à blanc. Il les balançait ensuite dans la neige, rien que pour avoir le plaisir de voir les dizaines de pauvres bougres dépenaillés et grelottants se brûler atrocement les mains pour récupérer les louis.
la voilà, messieur et mesdames les redresseurs de torts, la vraie authentique pédophilie. Et celle-là, tout le monde l'approuve. les parents en tête.

Si j'étais spermatozoïde, je prierais le boon dieu Erectus qu'il me fasse mourir au cours d'une branlette plutôt que de vivre ça.

Posté par montaigneàcheval, 03 octobre 2009 à 00:05

Écrit par : PMB | 03 octobre 2009

10 000 euros pour la classe de LEP qui assistera le plus aux cours ! Qui dit mieux ? On ne sait plus quelle c(a)rotte inventer !
Pendariès, vous concourez ? :-))
Un voyage de votre classe au Québec financé par le Haut Commissariat à la Jeunesse (Je mets des majuscules partout, ça fait plus sérieux...), c'est tentant, non ?

Ecrit par : Marilyse | 02 octobre 2009

Heu, le Québec, ou tout autre voyage, je l'entreprends seul, ou avec des amis choisis. le HCJ... Bah une certaine Stal a écrit un bouquin (égratignant Jean-Paul - un gauchiste pour elle -) dénonçant les voyages payés par les relations internationales des IUFM pour certains stages de formation à l'étranger....

Écrit par : Pendariès | 03 octobre 2009

Isabelle Stal, "L'imposture pédagogique", chez Perrin.

Écrit par : Pendariès | 03 octobre 2009

"une certaine Stal a écrit un bouquin (égratignant Jean-Paul - un gauchiste pour elle -)"

pour une stal taper sur un gauchiste c'est naturel.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 03 octobre 2009

"une certaine Stal a écrit un bouquin (égratignant Jean-Paul - un gauchiste pour elle -)"

pour une stal taper sur un gauchiste c'est naturel.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 03 octobre 2009

Pour ceux qui aiment perdre leur calme et leur temps:

http://scribouillon.net/blog/index.php/2008/11/10

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 03 octobre 2009

SI le résumé est correct (o peut toujours se méfier d'un article qui dit du bien d'Eric Laurin), nous pourrons sans doute nous dispenser de le lire.

Sur la question de ce LEP expérimental qui a décidé de constituer une cagnotte pour ses élèves présents, il devrait paraître une réaction de votre serviteur dans le Monde d'aujourd'hui — et comme vous ne le lirez pas forcément, je vous en donne la teneur — propos notés puis récrits par Luc Cédelle :

"C’est un comble. C’est un exemple déplorable et, vous pouvez l’écrire, méprisable. Inquiétant, aussi, parce qu’on peut se demander quelle sera la prochaine étape, si on ne va pas se mettre à payer tous ceux qui fournissent le fantastique effort de ne pas attenter à la loi…On a tellement tout mis à l’envers que ce qui devrait être la norme devient l’exception et, désormais, appelle une récompense. D’une certaine façon, c’est comme si on félicitait des élèves de venir en classe, d’écouter et de ne pas violer la prof sous le bureau ! On nous sert des justifications ahurissantes sur le thème du pragmatisme et de l’efficacité. Le recteur de Créteil va même jusqu’à soutenir que cela responsabiliserait les élèves. Bien sûr, c’est exactement l’inverse. On peut décidément, au nom du pragmatisme, tout justifier. Si l’on veut être pragmatique, il y a mieux à faire : repenser les programmes, remettre en cause le collège unique, rendre aux enseignants la possibilité de transmettre des contenus de qualité. Et reprendre les règlements intérieurs de certains lycées, qui sont d’un laxisme déconcertant. Ce qui est pragmatique, ce n’est pas de gérer la situation existante mais de la modifier. Cette affaire crée un fâcheux précédent. Dans le cadre de l’autonomie des établissements, cela peut donner de mauvaises idées à certains. Je suis étonné que Luc Chatel laisse faire des choses pareilles qui ne peuvent être que mal comprises par les électeurs de droite et, j’espère, par ceux de gauche."
JPB

Écrit par : brighelli | 03 octobre 2009

""Les poêles anti-adhésives contiennent de l'acide perfluorooctanoïque (PFOA), une substance qui provoquerait une baisse de la qualité du sperme, selon le réseau Environnement santé"

Les sorcières, unanimes, déclaraient à leurs inquisiteurs que le sperme du diable est froid *.

Contrairement aux apparences, faire frire son sperme serait un exorcisme ?

On frémit !

* ce fait, signalé dans le Malleus Maleficarum, obsédait Freud qui en cherchait la raison.

Écrit par : dugong | 03 octobre 2009

Voilà. Et quand on en est là, et que curieusement votre compagne vous sollicite encore, vous exhalez un soupir épuisé en disant : "Je suis cuit…"
JPB

Écrit par : brighelli | 03 octobre 2009

Si ce texte était vraiment écrit par un étudiant, bref si on pouvait le croire, quel bonheur, car il est réellement savoureux. Merci Japhet.

Écrit par : nicolas | 03 octobre 2009

@JPB Les cerveaux pas vides sont avides...

Écrit par : nicolas | 03 octobre 2009

@ Francis : Merci pour votre soutien au sujet des coupes, mais je crois encore savoir ce que je veux dire, et partant, ce que je dis. Claires ou sombres, ces coupes sont bien des coups.

Écrit par : nicolas | 03 octobre 2009

Vous ne croyez pas, Françoise, que votre ami juriste hésite à dire la véritable finalité de ces mesures prises le 31 juillet au motif de la "pandémie grippale" (par exemple que la visite de l'avocat ne pourra pas se faire avant 24 heures)?

Écrit par : Jean | 03 octobre 2009

En effet, le blog de Christine descend bien le livre de Madame Stal (ne pas confondre avec Mme de S.) mais si c'est écrit à la va-comme-j'te-pousse, sans références sérieuses ni études sur lesquelles s'appuyer, bref si c'est un livre d'humeur, c'est très dommage car il dessert totalement la cause que l'on est censé défendre.

Écrit par : nicolas | 03 octobre 2009

ORDURE ULTIME
Posté par montaigneàcheval, 03 octobre 2009 à 00:05

Ecrit par : PMB | 03 octobre 2009

Montaigne,on vous embrasse !
Une statue - équestre, bien sûr -- pour vous !

Écrit par : Françoise Guichard | 03 octobre 2009

Vous ne croyez pas, Françoise, que votre ami juriste hésite à dire la véritable finalité de ces mesures prises le 31 juillet au motif de la "pandémie grippale" (par exemple que la visite de l'avocat ne pourra pas se faire avant 24 heures)?

Ecrit par : Jean | 03 octobre 2009

La vérité, Jean, est beaucoup plus prosaïque : mon ami juriste est malade (s'agit-il de la "fameuse" grippe mexicaine, that is the question...) et pas en état de répondre pour qq jours encore !

Écrit par : Françoise Guichard | 03 octobre 2009

"Je suis cuit" JPB
"Si j'étais spermatozoïde, je prierais le boon dieu Erectus qu'il me fasse mourir au cours d'une branlette plutôt que de vivre ça." Montaigne à cheval

Résumé du problème de la friture du sperme comme rituel identitaire :

Ce rituel trouve son origine dans la catégorie de l'étance, de la substance *, "ce qui est là, séparé". La friture doit alors être vue comme rituel identitaire de réappropriation de soi **

Cela peut aller loin. Ainsi, la préservation des fluides vitaux est devenue une nécessité absolue pour le nucléaire général du docteur Folamour qui n'envisage plus que le grand feu (nucléaire) *** comme réalisation du rituel.

* l'ousia aristotélicienne (et non pas Louisa comme on le voit trop souvent dans les copies…)

** La cuisine, avant le repas, rituel identitaire (Babette)

*** moins cher avec Tempo d'EDF

Écrit par : dugong | 03 octobre 2009

L'inévitable pédagogol en chef vient de se prononcer contre ce jeton de présence. Quelle société voulons-nous, enfin ? france 2

Ecrit par : nicolas | 02 octobre 2009

Ne soyons pas de mauvaise foi : pour une fois que Meirieu ne dit pas une ânerie, nous devrions le souligner.
Même Montaigneàcheval, que l'on ne peut guère soupçonner d'indulgence envers Philou, reconnaît que "même Meirieu est contre et a dit pour une fois des choses parfaites, ou à peu près ..."
Certes, on peut objecter que l' iufumiste en chef ne mérite pas d'être félicité quand il constate simplement qu'il fait jour à midi. Mais tel ne fut pas toujours le cas.
Donc : "Meirieu, en progrès. Peut mieux. Une large marge de progression"...

Écrit par : Françoise Guichard | 03 octobre 2009

Quelle indulgence, Françoise ! Vu la mouise dans laquelle on se meut, la plus grande des délicatesses en toute circonstance, y compris celles où il pourrait éventuellement être d'accord avec nous, serait qu'il se taise et que l'on cesse de lui demander son avis à propos de tout et de rien comme s'il était et continuait d'être la référence suprême et le grand timonier. Le navire a échoué sur les écueils que lui et les siens n'ont cessé de semer sur notre parcours, alors de grâce, ON NE VEUT PLUS L'ENTENDRE, NI LE VOIR, NI LE LIRE.

Écrit par : nicolas | 03 octobre 2009

Nicolas a écrit : "ON NE VEUT PLUS L'ENTENDRE, NI LE VOIR, NI LE LIRE."

Pauvre Nicolas, préparez vous à souffrir : le meirol après avoir beaucoup fait dans la pantalonnade se reconvertit activement dans le panthéonage.

Vous voulez en finir avec lui mais lui, il veut y finir (au Panthéon)

Écrit par : dugong | 03 octobre 2009

A fond d'accord avec Montaigneàcheval et Jean-Paul. Et, je ne sais pas pourquoi, le renoncement que reflète ce nouveau recul m'évoque irrésistiblement l'attitude de "l'Eauuuuuuccident" vis à vis de l'Iran.
"On" cède, dans l'espoir que la partie adverse nous en sera reconnaissante, et acceptera ce qu'on lui demande. Ce n'est pas comme ça que ça marche ! Comme disait mon pépé: "les jeûûûû^nes, on leur donne ça, eh ben, y prennent ça!".

Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2009

Le navire a échoué sur les écueils que lui et les siens n'ont cessé de semer sur notre parcours, alors de grâce, ON NE VEUT PLUS L'ENTENDRE, NI LE VOIR, NI LE LIRE.

Ecrit par : nicolas | 03 octobre 2009

Certes, Nicolas, mais le fait est là : Ph. Meirieu existe, il est en vie, il a un vrai pouvoir de nuisance, et le seul moyen si on ne veut plus ni l'entendre ni le voir ni le lire, c'est, comme dans la chanson de Ph Catherine ("Louxor J'adooore") de couper le son -- et de ne pas le remettre. Je fais ça aussi avec Ségolène Royal : ça fait un bien fou, le coup de zapette décisif.
Bref : je me contentais de noter que, pour une fois, Meirieu ne dit pas une khonnerie. Et Montaigneàcheval n'écrit pas autre chose...

Écrit par : Françoise Guichard | 03 octobre 2009

"Le navire a échoué sur les écueils que lui (Philippe Meirieu) et les siens n'ont cessé de semer sur notre parcours"

Ecrit par : nicolas | 03 octobre 2009

Très sincèrement, c'est peut-être à la fois un excès d'honneur (et d'indignité). Toute public ité, même "en négatif", reste de la publicité. Commençons par n'en plus parler ici. Vive le désarmement unilatéral.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2009

dan le fon ok avec PMB mè tro de fott dortograf é pui "ultime", c pa di...

Écrit par : pluskacé | 03 octobre 2009

Dugong est un sage.
Et c'est une tête politique, lui. Il sait que les demi-renoncements annoncent de nouvelles alliances.
Après tout, les bolcheviks se sont bien alliés aux mencheviks, et Mao à Tchang Kaï-Chek.
Et puis après, que le meilleur gagne…
JPB

Écrit par : brighelli | 03 octobre 2009

Et c'est une tête politique, lui. JPB
Par opposition à qui ?

Écrit par : nicolas | 03 octobre 2009

Et c'est une tête politique, lui. Il sait que les demi-renoncements annoncent de nouvelles alliances.
Après tout, les bolcheviks se sont bien alliés aux mencheviks, et Mao à Tchang Kaï-Chek.
Et puis après, que le meilleur gagne…
JPB

Et Brighelli avec Sarkozy, mais malheureusement vous n'étiez pas le meilleur !!

Écrit par : Merlemocoeur | 03 octobre 2009

Allons, allons, Merle, et les programmes du Primaire révisés ? Ça compte pour du beurre ?
Maintenant, certes, je crois que nous avons épuisé tout ce qu'un gouvernement Sarko pouvait nous offrir. Faut se tourner ailleurs.
JPB

Écrit par : brighelli | 03 octobre 2009

ou è pacé le pingouin ? il me mank.

Écrit par : pluskacé | 03 octobre 2009

Allons, allons, Merle, et les programmes du Primaire révisés ? Ça compte pour du beurre ?
Ecrit par : brighelli | 03 octobre 2009


C'est ce que j'appelle voir la politique par le petit bout de la lorgnette!

Ma lorgnette me dit que les suppressions de postes dans l'éducation nationale vont encore être plus importantes en 2010 alors que le nombre d'élèves ne fait qu'augmenter, mais du moment que les programmes du primaire ont bougé, vous vous pardonnez !

La rosette en guise d'hostie?

Écrit par : Merlemocoeur | 03 octobre 2009

Bravo, Merle.

Rien à voir avec ce qui précède : il paraît que la nouvelle Renault s'appelle Koleos... hellénistes, à vos traductions !

Et après ça, ne venez pas dire qu'on ne vous aura pas prévenus.

Écrit par : nicolas | 03 octobre 2009

Ma lorgnette me dit que les suppressions de postes dans l'éducation nationale vont encore être plus importantes en 2010
Ecrit par : Merlemocoeur | 03 octobre 2009

Vous avez besoin d'une lunette pour lire votre journal ?

Pour être précis :

"Le projet de loi de finance de 2010 prévoit la suppression de 33 749 fonctionnaires en équivalent temps plein.
Dans le texte de ce projet il est rappelé que la loi de finance de 2008 avait « programmé une accélération des réductions d'effectifs, avec la suppression de près de 23.000 équivalents temps plein, et en 2009 un peu plus de 30.600 départs ne sont pas remplacés ». Il s'agit donc de la continuité de cette politique.
Le ministère le plus touché par la réduction d'effectifs en 2010 sera celui de l'Éducation nationale avec 16 000 suppressions de postes (ce chiffre avait déjà été avancé en juin dernier). Viennent ensuite les ministères de la Défense (8 250 postes en moins) et de l'Intérieur (3 450 postes en moins). "

Écrit par : TotoWeininger | 03 octobre 2009

@ Championnat de la crétinerie : Marseille devance Créteil

La Provence
Publié le samedi 3 octobre 2009 à 09H28

Alors qu'à Créteil on expérimente l'idée d'une cagnotte pour lutter contre l'absentéisme

Le proviseur du lycée Mistral entouré d'élèves qui espèrent"gagner"enoctobre. En septembre, une classe de 1èr e carrosserie l'a emporté avec 95% d'assiduité, et ira donc au Vél'.

Tu vas en classe ? Tu vas à l'OM ! Le slogan fait fureur au lycée professionnel Mistral, à Marseille (8e). Dans cet établissement de 600 élèves, la plupart venant des quartiers Nord, formant aux métiers de l'automobile, du secrétariat et de la comptabilité, le proviseur, Pierre Glutron, a décidé de récompenser, tous les mois, la classe ayant le taux le plus faible d'absentéisme (et bientôt aussi la classe qui progresse le plus en assiduité), en donnant aux élèves concernés des places pour aller voir l'OM au Vélodrome.

Cette initiative originale fait écho à celle menée, dans la polémique, à Créteil, où le recteur expérimente l'idée d'une cagnotte fictive de 2000 à 10000€ pour récompenser les classes les plus assidues. "La présence en classe contre des places pour l'OM, ça marche !", se réjouit M.Glutron.

Fin septembre, c'est une classe de 1èr e bac carrosserie qui est arrivée en tête, avec 95% des heures de cours effectués par les 20 élèves. Juste derrière, les 15 élèves d'une classe de terminale bac commerce râlent: avec 94,5% de taux de présence, ils loupent d'un cheveu la récompense.

"Jamais on a eu une telle assiduité, s'étonne M.Glutron. Ça motive les élèves qui doivent jouer collectif pour se classer premiers… C'est un peu dommage d'en arriver là, reconnaît-il, surtout que dans d'autres pays, comme au Vietnam, les enfants rêvent d'aller à l'école mais ne peuvent pas car c'est payant. Mais ce qui compte, c'est le résultat."

Pour cette opération, le foyer socio-éducatif du lycée a déboursé 1500€ pour acheter dix cartes d'abonnement à l'OM. La moitié de la classe qui vient d'être récompensée ira donc voir OM-PSG le 24 octobre et l'autre moitié OM-TFC le 31 octobre, dans le virage des Winners.

L'expérience va être menée toute l'année, avec, en plus des places pour l'OM, d'autres récompenses, comme des places pour du trial au palais des sports et des journées de ski. Profs, parents et élèves sont pour la plupart ravis.

"C'est sûr, on va venir à tous les cours maintenant", promet Kamel, en CAP carrosserie, au milieu de ses camarades Sif-Eddine, Olivier et Mathilde. "Il est plus facile de récompenser que de punir", conclut le proviseur, espérant que son lycée devienne un modèle d'assiduité.

Écrit par : TotoWeininger | 03 octobre 2009

La vérité, Jean, est beaucoup plus prosaïque : mon ami juriste est malade (s'agit-il de la "fameuse" grippe mexicaine, that is the question...) et pas en état de répondre pour qq jours encore !

Ecrit par : Françoise Guichard | 03 octobre 2009

Il y a effectivement quelques grippettes et autres rhino-pharyngites fébriles qui circulent en ce moment. Strictement rien à voir avec une "pandémie grippale A, ou X ou Z, ou tout ce qu'on voudra d'autre", laquelle est une fiction.
Mais quand même, ce sera difficile pour lui, à mon humble avis, de trouver une justification acceptable aux modifications des textes décidées discrètement le 31 juillet au nom de l'état de "pandémie grippale".

Écrit par : Jean | 03 octobre 2009

Et puis ont-ils tant changé que cela, ces programmes de Primaire ?
Et a-t-on fait ce qu'il faut pour qu'ils soient appliqués ou même ne serait-ce que compris ?

Petit florilège :

[Ben, des non-lecteurs , il y en a svt à l'entrée du CE1...Du fait que tu aies aussi des CE2 complique effectivement la tâche...Faut voir si le gamin a les capacités de se débloquer assez rapidement, sinon, bah, ça sera galère...]

[Ben en ce qui me concerne, mon élève revoit les sons avec nous en CE1 mais bon ce n'est pas aussi précis qu'en CP donc bon. Je sais pas comment faire.
Je me suis mise dans la méthode Gafi avec l'EVS pour qu'il essaye de progresser mais est-ce suffisant ? Que pourrais-je proposer de plus ludique?]

[Ben moi j'ai 3 non-lecteurs en CM1... C'est pire que galère !! ]

[J'ai une élève aussi non lectrice...elle reconnaît seulement quelques lettres!
on ne pouvait pas la maintenir en cp car elle a déjà fait 2 GS. Comme j'ai une super collègue en CP avec 16 élèves... et bien tous les matins elle va en cp!
peut-être pourriez-vous voir avec vos collègues...au moins pour les sons...???
pendant ce temps je fais étude de sons, étude de la langue et maths avec mes ce1!]

['ai souvent eu des ce1 ou ce2 qui ne lisaient pas dans ma classe, et parfois un cas isolé]

[Si un enfant est non lecteur il ne faut pas envisager commencer l'étude de la langue, en tout cas moi je ne le fais pas cela ne sert à rien.dès que mes autres élèves sont en autonomie, je travaille avec lui comme avec un élève de CP et en maths j'essaye de le garder avec mes CE1 mais cela va être dur car après 2CP il ne connaît les nombres que jusque 30 et encore s'il voit 25 il doit faire toute la bande numérique pour retrouver comment s'appelle ce nombre. BIG BIG problème!!!]

[bonjour,

je suis dans le même cas que certain(e)s d'entre vous.

j'ai des CE1-CE2 avec 4 CE1 non lecteur. mon titulaire a décidé de mettre en place un groupe d'aide et je pensais faire pendant 20 minutes ( temps où mes CE2 cherchent des exercices de maths et le reste des CE1 sont en autonomie ) de la lecture avec ces 4 élèves là en utilisant la méthode Gafi, mais je ne sais pas trop par quels sons commencer et est-ce que 20 minutes ce n'est pas trop peu ? ]

[Bonjour,
Je suis T1 en CLIS et j'aimerais commencer l'apprentissage de la lecture avec mon groupe de non-lecteur à partir de l'album "J'ai rêvé que...". J'ai fait une première séance sur la découverte de l'objet-livre (1ère de couverture, repérer le titre, l'auteur...) mais je ne sais pas trop comment m'y prendre pour aborder la lecture de ce livre. Merci pour vos conseils qui sont tous bons à prendre.]

[Je viens déjà d'évaluer mes élèves de CM1, et ils sont très faibles. Aucun ne sais écrire des nombres en lettres, en chiffre c'est un peu mieux. Ils ne connaissent pas la signification des chiffres dans un nombre, et la plupart ne sait pas encadrer un nombre à la dizaine. Pour ce qui est du calcul, ils savent poser, mais pas résoudre, seuls 4 ont réussi les additions !! Je ne parle même pas des soustractions, multiplication, ni du calcul mental...
En mesure, 3 savent lire l'heure, et ils ne connaissent que le cm, pas le mm. En problème simple, seuls 2 ont réussi.
Je m'attendais peut-être un peu à ça, dans la ville où je travaille, le niveau est toujours très faible.
Ma question est : qu'est-ce que je fais ? Je prends un manuel de CE2 (sans leur dire bien sûr), et je recommence ? Ou bien j'adapte mon manuel de CM1 ?
En français c'est la même galère, mais je vois mieux comment fonctionner, je recommencerai à la base de la conjugaison et de la grammaire, comme au CE1. Mais en maths...]

[bonjour a tous
je suis toute paniquée, je viens d'apprendre que j'ai des GS/CP pour la rentrée, j'étais sans poste et je me sens complètement paniquée..je n'ai absolument rien de prêt, je n'ai jamais eu de GS...enfin je ne sais pas par où commencer....
je n'arrive pas a ouvrir vos emplois du temps...
auriez vous également des progressions?
j'ai l'école des albums pour la lecture

enfin j'ai vraiment besoin de votre aide!
merci beaucoup! ]

[Très rapide survol... Et une conclusion s'impose: ne va-t-on pas encore, une fois de plus, jouer sur les mots pour de toute façon arriver à des exigences en terme de compétences similaires en fin de cycles?
Un seul exemple: "compétences" est devenu "capacités".

Bref, je chipote, mais franchement, j'ai l'impression que les programmes s'enchainent et se ressemblent, sur le fond.]

[Je pense que les maîtrises de l'addition et la soustraction posée ainsi que la multiplication par 2 et par 5 seront impossible à réaliser à la fin du cycle 2. Rien n'a été retiré des autres domaines mathématiques. C'est dire en somme : les programmes de cycle 2 en mathématiques sont trop légers, on rajoute la soustracton posée avec retenue et la multiplication par 2 et par 5. Perso, je n'ai jamais bouclé le programme de maths à la fin du ce1 : les masses, les volumes passaient à la trappe, la symétrie aussi, je commençais à peine la multiplication. Mes élèves avaient un mal fou à comprendre la numération de position et la technique de l'addition.
Pourquoi revenir sur des notions qui, les évaluations ce2 et les remontées d'inspection le montraient, n'étaient pas acquises au début du cycle 3 et que c'est en tenant compte de ces paramètres qu'elles ont été repoussées au début du cycle 3 ?]

[Je trouve qu'il y a vraiment un problème avec les nouveaux programmes!!!
Dans quelques jours, j'aurai un CE1-CE2.
En conjugaison (grammaire maintenant...), les CE1 doivent savoir conjuguer les verbes du 1er groupe et être et avoir au présent, au futur, à l'imparfait et au passé composé. En CE2, ils doivent savoir conjuguer les verbes du 1er et 2e groupe et quelques verbes du 3e groupe au présent, au futur et à l'imparfait. Pourquoi apprendre le passé composé en CE1 alors qu'il n'est pas revu au CE2?
Je trouve cela vraiment bizarre.
Est-ce que j'ai mal lu le BO? ou voyez-vous la même chose que moi?]

[Dans la page 17 du BO du 19 juin 2008, on parle d'apprendre à conjuguer au présent, au futur, à l'imparfait et au passé composé.
Mais quand tu regardes les progressions de la page 32 du BO, on ne parle plus de l'imparfait.
Faut-il tenir compte des programmes ou des progressions? ]

[E vois que comme pour moi c'est loin d'être clair....
Ma question est simple: tout ce qui n'apparaît plus dans ces programmes "écourtés" n'est donc plus au programme????
exemple en Découverte du monde au C2: plus rien sur l'air, le squelette, les 5 sens??? ]

Écrit par : c. cru | 03 octobre 2009

Si JPB, le bon maître de ce blog, pouvait, même en l'absence de Dobolino, user de son droit de véto pour empêcher Jean de nous parler encore et encore de la grippe, ce serait parfait!

Ou alors que Jean lise (ou relise) les trois textes de Charles Péguy, " De la Grippe", puis le "Encore de la Grippe" et enfin le "Toujours de la grippe" ( on les trouve dans le tome 1 de la Pléiade), cela l'occupera et lui changera les idées !

Écrit par : Merlemocoeur | 03 octobre 2009

l y a effectivement quelques grippettes et autres rhino-pharyngites fébriles qui circulent en ce moment. Strictement rien à voir avec une "pandémie grippale A, ou X ou Z, ou tout ce qu'on voudra d'autre", laquelle est une fiction.

Ecrit par : Jean | 03 octobre 2009

Je confirme : dans le métro, ça ne tousse pas.

Et si Merlemoncul pouvait nous làacher 5 minutes avec ses petites certitudes de facho de gauche, ça nous ferait des vacances.

Écrit par : Manu | 03 octobre 2009

lâcher.

Écrit par : Manu | 03 octobre 2009

Et si Merlemoncul pouvait nous làacher 5 minutes avec ses petites certitudes de facho de gauche, ça nous ferait des vacances.

Ecrit par : Manu | 03 octobre 200

Justifiez!

Écrit par : Merlemocoeur | 03 octobre 2009

Allons, allons, Merle, et les programmes du Primaire révisés ? Ça compte pour du beurre ? JPB

Ces merveilleux programmes si bien remaniés nous valent tout de même en CM1 de cocher 180 items pour chaque élève, répartis dans l'année, soit 60 à chaque trimestre. Y inclus les compétences sociales et civiques, mais TICE pas encore incluses.

Et je ne parle pas du CM2 où 138 compétences palier 2 du socle commun s'ajoutent à celles citées supra et aux eva nationales de janvier etc etc et je ne parle même pas de l'attestation à fournir pour apprendre à porter secours ni de celle de première éducation à la route ! A quand celle qui atteste de la compétence à décrocher la lune ?

On passe son temps à cocher des cases, activité stérile et chronophage s'il en est, au lieu de s'occuper des élèves; on est tout le temps stressé et on n'a plus le temps de rien. Belle avancée !

Je note toutefois avec satisfaction l'intro d'items comme :
"Reproduire, dans une situation donnée, des modèles travaillés antérieurement." Tiens, réintroduction subreptice d'une pédagogie du modèle ? Enfin ? Mais suis-je bête ! ce sont les compétences en anglais. Je me disais, aussi...
Il vaut mieux répéter les schémas linguistiques étrangers que ceux de sa propre langue que l'on ne maîtrise déjà pas...

Écrit par : nicolas à peine remontée | 03 octobre 2009

Café Picouly
Divertissement01234 (6 votes)
Café Picouly

* Genre : Emission TV
* Durée : 1h10
*
Tous publics

Résumé :

Au sommaire :
Mémoires du zinc
Marie-Anne Chazel, pour son spectacle «Goodbye Charlie», au Théâtre de la Michodière.
Polémic-mac
François de Closets et Jean-Paul Brighelli, au sujet de l'orthographe.


-------


Je n'ai pas vu non plus et pour cause...France 5 à 21 H 30 est réservé à ceux qui ont le câble/satellite. Qui a vu, donc ? En espérant qu'on pourra retrouver l'émission sur le net....

Écrit par : Manu | 03 octobre 2009

"Allons, allons, Merle, et les programmes du Primaire révisés ? Ça compte pour du beurre ?
Maintenant, certes, je crois que nous avons épuisé tout ce qu'un gouvernement Sarko pouvait nous offrir. Faut se tourner ailleurs.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 03 octobre 2009

Alors ça ! J'ai failli m'en étrangler ! De la première à la dernière lettre de ce post !
Jean-Paul, on a usurpé votre nom, ou quoi ?
Rendez-nous Jean-Paul ! Le vrai.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2009

L'irruption (l'éruption aussi) du tout compétentiel emportera ce qui reste de sain dans l'éducation.

D'autant que les usines à gaz compétentielles se marient fort bien avec la quincaillerie électronique et son petit ou grand commerce.

Beaucoup d'enseignants râleront mais beaucoup d'entre eux finiront par apprécier le faible investissement intellectuel occasionné par les multiples cliquage de mulot requis.

La vraie défaite de la pensée est encore à venir.

Préparez vous !

Écrit par : dugong | 03 octobre 2009

cliquages

Écrit par : dugong | 03 octobre 2009

On passe son temps à cocher des cases, activité stérile et chronophage s'il en est, au lieu de s'occuper des élèves; on est tout le temps stressé et on n'a plus le temps de rien. Belle avancée !


Ecrit par : nicolas à peine remontée | 03 octobre 2009


Ce n'est pas le compte-rendu que nous avions lu par Sauvez-les-lettres, pourtant peu soupçonnée d'être à droite, ni par le maître des lieux (n'en déplaise à Merlemachin qui voit des alliances avec Sarkozy partout pour éviter soigneusement d'agir lui-même : la posture, toujours la posture ! Enfin, la gauche d'aujourd'hui, quoi).

Maintenant, n'étant pas instituteur, je ne suis pas sur le terrain. En tant que professeur en collège, je ne peux que constater les dégats produits à l'entrée en 6ème par les programmes de 2002 et était persuadé d'une amélioration avec les nouveaux programmes.

Amélioration dont on n'a bien sûr pas encore vu les effets pour cause de délai, bien sûr, mais aussi pour cause de "résistance" par la racaille pédagogiste style Redon-Cazals. Le fait que ces pseudo "résistants" résistent surtout à l'instruction des élèves en dénonçant le caractère "mécaniste" des nouveaux programmes (sur l'air de "Oh mon Meirieu, on va leur apprendre quelque chose, quelle catastrophe !"), suivi en cela par une majorité d'instits, pas forcément extrêmement militants (mais quand même au SNUIPP), laissait augurer que ces nouveaux programmes, même imparfaits, représentaient une solide avancée (à condition qu'ils soient appliqués). On se serait trompé ? Qu'en pensent Catmano et les autres ?

Écrit par : Manu | 03 octobre 2009

Beaucoup d'enseignants râleront mais beaucoup d'entre eux finiront par apprécier le faible investissement intellectuel occasionné par les multiples cliquage de mulot requis.


Ecrit par : dugong | 03 octobre 2009

Ce qui est une parfaite illusion d'ailleurs : si beaucoup déplorent d'être la cible de projectiles divers (stylos, gommes, etc.) dès qu'ils ont le dos tourné pour écrire au tableau, ils vont bientôt goûter, une fois l'effet "tout nouveau tout beau" estompé, la joie de se prendre des écrans et des unités centrales dans la gueule, ce qui est infiniment plus douloureux.


C'est le patron, je crois, qui disait dans La Fabrique qu' "on ne survit en Zep qu'à grand coups de culture". Je suis persuadé qu'il a raison.

Écrit par : Manu | 03 octobre 2009

grands coups ? Au secours Orthoprof !

Écrit par : Manu | 03 octobre 2009

Préparez vous !

Ecrit par : dugong | 03 octobre 2009

http://www.youtube.com/watch?v=ImSTAPo3fDw&feature=related

Écrit par : Manu | 03 octobre 2009

"Préparez vous !"
Ecrit par : dugong | 03 octobre 2009

"Préparez-vous."
Avec le trait d'union, c'est tout de suite plus collectif.

Écrit par : Orthoprof | 03 octobre 2009

Jean-Paul, on a usurpé votre nom, ou quoi ?
Rendez-nous Jean-Paul ! Le vrai.

Non, c'est bien celui du café Picouly d'hier soir, Christophe.

Écrit par : nicolas | 03 octobre 2009

A propos de cette cagnotte pour les élèves présents en lycée (ils seront peut être présents mais pas forcément élèves), cela me fait penser à cette co...ie de permis à points pour le comportement.
Vous savez, on enlève un point pour insulte, deux pour une petite violence, etc. Mais quand le capital des 10 points sera épuisé que fera-t-on ? avait-on demandé. Mais il ne sera jamais épuisé puisque l'enfant pourra toujours se racheter par une bonne action... Et puis les compteurs seront remis à 0 à chaque début de trimestre ! nous avait-on répondu.
Ce permis avait été mis en place dans mon école ... et bien vite abandonné.
Ah si ! J'ai un collègue qui s'amuse à coller des gommettes vertes ou rouges chaque jour. Il y a quelques temps, il a menacé un gamin de lui en coller une rouge. Devant son haussement d'épaules, l'instit a voulu en coller directement deux. Pourquoi pas trois ou quatre ? lui a répondu le mouflet. Il a à peine 6 ans et a tout compris...
A baffer n'est-ce pas M. Bayrou ?

Écrit par : Républicain | 03 octobre 2009

"Si JPB, le bon maître de ce blog, pouvait, même en l'absence de Dobolino, user de son droit de véto pour empêcher Jean de nous parler encore et encore de la grippe, ce serait parfait!"
Merlemoqueur
Oh oui, s'il vous plaît ! Je veux bien être, moi aussi, un facho de gauche, mais qu'on nous lâche la grappe, avec les prétendus dangers de l'allopathie, des vaccins, et autres obsessions des enseignants qui ne veulent pas voir comment et pourquoi bien des maladies ont été éradiquées, soit de la planète, soit, au moins, des pays riches, ceux qui, justement, ont mis en place de vastes programmes de vaccination.
J'ai eu l'occasion d'en voir, des bouffeurs de pastilles homéopathiques (vous savez, ces produits contenant 0,OOOOOOOOmg de produit actif, mais qui en ont gardé la mémoire), dans les salles des profs, et des bouffeuses de graines crues en tout genre, à la récré, et des réutilisateurs du même paier d'emballage, toute l'année, pour contenir le "goûter" de 10h ! Véridique !
Pour ma part, le jour où le crabe vient me bouffer, je vais en chimio et je perds mes cheveux (facile, j'en ai plus). On n'a pas trouvé mieux, pour le moment.
Si, il y a bien la Croix du Sud, le bracelet en cuivre, et quelques rites vaudous (x?), mais je suis né dans un pays à peu près rationnel, où, justement, revenons aux fondamentaux, on m'a appris, à l'école, la science et une foule d'autres choses.
Je crains fort qu'avec notre civilisation tout cela ne soit oublié et que l'on ouvre la porte aux scientologues de tout poil. Paradoxal, non, que ces réticences de chochotes sur la médecine s'expriment dans un blog censément rationnel quand on parle d'enseignement ?

Garafignoux

Écrit par : Garafignoux | 03 octobre 2009

Qui a vu, donc ? En espérant qu'on pourra retrouver l'émission sur le net.... Ecrit par : Manu | 03 octobre 2009

Faites l'effort de remonter le fil, Manu, vous trouverez le commentaire de Marilyse et le mien.

Écrit par : nicolas | 03 octobre 2009

Autre chose : demain, choucroute garnie au menu. Une vraie, une alsaco, avec le Riesling et le jambonneau au-dessus !

Cette remarque à l'attention de Jean.

Écrit par : Garafignoux | 03 octobre 2009

La grippe… Ça fait long feu…

Nicolas, les éléments à cocher, etc., ça n'a rien à voir avec les programmes; Pour ça, vous adressez vos protestations à l'Inspecteur général du Primaire adéquat. Si, depuis le temps que l'on vous explique, vus n'avez pas pigé qu'il y a quatre ou cinq ministères parallèles…
JPB — le seul, l'unique.

Écrit par : brighelli | 03 octobre 2009

C'est le patron, je crois, qui disait dans La Fabrique qu' "on ne survit en Zep qu'à grands coups de culture". Je suis persuadé qu'il a raison.

Ecrit par : Manu | 03 octobre 2009

Tout le monde est d'accord avec cette idée. Seulement...

Philip Roth: Oui, je pense que, désormais, les gens qui lisent et écrivent sont une survivance, presque des fantômes. Certes, il y a encore quelques personnes qui lisent vraiment, mais elles sont rares. Lire ce n'est pas acheter des livres et tourner les pages. Lire demande une très singulière concentration. Alors il est plus facile de renoncer et de s'amuser avec tous les gadgets technologiques qui existent aujourd'hui, toutes les distractions auxquelles on peut avoir accès sur son ordinateur, son iPhone, etc.

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/10/02/philip-roth-ceux-qui-lisent-et-ecrivent-sont-une-survivance_1248392_3232.html

Écrit par : buntovchik | 03 octobre 2009

Amélioration dont on n'a bien sûr pas encore vu les effets pour cause de délai, bien sûr, mais aussi pour cause de "résistance" par la racaille pédagogiste style Redon-Cazals. Le fait que ces pseudo "résistants" résistent surtout à l'instruction des élèves en dénonçant le caractère "mécaniste" des nouveaux programmes (sur l'air de "Oh mon Meirieu, on va leur apprendre quelque chose, quelle catastrophe !"), suivi en cela par une majorité d'instits, pas forcément extrêmement militants (mais quand même au SNUIPP), laissait augurer que ces nouveaux programmes, même imparfaits, représentaient une solide avancée (à condition qu'ils soient appliqués). On se serait trompé ? Qu'en pensent Catmano et les autres ?

Ecrit par : Manu | 03 octobre 2009

Catmano pense que tant qu'il n'y aura pas de volonté réelle de FORMATION initiale et continue en direction d'un apprentissage structuré efficace de la Petite Section au CM2 et d'une évaluation GLOBALE* portant sur les contenus et non sur des compétences pointillistes extrêmement vagues, "ils" pourront remanier les programmes autant qu'ils veulent, nous n'arriverons pas à grand-chose.

Quand on passe ses temps libres à apprendre à de jeunes collègues comment on apprend à lire, à écrire, à compter et à calculer à des élèves de GS et de CP, ce que l'on peut faire en Petite et Moyenne Sections pour simplifier la tâche des collègues de ces classes, comment l'on peut introduire les notions de grammaire et de calcul dès la Grande Section, comment l'on "rattrape" les omissions des collègues antérieurs chez des CE2, CM1 et CM2 (et collège, maintenant !), on perd assez vite ses illusions au sujet des nouveaux programmes.

Quand on réconforte à longueur de messages de jeunes PE2 ou T1 qui se demandent pourquoi ce qu'on leur a appris en IUFM et qu'ils appliquent au pied de la lettre dans leur classe ne marche pas, ou qu'on les encourage à persévérer dans leur "désobéissance" aux diktats de leurs conseillers pédagogiques et de leurs PEMF, aussi.

Je réconforte actuellement deux ou trois jeunes collègues qui désespèrent chaque fois qu'ils sont "visités" : ils ont eu le malheur de choisir une méthode de lecture-écriture progressive mais malheureusement pas assez créative pour qu'elle ait l'heur de plaire à leurs "visiteurs" et, malgré les progrès évidents de leurs élèves, arrivés en bien mauvais état d'une maternelle encore toute consacrée à la quête du sens et à l'autoconstruction du "savoir se repérer dans l'écrit, ceux-ci les dégomment en flèche et les somment de revenir à "la raison", c'est à dire à la persistance des méthodes chronophages prônées par les programmes de 2002.

Catmano pense par ailleurs que 16 000 personnes de moins alors que le nombre d'enfants scolarisés en primaire augmente chaque année, cela fait un énorme trou et qu'un simple, un double ou un triple niveau à plus de 30 ou 35, quand il s'agit en plus de remonter le niveau des élèves esquintés par des méthodes aberrantes et des éducations sociétales de merde, en 22 heures de classe par semaine, sans aucun droit au redoublement, c'est carrément INFAISABLE !

* : quand je parle d'évaluation globale, je veux dire quatre pages en fin d'année qui évaluent réellement le niveau de l'élève en lecture (texte et questions portant sur le sens et le vocabulaire), en écriture (dictée, questions de grammaire, rédaction), en calcul (opérations et deux problèmes dont un portant sur la géométrie).

Écrit par : catmano | 03 octobre 2009

Désolé de contredire les hautes autorités de ce blog, mais récompenser les élèves assidus et consciencieux avec des prix d'excellence - des livres par exemple comme dans l'ancien temps - des places de théâtre, de spectacles sportifs voire de la monnaie sonnante et trébuchante me paraît nettement moins mensonger que de leur dire à tous qu'ils auront un boulot peinard et et bien payé de cadre supérieur alors que tout le monde sait et les professeurs en premier que ce n'est pas vrai !

Ce qui a fait le plus de mal à l'école dans les dernières décennies c'est plutôt ce mensonge récurrent de la promotion sociale pour tout le monde !
S'il y a une pornographie publicitaire dans l'enseignement français et occidental en général, le corps enseignant en est le premier responsable, ce qui lui permettait de demander toujours plus de moyens pour des résultats de plus en plus marginaux.

Écrit par : iPidiblue loi des rendements décroissants | 03 octobre 2009

Catmano pense par ailleurs que 16 000 personnes de moins alors que le nombre d'enfants scolarisés en primaire augmente chaque année, cela fait un énorme trou et qu'un simple, un double ou un triple niveau à plus de 30 ou 35, quand il s'agit en plus de remonter le niveau des élèves esquintés par des méthodes aberrantes et des éducations sociétales de merde, en 22 heures de classe par semaine, sans aucun droit au redoublement, c'est carrément INFAISABLE !

Ecrit par : catmano | 03 octobre 2009

C'est ce qui s'appelle remettre les pendules à l'heure! Merci catmano.

Écrit par : buntovchik | 03 octobre 2009

Si JPB, le bon maître de ce blog, pouvait, même en l'absence de Dobolino, user de son droit de véto pour empêcher Jean de nous parler encore et encore de la grippe, ce serait parfait!

Ecrit par : Merlemocoeur | 03 octobre 2009

1) Je n'en parle vraiment pas beaucoup (une intervention de temps en temps) par rapport à d'autres qui s'épanchent sur des kilomètres de laïus....
2) Interdire un sujet de débat, ce serait nouveau ici, et je ne sache pas que le maître de maison soit un adepte de la censure.
3) Certains demandent donc que soit interdit d'évoquer ici ce "péril viral" présenté depuis des mois par les médias comme devant être tellement cataclysmique qu'il a fallu modifier, pour le combattre, des textes de loi et obliger les enseignants, dans la perspective d'une hécatombe garantie d'élèves et de professeurs, à prévoir des cours mis en ligne, et décréter une vaccination de masse dont les déclarations officielles confirment l'organisation quasi militaire.
Non, c'est vrai, ces dispositions n'ont rien que de très normal!
4) Qu'est-ce qui vous empêche de zapper?

Écrit par : Jean | 03 octobre 2009

Merci Catmano, la seule à AVOIR COMPRIS.
Je devrais vous appeler Alain Delon d'ailleurs puisque vous parlez de vous à la 3ème personne, ce qui semblait effectivement s'imposer ! A ++

Écrit par : nicolas | 03 octobre 2009

Pour ma part, je n'ai jamais fait l'apologie d'une école qui évite le chomage. J'ai cependant toujours expliqué que moins on a de diplômes, moins le marché du travail est facile.
Segundo, j'ai aussi toujours dit que les différentes matières enseignées n'avaient pas une utilité immédiate mais contribuaient à la "fabrication du cerveau" (sic); malheureusement on n'en prends conscience que bien plus tard...

Insistons sur cet aspect des choses: l'école permet de développer son intellect. Après, chacun suit sa route.

Écrit par : sisyphe | 03 octobre 2009

"Désolé de contredire les hautes autorités de ce blog, mais récompenser les élèves assidus et consciencieux avec des prix d'excellence - des livres par exemple comme dans l'ancien temps - des places de théâtre, de spectacles sportifs voire de la monnaie sonnante et trébuchante me paraît nettement moins mensonger que de leur dire à tous qu'ils auront un boulot peinard et et bien payé de cadre supérieur alors que tout le monde sait et les professeurs en premier que ce n'est pas vrai !

Ce qui a fait le plus de mal à l'école dans les dernières décennies c'est plutôt ce mensonge récurrent de la promotion sociale pour tout le monde !
S'il y a une pornographie publicitaire dans l'enseignement français et occidental en général, le corps enseignant en est le premier responsable, ce qui lui permettait de demander toujours plus de moyens pour des résultats de plus en plus marginaux."

Ecrit par : iPidiblue loi des rendements décroissants | 03 octobre 2009

La vieille tante raciste a parlé.

Amen

Écrit par : Commentateurs des évangiles contemporains | 03 octobre 2009

Pour Francis et autres intéressé(e)s :

Je reviens sur le hasard qui ne profite, comme disait l'autre, qu'aux esprits préparés.
Connaissez-vous, Francis, le mot de "sérendipité". Je l'ai appris depuis peu avec un livre que nous avons en lecture en ce moment chez nous. C'est un mot qui ne figure pas encore dans les dictionnaires français. Lisez-le, vous allez vous régaler.
Voici les références : "La sérendipité dans la science, la technique, l'art et le droit", Leçons de l'inattendu, Pek van Andel et Danièle Bourcier, L'ACT MEM, LIBRES SCIENCES, 2009. (23 euros)
Ce livre, illustré et documenté, "s'adresse à tout créateur, innovateur, lecteur curieux. Et bien sûr, parce que ce sujet est didactique et drôle, aux enseignants et aux chercheurs, qui s'y reconnaîtront."

Après un exposé de la question, l'ouvrage fourmille d'anecdotes puisées dans différents domaines. Très excitant pour l'esprit. Chez moi, nous mêlons les sciences, la litérature et les arts : alors ce livre est fait pour nous. Je pense qu'il vous plaira aussi, Francis. Je le conseille également à Robin s'il vient faire un tour ici-même.

Au fait, cliquez tous régulièrement sur son blog : le blog de Robin Guilloux, lechatsurmonépaule, overblog. Très intéressant, comme son auteur.

Écrit par : Marilyse | 03 octobre 2009

Nicolas, les éléments à cocher, etc., ça n'a rien à voir avec les programmes JPB

Ah non ? Chaque élément du programme est consciencieusement repris sous forme d'item assorti d'une case à remplir. D'où sortent-elles, alors, ces cases ?
On aurait les programmes à notre disposition, ne serait-on pas assez grands pour les mettre en oeuvre et pour, en cours d'année (semestre) faire le bilan de ce qui est acquis et reste à acquérir en termes de connaissances disciplinaires EXCLUSIVEMENT c'est-à-dire ce pour quoi en principe nous sommes là, puis à la fin de l'année établir le bilan général sans que l'on ait à sortir des petites cases du 1er trimestre pour rentrer derechef dans celles de second sans lever la tête ou presque ? On n'a jamais vu aussi déraisonnables programmes que ceux de 2002 et on en rajoute dans le même esprit en 2008.
Que cela plaise ou pas, c'est le constat.

Écrit par : nicolas | 03 octobre 2009

Erratum : Connaissez-vous, Francis, le mot de "sérendipité" ?

Écrit par : Marilyse | 03 octobre 2009

Insistons sur cet aspect des choses: l'école permet de développer son intellect. Après, chacun suit sa route.

Ecrit par : sisyphe | 03 octobre 2009

...et chez la plupart, de civiliser ses pulsions, en fabriquant l'individu masqué (personne) du droit civil.

Écrit par : marigot | 03 octobre 2009

Nicolas, en collège, idem : pour le bédeuzi et le socle commun des compétences, au niveau quatrième cette année. C'est à s'arracher les cheveux et d'un ridicule ! Dans ce système, les professeurs seront bien les seuls à travailler, sous les yeux goguenards de leurs élèves.

Écrit par : Marilyse | 03 octobre 2009

Pour ma part, je n'ai jamais fait l'apologie d'une école qui évite le chomage. J'ai cependant toujours expliqué que moins on a de diplômes, moins le marché du travail est facile.
Segundo, j'ai aussi toujours dit que les différentes matières enseignées n'avaient pas une utilité immédiate mais contribuaient à la "fabrication du cerveau" (sic); malheureusement on n'en prends conscience que bien plus tard...

Insistons sur cet aspect des choses: l'école permet de développer son intellect. Après, chacun suit sa route.

Ecrit par : sisyphe | 03 octobre 2009

Belle déclaration d'intention, par ailleurs remplie de fautes d'orthographe !
Mais ce n'est pas le sujet.
Le sujet du blog ce sont les méthodes d'enseignement et les moyens de motiver les élèves.
Jean Philippe Goldschmidt alias Montaigne à cheval nous a fait une grande échappée lyrique dont il est coutumier et qui n'est qu'une vaste fumisterie dont il est le premier à devenir la dupe.
Je pourrais développer ...
En Grèce 25% de la jeunesse est au chomage et forme ce qu'on appelle la génération des 700 euros c'est à dire des petits boulots.
Bien entendu j'entends déjà JPB nous expliquer que tout cela c'est de la faute de Philippe Meirieu le plus grand malfaisant de la planète juste après Fantomas ...

Écrit par : iPidiblue et les illusions lyriques | 03 octobre 2009

Quelqu'un sait-il ce qu'il se passe avec le site Néo profs (http://neoprofs.forumactif.net/forum.htm) qui semble ne plus être accessible?

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 03 octobre 2009

Catmano, vous êtes un monument de bon sens !
Vous exprimez vos idées de manière simple, accessible et sans délire verbouilleux !

Puissiez-vous être plus largement entendue par ceux qui en ont besoin !

Mais que fait la police ?

On doit FORCER Catmano à accepter une webcam dans sa classe et utiliser les vidéos pour former les instits.

On doit EXIGER qu'elle abandonne sa classe un jour par semaine pour venir commenter ses pratiques, expliquer le pourquoi et le comment de ce qui semble être une collection de trucs, combines et astuces mais qui s'apparente en réalité à un système organisé, à une martingale.

Écrit par : Zorglub | 03 octobre 2009

Bien entendu j'entends déjà JPB nous expliquer que tout cela c'est de la faute de Philippe Meirieu le plus grand malfaisant de la planète juste après Fantomas ...

Ecrit par : iPidiblue et les illusions lyriques | 03 octobre 2009

Jean-Paul n'a pas dit ça ! Vous confondez avec Jean.

"La vieille tante raciste a parlé.

Amen"

Ecrit par : Commentateurs des évangiles contemporains | 03 octobre 2009

Ca ne va pas, non ?

Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2009

Il est ensuite nommé professeur et doyen de la faculté des sciences de Lille nouvellement créée. C'est à cette occasion qu'il prononce la phrase souvent citée : « Dans les champs de l'observation, le hasard ne favorise que les esprits préparés[5] ».""

↑ L. Pasteur, Discours prononcé à Douai, le 7 décembre 1854, à l'occasion de l'installation solennelle de la Faculté des lettres de Douai et de la Faculté des sciences de Lille, Œuvres complètes, t. 7, p. 131, consultable sur Gallica [archive]. L'article hasard de l'index figurant à la fin du vol. 7 des Œuvres complètes donne encore deux autres passages analogues.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 02 octobre 2009
---
Grand merci, Hervé !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 octobre 2009

Je réconforte actuellement deux ou trois jeunes collègues qui désespèrent chaque fois qu'ils sont "visités" : ils ont eu le malheur de choisir une méthode de lecture-écriture progressive mais malheureusement pas assez créative pour qu'elle ait l'heur de plaire à leurs "visiteurs" et, malgré les progrès évidents de leurs élèves, arrivés en bien mauvais état d'une maternelle encore toute consacrée à la quête du sens et à l'autoconstruction du "savoir se repérer dans l'écrit, ceux-ci les dégomment en flèche et les somment de revenir à "la raison", c'est à dire à la persistance des méthodes chronophages prônées par les programmes de 2002. Catamano

Alors, qu'est-ce qui a changé, JPB ? C'était déjà comme ça sous Jospin, non ? Quand je pense qu'on nous rebat les oreilles avec le modèle finlandais, et qu'on oublie, au passage, de nous dire que le corps d'inspecteurs est inconnu au bataillon, là-bas, cela doit vouloir dire aussi tout ce qui gravite autour et empêche de travailler comme on l'entend, comme on sait qu'on va réussir (mieux en tout cas). non ?

Écrit par : nicolas | 03 octobre 2009

""Préparez-vous."
Avec le trait d'union, c'est tout de suite plus collectif."

Pfff

Écrit par : dugong | 03 octobre 2009

Le message précédent était probablement (?) le plus court jamais envoyé sur ce blog *.

Il n'en est pas pour autant le moins signifiant.

* évidement, il y en a qui vont se dépêcher d'envoyer des "pff" voire des "pf" voire des "".

Écrit par : dugong | 03 octobre 2009

Jean, avec tout le respect que je vous dois, j'ai retrouvé ceci!

l'obsession virale de Jean...
Ecrit par : brighelli | 17 septembre 2009

Mais je ne veux nullement vous empêcher d'intervenir sur ce blog, il est parfois difficile de faire entendre par les doigts le côté taquin du message que l'on écrit.

Mais je vous lis toujours avec le plus grand plaisir.

(Que ne faut-il pas écrire pour ne pas être pris en grippe!)

Écrit par : Merlemocoeur | 03 octobre 2009

On doit EXIGER qu'elle abandonne sa classe un jour par semaine pour venir commenter ses pratiques, expliquer le pourquoi et le comment de ce qui semble être une collection de trucs, combines et astuces mais qui s'apparente en réalité à un système organisé, à une martingale.

Ecrit par : Zorglub | 03 octobre 2009

Ça va pas, non ;O))) !
Déjà que je n'ai plus que quatre malheureuses journées par semaine pour leur faire passer tout ce qui leur manque, vous voudriez en plus que je les laisse tomber !

Ceux qui veulent voir ce que nous faisons, mes zozos et moi (et qui est loin d'être parfait, je vous l'assure), n'ont qu'à venir nous voir chez nous, dans nos murs.
En ce moment, il fait un temps radieux, profitez-en !

Enfin, bon, si vous me trouvez quelqu'un de motivé pour me remplacer, encore, une fois par mois, j'accepterais. Mais pas une fois par semaine, c'est trop.
Il y a trop longtemps que je vois ce que donnent les mi-temps en primaire, je sais bien que c'est insoluble comme problème, mais ça ne convient vraiment pas à l'enseignement des enfants de trois à neuf ans. C'est sensible à cet âge-là, et ça ne travaille que pour faire plaisir à la maîtresse, la plupart du temps.

Écrit par : catmano | 03 octobre 2009

Dût ma modestie en souffrir - les vieilles tantes racistes ont de ces pudeurs ! - je mets en lien mon blog ... ne serait-ce que pour que les "Commentateurs des évangiles contemporains" ne restent pas de petits cachotiers lecteurs de mon oeuvre !

Écrit par : iPidiblue en holocauste | 03 octobre 2009

C'est pour faire tourner mon compteur que j'ai remis à zéro la semaine dernière ... j'abuse du beau blog de Jean-Paul Brighelli !

Écrit par : iPidiblue de victimes moi-même à toute heure entouré ... | 03 octobre 2009

Les prix Ig Nobels viennent d'être décernés.

Mon préféré : le prix Ig Nobel de chimie décerné à des universitaires bernois qui ont étudié expérimentalement les effets de l'impact d'une bouteille de bière sur une boîte crânienne. Notamment si cette dernière (la bouteille) est vide ou pleine.

A Marseille, les résultats d'une telle recherche étaient attendus depuis longtemps par les nombreux êtres humains qui, par une tradition locale qui remonte à la nuit des temps, se déguisent périodiquement en supporters de l'OM.

En matière de sciences de l'éducation, il n'y a pas de Ig Nobel car, en ce domaine, Nobel serait égal à Ig Nobel, c'est à dire à rigoureusement zéro.

http://improbable.com/ig/winners/#ig2009

Écrit par : dugong | 03 octobre 2009

Rectification : le Ig Nobel dont au sujet duquel je parlais à propos n'était pas celui de chimie mais celui de la paix.

Écrit par : dugong | 03 octobre 2009

Il y est dit entre autre que les évêques de France et les institutions juives et musulmanes commencent à s'émouvoir de la campagne de vaccination de masse prévue.

Ecrit par : Jean | 02 octobre 2009

C'est bon signe alors : on sait enfin que le vaccin est efficace et sans danger ?

Écrit par : Jeremy | 03 octobre 2009

En matière de sciences de l'éducation, il n'y a pas de Ig Nobel car, en ce domaine, Nobel serait égal à Ig Nobel, c'est à dire à rigoureusement zéro.

http://improbable.com/ig/winners/#ig2009

Ecrit par : dugong | 03 octobre 2009

Joli axiome ! Dans l'hyper-espace des sciences de l'éducation tout vecteur est un vecteur nul qui se replie sur lui-même en une infinité de boucles ... on appelle cela la théorie des cordes à danser !

Écrit par : iPidiblue de victimes moi-même à toute heure entouré ... | 03 octobre 2009

En chimie, la fabrication de diamant à partir de tequila met la barre assez haut mais je regrette que la fabrication d'hydrogène à partir d'urine par électrolyse n'ait pas été distinguée.

Je redonne le lien source de cette avancée fondamentale :

http://www.rsc.org/chemistryworld/news/2009/july/02070902.asp

Écrit par : dugong | 03 octobre 2009

Bunto, contrairement à ce qu'affirme Philip Roth, depuis quinze ans, le nombre de lecteurs n'a pas varié, malgré l'informatique — il est même en légère augmentation (information donnée par Patrick Le Lay — si ! — il y a quelques jours). Vive le papier !
JPB

Écrit par : brighelli | 03 octobre 2009

Même problème avec Néoprofs…
JPB

Écrit par : brighelli | 03 octobre 2009

@hervé

J'ai cessé de me rendre sur Néoprofs, car, à chaque fois que je veux me connecter, on me redemande mon mot de passe, ce qui n'était pas le cas l'an passé. Et comme j'en ai assez de taper un mot de passe que , de plus, je perds régulièrement, j'ai cessé d'insister.
Cela m'évitera de lire des cucuteries sur les séquences, dont je croyais qu'elles avaient disparu!
On a beau changer les programmes, ou les toiletter superficiellement, les vieilles pratiques persistent, vivement encouragées par nombre de formateurs et d'inspecteurs!

Écrit par : retraitée | 03 octobre 2009

"Le distingué Jean-Paul Brighelli, professeur agrégé de l'université s'est fendu d'un petit laius sur le racisme tout autant inutile que superfétatoire, on peut lui rétorquer le mot d'Oscar Wilde : Hérédité, le seul dieu dont nous connaissions le nom. Dans ce mot d'esprit et d'auteur est contenue toute la doctrine de la race et nos racines ineffaçables autant que la première tâche de sang, celle jaillie du ventre de la mère."

iPidiblue : http://pierre.driout.perso.sfr.fr/Le_Parti_10.html

Mais ça c'est light.

"On pourrait envoyer Obama comme président de la république libre d'Haïti, il y ferait merveille, il y changerait l'eau en rhum et autres choses de ce genre ... il est né pour enchanter ce peuple simple et indolent qui se balance au gré des palmes. "

iPidiblue : http://pierre.driout.perso.sfr.fr/Le_Parti_10.html

Mais c'est encore super light

"J'ai été témoin de l'endoctrinement progressif par lequel on a amené des générations de jeunes français blancs à se considérer comme frères de race des noirs opprimés aux Etats-Unis, dans les années 70 on me faisait étudier au collège le célèbre livre de Richard Wright, "Black Boy", il faut se rappeler que cet écrivain communiste s'exila en France et fut défendu par Sartre au moment de sa période de flirt le plus poussé avec l'URSS, c'est à dire alors que Staline était encore vivant.


Enfant j'avais lu avec plaisir La Case de l'Oncle Tom, je n'en ressentis aucun avec la lecture obligée du roman de Wright.
Le plus drôle c'est que l'académique Julien Green considérait que le livre d'Harriet Beecher Stowe était faux de bout en bout et avait fait beaucoup de mal à l'image idyllique du Sud, où selon lui, maîtres et esclaves s'entendaient à merveille ! Je suppose qu'il n'a jamais lu Black boy car qu'aurait-il pu en dire ?
Green ne se considérait pas comme raciste, j'imagine, mais il ne voyait pas de mal à ce que les uns, les noirs, soient assujettis aux autres comme son grand-père blanc ! Moi, je me considère comme raciste - le dernier des racistes ? - mais je réprouve formellement des relations sociales et raciales de cette sorte. "

iPidiblue : http://pierre.driout.perso.sfr.fr/Le_Parti_9.html

Mais ça reste encore soft, et ce n'est au final qu'une mise en bouche pour des passages comme celui-ci :

"Toutes choses égales d'ailleurs ... quoiqu'en pense la doxa actuelle qui voudrait faire croire - et y arrive car il s'agit bel et bien d'une nouvelle forme de religiosité - que toutes les races ont les mêmes capacités, ce qui est confondre les sentiments et les réalités. Il est passé il y a deux jours un excellent film "Man to man" de Régis Wargnier, qui conte l'histoire de deux pygmées ramenés de force dans l'Angleterre de 1870. On nous y montre que nos deux petits sauvages ont les mêmes sentiments que les blancs qui exploitent leur exotisme, on n'en saurait douter ! Ceci étant dit les différences entre un aborigène ou un pygmée et un caucasien se font par le haut. Si les instincts primaires sont les mêmes, les capacités finales issues du néo-cortex divergent. Que la sentimentalité n'y trouve pas son compte et que la corde sensible sur laquelle le conteur populaire joue casse en son milieu quand il s'agit d'étudier la vérité des faits, je n'en doute pas ! "

iPidiblue : http://pierre.driout.perso.sfr.fr/Le_Parti_9.html

et ça :

"
Voici ce que peut faire le cerveau d'un blanc, un français qui plus est - je ne parle pas ici pour les adeptes du politiquement correct dont je me fous royalement :

Le prodige français des mathématiques Alexis Lemaire a battu mardi son propre record de calcul mental en extrayant la racine treizième d'un nombre à 200 chiffres en 70,2 secondes, a annoncé le musée des Sciences de Londres où se déroulait l'événement.
Ce nombre à 200 chiffres avait été choisi au hasard par un ordinateur. Un peu plus d'une minute et dix secondes plus tard, le jeune étudiant de 27 ans en avait calculé mentalement la racine treizième : 2.407.899.893.032.210, qui multiplié 13 fois par lui-même donne le nombre initial, une prouesse présentée comme un nouveau record du monde."

iPidiblue : http://pierre.driout.perso.sfr.fr/Le_Parti_9.html

En cherchant bien sur toutes les pages, on peut trouver encore bien plus trash.

Comme quoi, ce n'est pas parce qu'on fait partie d'une minorité qui en a longtemps pris plein la gueule (celle des homosexuels) que ça rend plus malin ou plus tolérant.

Écrit par : Commentateurs des évangiles contemporains | | 03 octobre 2009

"Commentateurs des évangiles contemporains" pourquoi ce pluriel ? Vous appelle-t-on Légion dans l'intimité de vos secrets ?

La Bible de Jérusalem


Marc, chapitre 5
Mc 5:1- Ils arrivèrent sur l'autre rive de la mer, au pays des Géraséniens.
Mc 5:2- Et aussitôt que Jésus eut débarqué, vint à sa rencontre, des tombeaux, un homme possédé d'un esprit impur :
Mc 5:3- il avait sa demeure dans les tombes et personne ne pouvait plus le lier, même avec une chaîne,
Mc 5:4- car souvent on l'avait lié avec des entraves et avec des chaînes, mais il avait rompu les chaînes et brisé les entraves, et personne ne parvenait à le dompter.
Mc 5:5- Et sans cesse, nuit et jour, il était dans les tombes et dans les montagnes, poussant des cris et se tailladant avec des pierres.
Mc 5:6- Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui
Mc 5:7- et cria d'une voix forte : " Que me veux-tu, Jésus, fils du Dieu Très Haut ? Je t'adjure par Dieu, ne me tourmente pas ! "
Mc 5:8- Il lui disait en effet : " Sors de cet homme, esprit impur ! "
Mc 5:9- Et il l'interrogeait : " Quel est ton nom ? " Il dit : " Légion est mon nom, car nous sommes beaucoup. "
Mc 5:10- Et il le suppliait instamment de ne pas les expulser hors du pays.
Mc 5:11- Or il y avait là, sur la montagne, un grand troupeau de porcs en train de paître.
Mc 5:12- Et les esprits impurs supplièrent Jésus en disant : " Envoie-nous vers les porcs, que nous y entrions. "
Mc 5:13- Et il le leur permit. Sortant alors, les esprits impurs entrèrent dans les porcs et le troupeau se précipita du haut de l'escarpement dans la mer, au nombre d'environ deux mille, et ils se noyaient dans la mer.
Mc 5:14- Leurs gardiens prirent la fuite et rapportèrent la nouvelle à la ville et dans les fermes ; et les gens vinrent pour voir qu'est-ce qui s'était passé.

Écrit par : iPidiblue la vieille tante raciste blonde | 03 octobre 2009

Francis, Eisntein, Pasteur et d'autres dans leur sillage ont dit la même chose : "Le hasard profite aux esprits préparés." Il faudrait retrouver la formulation exacte. Cette vérité doit être vieille comme le monde.

Ecrit par : Marilyse | 02 octobre 2009
--
Marilyse, je vous remercie mais la réponse se trouve juste avant votre message, et y a été mise pendant que vous tapiez votre message. :)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 octobre 2009

l'obsession virale de Jean...
Ecrit par : brighelli | 17 septembre 2009

Expression inadaptée, cher JPB!
C'est seulement - si je puis dire - la perspective d'une vaccination obligatoire dont tous les rouages pourraient bien être déjà en place qui m'inquiète.

Au fait, conférence de Jane Burgermeister samedi dernier à Zürich (www.theflucase.com).

Écrit par : Jean | 03 octobre 2009

"* évidement, il y en a qui vont se dépêcher d'envoyer des "pff" voire des "pf" voire des ""."

Ecrit par : dugong | 03 octobre 2009

Non, mais un "m" en rab pour "évidemment" ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2009

Sauf, évidemment, si vous vouliez suggérer la stratégie d'évidement du "Meiriol", Dugong ?

Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2009

Si le hasard ne profite qu'au esprits préparés, il n'est plus si hasardeux que cela... Ce hasard dont Sénèque disait qu'il a nécessairement beaucoup de pouvoir sur nous, puisque c'est par hasard que nous vivons.

Ecrit par : Magister | 02 octobre 2009
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C'est le hasard qui fait que certains esprits sont préparés et d'autres, non.
Si un homme ou une femme est intelligent et courageux, c'est par hasard, tout autant que la forme de son visage - agréable ou non à la vue des autres humains - est due au hasard. Si vous alléguez que le visage d'une femme est beau seulement lorsque ses parents sont beaux aussi, vous vous trompez, mais même si vous aviez raison à ce niveau-là, je pourrais alléguer que c'est le hasard qui a fait rencontrer ses parents, et nous en serions toujours au même point.
L'univers évolue au hasard sur le long terme.
Si l'humanité se détruit, et c'est possible, ce sera le hasard qui l'aura voulu. La surpopulation est le problème majeur.
Si l'humanité ne prend pas de dispositions appropriées, elle disparaîtra dans des souffrances atroces.
Plus on attend pour prendre les mesures appropriées, plus le danger augmente. Il en est ainsi du changement climatique mais aussi de la surpopulation - les deux vont de pair. Il y a encore des gens qui prônent la natalité à tout-va un peu partout dans le monde, dans les pays de misère comme dans les pays dits "riches", c'est-à-dire où il y a des riches en petit nombre et des miséreux en nombre relativement petit comparé à celui des pays dits pauvres ou "en développement". (Le reste de la population y vit dans un confort plus ou moins grand.) Lorsque des hommes politiques réclament de la "croissance", ils ne font rien d'autre : si l'on augmente la quantité des biens consommables, il faudra bien des consommateurs pour les acheter ! ... et polluer encore davantage la planète, avec des rejets de saletés dans l'air, les rivières, et donc dans la mer. Non seulement nous mangeons trop de poissons, mais nous les empoisonnons au préalable !
Tout cela est le résultat du hasard. Il n'y a pas une main divine derrière tout cela, mais beaucoup d'obscurantisme et de superstition, peut-être.
Si l'humanité résout ce problème, ce sera encore le fruit du hasard. C'est difficile de l'admettre, oui.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 octobre 2009

"une certaine Stal a écrit un bouquin (égratignant Jean-Paul - un gauchiste pour elle -)"(Penda)

pour une stal taper sur un gauchiste c'est naturel.
Pour ceux qui aiment perdre leur calme et leur temps:
http://scribouillon.net/blog/index.php/2008/11/10
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 03 octobre 2009

Très drôle le premier des posts d'HdS, mais lamentable ce lien pur jus pédagol écrit par une adepte de la secte qui s'insurge que l'on critique le système scolaire, au prétexte qu'il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. À ce compte-là, on s'interdirait de critiquer le nazisme, sous prétexte qu'Hitler a redressé l'économie allemande et remis les Allemands au travail en leur faisant construire ces autoroutes que la terre entière a adoptées.

S'il fallait perdre son calme chaque fois qu'un pédagogiste fait un mauvais procès à quiconque a le front de présenter "une vision apocalyptique" de notre si performante école, il faudrait tous nous mettre au Prozac.

Et c'est certes une perte de temps que la lecture de la critique de Stal, qui est Docteur (sans e) en philosophie, auteur (toujours sans e) également de L'école des barbares, et professeur (encore sans e) à l'IUFM de Nice, et confirme ce que dit Christophe: tous les profs d'IUFM ne sont pas inféodés au gang de Meirieu.

Elle commet cependant une grossière erreur, mais la critique précitée n'en fait pas état: il s'agit du contresens habituel de ceux qui n'ont pas lu le livre de Jean-Paul et n'en retiennent que le titre, sans même avoir eu la curiosité de savoir ce que vise le DU dans "La fabrique DU crétin". Lecherbonnier l'explique pourtant tout au début de sa préface:
Adonques, et afin que nul n'en ignore:
"Le Crétin dont il s'agit n'est pas le produit de la fabrique, mais son ingénieur, son directeur, son patron. ... ce que je reproche au crétin grenellien, quel que soit son niveau de responsabilité, d'irresponsabilité, ce n'est pas son ambition,... c'est d'avoir cassé le formidable ascenseur social qu'était l'école."

Rappel: Lecherbonnier adhère (dans "Pourquoi veulent-ILS tuer le français" ) au schéma explicatif de la débâcle scolaire où ILS renvoie à la nébuleuse du capitalisme mondialisé et à ce complot, qualifié de libéral-libertaire pour ratisser large, qu'elle aurait ourdi de manière tout aussi planétaire: fabriquer des ilotes pour servir ses noirs desseins. Peu importe aux croyants le nombre de philosophes et de sociologues comme Marcel Gauchet ou Raymond Boudon ( car il s'agit d'une lubie principalement franco-française) qui se sont appliqués depuis longtemps à réfuter cette hypothèse.


Stal (qui c'est vrai n'est pas stalinienne mais qui ose s'avouer libérale, et c'est sans doute ce qui lui vaut d'être flinguée) a en revanche le mérite de dénoncer ce qui fait le miel des pédagogistes, la foutaise cognitivo-constructiviste, "l'idolâtrie techniciste, la substitution des techniques pédagogiques à la transmission du savoir qui a ravagé tout notre système d'enseignement. .../..., [Cela] a rendu les maîtres patients, parce qu'ils croient désormais se trouver vis-à-vis de leurs élèves dans la position du technicien face à la machine qu'il programme. .../... Si la production est insatisfaisante, c'est qu'elle est mal programmée. Il serait donc vain de la punir ou de la gronder; on doit simplement chercher les procédures propres à corriger les mécanismes défectueux, soit ce que mes collègues nomment les " remédiations" adéquates".

Faut-il, pour crime de libéralisme avoué, disqualifier sa dénonciation de la pseudo-expertise en mécanismes cognitifs du jus pédagol, et la mise en oeuvre déraisonnée de ces "théories de gestion mentale, [qui], si elles ne soucient guère de leur efficacité, traduisent ...un désir de puissance tyrannique implanté au lieu même de notre liberté"? (Page 133)

Quant au texte qui "égratigne" JPB (pages 16 à 19) mieux vaut aussi s'y référer directement. Il reprend des arguments de bon sens, développés urbi et orbi depuis belle lurette, mais visiblement en pure perte.

Écrit par : Cadichon | 03 octobre 2009

Bunto, contrairement à ce qu'affirme Philip Roth, depuis quinze ans, le nombre de lecteurs n'a pas varié, malgré l'informatique — il est même en légère augmentation (information donnée par Patrick Le Lay — si ! — il y a quelques jours). Vive le papier !
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 octobre 2009

Vous aurez bien noté Jean-Paul que P. Roth distingue les lecteurs authentiques des acheteurs de livres. En plus, sans doute, évoque t-il plutôt le lectorat américain que le nôtre formé comme chacun sait à bonne école!

D'après une étude assez récente (2008) de la Sofres: « la proportion de Français lecteurs a peu évolué en trente ans : ils étaient 66 % en 1981 et sont 69 % en 2008 ». En revanche, on constate avec effroi que « le nombre de livres lus est en baisse : si 42 % des Français lisaient plus de cinq livres en 1983, ils ne sont plus que 34 % aujourd'hui ».

En conséquences et si cette étude est sérieuse pas de quoi se réjouir trop vite.

Écrit par : buntovchik | 03 octobre 2009

Au fait, cliquez tous régulièrement sur son blog : le blog de Robin Guilloux, lechatsurmonépaule, overblog. Très intéressant, comme son auteur.

Ecrit par : Marilyse | 03 octobre 2009

... Quand l'auteur ne fait pas son intéressant ! ;-)) Et, après ce compliment, me voilà rouge comme une tomate !

Écrit par : Robin | 03 octobre 2009

Je ne me réjouis pas : disons que je nuance. Je ne crois pas (mais alors pas du tut) que l'informatique a entamé sérieusement le marché de la lecture. Je ne la ferai pas ici, mais il y a une analyse à mener des différences de nature entre ces deux activités — et des différences de rétribution mentale qu'elles entraînent.

Quant aux bonnes âmes qui me préviennent des méfaits idéologiques des "tapettes blondes" (dixit IPidiblue, moi, je ne me permettrai pas, je ne sais pas s'il est blond…:-))), merci beaucoup, mais nous allons continuer à l'accepter ici-bas, tant qu'il ne se répand pas, comme c'est arrivé à d'autres, en commentaires oiseux. Et ce, non parce qu'il écrit sur son site ceci ou cela que je peux trouver inacceptable, mais parce que, comme disait Scarron à un envoyé du Mazarin qui le priait de ne plus recevoir le cardinal de Retz puisqu'il disait du mal du Premier ministre : "Je reçois monsieur Ménage, qui dit du mal de moi, et vous voudriez que je ne reçoive plus le coadjuteur, qui dit du mal d'un autre ?"
C'est comme en littérature; Je sais, je crois, faire la différence entre l'auteur de Bagatelles pour un massacre et celui du Voyage au bout de la nuit — même si c'est le même homme.
Cela dit, merci sans doute de l'intention de l'Informateur, si elle était pure.
JPB

Écrit par : brighelli | 03 octobre 2009

Je viens de terminer "Le jeu de l'ange" (de Carlos Ruiz Zafon)
La lecture passionne, mais le dénouement laisse sur sa faim. Ce n'est pas aussi bon que "L'ombre du vent", qui est il est vrai un chef-d'oeuvre.

Écrit par : Sylvie Huguet | 03 octobre 2009

"Je ne crois pas (mais alors pas du tout) que l'informatique a entamé sérieusement le marché de la lecture.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 03 octobre 2009

Non. Il peut même le relancer, dans certains cas !

Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2009

elle" peut, pardon.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2009

"Tous les profs d'IUFM ne sont pas inféodés au gang de Meirieu."

Ecrit par : Cadichon | 03 octobre 2009

Au-delà de la formulation, (que je n'aime pas), vous en doutiez sérieusement ?

Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2009

Devinettes.

1) Qui a dit :

"J’ai participé à une table-ronde avec Daniel Cohn-Bendit, Martin Hirsch et Philippe Meirieu, entre autres, sur l’aspect social du développement durable. [...] J’encourage Eric Delhaye, membre du bureau national du Modem, [...] à trouver une alliance avec Europe Ecologie. Et je pense que c’est assez bien parti."

2) Question annexe : que peut bien avoir à dire Philippe Meirieu sur l'aspect social du développement durable ?

3) Le centrisme parviendra ou parviendrait-il au miracle de réunir Meirieu et Brighelli ?

4) Que vous inspire le rapprochement Modem/Europe Ecologie et/ou Modem/Les Verts ?

Écrit par : Jeremy | 03 octobre 2009

Tiens, les médias ne font plus état d'aucun cas de grippe A! Plus un mot, même, sur ce qui devait être il y a quelques semaines encore la tragédie du siècle!
C'est curieux! Aurait-elle disparu comme par enchantement depuis que l'alerte a été lancée contre les projets de certains? Il y a juste "Le Point" qui nous entretient encore du vaccin, pour nous apprendre qu'il est controversé, ce que plus personne n'ignorait, mais que les scientifiques donnent toutes les garanties sur son innocuité (ouaff!ouaff! marrons-nous!).
Il est vrai que depuis que tout le monde est au courant des circonstances exactes du décès du "jeune homme en parfaite santé" de St-Etienne, on se méfie du côté des journalistes...
Du coup il y a comme un problème: comment commencer une campagne de vaccination quand il n'y a visiblement plus aucun danger? Flûte alors, à quoi vont servir les 94 000 000 de doses?

Écrit par : Jean | 03 octobre 2009

Cher Christophe, je ne vous oublie pas bien que j'arrive tardivement dans ce concert de vœux de prompt rétablissement !
Dommage que nous ne puissions pas fêter cela une fois que ce sera fait, autrement que par des congratulations ici ! J'aurais bien aimé boire un verre en votre compagnie et vous faire un récital de ma façon, avec un piano et un pianiste.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 octobre 2009

A propos de Meirieu, je suis d'accord avec les blogueurs qui écrivaient ci-dessus (pas le temps de retrouver) que la meilleure façon de combattre ses idées, c'est de l'ignorer un max, de lui faire le moins de publicité possible. C'est pour cela que je n'ai pas trouvé bien utile que Bernard Kuntz croise le fer avec lui dans un livre, pas plus que Darcos en son temps. Meirieu ne fonctionne qu'à la séduction, à l'esbrouffe. Ceux qui marchent dans ses combines sont attirés par le côté irrationnel du personnage. Ceux qui ont un minimum de bon sens prennent la fuite au premier contact. Les rares fois où il prononce une parole sensée, il prend le train en marche. Le reste de son univers mental est profondément dénué d'intérêt.

Écrit par : Jean | 03 octobre 2009

... Quand l'auteur ne fait pas son intéressant ! ;-)) Et, après ce compliment, me voilà rouge comme une tomate !

Ecrit par : Robin | 03 octobre 2009
---
Mais, cher Robin, outre que tout le monde ici vous aime bien, tout le monde aussi vous trouve intéressant !
Continuez de faire votre intéressant de cette façon ! :)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 03 octobre 2009

Jérémy, vous ne voyez pas que l'on s'achemine vers une sorte de Programme Commun ?
Reste à savoir qui sera la PC — je veux dire, le dindon de la farce.
JPB

Écrit par : brighelli | 03 octobre 2009

D'après une étude assez récente (2008) de la Sofres: « la proportion de Français lecteurs a peu évolué en trente ans : ils étaient 66 % en 1981 et sont 69 % en 2008 ». En revanche, on constate avec effroi que « le nombre de livres lus est en baisse : si 42 % des Français lisaient plus de cinq livres en 1983, ils ne sont plus que 34 % aujourd'hui ».

En conséquences et si cette étude est sérieuse pas de quoi se réjouir trop vite.

Ecrit par : buntovchik | 03 octobre 2009


Bof ! Les jeunes ne lisent pas vite à cause de la méthode semi-globale et les vieux moins vite qu'avant à cause de l'âge, voilà tout.
D'ailleurs ça me fait penser que je dois changer mes verres de lunettes.

Écrit par : Républicain | 03 octobre 2009

"A propos de Meirieu, je suis d'accord avec les blogueurs qui écrivaient ci-dessus (pas le temps de retrouver) que la meilleure façon de combattre ses idées, c'est de l'ignorer un max, de lui faire le moins de publicité possible."

Ecrit par : Jean | 03 octobre 2009

"Les" blogueurs, c'était moi ! Merci ! ;-)

Merci, Francis !

Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2009

Il n'est pas mignon Brighelli ? Dommage qu'il ne soit pas pédé ... ceci dit nous avons quand même un point en commun, lui a un lecteur acharné qui déchire les couvertures de ses livres au Furet du Nord et moi qui ne publie pas sur papier mais juste sur le Net j'ai aussi un lecteur assidu qui connaît mieux mes oeuvres que moi-même et les déchire à belles dents ! Comme quoi la gloire cela se partage très bien ...

Écrit par : iPidiblue quand il n'y en a plus y en a encore ! | 03 octobre 2009

"Bof ! Les jeunes ne lisent pas vite à cause de la méthode semi-globale et les vieux moins vite qu'avant à cause de l'âge, voilà tout.
D'ailleurs ça me fait penser que je dois changer mes verres de lunettes."

Ecrit par : Républicain | 03 octobre 2009

Merci ! Que c'est bon, un éclat de rire ! On ne le dira jamais assez. :-))))))))
Du Geluck, en mieux !

Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2009

Vous vous souvenez du roman de Stephen King adapté à l'écran "Misery" avec comme héroïne une vieille folle Anny Wilkes qui séquestre un écrivain pour lui faire terminer son roman en lui infligeant mille tortures, c'est peut-être un jour ce qui va nous arriver à Brighelli ou à moi ...

Écrit par : iPidiblue a son fan-club | 03 octobre 2009

Je fus un très gros lecteur étant enfant. Fils unique, peu de TV, pas de jeux vidéo...
Mon fils aîné est un bon lecteur mais il lit moins que moi au même âge. Plus de sollicitations aujourd'hui qu'il y a 30 ans!
Ceci dit il ne lit pas les livres que je lui recommande : simple phénomène d'opposition?!

Écrit par : sisyphe | 03 octobre 2009

Merci ! Que c'est bon, un éclat de rire ! On ne le dira jamais assez. :-))))))))
Du Geluck, en mieux !

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 200

C'est vraiment trop d'honneur mais si ça peut contribuer à ce que chat aille mieux pour votre santé...

Écrit par : Républicain | 03 octobre 2009

"Il est vrai que depuis que tout le monde est au courant des circonstances exactes du décès du "jeune homme en parfaite santé" de St-Etienne, on se méfie du côté des journalistes..."

Ah? et quelles sont ces circonstancesexactes?

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 03 octobre 2009

Erratum : Connaissez-vous, Francis, le mot de "sérendipité" ?

Ecrit par : Marilyse | 03 octobre 2009

C'est l'art de tirer parti des circonstances adverses.
Cela vient de l'histoire de trois princes persans dont le nom était Serendip.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 03 octobre 2009

4) Que vous inspire le rapprochement Modem/Europe Ecologie et/ou Modem/Les Verts ?

Ecrit par : Jeremy | 03 octobre 2009
Comment symbolise-t-on le petit smiley qui dégueule ?

Bises à tous !

Écrit par : dobolino | 03 octobre 2009

Tout à fait, Anne-Marie, pour l'étymologie. La sérendipité est le don de faire des trouvailles, de trouver ce que l'on ne cherche pas, dans la science par exemple : créations accidentelles si on peut dire qui nécessite à rebours, dans une sorte de "rétroduction", une abduction, une explication juste. Ce mot a été forgé en 1754 par un certain Horace Walpole, puis importé par les sciences exactes, puis par les sciences sociales et le monde de la décision. La sérendipité, c'est la part de hasard comme source d'improvisation dans l'émergence des idées et l'histoire humaine. Cela me parle tout à fait, bien que n'étant pas scientifique.
L'écrivain Umberto Ecco a consacré quelques développements à cette sérendipité.

Écrit par : Marilyse | 03 octobre 2009

sérendipité

• Walpole (1754) : Le fait de découvrir quelque chose par accident et sagacité alors que l'on est à la recherche de quelque chose d'autre (accident and sagacity while in pursuit of something else).
• Merton (1945) : La découverte par chance ou sagacité de résultats pertinents que l'on ne cherchait pas. Elle se rapporte au fait assez courant d'observer une donnée inattendue, aberrante et capitale (strategic) qui donne l'occasion de développer une nouvelle théorie ou d'étendre une théorie existante.
• Merton (1949) (qui répète trois fois sa définition précédente dans : Social Theory et Social Structure) : le processus par lequel une découverte inattendue et aberrante éveille la curiosité d'un chercheur et le conduit à un raccourci imprévu qui mène à une nouvelle hypothèse.
• Charles Darwin (1953) : Qualité qui consiste à chercher quelque chose et, ayant trouvé autre chose, à reconnaître que ce qu'on a trouvé a plus d'importance que ce qu'on cherchait.

• Gustave Durup et Robert Pagès dans le Vocabulaire de Psychologie de Piéron (1954) : Rencontre au cours d'une observation empirique, de données ou résultats inattendus, aberrants et capitaux.
Définition qui a le mérite d'attester du mot dans un dictionnaire. Elle fait référence à Merton mais est tout à fait incomplète. La sérendipité est le processus heuristique qui consiste à comprendre le caractère capital (« stratégique » pour Merton) des résultats et d'en tirer les conséquences intuitives.

• Alain Peyrefitte (1976) : Trouver par hasard ce que l'on ne cherche pas. Ne jamais trouver ce que l'on cherche. Commettre une erreur qui tourne à votre l'avantage. Vouloir du mal à quelqu'un et assurer sa prospérité. Fort de l'expérience, manœuvrer en sens opposé et aboutir à plus inattendu encore. Walpole appela ce curieux phénomène serendipty. Nommons-le « effet serendip ».
Faux-sens ou contre-sens absolu. Peyrefitte confond la sérendipité et son inverse : la zemblanité.
• Philippe Quéau (1986) : L'art de trouver ce que l'on ne cherche pas en cherchant ce que l'on ne trouve pas.
• Jean-Jacques (1990) : Aptitude à faire preuve de perspicacité dans des occasions imprévues (ou encore : faculté de trouver un intérêt et une explication à des problèmes rencontrés par hasard).
• Yves-Michel Marti (ca. 1995) : L'art de trouver la bonne information par hasard. En intelligence économique, « elle permet d'identifier les « points aveugles » d'une stratégie, ou les croyances non fondées mais communément acceptées, qui peuvent aider un concurrent ou un nouvel entrant à créer la rupture sur un marché.»
• Pek Van Andel & Danièle Bourcier (2001) : La capacité à découvrir, inventer, créer ou imaginer quelque chose de non trivial sans l'avoir délibérément cherché.
• Mark Raison (2002) : L'art de faire des découvertes heureuses, inattendues et utiles par hasard.
• Pek van Andel (2005) : L'art de faire des trouvailles.
• Wikipedia (2005) : Don ou faculté de trouver quelque chose d'imprévu et d'utile en cherchant autre chose.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil (et taper et « Consulter » ). Définition en anglais, en allemand, en français, en italien et en néerlandais.
• Christian Vanden Berghen (2005) : Art de se mettre en condition de découvrir quelque chose (une information, un médicament, une technique) alors que l'on ne travaille pas directement sur ce sujet.
« La sérendipité est souvent définie comme la capacité à découvrir des choses par hasard. En réalité, les découvertes ne font pas réellement par hasard. Elles sont rendues possibles parce que celui qui fait ces découvertes s'est mis dans un certain état d'esprit composé d'ouverture, de disponibilité, de curiosité, d'émerveillement, d'étonnement et de pensée analogique et symbolique, celle qui permet de voir ce qui rassemble plutôt que ce qui divise. »
• Lionel Bellenger (2005) : Capacité, à la suite d'un concours de circonstances particulier, à trouver quelque chose que l'on ne cherchait pas, d'en comprendre l'intérêt et de décider de l'exploiter immédiatement (Lexique de Libérez votre créativité).


http://fr.wikisource.org/wiki/Voyages_et_aventures_des_trois_princes_de_Serendip

Écrit par : Hervé de Strasbourg qui aime toujours les recherches inutiles | 03 octobre 2009

Bonsoir, Dobolino ! Ravie de vous lire. Bises à vous itou. Mais, de loin, car j'ai attrapé un virus qui traînait...

Écrit par : Marilyse | 03 octobre 2009

Erratum (zut de zut !) : "créations accidentelles si on peut dire qui nécessitent à rebours..."

Écrit par : Marilyse | 03 octobre 2009

Bises à tous !
Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2009

Je vous avais bien dit que son absence serait brève.
La verdurin est de retour !

Écrit par : sosvéto | 03 octobre 2009

Philippe Quéau (1986) : L'art de trouver ce que l'on ne cherche pas en cherchant ce que l'on ne trouve pas.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg qui aime toujours les recherches inutiles | 03 octobre 2009

Merveilleux ! On dirait du Pierre Dac !

Écrit par : Françoise Guichard | 03 octobre 2009

si la sérendipité è t1 nar quel è ladjektif ? sérendipien? sérendipeu ? sérendipiste ? sérendipère ?
Et le verbe ? sérendiper ? sérendipir ? sérendipoir ? sérendipendre ? sérendipondre ? gnnné ?

Écrit par : pluskacé | 03 octobre 2009

"Je vous avais bien dit que son absence serait brève.
La verdurin est de retour !"

Ecrit par : sosvéto | 03 octobre 2009

Tant mieux !!!!
Hello, Dobolino !

Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2009

"Mais, de loin, car j'ai attrapé un virus qui traînait..."

Ecrit par : Marilyse | 03 octobre 2009

Jean va vous dire que c'est un bouton de moustique ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2009

Bises à tous !

Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2009

Coucou , Dobolino !
ça fait plaisir de vous retrouver...

Écrit par : Françoise Guichard | 03 octobre 2009

@Petit vocabulaire de la déroute antipédagogiste

"transmission du savoir" : formule magique qui exonère celui ou celle qui l'utilise d'avoir préciser le contenu du savoir en question et la manière de le transmettre ( voir "écriture-lecture" et "apprentissage simultané des quatre opérations"). Fait son effet pourvu qu'on la prononce d'un air entendu, en incriminant la loi de 89, en préconisant l'apprentissage pour les jeunes en " refus scolaire" et en prêchant l'élitisme républicain.

Écrit par : guy morel | 03 octobre 2009

Devant Ruquier, (il n'y a rien ailleurs); toujours aussi lourdingue, et Zemmour toujours égal à son personnage de politiquement incorrect concon: "Claude Allègre a raison; le réchauffement climatique n'est pas imputable à la pollution, mais à l'explosion démographique". Pffffffffff...

Écrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2009

Et la pollution, elle n'est pas imputable à l'explosion démographique ? Non, la poule ne sort pas de l'œuf, elle sort de la poule, et l'œuf sort de l'œuf, c'est lo-gi-que !

Écrit par : Moot | 03 octobre 2009

4) Que vous inspire le rapprochement Modem/Europe Ecologie et/ou Modem/Les Verts ?

Ecrit par : Jeremy | 03 octobre 2009

Bayrou + Bendit = la poisse aux noirte-z-ailes et au cul verdâtre.

Écrit par : guy morel | 03 octobre 2009

Jean, voici un site qui ne manque pas d'intérêt, sur le sujet que vous savez.

http://www.noslibertes.org/dotclear/index.php?

Écrit par : Magister | 04 octobre 2009

4) Que vous inspire le rapprochement Modem/Europe Ecologie et/ou Modem/Les Verts ?

Ecrit par : Jeremy | 03 octobre 2009

Que les alliances par défaut ne font pas des ménages pérennes. Tout ça finira en je-te-Modem-moi-non-plus.
La vraie question est : à quel genre d'électeurs s'adresse donc cette farce ?

Écrit par : Magister | 04 octobre 2009

celle qui l'utilise d'avoir préciser le contenu Ecrit par : guy morel | 03 octobre 2009

O O moi jorè écri d'avoir à préciser

Écrit par : pluskacé | 04 octobre 2009

Encore une fois : les régionales n'obligeront en rien les diverses listes à être claires sur les questions d'éducation.

Elles ne le seront DONC pas.

Des alliances de circonstance naîtront ça et là pour le deuxième tour. Certaines seront contre Nature (tout contre).

Meiriol, tête de liste dans le Rhône, sera élu conseiller régional. Il faudrait simplement que les résultats du premier tour ne le mettent pas en position de devenir président du CR par alliance généralisée contre l'UMP.

Il pourrait en subventionner des lycées Clystène dans la région ! Le Meirol, en papy lénifiant et dispensateur de brouzouf : les gens vont adorer.

Écrit par : dugong | 04 octobre 2009

Le jivaro du Moloch monte au créneau pour défendre l'expérimentation "des présents, du brouzouf" pour tous.

"il faut arrêter de dire qu'on donne de l'argent aux élèves, car on finance un projet de classe collectif"

"Elle pourra être consacrée à financer des projets du type passage du permis de conduire ou voyage scolaire."

Le permis transport en commun, bien sûr. Chaque élève pourra conduire le car une dizaine de kilomètres lors de la sortie pédagogique en boîte.

C'est une bonne idée.

Écrit par : dugong | 04 octobre 2009

Il est question (la semaine dernière dans Marianne — mais je ne suis pas parvenu à en savoir plus) d'un débat commun Modem / Verts / PS à Lyon vers la mi-novembre sur les questions d'éducation. Meirieu en première ligne. Je sens que ça va me plaire…

By the way, ça a fait quoi, aux vieux militants du PC, de voter Mitterrand en 81 ? Et je ne parle pas de ceux qui ont revoté pour lui en 88…
JPB

Écrit par : brighelli | 04 octobre 2009

"By the way, ça a fait quoi, aux vieux militants du PC, de voter Mitterrand en 81 ? Et je ne parle pas de ceux qui ont revoté pour lui en 88…"

Les jeunes militants, eux aussi, ont eu mal au postérieur après. Je dirais même plus car les anciens avaient déjà vécu des précédents qui avaient ouvert la voie.

Écrit par : dugong | 04 octobre 2009

les alliances par défaut ne font pas des ménages pérennes. Tout ça finira en je-te-Modem-moi-non-plus.
La vraie question est : à quel genre d'électeurs s'adresse donc cette farce ?

Ecrit par : Magister | 04 octobre 2009

Continuez comme ça, les gars, et on subit encore le Sarkozy pour cinq ans et des brouettes. Et surtout, surtout, ne venez pas vous en plaindre et gingouiller que la droite ce sont des vilains méchants pas beaux qui nous maltraitent et font bobo à l'Ecole de l'instruction.
On l'a vu récemment lors des municipales, à Perpignan ou à Aix : sans l'apport du MODEM, il est impossible de battre l'UMP. On le verra encore lors de prochains scrutins.
Donc, soyons logiques : soit on considère que la politique actuellement menée au sommet ne nous convient pas, et on travaille avec le Bayrou, les Verts et les Socialos, à mettre en place un cartel de centre gauche , pas très héroïque certes, qui ne fait pas vraiment rêver la libido -- mais qui peut gagner et proposer une alternative humaniste aux rouleaux compresseurs qui nous gouvernent.
Soit on décide de garder les mains pures (cf. la célèbre citation de Péguy sur Kant), on vote vertueusement pour le Front de Gauche -- qui correspond sur bien des points à ma sensibilité, je l'avoue, mais là n'est pas la question --, on fait poussivement 4 % et l'UMP repasse dans un fauteuil. Et on est lésé, avec un grand B. CQFD.
Bref, ça m'écorche un peu le clavier de le dire, mais le vote utile, si on veut escamper le petit Nicolas, c'est (hélas ?!) ce centre gauche qui vous rebute tant, parce qu'il apparaît, effectivement, comme un machin mollasson, sans doctrine, mi clafoutis mi-gélatine, et pour tout dire pas exactement sexy ; bien sûr, ça manque un peu d'illusion lyrique, comme aurait dit Malraux. Evidemment, ça manque aussi d'analyses sérieuses et de résolutions fermes. Bref, tout reste à faire pour transformer un regroupement de circonstances en une véritable force alternative face à un UMP qui n'a rien d'autre à proposer que la conservation des privilèges pour un quarteron de détenteurs du bouclier fiscal -- et qui, pour ce qui nous concerne, se préoccupe autant des problèmes de l'école que de sa première paire de mocassins Weston.
Voilà, je le redis, tout reste à faire. Donc : soit on ricane, on décide par principe qu'il n'y a rien à envisager du côté du centre gauche - et à ce moment là on se garde le Sarko perinde ac cadaver.
Soit on essaie de réfléchir sur cette alternative, on fait des propositions et on essaie de les faire avancer, sachant que le Grand Soir n'est pas exactement pour demain et que la prise du Palais d'Hiver est ajournée sine die.

Écrit par : Françoise Guichard | 04 octobre 2009

Eh bien, voilà, FG l'a dit, et bien dit.
Ce serait moi, je serais déjà en train de me faire "agoniser d'injures", comme disait le regretté Bérurier (et comme il dit toujours : c'est ça qui est bien dans les livres, les héros survivent à leur créateur…).
JPB

Écrit par : brighelli | 04 octobre 2009

By the way, ça a fait quoi, aux vieux militants du PC, de voter Mitterrand en 81 ? Et je ne parle pas de ceux qui ont revoté pour lui en 88…
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 octobre

La personnalité controversée de Mitterrand (et la présence, parmi les signataires du "Programme commun de gouvernement", des Radicaux de gauche de Robert Fabre, parti "bourgeois", comme on disait) n'a pas empêché les vieux militants du PCF de voter (et re-voter), certes en grognant et en pestant, pour Tonton. Parce qu'entre la contradiction principale et la contradiction secondaire, le choix est vite fait.
En clair, pour les plus jeunes, et très schématiquement : primo on bat la droite, secundo on réétudie la question entre nous une fois qu'on a en main qq leviers de décision.

Écrit par : Françoise Guichard | 04 octobre 2009

Merci, Hervé.

La définition que je préfère est celle-ci :

« La sérendipité est souvent définie comme la capacité à découvrir des choses par hasard. En réalité, les découvertes ne font pas réellement par hasard. Elles sont rendues possibles parce que celui qui fait ces découvertes s'est mis dans un certain état d'esprit composé d'ouverture, de disponibilité, de curiosité, d'émerveillement, d'étonnement et de pensée analogique et symbolique, celle qui permet de voir ce qui rassemble plutôt que ce qui divise. »

Elle décrit parfaitement la simplicité, l'humilité, du grand chercheur, du grand savant.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 octobre 2009

a bin oui bin bon vu kom sa ya pa déchapatoir alor va pour le centr mou mè fodrè kil se durciss un peu vu la parti d'enc en perspect

Écrit par : pluskacé | 04 octobre 2009

"Ne se font"

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 octobre 2009

Eh bien, voilà, FG l'a dit, et bien dit.
Ce serait moi, je serais déjà en train de me faire "agoniser d'injures", comme disait le regretté Bérurier (et comme il dit toujours : c'est ça qui est bien dans les livres, les héros survivent à leur créateur…).
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 octobre 2009

Heueueu, cher ami, rien ne dit que je ne vais pas, sous peu, me prendre une sévère bronca, voire une volée de trognons de chou et autres projectiles hostilement divers..

Écrit par : Françoise Guichard | 04 octobre 2009

Mais non, mais non, on vous aime, vous…

Pluskacé, mon ami, vous l'avez dit : il va falloir durcir le centre mou.
C'est pour ça que je me décarcasse.
JPB

Écrit par : brighelli | 04 octobre 2009

"Evidemment, ça manque aussi d'analyses sérieuses et de résolutions fermes."

Relisez la page 52 du programme d'Europe-Ecologie lors des élections européennes, seul endroit où on parle "d'éducation" :

http://www.europeecologie.fr/files/EE_Programme_BD.pdf

"LA POLITIQUE CULTURELLE DE L'UNION EUROPÉENNE DOIT S'ENRICHIR DE TOUS LES APPORTS DE LA DIVERSITÉ EUROPÉENNE, notamment en favorisant la mobilité des artistes, le soutien à la création et à l'art contemporain, le développement des échanges, la protection de l'héritage culturel européen, l'encouragement au multi-linguisme et à l’espéranto, la protection des langues régionales.
La diversité culturelle est une richesse de l'humanité et doit être préservée. Cette diversité est en danger aussi bien dans le monde que dans l'espace européen. Les langues régionales ou minoritaires constituent l'un des éléments fondamentaux de cette diversité. Nous proposons que la charte européenne des langues régionales ou minoritaires soit traduite dans le droit européen et que les engagements qui y sont contenus soient applicables à l'ensemble des États de l'Union.

Un petit changement dans la ponctuation donne toute sa fermeté au programme :

" la protection de l'héritage culturel européen : l'encouragement au multi-linguisme et à l’espéranto, la protection des langues régionales."

Écrit par : dugong | 04 octobre 2009

C'est pour ça que je me décarcasse.
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 octobre 2009

Vous êtes passé chez Ducros ?
;-))))))

Écrit par : Françoise Guichard | 04 octobre 2009

En clair, pour les plus jeunes, et très schématiquement : primo on bat la droite, secundo on réétudie la question entre nous une fois qu'on a en main qq leviers de décision.
Ecrit par : Françoise Guichard | 04 octobre 2009

c pa 1 nouvoté é on san bien la pensé dialectik du gran timonié "contradiction principale contradiction secondaire" ché Françoise
mè la perpect de remètr ça 1 foi de + me fatig surtou en faveur de cé zig car on sè bien k1 foi kil zon le pouvoir kon leur a doné on na pa fini dacisté o lutt fratricid

Écrit par : pluskacépluskejamè | 04 octobre 2009

tien je sui votr ami mintenan ? Je vou rapèl ke vou mavé chacé mè g de la suit dan lé zidé eureuzman pour vou sinon kel perte !

Écrit par : pluskacépluskejamè | 04 octobre 2009

Eh bien, voilà, FG l'a dit, et bien dit.
Ce serait moi, je serais déjà en train de me faire "agoniser d'injures", comme disait le regretté Bérurier (et comme il dit toujours : c'est ça qui est bien dans les livres, les héros survivent à leur créateur…).
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 octobre 2009

Si je résume vos positions, vous avez proposé :
1) de voter Sarkozy car c'était le seul à développer une pensée cohérente sur l'école ;
2) les choses se gâtant un peu, ce vote Sarkozy a ensuite été interprété comme une stratégie d'un coup de billard à trois bandes pour faire émerger une vraie gauche;
3) il n'en reste pas moins que vous avez quand même conclu au fait que X.Darcos avait été le meilleur ministre de l'EN que l'on ait eu;
4) cette vraie gauche, que le règne de Sarkozy devait catalyser, n'apparaissant évidemment pas, il s'agit maintenant de se tourner exclusivement vers le Modem (Pourquoi? Parce que ... )

Mme Guichard, dont les interventions sont toujours pleines de bon sens, n'est pas passée par les étapes 1, 2 et 3, et n'évoque pas seulement le Modem mais un centre gauche. Peut-être y a-t-il un peu plus de cohérence dans ses positions, peut-être est-ce donc la raison pour laquelle elle ne se fait pas "agoniser d'injures".

Écrit par : Romuald | 04 octobre 2009

Eh bien, voilà, FG l'a dit, et bien dit.
Ce serait moi, je serais déjà en train de me faire "agoniser d'injures", comme disait le regretté Bérurier (et comme il dit toujours : c'est ça qui est bien dans les livres, les héros survivent à leur créateur…).
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 octobre 2009

Heueueu, cher ami, rien ne dit que je ne vais pas, sous peu, me prendre une sévère bronca, voire une volée de trognons de chou et autres projectiles hostilement divers..

Ecrit par : Françoise Guichard | 04 octobre 2009

Une fois que les ruines sont apparentes arrivent les maçons de la 11ème heure, dissertant (j'allais écrire daubant mais il faut garder de la hauteur) sur les alliances destinées à bouter le destructeur qu'ils avaient accueilli sans regret et même pour certain(s) installé de gaieté de coeur !

Décidément je vous préfère en professeurs de Français !

Écrit par : Merlemocoeur | 04 octobre 2009

Marie-Thérèse Bouchard, étudiante à Sciences Po, écrit sur son blog :

"Hier soir, ne me demandez pas ce qui m'a pris, j'ai allumé la télévision. J'ai pourtant horreur de cet objet. Dans mon salon il est aussi innocent qu'une bouteille de wodka dans une réunion d'alcooliques anonymes : ce truc qui chauffe me veut du mal, m'envoyer des ondes de mort cérébrale et des messages subliminaux pour acheter du yaourt. Ce vulgaire cube chauffe, prend la poussière et me renvoie à la gueule ce que je tente d'oublier : je ne suis qu'une conne à qui on veut faire croire que le bonheur absolu est dans la célébrité et la consommation. Voici donc l'objet que j'ai allumé comme si j'étais assaillie d'une pulsion suicidaire. Canal plus: une prof étranglée par un de ses élèves, interviouvée par Ardisson. Bien entendu ça devrait glacer le sang mais la violence des cours de récré j'y ai eu droit toute mon enfance, que les profs aient leur dose me rassure. Plus rien ne me choque, je ne découvre plus rien. "

La suite :

http://marietheresebouchard.blogspot.com/2009/09/salauds-vous-saviez.html

Écrit par : Votez bien ! | 04 octobre 2009

Bref, ça m'écorche un peu le clavier de le dire, mais le vote utile, si on veut escamper le petit Nicolas, c'est (hélas ?!) ce centre gauche qui vous rebute tant, parce qu'il apparaît, effectivement, comme un machin mollasson, sans doctrine, mi clafoutis mi-gélatine, et pour tout dire pas exactement sexy ;
Ecrit par : Françoise Guichard | 04 octobre 2009

Comment ça pas exactement sexy ? et avec le renfort de Brighelli ? Attendez de le voir à l'oeuvre ...

Écrit par : iPidiblue mi-clafoutis mi-gélatine | 04 octobre 2009

"agoniser d'injures"

Exprime l'idée d'un processus de rapprochement vers Lyon (préfixe "a" appliqué au substantif "gone" transformé en action par la terminaison verbale "iser")

Agoniser d'injures signifie que le rapprochement susdit entraîne ipso facto l'éloignement des "injustices"

Variante promise à un bel (?) avenir : agoliser

J'ai bon ?

Injures un jour ...

Écrit par : dugong | 04 octobre 2009

Et la pollution, elle n'est pas imputable à l'explosion démographique ?

Ecrit par : Moot | 03 octobre 2009

Apparemment, notre "ami" Zemmour ne l'a pas compris.
Ou, plus exactement, (c'est ce que je crois), il préfère risquer, (avec ici toute chance de succès) passer pour un con qu'avoir l'air "politiquement correct".

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009

En trois ans de gonflette assidue, on pourrait transformer Bayrou en phénomène de foire * : éphèbe luisant plein de biscoteaux défiant le chaland au bras de fer dans les comices ** agricoles et urbains.

* pour les mauvais esprits : foire et non foirade

** les comices sont des lieux participatifs qui conviennent bien aux poires

Écrit par : dugong | 04 octobre 2009

"qui ne fait pas vraiment rêver la libido"

Ecrit par : Françoise Guichard | 04 octobre 2009

Ca rêve, une libido ? On n'est pas à la limite de la métonymie, là ? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009

Putain, Dugong, vous vous surpassez !
Sur ce coup-là, c'est limite "capillotracté" ! Mais j'aime bien ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009

"Ca rêve, une libido ?" CS

Une libido qui rêve, c'est une nibido...

Écrit par : dugong | 04 octobre 2009

Au fait, quelles sont les actions des redresseurs de torts professionels et autres vertueux donneurs de leçons style Romuald ou Merlemocoeur pour faire avancer le Schmilblick ?

Critiquer JPB dès qu'il bouge un orteil, pourquoi pas, mais que faites-vous vous même ?

Écrit par : Manu | 04 octobre 2009

"Critiquer JPB dès qu'il bouge un orteil, pourquoi pas, mais que faites-vous vous même ?"

Il faut des repères fixes pour avancer.

D'ailleurs, ne dit-on pas que le monde est plein d'amers ?

Écrit par : dugong | 04 octobre 2009

"professionnels", Manu ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009

Critiquer JPB dès qu'il bouge un orteil, pourquoi pas, mais que faites-vous vous même ?

Ecrit par : Manu | 04 octobre 2009

Que le toutou aboyeur de droite reste dans sa niniche (fiscale de préférence, c'est plus douillet comme le dirait David) , et qu'il s'occupe plutôt de ses gentils copains de droite qui conduisent si brillamment la France là où elle va!

De la part de Merlemoncul le facho de gauche, comme vous dites si plaisamment!

Écrit par : Merlemocoeur | 04 octobre 2009

Pour tenter de répondre @ Manu:
A part agir à l'échelle individuelle, et au niveau de l'entourage direct le plus étendu possible, (fonction du rayon d'impact qu'on peut avoir)*, personnellement, en ce moment, je suis (un peu) perdu .
Mais, bon, un peu déprimé aussi.

*C'était la vocation des comités locaux "Attac", au début. Mais la "direction centrale" a mis bon ordre à ces bonnes intentions, dont l'enfer que compose la perspective de ne pas être réélu en bourrant les urnes est pavé.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009

"Que le toutou aboyeur de droite reste dans sa niniche

Merlemoncul le facho de gauche"

Ecrit par : Merlemocoeur | 04 octobre 2009

:-(...
"On n'est pas rendu à Loches", comme on dit par chez moi.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009

Est-ce que vous ne pensez pas que la votation citoyenne ne va pas s'imposer en France après le succès du vote sur la Poste ? Même si les gens de pouvoir n'en veulent pas ... et dans ces conditions n'y aurait-il pas une échappatoire pour la question scolaire ?

Écrit par : iPidiblue votation suisse | 04 octobre 2009

"On n'est pas rendu à Loches", comme on dit par chez moi.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009

N'essayez-pas de noyer le poisson!

Et puis JPB est assez grand pour se défendre tout seul, il n' a pas besoin de second couteau!

Écrit par : Merlemocoeur | 04 octobre 2009

Si je résume vos positions, vous avez proposé :
1) de voter Sarkozy car c'était le seul à développer une pensée cohérente sur l'école ;
2) les choses se gâtant un peu, ce vote Sarkozy a ensuite été interprété comme une stratégie d'un coup de billard à trois bandes pour faire émerger une vraie gauche;
3) il n'en reste pas moins que vous avez quand même conclu au fait que X.Darcos avait été le meilleur ministre de l'EN que l'on ait eu;
4) cette vraie gauche, que le règne de Sarkozy devait catalyser, n'apparaissant évidemment pas, il s'agit maintenant de se tourner exclusivement vers le Modem (Pourquoi? Parce que ... )

Ecrit par : Romuald

En tenant compte des circonstances, ce n'est pas totalement contradictoire. Vers qui faudrait-il se tourner maintenant, sinon vers le Modem ? Le PS est fichu, Mélenchon isolé n'ira jamais très haut, l'UMP est une antenne villiériste soft...

Le Modem essaie de récupérer les mouvements déjà existants en les atténuant ; c'est notamment le cas de l'écologie, récupérée sans l'intégrisme des Verts (cf. Lepage et Wehrling).

Non, moi ce qui m'inquiète au Modem, c'est la présence tenace et persistante, comme les tâches de la même qualité ostensiblement montrées dans les publicités pour détergents, de vieux caciques de l'UDF, campés sur leurs positions cathos-trados. Et eux, vous ne les délogerez ni du Modem comme appareil, ni de leurs positions idéologiques.

Qu'il y ait un programme commun sur le thème de l'éducation avec Meirieu et alii, je veux bien. Mais Franck Meyer, qui fait partie du Modem, vous allez en faire quoi ? Il est maire - ça ne s'invente pas - de Sotteville-sous-Val, il a soutenu Boutin en 2002 puis Bayrou en 2007, et il ne m'aime pas du tout du tout du tout.

Écrit par : Jeremy | 04 octobre 2009

Brigitte Fontaine : « Je suis vieille et je vous encule"
Bone journé !

Écrit par : pluskacé | 04 octobre 2009

Le Modem, BCG de la Gauche ?

Écrit par : dugong | 04 octobre 2009

Dugong vous le faites exprès ? Jean va rappliquer et nous en remettre une couche ...

Écrit par : iPidiblue votation express | 04 octobre 2009

"Critiquer JPB dès qu'il bouge un orteil, pourquoi pas, mais que faites-vous vous même ?"

Bayrou, quelle nouille ce gars. Vaut-il la peine qu'on se bouge les nougats pour lui ?

En avant première, voici la musique officielle de l'entrée en meeting du Béaniais en 2012 :

http://www.youtube.com/watch?v=L8ejnv15bPk

Écrit par : dugong | 04 octobre 2009

D'accord c'est pas une flèche .... mais bon ! on n'a pas grand chose en rayon en ce moment. Vous préférez Sarkozy junior ?

Écrit par : iPidiblue réassortiment | 04 octobre 2009

Je vous ferai d'ailleurs remarquer que tous les incultes que vous êtes en train de nous fabriquer à la chaîne dans les universités, lycées et collèges de France vont devenir et les citoyens-votants et les futurs hommes politiques qui dirigeront la France dans les prochaines décennies ... donc vous n'avez pas fini d'en voir des vertes et des pas mûres !

Écrit par : iPidiblue fin de rayon | 04 octobre 2009

Comme vous y allez, mon bon mètre !
Je cite :
« L’égalitarisme ….. est une philosophie de Jivaros. »

Vite ! mon google portatif ….. et je trouve :
« Indiens de la région de la Montaña, en Équateur et au Pérou, au nord du río Marañon, également appelés Chiwano, Jibaro, Givari ou Givaro. Ils font partie d'un groupe isolé, au point de vue linguistique, qui comprend les Malacata, les Palta et les Bracamoro ; cette dernière population est actuellement éteinte.La population jivaro est estimée à environ trente mille individus au Pérou. Leur culture possède peu de traits originaires des hautes terres et elle est plutôt liée à la forêt tropicale. Les Jivaro vivent des produits d'une agriculture de forêt, de la chasse, de la pêche et de la cueillette. Leur vannerie et leur céramique sont analogues à celles des cultures de la forêt.Le village jivaro est composé d'une seule maison communale occupée par une famille patrilinéaire étendue. Cette maison est édifiée sur un site facile à défendre, généralement surélevé. De grande dimension, elle est divisée à l'intérieur en deux parties : celle des femmes et celle des hommes. Bien que chaque maison soit un village économiquement et politiquement indépendant, elle fait partie d'un groupe social plus important qui comporte une demi-douzaine de maisons habitées par des familles apparentées.[...] » Encyclopédia Universalis

Mon cher mètre, ne confondriez-vous pas égalitarisme et communautarisme ?

Ceci dit (belle abbesse), je vous donne pas vraiment tort de vouloir ainsi défendre votre position sociale prédominante et privilégiée (n’êtes-vous pas, à ce qu’on m’a dit, fonctionnaire de l’Etat, payé pour écrire des billets sur les Jivaros et autres communautés exotiques ?) … passons ….

Toujours avec l’aide de mon gentil google, je trouve, chez wikipédia (qui n’est pas à une connerie près) :
« ont été désigné par les premiers envahisseurs espagnols sous le nom de Jivaros (Xibaros), terme dont la signification est sauvage ou barbare. Cette appellation péjorative est rejetée et considérée comme insultante par les intéressés, qui l’ont à leur tour utilisée pour désigner les groupes d’indiens acculturés partis peupler les banlieues urbaines. »

Ah !!!!! nous y voilà !!!! « banlieues » … oui, bien sûr, caillera et tutti quanti !!!! le dédain du tiers état et du couscous réunis !

Eh bèh ! c’est du joli, ça !
Dites, ne seriez-vous pas au mieux avec un certain ‘Boutefeux’ (ou quelque chose comme ça ?) ….. bon ! ….. passons …..

Un peu plus loin …. Je cite :
« Et surtout dans cette prétention à faire de l’enseignement une technique dont l’IUFM pourrait tout dire, alors qu’il s’agit d’un art, et qu’il y a de bons maîtres comme il y a de mauvais élèves. »
Je vous concède bien volontiers la supériorité dans laquelle vous semblez si fier de vous draper, mais j’avoue que, malgré mon QI de 45.6, je ne comprends pas votre ‘pensée’ ?
Votre phrase est-elle complète ?
Votre pensée est-elle claire ?

Bon ! …. Passons ……

Je cite :
« Alors, le même brouet — la même soupe au seigle — pour tout le monde ? C’est à cela que nous a conduits la « démocratisation » »
Ben oui, forcément, l’égalitarisme n’a d’autre but que de partager tout …. Cette remarque n’est-elle point superfétatoire et ne tendrait-elle pas à « pisser de la ligne » … ?

Bon ! … passons ….

Mais votre conclusion …. Alors là !!!!!!!
Je cite :
« On devrait faire cours comme on donne un festin — en offrant aux ilotes qui nous arrivent, et d’autant plus qu’ils sont plus frustes, ou rustres, toutes les ressources du Savoir, tous les raffinements de la pensée, les Mathématiques sévères, comme disait Lautréamont, la littérature, la philosophie, l’Histoire et la Géographie — et le reste. Afin de les pousser à donner à leur tour le meilleur d’eux-mêmes, d’amener chacun au plus haut de ses capacités, de les confronter à l’Art, et de réhabiliter l’élitisme, qui est la meilleure façon de donner effectivement à chacun sa chance — c’est cela, sans doute, la leçon de Babette. Et celle de Finkielkraut. »

Dites, c’t’une blague, hein ? vous ne pensez pas ce que vous écrivez ! ?
Non, parce que donner du beurre à des cochons, nous aut’, à la campagne, on n’s’y frotte pas !!!!!
Rendre les rustres-frustres cultivés, vous savez, Rabelais en faisait son Utopiæ ! son élixir parégorique, sa pilule du surlendemain, sa kalachnikov anti-Picrochole qu’il dispose entre les mains de frère Entommeure qui repose, le grand mamamouchi garde son âme, dans les sous-sols de Thélème (si je n’m’abuse).

Bon ! ….. mais je sens que votre temps est plus précieux que le mien que je dilapide si inutilement, à vouloir donner un peu de hauteur à vos propos trop souvent confus.

Vous avez l’bonjour des cailleras !

Écrit par : Gard'en toi - de Thélème | 04 octobre 2009

"Il est vrai que depuis que tout le monde est au courant des circonstances exactes du décès du "jeune homme en parfaite santé" de St-Etienne, on se méfie du côté des journalistes..."

Ah? et quelles sont ces circonstancesexactes?

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 03 octobre 2009

Deux heures après avoir été "mis sous Tamiflu",l est tombé dans un coma profond dont il n'est plus sorti.

Écrit par : Jean | 04 octobre 2009

Sérendipité : on en revient à l'école.

Le tout est de former des esprits suffisamment puissants, bien formés, ouverts et curieux, capables de profiter de l'inattendu.
Nos élèves m'ont l'air plus avides de recettes toutes faites.

Écrit par : Marilyse | 04 octobre 2009

Jérémy, vous avez parfaitement raison.
Il y aura des bras de fer à l'intérieur même du Modem. Quitte à en réexpédier deux ou trois vers leur niche d'origine.
JPB

Écrit par : brighelli | 04 octobre 2009

Des études fines de médecines alternatives ont montré que le virus H1N1 était lessivé par :

- le coca-cola (qui, par ailleurs, a des vertus spermicides attestées *)
- le nougat
- le Santenay (cru 1999)
- la macédoine de légumes Cassegrain

De nombreuses équipes testent tous les mélanges possibles.

C'est l'escalade !

Qui arrêtera cette folie ?


* Prix IgNobel de chimie 2008 a été décerné conjointement à une équipe américaine pour l'avoir établi et à une équipe taïwanaise pour avoir établi le contraire.

Écrit par : dugong | 04 octobre 2009

Jérémy, vous avez parfaitement raison.
Il y aura des bras de fer à l'intérieur même du Modem. Quitte à en réexpédier deux ou trois vers leur niche d'origine.
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 octobre 2009

JP Brighelli qui est un fort penseur a comme toujours raison !

Je vous laisse méditer le prix Champignac 2008 :

«A coup de questions mal posées, le Centre droit s'époumone à chercher des équilibres que l'air du temps s'évertue à déchirer, alors qu'une droite dure a fait son apparition, exigeant une politique de droite sans compromis»
Pascal Broulis, Conseiller d'État vaudois

Écrit par : iPidiblue c'est le poumon ! | 04 octobre 2009

«Regarder l'avenir dans un rétroviseur, c'est entretenir un miroir aux alouettes et faire un combat d'arrière-garde pour préserver des rentes de situation. Autant, dès lors, s'accommoder des réformes en marche»
Simon Epiney, ancien Conseiller national suisse

Écrit par : iPidiblue champignacien | 04 octobre 2009

Après la première condamnation en 2002, plaf, la rechute : on a repris 5 ans fermes en 2007.

Il en reste exactement 2,5 à mouliner du poivre pour Ducros.

Perdez tout espoir : il n'y aura pas de remise de peine.

En cas de récidive encore en 2012, ce sera perpète.

Écrit par : dugong | 04 octobre 2009

Une fois que les ruines sont apparentes arrivent les maçons de la 11ème heure, dissertant (j'allais écrire daubant mais il faut garder de la hauteur) sur les alliances destinées à bouter le destructeur qu'ils avaient accueilli sans regret et même pour certain(s) installé de gaieté de coeur !

Décidément je vous préfère en professeurs de Français !

Ecrit par : Merlemocoeur | 04 octobre 2009

Désolée, Merle, mais je n'ai pas voté Sarko au 2nd tour, mais blanc -- et je m'en suis expliquée sur ce blog.
Je veux bien recevoir les trognons de chou, mais uniquement ceux que je mérite ;-)))

Écrit par : Françoise Guichard | 04 octobre 2009

Pluskacé, mon ami, vous l'avez dit : il va falloir durcir le centre mou.
C'est pour ça que je me décarcasse.
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 octobre 2009

Dans ce cas... L'homme est naturellement un animal politique, comme dit Aristote, et vous avez les épaules assez larges pour prendre le taureau par les cornes, ce qui ne vaut pas flatterie car les forces dissolvantes opèrent rarement de front. Mais vous avez raison : la classe politique a besoin de se renouveler et donc, en l'occurence, à se redonner du nerf et du muscle. Arrive un moment où, quand tout ou l'essentiel est dit dans un domaine, il reste à faire. C'est cohérent et conséquent. Et comme l'écrit Charles de Montalembert : "Vous avez beau ne pas vous occuper de politique, la politique s'occupe de vous tout de même." Alors...
Maintenant, quant au choix politique, il vous appartient. L'idée du centre s'offre comme une des possibilités de sortir de la dichotomie droite/gauche (au demeurant de plus en plus foue), encore que celle de centre-gauche l'y raccroche d'emblée. Mais est-il réellement possible de délatéraliser la politique sans la décaler du réel qui l'assigne, au final, à n'être que l'art de supprimer les mécontentements (Latzarus) et donc à recomposer sans cesse un éventail de compromis ? "Celui qui est juste au milieu, entre notre ennemi et nous, nous paraît être plus voisin de notre ennemi." écrit Chamfort. L'homme est ainsi fait ; et trop d'attentes vaines et de promesses non tenues ont réduit la confiance en un fil bien ténu.
J'en finis avec ces mots de Péguy : " Les politiques eux-mêmes pensent comme nous de la politique ; ils sont les premiers à l'estimer ce qu'elle vaut ; c'est-à-dire à la mépriser." Mais est-ce vraiment la politique qui est en soi méprisable ?
C'est donc avec beaucoup d'intérêt que nous suivrons les péripéties des régionales et nul doute que les résultats du Modem ne nous laisseront pas (ou plus ?) indifférents.

Écrit par : Magister | 04 octobre 2009

de se redonner du nerf et du muscle... (oeuf corse)

Écrit par : Magister | 04 octobre 2009

Magister,

Sobre, émouvant et beau ! On dirait un défilé d'anciens combattants ...

Écrit par : iPidiblue combattu | 04 octobre 2009

La vieille tante raciste a parlé.
Amen
Ecrit par : Commentateurs des évangiles contemporains | 03 octobre 2009
Le jeune homophobe crétin, (Monpeigne A Caca) a pété !
Pain de coucou !

Écrit par : Gardien d'vaches | 04 octobre 2009

"Il est vrai que depuis que tout le monde est au courant des circonstances exactes du décès du "jeune homme en parfaite santé" de St-Etienne, on se méfie du côté des journalistes..."

Ah? et quelles sont ces circonstancesexactes?

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 03 octobre 2009

Deux heures après avoir été "mis sous Tamiflu",l est tombé dans un coma profond dont il n'est plus sorti.

Ecrit par : Jean | 04 octobre 2009


A-t-on cherché s'il était atteint d'une porphyrie ?
Cette rare maladie génétique, si elle est méconnue, peut aboutir à un tel résultat : j'ai une amie dont la famille porte cette tare, et, avant qu'on ne fasse le diagnostic, plusieurs membres de sa famille sont décédés, dont son propre père, à l'âge de 42 ans, pour raison inexpliquée, à la suite d'une banale appendicectomie. Elle-même a failli mourir dans les mêmes circonstances, à l'âge de 20 ans.
C'est seulement quelques années plus tard qu'un spécialiste de cette maladie, le professeur Nordmann, a fait chez elle ce diagnostic.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 octobre 2009

"Rendre les rustres-frustres cultivés"

Ecrit par : Gard'en toi - de Thélème | 04 octobre 2009

"rustres-frustes"; les rustres sont rarement frustrés, ils cognent avant ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009

"On n'est pas rendu à Loches", comme on dit par chez moi.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009

N'essayez-pas de noyer le poisson!

Et puis JPB est assez grand pour se défendre tout seul, il n' a pas besoin de second couteau!"

Ecrit par : Merlemocoeur | 04 octobre 2009

Quel rapport avec le maître des lieux ?
Je disais simplement que cet échange d'insultes, (entre Manu et vous), n'allait certainement pas faire "avancer le Schmilblick".

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009

iPidiblue, votre citation de Simon Epiney renvoie à celle-ci :

"L'expérience est une lanterne qu'on accroche dans le dos
et qui n'éclaire que le chemin parcouru." Confucius (Suisse avant l'heure)

Écrit par : Magister | 04 octobre 2009

Vous avez l’bonjour des cailleras !

Ecrit par : Gard'en toi - de Thélème | 04 octobre 2009

Je sors d'en prendre et j'en ai assez, moi aussi, de ces grands discours sur le caviar et les rolls pour tout le monde (venez enseigner une semaine en ZEP et on en reparlera)... et sur les saints qui vont en enfer. J'en ai assez de l'enfer. Crucifié vendredi que j'ai été et cette fois-ci, je vais en tirer les conséquences. Je ne suis pas le Christ. J'arrête... Et après moi, le Déluge !

Écrit par : Robin | 04 octobre 2009

Pour conclure un mot sans réplique possible :

«L'avenir nous dira ce qu'on va faire dans le futur»
Christian Constantin, Président du FC Sion

Écrit par : iPidiblue conséquent | 04 octobre 2009

J'aime autant les sportifs que les intellectuels en chambre.

Écrit par : iPidiblue robinade | 04 octobre 2009

C'est pour ça que je me décarcasse.
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 octobre 2009

Vous êtes passé chez Ducros ?
;-))))))

Ecrit par : Françoise Guichard | 04 octobre 2009

Si vous croyez que c'est comme ça que vous convaincrez Dobo ! Elle les a pratiqués comme clients pendant dix ans, ces gens-là ! ;O)))))))

Écrit par : catmano | 04 octobre 2009

Mais vous avez raison : la classe politique a besoin de se renouveler et donc...

Ecrit par : Magister | 04 octobre 2009

Dites plutôt les apparatchiks de l'appareil politique de l'État féodal français...

Écrit par : marigot | 04 octobre 2009

Que vous est-il arrivé, Robin ?

Écrit par : wilt | 04 octobre 2009

quel rapport avec le maître des lieux ?
Je disais simplement que cet échange d'insultes, (entre Manu et vous), n'allait certainement pas faire "avancer le Schmilblick".

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009

Avec tout le respect que je vous dois, vous devriez parfois lire moins vite, et en reprenant le fil depuis hier, vous comprendriez mieux!

Se faire appeler Merlemoncul et se faire traiter sans justification de facho de gauche par Manu, n'appelle pour vous aucune réponse, (hier j'avais gardé mon calme légendaire) mais qu'il en remette une couche ce matin bien sûr et là, il fallait bien user du bec!

Mettre tranquillement sur le même pied l'insulteur et l'insulté en vous donnant le beau rôle du sage qui siffle la fin de la récré entre chenapans, alors là je vous dis non et je suis désolé de ne avoir pas votre stoïcisme, car il est bien connu ici que vous ne réagissez jamais aux propos parfois malveillants vous concernant.

Écrit par : Merlemocoeur | 04 octobre 2009

Que vous est-il arrivé, Robin ?

Ecrit par : wilt | 04 octobre 2009

La totale.

Écrit par : Robin | 04 octobre 2009

Mais vous avez raison : la classe politique a besoin de se renouveler et donc...

Ecrit par : Magister | 04 octobre 2009

Dites plutôt les apparatchiks de l'appareil politique de l'État féodal français...

Ecrit par : marigot | 04 octobre 2009

Je n'aurais aucune peine à le dire car ce point de vue aussi a sa raison et sa pertinence. Il en est de cela comme des fenêtres d'une maison : sans la quitter, on peut varier les vues.

Écrit par : Magister | 04 octobre 2009

Bien sûr que si, je réagis ! Vous rigolez ? Mais vous pensez que répondre à une insulte par une autre du même tonneau va donner quoi ?
J'en ai pris aussi plein la tête, (pas mal de fois) par Manu, et je lui ai répondu ! On fait souvent plus "mouche" à l'aide d'ellipses et de périphrases, je pense. Mais peut-être que je me trompe !
Et puis, Manu a été le seul qui a pris mon parti contre Toto, je vous rappelle ! Ce qui paraissait pourtant être la moindre des choses.
Et je ne "siffle" rien du tout* ! Relisez !

*Si, quelquefois un bon "Côtes du Rhône" de chez Guigal ! Mais, là, ça fait longtemps ! :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009

Désolée, Merle, mais je n'ai pas voté Sarko au 2nd tour, mais blanc -- et je m'en suis expliquée sur ce blog.
Je veux bien recevoir les trognons de chou, mais uniquement ceux que je mérite ;-)))

Ecrit par : Françoise Guichard | 04 octobre 2009

Je ne disais pas le contraire et je m'en souviens parfaitement !

Relisez calmement ce que j'ai écrit, on réagit parfois trop à chaud!.

Discutant... sur les alliances destinées à bouter le destructeur qu'ils avaient accueilli sans regret et même pour certain(s) installé de gaieté de coeur !

Vous étiez concernée uniquement par le accueilli sans regret, l'installé de gaieté de coeur ne vous visait nullement!!

Écrit par : Merlemocoeur | 04 octobre 2009

A-t-on cherché s'il était atteint d'une porphyrie ?
Cette rare maladie génétique, si elle est méconnue, peut aboutir à un tel résultat : j'ai une amie dont la famille porte cette tare, et, avant qu'on ne fasse le diagnostic, plusieurs membres de sa famille sont décédés, dont son propre père, à l'âge de 42 ans, pour raison inexpliquée, à la suite d'une banale appendicectomie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 octobre 2009

Allons, Anne-Marie, savez-vous lire? Il y a marqué "deux heures après avoir été mis sous TAMIFLU"...
Si vous ne connaissez pas ce produit, dont les pays du monde eentier ont acheté des quantités astronomiques en vue de la vraie fausse "pandémie grippale", renseignez-vous...
Savez-vous qui est le principal actionnaire du labo qui l'a conçu? Bonne question!

Écrit par : Jean | 04 octobre 2009

Dites plutôt les apparatchiks de l'appareil politique de l'État féodal français...
Ecrit par : marigot | 04 octobre 2009

De l'État CAPITALISTE français, non ? (qui conserve des traces de féodalité, bien sûr, rien n'est pur en ce bas monde).

Sinon, c'est OK ^^

Écrit par : TotoWeininger | 04 octobre 2009

Pour conclure un mot sans réplique possible :

«L'avenir nous dira ce qu'on va faire dans le futur»
Christian Constantin, Président du FC Sion

Ecrit par : iPidiblue conséquent | 04 octobre 2009

Les footeux sont des gens très profonds. On a tort de leur prêter la creusité du ballon.

Écrit par : Magister | 04 octobre 2009

C'est indubitable, tandis que les rubgymans sont douteux ....

Écrit par : iPidiblue de l'ovalie | 04 octobre 2009

"Rendre les rustres-frustres cultivés"
Ecrit par : Gard'en toi - de Thélème | 04 octobre 2009

"rustres-frustes"; les rustres sont rarement frustrés, ils cognent avant ! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009
Mais quelle horreur, seriez-vous raciste ! ?

Écrit par : Gardien d'vaches et autres ruminants | 04 octobre 2009

Relisez calmement ce que j'ai écrit, on réagit parfois trop à chaud! (...)
Vous étiez concernée uniquement par le accueilli sans regret, l'installé de gaieté de coeur ne vous visait nullement!!

Ecrit par : Merlemocoeur | 04 octobre 2009

Je ne m'énerve plus là-dessus, vous savez...
Mais je n'étais pas "sans regret", Merle, j'étais furax, fumasse, grognon, de mauvais poil, etc.
Parce que si la gauche a perdu, c'est parce que le petit Nicolas avait fait une bonne campagne, certes, mais aussi parce que l'autre patatasse était minable et nullissime, n'en déplaise à son fan-club de tarés qui commencent juste à réaliser à quel point elle est cruche -- et qui la lâchent vilainement, d'ailleurs.
Et depuis, je ne décolère pas. "In molli carne, vermes nascuntur", en qq sorte.

Écrit par : Françoise Guichard | 04 octobre 2009

Vous avez l’bonjour des cailleras !
Ecrit par : Gard'en toi - de Thélème | 04 octobre 2009

Je sors d'en prendre et j'en ai assez, moi aussi, de ces grands discours sur le caviar et les rolls pour tout le monde (venez enseigner une semaine en ZEP et on en reparlera)... et sur les saints qui vont en enfer. J'en ai assez de l'enfer. Crucifié vendredi que j'ai été et cette fois-ci, je vais en tirer les conséquences. Je ne suis pas le Christ. J'arrête... Et après moi, le Déluge !
Ecrit par : Robin | 04 octobre 2009
Il faut positiver ….. tant qu’il y a d’la vie …..
Perso, je ne tiendrais pas une semaine, ni un jour, même pas une heure …. Arrivé à la grille d’entrée, je ferais demi-tour ….. courageux, mais pas téméraire !
Il faut bien tirer les conclusions qui s’imposent face au bilan de l’EN :
Il faut laisser la place à l’enseignement privé …. A l’inverse de l’EN qui paie les élèves pour qu’ils n’aillent pas traîner dans les cages d’escalier ou les fourrés boisés, le système privé fait raquer les parents qui veillent à ce que leurs chérubins ne ratent pas une seconde de ce merveilleux enseignement délivré par les « maîtres qui font cours comme on donne un festin — en offrant aux ilotes qui arrivent, et d’autant plus qu’ils sont plus frustes, ou rustres, toutes les ressources du Savoir, tous les raffinements de la pensée, les Mathématiques sévères, comme disait Lautréamont, la littérature, la philosophie, l’Histoire et la Géographie — et le reste. »
Non !
Il faut savoir dire non.
Non à l’enseignement public qui paie les élèves et oui à l’enseignement qui fait payer les parents !
Quant aux principe de donner des outils au cerveau pour le rendre plus pensant …… pas besoin de cours en amphi pour apprendre à vendre des bâtons de ‘shit’ ! ni pour frimer et se cogner …..
Vous ne pouvez pas comprendre !
Vos cerveaux sont ‘fonctionnels’, mais vos élèves ont des cerveaux ‘pratiques’, des cerveaux qui regardent les belles bagnolles, les belles teufs, les biffetons de 500 euros … et çà, l’éduc. Nat. n’a rien à leur apprendre !
Je ne sais pas qui, dans le ministère, a eu cette ubuesque idée de filer du pognon aux mômes pour les inciter à aller à l’école, mais je dois avouer que c’est vraiment l’idée du siècle ! faut le décorer, ce mec, il va accélérer considérablement la décomposition du corps enseignant !
Quoi, le prof ?
On s’en branle du prof, qu’il ferme sa gueule ! nous, on est là pour le blé et le prof il n’a qu’à se faire tout petit si il veut pas qu’on lui coupe ce qui lui tient lieu de couilles !

D’ailleurs, c’est peut-être ça que Robin appelle « la totale » !!!!! ??????


Je ne sais plus qui cite Confusius ....
Celui qui se couche avec le cul qui le gratte se réveille avec les doigts qui puent !

Écrit par : Gardien d'la paix des ménages à trois | 04 octobre 2009

C'est indubitable, tandis que les rubgymans sont douteux ....

Ecrit par : iPidiblue de l'ovalie | 04 octobre 2009

Sans doute... Est-ce parce que leur ballon ressemble à un gros suppositoire ?

Écrit par : Magister | 04 octobre 2009

Dépôt d’âmes



Les hommes ayant désintégré
Le verbe il ne resta plus rien
Pas une chimère ni un chien
La terre était déshéritée

Le ciel d’armes trop encombré
Ne pouvant accueillir ces âmes
Elles restèrent en amalgame
En ce dépôt mal éclairé

Ici s’entassent pêle-mêle
Les âmes laides les âmes belles
Les âmes jeunes les âmes vieilles
Celle du poète celles des abeilles


refrain
Ces âmes amères sans sépulture
Peignent leur nature sur les murs
Cela dessine une arabesque
Tantôt atroce tantôt grotesque


On peut y voir l’âme d’un bougnat
Fier charbonnier de peu de foi
Argumentant encore une fois
Sur la valeur des auvergnats

Suspendu à une solive
Un maire véreux tenant un livre
Contenant toutes ses forfaitures
Et ses obscènes deleaturs

Ecartelé par ses bassesses
L’âme d’un curé pédophile
Sent ses roubignoles lipophiles
Lui exploser entre les fesses


refrain
Ces âmes amères sans sépulture
Peignant leur nature sur les murs
Cela faisant une arabesque
Tantôt atroce tantôt grotesque

Voyez ramper sans dignité
Ces âmes abjectes de députés
Qui ont voté le doigt en l’air
L’assaut des armes nucléaires

Ils cherchent en vain à échapper
A l’opprobre de l’humanité
Des milliards d’hommes qu’ils ont tués
Pour assouvir leur vanité

Mais ils ne peuvent éviter
Les coups sur leurs gueules de tarés
Les injures grises ni les crachats
L’ire froide de la foule qui bat


refrain
Ces âmes perdues sans sépulture
Griffant leur cris sourds sur les murs
Elaborant une arabesque
Tantôt atroce tantôt grotesque


Voyez les âmes des présidents
Qui appuyèrent comme des cons
Comme un seul homme sur les boutons
Tuant parents et descendants

Rouges de sang les âmes tristes
Des enfants errants innocents
Sur leurs motifs si bellicistes
Questionnent les âmes des présidents

Les mamans pleurent en silence
Sur ces décombres de violence
Les vies gâchées de leurs bambins
Ces petits corps de chérubins


refrain
Ces âmes amères sans sépulture
Gravant leur effroi sur les murs
Faisant ainsi une arabesque
Tantôt atroce tantôt grotesque


L’âme jaunie d’un chef d’orchestre
Ecrit hagard de sa baguette
Une partition sans queue ni tête
Qui s’évanouit par la fenêtre

Bleus effarés des musiciens
S’accordent sur le la du rien
Aucun son ne sort de leurs mains
Désormais les accords sont vains

Les âmes lasses des spectateurs
Tirent une dernière révérence
Applaudissant tous en silence
L’exploit futile de ces acteurs


refrain
Ces âmes rongées sans sépulture
Gravant leur frayeur sur les murs
Faisant de grandes arabesques
Tantôt atroce tantôt burlesques


L’âme pesante d’un éléphant
Piétine celle d’une porcelaine
Qui n’en à cure c’est évident
La mort aboli toute haine

L’âme festive du poète
Donne un dernier feu d’artifice
Ornant les murs de la bâtisse
De fastueux scintillements de fête

L’âme noire suie de l’assassin
Se glisse obscure et menaçante
Vers celle du justicier d’airain
Lui plantant ses dents dans les reins


refrain
Ces âmes rongées sans sépulture
Claquant leur effroi sur les murs
Dessinent de grandes arabesques
Tantôt atroce tantôt dantesques


L’âme Slave enivrée de vodka
Saisit barbare l’âme esquimau
La fait glaçon pour l’apéro
Tout en allumant son houka
L’âme flétrissante d’une amoureuse
Cherche à tâtons son âme sœur
Maladroite et fort malheureuse
Elle sent pourrir son petit cœur

Son tendre amour Slave et fin saoul
Gît étourdi pris dans la foule
Des âmes gluantes et putrescentes
Ainsi finissent les amantes


refrain
Ces âmes grisées sans sépulture
Pissant leur détresse sur les murs
Dessinent de larges arabesques
Tantôt atroce tantôt gaguesques



Rien désormais n’a d’importance
La mort remet tout à zéro
A l’heure de la dernière danse
Chiens et princes sont alter ego

Les âmes glissent sur le vent
Voici venu la fin des temps
Les âmes légères comme des plumes
S’évanouissent dans la brume

Les autres lourdes et visqueuses
S’enfoncent flasques très nébuleuses
Vers les entrailles de la terre
Juste où l’on situe les enfers


refrain
Ces âmes brisées sans sépulture
Voyant leur bassesse sur les murs
Gigotent abracadabrantesques
Tantôt féroce tantôt clownesques

Qui peut me dire pourquoi les hommes
Présument qu’ils sont immortels
Et que le temps compte pour des pommes
Leur donnant ces pulsions mortelles

Bien sûr tout ça n’est qu’un cauchemar
Anticipation ubuesque
D’une fin du monde orchestrée par
Politicards Grand-guignolesques

Personne ne peut imaginer
Qu’un homme sage sain et sensé
Décide seul de son côté
L’extinction de l’humanité

Écrit par : Yfig et le petit bouton rouge | 04 octobre 2009

Parce que si la gauche a perdu, c'est parce que le petit Nicolas avait fait une bonne campagne, certes, mais aussi parce que l'autre patatasse était minable et nullissime, n'en déplaise à son fan-club de tarés qui commencent juste à réaliser à quel point elle est cruche -- et qui la lâchent vilainement, d'ailleurs.

Ecrit par : Françoise Guichard | 04 octobre 2009

oh ! les vilains ! Mais pour se jeter dans les bras de quel ustensile de tambouille politique ?

Écrit par : Magister | 04 octobre 2009

Je ne sais plus qui cite Confusius ....
Celui qui se couche avec le cul qui le gratte se réveille avec les doigts qui puent !

Ecrit par : Gardien d'la paix des ménages à trois

1/ On écrit "Confucius"
2/ La phrase est " Celui qui le soir se gratte le cul / Aura le matin le majeur qui pue".
Cette sublime énormité est évidemment donnée en exergue de l'un des multiples et sans cesse renouvelés San Antonio.
De rien , c'est gratuit pour cette fois.
Je travaille gratos pour les deux seuls auteurs suivants, pour cause d'amour spirituel : San A et A Cohen

Garafignoux

Écrit par : Garafignoux | 04 octobre 2009

Garafignoux fils du Ciel !

Écrit par : iPidiblue céleste ustensile | 04 octobre 2009

Que vous est-il arrivé, Robin ?

Écrit par : Marilyse | 04 octobre 2009

Bon courage à Robin...

Écrit par : sosvéto | 04 octobre 2009

Tiens, le film La Journée de la jupe passe sur 13e rue, la chaine "action et suspens". On fait un métier formidable.

Écrit par : P Lariba | 04 octobre 2009

Garafignoux fils du Ciel !

Ecrit par : iPidiblue céleste ustensile | 04 octobre 2009

Pour faire bonne mesure :

"J'sus inquiet. D'puis quéque temps, plus je mange, moins j'ai d'appétit".
(Bérurier, dans "Le silence des homards").

Cette modeste contribution au débat sur l'acte d'enseigner. Je veux dire par là que les élèves, eh ben, plus on leur en donne, moins ils en veulent, mais ils le mangent quand même ! Et ça les gave... mais ça les gave... Grave !

Écrit par : Garafignoux | 04 octobre 2009

Et puis, Manu a été le seul qui a pris mon parti contre Toto, je vous rappelle !

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009

Ben...! Eh ! Oh ! Non ! O_0

Écrit par : Jeremy | 04 octobre 2009

"J'sus inquiet. D'puis quéque temps, plus je mange, moins j'ai d'appétit".
(Bérurier, dans "Le silence des homards").

Cette modeste contribution au débat sur l'acte d'enseigner. Je veux dire par là que les élèves, eh ben, plus on leur en donne, moins ils en veulent, mais ils le mangent quand même ! Et ça les gave... mais ça les gave... Grave !

Ecrit par : Garafignoux | 04 octobre 2009

Et quand on songe qu'une bonne partie d'entre eux finiront prostitués - mâles et femelles - on se dit qu'ils n'ont pas fini d'en bouffer !

Écrit par : iPidiblue fait le trottoir | 04 octobre 2009

C'est passé totalement inaperçu mais peut en intéresser certains ici : le Moloch a récemment débauché l'ex DRH de la RATP, Josette Théophile dont vous trouverez une hagiographie ici :

http://www.focusrh.com/article.php3?id_article=2988

Quand une ancienne de Lesieur côtoie un ancien de Loréal dans la même mayonnaise, il ne faut plus essayer de comprendre, il faut prier.

Écrit par : dugong | 04 octobre 2009

DRH ! Ne me faites pas rire, Dugong, et Monica Lewinsky elle était DRH du bureau ovale ?

Écrit par : iPidiblue sous le bureau | 04 octobre 2009

"DRH ! Ne me faites pas rire, Dugong, et Monica Lewinsky elle était DRH du bureau ovale ?"

De mauvais esprits croient encore que DRH signifie Dresseuse des Ressources de l'Homme.

Cette conception des relations humaines dans une entreprise (pardon, dans un ministère) est complètement dépassée.

Écrit par : dugong | 04 octobre 2009

L'heure est aux tables rondes et à la détente. JPB se tue à vous l'expliquer

Écrit par : dugong | 04 octobre 2009

Pour ceux qui aurait peu de mémoire, voici un extrait du rapport Pochard sur les RH du Moloch (page 231) :

"Le ministère est aujourd’hui sous-équipé en matière de gestion des ressources humaines, tant par le faible nombre des personnels qui s’y consacrent que par leur professionnalisme limité. Le ratio entre le nombre de personnels gérants et celui des personnels gérés était de 2 % à l’éducation nationale en 2005. La comparaison avec différents ministères situe ce taux entre 1,82 et 3,50 %128. Hors éducation nationale, le coût moyen global en masse salariale par personne gérée est de 1 520 €, tandis que la personne gérée « coûte » 318,81 € à l’éducation nationale. C‘est dire l’effort qui reste à accomplir pour étoffer la RH dans ce ministère. Il faut sûrement plus de personnes pour gérer mieux et plus finement, mais il faut aussi mieux les former à ces nouveaux métiers. C’est aussi une question de volonté et d’organisation. Pour instiller les modes de gestion nouveaux évoqués ci-dessus, il sera indispensable de recruter les profils adéquats et de s’adjoindre des compétences qui existent ailleurs, qu’il faudra démarcher et payer en conséquence. La réussite de la mutation nécessaire est à ce prix."

Doit-on comprendre que les personnels ne coûtent pas assez cher au Moloch ?

Ce n'est pas la crise partout et pour tous.

Écrit par : dugong | 04 octobre 2009

qui auraient...

Écrit par : dugong | 04 octobre 2009

Que vous est-il arrivé, Robin ?

Ecrit par : Marilyse | 04 octobre 2009

Trois alertes incendie dans la journée : une vraie et deux fausses. Très amusant, n'est-ce pas, ça fait trois heures de cours de perdues. Ma salle de classe couverte de crachats, aussi bien par terre que sur les tables (en pleine épidémie de grippe aviaire, alors qu'on passe notre temps à leur expliquer les précautions à prendre). Evidemment, personne ne veut se dénoncer et je me tape le nettoyage des "choses" à la main. On est là pour ça, ramasser leurs insultes, leurs crottes et leur morve... Il se trouve que l'un des "déclencheurs" de la fausse alerte est l'un de mes élèves de 4ème (il est dans un centre spécialisé qui a remplacé une maison de redressement dénoncée en son temps par Françoise Dolto. A l'époque, je militais pour). La principale a demandé trois fois à la CPE à quelle heure exacte ça s'était passé parce qu'ils ont deux heures consécutives et que je les laisse sortir entre les deux heures (la PPadjointe m'a dit que je ne devrais pas et je ne les ferai plus). Heureusement, ça s'est passé à la fin des deux heures, sinon, j'étais bon (j'ai 60 ans et j'ai des réflexes de gamin pris sur le fait et j'ai bien honte, je vous assure, mais on est tous comme ça les profs, infantilisés)... Ensuite je me rends dans le deuxième établissements à 3/4 d'heures de là pour deux heures de cours (contrôle de grammaire et ils me font une vie de patachon pendant les dix dernières minutes) et je retourne dans mon collège ZEP pour la réunion avec les parents de 4ème. Classe très hétérogène avec des filles (excellentes) qui font du sport à haut niveau et une poignée de trublions virulents qui fichent le souk et cherchent à saboter le cours et là, devinez quoi ? Les parents me laissent clairement entendre que c'est de ma faute et que leurs filles sont en train de perdre leur année. Je viens de passer mon week-end à corriger des copies et à bouffer du Tranxène (j'en prends jusqu'à 6 par jour) et des analgésique pour ma tête et mon dos (jusqu'à 6 par jour également). Ce n'est pas une vie qu'on vit, c'est l'enfer. Et ça va recommencer comme ça lundi et chaque jouir que le Bon Dieu (ou plutôt le Diable) fait. Voilà.

Écrit par : Robin | 04 octobre 2009

Et ça va recommencer comme ça lundi et chaque jouir que le Bon Dieu (ou plutôt le Diable) fait. Voilà.

Ecrit par : Robin | 04 octobre 2009

Et personne ne fait rien.

Il sera bientôt impossible d'enseigner : certaines classes sont devenues des zones de non-droit.

Robin, faites vous arrêter. Les médecins sont généralement compréhensifs face à ce genre d'horreur ; je crois qu'ils craignent aussi d'avoir affaire à cette violence banale et quotidienne.

Écrit par : Jeremy | 04 octobre 2009

Le journal d'ultra gauche les Echos écrit dans un article du 02/10 :

"alors que le traitement des jeunes enseignants français se positionne nettement en dessous de la moyenne des pays de l'Union européenne - 16.303 euros net par an, contre 20.357 euros -, celui des enseignants de quinze ans d'ancienneté s'établit à 21.931 euros net, contre 27.317 euros pour l'Union européenne."

http://www.lesechos.fr/info/france/020157451966-la-drh-de-la-ratp-appelee-au-chevet-de-l-education-nationale.htm

Ceci dit, si c'est pour faire des heures sup derrière un hygiaphone, je dis non merci.

Écrit par : dugong | 04 octobre 2009

Allons, Allons, Robin, ce n'est pas à 60 ans que l'on craque ! Demandez à Guy : on prend sa retraite, on fait une foultitude de choses, et on passe sur Bonnetdane insulter les uns et les autres — que du plaisir…
Bon, pour être sérieux deux minutes : ne vous prenez pas la tête avec des morveux.
JPB

Écrit par : brighelli | 04 octobre 2009

Savez-vous qui est le principal actionnaire du labo qui l'a conçu? Bonne question!

Ecrit par : Jean | 04 octobre 2009

Non, je l'ignore.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 octobre 2009

"Robin, faites vous arrêter."

Je vous le conseille aussi. Ecrivez ce qui vous est arrivé et diffusez tous azimuts : ministre, recteur, fédération de parents, syndicats, presse, etc.

Écrit par : dugong | 04 octobre 2009

Non, je l'ignore. Ecrit par : Anne-Marie Valette

c dick cheney !!!!!!!!!

Écrit par : pluskacé | 04 octobre 2009

Toujours dans l'article des Echos :

"En parallèle, un « nouveau grade » pourrait être créé, « accessible à ceux dont l'engagement et l'investissement auront été particulièrement importants »"

Pour les distinguer des agrégés, je propose de les nommer "engagés". Ils progresseraient par chevrons ce qui constituerait un vertueux engrenage à chevrons pour tous les "personnels" dont les dents rayent le parquet en pure perte, pour l'instant.

Compte Nylon à Jersey. Merci

Écrit par : dugong | 04 octobre 2009

"Robin, faites vous arrêter."

Je vous le conseille aussi. Ecrivez ce qui vous est arrivé et diffusez tous azimuts : ministre, recteur, fédération de parents, syndicats, presse, etc.

Ecrit par : dugong | 04 octobre 2009

Oui ! Faites des lettres au recteur à transmettre par voie hiérarchique !

"M. le recteur,

Je vous informe que dans le collège de X, il est arrivé ça, ça, ça et ça."

Et vous l'envoyez sous couvert du principal. Ca fait toujours son petit effet. Si c'est votre dernière année là et dans l'enseignement, vous n'avez rien à perdre.

Écrit par : Jeremy | 04 octobre 2009

"Pour instiller les modes de gestion nouveaux évoqués ci-dessus, il sera indispensable de recruter les profils adéquats et de s’adjoindre des compétences qui existent ailleurs, qu’il faudra démarcher et payer en conséquence. La réussite de la mutation nécessaire est à ce prix."

y zon ka recruté les drh performan de france télécom!

Écrit par : pluskacé | 04 octobre 2009

Toujours dans l'article des Echos :

"En parallèle, un « nouveau grade » pourrait être créé, « accessible à ceux dont l'engagement et l'investissement auront été particulièrement importants »"

Pour les distinguer des agrégés, je propose de les nommer "engagés". Ils progresseraient par chevrons ce qui constituerait un vertueux engrenage à chevrons pour tous les "personnels" dont les dents rayent le parquet en pure perte, pour l'instant.

Compte Nylon à Jersey. Merci

Ecrit par : dugong | 04 octobre 2009

:D

Engagez-vous, rengagez-vous qu'y disaient !

Écrit par : Jeremy | 04 octobre 2009

Robin, faites vous arrêter."
Je vous le conseille aussi.
Ecrit par : dugong | 04 octobre 2009

Moi de même, Robin.
Ne vous laissez pas esquinter par ces horribles gamins, et, plus encore, par le système qui a achevé de les rendre tels qu'ils sont.
N'hésitez pas à prendre un arrêt maladie, et à ne retourner au travail que lorsque vous vous sentirez en état de le faire.
Prenez soin de vous.

Écrit par : Françoise Guichard | 04 octobre 2009

Robin, vous avez toute ma sympathie, au sens étymologique du terme. Bien plus jeune que vous j'ai aussi eu mon lot (sans aller jusqu'aux crachats) dans un fameux collège...et la même analyse: 4 ou 5 merdeux empoisonnent le monde en toute impunité. Et ça recommence tous les jours.
Comme les collègues: faites vous arrêter une bonne semaine voire plus.
Pour répondre à JPB, ne pas se prendre la tête avec des morveux, certes...mais tout le monde n'a pas cette enviable faculté d'oublier la classe lorsqu'on arrive à la maison!
Optimisme: il en reste encore qui valent la peine, parmi ces collégiens!

Écrit par : sisyphe | 04 octobre 2009

Robin, là, vous avez besoin d'être secouru : et le meilleur remède pour l'instant, c'est de demander un congé maladie. Arrêtez, si vous le pouvez, d'avaler trop de médicaments. Vous nous faites peur. Quel saccage ! Sincèrement, on aimerait être auprès de vous pour vous soutenir. Moi qui vous souhaitais, il y a peu, une année meilleure, je suis bien peinée - et en colère - de voir que rien ne change dans votre situation.
Demandez un arrêt et faites la jonction avec votre retraite. Tous ces petits cons ne vous méritent pas : vous avez mieux à faire et à vivre. Vous pouvez me donner de vos nouvelles par mail.

Je voulais, en me connectant, vous parler de poésie en Bretagne avec la parution d'un numéro spécial "Femmes en littérature" de la revue Spered Gouez mais ça tombe à plat... Plus tard.

J'ai lu avec intérêt votre article sur "Un coeur intelligent" : le livre m'attend et toutes les oeuvres dont il parle aussi. Mais je cours après le temps comme beaucoup d'entre nous.

Gardez la poésie comme ressort : ce "noyau de braise" comme une force.

Écrit par : Marilyse | 04 octobre 2009

""En parallèle, un « nouveau grade » pourrait être créé, « accessible à ceux dont l'engagement et l'investissement auront été particulièrement importants »"

ça existe déjà : c'est la classe secrète de ceux qui seront promus à la HC, selon les dires de l'inspection (engagement et investissement dans un cadre pédago-à la mode-validé inspection, of course!

Écrit par : sisyphe | 04 octobre 2009

Robin, faites ce que vous conseille Marilyse, prenez un congé maladie et prolongez jusqu'à la retraite.
Votre santé avant tout.

Cordialement, Catmano

Écrit par : catmano | 04 octobre 2009

Bises à tous !

Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2009
---
Comment allez-vous, chère amie ? :)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 04 octobre 2009

@Robin
Il me semble avoir lu quelque part que quelqu'un compilait les cas de mauvais traitement à profs ou ceux de harcèlement.
Il est inimaginable que vous ramassiez les crachats dans votre classe. Refuser de faire cours dans ces conditions ne vous aurait-il pas été plus profitable ?
En tout cas maintenant il faut que vous preniez du champ par rapport à ce(s) lieu(x) de souffrance et que vous vous en remettiez à un médecin qui vous conseillera.
En espérant que vous ne comptiez pas travailler jusqu'à 65 ans, je rejoins l'avis des autres blogueurs : n'y retournez plus.

Écrit par : nicolas très touchée | 04 octobre 2009

Robin, mettez les dehors, les trublions...
Et faites vous arrêter !

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009

Arrêt maladie, je voulais dire, évidemment ! Pas garde à vue !

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009

Merci à tous pour vos témoignages de soutien. Je vais effectivement prendre quelques jours de congé pour me reposer et pour réfléchir (je peux théoriquement m'arrêter fin janvier). Je ne pense pas avoir mérité ça (mais comme dit Camus dans La Chute "Que ne pense-t-on pas ?") parce que je me suis donné vraiment à fond pour eux depuis le début de l'année.

Écrit par : Robin | 04 octobre 2009

"Et ça va recommencer comme ça lundi et chaque jouir que le Bon Dieu (ou plutôt le Diable) fait. Voilà."

Ecrit par : Robin | 04 octobre 2009

Ce "lapsi" est très joli, Robin... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009

" Robin, faites-vous arrêter"

Oui, c'est la meilleure solution. Six Tranxène par jour, c'est beaucoup trop. Vous n'avez pas à détruire ce qui vous reste de santé pour des petits goujats décérébrés.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 octobre 2009

Arrêtez, si vous le pouvez, d'avaler trop de médicaments.
Ecrit par : Marilyse | 04 octobre 2009

C'est un beau cas de harcèlement pour les recherches de Daniel Arnaud : c'est le harcelé qui se retrouve sous médicaments, tandis que que les harceleurs s'en tirent tête haute et toute honte bue.

Écrit par : Jeremy | 04 octobre 2009

Erratum : Connaissez-vous, Francis, le mot de "sérendipité" ?

Ecrit par : Marilyse | 03 octobre 2009
---
Je ne peux pas répondre catégoriquement oui à cette question, Marilyse. Il serait peut-être prudent de ma part de répondre non. J'ai l'impression de l'avoir déjà lu, et, dans ce cas, j'ai dû le chercher dans le Petit Robert dans lequel - je le (re)vérifie à l'instant - il ne figure pas. Ai-je, si j'ai rencontré ce mot, compris son sens d'après le contexte ? Je n'en suis pas sûr.
Par conséquent, il ne me reste qu'à vous répondre que, décidément, je ne le connaissais pas.
J'ai besoin, pour pouvoir dire que je connais un mot, non seulement de l'avoir lu et compris son sens, au besoin en faisant usage du dictionnaire, mais aussi de le revoir trois ou quatre fois au moins, quitte à rouvrir le dictionnaire, ce que je fais toujours quand j'ai un doute sur le sens d'un mot. L'absence du dictionnaire de ce mot rend cela impossible et je ne veux pas acheter le Grand Robert. Ce ne serait pas rentable. Je demande souvent l'aide d'un ami professeur de lettres classiques qui possède tous les ouvrages que doit avoir un professeur de lettres.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 04 octobre 2009

Jean ne prend ni Tamiflu, ni tranquillisants avant de commencer son cours...
Dommage ! "Jean Tranxène", ça sonnait bien !
Non, je déconne à plein tubes ! C'est dimanche. :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009

C'est un beau cas de harcèlement pour les recherches de Daniel Arnaud : c'est le harcelé qui se retrouve sous médicaments, tandis que que les harceleurs s'en tirent tête haute et toute honte bue. Ecrit par : Jeremy | 04 octobre 2009

Vous connaissez des harceleurs qui se retrouvent sous médocs, Jérémy ? Et des harcelés qui s'en tirent la tête haute et sans séquelles ? :-)

Écrit par : nicolas | 04 octobre 2009

Francis, il y a "wikipedia", aussi, pour les mots complexes ! (Et pour les autres).
http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9rendipit%C3%A9

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009

Francis, remontez le fil, vous y trouverez des tartines de sérendipité... que mon correcteur ortho souligne en rouge, comme il se doit.

Écrit par : nicolas | 04 octobre 2009

Vous connaissez des harceleurs qui se retrouvent sous médocs, Jérémy ?
Ecrit par : nicolas | 04 octobre 2009

"Zébulon et ses bétabloquants", (nouveau nom de groupe de "metal" pour Manu.) ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009

Quand ce n'est pas le chef pédagogol sur la 2 c'est le second Bentolila sur la 1 sans préjudice de vérification sur les autres chaînes où l'on trouvera sans doute Walter et ce proviseur d'un des lycées de Créteil qui promeuvent cette superbe pédagogolerie de rétribuer la présence des élèves et qui la justifie en la comparant au salaire que nous recevons et qui nous motive !!! Sauve qui peut, on est cerné.

Écrit par : nicolas | 04 octobre 2009

votre sérendipité est un mot bien laid! Je n'aime pas les mollets. J'y mords...
Vous aussi vous n'aimez pas certains mots? Exemples?
;)

Écrit par : sisyphe | 04 octobre 2009

PEDAGOGIQUE : je ne peux plus ni le voir en peinture ni le sentir ni l'écrire ni l'ouïr.

Écrit par : nicolas | 04 octobre 2009

Robin,
nom de dieu de bordel de merde !
Comment tu peux te laisser fouler ainsi ?
Rentre-leur dans le lard à ces petits connards !
Pourquoi ?
Mais parce que tu as, tu le dis, des élèves qui valent d'être enseignés !
Ras le bol de se système à la con, seuls les profs peuvent quelque chose pour eux-mêmes et avant de baisser définitivement les bras, est-ce qu'une bonne claque dans la gueule .... une claque, non, ton poing !
T'imagines ? soixante balais et tu essuies les crachats comme une surfaceuse de surface !
Putain !
Soixante balais, t'as tant et tant de choses à faire, de projets à entreprendre, de rêves à réaliser !
Laisse-les dans leur merde, ces merdeux, tu te bats pour eux et eux, te craches sur les mains et sur le visage ....
Tire-toi de ce merdier, et sois fort sur tes exigences et ta retraite .... prends le temps d'oublier tout ça et rejoins les rangs des hommes et des femmes qui regardent tout ça de loin, transcendent et rigolent !
Comment, une pisseuse ou un merdeux peuvent_ils prendre tant d'un homme qui se dévoue pour leur avenir ?
S'ils ne comprennent pas, s'ils ne sont pas assez intelligents, assez matures, assez convaincus ..... envoie-les chier !
Prends ta retraite et passe à autre chose et te laisses plus jamais glavioter dessus ..... tu veux quand même mieux que ces gigolettes et ces petis branleurs !

Fonce, Robin que je ne connais pas, fonce dans le tas et soit certain que tu vaux mieux qu'un crachat ........

Te mets pas en maladie, c'est une forme de faiblesse !
Balance tes médoc dans les chiottes et lève la tête !

Courage, vieux crapaud !
Une fois qu'on est sorti de ces conneries, on se remt très vite et on aborde le monde avec un autre regard, une autre ambition, un autre avenir ..... il faut à tout prix éviter de se laisser bouffer !
Bouffe les !
Tiens, le diction de Morlaix (tu connais, mais je te le rappelle) :
S'ils te mordent ..... mords les !

Amitiés

Écrit par : Yfig et le petit bouton rouge | 04 octobre 2009

C'est un beau cas de harcèlement pour les recherches de Daniel Arnaud : c'est le harcelé qui se retrouve sous médicaments, tandis que que les harceleurs s'en tirent tête haute et toute honte bue. Ecrit par : Jeremy | 04 octobre 2009

Vous connaissez des harceleurs qui se retrouvent sous médocs, Jérémy ? Et des harcelés qui s'en tirent la tête haute et sans séquelles ? :-)

Ecrit par : nicolas | 04 octobre 2009

Non, justement, c'est vraiment le cas typique de harcèlement. Nos psychologues et nos experts de l'éducation se gardent bien de se pencher sur ce problème.

Écrit par : Jeremy | 04 octobre 2009

"Rentre-leur dans le lard à ces petits connards !"

C'est facile à dire, Yfig, mais à part une claque, il ne peut rien. Et une claque, ça a coûté 500 euros au dernier qui a essayé.

"Ce n'est pas une gifle, c'est une scène de violence", avait estimé dans son réquisitoire le procureur de la République d'Avesnes-sur-Helpe, Bernard Beffy. Reprochant au professeur son caractère "impulsif", il avait fait valoir que le collège "ne présentait pas de problèmes de discipline" et que l'enfant, absent à l'audience, n'était pas un élève difficile. José Laboureur avait raconté avoir plaqué au mur l'élève car il s'était "moqué" de lui en soupirant puis l'avait insulté. "J'ai réagi en père de famille. C'est comme si un fils insulte son père. Je n'avais jamais mis de claque avant. En 29 ans de carrière, je n'avais jamais non plus été insulté", avait-il expliqué.

Au cours de son audition, l'enseignant avait reconnu et regretté les faits. [...]

Sanction "plutôt clémente"

Un des avocats du prévenu, Me Jean-Marc Villesèche a estimé qu'il s'agissait d'un jugement "plutôt clément au regard du tour qu'avait pris ce dossier, même si nous ne sommes pas totalement satisfaits" du fait de la demande de relaxe. Son collègue Francis Lec a toutefois souligné dans un communiqué que l'autorité judiciaire venait de "manquer une occasion importante de rappeler solennellement son devoir de protection à l'égard des enseignants victimes des risques de leur métier, exercé dans des conditions de plus en plus difficiles".

[...] L'avocat de l'élève Me Emmanuel Riglaire a au contraire estimé que le jugement n'était "pas un message envoyé à tous les enseignants. C'est le message qu'on ne peut pas frapper des enfants impunément sans aucune raison".

Écrit par : Jeremy | 04 octobre 2009

Je suis de tout cœur avec vous, Robin !

Écrit par : mihailovich | 04 octobre 2009

Robin, tout le monde ici salue la qualité de vos interventions, la pertinence et la mesure de vos réflexions. Ne vous laissez pas salir par la connerie de ces élèves, et celle de leurs parents. Mettez-vous au vert quelque temps, allez respirer les odeurs d'automne en Bretagne, il y a de belles balades à faire près de la barre d'Etel, ou dans la ria de Morlaix, et en cette saison, c'est un vrai festival de lumière.
Avec mes amitiés.

Écrit par : chevreuil | 04 octobre 2009

L'avocat de l'élève Me Emmanuel Riglaire a au contraire estimé que le jugement n'était "pas un message envoyé à tous les enseignants. C'est le message qu'on ne peut pas frapper des enfants impunément sans aucune raison".

Ecrit par : Jeremy

Grotesque : il y avait une raison, et évidente, par surcroît.

Robin -> il y a un an et demi, j'ai claqué la porte pour six mois, je suis allé voir un psy et tout ça AVANT de craquer pour de vrai.
Il n'y a aucun scrupule à avoir envers un système qui vous abat au mépris des principes qu'il claironne.

Écrit par : Moot | 04 octobre 2009

Jeremy a raison. Je sais parfaitement ce que je risque et je préfère prendre du Tranxène (et m'arrêter avant qu'il ne soit trop tard) qu'un blâme et une garde à vue.

Merci à Yfig... J'aime bien comme vous dites les choses et je vous remercie de m'avoir bien lu car vous avez noté que j'ai aussi des élèves qui en valent la peine ; je les regretterai... Il y en a quelques uns qui sont de pures merveilles et qui souffrent de cette situation, qu'on empêche de travailler et de réussir. Comme dit l'autre "c'est Mozart qu'on assassine"). Merci aussi à mihailovich.

Écrit par : Robin | 04 octobre 2009

En passant, une pensée pour ceux à qui il reste au minimum 20 ans de carrière dans ces conditions...
"on" a oublié de nous dire, lorsque nous rentrâmes dans l'enseignement, que nous devions plus faire oeuvre de maton que d'enseignant. De longue, ça niffle.

"Il n'y a aucun scrupule à avoir envers un système qui vous abat au mépris des principes qu'il claironne."

J'ai compris cela il n'y a pas très longtemps. Avant c'était "JE m'absente, ILS ont gagné", maintenant...tout le monde s'en fout et au vu de ce que je gagne après 15 ans et des études laborieuses, je considère que prendre une semaine n'est que compensation (maigre) .

Écrit par : sisyphe | 04 octobre 2009

Robin -> il y a un an et demi, j'ai claqué la porte pour six mois, je suis allé voir un psy et tout ça AVANT de craquer pour de vrai.
Il n'y a aucun scrupule à avoir envers un système qui vous abat au mépris des principes qu'il claironne.
Ecrit par : Moot | 04 octobre 2009

Moot, ce n'est pas vous qui avez un cursus Normale Sup + agreg, et tout et tout dans des matières scientifiques ? o_O

Écrit par : Jeremy | 04 octobre 2009

On peut avoir un cursus Normale Sup +agreg et être tout de même laminé par le comportement des élèves et de l'administration !

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 octobre 2009

Jean ne prend ni Tamiflu, ni tranquillisants avant de commencer son cours...
Dommage ! "Jean Tranxène", ça sonnait bien !
Non, je déconne à plein tubes ! C'est dimanche. :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009
---
Cette bonne humeur me paraît être de bon augure !

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 04 octobre 2009

Francis, il y a "wikipedia", aussi, pour les mots complexes ! (Et pour les autres).
http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9rendipit%C3%A9

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009

Francis, remontez le fil, vous y trouverez des tartines de sérendipité... que mon correcteur ortho souligne en rouge, comme il se doit.

Ecrit par : nicolas | 04 octobre 2009
---
Je vous remercie tous les deux. J'irai voir Wikipedia.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 04 octobre 2009

On peut avoir un cursus Normale Sup +agreg et être tout de même laminé par le comportement des élèves et de l'administration !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 octobre 2009

Je m'en doute bien, mais ça en dit long sur le gâchis.

Écrit par : Jeremy | 04 octobre 2009

Merci à Yfig ! J'aurais aimé pouvoir dire aussi les choses comme ça. Hardi.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009

"Cette bonne humeur me paraît être de bon augure !"

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 04 octobre 2009

C'est un peu "la politesse du désespoir", comme disait l'autre... Sauf que je ne sais même pas si c'est drôle... :-(
Tellement facile de jouer la bonne humeur derrière un clavier...

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009

Merci à tous pour vos témoignages de soutien. Je vais effectivement prendre quelques jours de congé pour me reposer et pour réfléchir (je peux théoriquement m'arrêter fin janvier). Je ne pense pas avoir mérité ça (mais comme dit Camus dans La Chute "Que ne pense-t-on pas ?") parce que je me suis donné vraiment à fond pour eux depuis le début de l'année.

Ecrit par : Robin | 04 octobre 2009
---
Essayez de savoir quel sera le montant de votre retraite en partant fin janvier. Et à vous de voir si ce sera suffisant pour vivre correctement.
A la retraite on a moins de dépenses qu'en activité si l'on n'est pas trop exigeant.
J'aurais volontiers travaillé jusqu'à 61 ans pour avoir toutes les annuités requises pour avoir la pension à taux plein si les conditions de travail avaient, en 2000, été les mêmes qu'en 1970 quand j'ai commencé.
Mais vu le proviseur vicieux qu'il y avait dans mon lycée, j'ai pris mes cliques et mes claques à 60 ans.
N'hésitez pas à voir un psychiatre et à demander des arrêts de travail en attendant fin janvier. Je me fais une idée assez claire de la situation dans laquelle vous êtes.
Le cancre est roi, je vous l'ai dit. Il semble que ce soit de plus en plus vrai. Le laxisme et la démission de l'administration scolaire sont une honte, et le pouvoir politique ne vaut pas mieux. (Non que sous la gauche les choses aillent mieux.)
Les professeurs sont les victimes expiatoires de ce système scolaire clientéliste pourri, et cela suffit.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 04 octobre 2009

C'est un peu "la politesse du désespoir", comme disait l'autre... Sauf que je ne sais même pas si c'est drôle... :-(
Tellement facile de jouer la bonne humeur derrière un clavier...

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009
---
Je vois. Mais continuez de jouer la bonne humeur quand même. Restez vous-même, c'est comme cela qu'on vous aime ici. :)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 04 octobre 2009

On peut avoir un cursus Normale Sup +agreg et être tout de même laminé par le comportement des élèves et de l'administration !
Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 octobre 2009
Je m'en doute bien, mais ça en dit long sur le gâchis.
Ecrit par : Jeremy | 04 octobre 2009

Le cursus "Normale Sup + agreg", ça aide "normalement" à se sortir plus facilement du traquenard qu'est devenue l'EN, dans ses étages inférieurs, voire à ne pas même y mettre les pieds.

Écrit par : TotoWeininger | 04 octobre 2009

Non, je l'ignore. Ecrit par : Anne-Marie Valette

c dick cheney !!!!!!!!!

Ecrit par : pluskacé | 04 octobre 2009

Non, mais vous n'en êtes pas loin.

Écrit par : Jean | 04 octobre 2009

Non, je l'ignore. Ecrit par : Anne-Marie Valette

c dick cheney !!!!!!!!!

Ecrit par : pluskacé | 04 octobre 2009


Jean ne prend ni Tamiflu, ni tranquillisants avant de commencer son cours...
Dommage ! "Jean Tranxène", ça sonnait bien !
Non, je déconne à plein tubes ! C'est dimanche. :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009
---
Cette bonne humeur me paraît être de bon augure !

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 04 octobre 2009

Mais oui, vous avez raison, Francis Penin, appelez ça de la "bonne humeur" et trouvez ça drôle!
Moi, ce genre d'attaque aussi stupide qu'inattendue, ça ne me fait pas rire du tout. J'ai même sur la langue, voyez-vous, à l'intention de son auteur, un mot qui commence par s... . Il choisira.

Écrit par : Jean | 04 octobre 2009

Non, je l'ignore. Ecrit par : Anne-Marie Valette

c dick cheney !!!!!!!!!

Ecrit par : pluskacé | 04 octobre 2009

J'étais tellement écoeuré de la forme que prend la "bonne humeur" chez notre "formateur IUFM" castelroussin que j'en ai oublié de compléter ce post.

Donc voici: ce n'est pas Dick Cheney, mais vous n'en êtes pas loin.

Écrit par : Jean | 04 octobre 2009

Robin, vous ne méritez pas cela et votre récit m'a fortement ému.

Que dans notre République on en soit arrivé à une telle dérive et que des merdeux analphabètes, dans ce lieu laïc sacré qu'est une salle de classe, imposent leur loi, ne peut que révolter tout citoyen attaché à la transmission des savoirs.

J'ai l'impression que le pire de l'année précédente devient le toléré de l'année en cours.

A ce rythme, il ne faudra pas s'étonner de voir un jour, à défaut de professeurs, des vigiles dans des salles de cours transformées en garderie.

Mais que faire, oui que faire, pour soustraire les profs et les élèves des pattes des primates hurlants sans s'attirer les foudres des aveuglés de la compassion?

Écrit par : Merlemocoeur | 04 octobre 2009

Oh la vache !!!

J'étais tellement ému et sincère !!!
pardon pour toutes les fautes d'ortographe et de grammaire .... moi, quand je pousse un coup de gueule .... je deviens carrément vulgaire !

Robin, efface mes fautes et essaie de retenir le sentiment, profond et sincère !

Courage.

Écrit par : Yfig et le petit bouton rouge | 05 octobre 2009

Savez-vous qui est le principal actionnaire du labo qui l'a conçu? Bonne question!

Ecrit par : Jean | 04 octobre 2009

Jean, ce n'est pas le type de la guerre en Irak, là ? Le faucon ?

Ah oui, Donald Rumsfeld ?

Écrit par : Jeremy | 05 octobre 2009

Robin, mes pensées vont vers vous et vous avez toute ma sympathie. Je ne saurais dire aussi (ou)vertement qu'Yfig ce que ressens mais je partage ses sentiments. J'admire sincèrement le sang-froid des enseignants qui endurent ce calvaire quotidien, pris en tenaille entre des élèves qui les méprisent, des parents qui les agressent, et une hiérarchie inhumaine qui fait le jeu de ceux-ci et feint d'ignorer la situation. Sans parler de l'incurie du rectorat.

L'évocation de "Mords-les" me fait penser à une autre devise que vous pouvez faire vôtre: " Don't tread on me!". Benjamin Franklin offrit à l'Amérique insurgée cette adaptation du latin "nemo me impune lacesset" qui devint un cri de ralliement sur l'étendard jaune-or de sa révolte.

http://www.foundingfathers.info/stories/gadsden.html

L'arrêt de maladie est un pis-aller, une victoire pour ces misérables trous-du-cul, une démission pour la hiérarchie tout aussi abjecte qui les soutient, quant au Tranxène c'est une piètre rustine qui soulage mais ne guérit pas, au contraire. Et ceux qui n'ont rien fait, vos bons élèves, seront punis alors que les coupables s'en tireront, une fois de plus.

Poignez vilain il vous oindra, oignez vilain, il vous poindra.
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Parce que si la gauche a perdu, c'est parce que le petit Nicolas avait fait une bonne campagne, certes, mais aussi parce que l'autre patatasse était minable et nullissime, n'en déplaise à son fan-club de tarés qui commencent juste à réaliser à quel point elle est cruche -- et qui la lâchent vilainement, d'ailleurs.

Ecrit par : Françoise Guichard | 04 octobre 2009

Alors si les groupies de la cruchonne poitevine sont "tarés" que sont donc les ceusses qui pensent que Bayrou vaut bien un coup de cidre et ont pour lui les yeux de Chim¡nène?
Ils semblent oublier un peu facilement de quelle étoffe il est fait. La haine est mauvaise conseillère et celle qu'ils vouent à Sarkozy, sous prétexte qu'ils l'imaginent être de droite, (MDR) leur fait perdre le sens des réalités.
Plus dure sera la chute. Meirieu, ministre de l'éducation. Belle perspective en vérité dont il faudra s'expliquer devant ses enfants et petits-enfants...

Écrit par : Cadichon | 05 octobre 2009

Mais que faire, oui que faire, pour soustraire les profs et les élèves des pattes des primates hurlants sans s'attirer les foudres des aveuglés de la compassion?
Ecrit par : Merlemocoeur | 04 octobre 2009

Mais le processus, déjà largement entamé, est en cours, Merlemocoeur; il suffit de laisser faire tout en culpabilisant les profs qui ne savent pas tenir leur classe, de financer les perturbateurs pour qu'ils tentent de ne rien dégrader et de ne pas insulter leurs profs (la 1ère étape consistant à financer le retour des absentéistes en classe), afin que les derniers parents qui n'ont pas compris qu'il est urgentissime de retirer leurs enfants de l'école publique courent les inscrire dans le privé que l'on subventionnera de plus en plus jusqu'au démantèlement total de l'école. Entre dépression et suicide, les profs se feront soigner puis prendront une retraite anticipée donc incomplète ou iront faire des vacations à 3 euros 6 cents et vogue la galère républicaine !
Il me semblait que c'était clair, Merle...

Écrit par : nicolas | 05 octobre 2009

Francis, remontez le fil, vous y trouverez des tartines de sérendipité... que mon correcteur ortho souligne en rouge, comme il se doit.
Ecrit par : nicolas | 04 octobre 2009
---
Je vous remercie tous les deux. J'irai voir Wikipedia.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 04 octobre 2009

Non Francis, contentez-vous d'aller voir ce que signifie serendipity en anglais, car le sens que certains "-ologues" lui ont donné en français me semble en avoir fait un faux ami, confondant la cause et l'effet.
Un peu étonnée par ce que j'ai lu plus haut qui ne correspond pas au sens du mot anglais, je viens de découvrir que ce serait le mot le plus difficile à traduire. Pour un anglophone, il appartient pourtant au langage courant et signifie un heureux coup du hasard. Il ne s'attache pas seulement à une découverte mais aussi à une rencontre.

Voir le joli film éponyme, avec John Cusack
http://www.imdb.com/title/tt0240890/

C'est aussi le nom d'un des restaurants les plus typiques de Manhattan. Comme au Oyster Bar de Grand Central, on y rencontre des célébrités, mais ce n'est pas par hasard!
No serendipity at Serendipity 3.

http://www.serendipity3.com/history.htm

Écrit par : Cadichon | 05 octobre 2009

Il me semblait que c'était clair, Merle...

Ecrit par : nicolas | 05 octobre 2009

Pas à ce point , votre démonstration est implacable!

Mais qui aura le courage d'écrire le best-seller de la prochaine rentrée: "Merde aux merdeux et à ceux qui les encensent !"

Écrit par : Merlemocoeur | 05 octobre 2009

La haine est mauvaise conseillère et celle qu'ils vouent à Sarkozy, sous prétexte qu'ils l'imaginent être de droite, (MDR) leur fait perdre le sens des réalités.

Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.

Ca vous va comme cela dame Cadichon, j'ai bon ?

Écrit par : Merlemocoeur | 05 octobre 2009

"Moi, ce genre d'attaque aussi stupide qu'inattendue, ça ne me fait pas rire du tout. J'ai même sur la langue, voyez-vous, à l'intention de son auteur, un mot qui commence par s... . Il choisira."

Ecrit par : Jean | 04 octobre 2009

Une attaque ? Mais vous êtes fou ! Comment pouvez-vous prendre ça pour une attaque ? C'est juste un calembour ! Je n'ai aucune envie de vous attaquer ! Si vous avez vu prendre ce (mauvais) bon mot comme tel, je vous présente mes plus plates excuses ! Mais, quand même, je suis surpris !

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2009

Robin, je suis de tout cœur avec vous !
Comme le dis JP, ne vous prenez pas la tête pour eux, ça n'en vaut pas la peine.
Pour ma part votre témoignage me conforte dans ma décision, et je dois avouer que même si ma situation financière et professionnelle est hasardeuse, je ne regrette pas une seconde ma décision; je n'aurais jamais pu tenir aussi longtemps que vous.
Courage.

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 05 octobre 2009

Robin, je suis de coeur avec vous.
D'autant plus que ma fille, excédée, a giflé un petit caïd de 10 ans qui lui pourrit la vie : descendant un escalier derrière une maîtresse qui n'est pas la sienne, il faisait mine, dans son dos, de la gifler.
Dans une classe de 24 élèves, tous issus de l'immigration, (CM1), avec des enfants très intelligents et travailleurs, et quelques enfants très difficiles, elle serre la vis en début d'année, elle sait que si elle mollit, elle aura une vie infernale.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 octobre 2009

La haine est mauvaise conseillère et celle qu'ils vouent à Sarkozy, sous prétexte qu'ils l'imaginent être de droite, (MDR) leur fait perdre le sens des réalités.
Ecrit par : Cadichon | 05 octobre 2009

Mais je n'ai pas de haine pour N. Sarkozy, Cadichon ! J'éprouverais de la haine si je me sentais trahie ou déçue par lui, ce qui n'est pas le cas : il ne peut pas me décevoir ! Car, Sarko regnante, il se passe exactement, à l'école et ailleurs, ce que j'avais prévu (hélas) et c'est bien pour cela qu'il était hors de question que je votasse (et hop, comme dirait Achille Talon) pour lui au 2nd tour.
Cadichon, soyons raisonnables : si Sarkozy était "de gauche", quelle que soit cette gauche, même la gogoche germanopratine qui n'a de gauche que le nom, ça se saurait. Bien sûr qu'il est de droite, le Sarko, mais ce n'est pas ce que je lui reproche, enfin !
On est en démocratie : il a été élu démocratiquement sur un programme de droite avec une majorité confortable, il a le droit d'être de droite, il a le droit (sans jeu de mots) de faire une politique de droite , et j'ai le droit de ne pas être d'accord avec cette politique.
Néanmoins je ne voudrais pas pour autant, et là je partage votre inquiétude et votre indignation, que Meirieu et ses groupies se retrouvent au ministère en cas d'alternance.
D'où l'intérêt d'aller voir du côté d'un pôle de centre gauche, englobant le MODEM qui a sur l'éducation des positions plus correctes. Généralement parlant, on sait qui est F. Bayrou et d'où il vient, même s'il a bien évolué, certes. Mais que risque-t-on ? Que risque-t-on à réfléchir avec lui et à réactiver la boîte à idées ? Il ne s'agit pas de se jeter dans les bras de Bayrou et de se mettre à rêver sur ses propositions -- d'autant plus que, comme je l'ai écrit naguère, côté rêve, le Centre n'est pas très "sexy" -- mais de voir s'il y a de ce côté-là une alternative constructive et raisonnable à proposer. Le voilà, le sens des réalités...

Écrit par : Françoise Guichard | 05 octobre 2009

Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite.

Ca vous va comme cela dame Cadichon, j'ai bon ?

Ecrit par : Merlemocoeur | 05 octobre 2009

Vous êtes passée aux "Hare Krishna", Merle ?
;-)))))))

Écrit par : Françoise Guichard | 05 octobre 2009

Ne vous fatiguez pas les méninges de savoir si Sarko est de gauche ou de droite, il est de son propre côté sans aucun doute et c'est bien là où le bât blesse ...

Écrit par : iPidiblue ambidextre | 05 octobre 2009

Il faudrait juste éviter qu'il ne devienne le Sarkome de la France ...

Écrit par : iPidiblue métastase | 05 octobre 2009

"Moi, ce genre d'attaque aussi stupide qu'inattendue, ça ne me fait pas rire du tout. J'ai même sur la langue, voyez-vous, à l'intention de son auteur, un mot qui commence par s... . Il choisira."

Ecrit par : Jean | 04 octobre 2009

Une attaque ? Mais vous êtes fou ! Comment pouvez-vous prendre ça pour une attaque ? C'est juste un calembour ! Je n'ai aucune envie de vous attaquer ! Si vous avez vu prendre ce (mauvais) bon mot comme tel, je vous présente mes plus plates excuses ! Mais, quand même, je suis surpris !

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2009
---
Je vous estime tous deux, Christophe et Jean, et cette querelle entre vous deux me surprend.
C'est sans doute parce que vous êtes (relativement) jeunes (comparés à votre serviteur) que vous êtes facilement sur la défensive et prompts à la réplique incisive, et très probablement aussi parce que notre métier - que je ne pratique heureusement plus - vous met à cran. Si vous voulez bien me le permettre, je vous suggère de préciser clairement que vous plaisantez quand vous taquinez quelqu'un. Il faut éviter les malentendus.
Cela me navre de vous voir fâchés.
Bien cordialement à tous deux.
Si vous avez besoin de vous défouler, n'hésitez pas à le faire sur moi : mon calme olympien est inaltérable, immarcescible.
Il n'est pas absolument indispensable que vous le mettiez à l'épreuve pour vérifier avec des propos épouvantables pour vérifier que je ne me vante pas ! (Ça ne marcherait pas, de toute façon, car je comprendrais que vous me mettez à l'épreuve. Seulement, cela pourrait donner à d'autres personnes l'envie d'en faire autant...) ;-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 octobre 2009

Ô si c'est facile de la faire sortir de ses gonds, mettez-lui un é sur son Penin et vous verrez !

Écrit par : iPidiblue et son petit Pénin | 05 octobre 2009

Jean ne prend ni Tamiflu, ni tranquillisants avant de commencer son cours...
Dommage ! "Jean Tranxène", ça sonnait bien !
Non, je déconne à plein tubes ! C'est dimanche. :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2009

Non, non, vous avez raison, ce n'est pas une attaque, tout le monde en est témoin!
Je ne vous demandais rien. Qu'est-ce que vous avez à vous en prendre à moi?
Oser plaisanter sur un sujet pareil alors qu'un de nos collègues du blog vient de s'effondrer! Vous êtes écoeurant!

Écrit par : Jean | 05 octobre 2009

Mais oui, vous avez raison, Francis Penin, appelez ça de la "bonne humeur" et trouvez ça drôle!
Moi, ce genre d'attaque aussi stupide qu'inattendue, ça ne me fait pas rire du tout. J'ai même sur la langue, voyez-vous, à l'intention de son auteur, un mot qui commence par s... . Il choisira.

Ecrit par : Jean | 04 octobre 2009
---
Sans doute Christophe est-il allé trop loin avec vous. Comme il est convalescent (du moins, j'espère qu'il va mieux et continue d'aller mieux) et que sa maladie est sérieuse - ai-je cru comprendre -, je lui pardonnerais assez aisément cette plaisanterie de mauvais goût.
Mais il a déjà présenté ses excuses et j'espère que vous les accepterez de bonne grâce.
Et j'espère aussi qu'il sera plus circonspect à l'avenir avec vous.
Au plaisir de vous rencontrer soit en novembre 2009, soit en juin 2010. Quelqu'un qui nous connaît nous présentera si vous l'acceptez. J'espère que le léger ressentiment que je viens de faire naître en vous sera atténué s'il n'est pas oublié.
Bien cordialement.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 octobre 2009

Je vous estime tous deux, Christophe et Jean, et cette querelle entre vous deux me surprend.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 octobre 2009

Il n'y a aucune querelle. Simplement, sur deux sujets aussi dramatiques, il me semble de mauvais goût de plaisanter. Si en plus on met en cause un collègue, qui n'en demandait pas tant, c'est carrément insupportable.

Écrit par : Jean | 05 octobre 2009

À Jean.

Je ne lis malheureusement pas tous les messages. Je ne sais pas qui est ce collègue qui vient de s'effondrer, et, quelle que soit la raison de cet effondrement, je ne trouve pas cela risible.
Si Christophe visait ce collègue, il lui appartient de lui présenter ses excuses, certes.
Cela m'avait échappé. Je ne plaisante pas avec la maladie quelle que soit sa nature.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 octobre 2009

« Luc Chatel est un ministre hypermoderne, branché Internet, mais pas vraiment sur l’écrit. Sur le site du ministère de l’Education nationale, on peut voir 4 166 photos de lui en action, ou parfois de ses hôtes, ainsi que toutes ses visites sur le terrain, interviews radios, points presse, en ligne sur sa chaîne Dailymotion. Par contre, impossible d’obtenir ses discours écrits : ils ne sont plus distribués à la presse. »

http://www.liberation.fr/societe/0101594647-luc-chatel-le-choc-des-4-166-photos-l-absence-des-mots

Écrit par : P. Lariba | 05 octobre 2009

À Jean.

Je ne lis malheureusement pas tous les messages. Je ne sais pas qui est ce collègue qui vient de s'effondrer, et, quelle que soit la raison de cet effondrement, je ne trouve pas cela risible.
Si Christophe visait ce collègue, il lui appartient de lui présenter ses excuses, certes.
Cela m'avait échappé. Je ne plaisante pas avec la maladie quelle que soit sa nature.

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 octobre 2009

Vous êtes sérieux?
Il n'est question depuis trois jours que de la situation dramatique de Robin. Vous ne vous en étiez pas aperçu? Pas possible!

Écrit par : Jean | 05 octobre 2009

En cas de grippe, remplacer les profs par des comédiens c'est déjà fait pour le CNED !

Extrait de video où vous devez voir à la fin la comédienne qui "fait" la prof de français...

http://www.dailymotion.com/video/xa4s1q_grippe-a-extraits-des-cours-du-cnd_news

Écrit par : P. Lariba | 05 octobre 2009

Adjani ?

Écrit par : iPidiblue jour sans jupe | 05 octobre 2009

Hého, Jean, on se calme ! J'ai précisé, dans le message que vous incriminez: "je déconne à pleins tubes; c'est dimanche", avec un smiley qui suit ! Et j'avais envoyé deux messages consécutifs de soutien à Robin !
Là, c'est vous qui "déconnez", sauf votre respect.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2009

Titre du Figaro :

"Les brigades de sécurité scolaire entrent en action"

Ouaf ! ouaf ! le niveau n'arrête pas de monter dans l'EN !

Je me demande pourquoi on embauche des maîtres alors que des maîtres-chiens suffiraient !

Écrit par : iPidiblue maître-chien | 05 octobre 2009

Robin, quel gâchis pour vous et d'autres que ces morveux ne méritent pas. Recevez toute la sympathie d'une collègue qui fait sa dernière année tranquillement mais dont la filleule, toute jeune, galère en banlieue nord et en musique!!
Un article du figaro.fr d'aujourd'hui (désolée, je ne sais pas faire le lien) annonce qu'on en est à la création de brigades de protection musclée. Au vu de l'article, ça n'a pas l'air si mal mais il y a des lycées qui ont vertueusement refusé: pas de flics chez nous (quelques profs insultés et frappés, on n'en meurt pas, non?)
Pourtant je crois bien qu'il faut punir, isoler les malfaisants et surtout protéger les profs.
Courage, Robin.

Écrit par : Cunégonde | 05 octobre 2009

Un article du figaro.fr d'aujourd'hui (désolée, je ne sais pas faire le lien) annonce qu'on en est à la création de brigades de protection musclée

Ecrit par : Cunégonde | 05 octobre 2009

Voici le lien

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/10/03/01016-20091003ARTFIG00692-lancement-des-brigades-de-securite-scolaire-.php

P.- S.
Si on avait commencé par rétablir un réglement intérieur féroce, des conseils de discipline systématiques, des punitions sévères et des exclusions définitives de l'établissement, plutôt que de se montrer angélique sur le mode "les pauvres, faut les comprendre gnagnagnagnagna", on ne serait pas réduit à faire intervenir la police -- ce qui sera, souvent, la pire des solutions face à des gamins qui n'ont déjà que trop tendance à se prendre pour des caïds.

Écrit par : Françoise Guichard | 05 octobre 2009

Si vous voulez en savoir plus sur la sérendipité.


http://knol.google.com/k/lyonel-baum/la-s%C3%A9rendipit%C3%A9/2k8pqpdqx6p8k/74#De_Serendipity_(C3)(A0)_s(C3)(A9)rendipit(C3)(A9)

Je trouve cet article très joli :

De Serendipity à sérendipité

«Il est certains mots étrangers qui s'imposent à notre mémoire par leur seule vêture sonore, mais dont la signification continue de nous rester opaque, soit que nous ne parvenions pas à la fixer en nous, soit que nous n'entreprenions rien pour la rechercher.
Ainsi en fut-il longtemps pour moi du mot anglais serendipity qui sonnait comme un composé bizarre de sérénité et de compassion.
Des années durant, je conservai serendipity dans ma tête, me refusant d'en aller consulter le sens dans le dictionnaire, sans doute par crainte d'être déçu par une définition qui, en un brusque retour au principe de réalité, ruinerait tout le charme des syllabes étrangères.
Mais il y a peu de temps, retrouvant ce mot dans un texte et ne pouvant parvenir à en deviner le sens, malgré le contexte et peut-être à cause d'un obscurcissement de l'esprit dû à ce charme même, j'ai dû me résoudre à recourir au dictionnaire.

Quelle n'a pas été alors ma surprise de découvrir qu'il n'existe pas de terme français correspondant à serendipity et qu'il convient de le rendre selon le contexte par au moins deux périphrases : « découverte heureuse ou inattendue »; « don de faire des trouvailles ».
Ce mot désigne donc aussi bien l'objet trouvé si cher aux surréalistes, que la faculté, par eux développée au plus haut point, de découvrir ces objets. Et la révélation de cette double signification sonna en moi comme une trouvaille qui en redoubla le charme phonétique et, déjouant mes craintes, échoua à l'effacer.»
[Joël Gayraud , La peau de l'ombre ]

Ce texte m'amuse, car j'avais retenu le mot "serendipity" en mémoire, après avoir suivi des cours d'anglais il y a quelques années, et je n'avais compris, ni cherché, ce que cela voulait dire.
Cela m'évoque ces mots que les enfants aiment prononcer, comme Colette le mot "presbytère", ou une de mes petites-filles "orphelinat".

Écrit par : Anne-Marie Valette | 05 octobre 2009

@ Christophe et Jean

Jean, Christophe est lui-même mal en point, comme il l'a expliqué voici peu sur le blog.
Sa (mauvaise, certes) blague sur le tranxène est aussi un private joke : "Je me les sers moi-même avec assez de verve / mais je ne permets pas qu'un autre me les serve".
Alors, les garçons, serrez-vous la main et restez-en là.
Il y a tellement de choses terribles qui se passent près de nous...

Écrit par : Françoise Guichard | 05 octobre 2009

Je n'en veux absolument pas à Christophe pour son innocente plaisanterie sur le Xanax. Je me sens atteint par ce qui m'est arrivé vendredi, mais rassurez-vous, il me reste encore un peu de sens de l'humour. D'autant que le médecin que je viens de voir m'a dit que je pouvais sans inconvénient doubler les doses en cas de besoin ! ;-))

Écrit par : Robin | 05 octobre 2009

Lorsque je lis le désespoir d'un enseignant comme Robin (à qui je présente en tant que parent toutes mes excuses et mon profond respect et à qui je souhaite beaucoup de courage, n'étant pas certain moi-même de pouvoir avoir le sien) abandonné par les autres adultes de l'administration (une administration peut-elle ne pas être de Vichy?) et ...ses propres collègues enseignants, lorsque je vois à quel point ceci détruit un homme et que personne ne s'indigne (la médicalisation n'est pas une indignation! Bien que ce soit ici la seule solution), lorsque je vois la banalisation de la prise du pouvoir par la bêtise de jeunes animaux, lorsque je pense qu'avant il y avait les colonies, les Batd'af, Cayenne, (et pour ceux qui pensent pas conventions ou par réflexes conditionnés, je n'ai pas dit que c'était un beau temps) pour régler ce genre de problèmes, alors je me pose des questions :
Comment appelle t-on une société dans laquelle ce sont les enfants qui commandent ? Vers quoi se dirige t-elle? Ne sommes-nous pas dans la période qui précède cette grande purge.
Toutefois ne nous laissons pas submerger par la peur, il y aurait des aspects positifs dans un conflit évidemment, et outre que ceci pourrait régler le problème de la dette, il est possible que cela emporte les Meirieux Mais là bien sur c'est une réflexion irrationnelle...Comme pour les vaccins.

D'autre part pourquoi toujours ce politiquement correct dans l'expression, bien sur parmi tous ces adolescents certains en valent la peine, et je comprends aussi le désespoir et le besoin de légitimer son rôle de professeur en valorisant la mission, mais il ne faut pas toujours tout mélanger, et ici c'est presque le syndrome de Stockholm.
Le social c'est le social, l'enseignement c'est l'enseignement. C'est en rendant les choses confuses que l'on permet justement aux connards de prospérer. Ils devraient être à Biribi et pas au lycée et que l'on cesse de parler de la crise et autres alibis. C'est tellement facile de culpabiliser les enseignants, soi-disant tellement privilégiés, mais qui ne voit pas le piège que la plèbe (pas populus) tend aux élites? Tous en bas, tous dans la boue et pas d'effort surtout, et vous serez bien aimables en plus de payer le RMI sur vos impôts pour que ceux qui vous emmerdent puissent être payés pour n'avoir rien appris! Sinon fais gaffe ta gueule à la récré?
On confond les concours de recrutement. Si ceux de l'EFDUCNAT se substituent à ceux la Pénitentiaire ou à ceux de la Police alors il y a dol dans les contrats et les vaches seront mal gardées.
Mais pourquoi ne pas débattre du fond et non de "plus de profs", "plus de moyens", "plus...", plus de connards en liberté sur mes impôts pour emmerder plus de Robin? Laissez donc les parents défendre seuls Loukoum et Sucrerie, futurs délinquants ou chômeurs illettrés.
Peut-être s'interrogeront-ils alors sur ce qu'est l'École alors qu'aujourd'hui ils ont des avis sur tout puisque eux-mêmes ne savent pas grand chose. Peut-être alors s'intéresseront-ils à la POLITIQUE.
Bon courage et surtout, surtout, résistons.

Écrit par : JEANPASSE | 05 octobre 2009

.. Ou le "Tranxène" (?) ("Alprazolam" que ça s'appelle le générique)

Écrit par : Robin | 05 octobre 2009

Si on avait commencé par rétablir un réglement intérieur féroce, des conseils de discipline systématiques, des punitions sévères et des exclusions définitives de l'établissement, plutôt que de se montrer angélique sur le mode "les pauvres, faut les comprendre gnagnagnagnagna", on ne serait pas réduit à faire intervenir la police -- ce qui sera, souvent, la pire des solutions face à des gamins qui n'ont déjà que trop tendance à se prendre pour des caïds.
Ecrit par : Françoise Guichard | 05 octobre 2009

Ouais...Si on avait organisé un enseignement avec des contenus sérieux, en maternelle, au primaire et après peut-être que nous n'en serions pas arrivés à ce degré de décomposition.
À bord du Titanic, c'est pas la mise à pied d'un soutier cleptomane et schnoufé qui aurait changé grand chose.

Écrit par : guy morel | 05 octobre 2009

Sur Arte "Justice à Vegas" c'est intéressant le modèle américain ! Il paraît qu'on appelle notre président Sarko l'américain ... on peut voir chez Maître Eolas son compte-rendu !

Écrit par : iPidiblue maître-chien | 05 octobre 2009

Hého, Jean, on se calme ! J'ai précisé, dans le message que vous incriminez: "je déconne à pleins tubes; c'est dimanche", avec un smiley qui suit ! Et j'avais envoyé deux messages consécutifs de soutien à Robin !
Là, c'est vous qui "déconnez", sauf votre respect.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2009

Ce n'est pas Robin qui était visé par votre "plaisanterie", vous le savez très bien. "Jean Tranxène"... Non, mais attendez, vous perdez la tête!
Je n'aime pas trop, voyez-vous, qu'on "déconne à plein tubes" sur des sujets dramatiques.
"Déconnez" tant que vous voulez sur le Tamiflu et le Tranxène si vous trouvez qu'il y a de quoi se marrer, mais laissez-moi, je vous prie, en dehors de votre "déconnade".
Et au lieu de hausser le ton, vous auriez meilleure grâce à faire profil bas...

Écrit par : Jean | 05 octobre 2009

Pour ceux qui seraient intéressés, un article sur "Un coeur intelligent", sur le site d'Encres vagabondes.

WWW.encres-vagabondes.com

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 octobre 2009

Si nous suivons le modèle américain alors nous n'en sommes qu'au début de la dérive scolaire.
On assistera dans peu de temps à des massacres à la tronçonneuse dans les collèges et lycées de France.
Le cher Robin heureusement pour lui sera sorti d'affaires.

Écrit par : iPidiblue plea bargain | 05 octobre 2009

Courage, Robin, n'hésitez pas à prendre un long congé, pensez à vous et aux vôtres.
Et puis, vu la pénurie de remplaçants, vos élèves resteront sans professeur, et là, ils pourront parler d'année gâchée!
Je n'aurais pour ma part pas nettoyé les crachats, je crois que j'aurais fait valoir un légitime droit de retrait, et exploité à fond la carte "danger de transmettre la grippe A"!

Écrit par : retraitée | 05 octobre 2009

Deux bonnes raisons de partir vite!
EDUCATION NATIONALE
Réforme du lycée : "je ne me déroberai pas" prévient Sarkozy
NOUVELOBS.COM | 05.10.2009 | 14:26
"D'ici à la fin de l'année, j'annoncerai la réforme des lycées", prévient Nicolas Sarkozy. Face aux protestations lycéennes, la réforme avait été reportée d'un an fin 2008.

Des lycéens manifestent à Paris en janvier 2009 contre la réforme de Xavier Darcos (sipa)
On connaîtra le sort réservé au lycée "d'ici à la fin de l'année". C'est ce qu'a déclaré Nicolas Sarkozy lundi 5 octobre. "Je ne me déroberai pas", a-t-il lancé devant des patrons de petites et moyennes entreprises (PME) à Paris. "D'ici à la fin de l'année, j'annoncerai la réforme des lycées parce qu'il est absolument capital que nous ayons les meilleurs lycées d'Europe comme nous devons avoir les meilleures universités d'Europe", a-t-il poursuivi.

Une réforme fortement contestée

Fin août, déjà, le ministre actuel de l'Education Luc Chatel, avait prévenu que "courant septembre, nous aurons construit l'architecture (du) nouveau lycée, qui entrera comme prévu en vigueur à la rentrée 2010".
Face aux protestations lycéennes, la réforme des lycées, qui devait originellement être mis en place à la rentrée 2009, avait été reportée d'un an, le 15 décembre 2008, par le ministre de l'Education de l'époque Xavier Darcos.

Même sort réservé aux retraites

"Je ne me déroberai pas l'année prochaine sur la question des retraites", a également lancé sur le même ton Nicolas Sarkozy. "Si nous voulons préserver notre système social qui fonctionne depuis 1945, il faudra s'adapter au défi démographique. J'ouvrirai ce chantier en 2010 en concertation étroite avec les partenaires sociaux, toutes les solutions seront examinées sans tabou", a-t-il assuré.

Écrit par : retraitée | 05 octobre 2009

Retraitée, vous êtes mal !
Et nous donc !
JPB

Écrit par : brighelli | 05 octobre 2009

Robin,

Je suis forcément touchée par ce que vous dites étant donné que j'ai connu ce genre d'établissement. Si près de la retraite, n'y allez plus. C'est clair et net.
Un collègue, prof de sport, s'est fait attaqué par une nymphette d'élève et sa mère, l'an dernier de manière totalement monstrueuse. Il prenait sa retraite à la fin de l'année. Il a laissé tomber après avoir menacé de se suicider. Nous avons retrouvé ce collègue en fin d'année, amer certes de partir sur cette sale histoire mensongère ( l'élève a avoué après avoir menti; bien sûr, on ne lui a rien dit) mais bien remis et ayant déjà bien compris avec le recul et le repos que la vie était ailleurs.
Avec tous vos beaux centres d'intérêts et votre belle envie d'écrire, ne vous trompez pas de voie.
Quant aux quelques élèves qui vous écoutaient, eh bien tant pis. Il n'y a aucune raison de se laisser massacrer. Ces élèves trouveront d'autres collègues à écouter... Il faut du cynisme dans ce métier tel qu'il est devenu quand on est dans des classes pourries. J'en vois de toutes les couleurs avec une classe de seconde à options technologiques, depuis le début de l'année. C'est la guerre à chaque cours.Il faut les mater, ni plus ni moins. Il y a des jours où on se prendrait à regretter l'époque du fouet et des grandes règles, tellement ils sont infects et mal élevés. Grand mépris pour les parents de ces monstres-là!!!
Bon courage et partez vite, vite....Ceux qui vous disent de rester ne savent pas de quoi ils parlent. Fuyez, Robin!

Écrit par : Sanseverina | 05 octobre 2009

Vous êtes sérieux?
Il n'est question depuis trois jours que de la situation dramatique de Robin. Vous ne vous en étiez pas aperçu? Pas possible!

Ecrit par : Jean | 05 octobre 2009
---
Oui, je sais que Robin va mal, mais j'espère qu'il va en vitesse obtenir un arrêt de travail et aller mieux rapidement.
Ce qui serait épouvantable pour lui, c'est de continuer à aller au travail. Il ne doit pas retrourner au travail dans cet état.
Je lui ai souhaité de se rétablir mais, comme je l'ai souhaité à Christophe aussi, je crains de n'avoir plus pensé à Robin quand j'ai tenté une médiation entre Christophe et vous.
Je suis dans un état de fatigue extrême bien que je sois retraité et que tout aille bien dans mon ménage !
Je crois que je ne serais pas en état de travailler si j'étais encore en activité. Je suis extrêmement distrait en ce moment, en raison de cette fatigue. Cela dure depuis plusieurs mois, mais j'ai la possibilité de me reposer à tout moment y compris si je roule sur l'autoroute, en m'arrêtant à la première aire de repos qui se présente.
Je vais en parler à mon médecin. Je n'ai pas mal. Mais quand la fatigue devient extrême je suis obligé de m'allonger un moment car j'ai l'impression que je vais m'évanouir si je résiste, et cela passe.
La plaisanterie de Chritophe tombe tout à fait mal, bien sûr.
Mais il ne pensait pas à se moquer de Robin. Je ne lui ferais pas un pareil procès d'intention.
Je souhaite que nous nous réconciliions tous rapidement.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 octobre 2009

@ Robin :
Comme les autres, je vous souhaite de tenir le coup et de prendre votre courage à deux mains...pour foutre le camp !
Vous êtes à trois fois rien de la retraite, je sais bien qu'elle ne sera pas mirifique, mais n'oubliez pas que vous avez à présent le droit de la cumuler avec une autre activité rémunérée. je suis sûr que vous avez suffisamment de cordes à votre arc pour vous débrouiller. Écrivez, faites du journalisme, donnez des cours particuliers.
Prenez un long congé pour vous organiser, et laissez-les dans leur fange.

Avouez que vous regrettez l'époque des Collets Rouges... ;o)

Écrit par : yann | 05 octobre 2009

Alors, les garçons, serrez-vous la main et restez-en là.
Il y a tellement de choses terribles qui se passent près de nous... Ecrit par : Françoise Guichard | 05 octobre 2009

Absolument d'accord avec cet encouragement de bon sens.

Par ailleurs, j'entendais à midi aux "infos" de je ne sais plus quelle (même) chaîne, un magistrat défendre un sauvageon en prétendant qu'il ne fallait pas être trop sévère dans la sanction puisqu'il vivait des choses difficiles...
Ce qui fait que, sans vouloir rajouter une louche à ce que je disais supra, et sans vouloir généraliser bien sûr, nous avons aussi la magistrature contre nous. Ca fait beaucoup, beaucoup trop pour ne pas craquer, non ?

Écrit par : nicolas | 05 octobre 2009

Jean, Christophe est lui-même mal en point, comme il l'a expliqué voici peu sur le blog.
"Sa (mauvaise, certes) blague sur le tranxène est aussi un private joke : "Je me les sers moi-même avec assez de verve / mais je ne permets pas qu'un autre me les serve".
Alors, les garçons, serrez-vous la main et restez-en là.
Il y a tellement de choses terribles qui se passent près de nous..."

Ecrit par : Françoise Guichard | 05 octobre 2009

Françoise a parfaitement compris; après tout, "l'homme de scène", c'est moi ! ;-)
Mais, d'une certaine manière, c'est vous aussi, non, Jean ? Vous avez bien dit que vous "faisiez le show", en tant que professeur?
Heureusement que Robin a plus d'humour que vous ! Vous m'étonnez, quand même, par moments !
Mais, Françoise, je crois que même en pleine forme, je n'aurais pu m'empêcher de passer à côté de ce calembour. Dommage que Jean l'ai pris pour lui.
Je lui serre la main sans problème. Mais je me suis déjà excusé, un peu plus haut.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2009

"La plaisanterie de Christophe tombe tout à fait mal, bien sûr.
Mais il ne pensait pas à se moquer de Robin."

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 octobre 2009

C'est une évidence, Francis !

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2009

Pour nous changer un peu de la vaccination contre la grippe A :
DROGUE
Un vaccin anti-cocaïne prometteur
NOUVELOBS.COM | 05.10.2009 | 15:20
38% des cocaïnomanes vaccinés au cours de l'essai clinique ont produit un niveau suffisant d'anticorps pour bloquer les effets de la drogue.

Des chercheurs américains ontmené un essai clinique sur un nouveau vaccin anti-cocaïne qui s'est révélé prometteur pour permettre de traiter la dépendance à cette drogue. (Sipa)
Des chercheurs américains ont annoncé lundi 5 octobre avoir mené un essai clinique sur un nouveau vaccin anti-cocaïne qui s'est révélé prometteur pour permettre de traiter la dépendance à cette drogue qui affecte 1,6 million de personnes rien qu'aux Etats-Unis.
Les scientifiques affirment que leur vaccin réduit la prise de drogue en augmentant le niveau des anticorps contre la cocaïne, ce qui rend le produit inactif avant qu'il n'atteigne le cerveau et produise ses effets euphorisants.
Au cours de l'essai clinique de six mois mené par ces chercheurs de l'école de médecine de l'Université de Yale et du Baylor College of Medicine, 38% des cocaïnomanes vaccinés ont produit un niveau suffisant d'anticorps pour bloquer les effets de la drogue.
Les effets n'ont toutefois pas persisté plus de deux mois.

Certains ont cessé toute prise

"Un traitement optimal nécessiterait sans doute des vaccinations répétées pour maintenir un niveau d'anticorps adéquat", écrivent les auteurs de l'étude publiée dans l'édition d'octobre des Archives of General Psychiatry.
Le principal auteur de l'étude, Thomas Kosten, travaille à l'élaboration d'un vaccin contre la cocaïne depuis 15 ans.
"Il y a quinze ans, tout le monde disait qu'il était impossible de produire des anticorps contre de petites molécules comme celle-ci", a-t-il dit lors d'un entretien par téléphone.
L'essai clinique a porté sur 115 personnes dépendantes à la cocaïne, dont 58 ont été vaccinées et 57 traitées avec un placebo.
38% des personnes vaccinées ont produit assez d'anticorps pour ne plus ressentir les effets de la drogue. Dans ce groupe, la consommation de cocaïne a plongé, certains cessant même toute prise, selon l'étude.
Les Etats-Unis sont le premier marché du monde pour la cocaïne et le trafic en provenance du Mexique a provoqué une explosion de violence dans ce pays.

(Nouvelobs.com avec AFP)

Écrit par : retraitée | 05 octobre 2009

Dommage que Jean l'ai pris pour lui.
Je lui serre la main sans problème. Mais je me suis déjà excusé, un peu plus haut.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2009

Quand vous écrivez "Jean Tranxène", ce n'est pas de Robin que vous vous fichez, c'est évident et tout le monde l'avait compris, vous me mêlez à un jeu de mot assez déplaisant et qui fait peut-être rire Francis Penin, mais pas moi.
Je le redis, le Tamiflu et le Tranxène, par l'arrière-plan tout à fait dramatique de souffrances qu'ils provoquent pour le premier, qu'ils essaient d'atténuer pour le second, ne me paraissent pas être un bon sujet de poilade.
Mais bref...

Au fait, Françoise, ma question?

J'en profite pour m'étonner de la merveilleuse incohérence du gouvernement: d'après la circulaire aux préfets du 21 août, la campagne massive de vaccination devait commencer le 28 septembre; la semaine dernière, François Fillon annonce ce début pour le 15 octobre, et même pour le 9 puisque "des vaccins sont arrivés". Hier soir, Mme Bachelot (qui a été déléguée médicale, mais l'occulte dans son CV) fait savoir que la campagne commencera à la fin du mois.
Ainsi donc, la terrificque "pandémie grippale" qu'on nous annonçait comme "progressant inexorablement" et devant faire les hécatombes du siècle aurait subitement perdu son caractère d'urgence sanitaire avec lequel on nous bassinait depuis des mois, aurait même peut-être disparu puisque la vaccination est reportée tranquillement à la fin du mois.
Peut-être même qu'il n'y aura plus de vaccination du tout!
Il est vrai qu'après la diffusion à travers toute la planète, via le net, des appels de Jean-Jacques Crèvecoeur, de Christian Cotten, de Jane Burgermeister, plus personne n'a envie de se faire vacciner contre la grippe A! Zut, c'est raté!

Écrit par : Jean | 05 octobre 2009

« Voir le joli film éponyme »
Cadichon | 05 octobre 2009

Faut-il une fois de plus rappeler que le mot « éponyme », aujourd'hui utilisé à tort et à travers pour tout et n'importe quoi, signifie « qui donne son nom à » ?
En l'occurrence, ici, c'est le mot — lui aussi branchouille — "serendipity" qui a donné son nom au film de Chelsom et non l'inverse.

Écrit par : Tailleboudin | 05 octobre 2009

Avouez que vous regrettez l'époque des Collets Rouges... ;o)

Ecrit par : yann | 05 octobre 2009

J'avoue, avec la "Grandeur et la servitude militaire" ... Mais "seul le silence est grand !" ;-))

PS (et pas FN) : n'est pas ce qui s'appelle "en voir de toutes les couleurs ?")

Écrit par : Robin | 05 octobre 2009

Ils sont réalistes, ces élèves!


«La classe va finir l'année avec dix euros»
REPORTAGE
Au lycée Alfred Costes de Bobigny, on expérimente depuis aujourd'hui la «cagnotte» pour lutter contre l'absentéisme. Qu'en pensent les élèves? Réactions.
6 réactions
CORDÉLIA BONAL







Pause midi au lycée Alfred Costes de Bobigny. La 1ere année de Bac pro électrotechnique sort, en casquettes-capuches sous la pluie battante. Ce matin, ils étaient «15 sur 26», a compté Okan, 18 ans. «C'est tout le temps comme ça le matin.» Pour tenter d'en finir avec ces classes à moitié vides, le lycée expérimente, à partir de cette semaine, le projet «incitation collective».

Comprendre une cagnotte attribuée à la classe dans son ensemble, alimentée ou réduite tout au long de l'année selon le comportement des élèves (présence, respect, travail....). 2000 euros au départ, jusqu'à 800 euros par mois ensuite, et un plafond de 10.000 euros à l'arrivée. L'argent récolté financera le passage du code de la route pour chacun.

Le proviseur, qui a déjà instauré des sorties sur circuit automobile pour motiver ses élèves, veut y croire: «Ce sont des gamins qui, souvent orientés par défaut, n'ont pas envie d'être là. On ne peut pas les forcer, alors on va tenter ce projet. Je ne vois pas ce qu'il y a de choquant là-dedans: quand on promet un voyage scolaire à une classe si elle se comporte bien, c'est exactement la même chose.» Et de rappeler aussi que l'argent existe déjà à l'école, via l'apprentissage.

«Déjà pas de quoi payer des tables»
A Alfred Costes, deux classes sur 26 sont concernées, les plus désertées: électrotechnique et production imprimée. Les intéressés n'ont pas l'air franchement convaincu. «Personne n'y croit, balaie Ludovic, 18 ans, en électrotechnique. Vu comme c'est le bordel, la classe finira l'année avec 10 euros. On peut pas forcer les gens à se lever le matin.» «Ça va marcher un mois, et puis les vieilles habitudes vont reprendre le dessus», prédit aussi Francesco, 20 ans, en production imprimée. Sans compter que, s'inquiète Ludovic, «on nous met une carotte sous le nez mais qui nous dit qu'à la fin on verra l'argent? Ils ont déjà pas de quoi payer des tables!»

Dans le hall, un petit groupe grince un peu des dents. En terminale communication graphique, la classe «qui marche le mieux», ils digèrent mal cette affaire de cagnotte. «Nous on bosse, on vient. On mérite mieux que ceux qui foutent la merde non? C'est vrai quoi, nous aussi on a besoin de passer le permis», lâche Charles, 21 ans. «Soit on le fait pour tout le monde, soit pour personne.»

«J'aurais été super riche»
Sort un groupe d'enseignants, qui travaillent dans une structure pour «décrocheurs». Ce qu'ils pensent de la cagnotte? Soupirs. «C'est un peu naïf», se lance Jean-Baptiste. «Ça ne pourra marcher qu'un temps.» D'abord «choquée», sa collègue Arianne dit «comprendre qu'en Seine-Saint-Denis, où les jeunes peuvent se faire beaucoup d'argent en dehors de l'école, par le trafic, on ait pensé à attirer les élèves par l'argent. Mais ça ne remplacera pas un travail de fond».

Sceptiques sur l'efficacité de la mesure, les élèves ne s'encombrent pas d'états d'âme s'agissant du mélange école-argent. A tout prendre, ils auraient même préféré une cagnotte individuelle. «Pour que les branleurs ne pénalisent pas les autres.» «Moi je viens en cours, à la fin de l'année j'aurai été super riche», s'enflamme Ludovic. Une chose pourtant le chiffonne: son permis, il l'a déjà. Son copain Okan aussi, mais lui a déjà négocié son coup. Si cagnotte il y a, il passera le permis moto.

Écrit par : retraitée | 05 octobre 2009

PS (et pas FN) : n'est pas ce qui s'appelle "en voir de toutes les couleurs ?")

Ecrit par : Robin | 05 octobre 2009

n'est-ce pas (c'est plus complet !)

Écrit par : Robin | 05 octobre 2009

Sans vouloir alimenter la paranoïa, je signale que mon médecin traitant, qui est, je crois, une femme raisonnable, m'a conseillé ce matin, alors qu'elle me vaccinait contre la grippe saisonnière, d'"attendre" avant de me faire vacciner contre la grippe A, le produit n'ayant pas été assez testé.

J'en profite pour remettre le lien vers l'article sur Finkielkraut; j'avais oublié de préciser que j'en étais l'auteur.o))
www.encres-vagabondes.com

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 octobre 2009

En revanche, en repensant à votre histoire, Robin, je me dis qu'il est aberrant que vous ayez fait le ménage! Je n'avais pas vu cela au début, ayant lu trop vite. Cela m'a fait un choc réel!
Quand des élèves ont fait ce genre de choses, ou on les oblige à avoir cours dans ce qu'ils ont fait, ou ils nettoient, ou on va faire cours dans une autre salle... En toute gentillesse, je me permets de vous le dire, il ne faudrait pas que la plupart des profs réagissent comme vous car on finirait avec le seau et la serpillière rapidement!
Et puis enfin, vous êtes syndiqué, non? Il faut se défendre. Aucun membre de l'administration ne peut obliger un prof à nettoyer une salle, et on peut refuser de faire cours dans des conditions exceptionnelles. Votre représentant syndical vous le dira. Bref, tout cela est sans importance si vous n'y retournez pas et je vous souhaite un bon repos.

Écrit par : Sanseverina | 05 octobre 2009

Sans vouloir alimenter la paranoïa, je signale que mon médecin traitant, qui est, je crois, une femme raisonnable, m'a conseillé ce matin, alors qu'elle me vaccinait contre la grippe saisonnière, d'"attendre" avant de me faire vacciner contre la grippe A, le produit n'ayant pas été assez testé.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 octobre 2009

Il n'y a aucune "paranoia", Sylvie Huguet!
Même si vous laissez de côté la "thèse du complot", selon laquelle le vaccin serait utilisé comme arme bactériologique par un cartel de criminels, rien, absolument rien ne tient debout dans cette affaire de grippe A! Il n'y a eu d'"épidémie" nulle part dans le monde, il y a eu très peu de décès (350)par rapport à la grippe saisonnière normale (500 000 ) et encore, on n'a pas vérifié s'ils étaient dus au virus H1N1, il n'y a pratiquement plus de cas en France. La parano est plutôt du côté de ceux qui veulent continuer à affoler le peuple avec une vraie fausse "pandémie"!

Écrit par : Jean | 05 octobre 2009

@Robin,
Comme tous les autres, je suis de tout coeur avec vous et je vous conseille de partir puisque vous en avez la possibilité. C'est ce que mon père fit en son temps, lorsqu'on voulut, alors qu'il avait votre âge, le faire revoyager entre plusieurs écoles dont les attraits étaient on ne peu moins visibles. Il en avait conclu que cela suffisait comme ça, d'autant plus qu'il n'était même plus libre de flanquer des coups de pied dans les fondements récalcitrants - qui étaient moins pires que ceux de maintenant.
J'ai proposé à ma journée pédagogique d'aujourd'hui de dresser un pilori (avec une aubette, parce qu'il pleut beaucoup par chez nous) sur la place près de l'école. Le directeur n'a pas ri (mais tous les collègues, oui).
Courage! Vous nous écrirez des tas de beaux textes et ça nous consolera.
Je vous embrasse,
Puce

Écrit par : Puce | 05 octobre 2009

Robin,

Je suis de tout coeur avec vous.

J'ai connu moi aussi une année très difficile : je n'ai pu aller au bout qu'à coup d'antidépresseurs et d'anxiolitiques. C'était ma première année en tant que titulaire : je voulais tenir et tenir encore. Je n'ai eu qu'une seule heure d'absence : j'étais en train de pleurer en salle des professeurs et incapable d'aller assurer ma dernière heure de cours.

Cela m'arriverait maintenant, je m'arrêterais autant de fois que nécessaire afin de reprendre mon souffle et ce, sans aucun scrupule.

Cette année terrible m'a transformée. Je me suis promis de ne plus jamais me laisser déborder par les élèves.
Je suis devenue intraitable, d'aucuns diraient imbuvable.
Au début de ma carrière, je voulais être appréciée des élèves : je n'en ai plus rien à faire. Et finalement, je pense que les élèves me respectent plus maintenant qu'à cette époque.

Je suis d'accord avec le fait qu'un professeur doive avoir la meilleure formation disciplinaire possible afin d'assurer les meilleurs cours à ses élèves. Mais il ne pourra dispenser ces cours que s'il y a en classe, une atmosphère propice au travail. Cette mise en place peut parfois s'apparenter à du dressage ou du matage comme le dit Sanseverina, de certains élèves à qui personne (je pense essentiellement aux parents) n'a jamais dit non, n'a jamais posé de limites, et qui cherchent une seule chose : empêcher le cours de se dérouler normalement.

Une fois ces quelques élèves "neutralisés", je peux me consacrer à tous les autres. Ce qui est surprenant, c'est que les quelques élèves perturbateurs de début d'année rentrent dans le rang la plupart du temps. Les conflits se font de plus en plus rares au cours de l'année. Et je peux moi aussi me détendre. Mais que d'énergie faut-il dépenser pour en arriver là !

Écrit par : wilt | 05 octobre 2009

"Tout est bon pour lutter contre l'absentéisme scolaire. Alors que trois lycées professionnels de l'académie de Créteil expérimentent depuis ce lundi une cagnotte collective (lire notre article), le lycée Frédéric-Mistral, à Marseille, va récompenser la présence de ses élèves en places de foot. Le proviseur annonce que ce lycée professionnel a décidé d'offrir chaque mois des billets pour les rencontres de l'Olympique de Marseille (OM) aux élèves de la classe qui aura enregistré le plus faible taux d'absentéisme."

source TF1

Honte sur ma ville si c'est vrai.

Écrit par : sisyphe | 05 octobre 2009

On peut avoir un cursus Normale Sup +agreg et être tout de même laminé par le comportement des élèves et de l'administration !

Ecrit par : Sylvie Huguet

Je viens même d'apprendre qu'un jeune camarade archicube et matheux (agrégé, cela va sans dire, et encore thésard) vient d'être affecté dans un collège "ambition réussite".
L'Éducation nationale est au premier rang quand il s'agit de fouler aux pieds les diplômes et les talents.

Écrit par : Moot | 05 octobre 2009

Merci pour votre lien, Sylvie. Je lis vos notes de lecture avec grand intérêt. Vous alimentez par vos conseils bon nombre de mes lectures.

Écrit par : Marilyse | 05 octobre 2009

Robin, je ne vais pas en rajouter une couche. Mais vous avez un syndicat qui est tout à fait apte à vous défendre, comme le rappelle Sanseverina. N'hésitez pas.
En attendant, prenez un peu de recul, en négociant votre retour avec l'administration — si elle ne fait rien, les élèves vous remettront un super-souk quand vous reviendrez.
Allez, courage, et en attendant, écrivez des choses délicates sur votre blog.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 octobre 2009

Le proviseur annonce que ce lycée professionnel a décidé d'offrir chaque mois des billets pour les rencontres de l'Olympique de Marseille (OM) aux élèves de la classe qui aura enregistré le plus faible taux d'absentéisme."
source TF1
Honte sur ma ville si c'est vrai.
Ecrit par : sisyphe | 05 octobre 2009

J'avais copié-collé dimanche l'article de "La Provence" sur ce sujet. Puisqu'il vous a échappé, je le remets (on ne se lasse pas de regarder l'EN sombrer).


@ Championnat de la crétinerie : Marseille devance Créteil

La Provence
Publié le samedi 3 octobre 2009 à 09H28

Alors qu'à Créteil on expérimente l'idée d'une cagnotte pour lutter contre l'absentéisme

Le proviseur du lycée Mistral entouré d'élèves qui espèrent"gagner"enoctobre. En septembre, une classe de 1èr e carrosserie l'a emporté avec 95% d'assiduité, et ira donc au Vél'.

Tu vas en classe ? Tu vas à l'OM ! Le slogan fait fureur au lycée professionnel Mistral, à Marseille (8e). Dans cet établissement de 600 élèves, la plupart venant des quartiers Nord, formant aux métiers de l'automobile, du secrétariat et de la comptabilité, le proviseur, Pierre Glutron, a décidé de récompenser, tous les mois, la classe ayant le taux le plus faible d'absentéisme (et bientôt aussi la classe qui progresse le plus en assiduité), en donnant aux élèves concernés des places pour aller voir l'OM au Vélodrome.

Cette initiative originale fait écho à celle menée, dans la polémique, à Créteil, où le recteur expérimente l'idée d'une cagnotte fictive de 2000 à 10000€ pour récompenser les classes les plus assidues. "La présence en classe contre des places pour l'OM, ça marche !", se réjouit M.Glutron.

Fin septembre, c'est une classe de 1èr e bac carrosserie qui est arrivée en tête, avec 95% des heures de cours effectués par les 20 élèves. Juste derrière, les 15 élèves d'une classe de terminale bac commerce râlent: avec 94,5% de taux de présence, ils loupent d'un cheveu la récompense.

"Jamais on a eu une telle assiduité, s'étonne M.Glutron. Ça motive les élèves qui doivent jouer collectif pour se classer premiers… C'est un peu dommage d'en arriver là, reconnaît-il, surtout que dans d'autres pays, comme au Vietnam, les enfants rêvent d'aller à l'école mais ne peuvent pas car c'est payant. Mais ce qui compte, c'est le résultat."

Pour cette opération, le foyer socio-éducatif du lycée a déboursé 1500€ pour acheter dix cartes d'abonnement à l'OM. La moitié de la classe qui vient d'être récompensée ira donc voir OM-PSG le 24 octobre et l'autre moitié OM-TFC le 31 octobre, dans le virage des Winners.

L'expérience va être menée toute l'année, avec, en plus des places pour l'OM, d'autres récompenses, comme des places pour du trial au palais des sports et des journées de ski. Profs, parents et élèves sont pour la plupart ravis.

"C'est sûr, on va venir à tous les cours maintenant", promet Kamel, en CAP carrosserie, au milieu de ses camarades Sif-Eddine, Olivier et Mathilde. "Il est plus facile de récompenser que de punir", conclut le proviseur, espérant que son lycée devienne un modèle d'assiduité.

Ecrit par : TotoWeininger | 03 octobre 2009

Écrit par : TotoWeininger | 05 octobre 2009

Il est vrai qu'après la diffusion à travers toute la planète, via le net, des appels de Jean-Jacques Crèvecoeur, de Christian Cotten, de Jane Burgermeister, plus personne n'a envie de se faire vacciner contre la grippe A! Zut, c'est raté!

Ecrit par : Jean | 05 octobre 2009

Manifestement, la campagne aurait fait son effet et les forces du Mordor seraient en train de reculer ? De toute manière, au point où en sont les débats et les positions, une vaste campagne de vaccination, sur des bases aussi floues, ne pouvait plus passer comme une lettre à la poste. C'est révélateur et positif : une partie non négligeable des populations n'est pas ou plus médiatico-dépendante et aussi de en moins dupe des discours politiques dont on sait ou soupçonne qu'ils sont inspirés, voire soufflés par des intérêts d'une autre nature. Mais j'enfonce là des portes ouvertes.
Quant au complot, théorie qui réveille les allergies de certains, n'en jetons pas l'idée trop vite dans la corbeille. Les décideurs de la planète (apatrides et pas forcément en vue) se rencontrent et travaillent à une échelle et dans des termes qui échappent au commun et peut-être même à ceux qui s'estiment plus singuliers. Entre la paranoïa et la jobarderie, il y a un juste milieu : une réserve équidistante.

Écrit par : Magister | 05 octobre 2009

Demain, dans le Figaro, gros article de Natacha Polony sur le collège unique. Et qui fera date…
JPB

Écrit par : brighelli | 05 octobre 2009

Robin, vous voilà pourvu de bons conseils de la part de tous ceux qui vous apprécient. J'espère que vous allez mieux aujourd'hui. Profitez-en pour lire et pour nous faire partager ensuite vos subtiles pensées, sur ce blog ou sur le vôtre. Je vous fais un amical coucou, du pays des fous (de Bassan !).

Écrit par : Marilyse | 05 octobre 2009

Merci TotoWeininger pour ce rappel.
Honte et rehonte. ça vous foutre un climat joyeux chez nos ouailles ce genre e conn..., déjà qu'ils ne faisaient plus grand-chose, on va s'amuser...
Va falloir ressortir ma panoplie de bourreau-flicaillon, moi qui croyait, en changeant de bahut, l'avoir remisée définitivement.
Lassant tout ça, et encore plus de vingt ans à ramer dans une merde 'huile....

Écrit par : sisyphe | 05 octobre 2009

Je suis d'accord avec le fait qu'un professeur doive avoir la meilleure formation disciplinaire possible afin d'assurer les meilleurs cours à ses élèves. Mais il ne pourra dispenser ces cours que s'il y a en classe, une atmosphère propice au travail. Cette mise en place peut parfois s'apparenter à du dressage ou du matage comme le dit Sanseverina, de certains élèves à qui personne (je pense essentiellement aux parents) n'a jamais dit non, n'a jamais posé de limites, et qui cherchent une seule chose : empêcher le cours de se dérouler normalement.

Une fois ces quelques élèves "neutralisés", je peux me consacrer à tous les autres. Ce qui est surprenant, c'est que les quelques élèves perturbateurs de début d'année rentrent dans le rang la plupart du temps.

Ecrit par : wilt | 05 octobre 2009

J'approuve. Il faut instaurer dans les collèges, où la déliquescence est la plus visible et la plus dramatique le principe de "tolérance zéro!

Il faut arrêter le sempiternel (et enkysté dans l'E.N.) charitalisme à l'égard des emmerdeurs, auxquels on trouve toujours toutes les excuses! Aucune raison, familiale ou autre, ne justifie qu'un élève sabote un cours. Le fait que leur lardon fasse l'imbécile aux cours et empêche ses camarades d'étudier, seule et unique raison pour laquelle ils viennent au collège, doit être érigé en délit qui entraînera des poursuites contre ses responsables légaux. Ledit lardon se tiendra D'ABORD correctement, et ensuite seulement on s'occupera de ses problèmes, s'il en a, qui peuvent du reste être effectivement graves.

C'est par le Ministre que l'ordre de reprise en main doit être envoyé aux principaux de collège.

Écrit par : Jean | 05 octobre 2009

"Demain, dans le Figaro, gros article de Natacha Polony sur le collège unique. Et qui fera date…"

ouh ouh, j'achèterai!!
;)
(quelle teneur globale cet article?

Écrit par : sisyphe | 05 octobre 2009

Jamais on a eu une telle assiduité, s'étonne M.Glutron.

Ecrit par : TotoWeininger

Glutron ? Celui-là est-il cyber-gluteur, ou bien cyber-glutiste ?

Accessoirement, cet article est rédigé comme une "publi-information", dans ce style racoleur que l'on apprend dans toutes les écoles de journalisme.

Écrit par : Moot | 05 octobre 2009

Dites donc, au "championnat de la crétinerie", les footeux et autres absents viennent pour bosser ou pour mettre le souk ? Faudrait peut-être s'entendre sur le mot "assiduité". Là, on est à "La fabrique du crétin" puissance N ! Les bras m'en tombent. A quand les entrées au peep-show du coin ? Je suis sûre que ça remotiverait certains mous du genou.
Les sponsors vont radiner illico presto. "Diplôme d'assiduité avec chèque à la clé subventionné par..."

Écrit par : Marilyse | 05 octobre 2009

Cette théorie du complot me fait penser au roman de Dan Simmons, "L'échiquier du mal". :o))

Est-ce que quelqu'un a lu ce chef-d'oeuvre de la littérature fantastique?

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 octobre 2009

C'est par le Ministre que l'ordre de reprise en main doit être envoyé aux principaux de collège.

Ecrit par : Jean | 05 octobre 2009

Avec quels pouvoirs ? Tant qu'ils ne pourront pas virer les nuisants, sans immédiatement s'en récolter d'autres venus d'ailleurs, on continuera de se tirer des balles dans le pied.
Il n'en sera donc rien car les pharisiens de la chose partagée crieraient à nouveau au droit à l'éducation, c'est-à-dire au droit imprescriptible d'emmerder tout le monde, avec absolution plénière et, aux dernières nouvelles, un pactole à la clef. C'est dire qu'ils sont en train de reconduire la fabrique du crétin avec un bail qui s'annonce emphytéotique.

Écrit par : Magister | 05 octobre 2009

Quant au complot, théorie qui réveille les allergies de certains, n'en jetons pas l'idée trop vite dans la corbeille. Les décideurs de la planète (apatrides et pas forcément en vue) se rencontrent et travaillent à une échelle et dans des termes qui échappent au commun et peut-être même à ceux qui s'estiment plus singuliers.

Ecrit par : Magister | 05 octobre 2009

Il suffit de regarder la vidéo de la conférence de Jane Burgermeister à Zürich samedi dernier (http://vimeo.com/6845161) pour se rendre compte que cette dame n'a rien d'une allumée et qu'apparemment elle sait de quoi elle parle.

Écrit par : Jean | 05 octobre 2009

Robin ça me fait mal cet état dans lequel vous êtes je ne suis ni enseignant ni ancien élèves turbulent.
ON choisit un métier une vocation et quand on voit ça , ses choix remis en cause de cette façon c'est bien cruel avec vous.

ne faites pas de bêtises les mauvais n'en valent pas la peine...
avec tous mes voeux de rétablissements.

p.s. j'ai une barre à mine et un mannequin en plastique je tape dessus pour me défouler...

Écrit par : qu'importe | 05 octobre 2009

Faites un pisser-coller Robin ! C'est à dire vous leur pissez sur la tête ou à la raie selon l'inspiration et ensuite vous les collez ...

Écrit par : iPidiblue plea bargain | 05 octobre 2009

Vous savez leurs héros ce sont ceux de Prison Break, il faut donc appliquer d'autres méthodes qu'avec Madame Bovary ...

Écrit par : iPidiblue plea bargain | 05 octobre 2009

Robin, ma sympathie pour vous n'a d'égal que mon mépris envers ceux qui sont responsables de l'immonde pétaudière. C'est vous dire la dose !
Ce n'est pas vous qu'on outrage mais nous tous à travers vous. Allez, ne le prenez pas sur vous et songez à quitter ce rafiot d'infâmie.

Écrit par : Magister | 05 octobre 2009

Allons, Allons, Robin, ce n'est pas à 60 ans que l'on craque ! Demandez à Guy : on prend sa retraite, on fait une foultitude de choses, et on passe sur Bonnetdane insulter les uns et les autres — que du plaisir…
Bon, pour être sérieux deux minutes : ne vous prenez pas la tête avec des morveux.
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 octobre 2009
Je passe en vitesse et je n'avais pas vu cela qui est assez morveux. D'abord la retraite est loin, ensuite je n'ai jamais qualifié aucun enfant comme un morveux. Ce genre de choses assez fines doit être la différence entre nous. Comme la lecture de Rousseau. Mais je n'ai jamais été prof de lettres, ni prof d'ailleurs.

Écrit par : guy morel | 05 octobre 2009

Il faut du cynisme dans ce métier [...]
Ecrit par : Sanseverina | 05 octobre 2009

Il faut surtout en finir une bonne fois pour toute avec l'image pieuse de l'enseignant altruiste et sacrificiel, la fable de la vocation, le mythe de l'abnégation et du dévouement chevillés au corps, etc. Bref, en finir avec le masochisme catholique (de gauche) - mais sans verser pour autant dans le sadisme, hein !

Écrit par : TotoWeininger | 05 octobre 2009

Aux théoriciens de tout poil: retournez enseigner vos belles recettes en collège pendant 6 mois et on en reparle.

Écrit par : sisyphe | 05 octobre 2009

Aux théoriciens de tout poil: retournez enseigner vos belles recettes en collège pendant 6 mois et on en reparle.

Ecrit par : sisyphe | 05 octobre 2009

Non merci. Plutôt manger du pain sec et tirer le diable par la queue. Je ne connais qu'une recette : sauve qui peut !

Écrit par : Magister | 05 octobre 2009

Reçu d'une de mes anciennes khâgneuses, néo-certifiée, professeur de lett mod en ZEP Je précise, pour une meilleure compréhension, que cette jeune fille est issue de l'immigration -- et son père, pur produit de l'école coloniale française (eh oui...) médecin.
Je me demande si je ne devrais pas conseiller à mes étudiants d'envisager un autre cursus que l'enseignement.
FG

"Madame,
Je vous envoie mon 1er bilan de la ZEP.
Cela va vous sembler abrupt mais je pense que, scolairement et socialement parlant, ces élèves n'ont aucun avenir.
Ils ne veulent pas du savoir, ils s'en fichent éperdument : "Maman est en invalidité, papa touche le chômage, et à quoi ça sert de bien parler, si c'est pour être caissière au Super U ? " .
Ils n'ont pas d'éducation : mal élevés, et leur spécialité, c'est de "la ramener" sans cesse.
Du genre, je dicte à partir de mon polycop', et un élève demande ( sans lever le doigt , bien sûr ) : " Pourquoi vous l'avez pas photocopié plutôt que de nous faire écrire? "
Je répète à longueur de journée : "Chacun à sa place , tu n'es pas en position de discuter", mais rien n'y fait. Un autre me réclame son joujou confisqué 3 jours plus tôt : "Passez - moi mon jeu s'il vous plaît, allez". "Sur un autre ton, petit", mais là encore, ça ne rentre pas.
L'école comme ascenseur social ? Ils s'en fichent totalement . Ils l'ignorent.
Je pense que je leur suis totalement inutile. Je constate cela, c'est tout. Ils feraient mieux d'apprendre un métier où ils s'éclateraient, plutôt que de me faire perdre mon temps et moi, le leur. Ils ont droit à l'instruction mais ils n'en veulent pas. On leur fait ce cadeau-là, et ils le refusent.
Alors, que faire ? Ce collège unique est une véritable plaie. C'est une usine à perte de temps ; on y fabrique du temps perdu, des activités fantoches qui masquent notre incapacité à faire d'eux quoique ce soit. Pas de futur Normalien dans ces rangs-là, pour sûr. Pas de Polytechnicien, non plus. Pas même un esprit intéressé, et c'est bien là le drame.
Sans éducation correcte, l'être humain est fini. Ses chances de réussite sont divisées par 5. Certains auront peut-être un jour l'intelligence de comprendre les remontrances d'un futur patron, mais leur spécialité , comme je vous le dis, c'est de la ramener : tout le temps , tout le temps, tout le temps.
Au cabinet, mon père soigne les parents de ces gosses, et on comprend d'où cela vient.
La dernière fois, j'ai failli partir de cours, calmement : devant ce spectacle d'idiots riant au nez du Savoir , le dit Savoir a failli plier bagage et partir.
Leur expliquer en long en large en travers que ce que l'École leur apporte est une chance ne sert à rien : ils ne le comprennent pas, ne l'entendent pas.
Ça ne monte pas au cerveau, comme qui dirait.
Les interpeller : " Vous n'êtes rien , personne, vous n'avez aucun diplôme et vous vous prenez pour les rois du monde. La société ne vous attendra pas : on se moquera de vous si vous ne savez pas parler, on vous considérera comme des moins que rien".
Regard vide, on chahute, on rit bêtement.
Cet accent des cités est la marque de fabrique de leur refus de voir l'autre monde, celui de la culture et des belles lettres.
Je vous parle d'un petit collège de ZEP, à **, mais qu'est-ce que ce doit être à *** ou dans le 9-3 ??
Le pire, c'est qu'ils ne sont pas bêtes, ces petits. Mon père, issu d'un milieu très pauvre, me disait :" mais nous, on buvait les paroles des professeurs, on savait que c'était notre seule chance , et qu'il fallait la prendre !" . Sur 7 enfants , 3 sont médecins, et les filles sont infirmières. Grand-mère travaillait à l'usine , et ne savait ni lire ni écrire.
L'école de la République est morte et enterrée. Aux hussards ont succédé les profs, bientôt animateurs de rue.
Hier, je parlais de mon sentiment à une amie qui était choquée : " Comment peux-tu dire qu'ils n'ont aucun avenir ? C'est là une forte condamnation! On peut pas les pousser vers la sortie à 12 ans !"
Ils sont inadaptés, pour moi. Après, libre à eux de passer les examens à l'âge adulte, si la maturité ouvre les yeux à certains. En tout cas, dans mon collège et à mon époque, tous les gosses qui chahutaient ou se fichaient des cours ont fini ainsi : caissière à Champion pour les filles, employé chez Feu vert pour les plus chanceux, manutentionnaire chez Leclerc, et surtout, ils ne sont pas sortis de leur ghetto.
Je suis excédée de l'hypocrisie dans laquelle on vit. Et je pense que les traîtres sont ceux qui pensent que oui, c'est cet échange, ce dialogue-là qui crée le savoir. Faux , faux et faux. Le savoir est et doit rester cet idéal qui nous guide tous ; on l'adapte au public, on l'étire dans tous les sens, mais quand il est rejeté comme une balle de tennis, au loin, il ne peut pas revenir. C'est un phénomène physique et ... moral.

Écrit par : Françoise Guichard | 05 octobre 2009

Françoise, merci de ce témoignage poignant qui reflète la réalité. Et non, ils n'en veulent pas. Et oui, ils ne rêvent que d'aller bosser.
Bis sisyphe placent.

Écrit par : sisyphe | 05 octobre 2009

Elle serait pas un peu psycho-rigide, votre ex-élève, Françoise ?
Vous connaissez le proverbe. Là où ne passe pas la peau du lion…
JPB
PS. Guy, tu est sérieux ?

Écrit par : brighelli | 05 octobre 2009

Les orthoprofs vous pardonneront certainement, Jean-Paul ! Trop de fatigue.

Écrit par : Marilyse | 05 octobre 2009

PS. Guy, tu est sérieux ?
Ecrit par : brighelli | 05 octobre 2009

Je suis imperturbablement sérieux. Et en plus cela m'amuse beaucoup.

Écrit par : guy morel | 05 octobre 2009

Elle serait pas un peu psycho-rigide, votre ex-élève, Françoise ?
Ecrit par : brighelli | 05 octobre 2009

C'est moi qui l'ai formée :-))))))))

Écrit par : Françoise Guichard | 05 octobre 2009

Je vous envie, M.Morel, d'autant vous amuser!

Écrit par : sisyphe | 05 octobre 2009

en finir avec la fable de la vocation,

Ecrit par : TotoWeininger | 05 octobre 2009

Si vous le comprenez au sens religieux du terme, c'est-à-dire qu'embrasser un métier d'une beauté aussi sublime impliquerait qu'on accepte d'y être traîné dans la boue.
Mais ne peut-on pas se sentir bien dans cette profession, sentir qu'on y est à sa place, sans pour autant accepter d'y être traité comme une serpillière par les élèves?
D'ailleurs, ce qu'on appelle la vocation d'enseignant, n'est-ce pas tout simplement la passion d'expliquer et la capacité de ne jamais s'en lasser?

Écrit par : Jean | 05 octobre 2009

"Pas de futur Normalien dans ces rangs-là"

Miracle ! Donc pas de Luc Ferry, pas de peudo philosophe à chemise blanche ou à moumoute grise ! Le rêve. Mais que deviendrait le JT de TF1 ? Grave problème.

Écrit par : guy morel | 05 octobre 2009

Je vous envie, M.Morel, d'autant vous amuser!
Ecrit par : sisyphe | 05 octobre 2009

C'est de naissance.

Écrit par : guy morel | 05 octobre 2009

moi aussi je suis un comique, mais ces quelques années d'enseignement me font plutôt rire jaune...

Écrit par : sisyphe | 05 octobre 2009

Autre hypothèse sur le report à la fin de ce mois du début de la vaccination de masse en France: Bachelot attendrait que la Suisse, la Belgique, qui vient de voter des lois d'exception pour le cas de "pandémie grippale", et les autres voisins soient prêts. La campagne de vaccination serait alors déclenchée en Europe brutalement et de manière massive.

Écrit par : Jean | 05 octobre 2009

D'ailleurs, ce qu'on appelle la vocation d'enseignant, n'est-ce pas tout simplement la passion d'expliquer et la capacité de ne jamais s'en lasser?

Ecrit par : Jean | 05 octobre 2009

Et on peut admirer à quel point vous excellez en cela ici-même !! ;-)

Écrit par : revue de presse | 05 octobre 2009

moi aussi je suis un comique, mais ces quelques années d'enseignement me font plutôt rire jaune...
Ecrit par : sisyphe | 05 octobre 2009

Changez de métier.

Écrit par : guy morel | 05 octobre 2009

"Changez de métier.

Ecrit par : guy morel | 05 octobre 2009 "

ah ah ah !!!! Quel humour, je suis plié!
:)

Écrit par : sisyphe | 05 octobre 2009

Uh uh uh... (rit noir)... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2009

pas de peudo philosophe à chemise blanche ou à moumoute grise ! Le rêve.

Ecrit par : guy morel

Pas de bol : les philosophes appartiennent aux espèces disparues, il n'y a plus que des pseudo philosophes. Les moins mauvais sont plus communément appelés "piliers de bistrot" : à défaut d'être originales, leurs réflexions ont le mérite d'être intelligibles.

Écrit par : Moot | 05 octobre 2009

Bonsoir les blogueurs,

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Je suis imperturbablement sérieux. Et en plus cela m'amuse beaucoup.

(...)

Je vous envie, M.Morel, d'autant vous amuser!
Ecrit par : sisyphe | 05 octobre 2009

(...)

C'est de naissance.

(...) mais ces quelques années d'enseignement me font plutôt rire jaune...
Ecrit par : sisyphe | 05 octobre 2009

(...)

Changez de métier.

Ecrit par : guy morel | 05 octobre 2009
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Faut-il comprendre, pour cette dernière réplique, ("Changez de métier"), que c'est toujours par amusement de votre part?

'Puohc-interrogative-songeuse-dubitative

Écrit par : Ettepuohc | 05 octobre 2009

Les moins mauvais sont plus communément appelés "piliers de bistrot" : à défaut d'être originales, leurs réflexions ont le mérite d'être intelligibles.

Ecrit par : Moot | 05 octobre 2009

Sauf que, depuis l'interdiction de fumer, la vinophilosophie de comptoir a pris du plomb dans l'aile. O tempora ! o mores !

Écrit par : Magister | 05 octobre 2009

"Fin septembre, c'est une classe de 1èr e bac carrosserie qui est arrivée en tête, avec 95% des heures de cours effectués par les 20 élèves. Juste derrière, les 15 élèves d'une classe de terminale bac commerce râlent: avec 94,5% de taux de présence, ils loupent d'un cheveu la récompense."

Merci Simca ! crient en cœur les carrossiers.

Les commerciaux, eux, ont tabassé Kassim qui, s'il avait été présent en cours, même à rien foutre comme d'hab, aurait permis à tous les autres de téter la Kro au vélodrome.

Écrit par : dugong | 05 octobre 2009

"Pas de futur Normalien dans ces rangs-là"

Miracle ! Donc pas de Luc Ferry, pas de peudo philosophe à chemise blanche ou à moumoute grise ! Le rêve. Mais que deviendrait le JT de TF1 ? Grave problème.

Ecrit par : guy morel | 05 octobre 2009

Je crois qu'elle voulait plutôt dire : pas de Senghor, pas de Césaire.
Ferry (ou BHL), ça la fait plutôt marrer.

Écrit par : Françoise Guichard | 05 octobre 2009

C'est un beau cas de harcèlement pour les recherches de Daniel Arnaud : c'est le harcelé qui se retrouve sous médicaments, tandis que que les harceleurs s'en tirent tête haute et toute honte bue. Ecrit par : Jeremy | 04 octobre 2009

Vous connaissez des harceleurs qui se retrouvent sous médocs, Jérémy ? Et des harcelés qui s'en tirent la tête haute et sans séquelles ? :-)

Ecrit par : nicolas | 04 octobre 2009

Non, justement, c'est vraiment le cas typique de harcèlement. Nos psychologues et nos experts de l'éducation se gardent bien de se pencher sur ce problème.

Ecrit par : Jeremy | 04 octobre 2009


C'est l'une des spécificités du harcèlement moral au travail : contrairement au simple conflit professionnel, qui devrait permettre le dialogue ou la négociation, il s'agit d'un processus pervers, dans lequel tout est faussé et les rôles inversés. Notamment lorsque l'agression vient de la hiérarchie, le harcèleur finit généralement par faire passer le harcelé pour l'agresseur ou à le rendre malade. Par exemple, le prof qui écrit à sa hiérarchie (comment, oser écrire?!) pour faire valoir un droit, pourtant prévu par le BO, se verra ainsi facilement étiqueté "esprit procédurier"...

Je reçois depuis quelques jours un certain nombre de témoignages. Je sais du reste que les victimes de tels agissements n'ont souvent qu'un seul souhait : tourner la page. D'où une difficulté à mettre leur histoire sur le papier. Mais il est important de libérer la parole. Et rien ne presse. Je me donne dix à douze mois pour recueillir la matière et écrire sur le sujet. Je rappelle mon adresse mail :

d.a.saint-roch@voila.fr

Même si les personnes intéressées ne peuvent (ou ne veulent pas) s'exprimer tout de suite, elles peuvent la garder en réserve, éventuellement pour plus tard...

@ Robin

N'hésitez pas à vous arrêter et, si vous le pouvez, à prendre une retraite bien méritée. Préservez-vous! Et votre énergie gagnerait à être investie sur votre blog.

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 octobre 2009

Je me demande si je ne devrais pas conseiller à mes étudiants d'envisager un autre cursus que l'enseignement.
FG

J'ai lu le rapport de cette jeune collègue avec délectation. Dans ces classes pourries, (tout dépend du stade de pourriture), ou on s'arrête pour survivre ou on laisse tomber.
Les héros des ZEP sont des animateurs qui ont laissé tomber depuis longtemps et qui vous disent le contraire. Et je pense aussi qu'on ne peut forcer quelqu'un à prendre ce qu'il ne veut pas.
En revanche, quand on est prof de prépa littéraire effectivement, il devient "criminel" d'inciter les jeunes étudiants travailleurs et parfois brillants à devenir profs. Dites leur de faire autre chose: concours de sciences-po, concours des écoles de commerce, école des Chartes, concours du Patrimoine, n'importe quoi mais dites leur de fuir l'enseignement. C'est malhonnête d'envoyer des jeunes qui bossent au casse-pipe. D'ailleurs, il y a des profs de prépas littéraires en province qui l'ont très bien compris et qui convainquent leurs élèves dans ce sens, heureusement...

Écrit par : Sanseverina | 05 octobre 2009

Sur le harcèlement.
Cela a déjà été abordé sur le blog, mais je pense que le sujet est vraiment important pour la réflexion sur l'Education nationale. Ce qui me gêne toujours un peu dans les commentaires sur France Télécom, par exemple, c'est que de nombreux commentateurs s'empressent de faire l'amalgame stress et harcèlement/secteur privé/impératifs de rentabilité. Certes, les pressions exercées sur les salariés en vue d'une plus grande "productivité" peuvent être à l'origine d'une dégradation des conditions de travail. Mais ne retenir que cela serait réducteur, et conduit à entretenir la dichotomie privé=mal absolu/public=panacée.
En réalité, le harcèlement peut avoir de multiples causes, et les secteurs où le profit n'est pas en jeu ne sont pas épargnés. Les services publics ne sont donc pas à l'abri. Effet pervers du statut du fonctionnaire, le harcèlement sera parfois plus violent pour le pousser au départ précisément parce qu'il ne peut pas être facilement licencié. D'autre part, lorsque dans un système éducatif laminé par la "nouvelle pédagogie" les savoirs ne sont plus transmis, un professeur qui cherche encore à instruire ses élèves devient une cible potentielle...
Sur le front du harcèlement, les enseignants sont par conséquent en première ligne, et il me paraît essentiel d'utiliser cette grille de lecture pour analyser la dégradation de leurs conditions de travail. Sans mauvais jeu de mots, pour ce qui est du harcèlement, le monde de l'entreprise est loin d'être en situation de monopole.

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 octobre 2009

Une dernière avant la route: il y a un côté absurde à sélectionner les étudiants les meilleurs pour les laisser s'enfoncer dans un cursus qui leur offre des perspectives minables: salaire minable, conditions de travail détestables voire invivables, marge de manoeuvre nulle. Franchement qui conseillerait cela à ses enfants? Et donc pourquoi le conseiller à ses étudiants?

Écrit par : Sanseverina | 05 octobre 2009

MOREL ? Est d'un usage fréquent dans la négation : ne mie, ne point, ne goutte, ne rien, etc. L'utilisation (attestée) en serait ""je ne sais morel sur ce sujet mais j'en cause quand même".
Cette locution se retrouve parfois utilisée au pluriel dans les dialectes pédagogols (le troisième fleuve de Lugdunum n'y est pas pour Morel) sous une forme pluriel (ce qui en dit long sur la compétence...) pour en renforcer l'effet : MEIRIEUX.
Ces formes seraient issues, après une longue évolution sémantique et un affadissement, du proverbe du Haut-Beaujolais "là où y a du MOREL y a du MEIRIEUX".
Ce proverbe est né à la fin du XIX, lors des attaques de phyloxera et certains pensent que MOREL était l'autre nom de la maladie que les viticulteurs superstitieux s'abstenaient de prononcer (le reflexe est connu, il se retrouve pour la peste par exemple). D'autres linguistes font descendre (forcèment) MEIRIEUX d'une déformation de MOREL (un peu comme dans palsambleu).
On notera toutefois la permanence de la signification sous-jacente : qui brûle la vigne, qui casse les pieds... et le reste.
Et quoique en pense les pisse-vinaigre, les gars du Beaujolais c'est du sérieux, ça sait de quoique ça cause, c'est pas du Morel... ou du Meirieux!

Écrit par : JEANPASSE | 05 octobre 2009

Les orthoprofs vous pardonneront certainement, Jean-Paul ! Trop de fatigue. Ecrit par : Marilyse | 05 octobre 2009

Guy, tu est sérieux ? Ecrit par : brighelli | 05 octobre 2009

vu leur démicion colèctiv c moi ki pren le relè é je ne pardonn pa

Écrit par : pluskacé | 05 octobre 2009

Il faut arrêter le sempiternel (et enkysté dans l'E.N.) charitalisme à l'égard des emmerdeurs, auxquels on trouve toujours toutes les excuses! Aucune raison, familiale ou autre, ne justifie qu'un élève sabote un cours. Le fait que leur lardon fasse l'imbécile aux cours et empêche ses camarades d'étudier, seule et unique raison pour laquelle ils viennent au collège, doit être érigé en délit qui entraînera des poursuites contre ses responsables légaux. Ledit lardon se tiendra D'ABORD correctement, et ensuite seulement on s'occupera de ses problèmes, s'il en a, qui peuvent du reste être effectivement graves.

C'est par le Ministre que l'ordre de reprise en main doit être envoyé aux principaux de collège.

Ecrit par : Jean | 05 octobre 2009
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Je ne cesse de me demander depuis trente ans pourquoi le nécessaire n'est pas fait pour rétablir l'ordre dans les classes, que ce soit la droite ou la gauche au pouvoir. Mon hypothèse demeure que la gauche est laxiste, viscéralement, et que la droite s'accommode de l'auto-reproduction d'une catégorie de crétins facilement exploitables, dans les tâches les plus simples, ne requérant aucune capacité intellectuelle, sauf, peut-être de savoir compter jusqu'à 10 sur ses doigts..
Pourquoi ne rétablit-on pas les retenues de quatre heures du mercredi matin avec des surveillants musclés ?
Et, surtout, pourquoi n'exclut-on pas définitivement des énergumènes stupides ayant plus de seize ans ?

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 octobre 2009

C'est une évidence, Francis !

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2009
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Ça l'est pour moi, Christophe ! Mais le domaine de la plaisanterie est délicat et semé d'embûches...

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 05 octobre 2009

http://www.dailymotion.com/video/x96hil_une-petite-grippe-de-tafiole_fun

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2009

En revanche, quand on est prof de prépa littéraire effectivement, il devient "criminel" d'inciter les jeunes étudiants travailleurs et parfois brillants à devenir profs. (...) D'ailleurs, il y a des profs de prépas littéraires en province qui l'ont très bien compris et qui convainquent leurs élèves dans ce sens, heureusement...

Ecrit par : Sanseverina | 05 octobre 2009

Ce n'est plus Sauver les Lettres, c'est le sauve-qui-peut général, alors ?
Mais QUI enseignera demain aux gamins autre chose que la soupe au jus de communication servie en séquences ? QUI aura le bagage culturel nécessaire pour élever un tant soit peu le niveau des cours de français et de langues en collège et lycée et leur faire sentir le parfum des cimes ? Et pour reprendre un mot de Finkielkraut, puisqu'il est question de lui sur ce fil, QUI aura l'aisance et la maîtrise nécessaire de son sujet pour transmettre "le goût des belles choses" ?
De toutes façons, école des Chartes ou du Louvre, le secteur culturel est lui aussi gangréné par la mode pédago-consommatrice.

Écrit par : chevreuil | 05 octobre 2009

Guy, tu est sérieux ? Ecrit par : brighelli | 05 octobre 2009

L'explication Lacanienne de l'erreur Brighellienne est simple!

Il faut simplement ôter le T mal placé et le remettre à sa place et alors tout devient clair!

Il est évident qu'au moment où JPB écrivait ce chef-d'oeuvre orthographique dont même pluskacé aurait été incapable à son meilleur, notre bon maître de ce blog voulait en fait se débarrasser de Guy en lui rappelant tout simplement qu'il était mortel!

Etonnant non ?

Sur ce, bonne nuit!

Écrit par : Merlemocoeur | 05 octobre 2009

Je me demande si je ne devrais pas conseiller à mes étudiants d'envisager un autre cursus que l'enseignement.
FG

Vous vous posez VRAIMENT la question ???

Écrit par : Jeremy | 05 octobre 2009

Pas géniale, la chronique de Guillon, mais c'était juste un geste pour me racheter aux yeux de Jean ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2009

Jean, j'ai proposé Rumsfeld pour votre question, j'aimerais bien savoir si j'ai gagné qqch !

Écrit par : Jeremy | 05 octobre 2009

Et si ce que nous prenions pour une dérive n'était que l'aboutissement d'un projet? La dégradation des conditions d'enseignement, l'écoeurement qui s'ensuit et l'incitation (?) à jeter l'éponge apparaîtraient d'une logique implacable. Je reproduis ci-dessous l'extrait d'un article de Paul Villach, sur Agoravox :


"Une destruction planifiée du service public d’éducation

"On ne comprend pas cette mansuétude d’un côté ni cette brutalité de l’autre, jusqu’à ce qu’on découvre le projet de démantèlement cette fois du service public d’Éducation pour faciliter sa privatisation à venir. Le rapport de 1996 de l’OCDE intitulé « La faisabilité politique de l’ajustement » finit par ouvrir les yeux. Sous ce titre aussi abscons pour le non-initié que l’était l’expression « La solution finale » en 1942, se cache la méthode conseillée pour dégrader de façon inégale sur le territoire la qualité de l’enseignement dans les établissements, « éviter une coalition des mécontentements » (page 32) et amener les parents qui le peuvent à fuir le service public vers le privé.

Le rapport vise, lit-on, à « (procurer) une information utile pour les gouvernements qui souhaitent minimiser les risques de troubles » (Page 7). Le principe en est le suivant : « Si on diminue les dépenses de fonctionnement, est-il écrit avec cynisme, page 30, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnements aux écoles et aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves et d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population. » Ainsi détruit-on les Lettres classiques pour les remplacer par du sport !"

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 octobre 2009

De toutes façons, école des Chartes ou du Louvre, le secteur culturel est lui aussi gangréné par la mode pédago-consommatrice.

Ecrit par : chevreuil | 05 octobre 2009

Et bientôt, tout sera consommé et une certaine parenthèse se refermera, inéluctablement. La chute des empires est toujours brutale, encore que celle-ci s'annonçait de loin. Il s'agit de bien davantage qu'une simple mode : un métabolisme enrayé. Dès lors, les nutriments ne passent plus dans le sang... Il ne reste plus qu'à perfuser. C'est la politique actuelle.
Bonne nuit à ceux qui seront sur le pont demain.

Écrit par : Magister | 05 octobre 2009

Chez les PE, la déprime s'installe aussi...


"Conseil de cycle 2 et 3 communs dans mon école avec présence du RASED, qui nous prévient en préambule :
"Nous étions 2 maîtres E sur l'antenne (comprenant plusieurs écoles en ZEP) il n'y en a plus qu'une. Il y avait un maître G, maintenant c'est un mi-temps puisqu'elle est à cheval sur 2 antennes , elle a donc en charge 15 écoles !" et citant l'inspectrice "Vous ne devrez faire appel à nous que pour les cas vraiment récalcitrants, après avoir essayé dans l'ordre la différenciation pédagogique, les PPRE de niveau 1 et 2, l'échange de pratiques et l'aide personnalisée ...(!)".
Sur ce, les enseignants font une synthèse de leurs cas difficiles n'osant aller jusqu'à exprimer une demande de prise en charge, vu le préambule, à moins de passer pour des incapables ...(pourquoi cette réunion alors de 17H à 20 H ?) ...Je résume :

- une CP, suivie au CMPP depuis la TPS, "maltraitée" par son père, qui oublie chaque lettre apprise dès le surlendemain, incapable d'inscrire en mémoire longue.
- une autre qui s'amuse en classe toute la journée, pas du tout du tout intéressée par la lecture et qui n'a acquis aucune lettre (encore moins la fusion consonne + voyelle) ni en lecture, ni en écriture. Ce qui la fait beaucoup rire ....
- une autre qui ne connaît pas la comptine numérique au delà de 8 ...et est incapable de reconaître la configuration de 3 doigts .
- uen autre totalement mutique (donc pour évaluer sa lecture .....)
- une CE1 mutique, qui refuse d'écrire, qui n'a pas écrit un mot complet depuis le début de l'année (ni lu)
- un CE1 hyperactif, qui ne peut pas tenir son stylo dans sa main assez longtemps pour écrire un mot en entier
- un autre CE1 qui ne déchiffre aucune syllabe (malgré un retour au CP 2 fois par semaine) et qui oublie au fur et à mesure les acquis faits dans la semaine.Par ailleurs, la comptine numérique ne va pas au delà de 14 et il ne reconnaît aucun nombre à 2 chiffres ....(la mère avait refusé le maintien au CP).
- un autre CE1, le jumeau de celui au dessus, qui met 5 mn pour lire "Papa" ne réalisant pas après le premier "pa" que les lettres suivantes sont la même syllabe ...Comptine numérique stable jusqu'à 20 (C'est le meilleur des deux ! dixit la mère qui a aussi refusé le maintien bien sûr !).
- une autre (dont la mère a aussi refusé le maintien) qui écrit les "mots" tous enchaînés avec des combinaisons improbables de rrrrddddppppstu (bien calligraphiés)qu'elle traduit par "le lapin aime les carottes" ...
Je ne parle même pas des 2 enfants autistes dont 1 au CP et l'autre au CE1 pour lesquels on attend toujours l'AVS ....

Je m'arrête au cycle 2. Sachant que le cycle 3 n'est guère plus réjouissant (j'ai signalé 6 élèves ...). Réponse de nos collègues du RASED : essayez de différencier , de vous entraider, nous ne pouvons pas faire grand-chose ...Seule la psy a suggéré de lui adresser certaines familles ...

C'est cela notre métier maintenant ? De plus en plus d'élèves en très grande difficulté, des intégrations d'enfants présentant des handicaps mentaux sans AVS, des effectifs très chargés, un RASED, qui a le choix entre concentrer son aide sur quelques écoles (et en laisser tomber d'autres, il nous a clairement semblé que c'était le cas pour la nôtre, une des rares écoles en zone banale du secteur) ou faire du saupoudrage inefficace sur toutes (en attendant leur disparition programmée ...le RASED j'entends....les écoles publiques pas tout de suite) ?
Jusqu'à quand va-t-on soutenir que de soi-disant "études" ont conclu que les maintiens sont inutiles pour laisser des parents incompétents les refuser avec l'accord tacite de l'IEN ...? Jusqu'à quand va-t-on demander aux instits de CE1 de mener les élèves jusqu'à la réussite d' évaluations telles que celles de mai 2009 avec dans la classe 4 ou 5 cas de l'ordre de ceux cités là-haut (à moins qu'on nous pousse , sans le dire, à les laisser clairement tomber ...). Jusqu'à va-t-on laisser publier sans réagir d'autres soi-disant études "prouvant" que la taille des effectifs n'a aucune incidence sur la réussite des élèves ?
Il n'y a plus de classe de perfectionnement, presque plus de CLAD, bientôt plus de CLIS ai-je entendu dire ...sous prétexte d'inclusion (on ne dit plus intégration ) scolaire. L'hétérogénéité est telle que la plupart des classes au cycle 3 sont des triples niveaux (au moins) voire des classes uniques à ...29 !
Qui a dit que les classes hétérogènes tiraient les élèves vers le haut ? A quelles conditions ? Ne serait-il pas plus efficace de donner plus à ceux qui ont moins : des effectifs vraiment plus réduits (25 dans certaines ZEP est beaucoup trop lourd), mais aussi des maîtres plus expérimentés, mieux formés,mieux payés un RASED complet et disponible et la possibilité de côtoyer des élèves du même âge pour les matières d'éveil ?
Et pendant ce temps, nous, sous l'impulsion des IEN, on rédige sans fin : des PPRE, des livrets de compétences, des projets d'école, des fiches de suivi d'aide personnalisée, des tableaux récapitulatifs de la réalité de nos 108H ....
Quel avenir pour ces enfants ? Quelle société se prépare-t-on avec ces enfants illettrés en puissance, laissés-pour-compte de la République?
N'est-ce pas irresponsable de notre part de nous taire ?
Je me sens complice d'une oeuvre de destruction. J'en ai la nausée.
Je n'ai plus envie de continuer ce métier."

Écrit par : c.cuit | 06 octobre 2009

De toutes façons, école des Chartes ou du Louvre, le secteur culturel est lui aussi gangréné par la mode pédago-consommatrice.

Ecrit par : chevreuil | 05 octobre 2009

Et bientôt, tout sera consommé et une certaine parenthèse se refermera, inéluctablement. La chute des empires est toujours brutale, encore que celle-ci s'annonçait de loin. Il s'agit de bien davantage qu'une simple mode : un métabolisme enrayé. Dès lors, les nutriments ne passent plus dans le sang... Il ne reste plus qu'à perfuser. C'est la politique actuelle.
Bonne nuit à ceux qui seront sur le pont demain.

Ecrit par : Magister | 05 octobre 2009

Je confirme. Ca fait deux/trois ans que je vous dis qu'on vit Weimar.

Écrit par : Jeremy | 06 octobre 2009

Marine Le Pen a déballé sur Frédéric Mitterand, je pense qu'on en entendra parler. Ou alors les médias sont vraiment verrouillés pour ne pas parler du F.N.

Écrit par : Jeremy | 06 octobre 2009

Marine Le Pen a déballé sur Frédéric Mitterand, je pense qu'on en entendra parler. Ou alors les médias sont vraiment verrouillés pour ne pas parler du F.N.

Ecrit par : Jeremy | 06 octobre 2009

Qu'a-dit Marine?

Écrit par : Pendariès | 06 octobre 2009

Que Frederic Mitterand était un violeur, un drogué, un client de prostitués mineurs, et qu'il devait démissionner.

Elle a inopinément trouvé, enfoui au fond de sa poche, et arrivé là certainement par le plus grand des hasards, un extrait du livre de F. Mitterand (de 2005) Mauvaise Vie, qu'elle s'est mise à lire à voix haute au beau milieu de sa conversation avec Frédéric Lefevre et Corinne Lepage.

Franchement, c'était mille fois pire que ce que Bayrou a dit à Cohn-Bendit, d'autant que F. Mitterand n'était pas là pour se défendre ou pour répondre, lui. La question est : En parlera-t-on ?

Écrit par : Jeremy | 06 octobre 2009

bah - c'est ressorti il y a déjà une semaine (vous n'allez pas sur les bons sites, Jeremy): http://www.nationspresse.info/?p=59071

Écrit par : Pendariès | 06 octobre 2009

Pendaries, vous n'avez pas honte de me faire aller sur un site d'extreme droite ? Je vais vous envoyer sur les sites intégristes, moi, non mais !

Bon, Marine Le Pen a lu l'extrait que vous signalez dans votre lien. Elle n'est pas allée chercher bien loin, en somme.

Écrit par : Jeremy | 06 octobre 2009

Mon pc a bugué comme un Diable après être allé sur votre lien, l'anti-virus s'affole... Je ne conseille à personne d'aller sur le site de Pendaries (et en plus, c'est augmenter les stats d'un site FN - actualisez plutôt dix-huit fois votre page sur Bonnetdane).

Ou lisez l'article de Polony, puisqu'il est paru ce soir sur le site du Figaro.

Écrit par : Jeremy | 06 octobre 2009

Pendaries, j'ai un virus, un spyware ou un cheval de troie maintenant, et le pc déconne.

Vous pouviez l'indiquer, ce que c'était, comme genre de site.

Écrit par : Jeremy | 06 octobre 2009

Bon ça remarche.

Pendaries, sans rancune, j'espère.

Écrit par : Jeremy | 06 octobre 2009

Quel avenir pour ces enfants ? Quelle société se prépare-t-on avec ces enfants illettrés en puissance, laissés-pour-compte de la République?
N'est-ce pas irresponsable de notre part de nous taire ?
Je me sens complice d'une oeuvre de destruction. J'en ai la nausée.
Je n'ai plus envie de continuer ce métier."

Ecrit par : c.cuit | 06 octobre 2009

Témoignage accablant.
Pourquoi a-t-on sacrifié les RASED, si ce n'est pour réaliser des économies de bouts de chandelle ?

Écrit par : Françoise Guichard | 06 octobre 2009

Sanseverina, je ne conseillerai jamais, en conscience, à des khâgneux intelligents de se faire profs — sauf vocation impérative (j'en ai connu en prépas scientifiques). Ce qu'ils peuvent raisonnablement viser leur offrira des carrières cent fois plus rémunératives (pour ne pas parler de l'intérêt) que celle de prof.
Le seul bémol à ce que je dis, c'est que certains, désormais, voient le métier à travers ce que je leur fais, qui ne ressemble pas tout à fait à ce que l'on fait en collège-ZEP (ou RAR, comme on dit désormais).
JPB

Écrit par : brighelli | 06 octobre 2009

Ce qu'ils peuvent raisonnablement viser leur offrira des carrières cent fois plus rémunératives (pour ne pas parler de l'intérêt) que celle de prof.
Ecrit par : brighelli | 06 octobre 2009

Doit être sacrément fatigué en ce moment notre JPB, ou alors ne pas être assez payé, pour martyriser ainsi la langue qu'il professe!

Écrit par : Merlemocoeur | 06 octobre 2009

L'hétérogénéité est telle que la plupart des classes au cycle 3 sont des triples niveaux (au moins) voire des classes uniques à ...29 ! c.cuit

Vous voyez bien, c.cuit, que la politique des cycles finit par se mettre en place toute seule !...

Écrit par : nicolas | 06 octobre 2009

Merle, je vous concède que ce n'était pas d'une élégance folle — mais globalement correct…
JPB

Écrit par : brighelli | 06 octobre 2009

On disait donc… Le Figaro :

"Collège unique : la réforme impossible
Natacha Polony
05/10/2009

Créé par la loi Haby en 1975, il est remis en cause par de nombreux enseignants.

De l'argent et des ca deaux pour lutter contre l'absentéisme, des brigades volantes pour prévenir la violence, des heures de soutien par centaines pour limiter l'échec scolaire : dans chaque académie, dans chaque collège, on invente des dispositifs censés éviter une explosion que tous pressentent comme imminente. Depuis trente ans, tout, ou presque, a été tenté pour sauver un système dont les effets pervers sont de plus en plus dramatiques. Le collège unique repose sur l'idée qu'il faudrait, jusqu'à la fin de la scolarité obligatoire, proposer le même enseignement, au même rythme, à tous les élèves. Ceux qui entrent en 6e en grande difficulté seront donc amenés au forceps jusqu'à la 3e, au nom, bien sûr, de l'égalité. Une fatalité ?

Discrètement, mais sûrement, les sénateurs viennent de jeter un énorme pavé dans la mare. Dans un amendement au projet de loi orientation-formation, adopté le 23 septembre, ils ont imaginé un «sas» de préapprentissage pour les élèves de 15 ans au moins. Réaction immédiate du SE-Unsa, syndicat d'enseignants du secondaire : il s'agirait d'une «grave atteinte au principe républicain de la scolarisation commune qui montre à quel point le combat pour le collège unique n'est pas terminé». Ou comment le Sénat s'aventure sur un terrain que le ministère de l'Éducation nationale avait soigneusement évité.

De fait, entre la réforme du primaire et celle du lycée régnait un vide étonnant.

Plus exactement, la direction de l'enseignement scolaire voit dans l'adoption par la loi d'orientation de 2005 du «socle commun de connaissances et de compétences» (réclamé du rapport Bourdieu de 1984 au rapport Dubet de 1999) l'alpha et l'oméga d'une modification du collège. Enfin, celui-ci aurait une finalité propre, celle de délivrer une culture commune aux futurs citoyens au terme de la scolarité obligatoire. Pour ses adversaires, il s'agit surtout de masquer la catastrophe en remplaçant l'évaluation des savoirs disciplinaires par des compétences vagues.

Des années durant, le collège fut dénoncé comme «le maillon faible du système», en particulier par ceux qui voulaient à tout prix exonérer le primaire de sa responsabilité dans l'échec scolaire. Le collège était victime des inégalités sociales, de la violence… C'est-à-dire de facteurs exogènes. Un dogme qui permettait de préserver le collège unique, devenu depuis sa création par René Haby, ministre de Valéry Giscard d'Estaing, l'étendard des progressistes. Pourtant, en 2001 et 2002, des sondages montrent que les profs de gauche n'y croient plus. 62 % des professeurs de collège pensent alors qu'il faut abandonner le principe du collège unique. Pis, 73 % des enseignants de moins de 35 ans y voient un «objectif irréaliste». Depuis, plus de sondage. Et une situation qui se dégrade d'année en année.

Dans un petit livre paru chez Magnard, Bernard Kuntz, président du Syndicat national des lycées et collèges (Snalc), et Philippe Meirieu, pape des sciences de l'éducation, répondent à la question : faut-il en finir avec le collège unique ? Le second plaide pour l'unicité du système, expliquant que «le projet d'une école vraiment républicaine est là : il ne s'agit pas seulement de juxtaposer des apprentissages individuels, aussi réussis soient-ils, il faut que ces apprentissages permettent d'apprendre à construire du collectif». Mais au vu des résultats, violence, décrochage massif, absentéisme, il semble que les apprentissages, individuels comme collectifs, soient loin d'être réussis. «Le collège est au bord de l'explosion, s'énerve Bernard Kuntz. Nous fabriquons des générations d'illettrés. Il est devenu impossible de le masquer ; d'ailleurs, même François Dubet (sociologue et fervent défenseur du collège unique) en a convenu.»

«Classes ingérables»

Ce qui explique une telle évolution : le collège créé par la réforme Haby n'est pas seulement le produit de la fusion des anciennes filières et de l'allongement de la scolarité obligatoire. Il va de pair avec le dogme de l'hétérogénéité des classes, censée profiter aux bons comme aux mauvais élèves. L'argument choisi par ses défenseurs consiste à dire que le désastre - qui n'existerait que dans les ZEP - viendrait au contraire de la trop grande homogénéité de ces classes difficiles. «Homogénéité sociale, certes, répond Claire Mazeron, professeur d'histoire-géographie, mais hétérogénéité dramatique du niveau, qui rend les classes ingérables. D'où l'invocation quasi religieuse de la pédagogie différenciée, c'est-à-dire ce que pratique un instituteur de classe unique rurale… et qui ne marche que là.»

C'est le second dogme, donc, le troisième étant celui de l'unicité du corps des professeurs, qui feraient le même métier de la maternelle à l'université. Le collège unique sert à «primariser» petit à petit l'enseignement secondaire, et à repousser indéfiniment la fin des études pour masquer l'échec. Les syndicats majoritaires plaident d'ailleurs pour un allongement de la scolarité obligatoire à 18 ans, alors même que la limite fixée à 16 ans n'avait pas été accompagnée d'une réflexion sur le sens de cette scolarité. Les solutions existent pour un collège qui propose à chaque élève un parcours à son rythme. 6e-5e en trois ans pour ceux qui sortent du primaire sans les bases nécessaires, classes de découvertes des grands domaines professionnels, techniques et artistiques dès la 4e, 3e en alternance sous statut scolaire pour garantir les connaissances dans les matières générales en même temps qu'une formation professionnelle ; le tout accompagné de passerelles pour rejoindre à tout moment le cursus général.

«Scolarité obligatoire, peut-être, résume Claire Mazeron, mais pas forcément la même pour tous.» Voilà qui rendrait espoir aux maîtres et aux élèves qui ne trouvent plus de sens au collège."

JPB

Écrit par : brighelli | 06 octobre 2009

Merle, je vous concède que ce n'était pas d'une élégance folle — mais globalement correct…
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 octobre 2009

Je veux bien vous concéder votre"rémunératives" du bout des doigts même si un "rémunératrices" me semblerait bien plus approprié!

Pour en avoir le coeur net j'ai cherché dans mon Petit Larousse et je n'ai point trouvé rémunératif mais comme il existe selon notre bible internetienne, vous êtes absous !

Écrit par : Merlemocoeur | 06 octobre 2009

Notre Président bourré de toc vient de hennir : "D'ici à la fin de l'année, j'annoncerai la réforme des lycées".

Repentez vous * ! La Fin est proche.

* faites comme Sisyphe, mettez vous bien dans la ligne de pente. Pour un grand roulé-boulé collectif...

Écrit par : dugong | 06 octobre 2009

Incroyable interrogation dans le jus pédagol du jour :

"Les pédagogies nouvelles sont-elles nocives aux enfants "en difficulté" ?" La question circule presque en ces termes dans nombre d'instances officielles ou pas."

C'est à ce genre de choses qu'on mesure à quel point les choses vont mal...

Écrit par : dugong | 06 octobre 2009

Ah ce magnifique collège unique

Parfait à l'EA ou à Louis le Grand mais si terrible dans le 93.

En tant que parent d'une élève scolarisée dans un collège public du 93 et d'un fils qui a fait son collège dans une école privée du 6ème arrondissement j'ai bien ma petite idée sur la question mais ....outch....comment dire cela sans déraper.

Souvent le désespoir n'est que de la lucidité.

Écrit par : Merlemocoeur | 06 octobre 2009

Pendant que la France entière se demande où a bien pu disparaître la grippe A, on pourra lire, par curiosité, le texte de la plainte déposée le 14 septembre 2009 devant le Procureur de la République de Créteil par un certain Jérôme Masshenser (http://www.theflucase.com/downloads/France/Criminal%20Charges%20PDF.pdf).

Écrit par : Jean | 06 octobre 2009

Souvent le désespoir n'est que de la lucidité.
Ecrit par : Merlemocoeur | 06 octobre 2009

Et vous avez de la chance, puisque c'est "la blessure la plus rapprochée du soleil", selon son Char ...

Écrit par : nicolas | 06 octobre 2009

"Mitterrand", Jeremy !
Il vaut mieux avoir l'"r" sans les faits que l'effet sans l'air ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2009

Catmano, merci... Désespérant, mais, hélas, tellement vrai.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2009

Bonne journée à toutes et à tous. Je m'en vais de ce pas au collège unique enseigner ce qu'est un mode de conjugaison, ce qu'est un temps verbal. Unique en son genre... Parfois je me dis que nous ne vivons pas tous dans le même espace-temps.
J'espère qu'il restera quelques coquillages - et pas simplement des coquilles - dans mon casier. Car, franchement, je me donne du mal !

Je reviens sur la prime à l'assiduité, sujet évoqué ce matin encore sur France Inter : l'image qui s'en dégage est désastreuse pour notre métier, ou ce qu'il en reste, diront certains. Un peu plus, un peu moins... On va avoir du mal à relever le cadavre si on part sur ces bases. C'est "horriblifiant" comme a écrit l'un de mes élèves.

Écrit par : Marilyse | 06 octobre 2009

Est-ce que quelqu'un a lu ce chef-d'oeuvre de la littérature fantastique?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 octobre 2009

Oui, moi. Génial, en effet.
Voyez-vous un rapport avec l'ambiance dans l'EN ? ;o)))

Écrit par : yann | 06 octobre 2009

[...] ni prof d'ailleurs.

Ecrit par : guy morel | 05 octobre 2009

C'est donc ça !!

--------
"là où y a du MOREL y a du MEIRIEUX".

Ecrit par : JEANPASSE | 05 octobre 2009

JEANPASSE, votre cours d'étymologie est excellent. Bravo !

Écrit par : yann | 06 octobre 2009

Le collège unique existe depuis tout temps, il s'appelle la rue !

Écrit par : iPidiblue viande de réforme | 06 octobre 2009

Pour revenir à la rémunération du "présentéisme", ça aura au moins l'avantage de rendre les grèves lycéennes cohérentes : ils auront quelque chose à perdre, comme des vrais travailleurs.

Écrit par : yann | 06 octobre 2009

Et à demander à être payés double si on place des heures de cours le dimanche ?

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2009

Mais pour la grève sur le tas ils vont avoir du mal ! Se mettre à travailler, quelle horreur ...

Écrit par : iPidiblue viandard | 06 octobre 2009

Grève tournante nouveau style, une moitié fait semblant de travailler, l'autre moitié fait semblant de se taire ...

Écrit par : iPidiblue viandard | 06 octobre 2009

Yann, avant de se recycler dans la fabrication de best-sellers sans grande originalité, Dan Simmons avait écrit un superbe recueil de nouvelles, "Le Styx coule à l'envers", publié chez Denoël.

Écrit par : Sylvie Huguet | 06 octobre 2009

" Voyez-vous un rapport avec l'ambiance dans l'EN ?" (Yann)

Pourquoi pas? Il faudrait imaginer qu'une société secrète d'individus doués de pouvoirs supranormaux et d'une insondable volonté de nuire y tiennent toutes les commandes. En sommes-nous si loin ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 06 octobre 2009

"Pourquoi pas? Il faudrait imaginer qu'une société secrète d'individus doués de pouvoirs supranormaux et d'une insondable volonté de nuire y tiennent toutes les commandes. En sommes-nous si loin ?"

Des "ET" au Moloch ? "nuisibles" de surcroît !

Je comprends mieux pourquoi certains IGEN disent "maison" ou "la maison" en parlant du ministère.

Écrit par : dugong | 06 octobre 2009

Je m'en vais de ce pas au collège unique enseigner ce qu'est un mode de conjugaison, ce qu'est un temps verbal.

Ecrit par : Marilyse | 06 octobre 2009

Vous travaillez pour l'esprit! Le plus modeste des cours de grammaire (traditionnelle, évidemment) fait reculer la barbarie.

Écrit par : Jean | 06 octobre 2009

Est-ce que les différents intervenants ayant traité le sujet du "présentéisme" sur ce fil m'autorisent à m'inspirer de leurs interventions pour ma chronique radio de jeudi prochain?
(Pas de droits d'auteur, je suis bénévole ! :-( )

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2009

Les JO à Rio de Janeiro : Lula va pouvoir lancer une ambitieuse politique de travelos publics.

Bon, OK, je sors cinq minutes.

Écrit par : yann | 06 octobre 2009

Ouf ! Aucun Français parmi les prix Nobel * de physique cette année.

On échappe (?) ainsi aux lubies concernant l'éducation que certains de leurs prédécesseurs n'ont pas manqué de nous asséner.

Ceux de cette année sont des spécialistes des fibres optiques. On frémit à l'idée que l'un d'entre eux s'avise de dire : "faire naître la lumière dans l'esprit d'un enfant ? Mais c'est très simple ! câblez le en fibre optique, etc.

En plus, les politiques adoreraient ça car on augmenterait ainsi le PIB bien mieux qu'avec le tamiflu.


* les vrais, pas le IgNobel...

Écrit par : dugong | 06 octobre 2009

Vous travaillez pour l'esprit! Le plus modeste des cours de grammaire (traditionnelle, évidemment) fait reculer la barbarie.

Ecrit par : Jean | 06 octobre 2009

Une affirmation que l'histoire s'obstine à démentir. On a vu ce qu'a produit l'alphabêtisation des masses européennes au siècle dernier.
Ce qui peut faire obstacle à la barbarie c'est la justice: une génération reçoit de celle qui la précède son dû: le sacrifice, la limite, la séparation d'avec l'enfance. Un principe mis à mal en ce début de XXIème siècle globlibéral.
Et pour cause: la génération actuelle des parents ne sait rien du sacrifice. Comment l'imposerait-elle aux générations nouvelles?
Dès la naissance et dans tous les milieux, tout est dû aux enfants, sauf ce qui les confrontrait à la limite, à la finitude, à la mort, au symbolique donc.
A l'école cela se traduit par le refus légalisé d'adresser à l'élève toute forme de négativité. Comme dit l'enseigne publicitaire: il faut positiver au meilleur prix!

Mon salut respectueux au prince Robin!

Écrit par : marigot | 06 octobre 2009

Je crois être intervenue beaucoup plus haut sur l'absentéisme, mais je n'ai pas le courage de vérifier. Si tel est le cas, bien sûr que vous pouvez vous en inspirer si cela se prête à votre chronique que j'écouterai avec plaisir d'ailleurs.

Écrit par : nicolas | 06 octobre 2009

En corrigeant des copies, je suis tombé sur un "cela se présente sous la forme de somme d'un facteur de produits".

Une évidence au moment de la pré-privatisation de la poste : les facteurs se coltineront toujours des "enveloppes à bulles" mais ils ne pourront sûrement plus buller, devant fourguer à mamie Nova et à Papy Mougeot des produits dérivés divers.

Peut-être vaudrait-il mieux dire "produits dérivants" ?

Nostalgie : où sont les produits de facteurs d'autrefois ? Ceux qui mettaient parfois 9 mois à parvenir à destination.

Écrit par : dugong | 06 octobre 2009

"Nostalgie : où sont les produits de facteurs d'autrefois ? Ceux qui mettaient parfois 9 mois à parvenir à destination."

Ecrit par : dugong | 06 octobre 2009

Vous, vous avez voté samedi ? ;-)

Merci, Nicolas! Je remettrai le lien !

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2009

Le Monde titre "Une majorité d'Européens estiment que le travail nuit plus ou moins à leur santé"

Je me sens enfin pleinement et solidairement européen !

Écrit par : dugong | 06 octobre 2009

Un petit bonjour au passage à toutes et tous. J'en profite pour vous dire que désormais ma reconversion est bien engagée en histoire et histoire de l'art. En effet je prépare une licence 1 Histoire et histoire de l'art sous forme de double licence au CTU de Besançon. Je suis suivie par des professeurs épattants et je suis par ailleurs archi comblée par mon choix !

J'en profite pour remercier tous ceux et celles qui m'ont soutenue dans les moments les plus difficiles après mon burn out. Aussi, je voudrais dire merci à JPB : en effet je connaissais Karen Blixen par le film Out of Africa mais jamais je n'avais lu ses romans. Je les ai donc achetés et je me suis régalée, du point de vue rédactionnel, c'est somptueux et le roman "La ferme africaine" est encore plus exceptionnel que le film avec Meryl Streep...

Juste pour terminer je voudrais partager ce morceau musical avec vous. A l'instar des très médiatiques Anna Netrebko et Elina Garança, voici une mezzo soprano, un peu moins connue : Magdalena Kozena interprêtant fabuleusement Mozart :

http://www.dailymotion.com/video/x26b15_magdalena-kozena-mozart_music

Écrit par : Sandra WAGNER | 06 octobre 2009

Deux démarches irréconciables :
Il y a ceux qui paieraient pour qu'ils restent chez eux et ceux qui vont payer pour qu'ils y n'y restent pas... Sauf que dans le deuxième cas c'est avec nos impôts, et on paye deux fois! Cocus et contents...?
Enfin peut-être vaut-il mieux qu'ils soient à l'école comme cela ils coutent moins chers qu'en prison, c'est plus humain, plus juvénile, plus proche de cette fraternité qui anime nos gouvernants, et la Police peut s'occuper des autres qui faute de savoir lire jouent à "Grand theeth auto" en vraie grandeur.
En réalité tout ça c'est juste une question de gestion de flux et d'investissements, ce n'est surtout pas de l'Education et encore moins de la Culture (là il faut me pardonner ma grossièreté, c'est l'hypoglycémie).

Écrit par : JEANMONGE | 06 octobre 2009

Pendant que la France entière se demande où a bien pu disparaître la grippe A, on pourra lire, par curiosité, le texte de la plainte déposée le 14 septembre 2009 devant le Procureur de la République de Créteil par un certain Jérôme Masshenser
Ecrit par : Jean | 06 octobre 2009

Jean, allez-vous me dire si oui ou non ma réponse était bonne ? C'est la 3e fois que je vous pose la question... :'-(

Écrit par : Jeremy | 06 octobre 2009

Pour ceux et celles qui s'interrogent sur le rôle exact que jouent les ministres de l'Éducation nationale, une réponse dans la presse de ce jour:
"Selon le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, «le vote n'a pas été très transparent». Hier, le ministre du Travail Xavier Darcos avait estimé que «2 millions de personnes qui votent, c'est quelque chose».

Bref, l'avenirmeilleur de la Poste les mobilisent plus que celui de l'Éducation nationale où, comme chacun sait, la République n'a plus droit de cité. Tout juste peut-elle s'y faire pardonner d'exister encore à l'état fantomatique.

Écrit par : marigot | 06 octobre 2009

Il fallait lire bien sûr: "les mobilise plus que..."

Écrit par : marigot | 06 octobre 2009

Notre nouveau petit maître du Moloch a la double casquette de jivaro et de bonimenteur.

Devoir aller au charbon en criant à tue-tête : "Faire croire aux Français que nous voulons privatiser la Poste, c'est faux, c'est absolument faux", est un sale boulot.

La com a ses exigences qui sont souvent sans noblesse.

Écrit par : dugong | 06 octobre 2009

Ce n'est pas comme beurrer des tartines ou des tontons ...

Écrit par : dugong | 06 octobre 2009

Jean, allez-vous me dire si oui ou non ma réponse était bonne ? C'est la 3e fois que je vous pose la question... :'-(

Ecrit par : Jeremy | 06 octobre 2009

Eh bien, vous avez gagné... l'adresse de la Société des agrégés (www.societedesagreges.net), à valoir pour vous-même, ou, si vous en êtes déjà membre, pour quelqu'un que vous parrainerez!

Écrit par : Jean | 06 octobre 2009

Pour ceux qui ce matin étaient choqués que Marine Le Pen CITE les écrits de Frédéric Mitterrand, mais très peu par les écrits eux-mêmes, ni par le fait qu'ils émanent d'un ministre en exercice.

La vérité dérange, regardez l'embarras des invités et du présentateur de l'émission "Mots croisés" d'hier, c'est magnifique !

http://www.youtube.com/watch?v=CJJzsQecmyc&feature=player_embedded#

Écrit par : petit lait | 06 octobre 2009

http://www.lepost.fr/article/2009/10/05/1727034_les-nuits-fauves-de-frederic-mitterrand.html

Écrit par : le poisson pourrit par la tête | 06 octobre 2009

Dans l'Ain on a découvert des traces de dinosaures, des sauropodes, peut-être une partouze géante !

Écrit par : iPidiblue viandard | 06 octobre 2009

Et à demander à être payés double si on place des heures de cours le dimanche ?
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2009

D'ici que les curés les payent pour qu'ils aillent plutôt à la messe! Va y'avoir de la surenchère.

Écrit par : retraitée | 06 octobre 2009

"D'ici que les curés les payent pour qu'ils aillent plutôt à la messe! Va y'avoir de la surenchère."

Qu'ils fassent des messes noires de minuit et ils feront le plein.

Quelques bedeaux mâles et femelles, en tenue *, aux entrées pour vendre des produits dérivés et ils pourront colmater plein de trous de leur chevet.

* en laisse, éventuellement

Écrit par : dugong | 06 octobre 2009

Sur http://www.theflucase.com/index.php?option=com_content&view=article&id=839%3Aevidence-of-vote-rigging-during-the-lisbon-referendum-in-ireland-emerges&catid=1%3Alatest-news&Itemid=64&lang=fr, quelques soupçons sur la manière dont le "oui" a gagné en Irlande...

Toujours sur www.theflucase.com, manifestation contre la vaccination obligatoire le 3 octobre à Londres.

Écrit par : Jean | 06 octobre 2009

"Au Terminus des Pretentieux" y mètt kelke choz o povr polanski !

Écrit par : pluskacé | 06 octobre 2009

Bon pour accord, Christophe, si mes propos ont quelque intérêt pour la cause.

Je signale l'article de Marianne de ce matin sur le sujet "Payer les élèves". Bien envoyé.

Écrit par : Marilyse | 06 octobre 2009

Je me demande si je ne devrais pas conseiller à mes étudiants d'envisager un autre cursus que l'enseignement.
FG
Vous vous posez VRAIMENT la question ???
Ecrit par : Jeremy | 05 octobre 2009

Bon d'accord, mais alors à quoi bon défendre des concours - l'agrégation, en particulier - si c'est pour éloigner ceux pour qui ces concours sont faits ?

Écrit par : TotoWeininger | 06 octobre 2009

Il faut laisser la part au rêve, au hasard, à la vocation et au masochisme.
JPB

Écrit par : brighelli | 06 octobre 2009

Catmano, merci... Désespérant, mais, hélas, tellement vrai.

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2009


Mais j'ai rien dit, moi !!!!

Écrit par : catmano | 06 octobre 2009

En ce moment, chez Calvi, débat sur le salaire des non-absents à l'école.
La technocrate responsable de l'"expérimentation" est délicieusement agacante. Vous allez adorer la détester.

Écrit par : yann | 06 octobre 2009

agaçante, pardon.

Écrit par : yann | 06 octobre 2009

Hello Robin Wood, comment allez-vous aujourd'hui ?

Écrit par : nicolas | 06 octobre 2009

iNFO RUE 89 : Ecoles privées : le PS saisit le Conseil constitutionnel

Une semaine après qu'elle a été votée à l'Assemblée nationale le 28 septembre, la loi Carle devrait bientôt débarquer sur le bureau du Conseil constitutionnel, saisi par les députés socialistes, apprenait-on ce mardi 6 octobre. Localement, ce texte commence tout juste à délier, au choix, les langues des élus ou leurs doigts sur leur calculette. Exemple à Sevran.

Cette loi, c'est celle qui obligera explicitement une municipalité à payer pour la scolarité d'un élève de maternelle résidant sur le territoire communal, et qui serait scolarisé dans une école privée d'une autre ville.

Écrit par : nicolas | 06 octobre 2009

Lu dans le Figaro : "Dès la première année d'application de la réforme, à la rentrée 2010, les étudiants qui auront réussi le concours d'enseignant ne seront plus affectés en IUFM (Instituts universitaires de formation des maîtres), mais directement en fonction, devant des classes, ce qui permettra d'économiser des milliers de postes de fonctionnaires stagiaires."

Je prends le pari que cela ne changera pas grand chose à la "qualité" de l'enseignement.

On peut même se demander si un des effets "pervers" de la chose ne sera pas d'obliger bon nombre de stagiaires à opter pour un enseignement explicite, vu l'urgence.

Message au GRIP : Tournez, tournez, rotatives !

Écrit par : dugong | 06 octobre 2009

Bonjour à tous,

Tout d'abord, merci à M. Brighelli et à l'ensemble des commentateurs habitués pour la qualité de ce blog. Il permet à des non-initiés comme moi de saisir la grande complexité de l'Éducation, des problèmes du système actuel et de la difficulté à y apporter des corrections.
Je voudrais par ailleurs vous faire part de quelques réflexions qui me viennent à l'esprit à la lecture de vos commentaires :
- vous faites régulièrement l'amalgame ARGENT = CAPITALISME (notamment sur le cas de la rémunération de l'assiduité des élèves en classe). Vous faites un contresens. Le capitalisme, ce n'est pas l'argent mais le respect de la propriété privée (fondement). En découle la notion d'efficacité économique. Par conséquent, donner de l'argent à des élèves sans aucun retour attendu mais par pure visée électorale, n'est pas du capitalisme. Le capitalisme voudrait plutôt (dans un sens utopique) par exemple que les mauvais élèves aient des coûts de scolarité supérieurs à ceux des bons élèves (ils exigent plus de moyens). C'est peut être moralement détestable, il n'en reste pas moins que l'amalgame initial est faux.
- Vous cherchez, à tort ou à raison, à politiser le débat sur l'éducation, les profs de droite étant conservateurs, les profs de gauche laxistes. Je pense que le clivage sur l'éducation est plus complexe. Prenez un libéral (dans le sens étymologique du terme, un amoureux des libertés), il vous dira qu'un bon système éducatif est assis sur la multiplicité des systèmes (donc pas d'obligation de méthode, de programme,.. juste des examens nationaux et identiques), les familles et donc les enfants valideront par leur choix la pertinence d'un système sur un autre. Où placez vous ce libéral sur l'échiquier politique ?
- Enfin sur l'égalité des chances, dénoncée à juste titre à mon sens comme de l'égalitarisme, a t on déjà obligé le cancre sportif à courir avec un poids de 20kg pour que le petit intellectuel freluquet puisse avoir une note convenable ? (un cliché réducteur j'en conviens, mais l'idée est là). Au final, par soucis d'égalitarisme, on créé de l'inégalité. Seuls les élèves dont les parents ont les moyens suffisants vont étudier dans le privé, où les professeurs sont motivés (parfois "incentiver" même) alors que les autres sont condamnés au brouet public et à l'étude personnelle. Encore une fois, la volonté de réduire les inégalités a conduit le législateur à les aggraver.

J'aimerais avoir votre avis sur ces différentes remarques et vous laisse libre court pour corriger mes nombreuses fautes d'orthographe / accords / syntaxe.

Écrit par : Joe | 06 octobre 2009

Hey Joe, you are rather confused !

Écrit par : dugong | 06 octobre 2009

Catmano, merci... Désespérant, mais, hélas, tellement vrai.

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2009


Mais j'ai rien dit, moi !!!!

Ecrit par : catmano | 06 octobre 2009

C'est vrai, Catmano n'a rien dit !!!

Écrit par : c.cuit | 06 octobre 2009

Catmano, merci... Désespérant, mais, hélas, tellement vrai.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2009
Mais j'ai rien dit, moi !!!!
Ecrit par : catmano | 06 octobre 2009
C'est vrai, Catmano n'a rien dit !!!
Ecrit par : c.cuit | 06 octobre 2009

Ben c'est justement ça qui est vraiment désespérant ^^

Écrit par : TotoWeininger | 06 octobre 2009

La vérité dérange, regardez l'embarras des invités et du présentateur de l'émission "Mots croisés" d'hier, c'est magnifique !

Ecrit par : petit lait | 06 octobre 2009

En effet. Mais cette vérité-là ne saurait choquer quiconque n'attend plus rien des dirigeants à la petite semaine ni des prétendues élites. Ce qui, par contre, pourrait surprendre énormément, c'est de rencontrer une personne intègre et "propre" qui se serait sans doute égarée dans ces sphères grises...

Écrit par : Magister | 06 octobre 2009

Il y a un buzz naissant autour des gens qui disent que Catmano n'a rien dit.

Pour ajouter à la confusion, je dirais bien qu'elle n'a rien dit mais qu'elle l'a très bien fait et qu'il fallait que cela soit dit.

Écrit par : dugong | 06 octobre 2009

Le capitalisme, ce n'est pas l'argent mais le respect de la propriété privée [...]
les familles et donc les enfants valideront par leur choix la pertinence d'un système sur un autre [...]
Ecrit par : Joe | 06 octobre 2009

Je crois qu'on tient un concurrent pour Carole.

Écrit par : TotoWeininger | 06 octobre 2009

"- Le capitalisme, ce n'est pas l'argent mais le respect de la propriété privée (fondement).

Remarquons néanmoins que capitalisme est de la même famille que capital.

- Prenez un libéral (dans le sens étymologique du terme, un amoureux des libertés),

Une erreur fréquente est de confondre l'étymologie d'un mot et son sens.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 06 octobre 2009

"Je crois qu'on tient un concurrent pour Carole"

Comment s'appelait le jeune débile léger qui venait il y a un an environ nous causer de ses visions de la vie ? Il était en IUT ou BTS, je crois ?

Écrit par : dugong | 06 octobre 2009

En corrigeant des copies, je suis tombé sur un "cela se présente sous la forme de somme d'un facteur de produits".

Ecrit par : dugong

Vous qui adorez les z'ondes en terminale S (chaque année, je fais travailler mes élèves sur votre petit problème), que pensez-vous de celle-là : « la célérité diminue en fonction de la profondeur de l'eau » ?

Je pense que mes super-privilégiés (chez nous, ce sont les antipodes de la ZEP) comprendront difficilement pourquoi, face à une telle réponse, je mets systématiquement dans la marge : "cette phrase ne veut rien dire".

Écrit par : Moot | 06 octobre 2009

Je prends le pari que cela ne changera pas grand chose à la "qualité" de l'enseignement.

Ecrit par : dugong | 06 octobre 2009

Pariez, pariez, et même gros ! Que risquez-vous ? Rien ! C'est gagné d'avance. Petite ouverture quand même : ne sous-estimons pas trop vite les contingents à venir car j'ai dans l'idée que notre vieux pays a encore de saines ressources (un fond de virginité ?). Le problème se pose et se posera surtout au niveau de l'encadrement, c'est-à-dire de tous ces aveugles qui veulent guider des borgnes, bref, de tous ces faiseurs de mots qui ne sont au demeurant que les idiots utiles de la bureaucratie, ce en quoi toute institution est soluble.

Écrit par : Magister | 06 octobre 2009

J'ai regardé un bout de l'émission de Calvi sur la 5 sur la prime aux présents.
Aucun prof sur le plateau : le fondateur de L'Etudiant, la mère Tapiero des géniteurs d'apprenants, un principal du syndicats des chefs et Bénédicte Robert la chargée de mission à Créteil.

Cette dame qui doit avoir à peine 30 ans est déjà IPR établissements et vie scolaire... Elle manie parfaitement le pédagol (ex. "pilote d'expérimentation", "l'ouverture citoyenne" j'adore !) et bien sûr n'a pas défendu les profs quand les autres ont fait des réflexions du type "c'est la faute aux profs" s'il y a de l'absentéisme car il font de l'évaluation humiliante et ne sont pas intéressants !
Et tout ça c'est bien sûr une "démarche de projet".

Le cas de cette Bénédicte Robert est assez hallucinant, elle ira loin ! Ne décourageons pas nos élèves d'entrer dans l'Educnat, il pourront y faire toute une carrière sans voir un seul élève !

J'imagine les "compétences" qu'il faut mettre en oeuvre pour faire ses choix de carrière si jeune mais je suis mal placé pour juger en tant que simple soutier ;))

http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_article=4927

Écrit par : Pierre Lariba | 06 octobre 2009

Il y a fort à dire sur les propos de Joe, mais leur auteur s'est exprimé avec courtoisie. Il est "hors du coup", étranger à la connivence qui lie les habitués du blog, lesquels l'accueillent par une volée de bois vert et le criblent de flèches méprisantes. Cela me gêne, je l'avoue.

Écrit par : Sylvie Huguet | 06 octobre 2009

"Il y a fort à dire sur les propos de Joe, mais leur auteur s'est exprimé avec courtoisie."

avec radio courtoisie ?

Écrit par : dugong | 06 octobre 2009

"Il y a fort à dire sur les propos de Joe, mais leur auteur s'est exprimé avec courtoisie."

avec radio courtoisie ?

Ecrit par : dugong | 06 octobre 2009

Sylvie Huguet a raison, ici on veut rester entre soi, pour se regarder penser, "à gauche" bien sûr, se gargariser de ses bons mots. Les autres, ceux qui pensent autrement, portent des chemises brunes.

Pauvre gong !

Écrit par : courtoisie | 06 octobre 2009

Il y a fort à dire sur les propos de Joe, mais leur auteur s'est exprimé avec courtoisie. Il est "hors du coup", étranger à la connivence qui lie les habitués du blog, lesquels l'accueillent par une volée de bois vert et le criblent de flèches méprisantes. Cela me gêne, je l'avoue.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 06 octobre 2009

Je l'ai pensé, vous l'avez écrit...
Merci.

Écrit par : Maminou | 06 octobre 2009

Sylvie, je suis absolument d'accord avec vous. Ces réactions épidermiques manquent singulièrement d'arguments de fond.
Par ailleurs, le systématisme de certains "anti-libéraux" du blog me semble relever du réflexe pavlovien. Les lignes de partage politiques vis à vis de l'éducation sont sans doute bien plus complexes que cela !
Il existe des "libéraux" (qui se revendiquent en tout cas comme tels) qui développent une réflexion parfaitement sensée et sont sensibles à la qualité de l'instruction (Slama). Et des "anti-libéraux" qui débitent à longueur de temps la vulgate égalitariste pédago (Autain).
De même, au sein du PS, les auto proclamés "anti-libéraux" sont légion : sont-ils pour autant dignes de confiance en matière d'éducation ?

Écrit par : mihailovich | 06 octobre 2009

Le cas de cette Bénédicte Robert est assez hallucinant, elle ira loin ! Ne décourageons pas nos élèves d'entrer dans l'Educnat, il pourront y faire toute une carrière sans voir un seul élève !
Ecrit par : Pierre Lariba | 06 octobre 2009

Bénédicte Robert : agrégée d'anglais et docteur en science politique (Science Po 2007). S'intéresse à la comparaison des politiques éducatives américaine et française. Chargée de mission auprès du recteur de l'académie de Créteil.

Écrit par : TotoWeininger | 06 octobre 2009

Je sollicite l'éclairage des brillants connaisseurs de la langue, présents sur ce blog, pour leur poser une question qui me turlupine :
je pensais que les conjonctions de coordination n'étaient précédées ni suivies de ponctuation dans la mesure où elles sont un lien.
Je lis actuellement la Correspondance de Flaubert et dans le passage magnifique qui suit ET et CAR sont précédés d'une virgule :
"On se préoccupe trop des détails, de la couleur et pas assez de son esprit, car la couleur dans la nature a un esprit, une sorte de vapeur subtile qui se dégage d'elle, et c'est cela qui doit animer en dessous le style. .... La couleur, comme les aliments, doit être digérée et mêlée au sang des pensées. "
- est-ce une erreur typographique?
- est-ce la langue du XIXème?
- est-ce la licence " poétique"?
- est-ce ma mémoire qui a mal retenu?

Merci par avance pour vos réponses.

Écrit par : Mathilde de la Meule | 06 octobre 2009

De même, au sein du PS, les auto proclamés "anti-libéraux" sont légion : sont-ils pour autant dignes de confiance en matière d'éducation ?

Ecrit par : mihailovich | 06 octobre 2009

Je précise ma pensée : j'en "pratique" quelques-uns dans le milieu des conservatoires, notamment au sein des personnels de direction.
Tout en crachant en permanence sur les méchants capitalistes, ils pratiquent la "flexibilité" lorsque ça les arrange pour gérer les ressources humaines, et ne jurent que par "l'autonomie" et les diverses (et fumeuses) "collaborations avec le monde de l'entreprise".
Des maîtres du double discours, en somme.

Écrit par : mihailovich | 06 octobre 2009

L'usage laisse une certaine latitude dans l'emploi des signes de ponctuation. Normalement, sont précédées de la virgule les conjonctions de coordination autres que ET, OU et NI. ET sera aussi précédé de la virgule s'il joint deux propositions qui n'ont pas le même sujet, ce qui est le cas dans le texte de Flaubert.
Toutes ces informations sont tirées de mon fidèle Grevisse !

Écrit par : Sylvie Huguet | 06 octobre 2009

Sur le harcèlement dont il était question plus haut, je rappelle qu'il existe depuis peu un texte officiel :

http://www.education.gouv.fr/bo/2007/10/MENH0700398C.htm

Qui reste évidemment, dans les faits, lettre morte. Demander son application à un inspecteur ou à un recteur, c'est un peu comme aller déposer plainte dans le commissariat où on a été victime de violences policières... D'ailleurs, combien de recteurs et d'inspecteurs ont réellement relayer ce texte jusqu'auprès des enseignants?

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 octobre 2009

Je sollicite l'éclairage des brillants connaisseurs de la langue, présents sur ce blog, pour leur poser une question qui me turlupine :
je pensais que les conjonctions de coordination n'étaient précédées ni suivies de ponctuation dans la mesure où elles sont un lien.
Je lis actuellement la Correspondance de Flaubert et dans le passage magnifique qui suit ET et CAR sont précédés d'une virgule :
"On se préoccupe trop des détails, de la couleur et pas assez de son esprit, car la couleur dans la nature a un esprit, une sorte de vapeur subtile qui se dégage d'elle, et c'est cela qui doit animer en dessous le style. .... La couleur, comme les aliments, doit être digérée et mêlée au sang des pensées. "
- est-ce une erreur typographique?
- est-ce la langue du XIXème?
- est-ce la licence " poétique"?
- est-ce ma mémoire qui a mal retenu?

Merci par avance pour vos réponses.

Ecrit par : Mathilde de la Meule | 06 octobre 2009

Vous pouvez trouver "car", "mais", voire "et" précédés d'une virgule ou même d'un point. Exemple :

"Comme il sentait monter à lui sa mort humaine,
sans voir sa mère en pleur (au singulier) et douloureuse en bas,
Droite au pied de la Croix, ni Jean, ni Madeleine,
Jésus mourant pleura sur la mort de Judas.
Car il avait connu que le damné suprême
Jetait l'argent du sang qu'il s'était fait payer (...)

(Charles Péguy, Jeanne d'Arc, "A Domremy", I,II)

Autre exemple, tiré des "Provinciales" de Pascal :

"Heureux les peuples qui ignorent ce terme ! Heureux ceux qui ont précédé sa naissance ! Car je n'y vois plus de remède si MM de l'Académie ne bannissent par un coup d'autorité ce mot barbare de Sorbonne qui cause tant de division (Première Lettre)

Un exemple avec "mais" après un point (et même d'un tiret !), tiré de Flaubert et d'un "et" précédé d'un point-virgule :

"Ses yeux erraient sur les têtes féminines ; et de vagues ressemblances amenaient à sa mémoire Mme. Arnoux. Il se la figurait, au milieu des autres, dans un de ces petits coupés, pareils au coupé de Mme. Dambreuse. - Mais le soleil se couchait et le vent froid soulevait des tourbillons de poussière (G. Flaubert, l'Education sentimentale)

Il ne faut pas raisonner en termes de "conjonctions de coordination" (de lien), mais de connecteurs argumentatifs, de grammaire stricto sensu, mais de stylistique et plus précisément de pragmatique (le discours, littéraire ou non, est avant tout destiné à produire un "effet").

Dans l'exemple que vous citez (Flaubert), "car" a une valeur argumentative.

Pour plus amples explications, voir Dominique Maingueneau, "Pragmatique pour le discours littéraire" (Bordas), chapitre 3.
Voir aussi O. Ducrot.

Écrit par : Robin | 06 octobre 2009

"Comment s'appelait le jeune débile léger qui venait il y a un an environ nous causer de ses visions de la vie ? Il était en IUT ou BTS, je crois ?"

Ecrit par : dugong | 06 octobre 2009

Merryl Perréard ? Il avait nettement progressé, au fur et à mesure de ses interventions ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2009

- Prenez un libéral (dans le sens étymologique du terme, un amoureux des libertés),

Une erreur fréquente est de confondre l'étymologie d'un mot et son sens.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 06 octobre 2009


Je pense que l'erreur fréquente, concernant le mot "libéral", est justement de le réduire à sa dimension économique. Je tiens pour ma part à l'assumer et à le réhabiliter dans son sens initial, qui est effectivement politique. Démocratie, séparation des pouvoirs, suffrage universel, instruction publique, laïcité, etc, autant de principes que l'on doit aux libéraux. Quand quelqu'un s'affirme "antilibéral", j'ai toujours envie de lui demander s'il est contre tous ces acquis!

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 octobre 2009

Il y a fort à dire sur les propos de Joe, mais leur auteur s'est exprimé avec courtoisie. Il est "hors du coup", étranger à la connivence qui lie les habitués du blog, lesquels l'accueillent par une volée de bois vert et le criblent de flèches méprisantes. Cela me gêne, je l'avoue.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 06 octobre 2009

Merci Sylvie pour votre remarque. J'avoue avoir été surpris des réactions des autres commentateurs. Je viens dans un but d'échange. Aux vues de ce que j'ai lu sur ce blog depuis environ un mois, je pensais être dans un espace d'échange et de respect et j'avais cru comprendre que nous partagions une même vision du goût de l'effort et de la méritocratie.

Je remercie Dugong de me traiter de débile léger, d'une part parce que c'est mieux que profond et d'autre part, parce que ça fait du bien de l'entendre de temps en temps.

@Hervé de Strasbourg


- Prenez un libéral (dans le sens étymologique du terme, un amoureux des libertés),

Une erreur fréquente est de confondre l'étymologie d'un mot et son sens.

C'est justement parce que le sens commun du libéral est galvaudé que j'ai précisé le sens que je souhaitais lui donner. Il y a des libérales de droite comme de gauche.

Quand aux problématiques de l'éducation nationale, c'est un sujet qui m'intéresse non pas en tant que parent d'élève (je n'ai pas d'enfant, ça règle beaucoup de problème) mais parce que j'ai trop vu ma mère, excellente pédagogue revenir en larme et choquée de ses heures de cours où des élèves lui avaient manqué de respect, à un point qui n'était même pas imaginable pour elle. Alors, c'est sûr, je ne vais pas maitriser votre jargon, mais mon intérêt pour le sujet n'en est pas moins sincère.

Écrit par : Joe | 06 octobre 2009

Merryl Perréard ? Il avait nettement progressé, au fur et à mesure de ses interventions ! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2009

C'est ça. Mais on ne le voit plus guère ici. Une nouvelle victime de la fuite des cerveaux.

Écrit par : TotoWeininger | 06 octobre 2009

Aux vues de ce que j'ai lu sur ce blog depuis environ un mois, [...] j'avais cru comprendre que nous partagions une même vision [...] de la méritocratie.
Ecrit par : Joe | 06 octobre 2009

Êtes-vous certain d'avoir bien lu ?

Écrit par : TotoWeininger | 06 octobre 2009

"Alors, c'est sûr, je ne vais pas maitriser votre jargon"
Ecrit par : Joe | 06 octobre 2009

Ca, par contre, ce n'est pas très grave. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2009

"Il y a des libérales de droite comme de gauche.""
Ecrit par : Joe | 06 octobre 2009

Que des représentantes du sexe dit faible, donc ?

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2009

Joe, un conseil: fuyez ! Il y a des gens très bornés, ici ! Et si sûrs d'avoir raison, et si lâches aussi parfois !

Écrit par : courtoisie | 06 octobre 2009

@ Joe qui écrit :
"j'ai trop vu ma mère, excellente pédagogue revenir en larme et choquée de ses heures de cours où des élèves lui avaient manqué de respect, à un point qui n'était même pas imaginable pour elle."

Aujourd'hui, il y a d'autres raisons de pleurer :
- inspecteurs inquisiteurs capables de harcèlement,
- collègues lâches, veules, hypocrites ou carriéristes,
- et last but not least (comme dirait not' président), les pauvres gosses que l'on a devant nous parfois et qui n'auront bientôt plus le droit de redoubler une classe sous prétexte de coûter trop cher.

PS : liste non-exhaustive bien sûr.

Écrit par : Républicain | 06 octobre 2009

Mon cher Brighelli,

Il semble que l'article de votre amie Natacha Polony ait fait un flop sur votre propre site ! Pas assez épicé pour aiguiser les langues et flatter le palais, ai-je l'impression ; nous sommes mithridatisés depuis longtemps par vos soins ... je ne suis pas allé voir la réaction des lecteurs du Figaro mais j'y vais de ce pas !

Écrit par : iPidiblue Natacha Polonyesque | 06 octobre 2009

Hello Robin Wood, comment allez-vous aujourd'hui ?

Ecrit par : nicolas | 06 octobre 2009

Je me remets et j'essaye de relativiser et de comprendre ce qui s'est passé. Comme je n'ai pas de psychothérapeute actuellement, je me suis présenté aux urgences de l'Hôpital le plus proche : j'avais besoin de parler avec quelqu'un et d'expliquer exactement ce qui s'était passé ; j'ai été reçu pendant près de deux heures par une infirmière psy. d'une grande finesse d'esprit qui m'a dit textuellement que les problèmes auxquels nous étions confrontés étaient des problèmes d'ordre psychiatrique et qui est tombée des nues quand je lui ai dit que nous ne savions pratiquement rien des élèves qui étaient en face de nous et elle s'est étonnée du manque de professionnalisme et du bricolage qui sévit dans l'Education nationale. Elle m'a dit que ce qui était arrivé n'était pas de ma faute et elle m'a expliqué la "dynamique de groupe" entre les filles sportives de haut niveau et les autres. Je vais m'arranger pour voir un psychologue une fois par semaine pour essayer de gérer au mieux certains "cas" (celui qui a craché partout et celui qui refuse de faire quoi que ce soit et qui met le souk)... Elle m'a expliqué des choses passionnantes sur les élèves "abandonniques" (j'en ai deux) et sur les foyers d'accueil. J'ai vu ensuite un médecin qui m'a arrêté pendant quinze jours.

Écrit par : Robin | 06 octobre 2009

Je pense que l'erreur fréquente, concernant le mot "libéral", est justement de le réduire à sa dimension économique. Je tiens pour ma part à l'assumer et à le réhabiliter dans son sens initial, qui est effectivement politique. Démocratie, séparation des pouvoirs, suffrage universel, instruction publique, laïcité, etc, autant de principes que l'on doit aux libéraux. Quand quelqu'un s'affirme "antilibéral", j'ai toujours envie de lui demander s'il est contre tous ces acquis!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 06 octobre 2009

Mon Dieu, faites-leur des cours d'histoire !

Écrit par : guy morel | 07 octobre 2009

Buzz (l'éclair), je suis même surpris qu'on en parle si peu. C'est mille fois pire que ce qu'avait dit Cohn-Bendit à Bayrou.

Comme quoi, on fait dire aux médias ce qu'on veut quand on veut, et ce n'est pas de la nature d'un événement que découlent son importance et sa médiatisation, c'est de son utilité pour servir la cause de tel Président ou de tel parti.

Écrit par : Jeremy | 07 octobre 2009

Quelques soupçons sur la manière dont le "oui" a gagné en Irlande...

Manifestation contre la vaccination obligatoire le 3 octobre à Londres.

Ecrit par : Jean | 06 octobre 2009

Jean, merci pour l'adresse de la SdA, même si je l'avais déjà.

Par contre, vous devriez éviter de nous faire la liste de tous les complots supposés, on n'en finirait pas !

Écrit par : Jeremy | 07 octobre 2009

Pour Merryl, je ne suis pas d'accord avec ce qui a été dit : je trouve que c'était quelqu'un de bonne volonté, pas désagréable, et qui pouvait dire des choses intéressantes. Si maintenant ce blog devient snob, je rejoins l'avis de Sylvie et Maminou : ça met foutrement mal à l'aise.

Écrit par : Jeremy | 07 octobre 2009

Pour Marine Le Pen, je suis tout à fait d'accord avec Jérémy : on a mis en épingle la remarque de Bayrou à Cohn Bendit, parce que cela arrangeait un certain pouvoir de faire passer le président du Modem pour un gros méchant. Marine, se disent-ils, moins on lui fera de pub… Parce que ce qu'ils craignent par dessus tout, c'est une remontée du FN qui mordrait sur leurs propres troupes. À la présidentielle, un Sarkozy à moins de 32% est cliniquement mort — sauf miracle comme celui de Chirac en 2002.

Joe est peut-être un libéral, mais ce qu'il dit sur l'égalitarisme est d'un grand bon sens.

Et à propos de récompenses aux élèves présents, si vous avez LCI, jetez un coup d'œil à l'émission de Valérie Expert ce matin à 10 heures. J'y serai (ça, c'est pour l'anecdote), mais je crois que le type que j'aurai en face vaudra son pesant de cacahouètes.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 octobre 2009

Joe a écrit : "Je remercie Dugong de me traiter de débile léger, d'une part parce que c'est mieux que profond et d'autre part, parce que ça fait du bien de l'entendre de temps en temps."

Je n'ai pas dit cela. J'ai dit que ce que vous aviez écrit m'y faisait penser. Je précise : même style de "pensée" molle. Quant au contenu, cela fait bien longtemps que, devant la brièveté de la vie, j'ai fait mienne la formule - détour(n)ée - de Valery Larbaud : "il y a des choses que c'est pas la peine".

Evidemment, si vous étiez un de mes élèves, vous auriez droit à une soûlante explication de textes.

Vous n'avez pas cette malchance.

Écrit par : dugong | 07 octobre 2009

Sujets de méditation pour tous les Joes :

Nouveaux dilemmes de la "mondialisation" "libérale" : peut-on, à la fois, essuyer les excédents d'exportations et contrôler toutes les importations ?

http://www.lepoint.fr/actualites-insolites/2009-10-06/les-ecolieres-irlandaises-devront-apporter-leur-papier-toilette/918/0/383387

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/10/05/01016-20091005ARTFIG00309-l-explosif-en-suppositoire-nouvelle-armedes-islamistes-.php

Écrit par : dugong | 07 octobre 2009

Jean, sur France Inter ce matin :
« 10h . Service public
Ceux qui refusent les vaccins, à tort ou à raison »

Écrit par : Tailleboudin | 07 octobre 2009

Lu dans le jus pédagol du jour :

"Maths : Les Etats-Unis choisiront-ils la résolution de problèmes ?

Enseigner les maths c'est apprendre à raisonner ou transmettre des connaissances mathématiques ? Aux Etats-Unis, les professeurs de maths semblent avoir tranché. En publiant un projet de programmes pour le lycée, le Conseil national des enseignants de maths (NCTM - 100 000 adhérents) a choisi le raisonnement et la quête du sens. "On prépare ainsi les élèves pour l'enseignement supérieur, leur emploi et une citoyenneté productive" affirme le président de la NCTM.
L'ont-ils emporté ? Ce n'est pas sur. Leur projet rencontre les critiques des partisans de l'instruction mathématique. On reproche au programme d'être trop abstrait, de manquer de contenus, de ne pas prendre assez en compte les connaissances.
48 états des Etats-Unis préparent un curriculum unique en maths. Une belle occasion pour refonder cet enseignement."

De quoi former une gerbe de spécialistes de l'ensemble vide.

Écrit par : dugong | 07 octobre 2009

De quoi former une gerbe de spécialistes de l'ensemble vide.
Ecrit par : dugong | 07 octobre 2009

Et il y a toutes les chances pour qu'on n'attende pas une décennie pour leur emboîter le pas car nos édiles pédagogols sont toujours à l'écoute de ce qui se fait de plus moderne et de mieux ailleurs...

Écrit par : nicolas | 07 octobre 2009

Joe est peut-être un libéral, mais ce qu'il dit sur l'égalitarisme est d'un grand bon sens.
Ecrit par : brighelli | 07 octobre 2009

Ah ce soucis de la précision!

Le "grand bon sens" cela ne serait pas l'équivalent du "lave plus blanc" de Coluche?

Écrit par : Merlemocoeur | 07 octobre 2009

Et à propos de récompenses aux élèves présents, si vous avez LCI, jetez un coup d'œil à l'émission de Valérie Expert ce matin à 10 heures. J'y serai (ça, c'est pour l'anecdote), mais je crois que le type que j'aurai en face vaudra son pesant de cacahouètes. Ecrit par : brighelli | 07 octobre 2009

Alors si vous voulez bien MORDRE, cette fois, vous nous rendrez un sérieux service. Mais vous ne savez pas qui vous affronterez, ou bien vous nous laissez la surprise ? Et ceux, dont je suis, qui n'ont pas LCI, ils font quoi ?
Hier chez Taddei je crois, quelqu'un a dit qu'il valait tout de même mieux rétribuer mieux les profs que payer les élèves et en hauts lieux ministériels (hors EN) on a marqué sa perplexité, pour le moins. Mais nul doute que cela se fera et s'étendra comme tache d'huile. Ils doivent déjà plancher sur le prochain gadget qui fera pousser les hauts cris aux gens sensés.

Écrit par : nicolas | 07 octobre 2009

Aujourd'hui, il y a d'autres raisons de pleurer :
- inspecteurs inquisiteurs capables de harcèlement,
- collègues lâches, veules, hypocrites ou carriéristes,
- et last but not least (comme dirait not' président), les pauvres gosses que l'on a devant nous parfois et qui n'auront bientôt plus le droit de redoubler une classe sous prétexte de coûter trop cher.

PS : liste non-exhaustive bien sûr.

Ecrit par : Républicain | 06 octobre 2009

J'y ajouterai :

- des programmes que l'on trouve mal adaptés et que l'on est théoriquement contraint de suivre

- des horaires de classe que l'on trouve insuffisants et dans lesquels on doit réussir à caser tout ce dont les élèves ont besoin

- une organisation du temps des enseignants bouffée par les réunions sans intérêt, des imprimés à remplir, des "évaluations" à faire passer, des "conseils de ceci ou de cela" où l'on parle de tout, sauf de l'essentiel

liste non-exhaustive

Écrit par : catmano | 07 octobre 2009

Pendant qu'on s'agite autour du gadget - du rideau de fumée ? - de la rémunération des présents, personne n'évoque l'annonce de la suppression de 16000 postes pour la rentrée prochaine. La suppression des stagiaires n'explique pas tout, si les futurs stagiaires font, comme il avait été annoncé, 12h devant élève et non un service complet.

Écrit par : Romuald | 07 octobre 2009

"personne n'évoque l'annonce de la suppression de 16000 postes pour la rentrée prochaine. La suppression des stagiaires n'explique pas tout, si les futurs stagiaires font, comme il avait été annoncé, 12h devant élève et non un service complet."

Les économies engendrées par la réforme des lycées complèteront le dispositif.

Je ne doute pas une seconde que cette réforme aura une cohérence très forte dans ce domaine.

Écrit par : dugong | 07 octobre 2009

Je ne doute pas une seconde que cette réforme aura une cohérence très forte dans ce domaine.

Ecrit par : dugong | 07 octobre 2009
Espérons simplement que la cohérence de l'opposition à cette réforme-resucée de la précédente (avec comme seul additif de la gelée de(s) coings :-)) n'aura rien à envier à celle de la réforme elle-même que vous évoquez à juste titre, Dugong !
Ils veulent nous avoir à l'usure...

Écrit par : mihailovich | 07 octobre 2009

"La suppression des stagiaires n'explique pas tout, si les futurs stagiaires font, comme il avait été annoncé, 12h devant élève et non un service complet."

Ecrit par : Romuald | 07 octobre 2009

Pas tout, mais presque !
Il n'y aura plus de stagiaires, d'après ce qu'a prévu la réforme.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009

"- une organisation du temps des enseignants bouffée par les réunions sans intérêt, des imprimés à remplir, des "évaluations" à faire passer, des "conseils de ceci ou de cela" où l'on parle de tout, sauf de l'essentiel"

Ecrit par : catmano | 07 octobre 2009

Ca, c'est puissamment chronophage. Et démoralisant.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009

Pas tout, mais presque !
Il n'y aura plus de stagiaires, d'après ce qu'a prévu la réforme.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009

Mais alors, quelqu'un pourrait m'expliquer comment se déroulera leur titularisation ? Au bout de combien de temps ? Et à qui la devront-ils ? C'est un peu le flou artistique, non ?

Écrit par : mihailovich | 07 octobre 2009

"Et à propos de récompenses aux élèves présents, si vous avez LCI, jetez un coup d'œil à l'émission de Valérie Expert ce matin à 10 heures. J'y serai (ça, c'est pour l'anecdote), mais je crois que le type que j'aurai en face vaudra son pesant de cacahouètes."
Ecrit par : brighelli | 07 octobre 2009

"Jean, sur France Inter ce matin :
« 10h . Service public
Ceux qui refusent les vaccins, à tort ou à raison »

Ecrit par : Tailleboudin | 07 octobre 2009

On fait quoi ? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009

@Mihailovich :

Si j'ai bien tout compris:
-Il y aura d'un côté les "super fonctionnaires", (ceux que Sarkozy veut payer mieux), qui auront eu et le master, et le concours, (CAPES ? Agreg ? CRPE?), et des "reçus - collés", ou "collés - reçus", qui n'aurount eu qu'un des deux volets, qu'on pourra considérer comme "semi-précaires".
De toute façon, (et cela avait été, je crois, fort bien dit ici hier), le service public d'éducation nationale est bel et bien en train d'imploser; les nouveaux projets de "présentéisme" en sont une nouvelle manifestation flagrante. Et désespérante.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009

Je pense que l'erreur fréquente, concernant le mot "libéral", est justement de le réduire à sa dimension économique. Je tiens pour ma part à l'assumer et à le réhabiliter dans son sens initial, qui est effectivement politique. Démocratie, séparation des pouvoirs, suffrage universel, instruction publique, laïcité, etc, autant de principes que l'on doit aux libéraux. Quand quelqu'un s'affirme "antilibéral", j'ai toujours envie de lui demander s'il est contre tous ces acquis!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 06 octobre 2009

Mon Dieu, faites-leur des cours d'histoire !

Ecrit par : guy morel | 07 octobre 2009

Merci Thatcher, Reagan, Madelin, et Cadichon, leur "réincarnation" sur ce blog.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009

"Pour Merryl, je ne suis pas d'accord avec ce qui a été dit : je trouve que c'était quelqu'un de bonne volonté, pas désagréable, et qui pouvait dire des choses intéressantes. Si maintenant ce blog devient snob, je rejoins l'avis de Sylvie et Maminou : ça met foutrement mal à l'aise."

Ecrit par : Jeremy | 07 octobre 2009

Il est peut-être simplement parti en voyage... Merryl's trip ?
Moi, je le trouvais sympa. Sauf ses deux ou trois premières interventions, au sujet desquelles je suis d'accord avec Dugong.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009

Mon cher Brighelli,

"Il semble que l'article de votre amie Natacha Polony ait fait un flop sur votre propre site !"

Ecrit par : iPidiblue Natacha Polonyesque | 06 octobre 2009

Pourquoi, un flop ?

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009

"- une organisation du temps des enseignants bouffée par les réunions sans intérêt, des imprimés à remplir, des "évaluations" à faire passer, des "conseils de ceci ou de cela" où l'on parle de tout, sauf de l'essentiel"

Ecrit par : catmano | 07 octobre 2009

Ca, c'est puissamment chronophage. Et démoralisant.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009

Je confirme. Dans mon conservatoire, la réunionnite bat son plein, il n'y a pas que dans l'Educ Nat. Pour quels résultats positifs ? Mystère.
Par contre, pour le côté démoralisant et chronophage, c'est sûr que c'est efficace !:-). Ils nous gèrent exactement comme ils traitent les élèves : il s'agit de nous trouver plein d'occupations sous forme de gadget, peu importe si leur efficacité est plus que douteuse...mais vive la transdisciplinarité !!! (ça, c'est l'incantation urbi et orbi de rigueur).
Là où ces cyniques ont vu juste, c'est que tout ceci favorise les carriéristes, flagorneurs et autres lèche-bottes qui se mettent sur le devant de la scène. Ce qui neutralise de facto tout opposition organisée. Diviser pour mieux régner...
Et les questions de fond ne sont JAMAIS abordées lors de ces multiples réunions. Pourquoi ? Autre mystère...

Écrit par : mihailovich | 07 octobre 2009

Pas tout, mais presque !
Il n'y aura plus de stagiaires, d'après ce qu'a prévu la réforme.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009

En fait, d'après ce que j'ai compris, les lauréats du concours seront quand même stagiaires ; la titularisation ne pourra avoir lieu qu'à la fin de l'année. Originellement ils auraient dû faire un temps plein, mais face aux protestations - et peut-être à la prise de conscience d'une telle aberration - X.Darcos, dans sa magnanimité, ou de ses séides, a concédé un service de 12h et 6h de formation. Sur les modalités concrètes de la titularisation, à ma connaissance, on ne sait rien de bien précis, ni sur le statut des "mentors" censés encadrer les stagiaires. Tout est fait en dépit du bon sens; même si les décrets concernant la mastérisation sont déjà passés, c'est la pagaille sur les modalités d'application - tant pour les masters que pour le devenir post-concours.

Au passage, personnne n'a commenté non plus l'immense gratification que représente la revalorisation proposée par le ministre pour un concours désormais à niveau Bac+5 : 100 euros de plus. Quand on compare à ce que représente en terme de perte d'argent le recul d'une année pour l'entrée dans la vie active, on peut dire qu'on se moque de nous.

Écrit par : Romuald | 07 octobre 2009

@Mihailovich :

Si j'ai bien tout compris:
-Il y aura d'un côté les "super fonctionnaires", (ceux que Sarkozy veut payer mieux), qui auront eu et le master, et le concours, (CAPES ? Agreg ? CRPE?), et des "reçus - collés", ou "collés - reçus", qui n'aurount eu qu'un des deux volets, qu'on pourra considérer comme "semi-précaires".
De toute façon, (et cela avait été, je crois, fort bien dit ici hier), le service public d'éducation nationale est bel et bien en train d'imploser; les nouveaux projets de "présentéisme" en sont une nouvelle manifestation flagrante. Et désespérante.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009

Merci Christophe !
Mais je m'étais peut-être mal exprimé : ma question concernait cette année précisément, dite de transition.
Dans les conditions actuelles, qui va valider les stagiaires qui n'en sont plus et qui sont parachutés "sur le front" à temps plein sans autre forme de procès ? Toujours l'IUFM ? Et n'auraient-ils alors plus de formation du tout ?

Écrit par : mihailovich | 07 octobre 2009

Merci Romuald !
A propos de l'escroquerie - car il s'agit bien de ça - de la revalorisation que vous pointez fort justement, il y a un fil sur Néoprofs avec plus de 20 pages de débats !

Écrit par : mihailovich | 07 octobre 2009

Merci aussi à Romuald... J'en ai tellement marre de m'être fait balader depuis deux ans avec ces histoires de masterisation que j'en perds la clarté, (déjà bien altérée), de mes idées.
Et sans compter l'escroquerie vis à vis des "anciens" profs, qui font le même métier avec 100 Euros de moins.
C'est vraiment, sous couvert d'économies, du grand n'importe quoi...
Ou prémédité...

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009

D'un côté, 100 euros de plus par mois.
De l'autre, 15000 euros de perdus (année de stage non rémunérée).
Et, par dessus le marché, le ministre prévoit en contrepartie de cette aumône de "nouvelles missions".
Au fait, il est chouette, ce ministre ! Entre le lycée "lieu de vie" devant "s'adapter à la société d'aujourd'hui", l'arnaque de la revalorisation et la rémunération des élèves présents rhabillée à peu de frais en "bourse au mérite", il commence très très fort !!!
Mais jusqu'où ira-t-il ? :-)

Écrit par : mihailovich | 07 octobre 2009

Sujets de méditation pour tous les Joes :

Nouveaux dilemmes de la "mondialisation" "libérale" : peut-on, à la fois, essuyer les excédents d'exportations et contrôler toutes les importations ?

http://www.lepoint.fr/actualites-insolites/2009-10-06/les-ecolieres-irlandaises-devront-apporter-leur-papier-toilette/918/0/383387

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/10/05/01016-20091005ARTFIG00309-l-explosif-en-suppositoire-nouvelle-armedes-islamistes-.php

Ecrit par : dugong | 07 octobre 2009

Merci pour vos articles, même si je ne vois pas trop le rapport avec la choucroute... Néanmoins, je ne pense pas que nous devions rentrer dans un débat sur l'économie. Vous me diriez par exemple que la crise actuelle est la faute des banques, je vous répondrais que c'est plutôt la politique monétaire des banques centrales, vous me direz qu'il y a de la misère en France et que le pouvoir d'achat diminue, je vous répondrais que c'est à cause du SMIC et du RMI (les fameuses "poverty trap" de Taylor) et ce serait un débat sans fin et ce n'est pas le sujet de ce blog. De plus, Guy Morel ou équivalent me dirait que je suis un fieffé imbécile, qui n'a rien compris mais ne m'expliquerait pas pourquoi... Bref, comme on dit sur Internet, don't feed the troll.

Pour me recentrer sur le sujet de ce blog et plus particulièrement au sujet de la suppression des postes, j'avais lu qu'environ 50% des fonctionnaires de l'EN n'enseignai(en)t pas (50%, c'est pluriel ou singulier ?). Bêtement, je pensais que les postes supprimés touchaient ces profs sans élèves. A vous lire, je comprends que ce n'est pas le cas. Pourriez vous m'expliquer pourquoi et par l'occasion m'enlever toutes les idées reçues sur le sujet ?

Écrit par : Joe | 07 octobre 2009

Jean, merci pour l'adresse de la SdA, même si je l'avais déjà.

Par contre, vous devriez éviter de nous faire la liste de tous les complots supposés, on n'en finirait pas !

Ecrit par : Jeremy | 07 octobre 2009

Je ne fais pas de liste des complots supposés. Je me contente de livrer à la réflexion de ceux qui le voudront les élements que je puise du côté du politiquement non correct... A chacun ensuite de se faire son idée.
S'agissant de la vraie fausse "pandémie", avouez qu'on peut légitimement s'étonner que subitement plus aucun journal n'en parle. L'épouvantable catastrophe sanitaire mondiale que les grands médias nous annonçaient le doigt sur la couture du pantalon - mais qui est propriétaire desdits grands médias? - se serait-elle donc évanouie dans la nature? Et les 94 000 000 de doses de vaccin déjà achetées et qui ont été payées un milliard et demi d'euros pour rien, ça ne vous interpelle pas, Jérémy? Moi, je veux bien que les rumeurs de vaccination forcée que Jane Burgermeister rassemble du monde entier sur son site soient considérées comme relevant de la paranoia bien qu'elles soient presque toutes appuyées sur des sources accessibles, il n'en reste pas moins que cette fausse grippe A fait magnifiquement les affaires de certains...

Écrit par : Jean | 07 octobre 2009

Pour me recentrer sur le sujet de ce blog et plus particulièrement au sujet de la suppression des postes, j'avais lu qu'environ 50% des fonctionnaires de l'EN n'enseignai(en)t pas (50%, c'est pluriel ou singulier ?).

Ecrit par : Joe | 07 octobre 2009

Pluriel. La moitié, c'est singulier. Un sur deux, aussi.
Drôle de manière de poser le "problème". Il y a, effectivement, beaucoup de fonctionnaires de l'éducation nationale qui n'enseignent pas, (Atos, Itarf, etc, etc). Administratifs et personnels de service. Mais quelqu'un de mal intentionné pourrait assez facilement lire en subliminal que: "un professeur sur deux n'enseigne pas".
Avec certains modes de calcul, on devrait pouvoir arriver à 95%. Comme dans la chanson de Brassens. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009

Buzz (l'éclair), je suis même surpris qu'on en parle si peu. C'est mille fois pire que ce qu'avait dit Cohn-Bendit à Bayrou.

Comme quoi, on fait dire aux médias ce qu'on veut quand on veut, et ce n'est pas de la nature d'un événement que découlent son importance et sa médiatisation, c'est de son utilité pour servir la cause de tel Président ou de tel parti.

Ecrit par : Jeremy | 07 octobre 2009

Je n'arrive pas à comprendre si ce sont les faits (avoués dans un livre) qui vous consternent ou seulement l'utilisation politique qu'on en fait.

Le nouvel obs prend la défense de Frédéric Mitterrand et ressert les vieux plats : c'est à pleurer...de rire !


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20091006.OBS3749/les_declarations_explosives_au_front_national.html

Écrit par : BUZZ | 07 octobre 2009

"Transports aériens", sur LCI... Vous vous êtes "recyclé", Jean-Paul ? (smiley "étonné").

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009

non, mais, quand même! http://www.degourdi.com/video-Mamie-va-se-faire-casser-les-p-039-tites-pattes-arri-egrave-res-484.html

Écrit par : Pendariès | 07 octobre 2009

Merci Pendariès.

Du moment que Mamie est consentante.

Ce qu'a, apparemment, très bien flairé la bête.

Écrit par : dugong | 07 octobre 2009

C'est suite à ma référence à Brassens, Pendariès?
"95 pour cent", ou "Le Gorille". ;-)
Ceci-dit, on ne dira jamais assez la vie de ces pauvres bêtes... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009

Et à propos de récompenses aux élèves présents, si vous avez LCI, jetez un coup d'œil à l'émission de Valérie Expert ce matin à 10 heures. J'y serai (ça, c'est pour l'anecdote), mais je crois que le type que j'aurai en face vaudra son pesant de cacahouètes.
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 octobre 2009

Puis l'émission de V. Expert, "On en parle", le sujet est "Tout pour nos toutous"...

Écrit par : Pendariès | 07 octobre 2009

Merci Pendariès.

Du moment que Mamie est consentante.

Ce qu'a, apparemment, très bien flairé la bête.

Ecrit par : dugong | 07 octobre 2009

C'est suite à ma référence à Brassens, Pendariès?
"95 pour cent", ou "Le Gorille". ;-)
Ceci-dit, on ne dira jamais assez la vie de ces pauvres bêtes... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009


C'est encore Jean-Paul qui va dire: "M'enfin, 'Bonnet d'âne' est lu au Ministère et par Meirieu!" ;-)

Écrit par : Pendariès | 07 octobre 2009

Je l'ai pensé, vous l'avez écrit...
Merci.

Ecrit par : Maminou | 06 octobre 2009

Idem.

Quant à l'équation "libéral = débile léger", elle ne mérite guère que l'indifférence (au mieux, et parce que j'aime bien Dugong).

Écrit par : yann | 07 octobre 2009

Avec Valérie Expert, "les nouveaux animaux de compagnie", ce matin. :-(
Encore un message subliminal lancé au "vulgum pecus" sur l'estime dans laquelle tenir la fonction enseignante ?

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009

"Comment s'appelait le jeune débile léger qui venait il y a un an environ nous causer de ses visions de la vie ? Il était en IUT ou BTS, je crois ?"

Ecrit par : dugong | 06 octobre 2009

Merryl Perréard ? Il avait nettement progressé, au fur et à mesure de ses interventions ! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2009

S'il (Dugong) pensait à Merryl, l'assertion est carrément insultante.
Mais je crois me souvenir d'un autre passant dont le nom m'échappe et qui avait, disons, des capacités intellectuelles différentes...

Écrit par : yann | 07 octobre 2009

Puis l'émission de V. Expert, "On en parle", le sujet est "Tout pour nos toutous"...

Ecrit par : Pendariès | 07 octobre 2009

A la minute "où je vous parle", un éducateur canin.
Une question me tarabuste; est-ce qu'il a un master ET une agreg ?

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009

Je pense que l'erreur fréquente, concernant le mot "libéral", est justement de le réduire à sa dimension économique. Je tiens pour ma part à l'assumer et à le réhabiliter dans son sens initial, qui est effectivement politique. Démocratie, séparation des pouvoirs, suffrage universel, instruction publique, laïcité, etc, autant de principes que l'on doit aux libéraux. Quand quelqu'un s'affirme "antilibéral", j'ai toujours envie de lui demander s'il est contre tous ces acquis!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 06 octobre 2009

Ça aussi, ça fait du bien de le lire.

Écrit par : yann | 07 octobre 2009

Aux vues de ce que j'ai lu sur ce blog depuis environ un mois, [...] j'avais cru comprendre que nous partagions une même vision [...] de la méritocratie.
Ecrit par : Joe | 06 octobre 2009

Êtes-vous certain d'avoir bien lu ?

Ecrit par : TotoWeininger | 06 octobre 2009

Peut-être a-t-il a sauté systématiquement les éructations moréliennes ? ;o)

Écrit par : yann | 07 octobre 2009

Et à propos de récompenses aux élèves présents, si vous avez LCI, jetez un coup d'œil à l'émission de Valérie Expert ce matin à 10 heures. J'y serai (ça, c'est pour l'anecdote), mais je crois que le type que j'aurai en face vaudra son pesant de cacahouètes.
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 octobre 2009

On y apprend dans la notule de présentation que Jean-Paul Brighelli est un "ancien professeur"...

Écrit par : Jean | 07 octobre 2009

Ce matin, sur Europe 1, le Professeur Marc Gentilini estime qu'on en fait un peu trop sur la grippe A et il en veut aux "experts sanitaires".
Enfin un peu de bon sens!

Écrit par : Jean | 07 octobre 2009

"l'équation "libéral = débile léger""

Je ne pose pas d'équations sur ce blog. J'en manipule déjà suffisamment dans mon boulot.

Je retire le terme "débile léger", trop définitif et le remplace par "hémicéphale rémissionnaire".

Écrit par : dugong | 07 octobre 2009

le Professeur Marc Gentilini estime que Jean en fait un peu trop sur la grippe A [...]
Enfin un peu de bon sens!

Ecrit par : Jean | 07 octobre 2009

Ah, mince, j'ai lu trop vite !! ;o)))))

Écrit par : yann | 07 octobre 2009

A propos des soi-disant dinosaures géants dont on aurait découvert les empreintes géantes.

Il s'agit probablement de traces d'animaux beaucoup plus petits qui faisaient de la randonnée en raquette avec les pattes à 10h10.

La recherche du sensationnel à tout prix fait bien souvent oublier ce que le bon sens commun suggère quasi immédiatement.

Écrit par : dugong | 07 octobre 2009

Jean en fait un peu trop sur la grippe A [...]
Enfin un peu de bon sens!

Ecrit par : Jean | 07 octobre 2009

Ah, mince, j'ai lu trop vite !! ;o)))))

Ecrit par : yann | 07 octobre 2009

Continuité pédagogique en cas de "pandémie grippale".
"... la continuité pédagogique doit être assurée dans toutes les disciplines."[...]
"Il s'agit de concevoir un dossier qui sera remis aux élèves en cas de fermeture d'une classe ou de l'établissement. Ainsi l'élève disposera d'une feuille de route." [...]
"Composition du dossier: dans le cadre des décisions prises en conseil pédagogique, chaque discipline devrait être en mesure de proposer une contribution claire: plan de travail, énoncé de ce que l'élève doit faire par discipline et veiller à ce que les activités proposées soient réalisables par tous les élèves et en totale autonomie." [...]
"La lecture et l'exploitation de textes, notamment en collège, seront assorties d'un travail en retour (exposés, présentations, fiches de lecture) avec les professeurs concernés. Cela impliquera de rassembler préalablement les ouvrages choisis." [...]
"Pendant toute la durée de fermeture, une cellule de veille pédagogique répondra aux interrogations des familles."

Juste une petite question: les élèves qui, frappés par l'épouvantable "pandémie" du siècle, agoniseront au fond de leur lit, trop malades pour faire le moindre travail, perdront donc du temps par rapport à ceux qui, restant chez eux en pleine forme à la suite de la fermeture de leur collège, pourront faire en sifflotant le travail demandé? D'où, une nouvelle injustice?

Écrit par : Jean | 07 octobre 2009

Il s'agit probablement de traces d'animaux beaucoup plus petits qui faisaient de la randonnée en raquette avec les pattes à 10h10.

Ecrit par : Dugong | 07 octobre 2009

D'où la célèbre expression : ne marche pas à côté de tes raquettes !
Les professeurs ont souvent des élèves distraits qui marchent ainsi.

Écrit par : iPidiblue dinosaurama | 07 octobre 2009

Ouf (2) !

Pas de Français dans les prix Nobel de chimie cette année.

Écrit par : dugong | 07 octobre 2009

On y apprend dans la notule de présentation que Jean-Paul Brighelli est un "ancien professeur"...

Ecrit par : Jean | 07 octobre 2009

:D On savait que LCI n'est jamais bien informé(e) en matière d'éducation, mais alors là c'est le pompon !

Écrit par : Jeremy | 07 octobre 2009

Au passage, personnne n'a commenté non plus l'immense gratification que représente la revalorisation proposée par le ministre pour un concours désormais à niveau Bac+5 : 100 euros de plus. Quand on compare à ce que représente en terme de perte d'argent le recul d'une année pour l'entrée dans la vie active, on peut dire qu'on se moque de nous.

Ecrit par : Romuald | 07 octobre 2009

100 écus de plus ? Ils sont généreux, les caissiers du Mammouth ! Cela vaut la peine de s'user les fonds de culottes sur les bancs de la fac. Et personne ne hurle de rire ? Sans conteste, la pratique de l'aumône est devenue un des piliers de la Pétaudière Nationale.

Écrit par : Magister | 07 octobre 2009

Ouf (2) !

Pas de Français dans les prix Nobel de chimie cette année.

Ecrit par : dugong | 07 octobre 2009

Contrairement aux médias français l'ensemble des médias russes font leurs gros titres sur l'attribution des prix Nobel.

Exemples:

http://www.lenta.ru/

http://www.1tv.ru/

http://www.gazeta.ru/

On tirera les conclusions qu'on veut!

Écrit par : buntovchik | 07 octobre 2009

Je confirme. Dans mon conservatoire, la réunionnite bat son plein, il n'y a pas que dans l'Educ Nat. Pour quels résultats positifs ? Mystère.
...
Et les questions de fond ne sont JAMAIS abordées lors de ces multiples réunions. Pourquoi ? Autre mystère...

Ecrit par : mihailovich | 07 octobre 2009

Parce qu'il y aurait encore un fond pour les exégètes de la chose communiquée ?

Écrit par : Magister | 07 octobre 2009

La recherche du sensationnel à tout prix fait bien souvent oublier ce que le bon sens commun suggère quasi immédiatement. Ecrit par : dugong | 07 octobre 2009

...et bloquant toute émergence de la sérendipité !

Écrit par : nicolas | 07 octobre 2009

Ce matin, sur Europe 1, le Professeur Marc Gentilini estime qu'on en fait un peu trop sur la grippe A et il en veut aux "experts sanitaires".
Enfin un peu de bon sens!

Ecrit par : Jean | 07 octobre 2009

Suite à quoi, les susnommés et prétendus experts feraient mieux de se reconvertir au nettoyage des sanitaires, un métier honorable et utile au moins.

Écrit par : Magister | 07 octobre 2009

"100 euros de plus pour un débutant..."

Le manque à gagner d'un an engendré par le recrutement à M2 a déjà été souligné.

Pour le reste, 100€ brut par mois c'est environ 22 points d'indice. L'indice d'un certifié ou d'un professeur des écoles démarre actuellement à 348. Il passerait à 370. Il y aurait lissage progressif sur les échelons suivants (par ex : 2ème échelon 388 au lieu de 375, 3ème échelon 405 au lieu de 394, 4ème échelon 422 au lieu de 415 et tous les autres échelons inchangés : 438 au 5ème etc.)

Il faudrait faire une étude détaillée de l'incidence globale mais je parie qu'il y aurait économie pour le Moloch qui ne manque pas de calculateur en costard-cravate.

Écrit par : dugong | 07 octobre 2009

Incroyable interrogation dans le jus pédagol du jour :

"Les pédagogies nouvelles sont-elles nocives aux enfants "en difficulté" ?"

Ecrit par : dugong | 06 octobre 2009

Les pédagogies nouvelles sont nocives à tous les enfants. Elles font leur lit des enfants en difficulté et mettent en difficulté ceux qui n'en auraient pas.

Écrit par : Magister | 07 octobre 2009

tous les autres échelons inchangés
Ecrit par : dugong | 07 octobre 2009

Ben c'est lourd là, je viens juste de passer au cinquième échelon :twisted:

Mais bon, j'imagine de toute façon que la "revalorisation" ne concerne pas ces fainéants d'agrégés surpayés.

Écrit par : TotoWeininger | 07 octobre 2009

Pas de Français dans les prix Nobel de chimie cette année.

Ecrit par : dugong | 07 octobre 2009

Par contre, s'il y avait un prix Nobel des sciences de l'éducation...

Écrit par : Magister | 07 octobre 2009

calculateurs !

Écrit par : dugong | 07 octobre 2009

"Mais bon, j'imagine de toute façon que la "revalorisation" ne concerne pas ces fainéants d'agrégés surpayés"

De toute façon, au cinquième échelon, vous êtes déjà un prof usé, has been, technologiquement refoulé, aigri et fermé aux innovations.

Pfoui !

Écrit par : dugong | 07 octobre 2009

De toute façon, dans 15 ans, vous serez "hors classe" et vous n'aurez plus droit qu'à l'augmentation du point. Dans tous les cas, vous ne faites clairement pas votre métier pour l'argent !

Écrit par : Joe | 07 octobre 2009

BUZZ, jamais F. Mitterrand n'aurait dû accepter le poste après avoir publié "La mauvaise vie".
Les affinités sont électives, les répugnances aussi. Et malheur à celui par qui le scandale arrive et non à celui qui le provoque.
Sinon, quoi de neuf ?

Écrit par : nicolas | 07 octobre 2009

"jamais F. Mitterrand n'aurait dû accepter le poste après avoir publié "La mauvaise vie"."

D'après ses écrits, FM est tellement réactif qu'il se serait même tapé un pal de Tinguely.

Écrit par : dugong | 07 octobre 2009

De toute façon, dans 15 ans, vous serez "hors classe" et vous n'aurez plus droit qu'à l'augmentation du point. Dans tous les cas, vous ne faites clairement pas votre métier pour l'argent !

Ecrit par : Joe | 07 octobre 2009

On ne devient pas systématiquement hors classe, et quand on le devient c'est généralement à la veille de la retraite, au mieux au début de la cinquantaine.

Écrit par : Romuald | 07 octobre 2009

"On ne devient pas systématiquement hors classe"

Ce n'est donc pas comme la perversité ?

Écrit par : dugong | 07 octobre 2009

"Par contre, s'il y avait un prix Nobel des sciences de l'éducation..."

Ecrit par : Magister | 07 octobre 2009

Tiens, un nouvel oxymore ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009

On y apprend dans la notule de présentation que Jean-Paul Brighelli est un "ancien professeur"...

Ecrit par : Jean | 07 octobre 2009

D'un certain point de vue (pédagolien), nous sommes tous des anciens professeurs. On s'étonne d'ailleurs que le substantif "apprenant" ne soit pas encore flanqué de son équivalent "appreneur", au demeurant de plus en plus réduit à un évaluateur de compétences.

Écrit par : Magister | 07 octobre 2009

"On ne devient pas systématiquement hors classe"

Non, faut attendre la retraite pour ça.

Écrit par : hors-jeu | 07 octobre 2009

Pour me recentrer sur le sujet de ce blog et plus particulièrement au sujet de la suppression des postes, "j'avais lu qu'environ 50% des fonctionnaires de l'EN n'enseignai(en)t pas (50%, c'est pluriel ou singulier ?). Bêtement, je pensais que les postes supprimés touchaient ces profs sans élèves. A vous lire, je comprends que ce n'est pas le cas. Pourriez vous m'expliquer pourquoi et par l'occasion m'enlever toutes les idées reçues sur le sujet ?"

Ecrit par : Joe | 07 octobre 2009

Quand je relis ça, je m'aperçois de l'étendue des dégâts propagés par la désinformation, concernant l'image que les citoyens ont des profs. C'est sidérant.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009

Hors classe, non ; déclassé, oui.
Il y a même des échelons qui restent quasiment "inatteignables". C'est juste pour faire beau sur les grilles indiciaires. Mon projet, justement, c'est d'atteindre le dernier indice, rien que pour faire la nique au système. Normalement, dans cinq ans. Si les petits cochons ne me mangent pas.

Écrit par : Marilyse | 07 octobre 2009

Le capitalisme, ce n'est pas l'argent mais le respect de la propriété privée (fondement). En découle la notion d'efficacité économique. Par conséquent, donner de l'argent à des élèves sans aucun retour attendu mais par pure visée électorale, n'est pas du capitalisme
Ecrit par : Joe | 06 octobre 2009

Lamentablement, c'est une farce d'attribuer des capacités magiques au marketing pour convertir.
Après le bac des clowns, nous avons la prestidigitation comme remède pour les "glandeurs", avec l'argent du contribuable. Fallait oser.
Evaluez votre capital-bonheur à l'école.......

Qui disait que Sarkozy n'était pas à gauche ?????
Augmentation pharaonique de la dette (il traînait des casseroles, mais quand même).
Comités théotrucs en veux-tu, en voilà.....
Contrôle de l'économie par l'Etat.
Social/corporatisme vert et rouge (l'écologie a bon dos).
Immigration en hausse.
Assistanat en hausse.
Délinquence en hausse.
Discrimination "punitive"........
Taxe et retaxes pour le bien du peuple........
Résultat recettes en baisse avec son cortège de chômeurs.

Le seul bon truc, qui finalement n'est pas appliqué, la réforme du primaire.
Pourquoi croyez-vous que les socialistes se bousculent au portillon de l'Elysée ? La politique de l'Elysée, sous couverture rupture/ouverture, est à gauche. La parade fonctionne à merveille. Ah Marx est ses séquelles.

Écrit par : carole | 07 octobre 2009

"Ah Marx est ses séquelles."

Pratiquante militante du premier degré, Carole ne nous a pas habitués à de tels messages codés.

Un quasi contrepèterie.

Qui est ce Marc ? Un ami à vous ?

Écrit par : dugong | 07 octobre 2009

une contrepèterie...

Écrit par : dugong | 07 octobre 2009

Pour me recentrer sur le sujet de ce blog et plus particulièrement au sujet de la suppression des postes, "j'avais lu qu'environ 50% des fonctionnaires de l'EN n'enseignai(en)t pas (50%, c'est pluriel ou singulier ?). Bêtement, je pensais que les postes supprimés touchaient ces profs sans élèves. A vous lire, je comprends que ce n'est pas le cas. Pourriez vous m'expliquer pourquoi et par l'occasion m'enlever toutes les idées reçues sur le sujet ?"

Ecrit par : Joe | 07 octobre 2009

Quand je relis ça, je m'aperçois de l'étendue des dégâts propagés par la désinformation, concernant l'image que les citoyens ont des profs. C'est sidérant.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009

D'où l'utilité de réexpliquer, souvent.

Donc, cher M. Joe, dans ces 50 % (êtes-vous sûr de ce chiffre, ou croyez-vous seulement vous le rappeler ? cela me semble énorme), en primaire, on compte :

- les conseillers pédagogiques chargés d'assister les instituteurs débutants au cours de leurs premières années de carrière et de continuer leur formation,

- les membres du RASED : psychologues scolaires, maîtres rééducateurs qui prennent (prenaient ?) en charge les élèves en difficultés lourdes sur le temps de classe

- les remplaçants qui viennent (venaient ?) assurer la continuité pédagogique lorsqu'un titulaire de poste est momentanément empêché (maladie, maternité et autorisations d'absences pour deuils dans la famille proche -1 à 3 jours, enfant malade - 11 demi-journées maximum sur l'année scolaire quelle que soit la maladie de l'enfant et le nombre d'enfants qu'a le titulaire de la classe, congés sans solde à la demande du fonctionnaire, temps de formation continue)

- quelques rares instituteurs détachés dans des associations associées depuis leur création à l'Education Nationale (MGEN, MAIF, syndicats, Fédération des Œuvres Laïques, Office Central de la Coopération à l'Ecole, ...) : une dizaine dans mon département, les autres intervenants dans ces associations étant le plus souvent des retraités de l'Education Nationale travaillant bénévolement.

Soit, en bref, toutes les personnes qui ne sont pas affectées sur une même classe, dans une même école , du 1° septembre au début juillet, sur ce que l'administration appelle un "poste budgétaire", mais qui interviennent tous les jours auprès des élèves et de leurs maîtres et rendent (rendaient ?) souvent d'inestimables services aux familles, déchargées du souci d'avoir à trouver un mode de garde lors d'une absence d'enseignant ou de se dépatouiller seules avec un enfant en grande difficulté.

Écrit par : catmano | 07 octobre 2009

"Dépêche AFP : Écoles: le Sénat prohibe le portable
Le Sénat a interdit aujourd'hui l'usage des téléphones portables dans les écoles maternelles, primaires et collèges, dans le cadre du projet de loi sur le Grenelle 2 de l'Environnement, par mesure de précaution pour la santé des enfants."

Si l'école se situe entre une entreprise et une antenne-relais, les ondes électromagnétiques, respectueuses de la loi, contourneront.

Certains vont encore crier qu'on attente à la liberté des enfants et qu'on les met en cage *.

Débilissime.

* de farfadet ?

Écrit par : dugong | 07 octobre 2009

Pour tous les Joes et qu'on ne pose plus la question :

http://education.gouv.fr/cid195/les-chiffres-cles.html

Les personnels:

Ecoles, collèges, lycées (y compris C.N.E.D. ) 1 068 407

Enseignants écoles, collèges et lycées (public et privé) 870 023

dont public 726 583

non enseignants (public y compris assistants d'éducation) 174 005

Stagiaires des établissements de formation 24 739

Personnel administratif académique et en administration centrale 26 520

Soit 18,8 % de personnels non enseignant.

Même pas une TVA.

Écrit par : dugong | 07 octobre 2009

Merci pour les précisions Dugong, on est effectivement loin des 50% que j'avais en tête. Je vous préfère quand vous répondez à mes questions ;)

Merci également à Catmano pour le détail des fonctions des personnels non enseignants que je ne soupçonnais pas.

Pour les portables, n'importe quel prétexte est bon tant qu'ils n'ont pas le droit d'utiliser leur portable, non ? Dans tous les cas, qu'ils aient le droit ou pas, pourrez vous seulement les punir/faire appliquer la règle ?

Écrit par : Joe | 07 octobre 2009

INFO LEMONDE.FR avec AFP
Frédéric Mitterrand a estimé que c'était "une honte" de le "traîner dans la boue". "C'est bien dommage de pouvoir imaginer que des élus de gauche aillent rejoindre le Front national. Je dois dire que les bras m'en tombent", a-t-il déclaré. "Si le Front national me traîne dans la boue, c'est un honneur. Si un député de gauche me traîne dans la boue, c'est une honte pour lui", a-t-il ajouté.

Circulez, y a rien à voir.

Écrit par : nicolas | 07 octobre 2009

Chers Collègues de collège, vous préparez aussi de jolis petits cours à mettre en ligne pour la Parousie tant souhaitée de la Pandémie dans votre collège?

Écrit par : Jean | 07 octobre 2009

A la minute "où je vous parle", un éducateur canin.
Une question me tarabuste; est-ce qu'il a un master ET une agreg ?

Ecrit par : Christophe Sibille

Peu importe : les parents des chiens ignorent ce qu'est un master ou une agrégation.

Écrit par : Moot | 07 octobre 2009

"Je vous préfère quand vous répondez à mes questions"

Profitez en car c'est la toute dernière fois.

Je n'ai aucune appétence pour jouer au "Monde, dossiers et documents".

Apprenez à vous servir de glouglou. Pour vous paraphraser : "vous me direz qu'il faut avoir un minimum de structuration mentale."

Votre deuxième question est plus intéressante : "Dans tous les cas, qu'ils aient le droit ou pas, pourrez vous seulement les punir/faire appliquer la règle ?"

Le mode opératoire est simple : chaque enfant est entièrement immergé le matin à l'arrivée à l'école dans un bain d'eau salée * à 34°C pendant 3 minutes et 20 s.

Le personnel enseignant continuera bien sûr à utiliser son matériel mais en (eau) douce.

* aucun circuit électrique n'y résiste.

Écrit par : dugong | 07 octobre 2009

CAROLE, vous écrivez des sottises quand vous parlez de la dette.

Le déficit du budget de l'Etat n' a jamais autant baissé que sous le gouvernement Jospin, et la dette enrichi les riches (qui prêtent) et appauvri les pauvres ( qui remboursent aussi)!

Et le creusement de la dette actuelle est lié a deux facteurs.

1) La crise économique mondiale qui est comme chacun le sait ici une crise du socialisme "partageux"

2) La baisse des recettes budgétaires liée en partie à la politique fiscal des gouvernements de DROITE qui depuis 2002 ont privilégié quoi..... la baisse des impôts des privilégiés et des entreprises sans aucun bénéfice pour les citoyens à part ceux qui touchent des dividendes !

Vous trouverez aisément tous les chiffres sur le site impôts.gouv.fr!

Écrit par : Merlemocoeur | 07 octobre 2009

Politique fiscale!

Écrit par : Merlemocoeur | 07 octobre 2009

De toute façon, dans 15 ans, vous serez "hors classe" et vous n'aurez plus droit qu'à l'augmentation du point. Dans tous les cas, vous ne faites clairement pas votre métier pour l'argent !
Ecrit par : Joe | 07 octobre 2009

C'est qui ce farfelu qui raconte n'importe quoi ?

Et il faudrait accueillir ça avec courtoisie ?

Écrit par : TotoWeininger | 07 octobre 2009

Autre info fort intéressante et dont nous ne ferons rigoureusement rien : le niqab est interdit dans les lycées dépendant de la très prestigieuse mosquée cairote d'Al-Azhar (dont les exégèses du Coran font autorité dans le monde musulman), qui a ordonné à une collégienne d'ôter son niqab.
Incroyable mais vrai. A ce train-là, ils vont aussi l'interdire dans la rue égyptienne et il n'y aura plus que nous pour le tolérer.

Écrit par : nicolas | 07 octobre 2009

"Peu importe : les parents des chiens ignorent ce qu'est un master ou une agrégation."

Ecrit par : Moot | 07 octobre 2009

Les autres parents aussi, Moot ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009

Tiens, un de mes 3ièmes, qui fait gaminou, en passant dans le couloir, avant le début d'un cours avec des 1eres bac pro, joue au Scarface: il me met en joue avec un fusil invisible, et tire. Se rendent compte de rien, ces jeunes, j'aurais pu mourir d'une crise cardiaque!

Écrit par : Pendariès | 07 octobre 2009

Bêtement, je pensais [...]
Ecrit par : Joe | 07 octobre 2009

Bêtement, on ne pense pas.

Écrit par : TotoWeininger | 07 octobre 2009

De toute façon, dans 15 ans, vous serez "hors classe" et vous n'aurez plus droit qu'à l'augmentation du point. Dans tous les cas, vous ne faites clairement pas votre métier pour l'argent !
Ecrit par : Joe | 07 octobre 2009

C'est qui ce farfelu qui raconte n'importe quoi ?

Et il faudrait accueillir ça avec courtoisie ?

---------------

Puisque la courtoisie n'est plus de mise...

Comme ma mère est hors classe depuis plusieurs années, j'ai cru que des professeurs avec un avis aussi éclairé sur l'éducation étaient ou aller être également hors classe. Il semblerait que ma mère ait eu beaucoup de chance.
Mais ne vous remettez pas en question Toto, c'est sûrement du "au système" et à tous ces "pédagols". Ne changez rien, vous êtes au top, on finira bien par vous reconnaitre à votre juste valeur.

Écrit par : Joe | 07 octobre 2009

"Il semblerait que ma mère ait eu beaucoup de chance."

Elle a pleuré quand il fallait ?

Écrit par : dugong | 07 octobre 2009

Tiens, un de mes 3ièmes, qui fait gaminou, en passant dans le couloir, avant le début d'un cours avec des 1eres bac pro, joue au Scarface: il me met en joue avec un fusil invisible, et tire. Se rendent compte de rien, ces jeunes, j'aurais pu mourir d'une crise cardiaque!

Ecrit par : Pendariès | 07 octobre 2009

Scarface ou le dernier clip de rap ?

Écrit par : Manu | 07 octobre 2009

Il existe des "libéraux" (qui se revendiquent en tout cas comme tels) qui développent une réflexion parfaitement sensée et sont sensibles à la qualité de l'instruction (Slama). Et des "anti-libéraux" qui débitent à longueur de temps la vulgate égalitariste pédago (Autain).
De même, au sein du PS, les auto proclamés "anti-libéraux" sont légion : sont-ils pour autant dignes de confiance en matière d'éducation ?
Ecrit par : mihailovich | 06 octobre 2009

Rien à ajouter, merci.
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Joe est peut-être un libéral, mais ce qu'il dit sur l'égalitarisme est d'un grand bon sens.
Ecrit par : brighelli | 07 octobre 2009

Merci monseigneur! Trop bon! Que ce "mais" est parlant. Il sous-entend que même un libéral peut proférer quelques idées de bon sens, ...MAIS dans des cas exceptionnels. L'ennui c'est que l'égalitarisme n'est pas une exception, mais qu'il est bel et bien est un axe directeur de la pensée illibérale de gauche.
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Evidemment, si vous étiez un de mes élèves, vous auriez droit à une soûlante explication de textes.
Ecrit par : dugong | 07 octobre 2009

En l'occurrence ce ne serait pas in vino veritas.
Je doute que Constant, Hayek, Tocqueville ou Max Weber fassent partie de votre reading list.
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De plus, Guy Morel ou équivalent me dirait que je suis un fieffé imbécile, qui n'a rien compris mais ne m'expliquerait pas pourquoi... Bref, comme on dit sur Internet, don't feed the troll. (JOE)
Il comprend vite le petit nouveau.
Comme le concède JP Brighelli (l'exemple vient d'en haut) on peut être libéral et pas complètement abruti.

Je souhaite donc la bienvenue à Joe, en me demandant combien de temps il va tenir ! La relève libérale de la vielle garde illibérale est-elle en train de se dessiner?
BTW Joe, dans quelle tranche d'âge vous situez vous, que ma joie ne soit pas trop précipitée.
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Démocratie, séparation des pouvoirs, suffrage universel, instruction publique, laïcité, etc, autant de principes que l'on doit aux libéraux. Quand quelqu'un s'affirme "antilibéral", j'ai toujours envie de lui demander s'il est contre tous ces acquis!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 06 octobre 2009

Mon Dieu, faites-leur des cours d'histoire !
Ecrit par : guy morel | 07 octobre 2009

"Tu n'invoqueras pas en vain le nom du Seigneur" dit l'Ancien testament. Alors, Guy Morel, prenez garde, vous vivez dangereusement!

"Pardonnez-leur, Seigneur, car ils ne savent pas ce qu'ils font", ces Français soumis toute leur scolarité à une réécriture de l'histoire dont GM est ici l'illustrateur principal.

J'ai souvent décrit, et je persiste et signe malgré les insultes, l'ignorance des principes fondamentaux de la pensée libérale par une partie toujours significative de la population, et surtout chez les intellos de gauche. La chute du Mur et de l'impéralisme soviétique ne l'a non seulement pas ébranlée mais renforcée et quiconque parle de mondialisation libérale ou d'ultra-libéralisme nage dans une confusion qui signe cet aveu d'ignorance.

Au lieu de reconnaître les effets dévastateurs de l'idéologie totalitaire, ses sympathisants français ont laissé intactes les intentions qui la sous-tendent et l'égalitarisme, qui en fait la trame, conserve ses vertus de justice sociale, bien que rien ne soit jamais venu corroborer cette hypothèse, déjà dénoncée, exemples criants à l'appui, sous la Révolution.

En France toujours, et pour les raisons que Tocqueville a analysées, les intellectuels de gauche demeurent une écrasante majorité dans les sciences humaines, Jurassic Park du gauchisme.
Historiquement, c'est en abusant de cette position dominante qu'ils ont sacrifié la théorie libérale au scientisme de la théorie utile. Weber, méconnu en France jusqu'à Aron et qui n'est toujours pas en odeur de sainteté dans les cénacles de la pensée unique qui inspire les sciences humaines, a démontré que seule la première permettait une approche rationnelle, pragmatique, empirique, scientifique de la représentation de l'homme, de la société et de l'État. Il a aussi stigmatisé l'usage de la psychanalyse, dans l'analyse des phénomènes sociaux, auquel la débâcle scolaire doit beaucoup.

La tradition libérale a plusieurs inconvénients, pour les tenants d'une collectivisation des rapports sociaux. Elle est centrée sur la "psychologie rationnelle" de l'être humain, qui reconnaît l'autonomie de l'individu, et elle n'est pas une idéologie, ce que les antilibéraux de tout poil nient bien-sûr avec une belle véhémence, faute de quoi tant de leurs arguments tombent à l'eau.

Contrairement à l'idéologie, qui requiert une adhésion aveugle, le libéralisme est sans cesse confronté à l'épreuve des faits et évolue en conséquence. Sans doute est-ce pour cela qu'il survit, tandis que tombent les unes après les autres les théories illibérales qui tentent depuis plus de deux siècles de le battre en brèche pour le supplanter. Les illusions qui animent leurs schémas explicatifs demeurent et elles ont la vie dure.

Dans "Pourquoi les intellectuels n'aiment pas le libéralisme", Raymond Boudon, dont je rappelle qu'il fut notamment un des premiers sociologues à falsifier la théorie de la Reproduction dès sa parution, décrit ce procédé historique qui a permis l'éclosion et le succès des visions concurrentes, dites illibérales car définies en opposition au libéralisme. Nées au 19ème s., dans la mouvance du positivisme, elles ont proliféré au 20eme, mariant marxisme et freudisme

Malgré le recul d'un État-providence qui a atteint ses limites, les fonctions de l'État central "idéal" continuent d'excéder, dans beaucoup d'esprits, celles que lui concède la tradition libérale. Le domaine de l'enseignement en offre un exemple particulièrement frappant et tragique, où la liberté de choix, le pluralisme et l'autonomie sont toujours anathèmes en France, et il ne vient toujours pas à l'esprit des tenants du monopole et opposants à son organisation libre et décentralisée que les pays qui la pratiquent caracolent en tête des palmarès. Ils connaissent aussi une meilleure adéquation au niveau global entre emploi et formation.

Le libéralisme est incompatible avec les idéologies qui présentent l'homme comme mû non pas par des passions et des raisons COMPREHENSIBLES, ce que Weber nomme la "psychologie rationnelle", mais par des causes sociales qui agiraient à son insu. Les comportements individuels, dans ce paradigme, ont leur source dans des forces qui échappent au contrôle du sujet et ces schémas explicatifs sont utilisés de façon tellement systématique qu'ils constituent une sorte de prêt-à-penser. Ils sont considérés comme allant de soi.
La réécriture de l'histoire leur doit beaucoup.

Boudon exlique comment, à l'influence délétère du positivisme s'est jointe celle de la psychanalyse et de ses dérivés qui ont dévalué la psychologie ordinaire au profit de celle des profondeurs, et sa prédominance dans l'analyse des faits sociaux a conduit aux contresens magistraux, contre lesquels Weber, toujours lui mais il ne fut pas le seul, a bataillé en vain.

La croyance que l'origine sociale détermine la réussite scolaire sort de ce tonneau-là. Personne ne songe à nier qu'elle en soit un des facteurs, mais tous les chantres de la pensée bourdivine, comme Dubet ou Meirieu, sont encore persuadés qu'elle est LA cause principale de l'échec des apprentissages scolaires et les réformes scolaires définies sur ce postulat ont elles aussi la vie dure.

Écrit par : Cadichon | 07 octobre 2009

Scarface ou le dernier clip de rap ?

Ecrit par : Manu | 07 octobre 2009

Je m'en fous un peu de savoir d'où vient la référence; je crois que le débat ne se situe même plus à ce niveau. Manquerait plus qu'un prof vienne avec une kalach (quelles seront ses références, à votre avis?).

Écrit par : Pendariès | 07 octobre 2009

NFO LEMONDE.FR avec AFP
Frédéric Mitterrand a estimé que c'était "une honte" de le "traîner dans la boue". "C'est bien dommage de pouvoir imaginer que des élus de gauche aillent rejoindre le Front national. Je dois dire que les bras m'en tombent", a-t-il déclaré. "Si le Front national me traîne dans la boue, c'est un honneur. Si un député de gauche me traîne dans la boue, c'est une honte pour lui", a-t-il ajouté.

Circulez, y a rien à voir.

Ecrit par : nicolas | 07 octobre 2009

Si quelqu'un qui n'est pas du même bord politique que vous dit qu'il fait soleil, c'est que PAR DÉFINITION, il pleut.

Ils sont trop fort, à gauche.

Écrit par : Manu | 07 octobre 2009

Je m'en fous un peu de savoir d'où vient la référence; je crois que le débat ne se situe même plus à ce niveau. Manquerait plus qu'un prof vienne avec une kalach (quelles seront ses références, à votre avis?).

Ecrit par : Pendariès | 07 octobre 2009

Poutine ? Duke Nukem ? Rambo ? Terminator 2 ? Guy Morel ? Allez savoir...

Écrit par : Manu | 07 octobre 2009

On dirait le sud...


http://www.laprovence.com/articles/2009/10/07/931447-A-la-une-Reaction-collective-et-solidaire-au-lycee-professionnel-Martin-Bret.php

Par ailleurs, nos collègues du collège André Malraux de Marseille est en grève contre les méthodes de "management" de sa principale (autoritarisme, favoritisme, gestion par le stress).
http://www.aix.snes.edu/spip.php?article817
No comment...

Écrit par : Françoise Guichard | 07 octobre 2009

Comme ma mère est hors classe depuis plusieurs années, j'ai cru que des professeurs avec un avis aussi éclairé sur l'éducation étaient ou aller être également hors classe. Il semblerait que ma mère ait eu beaucoup de chance.
Mais ne vous remettez pas en question Toto, c'est sûrement du "au système" et à tous ces "pédagols". Ne changez rien, vous êtes au top, on finira bien par vous reconnaitre à votre juste valeur.
Ecrit par : Joe | 07 octobre 2009

Vous ne comprenez rien à rien, mais vous êtes plutôt sympathique, comme troll. Elle est agrégée de quoi, votre mère, si ce n'est pas indiscret ?

Écrit par : TotoWeininger | 07 octobre 2009

Nos collègues SONT en grève, oeuf corse

Écrit par : Françoise Guichard, grosse fatigue | 07 octobre 2009

Quant à l'affaire Fred Mitterrand: son bouquin avait été proclamé "Best-Seller" à l'époque; mais personne, en fait, ne l'avait lu, ce livre, vu les réactions plusieurs années après sa parution...

Écrit par : Pendariès | 07 octobre 2009

Si quelqu'un qui n'est pas du même bord politique que vous dit qu'il fait soleil, c'est que PAR DÉFINITION, il pleut.

Ils sont trop fort, à gauche.

Ecrit par : Manu | 07 octobre 2009

Singulièrement juste ! La mauvaise foi s'étale sans retenue. On en est là. Aujourd'hui sans foi, demain sans loi.
FM se paie d'une fanfaronnade facile doublée d'une feinte désinvolture, assuré d'avance d'être dédouané par les prébendiers de la bien-pensance.

Écrit par : Magister | 07 octobre 2009

Cadichon a écrit : "Weber, méconnu en France"

Pas du tout !

Sur le site http://www.weber.fr/

on lit "Développer en permanence des solutions innovantes, à base de mortiers prêts à l'emploi pour habiller les façades"

Le libéralisme du ravalement de façade à coup de mortiers ?

Écrit par : dugong | 07 octobre 2009

Quant à l'affaire Fred Mitterrand: son bouquin avait été proclamé "Best-Seller" à l'époque; mais personne, en fait, ne l'avait lu, ce livre, vu les réactions plusieurs années après sa parution...

Ecrit par : Pendariès | 07 octobre 2009

Même motif, même punition que Cohn-Bendit : on écrit n'importe quoi pour se donner une posture de libertin et choquer le bourgeois, et on pleure quand le boomerang vous revient en pleine poire. Quand on joue au khon, on gagne toujours.

Écrit par : Françoise Guichard | 07 octobre 2009

"Quand on joue au khon, on gagne toujours."

Sage parole que je me répète tous les matins en me rasant.

Écrit par : dugong | 07 octobre 2009

Un article qui laisse pantois à lire sur Eric Besson, le traitre qui trahirait même les traitres, mais qui a commencé par sa propre femme!

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/mon-ex-mari-cet-inconnu_792824.html

Écrit par : Merlemocoeur | 07 octobre 2009

Les autres parents aussi, Moot ! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009

Tiens, ça recommence ! (je sais, y'a un smiley).

Et à propos de préjugés et d'intolérance, je suis surpris de ne lire ici aucune réaction au refus d'une sympathique équipe de football issue de la diversité refuser de jouer contre une équipe de football gay.
C'est pourtant de l'homophobie, ça, nomdidiou !! Et en général, ça réagit, ici.

Écrit par : yann | 07 octobre 2009

Je reprends : Et à propos de préjugés et d'intolérance, je suis surpris de ne lire ici aucune réaction au refus d'une sympathique équipe de football issue de la diversité de jouer contre une équipe de football gay.
Avec tous les mots à leur place.

Écrit par : yann | 07 octobre 2009

Et à propos de préjugés et d'intolérance, je suis surpris de ne lire ici aucune réaction au refus d'une sympathique équipe de football issue de la diversité refuser de jouer contre une équipe de football gay.
C'est pourtant de l'homophobie, ça, nomdidiou !! Et en général, ça réagit, ici.

Ecrit par : yann | 07 octobre 2009

Non Monsieur, ce n'est pas de l'homophobie mais de la culture. Bien évidemment, si l'équipe n'était pas issue de la diversité... Enfin, vous connaissez la musique.

Écrit par : Magister | 07 octobre 2009

Cadichon a écrit : "Weber, méconnu en France"
Pas du tout !
Sur le site http://www.weber.fr/
on lit "Développer en permanence des solutions innovantes, à base de mortiers prêts à l'emploi pour habiller les façades"
Le libéralisme du ravalement de façade à coup de mortiers ?

Ecrit par : dugong | 07 octobre 2009

Très drôle!(:>)))

Meanwhile, on attend toujours le lifting des PC/PS. On n'a encore vu que celui de Marie-Georges.

Écrit par : Cadichon | 07 octobre 2009

CAROLE, vous écrivez des sottises quand vous parlez de la dette.

Le déficit du budget de l'Etat n' a jamais autant baissé que sous le gouvernement Jospin, et la dette enrichi les riches (qui prêtent) et appauvri les pauvres ( qui remboursent aussi)!

Ecrit par : Merlemocoeur | 07 octobre 2009

Les riches, vous parlez de ceux qui ont un livret A ? Non, parce que sinon, prêter à l'état à moins de 4%, bof bof... (Par pitié, ne me sortez pas l'emprunt de Valérie !)
Pour les pauvres qui remboursent aussi, vous parlez sûrement de ceux qui paient des impôts ?

-------------------

BTW Joe, dans quelle tranche d'âge vous situez vous, que ma joie ne soit pas trop précipitée.
Ecrit par : Cadichon | 07 octobre 2009

Cadichon, je vous aime. Jeune trentenaire pour répondre à votre question.

--------------------------

Vous ne comprenez rien à rien, mais vous êtes plutôt sympathique, comme troll. Elle est agrégée de quoi, votre mère, si ce n'est pas indiscret ?

Ecrit par : TotoWeininger | 07 octobre 2009

Pas d'agrégation, CAPES en lettres classiques

Écrit par : Joe | 07 octobre 2009

Valéry* (pardon)

Écrit par : Joe | 07 octobre 2009

"Les projets portés par l’équipe sont régulièrement entravés, la répartition des services et la constitution des classes se font suivant des critères qui ne répondent pas aux besoins et aux attentes des élèves et des personnels. Les demandes récurrentes de concertation, d’évaluation collective des actions entreprises, de bilans des dispositifs éducatifs et pédagogiques restent lettre morte.

Dans ce contexte délétère qui nuit à l’ensemble de la communauté éducative, élèves, parents et enseignants, les représentants élus des personnels sont victimes de représailles et de pressions indignes et inadmissibles. Les lieux de concertation, à commencer par le conseil d’administration, ne peuvent jouer leur rôle de résolution démocratique des problèmes que peut rencontrer l’établissement."

Transmis par Françoise

Ouais... D'abord, 66 %, c'est pas l'unanimité...
Et puis, "projets portés par l'équipe", "concertation", "évaluation collective des actions entreprises", "bilans des dispositifs éducatifs et pédagogiques", "résolution démocratique des problèmes", excusez-moi, Françoise, mais ça sent le pédagol à plein nez...
Y aurait pas une solide brigade d'activistes SNES derrière ce tintamarre?

Toujours pas de nouvelles de vote ami juriste?

Écrit par : Jean | 07 octobre 2009

Si on pouvait cesser de prendre le malheureux Joe pour tête de turc, ce serait bien aussi pour tout le monde, merci.

Une mère qui ne voulait plus décoller et qui était manifestement venue me faire savoir qu'elle préparait un doctorat (je ne saurai jamais en quoi mais je devine que ce doit être en trollerie), me répond que si sa fifille de bientôt 10 ans ne peut pas compter de 60 à 90 sans se tromper alors qu'on en est aux grands nombres (jusqu'au milliard), c'est à cause du stress.
Moi je veux bien, mais je pense que les chiens ne font pas des chats. Je suis sans doute trop terre à terre et je fonctionne un peu trop aux clichés... non ?

Écrit par : nicolas, chasseur de trolls | 07 octobre 2009

C'est pourtant de l'homophobie, ça, nomdidiou !! Et en général, ça réagit, ici. Ecrit par : yann | 07 octobre 2009

Encore fallait-il que nous le sussions !
Magistrale réponse de Magister qui a sans doute répondu pour tout le monde. Me trompje ?

Écrit par : nicolas | 07 octobre 2009

Poilant le terminus des prétentieux aujourd'hui...

Écrit par : nicolas | 07 octobre 2009

C'est pourtant de l'homophobie, ça, nomdidiou !! Et en général, ça réagit, ici. Ecrit par : yann | 07 octobre 2009
Encore fallait-il que nous le sussions !
Magistrale réponse de Magister qui a sans doute répondu pour tout le monde. Me trompje ?
Ecrit par : nicolas | 07 octobre 2009

Oui. Je n'ai, pour ma part, rien à dire à ce sujet.

Les différends entre l'équipe de Créteil Bébel celle du Paris Foot Gay m'indiffèrent.

Écrit par : TotoWeininger | 07 octobre 2009

66% de la prétendue "équipe" sont en grève?
Mais ça veut dire que 34% des professeurs de ce collège n'ont pas envie de faire partie de l' "équipe"?

Écrit par : Jean | 07 octobre 2009

Non Monsieur, ce n'est pas de l'homophobie mais de la culture. Bien évidemment, si l'équipe n'était pas issue de la diversité... Enfin, vous connaissez la musique.

Ecrit par : Magister | 07 octobre 2009

Ah, alors, si c'est culturel, c'est différent.
Respect, comme y disent.

Écrit par : yann | 07 octobre 2009

CAROLE, vous écrivez des sottises quand vous parlez de la dette.

Le déficit du budget de l'Etat n' a jamais autant baissé que sous le gouvernement Jospin, et la dette enrichi les riches (qui prêtent) et appauvri les pauvres ( qui remboursent aussi)!

Ecrit par : Merlemocoeur | 07 octobre 2009

Les riches, vous parlez de ceux qui ont un livret A ? Non, parce que sinon, prêter à l'état à moins de 4%, bof bof... (Par pitié, ne me sortez pas l'emprunt de Valérie !)
Pour les pauvres qui remboursent aussi, vous parlez sûrement de ceux qui paient des impôts ?
Ecrit par : Cadichon | 07 octobre 2009

CADICHON, vous êtes bête et méprisante sur ce coup !

Il n' y a pas que l'impôt sur le revenu et l'ISf dans la vie, Cadichon!!!

Et la TVA c'est quoi?
Et la taxe sur les produits pétroliers?

Ces deux taxes représentent plus que 50% des recettes fiscales, mais il est vrai que les Cadichons de votre style savent, ils l'ont lu dans Valeurs Actuelles, les Echos ou Le Figaro que les pauvres ne mangent que des miettes et marchent uniquement à pied (et pieds nus bien sûr car les chaussures ça coûtent, ma p'tite dâme) donc forcément les pas du tout riches ne payent jamais d'impôt ni de taxes, CQFD Cadichonien!)!

Parfois il serait bon que vous sortiez de votre gangue idéologique et que vous réfléchissiez avant de tartiner!

Écrit par : Merlemocoeur | 07 octobre 2009

plus de!

Écrit par : Merlemocoeur | 07 octobre 2009

"Se servir de la vie privée des gens pour en faire des attaques politiques ou politiciennes, cela me rappelle les pires heures de l'histoire.» Dixit Xavier Bertrand accouru au secours de F. Mitterrand, oubliant qu'il ne s'agit plus de la vie privée dès lors qu'elle s'étale complaisamment dans un livre écrit pour être lu, me trompje ?

Écrit par : nicolas | 07 octobre 2009

Coucou, Robin, ça va ?

Écrit par : nicolas | 07 octobre 2009

Il n'y a pas de raison que je ne la fasse pas ici aussi :

FM et RP : quand vice et rondelle coopèrent, l'écrou n'est pas loin.

Écrit par : dugong | 07 octobre 2009

"Se servir de la vie privée des gens pour en faire des attaques politiques ou politiciennes, cela me rappelle les pires heures de l'histoire.» Dixit Xavier Bertrand
Ecrit par : nicolas | 07 octobre 2009

Il exagère, Bertrand. Moi, ça m'évoque le quotidien de la politicaillerie en régime spectaculaire marchand. Ce sont des heures assez mornes de l'histoire, parfois assommantes, mais certainement pas les pires.

C'est à peu près du même tonneau que Créteil Bébel vs Paris Foot Gay.

Le divertissement permanent.

Écrit par : TotoWeininger | 07 octobre 2009

1580 publications sur le même thème! S'agit-il d'un record sur ce site? Voilà une situation qui illustre parfaitement la capacité propre aux enseignants de disserter à l'infini sur le même sujet!

Écrit par : alain | 07 octobre 2009

1580 publications sur le même thème! S'agit-il d'un record sur ce site? Voilà une situation qui illustre parfaitement la capacité propre aux enseignants de disserter à l'infini sur le même sujet!

Écrit par : alain | 07 octobre 2009

1580 publications sur le même thème! S'agit-il d'un record sur ce site? Voilà une situation qui illustre parfaitement la capacité propre aux enseignants de disserter à l'infini sur le même sujet!

Écrit par : alain | 07 octobre 2009

Et voici la triplette en guise d'illustration de ma thèse!

Écrit par : alain | 07 octobre 2009

Alain a écrit : "la capacité propre aux enseignants de disserter à l'infini sur le même sujet!"

Mon pauvre ! Les sujets sont si différents !

Ceci dit, il suffit de déclarer l'Unité dans la Diversité pour que le tour soit joué.

Écrit par : dugong | 07 octobre 2009

« Weber, méconnu en France jusqu'à Aron »

Il est un air pour qui je donnerais
Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber...

Écrit par : Tailleboudin | 07 octobre 2009

me trompje ?

Ecrit par : nicolas | 07 octobre 2009

Non ! Mais quand même, la droite qui défend un pédophile portant un nom assimilé à la gauche, quoique de droite, et considéré comme une prise d'ouverture" à gauche", et attaqué aussi par la gauche, il y a quand même de quoi se choper un torticolis !

Cadichon a trouvé un nouveau pote, et c'est reparti pour un tour ! :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009

"Quand vice et rondelle coopèrent, l'écrou n'est pas loin."

Ecrit par : dugong | 07 octobre 2009

Génial ! Je vous la pique telle quelle, celle là ! :-)))))

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009

"Je vous la pique telle quelle, celle là !"

On se comprend.

Écrit par : dugong | 07 octobre 2009

un nom assimilé à la gauche[...]
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2009

Mitterrand, un nom assimilé à la gauche ?

Écrit par : TotoWeininger | 07 octobre 2009

1580 publications sur le même thème! S'agit-il d'un record sur ce site? Voilà une situation qui illustre parfaitement la capacité propre aux enseignants de disserter à l'infini sur le même sujet!
Ecrit par : alain | 07 octobre 2009

C'est quoi déjà le sujet du fil ? Ah oui, euh. Hem.

Écrit par : TotoWeininger | 07 octobre 2009

Notre politique est un royaume totalement pourri de l'intérieur. Et de l'extérieur. Syndrôme Tiersmondiste : on crève la dalle dehors, la soupe est bonne sous les lambris, allons-y. Et que crèvent l'honnêteté et le reste.
La nausée, pas qu'un livre !

Sisyphe, 44 ans et 30 de désillusions politiques.

Écrit par : sisyphe | 07 octobre 2009

"Sisyphe, 44 ans et 30 de désillusions politiques."

Ne désespérez pas : il vous en reste tellement à vivre !

Écrit par : dugong | 07 octobre 2009

"Quand vice et rondelle coopèrent, l'écrou n'est pas loin."

:):):)!!!!! Excellent!! Bravo!

Écrit par : sisyphe | 07 octobre 2009

"Ne désespérez pas : il vous en reste tellement à vivre !"

;) j'aime votre optimisme!

Écrit par : sisyphe | 07 octobre 2009

Et c'est reparti pour un tour !!!!!!
Comment vilipender Libéral en alimentant cette controverse qui dure depuis des lustres.

Du XII au XVII, libéral n'avait que deux sens : "généreux" et "digne d'un homme libre".
Liber : de condition libre opposé à servus : esclave.
Après le XVIIIe, une armée de tomate (rouge dehors, rouge dedans), et aujourd'hui une secte de pastèques (vertes dehors et rouge dedans), ont pris la relève sur le matraquage systèmatique de cet adjectif.
Que triste !

Écrit par : carole | 07 octobre 2009

Sisyphe, 44 ans et 30 de désillusions politiques.
Ecrit par : sisyphe | 07 octobre 2009

J'ai de la chance. Par la force des choses, je n'ai connu, pour ainsi dire, que la dernière trentaine.

Écrit par : TotoWeininger | 07 octobre 2009

ben perso à 14/15 ans si j'avais pu j'aurais voté Mitrand...ah, les années 80! Giscard, Barre, 2 chocs pétroliers et coetera.
Les années suivantes m'ont fait bien réfléchir et la décennie 90/2000....m' a bien éloigné de la chose politique.

Écrit par : sisyphe | 07 octobre 2009

Une époque formidable (suite) !
Enfin l'interdiction des téléphones portables à l'école (projet de loi, selon France-info) !
Ne vous réjouissez pas : c'est vous qui n'aurez plus le droit, de la maternelle au collège.

Écrit par : Perceval | 07 octobre 2009

Après le XVIIIe, une armée de tomate (rouge dehors, rouge dedans), et aujourd'hui une secte de pastèques (vertes dehors et rouge dedans), ont pris la relève sur le matraquage systèmatique de cet adjectif.
Ecrit par : carole | 07 octobre 2009

Une courge qui disserte sur les tomates et les pastèques. Savoureux.

Écrit par : TotoWeininger | 07 octobre 2009

"Les différends entre l'équipe de Créteil Bébel celle du Paris Foot Gay m'indiffèrent."
Ecrit par : TotoWeininger | 07 octobre 2009

Eh bien, pas moi. Ce sont les motifs du différend qu'il faut considérer — et ces motifs sont immondes : refuser de jouer contre des homos parce qu'ils sont homos, c'est, au choix :
1. craindre la contamination ;
2. se penser d'une espèce supérieure — les hétéros musulmans — pléonasme, voudraient-ils nous faire croire : sauf que les arrières-grands-pères desdits musulmans se faisaient enculer par Gide et ses copains dans les années 1990 — voir Si le grain ne meurt, qui est de la même veine que les mémoires de Frédéric Mitterrand.
3. L'une et l'autre solution en même temps.
JPB, qui rentre tout juste d'une excursion parisienne intéressante, où j'ai appris, entre autres choses, que le ministère Chatel jouerait probablement à l'homme invisible jusqu'aux régionales. Quant à savoir qui sera ministre après…

Écrit par : brighelli | 07 octobre 2009

"2. se penser d'une espèce supérieure — les hétéros musulmans — pléonasme, voudraient-ils nous faire croire : sauf que les arrières-grands-pères desdits musulmans se faisaient enculer par Gide et ses copains dans les années 1990 — voir Si le grain ne meurt, qui est de la même veine que les mémoires de Frédéric Mitterrand."

Années 1990?!! Ah l'immortalité c'est beau! Hors cette erreur, passage à ne pas mettre entre toutes les mains...(enculer? Hi Hi!!)
Le microcosme politique vous attire-t-il encore JPB?

Écrit par : sisyphe | 07 octobre 2009

JPB, qui rentre tout juste d'une excursion parisienne intéressante, où j'ai appris, entre autres choses, que le ministère Chatel jouerait probablement à l'homme invisible jusqu'aux régionales. Quant à savoir qui sera ministre après…

Ecrit par : brighelli | 07 octobre 2009

Tenez, je m'en doutais. Un ministre quasi inodore et incolore ne pouvait s'expliquer que par la nécessité d'une mer d'huile avant la proche échéance électorale. Ah ! ces politiques, ils ne sont plus à inventer !

Écrit par : Magister | 07 octobre 2009

"Se servir de la vie privée des gens pour en faire des attaques politiques ou politiciennes, cela me rappelle les pires heures de l'histoire.» Dixit Xavier Bertrand
Ecrit par : nicolas | 07 octobre 2009

Il exagère, Bertrand. Moi, ça m'évoque le quotidien de la politicaillerie en régime spectaculaire marchand. Ce sont des heures assez mornes de l'histoire, parfois assommantes, mais certainement pas les pires.

C'est à peu près du même tonneau que Créteil Bébel vs Paris Foot Gay.

Le divertissement permanent.

Ecrit par : TotoWeininger | 07 octobre 2009

C'est attristant, je vous le dis vraiment avec affabilité, TotoW, pour quelqu'un qui jette dans la géhenne des repentis antisémites; il y a des périodes où l'on n'a pas le droit d'être sélectif dans ses effarements et sa vigilance.

Écrit par : Pendariès | 07 octobre 2009

Pardon, Sisyphe ! C'est 1900 qu'il fallait lire ! Ah, ces fichus doigts qui vont plus vite que la pensée (ou le contraire…)…
JPB

Écrit par : brighelli | 07 octobre 2009

JPB, Gide n'enculait personne, et l'a dit, dans Si le grain ne meurt, aussi clairement que le permettait son écriture toute en litotes - ces litotes qui font apparemment défaut au ministre de la culture. Ses pratiques étaient d'une tout autre nature : "Moi qui ne comprends la volupté que réciproque et face à face, et que souvent le plus furtif contact satisfait" (je cite de mémoire, et ne garantis pas l'exactitude de l'expression à la lettre près)
Cela dit, je suis entièrement d'accord avec vous au sujet des footballeurs.

Écrit par : Sylvie Huguet, gardienne de l'orthodoxie gidienne | 07 octobre 2009

Ce sont les motifs du différend qu'il faut considérer — et ces motifs sont immondes
Ecrit par : brighelli | 07 octobre 2009

Mais non, ils ne sont pas homophobes et ils vont le prouver :

07 octobre 2009, à 18h35
"Le capitaine de l’équipe musulmane regrette en tout cas que toute cette affaire ait pris une telle ampleur. «J’aurais aimé que l’on parle de nous différemment», a-t-il également confié à la radio sportive. Et de préciser à l’antenne qu’il était «prêt à rassembler l’équipe» pour disputer ce match et ainsi «montrer qu’ils ne sont pas homophobes». Pascal Brethes, le président du Paris Foot Gay, s’est dit prêt à organiser de nouveau la rencontre: «Bien sûr que l’on veut jouer ce match… on dit oui, trois fois oui même.»"


Le ministère Chatel jouerait probablement à l'homme invisible jusqu'aux régionales.
Ecrit par : brighelli | 07 octobre 2009

Euh, c'est quand déjà les régionales ? Parce que bon, il y a quand même une réforme du lycée à faire passer.

Écrit par : TotoWeininger | 07 octobre 2009

Voilà une situation qui illustre parfaitement la capacité propre aux enseignants de disserter à l'infini sur le même sujet!

Ecrit par : alain | 07 octobre 2009

Ou de varier les sujets dans une dissertation infinie... Ce blog est une respiration : quand Brighelli inspire, les blogueurs expirent. Question de rythme.

Écrit par : Magister | 07 octobre 2009

Et Gide écrivait beaucoup mieux que Fréderic Mitterrand...

Écrit par : Sylvie Huguet | 07 octobre 2009

Ce matin, dans mon nouvel établissement, je déversais tranquillement quelques brochures du SNALC dans quelques casiers pris au hasard, étant donné qu'il y avait nettement moins de brochures que de casiers, lorsque soudain, j'entendis un grand bruit et un grand claquement de porte ( de casier). Une collègue furibarde déchirait par le menu la belle brochure déposée délicatement par mes blanches mains puis la jeta rageusement dans la poubelle. Eût -ce été un bête tract, je ne me serais pas froissée (ah, ah) mais enfin, une brochure! La gente dame m'a alors fusillée du regard et s'en est allée tête haute.
Quand je militais ailleurs, ils étaient tellement, tellement, plus gentils avec moi les chers collègues...C'est une tare à ce point-là d'être au SNALC?
Tiens, demain, je vais afficher un petit truc de la SdA.
Ah! tous ces profs politiquement corrects!

Écrit par : Sanseverina | 07 octobre 2009

Pascal Brethes, le président du Paris Foot Gay, s’est dit prêt à organiser de nouveau la rencontre: «Bien sûr que l’on veut jouer ce match… on dit oui, trois fois oui même.»

Ecrit par : TotoWeininger | 07 octobre 2009

Formidable ! La gayté retrouvé, quoi ! Oui, oui, oui !

Écrit par : Magister | 07 octobre 2009

Pascal Brethes, le président du Paris Foot Gay, s’est dit prêt à organiser de nouveau la rencontre: «Bien sûr que l’on veut jouer ce match… on dit oui, trois fois oui même.»
Ecrit par : TotoWeininger | 07 octobre 2009
Formidable ! La gayté retrouvé, quoi ! Oui, oui, oui !
Ecrit par : Magister | 07 octobre 2009

Vous voyez bien, tout s'arrange. D'ailleurs, l'entraineur du Paris Foot Gay est musulman.

Écrit par : TotoWeininger | 07 octobre 2009

"Se servir de la vie privée des gens pour en faire des attaques politiques ou politiciennes, cela me rappelle les pires heures de l'histoire.» Dixit Xavier Bertrand
Ecrit par : nicolas | 07 octobre 2009
Il exagère, Bertrand. Moi, ça m'évoque le quotidien de la politicaillerie en régime spectaculaire marchand. Ce sont des heures assez mornes de l'histoire, parfois assommantes, mais certainement pas les pires.
C'est à peu près du même tonneau que Créteil Bébel vs Paris Foot Gay.
Le divertissement permanent.
Ecrit par : TotoWeininger | 07 octobre 2009
C'est attristant, je vous le dis vraiment avec affabilité, TotoW, pour quelqu'un qui jette dans la géhenne des repentis antisémites; il y a des périodes où l'on n'a pas le droit d'être sélectif dans ses effarements et sa vigilance.
Ecrit par : Pendariès | 07 octobre 2009

Je ne jette personne nulle part, j'essaie de comprendre où les gens se situent.

Ce que je trouve effarant, c'est la présence de FM au MCUL, voire l'existence du MCUL lui-même. Les histoires de CUL, passées et présentes, de FM, je m'en tape. Je ne vois pas le rapport avec les "pires heures de l'histoire".

Écrit par : TotoWeininger | 07 octobre 2009

TotoW, un lien:

http://www.lepost.fr/article/2009/10/07/1729964_le-paris-foot-gay-victime-d-homophobie-je-suis-pret-a-rassemble-l-equipe-le-plus-fort-gagnera.html

C'est le dirigeant du club NikeMuslimAdidas qui a écrit le courriel incriminé; et des joueurs ont demandé à rejouer le match; pas tous.

Écrit par : Pendariès | 07 octobre 2009

CADICHON, vous êtes bête et méprisante sur ce coup !

Il n' y a pas que l'impôt sur le revenu et l'ISf dans la vie, Cadichon!!!

Et la TVA c'est quoi?
Et la taxe sur les produits pétroliers?

Ces deux taxes représentent plus que 50% des recettes fiscales, mais il est vrai que les Cadichons de votre style savent, ils l'ont lu dans Valeurs Actuelles, les Echos ou Le Figaro que les pauvres ne mangent que des miettes et marchent uniquement à pied (et pieds nus bien sûr car les chaussures ça coûtent, ma p'tite dâme) donc forcément les pas du tout riches ne payent jamais d'impôt ni de taxes, CQFD Cadichonien!)!

Parfois il serait bon que vous sortiez de votre gangue idéologique et que vous réfléchissiez avant de tartiner!

Ecrit par : Merlemocoeur | 07 octobre 2009

Dernière intervention sur le sujet de la dette. Ce que vous reprochez à Cadichon, c'est moi qui l'est écrit. Autant finir le débat et pousser la bêtise au bout.

Il y a en France 3 465 000 ménages pauvres (au sens de l'Insee) en 2007. Considérant qu'ils gagnent moins que 60% du revenu moyen par ménage (33 100€) et que leurs revenus sont assujettis à environ 70% à la TVA, cela nous fait une collecte de TVA d'environ 9,5Md€ (en considérant qu'ils gagnent tous 60% du revenu moyen, ce qui est une surestimation grossière). Ce montant est à rapprocher des 174,8Md€ de TVA globale (soit 5,4%) et surtout du montant alloué en RSA/RMI/PPE (supérieur à 10Md€).

Par conséquent, certes ils consomment mais non, ils ne payent pas la dette. J'espère que vous aurez l'honnêteté intellectuelle de prêter un semblant d'intérêt à cette petite démonstration mathématique.

PS : un même raisonnement sur la TIPP aboutirait sans conteste aux mêmes conclusions. Par ailleurs, avoir des convictions, c'est louable, les asséner en se servant d'arguments à l'émotivité larmoyante ("les pauvres aussi ils mangent, contrairement à ce que vous pensez du haut de la tour d'argent,...") ont plutôt tendance à discréditer ce que vous cherchez à défendre.

Écrit par : Joe | 07 octobre 2009

" Ah, tous ces profs politiquement corrects ! " (Sanseverina)

Avoir déchiré rageusement la brochure du SNALC témoigne effectivement d'un sectarisme et d'une étroitesse d'esprit préoccupants chez un professeur censé apprendre à penser à ses élèves.

Écrit par : Sylvie Huguet | 07 octobre 2009

La gente dame m'a alors fusillée du regard et s'en est allée tête haute.
Ah! tous ces profs politiquement corrects!

Ecrit par : Sanseverina | 07 octobre 2009

Que voulez-vous? Quand on est dans le Camp du Bien...
Comme au collège André-Malraux de Marseille! Pauvre principale qui a à se farcir l'équipe du Camp du Bien noyautée par le SNES! Pauvre femme, je la plains.

Écrit par : Jean | 07 octobre 2009

c'est moi qui l'est écrit
Ecrit par : Joe | 07 octobre 2009

Votre mère est certifiée de quoi, déjà ?

Écrit par : TotoWeininger | 07 octobre 2009

TotoW, ne sachant pas ce qu'est le MCUL, je googleise et trouve ceci: http://www.mcul.org/

Pourquoi parlez-vous des "pires heures de l'histoire" (voyons, mais l'histoire ne produit que les pires heures).

Écrit par : Pendariès | 07 octobre 2009

Et à propos de préjugés et d'intolérance, je suis surpris de ne lire ici aucune réaction au refus d'une sympathique équipe de football issue de la diversité refuser de jouer contre une équipe de football gay.
C'est pourtant de l'homophobie, ça, nomdidiou !! Et en général, ça réagit, ici.

Ecrit par : yann | 07 octobre 2009

Evidemment que c'en est. Et ça ferait la une de tous les médias s'il s'était agi d'une équipe juive. Mais là, c'est juste des homos, alors les médias s'en foutent.

Il y a plus grave : le Jura s'obstine à refuser, depuis des années, l'adoption d'un enfant par deux femmes, malgré les avis concordants et favorables de toutes les enquêtes sociales, de la Cour Européenne des Droits de l'Homme et de la Halde. Là encore, personne n'en parle.

Il y a bien plus grave : le deuxième projet de statut du beau-parent créé par Leonetti, et révélé depuis ce matin, donne aux parents homos la place la plus invisible d'Europe, avec la Grèce et le Portugal, loin derrière la Grande-Bretagne, les pays nordiques, le Bénélux, la Slovénie ou l'Espagne. Mais les médias n'en parlent que très peu.

Tout cela est dément. Et comme l'a dit Leonetti, avec la grâce qu'on lui connaît : "Pourquoi donc faire semblant de vouloir accorder des droits nouveaux ?"

Écrit par : Jeremy | 07 octobre 2009

Pourquoi parlez-vous des "pires heures de l'histoire" (voyons, mais l'histoire ne produit que les pires heures).
Ecrit par : Pendariès | 07 octobre 2009

Ce n'est pas moi qui en parle, mais Xavier Bertrand, à propos du prétendu lynchage politique de Frédéric Mitterrand, Ministre de la CULture et de la COM.

Écrit par : TotoWeininger | 07 octobre 2009

Dur dur d'être un Bisounours
Didier Goux - Blogueur associé | Mercredi 07 Octobre 2009 à 14:01 | Lu 2586 fois



Le club de football du Créteil Bebel a refusé de jouer un match contre le Paris Foot Gay pour cause de «croyances religieuses». Pour Didier Goux, c'est une preuve supplémentaire que le «vivre ensemble», ça ne marche que dans les dessins animés pour enfants.

Ah ! mes bien chers frères : quelle intense jubilation ! Quelle bouillonnante sensation d’allégresse nous saisit tout soudain ! Il y a vraiment des jours où l’actualité est un baume à nos cœurs attristés – que dis-je : un saint chrême ! –, une ambroisie pour nos estomacs retournés.

Qu’apprend-on en effet, ce jour ? Qu’un club de football, le Créteil Bebel, refusait finalement de disputer le match censé l’opposer à un club parisien. Pourquoi ? Vous le devinerez aisément, lorsque je vous aurai dit que le club en question s’appelle le Paris foot gay. Il nous faut également préciser que le Créteil Bebel est un club 100 % musulman, et que c’est au nom de leur religion que ces braves gens refusent de se rencontrer sur le terrain avec les autres porteurs de crampons contre-nature – on a eu beau leur rappeler que la mêlée n’existait pas au football, n’ont rien voulu savoir, les sectateurs du Prophète : pas question de dribbler une tarlouze !

J’en connais des (et, non, je ne mettrai pas de lien !) qui vont risquer l’implosion, lorsqu’il va s’agir de concilier leurs penchants érotiques particuliers avec leur islamophilie sanglotante...
Si le vivre-ensemble et la diversité citoyenne se mettent à nous faire des nœuds pareils, ça va devenir intenable, la vie de bisounours ! (Pardon, Monsieur Balmeyer, mais, ne pouvant me désintoxiquer d’un coup, j’ai décidé que, dans une phase transitoire, j’avais encore droit à un “bisounours” par semaine...)

Comme je le disais en commentaire chez mon fournisseur attitré de pâtes molles et de croûtes fleuries, la réacosphère ricanante – dont nous faisons partie, lui et moi – va bientôt pouvoir s’auto-dissoudre, puisque la réalité se met à ricaner d’elle-même.

http://www.marianne2.fr/Dur-dur-d-etre-un-Bisounours_a182344.html

Écrit par : Amélie | 07 octobre 2009

sauf que les arrières-grands-pères desdits musulmans se faisaient enculer par Gide et ses copains dans les années 1990 — voir Si le grain ne meurt, qui est de la même veine que les mémoires de Frédéric Mitterrand. JPB

Ah bon ? Gide a été ministre de la culture ? Sous qui ?

Écrit par : nicolas | 07 octobre 2009

Il n'y aurait pas une solide brigade d'activistes SNES derrière ce tintamarre?

Toujours pas de nouvelles de vote ami juriste?

Ecrit par : Jean | 07 octobre 2009

"Activistes SNES"...
Jean, je vais essayer de ne pas me mettre en colère et de rester courtoise, mais votre formulation est offensante pour les collègues : je suis au SNES, certes, ce qui ne me fait pas remonter dans votre estime, je le sais -- mais je peux vous assurer qu'au collège Malraux, il n'y a pas plus d'activistes SNES, comme vous dites, qu'à Sud ou au SNALC. Il y a seulement des profs excédés par une principale autoritariste et incompétente -- cela devrait vous rappeler des choses, si je me souviens bien. Ensuite, effectivement, il y a le jacassin syndical, et là, c'est le drame, je vous l'accorde bien volontiers.
Quant à mon ami juriste, il a 40° de fièvre, avec qq chose qui est sans doute ... la grippe H1N1 !!! Et pour tout vous avouer, il est dans un état lamentaaable.

Écrit par : Françoise Guichard | 07 octobre 2009

Toujours à propos du collège André-Malraux de Marseille, où le SNES cherche noise, semble-t-il, à la principale...

Sur le site dudit collège, je lis qu'on y a créé l'ECLA, Etude Conjointe des Langues Anciennes, c'est-à-dire une option de deux heures de latin et deux heures de grec en 3ème pour les volontaires. Pas idiot du tout! Vraiment pas idiot! Reste à savoir, et ce n'est pas dit sur le site, combien il y a d'élèves latinistes en 5ème, en 4ème, et combien d'élèves ont choisi l'ECLA en 3ème. Sauriez-vous nous le dire, Françoise?

Écrit par : Jean | 07 octobre 2009

Eh bien, pas moi. Ce sont les motifs du différend qu'il faut considérer — et ces motifs sont immondes : refuser de jouer contre des homos parce qu'ils sont homos, c'est, au choix :
1. craindre la contamination ;
2. se penser d'une espèce supérieure — les hétéros musulmans — pléonasme, voudraient-ils nous faire croire : sauf que les arrières-grands-pères desdits musulmans se faisaient enculer par Gide et ses copains dans les années 1990 — voir Si le grain ne meurt, qui est de la même veine que les mémoires de Frédéric Mitterrand.
3. L'une et l'autre solution en même temps.
JPB
Ecrit par : brighelli | 07 octobre 2009

Absolument d'accord avec vous, cher ami.
Hypothèse supplémentaire : les valeureux hétéros salafistes du Bebel foorball club ont eu peur de se prendre une branlée (c'est le cas de le dire) face (si j'ose m'exprimer ainsi) à une équipe de "tafiottes" : vous vous rendez compte, la honte que ç'aurait été !!
Cf. le célèbre "carton rose" de Guy Bedos...

Écrit par : Françoise Guichard | 07 octobre 2009

"Activistes SNES"...
Jean, je vais essayer de ne pas me mettre en colère et de rester courtoise, mais votre formulation est offensante pour les collègues : je suis au SNES, certes, ce qui ne me fait pas remonter dans votre estime, je le sais -- mais je peux vous assurer qu'au collège Malraux, il n'y a pas plus d'activistes SNES, comme vous dites, qu'à Sud ou au SNALC. Il y a seulement des profs excédés par une principale autoritariste et incompétente -- cela devrait vous rappeler des choses, si je me souviens bien.

Ecrit par : Françoise Guichard | 07 octobre 2009

Dont acte. Amende honorable.
C'est la langue de bois pédagole qui m'avait fait bondir.
Si les professeurs en révolte donnaient quelques exemples des brimades qu'ils subissent et de l'autoritarisme qu'ils dénoncent, cela permettrait de mieux se faire une idée de la situation.

Écrit par : Jean | 07 octobre 2009

Pour les rieurs bons zenfants (Winnie the Pooh, avec nous!): http://www.jolatefri.com/video.php?chemin=1579&mode=youtube

Écrit par : Pendariès | 07 octobre 2009

Sur le site dudit collège, je lis qu'on y a créé l'ECLA, Etude Conjointe des Langues Anciennes, c'est-à-dire une option de deux heures de latin et deux heures de grec en 3ème pour les volontaires. Pas idiot du tout! Vraiment pas idiot! Reste à savoir, et ce n'est pas dit sur le site, combien il y a d'élèves latinistes en 5ème, en 4ème, et combien d'élèves ont choisi l'ECLA en 3ème. Sauriez-vous nous le dire, Françoise?

Ecrit par : Jean | 07 octobre 2009

Je n'ai pas les stats, mais je sais -- par ouï-dire, vous savez que les profs de lett class sont un tout petit monde -- que ça marche bien.
Et les raisons de la grève, évidemment, ne sont pas là.
C'est du relationnel, strictement. Une principale rigide et des collègues découragés. Si vous commencez à faire de ce conflit une lecture du type "les gros vilains méchants zactivistes du SNES" contre la gentille principale, vous allez passer à côté du pb : les collègues demandent seulement... un peu de considération.
Je suis d'autant plus stupéfaite de votre réaction qu'il me semble me souvenir que vous avez souffert du même type de chef d'établissement, naguère...
Moralité : s'il y a des gens du SNES qui déchirent les brochures du SNALC, il y a aussi des gens de la SdA qui voient rouge dès qu'il est question des zactivistes du SNES ! Heureusement qu'au sommet ils sont plus malins : sur les points essentiels, ces deux syndicats se retrouvent toujours et votent ensemble (sur le brevet, la masterisation, et j'en passe) -- et c'est bien pour cela qu'ils sont pareillement haïs par le cher Richard Descoings : pour leur "conservatisme".

Écrit par : Françoise Guichard | 07 octobre 2009

Moralité : s'il y a des gens du SNES qui déchirent les brochures du SNALC, il y a aussi des gens de la SdA qui voient rouge dès qu'il est question des zactivistes du SNES ! Heureusement qu'au sommet ils sont plus malins : sur les points essentiels, ces deux syndicats se retrouvent toujours et votent ensemble (sur le brevet, la masterisation, et j'en passe) -- et c'est bien pour cela qu'ils sont pareillement haïs par le cher Richard Descoings : pour leur "conservatisme".
Ecrit par : Françoise Guichard | 07 octobre 2009

Franchement, est-ce que quelqu'un aujourd'hui se soucie de ce sur quoi se retrouvent- ensemble ou pas - les syndicats ?

Écrit par : guy morel | 08 octobre 2009

les arrières-grands-pères desdits musulmans se faisaient enculer par Gide et ses copains

JPB

Ah bon ? Gide a été ministre de la culture ? Sous qui ?

Ecrit par : nicolas

Vous avez mal lu, Nicolas. Gide n'était pas dessous, il était dessus :o))))

Écrit par : Moot | 08 octobre 2009

Peut-être a-t-il a sauté systématiquement les éructations moréliennes ? ;o)
Ecrit par : yann | 07 octobre 2009

Comme je suis bon prince, je passe sur vos excès de langage. Mais je vous en prie, soignez les clebs des mémères, faites-vous de fins de mois - au fait vous avez un numéro de siret et un nom propre ? - et taisez-vous.

Écrit par : guy morel | 08 octobre 2009

Dont acte. Amende honorable.
C'est la langue de bois pédagole qui m'avait fait bondir.
Si les professeurs en révolte donnaient quelques exemples des brimades qu'ils subissent et de l'autoritarisme qu'ils dénoncent, cela permettrait de mieux se faire une idée de la situation.
Ecrit par : Jean | 07 octobre 2009
J'attends avec impatience que Jean bondisse à la gorge de l'autoritarisme.
ça va faire mal !

Écrit par : guy morel | 08 octobre 2009

Vous avez mal lu, Nicolas. Gide n'était pas dessous, il était dessus :o)))) Ecrit par : Moot | 08 octobre 2009

Je l'attendais, celle-là, elle en a mis du temps à venir...

Écrit par : nicolas | 08 octobre 2009

Vous avez mal lu, Nicolas. Gide n'était pas dessous, il était dessus :o)))) Ecrit par : Moot | 08 octobre 2009

Je l'attendais, celle-là, elle en a mis du temps à venir...

Écrit par : nicolas | 08 octobre 2009

les arrières-grands-pères desdits musulmans se faisaient enculer par Gide et ses copains

JPB

Ah bon ? Gide a été ministre de la culture ? Sous qui ?

Ecrit par : nicolas

Vous avez mal lu, Nicolas. Gide n'était pas dessous, il était dessus :o))))

Ecrit par : Moot | 08 octobre 2009

Je l'attendais, celle-là, elle en a mis du temps à venir...

Ecrit par : nicolas | 08 octobre 2009

C'est encore une allusion cochonne, ou bien vous allez oser prétendre que ce n'était pas fait exprès ? :-P

Écrit par : Jeremy | 08 octobre 2009

"Vous avez mal lu, Nicolas. Gide n'était pas dessous, il était dessus"

Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore et il y en a sûrement, voici ce qu'on rapporte de Clémenceau parlant de Lyautey : "Voilà un homme admirable, courageux, qui a toujours eu des couilles au cul, même quand ce n'étaient pas les siennes"

Écrit par : dugong | 08 octobre 2009

Une charge déjà ancienne contre ces admirables branleurs que sont Hulot et Cohn-Bendit

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-homme-qui-parlait-a-l-oreille-57651

C'est, à ma connaissance, la première occurrence d'une expression que j'aime beaucoup :

"l'homme qui parlait à l'oreille des bobos"

Écrit par : dugong | 08 octobre 2009

C'est encore une allusion cochonne, ou bien vous allez oser prétendre que ce n'était pas fait exprès ? :-P
Ecrit par : Jeremy | 08 octobre 2009

Je ne vous permets pas, jeune homme, de prétendre que j'ose des allusions cochonnes. Et puis d'où vient ce "encore" ?
Je revenais de la chorale où nous avons chanté Kodaly pendant deux heures et tous ces chants sacrés m'ont élevé l'âme, c'est tout :-)

Écrit par : nicolas | 08 octobre 2009

il y a aussi des gens de la SdA qui voient rouge dès qu'il est question des zactivistes du SNES !

Ecrit par : Françoise Guichard | 07 octobre 2009

Ce qui me gêne chez le SNES, c'est son allégeance au pédagogisme, c'est son double langage ("il faut réformer, mais pour faire du pédagol, il faut plus de moyens, mais pour des heures de concertation").
Du reste, il aurait peut-être mieux valu pour nos collègues d'André-Malraux que le SNES ne se mêlât pas de ce conflit, puisqu'on a l'impression qu'il en profite pour placer sa doctrine via les expressions militantes que j'ai relevées.
Quant à l'"autoritarisme" de la principale, il serait bon quand mêm qu'on nous en fournît des exemples, pour nous puissions nous en faire une idée.
La mienne était d'une bêtise et d'une incompétence exponentielles, elle n'avait eu le poste que par piston politique parce qu'il était à six kilomètres de chez elle, mais pas "autoritaire". Connue à l'Inspection académique pour être incapable de lire une circulaire, elle avait des poussées de haine contre tout ce qui menaçait sa petite vanité, mais elle savait distiller son soutien à la tête du client et donc n'aurait jamais eu contre elle de mouvement uni des professeurs. Un profil complètement différent, je pense, de celle d'André-Malraux.

Écrit par : Jean | 08 octobre 2009

Ce matin , sur RTL...
"Où est donc passée la grippe A?"
"Le nombre des consultations rest stable." (pour symptômes grippaux, très rarement pour grippe A avérée).
Et aussitôt après:
"Chaque assuré social recevra chez lui, individuellement, une invitation à se faire vacciner."

Écrit par : Jean | 08 octobre 2009

Voilà une situation qui illustre parfaitement la capacité propre aux enseignants de disserter à l'infini sur le même sujet!

Ecrit par : alain | 07 octobre 2009

Ou de varier les sujets dans une dissertation infinie... Ce blog est une respiration : quand Brighelli inspire, les blogueurs expirent. Question de rythme.

Ecrit par : Magister | 07 octobre 2009

26 septembre - 8 octobre : Finkie fait de l'acquit, comme on disait dans les classes populaires.

Écrit par : Marilyse | 08 octobre 2009

Franchement, est-ce que quelqu'un aujourd'hui se soucie de ce sur quoi se retrouvent- ensemble ou pas - les syndicats ?

Ecrit par : guy morel | 08 octobre 2009

Ben non, je vous l'accorde volontiers, Guy... mais c'est peut-être dommage ;-)

Écrit par : Françoise Guichard | 08 octobre 2009

Eh bien non, vous vous trompez.
J'ai déjeuné hier avec un ex-conseiller de Darcos, qui regrettait amèrement que le ministère actuel n'ait pas compris que les intérêts bien compris du SNES étaient les mêmes que ceux du SNALC, parce que malgré la FSU, Frédérique Rollet sait fort bien que ses troupes sont lin, très loin d'être uniformément pédagos — elles en sont même loin.
Dans les négociations de mai-juin, le SNALC et le SNES ont dailleurs globalement voté de la même façon, au grand dam du SGEN et du SE-Unsa.
D'où la stupéfaction du même responsable quand il a vu Gaudemar, pour la réforme du lycée, s'appuyer sur des syndicats minoritaires. À vrai dire, il semble bien, a posteriori, que ladite réforme n'était pas exactement une idée du ministère — d'où in fine le choix élyséen de Descoings pour la faire passer.
Et ça m'étonnerait beaucoup que le SNES apprécie particulièrement Descoings…
JPB

Écrit par : brighelli | 08 octobre 2009

« c'est moi qui l'est écrit »
Joe | 07 octobre 2009

Non.
On dit : « C'est moi qui le suis écrit »

Écrit par : Tailleboudin | 08 octobre 2009

Ce qui me gêne chez le SNES, c'est son allégeance au pédagogisme, c'est son double langage ("il faut réformer, mais pour faire du pédagol, il faut plus de moyens, mais pour des heures de concertation").
Du reste, il aurait peut-être mieux valu pour nos collègues d'André-Malraux que le SNES ne se mêlât pas de ce conflit, puisqu'on a l'impression qu'il en profite pour placer sa doctrine via les expressions militantes que j'ai relevées.
Ecrit par : Jean | 08 octobre 2009

Il y a de tout au SNES, Jean, des "pédagos" et des "antipédagos" ... de Denis Paget (Monsieur TPE) à Agnès Joste de SLL -- ou ma modeste personne. Et le débat fait également rage à l'intérieur des tendances du syndicat. Les plus féroces antipédagos que je connaisse sont à l'"Ecole émancipée", "tendance révolutionnaire" du SNES.
Rien n'est simple, Jean -- et ceci nous ramène au fil, à Finkie et au "Coeur intelligent".
Réfléchissons ensemble 5 minutes : il n'y a que deux syndicats franchement antipédagos, le SNLC-FO et le SNALC. Pourquoi n'y adhéré-je pas ? Parce que je pense que je suis plus utile au SNES, à tenter de convaincre les collègues de la nuisance de Meirieu, ses pompes et ses oeuvres (pour aller vite), que dans une structure où les gens sont déjà convaincus. Et je dois vous avouer que, si ça se passe très bien dans mon établissement, où le SNES est, révérence parler, une espèce de "SNALC de gauche," c'est plus compliqué en amont -- même si on m'écoute (quand même...) et si l'US publie régulièrement mes courriels de protestation, y compris quand ils sont désagréables -- et je peux être odieuse quand je veux ;-).
Cela dit, le SNES est mon syndicat depuis 1972, j'y paie ma cotisation comme les autres, et je ne vois pas pourquoi je laisserais ce syndicat qui est aussi MON syndicat aux mains des pédagos.
Quant au fait que le SNES "se mêle de ce conflit", comme vous dites, c'est bien le moins ! C'est quand même normal que la section SNES de la boîte fasse son boulot ! Ce qui serait honteux de sa part , ce serait de cautionner la gestion managériale, autoritariste et psychorigide du chef d'établissement..

Écrit par : Françoise Guichard | 08 octobre 2009

« Clémenceau »
dugong | 08 octobre 2009

« Clemenceau », sans accent, Dugong.

Écrit par : Tailleboudin | 08 octobre 2009

Je re-mets le lien sur ce qui se passe au lycée Martin Bret de Manosque (Alpes de Hte Provence, ci-devant Basses-Alpes)

http://www.laprovence.com/articles/2009/10/07/931447-A-la-une-Reaction-collective-et-solidaire-au-lycee-professionnel-Martin-Bret.php

Écrit par : Françoise Guichard | 08 octobre 2009

Un peu H.S (quoi que...) :
"La semaine dernière, 240 enfants d'une école lyonnaise ont été équipés de badges capables d'émettre des données en utilisant des ondes radio.
Celles-ci ont enregistré la fréquences des contacts entre les écoliers.
Cette étude a pour objectif de pouvoir modéliser avec des outils mathématiques les conditions de propagations sous différentes hypothèses sanitaires."

le progres
08.10.2009

Écrit par : Kobey | 08 octobre 2009

Heureusement qu'au sommet ils sont plus malins : sur les points essentiels, ces deux syndicats se retrouvent toujours et votent ensemble (sur le brevet, la masterisation, et j'en passe) .

Ecrit par : Françoise Guichard | 07 octobre 2009

Sur la mastérisation, ce n'était peut-être pas très malin ...

Écrit par : Romuald | 08 octobre 2009

Sur la mastérisation, ce n'était peut-être pas très malin ...

Ecrit par : Romuald | 08 octobre 2009


C'est le moins que l'on puisse dire !
Se seraient-ils fait gentiment berner par le ministère, à force de jouer "petit bras" avec leurs petits calculs politiques ?

Écrit par : mihailovich | 08 octobre 2009

Finkie versus Onfray:

http://ecolinfo.blogspot.com/2009/09/echange-entre-finkielkraut-et-onfray.html

Écrit par : Bob | 08 octobre 2009

Quant à mon ami juriste, il a 40° de fièvre, avec qq chose qui est sans doute ... la grippe H1N1 !!! Et pour tout vous avouer, il est dans un état lamentaaable.

Ecrit par : Françoise Guichard | 07 octobre 2009

Mouahahahahahah !!!
Mais il guérira vite, c'est parfaitement bénin (je le lui souhaite, en tous cas).

Écrit par : yann | 08 octobre 2009

- et taisez-vous.

Ecrit par : guy morel | 08 octobre 2009

La phrase complète c'est : "Taisez-vous, Elkabbach !"

Qui a remarqué que GM désignait aussi bien Guy Morel que Georges Marchais ?

Écrit par : yann | 08 octobre 2009

Mouahahahahahah !!!
Mais il guérira vite, c'est parfaitement bénin (je le lui souhaite, en tous cas).

Ecrit par : yann | 08 octobre 2009

Avant que vous ne me traitiez encore d'odieux, je précise que je ne veux aucun mal à ce brave homme, que je souhaite mille fois sa prompte guérison, mais que je me gausse de ce que l'homme dont Jean attend l'exégèse juridique avec tant d'impatience soit peut-être atteint par la grippe dont le même Jean veut nous convaincre à tout prix de la quasi-inexistence.

Écrit par : yann | 08 octobre 2009

Coucou, Robin, ça va ?

Ecrit par : nicolas | 07 octobre 2009

Oui, depuis que je ne suis plus sur le "ring", mais je me prépare à y remonter.

J'en profite pour m'occuper un peu de mon blog. J'ai fait un compte-rendu de "Et si on dansait ?" d'Erik Orsenna.

Le livre est assez cher (14,50 euros) ; il faudrait qu'ils le publient en livre de poche. Je me verrais bien le faire en lecture suivie en 6ème/5ème avec des exercices de grammaire "amusants" à la clé. Du genre ponctuez la phrase suivante :

"vatenchetifinsecteexcrémentdelaterrecesten cesmotsquelelionparlaittunjouraumoucheronlautreluidéclaralaguerrepensestuluiditilquetontitrederoimefassepeurninemesoucieunboeufestpluspuissantquetoijelemèneàamafantaisieàpeineilachevaitcesmotsqueluimêmeilsonnalacharge..."

Je suis effaré par les propos de ces gens que vous citez de temps en temps sur ce blog qui nous accusent d'être "ennuyeux" (et qui n'enseignent pas).

Moi aussi, je dois être "ennuyeux". C'est inévitable. Une collègue me disait récemment : "ce qu'ils veulent, c'est du plaisir, tout le temps !" (les gens qui prennent du crack aussi)... Mais on sait bien que le plaisir (la joie plutôt), est conquise et non donnée.

"Effort" est devenu un mot obscène.

Écrit par : Robin | 08 octobre 2009

Comment ressentir le plaisir / la joie / le bonheur, sans l'absence de plaisir / joie / bonheur ?

Écrit par : Joe | 08 octobre 2009

Un peu H.S (quoi que...) :
"La semaine dernière, 240 enfants d'une école lyonnaise ont été équipés de badges capables d'émettre des données en utilisant des ondes radio.
Celles-ci ont enregistré la fréquences des contacts entre les écoliers.
Cette étude a pour objectif de pouvoir modéliser avec des outils mathématiques les conditions de propagations sous différentes hypothèses sanitaires."

le progres
08.10.2009

Ecrit par : Kobey | 08 octobre 2009

C'est épouvantable!

Écrit par : Jean | 08 octobre 2009

Personne ici ne trouve bizarre que les convocations (pardon! les "invitations") pour la vaccination soient envoyées individiduellement à tous les assurés sociaux?
Cela va coûter encore un fric fou, non? Et en pure perte puisque l'on sait déjà que la majorité des gens ne se feront pas vacciner.
Et cela passe comme une lettre à la poste (si j'ose dire)!

Écrit par : Jean | 08 octobre 2009

Personne ici ne trouve bizarre que les convocations etc.

Ecrit par : Jean | 08 octobre 2009

Si.

Écrit par : yann | 08 octobre 2009

"Parce que je pense que je suis plus utile au SNES, à tenter de convaincre les collègues de la nuisance de Meirieu, ses pompes et ses oeuvres (pour aller vite), que dans une structure où les gens sont déjà convaincus."

Ecrit par : Françoise Guichard | 08 octobre 2009

Bienvenue au club ! C'est une raison similaire à celle pour laquelle je me suis obstiné à intervenir ici, au début du moins.
Pour persuader qu'il n'y a pas, loin s'en faut, que de la m.... dans les IUFM.
Mihailovich, je n'oublie pas ce que je vous ai dit il y a quelque temps. Mais le moral est vraiment trop en berne en ce moment. :-(
(Rien à voir avec la première partie de mon message. Etre parmi vous fait plutôt partie des choses qui rebooste.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2009

qui "reboostent").

Écrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2009

Je re-mets le lien sur ce qui se passe au lycée Martin Bret de Manosque (Alpes de Hte Provence, ci-devant Basses-Alpes)

http://www.laprovence.com/articles/2009/10/07/931447-A-la-une-Reaction-collective-et-solidaire-au-lycee-professionnel-Martin-Bret.php

Ecrit par : Françoise Guichard | 08 octobre 2009
A faire passer à Magnan !
"Nous au village aussi on a
de beaux assassinats"

Écrit par : Dobolino | 08 octobre 2009

"Effort" est devenu un mot obscène. Ecrit par : Robin | 08 octobre 2009

Normal puisque nous baignons dans l'inversion des valeurs...
alors vive l'obscénité. Mince ! Je ne me serais jamais crue capable d'écrire ça !

Courage Romain, vous n'avez plus longtemps à tenir. Pour vous aider, pensez à tous les jeunes collègues (et les moins jeunes) qui n'en voient pas le bout...

Écrit par : nicolas | 08 octobre 2009

Avant que vous ne me traitiez encore d'odieux, je précise que je ne veux aucun mal à ce brave homme, que je souhaite mille fois sa prompte guérison...
Ecrit par : yann | 08 octobre 2009

No problemo ! Il en rit lui-même (jaune, quand même) : l'autodérision, c'est salutaire...

Écrit par : Françoise Guichard | 08 octobre 2009

36.15 ma vie, mode on:

Hier matin, coup de téléphone à la maman de ma petite filleule au Sénégal, la petite Adja, pour avoir des nouvelles de la rentrée qui a eu lieu début octobre.
La maman a du souci, elle n'a pu payer qu'une petite partie de l'inscription de ses filles, elle n'a plus d'argent, et le directeur lui a conseillé de faire un emprunt à la banque le plus vite possible.
(Pour les enfants parrainés, les parrains paient une partie de l'inscription et les mensualités et les parents l'autre partie de l'inscription.)
Son fils aîné a été reçu au concours de polytechnique, et là aussi il y aura des frais d'inscription.
En 3 "clic" j'ai fait ce qu'il fallait pour la rassurer, et je suis bien sûre qu'elle ne m'aurait rien demandé si je n'avais pas pris l'initiative d'appeler.

Et chez nous, on va payer des élèves pour qu'ils daignent venir en classe !!!

Tiens, ça me rappelle une comptine que les enfants aiment réciter :

Comment ça va sur la terre ?
- ça va, ça va, ça va bien.
Les petits chiens sont-ils prospères ?
- Mon Dieu oui, merci bien.
Et les nuages ?
- ça flotte.
Et les volcans ?
- ça mijote.
Et les fleuves ?
- ça s'écoule.
Et le temps ?
- Ca se déroule
Et votre âme ?
- elle est malade.
Le printemps était trop vert
elle a mangé trop de salade
©Jean Tardieu

36.15 ma vie, mode off...

Écrit par : Maminou | 08 octobre 2009

Eh oui, Maminou, c'est la mondialisation...
Et cette maman a un fils à Polytechnique ? Chapeau bas !

Écrit par : nicolas | 08 octobre 2009

"Parce que je pense que je suis plus utile au SNES, à tenter de convaincre les collègues de la nuisance de Meirieu, ses pompes et ses oeuvres (pour aller vite), que dans une structure où les gens sont déjà convaincus."

Ecrit par : Françoise Guichard | 08 octobre 2009

Cela se défend.
Encore que celui qui ne jauge pas le sieur Meirieu au premier coup d'oeil pour ce qu'il est a-t-il des chances de se raviser plus tard?

A-t-on fait une analyse en bonnet difforme (150 à 200 euros)à votre ami juriste pour savoir quel type de grippe il a?

Combien d'élèves en latin et en grec à André-Malraux? (par curiosité)

Écrit par : Jean | 08 octobre 2009

Comment ressentir le plaisir / la joie / le bonheur, sans l'absence de plaisir / joie / bonheur ?

Ecrit par : Joe | 08 octobre 2009

Oui, Lacan disait aussi que ne manquer de rien c'était manquer du manque.

C'était sa manière à lui d'alimenter la réflexion sur la "société de consommation".

Guy Debord avait bien vu aussi qu'au-delà (ou en-deçà) de la dimension politique, sociologique, etc. il y avait une dimension "ontologique".

Dans ses derniers textes, Debord a un peu parlé de l'Ecole et de la manière dont "l'ontologie de la satiété" (du désir immédiatement satisfait, avant même de se manifester comme désir et rabattu sur le besoin et sur le manque) touchait les jeunes générations, façonnait une nouvelle appréhension du monde, des "hommes nouveaux".

Dans ce contexte, le problème des enseignants est devenu le suivant : est-il encore possible d'enseigner ? (c'est-à-dire de dire le manque).

Écrit par : Robin | 08 octobre 2009

Le printemps était trop vert
elle a mangé trop de salade
©Jean Tardieu

36.15 ma vie, mode off...

Ecrit par : Maminou | 08 octobre 2009

Oui, ils sont malades (heureusement pas tous). On leur a fait avaler trop de salades ! ;-))

Écrit par : Robin | 08 octobre 2009

Il en rit lui-même (jaune, quand même)

Ecrit par : Françoise Guichard | 08 octobre 2009

La grippe plus un ictère ? Oulala, il a du souci à se faire ;o))

Écrit par : yann | 08 octobre 2009

Comment ressentir le plaisir / la joie / le bonheur, sans l'absence de plaisir / joie / bonheur ?
Ecrit par : Joe | 08 octobre 2009

Un concept se construit à l'aide d'exemples de types différents et de contre-exemples, Joe.

Écrit par : nicolas | 08 octobre 2009

Dans ce contexte, le problème des enseignants est devenu le suivant : est-il encore possible d'enseigner ? (c'est-à-dire de dire le manque). Ecrit par : Robin | 08 octobre 2009

Le manque, on peut toujours le dire, s'il n'y a que nous qui le voyons...
Ceci dit, les pédagogols sont en plein dedans. Faire naviguer sur internet pour s'instruire, donc "enseigner" les méthodes pour y parvenir. METHODOLOGIE vous dis-je.

Écrit par : nicolas | 08 octobre 2009

Mon cher Robin,

Que va-t-il rester à transgresser aux jeunes générations ?

Nous avons eu une ministre de la Justice dont deux frères étaient en prison et qui trichait sur ses diplômes, un ministre de la Culture qui s'envoie en l'air avec des mineurs prostitués dans les pays étrangers etc.
Elle est loin l'époque où une professeur de quarante ans se suicidait parce qu'on l'avait accusé de détournement de mineur ayant eu une relation amoureuse avec son élève !
Vous vous essuyez les crachats et bientôt les élèves entreront en classe précédés d'un appariteur qui leur remettra leurs émoluments pendant que le prof fera la quête auprès d'eux à la fin de l'heure pour boucler ses fins de mois !

Écrit par : iPidiblue le dernier des dinosaures | 08 octobre 2009

J'insiste, désolé!
Quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi , alors que la vavccination contre la grippe A est réputée "facultative", les convocations pour les centres de vaccination collective seront envoyées individuellement à chaque assuré social?
Il y a là quelque chose qui me dépasse.
D'avance, merci.

Écrit par : Jean | 08 octobre 2009

Je dirais que c'est pour ne pas être accusé de n'avoir pas respecté leur obligation de moyen. Pour que les ermites qui ne lisent pas les journaux, ne regardent pas la télévision, ne parlent à personne (et ils sont certainement nombreux en France et ont les mêmes risques de contracter la grippe que les autres...) soient prévenus.

L'objectif étant que SURTOUT en aucun cas, on ne puisse reprocher quoi que ce soit à Roro

Écrit par : Joe | 08 octobre 2009

....vous avez un numéro de siret et un nom propre ? - et taisez-vous.
Ecrit par : guy morel | 08 octobre 2009, historien-de-la -collaboration et chantre de la liberté d'expression.

C'est plutôt un ciré qu'il nous faut, pour nous protéger de ses glaviots.

Écrit par : Cadichon | 08 octobre 2009

Quelqu'un trouve normal que la "pandémie" entraîne des modifications des conditions de la garde à vue (31 juillet 2009)?

Écrit par : Jean | 08 octobre 2009

Certainement pour une plus grande sécurité des prévenus. Ce serait malheureux qu'en plus de la garde à vue, ils attrapent une grippe dangereuse voire mortelle.

Écrit par : Joe | 08 octobre 2009

Certainement pour une plus grande sécurité des prévenus. Ce serait malheureux qu'en plus de la garde à vue, ils attrapent une grippe dangereuse voire mortelle.

Ecrit par : Joe | 08 octobre 2009

Flûte, mais vous avez raison! Où avais-je la tête?
Encore que, si tous ceux qui sont dehors sont vaccinés, que risquent les prévenus mis en garde à vue?

Écrit par : Jean | 08 octobre 2009

Ah, vous parlez d'eux ? Non, s'ils sont en garde à vue, c'est parce qu'ils ont refusé la vaccination.
Comme un laboratoire indépendant du ministère de la justice mais subventionné par les fabricants de vaccin a prouvé qu'il y avait 0,0001% de chance d'être porteur du virus malgré la vaccination, on n'est jamais trop prudent. On a déjà bien assez avec les suicides dans les prisons, n'allez pas nous rajouter les grippés en garde à vue.

Écrit par : Joe | 08 octobre 2009

Décidément, Joe, vous êtes incollable!
Encore une question, toutefois: que fera Mme Bachelot des 94 000 000 de doses de vaccin qui lui resteront sur les bras si la vaccination n'est pas obligatoire?
Là, vous séchez, hein?

Écrit par : Jean | 08 octobre 2009

Vous vous essuyez les crachats et bientôt les élèves entreront en classe précédés d'un appariteur qui leur remettra leurs émoluments pendant que le prof fera la quête auprès d'eux à la fin de l'heure pour boucler ses fins de mois !

Ecrit par : iPidiblue le dernier des dinosaures | 08 octobre 2009

Ce qui est terrible, c'est que vous n'avez même

Écrit par : Robin | 08 octobre 2009

mon message a été coupé, je ne sais pourquoi.

Je recommence : Ce qui est terrible, c'est que vous n'avez même pas besoin de forcer énormément le trait. Tout ou presque est déjà dans l'actualité (ou le sera bientôt).

Écrit par : Robin | 08 octobre 2009

Vous savez pourquoi le ministre a institué des brigades volantes ? C'est pour protéger les élèves des professeurs qui voudraient se rebiffer ...

Écrit par : iPidiblue Jour de la gifle qui se perd ! | 08 octobre 2009

- et taisez-vous.
Ecrit par : guy morel | 08 octobre 2009

La phrase complète c'est : "Taisez-vous, Elkabbach !"
Qui a remarqué que GM désignait aussi bien Guy Morel que Georges Marchais ?
Ecrit par : yann | 08 octobre 2009

moi, moi, m'sieur! et ils n'ont pas que les initiales en commun, ce que je ne cesse de souligner ici en commentant la prose morellienne, et en soulignant sa fidélité admirable au modèle.

Écrit par : Cadichon | 08 octobre 2009

Moralité : s'il y a des gens du SNES qui déchirent les brochures du SNALC, il y a aussi des gens de la SdA qui voient rouge dès qu'il est question des zactivistes du SNES !
( FG)

Je n'ai jamais dit que la collègue qui déchirait ma jolie petite brochure était au SNES; je ne la connais pas et je n'en sais fichtrement rien. C'est fou comme ça s'emballe vite ici.
Dans cette belle académie le SGEN frappe fort aussi ramassant un peu tout ce qu'on peut trouver en termes de chrétiens sociaux, babas -cool (aucune certitude sur le pluriel!) qui semblent sortir tout droit d'une manif de 68, bretonnants ( écoles diwan and co, ) bref, une grande variété.
Je suis d'accord avec l'analyse de FG sur le SNES, il en faut bien à l'intérieur pour contester. ( Toujours cette fameuse histoire du dedans/dehors, idem pour les CA... Je ne sais toujours pas quoi en penser, à vrai dire.)
En revanche, je ne pense pas que FO soit un syndicat anti-pédago. Il suffit de lire sa prose pour voir combien il a défendu et défend les IUFM depuis quelque temps. Cela ne me plaît guère, personnellement. Leurs positions sur le maintien des IUFM me semble inacceptable et bien peu propre à être qualifiée d'anti-pédago.

Écrit par : Sanseverina | 08 octobre 2009

En allant acheter du sel, je suis tombé sur ce titre du Canard (qui n'en manque pas.... de sel) : "Lutte contre l'absentéisme scolaire : Martin Hirsch instaure le certificat des thunes."

Il y a quelques années, un élève m'avait fait cette réflexion qui m'avait laissé sans voix : "Pourquoi que vous êtes payé et pas nous ?"

Avec un peu de patience, les utopies les plus folles finissent toujours par s'incarner !

Écrit par : Robin | 08 octobre 2009

Allons z’enfants
Le jour de paie est arrivé
Publié le 07 octobre 2009 à 19h07 • 43 réactions • Imprimer

Ce n'est pas de l'Abbé Pierre que Martin Hirsch a été le bras droit, mais du Père Noël.

Martin Hirsch est un homme exceptionnel. Son nom restera gravé dans l’histoire et, si la France n’est pas ingrate, elle le transférera, le jour venu, au Panthéon. Car, au fond, il n’y a rien eu, au long des âges, qui égale les réformes du haut commissaire qui vient de créer l’école que t’es payé quand t’y vas sinon tu touches rien. Ce n’est pas de l’Abbé Pierre que Martin Hirsch a été le bras droit, mais du Père Noël !

L’école que t’es payé quand t’y vas sinon tu touches rien, ça a quand même un peu plus d’allure que la tristounette école “laïque, gratuite et obligatoire” de Jules Ferry. Avec ses instituteurs et les blouses grises dont elle revêtait chacun de ses écoliers, elle a enfanté des générations de névrosés. Allez donc porter une blouse sur la burqa !

Qui se souvient, d’ailleurs, de Jules Ferry ? Absolument personne ! Et c’est tant mieux : les plus belles rouflaquettes de la IIIe République étaient peut-être progressistes, elles n’en restaient pas moins colonialistes. Martin Hirsch, lui, n’a jamais trempé dans de sordides aventures coloniales. Il est blanc comme neige. Enfin, je veux dire qu’il n’a rien à se reprocher. Je vous le dis comme je le pense : on parlera encore de Martin Hirsch dans cent ou deux cents ans, quand on aura oublié les personnages subsidiaires de l’histoire de France1 et que les petits Français fréquenteront tous l’école que t’es payé quand t’y vas sinon tu touches rien.

Pour l’heure, tout le monde se paie la bille du haut commissaire et de son “expérimentation”. Les gens sont mauvaises langues et, pour tout dire, un peu jaloux. L’idée est tellement belle qu’ils grognent de ne l’avoir pas eue : au lieu de punir les élèves qui regimbent à prendre régulièrement le chemin de l’école, on file du fric à ceux qui y vont. L’école gratuite, c’est payant ! Il ne faut plus accomplir une bonne action pour être récompensé : il suffit d’agir. Le système est révolutionnaire. Il mériterait d’être généralisé.

Le président Sarkozy serait bien inspiré de nommer Martin Hirsch au ministère du Budget (de toute façon Eric Woerth ne ressemble à rien et il n’a même pas connu l’Abbé Pierre) : les contribuables qui s’acquitteraient de leurs impôts se les verraient reverser par l’Etat. Un passage éclair du Haut Commissaire au ministère de l’Environnement permettrait de mettre fin au principe “pollueur-payeur” : il instaurerait rapidement le principe “pas pollueur-payé”. Si vous ne rejetez pas de produits chimiques dans l’air ou la rivière qui passe à côté de chez vous, si vous n’enterrez pas de déchets radioactifs dans le fond de votre jardin, banco : le pactole est pour vous !

Trois semaines à la tête du ministère de l’Intérieur permettraient à Martin Hirsch de dépoussiérer fissa le Code de la Route : les automobilistes qui ne commettraient pas d’infraction seraient arrêtés tous les 10 kilomètres pour percevoir un timbre-amende de 75 euros. Si vous circulez aux abords d’une maison de retraite et que vous n’écrasez pas de vieilles, vous touchez automatiquement une prime de 130 euros. Le nombre de policiers et de gendarmes qu’il faudrait embaucher pour distribuer ces primes résoudrait définitivement le problème du chômage.

Le cas le plus épineux reste cependant le ministère de la Justice. Là, Martin Hirsch pourrait donner toute sa mesure. Vous êtes un homme, vous avez de grosses couilles et, pourtant, vous ne violez pas : le haut commissaire vous paie les putes et vous débraguette lui-même !

L’école que t’es payé quand t’y vas sinon tu touches rien va tout changer en France. Il faudra, certes, un peu de temps et les débuts seront difficiles. Habitués à recevoir de l’argent quand ils font des choses normales, les gosses deviendront vite des terreurs. Surtout pour les parents d’enfants sages comme des images. Le gosse qui ne dit pas un mot plus haut que l’autre, qui fait ses devoirs, qui ne tire pas les cheveux de sa soeur, qui se brosse les dents avant d’aller se coucher et mange de pleines assiettes de brocolis avant de demander la permission de se lever de table, ce gosse-là ruinera ses parents. Et il n’est pas dit que, dans les années qui viennent, la France ne connaisse une génération de multi-milliardaires en culottes courtes.

Louis XIV, Napoléon, De Gaulle, Ségolène Royal. ↩

Écrit par : retraitée | 08 octobre 2009

CAROLE, vous écrivez des sottises quand vous parlez de la dette.

Le déficit du budget de l'Etat n' a jamais autant baissé que sous le gouvernement Jospin, et la dette enrichi les riches (qui prêtent) et appauvri les pauvres ( qui remboursent aussi)!

Ecrit par : Merlemocoeur | 07 octobre 2009


Ben voyons, continuez de chanter beau merle !

Déficit de l'Eta sous Jospin..... et les 35h qui coûtent €15Mds/an, et les retraites non provisionnées, et, et, et...... on rentre ce que l'on veut dans un budget, grrrrrrrrrrrrr.

Restez sur vos petites déductions, votre bataille entre riches et pauvres est bien dérisoire à côté de ce qui nous pend au bout du nez. La dette est effrayante (détenue pour rappel à 60% par des non-résidents).
Pourquoi cette dette est-elle inquiétante :
Ce dont on ne parle pas, c'est que ça fait 50 ans que les pays occidentaux engraissent les pays du Golfe (pétrole, Mat prem...). Il fait bon sous le soleil, ces pays disposent de centaines de $Mds en actifs et en cash.
- Au mieux : trop top, sans bouger, de Dubai, ils pourraient s'ils le voulaient faire une OPA sur nos banques, entreprises, PMe et toute la galerie de nos institutions, ils n'auraient aucun soucis. Pas la peine de se déplacer pour acheter et contrôler à distance, la technique sophistiquée, ils maîtrisent.
- Au pire : rachat de notre dette.... (froid dans le dos).
Comment alors, refuser (principe de la Chariâa) l'application de leurs règles en France (ils seront devenus actionnaires majoritaires). I Banking déteste l'endettement (pas le cas de l'EU), la prospérité c'est pour eux.

Vous avez eu des ex concrets ces derniers temps :
L'école de management de Strasbourg (Bac+5 Finance islamique).
Vote de la commission des finances de l'assemblée nationale a modifié le régime de la fiducie (inclure des produits sharia compliant), tout bon pour le financement à long terme du grenelle de l'environnement, gd Paris, act indus). Renseignez-vous, monsieur la grande G sur la "sharia board" et ses excellents savants en finance et sciences religieuses et vous comprendrez de mieux en mieux pourquoi cette dette ne concerne pas uniquement les pauvres et les riches. Elle concerne la survie de notre liberté et de notre pays.




Tiens en Allemagne, les juges viennent d'autoriser un jeune musulman à prier au lycée.
Au nom de la loi fondamentale = loi individuelle = liberté religieuse de prier où l'on veut.
Je suis certaine que cet exemple va donner de bonnes idées à nos assos (payées par le contribuable) au nom de la discrimination positive !

Écrit par : carole | 08 octobre 2009

Quelqu'un n'avait-il pas écrit ici-même que Michel Onfray était un spécialiste du détournement de titres? Eh bien , il a encore frappé. Son dernier livre s'intitule "Le recours aux forêts", expression empruntée à Jünger (auteur d'un "Traité du rebelle ou le recours aux forêts"), dont par ailleurs il dit pis que pendre.

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 octobre 2009

"La semaine dernière, 240 enfants d'une école lyonnaise ont été équipés de badges capables d'émettre des données en utilisant des ondes radio.
Celles-ci ont enregistré la fréquence des contacts entre les écoliers.
Cette étude a pour objectif de pouvoir modéliser avec des outils mathématiques les conditions de propagations sous différentes hypothèses sanitaires."

Activités vaguement expérimentalisantes basées sur une une conception dégradée, ancillaire des mathématiques réduites à du "number crunching" sans fin et sans finalité.

Vision allegrienne du monde, quoi.

Question auxiliaire : où a-t-on placé les badges exactement sur les mômes ? Détecterait-on des activités genre touche-pipi ?

Écrit par : dugong | 08 octobre 2009

Il y a quelques années, un élève m'avait fait cette réflexion qui m'avait laissé sans voix : "Pourquoi que vous êtes payé et pas nous ?" Ecrit par : Robin | 08 octobre 2009

Vous ne l'avez pas reconnu, Robin ? C'était Martin Hirsch !

Écrit par : nicolas | 08 octobre 2009

Encore une question, toutefois: que fera Mme Bachelot des 94 000 000 de doses de vaccin qui lui resteront sur les bras si la vaccination n'est pas obligatoire?
Là, vous séchez, hein?

Ecrit par : Jean | 08 octobre 2009


L'essentiel est que les laboratoires Sanofi, GlaxoSmithKline et Novartis empochent le millard d'euros. Alors, d'une certaine façon, que les vaccins servent ou non... Quelque part, un objectif financier est atteint. Mais serait-ce là le seul dessous de la chose ? Ni vous, Jean, ni moi n'en sommes convaincus. A suivre, dis-je.

Écrit par : Magister | 08 octobre 2009

Quelqu'un n'avait-il pas écrit ici-même que Michel Onfray était un spécialiste du détournement de titres? Eh bien , il a encore frappé. Son dernier livre s'intitule "Le recours aux forêts", expression empruntée à Jünger (auteur d'un "Traité du rebelle ou le recours aux forêts"), dont par ailleurs il dit pis que pendre.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 octobre 2009

De plus en plus fort. Jusqu'alors, il formait un nouveau titre par concaténation/suppression à partir de titres de bouquins bien connus. J'avais donné quelques exemples, on peut les multiplier, c'est amusant. En voici un autre :
Cioran [La tentation d'exister] + Nietzsche [La volonté de puissance] = Onfray [La puissance d'exister, 2006]
(pourquoi pas la volonté d'exister ou la puissance de tenter ? Mystère)

Il fallait bien qu'un esprit d'une telle envergure découvre un jour la pureté du copié/collé.

Écrit par : TotoWeininger | 08 octobre 2009

Vous vous essuyez les crachats et bientôt les élèves entreront en classe précédés d'un appariteur qui leur remettra leurs émoluments pendant que le prof fera la quête auprès d'eux à la fin de l'heure pour boucler ses fins de mois !
Ecrit par : iPidiblue le dernier des dinosaures | 08 octobre 2009

Vous voulez dire qu'il tentera de récupérer une modeste partie des impôts qu'il paie pour financer cette fumisterie ?

Écrit par : nicolas | 08 octobre 2009

La real politique c'est défendre Nicolas Hulot quand il est attaqué par Francis Lalanne.

http://www.tvmag.com/programme-tv/article/magazine/47471/lalanne-denonce-les-derives-de-l-ecologie.html?meId=3

Foutu métier !

Écrit par : dugong | 08 octobre 2009

"Réfléchissons ensemble 5 minutes : il n'y a que deux syndicats franchement antipédagos, le SNLC-FO et le SNALC. Pourquoi n'y adhéré-je pas ? Parce que je pense que je suis plus utile au SNES, à tenter de convaincre les collègues de la nuisance de Meirieu, ses pompes et ses oeuvres (pour aller vite), que dans une structure où les gens sont déjà convaincus."

Ecrit par : Françoise Guichard | 08 octobre 2009


Même appréciation que Françoise concernant mon adhésion syndicale. Je suis au SNETAA, qui est spécifique à l'enseignement professionnel, et je pense que les choses y évoluent, en tout cas qu'il permet le débat. La publication nationale (l'AP), dernièrement, interrogeait la transmission des savoirs et les dérives qui la compromettent, ou donnait encore accès à un dossier sur les violences scolaires. En LP, de toute manière, les conditions d'enseignement sont tellement difficiles qu'il est impossible de faire la politique de l'autruche... Du reste, il me semble qu'il faut prendre en compte le renouvellement des générations. Les plus jeunes, qui ont subi l'IUFM et les aberrations pédagogistes, ne sont plus forcément dupes, même lorsqu'ils sont liés à la FSU. Du moins, il me semble...
Par ailleurs, dans la proximité, tout dépend aussi des personnes que l'on rencontre. Certains délégués syndicaux, même si le discours véhiculé par les antennes nationales laissent à désirer, sont très bien; d'autres, infréquentables. En Corse, le SNALC est majoritaire (spécificité insulaire). Pourtant, les actes de ceux qui le représentent sont bien éloignés de la réflexion qui semble menée plus haut. En fait, il brille surtout par son clanisme et son clientélisme, et ne rechigne pas à accompagner les "puissants" de l'académie, y compris lorsqu'ils achèvent de ruiner l'école... Comme quoi.

Écrit par : Daniel Arnaud | 08 octobre 2009

J'ai décidé de payer mes élèves : un euro par point au-dessus de dix sur vingt aux contrôles.
Rassurez-vous, ça ne me ruinera pas.
Eureka, comme disait l'autre!

Écrit par : sisyphe | 08 octobre 2009

Mais Sisyphe, vous ne pouvez à la fois attribuer les points et les rémunérer, c'est contraire à la séparation des pouvoirs, à l'éthique et à la probité ! Qui garantit que vous ne donnerez pas que de mauvaises notes, hum ?

Écrit par : nicolas, dubitative | 08 octobre 2009

"Sur la mastérisation, ce n'était peut-être pas très malin ..."

Ecrit par : Romuald | 08 octobre 2009

Ce qui n'est pas malin, c'est l'actuelle politique du ministère, qui est en train de ressusciter les IUFM, alors que le projet Darcos / Sherringham visait pratiquement à les dissoudre. Mais en laissant les sciences de l'éduc proposer des "masters professionnels", on leur rouvre large la porte }— à eux et à tus les reçus-collés de service.
C'est bien pour ça que l'UFR d'Etudes hispaniques de Paris-IV a vigoureusement dénoncé, cette semaine encore, cette politique aberrante.
JPB
PS. Aucun cas de grippe H1N1 constaté sur Marseille cette semaine d'après un pote toubib. Ils en sont à attendre tranquillement la grippe "normale".

Écrit par : brighelli | 08 octobre 2009

"Qui garantit que vous ne donnerez pas que de mauvaises notes, hum ?"

:) ma probité naturelle!

Écrit par : sisyphe | 08 octobre 2009

"PS. Aucun cas de grippe H1N1 constaté sur Marseille cette semaine d'après un pote toubib. Ils en sont à attendre tranquillement la grippe "normale"."

SI SI !!! Un cet aprèm dans mon étable-issement.

Écrit par : sisyphe | 08 octobre 2009

"Mais en laissant les sciences de l'éduc proposer des "masters professionnels", on leur rouvre large la porte }— à eux et à tus les reçus-collés de service."

Oui, malheureusement.

Mais c'est une affaire d'universitaires peu désireux que de simples mortels explorent les poubelles de la section 70...

La prochaine douche froide va consister à recevoir des stagiaires illettrés, avides de recettes découpées au dos des emballages de macdo.

Je sens que ça va exciter mes pulsions morbides.

Moi qui suis d'un naturel si placide.

Écrit par : dugong | 08 octobre 2009

C'est bien pour ça que l'UFR d'Etudes hispaniques de Paris-IV a vigoureusement dénoncé, cette semaine encore, cette politique aberrante.
JPB

Ecrit par : brighelli | 08 octobre 2009

Il ne me semble pas que l'UFR d'Etudes hispaniques de Paris IV ait été enchanté de ce qui se passait l'an dernier non plus ; mais peut-être me trompé-je et M. Cordoba regrette-t-il le bon temps de X.Darcos ?

Votre vision est unilatérale et manque de perspective parce que vous êtes obnubilé par la disparition des IUFM au détriment des autres problèmes que pose la mastérisation : problèmes sociaux - recul de l'entrée dans la vie active - et problèmes de formation (on ne peut pas envoyer des stagiaires à temps plein devant les classes pour la seule raison que cela va permettre la fermeture des IUFM, à moins de défendre une politique de la terre brûlée).

A ce que j'ai pu voir, certains collègues Prag en IUFM commencent à envisager leur réintégration dans le secondaire...

Écrit par : Romuald | 08 octobre 2009

"problèmes de formation (on ne peut pas envoyer des stagiaires à temps plein devant les classes pour la seule raison que cela va permettre la fermeture des IUFM, à moins de défendre une politique de la terre brûlée)"

Si !

Je parie même ici que cela ne changera RIEN. L'absence de formation (en IUFM) sera un épiphénomène.

Écrit par : dugong | 08 octobre 2009

Je parie même ici que cela ne changera RIEN. L'absence de formation (en IUFM) sera un épiphénomène.

Ecrit par : dugong | 08 octobre 2009

Il y a un élément fondamental qui va changer : le temps. Un stagiaire met des heures à faire ses cours, à corriger ses copies, à saisir comment les choses se passent. La seule vertu de l'année de stage était de justement leur permettre d'avoir du temps pour se retourner. Les stagiaires vont devoir gérer trop de choses et être débordés.

Après qu'il y ait formation ou pas en péda. générale, effectivement, il est fort possible que cela ne change pas grand chose ; pour la manière de construire les cours, je ne sais pas, apparemment cela varie beaucoup selon les disciplines et les IUFM...

Écrit par : Romuald | 08 octobre 2009

le métier s'apprend sur l'ouvrage.

J'ai plus appris avec mes pauvres 6h de cours en année de "formation" qu'avec tous les ateliers et autres conf' à la c... de l'IUFM (il est vrai que je m'étais autodégrossi l'année précédente avec 3h/sem en 1ere)

Pratiquer, écouter les conseils d'un prof qui a de la bouteille, puis si l'envie vous prend, plonger dans la psychologie de l'adolescent, la socio, l'évolution des théories pédago...

Écrit par : sisyphe | 08 octobre 2009

CAROLE, allez donc vérifier les chiffres des déficits budgétaires depuis 1993 (arrivée de Nicolas Sarkozy comme ministre du budget) avant de vouloir me couper le sifflet car vos affirmations sont nullement justifiées!

Mais j'oubliais que depuis 1993 la droite n'a dirigé le pays que 11 ans....donc la gauche est responsable, forcément responsable de tout ce qui va mal, comment cela pourrait-il être autrement à vos yeux!

Ouvrez-les plutôt tout grand pour voir la misère qui monte.... et étudiez les données économiques sans à priori ( PIB, déficit budgétaire, emploi, structure des prélèvements obligatoires, etc) , vous les trouverez sans difficulté sur les site de l'insee, du Ministère du budget ( avec tous les chiffres concernant l'impôt sur le revenu, commune par commune et par tranche d'imposition, cela vous en apprendra beaucoup) mais vous pouvez vous contenter de wikipedia.

Faites-vous alors votre propre opinion, vous serez édifiée !

Écrit par : Merlemocoeur | 08 octobre 2009

20H38 : Philip Roth sur France 5.

Écrit par : Marilyse | 08 octobre 2009

euh...franchement? Vu que je m'en suis sorti, c'est à la portée de n'importe quel être non débile que de "sortir" un cours conforme aux attentes des gardiens du temple; le seul objectif étant d'être titularisé. Faut servir la soupe.
Admettons: 18h c'est pas mal, 12h c'est bien. AMHA ;)

Écrit par : sisyphe | 08 octobre 2009

Entretien dans son appartement de N.Y.

Écrit par : Marilyse | 08 octobre 2009

le métier s'apprend sur l'ouvrage.

Ecrit par : sisyphe | 08 octobre 2009

Je ne dis pas le contraire - je ne suis pas en train de défendre les formations générales de l'IUFM - mais quand il y a trop d'ouvrage on n'apprend plus rien parce qu'on passe son temps à essayer de limiter les dégâts. Les malheureuses 6h de cours (ou 8h maintenant) sont bien suffisantes pour se faire la main. [Le pire, c'est que les formations générales ils risquent d'y avoir droit en M2].

Sinon lien intéressant : verbatim sur la restitution de la commission Filatre ici :

http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article3005

On y apprend notamment de l'ancien grand chef des IUFM que les stages devraient être partie intégrante du concours car "les étudiants ne veulent pas les faire (sauf ceux qui sont dans une situation financière très mauvaise ou ceux qui sont sûrs de ne pas être admissibles)".

Écrit par : Romuald | 08 octobre 2009

"PS. Aucun cas de grippe H1N1 constaté sur Marseille cette semaine d'après un pote toubib. Ils en sont à attendre tranquillement la grippe "normale"."

SI SI !!! Un cet aprèm dans mon étable-issement.

Ecrit par : sisyphe | 08 octobre 2009

Est-ce qu'une analyse spécifique (à 150-200 euros) a été faite? Sinon, c'est de la propagande.

Écrit par : Jean | 08 octobre 2009

"Est-ce qu'une analyse spécifique (à 150-200 euros) a été faite? Sinon, c'est de la propagande.

Ecrit par : Jean | 08 octobre 2009 "

d'après le boss et suite à ma question, oui.

Écrit par : sisyphe | 08 octobre 2009

Dernière intervention sur le sujet de la dette. Ce que vous reprochez à Cadichon, c'est moi qui l'est écrit. Autant finir le débat et pousser la bêtise au bout.
Ecrit par : Joe | 07 octobre 2009

Vous n'y parviendrez pas car elle est abyssale, comme l'inculture économique vociférante des groupies de Forrester ou Picketty.
À ce sujet, je viens de parcourir un opuscule édifiant, publié par "Alternatives économiques", en novembre 2008 et en hors-série ( "Les grandes dates de l'histoire économique") et où il est question de mondialisation européenne (sic) pour l'anecdote, mais surtout de l'incontournable "mondialisation libérale". Le libéralisme, synonyme de capitalisme, y est couvert de l'anathème usuel, la "libération des flux économiques" est rendue responsable de tous les maux de notre époque, des crises pétrolières à celle des "subprime" sans s (re-sic) , la disparition du bloc soviétique est évoquée comme un de ces caprices malheureux de l'histoire et non comme la fin inéluctable d'un système vicié jusqu'à la moelle, et depuis l'origine. À cette date justement, 1917, et selon la désormais classique dialectique post-communiste, le système soviétique est présenté comme perverti par "un scientisme naïf" et aux mains de quelques canailles qui ont caricaturé un idéal, le magnifique projet socialiste qui ne perd rien de ses charmes ni de sa validité. On y apprend donc aussi que "l'intervention croissante de l'État dans les économies capitalistes s'est bien avérée un facteur de régulation indispensable".( p. 102)
On peut y lire également que Stakhanov était ce Hercule soviétique aux capacités de rendement surhumaines mais l'article omet simplement de dire que cet ouvrier, apparu fort à propos en 1935 pour booster des cadences que le collectivisme avait mises en berne, a sa place aux côtés de Katyn dans la rubrique pléthorique des fabrications historiques staliniennes, n'en déplaise à l'ineffable GM. et Quiconque s'intéresse à la période sait que ces prouesses furent dénoncées dès 1937 comme pure fabrication...par des mineurs français, encartés à la CGT.
On est toujours trahi par les siens!!!
http://www.ac-grenoble.fr/disciplines/hg/file/Dossiers_et_documents/histoire/fauxetfiction/lpj.html

J'espère que Joe ne jouera pas les Dobolino et restera parmi nous malgré les lazzi des uns et ses propres """lapsi"", et pour deux raisons. L'une est égoïste: misery loves company et c'est avec un plaisir sans mélange j'ai pris en pleine poire la fiente du merle, qui a dû siffler autre chose que de l'eau pour viser aussi mal. L'autre raison est plus altruiste: non seulement il est bon pour ceux qui ont eu la chance d'échapper au lavage de cerveau anti-libéral, d'en vérifier par eux-mêmes l'ampleur et d'en identifier une des sources majeures, l'école, mais Joe tirera également bénéfice de sa présence parmi nous pour faire plus attention à ce qu'il écrit. Il ne se fiera pas au correcteur automatique insensible aux pires barbarismes.

Écrit par : Cadichon | 08 octobre 2009

Mihailovich, je n'oublie pas ce que je vous ai dit il y a quelque temps. Mais le moral est vraiment trop en berne en ce moment. :-(
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2009

Christophe, j'espère de tout cœur que le vent finira par tourner pour vous !

Écrit par : mihailovich | 08 octobre 2009

" pour la manière de construire les cours, je ne sais pas, apparemment cela varie beaucoup selon les disciplines et les IUFM..."

Ecrit par : Romuald | 08 octobre 2009

Merci, Romuald. On ne lit pas toujours des contributions aussi honnêtes intellectuellement, ici.

Merci aussi à Mihailovich. Je m'y emploie. Mais dur. :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2009

lemonde.fr


Oui, il faut payer nos élèves !
par Léon-Marc Levy, Proviseur de Lycée Professionnel
07.10.09
Allez, le Proviseur s'y colle. Ca fait quelques jours que la polémique enfle : on va payer les élèves pour qu'ils viennent en classe ! Manquait plus que ça ! Où sont la République, ses valeurs etc. ?

J'ai dirigé ces 9 dernières années un Lycée Professionnel. La pratique pédagogique qui consiste à construire un projet au sein des classes avec, au bout, un objectif gratifiant pour les élèves y est la base de l'enseignement depuis des lustres. En mettant en place, en 2000, la réforme « Enseignement Professionnel Intégré », le Ministre d'alors (Claude Allègre !), avait posé une pierre de touche appelée « Projet Pédagogique à Caractère Professionnel » et depuis 9 ans, dans « mon » lycée et la plupart de ceux des environs, la majorité de ces projets ont comme aboutissement un voyage de découverte professionnelle, ou un séjour à l'étranger, ou quelques jours dans un centre de loisirs, généralement en fin d'année. C'est efficace pédagogiquement (mon lycée est « tertiaire », essentiellement tourné vers le secteur commercial et administratif), ça motive les jeunes et, c'est vrai, c'est vécu un peu comme un « jackpot » mérité après l'effort. Personne n'a jamais trouvé à y redire, et les équipes de professeurs se sont installées sans état d'âme dans cette pratique. J'ajoute qu'hélas, ça n'empêche nullement un taux d'absentéisme élèves d'environ 15% sur l'année !




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Aujourd'hui, 3 lycées du 93 s'engagent dans une « expérimentation » qui ressemble furieusement à ce qui se fait partout en LP. Et on crie au scandale ! Certes, l'annonce est sûrement maladroite et surtout, l'objectif affiché (lutte contre l'absentéisme) totalement illusoire. Mais la démarche en soi relève simplement de la démarche de projet en LP, ni plus, ni moins !

Plutôt que d'épuiser notre énergie, déjà très sollicitée dans ces lycées de la « sous-France » que sont les LP, utilisons-la à analyser et éventuellement répondre au vrai défi que constitue l'absentéisme endémique qui mine ces établissements.

En amont, et ça tout le monde le voit bien (même le Président de la République dans un discours récent !), il y a le désastre absolu que constitue le système d'orientation français. C'est à la fois une aberration socio-économique et un vrai drame individuel pour des dizaines de milliers de jeunes. Pour aller à l'essentiel, on n'envoie pas les élèves vers des voies de formation pro en s'appuyant sur leurs goûts ou leurs compétences mais sur deux raisons fondamentales : 1) Tu es trop « mauvais » pour aller au lycée « normal » 2) Il y a des places vacantes en comptabilité (ou en électro-tech), donc tu y vas ! La gamine aime la coiffure, ou l'informatique, la voilà « comptable » ou « maçonne » parce que PAM (c'est vraiment le nom du logiciel qui fait ça !) en a décidé ainsi ! Vous imaginez l'enthousiasme de l'élève pour se lever matin pour aller au lycée !

Le projet de « passer » les Conseillers d'Orientation Psychologues aux Régions, envisagé en 2005 lors du 2ème acte de la décentralisation, était une formidable idée : plus proches de la réalité socio-économique de proximité locale, ils eussent été autrement efficaces dans l'articulation formation/emploi. On a préféré transférer les TOSS (les agents de service). 80% des COP ne savent rien de la formation professionnelle. Quel gâchis !

Le LP reste le « Lycée Poubelle », malgré les éternelles campagnes de « revalorisation de la voie professionnelle », si bien intentionnées soient-elles, mais jamais suivies de mesures effectives et efficaces !

Et en aval, c'est pire ! Passe ton BEP, ton CAP et tu auras tiré le gros lot ! Ah bon ? Avec un BEP « compta » « secrétariat » ou « Vente », on n'a rien du tout en termes d'emploi. Que voulez-vous qu'une entreprise fasse d'un gamin « comptable » qui commence à peine à distinguer recettes et dépenses ? D'une gamine « secrétaire » qui sait à peine ce qu'est un traitement de texte ? Et avec un bac Pro c'est à peine mieux ! Moins de 20% des élèves sortant de « mon » LP trouvent un emploi (même en CDD) dans la filière qu'ils ont suivie pendant leur formation ! Nos secrétaires et nos comptables se retrouvent, quand ils ont beaucoup de chance, caissière de supermarché ou manutentionnaire. Et encore, les chiffres sont encore plus effroyables pour peu qu'ils soient arabes, noirs, colorés quoi. Or, en LP, ces élèves constituent un pourcentage important des effectifs !

Et les gamins le savent ! Allez les convaincre d'assiduité quand ils voient la « galère » de leurs aînés qui ont passé le bac ou le BEP !

C'est là qu'il faut conjuguer nos énergies : en finir avec le Lycée Pro « punition » du mauvais élève, faire un vrai travail d'orientation avec l'élève, son profil, ses parents, des gens compétents qui connaissent le tissu économique local, mener une vraie réflexion prospective sur l'emploi des jeunes à l'issue des formations.

Oui il faut payer nos élèves ! En leur traçant le chemin de l'emploi et de la reconnaissance sociale ! C'est la société toute entière qui en sera enrichie !

Écrit par : Pendariès | 08 octobre 2009

Arg, Cadichon, pourquoi me rappeler cette horrible faute. J'ai déjà appelé ma mère pour me plaindre fort à propos des carences de son éducation !

Quant aux sujets économiques, je crains qu'il soit inutile de tenter d'expliquer que nombre de crises et de dérèglements du marché, souvent attribué au libéralisme ou pire à l'ultra-libéralisme (j'ai toujours pas compris comment on pouvait être plus libéral que libéral, mais bon, le terme est à la mode), sont malheureusement souvent aux distorsions créées par nos politiciens soucieux de bonnes œuvres et qui peinent à calculer toutes l'étendue et les effets pervers de leurs mesures salvatrices.

Inutile par exemple d'expliquer que la crise des subprimes trouve son origine dans la politique monétaire de la FED et de la BCE, générant des liquidités abondantes et bon marché (bah oui, même pour prêter aux pauvres, il faut de l'argent avant) et dans la volonté politique d'augmenter le taux de propriétaire (rappel des promesses de Sarko, 80% de propriétaires), notamment en forçant les banques à prêter à des gens qui n'ont pas les moyens. Où sont les médias pour couvrir ces banques américaines, accuser de discrimination pour n'avoir pas voulu prêter d'argent à des pauvres ?

On me dira que je ne comprends rien à rien, même si je doute que beaucoup comprennent quoi que ce soit au fonctionnement des banques et au financement de l'économie en général. Avec un peu de chance, je serais jugé sympathique, comme le fou du village d'autrefois. On me corrigera des fautes qui viendront me hanter la nuit et on continuera à crier à l'injustice, que les riches sont des salauds,...

Pourquoi ne pas comprendre que l'économie n'a rien à voir avec les sentiments, avec la notion de bien et de mal, ... et que tous ceux qui utilisent ces arguments sont bien souvent ceux qui vous la mettent le plus profond et s'en mettre plein les fouilles à bon compte ?

Mais ne vous en faites pas Cadichon, malgré un ton un peu désabusé, je continue à venir ici, parce qu'en dehors de quelques points de désaccords sur l'économie, je trouve cette assemblée enrichissante et qu'elle m'apprend énormément sur le monde de l'éducation. Avec un peu de chance, dans quelques mois, je dirais moins d'âneries quand on me parlera de l'Education Nationale.

Pavé du soir, bonsoir !

Écrit par : Joe | 08 octobre 2009

Pendariès, je souscris.
Rappelons aussi que les profs de lycée général feraient bien de s'intéresser au lycée professionnel. Ne serait-ce que parce qu'au moment de faire les statistiques, le Bac Pro. est inclus dans les "80 % de réussite". Avec les oraux de rattrapage, en place depuis l'année dernière dans ces filières, on repêche d'ailleurs encore plus de candidats (sans que le niveau augmente, bien sûr) qui viennent gonfler les chiffres. Pour le dire autrement, ce qui se passe dans un secteur donné du système influe sur tout le reste...

Écrit par : Daniel Arnaud | 08 octobre 2009

"notamment en forçant les banques à prêter à des gens qui n'ont pas les moyens."

Ecrit par : Joe | 08 octobre 2009

Pauvres banquiers... Je verse une larme.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2009

[...] ces banques américaines, accuser de discrimination pour n'avoir pas voulu prêter d'argent à des pauvres ?
Ecrit par : Joe | 08 octobre 2009

Ben, ça ne s'améliore pas.

Écrit par : TotoWeininger | 08 octobre 2009

Oui il faut payer nos élèves ! En leur traçant le chemin de l'emploi et de la reconnaissance sociale ! C'est la société toute entière qui en sera enrichie !

Ecrit par : Pendariès | 08 octobre 2009

Voici le vibrant plaidoyer d'un homme de terrain qui ne laisse pas indifférent.

Écrit par : Maminou | 08 octobre 2009

Pourquoi ne pas comprendre que l'économie n'a rien à voir avec les sentiments [...]
Ecrit par : Joe | 08 octobre 2009

Pauvres banquiers... Je verse une larme.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2009


Malheureux ! vous n'avez pas compris...^^

Écrit par : TotoWeininger | 08 octobre 2009

[...] on continuera à crier à l'injustice, que les riches sont des salauds,...
Ecrit par : Joe | 08 octobre 2009

[...] ceux qui vous la mettent le plus profond et s'en mettre plein les fouilles à bon compte ?
Ecrit par : Joe | 08 octobre 2009

Bel exemple de ce que vous dénoncez quelques lignes plus haut. Très drôle.

Écrit par : TotoWeininger | 08 octobre 2009

Pourquoi ne pas comprendre que l'économie n'a rien à voir avec les sentiments [...]

Ecrit par : Joe | 08 octobre 2009

Permettez-moi un raisonnement basique, n'étant pas économiste. L'économie naît des biens qui sont faits et ce sont des hommes qui les font. S'ils n'ont pas le coeur à l'ouvrage, s'ils ne mettent pas ou ne peuvent pas mettre leur coeur dans ce qu'ils font, alors l'économie, dès sa source, se développe contre l'homme. C'est la situation présente.
C'est en faisant que l'homme se fait. Et l'homme est un tout : du corps, du sentiment et de la pensée. Enlevez-en quelque chose et tout se déséquilibre.
L'économie qui n'a rien à voir avec le sentiment n'a rien à voir avec l'homme. C'est une mécanique sèche qui finit par devenir folle. Voyez le fruit de l'arbre...

Écrit par : Magister | 08 octobre 2009

Avec un peu de chance, dans quelques mois, je dirais moins d'âneries quand on me parlera de l'Education Nationale
Ecrit par : Joe | 08 octobre 2009

ces banques américaines, accuser de discrimination pour n'avoir pas voulu prêter d'argent à des pauvres ?
Ecrit par : Joe | 08 octobre 2009

Ben, ça ne s'améliore pas.
Ecrit par : TotoWeininger | 08 octobre 2009

Non, mais Joe a déjà expliqué qu'il a demandé des comptes à sa maman prof de lettres classiques sur son instruction, et le compte rendu risque d'être un peu long...

Écrit par : nicolas | 08 octobre 2009

[...] on continuera à crier à l'injustice, que les riches sont des salauds,...
Ecrit par : Joe | 08 octobre 2009

[...] ceux qui vous la mettent le plus profond et s'en mettre plein les fouilles à bon compte ?
Ecrit par : Joe | 08 octobre 2009

Bel exemple de ce que vous dénoncez quelques lignes plus haut. Très drôle.

Ecrit par : TotoWeininger | 08 octobre 2009


Je vois une différence entre s'en mettre plein les fouilles par son travail (que vous pouvez juger utile ou pas) et par une action politique qui est censée viser le bien commun et non son intérêt particulier corporatiste ou personnel. La plupart des élus sont des charognards, se nourrissant sur la bête agonisante, en espérant qu'elle tienne le temps d'atteindre la retraite.
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Permettez-moi un raisonnement basique, n'étant pas économiste. L'économie naît des biens qui sont faits et ce sont des hommes qui les font. S'ils n'ont pas le coeur à l'ouvrage, s'ils ne mettent pas ou ne peuvent pas mettre leur coeur dans ce qu'ils font, alors l'économie, dès sa source, se développe contre l'homme. C'est la situation présente.
C'est en faisant que l'homme se fait. Et l'homme est un tout : du corps, du sentiment et de la pensée. Enlevez-en quelque chose et tout se déséquilibre.
L'économie qui n'a rien à voir avec le sentiment n'a rien à voir avec l'homme. C'est une mécanique sèche qui finit par devenir folle. Voyez le fruit de l'arbre...

Ecrit par : Magister | 08 octobre 2009

L'économie, ce n'est pas produire des biens. L'économie, c'est l'échange de bien. Je vous échange mon temps contre un salaire. Je vous échange une banane contre une patate, ... L'économie, c'est croire que quelqu'un est doué pour les bananes et l'autre pour les patates, et qu'ils sont plus heureux s'ils s'entendent. En ce sens, l'économie sert l'homme. Après, si certains s'occupent des bananes et auraient préféré les patates, bien sûr ils sont malheureux et c'est là que différentes théories s'affrontent. Certains diront qu'il n'y a qu'à prélever des patates au producteur de patate (ces salauds) et les redonner aux producteurs de banane. C'est quand même plus pénible les bananes. D'autres vous diront qu'il faut que tout le monde fasse des patates et des bananes, que l'état les rachète puis les redistribue. D'autre encore vous diront qu'il faut faire en sorte que le producteur de banane puisse changer de culture s'il le souhaite et donc lui donner les moyens de le faire, etc.

Maintenant, en multipliant le nombre de produits dans l'économie, vous multipliez les possibilités et vous avez de quoi occuper des politiciens pendant des siècles. Tous vous diront qu'ils ont raison. Mais vous, que vous dit votre bon sens ?

Écrit par : Joe | 08 octobre 2009

*l'échange de biens

Toto, aidez moi pour les autres ;)

Écrit par : Joe | 08 octobre 2009

Personne ici ne trouve bizarre que les convocations (pardon! les "invitations") pour la vaccination soient envoyées individiduellement à tous les assurés sociaux?
Cela va coûter encore un fric fou, non? Et en pure perte puisque l'on sait déjà que la majorité des gens ne se feront pas vacciner.
Et cela passe comme une lettre à la poste (si j'ose dire)!

Ecrit par : Jean | 08 octobre 2009

Au vu de l'enveloppe budgétaire qui lui sera dédiée, cette décision a sûrement été prise par des timbrés dans un bureau sans cachet, et ne tient aucun compte des facteurs économiques prioritaires.

Écrit par : Jeremy | 08 octobre 2009

Joe a écrit : "Maintenant, en multipliant le nombre de produits dans l'économie, vous multipliez les possibilités et vous avez de quoi occuper des politiciens pendant des siècles. Tous vous diront qu'ils ont raison. Mais vous, que vous dit votre bon sens ?"

Qu'au nom de la biodiversité, il faut aussi des Joes dans une société digne de ce nom.

Bien sûr, il faudrait alors des règles éthiques pour limiter les possibilités biologiques de croisement.

Écrit par : dugong | 09 octobre 2009

Joe, votre argumentaire tombe à plat dans un pays qui s'imagine que pour enrichir les pauvres il suffit d'appauvrir les riches et qui a fait de l'ISF une icône intouchable sans se préoccuper de l'injustice criante de ses effets délétères.

On apprend beaucoup des chauffeurs de taxi, mais dans le melting pot où j'habite je discute aussi avec mon pompiste algérien, toujours ravi de me parler en français, comme mon garagiste arménien, avec notre coiffeur (italien), la petite Coréenne experte du mani-pédi, l'Indien du 7/Eleven du bout de la rue et avec ma voisine institutrice ( née en Californie) . Tous ont compris depuis longtemps que la crise des subprimes (avec un s) fut le résultat de l'emballement d'une politique "sociale" d'accession à la propriété, conduite à l'initiative et avec la bénédiction de l'administration (comme on appelle ici le gouvernement) Démocrate. L'enfer est souvent pavé de bonnes intentions.

" être plus libéral que libéral" quand libéral tout court est déjà une insulte, c'est une hyper-insulte, qui désigne cette créature fantasmagorique qu'est l'hyper-libéral. La même absurdité ferait affirmer qu'une femme est à moitié enceinte à 4 mois et demi de son accouchement.

Et puisque Toto est encore sous la couette, à cette heure, du moins je l'espère pour lui, je prends le relais car le marchand de sable passe six heures plus tard pour moi.
"augmenter le taux de propriétaire" (pluriel)
"accuser de discrimination" (idem et part. passé)
"Avec un peu de chance, je serais jugé sympathique"
et vous en aurez encore en conjuguant le verbe être au futur.
"Avec un peu de chance, dans quelques mois, je dirais moins d'âneries " :
même peine, même motif.
"L'économie, c'est l'échange de bien " "producteur de patate" "producteurs de banane". "D'autre encore vous diront",
bref, tout ce monde-là vous dira ...que vous êtes allergique au pluriel, mais c'est guérissable.

Écrit par : Cadichon | 09 octobre 2009

"Je prends le relais car le marchand de sable passe six heures plus tard pour moi."

N'en profitez pas pour spéculer grave sur le sable.

Écrit par : dugong | 09 octobre 2009

« nombre de crises et de dérèglements du marché [...] sont malheureusement souvent [?] aux distorsions créées par nos politiciens soucieux de bonnes œuvres »
« la crise [...] fut le résultat de l'emballement d'une politique "sociale" d'accession à la propriété »
« en forçant les banques à prêter à des gens qui n'ont pas les moyens »
« ces banques américaines, accuser [sic] de discrimination pour n'avoir pas voulu prêter d'argent à des pauvres »
Joedichon | 08 octobre 2009

Salauds de pauvres.

Écrit par : Tailleboudin | 09 octobre 2009

"Pratiquer, écouter les conseils d'un prof qui a de la bouteille, puis si l'envie vous prend, plonger dans la psychologie de l'adolescent, la socio, l'évolution des théories pédago..."
Ecrit par : sisyphe | 08 octobre 2009

Tout est dit. Je reste persuadé que c'est sur le terrain que nous avons appris à faire cours, les uns et les autres, et qu'aucune formation extérieure n'a véritablement de sens. Maintenant, que l'on essaie d'organiser réellement les choses sur le terrain, c'est une autre question, et je suis tout à fait favorable à une réorganisation modernisée des défuntes années de CPR.
JPB, qui avait coupé son ordinateur hier soir parce que ça tonnait vilainement.
PS. Sisyphe, nous en sommes à relever les cas de grippe à la loupe. Entendu aux infos hier soir : "le nombre de cas reste stable ou légèrement en retrait". Tu parles d'une épidémie !
Je vais finir par penser vraiment que les labos ont organisé une panique mondiale pour s'en mettre plein les fouilles, avec la complicité de certains gouvernements — il y a un joli polar à écrire…

Écrit par : brighelli | 09 octobre 2009

Cette histoire autour de Frédéric Mitterrand est tout de même un peu immonde. Le tourisme sexuel est répugnant, son livre est stupide, mais si on commence à demander aux ministres un passé immaculé, qui d'entre nous pourrait postuler ? Et l'abbé Dubois, il était immaculé ? Il a pourtant fourni un ministre des Affaires étrangères tout à fait convenable durant la Régence — et le Régent non plus n'était pas un puits de vertu.
JPB qui comme IPidiblue ne jette pas la première pierre…

Écrit par : brighelli | 09 octobre 2009

Pour les ilotes et autres proviseurs de lycées professionnels, Catherine Kintzler a pris la peine d'expliquer de quelle nature est le "travail" lycéen.
http://www.mezetulle.net/article-37046734-6.html#c
JPB

Écrit par : brighelli | 09 octobre 2009

Je vais finir par penser vraiment que les labos ont organisé une panique mondiale pour s'en mettre plein les fouilles, avec la complicité de certains gouvernements — il y a un joli polar à écrire…

Ecrit par : brighelli | 09 octobre 2009

Pourvu que ça se limite à ça - si je puis dire.
Mais le monde entier résonne aussi d'autres rumeurs dont il est à souhaiter que ce ne soient que des rumeurs. Car il semble qu'il y ait aussi une alerte mondiale contre la vaccination obligatoire (www.theflucase.com). Il m'intéresserait vivement d'avoir votre sentiment, Jean-Paul, sur la série de "news" que l'on trouve sur ce site, si vous avez le temps d'y faire un tour, comme dit l'autre, "avec un esprit dégagé de toute passion".

Écrit par : Jean | 09 octobre 2009

Posé une question à Finkie et Michaud sur "France-inter", ce matin. Vont-ils me rappeler ? ;-)
(Au sujet du "présentéisme".)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2009

Joe, votre argumentaire tombe à plat dans un pays qui s'imagine que pour enrichir les pauvres il suffit d'appauvrir les riches et qui a fait de l'ISF une icône intouchable sans se préoccuper de l'injustice criante de ses effets délétères.
Ecrit par : Cadichon | 09 octobre 2009

CADICHON ou le moulin à ressasser !

Toujours les mêmes sornettes idéologiques, que tous les CHIFFRES (Insee et ministère du Budget ) démentent.

Vous avez raison , Tailleboudin, salauds de pauvres, toujours à se plaindre la bouche pleine!

Écrit par : Merlemocoeur | 09 octobre 2009

"Cette histoire autour de Frédéric Mitterrand est tout de même un peu immonde. Le tourisme sexuel est répugnant, son livre est stupide"

Ecrit par : brighelli | 09 octobre 2009

Si on ajoute la nature de son message de soutien à Polanski, ça fait quand-même beaucoup, non?

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2009

"Tout est dit. Je reste persuadé que c'est sur le terrain que nous avons appris à faire cours, les uns et les autres, et qu'aucune formation extérieure n'a véritablement de sens."

Ecrit par : brighelli | 09 octobre 2009

J'ai aussi appris à faire cours par la pratique du théâtre et, plus, en montant en scène. Et je continuerai à défendre bec et ongles une adaptation de cette pratique dans le cadre de la formation des enseignants.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2009

Bien sûr, il faudrait alors des règles éthiques pour limiter les possibilités biologiques de croisement. Ecrit par : dugong | 09 octobre 2009

Vous fûtes odieux, vous voilà eugéniste, dugong ?

Écrit par : nicolas | 09 octobre 2009

Cette histoire autour de Frédéric Mitterrand est tout de même un peu immonde. Le tourisme sexuel est répugnant, son livre est stupide, mais si on commence à demander aux ministres un passé immaculé, qui d'entre nous pourrait postuler ? Et l'abbé Dubois, il était immaculé ? Il a pourtant fourni un ministre des Affaires étrangères tout à fait convenable durant la Régence — et le Régent non plus n'était pas un puits de vertu.
JPB qui comme IPidiblue ne jette pas la première pierre…

Frédéric Mitterrand (comme naguère Daniel Cohn-Bendit) récolte, certes, ce qu'il a semé : posture de maudit et de déviant, etc. etc., et patatras, on se retrouve ministre, donc sous les feux de la rampe, et les aveux sulfureux font soudain salement désordre.
Cela dit, je serai comme IPidiblue et JPB : que celui (ou celle) qui est sans péché jette la première pierre.

Écrit par : Françoise Guichard | 09 octobre 2009

Si on ajoute la nature de son message de soutien à Polanski, ça fait quand-même beaucoup, non?
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2009

En fait, c'est ce qui a déclenché les foudres, car personne ne serait allé chercher ce livre au demeurant sans grand éclat littéraire mais à fort taux d'épanchement lacrymal sur soi, si FM n'avait pas jugé opportun d'exprimer un soutien corporatiste à un artiste de renommée internationale...

Écrit par : nicolas | 09 octobre 2009

Si on ajoute la nature de son message de soutien à Polanski, ça fait quand-même beaucoup, non?

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2009

Christophe, il me semble que pour l'affaire Polanski, c'est très compliqué : la mère de la gamine (une obscure starlette en mal de rôle) avait jeté sa fillette sans les pattes du cinéaste, dans l'espoir d'obtenir un rôle -- laquelle gamine n'était déjà plus vierge au moment des faits, dit-on. RP aurait donc, sinon des circonstances atténuantes, du moins un rôle moins abominable qu'on ne l'a dit. En revanche, la mère de la gosse me paraît totalement responsable dans cette histoire.

Écrit par : Françoise Guichard | 09 octobre 2009

@ Jean :
Pouvez-vous me contacter à guicharf arrobas aol.com SVP ?
Merci d'avance.

Écrit par : Françoise Guichard | 09 octobre 2009

CADICHON ou le moulin à ressasser !

Toujours les mêmes sornettes idéologiques, que tous les CHIFFRES (Insee et ministère du Budget ) démentent.

Vous avez raison , Tailleboudin, salauds de pauvres, toujours à se plaindre la bouche pleine!

Ecrit par : Merlemocoeur | 09 octobre 2009

Dans ce cas, si ces données sont si accessibles, vous n'aurez aucun mal à nous prouver vos dires au lieu de vous contenter d'asséner des arguments d'autorité avec indignation. Ca marche peut être avec vos élèves, remarquez...

Écrit par : Joe | 09 octobre 2009

Le Monde tel qu'il va...(suite)

Communiqué de l’Institut Charles Darwin International

Le 1er octobre 2009, l’Institut Charles Darwin International, dirigé par Patrick Tort, et les éditions Honoré Champion / Slatkine ont, comme ils l’avaient annoncé, procédé à la publication en librairie de l’édition du Bicentenaire de L’Origine des espèces, dans une traduction nouvelle d’Aurélien Berra (la première en français depuis le XIXe siècle) savamment documentée (une introduction par P. Tort, de 250 pages, fait enfin un point détaillé sur la genèse de l’ouvrage).
Par un remarquable hasard, le 1er octobre également, Le Monde, France-Inter et Garnier-Flammarion mettent en vente, avec le soutien d’une formidable campagne publicitaire, pour la somme d’un euro, une pseudo-édition de ce livre, découpée aux ciseaux dans la très approximative traduction d’Edmond Barbier (XIXe), et arbitrairement amputée de parties essentielles.
Personne n’a travaillé plus que l’équipe de publication de l’Œuvre complète de Darwin (35 volumes en cours aux éditions Slatkine), coordonnée par Michel Prum, pour « mettre Darwin entre toutes les mains ».
La contrefaçon médiatico-culturelle qui vient de voir le jour consiste au contraire à l’interdire de lecture au plus grand nombre. Ce « Darwin pour les pauvres » est irrecevable, tant sur le plan scientifique que sur celui de l’éthique de la communication des savoirs.
Chacun peut se procurer gratuitement le texte intégral de l’édition Barbier sur l’Internet. Il fallait aujourd’hui, pour l’exactitude scientifique, produire non pas une fausse première édition mutilée découpée dans une traduction souvent erronée de la dernière, mais une véritable traduction de l’édition définitive du grand ouvrage de Darwin. C’est ce qu’ont fait, avec l’équipe de l’Institut, les éditions Champion, et c’est ce que font, à l’échelle de l’œuvre complète, les éditions Slatkine.
En matière de connaissance également, il faut savoir se méfier des « allégés ».

Écrit par : Françoise Guichard | 09 octobre 2009

"Vous fûtes odieux, vous voilà eugéniste, dugong ?"

Je me suis assagi.

Écrit par : dugong | 09 octobre 2009

En ce moment sur Inter, Finkie dit des choses intelligentes sur Mitterrand et Polanski.
Bon Dieu, ça fait plaisir d'entendre cela.

Écrit par : Françoise Guichard | 09 octobre 2009

Françoise, Frédéric Mitterrand a soutenu Polanski sous le seul prétexte que c'était un grand cinéaste, sans faire aucune référence au dossier.

Et paf ! Un point Godwin pour Finkie ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2009

Sur le rôle pernicieux d'internet, oui, Françoise. Mais sur le reste, ça fait un peu parano, par moments !

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2009

Bon, Inter ne me rappellera pas ! Je ne suis pas dans le sujet... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2009

Salauds de pauvres.

Ecrit par : Tailleboudin | 09 octobre 2009

Justement pas. A mes yeux, les "pauvres" sont les premières victimes d'un système dirigiste (plus ou moins poussé). On les entretient dans leur misère sans leur donner de porte de sortie, on met des pansements à l'acide sur les plaies les plus béantes. Au lieu de leur apprendre un métier, on leur apprend à tendre la main, on leur explique qu'ils ont des droits, mais sans leur rappeler qu'ils sont associés à des devoirs.

Ce système est d'un cynisme sans nom, sous couvert d'empathie, elle se donne bonne conscience en ponctionnant les moins pauvres pour ne rien changer à la situation des pauvres, mais au moins, on aura essayé !

Écrit par : Joe | 09 octobre 2009

Yves Michaud est nettement meilleur que Finkie, sur ce coup-là !

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2009

La mauvaise foi de Finkie me rappelle quelqu'un, ici, (dans un autre registre). ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2009

Dans ce cas, si ces données sont si accessibles, vous n'aurez aucun mal à nous prouver vos dires au lieu de vous contenter d'asséner des arguments d'autorité avec indignation. Ca marche peut être avec vos élèves, remarquez...

Ecrit par : Joe | 09 octobre 2009

Chercher les chiffres et analyser les données avec ses propres yeux lavés d'un prurit idéologique tout fait, et cela quel qu'il soit, ne peut pas faire de mal et permet de sortir des sentiers balisés de ses certitudes.

Par exemple, achetez Alternatives Economiques de ce mois, vous aurez déjà beaucoup de données chiffrées aisément vérifiables ailleurs, par exemple sur les sites que j'ai déjà cités (Insee et ministère du Budget) et analysez, comparez, critiquez !

Je ne vais pas assommer les lecteurs de ce blog, (oui je sais), nous ne sommes pas sur un blog d'économie, beaucoup de lettres et peu de chiffres ici!

Écrit par : Merlemocoeur | 09 octobre 2009

J'ai manqué Finkielkraut sur France inter. Quelqu'un peut-il me dire en substance ce qu'il a dit ? (et pardon pour la répétition du verbe "dire". Pas le temps de travailler mon style ! ;o)))

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 octobre 2009

J'ai manqué Finkielkraut sur France inter. Quelqu'un peut-il me dire en substance ce qu'il a dit ? (et pardon pour la répétition du verbe "dire". Pas le temps de travailler mon style ! ;o)))

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 octobre 2009

Désolée pour le doublon.

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 octobre 2009

Mais le monde entier résonne aussi d'autres rumeurs dont il est à souhaiter que ce ne soient que des rumeurs. Car il semble qu'il y ait aussi une alerte mondiale contre la vaccination obligatoire (www.theflucase.com). Il m'intéresserait vivement d'avoir votre sentiment, Jean-Paul, sur la série de "news" que l'on trouve sur ce site, si vous avez le temps d'y faire un tour, comme dit l'autre, "avec un esprit dégagé de toute passion".

Ecrit par : Jean | 09 octobre 2009

Jean je ne suis pas l'hôte de ces lieux à qui vous proposiez d'aller faire un tour sur le site theflucase.com sans passion, mais j'y suis allée dans cet état d'esprit et sur la page d'accueil, j'ai trouvé l'annonce de la participation de Jane Burgermeister à une conférence ce week-end à Bruxelles.

Cette conférence est organisée par le Project Camelot qui se présente ainsi :
"Nous avons pour objectifs d'enquêter sur les faits suivants (sans restriction à ceux-ci) : les visites et les contacts extraterrestres, les voyages dans le temps, le contrôle des esprits, les technologies de pointe classées top-secret, les énergies gratuites, les éventuels changements terrestres à venir (?) et la révélation des plans pour contrôler la race humaine."

Un des slogans de la conférence est "nous ne sommes pas seuls et nous n'avons jamais été seuls"
Que va faire dans cette "galère" une journaliste scientifique apparemment sérieuse ?
Ou peut-être est-elle sur la même longueur d'ondes ? (c'est le cas de dire)

Vous pouvez aller voir là :
http://www.projectcamelot.org/index.html
http://www.groundcrews.eu/

C'est en anglais mais pour ceux qui aiment les théories farfelues !

Écrit par : lucile | 09 octobre 2009

Hmm… Je crois que pour la grippe comme pour les extra-terrestres (et même pour l'Education…), il faut se méfier des théories du complot. Nous avons les associations que nous méritons.
JPB

Écrit par : brighelli | 09 octobre 2009

Encore une question, toutefois: que fera Mme Bachelot des 94 000 000 de doses de vaccin qui lui resteront sur les bras si la vaccination n'est pas obligatoire?
Là, vous séchez, hein?

Ecrit par : Jean | 08 octobre 2009

Peut-être une alternative : qui osera refuser le vaccin anti-SIDA ?

Écrit par : agrumes | 09 octobre 2009

Hmm… Je crois que pour la grippe comme pour les extra-terrestres (et même pour l'Education…), il faut se méfier des théories du complot.
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 octobre 2009

Qui sait si des contacts avec les extraterrestres ne sont pas déjà établis ? Les réfractaires à la vaccination seront-ils enlevés dans des vaisseaux spatiaux et mis à l'abri dans l'espace ?

C'est vrai enfin il faut se préoccuper des choses vraiment importantes, au lieu de s'inquiéter des conséquences de la crise pour les plus démunis, de l'épidémie de SIDA en Afrique et des malheureux qui en Asie ont tout perdu après le passage des typhons ou suite au tremblement de terre !!
:-( (j'aimerais savoir faire un "smiley" ... qui pleure)

Écrit par : lucile | 09 octobre 2009

Hmm… Je crois que pour la grippe comme pour les extra-terrestres (et même pour l'Education…), il faut se méfier des théories du complot. Nous avons les associations que nous méritons.
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 octobre 2009

C'est l'évidence.

Écrit par : Jean | 09 octobre 2009

Je ne sais pas si d'aucuns pensent comme moi, mais je trouve hautement déplaisante l'idée d'aller relancer les gens chez eux pour qu'ils aillent se faire vacciner alors que la réalité du péril est loin d'être établie et qu'on en est à relever les cas de grippe à la loupe.

Écrit par : Jean | 09 octobre 2009

Boudi que ça me gave, toutes ces interventions sur le vaccin. Revenons aux fondamentaux: la réforme du lycée, ma classe 2de qui me fait me demander si je n'ai pas migré vers un autre système solaire, constitué d'êtres tout le temps agités de tremblements parkinsoniens...
Un vaccin ? Il m'en faut vite un, contre la connerie d'une société qui lâche dans nos classes de tels êtres "venus d'ailleurs".
Une anecdote : j'ai entendu hier, dans cette classe :
QUESTION Et après la Révolution et ses soubresauts, qui finit par prendre le pouvoir, et ce jusqu'en 1815 ?
REPONSE : De gaulle.
Cela n'est rien si on ne le place pas dans un contexte digne de la clinique du Dr Blanche : l'un se lève "car son effaceur est parti", l'autre se maquille et n'a pas ouvert une seule fois en 15 jours l'oeuvre sur laquelle nous travaillons, un autre écrit "mintenan" / "césur" (pour c'est sûr) / ils faudraients qu'ils aient voir..." (pour qu'ils aillent voir) etc.
Je précise, ce sont presque tous des natifs, des Gaulois de souche !
Je suis très très fatigué.
Garafignoux

Écrit par : Garafignoux | 09 octobre 2009

Courage, plus que 8 mois...

Écrit par : Joe | 09 octobre 2009

Merci, Joe, ça me rassure un max !

Écrit par : Garafignoux | 09 octobre 2009

Boudi que ça me gave, toutes ces interventions sur le vaccin.

Ecrit par : Garafignoux | 09 octobre 2009

Pour la nième fois, IDEM.

Et puisqu'on en est à se compter, total soutien à Joe pour son courage à venir affronter ici le mépris quasi-général dès qu'il est question d'économie.

"Hey Joe, where you goin' with that gun in your hand ?"

Écrit par : yann | 09 octobre 2009

Obama prix Nobel de la Paix ! Après moins d'un an de pouvoir… Alors qu'on se tue toujours en Irak et en Afghanistan !
Ils sont vendus, les Suédois ?
C'est comme le Nobel de littérature… UNe romancière obsédée par la minorité allemande de Rpumanie… Ça vous a de la gueule. quelqu'un a-t-il lu les œuvres de Mme Herta Müller ?
JPB

Écrit par : brighelli | 09 octobre 2009

"écouter les conseils d'un prof qui a de la bouteille,
Ecrit par : sisyphe | 08 octobre 2009

J'en ai connu un dans ce genre justement, quand j'étais en 6ème, le prof de maths, je dirais même qu'il en avait un peu trop....quant à la transmission, directe sans respirer du producteur au consommateur, sans partage, on devait être trop jeunes pour apprécier, quand aux autres profs du collège, ils manquaient par trop d'entraînement pour le suivre et goûter parfaitement ses conseils!

Écrit par : Merlemocoeur | 09 octobre 2009

C'est comme le Nobel de littérature… UNe romancière obsédée par la minorité allemande de Roumanie… Ça vous a de la gueule. quelqu'un a-t-il lu les œuvres de Mme Herta Müller ?
JPB Ecrit par : brighelli | 09 octobre 2009

Non mais il semble qu'un membre de l'académie de Suède
soit allé une dizaine de fois consulter un site plus ou moins underground en tout cas tendance, tenu par des jeunes,
et qu'il se soit inspiré de leurs enthousiasmes pour proposer ce prix... et qu'il ait été suivi, sans doute par manque de concurrence (?) ou manque de courage pour lire les autres ouvrages ? Inexplicable autrement.

Écrit par : nicolas | 09 octobre 2009

Ils sont vendus, les Suédois ?
Ecrit par : brighelli | 09 octobre 2009

Les premiers effets du réchauffement climatique?

Écrit par : Merlemocoeur | 09 octobre 2009

Quant aux....

Se relire toujours et encore

même si c'est pénible!

Écrit par : Merlemocoeur | 09 octobre 2009

qu'un membre de l'académie de Suède
Ecrit par : nicolas | 09 octobre 2009

A quel membre pouvez-vous bien faire allusion?

Écrit par : Merlemocoeur | 09 octobre 2009

Des Gaulois de souche !
Je suis très très fatigué. Garafignoux

Garafignoux, il paraît qu'ils disent "souchiens"... C'est vrai ?

Écrit par : nicolas | 09 octobre 2009

Le site underground en question serait un site de pari en ligne. La cote de notre prix Nobel de Littérature, initialement à 50 contre 1 (donc pas favori du tout) est passée à 7 contre 1 (donc bon challenger).

Bref, ça sent la magouille...

D'autres expliquent que le président du comité de littérature serait particulièrement germanophone.

Écrit par : Joe | 09 octobre 2009

Quand je pesne qu'il y a des sud-américains hautement méritoires… Vargas Llosa… Fuentes… Et j'en passe…
JPB

Écrit par : brighelli | 09 octobre 2009

Doivent pas parler espagnol, en Suède. Que fait Pedro ?
JPB

Écrit par : brighelli | 09 octobre 2009

Le capitalisme, le libéralisme tout ça c'est de la m..., l'enfer, la damnation.
Merci de m'indiquer un Etat qui fonctionne encore hors de ce système.
Merci de m'informer de flux de populations fuyant ce système pourri à destination des pays susnommés.

Écrit par : sisyphe pabak2ussr | 09 octobre 2009

Finkie s'est égaré ce matin dans le trou du cul du monde

Écrit par : désolé | 09 octobre 2009

Obama prix Nobel de la Paix ! Après moins d'un an de pouvoir… Alors qu'on se tue toujours en Irak et en Afghanistan !
Ils sont vendus, les Suédois ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 octobre 2009

Heu, le prix Nobel de la Paix est attribué à Oslo en Norvège et c'est le Parlement norvégien qui nomme les membres du Comité.

Écrit par : lucile | 09 octobre 2009

Finkie s'est égaré ce matin dans le trou du cul du monde
Ecrit par : désolé | 09 octobre 2009

???
Quelqu'un nous met le lien en ligne ?
JPB
PS. Merci, Lucile — une Scandinavie en avait occulté une autre.

Écrit par : brighelli | 09 octobre 2009

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/index.php

En gros, Polanski a des excuses pour faire ce qu'il a fait parce que sa famille est morte dans les camps et qu'on a assassiné sa femme, que ce n'est pas un pédophile, que la jeune fille, (13 ans), était consentante parce qu'elle posait pour un journal de mode assez déshabillé et qu'elle avait un mec.
Beurk... C'est vraiment dégueu.
Il devrait relire un peu Spinoza, lui, tiens.
Heureusement, mon cousin, -;-), (c'est vrai, en plus), l'a mouché gravement.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2009

Merci pour le lien, Christophe.

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 octobre 2009

Merci pour le lien, Christophe.

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 octobre 2009

Merci pour le lien, Christophe.

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 octobre 2009

En gros, Polanski a des excuses pour faire ce qu'il a fait parce que sa famille est morte dans les camps et qu'on a assassiné sa femme, que ce n'est pas un pédophile, que la jeune fille, (13 ans), était consentante parce qu'elle posait pour un journal de mode assez déshabillé et qu'elle avait un mec.
Beurk... C'est vraiment dégueu.
Il devrait relire un peu Spinoza, lui, tiens.
Heureusement, mon cousin, -;-), (c'est vrai, en plus), l'a mouché gravement.

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2009

Finkie s'est égaré ce matin dans le trou du cul du monde
Ecrit par : désolé | 09 octobre 2009

Entièrement d'accord, très décevant, Finkie !

Écrit par : Amélie | 09 octobre 2009

Et désolée pour la répétition.

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 octobre 2009

Obama prix Nobel de la Paix !

Ecrit par : brighelli | 09 octobre 2009

C'est vraiment du grand n'importe quoi !! Je suis sincèrement scandalisé. (et merde aux bonnes âmes !)

Écrit par : yann | 09 octobre 2009

Je lis ça : "Depuis son entrée en fonction, le président américain a notamment appelé à un monde sans armes nucléaires et s'est attelé à la relance du processus de paix au Proche-Orient, défendant une approche des relations internationales fondée sur le dialogue et le multilatéralisme."

Miss France aussi, tous les ans, plaide pour un monde en paix et le dialogue entre les peuples.
Miss France prix (Chantal ?) Nobel !!! Signez la pétition.

Écrit par : yann | 09 octobre 2009

Aux dernières nouvelles, Miss Colombie, Miss Corée du Nord et Miss Zimbabwe tiennent à peu près le même discours, et sont sur les rangs pour le Nobel 2011.

Écrit par : yann | 09 octobre 2009

Tiens plusieurs de mes 3ièmes m'ont dit la même chose, à peu près: "se battre, ça défoule".



Frapper et faire peur, «c'est marrant», le figaro.fr

Cécilia Gabizon
09/10/2009 | Mise à jour : 13:58 | Commentaires 136 | Ajouter à ma sélection

Violences en marge d'une manifestation de lycéens. Crédits photo : Le Figaro
«On y va pour ramasser des téléphones, du fric, pour s'amuser», témoigne un adolescent de 15 ans.

Fondre sur des manifestants ou des fêtards, les frapper à dix contre un, lire l'effroi sur les visages autour, «c'est marrant», résume Moussa, de Stains. Il n'était pas à la Technoparade, samedi 19 septembre, car «c'était ramadan». Mais sans craindre les contradictions, cet adolescent de 15 ans reconnaît volontiers qu'il est un habitué «des descentes à Paris». «On y va pour ramasser des téléphones, du fric, pour s'amuser. On retrouve d'autres bandes.» Parfois drogués, ou alcoolisés, ils prennent le RER en petits groupes pour ne pas se faire repérer par la police à l'arrivée. «Dès qu'on monte dans un wagon, c'est la tension» , jubile Moussa. «J'adore faire baisser les yeux.» Les premiers sur l'événement envoient des SMS. Habitués à se battre pour des «mauvais regards», ces jeunes ont une véritable fascination pour la violence. Leur déchaînement éteint toute velléité de résistance. Les victimes ne sont, à leurs yeux, «que des bolos» (des lâches), «qui ne savent pas se défendre», dit encore Moussa. D'autant qu'ils attaquent toujours en groupe, «c'est la règle au quartier. On marche jamais seul». La bagarre renforce encore les liens. Car les méfaits sont ensuite racontés en bas des tours comme s'ils commentaient des buts marqués par leur équipe. La course-poursuite avec les policiers fait partie du pedigree de ces petits malfrats. Qui n'ont souvent guère d'autres objets d'intérêt que ces guerres inutiles.

Écrit par : Pendariès | 09 octobre 2009

Finkelkraut dit à 14mn48 dans la controverse avec Michaux;

" Tous les pédophiles sont des Dutroux"!

Mais il ne précise par lequel.

Désolé!

Écrit par : Merlemocoeur | 09 octobre 2009

Yves Michaud avec un d et non un x.

Écrit par : Merlemocoeur | 09 octobre 2009

Il n'a peut-être quand même pas tout à fait tort, Finkie, quand il parle de "ressentiment démocratique" ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 octobre 2009

Quatre établissements français figurent dans le top 200 des meilleures universités mondiales du THE (« Times higher education », Royaume Uni), selon QS (Quacquarelli Symonds), l'agence qui le réalise en partenariat avec le journal et dont l'intégralité des résultats est en ligne.
Outre l'ENS Ulm et Polytechnique, respectivement 28e et 36e, on trouve en 117e position l'UPMC qui fait un bond de 32 places et l'ENS Lyon, 126e qui gagne quant à elle 14 places.
Le THE propose par ailleurs cinq classements thématiques :
« ingénierie », « sciences de la vie et biomédecine », « sciences naturelles », « sciences sociales » et « arts et humanités ».

Écrit par : Françoise Guichard | 09 octobre 2009

Quand je pesne qu'il y a des sud-américains hautement méritoires… Vargas Llosa… Fuentes… Et j'en passe…
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 octobre 2009

Et le grand Philip Roth !
On attend qu'il soit mort ?

Écrit par : Françoise Guichard | 09 octobre 2009

Il n'a peut-être quand même pas tout à fait tort, Finkie, quand il parle de "ressentiment démocratique" ?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 09 octobre 2009

Il a hélas raison.
Et je n'ai pas, mais alors pas du tout, apprécié ce que disait Michaud, qui est largement descendu dans mon estime --dont, certes, il n'a rien à faire, je vous l'accorde...
Oui, on s'acharne sur Polanski, des décennies après les faits, parce qu'un juge en mal de pub' a décidé de "se faire" un authentique artiste -- et qu'il est bon de couper tout ce qui dépasse de la médiocrité ambiante.
Finkie a raison de rappeler qu'à la mort de Michael Jackson on n'a quasiment eu aucun rappel du passé hautement pédo-gay du king de la pop. Ceci n'excuse pas le viol, bien sûr. Mais, et là encore Finkie a raison de le rappeler, Polanski n'est pas le violeur de l'Essonne, ni Marc Dutroux. C'est un vieux monsieur rattrapé par son passé libertin (au sens fort) , tout simplement. Je ne m'associerai donc en aucune façon au concert d'indignation actuel - -qui permet à d'aucun(e)s de se refaire une vertu publique à peu de frais. Idem pour l'affaire Mitterrand. Mais dans quel pays vivons-nous ?

Écrit par : Françoise Guichard | 09 octobre 2009

En passant, un petit texte :
http://michel.delord.free.fr/molinier/gm-competence-nicohirtt1.pdf

Écrit par : guy morel | 09 octobre 2009

"C'est un vieux monsieur rattrapé par son passé libertin (au sens fort) , tout simplement."

Ecrit par : Françoise Guichard | 09 octobre 2009

Libertin ? Comme vous y allez ! Elle avait treize ans, la gamine ! Au sens vraiment très fort, alors, libertin !
Le problème n'est pas de s'élever, ou non), contre la pieuvre judiciaire américaine. Mais de savoir si, oui ou non, un mâle a droit de cuissage, (au sens fort), sur une préado. Comme au temps de l'homme des cavernes.
Et l'argument concernant Michael Jackson, sauf votre respect, est pitoyable. Il n'y a pas grand monde, ici en tous cas, (et dans d'autres endroits qui pensent un minimum), qui ait défendu ce pédophile sous prétexte que c'était un "artiste" connu.
Et je ne vois pas ce qu'Yves Michaud a pu dire de non estimable !

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2009

"Mais, et là encore Finkie a raison de le rappeler, Polanski n'est pas le violeur de l'Essonne, ni Marc Dutroux."

Ecrit par : Françoise Guichard | 09 octobre 2009

Evidemment ! Et Emile Louis n'est pas Hitler, non plus !

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2009

@Devinette pour oie libérale.
Quel penseur libéral a écrit ceci :
"Dans les écoles élémentaires, et plus encore dans les écoles supérieures, il ne faut pas autoriser de
disciplines qui admettent une interprétation de parti ou de classe. Il ne faut enseigner dans les écoles que
les matières telles que la grammaire, les sciences naturelles. Les règles grammaticales ne changent pas,
que ce soit un conservateur clérical ou un libre penseur qui les enseigne. Des matières qui admettent une
diversité de conclusion ne doivent pas être enseignées dans les écoles" ?

Écrit par : guy morel | 09 octobre 2009

Finkielkraut a raison de s'indigner quand on jette un individu en pâture à la populace. Il en a été lui-même victime et il sait de quoi il parle.
Néanmoins, ce n'est pas une raison pour dédouaner Polanski ni même Mitterrand.

Polanski n'est pas Dutroux mais il n'est pas un saint non plus. Il y a eu tout de même abus sexuel. En prenant la défense de Polanski sur le fait que la jeune fille était plus ou moins consentante, Finkielkraut a tort. Certes ce n'est pas à nous, la populace, de le juger mais ce n'est à lui, Finkielkraut, non plus. Qu'il compatisse et qu'il trouve atroce la vindicte populaire oui, qu'il excuse Polanski , non.

Écrit par : Florence | 09 octobre 2009

Il n'a peut-être quand même pas tout à fait tort, Finkie, quand il parle de "ressentiment démocratique" ?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 09 octobre 2009

Du nietzschéisme à trois francs avec un usage à tort et à travers du signifiant "peuple", comme toujours, dans le discours médiatique de Finkielkrault... Il invente un monstre fantasmatique qui s'en prendrait à l'élite, monstre incarné par excellence dans Internet. A partir de commentaires pioché à droite ou à gauche, il envisage une position hallucinée du "peuple" qui unanimement condamnerait Polanski (en vertu d'un refus des élites etc...) ... Je ne crois pas me tromper en disant que l'affaire Polanski, le peuple, s'il existe une réalité qui correspond au mot, s'en fout royalement en ce moment. Bref, on a droit toujours à la même thèse appliquée, de manière monomaniaque, à des sujets divers. Si Finkielkrault lisait Rancière, peut-être aurait-il, lors de ses interventions médiatiques, des critiques plus pertinentes à faire en essayant de le surmonter.

Écrit par : Romuald | 09 octobre 2009

"C'est un vieux monsieur rattrapé par son passé libertin (au sens fort) , tout simplement."

Ecrit par : Françoise Guichard | 09 octobre 2009

Voilà qui plaira à Françoise Guichard. En effet, moi aussi, je me demande dans quel pays nous vivons !


http://www.dailymotion.com/video/xaqn65_gabriel-matzneff-les-moins-de-16-an_school

Christophe, il a très bien parlé Yves Michaud, en rappelant que force doit rester à la loi !

L'ampleur que prend cette affaire est très révélatrice du ras le bol des petits, des travailleurs, du peuple quoi, vis à vis des gens du château qui prétendent, avec cette odieuse arrogance qui les caractérise, vivre au-dessus des lois. Salauds de pauvres et tellement cons que FM a cru hier soir pouvoir les convaincre qu'il est allé en Thaïlande pour rencontrer des boxeurs de 40 ans !

Écrit par : Amélie | 09 octobre 2009

De nouveaux articles intéressants sur le site skholè :

http://skhole.fr/

Écrit par : Romuald | 09 octobre 2009

Quel penseur libéral a écrit ceci :

Ecrit par : guy morel | 09 octobre 2009

Cité par General Motors, si ce n'est Buisson, c'est donc Marx !

Mais c'est gentil de votre part de laisser penser qu'une phrase de si évident bon sens ne puisse venir que d'un penseur libéral, et non d'un affreux marxiste.

Au fait, Marx était-il marxiste ?

Écrit par : yann | 09 octobre 2009

L'ampleur que prend cette affaire est très révélatrice du ras le bol des petits, des travailleurs, du peuple quoi, vis à vis des gens du château qui prétendent, avec cette odieuse arrogance qui les caractérise, vivre au-dessus des lois. Salauds de pauvres [...] !

Ecrit par : Amélie | 09 octobre 2009

Qui font pourtant ce qu'ils peuvent pour accéder aux mêmes privilèges que les riches, comme à Outreau.
;o))) (smiley totalement inutile, puisque je vais me faire taper dessus et traiter d'odieux, mais bon...)

Écrit par : yann | 09 octobre 2009

Cité par General Motors, si ce n'est Buisson, c'est donc Marx !

Mais c'est gentil de votre part de laisser penser qu'une phrase de si évident bon sens ne puisse venir que d'un penseur libéral, et non d'un affreux marxiste.

Au fait, Marx était-il marxiste ?
Ecrit par : yann | 09 octobre 2009

1-Marx n'était évidemment pas marxiste.
2-Je ne sais pas si ce passage relève du bon sens. Ou alors le bon sens est la chose la moins partagée par les libéraux parce que, pour ne prendre que cet exemple, il m'a semblé que Cadichon souhaiterait, non pas comme Marx que l'enseignement de l'histoire, de l'économie etc. soient exclus de l'école, mais l'école dispense des cours d'histoire conformes à ce qu'elle croit. En ce sens, elle est "marxiste".
3-GM = Buisson ou KM, c'est un peu réducteur. Il me semble avoir parlé ici de Hegel, de Zénon d'Élée, d'Ernst Jünger, entre autres.
a-Au fait, Cadichon n'a toujours pas répondu à ma question sur la croisière effectuée à bord d'un yacht luxueux par les dirigeants du PCF alentour 1938.

Écrit par : guy morel | 09 octobre 2009

Et le grand Philip Roth !
On attend qu'il soit mort ?

Ecrit par : Françoise Guichard | 09 octobre 2009

L'avez-vous écouté, hier soir, sur France 5 ? Je me suis régalée.
On peut peut-être voir l'émission sur le site de la chaîne.

Écrit par : Marilyse | 09 octobre 2009

« Et le grand Philip Roth !
On attend qu'il soit mort ? »
Françoise Guichard | 09 octobre 2009

Un grand qui vient de mourir, c'est Raymond Federman.
_La Voix dans le débarras_ est un texte bouleversant, à lire absolument.

Écrit par : Tailleboudin | 09 octobre 2009

« Je ne m'associerai donc en aucune façon au concert d'indignation actuel »
Françoise Guichard | 09 octobre 2009

Moi non plus.

Écrit par : Tailleboudin | 09 octobre 2009

« A mes yeux, les "pauvres" sont les premières victimes d'un système dirigiste (plus ou moins poussé). On les entretient dans leur misère sans leur donner de porte de sortie, on met des pansements à l'acide sur les plaies les plus béantes. Au lieu de leur apprendre un métier, on leur apprend à tendre la main, on leur explique qu'ils ont des droits, mais sans leur rappeler qu'ils sont associés à des devoirs. »
Joe | 09 octobre 2009

Quels cons, ces pauvres.
Les guillemets dont vous entourez le mot « pauvre », ce sont vos pincettes ?

Écrit par : Tailleboudin | 09 octobre 2009

Non, c'est juste que je reprends le terme alors qu'en soit, il ne veut rien dire. On est toujours le pauvre de quelqu'un et le riche de quelqu'un d'autre.

Écrit par : Joe | 09 octobre 2009

Bonjour, à propos de ce camarade archicube affecté en collège ambition réussite, je ne peux que vous confirmer que c'est exact - et il n'est pas le seul, les archicubes agrégés participant au mouvement général comme tous les autres collègues - rien à redire à cela. Moi-même archicube agrégé, j'ai ainsi passé sept ans dans un collège de ZEP PEP IV du 93, ce qui m'a permis d'obtenir une autre académie comme... TZR. Quatre établissements par an en moyenne, souvent trois en même temps, certains à l'année, d'autres non, de la sixième à la terminale, avec évidemment des arrêtés antidatés histoire de ne pas percevoir de primes de remplacement. Récompense ultime: à l'année sur trois collèges ZEP/sensible avec la moitié de mon service en segpa.
Archicube ou pas, peu importe, le système rend certains collègues moins égaux que d'autres, et des TZR en détresse, j'ai bien peur qu'il y en ait des milliers.

Écrit par : Très fatigué | 09 octobre 2009

Obama prix Nobel de la paix c'est un Boeing dans la gare saint Lazare.

Çà ne m'encourage pas à (re)devenir sérieux.

Écrit par : dugong | 09 octobre 2009

Empathie avec Onffray dans sa "tentation de Démocrite" :

"Démocrite fut dans la Grèce antique un philosophe matérialiste fêté, qui parcourut le monde. Lors de son périple jusqu'en Inde, il a constaté la vilenie des hommes, à la suite de quoi il fit construire une petite cabane au fond de son jardin pour y finir en sage le restant de ses jours. Je nomme tentation de Démocrite et recours au forêt ce mouvement de repli sur son âme dans un monde détestable. Le monde d'avant-hier, c'est celui d'aujourd'hui, ce sera aussi celui de demain : les intrigues politiques, les calamités de la guerre, les jeux de pouvoir, la stratégie cynique des puissants, l'enchaînement des trahisons, la complicité de la plupart des philosophes, les gens de Dieu qui se révèlent gens du Diable, la mécanique des passions tristes — envie, jalousie, haine, ressenti-ment le triomphe de l'injustice, le règne de la cri-tique médiocre, la domination des renégats, le sang, les crimes, le meurtre... Le repli sur son âme consiste à retrouver le sens de la terre, autrement dit, à se réconcilier avec l'essentiel : le mouvement des astres, la logique de la course des planètes, la coïncidence avec les éléments, le rythme des saisons qui apprennent à bien mourir, l'inscription de son destin dans la nécessité de la nature. Fatigué des misères de ce temps qui sont les ancestrales souffrances du monde, il faut planter un chêne, le regarder pousser, débiter ses planches, les voir sécher et s'en faire un cercueil dans lequel on ira prendre sa place dans la terre, c'est-à-dire dans le cosmos."

Moi je d'accord.

Écrit par : dugong | 09 octobre 2009

L'oxymore du jour : herméneute syndiqué.

Écrit par : dugong | 09 octobre 2009

« Je ne m'associerai donc en aucune façon au concert d'indignation actuel »
Françoise Guichard | 09 octobre 2009

Moi non plus.

Ecrit par : Tailleboudin | 09 octobre 2009

Moi non plus. Mais je ne déconnerai pas avec Finkie non plus.

Vous avez parfaitement raison, Florence et Romuald.
Et je maintiens; Finkie ne raisonne que sur l'affectif, directement. Il devrait relire Spinoza, (mais j'attends impatiemment que Robin vienne nous expliquer ça beaucoup mieux que moi.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2009

La tentation de Démocrite doit plaire à Philip Roth.

Écrit par : Marilyse | 09 octobre 2009

"Empathie avec Onffray dans sa "tentation de Démocrite" :"

Ecrit par : dugong | 09 octobre 2009

Après un "r" oublié à "Mitterrand", voilà qu'on rajoute un "f" à Onfray ?
Quel message subliminal, cette fois ?

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2009

;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2009

"j'ai ainsi passé sept ans dans un collège de ZEP PEP IV du 93, ce qui m'a permis d'obtenir une autre académie comme... TZR. Quatre établissements par an en moyenne, souvent trois en même temps, certains à l'année, d'autres non, de la sixième à la terminale, avec évidemment des arrêtés antidatés histoire de ne pas percevoir de primes de remplacement. Récompense ultime: à l'année sur trois collèges ZEP/sensible avec la moitié de mon service en segpa."

:(:(...sincères condoléances...à lire ça, je m'estime très heureux, modeste certifié tardif, de n'avoir fait que 11 ans dans un seul bahut zep/sensible/etc et surtout de ne pas avoir connu cette galère multiétablissement.
En vous souhaitant une amélioration rapide et méritée!

Écrit par : sisyphe | 09 octobre 2009

" Je ne m'associerai donc en aucune façon au concert d'indignation actuel" (Françoise Guichard)

"Moi non plus " (Tailleboudin)

Ni moi.

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 octobre 2009

J'ai eu soudainement très envie d'écrire Onffray.

Allez savoir pourquoi. Ça vient du tréfond.

Écrit par : dugong | 09 octobre 2009

""Démocrite........"

je suis un ataraxique débutant, jeune padawan... (notez le téléscopage anachronique)
;) !!

Écrit par : sisyphe | 09 octobre 2009

Question SERIEUSE: des ouvrages de base pour aborder la philo? J'ai eu quelque plaisir avec la République de Platon mais mon inculture en la matière a fait que j'ai laissé tomber.
Ma Td datant, le vernis philo attrapé à coup d'"anabac" s'est très vite craquelé avant de disparaître (le babacool qui nous servait de prof à l'époque n'ayant pas su convaincre les pseudo-scientifiques que nous étions)
:)
Merci.

Écrit par : sisyphe | 09 octobre 2009

L'ataraxie, il me semble que c'est Epicure. Mais je me trompe peut-être ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 octobre 2009

Surprise : Obama, Prix Nobel de la Paix, Prix Nobel de l'Espoir ... car tout reste à faire.

Écrit par : Marilyse | 09 octobre 2009

Les épicuriens athomistes, ça existe quelque part ?

Écrit par : dugong | 09 octobre 2009

Il y avait autrefois, dans la collection U, chez Armand Colin, une "Philosophie générale" qui était une bonne introduction, par Henri Dreyfus-Le Foyer. Mais je ne saurais dire si ce livre existe encore ailleurs que dans ma bibliothèque. D'ailleurs il est peut-être tout à fait dépassé.

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 octobre 2009

Merci Sylvie!
Ataraxie pour moi = repli sur soi et rejet des turpitudes du monde extérieur...
Je note votre bouquin.
Salutations,
Sisyphe

Écrit par : Sisyphe | 09 octobre 2009

Les épicuriens athomistes, ça existe quelque part ? (Dugong)

Mais bien sûr. Comment pourrait-on être à la fois thomiste et épicurien?

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 octobre 2009

Disons que prendre le truc à la base avec les grecs antiques et quelques explications ne me déplairaît point...;) Je suis très admirateur de ces penseurs qui ont tout dit il y 2500 ans...

Écrit par : sisyphe | 09 octobre 2009

Ataraxie : etymologiquement "absence de trouble"; quiétude de celui qui a appris à se contenter de la satisfaction des besoins nécessaire, et qui ignore donc le tourment du désir inassouvi.

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 octobre 2009

nécessaireS

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 octobre 2009

"Je suis très admirateur de ces penseurs qui ont tout dit il y 2500 ans..."

Ecrit par : sisyphe | 09 octobre 2009

Il y en a quand même eu deux trois qui ont ajouté quelques "détails", depuis !

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2009

"Démocrite fut dans la Grèce antique un philosophe matérialiste fêté, qui parcourut le monde. Lors de son périple jusqu'en Inde, il a constaté la vilenie des hommes, à la suite de quoi il fit construire une petite cabane au fond de son jardin pour y finir en sage le restant de ses jours. Je nomme tentation de Démocrite et recours au forêt ce mouvement de repli sur son âme dans un monde détestable."

C'est ce passage qui m'a fait penser à l'ataraxie, pardonnez l'éventuelle erreur!
;)!

Écrit par : sisyphe peu philosophe | 09 octobre 2009

certes Christophe ! Je souhaite commencer par le commencement...:)
J'ai loupé trop de trucs chez les anciens.

(naïf?)

Tiens, par ex, j'aime bien Camus dans ces récits, mais je n'ai pas les armes pour décrypter des textes plus complexes (le mythe éponyme, :) par exemple) c'est couillon!
J'aimerais aussi reprendre certaines lectures d'ado comme "L'esprit des lois", voire relire avec plus de discernement du Voltaire.
Vaste programme!

Écrit par : sisyphe | 09 octobre 2009

"Un grand qui vient de mourir, c'est Raymond Federman.
_La Voix dans le débarras_ est un texte bouleversant, à lire absolument."
Ecrit par : Tailleboudin | 09 octobre 2009

Je ne connais pas — et c'est sans doute impardonnable. Donnez-moi envie de le lire.
JPB

Écrit par : brighelli | 09 octobre 2009

Vous êtes tout pardonné ! ;o))

L'ataraxie est le fin mot de la sagesse épicurienne, qui recherche la tranquillité de l'âme et du corps, ce qui implique, effectivement, une forme de retrait. Vous n'avez pas tout faux ! ;o))

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 octobre 2009

Disons que prendre le truc à la base avec les grecs Sisyphe

Dites, Sisyphe, vous ne trouvez pas qu'avec les boxeurs Thaïs ça va bien ?

Écrit par : nicolas, saturée | 09 octobre 2009

Je pense qu'Alain Finkielkraut aurait été plus inspiré, plutôt que de défendre Frédéric Mitterrand et Roman Polanski contre la "meute démocratique" de reprendre la distinction pertinente qu'il fait dans "Un cœur intelligent" entre le fantasme et l'imagination.

La pédophilie relève du fantasme, c'est à dire d'une appropriation égocentrique du monde ("il n'y a pas de morale qui tienne, je veux avoir ce que je désire parce que tel est mon bon plaisir").

L'imagination, au contraire, nous oblige à nous mettre à la place d'autrui (par exemple à nous demander ce qu'est un enfant et à ne pas projeter sur lui nos propres désirs).

Je suis un peu étonné qu'un penseur de l'éthique ne voit pas que la pédophilie est un manquement à l'éthique. Qu'il ne voit pas qu'il y a, par exemple, un abus de position dominante, en particulier en matière de "tourisme sexuel".

Écrit par : Robin | 09 octobre 2009

Sylvie,

votre ouvrage est encore trouvable, d'occaz!

http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/dreyfus-le-foyer-henri/traite-de-philosophie-generale,8823968.aspx

ça vaut le coup?

Écrit par : sisyphe | 09 octobre 2009

"Les boxeurs Thaïs"

z'êtes sûre qu'y faut un "s" à Thaï? !
(et j'ai pas compris la finesse en plus...)

Écrit par : sisyphe | 09 octobre 2009

Non Sisyphe, je ne suis pas sûre de l'orthographe. Quant à la finesse c'est gentil de m'en créditer. Je faisais référence à FM.
Mais oubliez, ça n'a aucun intérêt si on ne percute pas tout de suite, ni si on percute, d'ailleurs.

Écrit par : nicolas | 09 octobre 2009

"Je faisais référence à FM."

...ben, qui est FM? Désolé d'être idiot....!

Écrit par : sisyphe | 09 octobre 2009

Modulation de fréquence, (en anglais?) ? François Morel ? Fado maso ?

Merci, Robin. Vous êtes parfait. Vous le dites avec mille fois plus de classe que moi. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2009

ben mince alors ! voilà le rap en deuil, Diams se marie et prend le voile.

Écrit par : nicolas | 09 octobre 2009

Et hop, commandé le traité de philo! Vive le web!
Merci Sylvie!

De la bonne lecture pour l'hiver, avec la grippe ça tombe au poil!
:):)

Écrit par : sisyphe | 09 octobre 2009

"Diams se marie et prend le voile."

Ecrit par : nicolas | 09 octobre 2009

Les rappeurs vont avoir des vapeurs ! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2009

Mitterrand témoin de moralité de deux violeurs

Philippe Cohen & Sylvain Lapoix - Marianne2 | Vendredi 09 Octobre 2009 à 17:48 | Lu 11964 fois



C'est officiel: Frédéric Mitterrand s'avère être un vrai boulet. Après ses écrits sur le tourisme sexuel, on découvre que, lorsqu'il était directeur de la Villa Médicis, il s'est fendu d'un témoignage de moralité plus une promesse d'embauche à l'Académie de France à Rome… pour deux mineurs poursuivis pour le viol d'une jeune fille de 16 ans.

La suite :

http://www.marianne2.fr/Mitterrand-temoin-de-moralite-de-deux-violeurs_a182392.html

Écrit par : Amélie | 09 octobre 2009

Sisyphe, j'espère que vous serez satisfait du livre. Si mes souvenirs sont exacts, c'est un ouvrage solide, mais mes années de philo sont bien loin derrière moi.

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 octobre 2009

Je n'ai aucune espèce de sympathie pour FM ni de ressentiment contre lui. Il appartient pour moi à une autre planète, une autre réalité. Mais je crois que lui et moi avons au moins un point en commun, si j'en crois Rue89...

"Autre objet de sa mésestime : Jack Lang. Au mois de juin, lors d'un entretien avec l'hebdomadaire VSD, Frédéric Mitterrand ne dément pas des propos rapportés par une amie ; il aurait accepté le poste « ne serait-ce que pour voir la tête de Jack Lang devant son poste de télévision »."
(Rue89 du 14/09/2009)

Écrit par : Magister | 09 octobre 2009

Ils n'ont rien d'autre à foutre chez Marianne 2, que d'aller rechercher une info qui n'a strictement aucune importance ni aucun intérêt ? Le buzz est passé, Mitterrand est passé aussi (sur TF1), tout est consommé, et dans trois mois tout est oublié. Qui parle encore de la gaffe de Bayrou avec Cohn-Bendit ? Tiens d'ailleurs, dans le cas de Bayrou et Cohn-Bendit, c'est Bayrou l'acusateur qui était en tort, non ? Et dans le cas Marine Le Pen / Frédéric Mitterrand, Marine Le Pen l'accusatrice en sort grandie et soutenue par la gauche.

Etonnant, non ?

Quand je pense que j'ai reçu un carton pour m'abonner à Marianne - ils peuvent toujours courir.

Écrit par : Jeremy | 09 octobre 2009

"Marine Le Pen l'accusatrice en sort grandie et soutenue par la gauche."

Ecrit par : Jeremy | 09 octobre 2009

Ca ne vaut pas un point Godwin, ça?

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2009

La réforme du lycée new look présentée mardi par Sarko en personne, paraît-il.
Une préparation mentale spécifique semble s'imposer. Cela vaut en particulier pour les enseignants de langues anciennes, présents en nombre en ces lieux...

Écrit par : mihailovich | 09 octobre 2009

"Marine Le Pen l'accusatrice en sort grandie et soutenue par la gauche."

Ecrit par : Jeremy | 09 octobre 2009

Soutenue ? C'est vite dit. N'est-ce pas plutôt une manière de prendre la balle au bond, un prétexte pour mettre à l'index le neveu transfuge et, mieux encore, l'opportunité de réaffirmer que la gauche possède encore le sens moral et de la dignité politique, contrairement à la droite qui semble se couper de plus en plus des valeurs dont elle se revendiquait traditionnellement ? En tous les cas, quelle mélasse ! Tous des faux-culs de première, avec plein de cailloux dans la poche. Et ces gamins veulent vous diriger un pays ? Nous sommes déjà fichus !

Écrit par : Magister | 09 octobre 2009

La réforme du lycée new look présentée mardi par Sarko en personne, paraît-il.
Ecrit par : mihailovich | 09 octobre 2009

Effectivement.

"Agenda de la présidence de la République

13 octobre 2009

11h00

Discours de M. le Président de la République sur la reforme du lycée devant des lycéens et des responsables de l’Éducation nationale (recteurs, inspecteurs d’académies, chefs d’établissements) au Palais de l’Élysée"

Écrit par : TotoWeininger | 09 octobre 2009

Obama prix Nobel de la Paix ?
Je vous rejoins totalement Yann : c'est totalement ridicule, et à comparer avec cette tempête dans un verre d'eau que fut et demeure l'obamania, phénomène publicitaire creux et fondé uniquement sur la couleur de peau d'un individu.
Ce type n'a pour le moment RIEN fait, à part distiller pléthore de bons sentiments et pondre un discours inutilement complaisant face au monde musulman (voir les scandaleuses énormités concernant les droits des femmes).
Je vais en choquer plus d'un, mais il n'est pas sûr du tout qu'il fera beaucoup mieux que son prédécesseur...
Donc merde aux obamaniaques !!! ;-)

Écrit par : mihailovich | 09 octobre 2009

A propos de l'annonce de Sarko de mardi prochain : je crains fort que son discours n'ait pas exactement dans le même sens que celui de Maisons-Alfort (ça remonte à loin, n'est-ce pas Robin ? ;-))

Écrit par : mihailovich | 09 octobre 2009

n'ait ?????
n'aille !!!
la journée n'a pas été de tout repos ...

Écrit par : mihailovich | 09 octobre 2009

Petit détail croustillant : l'enregistrement des candidatures pour le Nobel de la Paix aurait été clos en février 2009, moins de deux semaines après la prise de pouvoir effective d'Obama...

Écrit par : mihailovich | 09 octobre 2009

ASIMOV’S GRAMMATICAL ERROR

"--- Painstakingly Woodbury had written complaints to which Hansen had added appropriate adjectives, and formal requests for relief of the situation had made its way back to Earth.
And Earth had responded. A special robot had been designed, with a positronic brain crammed with the knowledge of how to assemble properly any disassembled machine in existence.
That robot was in the crate being unloaded now and Woodbury was trembling as the airlock closed behind it.
‘First,’ he said, ‘it overhauls the Food-Assembler and adjusts the steak-attachment knob so we can get it rare instead of burnt.’
They entered the station and attacked the crate with dainty touches of the demoleculizer rods in order to make sure that not a precious metal atom of their special assembly-robot was damaged.
The crate fell open!
And there within it were five hundred separate pieces – and one blurred and ambiguous direction sheet for assemblage." THE END

Enjoy yourselves !

Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 29 septembre 2009
---
Il me semble que personne ne m'a dit où se trouvait l'erreur grammaticale d'Asimov dans la très brève nouvelle qu'il écrivit sur un plateau de télévision.
Cadichon, ne l'avez-vous pas trouvée ? How disappointing !
;-) Cette erreur se trouve dans le court extrait ci-dessus.

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 octobre 2009

"formal requests for relief of the situation had made its way back to Earth"

THEIR way?

Écrit par : Meles | 10 octobre 2009

"Diams se marie et prend le voile."

Ecrit par : nicolas | 09 octobre 2009


Si elle fait la cuisine comme elle chante, je plains son mari.

Écrit par : Manu | 10 octobre 2009

"Marine Le Pen l'accusatrice en sort grandie et soutenue par la gauche."

Ecrit par : Jeremy | 09 octobre 2009

Ca ne vaut pas un point Godwin, ça?

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2009

Non. Que ce soit Marine Le Pen ou Josette Truchelude ne change rien à l'affaire.

Bayrou accuse Cohn-Bendit en citant ses écrits - c'est aussitôt l'accusateur qui se fait vilipender.

Marine Le Pen ou Josette Truchelude-Boyaudubois accuse Frédéric Mitterand en citant ses écrits - c'est l'accusé qui se fait vilipender. Les deux chefs d'accusation sont les mêmes, sauf que le premier parle explicitement de mineurs, tandis que le second ne parle pas explicitement de mineurs, mais de nuits tarifées avec des garçons.

Ca m'étonnait que Marine Le Pen ne fasse pas le buzz. Je m'étonne maintenant qu'elle le fasse dans ce sens-là. Si F. Mitterrand a payé des mineurs, il doit être poursuivi par un juge, mais pas par Marine Le Pen, Arnaud Montebourg, ou Josette Truchelude-Boyaudubois.

Si on devait faire démisionner tous les ministres qui ont passé des nuits tarifées avec de jeunes adultes, garçons ou filles, on n'aurait plus personne. Mais tous n'ont pas publié un récit littéraire dans lequel ils en parlent.

Écrit par : Jeremy | 10 octobre 2009

Jérémy est trop jeune (c'est une qualité, mon cher) pour se rappeler l'affaire Le Troquer, avocat de Blum, ancien ministre, député SFIO, pris dans l'affaire des ballets roses en 1959 (http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_ballets_roses_(1959)).
Ça ne date malheureusement pas d'hier, les histoires de mineur(e)s détournés par des politiques. Mais à la fin des années 50? manifestement, on poussait davantage les investigations.
JPB

Écrit par : brighelli | 10 octobre 2009

les aveux sulfureux font soudain salement désordre.
Cela dit, je serai comme IPidiblue et JPB : que celui (ou celle) qui est sans péché jette la première pierre.
Ecrit par : Françoise Guichard | 09 octobre 2009


Très instructif le débat Finkie-Michaud, deux philosophes dont seul le second fait une analyse pertinente, car il a compris que la problématique n'avait pas à être placée sur le plan moral (il n'est donc pas question ici de péché) mais dans le cadre juridique, hors duquel on tombe dans le piège, comme Finkie, et on ne fait que du bruit avec la bouche, ou comme Fredo, on crache en l'air pour que cela vous revienne en pleine poire.

Il a perdu une belle occasion de se taire celui-là, sur la question vie privée/vie publique, et devrait lire La paille et le grain où Tonton François critiqua vertement De Gaulle qui avait poursuivi Minute (ou était-ce Rivarol?) devant la 17e Ch. du TGI de Paris (délits de presse) pour caricatures irrévérencieuses. Il salua le courage du procureur qui requéra la relaxe au motif que tout homme public, en accédant à de hautes fonctions, et en premier lieu le chef de l'État, renonçait tacitement à certaines protections ou prérogatives dont jouissaient les simples citoyens.

Les affaires Polanski et Mitterrand ont des points communs car elles concernent des actes, qualifiés de crime ou de délit, selon les pays, mais punis par des lois sensiblement les mêmes en Amérique, en France et....en Thaïlande.
L'un s'est fait pincer et a avoué, mais s'est ensuite dérobé à la justice américaine qui le traque sans arrêt depuis. L'autre n'a pas été poursuivi, mais il a avoué lui aussi. Il a commis des délits punis par la loi, comme l'exploitation sexuelle de mineurs, ou alors le mot de "gosse" n'a pas le même sens pour lui que pour le commun des mortels (Québecois exceptés).
Le Monde a fort obligemment publié des "bonnes feuilles" qui ne laissent plus planer le doute sur l'âge de certains des prostitués dont il achetait les prestations. Il est pris en flagrant-délit de mensonge quand il prétend n'avoir utilisé les services que de "garçons" adultes.
http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/10/08/extrait-de-la-mauvaise-vie-de-frederic-mitterrand_1251310_823448.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20091008-[zonea]&ens_id=1241480


Polanski, lui, s'est enfui après avoir avoué. Le consentement prétendu de sa victime (qui en l'occurrence était vicié par l'alcool et la drogue) ne modifie en rien la qualification pénale de l'acte sexuel avec une mineure. Il est assimilé à un viol et puni de la même peine et le retrait de la plainte ( qui eut lieu à l'issue d'une tractation financière) n'éteint pas l'action publique. En se dérobant à la justice, Polanski a aussi fait tomber les termes de l'accord passé avec le juge: clémence et abandon de cinq autres chefs d'accusation contre aveu de "unlawful sexual intercourse with a minor".

Contrairement à ce qui se raconte, et Finkie est bien mal inspiré de s'en faire l'écho, lois et les règles de procédure s'appliquent à tous, selon que vous serez puissants ou misérable. Il est également impossible d'adhérer à la défense actuelle de Polanski tellement elle est cousue de fil blanc. L'hypothèse de l'acharnement du juge qui l'a poursuivi en 77 ne change rien à l'affaire. Celui-ci est mort d'un cancer à 88 ans, en 1994, http://www.nytimes.com/1994/01/03/obituaries/laurence-rittenband-a-california-judge-88.html)

Pas de prescription non plus pour Polanski car le parquet de Los Angeles n'a jamais cessé la traque à travers le monde. Chaque fois qu'il passait à travers les mailles du filet, la procédure reprenait un tour de roue.
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il faut se méfier des théories du complot.
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 octobre 2009

Alors pourquoi celle du complot libéral/libertaire contre l'école comme schéma explicatif de la débâcle scolaire emporte-t-elle encore et toujours votre adhésion?

Écrit par : Cadichon | 10 octobre 2009

« _La Voix dans le débarras_
Je ne connais pas — et c'est sans doute impardonnable. Donnez-moi envie de le lire. »
brighelli | 09 octobre 2009

Lors de la rafle du Vél d'Hiv, la police française arrête la famille de Federman : ses parents et ses deux soeurs, qui ne reviendront pas ; lui, 14 ans, poussé par sa mère dans un placard, suit tous les détails de cette arrestation, et y échappe.
_La Voix dans le débarras_ est un monologue à la Molly Bloom d'une petite trentaine de pages, une coulée de poésie violente dont il écrivit simultanément une version en français et une en américain.
Il en lit de très brefs extraits ici :
http://www.dailymotion.com/video/x4wudm_raymond-federman-un-retour-dans-le_creation
Sur son blog, sa fille montre l'importance pour lui de ce texte :
"My father died this morning. Last night I read all of "The Voice in The Closet" to him in one breath, 75 pages: one sentence. I stopped on page 61 to cry, and then we both cried at the end. He had not been responsive for more than 24 hours, so this was especially magical..."

Écrit par : Tailleboudin | 10 octobre 2009

Cadichon, ne l'avez-vous pas trouvée ? How disappointing !
;-) Cette erreur se trouve dans le court extrait ci-dessus.
Ecrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 09 octobre

""Formal requests for relief of the situation had made THEIR way back to Earth"""

Comme quoi il n'y a pas que Joe qui est fâché avec les pluriels. L'exemple vient d'en haut.

La faute était tellement évidente que je n'avais pas répondu certaine que tous les "vrais" anglophones du blog se précipiteraient, mais je me dévoue, devant leur silence qui ne m'étonne pas, à la réflexion, et me fait doucement rigoler.


Et maintenant que vous entamez votre journée, la mienne s'achève mais un w-end de trois jours commence, où les couleurs d'automne, et sutout les érables rouges, sont à leur apogée. Un vrai bonheur!


Aurons-nous une nouvelle note ?

Écrit par : Cadichon | 10 octobre 2009

La nomination d'Obama justifiée par Elie Wiesel sur France Cul (infos de 7h). Très drôle...

Le Vatican est furieux de s'être fait doublé par les Nobel : les travaux de canonisation étaient pourtant déjà très avancés. Tout ce boulot pour rien !

La "retraite" dans la cabane au fond du bois, vous dis-je !

Écrit par : dugong | 10 octobre 2009

Si elle fait la cuisine comme elle chante, je plains son mari.
Ecrit par : Manu | 10 octobre 2009

Que voilà donc une remarque qu'elle est pas misogyne du tout !
Vous auriez pu parler des chemises mal repassées et de la poussière persistante, je ne vois pas pourquoi vous vous limitez volontairement à la cuisine, Manu.

Écrit par : nicolas | 10 octobre 2009

Etonnant, l'alibi de Frédéric Mitterand selon lequel nous aurions tous vécu des choses de ce genre!
Il y en a beaucoup, sur ce blog, qui ont fait du tourisme sexuel?

A propos d'une autre affaire, il déclare: "C'est dégueulasse [d'y revenir]."
Est-ce le langage d'un "ministre"?

A ceux qui se lamentent devant la dégradation de l'école, qui visiblement se poursuit, je conseille de relire les textes de la Commission européenne sur la "société de la connaissance" (langage orwellien - il faut comprendre: "de la connaissance scotchée au poste de travail et de l'ignorance de tout le reste"...

Écrit par : Jean | 10 octobre 2009

Jérémy est trop jeune (c'est une qualité, mon cher) pour se rappeler l'affaire Le Troquer JPB

Tandis que vous, gamin, vous intéressiez déjà à la "politique" ?
Ne nous étonnons plus qu'elle vous rattrape aujourd'hui, alors...

Écrit par : nicolas, étonnée | 10 octobre 2009

"Il y en a beaucoup, sur ce blog, qui ont fait du tourisme sexuel?"

Ça encore, ce n'est rien. Il y a bien pire.

Écrit par : dugong | 10 octobre 2009

"Et maintenant que vous entamez votre journée, la mienne s'achève" Cadichon.

Manière de nous confesser que vous êtes toujours en avance dans vos "analyses". ?

Ce qui revient d'ailleurs à les qualifier : systématiquement à l'Ouest.

Écrit par : dugong | 10 octobre 2009

Very funny !
JPB
PS. Cela dit, je suis totalement d'accord avec FG, et quelques autres. Notre vie à tus a-t-elle toujours été si limpide que ça ? Si nous étions aux USA? arriverions-nous à faire une carrière politique sans qu'un fouineur ou un autre nous ressorte quelque histoire oubliée ?
Je suis assez content de vivre dans un pays latin (l'Italie est du même tonneau) qui a de la mansuétude pour les errements de jeunesse — ou de vieillesse, dans le cas de Berlusconi : les jeunettes, c'est de son âge…

Écrit par : brighelli | 10 octobre 2009

« THEIR way? »
Meles | 10 octobre 2009

« ""THEIR way """
La faute était tellement évidente que je n'avais pas répondu certaine que tous les "vrais" anglophones du blog se précipiteraient, mais je me dévoue, devant leur silence qui ne m'étonne pas... »
Cadichon | 10 octobre 2009

Elle est trop forte, cadichon, moi j'vous dis.

Écrit par : Tailleboudin | 10 octobre 2009

La nature est ainsi faite que l'être humain a la tête au dessus * de son sexe.

C'est bien là l'éternel problème : il peut penser et justifier en même temps.

* verticale orientée par la gravité

Écrit par : dugong | 10 octobre 2009

"« ""THEIR way """
La faute était tellement évidente..."
"Et maintenant que vous entamez votre journée, la mienne s'achève"

Jet lag à cause du "british their ways" ?

Écrit par : dugong | 10 octobre 2009

Ecrire, "je t'aime oigne" vous fait rattraper un jour ou l'autre par la Justice.

Écrit par : dugong | 10 octobre 2009

La nomination d'Obama justifiée par Elie Wiesel sur France Cul (infos de 7h). Très drôle...

Ecrit par : dugong | 10 octobre 2009

...puis sur France Info, il y a quelques instants.
De l'art de matraquer les esprits...
C'est tout de même un peu étonnant, autant de langue de bois venant de sa part. Dit-il vraiment ce qu'il pense, ou bien uniquement ce qu'on attend de lui ?

Écrit par : mihailovich | 10 octobre 2009

CHRONIQUE D'UNE SECONDE HORRIFICQUE :

Le Prof : Dire, par exemple : "Pierre qui roule n'amasse pas mousse ", c'est dire un...?
Les Horrificques : ...Heu ?
Un Horrificque : Un proverbe ?
le Prof (ravi) : OUIIIIII !
Le Prof (dubitatif) : Vous en connaissez d'autres ? pensez à La Fontaine...
Les Horrificques : [.....]
Le Prof, lassé : Eh bien par exemple "Un tien vaut mieux ,etc."
Une Horrificque : Ah ouais ! C'est ça ? J'en connais plein...
Le Prof (confiant) : Ah oui ? Cite m'en un.
L'Horrificque : "Femme à lunettes, femme à quéquettes"

Je savais que ça vous plairait. Je reviendrai.

Je suis très, très fatigué.

Écrit par : Garafignoux | 10 octobre 2009

A propos d'une autre affaire, il déclare: "C'est dégueulasse [d'y revenir]." Est-ce le langage d'un "ministre"?

Ecrit par : Jean | 10 octobre 2009

On ne va pas en plus virer Fadela Amara !

Et s'il faller faire démissionner tous les politiques qui ont dit des mots grossiers en public, alors là on n'a carrément plus d'institutions qui fonctionne.

Écrit par : Jeremy | 10 octobre 2009

"Très instructif le débat Finkie-Michaud, deux philosophes dont seul le second fait une analyse pertinente, car il a compris que la problématique n'avait pas à être placée sur le plan moral (il n'est donc pas question ici de péché) mais dans le cadre juridique, hors duquel on tombe dans le piège, [...] Il a commis des délits punis par la loi. [...]"

Si c'est un problème juridique, il y a des gens dont le métier est d'être juge. La France est tout à coup emplie de millions de procureurs et de juges individuel pour un seul suspect déclaré coupable sans enquête par Hamon, Marine Le Pen et Cadichon.

Quand on accuse quelqu'un, qui n'a pas été condamné, d'être un délinquant (c'est-à-dire d'avoir fait un délit), on n'entre pas en plein dans la définition de la diffamation ?

Écrit par : Jeremy | 10 octobre 2009

Si elle fait la cuisine comme elle chante, je plains son mari.
Ecrit par : Manu | 10 octobre 2009

Que voilà donc une remarque qu'elle est pas misogyne du tout !
Vous auriez pu parler des chemises mal repassées et de la poussière persistante, je ne vois pas pourquoi vous vous limitez volontairement à la cuisine, Manu.

Ecrit par : nicolas | 10 octobre 2009

:D

Nicolas, j'adore votre message :)

Écrit par : Jeremy | 10 octobre 2009

"Tu n'invoqueras pas en vain le nom du Seigneur" dit l'Ancien testament. Alors, Guy Morel, prenez garde, vous vivez dangereusement!

"Pardonnez-leur, Seigneur, car ils ne savent pas ce qu'ils font", ces Français soumis toute leur scolarité à une réécriture de l'histoire dont GM est ici l'illustrateur principal.

Écrit Cadichon.

Pour illustrer encore, les références d'un petit texte :
Marx : Théories sur la plus-value p 188/190
[4. Comment l'économie politique bourgeoise vulgaire définit le travail productif]
où on peut lire ceci qui est peut être de nature à nous faire redescendre du ciel de l'histoire des idées :
"L'économie politique, à sa période classique, tout comme la bourgeoisie à l'époque où elle est une parvenue, se montre sévère et critique vis-à-vis de l'appareil d'Etat,
etc. Par la suite elle comprend et apprend par expérience -ce qui se révèle aussi dans la pratique -que de sa propre organisation surgit la nécessité de la combinaison sociale de tout“ ces classes, pour une part totalement improductives, dont elle a hérité."

Écrit par : guy morel | 10 octobre 2009

Ce matin sur France inter , pour un ouvrage qui tombe à point.
http://www.decitre.fr/livres/La-Cite-perverse.aspx/9782207261200

Moi, j'ai été écoeurée par "Finkie" sur FI, mais cela fait longtemps qu'il déraille quand il ne parle pas de littérature.

Écrit par : retraitée | 10 octobre 2009

Elle ne fera p-ê pas la cuisine, ni ne repassera de chemises, mais il y a fort à parier qu'elle va cesser de chanter!

Écrit par : retraitée | 10 octobre 2009

A propos de l'annonce de Sarko de mardi prochain : je crains fort que son discours n'ait pas exactement dans le même sens que celui de Maisons-Alfort (ça remonte à loin, n'est-ce pas Robin ? ;-))

Ecrit par : mihailovich | 09 octobre 2009

"Les promesses réjouissent les fous et les enfants et n'engagent que ceux qui y croient."

Écrit par : Robin | 10 octobre 2009

Si on devait faire démisionner tous les ministres qui ont passé des nuits tarifées avec de jeunes adultes, garçons ou filles, on n'aurait plus personne. Mais tous n'ont pas publié un récit littéraire dans lequel ils en parlent.

Ecrit par : Jeremy | 10 octobre 2009
N'exagérons pas ! C'est à peu près aussi idiot et populiste que de répandre le bruit que tout politicien est par essence foncièrement malhonnête.

Écrit par : Dobolino | 10 octobre 2009

Bonjour

Je suis légèrement en retard puisque je réponds maintenant à un post d'avril 2009 ( mea-culpa) et à une promesse* que j'avais faite au congrès du SNALC-Aquitaine : expliquer un peu ce qu'était la "Théorie"du camp " qui me permettait de dire que l’analyse de JPB et de bien d’autres - notamment sur le rôle de l’égalitarisme - traduisait « à la fois une naïveté et une erreur politique ».
Je me base sur un texte de 2001 – qui mériterait d’être remis à jour - :
« Je voudrais en rajouter une louche »
http://michel.delord.free.fr/rajouter_louche-2001.pdf

En plus, le fil ‘Finkie’ convient , puisque j’en parlais en 2001 :-)
Bonne lecture.

Michel Delord

*J’avais fait une autre promesse lors de ce congrès du SNALC qui était de répondre à la question « Comment concevoir une stratégie » ? » en tenant compte de la réalité de ce que désigne « la théorie du complot » même si cette formulation semble vouloir dire qu’il suffirait de supprimer quelques comploteurs – marxistes selon certains ou antimarxistes selon d’autres – pour résoudre tous les problèmes.



* J'en avais fait une autre

Écrit par : Michel Delord | 10 octobre 2009

N'exagérons pas ! C'est à peu près aussi idiot et populiste que de répandre le bruit que tout politicien est par essence foncièrement malhonnête.

Ecrit par : Dobolino | 10 octobre 2009

Il est bien connu que les espèces sont volatiles, par essence!

Et nos politiques les aiment beaucoup!

Tiens, bonjour au fait!

Écrit par : Merlemocoeur | 10 octobre 2009

... Ceci dit, le même individu est parfaitement capable de vous dire poliment bonjour, d'attendre sagement qu'on lui dise de s'assoir et de se mettre à cracher partout (en entrant ou en sortant) en s'arrangeant pour ne pas être pris sur le fait. Le savoir, ça s'appelle l'expérience et ça permet de relativiser tous les discours de Maison-Alfort... Et de se méfier de ceux qui les prononcent.

Écrit par : Robin | 10 octobre 2009

Surprise : Obama, Prix Nobel de la Paix, Prix Nobel de l'Espoir ... car tout reste à faire.

Ecrit par : Marilyse | 09 octobre 2009

Prix Nobel de la promesse et de la parlote, plutôt.
C'est un peu comme de payer un gamin pour qu'il assiste aux cours : peu importe qu'il travaille et qu'il en tire quelque chose.
Lamentable.

Écrit par : yann | 10 octobre 2009

Cela fait penser aux trophées que les chasseurs accrochent dans leur salle de séjour au-dessus de la table à manger !

Au XIXème siècle on avait Jules Gérard le chasseur de lions qui a servi de modèle à Tartarin de Tarascon ...

Écrit par : iPidiblue tartarinade | 10 octobre 2009

Surprise : Obama, Prix Nobel de la Paix, Prix Nobel de l'Espoir ... car tout reste à faire.

Ecrit par : Marilyse | 09 octobre 2009

Prix Nobel de la promesse et de la parlote, plutôt.
C'est un peu comme de payer un gamin pour qu'il assiste aux cours : peu importe qu'il travaille et qu'il en tire quelque chose.
Lamentable.

Ecrit par : yann | 10 octobre 2009

Et l'abandon du projet d'installation des systèmes ABM en Pologne et en Tchéquie, annoncé par Obama, ce n'est pas une sage décision extrêment importante qui vaut bien une médaille?

Écrit par : buntovchik | 10 octobre 2009

L'Horrificque : "Femme à lunettes, femme à quéquettes"

Je savais que ça vous plairait. Je reviendrai.

Je suis très, très fatigué.

Ecrit par : Garafignoux | 10 octobre 2009

Ça se comprend. Mais merci pour l'éclat de rire.

Écrit par : yann | 10 octobre 2009

ce n'est pas une sage décision extrêment importante qui vaut bien une médaille?

Ecrit par : buntovchik | 10 octobre 2009

En chocolat, alors (je précise que ce n'est pas une allusion raciste ;o)).
Après tout, Woodrow Wilson a bien eu le prix pour la création de la Société des Nations, dont l'efficacité a été bien connue.
Le problème du Nobel de la paix, c'est qu'il n'a aucun recul historique (les autres Nobel en ont parfois beaucoup trop, avec des prix attribués des décennies après les découvertes).
(Société des nations fondée le 28 juin 1919, prix attribué la même année)

Écrit par : yann | 10 octobre 2009

Si on devait faire démisionner tous les ministres qui ont passé des nuits tarifées avec de jeunes adultes, garçons ou filles, on n'aurait plus personne. Mais tous n'ont pas publié un récit littéraire dans lequel ils en parlent.

Ecrit par : Jeremy | 10 octobre 2009
N'exagérons pas ! C'est à peu près aussi idiot et populiste que de répandre le bruit que tout politicien est par essence foncièrement malhonnête.

Ecrit par : Dobolino | 10 octobre 2009

Ben non mais ça n'a rien à voir avec le fait qu'ils soient politiques ou non : la propension à aller voir des prostitué(e)s doit être la même chez les politiques que dans toute catégorie de personnes fortunées et aimant le pouvoir, non ?

Écrit par : Jeremy | 10 octobre 2009

Notre vie à tus a-t-elle toujours été si limpide que ça ?
Ecrit par : brighelli | 10 octobre 2009

Ben, OUI !

http://www.youtube.com/watch?v=sZgiZ1YHeUU&feature=PlayList&p=A8CDC7A63700C1FE&playnext=1&playnext_from=PL&index=44

Écrit par : Amélie | 10 octobre 2009

Qui se souvient de l'affaire "Rose bonbon", avec pour bandeau "amours mineures" (2002), roman de Nicolas Jones-Garlin (qui n'a plus rien publié depuis, grillé le mec, je suppose; ça me rappelle aussi Nicolas Genka et son "Epi monstre", 1961, que j'avais beaucoup aimé lorsque le livre a pu reparaître, il y a quelques années, grillé, lui aussi, et mort en janvier de cette année)?

Voici ce qu'en ont dit, je ne sais quand, Finkielkraut et Onfray (http://www.psychologies.com/Culture/Philosophie-et-spiritualite/Savoirs/Interviews/Michel-Onfray-Alain-Finkielkraut-La-fin-du-tout-est-permis2):

Face à la pédophilie de certains éducateurs laïques ou religieux, les parents s’angoissent et le corps social s’indigne. Certains veulent en faire un crime à part qui justifierait, par exemple comme en Grande-Bretagne, de rendre publique la liste des pédophiles condamnés ou chez nous de censurer des ouvrages comme “Rose bonbon”, de Nicolas Jones-Gorlin. Faut-il aller jusque-là ou considérer que l’arsenal législatif est suffisant ?

A. F. : « Lorsqu’un homme est condamné à mort à l’unanimité, il faut immédiatement le relâcher », disait le Talmud. Les phénomènes d’unanimisme social doivent être accueillis avec méfiance. Aujourd’hui, comme hier. Il y a eu une époque – celle des années 70 – où le désir de tous était absolument légitimé et où l’on aurait eu honte de trouver à redire aux attitudes pédophiles. Et, quelques années plus tard, la même opinion fait du pédophile le criminel absolu. La sévérité vaudrait mieux que la complaisance, si elle n’était aussi grégaire et réfractaire aux distinctions. Imaginons que “Lolita” de Nabokov soit publié maintenant : il aurait les mêmes ennuis que l’auteur de “Rose bonbon”, et son éditeur sans la moindre hésitation retirerait le livre de la vente. Il faut aussi savoir que des gens aujourd’hui se suicident, parce qu’ils sont accusés de pédophilie. C’est parce que la violence sur les enfants est insupportable qu’il faut redoubler de scrupules et distinguer entre les comportements. Ce qui nous a manqué au XXe siècle, et ce qui nous manque toujours, c’est cette sagesse pratique, ce discernement, ce que les Grecs appelaient "la prudence".

M. O. : Je ne pense pas que quand quelqu’un est condamné à mort à l’unanimité, il faut le relâcher. On condamnerait à mort à l’unanimité Hitler aujourd’hui, ce ne serait pas une raison de le libérer. Je trouve pour ma part que la pédophilie est le crime des crimes, une violence infligée aux plus pauvres des pauvres que sont les enfants. D’autant qu’il existe une tolérance considérable envers ceux qui se cachent derrière leur statut social de prêtre, d’éducateur, de pédagogue, de psychologue, ou de toute autre profession qui facilite l’accès aux enfants. J’ai du mal à mettre en avant l’idée que deux ou trois personnes se suicident, alors que des milliers d’autres ont une existence de morts vivants, parce qu’on les a violentés pendant des années pour tâcher de penser cette question… On ne s’intéresse pas assez à la construction du pédophile, à cette société qui fabrique les indigences et les misères sexuelles avec lesquelles on fait un pédophile – après quoi cette même société reproche à ces pédophiles de l’être, comme elle fabrique des pauvres et des miséreux à qui elle reproche ensuite de voler.


Je copie-colle le reste de l'entretien:

Michel Onfray, Alain Finkielkraut : « La fin du tout-est-permis »

Faut-il sévir contre les élèves qui insultent leurs professeurs ? Interdire la prostitution et la pornographie à la télévision ? Le fait que ces questions soient à l’ordre du jour montre que le vent a tourné. Notre société semble vouloir revenir aux valeurs que Mai 68 avait cru pouvoir balayer d’un slogan : “Il est interdit d’interdire.” Assistons-nous à une réaction salutaire aux dérives de la morale ou vivons-nous un accès de fièvre réactionnaire ?

Propos recueillis par Hélène Mathieu et Jean-Louis Servan-Schreiber


VIOLENCE A L’ECOLE
Psychologies : Souvent les enseignants se sentent traqués par leurs élèves. Or, c’est à eux, en priorité, que l’on demande de transmettre les valeurs de travail et de civisme. Faut-il mettre en place un “délit d’outrage à enseignants” pour leur montrer qu’ils sont à nouveau respectés par le corps social, les familles et leurs élèves ?

Michel Onfray : Cela fait partie de la démagogie gouvernementale du moment de laisser croire que l’on peut punir des élèves pour délit d’outrage à enseignants. On évite de poser le problème de la raison de l’incivisme à l’école. Le lycée est resté napoléonien comme si rien n’avait bougé, rien n’avait changé. Or, c’est un lieu dans lequel on doit pouvoir repenser les relations entre professeurs et élèves, entre les élèves entre eux, entre l’administration et les élèves… La répression, c’est ce à quoi aspirent certains élèves en quête de sens et que leur désorientation intellectuelle conduit à la provocation. Ils créent les occasions d’être rejetés par une école qui déjà les rejettent, afin de pouvoir dire qu’ils ont raison de détester cette école. La mission pédagogique va au-delà de la transmission du savoir, elle pourrait permettre d’accueillir, d’écouter, de comprendre des enfants qui ont des difficultés considérables à exister dans cette société. La réponse aux malaises ne peut pas être dans le tribunal. D’autant que l’école dispose déjà des moyens de se faire respecter. Les colles, les conseils de discipline, les avertissements existent. Pour légitimer l’installation d’un système répressif, il faut laisser croire qu’on est dans un état de guerre…

Alain Finkielkraut : Il faut savoir que ceux qui, à l’école ou hors de l’école, se livrent à des actes dits publiquement "d’incivilité" ont parfaitement intériorisé le discours des causes : ils se défaussent savamment de leurs responsabilités, ils vous disent tout de suite qu’ils sont ainsi du fait de la précarité, de l’exclusion, du chômage. Ils sont les sociologues d’eux-mêmes. Ce qui arrive aux enseignants dans un certain nombre de classes, arrive aussi aux arbitres sur les terrains de football. Qu’est ce que vous allez faire si des adolescents se vengent sur l’arbitre, lorsqu’ils sont mécontents de la décision ? Vous allez traiter les causes ? Non, vous allez les punir pour ne pas avoir respecté les règles minimales de la vie en société. Je ne considère pas que cette punition de délit d’outrage à enseignants soit une solution, mais je pense qu’il est légitime, dans l’état actuel des choses, de porter secours à des enseignants exposés à des violences inouïes.

[...]

PROSTITUTION
Plusieurs lois ou propositions récentes des deux majorités qui se sont succédé vont vers une répression, un encadrement ou une pénalisation accrus de la prostitution. Sont-elles dans l’intérêt des femmes ou de la moralisation de la société ? Portent-elles atteintes aux libertés individuelles ?

A. F. : Il y a des propositions qui vont non seulement vers la pénalisation, mais aussi vers l’interdiction pure et simple de la prostitution. Bernard Tapie la réclame : moins vertueux que lui, je demanderai encore une fois que l’on sache faire la différence entre les femmes albanaises réduites en esclavage et les femmes qui préfèrent se prostituer plutôt que d’être caissière de supermarché. Kant parlait du « bois tordu dont est faite l’humanité ». Il ne nous revient pas de redresser ce bois tordu.

M. O. : L’alternative n’est pas entre caissière ou prostituée, elle est dans le fait que nous sommes dans une civilisation où l’on n’existe que si l’on a de l’argent. On ne dit jamais aujourd’hui pourquoi les choses se passent, mais toujours comment elles se passent, on les raconte, on les montre. Voilà des femmes qui sont obligées de se droguer pour se prostituer, et qui se prostituent pour avoir l’argent qui leur permet de vivre dans une société où tout se vend et s’achète et où les occasions d’être pauvre sont plus nombreuses que celles d’être riche.

PORNOGRAPHIE A LA TELE
Le CSA propose l’interdiction de tous les films X à la télévision. Est-ce justifié, compte tenu de l’impossibilité de contrôler l‘âge de ceux qui vont les visionner ? Le risque que les cassettes hard servent d’éducation sexuelle à beaucoup de jeunes justifie-t-il les inquiétudes actuelles et des mesures nouvelles que certains assimilent à une censure ?

M. O. :Que l’on contrôle, que l’on rende difficile pour les enfants l’accès à la pornographie à la télévision, certes, mais par ailleurs que les parents et éducateurs soient capables de leur expliquer, par une éducation sexuelle digne de ce nom pourquoi certaines sexualités sont défendables et d’autres non, et pourquoi la pornographie en est seulement l’une des modalités. Je défends toutes les sexualités à partir du moment où les partenaires sont consentants. Si les adolescents la conçoivent à partir de la pornographie et uniquement, c’est moins à cause de la télévision qu’à cause de l’impéritie des adultes englués dans leurs inhibitions, qui n’ont pas expliqué qu’il existait d’autres façons d’appréhender le corps de l’autre.

A. F. : Censurer la pornographie à la télévision, ce n’est pas retomber dans l’ordre moral, c’est combattre l’accablante préemption de l’image sur l’apprentissage et sur l’imagination. Des enfants sont confrontés à des images crues, précises, détaillées de la sexualité avant d’avoir eu tout rapport sexuel. Etant donné le caractère particulier de ce média – la télévision s’adresse à tous, c’est un meuble familial –, il faut prendre vis-à-vis de lui un certain nombre de protections particulières. J’ajoute qu’il y a un lien évident, et il faut être presque amoureux du désastre pour ne pas le voir, entre les violences sexuelles qui se répandent aujourd’hui et la sexualité immédiate de la pornographie. Les tournantes, c’est l’utopie pornographique d’une disponibilité des corps, prise au mot.

HOMOPARENTALITE
L’adoption d’enfants par des couples de même sexe est réclamée par des associations de défense des droits des homosexuels. La plupart des psys et des associations familiales sont réservés sur les résultats éducatifs d’une telle situation pour les enfants concernés. Y voyez-vous un conflit entre les droits des enfants et les droits des homosexuels ? Lesquels doivent primer ?

A. F. : Je crois qu’il ne nous appartient pas, en dépit de la possibilité que la technique nous ouvre, de construire une nouvelle humanité. Par conséquent, je ne suis pas favorable à l’adoption des enfants par les couples homosexuels. Imaginons qu’elle se fasse, ces enfants n’auraient pas les mêmes repères, ils ne se reconnaîtraient pas, notamment dans la culture dominante. Et très vite d’autres revendications succéderaient à celle-là, comme de devoir écrire de nouveaux contes pour enfants, parce qu’ils seraient exclus de la culture. Il faudra donc modifier notre culture et notre passé précisément pour les intégrer. A peine libérés des illusions totalitaires, nous voici engagés dans la dynamique irresponsable de construction d’un homme nouveau.

M. O. : Moi, je suis pour. Pourquoi pratiquer des discriminations sexuelles au nom de la nature, si des évolutions juridiques permettent plus d’équité ? L’homme, la femme et l’enfant, ce n’est pas forcément ce qu’il y a de mieux pour produire un équilibre ou une identité. C’est l’amour qui fait l’essentiel, la tendresse, l’affection, la proximité, la douceur, la prévenance, toutes valeurs qu’il est évidement possible de pratiquer dans un couple homosexuel. Quand j’étais à l’école, il y avait un fils de divorcé que l’on montrait du doigt comme un pestiféré, aujourd’hui, dans cette même école, les enfants de non-divorcés sont parfois minoritaires. Laissons au temps le soin de faire évoluer les mentalités. Bien sûr, il y aura des années difficiles pour les enfants d’homosexuels. Mais l’on peut imaginer une société qui acceptera un jour ce fait comme une évidence, et pourquoi n’écrirait-on pas des contes pour enfants à destination des enfants de couples homosexuels ? A défaut de paraître mortelles, les civilisations sont susceptibles d’évoluer…

CLONAGE
Au nom de la liberté de la science d’explorer toutes ses frontières, certains scientifiques affirment que, tôt ou tard, le clonage humain se fera et que l’on n’arrête pas le progrès. D’autres, comme Axel Khan, n’hésitent pas à dire que ce serait un crime d’interférer avec le destin d’êtres pensants et doués d’une sensibilité autonome. Peut-il y avoir un juste milieu dans de tels débats ?

M. O. : Le clonage cristallise l’ensemble des angoisses et des peurs concernant les biotechnologies contemporaines. Une meilleure connaissance de la génétique devrait permettre d’éviter de confondre clonage thérapeutique et clonage d’identité absolu. Cloner, ça veut dire quoi ? Ça veut dire fabriquer un individu au patrimoine génétique identique, certes, mais la génétique ne fait pas tout. Ce que je suis aujourd’hui est le produit d’une interaction entre mes gènes, mon milieu, mon époque, mes parents, mon éducation, les gens que j’ai rencontrés ou non, mes chances et malchances, etc. L’idée que l’on pourrait aujourd’hui fabriquer des individus complètement identiques est un fantasme. La diversité sera évidemment respectée malgré le clonage… Il n’y a par ailleurs aucun intérêt à cloner des individus pour le plaisir de cloner. En revanche, la possibilité de cloner des cellules qui permettraient de réparer le corps humain malade ou blessé est une vraie révolution qui fera basculer la médecine dans une autre ère.

A. F. : Ce ne sont pas toujours des gens ignorants qui réclament l’interdiction du clonage, ce sont souvent de grands généticiens comme Axel Kahn ou Jacques Testart. Ils s’inquiètent de voir transférer aux individus un pouvoir qui pouvait relever autrefois, sous les régimes totalitaires, de l’Etat. Je partage leur inquiétude. La liberté des hommes se retourne contre leur humanité et il faut tenter, si c’est possible, de fixer des limites. Ce que réclame Axel Kahn, c’est le droit pour chaque individu d’être une énigme à ses propres yeux. Et l’on ne peut pas se consoler en se disant que le « cloné » ne ressemblera pas au « cloneur ». S’il est vrai qu’il lui ressemblera physiquement trait pour trait, c’est déjà une situation tout à fait inquiétante qui consiste à se voir exactement dans le visage de celui qui est à la fois son jumeau et son géniteur. Pouvons-nous préserver notre humanité de l’exercice de notre liberté ? Nous voici donc peut-être en proie à une liberté destinale, parce que nous ne pouvons rien faire contre elle. Je reste sur cette remarque suspensive et inquiète.

Pour conclure ce débat ?
M. O. : Je ne vais pas conclure bêtement que l’on est d’accord, il y a des différences essentielles entre nous. Mais l’on croit tous les deux à une morale, à une vertu, à la nécessité de ne pas transgresser, de transmettre des valeurs, une règle. Pas forcément les mêmes vertus et les mêmes valeurs. Mais l’on a trop souvent réduit mon travail à l’hédonisme, à une espèce de nihilisme généralisé sans foi ni loi, une espèce de jouissance avec autrui, sans autrui, malgré autrui, ou contre autrui, et j’ai toujours dit au contraire que cela supposait une éthique du souci de l’autre et de la prévenance.

A. F. : Je rejoindrai Michel Onfray au moins sur le mot « prévenance ». Mais, là où peut-être nous divergeons, c’est que je crois que les individus ne sont pas innocents et je ne crois pas le pouvoir toujours coupable. L’innocence est à conquérir. Cela me rappelle une phrase de Levinas, admirable dans sa simplicité : « Ma liberté n’a pas le dernier mot, je ne suis pas seul. »

Écrit par : Pendariès | 10 octobre 2009

Mes enfants, il n'y a plus de jeunesse mais il n'y a plus d'âge mûr non plus !

Dépêche AFP :

Après plusieurs mois d'enquête visant à démanteler un réseau de trafic de cocaïne dans les milieux aisés de Caen (Calvados), cinq personnes ont été mises en examen pour "trafic et usage de stupéfiants", et deux ont été écrouées, a-t-on appris de source judiciaire. Depuis le début de la semaine, une quinzaine de personnes avaient été interpellées, parmi lesquelles un responsable d'une agence immobilière, le patron d'un restaurant branché, un médecin hospitalier, un commercial ou encore un ex-patron de bar de Caen.

Selon les enquêteurs du Groupement d'intervention Régional (GIR), la drogue circulait à 50 euros le gramme dans des milieux aisés, chez des notables mais surtout lors de soirées festives. Au cours des perquisitions, plusieurs kilos de cocaïne ont été saisis mais aussi des voitures de luxe comme des Jaguar ou des Porsche.

Écrit par : iPidiblue université populaire à Caen cocaïnisée | 10 octobre 2009

Je ne voudrais pas avoir l'air mauvaise langue mais la ville de Caen où officie Michel Onfray devrait être la plus morale de France, non ? Et si demain on découvre que des élèves de l'X qui ont comme prof Alain Finkielkraut se dopent à l'ectasy, au viagra, au Red Bull etc ? Et même trichent aux examens ? Horresco referens ... on me répliquera qu'il n'est nul besoin de tricher aux examens de philo étant donné qu'on peut y raconter n'importe quoi, cela passe comme lettre à la poste !

Une curiosité, combien parmi les honorables enseignants qui fréquentent le blog de l'honorable JPB ont déjà truqué un exam ?

Écrit par : iPidiblue ou nul n'est prophète en son pays ! | 10 octobre 2009

A. F. : « Imaginons que “Lolita” de Nabokov soit publié maintenant : il aurait les mêmes ennuis que l’auteur de “Rose bonbon”, et son éditeur sans la moindre hésitation retirerait le livre de la vente."

Cité par Pendariès

"Lolita" a été refusé par tous les éditeurs américains, et a été édité en version originale à Paris, ville de stupre et de fornication ;o)

Écrit par : yann | 10 octobre 2009

Une curiosité, combien parmi les honorables enseignants qui fréquentent le blog de l'honorable JPB ont déjà truqué un exam ?
Ecrit par : iPidiblue ou nul n'est prophète en son pays ! | 10 octobre 2009

pas moi, mais posez la question à Darcos!

Écrit par : retraitée | 10 octobre 2009

"formal requests for relief of the situation had made its way back to Earth"

THEIR way?

Ecrit par : Meles | 10 octobre 2009
---
Oui ! Quand j'ai fait lire ce texte à un ami professeur d'anglais, cette faute lui a échappé alors que je lui avais dit qu'il y en avait une. Il en a été de même avec ma fille qui vit en Angleterre depuis 1991 ! Tous deux ont été assez mortifiés de ne l'avoir pas vue... :-(
Mais si elle a échappé à Asimov, on peut pardonner ceux qui ne la voient pas. :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 10 octobre 2009

Puis-je apporter ma propre vision des choses ?
Michel Onfray et Alain Finkielkraut sont deux Tartarins gonflés comme des outres du bruit de leurs exploits ... à les en croire l'un a inventé le monde nouveau dans son marc de café et l'autre l'a dénoncé en relisant le Talmud !

Bof ! Qu'on leur donne un prix Nobel de l'autosatisfaction, il doit bien en rester un qui traîne au fond des placards suédois et norvégiens ...

Écrit par : iPidiblue tartarinades philosophiques | 10 octobre 2009

Une curiosité, combien parmi les honorables enseignants qui fréquentent le blog de l'honorable JPB ont déjà truqué un exam ?
Ecrit par : iPidiblue ou nul n'est prophète en son pays ! | 10 octobre 2009

pas moi, mais posez la question à Darcos!

Ecrit par : retraitée | 10 octobre 2009

Ou à C. A. ...

Écrit par : Marilyse | 10 octobre 2009

[*J’avais fait une autre promesse lors de ce congrès du SNALC qui était de répondre à la question « Comment concevoir une stratégie » ? » en tenant compte de la réalité de ce que désigne « la théorie du complot » même si cette formulation semble vouloir dire qu’il suffirait de supprimer quelques comploteurs – marxistes selon certains ou antimarxistes selon d’autres – pour résoudre tous les problèmes.

* J'en avais fait une autre
Ecrit par : Michel Delord | 10 octobre 2009 ]

Mail manifestement parti trop tôt.

Donc je continue : j’ai publié hier à http://michel.delord.free.fr/seducmarx2009.pdf une mise à jour - grammaticale ? - d’un texte « Les sciences de l’éducation et Marx » écrit et publié en 1999 [0], texte qui servait de conclusion-présentation de textes de Marx et du mouvement ouvrier jusqu’aux années 1920 [1].

Ce texte ne parlait que ‘secondairement’ des ‘Sciences de l’Education’ et, s’il visait aussi à se démarquer de ‘l’écologie de croissance’, il visait surtout, en exhibant favorablement quelques thèses fondamentales du marxisme dont personne ne connaissait plus l’existence, à casser la fausse opposition marxiste / antimarxiste telle qu’elle se présentait à l’époque et depuis 70/80 ans.

Il était effectivement utile utile de casser ce ron-ron dans lequel on essayait vainement de savoir exclusivement si 3+3 était égal à 5 ou à 7 sans pouvoir même envisager que le résultat puisse être 6.: par exemple les ‘marxistes’ - PC , trotskystes - se réclamaient des nationalisations et de l’étatisme tandis que les antimarxistes – type Cadichon [2] – étaient censés s’ y opposer. Et si Marx n’était pas étatiste, cette opposition creuse disparaissait. Mais elle a la vie dure, apparement.

C’est donc pour cela que j’ai publié en 1998 un certain nombre de documents et notamment le texte tiré des « Théories sur la plus-value » cité supra par Guy Morel, texte dont il faut remarquer que, onze ans après, il n’est publié, sur tout internet , que sur mon site [3].

A mon sens nous abordons une période où les grands textes de l’humanité et le débat sur ceux-ci vont reprendre leur importance – les thèses de M. Sarkozy, Mme Aubry, M. Finkelkraut ou M. Bayrou, bien qu’ils aient successivement émus le blog et son prporpriétaire, en font-elles partie – et l’on ne peut donc que se réjouir que, par exemple, le Point publie comme d’autres des Hors-series consacré à Marx, au textes fondamentaux du libéralisme, à la pensée chinoise etc ….


Michel Delord


[0] Dont le texte original de 1998 - dans lequel figure le texte de Marx cité supra par Guy – texte original qui est à http://michel.delord.free.fr/bibli1998/seducmarx.html

[1] Ce recueil de textes, déjà signalé sur le blog, est à http://michel.delord.free.fr/bibli1998/

[2] Tant qu’à faire , je préfère un certain nombre de textes de Philippe Nemo qui, bien qu’à mon avis critiquables, tiennent beaucoup mieux la route. Mais il semble que les opposants à Cadichon ne les aient pas lu …

[3] En ce sens, il serait judicieux d’en signaler l’adresse et le contexte de publication (qui n’est pas seulement une réponse à Cadichon mais aussi à tous ceux qui n’ont pas prix clairement* contre le stalinisme).
*Par clairement , je veux dire que certaines positions réputées « antistaliniennes » le sont profondément.

Écrit par : Michel Delord | 10 octobre 2009

Une curiosité, combien parmi les honorables enseignants qui fréquentent le blog de l'honorable JPB ont déjà truqué un exam ?
Ecrit par : iPidiblue ou nul n'est prophète en son pays ! | 10 octobre 2009

pas moi, mais posez la question à Darcos!

Ecrit par : retraitée | 10 octobre 2009

Darcos ne va pas dénoncer les petits copains ! Même s'il n'est plus à l'EN ...

En fait il y a deux façons de truquer un examen, à son propre profit évidemment mais aussi quand on est professeur ou corps enseignant tout entier ! Vous le savez fort bien puisque dans les jurys de bac on vous demande systématiquement de relever les moyennes pour obtenir un certain pourcentage de réussite.
Il y a aussi le cas fameux où l'on fait semblant de rechercher publiquement un homme pour un poste précis, les candidats s'y précipitent, mais les jeux sont faits auparavant et le poste était déjà pourvu par les gens qui détenaient le pouvoir.
On a un exemple récent et flagrant avec le petit Jean sarkozy qui monte tous les échelons de la vie politique à toute allure ...
Les formes de tricheries sont si variées qu'il faudrait être un philosophe d'une force beaucoup plus grande que la mienne pour en faire tout le tour.

Écrit par : iPidiblue que tout n'est qu'usage et mésusage des apparences | 10 octobre 2009

Et l'abandon du projet d'installation des systèmes ABM en Pologne et en Tchéquie, annoncé par Obama, ce n'est pas une sage décision extrêment importante qui vaut bien une médaille?

Ecrit par : buntovchik | 10 octobre 2009


A mon sens, c'est surtout un terrible aveu de faiblesse car il n'a rien obtenu de concret en échange.
- ni sur la scandaleuse coopération nucléaire avec l'Iran qui se poursuit en toute impunité,
- ni sur les ambitions "impériales" de la nouvelle Russie qui retrouve ses vieux démons ( chantage énergétique tous azimuts, provocations militaires...)
- et pas davantage sur la situation des droits de l'homme.
Les Tchétchènes sont toujours dans les chiottes, les membres des organisations luttant pour les droits de l'homme se font canarder en pleine rue et Khodorkovski croupit du côté de Tchita.

Écrit par : mihailovich | 10 octobre 2009

Si elle fait la cuisine comme elle chante, je plains son mari.
Ecrit par : Manu | 10 octobre 2009

Que voilà donc une remarque qu'elle est pas misogyne du tout !
Vous auriez pu parler des chemises mal repassées et de la poussière persistante, je ne vois pas pourquoi vous vous limitez volontairement à la cuisine, Manu.

Ecrit par : nicolas | 10 octobre 2009


Je ne vois pas pourquoi elle ne ferait pas la cuisine (j'en fait bien, moi).Je n'ai pas de problème avec ça. C'est vous qui en avez un en utilsant un pseudo de garçon, ce que j'ai toujours trouvé du dernier ridicule.

Non, les hommes ne sont pas les égaux des femmes (pas toujours à leur avantage d'ailleurs). Ras-le-bol de l'égalitarisme et du politiquement correct.

Un jour on redécouvrira peut-être que les hommes ne sont pas des femmes et vice-versa.

Écrit par : Manu, un homme, un vrai (enfin presque) | 10 octobre 2009

ipidiblue a écrit : "Vous le savez fort bien puisque dans les jurys de bac on vous demande systématiquement de relever les moyennes pour obtenir un certain pourcentage de réussite."

Faux. Du moins en sciences physiques.

Dans ma (trop) longue carrière, je n'ai jamais eu de pression pour relever mes notes.

Lorsque vous êtes désigné pour un jury de bac, vous recevez un barème écrit très précis en même temps que vos copies. Ce barème est certes laxiste mais c'est le même pour chaque correcteur.

Vous avez alors plusieurs options :

- refuser de corriger vos copies. Faute professionnelle. Stupide. Réservé aux crétins genre "désobéisseurs"

- appliquer vos propres critères de correction. Bidouiller une "éthique" sur mesure pour justifier que vous êtes plus "juste" que l'ensemble de vos collègues qui ont appliqué le barème écrit.

- appliquer le barème scrupuleusement (en écrivant éventuellement quelques conneries sur le bonnet toutes les 5 copies pour décompresser)

PS : ne jamais aller aux "réunions d'harmonisation" rectorales" qui n'est qu'une redite du barème écrit (je ne suis pas débile, je sais lire) mais aussi l'endroit où les IPR balancent parfois des consignes orales * pour en rajouter dans le laxisme. On ne bouffe que ce qui est bouffable.

Basta cosi.

* qu'évidemment, ils n'écriront jamais.

Écrit par : dugong | 10 octobre 2009

Une curiosité, combien parmi les honorables enseignants qui fréquentent le blog de l'honorable JPB ont déjà truqué un exam ?
Ecrit par : iPidiblue ou nul n'est prophète en son pays ! | 10 octobre 2009


Dans l'académie de Corse, plusieurs personnes (dont un proche collaborateur du recteur) sont toujours mises en examen dans le cadre d'une affaire de fraude aux examens et aux concours...

Darcos, en tant que ministre du Travail, chez Ruquier ce soir. Il sera sûrement question des suicides chez France Télécom. Pourrait-il également, puisqu'il connaît un peu, nous parler des suicides dans l'Education nationale?

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 octobre 2009

Merci à Jean-Paul pour son sentiment concernant l'intervention de Finkie, hier.
Ce qui me gêne finalement le plus, (en dehors du côté justification implicite de la consommation d'êtres humains), c'est l'adhésion apparente, (sur ce coup-là, du moins), à cette conception consumériste de la société. (Onfray en parle pas mal, dans le lien posé plus haut).
Les plaisirs faciles, (physiques ou non). Les relations tarifées vite fait, sans amour.
Et le "présentéisme" en est un autre versant.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2009

PS : ne jamais aller aux "réunions d'harmonisation" rectorales" qui n'est qu'une redite du barème écrit (je ne suis pas débile, je sais lire) mais aussi l'endroit où les IPR balancent parfois des consignes orales * pour en rajouter dans le laxisme. On ne bouffe que ce qui est bouffable.

Basta cosi.

* qu'évidemment, ils n'écriront jamais.

Ecrit par : dugong | 10 octobre 2009

Mon cher Dugong,

Ma soeur est professeur de comptabilité, elle sait parfaitement compter et elle m'a raconté comment l'on recompte les moyennes des copies de bac !

Écrit par : iPidiblue harmonisateur | 10 octobre 2009

Dugong, parlamu corsu ?
JPB

Écrit par : brighelli | 10 octobre 2009

J'apprécie la rigueur de Michel Delord mais lire ses textes me donne souvent la pénible impression d'une prise d'altitude telle qu'on finit par orbiter loin de la surface où les choses se font.

La redéfinition des contenus depuis l'école primaire est nécessaire. Si elle était appliquée réellement par le ministère, avec des évaluations dignes de ce nom à la clé, elle entraînerait ipso facto une révolution des comportements.

C'était le discours, un moment, de Darcos (?)

au Moloch, même le pragmatisme est condamné à devenir une utopie.

La cabane au fond du bois, vite !

Écrit par : dugong | 10 octobre 2009

Lu dans le Figaro.fr: "Une trentaine de manifestants d'extrême droite, accompagnés d'enfants installés dans des poussettes, ont invectivé ce matin à Bordeaux Frédéric Mitterrand, demandant sa démission. Le ministre de la culture, accompagné du maire UMP de Bordeaux Alain Juppé, inauguraient "la maison aux personnages Ilya Kabakov", un couple d'artistes russes contemporains".

Pour moi la grosse et bonne nouvelle est d'apprendre qu'Ilya Iossivovitch Kabakov, cet immense artiste russe reçoit en France de la part des autorités françaises au plus haut niveau, cette reconnaissance, qui vaut bien un Prix Nobel.

Écrit par : buntovchik | 10 octobre 2009

Bonjour

Je suis légèrement en retard puisque je réponds maintenant à un post d'avril 2009 ( mea-culpa) et à une promesse* que j'avais faite au congrès du SNALC-Aquitaine : expliquer un peu ce qu'était la "Théorie"du camp " qui me permettait de dire que l’analyse de JPB et de bien d’autres - notamment sur le rôle de l’égalitarisme - traduisait « à la fois une naïveté et une erreur politique ».
Je me base sur un texte de 2001 – qui mériterait d’être remis à jour - :
« Je voudrais en rajouter une louche »
http://michel.delord.free.fr/rajouter_louche-2001.pdf

En plus, le fil ‘Finkie’ convient , puisque j’en parlais en 2001 :-)
Bonne lecture.

Michel Delord

Ecrit par : Michel Delord | 10 octobre 2009

Merci, Michel.

Écrit par : catmano | 10 octobre 2009

Je ne vois pas pourquoi elle ne ferait pas la cuisine (j'en fait bien, moi).Je n'ai pas de problème avec ça. C'est vous qui en avez un en utilsant un pseudo de garçon, ce que j'ai toujours trouvé du dernier ridicule.

Non, les hommes ne sont pas les égaux des femmes (pas toujours à leur avantage d'ailleurs). Ras-le-bol de l'égalitarisme et du politiquement correct.

Un jour on redécouvrira peut-être que les hommes ne sont pas des femmes et vice-versa.

Ecrit par : Manu, un homme, un vrai (enfin presque) | 10 octobre 2009

-Attention à ne pas confondre :"être égaux" et "être identiques."
-Attention au "t" à la première personne du singulier! ("Lapsus" ?????). (je fait bien la cuisine).
-Qui que ce soit a le droit d'employer son nom de famille comme pseudo, me semble t-il.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2009

Dugong a écrit :

"J'apprécie la rigueur de Michel Delord "

Très bien , je n'ai pas lu "à la rigueur Michel Delord" :-)

"mais lire ses textes me donne souvent la pénible impression"

Une sorte de vertige ? Répondez franchement au docteur, le traitement dépend de votre réponse..

"d'une prise d'altitude "

Le mal des montagnes ? Attention au yéti !

"telle qu'on finit par orbiter loin de la surface où les choses se font."

Sans utiliser de TGV, si l’on veut même simplement se diriger à dos d’âne sur « la surface où les choses se font », il n’est pas inutile d’avoir une carte, c'est-à-dire du recul et un peu d’altitude, pour ne pas se paumer.

Et ça aurait peut-être permis de ne pas appeler à voter Sarko pour apparemment en suite changer de bourrique ?
Non ?
Et si c’est une sollictude louable à mon égard , je peux dire que tout en jouant les cosmonautes, j’arrive à me débrouiller correctement et justement sans canne blanche sur « la surface où les choses se font »

MD

PS : On est prié de ne voir en ces comparaisons asinesques aucune allusion à Cadichon

Écrit par : Michel Delord | 10 octobre 2009

C'est vous qui en avez un en utilsant un pseudo de garçon, ce que j'ai toujours trouvé du dernier ridicule. Manu

Et voilà comment naissent les conflits. Jérémy et maintenant Manu. Je ne serai décidément jamais familiarisée avec les smileys et il est évident que l'humour des uns n'est pas celui des autres. Tant pis, je saurai faire avec ou je cesserai d'intervenir.
Par ailleurs, penser que tous ceux qui postent ici le font sous un pseudo me semble très réducteur, et on ne peut plus intolérant, désobligeant voire goujat si cela touche à l'identité de la personne par exemple. Comment cela se nomme-t-il? Allez, tentons une onomastique néologique : bas-du-frontisme, cela vous convient-il monsieur Manu dont je n'aurai jamais l'outrecuidance de qualifier le superbe "pseudo" de "ridicule" ?

Écrit par : nicolas, abasourdie | 10 octobre 2009

C'est vous qui en avez un en utilsant un pseudo de garçon, ce que j'ai toujours trouvé du dernier ridicule.
Manu

Il y a fort à parier que ce n'est pas Manu qui a écrit cela... Son style est plus direct.

Écrit par : De ci de là | 10 octobre 2009

Alors, Sibille, on défend enfin les vrais valeurs ?
ET c'est vrai que le politiquement correct gonfle, mais gonfle ! Comme dit l'excellent Perico Legasse, peu me chaut qu'un vin ne soit pas "bio", pourvu qu'il soit bon.
JPB

Écrit par : brighelli | 10 octobre 2009

Pour info : NTIC et enseignement par compétences

Quelques nouvelles des NTIC et des compétences qui redeviennent à la mode. Nico Hirrt vient de publier un très bon texte « L’approche par compétences : une mystification pédagogique » [1] et il faut souligner que les NTIC ne sont pas sans rapports avec l’enseignement des compétences comme je le signalais en 2001, justement sur le site de l’APED dans « NTIC à l'école : un pas de plus dans l’enseignement taylorisé d’une pensée taylorisée ? » :

« L’enseignement «traditionnel» présente une analogie fondamentale avec la formation de la manufacture par regroupement des artisans : au lieu que le précepteur n’ait qu’un ou deux élèves il en a vingt, trente, cinquante..., mais le contenu même de l’enseignement ne varie pas, ce qui n’empêche qu’il est déjà fortement lié au marché par de multiples médiations. Ce qui est nouveau à partir des années 1940/1950 est l’introduction, en liaison avec l’importance pour l’industrie du Bureau des Méthodes qui introduit la DPO (Direction Par Objectifs) de la Pédagogie par Objectifs (PPO) , de l’Army Method pour l’apprentissage des langues, du béhaviorisme de Skinner. La connaissance est entièrement décomposée en éléments simples organisés à l’intérieur d’une progression , elle ne vise pas à un contenu de connaissance mais simplement à la réalisation d’objectifs, de stricts «savoir faire» ou de «compétences» qui sont la négation à la fois de la compréhension théorique et même de ce que l’on appelait autrefois «l’intelligence artisanale de l’homme» . Il s’agit, avant la lettre, d’un enseignement informatisé » [2]

Précisons ce rapport NTIC/Compétences puisque ces braves NTIC nous aident à vivre courageusement un difficile passage, celui de

« la disparition de l’enseignement des connaissances au profit d’une transmission des compétences. Cette transformation est basée sur une double opposition ; d’une part, celle portant sur les contenus (connaissances / compétences) ; d’autre part, celle portant sur le mode de diffusion des contenus. En effet, l’enseignement suppose un va-et-vient constant entre le professeur et l’élève. Le premier s’avance toujours en partant de l’intuition du second ; la transmission n’y oblige jamais. On peut affirmer que, dans son principe, elle interdit ce régime d’enseignement. Dans une telle perspective, que reste-t-il de la notion de progression ?
A mesure que l’on transforme l’enseignement en contrôle continu et bachotage permanent – et socialement en contrôle permanent et bachotage continu –, on pousse à l’appauvrissement et au changement de la nature des contenus.
Et, a contrario, la réduction des enseignements à ce qui est le plus mécanique et traitable par machine favorise le pilotage par les évaluations. Ainsi on obtient une heureuse synthèse de l’abrutissement programmé : il faut que les élèves soient transformés en logiciels pour que les ordinateurs puissent les évaluer et qu’ils puissent réussir ces évaluations. » ( MD, En guise d’introduction, in ‘NTIC. Quelques documents de base’ [3])


Quelques précisions supplémentaires :


I) Rudolf Bkouche publie cette semaine un texte intitulé « Des tice dans l'enseignement des mathématiques » [4].

Un avant-goût :

« Dans les années quatre-vingts, à l'époque du plan Informatique Pour Tous, les thuriféraires de l'informatique pédagogique, affirmaient que les ordinateurs, en prenant en charge les aspects technique, permettraient de se mieux concentrer sur les aspects conceptuels de l'enseignement des mathématiques. La suite a montré que cela ne marche pas, mais cet échec était prévisible si l'on sait que l'activité mathématique, comme toute activité intellectuelle, exige de prendre en charge les aspects techniques qui l'accompagnent, aspects techniques qui participent de cette activité. Mais à l'époque toute critique de l'informatique pédagogique passait pour de la technophobie. Ce renvoi à la technophobie permettait d'éviter tout débat et on s'appuyait sur la "modernité" pour soutenir non seulement l'intervention de l'informatique dans l'enseignement des mathématiques mais l'adaptation de cet enseignement à l'informatique. Cette conception "modernitaire" est toujours présente comme le montrent l'invention de l'épreuve pratique de mathématiques dans le baccalauréat S, épreuve heureusement emportée par l'ouragan des réformes ministérielles, ou l'introduction d'un chapitre d'algorithmique dans les programmes de seconde qui conduit à confondre l'usage des algorithmes dans l'activité mathématique, usage bien antérieur à l'invention des ordinateurs , et l'implémentation de ces algorithmes dans une machine.
Mais il ne suffit pas de critiquer un usage qui prend de plus en plus de place dans l'enseignement au nom de l'adaptation d'icelui au monde moderne ; il faut comprendre les raisons qui ont conduit à inventer l'informatique pédagogique, raisons qui s'inscrivent dans ce que l'on appelle l'informatisation de la société.
L'informatique pédagogique pose deux problèmes, un problème d'ordre idéologique : quelles sont les raisons profondes qui ont conduit à inventer l'informatique pédagogique, un problème d'ordre épistémologique portant sur une analyse de l'activité intellectuelle, et particulièrement de l'activité scientifique . Ce sont ces deux problèmes que nous nous proposons d'aborder ici »

II) Gilbert Molinier fait quelques réserves sur le texte de Nico Hirtt dans « Savoirs et compétences. Une fausse opposition ? » [5] dont voici l’introduction :

« En abordant la question des « compétences » et de leur transmission scolaire dans un article récent, « L’approche par compétences : une mystification pédagogique », on saura gré à Nico Hirtt d’avoir abordé l’enseignement par un chemin peu fréquenté, celui de la soumission de l’enseignement aux injonctions de l’entreprise, et ce, d’autant plus qu’il traite la question avec sérieux, documents à l’appui, issus de multiples horizons, entreprises, OCDE, commission européenne ; de multiples aires linguistiques, France, Belgique, Hollande, Angleterre, Allemagne… Au total, un travail utile à tous.
Pour toutes ces raisons, il mérite d’être lu, au premier chef. Cependant, on peut, même à chaud, ne pas en partager tous les présupposés, le contenu, et même les conclusions. Ici, on présente une critique d’un aspect des difficultés qu’il soumet à notre réflexion.
A propos des élites, Nico Hirtt écrit : « Et les élites sociales continueront aussi de s’assurer que leurs propres enfants aient accès à la formation humaniste qui leur offrira la capacité de diriger le monde. » (page 14).
Il n’est pas inutile de montrer qu’une telle remarque est frappée d’optimisme et il convient d’en chercher la cause. Quant à l’optimisme, les exemples ci-dessous suffiront à en caractériser le caractère très excessif ; quant à la cause, elle tient à l’aspect très grossier de l’opposition savoirs et compétences. Il n’est pas inutile aussi de montrer que leur contenu conceptuel est si approximatif qu’il mène à des impasses théoriques et pratiques. »

IV) Quelques documents sur les expériences d’utilisation des NTICE sont données dans Michel Delord ,
‘Quelques documents de base’ [3] dont voici la conclusion :

« Ceci permet donc de conclure que l’affirmation selon laquelle « Les professeurs ne peuvent être remplacés par des ordinateurs » n’est vraie, condition nécessaire mais non suffisante, que lorsque les professeurs enseignent des connaissances et s’appuient sur l’intuition des élèves, opérations qu’un ordinateur est absolument incapable de réaliser. L’introduction de ces machines dans l’enseignement contribue à transformer la fonction entière du professeur ; il n’est plus un passeur mais un contrôleur, lui-même soumis au contrôle des machines… »

Michel Delord , 10 octobre 2009.

- - - - - - - -
[1] http://www.skolo.org/IMG/pdf/APC_Mystification.pdf
[2] http://www.sauv.net/nticd.htm
[3] http://michel.delord.free.fr/ntic-docs.pdf
[4] http://michel.delord.free.fr/rb/rb-des_tices.pdf
[5] http://michel.delord.free.fr/molinier/gm-competence-nicohirtt1.pdf

Écrit par : Michel Delord | 10 octobre 2009

Non, les hommes ne sont pas les égaux des femmes

Ecrit par : Manu, un homme, un vrai (enfin presque) | 10 octobre 2009

Vous avez bien six exemples d'inégalité naturelle à nous fournir ?

Écrit par : Jeremy | 10 octobre 2009

"Sans utiliser de TGV, si l’on veut même simplement se diriger à dos d’âne sur « la surface où les choses se font », il n’est pas inutile d’avoir une carte, c'est-à-dire du recul et un peu d’altitude, pour ne pas se paumer."

Je vous l'accorde bien volontiers.

J'avais écrit :

Au Moloch, même le pragmatisme est condamné à devenir une utopie.

Je voulais dire par là que notre système réalise la prouesse que même un pragmatiste non bêlant se retrouvera immanquablement à orbiter au côté des utopistes, même s'ils sont parfois aussi lucides.

Dans l'espace, vous pouvez lire une carte mais personne ne vous entendra crier.

Je me sens plus que jamais comme un Pluton du système scolaire.

Pluton désarmé, en pétard (mouillé).

Écrit par : dugong | 10 octobre 2009

Lu dans le Figaro.fr: "Une trentaine de manifestants d'extrême droite, accompagnés d'enfants installés dans des poussettes, ont invectivé ce matin à Bordeaux Frédéric Mitterrand, demandant sa démission. Le ministre de la culture, accompagné du maire UMP de Bordeaux Alain Juppé, inauguraient "la maison aux personnages Ilya Kabakov", un couple d'artistes russes contemporains".

Pour moi la grosse et bonne nouvelle est d'apprendre qu'Ilya Iossivovitch Kabakov, cet immense artiste russe reçoit en France de la part des autorités françaises au plus haut niveau, cette reconnaissance, qui vaut bien un Prix Nobel.

Ecrit par : buntovchik | 10 octobre 2009

Les réactions contre FM sont excessives et là, à Bordeaux, franchement ridicules.

Mon interrogation sur la question éthique/sexualité ne visait pas des hommes en particulier (pas plus FM que Polanski) dont je ne demande, en ce qui me concerne, ni le départ, ni l'emprisonnement....

Pas plus que la censure de livres comme "Lolita" (je suis absolument opposé à toute espèce de censure, sauf à l'encontre des ouvrages racistes et antisémites).

Toutes ces réactions sont enfantines (censure, vociférations...) et il s'agit bel et bien d'un problème d'adultes.

Il faut regarder les choses en face. Si Lolita et, mettons son pendant masculin (le Tadzio de "Mort à Venise" ou tout autre garçon dans la fleur de l'âge) n'était pas des objets possibles de désir, il n'y aurait aucune raison de parler de tout ça.

Je m'exprime peut-être mal et je ne voudrais pas verser non plus dans l'obsession de miss Royal, mais la vieille notion chrétienne de "tentation" ne me semble pas tout à fait tombée en désuétude.

Je raconte dans "Le garçon au vélo rouge" une tentative de séduction d'un adultes que j'ai subie aux USA vers l'âge de 9 ans... Lisez aussi "Le tour d'écrou" de Henry James pour comprendre le pouvoir destructeur qu'un adulte peut exercer sur un enfant.

Julien Green dit quelque part que pour certaines âmes, tout est tentation. Certains nous disent : tant mieux ! Quel délice d'y succomber ! D'autres qu'il faut se rouler dans les épines. Je suis de ceux qui pensent que la beauté et la grâce existent, mais qu'il faut interposer une "haie de roses" ... et ne pas y toucher. C'est tout.

Écrit par : Robin | 10 octobre 2009

Chaque fois qu'Onfray parle d'autre chose que d'Epicure il est un phraseur impétinent qui se gargarise des clichés les plus éculés: Sales riches/bon pauvres ne dépare pas la collection. Ainsi, il ne se contente pas de dire cette évidence biblique à savoir que c'est parce que les enfants sont sans défense qu'il faut les protéger en priorité. Dans l'évangile selon Onfray et sa rhétorique gnagnasse de gauchiste "invertébré" (:o))), il éprouve le besoin d'ajouter que c'est parce qu'ils seraient "les plus pauvres des pauvres". Cette platitude pompeuse et pompante, proférée par le petit Onfrère des pauvres, implique à contrario que toute violence sera impunément infligée aux plus riches des riches: Bien fait, na! Salauds! z'aviez qu'à être pauvres!

Voici donc Onfray dans son jus: "Je trouve pour ma part que la pédophilie est le crime des crimes, une violence infligée aux plus pauvres des pauvres que sont les enfants. D’autant qu’il existe une tolérance considérable envers ceux qui se cachent derrière leur statut social de prêtre, d’éducateur, de pédagogue, de psychologue, ou de toute autre profession qui facilite l’accès aux enfants. "

La seconde phrase offre une autre magistrale ineptie doublée d'un aveu d'ignorance crasse de la loi. Notre code pénal (comme la plupart des autres) stipule que l'acte commis sur une victime par "toute personne ayant autorité" en aggrave la qualification, cela veut dire par exemple qu'une infraction pourra être jugée comme un délit ou un délit comme un crime. Les peines encourues sont considérablement alourdies, comme dans l'application du sursit, notamment. On est loin de la "tolérance considérable" qui indigne tant notre bon apôtre.

Encore une fois, ce que jedisais à propos de Finkie et Michaud se confirme ici et fait de Michaud l'exception qui confirme la règle, mais il est spécialiste de Hume et de Locke ce qui lui donne une belle longueur d'avance sur les deux autres pour analyser les faits de société.

Je disais donc plus haut que quand les philosophes sortent de leur domaine (et sur ce plan Onfray est bien pire que Finkie), ils disent et écrivent le plus souvent n'importe quoi et je ne résite pas à tirer ceci du même tonneau onfrayant, dont la "percutance" mérite bien à son auteur les deux f que lui attribua Christophe, le second étant pour foutaise:
""vivre dans une société où tout se vend et s’achète et où les occasions d’être pauvre sont plus nombreuses que celles d’être riche."
Fermez le ban.

Écrit par : Cadichon | 10 octobre 2009

Il y a une règle absolue : ne pas hurler avec les loups.
Dans la chasse à l'homme que fait le FN contre F. M., il entre, à côté de la querelle politique, la haine de l'homosexuel. Leur campagne est abjecte.

Écrit par : Marilyse | 10 octobre 2009

Les enfants en tant que "les plus pauvres des pauvres"... Ridicule, en effet.

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 octobre 2009

Ce que vous dites est très juste, Robin, et joliment dit de surcroît.

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 octobre 2009

J'aurais plutôt écrit :

"vivre dans une société où tout se vend et s’achète et où les occasions d’être sous oxygéné du bulbe sont plus nombreuses que celles d’en être richement irrigué"

Écrit par : dugong | 10 octobre 2009

Tout le monde sait qu'il faut un peu de levure pour faire lever la pâte, un peu mais pas trop ! Tout est dans la proportion, il faut un peu de pourriture sur le raisin pour qu'il développe ses arômes mais par le laisser pourrir sur pied etc.

La pourriture en pleine lumière ça ne donne rien de bon !

Écrit par : iPidiblue et l'art de la pourriture | 10 octobre 2009

Il y a une règle absolue : ne pas hurler avec les loups.
Dans la chasse à l'homme que fait le FN contre F. M., il entre, à côté de la querelle politique, la haine de l'homosexuel. Leur campagne est abjecte.

Ecrit par : Marilyse | 10 octobre 2009


Sans se prononcer sur le fond.
Ce genre de campagne n'est pas sans rappeler celle menée contre Roger Salengro, dans les années 30. Mise en cause des politiques ("tous pourris"), antiparlementarisme, populisme : voilà des constantes à l'extrême-droite...

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 octobre 2009

@ Manu
Je ne vois pas pourquoi elle ne ferait pas la cuisine (j'en fait bien, moi).Je n'ai pas de problème avec ça. Manu

Le problème n’est pas de faire ou non la cuisine mais que l’on plaigne son mari si elle la fait. Doit-on plaindre votre épouse Manu, de la cuisine que vous faites si on la juge à l’aune de votre orthographe comme on juge celle de Diams à celle de son rap ? Vous voyez qu’on nage dans l’absurde.

@JPB
Alors, Sibille, on défend enfin les vrais valeurs ? JPB

Et ce n’est pas parce que valeur ne prend pas de e qu’il n’est pas féminin… ce qui n’a rien à voir avec le politiquement correct, seulement avec l’orthographe correcte.

@ M. Delord

Merci pour le texte mis en ligne. Finkie ne cesse de marteler que le niveau général s’effondre, et pas seulement celui du vulgare pecus.
Donc je ne remplis pas les 180 petites cases de mon livret d'évaluation de compétences.
Notre immense modèle américain n’a pas de ministère de la culture et pour cause.
Combien de temps pour lui emboîter le pas ?

Écrit par : nicolas | 10 octobre 2009

"Combien de temps pour lui emboîter le pas ?"

Le temps qu'on vous oblige à cocher les cases sous peine de passer pour un vulgaire désobéisseur.

Il viendra peut-être un moment où il n'y aura plus que ça à faire sur les bulletins.

Pour l'instant le Moloch marche sur des œufs. Si la stratégie du moloch vous intéresse, tapez vous la vidéo de Robine sur le site de l'ESEN.

Ce sera une question de rapport de force.

On peut prier aussi.

Écrit par : dugong | 10 octobre 2009

Notre immense modèle américain n’a pas de ministère de la culture et pour cause.
Combien de temps pour lui emboîter le pas ?

Ecrit par : nicolas

"La Culture sans ministère, c'est comme un Bantou sans igloo ou un poisson sans bicyclette" (Pierre Desproges).

Écrit par : Moot | 10 octobre 2009

Pour lutter contre les nombreux glissements de sens sur le mot "Culture", certains ont décidé de faire un colloque sur la "Culture Cultivée".

La vraie quoi. Pas celle de jack.

C'est Elie Barnavi qui dirige.

On aurait pu très facilement trouver pire.

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/10/09/elie-barnavi-redefinir-une-culture-veritablement-cultivee_1251726_3232.html

Écrit par : dugong | 10 octobre 2009

"Combien de temps pour lui emboîter le pas ?"

Le temps qu'on vous oblige à cocher les cases sous peine de passer pour un vulgaire désobéisseur.

Il viendra peut-être un moment où il n'y aura plus que ça à faire sur les bulletins.

Ecrit par : dugong | 10 octobre 2009

Vous en rêviez ? Ils vous l'ont fait !

On trouve tout à la Samaritaine !

http://media.education.gouv.fr/file/45/64/9/annexes_livret_39649.pdf

Écrit par : catmano | 10 octobre 2009

"Vous en rêviez ? Ils vous l'ont fait !"

Il en manque plein :

"Emettre des sons sans grogner"

"Emettre des sons qui font sens"

"articuler "allez l'OM" à voix basse"

...

Écrit par : dugong | 10 octobre 2009

On peut prier aussi.

Ecrit par : dugong | 10 octobre 2009

Oui, mais sur un velib ...

Écrit par : iPidiblue et les dangers de la circulation parisienne | 10 octobre 2009

: "Il m'a semblé que Cadichon souhaiterait, non pas comme Marx que l'enseignement de l'histoire, de l'économie etc. soient exclus de l'école, mais l'école dispense des cours d'histoire conformes à ce qu'elle croit. En ce sens, elle est "marxiste".(GM)
Avec G. Morel c'est autre chose que le plaisir de s'écouter parler qui obstrue l'entendement. C'est la haine pour quiconque ose s'attaquer à la réécriture l'histoire et de l'économie dans nos écoles, sur le modèle fourni par "Alternatives économiques" dont j'ai donné quelques exemples plus haut.

Il a recours à un procédé connu, la diabolisation de l'adversaire en lui prêtant des sentiments et intentions aussi fabriquées que l'histoire revue et corrigée par le Kremlin:

Heureusement qu'il est à la retraite! La falsification historique dont il fait son miel ne devrait plus polluer grand monde, même si ceux qui s'y laissent parfois prendre sont encore trop nombreux. Gageons qu'ils ont eu des profsen délicatesse, eux aussi, avec une vérité historique qui heurtait leurs convictions militantes.


Pour se convaincre de la résilience du négationnisme, il suffit de se rappeler l'accueil réservé en France au film de Wajda, Katyn, sorti au printemps dernier dans quelques salles confidentielles, tant le sujet reste tabou parmi les fidèles des fidèles au plus grand massacreur de civils, mais aussi de militaires désarmés, de l'histoire.

L'invective morellienne me porte à jouer à son jeu du kikadikoi en citant ici une autre experte ès-mauvaise foi et manipulation. Quel auteur a versé des larmes sur cet "éffacement magique, (SIC!!) [...] la disparition de l'Union soviétique [qui] aurait d'abord dû nous porter au souvenir, au recueillement, à la piété." ?
Cette femme est vénérée par des défenseurs de l'enseignement du francais qui ont la mémoire courte car elle fait partie du corps des pompiers pyromanes. En effet, où était-elle pendant que l'école était mise à feu et à sang par ses compagnons de route? A-t-elle soutenu J. de Romilly qui fut une des premières (dix ans quand même après Pompidou) à dénoncer leur mainmise sur l'ensemble du système? Que nenni.
Elle ne risquait pas de marquer contre son camp, et s'est au contraire précipitée à partir de la fin de 1989 en tête du cortège des pleureuses, pour soutenir que ce n'était pas sur ses actes qu'il fallait juger le communisme mais sur la pureté de ses intentions. Bel exemple de rigueur intellectuelle et morale!

"Un coeur intelligent" de Finkielkraut"! Je ne saurais être plus dans le vif du sujet car c'est justement ce qui fait cruellement défaut à tous ces gens pour lesquels les crimes du communisme sont des dommages collatéraux. Ils ne veulent y voir que cet idéal qui répondait au rêve de tant de braves gens, qui mérite encore et toujours notre sympathie,
Il nous faudrait donc méditer avec compassion sur la détresse de tous ceux dont l'immense espoir et les illusions furent si cruellement et injustement déçus. Qu'ils se soient mis le doigt dans l'oeil jusqu'au coude par aveuglement idéologique, qu'ils aient fait le mauvais choix tandis que d'autres étaient plus clairvoyants, n'entre jamais en ligne de compte.

Ceux qui ne furent pas dupes sont coupables d'être sans coeur, inhumains, aux dires de ces bataillons d' "armchair socialists" et autres larbins intellectuels des ignobles canailles dont ils propagent encore les mensonges à l'échelle planétaire. Jugez de la probité intellectuelle de ce chantre de la transmission des savoirs qui ose affirmer sans sourciller que "pour les anti-communistes, [...] il est toujours allé de soi que le communisme était mauvais parce qu'il visait des idéaux d'égalité, de justice et de fraternité". Ben voyons! Et ce genre de prof-là, Mesdames et Messieurs, a enseigné à vos enfants et petits-enfants et elle fait maintenant dans le jounalisme, car elle ne saurait plus se commettre dans un système éducatif si fâcheusement délabré, et par qui, au fait? Par ses compagnons d'armes, mais chuuuut!
Bien sûr que ce n'est pas Polony, qui a l'âge d'être sa fille.

Je vais encore vous aider à l'identifier en précisant ce qu'écrivit à son propos un de mes auteurs favoris:
"''Pour mieux mesurer l'énormité de ce cynisme, imaginons les chefs nazis, en 1945 au procès de Nuremberg, s'adressant au tribunal en ces termes: "Messieurs les juges, vous avez certes le droit de nous reprocher certains actes. Nous sommes d'ailleurs les premiers à les déplorer. Mais ne croyez-vous pas qu'il serait plus opportun d'avoir une pieuse pensée pour le chagrin de tous les braves gens qui ont cru au nazisme et ont aujourd'hui perdu l'espoir? Ils sont condamnés à "vivre sans promesse" selon l'expression d'Edgar Morin. Observons une minute de silence en méditant sur l'hiver de leurs âmes" Certes, [...] ces intellectuels occidentaux, communistes ou sympathisants, n'ont pas de sang sur les mains. Mais on peut en avoir sur le stylo"''.

Morel pique aussi une grosse colère quand je souligne que seule la foi du charbonnier peut faire encore gober les innombrables falsifications, comme celle du stakhanovisme, pourtant éventée dès 1937, soit juste deux ans après, et surtout "officiellement" confirmée cinquante ans plus tard, par Gorby. Or elle devrait être connue au moins de tout "historien" qui se respecte, sinon de tout citoyen qui ne garde pas la tête dans le sac, et surtout de qui se dit "historien de la collaboration", laquelle inclut évidemment celle entre Hitler et Staline qui échappe curieusement à l'investigation du précité.

Écrit par : Cadichon | 10 octobre 2009

"La Culture sans ministère, c'est comme un Bantou sans igloo ou un poisson sans bicyclette" (Pierre Desproges).
Ecrit par : Moot | 10 octobre 2009

Certes, si on occulte la force du symbolique...

Écrit par : nicolas | 10 octobre 2009

Vous en rêviez ? Ils vous l'ont fait !
On trouve tout à la Samaritaine !
http://media.education.gouv.fr/file/45/64/9/annexes_livret_39649.pdf
Ecrit par : catmano | 10 octobre 2009

Les voilà mes petites cases... et ce n'est que le socle commun, auquel il faut ajouter les cases des 3 trimestres du livret ne recoupant pas nécessairement ces compétences-là !
Je me déclare incompétente.

Écrit par : nicolas | 10 octobre 2009

Cela dit, je serai comme IPidiblue et JPB : que celui (ou celle) qui est sans péché jette la première pierre.
Ecrit par : Françoise Guichard | 09 octobre 2009

Jésus a pardonné la femme adultère...

car ce n'était pas la sienne a ajouté je ne sais plus qui!

Écrit par : Merlemocoeur | 10 octobre 2009

Notre Président à son meilleur !

http://www.bakchich.info/Sarkozy-l-homme-qui-rit-dans-les,08925.html

Écrit par : Merlemocoeur | 10 octobre 2009

"Alors, Sibille, on défend enfin les vrais valeurs ?"

Ecrit par : brighelli | 10 octobre 2009

Pourquoi enfin ?
Entendu FM dire des deux jeunes pour lesquels il a rédigé une lettre de recommandation: "ces deux jeunes ont fait une immense connerie". Ah bon ? Pour moi, le viol n'est pas "une immense connerie". C'est tout simplement, et bêtement, d'après la loi: "un crime".

Écrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2009

Je sais qu'il y a ici des fans de Ruquier.
Darcos y passe, en ce moment même. Et en vérité je vous le dis : le Travail lui sied mieux que l'Education. Il a une de ces pêches ! Je ne l'ai jamais vu aussi bon : les questions d'Education doivent lentement empoisonner les ministres…
Au passage, il a assaisonné Hirsch et Chatel pour l'hiver.
JPB

Écrit par : brighelli | 11 octobre 2009

"Mais, là où peut-être nous divergeons, c’est que je crois que les individus ne sont pas innocents et je ne crois pas le pouvoir toujours coupable. L’innocence est à conquérir."

Pendariès, citant Finkielkraut

Finkielkraut a raison. Parce que si les individus étaient innocents, ils seraient intrinsèquement irresponsables et donc incapables d'atteindre la liberté. Aspirer et prétendre à ce qui n'appartient pas à leur réalité ni à leur destinée serait alors un non-sens total.
Le pouvoir n'est coupable que par les individus qui l'exercent et par ceux qui leur permettent de l'exercer, directement, à travers leurs choix politiques ou indirectement, à travers leurs comportements.
S'il fallait établir la différence fondamentale entre la pensée de gauche et celle de droite, c'est sans doute à ce niveau-là qu'il conviendrait de le faire. J'entends par libéralisme, au-delà de toute connotation liée à une expression donnée ou traduction particulière, la volonté d'être responsable, c'est-à-dire de répondre de soi-même. Le pseudo libéralisme dont il est question dans les débats, incriminé à juste titre, n'est le plus souvent qu'une licence... irresponsable (quand ça va mal, on redécouvre les vertus de l'interventionnisme, c'est-à-dire qu'on va pleurer dans les jupons de maman, la dernière crise en date ayant largement illustré la chose).

Écrit par : Magister | 11 octobre 2009

Une curiosité, combien parmi les honorables enseignants qui fréquentent le blog de l'honorable JPB ont déjà truqué un exam ?

Ecrit par : iPidiblue ou nul n'est prophète en son pays ! | 10 octobre 2009
---
Que voulez-vous dire exactement ?
Voulez-vous dire "tricher pour réussir un examen alors qu'on n'a pas le niveau requis pour cela" ?
Je n'ai jamais fait une chose pareille. Mais j'ignore si, parmi les honorables enseigants qui hantent ce blog, il y en a qui ont triché avec succès (sans se faire prendre et en réussissant l'examen, précision utile car il y a des crétins qui, même en trichant et sans se faire prendre, échouent, tant ils sont nuls). :-)

Écrit par : Francis Penin, professeur honoraire | 11 octobre 2009

Morel pique aussi une grosse colère quand je souligne que seule la foi du charbonnier peut faire encore gober les innombrables falsifications, comme celle du stakhanovisme, pourtant éventée dès 1937, soit juste deux ans après, et surtout "officiellement" confirmée cinquante ans plus tard, par Gorby. Or elle devrait être connue au moins de tout "historien" qui se respecte, sinon de tout citoyen qui ne garde pas la tête dans le sac, et surtout de qui se dit "historien de la collaboration", laquelle inclut évidemment celle entre Hitler et Staline qui échappe curieusement à l'investigation du précité.
Ecrit par : Cadichon | 10 octobre 2009

Cadichon, vous perdez les pédales :
1-il y a bien longtemps que cette histoire de Stakhanov me fait rire.
2-Vous n'avez toujours pas répondu à propos de la croisière des dirigeants du PCF alentour 1938.
3-C'est une aberration d'un point de vue historique de confondre la Collaboration, phénomène français, avec le Pacte germano-soviétique.
Pour en finir, j'aimerais que vous m'expliquiez pourquoi vous me prenez pour le défenseur de thèses que je n'ai jamais, à aucun moment de ma vie, défendues.
Pour en finir, si vous n'avez pas de réponses à apporter aux quelques questions qui vous ont été posées, ni rien à dire à propos des textes dont je vous ai proposé la lecture, le mieux serait que vous cessiez d'encombrer ce blog avec des professions de foi libérales qui feraient rire un boeuf et des déclarations d'un anticommuniste hors d'âge.

Écrit par : guy morel | 11 octobre 2009

Je sais qu'il y a ici des fans de Ruquier.
Darcos y passe, en ce moment même. Et en vérité je vous le dis : le Travail lui sied mieux que l'Education. Il a une de ces pêches ! Je ne l'ai jamais vu aussi bon : les questions d'Education doivent lentement empoisonner les ministres…
Au passage, il a assaisonné Hirsch et Chatel pour l'hiver.
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 octobre 2009


Même constat. J'ai aussi apprécié, concernant France Télécom, que Zemmour rappelle qu'on se suicide aussi dans la fonction publique, notamment chez les profs...

Écrit par : Daniel Arnaud | 11 octobre 2009

Je sais qu'il y a ici des fans de Ruquier.
Darcos y passe, en ce moment même. Et en vérité je vous le dis : le Travail lui sied mieux que l'Education. Il a une de ces pêches ! Je ne l'ai jamais vu aussi bon : les questions d'Education doivent lentement empoisonner les ministres…
Au passage, il a assaisonné Hirsch et Chatel pour l'hiver.
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 octobre 2009

J'avais cru comprendre qu'il avait été, en vérité, un excellent ministre de l'éducation nationale.

Écrit par : guy morel | 11 octobre 2009

Même constat. J'ai aussi apprécié, concernant France Télécom, que Zemmour rappelle qu'on se suicide aussi dans la fonction publique, notamment chez les profs...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 11 octobre 2009

Ce qu'à Darcos ne plût et qu'à Chatel ne plaise. Encore fallait-il que le premier le susse et faut-il que le second le sache (ou veuille le savoir).

Écrit par : Magister | 11 octobre 2009

... que le premier le sût (bien-sûr) mais je n'ai pu m'en empêcher... Allez bonne nuit.

Écrit par : Magister | 11 octobre 2009

@Toujours Cadichon
"Heureusement qu'il est à la retraite! La falsification historique dont il fait son miel ne devrait plus polluer grand monde, même si ceux qui s'y laissent parfois prendre sont encore trop nombreux. Gageons qu'ils ont eu des profsen délicatesse, eux aussi, avec une vérité historique qui heurtait leurs convictions militantes.
Pour se convaincre de la résilience du négationnisme, il suffit de se rappeler l'accueil réservé en France au film de Wajda, Katyn, sorti au printemps dernier dans quelques salles confidentielles, tant le sujet reste tabou parmi les fidèles des fidèles au plus grand massacreur de civils, mais aussi de militaires désarmés, de l'histoire."

Pourrait-elle me citer une ligne de moi où je "fais mon miel" de la falsification historique dont elle parle ?
Pourrait-elle dire ce que sont - à supposer qu'elles existent - "mes convictions militantes".
Pourrait-elle m'expliquer en quoi j'ai la moindre part de responsabilité dans l'accueil réservé au film de Wajda ?

Écrit par : guy morel | 11 octobre 2009

Même constat. J'ai aussi apprécié, concernant France Télécom, que Zemmour rappelle qu'on se suicide aussi dans la fonction publique, notamment chez les profs...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 11 octobre 2009

Il y a très peu de suicides chez les profs.

Écrit par : guy morel | 11 octobre 2009

Même constat. J'ai aussi apprécié, concernant France Télécom, que Zemmour rappelle qu'on se suicide aussi dans la fonction publique, notamment chez les profs...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 11 octobre 2009

Il y a très peu de suicides chez les profs.

Ecrit par : guy morel | 11 octobre 2009

Trop larvaires pour ce sursaut d'énergie, sans doute.

Écrit par : Pendariès | 11 octobre 2009

Même constat. J'ai aussi apprécié, concernant France Télécom, que Zemmour rappelle qu'on se suicide aussi dans la fonction publique, notamment chez les profs...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 11 octobre 2009

Il y a très peu de suicides chez les profs.

Ecrit par : guy morel | 11 octobre 2009


Et oui, Guy, ce n'est pas à la mode... Tiens, tiens : Lombard/Morel, même combat? Collabo!

Écrit par : Daniel Arnaud | 11 octobre 2009

"Cadichon, vous perdez les pédales :
1-il y a bien longtemps que cette histoire de Stakhanov me fait rire.""
Eh bien, je vous plains, car elle est d'une affligeante banalité !!! ...Si encore elle vous faisait rire jaune. Et quand vous utilisez, comme vous le fîtes il y a quelques temps, le terme stakhanovisme sans en souligner l'imposture, il est permis d'en déduire que vous y accordez foi.

"2-Vous n'avez toujours pas répondu à propos de la croisière des dirigeants du PCF alentour 1938."
Non, et en quoi cela vous tient-il tellement à coeur?

"3-C'est une aberration d'un point de vue historique de confondre la Collaboration, phénomène français, avec le Pacte germano-soviétique."
Mais qui vous parle de les confondre, ce qui est effectivement une ineptie, je souligne un parallèle et une collusion, si vous voulez jouer sur les mots, je dénonce et rappelle à ceux qui l'auraient oublié, ou jamais appris, que le PCF a adhéré aux termes de cette "unholy alliance" puisqu'il prenait ses ordres de Moscou. La désertion de Thorez, sur ordre elle aussi, en fut une des conséquences directes. Un voile pudique est lui aussi toujours posé sur cette infamie ainsi que sur le marchandage qui lui a valu son amnistie.

Il en va de même pour le pacte Molotov-Ribbentrop, dont Gérard Vindt ose écrire (Alternatives économiques, Gdes dates de l'histoire économique, Novembre 2008, page 100) dans son article sur la Révolution russe : "Le pacte Hitler-Staline d'août 1939 et le partage secret de la Pologne sont effacés par le sacrifice de 20 millions de Soviétiques dans la guerre." Ben voyons... In my history book, de telles ignominies ne s'effacent pas. Oui c'est cette histoire-là, et pas la fausse, que je souhaite voir enseigner dans les écoles.

Le même numéro de ce magazine, qui semble être une référence de poids pour certains ici, évoque Stakhanov comme le " symbole d'accélération volontaire des cadences destinée à montrer le soutien de la main d'oeuvre ouvrière au régime stalinien". (page 103) Pas un mot pour indiquer qu'il s'agit d'un mensonge historique. Ce serait pourtant utile pour nos enfants de savoir cela. L'opuscule m'a été donné par un prof d'éco et je trouve inadmissible qu'un tel tissu d'insanités soit mis entre les mains d'élèves.

Écrit par : Cadichon | 11 octobre 2009

Voici un article de Chantal Delsol sur l'école, dans le même journal que Polony, mais il est d'une tout autre pointure. Elle dénonce ce que Christophe nomme le présentéisme, en établissant un judicieux parallèle.
[Les plaisirs faciles, (physiques ou non). Les relations tarifées vite fait, sans amour. Et le "présentéisme" en est un autre versant. Ecrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2009.]


Un reflet du désespoir qui règne à l'école
http://www.lefigaro.fr/editos/2009/10/09/01031-20091009ARTFIG00472-un-reflet-du-desespoir-qui-regne-a-l-ecole-.ph
Pour Chantal Delsol, philosophe, l'État n'a pas à récompenser et à punir à la place des parents.

Devenus impuissants à lutter contre l'absentéisme scolaire, quelques lycées ont pris la décision de récompenser les classes assidues en leur consentant des «cagnottes» permettant de financer des projets comme l'obtention de permis de conduire ou des voyages. L'affaire fait grand bruit. Affaire de détail, mais si révélatrice de l'état où se trouve l'institution scolaire.

Ceux qui considèrent l'enfant comme un citoyen à part entière, autonome par nature, nanti de toutes sortes de droits (dont le droit de grève) qu'il peut revendiquer avec véhémence, devraient juger la chose normale : l'enfant est aussi un travailleur comme un autre, susceptible de recevoir des émoluments pour sa présence et son labeur.

Naturellement, les défenseurs de cette mesure arguent qu'il ne s'agit pas de rétribuer l'élève personnellement, mais de financer toute une classe pour son assiduité. En quoi serait-ce plus justifiable ? L'idée de «cagnotte» suppose une responsabilité collective. Ce qui est parfaitement injuste. La responsabilité collective ne s'entend que dans un groupe communautaire, c'est-à-dire réuni par des liens de sang, de croyance ou d'affection indélébile, ou à la limite, dans un groupe menacé en situation exceptionnelle. Une classe n'est pas une communauté, mais un ensemble de personnes réunies par un but commun, qui peuvent être solidaires, mais ne répondent pas les unes des autres. On imagine la pression des bons élèves sur les habitués de l'école buissonnière… La rétribution a clairement été collectivisée pour échapper au reproche de l'individualisme marchand. Car il est bien curieux de voir sortir cette mesure dans une société où toute relation d'argent est vilipendée à temps et à contretemps. Autrement dit : l'argent doit vous paraître détestable, sauf à être remis au groupe tout entier. Quelle hypocrisie.

Pantalonnade

La mesure, qui sera tentée à titre d'essai dans quelques lycées, traduit, au-delà de son aspect de pantalonnade, le désespoir qui règne dans l'école. Elle nous apprend (cela n'est pas clamé sur les toits, naturellement), que l'absentéisme est devenu monnaie courante au lycée. On peut comprendre que beaucoup d'élèves multiredoublants, qui ne restent là que par obligation de présence avant d'avoir le droit légal de travailler, s'ennuient mortellement et préfèrent tâter des petits boulots au lieu d'écouter à longueur de journée des cours qui ne les concernent plus. Il faut comprendre aussi que l'on ne peut plus punir les absences et que les parents n'ont plus l'autorité suffisante pour persuader un adolescent de 15 ans d'aller à l'école.

L'Éducation nationale finira-t-elle par se rendre compte qu'il serait préférable pour certains enfants de commencer un apprentissage plus tôt, et que son patron en lui imposant de venir travailler le matin, le construira au lieu de le détruire (les patrons sont tous des exploiteurs, comme on sait) ? Finira-t-elle par saisir que des punitions justifiées construisent l'adolescent en même temps qu'elles le contraignent (la contrainte est fasciste, comme on sait) ? Les parents finiront-ils par saisir que surveiller et punir un enfant n'est pas un délit foucaldien, mais un geste de construction de la personnalité ?

Des générations de petits tyrans

Nous nous trouvons là devant l'impuissance affichée d'adultes terrorisés par des enfants-rois : lesquels, en conséquence, ne deviendront pas des adultes, puisque personne n'ose leur fixer des limites. Nous fabriquons des générations de petits tyrans, qui continueront de se croire tout permis, exhiberont un ego surdimensionné, et se prétendront victimes des moindres déboires de la vie, à moins qu'ils ne deviennent tout simplement des flambeurs criminels.

En même temps, cette méthode proprement incroyable pour répondre au problème de l'absentéisme scolaire signe le caractère décidément maternel, et despotique au sens littéral, de l'État français. Au même moment, on nous annonce l'installation de brigades de sécurité scolaire qui pourront intervenir dans les lycées menacés de violences. C'est dire que l'État se donne pour mission d'éduquer lui-même les enfants, à savoir à la fois de punir et de récompenser. Ce qui revient aux familles, si elles veulent, du moins, façonner des enfants autonomes, c'est-à-dire capables d'intérioriser les normes morales pour pouvoir ensuite se les donner à soi-même. L'État qui récompense et punit à la place des parents, méprise les groupes intermédiaires, ignore tout ce qui peut se glisser entre lui et l'individu solitaire, et finit par devenir le maître des esprits et des cœurs. Le rôle de l'État, dans la situation présente, serait davantage d'inciter les parents à remplir leur mission, de les y aider, et éventuellement de les priver d'allocations familiales s'ils négligent de s'acquitter de leurs devoirs légitimes. Sans groupes intermédiaires conscients de leur rôle et même jaloux de leur rôle, l'État devient le directeur d'un immense jardin d'enfants qui tape sur les doigts et distribue des sucettes. Parce qu'il n'a pas les moyens d'éduquer à l'autonomie, il peut seulement répondre en aval aux conséquences des sottises enfantines.
Devoir payer quelqu'un pour qu'il accomplisse son simple devoir, c'est légitimer l'émergence d'une société à la fois irresponsable et matérialiste.

Écrit par : Cadichon | 11 octobre 2009

"Je me déclare incompétente." Nicolas

Ne vous inquiétez pas, on va vous former ...

Écrit par : dugong | 11 octobre 2009

J'entends par libéralisme, au-delà de toute connotation liée à une expression donnée ou traduction particulière, la volonté d'être responsable, c'est-à-dire de répondre de soi-même. Le pseudo libéralisme dont il est question dans les débats, incriminé à juste titre, n'est le plus souvent qu'une licence... irresponsable (quand ça va mal, on redécouvre les vertus de l'interventionnisme, c'est-à-dire qu'on va pleurer dans les jupons de maman, la dernière crise en date ayant largement illustré la chose).

Ecrit par : Magister | 11 octobre 2009

Voilà qui est (admirablement !) dit. Mille fois d'accord !

Écrit par : mihailovich | 11 octobre 2009

"Encore fallait-il que le premier le susse"…

Le sût !
JPB

Écrit par : brighelli | 11 octobre 2009

Entendu FM dire des deux jeunes pour lesquels il a rédigé une lettre de recommandation: "ces deux jeunes ont fait une immense connerie". Ah bon ? Pour moi, le viol n'est pas "une immense connerie". C'est tout simplement, et bêtement, d'après la loi: "un crime".Ecrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2009

Trop légaliste, Christophe ! Pour vous les mots ont un sens, apparemment. Alors pourriez-vous préciser celui du mot "gosses" (p.298) "l'inconscience ou l'âpreté de la plupart des familles, la misère ambiante, le maquereautage généralisé où crapahutent la pègre et les ripoux, les montagnes de dollars que cela rapporte quand les gosses n'en retirent que des miettes..."
et ceux des mots "éphèbes", "esclaves" "garçons très attrayants" (p.299) "Mon garçon enlève brusquement son tee-shirt" (p.300). "Ces gosses ont largement l'habitude des hommes bien qu'ils ne les aiment pas vraiment, ils considèrent leur désir avec satisfaction mais avec une sorte de persistance dans l'étonnement candide."
Que FM ne prône pas le tourisme sexuel, on peut l'admettre encore qu'il soit étrange de s'étaler si complaisamment à longueur de pages sur les descriptions de ces marchés exotico-sordides du sexe et sur les effets qu'elles produisent, qu'il ne soit pas pédophile soit, mais alors il faut qu'il apprenne à nommer un chat "un chat", à son âge il serait temps.
La pratique de l'euphémisme semble une constante, alors qu'un crime soit une "immense connerie", quoi d'étonnant ?

Écrit par : nicolas | 11 octobre 2009

Ce qu'à Darcos ne plût et qu'à Chatel ne plaise. Encore fallait-il que Darcos le susse ....
Ecrit par : brighelli

On y voit beaucoup plus compromettant qu'une faute de Français ou de français, une faute de goût...

Jaloux ?

Le Ça de JPB

Écrit par : BrighoQuiNeSuseQueSiL'OnS'EnSert | 11 octobre 2009

Quelqu'un peut-il révéler à Cadichon que l'URSS a disparu depuis 1991 ?

Quelqu'un peut-il lui donner l'adresse de Margaret Thatcher pour qu'elles puissent discuter ensemble, sachant que Maggie est atteinte d'Alzheimer ?

Écrit par : Oeil de Moscou | 11 octobre 2009

En même temps, cette méthode proprement incroyable pour répondre au problème de l'absentéisme scolaire signe le caractère décidément maternel, et despotique au sens littéral, de l'État français.

Ecrit par : Cadichon | 11 octobre 2009

C'est Pascal Bruckner qui expliquait cette nuit dans je ne sais plus quelle émission de télé que lorsqu'un Etat se met à aimer les citoyens, ce n'est plus une république, laquelle a pour fin d'assurer l'équité entre eux, mais une dictature. Tous les dictateurs prétendent "aimer" leur peuple.
Selon un certain Alex Jones, assez connu aux USA, semble-t-il, la volonté de vacciner toute une population "pour son bien" relève de la même confusion des sphères publique et privée.

Écrit par : Jean | 11 octobre 2009

Entendu FM dire des deux jeunes pour lesquels il a rédigé une lettre de recommandation: "ces deux jeunes ont fait une immense connerie". Ah bon ? Pour moi, le viol n'est pas "une immense connerie". C'est tout simplement, et bêtement, d'après la loi: "un crime".

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2009

Ben oui, Christophe, ce genre de propos n'est pas acceptable dans la bouche d'un ministre de la République. Et donc...

Pascal Bruckner, c'était chez Ruquier.

Écrit par : Jean | 11 octobre 2009

Ce qu'à Darcos ne plût et qu'à Chatel ne plaise.

Ce qui a Darcos ne plut...

Alors, où a disparu Orthoprofs?

Écrit par : Jean | 11 octobre 2009

[...] Alors pourriez-vous préciser celui du mot "gosses" (p.298) "l'inconscience ou l'âpreté de la plupart des familles, la misère ambiante, le maquereautage généralisé où crapahutent la pègre et les ripoux, les montagnes de dollars que cela rapporte quand les gosses n'en retirent que des miettes..."
et ceux des mots "éphèbes", "esclaves" "garçons très attrayants" (p.299) "Mon garçon enlève brusquement son tee-shirt" (p.300). "Ces gosses ont largement l'habitude des hommes bien qu'ils ne les aiment pas vraiment, ils considèrent leur désir avec satisfaction mais avec une sorte de persistance dans l'étonnement candide."
[...]qu'il ne soit pas pédophile soit, mais alors il faut qu'il apprenne à nommer un chat "un chat", à son âge il serait temps.
Ecrit par : nicolas | 11 octobre 2009

Si l'on veut vraiment comprendre - en supposant que cela ait la moindre importance - il faut lire et citer aussi les deux phrases suivantes, tirées du même texte, quelques lignes plus loin, qui apportent quelques précisions sur la notion de "gosse" chez FM (l'auteur du livre "la mauvaise vie").

"La plupart d'entre eux sont jeunes, beaux, apparemment épargnés par la dévastation qu'on pourrait attendre de leur activité. J'apprendrai plus tard qu'ils ne viennent pas tous les soirs, sont souvent étudiants, ont une petite amie et vivent même parfois avec leur famille, qui prétend ignorer l'origine de leur gagne-pain."

Et aussi

"Il existe certainement des établissements de ce genre ailleurs qu'en Thaïlande ; Amsterdam ou Hambourg ; mais (...) je viens de trop loin ; (...) je ne veux pas courir le risque de rencontrer des garçons qui m'en rappelleraient d'autres, d'être confronté à des situations qui resteraient familières, d'entendre des paroles que je pourrais comprendre. Il me faut l'inconnu, la terre étrangère, le pays sans repère. Là où l'on ne saura jamais rien de moi, il existe une chance, si ténue soit-elle, que j'obtienne l'abandon et l'oubli, la rupture des liens et la fin du passé."

Écrit par : TotoWeininger | 11 octobre 2009

Ounch !!!!!
Je viens de voir et écouter l'IGEN Florence Robine sur ESEN.
Merci à dugong d'avoir conseillé cette instructive leçon de management destinée aux inspecteurs si j'ai bien compris et bon courage à tous les profs qui n'en sont qu'au début ou au milieu de leur carrière !
S'il est bon de s'intéresser aux comparaisons des systèmes éducatifs censé mener à la vie professionnelle, il serait encore meilleur de comparer les économies qui utilisent les ex élèves de ces systèmes. Et j'avoue avoir quelque difficulté à comprendre en quoi l'économie britannique par exemple se situe loin devant la nôtre...

Écrit par : nicolas | 11 octobre 2009

... systèmes éducatifs censés... EVIDEMMENT !

Écrit par : nicolas | 11 octobre 2009

... systèmes éducatifs censés... EVIDEMMENT !

Écrit par : nicolas | 11 octobre 2009

Que l'on m'attribue les fautes de conjugaisons des autres, sous je ne sais quel prétexte lacanien, c'est tout de même un peu faure (Edgar, de son prénom).
JPB

Écrit par : brighelli | 11 octobre 2009

Alors, où a disparu Orthoprofs?

Ecrit par : Jean | 11 octobre 2009

On s'échine à l'appâter et pas l'ombre d'un ! Va falloir sous-traiter la chose orthographique.

Ce qu'à Darcos ne plût et qu'à Chatel ne plaise.

Ce qui a Darcos ne plut... (corrigé par Jean)

Dites, Jean, j'étais dans le subjonctif rétroactif de l'imparfait...

Écrit par : Magister | 11 octobre 2009

Selon un certain Alex Jones, assez connu aux USA, semble-t-il, la volonté de vacciner toute une population "pour son bien" relève de la même confusion des sphères publique et privée.

Ecrit par : Jean | 11 octobre 2009

Jean, nul besoin d'aller aux USA pour identifier des critiques de ce que révèle cette histoire de grippe A.

Déjà - pour donner un exemple, en 1995, Lucien Sfez écrivait dans son maître-ouvrage "La santé parfaite" (Critique d'une nouvelle utopie):

"L'individualisme fera le reste, avec ses replis narcissiques, et entraînera tous les changements économico-culturels. Obsédé par sa santé physique et mentale, l'individu d'aujourd'hui ne vit que des rapports intermittrents avec la médecine, qui reste principalement thérapie, donc occasionnelle, limitée au moment du mal à soigner.
Il n'en va plus de même dans la logique d'une médecine préventive universelle. Ses capacités de prédiction, par la localisation des gènes défectueux, sont immenses. Une prévention systématique sera recherchée. Fini le rapport intermittent à la médecine. Le rapport sera permanent, total. Totalitaire. Tandis que l'économie de la santé jouera un rôle central dans l'équilibre (ou le déséquilibre) des États.

Quelques pages plus loin il écrit (pensons, ce faisant, aux difficultés d'Obama pour imposer sa réforme de la santé):

"Très peu pourront en profiter. On voit mal comment une part importante de la gestion de la santé ne sera pas logée dans la sphère privée. Seuls quelques uns pourront se payer cette santé-là. Société à deux vitesses, ou plutôt deux sociétés, qui se sépareront de plus en plus l'une de l'autre. Tensions insupportables. Dans ce concert une voix idéologique dominera de plus en plus: celle de la Grande Santé, ou voix de la purification générale*, qui sera d'autant plus mise en avant qu'elle camouflera une société divisée en elle-même. Un peu comme le discours hygiéniste tenu aux pauvres au XIX siècle. Discours d'autant plus travaillé et public** qu'il ne peut résoudre les contradictions ni supprimer les vertiges des sociétés en déréliction".

*On peut noter que le discours et les politiques écologiques se nourrissent au même titre que ceux de la Santé Parfaite de ce fantasme inquiétant et de triste mémoire, d'une purification générale de la planète et de l'homme.

**Il reviendra aux système publics et privés d'éducation de greffer cette nouvelle utopie, ses nouvelles idéologies dans les esprits et les corps des nouvelles générations. Les réformes scolaires en cours s'y emploient déjà.

Écrit par : buntovchik | 11 octobre 2009

"il faut qu'il apprenne à nommer un chat "un chat", à son âge il serait temps."

Ecrit par : nicolas | 11 octobre 2009

Et une chatte "une moule" ? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2009

C'est Pascal Bruckner qui expliquait cette nuit dans je ne sais plus quelle émission de télé que lorsqu'un Etat se met à aimer les citoyens, ce n'est plus une république, laquelle a pour fin d'assurer l'équité entre eux, mais une dictature.

Ecrit par : Jean | 11 octobre 2009

La république est un système fondé sur la raison. Mettez-y du pathos et elle deviendra très vite bananière avant de finir en dictature. Dans une république, on ne demande pas aux élus d'aimer les citoyens mais de remplir honnêtement leurs fonctions déléguées. En politique (et ailleurs), le sentimentalisme est toujours un louvoiement. Aujourd'hui, on n'a que le mot citoyen à la bouche, sous toutes ses déclinaisons, mais on s'adresse à ce qu'on tient ou entend tenir pour un abruti. Quand les mots servent trop, c'est pour couvrir l'absence des réalités qu'ils désignent normalement. A cet effet, commenter les paroles d'un politique tient du quiproquo. On ignore que les mots fonctionnent en électrons libres dans une langue plastique qui prend la forme de tous les vides. Ainsi, dire c'est faire et mieux encore, être (au sens de "passer pour" et cela suffit).
Dico ergo sum.

Écrit par : Magister | 11 octobre 2009

Et une chatte "une moule" ? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2009

Seulement si on est chanceux!

Écrit par : Merlemocoeur | 11 octobre 2009

Mon cher Christophe, au lieu de vous installer dans la vulgarité, reprenez votre rôle d'Orthoprof que vous avez si bien tenu jusqu'ici, voulez-vous ? :-) (ouf, j'y ai pensé...)
Avez-vous reçu mon mail de réconfort ?
Je n'ai pas encore tenté le canon, (prise par le temps) mais je compte bien le faire cet après-midi en répet (exceptionnelle car concert le 7 novembre) chorale adulte avant de le balancer aux gamins. Je vous tiens informé.

Écrit par : nicolas | 11 octobre 2009

La république est un système fondé sur la raison. Mettez-y du pathos et elle deviendra très vite bananière avant de finir en dictature. Dans une république, on ne demande pas aux élus d'aimer les citoyens mais de remplir honnêtement leurs fonctions déléguées.

Ecrit par : Magister | 11 octobre 2009

Certes, mais pour remplir même honnêtement une fonction déléguée, par exemple celle d'agent fonctionnaire de l'Éducation nationale, il faut tout de même éprouver en soi un minimum de transport amoureux pour l'autre de soi qu'est cet agent, un minimum d'identification.
Ou alors, mieux vaut former et nommer des marrionnettes, voire, des machines à enseigner. (Remarquez, quand on y regarde de près...) Au moins là, on est sûr que la division de l'homme par le langage, sa séparation d'avec l'Origine n'occurera pas d'effets indésirables.
Comme dit buntovchik plus haut, purifions l'humanité! Guérissons-là de sa maladie du sexe, de la division!

Écrit par : marigot | 11 octobre 2009

Alors, où a disparu Orthoprofs?

Ecrit par : Jean | 11 octobre 2009

Jean, assurément, vous voulez que je revienne pour faire une telle erreur d'accord... Ceci est un appât ou je ne m'y connais pas.

Écrit par : Orthoprof | 11 octobre 2009

"des marionnettes", avec un seul "r" comme dans "Marigot". Le mot est en effet un diminutif de "Marion", lui-même diminutif de "Marie".
Deux interventions en moins de dix minutes : me voilà surmené !

Écrit par : Orthoprof | 11 octobre 2009

Merci à dugong (décidément !) pour le lien Barnavi - un peu de fraîcheur humaniste après les 3/4 h de management de F. Robine...

Écrit par : nicolas | 11 octobre 2009

J'entends par libéralisme, au-delà de toute connotation liée à une expression donnée ou traduction particulière, la volonté d'être responsable, c'est-à-dire de répondre de soi-même. Le pseudo libéralisme dont il est question dans les débats, incriminé à juste titre, n'est le plus souvent qu'une licence... irresponsable (quand ça va mal, on redécouvre les vertus de l'interventionnisme, c'est-à-dire qu'on va pleurer dans les jupons de maman, la dernière crise en date ayant largement illustré la chose).

Ecrit par : Magister | 11 octobre 2009

Voilà qui est (admirablement !) dit. Mille fois d'accord !

Ecrit par : mihailovich | 11 octobre 2009


Je souscris à mon tour!
Et pour aller dans le même sens. Les dérèglements de l'ultralibéralisme (qui relèvent effectivement de la licence, et non pas de la liberté, vieille distinction philosophique), sont par définition antilibéraux, puisqu'ils aboutissent à la négation de l'autonomie individuelle (qui suppose la responsabilité) et à l'aliénation de l'individu. En d'autres termes, l'usage courant qui est fait du terme de "libéralisme" est généralement usurpé.

Écrit par : Daniel Arnaud | 11 octobre 2009

La république est un système fondé sur la raison. Mettez-y du pathos et elle deviendra très vite bananière avant de finir en dictature.

Ecrit par : Magister | 11 octobre 2009


Encore une fois excellent, Magister!
Dans le cadre des recherches que je mène sur le sujet, j'en suis d'ailleurs arrivé à cette définition : la république, c'est le gouvernement par la raison. Je dirais même que c'est un état (individuel) avant d'être un type d'Etat. C'est parce que l'individu "perd la raison" qu'il se fait tyran et conduit le pays à la ruine. Dans la classe, c'est l'enseignant qui, en transmettant les savoirs, doit assurer le gouvernement par la raison; mais si l'élève, qui évolue sur le registre de l'opinion (la doxa des Grecs), prend le pouvoir, alors l'instruction n'est plus assurée, et c'est finalement la République (en tant qu'Etat) qui peut vaciller.

Écrit par : Daniel Arnaud | 11 octobre 2009

La pratique de l'euphémisme semble une constante, alors qu'un crime soit une "immense connerie", quoi d'étonnant ?
Ecrit par : nicolas | 11 octobre 2009

Dans ces conditions, il aurait certainement fait un très bon ministre de l'Education ! Le Snes l'aurait adoré !

Écrit par : Jeremy | 11 octobre 2009

"La république, c'est le gouvernement par la raison"

Sauf que la raison, c'est comme l'Histoire, on peut faire ce qu'on veut en son nom.

Écrit par : Jeremy | 11 octobre 2009

Donc la République, ça ne pourrait pas être la Raison, le bien commun et les droits individuels ?

Écrit par : Jeremy | 11 octobre 2009

Vous avez raison, Jérémy.
La raison peut être (et a été) instrumentalisée. Concernant notre modèle républicain, il faut donc l'associer au bien commun et, surtout, aux libertés individuelles (que nous devons davantage au libéralisme qu'à la République).

Écrit par : Daniel Arnaud | 11 octobre 2009

Nicolas, pardon pour la "vulgarité". Mais je trouvais ça drôle!
Je n'ai pas reçu votre mail de réconfort... J'en aurais pourtant bien besoin, en ce moment... Rien ne va plus... :-(
Merci pour le "canon".

Écrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2009

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