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01 août 2009

Classes trop moyennes

                                                                           « - Si tu continues comme ça j’ai peur

                                                                           Que tu ne passes pas dans la classe supérieure…

                                                                            - Les différences de classes nous les abolirons,

                                                                            C’est pour ça qu’on fait la révolution… »

 

chantait Evariste en 1968 — pseudo-dialogue divertissant entre un père et son manifestant de fils. Le jeu de mots est ancien, mais ce n’est pas pour ça qu’il n’est pas significatif. Régnait alors, à en croire les sociologues des années 1960, un système figé de reproduction sociale dans l’Ecole de mon enfance — encore qu’une frange de prolétaires parvenait à « passer dans la classe supérieure » (15% des élèves des grandes Ecoles à l’orée des années 1970). Aujourd’hui, avec moins de 5%, la statistique ne camoufle même plus l’ultra-élitisme du système — et l’ultra-élitisme, justement, ce n’est pas l’élitisme, et ceux qu’il sélectionne ne sont pas forcément des élites. Nous nous sommes si bien gorgés d’égalitarisme que nous avons produit les résultats les plus inégalitaires que jamais l’école de la République ait revendiqués.

     « Il ne faut pas désespérer Billancourt », disait Sartre. Oui — mais aujourd’hui, on désespère aussi Boulogne. Les classes moyennes sont invinciblement tirées vers le bas, et l’Ecole réformée par les soixante-huitards est infiniment plus injuste, et « reproductrice », que l’école d’autrefois.

     Tableau d’une situation pré-révolutionnaire.


     En haut de l’échelle, 10% d’élèves mis, dès leur petite enfance, sur la bonne trajectoire. Milieu social favorisé, assez favorisé pour se reproduire à l’identique, ou presque. Quartier chic, ou tout comme. Bonne école, bon collège, bon lycée — très bon lycée, parfois. Vacances à l’étranger, pour apprendre l’anglais ou le chinois sur le terrain. Options judicieuses. Bon Bac, classe préparatoire derrière, grande école à venir. Comme papa-maman. 80% des énarques sortis, comme on dit, « dans la botte », sont enfants d’énarques. Bourdieu en aurait hoqueté de bonheur.

     En bas, un nombre à peu près comparable d’exclus. Mauvais quartier, ZEP exemplaire, méthode idéo-visuelle, peu d’encouragements, encore moins de félicitations, collège douloureusement unique, lycée professionnel non choisi — ou, pire peut-être, une Seconde très indifférenciée (et encore, 140 000 de ces malheureux gosses quittent le système scolaire dès 16 ans, fin Troisième, pour naviguer entre petite délinquance, démerde et aides sociales). Parfois, à l’arrivée, une fac où l’on se plante à 50% dès la première année — pour ne pas parler des suivantes.

 

     Des uns et des autres, nous dit-on, le système a besoin. Besoin de cadres, besoin d’un volant de main d’œuvre très peu qualifiée, taillable et corvéable…

 

     Fausse évidence. Nous n’avons pas besoin (ou très peu — pour ramasser les pêches dans le Roussillon) de gens sans qualification — bien au contraire. L’industrie moderne, et encore plus l’industrie à venir, veut des acteurs polyvalents, capables de s’insérer dans des projets professionnels successifs et souvent fort éloignés les uns des autres. De la même manière que la science-fiction rêve de machines qui s’auto-réparent, la société libérale des années à venir aura besoin d’employés qui se forment et se reforment sans cesse. Cela suppose des bases très solides, et non un saupoudrage de bonnes intentions.

     En haut de l’échelle, il est fort dangereux de ne pas renouveler le sang des cadres. L’aristocratie a fini par crever par excès d’endogamie. La bourgeoisie prend le même chemin, et l’Ecole est l’instrument d’une reproduction qui frise l’inceste institutionnel. De surcroît, ne pas donner aux classes d’en-dessous l’espoir d’arriver tout en haut est un mauvais calcul. C’est ainsi que l’on alimente le désespoir et la violence. Ou l’abstention électorale, qui prélude toujours à la mort des républiques.

     Parce que c’est d'abord dans l’entre-deux, dans cette classe moyenne qui espérait pour ses enfants un destin meilleur que le sien, que tout se joue en ce moment. Un destin meilleur — dans la mesure où ils l’auraient mérité : les classes moyennes croient (ou croyaient ?) en la méritocratie. L’ascenseur social, métaphore bien utile pour faire croire qu’il fonctionne encore, c’est pour ces classes intermédiaires qui ont le souvenir de parents ou de grands-parents qui en ont bavé, et qui rêvent pour leur progéniture d’un avenir plus confortable que le leur. Les enseignants, par exemple. Pas très bien payés, mais imbus d’une culture de l’effort-qui-porte-toujours-ses-fruits…

 

     E finita la commedia… Sauf exception, il est loin, le temps où un enfant d’instit devenait prof de fac. Bienheureux s’il parvient à être lui-même professeur des écoles. Statistiquement, il aurait meilleur compte à jouer au loto.

     L’Ecole est la métaphore exacte du système tout entier. Les « fils et filles de », ceux dont l’état-civil et le carnet d’adresses comptent finalement plus que les diplômes, l’emportent depuis que la crise (pas seulement celle qui sévit actuellement : en fait, tout a commencé à dégénérer après le second choc pétrolier, et l’augmentation vertigineuse du chômage, à la fin des années 1970) a bloqué les aspirations au mieux en prétendant que l’identique, c’était déjà beaucoup — beaucoup trop.

     Les diverses lubies pédagogiques doivent se lire à la lumière de cette situation économique. L’élève-au-centre-du-système, et la substitution d’un projet « éducatif » à une ambition « instructionniste », ont constitué le prétexte idéal pour que les élèves, et leurs parents, se contentent d’un séjour prolongé en système scolaire, aussi confortable que possible, sans plus prétendre à une ambition intellectuelle qui risquait de se traduire en ambition sociale.

     Sauf ceux qui avaient les moyens d’entrer dans des écoles privées chèrement compétentes — il y en a —, ou des lycées « classiques » — il s’en trouve.

 

 

     C’est sur tous les plans qu’il faut se battre simultanément. C’est l’espoir d’un mieux qu’il faut réinjecter dans la société française, aussi figée aujourd’hui que l’était l’aristocratie de 1788. Et j’ai dans l’idée que les courtisans du libéralisme tiennent à nos dirigeants les discours lénifiants qui ont conduit Louis XVI à l’accident de santé du 21 janvier 1793.

     Cela ne signifie pas qu’il faille baisser la garde sur l’Ecole elle-même. Il faut préparer dès maintenant la sortie de crise — quand, dans quatre ou cinq ans, nous aurons immédiatement besoin de cadres et d’employés aux capacités inédites, diverses et modulables : c’est sans doute la seule chose que l’on peut dire de façon sûre des années à venir. Apprendre sérieusement à lire, écrire et compter. Transmettre une culture solide, commune. Donner les bases de toutes les formations à venir. Préparer aussi bien les ingénieurs les plus pointus que les techniciens les plus polyvalents — parce qu’il est évident que c’est dans les formations « techniques » qu’il faut ouvrir à une culture généreuse, bien plus que dans les hautes sphères de la spécialisation : c’est aux plus humbles que l’on doit donner les moyens, tout au long de leur vie, de modifier leur destin. Aux plus « moyens ». Les bons » s’en sortiront toujours — ils en sont déjà sortis…

     Dans les conseils de classe, on entend souvent des expressions du genre « moyen plus » ou « moyen moins », pour affiner le jugement sur un élève. La même chose pourrait se dire des classes sociales : à force de se sentir entraînées malgré elles vers le « moyen moins », les classes moyennes finissent par frôler l’insuffisant. Le désespérant.

     Et ce sont bien elles qui font les élections, non ? Elles ont cru, au moins en partie, aux sirènes du « travailler plus pour gagner plus ». Elles savent désormais qu’il est question de travailler davantage pour continuer à être payé — simplement. Des entreprises négocient déjà des réductions de salaires en échange de plans sociaux « aménagés » — c’est dur pour ceux que l’on « aménage », et pas drôle pour ceux qui s’accrochent. "Classes moyennes à la dérive" (1), disait déjà Louis Chauvel en 2006. Trois ans plus tard, elles sont en train de couler.

     On laisse trop de travailleurs sur le bord de la route — en se privant de leur expérience, et de leur expertise. On laisse trop d’enfants au bord de la culture — sous prétexte de gérer « l’enseignement de masse », qui a bon dos.

 

Jean-Paul Brighelli

 

(1) Collection "la République des idées, Seuil, 2006.

Commentaires

Après avoir manifesté ma présence et ma célérité, je vais pouvoir prendre le temps de lire.

Écrit par : Jeremy | 01 août 2009

Prem's !

Écrit par : Jeremy | 01 août 2009

"Sauf exception, il est loin, le temps où un enfant d’instit devenait prof de fac."

Euh ben... ça dépend ce que vous appelez prof...

D'autant que bcp de "fils d'instits" font une thèse inutile, sont grassement payés pendant trois ans en tant qu'ATER, et sont foutus dehors au bout de trois ans. L'ATER, c'est le statut le plus dispendieux et le plus précaire que j'ai jamais vu 0_0

Bon, vous allez me dire : les ATER ne sont pas profs. Mais tout de même, ils y enseignent, et la fac sans les vacataires - ATER - Allocataires - PRCE - Prag, elle ne tournerait plus depuis belle lurette.

Écrit par : Jeremy | 01 août 2009

D'autant que bcp de "fils d'instits" font une thèse inutile, sont grassement payés pendant trois ans en tant qu'ATER, et sont foutus dehors au bout de trois ans. L'ATER, c'est le statut le plus dispendieux et le plus précaire que j'ai jamais vu 0_0
Ecrit par : Jeremy | 01 août 2009

Il me semble que le contrat d'ATER, c'est un an, renouvelable une fois, seulement. Seuls les fonctionnaires ont droit à un contrat de trois ans. Le salaire est dérisoire, d'autant que les postes offerts sont de plus en plus des demi-postes (63% des ATER sont à mi-temps), avec un salaire inférieur au SMIC.

Écrit par : TotoWeininger | 01 août 2009

TropS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Rappelez moi votre métier ?

Écrit par : orthoprofdepassage | 01 août 2009

« Se contentent d’un séjour prolongé en système scolaire, aussi confortable que possible, sans plus prétendre à une ambition intellectuelle qui risquait de se traduire en ambition sociale. »

Et après cette Grande Garderie, le coup de pipeau suivant c'est le fameux slogan « apprendre tout au long de la vie » où les pédagogos rejoignent une de fois de plus les délires néo-libéraux : on fait passer une tautologie pour une idée géniale.
Comme les pédagogos sont persuadés qu'il est malsain d'acquérir ces compétences générales dépendant de l’accumulation de savoir et de vocabulaire pendant la scolarité obligatoire, c'est toujours remis au calendes grecques...

Écrit par : P. Lariba | 01 août 2009

Passque les ceusses de gôche y z'envoient pas les leurs dans les mêmes bahuts privés peut-être?
Ecrit par : Cadichon | 31 juillet 2009

Tout à fait, mais eux, en plus, ils trouvent Bégaudeau formidable.

Ecrit par : Manu | 01 août 2009

Et ils écoutent Diams en croyant que c'est de la musique...
Ecrit par : Françoise Guichard, l'oreille écorchée | 01 août 2009

Et ils prennent Grand Con malade pour un poète.

@Christophe
Alors, votre maili mailodie, je l'attends toujours!
Pour Jérémy qui préférait Ferry, une chanson de manif :




Sur l’air “Jeanneton prend sa faucille.”



Luc Ferry prend sa faucille
Larirette, larirette
Luc Ferry prend sa faucille
Pour châtrer l’éducation (bis)

Mais en chemin, il rencontre,
Larirette, larirette
Quelques professeurs grognons.(bis)

Le premier, un peu timide
Larirette, larirette
Lui fit des observations.(bis)

Le deuxième, un peu moins sage,
Larirette, larirette
Lui colla deux ou trois gnons.(bis)

Le troisième, fou de rage,
Larirette, larirette
Lui coupa les deux roustons.(bis)

Ce que fit le quatrième,
Larirette, larirette
Manqua fort de correction.(bis)

Le quatrième en furie,
Larirette, larirette
Lui fit ce que le gorille
Fit au juge d’instruction.(bis)


La morale de cette histoire
Se murmure, se murmure
La morale de cette histoire
Se murmure dans les salons(bis)

T’as voulu châtrer l’école
Fais risette, fais risette,
T’as voulu châtrer l’école

MAINTENANT, C’EST TOI LE CON. (BIS)

Écrit par : retraitée | 01 août 2009

Plus c'est gros, plus ça passe. Quelle vigilance, Yann ! Je suis sûr que JPB y sera sensible.
J'ajouterai pour ma part une petite confusion dans les traits d'union : main-d'oeuvre en prend un, état civil n'en prend pas. Et ce n'est pas cela qui va ralentir la chute des classes moyennes...

Écrit par : orthoproflefaux | 01 août 2009

@ retraitée: chpointsibilleatwanadoopointfr

Une de mes deux filles est dans une école plutôt bonne, (quoique appliquant à la lettre les processi "d'évaluation par compétences". Mais, comme il ne faut pas résister, ;-) du neuvième arrondissement de Lyon. La deuxième est dans une école maternelle également bonne, (elle saura lire, en grande section l'année prochaine, je prends les paris). Vraiment, j'ai eu un bol monstre, vu la situation apocalyptique dans laquelle notre système semble se perdre!
Mais il faut DEGAGER ce système d'évaluation.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 août 2009

A grands coups de pompe dans le derche.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 août 2009

TropS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Rappelez moi votre métier ?

Ecrit par : orthoprofdepassage | 01 août 2009

Et le vôtre ? Rappelez-moi, Monsieur le redresseur de torts, de passage, nous l'espérons... car ce n'est pas le moment de jeter le discrédit sur notre profession !

Écrit par : orthoproflefaux | 01 août 2009

Une de mes deux filles est dans une école plutôt bonne, (quoique appliquant à la lettre les processi "d'évaluation par compétences". Mais, comme il ne faut pas résister, ;-) du neuvième arrondissement de Lyon. La deuxième est dans une école maternelle également bonne, (elle saura lire, en grande section l'année prochaine, je prends les paris). Vraiment, j'ai eu un bol monstre, vu la situation apocalyptique dans laquelle notre système semble se perdre!
Mais il faut DEGAGER ce système d'évaluation.

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 août 2009

Ça, c'est loin d'être gagné.
Entre les instits qui ne savent faire que ça, j'en connais de très très bien qui n'arrivent toujours pas à noter une dictée en comptant bêtement un point par faute (ou deux, comme vous voulez) sans donner des points de bonus pour tel accord, sans évacuer la moitié des mots ou des accords sous prétexte qu'ils n'ont pas encore été étudiés ou pire qu'ils ne font pas l'objet de la notion étudiée lors de la semaine en cours, et les dirigeants du système qui veulent bien relever le niveau mais qui ne veulent pas que les résultats des évaluations nationales baissent, je crois que nous n'arriverons plus avant longtemps à bêtement évaluer les élèves d'élémentaire au moyen de quatre notes obtenues sur une lecture suivie de questions de compréhension, une dictée suivie de questions grammaticales, une série d'opérations et deux problèmes, l'un portant sur du calcul et l'autre sur de la géométrie.
Pourtant, quel gain de temps et quelle belle application du transfert de compétences !

Écrit par : catmano | 01 août 2009

TropS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

"Rappelez moi votre métier ?

Ecrit par : orthoprofdepassage | 01 août 2009

Et le vôtre ? Rappelez-moi, Monsieur le redresseur de torts, de passage, nous l'espérons... car ce n'est pas le moment de jeter le discrédit sur notre profession !"

Ecrit par : orthoproflefaux | 01 août 2009

Ah non, hein! Déjà qu'on n'est pas cher payé(e)(s)!
Et nous ne devons pas donner aux blogueurs d'occasions de pouvoir s'offusquer.

Écrit par : Orthoprofundesfaux | 01 août 2009

Et le vôtre ? Rappelez-moi, Monsieur le redresseur de torts, de passage, nous l'espérons... car ce n'est pas le moment de jeter le discrédit sur notre profession !

Ecrit par : orthoproflefaux | 01 août 2009

Oui, je sais, j'ai appuyé trops vite sur le bouton "Envoyer", je l'ai vue (la faute) quand le message était déjà parti.
Que voulez-vous, je ne suis que de passage, je ne suis qu'un modeste orthovermisseau, je ne recommencerai pas.
Trops, c'est trops.

Écrit par : orthoprofdepassage | 01 août 2009

Tout à fait d'accord avec vous Catmano, mais savez-vous ce que disent les inspecteurs qui vous voient enlever un point par "faute", erreur en fait ?
1) Que ce n'est pas en enlevant des points que l'on encourage mais en comptant ce qui est positif donc bien orthographié, pour ne pas attenter à "l'estime de soi".
2) Qu'il ne faut pas noter, la note étant toujours entachée de...blablabla le discours sur la décimologie.
3) Qu'il existe toujours des "négociations orthographiques" qui prouvent que l'enfant a réfléchi et qu'il faut valoriser l'état de sa réflexion.
Bref, il y a intérêt à procéder comme vous le dites les années de non-inspection pour le plus grand bien des loupiots qui prennent confiance en eux au bout d'un certain temps, même après plusieurs zéros d'affilée, tandis que les fameuses négociations induisent un manque de repères cruel et persistant. Pauvres gosses.

Écrit par : nicolas | 01 août 2009

DOCIMOLOGIE

Écrit par : nicolas | 01 août 2009

Plus rapide que l'orthoprof, l'autoprof...

Écrit par : orthoproflefaux | 01 août 2009

Tout à fait d'accord avec vous Catmano, mais savez-vous ce que disent les inspecteurs qui vous voient enlever un point par "faute", erreur en fait ?
1) Que ce n'est pas en enlevant des points que l'on encourage mais en comptant ce qui est positif donc bien orthographié, pour ne pas attenter à "l'estime de soi".
2) Qu'il ne faut pas noter, la note étant toujours entachée de...blablabla le discours sur la décimologie.
3) Qu'il existe toujours des "négociations orthographiques" qui prouvent que l'enfant a réfléchi et qu'il faut valoriser l'état de sa réflexion.
Bref, il y a intérêt à procéder comme vous le dites les années de non-inspection pour le plus grand bien des loupiots qui prennent confiance en eux au bout d'un certain temps, même après plusieurs zéros d'affilée, tandis que les fameuses négociations induisent un manque de repères cruel et persistant. Pauvres gosses.

Ecrit par : nicolas | 01 août 2009

J'ai décidément beaucoup de chance !
J'ai été inspectée le 6 octobre 2008 par une toute jeune IEN qui inaugurait en septembre son premier poste.
Elle a épluché tous les cahiers de mes CP et de mes CE1, a vu les notes sur 10 données quotidiennement dans toutes les matières et n'a absolument rien dit.

Il serait très intéressant de parler de la "dictée négociée" que je pratique abondamment au CP et dans la première moitié du CE1, puis plus parcimonieusement ensuite, seulement dans les cas où le défi orthographique dépasse un tantinet les connaissances exigibles d'un élève de huit ans.
Ce n'est pas si mal, à condition de bien cadrer à la fois les termes de la négociation et les droits et devoirs des négociateurs.

Nous en reparlons en cours d'après-midi ?

Écrit par : catmano | 01 août 2009

Désolé de parler d'autre chose, mais je trouve que l'affaire du paquebot de croisière bloqué devant Marseille est très bizarre, avec ces "grippés" dont les "symptômes" sont constamment évoqués avec de grands sous-entendus dramatiques mais jamais décrits...

Écrit par : Jean | 01 août 2009

Oui, et ce spectacle navrant ne convainc même pas les thuriféraires des "sciences" de l'éducation que l'école publique de 1950 permettait (tant bien que mal, certes) aux enfants issus de milieux défavorisés de grimper l'échelle sociale.
Seulement, en 1950, les jeunes savaient, dès le CP, qu'on n'obtient rien sans effort.
Aujourd'hui, ils ne le réalisent qu'une fois qu'on leur refuse quelque chose pour la première fois : le succès dans l'enseignement supérieur quand ils ont eu le bac sans effort.

Écrit par : Francis Penin | 01 août 2009

J'ai du boulot pour les orthoprofs. C'est du lourd et je n'en viens pas à bout:
http://calimero-et-c-ami.over-blog.com/

Écrit par : dobolino | 01 août 2009

Ah, ouais, quand même...

C'est effectivement du lourd.

Écrit par : yann | 01 août 2009

Les orthoprofs ne s'attaquent qu'à ce qui est amendable, Dobolino, et ravi de vous revoir parmi nous... Alice, quoique très jeune, est déjà trop loin. Mais nous notons au passage que son chat s'appelle Dobolino. Encore un apparentement terrible...

Écrit par : orthoproflefaux | 01 août 2009

mèkeskecèketoucetoutimpourdétrèdunion?
alicenvoila1kiatoukonpri!

Écrit par : pluskacé | 01 août 2009

Un lien pour Jean:
http://www.bmlisieux.com/curiosa/bazin02.htm

Écrit par : dobolino | 01 août 2009

"C'est effectivement du lourd."

Ecrit par : yann | 01 août 2009

Encore faudrait-il être sûr que la belle Alice ne s'offusquerait pas de se voir corriger!

Écrit par : Orthoprofundesfaux | 01 août 2009

mèkeskecèketoucetoutimpourdétrèdunion?
alicenvoila1kiatoukonpri!

Ecrit par : pluskacé | 01 août 2009
Ses professeurs de français l'apprécient énormément et sa scolarité collégienne fut idyllique de la sixième à la troisième, entre Encouragements et Félicitations. Suels les professeurs d'anglais et d'allemand ont été un peu plus exigeants sur l'orthographe et la grammaire.

Écrit par : dobolino | 01 août 2009

"Suels les professeurs d'anglais et d'allemand ont été un peu plus exigeants sur l'orthographe et la grammaire."

Ecrit par : dobolino | 01 août 2009

Bon, allez, celle-là, on la laisse passer.

Écrit par : Orthoprofundesfaux | 01 août 2009

Encore faudrait-il être sûr que la belle Alice ne s'offusquerait pas de se voir corriger!

Ecrit par : Orthoprofundesfaux | 01 août 2009
Hier soir, j'ai axé la correction sur le langage SMS en lui démontrant que, à la fin d'un verbe à l'infinitif, er était tout aussi court que ai et finalement plus économe en mouvements sur un clavier azerty et qu'il s'agissait bel et bien d'une faute et non d'une abréviation.

Écrit par : dobolino | 01 août 2009

Rhââââ ! Quel plaisir de rester chez soi !!!
" La tendance est à la hausse (554 km de bouchons avaient été relevés à 10H30) et le pic de la journée est attendu vers 12H30-13H00.

Les difficultés se concentrent dans le sens des départs, notamment sur l'A7, où le temps de parcours entre Vienne et Orange (160 km) est de 3H00 au lieu de 1H30 dans les deux sens et où 48 km de bouchons ont été recensés au niveau de Livron sur Drôme, 28 km dans la Vallée du Rhône au niveau de Ternay (est de Lyon) et 20 km à Saint-Rambert d'Albon.

Depuis la vallée du Rhône vers les Pyrénées, le Cnir signale également 22 km de bouchons sur l'A9 au niveau de Saint-Jean de Vedas et depuis Paris vers les Pyrénées par Bordeaux, 50 km sur l'A10 au niveau de Vouillé (est de Niort).

"

Écrit par : dobolino | 01 août 2009

J'ai du boulot pour les orthoprofs. C'est du lourd et je n'en viens pas à bout:
http://calimero-et-c-ami.over-blog.com/
Ecrit par : dobolino | 01 août 2009

Ben moi, je ne trouve pas ça lourd du tout, bien au contraire. Du reste, il faut voir à quel point la forme y est parfaitement adéquate au fond. Ce qui me fait dire que ce que sont en train d'inventer les jeunes, et que nous refusons de voir, c'est un nouveau Classicisme^^

Écrit par : TotoWeininger | 01 août 2009

C'est un smiley, ^^ ?

Écrit par : dobolino | 01 août 2009

C'est vrai, ce "s" à trop est un peu agaçant... Mais je ne peux m'empêcher de penser que Jean-Paul avait une idée derrière la tête!
Oh, oui, qu'on est bien chez soi, Dobolino!!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 01 août 2009

"Ce qui me fait dire que ce que sont en train d'inventer les jeunes, et que nous refusons de voir, c'est un nouveau Classicisme^^"

Ecrit par : TotoWeininger | 01 août 2009

Un cauchemar, oui...

Écrit par : Christophe Sibille | 01 août 2009

C'est un smiley, ^^ ?
Ecrit par : dobolino | 01 août 2009

Oui. A quelque chose près synonyme de :) ou de :-), en style "nippon"

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89motic%C3%B4ne

Écrit par : TotoWeininger | 01 août 2009

"trops" est le palindrome de "sport", l'anagramme de "ports"... Indice orthographique laissé par JPB sur ses vacances ?

Écrit par : Marilyse | 01 août 2009

En haut de l’échelle, il est fort dangereux de ne pas renouveler le sang des cadres. L’aristocratie a fini par crever par excès d’endogamie. La bourgeoisie prend le même chemin, et l’Ecole est l’instrument d’une reproduction qui frise l’inceste institutionnel. De surcroît, ne pas donner aux classes d’en-dessous l’espoir d’arriver tout en haut est un mauvais calcul. C’est ainsi que l’on alimente le désespoir et la violence. Ou l’abstention électorale, qui prélude toujours à la mort des républiques.

(...) à force de se sentir entraînées malgré elles vers le « moyen moins », les classes moyennes finissent par frôler l’insuffisant. Le désespérant.

(...)

Et ce sont bien elles qui font les élections, non ?

écrit par Jean-Paul Brighelli

Passages à souligner au gros marqueur car ils résument parfaitement les causes et les effets tout en nous rappelant à la cyclicité de l'Histoire (car on ne refait pas les hommes) que certains seraient bien inspirés de relire et de méditer à l'aune de l'état des lieux actuel. Mais le peuvent-ils ? Le veulent-ils seulement ? Allez donc dire à ces orgueilleux qu'ils sont en train de répéter les erreurs du passé et qu'ils ne sont pas plus malins que les anciens !
Oui, les classes moyennes font les élections et même davantage : elles tiennent la cohésion sociale et font tourner les pétaudières. Difficilement d'ailleurs, entre l'inconséquence d'en haut, le délitement général et, par-dessus tout, le consumérisme universel par quoi l'homme finit par se manger lui-même.

Écrit par : Magister | 01 août 2009

qu'appellez vous "les courtisans du libéralisme"?
cordialement.

Écrit par : daniel sachet | 01 août 2009

Comme papa-maman. 80% des énarques sortis, comme on dit, « dans la botte », sont enfants d’énarques. Bourdieu en aurait hoqueté de bonheur. (JPB)
Comme l'accès d'enfants dits de milieux défavorisés est passé en trente ans de quelques 15%, voire plus parfois, à 2 ou 3 %, dans les filières et institutions les plus sélectives, on ne peut que faire remarquer l'inanité de la prose bourdivine, qui fut en son temps caractérisée comme telle par Boudon, et d'autres, mais leur vox clamabat in deserto alors et cela continue.

Quant à la thèse de l'impact de la crise pétrolière et de ses conséquences (chômage, etc, voir plus haut) sur l'accroissement des inégalités scolaires, la destruction des apprentissages et sur la crétinisation des concepteurs de programmes et politiques scolaires, je me permets de questionner sa pertinence. Il n'y avait aucune crise de ce genre quand la mainmise idéologique des derniers a commencé à ....prendre pied(:-)), dans l'entre-deux guerres, à Columbia University, puis en Europe, en Suisse notamment, sous la houlette des Dewey, Piaget, Freinet, etc.
Les idées ont de loin précédé les réformes scolaires et the shit hit the fan en France surtout quand après 1981 la gauche s'est cru tout permis en ce domaine, avec notamment l'invasion de l'Hémicycle par la plus forte proportion jamais enregistrée d´enseignants infédodés aux pédagogos, Jospin en tête, d'où la difficulté grandissante pour les autres de résister à cette soudaine déferlante de la connerie.

"Les classes moyennes sont invinciblement tirées vers le bas, et l’Ecole réformée par les soixante-huitards est infiniment plus injuste, et « reproductrice », que l’école d’autrefois.
Tableau d’une situation pré-révolutionnaire." (Ibid)

Donc en quarante ans on n'a pas progressé, et même regressé, puisqu'il y avait déjà alors un peu plus de 10% d'une classe d'âge qui pouvait prétendre à faire un honnête parcours supérieur: beau palmarès!!

Sur la situation pré-révolutionnaire, le "1788 " de R-G Schwatzenberg, paru il y a quelques années, ne disait pas autre chose.

Comment parvenir à identifier le moyen de soigner le mal qui ronge notre société quand il se trompe à ce point de diagnostic, de cible, not' bon maître , qui a " dans l’idée que les courtisans du libéralisme tiennent à nos dirigeants les discours lénifiants qui ont conduit Louis XVI à l’accident de santé du 21 janvier 1793."?

Ce sont à l'époque les libéraux comme Turgot ou Condorcet qui ont déployé des efforts suicidaires pour moderniser une France absolutiste. Or, elle est aujourd'hui encore jacobine, interventionniste, donc foncièrement anti-libérale. Nier que cet anti-libéralisme ait grandement contribué à tisser la trame des maux actuels, faire du libéralisme le bouc émissaire de la situation présente interdit d'en sortir. La dégringolade que nous subissons depuis les Trente glorieuses est là pour nous le rappeler. Identifions ce qui a permis à d'autres pays infiniment moins gâtés que la France par la nature de mieux résister aux mêmes phénomènes socio-économiques au lieu de faire cet abcès de fixation sur le libéralisme, de hurler avec les loups. C'est rarement productif.

Je rappelle simplement que si le capitalisme engendre des voyous criminels, ils ne peuvent rivaliser avec ceux que couve le socialo-communisme, car le premier opère dans une démocratie et est mieux équipé pour nettoyer ses écuries d'Augias. C'est ce que nous ont appris, entre autres, les huit décennies de 1917 à 1989. Entre d'infectes salauds comme Madoff et Staline, chacun dans sa partie, ce n'est quand même pas le choix entre peste et choléra. Y'a pas photo.
Or en diabolisant le capitalisme et la droite par la même occasion, en allant jusqu'à affirmer que seule la gauche garantit nos droits (sic!), on continue à faire le jeu des extrémistes de tout poil et en toute bonne conscience puisqu'on se croit du côté du bien dont la gauche aurait le monopole.
S'il y a bien un parallèle entre 1788 et 2009, il ne mène pas loin s'il se cantonne à cette diabolisation du libéralisme, le plus souvent par ignorance et réflexe pavlovien.

Écrit par : Cadichon | 01 août 2009

J'ai du boulot pour les orthoprofs. C'est du lourd et je n'en viens pas à bout:
http://calimero-et-c-ami.over-blog.com/

Ecrit par : dobolino | 01 août 2009

T'aurais pas dû ! Tu te fais du mal ;O)

Encore un témoignage du déclin des classes moyennes ?

http://nonolachipie.skyrock.com/1.html

Écrit par : catmano | 01 août 2009

Encore un témoignage du déclin des classes moyennes ?

http://nonolachipie.skyrock.com/1.html

Ecrit par : catmano | 01 août 2009

Je trouve au contraire que cette enfant de trois ans s'exprime bien. En tous cas, elle sait sous-titrer sans trop de vagues.
Maintenant, si c'est sa mère ou son père qui s'exprime à sa place, c'est plus tangent, effectivement. Mais rien ne dit qu'il s'agit de la classe moyenne...

Écrit par : orthoproflefaux | 01 août 2009

Encore un témoignage du déclin des classes moyennes ?
http://nonolachipie.skyrock.com/1.html
Ecrit par : catmano | 01 août 2009

Faut dire qu'avec leur allure de néo-prolos, ils le cherchent un peu, le déclassement, là, non ?

Pauvres gosses !

Écrit par : TotoWeininger | 01 août 2009

Pauvres gosses !
Ecrit par : TotoWeininger | 01 août 2009

Et pauvres chats, surtout !

Écrit par : TotoWeininger | 01 août 2009

"Qu'appelez-vous le déclin de l'orthographe ?"

Écrit par : Orthoprof | 01 août 2009

Ah, Cadichon, si Elie Wiesel vous avait écouté, il n'aurait jamais confié ses économies à Joseph Staline!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 01 août 2009

"trops" est le palindrome de "sport", l'anagramme de "ports"... Indice orthographique laissé par JPB sur ses vacances ?"

Ecrit par : Marilyse | 01 août 2009

Brillantissime retour, Marilyse!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 août 2009

Désolée, Christophe, mais ça ne passe pas!

Écrit par : retraitée | 01 août 2009

"Je rappelle simplement que si le capitalisme engendre des voyous criminels, ils ne peuvent rivaliser avec ceux que couve le socialo-communisme, car le premier opère dans une démocratie et est mieux équipé pour nettoyer ses écuries d'Augias. C'est ce que nous ont appris, entre autres, les huit décennies de 1917 à 1989. Entre d'infectes salauds comme Madoff et Staline, chacun dans sa partie, ce n'est quand même pas le choix entre peste et choléra. Y'a pas photo.
Or en diabolisant le capitalisme et la droite par la même occasion, en allant jusqu'à affirmer que seule la gauche garantit nos droits (sic!), on continue à faire le jeu des extrémistes de tout poil et en toute bonne conscience puisqu'on se croit du côté du bien dont la gauche aurait le monopole."



Cadichon: je suis entièrement d'accord, il est bon d'enfoncer ce genre de "portes ouvertes" dans un contexte où la gabardine étouffante de l'abrutissement s'impose aux mentalités "moyennes"... Je ne cesse de mettre l'accent sur les méfaits du marxisme-léninisme pour équilibrer les évocations systématiques du nazisme, du fascisme et, dans le même sac, du libéralisme! La plupart de ceux qui critiquent le libéralisme n'y connaissent rien: son histoire, ses penseurs, etc... Libéral: confondu avec capitalisme est devenue une injure, un "jingle" pour déblatérer quand on est de gauche: donc social et progressiste, bon et juste, plein de compassion pour les pauvres et tout le toutim.
Ce sont les mêmes qui refusent de voir dans les crimes du communisme à l'échelle mondiale une source idéologique unique indépendamment des caractères spécifiques de chaque Etat où il s'est si magnifiquement illustré en matière d'émancipation des peuples.
La pensée "moyenne" n'est pas la voie du milieu, hélas!

Par "Passant", le vrai, en espérant que "l'autre" ne reviendra pas avec mon pseudo pour déverser ses pensées dégoutées contre ce blog.

Écrit par : Passant | 01 août 2009

http://forums-enseignants-du-primaire.com/index.php?act=attach&type=post&id=60177

Pour Christophe qui n'aime pas les évaluations.

Écrit par : c. cru | 01 août 2009

J'ai du boulot pour les orthoprofs. C'est du lourd et je n'en viens pas à bout:
http://calimero-et-c-ami.over-blog.com/

Ecrit par : dobolino | 01 août 2009

c'est votre fille, Dobo ? Je dis ça rapport au chat, Dobolino, le vrai. Si ça peut vous rassurer, j'ai déja vu largement pire niveau orthographe. En voici un exemple (trouvé sur Facebook). Et ce n'est pas le pire de ce que j'ai pu voir.
Lançons l'idée d'un concours : le pire du pire. Interdit de tricher, ne mettez à l'occasion que ce que vous avez effectivement trouvé (sur un blog ou ailleurs). Voici donc un échantillon, certifié authentique :



"Quelle vengeance utiliserais-tu contre celui qui ta brisai le coeur .

Quiiz véridique, ton ex t'a fait souffrir, tu veux savoir ce que ta personnalité démontre sur ta vengeance fétiche. Ce quiiizz est pour toi ;)
Ta meilleure ami drague ton copin, pendant une soiré où tu n'est pas. tu l'aprend le lendemin matin, sachant que tu la voit l'après-midi . Tu ...

la poignarde, met des pierre o bout de c deux jambes && la jette dans un lac bien profond .

Dis rien & attend la prochaine soirée pour lui foutre la honte en relanssant le sujet devant tout le monde.

pleure tout la matiné et lui demande si c'est vrai ?

fais pareil avec son gars.

ne veux plus jamais qu'elle l'approche c'est fini tu ne veux meme plus entendre parler d'elle.
Tu apprend que ton copin veux te quitter, alors qu'il dit que tu est celle de sa vie . tu ...

va le voir && lui fais un scandale devant tout le monde.

le fait avant lui, son meilleur pot avait déjà des vues sur toi alors ... plutop que de pleurai, tu te réconsili comme tu peux .

le laisse faire && le jour où il te quitte, tu lui annonce que tu l'a tromper la veille. ( même si c'est faux quoi ^^' )

te mets a pleurer && fait tout ce que tu peux pour pas qu'il te laisse .

fait en sorte que ça soit lui qui est peur de te perdre et pas l'inverse, tu lui crééde la concuence.
Son ex, " la pouffiasse du quartier aussi " est encore à fond sur lui, tu ...

va la voir et tu lui fait bouffer sa langue, après tout c'est tno térritoire tu le défend.

pleure encore --'

en été sure, toute façon ton gars c'est le plus beau, elles le veulent toute. tu lui pik' une criz'

attend de la voir faire, pour lui mettre la TE - HOOON !!!

à confience en lui, mais si tu le vois s'laisser faire, y'aura toujours son meilleur ami !
aujourd'hui c'est ton aniverssaire, tu fait une fête et ton copin l'oubli complètement parce qu'il y avai une méga soiré Keen'v . --' .Tu ...

Demande où il se trouve, && puis tu lui parle en face ... Huuum c'est a ce moment là que sa barde ;)

t'annulle toute ta fête, il n'est pas là, ça ne vaut pas le coup, après les 10000 appel il ne t'a toujours pas répondu, en plus il pourrai te tromper =O

attend bien sagement le lendemain qu'il est mal a la tête pour lui rapeller qu'il ta zapper [ matcho le gars tsé --' ]

va le voir le lendemain en lui dizant que c'était dommage su'il est louper ton anniv, mais bon heureuzement, son meilleur ami ne la pas louper ='D

Lui di que t'as passer une soiré d'enfer pour ton anniverssaire && que c'est dommage pour lui qu'il l'ai louper, histoire de le faire culpabilisé =)
la relation que tu avais avec lui c'etait :

boooh c'était fissa fissa koi --'. il m'souler tout l'temps, c'était dispute sur dispute ...

avec quelques embrouille, m'enfin je le laisse dire, je garde le sujet pour plus tard...

il m'soupsonner d'le tromper, manke de konfience ?(Aa'

il me fesait toujours pleurai, c'est vrai quoi, j'avais ke 450.000 messages par jour ..

je suis jalouse, il sort pas sans moi point barre ... :@
Finish

Écrit par : Manu | 01 août 2009

Ben moi, je ne trouve pas ça lourd du tout, bien au contraire. Du reste, il faut voir à quel point la forme y est parfaitement adéquate au fond. Ce qui me fait dire que ce que sont en train d'inventer les jeunes, et que nous refusons de voir, c'est un nouveau Classicisme^^

Ecrit par : TotoWeininger | 01 août 2009

Comme je le prétends, il y a infiniment plus "lourd" : concernant cet infra-langage Kikoolol-Sms en vogue, "il constitue une base intéressante pour un futur langage réservé aux pauvres" (Michéa).

Écrit par : Manu | 01 août 2009

Par "Passant", le vrai, en espérant que "l'autre" ne reviendra pas avec mon pseudo pour déverser ses pensées dégoutées contre ce blog.

Ecrit par : Passant | 01 août 2009

Et dégoutantes...

Écrit par : Manu | 01 août 2009

Dites Manu, vous êtes certain de n'avoir pas recopié ce sabir sur les murs griffonnés d'un hôpital psychiatrique ?

Écrit par : Magister | 01 août 2009

Or en diabolisant le capitalisme et la droite par la même occasion, en allant jusqu'à affirmer que seule la gauche garantit nos droits (sic!), on continue à faire le jeu des extrémistes de tout poil et en toute bonne conscience puisqu'on se croit du côté du bien dont la gauche aurait le monopole.

Ecrit par : Cadichon | 01 août 2009

Raisonnement simpliste ou (chez cadichon) faussement naif. Le meilleur truc pour la classe des possédants et des propriétaires capitalistes de garder le pouvoir est d'entretenir une classe d'opposants, voire une véritable noblesse d'État (celle des théoriciens universitaires, par exemple) à qui elle confie le soin de la faire exister en la symbolisant/diabolisant.
Que serait la vie politique française si l'État français ne dépensait pas des milliards pour faire exister les partis de gauche comme de droite? Le PCF pour donner un exemple ne doit sa survie que par des artifices administratifs publics et fiscaux.
Quant aux extrémistes de tout poil...tout le monde sait que l'État les fabrique et les manipule.

Écrit par : marigot | 01 août 2009

Dites Manu, vous êtes certain de n'avoir pas recopié ce sabir sur les murs griffonnés d'un hôpital psychiatrique ?

Ecrit par : Magister | 01 août 2009

Non, non, Magister, c'est beaucoup plus banal que ça : c'est un "test" comme on en trouve tous les jours des dizaines sur Facebook, manifestement réalisé par une midinette qui est plus que probablement l'une de nos élèves (c'est cela, en fait, qui est absolument tragique : des années sur les bancs de l'école pour ça !)... je dirais à vue d'oeil une collégienne en 4ème ou 3ème, voire une lycéenne.

Écrit par : Manu | 01 août 2009

1) Les orthoprofs ne s'attaquent qu'à ce qui est amendable, Dobolino, et ravi de vous revoir parmi nous... Alice, quoique très jeune, est déjà trop loin. Mais nous notons au passage que son chat s'appelle Dobolino. Encore un apparentement terrible...

Ecrit par : orthoproflefaux | 01 août 2009

Si c'est votre fille et si elle n'a eu que des félicitations et autres encouragements...

2) Lançons l'idée d'un concours : le pire du pire. Ecrit par : Manu 01 août 2009

Et ça va mener où ?
Préférons d'autres navigations que celles qui mènent d'Alice à nonolachipie ! Vous n'avez pas besoin de respirer, Manu ?

Davantage que la syntaxe et l'orthographe, autre chose me gêne : c'est ce besoin d'exhiber et de diffuser le vide en 168 poses... Nous attendons avec impatience les aventures du prochain marmot.

Écrit par : orthoproflefaux | 01 août 2009

"Le meilleur truc pour la classe des possédants et des propriétaires capitalistes de garder le pouvoir est d'entretenir une classe d'opposants, voire une véritable noblesse d'État (celle des théoriciens universitaires, par exemple) à qui elle confie le soin de la faire exister en la symbolisant/diabolisant.

Que serait la vie politique française si l'État français ne dépensait pas des milliards pour faire exister les partis de gauche comme de droite? Le PCF pour donner un exemple ne doit sa survie que par des artifices administratifs publics et fiscaux.
Quant aux extrémistes de tout poil...tout le monde sait que l'État les fabrique et les manipule."

Ecrit par : marigot

C'est un peu simple, non? Et puis ce côté complot occulte démystifié - sur quelles bases et de quel point de vue?- de l'Etat... Il me semble que la prudence et beaucoup de discernement s'imposent. A propos du PCF ce n'est pas faux et il est tout de même pénible d'avoir un parti communiste fier de son nom dans l'UE. C'est la France et son histoire qu'il serait temps de digérer depuis l'Occupation! Et la Libération...

Écrit par : Passant | 01 août 2009

"Quelle vengeance utiliserais-tu contre celui qui ta brisai le coeur ."

Tout ça pour se retrouver, au final, avec un abruti qui, affalé sur son canapé, regardera un match de foot tout en sirotant sa bière pisseuse et s'empiffrant de cacahuètes grillées salées par l'orifice buccal qui lui sert de bouche...
En toute chose, il faut voir la fin. Il serait donc assez étonnant que de telles orthographes et syntaxes aboutissent à autre chose qu'à du vulgaire ou, au mieux, à une vie plate de chez plate, purement bilogique quoi.

Écrit par : Magister | 01 août 2009

A propos du PCF ce n'est pas faux et il est tout de même pénible d'avoir un parti communiste fier de son nom dans l'UE.
Ecrit par : Passant | 01 août 2009

C'est plutôt triste pour le communisme qu'un tel parti porte ce nom^^

Écrit par : TotoWeininger | 01 août 2009

Mais Marigot si tout le monde manipule tout le monde c'est quand même le Grand Satan qui en tire bénéfice ! Ah! quel marigot cette vie quand même avant la grande rotissoire finale ...

Écrit par : iPidiblue voyage au pays des brûlés vifs | 01 août 2009

purement bilogique quoi. Magister | 01 août 2009

Quid, Magister ?

Écrit par : orthoproflefaux | 01 août 2009

Rôtissoire ! Docteur Ortho Lidenbrock ...

Écrit par : iPidiblue voyage au pays des pas perdus | 01 août 2009

C'est plutôt triste pour le communisme qu'un tel parti porte ce nom^^

Ecrit par : TotoWeininger |

Qu'est-ce qui serait heureux pour le communisme, à part ça?


iPidiblue: croyance en l'enfer ou adepte de la crémation? Qu'est-ce que cette "grande rôtissoire finale"?

Écrit par : Passant | 01 août 2009

Retour sur les "désobéisseurs" (qui désobéissent actuellement en tongs devant un pastis) :

http://s.huet.free.fr/paideia/diaphorai/louisdedouet.htm

Écrit par : yann | 01 août 2009

purement bilogique quoi. Magister | 01 août 2009

Quid, Magister ?

Ecrit par : orthoproflefaux | 01 août 2009

biologique, bien sûr, quoique bilogique conviendrait également, au sens de logique binaire qui représente le sommet philosophique chez les cerveaux reptiliens.

Écrit par : Magister | 01 août 2009

C'est bien ainsi que j'ai osé l'entendre, Magister, d'où ce "quid ?"

Écrit par : orthoproflefaux | 01 août 2009

La grande rôtissoire finale où viendront brûler tous les mauvais élèves qui n'ont pas écouté les conseil du grand professeur Ortho Lidenbrock ! J'avez donc jamais lu Jules Verne et la scène finale quand ils ressortent par le Stromboli ?

Écrit par : iPidiblue et l'enfer des pédagos à gogos | 01 août 2009

Davantage que la syntaxe et l'orthographe, autre chose me gêne : c'est ce besoin d'exhiber et de diffuser le vide en 168 poses... Nous attendons avec impatience les aventures du prochain marmot.

Ecrit par : orthoproflefaux | 01 août 2009

Ce besoin d'exhiber et de diffuser le vide... C'est sans doute une des caractéristiques majeures de notre société névrotico-narcissico-hédoniste à qui la technique donne des moyens considérables. La télévision (et avant elle la radio) a largement aplani ces sentiers-là en offrant aux imbéciles de se montrer et de se faire entendre, sans même parler de la publicité dont le discours est toujours au plus près de la psychologie des individus et des masses. A force, donc, d'être valorisés, les imbéciles prennent de l'aplomb et s'étalent. L'ennui c'est qu'ils sont nombreux. D'où -et c'est un cercle vicieux- la nécessité de les confiner à la maison, devant la télé, de les canaliser et les concentrer le plus possible en multipliant les amuse-galeries de masses. C'est évidemment de la poussière sous le tapis, mais comme on ne peut plus compter sur l'école pour relever le niveau...

Écrit par : Magister | 01 août 2009

C'est bien ainsi que j'ai osé l'entendre, Magister, d'où ce "quid ?"

Ecrit par : orthoproflefaux | 01 août 2009

Vous avez donc l'entendement osé et même de bon aloi.

Écrit par : Magister | 01 août 2009

les mauvais élèves qui n'ont pas écouté les conseil
Ecrit par : iPidiblue et l'enfer des pédagos à gogos | 01 août 2009

Apparemment, vous non plus, iPidiblue...

Écrit par : orthoproflefaux | 01 août 2009

L'article proposé par Manu est tout à fait honnête, agréable à lire car sans trop d' erreurs orthographiques et d'une syntaxe claire.
Toutefois, là aussi, quelque chose me gêne. Ce sont les expressions telles que :

"fonctionnaires bien nourris"
"que la perte de quelques poignées d'euro"
"Il y a enfin beaucoup d'inconscience - ou beaucoup de cynisme…- à se poser en victime lorsque, disposant d'un emploi garanti au sein d'une société traumatisée par le risque du chômage, on se plaint d'une sanction (modérée, fort modérée…) qu'on a délibérément cherchée."

On peut se gausser du ridicule des "désobéisseurs" sans attenter à l'image des fonctionnaires, et le fait de rétrograder d'un échelon ne représente pas, pour la majorité d'entre nous me semble-t-il, une poignée d'euros !

Écrit par : orthoproflefaux | 01 août 2009

Eh ! orthoproflefaux, vous êtes peut-être un kador pour la chasse aux fautes, mais je vous colle un zéro en "recherche documentaire".
Manu n'y est pour rien, le lien vient de moi.

Paf ! Un orthoprof en flagrant délit de lecture trop rapide !

Écrit par : yann | 01 août 2009

C'est encore une façon de nous faire passer pour des privilégiés, Orthoproflefaux... Et ce n'est pas un article comme celui-là qui va contribuer à remettre les enseignants sur le piédestal qu'ils n'auraient jamais dû quitter.

Écrit par : nicolas | 01 août 2009

Mea maxima culpa, Yann. Merci encore pour ce lien qui vaut le détour et excuses les plus plates.

Écrit par : orthoproflefaux | 01 août 2009

Les excuses sont inutiles, je n'étais pas vexé le moins du monde (je ne suis pas l'auteur).
Mais j'ai été ravi de prendre un orthoprof en défaut.
Dobolino est vengée !!

Écrit par : yann | 01 août 2009

Ce n'était pas une lecture trop rapide, mais un souvenir de lecture sans avoir vérifié. Alors il me semble que cela valait des excuses, et Dobolino n'a rien à voir là-dedans.

Écrit par : orthoproflefaux | 01 août 2009

" A force d'être valorisés, les imbéciles prennent de l'aplomb et s'étalent" (Magister)

D'où également, la prolifération de ceux que Kundera appelle les "graphomanes", qui submergent les éditeurs de manuscrits informes parce qu'ils veulent à tout prix écrire "leur" livre, sans être capables d'aligner deux paragraphes cohérents.

Écrit par : Sylvie Huguet | 01 août 2009

lekturapidorthoproflefauxavekou100arthur?

Écrit par : pluskacé | 01 août 2009

Davantage que la syntaxe et l'orthographe, autre chose me gêne : c'est ce besoin d'exhiber et de diffuser le vide en 168 poses... Nous attendons avec impatience les aventures du prochain marmot.

Ecrit par : orthoproflefaux | 01 août 2009
Pas de souci ! Dès que mon fils revient, je vous donne l'adresse du blog qu'à quinze ou seize ans il avait créé, alors qu'il était en bel échec scolaire de longue durée. Vous pourrez analyser le grave malaise des collèges et lycées, en comparant, à âge à peu près équivalent, le blog de sa jeune sœur, élève fort bien notée de tous professeurs, et le sien, cancre notoire très mal vu. Vous trouverez probablement quelques fautes, mais pas plus que la plupart d'entre nous n'en faisions à son âge en écriture spontanée et ludique.

C'est là:
http://troutmaskreplica.skyrock.com/

En vérité, il est évident que l'école aussi, comme le reste de la société,encourage nos enfants à la bêtise et à la médiocrité.

Écrit par : dobolino | 01 août 2009

"dégoûtées - dégoûtantes" : chapeau, messieurs !

Écrit par : Orthoprof | 01 août 2009

Ce besoin d'exhiber et de diffuser le vide... C'est sans doute une des caractéristiques majeures de notre société névrotico-narcissico-hédoniste à qui la technique donne des moyens considérables. La télévision (et avant elle la radio) a largement aplani ces sentiers-là en offrant aux imbéciles de se montrer et de se faire entendre, sans même parler de la publicité dont le discours est toujours au plus près de la psychologie des individus et des masses. A force, donc, d'être valorisés, les imbéciles prennent de l'aplomb et s'étalent. L'ennui c'est qu'ils sont nombreux. D'où -et c'est un cercle vicieux- la nécessité de les confiner à la maison, devant la télé, de les canaliser et les concentrer le plus possible en multipliant les amuse-galeries de masses. C'est évidemment de la poussière sous le tapis, mais comme on ne peut plus compter sur l'école pour relever le niveau...

Ecrit par : Magister | 01 août 2009
Dans le cas d'Alice, que je connais bien, c'est un désir absolu d'intégration sociale qui la mène à exprimer du vide. Elle a besoin de copines autour d'elle et se plie à la norme sociale, ce qui fait son succès amical, social et scolaire.
En ce moment, elle travaille au piano et depuis une demi-heure une sonate de Mozart mais c'est sa vie privée, son jardin secret, comme son travail sur un texte de Goethe avec son professeur particulier d'allemand. Elle sait que parler de "ça " avec ses copines serait les perdre. Elle ne leur parlera pas non plus de Hindenburg et Hitler, ce qui ne l'empêche pas de s'y intéresser discrètement, à la maison, en regardant un documentaire d'Arte.
Ma fille est parfaitement intégrée dans la société et donne ce qu'on demande. Le reste est son jardin secret.
Ce que je reproche à l'école, c'est de ne plus corriger syntaxe et orthographe et de ne pas lui demander le dixième de l'effort qu'elle pourrait fournir.
Son blog est le reflet du monde dans lequel elle veut à tout prix être intégrée et ce monde est très bas. Elle a tiré profit des malencontreuses expériences de son frère et je parie pour sa réussite.

Écrit par : dobolino | 01 août 2009

TropS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

"Rappelez moi votre métier ?

Ecrit par : orthoprofdepassage | 01 août 2009

Et hop ! c'est corrigé !

Écrit par : La Fée Orthographée | 01 août 2009

"Qu'elle est votre philosophie du plaisir ?"
Qu'elle = pronom interrogatif, bien sûr .
C'est en couverture de "L'Observateur" cette semaine, -- qui a lui aussi oublié de se relire...
Comme quoi "en août, fais ce qu'il te plaît", comme disait celui qui aimait le vers libre !

Écrit par : Françoise Guichard, qui n'en finit pas de partir | 01 août 2009

"A force, donc, d'être valorisés, les imbéciles prennent de l'aplomb et s'étalent." dixit Magister.

Certes, ils n'ont pas inventé le fil à plomb, encore moins le fil à couper le beurre : ça ne les empêche pas de "s'étaler"...

Il n'y a que les profs pour ne pas être valorisés, revalorisés comme tout un chacun. Ce ne sont donc pas des imbéciles.
A la fin du mois, cependant, j'aimerais bien être moi aussi "valorisée". Quitte à passer pour une imbécile.
Parce que je le vaux bien.

"Parce que je le veau bien." pense le publicitaire.

Écrit par : Marilyse | 01 août 2009

Son blog est le reflet du monde dans lequel elle veut à tout prix être intégrée et ce monde est très bas. Elle a tiré profit des malencontreuses expériences de son frère et je parie pour sa réussite.

Ecrit par : dobolino | 01 août 2009

Plus le monde est très bas, plus il est facile de s'élever. Il ne faut pas oublier que l'école a été inventée pour fabriquer les athlètes de l'État. (Ensuite, le fait de la "démocratiser" a été une énorme supercherie, comme nous sommes en train de le découvrir).
Or les États comme celui de la République française étant promis à disparaître (en se dissolvant dans cette monstruosité informe qu'est la CE) l'École ne sert plus à rien sinon à socialiser les nouvelles générations et les entraîner massivement à entrer dans les circuits économiques.
Qui, aujourd'hui, rêve d'entrer à l'ENS ou à l'ENA?
La "réussite sociale", de nos jours, passe par de tout autres circuits que ceux de l'excellence scolaire. Notre cher Président n'en est-il pas le meilleur piteux exemple?

Écrit par : marigot | 01 août 2009

La "réussite sociale", de nos jours, passe par de tout autres circuits que ceux de l'excellence scolaire. Notre cher Président n'en est-il pas le meilleur piteux exemple?

Ecrit par : marigot | 01 août 2009
Pourquoi piteux ? C'est vous et moi qui le jugeons piteux ! Piteux par rapport à quoi ? Alice, petite fille inféodée à ses parents, le juge encore, pour l'instant, piteux mais c'est bien à sa norme qu'elle se plie et non à la vôtre ou à la mienne.

Écrit par : dobolino | 01 août 2009

La citation de Michea par Manu confirme qu'il (Michea oeufcorse) dit beaucoup de conneries, notamment aussi quand il délire, dans L'enseignement de l'ignorance et ailleurs, sur ce marronnier lassant du complot capitaliste contre l'Ecole. Michea, Meyssan, Marigot, Meirieu, ...

Mais Manu c'est aussi Emmanuel, ouf!
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La formule "les courtisans du libéralisme " est du même remplissage de tonneau que le trop pluriel, dans ce nouveau texte de JPB qui n'inspire apparemment guère de commentaires puisque la discussion s'est promptement reportée sur les fils antérieurs ou sur l'actu. Cela tient peu-être au fait que cette note fut rédigée en coup de vent et pour garnir notre mangeoire pendant les vacances de not' bon maître, si j'en juge notamment par ce qui suit:

"Il faut préparer dès maintenant la sortie de crise — quand, dans quatre ou cinq ans, nous aurons immédiatement besoin de cadres et d’employés aux capacités inédites, diverses et modulables : c’est sans doute la seule chose que l’on peut dire de façon sûre des années à venir. Apprendre sérieusement à lire, écrire et compter. Transmettre une culture solide, commune. Donner les bases de toutes les formations à venir. Préparer aussi bien les ingénieurs les plus pointus que les techniciens les plus polyvalents — parce qu’il est évident que c’est dans les formations « techniques » qu’il faut ouvrir à une culture généreuse, bien plus que dans les hautes sphères de la spécialisation : c’est aux plus humbles que l’on doit donner les moyens, tout au long de leur vie, de modifier leur destin. Aux plus « moyens ». Les bons » s’en sortiront toujours — ils en sont déjà sortis…"

Ce paragraphe me laisse songeuse, et pas seulement pour la contradiction superficielle (4-5 ans/immédiatement) par laquelle il commence.
JPB chausse-t-il les bottines de madame Soleil, a-t-il une boule de cristal qui lui fait annoncer la sortie de crise dejà dans 4-5 ans? Et en quoi dit-il autre chose ensuite que ce disait une Jacqueline de Romilly il y a 25 ans, ou un Alain en 1933? ou Condorcet, qui avait inventé les bourses dans ce but, donner plus à ceux qui ont moins? Son héritier spirituel, Daunou, inventera lui les chèques-éducation.

Après un demi-siècle de suprématie absolue de la gauche sur l'Educ'nat, le résultat est calamiteux, alors qu'est-ce qui permet de dire que cela ira mieux dans 4-5 ans? Le fait qu'on a supprimé l'imposition de la globale? Cela s'est produit aux US il y a bien plus de temps que cela et si un mieux est apparu dans les 2-3 premières classes de primaire, (1st to 3rd Grade) la cata a perduré dans les classes suivantes. Lire ED Hirsch qui documente ceci parfaitement dans son dernier livre ce dont j'ai souvent parlé ici. La raison en est qu'il ne faut pas seulement maîtriser la technique de la lecture-écriture mais aussi toujours enrichir son vocabulaire...ce qui n'est pas le cas tant que reste dominante l'idéologie inepte qui veut tout égaliser et bride les cracks pour faire gagner les tocards, comme disait le Général.


(Au sujet des bourses, je me souviens que, dans mon lycée, quelques filles de gros fraudeurs du fisc, des mandataires aux halles notamment ou des grossistes du Sentier, étaient boursières, et si leurs parents étaient dans le collimateur de la Section financière du Parquet de la Seine, les bourses qui leur étaient versées ne furent pas remises en question pour autant! On n'entend jamais parler de cette fraude-là)

Revenons à Condorcet qui avait lui aussi abordé la question de donner une instruction complète (notamment dans l'Esquisse, qui s'achève sur un texte d'anticipation) et, depuis, est tout aussi régulièrement soulignée la nécessité pour avoir de bons techniciens dans tous les secteurs, et à plus forte raison les plus pointus, d'une formation tout aussi pointue dans les domaines littéraires: des gens comme Francois Dalle martelaient cela il y a 30 ans en voyant débarquer les promotions de forts en maths, ignares dans les matières "molles", qui manquaient donc d'imagination et ne valaient rien pour stimuler l'entreprise´sur le plan du software, la matière grise, et non seulement le hardware.
Et si Einstein disait "Imagination is more important than knowledge" cela ne signifiait pas qu'elle pouvait naître dans le vide.


Elie Wiesel (qui enseigne dans mon université tous les automnes et va encore malgré son grand âge devoir reculer sa retraite pourtant méritée) est une des victimes, certes, de Madoff, Christophe: Il confirme que ce type est un salaud à plus d'un titre, mais aussi un vulgaire escroc qui a blousé des gogos qui croient encore au père Noel, alors que le Petit père des peuples a torturé, assassiné et affamé des milions d'innocents, dont le seul crime était d'exister.
Toujours pas photo, je maintiens.
Je prends donc le capitalisme, avec ses innombrables défauts, sur le communisme, anytime.
Idem pour la démocratie que seule une abjecte imposture peut appeler "populaire". Cette escroquerie intellectuelle-là a pourtant blousé des millions de gogos et ce n'est pas fini, en France, du moins!

Écrit par : Cadichon | 01 août 2009

Coucou!

JPB

Écrit par : brighelli | 01 août 2009

Comparer Madoff et Staline, c'est déjà franchement pas très malin. En déduire je ne sais quelle décision de choix entre le capitalisme et le communisme (comme au supermarché !), j'avoue que je ne sais pas comment qualifier ça.

Écrit par : TotoWeininger | 01 août 2009

Cadichon continue d'enfoncer les portes ouvertes que ne voient pas - puisqu'elles sont ouvertes. Ben voui, hein?- les gogos "en France, du moins" C'est pénible, lassant, et j'en passe. Mais prenons les choses comme elles sont et non comme nous voudrions qu'elles soient pour ne pas tendre des verges à ceux qui voudraient nous battre et qui ont , justement, la mentalité que nous dénonçons et le talent politicien pour la duplicité.
Être libéral ne justifie aucune honte. Il demeure un débat sur ce que peut signifier être "libéral de gauche": autrement dit , peut-on trouver une "voie" moyenne?....
Comme si être de droite était synonyme de: collaboconfafnazicapitaloproOgmesclavagisteracistexénophobeincultehomophobe. Orthoprof! : pas la peine de corriger.

Et avec ça, être professeur entouré de collègues en majorité de gauche, comme il faut.

Écrit par : Passant | 01 août 2009

Coucou! JPB. C'est mignon de faire coucou! Oui, vraiment.

Écrit par : Passant | 01 août 2009

Dans le cas d'Alice, que je connais bien, c'est un désir absolu d'intégration sociale qui la mène à exprimer du vide. Elle a besoin de copines autour d'elle et se plie à la norme sociale, ce qui fait son succès amical, social et scolaire.
Ecrit par : dobolino | 01 août 2009

Elle redécouvre empiriquement ce que de vieilles analyses pointaient déjà de leurs longs doigts marxiens:

"Plus bas, toujours plus bas.
Les relations privés entre les hommes semblent se modeler sur le bottleneck industriel. Même dans la communauté la plus restreinte, le niveau est déterminé par le plus subalterne de ses membres. Celui qui, dans une conversation, parle par dessus la tête d'une seule personne, manque de tact [...]. La personnalité la plus complexe doit - si elle ne veut pas succomber - avoir des égards pour tous ceux qui n'en manifestent aucun. Ceux-ci n'ont plus besoin de se laisser tourmenter par un conscience inquiète. La débilité de l'esprit affirmée comme principe universel se présente comme de l'énergie vitale. [...] bref, la pratique qui consiste à réifier chaque trait du moi dont la formation à échoué, suffit pour conquérir des positions inexpugnables."

Theodor W. Adorno. Minima moralia. Réflexions sur la vie mutilée.

Écrit par : TotoWeininger | 01 août 2009

privées

Navré, Theodor.

Écrit par : TotoWeininger | 01 août 2009

"La débilité de l'esprit affirmée comme principe universel se présente comme de l'énergie vitale. [...] bref, la pratique qui consiste à réifier chaque trait du moi dont la formation à échoué, suffit pour conquérir des positions inexpugnables."

Theodor W. Adorno. Minima moralia. Réflexions sur la vie mutilée.

Ecrit par : TotoWeininger"

Ouahhh! Il faudrait être impressionné peut-être? Des siècles en arrière - le Progrès? c'est quoi?- les Pères du désert et des moines bouddhistes ont éclairé tout cela avec une lucidité admirable. - Les Lumières? On a donc attendu aussi longtemps? En France? Ce nombrilisme sur cette période m'agace.
Bref, les sages antiques et les moralistes du XVII° ont bien analysé l'âme au scalpel. Des reformulations du XIX° ou du XX° sont nécessaires mais souvent elles sont d'une lourdeur! Avec cette touche sociologique ou politique propre à l'ère industrielle, à l'ère des masses. De la moyenne. Médiocrité.

Écrit par : Passant | 01 août 2009

l'ère industrielle, [...] l'ère des masses. De la moyenne. Médiocrité.
Ecrit par : Passant | 01 août 2009

Cher(e) Passant, je crains bien qu'à ce stade de la réflexion, il ne vous reste plus que le désert, là (vous y retrouverez vos pères) - mais bon, attention, le niveau y est nul presque partout.^^

Écrit par : TotoWeininger | 01 août 2009

Vous ne croyez pas si bien dire cher TotoWeininger!
A cette nuance près : la nullité du niveau que vous semblez être capable de jauger est, en réalité, celle de la conscience de ce que nous sommes. Et le "désert" est d'abord intérieur. Mais aller au désert est une belle aventure symbolique. Ce n'est pas Robin qui me contredirait sur ce sujet, mais il "prend" des vacances - vacance,vacuité, nullité- bien méritées!

Écrit par : Passant | 01 août 2009

Et le "désert" est d'abord intérieur. Mais aller au désert est une belle aventure symbolique. Ce n'est pas Robin qui me contredirait sur ce sujet, mais il "prend" des vacances - vacance,vacuité, nullité- bien méritées!
Ecrit par : Passant | 01 août 2009

Certes, mais permettez-moi de préférer l'infini à la nullité et l'histoire au désert.

Écrit par : TotoWeininger | 01 août 2009

Cher TotoWeininger, remplacez "nullité" par "néant" du point de vue humain relatif à l'Absolu, mais si nous parlons du reflet iconique en nous , alors oui, l'infini est, aussi fou que cela puisse paraître, notre réalité. Quant au choix du torrent furieux de l'histoire, pourquoi pas, mais le désert est le lieu du recul nécessaire pour se connaître en tant qu'être méta-historique.
Je ne développerai pas davantage.
Pour finir sur le torrent métaphorique et réel, je viens de descendre plus d'une dizaine de km en hydrospeed (orthprof va chercher...) dans un torrent puissant: vitesse, chocs, force, lecture des signes à la surface, beauté des rives et des eaux tumultueuses, confiance et ouverture à ce qui est. Oui, tout ça: vivre et non pas simplement "penser" comme le font, à leur manière, poules et dindons.
Et l'instruction dans tout ça? Beaucoup de liens mais aussi de l'énergie pour affronter une année et tenir une bonne "moyenne". Ceci dit pour ne pas( trop) perdre de vue le post de JPB. Ne pas être moyen soi-même (le moins possible), c'est important, n'est-ce pas?

Écrit par : Passant | 01 août 2009

Quant au choix du torrent furieux de l'histoire, pourquoi pas
Ecrit par : Passant | 01 août 2009

C'est une préférence, mais pas un choix. Il vous emporte aussi, ce torrent tumultueux, et jusque dans vos plus désertiques retraites, cher Passant (qui ne faites que passer).

Écrit par : TotoWeininger | 01 août 2009

Quant au choix du torrent furieux de l'histoire, pourquoi pas

Ecrit par : Passant | 01 août 2009

"Il existe un tableau de Klee qui s'intitule Angelus Novus.
Il représente un ange qui semble avoir dessein de s'éloigner de ce à quoi son regard semble rivé.
Ses yeux sont écarquillés, sa bouche ouverte, ses ailes déployées.
Tel est l'aspect que doit avoir nécessairement l'ange de l'histoire. Il a le visage tourné vers le passé.
Où paraît devant nous une suite d'événements, il ne voit qu'une seule et unique catastrophe, qui ne cesse d'amonceler ruines sur ruines et les jette à ses pieds.
Il voudrait bien s'attarder, réveiller les morts et rassembler les vaincus. Mais du paradis souffle une tempête qui s'est prise dans ses ailes, si forte que l'ange ne peut plus les refermer.
Cette tempête le pousse incessamment vers l'avenir auquel il tourne le dos, cependant que jusqu'au ciel devant lui s'accumulent les ruines.
Cette tempête est ce que nous appelons le progrès".

Walter Benjamin, "Thèses sur la philosophie de l'histoire"

Cette image des ailes de l'ange, d'une intelligence féroce, a quelque chose de bouleversant.

Écrit par : Françoise Guichard, insomniaque | 02 août 2009

Très beau texte de Benjamin, en effet. L'insomnie a du bon ^^

Écrit par : TotoWeininger | 02 août 2009

"en allant jusqu'à affirmer que seule la gauche garantit nos droits (sic!)"
Ecrit par : Cadichon | 01 août 2009

Les miens, et ceux de 5 à 10% de la population, oui.

Écrit par : Jeremy | 02 août 2009

D'où également, la prolifération de ceux que Kundera appelle les "graphomanes", qui submergent les éditeurs de manuscrits informes parce qu'ils veulent à tout prix écrire "leur" livre, sans être capables d'aligner deux paragraphes cohérents.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 août 2009

Les éditeurs doivent en voir, si tant est qu'ils se prennent la peine de lire ou de faire lire tous les manuscrits ! Tout le monde n'a pas non plus les moyens de s'offrir les services d'un nègre, la préface d'une huile de la littérature ou la promotion d'un journal. De grandes oeuvres se sont aussi probablement perdues dans les corbeilles des éditeurs et, inversement, les solderies sont pleines d'oeuvres bien écrites mais qui n'ont pas trouvé leur lectorat. D'une manière générale, le pilon n'est jamais loin de la rotative.

Écrit par : Magister | 02 août 2009

Dans le cas d'Alice, que je connais bien, c'est un désir absolu d'intégration sociale qui la mène à exprimer du vide. Elle a besoin de copines autour d'elle et se plie à la norme sociale, ce qui fait son succès amical, social et scolaire.
(...)

Son blog est le reflet du monde dans lequel elle veut à tout prix être intégrée et ce monde est très bas.

Ecrit par : dobolino | 01 août 2009

Témoignage fort intéressant qui du coup rend attentif à un dessous insoupçonné du phénomène. C'est même un éclairage.

Écrit par : Magister | 02 août 2009

"les solderies sont pleines d'oeuvres bien écrites mais qui n'ont pas trouvé leur lectorat"

Et il y a surtout plein de conneries en librairie.

Écrit par : Jeremy | 02 août 2009

Eh ! orthoproflefaux, vous êtes peut-être un kador pour la chasse aux fautes, mais je vous colle un zéro en "recherche documentaire".
Manu n'y est pour rien, le lien vient de moi.

Paf ! Un orthoprof en flagrant délit de lecture trop rapide !

Ecrit par : yann | 01 août 2009

Exact Yann, merci d'avoir rétabli la vérité(si on commence à m'attribuer des mérites que je n'ai pas, faut-il s'en inquiéter ?) et surtout merci pour ce lien trés intéressant. même si j'ai les même réserves qu'orthoprof sur ce sujet.

Écrit par : Manu | 02 août 2009

2) Lançons l'idée d'un concours : le pire du pire. Ecrit par : Manu 01 août 2009

Et ça va mener où ?

Ça va nous mener au constat, tout simplement : à la preuve de ce que nous savons, c'est à dire que le niveau s'est écroulé (ce qu'encore beaucoup contestent. Vous en avez déja discuté en salle des profs ? Le nombre de collègues qui sont dans le déni le plus total est effarant, et pas seulement chez les pédagos militants).

Maintenant je n'ai pas dis que nous devions passer toutes nos après-midi là dessus, mais à l'occasion...

Écrit par : Manu | 02 août 2009

"Et ça va mener où ?"

je précise que celui qui pose la question est orthoproflefaux.

Écrit par : Manu | 02 août 2009

Et merde ! "Je n'ai pas diT"...

Écrit par : Manu | 02 août 2009

"Jérémy, je crois qu'il y a vraiment de tout, au Modem. Et pas seulement des ex-UDF, comme vous dites (c'est vrai de Bayrou lui-même, évidemment).
Ecrit par : brighelli | 01 août 2009

Oui, il y a de tout, vous ne croyez pas si bien dire !

Mais enfin, un mouvement réunissant Wehrling et Bayrou, c'est quand même aussi "monstrueux" (au sens de Corneille dans sa préface à l'Illusion comique) que la Chimère ou le griffon.

Je sais : ça ne déparera pas du P.S., plutôt tendance hydre ou cerbère, et encore moins de l'UMP, où c'est carrément, comme dit le poète, "eotenas ond ylfe ond orcneas".

Écrit par : Jeremy | 02 août 2009

Eh ! orthoproflefaux, vous êtes peut-être un kador pour la chasse aux fautes, mais je vous colle un zéro en "recherche documentaire".
Manu n'y est pour rien, le lien vient de moi.

Paf ! Un orthoprof en flagrant délit de lecture trop rapide !

Ecrit par : yann | 01 août 2009

Je n'entrerai pas dans le consensus qui semble entourer cet article.
Une bonne partie de ce qui est exposé et développé ne semble effectivement avoir pour but que le discrédit de tout ce qui peut ressembler, de près ou de loi, à un fonctionnaire, (et le recours compulsif à Revel est, à ce titre, assez remarquable).
De plus, on s'égare dans des idées générales. Est-ce qu'une seule fois, d'ailleurs, aux cours des multiples attaques dont il a été la cible, a été évoquée la pratique réelle de Refalo pendant ces heures de "soutien"?
Après tout, au delà des principes, la défense de toute liberté pédagogique réelle ne devrait-elle pas s'axer là-dessus?

Écrit par : Christophe Sibille | 02 août 2009

Est-ce qu'une seule fois, d'ailleurs, aux cours des multiples attaques dont il a été la cible, a été évoquée la pratique réelle de Refalo pendant ces heures de "soutien"?

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 août 2009

Ce qui lui est reproché, c'est son militantisme frénétique, c'est d'avoir fait tant de bruit autour de lui, c'est d'avoir espéré ameuter toute la gauche pédago contre la réforme Darcos du primaire. Il ne s'agissait plus, là, de pédagogie, mais de politique. Alors que la rébellion de Marc Le Bris avait pour finalité l'instruction des enfants, et non la satisfaction narcissique d'être un héros persécuté que recherche visiblement Refalo. Et Le Bris a été autrement malmené par l'inspection, semble-t-il, et bien plus longemps, avant d'écrire son livre.
Tiens, mais c'est vrai, si Refalo a tant de choses intéressantes à dire, que n'écrit-il un livre? Le hic, c'est qu'à partir des échantillons de sa prose qu'on a déjà pu lire, assez miteux, en est-il capable?

Écrit par : Jean | 02 août 2009

Et Le Bris a été autrement malmené par l'inspection, semble-t-il, et bien plus longemps, avant d'écrire son livre.

Ecrit par : Jean | 02 août 2009

Le Bris a-t-il été rétrogradé ? A-t-il été mis à pied ?

A défendre cette sanction, on entre dans une logique de caporalisation du métier qui, inévitablement, se retournera contre les uns et les autres.

Écrit par : Romuald | 02 août 2009

Le Bris a-t-il été rétrogradé ? A-t-il été mis à pied ?

Ecrit par : Romuald | 02 août 2009

Je précise, ce sont de vraies questions, et pas une interrogation rhétorique.

Écrit par : Romuald | 02 août 2009

Le Bris a-t-il été rétrogradé ? A-t-il été mis à pied ?

Ecrit par : Romuald | 02 août 2009

Je précise, ce sont de vraies questions, et pas une interrogation rhétorique.

Ecrit par : Romuald | 02 août 2009

Je ne sais pas quelle sanction a été infligée à Le Bris. Ce que je sais, d'après la prose même du sieur Refalo (d'ailleurs parfaitement inepte), c'est qu'il mélange constamment la politique et la pédagogie et prétend faire plier, par sa seule agitation, un ministre de la République désigné par le suffrage universel. C'est certes le droit de tout citoyen de manifester son désaccord avec certaines décisions gouvernementales. Le problème, c'est qu'il l'a fait en qualité d'instituteur et surtout qu'il a proclamé "urbi et orbi", depuis sa salle de classe, qu'il ne les appliquerait pas.
S'il avait occupé les deux heures de soutien à sa guise en restant dans l'ombre, aurait-il eu le moindre ennui sérieux?

Écrit par : Jean | 02 août 2009

Dans le cas d'Alice, que je connais bien, c'est un désir absolu d'intégration sociale qui la mène à exprimer du vide. Elle a besoin de copines autour d'elle et se plie à la norme sociale, ce qui fait son succès amical, social et scolaire. (...) Ecrit par : dobolino | 01 août 2009

C'est très touchant ce que vous dites, Dobolino. J'ai eu en classe de CM2 il y a une dizaine d'années une petite fille brillante que je valorisais autant que possible qui, une fois arrivée en 6ème, s'est comment dire... fait une carapace de discrétion, n'osant pas le 20/20 et faisant des erreurs à dessein. Elle me l'a confié plus tard. Totalement isolée, et raillée, elle souhaitait réintégrer la communauté des médiocres. Je suppose que les blogs du vide correspondent peu ou prou à ce phénomène chez des enfants comme votre fille...

Écrit par : nicolas | 02 août 2009

Le Bris a-t-il été rétrogradé ? A-t-il été mis à pied ?
Ecrit par : Romuald | 02 août 2009

Comment rétrograder et mettre à pied un enseignant qui obtient des résultats plus que probants avec ses élèves ?????

Écrit par : nicolas | 02 août 2009

"Ce qui lui est reproché, c'est son militantisme frénétique, c'est d'avoir fait tant de bruit autour de lui, c'est d'avoir espéré ameuter toute la gauche pédago contre la réforme Darcos du primaire. Il ne s'agissait plus, là, de pédagogie, mais de politique. Alors que la rébellion de Marc Le Bris avait pour finalité l'instruction des enfants, et non la satisfaction narcissique d'être un héros persécuté que recherche visiblement Refalo. Et Le Bris a été autrement malmené par l'inspection, semble-t-il, et bien plus longemps, avant d'écrire son livre.
Tiens, mais c'est vrai, si Refalo a tant de choses intéressantes à dire, que n'écrit-il un livre? Le hic, c'est qu'à partir des échantillons de sa prose qu'on a déjà pu lire, assez miteux, en est-il capable?"

Ecrit par : Jean | 02 août 2009

Vous ne m'avez pas répondu.
Et, concernant "la satisfaction narcissique d'être un héros persécuté", on peut tout aussi facilement la prêter à Le Bris qu'à Refalo, (avec tout autant de mauvaise foi, d'ailleurs).

Écrit par : Christophe Sibille | 02 août 2009

2) Lançons l'idée d'un concours : le pire du pire. Ecrit par : Manu 01 août 2009

jenevousufipa ?

Écrit par : pluskacé | 02 août 2009

Tiens, mais c'est vrai, si Refalo a tant de choses intéressantes à dire, que n'écrit-il un livre? Le hic, c'est qu'à partir des échantillons de sa prose qu'on a déjà pu lire, assez miteux, en est-il capable?"

Ecrit par : Jean | 02 août 2009

Laissez-lui en le temps! ;-)
Et, après tout, ça ne pourra guère être plus besogneux que celui de Boutonnet, (le premier).

Écrit par : Christophe Sibille | 02 août 2009

Elle me l'a confié plus tard. Totalement isolée, et raillée, elle souhaitait réintégrer la communauté des médiocres.

Ecrit par : nicolas | 02 août 2009

Pendant des années, j'ai essayé de convaincre la direction de mon collège de rétablir la distribution des prix de fin d'année, une cérémonie solennelle où seraient distribuées toutes les récompenses( prix dans les différentes matières, prix pour avoir eu trois fois les "Félicitations", prix sportifs, etc.).
Cela aurait été une façon de montrer à l'ensemble des élèves du collège de quel côté se situait l'institution, et cela aurait mis fin à ces railleries pénibles dont sont victimes les "intellos" et les sérieux.
J'ai trouvé en face de moi des murs.
Les plus farouches à rejeter cette idée, c'étaient... mes collègues. Pas un seul, sur trente-cinq professeurs, ne m'a approuvé. Parmi les inepties qu'on me sortait, il y avait: "Mais les bons sont déjà bons, ce n'est pas la peine de les récompenser encore", ou bien "Mais tu vas stigmatiser les bons encore plus aux yeux de leurs camarades" ou bien "Est-ce bien nécessaire de complexer encore davantage les mauvais?".
Je suis persuadé au contraire, que la distribution solennelle de récompenses cimente l'unité d'un collège et insuffle à tous, y compris aux mauvais (et si ce n'est pas le cas, elle leur cloue au moins le bec) une dynamique d'excellence. D'ailleurs, les élèves ayant naturellement le sens de la justice, ceux qui sont récommpensés sont applaudis par tous leurs camarades sans exception. L'expérience avait été tentée avec succès dans un collège de Bischheim, près de Strasbourg, par un Principal intelligent il y a quelques années, et les Dernières Nouvelles d'Alsace en avaient rendu compte. Depuis il y a eu maint changement à la direction de ce collège de ZEP, et je ne sais pas sous quels cieux officie maintenant ledit Principal.

Écrit par : Jean | 02 août 2009

commentaire "Pendant des années, j'ai essayé de convaincre la direction de mon collège de rétablir la distribution des prix de fin d'année, une cérémonie solennelle où seraient distribuées toutes les récompenses( prix dans les différentes matières, prix pour avoir eu trois fois les "Félicitations", prix sportifs, etc.). Cela aurait été une façon de montrer à l'ensemble des élèves du collège de quel côté se situait l'institution, et cela aurait mis fin à ces railleries pénibles dont sont victimes les "intellos" et les sérieux." écrit Jean.

C'est ce que nous pratiquons depuis quelques années dans mon collège, le dernier jour de classe avant le brevet. Cette année, sur ma proposition, nous avons décerné le "Prix du Conseil de classe" aux élèves méritants de chaque classe selon trois critères : comportement exemplaire, sens de l'effort, investissement dans le collectif. Les élèves ont été choisis par leurs professeurs à l'issue du dernier conseil de classe (sections générales, SEGPA et UPI). La remise des prix s'est faite dans les classes avec le professeur principal : diplômes et livres en cadeaux. Les élèves récompensés ont eu droit à un petit discours circonstancié et aux applaudissements de leur classe.
L'après-midi, nous avons remis officiellement sous le préau les prix culturels et sportifs. Nous investissons des sommes assez importantes dans cette remise des prix. J'en sais quelque chose, c'est moi qui tenais les cordons de la bourse, cette année. J'imprime plusieurs sortes de diplômes pour l'occasion, tous signés du principal et de la principale adjointe, dûment tamponnés. C'est tout ce qu'il y a de plus sérieux !
Chaque élève est applaudi, c'est assez joyeux. La meilleure élève du collège, une troisième, a été ovationnée. Ensuite ces mêmes troisièmes se sont tous retrouvés dans une salle avec leurs professeurs pour marquer leur fin de scolarité au collège. Nous évitons ainsi les désastreux lancer d'oeufs et de farine. Et nous renforçons le sentiment d'appartenance, nous assoyons les valeurs qui sont les nôtres.
Les élèves avaient préparé quelques surprises, dont des remerciements pour le professeur d'anglais qui partait en retraite. C'était très sympa. Pourtant, notre collège est très loin d'être un collège de bisounours nantis ! Très loin. Bien sûr, tout cela ne se fait pas sans les habituelles oppositions des mêmes, toujours. Que de tergiversations ! On tombe souvent dans le ridicule le plus achevé ! Mais patience et longueur de temps... Et volonté sans faille.

Écrit par : Marilyse | 02 août 2009

Les élèves récompensés ont eu droit à un petit discours circonstancié et aux applaudissements de leur classe.
L'après-midi, nous avons remis officiellement sous le préau les prix culturels et sportifs. Nous investissons des sommes assez importantes dans cette remise des prix.

Et nous renforçons le sentiment d'appartenance, nous assoyons les valeurs qui sont les nôtres.

Bien sûr, tout cela ne se fait pas sans les habituelles oppositions des mêmes, toujours.

Ecrit par : Marilyse | 02 août 2009

Il est évident qu'une distribution des prix, ça marche. Je crois même qu'on devrait proclamer le palmarès final dans les différentes disciplines.
En sport, on accepte bien qu'il y ait un classement, alors pourquoi pas en maths ou en dictée?
Quant à l'opposition, on sait d'où elle vient: c'est le SGEN, l'UNSA, la FCPE. Toujours les mêmes ringards...

Écrit par : Jean | 02 août 2009

Le Bris a perdu beaucoup de sous par le biais de notes pédagogiques faibles qui bloquent l'avancement. C'est mon cas aussi: il y a des faiseurs de séquences qui ont dix ans de moins que moi et un traitement plus élevé à la fin du mois. Et si j'avais eu besoin d'une mutation, tintin! C'est ainsi qu'on punit les dissidents qui s'obstinent à enseigner la littérature, la grammaire, l'orthographe en cours structurés avec beaucoup de devoirs et de vraies notes. Nous sommes un bon nombre dans ce cas.
Mais pour ma part, je ne saurais enseigner autrement, on ne se refait pas (m'en fous, je me fais des sous au black dans la musique, et c'est bien plus amusant).

Écrit par : Cunégonde | 02 août 2009

Dans le cas d'Alice, que je connais bien, c'est un désir absolu d'intégration sociale qui la mène à exprimer du vide. Elle a besoin de copines autour d'elle et se plie à la norme sociale, ce qui fait son succès amical, social et scolaire. (...) Ecrit par : dobolino | 01 août 2009

C'est très touchant ce que vous dites, Dobolino. J'ai eu en classe de CM2 il y a une dizaine d'années une petite fille brillante que je valorisais autant que possible qui, une fois arrivée en 6ème, s'est comment dire... fait une carapace de discrétion, n'osant pas le 20/20 et faisant des erreurs à dessein. Elle me l'a confié plus tard. Totalement isolée, et raillée, elle souhaitait réintégrer la communauté des médiocres. Je suppose que les blogs du vide correspondent peu ou prou à ce phénomène chez des enfants comme votre fille...

Ecrit par : nicolas | 02 août 2009
Merci d'en être touché mais ma fille n'est pas dans ce cas. Elle s'adapte à tous les milieux et utilise à bon escient toutes sortes de charmes différents. Elle fait à peu près l'unanimité, de nos voisins anglais professeurs à Cambridge à l'épicier du village, en passant par ses amies de toutes sortes.
La petite fille que vous décrivez développait ce qu'on appelle un "pygmalion négatif", syndrome bien connu des psychologues spécialistes des EIP.
Ma fille, bien au contraire, se bat pour tenir la tête de classe et s'exaspère que Clément et Jean-Clément aient toujours un point de plus en math. Par contre, contrairement à son frère, elle n'a jamais été traitée d'intello et n'a jamais eu besoin de faire artificiellement baisser ses notes pour être appréciée et entourée bien qu'elle ait pour l'instant évolué dans des collèges au recrutement tout venant.
Pour en revenir à son blog que j'avais montré en exemple, je ne m'inquiète nullement de sa teneur. Ce n'est pas d'aujourd'hui que les gamines de 14 ans sont des oiselles qui gloussent et cultivent la niaiserie. Tess d'Urberville n'a pas fait mieux ...
Ce qui me préoccupe, en lisant le blog de ma fille, c'est l'absence totale de réflexes orthographiques et grammaticaux de base. Le fait d'écrire -ai à la place de -er, par exemple. Il ne s'agit pas là de langages Texto ou SMS, langages où on usera de é, mais d'une maîtrise encore approximative de ces modes d'expression qui ont pour but de raccourcir le texte. De ce fait, transparaissent les défaillances orthographiques et grammaticales et ces défaillances sont le pur produit des méthodes d'enseignement du français.
Quand elle se surveille, elle en fait à présent beaucoup moins mais les défauts restent ancrés.

Écrit par : dobolino | 02 août 2009

Nous sommes un bon nombre dans ce cas.
Mais pour ma part, je ne saurais enseigner autrement, on ne se refait pas.

Ecrit par : Cunégonde | 02 août 2009

Je confirme. Les sanctions ne sont pas aussi tonitruantes et spectaculaires qu'une rétrogradation d'échelon, mais d'autres moyens sont employés pour décourager la "désobéissance".
Monsieur Refalo aurait peut-être été victime de l'un d'eux, sans publicité aucune, et c'est sans doute cela qui le gênait le plus...

Écrit par : nicolas | 02 août 2009

Je prends le pari que la Laure de Pétrarque gloussait avec ses copines.

Écrit par : dobolino | 02 août 2009

"nous assoyons les valeurs qui sont les nôtres."

Ecrit par : Marilyse | 02 août 2009

Nous asseyons! Soyons fous!

Écrit par : Orthoprofundesfaux | 02 août 2009

Monsieur Refalo aurait peut-être été victime de l'un d'eux, sans publicité aucune, et c'est sans doute cela qui le gênait le plus...

Ecrit par : nicolas | 02 août 2009

Bien vu!

Écrit par : Jean | 02 août 2009

Je ne crois pas à cette histoire de stigmatisation des bons élèves. J'ai eu deux enfants: le premier qui oscillait entre la dernière et l'avant-dernière place du classement et se faisait régulièrement battre et traiter de psy et d'intello et la deuxième, plus haut décrite.
Le monde des ados et préados est très dur et ce sont les comportements hors-normes qui sont rejetés.
A mon époque, et dans mon bahut de banlieue, ceux qui étaient rejetés étaient ceux qui ne récitaient pas le catéchisme d'extrême-gauche. Il fallait à tout prix faire semblant de s'éclater et d'être créatifs lors des 10 %, participer à toutes les AG, à toutes les grèves, à toutes les manif. Certains se faisaient un groupe à l'ASSU. D'autres à l'UNI. C'était les isolés qui morflaient. C'est pareil maintenant.
Qui donc chantait "le tango des forts en thème, boutonneux jusqu'à l'extrême et qui recouvrent de laine leur cœur qui est déjà froid " ? Un jeune rapeur de 2009 ?

Écrit par : dobolino | 02 août 2009

"nous assoyons les valeurs qui sont les nôtres."

Ecrit par : Marilyse | 02 août 2009

Nous asseyons! Soyons fous!

Ecrit par : Orthoprofundesfaux | 02 août 2009

C'est bien de corriger les copains mais ce verbe a deux présents possibles : consultez votre Bescherelle ! Et c'est à dessein que j'ai employé cette forme plus assise, selon moi.

Écrit par : Marilyse | 02 août 2009

C'est bien de corriger les copains mais ce verbe a deux présents possibles : consultez votre Bescherelle ! Et c'est à dessein que j'ai employé cette forme plus assise, selon moi.

Ecrit par : Marilyse | 02 août 2009

Un peu suranné, quand même.
Remarquez, il est vrai que nous sommes sur "bonnet d'âne".

Écrit par : Orthoprofundesfaux | 02 août 2009

Il y a des choses dites surannées qu'on aimerait justement remettre au goût du jour...

Écrit par : Marilyse | 02 août 2009

"Il y a des choses dites surannées qu'on aimerait justement remettre au goût du jour..."

Ecrit par : Marilyse | 02 août 2009

L'excès ne nuit-il pas en tout, chère françoyse ?

Écrit par : Orthoprofundesfaux | 02 août 2009

L'excès ne nuit-il pas en tout, chère françoyse ?

Ecrit par : Orthoprofundesfaux | 02 août 2009

???
Les remises de prix paraissent surannées à certains de nos collègues. Je suis de l'avis de Jean de les restaurer.

Écrit par : Marilyse | 02 août 2009

Bonjour
j'ai appris le mot palindrome.
vous discutez beaucoup du délitement du système. Mais vous en vous demandez pas comment "sauver" des individus comme moi qui ont la vingtaine qui écrivent en petit bounabouna ?
Ainsi
je voudrais avoir comment améliorer son français et
son raisonnement tout cela en solo.
Ainsi si vous avez des références de sites forts bien tenus, des manuels, des livres qui font état d'un excellent français je serais heureux de les connaitre.

Écrit par : lapingarou (pseudo débile mais j'aime bien) | 02 août 2009

De ce fait, transparaissent les défaillances orthographiques et grammaticales et ces défaillances sont le pur produit des méthodes d'enseignement du français.
Quand elle se surveille, elle en fait à présent beaucoup moins mais les défauts restent ancrés.

Ecrit par : dobolino | 02 août 2009

Et si ces défaillances résultaient tout simplement de son désir insu d'être rappelée à l'ordre par une quelconque autorité, ou comme vous le suggérez vous-même, pour stimuler son Surmoi et lui donner du grain à moudre?
On peut penser qu'en l'absence devenue flagrante, dans l'école contemporaine, (et pas seulement) d'autorité symbolique patriarcale, les élèves sont tentés de l'appeler en transgressant maladroitement les quelques normes qu'elle est censée faire respecter.
Et ne parlons pas, pendant cette trêve estivale, des multiples autres procédures auxquelles recourent les élèves pour que les adultes qu'ils ont en face d'eux fassent un usage plus intensif de l'autorité dont ils sont symboliquement dépositaires.
Mais même en recourant à ce stratagème de la défaillance ou de la provocation de l'autorité, les sujets contemporains ne peuvent que s'exposer à des désillusions. Le système compte beaucoup plus pour gouverner les populations rassemblées dans ce que JPB appelle les "classes moyennes" sur leur Surmoi, sur la capacité acquise à se surveiller (et se punir?) soi-même.

Écrit par : marigot | 02 août 2009

Ainsi
je voudrais avoir comment améliorer son français et
son raisonnement tout cela en solo.
Ainsi si vous avez des références de sites forts bien tenus, des manuels, des livres qui font état d'un excellent français je serais heureux de les connaitre.

Ecrit par : lapingarou (pseudo débile mais j'aime bien) | 02 août 2009

Pas très compliqué! Tapez-vous pour commencer tout Molière, tout Corneille, tout Racine, toutes les Fables de La Fontaine, ajoutez-y Rousseau, pas tout Voltaire parce qu'il y en a au moins 60 volumes, mais vous pouvez lire Candide, Micromégas, le Dictionnaire philosophique, après quoi vous passerez à Lamartine , Musset, Vigny, Hugo, sans oublier cet excellent Beaumarchais, et s'il vous reste du temps cet été - je plaisante! - , Montherlant, et, absolument, cet autre magicien de la langue française, avec Rousseau, qu'est Gide. Vous trouverez bien aussi un petit moment pour cette autre merveille de style et d'inspiration qu'est "Cyrano de Bergerac" , et cette autre encore, qui vous tirera les larmes que vous n'auriez pas épuisées sur le triste destin de Cyrano et de Roxane qu'est "L'Aiglon".
Voilà très vite, de quoi vous infuser notre belle langue française.
Au fait, encore plus simple, procurez-vous de toute urgence la série complète des Lagarde et Michard, du Moyen Age au XXème siècle, et butinez, butinez, butinez sans relâche!

Écrit par : Jean | 02 août 2009

Rienaajoutéacekepropozjeansauflenondeloteurdeciranoélèglonasavwaredmonrostansimésouvenirsonbon

Écrit par : pluskacé | 02 août 2009

suiteduméçagekinèpasorti :
edmonrostansimésouvenirsonbon.

Écrit par : pluskacé | 02 août 2009

Cunégonde, vous jouez d'un instrument de musique?

Écrit par : Jean | 02 août 2009

L'expérience avait été tentée avec succès dans un collège de Bischheim, près de Strasbourg, par un Principal intelligent il y a quelques années, et les Dernières Nouvelles d'Alsace en avaient rendu compte. Depuis il y a eu maint changement à la direction de ce collège de ZEP, et je ne sais pas sous quels cieux officie maintenant ledit Principal.

Ecrit par : Jean | 02 août 2009

L'expérience se poursuit toujours dans le collège en question car les enseignants, dont je suis, y tiennent. Elle devait d'ailleurs autant au principal-adjoint, qui n'avait pas craint de paraître rétrograde en parlant d'un "véritable tableau d'honneur", qu'à son supérieur. L'adjoint, après cela, s'en est allé prendre tranquillement sa retraite et le principal prendra à la rentrée prochaine ses fonctions de proviseur à Obernai après un passage par l'Alsace du Nord.

Écrit par : Koban | 02 août 2009

" Rose Lutter confia un jour à Rebecca qu'elle avait pris une retraite anticipée parce qu'elle ne supportait plus ses élèves ignorants et de plus en plus insolents. Elle avait commencé par faire une allergie à la craie, par avoir une inflammation chronique des sinus. Des parents des bas quartiers l'avaient menacée. Le directeur de l'école avait été trop lâche pour la défendre. Puis un garçon de dix ans qui se battait avec un enfant plus jeune lui avait mordu la main quand elle avait cherché à s'interposer, et son médecin avait dû lui prescrire des médicaments pour les nerfs et les palpitations et le district scolaire lui avait accordé un congé maladie et au bout de trois mois lorsqu'elle était revenue à l'école, elle avait eu une crise de tachycardie et failli s'effondrer et son médecin avait conseillé au district de la mettre à la retraite pour incapacité de travail (...)"

C'est un extrait de "La fille du fossoyeur", de Joyce Carol Oates. L'action se passe aux USA, dans les années 50. Le pédagogisme, apparemment, faisait déjà des ravages.
Je signale à ceux qui cherchent des lectures d'été qu'il s'agit d'un roman remarquable, mais très dur.

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 août 2009

qui n'avait pas craint de paraître rétrograde en parlant d'un "véritable tableau d'honneur"Ecrit par : Koban | 02 août 2009

Dans mon école, l'assoc des parents, trouvant que les enfants partaient au collège sans véritable cérémonie de passage, a décidé unilatéralement mais avec la bénédiction du directeur, et sans consultation préalable des instits, de mettre sur pied une "cérémonie de remise de diplôme", diplôme d'élève "émérite" concocté par elle d'ailleurs, et remis à tous y compris aux trublions et aux réfractaires au moindre effort qui en ont fait baver toute l'année aux instits (eux et leurs parents) !
Diplôme d'élève émérite ! quelle simagrée! Et le meilleur élève était là, comme le pire, pour recevoir ce morceau de papier sans aucune valeur, dans ce merveilleux lieu de vie qu'est l'école. C'est bien la preuve qu'institutionnellement, il manque ce rite de passage. Il ne reste qu'à l'institutionnaliser et à lui donner du SENS.

Écrit par : nicolas | 02 août 2009

qu'il s'agit d'un roman remarquable, mais très dur.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 août 2009

Qu'entendez-vous par "très dur", Sylvie ?

Écrit par : nicolas | 02 août 2009

Diplôme d'élève émérite ! quelle simagrée! Et le meilleur élève était là, comme le pire, pour recevoir ce morceau de papier sans aucune valeur, dans ce merveilleux lieu de vie qu'est l'école. C'est bien la preuve qu'institutionnellement, il manque ce rite de passage. Il ne reste qu'à l'institutionnaliser et à lui donner du SENS.

Ecrit par : nicolas | 02 août 2009
Ça vient tout droit des Etats-Unis, ce genre de cérémonie débile. Cette année, j'ai vu une atroce photo: celle de mon neveu, autiste psychotique notoire de vingt ans, en toge et chapeau carré, avec ses yeux et sa bouche de fou et de débile. Effectivement, il avait fini son cursus " scolaire ", était diplômé et apte, de ce fait, à entrer dans une institution spécialisée pour adultes, équivalent de nos CAT français. On l'a donc traîné à une cérémonie de remise de diplôme, avec tout le decorum, en lui donnant certainement préalablement les médicaments nécessaires pour le faire tenir tranquille le temps nécessaire.
Cette mascarade m'a donné envie de vomir.

Écrit par : dobolino | 02 août 2009

Je signale à ceux qui cherchent des lectures d'été qu'il s'agit d'un roman remarquable, mais très dur.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 août 2009

Merci, Sylvie. En ce moment, je passe mon temps à lire bon nombre de romans signalés les mois passés par Robin et par vous-même. Un plaisir.

Écrit par : Marilyse | 02 août 2009

" Qu'entendez-vous par très dur?" (Nicolas)

C'est un roman qui se lit aisément, mais qui raconte, avec beaucoup de force et d'âpreté, l'histoire d'une fille d'immigrants dont le père, après avoir fui l'Allemagne hitlérienne, ne trouve qu'un emploi de fossoyeur et sombre peu à peu dans un délire paranoiaque décrit avec une justesse glaçante. J'ai lu le quart du livre, qui correspond à l'enfance de l'héroïne, et l'atmosphère dans laquelle elle est élevée fait froid dans le dos.

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 août 2009

paranoïaque, avec tréma.
Correction faite, orthoprof !

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 août 2009

Dans le cadre du mini-concours dont j'avais lançé l'idée pour constater le niveau RÉEL de nos élèves après 30 ans de délires pédagogistes, voici deux messages trouvés sur Facebook et "pondus" par une lycéenne. Sans commentaire. Accrochez-vous (je n'ai rien retouché, ça va sans dire) :

"sayer ja i reussi... je peu mettre les ejuc k je veux mais le cite kon ma donner ya preske rien ta pas un cite pour telecharger gratuit avec beaucoup d ejeux!!!????"

"okok ami ta ibteret a assurer c est vac pa kom l aner dernier !!!"

Écrit par : Manu | 02 août 2009

Et si ces défaillances résultaient tout simplement de son désir insu d'être rappelée à l'ordre par une quelconque autorité, ou comme vous le suggérez vous-même, pour stimuler son Surmoi et lui donner du grain à moudre?
On peut penser qu'en l'absence devenue flagrante, dans l'école contemporaine, (et pas seulement) d'autorité symbolique patriarcale, les élèves sont tentés de l'appeler en transgressant maladroitement les quelques normes qu'elle est censée faire respecter.
Et ne parlons pas, pendant cette trêve estivale, des multiples autres procédures auxquelles recourent les élèves pour que les adultes qu'ils ont en face d'eux fassent un usage plus intensif de l'autorité dont ils sont symboliquement dépositaires.
Mais même en recourant à ce stratagème de la défaillance ou de la provocation de l'autorité, les sujets contemporains ne peuvent que s'exposer à des désillusions. Le système compte beaucoup plus pour gouverner les populations rassemblées dans ce que JPB appelle les "classes moyennes" sur leur Surmoi, sur la capacité acquise à se surveiller (et se punir?) soi-même.

Ecrit par : marigot | 02 août 2009

Trés intéressant, Marigot... A creuser.

Écrit par : Manu | 02 août 2009

J'ai mis une minute avant de comprendre ce qu'étaient "les ejuc".

Écrit par : Jeremy | 02 août 2009

Crotte ! À creuser, non ?

Écrit par : Manu | 02 août 2009

"en l'absence devenue flagrante, dans l'école contemporaine, (et pas seulement) d'autorité symbolique patriarcale, les élèves sont tentés de l'appeler"

C'est amusant: la seule autorité légitime serait donc patriarcale.

A creuser aussi : il y a une introspection à mener au plus vite.

Écrit par : Jeremy | 02 août 2009

"Crotte ! À creuser, non ?
Ecrit par : Manu | 02 août 2009"

Dit comme ça... :(

Écrit par : Jeremy | 02 août 2009

"les ejuc".

Ecrit par : Jeremy | 02 août 2009

Les ejuc à la Sion?
Moi, je n'ai pas compris... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 02 août 2009

J'ai mis une minute avant de comprendre ce qu'étaient "les ejuc".
Ecrit par : Jeremy | 02 août 2009

Une minute ?

C'est ce qu'on appelle une ejuc précoce.

Bon, avant de sortir, j'aimerais bien comprendre ce que ça veut dire, quand même.

Écrit par : TotoWeininger | 02 août 2009

Ah, ben chuis pas le seul !

Écrit par : TotoWeininger | 02 août 2009

J'ai mis une minute avant de comprendre ce qu'étaient "les ejuc".

Ecrit par : Jeremy | 02 août 2009

Oui, Jérémy, pas étonnant : on en arrive à un point où il est beaucoup plus long de tenter de comprendre ce charabia Kikoolol que de l'écrire, puisque ces andouilles ne se relisent par définition jamais (ce qui est aussi une conséquence de la méthode globale, d'ailleurs, où tout est expédié "globalement", dans l'approximation la plus totale. La méthode globale, c'est le flou, même pas artistique en plus).

C'est aussi ce qu'un collègue du forum (Magister ?)a fort justement fait remarquer : une forme d'impolitesse caractérisée qui consiste à considérer que DE TOUTE FAÇON c'est au récepteur du message, à l'éventuel lecteur, de se démerder pour tenter de comprendre. Une politesse on ne peut plus élémentaire prendrait la chose exactement à contresens : c'est à l'émetteur du message, pusiqu'il entend être compris par les autres, de s'exprimer correctement pour être entendu. A ce titre, il serait bon que Pluskacé arrête ses conneries mêmes pas drôles, à moins qu'il ne s'agisse du retour de Toto sous un autre pseudo.

C'est la même chose à l'étranger : dans la mesure du possible, on essaye de se faire comprendre des habitants lorsque l'on vient chez eux. On ne se pointe pas en terrain conquis en attendant comme une évidence, par exemple, que tous les japonais parlent impeccablement le Français parce que votre illustrissime Majesté manifeste sa présence dans les rues de Tokyo.

Écrit par : Manu | 02 août 2009

"Les ejuc" ? Eh bien non, je ne comprends pas.

Puisqu'on en était à parler littérature j'aimerais signaler aussi "Nouvelles oubliées" de Dino Buzzati, qui regroupe tous ses contes jusqu'alors inédits en français. Ce ne sont pas du tout des fonds de tiroir. On y retrouve son humour noir, sa poésie, son pessimisme, et cette façon bien à lui de glisser le fantastique au coeur du quotidien.

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 août 2009

"sayer ja i reussi... je peu mettre les ejuc k je veux mais le cite kon ma donner ya preske rien ta pas un cite pour telecharger gratuit avec beaucoup d ejeux!!!????"

Celui-ci, ça va :
Ça y est, j'ai réussi. Je peux télécharger les jeux qui me plaisent mais le site que l'on m'a donné est bien mal achalandé. Ne connaîtrais-tu pas un site où je pourrais télécharger gratuitement de nombreux jeux vidéos ?"

Mais l'autre... Ah si ! Ça y est :
"okok ami ta ibteret a assurer c est vac pa kom l aner dernier !!!"

Ok ok, ami, tu as intérêt à assurer ces vacances, pas comme l'année dernière !"

Je suis bilingue ! Je suis bilingue !

Écrit par : catmano | 02 août 2009

J'ai mis une minute avant de comprendre ce qu'étaient "les ejuc".
Ecrit par : Jeremy | 02 août 2009

Une minute ?

C'est ce qu'on appelle une ejuc précoce.

Bon, avant de sortir, j'aimerais bien comprendre ce que ça veut dire, quand même.

Ecrit par : TotoWeininger | 02 août 2009

Me baladant sur Facebook de temps en temps, je commence à...non, en fait, on ne s'y habitue pas. Voici une tentative de traduction :

1) "sayer ja i reussi... je peu mettre les ejuc k je veux mais le cite kon ma donner ya preske rien ta pas un cite pour telecharger gratuit avec beaucoup d ejeux!!!????"

------> "Ça y'est, j'ai réussi ! Je peux mettre les jeux que je veux mais le site qu'on m'a donné, il n'ya presque rien. T'as pas un site pour télécharger gratuitement [et comportant] beucoup de jeux ?"

2)"okok ami ta ibteret a assurer c est vac pa kom l aner dernier !!!"

------> " OK l'ami, t'as intérêt à assurer, ces vacances ! Pas comme l'année dernière !"

La prochaine fois qu'un pédago-démago prône une réforme sous prétexte de simplification de l'orthographe dans le but prétendu de le rendre accessible à tous, tirez à vue !

Écrit par : Manu | 02 août 2009

"Les ejuc" ? Eh bien non, je ne comprends pas


-----> La coconne qui a tapé ce "message" a inversé le "e" et le "j". Elle ne s'est pas donné la peine de rectifier, impolitesse oblige ("parce qu'elle le vaut bien"). Elle a ensuite tapé "c" au lieu de "x", parce que les deux lettres se trouvent l'une à côté de l'autre sur le clavier, toujours sans rectifier.

A quoi bon, d'ailleurs ? Le monde n'est-il pas né pour la servir ? C'est bien ce qu'on leur apprend à l'école depuis "l'enfant au centre", non ?

Moi, de mon côté, j'ai de plus en plus d'élève comme ça : ils considèrent -par principe- qu'on leur DOIT quelque chose. Eux travailler ? Se relire ? Faire attention lorsqu' ils écrivent ? Mais ma chère, nous ne sommes plus au Moyen-Âge vous diront les gens du Sgen ou de la FCPE. Pour ne citer que ceux-là.

Écrit par : Manu | 02 août 2009

de plus en plus d'élèveS...

Écrit par : Manu | 02 août 2009

"-----> La coconne qui a tapé ce "message" a inversé le "e" et le "j". Elle ne s'est pas donné la peine de rectifier, impolitesse oblige ("parce qu'elle le vaut bien"). Elle a ensuite tapé "c" au lieu de "x", parce que les deux lettres se trouvent l'une à côté de l'autre sur le clavier, toujours sans rectifier."

Ecrit par : Manu | 02 août 2009

Manu, vous êtes le Sherlock du blog!!! ;-

Écrit par : Christophe Sibille | 02 août 2009

Mes félicitations à Catmano qui m'a devancé pour la traduction du message en Kikoolol !

Enfin vous voici à l'écoute des jeunes et de la modernité, Catmano ! Ça, ça mérite une promotion de la part des autorités ! Parlez-en à votre inspecteur la prochaine fois : s'il est ne serait-ce qu'à moitié aussi débile que le mien, ça devrait marcher.

Écrit par : Manu | 02 août 2009

"A ce titre, il serait bon que Pluskacé arrête ses conneries mêmes pas drôles, à moins qu'il ne s'agisse du retour de Toto sous un autre pseudo."

Ecrit par : Manu | 02 août 2009

Je n'y avais pas pensé non plus! Mais consolons-nous en disant que le pire n'est jamais certain... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 02 août 2009

Manu, vous êtes le Sherlock du blog!!! ;-

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 août 2009

Merci Christophe, mais je ne me drogue pas et hélas je ne joue pas de violon...

Écrit par : Manu | 02 août 2009

JPB, quelle belle énergie ! L'été propice à la détente et aux langueurs n'a visiblement aucun effet sur vous.

Je vous chipote pour chipoter :

"L'industrie moderne veut des acteurs polyvalents", mais, cher ami, je vous rappelle qu'il n'y a pratiquement plus d'industrie en France, et celle-ci n'a plus besoin "d'acteurs".

"La proportion des classes moyennes a baissé dans les grandes écoles"...

Certes mais les GE ce n'est pas la France, et à l'inverse leur proportion a dû considérablement augmenter à l'Université.

Par ailleurs les étudiants d'aujourd'hui sont les enfants des parents post-68 d'hier dont le niveau "culturel" s'est effondré, alors que précédemment les classes moyennes transmettaient des valeurs "utiles" à leurs enfants.

Beaucoup de fils de bergers ou de sous-officiers corses sont devenu des agrégés (42 pour le seul village de Cervione !), alors qu'aujourd'hui ???

Écrit par : xly | 03 août 2009

"A ce titre, il serait bon que Pluskacé arrête ses conneries mêmes pas drôles, à moins qu'il ne s'agisse du retour de Toto sous un autre pseudo."

Ecrit par : Manu | 02 août 2009

Je n'y avais pas pensé non plus! Mais consolons-nous en disant que le pire n'est jamais certain... ...

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 août 2009

A mon avis, Pluskacé, c'est Dobolino, lassée des orthoprofs...

Écrit par : Hercule Poirot | 03 août 2009

Au fait, Dobolino, vous avez le poil luisant, et les griffes (surprise) rentrées, mais par contre, vous direz à vos maîtres que ça semble être un peu le bordel autour de la maison.

Écrit par : Ortholent | 03 août 2009

Yaka demander à un de ces branleurs de profs toujours en vacances de venir faire un peu de ménage.
Y paraît qu'il y a un moustachu serviable, quoiqu'un peu bourru, dans votre coin de France.

Écrit par : Ortholent | 03 août 2009

"C'est aussi ce qu'un collègue du forum (Magister ?)a fort justement fait remarquer"
Ecrit par : Manu | 02 août 2009

Je ne veux pas donner l'impression de chipoter, mais ce n'est pas un forum : c'est un blog. C'est d'ailleurs pour ça qu'on ne peut pas éditer ses propres messages ici.

Écrit par : Jeremy | 03 août 2009

"L'industrie moderne veut des acteurs polyvalents", mais, cher ami, je vous rappelle qu'il n'y a pratiquement plus d'industrie en France, et celle-ci n'a plus besoin "d'acteurs".

Ecrit par : xly | 03 août 2009

Certes, il n'y a peut-être plus beaucoup en France d'industrie du type de celle qui a fait les beaux jours du grand patronat industriel français et qui a fait venir en France des millions de travailleurs monovalents.
Mais sont apparues de nouvelles industries (activités) comme par exemple le tourisme, la communication, l'informatique, le commerce, les services, l'éducation etc. qui requièrent, comme le dit JP Brighelli, un bien plus grand nombre de travailleurs (d'acteurs) polyvalents, instruits et cultivés.

Écrit par : marigot | 03 août 2009

"A mon avis, Pluskacé, c'est Dobolino, lassée des orthoprofs..."

Ecrit par : Hercule Poirot | 03 août 2009

Et Orthoprof, c'est Amélie ??? ;-)
A qui se fier... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 03 août 2009

"Mais sont apparues de nouvelles industries (activités) comme par exemple le tourisme, la communication, l'informatique, le commerce, les services, l'éducation etc."

Vous avez tout à fait raison sur le fond. Mais l'industrie c'est l'industrie et les services ce sont les services.

L'inflation des services, au détriment de l'industrie "exportable" qui bénéficie "spontanément" de la productivité explique une bonne partie de nos difficultés actuelles.

Le sujet n'est effectivement pas là.

Il l'est sur le fait que tant que le PS (et ses supports pédagolitaires ) restera la victime consentante de slogans idéologiques, il ne sera pas apte à gouverner, dans le bon sens, notre pays.

L'idéologie c'est la priorité donnée aux slogans et aux principes sur la réalité des faits. Par exemple "tous les Français se valent" exemple l'Elève vaut bien le Professeur, et le diplômé de l'ENA ou de l'X ne vaut pas mieux que le diplômé en Psychologie d'une faculté-poubelle.

Autre slogan, repris en boucle par le PS et notamment B.Julliard, c'est que toutes les formations se valent puisque dans l'avenir chacun de nous changera plusieurs fois de travail dans sa vie : un instituteur pourra ainsi devenir successivement, et à son choix, golden boy, cuisinier, professeur de judo.

D'ailleurs au nom de ce même principe il n'y aura plus de "position" fixe pour un membre de l'équipe de France de football, chaque joueur passant successivement de la position d'arrière à celle d'ailier, d'avant-centre, de goal, d'arbitre et d'entraîneur.

A quoi bon l'instruction, la formation, les matières structurantes puisque tout se vaut et réciproquement, comme aurait ajouté le sapeur Camenber !!

Écrit par : xly | 03 août 2009

"en allant jusqu'à affirmer que seule la gauche garantit nos droits (sic!)"
Ecrit par : Cadichon | 01 août 2009

Les miens, et ceux de 5 à 10% de la population, oui.

Ecrit par : Jeremy | 02 août 2009

Et si vous arrêtiez de TOUT regarder à travers le petit trou
... de la lorgnette ?

Écrit par : hétéroprof | 03 août 2009

L'expérience se poursuit toujours dans le collège en question car les enseignants, dont je suis, y tiennent. Elle devait d'ailleurs autant au principal-adjoint, qui n'avait pas craint de paraître rétrograde en parlant d'un "véritable tableau d'honneur", qu'à son supérieur. L'adjoint, après cela, s'en est allé prendre tranquillement sa retraite et le principal prendra à la rentrée prochaine ses fonctions de proviseur à Obernai après un passage par l'Alsace du Nord.

Ecrit par : Koban | 02 août 2009

Merci pour ces indications, Koban. Tiens, voilà un Alsacien de plus!
Quelle était la position de l'actuelle adjointe sur cette distribution des prix (celle qui va prendre à la rentrée un poste de principale non loin de Strasbourg si mes renseignements sont exacts)?

Écrit par : Jean | 03 août 2009

----> La coconne qui a tapé ce "message" a inversé le "e" et le "j". Elle ne s'est pas donné la peine de rectifier, impolitesse oblige ("parce qu'elle le vaut bien"). Elle a ensuite tapé "c" au lieu de "x", parce que les deux lettres se trouvent l'une à côté de l'autre sur le clavier, toujours sans rectifier.

A quoi bon, d'ailleurs ? Le monde n'est-il pas né pour la servir ? C'est bien ce qu'on leur apprend à l'école depuis "l'enfant au centre", non ?

Ecrit par : Manu | 02 août 2009

C'est exactement ce que je pensais hier soir après avoir corrigé les messages de la demoiselle.
Les premiers symptômes de cette "maladie" sont apparus dans l'école où j'exerce vers le milieu des années 90, dans la classe des grands.
Je me rappelle une Céline, fille d'ATSEM, donc souvent dans les locaux scolaires le soir après l'école puisque sa mère en faisait le ménage, qui m'expliquait l'air peiné qu'Élodie ou Émilie n'avait vraiment pas eu de "chance" car elle avait eu une très mauvaise note au contrôle de maths ou en dictée. Sa mère et moi n'avons jamais réussi à lui faire comprendre qu'il ne s'agissait absolument pas de "chance" mais de difficultés à comprendre ou de manque de travail.
Il y a cinq ou six ans, j'avais dans ma classe deux garçons et trois filles, excellents tous les cinq. Ils le sont restés toute leur scolarité élémentaire et, cette année, pour leur première année de collège.
Mais, il y a évidemment un mais, nous ne sommes jamais arrivées à obtenir des deux garçons un travail "tout juste". Il fallait toujours qu'il y ait une petite faute d'orthographe ou une erreur de calcul débiles ici ou là.
Lorsque nous leur en parlions, nous n'obtenions en réponse qu'un "bah ouais..." fataliste. Lorsque nous leur suggérions de se relire avant de nous rendre le travail pour éviter la coquille, ils reprenaient leur cahier en levant les yeux au ciel ou en marmonnant, la gardaient quelques secondes sur leur bureau en y jetant la moitié de l'ombre d'un regard et revenaient l'air vainqueur en affirmant que, cette fois, c'était sûr, c'était "tout bon".
De cet acabit-là, j'en ai eu une grosse demi-douzaine parmi mes élèves de CE1, cette année, des "ce que je fais est forcément bien fait et si c'est mal fait, c'est à cause des autres et des impondérables", tant garçons que filles.
Ce sont aussi tous des "accros" de la console de jeux vidéos que les parents offrent actuellement à leurs enfants dès l'âge de trois ou quatre ans.
Pour ces enfants-là, la seule solution que j'ai trouvée, c'est de reprendre (en moins "hard") l'affiche de la Prévention Routière d'il y a quelques années qui montrait sur un écran d'ordinateur une moto renversée sur la route et des pompiers autour d'un brancard et disait : "Sur la route, tu n'as qu'une vie."
Du coup, je leur signale, souvent, très souvent qu'ils n'auront pas droit au "game over" et que ce doit être bien du premier coup s'ils veulent passer au "niveau" suivant. Incontestablement, cela leur évoque quelque chose et, petit à petit, on sent que ça bouge.
L'être humain est adaptable, heureusement, autant les élèves que leurs maîtres.
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Enfin vous voici à l'écoute des jeunes et de la modernité, Catmano ! Ça, ça mérite une promotion de la part des autorités ! Parlez-en à votre inspecteur la prochaine fois : s'il est ne serait-ce qu'à moitié aussi débile que le mien, ça devrait marcher.

Ecrit par : Manu | 02 août 2009

Je crois que j'ai de la chance avec les inspecteurs.
Lors de ma dernière inspection, pas plus que lors des plus anciennes, je n'ai pas eu à me justifier de mes choix pédagogiques et on ne m'a pas dit "game over".

La seule pédagolerie que l'on m'ait suggérée, c'est de transformer mon cahier journal (c'est le nom du cahier sur lequel tout instit doit écrire le déroulement de sa journée de classe) en un "véritable outil de dialogue avec l'enseignante" avec "phase bilan, remarques sur les acquis des élèves, prolongements éventuels".
Quand je la reverrai, je lui dirai que mon cerveau fait très bien cela tout seul en interne, et que je ne vois pas l'intérêt de dialoguer avec un cahier alors que, comme tout le monde, je roule en voiture, je me brosse les dents, j'épluche des courgettes et des patates et que je profite de ces moments d'activité purement techniques pour dialoguer avec quelqu'un qui a autrement plus de répondant qu'une feuille de papier.

Écrit par : catmano | 03 août 2009

"Sa mère et moi n'avons jamais réussi à lui faire comprendre qu'il ne s'agissait absolument pas de "chance" mais de difficultés à comprendre ou de manque de travail."

Ecrit par : catmano | 03 août 2009

Hé ben oui!

"Je crois que j'ai de la chance avec les inspecteurs.
Lors de ma dernière inspection, pas plus que lors des plus anciennes, je n'ai pas eu à me justifier de mes choix pédagogiques et on ne m'a pas dit "game over"."

Ecrit par : catmano | 03 août 2009

Hé ben non! Ce n'est pas de la chance! Ca prouve simplement, (voir dans votre paragraphe précédent), que vous faites bien votre boulot, et lui le sien. Ce dont il est bon de prendre acte, et de signaler que c'est plus fréquent qu'on le croit (ou qu'on affecte de le croire) ici.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 août 2009

Manu, vous êtes le Sherlock du blog!!! ;-
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 août 2009

Je ne veux pas enlever de mérites à Manu, qu’il a nombreux, mais ne sommes-nous pas exercés à « analyser » les erreurs de nos élèves ? Sauf qu'après analyse et "remédiation", le processus de correction doit se mettre en route. Ce dont je doute pour la donzelle en question.

Écrit par : orthoproflefaux | 03 août 2009

A ce titre, il serait bon que Pluskacé arrête ses conneries mêmes pas drôles, à moins qu'il ne s'agisse du retour de Toto sous un autre pseudo. Ecrit par : Manu | 02 août 2009

cmanukimapeltoto? çavapanon? épourkoijedirèdékoneri? gpaledroidemexprimémoioci?

Écrit par : pluskacé | 03 août 2009

1) j'avais lançé l'idée Ecrit par : Manu | 02 août 2009

2) sont devenu Ecrit par : xly | 03 août 2009

1) lancé, Manu, pas de cédille devant e, i, y.

2) sont devenus : doit-on imputer l'erreur à X ou à Y ?

Écrit par : orthoproflefaux | 03 août 2009

cmanukimapeltoto? çavapanon? épourkoijedirèdékoneri? gpaledroidemexprimémoioci?

Ecrit par : pluskacé | 03 août 2009

Meuh si ! Exprimez-vous tant que vous voulez.
En revanche, on ne vous lira peut-être pas toujours. C'est fatigant, vous comprenez ?

Écrit par : catmano | 03 août 2009

dayeurvoukomancéadétindresurmoijemapersoikegintroduidézespassdanmontext!!!

Écrit par : pluskacé | 03 août 2009

Et si vous arrêtiez de TOUT regarder à travers le petit trou
... de la lorgnette ?

Ecrit par : hétéroprof | 03 août 2009

Une lorgnette a un trou ? Changez de pseudo, hétéroprof !

Écrit par : orthoproflefaux | 03 août 2009

suitedemonméçagekonmekouptoultan :
dézespassentrelémo!!!

Écrit par : pluskacé | 03 août 2009

"A ce titre, il serait bon que Pluskacé arrête ses conneries mêmes pas drôles, à moins qu'il ne s'agisse du retour de Toto sous un autre pseudo."

Ecrit par : Manu | 02 août 2009

Même pas drôles, Manu... à remplacer par absolument pas drôles, j'acquiesce.

Écrit par : orthoproflefaux | 03 août 2009

Pluskacé, lorsque vous serez capable d'écrire "Zazie dans le métro", on vous prêtera attention. En attendant, il vous reste les exercices de style...

Écrit par : Orthoprof | 03 août 2009

gpalintansiondevoupourirleblogdayeurjékripabokoualafoimèsavouspermèdevouzexercéacekivouzatandanpeudetan...

Écrit par : pluskacé | 03 août 2009

Quelle était la position de l'actuelle adjointe sur cette distribution des prix (celle qui va prendre à la rentrée un poste de principale non loin de Strasbourg si mes renseignements sont exacts)?

Ecrit par : Jean | 03 août 2009

Vous êtes sacrément bien renseigné, Jean ! Je serais presque tenté de prendre contact avec vous pour m'enquérir de ce que vous avez sur moi dans vos fiches ... ;)

Je ne connais pas les convictions profondes de l'adjointe en question en la matière, si ce n'est qu'elle n'a jamais donné des signes de désapprobation quant à la petite cérémonie en question.
Ceci dit, c'est une personne lucide et juste, exigeante avec les élèves autant qu'avec elle-même dont nous avons tous apprécié le travail. A son nouveau poste, elle ne prendra pas forcément l'initiative de reproduire l'expérience, mais je la vois mal s'y opposer si d'aventure quelqu'un le lui proposait.

Écrit par : Koban | 03 août 2009

suitdemonméçagekonmecouptoultan :
mèsavoupermèdevouzentrènéacekivouzatanplutoke
vounepensé

Écrit par : pluskacé | 03 août 2009

mèkeskivougèndonktankangcri?

Écrit par : pluskacé | 03 août 2009

Vous êtes sacrément bien renseigné, Jean ! Je serais presque tenté de prendre contact avec vous pour m'enquérir de ce que vous avez sur moi dans vos fiches ... ;)

Je ne connais pas les convictions profondes de l'adjointe en Ecrit par : Koban | 03 août 2009

Je ne sais strictement rien sur vous, évidemment ( je pourrais juste vous reconnaître sur le site dudit collège si vous me disiez que vous êtes en Lettres et que votre pseudo est transparent...), mais j'ai trouvé très amusant que quelqu'un réponde sur ce blog qu'il connaissait le collège en question, et plus encore, qu'il y enseignait.

Mais dites-moi, est-ce que la distribution des prix en question (vous vous souvenez certainement de l'article paru dans les DNA l'année de sa création) porte aussi sur les disciplines: prix de français, de maths, etc.?

Écrit par : Jean | 03 août 2009

Je serais preneur de précision sur le volet "culture" à insérer dans les cursus ingénieur, dont les emploi du temps sont déjà pleins. Dans les écoles, les vieux cons de moins de 40 ans comme moi pensent qu'il vaut virer des cursus le marketing, techniques de négociations, une semaine de jeu d'entreprise etc... et remplacer par de l'histoire-géo, vocabulaire et grammaire. Qu'en pensez-vous ?

Écrit par : Marc44 | 03 août 2009

mèkeskivougèndonktankangcri?

Ecrit par : pluskacé | 03 août 2009

méabsolumanryinchèrami, vouzécrivétankevouvoulé, leselriskekevoucouré sékonnevoulizpa, vouvoyéryindebyingrav...

Écrit par : catmano | 03 août 2009

« apprendre tout au long de la vie » :

oui mais mettre le paquet sur la formation initiale. Pour enseigner de tps en tps au CNAM et diverses formations du même genre, c'est trop faible en termes exigences et de niveau constaté ; le caractère mercantile fera baisser le niveau.

Lire Gauchet récemment sur le sens de l'éducation (en générale, scientifique, littéraire).

Écrit par : Marc44 | 03 août 2009

Pluskacé : pluskagacé

Écrit par : Marc44 | 03 août 2009

La France se désindustrialise depuis 30 ans, c'est un fait. Reste que l'emploi qualifié n'a cessé, lui, de progresser, et ceci dans tous les secteurs, y compris industriels - avec une confusion d'ailleurs de plus en plus importante entre le monde des services et celui de l'industrie proprement dite.

De manoeuvre ou d'OS, on se passe en effet très bien - la Chine est là pour ça, même si on peut le déplorer. Mais on ne cesse de recruter techniciens, programmateurs, agents de maintenance spécialisés et ingénieurs. Avec un tel succès chez nous qu'on finit par aller les chercher en Inde ou au Pakistan... puisque nos propres bacheliers préfèrent les facs d'arts du spectacle ou de psycho. Et d'ailleurs, ont-ils de toute façon les moyens de rivaliser, dans les matières scientifiques, avec un Tiers-Monde encore formé avec les bonnes vieilles méthodes pédagogiques à l'ancienne?

JPB.

Écrit par : brighelli | 03 août 2009

vouvoyéryindebyingrav...

Ecrit par : catmano | 03 août 2009

mèsicathmanausimaiossi, jvèêtranmanc,quarjnevèplulirc'qu'ailécri...
cailtristesse...

Écrit par : Maminou | 03 août 2009

Dans les écoles, les vieux cons de moins de 40 ans comme moi pensent qu'il vaut virer des cursus le marketing, techniques de négociations, une semaine de jeu d'entreprise etc... et remplacer par de l'histoire-géo, vocabulaire et grammaire. Qu'en pensez-vous ?
Ecrit par : Marc44 | 03 août 2009

Bonne idée, mais à condition de placer les concours d'entrée en école d'ingé en fin de maternelle. Certains vont trouver que c'est un peu tôt...

Écrit par : TotoWeininger | 03 août 2009

La France se désindustrialise depuis 30 ans, c'est un fait. Reste que l'emploi qualifié n'a cessé, lui, de progresser,
Ecrit par : brighelli | 03 août 2009

Ce qui progresse aussi et surtout, c'est l'emploi flexible ou précaire, qu'il soit qualifié ou pas, et qui disqualifie en partie, si j'ose dire, la "formation initiale".

Écrit par : TotoWeininger | 03 août 2009

puisque nos propres bacheliers préfèrent les facs d'arts du spectacle ou de psycho. Et d'ailleurs, ont-ils de toute façon les moyens de rivaliser, dans les matières scientifiques, avec un Tiers-Monde encore formé avec les bonnes vieilles méthodes pédagogiques à l'ancienne?

JPB.

Ecrit par : brighelli | 03 août 2009

Et quid es bacheliers, ingénieurs, éléments brillants dans des domaines très variés qui se forment (après tous ces diplomes)
dans les filières agronomiques comme nous le voyons de plus en plus dans notre secteur:
- retour à la ferme même si les parents ne sont pas de ce milieu.
- machinisme agricole.
- recherche agronomique...
- filières agro-alimentaires...

Écrit par : Maminou | 03 août 2009

"Mais dites-moi, est-ce que la distribution des prix en question (vous vous souvenez certainement de l'article paru dans les DNA l'année de sa création) porte aussi sur les disciplines: prix de français, de maths, etc.?"

Ecrit par : Jean | 03 août 2009

Dans mon établissement, en français, nous remettons des prix en lecture, en écriture et en langue française. Je compte l'an prochain organiser un prix d'orthographe.

Écrit par : Marilyse | 03 août 2009

A mon avis, Pluskacé, c'est Dobolino, lassée des orthoprofs...

Ecrit par : Hercule Poirot | 03 août 2009
Impossible ! Je suis incapable d'écrire comme ça et j'ai toutes les peines du monde à déchiffrer Pluskacé, d'où le fait que je ne le lis pas souvent.

Écrit par : dobolino | 03 août 2009

j'ai toutes les peines du monde à déchiffrer Pluskacé, d'où le fait que je ne le lis pas souvent.
Ecrit par : dobolino | 03 août 2009

vouvoyéjevoulébiyndijesuikijesuiécenènidobolinonitoto!
jékripeukaronmelidificilmanpourtanjanédéchozàdir!

Écrit par : pluskacé | 03 août 2009

Pluskacé : pluskagacé

Ecrit par : Marc44 | 03 août 2009

alorleptitnouvomankdéjadetolérance?

Écrit par : pluskacé | 03 août 2009

Dans mon établissement, en français, nous remettons des prix en lecture, en écriture et en langue française. Je compte l'an prochain organiser un prix d'orthographe.

Ecrit par : Marilyse | 03 août 2009

Vous avez bien de la chance!

Moi, pas un seul de mes trente-cinq collègues n'approuve l'idée d'une distribution solennelle des récompenses. Apparemment, elle leur donne de l'urticaire. Il est possible que ces gens-là aient été de mauvais élèves et qu'ils se soient rabattus sur l'enseignement faute de mieux. Quand les parents traitent les profs de tous les noms, il faut bien admettre qu'ils ont raison en cette occurrence!

Ce n'est pas avec les élèves que la nouvelle principale aura le plus de mal à imposer un minimum d'exigence et de discipline, mais avec les enseignants et les parents de cet établissement...

Écrit par : Jean | 03 août 2009

Au fait, Dobolino, vous avez le poil luisant, et les griffes (surprise) rentrées, mais par contre, vous direz à vos maîtres que ça semble être un peu le bordel autour de la maison.

Ecrit par : Ortholent | 03 août 2009
Bof, nous n'hébergeons pas de maniaco-dépressif, c'est tout.
http://calimero-et-c-ami.over-blog.com/article-31667464-6.html
énumérons et vous verrez qu'il n'y a rien là que de très normal. La photo date de mars, donc de période hivernale et on voit:
un panier à bûches pour le feu, avec bûches.
Un sac de graines et des boules de graisse pour les oiseaux
Un escabeau pour accéder à la mangeoire des oiseaux et attacher les boules de graisse dans le tilleul
Une caisse à olives dans laquelle nous entassons diverses bidouilles
Un vieux transat qui est le seul élément injustifié par la saison.

Écrit par : dobolino | 03 août 2009

Ce n'est pas avec les élèves que la nouvelle principale aura le plus de mal à imposer un minimum d'exigence et de discipline, mais avec les enseignants et les parents de cet établissement...

Ecrit par : Jean | 03 août 2009

Votre cas n'est pas rare, Jean...

Écrit par : nicolas | 03 août 2009

Tout le monde est assoupi, c'est le moment pour moi de glisser les corrections qui s'imposent pour notre nouvel ami Marc44 :

dont les emploi du temps sont déjà pleins : Les emplois du temps

Dans les écoles, les vieux cons de moins de 40 ans comme moi pensent qu'il vaut virer des cursus : Les vieux cons pensent qu’il faut virer

Lire Gauchet récemment sur le sens de l'éducation (en générale, scientifique, littéraire). Ecrit par : Marc44 | 03 août 2009 : Lire Gauchet récemment sur le sens de l'éducation (en général, scientifique, littéraire).

Écrit par : orthoproflefaux | 03 août 2009

La capacité à produire du "ludique" hédoniste est la norme qui définit le bon professeur. L'effort, avec sa part d'ennui et d'un peu de souffrance nécessaires, n'est plus de mise : comment pourrait-on l'imposer à ces enfants de classes moyennes (et autres) puisque tout le monde aura son bac avec mention, assorti bientôt d'un RSA pour jeunes ? Les "héritiers" ne travaillent guère plus que les enfants des classes dites moyennes* : le verni qui "assure" suffit à cacher le fait qu'ils ne lisent pas plus que les autres, ils n'héritent que des filières pour réussir, ou s'en sortir, mais ils sont de plus en plus ignorants (et en sont fiers, comme le constatait un roman de Philipp Roth). La médiocrité des contenus est non seulement exigée par les inspecteurs, mais acceptée par les profs qui ne veulent pas de "guerre civile" à l'école (Meirieu !), ils seulement veulent "s'en tirer", avec une tranquille lâcheté : ils ne "veulent pas d'histoires". La connivence est le ciment du système.

* (1360 euros par mois, c'est le revenu médian en France, alors où sont les classes moyennes ? Elles sont de plus en plus, et simplement, là où on ne risque pas trop le chômage)

Écrit par : JPL | 03 août 2009

Hors-sujet : quelqu'un a-t-il une opinion sur Marc Fumaroli ? Je suis preneur.

Écrit par : Manu | 03 août 2009

"en allant jusqu'à affirmer que seule la gauche garantit nos droits (sic!)"
Ecrit par : Cadichon | 01 août 2009

Les miens, et ceux de 5 à 10% de la population, oui.

Ecrit par : Jeremy | 02 août 2009

De cela, je suis de moins en moins convaincu, Jérémy. J'ai peut-être tort, c'est tout à a fait possible et vous en connaissez largement plus que moi sur ce sujet. Mais je ne peux m'empêcher de penser que la défense des homos est pour la gauche actuelle une posture et rien d'autre. Comme pour le reste, d'ailleurs.

Évidemment, il est éminemment souhaitable que je me trompe sur ce coup là.

Écrit par : Manu | 03 août 2009

Désolée, je viens juste de "lire" que vous demandiez une opinion, Manu...

Écrit par : nicolas | 03 août 2009

A mon avis, Pluskacé, c'est Dobolino, lassée des orthoprofs...

Ecrit par : Hercule Poirot | 03 août 2009

Non, ce n'est pas son style...

Écrit par : Manu | 03 août 2009

Désolée, je viens juste de "lire" que vous demandiez une opinion, Manu...

Ecrit par : nicolas | 03 août 2009


Ne le soyez pas, Madame ou mademoiselle (vous êtes donc bien une femme, apparemment. Pardonnez-moi, ce pseudo masculin me trouble). Il n' y a bien sûr pas d'impératif : ne le faites que si vous connaissez son oeuvre et surtout si vous en avez envie.

Écrit par : Manu | 03 août 2009

@Manu : bien sûr, il faut inverser l'ordre de lecture de mes messages, je dois ce cafouillage au code stupide qui retarde toujours les interventions.

Écrit par : nicolas | 03 août 2009

info Yahoo : Philippe De Villiers entre à l'UMP. Commentaires ?

Écrit par : nicolas | 03 août 2009

kitélepuidufoupourpacédesoninformepartialumpccekonapèltonbédekaribdancila !

Écrit par : pluskacé | 03 août 2009

suitedemonméçagekoncouptoultan :
tonbédekaribdancila !

Écrit par : pluskacé | 03 août 2009

Ne le soyez pas, Madame ou mademoiselle (vous êtes donc bien une femme, apparemment. Pardonnez-moi, ce pseudo masculin me trouble). Ecrit par : Manu | 03 août 2009

Quelques fréquententations de ce blog l'ont remarqué, Christophe en tête et depuis longtemps. Je n'ai jamais fait mystère de ce fait, accordant les participes passés comme il convient au féminin de le faire. Ce qui m'aurait troublée, c'est de les laisser au masculin. Je ne pense pas que j'aurais tenu sur la durée; n'étant adepte ni des performances, ni de la dissimulation, je me serais forcément "trahie", Manu...

Écrit par : nicolas | 03 août 2009

"le verni qui "assure"

Ecrit par : JPL | 03 août 2009

Le vernis! A moins que ce soit un chanceux qui touche sa bille!

Écrit par : Orthoprofundesfaux | 03 août 2009

"Quelques fréquententations de ce blog l'ont remarqué, Christophe en tête et depuis longtemps."

Ecrit par : nicolas | 03 août 2009

Eh oui, on ne se refait pas... Vittorio Gassman dans "Odore di femina", c'est moi!!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 03 août 2009

Ainsi
je voudrais avoir comment améliorer son français et
son raisonnement tout cela en solo.
Ainsi si vous avez des références de sites forts bien tenus, des manuels, des livres qui font état d'un excellent français je serais heureux de les connaitre.

Ecrit par : lapingarou (pseudo débile mais j'aime bien) | 02 août 2009

Pas très compliqué! Tapez-vous pour commencer tout Molière, tout Corneille, tout Racine, toutes les Fables de La Fontaine, ajoutez-y Rousseau, etc.

Alors, lapingarou, vous êtes déjà au travail? Ce qui expliquerait votre silence...

Écrit par : Jean | 03 août 2009

Jean, vous avez oublié de préciser "en version originale intégrale". On voit de tout aujourd'hui dans l'édition...
:-))

Écrit par : Marilyse | 03 août 2009

Jean, vous avez oublié de préciser "en version originale intégrale". On voit de tout aujourd'hui dans l'édition...
:-))

Ecrit par : Marilyse | 03 août 2009

Fort juste!

Je crains que notre bon jeune homme rêve d'une méthode miracle et expéditive qui court-circuite le seul (et long) chemin capable de le conduire au résultat qu'il espère.

Écrit par : Jean | 03 août 2009

Eh oui, on ne se refait pas... Vittorio Gassman dans "Odore di femina", c'est moi!!! ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 août 2009

NON ! Etes-vous aveugle, manchot de la gauche ? Capitaine de cavalerie ? Aigri, Christophe ? On ne le dirait pas, comme ça...

Écrit par : nicolas | 03 août 2009

Alors, lapingarou, vous êtes déjà au travail? Ce qui expliquerait votre silence...

Ecrit par : Jean | 03 août 2009

Et si c'était une blague ? J'en connais peu, capables d'une abnégation pareille en plein mois d'août...

Écrit par : nicolas | 03 août 2009

Et si c'était une blague ? J'en connais peu, capables d'une abnégation pareille en plein mois d'août...

Ecrit par : nicolas | 03 août 2009

A mon avis, il ne s'attendait pas à ma réponse...

Existe-t-il pourtant une autre méthode pour "apprendre à écrire et à raisonner en bon français" que de s'infuser les chefs-d'oeuvre de la littérature française?

Écrit par : Jean | 03 août 2009

En effet, aucune Jean. Mais pour ce faire, il faut être un peu guidé, tout de même. Les contresens peuvent être nombreux...

Écrit par : nicolas | 03 août 2009

"NON ! Etes-vous aveugle, manchot de la gauche ? Capitaine de cavalerie ? Aigri, Christophe ? On ne le dirait pas, comme ça..."

Ecrit par : nicolas | 03 août 2009

Non, effectivement! Uniquement aveugle, comme tout le monde, derrière son clavier!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 août 2009

Non, effectivement! Uniquement aveugle, comme tout le monde, derrière son clavier!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 août 2009

Plutôt moins que tout le monde, puisque vous êtes attentif aux indices orthographiques...

Écrit par : nicolas | 03 août 2009

Ainsi
je voudrais avoir comment améliorer son français et
son raisonnement tout cela en solo.
Ainsi si vous avez des références de sites forts bien tenus, des manuels, des livres qui font état d'un excellent français je serais heureux de les connaitre.

Ecrit par : lapingarou (pseudo débile mais j'aime bien) | 02 août 2009

Pas très compliqué! Tapez-vous pour commencer tout Molière, tout Corneille, tout Racine, toutes les Fables de La Fontaine, ajoutez-y Rousseau, etc.


Ecrit par : Jean | 03 août 2009
Pour de sûr qu'il a raison, le Jean ! Demandez à Sarkozy !

Écrit par : dobolino | 03 août 2009

Plutôt moins que tout le monde, puisque vous êtes attentif aux indices orthographiques...

Ecrit par : nicolas | 03 août 2009

Je suis attentif à tout. Mais je ne vois que ce qu'il y a d'écrit.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 août 2009

Et l'implicite, et le second degré ? Graves lacunes, Christophe...

Écrit par : nicolas | 03 août 2009

J'étais au troisième, (degré), Nicolas!

Écrit par : Christophe Sibille | 03 août 2009

J'ai lu pour vous ...dans Cerveau&Psycho p.91 l'article de Alain Lieury "Combien de mots connaissons-nous ?'" l'information qui suit :

"de 1990 à 1994, j'ai réalisé des études sur des centaines d'élèves de collèges à Rennes qui ont établi une correspondance entre la taille du vocabulaire des élèves et leurs performances scolaires."

J'ajoute que la même remarque a été faite par ailleurs à propos du calcul mental dont l'aptitude est un bon prédicteur d'aptitude à suivre des études secondaires.

Dans les deux cas on mesure la capacité d'abstraction de l'élève, indispensable pour maîtriser convenablement ces études.

Inversement on démontre que l'entraînement au calcul mental et à l'acquisition du vocabulaire contribue à développer la capacité d'abstraction.

Les bonnes vieilles méthodes de structuration du savoir étaient comme par hasard adaptées au développement du muscle cérébral. Seuls les enfants de parents des classes moyennes qui l'auront compris ou appris seront capables de s'en sortir "par le haut".

Écrit par : xly | 03 août 2009

"Prokofiev" par Laurent Korcia et Nicolas Angelich, sur "Mezzo"... Magnifique.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 août 2009

Quelques fréquententations de ce blog l'ont remarqué, Christophe en tête et depuis longtemps. Je n'ai jamais fait mystère de ce fait, accordant les participes passés comme il convient au féminin de le faire. Ce qui m'aurait troublée, c'est de les laisser au masculin. Je ne pense pas que j'aurais tenu sur la durée; n'étant adepte ni des performances, ni de la dissimulation, je me serais forcément "trahie", Manu...

Ecrit par : nicolas | 03 août 2009

La cause est entendue, mais pourquoi diable signer d'un prénom masculin, dans ce cas ?

Écrit par : Manu | 04 août 2009

Bon, sinon, toujours pas de fans (ou de détracteurs) de Fumaroli ? Même si vous n'en pensez que deux lignes, n'hésitez pas.

Écrit par : Manu | 04 août 2009

A mon avis, Manu, ce n'est pas un prénom! Avec le tas de pseudos plus ou moins bizarres qui fleurissent ici, pourquoi ne pas signer, éventuellement, j'sais pas, moi, de son nom de famille, peut-être?
Après tout, appeler ses élèves, ou même ses pairs ou ses copains et ses amis, par leur patronyme, redevient également une pratique peut-être un peu surannée, mais courante. Non?

Écrit par : Christophe Sibille | 04 août 2009

Seuls les enfants de parents des classes moyennes qui l'auront compris ou appris seront capables de s'en sortir "par le haut".

Ecrit par : xly | 03 août 2009

Et dans les "classes moyennes", ceux, en priorité, de la très petite bourgeoisie d'État des fonctionnaires de l'Éducation nationale? ( sans doute la toute dernière "classe sociale" à encore compter - c'est le cas de le dire- sur l'école pour se reproduire).

Écrit par : marigot | 04 août 2009

Savez-vous,M.Brighelli,que votre billet pourrait être signé par un libéral pur jus?
D'autre part,avez-vous remarqué que le milieu artistico-médiatique,furieusement de gauche,est particulièrement fourni en "fils et filles de...".

Écrit par : rocardo | 04 août 2009

Bon, sinon, toujours pas de fans (ou de détracteurs) de Fumaroli ? Même si vous n'en pensez que deux lignes, n'hésitez pas.

Ecrit par : Manu | 04 août 2009

Le mieux, c'est de lui écrire à l'Académie française. Il vous répondra, car je ne le crois pas hautain.
Il m'avait répondu il y a une dizaine d'années, alors que Sauvegarde des Enseignements Littéraires (SEL) venait d'être fondée (c'était à l'époque où un certain Allègre commençait à sabrer dans les langues anciennes), que pour restaurer le système éducatif, il faudrait "être Hercule"...

Écrit par : Jean | 04 août 2009

Toujours pas de nouvelles de lapingarou!

Écrit par : Jean | 04 août 2009

"– Dame, dit-il, au nom de dieu, pitié ! Si je vous le dis , il m’arrivera malheur car vous cesserez de m’aimez et je serais perdu.»
Quand la dame entendit sa réponse, elle ne la prit par à la légère. Plusieurs fois elle l’interrogea, elle le flatta et le cajola si bien qu’il lui raconta son aventure, sans rien lui cacher :
« Dame, je deviens un loup-garou. Je me rends dans cette grande forêt, au plus profond du bois, et j’y vis de proies et de rapines. »
Lorsqu’il lui a tout raconté, elle lui demande s’il quitte ses vêtements ou s’il les garde.
« Dame, dit-il, je reste tout nu.
– Dites-moi, au nom de dieu, où sont vos vêtements ?
– Dame, cela je ne vous le dirai pas, car si je les perdais et qu’ils étaient aperçus, je serais loup-garou pour toujours. Je n’aurais plus aucun secours jusqu’à ce qu’ils me soient rendus. C’est pour cela que je ne veux pas qu’on le sache."

On pourrait peut-être conseiller la lecture de ce texte - que vous aurez reconnu - à notre lapingarou qui est on ne sait où...

Écrit par : Marilyse | 04 août 2009

Erratum : "elle ne la prit pas à la légère."
Ne pas copier-coller sans corriger !

Écrit par : Marilyse | 04 août 2009

"– Dame, dit-il, au nom de dieu, pitié ! Si je vous le dis , il m’arrivera malheur car vous cesserez de m’aimez et je serais perdu.»

Ecrit par : Marilyse | 04 août 2009

"Si je vous le disais, il m'arriverait malheur, car vous cesseriez de m'aimer, et je serais perdu", ou "Si je vous le dis, il m'arrivera malheur, car vous cesserez de m'aimer, et je serai perdu".
On peut choisir, mais on ne badine pas avec la concordance des temps ... Et des modes.

Écrit par : Orthoprofundesfaux | 04 août 2009

"– Dame, dit-il, au nom de dieu, pitié ! Si je vous le dis , il m’arrivera malheur car vous cesserez de m’aimez et je serais perdu.»

Ecrit par : Marilyse | 04 août 2009

Pas sûr du tout que le conditionnel final ne s'intègre pas dans la phrase, car on change de plan: ce qui est sous-entendu, c'est la reprise "et si vous cessiez de m'ainer" après "vous cesserez de m'aimer". Du moins à mon humble avis...

Écrit par : Jean | 04 août 2009

"car vous cesserez de m'aimer" : Dur d'avoir l'oeil... C'est un texte pris sur le net. Il y a un certains nombre de fautes d'orthographe dans cette adaptation d'une certaine Julie Berlot.

Voilà le texte original :

[...]
«dame,» fet il, «pur Deu, merci!
mal m'en vendra, si jol vus di,
kar de m'amur vus partirai
e mei meïsmes en perdrai.»
quant la dame l'ad entendu,
ne l'ad neent en gab tenu.
suventefeiz li demanda;
tant le blandi e losenga
que s'aventure li cunta;
nule chose ne li cela.
«dame, jeo devienc besclavret:
en cele grant forest me met,
al plus espés de la gaudine,
s'i vif de preie e de ravine.»
quant il li aveit tut cunté,
enquis li ad e demaundé
s'il se despuille u vet vestu.
«dame, fet il, «jeo vois tut nu.»
«di mei, pur Deu, u sunt voz dras.»
«dame, ceo ne dirai jeo pas;
kar si jes eüsse perduz
e de ceo feusse aparceüz,
bisclavret sereie a tuz jurs;
jamés n'avreie mes sucurs,
de si k'il me fussent rendu.
pur ceo ne voil k'il seit seü.»


Voici une autre traduction du passage :


— Dame, dit-il, au nom de Dieu, pitié !
Si je vous le dis, il m'arrivera malheur,
ce sera la fin de votre amour pour moi
et ma propre perte !» Cette réponse,
la dame ne la prit certes pas à la légère.
Elle le questionna bien des fois,
le flatta et le cajola si bien
qu'il finit par lui raconter son aventure
sans rien lui cacher :
« Dame, je deviens loup-garou.
Je m'enfonce dans cette grande forêt,
au plus profond du bois,
et j'y vis de proies et de rapines.
Quand il lui a tout raconté,
elle lui demande
s'il se dépouille de ses vêtements ou les garde.
« Dame, dit-il, je reste nu.
— Au nom de Dieu, dites-moi où sont vos vêtements !
— Dame, cela, je ne vous le dirai pas
car si je perdais mes vêtements
et si l'on découvrait la vérité,
je serais loup-garou pour toujours.
Je n'aurais plus aucun recours
avant qu'ils ne me soient rendus.
Voilà pourquoi je ne veux pas qu'on le sache."

Écrit par : Marilyse | 04 août 2009

"Pas sûr du tout que le conditionnel final ne s'intègre pas dans la phrase, car on change de plan: ce qui est sous-entendu, c'est la reprise "et si vous cessiez de m'aimer" après "vous cesserez de m'aimer". Du moins à mon humble avis..."

Ecrit par : Jean | 04 août 2009

Dont acte, Jean. Et merci.

Écrit par : Orthoprofundesfaux | 04 août 2009

Et dans les "classes moyennes", ceux, en priorité, de la très petite bourgeoisie d'État des fonctionnaires de l'Éducation nationale? ( sans doute la toute dernière "classe sociale" à encore compter - c'est le cas de le dire- sur l'école pour se reproduire).

Ecrit par : marigot | 04 août 2009
Quand on constate les méthodes éducatives dont usent vis à vis de leurs bébés lunes les jeunes certifiées de français, on peut douter de l'espérance de réussite sociale de leur progéniture surinvestie, surcouvée et "sur fusionnelle". Aucune chance que ces enfants-là aient les dents longues et l'envie de mordre et, s'il est bien utile de savoir accorder les participes et d'avoir un bon fond culturel pour réussir dans la vie et surtout pour prendre le pouvoir, qu'il soit financier, médiatique ou politique, ce n'est pas une condition suffisante et pas même une condition nécessaire. C'est juste un petit plus, à condition d'avoir appris par ailleurs à vouloir, à exister par soi-même et à cogner fort et sec et d'avoir eu à subir, dès le plus jeune âge, en la surmontant, l'adversité.

Ce ne sont pas les enfants livrés à eux-mêmes, dont le pourcentage n'a probablement guère varié au cours des siècles, qui sont les plus problématiques dans nos sociétés. Ce sont ceux, les plus nombreux, qui sont élevés par des adulenfants. Les enfants de l'adulescent que je suis sont moins désarmés même s'ils ont déjà des séquelles lourdes.

Écrit par : dobolino | 04 août 2009

Un brillant philosophe nous éclaire aujourd’hui sur les inégalités dans Le Monde :
Extrait de la bonne parole :

« Est-ce à dire que la notion de privilège n'a plus de sens aujourd'hui ?
Comme je le disais, les inégalités de droit ne sont plus admises. Mais on peut considérer qu'il en existe des équivalents fonctionnels. (…)
Voyez par exemple le système éducatif. En théorie, les concours et les diplômes ne sanctionnent que la compétence. Or ceux qui obtiennent les diplômes les plus valorisés et réussissent les concours les plus prestigieux viennent des milieux les plus favorisés. On sait ainsi que 55 % des élèves de classes préparatoires ont des parents cadres ou de professions libérales, tandis que seuls 16 % ont des parents ouvriers, employés ou inactifs. L'école en vient à fonctionner comme une sorte d'instance de blanchiment qui estampille comme légitimes des inégalités de naissance qu'elle est par ailleurs incapable de compenser. »

Je croyais que quand on est philosophe, on fait attention à ce qu’on dit et à la manière dont on le dit. Vous remarquerez qu’il y a une mystérieuse entité (l’Ecole) responsable des inégalités : on a ici un remarque exemple d’hypostase du système, d’explication verbale. Pour ne pas s’en prendre à des personnes, on fait de l’ECOLE ( !!) la raison de tout et de son contraire : aucune perspective historique, aucune périodisation pour savoir à quel moment la logique des effets pervers a (peut-être) amplifié la sélection au profit des uns et au détriment des autres. Tout ceci a souvent été dit et redit sur ce site, inutile de rappeler les faits, les dates, les chiffres.
On aura reconnu ici un adepte de la philosophie bourdieusienne qui consiste à douer les concepts d’une force explicative ou auto-explicative suffisante. Ce n’est pas de la philosophie, ni de la sociologie mais une explication purement verbale, qui donne au lecteur moyen du Monde l’impression que « oui, c’est bien ça ».
Passeron, l’ancien compère de Bourdieu, dans un remarquable article, Hegel ou le passager clandestin, a depuis longtemps critiqué le verbalisme des explications qui font de l’Ecole un système satanique, auto-reproductif et se perpétuant par-delà la volonté des agents.
Qu’un « philosophe » puisse répéter ce genre d’arguments, avec une candeur touchante, est bien la preuve qu’on est arrivé au stade du lieu commun. Croire qu’on donne à la philosophie une prise directe sur le réel en reprenant les explications toutes faites, fussent-elles tirées de la sociologie dogmatique de Bourdieu, c’est faire preuve de bien peu d’esprit critique. Quand à ceux qui croient que penser c’est détruire des lieux communs, eh bien ils se trompent.

Écrit par : Sénéchal | 04 août 2009

Intéressante intervention de Sénéchal qui pointe un des sophismes du discours égalitariste qui, au final, reformule sans cesse la théorie de la lutte des classes. Nous sommes dans une logique éminemment binaire et donc, forcément manichéenne. S'il fallait résumer cette sociologie qui se pique de philosophie, en dirait que celui qui échoue n'est en aucun cas foncièrement responsable de son échec mais nécessairement victime d'un système qui le fait échouer.

Écrit par : Magister | 04 août 2009

Vivement demain !

Écrit par : iPidiblue et la lutte des jours | 04 août 2009

Égalité des droits :

" DÉCLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN DE 1789

Article premier

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Article II

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. "

Je n'ai pas trouvé le droit au téléchargement illimité ou au baccalauréat pour tous.

Écrit par : yann | 04 août 2009

Eh oui, on ne se refait pas... Vittorio Gassman dans "Odore di femina", c'est moi!!! ;-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 août 2009

Nous voilà désormais tous au parfum.

Écrit par : retraitée | 04 août 2009

Et ça continue avec l'immense mise en scène de la "grippe A". Cette fois, c'est à Toulouse.
On ne sait toujours pas en quoi les symptômes de ladite "grippe A" sont particuliers et plus alarmants qu'une grippe banale, mais il FAUT inquiéter la population.

Écrit par : Jean | 04 août 2009

Jean nous sommes tous des héros du quotidien qui résistont vaillamment aux attaques sournoises des virus les plus vicieux ...

Écrit par : iPidiblue héroïque comme un père de famille qui regarde la télé tous les soirs | 04 août 2009

"...des droits naturels et imprescriptibles de l'homme..."
Ce n'est même plus un blog libéral ici,mais carrément libertarien!

Écrit par : rocardo | 04 août 2009

La cause est entendue, mais pourquoi diable signer d'un prénom masculin, dans ce cas ?
Ecrit par : Manu | 04 août 2009

par amour de Sarkozy, qui sait!

Écrit par : retraitée | 04 août 2009

On ne sait toujours pas en quoi les symptômes de ladite "grippe A" sont particuliers et plus alarmants qu'une grippe banale
Ecrit par : Jean | 04 août 2009

J'ai une idée, Jean. Faites-vous inoculer le virus : vous pourrez ainsi vous faire une idée par vous-même (et construire votre propre savoir) ^_-

Écrit par : TotoWeininger | 04 août 2009

Et goûter consécutivement aux fabuleuses délices d'une remédiation bien méritée !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 août 2009

POLICE
24h de garde à vue pour une "tape" sur le maire de Nancy
NOUVELOBS.COM | 04.08.2009 | 13:32
8 réactions
Un homme d'une quarantaine d'années a fait 24 heures de garde à vue après avoir frappé légèrement André Rossinot derrière la tête, pour une raison inconnue, alors qu'il sortait d'un déjeuner en ville.

André Rossinot (Sipa)
Une petite "tape" derrière la tête du maire de Nancy, André Rossinot (UMP-Radicaux), a coûté 24 heures de garde à vue à un homme d'une quarantaine d'années, a-t-on appris mardi 4 août de source judiciaire.
L'incident s'est produit vendredi, devant l'Hôtel de ville, alors que le maire sortait d'un déjeuner en ville. Pour une raison inconnue, l'agresseur a frappé légèrement l'édile derrière la tête avant de prendre la fuite. André Rossinot a alors porté plainte pour violences.
Retrouvé deux heures plus tard sur la place Stanislas, à quelques mètres du lieu de l'incident, l'homme a été placé en garde à vue, avant d'être déféré devant le parquet de Nancy, samedi matin.
"La longue durée de la garde à vue tient au fait qu'on n'a pas pu obtenir une expertise psychiatrique", a précisé le parquet qui a engagé des poursuites pour "violences n'ayant entraîné aucune incapacité de travail sur personne dépositaire de l'autorité publique", un délit passible de trois ans d'emprisonnement.
L'homme, placé sous contrôle judiciaire, est convoqué le 11 août prochain à une expertise psychiatrique. Il comparaîtra le 2 septembre devant le tribunal correctionnel de Nancy.
(Nouverlobs.com)

l'ami Sarko fait des émules (du pape), témoin Rossinante, notre vieux cheval de retour, qui refuse de dételer et qui porte plainte pour une tapette!
Ah, si seulement tous les professeurs agressés avaient droit au même traitement!

Écrit par : retraitée | 04 août 2009

Je suis chez des amis près de Bordeaux et je poste depuis un "cybercafé" pour la première fois de ma vie (c'est chic, hein ?). D'abord bravo à JPB pour son "édito".

Je suis bien d'accord avec le fait que le Gouvernement qui n'a plus de problèmes ni à gauche, ni au centre devrait se méfier de son propre électorat : les classes moyennes.

Si vous voulez passer un bon moment, allez voir le dernier film de Woody Allen (qu'est-ce que je peux être snob !) et Le piano dans la forêt, un très joli film d'animation japonais (avec vos enfants).

Le Woody Allen n'est pas trop pour les enfants... Je ne crois pas qu'il soit jamais allé aussi loin dans l'auto dérision. Il y a cinq ou six répliques qui valent le détour.

Ca m'intéresserait de savoir auquel des personnages vous vous êtes identifié. Moi, au vieux grincheux misanthrope ! ;O))

Bon mois d'août à tous !

Écrit par : Robin | 04 août 2009

Ah, si seulement tous les professeurs agressés avaient droit au même traitement!

Ecrit par : retraitée | 04 août 2009

C'est cette disparilté qui est scandaleuse et non les 24 heures de garde à vue pour une "petite" tape au demeurant inacceptable. A cet effet, il faudrait envoyer les politiques en stage dans les établissements scolaires, de sorte à ce qu'ils puissent réaliser l'ampleur du phénomène en dégustant de la chose, avec cependant le risque qu' ils deviennent eux aussi masochistes, par on ne sait quelle étrange alchimie...

Écrit par : Magister | 04 août 2009

Vous êtes sûr Magister que Bégaudeau a envie de retourner voir entre les murs ?

Écrit par : iPidiblue héroïque comme une vieille pie | 04 août 2009

Et, puisqu'on en est aux vraies questions d'ordre existentiel, quelqu'un pourrait-il me dire ce qui peut bien se passer dans la tête d'un quidam qui signe une pétition pour que Mickael Jackson soit proposé pour le prix Nobel de la paix? Très sincèrement, je sèche... (150.000 signatures à l'heure qu'il est).

Écrit par : Christophe Sibille | 04 août 2009

Bonjour Robin !
J'ai vu moi aussi le Woody Allen avec délectation. Et comme vous, je me suis identifiée au vieux misanthrope. Le fait qu'il s'agisse d'un personnage masculin ne m'a pas gênée le moins du monde. La névrose et la misanthropie transcendent la barrière des sexes !

Écrit par : Sylviie Huguet | 04 août 2009

Mickael Jackson prix Nobel de la paix ! Je suis comme vous Christophe : pantoise.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 août 2009

On sait déjà qu'il ne l'aura pas : "le Nobel ne peut être attribué à titre posthume".

Mais notre souverain bien aimé Moribond 1er a encore une chance, lui, s'il se ménage et ne claque pas d'ici octobre :

"Les présidents américain Barack Obama et français NICOLAS SARKOZY comptent cette année parmi les 205 candidats en lice pour le Nobel de la paix 2009, qui sera attribué le 9 octobre."

Écrit par : TotoWeininger | 04 août 2009

Et alors ? Bégaudeau a bien la palme d'or et l'oscar pour services rendus à la cause des enfants ...

Écrit par : iPidiblue héroïc-fantasy | 04 août 2009

@ Fabrique de crétins

"Nous, les signataires, estimons que Michael Jackson s'est donné corps et âme tout au long de sa vie pour améliorer la situation globale des enfants et de l'Humanité", peut-on lire sur le site ouvert par une étudiante en anthropologie de l'Université de Los Angeles.

Écrit par : TotoWeininger | 04 août 2009

Tout est possible ! Tenez, je ne sais pas moi, Michel Rocard Ambassadeur des Pôles ... c'est pas les pingouins et les manchots qui vont se plaindre.

Écrit par : iPidiblue héroïc-fantasy bis | 04 août 2009

"Nous, les signataires, estimons que Michael Jackson s'est donné corps et âme tout au long de sa vie pour améliorer la situation globale des enfants et de l'Humanité."

Ecrit par : TotoWeininger | 04 août 2009

L'humanité, Toto! Mais c'est vrai que l'Humanité, elle aussi, mériterait, (selon Guy Morel), de voir sa situation améliorée!

Écrit par : Orthoprofundesfaux | 04 août 2009

Moi je vous dis que le niveau monte ... y a pas que les océans !

La preuve, Michel Rocard :

" Le principe c'est que... la terre est protégée de radiations excessives du soleil par l'effet de serre, c'est à dire une espèce de protection nuageuse, (euh)... enfin protection .....gazeuse, qui, dans l'atmosphère, est relativement opaque aux rayons du soleil et quand nous émettons du gaz carbonique ou du méthane ou du protoxyde d'azote -un truc qu'il y a dans les engrais agricoles-, on attaque ces gaz. On diminue la protection de l'effet de serre et la planète se transforme lentement en poêle à frire. Le résultat serait que les arrières petits enfants de nos arrières petits enfants ne pourront plus vivre. La vie s'éteindra à 7-8 générations, ce qui est complètement terrifiant.
Alors pour faire ça, il faut diminuer ce qu'on émet comme oxyde de carbone (sic !) et on a commencé à attaquer les grandes ....sources qui sont la production d'électricité et les productions comme les ciments etc"

On voit bien qu'il est le fils d'un grand scientifique ... la connaissance a infusé par imprégnation. C'est une théorie pédagogique qui a fait ses preuves.

Écrit par : iPidiblue héroïc-fantasy ter | 04 août 2009

c'est vrai que l'Humanité, elle aussi, mériterait, de voir sa situation améliorée!
Ecrit par : Orthoprofundesfaux | 04 août 2009

L'Humanité ? ce torchon opportuniste et droitier, suppurant un discours déviationniste d'inspiration petite-bourgeoise, inféodé aux débris pourrissants de la réaction bureaucratique ?

Je préfère ne rien dire de ce qu'il mérite.

:-p

Écrit par : TotoWeininger | 04 août 2009

Vous êtes sûr Magister que Bégaudeau a envie de retourner voir entre les murs ?

Ecrit par : iPidiblue héroïque comme une vieille pie | 04 août 2009

Ni lui ni tous ceux qui se payent de bons sentiments. Pour eux et leurs émules, la grande affaire est de se protéger du réel, d'en sortir pour n'y plus retourner, puis d'en parler pour compenser leur décalage et surtout masquer leur imposture. Ce qu'on leur reproche, ce n'est pas d'avoir quitté le terrain, chose que beaucoup feraient volontiers, mais de vouloir apprendre à vivre à ceux qui y restent (et je ne prétends pas qu'il n'y a pas d'imbéciles parmi ces derniers ; c'est dire que nous sommes cernés !)

Écrit par : Magister | 04 août 2009

lézorthoprofvonsarachélécheveuaveklétrèdugnondutextderocarépakavekça !

Écrit par : pluskacé | 04 août 2009

c'est pas les pingouins et les manchots qui vont se plaindre.

Ecrit par : iPidiblue héroïc-fantasy bis | 04 août 2009

On voit que vous ne connaissez pas notre Pingouin national !
Ce n'est pas parce qu'il est en vacances qu'il faut négliger son avis et quand il va lire la prose de Rocard, m'est avis qu'il ne souhaitera pas l'avoir comme voisin !

Écrit par : nicolas | 04 août 2009

par amour de Sarkozy, qui sait!

Ecrit par : retraitée | 04 août 2009

En plein dans le mille ! (Il était temps de mettre fin à ce suspens insupportable...)

Écrit par : nicolas | 04 août 2009

En somme les profs c'est le dernier carré cerné par une armée de sociologues ...

Écrit par : iPidiblue ultime bobine ou sunset boulevard | 04 août 2009

Madame ou mademoiselle (vous êtes donc bien une femme, apparemment. Pardonnez-moi, ce pseudo masculin me trouble).

Ecrit par : Manu | 03 août 2009

Quelques fréquententations de ce blog l'ont remarqué, Christophe en tête et depuis longtemps. Je n'ai jamais fait mystère de ce fait.

Ecrit par : nicolas | 03 août 2009

La cause est entendue, mais pourquoi diable signer d'un prénom masculin, dans ce cas ?

Ecrit par : Manu | 04 août 2009

A mon avis, Manu, ce n'est pas un prénom! Avec le tas de pseudos plus ou moins bizarres qui fleurissent ici, pourquoi ne pas signer, éventuellement, j'sais pas, moi, de son nom de famille, peut-être?

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 août 2009

Comment diable me rappelé-je cette comptine :

Scions, scions, scions du bois,
Pour la mère pour la mè-reuh,
Scions, scions, scions du bois,
Pour la mère Nicolas,
Qu'a cassé ses quat' sabots,
En mille morceaux !

Écrit par : Moot | 04 août 2009

On voit bien qu'il est le fils d'un grand scientifique.

Ecrit par : iPidiblue héroïc-fantasy ter | 04 août 2009

Oui, le même qui, apprenant que son fiston, celui dont il est question, voulait faire Sciences-Pipo, lui asséna un retentissant : "t'es vraiment un con !", avant de l'embaucher dans son labo (pour balayer ou à peine mieux).

Écrit par : Moot | 04 août 2009

Il y a un certains nombre de fautes d'orthographe dans cette adaptation Ecrit par : Marilyse | 04 août 2009

En effet, Marilyse, et même une dans son commentaire...

Écrit par : orthoproflefaux | 04 août 2009

On ne sait toujours pas en quoi les symptômes de ladite "grippe A" sont particuliers et plus alarmants qu'une grippe banale, mais il FAUT inquiéter la population.
Ecrit par : Jean | 04 août 2009

Jean, pour le moment c’est vous qui êtes inquiet, car je n’ai pas lu de posts traduisant une anxiété particulière eu égard à la propagation de ce virus… Bien entendu, il reste à savoir si ce blog constitue un échantillon représentatif de la population, ce dont je doute fort !

Écrit par : nicolas | 04 août 2009

Jean nous sommes tous des héros du quotidien qui résistont vaillamment aux attaques sournoises des virus les plus vicieux ... Ecrit par : iPidiblue héroïque comme un père de famille qui regarde la télé tous les soirs | 04 août 2009

Nous sommes tous des héros du quotidien qui résistent, iPidiblue qui résiste comme un père de famille qui devrait arrêter de regarder la télé tous les soirs...

Écrit par : orthoproflefaux | 04 août 2009

on a ici un remarque exemple
Quand à ceux qui croient
Ecrit par : Sénéchal | 04 août 2009

Pour intéressante qu’elle soit, votre contribution, Sénéchal, aurait gagné à être relue : un remarquable exemple ; quant à ceux.
Je ne sais plus comment faire intégrer cette façon d’écrire quant quand il est suivi de à ou au/aux. Quelqu’un peut-il m’aider ?

Écrit par : orthoproflefaux | 04 août 2009

èlèintérèçantelacontinedemootèlaportebocoualacomunoté
dublog

Écrit par : pluskacé | 04 août 2009

Jean, pour le moment c’est vous qui êtes inquiet, car je n’ai pas lu de posts traduisant une anxiété particulière eu égard à la propagation de ce virus…

Ecrit par : nicolas | 04 août 2009

Je crois que vous m'avez mal compris.

Je faisais allusion, à propos des affaires de Marseille (la paquebot dans lequel on consigne des gens qui vont très bien) et aujourd'hui de Toulouse (la maison de retraite où on a "détecté" le virus) aux déclarations de Bernard Debré, qui me paraissent de bon sens, sur les "gesticulations" de l'OMS et sur le battage tout à fait excessif, pour ne pas dire suspect, que l'on fait autour de cette banale "grippette".

Écrit par : Jean | 04 août 2009

En ce moment, mérites comparés de Prince et Michael Jackson sur Arte. On va peut-être enfin comprendre pourquoi il mérite le Nobel de la Paix.

Écrit par : nicolas | 04 août 2009

Et, puisqu'on en est aux vraies questions d'ordre existentiel, quelqu'un pourrait-il me dire ce qui peut bien se passer dans la tête d'un quidam qui signe une pétition pour que Mickael Jackson soit proposé pour le prix Nobel de la paix? Très sincèrement, je sèche... (150.000 signatures à l'heure qu'il est).

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 août 2009

Si vous n'avez que des nouvelles comme celle-là à nous annoncer, Christophe, gardez-les pour vous... ;)

Vous voulez l'explication ?
1) Les gens cumulent les mauvais côtés des boeufs et des moutons, et on peut leur faire gober n'importe quoi
2) Les gros plein de fric ont su utiliser leur argent pour leur propagande bête

Et voilà. Il y a bien eu un million de cons pour aller au concert gratuit de Jean-Philippe Smet, rétribué et financé par la France, alors que ce même type paye ses impôts en Suisse, et qu'il a été pris en exemple par Sarkozy pour faire le bouclier fiscal...

Écrit par : Jeremy | 04 août 2009

Autre piste d'explication pour Christophe :
Combien y-a-t-il de téléspectateurs de TF1 ?
Pourquoi sont-ils aussi nombreux ?

Après avoir répondu à ces deux questions, reprenez des éléments de réponse pour résoudre le problème que vous cherchez à comprendre.

Écrit par : Jeremy | 04 août 2009

"D'autre part,avez-vous remarqué que le milieu artistico-médiatique,furieusement de gauche,est particulièrement fourni en "fils et filles de...".
Ecrit par : rocardo | 04 août 2009"

Oui !

La fille Balasko, qui joue dans les films de sa mère !

La fille Bohringer, qui est en promo sur la Deux car elle fait du rock !

Le fils Chédid !

Jusqu'à la fille Badiou, qui n'est pas dans le show biz mais à Paris IV (ce qui n'est pas très loin) !

Si ces gens-là ne nous prennent pas pour des cons !

Écrit par : Jeremy | 04 août 2009

Hé oui, Jeremy, je sais tout ça... :-(
Mais n'est-il pas légitime de s'étonner de voir que les limites de la connerie humaine peuvent toujours être repoussées, et de s'en indigner?
C'est même un moteur assez efficace...

Écrit par : Christophe Sibille | 04 août 2009

Je ne sais plus comment faire intégrer cette façon d’écrire quant quand il est suivi de à ou au/aux. Quelqu’un peut-il m’aider ?

Ecrit par : orthoproflefaux | 04 août 2009

Mais si, très cher collègue, vous faites ça très bien! La pédagogie de l'exemple, et la remédiation. Il n'y a que ça de vrai.

Écrit par : Orthoprofundesfaux | 04 août 2009

Nous sommes tous des héros du quotidien qui résistent, iPidiblue qui résiste comme un père de famille qui devrait arrêter de regarder la télé tous les soirs...

Ecrit par : orthoproflefaux | 04 août 2009

Continuez à corriger les fautes d'orthographe, vous êtes à votre meilleur, il faut tâcher de ne pas atteindre trop tôt son niveau d'incompétence !

Écrit par : iPidiblue ortho-boulevard | 04 août 2009

"D'autre part,avez-vous remarqué que le milieu artistico-médiatique,furieusement de gauche,est particulièrement fourni en "fils et filles de...".
Ecrit par : rocardo | 04 août 2009"

Je ne sais pas si les talents sont héréditaires, mais il semble que cela soit le cas des tares.

Écrit par : TotoWeininger | 04 août 2009

La fille Bohringer, qui est en promo sur la Deux car elle fait du rock !

Ecrit par : Jeremy | 04 août 2009


Aïe...

Écrit par : Manu | 05 août 2009

Si ces gens-là ne nous prennent pas pour des cons !

Ecrit par : Jeremy | 04 août 2009


Ils ne font même que ça. On en viendrait presque à souhaiter une révolution contre cette nouvelle "aristocratie".

Écrit par : Manu | 05 août 2009

La cause est entendue, mais pourquoi diable signer d'un prénom masculin, dans ce cas ?

Ecrit par : Manu | 04 août 2009

A mon avis, Manu, ce n'est pas un prénom! Avec le tas de pseudos plus ou moins bizarres qui fleurissent ici, pourquoi ne pas signer, éventuellement, j'sais pas, moi, de son nom de famille, peut-être?

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 août 2009


Auquel cas c'est l'absence de majuscule, qui me gêne. Pareil si c'est un prénom ou un pseudo, d'ailleurs.

Écrit par : Manu | 05 août 2009

En somme les profs c'est le dernier carré cerné par une armée de sociologues ...

Ecrit par : iPidiblue ultime bobine ou sunset boulevard | 04 août 2009

Une bonne mitrailleuse peut tout à fait régler tout ça.

Écrit par : Chuck Norris | 05 août 2009

"Nous, les signataires, estimons que Michael Jackson s'est donné corps et âme tout au long de sa vie pour améliorer la situation globale des enfants..."


Je ne savais pas qu'il était au Sgen, Michael Jackson.

Écrit par : Chuck Norris | 05 août 2009

Mickael Jackson prix Nobel de la paix ! Je suis comme vous Christophe : pantoise.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 août 2009

Défoncez le derrière des mômes, il en restera toujours quelque chose.

Écrit par : Chuck Norris | 05 août 2009

Ce ne sont pas les enfants livrés à eux-mêmes, dont le pourcentage n'a probablement guère varié au cours des siècles, qui sont les plus problématiques dans nos sociétés. Ce sont ceux, les plus nombreux, qui sont élevés par des adulenfants. Les enfants de l'adulescent que je suis sont moins désarmés même s'ils ont déjà des séquelles lourdes.

Ecrit par : dobolino | 04 août 2009

Pertinente, trés pertinente ce soir, Dobolino.

Écrit par : Manu | 05 août 2009

"Une petite "tape" derrière la tête du maire de Nancy, André Rossinot (UMP-Radicaux), a coûté 24 heures de garde à vue à un homme d'une quarantaine d'années, a-t-on appris mardi 4 août de source judiciaire.
L'incident s'est produit vendredi, devant l'Hôtel de ville, alors que le maire sortait d'un déjeuner en ville. Pour une raison inconnue, l'agresseur a frappé légèrement l'édile derrière la tête avant de prendre la fuite."

Ecrit par : retraitée | 04 août 2009


Jésus a dit : "Mangez, c' est mon corps"

Jésus a dit : "Buvez, c' est mon sang"

Coluche a ajouté : "Touchez pas, c'est mon cul"

Écrit par : Chuck | 05 août 2009

Mais si, très cher collègue, vous faites ça très bien! La pédagogie de l'exemple, et la remédiation. Il n'y a que ça de vrai.

Ecrit par : Orthoprofundesfaux | 04 août 2009

Bien d'accord, sauf que la pédagogie du modèle a été évacuée par l'enfant au centre qui sert de modèle au maître...

Écrit par : orthoproflefaux | 05 août 2009

Bien d'accord, sauf que la pédagogie du modèle a été évacuée par l'enfant au centre qui sert de modèle au maître...

Ecrit par : orthoproflefaux | 05 août 2009

Le pire n'est jamais certain... Pas toujours, en tous cas!

Écrit par : Christophe Sibille | 05 août 2009

"La pédagogie du modèle a été évacuée" (orthoproflefaux)

Oui, c'est en gros ce que m'avait dit ma dernière inspectrice, en voyant les "modèles" de commentaires composés, entièrement rédigés, que j'avais distribués à mes élèves.

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 août 2009

"La pédagogie du modèle a été évacuée" (orthoproflefaux)

Oui, c'est en gros ce que m'avait dit ma dernière inspectrice, en voyant les "modèles" de commentaires composés, entièrement rédigés, que j'avais distribués à mes élèves.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 août 2009

Quels crétins!

Écrit par : Jean | 05 août 2009

Toujours aucune nouvelle de lapingarou, qui voulait apprendre "en solo" à écrire et à penser!

Écrit par : Jean | 05 août 2009

Oui, c'est en gros ce que m'avait dit ma dernière inspectrice, en voyant les "modèles" de commentaires composés, entièrement rédigés, que j'avais distribués à mes élèves.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 août 2009

Qu'aurait été l'écriture de Rimbaud sans le modèle Hugo et même sans la copie de Hugo ?

Écrit par : nicolas | 05 août 2009

Et que font "un certain nombre" de peintres au départ, sinon recopier les toiles du Louvre ? (Quelle horreur, cet écran qui nous rend aveugles ! Merci au troisième oeil !)
Il est bien orgueilleux - et stupide - de penser que le monde commence à partir de soi. Et qu'on peut créer ex nihilo.
Tout est ensuite dans la métamorphose. Et dans les brèches qu'on peut ouvrir à partir de soi, plus riche et plus fort de tous ceux qui nous ont précédés.

Écrit par : Marilyse | 05 août 2009

Sur France Culture :

Régis Debray

Eloge de mes maîtres

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions_ete/jean_daniel/fiche.php?diffusion_id=75581

Écrit par : Stéphane Artioli | 05 août 2009

Un blog ennemi comme on aime les détester ici, où l'on apprend (en tout cas moi) qu'un certain Brighelli n'arbore plus seulement sa moustache (descendre pour trouver le sujet) :

http://journaldecole.canalblog.com/archives/2009/07/16/14418128.html#comments

Écrit par : Perceval | 05 août 2009

Oups, pas besoin de descendre pour trouver le sujet ...

Écrit par : Perceval | 05 août 2009

Un regret à l'écoute de Debray : en se reconnaissant "à droite culturellement", il tombe dans le piège grossier tendu aux républicains par leur adversaires.

Écrit par : Perceval | 05 août 2009

Des nouvelles de Richard Durn, Francis Lalanne, Péchin, ou un de leurs nombreux clones :


Une nouvelle lettre de menaces adressée à Sarkozy
France Info - 12:29

*
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Une lettre, contenant une cartouche de gros calibre, a été interceptée au centre de tri de Montpellier. La prose qui l’accompagne est du même acabit que les précédentes, adressées au président de la République ou à diverses personnalités de droite.

La scène a comme un air de déjà-vu. Une lettre de menaces - une de plus - adressée au président Sarkozy, avec une balle de gros calibre à l’intérieur. Les services de sécurité l’ont interceptée hier, au centre de tri de Montpellier.
Une autre lettre du même acabit a, elle, été interprétée aujourd’hui. Elle était destinée au sénateur-maire UMP de Béziers.

Rien de neuf sous le soleil, ou presque. Ces lettres ressemble furieusement à la dizaine d’autres envoyées depuis la fin 2007, à des personnalités politiques ou médiatiques.
La prose qui l’accompagne est signée "combattants de la cellule 34". Et le texte est à peu près toujours le même : il s’en prend à “la vieille garde de l’UMP”, qu’il menace d’accident.

La sous-direction antiterroriste (Sdat) de la direction centrale de la police judiciaire est chargée de l’enquête depuis tout ce temps-là... Sans succès notable.
L’envoi de menaces de mort peut être puni de trois ans de prison, et d’une amende de 45.000 euros.

Écrit par : Chuck | 05 août 2009

Le Camp du Bien enrage de voir le pouvoir lui échapper. A preuve, la prose de Lubin, que voici. Et dire que ces gens-là, dont on admirera l'esprit républicain visiblement inspiré des valeurs de tolérance et de libre examen héritées des Lumières, ont tenu le système éducatif sous leur lourde patte totalitaire pendant tant d'années...


"Un courtisan récompensé

Pour ses bons et loyaux services et son dévouement sans faille au sarkozysme éducatif, Brighelli vient d’être fait chevalier de la légion d’honneur sur proposition de son ministre de tutelle. Brighelli le rebelle, Brighelli l’insoumis, Brighelli le martyr tombe le masque une nouvelle fois devant Brighelli le flatteur, Brighelli le courtisan, toujours à son affaire sous les ors de la république et dans les cabinets ministériels. On sait de longue date ce qu’il en est de ce soi-disant esprit de résistance mis en avant dans la mouvance conservatrice : Boutonnet qui devait se cacher pour faire des dictées dans sa classe, Le Bris persécuté pour ses leçons de grammaire – mais décoré de l’ordre du Mérite par Darcos en personne - Brighelli exclu du jury du CAPES – avant, rappelons-le de même, d’être réintégré sur décision du
ministre de l’époque.

Mais au final tout ce petit monde se retrouve propulsé conseillers pas du tout occultes de Darcos par la force de pamphlets et d’une bruyante présence sur les plateaux de télé, bien davantage que par la pertinence des arguments développés.

Cet honneur rendu à Brighelli est évidemment à mettre en regard des menaces de plus en plus pressantes et des lourdes sanctions prononcées contre les enseignants désobéisseurs du primaire qui ont choisi de faire vivre leur pédagogie plutôt que de plier devant les caprices officiels. C’est peut-être aussi un signal fort adressé par Chatel au milieu enseignant. A peine un mois après sa nomination, le nouveau ministre semble bien avoir choisi son camp."

Posté par Lubin à 19:54 - Education, au jour le jour -

Écrit par : Jean | 05 août 2009

Il est bien orgueilleux - et stupide - de penser que le monde commence à partir de soi. Et qu'on peut créer ex nihilo.

Ecrit par : Marilyse | 05 août 2009


Excellent, Marylise ! A retenir, pour l'idée, bien sûr, et encore plus pour la formulation, particulièrement claire et nette.

Écrit par : Manu | 05 août 2009

Dernière lubie de l'IPR pour les cours d'éducation musicale en collège : il faut supprimer les tables de la salle de musique... Ecrire ? Mais non, les élèves ne doivent plus écrire (fin de la civilisation de l'écrit) ou alors sur leurs genoux pour compléter des textes à trous polycopiés pour les écoutes (on multiplie les photocopies à l'heure du développement durable, cherchez l'erreur...).
De toute façon, on ne va pas écrire en cours de musique, voyons, même si l'écriture est la base des apprentissages... comme disait l'IPR : "Je m'en fiche que les élèves sachent ce que c'est qu'un concerto ou des nuances, vous les faites chanter et créer. Ils déambulent dans la classe en poussant des cris ou des gémissements, ça les éveille à la musique contemporaine et ils peuvent ainsi s'exprimer".
Comme le chef d'établissement saute à pieds joints sur les injonctions de l'IPR, nous n'aurons plus de tables à la rentrée. Le cours d'éducation musicale, qui n'était guère pris au sérieux jusqu'à présent va se transformer en joyeux bordel...
Les nouveaux programmes et l'intégration de l'Histoire des arts dans le cursus éducation musicale semblent mettre l'accent sur les connaissances et un contenu ambitieux. L'occasion était trop belle de faire de l'heure d'éducation musicale un VRAI cours (avec une pratique vocale raisonnée, échauffement, travail sur le répertoire chanté et des auditions musicales qui permettent de donner une méthode d'écoute et situent les oeuvres dans leur contexte historique, géographique, culturel ou religieux selon les cas, eh bien non... Les IPR ont décidé que la mariée trop belle ne sera pas pour nos élèves encore une fois pris pour des débiles et on va encore renforcer l'impression que les professeurs d'éducation musicale sont au mieux des animateurs de MJC dont la vocation est de mettre la cerise sur le gâteau en faisant quelques concerts de chansonnettes pour la bonne image du collège et un article dans le journal.
Comme beaucoup de collègues de musique se vantent de ne justement pas "enseigner", ils seront sans doute ravis et très à l'aise avec ces nouvelles pratiques pédagogiques... jusqu'au jour où leur statut et salaire d'enseignant leurs seront supprimés n'ayant plus de raison d'être...

Écrit par : geofol | 05 août 2009

Dernière lubie de l'IPR pour les cours d'éducation musicale en collège : il faut supprimer les tables de la salle de musique... Ecrire ? Mais non, les élèves ne doivent plus écrire (fin de la civilisation de l'écrit) ou alors sur leurs genoux pour compléter des textes à trous polycopiés pour les écoutes (on multiplie les photocopies à l'heure du développement durable, cherchez l'erreur...).
De toute façon, on ne va pas écrire en cours de musique, voyons, même si l'écriture est la base des apprentissages... comme disait l'IPR : "Je m'en fiche que les élèves sachent ce que c'est qu'un concerto ou des nuances, vous les faites chanter et créer. Ils déambulent dans la classe en poussant des cris ou des gémissements, ça les éveille à la musique contemporaine et ils peuvent ainsi s'exprimer".
Comme le chef d'établissement saute à pieds joints sur les injonctions de l'IPR, nous n'aurons plus de tables à la rentrée. Le cours d'éducation musicale, qui n'était guère pris au sérieux jusqu'à présent va se transformer en joyeux bordel...
Les nouveaux programmes et l'intégration de l'Histoire des arts dans le cursus éducation musicale semblent mettre l'accent sur les connaissances et un contenu ambitieux. L'occasion était trop belle de faire de l'heure d'éducation musicale un VRAI cours (avec une pratique vocale raisonnée, échauffement, travail sur le répertoire chanté et des auditions musicales qui permettent de donner une méthode d'écoute et situent les oeuvres dans leur contexte historique, géographique, culturel ou religieux selon les cas, eh bien non... Les IPR ont décidé que la mariée trop belle ne sera pas pour nos élèves encore une fois pris pour des débiles et on va encore renforcer l'impression que les professeurs d'éducation musicale sont au mieux des animateurs de MJC dont la vocation est de mettre la cerise sur le gâteau en faisant quelques concerts de chansonnettes pour la bonne image du collège et un article dans le journal.
Comme beaucoup de collègues de musique se vantent de ne justement pas "enseigner", ils seront sans doute ravis et très à l'aise avec ces nouvelles pratiques pédagogiques... jusqu'au jour où leur statut et salaire d'enseignant leurs seront supprimés n'ayant plus de raison d'être...

Écrit par : geofol | 05 août 2009

J'apprends avec intérêt, en lisant le sieur Lubin, que les idées de JPB seraient au pouvoir depuis sept ans, appliquées par une "droite pure et dure" !

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 août 2009

"... le piège grossier tendu aux républicains par leur_ adversaires."

Orthoprof(s), une demie heure de flagellation, ça va ? Ou je continue ?

Écrit par : Perceval | 05 août 2009

Désolé pour le double post (fausse manip...).
S'exprimer et créer sur commande, sans vocabulaire (français ou musical) et sans avoir rien de précis à dire est quand même très louche. C'est au mieux de la démagogie, au pire de la violence faite aux élèves...

Écrit par : geofol | 05 août 2009

C’est peut-être aussi un signal fort adressé par Chatel au milieu enseignant. A peine un mois après sa nomination, le nouveau ministre semble bien avoir choisi son camp."

Posté par Lubin à 19:54 - Education, au jour le jour -

Ecrit par : Jean | 05 août 2009

Si seulement... On aimerait parfois que les fantasmes de ces imbéciles deviennent réalité.

Ce qui me frappe par ailleurs dans la prose de ces intégristes pédagos, ces "Fous de Meirieu", c'est l'absence systématique d'argument, ou de fond. Sur la forme, on y retrouve toujours les mêmes éléments : procès d'intentions, déni de réalité, manipulation par la culpabilisation et les émotions, haine de ceux qui "n'en sont pas"... La place de ces gens est dans un asile psychiatrique, pas dans des écoles.

Leurs articles sont des tracts. Il ne comportent que des slogans.

Écrit par : Manu | 05 août 2009

Je me régale : je le savais, qu'avec mon petit lien, j'allais lâcher la meute ...

Écrit par : Perceval | 05 août 2009

"Ils déambulent dans la classe en poussant des cris ou des gémissements, ça les sensibilise à la musique contemporaine et ils peuvent ainsi s'exprimer" (geofol)

Votre IPR a vraiment proféré cette énormité ??? C'est encore pire que je ne pensais.

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 août 2009

comme disait l'IPR : "Je m'en fiche que les élèves sachent ce que c'est qu'un concerto ou des nuances, vous les faites chanter et créer. Ils déambulent dans la classe en poussant des cris ou des gémissements, ça les éveille à la musique contemporaine et ils peuvent ainsi s'exprimer".

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

Il est très bien dans sa tête, celui-là?
Avec une classe tranquille, cet encouragement sympathique à la création spontanée et à la libre expression, ça va dix minutes. Mais avec les classes pléthoriques et agitées qui peuplent les collèges, c'est la pagaille assurée.
Je serais vous, je me précipiterais chez mon député pour lui expliquer la situation et lui demander d'interroger le ministre, dont je vous rappelle qu'il a dit qu'il ne prendrait pas de vacances afin de mieux se mettre au courant de tous les dossiers de l'E.N. Donc, c'est le moment.

Écrit par : Jean | 05 août 2009

Ce qui me frappe par ailleurs dans la prose de ces intégristes pédagos, ces "Fous de Meirieu", c'est l'absence systématique d'argument, ou de fond. Sur la forme, on y retrouve toujours les mêmes éléments : procès d'intentions, déni de réalité, manipulation par la culpabilisation et les émotions, haine de ceux qui "n'en sont pas"... La place de ces gens est dans un asile psychiatrique, pas dans des écoles.

Leurs articles sont des tracts. Il ne comportent que des slogans.

Ecrit par : Manu | 05 août 2009

Excellemment dit!

Écrit par : Jean | 05 août 2009

"Votre IPR a vraiment proféré cette énormité ??? C'est encore pire que je ne pensais."
Oui, plus exactement, c'est le genre d'activités avec les élèves qui lui plaisent. Sans doute un adepte du constructivisme (mon ordi me souligne l'erreur lorsque j'écris ce mot barbare) pour qui seul compte le fait que les élèves soient occupés à des activités durant le cours d'éducation musicale. Son maître mot est "rendre attractifs le cours de musique en collège"
Mais une formation en sa présence, effectuée par une collègue acquise aux théories pédagogistes délétère déclinait toutes les possibilités de création par les élèves parmi lesquelles le fait de chanter ce qui leur passe par la tête sur une bande sonore (rythmique).

Écrit par : geofol | 05 août 2009

S'exprimer et créer sur commande, sans vocabulaire (français ou musical) et sans avoir rien de précis à dire est quand même très louche. C'est au mieux de la démagogie, au pire de la violence faite aux élèves...

Ecrit par : geofol | 05 août 2009


Vous ne croyez pas si bien dire : que se passera-t-il lorsqu'un accident surviendra dans votre cours parce que 2 élèves se seront télescopés (au mieux) parce qu'ils courraient dans tous les sens ? Vous serez désigné comme seul responsable, y compris pénalement.

A mon avis, vous pouvez (et devez) refuser cela : exigez des tables et des chaises dans votre classe. C'est de la discrimination si on vous les refuse. Arguez qu'il en va de la sécurité des élèves. Précisez aussi que vous êtes libre pédagogiquement selon la loi d'orientationde 2005.

Vous aurez une mauvaise note d'inspection : tant pis. Il vaut mieux cela que de subir un enfer quotidien, car votre cours va devenir intégralement ingérable.

Contactez la section académique du Snalc qui pourra peut-être faire quelque chose pour vous. Vu la dimension du délire, je me demande s'il ne serait pas intéressant que le niveau national s'en préoccuppe. Si vous souhaitez me laisser votre mail, n'hésitez pas, je pourrai peut-être faire quelque chose pour vous sortir de là (sans garantie absolue, mais qui ne tente rien n'a rien).

En tout cas, il va falloir se battre. Contactez également la société des agrégés si vous l'êtes vous-même. Puis-je vous demander par ailleurs dans quelle académie vous enseignez ?

Écrit par : Manu | 05 août 2009

"attractif" sans "s"...

Écrit par : geofol | 05 août 2009

Je serais vous, je me précipiterais chez mon député pour lui expliquer la situation et lui demander d'interroger le ministre, dont je vous rappelle qu'il a dit qu'il ne prendrait pas de vacances afin de mieux se mettre au courant de tous les dossiers de l'E.N. Donc, c'est le moment.

Ecrit par : Jean | 05 août 2009

Bien vu, Jean ! Pour une affaire comme celle là, il vaut sans doute mieux faire le maximum de foin plutôt que de se taire en pensant que "ça passera". Car cela ne fera qu'empirer.

Au passage, nous avons là aussi la démonstration qu'en dépit des lubies de Lubin, l'Éducation nationale est loin d'avoir été Brighellisée (hélas) mais qu'elle est encore largement gouvernée par ses délires et ceux de ses petits copains.

Écrit par : Manu | 05 août 2009

Un regret à l'écoute de Debray : en se reconnaissant "à droite culturellement", il tombe dans le piège grossier tendu aux républicains par leur adversaires.
Ecrit par : Perceval | 05 août 2009

C'est une boutade. Il le dit lui-même.

Debray : "Celle qui m'a accouché, en me mettant hors bourgeoisie, c'est la princesse de Clèves, pour aller vite"

"Je suis né, je dirais, un peu avant, à quinze ans, au lycée, dans une école qui n'était pas un lieu de vie, ni d'adaptation, qui n'était pas une servante de l'économie mais qui était un lieu de culture [...] C'est là que j'ai fait l'apprentissage de l'inadaptation. Je suis devenu inadapté, à l'air du temps, au règne des intérêts et des passions collectives."

Écrit par : TotoWeininger | 05 août 2009

Une academie de l'Est de la France.
Lorsqu'en conseil d'enseignement, j'ai soulevé le problème avec mon chef d'établissement en disant qu'on essayait de "formater" les enseignants qui allaient tous, quel que soit le type de public qu'ils ont à gérer, procéder de la même manière et que les professeurs allaient devenir des clones sans couleur, sans saveur et inodore, il m'a été répondu que depuis que le monde est monde, les choses ont évolué.
J'ai mis la liberté pédagogique sur le tapis, mais visiblement, ce qui compte pour le chef d'établissement c'est la "paix sociale" avec l'inspecteur (bien qu'il ne risque pas lui-même d'être inspecté !). Il ne faut pas s'imaginer qu'il s'inquiète d'une future note pédagogique médiocre de ses enseignants, c'est l'image de son bahut et le fait d'être en pointe par rapport aux instructions des IPR qui sont le plus importants pour lui. Je veux bien squatter une autre salle de classe normale avec des tables, mais sans piano ni chaîne, difficile de faire un cours qui tienne la route. Enfin, peut-être qu'à la rentrée les choses se seront calmées ou que le temps que les tables disparaissent vraiment de la salle de musique, les grandes vacances 2010 seront arrivées ;)

Écrit par : geofol | 05 août 2009

déclinait toutes les possibilités de création par les élèves parmi lesquelles le fait de chanter ce qui leur passe par la tête sur une bande sonore (rythmique).

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

"Déclinait"? Que voulez-vous dire, geofol?

Écrit par : Jean | 05 août 2009

comme disait l'IPR : "Je m'en fiche que les élèves sachent ce que c'est qu'un concerto ou des nuances, vous les faites chanter et créer. Ils déambulent dans la classe en poussant des cris ou des gémissements, ça les éveille à la musique contemporaine et ils peuvent ainsi s'exprimer".

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

Il est très bien dans sa tête, celui-là?

Ecrit par : Jean | 05 août 2009

Non, c'est même pour cela qu'ils sont à la place où ils sont. La mienne est cinglée, aussi.

Écrit par : Manu | 05 août 2009

"déclinait" : elle énumérait plusieurs types d'activités pour faire "créer les élèves" parmi lesquelles cette proposition étrange.
Ce qu'on cherche c'est à leurrer les élèves en leur faisant croire qu'ils sont de petits Mozart ou Bach en puissance (seulement à leur âge Bach savait lire la musique et se forgeait son langage musical en recopiant - de nuit et à l'insu de son frère - les partitions des grands maîtres de son temps). N'est pas Bach qui veut et surtout sans effort...

Écrit par : geofol | 05 août 2009

Enfin, peut-être qu'à la rentrée les choses se seront calmées ou que le temps que les tables disparaissent vraiment de la salle de musique, les grandes vacances 2010 seront arrivées ;)

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

Je vous le souhaite, mais il ne faut pas trop compter dessus. N'hésitez pas si nécessaire à me recontacter via ce forum. Je ne vous laisserai pas tomber.

Écrit par : Manu | 05 août 2009

déclinait" : elle énumérait plusieurs types d'activités pour faire "créer les élèves" parmi lesquelles cette proposition étrange.
Ce qu'on cherche c'est à leurrer les élèves en leur faisant croire qu'ils sont de petits Mozart ou Bach en puissance (seulement à leur âge Bach savait lire la musique et se forgeait son langage musical en recopiant - de nuit et à l'insu de son frère - les partitions des grands maîtres de son temps). N'est pas Bach qui veut et surtout sans effort...

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

Exact.

Écrit par : Manu | 05 août 2009

Lu ce passage :

"Certains dispositifs (nouveaux programmes, aide personnalisée, évaluations nationales) ... portent également atteinte à notre liberté pédagogique qui est pourtant un principe réaffirmé dans les textes du gouvernement."

(mouvement des enseignants du primaire en résistance pédagogique)

Où le camp des pédagols déplore une liberté pédagogique compromise tout en soutenant par ailleurs qu'elle sert d'alibi aux conservateurs (dixit Frackowiak).

Écrit par : Magister | 05 août 2009

Merci, c'est gentil. Quelle que soit la situation, je m'adapterai (mais toujours dans le sens de la transmission de la culture et de ce qui fonde notre civilisation, nos élèves ayant le droit, je l'estime, de connaître les chefs-d'oeuvre du patrimoine artistique mondial). Je voulais surtout montrer à quel point on est tombé sur la tête uniquement pour donner une image attrayante de certaines disciplines un peu délaissées quitte à abdiquer au niveau des contenus d'enseignement au profit d'une vague sensibilisation ou information et pour laisser "de bons souvenirs du cours de musique aux élèves".

Écrit par : geofol | 05 août 2009

""Votre IPR a vraiment proféré cette énormité ??? C'est encore pire que je ne pensais."
Oui, plus exactement, c'est le genre d'activités avec les élèves qui lui plaisent.

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

Et avec les élèves qui ne lui plaisent pas??? ;-)
Blague à part, (et sans vouloir aucunement me faire l'avocat du diable... ou de l'IPR ce qui, sur "bonnet d'âne, est à peu près synonyme), il y a quand même une sacrée nuance, (sans jeu de mot), entre vos deux phrases.

Par ailleurs, simple question; pour chanter, est-ce qu'il y a assez de place dans votre salle pour que les élèves puissent être installés en "position chorale", (c'est à dire pas chacun derrière sa chaise dans sa rangée, donc à des distances très inégales de vous)? Et, sinon, tables et chaises peuvent-elles être déplacées, (et replacées), assez rapidement dans ce but?

Écrit par : Christophe Sibille | 05 août 2009

déclinait" : elle énumérait plusieurs types d'activités pour faire "créer les élèves" parmi lesquelles cette proposition étrange.
Ce qu'on cherche c'est à leurrer les élèves en leur faisant croire qu'ils sont de petits Mozart ou Bach en puissance (seulement à leur âge Bach savait lire la musique et se forgeait son langage musical en recopiant - de nuit et à l'insu de son frère - les partitions des grands maîtres de son temps). N'est pas Bach qui veut et surtout sans effort...

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

Exact.

Ecrit par : Manu | 05 août 2009

:-)... Je confirme!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 05 août 2009

La salle est trop exiguë pour cela (c'est en vue de donner une disposition chorale dans la classe que cette demande de retirer les tables a été faite par l'IPR). Donc, soit on laisse les tables, soit on les retire toutes et définitivement, solution qui a été adoptée. Quant aux chaises avec pupitres intégrés, déjà testé et très mauvais (fragile et inadapté). L'idéal serait naturellement d'avoir une salle suffisamment vaste avec un espace avec table et un espace en disposition chorale mais il n'en est pas question.

Écrit par : geofol | 05 août 2009

"Vu la dimension du délire, je me demande s'il ne serait pas intéressant que le niveau national s'en préoccuppe."

Ecrit par : Manu | 05 août 2009

préoccupe. Même si les IPR sont tous des pp.

Écrit par : Orthoprofundesfaux | 05 août 2009

Cela dit, il est parfaitement exact que l'IPR ne voit pas d'intérêt à ce que les élèves sachent ce qu'est un concerto (le propos m'a été rapporté par ma collègue)

Écrit par : geofol | 05 août 2009

"L'idéal serait naturellement d'avoir une salle suffisamment vaste avec un espace avec table et un espace en disposition chorale mais il n'en est pas question."

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

Evidemment...
Entre quelques maux, il faut choisir le moindre; j'ai opté pour les chaises avec tablettes incorporées.
On peut encore moins chanter de manière correcte en rangées qu'écrire sur des tablettes.

Écrit par : Orthoprofundesfaux | 05 août 2009

Merci, c'est gentil. Quelle que soit la situation, je m'adapterai.

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

Vous "adapter"? Vous me faites peur, geofol!

Au fait, cette "académie de l'Est de la France", c'est Strasbourg? Encore un Alsacien?

L'idée de laisser les élèves tâter eux-mêmes des diverses sonorités et de les amener par là à la musique n'est pas en soi totalement idiote: mais c'est ce qu'on fait abondamment, sans doute, au jardin d'enfants, en maternelle et à l'école. Au collège, vu le caractère pléthorique et agité des classes, c'est pratiquement impossible. Et avec cette idée particulièrement géniale de supprimer les tables de la salle de musique, on quitte carrément le domaine du bon sens.

Écrit par : Jean | 05 août 2009

"Cela dit, il est parfaitement exact que l'IPR ne voit pas d'intérêt à ce que les élèves sachent ce qu'est un concerto (le propos m'a été rapporté par ma collègue)"

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

Si c'est vrai, c'est très con, et je pèse mes mots!!!
Je vous laisse mon mail: chpointsibilleatwanadoopointfr

Écrit par : Orthoprofundesfaux | 05 août 2009

Damned, je me suis trahi! Il fallait bien que ça arrive un jour... :-(((

Écrit par : Orthoprofundesfaux | 05 août 2009

Trouvée, Geofol, une photo de votre IPR (5e en partant de la gauche), posant avec des collègues devant un témoin de son idéal artistico-pédagogique :
http://www.villadeayora.com/blog/tag/the-attractions-of-disneyland/

Écrit par : Perceval | 05 août 2009

"Et avec cette idée particulièrement géniale de supprimer les tables de la salle de musique, on quitte carrément le domaine du bon sens."

Difficile de démarrer un cours dans de bonnes conditions ainsi, n'est-ce pas ? Les élèves sont habitués à des salles de classes avec tables et chaises. Les faire asseoir devant leur table (après leur avoir demandé de se taire) est un rituel.
J'ai longtemps pensé aussi que partir des musiques qu'ils écoutent pour les amener progressivement à des choses plus satisfaisantes pour l'oreille (la mienne en tout cas !) et formatrices était une bonne idée. J'en reviens car il est difficile de tirer des notions intéressantes à partir du rap ou autre puisque les musiques commerciales à destination du public jeune utilisent rarement les procédés musicaux que l'on retrouve dans la musique dite "classique". A partir du rap, que dégager ? la notion de répétition ? Du point de vue mélodique, il n'y a que deux notes... quant aux paroles, violentes, socialement orientées, n'en parlons pas. De plus, les élèves ne sont pas d'accord entre eux sur l'intérêt de tel ou tel style musical actuel et s'identifient tant dans leur "personnalité" que dans leur look à tel genre musical et en sont jaloux. Au moins sont-ils tous d'accord sur un point : la musique que je leur passe est ringarde, ça fait un point de départ !

Écrit par : geofol | 05 août 2009

"Damned, je me suis trahi! Il fallait bien que ça arrive un jour... :-((("

Moi, j'avais deviné hier, lorsque Sibille et Orthoprofundesfaux sont intervenus coup sur coup pendant que tout le monde cuvait son rosé.

Écrit par : Perceval | 05 août 2009

Je ne suis pas sûr qu'être assimilé à Mickey serait bien perçu par M. l'IPR, mais ça soulage tout de même, merci ;)
Ce qui est triste, c'est qu'on nivelle toujours par le bas en prétendant aider les élèves en difficulté (et les "bons" élèves, ou plutôt ceux qui en veulent plus, font preuve de curiosité, que fait-on pour eux ? Ils n'existent même pas dans l'esprit des inspecteurs...). Et ceux qui passeront un jour des oraux, des concours où leur culture générale (et musicale par exemple) sera mise à contribution, j'estime que je leur dois aussi quelque chose. On peur parler d'élitisme, ça ne me dérange pas (mais il s'agit de bon élitisme, c'est -à-dire porter chacun au maximum de ses possibilités).

Écrit par : geofol | 05 août 2009

"J'ai longtemps pensé aussi que partir des musiques qu'ils écoutent pour les amener progressivement à des choses plus satisfaisantes pour l'oreille (la mienne en tout cas !) et formatrices était une bonne idée. J'en reviens car il est difficile de tirer des notions intéressantes à partir du rap ou autre puisque les musiques commerciales à destination du public jeune utilisent rarement les procédés musicaux que l'on retrouve dans la musique dite "classique". A partir du rap, que dégager ? la notion de répétition ? Du point de vue mélodique, il n'y a que deux notes... quant aux paroles, violentes, socialement orientées, n'en parlons pas. De plus, les élèves ne sont pas d'accord entre eux sur l'intérêt de tel ou tel style musical actuel et s'identifient tant dans leur "personnalité" que dans leur look à tel genre musical et en sont jaloux. Au moins sont-ils tous d'accord sur un point : la musique que je leur passe est ringarde, ça fait un point de départ !"

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

C'est le type même de la fausse bonne idée... Donc, de la vraie mauvaise! Et il n'y a pas si longtemps, (magré mon grand âge), que j'en suis persuadé!
Votre phrase de chute est extrêmement juste.
De toute façon, il ne seront jamais d'accord au sujet de ce que vous leur faites écouter. Sauf sur le fait que s'ils sentent que vous leur proposez une musique "d'aujourd'hui" pour faire jeune et vous mettre "à leur niveau", ils vous mépriseront!

Perceval, je n'aurais jamais dû arrêter le rosé!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 05 août 2009

la musique que je leur passe est ringarde, ça fait un point de départ !

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

Les "fils de..." ont la chance d'entendre cette musique "ringarde" dans leur famille, et de choisir ensuite d'étudier le piano ou le violon au Conservatoire. C'est ce qui fait les privilégiés... et les autres, qui n'ont que l'école pour accéder à la culture.

Alors, geofol, votre académie, c'est bien Starsbourg, n'est-ce pas?

Écrit par : Jean | 05 août 2009

Moi, j'avais deviné hier, lorsque Sibille et Orthoprofundesfaux sont intervenus coup sur coup pendant que tout le monde cuvait son rosé.

Ecrit par : Perceval | 05 août 2009

C'est pourtant arrivé un paquet de fois!!! ;-)
Avec votre technique, vous avez peut-être aussi deviné qui sont les collègues?

Écrit par : Christophe Sibille | 05 août 2009

Strasbourg!

Écrit par : Jean | 05 août 2009

"Alors, geofol, votre académie, c'est bien Starsbourg, n'est-ce pas?"

Ecrit par : Jean | 05 août 2009

Quel beau lapsus, Jean!!! ;-)))))

Écrit par : Christophe Sibille | 05 août 2009

Lors de l'entretien consécutif à ma dernière inspection il y a trois ans (la troisième de ma carrière) l'IPR (le même, sympathique au demeurant) m'a suggéré gentiment de "m'encanailler" et m'a dit que le but du cours d'éducation musicale en collège n'était pas de faire de nos élèves des mélomanes ou de leur passer de la musique classique mais de les aider à se repérer dans le monde sonore qui les environne. Il y a du vrai et du faux la-dedans à mon sens. J'estime que l'école n'est pas là pour donner aux élèves ce à quoi ils ont accès en dehors du scolaire mais pour aborder autre chose de plus constructif. Ce n'est pas facile d'aider des jeunes à former leur culture et leurs goût de manière raisonnable (c'est-à-dire consciente, de faire en sorte qu'il ne soient pas le jouet d'un système commercial mais écoutent tel ou tel type de musique - même un genre que personnellement je n'apprécierai pas nécessairement - mais EN CONNAISSANCE DE CAUSE).
Je ne suis jamais tombé dans le travers du jeunisme dans mes cours, même si ceux-ci ne se sont pas toujours déroulés dans le plus grand bonheur pour mes élèves et moi (il n'y a pas de recette miracle et entre deux classes même d'un niveau semblable, l'ambiance et le déroulement d'un cours et d'une année scolaire peuvent être très différents et plus ou moins bien vécus).
J'arrête là en disant que le plus désolant est qu'on ne fait pas suffisamment confiance aux enseignants. Je connais mes élèves, je suis sur le terrain (plus que l'IPR qui l'a certes été à son heure) et je n'ai rien à prouver sur le plan des compétences ayant réussi et validé deux concours externes, mais voilà, il y a l'oeil de Moscou qui veille en permanence. Enfin, tant que je ne suis pas mis à la porte lors d'une prochaine inspection (cela dit, j'applique les programmes même si je ne rentre pas dans le moule pédagogiste que certains veulent nous imposer... avant peut-être de changer d'avis d'ici 5 ou 6 ans, au gré d'un changement de ministre ou de consignes venant "d'en-haut").

Écrit par : geofol | 05 août 2009

Perceval, une "demi-heure" de flagellation pour vous ! C'est votre tour.

Écrit par : Orthoprof | 05 août 2009

"Alors, geofol, votre académie, c'est bien Starsbourg, n'est-ce pas?"
Non, mais vous me permettrez de ne pas en dire plus ;)

Écrit par : geofol | 05 août 2009

ayant réussi et validé deux concours externes,

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

"Deux concours externes"? Donc agrégé...

Écrit par : Jean | 05 août 2009

Perceval, je n'aurais jamais dû arrêter le rosé!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 août 2009

http://www.brillerensociete.fr/2009/04/03/ah-les-dictons-bretons/

Écrit par : Perceval | 05 août 2009

Excellent, Perceval! Mais, à mon avis, c'est nettement plus fort que le rosé, son truc!
Comme on dit: "il n'y a pas que du fruit"...

Écrit par : Christophe Sibille | 05 août 2009

"Deux concours externes"? Donc agrégé..."
Oui, si cela peut avoir un quelconque intérêt ;)

Écrit par : geofol | 05 août 2009

"Perceval, une "demi-heure" de flagellation pour vous ! C'est votre tour.

Ecrit par : Orthoprof | 05 août 2009

Je n'avais pas été clair : la précédente demi-heure, c'est déjà moi qui me l'étais infligée. Quoiqu'il en soit, j'arrête le rosé.
Demain.

Écrit par : Perceval | 05 août 2009

Lu ce passage :

"Certains dispositifs (nouveaux programmes, aide personnalisée, évaluations nationales) ... portent également atteinte à notre liberté pédagogique qui est pourtant un principe réaffirmé dans les textes du gouvernement."

(mouvement des enseignants du primaire en résistance pédagogique)

Où le camp des pédagols déplore une liberté pédagogique compromise tout en soutenant par ailleurs qu'elle sert d'alibi aux conservateurs (dixit Frackowiak).

Ecrit par : Magister | 05 août 2009

Remarquable exercice de double-pensée, dont la gôche est friande.

Écrit par : Manu | 05 août 2009

la musique que je leur passe est ringarde, ça fait un point de départ !

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

Les "fils de..." ont la chance d'entendre cette musique "ringarde" dans leur famille, et de choisir ensuite d'étudier le piano ou le violon au Conservatoire. C'est ce qui fait les privilégiés... et les autres, qui n'ont que l'école pour accéder à la culture.


Ecrit par : Jean | 05 août 2009

Les vrais ringards sont ces vieux pédagos soixantuitards tout pourris qui se piquent de "modernité". Religion que tout cela.

Écrit par : Manu | 05 août 2009

"C'est pourtant arrivé un paquet de fois!!! ;-)
Avec votre technique, vous avez peut-être aussi deviné qui sont les collègues?"

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 août 2009

Quoique je passe régulièrement, je ne monte pas la garde devant mon ordi.
On notera cependant le retour de vacances d'Orthoprof. A suivre, à moins que ce ne soit lié à la mort d'Orthoprofundesfaux ...

Écrit par : Perceval | 05 août 2009

Un blog ennemi comme on aime les détester ici, où l'on apprend (en tout cas moi) qu'un certain Brighelli n'arbore plus seulement sa moustache

Ecrit par : Perceval

Un autre (tout autre) arbore lui aussi la moustache. Au risque de déshonorer l'emblème de Plekszy-Gladz, voire les Dupondt.

Écrit par : Moot | 05 août 2009

J'ai longtemps pensé aussi que partir des musiques qu'ils écoutent pour les amener progressivement à des choses plus satisfaisantes pour l'oreille (la mienne en tout cas !) et formatrices était une bonne idée. J'en reviens

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

J'ai eu la "chance" d'avoir un collègue qui pratiquait ce genre de chose au début de ma carrière : il prétendait aborder le récitatif dans l'opéra en commançant par le rap.

Il est resté au rap, il n' a jamais abordé le récitatif, et encore moins l'Opéra.

Écrit par : Manu | 05 août 2009

"Deux concours externes"? Donc agrégé..."
Oui, si cela peut avoir un quelconque intérêt ;)

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

Oui, pour la Société desdits, qui est toujours ravie de s'adjoindre un renfort de plus et de consolider son influence auprès du Ministère...

Écrit par : Jean | 05 août 2009

Ce qui est triste, c'est qu'on nivelle toujours par le bas en prétendant aider les élèves en difficulté (et les "bons" élèves, ou plutôt ceux qui en veulent plus, font preuve de curiosité, que fait-on pour eux ? )

Ecrit par : geofol | 05 août 2009


Et pourtant, leurs parents payent aussi des impôts, il me semble...

Je l'ai dit une fois lors d'un CA dans mon collège. Nous avons eu droit aux protestations de la FCPE.

Ou quand la posture devient une imposture.

Écrit par : Manu | 05 août 2009

"Deux concours externes"? Donc agrégé..."
Oui, si cela peut avoir un quelconque intérêt ;)

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

Oui, pour la Société desdits, qui est toujours ravie de s'adjoindre un renfort de plus et de consolider son influence auprès du Ministère...

Ecrit par : Jean | 05 août 2009

Et qui, je le répète, sera d'autant plus en mesure de vous aider, Géofol, le cas échéant.

Écrit par : Manu | 05 août 2009

J'ai eu la "chance" d'avoir un collègue qui pratiquait ce genre de chose au début de ma carrière : il prétendait aborder le récitatif dans l'opéra en commançant par le rap.

Il est resté au rap, il n' a jamais abordé le récitatif, et encore moins l'Opéra.

Ecrit par : Manu | 05 août 2009

Eh oui, c'est un peu comme aborder le roman en français en passant par Picsou magazine ou Pif gadget (je ne sais même pas si Pif gadget existe toujours, mais bon). J'avais lu, je ne sais plus où, que Pif et les Schtroumpfs étaient d'inspiration communiste (?)
C'est facile et (un temps) satisfaisant de tomber dans le piège de l'animation sympa, pour se faire bien voir des élèves. Mais si l'on a un minimum de conscience professionnel et d'amour pour sa matière (j'oserais dire aussi, de compétence), on s'aperçoit vite que c'est du vent et on passe à autre chose.

Écrit par : geofol | 05 août 2009

"conscience professionnel "

Ouh les corne(ets acoustiques) !

Écrit par : Orthoval | 05 août 2009

ce qui compte pour le chef d'établissement c'est la "paix sociale" avec l'inspecteur (bien qu'il ne risque pas lui-même d'être inspecté !). Il ne faut pas s'imaginer qu'il s'inquiète d'une future note pédagogique médiocre de ses enseignants, c'est l'image de son bahut et le fait d'être en pointe par rapport aux instructions des IPR qui sont le plus importants pour lui.

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

Je me demande bien comment le fait de "briller" aux yeux d'un IPR pourrait donner une bonne image à un établissement. Je connais un de ces énergumènes qui a reproché au nôtre de ne pas se mobiliser pour la "semaine du développement durable", la "fête de la science", etc. Pourtant, cela n'empêche pas que la demande y soit très supérieure à l'offre (trop : on bourre les classes en collège comme en lycée), et que nombre de "fils et filles de" y soient élèves.

Écrit par : Moot | 05 août 2009

Oui, pour la Société desdits, qui est toujours ravie de s'adjoindre un renfort de plus et de consolider son influence auprès du Ministère...

Ecrit par : Jean | 05 août 2009

J'en ai fait partie un ou deux ans. Aujourd'hui, quitte à passer pour un renégat, je préfère ne plus m'inféoder à quoi que ce soit (ceci dit sans minimiser l'action de la Société en question et sans vouloir manquer de respect à qui que ce soit).
Pour autant, bien qu'agrégé, j'ai toujours enseigné en collège et dans ma matière, n'ai guère d'espoir d'avoir un jour accès à un niveau d'enseignement plus élevé (l'éducation musicale en lycée n'est pas partout répandue ni dotée de l'horaire réglementaire. Du reste, dans mon établissement collège-lycée réunis, c'est systématiquement que l'enseignement en lycée est confié à mon collègue agrégé par concours interne, mais je ne vais pas polémiquer - polé-Mickey ? - quant à être professeur principal, mais vous n'y pensez pas ! Les profs de musique ont trop de classes, ils ne peuvent pas être profs principaux (et - en apparté - que diraient les parents ?).

Écrit par : geofol | 05 août 2009

"conscience professionnel "

Ouh les corne(ets acoustiques) !

Ecrit par : Orthoval | 05 août 2009

Oui, j'écris vite et sans me relire avant de poster (mea culpa et pourtant, j'ai poussé mes études jusqu'en thèse... comme quoi)

Écrit par : geofol | 05 août 2009

J'ai longtemps pensé aussi que partir des musiques qu'ils écoutent pour les amener progressivement à des choses plus satisfaisantes pour l'oreille (la mienne en tout cas !) et formatrices était une bonne idée. J'en reviens...

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

On finit tous par revenir du No Man's Land de la culture, à moins de se sentir investi d'une mission sacrificielle.

Demain, j'ouvre une entreprise, j'embauche des ouvriers, je démarre la production sur la base de ce qu'ils savent faire et peu de temps après, je mets la clef sous la porte. On dira que la comparaison est outrancière mais c'est bel et bien sur ce modèle-là que fonctionne l'école qu'on s'étonne alors de voir sombrer. Le rap n'est pas un point de départ, mais un point de chute, l'aboutissement d'une démission et non le commencement d'une mission. Partir des élèves conduit à reculer de plus en plus loin, jusque dans les sables du désert, qui effacent nos traces... On sy perd. L'école s'y est perdue. On constate que certains fourvoyeurs et fossoyeurs sont toujours actifs. Ils signent et persistent. Mais ils errent dans l'erreur comme dans un désert, tiennent leurs hallucinations pour des inspirations et ne savent pas, les pauvres naïfs, que leurs os blanchiront à force de courir les mirages. En attendant, ils nous font toujours construire des châteaux de sable... C'est que ce sont des ludiques, ces gens-là !

Écrit par : Magister | 05 août 2009

Je me demande bien comment le fait de "briller" aux yeux d'un IPR pourrait donner une bonne image à un établissement. Je connais un de ces énergumènes qui a reproché au nôtre de ne pas se mobiliser pour la "semaine du développement durable", la "fête de la science", etc. Pourtant, cela n'empêche pas que la demande y soit très supérieure à l'offre (trop : on bourre les classes en collège comme en lycée), et que nombre de "fils et filles de" y soient élèves.

Ecrit par : Moot | 05 août 2009

Sans compter que votre investissement dans votre établissement ne vous rapporte pour ainsi dire aucune reconnaissance ni considération (j'en veux pour preuve les appréciations "activité/efficacité" qui ne dépassent pas le "bien" pour ce qui me concerne). Bref...

Écrit par : geofol | 05 août 2009

Je me demande bien comment le fait de "briller" aux yeux d'un IPR pourrait donner une bonne image à un établissement. Je connais un de ces énergumènes qui a reproché au nôtre de ne pas se mobiliser pour la "semaine du développement durable", la "fête de la science", etc. Pourtant, cela n'empêche pas que la demande y soit très supérieure à l'offre (trop : on bourre les classes en collège comme en lycée), et que nombre de "fils et filles de" y soient élèves.

Ecrit par : Moot | 05 août 2009

On peut même aller plus loin et affirmer que c'est précisément PARCE QUE vous résistez à ces conneries au profit d'une Instruction dite "traditionelle" que les parents se battent pour mettre leurs mômes dans votre école.

On oublie trop souvent que tous les parents n'ont pas perdu le sens commun. Chez moi, on peut s'appuyer sur nombre d'entre eux pour défendre une école de qualité, c'est on ne peut plus clair. Seuls les militants de la FCPE nous emmerdent régulièrement.

Écrit par : Manu | 05 août 2009

(je ne sais même pas si Pif gadget existe toujours, mais bon). J'avais lu, je ne sais plus où, que Pif et les Schtroumpfs étaient d'inspiration communiste (?)

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

Pif, oui, c'est de notoriété publique : les premières histoires étaient publiées dans l'Huma juste après guerre. Le journal n'existe plus depuis peu, après une "résurrection" qui a duré quatre ans.
Bon, mais il fut aussi un temps où dans les banlieues "rouges", on faisait faire du piano aux enfants d'ouvriers. Et n'oublions pas ce qui se faisait chez le "grand frère" soviétique : le communisme n'a pas spécialement craché sur la Culture aujourd'hui dénoncée comme "bourgeoise".

Écrit par : Moot | 05 août 2009

J'en ai fait partie un ou deux ans. Aujourd'hui, quitte à passer pour un renégat, je préfère ne plus m'inféoder à quoi que ce soit.

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

Comme le dit Manu, la Société des agrégés peut, geofol, vous défendre - très efficacement - à l'occasion. J'ajouterai pour ma part que je ne crois pas qu'en en étant membre, on s'inféode à quoi que ce soit, sinon à la défense de l'esprit des Lumières.
De toute façon, même si vous n'en êtes pas membre, la Société des agrégés, geofol, travaille pour vous à l'insu de votre plein gré...

Écrit par : Jean | 05 août 2009

Le rap n'est pas un point de départ, mais un point de chute, l'aboutissement d'une démission et non le commencement d'une mission.

Ecrit par : Magister | 05 août 2009

D'autant qu'aux Etats-Unis d'où il provient, le rap est considéré comme de la musique de gangsters. Les enfants de classe aisée et de classe moyenne n'en écoutent quasiment pas (que je déteste cette expression de "classe sociale" qui n'a en réalité aucun fondement réel, historique en tout cas, sauf dans la tête des historiens marxistes qui jusque dans les années 1970 réécrivaient l'histoire pour la faire coller à leur thèse de lutte des classes permanente depuis le Moyen-Age, vaste fumisterie... passons).
Mais en France, le rap, de par l'action d'un ministre de la culture mégalo, devenait un mode d'expression bon chic bon genre.

Écrit par : geofol | 05 août 2009

Pour mettre un peu de baume au coeur de geofol, je peux encore chantonner le chant grégorien qu'en 5ème, notre prof de musique s'obstinait à nous faire découvrir malgré la foire ambiante, et je sais depuis d'où viennent les noms des notes de la gamme. Ce n'est pas sur le coup que l'on peut juger de l'impact de son enseignement.

A propos de principal, celui du futur collège de mon fils à moi a expliqué aux parents des futurs 6èmes que les cahiers de textes des profs seraient prochainement mis en ligne, donc consultables, criticables et opposables. Ca m'a paru énorme. Qu'en pensez-vous ?

Écrit par : Perceval | 05 août 2009

On peut même aller plus loin et affirmer que c'est précisément PARCE QUE vous résistez à ces conneries au profit d'une Instruction dite "traditionelle" que les parents se battent pour mettre leurs mômes dans votre école.

Ecrit par : Manu | 05 août 2009

Si seulement les chefs d'établissement pouvaient le comprendre... mais voilà, ils sont sans doute paralysés par le système dont ils sont un maillon ou une courroie de transmission (moins cependant que les IPR) ou deviennent par leur fonction incapables de penser par eux-même (?)
Pour terminer, je pense que depuis un certain temps, le masque est tombé et les pédagogos commencent à ne plus avoir la cote. Même si les effets pervers de leur idéologies risquent de faire encore des ravages durant quelques années, ça devrait peu à peu s'estomper.

Écrit par : geofol | 05 août 2009

Ce ne sont pas les enfants livrés à eux-mêmes, dont le pourcentage n'a probablement guère varié au cours des siècles, qui sont les plus problématiques dans nos sociétés. Ce sont ceux, les plus nombreux, qui sont élevés par des adulenfants. Les enfants de l'adulescent que je suis sont moins désarmés même s'ils ont déjà des séquelles lourdes.

Ecrit par : dobolino | 04 août 2009

Pertinente, trés pertinente ce soir, Dobolino.

Ecrit par : Manu | 05 août 2009
Je fais ce que je peux ! Mais, savez-vous, je suis inaudible ?
C'est fatigant, mais on s'y fait.
Alea jacta est.

Écrit par : dobolino | 05 août 2009

On peut même aller plus loin et affirmer que c'est précisément PARCE QUE vous résistez à ces conneries au profit d'une Instruction dite "traditionelle" que les parents se battent pour mettre leurs mômes dans votre école.

Ecrit par : Manu | 05 août 2009

Je suis entièrement d'accord avec vous. Et en aparté, le proviseur-adjoint était du même avis (son supérieur probablement aussi, d'ailleurs, il est membre de la SdA). Mais allez essayer d'expliquer ça à un illuminé d'IPR dont l'essentiel du pouvoir repose sur sa capacité à nuire.

Écrit par : Moot | 05 août 2009

"Par eux-mêmes" grrrr.

Écrit par : geofol | 05 août 2009

A propos de principal, celui du futur collège de mon fils à moi a expliqué aux parents des futurs 6èmes que les cahiers de textes des profs seraient prochainement mis en ligne, donc consultables, criticables et opposables. Ca m'a paru énorme. Qu'en pensez-vous ?

Ecrit par : Perceval | 05 août 2009

Cahier de texte en ligne = formatage des enseignants, big brother bonne aubaine pour les IPR et flicage par les Chefs d'établissement... guère réjouissant (et on finira par tous y passer).

Écrit par : geofol | 05 août 2009

On va me reprendre sur le "u" manquant, je suppose ?
J'aurais dû écrire fatiguant pour être crédible ? Je ne sais ...
Las !

Écrit par : dobolino | 05 août 2009

Sans compter que votre investissement dans votre établissement ne vous rapporte pour ainsi dire aucune reconnaissance ni considération (j'en veux pour preuve les appréciations "activité/efficacité" qui ne dépassent pas le "bien" pour ce qui me concerne). Bref...

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

Contestez-les avec l'aide d'un syndicat. Elles seront vraisemblablement relevées en commission. J'ai bien lu dans un de vos messages précédents que vous êtes revenu de beaucoup de choses, ou quelque chose comme ça. C'est à mon avis une "erreur": on ne peut pas se défendre seul, pas efficacement en tout cas.

En fait, selon moi, c'est un mythe libéral : "en pratiquant la guerre de tous contre tous, je finirais bien par m'en sortir, moi, et par passer entre les gouttes". Corrolaire: il est inutile d'adhérer à quelque association que ce soit et surtout pas un syndicat. Les plus accros à ce qui n'est - toujours selon moi - qu'une illusion sont mes collègues les plus âgés et bien souvent les plus à gauche, oserais-je dire les plus soixantuitards ?

Écrit par : Manu | 05 août 2009

Cahier de texte en ligne = formatage des enseignants, big brother bonne aubaine pour les IPR et flicage par les Chefs d'établissement... guère réjouissant (et on finira par tous y passer).

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

Sans compter les parents qui viendront avec des extraits du BO vous signifier que vous n'avez pas suivi telle ou telle instruction, fait le bon nombre de devoirs dans le temps imparti etc.

Écrit par : geofol | 05 août 2009

Pour terminer, je pense que depuis un certain temps, le masque est tombé et les pédagogos commencent à ne plus avoir la cote. Même si les effets pervers de leur idéologies risquent de faire encore des ravages durant quelques années, ça devrait peu à peu s'estomper.

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

D'où votre optimisme. Puissiez-vous avoir raison. je l'espère en tout cas.

Écrit par : Manu | 05 août 2009

"aparté" de l'italien "a parte" = à part.

Écrit par : Orthoprof | 05 août 2009

"déclinait" : elle énumérait plusieurs types d'activités pour faire "créer les élèves" parmi lesquelles cette proposition étrange.
Ce qu'on cherche c'est à leurrer les élèves en leur faisant croire qu'ils sont de petits Mozart ou Bach en puissance (seulement à leur âge Bach savait lire la musique et se forgeait son langage musical en recopiant - de nuit et à l'insu de son frère - les partitions des grands maîtres de son temps). N'est pas Bach qui veut et surtout sans effort...

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

C'est ce que nous demandent aussi de faire les Conseillers Pédagogiques en Arts Visuels.

Je ne sais pas ce que demandent les Conseillers Pédagogiques en Éducation Musicale, car il doit y avoir bientôt dix ans que nous n'en avons plus.

Écrit par : catmano | 05 août 2009

A propos de principal, celui du futur collège de mon fils à moi a expliqué aux parents des futurs 6èmes que les cahiers de textes des profs seraient prochainement mis en ligne, donc consultables, criticables et opposables. Ca m'a paru énorme. Qu'en pensez-vous ?

Ecrit par : Perceval | 05 août 2009

C'est un point sur lequel nous devons faire trés attention. Pour l'instant, ce n'est en rien obligatoire et ce (petit) chef d'établissement ment pour se faire mousser. Vous-même n'aviez pas réagi lorsqu'il vous l'a dit ?

Écrit par : Manu | 05 août 2009

@Dobolino

"fatigant" : adjectif qualificatif
"fatiguant" : verbe "fatiguer" au participe présent.

Ils sont fatigants, ces orthoprofs ! :-))

Écrit par : Orthoprof | 05 août 2009

Je ne connais pas grand-chose à la musique, mais il me semble vain de chercher à comparer rap et musique classique, dans quelque sens que ce soit. L'une n'est ni en dessous, ni au dessus de l'autre, mais ailleurs. On a peut-être même tort de revêtir le tout du même nom de musique.
C'est un peu comme si, en architecture que je connais mieux, on cherchait à comparer terme à terme Versailles et la villa Savoye. Ca n'aurait guère de sens.

Écrit par : Perceval | 05 août 2009

Contestez-les avec l'aide d'un syndicat. Elles seront vraisemblablement relevées en commission. J'ai bien lu dans un de vos messages précédents que vous êtes revenu de beaucoup de choses, ou quelque chose comme ça. C'est à mon avis une "erreur": on ne peut pas se défendre seul, pas efficacement en tout cas.

Ecrit par : Manu | 05 août 2009

Bien élevé par mes parents dans le respect de la hiérarchie, j'ai longtemps gardé pour moi les déconvenues que je rencontrais dans le métier (absence de soutien lors de difficultés avec certains élèves, heures de colle annulées par les adjoints parce que les parents montaient au créneau, sanctions demandées et non données même lorsqu'il s'agissait d'insultes contre ma personne et j'en passe). Au point que j'ai songé à changer de discipline au profit d'une matière mieux considérée et ai obtenu pour un an une délégation rectorale dans un autre bahut et une autre discipline sur la foi de titres universitaires passés tranquillement ces dernières années. Je retrouve mon affectation principale dans ma discipline d'origine à la prochaine rentrée, mais aurai appris à me défendre et à retrouver un certain amour-propre. Donc, je suis bien décider à ouvrir ma gu... si de nouveaux incidents ou vexations venaient à se reproduire.

Écrit par : geofol | 05 août 2009

"Bien décidé"...

Écrit par : geofol | 05 août 2009

Je ne connais pas grand-chose à la musique, mais il me semble vain de chercher à comparer rap et musique classique, dans quelque sens que ce soit. L'une n'est ni en dessous, ni au dessus de l'autre, mais ailleurs. On a peut-être même tort de revêtir le tout du même nom de musique.
C'est un peu comme si, en architecture que je connais mieux, on cherchait à comparer terme à terme Versailles et la villa Savoye. Ca n'aurait guère de sens.

Ecrit par : Perceval | 05 août 2009

Ce sont les effets du relativisme à la mode (un "morceau" de rap même chanté ou "composé" par quelqu'un qui ne sait pas lire une note de musique et se considère comme un "artiste" équivaut à un concerto de Mozart, les tags valent bien une peinture de Rembrandt etc.). Tout cela parce que la définition de la culture aujourd'hui se perd dans un flou "artistique" (!) et que la "culture jeune", la "culture de la banlieue ou de la rue" sont considérées par nos dirigeants et les médias comme de véritables cultures, alors qu'il s'agit d'une imposture (et d'une déviation sémantique, bien entendu).

Écrit par : geofol | 05 août 2009

"Vous-même n'aviez pas réagi lorsqu'il vous l'a dit ?"

Ecrit par : Manu | 05 août 2009

C'est que je suis timide et, comme geofol, trop bien élevé. Alors quand on m'invite à une réunion où je découvre tout, je n'ai guère le réflexe de la ramener, et j'ai plutôt tendance à garder pour moi mes premières réactions et à réfléchir à ce que j'ai entendu à tête reposée.

Écrit par : Perceval | 05 août 2009

Notez qu'aujourd'hui se prétendre "artiste" vous affranchit de toute responsabilité personnelle (voir le clip "sale p.t." hyper violent et intolérable, mais on n'ose pas interdire cela pour ne pas susciter des mouvements d'opinion surtout de la part des jeunes, dont le gouvernement a très peur).

Écrit par : geofol | 05 août 2009

" Le rap n'est pas un point de départ, mais un point de chute" (Magister)

Excellent.

"Les pédagogos commencent à ne plus avoir la cote" (Géofol)

Allez expliquer ça à Bruno Julliard !

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 août 2009

Allez expliquer ça à Bruno Julliard !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 août 2009

Naturellement, il faut excepter quelques irréductibles excités, mais leurs idées ne sont pas immortelles.

Écrit par : geofol | 05 août 2009

"un "morceau" de rap même chanté ou "composé" par quelqu'un qui ne sait pas lire une note de musique et se considère comme un "artiste" équivaut à un concerto de Mozart, les tags valent bien une peinture de Rembrandt etc."

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

Je n'ai pas dit celà, j'ai voulu dire qu'il ne fallait justement pas chercher à les comparer. Ils ne jouent pas dans la même catégorie.
Mais à l'intérieur des catégories rap ou tag, il y a sans doute, comme ailleurs, des auteurs qui ont un certain talent dans leur mode d'expression, non ?

Écrit par : Perceval | 05 août 2009

Mais à l'intérieur des catégories rap ou tag, il y a sans doute, comme ailleurs, des auteurs qui ont un certain talent dans leur mode d'expression, non ?
Ecrit par : Perceval | 05 août 2009

Certes. Il y a aussi des gangsters qui excellent dans l'art du cambriolage.

Écrit par : wesh wesh cousin | 05 août 2009

Je n'ai pas dit celà, j'ai voulu dire qu'il ne fallait justement pas chercher à les comparer. Ils ne jouent pas dans la même catégorie.
Mais à l'intérieur des catégories rap ou tag, il y a sans doute, comme ailleurs, des auteurs qui ont un certain talent dans leur mode d'expression, non ?

Ecrit par : Perceval | 05 août 2009

Je ne faisais qu'évoquer ce relativisme de la culture qui est assez dangereux à long terme à mon avis (d'ailleurs, ne commence-t-on pas à entendre ici ou là qu'il n'y a pas de véritable culture, que tout évolue, que les élèves doivent retrouver une part d'eux-mêmes à l'école plutôt que de les barber avec la culture "bourgeoise" et institutionnelle ?). Il y a sans doute quelques rappeurs de talent (mais à de rares exceptions près, la pauvreté en terme de thématique traitée, souvent démagogique là aussi et en terme de vocabulaire ne pèse que difficilement en leur faveur). Quant aux tags, à part pour me demander parfois quelle agilité et ingéniosité certains tagueurs ont du déployer pour arriver à peinturlurer des piles de ponts d'autoroutes ou des murs plutôt inaccessibles, j'avoue être assez insensible aux qualités artistiques de ce que je considère comme du vandalisme, ni plus ni moins (ils n'ont pas intérêt à venir taguer ma façade en tout cas...)

Écrit par : geofol | 05 août 2009

Bien élevé par mes parents dans le respect de la hiérarchie, j'ai longtemps gardé pour moi les déconvenues que je rencontrais dans le métier (absence de soutien lors de difficultés avec certains élèves, heures de colle annulées par les adjoints parce que les parents montaient au créneau, sanctions demandées et non données même lorsqu'il s'agissait d'insultes contre ma personne et j'en passe). Au point que j'ai songé à changer de discipline au profit d'une matière mieux considérée et ai obtenu pour un an une délégation rectorale dans un autre bahut et une autre discipline sur la foi de titres universitaires passés tranquillement ces dernières années. Je retrouve mon affectation principale dans ma discipline d'origine à la prochaine rentrée, mais aurai appris à me défendre et à retrouver un certain amour-propre. Donc, je suis bien décider à ouvrir ma gu... si de nouveaux incidents ou vexations venaient à se reproduire.

Ecrit par : geofol | 05 août 2009
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Bravo pour votre ténacité !
Mais qu'on soit tenace comme vous ou qu'on ne le soit pas, quand un élève commet une faute, quelle qu'elle soit, il devrait être puni en proportion de la gravité de la faute.
En particulier, s'il a plus de seize ans, pour certaines fautes graves, comme de traiter de con un professeur, la sanction devrait être - comme c'était le cas avant 1965 (pour fixer les idées) - l'exclusion définitive de l'enseignement secondaire. Pour de tels sinistres crétins la seule ressource, autrefois, était de les mettre en boîte privée, payante, coûteuse. Mais ce qui se passait ensuite, c'était l'affaire de ces boîtes privées qui gagnaient de l'argent pour faire de la garderie, et cela, c'était leur problème.
Nous, nous sommes mal payés pour faire de la garderie de cancres et de voyous, et plus mal encore pour introduire un peu de connaissances dans la tête vide des susdits, quand nous y parvenons.
Mais puisque cela arrange tous les gouvernements de droite et de gauche...

Écrit par : Francis Penin | 05 août 2009

Bon, mais il fut aussi un temps où dans les banlieues "rouges", on faisait faire du piano aux enfants d'ouvriers. Et n'oublions pas ce qui se faisait chez le "grand frère" soviétique : le communisme n'a pas spécialement craché sur la Culture aujourd'hui dénoncée comme "bourgeoise".

Ecrit par : Moot | 05 août 2009


Exact. On ne connaissait pas les délires pédagols en URSS. Il y en avait bien assez d'autres (tout un chacun devait étudier le matérialisme dialectique...), mais, au moins, pas de ce relativisme culturel débilitant qui fait des ravages en France.

Écrit par : mihailovich | 05 août 2009

Comme ont dit en conseil de classe des parents délégués (propos rapportés par des collègues) lorsqu'on évoquait le cas d'élèves perturbateurs et pas décidés à se mettre au travail ou à la limite de l'insolence vis-à-vis des enseignants : "Que voulez-vous, messieurs-dames, c'est la nouvelle génération, il faut vous y faire"... sans commentaire.
Il m'est arrivé lors d'une réunion de rentrée de dire aux parents : "Sur le chapitre de la discipline, j'espère compter sur votre soutien. On ne peut, en tant que parents, à la fois exiger des enseignants qu'ils fassent preuve d'autorité dans leur classe, si, dès lors que cette autorité s'applique à son propre enfant, on s'empresse d'en contester le bien-fondé ou les conséquences"..
Cela dit, depuis deux ans, les professeurs d'éducation musicale et d'arts plastiques ne sont même plus invités à présenter leur matière aux parents ("comprenez que c'est déjà suffisamment long pour les parents avec les profs de français et maths, alors la musique... et puis, comme ça, ça vous évite de vous déplacer")
Merci aux uns et aux autres pour les commentaires et bonnes vacances !

Écrit par : geofol | 05 août 2009

Corrolaire: il est inutile d'adhérer à quelque association que ce soit et surtout pas un syndicat.

"traditionelle" que les parents se battent pour mettre leurs mômes dans votre école.

Ecrit par : Manu | 05 août 2009

"corollaire", traditionnelle".

Écrit par : Nouvel Orthoprof | 05 août 2009

Je ne connais pas grand-chose à la musique, mais il me semble vain de chercher à comparer rap et musique classique, dans quelque sens que ce soit. L'une n'est ni en dessous, ni au dessus de l'autre, mais ailleurs. On a peut-être même tort de revêtir le tout du même nom de musique.
C'est un peu comme si, en architecture que je connais mieux, on cherchait à comparer terme à terme Versailles et la villa Savoye. Ca n'aurait guère de sens.

Ecrit par : Perceval | 05 août 2009


Au secours !!!
Alors tous nos conservatoires et autres écoles d'art devraient mettre la clef sous la porte !
A quoi ça sert de passer des années à étudier sans relâche si n'importe quel loubard (passez-moi l'expression) se décrète "artiste" du jour au lendemain, tout ça parce qu'il se met un beau jour à hurler des obscénités sur une déferlante de décibels, ou alors parce qu'il recouvre de bombe peinture le premier mur venu ?
On devrait arrêter de prendre pour des évidences les inepties de nos hommes politiques notoirement incompétents en matière d'art (Jack Lang en tête).

Écrit par : mihailovich | 05 août 2009

Je précise ma pensée.
La Villa Savoye, qu'on aime ou qu'on n'aime pas, reste une référence et un exemple d'architecture, donc une œuvre d'art.
Le rap ? Du bruit et des hurlements, aucune recherche, tout cela érigé par des démagogues au rang d'art dans le but coupable de complaire à des jeunes (de banlieue et d'ailleurs...) sous-éduqués et dont la rebellion (ou plutôt la "rebellitude") est la raison de vivre.
Le rap ne relève pas d'une culture, mais de l'absence de celle-ci.
Aucune comparaison n'est donc possible.

Écrit par : mihailovich | 05 août 2009

Entièrement d'accord avec Mihailovich.

Tiens, ça me rappelle, il y a quelques années, un petit article de l'inénarrable Télérama qui prétendait que c'était dans le rap qu'il fallait chercher "la vraie poésie contemporaine".

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 août 2009

La Villa Savoye, qu'on aime ou qu'on n'aime pas, reste une référence et un exemple d'architecture, donc une œuvre d'art.

Je veux dire par là qu'elle est le fruit d'une réflexion artistique consciente et élaborée. De plus, elle s'inscrit dans l'histoire de l'habitation privée par les différentes problématiques qu'elle soulève (lumière, distribution, rapport décor/ fonctionnalité, etc.).
Rien de tel dans le rap qui est d'ailleurs aux antipodes de toute forme de réflexion !

Écrit par : mihailovich | 05 août 2009

A vrai dire, je ne connais rien au rap. Moi, c'est la poprock anglaise que j'aime bien, et je crois pouvoir dire, à en écouter pas mal, qu'on peut distinguer la soupe commerciale et des réalisations plus intéressantes. Prétendre qu'il y a ce que l'on pourrait appeler des artistes en la matière ne me semble pas faire insulte aux musiques plus raffinées, puisqu'encore une fois, je pense qu'on doit se garder de les comparer.

Écrit par : Perceval | 05 août 2009

"Je veux dire par là qu'elle est le fruit d'une réflexion artistique consciente et élaborée."

Ecrit par : mihailovich | 05 août 2009

Est-ce que la valeur artistique d'une oeuvre se juge nécessairement à la réflexion consciente et élaborée dans laquelle elle a été conçue ? Je n'en suis pas sûr.

Écrit par : Perceval | 05 août 2009

Est-ce que la valeur artistique d'une oeuvre se juge nécessairement à la réflexion consciente et élaborée dans laquelle elle a été conçue ? Je n'en suis pas sûr.

Ecrit par : Perceval | 05 août 2009

Certes, pas nécessairement, du moins, ce n'est pas l'unique critère.
Mais il est peu probable qu'une production brillant par son simplisme agressif et s'enfermant dans le déni de toute valeur considérée comme "artistique" puisse accéder au rang d'œuvre d'art !
Il y eut bien le futurisme qui prétendit jeter aux orties les musées et la Victoire de Samothrace, mais une fois les idoles honnies brisées, que fait-on ?

Écrit par : mihailovich | 05 août 2009

"une fois les idoles honnies brisées, que fait-on ?"

Ecrit par : mihailovich | 05 août 2009

Ben on est embêté, puisqu'après le tableau blanc sur fond blanc de Malévitch, on ne sait plus quoi faire pour être "absolument moderne", comme nous y exhortait Rambo.

Écrit par : Perceval | 05 août 2009

Défoncez le derrière des mômes, il en restera toujours quelque chose.
Ecrit par : Chuck Norris | 05 août 2009

Vous lui faites de l'honneur; le doigt , pas plus à mon avis. Vous connaissez l'histoire : "Qu'est-ce qui est grisâtre, mesure 6 ou 7 cm, et qui se trouve dans la culotte d'un petit garçon?"
Le doigt de M. Jackson.

Écrit par : Retraitée | 05 août 2009

"Moi, c'est la poprock anglaise que j'aime bien, et je crois pouvoir dire, à en écouter pas mal, qu'on peut distinguer la soupe commerciale et des réalisations plus intéressantes."

Ecrit par : Perceval | 05 août 2009

Oui, il est clair qu'entre les Beatles et Placebo, il y a un monde. A peu près le même, d'ailleurs, qu'entre Strawinsky et Rachmaninoff.
Il y a aussi beaucoup de ratages en "musique classique"!

Écrit par : Christophe Sibille | 05 août 2009

"Vous lui faites de l'honneur; le doigt , pas plus à mon avis. Vous connaissez l'histoire : "Qu'est-ce qui est grisâtre, mesure 6 ou 7 cm, et qui se trouve dans la culotte d'un petit garçon?"
Le doigt de M. Jackson."

Ecrit par : Retraitée | 05 août 2009

Et qu'est-ce qui mesurait 18 cm, qui avait le bout tout rouge, et qui sentait la moule, retraitée?
(Bon, j'suis vulgaire, mais c'est pas moi qu'ai commencé, m'dame!!! ;-))))

Écrit par : Christophe Sibille | 05 août 2009

Bon, alors, elle vient cette réponse, Potacheunedesvraies ?

Écrit par : Perceval | 05 août 2009

Toujours d'actualité :


"Arts libéraux et arts mécaniques.

Cette distinction, quoique bien fondée, a produit un mauvais effet, en avilissant les gens très estimables et très utiles, et en fortifiant en nous je ne sais quelle paresse naturelle, qui ne nous portait déjà que trop à croire que donner une application constante et suivie à des expériences et à des objets particuliers, sensibles et matériels, c'était déroger à la dignité de l'esprit humain ; et que de pratiquer ou même d'étudier les arts mécaniques, c'était s'abaisser à des choses dont la recherche est laborieuse, la méditation ignoble, l'exposition difficile, le commerce déshonorant, le nombre inépuisable, et la valeur minutielle. Préjugé qui tendait à remplir les villes d'orgueilleux raisonneurs et de comtemplateurs inutiles et les campagnes de petits tyrans ignorants oisifs et dédaigneux.
Ce n'est pas ainsi qu'ont pensé Bacon, un des premiers génies de l' Angleterre ; Colbert, un des plus grands ministres de la France ; enfin les bons esprits et les hommes sages de tous les temps. Bacon regardait l'histoire des arts mécaniques comme la branche la plus importante de la vraie philosophie ; il n'avait donc garde d'en mépriser la pratique. Colbert regardait l'industrie des peuples et l'établissement des manufactures comme la richesse la plus sûre d'un royaume. Au jugement de ceux aujourd'hui qui ont les idées saines de la valeur des choses, celui qui peupla la France de graveurs, de peintres, de sculpteurs et d'artistes en tous genre ; qui surpit aux anglais la machine à faire les bas, le velours aux Génois, les glaces aux Vénitiens ne fit guère moins pour l'Etat que ceux qui battirent ses ennemis et leurs enlevèrent leurs places fortes ; et aux yeux du philsophe il y a peut-être plus de mérite réel à avoir fait naître les Lebrun, les Le Sueur et les Audran peindre et graver les batailles d'Alexandre, et exécuter en tapisserie les victoires de nos généraux, qu'il y een a à les avoir remportées.
Mettez dans un des côtés de la balance les avantages réels des sciences les plus sublimes et des arts les plus honorés, et dans l'autre côté ceux des arts mécaniques, et vous trouverez que l'estime qu'on a faite des uns et celle qu'on a faite des autres n'ont pas été distribuées dans le juste rapport de ces avantages, et qu'on a bien plus loué les hommes occupés à faire croire que nous étions heureux, que les hommes occupés à faire que nous le fussions en effet.

Quelle bizarrerie dans nos jugements !
Nous exigeons qu'on s'occupe utilement, et nous méprisons les hommes utiles."
Diderot

Écrit par : carole | 05 août 2009

Oui, il est clair qu'entre les Beatles et Placebo, il y a un monde. A peu près le même, d'ailleurs, qu'entre Strawinsky et Rachmaninoff.
Il y a aussi beaucoup de ratages en "musique classique"!

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 août 2009


Rachmaninoff, un ratage ??? Rangez donc vos idées reçues et jugements à l'emporte-pièce, cher Christophe, et sortez des clichés !
Ce n'est pas parce qu'il utilise un langage en apparence plus "conventionnel" qu'il présente moins d'intérêt.
Au fait, que connaissez-vous de ce compositeur, en dehors des "tubes" repris partout ?
Ecoutez donc les Cloches, ou les Trois Chants Russes, sans parler des dernières Etudes-Tableaux, et après on en reparle... Sans parler des superbes Danses Symphoniques dont le vocabulaire, tout en gardant son originalité, intègre avec succès les innovations de Stravinsky, Ravel et Prokofiev réunis ...
Quant à Stravinsky, il lui est aussi arrivé d'être inégal (pour rester poli)...
Enfin, écoutez donc les enregistrements de Rachmaninoff jouant ses propres concertos. C'est d'une sobriété et d'une "modernité" incroyable, aux antipodes de la saccharine sirupeuse déversée par de nombreux tâcherons du clavier ! Peut-être l'un des plus fabuleux enregistrements de l'histoire du piano (je pèse bien mes mots).

Écrit par : mihailovich | 05 août 2009

Je ne suis pas sûr qu'être assimilé à Mickey serait bien perçu par M. l'IPR, mais ça soulage tout de même, merci ;)


Mickey a "de l'oreille", pourtant.

Méfiez-vous, geofol, on va bientôt supprimer votre cours, puisque les élèves sont créatifs aussi dans les cours des autres ! Courir, crier ou chanter n'importe quoi, ils le font parfois très bien en maths ou en français. Et on chante beaucoup dans certains cours de langues.
Comme ils escaladent aussi les tables à l'occasion et pratiquent le lancer de boulettes, on peut dans la foulée supprimer les cours d'EPS.
Moi, votre académie, je parie pour Nancy-Messe.

Écrit par : Retraitée | 05 août 2009

Je donne ma langue au chat, Christophe, mais elle ne mesure pas 18 cm!

Écrit par : Retraitée | 05 août 2009

Sans compter que votre investissement dans votre établissement ne vous rapporte pour ainsi dire aucune reconnaissance ni considération (j'en veux pour preuve les appréciations "activité/efficacité" qui ne dépassent pas le "bien" pour ce qui me concerne). Bref...

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

J'avais laissé passer ce post.

Que vous n'ayez que "bien" est tout à fait anormal.
Raison de plus pour vous rapprocher de la Société des agrégés, qui, en intervenant auprès du Recteur, ou même, si la situation est encore plus bloquée, directement au Cabinet du Ministre, vous aidera à faire corriger dare-dare cette injustice (www.societedesagreges.net).

Écrit par : Jean | 05 août 2009

Je parlais de Rachmaninoff comme compositeur, et surtout compositeur de soupe, comme peuvent être ainsi qualifiés une bonne partie de ses concertos, et surtout les plus connus! Mais j'aime beaucoup les "Etudes tableaux", et encore plus les oeuvres chorales. Et, comme pianiste, il était effectivement dune sobriété étonnante! (Connaissez-vous son enregistrement du carnaval de Schumann?)
Strawinsky a quand même transcendé chacun des styles auxquels il s'est frotté. Pour ce qui est de ses ratages, j'aimerais que vous me donniez quelques exemples, (évidemment, si on n'aime ni le néo-clacissisme, ni le second degré, ça se trouve!!! ;-)
Pour ce qui est du "jugement à l'emporte pièce", j'ai fait comme vous avec le rap. Il y a des réalisations extrêmement intéressantes dans le rap américain, (pléonasme?) des origines.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 août 2009

"Je donne ma langue au chat, Christophe, mais elle ne mesure pas 18 cm!"

Ecrit par : Retraitée | 05 août 2009

C'était le bonnet du commandant Cousteau.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 août 2009

Pour terminer, je pense que depuis un certain temps, le masque est tombé et les pédagogos commencent à ne plus avoir la cote. Même si les effets pervers de leur idéologies risquent de faire encore des ravages durant quelques années, ça devrait peu à peu s'estomper.
Ecrit par : geofol | 05 août 2009

Je ne suis pas de votre avis, geofol. Les produits de la fabrique "enseignent" depuis longtemps en pédagogisant à qui mieux mieux faute de mieux justement, c'est-à-dire faute de maîtrise des contenus. Qui forment-ils, ces produits ? Des lumières, à votre avis ?
La bourgeoisie cultivée continue à transmettre sa culture MALGRE l'école, les enseignants seront davantage assignés à des rôles de G.O., jusqu'à ce qu'on décide que de tels salaires sont trop élevés pour des G.O. Voilà ce qui nous pend au nez à force de ne pas avoir résisté en masse à la déferlante pédagogol qui a encore de belles années voire décennies devant elle, contrairement à ce que prétend Lubin.

Écrit par : nicolas | 05 août 2009

"Mettez dans un des côtés de la balance les avantages réels des sciences les plus sublimes et des arts les plus honorés, et dans l'autre côté ceux des arts mécaniques, et vous trouverez que l'estime qu'on a faite des uns et celle qu'on a faite des autres n'ont pas été distribuées dans le juste rapport de ces avantages, et qu'on a bien plus loué les hommes occupés à faire croire que nous étions heureux, que les hommes occupés à faire que nous le fussions en effet."

Sublime ! Merci Carole pour cette lecture. Ce texte, non seulement n'a pas pris une ride, mais s'avère être d'une actualité bruyante. Et en effet, quelle bizarrerie que cette contradiction ! On s'étonne alors que tout soit noué et inextricable...

Écrit par : Magister | 05 août 2009

Mouais... Je me demande si l'homme, par moment, ne réussit pas à s'élever, (quand il le fait) autant du fait d'être rendu meilleur par un exercice artistique de haut niveau, (que ce soit comme acteur, ou comme "spectateur") que par l'existence et les réalisations dûes aux "arts mécaniques".
De toute façon, (et surtout), je ne sais pas si c'est bien utile, par les temps qui courent, de les renvoyer dos à dos... :-(
Cette polémique me semble tout à fait inutile. Voire négative.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 août 2009

Pour terminer, je pense que depuis un certain temps, le masque est tombé et les pédagogos commencent à ne plus avoir la cote. Même si les effets pervers de leur idéologies risquent de faire encore des ravages durant quelques années, ça devrait peu à peu s'estomper.
Ecrit par : geofol | 05 août 2009

A mettre en regard de :

A propos de principal, celui du futur collège de mon fils à moi a expliqué aux parents des futurs 6èmes que les cahiers de textes des profs seraient prochainement mis en ligne, donc consultables, criticables et opposables. Ca m'a paru énorme. Qu'en pensez-vous ? Ecrit par : Perceval | 05 août 2009

Alors, geofol, vous trouvez que ça en prend le chemin ?

Écrit par : nicolas | 05 août 2009

Le Festival International de Poésie de Lodève, en mauvaise posture.....

http://www.midilibre.com/articles/2009/08/04/LODEVE-La-position-des-Amis-des-Voix-de-la-Mediterranee-870649.php5

Écrit par : Pendariès | 05 août 2009

"Stravinsky", Christophe ?

Écrit par : Orthoprof | 05 août 2009

"Damned, je me suis trahi! Il fallait bien que ça arrive un jour... :-((("

Moi, j'avais deviné hier, lorsque Sibille et Orthoprofundesfaux sont intervenus coup sur coup pendant que tout le monde cuvait son rosé.

Ecrit par : Perceval | 05 août 2009

yanadotrvouzoriémieufèdenepazatirélatention !

Écrit par : pluskacé | 05 août 2009

Cette polémique me semble tout à fait inutile. Voire négative.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 août 2009

Rassurez-vous, il ne s'agit pas d'amorcer une polémique mais de relever simplement la disparité de traitements. Doit-on s'étonner que la France va bientôt manquer d'ingénieurs et que les métiers d'artisanat n'attirent plus les jeunes ? Que reste-t-il de notre tissu industriel ? Plus grand-chose. Les PME et les exploitations fermières survivent... La perspective n'est pas réjouissante et le problème va vite s'avérer crucial. Les métiers utiles attirent de moins en moins : c'est mal payé et ça n'a aucun prestige. On s'y retrouve par défaut, sans conviction, sans conscience professionnelle.

Écrit par : Magister | 05 août 2009

infoo yahoo, c'est foo et c'est mieux que le bonnet de Cousteau, n'est-ce-pas, Christophe et Retraitée ?

Un violeur de chevaux réitère ses actes

Wisconsin, États-Unis - Une femme s'est vengée de son mari infidèle, en convainquant les trois maîtresses de ce dernier de lui coller le pénis sur la jambe.

Écrit par : nicolas | 05 août 2009

Alors exit orthoprofundesfaux ? On ne peut pas "tricher" sur la longueur... Mais restez avec nous Christophe, c'est marrant. Je vous propose orthoprofundéfunt. Cela vous va-t-il ?

Écrit par : nicolas | 05 août 2009

Cette polémique me semble tout à fait inutile. Voire négative.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 août 2009

Rassurez-vous, il ne s'agit pas d'amorcer une polémique mais de relever simplement la disparité de traitements. Doit-on s'étonner que la France va bientôt manquer d'ingénieurs et que les métiers d'artisanat n'attirent plus les jeunes ? Que reste-t-il de notre tissu industriel ? Plus grand-chose. Les PME et les exploitations fermières survivent... La perspective n'est pas réjouissante et le problème va vite s'avérer crucial. Les métiers utiles attirent de moins en moins : c'est mal payé et ça n'a aucun prestige. On s'y retrouve par défaut, sans conviction, sans conscience professionnelle.

Ecrit par : Magister | 05 août 2009


@ Magister

Merci. Oui effectivement ce texte est tout simplement sublime !
Que Christophe se rassure, je ne voulais en aucun cas soulever de polémique. Mais ce texte est tellement d'actualité qu'il méritait d'être lu.
Vous avez raison Magister, notre tissu industriel est en friche et le futur de la France qui était hier se trouve fort compromis.
Un petit bémol concernant les PME et nos fermiers (devenus fonctionnaires par défaut), sans les subventions d'état qu'en resterait-il ?

Je viens de rentrer d'un petit séjour dans notre si beau pays.
La France respire avec la startruc (TF1), les ouvriers veulent faire sauter leurs usines (la menace paye), on séquestre les patrons (rançon de l'état, donc du contribuable), les nouveaux ayatollahs verts vont nous pondre des taxes insensées (les français adorent l'écologie même s'il n'y comprennent rien, vive Rocard), l'école (on verra la grande estafa à la rentrée), la dette pharaonique, les restaurateurs qui soit-disant baissent leurs prix (marge à 15) ...... le coq français a les pieds dans la merde, mais tout va bien, on a Paris Plage et les bobos-gogos font la tcharlat à la TV.

Amer !!!!!!!!

Écrit par : carole | 05 août 2009

Je parlais de Rachmaninoff comme compositeur, et surtout compositeur de soupe, comme peuvent être ainsi qualifiés une bonne partie de ses concertos, et surtout les plus connus!
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 août 2009

Les concertos de Rachmaninoff, de la soupe ?
De la fameuse soupe alors, car les ingrédients en sont des plus raffinés. Quel naturel dans l'inspiration mélodique ! Et l'harmonie n'est pas en reste...

C'est leur célébrité - justifiée au demeurant - qui les a desservi, car les multiples adaptations (notamment hollywoodiennes) et des interprétations peu scrupuleuses (c'est peu dire) les ont passablement dévoyés. De la mauvaise vulgarisation, en somme, qui n'a plus rien à voir avec l'esprit de l'original, qui pour moi est tout simplement de la grande musique (le 3e !!!).
Rachmaninoff était bien trop aristocrate (dans tous les sens du terme) pour se compromettre vis-à-vis du public et commettre de la soupe "commerciale". C'était au contraire une personnalité rude et foncièrement honnête : son silence après 1918 le prouve amplement. Ce que certains perçoivent comme un sentimentalisme excessif n'est qu'une caricature regrettable d'une esthétique romantique spécifiquement russe. On la retrouve notamment chez un poète comme Tioutchev, dont Rachmaninoff a du reste mis les vers en musique. Ou chez Tchaïkovski dont Rachmaninoff fut un fils spirituel.

Écrit par : mihailovich | 05 août 2009

Perceval, je n'aurais jamais dû arrêter le rosé!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 août 2009
Ah ! Je vous aurai au moins prévenu ! Vos régimes de gourou,c'est de la petite mort !

Écrit par : dobolino | 05 août 2009

Entièrement d'accord avec Mihailovich.

Tiens, ça me rappelle, il y a quelques années, un petit article de l'inénarrable Télérama qui prétendait que c'était dans le rap qu'il fallait chercher "la vraie poésie contemporaine".

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 août 2009

Vous n'auriez pas la référence, Sylvie ? Ça fait des années que j'essaie de convaincre mes parents que Télérama est une daube intersidérale, sans grand succès.

Écrit par : Manu | 05 août 2009

absence de soutien lors de difficultés avec certains élèves, heures de colle annulées par les adjoints parce que les parents montaient au créneau,

Ecrit par : geofol | 05 août 2009

Au passage : c'est illégal (circulaire Fillon du 19 octobre 2004). Même un chef d'établissement ne peut pas s'opposer à une sanction décidée par un professeur (sauf pour le renvoi temporaire de l'établissement ou la réunion d'un conseil de discipline qui est de son ressort).

Les chefs d'établissements ont beaucoup de prérogatives, mais pas toutes. Certains ont tendance à l'oublier pour des motifs idéologiques, carriéristes, ou les deux. Ils ne peuvent pourtant pas faire n'importe quoi, sauf si on les laisse faire.

Écrit par : Manu | 05 août 2009

Les chefs d'établissement...

Écrit par : Manu | 05 août 2009

"Stravinsky", Christophe ?

Ecrit par : Orthoprof | 05 août 2009

Mouais... Je ne suis pas convaincu du fait que les noms russes aient une orthographe aussi sûre en français... Mais c'est effectivement comme ça qu'on l'écrit le plus couramment.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

A vrai dire, je ne connais rien au rap.

Ecrit par : Perceval | 05 août 2009


Les rappeurs non plus, d'ailleurs...

Écrit par : Manu | 06 août 2009

De la fameuse soupe alors, car les ingrédients en sont des plus raffinés. Quel naturel dans l'inspiration mélodique ! Et l'harmonie n'est pas en reste..."

Ecrit par : mihailovich | 05 août 2009

C'est Pollini qui disait, à propos de Wladimir Horowitz, (avec un "w", cette fois, ;-) et des concertos de Rachmaninoff: "il n'y a que lui pour jouer aussi bien cette mauvaise musique".

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

Les rappeurs non plus, d'ailleurs...

Ecrit par : Manu | 06 août 2009

Surtout les rappeurs français; ils feraient mieux de se recycler dans les arts mécaniques, ceux-là!

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

Ah ! Je vous aurai au moins prévenu ! Vos régimes de gourou,c'est de la petite mort !

Ecrit par : dobolino | 05 août 2009

Quel régime de gourou? Je n'ai qu'un foie, et j'y tiens!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

Mais à l'intérieur des catégories rap ou tag, il y a sans doute, comme ailleurs, des auteurs qui ont un certain talent dans leur mode d'expression, non ?
Ecrit par : Perceval | 05 août 2009

Certes. Il y a aussi des gangsters qui excellent dans l'art du cambriolage.

Ecrit par : wesh wesh cousin | 05 août 2009

Mort de rire ! Excellent mon cher Wesh Wesh ! J'ajoute que je n'ai jamais vu ( et entendu) un rappeur jouer d'un instrument ou simplement chanter quoi que ce soit (avec des notes). Parler dans un micro est à la portée du premier blaireau.

Écrit par : Manu | 06 août 2009

Ou chez Tchaïkovski dont Rachmaninoff fut un fils spirituel.

Ecrit par : mihailovich | 05 août 2009

Il ne suffit pas d'être le fils spirituel de quelqu'un pour faire de la bonne musique... Regardez, Debussy et d'Indy... Ou Brel et Lama!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

Parler dans un micro est à la portée du premier blaireau.

Ecrit par : Manu | 06 août 2009

Sans "groove", ça ne fait pas l'ombre d'un pli!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

"Les pédagogos commencent à ne plus avoir la cote" (Géofol)

Allez expliquer ça à Bruno Julliard !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 août 2009

Autant aller causer à une huitre, dont il a d'ailleurs le QI.

Écrit par : Manu | 06 août 2009

Wisconsin, États-Unis - Une femme s'est vengée de son mari infidèle, en convainquant les trois maîtresses de ce dernier de lui coller le pénis sur la jambe.

Ecrit par : nicolas | 05 août 2009

C'est pour ça que DSK claudique légèrement?

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

Je ne voudrais pas affoler Jean et M. Debré, mais dans l'hôpital de ma petite ville, il y a six personnes en arret car elles sont touchées par la grippe A.

C'est gênant.

Écrit par : Jeremy | 06 août 2009

Exact. On ne connaissait pas les délires pédagols en URSS. Il y en avait bien assez d'autres (tout un chacun devait étudier le matérialisme dialectique...), mais, au moins, pas de ce relativisme culturel débilitant qui fait des ravages en France.

Ecrit par : mihailovich | 05 août 2009


C'est... totalement faux, Mihailovitch, désolé. Je ne fais pas le malin, je ne l'ai appris que récemment moi-même. Entre 1920 et 1930, grosso modo, les russes, par volonté d'en finir avec "la vieille société bourgeoise" ont mené les expérimentations pédagogistes les plus délirantes (à faire passer Meirieu, Lubin et Frackowiack pour de dangereux partisans de Brighelli).

Ils ont apparement (à vérifier) tout stoppé au début des années 30, probablement devant l'étendue du désastre, mais le but était en fait de faire mieux que les USA en matière de pédagogie expérimentale. Alors ils sont allés trés, trés loin.

Je suis en train de lire un livre sur le sujet (dont je dois toujours faire le compte-rendu d'ailleurs) : "La soviétisation de l'école russe, 1917-1931" par Wladimir Berelowitch. Édition l'âge d'homme, 200 pages.

Écrit par : Manu | 06 août 2009

Je ne voudrais pas affoler Jean et M. Debré, mais dans l'hôpital de ma petite ville, il y a six personnes en arret car elles sont touchées par la grippe A.

C'est gênant.

Ecrit par : Jeremy | 06 août 2009

Encore des fonctionnaires planqués, protégés par la CGT !

Écrit par : Manu, de retour d'un diner avec Cadichon | 06 août 2009

"il y a six personnes en arret car elles sont touchées par la grippe A.

C'est gênant."

Ecrit par : Jeremy | 06 août 2009

C'est vous, qui avez diné avec Cadichon, et volé son clavier d'ordinateur? En arrêt!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

Exact. On ne connaissait pas les délires pédagols en URSS. Il y en avait bien assez d'autres (tout un chacun devait étudier le matérialisme dialectique...), mais, au moins, pas de ce relativisme culturel débilitant qui fait des ravages en France.
Ecrit par : mihailovich | 05 août 2009

Archi-faux:Le pédagogisme est porté par une idéologie égalitariste ( donc de gauche par définition) et elle a bel et bien fleuri en URSS, en importation directe des US, compliments of cet admirateur du bolchevisme que fut pour un temps John Dewey.
Cette lubie criminogène qui séduit tant de gogos de gauche a sévi sous la houlette de la Krupskaia (aka Vve Lenine) et de son ame damnée, Lunacharskii.
Pour en savoir plus, lire la thèse de Wladimir Berelowitch, que j'ai citée ici à plusieurs reprises: La soviétisation de l'ecole russe, 1917-1931. Staline siffla la fin de la récré et en sacquant Lunacharski mit fin en 1931 au bordel total dans lequel avait sombré l'éducation soviétique.

Chatel ne va pas avoir besoin d'en faire autant avec notre version française de ces deux tarés, l'ignoble Mérieu, bien qu'il mérite qu'on rouvre pour lui, et tous ses pareils, Inspecteurs félons en tête, l'Ile du Diable, car ce fossoyeur de l'école est né le 29 novembre 1949 et devrait être mis hors d'état de nuire par la limite d'âge dans trois mois!
Mais il va sûrement encore exercer sa coupable industrie car Unkraut verdirbt nicht, la mauvaise herbe, ça ne crève jamais.

Écrit par : Cadichonovitch | 06 août 2009

Nous exigeons qu'on s'occupe utilement, et nous méprisons les hommes utiles."
Diderot
Ecrit par : carole | 05 août 2009

Merci Carole de nous rappeler avec à propos le sujet de la note. Si l'Allemagne nous taille des croupières, c'est bien, entre autres, qu'elle valorise ces "hommes utiles" alors que nous encensons, nous, ces "idiots utiles" qui sortent de nos institutions nationales de décervelage.
===================================


Je remets ici in extenso le commentaire de mihailovich, qui montre ainsi qu'il connaît infiniment mieux la musique (et tant mieux pour lui) que l'histoire de l'éducation soviétique. (:-))


"Rachmaninoff, un ratage ??? Rangez donc vos idées reçues et jugements à l'emporte-pièce, cher Christophe, et sortez des clichés !
Ce n'est pas parce qu'il utilise un langage en apparence plus "conventionnel" qu'il présente moins d'intérêt.
Au fait, que connaissez-vous de ce compositeur, en dehors des "tubes" repris partout ?
Ecoutez donc les Cloches, ou les Trois Chants Russes, sans parler des dernières Etudes-Tableaux, et après on en reparle... Sans parler des superbes Danses Symphoniques dont le vocabulaire, tout en gardant son originalité, intègre avec succès les innovations de Stravinsky, Ravel et Prokofiev réunis ...
Quant à Stravinsky, il lui est aussi arrivé d'être inégal (pour rester poli)...
Enfin, écoutez donc les enregistrements de Rachmaninoff jouant ses propres concertos. C'est d'une sobriété et d'une "modernité" incroyable, aux antipodes de la saccharine sirupeuse déversée par de nombreux tâcherons du clavier ! Peut-être l'un des plus fabuleux enregistrements de l'histoire du piano (je pèse bien mes mots)."
Ecrit par : mihailovich | 05 août 2009

J'y souscris entièrement.

Il est urgent de remettre à leur place (la poubelle de l'histoire, et notamment celle des idées bidons) les champions du tout se vaut, ces relativistes qui font le lit du n'importe quoi en glorifiant l'inacceptable ( ou l'inaudible, ou l'imbitable) au nom d'une tolérance pervertie par leur idéologie de référence.

Ils suintent de conformisme et leur emprise sur la scène intellectuello-médiatique tue la création, laquelle exige une bonne dose d'impertinence. Ce sujet fut admirablement traité samedi matin dans l' émission de France Inter qui passe toutes les semaines, à 9h05 : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/ruedesentrepreneurs/

Écrit par : Cadichon | 06 août 2009

Manu, voyez comme les (grands) esprits se rencontrent, tels deux ânes devant la barrière du pré, puisque nous rédigions au même moment notre petit commentaire à mihailovich sur les délires de l'école bolchevique, ce clône de la Progressive education made in USA, dont le virus ne nous infectera que cinquante ans plus tard.

Écrit par : Cadichon | 06 août 2009

Au passage : c'est illégal (circulaire Fillon du 19 octobre 2004). Même un chef d'établissement ne peut pas s'opposer à une sanction décidée par un professeur (sauf pour le renvoi temporaire de l'établissement ou la réunion d'un conseil de discipline qui est de son ressort).

Les chefs d'établissements ont beaucoup de prérogatives, mais pas toutes. Certains ont tendance à l'oublier pour des motifs idéologiques, carriéristes, ou les deux. Ils ne peuvent pourtant pas faire n'importe quoi, sauf si on les laisse faire.

Ecrit par : Manu | 05 août 2009

Quand on enseigne dans le privé sous contrat, on n'ose pas trop l'ouvrir. Ce sont les parents qui font la loi et lorsqu'un professeur demande une sanction, il n'a pas toujours la certitude qu'elle sera effectivement donnée (à moins qu'il s'agisse d'un prof de maths, français, physique, HG, enfin les matières "nobles"). On a beau être agrégé par concours externe, quand on enseigne une matière secondaire, on est plus toléré que considéré.
Quand vous surprenez un élève en train de faire ses maths durant votre cours et que vous confisquez le devoir pour le signaler au collègue de maths, vous avez une demande d'entretien téléphonique avec le papa dudit élève, papa qui vous dit : "Mais, de toute façon, pendant qu'il faisait ses maths, il ne vous dérangeait pas et puis, il a du recommencer son exercice que vous avez confisqué... que ça ne se reproduise pas !"
Vous avez aussi les parents qui viennent vous voir pour vous proposer gentiment de garder leur maison pendant les vacances pour vous faire un peu d'argent de poche car, "n'est-ce pas, les profs de musique ne doivent pas être payés bien lourd". Ou bien, vous recevez dans votre casier un mot de l'adjoint (j'aurais du le garder) dont le contenu n'appelle pas de commentaire (à propos d'un élève perturbateur qui hurlait comme un damné dans mon cours) : "J'ai reçu l'élève dont vous vous plaignez. D'après ses dires, il s'avère qu'il n'a pas commis ce dont vous l'accusez. En conséquence de quoi, la sanction est levée". Précisons que la maman de l'élève en question était investie dans un projet d'établissement (ce qui vaut impunité pour son fils, en gros). J'arrête là cette litanie car ces faits se sont produits il y a déjà quelques années et aujourd'hui, en dépit de mon éducation au respect et à l'obéissance, je ne me laisserais plus faire. Mais j'ai mis beaucoup de temps à évoluer au préjudice de ma dignité ou de mon amour-propre. C'est très dur de tenir face à des parents influents, très sûrs d'eux, méprisants quand vous êtes un jeune prof de 24-25 ans. Depuis, de l'eau a coulé et j'ai pris de l'assurance, fort heureusement.

Écrit par : geofol | 06 août 2009

« Il y a des réalisations extrêmement intéressantes dans le rap américain, (pléonasme?) des origines. »
Christophe Sibille | 05 août 2009

http://www.youtube.com/watch?v=qg2DHpABIPY

Écrit par : Tailleboudin | 06 août 2009

Allons Cadichon, vous vous égarez... L'égalitarisme n'est pas l'égalité (sauf à relire Tocqueville, qui voit dans l'un l'inévitable dérive de l'autre). Ce n'est pas même une idée de Gauche, laquelle, la vraie, n'a jamais discuté du bien-fondé de la méritocratie - à condition qu'elle soit républicaine. Tout le reste n'est que délires boboisants...
Quant au système soviétique, il ne me semble pas qu'il laissait les bambins exprimer leur créativité hurlante en cours de musique.
Allez, une bise à Lublin et Mérieu réunis, même si le premier risque d'être longtemps encore sur le circuit...

JPB

Écrit par : brighelli | 06 août 2009

"Il est urgent de remettre à leur place (la poubelle de l'histoire, et notamment celle des idées bidons) les champions du tout se vaut, ces relativistes qui font le lit du n'importe quoi en glorifiant l'inacceptable ( ou l'inaudible, ou l'imbitable) au nom d'une tolérance pervertie par leur idéologie de référence.

Ils suintent de conformisme et leur emprise sur la scène intellectuello-médiatique tue la création, laquelle exige une bonne dose d'impertinence."

Ecrit par : Cadichon | 06 août 2009

Quel rapport avec la "mise en perpendiculaire" de Rachmaninoff et Strawinsky, qui était l'énoncé de votre "démonstration"? Vous voulez dire que Strawinsky était conformiste, et Rachmaninoff impertinent? Diable! Continuez plutôt à faire des leçons de libéralisme, ici, et évitez de parler musique, ça m'évitera de vomir mon café sur mon clavier!
Une compil, disais-je!

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

Il ne suffit pas d'être le fils spirituel de quelqu'un pour faire de la bonne musique... Regardez, Debussy et d'Indy... Ou Brel et Lama!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

Je ne suis pas d'accord avec le second exemple : Lama, c'est un vrai brèle.

Écrit par : wesh wesh cousin | 06 août 2009

Merci pour votre lien, Tailleboudin, mais ce n'est pas du rap, et c'est bien postérieur aux années d'origine d'iceluy!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

"Je ne suis pas d'accord avec le second exemple : Lama, c'est un vrai brèle."

Ecrit par : wesh wesh cousin | 06 août 2009

Pas mal! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

"Chatel ne va pas avoir besoin d'en faire autant avec notre version française de ces deux tarés, l'ignoble Mérieu"

Ecrit par : Cadichonovitch | 06 août 2009

Meirieu

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

C'est Pollini qui disait, à propos de Wladimir Horowitz, (avec un "w", cette fois, ;-) et des concertos de Rachmaninoff: "il n'y a que lui pour jouer aussi bien cette mauvaise musique".

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

Ce qui ne l'empêchait pas de jouer la 2e sonate de Boulez. De la mauvaise musique écrite par un mathématicien raté. Ou de la non-musique, comme vous voudrez.
Les jugements de Pollini sont datés et très "avant-garde formaliste". Et d'ailleurs tout n'est pas bon à prendre chez Pollini. Comparez ses Schumann à ceux d'Horowitz, justement. Le jour et la nuit.

D'Indy fils spirituel de Debussy ??? On en apprend tous les jours !
D'Indy ne cessait de mettre en garde ses élèves contre "les méfaits du Debussysme" ! En tant que wagnérien et disciple de Franck, il détestait Debussy...
Vous faites là une confusion...

Écrit par : mihailovich | 06 août 2009

Pour Manu : je n'ai pas la référence de l'article de Télérama sur le rap ( je ne conserve pas cette prose immortelle), mais je garde le souvenir de quelques autres perles mémorables. Télérama a éreinté, à la sortie, un certain nombre de films superbes : "Kagemusha", de Kurosawa, "Excalibur", de Boorman, "Shining", de Kubrick (je me rappelle encore leur formule : "Stanley Kubrick a voulu faire un film d'épouvante; il a fait un film épouvantable") - avant de porter ces mêmes films au nues depuis qu'ils ont été unanimement reconnus comme des chefs-d'oeuvre. Pendant des années, ils ont traîné dans la boue Clint Estwood, qu'ils ont depuis sacré grand cinéaste. Cet hebdo - que j'achète néanmoins, car on y trouve pas mal d'informations - est pour moi un parangon de prêt-à-penser culturel.

Écrit par : Sylvie Huguet | 06 août 2009

Exact. On ne connaissait pas les délires pédagols en URSS. Il y en avait bien assez d'autres (tout un chacun devait étudier le matérialisme dialectique...), mais, au moins, pas de ce relativisme culturel débilitant qui fait des ravages en France.

Ecrit par : mihailovich | 05 août 2009


C'est... totalement faux, Mihailovitch, désolé. Je ne fais pas le malin, je ne l'ai appris que récemment moi-même. Entre 1920 et 1930, grosso modo, les russes, par volonté d'en finir avec "la vieille société bourgeoise" ont mené les expérimentations pédagogistes les plus délirantes (à faire passer Meirieu, Lubin et Frackowiack pour de dangereux partisans de Brighelli).

Ils ont apparement (à vérifier) tout stoppé au début des années 30, probablement devant l'étendue du désastre, mais le but était en fait de faire mieux que les USA en matière de pédagogie expérimentale. Alors ils sont allés trés, trés loin.

Je suis en train de lire un livre sur le sujet (dont je dois toujours faire le compte-rendu d'ailleurs) : "La soviétisation de l'école russe, 1917-1931" par Wladimir Berelowitch. Édition l'âge d'homme, 200 pages.

Ecrit par : Manu | 06 août 2009


Chers Manu et Cadichon,

En effet, les expérimentations délirantes des années 20 n'ont été qu'une parenthèse et ont été opportunément stoppées dans les années 30. En effet, Staline avait besoin de rétablir l'ordre dans le pays (et on sait désormais comment il s'y prit, hélas !) et le slogan était de rattraper coûte que coûte les pays occidentaux. Par la suite, personne n'en entendit parler. Dans mon intervention précédente j'évoquais précisément la période postérieure à ces tentatives. Mais votre rectification est fort juste.
Pour ma part, ayant moi-même vécu mes jeunes années en Union soviétique, je ne me suis jamais heurté à des théories pédagogistes ou des délires égalitaristes en matière d'éducation. Alors même que par ailleurs la propagande officielle n'était pas avare en matière d'égalitarisme, justement...
Dans mon école il y avait un tableau d'honneur et on valorisait systématiquement les bons élèves. De plus, le niveau était bien plus élevé qu'en France notamment dans les matières scientifiques. Et dans les universités, les bons élèves avaient systématiquement droit à des bourses sur le mérite, ce qui en France est un sujet tabou, allez savoir pourquoi.
Une fois arrivé en France (en 1988), j'ai été désagréablement surpris par l'inculture, le faible niveau et l'attitude de consommateurs des petits français qui pour certains, vers l'âge de 9-10ans, ne traçaient pas encore leurs majuscules !

Écrit par : mihailovich | 06 août 2009

D'Indy fils spirituel de Debussy ??? On en apprend tous les jours !
"D'Indy ne cessait de mettre en garde ses élèves contre "les méfaits du Debussysme" ! En tant que wagnérien et disciple de Franck, il détestait Debussy...
Vous faites là une confusion..."

Ecrit par : mihailovich | 06 août 2009

Pas du tout! Révisez votre histoire de la musique! Il a quand même salué Pélléas comme une oeuvre essentielle, (dès 1902).
Et on peut parfaitement être Wagnérien et reconnaître Debussy! Je vous rappelle que Debussy a adoré Wagner, avant de le brûler, (c'est d'ailleurs très vraisemblablement pour ça qu'il le brûle avec autant de talent; relire"Monsieur Croche, antidilettante".)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

"Ce qui ne l'empêchait pas de jouer la 2e sonate de Boulez. De la mauvaise musique écrite par un mathématicien raté. Ou de la non-musique, comme vous voudrez.
Les jugements de Pollini sont datés et très "avant-garde formaliste". Et d'ailleurs tout n'est pas bon à prendre chez Pollini. Comparez ses Schumann à ceux d'Horowitz, justement. Le jour et la nuit."

Ecrit par : mihailovich | 06 août 2009

Mouais... Réécoutez quand-même sa version de "Petrouchka", justement, "ses" études de Chopin, "son" quatrième concerto de Beethoven, "ses" Spätensonaten, "sa" septième de Prokofiev, etc.
Ceci-dit, pour ce qui concerne Boulez, je ne peux m'empêcher d'être en grande partie d'accord avec vous!
Allez, je retourne à "mon" concerto italien!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

Quant au système soviétique, il ne me semble pas qu'il laissait les bambins exprimer leur créativité hurlante en cours de musique.

Ecrit par : brighelli | 06 août 2009

En effet, le cours de musique était un cours comme les autres, au minimum. Mieux : la musique jouissait d'une considération dans la société qui n'a rien à voir avec ce qui se passe en France. Les écoles avec enseignement musical renforcé faisaient partie des plus prestigieuses, celles où les parents se bousculaient pour y inscrire leurs enfants, et j'en sais quelque chose pour y être passé. Pas question donc de faire monter les gamins sur les tables ! Les bambins étaient cadrés et apprenaient des contenus structurés et cohérents.

Écrit par : mihailovich | 06 août 2009

Et on peut parfaitement être Wagnérien et reconnaître Debussy! Je vous rappelle que Debussy a adoré Wagner, avant de le brûler, (c'est d'ailleurs très vraisemblablement pour ça qu'il le brûle avec autant de talent; relire"Monsieur Croche, antidilettante".)

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

En effet, Debussy a voulu "tuer le père" s'agissant de Wagner. Vous avez mille fois raison, Christophe.

Cela dit, les esthétiques de Debussy et de d'Indy diffèrent à ce point qu'il me semble difficile d'évoquer d'Indy comme un fils spirituel de Debussy !

Et les enregistrements de Pollini que vous me citez font partie de ses plus grandes réussites, incontestablement. Mais tout n'est pas à ce niveau chez lui.
Par contre, ses jugements teintés d'intellectualisme formaliste sur Rachmaninoff n'engagent que lui.

Écrit par : mihailovich | 06 août 2009

Cher Christophe,
Je cite mes sources : c'est dans sa correspondance, et plus précisément dans ses conseils au jeune Canteloube (qui fut son élève) que D'Indy recommandait de se méfier de l'influence debussyste qu'il jugeait particulièrement néfaste car destructurante.
Et d'Indy était resté dans l'ensemble fidèle aux formes traditionnelles, ce qui ne fut pas le cas de Debussy, loin de là. D'où pour moi son incapacité ontologique à être le fils spirituel de ce dernier. Malgré quelques points de convergence (dont Pelléas, effectivement).

Écrit par : mihailovich | 06 août 2009

Cher Christophe,
Je cite mes sources : c'est dans sa correspondance, et plus précisément dans ses conseils au jeune Canteloube (qui fut son élève) que D'Indy recommandait de se méfier de l'influence debussyste qu'il jugeait particulièrement néfaste car destructurante.
Et d'Indy était resté dans l'ensemble fidèle aux formes traditionnelles, ce qui ne fut pas le cas de Debussy, loin de là. D'où pour moi son incapacité ontologique à être le fils spirituel de ce dernier. Malgré quelques points de convergence (dont Pelléas, effectivement).

Ecrit par : mihailovich | 06 août 2009

Tout cela est vrai, complètement! Mais allez savoir s'il ne disait pas à lui-même, en le disant à ses élèves, de "se méfier de l'influence debussyste qu'il jugeait particulièrement néfaste car destructurante", parce qu'il se sentait particulièrement vulnérable à cette dernière?
Il a quand même piqué pas mal de "schémas harmoniques" à Debussy, en gardant quand même des structures très "carrées".
Ceci-dit, ça fait quand-même du bien de laisser un peu la pédagogie de côté, et de parler "disciplinaire"... ;-)
"

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

Une fois arrivé en France (en 1988), j'ai été désagréablement surpris par l'inculture, le faible niveau et l'attitude de consommateurs des petits français qui pour certains, vers l'âge de 9-10ans, ne traçaient pas encore leurs majuscules !

Ecrit par : mihailovich | 06 août 2009

Résultat des idéologies dominantes de l'enfant-roi, de l'élève au centre du système et des diverses (et inefficaces) méthodes pédagogiques (méthode globale ou semi globale, créativité forcée et éducation parentale prônant l'absence de contraintes.

Écrit par : geofol | 06 août 2009

Entendu à l'instant, textuellement, sur France-inter, par "l'animatrice": "la Norvège, c'est avant tout le pays qui a fait perdre la France au concours de l'Eurovision", puis, juste après l'extrait de "chanson" consécutif à ce premier forfait oral, "faut reconnaître que c'est mérité, ça envoie grave". Tout ça au premier degré. Il y a vraiment des coups de pieds dans les ovaires qui se perdent!
(Désolé, mesdames, ç'aurait été un homme, j'aurais dit: "dans les couilles".

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

Allez, Geofol, votre opinion sur Pollini, Stravinsky, Rachmaninoff, Pollini, le Rap, d'Indy.
Pour chasser vos idées noires!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

« Merci pour votre lien, Tailleboudin, mais ce n'est pas du rap, et c'est bien postérieur aux années d'origine d'iceluy!!! ;-) »
Christophe Sibille | 06 août 2009

C'est du spoken word, l'ancêtre du rap.
Le premier album des Last Poets date de 70.
Le rap n'apparaît que quelques années après.
Cela dit, on peut faire remonter son origine aux griots...

Écrit par : Tailleboudin | 06 août 2009

Allez, Geofol, votre opinion sur Pollini, Stravinsky, Rachmaninoff, Pollini, le Rap, d'Indy.
Pour chasser vos idées noires!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

Je me passe en ce moment le Gloria de Poulenc (vieille version de Georges Prêtre). Pour le rap, je me contente de n'en point écouter ;) Si Stravinski m'ennuie parfois, je l'avoue, en revanche, je me délecte de la musique de Rachmaninov qui est réconfortante (préludes pour piano)

Écrit par : geofol | 06 août 2009

"Cela dit, on peut faire remonter son origine aux griots..."

Ecrit par : Tailleboudin | 06 août 2009

Ma foi, cela serait peut-être une bonne idée! ;-)
En ce qui me concerne, le James Brown des années 60-70 me conviendra très bien! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

"Je me délecte de la musique de Rachmaninov qui est réconfortante (préludes pour piano)".

Ecrit par : geofol | 06 août 2009

Moi, ça me crispe ... Mais j'emmène sans hésiter "le Sacre" sur l'ile déserte...
Enfin, non, j'hésite... Avec "Kind of blue" et "In a silent way".
Mais pas "A love supreme", comme Françoise. Là, j'ai du mal. Comme quoi...

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

qui pour certains, vers l'âge de 9-10ans, ne traçaient pas encore leurs majuscules ! Ecrit par : mihailovich | 06 août 2009

cpaparceketunetrasspatémajuskulketuèforcémaninkult !

Écrit par : pluskacé | 06 août 2009

Moi, ça me crispe ... Mais j'emmène sans hésiter "le Sacre" sur l'ile déserte...
Enfin, non, j'hésite... Avec "Kind of blue" et "In a silent way".
Mais pas "A love supreme", comme Françoise. Là, j'ai du mal. Comme quoi...

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

Je dois être de tempérament plus classique :)

Écrit par : geofol | 06 août 2009

D'après ses dires, il s'avère qu'il n'a pas commis ce dont vous l'accusez. En conséquence de quoi, la sanction est levée". Précisons que la maman de l'élève en question était investie dans un projet d'établissement (ce qui vaut impunité pour son fils, en gros).

Ecrit par : geofol | 06 août 2009

J'ai connu excatement la même situation agréable cette année dans mon collège public. Le pire des perturbateurs de 4ème était défendu par la Principale au motif que selon ses dires et ceux de ses camarades, il n'avait rien fait.

Écrit par : Jean | 06 août 2009

Les bambins étaient cadrés et apprenaient des contenus structurés et cohérents. Ecrit par : mihailovich | 06 août 2009

pourkoifèr?

Écrit par : pluskacé | 06 août 2009

J'ai connu excatement la même situation agréable cette année dans mon collège public. Le pire des perturbateurs de 4ème était défendu par la Principale au motif que selon ses dires et ceux de ses camarades, il n'avait rien fait.

Ecrit par : Jean | 06 août 2009

Quand on amène les jeunes à s'exprimer à propos de tout et n'importe quoi, que la parole des enfants vaut celle des adultes et qu'on considère qu'ils ne peuvent être manipulés, ça donne Outreau.

Écrit par : geofol | 06 août 2009

Moi, sur l'île déserte, j'emporte -entre autres- L'Oiseau de feu, La Mer et le Prélude à l'après-midi d'un faune, la troisième symphonie de Malher et l'intégrale de Brassens.

Écrit par : Sylvie Huguet | 06 août 2009

Et si le ministre faisait un premier pas en mettant les parents à leur place, c'est-à-dire hors les murs de l'école, cela n'aiderait-il pas à la "sanctuariser" ? Entendons par là : pas de représentation parentale aux conseils d'école ou d'établissement, pas d'écoute de récriminations concernant leurs enfants, aucune tolérance quant aux expressions employées pour parler des enseignants, exigence absolue de respect par les parents et leurs enfants des adultes impliqués dans l'instruction/éducation des élèves, etc.
Les parents de la fcpe feraient des manifs, investiraient les plateaux, crieraient à la dictature, et après ?
Après ? Cela ferait comme pour la loi sur les retraites : cela passerait et on commencerait peut-être à pouvoir enseigner convenablement...

Écrit par : nicolas | 06 août 2009

Moi je n'emporterais que le Requiem de Fauré. Et quand j'y mourrais, sur l'île déserte, il se jouerait tout seul pour moi et pour l'éternité.

Écrit par : nicolas | 06 août 2009

Et si le ministre faisait un premier pas en mettant les parents à leur place, c'est-à-dire hors les murs de l'école, cela n'aiderait-il pas à la "sanctuariser" ? Entendons par là : pas de représentation parentale aux conseils d'école ou d'établissement, pas d'écoute de récriminations concernant leurs enfants, aucune tolérance quant aux expressions employées pour parler des enseignants, exigence absolue de respect par les parents et leurs enfants des adultes impliqués dans l'instruction/éducation des élèves, etc.
Les parents de la fcpe feraient des manifs, investiraient les plateaux, crieraient à la dictature, et après ?
Après ? Cela ferait comme pour la loi sur les retraites : cela passerait et on commencerait peut-être à pouvoir enseigner convenablement...

Ecrit par : nicolas | 06 août 2009

Ca n'en prend pas le chemin puisque le mot d'ordre actuel est de faire entrer les parents dans l'école pour que ce ne soit plus un espace fermé (et surtout parce que dans les associations de parents d'élèves, on ne fait pas confiance aux enseignants, on ne sait jamais, qu'est-ce qu'ils peuvent bien raconter à nos mouflets ces profs ?). Là où les parents investissent l'espace scolaire, il n'y a plus moyen d'enseigner : soit ils ont un compte à régler avec l'école de leur enfance, soit ils savent mieux que vous comment faire votre métier ("vous faites trop de classique" en musique, "ce n'est plus la peine d'étudier des pièces de Molière en français, utilisez plutôt la littérature jeunesse")

Écrit par : geofol | 06 août 2009

Moi je n'emporterais que le Requiem de Fauré. Et quand j'y mourrais, sur l'île déserte, il se jouerait tout seul pour moi et pour l'éternité.

Ecrit par : nicolas | 06 août 2009

Préfère celui de Duruflé :)

Écrit par : geofol | 06 août 2009

Pour moi, ill vient juste après et si j'avais le droit à deux, alors ce seraient ces deux-là.

Écrit par : nicolas | 06 août 2009

Et si le ministre faisait un premier pas en mettant les parents à leur place, c'est-à-dire hors les murs de l'école, cela n'aiderait-il pas à la "sanctuariser" ? Entendons par là : pas de représentation parentale aux conseils d'école ou d'établissement, pas d'écoute de récriminations concernant leurs enfants, aucune tolérance quant aux expressions employées pour parler des enseignants, exigence absolue de respect par les parents et leurs enfants des adultes impliqués dans l'instruction/éducation des élèves, etc.
Les parents de la fcpe feraient des manifs, investiraient les plateaux, crieraient à la dictature, et après ?
Après ? Cela ferait comme pour la loi sur les retraites : cela passerait et on commencerait peut-être à pouvoir enseigner convenablement...

Ecrit par : nicolas | 06 août 2009

Il n'est pas impossible que les choses prennent cette tournure, même s'il y a encore plein de démagogues en place aux différents échelons du système. Mais je me plais à me rappeler que Luc CHATEL est passé par l'enseignement des Jésuites, et à m'imaginer qu'il a sans doute son idée sur la reprise en mains de l' Education nationale. Quand le fanatique LUBIN exprime avec une aigreur qui fait plaisir son dépit que Luc CHATEL ait "choisi son camp", je pense qu'il a vu juste.

Nicolas SARKOZY avait déclaré pendant sa campagne: "Je veux une école où les élèves se lèvent quand le professeur entre."
Je suppose qu'il attend de ses ministres de l'Education nationale la concrétisation de cet objectif "républicain".

Écrit par : Jean | 06 août 2009

C'est vous, qui avez diné avec Cadichon, et volé son clavier d'ordinateur? En arrêt!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

Alors, orthoprofundéfunt, comme ça on corrige arrêt et on laisse filer dîné ?

Écrit par : nicolas | 06 août 2009

Nicolas SARKOZY avait déclaré pendant sa campagne: "Je veux une école où les élèves se lèvent quand le professeur entre."
Je suppose qu'il attend de ses ministres de l'Education nationale la concrétisation de cet objectif "républicain".

Ecrit par : Jean | 06 août 2009

On y arrive : j'en connais un certain nombre qui se lèvent sans autorisation durant les cours. Certains sont même déjà debout avant que le professeur entre.

Écrit par : geofol | 06 août 2009

Allez, Geofol, votre opinion sur Pollini, Stravinsky, Rachmaninoff, Pollini, le Rap, d'Indy.
Pour chasser vos idées noires!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009
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Dans le domaine de l'art, tous les goûts sont possibles, ce qui n'exclut pas d'intéressantes et passionnantes discussions.
Je pense tout à coup à ceci : dans mon enfance, jusqu'à 17 ans, j'admirais les grandes voix qui faisaient dans la variété ou l'opérette, et me détachais d'autres artistes (qui avaient de petites voix, mais des voix justes et agréables) qui chantaient pourtant très bien des chansons dont la musique et les paroles étaient de qualité, ce qui montrait mon évolution vers le goût des voix d'exception. Ces chanteurs qui avaient de grandes voix étaient simplement des artistes qui n'avaient pas fait leur trou dans l'opéra et s'étaient rabattus sur la variété avec succès (et en gagnant beaucoup plus, reconnaissaient-ils !).
Puis vint le temps où je découvris La Callas et Chaliapine. Alors, les "variétés" perdirent, pour moi, tout leur lustre, sans que, cependant, j'en vienne à mépriser les artistes de ce genre (que je me refuse à qualifier de "mineur").
La Callas et Chaliapine, puis Caruso me donnèrent la chair de poule, tant par leurs voix que par l'expression qu'ils mettaient dans ce qu'ils chantaient. C'était bouleversant.
Quant aux compositeurs, je les aime tous. Je ne chante rien de Puccini (mais j'étudie l' "air du manteau" de "La Bohème" que je trouve très beau et bouleversant. Il est difficile à chanter ! Je ne le chanterai en public que si je parviens à le maîtriser à temps - car je vais sur mes 70 ans).
Je pense, moi aussi, que la musique peut apporter un grand réconfort, si momentané qu'il soit. Un bref moment de réconfort, si fugitif qu'il soit, vaut mieux qu'aucun réconfort.

Écrit par : Francis Penin | 06 août 2009

Moi, sur l'île déserte, j'emporte -entre autres- L'Oiseau de feu, La Mer et le Prélude à l'après-midi d'un faune, la troisième symphonie de Malher et l'intégrale de Brassens.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 06 août 2009

Bach.

Écrit par : catmano | 06 août 2009

Préfère celui de Duruflé

Ecrit par : geofol | 06 août 2009

Pareil pour moi. Duruflé fait partie de ces compositeurs qui ont privilégié la qualité sur la quantité : il ne cessait de perfectionner ses œuvres et en détruisait scrupuleusement les ébauches. Seule sa toccata semble avoir échappé à la règle : il n'en fut jamais complètement satisfait et ne la jouait pas en concert.

Écrit par : Moot | 06 août 2009

Mais je me plais à me rappeler que Luc CHATEL est passé par l'enseignement des Jésuites, et à m'imaginer qu'il a sans doute son idée sur la reprise en mains de l' Education nationale. Quand le fanatique LUBIN exprime avec une aigreur qui fait plaisir son dépit que Luc CHATEL ait "choisi son camp", je pense qu'il a vu juste.
Nicolas SARKOZY avait déclaré pendant sa campagne: "Je veux une école où les élèves se lèvent quand le professeur entre."
Je suppose qu'il attend de ses ministres de l'Education nationale la concrétisation de cet objectif "républicain".
Ecrit par : Jean | 06 août 2009

Je ne pense pas que la généralisation du garde-à-vous à l'école soit un objectif souhaitable, Jean. Quant à sa nature républicaine...

Si on se limite à sa personne, Luc Châtel a intérêt que ses enfants ou plutôt ses petits-enfants puissent bénéficier eux-aussi d'un enseignement de qualité, avec tous les avantages comparatifs qui en dérivent. Pas besoin de contre-révolutionner l'EN pour ça, bien au contraire !

La politique de Châtel sera vraisemblablement une politique de compromis, dans laquelle ses propres opinions passeront sans doute au second plan. L'essentiel pour lui, c'est de survivre en restant à son poste jusqu'en 2012 - ce qui serait une excellente chose pour la suite de sa carrière - en donnant l'impression de faire bouger un peu les choses par quelques mesures superficielles, dont certaines pourraient aller dans notre sens (mais rien n'est moins sûr).

Comme dit JPB, on est déjà (presque) en 2012.

Écrit par : TotoWeininger | 06 août 2009

Et si le ministre faisait un premier pas en mettant les parents à leur place, c'est-à-dire hors les murs de l'école, cela n'aiderait-il pas à la "sanctuariser" ? Entendons par là : pas de représentation parentale aux conseils d'école ou d'établissement, pas d'écoute de récriminations concernant leurs enfants, aucune tolérance quant aux expressions employées pour parler des enseignants, exigence absolue de respect par les parents et leurs enfants des adultes impliqués dans l'instruction/éducation des élèves, etc.
Les parents de la fcpe feraient des manifs, investiraient les plateaux, crieraient à la dictature, et après ?
Après ? Cela ferait comme pour la loi sur les retraites : cela passerait et on commencerait peut-être à pouvoir enseigner convenablement...

Ecrit par : nicolas | 06 août 2009

Et du coup, comme il n'y a plus de conseils d'école, on n'impose plus le projet d'école, d'accord ?
Comme ça, ceux que ça amuse de papoter pendant des heures sur des élèves fictifs pour remplir du papier continuent et ceux qui préfèrent travailler dans leurs classe sur les élèves réels qu'ils ont en face d'eux ont le droit de choisir cette option.
On propose aux premiers le fameux "volant" de 108 heures moins les 60 heures d'aide personnalisée pour leurs réunions et les autres récupèrent ces 48 heures pour leurs classes, cela fait 1 h 30 de classe de plus par semaine, ce qui n'est pas négligeable.
J'ai oublié les 18 heures de formation continue ! Là, j'avoue que je n'ai pas d'idées. Faut-il les garder, les supprimer, les "encadrer" ? Qu'en pensez-vous ?
Au bout de trois ans, durée de vie d'un projet d'école, on compare les résultats des écoles avec projet d'école et des écoles sans, sur la base des progrès des élèves et on statue sur l'utilité des usines à gaz.
Après tout, on ferme bien des maternités, des postes, des gares, des tribunaux et des perceptions à tours de bras, on peut bien aussi fermer des usines à gaz, non ?

Autre truc, pendant que j'y suis. Si l'on "sanctuarise" l'école, on pourrait peut-être en profiter pour récupérer la demi-heure quotidienne d'accueil du matin en maternelle et la rendre aux apprentissages ?
Plus d'accueils échelonnés, plus de parents qui vaquent dans les locaux jusqu'à 9 heures ou 9 heures 30, plus d'élèves qui commencent la journée par une demi-heure de jeux libres.
Ça n'a l'air de rien, mais cela conditionne quand même la vision de l'école d'un enfant, cette idée bizarre de profiter des premiers instants de la journée pour faire ce qu'il veut comme il veut.

Écrit par : catmano | 06 août 2009

Je ne pense pas que la généralisation du garde-à-vous à l'école soit un objectif souhaitable, Jean. Quant à sa nature républicaine...

Ecrit par : TotoWeininger | 06 août 2009

C'est simplement le fait que les élèves attendent dans le calme que le professeur leur dise de s'asseoir. C'est plus agréable, je trouve, que d'avoir devant soi une horde d'agités qui ne se sont même pas aperçus que vous étiez là.
Dans mon collège, j'ai connu une époque où le principal et son adjoint exigeaient et obtenaient que les rangs dans la cour soient pratiquement silencieux dès la sonnerie avant de monter en classe. Les classes qui n'obtempéraient pas avaient le droit de faire en rangs par deux quelques tours de cour supplémentaires alors que leurs camarades étaient déjà au sec quand ils pleuvait et à l'ombre quand le soleil tapait.
C'était très efficace, et il se trouve que l'ensemble de l'esprit de ce collège s'en ressentait puisqu'il était au travail et au respect de l'institution.
C'était il y a dix ans, avant que n'arrive un duo d'incompétentes maternantes et faibles, qui ont accepté d'emblée -car il fallait faire du neuf! - que la cour soit une immense pagaille après la sonnerie, que les classes montent dans la plus parfaite anarchie. Résultat, disparition progressive de tout esprit de sérieux et de travail et transformation des cours en garderies épuisantes où les élèves n'avaient plus de repères sur ce qu'il convient de faire et de ne pas faire. Au bout de dix ans, ces deux cloches, qui me répondaient, quand j'essayais de les convaincre de revenir aux habitudes précédant leur arrivée, que ce n'était "pas leur travail" de faire la discipline dans la cour, nous laissent en prenant leur retaite un collège en ruines.

Écrit par : Jean | 06 août 2009

Dand ma classe (CM1 en ZEP de ZEP), les élèves se lèvent sans broncher. Mais ça n'ôte rien à leur difficulté à écouter, se taire ou se concentrer plus de 3 minutes.

Écrit par : Perceval | 06 août 2009

Moi je n'emporterais que le Requiem de Fauré. Et quand j'y mourrais, sur l'île déserte, il se jouerait tout seul pour moi et pour l'éternité.

Ecrit par : nicolas | 06 août 2009

Bel optimisme; "Quand j'y mourrai!

Écrit par : Nouvelorthoprof | 06 août 2009

Cher Francis Penin, Hugues Cuénod a fait ses débuts au MET de New York à 85 ans dans le Turandot de Puccini ! Vous avez donc tout votre temps ...

Écrit par : iPidiblue et l'empereur de Chine | 06 août 2009

Dand ma classe (CM1 en ZEP de ZEP), les élèves se lèvent sans broncher. Mais ça n'ôte rien à leur difficulté à écouter, se taire ou se concentrer plus de 3 minutes.

Ecrit par : Perceval | 06 août 2009

C'est vrai que ça ne résout pas tout, et que des énervés rédhibitoires et des perturbateurs crasses le redeviennent une fois assis, mais cela peut contribuer à donner une image respectée de l'institution scolaire.
Si la direction se charge, de son côté, d'imposer la discipline dès la mise en rangs dans la cour, cette synergie (du grec "sun" ,"ensemble", et "ergon", "travail"!), peut être féconde.

Écrit par : Jean | 06 août 2009

Si la direction se charge, de son côté, d'imposer la discipline dès la mise en rangs dans la cour, cette synergie (du grec "sun" ,"ensemble", et "ergon", "travail"!), peut être féconde.
Ecrit par : Jean | 06 août 2009

Jean, en dépit de vos trouvailles étymologiques, la discipline n'est pas un travail ni une préparation au travail. D'ailleurs, les élèves aiment bien ce genre de formalisme imbécile auquel ils se plient avec zèle, qui les conforte dans leur bêtise et ne les pousse pas le moins du monde à se mettre au travail, comme je l'ai constaté durant les quelques mois passés en collège.

Comme vous le dites, cela ne peut avoir qu'un effet d'image sur l'institution, ce qui serait bien la pire des choses qui puisse arriver si, par ailleurs, rien n'est fait sur le plan des contenus enseignés et de leur évaluation.

Écrit par : TotoWeininger | 06 août 2009

Si la direction se charge, de son côté, d'imposer la discipline dès la mise en rangs dans la cour, cette synergie (du grec "sun" ,"ensemble", et "ergon", "travail"!), peut être féconde.
Ecrit par : Jean | 06 août 2009

Jean, en dépit de vos trouvailles étymologiques, la discipline n'est pas un travail ni une préparation au travail. D'ailleurs, les élèves aiment bien ce genre de formalisme imbécile auquel ils se plient avec zèle

Ecrit par : TotoWeininger | 06 août 2009

Je parlais de la "synergie" entre les professeurs et la direction, autant d'ailleurs pour placer ici ce mot savant qui fait le bonheur des pédants et que je n'emploie jamais.

Ce que j'ai constaté, c'est que tant qu'une certaine discipline régnait dans mon collège, on y étudiait sereinement, et qu'à partir du moment où la direction a laissé tout faire aux élèves, le sérieux a disparu aussi.

Écrit par : Jean | 06 août 2009

La vraie synergie c'est quand c'est moi qui tient le fusil et quand c'est toi qui creuse ...

Écrit par : iPidiblue et le bon côté du manche | 06 août 2009

Cet article soulève le problème de la crise, mais oublie soigneusement la cause principale : méthode globale, réduction des heures de Français et pédagogisme à tout crin sont largement responsables du désamour des Français pour le livre. L'économie a bon dos.

Ce qui est rigolo, c'est que cet article en parle indirectement dans la phrase suivante : "Pour autant, l’élévation du niveau général d’études des Français n’a pas, au contraire, conduit à une augmentation du poids des livres..." On ne saurait mieux dire. Voici donc:

Les livres et la presse sacrifiés dans le budget des Français

France Info - 06:29

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Livres et journaux pèsent de moins en moins lourd dans le budget des Français, selon une étude publiée aujourd’hui par l’Insee. Ces deux postes de dépense sont en net recul depuis le début des années 90. Si celui du livre touche toutes les générations, celui de la presse, quotidienne et magazine, est surtout sensible chez les jeunes générations.

Comme tous les ans, la rentrée littéraire du mois prochain verra des centaines de nouveaux ouvrages en tous genres se bousculer dans les librairies. Mais l’étude publiée aujourd’hui par l’Insee vient apporter un bémol à cette grand messe littéraire, au pays où le prestige des écrivains égale au moins celui des cuisiniers.

Selon l’Institut national de la statistique la part budgétaire que les Français consacrent aux livres, aux journaux et aux magazines - la presse est aussi victime de ce désamour - a “diminué d’un tiers depuis 1970”.

En 2006, les ménages vivant en France ont ainsi dépensé 6,9 milliards d’euros en journaux et 3,5 milliards en livres. Soit “moins de 1% de leur budget” pour l’achat de journaux et magazines et “moins de 0,5% pour le livre”.
“Ces parts ont nettement diminué au cours des dernières décennies”, avec “un recul particulièrement net au début des années 1990 après deux décennies de stabilité”, note l’Insee.

C’est chez les plus jeunes que la presse enregistre ses plus mauvais résultats. Plus les ménages sont jeunes, plus la part de leur budget consacrée aux journaux et magazines est faible : elle passe d’entre 0,9 à 1,3% pour les plus anciens à moins de 0,3% pour les plus jeunes.

A l’inverse, le livre semble épargné par cette désaffection des plus jeunes qui, du moins jusqu’en 2001, y consacraient une part plus élevée de leur budget que leurs aînés. Le recul du livre touche en fait toutes les générations, avec de très forts écarts selon les catégories sociales.

La part du budget livres est supérieure de 70% à la moyenne chez les cadres et inférieure de 30 à 40% à la moyenne chez les ouvriers. La part budgétaire du livre est supérieure de 85% à la moyenne pour les plus diplômés. Pour autant, l’élévation du niveau général d’études des Français n’a pas, au contraire, conduit à une augmentation du poids des livres. Pour la presse, c’est l’inverse : les moins diplômés consacrent une part de leur budget supérieure de 23% à la moyenne à l’achat de journaux et magazines. Et l’augmentation du niveau de vie bénéficie au livre.

Écrit par : Manu | 06 août 2009

Ça n'a l'air de rien, mais cela conditionne quand même la vision de l'école d'un enfant, cette idée bizarre de profiter des premiers instants de la journée pour faire ce qu'il veut comme il veut.

Ecrit par : catmano | 06 août 2009

C'est la transposition de la pause-café adulte pour "commencer doucement le matin" dans certaines entreprises.

Écrit par : Manu | 06 août 2009

la discipline n'est pas un travail ni une préparation au travail. D'ailleurs, les élèves aiment bien ce genre de formalisme imbécile auquel ils se plient avec zèle, qui les conforte dans leur bêtise et ne les pousse pas le moins du monde à se mettre au travail, comme je l'ai constaté durant les quelques mois passés en collège.


Ecrit par : TotoWeininger | 06 août 2009

En ce qui me concerne, je constate exactement le contraire depuis 13 ans (en collège). Les élèves n'aiment pas- au départ -ce formalisme. Ensuite, lorsqu'il n'intervient pas, c'est le bordel (élèves qui courent dans tous les sens et impossibles à rassembler du fait que la moitié sont à l'autre bout de la cour, ce qui leur procuure des "excuses" pour arriver en retard, etc.).

La disicpline n'est pas une fin en soi mais elle est indispensable à cet âge pour se mettre en condition pour le travail. Sinon les élèves ne se calment -éventuellement- qu'après de longues minutes en cours et ce sont de précieux instants qui sont perdus pour pouvoir faire cours, quand celui-ci n'est tout simplement pas purement et simplement sabordé. Jean a raison sur toute la ligne, désolé.

Écrit par : Manu | 06 août 2009

La vraie synergie c'est quand c'est moi qui tient le fusil et quand c'est toi qui creuse ...

Ecrit par : iPidiblue et le bon côté du manche | 06 août 2009

c'est moi qui tiens le fusil et c'est toi qui creuses, iPidiblue et le mauvais côté de l'orthographe

Écrit par : orthoproflefaux | 06 août 2009

Bel optimisme; "Quand j'y mourrai!

Ecrit par : Nouvelorthoprof | 06 août 2009

Quoi ? L'éternité.
Je maintiens l'emploi du conditionnel, Nouveauvenu (ou ex défunt) car je n'y suis pas, sur l'île déserte (hélas...)

Écrit par : nicolas | 06 août 2009

ce genre de formalisme imbécile auquel ils se plient avec zèle, qui les conforte dans leur bêtise et ne les pousse pas le moins du monde à se mettre au travail.

Ecrit par : TotoWeininger | 06 août 2009

Jean a raison sur toute la ligne, désolé.

Ecrit par : Manu | 06 août 2009

Allez, TotoWeininger, vous êtes absous si vous prenez toutes affaires cessantes votre adhésion à la SdA! (www.societedesagreges.net)

Écrit par : Jean | 06 août 2009

Cher Geofol,
Je suis moi-même professeur de musique en collège et je suis atterrée par quelques-unes de vos observations :
- Il me semble en effet impensable qu'un principal ait son mot à dire sur le mobilier et la configuration du mobilier utilisé dans sa classe par le professeur. Avez-vous pensé à refuser de faire cours purement et simplement ? Vous arrivez normalement le matin et vous voyez qu'il y manque le matériel dont vous avez besoin. Vous allez voir le chef d'établissement et lui dites que vous ne pouvez pas faire cours et attendez que les tables et les chaises soient remises en place. La vie scolaire va avoir à gérer plusieurs classes dans la journée en permanence, ce qui sera loin de les faire rire si dans votre établissement comme dans de nombreux autres le nombre de surveillants est compté.

- Je n'ai jamais entendu dire que les professeurs de musique ne pouvaient pas être professeurs principaux ! C'est de l'abus de pouvoir pur et simple. Rapprochez-vous d'un syndicat (SNALC) et demandez à être PP si vous le souhaitez.

- Même chose pour le refus donné aux professeurs de musique et d'arts plastiques de venir présenter leur matière lors de la réunion avec les parents. Je n'ai jamais vu ça nulle part ! (re-SNALC)

Juste quelques mots sur les cours que je donne au collège pour vous "déculpabiliser" face à la non-application des programmes. Cette année, j'ai fait avec les 6e les grandes thématiques données dans les programmes (l'orchestre, les instruments solistes, les petites formations...) ainsi que la flûte. Je ne les ai pas fait chanter. Ensuite, avec les 5e, 4e et 3e, j'ai fait un parcours chronologique de l'histoire de la musique du Moyen-Age jusqu'à nos jours. Ils n'ont pas fait de flûte (ni d'autre instrument) ni de chant. Je réfléchis cependant à l'éventualité de les faire chanter des chants en rapport avec le cours d'histoire de la musique. Je vais voir si je le fais ou pas cette année. Ce n'est pas facile de trouver des pièces vocalement accessibles aux collégiens. D'ailleurs, si vous avez des idées là-dessus, je suis preneuse !
Bon courage à vous et surtout bonnes vacances !

Écrit par : Aurore | 06 août 2009

D'après un récent sondage, (réalisé en ce lieu et à l'instant), les professeurs de musique seraient ceux des enseignants qui partent le moins en vacances... ;-)
On en tirera les conclusions que l'on veut!

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

Bel optimisme; "Quand j'y mourrai!

Ecrit par : Nouvelorthoprof | 06 août 2009

Quoi ? L'éternité.
Je maintiens l'emploi du conditionnel, Nouveauvenu (ou ex défunt) car je n'y suis pas, sur l'île déserte (hélas...)

Ecrit par : nicolas | 06 août 2009

Une faute de majuscule, et l'oubli d'un guillemet? Non, ce n'est pas moi! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

Cette année, j'ai fait avec les 6e les grandes thématiques données dans les programmes (l'orchestre, les instruments solistes, les petites formations...) ainsi que la flûte.

Ecrit par : Aurore | 06 août 2009

Noooooooon! Pas la flûte!!! :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

Je partage l'avis de Jean et de Manu sur la nécessaire discipline, condition sine qua non. Et j'y ajoute la rigueur dans le travail. C'est de ces deux nécessités que découle tout le reste. Notamment la possibilité de créer quelque chose qui tienne la route. On est donc loin du formalisme ! Tout cela me paraît d'une telle évidence que j'ai l'impression qu'on enfonce des portes ouvertes. Apparemment non.
Quant à faire travailler les élèves en dehors des cours, c'est effectivement une autre paire de manches. Ils ne retrouvent pas, pour la plupart d'entre eux, la même discipline, la même rigueur en dehors de la classe. L'enfant-roi, libre de son temps et de ses désirs, prend le dessus dès la sortie. Sempiternel combat.

Écrit par : Marilyse | 06 août 2009

Cher Francis Penin, Hugues Cuénod a fait ses débuts au MET de New York à 85 ans dans le Turandot de Puccini ! Vous avez donc tout votre temps ...

Ecrit par : iPidiblue et l'empereur de Chine | 06 août 2009

Il y a des hallebardiers, dans Turandot ;o) ?

Écrit par : Moot | 06 août 2009

Ben si, la flûte !!

Je trouve que cet instrument a plusieurs avantages :
- son coût
- sa mobilité
- sa "mélodicité" (par rapport à des percussions ou un xylophone)
- une pratique aisée pour les débutants

La flûte est, pour beaucoup d'élèves le premier instrument de musique qu'ils tiennent entre leurs mains (regardez comme les 6e ont hâte de commencer la flûte en début d'année !). Elle est une porte d'accès pour eux vers la musique (la pratique instrumentale, le solfège). Il est évident que dans l'absolu, il faudrait que les élèves puissent chacun pratiquer un instrument au conservatoire. Ce n'est pas le cas mais la pratique de la flûte peut donner envie aux élèves de poursuivre vers un autre instrument.
J'espère que vous avez noté que je ne fais faire de la flûte qu'aux 6e. J'estime que poursuivre sa pratique dans les niveaux plus élevés ne présente pas un grand intérêt puisque ce qui m'importe c'est l'approche de la pratique instrumentale et non pas l'instrument en lui-même.

Au fait, quelle alternative pour la pratique instrumentale au collège proposez-vous ?

Écrit par : Aurore | 06 août 2009

ce genre de formalisme imbécile auquel ils se plient avec zèle, qui les conforte dans leur bêtise et ne les pousse pas le moins du monde à se mettre au travail.
Ecrit par : TotoWeininger | 06 août 2009
Jean a raison sur toute la ligne, désolé.
Ecrit par : Manu | 06 août 2009
Allez, TotoWeininger, vous êtes absous si vous prenez toutes affaires cessantes votre adhésion à la SdA! (www.societedesagreges.net)
Ecrit par : Jean | 06 août 2009

Ma classe de quatrième la plus rétive au travail - ce n'est rien de le dire - était aussi celle qui respectait le plus scrupuleusement les règles de discipline.

L'intervention de Perceval va dans le même sens : "Dans ma classe (CM1 en ZEP de ZEP), les élèves se lèvent sans broncher. Mais ça n'ôte rien à leur difficulté à écouter, se taire ou se concentrer plus de 3 minutes."

Ce n'est donc pas avec les témoignages des uns et des autres que l'on pourra trancher cette question.

Écrit par : TotoWeininger | 06 août 2009

Il y a quelques classes, dans mon département, qui fonctionnent, (apparemment plutôt pas mal, une de mes choristes et néanmoins collègue, qui pratique ainsi, semble le confirmer), avec un certain nombre de claviers électroniques.
Autrement, le chant. En groupe, et pas "du" Goldmann ou "du" Diam's!!!
Je sais qu'il n'y a pas que des inconvénients à la pratique de la flûte à bec, sinon, je pense qu'elle aurait été totalement abandonnée, et depuis longtemps. Et j'ai bien noté que vous n'en préconisiez l'usage qu'en sixième. Mais c'est quand même un vrai instrument de musique, très technique, qui en rend la pratique en classe complète assez problématique. Et quand on voit, déjà, comment une seule flûte peut "jouer faux", à trente à la fois... Un vrai remède contre la musique. Ce qui ne me semble pas être le but recherché.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

Ou alors, en ateliers comprenant un nombre restreint d'élèves.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

Les ateliers restent l'apanage de quelques établissements privilégiés. Je n'y ai malheureusement pas encore eu accès.

Je serais curieuse de savoir comment fait votre collègue avec des claviers électroniques pour faire travailler les élèves chez eux. Combien de claviers faut-il pour faire travailler 25 élèves ? Je me demande également ce qu'elle leur demande en classe.
La flûte m'apparait comme le seul moyen pour faire travailler l'instrument en dehors du cours et avoir une exigence en classe (le travail ayant été fait pendant la semaine).

Écrit par : Aurore | 06 août 2009

Je partage l'avis de Jean et de Manu sur la nécessaire discipline, condition sine qua non. Et j'y ajoute la rigueur dans le travail. C'est de ces deux nécessités que découle tout le reste. Notamment la possibilité de créer quelque chose qui tienne la route. On est donc loin du formalisme !
Ecrit par : Marilyse | 06 août 2009

Parler de condition suffisante ou de condition nécessaire au sujet d'un phénomène réel, c'est justement ça le formalisme. Et ça ne résout aucun problème.

Je ne suis évidemment pas favorable au bordel en classe. Je dis simplement que le rétablissement de la discipline (qui n'est d'ailleurs pas si abandonnée que ça) sans le retour DES disciplines, c'est ne rien changer à la fabrique du crétin, au contraire : aujourd'hui centre aéré mal tenu, les professeurs jouant le pitoyable rôle d'animateurs, demain caserne pointilleuse, avec les mêmes jouant aux adjudants-chefs. Garderie de gauche ou garderie de droite, très peu pour moi, dans les deux cas.

Écrit par : TotoWeininger | 06 août 2009

Parler de condition suffisante ou de condition nécessaire au sujet d'un phénomène réel, c'est justement ça le formalisme. Et ça ne résout aucun problème.

Je ne suis évidemment pas favorable au bordel en classe. Je dis simplement que le rétablissement de la discipline (qui n'est d'ailleurs pas si abandonnée que ça) sans le retour DES disciplines, c'est ne rien changer à la fabrique du crétin, au contraire : aujourd'hui centre aéré mal tenu, les professeurs jouant le pitoyable rôle d'animateurs, demain caserne pointilleuse, avec les mêmes jouant aux adjudants-chefs. Garderie de gauche ou garderie de droite, très peu pour moi, dans les deux cas.

Ecrit par : TotoWeininger | 06 août 2009

Tout à fait d'accord.

Écrit par : catmano | 06 août 2009

Quant à faire travailler les élèves en dehors des cours, c'est effectivement une autre paire de manches. Ils ne retrouvent pas, pour la plupart d'entre eux, la même discipline, la même rigueur en dehors de la classe. L'enfant-roi, libre de son temps et de ses désirs, prend le dessus dès la sortie. Sempiternel combat.

Ecrit par : Marilyse | 06 août 2009

Marilyse, vous devriez plutôt vous demander pourquoi l'enfant-roi est devenu enfant paresseux, oisif ......
Les devoirs à la maison, ce sont les parents qui les ont supprimés ? Demandez à vos collègues de primaire.
Sous prétexte d'inégalité des uns pour l'égalité des autres, le travail du soir a été supprimé. Remarquez pour contrôler ce que font les gosses à l'école, il n'y a pas de meilleur moyen.
Il faut dire qu'entre tous ce classeurs remplis de polycopiés volants, de cartonnages, ou juste l'intitulé est écrit à la main, on peut comprendre que les élèves aient du mal à se repérer.
Le bordel dans les cartables comme dans les classes. L'image de notre école française dans toute sa splendeur.

Quant à la discipline, c'est aussi l'école qui s'en est allégrement séparée. Faut être cool, c'est bon pour les élèves.
No stress !

Cours de français : classe de CM1, présent de l'indicatif.
Les tables contre les murs. Deux groupes d'élèves (au fond de la classe) sur les starting-blocks. En face le tableau, avec des verbes conjugués. Sur ordre de la maîtresse, le premier arrivé (en courant svp) et qui tape sur la bonne réponse a un point. Maîtresse de français préposée à l'échauffement en soutien aux enseignants d'EPS.
Elle est pas belle la solidarité !

Cours de musique collège :
Les tables sont au fond de la classe (cela ne date pas d'hier), les enfants sont regroupés devant leur enseignant. On ne note rien, on tient sa flûte. Point barre.
En passant, le professeur de musique est aussi professeur principal.

Je suis étonnée que certains d'entre vous semble encore découvrir le fonctionnement de "entre les murs".

Écrit par : carole | 06 août 2009

Pour la presse, c’est l’inverse : les moins diplômés consacrent une part de leur budget supérieure de 23% à la moyenne à l’achat de journaux et magazines.

Ecrit par : Manu | 06 août 2009

Closer, Voici et autres débilités peopolisantes, c'est sûr, ça se vend bien dans les milieux peu scolarisés.

Écrit par : nicolas | 06 août 2009

En passant, le professeur de musique est aussi professeur principal. Ecrit par : carole | 06 août 2009

Déduction : ce n'est pas geofol.

Écrit par : nicolas | 06 août 2009

Je dis simplement que le rétablissement de la discipline (qui n'est d'ailleurs pas si abandonnée que ça) sans le retour DES disciplines, c'est ne rien changer à la fabrique du crétin

Ecrit par : TotoWeininger | 06 août 2009

Vous énoncez une évidence!
Mais combien y a-t-il de collègues , actuellement, qui seraient tout à fait disposés à enseigner des "disciplines" et en sont empêchés par le bordel ambiant du collège?
Si vous aviez eu comme moi trois classes richement dotées en perturbateurs crasses et résolus (et soutenus par la direction démagogue et complice), vous n'auriez même pas eu le temps d'avoir des états d'âme sur les conditions nécessaires et suffisantes ou pas suffisantes! Vous auriez appelé de tous vos voeux un retour de la discipline la plus bête et méchante!

Écrit par : Jean | 06 août 2009

Cher Geofol,
Je suis moi-même professeur de musique en collège et je suis atterrée par quelques-unes de vos observations :
- Il me semble en effet impensable qu'un principal ait son mot à dire sur le mobilier et la configuration du mobilier utilisé dans sa classe par le professeur. Avez-vous pensé à refuser de faire cours purement et simplement ? Vous arrivez normalement le matin et vous voyez qu'il y manque le matériel dont vous avez besoin. Vous allez voir le chef d'établissement et lui dites que vous ne pouvez pas faire cours et attendez que les tables et les chaises soient remises en place. La vie scolaire va avoir à gérer plusieurs classes dans la journée en permanence, ce qui sera loin de les faire rire si dans votre établissement comme dans de nombreux autres le nombre de surveillants est compté.

- Je n'ai jamais entendu dire que les professeurs de musique ne pouvaient pas être professeurs principaux ! C'est de l'abus de pouvoir pur et simple. Rapprochez-vous d'un syndicat (SNALC) et demandez à être PP si vous le souhaitez.

- Même chose pour le refus donné aux professeurs de musique et d'arts plastiques de venir présenter leur matière lors de la réunion avec les parents. Je n'ai jamais vu ça nulle part ! (re-SNALC)

Juste quelques mots sur les cours que je donne au collège pour vous "déculpabiliser" face à la non-application des programmes. Cette année, j'ai fait avec les 6e les grandes thématiques données dans les programmes (l'orchestre, les instruments solistes, les petites formations...) ainsi que la flûte. Je ne les ai pas fait chanter. Ensuite, avec les 5e, 4e et 3e, j'ai fait un parcours chronologique de l'histoire de la musique du Moyen-Age jusqu'à nos jours. Ils n'ont pas fait de flûte (ni d'autre instrument) ni de chant. Je réfléchis cependant à l'éventualité de les faire chanter des chants en rapport avec le cours d'histoire de la musique. Je vais voir si je le fais ou pas cette année. Ce n'est pas facile de trouver des pièces vocalement accessibles aux collégiens. D'ailleurs, si vous avez des idées là-dessus, je suis preneuse !
Bon courage à vous et surtout bonnes vacances !

Merci Aurore !
Le chef d'établissement a eu une discussion avec l'IPR de musique à l'occasion de l'inspection d'un collègue (nous sommes 3 profs d'EM dans le bahut) qui l'a conviancu de supprimer les tables (voir remarque de Carole sur le fait que, dans son établissement, les élèves ne notent rien et sont devant le professeur). A ce propos, personnellement, je vois mal comment faire passer un minimum de connaissances et faire des évaluations en terme de contenus si on ne fait rien noter aux élèves - ne serait-ce que quelques éléments sur les oeuvres écoutées en classe - et comment s'approprier un cahier s'il ne consiste qu'en un collecteur de photocopies avec au mieux des textes à trous impersonnels).
La pratique instrumentale ne figure plus dans les nouveaux programmes applicables à la rentrée (perception/production). A titre personnel, je ne regretterai pas la flûte à bec. Je pensais faire des écoutes en lien avec les thématiques (malheureusement pas chronologiques) - "musique et arts du spectacle", "musique et métissages", "musique et spiritualité" etc. et faire une pratique vocale (avec échauffement corporel et vocal quasi systématique, en vue de donner une certaine technique vocale et pour la qualité du résultat sonore). J'utilise exclusivement des chansons à texte à l'ambitus adapté aux élèves de collège et suis bon accompagnateur au clavier ce qui rend bien service. J'ai toujours fait chanter mes élèves (nous sommes professeurs d'éducation musicale ET chant choral), mais à de rares exceptions près, pas des chansons type Glodman et consorts.
Il n'y a pas de chorale dans notre établissement car 1. pas de réelle demande de la part des familles et surtout 2. Pas d'heures accordées pour cela dans le service des enseignants (donc le bénévolat, ça va 5 minutes, surtout que je fais en général 2/3 concerts par an avec les élèves - chants de Noël et auditions d'élèves musiciens dans le cadre de projet de classe "patrimoine".
Une de mes deux collègues de musique est effectivement prof principale de 6è mais pour ce qui me concerne "les profs de musique ont trop de classes et ne peuvent pas être PP" même en remplacement d'une collègue qui partait en congé maternité les deux derniers mois de l'année et qui avait suggéré mon nom (c'est une prof qui était déjà PP d'une autre classe qui l'a prise). En fait, c'est le chef d'établissement qui choisit les profs principaux et qui a ses propres critères. A partir du moment où toutes les classes ont un PP, difficile de râler.

Écrit par : geofol | 06 août 2009

Il y a quelques classes, dans mon département, qui fonctionnent, (apparemment plutôt pas mal, une de mes choristes et néanmoins collègue, qui pratique ainsi, semble le confirmer), avec un certain nombre de claviers électroniques.
Autrement, le chant. En groupe, et pas "du" Goldmann ou "du" Diam's!!!
Je sais qu'il n'y a pas que des inconvénients à la pratique de la flûte à bec, sinon, je pense qu'elle aurait été totalement abandonnée, et depuis longtemps. Et j'ai bien noté que vous n'en préconisiez l'usage qu'en sixième. Mais c'est quand même un vrai instrument de musique, très technique, qui en rend la pratique en classe complète assez problématique. Et quand on voit, déjà, comment une seule flûte peut "jouer faux", à trente à la fois... Un vrai remède contre la musique. Ce qui ne me semble pas être le but recherché.

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

Nous n'avons pas de matériel ni de budget pour l'éducation musicale. Il m'est arrivé une année - parce que la salle de musique était utilisée par un collègue sur tel créneau horaire - de faire cours 10 mois dans une salle sans rien d'autre qu'un tableau (et des tables et chaises naturellement) donc, cette année-là (pas celle de Claude François...) : pas d'écoutes, chant et flûte a cappella et puis voilà.
Pour ce qui concerne les évaluations, j'évalue individuellement en chant et je fais des interros (orales essentiellement) sur le résumé de la séance précédente à propos des écoutes.

Écrit par : geofol | 06 août 2009

Ensuite, avec les 5e, 4e et 3e, j'ai fait un parcours chronologique de l'histoire de la musique du Moyen-Age jusqu'à nos jours. Ils n'ont pas fait de flûte (ni d'autre instrument) ni de chant. Je réfléchis cependant à l'éventualité de les faire chanter des chants en rapport avec le cours d'histoire de la musique. Je vais voir si je le fais ou pas cette année. Ce n'est pas facile de trouver des pièces vocalement accessibles aux collégiens. D'ailleurs, si vous avez des idées là-dessus, je suis preneuse !
Bon courage à vous et surtout bonnes vacances !

Ecrit par : Aurore | 06 août 2009

Pour Aurore :
Je ne fais pas de cours d'histoire de la musique à proprement parler (me ferais salement taper sur les doigts par l'IPR si je faisais ça), mais il y a pour chaque écoute un petit résumé sur les notions musicales que les élèves ont identifiées et une ou deux phrases sur le contexte de composition de l'oeuvre ou les circonstances de création (ou anecdote sur le compositeur).
Pour les chants (en plus de faire chanter le thème des oeuvres écoutées s'il se prête à une interprétation vocale) :

EN SIXIEME : La langue de chez nous (Duteil), Monsieur de la Palisse, Petite berceuse du début de la colonie (G. Vigneault), la terre est si belle (H. Aufray), l'orphéoniste (chanson populaire sur les notes de la gamme), le doux chagrin (G. Vigneault) et l'Hymne à la joie (Beethoven, paroles en français).

EN CINQUIEME : La ronde des ans (E. Daniel), Ca fait pleurer l'Bon Dieu (Julien Clerc), c'est Noël (Egli/Morisod), la demoiselle (A. Branduardi), Belle qui tiens ma vie (T. Arbeau), la complainte de Mandrin (traditionnel), la princesse et le troubadour (M. Fugain)

EN QUATRIEME : Je n'aurai pas le temps (M. Fugain), les moulins de mon coeur (M. Legrand), va où le vent te mène (A. Branduardi), la princesse de la nuit (musicollège), je suis venu pour elle (L. Voulzy), Mélancolie (Y. Duteil), Santiano (H. Aufray, fin d'année).

EN TROISIEME : Le petit bonheur (F. Leclerc), il est libre Max (H. CHristiani), Les miroirs dans la boue (W. Sheller), Armstrong (C. Nougaro), Le Sud (N. Ferrer) et des negro spirituals dans le cadre d'une séquence sur "musique et métissages".

Écrit par : geofol | 06 août 2009

Bonjour geofol et bienvenue parmi nous. Ce que vous vivez n’a pas l’air très épanouissant et pourtant vous êtes censé enseigner une matière qui épanouit, non ? !
En passant, je vais me permettre de rectifier deux ou trois petites choses car sur ce blog, sans être dogmatiques, nous aimons bien l’écriture châtiée qui permet une meilleure lecture/compréhension, c’est pourquoi beaucoup d’entre nous se relisent avant d’expédier ce qu’ils ont à dire…

Donc, je suis bien décider à ouvrir ma gu…
Ecrit par : geofol | 05 août 2009
Je suis bien décidé

penser par eux-même les effets pervers de leur idéologies Ecrit par : geofol | 05 août 2009
penser par eux-mêmes ; les effets de leur idéologie / leurs idéologies : adjectif possessif, accord avec le(s) nom(s)

leur culture et leurs goût
de faire en sorte qu'il ne soient pas le jouet d'un système commercial Ecrit par : geofol | 05 août 2009
leur culture et leurs goûts : adjectif possessif, accord avec le(s) nom(s)
qu'ils ne soient pas
des clones sans couleur, sans saveur et inodore Ecrit par : geofol | 05 août 2009
des clones inodores

une collègue acquise aux théories pédagogistes délétère Ecrit par : geofol | 05 août 2009
La collègue est délétère, ou les théories ? aux théories pédagogistes délétères. Encore que…
jusqu'au jour où leur statut et salaire d'enseignant leurs seront supprimés n'ayant plus de raison d'être.. Ecrit par : geofol | 05 août 2009
leurs statut et salaire : adjectif possessif, accord avec le(s) nom(s) ou bien leur statut et leur salaire
leur seront supprimés : pronom personnel, peut se remplacer par lui, pas d’accord

Un petit coucou à mihailovich et à Carole aussi :

C'est leur célébrité - justifiée au demeurant - qui les a desservi, Ecrit par : mihailovich | 05 août 2009
qui les a desservis
même s'il n'y comprennent rien, vive Rocard
Ecrit par : carole | 05 août 2009
s’ils n’y comprennent rien, carole

Écrit par : orthoproflefaux | 06 août 2009

Bonjour geofol et bienvenue parmi nous. Ce que vous vivez n’a pas l’air très épanouissant et pourtant vous êtes censé enseigner une matière qui épanouit, non ? !
En passant, je vais me permettre de rectifier deux ou trois petites choses car sur ce blog, sans être dogmatiques, nous aimons bien l’écriture châtiée qui permet une meilleure lecture/compréhension, c’est pourquoi beaucoup d’entre nous se relisent avant d’expédier ce qu’ils ont à dire…

Ecrit par : orthoproflefaux | 06 août 2009

Disons que la définition de l'épanouissement n'est pas la même selon que l'on se place du point de vue des parents, des élèves, de l'IPR, du chef d'établissement ou des enseignants...
Pour les fautes, mea culpa, mea maxima culpa etc.

Écrit par : geofol | 06 août 2009

Cher Geofol,
Je suis moi-même professeur de musique en collège et je suis atterrée par quelques-unes de vos observations :
- Il me semble en effet impensable qu'un principal ait son mot à dire sur le mobilier et la configuration du mobilier utilisé dans sa classe par le professeur. Avez-vous pensé à refuser de faire cours purement et simplement ? Vous arrivez normalement le matin et vous voyez qu'il y manque le matériel dont vous avez besoin. Vous allez voir le chef d'établissement et lui dites que vous ne pouvez pas faire cours et attendez que les tables et les chaises soient remises en place. La vie scolaire va avoir à gérer plusieurs classes dans la journée en permanence, ce qui sera loin de les faire rire si dans votre établissement comme dans de nombreux autres le nombre de surveillants est compté.

Ecrit par : Aurore | 06 août 2009

Malheureusement pour moi, j'ai pitié de la vie scolaire et si je faisais ça, mon chef d'établissement trouverait le moyen de faire amputer de mon salaire les heures de cours non effectuées. Et puisque c'est ce que l'IPR demande (de retirer les tables), je ne pourrai compter sur lui pour appuyer ma demande auprès du chef d'établissement. C'est le serpent qui se mord la queue.

Écrit par : geofol | 06 août 2009

Je ne suis évidemment pas favorable au bordel en classe. Je dis simplement que le rétablissement de la discipline (qui n'est d'ailleurs pas si abandonnée que ça) sans le retour DES disciplines, c'est ne rien changer à la fabrique du crétin, au contraire : aujourd'hui centre aéré mal tenu, les professeurs jouant le pitoyable rôle d'animateurs, demain caserne pointilleuse, avec les mêmes jouant aux adjudants-chefs. Garderie de gauche ou garderie de droite, très peu pour moi, dans les deux cas.

Ecrit par : TotoWeininger | 06 août 2009

Tout à fait d'accord.

Ecrit par : catmano | 06 août 2009

Bien évidemment. J'y ajoutais la rigueur dans le travail et non le laisser-aller des gentils animateurs de cours-garderie ! La question de la discipline est une condition sine qua non mais pas suffisante, bien sûr.

Écrit par : Marilyse | 06 août 2009

Je suis étonnée que certains d'entre vous semble encore découvrir le fonctionnement de "entre les murs".

Ecrit par : carole | 06 août 2009

semblent

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

Geofol, changez de collège! Je ne vois pas d'autre solution! C'est l'enfer que celui où vous êtes!

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

Geofol, changez de collège! Je ne vois pas d'autre solution! C'est l'enfer que celui où vous êtes!

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

Malheureusement, dans l'Enseignement privé, les mutations ne s'obtiennent pas facilement et il y a peu de postes en musique (de nombreux collègues sont obligés d'être sur deux ou trois établissements afin d'avoir un temps plein. Personnellement, bien qu'ayant passé CAFEP et agrégation externe - avec option pour être maintenu comme contractuel dans l'Enseignement privé, durant cinq ans, j'ai travaillé à temps incomplet parce qu'on n'avait pas plus de 10 heures à me donner et payé au prorata, naturellement). De plus, il y a de tout dans l'Enseignement privé et de plus en plus d'établissements qui, pour éviter de fermer, prennent des élèves dont le public se sépare parce que totalement inadaptés à une scolarité normale (élèves à la limite de la folie, faisant des séjours en hôpital de jour, en proie à des crises d'hystéries etc. J'ai vu ça dans le collège où j'étais cette année en délégation pour enseigner une autre discipline. Dans mon collège d'affectation en éducation musicale, les élèves sont "normaux", c'est plutôt le soutien de la part de la direction et la considération de la part des familles qui font défaut.

Écrit par : geofol | 06 août 2009

Répertoire de chansons possible, (à titre indicatif et, pour les orthoprofs, c'est le répertoire qui est possible; ;-):

-Trenet, (le Débit de lait, sur un texte de Francis Blanche, Tout est au duc, Une noix, Le soleil a rendez-vous avec la lune, Serpent python.
-Le Forestier: La petite fugue, Mon frère, Passer ma route, Bille de verre.
-Brassens: En fonction des goûts de l'utilisateur, et du niveau de classe, (mais "Le gorille" et "Trompettes de la renommée ne sont pas évidentes à faire, ;-).
-Pierre Perret: Mon p'tit loup, Les Ours heureux.
-Michel Polnareff: Qui a tué grand-maman, le Bal de Laze.
-Noir désir: A l'envers, à l'endroit.
-Lennon et McCartney: en fonction de votre diction anglaise, (la mienne est nulle, mais j'ai quand même fait: Because, Yesterday, et je prépare Come together pour une de mes chorales).
-Henri Salvador: le Blues du dentiste, la Marche à pied.
-Renaud: la Ballade nord-irlandaise...
J'en ai plein d'autres... J'y reviendrai.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

J'avais déménagé et changé d'académie pour trouver un poste qui me convienne. Mais, évidemment, c'était un choix personnel. Je ne sais pas quoi vous dire.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

J'avais déménagé et changé d'académie pour trouver un poste qui me convienne. Mais, évidemment, c'était un choix personnel. Je ne sais pas quoi vous dire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

J'ai opté pour mon maintien dans l'Enseignement privé après ma réussite à l'agreg externe pour ne justement pas avoir à me retrouver à Créteil et de toute manière, aujourd'hui, j'ai acheté une maison dans la ville où j'enseigne et j'y ai des attaches ;)

Écrit par : geofol | 06 août 2009

cétinsoluble7istoirdemuzikdanleprivé

Écrit par : pluskacé | 06 août 2009

mèkantonsapèlgeofolondoitêtremobilnon ?

Écrit par : pluskacé | 06 août 2009

mèkantonsapèlgeofolondoitêtremobilnon ?

Ecrit par : pluskacé | 06 août 2009

Les mutations inter-académiques sont encore plus difficiles à obtenir que les mutations intra-académiques dans l'Enseignement privé (il n'y a pas d'histoire de points dans l'Enseignement privé, seule l'ancienneté compte et, bien entendu, les pertes d'heure. Ensuite, c'est le chef d'établissement qui vous accepte ou non. Même s'il est tenu, en théorie de recruter parmi les candidats prioritaires, on en voit encore certains qui maintiennent un maître auxiliaire dont ils sont satisfaits plutôt qu'un prof titulaire d'un contrat qu'ils ne connaissent pas.

Écrit par : geofol | 06 août 2009

jesuibiencontenk1orthoprofsesoisuicidébondébara

Écrit par : pluskacé | 06 août 2009

Cher Geofol,
Merci pour vos idées de répertoire. Je vois en effet que votre situation est bien compliquée. Avez-vous pensé à enseigner dans le public ? C'est peut-être une fausse solution, mais j'ai l'impression qu'on peut davantage l'ouvrir dans le public que dans le privé.

Cher C. Sibille,
Merci pour votre liste, mais je cherche du répertoire en lien avec les cours d'histoire de la musique que je donne (du Moyen Age à nos jours) et non pas de la variété (je dispose déjà d'un grand nombre de partitions dans ce domaine).

Écrit par : Aurore | 06 août 2009

Cher Geofol,
Merci pour vos idées de répertoire. Je vois en effet que votre situation est bien compliquée. Avez-vous pensé à enseigner dans le public ? C'est peut-être une fausse solution, mais j'ai l'impression qu'on peut davantage l'ouvrir dans le public que dans le privé.


Ecrit par : Aurore | 06 août 2009

S'il est possible (mais, c'est de moins en moins le cas dans les faits) de se faire détacher comme fonctionnaire du public vers les privé, en revanche, en l'état actuel des choses, il est impossible à un maître contractuel de l'Enseignement privé d'enseigner dans le public (sauf à repasser les concours).

Écrit par : geofol | 06 août 2009

Même s'il est tenu, en théorie de recruter parmi les candidats prioritaires, on en voit encore certains qui maintiennent un maître auxiliaire dont ils sont satisfaits plutôt qu'un prof titulaire d'un contrat qu'ils ne connaissent pas.

Ecrit par : geofol | 06 août 2009

écbiencekivasepacékantonauraprivatiséléducnat !

Écrit par : pluskacé | 06 août 2009

Je n'ai pas le statut de fonctionnaire, je suis payé selon l'échelle de rémunération des professeurs agrégé, mais de par les charges salariales plus élevées, si mon salaire brut est équivalent à celui d'un prof du public à échelon égal, en revanche, mon salaire net est inférieur de 100 à 150 euros par mois. Je n'ai pas non plus la sécurité de l'emploi (qui est maintenu, cependant, tant qu'il n'y a pas de fermeture de classe et suis dans ce cas prioritaire pour retrouver un service d'enseignement vacant s'il existe, mais sans certitude.

Écrit par : geofol | 06 août 2009

agrégés avec un "s"

Écrit par : geofol | 06 août 2009

@geofol
100voudemandévotragevouzenavéenkorpourlontan
de7galèr?

Écrit par : pluskacé | 06 août 2009

J'ai l'impression qu'on peut davantage l'ouvrir dans le public que dans le privé.


Ecrit par : Aurore | 06 août 2009

Sans doute, car dans l'Enseignement privé, on dépend plus de son chef d'établissement (beaucoup de chefs d'établissement ont pour tout diplôme la licence mais ont un pouvoir plus important que dans le public) et on a intérêt à se faire bien voir. Ma note administrative est restée la même durant 5 ans par exemple, alors même que dans l'intervalle je suis passé de MA à certifié puis agrégé. C'est un simple exemple, mais il faut dire que je me laissais faire pour tout, alors...

Écrit par : geofol | 06 août 2009

@geofol
100voudemandévotragevouzenavéenkorpourlontan
de7galèr?

Ecrit par : pluskacé | 06 août 2009

Je vivrai ma treizième rentrée en collège en septembre.

Écrit par : geofol | 06 août 2009

Je suis étonnée que certains d'entre vous semble encore découvrir le fonctionnement de "entre les murs".

Ecrit par : carole | 06 août 2009

semblent

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

NONcpavrèlèpamor!!!!!!!!!!

Écrit par : pluskacé | 06 août 2009

Cher C. Sibille,
Merci pour votre liste, mais je cherche du répertoire en lien avec les cours d'histoire de la musique que je donne (du Moyen Age à nos jours) et non pas de la variété (je dispose déjà d'un grand nombre de partitions dans ce domaine).

Ecrit par : Aurore | 06 août 2009

Il s'agissait plus, à mes yeux, de "chanson" que de "variété", mais il est vrai qu'on n'est pas obligé d'associer ce vocable d'une connotation péjorative, vous avez raison.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

"d'associer à ce vocable une connotation péjorative", pardon.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

Merci Ortho Vrai ou Faux pour la correction.


Je suis étonnée que certains d'entre vous semble encore découvrir le fonctionnement de "entre les murs".

Ecrit par : carole | 06 août 2009

semblent

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

NONcpavrèlèpamor!!!!!!!!!!

Ecrit par : pluskacé | 06 août 2009


Merci Christophe, vous vous recyclez ???????

Écrit par : carole | 06 août 2009

"Merci Christophe, vous vous recyclez ???????"

Ecrit par : carole | 06 août 2009

Mais non! Je suis très polyvalent!!!
J'ai dû subir une démission forcée comme "Orthoprof auxiliaire", mais, par plaisir, je reprends du service pour vous! J'espère que vous en êtes flattée? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 août 2009

le rétablissement de la discipline (qui n'est d'ailleurs pas si abandonnée que ça) sans le retour DES disciplines, c'est ne rien changer à la fabrique du crétin
Ecrit par : TotoWeininger | 06 août 2009
Bien évidemment.
Ecrit par : Marilyse | 06 août 2009
Vous énoncez une évidence!
Ecrit par : Jean | 06 août 2009

Allons bon, ne voilà-t-il pas que tout le monde est d'accord, maintenant (merci à catmano, au passage)!

Mais pour qui diable est-ce une évidence ? Pour les habitués de ce blog ? C'est possible. Pour les enseignants, en général ? On en est très loin, il me semble. Et que dire de l'administration, du ministère ?

Ce dernier pourrait facilement reconnaitre que le bordel dans les établissement, effectivement, ça fait un peu désordre. D'autant plus facilement qu'il lui serait aisé d'accuser le camp d'en face d'avoir instauré cet état de fait (il n'aurait pas tort) et qu'il montrerait par la même occasion qu'il se préoccupe, lui, du "malaise enseignant".

Mais avez-vous jamais entendu un homme politique dire clairement et distinctement quelque chose de sensé au sujet du niveau des élèves ? Certainement pas ! et à droite comme à gauche, chaque année, on se félicite des mirifiques pourcentages de réussite au baccalauréat, alors que les sujets ne provoquent plus désormais que le mépris des élèves.

L'effondrement du niveau des élèves - qui laisse vraiment pantois, en particulier lorsqu'on débute, comme moi (et j'ai enseigné en cinq ans de la quatrième à la licence, constatant partout la même catastrophe) - est inscrit dans les textes, les circulaires, les programmes, les sujets d'examen, les décisions de conseils de classe etc. Ce sont sur ces éléments-là qu'il faut pousser le ministère à agir.

L'irrespect et l'indiscipline des élèves entretiennent une relation complexe avec l'état du système éducatif - ni cause ni conséquence. Ce que je voulais dire, c'est qu'on ne doit pas traiter ce problème indépendamment du reste et en parler toutes choses égales par ailleurs, au risque de se retrouver un beau matin promu adjudant-chef de la caserne EN.

Écrit par : TotoWeininger | 06 août 2009

Tiens, la composition du Cabinet du Ministre est publiée!
Vingt-neuf personnes, dont vingt-quatre conseillers!
Que de monde!

Sur la nécessité d'enseigner un contenu, nous étions d'accord, ici, avant même que nous le rappelassiez!
J'aimerais bien, moi, que la nouvelle principale de mon collège soit un adjudant-chef! Cela me permettrait d'enseigner (le contenu) dans de bonnes conditions.

Écrit par : Jean | 06 août 2009

"L'effondrement du niveau des élèves - qui laisse vraiment pantois, en particulier lorsqu'on débute, comme moi (et j'ai enseigné en cinq ans de la quatrième à la licence, constatant partout la même catastrophe) - est inscrit dans les textes, les circulaires, les programmes, les sujets d'examen, les décisions de conseils de classe etc. Ce sont sur ces éléments-là qu'il faut pousser le ministère à agir."

Ecrit par : TotoWeininger | 06 août 2009

Oui, le niveau de la plupart des élèves est atterrant, en tout cas en français. J'enseigne depuis 1976 et depuis, je constate la dégringolade, amplifiée depuis ces dernières années, me semble-t-il, notamment par l'enseignement en séquences. On se demande où elle va s'arrêter. "Préparez-vous à voir pire dans les années qui viennent", nous affirme notre principal.
L'hypocrisie semble le maître mot aujourd'hui : à mon sens, on essaie de masquer la réalité plutôt que la voir en face et d'essayer y remédier efficacement. Je ne sais si je verrai une amélioration avant mon départ en retraite, j'en doute.
On se sent souvent dépassé par l'ampleur du problème. Tout cela me paraît très grave pour la suite. En gros, on est mal barré.

Écrit par : Marilyse | 06 août 2009

Ce qui me paraît le plus difficile, ce n'est pas d'obtenir la discipline, c'est de faire comprendre aux élèves le sens des mots "travail" et "effort". Et au bout du compte de leur apprendre quelque chose. C'est affolant de voir chez beaucoup d'élèves si peu d'appétence pour la chose scolaire. Nous sommes un monde à part pour beaucoup d'entre eux. Le leur est bien plus fun ! Pourquoi s'en faire ? Seuls les professeurs s'arrachent les cheveux. En tout cas, ceux qui essaient de résister au mouvement de fond.

Écrit par : Marilyse | 06 août 2009

(15% des élèves des grandes Ecoles à l’orée des années 1970). Aujourd’hui, avec moins de 5%, la statistique ne camoufle même plus l’ultra-élitisme du système — et l’ultra-élitisme, justement, ce n’est pas l’élitisme,

Et si on refaisait le match !!

La proportion des classes sociales basses, moyennes et hautes n' a normalement pas changé dans le primaire, ou en tout cas elle reflète la composition de la société.

Dans le secondaire au contraire la proportion des enfants des classes moyennes et basses n'a fait qu'augmenter depuis 1968, et massivement. Ou sinon j'ai rien compris.

Quant au supérieur "universitaire" l'accroissement est encore plus spectaculaire.

Je ne vois donc pas où est le problème, sauf à faire une fixation sur les prépas, le dernier bastion en effet de l'élitisme, et sur lesquelles on sent bien que les égalitaristes et les pédagolitaires ont envie de faire donner la hache (ou la guillotine).

Mais enfin , en attendant, réjouissons-nous de la formidable avancée des classes moyennes dans le secondaire et le supérieur universitaire.

Ajoutons que les filières courtes, sélectives (IUT notamment) accueillent beaucoup d'élèves méritants des classes moyennes qui peuvent par la suite progresser à leur rythme.

Et puis enfin , chassez l'élitisme, il reviendra au galop sous des formes subtiles et sournoises.

Là ou je vous suis tout à fait c'est que l'éducation nationale telle qu'elle fonctionne maintenant n'encourage pas et ne hisse pas le bon sujet issu des classes modestes.

Écrit par : xly | 06 août 2009

Mais enfin , en attendant, réjouissons-nous de la formidable avancée des classes moyennes dans le secondaire et le supérieur universitaire.
Ecrit par : xly | 06 août 2009

Champagne !

C'est vrai que c'est pas tous les jours qu'on a de telles occasions de se réjouir, dans l'EN.

Comme il n'y a pas de smiley dans votre message, je me permets d'en ajouter
:-)
:-O)
:-p

Écrit par : TotoWeininger | 06 août 2009

Sur la nécessité d'enseigner un contenu, nous étions d'accord, ici, avant même que nous le rappelassiez!
Ecrit par : Jean | 06 août 2009

Sens, Jean ?

Écrit par : orthoproflefaux | 06 août 2009

Notre hôte en saurait-il plus sur la composition du cabinet Chatel en termes d'orientation générale ?

Écrit par : orthoproflefaux | 06 août 2009

Notre hôte en saurait-il plus sur la composition du cabinet Chatel en termes d'orientation générale ?
Ecrit par : orthoproflefaux | 06 août 2009

Va falloir attendre un peu, "en théorie" :

"Bon, je prends en théorie quelques jours de vacances, avec accès limité au Net. Tant qu'à faire, nouvelle Note…
Salut à toutes et à tous…
JPB"
Ecrit par : brighelli | 01 août 2009

Écrit par : TotoWeininger | 06 août 2009

Erick Roser, inspecteur général de mathématiques, est le nouveau conseiller aux Affaires pédagogiques.

Je ne connais pas ce type, mais il ne m'inspire vraiment pas confiance. Mon intuition me dit que c'est un gros con, fanatique des TICE, des statistiques et de la mise en activité des élèves, contempteur de la rigueur démonstrative et de l'intuition contemplative. Je ne demande qu'à être détrompé.

Écrit par : TotoWeininger | 06 août 2009

bulls'eye, TotoW,
et sur Erick le rouge, le fana des mathémaTICEs
http://revue.sesamath.net/spip.php?auteur131

Écrit par : Cadichon | 06 août 2009

Sauve qui peut! ILS SONT PARTOUT!

Le Roser en question, qui n'est hélas pas le rosier de Madame Husson,semble bien patauger dans le bouillon d'inculture pédagogiste (sesspool) où grouillent les Main à la la pâte et autres Statistix.

http://www.statistix.fr/?page=plan

Écrit par : Cadichon | 06 août 2009

cesspool, décidément, je fatigue...

Écrit par : Cadichon | 06 août 2009

bull's eye, pardon, orthoteacher!

Écrit par : Cadichon | 07 août 2009

tiens, et ma correction de bull's eye est passée où?

Écrit par : Cadichon | 07 août 2009

Dans les moyens d'améliorer l'utilisation du blog, on pourrait trouver quelque chose qui éviterait ce qui vient de se produire, à savoir une interversion de l'ordre des messages quand l'un est posté en différé, pour cause de déchiffrage de hiéroglyphes.

C'est bien confortable cependant de les poster quand les orthoprofsvraiszéfaux sont au repos, les rênes longues. Cela laisse du temps pour les repentirs.
Nite, nite, sweet dreams.

Écrit par : Cadichon | 07 août 2009

Tiens ?! Eux aussi viennent de découvrir leur cahier de texte en ligne...


L’usine Molex gérée directement depuis les USA
France Info - 20:41

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Les deux co-gérants de l’usine Molex de Villemur-sur-Tarn ont démissionné cet après-midi. La direction américaine du groupe a décidé de reprendre directement le site en gestion. C’est elle qui a décidé de fermer l’usine après des incidents confus. Les salariés qui ont voté la reprise du travail n’ont donc pas pu entrer.

A Villemur-sur-Tarn, en Haute-Garonne, il y une usine de connecteurs pour l’automobile. Pour trouver la chaîne de production de Molex, c’est assez facile. Mais si vous cherchez la direction, c’est un peu plus compliqué. Elle se trouve désormais à Lisle. Dans l’Illinois. Aux Etats-Unis d’Amérique.

Après les incidents confus qui ont eu lieu hier sur le site, et la fermeture décidée par la direction (lire notre article), les deux co-gérants de l’usine française ont présenté leur démission. “Nous continuerons à suivre sur place ce dossier mais désormais c’est le groupe Molex, aux Etats-Unis, qui reprend directement le management de cette usine”, explique l’un des deux co-gérants, Markus Kerriou.

Écrit par : Manu | 07 août 2009

Eric Roser était le comparse de Gaudemar lors des auditions de l'automne dernier sur la réforme du lycée... Un grand type taciturne qui n'a pas dit grand chose à ce moment-là, mais qui attendait peut-être de pouvoir exprimer ses talents...!

JPB

Écrit par : brighelli | 07 août 2009

qui n'a pas dit grand chose à ce moment-là,
Ecrit par : brighelli | 07 août 2009

Donc on n'apprend pas grand-chose, JP, car ça, c'était couru d'avance !

Écrit par : orthoproflefaux | 07 août 2009

En parcourant les liens cadichonesques (un ou deux "n" à ce mot ;o) ?), on constate que ce Roser est un grand promoteur de la "démarche statistique". Pourquoi un tel engouement, tout à coup, pour cette "science", laquelle est censée, "transversalité" oblige, infiltrer nos disciplines ?

Est-ce pour que les gens soient capables d'avoir un regard critique, quant à la pertinence de ces masses de chiffres qui nous sont assénées par les médias ?

Est-ce pour qu'ils acceptent plus aisément la Vérité révélée et admettent enfin, inconditionnellement, les mêmes chiffres dont instinctivement ils se méfient ?

Écrit par : Moot | 07 août 2009

C'est bien confortable cependant de les poster quand les orthoprofsvraiszéfaux sont au repos,
Ecrit par : Cadichon | 07 août 2009

Et pourtant c'est rare ! Une vigie à toute heure, de jour comme de nuit, ou presque... Quelles vacances !

Écrit par : orthoproflefaux | 07 août 2009

Oui, attention !

Écrit par : Orthoprofunnouveau | 07 août 2009

Personne ne s'extasie devant le nombre (24) des conseillers du ministre? C'est deux fois plus, crois-je me souvenir, que le Cabinet de Darcos. Bizarre, bizarre...

Écrit par : Jean | 07 août 2009

Sur la nécessité d'enseigner un contenu, nous étions d'accord, ici, avant même que nous le rappelassiez!
Ecrit par : Jean | 06 août 2009

Sens, Jean ?

Ecrit par : orthoproflefaux | 06 août 2009

avant même que vous nous le rappelassiez

Écrit par : Jean | 07 août 2009

Je ne connais pas ce type, mais il ne m'inspire vraiment pas confiance.

Ecrit par : TotoWeininger | 06 août 2009

Si tant est qu'un quelconque type de cabinet ministériel, connu ou non, puisse inspirer confiance... Dès lors qu'on met les pieds dans les lieux du pouvoir, on quitte le réel pour l'idée du réel. Il y a décalage d'office. Du reste, la politique générale et dominante étant définitivement engluée dans une espèce de mélasse plouto-démagogique qu'on tartine sur des réformes qui n'en sont pas, il ne sortira rien de positivement conséquent pour le salut de l'école. La charrue est en train de rouiller et les boeufs sont partis à la boucherie. Les champs sont en friche et on se contente de débroussailler. C'est à l'image du reste. Il y a dans ce pays une vraie force de renoncement, un tropisme du terrain vague, une culture de l'extinction.

Écrit par : Magister | 07 août 2009

Salut à toutes et à tous…
J'avais laissé les clefs du royaume à une copine pour la semaine. D'ailleurs, elle les récupère à partir de lundi — je fais des allers-retours, en fait de vancances…

Je prends le pari que la Laure de Pétrarque gloussait avec ses copines.
Ecrit par : dobolino | 02 août 2009

Sans doute. Mais Pétrarque serait-il tombé amoureux des taspés actuelles ? Et le vieux Hughes de Sade (qui n'avait pas du tout les mœurs de son descendant) auait-il épousé l'une des caillettes qui sévissent ces jours-ci ?
Je viens de me faire quelques heures de train. Wagon plein d'ados de 13 / 14 ans (l'âge même du mariage de Laure). Ah, mon dieu… "Volière" est un terme insuffisant.
C'est à se demander comment il peut encore y avoir des pédophiles. Franchement, faut être vicieux à bloc.

Allez, nouvelle Note dans les 24 heures…
Bises bronzées…
JPB

PS. Maminou, quelles que soient les vocations des ingénieurs agronomes, les professions agricoles ne regroupent que 3% des Français. Certes, ils font du bruit, ces 3% — beaucoup plus que les millions de fonctionnaires…
By the way, qu'est-ce que j'aimerais que l'on renonce à me demander de rembourser mes éventuels emprunts…

Écrit par : brighelli | 07 août 2009

Par Reuters, publié le 07/08/2009 à 07:36

HANOI - Les autorités de Hanoi ont fermé toutes les écoles pour tenter d'empêcher la propagation dans la capitale vietnamienne de l'épidémie de grippe A (H1N1), qui a contaminé un millier de personnes et fait un mort dans le pays.

Écrit par : debré de loin | 07 août 2009

PS. Maminou, quelles que soient les vocations des ingénieurs agronomes, les professions agricoles ne regroupent que 3% des Français. Certes, ils font du bruit, ces 3% — beaucoup plus que les millions de fonctionnaires…
By the way, qu'est-ce que j'aimerais que l'on renonce à me demander de rembourser mes éventuels emprunts…

Ecrit par : brighelli | 07 août 2009

Quels détails sur cette profession mal connue qui effectivement ne représente qu'un infime pourcentage de la population active...

La surface agricole utile (SAU) est un concept statistique destiné à évaluer le territoire consacré à la production agricole. La SAU est composée de :

terres arables (grande culture, cultures maraîchères, prairies artificielles...),
surfaces toujours en herbe (prairies permanentes, alpages),
cultures pérennes (vignes, vergers...)
Elle n'inclut pas les bois et forêts. Elle comprend en revanche les surfaces en jachère, c’est-à-dire les terres retirées de la production (gel des terres) Ces terres sont comprises dans les terres arables.

En France
La SAU française représente environ 29 millions d'hectares, soit 54 % du territoire national. Elle se répartit en terres arables pour 62 %, en surfaces toujours en herbe pour 34 % et en cultures pérennes pour 4 %.

La SAU moyenne par exploitation agricole est passée en France de 42 hectares (1998) à 71 hectares (2005). La moyenne est de 110 hectares pour les exploitations de grande culture (+11 ha par rapport à 2000), 80 pour les élevages bovins (+9 ha).

Écrit par : Maminou | 07 août 2009

Bonjour Robin !

J'ai vu moi aussi le Woody Allen avec délectation. Et comme vous, je me suis identifiée au vieux misanthrope. Le fait qu'il s'agisse d'un personnage masculin ne m'a pas gênée le moins du monde. La névrose et la misanthropie transcendent la barrière des sexes !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 août 2009

Oui, mais moi, je suis beaucoup plus névrosé que vous ! ;O))

Woody Allen lecteur de Proust : on est toujours attiré par ceux qui vous ressemblent le moins, par l'extrême différence qui vous suggère ce "plein dont on manque".

C'était logique que le vieux misanthrope épouse la "ravissante idiote" (tout à fait ravissante et pas si idiote que ça, d'ailleurs)...On pense à l'amour de Swan pour Odette, à Alceste et à Célimène, à cet écrivain américain dont je ne me souviens plus du nom ("Les sorcières de Salem" ?) qui épousa Maryline Monroe.

C'est toujours la même histoire qui recommence, que l'on soit à Paris ou à New-York, au XVIIème, au XIXème ou au XXIème siècle.

Bonnes vacances à tous et tout particulièment à vous !

Écrit par : Robin | 07 août 2009

Miller (Arthur, pas Henry, malheureusement pour Marilyn qui se serait moins pris le chou…)
JPB

Écrit par : brighelli | 07 août 2009

"Je viens de me faire quelques heures de train. Wagon plein d'ados de 13 / 14 ans (l'âge même du mariage de Laure). Ah, mon dieu… "Volière" est un terme insuffisant.
C'est à se demander comment il peut encore y avoir des pédophiles. Franchement, faut être vicieux à bloc."

Ecrit par : brighelli | 07 août 2009

"Ephèbophiles", plutôt, en l'occurrence, non?

"On pense à l'amour de Swan pour Odette"

Ecrit par : Robin | 07 août 2009

"Swann", Robin! Sauf si c'est un cygne de croix ?

Écrit par : Orthoprofunnouveau | 07 août 2009

Je ne comprends vraiment pas pourquoi JPB a des problèmes avec des apprenants dans un train. D'abord, il n'a qu'a voyager en 1ère puisque nous sommes bien payés comme dirait Passant (le faux), ensuite, le niveau monte, officellement, non ? La preuve :


Deux jeunes sur dix peinent devant... un livre

France Info - 08:32

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Ils sont presque majeurs mais ne savent pas lire !
Les statistiques issues des Journées d’appel de préparation à la défense sont préoccupantes : un jeune sur dix a des "difficultés de lecture", un autre des "acquis limités".

Ces résultats proviennent des tests d’évaluation réalisés pendant ces Journées obligatoires. Sur les quelque 800.000 hommes et femmes de 17 ans ou plus qui les ont passés l’an dernier, 21,6% seraient des "lecteurs inefficaces". Rude !

Ce diagnostic sévère est signé par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l’Éducation (lire son rapport). Ce ne serait ni mieux, ni pire, que les années précédentes.
Parmi les jeunes en difficulté, 80% n’ont pas dépassé le collège ou un cursus professionnel court. Et beaucoup ont désappris à lire !
Reportage de Faustine Calmel (1'58")

Cécile Quéguiner avec agences

Écrit par : Manu | 07 août 2009

Pendant que nouys étions en villégiature, moi le premier, l'islamisme ne baisse pas les bras — bien au contraire.
Il a trouvé un éminent avocat, du nom de Farhad Khosrokhavar, "chercheur" à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, qui dans une tribune du Monde, a contourné la burqâ pour dénoncer la loi de 2004 sur les signes religieux. Pauvres de nous, qui nous sommes privés des lumières de Tariq Ramadan (si !), "obligé" par notre laïcisme intolérant d'aller chercher fortune en suisse ou en Angleterre…
L'article de ce digne supporter du "moratoire sur la lapidation" est là :
http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/07/31/ce-que-la-loi-sur-la-burqa-nous-voile-par-farhad-khosrokhavar_1224664_0.html

Ma copine Catherine Kintzler s'est fendue d'une réponse plutôt bien sentie — mais qu'elle a voulue sans polémique :
http://www.mezetulle.net/article-34508331.html

Bonne lecture…
JPB

Écrit par : brighelli | 07 août 2009

à voyager...au secours !

heu...sinon, je reviens un instant sur la dernière phrase du reportage : "Et beaucoup ont désappris à lire ".

Bien entendu, c'est faux. on ne peut pas désapprendre ce qu'on a jamais appris. Pas sérieusement en tout cas. Et la méthode globale, quelque soit le cache-sexe avec lequel on tente de la dissimuler, ce n'est pas sérieux. La preuve ? Frackowiack affirme que grâce à elle, 90 % des élèves savent parfaitement lire.

À ce propos, je suis entrain de feuilleter un "Que sais-je" (n°1707), de Lionel Bellanger, dont le titre est "Les méthodes de lecture".

Et bien , c'est de la propagande pure : les méthodes syllabiques sont dites "archaïques" et "inefficaces" et on vante à longueur de page la seule, la vraie méthode : la méthode globale.

La bibliographie sommaire en fin d'ouvrage est un vrai poème : on y trouve les oeuvres impérissables de Foucambert, Richaudeau, etc.

Coment voulez-vous dans ces conditions que des Réfalos-Bégaudeau-démagos n'aient pas raison ? FORCÉMENT raison. Car ils sont la raison même.

Écrit par : Manu | 07 août 2009

Je ne comprends vraiment pas pourquoi JPB a des problèmes avec des apprenants dans un train. D'abord, il n'a qu'a voyager en 1ère puisque nous sommes bien payés comme dirait Passant (le faux),

Ecrit par : Manu | 07 août 2009

Alors ça, ça sert à rien du tout ! Elles y montent aussi en 1ère classe, et avec un billet de seconde, qui plus est. Et en plus, elles s'en vantent haut et fort dans le wagon en expliquant aux copines par téléphone portable (interdit) interposé que "de toute manière, le contrôleur, il a rien à dire puisqu'il y a des places libres et qu'on a nos billets ! Et puis, de toute façon, si y nous fait chier, eh ben, ce s'ra tant pis pour sa gueule, nous, on boug'ra pas !"

Écrit par : catmano | 07 août 2009

Et beaucoup ont désappris à lire !
Reportage de Faustine Calmel (1'58")

Cécile Quéguiner avec agences

Ecrit par : Manu | 07 août 2009

C'est ce que répétait ce matin avec la conviction des pédagogols un représentant de l'UNSA: ces jeunes ne savent plus lire parce qu'ils n'ont pas l'occasion de lire.
La vérité est plutôt l'inverse: ils ne savent pas lire (grâce à la méthode globale), donc ils ne lisent pas...

Écrit par : Jean | 07 août 2009

Alors Manu, une petite remise à niveau ?

ce qu'on a jamais appris : ce qu'on n'a jamais appris
quelque soit le cache-sexe : quel que soit
je suis entrain de : je suis en train de
Coment voulez-vous : comment
des Réfalos : des Réfalo

Écrit par : orthoproflefaux | 07 août 2009

Alors Manu, une petite remise à niveau ?

ce qu'on a jamais appris : ce qu'on n'a jamais appris
quelque soit le cache-sexe : quel que soit
je suis entrain de : je suis en train de
Coment voulez-vous : comment
des Réfalos : des Réfalo

Ecrit par : orthoproflefaux | 07 août 2009

Merci Orthoprof ! La 1ère est une faute d'inattention, la 2ème, je la fait tout le temps, il faut que je me décide à y faire attention, la 3ème est une faute de frappe, comme la 4ème, qui aurait dû être détectée à la relecture et la 5ème...j'ignorais totalement, je m'étais posé la question en l'écrivant. Bref, seule( s ?) la 2ème et la 5ème sont de vraies fautes pur sucre. Ce qui n'excuse rien, d'ailleurs.

Tiens, puisque vous êtes là, savez vous pourquoi j'ai un gros problème concernant le doublement (ou non) des consonnes ? Jamais je ne sais ce qu'il convient de faire.

Écrit par : Manu | 07 août 2009

"Tiens, puisque vous êtes là, savez vous pourquoi j'ai un gros problème concernant le doublement (ou non) des consonnes ? Jamais je ne sais ce qu'il convient de faire."

Ecrit par : Manu | 07 août 2009

Seriez-vous d'origine italienne?

Écrit par : Nouvelorthoprof | 07 août 2009

Tiens, puisque vous êtes là, savez vous pourquoi j'ai un gros problème concernant le doublement (ou non) des consonnes ? Jamais je ne sais ce qu'il convient de faire.

Ecrit par : Manu | 07 août 2009

Il n'y a pas de règles. Il faut retenir l'orthographe de chaque mot et rafraîchir ses connaissances en ouvrant un dictionnaire quand on hésite. On en est tous là.

Écrit par : Jean | 07 août 2009

"je la fait" : voilà qui est mal fait...

Écrit par : Orthoprof | 07 août 2009

Alors ça, ça sert à rien du tout ! Elles y montent aussi en 1ère classe, et avec un billet de seconde, qui plus est. Et en plus, elles s'en vantent haut et fort dans le wagon en expliquant aux copines par téléphone portable (interdit) interposé que "de toute manière, le contrôleur, il a rien à dire puisqu'il y a des places libres et qu'on a nos billets ! Et puis, de toute façon, si y nous fait chier, eh ben, ce s'ra tant pis pour sa gueule, nous, on boug'ra pas !"
Ecrit par : catmano | 07 août 2009

Quand un quidam utilise son portable à côté de moi dans un train je lui inflige quelques mesures bien aiguës du duo des chats en lui montrant la porte du wagon.
http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&VideoID=8288760

Écrit par : Cadichon | 08 août 2009

Bonjour Mr. Brighelli, bonjour les usagers,

parcourant longuement ce blog depuis peu, je tombe sur:

(...) j'ai vu une atroce photo: celle de mon neveu, autiste psychotique notoire de vingt ans, en toge et chapeau carré, avec ses yeux et sa bouche de fou et de débile. (...)
Ecrit par : dobolino | 02 août 2009

J'ai été surprise que personne n'ait semblé suffisamment renseigné pour signaler une telle succession d'erreurs, sur un blog où même des erreurs et oublis d'accents sont repris.

Ainsi:
- l'assimilation, ou l'association, de l'autisme à la psychose est un contre-sens médical, qui s'est traduit par des traitements inadaptés aux troubles de l'autisme, voire des thérapies délétères.
- la substitution de "diagnostiqué" (reconnu par la sphère professionnelle médicale) par "notoire" (reconnu par la sphère publique) est fâcheuse: il n'est pas pertinent de confier l'identification de l'autisme au tout-venant du public, ou de s'en tenir à elle.
- une personne autiste n'est pas débile, ni au sens physique, ni au sens mental.

Même en entendant dans la phrase citée "autiste" dans un sens détourné (pour déplorer la communication défaillante chez une personne), les termes "psychotique" et "débile" de la phrase demeurent incompatibles avec "autisme".

Le terme "fou", en revanche, m'a semblé fort adéquat, en ceci qu'il exprime bien selon moi l'état d'esprit que je perçois dans cette phrase: est "fou" ce qui paraît bizarre, incompréhensible, dérangeant et étranger à celui (celle) qui parle.

Belle journée à tous,

'Puohc (tête de pioc' ;-) ? )

Écrit par : Ettepuohc | 08 août 2009

Mr Brighelli,

J'ai l'impression de lire ce que je n'ai jamais pu écrire, bravo pour ces idées qui ne sont pas du tout éloignées de la société actuelle!

(Vous auriez pu en remettre une sur les couts exorbitants des "écoles de commerce" qui délivre un enseignement équivalent à des Master II gratuit, mais qui sont favorisé par les responsables RH pour les emplois parce que leur enfant, il y est aussi, c'est pas une fac, c'est écoleuh!)

Écrit par : WSMaxx | 01 septembre 2009

C'est par le bonnet d'ânes que parfois des crétins se révèle des génis, je ne suis point génial mais bien crétin, si vous forcez, vous n'obtiendrez , si vous subgérez, vous gagnez...JE VEUX FAIRE DES MAILLOTS, DES JEUX DEGUEUX, DU SEXE...Je suis IRRECUPERABLE, c'est en regardant la dernière échelle que je pourrai juger, CHEZ BILL GATES....Un gros débile...

Écrit par : STAINIER | 30 juillet 2010

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