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04 juillet 2009

Discrimination negative

La suppression de la carte scolaire devait, entre autres ambitions, dissoudre peu à peu les ghettos scolaires — les Zones d’Exclusion Programmée des années 1980, dans l’ombre des ghettos sociaux des années 1960. Bientôt, il ne serait plus nécessaire d’avoir le bon piston, ou la bonne option, pour entrer dans un lycée plus classique que le modèle Pailleron de son secteur. Bientôt, les bons élèves plus ou moins défavorisés pourraient aller faire la nique à ceux des beaux quartiers…

Mais une libéralisation à laquelle on impose une contrainte devient vite un carcan. À la fin de la sectorisation s’est ajoutée récemment l’obligation pour les « bons » lycées de réserver un quota de places (en théorie autour de 20%) aux « boursiers » et autres déshérités.

A priori, pourquoi pas ? L’école a toujours eu, avec le service militaire, la réputation de brasser les classes. Fils de bourgeois ou filles de concierge, ils allaient tous dans les mêmes hauts lieux de la pensée en herbe…

Mais voilà : le service militaire a vécu, et à voir la politique des nouvelles inscriptions en Seconde pour la rentrée de septembre prochain, le melting pot scolaire est à ranger au rayon des vieilles lunes pédagogiques. Nombre de lycées semblent avoir choisi de ne recruter quasiment que des « boursiers », pendant que certains autres, affranchis depuis toujours des contraintes administratives, persistent à offrir leurs pupitres aux enfants du Vème ou du VIème arrondissements de Paris.

En théorie, le tri des dossiers est effectué non par l’établissement, mais par l’Inspection d’Académie (1). C’est une première distorsion, à laquelle s’ajoute celle de proviseurs soucieux de faire du zèle, et de ne plus compter dans leur établissement , outre ceux que ce qui reste de sectorisation les oblige à accepter, que des gosses aussi peu nantis que possible, quel que soit leur niveau. Devenir ZEP, ça, c’est de l’ambition. Et de la réussite.

Peut-être faudrait-il d’ores et déjà prévenir les parents : tel établissement de réputation honnête, sis dans une Préfecture ou une sous-préfecture sans histoire, aura majoritairement en Seconde, à la rentrée de septembre, des enfants issus des collèges les plus déshérités, où aux tares inhérentes au « collège unique » s’ajoutent celles d’un environnement peu propice aux études, et quelques habitudes dont le moindre effort n'est pas... la moindre.

Et il semble bien, à l'heure où j'écris, que l'entrée en Sixième soit tout aussi problématique. Comme si certaines administrations (à commencer par les Inspections académiques) tenaient absolument à saboter la rentrée, en protestant à leur manière contre la suppression de la carte scolaire, qui les défrise idéologiquement - ou qui, plus prosaïquement, leur donne un surcroît de travail pendant quinze jours. Mais après quelques dizaines de retours sur ce blog, partout en France, viser une Seconde précise, entrer dans une Sixième particulière, tourne au tour de force. Piston, me voilà !

Et pour ceux qui n'en ont pas ?

C’est à désespérer les classes moyennes. Elles comptaient sur l’Ecole pour donner à leurs enfants, dans la mesure où ils le méritaient, un avenir plus brillant que le leur. Elles doivent désormais savoir qu’elles sont interdites de très bons lycées, où entrent prioritairement les enfants des bourgeois qui habitent dans l’arrondissement, et interdites de lycées moyens, où par goût de l’égalitarisme imposé on finit par ne plus recruter que les exclus du système, quel que soit leur niveau. Un gosse méritant, bardé de bonnes notes, arrivant d’un collège, ZEP  ou non, où il a eu bien du mérite de résister au discrédit qui frappe les « intellos », n’a apparemment aucune chance d’entrer au lycée de ses rêves d’avenir, soit que le proviseur s’y oppose personnellement, soit que l’Inspecteur d’Académie l’ait préalablement exclu du tri. À sa place se retrouvent des « boursiers » dont le mérite le plus évident est d’être déjà aidés par la Nation. Quant aux internats, qui seraient pour biend es élèves une chance extraordinaire de sortir de leur milieu, ou simplement d'étudier dans des conditions optimales sans se taper trois heures de transport quotidien, inutile même d'en parler.

On sait que l’égalitarisme pédagogique des années 1970-2000 a engendré plus d’inégalités que l’élitisme de jadis. Le souci social d’aujourd’hui fabrique des exclus là où il n’y en avait pas encore, sans faire forcément de bien aux enfants qu’il feint d’aider.

Et bien évidemment, ces sélections par l’argent ou par le manque d’argent, tout aussi stupides l’une que l’autre, ont des incidences en aval. Quand on choisit sur dossier les entrants en Classes Préparatoires, on regarde de quel établissement arrive le prétendant. Et on sait très bien ce que vaut tel ou tel lycée de campagne. Les bons élèves sont donc victimes d’une double discrimination — à l’entrée en Seconde, et après le Bac. L’argument selon lequel les refus du lycée de Montélimar, par exemple, de scolariser les très bons élèves qui ne dépendent pas étroitement de son secteur, auraient pour objet de revitaliser celui de Nyons font long feu : on ne recrute pas spontanément en prépas à Valence ou Grenoble — pour ne pas parler de Lyon — les élèves de l’olive noire, bientôt on n’y recrutera plus non plus ceux du nougat, si l'on persiste à combler les trous avec des "boursiers" de tous niveaux.

Le petit Pagnol raconte comment, à l’orée du XXème siècle, les bourses sautaient lorsque les résultats scolaires ne suivaient pas. Le darwinisme de l’école de Jules Ferry et de ses descendants immédiats était impitoyable : il allait offrir au petit Camus l’occasion de briller, mais combien d’enfants méritants ont été sacrifiés à ces règles de fer…

Désormais, il suffit d’être pauvre, ou déclaré tel. Peu importe que l’on réussisse ou non. Peu importe que l’on soit ou non un voyou incontrôlable.

Sartre recommandait de ne pas désespérer Billancourt. Mais c’est désormais l’ensemble des classes moyennes que le système désespère.

Par classes moyennes, j’entends tous ceux pour qui le pain quotidien reste quotidien, mais dont le steack commence à être relativement hebdomadaire. Tous ceux dont les enfants, cet été, partiront en vacances chez eux, parce que leurs parents dépassent les minima sociaux qui permettent de bénéficier des aides du même nom. Tous ceux qui avaient l’espoir de voir leurs enfants les dépasser, socialement parlant. Sur le fronton des lycées dorénavant sera inscrit la devise de l’Enfer de Dante : « Vous qui entrez, abandonnez toute espérance » — toute espérance au moins d’oser plus haut, d’aller plus loin. De s’en sortir.

Les syndicats et le ministère en sont en ce moment aux derniers réglages de cette usine à gaz invraisemblable qui a nom « Brevet des collèges ». On cherche encore le moyen d’additionner des torchons et des lanternes, c’est-à-dire de combiner l’évaluation du « socle », pensée en système binaire (« maîtrise » ou « ne maîtrise pas » telle ou telle compétence), les notes du contrôle continu de Troisième, et les notes (chiffrées, celles-là) de quelques épreuves finales. Je suggère aux acteurs de ces négociations ardues d’y ajouter un paramètre : faire du Brevet le juge de paix de l’entrée en Seconde. Décréter que les résultats, et eux seuls, décideront du choix de l’établissement. Tout comme les résultats de Terminale (et accessoirement, très accessoirement, ceux du Bac) décident du recrutement en BTS, en IUT ou en Classes préparatoires. Voilà qui ferait du Brevet le vrai laboratoire d’un futur Bac.

Que l’on corrige doucement, « à la main », en donnant un coup de pouce aux meilleurs « boursiers », ce que peut avoir de trop rigide une pareille règle, pourquoi pas ? On le fait déjà dans les formations supérieures. Mais qu’une administration s’arroge le droit de condamner à la médiocrité des enfants supérieurement intelligents, sous le seul prétexte que leurs parents gagnent de quoi ne pas mourir de faim sans recourir à l’aide publique, ce qui n’est pas une tare, est un effet pervers, très pervers, des bonnes intentions — comme d’habitude. Le collège unique avait déjà le même but, et trente ans plus tard, son bilan est globalement négatif. D’aucuns voudraient bâtir un « lycée unique » sur le même modèle — sachant bien que les enfants des classes aisés, eux, ne seront jamais concernés par la discrimination positive, qu’ils dépendent géographiquement de « bons » lycées, ou qu’ils aient les moyens de s’offrir du « bon » privé.

Le Président de la République devrait se méfier. Un régime meurt d'imperceptibles impolitesses. Ceux qui ont voté pour lui ne sont pas les bénéficiaires du « paquet fiscal », qui n’ont jamais été assez nombreux pour faire élire qui que ce soit. Ce sont, comme d’habitude, les classes moyennes qui l’ont porté au pouvoir. Des gens qui n'auront jamais ni Rolex, ni Patek Pilippe. Elles savaient bien, ces classes moyennes, que Royal se contenterait de perpétuer, à l’Ecole, la fabrique du crétin. Elles ont voulu croire que Sarkozy, tout en menant une politique tout aussi libérale que sa concurrente « socialiste », donnerait un peu d’air à un système d’enseignement qui crevait sous la dictature des idéologues de la pédagogie. Les décevoir, c’est les jeter dans les bras du premier qui sera bien conseillé : ce n’est pas parce que l’on ne brille pas aux Européennes que l’on ne peut pas, trois ans plus tard, remporter la Présidentielle. L’Ecole, à force d’être l’école du désespoir, pourrait bien, en ces temps de crise, être le juge de paix des futures ambitions.

Jean-Paul Brighelli

(1) À Marseille, et sans doute ailleurs, il semble bien que l’Inspection d’Académie n’ait même pas pris la peine de demander aux Collèges d’expédier les dossiers patiemment et soigneusement montés par les élèves et leurs enseignants, en Troisième, pour valoriser tel ou tel gosse « méritant » et le faire accéder à une Seconde à options « nobles » d’un établissement réputé. Le critère « social » est devenu déterminant en première comme en dernière instance. Tu es en Troisième ZEP et tu te casses la tête à être bon élève ? Tu seras en Seconde ZEP, mon fils — le Bac, tu l’auras quand même, même s'il ne vaut pas grand chose. D’ailleurs, pourquoi ne fais-tu pas un BEP tout de suite, toi qui n’es fils de personne — ni fils de riche, ni fils de pauvre ?

Commentaires

Ahurissant, cher JP. Voilà un Gauss qui doit être content qu'on inverse sa courbe ! Les nouveaux héritiers : une belle étude en perspective que n'avaient sans doute prévue ni Bourdieu, ni Passeron...

Écrit par : nicolas | 04 juillet 2009

Prem's !

Écrit par : yann | 04 juillet 2009

Prem's !

Ecrit par : yann | 04 juillet 2009

Vous délirez, cher ami ! Un petit seau d'eau bien fraîche ? Et hop, on relit !

Écrit par : nicolas | 04 juillet 2009

Excellente synthèse à mon sens M. Brighellli; je partage en particulier l'analyse selon laquelle ceux qui ont le malheur d'avoir un travail payé au SMIC se voient honteusement désavantagés par rapport aux abonnés permanents aux aides sociales. Jusqu'à l'an passé -cela a-t-il
changé? l'attribution d'une bourse au mérite ne pouvait se faire que si l'élève était boursier social...Absurde!

"À Marseille, et sans doute ailleurs, il semble bien que l’Inspection d’Académie n’ait même pas pris la peine de demander aux Collèges d’expédier les dossiers patiemment et soigneusement montés par les élèves et leurs enseignants, en Troisième, pour valoriser tel ou tel gosse « méritant » et le faire accéder à une Seconde à options « nobles » d’un établissement réputé. Le critère « social » est devenu déterminant en première comme en dernière instance. Tu es en Troisième ZEP et tu te casses la tête à être bon élève ? Tu seras en Seconde ZEP, mon fils — le Bac, tu l’auras quand même, même s'il ne vaut pas grand chose. D’ailleurs, pourquoi ne fais-tu pas un BEP tout de suite, toi qui n’es fils de personne — ni fils de riche, ni fils de pauvre ?"

Est-ce à dire que les quelques élèves excellents que j'ai eu le bonheur d'envoyer à Thiers les années précédentes et qui y ont fort bien réussi seraient les derniers? Comme vous le dites si bien, ces élèves non seulement doués et travailleurs mais aussi remarquablement imperméables au climat de médiocrité, de vulgarité et parfois de violence qui régnait dans leurs classes successives méritaient d'accéder au meilleur de ce que l'on peut trouver dans notre ville. Ils y sont allé ou y sont encore et réussissent très bien!
Au vu de ceux qui y furent affectés ou refusés, il me semble qu'à situation socio-économique identique ce furent leurs moyennes qui jouèrent.
Ce ne sont que quelques exemples, arbres cachant la forêt?

Écrit par : sisyphe | 04 juillet 2009

on ne recrute pas spontanément en prépas à Valence ou Grenoble — pour ne pas parler de Lyon — les élèves de l’olive noire...

Jean-Paul Brighelli

Si, si, ça arrive quand même. J'ai raconté ici même comment Maéva (prénom d'emprunt), fille d'agriculteur presque illettré et de zonarde disparue sans laisser d'adresse, a reçu cette année 2009 son sésame pour une classe de maths sup' à Joffre, à Montpellier. Son dossier scolaire est excellent (plus de 16 de moyenne générale au lycée AOC olive de Nyons).

Il y a quelques années, un autre ancien élève a intégré le Lycée du Parc à Lyon grâce à son excellent dossier scolaire, sa mention Très Bien au bac S et son année d'avance (on l'avait clairement fait comprendre à la mère du jeune homme : sans l'année d'avance, Nyons était exclu, malgré la mention et le dossier).

J'aurais bien eu trois ou quatre autres anciens élèves au moins qui auraient pu prétendre aux classes préparatoires, mais ce sont des enfants de bobos et ceux-ci ont préféré "ne pas imposer à leur progéniture cette survivance élitiste de l'Education Nationale française."

Écrit par : catmano | 04 juillet 2009

Vous délirez, cher ami ! Un petit seau d'eau bien fraîche ? Et hop, on relit !

Ecrit par : nicolas | 04 juillet 2009

Grillé par le code d'entrée ! Mais je vous aurai la prochaine fois ;o)

Écrit par : yann | 04 juillet 2009

En vla de la discrimination négative et d'la bonne, croyez-moi!

Darcos ou le Descartes biseauté!

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20090703.OBS2944/xavier_darcos__le_travail_dominical_repond_au_bon_sens.html

Invoquer le bon sens,....JPB, au boulot!

Écrit par : merlemocoeur | 04 juillet 2009

"ne pas imposer à leur progéniture cette survivance élitiste de l'Education Nationale française."

Ecrit par : catmano | 04 juillet 2009

Opinion largement répandue dans cette catégorie de population et bien au-delà hélas puisque l' existence des CPGE est sans cesse remise en question...
Il est vrai que si un élève CPGE coûte deux fois plus cher qu'un étudiant fac, c'est déjà dérangeant. Comme en plus c'est un enfant de nanti, ça l'est encore plus. Pour que ce malaise se dissipe, il faudrait que ce soit un enfant méritant de ZEP.

Écrit par : nicolas | 04 juillet 2009

C’est à désespérer les classes moyennes. Elles comptaient sur l’Ecole pour donner à leurs enfants, dans la mesure où ils le méritaient, un avenir plus brillant que le leur. JPB

C'était en effet l'objectif de l'école publique. Tous les indicateurs semblent nous rapprocher du tiers monde où deux classes se font face : les très riches et les très pauvres.
Classe moyenne en voie de paupérisation, on en reparle dans une décennie si les options politico-économico-éducatives ne changent pas.

Écrit par : nicolas | 04 juillet 2009

JPB sur le chemin de la sagesse même si la route est encore longue.....comme je le dis depuis quelque temps...encore un effort camarade, je peux vous appeler camarade?, pour être définitivement guéri...

Les classes moyennes ont voté majoritairement Royal en 2007, l'auriez-vous oublié ?

Elles n'ont rien à attendre de bon de ce gouvernement et ce dernier le leur prouve !

Écrit par : merlemocoeur | 04 juillet 2009

"Sartre recommandait de ne pas désespérer Billancourt. Mais c’est désormais l’ensemble des classes moyennes que le système désespère."
JPB

Et c'est là que les politiques se révèlent notoirement inconséquents, voire d'une incroyable cécité. Ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis ! Ce sont les classes moyennes qui assurent, pour l'essentiel, la cohésion sociale et la stabilité du système.
l'UMP serait-elle devenue l'Union de la Médiocrité Partagée ? En tous les cas, la mutation politique se confirme : la plouto-démocratie s'illustre de plus en plus par la démagogie. Comment lever l'enchantement ?



"Par classes moyennes, j’entends tous ceux pour qui le pain quotidien reste quotidien, mais dont le steack commence à être relativement hebdomadaire."
JPB

Vraiment excellent !

Écrit par : Magister | 04 juillet 2009

Tout indique, depuis un bon moment, que les classes moyennes se paupérisent. Suffit de comparer le niveau de vie des profs d'avant et de maintenant. Les effets pervers de cette "discrimination positive" vont-ils donner le coup de grâce à la classe moyenne ? Attention aux frustrations, aux attentes non satisfaites, au sentiment d'injustice.
Notre société évolue-t-elle vers une bulle de riches privilégiés autoreproducteurs dominant une masse plus ou moins indifférenciée qui travaille pour survivre avec son "steak hebdomadaire", sa télé, ses programmes abêtissants, son école de sous-développés du cerveau, etc.
Comme dit Virilio, le passé ne passe pas et l'avenir est bouché. Prozac pourtout le monde !

Écrit par : Marilyse | 04 juillet 2009

Comment évolue/régresse à nos portes, le Royaume Uni depuis Thatcher ?

Écrit par : nicolas | 04 juillet 2009

"Je suggère de faire du Brevet le juge de paix de l’entrée en Seconde. Décréter que les résultats, et eux seuls, décideront du choix de l’établissement. Tout comme les résultats de Terminale (et accessoirement, très accessoirement, ceux du Bac) décident du recrutement en BTS, en IUT ou en Classes préparatoires. Voilà qui ferait du Brevet le vrai laboratoire d’un futur Bac."

C'est l'évidence même. L'entrée en seconde doit être conditionnée par l'obtention du Brevet des collèges, ce qui redymanisera l'ensemble du système en amont.
Puisse Luc Chatel vous lire et vous entendre!


"Elles savaient bien, ces classes moyennes, que Royal se contenterait de perpétuer, à l’Ecole, la fabrique du crétin."

Meirieu, flanqué de l'inénarrable Frackowiak, serait arrivé au pouvoir dans les valises de Royal, et dans les collèges, c'était la dictature du conseil pédagogique assurée et la fin de la "liberté pédagogique".



"Elles ont voulu croire que Sarkozy, tout en menant une politique tout aussi libérale que sa concurrente « socialiste », donnerait un peu d’air à un système d’enseignement qui crevait sous la dictature des idéologues de la pédagogie."

Eh oui! Nous avons cru au discours de Misons-Alfort, si vibrant d'émotion et de sincérité qu'il nous avait tiré des larmes de reconnaissance, nous avons cru aux "élèves qui se lèvent quand le professeur entre", nous avons applaudi à la dénonciation de "l'idéologie folle" qui règne dans les IUFM"... Henri Guaino avait bien potassé son sujet et consciencieusement épluché ce qui se disait sur bonnetdane! Il reste deux ans au Président de la République pour nous prouver, à nous qui nous désolons de la transformation des collèges en garderies dispendieuses et stériles dont pâtissent au premier chef les familles modestes et sérieuses, que nous avons eu raison de lui faire confiance!

Écrit par : Jean | 04 juillet 2009

Suite : J'écrivais hier
[Pour revenir sur un vieux fil, Nathalie Bulle m'a autorisé à publier sur mon site un autre extrait de son dernier livre - extrait dont je ne partage pas autant l'analyse que le premier que j'avais publié *.....
MD]

Je voulais m'expliquer sur ces limites et Rudolf Bkouche m'a pris de vitesse en attaquant la question différemment :

[Si, comme le rappelle Nathalie Bulle, la réforme des mathématiques modernes s'est moins posée comme une réponse à l'échec scolaire que comme une volonté de modernisation de l'enseignement des mathématiques, son analyse de la réforme et de la contre-réforme qui a suivi n'est pas pertinente. Contrairement à ce que dit Nathalie Bulle, les mathématiques n'étaient pas en crise dans les années cinquante, mais les travaux de Hilbert repris dans la seconde partie du siècle par Bourbaki les avaient profondément renouvelées provoquant l'efflorescence que l'on connaît. La question se posait alors d'adapter l'enseignement à cette évolution. Si l'enseignement supérieur s'était transformé dans les années cinquante, fallait-il pour autant transformer l'enseignement secondaire ? Les mathématiques semblaient jouer un rôle de plus en plus important dans la société et les besoins de l'économie demandaient d'accroître le nombre de scientifiques et de techniciens ; mais cela devait-il conduire à une réforme de cette ampleur ? ici encore la réforme allait rencontrer le courant progressiste avec Piaget et la confusion qu'il a introduite entre les structures cognitives et les structures mathématiques mises en avant par Nicolas Bourbaki. La contre-réforme allait provoquer une remise en cause d'un enseignement considéré comme trop abstrait et s'inscrivait dans l'anti-intellectualisme caractéristique du courant progressiste, ce qu'explique Nathalie Bulle, mais elle n'a pas vu ce paradoxe apparent que les idées de la contre-réforme, portées en partie par les didacticiens des mathématiques s'inscrivaient tout autant dans les conceptions piagétiennes que celles portées par la réforme des mathématiques modernes, et les mêmes qui avaient défendu la réforme des mathématiques modernes, pouvaient, sans grande contradiction, défendre la contre-réforme. On peut voir ici les limites de la vision américanocentriste du courant progressiste que propose Nathalie Bulle même si celle-ci, dans sa recherche des sources du courant progressiste, n'oublie pas ses origines européennes. ]

Texte complet à :
http://michel.delord.free.fr/rb/rb-nbulle062009.pdf

MD

Écrit par : Michel Delord | 04 juillet 2009

Il reste deux ans au Président de la République pour nous prouver, à nous qui nous désolons de la transformation des collèges en garderies dispendieuses et stériles dont pâtissent au premier chef les familles modestes et sérieuses, que nous avons eu raison de lui faire confiance!

Ecrit par : Jean | 04 juillet 2009

Saura-t-il les mettre à profit ou s'imaginera-t-il, à raison sans doute, que la com' , si bien éprouvée, fera encore une fois son effet, compte tenu que l'électeur moyen est par nature amnésique car toujours disposé à croire monts et merveilles ? Peut-être même se garde-t-il sous le manteau une mesure joker dégainée en temps et lieu...

Écrit par : Magister | 04 juillet 2009

C’est à désespérer les classes moyennes. Elles comptaient sur l’Ecole pour donner à leurs enfants, dans la mesure où ils le méritaient, un avenir plus brillant que le leur. JPB

C'était en effet l'objectif de l'école publique. Tous les indicateurs semblent nous rapprocher du tiers monde où deux classes se font face : les très riches et les très pauvres.
Classe moyenne en voie de paupérisation, on en reparle dans une décennie si les options politico-économico-éducatives ne changent pas.

Ecrit par : nicolas | 04 juillet 2009
Heureusement les jésuites sont là pour sauver les bons élèves de toutes origines.
Hier soir, j'ai eu une longue discussion avec une amie dont la fille, sa cadette, élève très moyenne et qui n'a pas l'ambition de longues études mais est boursière, vient d'être accepté à Alain Borne et internat, sans option particulière que Nyons n'offre pas. Peu importe, inutile de commenter ! Ce serait reprendre ce que JPB vient d'écrire sur le sujet.
Par contre, cette mère isolée (le père est décédée quand les enfants avaient six et huit ans), agricultrice de montagne et aide-ménagère pour personnes âgées, qui se tue au travail pour élever ses deux enfants avec l'aide de sa maman, institutrice de la laïque à la retraite (du vrai de vrai, dur de chez dur !), a un garçon aîné extrêmement brillant et travailleur. Elle a consenti le sacrifice moral et financier de le scolariser dans un lycée privé de très bonne réputation, tenu par les Jésuites et où se regroupe toute la progéniture de la "bourgeoisie" du secteur géographique élargi.
Ce jeune homme m'a d'ailleurs confirmé hier soir que la section MPI de son établissement était très exigeante, d'un très haut niveau. Mais ce n'est pas mon propos !
Donc la maman trime pour payer l'année de seconde de son fils et avoue à l'équipe, à l'entrée en première qu'elle est en grosse difficulté financière pour payer la scolarité de son fils. Qu'à cela ne tienne! Les jésuites disposent d'une caisse d'aide sociale et subventionnent les études du jeune homme à hauteur de 200 euros par mois.
Pas mal, non ?

Écrit par : dobolino | 04 juillet 2009

Il en est de même pour l'entrée en 6°.
Chaque année, les parents d'élèves de notre école demandent en masse une dérogation pour échapper aux ennuis occasionnés par un collège de secteur situé dans une autre académie (vacances scolaires décalées par rapport aux plus jeunes ou plus vieux de la fratrie scolarisés eux en primaire ou en lycée dans la Drôme) et recevant des élèves ayant subi un primaire très "innovant".

Ces dérogations sont de plus en plus difficiles à obtenir. Cette année, seule L. dont la mère smicarde élève seule ses quatre enfants est assurée de l'obtenir.

Écrit par : catmano | 04 juillet 2009

"C’est à désespérer les classes moyennes. Elles comptaient sur l’Ecole pour donner à leurs enfants, dans la mesure où ils le méritaient, un avenir plus brillant que le leur."

Les classes moyennes ont voté pour M. Sarkozy, sans avoir compris son programme (pourtant très clair) n'ont que ce qu'elles méritent. Leur égoïsme, leur conformisme et leur crétinisme sont insupportables.
En GB, où la carte scolaire est une chose du passé on attribue les places dans certaines écoles par tirage au sort et les procès sont légion. Gageons qu'on va très vite en arriver à ce point de ridicule.

Écrit par : coginthewheel | 04 juillet 2009

Qu'à cela ne tienne! Les jésuites disposent d'une caisse d'aide sociale et subventionnent les études du jeune homme à hauteur de 200 euros par mois.
Pas mal, non ?

Ecrit par : dobolino | 04 juillet 2009

Arrête, malheureuse !
Tu vas désespérer Solférino, et faire revenir pépé Morel qui va nous entonner le grand air de la collation des grades. ;o)

Écrit par : yann | 04 juillet 2009

Excellents, les textes de Magister sur le fil précédent.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 juillet 2009

Qu'à cela ne tienne! Les jésuites disposent d'une caisse d'aide sociale et subventionnent les études du jeune homme à hauteur de 200 euros par mois. Pas mal, non ?

Ecrit par : dobolino | 04 juillet 2009

Et voilà les jésuites, tout comme la princesse de Clèves, au secours des idéaux de la République largement malmenés par les castes successives au pouvoir !
Félicitons-les, encourageons-les, subventionnons-les, s'il faut en passer par là ! Mais quel étrange transfert, tout de même...

Écrit par : nicolas | 04 juillet 2009

En GB, où la carte scolaire est une chose du passé on attribue les places dans certaines écoles par tirage au sort et les procès sont légion. Gageons qu'on va très vite en arriver à ce point de ridicule.

Ecrit par : coginthewheel | 04 juillet 2009

Que disais-je ?

Écrit par : nicolas | 04 juillet 2009

"l'UMP serait-elle devenue l'Union de la Médiocrité Partagée ?"

Ecrit par : Magister | 04 juillet

Pourquoi, c'était quoi, jusqu'à maintenant?

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2009

Qu'à cela ne tienne! Les jésuites disposent d'une caisse d'aide sociale et subventionnent les études du jeune homme à hauteur de 200 euros par mois.
Pas mal, non ?

Ecrit par : dobolino | 04 juillet 2009

Les Jèses peuvent se permettre de faire les généreux, le public leur sert de poubelle !

Facile de se composer ses classes aux petits oignons quand on se tamponne de l'obligation de scolarité !

J'ai vu passer encore vendredi aux inscriptions de seconde tous les redoublants du lycée Saint-Trucmuche de ma ville.

C'est invraisemblable, ce système à deux vitesses : qu'on ne dise pas que les Français aiment l'égalité, avec ce système de PRIVILÈGES que personne n'évoque jamais en ces termes ! Les contribuables PAIENT pour que la bourgeoisie puisse garder ses rejetons dans son coin, dans de bonnes conditions d'enseignement ! Grotesque !

Alors, oui, on peut se permettre de prendre deux ou trois bronzés et deux ou trois pauvres, ça ne coûte pas cher et ça donne bonne conscience : Tartuffes !

Pendant ce temps, on utilise ses réseaux politiques pour que le public végète dans sa merde, ça fait de la pub !

Ce Châtel avec ses gamins à Notre-Dame des Oiseaux, c'est comme si le PDG de Total était nommé ministre de l'écologie !

Écrit par : sanjuro | 04 juillet 2009

Excellents, les textes de Magister sur le fil précédent.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 juillet 2009

"l'UMP serait-elle devenue l'Union de la Médiocrité Partagée ?"

Ecrit par : Magister | 04 juillet

Pourquoi, c'était quoi, jusqu'à maintenant?

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2009

Sur le fil précédent...

Écrit par : nicolas | 04 juillet 2009

Dites donc Brighelli on ne vous a rien promis pour le prochain remaniement ministériel du 14 juillet, un petit secrétariat à la "casse-toi-pauv'con" pour les élèves qui ne sont pas dans les grilles ?

Écrit par : iPidiblue félicite un émule de la sarkozymania | 04 juillet 2009

Et c'est là que les politiques se révèlent notoirement inconséquents, voire d'une incroyable cécité. Ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis ! Ce sont les classes moyennes qui assurent, pour l'essentiel, la cohésion sociale et la stabilité du système.


Ecrit par : Magister | 04 juillet 2009
Est-ce que la cohésion sociale est considérée par eux comme un atout ou comme un élément gênant ?
La cohésion sociale est l'inverse de la vertu d'individualisme et d'égoïsme galopant. La cohésion sociale, c'est, par exemple, ceux qui se battent pour sauver le service public d'éducation ou pour protéger le Code du Travail des attaques les plus violentes.
La cohésion sociale, c'est une plaie au flanc de l'ultra-libéralisme, non ?


Je me tâte de plus en plus pour scolariser ma fille dans le privé. Est-ce être un bon citoyen que de sacrifier ses enfants à un idéal ? Ne dit-on pas que charité bien ordonnée commence par soi-même ?
Vous savez ce que je suis ? Une écervelée. Pas plus.

Écrit par : dobolino | 04 juillet 2009

A propos des Jésuites, n'est-il pas piquant de noter que l'agrégation fut créée en 1766 pour suppléer à la fermeture (ou au transfert aux Parlements?) des 200 collèges jésuites après la dissolution de l'ordre signée par Louis XV le 26 novembre 1764!

Alors que l'enseignement public français s'écroule et que les agrégés y sont proprement néantisés, coucou, revoilà les Jésuites, triomphants!

Tiens, Saint-Louis de Gonzague, où Luc Chatel fit ses études secondaires, est un lycée jésuite!
Il a donc étudié le latin! Donc avec un peu de chance, il va en soutenir et en ranimer l'enseignement...

A propos d'enseignement privé, la libraire du village proche de Strasbourg où se trouve mon collège me disait récemment que les établissements privés de la région lui commandaient des cargaisons de théâtre classique au moment même où plus aucun professeur de ce collège public , en-dehors de votre serviteur, n'y étudiait plus aucune pièce classique (trop vieux, trop difficile, inutile pour la vie...)!

Écrit par : Jean | 04 juillet 2009

Je suis entièrement d'accord pour faire de l'obtention du DNB la clé du passage au lycée. On en a marre de cette déliquescence organisée contre laquelle on est impuissant. Quand aura-t-on un peu de bon sens dans ce pays ?
J'espère que le nouveau ministre ou ses conseillers lisent le blog et nos supplications incessantes. Revaloriser le DNB et le Bac.

Écrit par : Marilyse | 04 juillet 2009

C'est invraisemblable, ce système à deux vitesses : qu'on ne dise pas que les Français aiment l'égalité, avec ce système de PRIVILÈGES que personne n'évoque jamais en ces termes ! Les contribuables PAIENT pour que la bourgeoisie puisse garder ses rejetons dans son coin, dans de bonnes conditions d'enseignement ! Grotesque !



Ecrit par : sanjuro | 04 juillet 2009
Vous vous souvenez de 1982 ? Il aurait fallu alors aller jusqu'au bout, couper des têtes, faire couler le sang. Personnellement, j'y étais prête et le service public d'instruction était encore dans un état fort convenable.

Écrit par : dobolino | 04 juillet 2009

Scolarisez-la chez les Jésuites de strasbourg, Dobolino...

Écrit par : nicolas | 04 juillet 2009

Je me tâte de plus en plus pour scolariser ma fille dans le privé. Est-ce être un bon citoyen que de sacrifier ses enfants à un idéal ? Ne dit-on pas que charité bien ordonnée commence par soi-même ?
Vous savez ce que je suis ? Une écervelée. Pas plus.

Ecrit par : dobolino | 04 juillet 2009

Ma meilleure collègue dans le métier l'a fait depuis longtemps (1998). Enfant précoce, d'abord inscrite en primaire dans le public, puis enlevée en cours d'année du public pour cause de pédagogie pédagogo bornée dans toutes ses erreurs, dans toute son horreur, enfant dans un collège privé, classe pour enfants précoces. Puis lycée privé dans la foulée.
Moi, je ne pense pas que je l'aurais fait à l'époque. Mais la situation s'est dégradée depuis. Que souhaite votre fille ?

Écrit par : Marilyse | 04 juillet 2009

Tiens, Saint-Louis de Gonzague, où Luc Chatel fit ses études secondaires, est un lycée jésuite!
Il a donc étudié le latin! Donc avec un peu de chance, il va en soutenir et en ranimer l'enseignement...

Ecrit par : Jean | 04 juillet 2009

Alors là, je crois que vous rêvez, mon pauvre Jean !
Comment dit-on "parce que je le vaux bien", en latin ?

Écrit par : catmano | 04 juillet 2009

Les classes moyennes ont voté pour M. Sarkozy, sans avoir compris son programme (pourtant très clair) n'ont que ce qu'elles méritent. Leur égoïsme, leur conformisme et leur crétinisme sont insupportables.

Ecrit par : coginthewheel | 04 juillet 2009

Même Darcos avait annoncé la couleur, puisqu'il avait écrit quelque part de manière tout à fait claire qu'il fallait envisager de réexaminer les services des professeurs. En clair, les 35 heures dans l'établissement nous pendaient au nez. Nous étions donc au courant. Mais nous voulions éviter à tout prix la greluche du Poitou et son cortège de claudicants mentaux (Meirieu, Frackowiak...). Avoir pour interlocuteur un agrégé de Lettres, ancien doyen de l'Inspection générale, ancien professeur de lycée, homme d'une culture authentique, c'était quand même autre chose que d'avoir affaire à un clown. D'ailleurs, sous l'ère Darcos, il n'y a pas eu que du mauvais.

Écrit par : Jean | 04 juillet 2009

Tiens, Saint-Louis de Gonzague, où Luc Chatel fit ses études secondaires, est un lycée jésuite!
Il a donc étudié le latin! Donc avec un peu de chance, il va en soutenir et en ranimer l'enseignement...

Ecrit par : Jean | 04 juillet 2009

Alors là, je crois que vous rêvez, mon pauvre Jean !

Ecrit par : catmano | 04 juillet 2009

Ben,euh, c'est-à-dire que...

A propos de latin, combien vous restait-il donc d'élèves en 3ème, Marilyse, pour qu'on vous annonce la fermeture de la section?

Écrit par : Jean | 04 juillet 2009

Scolarisez-la chez les Jésuites de strasbourg, Dobolino...

Ecrit par : nicolas | 04 juillet 2009

Ce ne sont pas des Jésuites, nicolas, mais, entre autres, les Missions africaines, les Pères Oblats, etc.

Écrit par : Jean | 04 juillet 2009

un petit secrétariat à la "casse-toi-pauv'con" pour les élèves qui ne sont pas dans les grilles ?

Ecrit par : iPidiblue félicite un émule de la sarkozymania | 04 juillet 2009

Je prends tout de suite!

Écrit par : Jean | 04 juillet 2009

les Pères Oblats, etc.

Ecrit par : Jean | 04 juillet 2009

Prospères Y Oblats boum... sont les chéris de ces dames
Prospères Y Oblats boum... sont les rois du macadam
Drôle de drame

Écrit par : nicolas | 04 juillet 2009

Vous savez ce que je suis ? Une écervelée. Pas plus.

Ecrit par : dobolino | 04 juillet 2009

Viens donc chez moi.
Le meilleur lycée de la région pour 50 € par mois.
Pô chir, comme disait toto.

Écrit par : yann | 04 juillet 2009

@sanjuro: lorsqu'on est prof de collège et qu'on voit ce qui s'y passe, qu'on habite un quartier dans lequel les collèges ne sont plus ce qu'ils étaient et qu'enfin on a des enfants qui ont un potentiel, on ne se pose pas de questions, on les met dans le privé.
Il y a bien longtemps que les bons privés ne sont plus des repères de fils à papa-sales bourges. Ils acceuillent beaucoup -vous en seriez surpris, allez faire un tour à la belle-de-mai- d'élèves de confession musulmane par exemple. Et oui, le privé c'est tout ce que l'on souhaite: les casses-c... perturbateurs et ascolaires n'y ont pas leur place. Qui a organisé depuis 40 ans la mort programmée de l'enseignement public?
Une solution pour contenter les purs et durs de la laïcité: voter une loi vous obligeant à mettre VOS enfants dans le public. Tant mieux si vous habitez le 13/14/15 par exemple à Marseille, vos rejetons bénéficierons du bon collège ZEP/sensible/APV d'à côté, et progresseront à pas de géant dans la maîtrise du langage "quartier", tout en subissant la pression des 15 élèves qui n'en sont pas.
Curieusement, il y a 20/30 ans dans ce genre de collège, les collègues y plaçaient leurs enfants. Epoque révolue, cherchez l'erreur!
Arrêtons de dire n'importe quoi. Je ne sacrifierai pas mes gosses sur l'autel de mes convictions. Je crois-encore, un peu- au public mais au vu de la dégradation permanente de ce système...

Écrit par : sisyphe | 04 juillet 2009

Quand j'étais enfant on jouait sur la plage à un jeu très simple : "Chacun son trou ! Trou commun ! Trou du voisin !"

On peut en tirer quelques enseignements philosophiques ...

Écrit par : iPidiblue chacun pour sa pomme ! | 04 juillet 2009

Comment dit-on "parce que je le vaux bien", en latin ?

Ecrit par : catmano | 04 juillet 2009

Quod valeo.
Valeo ergo sum ! Celle-là est pour notre excellent Magister que je salue et félicite pour ses petits morceaux d'observation. Un nouveau La Bruyère ?

Écrit par : Marilyse | 04 juillet 2009

Je ne vois qu'une solution aux problèmes relevés dans nos établissements ( irrespect, insultes, perturbations volontaires, absence de travail, etc) à savoir sanctionner financièrement les parents.Et ne me dites pas qu'ils n'ont pas les moyens: même dans les quartiers défavorisés (...) il y a souvent 3 TV par appart, la voiture, les scooters et les voyages au bled tous les étés.
Utopie certes dans la société où nous vivons mais quoi d'autre d'efficece?

Écrit par : sisyphe | 04 juillet 2009

Les classes moyennes ont voté pour M. Sarkozy, sans avoir compris son programme (pourtant très clair) n'ont que ce qu'elles méritent. Leur égoïsme, leur conformisme et leur crétinisme sont insupportables.

Ecrit par : coginthewheel | 04 juillet 2009

Allez donc expliquer ça à Merlemoncul qui ,en digne représentant de la gôche, prétend le contraire : les classes moyennes ont FORÇÉMENT voté pour la dinde. A voir. Et comme d'habitude, Jean a tout dit :

"Même Darcos avait annoncé la couleur, puisqu'il avait écrit quelque part de manière tout à fait claire qu'il fallait envisager de réexaminer les services des professeurs. En clair, les 35 heures dans l'établissement nous pendaient au nez. Nous étions donc au courant. Mais nous voulions éviter à tout prix la greluche du Poitou et son cortège de claudicants mentaux (Meirieu, Frackowiak...). Avoir pour interlocuteur un agrégé de Lettres, ancien doyen de l'Inspection générale, ancien professeur de lycée, homme d'une culture authentique, c'était quand même autre chose que d'avoir affaire à un clown. D'ailleurs, sous l'ère Darcos, il n'y a pas eu que du mauvais.

Ecrit par : Jean | 04 juillet 2009"

Écrit par : Manu | 04 juillet 2009

"Je suis entièrement d'accord pour faire de l'obtention du DNB la clé du passage au lycée. On en a marre de cette déliquescence organisée contre laquelle on est impuissant. Quand aura-t-on un peu de bon sens dans ce pays ?
J'espère que le nouveau ministre ou ses conseillers lisent le blog et nos supplications incessantes. Revaloriser le DNB et le Bac."

Ma chère, vous rêvez! La politique actuelle n'est que la malheureuse continuité des précédentes: faire accéder aux forceps un gros tas d'élèves au bac. Concernant le brevet, gagez que ce "diplôme" sera de plus en plus simplifié dans les années qui viennent. Sauf improbable révolution...ou lorsque tous, nous cesserons les cours: monumentale grève, tous collèges fermés, un million de personnes dans la rue.
Té, à l'heure du Casa, voilà-t-y pas que j'me prends à rêver moi zaussi!!
;)

Écrit par : sisyphe | 04 juillet 2009

A propos de latin, combien vous restait-il donc d'élèves en 3ème, Marilyse, pour qu'on vous annonce la fermeture de la section?

Ecrit par : Jean | 04 juillet 2009

Cinq inscrits à la prochaine rentrée. Jusqu'à présent, dans notre département, étaient comptabilisés les élèves de 5e et de 4e pour l'ouverture d'une 3e : donc, mathématiquement, j'avais 12 = 29 = 41 élèves. Les 3 heures étaient bien inscrites dans la DGH. Que se passe-t-il ? J'ai contacté les collègues du département pour voir ce qui se passe dans chaque établissement.

Dans mon collège, nous n'avons plus que 60 élèves en 6e, donc les latinistes se raréfient : 13 pour la prochaine 5e, c'est déjà un exploit, vu le contexte de "REPification" de notre établisseement, j'ose ce néologisme. Ajoutez à cela beaucoup d'options, trop certainement, notamment en sport, et la possibilité donnée aux élèves de n'effectuer que deux ans de latin (cycle central) - dans le privé de la ville, les élèves signent d'office pour 3 ans, on ne leur demande pas leur avis - plus le sens de l'effort qui n'est plus au rendez-vous, plus les DGH en peau de chagrin, plus plus ... On n'en finit pas d'analyser la mort programmée des langues anciennes. Ces langues sont vouées à n'être enseignées que dans certains établissements "du bassin". Moi, ça me bassine ! Voilà le dernier bastion des lettres qui tombe, après le grec. Un pan entier, les fondations, de notre culture.

N.B. Je ne sais si la fermeture est due à l'IA comme annoncé
ou uniquement à une cuisine interne qui m'échappe. J'ai appris à être très méfiante. En tout cas, recrutement problématique en allemand et en italien aussi. Par contre, le foot, le hand, la voile ont l'air d'avoir le vent en poupe...

Écrit par : Marilyse | 04 juillet 2009

"Pour les retraites, "le principe de réalité s'impose à nous, donc il faut que nous évoluions", constate Xavier Darcos, jugeant qu'il ne "serait pas raisonnable de rester complètement bloqué parce que les choses ont changé" et évoquant le déficit accru de la branche vieillesse et le vieillissement des Français. Se présentant comme "un facilitateur" dans cette réforme, il a assuré que le gouvernement va prendre "du temps" pour en parler avec les partenaires sociaux d'ici mi-2010 et va "entendre les arguments des uns et des autres". Globalement, le nouveau ministre des Relations sociales a expliqué avoir face à lui "des partenaires parfois difficiles, qui ont leurs idées, mais qui veulent dialoguer et voient très bien les difficultés. Les syndicats que j'ai devant moi désormais sont des grandes confédérations habituées à discuter", a-t-il ajouté, rappelant qu'"il y a un moment aussi où il faut décider".

(Nouvelobs.com)

On nous prépare lentement mais sûrement à la retraite à 65, voire 70 ans, au nom du sacro-saint "principe de réalité" (un principe qui en épargne certains plus que d'autres), brandissant le spectre (hélas réel) d'une faillite des caisses de retraite par répartition. Et qui retrouvons-nous chargé de ce délicat dossier ?

Écrit par : Robin | 04 juillet 2009

Moi, je ne pense pas que je l'aurais fait à l'époque. Mais la situation s'est dégradée depuis. Que souhaite votre fille ?

Ecrit par : Marilyse | 04 juillet 2009
Réussir à Roumanille ! Sa hargne naturelle est décuplée par cette mésaventure. Depuis le début de l'année, elle se bat pour être première en physique et dans les trois premiers en math pour obtenir des bulletins imparables, dans le but d'entrer en MPI. S'être vue dédaignée et refoulée d'office l'a profondément offensée et blessée.
Elle ne veut pas entendre parler du privé et a l'intention de donner le meilleur d'elle-même à son lycée.
Cette gosse est un vaillant petit soldat, combattif et tenace.

Écrit par : dobolino | 04 juillet 2009

Vous savez ce que je suis ? Une écervelée. Pas plus.

Ecrit par : dobolino | 04 juillet 2009

Viens donc chez moi.
Le meilleur lycée de la région pour 50 € par mois.
Pô chir, comme disait toto.

Ecrit par : yann | 04 juillet 2009
Tu m'embauches comme ASV ?

Écrit par : dobolino | 04 juillet 2009

Avoir pour interlocuteur un agrégé de Lettres, ancien doyen de l'Inspection générale, ancien professeur de lycée, homme d'une culture authentique, c'était quand même autre chose que d'avoir affaire à un clown.

Ecrit par : Jean | 04 juillet 2009"

Un clown au ministère de l'éducation nationale ? Nooooooon, c'est pas possible ! Auquel pensez-vous ? A Allègre, celui qui insultait les collègues et faisait 3 fautes par ligne en prétendant qu'une balle de tennis arrive en même temps par terre qu'une boule de pétanque si on les lâche à même hauteur ? A Lang, expert en cocktails somptueux, flatteries du Snes et politiquement correct qui invitait les parents à venir se méler officielement de pédagogie (j'ai conservé le document d'orientation distribué à tous les 6èmes à ce sujet) ? A Jospin, grand ordonnateur des rêves pédagogistes les plus fous à travers sa loi d'orientation (89) ?

Vraiment, je ne vois pas ce dont vous voulez parler. Et c'est la grande inconnue, la question à laquelle nous ne pourrons jamais répondre: qui aurait nommé S. Royal en cas de victoire ? Frackowiack ? Sa Sainteté Meirieu lui même ? Gabriel Cohn Bendit ? Tous les cauchemars sont permis.

Écrit par : Manu | 04 juillet 2009

"Ils acceuillent beaucoup"

Ecrit par : sisyphe | 04 juillet 2009

Ils accueillent

Écrit par : Orthoprofundesfaux | 04 juillet 2009

Allez donc expliquer ça à Merlemoncul
Ecrit par : Jean | 04 juillet 2009"

Je vous répondrais sur le même ton

Je suis un bon vieux social démocrate qui vit depuis toujours dans le 93, département dans lequel la pauvreté, l'exclusion sociale, la misère scolaire et l'insécurité ne font que gagner du terrain depuis 2002, si vous voyez à quoi je peux faire allusion (mais ôtez d'abord vos lunettes s, et que Merlemoncul, comme vous dites si élégamment vous conchie!

Écrit par : merlemocoeur | 04 juillet 2009

"combattif et tenace."

Ecrit par : dobolino | 04 juillet 2009

combatif

Écrit par : Orthoprofundesfaux | 04 juillet 2009

"se méler officielement de pédagogie "

Ecrit par : Manu | 04 juillet 2009

se mêler officiellement. Ca sent les vacances.

Écrit par : Orthoprofundesfaux | 04 juillet 2009

"Je suis un bon vieux social démocrate qui vit depuis toujours dans le 93, département dans lequel la pauvreté, l'exclusion sociale, la misère scolaire et l'insécurité ne font que gagner du terrain depuis 2002"

2002? Avant, c'était comment? Prendriez-vous les gens pour des cons, par hasard?

Écrit par : sisyphe | 04 juillet 2009

Je vous répondrai pas répondrais

car c'est du brutal et pas du conditionnel!

Écrit par : merlemocoeur | 04 juillet 2009

2002? Avant, c'était comment? Prendriez-vous les gens pour des cons, par hasard?

Ecrit par : sisyphe | 04 juillet 2009

Prenez simplement les chiffres de la délinquance violente et vous verrez!

Écrit par : merlemocoeur | 04 juillet 2009

Et par exemple le taux d'encadrement dans les collèges!

Écrit par : merlemocoeur | 04 juillet 2009

les enfants grandissent et comme il y en a beaucoup...les chiffres de la délinquance violente? Ces stats sont manipulées tantôt dans un sens tantôt dans un autre. L'encadrement? Je rigole...mettez autant de pions que vous voulez, selon qu'ils viennent du mm quartier que les élèves et avec nos règlements actuels, ça ne change rien.
L'achat de la paix sociale avec des cautères sur des jambes de bois me gonfle...

Écrit par : sisyphe | 04 juillet 2009

Allez donc expliquer ça à Merlemoncul
Ecrit par : Jean | 04 juillet 2009"

Ecrit par : merlemocoeur | 04 juillet 2009

Hep! Merlemocoeur, vous faites erreur! Ce n'est pas moi qui ai écrit les lignes que vous me prêtez!

Écrit par : Jean | 04 juillet 2009

Je me tâte de plus en plus pour scolariser ma fille dans le privé. Est-ce être un bon citoyen que de sacrifier ses enfants à un idéal ? Ne dit-on pas que charité bien ordonnée commence par soi-même ?
Vous savez ce que je suis ? Une écervelée. Pas plus.

Ecrit par : dobolino | 04 juillet 2009

Vous devriez d'abord comprendre que les procédures d'inscription sur internet, c'est pour les gogos ; il fallait prendre rendez-vous avec le proviseur du lycée envisagé, ou au moins aller aux journées portes ouvertes du lycée.

Il vous reste quelques jours pour aller tirer des cordons de sonnettes ; ne me dites pas que personne ne veut d'une très bonne élève, même hors secteur. Le privé a du succès au collège, parce qu'il y règne encore un peu de calme, mais le lycée public a la cote parce que les profs y sont agrégés !

Demandez rendez-vous au proviseur adjoint de Camille Vernet, il vous recevra !

Écrit par : sanjuro | 04 juillet 2009

Comment dit-on "parce que je le vaux bien", en latin ?

Ecrit par : catmano | 04 juillet 2009

Quod valeo.
Valeo ergo sum ! Celle-là est pour notre excellent Magister que je salue et félicite pour ses petits morceaux d'observation. Un nouveau La Bruyère ?

Ecrit par : Marilyse | 04 juillet 2009

Que d'honneur, Marilyse ! Merci de votre bienveillance. Vous m'élevez car vous êtes une bonne pâte (permettez que je plagie vos propres mots, lu dans un fil précédent). Cela fait plusieurs années que je tiens un cahier dans lequel je consigne mes observations du monde parisien et des anecdotes entendues.

En évoquant La Bruyère, vous pointez un mes auteurs de prédilection. Ses Caractères n'ont pas pris une ride (parce qu'on ne refait pas les hommes).
Nous vivons certes une époque de crise profonde. Mais aussi, quelle émulation, quelle fécondité, quel bouillonnement de la pensée et que d'émergences ! S'il y a beaucoup d'ombre, c'est qu'il y a beaucoup de soleil. Nos forums sur la Toile renouvellent les salons des Lumières. Les idées circulent, sont relayées, font naître et nourrissent d'autres idées. Les politiques ne s'y trompent en observant le phénomène. Mais verront-ils venir la chose ? On en doute.

Écrit par : Magister | 04 juillet 2009

Allez donc expliquer ça à Merlemoncul
Ecrit par : Jean | 04 juillet 2009"

Ecrit par : merlemocoeur | 04 juillet 2009

Hep! Merlemocoeur, vous faites erreur! Ce n'est pas moi qui ai écrit les lignes que vous me prêtez!

Ecrit par : Jean | 04 juillet 2009

Vous pouvez vérifier une vingtaine de posts plus haut...

Écrit par : Jean | 04 juillet 2009

C'est vrai la Seine-Saint-Denis c'est la joie et voilà un exemple qui prouve que tout va de mieux en mieux !

http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/deux-mois-d-attente-pour-des-papiers-d-identite-02-07-2009-566906.php

Écrit par : merlemocoeur | 04 juillet 2009

Jean je vous présente mes plus sincères excuses et je transfère mon ire sur son véritable auteur!

Écrit par : merlemocoeur | 04 juillet 2009

Cette gosse est un vaillant petit soldat, combattif et tenace.

Ecrit par : dobolino | 04 juillet 2009

Transmettez-lui, Dobolino, ma sincère - et attendrie - admiration. Et pour vous aussi, si pleine d'énergie et de juste colère.

Écrit par : Marilyse | 04 juillet 2009

Arrêtons de dire n'importe quoi. Je ne sacrifierai pas mes gosses sur l'autel de mes convictions. Je crois-encore, un peu- au public mais au vu de la dégradation permanente de ce système...

Ecrit par : sisyphe | 04 juillet 2009

Vous répondez à côté ; que vous soyez reconnaissants au privé d'exister quand les collèges publics sont tous dans la panade, c'est une réalité que je peux comprendre. Je me place sur un autre plan, celui du système qui existe dans ce pays, soi-disant révolutionnaire, qui est celui d'un apartheid scolaire.

On subventionne lourdement des établissements scolaires qui se permettent de sélectionner leurs élèves. Certes ils ne les sélectionnent pas toujours sur des critères religieux ni sociaux ni même scolaires, mais soyons honnêtes : le critère n'est pas le problème, c'est le principe.

Pourquoi le public doit-il accueillir tout le monde, y compris ceux qui font tout pour se faire mettre à la porte, alors que le privé peut se permettre de choisir ? Comme le dit Yann, ce n'est pas le montant très modeste parfois des sommes demandées qui justifie ce privilège exhorbitant !

Si privé il doit y avoir, que ce soit du privé hors contrat : c'est là que pour le coup on verrait la charité chrétienne à l'œuvre, quand on doit accueillir gratuitement des élèves dont la scolarité coûte des milliers d'euros.

Mais si les fonds publics couvrent 95% des coûts de fonctionnement, la règle devrait être la même que pour le public : je suggère 80% d'élèves du secteur, avec 20% d'admissions sur dossiers.

J'aimerais une note de JPB sur le privé (car il y a privé et privé quand on rentre dans les détails, avec parfois un pédagogisme bien ancré, et parfois du privé encore plus rétrograde que le plus réac d'entre nous ne le souhaiterait, cf le collège de Villiers…)

Si je puis me permettre une comparaison, c'est comme pour la couverture santé : certaines compagnies d'assurance proposent des couvertures généreuses, mais si vous êtes adhérent individuel, elles n'hésitent pas à vous mettre à la porte quand vous tombez trop souvent malade... les mutuelles, elles, doivent accueillir tout le monde. Au moins les compagnies d'assurance n'ont-elles pas 90% de leurs frais de fonctionnement payés par l'état !

Écrit par : sanjuro | 04 juillet 2009

En ce 4 Juillet, tandis que je me prépare à célébrer la fêtenat' US, j'apprécie ce couplet sur la discrimination "négative" qui rappelle que c'est l'effet obligé de toute discrimination positive. Ses aspects liberticides sont notoires et le premier de ces exemples calamiteux fut, à Boston justement, transfert forcé de populations scolaires d'un quartier à l'autre, une ineptie que nos crétins de Grenelle n'ont pas manqué de souffler à Darcos, sans préciser que ce fut un échec auquel il fallut rapidement mis un terme.
JPB confirme que le cancer métastasé qui a conduit l'enseignement français aux soins palliatifs prend sa source dans l'obsession égalitariste dont Mona Ozouf rappelait l'origine jacobine ce matin ( France-Q). Ils ont perverti la valeur fondatrice républicaine pour en faire l'alpha et l'omega de leur réflexion politique, et l'EN est toujours entre leurs mains. Il est donc indéniable, et c'était prévisible, "que l’égalitarisme pédagogique des années 1970-2000 a engendré plus d’inégalités que l’élitisme de jadis. Le souci social d’aujourd’hui fabrique des exclus là où il n’y en avait pas encore, sans faire forcément de bien aux enfants qu’il feint d’aider" (JPB). Nous n'avons là qu'une conséquence incontournable de toute politique égalitariste, ce qui n'empêche pas les égalitaristes de l'imposer ( et les gogos de l'adopter)car elle est liberticide, par définition, d'autres l'ont expliqué mieux que moi.
C'est une évidence que les idéologues de gauche refusent cependant d'admettre, et ils persévèrent dans l'erreur.

C'est donc bien un effet obligé de cet égalitarisme, "qu’une administration s’arroge le droit de condamner à la médiocrité des enfants supérieurement intelligents, sous le seul prétexte que leurs parents gagnent de quoi ne pas mourir de faim sans recourir à l’aide publique, ce qui n’est pas une tare, est un effet pervers, très pervers, des bonnes intentions — comme d’habitude. Le collège unique avait déjà le même but, et trente ans plus tard, son bilan est globalement négatif. "

EH OUI, l'échec de cette politique était inévitable, mais cela n'a pas empêche nos bons gauchistes de Grenelle de l'imposer, et pas seulement depuis 1970, puisqu'on parlait déjà du collège unique avant-guerre , puis rebelote, en janvier-mars 1944, avec le rapport Durry, concocté par le CNR, qui fut suivi par le Plan des duettistes du PC, Langevin et Wallon, cette matrice intellectuelle de l'école mise en place dès 1959.

Je ne suis plus du tout JPB quand il ajoute, en parlant des mêmes individus qui ont foiré avec le collège unique, ou de leurs héritiers spirituels ( Viala, Descoings, Mérieu and Co), "D’aucuns voudraient bâtir un « lycée unique » sur le même modèle — sachant bien que les enfants des classes aisés, eux, ne seront jamais concernés par la discrimination positive, qu’ils dépendent géographiquement de « bons » lycées, ou qu’ils aient les moyens de s’offrir du « bon » privé."

C'est oublier que la gauche a le monopole de l'égalitarisme que personne ne risque de le lui disputer tellement c'est une idéologie destructrice, et c'est oublier aussi que le collège unique fut imposé par des idéologues de gauche, pour niveler la société et brimer les gosses de riches, ( la méthode globale fut imposée dans le même objectif niveleur et pour empêcher ces derniers de recevoir de l'aide à la maison). Comment le lycée unique serait-il soudain une idée tordue, cela est une évidence, mais venue de la droite, pour favoriser les gosses de riches? C'est oublier que le coll`ge unique, comme toute politique égalitariste, a creusé les inégalités et favorisé les gosses de riches, alorsqu'il fut imposé au nom des idéaux cde gauche.
C'est aussi oublier que si le gouvernement actuel est de droite ( enfin si l'on veut, ne chipotons pas), la Nomenklatura de gauche qui détruit les apprentissages avec une perversion sans mélange depuis quarante ans pour imposer son agenda politique est toujours en place au ministère, dont elle tire toujours les ficelles. Viala, Mérieu, Descoings seront toujours au service de la majorité et poursuivront leur ignoble dessein sans entraves, ( dans la perpétuation de l'autocongratulation) car nous avons des dirigeants aussi lâches qu'ignorants. Darcos a fait ce qu'il a pu.
C'est oublier enfin comment, par exemple , Robien s'était fait grossièrement empapaouter par cette clique quand il a cru pouvoir supprimer la globale par décret. Allez sur le site de G. Wettstein-Badour pour le détail de cette entourloupe.

Pour illustrer ce qui récède, je cite encore JPB:"Le critère « social » est devenu déterminant en première comme en dernière instance. Tu es en Troisième ZEP et tu te casses la tête à être bon élève ? Tu seras en Seconde ZEP, mon fils — le Bac, tu l’auras quand même, même s'il ne vaut pas grand chose. D’ailleurs, pourquoi ne fais-tu pas un BEP tout de suite, toi qui n’es fils de personne — ni fils de riche, ni fils de pauvre ?"

à qui ferez-vous croire qu'un raisonnement qui est non seulement très con, mais qui est surtout foncièrement anti-élitiste, donc antiméritocratique, ( les deux mamelles de l'égalitarisme) et qui est dans la lignée du nivellement de la société par l'école, laquelle est depuis toujours l'objectif prioritaire de la gauche , puisse sortir du cerveau d'idéologues ...de droite?

Écrit par : Cadichon | 04 juillet 2009

Je me tâte de plus en plus pour scolariser ma fille dans le privé. Est-ce être un bon citoyen que de sacrifier ses enfants à un idéal ? Ne dit-on pas que charité bien ordonnée commence par soi-même ?

Ecrit par : dobolino | 04 juillet 2009

Ne vous tâtez pas trop, de peur de découvrir le ventre mou. Or, ce point faible, si l'on peut dire, vous le pointez fort bien : l'idéal... républicain donc l'école publique (si j'ai bien compris).
Comment trahiriez-vous un idéal que l'institution n'illustre plus ? N'ayez donc aucun état d'âme au sujet de votre intégrité (que je n'imagine pas si fragile) et encore moins s'il s'agit de votre fille. Où sera-t-elle le moins en péril, telle est la question que je me poserais et foin du reste !

Écrit par : Magister | 04 juillet 2009

Et Dobolino, si vous m'en croyez, MPI c'est chiant et ça ne mène à rien. D'ailleurs, c'est une option qui s'arrête en première, je passe mon temps à le répéter pour que les élèves n'abandonnent pas leur latin de collège, sinon il n'ont plus d'option en première.

S'il y avait MPI en première, 80% de ceux qui font cette option en seconde ne la reconduiraient pas, de toute façon.

Arrêtez de vous torturer pour ces questions d'option, trouvez-vous un bahut où on bosse, et le latin avec coef 3 c'est une mention assurée si on bosse raisonnablement les autres matières.

Écrit par : sanjuro | 04 juillet 2009

Je me tâte de plus en plus pour scolariser ma fille dans le privé. Est-ce être un bon citoyen que de sacrifier ses enfants à un idéal ? Ne dit-on pas que charité bien ordonnée commence par soi-même ?
Vous savez ce que je suis ? Une écervelée. Pas plus.

Ecrit par : dobolino | 04 juillet 2009

Et bien je me suis posé les mêmes questions et j'ai franchi le pas et vu l'état des lycées en Seine-Saint-Denis je ne le regrette pas.

Ma fille a suivi sa 6ème dans son collège de secteur , mais vu le niveau moyen et les pédagogies, on ne peut que s'interroger sur un changement rapide, malheureusement.

Écrit par : merlemocoeur | 04 juillet 2009

En évoquant La Bruyère, vous pointez un mes auteurs de prédilection. Ses Caractères n'ont pas pris une ride (parce qu'on ne refait pas les hommes).
Nous vivons certes une époque de crise profonde. Mais aussi, quelle émulation, quelle fécondité, quel bouillonnement de la pensée et que d'émergences ! S'il y a beaucoup d'ombre, c'est qu'il y a beaucoup de soleil. Nos forums sur la Toile renouvellent les salons des Lumières. Les idées circulent, sont relayées, font naître et nourrissent d'autres idées. Les politiques ne s'y trompent en observant le phénomène. Mais verront-ils venir la chose ? On en doute.

Ecrit par : Magister | 04 juillet 2009

J'ai adoré faire lire les portraits de la Bruyère aux quatrièmes. Du grand art. Indémodable. Quelle langue ! Quel esprit !
J'aime, Magister, le sens aigu de vos analyses et cette foi, cette "fides" que vous gardez dans l'énergie humaine. C'est beau, c'est l'énergie des poètes, des artistes. Et il faut la garder, car " sa leçon est d'optimisme", a écrit Saint-John Perse. Et vous représentez au mieux, parmi tous les "blogueurs" de ce site, - quel vilain mot ! - l'esprit des lumières et spécialement son savoir et sa distinction. Tout comme Robin que j'apprécie aussi infiniment. J'ai découvert depuis quelques mois seulement ce salon virtuel et je le trouve très vivifiant pour la pensée, le questionnement. Il y circule effectivement beaucoup d'énergie, et en premier, celle de Jean-Paul Brighelli qu'il sait faire transparaître dans ses éditos.

Je me demande pourtant si, nous n'assistons pas à un retour au premier plan de cette constante de la civilisation humaine : le rapport proie/prédateur. Notre école issue de Jules Ferry n'a-t-elle été qu'une possibilité d'émergence ? Qu'une parenthèse qui a échoué ?
90 % de proies pour 10 % de prédateurs. La conscience avance-t-elle réellement ? Question fondamentale.

Écrit par : Marilyse | 04 juillet 2009

à qui ferez-vous croire qu'un raisonnement qui est non seulement très con, mais qui est surtout foncièrement anti-élitiste, donc antiméritocratique, ( les deux mamelles de l'égalitarisme) et qui est dans la lignée du nivellement de la société par l'école, laquelle est depuis toujours l'objectif prioritaire de la gauche , puisse sortir du cerveau d'idéologues ...de droite?

Ecrit par : Cadichon | 04 juillet 2009

Rions un moment : Meirieu, un idéologue ? ah ah ah

Ce sont des idiots utiles pour la privatisation du secteur de l'enseignement. Allègre avait lâché le morceau : l'éducation, le plus gros marché du XXième siècle ? remember ?

En laissant les crétins du SGEN démolir le public, on donne des armes au privé confessionnel dans un premier temps, avant que les établissements hors-contrat ne se multiplient...

Vous êtes d'une naïveté confondante : vous croyez que la droite est incapable de se débarrasser d'une poignée de Cohn-Bendit ou de Frackowiak s'ils lui marchent sur les pieds ?

Écrit par : sanjuro | 04 juillet 2009

le lycée public a la cote parce que les profs y sont agrégés !
Ecrit par : sanjuro | 04 juillet 2009

C'est quoi cette légende ?
Pas loin de trois professeurs de lycée sur quatre ne sont pas agrégés.
L'an dernier, dans mon établissement, lycée de centre-ville il est vrai passablement déclassé, sur 120 enseignants, on trouvait une trentaine d'agrégés, dont deux TZR (dont moi).
Et ça ne va pas changer : impossible d'entrer en lycée pour un agrégé qui n'a pas au moins dix ans d'ancienneté, en ce moment. On préfère y affecter les certifiés qui n'en peuvent plus du collège -je les comprends- avant qu'ils ne craquent. Pour les agrégés qui refusent les postes fixes en collège, il ne reste plus que le bonheur des remplacements.

Vous plaisantiez, sans doute.

Écrit par : TotoWeininger | 04 juillet 2009

Arrêtez de vous torturer pour ces questions d'option, trouvez-vous un bahut où on bosse, et le latin avec coef 3 c'est une mention assurée si on bosse raisonnablement les autres matières.

Ecrit par : sanjuro | 04 juillet 2009

Ca, c'est sûr ! Ce sont plutôt les élèves des sections S qui ont les mentions "Très bien" grâce au latin : 15 de moyenne en général, selon les professeurs de la discipline, dans le lycée du secteur, coefficient 3. Faites le calcul. Le latin est présenté à l'oral en S, à l'écrit en L. Les notes sont en général un peu plus basses en L.
Ces arguments, malgré tout, ne font pas que les élèves conservent le latin en seconde. Ils choisissent d'autres options. On déplore une très grande déperdition. Les professeurs ne font pas les difficiles : "On prend tout !" Il y a même dans un lycée des environs un "grand débutant", qui n'a jamais fait de latin !

@JPB
Pensez-vous, Jean-Paul, proposer un jour un fil sur les langues anciennes ? Vous l'avez peut-être déjà fait, je suis une bleue.

Écrit par : Marilyse | 04 juillet 2009

Ma chère, vous rêvez! La politique actuelle n'est que la malheureuse continuité des précédentes: faire accéder aux forceps un gros tas d'élèves au bac. Concernant le brevet, gagez que ce "diplôme" sera de plus en plus simplifié dans les années qui viennent. Sauf improbable révolution...ou lorsque tous, nous cesserons les cours: monumentale grève, tous collèges fermés, un million de personnes dans la rue.
Té, à l'heure du Casa, voilà-t-y pas que j'me prends à rêver moi zaussi!!
;)

Ecrit par : sisyphe | 04 juillet 2009

Le pire, c'est que c'est ce que je pense aussi ! Quelle affreuse phrase ! Si on rend le diplôme obligatoire pour la suite, on abaissera le niveau d'autant pour que tout le monde l'ait. Je rêve, Herbert ! Ca ne coûte pas cher. Nous allons continuer à rouler notre bosse nous zaussi...70 tours.

Écrit par : Marilyse | 04 juillet 2009

Vous plaisantiez, sans doute.

Ecrit par : TotoWeininger | 04 juillet 2009

Cher Totoweininger, je sais que vous avez du mal à intégrer le lycée, mais les statistiques le disent : il y a plus d'agrégés en lycée public qu'en lycée privé. C'est aussi vrai pour les certifiés d'ailleurs !

Cela explique pourquoi les élèves de collèges privés tendent à choisir le lycée public quand ils arrivent en fin de troisième.

Voyez l'article du nouvel obs ; les chiffres donnés sont ceux du ministère et des autorités catholiques.

http://enseignement.nouvelobs.com/article.html?id=293159&mag=obs

Écrit par : sanjuro | 04 juillet 2009

Sanjuro, non seulement je ne regrette pas que ma fille n'est pas fait MPI à Alain Borne, vu le profil annoncé de cette classe dans ce lycée, mais je ne regrette plus du tout qu'elle n'y soit pas inscrite car ce lycée semble détenir la palme du bordel administratif.
Figurez-vous que ce matin ils ont téléphoné à ma fille pour lui annoncer qu'elle était admise à l'internat, alors qu'elle n'est même pas inscrite !!!! Et alors qu'hier on lui annonçait qu'elle n'avait guère de chance d'y avoir une place !!!!

Petite mise au point sur MPI: certains lycées exploitent ces heures, avec un panel trié de bons élèves motivés, pour compléter efficacement l'enseignement de physique et de math et ne respectent pas vraiment le programme. C'est ce que m'a confirmé le petit jeune homme dont je parlais plus haut et qui est scolarisé chez les Jèzes et c'est ce que m'avait dit sur ce blog notre compagnon Dugong.

Écrit par : dobolino | 04 juillet 2009

Vous êtes d'une naïveté confondante : vous croyez que la droite est incapable de se débarrasser d'une poignée de Cohn-Bendit ou de Frackowiak s'ils lui marchent sur les pieds ?

Ecrit par : sanjuro | 04 juillet 2009

Sanjuro, vous pouvez accuser Cadichon de ce que vous voulez. Mais pas de naïveté.
Quoique... Dire ceci, quand-même, je cite: "C'est aussi oublier que si le gouvernement actuel est de droite ( enfin si l'on veut, ne chipotons pas)"...
Sujet du bac: l'esprit de provocation peut-il être une des manifestation d'un esprtit naïf?

Ecrit par : Cadichon | 04 juillet 2009

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2009

Et puis, Cadichon, on écrit: "Meirieu", une fois pour toutes! Lapsi, ou, comme quant Albanel dit: "Mitran" en nommant son successeur, désir d'abaisser son "adversaire" en réduisant son patronyme?

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2009

Le latin est présenté à l'oral en S, à l'écrit en L. Les notes sont en général un peu plus basses en L.


Ecrit par : Marilyse | 04 juillet 2009
Erreur ! Le latin peut être présenté à l'écrit par les excellents élèves de L ou S qui ont l'ambition par exemple de faire Lettres Classiques et c'est alors une épreuve obligatoire qui entre dans le calcul de la moyenne et/ou à l'oral, en épreuve optionnelle.
Mon fils l'a passé à l'oral en optionnel mais n'avait pas le niveau requis pour l'épreuve écrite qui est, semblerait-il, de très bon niveau.

Écrit par : dobolino | 04 juillet 2009

Marylise, je vous approuve, il faut une note sur les langues anciennes !

Je me souviens avoir discuté avec un proviseur adjoint d'un lycée de 2500 élèves où il n'y avait que 12 latinistes... j'ai tout de suite compris pourquoi : ce type était un vrai fanatique ! La simple évocation du mot latin le mettait en transe : « On sait bien que ce ne sont pas les gosses des cités qui font du latin ! » m'a-t-il lancé au visage, comme si j'étais un odieux révisionniste contre-révolutionnaire.

Pour avoir été pendant des années militant syndical à la fac confronté à la rhétorique des gens de l'UNI, pour qui j'étais un « fasciste rouge », et à celle des trostkos de l'UNEF-id, pour qui j'étais un moscoutaire acharné à « casser des grèves », j'ai apprécié de voir l'idéologie libérale-libertaire à l'œuvre : comment être un bon manager avec une conscience sociale !

D'un côté, vous faites des économies et vous liquidez la culture humaniste, de l'autre, vous vous faites passer pour Mère Theresa !

Je lui ai répondu que c'était LUI qui empêchait les petits Karim et les petites Samia de faire du latin, par ses préjugés et son sabotage de l'option, et que s'il y avait bien un point commun entre Français et maghrébins, c'était l'empire romain !

PS : Eh Cadichon ! Acadomia coté en bourse, c'est un complot des gauchistes, aussi ?

Écrit par : sanjuro | 04 juillet 2009

"Erreur ! Le latin peut être présenté à l'écrit par les excellents élèves de L ou S qui ont l'ambition par exemple de faire Lettres Classiques." écrit Dobolino.

Dont acte. Dans le lycée voisin, les S présentent le latin à l'oral. Par choix, donc.

Aujourd'hui, on me supprime la troisième latin parce qu'il y a trop peu d'élèves. Quand j'étais en terminale (1973), nous étions trois en grec en tout et pour tout. En khâgne, un peu plus, une dizaine.
Cette option, de plus en plus, un parcours du combattant.

Écrit par : Marilyse | 04 juillet 2009

Erratum : Cette option est, de plus en plus, un parcours du combattant.

Ecrit par : Marilyse | 04 juillet 2009

Écrit par : Marilyse | 04 juillet 2009

Mon fils l'a passé à l'oral en optionnel mais n'avait pas le niveau requis pour l'épreuve écrite qui est, semblerait-il, de très bon niveau.

Ecrit par : dobolino | 04 juillet 2009

OK, jugeons sur preuve, voici le sujet de cette année :

Questions sur 50 points, sur texte TRADUIT !
Version sur 50 points : 7 vers de l'Enéide ! : II 617-623 !

3 heures !

(Vénus s'adresse à son fils)
« Ipse pater Danais ánimos viresque secundas
sufficit, ipse déos in Dardana suscitât arma.
Eripe, nate, fugam finemque impone labori ;
nusquam abero et tutum patrio te limine sistam. »
Dixerat et spissis noctis se condidit umbris.
Apparent dirae facies inimicaque Trojae
numina magna deum".

Écrit par : sanjuro | 04 juillet 2009

"le lycée public a la cote parce que les profs y sont agrégés !"

"il y a plus d'agrégés en lycée public qu'en lycée privé. C'est aussi vrai pour les certifiés d'ailleurs !"

Dit comme ça, je comprends mieux.

"Cela explique pourquoi les élèves de collèges privés tendent à choisir le lycée public quand ils arrivent en fin de troisième.
Voyez l'article du nouvel obs ; les chiffres donnés sont ceux du ministère et des autorités catholiques."
Ecrit par : sanjuro | 04 juillet 2009

Mouais... Le seul chiffre que j'y trouve ("On compte 60% de capésiens et d'agrégés dans le privé, et 70% dans le public") ne me semble pas expliquer grand-chose. N'oubliez pas que dans le public, 20% des agrégés sont en collège. Si l'on suit votre raisonnement, cela devrait constituer une force d'attraction redoutable, et pourtant le collège public est devenu - à juste titre - un repoussoir universel. C'est à n'y rien comprendre...

Bon, en fait, je pense que 90 % de la population ignore ce qu'est l'agrégation (et ce n'est peut-être pas plus mal).

Écrit par : TotoWeininger | 04 juillet 2009

"Erreur ! Le latin peut être présenté à l'écrit par les excellents élèves de L ou S qui ont l'ambition par exemple de faire Lettres Classiques." écrit Dobolino.

Le latin(ou grec) à l'écrit ne peut correspondre qu"à l'épreuve de spécialité de TL .Il ne peut être qu'option facultative orale pour les S
Les TL qui prennent le latin à l'écrit sont ceux qui n'ont pas de troisième langue et sont trop mauvais en LV1 pour prendre LV1 renforcée en spécialité;De ce fait ce sont le plus souvent des élèves en difficuté qui prennent le latin par défaut d'autres choix!
La déliquescence des options de lettres classiques en filière littéraire est la marque la plus évidente de la destruction des enseignements littéraires.Le relatif succès de l'option latin en S est dû à la rentabilité du coefficient 3 de l'épreuve facultative.Que l'on touche à ce coefficient et la filière tombe définitivement.
Les nouveaux programmes célébrés pour leur ouverture culturelle sont en réalité un pas de plus vers l'enterrement:on n'est plus invité à faire du latin ou du grec mais à tenter de divertir les élèves tous azimuts (histoire de l'art,des sciences,des littératures européennes que sais-je encore -plus le travail sur traduction(quelle folie d'imaginer que des élèves qui ne maîtrisent pas la langue vont pouvoir choisir entre deux traductions!)J'ai entendu cette année des candidats au bac ayant latin ET grec en option facultative(!) ne pas savoir me dire quels sont les différents cas dans l'une ou l'autre langue....On en est là.

Écrit par : en passant.... | 04 juillet 2009

coucou le revoilou ! vacances-éclair mais somme toute suffisantes.
comme quant Albanel dit: "Mitran
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2009
Cher Christophe, ce n'est pas parce qu'Albanel commence par un A qu'il faut écrire quant A ...

Dobolino, je reconnais que se débarrasser de moi n'est pas chose facile. Comme vous êtes calmée, j'y vais de mon petit refrain : tout ce blog consiste au fond à refuser de confondre être et avoir, non ? Où en êtes-vous ? cf :
Sanjuro, non seulement je ne regrette pas que ma fille n'est pas fait MPI
dobolino | 04 juillet 2009

Vous voyez, Orthoprof, le vrai, mes tocs de frappadingue me reprennent, mais en light.

Écrit par : orthoproflefaux | 04 juillet 2009

Y en a-t-il qui connaissent la procédure PAM ? (pré- affectation automatique multicritères). Cette procédure fait que les décisions d’affectation ne sont pas prises par les établissements d’accueil mais centralisées au niveau de l’académie pour les orientations en lycée professionnel.

La procédure PAM permet d’attribuer aux élèves des bonus (par exemple pour les cas médicaux, les formations rares, les redoublants...) dont les critères varient en fonction de la politique académique.

Bref un truc bien technocratique qui évidemment se prétend transparent. Et on nous parle d’autonomie...

Écrit par : P. Lariba | 04 juillet 2009

L'épreuve écrite de langues anciennes est une vaste fumisterie. J'ai déjà eu l'occasion de dire qu'une de mes élèves, incapable de distinguer un nominatif d'un accusatif ,l'avait passée sans tenir compte de mes conseils (à l'époque, je croyais encore que l'épreuve exigeait un certain niveau et je m'attendais pour elle à la pire des catastrophes.) Eh bien, elle a eu 17/20.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 juillet 2009

Version sur 50 points : 7 vers de l'Enéide ! : II 617-623 !

3 heures !

(Vénus s'adresse à son fils)
« Ipse pater Danais ánimos viresque secundas
sufficit, ipse déos in Dardana suscitât arma.
Eripe, nate, fugam finemque impone labori ;
nusquam abero et tutum patrio te limine sistam. »
Dixerat et spissis noctis se condidit umbris.
Apparent dirae facies inimicaque Trojae
numina magna deum".

Ecrit par : sanjuro | 04 juillet 2009

Cela ne me paraît pas trop difficile. Nous aussi nous aimerions bien que les dieux nous encouragent et nous donnent les forces salutaires...
Nunc feriae sunt.
"Eripe, praeceptor, fugam finemque impone labori..."

Écrit par : Marilyse | 04 juillet 2009

Figurez-vous que ce matin ils ont téléphoné à ma fille pour lui annoncer qu'elle était admise à l'internat, alors qu'elle n'est même pas inscrite !!!! Et alors qu'hier on lui annonçait qu'elle n'avait guère de chance d'y avoir une place !!!! Ecrit par : dobolino | 04 juillet 2009

Quand on a suivi les péripéties d’inscription de cette jeune fille, on en reste pantois !
Ne serait-ce pas l’effet de déballage, comme prévu, sur beau nez d’Anne, qui aurait tiré ces bonnes gens de leur torpeur ?

Écrit par : nicolas | 04 juillet 2009

" --- On sait que l’égalitarisme pédagogique des années 1970-2000 a engendré plus d’inégalités que l’élitisme de jadis. Le souci social d’aujourd’hui fabrique des exclus là où il n’y en avait pas encore, sans faire forcément de bien aux enfants qu’il feint d’aider. ---"

Jean-Paul Brighelli
---------
Tout est dit dans cet extrait de votre Note du 4 juillet 2009, Jean-Paul Brighelli.
Bien conscient qu'en 1950 la sélection était impitoyable mais - à mon avis - juste (là, je vais m'attirer une volée de bois vert) et que l'enseignement était de qualité, et les maîtres exigeants, je me suis demandé, en débutant dans l'enseignement en septembre 1969, si, malgré la présence d'élèves faibles, peu sérieux et inattentifs, on ne pourrait pas faire réussir les bons élèves, travailleurs et attentifs.
Las, il me fallut vite déchanter : il m'avait été expliqué qu'il ne fallait pas punir les élèves pour un rien. Dès lors, grâce à mon physique et ma voix (je suis sérieux, pardonnez la prétention apparente car je n'ai aucun mérite à être un homme grand - à l'époque - et bien bâti), je fus à peu près respecté par les quelques crétins qui voulaient se faire remarquer des filles.
Dans d'autres classes c'était le cirque et les choses n'ont fait qu'empirer. Il est devenu difficile d'apprendre aux bons élèves tout ce qu'on aurait voulu qu'ils apprissent.
En 2005, M. François Fillon, alors ministre de l'Éducation nationale, dit à la télévision à peu près ceci :"Il ne faut pas exclure les élèves qui se tiennent mal : ils le font justement pour ça !"
Bah ! il y avait déjà trente ans qu'il en était ainsi, même pour les élèves ayant cessé d'être soumis à l'obligation scolaire. Si cela n'est pas un aveu d'impuissance...
Mais si, il faut exclure les élèves intenables ! Les exclure de la classe, pas du collège ! Les mettre dans la cour et les faire courir en rond pendant une heure dans la cour de récré, en silence. Après une heure de ce régime, ils seront contents de retourner en classe où ils dormiront et ficheront la paix à ceux qui veulent travailler, élèves et, éventuellement, professeurs.
En 1950, l'unique injustice que j'ai constatée a été commise par les parents de certains élèves brillants qui, lorsque le maître de CM2 leur disait,"Faites passer l'examen d'entrée en sixième à votre enfant, il est capable de réussir des études secondaires et, peut-être, supérieures."
Certains parents disaient, "Non, je veux qu'il aille en apprentissage à 14 ans et apprenne un métier et gagne sa vie une fois le CAP en poche, à 17 ans."
Et, brochant sur le tout, des apprentis sorciers ont inventé des méthodes d'enseignement délirantes qui devaient transformer les cancres en génie !
L'école publique est donc devenue, très logiquement, une garderie d'enfants et d'adolescents.
Amen.

Écrit par : Francis Penin | 04 juillet 2009

Vous voyez, Orthoprof, le vrai, mes tocs de frappadingue me reprennent, mais en light.

Ecrit par : orthoproflefaux | 04 juillet 2009

N'en faites pas trop ! Vous seriez contre-productif. Vous retombez déjà dans ce travers qui est le vôtre : le harcèlement orthographique. Vaste est la toile, vaste est le monde de l'ignorance où exercer vos inexprimables talents.
Attention, sur ce fil, ne donnez pas dans l'hubris : Athena pourrait vous métamorphoser en araignée.

Écrit par : Orthoprof, le vrai | 04 juillet 2009

L'école publique est donc devenue, très logiquement, une garderie d'enfants et d'adolescents.
Amen.

Ecrit par : Francis Penin | 04 juillet 2009

J'entends souvent, lorsque je les fais parler de leur jeunesse, ma mère (80 ans) et mon beau-père (88 ans) dire : "Ce que je regrette, c'est de ne pas avoir pu continuer l'école." Ils ont dû, l'un et l'autre, parce qu'issus tous deux de famille rurale très pauvre, quitter l'école à 12 ans. Pour ma mère, ce fut le jour même de ses 12 ans : une blessure, une humiliation inguérissables. Il fallait travailler, aider à la ferme, élever les 9 suivants.
Hier, je leur parlais de la dictée du brevet. Ils étaient étonnés que "loqueteux, hameaux" aient été écrits au tableau. Ma mère, qui n'a pas toujours toute sa mémoire, a épelé les mots sans problème, étonnée du niveau actuel d'orthographe .
Je compare leur sort à ceux des élèves de 12 aujourd'hui...

Écrit par : Orthoprof, le vrai | 04 juillet 2009

Je compare leur sort à ceux des élèves de 12 ans aujourd'hui... et leur orthographe !

Écrit par : Orthoprof, le vrai | 04 juillet 2009

Mais si, il faut exclure les élèves intenables ! Les exclure de la classe, pas du collège ! Les mettre dans la cour et les faire courir en rond pendant une heure dans la cour de récré, en silence. Après une heure de ce régime, ils seront contents de retourner en classe
Ecrit par : Francis Penin | 04 juillet 2009

Vous n'y pensez pas !!!!!!!! Vous voulez finir au tribunal pour humiliation ? L'association de parents d'élèves veille, c'est le prof qui ne sait pas tenir sa classe... Ceci dit, prenez n'importe quel parent et mettez-le face à une classe à laquelle il doit transmettre des connaissances dans le chahut, ne serait-ce qu'une journée, je ne suis pas certaine qu'après un tel stage, il ne compendrait pas ce que vous proposez.

Écrit par : nicolas | 04 juillet 2009

On est rappelé à l'ordre lorsqu'on exclut un élève trop souvent. Pas question de refiler le bébé à la vie scolaire. Moi, j'envisagerais bien la création d'un sas d'attente où les parents viendraient chercher illico presto leur chéribibi...

Écrit par : Marilyse | 04 juillet 2009

Attention, sur ce fil, ne donnez pas dans l'hubris : Athena pourrait vous métamorphoser en araignée.

Ecrit par : Orthoprof, le vrai | 04 juillet 2009

Athena s'intéresserait-elle à moi ?
Arakhnê lubrice... Je crains le pire mais attention au venin ! J'étais pourtant bien inoffensif, voire inefficace... Voilà de quoi stimuler ma production !

Écrit par : orthoproflefaux | 04 juillet 2009

ORTHOPRAECEPTOVERUS ORTHOPRAECEPTOFALSO SALUTEM DICIT :

Ovidius scripsit :

Elle aborde Arachné, et lui tient ce discours : "On a tort de mépriser et de fuir les vieillards. L'expérience est le fruit des longues années. Ne rejetez pas mes conseils. Ayez, j'y consens, l'ambition d'exceller parmi les mortelles, dans votre art; mais cédez à Pallas. Invoquez l'oubli de votre orgueil téméraire, de vos superbes discours, et la déesse pourra vous pardonner".

Amice gemelle, tibi adventum festum ago sed quaeso, noli animos exasperare ! Ita in araneo salvus eris. Vale.

Écrit par : Orthoprof, le vrai | 04 juillet 2009

Figurez-vous que ce matin ils ont téléphoné à ma fille pour lui annoncer qu'elle était admise à l'internat, alors qu'elle n'est même pas inscrite !!!! Et alors qu'hier on lui annonçait qu'elle n'avait guère de chance d'y avoir une place !!!! Ecrit par : dobolino | 04 juillet 2009

Quand on a suivi les péripéties d’inscription de cette jeune fille, on en reste pantois !
Ne serait-ce pas l’effet de déballage, comme prévu, sur beau nez d’Anne, qui aurait tiré ces bonnes gens de leur torpeur ?

Ecrit par : nicolas | 04 juillet 2009
Je ne pense pas ! C'est juste que cette affectation post-troisième est faite dans le bordel le plus total, sans la moindre coordination entre les différents acteurs d'où une série de malentendus successifs. On a voulu simplifier et "égalitariser" avec l'usage d'Affelnet mais ça a été pire qu'auparavant.
J'avoue être intensément découragée et passablement mécontente de moi.
J'en arrive à être persuadée que mon fils va échouer au bac. Je vois tout en noir.
Encore plus scandaleux dans cette affaire d'Alain Borne, c'est que ce matin, ils ont appelés à la maison, sont tombés sur mon fils et ont demandé à parler à l'élève et en aucun cas à ses parents. J'ignorais que la parole d'un mineur de quatorze puisse faire foi auprès d'une administration ! Nous avons appris cette communication en revenant après le travail, vers treize heures.

Écrit par : dobolino | 04 juillet 2009

Mon fils l'a passé à l'oral en optionnel mais n'avait pas le niveau requis pour l'épreuve écrite qui est, semblerait-il, de très bon niveau.

Ecrit par : dobolino | 04 juillet 2009

OK, jugeons sur preuve, voici le sujet de cette année :

Questions sur 50 points, sur texte TRADUIT !
Version sur 50 points : 7 vers de l'Enéide ! : II 617-623 !

3 heures !

(Vénus s'adresse à son fils)
« Ipse pater Danais ánimos viresque secundas
sufficit, ipse déos in Dardana suscitât arma.
Eripe, nate, fugam finemque impone labori ;
nusquam abero et tutum patrio te limine sistam. »
Dixerat et spissis noctis se condidit umbris.
Apparent dirae facies inimicaque Trojae
numina magna deum".

Ecrit par : sanjuro | 04 juillet 2009
C'est vrai ??? C'est quoi, cette fumisterie ?
Notez que mon fils a les côtes en long et une propension indéniable au mensonge libérateur...

Écrit par : dobolino | 04 juillet 2009

"J'avoue être intensément découragée et passablement mécontente de moi... Je vois tout en noir..."

Haut les coeurs, Dobolino ! Allez, contre tout ce pastis, prenez-en un, bien frappé !

Écrit par : Marilyse | 04 juillet 2009

L'épreuve écrite de langues anciennes est une vaste fumisterie. J'ai déjà eu l'occasion de dire qu'une de mes élèves, incapable de distinguer un nominatif d'un accusatif ,l'avait passée sans tenir compte de mes conseils (à l'époque, je croyais encore que l'épreuve exigeait un certain niveau et je m'attendais pour elle à la pire des catastrophes.) Eh bien, elle a eu 17/20.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 juillet 2009

Idem à l'oral il y a deux ans ; après une traduction fantaisiste d'un de mes élèves, l'examinateur lui a demandé à quel cas était « hominem » : pas de réponse !
Il a eu 13.

Pendant l'année, pour leur faire entrer les déclinaisons dans la tête, je les leur avais fait recopier sur des posters qui sont restés des mois sous leurs yeux accrochés aux murs de leur classe… et ils y sont encore !

Écrit par : sanjuro | 04 juillet 2009

le sujet peut être trouvé ici :
http://www.ac-limoges.fr/lettres/spip.php?breve118

Notez les questions du style :
- « Vous apprécierez la représentation tragique de la Guerre de Troie »
et :
- « Quels aspects de la sensibilité de Virgile vous ont particulièrement intéressé(e) dans ce passage ? »

Je me demande s'il est possible de n'obtenir aucun point en répondant à des questions pareilles.

Pour l'an prochain, je suggère « Indique combien de points tu veux avoir » et « Dis ce qui devrait être modifié, à ton avis, dans le déroulement de ce genre d'épreuves »

Écrit par : sanjuro | 04 juillet 2009

Pendant l'année, pour leur faire entrer les déclinaisons dans la tête, je les leur avais fait recopier sur des posters qui sont restés des mois sous leurs yeux accrochés aux murs de leur classe… et ils y sont encore !

Ecrit par : sanjuro | 04 juillet 2009

C'est l'un des gros soucis du latin : ce refus des élèves de mémoriser la grammaire. Ou leur incapacité ? Pour qu'ils conservent l'option jusqu'en troisième, il faudrait, disent-ils, qu'ils n'aient rien à apprendre, pas de grammaire, pas de vocabulaire, que tout soit fait en classe uniquement... On entend : "J'ai trop de travail. J'ai trop d'activités en dehors."

Écrit par : Marilyse | 04 juillet 2009

Pour l'an prochain, je suggère « Indique combien de points tu veux avoir » et « Dis ce qui devrait être modifié, à ton avis, dans le déroulement de ce genre d'épreuves »

Ecrit par : sanjuro | 04 juillet 2009

Très amusant. On parie ?

Écrit par : Marilyse | 04 juillet 2009

Désolé de « flooder » le blog, comme on dit, mais une dernière anecdote sur le sujet de l'égalitarisme : chaque année, j'essaie de motiver mes élèves de lycée en langues anciennes, et je leur propose un petit concours.

Je leur lance un petit défi, qui peut consister en des traductions de courts textes inédits (du latin de la Renaissance, par exemple, dont je m'assure qu'aucune traduction n'existe en librairie ou sur internet) ou des lectures supplémentaires en traduction.

Après quoi, je propose de corriger les traductions ou le contrôle de lecture des volontaires (on n'est pas obligé de faire ce que j'ai demandé, c'est un bonus) et j'offre un cadeau à tous ceux qui ont atteint un certain niveau (la moyenne, en général : du coup un tiers ou la moitié de la classe est récompensé). Ce sont des bouquins que j'ai reçus en spécimens, des BD, des tee-shirts souvenirs achetés en Grèce ou en Italie, des babioles, des gadgets que j'ai achetés sur mes fonds propres. Ça donne lieu à une petite cérémonie de remise des prix avant Noël, ça m'évite le traditionnel jus de fruits-gâteaux qui m'horripile.

CHAQUE ANNÉE, il se trouve un élève pour venir me voir et me demander : Monsieur, pourquoi vous ne donnez pas un cadeau à tout le monde ?

Écrit par : sanjuro | 04 juillet 2009

Le sujet peut être trouvé ici :
http://www.ac-limoges.fr/lettres/spip.php?breve118

Merci, Sanjuro, je pourrai montrer le sujet à mes élèves de collège, survivants de l'hécatombe.

Écrit par : Marilyse | 04 juillet 2009

Ce Châtel avec ses gamins à Notre-Dame des Oiseaux, c'est comme si le PDG de Total était nommé ministre de l'écologie !

Ecrit par : sanjuro | 04 juillet 2009

Faut avoir ses enfants en ZEP pour faire un bon ministre de l'EN?
Et n'est-ce pas encore pire pour un ministre de gauche d'envoyer ses enfants dans le privé et ils sont la majorité à le faire, ou comme Ségo, de violer la sectorisation.
Par ailleurs, la faillite de l'EN est bien antérieure à 2002!!!!
Les Lang et autres Jospin ont été les laquais des fossoyeurs de l'école méritocratique, en bons petits soldats de la doxa socialiste.

La chronologie contredit les beaux schémas explicatifs de la gauche qui a beau jouer les pompiers pyromanes, les faits sont têtus et l'égalitarisme reste son idéologie de référence. C'est bien pour cela d'ailleurs qu'elle est dans une telle panade car elle n'arrive pas à se débarrasser de ses oripeaux, elle n'a pas non plus de programme car elle fonctionne encore sur des schémas politiques éculés, inopérants dans le monde actuel.


----
Et puis, Cadichon, on écrit: "Meirieu", une fois pour toutes! Lapsi, ou, comme quant Albanel dit: "Mitran" en nommant son successeur, désir d'abaisser son "adversaire" en réduisant son patronyme?

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2009

ni l'un ni l'autre, étourderie pas relue, tout simplement. Je partais me baigner et la marée n'attend pas...
QuanT à Mérieu ( et moi je mets un t à quant, quand il faut le faire...) , il ne mérite pas c'est vrai que l'on se préoccupe de l'orthographier proprement, car avec ou sans i cet homme ne vaut pas même la corde pour le pendre. QuanD donc les parents français sortiront-ils de leur torpeur, pour traîner ces criminels devant les tribunaux ?
Ils ont sur les mains le sang des profs suicidés, celui de toutes les victimes de violences physiques, sans parler des innombrables vies que leur idéologie criminogène a brisées.

Les parents sont coupables de lâcheté, de complaisance, de sottise, de j'menfoutisme, et les profs qui n'ont rien fait pour endiguer la déferlante aussi, car ceux qui ont résisté en douce ont fait le jeu des pédagogistes puisqu' ils ont freiné le désastre et entretenu le tabou ou la grande parade de manière objective.

Cela fait quand même plus de trente ans que l'école n'instruit plus et que les dérives ne cessent de s'aggraver or ce beau monde danse encore sur le pont du Titanic.

Écrit par : Cadichon | 04 juillet 2009

Les parents sont coupables de lâcheté, de complaisance, de sottise, de j'menfoutisme, et les profs qui n'ont rien fait pour endiguer la déferlante aussi, car ceux qui ont résisté en douce ont fait le jeu des pédagogistes puisqu' ils ont freiné le désastre et entretenu le tabou ou la grande parade de manière objective.

Ecrit par : Cadichon | 04 juillet 2009

Nostra culpa, nostra culpa, nostra maxima culpa.

Écrit par : catmano | 04 juillet 2009

"Les parents sont coupables de lâcheté, de complaisance, de sottise, de j'menfoutisme"

Ecrit par : Cadichon | 04 juillet 2009

je-m'en-foutisme.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2009

"Les parents sont coupables de lâcheté, de complaisance, de sottise, de j'menfoutisme"

Ecrit par : Cadichon | 04 juillet 2009

je-m'en-foutisme.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2009

Le fond et le difforme !

Écrit par : merlemocoeur | 04 juillet 2009

Les parents sont coupables de lâcheté, de complaisance, de sottise, de j'menfoutisme, et les profs qui n'ont rien fait pour endiguer la déferlante aussi, car ceux qui ont résisté en douce ont fait le jeu des pédagogistes puisqu' ils ont freiné le désastre et entretenu le tabou ou la grande parade de manière objective.

Ecrit par : Cadichon | 04 juillet 2009

Nostra culpa, nostra culpa, nostra maxima culpa.

Ecrit par : catmano | 04 juillet 2009

PS : J'ai fait six mois d'idéovisuelle dans ma classe de CP au cours des années 90, est-ce que ça me rachète un petit peu ?
Il m'est aussi arrivé d'utiliser ERMEL, ça compte ?

Écrit par : catmano | 04 juillet 2009

A propos encore du Bac (nous sommes toujours en plein dedans puisqu'il apparait comme étant de plus en plus interminable) je constate que l'on peut au dernier moment et sans bien sur l'avoir sollicité étre désigné par son rectorat en qualité de vice-président de son jury .Cette tache est d'abord supplémentaire ,visiblement rébarbative consistant dans un travail administratif mais il semble (certes il faut bien vérifier) qu'elle n'est pas rémunérée .......sympathique ???J'ajoute que dans certains rectorats les enseignants correcteurs pouvaient encore jusqu'à l'an dernier choisir par fiche de voeux ,vers fevrier ,le lieu et la section ou et dans laquelle ils désiraient corriger Désormais ce n'est plus le cas ;un logiciel fait ce travail et bien sur n'intégre pas les voeux et leurs fiches puisqu'il est fait pour remplacer ces dernières .On n'arréte pas le progrès .....Face à cela peu ou pas de réactions syndicales .Tout est dans le meilleur des mondes au pays du big brother technico-éducatif

Écrit par : Defer | 04 juillet 2009

C'est l'un des gros soucis du latin : ce refus des élèves de mémoriser la grammaire.

Ecrit par : Marilyse | 04 juillet 2009

Avec un manuel antédiluvien, du genre "Latin, classe de 6ème collection Gerald Bloch, 1962", ça a l'air de passer mieux. En tout cas, les élèves comprennent la grammaire et sont très contents.

Écrit par : Jean | 04 juillet 2009

PS : J'ai fait six mois d'idéovisuelle dans ma classe de CP au cours des années 90, est-ce que ça me rachète un petit peu ?
Il m'est aussi arrivé d'utiliser ERMEL, ça compte ?

Ecrit par : catmano | 04 juillet 2009
Te absolvo, Catmano ! Mais vous devez continuer à acheter des indulgences pour connaître, un jour, le paradis blanc.

Écrit par : Marilyse | 04 juillet 2009

On est rappelé à l'ordre lorsqu'on exclut un élève trop souvent. Pas question de refiler le bébé à la vie scolaire. Moi, j'envisagerais bien la création d'un sas d'attente où les parents viendraient chercher illico presto leur chéribibi...

Ecrit par : Marilyse | 04 juillet 2009

Innovation qui s'impose de toute urgence.
Comme de frapper au porte-monnaie les responsables légaux des perturbateurs, ce qui signifierait transformer en délit (?) le fait que son morveux pertrube la classe.

Écrit par : Jean | 04 juillet 2009

Jean, faire comprendre, c'est une chose mais faire mémoriser, c'en est une autre. On retrouve en latin les problèmes du français : des mémoires atrophiées, disque dur comme une friche sans arborescences.

Écrit par : Marilyse | 04 juillet 2009

"pertrube" : coquille amusante pour le "trublion" en question ! Surtout, ne corrigez pas ! Trop drôle.

Écrit par : Marilyse | 04 juillet 2009

Et n'est-ce pas encore pire pour un ministre de gauche d'envoyer ses enfants dans le privé et ils sont la majorité à le faire, ou comme Ségo, de violer la sectorisation.

Ecrit par : Cadichon | 04 juillet 2009

Ben, si. Châtel : pendu. Lang, tondu PUIS pendu.
Autre chose ?

Écrit par : sanjuro | 04 juillet 2009

En 2005, M. François Fillon, alors ministre de l'Éducation nationale, dit à la télévision à peu près ceci :"Il ne faut pas exclure les élèves qui se tiennent mal : ils le font justement pour ça !"

Ecrit par : Francis Penin | 04 juillet 2009

Que c'est facile de donner des conseils quand on n'a pas les mains dans le cambouis!
Evidemment qu'il faut les garder en classe, les élèves qui "se tiennent mal"! Rien de plus facile! Ils vous narguent, ne cessent de bavarder, font les pitres pour amuser les autres, vous envoient des boulettes, heurtent volontairement du pied la chaise de devant, s'expédient à travers la classe les cartouches d'encre dont subitement ils ont besoin pour faire l'interrogation écrite sur la feuille qu'ils n'ont pas, se lèvent pour ramasser le style qu'ils ont fait rouler sur la table et laissé tomber pour la troisième fois en dix minutes. Broutilles! Ce sont des enfants! Quel mal font-ils? Ils sont juste un peu spontanés! Il faut les garder en classe! D'ailleurs qui n'y arriverait pas?
Je suis d'ailleurs tout à fait surpris que François Fillon ait prononcé la phrase que vous rapportez, Francis Penin.


"Mais si, il faut exclure les élèves intenables ! Les exclure de la classe, pas du collège !"

Ecrit par : Francis Penin | 04 juillet 2009

C'est l'évidence même! A moins de renoncer à faire cours.

Écrit par : Jean | 04 juillet 2009

Jean, faire comprendre, c'est une chose mais faire mémoriser, c'en est une autre. On retrouve en latin les problèmes du français : des mémoires atrophiées, disque dur comme une friche sans arborescences.

Ecrit par : Marilyse | 04 juillet 2009

C'est vrai.
Du coup, en latin, j'avance à une allure de limace, mais j'avance quand même.

Écrit par : Jean | 04 juillet 2009

Mon fils l'a passé à l'oral en optionnel mais n'avait pas le niveau requis pour l'épreuve écrite qui est, semblerait-il, de très bon niveau.

Ecrit par : dobolino | 04 juillet 2009

OK, jugeons sur preuve, voici le sujet de cette année :

Questions sur 50 points, sur texte TRADUIT !
Version sur 50 points : 7 vers de l'Enéide ! : II 617-623 !

3 heures !

(Vénus s'adresse à son fils)
« Ipse pater Danais ánimos viresque secundas
sufficit, ipse déos in Dardana suscitât arma.
Eripe, nate, fugam finemque impone labori ;
nusquam abero et tutum patrio te limine sistam. »
Dixerat et spissis noctis se condidit umbris.
Apparent dirae facies inimicaque Trojae
numina magna deum".

Ecrit par : sanjuro | 04 juillet 2009
C'est vrai ??? C'est quoi, cette fumisterie ?
Notez que mon fils a les côtes en long et une propension indéniable au mensonge libérateur...

Ecrit par : dobolino | 04 juillet 2009
Mise au point de mon fils qui est fort fâché : ce n'est pas ses côtes en long ! On lui a toujours dit qu'il fallait un très bon niveau pour affronter l'épreuve écrite de latin du bac et il reconnaît qu'il saurait gérer l'épreuve que vous proposez.
Allez comprendre !

Écrit par : dobolino | 04 juillet 2009

"Je suis un bon vieux social démocrate"

Ecrit par : merlemocoeur | 04 juillet 2009

Bienvenue au club!

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2009

bienvenue au club!

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2009

Ici il n'en reste guère, tant ont cédé aux sirènes sarkoziennes et souvent les plus à gauche au départ!

Écrit par : merlemocoeur | 04 juillet 2009

Eh oui, des fois on a du mal à tenir sa classe quand on n'a pas fait les bons choix…

http://www.20minutes.fr/article/336944/Monde-Une-enseignante-insere-par-erreur-un-clip-de-ses-ebats-sexuels-dans-un-DVD-educatif-distribue-a-ses-eleves.php

Écrit par : sanjuro | 04 juillet 2009

C'est peut-être ce qu'on appelle la pédagogie active!

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juillet 2009

"C'est invraisemblable, ce système à deux vitesses : qu'on ne dise pas que les Français aiment l'égalité, avec ce système de PRIVILÈGES que personne n'évoque jamais en ces termes ! Les contribuables PAIENT pour que la bourgeoisie puisse garder ses rejetons dans son coin, dans de bonnes conditions d'enseignement ! Grotesque !

Ce Châtel avec ses gamins à Notre-Dame des Oiseaux, c'est comme si le PDG de Total était nommé ministre de l'écologie !

Ecrit par : sanjuro | 04 juillet 2009

C'est bien connu : les français sont contre les injustices, mais pour le maintien des privilèges.

Luc Châtel à l'éducation, c'est effectivement Total à l'Ecologie. On nous refait le coup de Robien.

"le lycée public a la cote parce que les profs y sont agrégés !"
Vous avez des parents d'élèves qui savent la différence entre agrégés et certifiés, vous ? Quand je fais le compte des enseignants que mes élèves des classes passées ont eu, il y a vait une grande majorité de certifiés, quelques vacataires qui n'avaient aucun concours, et un ou deux agrégés. Je ne vois pas le rapport entre la "cote" d'un lycée et le nombre d'agrégés, qui est en général de 20 à 25% de l'effectif total.

Le capes du privé est parfois plus sélectif puisqu'il s'agit du même concours, alors que le nombre de lauréats est moindre.

Écrit par : Jeremy | 04 juillet 2009

Cela fait quand même plus de trente ans que l'école n'instruit plus et que les dérives ne cessent de s'aggraver or ce beau monde danse encore sur le pont du Titanic.
Ecrit par : Cadichon | 04 juillet 2009

À vous lire, cela fait soixante ans, au moins.

Écrit par : guy morel | 04 juillet 2009

QuanD donc les parents français sortiront-ils de leur torpeur, pour traîner ces criminels devant les tribunaux ?
Ils ont sur les mains le sang des profs suicidés, celui de toutes les victimes de violences physiques, sans parler des innombrables vies que leur idéologie criminogène a brisées.

Ecrit par : Cadichon | 04 juillet 2009
Tiens, voilà que Cadichon guillotine !

Écrit par : guy morel | 04 juillet 2009

Un petit texte pour la nuit ou le matin, c'est selon.

Priez pour nous pauvres payeurs

L’on y pénètre ou s’y glisse comme dans une chapelle, certains avec une componction empreinte de piété, d’autres avec cette crainte mêlée de respect qu’inspirent les lieux qui dispensent le vrai pouvoir, celui dans lequel tous les autres sont solubles : le pouvoir d’achat.
Il y a le comptoir-autel derrière lequel les officiants expédient les sacrements courants et des alcôves plus intimes pour les rogations particulières. L’on s’y rend pour se faire absoudre d’un débit comme on va à confesse, obtenir un crédit salvateur comme une nouvelle communion ou confier son grain à ceux qui s’y entendent en matière de semailles, ce qui vaut indulgence plénière.
Les catéchumènes du Saint Fluide Vital besognent dans ces petites agences tels des vicaires au fond d’une obscure paroisse, dans l’ambition d’une cure plus importante, voire de l’épiscopat pour les anciens séminaristes de HEC qui pèchent rarement par défaut de fatuité.
L’attention qu’on vous y prête est proportionnée à vos capacités et mœurs financières, dans l’esprit de la seule et véritable justice immanente qui vaille en ce bas monde : la justesse comptable. Si votre compte courant court trop vite, l’incontinence coupable vous vaudra au mieux un accueil condescendant suivi d’un sermon asséné jusqu’à la résipiscence. Acte de contrition et pénitence sont alors vivement recommandés. Mais s’il est constipé, une ordonnance bénie vous délivrera bientôt du mauvais transit et vous délestera même du surcroît. Car enfin, que diable, il est dans la nature du liquide de s'écouler !
Computo ergo sum.

Écrit par : Magister | 05 juillet 2009

Émouvante exposition autour de Jacques Rivière, "l'homme de barre de la NRF" entre 1909 et 1925, à la médiathèque de ma bonne ville de Bourges, jusqu'au 29 août.

Alain Rivière, fils de Jacques Rivière et neveu d'Alain Fournier a fait en 2000 une donation inestimable à la ville de Bourges, le fonds d'archives dont il était l'héritier : les correspondances et les manuscrits de Jacques Rivière, directeur de la NRF de 1919 à 1925 et les papiers d'Alain-Fournier. A un choix de ces précieux documents s'ajoutent des prêts provenant de collections publiques et privées.

De voir ces lettres manuscrites de Proust, de Claudel, de Mauriac, d'Alain-Fournier, de Gide, d'Alexis Saint Léger Léger (Saint John Perse), d'Antonin Artaud...ce "carnet de captivité" de Jacques Rivière, ces jouets fabriqués par des prisonniers russes, son porteplume, sa serviette en cuir avec ses initiales, ces affiches des ballets russes, du "Sacre du printemps", de "Péléas et Mélisande", ça m'a tout-à-coup fait monter les larmes aux yeux.

"Je ne voudrais pour rien au monde appartenir à une époque pour laquelle "Péléas et Mélisande" ne susciterait plus que de l'admiration", écrivait Rivière qui assista plus de quinze fois à la représentation de l'œuvre de Claude Debussy sur un livret de Maurice Maeterlinck, en compagnie de son ami d'Alain Fournier. Ils avaient vingt ans. Ils étaient en khâgne au lycée Lakanal à Sceaux.

Je ne devrais peut-être pas le dire, mais tous ces grands "disparus" sont pour moi plus vivants que la plupart des gens qui m'entourent, telle est la vie de l'esprit, la vraie vie, la seule digne d'être vécue.

Échapper un instant à cette époque blasée, remonter de l'indifférence à l'admiration, retrouver, au-delà de l'admiration le secret perdu de la passion, le secret de Jacques Rivière.

Écrit par : Robin | 05 juillet 2009

errata : porte-plume

Merci à magister pour ses portraits à la manière de La Bruyère.

Et bonne nuit à tous !

Écrit par : Robin | 05 juillet 2009

Magister avec une majuscule !!!!

Écrit par : Robin | 05 juillet 2009

"le lycée public a la cote parce que les profs y sont agrégés !"
Vous avez des parents d'élèves qui savent la différence entre agrégés et certifiés, vous ?

Ecrit par : Jeremy | 04 juillet 2009

Notez, Jeremy, que je parle de ma petite ville de province, et que je ne prétends pas qu'il en soit de même partout.

Mais ici, les (rares) profs qui publient, qui enseignent aussi en prépa, qui donnent des cours à la fac locale, sont dans des lycées publics. Les parents d'élèves de mon établissement le savent, et s'en gargarisent volontiers. Ils voulaient une gentille maman ou un gentil papa pour leur choupinet tant qu'il/elle était au collège, mais pour le bac, ils préfèreraient Mme Unetelle ou M. Untel, qu'on dit très sérieux...

Je discute parfois avec des collègues du privé quand nous avons des surveillances ou des jurys, ils sont parfois plus sévères que moi dans mes jugements : selon eux, le mode de recrutement du privé favorise la servilité, et ils peuvent citer beaucoup d'exemples d'incompétents dans leur discipline qui exercent à "Notre-Dame de mes deux" sans être inquiétés...

Cela dit, les statistiques que j'ai vues (je ne pourrais pas donner de réf, mais ça doit pouvoir se retrouver) montrent qu'au plan national, si le collège public est souvent évité, le lycée voit souvent revenir les élèves qu'on avait perdus. Il y a bien sûr des exceptions à la règle.

Écrit par : sanjuro | 05 juillet 2009

Le capes du privé est parfois plus sélectif puisqu'il s'agit du même concours, alors que le nombre de lauréats est moindre.
Ecrit par : Jeremy | 04 juillet 2009

Mais ce ne sont pas forcément les mêmes candidats...

Il ne suffit pas d'être sélectif pour obtenir un bon niveau.

Écrit par : TotoWeininger | 05 juillet 2009

Le capes du privé est parfois plus sélectif puisqu'il s'agit du même concours, alors que le nombre de lauréats est moindre.

Ecrit par : Jeremy | 04 juillet 2009

A ceci près que les candidats au CAFEP sont bien souvent d'une faiblesse ahurissante -- et l'on frémit en pensant que certains d'entre eux enseignent déjà... C'est là qu'on voit que l'objectif de certains parents, en optant pour le privé, n'est pas que Moncanard et Mapoulette y reçoivent un meilleur enseignement avec des professeurs qualifiés , mais qu'ils soient d'abord "tenus" et "cadrés". Cela dit, ce n'est peut-être pas tout à fait juste de le leur reprocher...

Écrit par : Françoise Guichard | 05 juillet 2009

"le lycée public a la cote parce que les profs y sont agrégés !"
Vous avez des parents d'élèves qui savent la différence entre agrégés et certifiés, vous ?

Ecrit par : Jeremy | 04 juillet 2009

Ici, les (rares) profs qui publient, qui enseignent aussi en prépa, qui donnent des cours à la fac locale, sont dans des lycées publics. Les parents d'élèves de mon établissement le savent, et s'en gargarisent volontiers. Ils voulaient une gentille maman ou un gentil papa pour leur choupinet tant qu'il/elle était au collège, mais pour le bac, ils préfèreraient Mme Unetelle ou M. Untel, qu'on dit très sérieux...

Je discute parfois avec des collègues du privé quand nous avons des surveillances ou des jurys, ils sont parfois plus sévères que moi dans mes jugements : selon eux, le mode de recrutement du privé favorise la servilité, et ils peuvent citer beaucoup d'exemples d'incompétents dans leur discipline qui exercent à "Notre-Dame de mes deux" sans être inquiétés...

Cela dit, les statistiques que j'ai vues (je ne pourrais pas donner de réf, mais ça doit pouvoir se retrouver) montrent qu'au plan national, si le collège public est souvent évité, le lycée voit souvent revenir les élèves qu'on avait perdus. Il y a bien sûr des exceptions à la règle.

Ecrit par : sanjuro | 05 juillet 2009

C'est ce qui est terrible : l'enseignement du privé est de moins bonne qualité, est orienté de manière assez inquiétante (qu'on ne me parle pas de laïcité dans le privé, et qu'on ne leur en parle pas non plus), et c'est pourtant généralement là qu'on y envoie le meilleur public.

C'est du suicide collectif.

Écrit par : Jeremy | 05 juillet 2009

Oh le beau départ en fanfare pour Luc Chatel !

Mardi 30 Juin
8h R.T.L. (sur l'abenstéisme des enseignants) [non indiqué dans l'agenda officiel...]
10h15 Rendez-vous avec Monsieur Richard Descoings, Directeur de l’I.E.P. Paris
16h30 Rendez-vous avec Monsieur Gérard Aschieri, secrétaire général de la Fédération Syndicale Unitaire (F.S.U.)

Mercredi 01 Juillet
16h30 Rendez-vous avec Patrick Gonthier, secrétaire général de l’U.N.S.A. Éducation

Et depuis jeudi 02, où il est allé en Loire-Atlantique, eh bien il ne fait plus rien ! Le chef Gonthier l'a certainement assommé.

Écrit par : Jeremy | 05 juillet 2009

Je crois qu'en outre, Luc Chatel reçoit le SNALC, en compagnie de Pécresse, mardi dans la journée.

Jean, Françoise A***, qui interroge au CAPES avec moi, m'a dit plein de bien de vous hier soir... Même si elle est très critique sur la Société des Agrégés, à laquelle elle reproche un discours trop systématiquement stéréotypé.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 juillet 2009

se lèvent pour ramasser le style qu'ils ont fait rouler sur la table et laissé tomber pour la troisième fois
Ecrit par : Jean | 04 juillet 2009
Il y a belle lurette qu'il est tombé le style, Jean, et qu'il n'a pas roulé que sous la table...

Écrit par : nicolas | 05 juillet 2009

Je crois qu'en outre, Luc Chatel reçoit le SNALC, en compagnie de Pécresse, mardi dans la journée.
Ecrit par : brighelli | 05 juillet 2009

Le meilleur pour la faim, après toutes les interventions indigestes précédemment citées...

Écrit par : nicolas | 05 juillet 2009

C'est ce qui est terrible : l'enseignement du privé est de moins bonne qualité, est orienté de manière assez inquiétante (qu'on ne me parle pas de laïcité dans le privé, et qu'on ne leur en parle pas non plus), et c'est pourtant généralement là qu'on y envoie le meilleur public.

Ecrit par : Jeremy | 05 juillet 2009

Généralisations, généralisations...(soupir)

Autre exemple : tous les homos sont des folles tordues. Ça vous convient ? (je suppose que non)

Écrit par : yann | 05 juillet 2009

"Je ne devrais peut-être pas le dire, mais tous ces grands "disparus" sont pour moi plus vivants que la plupart des gens qui m'entourent, telle est la vie de l'esprit, la vraie vie, la seule digne d'être vécue."

Ecrit par : Robin | 05 juillet 2009

Très "spinozien", Robin!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 05 juillet 2009

"l'enseignement du privé est de moins bonne qualité, est orienté de manière assez inquiétante"

C'est curieux, on pourrait appliquer ce jugement au public : pédagogisme, égalitarisme forcené, laïcisme sectaire.

Au fait, la France n'est pas un pays laïque : le ministre de l'intérieur est aussi ministre des cultes.

Écrit par : Sigurd | 05 juillet 2009

"Je ne devrais peut-être pas le dire, mais tous ces grands "disparus" sont pour moi plus vivants que la plupart des gens qui m'entourent, telle est la vie de l'esprit, la vraie vie, la seule digne d'être vécue.

Échapper un instant à cette époque blasée, remonter de l'indifférence à l'admiration, retrouver, au-delà de l'admiration le secret perdu de la passion, le secret de Jacques Rivière."

Ecrit par : Robin | 05 juillet 2009

Mais si, vous devez le dire ! Comme je vous suis, Robin, dans toutes ces paroles ! C'est là où l'on puise l'énergie de vivre, de continuer. Ces "exercices d'admiration" sont notre foyer, notre feu.
Le nom de Rivière fait revivre pour moi à l'instant même où je le lis celui d'Alexis Leger. J'ai lu leur correspondance, de même que deux lettres de Leger à Alain-Fournier. Leger avait une grande admiration pour Rivière, pour ses écrits sur Rimbaud, Baudelaire... Il y a bien eu quelques démêlés avec la NRF mais jamais il n'a cessé de lui dire "mon ami".
On ressent beaucoup d'émotion à découvrir les lieux, les objets, les lettres des écrivains, des poètes, des peintres qui accompagnent notre vie. Oui, on en a les larmes aux yeux, on est habité par ce qu'on voit, on a l'impression de pouvoir capter un bout de vérité, une petite part du mystère qui nous échappe, on ressent tout intensément comme si on était dans l'oeuvre même. J'ai vécu plusieurs fois cette expérience : Cadou, Guillevic, Van Gogh, Char dernièrement ... Je ne l'ai pas encore partagée pour SJP que je lis régulièrement et passionnément depuis 30 ans, il faut que j'aille à Aix-en-Provence, à sa fondation, et sur sa terre natale, en Guadeloupe. Plus près, je vise Montaigne pour qui j'ai un grand intérêt et, j'ose le dire, une grande affection.
Merci, Robin, pour ce beau message qui éclaire la journée. Le temps est une illusion. Nous sommes du même sang que les "grands disparus" dont vous parlez. Les lire, c'est vivre avec eux, en eux.

Écrit par : Marilyse | 05 juillet 2009

"Je discute parfois avec des collègues du privé quand nous avons des surveillances ou des jurys, ils sont parfois plus sévères que moi dans mes jugements : selon eux, le mode de recrutement du privé favorise la servilité, et ils peuvent citer beaucoup d'exemples d'incompétents dans leur discipline qui exercent à "Notre-Dame de mes deux" sans être inquiétés..."

Cela dit, les statistiques que j'ai vues (je ne pourrais pas donner de réf, mais ça doit pouvoir se retrouver) montrent qu'au plan national, si le collège public est souvent évité, le lycée voit souvent revenir les élèves qu'on avait perdus. Il y a bien sûr des exceptions à la règle.

Ecrit par : sanjuro | 05 juillet 2009

Je confirme. Mêmes observations. En collège, le privé a en plus tendance à nous refiler en quatrième et troisième les élèves qu'il ne veut plus dans ses murs. Voyez le genre d'élèves...

Écrit par : Marilyse | 05 juillet 2009

Je prends la liberté d'écrire pour les lecteurs de Bonnêt d'Âne l'article que j'aurais rédigé pour le journal dans lequel j'écrivais jadis s'il paraissait encore. J'ai mis mon nom complet à la place de mon pseudo (mon prénom) à cause des liens. J'ai essayé de faire court !

J'en profite pour exprimer publiquement à Madame Élisabeth Dousset, directrice de la Médiathèque de Bourges, mon admiration, mon amitié et ma profonde gratitude.

Le secret perdu de la passion

Une exposition exceptionnelle se tient à la médiathèque de Bourges jusqu'au 29 août. Elle témoigne du destin de Jacques Rivière, "l'homme de barre" de la Nouvelle Revue Française de 1909 à 1925.

En décembre 2000, la ville de Bourges a bénéficié d'un geste d'une admirable générosité : le legs, par Monsieur Alain Rivière, d'un fonds d'archives d'une valeur inestimable, comportant, entre autres merveilles, l'intégralité de la correspondance entre son père, Jacques Rivière, directeur de la Nouvelle Revue Française de 1919 à 1925 et son oncle Alain Fournier, l'auteur du "Grand Meaulnes", ainsi que les manuscrits et l'ensemble de la correspondance de Jacques Rivière.

A un choix de ces précieux documents, parmi les plus précieux de l'Histoire littéraire du XXème siècle, s'ajoutent, à l'occasion de cette exposition, des prêts de collections publiques et privées.

Lettres manuscrites de Marcel Proust, de Paul Claudel, de François Mauriac, d'Alain-Fournier, de Gide, de Saint-John Perse, d'Antonin Artaud...affiches pour les ballets russes, pour "Le Sacre du Printemps", pour "Pelléas et Mélisande", carnet de captivité de Jacques Rivière tenu pendant les trois éprouvantes années qu'il passa au camp de Königsbruck en Prusse orientale, auquel il confie son humiliation et sa rage....jouets en bois fabriqués par des prisonniers russes, son porte-plume, sa serviette en cuir gravée de ses initiales, témoignent de l'exceptionnel destin d'un homme qui s'était fait, selon l'expression de Jean Lacouture "l'accoucheur de notre culture vivante."

"Je ne voudrais pour rien au monde appartenir à une époque pour laquelle "Pélléas et Mélisande" ne susciterait plus que de l'admiration" , confiait Jacques Rivière, qui assista plus de quinze fois à la représentation de l'opéra de Claude Debussy sur un livret de Maurice Maeterlinck, en compagnie de son ami Alain Fournier. Ils avaient tous deux à peine vingt ans.

Cette exposition exceptionnelle nous invite à échapper quelques instants au désenchantement dune époque blasée et superficielle, à remonter, dans le silence du cœur, le cours du temps, de l'indifférence à l'admiration, à retrouver, au-delà de l'admiration, le secret perdu de la passion pour l'esprit, le secret de Jacques Rivière.

Écrit par : Robin Guilloux | 05 juillet 2009

http://www.ville-bourges.fr/nouvelles-de-bourges/118/p11.pdf

Écrit par : Robin Guilloux | 05 juillet 2009

Merci pour ce bel article, Robin. Moi aussi, je me sens plus proche des disparus que j'admire que de beaucoup de nos contemporains.

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 juillet 2009

On dirait Jean-Paul Farré, en bas, à droite, Robin; mais la photo n'est pas hyper nette sur mon écran.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 juillet 2009

Au dela du cauchemar :

http://martynemko.blogspot.com/2009/06/white-teacher-speaks-out-what-is-it.html

Écrit par : ynooee | 05 juillet 2009

A Monsieur jacques Rivière [...] 19 décembre (19)09

Vos, lettres, là devant moi (...].
Mon ami, - c'est votre nom, je crois, - je doute encore bien comprendre votre attitude dans cette éblouissante nuit qu'est vivre. Je sais seulement que cette vie peut être de toute beauté du moment qu'elle est extrême; parce qu'il n'y a pas de position décente qu'excessive. Heureux d'aimer en vous intégrité et netteté, là où j'avais regretté les complaisances et les mutilations de la culture [...]
...
Je ne convoite que la faiblese d'être "tout" affectueux. "Ceux-là qui m'entourent" ne sauraient se distinguer de "cela qui m'entoure". Et je n'ai jamis pensé que nos regards en ce monde eussent à converger, mais à convoiter parallèlement. Quelle fin attendrais-je donc de me multiplier en "eux", si ce n'est, toujours, qu'en moi ?
...
Truly yours

Leger


Alexis Saint-Leger Leger a alors 22 ans. Il poursuit ses études de droit, écrit, bien que ne sentant pas du tout "littéraire", traverse une crise philosophique (visible dans ses premières lettres à Rivière), détruit ses oeuvres, approfondit Spinoza, Hegel, entame des études d'ethnologie et d'anthropologie. Est toujours passionné de musique.

Écrit par : Marilyse | 05 juillet 2009

Puisqu’il a été question du public et du privé, quelques remarques en vrac et une info pour finir :

1. En France, c’est l’Etat qui est laïque. Plus exactement : la laïcité se dit des rapports entre l’Etat, qui est neutre, et la société civile, où règne la tolérance. A distinguer de (tous) les autres pays démocratiques, où l’Etat est tolérant.

2. Dans la mesure où les cultes sont confinés dans la société civile, il est logique que le Ministre de l’Intérieur soit aussi Ministre des Cultes. Cela ne contrevient pas au principe de laïcité, contrairement à ce que dit Sigurd, mais en est une conséquence. Faute de quoi il n’y aurait aucune articulation entre Etat et société civile. En tant que ministre des cultes, celui de l’intérieur est tenu à la neutralité : il ne privilégie aucun culte.

3. Une deuxième conséquence du principe de laïcité est la liberté de l’enseignement. En tant que membres de la société civile, les parents ont le droit de choisir le type d’école où vont leurs enfants. Il ne devrait y avoir aucun conflit entre école publique et écoles privées, confessionnelles ou pas. La discussion, si discussion il y a, ne doit porter que sur la qualité de l’enseignement.

4. Ce problème de la qualité de l’enseignement est perturbé par la mise en place du privé sous contrat (cela remonte à Michel Debré, je crois). Tenus de suivre les programmes (souvent ineptes) du public, les établissements privés sous contrat (ie la grande majorité) ne se distinguent plus que par des caractéristiques relevant de l’éducation et non de l’instruction. L’essentiel concerne donc la discipline et c’est ce que recherchent les parents : que mes enfants soient « cadrés ».

5. Je peux me tromper car je ne connais pas bien les dessous du CAPES (à JPB de rectifier éventuellement) mais je crois que les candidats au CAFEP sont classés avec les autres. Autrement dit, les lauréats du CAFEP ne sont pas plus nuls que les lauréats du CAPES.

6. Je me méfie des jèzes depuis qu’ils ont succombé aux charmes de la théologie de la libération. Sur le plan religieux, cela verse dans l’hérésie (comme dans 99% des cas il s’agit d’une hérésie sur la Trinité). Sur le plan scolaire, dans le pédagogisme

7. On peut donc comprendre que des catholiques (ou des croyants d’une autre religion) militent pour le privé hors contrat. Mais il est incohérent de vouloir le financer par le « chèque éducation », c’est-à-dire par des fonds publics.

8. C’est l’une des nombreuses incohérences de groupuscules comme SOS Education. Cf. aussi le fait qu’ils se vantent de refuser les subventions publiques alors que leur budget (considérable : environ 3 millions d’euros par an) est (ou était) financé à 66% par l’Etat sous forme de déduction fiscale sur les dons. Nombreuses embrouilles sur ce point : je ne sais pas où ils en sont en ce moment.

9. Les dernières infos sur le réseau Laarman se trouvent ici : http://www.sos-justice.info/. On en apprend de belles. A signaler que SOS Education vient d’être à nouveau déboutée de sa plainte pour injures et diffamation contre Sauver les Lettres et Reconstruire l’Ecole : le jugement en première instance nous avait été favorable, ils avaient fait appel mais la sentence a été confirmée. Lorsque j’ai commencé à comprendre, il y a plusieurs années déjà, ce qu’est SOS Education, une phrase de Bernanos est revenue dans ma mémoire. Il suffit de la modifier très légèrement : « des généraux sans troupes, des politiciens sans parti, des journalistes sans journal, des professeurs sans élèves et des évêques sans diocèse ». C’est tiré d’un roman dont le titre leur va comme un gant : L’imposture. Mais les catholiques comme Bernanos ne doivent pas être en odeur de sainteté au siège de SOS Education…

Écrit par : Pedro Cordoba | 05 juillet 2009

JACQUES RIVIERE : "Le secret perdu de la passion" (suite)

"Je ne devrais peut-être pas le dire, mais tous ces grands "disparus" sont pour moi plus vivants que la plupart des gens qui m'entourent, telle est la vie de l'esprit, la vraie vie, la seule digne d'être vécue." écrit Robin.


En même temps, cette vie de l'esprit, la "vie rêvée", ne doit pas nous détourner de la vie tout court mais nous y ramener sans cesse, afin que nous soyons toujours plus près, au coeur des choses, "au coeur du monde", plus présents, plus réceptifs, plus ouverts, et "tout affectueux" comme dit si magnifiquement SJP.
C'est vivre sur un mode plus haut, sur une certaine effervescence, avec une énergie toujours renouvelée que l'on pourra déployer dans n'importe quel acte de la vie, enseigner par exemple !
L'art n'est pas une fin mais une voie. Pour mieux vivre.

Écrit par : Marilyse | 05 juillet 2009

On dirait Jean-Paul Farré, en bas, à droite, Robin; mais la photo n'est pas hyper nette sur mon écran.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 juillet 2009

Là, Christophe, écran net ou pas, vous me posez une colle.

Écrit par : Robin Guilloux | 05 juillet 2009

"8. C’est l’une des nombreuses incohérences de groupuscules comme SOS Education. Cf. aussi le fait qu’ils se vantent de refuser les subventions publiques alors que leur budget (considérable : environ 3 millions d’euros par an) est (ou était) financé à 66% par l’Etat sous forme de déduction fiscale sur les dons. Nombreuses embrouilles sur ce point : je ne sais pas où ils en sont en ce moment."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 juillet 2009

Oui, comme le baron Seillières...
Bernanos a en effet mieux fini qu'il n'a commencé.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 juillet 2009

En même temps, cette vie de l'esprit, la "vie rêvée", ne doit pas nous détourner de la vie tout court mais nous y ramener sans cesse, afin que nous soyons toujours plus près, au cœur des choses, "au cœur du monde", plus présents, plus réceptifs, plus ouverts, et "tout affectueux" comme dit si magnifiquement SJP.*

C'est vivre sur un mode plus haut, sur une certaine effervescence, avec une énergie toujours renouvelée que l'on pourra déployer dans n'importe quel acte de la vie, enseigner par exemple !

L'art n'est pas une fin mais une voie. Pour mieux vivre.

Ecrit par : Marilyse | 05 juillet 2009

Merci pour cette précision. La littérature, la musique, l'art, la vraie spiritualité ne sont ni des "ornements" de la vie, ni des "arrières-mondes" comme dit Nietzsche, des compensations à l'ennui de la vie quotidienne, mais un chemin, en effet, vers une vie plus intense et plus pleine.

Écrit par : Robin Guilloux | 05 juillet 2009

Oui, comme le baron Seillières...
Bernanos a en effet mieux fini qu'il n'a commencé.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 juillet 2009

Ça vaut mieux que le contraire ! ;-)

Écrit par : Robin Guilloux | 05 juillet 2009

"Je ne devrais peut-être pas le dire, mais tous ces grands "disparus" sont pour moi plus vivants que la plupart des gens qui m'entourent, telle est la vie de l'esprit, la vraie vie, la seule digne d'être vécue."

Ecrit par : Robin | 05 juillet 2009

Et c'est aussi, à mon sens, le seul universalisme qui vaille : l'humanisme. Cela nous renvoie à Antoine Houdar de La Motte (1672-1731) qui écrivait (dans son ode à l'Académie Française) : "C'est par l'étude que nous sommes contemporains de tous les hommes et citoyens de tous les lieux."

Écrit par : Magister | 05 juillet 2009

La vie, une "nuit éblouissante" (Saint-John Perse) : l'oxymore, comme une flèche, au cœur de la contradiction.

Écrit par : Robin Guilloux | 05 juillet 2009

La vie, une "nuit éblouissante" (Saint-John Perse) : l'oxymore, comme une flèche, au cœur de la contradiction.

Ecrit par : Robin Guilloux | 05 juillet 2009

Très beau, la citation comme le commentaire,merci!

Écrit par : sisyphe | 05 juillet 2009

4. Ce problème de la qualité de l’enseignement est perturbé par la mise en place du privé sous contrat (cela remonte à Michel Debré, je crois). Tenus de suivre les programmes (souvent ineptes) du public, les établissements privés sous contrat (ie la grande majorité) ne se distinguent plus que par des caractéristiques relevant de l’éducation et non de l’instruction. L’essentiel concerne donc la discipline et c’est ce que recherchent les parents : que mes enfants soient « cadrés ».

Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 juillet 2009

Très juste. A quoi on peut ajouter :"qu'ils soient aussi préservés de certaines fréquentations...". On les comprend !

Écrit par : Magister | 05 juillet 2009

« des généraux sans troupes, des politiciens sans parti, des journalistes sans journal, des professeurs sans élèves et des évêques sans diocèse ».

...sans oublier les financiers sans capitaux et les capitaux sans travail. Et tout cela au nom de la "liberté".

Écrit par : Robin Guilloux | 05 juillet 2009

L’essentiel concerne donc la discipline et c’est ce que recherchent les parents : que mes enfants soient « cadrés ».

Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 juillet 2009


Que beaucoup de parents, qui ne cadrent pas leurs enfants, commencent par le faire eux-mêmes, et on pourra (re)commencer à enseigner.
Et ce sont d'ailleurs la plupart du temps ceux-là qui se déculpabilisent et se défaussent sur l'école du manque de cadre qu'ils donnent eux-mêmes à leur charmante progéniture.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 juillet 2009

Au dela du cauchemar :

http://martynemko.blogspot.com/2009/06/white-teacher-speaks-out-what-is-it.html

Ecrit par : ynooee | 05 juillet 2009

Un quotidien sans doute plus extrême que les nôtres, mais voisin, parce que causé par les mêmes raisons : des préjugés, une baisse des exigences, des comportements de groupe tolérés, et qui deviennent la norme...

Un commentaire souligne que cela n'a rien à voir avec la race, quand on compare le comportement de ces Africains-américains avec ceux des Africains. J'ai souvent entendu des collègues me parler avec émotion de leur expérience de coopérants en Afrique ou dans le Maghreb, où ils n'étaient absolument pas confrontés aux comportements que beaucoup d'élèves issus de l'immigration affichent en France.

Au demeurant, après avoir voulu tenir compte, sur le plan scolaire, des traumatismes de l'immigration, on a logiquement continué en voulant fonder l'instruction des classes défavorisées sur leur situation économique.

Paradoxalement, la meilleur façon de les aider est de partir du principe qu'ils n'ont pas besoin d'aide. Ou du moins, que nous pouvons leur apporter notre compétence, pas notre seule compassion. Notre solidarité, pas notre charité.

Écrit par : sanjuro | 05 juillet 2009

6. Je me méfie des jèzes depuis qu’ils ont succombé aux charmes de la théologie de la libération. Sur le plan religieux, cela verse dans l’hérésie (comme dans 99% des cas il s’agit d’une hérésie sur la Trinité). Sur le plan scolaire, dans le pédagogisme.

Je dois à un passionnant échange avec Daniel Arnaud d'avoir approfondi l'idée que les "hérésies" modernes sont des perversions des vertus théologales : la Foi, l'Espérance (qui passeront) et la Charité (ou l'Amour "qui ne passera jamais").

En se séparant de la Raison, la Foi se pervertit en fidéisme : le mouvement "new age", les dérives sectaires, les aberrations du pédagogisme...

l'Espérance eschatologique (l'attente de la parousie) qui n'empêche pas de travailler à l'amélioration du monde (esprit de réforme), en activisme politique au service de la réalisation du royaume de Dieu sur terre (le "millénarisme") pour laquelle tous les moyens, y compris le crime, sont jugés "bons". Après le marxisme-léninisme, la théocratie des mollahs iraniens en est un triste exemple.

La Charité séparée de la sagesse et de l'intelligence : l'enfer pavé de bonnes intentions. Le "charity business", l'activité brouillonne de certaines organisations caritatives, les prétendus "bio-carburants", etc.

Écrit par : Robin | 05 juillet 2009

Paradoxalement, la meilleur façon de les aider est de partir du principe qu'ils n'ont pas besoin d'aide. Ou du moins, que nous pouvons leur apporter notre compétence, pas notre seule compassion. Notre solidarité, pas notre charité.

Ecrit par : sanjuro | 05 juillet 2009

Autre exemple de la perversion de la vertu théologale de charité.

Écrit par : Robin | 05 juillet 2009

Sous l'ombre inquiétante du millénarisme de Comenius, référence indépassable de la communauté européenne en matière de pédadogie (pourquoi Comenius et pas Erasme ou Montaigne ?), la discussion avec Daniel Arnaud portait alors plutôt sur le pédagogisme,

Il s'en dégageait l'idée que le pédagogisme, hérésie moderne, mettait :

L'Ecole au service de la révolution sociale (perversion de la vertu d'Espérance)

Séparait la Raison (les savoirs) de la Foi (la théorie).

Mettait l'enfant, paré de toutes les vertus "au centre" (négation du péché originel et séparation de la charité d'avec la Loi et d'avec la Raison).

Écrit par : Robin | 05 juillet 2009

@ Privé / public

Les candidats au CAFEP sont classés avec les autres.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 juillet 2009

La barre d'admission au CAFEP est effectivement la même qu'au CAPES. Les épreuves, écrites et orales, sont les mêmes.

Autrement dit, les lauréats du CAFEP ne sont pas plus nuls que les lauréats du CAPES.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 juillet 2009

C'est aller un peu vite en besogne. Les chiffres de la session 2008 (par exemple) laissent penser qu'il en va tout autrement. Les ratios [présents aux épreuves écrites] / [postes (ou "contrats") offerts] sont sensiblement les mêmes pour le CAPES et le CAFEP (à peu près 5 contre 1), avec un petit avantage pour le CAPES. Comme je l'ai dit plus haut, la barre d'admission est la même pour tous. Cependant, le taux de réussite du CAPES est de 17,72 % contre 12,23 % pour le CAFEP, de sorte que 331 contrats sur les 868 offerts n'ont pas été pourvus, alors qu'un seul poste n'a pas été pourvu au CAPES.

A défaut de disposer de la distribution précise des résultats des uns et des autres, il apparait pourtant clairement que le niveau des candidats aux concours de l'enseignement privé est nettement moins bon que celui des candidats du public. Un bon statisticien, comme Yann, par exemple, conclura qu'il doit en aller de même pour les reçus, qui doivent très certainement truster les fins de listes d'admission. L'enseignement privé ne manque pas de candidats (pas plus que le public, en tout cas), mais peine à trouver des candidats de qualité (selon les critères des concours du public, bien sur). Il se rattrape en faisant appel à des contractuels qui pourront passer des concours internes plus souples (CAER).

Enfin, rappelons qu'il n'y a pas d'agrégation externe pour l'enseignement privé.

Écrit par : TotoWeininger | 05 juillet 2009

Tenus de suivre les programmes (souvent ineptes) du public, les établissements privés sous contrat (ie la grande majorité) ne se distinguent plus que par des caractéristiques relevant de l’éducation et non de l’instruction.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 juillet 2009

C'est bien pour cela que le privé n'a pas besoin d'agrégés, et à peine de certifiés. En fait, il recrute essentiellement en interne : 710 reçus au CAPES interne contre seulement 527 au CAPES externe dans le privé en 2008. On sait ce que cela signifie quant au profil des enseignants recrutés. Mais c'est très bien ainsi, puisqu'il n'y a plus rien à enseigner.

Écrit par : TotoWeininger | 05 juillet 2009

C'est bien pour cela que le privé n'a pas besoin d'agrégés, et à peine de certifiés.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 juillet 2009

Ceci est valable aussi pour le public, bien sur, puisque les programmes sont les mêmes.

Écrit par : TotoWeininger | 05 juillet 2009

"bien sur"

Ecrit par : TotoWeininger | 05 juillet 2009

bien sûr

Écrit par : Orthoprofundesfaux | 05 juillet 2009

Je ne convoite que la faiblese d'être "tout" affectueux. "Ceux-là qui m'entourent" ne sauraient se distinguer de "cela qui m'entoure". Et je n'ai jamis pensé que nos regards en ce monde eussent à converger, mais à convoiter parallèlement. Quelle fin attendrais-je donc de me multiplier en "eux", si ce n'est, toujours, qu'en moi ?
...
Truly yours

Leger

Alexis Saint Léger Léger (Saint-John Perse) traversait une crise spirituelle, mais avait déjà compris, très jeune, l'essentiel, qui, hélas, ne n'enseigne pas : que ce soit en amitié ou en amour, que c'est toujours soi-même que l'on cherche à travers l'autre.

Écrit par : Robin | 05 juillet 2009

La discussion, si discussion il y a, ne doit porter que sur la qualité de l’enseignement.
Ecrit par Pedro Cordoba

Et sur le financement, un peu tout de même, non ?

Écrit par : nicolas | 05 juillet 2009

Et ce sont d'ailleurs la plupart du temps ceux-là qui se déculpabilisent et se défaussent sur l'école du manque de cadre qu'ils donnent eux-mêmes à leur charmante progéniture.
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 juillet 2009

Quand l'absence de cadre n'est pas hautement revendiquée à titre "éducatif", ce qui est encore pire quand il s'agit pour les enseignants (mais je devrais dire animateurs) d'imposer les règles de vie de l'école qui devraient, selon ces parents-là et leurs enfants, être les mêmes que celles de la maison, c'est-à-dire inexistantes !

Écrit par : nicolas | 05 juillet 2009

Erratum :

"Je ne convoite que la faiblesse d'être "tout" affectueux."

Alexis Saint-Leger Leger (Lettre à Jacques Rivière - 1909)

Écrit par : Marilyse | 05 juillet 2009

@Robin

Saint-John Perse
Discours de Stockholm
Allocution au Banquet Nobel du 10 décembre 1960.

"Fidèle à son office, qui est l'approfondissement même du mystère de l'homme, la poésie moderne s'engage dans une entreprise dont la poursuite intéresse la pleine intégration de l'homme. Il n'est rien de pythique dans une telle poésie. Rien non plus de purement esthétique. Elle n'est point art d'embaumeur ni de décorateur. Elle n'élève point de perles de culture, ne trafique point de sumulacres ni d'emblèmes, et d'aucune fête musicale elle ne saurait se contenter. Elle s'allie, dans ses voies, la beauté, suprême alliance, mais n'en fait point sa fin ni sa seule pâture. Se refusant à dissocier l'art de la vie, ni de l'amour, la connaissance, elle est action, elle est passion, elle est puissance, et novation toujours qui déplace les bornes. L'amour est son foyer, l'insoumission sa loi, et son lieu est partout, dans l'anticipation. Elle ne se veut jamais absence ni refus."

Écrit par : Marilyse | 05 juillet 2009

@ Marylise

C'est précisément un extrait du Discours de Stockholm de Saint-John Perse que j'ai eu à commenter pour le CAPES de Lettres, en 89.

Écrit par : Robin | 05 juillet 2009

Merci à Robin pour sa petite réflexion sur les hérésies modernes. Je n'avais jamais envisagé les choses sous cet angle, qui me semble fort pertinent. A creuser.

Je me référais pour ma part aux centaines d'hérésies anciennes, celles qui ont proliféré au cours des premiers siècles du christianisme avec un fort rebond entre le XIII° et le XVI°, Réforme comprise (Zwingli est sans doute le plus hérétique de tous). Elles concernent la Trinité et, plus particulièrement, le problème de l'Incarnation. En simplifiant sans doute beaucoup, on peut dire que la théologie de la libération suppose (sans le dire vraiment) que Dieu s'est incarné dans le prolétariat (les pauvres, les déshérités, etc.). Pour le ramasser en une formule, on ne trouve pas le Christ dans l'hostie consacrée mais dans les favelas. Comme la théologie de la libération est une hérésie moderne, on peut aussi dire, en adoptant la thèse de Robin, que c'est une perversion de la vertu d'Espérance.

Je ne suis pas sûr en revanche que les mollahs entrent dans cette catégorie. Pour qu'il y ait hérésie, encore faut-il qu'il y ait une théologie.

En ce qui concerne le marxisme-léninisme, la théologie de la libération en représente l'aboutissement le plus clair : le lieu où il trouve sa vérité théologique. Du moins sous sa forme dominante telle qu'elle s'est "incarné" dans l'histoire : conjonction du christianisme et de l'idéologie du Progrès. C'est pourquoi je suis sensible, depuis fort longtemps, à l'autre version du communisme, celle qui a été défendue dans l'incompréhension générale par Walter Benjamin : rejeter à la fois le progrès et le millénarisme au profit d'une vision messianique (juive). Mais il n'y a plus dès lors ni Incarnation ni vertus théologales. Une religion où il n'y a plus que les rites et l'étude et qui exclut donc la Foi, l'Espérance et la Charité n'est pas pour me déplaire...

Écrit par : Pedro Cordoba | 05 juillet 2009

Merci aussi à TotoWeininger pour ses précisions sur le CAPES/CAFEP. Les choses sont beaucoup plus nettes ainsi.

Écrit par : Pedro Cordoba | 05 juillet 2009

@ Marylise

C'est précisément un extrait du Discours de Stockholm de Saint-John Perse que j'ai eu à commenter pour le CAPES de Lettres, en 89.

Ecrit par : Robin | 05 juillet 2009

Quelle chance !
Un texte magnifique de bout en bout. Je le relis souvent. J'ai découvert SJP en hypokhâgne, en 74, et ce fut un éblouissement, un poème d'"Amers" : "Invocation" qui commence ainsi : "Poésie pour accompagner la marche d'une récitation en l'honneur de la Mer."
Je le lis depuis ainsi que les "Cahiers Saint-John Perse". Je me permets de vous signaler un ouvrage que j'ai trouvé remarquable - ildate déjà de quelques années - : "Saint-John Perse, Poésie, science de l'être" d'Elisabeth Coss-Humbert aux Presses Universitaires de Nancy1993.

"Pourquoi écrivez-vous ?
- Pour vivre, et plus loin."

Moi, j'ai planché sur Proust. J'aurais pu tomber plus mal, non ? Proust, je l'ai découvert aussi lors de cette année d'hypokhâgne et ce fut mon second éblouissement avec "Combray". Il est des années qui marquent ainsi que des professeurs : Madame Macouin au Lycée Guist'hau de Nantes. J'aimerais bien la revoir.

Écrit par : Marilyse | 05 juillet 2009

Pour ceux qui continuent à dire « les syndicats » comme si certains n'étaient pas plus nuisibles que d'autres, cette petite info du café pédagogo daté d'hier :

« Après des semaines de débat houleux qui ont opposé deux projets, l'un soutenu par la Fsu, l'autre par le Se-Unsa et le Sgen Cfdt, le ministère a proposé des modifications « a minima », reprenant le Brevet traditionnel et lui ajoutant une épreuve d'histoire des arts, qui sera passée à l'oral en cours de formation devant un binôme d'enseignants, et la validation du socle commun en 2011. Le ministère n'a accepté que quelques amendements d'importance secondaire mais a refusé d'intégrer le principal amendement commun du Se-Unsa et du Sgen portant sur un contrôle continu positif (prise en compte des points au-dessus de 10). Le contrôle continu reste donc inchangé (note sur 20 dans toutes les disciplines). Cela bien que la Dgesco ait paru un moment favorable à cette idée et que le CSE ait voté majoritairement pour l'amendement (30 voix pour, en particulier les fédérations de parents, l'UNL, la Ligue de l'enseignement, et les syndicats de l'UNSA-Education et de la CFDT ; 21 voix contre : SNALC, SUD, syndicats de la FSU et FO; 3 abstentions dont la CGT). Finalement le projet ministériel a été repoussé par le CSE par 43 voix contre, dont tous les syndicats d'enseignants, mais pour des raisons différentes, 4 voix pour, 7 abstentions (dont SNPDEN et PEEP).

Pour le Sgen Cfdt c'est "une occasion ratée". "Le contrôle continu télescopera encore l'évaluation par compétences du socle commun" note le Sgen. "Le nouveau diplôme maintient donc l'ambiguïté entre deux logiques inconciliables : celle d'évaluation par compétences et celle des notes. Il conserve la confusion la plus grande entre trois modalités d'évaluation : épreuves terminales coefficientées, contrôle continu noté et évaluation par compétences". Pour le syndicat, "l'urgence première est aujourd'hui la mise en place réelle des sept piliers du socle commun et la formation des enseignants au travail et à l'évaluation par compétences." Même déception au Se-Unsa où on déplore que "les postures idéologiques empêchent que toutes les énergies se fédèrent pour réfléchir à une autre pratique de l'évaluation porteuse de la réussite des élèves". »

On se régale, vraiment : avez-vous perçu toute la beauté nauséeuse de l'expression « une autre pratique de l'évaluation porteuse de la réussite des élèves » ?

M'étonnerait pas qu'on ait une note sur le brevet, bientôt, non ?

Écrit par : sanjuro | 05 juillet 2009

Tenus de suivre les programmes (souvent ineptes) du public, les établissements privés sous contrat (ie la grande majorité) ne se distinguent plus que par des caractéristiques relevant de l’éducation et non de l’instruction.

Ou d'inviter les mêmes pontes de l'idéologie constructiviste...

http://www.icfpnormandie.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=145&Itemid=2
Oh! Gaby...

http://www.cfp-france.org/doc/zakharchouk.PDF

Écrit par : Guillaume | 05 juillet 2009

Quel sabir, en effet ! Qui rime avec "vomir".

Écrit par : Marilyse | 05 juillet 2009

Ben, moi, j'ai lu La Recherche à 25 ans en attendant le client, quand j'ai créé ma première clientèle. Quand, suite à un sale accident de parcours, il m'a fallu repartir à zéro et me remettre à attendre le client, j'ai relu Proust, à 40 ans. J'espère que je n'en aurai plus l'occasion avant la retraite !
Ça commence à bien faire !

Écrit par : dobolino | 05 juillet 2009

On se régale, vraiment : avez-vous perçu toute la beauté nauséeuse de l'expression « une autre pratique de l'évaluation porteuse de la réussite des élèves » ?

M'étonnerait pas qu'on ait une note sur le brevet, bientôt, non ?

Ecrit par : sanjuro | 05 juillet 2009

C'est Trissotin, Diafoirus, Acis!
Types éternels de la littérature française, comme disait je ne sais plus qui.
Qu'il n'y ait pas au Ministère des gens pour signifier vertement à de pareils phraseurs qu'ils brassent du vent est proprement désolant. Allègre, il me semble, s'était moqué du jargon pédago... Rendons-lui justice sur ce point!

Écrit par : Jean | 05 juillet 2009

Sanjuro, puisque vous êtes par là et que vous êtes, semble-t-il, là-haut à la préfecture, avez-vous des appréciations à formuler sur les formations dispensées par la Comédie de V*** et sur Lettres Modernes Arts du Spectacle à la fac de V*** ?

Écrit par : dobolino | 05 juillet 2009

Merci à Guillaume pour ses liens. Cohn Bendit et Zakhartchouk chez les talas, on aura tout vu. Cela confirme ce que je pense des catholiques de gauche. Je préfère mille fois un Lafforgue (pardon JPB) qui a le courage de confesser sa foi et ne craint pas le ridicule en parlant de Notre Sainte Mère l'Eglise. Ralbol des tièdes.

Écrit par : Pedro Cordoba | 05 juillet 2009

Si vous parlez de Lafforgue et de Sainte Mère l'Eglise à sur le blog de JPB il va falloir un parachute!

Écrit par : merlemocoeur | 05 juillet 2009

Se refusant à dissocier l'art de la vie, ni de l'amour, la connaissance, elle est action, elle est passion, elle est puissance, et novation toujours qui déplace les bornes. L'amour est son foyer, l'insoumission sa loi, et son lieu est partout, dans l'anticipation. Elle ne se veut jamais absence ni refus."

Ecrit par : Marilyse | 05 juillet 2009

Notez bien que SJP parle de la poésie moderne, c'est-à-dire de la poésie qui a survécu à la grande guerre (James, Verhaeren, Fort, Valéry...), de celle de la génération suivante (Ponge, Aragon, Eluard, Artaud, Char...) et de celle d'une poignée d'éclaireurs : Lautréamont, Rimbaud, notamment.

Jacques Rivière, à cet égard, reste un homme de la tradition, plus proche de Claudel, de Verlaine, de Mallarmé, De Maeterlinck, des symbolistes...

Mais il s'est toujours efforcé de comprendre la poésie moderne, comme en témoigne sa correspondance avec Antonin Artaud dont il ne publiera jamais les poèmes ; ( le ("L'ombilic des limbes") mais il publiera cette correspondance, à la grande satisfaction d'Artaud.

Ce qui est curieux, c'est que ces deux mouvements complémentaires et antagonistes se retrouvent en germe dans le "couple" originaire Verlaine/Rimbaud et peuvent coexister chez le même homme (Aragon par exemple)

Rivière parle de la Guerre de 1914-1918 qui marqua profondément sa vie (il fut prisonnier pendant trois ans dans un camp en Prusse orientale) comme d'un hiatus absolu dans tous les domaines à commencer par le domaine littéraire.

Il a conscience qu'il y a un avant et après et quand il parle de "Pélléas et Mélisande", c'est-à-dire du symbolisme, il en parle avec nostalgie, comme de quelque chose que les hommes de la génération d'après guerre peuvent "admirer" sans "aimer".

Il parle des "oripaux" du symbolisme avec ses femmes analogies aux longs cheveux roux, ses lys, ses figures emblématiques (Ophélie) comme d'un mouvement disparu dont la sensibilité nous est devenue étrangère.

Il y a une lettre de Claudel qui figure dans l'exposition de Bourges. Claudel lui reproche cette ouverture d'esprit (comment un chrétien sincère comme vous, le morigène Claudel, peut-il s'intéresser à Lautréamont et aux surréalistes au point de les publier ?)

c'est très intéressant cet homme d'avant guerre qui comprend tout ce que la guerre a changé en lui et autour de lui et qui s'efforce de comprendre la littérature de son temps avec tout ce qu'elle peut avoir d'étranger à sa propre sensibilité.

N'oublions pas que le grand problème de la vie du jeune Rivière avant la guerre (et d'Alain Fournier), c'est la conciliation de Claudel et de Gide, c'est-à-dire de la vie spirituelle et de la sensualité, de l'ouverture à la diversité du monde. Nous sommes loin du dadaïsme et du surréalisme !

Écrit par : Robin | 05 juillet 2009

Une religion où il n'y a plus que les rites et l'étude et qui exclut donc la Foi, l'Espérance et la Charité n'est pas pour me déplaire...

Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 juillet 2009

Ça, c'est Charles Maurras ! ;O))

Écrit par : Robin | 05 juillet 2009

L’éducation trahie par Sarkozy

En matière d’enseignement, que peut-on attendre d’un président inculte ? Le mépris de Sarkozy pour la princesse de Clèves est révélateur du dédain qu’il porte au savoir lui-même. C’est donc en toute bonne conscience qu’il entreprend de ruiner notre enseignement.

Sarkozy a été élu sur un discours de droite, que l’on peut résumer dans le monde de l’éducation et de la culture par la formule « en finir avec l’héritage de 68 ». Ce discours de droite décomplexée lui a permis, on le sait, de braconner sur les chasses gardées du Front national. Mais n’oublions pas que ce boulimique d’électeurs a aussi fait le pari de ne pas abandonner purement et simplement l’électorat enseignant à la gauche : feignant de découvrir la modicité des salaires et de s’en indigner, il a su faire miroiter aux professeurs une revalorisation à la fois financière et symbolique.
Or, qu’a-t-on vu ?

D’abord, un mouvement de grève massif qui, pour la première fois, a été déclenché par les universitaires eux-mêmes et non par les activistes étudiants, et qui est même largement parti des universités et des professeurs de droite (la droite des valeurs s’entend), même si les plus modérés ont, pour beaucoup, abandonné le gouvernement en cours de route, quand ils ont vu que le gouvernement était déterminé à marquer une victoire sur leur dos et que le sacrifice de l’année universitaire serait donc vain.

La « mastérisation » : plus d’années de formation pour moins de savoir.

Dans l’une des ces années mirobolantes dont il a le secret, le président de la République a fait savoir que le recrutement se ferait désormais au niveau bac +5 au lieu de bac +3, ce qui permettrait de « revaloriser » les débuts de carrière et de rendre le métier « plus attractif ». Et puis, a-t-il ajouté, ça se déjà comme ça dans les autres pays et « j’vais vous dire, Madame Michu, y a pas d’raison que les enseignants français soient moins bien formés que leurs collègues européens ».

En réalité, le recrutement se faisait à un niveau de compétence bien supérieur à bac +3, puisque devenir enseignant du secondaire suppose non seulement l’obtention de concours sélectifs, voire hyper-sélectifs (le CAPES représentant un an minimum de préparation après la licence et l’agrégation au moins une année après la maîtrise), mais encore une année de formation après le concours, alternant pédagogie théorique en IUFM et pratique dans une classe.

La « mastérisation » cache en fait, une disparition programmée de ces concours qui sont une spécificité française et qui garantissent un niveau de compétence disciplinaire élevé. C’est la fin de ce qui restait encore d’un certain élitisme. Avait-on vraiment besoin d’un gouvernement élu à droite pour porter le coup de grâce ?

Les concours, les savoirs, la culture sont élitistes. Or, le discours a bien changé depuis l’élection : l’apologie de la diversité a remplacé le retour aux valeurs et aux fondamentaux. Le commissaire à la diversité et à l’égalité des chances, Yazid Sabeg, l’a dit clairement (interview dans Le Monde du 6 mars), après le secrétaire d’Etat chargé de la Fonction publique, André Santini, et bien sûr après le mépris moqueur affiché par le président de la République lui-même pour la Princesse de Clèves et la « littérature ancienne ». Pour remédier à l’inégalité des chances, et en tout cas à celle des résultats, on va donc, plus que jamais, niveler par le bas. Plus de programme d’œuvres exigeantes à étudier : désormais, le niveau licence devrait suffire (quand on sait ce que vaut une licence et les conditions dans lesquelles elle est obtenue !), agrémenté de la rédaction d’un mémoire de master sur un sujet « pédago », puis d’un écrit croupion et d’un oral de concours. Celui-ci consistera en un entretien pour vérifier le formatage idéologique du candidat, qui sera invité à s’exprimer sur des sujets tels que les valeurs et exigences du service public (laïcité, égalité des chances, tolérance, solidarité), l’ouverture au monde et, bien sûr, à l’Europe, ou encore la participation des élèves à la vie démocratique de leur établissement.

Mort à la culture !

Bref, la mastérisation devrait atteindre son double objectif : recruter de bons petits soldats du système et rendre les employés des établissements scolaires (car on ne peut plus parler à ce stade de professeurs) plus proches « sociologiquement » (lire ethniquement) de leurs élèves. Le lycée allégé proposé par le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, participe de la même logique foncièrement soixante-huitarde que cette réforme/suppression des concours.
Le candidat qui voulait en finir avec l’idéologie délétère de mai 1968, le président qui l’a fait entrer avec tambours et trompettes à l’Elysée, l’élève médiocre qui s’intéressait plus à la télé et à la chanson qu’aux grandes œuvres de l’esprit, l’homme que sa deuxième épouse a définitivement converti à l’amour des paillettes avant que sa troisième épouse trophée ne vienne le boboïser, cet homme-là est tout content de mettre en œuvre le slogan soixante-huitard : « Mort à la culture ! » En voilà un beau programme de « politique de civilisation » !

Quant aux enseignants qui, aujourd’hui, organisent des lectures publiques de la Princesse de Clèves, qu’ont-ils fait pendant trente ans ? Où étaient-ils quand Lily de Pierre Perret a été donné au bac de français en 2005 ? Car si le gouvernement sonne aujourd’hui l’hallali, il faut bien dire que l’Education nationale est de toute façon un champ de ruines. La baisse du niveau dans les fondamentaux (lecture, écriture, français) se mesure au fil à plomb, en dépit des dénégations des bien-pensants et des pressions politiques pour truquer les résultats des évaluations. Mais personne ne fait rien car, pour agir, il faudrait assumer à la fois la volonté de transmettre et de sauvegarder la culture « bourgeoise » et la nécessité de sélectionner les élèves puis les étudiants.

Le refus de ce courage nécessaire fait que le bac ne vaut déjà plus rien. Comme celui-ci donne le droit de s’inscrire dans n’importe quelle formation universitaire-les titulaires de bac professionnel et technique ont, par exemple, parfaitement le droit de s’inscrire en fac de langues et ne s’en privent d’ailleurs pas-, les premières années de l’université sont submergées d’étudiants plus mauvais les uns que les autres et n’ayant aucun goût pour les études.

Cette massification entraîne une paupérisation extrême de l’université (puisqu’elle s’est faite à moyens presque constants), une baisse dramatique de la qualité des enseignements pour tous, y compris ceux qui seraient aptes à les suivre, et un échec massif en première année, lequel représente un gâchis pour les étudiants concernés, comme pour les deniers publics.

Les réformes en cours sur le statut des enseignants-chercheurs visent, au fond, à leur faire porter le chapeau de cette catastrophe nationale. Car le gouvernement joue sur du velours en s’attaquant à une catégorie de la population peu nombreuse et dont le travail est peu connu et mal compris. Cela est plus facile que de faire comprendre aux étudiants et à l’opinion publique la nécessité de la sélection. Sur ce point, Valérie Pécresse, qui a son avenir politique à cœur, est d’une lâcheté sans nom. Rappelons qu’elle a promis à Bruno Julliard et à l’UNEF, quand elle a fait passer la réforme LRU à l’été 2007, que la sélection et l’augmentation des droits d’inscription n’étaient pas et ne seraient jamais à l’ordre du jour. Elle est même entrée en guerre contre la sélection par l’échec qui se produit en première année (environ la moitié des étudiants abandonnent au cours de la première année ou échouent) en obligeant les universités à mettre en œuvre un ridicule plan « réussite en licence » qui garantit du tutorat et un suivi individuel aux étudiants qui n’ont pas le niveau. Objectif : 70% d’une classe d’âge au niveau licence ! Cela serait, explique-t-elle nécessaire pour rendre la France compétitive dans « l’économie de la connaissance ». La démonétisation complète des diplômes universitaires va donc suivre celle du bac, et le côté parking à chômeurs de l’université ne va faire que s’accentuer.

Gérer la masse et faire du chiffre.

La transmission des savoirs, d’une culture - toutes ces choses qui assurent une certaine continuité culturelle nécessaire à la civilisation - n’est plus, mais alors plus du tout, à l’ordre du jour. Les professeurs, devenus des employés de leur université, sont priés de gérer les flux d’étudiants et de faire tourner l’usine à délivrer des diplômes. Dieu sait que la gestion est déjà à flux tendus et que la modulation des services – que le fameux décret contesté a imposé aux universitaires-, n’est que le cache-sexe d’une pure et simple augmentation des services d’enseignement, pour gérer la masse et faire du chiffre.

Comme disait un vieux maître de la Sorbonne : la décadence d’un pays commence dans les domaines de l’éducation et de la culture, avant que la gangrène ne s’étende aux fonctions vitales. Il est probable que les gens se soucient fort peu de la Princesse de Clèves, mais le jour où les ponts vont commencer à s’effondrer parce qu’on nous imposera les titulaires de diplômes au rabais comme ingénieurs ou médecins, après nous les avoir imposés comme enseignants avec la mastérisation, il sera trop tard.

D’ailleurs, il est sans doute déjà trop tard. Pour citer Bernanos : « toutes les maladies mortelles présentent le même phénomène ultime : l’arrêt du cœur. Il n’y a pas grand-chose à dire là-dessus. Votre société ne mourra pas autrement. Vous discuterez encore des pourquoi et des comment, et déjà les artères ne battront plus…la réforme des institutions vient trop tard lorsque la déception des peuples est devenue irréparable, lorsque le cœur des peuples est brisé ».

Catherine Durieux

Écrit par : Guillaume | 05 juillet 2009

Mallarmé est moderne sur la plan formel, mais pas sur le plan de l'inspiration. Il ne correspond donc pas à ce que dit Saint-John Perse de la poésie moderne.

Pour SJP, la poésie est avant tout l'ouverture à la vie, à une vie "plus loin" (merveilleux), plus profonde et plus haute et non un retrait dans l'imaginaire, l'art pour l'art.

Écrit par : Robin | 05 juillet 2009

Il parle des "oripaux" du symbolisme avec ses femmes analogies aux longs cheveux roux, ses lys, ses figures emblématiques (Ophélie) comme d'un mouvement disparu dont la sensibilité nous est devenue étrangère.

des "femmes analogies", n'importe quoi !...alanguies !

Écrit par : Robin | 05 juillet 2009

En Arts du spectacle, ce que j'ai à dire c'est que le niveau des étudiants n'est pas fabuleux, surtout à V***, mais qu'il y a moyen, quand on est sérieux et vraiment motivé, d'en sortir avec de réelles chances de carrière. Il faut bien sûr oublier les stock-options et les vacances aux Seychelles, mais on place assez facilement sur le marché du travail les étudiants un peu persévérants.

Je redis souvent à mes étudiants de L ce qu'un comédien invité avait dit à un de mes camarades quand j'étais au lycée : mon copain avait dit « Comment on fait pour devenir comédien, parce que moi ça m'intéresse » ; le type lui a a répondu du tac au tac : « ça t'intéresse ? alors oublie : il faut être passionné, il faut être dingue de ça pour en faire son métier »

Je traduis ça en soulignant la différence entre « Je voudrais bien » et « je veux » ; si tu « veux » faire Arts du spectacle, fais-le !

En un mot, la concurrence n'est pas rude : il y a des groupes importants d'étudiants, mais il est facile de faire son trou si on sait ce qu'on veut et si on n'est pas tire-au-flanc. Il y a maintenant autant d'étudiants en Arts du spectacle qu'en lettres modernes dans les facs qui proposent ces formations...

J'ai un excellent ami qui enseigne en Arts du spectacles à G***, il accueille avec enthousiasme les étudiants démerdards ; je peux vous passer par mail ses coordonnées, il vous renseignera. Il s'est fait un petit nom en dirigeant un théâtre (qui a brûlé) et il a gardé un bon carnet d'adresse...
JPB vous passera mon mail !

Écrit par : sanjuro | 05 juillet 2009

Pour SJP, la poésie est avant tout l'ouverture à la vie, à une vie "plus loin" (merveilleux), plus profonde et plus haute et non un retrait dans l'imaginaire, l'art pour l'art.

Ecrit par : Robin | 05 juillet 2009

Merci pour tous vos commentaires.
C'est cette vision de la poésie que j'aime mais à la place du mot "merveilleux", je mettrais "conscience".

Écrit par : Marilyse | 05 juillet 2009

@marilyse

J'ai tapé trop vite. C'est l'expression "vivre plus loin" de SJP que je trouvais "merveilleuse".

Je suis d'accord avec le fait qu'il s'agit d'un approfondissent de la conscience par la confrontation parfois douloureuse avec le réel, son approfondissement et non d'une évasion dans l'imaginaire, le "merveilleux".

C'est au bout de la conscience du réel que nous attend le merveilleux et non en dehors d'elle.

Écrit par : Robin | 05 juillet 2009

La définition de Saint-John Perse implique une redéfinition de la poésie. Si la poésie est une façon d'être au monde, alors on peut être "poète" sans avoir jamais écrit une seule ligne de poésie. La conception de SJP implique la rupture avec la poésie "explique" le silence de Rimbaud.

Écrit par : Robin | 05 juillet 2009

Reçu, Sanjuro ! Et par l'intéressé !
Après, c'est à lui de "faire de route", comme on dit chez nous .
Une chose est certaine, c'est qu'il n'a jamais dit "je voudrais bien", comme une hypothèse, mais toujours "je veux". Je ne suis néanmoins pas certaine de lui avoir fait bouffé assez de vache enragée ?

Écrit par : dobolino | 05 juillet 2009

SJP disait que son chien était plus poète que lui...

C'est le langage, le logos, matière vivante, mouvante, "perpetuum mobile, qui permet d'accèder au souffle originel, qui insuffle en même temps l'énergie suffisante pour mettre en oeuvre cette même parole et atteindre "quelque chose du songe de la création".
Les mots du poète sont comme les oiseaux du peintre : "Leur vol est connaissance, l'espace est leur aliénation."

Écrit par : Marilyse | 05 juillet 2009

Une religion où il n'y a plus que les rites et l'étude et qui exclut donc la Foi, l'Espérance et la Charité n'est pas pour me déplaire...

Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 juillet 2009

Ça, c'est Charles Maurras ! ;O))

Ecrit par : Robin | 05 juillet 2009

Tout n'est sans doute pas à jeter chez Maurras mais ce n'est pas du tout à lui que je pensais. A moins de faire de Maurras une figure juive, ce qui est un peu fort de café!

Ce que j'aime bien (intellectuellement) dans la religion juive, c'est que ce n'est pas une religion au sens où l'on entend ce mot, ie au sens chrétien. Autrement dit, il n'y a pas à mon avis d'autre religion que la religion chrétienne. Les Juifs ne croient pas en Dieu _ au sens de la Foi, c'est-à-dire de la croyance en la croyance. Ils se contentent d'obéir à la Loi (respect des rites) et de pratiquer l'étude (pharisienne). L'antiritualisme actuel de très nombreux catholiques en fait des protestants qui s'ignorent : Girard que, contrairement à vous, je n'aime guère en est un parfait exemple. Comment peut-on dire que le christianisme est une religion non sacrificielle? Qu'un protestant soutienne cette thèse, cela peut se comprendre puisque les protestants ne croient pas à la présence réelle. Mais un catholique! Cela explique son succès aux Etats-Unis mais qu'il ait l'oreille du Pape (cf. discours de Ratisbonne) dépasse mon entendement.

Quant à l'étude, que les protestants avaient au début tenté de réhabiliter, il y a belle lurette qu'eux-mêmes y ont renoncé. D'où les dérives sectaires, en particulier fondamentalistes, lorsque des ignorants prétendent lire à leur manière les textes sacrés. Ou, au contraire, l'oubli des textes au profit d'une adaptation à la connerie ambiante qu'on trouve dans l'Eglise réformée de France.

Bref, les catholiques renoncent aux rites et les protestants à l'étude. Il en résulte l'invraisemblable délitement du christianisme dans le monde actuel. Seuls les Juifs restent fidèles à ce qu'ils ont toujours été. Sans Foi, sans Espérance et sans Charité.

A part ça, je lis avec beaucoup d'intérêt les échanges sur la poésie moderne.

Écrit par : Pedro Cordoba | 06 juillet 2009

Très vite...

Merlemocoeur, quel humour ! Lafforgue en parachute... Que ne s'est -il empalé sur la pointe de l'église normande sus-citée...
(Qui remarquait que si les Romains avaient empalé au lieu de crucifier, le christianisme n'aurait pas été aussi florissant ?)

Les candidats du "privé" sont mélangés avec les autres, et nous ne savons pas a priori qui ils sont. Mais on s'en doute vite : ils sont plus âgés, et n'ont souvent qu'une maîtrise très relative de la discipline. D'où, peut-être, des résultats statistiques légèrement inférieurs à ce qui arrive de fac (et qui n'est pas forcément bien brillant, Pedro...).

Il faudra que je vous raconte deux ou trois choses sur Saint-John Perse. Après tout, j'ai écrit un film sur lui - pour les "Ecrivains du XXème siècle"...

Allez, encore deux jours...
JPB

Écrit par : brighelli | 06 juillet 2009

Ben, moi, j'ai lu La Recherche à 25 ans en attendant le client, quand j'ai créé ma première clientèle. Quand, suite à un sale accident de parcours, il m'a fallu repartir à zéro et me remettre à attendre le client, j'ai relu Proust, à 40 ans. J'espère que je n'en aurai plus l'occasion avant la retraite !
Ça commence à bien faire !
Ecrit par : dobolino | 05 juillet 2009

Vous voyez bien que ce n’était pas du temps perdu…
Maintenant, vous pouvez découvrir Le temps qui reste.

Écrit par : nicolas | 06 juillet 2009

Il faudra que je vous raconte deux ou trois choses sur Saint-John Perse. Après tout, j'ai écrit un film sur lui - pour les "Ecrivains du XXème siècle"...

Allez, encore deux jours...
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 juillet 2009

Oui, je l'ai vu, ce film. Et j'avais effectivement repéré votre nom au générique. Racontez-nous ces "deux ou trois choses" dont vous nous parlez. Nous sommes impatients !

Écrit par : Marilyse | 06 juillet 2009

Bref, les catholiques renoncent aux rites et les protestants à l'étude. Il en résulte l'invraisemblable délitement du christianisme dans le monde actuel. Seuls les Juifs restent fidèles à ce qu'ils ont toujours été. Sans Foi, sans Espérance et sans Charité.

A part ça, je lis avec beaucoup d'intérêt les échanges sur la poésie moderne.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 06 juillet 2009

Il y a du vrai de ce que vous dites de ces trois religions, vrai, une fois que l'esprit (l'Esprit ?) les a quittés.

Ce qui me semble absolument nécessaire, irremplaçable et vivifiant dans le judaïsme, c'est effectivement l'étude, l'interprétation dont j'ai découvert les chatoiements infinis à travers les Etudes talmudiques d'Emmanuel Lévinas et l'oeuvre de Claude Vigée.

Je ne sais pas si le judaïsme ignore la vertu d'Espérance ; il me semble que le Messie est toujours attendu, il y a aussi cette idée des "vases brisés", de la réintégration de la création dans le plan divin (le tsin tsum). Pour ce qui est de la Charité, le judaïsme se montre très critique et à juste titre sur cette "vertu" et nous incite à y intégrer la notion de Justice qui en est, en effet, inséparable.

Le protestantisme s'est présenté paradoxalement à moi, aux États-Unis, dans les années 60, sous le visage de la Charité, de l'accueil ("J'étais un étranger et vous m'avez accueilli."). Je ne sais rien de plus sympathique que l'ambiance qui règne dans ce que l'on appelle chez les protestants "l'école du dimanche". C'était peut-être parce que je me sentais très seul à cette époque-là. J'y allais en cachette. J'étais un enfant et je voyais les choses avec des yeux d'enfant. Je dirais aujourd'hui que le protestantisme nous apporte l'idée d'une nécessaire ouverture au politique, ce que pratiquaient un Bernanos et un Péguy, mais que les catholiques ont tendance à négliger.

Reste le catholicisme qui a joué un si grand rôle dans les années 80, qui semble à présent un peu en sommeil et qui doit prendre à nouveau l'initiative d'un dialogue qui s'est toujours révélé fécond quand il a eu lieu. Le catholicisme a la garde de la liturgie (les rites) et de tout ce qui avec (l'art). Il est "mécène" par vocation. Le catholicisme, en tant que "première religion de France" a une responsabilité importante, un rôle intégrateur dans le respect des différences, pédagogique et modérateur, notamment face au fondamentalisme islamiste.

L'Église catholique a également un rôle important à jouer dans la défense des valeurs républicaines.

Écrit par : Robin | 06 juillet 2009

Il faudra que je vous raconte deux ou trois choses sur Saint-John Perse. Après tout, j'ai écrit un film sur lui - pour les "Ecrivains du XXème siècle"...

Allez, encore deux jours...
JPB

Pédagogie de l'Espérance! ;-))

Écrit par : Robin | 06 juillet 2009

Hélas, ce que vous prenez la peine d'écrire à l'attention de ceux qui ne sont pas aveuglés par leur idéologie ne sera jamais pris en compte par cette bureaucratie étouffante et égoïste.

Un grand merci néanmoins.

Poursuivons le combat du bon sens.

Écrit par : ACL | 06 juillet 2009

"Il faudra que je vous raconte deux ou trois choses sur Saint-John Perse. Après tout, j'ai écrit un film sur lui - pour les "Ecrivains du XXème siècle"...z

Je me souviens même avoir acheté spécialement une télé pour voir de film dans les années 90.

"Allez, encore deux jours..."
JPB

Ca devient bon ! Courage !
Nous, nous sommes en vacances, nananère !

Écrit par : Marilyse | 06 juillet 2009

Cannes
Huit élèves de Gérard-Philipe aux portes du lycée Carnot


C'est l'incompréhension mêlée de colère pour les parents de huit élèves du collège Gérard-Philipe de Ranguin. Les voeux d'orientation de leurs enfants, pourtant bons élèves, n'ont pas été exaucés ! Lucile, Vaimiti, Lauriane et cinq autres de leurs camarades de 3e avaient choisi le lycée Carnot pour poursuivre leurs études. Car tous rêvaient de suivre en seconde, certains enseignements optionnels, - arts plastiques, grec ou russe - que seul cet établissement propose. Mais mercredi, le verdict est tombé : ces élèves restent aux portes de Carnot. Renvoyés sur leur lycée de secteur : Bristol.

La suite:

http://www.nicematin.com/ra/cannes/199512/cannes-huit-eleves-de-gerard-philipe-aux-portes-du-lycee-carnot

Écrit par : Amélie | 06 juillet 2009

Pierre Coupon je te vois !

sanjuro987 at la poste point net

Écrit par : sanjuro | 06 juillet 2009

Des dégâts collatéraux de la désectorisation... C'est beau de déréglementer.

Écrit par : Marilyse | 06 juillet 2009

Une prof de Riposte Laïque agressée...

http://www.marianne2.fr/Un-prof-de-Riposte-Laique-agresse_a181443.html

Écrit par : Magister | 06 juillet 2009

"(Qui remarquait que si les Romains avaient empalé au lieu de crucifier, le christianisme n'aurait pas été aussi florissant ?)
JPB"

Ecrit par : brighelli | 06 juillet 2009

Oui, et vous imaginez la gueule du signe de croix? La maîtresse de la maison pourrait s'en offusquer, à l'heure du benedicite!
Bon courage à vous, en tous cas! Et vous auriez pu passer me voir!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2009

En passant

"Poursuivons le combat du bon sens."

Le bon sens près de chez nous, celui du Crédit Agricole ?

En est-ce un exemple ?

"En finir avec plusieurs traits de l'exception française, notamment les restes d'un certain aristocratisme républicain qui trouve le marché vulgaire et lui préfère le service public et la véritable culture.... ; abolir le déclinant "pouvoir spirituel" des intellectuels. "

MD

Écrit par : Michel Delord | 06 juillet 2009

Merci, Magister, sur l'article de Riposte Laïque , il me semble que la video a tout de même été signalée sur le fil précédent car je me souviens l'avoir visionnée. Ce sont malheureusement des problèmes qui risquent de se reproduire en plus grand nombre, problèmes qu'il va falloir contrer.

Écrit par : Marilyse | 06 juillet 2009

il me semble que la video a tout de même été signalée sur le fil précédent...

Ecrit par : Marilyse | 06 juillet 2009

J'ai donc un train de retard !

Écrit par : Magister | 06 juillet 2009

Sur youtube, une vidéo intitulée "ça suffit, messieurs les pédagos fous". Christine Tasin y commente une phrase prononcée par un pédago nommé Safiès, selon lequel Darcos aurait voulu flatter son électorat en disant que le rôle des enseignants, c'est d'enseigner, pas de faire de la discipline. Pour Safiès, c'est la nostalgie de ces enseignants d'un autre âge qui rêvent d'"enseigner sans être dérangés par les perturbateurs". Texto!

Écrit par : Jean | 06 juillet 2009

J'ai donc un train de retard !

Ecrit par : Magister | 06 juillet 2009

Pas du tout ! C'était pour dire que cet événement n'était pas totalement passé inaperçu. En ce genre d'affaire, il vaut mieux deux fois qu'une. Bien cordialement.

Écrit par : Marilyse | 06 juillet 2009

Amélie, complètement dans le fil de la Note initiale... C'est si rare que ça vaut la peine d'être salué :-))
Et l'info qu'elle relie est franchement suspecte - et pour une fois aussi, ça ne vient pas d'elle ! Champagne !

(Celle de Magister n'est pas tout à fait neuve, mais two are better than one, comme disent les dames...)

Christophe, appelez-moi à 17h15 / 17h45, et si je peux, nous dînons ensemble demain soir. Je ne sais pas encore (ça ne dépend pas de moi) si je pars demain ou après-demain.
JPB

Écrit par : brighelli | 06 juillet 2009

mais two are better than one, comme disent les dames...

Ecrit par : brighelli | 06 juillet 2009

Hum... Hum...

Écrit par : Marilyse | 06 juillet 2009

Hum... Hum...

Ecrit par : Marilyse | 06 juillet 2009

?

Écrit par : Jean | 06 juillet 2009

Amélie, complètement dans le fil de la Note initiale... C'est si rare que ça vaut la peine d'être salué :-))
Et l'info qu'elle relie est franchement suspecte - et pour une fois aussi, ça ne vient pas d'elle ! Champagne !
Ecrit par : brighelli | 06 juillet 2009


A votre santé !
Mais, JPB, mes infos ne sont pas suspectes. Celle de Riposte Laïque, c'est moi qui l'avais postée, comme souvent pour ce site que j'aime bien. C'est surtout la signature "Amélie" qui est suspectée ici, non ?:-))))

Vous avez tout à fait raison de vous gendarmer contre le hors-sujet.

En effet sur votre fil "Burqa", on ne peut que déplorer le nombre impressionnant de commentaires pas du tout dans le fil !:-)))

Écrit par : Amélie | 06 juillet 2009

Je crois qu'en outre, Luc Chatel reçoit le SNALC, en compagnie de Pécresse, mardi dans la journée.

Ecrit par : brighelli | 05 juillet 2009

FSU, SGEN, Snalc et UNSA en un après-midi, ça va lui faire drôle.


Lundi 06
15h00 Rencontre avec Monsieur Zhou Ji, ministre chinois de l’Éducation nationale
16h00 Rendez-vous avec Monsieur Jean-Pierre Chevènement
17h00 Rendez-vous avec Monsieur Philippe Vrand, Président de la Fédération des Parents d’Elèves de l’Enseignement Public (PEEP), Madame Cathy Soules, Secrétaire générale et Monsieur Daniel Schwarz, Trésorier Général

Mardi 07
10h00 Conseil des ministres
13h30 Rencontre conjointe avec Madame Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche avec la Fédération Syndicale Unitaire (F.S.U.)
14h30 Rencontre conjointe avec Madame Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche avec les Syndicats Généraux de l’Éducation nationale (S.G.E.N.)
15h30 Rencontre conjointe avec Madame Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche avec Syndicat Autonome
16h30 Rencontre conjointe avec Madame Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche avec l’UNSA
Mercredi 08
09h00 Réunion des recteurs
16h45 Conférence des Présidents d’Université, en présence de Madame Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
17h45 Réunion avec Monsieur William Marois, recteur de l’Académie de Bordeaux et Monsieur Daniel Filatre, Président de l’Université de Toulouse II-Le Mirail
Jeudi 09
10h00 Déplacement à l’ESEN à Chasseneuil du Poitou (86) Sur le thème : vacances ouvertes

Écrit par : Jeremy | 06 juillet 2009

Pierre Coupon je te vois !

sanjuro987 at la poste point net

Ecrit par : sanjuro | 06 juillet 2009
Où le voyez-vous ????

Écrit par : dobolino | 06 juillet 2009

Si ça vous dit allez voir sur mon blog , le billet "L'ABUS DES BURQAS NUIT A LA SANTE MENTALE"

http://lardlibres.canalblog.com/

bien des choses à tous.

je ne poste plus guère ici, non par hostilité, Dieu m'en garde!, mais parce que je suis tellement dégoûté par le métier que je n'ai plus guère de choses à en dire. En particulier, je vous raconterai peu-être l'amère mésaventure qui m'est advenue , conséquence de mon voyage à Auschwitz. une cabale folle, inouïe, de la part de mes collègues. SI, d'ailleurs l'envie vous en prend, tapez COLLEGE GEORGES ROUAULT ACCUEIL sur google puis à gauche de l'écran présentation "Voyages" et vous pourrez voir les 4 diaporamas faits par mes 3èmes qui, eux, au moins, ont été profondément émus et au fond, fiers qu'on les ait choisis.

j'aime le blog de Jean-Paul parce que j'ai cru y déceler "la cause des élèves". Or, en un an, à peine, je suis devenu un prof aigri, déçu, dépité. Et je viens, aussi de me rendre compte de la supercherie qui a consisté à tout ,systématiquement, mettre sur le dos du pouvoir et des équipes de direction. C'est NOUS, ou du moins une grande part des nôtres qui ne sont pas à la hauteur.
Aussi, n'ai je plus envie de ferrailler joyeusement ici. Je suis désabusé.
encore une fois, bien des choses à tous.

Écrit par : montaigneàcheval | 06 juillet 2009

qui ne SOMMES pas à la hauteur...

Écrit par : montaigneàcheval | 06 juillet 2009

J'insiste! La diatribe de Christine Tasin contre un inutile pontifiant dénommé Safiès (quelqu'un connaît?) sur youtube est à ne manquer sous aucun prétexte!

Je suis de votre avis, montaigneàcheval! L'avilissement de la condition des professeurs qui les touche tous est dû est l'oeuvre d'une partie d'entre eux, qui a tout fait pour que ce métier soit méprisé.
Dans mon collège, ils étaient tous, m'a-t-on dit, la bouche en coeur et en choeur, à la réception de départ à la retraite de la principale et de son adjointe, deux représentantes de ce qu'on peut faire de plus incompétent et de plus malfaisant, qui, en quelques années, avaient mis ce collège, qui avait bonne réputation, dans un état de profonde anarchie. Pas un de mes collègues n'a eu assez d'honneur pour se dire qu'il ne fallait pas aller leur rendre hommage. Tous complices.

Écrit par : Jean | 06 juillet 2009

Jean, vous n'êtes pas allé en douce y lâcher quelques boules puantes, à cette cérémonie lamentable?

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2009

"Two are better than one"...
Pour ceuss qui n'auraient pas compris, et pour rester dans la littérature, si je puis dire :

http://www.sade-ecrivain.com/contes/place.html

JPB

Écrit par : brighelli | 06 juillet 2009

Jean, vous n'êtes pas allé en douce y lâcher quelques boules puantes, à cette cérémonie lamentable?

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2009

Ben non... Je me suis contenté de ne pas y apparaître.

Écrit par : Jean | 06 juillet 2009

Vous manquez MàC sur ce blog, même si c'est toujours un plaisir de vous lire sur le votre!

Écrit par : merlemocoeur | 06 juillet 2009

« et nous, nous écoutons… »

montaigneàcheval, j'ai regardé les diaporamas de vos élèves et vous pouvez être fier de ce que vous avez fait : votre voyage les a manifestement émus et intéressés.

Pour le reste, dites-vous avec Sénèque « Redeo crudelior et inhumanior quia inter homines fui » (je reviens plus cruel et plus inhumain parce que j'ai fréquenté les hommes)

Écrit par : sanjuro | 06 juillet 2009

"En finir avec plusieurs traits de l'exception française, notamment les restes d'un certain aristocratisme républicain qui trouve le marché vulgaire et lui préfère le service public et la véritable culture.... ; abolir le déclinant "pouvoir spirituel" des intellectuels. "

MD

Ecrit par : Michel Delord | 06 juillet 2009

Eh ben avec ça, on n'est pas rendu... J'espère que cette citation ne sort pas de la bouche d'un de nos décideurs actuels.

Il va falloir que je revoie mes programmations d'instruction civique et morale (grande re-nouveauté des programmes 2008 : "Ils découvrent les principes de la morale qui peuvzent être présentés sous forme de maximes illustrées et expliquées par le maître au cours de la journée.").

J'avais trouvé une jolie petite histoire pour mes gentilles petites minettes de CE1 qui jouaient avec leurs barrettes et leurs couettes au lieu de participer aux leçons de français ou de mathématiques.
C'était l'histoire d'une jolie bécasse qui passait sa journée à se lisser les plumes. Du coup, elle n'avait pas vraiment le temps d'exercer son cerveau et d'engranger des connaissances.
Un jour, alors que la bécasse se livrait à son activité favorite, arriva un chasseur, aimable et souriant. La bécasse, peu avertie des dangers de ce monde, ne sut reconnaître le danger. Le chasseur la tua, la pluma et la mangea.
Moralité : Il vaut mieux être une petite fille instruite qu'une bécasse dont l'avenir est de finir en salmis.

Dès la rentrée prochaine, je réactualiserai mon histoire.
Lorsque le chasseur arrivera, la bécasse lui proposera de le relooker façon golden boy, elle ouvrira un salon d'esthéticienne - masseuse -shampouineuse - coiffeuse - escort girl, se fera plein de thunes et écrasera d'un e plume vengeresse sa réac' d'instit' campée sur ses valeurs républicaines complètement obsolètes.

Écrit par : catmano | 06 juillet 2009

@ montaigneàcheval

Toutes mes amitiés à vous et à vos jeunes élèves ! Vous nous (me) manquez ! En ce qui concerne les collègues, je fais les mêmes constats que vous (il y a heureusement des exceptions...cette année dans l'un des collèges où j'enseignais, le plus petit où j'ai été plutôt heureux).

Plus encore que les ministres, les recteurs, les I.A., les personnels de direction, les enseignants eux-mêmes sont les premiers responsables de leur condition, à cause de leur manque de courage et de sens de la solidarité.

@Jean

J'ai moi aussi boycotté, en expliquant pourquoi, la cérémonie de fin d'année dans mon collège de rattachement.

Écrit par : Robin | 06 juillet 2009

Lorsque le chasseur arrivera, la bécasse lui proposera de le relooker façon golden boy, elle ouvrira un salon d'esthéticienne - masseuse -shampouineuse - coiffeuse - escort girl, se fera plein de thunes et écrasera d'une plume vengeresse sa réac' d'instit' campée sur ses valeurs républicaines complètement obsolètes.
Ecrit par : catmano | 06 juillet 2009

Certes, c’est une fin cohérente et fort plausible. Mais d’ici là, j’ai bien peur qu’il n’y ait plus d’instit réac campée sur ses valeurs républicaines, soit qu’elle soit morte d’épuisement à la redondante tâche, soit qu’elle se soit fait remercier pour excès de zèle républicain et stigmatisation des bécasses après un détour par le tribunal!

Écrit par : nicolas | 06 juillet 2009

Hello, Montaigneàcheval! Hardi!

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2009

Les résultats des évaluations en CE1 viennent de tomber.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2009

Les résultats des évaluations en CE1 viennent de tomber.

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2009

Oui, ils sont là :

http://www.education.gouv.fr/pid20947/evaluation-des-acquis-resultats.html?acad=9&dpt=0&annee=2009&niv_scol=CE1&form_action=resultat&envoie.x=125&envoie.y=18

Écrit par : catmano | 06 juillet 2009

Pas un de mes collègues n'a eu assez d'honneur pour se dire qu'il ne fallait pas aller leur rendre hommage. Tous complices.

Ecrit par : Jean | 06 juillet 2009

Aucun, vous mis à part, ne voulait sans doute passer pour le méchant boudeur ou tout simplement se démarquer de la consensualité obligée (car on imagine les hypocrites en nombre). Votre posture, courageuse et conséquente, a dû en mettre certains en défaut. Les gens moutonniers ou pusillanimes n'aiment pas être mis en lumière. L'ombre leur sied si bien, sauf s'il s'agit de se faire valoir. Oh ! on aura probablement noyé le poisson (dans quelque vin bulleux migrainogène) en mettant votre absence sur le compte de votre caractère spécial.
Montaigneàcheval a raison. Les enseignants ont l'école qu'ils méritent. Ils l'ont laissée noyauter par les pédagols, ont cautionné et même appliqué leur méthodes funestes, qui par conviction partagée (orientation idéologique oblige), qui par manque de lucidité (donc des borgnes qui veulent guider des aveugles !), qui par carriérisme, qui par faiblesse intellectuelle (les imbéciles diplômés ne sont pas rares), qui par indifférence... A l'arrivée : affligeant !
Nous sommes bien d'accord que pointer exclusivement l'état major décalé et les officiers déviés, incompétents ou vélléitaires n'exonère pas les troupes au sol.

Osons espérer que beaucoup d'entre-eux s'interrogeront, individuellement et collectivement, sur le nécessaire et rapide sursaut, avant que ne sonne l'hallali. Le sauront-ils ?

Haut les coeurs !

Écrit par : Magister | 06 juillet 2009

@ Jean

Je suis allée dans mon collège pour avoir plus ample information. Effectivement, la troisième latin serait supprimée : effectif trop restreint - ceci dit, c'est à un ou deux élèves près le même que les autres années. Les élèves de troisième qui gardent l'option seraient regroupés avec les quatrièmes et un professeur bicéphale, moi en l'occurrence. Pour éviter ce cas de figure, le principal propose 2 h en 4e et 2 h. en 3e au lieu de 3 + 3.
Dans notre département, un certains nombre de collèges n'ont que 2 h. de latin à offrir en 4e et en 3e. Parfois les deux niveaux sont dans la même classe : un vrai casse-tête pour les collègues qui, je n'ai pas besoin de vous le dire, ne sont pas satisfaits. Quae stupiditas !
Comment, dans ce cas, continuer à former ces élèves pour le lycée ? Auront-ils le niveau, même pour traduire au bac le texte de Virgile cité plus haut ?
Quo imus ? Nescio. Sed eo imus.

Écrit par : Marilyse | 06 juillet 2009

Osons espérer que beaucoup d'entre-eux s'interrogeront, individuellement et collectivement, sur le nécessaire et rapide sursaut, avant que ne sonne l'hallali. Le sauront-ils ?

Haut les coeurs !

Ecrit par : Magister | 06 juillet 2009

Pour ma part, j'en doute. Les vieux réflexes ataviques remontent vite à la surface, surtout en groupe. Pour la sauvegarde du latin, par exemple, je ne pourrai compter sur mes collègues, je le sais, juste sur trois ou quatre. Et encore n'oseront-ils pas tous prendre la parole.

Je vois que ce "Haut les coeurs !" que j'ai essayé de réhabiliter, il y a peu, fait florès. J'ai rempli ma mission. Connaissez-vous, Magister, l'excellentissime revue mensuelle "Virgule", magazine de français et de littérature ? Notre CDI y est abonné. La revue propose à ses lecteurs d'adopter un mot rare et de s'engager à l'utiliser à bon escient au moins une fois par mois, à l'oral ou à l'écrit. Cette SPM (Société Protectrice des Mots) recueille les mots maltraités, délaissés, en voie de disparition ou abandonnés. Une belle entreprise ! On peut recueillir toutes sortes de mots : petits ou gros, courts ou longs, jeunes ou vieux, simples ou compliqués, familiers ou savants... Ils sont tous dignes d'êtres sauvés.
Ce serait amusant de sauver des mots sur ce blog. Qui propose un mot ?

Écrit par : Marilyse | 06 juillet 2009

Les résultats des évaluations en CE1 viennent de tomber.

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2009

Oui, ils sont là ...

Ecrit par : catmano | 06 juillet 2009

Et qu'en pensez-vous tous deux ?

Écrit par : Marilyse | 06 juillet 2009

"Two are better than one"...
Pour ceuss qui n'auraient pas compris, et pour rester dans la littérature, si je puis dire :

http://www.sade-ecrivain.com/contes/place.html

Ecrit par : brighelli | 06 juillet 2009

Ah ! quelle belle langue, ce Sade ! Que tout cela est bien dit ! On en redouble de joie.

Écrit par : Marilyse | 06 juillet 2009

Ce serait amusant de sauver des mots sur ce blog. Qui propose un mot ?

Ecrit par : Marilyse | 06 juillet 2009

Excellente idée, Marilyse, j'en suis. Mais la meilleure manière de sauver les mots n'est-elle pas déjà de les employer couramment et régulièrement dans nos commentaires ? Tenons la langue haute, sans complexe. Vous me renvoyez, du coup, à un de mes textes sur le sujet. J'ouvre donc le bal avec le mot... mot !

C'est du silence que naît la parole.
Les mots issus de la turbulence mentale ne sont que bruits de bouche, lourdes bulles visqueuses qui éclatent quand l'aiguille du sens les veut sonder.
De verve en faconde, les mots sont charriés par le flux galvaudeur de la communication prédatrice.
Ce sont des dictionnaires entiers qui se trouvent pris en otage par les diseurs et les parleurs.
Pour subvertir les concepts, il leur faut tuer les mots. Il suffit donc de leur couper les racines. Ainsi œuvrent les fossoyeurs de la langue, c'est-à-dire les sicaires de la pensée.
Combien de mots reposent désormais dans le sépulcre de l'étymologie ! Et combien de sens n'ont-ils pas emportés sur l'autre rive !
Ci-gît un mot, né d'une mère latine et d'un père grec, dont les siècles passés ont enrichi la garde-robe et que celui-ci a rendu SDF (sans définition Fixe). R.I.P.


Fusion du geste et du cri : le mot.
Pensée incarnée et réduite à la fugacité du dit et au mutisme de l'écrit.
Dire un mot, c'est encore parler trop.
Avoir des mots, c'est les gâcher, forcément.
En un mot ? Autant le dire d'abord et taire les précédents !
Un grand mot, c'est-à-dire une pensée petite.
Un mot malheureux : une pensée nue.
Un mot de trop : signe qu'on n'en dit pas assez.
Jouer sur les mots, au risque d'en déjouer le sens.
Ne souffler mot, surtout quand il n'a que des voyelles.
Prendre au mot, de peur que l'autre ne s'en paye.
Se payer de mots c'est débiter la parole.
A demi-mot ? Certains sont insécables.
Se donner le mot plutôt que de se prendre la parole.
Un bon mot sied au bel esprit.
Un gros mot exige une certaine élégance buccale.
Le mot-à-mot chute au pied de la lettre.
Avoir son mot à dire : le fin mot de l'histoire n'est-il pas qu'un mot en cache toujours un autre ?
Donc, avoir le dernier mot : ô prétentieuse sémantique !
En conclusion, un seul mot d'ordre : motus !

Écrit par : Magister | 06 juillet 2009

A vous seul, Magister, vous sauvez beaucoup de mots !
Dernièrement, j'ai recueilli une expression d'autrefois dans la bouche de ma vieille maman. Je ne l'avais encore jamais entendue, elle lui est venue tout naturellement. Alors que nous sortions les dernières du restaurant - nous aimons à prendre notre temps - elle dit au patron :"Nous mettons les pots dans la charrette !"
Dans les noces bretonnes, quand, au bout de plusieurs jours, on mettait "les pots dans la charrette", c'était signe que la fête était finie, qu'il était temps de rentrer chez soi.
Qui mettra les pots dans la charrette, ce soir ?

Écrit par : Marilyse | 06 juillet 2009

En conclusion, un seul mot d'ordre : motus !

Ecrit par : Magister | 06 juillet 2009

Oh non, motus est le mot du désordre car te taire c'est acquiescer et quand tu dois mot dire : ne mollis pas!

Écrit par : merlemocoeur | 06 juillet 2009

Lundi 06
15h00 Rencontre avec Monsieur Zhou Ji, ministre chinois de l’Éducation nationale
16h00 Rendez-vous avec Monsieur Jean-Pierre Chevènement
17h00 Rendez-vous avec Monsieur Philippe Vrand, Président de la Fédération des Parents d’Elèves de l’Enseignement Public (PEEP), Madame Cathy Soules, Secrétaire générale et Monsieur Daniel Schwarz, Trésorier Général.

Cet agenda est impitoyable.

Écrit par : guy morel | 06 juillet 2009

Pour résumer:

Un peu de soucis, de l''évènement, c'est navrant car tout cela me saoule!

Écrit par : merlemocoeur | 06 juillet 2009

Connaissez-vous, Magister, l'excellentissime revue mensuelle "Virgule", magazine de français et de littérature ? Notre CDI y est abonné.

Ecrit par : Marilyse | 06 juillet 2009

Tous les CDI devraient y être abonnés.
Voici également un excellent site "Le linguophile" qui se propose de faire découvrir les merveilles de la langue française. Une mine !

http://site.voila.fr/linguophile/menu.htm

Écrit par : Magister | 06 juillet 2009

"Dolbreuse ne pouvant s'empêcher de rire du sang-froid de sa maîtresse, crut que le plus simple était de suivre son avis, il ne se fit pas prier, et l'on prétend que tous trois y gagnèrent."

On n'en doute pas. Seulement ceci ne nous apprend rien de l'auteur de ce programme infiniment plus rude cité plus haut par MD :
"En finir avec plusieurs traits de l'exception française, notamment les restes d'un certain aristocratisme républicain qui trouve le marché vulgaire et lui préfère le service public et la véritable culture.... ; abolir le déclinant "pouvoir spirituel" des intellectuels. "

Écrit par : guy morel | 06 juillet 2009

En conclusion, un seul mot d'ordre : motus !

Ecrit par : Magister | 06 juillet 2009

Oh non, motus est le mot du désordre car te taire c'est acquiescer et quand tu dois mot dire : ne mollis pas!

Ecrit par : merlemocoeur | 06 juillet 2009

Certes, qui ne dit mot consent mais tous les silences ne se valent pas : certains sont très parlants. De même, certaines paroles sont si vides qu'elles ne disent rien (sans offrir, toutefois, l'avantage du silence). Cela dépend des circonstances. Mais nous sommes d'accord sur le fond.

Écrit par : Magister | 06 juillet 2009

On n'en doute pas. Seulement ceci ne nous apprend rien de l'auteur de ce programme infiniment plus rude cité plus haut par MD :
"En finir avec plusieurs traits de l'exception française, notamment les restes d'un certain aristocratisme républicain qui trouve le marché vulgaire et lui préfère le service public et la véritable culture.... ; abolir le déclinant "pouvoir spirituel" des intellectuels. "
Ecrit par : guy morel | 06 juillet 2009

"Le sarkozysme accompagne une forme de révolution sociale, politique, culturelle qui rappelle, sous certains aspects, celle marquée par Andrew Jackson lors de son élection comme président des Etats-Unis en 1829. Jackson voulait en finir avec l’aristocratie à l’américaine. Sarkozy veut en finir avec plusieurs traits de l’exception française, notamment les restes d’un certain aristocratisme républicain qui trouve le marché vulgaire et lui préfère le service public et la véritable culture. Il veut abaisser l’élite des grands commis - la suppression du classement de l’ENA est une affaire importante. Il veut abolir le déclinant «pouvoir spirituel» des intellectuels. Il y a une dimension personnelle de cette entreprise. Mais le fond importe plus que la passion. Ce que veut le chef de l’Etat, quoi qu’on nous dise après le supposé «recentrage» de Versailles, c’est une économie globalement libérée du politique, étendue certes à l’écologie marchande, c’est aussi une politique rendue aux politiciens, avec promesse d’un système des «dépouilles» à l’américaine. Dans ce monde, la place des bons serviteurs de l’Etat ou de l’esprit sera étroite… Or ce combat n’est pas impopulaire. Comme Jackson, Sarkozy fait figure d’«ami de l’homme commun». " Stéphane Rials

http://www.liberation.fr/politiques/0101577806-le-nom-de-sarkozy-provoque-un-penible-desir-d-injure

Écrit par : TotoWeininger | 06 juillet 2009

Merci, Magister, pour ce site : je ne le connaissais pas. J'irai le visiter de temps en temps.
Je vous laisse pour replonger dans L'Epopée de Gilgamesh : ce n'est donc pas moi qui, ce soir, mettrai les pots dans la charrette... A demain. Faites de beaux rêves, entre mots et merveilles.

Écrit par : Marilyse | 06 juillet 2009

"En finir avec plusieurs traits de l'exception française, notamment les restes d'un certain aristocratisme républicain..."

Le propos ne manque pas de piquant : aristocratisme républicain ! Quelle ironie de l'Histoire ! C'est comme au Farwest : il en arrive toujours un qui tire plus vite.
Bref, l'auteur insinue qu'il faudrait une nouvelle nuit du 4 août...

Écrit par : Magister | 06 juillet 2009

"Et qu'en pensez-vous tous deux ?"

Ecrit par : Marilyse | 06 juillet 2009

Moi? Qu'on passe plus de temps à évaluer qu'à enseigner.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2009

on passe plus de temps à évaluer qu'à enseigner.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 juillet 2009

Pas difficile, puisqu'on n'enseigne plus (ou presque).

En passant, je remarque que le département de la Haute-Corse arrive très largement en tête des évaluations, devant Paris, aussi bien en CE1 qu'en CM2. Quelle explication donner à cette fantaisie ?

Écrit par : TotoWeininger | 06 juillet 2009

En passant, je remarque que le département de la Haute-Corse arrive très largement en tête des évaluations, devant Paris, aussi bien en CE1 qu'en CM2. Quelle explication donner à cette fantaisie ?

Ecrit par : TotoWeininger | 06 juillet 2009

Qu'à fantaisie, fantaisie et demi...

Écrit par : Magister | 06 juillet 2009

aristocratisme républicain ! Quelle ironie de l'Histoire !
Ecrit par : Magister | 06 juillet 2009

Bah ! c'est pas nouveau. Déjà, en 1989 :

"Les grands concours sont les rites magiques par lesquels nos sociétés instituent leurs héritiers légitimes. Marc Bloch, à propos de l'adoubement du chevalier, parle d'ordination d'un prêtre, qui est aussi mise en ordre, ranking, et aussi création d'un ordre, au sens de groupe social séparé des autres par des différences d'essence. Il est certain que la transmission de compétence technique, évidemment de plus en plus grande à mesure que l'on va vers le pôle des écoles de savoir (comme vous avez dit) ; et aussi sans doute à mesure que l'on avance dans le temps. Mais c'est précisément cette transmission de compétence technique qui dissimule la transmission sociale, l'acte de consécration, de légitimation par le titre, tout ce qui fait que le titre scolaire est, au sens fort, un titre de noblesse."

Écrit par : TotoWeininger | 06 juillet 2009

Sarkozy serait-il un "héritier" de Bourdieu ?

Écrit par : TotoWeininger | 06 juillet 2009

En quelque sorte, d'après le texte que vous citez, en dépit des balayages de l'Histoire, les mêmes choses renaissent sous d'autres formes. Révolution signifie en effet "tour de roue". On fait un tour et on recommence ! Les révolutions ont donc beau bouleverser les sociétés, elles ne changent pas les hommes. En France, depuis 1789, on est toujours le noble de quelqu'un et donc un potentiel ci-devant...

Écrit par : Magister | 06 juillet 2009

Arrêtez de vous torturer pour ces questions d'option, trouvez-vous un bahut où on bosse, et le latin avec coef 3 c'est une mention assurée si on bosse raisonnablement les autres matières.

Ecrit par : sanjuro | 04 juillet 2009
________
Conseil de bon sens ! Rien de plus con que cette flopée d'options technologues à deux balles (MPI, ISI, BLP, IGC, PCL...), abandonnées sitôt choisies. Et au latin coef. 3, on peut ajouter le coef 3 du grec. Qui s'ouvrirait dans maints lycées pour peu que les parents cochent la case que les COP leur conseillent de ne pas cocher.

Écrit par : Frédéric Béant | 07 juillet 2009

La Haute-Corse en tête de l'instruction élémentaire ? Il y a trois ans, ils étaient en queue au niveau du Bac : le ministère avait même envoyé dans l'île quelques inspecteurs généraux en mission pour comprendre le phénomène (enfant-roi + plage proche, avaient-ils dit en résumé, voilà qui coule une pédagogie...). Probable que les petits ne vont pas encore à la plage seuls...
JPB, qui va entamer son dernier jour de CAPES...

Écrit par : brighelli | 07 juillet 2009

Coquelicot (à la manière de Ponge) :

Le coq lit quoi ? Le coq lit cot. Le coq lie cot. Le coquelicot. La crête du coq est rouge aussi, mais plus sombre, plus opaque, plus charnue. Le rouge du coquelicot est translucide et quasiment sans support.

Une fleur presque immatérielle.

Stridents coquelicots : on ne sait à quelle forge ils attisent leur rougeur incandescente.

Une mauvaise herbe, certes, mais jolie et inoffensive.

Entre herbe et fleur, un mutant.

Une ivraie en livrée rouge qu'on laisse volontiers croître parmi les blés avec son petit frère, le bleuet.

Bleu, rouge et or...

Sur les talus aussi, ça en jette.

Fleur prolétaire, rouge comme le sang des canuts, de Gavroche. "Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire..."

Fragile et tenace à la fois, comme la colère des pauvres.

Transparent coquelicot qui tremble sous le vent.

Les rails rouillées, le talus, le remblai semé d'herbes folles, les grandes ciguës, les coquelicots.

Le désert n'est pas aussi poignant que ces espaces dont l'homme s'est retiré pour un meilleur projet.

Les pauvres vies prétendument inutiles sont comme des trains qui ne partiront plus.

Et nous les voyageurs qui regardons de loin les wagons abandonnés aux coquelicots, si bêtement fiers de monter dans les trains qui marchent, que savons-nous de ce qui semble inutile, que savons-nous de celle qui nous attend sous les herbes folles et les coquelicots ?

Écrit par : Robin | 07 juillet 2009

...Le rouge aux joues de la campagne.

Écrit par : Robin | 07 juillet 2009

"Si on accorde que l'enseignement réellement démocratique est celui qui se donne pour fin inconditionnelle de permettre au plus grand nombre possible d'individus de s'emparer dans le moins de temps possible, le plus complètement et le plus parfaitement possible, du plus grand nombre possible des aptitudes qui font la culture scolaire à un moment donné, on voit qu'il s'oppose aussi bien à l'enseignement traditionnel orienté vers la formation et la sélection d'une élite de gens bien nés qu'à l'enseignement technocratique tourné vers la production en série de spécialistes sur mesure. Mais il ne suffit pas de se donner pour fin la démocratisation réelle de l'enseignement. En l'absence d'une pédagogie rationnelle mettant tout en oeuvre pour neutraliser méthodiquement et continûment, de l'Ecole maternelle à l'Université, l'action des facteurs sociaux d'inégalité culturelle, la volonté politique de donner à tous des chances égales devant l'enseignement ne peut venir à bout des inégalités réelles, lors même qu'elle s'arme de tous les moyens institutionnels et économiques; et, réciproquement, une pédagogie réellement rationnelle, c'est-à-dire fondée sur une sociologie des inégalités culturelles, contribuerait sans doute à réduire les inégalités devant l'Ecole et la culture, mais elle ne pourrait entrer réellement dans les faits que si se trouvaient données toutes les conditions d'une démocratisation réelle du recrutement des maîtres et des élèves, à commencer par l'instauration d'une pédagogie rationnelle". In Les héritiers - Boudieu et Passeron - Editions de Minuit - septembre 1964

Cher TotoW, avant 1989, il y a eu 1964 et la conjonction des facteurs endogènes et exogènes tant appelée des voeux de nos sociologues n'a cessé de s'opérer : pour la "pédagogie rationnelle", on en voit les brillants effets aujourd'hui;
pour la formation des maîtres, voilà la théorie bourdieusienne à l'oeuvre avec la masterisation, pour l'égalité devant l'école, le cas (pas unique) de Dobolino nous éclaire passablement, pour ce qui est de l'égalité devant la culture, il semble que l'entrée en force du rap and co dans les programmes y contribue largement, quant aux "aptitudes", ne se déclinent-elles pas aujourd'hui en termes de "compétences"?
Et dire qu'à l'époque, j'ai voué une admiration béate à ces théories ! Jeunesse, quand tu nous tiens... Aujourd'hui ce serait plutôt O rage O désespoir O lucide vieillesse...

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2009

Boudiou de Boudiou... C'est Bourdieu bien sûr !

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2009

Coquelicot (à la manière de Ponge). Deuxième essai, promis, j'arrête après ! :

Le coquelicot, autrement appelé « ponceau » ou « pavot ». Vient du mot coquelicoq (1545), variante de l’ancien français « coquerico » désignant le coq par onomatopée.

Le coquelicot est voué aux métaphores.

La crête du coq est rouge aussi, mais plus sombre, plus opaque, plus charnue. Le rouge du coquelicot est translucide et quasiment sans support.

Une fleur presque immatérielle.

Stridents coquelicots : on ne sait à quelle forge ils attisent leur rougeur incandescente.

Une mauvaise herbe, certes, mais jolie et inoffensive.

Entre herbe et fleur, un mutant. Le coquelicot dépasse les herbes, mais sans orgueil. On le voit de loin. Il fait nappe. Il invite à déjeuner sur l’herbe. Très prisé des impressionnistes.

Une ivraie en livrée rouge qu'on laisse volontiers croître parmi les blés avec son petit frère, le bleuet.

Le rouge aux joues de la campagne.

Bleu, rouge et or...

Sur les talus aussi, ça en jette.

Fleur prolétarienne, rouge comme le sang des canuts, de Gavroche. "Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire..."

Une ardeur fragile. Fragile et tenace à la fois, comme la colère des pauvres.

C’est aussi la fleur des soldats : il fleurit sur les champs de bataille.

Mais son sang à lui n’est pas rouge. Sa tige, fine et velue, laisse échapper un suc laiteux quand on la coupe.

Transparent coquelicot qui tremble sous le vent ».

Les rails rouillées, le talus, le remblai semé d'herbes folles, les grandes ciguës, les coquelicots.

Le désert n'est pas aussi poignant que ces espaces dont l'homme s'est retiré pour un meilleur projet.

Les pauvres vies prétendument inutiles sont comme des trains qui ne partiront plus.

Et nous les voyageurs qui regardons de loin les wagons abandonnés aux coquelicots, si bêtement fiers de monter dans les trains qui marchent, que savons-nous de ce qui semble inutile, que savons-nous de celle qui nous attend sous les herbes folles et les coquelicots ?

Écrit par : Robin | 07 juillet 2009

Je passe de la théologie à Bourdieu (c'est peut-être la même chose).

Dans le passage des Héritiers cité par Nicolas, Bourdieu croyait encore à la possibilité d'une pédagogie explicite. Un peu plus tard, dans La reproduction, celle-ci est reléguée au rang des "utopies pédagogiques", reposant sur la méconnaissance de la seule vérité objective de l'institution scolaire : exercer la violence symbolique pour assurer la reproduction. Ce qui était d'abord présenté comme la seule chance pour les élèves d'échapper à leur destin social, devient ainsi une illusion pure et simple. En réalité, c'est la pensée-Bourdieu qui sombre dans le tautologisme : la pédagogie explicite ne peut pas exister car si elle existait, elle s'opposerait à la fonction de l'école, laquelle consiste exclusivement à assurer la reproduction des conditions de production (capitaliste). Par conséquent, la pédagogie explicite n'existe pas et ne peut pas exister, CQFD.

Il est vrai, comme le souligne Nicolas, que le pédagogisme s'est ensuite emparé de l'idée d'une pédagogie rationnelle ou explicite pour en faire la pédagogie du projet, la pédagogie par objectifs et autres calembredaines, reposant toutes sur le postulat constructiviste. Si en revanche, on part d'un postulat instructionniste (anti-constructiviste), on trouve la pédagogie explicite au sens où l'entendent Clermont Gauthier et, en France, la Troisième Voie. On ouvre alors à nouveau le chemin que Bourdieu avait d'abord voulu frayer avant de décréter, de la façon la plus dogmatique qui soit, qu'un tel chemin était à tout jamais bouché. Voir l'article de Bernard Appy (avec en annexe un texte de Bourdieu) :
http://3e.voie.free.fr/france/bourdieu1966a.pdf

Écrit par : Pedro Cordoba | 07 juillet 2009

Je suis allée dans mon collège pour avoir plus ample information. Effectivement, la troisième latin serait supprimée : effectif trop restreint - ceci dit, c'est à un ou deux élèves près le même que les autres années. Les élèves de troisième qui gardent l'option seraient regroupés avec les quatrièmes et un professeur bicéphale, moi en l'occurrence. Pour éviter ce cas de figure, le principal propose 2 h en 4e et 2 h. en 3e au lieu de 3 + 3.
Dans notre département, un certains nombre de collèges n'ont que 2 h. de latin à offrir en 4e et en 3e. Parfois les deux niveaux sont dans la même classe : un vrai casse-tête pour les collègues qui, je n'ai pas besoin de vous le dire, ne sont pas satisfaits. Quae stupiditas !
Comment, dans ce cas, continuer à former ces élèves pour le lycée ? Auront-ils le niveau, même pour traduire au bac le texte de Virgile cité plus haut ?
Quo imus ? Nescio. Sed eo imus.

Ecrit par : Marilyse | 06 juillet 2009

Je n'ai déjà plus que 2 heures par semaine en latin en 4ème et en 3ème depuis cette année.

Écrit par : Jean | 07 juillet 2009

qui dit mieux?en grec l'an prochain je devrais avoir en même temps des seconde,parmi lesquelles des grands débutants plus des premières et une terminaleL à l'écrit qui a commencé le grec en ...première!.......C'est cela ou la suppression de l'ption:j'avoue que j'hésite....Ne pas s'étonner des résultats:en fait les langues anciennes sont vraiment devenues langues mortes.

Écrit par : en passant.... | 07 juillet 2009

qui dit mieux?en grec l'an prochain je devrais avoir en même temps des seconde,parmi lesquelles des grands débutants plus des premières et une terminaleL à l'écrit qui a commencé le grec en ...première!.......C'est cela ou la suppression de l'ption:j'avoue que j'hésite....Ne pas s'étonner des résultats:en fait les langues anciennes sont vraiment devenues langues mortes.

Ecrit par : en passant.... | 07 juillet 2009

L'idée de niveau n'est sans doute plus à l'ordre du jour en latin et en grec. Ce qui est demandé aux professeurs de Langues anciennes, c'est qu'ils donnent aux élèves une teinture d'Humanités, en passant par les traductions plutôt qu'en leur faisant parcourir le long chemin initiatique de la grammaire et de la traduction mot à mot que nous avions connu. Quand on voit à quel point les élèves ignorent la grammaire française (et allemande et anglaise) et n'en ont plus aucun souci, on se dit sûrement en haut lieu qu'en latin et en grec il est plus sage de ne pas se fixer des objectifs irréalistes.
Et pourtant, nous savons, nous, ce n'est que par la grammaire et par l'apprentissage de la traduction rigoureuse et précise que l'on peut convaincre les élèves de l'intérêt de l'étude du latin et du grec et les pousser à conserver ces options au lycée. C'est pour cela qu'en 4ème et en 3ème je parcours à petits pas obstinés (très petits...) les chapitres du Latin 6ème, collection Gerald Bloch, Bordas, 1962". C'est peut-être l'effet de cette stratégie, mais 4 élèves sur 10 ont pris le latin en option en seconde.

Écrit par : Jean | 07 juillet 2009

Pour désencombrer le blog de JPB de mes "élucubrations verbales" (c'est pas moi, c'est Magister qu'a commencé !), j'ai ouvert un blog sur Skyrock (on ne rigole pas SVP !). On peut même mettre des photos et de vrais smileys ! J'me sens super jeune ! ;O)))

http://rilkema2.skyrock.com/

Écrit par : Robin | 07 juillet 2009

"en fait les langues anciennes sont vraiment devenues langues mortes."

Ecrit par : en passant.... | 07 juillet 2009

Cela correspond à ce qu'on entend de part et d'autre, le grec souffrant encore plus que le latin. Si le latin a un pied dans l'Averne, le grec est déjà au Royaume des ombres. J'espère qu'on pensera à nous pour les Champs Elysées...
On nous demande en plus de ne pas faire les difficiles !

Les langues anciennes, muettes et non pas mortes, malgré tout, survivront dans quelques petits îlots protégés, pour combien de temps, je ne sais pas. Comme une métaphore de la société.

Jean, avec seulement deux heures de cours, que parvenez-vous à faire ? Pour ma part, j'aimerais garder les quatre piliers du temple : la lecture des auteurs latins, le travail sur la grammaire latine, l'étymologie et l'étude de la civilisation.

Une collègue d'un établissement proche, mère d'une de mes latiniste de cinquième, a été pressentie par l'inspectrice de lettres pour des "missions d'inspection" en latin. Elle animera aussi un groupe de secteur. Nous en saurons donc plus sur la situation des uns et des autres dans le département et l'académie.

Pour ma part, je n'ai jamais été inspectée en latin mais je ne m'en porte pas plus mal. Les seules fois où j'ai vu des inspecteurs, c'était au cours de "journées pédagogiques" où les inepties rivalisaient avec la langue de bois. Il y a eu des modes désastreuses, par exemple enseigner les déclinaisons toutes en même temps, cas par cas, de façon horizontale, si j'ose dire. On a essayé et abandonné. Il y a des marottes comme cela dans l'enseignement. L'une chasse l'autre. A jeter au Tartare.

Écrit par : Marilyse | 07 juillet 2009

"L'idée de niveau n'est sans doute plus à l'ordre du jour en latin et en grec. Ce qui est demandé aux professeurs de Langues anciennes, c'est qu'ils donnent aux élèves une teinture d'Humanités, en passant par les traductions"
Jean
Oui Jean ,vous avez raison .Mais vous avez raison aussi sur le fait que ce n'est pas ce"vernis humaniste"qui attire les élèves.Si nous touchons davantage de S que de L c'est bien parce que ce qui les attire c'est le jeu-le mot est volontaire-avec la langue,la gymnastique intellectuelle qu'il implique.Les élèves qui abandonnent le font le plus souvent(en dehors des cas de "paresse")parce qu'ils ont l'impression de ne pas vraiment travailler dans cette matière.L'idée que le détour culturel va séduire les élèves est une idée de "vieux"dillettante,pas la réalité des jeunes adolescents préoccupés à juste titre par le souci de travailler au mieux pour assurer leur avenir.Qu'on le déplore ou non,la culture humaniste n'est pas pour eux prioritaire.Par contre savoir raisonner et découvrir le sens d'un texte peut les intéresser encore et dans un second temps on peut alors les amener à la culture.Mais pour cela il faut qu'on leur en donne les moyens,en commençant par les outils de grammaire française.Je ne suis pas loin de penser que les transformations des apprentissages de la grammaire française avaient pour finalité de couper définitivement l'enseignement du français de celui des langues anciennes.

Écrit par : en passant.... | 07 juillet 2009

Si en revanche, on part d'un postulat instructionniste (anti-constructiviste), on trouve la pédagogie explicite au sens où l'entendent Clermont Gauthier et, en France, la Troisième Voie. On ouvre alors à nouveau le chemin que Bourdieu avait d'abord voulu frayer avant de décréter, de la façon la plus dogmatique qui soit, qu'un tel chemin était à tout jamais bouché. Voir l'article de Bernard Appy (avec en annexe un texte de Bourdieu) :
http://3e.voie.free.fr/france/bourdieu1966a.pdf
Ecrit par : Pedro Cordoba | 07 juillet 2009

Pedro,
Il va falloir te réveiller ! Bourdieu commenté par Appy, avec une rasade de Clermont-Gauthier, c'est ce qu'on appelle une tisane de pisse d'âne. Pas étonnant que cela provoque des hallucinations.
Allez, je suis bon prince, et je te donne un joker : tu nous sors de chez Appy un seul - je ne t'en demande pas plus - document pédagogique de la 3e Voie, quelque chose comme un cours sur le COD, ou le complément d'agent, par exemple, ou sur la division en CP. Pas de danger que tu réussisses : la pédagogie de la 3e Voie est tenue secrète.
Les gens qui causent "instructionnisme" ( quel langage !), il y en a pas mal, les gens qui instruisent, il y en a peu.
Bien à toi.

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2009

Cher "Bonnet d'âne",

C'est toujours un vrai moment de récompense et de réconfort , quand on est prof de collège, que de vous lire après avoir passé la journée auprès de " Monchéri et Moncoeur" , et de son administration...
je vous ai lu , au départ dans "la fabrique du crétin" et je vous suis sur votre blog depuis une bonne année , pour prendre la température de notre grand malade d 'Education nationale...
Car c'est encore là que les informations m'y semblent les plus objectives , et présentées avec la plus grande sagacité.
Toujours charmée par la délicatesse incisive et presque "surannée", de votre plume à l'ère du " Fuck" , je retrouve en vous lisant des opinons que je partage et que je n'ose pas toujours clamer , à l'époque du "politiquement correct".

Vous êtes pour moi un réconfort ," le petit carré de chocolat du soir": A vous lire , je me sens moins seule et moins paranoïaque.

Je trouve votre blog indispensable et j'ai particulièrement apprécié vos derniers articles sur la discrimination négative et sur la Burqa.
Il me reste , au tarif actuel de la retraite , 20 ans de carrière , et je n'ose à ce rythme me demander ce que sera l'institution dans 20 ans: une grande garderie qui aura massacré ses élites intellectuelles?

Et c'est là , que je me prends à rêver de l'école du temps de Pagnol , temps jadis où le professorat pouvait s'investir de tout cœur dans l'épanouissement et la valorisation des vrais talents.
Car il y en a toujours!

Quel gâchis pour la nation que cet égalitarisme empoisonné!

Puis je vous demander ce que vous inspire notre notre nouveau "guide", à savoir notre nouveau ministre?
On m'a parlé d'un ami très liberal de la présidence...
Que peut on "espérer ou désespérer" de son action?

Bien cordialement

Écrit par : sylvie | 07 juillet 2009

Cela correspond à ce qu'on entend de part et d'autre, le grec
Jean, avec seulement deux heures de cours, que parvenez-vous à faire ?


Il y a eu des modes désastreuses, par exemple enseigner les déclinaisons toutes en même temps, cas par cas, de façon horizontale, si j'ose dire. On a essayé et abandonné. Il y a des marottes comme cela dans l'enseignement.

Ecrit par : Marilyse | 07 juillet 2009

Ce que je parviens à faire? Ben, ce que je vous ai dit: initier les élèves à la grammaire latine (et française, et allemande....) et au plaisir de la traduction exacte, rigoureuse, exercice intellectuel prodigieux, qui, d'ailleurs, à ce que je constate, leur plaît énormément. Mais je n'avance pas vite, et d'ailleurs ça m'est complètement égal. Je suis une à une les leçons du "Latin 6ème, Gerald Bloch, Bordas, 1962" - décidément, qu'est-ce que je l'aime, ce bouquin! Je ne crois pas que ce soit une question de quantité. Peu, mais solidement, telle est .... Donc, nous ne faisons quasiment que de la grammaire (et du vocabulaire, évidemment, avec les étymologies enrichissantes qui en découlent) et de la traduction (petites phrases et petits textes sympas - jetez donc un coup d'oeil dans le "Latin 6ème, Gerald Bloch....", vous verrez que c'est très bien fait). De temps en temps, une double page de civilisation, très claire, pas surchargée.
Je crois que c'est beaucoup plus une question d'état d'esprit à leur donner que de quantité de connaissances à leur infuser.

Quant aux "modes désastreuses", elles ont été, il faut le reconnaître, candidement encouragées par la CNARELA, dont je n'ai jamais fait partie...

Écrit par : Jean | 07 juillet 2009

Et c'est là , que je me prends à rêver de l'école du temps de Pagnol.
Ecrit par : sylvie | 07 juillet 2009
Faut pas trop rêver. Quand Pagnol arrive à Paris, avec une dame qui est "agent d'intendance" et l'emmerdera une grande partie de sa vie, il dégote une danseuse de revue et se met à écrire des pièces de théâtre, dont Topaze.
Guy Morel, biographe de Pagnol.

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2009

qui dit mieux?en grec l'an prochain je devrais avoir en même temps des seconde,parmi lesquelles des grands débutants plus des premières et une terminaleL à l'écrit qui a commencé le grec en ...première!.......C'est cela ou la suppression de l'ption:j'avoue que j'hésite....Ne pas s'étonner des résultats:en fait les langues anciennes sont vraiment devenues langues mortes.

Ecrit par : en passant.... | 07 juillet 2009

Si cela peut vous aider, je veux bien vous prendre en stage dans ma classe. La pédagogie de la classe unique, ça va faire tantôt trente-quatre ans que je pratique ;-))

Écrit par : catmano | 07 juillet 2009

Si cela peut vous aider, je veux bien vous prendre en stage dans ma classe. La pédagogie de la classe unique, ça va faire tantôt trente-quatre ans que je pratique ;-))
Ecrit par : catmano | 07 juillet 2009
Ce qui donne :

http://www.slecc.fr/fiches_SLECC_CE1.htm

La pédagogie, il y a ceux qui en causent, et ceux qui instruisent !

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2009

"Et c'est là , que je me prends à rêver de l'école du temps de Pagnol , temps jadis où le professorat pouvait s'investir de tout cœur dans l'épanouissement et la valorisation des vrais talents."

Ecrit par : sylvie | 07 juillet 2009

Quelle mémoire!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2009

Et nous les voyageurs qui regardons de loin les wagons abandonnés aux coquelicots, si bêtement fiers de monter dans les trains qui marchent, que savons-nous de ce qui semble inutile, que savons-nous de celle qui nous attend sous les herbes folles et les coquelicots ?
Ecrit par : Robin | 07 juillet 2009

Coquelicot
Pétales d'amour fragiles comme le crépon du sexe au coeur noir ; démenti du bleuet de la Victoire.

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2009

Je ne suis pas loin de penser que les transformations des apprentissages de la grammaire française avaient pour finalité de couper définitivement l'enseignement du français de celui des langues anciennes.

Ecrit par : en passant.... | 07 juillet 2009

Etait-ce aussi "pensé" que cela ou est-ce un dommage collatéral du constructivisme ?

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2009

3 de nos collègues du Primaire passent en commissio nde discipline, risquant gros, pour avoir désobéï aux consignes en matière d'aide personnalisée. (Voir le MONDE d'hier) Pur stalinisme, donc.

Écrit par : montaigneàcheval | 07 juillet 2009

J'me sens super jeune ! ;O)))

http://rilkema2.skyrock.com/

Ecrit par : Robin | 07 juillet 2009

Mais vous l'êtes, mon petit Robin et moi, je suis encore plus superjeune que vous ! Nananère !!! :-)))

Écrit par : Marilyse | 07 juillet 2009

Marilyse, vous bêtifiez... Effet de vacances ou de vacance ?

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2009

Coquelicot

"Pétales d'amour fragiles comme le crépon du sexe au coeur noir, démenti du bleuet de la victoire."

Sublime !" (Gui Morel)

On n'y regarde jamais de près, on oublie le cœur noir du coquelicot.

Écrit par : Robin | 07 juillet 2009

"La pédagogie, il y a ceux qui en causent et ceux qui instruisent" (Gui Morel)

Ceux qui instruisent creusent, ceux qui en causent tiennent le fusil.

Écrit par : Robin | 07 juillet 2009

Il y a deux commentaires non validés sur mon blog. Je ne sais pas ce que ça veut dire "non validés". Ce qui est sûr, c'est qu'on ne peut pas les lire. Snif !

Écrit par : Robin | 07 juillet 2009

Ceux qui instruisent creusent, ceux qui en causent tiennent le fusil.

Ecrit par : Robin | 07 juillet 2009

Donnez un COD à creusent, Robin, faute de quoi, un néophyte parcourant ce fil pourrait comprendre que les premiers creusent la tombe que les seconds vont abonder...

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2009

...Le rouge aux joues de la campagne.

Ecrit par : Robin | 07 juillet 2009

Aussi beau que du Jules Renard. Superbes "Histoires naturelles". Cela fait longtemps que je ne les ai pas faire lire à mes élèves.

***

Coquelicot,
Quand je pense
Que je te parle
Et que tu l’ignores,

Que j’envie ta fierté, ton assurance,
Ton absence d’hésitation,
Ta certitude d’avoir gagné,
De continuer à rayonner,

J’ai de la peine à sentir
Qu’on ne communique pas
Avec ce que l’on aime, ou admire

Et je me sens seul,
Etranger à moi-même.

Tu ne le sauras pas,
Mais continue
A m’éblouir.

(17-10-95)

Guillevic, Quotidiennes
Poèmes novembre 1994 – décembre 1996, Gallimard 2002, p. 86.

Superbe, non ? Si plein de vérité.

Le coquelicot est la fleur préférée de beaucoup de personnes : c'est aussi la mienne, peut-être parce qu'elle n'est bien que dans son milieu naturel, qu'elle ne supporte pas d'être cueillie. Soie et transparence, fleur de l'air. Sauvage, forte et fragile à la fois. Et le mot est si joli, elle habite si bien son nom. Elle revient dans la région depuis quelques années. Je regrette qu'on ne trouve plus à côté des coquelicots les bleuets de notre enfance associés aux champs de blé.
Dans ma ville, - toute proche, je vis en campagne - les bordures des avenues et des boulevards sont plantées de fleurs des champs, un mélange naturel de coquelicots, marguerites, centaurées, colza, achillées, escholzias.... C'est magnifique. "La campagne s'invite en ville."
Les habitants peuvent se procurer gratuitement des sachets de graines pour ensemencer leur jardin. Ce sont de petits coins de nature sauvage qui, outre leur intérêt pour la biodiversité, font, en pleine ville, le régal des yeux.

N. B. Je viens de me souvenir que c'est une image de coquelicot que j'ai placée à côté du texte de SJP (Discours du Nobel) pour ma carte de bonne année à L. Guillevic. Même "sphère".

Écrit par : Marilyse | 07 juillet 2009

Marilyse, vous bêtifiez... Effet de vacances ou de vacance ?

Ecrit par : nicolas | 07 juillet 2009

Non, ça doit être ma nature !

Écrit par : Marilyse | 07 juillet 2009

Il y a deux commentaires non validés sur mon blog. Je ne sais pas ce que ça veut dire "non validés". Ce qui est sûr, c'est qu'on ne peut pas les lire. Snif !

Ecrit par : Robin | 07 juillet 2009

Ce sont sans doute les miens. Deux fenêtres s'ouvrent en même temps. ??? Désolée que vous ne puissiez lire mon message. Je dois être trop bête ! Mais bête à bon dieu sur un coquelicot, je veux bien.

Écrit par : Marilyse | 07 juillet 2009

Ceux qui instruisent creusent, ceux qui en causent tiennent le fusil.
Ecrit par : Robin | 07 juillet 2009
Niet, niet ! Beaucoup de ceux qui en causent creusent aussi. Et le fusil est ailleurs.

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2009

Puis je vous demander ce que vous inspire notre notre nouveau "guide", à savoir notre nouveau ministre?
On m'a parlé d'un ami très liberal de la présidence...
Que peut on "espérer ou désespérer" de son action?

Bien cordialement
Ecrit par : sylvie | 07 juillet 2009
Ce qu'on en verra. La truie juge sur pièces.

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2009

Plein de choses...

Sylvie, je vous salue. Mais pour ce qui est du nouveau ministre, j'en saurai un peu plus ce soir : il reçoit, avec Pécresse, ma syndicaliste préférée sur la question de la mastérisation. On saura donc si une lueur de compréhension pointe sous son front de grand séducteur (dixit ladite syndicaliste, qui l'a rencontré mercredi dernier - il est venu offrir un apéro sans alcool aux syndicats de l'EN, ce qui prouve au moins qu'il ne connaît rien aux syndicats...).

Robin, je ne vous ai jamais rien reproché, question écriture ! Je m'apprêtais même à lancer, pour l'été, un concours de pastiches !

Roger Felts (quelqu'un se rappelle Felts ?) a tenté, en partant, de faire le plus de mal possible à sa compagne, en la privant de la jouissance de ses propres biens, à elle. Le diable sait si elle avait été dévouée et fidèle, dans les derniers jours et avant. La tumeur au cerveau n'excuse pas tout : il y en a qui sont si dépités de mourir qu'ils voudraient finir comme Sardanapale, en égorgeant femmes et chevaux sur leur bûcher funèbre.

Je reviens à ma Note initiale. Il semble bien (nouvelles de Tours, ce matin) que ce soit la merde partout en France, question entrée en Seconde. Entre les proviseurs qui se la jouent "élite", ceux qui au contraire se la pètent "social", et surtout les Inspections académiques, bourrés de personnels de gôche qui font de leur mieux pour démontrer que sans carte scolaire dure, ça ne peut pas marcher, on va vers un désordre absolu. Le ministre nouvellement nommé a du pain sur la planche.

Pedro, les nouvelles qui remontent tendent à me faire penser que ça pourrait bien être à nouveau la merde à la rentrée, à l'instigation des IUFM qui poussent à la ropue pour envoyer des maquettes de "masters pro" au ministère, en grillant les facs qui, non rattachées à ces messieurs-dames des Sciences de l'Education, peineront à amender leurs masters recherche. Qu'en penses-tu ?
JPB

Écrit par : brighelli | 07 juillet 2009

Lorsque le chasseur arrivera, la bécasse lui proposera de le relooker façon golden boy, elle ouvrira un salon d'esthéticienne - masseuse -shampouineuse - coiffeuse - escort girl, se fera plein de thunes et écrasera d'une plume vengeresse sa réac' d'instit' campée sur ses valeurs républicaines complètement obsolètes.
Ecrit par : catmano | 06 juillet 2009

Certes, c’est une fin cohérente et fort plausible. Mais d’ici là, j’ai bien peur qu’il n’y ait plus d’instit réac campée sur ses valeurs républicaines, soit qu’elle soit morte d’épuisement à la redondante tâche, soit qu’elle se soit fait remercier pour excès de zèle républicain et stigmatisation des bécasses après un détour par le tribunal!

Ecrit par : nicolas | 06 juillet 2009
Je connais un parent d'élève qui a porté plainte contre un prof de SVT qui avait demandé à sa fille quand elle comptait se faire greffer un cerveau. C'était pourtant la question qu'on se posait tous et elle était fort judicieuse.

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Je reviens à ma Note initiale. Il semble bien (nouvelles de Tours, ce matin) que ce soit la merde partout en France, question entrée en Seconde. Entre les proviseurs qui se la jouent "élite", ceux qui au contraire se la pètent "social", et surtout les Inspections académiques, bourrés de personnels de gôche qui font de leur mieux pour démontrer que sans carte scolaire dure, ça ne peut pas marcher, on va vers un désordre absolu. Le ministre nouvellement nommé a du pain sur la planche.

Ecrit par : brighelli | 07 juillet 2009

Pas mal aussi pour les dérogations d'entrée en 6° chez nous. Pour la première fois, elles étaient toutes refusées par l'IA de la Drôme pour "manque de places dans la structure d'accueil demandée".
Bizarrement, ce n'était pas l'avis du Principal du collège. Il a néanmoins fallu que les parents aillent re-re-quémander pour pouvoir inscrire leurs enfants.

Écrit par : catmano | 07 juillet 2009

Je m'apprêtais même à lancer, pour l'été, un concours de pastiches !

Brighelli

Bonne idée ! C'est tout de même mieux que le concours de pastis.

Écrit par : Marilyse | 07 juillet 2009

Finalement, c'est aussi simple que ça :


Concours de gardien de la paix reporté sine die
France Info - 10:42

*
*
*

Le concours de gardiens de la paix prévu en 2009 est "reporté", selon le ministère de l’Intérieur, alors que plus de 2.000 jeunes gens reçus en 2008 restent en attente de place dans les écoles et que les concours d’officiers et de commissaires seront restreints dès 2010.

Après la publication sur le site internet du journal Le Monde d’un article annonçant la suppression des concours prévus en septembre, confirmée par le site du ministère de l’Intérieur, ce dernier a modifié sa page internet au cours de l’après-midi. "Le concours de gardien de la paix est reporté à une date ultérieure non connue à ce jour" , peut-on lire dorénavant sur le site du ministère. Ce sont au total 2.400 jeunes gens qui attendent d’intégrer une école de gardiens de la paix.

L’allongement de l’âge du départ à la retraite à 65 ans dès 2010 a eu pour effet de limiter le nombre de départs qu’on prévoyait de ne remplacer qu’à 50%, tandis que 5.000 postes de policiers devront être supprimés dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP). Ces deux éléments ont eu pour effet de dégager "un surplus" de fonctionnaires potentiels, et le concours de gardiens de la paix a dû être "reporté", explique-t-on place Beauvau, confirmant une information du Monde.fr publiée lundi.

Selon l’Union syndicale majoritaire, qui ne croit pas au report, l’annulation serait due à l’incapacité de la police nationale à former tous les gardiens de la paix admis au concours et à l’objectif de diminution des effectifs. "Alors que 1.520 gardiens de la paix devaient être formés en 2009, seuls 650 sont actuellement en cours de formation", explique Yannick Danio, porte-parole du syndicat majoritaire chez les gardiens de la paix. Huit centres de formation de la police ont fermé cette année ou sont en cours de fermeture, selon le syndicat.

Par ailleurs, l’objectif de réduction du nombre de fonctionnaires, inscrit dans la Révision générale des politiques publiques (RGPP), a eu raison des concours, a-t-il ajouté. "En 2012, on sera à moins 10.000 policiers par rapport à un protocole d’accord signé en 2004 avec Nicolas Sarkozy", alors ministre de l’Intérieur. "Il n’y a plus d’emploi dans la police", a résumé Yannick Danio. Le syndicat croit savoir que l’objectif du gouvernement est de faire passer à terme le nombre de fonctionnaires de la police de 144.921 (au 1er janvier 2009) à 80.000.

Écrit par : Manu | 07 juillet 2009

Plein de choses...

Sylvie, je vous salue. Mais pour ce qui est du nouveau ministre, j'en saurai un peu plus ce soir : il reçoit, avec Pécresse, ma syndicaliste préférée sur la question de la mastérisation.

-Ah bon? Tout n'est donc pas joué, à ce niveau?

On saura donc si une lueur de compréhension pointe sous son front de grand séducteur (dixit ladite syndicaliste, qui l'a rencontré mercredi dernier - il est venu offrir un apéro sans alcool aux syndicats de l'EN, ce qui prouve au moins qu'il ne connaît rien aux syndicats...).

-Ou, au contraire, qu'il les connaît trop bien!!! (Comme dit le "Gilles de" éponyme).



Robin, je ne vous ai jamais rien reproché, question écriture ! Je m'apprêtais même à lancer, pour l'été, un concours de pastiches !

Roger Felts (quelqu'un se rappelle Felts ?) a tenté, en partant, de faire le plus de mal possible à sa compagne, en la privant de la jouissance de ses propres biens, à elle. Le diable sait si elle avait été dévouée et fidèle, dans les derniers jours et avant. La tumeur au cerveau n'excuse pas tout : il y en a qui sont si dépités de mourir qu'ils voudraient finir comme Sardanapale, en égorgeant femmes et chevaux sur leur bûcher funèbre.

-Mince... C'est vrai??? :-(

Pedro, les nouvelles qui remontent tendent à me faire penser que ça pourrait bien être à nouveau la merde à la rentrée, à l'instigation des IUFM qui poussent à la ropue pour envoyer des maquettes de "masters pro" au ministère, en grillant les facs qui, non rattachées à ces messieurs-dames des Sciences de l'Education, peineront à amender leurs masters recherche. Qu'en penses-tu ?
JPB

-A la repue? A la roupie? A la roupette?
Quand je vous disais, Jean-Paul, que les seuls qui s'en tireront, dans les IUFM, seront ceux qui sont la cause la plus vraisemblable de leur chute...
Bon, je ne pense pas être en mesure de venir dîner avec vous, ce soir... Mais je vous passe un coup de fil tout à l'heure.
Ecrit par : brighelli | 07 juillet 2009

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2009

"Le syndicat croit savoir que l’objectif du gouvernement est de faire passer à terme le nombre de fonctionnaires de la police de 144.921 (au 1er janvier 2009) à 80.000."

Ecrit par : Manu | 07 juillet 2009

Mince... Moi qui y envisageais un recyclage... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2009

Je connais un parent d'élève qui a porté plainte contre un prof de SVT qui avait demandé à sa fille quand elle comptait se faire greffer un cerveau. C'était pourtant la question qu'on se posait tous et elle était fort judicieuse.

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Entre le penser et le dire... On doit faire très attention à ce qu'on dit à un élève, peser chaque mot, chaque appréciation, chaque geste aussi, notamment dans les conseils de classe : on a vite fait d'interpréter un mot de travers. Certains parents sont devenus très procéduriers. S'ils ne vont pas au procès, ils peuvent avoir un grand pouvoir d'exaspération sinon de nuisance. En général, moins on parle, mieux c'est. Par contre, en salle des profs, les commentaires vont bon train.

Écrit par : Marilyse | 07 juillet 2009

Marilyse, vous bêtifiez... Effet de vacances ou de vacance ?

Ecrit par : nicolas | 07 juillet 2009

Non, ça doit être ma nature !
Ecrit par : Marilyse | 07 juillet 2009

Evidemment ce "jugement" bien anodin concernait le "nananère" et non le joli texte bucolique !

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2009

Quelques nouvelles du bac qui me coince encore quelques jours.

Dans le jury où je sévis * : sur 135 candidats

- une trentaine de mention TB

- 5 élèves à l'oral et 10 refusés

- dans mon paquet de copies, 13,5/20 de moyenne générale.

Sans pédagols ni TPE, la "réussite" aurait-elle été aussi éclatante ?

* avec, il est vrai, près des deux tiers d'élèves du lycée du même nom où on ne fait pas les choses à moitié (je crois que quelqu'un l'avait déjà faite mais je ne rappelle plus qui)

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

Dans la TS de mon époux (maths), 32 élèves, 25 mentions : 6 TB, 12 Bien, 7 Ab, 4 sans mention, 2 à l'oral. Il est plutôt satisfait. Mais quel boulot pour en arriver là !

Écrit par : Marilyse | 07 juillet 2009

Je connais un parent d'élève qui a porté plainte contre un prof de SVT qui avait demandé à sa fille quand elle comptait se faire greffer un cerveau. C'était pourtant la question qu'on se posait tous et elle était fort judicieuse.
Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Normale, cette assignation. Le prof aurait dû savoir que c'est une opération parfaitement irréalisable à l'heure actuelle dans nos pays techno-scientifiquement très"avancés".
Par contre on sait très bien lobotomiser en douceur en ponctionnant quotidiennement et de manière ludique et plaisante de la matière grise dont on n'a toujours pas l'usage en tant que telle, mais que l'on a appris à transformer en temps de cerveau disponible.
N'omettez pas de nous faire connaître le verdict ...
Cela devrait ressembler à un stage de remise à niveau scientifique pour la prof et à une condamnation pour induction en erreur dans l'exercice de ses fonctions.

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2009

Guy Morel a écrit : "Ce qu'on en verra. La truie juge sur pièces."

Je lisais ce matin une nouvelle de James Crumley intitulée "le bandit mexicain et le cochon" qui met en scène une truie "déviante" qui finit "mal".

Je vous la conseille * si vous ne l'avez pas déjà lue !

* la nouvelle !

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

"J'avais trouvé une jolie petite histoire pour mes gentilles petites minettes de CE1 qui jouaient avec leurs barrettes et leurs couettes au lieu de participer aux leçons de français ou de mathématiques.
C'était l'histoire d'une jolie bécasse qui passait sa journée à se lisser les plumes. Du coup, elle n'avait pas vraiment le temps d'exercer son cerveau et d'engranger des connaissances.
Un jour, alors que la bécasse se livrait à son activité favorite, arriva un chasseur, aimable et souriant. La bécasse, peu avertie des dangers de ce monde, ne sut reconnaître le danger. Le chasseur la tua, la pluma et la mangea.
Moralité : Il vaut mieux être une petite fille instruite qu'une bécasse dont l'avenir est de finir en salmis.

Lorsque le chasseur arrivera, la bécasse lui proposera de le relooker façon golden boy, elle ouvrira un salon d'esthéticienne - masseuse -shampouineuse - coiffeuse - escort girl, se fera plein de thunes et écrasera d'une plume vengeresse sa réac' d'instit' campée sur ses valeurs républicaines complètement obsolètes.

Ecrit par : catmano | 06 juillet 2009

Sujet : Imaginez une autre fin au texte.

Lorsque le chasseur arrivera, la bécasse lui volera dans les plumes, s'en collera une dans le ..., montera sur les planches, tournera du croupion - qu'elle a joli - et tous les chasseurs en puissance, dans la salle, en auront la chair de poule.

Écrit par : Marilyse | 07 juillet 2009

Dobolino a écrit : "Je connais un parent d'élève qui a porté plainte contre un prof de SVT qui avait demandé à sa fille quand elle comptait se faire greffer un cerveau."

Normal. Pour être inattaquable, il fallait écrire : "quand comptez vous dynamiser vos axones ?"

De nos jours, qui porterait plainte pour ça ?

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

"la chair de poule."

Ecrit par : Marilyse | 07 juillet 2009

Très joli contrepet!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2009

Dugong a la chance de corriger les meilleurs élèves de Marseille ! Et il s'étonne que sa moyenne crève les plafonds...
Sibille, tant pis pour vous... C'est la seconde fois que vous refusez une invitation. A la troisième, c'est le duel.
JPB, qui vient de finir à l'instant. Moyenne du jour : 15 (que des agrégatifs qui arrivent tout frais de l'oral - y'a pas d'mystère...)

PS. Catmano, il faudrait savoir si ces incohérences sur l'entrée en Sixième sont générales, comme nous le subodorons. Auquel cas j'ajouterais un addendum à ma Note.

Écrit par : brighelli | 07 juillet 2009

PS. Catmano, il faudrait savoir si ces incohérences sur l'entrée en Sixième sont générales, comme nous le subodorons. Auquel cas j'ajouterais un addendum à ma Note.

Ecrit par : brighelli | 07 juillet 2009

Je ne suis au courant que pour les dérogations Vallis Aeria --> Barjavel où il semblerait que ç'ait été général.
Je ne sais pas trop où me renseigner. J'envoie un mail à ma collègue de CM2.

Écrit par : catmano | 07 juillet 2009

Petit entrefilet dans la Newsletter de l'Ordre des Vétérinaires:

L’Ordre n’est pas favorable au projet « LaSalle-Beauvais » :
les classes préparatoires intégrées seront-elles compatibles avec la Directive Services ?
L’Ordre s’est fortement opposé à un projet de cursus vétérinaire, de type préparation intégrée, avec 4 années dans un établissement privé (Ecole LaSalle Beauvais), plus trois années en école vétérinaire, et cela pour trois raisons : l’équité vis-à-vis des étudiants recrutés par concours, la charge financière supplémentaire pour les E.N.V. (sans moyen adéquat), la démographie vétérinaire, qui n’accuse pas le manque invoqué par les défenseurs du projet.


Ça remue drôlement fort, les fondations tremblent. Combien de temps pourra-t-on encore résister et préserver la fameuse exception française ?

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Suite:

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En bref.ImprimerBookmarkerEnvoyerCommenter.
Une formation vétérinaire à l’Institut LaSalle Beauvais en 2010



Le ministère de l’Agriculture a récemment donné son feu vert à la création d’une formation vétérinaire partagée entre l’Institut Lasalle Beauvais et les Ecoles nationales vétérinaires pour la rentrée 2010. Un moyen pour les ultra sélectives ENV de diversifier quelque peu leur recrutement et de répondre à la pénurie de vétos en milieu rural ou dans l’industrie agro-alimentaire.

Trois ans en ENV

Sélectionnés par un concours après le bac, les étudiants passeront quatre ans à LaSalle Beauvais avant de rejoindre l’une des quatre écoles vétérinaires pour trois ans. Une durée d’études similaire au cursus classique (deux ans de prépa puis cinq ans d’école). Les promotions compteront une cinquantaine d’étudiants, tous titulaires d’un bac S. « Ils auront l’occasion de côtoyer les élèves-ingénieurs de l’école. Nous en attendons des échanges fructueux », souligne Philippe Choquet, le directeur de l’Institut LaSalle Beauvais. Quant aux modalités précises de la formation, elles restent encore en discussion entre les différents acteurs.

Sylvie Lecherbonnier

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

JPB, qui vient de finir à l'instant. Moyenne du jour : 15 (que des agrégatifs qui arrivent tout frais de l'oral - y'a pas d'mystère...) Ecrit par : brighelli | 07 juillet 2009

Ca ne veut rien dire : 15 parce que 14 + 16 ou parce que 10 + 20 ? Ecart type et variance, SVP. Ce n'est pas Yann qui me contredira...

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2009

Extrait d'un discours de Michel Barnier (octobre 2008):
Pour finir mon propos je souhaite vous dire quelques mots sur la formation. La formation vétérinaire est une formation de haut niveau qui est renommée et emblématique pour notre ministère. Mon ambition est de maintenir l'excellence de cette formation.

Je suis déterminé à accompagner ces écoles dans leurs évolutions. Trois d'entre elles peuvent se prévaloir de campus et d'installation de qualité. Une, celle d'Alfort avait un besoin urgent de rénovation et j'ai saisi ce problème à bras le corps. Lors ma visite sur le campus de cette école, cette semaine avec Valérie Pécresse, nous avons confirmé l'octroi d'une enveloppe complémentaire de 3 millions d'EUR pendant trois ans à cet établissement pour qu'il engage le plan de restructuration et de modernisation de son site. Cet appui complémentaire porte à 5.3 millions d'EUR, soit près de 16 millions d'EUR pendant trois ans, l'effort consenti pour soutenir les investissements de l'Ecole vétérinaire d'Al fort.

Je reste attentif à ce que les écoles vétérinaires puissent nouer des partenariats intelligents, notamment avec d’autres écoles d’ingénieurs. Je me suis rendu hier à Nantes où j'ai apporté tout mon soutien au projet de rapprochement de l'Ecole vétérinaire de Nantes avec l'Ecole nationale des ingénieurs des techniques agricoles et agroalimentaires.

J’ai noté dans votre discours des interrogations sur le projet d'une formation vétérinaire qui serait en partie portée par l'Institut privé LaSalle Beauvais. Certains aspects de ce projet sont intéressants et innovants en termes d’ouverture sociale, de diversifications des recrutements et de réponse au besoin du monde rural. Il ne s'agit pas là de la création d'une nouvelle école vétérinaire, mais d'une nouvelle voie d'accès aux quatre écoles vétérinaires actuelles. Tous les aspects de cette initiative seront analysés avec vous. Tout nouveau cursus qui serait proposé le sera en lien avec les cursus des quatre écoles publiques et devra être compatible avec les exigences des instances internationales de validation des formations vétérinaires

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

"Sibille, tant pis pour vous... C'est la seconde fois que vous refusez une invitation. A la troisième, c'est le duel.
JPB, qui vient de finir à l'instant."

Ecrit par : brighelli | 07 juillet 2009

Mais ce n'est pas un refus! Vous savez très bien ce qu'il en est! D'ailleurs, je vous rappelle que c'est moi qui vous ai invité!
Pour le duel, je suis d'accord! Si j'ai le choix des armes! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2009

Suite:

Le Ministre de l’Agriculture a donné son feu vert au lancement du projet de l’Institut Polytechnique LaSalle Beauvais d’ouvrir une formation vétérinaire à Beauvais en septembre 2010.

Caroline Cayeux, Présidente de la Communauté d’Agglomération du Beauvaisis, Maire de Beauvais, avait présenté à Michel Barnier, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, le projet, proposé par l’Institut Polytechnique LaSalle Beauvais, d’une formation vétérinaire accessible post-bac (Prépa intégrée) et construite en complémentarité avec les Ecoles Nationales Vétérinaires (4 années à LaSalle Beauvais + 3 années en E.N.V.)

Le Ministre a confirmé par courrier à Caroline Cayeux qu’il était favorable à l’ouverture de cette nouvelle filière vétérinaire, en lien avec les écoles nationales vétérinaires dès la rentrée de septembre 2010. L’organisation de cette formation fera l’objet de décisions dès la rentrée prochaine, sur la base d’une concertation actuellement en cours.

C’est avec une grande satisfaction que Caroline Cayeux a accueilli cette décision favorable pour ce projet novateur qu’elle a personnellement défendu auprès du Ministre.

Il va venir conforter le pôle Sciences de la Terre, du Vivant et de l’Environnement de LaSalle Beauvais avec un continuum unique en sciences agronomiques, nutrition santé et sciences vétérinaires.

L’investissement de Caroline Cayeux pour défendre ce projet marque sa volonté de renforcer le rayonnement de Beauvais, de l’Oise et de la région Picardie en matière d’enseignement supérieur et de recherche, au service des jeunes et du développement économique.

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

@ Nicolas
C'est mon anniversaire aujourd'hui. Ne m'en veuillez donc pas... :-))

Écrit par : Marilyse | 07 juillet 2009

Je viens d'aller consulter les frais de scolarité de l'école Lasalle Beauvais. De 4156 à 5303 euros l'année.

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Plus 1020 euros de frais "résidents" hors logement et repas...

Comme on n'a pas plus besoin de vétos qu'avant, les 50 élèves qui auront pu se payer Lasalle Beauvais entreront à l'école sans concours et on n'enlèvera 50 places au concours A, probablement, ce qui réduira les coûts de préparation au concours d'entrée. Elle est pas belle la vie ?
L'argument fallacieux du ministère de l'agriculture est que cette pré-école va sélectionner des profils ruraux et des agroalimentaires. En réalité, elle recrutera des candidats friqués rejetés par les prépas BCPST qui se taperont trois ans d'agro pour pouvoir accéder à la médecine et à la chirurgie canine.
On ne me la fait pas ! Et quand bien même ces petits jeunes seraient sélectionnés à 18 ans sur leur désir de ruralité, ils auront vite fait de changer d'avis lorsqu'ils auront à travailler.

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

@ Nicolas
C'est mon anniversaire aujourd'hui. Ne m'en veuillez donc pas... :-))

Ecrit par : Marilyse | 07 juillet 2009
Bon anniversaire !

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Et si personne ne commente ce que je viens de poster, je vais être très vexée.

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

@Marilyse
Vous voyez bien que ce n'était pas votre fête !
Je comprends fort bien que le glas d'une année de plus vous perturbe, (si vous êtes comme moi), néanmoins, permettez que je vous souhaite d'aborder la suivante sous les meilleurs auspices, auspices dont témoigne ce blog, d'ailleurs. Tous dans la même galère, mais plus difficile de ramer, avec le temps...

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2009

on n'enlèvera 50 places au concours A
Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2009

On enlèvera ou on n’enlèvera pas ?

Écrit par : orthoproflefaux | 07 juillet 2009

Je viens d'aller consulter les frais de scolarité de l'école Lasalle Beauvais. De 4156 à 5303 euros l'année.

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Peuchère ! Remarquez, j'ai connu cela pour l'une de mes filles (privé laïc) en études supérieures jusqu'à ce qu'elle décide de retourner dans le public où elle finit ses études, encore un an.

Merci pour votre petit mot ! Je ne connais rien sur la véto, aussi me vois-je mal commenter vos messages. Mais je lis avec intérêt.

Écrit par : Marilyse | 07 juillet 2009

Ecart type et variance, SVP. Ce n'est pas Yann qui me contredira...

Ecrit par : nicolas | 07 juillet 2009

C'est pas fini, les taquineries statistiques ? ;o))

Écrit par : yann | 07 juillet 2009

Je viens d'aller consulter les frais de scolarité de l'école Lasalle Beauvais. De 4156 à 5303 euros l'année.

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2009

A ce prix-là, sûr que ça va débiter du rural au kilomêtre !

Écrit par : yann | 07 juillet 2009

Kilomètre ! M.. !

Écrit par : yann | 07 juillet 2009

Et si personne ne commente ce que je viens de poster, je vais être très vexée.

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Ne le soyez pas, c'est que c'est sans commentaire. Les pièces du puzzle géant se mettent en place de façon de moins en moins aléatoire... Pourquoi véto échapperait-elle au grand chambardement ?

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2009

"De 4156 à 5303 euros l'année."

Hors taxes ?

Quelque chose me dit que parmi ceux qui ne seraient pas pris au concours, il s'en trouvera bien une cinquantaine qui, a priori, trouveront que ce n'est pas cher pour accéder au métier.

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

@ Nicolas
"Tous dans la même galère, mais plus difficile de ramer, avec le temps..."

Ecrit par : nicolas | 07 juillet 2009

Nicolas, merci à vous pour ces heureux "auspices". C'est surtout ramer à contre-courant qui est difficile, foi de fille de la côte. Paradoxalement, je me sens plus jeune aujourd'hui qu'à 20 ans : "l'hospice" me paraît loin. Ca doit être l'air de la mer. Le sel, ça conserve !

Écrit par : Marilyse | 07 juillet 2009

Et si personne ne commente ce que je viens de poster, je vais être très vexée.

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Y'a rien à commenter, tu l'as fait très bien.

Il faut penser aux pôvs petites filles riches qui veulent faire véto parce qu'elles aiment tant les animaux, mais pour qui le concours est si dur et si injuste.
Tu n'es qu'une méchante vieille aigrie (et qui doit sentir un peu la chèvre, en plus) ! Na ! ;o))) (le smiley, c'est pour les gens de passage).

Écrit par : yann | 07 juillet 2009

un certain "orthoproflefaux" a écrit.

Doit on lire ce pseudo "un autre orthoprof" ou "orthoprof de fle *, spécialiste du faux"

Etre ou pas, voilà la question.

* français, langue étrangère

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

Je viens d'aller consulter les frais de scolarité de l'école Lasalle Beauvais. De 4156 à 5303 euros l'année.
Plus 1020 euros de frais "résidents" hors logement et repas...

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Extrait d'un discours de Michel Barnier (octobre 2008) : "Certains aspects de ce projet sont intéressants et innovants en termes d’ouverture sociale"


Pourquoi ? Il n'y avait pas assez d'élèves qui s'appelaient Charles-Edouard et Marie-Domitille ?
C'est ça que l'on appelle "discrimination positive Auteuil-Neuilly-Passy" ?

Écrit par : catmano | 07 juillet 2009

"Auteuil-Neuilly-Passy"

Une nouvelle race de chèvres ?

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

SUR LA MORT DU LATIN
" C'est l'un des gros soucis du latin : ce refus des élèves de mémoriser la grammaire […] Jean, faire comprendre, c'est une chose mais faire mémoriser, c'en est une autre. On retrouve en latin les problèmes du français : des mémoires atrophiées, disque dur comme une friche sans arborescences."
Ecrit par : Marilyse | 04 juillet 2009.
Il ne s’agit donc pas tant d’un refus que d’une impossibilité fonctionnelle d’apprendre et de retenir, les règles de la grammaire latine quand les bases de la grammaire française font défaut. Question : à quelle chapelle appartiennent les fossoyeurs de l’enseignement de la grammaire, ces bienfaiteurs anti-élitistes du genre humain, et autres bourgeoisophobes qui y ont substitué l’ORL, au nom de l’égalité, de la fraternité, de la solidarité? En 1983, Milner (De l’école ) épinglait déjà le pédagogisme sectaire, (encore un pléonasme) l’égalitarisme incontournable de la «Corporation» formée de cathos de gauche et de quelques protestants, mais tout aussi de gauche (Jospin).
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
SUR LA PRETENDUE INCOHERENCE DES CHEQUES-EDUCATION
« On peut donc comprendre que des catholiques (ou des croyants d’une autre religion) militent pour le privé hors contrat. Mais il est incohérent de vouloir le financer par le « chèque éducation », c’est-à-dire par des fonds publics. » Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 juillet 2009
I beg to differ , il y a au contraire une grande cohérence dans ce système, qui profite aux plus démunis, ce que je me tue à claironner ici depuis trois ans, et il ne serait pas inutile que ceux qui en parlent pour en dire pis que pendre aillent voir ce qui se passe dans les états américains qui l’ont mis en place. Son impact résolument positif sur le niveau scolaire dans les ghettos de centre-ville est un pavé dans la mare des gauchistes et des syndicats qui soutiennent comme chez nous les pires dérives pédagogistes. Devant ce succès insolent qui les décrédibilise et leur met le nez dans leur caca, ils ont sorti l’artillerie lourde et lancé la bataille sur le plan constitutionnel, soutenant que le voucher violait le Premier amendement, fondement du principe de séparation de l’Église et de l’État. Mais pendant que le chacal hurle, la caravane passe, et les études convergent pour contredire les progressistes qui en l’occurrence sont d’un conservatisme irréductible: le voucher, ça marche.

http://www.manhattan-institute.org/html/cb_20.htm

Parce que ce blog est fait pour informer ( non pas pour désinformer par idéologie):
http://www.balancedpolitics.org/school_vouchers.htm

Il est impossible à un compagnon de route du PC d'admettre à priori un quelconque mérite à un système qui exige le pluralisme, c'est-à-dire la concurrence, et la liberté de l’enseignement, et que , de ce fait, seule prône la tradition philosophique libérale, un paradigme parfaitement incompréhensible pour quiconque est formaté par la doxa marxiste. Coco un jour, coco toujours, comme on peut le lire dans ce qui suit:
« En ce qui concerne le marxisme-léninisme, la théologie de la libération en représente l'aboutissement le plus clair : le lieu où il trouve sa vérité théologique. Du moins sous sa forme dominante telle qu'elle s'est "incarné" dans l'histoire : conjonction du christianisme et de l'idéologie du Progrès. C'est pourquoi je suis sensible, depuis fort longtemps, à l'autre version du communisme, celle qui a été défendue dans l'incompréhension générale par Walter Benjamin : rejeter à la fois le progrès et le millénarisme au profit d'une vision messianique (juive). Mais il n'y a plus dès lors ni Incarnation ni vertus théologales. Une religion où il n'y a plus que les rites et l'étude et qui exclut donc la Foi, l'Espérance et la Charité n'est pas pour me déplaireEcrit par : Pedro Cordoba | 05 juillet 2009

Ce pauvre Benjamin doit se retourner dans sa tombe. Il s’est suicidé la veille du jour où il aurait pu, s’il avait été moins pessimiste et découragé, retrouver le lendemain en Espagne le chemin de la liberté. Il n’est pas plus extravagant dès lors de l’imaginer rivant leur clou, depuis l'Amérique, aux ditscompagnons de route, qui ont kidnappé sa meemoire et ne cessent de l’invoquer au service de la perversion de cette liberté et à celui de leur propre persévérance dans l’erreur. C'est vrai que dans ce domaine ils méritent une mention au Guiness Book of Records.
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SUR LE PRIVE CONTRE LE PUBLIC:
« L'objectif de certains parents, en optant pour le privé, n'est pas que Moncanard et Mapoulette y reçoivent un meilleur enseignement avec des professeurs qualifiés , mais qu'ils soient d'abord "tenus" et "cadrés". Cela dit, ce n'est peut-être pas tout à fait juste de le leur reprocher... » Ecrit par : Françoise Guichard | 05 juillet 2009
« Je confirme. Mêmes observations. En collège, le privé a en plus tendance à nous refiler en quatrième et troisième les élèves qu'il ne veut plus dans ses murs. Voyez le genre d'élèves... » Ecrit par : Marilyse | 05 juillet 2009
Tout ceci est frapé au coin du bon sens ( et nous soulage, vu ce qui précède, et je fais grâce du couplet de Pedro C. sur les mérites de la bande à Appy. GM s'en est chargé, merci à lui)

Jadis le privé était la poubelle du public, aujourd’hui c’est l’inverse, cherchez l’erreur.

Cependant je lis aussi que le privé dispenserait, en règle générale, un enseignement au rabais, pour des élèves nuls. Mais alors, si les profs y sont aussi incompétents, "serviles", lâches, vendus au capitalisme marchand, etc… expliquez-moi pourquoi, année après année, les lycées privés écrasent le public dans les palmarès; expliquez-moi aussi pourquoi tant de familles des "milieux défavorisés", de ce peuple dont le bonheur est le monopole immarcescible de la gauche, se saignent aux quatre veines pour y envoyer leurs enfants. Musulmans compris, ils préfèrent Jésus sur sa croix au mur des salles de classes à la crucifixion de l’avenir de leurs enfants et à l' immolation de ceux-ci sur l’autel de sainte Egalité. Athées, ils préfèrent les valeurs d'une religion, et musulmans, celles d'une autre, à pas de valeurs du tout.
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.... Rendez-vous avec Monsieur Gérard Aschieri, secrétaire général de la Fédération Syndicale Unitaire (F.S.U.)
.....Rendez-vous avec Patrick Gonthier, secrétaire général de l’U.N.S.A. Éducation
etc… ou encore
Je crois qu'en outre, Luc Chatel reçoit le SNALC, en compagnie de Pécresse, mardi dans la journée.
Ecrit par : brighelli | 05 juillet 2009

L’agenda du ministre montre la place que les syndicats occupent dans la « communauté scolaire », disproportionnée par rapport à leur représentativité mais pas quant à leur pouvoir de nuisance, et les seuls qui pourraient mettre un terme à celui-ci ne le feront pas.

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SUR JP FARRE
"On dirait Jean-Paul Farré, en bas, à droite, Robin; mais la photo n'est pas hyper nette sur mon écran."
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 juillet 2009
"Là, Christophe, écran net ou pas, vous me posez une colle."
Ecrit par : Robin Guilloux | 05 juillet 2009

Ne le reconnaissant pas sur la photo, j'a vérifié au près de l'intéressé qui me charge de vous dire qu’il regrette de pas être celui que vous croyez, qu'il aimerait bien avoir encore le système pileux du quidam en question, lequel restera donc quidam, et que vous pouvez aller vérifier cela sur place, dans son prochain spectacle, pendant le festival Paris Quartiers d’été, au Théâtre sonore de Pierre Henry : où il joue « Dieu à la maison », d'après Dieu de Victor Hugo, et en création mondiale.
J'en eus la primeur la semaine passée et le recommande à tous les amoureux de musique, de théâtre et de littérature. Réserver sur internet. Il n’y a que 45 places par représentation.
http://www.quartierdete.com/fiche.php?id=744
Du 20 juillet au 8 août 2009 à 19h - Chez Pierre Henry (12e) (relâche les 26 juillet et 2 août)
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SUR LA FAILLITE DE L'ECOLE, qui est en grande partie self-inflicted injury: je vois que je suis en bonne compagnie et que notre consensus ratisse large.
« Je suis de votre avis, montaigneàcheval! L'avilissement de la condition des professeurs qui les touche tous est dû est l'oeuvre d'une partie d'entre eux, qui a tout fait pour que ce métier soit méprisé. […] Tous complices, actifs ou objectifs le résultat est tout aussi tragique.
Ecrit par : Jean | 06 juillet 2009
Nous sommes bien d'accord que pointer exclusivement l'état major décalé et les officiers déviés, incompétents ou vélléitaires n'exonère pas les troupes au sol. Osons espérer que beaucoup d'entre-eux s'interrogeront, individuellement et collectivement, sur le nécessaire et rapide sursaut, avant que ne sonne l'hallali.
Ecrit par : Magister | 06 juillet 2009
S’interroger ? sur quoi, ? une évidence qui crève les yeux depuis de lunes ? L'hallali est pourtant sonné depuis longtemps, et la curée s'achève.
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sur les MOTS à sauver:
"Ce serait amusant de sauver des mots sur ce blog. Qui propose un mot ?Ecrit par : Marilyse | 06 juillet 2009
Je propose ENTRER qui n’a plus droit de cité depuis que RENTRER lui a été substitué par tous ceux qui disent et écrivent n’importe quoi. Puisque "la Turquie ne doit pas RENTRER dans l'UE", j'aimerais bien savoir quand elle en est sortie...

Je laisse à d'autres le soin d'illustrer, et dans d'autres domaines de l'activité humaine que la politique, les mérites comparés de ces deux mots et leurs sens respectifs.

Et pourquoi se limiter aux mots? Je propose de rétablir les liaisons et notamment celles qu'exige, comme tout mot commençant par une voyelle, le mot EURO.
Il est inadmissible d’entendre dire à longueur de journée "200 H-euros" ou " 80 H-euros, etc...
Nul ne sait donc plus quand cent et vingt prennent un S, ni que, de ce fait, il faut dire : deux cents z'euros ou quatre-vingt-z'euros.

Soyons cohérents! Ou l' on met un H ( celui de haricot) à euro ou l' on fait la liaison qu’impose la règle des consonnes finales devant la voyelle initiale du mot suivant. Cela obligera à rappeler ( pardon, à faire apprendre) les règles de l'orthographe de la numération.

Je propose aussi de rétablir le féminin du mot Espèce, mais sans doute est-ce trop tard, puisque j'entends déjà masculiniser le mot Sorte, par ce mimétisme que ne manque jamais de susciter l'ineptie.
Un espèce de... couche donc avec un sorte de..., et il y a bien une cohérence, justement, mais dans l'ineptie.
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PARLANT D'INEPTIE, celle qui suit est admirable. Elle nous sert à la fois dans le registre caricatural, celui de la diabolisation du chef de l'État, de l'amalgame, et dans celui de l'indigence du raisonnement, de sa confusion. Jackson-Sarkozy, il fallait l'oser dans un article sur la déconfiture des intellos....:

.....'"certain aristocratisme républicain qui trouve le marché vulgaire et lui préfère le service public et la véritable culture. Il veut abaisser l’élite des grands commis - la suppression du classement de l’ENA est une affaire importante. Il veut abolir le déclinant «pouvoir spirituel» des intellectuels. Il y a une dimension personnelle de cette entreprise. Mais le fond importe plus que la passion. Ce que veut le chef de l’Etat, quoi qu’on nous dise après le supposé «recentrage» de Versailles, c’est une économie globalement libérée du politique, étendue certes à l’écologie marchande, c’est aussi une politique rendue aux politiciens, avec promesse d’un système des «dépouilles» à l’américaine. Dans ce monde, la place des bons serviteurs de l’Etat ou de l’esprit sera étroite… Or ce combat n’est pas impopulaire. Comme Jackson, Sarkozy fait figure d’«ami de l’homme commun». " Stéphane Rials
http://www.liberation.fr/politiques/0101577806-le-nom-de-sarkozy-provoque-un-penible-desir-d-injure>

Si le pouvoir des intellectuels décline ne faut-il pas s'en prendre à ceux-ci et à leur propre médiocrité plutôt qu'à Sarko? C'est donner au petit Nicolas plus de pouvoir qu'il nen a.

Il est vain d’espérer que les choses s’améliorent, tant que cette littérature reflètera le credo d’une majorité de Français, lesquels continueront à creuser, et les Martine Le Pen à grignoter du terrain. (Euh..., Martine ..., un lapsus ??)
Le père est arrivé en 2002 aux marches de l'Elysée, qu'ils continuent et ils ouvriront en 2012 sa porte à la fille.

Écrit par : Cadichon | 07 juillet 2009

Merci pour votre petit mot ! Je ne connais rien sur la véto, aussi me vois-je mal commenter vos messages. Mais je lis avec intérêt.

Ecrit par : Marilyse | 07 juillet 2009
Oh ! Je vais vous expliquer. On entre à l'école vétérinaire (école nationale à frais de scolarité modiques) après deux ans de classe prépa commune avec les préparations de concours des écoles nationales d'agronomie et d'agriculture. C'est une prépa comme les autres, la prépa BCPST (pour biologie, physique chimie sciences de la terre) qui recrute comme les autres, et qui ne coûte pas plus cher à l'élève qu'une math spéé ou une khâgne. C'est pour toutes les bourses et même celles des boursiers. Il suffit d'être un très bon élève avec des très bons bulletins et d'être un gros travailleur. A l'issue des deux ans de prépa, il y a un concours anonyme et sélectif, comme tous les concours.
Que le ministère de l'agriculture donne 50 places au privé payant, places que, mathématiquement il enlèvera au public gratuit, et que ces élèves du privé n'aient, de plus, pas à passer le concours en échange d'acheter leur place, est le premier pas vers la marchandisation. Les prépas coûtent cher, les écoles nationales coûtent cher et tout ça ne rapporte rien ! Grignotons-les dicrètement !
Vous noterez également, Marilyse, si vous lisez bien, que ces élèves du privé entreront directement en deuxième année d'école véto et que le Ministère économisera ainsi 50 enseignement de première année qui doivent coûter bonbon entre les TP de Biochimie, ceux de Pharmacie ceux de Physiologie et les dissections anatomiques.
Je ne sais combien coûte un étudiant vétérinaire mais ça ne doit pas être une paille pour l'Etat et il aimerait bien se débarraser sur le privé de cette patate chaude qui ne forme que peu de fonctionnaires, et encore, avec une année supplémentaire dans une classe spéciale.
Les écoles véto sont à la charge de l'état, alors que l'école Lassale Beauvais est subventionnée par la Région Picardie et le Département de l'Oise.

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Extrait d'un discours de Michel Barnier (octobre 2008) : "Certains aspects de ce projet sont intéressants et innovants en termes d’ouverture sociale"


Pourquoi ? Il n'y avait pas assez d'élèves qui s'appelaient Charles-Edouard et Marie-Domitille ?
C'est ça que l'on appelle "discrimination positive Auteuil-Neuilly-Passy" ?

Ecrit par : catmano | 07 juillet 2009
Y'en a déjà une palanquée ! Ceci dit sans nommer personne !

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Complément d'info: les frais de scolarité à l'école vétérinaire tournent aux alentours de 1000 euros par an avec aménagements pour les élèves boursiers.

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

"Auteuil-Neuilly-Passy"

Une nouvelle race de chèvres ?

Ecrit par : dugong | 07 juillet 2009
C'est ce qu'on veut nous faire croire ! Je pense que ce sera plutôt une race de chien de salon.

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

[...] il aimerait bien se débarrasser sur le privé de cette patate chaude qui ne forme que peu de fonctionnaires [...]

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Avec un raisonnement de ce type, il va falloir aussi qu'il privatise la plupart des grandes écoles de renom, X, Centrale, Mines, Ponts, etc.
On est bien parti pour gagner la grande course à l'intelligence.

"The moratorium on brains" ?

Écrit par : yann | 07 juillet 2009

"Coco un jour, coco toujours",

écrit Cadichon, qui invente la génétique politique. À défaut de pouvoir inventer la couennerie.

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2009

Dobolino a écrit : "ces élèves du privé entreront directement en deuxième année d'école véto et que le Ministère économisera ainsi 50 enseignement de première année qui doivent coûter bonbon entre les TP de Biochimie, ceux de Pharmacie ceux de Physiologie et les dissections anatomiques."

Vous ramez à contre courant ! Les TICE permettront à ces néovétos de presque tout savoir sur le cul des vaches grâce aux DVD que leur enverront l'institut Labo Vaisselle.

In fine, il n'est pas interdit de croire que quelques uns d'entre eux arriveront malgré tout à le toucher réellement.

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

Cependant je lis aussi que le privé dispenserait, en règle générale, un enseignement au rabais, pour des élèves nuls. Mais alors, si les profs y sont aussi incompétents, "serviles", lâches, vendus au capitalisme marchand, etc… expliquez-moi pourquoi, année après année, les lycées privés écrasent le public dans les palmarès
écrit Cadichon.

1) le bac n'est pas un critère, vu son niveau d'exigence. (exemple: mon fils vient de décrocher 13/20 à l'épreuve d'italien écrit LV2 Bac L, alors qu'il s'est décidé à étudier cette matière au mois de février, à l'aide de la méthode Assimil). Pour obtenir le bac avec mention, un bon bachottage intensif y suffit et le privé excelle en bachotage stupide.
2) Pouvez-vous affirmer Cadichon que le Privé supplante le Public dans le palmarès des concours d'entrée dans les Grandes Ecoles? Personne n'ira de son plein gré en prépa privée s'il obtient une place dans le public. Il faudait être fou.

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

"De 4156 à 5303 euros l'année."


vu les tarifs des vaccins pour minou et medor c'est vite rentabilisé

Écrit par : lamidesbetes | 07 juillet 2009

Si le pouvoir des intellectuels décline ne faut-il pas s'en prendre à ceux-ci et à leur propre médiocrité plutôt qu'à Sarko? C'est donner au petit Nicolas plus de pouvoir qu'il nen a.

Il est vain d’espérer que les choses s’améliorent, tant que cette littérature reflètera le credo d’une majorité de Français, lesquels continueront à creuser, et les Martine Le Pen à grignoter du terrain. (Euh..., Martine ..., un lapsus ??)
Le père est arrivé en 2002 aux marches de l'Elysée, qu'ils continuent et ils ouvriront en 2012 sa porte à la fille.
Ecrit par : Cadichon | 07 juillet 2009

Pas de problème : Cadichon va nous faire remonter le niveau des intellectuels, et fissa ! Suffit de lui tendre le micro.
Par exemple : "Le père est arrivé en 2002 aux marches de l'Elysée...ils ouvriront en 2012 sa porte à la fille"
Comme analyse politique, on a rarement fait mieux. Cadichon serait-elle le produit biologique de l'accouplement "SUR LE BANC" de Jeanne le sourde et de Raymond Souplesse ?

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2009

Pour l'X, Yann, je ne suis pas d'accord avec toi. Un polytechnicien se doit à l'Etat pour cinq ou dix ans ?
Ceux qui veulent un X pour leur entreprise privée doivent l'acheter.
Pour Mines et Ponts, je ne sais pas.
Pour Centrale, tu as raison.
Mais d'un autre côté, ces grandes écoles font le prestige de la France, au même titre que l'Arc de Triomphe ou le Musée du Louvre, ce qui n'est pas le cas de nos braves écoles vétos.

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

X, mauvaise pioche, j'avais oublié.
Les autres, c'est bon (idem pour INSA, beaucoup de CCP)

Écrit par : yann | 07 juillet 2009

2) Pouvez-vous affirmer Cadichon que le Privé supplante le Public dans le palmarès des concours d'entrée dans les Grandes Ecoles? Personne n'ira de son plein gré en prépa privée s'il obtient une place dans le public. Il faudait être fou.

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Les lycées privés tirent souvent bien leur épingle du jeu jusqu'au bac.
Pour les prépas, tu as raison, mis à part le cas de Ginette (hors de prix !)

Écrit par : yann | 07 juillet 2009

à Dobolino :

Avez vous vérifié que l'institut Laver c'est Sale n'est pas sponsorisé en sous main par le Qatar ?

Façon Guedbralec.

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

un certain "orthoproflefaux" a écrit.

Doit on lire ce pseudo "un autre orthoprof" ou "orthoprof de fle *, spécialiste du faux"

Etre ou pas, voilà la question.

* français, langue étrangère

Ecrit par : dugong | 07 juillet 2009

Orthoproflefaux sévit depuis quelque temps et constate votre fidélité toute relative à ce blog. Sinon, vous ne l'auriez pas gratifié d'"un certain", d'autant qu'Uncertain y sévit aussi.
De même qu'Orthoproflevrai, notre maître à tous, puis Orthoproflepirate et, dernier avatar, Orthoprofundesfaux (défaut?) Le fle ne semble être la préoccupation dominante
d'aucun d'entre eux dans la mesure où ils ont déjà fort à faire avec le français langue maternelle... S'il se dit faux, le second Orthoprof par ordre d'apparition souhaitait seulement se démarquer de celui qui se prétendait vrai...

Écrit par : orthoproflefaux | 07 juillet 2009

Bon, sur les conseils de mon plus jeune fils, j'ai transféré les articles sur un overblog ; il me dit que "Skyblog" est un blog d'ados et que ça ne fait pas sérieux.

Et si j'avais pas envie d'être sérieux ? Ah, ces gosses !

http://lechatsurmonepaule.over-blog.fr/

Il faudrait aussi que je transferts les commentaires, mais ça, je sais pas faire ! ;-(

Écrit par : Robin | 07 juillet 2009

"Coco un jour, coco toujours",

écrit Cadichon, qui invente la génétique politique. À défaut de pouvoir inventer la couennerie.

Ecrit par : guy morel | 07 juillet 2009

"coco un jour", ce n'est pas de la génétique, mais un caractère acquis.
"coco toujours", c'est de la cryogénie.

Écrit par : yann | 07 juillet 2009

"Un polytechnicien se doit à l'Etat pour cinq ou dix ans ?"

Jusqu'à il y a peu, c'était plutôt "ne revenez pas de votre banque londonienne avant cinq ou dix ans..."

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

"Un polytechnicien se doit à l'Etat pour cinq ou dix ans ?"

Jusqu'à il y a peu, c'était plutôt "ne revenez pas de votre banque londonienne avant cinq ou dix ans..."

Ecrit par : dugong | 07 juillet 2009
C'est pareil ! Là-bas, il apprend plein de choses qu'il peut venir ensuite mettre en pratique dans notre doulce France.

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

à Dobolino :

Avez vous vérifié que l'institut Laver c'est Sale n'est pas sponsorisé en sous main par le Qatar ?

Façon Guedbralec.

Ecrit par : dugong | 07 juillet 2009
J'y retourne de suite !

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Il semble bien... que ce soit la merde partout en France, Le ministre nouvellement nommé a du pain sur la planche.

Ecrit par : brighelli | 07 juillet 2009

Ici Londres...Les Français parlent aux Français.

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2009

l faudrait aussi que je transferts les commentaires, mais ça, je sais pas faire ! ;-(

Ecrit par : Robin | 07 juillet 2009

Oh ! Robin ! Juste au moment où les orthoprofs finissent leur sieste !

Écrit par : orthoprof encore un | 07 juillet 2009

Les TICE permettront à ces néovétos de presque tout savoir sur le cul des vaches grâce aux DVD que leur enverront l'institut Labo Vaisselle. Ecrit par : dugong | 07 juillet 2009

Qui « enverront » ? Les DVD
Ils enverront quoi ? Le cul
A qui ? Aux vaches
Ouf, on a échappé à « leurs ».
Qui disait que l’enseignement de la grammaire explicite était notoirement insuffisant ? I do agree, Dugong... Avec la nouvelle grammaire, chacun voit sa vache à son étable !

Écrit par : orthoproflefaux | 07 juillet 2009

"coco un jour", ce n'est pas de la génétique, mais un caractère acquis.
Ecrit par : yann | 07 juillet 2009

Signé Lyssenko.

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2009

vu les tarifs des vaccins pour minou et medor c'est vite rentabilisé

Ecrit par : lamidesbetes | 07 juillet 2009

Ben tiens, ça faisait longtemps...

Écrit par : yann | 07 juillet 2009

vu les tarifs des vaccins pour minou et medor c'est vite rentabilisé

Ecrit par : lamidesbetes | 07 juillet 2009

Ben tiens, ça faisait longtemps...

Ecrit par : yann | 07 juillet 2009
et si on réclamait la tva à 5.5, comme la restauration ?

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Il faudrait aussi que je transferts les commentaires, mais ça, je sais pas faire ! ;-(

Ecrit par : Robin | 07 juillet 2009

Waouahhh !!! Elle est belle, celle-là.

C'est mieux, le blog, mais il n'y a pas la photo.
D'un autre côté, votre air sérieux aurait filé la pétoche aux ados ;o)

Écrit par : yann | 07 juillet 2009

2) Pouvez-vous affirmer Cadichon que le Privé supplante le Public dans le palmarès des concours d'entrée dans les Grandes Ecoles? Personne n'ira de son plein gré en prépa privée s'il obtient une place dans le public. Il faudait être fou.

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Les lycées privés tirent souvent bien leur épingle du jeu jusqu'au bac.
Pour les prépas, tu as raison, mis à part le cas de Ginette (hors de prix !)
Ecrit par : yann | 07 juillet 2009
Très franchement, qu'est-ce qu'on en a à battre des "prépas" privées ou publiques ?

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2009

et si on réclamait la tva à 5.5, comme la restauration ?

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Ou pas de TVA du tout, comme dans l'ancien temps ?

Écrit par : yann | 07 juillet 2009

qu'est-ce qu'on en a à battre ?

Ecrit par : guy morel | 07 juillet 2009

Ah, l'argument morelien par excellence !

Écrit par : yann | 07 juillet 2009

Yann a écrit : "coco toujours", c'est de la cryogénie.

Bien vu.

Ne donc pas confondre "je n'aime pas cette glace à la noix de coco" avec "je n'aime pas ce coco à la noix qui me glace"

Le concept de guerre froide ne fait plus guère crier au génie (?)

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

Ginette (hors de prix !)
Ecrit par : yann | 07 juillet 2009

Et qu'est-ce qu'elle fait de spécial, Ginette, pour ce prix-là ?
Un "Voucher" à la Cadichon ?

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2009

"Ne le reconnaissant pas sur la photo, j'a vérifié au près de l'intéressé qui me charge de vous dire qu’il regrette de pas être celui que vous croyez, qu'il aimerait bien avoir encore le système pileux du quidam en question, lequel restera donc quidam, et que vous pouvez aller vérifier cela sur place, dans son prochain spectacle, pendant le festival Paris Quartiers d’été, au Théâtre sonore de Pierre Henry : où il joue « Dieu à la maison », d'après Dieu de Victor Hugo, et en création mondiale."

Ecrit par : Cadichon | 07 juillet 2009

Transmettez-lui les amitiés de l'ancien pianiste de "Font et Val"... Il comprendra!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2009

"Un "Voucher" à la Cadichon ?"

Ecrit par : guy morel | 07 juillet 2009

Encore un joli contrepet! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2009

"je n'aime pas cette glace à la noix de coco"
"je n'aime pas ce coco à la noix qui me glace"
Ecrit par : dugong | 07 juillet 2009

Analyse logique de ces deux phrases, s’il vous plaît.

Écrit par : orthoproflefaux | 07 juillet 2009

qu'est-ce qu'on en a à battre ?

Ecrit par : guy morel | 07 juillet 2009

Ah, l'argument morelien par excellence !
Ecrit par : yann | 07 juillet 2009

Morellien ? Point du tout, c'est général : en dehors des géniteurs qui se soucient de leurs lardons comme on se soucie d'un placement dans l'ascenseur social - en baisse -
et des quelques profs qui espèrent la survie de l'espèce, tout le monde se fout des classes prépa.

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2009

je n'aime pas cette glace à la noix de coco"
"je n'aime pas ce coco à la noix qui me glace"
Ecrit par : dugong | 07 juillet 2009

Analyse logique de ces deux phrases, s’il vous plaît.
Ecrit par : orthoproflefaux | 07 juillet 2009
Analyse logique de
"Analyse logique de ces deux phrases, s’il vous plaît." SVP.

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2009

tout le monde se fout des classes prépa.

Ecrit par : guy morel | 07 juillet 2009

Bien sûr, mais ça fait quand même pas mal de géniteurs et de génitoires (?).
Que proposez-vous à la place ? Un seul système, l'université (rénovée, refondée, réformée, redorée) pour tout le monde. Sans compétition, sans élite, à chacun selon ses besoins.
"Moi, il me faut une licence de marquetinge, parce que je veux travailler dans la publicité." "voilà, mon petit, c'est bien."
"Moi, il me faut un master, n'importe lequel, parce que je veux faire professeur des écoles, parce que j'aime les enfants et je veux en faire des citoyens responsables" "Alleluia !"
"Moi, il me faut un doctorat pour être vétérinaire parce que j'aime les animaux." "Les gros ou les petits ?" "Les petits, les gros, ça pue et c'est fatigant." "Alors, voilà, ça fera 27000 euros HT, c'est vite rentabilisé."

Je sais bien que ce n'est pas votre idéal, mais comment faire sans sélection et sans élite ?

Écrit par : yann | 07 juillet 2009

"ÉCO-responsables".
Pardon.

Écrit par : yann | 07 juillet 2009

tout le monde se fout des classes prépa.

Ecrit par : guy morel | 07 juillet 2009

Pas d'accord. Dernier bastion fortement menacé à défendre becs et ongles.

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2009

Très franchement, qu'est-ce qu'on en a à battre des "prépas" privées ou publiques ?

Ecrit par : guy morel | 07 juillet 2009
Comment ça, qu'est ce qu'on en a à battre ?
On en a à battre que c'est un système d'enseignement qu'on veut garder. C'est tout !
Parce qu'il est excellent et gratuit et offre des débouchés dans des écoles excellentes et gratuites.
Ce qu'on veut par contre, c'est qu'il ait à nouveau la possibilité de sélectionner également dans toutes les classes de la société et, pour ça, que les établissements d'enseignement primaire et secondaire offrent la même qualité de service à Nyons, à Paris V° et à Aulnay sous Bois.
Et c'est aussi pour ça qu'on vient ici.

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Pour les jeunistes de tout poil :

Ce matin, j'ai débité les coups de pouce à une candidate pour qu'elle atteigne la mention très bien.

Il faut militer pour doter ces candidates des bourses qu'elles méritent.

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

Morel, pourriez-vous nous tracer à grands traits votre vision d'un enseignement public idéal jusqu'au niveau Doctorat ? J'avoue être un peu désemparée. Pour le Primaire, c'est bon, j'ai pigé. Pour Sixième et Cinquième aussi. Mais après, c'est le trou noir.

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Bon, cette école Lassalle Beauvais, elle recrute sur entretien des élèves de S puis, pour faire sérieux, leur fait passer une série de QCM. J'ai jeté un œil à celui de SVT et c'est impossible de n'avaor pas au moins 90% de bonnes réponses. Même un élève de Première L un peu motivé peut y arriver.
Ce qui veut dire que cette école privée recrute "sur entretien". On imagine ...

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

"Pour le Primaire, c'est bon, j'ai pigé. Pour Sixième et Cinquième aussi. Mais après, c'est le trou noir."

En astrophysique, c'est le contraire : on connaissait les petits et les gros mais pas les moyens.

Avec, on pense avoir trouvé un candidat avec HLX-1

http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/07/07/01008-20090707ARTFIG00328-le-premier-trou-noir-de-masse-intermediaire-detecte-.php

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

Dugong, j'en ai un petit dans ma poche mais cela me permet de me gratter les c... subrepticement, je le garde donc !

Écrit par : iPidiblue chacun son trou | 07 juillet 2009

Morel, pourriez-vous nous tracer à grands traits votre vision d'un enseignement public idéal jusqu'au niveau Doctorat ? J'avoue être un peu désemparée. Pour le Primaire, c'est bon, j'ai pigé. Pour Sixième et Cinquième aussi. Mais après, c'est le trou noir.
Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Je n'ai jamais eu de vision, ni dans ce domaine ni dans d'autres. Je me contente d'essayer de voir la réalité scolaire, telle qu'elle est, de faire ce que je peux, à côté d'autres, pour introduire au primaire des instruments d'instruction, de battre en brèche toutes les illusions concernant les aménagements à la situation actuelle, aménagements qui ne peuvent déboucher que sur une aggravation de la dite situation.
Pour le reste, que chacun se débatte.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2009

Faites très attention que cela ne vous absorbe pas à temps complet !

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

"Ce matin, j'ai débité les coups de pouce à une candidate pour qu'elle atteigne la mention très bien.

Il faut militer pour doter ces candidates des bourses qu'elles méritent."

Ecrit par : dugong | 07 juillet 2009

Ce n'est plus "bonnet d'âne", c'est "l'album de la comtesse", ici!!!
Bon, je vous laisse chercher! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2009

@ Robin

Je vous ai "transféré" les deux commentaires de l'autre site. Effectivement, ce site vous conviendra mieux, même si vous êtes superdjeun's. :-)) Je n'ai pas retrouvé celui de S. ???
Ca vous va ?
Nous subissons averse de grêle sur averse de grêle, éclair sur éclair. Impressionnant. Loin des coquelicots.

Écrit par : Marilyse | 07 juillet 2009

Je n'ai jamais eu de vision, ni dans ce domaine ni dans d'autres. Je me contente d'essayer de voir la réalité scolaire, telle qu'elle est, de faire ce que je peux, à côté d'autres, pour introduire au primaire des instruments d'instruction, de battre en brèche toutes les illusions concernant les aménagements à la situation actuelle, aménagements qui ne peuvent déboucher que sur une aggravation de la dite situation.
Pour le reste, que chacun se débatte.
Cordialement.
Ecrit par : guy morel | 07 juillet 2009
Je me relis et je corrige. Une amélioration possible consisterait à rendre au conseil des professeurs sa souveraineté pour les passages de classe selon le principe suivant : ne passent en classe supérieure que les élèves qui ont les pré-requis pour pouvoir suivre le programme de cette classe.

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2009

Je tâche de ne pas en faire une fin en soi comme on dit chez les hégéliens, c'est juste une petite distraction à mes ennuis comme dirait Blaise Pascal (vous savez celui qui voyait un gouffre au bord de sa chaise - probablement la première apparition du trou noir dans la littérature scientifique, les érudits en discutent encore).

Écrit par : iPidiblue et la chose en soi | 07 juillet 2009

@ Marilyse

Merci !

Écrit par : Robin | 07 juillet 2009

Guy Morel a écrit : "Je me relis et je corrige. Une amélioration possible consisterait à rendre au conseil des professeurs sa souveraineté pour les passages de classe selon le principe suivant : ne passent en classe supérieure que les élèves qui ont les pré-requis pour pouvoir suivre le programme de cette classe."

Très important !

Deux corolaires :

- définir les programmes en contenus réellement denses, cohérents et structurés (selon les termes de JC Demailly)

- définir clairement les hiérarchies entre disciplines selon les sections souhaitables (L, ES, C, D, E, ...)

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

une bourse d'études : le pluriel s'imposerait-il ? Y aurait-il cumul ? Ce serait nouveau, non ?
les bourses : l'enveloppe des testicules.
Si les candidates sont dotées des bourses qu'elles méritent grâce aux coups de pouce de Dugong, on comprend mieux le sens de l'expression consacrée : "activités scolaires", car on semble s'activer ! Mais que fait-il pour les candidats (masculins, donc) qui ne sont pas dotés des bourses qu'ils méritent ? Une discrimination de plus...

Écrit par : orthoproflefaux | 07 juillet 2009

tout le monde se fout des classes prépa.

Ecrit par : guy morel | 07 juillet 2009

Pas d'accord. Dernier bastion fortement menacé à défendre becs et ongles.
Ecrit par : nicolas | 07 juillet 2009

Je vous comprends. Seulement la stratégie des "bastions" montre que le dernier tombe toujours.

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2009

Il faudrait que je transfère !

J'ai réveillé l'un des orthoprofs ! ;O))

Je n'arrive plus à faire de copiés/collés sur bonnet d'âne. C'est grave, docteur ?

Et je voudrais aussi bien mettre un lien entre monchatsurmonépaule et Bonnêt d'âne.

Écrit par : Robin | 07 juillet 2009

Je vous comprends. Seulement la stratégie des "bastions" montre que le dernier tombe toujours.

Ecrit par : guy morel | 07 juillet 2009

C'est probable, mais ce sera dans l'honneur et pas dans la démission.

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2009

@ yann

Vous trouvez que j'ai l'air sérieux ?

Écrit par : Robin | 07 juillet 2009

Ecrit par : orthoproflefaux | 07 juillet 2009

Pas trop fort, tout de même, les coups de pouce dans les bourses !
Ça fait mal.

Écrit par : yann | 07 juillet 2009

"deux corollaires" de "corolla" : couronne...

Écrit par : Orthoprof | 07 juillet 2009

"Deux corolaires :"

Ecrit par : dugong | 07 juillet 2009

corollaires

Écrit par : Orthoprofundesfaux | 07 juillet 2009

Vous trouvez que j'ai l'air sérieux ?

Ecrit par : Robin | 07 juillet 2009

Disons soucieux.

Écrit par : yann | 07 juillet 2009

la presse (18h17) : douze suicides suite à la disparition du dégénéré

Ce n'est qu'un début !

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

" Ce qui veut dire que cette école privée recrute sur entretien. On imagine..." (Dobolino)

En effet.
Entièrement d'accord sur la nécessité de préserver les prépas.

Écrit par : Sylvie Huguet | 07 juillet 2009

orthoproflefaux a écrit : "Si les candidates sont dotées des bourses qu'elles méritent grâce aux coups de pouce de Dugong, on comprend mieux le sens de l'expression consacrée : "activités scolaires", car on semble s'activer ! Mais que fait-il pour les candidats (masculins, donc) qui ne sont pas dotés des bourses qu'ils méritent ? Une discrimination de plus..."

En tant que scientifique, je n'écarte pas la possibilité que tout soit pénétrable.

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

Entre "le chat et l'âne", Robin, vous préparez une nouvelle arche. Ici, c'est aussi le déluge.

Écrit par : Marilyse | 07 juillet 2009

Quelques nouvelles du bac qui me coince encore quelques jours.

Dans le jury où je sévis * : sur 135 candidats

- une trentaine de mention TB

- 5 élèves à l'oral et 10 refusés

- dans mon paquet de copies, 13,5/20 de moyenne générale.

Sans pédagols ni TPE, la "réussite" aurait-elle été aussi éclatante ?

* avec, il est vrai, près des deux tiers d'élèves du lycée du même nom où on ne fait pas les choses à moitié (je crois que quelqu'un l'avait déjà faite mais je ne rappelle plus qui)

Ecrit par : dugong | 07 juillet 2009

Dans la TS de mon époux (maths), 32 élèves, 25 mentions : 6 TB, 12 Bien, 7 Ab, 4 sans mention, 2 à l'oral. Il est plutôt satisfait. Mais quel boulot pour en arriver là !

Ecrit par : Marilyse | 07 juillet 2009

Dans mon jury : 241 candidats "exprimés" (sans compter les "bulletins nuls"), 40 mentions TB dont un avec 19,89 de moyenne. Étrangement, dans ce dernier cas, les notes ne consistent pas en un 19 perdu au sein d'une nuée de 20, on gagne en effet des points grâce aux options, sans que cela augmente le total des coefficients, elle n'est pas belle, la vie ?
Il y a si peu de recalés (16 au premier tour) et de potentiels repêchés (autant) que je n'aurai pas besoin de me lever demain matin, j'en ai été très officiellement averti tout à l'heure.
Les élèves étaient de P'tit Louis, de Janson, et de chez les Piafs (les camarades, si j'ose dire, des enfants du ministre).
Mon paquet de copies devait être comparable au vôtre : bien que je donne zéro aux applications numériques sans unités, aux réponses laissant au correcteur le soin de déduire quelle est la molécule n°1 après avoir donné les deux autres, à ceux qui ne me prouvent pas que le courant dans le condensateur doit bien se déplace dans le sens prédit (aucune bonne réponse à cette question !), etc., j'y ai 11/16 de moyenne, sans dépasser les 15/16 il est vrai. Le barème est fait de telle sorte que les notes basses sont exceptionnelles.

Quant à ma TS, c'est un clone de celle de votre mari, Marilyse : 6 TB, 12 B, 8 AB, 6 P, 1 à l'oral et 1 refusée. Cette dernière a séché les trois quarts des cours de l'année et avait zéro de moyenne chez moi au troisième trimestre (absence aux contrôles et travail non-rendu).

N.B. : je crois bien que le jeu de mots était de moi. Ça m'arrive, parfois.

Écrit par : Moot | 07 juillet 2009

Bonjour! Penda est à Québec (la ville); je mène l'enquête sur l'enseignement ici (des choses à dire: premier constat: la maîtrise de la langue française est... heu... pour le moins désastreuse: même dans les journaux sérieux il y a des fautes - les écoles privées suivant le cursus scolaire de notre pays font de la résistance; et ici aussi le port du Niqab par des réfugiées Bengladi - ou bengladaises??? - posent problème à la société); et - il n'y a pas de bordel ici (les Français, que je rencontre, qui ont fui la France sont ravis de vivre au Canada)!

Écrit par : Pendariès | 07 juillet 2009

ça fait beaucoup de "ici", pour un seul homme...

Écrit par : Pendariès | 07 juillet 2009

En tant que scientifique, je n'écarte pas la possibilité que tout soit pénétrable.

Ecrit par : dugong | 07 juillet 2009

Sauf les voies du Seigneur, rassurez-nous !

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2009

"Sauf les voies du Seigneur, rassurez-nous !"

Lui non (il est protégé) mais ses anges non !

Protégés les anges ? Ne sortez pas sans ailes !

A ce propos, je me rappelle d'une légende qui courait sur un gardien de l'oued Massa (Maroc, sud d'Agadir). Il se farcissait, dit-on, les cigognes de passage. Vu l'envergure de la bête, on imagine les signaux * !

* j'ai bien dit signaux, pas les cigogneaux.

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

je me rappelle d'une légende Ecrit par : dugong | 07 juillet 2009
Je me rappelle une légende ou bien je me souviens d'une légende, dugong. Se rappeler appelle un COD, se souvenir un COI. A la prochaine...

Écrit par : orthoproflefaux | 07 juillet 2009

Pendariès a écrit : "Penda est à Québec (la ville); je mène l'enquête sur l'enseignement ici (des choses à dire: premier constat: la maîtrise de la langue française est... heu... pour le moins désastreuse: même dans les journaux sérieux il y a des fautes"

Qu'est bec coi, comment peut-il bien parler ?

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

"Se rappeler appelle un COD, se souvenir un COI."

A vos souhaits. Vous me devez un d apostrophe.

C'est l'ère du numérique : tout doit être comptabilisé.

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

C'est probable, mais ce sera dans l'honneur et pas dans la démission.
Ecrit par : nicolas | 07 juillet 2009

N'oubliez pas les gants blancs, cela ne se démode pas. :-)))

Écrit par : guy morel | 07 juillet 2009

la maîtrise de la langue française est... heu... pour le moins désastreuse
Ecrit par : Pendariès | 07 juillet 2009
Eh bien voilà, nous y sommes ! C’est la francophonie qui est atteinte, pas seulement le français…

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2009

A propos de la l'inhuma(nisa)tion de Michael Jackson, Libé titre "la présence de la dépouille a décuplé le désir des fans"

Une inondation lors d'une mise en terre, est ce un exemple pour notre belle jeunesse ?

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

Vous me devez un d apostrophe.
C'est l'ère du numérique : tout doit être comptabilisé.
Ecrit par : dugong | 07 juillet 2009

Après les statisticiens, les comptables ? D'une manière ou d'une autre, je vous le rendrai mais je crois que c'est déjà fait...

Écrit par : orthoproflefaux | 07 juillet 2009

Il paraît que la mort de Michael Jackson a provoqué quelques suicides mais que les médias n'en ont pas parlé pour éviter une épidémie, comme lors de la mort de Rudolf Valentino. Moi, je trouve que c'est dommage, en cette période de chomage. Ça aurait éliminé quelques cons, espèce dont nous ne manquons guère sur notre bonne vieille terre.

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Ça aurait éliminé quelques cons, espèce dont nous ne manquons guère sur notre bonne vieille terre.

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Je suis navré d'être inavouablement d'accord avec vous.

Écrit par : Magister | 07 juillet 2009

Il paraît que le joueur de tennis français Mathieu Montcourt est mort d'une overdose de tennis elbow, mais je ne peux rien affirmer !

Écrit par : iPidiblue mort aux cons ! | 07 juillet 2009

Ca pousse vite le tennis elbow ?

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

Dobolino a écrit : "Il paraît que la mort de Michael Jackson a provoqué quelques suicides mais que les médias n'en ont pas parlé pour éviter une épidémie, comme lors de la mort de Rudolf Valentino. Moi, je trouve que c'est dommage"

Evidemment d'accord à ceci près que des pauvres gens se sont probablement suicidés le même jour et verront leur acte courageux minimisé par la coïncidence.

C'est dégueulasse.

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

Evidemment d'accord à ceci près que des pauvres gens se sont probablement suicidés le même jour et verront leur acte courageux minimisé par la coïncidence.
C'est dégueulasse.
Ecrit par : dugong | 07 juillet 2009

Pour éviter cet inconvénient, je propose au candidat au suicide de détourner un Boeing et de le précipiter sur le Staples Center, dans le courant de la soirée. Personne ne pourra nier le courage de son geste, et il aura fait œuvre utile, en plus.

Écrit par : TotoWeininger | 07 juillet 2009

Une question pour les pédagols qui recrutent les "copsy" !

Michael Jackson vous demanderait quel "enseignement de détermination" suivre en seconde pour devenir une star internationale, transfabriquée et suicidogène *, que lui diriez vous ?

* orthoprofs divers s'abstenir.

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

Je suis outrée par les propos ici tenus concernant M.J., ses fans et ses gants blancs indémodables, GM.

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2009

que lui diriez vous ?

* orthoprofs divers s'abstenir.

Ecrit par : dugong | 07 juillet 2009

que lui diriez-vous ? Encore raté !

Écrit par : orthoproflefaux | 07 juillet 2009

"Je suis outrée par les propos ici tenus concernant M.J., ses fans et ses gants blancs indémodables, GM."

Une femme du blog outrée ? Si elle veut nous gonfler, qu'elle le fasse au moins à l'hélium mais pas aux gaz de décomposition qui sont inévitables quelques jours après le décès.

Chez l'homme, du moins.

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

Ah dugong, votre humour finira par nous terrasser ...

Écrit par : nicolas | 07 juillet 2009

"que lui diriez-vous ? Encore raté !"

décidément, vous êtes incorrigible.

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

Pour éviter cet inconvénient, je propose au candidat au suicide de détourner un Boeing et de le précipiter sur le Staples Center, dans le courant de la soirée. Personne ne pourra nier le courage de son geste, et il aura fait œuvre utile, en plus.

Ecrit par : TotoWeininger | 07 juillet 2009
Vous êtes fou ? Ils vont mettre ça sur le dos d'Alqaïda et on en aura encore pour six mois et trois guerres ! Marre à la fin !

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

décidément, vous êtes incorrigible.

Ecrit par : dugong | 07 juillet 2009

Pour l'instant, c'est plutôt vous...

Écrit par : orthoproflefaux | 07 juillet 2009

Une question pour les pédagols qui recrutent les "copsy" !

Michael Jackson vous demanderait quel "enseignement de détermination" suivre en seconde pour devenir une star internationale, transfabriquée et suicidogène *, que lui diriez vous ?

* orthoprofs divers s'abstenir.

Ecrit par : dugong | 07 juillet 2009
MPI au Lycée Alain Borne !

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

"Ils vont mettre ça sur le dos d'Alqaïda"

Ne trouvez*vous pas qu'il y a un air de famille entre les photos de scène de MJ et d'OBL ?

Mettez une barbe au cadavre du premier et vous verrez.

En plus, ils ont (avaient) à peu près le même âge.

* à remplir selon l'usage.

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

Mille excuses ! Je voulais mettre "collier de barbe" et non barbe toute seule

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

JPB me demande :
"Pedro, les nouvelles qui remontent tendent à me faire penser que ça pourrait bien être à nouveau la merde à la rentrée, à l'instigation des IUFM qui poussent à la ropue pour envoyer des maquettes de "masters pro" au ministère, en grillant les facs qui, non rattachées à ces messieurs-dames des Sciences de l'Education, peineront à amender leurs masters recherche. Qu'en penses-tu ?
JPB"

-- Les IUFM n'ont jamais fait mystère de leurs intentions : prendre eux-mêmes en main des masters-pro enseignement. Dès le mois de mai de l'année dernière, j'avais publié sur le site de RE le projet de maquette de l'Académie de Créteil, concocté par l'IUFM, l'UFR de sciences de l'éduc de Paris 8 et l'équipe de Bonnafous à Paris 12. J'en avais fait une critique serrée, qui a servi de base au rapport de RE sur la mastérisation. Les principaux arguments de ce texte se sont peu à peu imposés dans la longue lutte de cette année : baisse du niveau du recrutement, déstabilisation des masters-recherche et création d'une masse énorme de reçus-collés. Le problème, c’est que les IUFM se sont lancés dans la bataille pour défendre leurs propres intérêts avec des mots d’ordre suffisamment vagues pour que les universitaires, dont l’inexpérience politique est monumentale, n’y aient vu que du feu. Consciemment ou pas (je penche pour la première hypothèse), les socio-démocrates de Sauvons l’Université ont joué la carte de « l’unité ». C’est maintenant que les choses se décantent et que les masques tombent. Alors que « l’unité » s’était faite sur la non-remontée des maquettes, les IUFM commencent à dire que dans ce cas, les UFR adapteront leurs masters disciplinaires à la préparation des concours et qu’ils seront eux-mêmes couillonnés. SLU vient pour sa part de publier sur son site un nouveau projet de maquette, qui émane encore une fois de Paris 12 et de l’IUFM de Créteil et qui reprend à peu de choses près l’ancien tout en donnant moins de précisions pour qu’il soit moins facile à démolir. http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article2816

Il y a aussi le rôle néfaste de certains présidents d’Université vendus aux sciences de l’éduc. L’exemple type en est Filâtre, lui-même professeur en sciences de l’éduc, président de Toulouse-le-Mirail et représentant de la CPU pour tout ce qui concerne la mastérisation. Il voudrait, si j’ai bien compris, faire remonter sa maquette immédiatement pour une mise en place à la rentrée.

Bref, tous ces gens grenouillent en profitant des vacances d’été. Tout dépend de l’écho qu’ils auront au Ministère. Sur ce point je n’ai absolument aucune info. Le mieux serait que Chatel publie tels quels les décrets Darcos. Mais il risque fort de se laisser circonvenir. Je suis assez pessimiste.

Écrit par : Pedro Cordoba | 07 juillet 2009

J’avais consacré quelques mots à Walter Benjamin. Je ne vois pas en quoi ils pourraient le faire se retourner dans sa tombe puisqu’ils sont strictement conformes au dernier état de sa pensée (Thèses sur l’histoire). Cadichon est parfois mieux inspirée.

Écrit par : Pedro Cordoba | 07 juillet 2009

- dans mon paquet de copies, 13,5/20 de moyenne générale.

Sans pédagols ni TPE, la "réussite" aurait-elle été aussi éclatante ?

Ecrit par : dugong | 07 juillet 2009
Mon fils a 13.5/20 avec zéro point de TPE et 7/20 en EPS (on se demande encore comment cet abruti s'est débrouillé pour avoir une telle note en EPS !!!). Cette grande nouillasse aurait eu la mention Bien si seulement il avait accepté de faire le zouave en TPE.

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

"Ils vont mettre ça sur le dos d'Alqaïda"

Ne trouvez*vous pas qu'il y a un air de famille entre les photos de scène de MJ et d'OBL ?

Mettez une barbe au cadavre du premier et vous verrez.

En plus, ils ont (avaient) à peu près le même âge.

* à remplir selon l'usage.

Ecrit par : dugong | 07 juillet 2009
Bon sang, mais c'est bien sûr ! OBL, c'est MJ !!!!!

Ben Laden est mort, les gars ! Génial ! Y'a plus de prétexte à l'outrance sécuritaire !

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Pedro Cordoba a écrit : "le projet de maquette de l'Académie de Créteil, concocté par l'IUFM, l'UFR de sciences de l'éduc de Paris 8 et l'équipe de Bonnafous à Paris 12 [...] Les principaux arguments de ce texte se sont peu à peu imposés dans la longue lutte de cette année : baisse du niveau du recrutement, déstabilisation des masters-recherche et création d'une masse énorme de reçus-collés."

Cela a peut-être à voir avec la récente déclaration des siamois Se*Unsa/Sgen qui "demandent le report des épreuves d'admission en fin de M2 afin de diminuer le nombre de reçus collés" comme l'affirme le jus pédagol du jour ?

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

J’avais consacré quelques mots à Walter Benjamin. Je ne vois pas en quoi ils pourraient le faire se retourner dans sa tombe puisqu’ils sont strictement conformes au dernier état de sa pensée (Thèses sur l’histoire). Cadichon est parfois mieux inspirée.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 07 juillet 2009

C'est Cadichon qui ferait mieux de retourner dans sa tombe.

Écrit par : joi d'amor | 07 juillet 2009

"Je suis outrée par les propos ici tenus concernant M.J., ses fans et ses gants blancs indémodables, GM."

Une femme du blog outrée ? Si elle veut nous gonfler, qu'elle le fasse au moins à l'hélium mais pas aux gaz de décomposition qui sont inévitables quelques jours après le décès.

Chez l'homme, du moins.

Ecrit par : dugong | 07 juillet 2009 Ils ont dû l'embaumer, MJ, comme Lénine, non ?

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Il paraît que la mort de Michael Jackson a provoqué quelques suicides mais que les médias n'en ont pas parlé pour éviter une épidémie, comme lors de la mort de Rudolf Valentino. Moi, je trouve que c'est dommage, en cette période de chomage. Ça aurait éliminé quelques cons, espèce dont nous ne manquons guère sur notre bonne vieille terre.

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Vous devriez avoir honte, franchement.

De l''humanité, vous en avez seulement pour les bêtes.

je ne vous salue pas.

Écrit par : merlemocoeur | 07 juillet 2009

il n'y a pas de bordel ici (les Français, que je rencontre, qui ont fui la France sont ravis de vivre au Canada)!

Ecrit par : Pendariès | 07 juillet 2009

Mais pourquoi donc ont-ils fui ? Ils ont fui qui ? Pourquoi ? En France, tout le monde est heureux, on se métisse, on est fier de notre diversité. C'est très étrange, vraiment ! Vous pouvez nous en dire plus ? Vous leur avez posé la question, j'espère.

Écrit par : ipidiewhite-blanco au Canada | 07 juillet 2009

"Ils ont dû l'embaumer, MJ, comme Lénine, non ?"

Ils auront beau l'embaumer, je prends le pari qu'il finira par suinter comme dans un vulgaire église turinoise.

La différence, c'est que pour dater au carbone 14, il faut faire tintin : dans MJ, y'en a plus !

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

Et quand je dis les bêtes, ne pas lire les idiots!

Écrit par : merlemocoeur | 07 juillet 2009

il n'y a pas de bordel ici (les Français, que je rencontre, qui ont fui la France sont ravis de vivre au Canada)!

Ecrit par : Pendariès | 07 juillet 2009
Ah ? Les français exilés au Québec sont-ils puritains ?
Allez, ne soyez pas naïfs ! Ils vont certainement dans quelques maisons closes interdites et en jouissent d'autant plus !

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

A propos des reçus-collés de la mastérisation, dugong écrit :

Cela a peut-être à voir avec la récente déclaration des siamois Se*Unsa/Sgen qui "demandent le report des épreuves d'admission en fin de M2 afin de diminuer le nombre de reçus collés" comme l'affirme le jus pédagol du jour ?

Ecrit par : dugong | 07 juillet 2009

Curieusement le projet Unsa/Sgen n'est pas le plus absurde de tous ceux qui circulent en ce moment. Mais moi qui ne suis pas particulièrement SNES, je dois reconnaître que c'est ce dernier syndicat qui a adopté (assez récemment) la position la plus juste : le concours après le master. C'est ce que demande RE depuis l'an dernier. Quant au SNALC, il s'oppose à la mastérisation Darcos-Pécresse (Chatel, on ne sait pas encore ce qu'il veut) mais à ma connaissance n'a encore pas présenté de contre-projet.

Écrit par : Pedro Cordoba | 07 juillet 2009

Il paraît que la mort de Michael Jackson a provoqué quelques suicides mais que les médias n'en ont pas parlé pour éviter une épidémie, comme lors de la mort de Rudolf Valentino. Moi, je trouve que c'est dommage, en cette période de chomage. Ça aurait éliminé quelques cons, espèce dont nous ne manquons guère sur notre bonne vieille terre.

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Vous devriez avoir honte, franchement.

De l''humanité, vous en avez seulement pour les bêtes.

je ne vous salue pas.

Ecrit par : merlemocoeur | 07 juillet 2009
C'est pas bien grave ! Puis, alors là, je n'ai pas honte du tout !

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Il paraît que les épidémies de suicide après la mort de personnalités, cela s'appelle « l'effet Werther » ; c'est plus littéraire que Rudolf Valentino comme allusion...

Écrit par : sanjuro | 07 juillet 2009

Et quand je dis les bêtes, ne pas lire les idiots!

Ecrit par : merlemocoeur | 07 juillet 2009
Vous vous enfoncez !

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

"cela s'appelle « l'effet Werther » "

Qui comme chacun sait précède l'œuvre des vers de terre.

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

Il paraît que les épidémies de suicide après la mort de personnalités, cela s'appelle « l'effet Werther » ; c'est plus littéraire que Rudolf Valentino comme allusion...

Ecrit par : sanjuro | 07 juillet 2009
Il paraît que Goethe en fut, en son temps, catastrophé. Il voulait décrire une situation mais fut dépassé par ses lecteurs. Enfin, c'est ce que m'en a dit, si ma mémoire n'est pas infidèle, mon papa.

Écrit par : dobolino | 07 juillet 2009

@ yann

Je vais essayer de trouver une photo plus ancienne ! ;-)

Écrit par : Robin | 07 juillet 2009

"Chatel, on ne sait pas encore ce qu'il veut"

Si ! Il veut réduire les ressources humaines.

C'est un jivaro qui ira droit au but.

Allez l'OM !

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

Formation des enseignants: des décrets publiés d'ici fin juillet (Chatel)

AFP 07.07.09 | 20h55

Le gouvernement veut publier d'ici fin juillet les décrets fixant le cadre de la "mastérisation", réforme controversée de la formation des enseignants, a indiqué mardi à l'AFP le ministre de l'Education nationale Luc Chatel, à l'issue d'entretiens avec les syndicats.

Le gouvernement veut ensuite laisser des groupes d'experts travailler sur le contenu de la réforme, avant de recevoir de nouveau les organisations syndicales "fin novembre-début décembre", a-t-il précisé.

Le ministre a reçu mardi, avec la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, quatre organisations syndicales (FSU, Sgen, syndicat autonome, Unsa) pour évoquer la "mastérisation", sujet litigieux prévoyant le recrutement des enseignants au niveau du Master (bac+5).

Selon cette réforme, cette formation incomberait aux universités.

"Le 15 juillet, nous aurons la fin des travaux de la commission Marois-Filâtre (chargée de réfléchir à cette réforme) et dans la foulée la publication de leurs préconisations", a rappelé le ministre.

"Nous avons dit (aux organisations syndicales) que nous souhaitions signer les décrets fixant le cadre de la mastérisation d'ici la fin juillet", a déclaré Luc Chatel dans un entretien à l'AFP.

"En même temps, nous avons ouvert la discussion sur un certain nombre de sujets qui nécessitent un approfondissement", a-t-il ajouté, citant "trois sujets".

Le premier concerne "la date du concours pendant l'année de M2, c'est-à-dire à quel moment de l'année de M2 on fait le concours. Le principe que ce soit en M2 sera dans le décret, ce n'est pas sur la table", a-t-il dit.

Le deuxième est "le contenu de la maquette des concours" et le troisième "le contenu de la part formation de la première année après le concours".

"On prévoit un tiers de formation et un tiers de terrain (dans l'année suivant le concours d'enseignant). Il s'agit de voir ce qu'on prévoit comme contenu de cette formation", a-t-il dit.

"Ces trois sujets sont ouverts à discussion et pour cela, à partir de septembre, nous allons installer des groupes techniques, des groupes d'experts, qui comprendront des membres de l'administration, des inspecteurs généraux de l'administration, des experts externes", a-t-il expliqué.

Trois groupes seront constitués: pour l'enseignement primaire, secondaire et professionnel.

"En parallèle, nous nous nous sommes engagés avec Valérie Pécresse à ce que nos cabinets continuent de dialoguer avec les organisations syndicales pour les tenir au courant de l'avancée des travaux des groupes d'experts".

"Avec Valérie Pécresse, nous reverrons les organisations syndicales fin novembre-début décembre sur les différents sujets", a-t-il dit.

M. Chatel devait recevoir mercredi la Conférence des présidents d'université (CPU), ainsi que William Marois et Daniel Filâtre, chargés par Xavier Darcos de réfléchir à la réforme de la formation des enseignants.

Dans un communiqué, la FSU a réitéré sa demande de "non publication des décrets pour permettre l'achèvement des concertations" et "souligné l'insuffisance et l'étroitesse des sujets de discussion", menaçant de "s'appuyer sur la mobilisation des personnels pour obtenir une toute autre réforme".

"Ce nouveau calendrier est dangereux car il entraînera un manque de temps nécessaire à l'élaboration de formations de qualité en risquant de recréer des situations de tension comme nous avons pu en vivre cette année", a réagi l'organisation étudiante Fage dans un communiqué.

Écrit par : TotoWeininger | 07 juillet 2009

un vulgaire église turinoise. Ecrit par : dugong | 07 juillet 2009

Dédidément, vous ne pouvez pas écrire 3 mots de suite avec les accords qui s'imposent, dugong ! Il faut vous déchiffrer quand on voudrait vous lire ...

Écrit par : orthoproflefaux | 07 juillet 2009

Pardon, je rectifie : un vulgaire église turinois

Les noises, c'est vous qui les cherchez.

Écrit par : dugong | 07 juillet 2009

Je suis d'ailleurs tout à fait surpris que François Fillon ait prononcé la phrase que vous rapportez, Francis Penin.


"Mais si, il faut exclure les élèves intenables ! Les exclure de la classe, pas du collège !"

Ecrit par : Francis Penin | 04 juillet 2009

C'est l'évidence même! A moins de renoncer à faire cours.

Ecrit par : Jean | 04 juillet 2009
---
C'est en substance ce qu'il a dit, Jean, je vous l'assure. J'aurais préféré faire une citation exacte, mais quand il a dit cela je n'avais ni crayon ni papier sous la main.

Écrit par : Francis Penin | 07 juillet 2009

M. J. ? Il est tranquille, peinard dans son cercueil à oxygène.

Écrit par : Marilyse | 07 juillet 2009

"et ici aussi le port du Niqab par des réfugiées Bengladi - ou bengladaises??? - posent problème à la société)"

Ecrit par : Pendariès | 07 juillet 2009

pose problème

Écrit par : Orthoprofundesfaux | 07 juillet 2009

Il paraît que la mort de Michael Jackson a provoqué quelques suicides mais que les médias n'en ont pas parlé pour éviter une épidémie, comme lors de la mort de Rudolf Valentino. Moi, je trouve que c'est dommage, en cette période de chomage. Ça aurait éliminé quelques cons, espèce dont nous ne manquons guère sur notre bonne vieille terre.

Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Vous devriez avoir honte, franchement.

De l''humanité, vous en avez seulement pour les bêtes.

je ne vous salue pas.

Ecrit par : merlemocoeur | 07 juillet 2009

D'accord avec Dobolino, sur ce coup-là.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2009

Dobolino ne se moquait pas du suicide en général, mais des gens qui se suicident pour Mickael Jackson.

Avec les conneries qui ont été dites sur Mickael Jackson, notamment qu'il avait guéri des cancers, il est tout à fait crédible que des illuminés se suicident en apprenant sa mort.

Dobolino l'a dit avec sévérité, mais enfin tout de même, se suicider à la mort de Mickael Jackson, ça n'a pas un panache extraordinaire, si c'est un comportement qui s'est réellement produit.

Écrit par : Jeremy | 08 juillet 2009

Les écoles véto sont à la charge de l'état, alors que l'école Lassale Beauvais est subventionnée par la Région Picardie et le Département de l'Oise.
Ecrit par : dobolino | 07 juillet 2009

Oui, et largement payée par les élèves, aussi.

Dobolino, ce que vous annoncez pour les ENM, c'est effectivement inquiétant.

Écrit par : Jeremy | 08 juillet 2009

Pas ENM mais ENV. A une lettre près, on passe des Justes aux bêtes.

Bon, petit message pour détendre l'atmosphère :

Bac général: 78,4% de réussite au premier coup, en hausse de 2,9%

Le taux de réussite du premier coup au bac général a atteint cette année 78,4% des candidats, soit une hausse de 2,9% par rapport à 2008, a annoncé mardi à l'AFP le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel.
A l'issue du 1er groupe d'épreuves, 80,7% des candidats au baccalauréat S ont été reçus (+2,1%), 76,7% des candidats en ES (+4,1%) et 74,3% en L (+3,1%).
S'agissant des séries technologiques, 62,9 % des élèves ont obtenu le baccalauréat au premier coup, soit une baisse de 1,5 point. Le secteur industriel atteint 68,1% et le secteur tertiaire s'établit à 60,8%, selon les chiffres du ministère.
Les résultats définitifs, après les oraux de rattrapage qui se déroulent entre mercredi et samedi, seront publiés le 13 juillet.
Plus de 622.000 candidats se sont présentés aux épreuves cette année.
"Les résultats du bac 2009 sont très bons, c'est un excellent cru. On ne peut que s'en féliciter. Je me réjouis que le bac continue de jouer son rôle: consacrer la fin des études secondaires et être une clé d'entrée pour l'enseignement supérieur. Le bac est et restera une institution", a déclaré M. Chatel.
"On a 63,3% d'une génération au niveau du bac. On continue à avoir 150.000 élèves par an qui sortent du système éducatif sans diplôme, c'est un vrai combat que nous avons à mener, améliorer l'accès au bac et réduire le nombre de sorties sans qualification", a commenté le ministre.
"On avait beaucoup progressé dans les années 1985-95 et depuis 95, ce chiffre a tendance à stagner", a-t-il observé.
"C'est un diplôme qui a une valeur hautement symbolique dans notre pays, mon but est de le conforter mais en cherchant à améliorer l'accès au bac", a-t-il dit.
"On peut s'améliorer aussi en matière d'orientation. Il faut que nos élèves choisissent (leur voie) davantage par vocation que par défaut. Il faut qu'on suscite des vraies vocations, alors que trop souvent c'est un choix qui est subi", a ajouté M. Chatel.

Écrit par : Jeremy | 08 juillet 2009

"On prévoit un tiers de formation et un tiers de terrain (dans l'année suivant le concours d'enseignant). Il s'agit de voir ce qu'on prévoit comme contenu de cette formation", a-t-il dit.

Il ne manque pas un tiers ?

Écrit par : Romuald | 08 juillet 2009

On n'enseigne plus le Latin et le Grec, dans le secondaire québécois; va falloir que j'apprenne quelles en sont les raisons...

Écrit par : Pendariès | 08 juillet 2009

D'accord avec Dobolino, sur ce coup-là.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 juillet 2009

Gardez plutôt vos envies de régulation de la population pour les vrais nuisibles!

Écrit par : merlemocoeur | 08 juillet 2009

Le bordel français, c'est: la vie chère, l'administration ogresque, le manque de boulot, les taxes, les grèves, la violence sous toutes ses formes (à Québec, en 2008: 0 meutre); j'avoue que je tombe en amour de cette ville; mais: les parents français s'inquiètent du niveau des cours ne serait-ce que pour la maternelle (qu'on commence à 5 ans ici); sinon: les adolescents sont, d'après ce qu'on m'a rapporté, dont quelques professeurs, aussi "désagréables" ici qu'en France: refus d'apprendre, rejet de l'enseignant; la pédagogie façon meirieu et charmeux y est victorieuse; il y a eu de nouveaux programmes (dont je ne sais rien encore); le reproche fait aux collègues québécois est celui-ci: ils ne connaitraient pas grand chose en littérature, ne seraient pas eux-mêmes lecteurs et maîtriseraient mal l'enseignement de la grammaire...

Écrit par : Pendariès | 08 juillet 2009

Exemple de vie pas chère: maison à 3 étages pour 200 000 euros.

Écrit par : Pendariès | 08 juillet 2009

INFO :
Luc Chatel annoncé à 8 h 20 ce matin sur France Inter.

On lui aurait dit "Bienvenue en enfer" à son arrivée au ministère.

Écrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

Mais pourquoi donc ont-ils fui ? Ils ont fui qui ? Pourquoi ?
Ecrit par : ipidiewhite-blanco au Canada | 07 juillet 2009

On n'enseigne plus le Latin et le Grec, dans le secondaire québécois; va falloir que j'apprenne quelles en sont les raisons...
Ecrit par : Pendariès | 08 juillet 2009

En voilà une excellente raison ! Ils reviendront dès que ce sera la même chose ici, ce qui ne saurait tarder...
Et puis franchement, accepter de se peler pour ne pas faire latin/grec...

Écrit par : nicolas | 08 juillet 2009

Les parents (pas tous) ont autant laissé tomber le suivi (et l'éducation) de leur(s) gosse(s) - mot signifiant "couille" dans le coin - qu'en France; si ça n'est pas un phénomène occidental ça. Niveau pédagogie le Québec est tourné vers notre pédagogisme et les "sciences" de l'éducation des USA.

Écrit par : Pendariès | 08 juillet 2009

le reproche fait aux collègues québécois est celui-ci: ils ne connaitraient pas grand chose en littérature, ne seraient pas eux-mêmes lecteurs et maîtriseraient mal l'enseignement de la grammaire...
Ecrit par : Pendariès | 08 juillet 2009
Somme toute, ils ont assez peu d’avance sur nous !

Écrit par : nicolas | 08 juillet 2009

Et puis franchement, accepter de se peler pour ne pas faire latin/grec...

Ecrit par : nicolas | 08 juillet 2009

Le Carnaval à Québec (-30 degrés C) est formidable; adultes et enfants sont dehors, et couverts, ressemblant à des étoiles (à cause des couches d'habits), m'a dit, ce soir, le serveur du restaurant où j'ai mangé; mais ici, c'est vraiment plus décontracté qu'en France; moi, je veux bien me les geler pour un style de vie beaucoup plus sympa qu'en France.

Écrit par : Pendariès | 08 juillet 2009

C'est drôle, Pendariès, vous n'êtes pas le premier à dire cela. Décidément, il va falloir que j'aille y faire un tour, d'autant que mon neveu est installé à Québec et qu'il fait de la musique...

Écrit par : nicolas | 08 juillet 2009

Niveau pédagogie le Québec est tourné vers notre pédagogisme et les "sciences" de l'éducation des USA.

Ecrit par : Pendariès | 08 juillet 2009

Je ne voudrais pas vous décevoir, Pendariès, mais chronologiquement il me semble qu'ils sont plus proches de l'origine de ces pédagogies innovantes et déstructurantes, ainsi que les States, que nous...

Écrit par : nicolas | 08 juillet 2009

Il ne manque pas un tiers ?
Ecrit par : Romuald | 08 juillet 2009
Mais si ! c’est le tiers-temps pédagogique !

Écrit par : nicolas | 08 juillet 2009

A partir de jeudi, 1 million de visiteurs à Québec pour son Festival d'été: http://www.infofestival.com/ (j'en serai!); pour les poètes du blog: la poésie est très présente, avec des lectures, des festivals internationaux (Trois-Rivières par exemples), le théâtre contemporain a à voir avec la constitution d'une "âme" (politique) québécoise (Michel Tremblay, Robert Lepage, etc.) - élaboration d'une littérature qui n'est plus tournée vers les goûts et les modes de Paname; mais sérieusement, dans le travail, on regarde D'ABORD ce que vous faites bien; on donne sa chance à tout le monde: pas besoin nécessairement de diplômes (les ados commencent leur job à 14 ans), dit-on: j'ai rencontré un gars qui a été porte-parole du Parti du Québec (pour la culture) à l'âge de 20 ans, pas mal!

Écrit par : Pendariès | 08 juillet 2009

Je ne voudrais pas vous décevoir, Pendariès, mais chronologiquement il me semble qu'ils sont plus proches de l'origine de ces pédagogies innovantes et déstructurantes, ainsi que les States, que nous...

Ecrit par : nicolas | 08 juillet 2009

Mais Meirieu est plutôt bien écouté ici.

Écrit par : Pendariès | 08 juillet 2009

Dans le cadre de ses études, ma fille vient de passer trois mois à Montréal dans une école de graphisme : niveau moindre qu'en France et ambiance très cool. Rien à voir avec ses études en France. Pour elle, c'étaient un peu comme des vacances.

Écrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

Chatel sur France-Inter.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2009

c'étaient un peu comme des vacances.

Ecrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

"c'étaient des vacances", mais "c'était un peu comme des vacances".

Écrit par : Orthoptofundesfaux | 08 juillet 2009

"Gardez plutôt vos envies de régulation de la population pour les vrais nuisibles!"

Ecrit par : merlemocoeur | 08 juillet 2009

Hélas, cela n'empêche rien... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2009

"c'était un peu comme des vacances".

Écrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

Vous avez un défaut, Othoptofundesfaux, c'est celui de ne point voir la poutre dans votre oeil mais plutôt la paille dans celui de Marilyse qui vient de se réveiller, et de confondre le r et le t sur un clavier azerty... Très fort !

Écrit par : orthoproflefaux | 08 juillet 2009

"Lui par exemple"

Ecrit par : merlemocoeur | 08 juillet 2009

Vous savez, Merlemocoeur, je suis parfaitement d'accord avec vous. Mais je crois que, pour faire un fascisme à peu près digne de ce nom, il faut autre chose que des chefs.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2009

Hélas, cela n'empêche rien... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2009

En quoi les fans un peu trop bêta d'un chanteur sont-ils nuisibles et influent sur votre vie !

laissez-les vivre !

Écrit par : merlemocoeur | 08 juillet 2009

Je ne viens pas de me réveiller, malheureusement ! Insomnie.
Ca m'apprendra à rajouter des mots et à ne pas corriger l'orthographe après le rajout. Bouh !!!!

Écrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

Revenons à notre fil :
Luc Chatel a affirmé sur France Inter que 96% des élèves à l'issue de la troisième ont obtenu l'orientation en lycée de leur choix. Les 4% en attente auront une place en lycée dans les jours qui viennent. Il réunit les recteurs à ce sujet. Affaire à suivre.

Écrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

Revenons à notre fil :
Luc Chatel a affirmé sur France Inter que 96% des élèves à l'issue de la troisième ont obtenu l'orientation en lycée de leur choix. Les 4% en attente auront une place en lycée dans les jours qui viennent. Il réunit les recteurs à ce sujet. Affaire à suivre.

Ecrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

On peut lire ceci sur NousVousIls :


"Des milliers de collégiens ne savent pas quel lycée ils vont intégrer


Des milliers d'élèves devant entrer en seconde sont toujours sans affectation, particulièrement dans les académies de Paris, Lyon et Toulouse, a déploré la fédération de parents d'élèves FCPE dans un communiqué mardi.

"4.800 élèves en Haute-Garonne pour l'enseignement professionnel, 4.000 dans l'académie de Lyon, 1.400 dans le département de Paris, 400 dans celui du Haut-Rhin, 160 dans celui du Vaucluse...", selon la FCPE, classée à gauche.

La liste des élèves "orientés en seconde mais n'y obtenant pas d'affectation prend la forme d'une litanie interminable", poursuit-elle.

Les problèmes d'affectation, récurrents, sont liés généralement au fait que de nombreux élèves demandent les mêmes établissements particulièrement cotés, a-t-on indiqué au ministère de l'Education nationale.

L'affectation des élèves de seconde a été gérée grâce à un logiciel, Affelnet, dont les paramètres particuliers étaient définis par chaque rectorat.

Interrogé par l'AFP, le rectorat de Paris a contesté les chiffres de la FCPE: sur 13.000 élèves concernés dans l'académie, 95% ont reçu leur affectation au premier tour, grâce au logiciel Affelnet. Les 600 restants seront affectés au second tour mercredi, selon Philippe Fatras, inspecteur d'académie chargé du second degré.

Les élèves, qui pouvaient formuler six voeux, étaient affectés d'un nombre de points en fonction de certains critères (notes, bonus pour le premier voeu, proximité géographique, rapprochement de fratrie...).

Pour un lycée public, les collégiens venant du privé sont pris en compte après ceux venant des collèges publics.

Ceux qui n'ont pas reçu leur affectation avaient demandé exclusivement six lycées prisés, a assuré M. Fatras. Or ceux-ci ont pu recruter tous leurs élèves parmi ceux qui les avaient demandés en premier choix.

Si un de ces élèves n'avait pas le nombre de points nécessaire pour obtenir son lycée favori, il n'a donc obtenu aucun des cinq suivants.

"Les élèves très bons ont obtenu l'établissement qu'ils voulaient. Le problème s'est posé avec des élèves plutôt bons, mais dont le nombre de points s'est avéré insuffisant pour intégrer l'établissement demandé en premier choix", a-t-on expliqué au rectorat."

Écrit par : Romuald | 08 juillet 2009

A propos de la l'inhuma(nisa)tion de Michael Jackson, Libé titre "la présence de la dépouille a décuplé le désir des fans" Ecrit par : dugong | 07 juillet 2009

Autant de nécrophiles ! Multipliés par 10 ! Elle va dérouiller, la dépouille ...

la presse (18h17) : douze suicides suite à la disparition du dégénéré
Ecrit par : dugong | 07 juillet 2009

Cher dugong, le "dégénéré" dans sa dimension extra-terrestre, tout comme le président Palmer de 24 h chrono dans sa dimension fictionnelle ont préparé les mentalités us à l'arrivée de B. Obama. Et ce ne peut pas être un mal, au vu de ce qui se passait avant ! Sans oublier l'apport du "dégénéré" à la musique et au renouveau scénique.
En outre, chercher à ce point à modifier son apparence n'est pas anodin, et n'est pas le signe d'une dégénérescence mais plutôt celui d'une grande souffrance. Mais ce n'est que mon point de vue. Quant à ceux qui se suicident à sa suite, ils ne devaient pas être très bien dans leurs baskets non plus...

Écrit par : nicolas | 08 juillet 2009

En ce qui concerne la pédagogie au canada ( qui a environ 20 ans de destruction de plus de l'école que nous ), certains en reviennent. En effet d'après une de mes profs de l'iufm ( une réfractaire qui aurait noyauté le système ? ), des études "commencent" à montrer que la pédagogie pratiquée au canada n'est pas très bonne.
Pour ma part, entendre 2 sons de cloches à 2 h d'intervalle par deux profs différents m'a fait sérieusement douté des "sciences de l'éducation".
On a voulu le meilleur pour nos enfants mais le meilleur n'est-il pas l'ennemi du bien?

En tout cas les objectifs de l'EN sont clairs :
contrairement au début du siècle ou l'on cherchait à élever un peu le niveau intellectuel général, désormais il faut que tout le monde ait un diplôme ( traduction : le bac au minimum ) à la fin de ses études. Qu'il soit bradé n'est pas un problème c'est le diplôme ( sauvons les apparences ! ) qui compte.

Écrit par : paul B | 08 juillet 2009

"Sans oublier l'apport du "dégénéré" à la musique et au renouveau scénique."

Ecrit par : nicolas | 08 juillet 2009

Ah non! Il a porté la variété noire américaine à un certain niveau de perfection, mais on ne peut pas dire qu'il ait apporté quoi que ce soit à la musique!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2009

on ne peut pas dire qu'il ait apporté quoi que ce soit à la musique!

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2009

Alors là, je ne saurais mieux dire !

Écrit par : mihailovich | 08 juillet 2009

Ah non! Il a porté la variété noire américaine à un certain niveau de perfection, mais on ne peut pas dire qu'il ait apporté quoi que ce soit à la musique!

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2009

Je me suis très mal exprimée, mea culpa. Bien sûr, vous avez raison Christophe, excusez-moi, je n'ai pas votre culture musicale et les mots pour le dire ne me viennent pas aisément. Mais vous avez très bien corrigé mon expression approximative. Merci.

Écrit par : nicolas | 08 juillet 2009

Désolé si ça fait un doublon, mais je crois que l'envoi a raté.
Donc, je disais, encore un pauvre enfant discriminé par l'administration: qu'en pensez-vous ?

http://www.authueil.org/?2009/07/07/1385-un-lycee-c-est-fait-pour-etudier

Écrit par : yann | 08 juillet 2009

Ah non! Il a porté la variété noire américaine à un certain niveau de perfection, mais on ne peut pas dire qu'il ait apporté quoi que ce soit à la musique!

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2009

Et à la danse, qu'en est-il ?

Écrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

encore un pauvre enfant discriminé par l'administration: qu'en pensez-vous ? Ecrit par : yann | 08 juillet 2009


Que l’administration ferait bien de se montrer aussi efficace quand il s’agit de trublions apparemment apolitiques mais tout simplement ineptes. Cf tous les témoignages de ce blog

Écrit par : nicolas | 08 juillet 2009

Cher dugong, le "dégénéré" dans sa dimension extra-terrestre, tout comme le président Palmer de 24 h chrono dans sa dimension fictionnelle ont préparé les mentalités us à l'arrivée de B. Obama. Et ce ne peut pas être un mal, au vu de ce qui se passait avant !

Ecrit par : nicolas | 08 juillet 2009

N'est-il pas trop tôt pour en juger ? Si ce qui a été n'est pas reluisant, on ne sait rien de ce qui sera. Wait and see.

Écrit par : Magister | 08 juillet 2009

78,4 % de réussite au Bac au 1er coup et près d'un bachelier sur deux a obenu une mention...

Tout le monde est content: lycéens, parents, administration, le ministre...

Moi, prof en collège, et observant la catastrophe scolaire tous les jours....je suis sur le c...en voyant les chiffres du Bac et les mentions TB et B qu'ont obtenu cette année les enfants de mes amis.


j'hésite entre la crise de rire...et la bouteille de shivas.

Écrit par : Docteur OX | 08 juillet 2009

Je lis votre post, Docteur OX. Je suis aussi prof de collège et j'ai la même réaction que vous. ???? De qui se moque-t-on ?
Je dirais comme dans la publicité : "Ca sert à quoi qu'on se décarcasse ?"

Écrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

On est vraiment bons, nous les profs !
En regardant les résultats des élèves de mon lycée, on peut voir que certains qui ont passé l'année à dormir sur la table ou à ne pas venir pendant trois mois ont eu le bac !

Après tout, comme le dit le ministère : « Jusqu'à 60 jours d'absence, il semble que les élèves ne soient pas pénalisés. »
À quand 105 % de reçus ? Beaucoup d'ignares enthousiastes ne verraient pas l'erreur...

Écrit par : Pierre Lariba | 08 juillet 2009

j'hésite entre la crise de rire...et la bouteille de shivas.

Ecrit par : Docteur OX | 08 juillet 2009

Empressez-vous d'en rire, de peur d'en pleurer, comme dirait notre Beaumarchais. Mais prenez tout de même la bouteille de shivas et buvez à la santé (mentale) de ceux qui ne sont pas dupes de cette turlupinade. Au passage, saluez donc la Marquise et assurez lui que tout va très bien : dans le monde de bisounours, les gens sont contents avec un... rien.

Écrit par : Magister | 08 juillet 2009

Pour moi, ce sera un petit ouzo. C'est où, le zoo ?

Écrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

Vousici ? Quel heureusasard ! Je vous croyaisauzoo...
Mais dites, Marylise, l'ouzo est assez corsé, je crois. Pourquoi ne pas lui préférer notre Marie Lisard... euh... pardon, notre Marie brizard ?

Écrit par : Magister | 08 juillet 2009

"j'hésite entre la crise de rire...et la bouteille de shivas."

Ecrit par : Docteur OX | 08 juillet 2009

Chivas. Mais c'est un peu "mou", en l'occurrence. Plutôt le Lagavulin!!! ;-)

Écrit par : Orthoprofundesfaux | 08 juillet 2009

Hier, mascarade annuelle : réunion d'harmonisation de l'E.A.F. On discute, on pérore, on déplore le niveau exécrable des copies, mais c'est que le sujet était difficile, on constate les difficultés orthographiques, mais il parait que c'est à cause de l'épidémie de dyslexie (wouaf, wouaf, c'est la dernière trouvaille !).
Résultats des courses, les inspecteurs sont très contents: les notes sont bien meilleures que l'année dernière. Plus ça baisse, plus ça monte !

Écrit par : Amélie | 08 juillet 2009

Chivas. Mais c'est un peu "mou", en l'occurrence. Plutôt le Lagavulin!!! ;-)

Ecrit par : Orthoprofundesfaux | 08 juillet 2009

Monsieur est connaisseur et dispose apparemment d'un palais averti. Mes compliments.

Écrit par : Magister | 08 juillet 2009

Docteur OX et Magister, qu'est-ce que vous fumez ?
Parce que pour boire du shivas...
Un rapport par assimilation abusive avec la divinité hindoue Shiva ? Destructrice et créatrice, elle prend la forme du linga (phallus) et s'associe à la Yoni (vagin) pour représenter les forces créatrices... Je veux bien croire que le Chivas régénère, mais jusque-là !...

Écrit par : orthoproflefaux | 08 juillet 2009

Plus ça baisse, plus ça monte !

Ecrit par : Amélie | 08 juillet 2009

Et ça n'a pas fini de faire des petits...

Écrit par : nicolas | 08 juillet 2009

N'est-il pas trop tôt pour en juger ? Si ce qui a été n'est pas reluisant, on ne sait rien de ce qui sera. Wait and see.
Ecrit par : Magister | 08 juillet 2009

Magister, votre optimisme me scotch(e). Ceci dit, c'est un vaste sujet et ces derniers temps, je ne sais pas pourquoi, je rencontre pas mal de gens qui pensent comme vous. Brr...

Écrit par : nicolas | 08 juillet 2009

Diantre, je savais bien que le Chivas pouvait vous mettre dans des états seconds et vous faire basculer dans la mystique ! Il est des jours où on aimerait bien pouvoir disposer d'autant de bras que Shiva : qu'est-ce qu'on pourrait donner comme claques en un seul mouvement !

Écrit par : Magister | 08 juillet 2009

Plus ça baisse, plus ça monte !

Ecrit par : Amélie | 08 juillet 2009

Oui, c'est la baisse qui monte en épaisseur.

Écrit par : Magister | 08 juillet 2009

Et inversement, plus ça monte, plus ça baise... Je sais, elle est un peu facile mais c'est la faute du Shivas !

Écrit par : Magister | 08 juillet 2009

Ne vous inquiétez pas les enfants pour tous vos bacheliers avec ou sans mention, on vient de changer les enseignes de mon ANPE, Les Pôles Emploi sont flambants neuves et pourront accueillir tout votre petit monde !

Écrit par : iPidiblue au moins les Pôles Emploi ne fondent pas ! | 08 juillet 2009

Pierre lariba a écrit : "À quand 105 % de reçus ? Beaucoup d'ignares enthousiastes ne verraient pas l'erreur..."

Facile : vous prenez les meilleurs 15% des terminales S. Moyennant un petit hochet, vous leur faites passer plusieurs bacs en même temps (on arrange les horaires).

Ils sont reçus même sans avoir suivi les cours correspondants.

On les comptabilise une fois en tant que candidats et plusieurs fois en tant que reçus.

Note au service financier du Moloch : pour mes honoraires de conseil, comme d'habitude sur le compte Caïman. Merci

Écrit par : dugong | 08 juillet 2009

Dugong, pas d'humour noir et pas de bout de ficelle dans la maison d'un pendu ...

Écrit par : iPidiblue et la maison de Moloch | 08 juillet 2009

Excellent, Dugong !
Ça c'est du "consulting" ! Vraiment performing !
Le Plan peut être dépassé, vous allez donner des idées aux rectorats...

Blague d'entreprise :
Qu'est-ce qu'un "consultant" ?
C'est un type qui vous emprunte votre montre pour vous donner l'heure. Ensuite, il facture la prestation.

Écrit par : P. Lariba | 08 juillet 2009

"Pierre lariba a écrit : "À quand 105 % de reçus ? Beaucoup d'ignares enthousiastes ne verraient pas l'erreur..."

.......

Note au service financier du Moloch : pour mes honoraires de conseil, comme d'habitude sur le compte Caïman. Merci

Ecrit par : dugong | 08 juillet 2009]

1) Remarque "théorique". La proposition de Dugong est quasiment dépassée par le réalité : à midi on a présenté dans le poste une élève qui avait plus de 20 - 20, 30 - de moyenne au bac .

2) Remarque pratique : Pourquoi aller si loin , maintenant que le Luxembourg est "propre " , depuis ce matin ?

MD

MD

Écrit par : Michel Delord | 08 juillet 2009

"MD

MD

Ecrit par : Michel Delord | 08 juillet 2009 "

J'en rajoute, peut-être ?

MD

Écrit par : Michel Delord | 08 juillet 2009

Alors là, je ne saurais mieux dire !

Ecrit par : mihailovich | 08 juillet 2009

Miles Davis, Quincy Jones, Otis Redding, Jimmy Hendrix, James Brown, oui. Michaël Jackson, non.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2009

Magister, votre optimisme me scotch(e). Ceci dit, c'est un vaste sujet et ces derniers temps, je ne sais pas pourquoi, je rencontre pas mal de gens qui pensent comme vous. Brr...

Ecrit par : nicolas | 08 juillet 2009

Les poudres de Perlin Pinpin sont toujours efficientes et l'Obamania en est un épandage à l'échelle planétaire. N'oublions jamais qu'Obama est avant et après tout un Américain, qu'il ne fera jamais que la politique des Etats-Unis, c'est-à-dire celle du dollar. In God we trust, surtout s'Il est palpable. C'est certes une analyse à l'emporte-pièce. Mais le monde a beau paraître complexe, au final, on retrouve toujours les mêmes dénominateurs communs. les lignes de force bougent un peu, se réajustent et retissent un nouveau rets. Pour finir, par ses mesures de perfusion, Obama s'adapte davantage à la crise qu'il ne remet en cause le système spéculatif qui la porte en elle. On change de spéculateurs, quand ce ne sont pas les mêmes qui changent de spéculation.
Cela dit, je ne demande qu'à avoir tort car à cette raison-là, je ne tiens pas. L'humanité qui devrait avoir six mille ans d'expérience retombe en enfance à chaque génération. (Tristant Bernard)

Écrit par : Magister | 08 juillet 2009

"Les Pôles Emploi sont flambants neuves" ???

Dans la locution "flambant neuf", le mot "flambant" est invariable. Quant à l'adjectif "neuf", il s'accorde avec le nom auquel il se rapporte.
Exemples : des établissements flambant neufs - des agences flambant neuves...
Peut-être devrait-on ouvrir parallèlement une ANCO : Agence Nationale de Correction Orthographique...

Écrit par : Orthoprof, le vrai | 08 juillet 2009

Tristan Bernard...

Écrit par : OrthoMagister | 08 juillet 2009

OrthoMagister, on peut compter sur vous ? Mes respects pour le pseudo.

Écrit par : Orthoprof, le vrai | 08 juillet 2009

En cette période troublée, juste un mot pour illuminer votre journée.

Je rentre du lycée D. dans la bonne ville de L. dans lequel j'ai fait passer un oral de rattrapage dans une matière coef 8 au bac.
L'interrogation a lieu après 2 h de mise en loge et de préparation. Il se trouve que je suis l'auteur du sujet (qui est rédigé, testé et validé durant l'hiver comme pour un écrit).

Le hasard fait que je vais chercher la gamine dans la salle de prépa plutôt que d'attendre que le pion me l'amène.
Tandis qu'elle range ses 40 stabilos, stylos de toutes couleurs, crayons et matériel divers je commence à lire sa copie qui est brillantissime.

Un peu interloqué je farfouille dans la paperasse qui traine sur son bureau et finis par y trouver la pochette ... du corrigé !

Y sont tellement brelles dans ce bahut qu'ils l'ont distribué en même temps que le sujet (alors qu'il était dans une pochette spécifique, portait des énormes "CORRIGE" sur touts les pages et était imprimé en rouge).

La gamine fond en larme et m'explique que promis juré elle ne l'a pas lu ... Les seuls points qu'elle n'a pas eu sont ceux relatifs aux questions tellement triviales que je n'avais pas jugé utile de rédiger la correction.

Ben voilà, elle s'est pointée pour rater le bac (il lui manquait plus de 60 points) et ce soir elle fera la fête.

J'vous explique pas comme je me suis foutu de la gueule du chef de centre ! Je lui ai fait croire que j'allais tout balancer aux médias et que en cette période d'inactivité estivale il seraient trop content de trouver un peu de croustillant pour illustrer leur traditionnel marronnier !
Y va pas passer une bonne nuit ce con ...

Écrit par : Zorglub | 08 juillet 2009

Orthoprof, pitié ... tapez pas trop fort, pas relu !

Écrit par : Zorglub | 08 juillet 2009

"La vraie paresse, c'est de se lever à 6 heures du matin pour avoir plus longtemps à ne rien faire." disait le grand Tristan. C'est ainsi que j'ai commencé ma journée.
Magister, je ne suis pas une mauviette au bec sucré ! J'aime le corsé : Marie Brizard, beurk !

Une petite histoire pour vous amuser (Voyez que je ne ne suis pas rancunière) :

Toutes les tables de Paris ne sont pas bonnes à fréquenter. Tristan Bernard ne remit jamais les pieds chez cette dame d'une avarice sordide qui l'avait prié à un thé famélique où, par mesure d'économie, tous les gâteaux avaient été coupés en deux. Alors, désignant du doigt un baba, il demanda :
"S'il vous plaît, je prendrais volontiers un "ba" !"

Écrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

Orthoprof, pitié ... tapez pas trop fort, pas relu !

Ecrit par : Zorglub | 08 juillet 2009

Faute avouée est à moitié pardonnée...
Allez, mon fils, dans la paix du Grand Examinateur.

Écrit par : Orthoprof, le vrai | 08 juillet 2009

Zorglub a écrit : "J'vous explique pas comme je me suis foutu de la gueule du chef de centre ! Je lui ai fait croire que j'allais tout balancer aux médias et que en cette période d'inactivité estivale il seraient trop content de trouver un peu de croustillant pour illustrer leur traditionnel marronnier !
Y va pas passer une bonne nuit ce con ..."

Mais non, Zorglub, ce type est un vrai innovant.

Dans la continuité de ce que nous disions précédemment, on pourrait imaginer d'insérer le corrigé dans les questions, dès l'écrit.

Des esprits chagrins vont encore dire que c'est déjà fait, notamment en sciences physiques. On objectera que ce n'était pas systématique.

Des sujets qui font déjà plus de dix pages comme en sciences physiques en S passeraient à une quinzaine. Excellent pour relancer la filière bois, resinistrée depuis la récente tempête dans le sud-ouest.

Bien sûr, on utiliserait un code de couleur pour ne pas perturber les candidats et leur permettre de bien repérer les questions et les réponses.

Remarquez qu'on utilise déjà l'italique pour les données et les distinguer ainsi des questions.

A quelque chose malheur est bon : on observera probablement une nette augmentation des performances en typographie dans l'ensemble de la population.

Qui s'en plaindra ?

Compte Caïman. Merci.

Écrit par : dugong | 08 juillet 2009

Compte Caïman. Merci.

Ecrit par : dugong | 08 juillet 2009

"C'est caïman fait".

Écrit par : le-ministre-en-exercice | 08 juillet 2009

Mozart, il me semble a beaucoup apporté à la musique. On continue d'honorer son oeuvre. Ses obsèques ont été fort discrètes.
Nicolas Appert, dont un collège de Châlons en champagne porte le nom, a été considéré comme un bienfaiteur de l'humanité par les Anglais qui lui ont volé sa mise au point des conserves par la chaleur (appertisation) et en ont tiré de substantiels bénéfices sans penser à partager. Nicolas Appert dut se contenter de la fosse commune. Chaque année je pense à lui quand je fais mes conserves de cerises et de mirabelles.
Quand Marcel Cerdan est décédé dans un accident d'avion, il n'a guère été question de Ginette Neveu, grande violoniste.
Et quand mon grand frère a été reçu premier du canton en 1954 tout donnant un sérieux coup de main aux travaux des champs les plus pénibles car nous n'avions pas de tracteur mais une jument ardennaise capricieuse et difficile à maîtriser, il n'a pas eu sa photo dans le journal non plus.
Bon c'est tout. C'était juste pour dire en passant que le fracas médiatique est assourdissant et nous fait oublier ceux qui travaillent sans bruit, sans se faire remarquer, sans se faire plastronner.

Écrit par : charpentier Hélène | 08 juillet 2009

Hélène, il appert que vous avez raison. Restons à l'écoute de tous les bruits silencieux.

Écrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

"Châlons en champagne"

Ecrit par : charpentier Hélène | 08 juillet 2009

Châlons-en-Champagne

Écrit par : Orthoprofundesfaux | 08 juillet 2009

Magister, je ne suis pas une mauviette au bec sucré ! J'aime le corsé : Marie Brizard, beurk !

Ecrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

Vous l'aurais-je laissé penser par mes propos inconsidérés ?
Pour le Marie Brizard, vous avez raison, trop de sucre nuit à la douceur.

Une petite histoire pour vous amuser (Voyez que je ne ne suis pas rancunière) :

Toutes les tables de Paris ne sont pas bonnes à fréquenter. Tristan Bernard ne remit jamais les pieds chez cette dame d'une avarice sordide qui l'avait prié à un thé famélique où, par mesure d'économie, tous les gâteaux avaient été coupés en deux. Alors, désignant du doigt un baba, il demanda :
"S'il vous plaît, je prendrais volontiers un "ba" !"

Ecrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

Belle anecdote sur la ladrerie mondaine dont j'ai quelques expériences parisiennes. Celles-ci m'avaient inspiré le texte suivant...

du Parisien tel qu’en lui-même

Le Parisien est presque toujours et partout en représentation. Tout l’effleure mais rien ne l’affecte. Prompt à tout passionner, il encense ou fustige selon l’indice de la bien-pensance. Egalitariste dans le discours, il ne boude jamais les privilèges. Et si la générosité lui en est un, c’est qu’il s’aime dans les nobles causes. Philanthrope de salon, il lui arrive de s’estampiller sur le terrain. Fraternel dans les limites de la devise nationale, il prise les titres et méprise facilement quiconque n’en affiche pas. Son individualisme achevé s’accorde sans état d’âme avec son grégarisme foncier car seul le personnage qu’il projette dans le monde le préoccupe vraiment. Il est supérieurement naturel dans ce rôle qu’il possède à la perfection. Rompu aux mille tracasseries de la promiscuité et de l’indigence, la survie permanente l’oblige à souvent user d’expédients. Aussi a-t-il développé l’art de la duplicité feutrée. C'est un madré dans l'âme, un combinard aguerri. Terré dans une caverne de plâtre louée à prix d'or, il arpente le boulevard avec des allures de propriétaire blasé plein de morgue condescendante ou de jovialité infatuée. Butor distingué un jour, mufle abruti le suivant. Chicanier dans les petites choses, il peut témoigner d’une royale désinvolture dans les grandes. Econome ici, flambeur là ; pingre au logis, prodigue en compagnie dès lors qu’il y peut briller, l’alternance du mesquin et du dispendieux lui est une danse connue. Le sublime et le sordide habitent parfois la même adresse. Hautes études et inculture y peuvent faire bon ménage. Mais quand on le croit subtil, il se révèle du premier degré. Il ne doit son impénétrabilité qu’à son épiderme tanné. Nul mieux que lui ne sait si bien donner le change ni si durablement incarner l’impermanence. Drapés dans ses oripeaux, il ne perd rien de sa superbe. C’est là sa constance.
Parigo ergo sum.

Balzac, déjà, avait tracé de lui un portrait qu'on croirait écrit à peine...

« A force de s’intéresser à tout, le Parisien finit par ne s’intéresser à rien. Aucun sentiment ne dominant sur sa face usée par le frottement, elle devient grise comme le plâtre des maisons qui a reçu toute espèce de poussière et de fumée. En effet, indifférent la veille à ce dont il s’enivrera le lendemain, le Parisien vit en enfant quel que soit son âge. Il murmure de tout, se console de tout, se moque de tout, oublie tout, veut tout, goûte à tout, prend tout avec passion, quitte tout avec insouciance… »

Honoré de Balzac, La fille aux yeux d’or (1834)

Écrit par : Magister | 08 juillet 2009

Et encore, Magister, vous ne connaissez pas les Lyonnais!
Et que dire des Marseillais!
Quand aux Toulousains...
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2009

Et encore, Magister, vous ne connaissez pas les Lyonnais!
Et que dire des Marseillais!
Quand aux Toulousains...
;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2009

Quant aux Toulousains... (OrthoMagister)

Eh bien, que quelqu'un s'y mette car j'ai dans l'idée que de ces côtés-là, la plume grincerait sur le papier...

Écrit par : Magister | 08 juillet 2009

Et quand mon grand frère a été reçu premier du canton en 1954 tout donnant un sérieux coup de main aux travaux des champs les plus pénibles car nous n'avions pas de tracteur mais une jument ardennaise capricieuse et difficile à maîtriser, il n'a pas eu sa photo dans le journal non plus.
Bon c'est tout. C'était juste pour dire en passant que le fracas médiatique est assourdissant et nous fait oublier ceux qui travaillent sans bruit, sans se faire remarquer, sans se faire plastronner.

Ecrit par : charpentier Hélène | 08 juillet 2009

Merci de ce témoignage et de cette vérité rappelée.

Écrit par : Magister | 08 juillet 2009

Magister, je goûte fort votre portrait des Parisiens ! C'est un bel hommage au maître La Bruyère que nous tenons en haute estime.
Il m'arrive, au moins une fois par an, de monter de ma province saluer ma fille sise non loin de la Place d'Italie et de juger sur pièce le specimen que vous décrivez. J'aime à flâner sur les grands boulevards, comme dit la chanson, ou dans des lieux plus insolites. J'ai toujours le sentiment d'y goûter l'étrangeté.
Seulement, au bout de quelques jours, je ne songe qu'à rentrer dans ma verte campagne, auprès de mes grands arbres et de mes petits oiseaux. Diphile me comprendrait.
Félicitations pour vos chutes latines qui peuvent "se décliner" à l'infini ! Amo ergo sum.

Écrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

Drapés dans ses oripeaux, il ne perd rien de sa superbe. Ecrit par : Magister | 08 juillet 2009
Dites donc, Magister, ce n'est pas parce que vous écrivez des textes superbement nourris par Montesquieu sur le fond que vous pouvez vous affranchir de la forme ! Drapé, que diable !

Écrit par : orthoproflefaux | 08 juillet 2009

Y sont tellement brelles dans ce bahut qu'ils l'ont distribué en même temps que le sujet (alors qu'il était dans une pochette spécifique, portait des énormes "CORRIGE" sur touts les pages et était imprimé en rouge). Ecrit par : Zorglub | 08 juillet 2009

Deux hypothèses : 1) déjà atteints par l'illettrisme qui n'a pas mis longtemps à faire son oeuvre
2) explication partielle des très bons taux de réussite
Ajoutons que l'une n'est peut-être pas exclusive de l'autre...

Écrit par : nicolas | 08 juillet 2009

Et comment se fait-il que le corrigé des épreuves soit distribué dans les centres d'examen ??? Je n'ai jamais vu ça !

Par contre, Zorglub, c'est pour le bac pro, c'est ça ? Car en bac technique et général, les rattrapages ne commencent que demain.

Écrit par : Jeremy | 08 juillet 2009

L'Éducation Nationale enfin rentable !!
Une entreprise bretonne produit de l'énergie avec de la graisse d'andouille. Elle envisage un gros contrat de fourniture avec le MEN. A suivre...

"L'andouille bretonne produit de l'énergie
Pas banal, le procédé utilisé par l’entreprise artisanale d’andouilles Maillard-La Bainaise pour produire de l’électricité ! En effet, la petite société d’Ille-et-Vilaine (35) utilise la graisse de porc pour faire fonctionner ses appareils ménagers.

Le procédé est étonnant et surtout écologique. La petite entreprise artisanale d’andouilles Maillard - La Bainaise utilise depuis quelques temps de la graisse issue de boyaux de porcs pour produire de l’électricité.

En effet, selon une information parue dans le Parisien du 11 février, cette société de 20 salariés fait fonctionner ses fours, ses frigos, son chauffe-eau et ses locaux grâce au gras de sa matière première : la graisse de porc. Mais comment cela marche-t-il ? La graisse animale excédentaire des andouilles est récupérée puis filtrée avant d’y ajouter de l’éthanol. C'est une rencontre entre des étudiants de l'Ecole des Mines de Nantes à la recherche d'une entreprise prête à tester son idée et le directeur qui est à l'origine de cette innovation.

Un procédé économique et écologique

A noter que ce procédé est non seulement économique - l'entrepreneur déclare au Parisien économiser une facture qui s'élevait auparavant à 15.000€ par an et les 150€ de frais par semaine pour l'élimination de la graisse en équarissage - mais également écologique, car il permet de limiter les rejets de CO2 dans l’atmosphère. Bientôt, l'entreprise en produisant plus que ses besoins, pourra même en faire profiter ses voisins !"

Écrit par : yann | 08 juillet 2009

Drapé, que diable !

Ecrit par : orthoproflefaux | 08 juillet 2009

Je me suis déjà claqué. Merci de veiller.

Écrit par : Magister | 08 juillet 2009

"L'andouille bretonne produit de l'énergie." : Ah bon ? Je n'avais pas remarqué ...

Petit rappel : L'étymologie mène à tout !
Les mots "andouille" et "éducation" (nationale) sont de la même famille via l'adjectif "ductilis" (famille de ducere : conduire) ! Qui l'eût cru, franchement ?

Écrit par : Marilyse de Bretagne | 08 juillet 2009

(famille de ducere : conduire) ! Qui l'eût cru, franchement ?

Ecrit par : Marilyse de Bretagne | 08 juillet 2009

Comme Duce ?

Paf ! Un point Godwin ;o))

Écrit par : yann | 08 juillet 2009

Autre spécifité bretonne :

Il paraît qu'il y a eu une fuite dans les résultats du bac. Dans l'Académie de Rennes, un pirate les aurait donnés dès 1 h du matin ! Bougre d'andouille, à qui peut-on faire confiance ? Pas net le net...

Écrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

Ecrit par : Marilyse de Bretagne | 08 juillet 2009

Je savais que mon info vous plairait.

Écrit par : yann | 08 juillet 2009

Comme Duce ?

Paf ! Un point Godwin ;o))

Ecrit par : yann | 08 juillet 2009

Exact, Monsieur de Duc.

Écrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

Exact, Monsieur le Duc ! Attention à l'orthosurveillance intégrée...

Écrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

andouille : du latin inducere, introduire
Ca conduit où ?

Écrit par : orthoproflefaux | 08 juillet 2009

Un article paru dans le Canard d'aujourd'hui et qui devrait en intéresser certains :

"Les vétos se rebiffent

L'avenir de la malbouffe est assuré. Sous prétexte de restriction budgétaire, le ministère de l'Agriculture (opportunément rebaptisé ministère de l'Alimentation) a décidé de mettre les services vétérinaires au régime pain sec. Dans trois ans, à la suite de la décision de ne remplacer qu'un départ à la retraite sur deux, il y en aura 350 de moins. D'autant plus dur à avaler qu'il n'y avait pas beaucoup de gras : avec 5000 agents, les services vétérinaires français sont parmi les mains bien lotis d'Europe. Quand ils ont découvert le coup de Jarnac que leur avait fait Michel Barnier avant de quitter le ministère, ces fonctionnaires se sont illico fendus d'une lettre courroucée à son successeur, Bruno Le Maire, pour lui demander de rétro pédaler. Ajoutez﷓y que Bruxelles nous tape régulièrement sur les doigts à cause, justement, du manque de personnel. Ils ne sont en effet qu'une vingtaine pour s'assurer que poulets et dindes ne risquent pas de se transformer en bombes bactériologiques. Six fois moins que ce que réclame l'Europe. Et, pour contrôler ce qui est mis dans la gamelle de Ia volaille, des veaux, vaches, cochons, etc., les services vétérinaires ne peuvent compter que sur 30 fonctionnaires. Tout cela au moment où les spécialistes expliquent qu'il faut surveiller les cochons comme le lait sur le feu, histoire qu'ils ne nous reconcoctent pas, en douce, un virus de la grippe A encore plus vigoureux. Merci, Barnier !"

Un métier qui permet de "surveiller un cochon comme du lait sur le feu" a droit à toute ma considération.

Écrit par : dugong | 08 juillet 2009

Merci de veiller.
Ecrit par : Magister | 08 juillet 2009
Vigilo ergo sum, Magister !

Écrit par : orthoproflefaux | 08 juillet 2009

Miles Davis, Quincy Jones, Otis Redding, Jimmy Hendrix, James Brown, oui. Michaël Jackson, non.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2009

Le Jimi le plus simple possible!

Le Jackson sans tréma sur le kel, merci pour lui !

Écrit par : merlemocoeur | 08 juillet 2009

andouille : du latin inducere, introduire
Ca conduit où ?

Ecrit par : orthoproflefaux | 08 juillet 2009

Au moins, à ce qu'on en parle. Deblatero ergo sum ! :-))

Écrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

Tout cela au moment où les spécialistes expliquent qu'il faut surveiller les cochons comme le lait sur le feu, histoire qu'ils ne nous reconcoctent pas, en douce, un virus de la grippe A encore plus vigoureux. Merci, Barnier !"

Un métier qui permet de "surveiller un cochon comme du lait sur le feu" a droit à toute ma considération.

Ecrit par : dugong | 08 juillet 2009

A en pousser des cris de porc frais !*

*Sous-titrage sur demande pour les andouilles susdites.

Écrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

andouille : du latin inducere, introduire
Ca conduit où ?

Ecrit par : orthoproflefaux | 08 juillet 2009

Partant de l'étymologie, traiter quelqu'une de triple andouille serait donc la supposer trois fois introduite... ooooh !

Écrit par : Magister après deux verres de shivas | 08 juillet 2009

"A en pousser des cris de porc frais !*

*Sous-titrage sur demande pour les andouilles susdites."

Tout est bon dans le cochon mais probablement pas dans l'orfraie.

Et puis, vaut-il mieux se faire une andouille susdite qu'une andouille sudiste ?

Écrit par : dugong | 08 juillet 2009

ENORME, la programmation; Christophe S., non, ne soyez pas jaloux! ;-)

http://www.infofestival.com/index.php?lang=fr&page=programmation#progGrid=fr%3BGetByDate%3B2009-07-09

Écrit par : Pendariès | 08 juillet 2009

Ecrit par : Magister après deux verres de shivas | 08 juillet 2009

Magister, Vishnou la paix !

Écrit par : yann | 08 juillet 2009

"Partant de l'étymologie, traiter quelqu'une de triple andouille serait donc la supposer trois fois introduite..."

on ne dit pas "introduite trois fois" mais immatriculée.

N'importe quel orthoprof vous le dira.

Écrit par : dugong | 08 juillet 2009

Luc Chatel n'a toujours pas de cabinet.

Écrit par : guy morel | 08 juillet 2009

ENORME, la programmation; Christophe S., non, ne soyez pas jaloux! ;-)

Ecrit par : Pendariès | 08 juillet 2009

Si vous pouvez aller voir et écouter Lila Downs Dimanche, pensez à moi !
Veinard.

Écrit par : yann | 08 juillet 2009

Luc Chatel n'a toujours pas de cabinet.

Ecrit par : guy morel | 08 juillet 2009

Pauvre homme ! Obligé de se retenir depuis tout ce temps.

Écrit par : yann | 08 juillet 2009

"Luc Chatel n'a toujours pas de cabinet"

Darcos est parti avec ?

Ce monde-là est impitoyablement mesquin.

Écrit par : dugong | 08 juillet 2009

Les piles de BOEN en papier pelure sont-elles au moins restées ?

Écrit par : dugong | 08 juillet 2009

on ne dit pas "introduite trois fois" mais immatriculée.

N'importe quel orthoprof vous le dira.

Ecrit par : dugong | 08 juillet 2009

Je ne confirme pas. Demandez à Docteur OX ou à Magister qui me semble très en forme aujourd'hui.

Écrit par : orthoproflefaux | 08 juillet 2009

Si vous pouvez aller voir et écouter Lila Downs Dimanche, pensez à moi !
Veinard.

Ecrit par : yann | 08 juillet 2009

Je penserai à vous Yann, c'est quand même beau la vie, quand on peut en profiter...

Écrit par : Pendariès | 08 juillet 2009

Partant de l'étymologie, traiter quelqu'une de triple andouille serait donc la supposer trois fois introduite... ooooh !

Ecrit par : Magister après deux verres de Chivas | 08 juillet 2009

Alors, là, Magister, je ne vous reconnais plus !
Quel dévergondage ! Voilà où vous pousse la fréquentation de ce blog où sévissent les damnés de l'Education andouillesque ! Ma doué bonne mère !!! :-))))

Écrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

Tout cela au moment où les spécialistes expliquent qu'il faut surveiller les cochons comme le lait sur le feu, histoire qu'ils ne nous reconcoctent pas, en douce, un virus de la grippe A encore plus vigoureux. Merci, Barnier !"

Un métier qui permet de "surveiller un cochon comme du lait sur le feu" a droit à toute ma considération.

Ecrit par : dugong | 08 juillet 2009

A en pousser des cris de porc frais !*

*Sous-titrage sur demande pour les andouilles susdites.

Ecrit par : Marilyse | 08 juillet 2009
Avant, il y avait chaque année les EOR appelés pour donner un coup de main aux DDSV. Depuis qu'on a supprimé le service militaire, c'était déjà panique à bord, notamment pour controler tous les abominables petits camions de restauration rapide des zones touristiques.
Nous ne pouvons que vous déconseiller vivement d'aller vous nourrir dans ces petits restaurants saisonniers ! La salmonellose et la turista vous guettent.

Écrit par : dobolino | 08 juillet 2009

Ce que ne vous dit pas l'article, c'est que pour améliorer les coupes sombres, on va fondre en une seule direction départementale celles de l'Agriculture, des Services Vétérinaires et de l'Equipement. Ça va s'appeler la (le?) DDT, ce qui ne s'invente pas !!!

Écrit par : dobolino | 08 juillet 2009

@ Christophe et autres mélomanes

Festival "Jazz à Vannes" (30e édition) : demandez le programme !

Du 27 juillet au 1er août, en extérieur s'il fait beau, au Jardin de Limur sous les arbres centenaires :

Archie Shepp (On a les places !)
Didier Lockwood (Excusez du peu... : on a les places !)
Bozilo
Marc Ducret
Eric Le Lann
Molly Jonhson
Ira Coleman
Esperanza Spalding
Harold Lopez-Nussa
Orquestra Buena Vista Sicial Club...
et j'en passe.
Plus des concerts gratuits partout dans la ville, sur le port... Tremplins jazz et blues pour les jeunes talents.

Pour en savoir plus sur le programme : site de la mairie de Vannes.

Ca va swinguer ! Chivas ou pas.

Écrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

Luc Chatel n'a toujours pas de cabinet.

Ecrit par : guy morel | 08 juillet 2009

La ka aller au ministère de l'Intérieur où i sont t'jours fermés.

Écrit par : Marilyse sans Chivas | 08 juillet 2009

Pour vos vacances :

Willy Ronis sur France Inter à l'instant : un délice.

5 juil 2009 ... Dans le cadre des 40èmes Rencontres d'Arles, 80 photographies de Willy Ronis ont été sélectionnées pour être exposées à l'église Saint-Anne. ...

Pour les veinards qui sont dans le coin.

Écrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

"Nous ne pouvons que vous déconseiller vivement d'aller vous nourrir dans ces petits restaurants saisonniers ! La salmonellose et la turista vous guettent."

Dans ces bombes bactériologiques, vous testeriez les bêtes mortes découpées en minces lamelles * mais vous passeriez à côté de la typhoïde dans les tomates lavées dans le seau d'eau sale resté au soleil depuis le matin.

Et, par les temps qui courent, pour avoir un arrêt maladie juste avant la rentrée, une typhoïde c'est autrement plus chic et crédible qu'une turista.

* pratique pour passer directement au microscope.

Écrit par : dugong | 08 juillet 2009

Du 27 juillet au 1er août, en extérieur s'il fait beau, au Jardin de Limur sous les arbres centenaires :


Ecrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

Et juste après, du 7 au 9, n'oubliez pas le festival du chant de marins de Paimpol avec, entre autres :

Marianne Faithfull
Les tambours du Bronx
Soldat Louis
Tom Lewis
Les moules marinières (ouais, bon)
Les souillés de fond de cale
Zachary Richard
Stormalong John (une merveille)
Michel Tonnerre
Alan Stivell
Les goristes
Le Buena vista social club
ET PLEIN DE BRETONS (PLEINS...)

Elle est pas belle, la vie ?

Écrit par : yann | 08 juillet 2009

"Luc Chatel n'a toujours pas de cabinet."

Ecrit par : guy morel | 08 juillet 2009

Si, en plus, il a engagé des sans-papiers, c'est la totale!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2009

"Miles Davis, Quincy Jones, Otis Redding, Jimmy Hendrix, James Brown, oui. Michaël Jackson, non.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2009

Le Jimi le plus simple possible!

Le Jackson sans tréma sur le kel, merci pour lui !"

Ecrit par : merlemocoeur | 08 juillet 2009

Le fond, vous dis-je!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2009

"on ne dit pas "introduite trois fois" mais immatriculée.

N'importe quel orthoprof vous le dira."

Ecrit par : dugong | 08 juillet 2009

Ah, l'immatriculée conception, c'était donc ça???

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2009

je suppose que certains ici vont s'en réjouir alors qu'ils revendiquaient le droit de ne pas enseigner en séquences.

http://www.libetoulouse.fr/2007/2009/07/30-stagiaires-enseignants-de-liufm-punis-pour-faits-de-contestation.html

http://www.liberation.fr/societe/0101578643-les-profs-ont-ils-le-droit-de-desobeir

Écrit par : C'est l'été | 08 juillet 2009

Autre spécifité bretonne :

Il paraît qu'il y a eu une fuite dans les résultats du bac. Dans l'Académie de Rennes, un pirate les aurait donnés dès 1 h du matin ! Bougre d'andouille, à qui peut-on faire confiance ? Pas net le net...

Ecrit par : Marilyse | 08 juillet 2009
Que c'est vilain, que c'est pas beau ! C'est pas en Rhône-Alpes qu'on verrait de tels délits d'initiés ! Nous sommes des purs, nous autres !

Écrit par : dobolino | 08 juillet 2009

""on ne dit pas "introduite trois fois" mais immatriculée.

N'importe quel orthoprof vous le dira."

Ecrit par : dugong | 08 juillet 2009

Ah, l'immatriculée conception, c'était donc ça???

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2009
"

On dit immatriculée contraception (HFT).

Écrit par : C'est l'été | 08 juillet 2009

Autre "spécificité" bretonne : Tiens, celle-là avait échappé au gang des orthoprofs. Trop de Chivas ? Je vais me plaindre : je suis en droit d'être corrigée comme les autres !

Écrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

nous autres !
Pendariès déteint, Dobolino ? Vous voilà canadienne, là ?

Écrit par : nicolas | 08 juillet 2009

je suis en droit d'être corrigée comme les autres !

Ecrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

Eh bien ! Face au "gang des orthoprofs", Magister ne suffisait pas, aujourd'hui ? Il nous faut maintenant le couple infernal
Chivas/Ouzo ?????? Comment faire face ?

Écrit par : orthoproflefaux | 08 juillet 2009

je suppose que certains ici vont s'en réjouir alors qu'ils revendiquaient le droit de ne pas enseigner en séquences.

http://www.libetoulouse.fr/2007/2009/07/30-stagiaires-enseignants-de-liufm-punis-pour-faits-de-contestation.html

http://www.liberation.fr/societe/0101578643-les-profs-ont-ils-le-droit-de-desobeir
Ecrit par : C'est l'été | 08 juillet 2009

Le métier se complique. Obéir, c'est pourtant simple, mais si les ordres changent continuellement, on fait comment, nous ?

Écrit par : servile public | 08 juillet 2009

http://atheisme.free.fr/Humour/Lourdes.htm

Bon, je m'en vais.

Écrit par : C'est l'été | 08 juillet 2009

Luc Chatel n'a toujours pas de cabinet.
Ecrit par : guy morel | 08 juillet 2009

Il a aussi un agenda très lacunaire, et une actualité très maigre depuis le 03 juillet.

Soit il la viré tous les informaticiens et communicants pour les remplacer, soit ils lui sont extrêmement défavorables.

Écrit par : Jeremy | 08 juillet 2009

Le métier se complique. Obéir, c'est pourtant simple, mais si les ordres changent continuellement, on fait comment, nous ?

Ecrit par : servile public | 08 juillet 2009

En voilà 30 qu'il n'y aura pas à payer... il n'y a pas de petites économies.
Le tour de vis se confirme, mais imaginons que ce soit sous Jospin and co... Nous sommes quelques-uns ici à avoir fait de la résistance... Heureusement pour nos élèves! Mais qu'est-ce que ces résistants-là trouvent dangereux pour les élèves dans les instructions officielles ???

Écrit par : nicolas | 08 juillet 2009

"la viré, laviré, lavirette" + notes de musique

Écrit par : Orthoprof | 08 juillet 2009

Non, "c'est l'été", restez!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2009

http://atheisme.free.fr/Humour/Lourdes.htm

Bon, je m'en vais.

Ecrit par : C'est l'été | 08 juillet 2009

Qu'apprends-je ? "Le pape Jean Paul 2 s'est rendu à Lourdes le 14 et 15 août 2004 à l'occasion du 150ème anniversaire du dogme de "l'Immaculée Conception."

Il est venu aussi la semaine dernière dans notre centre de correction. Un miracle est arrivé ! Alléluia !
Dans notre collège :
82,20 d'admis
53,24 de mentions dont 8.22 de TB, 13.33 de B., 32,88 d'AB.
On a tous eu droit (par mail du Saint-Siège) à des félicitations ! Les 105 % de réussite au bac dans trois ans ne sont peut-être pas une vue de l'esprit. Bon, je laisse mon ouzo tranquille. Faut pas pousser mémé dans les orties.

Écrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

"la viré, laviré, lavirette" + notes de musique

Ecrit par : Orthoprof | 08 juillet 2009

Lequel ?

Écrit par : nicolas | 08 juillet 2009

Lequel ?

L'alpha. L'alphafulateur ?

Écrit par : Orthoprof | 08 juillet 2009

Mais qu'est-ce que ces résistants-là trouvent dangereux pour les élèves dans les instructions officielles ???
Ecrit par : nicolas | 08 juillet 2009

Remise en cause des acquis pédagos. Des années de conneries forgent des âmes de résistants et des vocations chez ceux qui voient dans la niaiserie scolaire une planche de salut à rallier au plus vite.

Écrit par : servile public | 08 juillet 2009

Dans le lien sur libéToulouse à propos des stagiaires IUFM sanctionnés, l'article se conclut par cette interrogation que je partage :

"Une question taraude les stagiaires: quelle idée a traversé les formateurs de l’IUFM de glisser les compte rendus de leurs élèves contestant les réformes dans le dossier de validation? "

Etrange, non ?

Écrit par : dugong | 08 juillet 2009

"Ah, l'immatriculée conception, c'était donc ça???"

Oui et si vous y joignez un déni de grossesse chez Marie, vous avez les véritables clés du scénario.

Et comme dit notre hôte : "voilà ce qui arrive quand on renonce à la sodomie"

Écrit par : dugong | 08 juillet 2009

"Une question taraude les stagiaires: quelle idée a traversé les formateurs de l’IUFM de glisser les compte rendus de leurs élèves contestant les réformes dans le dossier de validation? "

Etrange, non ?
Ecrit par : dugong | 08 juillet 2009

C'est qu'on hésite, voyez-vous. On se tâte. Guerre totale déclarée ou infiltration des lignes ennemis ? C'est qu'on connaît mal la détermination de l'adversaire - à vrai dire, on ne sait même pas s'il nous est défavorable autrement que par opportunisme. Il faut dire aussi qu'à l'IUFM, on est pas très courageux. Alors on a décidé de tester la force de frappe et la détermination de l'adversaire présumé en envoyant les femmes et les enfants fraîchement endoctrinés en première ligne. Si ça sent le cramé, on sort les nez postiches, on se rase et on se recycle dans les nouveaux cycles.

Écrit par : servile public | 08 juillet 2009

Mais qu'est-ce que ces résistants-là trouvent dangereux pour les élèves dans les instructions officielles ???

Ecrit par : nicolas | 08 juillet 2009

Simplement qu'ils ne pourront plus les amener à réinventer sans cesse le fil à couper le beurre, ce qui risque d'étioler leur créativité et donc de compromettre l'émergence d'une nouvelle citoyenneté, en phase avec une cognition spontanée qui trouve son application dans la réactivité sociale, une compétence d'immédiateté qui fonde la nécessaire adaptabilité dont les exigences de variation conditionnent désormais la réussite virtuelle dans un monde volatil.
Bref, comme on n'est plus sûr de rien, il vaut mieux en savoir le moins possible, de sorte à diminuer l'intensité du doute.

Écrit par : Magister qui a fini de cuver | 08 juillet 2009

JPB, comme un intervenant l'écrit dénoncez ces écoles privées qui font subir à l'école publique une concurrence déloyale. Oui elles choisissent leurs élèves sur dossier et caracolent en tête des palmares; Pendant ce temps l'Ecole publique se doit d'accepter tout le monde, et maintenant on lui rajoute l'obligation d'avoir 20% de boursiers.
Quels devoirs pour les établissements privés en matière de mixité raciale sociale ou scolaire. Aucun et c'est le contribuable qui finance ce ghettos. SCANDALEUX !!!
Et au nom de quel privilège ?
Jusqu'à quand on va se taper des ministres de L'EDUCATION nATIONALE qui nous vantent la mixité dans tout ses états et planquent leurs gamins dans des ghettos scolaires comme Notre dame Des oiseaux qui concentrent 1% d'enfants défavorisés et pratiquent la selection drastique.
DENONCEZ CES CONTRADICTION

Écrit par : judith | 08 juillet 2009

J'ai beaucoup aimé ça:


"Les bains

"L'eau froide le terrifiait. Il racontait encore que, la première fois, il avait éprouvé un saisissement si atroce, qu'il s'était juré de ne recommencer jamais. A l'entendre, il n'y avait pas de pire torture. Puis, l'eau, comme il le disait, n'était guère engageante ; car, de crainte que le débit de la source ne put suffire, les pères de la Grotte ne faisaient alors changer l'eau des baignoires que deux fois par jour ; et, comme il passait dans la même eau près de cent malades, on s'imagine quel terrible bouillon cela finissait par être. Il s'y rencontrait de tout, des filets de sang, des débris de peau, des croûtes, des morceaux de charpie et de bandage, un affreux consommé de tous les maux, de toutes les plaies, de toutes les pourritures. Il semblait que ce fut une véritable culture de germes empoisonneurs, une essence des contagions les plus redoutables, et le miracle devrait être que l'on ressortit vivant de cette boue humaine."
(Emile Zola / 1840-1902 / Lourdes / 1896)
"

Mais bon, contrairement à mon fils, j'ai un faible pour Zola...

Écrit par : dobolino | 08 juillet 2009

Bref, comme on n'est plus sûr de rien, il vaut mieux en savoir le moins possible, de sorte à diminuer l'intensité du doute.

Ecrit par : Magister qui a fini de cuver | 08 juillet 2009
Enfin une parole de vérité sur ce blog !
Magister, donnez-moi la méthode et je serai votre première adepte.

Écrit par : dobolino | 08 juillet 2009

Festival "Jazz à Vannes" (30e édition) : demandez le programme !

Du 27 juillet au 1er août, en extérieur s'il fait beau, au Jardin de Limur sous les arbres centenaires :

Pour en savoir plus sur le programme : site de la mairie de Vannes.

Ca va swinguer ! Chivas ou pas.

Ecrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

Merci, Marilyse, pour cette information. Je fais un peu de piano-bar et je m'essaie au jazz. Et comme je ne connais pas Vannes, ce serait tentant...

Écrit par : Jean | 08 juillet 2009

Il s'y rencontrait de tout, des filets de sang, des débris de peau, des croûtes, des morceaux de charpie et de bandage, un affreux consommé de tous les maux, de toutes les plaies, de toutes les pourritures. Il semblait que ce fut une véritable culture de germes empoisonneurs, une essence des contagions les plus redoutables, et le miracle devrait être que l'on ressortit vivant de cette boue humaine."
(Emile Zola / 1840-1902 / Lourdes / 1896)
"

Mais bon, contrairement à mon fils, j'ai un faible pour Zola...
Ecrit par : dobolino | 08 juillet 2009
En somme, c'est le fond d'une piscine publique d'aujourd'hui en fin de journée.
C'est fou ce que Zola aime la merde.

Écrit par : guy morel | 08 juillet 2009

Yann a écrit : "coco toujours", c'est de la cryogénie.
Bien vu.
Ne donc pas confondre "je n'aime pas cette glace à la noix de coco" avec "je n'aime pas ce coco à la noix qui me glace"
Le concept de guerre froide ne fait plus guère crier au génie (?)
Ecrit par : dugong | 07 juillet 2009

Pour un palmarès du post le plus spirituel, je propose celui-ci.

C'est pour ça qu'on l'aime, ce blog.
===========================

Christophe, vous pouvez envoyer directement votre bon souvenir à JPF par mail:
cie.claviers@club-internet.fr

Écrit par : Cadichon | 08 juillet 2009

Concernant les stagiaires toulousains qui ont vu leur titularisation ajournée pour avoir eu le malheur de contester le bien-fondé d'une certaine politique, les médias et notamment BFM TV ont parlé de "professeurs désobéisseurs". Si je savais, pour l'avoir souvent été, que l'on pouvait être désobéissant, j'ignorais que l'on pouvait aussi être "désobéisseur"! Pour en revenir au fond de l'affaire, la référence explicite à la notion de désobéissance illustre parfaitement le fonctionnement de cette machine à infantiliser les stagiaires qu'est l'IUFM. J'ai une amie qui, à l'heure où j'écris, est en route pour Lille afin de passer les oraux du CAPES d'anglais. Si elle l'obtient, ce que je lui souhaite de tout coeur, dois-je lui recommander de profiter de son année de stage pour emmagasiner de l'expérience, expérimenter des choses, échanger librement avec des collègues, ou bien me faudra-t-il au contraire lui conseiller d'être une brave fille sage et obéissante(tiens, nous y revoilà!)?

Écrit par : alain | 08 juillet 2009

tout le monde se fout des classes prépa.

Ecrit par : guy morel | 07 juillet 2009

tout le monde se fout de guy morel

Écrit par : classes prépa | 08 juillet 2009

je suppose que certains ici vont s'en réjouir alors qu'ils revendiquaient le droit de ne pas enseigner en séquences.

http://www.libetoulouse.fr/2007/2009/07/30-stagiaires-enseignants-de-liufm-punis-pour-faits-de-contestation.html

http://www.liberation.fr/societe/0101578643-les-profs-ont-ils-le-droit-de-desobeir

Ecrit par : C'est l'été | 08 juillet 2009

Ouais, mais on sait pas si ce sont des instituteurs ou des professeurs de collège ni pour quelle raison exacte ils sont pénalisés.

Quant à la "séquence", elle a disparu des programmes de français des collèges. Le terme n'y figure plus. Le texte dit seulement que le professeur organise librement son enseignement en "périodes", terme qui correspond à ce qui s'est toujours fait et qui n'a pas les connotations pédagogistes sectaires du mot "séquence".
Donc, "exierunt" les "séquences", finies les "séquences"! Qu'on se le dise!

Écrit par : Jean | 08 juillet 2009

"Je fais un peu de piano-bar et je m'essaie au jazz. Et comme je ne connais pas Vannes, ce serait tentant..."

Ecrit par : Jean | 08 juillet 2009

C'est une belle ville, une belle région. Le Golfe du Morbihan est classé comme l'une des plus belles baies du monde. Rien que ça ! J'y suis née et j'ai sillonné ses eaux pendant toute mon enfance. Vous pouvez me croire.
Le festival de jazz est de qualité. Si le beau temps est au rendez-vous, les concerts sous les arbres sont magiques. Et il y a l'ambiance des piano-bars.
Le port vient d'être entièrement refait. Un vaste espace très agréable. Le soir, c'est là que ça se passe. Entre la Place Gambetta et la capitainerie.
Alors peut-être viendrez-vous à Darioritum, capitale des Vénètes, et gravirez-vous la "butte de César" sur la presqu'île de Rhuys ? Vale.

Écrit par : Marilyse | 08 juillet 2009

Merci, Cadichon!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2009

tout le monde se fout des classes prépa.

Ecrit par : guy morel | 07 juillet 2009

tout le monde se fout de guy morel

Ecrit par : classes prépa | 08 juillet 2009

Joli chiasme "en négatif), (je crois).
Mais pas moi! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2009

@ chiasme

tout le monde se fout des classes prépa.
Les classes prépa se foutent du monde.

Écrit par : joi d'amor | 08 juillet 2009

Merci, "joi d'amor"!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juillet 2009

tout le monde se fout des classes prépa.

Ecrit par : guy morel | 07 juillet 2009

tout le monde se fout de guy morel

Ecrit par : classes prépa | 08 juillet 2009
et de "classes prépa", on ne s'en fout même pas vu qu'i existe pas ( Tardieu, La môme néant).

Écrit par : guy morel | 08 juillet 2009

C'est pour ça qu'on l'aime, ce blog.
===========================

Christophe, vous pouvez envoyer directement votre bon souvenir à JPF par mail:
cie.claviers@club-internet.fr
Ecrit par : Cadichon | 08 juillet 2009

Un amour naissant...

Écrit par : guy morel | 08 juillet 2009

tout le monde se fout des classes prépa.

Ecrit par : guy morel | 07 juillet 2009

tout le monde se fout de guy morel

Ecrit par : classes prépa | 08 juillet 2009
et de "classes prépa", on ne s'en fout même pas vu qu'i existe pas ( Tardieu, La môme néant).
Ecrit par : guy morel | 08 juillet 2009

Mais, c'est qu'il me cherche, le nain.
Et il lui faudrait arrêter de téter la dive bouteille, car il n'a pas le vain gué.

Écrit par : classes prépa | 08 juillet 2009

Ecrit par : Magister qui a fini de cuver | 08 juillet 2009

Donc quand Magister est n'est plus rond, il nous pond du Meirieu...
Au Chivas! Toute !

Écrit par : nicolas | 08 juillet 2009

Quant à la "séquence", elle a disparu des programmes de français des collèges. Le terme n'y figure plus.

Ecrit par : Jean | 08 juillet 2009

Il faut donc en tirer toutes les conséquences. Au fait, Jean, vous parlez à propos de connotation sectaire car séquence et secte sont deux mots issus de la même racine latine "sequi" (suivre).
Sequor ergo sum.

Écrit par : Magister qui a fini de cuver | 09 juillet 2009

Météo télévisée

D’emblée, son nouveau costume voilait la carte de France. Et tandis qu’elle montrait d’où nous arrivait l‘entrée maritime, le tendu de sa robe suggéra un flux de haute pression issu des terroirs gascons. Un ciel de traîne entre l’Anjou et la Bourgogne fut l’occasion de dessiner tous les plis de sa veste qui semblaient prolonger les affluents de la Loire. Vinrent les températures plus ou moins de saison, annoncées avec force croisement de doigts où rutilaient les joyaux d’un chapelet de bagues. Quand le saint du lendemain fut enfin révélé, un large sourire dentaire souhaita le bonsoir télévisé à tous.
Meteo ergo sum.

Dicton pour le jeudi 9 juillet :

A la sainte-Procule
Arrive la canicule.

Écrit par : Magister qui a fini de cuver | 09 juillet 2009

Il y a deux commentaires non validés sur mon blog. Je ne sais pas ce que ça veut dire "non validés". Ce qui est sûr, c'est qu'on ne peut pas les lire. Snif !

Ecrit par : Robin | 07 juillet 2009 ______
C'est au propriétaire du blog de valider les commentaires: modération a priori...

Écrit par : Frédéric Béant | 09 juillet 2009

"A la sainte-Procule
Arrive la canicule."

Ecrit par : Magister qui a fini de cuver | 09 juillet 2009

Attention, avec les rimes en "ule"!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2009

"Un amour naissant..."

Ecrit par : guy morel | 08 juillet 2009

Je crains que vous n'ayez lu les commentaires récents "en diagonale", Guy. Remarquez, pour un prof de math... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2009

Bref, comme on n'est plus sûr de rien, il vaut mieux en savoir le moins possible, de sorte à diminuer l'intensité du doute.
Ecrit par : Magister qui a fini de cuver | 08 juillet 2009
ignaro ergo sum

Écrit par : nicolas | 09 juillet 2009

Sur ce blog on se couche tôt et on se lève tard. Ce comportement ne correspond ni au rythme de travail, ni au rythme des vacances.
Dodo ergo sum ?

Écrit par : nicolas | 09 juillet 2009

3Sur ce blog on se couche tôt et on se lève tard.3

Ecrit par : nicolas | 09 juillet 2009

Oui, et il y a même une troisième possibilité! On fait autre chose que bloguer!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2009

@Un fille reposante


La môme néant


Quoi qu'a dit ? - A dit rin.
Quoi qu'a fait ? - A fait rin.
A quoi qu'a pense ? - A pense à rin.

Pourquoi qu'a dit rin ?
Pourquoi qu'a fait rin ?
Pourquoi qu'a pense à rin ?

- A' xiste pas.

Jean Tardieu

Écrit par : guy morel | 09 juillet 2009

Magister, il souffle le vent de l'esprit dans votre "Meteo ergo sum". J'adore ! Qu'Eole vous soit favorable aujourdhui autant qu'hier...

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

Je crains que vous n'ayez lu les commentaires récents "en diagonale", Guy. Remarquez, pour un prof de math... ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2009
Je ne crains certes pas les diagonales, ce n'est pas pour autant que je suis prof de maths.
Et puis quoi, une idylle avec Cadichon, cela vous fait si peur ?

Écrit par : guy morel | 09 juillet 2009

@ une homme reposant

POÈME TARDIESQUE

“ Pas si simple ! ”

(Voix fluette d'enfant et grosse voix de la maîtresse redresseuse de torts ...)


Quoi qu’a "disa" ?
- “A disa”,
ça n’existe pas !

Quoi qu’a "faisa" ?
- “A faisa”,
ça n’existe pas !

Quoi qu’a "prena" ?
- “A prena”,
ça n’existe pas !

Quoi qu’a "metta" ?
- “A metta”,
ça n’existe pas !

Alors
quoi qu’a "devena"
si a exista pas ?

Ecrit sur pièce et sur place
à l'occasion d'une correction de devoir (sixième).
Quand il faut se dépêcher d'en rire...

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

Erratum : "aujourd'hui"
Juste un petit coup de vent...

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

Autre poème tardiesque.
A Guy ou à Christophe d'écrire la suite.

- Qui qu'a dit "Chon" ?

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

Je crains que vous n'ayez lu les commentaires récents "en diagonale", Guy. Remarquez, pour un prof de math... ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2009

Lire en diagonale une parabole truffée de parallélismes, d'ellipses et d'hyperboles, c'est la quadrature du cercle !

Écrit par : TotoWeininger | 09 juillet 2009

Oui, et il y a même une troisième possibilité! On fait autre chose que bloguer!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2009

You are right. Je file de ce pas à la plage.
Balneo ergo sum

Écrit par : nicolas | 09 juillet 2009

Magister, il souffle le vent de l'esprit dans votre "Meteo ergo sum". J'adore ! Qu'Eole vous soit favorable aujourdhui autant qu'hier...

Ecrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

Merci pour ce voeu sylphique, d'autant plus que j'aime le vent. Vous-même, que je sais bretonne, devez en être une familière.

Écrit par : Magister | 09 juillet 2009

Allez, une petite devinette...

C’est un intellectuel en vue soucieux de marquer son temps,
flanqué d’une poupée Barbie anxieuse de voir passer le sien.
Miroir, dis-leur qui est le plus intelligent et qui la plus belle.

Écrit par : Magister | 09 juillet 2009

C’est un intellectuel en vue soucieux de marquer son temps,
flanqué d’une poupée Barbie anxieuse de voir passer le sien.
Miroir, dis-leur qui est le plus intelligent et qui la plus belle.

Ecrit par : Magister | 09 juillet 2009

BHL et Arielle ?

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

Mes compliments, Marilyse ! Vous avez tout de suite démasqué le couple !

Écrit par : Magister | 09 juillet 2009

Attention, avec les rimes en "ule"!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2009

Sur ce blog on se couche tôt et on se lève tard.

Ecrit par : nicolas | 09 juillet 2009

Oui, et il y a même une troisième possibilité! On fait autre chose que bloguer!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2009

Sacré Christophe Sibille ! L'on vous voit venir à deux kilomètres par temps brumeux. Mais non, aujourd'hui est une journée sans shivas, sobre quoi, et nous ne nous laisserons pas entraîner sur les planches savonnées de la grivoiserie. Mais rien ne coûtait d'essayer.

Écrit par : Magister | 09 juillet 2009

A provos de vents, je conseille la lecture de :

"Vents" de Saint-John Perse

"C'étaient de très grands vents sur toutes faces de ce monde,
De très grands vents en liesse par le monde, qui n'avaient d'aire ni de gîte,
Qui n'avaient garde ni mesure, et nous laissaient, hommes de paille,
En l'an de paille sur leur erre... Ah! oui, de très grands vents sur toutes faces de vivants ![...]"

Tout ce recueil "Vents" qui est une épopée en quatre chants est orienté vers "l'Ouest", expansion de la civilisation, aventure, changement, désir de renouvellement, à la fois traversée du désert, épreuve de dénuement, d'assèchement, à la fois renaissance, régénération.
C'est le vent, le souffle créateur qui donne une âme à tout ce qui est ... Le souffle divin - qui ne doit pas être confisqué par les dieux et donc les religions mais, au contraire, être expulsé pour "circuler" partout- anime la terre dans un vaste mouvement cyclique où l'homme peut accoucher de lui-même, se réenfanter continuellement, avec force et violence.

Bon, ces considérations rappelleront peut-être à JPB, quand il reviendra céans, qu'il a "deux ou trois choses" à nous dire sur SJP.
J'attends toujours. Saint Jean-Paul, êtes-vous là ?

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

Mes compliments, Marilyse ! Vous avez tout de suite démasqué le couple !

Ecrit par : Magister | 09 juillet 2009

Hoc facile erat ! Facillimum ! Divino, ergo sum.

Écrit par : Marilyse sine vino | 09 juillet 2009

Allez, un peu de poésie québécoise: voici un poème d'un poète de 16 - 17 ans, figure de proue du poème canadien-français, Emile Nelligan:

VAISSEAU D'OR (LE)

Ce fut un grand Vaisseau taillé dans l'or massif :
Ses mâts touchaient l'azur, sur des mers inconnues ;
La Cyprine d'amour, cheveux épars, chairs nues,
S'étalaient à sa proue, au soleil excessif.

Mais il vint une nuit frapper le grand écueil
Dans l'Océan trompeur où chantait la Sirène,
Et le naufrage horrible inclina sa carène
Aux profondeurs du Gouffre, immuable cercueil.

Ce fut un Vaisseau d'Or, dont les flancs diaphanes
Révélaient des trésors que les marins profanes,
Dégoût, Haine et Névrose, entre eux ont disputés.

Que reste-t-il de lui dans la tempête brève ?
Qu'est devenu mon coeur, navire déserté ?
Hélas! Il a sombré dans l'abîme du Rêve!


http://www.emile-nelligan.com/poemes/v.html

Écrit par : Pendariès | 09 juillet 2009

Et une poétesse, que j'aime beaucoup: Rina Lasnier

La Malemer (extrait)

"L'homme cherche sa densité et non pas son bonheur."
SAINT-EXUPERY

Je descendrai jusque sous la malemer où la nuit jouxte la nuit - jusqu'au creuset où la mer forme elle-même son malheur,
sous cette amnésique nuit de la malemer qui ne se souvient plus de l'étreinte de la terre,
ni de celle de la lumière quand les eaux naissaient au chaos flexueux de l'air,
quand Dieu les couvrait du firmament de ses deux mais - avant la contradiction du Souffle sur les eaux,
avant ce baiser sur la mer pour dessouder la mer d'avec la mer - avant le frai poissonneux de la Parole au ventre de l'eau la plus basse,
avant la division des eaux par la lame de la lumière - avant l'antagonisme des eaux par l'avarice de la lumière.

Écrit par : Pendariès | 09 juillet 2009

Sacré Christophe Sibille ! L'on vous voit venir à deux kilomètres par temps brumeux. Mais non, aujourd'hui est une journée sans shivas, sobre quoi, et nous ne nous laisserons pas entraîner sur les planches savonnées de la grivoiserie. Mais rien ne coûtait d'essayer.

Ecrit par : Magister | 09 juillet 2009

J'avais simplement une chronique à écrire!
Mais vous avez raison, dans "chroniqueur", il y a "Kro", (même si ce n'est pas du Chivas!!!) ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2009

Quis divinat ?

C’est un petit homme soucieux de son image,
Suivi d’une grande poupée qui chante.
Les croit-on sages comme des images ?
Miroir, Miroir, tu chantes et tu déchantes...

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

Allez, un peu de poésie québécoise: voici un poème d'un poète de 16 - 17 ans, figure de proue du poème canadien-français, Emile Nelligan.
Ecrit par : Pendariès | 09 juillet 2009

S'il a 16-17 ans, pourquoi écrit-il comme un vieux ?

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

http://www.youtube.com/watch?v=jedd2FiZTqM
C'est qui, à votre avis, le mec imperturbable au fond du wagon ? Merlemocœur ou Michel Delord ?

Écrit par : dobolino | 09 juillet 2009

C'est qui, à votre avis, le mec imperturbable au fond du wagon ? Merlemocœur ou Michel Delord ?
Ecrit par : dobolino | 09 juillet 2009
Ni l'un ni l'autre. C'est un libéral qui songe à la privatisation des transports en commun.

Écrit par : guy morel | 09 juillet 2009

Allez, un peu de poésie québécoise: voici un poème d'un poète de 16 - 17 ans, figure de proue du poème canadien-français, Emile Nelligan.
Ecrit par : Pendariès | 09 juillet 2009

S'il a 16-17 ans, pourquoi écrit-il comme un vieux ?

Ecrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

Marilyse, je vous pardonne, c'est votre manque de culture et d'histoire littéraires québécoises qui vous fait parler... Quand on ne connaît pas, on se renseigne d'abord, avant de proférer des conneries pareilles.

Écrit par : Pendariès | 09 juillet 2009

http://www.youtube.com/watch?v=jedd2FiZTqM
C'est qui, à votre avis, le mec imperturbable au fond du wagon ? Merlemocœur ou Michel Delord ?

Ecrit par : dobolino | 09 juillet 2009

On disait auparavant "une pinte de rire", on devra dire maintenant "une rame de rires"...
"Merci", Dobolino, comme à la fin du film.

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

et EN histoire, etc.

Écrit par : Pendariès | 09 juillet 2009

Sans doute, je ne connais rien à la littérature québécoise. J'aurais dû rester coise ! Ouh là là ! Je ne voulais en rien vous offenser, Pendariès ! Honte sur moi et toutes ces sortes de choses. C'est juste un sentiment premier.

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

Vous êtes une vraie enseignante française de Français, vivant en France, vous, Marylise.... ça cause, ça jette son anathème du haut de son fumier, sans rien savoir. Ouh, que ça m'énerve!

Écrit par : Pendariès | 09 juillet 2009

Sans doute, je ne connais rien à la littérature québécoise. J'aurais dû rester coise ! Ouh là là ! Je ne voulais en rien vous offenser, Pendariès ! Honte sur moi et toutes ces sortes de choses. C'est juste un sentiment premier.

Ecrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

Rien à voir; c'est juste que vous êtes comme la TRES grande majorité des profs de Français: confite dans les préjugés; je pensais qu'un(e) intellectuel(le) se renseignait avant d'avancer quoi que ce soit - le mépris français, berk! alors que franchement.... ça me gonfle; j'en vois trop des profs français à l'étranger levant le nez au ciel quand on leur parle d'autre chose que des routes balisées de la "culture". Franchement, je comprends pourquoi vous n'avez jamais été invitée à Trois-Rivières...

Écrit par : Pendariès | 09 juillet 2009

Où puis-je adhérer à la ligue des auteurs québecois en péril, monsieur Pendariès ?

Écrit par : iPidiblue ou sauvons les bébés-poètes ! | 09 juillet 2009

Où puis-je adhérer à la ligue des auteurs québecois en péril, monsieur Pendariès ?

Ecrit par : iPidiblue ou sauvons les bébés-poètes ! | 09 juillet 2009

Bah - vous savez bien que vous êtes vous-même un chef-d'oeuvre en péril

Écrit par : Pendariès | 09 juillet 2009

Et vous monsieur Pendariès vous devez faire partie de la célèbre ligue d'improvisation québécoise, car quel talent dans la répartie !

Écrit par : iPidiblue l'ingénu du Québec | 09 juillet 2009

C'est qui, à votre avis, le mec imperturbable au fond du wagon ? Merlemocœur ou Michel Delord ?
Ecrit par : dobolino | 09 juillet 2009
Ni l'un ni l'autre. C'est un libéral qui songe à la privatisation des transports en commun.

Ecrit par : guy morel | 09 juillet 2009

Le mari de Cadichon ? Le frère jumeau de Carole ?

Écrit par : catmano | 09 juillet 2009

C'est qui, à votre avis, le mec imperturbable au fond du wagon ? Merlemocœur ou Michel Delord ?
Ecrit par : dobolino | 09 juillet 2009
Ni l'un ni l'autre. C'est un libéral qui songe à la privatisation des transports en commun.

Ecrit par : guy morel | 09 juillet 2009
Ouais ! Vous avez vu l'ambiance à EDF ?
Personnellement, ces temps-ci, je suis démoralisée. Malgré bon nombre de petites satisfactions personnelles, réussite des deux enfants à leurs examens, obtention d'une bourse et d'une chambre de cité U pour l'aîné, ce qui repousse d'un an la galère de la chambre à trouver et du financement des études, nouvel équipement de pointe dans mon travail dès la semaine prochaine, je vis perpétuellement avec une boule d'angoisse. Je ne suis pas "rentable" et ça me démoralise.
En fait, les peigne-culs comme moi devraient disparaître. Je ne produis pas de richesses et je pique une partie du boulot de ceux qui en produisent. Si je n'existais pas socialement et rpofessionnellement, ça ferait un boulet de moins au pied de l'économie libérale. Je ne suis pas assez immorale et c'est une honte.

Écrit par : dobolino | 09 juillet 2009

C'est la raison pour laquelle je viens ici où je peux fréquenter des gens encore plus boulets que moi.

Écrit par : dobolino | 09 juillet 2009

Regardez, par exemple: notre bon petit Penda qui insulte totalement gratuitement Marilyse alors qu'il aurait mieux à faire en offrant ses services à Guedbralec.

Écrit par : dobolino | 09 juillet 2009

Bac général: 78,4% de réussite au premier coup, en hausse de 2,9%

Le taux de réussite du premier coup au bac général a atteint cette année 78,4% des candidats, soit une hausse de 2,9% par rapport à 2008, a annoncé mardi à l'AFP le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel.
Ecrit par : Jeremy | 08 juillet 2009
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N'est-ce pas au cours de l'année scolaire qui vient de s'achever que des grèves ont causé la perte d'un nombre important d'heures de cours ? (Dans le supérieur davantage que dans le secondaire, je crois, mais enfin, il me semble que le secondaire a été touché de manière significative même si ce fut moins criant que dans le supérieur.)
On pourrait peut-être inférer de cela que le nombre de reçus est inversement proportionnel au travail des candidats.
Maintenant, nous entrevoyons le moyen d'obtenir 100% de succès au baccalauréat : supprimons tous les cours... mais continuons de verser leurs traitements aux professeurs, ils l'auront mérité puisqu'ils auront de la sorte contribué à l'augmentation du taux de réussite...
Soit dit en passant, à l'Université François Rabelais de Tours, je connais une étudiante qui n'a pas eu de cours depuis décembre 2008 et qui a obtenu la validation de son année universitaire, purement et simplement.
Je ne sache pas que les enseignants de cette université aient été privés de leurs traitements.
En somme, ce que je préconise ci-dessus n'est rien d'autre qu'une extension au secondaire de ce qui s'est passé dans le supérieur.
Et pourquoi ne pas étendre cela jusqu'au primaire ?
Vivent les vacances éternelles !

Écrit par : Francis Penin | 09 juillet 2009

Sans doute, je ne connais rien à la littérature québécoise. J'aurais dû rester coise ! Ouh là là ! Je ne voulais en rien vous offenser, Pendariès ! Honte sur moi et toutes ces sortes de choses. C'est juste un sentiment premier.

Ecrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

Tout de même Marylise ! Nelligan, le Rimbaud du Québec, né en 1879, interné à 20 ans,mort en 1941.

Écrit par : guy morel | 09 juillet 2009

Je ne produis pas de richesses et je pique une partie du boulot de ceux qui en produisent.

Ecrit par : dobolino | 09 juillet 2009

D'accord avec la première partie de ta phrase (quoique : tu produis ta propre richesse), mais à qui diable piques-tu du boulot ??
Je serais un profiteur sans le savoir ?

Écrit par : yann | 09 juillet 2009

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a estimé jeudi devant le Sénat qu'il fallait notamment "envisager" des hausses de tarifs d'électricité pour financer les investissements futurs d'EDF.


Photographe : Vincent Beaume AFP :: La ministre de l'Economie, Christine Lagarde,, le 5 juillet 2009 à Aix-en-Provenceagrandirphoto : Vincent Beaume , AFP

EDF "aura besoin de faire des investissements importants pour répondre au Grenelle de l'environnement, et en particulier pour investir dans des énergies renouvelables, mais aussi pour investir dans le parc électro-nucléaire", a déclaré la ministre en réponse à une question du sénateur UMP Ladislas Poniatowski.

"Des investissements sont donc nécessaires" et se financent "certes par des hausses tarifaires, il faut l'envisager, mais bien plutôt, et je crois que c'est une priorité pour la direction d'EDF, par des gains de productivité internes à l'entreprise", a-t-elle ajouté.

Le PDG d'EDF Pierre Gadonneix a indiqué mercredi qu'il souhaitait une hausse de 20% des tarifs d'électricité sur trois ans ou "un peu plus" pour que son groupe cesse de s'endetter.

Mme Lagarde a indiqué par ailleurs qu'elle avait appris cette demande du patron d'EDF "avec beaucoup de surprise et par voie de presse".


20% de hausse de tarifs plus "gains de productivité internes" dont on sait ce que cela veut dire ... Conclusion: dix mille chomeurs de plus qui ne pourront plus se payer l'électricité.
Je serais assez favorable à une grande grève de consommation: trouver un autre moyen de chauffage ou ne plus se chauffer. Laver son linge à la main à l'eau froide. Vider le congèl et le frigo puis les débrancher et faire ses courses alimentaires au jour le jour. S'éclairer à la bougie. Ne plus utiliser ni télé ni radio ni ordinateur.

Écrit par : dobolino | 09 juillet 2009

Pendariès, ce n'est pas du mépris. C'est un sentiment fort éloigné de moi, juste un étonnement, une interrogation première, instantanée, primaire, diriez-vous. Car j'ai bêtement cru, avec votre formulation, que votre expression "figure de proue" signifiait que ce Nelligan était un poète actuel de la jeune génération montante. Grosse méprise. C'est vous dire que je ne connais rien à la littérature québécoise. Honte sur moi. Traitez-moi de tous les noms si cela vous chante. Et balayez d'un revers rageur cette stupidité sans nom.
J'ai tendance à penser qu'on écrit avec la langue de ses artères ajoutée -métamorphosée - à tout ce qui ce qui nous précède, le poids de l'histoire et de la culture littéraires dont vous parlez. Aussi ai-je eu cette réaction. Excusez-moi de vous avoir énervé du haut de mon "fumier" français. Puissent les vents atlantiques éloigner ce voisinage disgracieux et malodorant.
Mais, j'aimerais bien connaître un jour Les Trois Rivières, sans orage, quand je serai plus sage.

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

Regardez, par exemple: notre bon petit Penda qui insulte totalement gratuitement Marilyse alors qu'il aurait mieux à faire en offrant ses services à Guedbralec.

Ecrit par : dobolino | 09 juillet 2009

C'est pas gratuit Dobolino.... J'en ai ma claque des profs de Français qui en 2 mn et par là lecture d'un seul poème, et sans rien connaître (mais faisant comme si, parce qu'ils fréquentent tel ou tel milieu, parce qu'ils ont un concours, etc.), jette leur mépris sur le fondateur de la poésie moderne québécoise; ou sur d'autres, vous savez, les "régionalistes", par exemple. Et c'est typiquement français. Je suis bien placé pour le savoir vu tous les voyages que j'accomplis tous les ans, et les écrivains, profs de fac, artistes que je rencontre alors et qui me parlent de la France.

Écrit par : Pendariès | 09 juillet 2009

Vider le congèl...

Ecrit par : dobolino | 09 juillet 2009

J'espère que t'as du terrain, si tu vois ce que je veux dire.

Écrit par : yann | 09 juillet 2009

Si je n'existais pas socialement et rpofessionnellement, ça ferait un boulet de moins au pied de l'économie libérale. Je ne suis pas assez immorale et c'est une honte.
Ecrit par : dobolino | 09 juillet 2009

Je ne comprends pas comment un veto peut être un boulet pour l'économie libérale. À moins que vous ne soyez un veto fonctionnaire.

Écrit par : guy morel | 09 juillet 2009

Eh, ben, non, je ne le connaissais pas. Je peux vous parler de poésie arabe, persane si vous voulez, mais niet de la poésie québécoise. Je suis un puits d'inculture. Je touche le fond.

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

Marylise, pas de souci, Penda à la sang chaud, au Québec. Pardon pour ma virulence; je ne vous attaquais pas vous personnellement, mais à travers vos propos tous ces français des Centres Culturels Français à l'Etranger, ces FLE, etc. que j'ai rencontrés et qui, expatriés, n'apprennent même pas la langue du pays, ne cherchent aucunement à découvrir la culture de celui-ci, ses artistes, ses poètes, ses peintres, etc. Juste satisfaits d'être Franchais.

Écrit par : Pendariès | 09 juillet 2009

"dix mille chomeurs de plus qui ne pourront plus se payer l'électricité."

"Je serais assez favorable à une grande grève de consommation: trouver un autre moyen de chauffage ou ne plus se chauffer. Laver son linge à la main à l'eau froide. Vider le congèl et le frigo puis les débrancher et faire ses courses alimentaires au jour le jour. S'éclairer à la bougie. Ne plus utiliser ni télé ni radio ni ordinateur."
Ecrit par : dobolino | 09 juillet 2009

Bienvenue chez les bobos. Le socialisme, c'est le pouvoir des caddies moins l'électricité.

Écrit par : joi d'amor | 09 juillet 2009

Pendariès, par repentance, je vais lire l'oeuvre de ce poète majeur du Québec. J'en sortirai moins bête.
Mon goût ne va pas d'emblée aux symbolistes mais je vous promets de faire un effort. Si Guy Morel le compare à Rimbaud, c'est gagné d'avance. Mais quelle imbécile ! (=moi, pas vous)
Savez-vous que si la banquise fond au même rythme qu'actuellement - et peut-être même en s'accélérant - adieu notre bon vieux Gulf Stream : Paris se retrouvera à la latitude climatique de Québec. Ca fait chaud au coeur et ça jette un froid en même temps. :-))

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

J'arrive à l'instant de Tours (j'ai un témoin intermédiaire en la personne de GM !).

Pendariès, vous en avez de la chance ! J'y suis allé il y a une vingtaine d'années, et j'avais trouvé ce pays fascinant. Entre autres pour sa francité et son américanisation simultanées.

Marilyse, pour Saint-John Perse, demain matin. En attendant, si, comme vous le disiez plus haut, vous aspirez à être corrigée, sachez que vous êtes sur le bon blog…

Guy, sur les prépas, je crois que dans notre grande série "enseignement à deux vitesses", le système prépas va se multiplier, pendant qu'un système anti-prépas proliférera simultanément. De l'élite ici, du super-crade-super-sympa là. Ce sont les classes moyennes (avec jeu de mots, cette fois) qui vont encore trinquer - on les passera à la trappe.

Merci à Romuald qui suit le fil, lui. Merci à Zorglub pour l'anecdote désopilante. Merci à Dobolino pour ce qu'elle nous apprend sur la formation véto : m'étonnerait que des gens qui ont payés si cher leur formation se cantonnent à accoucher des vaches, quand il y a tant de fric à se faire en ville avec les problèmes intestinaux des NAC.
JPB

Écrit par : brighelli | 09 juillet 2009

Je ne produis pas de richesses et je pique une partie du boulot de ceux qui en produisent.

Ecrit par : dobolino | 09 juillet 2009

D'accord avec la première partie de ta phrase (quoique : tu produis ta propre richesse), mais à qui diable piques-tu du boulot ??
Je serais un profiteur sans le savoir ?

Ecrit par : yann | 09 juillet 2009
Je pique le boulo des grosses cliniques qui rentabilisent bien mieux que moi chaque patient. Je ne vaccine pas assez. Je ne castre pas assez. Je ne radiographie pas assez. Je ne facture pas toujours un petit coup de sonde échographique ponctuel. Je ne pousse pas suffisamment à l'achat de Premium pet food. Je ne dis pas aux clients qu'il faut vermifuger tous les mois les chats et chiens non parasités. idem pour les puces. Il m'arrive d'expliquer et enseigner aux gens comment pratiquer eux-mêmes certains soins simplissimes au lieu de les faire revenir tous les deux jours. Il m'arrive de conseiller aux gens de laisser le fémur ou l'humérus explosés de minet se réparer tout seul. J'utilise une potion de la pharmacie d'en face pour dissoudre en une à deux semaines 90% des calculs vésicaux et uretéraux au lieu de me jeter sur le bistouri. Je soigne la grande majorité des pyomètres à l'Alizine ainsi que les diabètes de metoestrus réfractaires à l'insuline.
Quand une chienne a un part laborieux, je ne joue pas le jeu de la césarienne si ça répond à l'ocytocine.
Je ne suis pas normale !

NB: ne crois pas, Yann, que je suis anti-technique et vieux généraliste de campagne. Mon arsenal thérapeutique est large et ma démarche très scientifique mais je n'arrive pas à surdiagnostiquer une pancréatite sur une simple gastroduodénite, alors que je sais soigner une pancréatite et que je sais que c'est cent fois plus rentable.
Je ne suis pas rentable !!!
Je n'utilise pas à bon escient mon niveau de performance et suis en sous-emploi permanent. Il est évident que mon entreprise devrait disparaître, et moi-même me faire embaucher, après formation diplomante, dans une grande clinique, pour y pratiquer intensivement la médecine interne. Je produirais alors des richesses au lieu de faire perdre du PIB à la France.

Écrit par : dobolino | 09 juillet 2009

@ Du mouvement des boulets

"Les députés ont adopté mardi 7 juillet, par 305 voix contre 169, le projet de loi destiné à accroître la mobilité des fonctionnaires, en souffrance depuis plus d'un an.

Le texte du ministre du Budget et de la Fonction publique Eric Woerth instaure un "droit à la mobilité" en supprimant des barrières statutaires. Il systématise les possibilités de détachement et d'intégration de fonctionnaires dans des corps ou cadres d'emplois de niveau comparable. Ainsi, un attaché de la fonction publique territoriale pourra désormais être intégré dans la fonction publique d'Etat.

Des primes seront créées par décret pour encourager la mobilité. Le projet de loi instaure aussi une indemnité de départ pour les agents souhaitant quitter la Fonction publique.

Le texte permet également le cumul d'emplois à temps incomplet, ainsi que le recours à l'intérim -interdit aujourd'hui dans l'administration- ou à un agent contractuel pour remplacer un fonctionnaire absent.

La gauche et les syndicats se sont opposés à ce projet dans lequel ils voient une "restructuration déguisée".

Déjà adopté par le Sénat le 29 avril 2008, le texte va maintenant être examiné par une commission mixte paritaire réunissant députés et sénateurs, en vue d'une adoption définitive d'ici le 24 juillet. "

Écrit par : TotoWeininger | 09 juillet 2009

"Quand une chienne a un part laborieux, je ne joue pas le jeu de la césarienne si ça répond à l'ocytocine.
Je ne suis pas normale !"

écrit par Dobolino

Dobolino, peut-être que vous êtes simplement humaine avec les animaux. A contretemps de ce temps inhumain.

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

Si je n'existais pas socialement et rpofessionnellement, ça ferait un boulet de moins au pied de l'économie libérale. Je ne suis pas assez immorale et c'est une honte.
Ecrit par : dobolino | 09 juillet 2009

Je ne comprends pas comment un veto peut être un boulet pour l'économie libérale. À moins que vous ne soyez un veto fonctionnaire.

Ecrit par : guy morel | 09 juillet 2009
C'est pourtant une évidence, en ce qui me concerne. En résumé, je fais 50 euros de PIB là où un vrai manager en produit 120. Ce que je fais, c'est autant qu'il ne pourra pas exploiter. Il ne s'agit nullement de savoir si je travaille bien ou pas, encore que, plus je travaille bien, plus je pique du boulot aux structures rentables et cohérentes.
Vous suivez, Morel ?
D'où une surabondance de réglementations diverses et variées, toutes aboutissant à l'utilisation de prestataires de services qu'il faut payer, et qui visent à étouffer les petites structures individuelles peu rentables économiquement au profit des gros trusts.
Ce que je veux dire, c'est que ma disparition pure et simple n'entraînera pas une baisse du PIB mais une augmentation.

Écrit par : dobolino | 09 juillet 2009

Dobolino, peut-être que vous êtes simplement humaine avec les animaux. A contretemps de ce temps inhumain.

Ecrit par : Marilyse | 09 juillet 2009
Ce n'est pas avec ce genre de propos que vous allez me consoler ! Dans les grosses structures, on peut payer des ASV formées et des jeunes vétos salariés pour entretenir le côté humain et ce sont les grosses cliniques les plus humaines qui ont le plus de clients.

Écrit par : dobolino | 09 juillet 2009

Mince alors !

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

Savez-vous que si la banquise fond au même rythme qu'actuellement - et peut-être même en s'accélérant - adieu notre bon vieux Gulf Stream : Paris se retrouvera à la latitude climatique de Québec. Ca fait chaud au coeur et ça jette un froid en même temps. :-))

Ecrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

Marylise, cliquez sur le site que j'ai proposé plus haut. Vous aurez les poèmes de Nelligan à lire; je donnerai à lire d'autres poètes de temps en temps ici...
Ce qu'un Québécois m'a dit, c'est que le Gulf Stream se déplacerait; ainsi la France aurait le climat du Québec et le Québec celui actuel de la France! C'est comme la crise du moment, allez savoir ce qu'il en est et sera...

Écrit par : Pendariès | 09 juillet 2009

Ainsi, un attaché de la fonction publique territoriale pourra désormais être intégré dans la fonction publique d'État.

Écrit par : TotoWeininger | 09 juillet 2009

Et lycée de Versailles, je présume ?

Il y a déjà six ans que j'ai averti le maire de ma commune qu'en aucun cas je n'accepterais de baisse de salaire lorsque l' École Publique où j'exerce sera rebaptisée École Communale.

Écrit par : catmano | 09 juillet 2009

Sinon, une information, en passant, ici, nos collègues sont présents 40 heures dans les établissements.

Ah Jean-Paul! Québec, la ville résiste; et Montreal devient anglophone... Et je me régale à apprendre un peu de joual! Et pis, cet accent (je devrais dire: CES accents : il y a celui de Québec, du Saguenay, du Lac Saint-Jean, de la Télévision Canadienne - accent qui n'existe pas ailleurs... -, de la Gaspésie, etc.), c'est si sexy! Mais bon, celui qui a l'accent, dans la Belle Province, c'est moi!

Écrit par : Pendariès | 09 juillet 2009

"---; le reproche fait aux collègues québécois est celui-ci: ils ne connaitraient pas grand chose en littérature, ne seraient pas eux-mêmes lecteurs et maîtriseraient mal l'enseignement de la grammaire..." (Citation partielle, et non partiale.)

Ecrit par : Pendariès | 08 juillet 2009
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Quand la qualité de l'enseignement primaire et secondaire s'effondre, la qualité moyenne des étudiants s'effondre tout pareillement, inéluctablement. Les élèves et les lycéens brillantissimes finissant toujours par entrer dans les grandes écoles ne deviennent évidemment pas enseignants dans le primaire et le secondaire.
Ne reste alors que le tout-venant pour enseigner dans le primaire et le secondaire.
Je balaie négligemment l'objection qui pourrait m'être faite trop hâtivement sur le cas particulier des écoles normales supérieures : les lauréats de l'agrégation arrivés en tête ne vont pas dans le secondaire sauf s'ils le souhaitent, ce qui doit être rarissime (ils vont dans les classes préparatoires). Les autres font tout ce qu'ils peuvent pour ne pas aller dans le secondaire : ils ont la possibilité, pour les scientifiques, d'aller dans les IUT et les écoles d'ingénieurs. Les littéraires et les scientifiques peuvent tenter d'entrer dans le supérieur pour y faire une thèse de doctorat.
Cela va très loin : dans le début des années 1990, il y a eu, un cru du CAPES de physique appliquée de 25 lauréats ; un seul et unique des 25 est allé dans le secondaire !
(Qui, alors, enseigne la physique appliquée ? Des volontaires, comme ce fut mon cas en 1978, car j'étais titulaire du CAPES de sciences physiques, option physique et chimie.)
Les autres sont partis en IUT et en classes de Techniciens Supérieurs [1] ou ont demandé une année pour préparer l'agrégation ou sont partis dans le secteur privé où ils trouvent des emplois bien rémunérés, mieux que le maigre traitement de certifié au premier échelon. (Et cela, bien qu'ils aient signé un engagement de servir dans l'éducation nationale pour un certain nombre d'années.)
Et pour couronner ce qui précède, j'ajoute que les jurys d'agrégation se plaignaient déjà, en 1969, des fautes d'orthographe commises dans leurs copies par les candidats dans les disciplines scientifiques !
Parfois je me demande si je suis bien un professeur de sciences physiques... Mais je suis quasiment un produit d'avant-guerre (1940). Or, dans l'immédiat après-guerre, on avait coutume de vanter la qualité des produits d'avant la guerre prétendue meilleure (à tort ou à raison) que celle des produits d'après-guerre. Ce pourrait être une explication, et je n'aurais alors aucune espèce de gloire à en retirer. De toute façon, ma modestie maladive, bien connue ici, me met à l'abri de toute critique.

[1] les classes de TS (conduisant au BTS) se trouvent dans certains lycées mais l'enseignement qu'y reçoivent les étudiants - lauréats du baccalauréat - est nécessairement supérieur puisque "post-baccalauréat".
Cela dit, j'ai enseigné dans de telles classes de 1998 à 2000 et je suis tombé de haut : c'étaient les plus nuls des reçus au baccalauréat de technicien. Et ils étaient mal embouchés, pour ne rien arranger. Ce qui ne les empêchait pas de rouler les mécaniques, pauvres, pauvres garçons ! Ils fallait voir leurs copies ! Elles étaient écrites dans un charabia prétentieux qui m'arrachait parfois un sourire ( dans un élan de commisération) ! Quant à la valeur scientifique desdites copies, elle était consternante pour plus des deux tiers de l'effectif. (Il s'agissait du BTS de Maintenance industrielle et du BTS Mécanismes et automatismes industriels.)
Il y avait certes quelques étudiants sérieux, attentifs et capables, disons six ou sept sur trente.

Écrit par : Francis Penin | 09 juillet 2009

"Marilyse, pour Saint-John Perse, demain matin. En attendant, si, comme vous le disiez plus haut, vous aspirez à être corrigée, sachez que vous êtes sur le bon blog…"

Chouette, vivement demain ! D'ores et déjà je désigne Pendariès comme mon "fesseur" préféré ! :-))

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

@ Et le ministre n'a toujours pas de cabinet...

Écrit par : guy morel | 09 juillet 2009

Mon goût ne va pas d'emblée aux symbolistes mais je vous promets de faire un effort. Si Guy Morel le compare à Rimbaud, c'est gagné d'avance.
Ecrit par : Marilyse | 09 juillet 2009
Hop ! hop ! hop ! pas si vite. Ce n'est pas moi, c'est ce qui se dit là-bas. Son poème sur le bateau qui coule Cyprine en poupe, ce n'est pas Le Bateau ivre !
Ce n'est pas parce que j'ai fait mincir Fabienne Thibeault que j'applaudis à tout ce qui vient du Québec. D'ailleurs elle non plus qui me disait pis que pendre de l'enseignement de sa province.

Écrit par : guy morel | 09 juillet 2009

Guy, sur les prépas, je crois que dans notre grande série "enseignement à deux vitesses", le système prépas va se multiplier, pendant qu'un système anti-prépas proliférera simultanément. De l'élite ici, du super-crade-super-sympa là. Ce sont les classes moyennes (avec jeu de mots, cette fois) qui vont encore trinquer - on les passera à la trappe.
+
+ Merci à Dobolino pour ce qu'elle nous apprend sur la formation véto : m'étonnerait que des gens qui ont payés si cher leur formation se cantonnent à accoucher des vaches, quand il y a tant de fric à se faire en ville avec les problèmes intestinaux des NAC.
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 juillet 2009
Les prépas iront au privé ainsi que les grandes écoles. Grignotement lent, inodore, incolore .

Écrit par : dobolino | 09 juillet 2009

Je ne suis pas normale !
[...]
Je ne suis pas rentable !!!


Ecrit par : dobolino | 09 juillet 2009

Ah ben, à ce compte-là, moi non plus.
Encore que j'ai peut-être le bistouri plus facile (sur le pyomêtre et le femur). ;o)

Écrit par : yann | 09 juillet 2009

HOLA PENDA, hold your horses! Marilyse ne mérite pas à mon sens pareille saillie...

L'air marin qui souffle sur les plaines d'Abraham a fait de vous en quelques jours un vaillant québécophile: rien à redire à cela bien au contraire, vous m'en voyez ravie.

Marilyse n'a cependant pas commis de bévue, juste un anachronisme inévitable puisque dû au fait que dans votre coup de coeur enthousiaste pour mon compatriote Nelligan vous avez omis de préciser qu'il naquit en 1879. S'il avait eu 17 ans aujourd'hui, on l'accuserait de plagiat ou on l'enverrait illico chez le géronto-psychiâtre. Il a d'ailleurs passé la plus grande partie de sa vie en asile.


Marilyse ne pouvait donc savoir que ce mauvais élève surdoué s'imbiba si précocement et jusqu'à saturation de poésie romantique ( Lamartine, Musset) mais aussi de celle de Poe, Verlaine, Baudelaire, Rodenbach, Heredia, Leconte de Lisle que sa santé mentale n'a pas résité à pareille overdose à un âge si tendre. A 20 il était interné et n'a plus ensuite écrit que des rapiéçages laborieux de ses fulgurances juvéniles.

Merci néanmoins à Penda, car il confirme son talent de dénicheur de talents oubliés ou méconnus. Nelligan fut très grand, simplement pas très longtemps, et dans un domaine, celui des poètes maudits et autres génies fêlés, où il est en excellente et illustre compagnie.

Une autre précision; concernant cette fois le PQ, ou Parti Québécois, et non pas le "Parti du Québec". Les Péquistes n'ont pas réussi à briser la Confédération canadienne (même si son sort n'a tenu à certain moment qu'à une mince feuille de rouleau) et ils ont sans doute eu ainsi le fondement plombé dès le départ par le choix de cet acronyme qui sonne comme un torche-balle.

Écrit par : Cadichon | 09 juillet 2009

pyomètre. pas ê

Écrit par : yann | 09 juillet 2009

concernant cette fois le PQ, ou Parti Québécois, et non pas le "Parti du Québec". Les Péquistes n'ont pas réussi à briser la Confédération canadienne (même si son sort n'a tenu à certain moment qu'à une mince feuille de rouleau) et ils ont sans doute eu ainsi le fondement plombé dès le départ par le choix de cet acronyme qui sonne comme un torche-balle.

Ecrit par : Cadichon | 09 juillet 2009

@ Et le ministre n'a toujours pas de cabinet...

Ecrit par : guy morel | 09 juillet 2009

Le monde est mal fait... ;o)

Écrit par : yann | 09 juillet 2009

que des gens qui ont payés si cher
( JPB )

cela peut arriver aux meilleurs d'entre nous...

Écrit par : Cadichon | 09 juillet 2009

HOLA PENDA, hold your horses! Marilyse ne mérite pas à mon sens pareille saillie...

Cadichon

Oui; je lui ai présenté mes excuses; et ai expliqué pour quelles raisons cela m'a mis en colère... mais, dame! quel beau coin du monde (avec 4%% des réserves d'eau douce de la planète).

Écrit par : Pendariès | 09 juillet 2009

@ Et le ministre n'a toujours pas de cabinet...

Ecrit par : guy morel | 09 juillet 2009

Aucun blaireau dans ce cabinet ? Tel on est bon pour une toilette de chat.

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

cet acronyme qui sonne comme un torche-balle.
Ecrit par : Cadichon | 09 juillet 2009

@ Et le ministre n'a toujours pas de cabinet...

Ecrit par : guy morel | 09 juillet 2009

Le monde est mal fait... ;o)
Ecrit par : yann | 09 juillet 2009, en lice pour le prix d'humour du blog.

Écrit par : Cadichon | 09 juillet 2009

En excellente forme, Cadichon! ;-)

Écrit par : Pendariès | 09 juillet 2009

Et merci pour avoir pris le temps d'écrire une notice sur Nelligan. Ce que j'aurais dû faire, si j'avais été un bon enseignant...

Écrit par : Pendariès | 09 juillet 2009

"avec 4%% des réserves d'eau douce de la planète."

Ecrit par : Pendariès | 09 juillet 2009

Ca fait combien ?

Écrit par : Orthoprof | 09 juillet 2009

"avec 4%% des réserves d'eau douce de la planète."

Ecrit par : Pendariès | 09 juillet 2009

Ca fait combien ?
Ecrit par : Orthoprof | 09 juillet 2009

Et pour moi qui suis nulle en math c'est plutôt la preuve -rassurante- que s'il écrit double c'est que Penda ne boit pas que de l'eau douce, avec ses nouveaux amis qui ont une sacrée descente. Dans leurs "watering holes", on y boit de tout sauf de l'eau.

Écrit par : Cadichon | 09 juillet 2009

Au voyageur de la "belle province", sans rancune

VOYAGEUR (LE)

Las d'avoir visité mondes, continents, villes,
Et vu de tout pays, ciel, palais, monuments,
Le voyageur enfin revient vers les charmilles
Et les vallons rieurs qu'aimaient ses premiers ans.

Alors sur les vieux bancs au sein des soirs tranquilles,
Sous les chênes vieillis, quelques bons paysans,
Graves, fumant la pipe, auprès de leurs familles
Écoutaient les récits du docte aux cheveux blancs.

Le printemps refleurit. Le rossignol volage
Dans son palais rustique a de nouveau chanté,
Mais les bancs sont déserts car l'homme est en voyage.

On ne le revoit plus dans ses plaines natales.
Fantôme, il disparut dans la nuit, emporté
Par le souffle mortel des brises hivernales.

Emile Nelligan

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

C'est correct, Cardichon. Il y a un sacré nombre de micro-brasseries ici (rousses, blondes, blanches)! Dont une, que j'apprécie beaucoup, qui s'appelle "Le Sacrilège" et qui est en face d'une église... hé hé; allez je vais profiter du beau soleil québécois.

Écrit par : Pendariès | 09 juillet 2009

Je ne suis pas un rancunier, Marylise.... Je craignis de vous compter parmi les "collègues" qui conchient tout ce qu'ils n'ont pas appris à... l'école... portez-vous bien!

Écrit par : Pendariès | 09 juillet 2009

@ Penda
Tiens, j'y pense, car il ne faut pas boire sur un estomac vide. Puisque la roborative cuisine québecoise est mieux adaptée aux rigueurs hivernales et que je vous déconseille la poutine ( d'ailleurs même par - 30° c'est dégueu); il y a un super restau thai dans le vieux Québec ; il est sur d'Auteuil, si ma mémoire ne flanche pas et s'il existe encore: Apsara, et pas le temps de vous le googler , je dois aller cuire mes tourteaux pour ce soir
plus in private.

Écrit par : Cadichon | 09 juillet 2009

le projet de loi destiné à accroître la mobilité des fonctionnaires, en souffrance depuis plus d'un an. Ecrit par : TotoWeininger | 09 juillet 2009

Ca fait plus d'un an qu'ils sont en souffrance, les fonctionnaires...

Je n'utilise pas à bon escient mon niveau de performance et suis en sous-emploi permanent
Ecrit par : dobolino | 09 juillet 2009

Comme les enseignants, Dobolino, comme les enseignants...

Bienvenue chez les bobos Ecrit par : joi d'amor | 09 juillet 2009
Dobolino : bobo ergo sum ?

Écrit par : nicolas | 09 juillet 2009

"Le Sacrilège" et qui est en face d'une église... hé hé; allez je vais profiter du beau soleil québécois.
Ecrit par : Pendariès | 09 juillet 2009
c'est parce qu'en québecois on ne jure pas, on sacre:
Ciboire, calice, ostie, sacrifice, etc...

EX: "Mon ostie d'char a eu un calice de flat, j'avais pas de jack et mon spare état magané, ciboire!

Écrit par : Cadichon | 09 juillet 2009

tabarnac de côlice criss de côlice, Cadichon !

Écrit par : nicolas | 09 juillet 2009

"avec 4%% des réserves d'eau douce de la planète."

Ecrit par : Pendariès | 09 juillet 2009

Voilà qui devrait adoucir les échanges. Merci à vous, Cadichon, je connaissais la douche écossaise mais pas la québécoise. Mais cette dernière a le mérite d'être très roborative.

J'ai présentement dans mon freezer de l'ice cider "Neige" (= la face cachée de la pomme selon ce que dit le bouteillon) Acheté dans la meilleure boutique de Montréal selon son agréable donatrice (ma fille). Extra ! J'aurais dû l'en retirer plus tôt car il va m'être diffcile, à c't'heure, de m'en caler une. C'po du breuvage, c't'affaire ! De quoi s' virer une brosse tantôt.
Bon jour !

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

"dix mille chomeurs de plus qui ne pourront plus se payer l'électricité."

"Je serais assez favorable à une grande grève de consommation: trouver un autre moyen de chauffage ou ne plus se chauffer. Laver son linge à la main à l'eau froide. Vider le congèl et le frigo puis les débrancher et faire ses courses alimentaires au jour le jour. S'éclairer à la bougie. Ne plus utiliser ni télé ni radio ni ordinateur."
Ecrit par : dobolino | 09 juillet 2009

Bienvenue chez les bobos. Le socialisme, c'est le pouvoir des caddies moins l'électricité.

Ecrit par : joi d'amor | 09 juillet 2009

http://trucsdebobo.wordpress.com/2008/12/15/22-penser-lenvironnement-comme-solution-a-la-crise/

Écrit par : LABOBO ( LutteAntiBobo) | 09 juillet 2009

cet acronyme qui sonne comme un torche-balle.
Ecrit par : Cadichon | 09 juillet 2009

@ Et le ministre n'a toujours pas de cabinet...

Ecrit par : guy morel | 09 juillet 2009

Le monde est mal fait... ;o)
Ecrit par : yann | 09 juillet 2009, en lice pour le prix d'humour du blog.

Ecrit par : Cadichon | 09 juillet 2009

Pas moyen de flusher dans c't chambre de bain !

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

Je n'utilise pas à bon escient mon niveau de performance et suis en sous-emploi permanent
Ecrit par : dobolino | 09 juillet 2009

Comme les enseignants, Dobolino, comme les enseignants...

Ecrit par : nicolas | 09 juillet 2009
Bien sûr, mais pas selon le même mode ! On vous contraint au sous-emploi alors qu'aucune contrainte extérieure ne pèse sur moi. Mon sous-emploi est le fruit de mon choix délibéré et manquant de bon sens.

Écrit par : dobolino | 09 juillet 2009

Vous paraissez bien sombre, Dobolino. Que pouvez-vous faire, pratiquement, raisonnablement, pour être, selon vos mots, plus "rentable" ? Parce que du bon sens, vous ne semblez pas en manquer.

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

Marilyse, vous parliez du golfe du Morbihan l'autre jour.

A 25 ans, j'y ai vu l'océan pour la première fois et ce fut un choc inoubliable ! Je ne savais pas que les eaux pouvaient proposer une palette aussi variée.

Un début de matinée un peu brumeux sur Gavrinis, un déjeuner sur une terrasse au Bono, une après midi sur la grève de Lochmariaquer et en fin de soirée le port d'Auray : pas mal comme programme !

Le festival de Vannes bien plus intime que celui Vienne me laisse de grands souvenirs même si la météo ...

Durant toute l'enfance de mes gosses nous avons passé au minimuim 2 semaines par an dans cette région, seule à pouvoir faire un peu de concurrence à Rhône Alpes !

Depuis qu'ils sont en âge de le faire nous voyageons. Dimanche, départ pour 5 semaines en Syrie, ça devrait être pas trop mal et j'espère plus détendu que la Géorgie l'été dernier !

Écrit par : Zorglub | 09 juillet 2009

On vous contraint au sous-emploi Ecrit par : dobolino | 09 juillet 2009

Je ne dirais pas les choses ainsi. Nous croulons sous le boulot pour mettre à niveau tout ce petit monde qu’on nous envoie ignare ou presque, mais nous (rétro)pédalons dans la choucroute car quoi qu’on fasse, tout le monde i passe, tout le monde i réussit. Cf bac 2009 : moins de cours, plus de reçus. Nos lignes sont brouillées, les vôtres sont claires.

Écrit par : nicolas | 09 juillet 2009

"Des gens qui sont payés si cher", Cadichon ! Le "s" avait sauté — d'où sa présence à "payés" !
Cela dit, "ça" peut m'arriver comme à un autre…
JPB

Écrit par : brighelli | 09 juillet 2009

Parce que du bon sens, vous ne semblez pas en manquer.
Ecrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

Non seulement Dobolino est pleine de bon sens, mais elle est surtout pleine d'humanité et tomber sur une véto comme elle reste rare et donc précieux. Alors il ne faut surtout pas se demander ce qu'il faut faire pour être rentable, mais ce qu'il faut faire pour rester humaine. Et foin du PIB, au vu de la régression des rapports humains et de la progression des rapports marchands !

Écrit par : nicolas | 09 juillet 2009

Non seulement Dobolino est pleine de bon sens, mais elle est surtout pleine d'humanité et tomber sur une véto comme elle reste rare et donc précieux. Alors il ne faut surtout pas se demander ce qu'il faut faire pour être rentable, mais ce qu'il faut faire pour rester humaine. Et foin du PIB, au vu de la régression des rapports humains et de la progression des rapports marchands !

Ecrit par : nicolas | 09 juillet 2009

Arrêtez malheureuse, vous allez encore la faire traiter de "bobo adepte de la décroissance conviviale" par un tout un tas de requins adeptes de l'écologie de marché.

Écrit par : catmano | 09 juillet 2009

"Marilyse, vous parliez du golfe du Morbihan l'autre jour.

A 25 ans, j'y ai vu l'océan pour la première fois et ce fut un choc inoubliable ! Je ne savais pas que les eaux pouvaient proposer une palette aussi variée."

Ecrit par : Zorglub | 09 juillet 2009

C'est la particularité de notre golfe d'être si changeant, de proposer cette "palette aussi variée". Tout change d'être vite, d'une minute à l'autre parfois, tout vibre de différentes couleurs. Sur mer, notamment.

Il y a peu, pour fêter notre fin d'année scolaire, nous sommes allés en bateau à Ilur, une petite île très sauvage, libre d'accès, car rachetée par le Conseil général. Une petite robinsonnade entre collègues ami(e)s. Cette île, sorte de conservatoire de l'environnement, est gardée par un jeune homme de 22 ans qui y vit seul. Tapez "Ilur Morbihan" et vous découvrirez une très belle vue aérienne de l'île ainsi qu'un article sur le jeune gardien.

Il faisait très beau depuis le matin, et tout d'un coup, vers 15 heures, le vent s'est levé, les couleurs ont changé brutalement, évoluant vers tous les tons de gris, avec la très belle et courte transition des gris lumière. Tout le monde a plié bagage en un tour de main - en mer on n'attend pas - et le retour, en barge à huître pour les uns venant de l'Ile aux Moines, a été passablement arrosé.

Je suis née à Arradon et y ai vécu toute mon enfance : je ne me lasse jamais de sillonner le golfe. Petite, j'ai beaucoup rêvé du rivage, devant les Iles Logoden, deux petites soeurs qui se donnent la main à marée basse. J'ai essayé une fois de les rejoindre en petit bateau pneumatique. Quelle imprudence ! Je me souviens avoir écrit cela longtemps après :

Le soleil s'est choisi un lieu habitable
entre deux îles
Beaucoup de sang autour du noyau
Et nous qui passons par les filures de rose.

On est toujours dans la couleur.
Je vous souhaite d'engranger en Syrie beaucoup d'images, d'émotions, tous sens aiguisés sous la peau, couleurs, odeurs, saveurs... Vos enfants ont bien de la chance. Bon séjour !

Un conseil, si vous venez dans le golfe du Morbihan : Tapez "sinagot", vous découvrirez un bateau ancien typique de Séné que des passionnées restaurent, recréent et vous verrez qu'on peut en louer un avec son timonnier. Il y en a six qui sillonnent le golfe. On les reconnaît de loin à leurs voiles rouges et à leur coque noire, listel bleu ou vert. Navigation extraordinaire !

Cette année, celui que nous voulions n'était pas libre. Mais, l'an prochain, dès avril, nous retenons "Crialeis" ancré à l'Ile aux Moines. J'ai écrit une chanson pour ce bateau et on la chantera sur le pont à l'accordéon, foi de breton !

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

Erratum : Le mot "timonier" n'est pas si grand.

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

"J'aurais dû rester coise !"

Ecrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

"coite", je crois.

Écrit par : Orthoprofundesfaux | 09 juillet 2009

Vous paraissez bien sombre, Dobolino. Que pouvez-vous faire, pratiquement, raisonnablement, pour être, selon vos mots, plus "rentable" ? Parce que du bon sens, vous ne semblez pas en manquer.

Ecrit par : Marilyse | 09 juillet 2009
Je ne suis point sombre ! Je suis rationnellement pragmatique ! Le défaut est que, affectivement et moralement, je tends à être obsolète et n'ai guère envie de me plier à la dictature de l'économie de marché et à l'avoir pour seul credo, même si j'en maîtrise globalement les arcanes.
Bilan final: ma pauvre retraite est repoussée aux calendes grecques et je suis certaine que ma clientèle sera invendable quand je déciderai d'arrêter. Ou vendable à un nécessiteux roumain qui rêve du paradis français ? En un mot, je n'en tirerai rien !
Mon métier consiste, essentiellement, à se construire un patrimoine vendable et je suis donc en échec total ou tout au moins partiel puisqu'à grands renforts de sacrifices, j'ai, dans quatre ans, une belle maison à moi que je pourrais, au pire, à l'heure de ma vieillesse, mettre à la vente pour les touristes étrangers friqués, s'il en reste et qu'ils ont encore goût à la Haute-Provence...

Je sais ce qu'il faut faire pour être rentable ! J'ai fait tout ce qu'il fallait pour ne pas l'être puisque je suis installée sur une zone de non-chalandise.

Écrit par : dobolino | 09 juillet 2009

Non seulement Dobolino est pleine de bon sens, mais elle est surtout pleine d'humanité et tomber sur une véto comme elle reste rare et donc précieux. Alors il ne faut surtout pas se demander ce qu'il faut faire pour être rentable, mais ce qu'il faut faire pour rester humaine. Et foin du PIB, au vu de la régression des rapports humains et de la progression des rapports marchands !

Ecrit par : nicolas | 09 juillet 2009
Ben voyons ! Tu parles d'une consolation ! Etre humaine ? Et alors ?
Qu'une poignée d'énergumènes désargentés et qui vont chez le véto quand il leur tombe un œil me portent aux nues, à la condition qu'ils ne soient pas adeptes inconditionnels des médecines ésotériques, ce qui n'est guère ma tasse de thé car je ne sais pas mentir et invoquer les esprits (j'ai le double défaut d'être humaine et cartésienne), me fait une belle jambe !
Ce n'est pas avec les épris d'humanisme et de Lumières qu'on fait bouillir la marmite, en ce bas monde !

Écrit par : dobolino | 09 juillet 2009

Marilyse, je connais les sinagots.

A chaque séjour nous avons un pèlerinage familial : le tour de l'île Berder à pied. Magique au renversement de marée le courant dans l'étroiture de la Jument !

J'ai aussi souvenir d'une éclosion massive de plancton phosphorescent aux Sept Iles (près de Baden). Nous nous baignions et chaque éclaboussure renvoyait un jet de lumière verte un peu maléfique.

Je ne doute pas que notre voyage sera superbe !
Il est prévu de s'arrêter quelques jours chez des copains à Istanbul puis vers Iskenderum (l'ex enclave française d'Alexandrette) avant de passer la frontière.

Au retour, s'il nous reste un peu de temps j'aimerais retourner à Mardin où, comme à Kabul, au petit soir, les gosses font voler des centaines de cerfs volants depuis les terrasses. J'ai tellement de bons souvenirs en Turquie que je suis obligé de me faire violence pour traverser le pays sans m'y attarder.

Cet hiver, j'avais envisagé de retourner en Iran (notre voyage de 2007 qui m'a bouleversé). Mes femmes n'étaient pas très réjouies à l'idée de ressortir les manteaux noirs et les foulards stricts. Du coup nous avons opté pour la Syrie et dans le contexte politique c'est pas plus mal, l'ambiance doit être un peu plombée ... Je suis tellement désolé pour le peuple iranien, qui est cultivé, poli, raffiné et subit cette dictature féroce !

Écrit par : Zorglub | 09 juillet 2009

Oulala, Dobolino que d'amertume ...

Faites gaffe à vous, vous filez du mauvais coton si vous restez sur ce rythme !
Trouvez un bon bouquin, un film sympa, un concert qui va bien, une jolie bouteille et remontez moi ce moral !

Écrit par : Zorglub | 09 juillet 2009

"J'aurais dû rester coise !"

Ecrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

"coite", je crois.

Ecrit par : Orthoprofundesfaux | 09 juillet 2009

C'était pour la rime ! = jeu de mots.

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

"A chaque séjour nous avons un pèlerinage familial : le tour de l'île Berder à pied." écrit Zorglub.

C'est une île privée qui réjouit beaucoup de promeneurs. Le passage découvert à marée basse s'appelle un radier.

De mémoire :
"... mais toujours
le relie au continent
ce filament
qu'il secrète malgré lui."

Guillevic

Vous nous faites rêver avec cette évocation de votre voyage.

Bois, Hâfiz et sois gai :
Ne fais pas comme l'hypocrite
Qui croit masquer sa ruse en citant bien haut le Koran.

Hâfez, poète persan (1320-1389)

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

"J'aurais dû rester coise !"
Ecrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

"coite", je crois.
Ecrit par : Orthoprofundesfaux | 09 juillet 2009

C'était pour la rime ! = jeu de mots.
Ecrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

Quand il faut à ce point mettre les points sur les i, Orthoprof, y a comme un défaut !

Écrit par : orthoproflefaux | 09 juillet 2009

Je suis tellement désolé pour le peuple iranien, qui est cultivé, poli, raffiné et subit cette dictature féroce !
Ecrit par : Zorglub | 09 juillet 2009

Ben ouais, c'est vrai ça, si encore y z'étaient incultes, grossiers et vulgaires, les iraniens, y mériteraient bien une bonne dictature bien féroce... mais non, y a pas à dire, y a rien à faire, y sont si charmants et si gracieux et puis polis avec ça, jamais un mot déplacé, c'est vraiment pô juste !

Écrit par : joi d'amor | 09 juillet 2009

Pour Zorglub qui va voyager dans ces orientales contrées et pour Magister qui a (provisoirement ?) dessaoulé : attention, métaphysique !

Puisque ma venue au monde ne fut pas mon choix dès le
premier jour,
Que mon départ irrévocable est fixé sans mon vouloir,
Debout ! sangle tes reins, vive serveuse !
Je veux avec du vin détruire la tristesse de l'univers !
Omar Khayam - Rubayat - Trad. Armand Robin- Gallimard

Écrit par : nicolas | 09 juillet 2009

Duels d'orthoprofs dans la boîte ? J'en reste coite !

Bonne soirée. Demain est un autre jour.
"Bon jour!" comme on dit dans la Belle Province.

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

Omar Khayam - Rubayat - Trad. Armand Robin- Gallimard

Ecrit par : nicolas | 09 juillet 2009

Armand Robin, un breton ! Méconnu mais grande figure.
Bien, Nicolas ! A demain, peut-être, avec Magister, notre maître à tous.

Écrit par : Marilyse | 09 juillet 2009

Je suis allé sur la tombe de Hâfiz à Shiraz.
Encore aujourd'hui les jeunes couples viennent s'y jurer fidélité en récitant des poèmes d'amour.

Dans cette ville j'ai assisté par hasard à un concert de musique classique interprétée par l'orchestre national sur instruments traditionnels iraniens dans la salle la plus prestigieuse de la région.

Nous nous pointons naïvement pour acheter des places alors que tout est déjà vendu aux notables (comprendre la clique qui met le pays en coupe réglée). Ambiance très BCBG à l'iranienne : voitures de luxe, costumes stricts pour les hommes, manteaux en étoffe luxueuse et tchadris en tissus noir moiré pour le femmes ou parfois foulard en soie précieuse, bijoux de haute joaillerie.

Alors que nous tentons de palabrer à la caisse, un des organisateur (sans doute honoré de notre présence ?) nous prend à part, et nous conduit au premier rang sur les sièges réservés aux VIP sans qu'il soit question de payer nos entrées. Il nous confie à une jeune femme parlant très bien le français qui s'entretient avec nous un peu interloquée de voir une famille traîner en ces lieux. Faut dire que les touristes individuels sont pas masse en Iran, encore moins à être venus en voiture !
Chaque morceau est précédé d'un long discours en farsi dans lequel nous entendons les mots Bush Komeyni Bagdad et ça n'a pas l'art de rigoler. Notre chaperonne (on peut ?) est pudique sur la traduction.
Le concert est filmé par la télé et les caméras s'attardent régulièrement sur nous.

A l'entracte, nous sortons et la télé m'interview. Pas à l'aise le Zorglub ... Un avis sincère sur l'état de déliquescence du pays auriat certainement écourté notre voyage ! Pas possible tout de même de ne pas faire au moins quelques sous-entendus ... le tout dans mon médiocre anglais se prêtant peu aux nuances et à la subtilité !
Je m'entends encore déclarer : " Iran is a wonderfull country /une pause dans la voix/ for tourism".
Puis quelques paroles lénifiante sur la musique qui rapproche les peuples (sachant qu'il est interdit d'écouter un CD vitre ouverte en voiture en ville !).
Je ne me suis pas souvent senti aussi mal !

Écrit par : Zorglub | 09 juillet 2009

Il est charmant "joi d'amor".

C'est qui lui ???
Et pis, y sert à quoi suila ?

Écrit par : Zorglub | 09 juillet 2009

Il est charmant "joi d'amor".
C'est qui lui ???
Et pis, y sert à quoi suila ?
Ecrit par : Zorglub | 09 juillet 2009

Aryen (ouarf ouarf)

Écrit par : joi d'amor | 09 juillet 2009

Encore un bon Aryen? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juillet 2009

Pour le coup, nul ne pourrait faire de reproche aux iraniens sur ce point.

Écrit par : Zorglub | 09 juillet 2009

HOLA PENDA, hold your horses! Marilyse ne mérite pas à mon sens pareille saillie...

Ecrit par : Cadichon | 09 juillet 2009
-----
À quel genre de saillie pensez-vous, Cadichon ? Un trait brillant et inattendu dans la discussion ou bien une monte ?
Pourquoi maintenir pareille ambiguïté ?
Comme vous faites allusion à des chevaux, je me demande...
J'aimerais connaître le fond de votre pensée...

Écrit par : Francis Penin | 09 juillet 2009

Omar Khayam - Rubayat - Trad. Armand Robin- Gallimard

Ecrit par : nicolas | 09 juillet 2009

Armand Robin, un breton ! Méconnu mais grande figure.

Marylise

C'est amusant, ces coïncidences; je lisais "Les Cahiers" (p.570) de Cioran, tantôt, à la piscine (j'y ai pris une insolation, d'ailleurs.... la piscine est découverte, et il faisait très beau! et beurp! je ne me sens pas très en forme dites donc), ceci:

"Armand Robin, ce traducteur étrange qui connaissait TOUTE la poésie, un jour que je lui parlais de Tchouang-tseu, me dit qu'il le mettait au-dessus de tous les poètes et de tous les penseurs, et qu'il ne pouvait le comparer qu'à certains paysages d'Ecosse."

Écrit par : Pendariès | 10 juillet 2009

Je sais ce qu'il faut faire pour être rentable ! J'ai fait tout ce qu'il fallait pour ne pas l'être puisque je suis installée sur une zone de non-chalandise.
Ecrit par : dobolino | 09 juillet 2009

Et donc, où est le problème ?

Écrit par : sosvéto | 10 juillet 2009

Va falloir que j'ouvre un fil spécial littérature, pour l'été. Je vous sens en verve, les uns et les autres...

Chatel n'a toujours pas de cabinet complet, mais il a un dir-cab, quelques conseillers, et manifeste une certaine bonne volonté en réceptionnant tous les syndicats. Faut dire que visiblement, il n'y connaît rien, mais alors, rien, à l'EN... Du coup, Pécresse parle avec une autorité qu'elle n'avait pas quand Darcos était aux commandes. Faudra voir comment va évoluer ce couple fatal.
JPB

Écrit par : brighelli | 10 juillet 2009

Orthoprof, que peut-on faire pour les corrections à l'oral?

Ce sont des musulmans les yoghourts!

http://www.marianne2.fr/Les-tetes-de-turc-de-Marianne-Bernard-Kouchner-et-les-yogourts-chinois!_a181478.html

Écrit par : merlemocoeur | 10 juillet 2009

le ministre des Affaires étrangères a confondu (comme d'ailleurs Europe 1) les Ouïghours chinois et les yogourts bulgares ! Marianne 2

Orthoprof, que peut-on faire pour les corrections à l'oral?
Ecrit par : merlemocoeur | 10 juillet 2009

Quand l'o râle, il faut passer à l'aigri.

Écrit par : orthoproflefaux | 10 juillet 2009

Il n'y a pas que des mauvaises nouvelles : une commission sénatoriale a décidé d'interdire les portables dans les écoles et les collèges (http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ilYRUOzruJFE7B3sTu0uEQVHfrzQ)
Encore un effort, et ils l'interdiront dans les lycées — comme dans le mien.
Faut encore que les fournisseurs d'accès laissent passer la loi à l'Assemblée...
JPB

Écrit par : brighelli | 10 juillet 2009

@Zorglub
1) Nous nous pointons naïvement pour acheter des places alors que tout est déjà vendu aux notables
2) un des organisateur (sans doute honoré de notre présence ?)

1) Vendu ? Vous êtes sûr ? Dans ce genre de situation, les notables ont tous reçu une invitation, en principe...
2) un désorganisteur, je suppose, vu le contexte...

Écrit par : nicolas | 10 juillet 2009

Saint-John Perse donc - pour Marilyse et quelqus autres…

Il est le seul auteur de la Pléiade à avoir concocté lui-même le volume de ses œuvres complètes. Ce qui lui a permis de faire passer comme vrais quelques gros mensonges biographiques (la prétention curieuse de s'appeler "saint-Leger Leger, sans accent siouplaît), et en particulier de trafiquer des lettres adressées à sa mère dans les années 1920, où d'un coup il se trouve voyant et prédit l'arrivée au pouvoir des communistes…
De même, il affirme avoir un jour débarqué dans une île du Pacifique où les jeunes filles à peine nubiles du pensionnat catholique local avaient appris par cœur, en son honneur, un acte d'Esther sans rien connaître au français — et même que c'était ce soir-là qu'il avait compris la musicalité pure de la langue de Racine. Belle histoire, mais vous serez charmés d'apprendre que ladite île n'existait pas.
Après la parution d'Eloges (1911), truffé de co(q)uilles, il s'est mis en tête que c'était à cause de sa graphie que les protes avaient fait tant d'erreurs, et il a rempli des dizaines de cahiers d'écriture (conservés à la Fondation Perse à Aix-en-Provence) pour s'inventer une écriture de poète, tout en gardant l'autre, totalement différente, pour ses activités diplomatiques (en fait, c'était Gide qui n'avait pas fait son boulot d'édition, et n'avait rien relu). Il y a au Jardin des Plantes un monument en bronze représentant trois états manuscrits d'un même texte, qui donne une idée de ladite graphie.
À son retour en France, dans les années 50, s'est instituée la tradition de petits dîners, dans un grand restau des Grands boulevards, avec Michaux et Cioran. On aurait aimé être petite souris…
Et dans les années 60, après le prix Nobel et tout ça, il a accepté la proposition de Lucien Clergue de lui tirer le portrait. ILa posé, toute une après-midi, dans sa propriété de Giens, et a choisi trois photos (pas une de plus : j'ai vu les autres, qui étaient fort belles aussi, Clergue est un as du noir et blanc), pour en faire son image de poète…

Allez en paix, narcisses de tous poils… Quoi que vous fassiez, vous ne lui arriverez pas à la cheville.
Moi non plus.
JPB

Écrit par : brighelli | 10 juillet 2009

Trouvé dans Marianne...

Une médaille pour le bac, mais en chocolat...
Régis Soubrouillard - Marianne | Vendredi 10 Juillet 2009 à 07:01 | Lu 310 fois


Jean-Paul Brighelli propose une solution radicale: le donner à tout le monde: « je ne vois pas bien ce qui justifie aujourd'hui les crises d'hystérie auxquelles on assiste devant les établissements, relayées dans les journaux télévisés. C'est essentiellement l'écho de l'angoisse des parents pour qui le diplôme avait encore une certaine valeur. Le ministre communique sur les bons chiffres, se les approprie. En fait, c'est une formalité. Pour ceux qui l'ont c'est maintenant que les emmerdes commencent...Et au moment où ils se trouvent confrontés à des exigences supérieures, ils perdent pied car on ne fait que repasser le bâton à la fac où 50% des élèves échouent. Il faudra bien qu'un jour un ministre ose toucher à cette vache sacrée ».
Plutôt que d'assister à l'installation « sournoise » d'un contrôle continu légitimé par un souci d'économies -même chose pour la disparition des redoublements-, l'auteur de La fabrique du crétin se dit favorable à un examen de fin d'études plus exigeant sur le fond et par sa notation, « la garantie qu'un certain cursus a été accompli et laisser les universités recruter leurs étudiants plutôt que de baigner dans l'hypocrisie qui consiste à croire que tous les bacs se valent».

Sans compter que cette année près d'un bachelier sur deux a décroché une mention. Près des deux tiers à Paris. «Ceci doit amener à réviser la valeur des mentions sur la capitale», affirmait l'ancien recteur de Paris. Et encore plus celle du bac...La mention fait désormais partie du pack estival « Bac-vacances-études supérieures ». Un sésame pour les classes préparatoires. Au choix: direction Louis-Le Grand ou train direct pour Sciences-Po ! C'est la logique contradictoire et auto-destructrice de la massification absurde du trophée. L'illusion que l'excellence relève du lot commun. Bel aveu d'échec.
« Rien n'échoue comme le succès » estimait l'écrivain anglais Chesterton.

Écrit par : nicolas | 10 juillet 2009

@ un dialogue éclairant sur les vertus de l'autonomie

X :
Je viens d'apprendre dans mon département que des établissements scolaires (publics) concluent des accords avec des associations ou des particuliers pour faire de l'accompagnement scolaire ou des clubs, qui sont payés par l'établissement, dans le cadre de "l'école ouverte". 33 euros
l'heure, paraît-il. Sur quels crédits exactement, je ne sais pas.
Avez-vous connaissance de tels faits chez vous ?

---------------------------------
Y :
Chez nous, collège ambition réussite, il existe une enveloppe pour des actions "école ouverte". Cette somme non négligeable (environ 10 000 euros) est utilisée pour :
-organiser la révision du brevet les mercredi après-midi du mois de juin.
- mettre en place une opération jeunes pompiers avec les 4èmes, 5èmes en début de grandes vacances.
- préparer l'accueil des nouveaux 6èmes une semaine à la fin des vacances d'été.

-------------------------------
X :
Merci de ces informations.
Je suppose que c'est le rectorat qui alloue cette somme ?
qui sont les bénéficiaires ? pour la révision du brevet, je suppose que ce sont des professeurs de l'établissement, payés en HSE ? et pour les autres activités ?
Est-ce que la répartition en est votée en conseil d'administration, ou bien le principal dépense et rend compte après ?
Est-il possible d'utiliser cette somme pour des dépenses internes : livres, photocopies, etc ?

--------------------------------
Y :
Chez nous, collège ambition réussite aussi ; quand un prof intervient, il n'est pas payé en HSE, mais il doit faire une demande de cumul d'emploi signée par le chef d'établissement ; on n'est alors plus dans le cadre des heures sup exonérées d'impôts...
On est payés en termes de « vacations ». Les vacations, le matin, en tant que prof, c'est une heure effectuée = une vacation  payée (25 € net environ) ; l'après-midi, en encadrement de sorties, c'est une heure effectuée = 0,5
vacation payée.
Au niveau des intervenants, les AE et les AP sont aussi concernés.
L'enveloppe budgétaire permet d'acheter du matériel pour l'école ouverte (feutres, feuilles... ou tout autre matériel servant aux activités envisagées), mais n'est pas utilisé pour d'autres achats du collège.
( AE = Assistants d'Education ; AP = Assistants Pédagogiques, spécifiques, je pense, aux collèges RAR ; ça
fait partie de nos moyens en plus avec les profs référents en plus également.)

--------------------------------
X :
Encore deux séries de questions :
1) qui sont ces assistants pédagogiques ? quels diplômes ? quelles compétences ? comment sont-ils nommés ? quel est leur statut, et leur salaire ? que font-ils exactement ?
----------------------------------------------------------------------
Y :
Les Assistants Pédagogiques sont des étudiants ; l'une de nos AP, par exemple, passait cette année le CAPES de maths ; plusieurs disciplines sont représentées en général.
Ils sont nommés par le chef d'établissement, après CV + entretien chez nous. J'avoue que j'ignore leur salaire.
Ils sont là pour faire de la pédagogie ( ! ) et n'ont en principe pas à assurer de tâches de surveillance pure par exemple (couloirs, escaliers...) mais notre chef a tendance à les employer au maximum.
Ils prennent en charge des classes dont les enseignants sont absents (absence prévue) / en réunion / en stage (avec dans ces cas du travail prévu par l'enseignant), assurent du soutien, des heures d'étude dirigée après les cours, dans le cadre de l'accompagnement éducatif.
---------------------------------------------------------------------
X :
2) que font les profs référents de plus que les autres comment sont-ils choisis à cette tâche ?
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Y :
Les professeurs référents ont postulé lors du mouvement sur ces postes spécifiques. Les premières années, c'étaient plutôt des nominations au coup par coup, pour une année à la fois ; maintenant, ils s'engagent sur ces postes, au détriment de leur ancien poste.
Ils enseignent la moitié de leur temps de service dû, soit 9 heures en général. Les autres heures, ils ont des réunions (beaucoup), et des charges de coordination  sur d'autres tâches : par exemple, notre référent maths a assuré cette année un « atelier 5è » pour essayer de faire des maths
autrement une heure par semaine avec une partie de nos 5è.

Ils ont aussi fait passer des tests RDMI je crois à nos élèves de 6è (analyse de la lecture...), géré les PPRE...
Le paradoxe étant alors qu'un « super prof » ou prof référent qui assure 10 heures de cours touche une HSA...

Écrit par : guy morel | 10 juillet 2009

Je sais ce qu'il faut faire pour être rentable ! J'ai fait tout ce qu'il fallait pour ne pas l'être puisque je suis installée sur une zone de non-chalandise.
Ecrit par : dobolino | 09 juillet 2009

Et donc, où est le problème ?

Ecrit par : sosvéto | 10 juillet 2009
Y'a pas de problème !!! Ne lisez pas comme une plainte personnelle ce qui n'est que la description par l'exemple de l'évolution sociale et économique européenne. Ce que j'expose, concernant mon exercice professionnel, peut très bien s'étendre à d'autres secteurs. Il suffit de voir un peu plus loin que le bout de son nez et de se désengluer de l'image d'Epinal du "médecin des animaux".

Écrit par : dobolino | 10 juillet 2009

Eh bien dites donc, je comprends mieux JPB maintenant : comment parvient-il à faire tout ce qu'il fait à la fois ? Mystères ! Ils sont d'une essence supérieure ces agrégés ! ;-)

C'est un sacré boulot de faire un blog !

Si vous pouviez aller y faire un tour pour me dire franchement ce que vous en pensez...Pour l'instant les visiteurs ne se bousculent pas au portillon (à part Gui Morel et Marilyse qui m'ont laissé de fort beaux commentaires et quelques "inconnus" qui n'ont pas laissé de message).

Les orthoprofs sont également les bienvenus !

http://lechatsurmonepaule.over-blog.fr/

Écrit par : Robin | 10 juillet 2009

Je vais y ajouter l'article sur le livre de notre ami Francis "L'Ere du cancre roi".

Écrit par : Robin | 10 juillet 2009

Robin, vous devriez faire un blitz — aller sur tous les sites, tous les blogs qui d'une façon ou d'une autre peuvent entrer en concordance avec le vôtre, et laisser des commentaires agrémentés des coordonnées de votre site.
Au bout d'un certain temps (le même qui garantit le refroidissement des canons de fusil), vous aurez des retours.
Mis il faudrait surtout que vous vous identifiiez à une cause / une esthétique / quelque chose de lisible directement par des gens pressés. On sent bien qu'il y a du mysticisme dan ce que vus écrivez, mais lequel ? Vous n'êtes pas assez intégriste pour les disciples de Lefebvre ou de Villiers, pas assez orthodoxe pour ceux de Benoît XVI, pas assez laïque pour nombre d'entre nous… Bref, c'est totalement vous — et je ne suis pas sûr que ce soit tout à fait l'objet d'un blog, à moins d'en faire un cadre pour votre narcissisme (et je suis bien sûr que ce n'est pas l'objet, même si c'est le cas de 99% des blogs qui e fédèrent jamais que leur auteur et ses potes).
Les gens qui me connaissent savent que bonnetdane c'est moi, et en même temps pas totalement (loin de là), pas uniquement — bref, que c'est un Moi collectif. C'est aussi vous, mon cher — "ah, insensé qui crois que je ne suis pas toi" !
JPB

Écrit par : brighelli | 10 juillet 2009

M. JPB de grâce allez sur le suite suivant
peepbuffon.blogspot.com
Il correspond tout à fait à votre article.
CONTINUEZ DE DENONCER LA DISCRIMINATION NEGATIVE
DE PLUS DENONCEZ L'ECOLE A 2 VITESSE MISE EN PLACE /
PRIVE D'ELITE/PUBLIC AU RABAIS

Écrit par : Judith | 10 juillet 2009

"Allez en paix, narcisses de tous poils… Quoi que vous fassiez, vous ne lui arriverez pas à la cheville.
Moi non plus."
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 juillet 2009

Ca, c'est sûr, tant il a tenu haut "le cri de sa naissance". Merci à vous pour la livraison promise.
Oui, il a conçu et rédigé son Pléiade lui-même, réécrit ses lettres... "rééduqué" dès 1911 sa graphie. Entre les pages 1205 et 1212, il a d'ailleurs fait figurer quelques reproductions de son écriture manuscrite. Cela, a-t-il écrit, pour les différentes épreuves écrites et concours qu'il souhaitait passer. Il avait aussi connu des déboires de lisibilité dans la première publication de ses textes à la NRF (voir lettre à Jacques Rivière du 2 juin 1911) et en était fort mécontent.
Les dîners avec Michaux et Cioran, j'ignorais. Dommage en effet qu'un scribe métamorphosé en petite souris n'ait pas consigné ce qui s'y est dit. Trois têtes pareilles !

CIORAN

Je tiens E. M. Cioran, né roumain, pour l'un des plus grands écrivains français dont puisse s'honorer notre langue depuis la mort de Paul Valéry ; et je tiens son altière pensée pour l'une des plus exigeantes aujourd'hui en Europe.
La maîtrise de la langue autant que celle de sa pensée en font depuis longtemps à mes yeux un auteur de grande race à qui il convient d'assurer son rang propre dans la classe internationale.

Saint-John Perse, 31 juillet 1968, réponse à une enqûete du Times Magazine.

Écrit par : Marilyse | 10 juillet 2009

Allez en paix, narcisses de tous poils… Quoi que vous fassiez, vous ne lui arriverez pas à la cheville.
Moi non plus.
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 juillet 2009
----
Ne soyons pas désabusés, mon cher collègue : nous ne sommes déjà pas si mal que cela !

Écrit par : Francis Penin | 10 juillet 2009

Il n'y a pas que des mauvaises nouvelles : une commission sénatoriale a décidé d'interdire les portables dans les écoles et les collèges (http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ilYRUOzruJFE7B3sTu0uEQVHfrzQ)
Encore un effort, et ils l'interdiront dans les lycées — comme dans le mien.
Faut encore que les fournisseurs d'accès laissent passer la loi à l'Assemblée...
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 juillet 2009

Ils ont déja sabordé le lien proposé. Lorsque l'on clique dessus, voilà le résultat :


AFP
L'article demandé n'est pas disponible.

Écrit par : Manu | 10 juillet 2009

L'article proposé par Judith est plein d'enseignements (et reprend en les précisant certaines infos parues ce mercredi dans le Canard Enchaîné). Je remets le lien exact :
http://www.peepbuffon.blogspot.com/
JPB

Écrit par : brighelli | 10 juillet 2009

"Gui" Morel, à la serpe d'or ?

Écrit par : Orthoprof | 10 juillet 2009

En suivant un lien depuis la page de le PEEP du lycée Buffon, je tombe sur :
http://s.huet.free.fr/paideia/textoff/men.htm

Ouch ... ça calme !
Tout ne va pas bien ces derniers jours, mais néanmoins mieux qu'en d'autres temps !

Écrit par : Zorglub | 10 juillet 2009

Personnellement, ces temps-ci, je suis démoralisée.
Je ne suis pas "rentable" et ça me démoralise.
En fait, les peigne-culs comme moi devraient disparaître.
Je ne suis pas assez immorale et c'est une honte.
Ecrit par : dobolino | 09 juillet 2009

Ce n'est pas avec ce genre de propos que vous allez me consoler !
Ecrit par : dobolino | 09 juillet 2009

Y'a pas de problème !!! Ne lisez pas comme une plainte personnelle ce qui n'est que la description par l'exemple de l'évolution sociale et économique européenne.
Ecrit par : dobolino | 10 juillet 2009

Écrit par : sosveto | 10 juillet 2009

Ce n'est pas avec ce genre de propos que vous allez me consoler !
Ecrit par : dobolino | 09 juillet 2009

Y'a pas de problème !!! Ne lisez pas comme une plainte personnelle ce qui n'est que la description par l'exemple de l'évolution sociale et économique européenne.
Ecrit par : dobolino | 10 juillet 2009

Ecrit par : sosveto | 10 juillet 2009
Me consoler, non pas en tant que personne privée mais en tant que citoyen qui assiste à une évolution générale inquiétante. D'où le fait qu'on ne peut me consoler avec des propos à visée personnelle et ce d'autant plus que je ne suis pas en danger vu mon âge. On me laissera finir tranquillement ma carrière, ça ne fait aucun doute, comme on laissera JPB ou Catmano.
Ce que je voulais décrire: il est préférable de mettre sur la touche les travailleurs non rentables quand ils piquent une partie du travail de ceux qui rentabiliseraient mieux ce travail.

J'ai néanmoins une petite fonction économique puisque j'exerce dans une petite bourgade où s'est ouverte une station thermale, dans une zone dévolue par l'Europe au tourisme. Ma présence peut être un atout pour attirer des curistes et des touristes détenteurs d'animaux que l'idée d'un vétérinaire de proximité rassurera. Je suis également un facteur attractif pour le tourisme d'automne et d'hiver que constitue la chasse au grand gibier.

Écrit par : dobolino | 10 juillet 2009

@JPB

(je n'arrive plus à faire de copiés/collé)

J'ai beaucoup de choses à apprendre en ce qui concerne la galaxie des blogs. Faire un "blitz" comme en 40 ? Je suis comme Cioran, le génie en moins, ça me fatigue d'avance !

En fait, le but n'était pas (seulement) de parler de moi, mais aussi de faire connaître ma région, des auteurs que j'aime, des "problématiques" qui m'intéressent, religieuses, philosophiques ou politiques...

Je rencontre toujours le même problème de la case dans laquelle je ne rentre pas. Vous avez bien résumé les choses : "mystique, mais..."

je ne suis pas certain qu'Internet soit un si bel outil d'expression des individus. Je pense qu'il crée aussi beaucoup de conformisme ("le média crée le message"), y compris celui de l'anticonformisme.

Mais quand quelqu'un ose vraiment être lui-même avec toutes ses bizarreries et ses contradictions, ça jette un froid.

Tout est dans le "mais" et les gens qui rentrent dans les cases ne disent pas "mais" ;-)

Bref, il faut que je réfléchisse. Ça demande beaucoup d'investissement et de travail et j'ai peut-être mieux à faire.

Écrit par : Robin | 10 juillet 2009

terrible mais vrai bravo!!!!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : la buche | 10 juillet 2009

Séquence au journal de 13 heures de la Deux tout à l'heure sur les difficultés d'inscription en Seconde — en LP en particulier. La journaliste disant carrément que l'on suspecte l'IA de surpistonner les "boursiers". 1400 dossiers en souffrance à Paris, 4000 à Lyon, autant à Toulouse.
Comme disait mon regretté Edgar Faure (regretté car je lui ai un jour gagné 500 balles au tarot) : "Avoir toujours raison, c'est un grand tort."
JPB

Écrit par : brighelli | 10 juillet 2009

Monsieur Brighelli,

Je vous interdis de dire du mal des coquilles, c'est souvent là où se tient tout le génie des poètes.

D'ailleurs vous-même n'en êtes pas avare, c'est ainsi que l'on reconnaît un homme de goût.

Avec mes meilleures couilles.

Écrit par : iPidiblue premier secrétaire du syndicat des protes | 10 juillet 2009

"(regretté car je lui ai un jour gagné 500 balles au tarot)"
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 juillet 2009

Anciens, ou nouveaux??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2009

"Mais quand quelqu'un ose vraiment être lui-même avec toutes ses bizarreries et ses contradictions, ça jette un froid."

Ecrit par : Robin | 10 juillet 2009

Moi, c'est ce que j'aime : "les infinis visages du vivant".

Écrit par : Marilyse | 10 juillet 2009

Bref, il faut que je réfléchisse. Ça demande beaucoup d'investissement et de travail et j'ai peut-être mieux à faire.

Ecrit par : Robin | 10 juillet 2009
Robin, svp, mettez un lien sur votre pseudo vers votre blog, en remplissant la case url avec l'adresse du blog. Merci par avance.

Écrit par : dobolino | 10 juillet 2009

Je suis également un facteur attractif pour le tourisme d'automne et d'hiver que constitue la chasse au grand gibier.

Ecrit par : dobolino | 10 juillet 2009

C'est vous le gibier ?

Écrit par : Japhet | 10 juillet 2009

Je suis également un facteur attractif.
Ecrit par : dobolino | 10 juillet 2009

C'est vous le gibier ?
Ecrit par : Japhet | 10 juillet 2009

Du gros poisson plutôt...

Écrit par : sosvéto | 10 juillet 2009

Robin, svp, restez sélect !

Écrit par : iPidiblue smart | 10 juillet 2009

En suivant un lien depuis la page de le PEEP du lycée Buffon, je tombe sur :
http://s.huet.free.fr/paideia/textoff/men.htm

Ouch ... ça calme !
Tout ne va pas bien ces derniers jours, mais néanmoins mieux qu'en d'autres temps !

Ecrit par : Zorglub | 10 juillet 2009

En effet, ça calme.
Et le site de ce monsieur est roboratif. J'y relève cet extrait d'un livre de Jean Amadou:

" J'ai reçu un article dont je vais vous lire quelques extraits. Vous allez voir, c'est assez réjouissant : "Il n'y a de classes dirigeantes que courageuses. Dirige celui qui risque ce que d'autres ne veulent pas risquer [ ] ; est un chef celui qui procure aux autres la sécurité en prenant sur lui tous les dangers".

Cela commence bien... On se dit, voyons, qui a bien pu écrire ça ? Madelin ? Balladur ? Iraient-ils jusque-là ? Pas certain. Continuons notre lecture. "Le courage pour l'entrepreneur, c'est l'esprit de l'entreprise et le refus de recourir à l'État ; pour le technicien, le refus de transiger avec la qualité ; pour le directeur du personnel, défense de l'autorité". Pour le coup, ça ne peut venir de Madelin, ni d'un défenseur du libéralisme moderne, c'est trop direct. Le seul capable de s'exprimer ainsi, c'est Ernest-Antoine Seillière, le patron des patrons. Et encore, il y mettrait plus de doigté...

Poursuivons toujours : "Dans la moyenne industrie, il y a beaucoup de patrons qui sont leur caissier, leur comptable, leur contremaître. Ils vivent dans un monde de lutte où la solidarité est inconnue. Dans aucun pays les patrons n'ont pu se concerter pour se mettre à l'abri des faillites qui peuvent détruire en un jour le crédit d'un industriel. C'est une lutte sans merci pour se disputer la clientèle. Ils sont obligés dans les années de crise d'accorder des délais de paiement démesurés et, s'il leur survient le moindre revers, le banquier aux aguets veut être payé dans les vingt-quatre heures". J'imagine, à la lecture de ces lignes, les réactions de Martine Aubry, de Marc Blondel, d'Arlette, d'oncle Robert Hue. Cette apologie du patronat est presque indécente dans son manichéisme...

Mais attendez, ça n'est pas fini : "Lorsque les ouvriers accusent les patrons d'être des jouisseurs qui veulent gagner de l'argent pour s'amuser, ils ne comprennent pas bien l'âme patronale. Les patrons sont heureux quand ils font un bel inventaire. Ils se disent que leur peine ardente n'est pas perdue, qu'il y a un résultat positif et palpable. Non, en vérité, le patronat tel que la société actuelle le produit n'est pas une condition enviable. Ça n'est pas avec des sentiments de colère ou de convoitise que les hommes devraient se regarder, mais avec une sorte de pitié réciproque qui serait peut-être le prélude à la justice".

Je ne vais pas vous faire languir plus longtemps... Cet article ne date pas d'aujourd'hui. Il est paru dans La Dépêche de Toulouse le 28 mai 1890. Et le nom de l'auteur ? Robert Hue le connaît bien puisqu'il se trouve chaque matin sous le titre de son journal... Eh oui, l'article est signé d'un jeune avocat de 31 ans qui s'appelait Jean Jaurès. "

[© Jean Amadou, in Je m'en souviendrai, de ce siècle !, éd J'ai lu, 2000, pp. 141-142]

Étonnant, non ?

Écrit par : yann | 10 juillet 2009

Entre parenthèses :

Fiston a été reçu au brevet, mention AB. Le plus dur est maintenant devant lui. L'année prochaine, il entamera le lycée avec option musique ( affelnet a bien fonctionné pour son cas ! )
Un grand merci à tous ceux qui, ici, l'ont (et nous ont) soutenu(s) par leurs conseils et leurs encouragements !
Toutes mes félicitations aux enfants de Dobolino pour leur réussite à leurs examens.

Écrit par : Chevreuil | 10 juillet 2009

Je suis également un facteur attractif.
Ecrit par : dobolino | 10 juillet 2009

C'est vous le gibier ?
Ecrit par : Japhet | 10 juillet 2009

Du gros poisson plutôt...

Ecrit par : sosvéto | 10 juillet 2009
Quand est-ce que vous allez arrêter de faire chier avec vos interventions de merde ?

Écrit par : dobolino | 10 juillet 2009

Entre parenthèses :

Fiston a été reçu au brevet, mention AB. Le plus dur est maintenant devant lui. L'année prochaine, il entamera le lycée avec option musique ( affelnet a bien fonctionné pour son cas ! )
Un grand merci à tous ceux qui, ici, l'ont (et nous ont) soutenu(s) par leurs conseils et leurs encouragements !


Ecrit par : Chevreuil | 10 juillet 2009
La fin a un petit côté "remerciements" de rubrique nécrologique, Chevreuil ! Ça fait un peu désordre.

Écrit par : dobolino | 10 juillet 2009

Du gros poisson plutôt...

Ecrit par : sosvéto | 10 juillet 2009
Quand est-ce que vous allez arrêter de faire chier avec vos interventions de merde ?

Ecrit par : dobolino | 10 juillet 2009

Laisse quimper ! Tu sais bien qu'on est des privilégiés, riches, exploiteurs et tout ça.
Eh, ducon, tape plutôt sur moi, Dobolino a un gosse boursier, pas moi (enfin si, mais c'est une bourse au mérite, une sans critère social ou économique, une de droite quoi).

Écrit par : yann | 10 juillet 2009

Bonjour! Allez, ce n'est pas si mal en France!
Discussion avec des Québécois, hier au soir, en sortant du concert d'ouverture du Festival du Québec (les "LOST FINGERS", groupe guitares manouches et contrebasse - excellents! qui ont invité sur scène, tenez-vous bien: La Compagnie Créole, qui a perdu bien de l'emploi, puisqu'ils ne sont plus que deux; Daniel Lavoie, bon normal... Philippe Lafontaine, "Coeur de loup" es-tu là?; et Plastic Bertrand, un cadavre sous produits énergisants - qui n'a pas vraiment chanté son "Ca plane pour moi"; ça doit être à la mode, le cancer, chez les chanteurs, depuis Bashung...); on me demande mon boulot, je réponds, on me dit: on manque sérieusement de bons enseignants ici; ha, pour quelles raisons? Tu peux avoir été dans la filière EPS et te voir donner des cours de Sciences Physiques, ce n'est pas parce que tu as étudié telle matière que tu l'enseigneras à l'école. Ici, le gouvernement pense que les manuels font tout, qu'un prof n'a qu'à le suivre, et ça passe. Après une période de 3 mois à l'essai, tu restes prof toute ta vie, donc c'est bien pour les bons, mais pour les mauvais... Le Cégep (je vous en parlerai plus tard),une création québécoise qui n'existe nulle part ailleurs dans le monde (c'est une période scolaire entre notre collège et l'université), se résumerait dans ce mot: bordel; on y apprend à faire la fête.

Jean-Paul et les autres, si je comprends bien, au Québec, peu d'enseignants maîtrisent leur matière....

Écrit par : Pendariès | 10 juillet 2009

Laisse quimper ! Tu sais bien qu'on est des privilégiés, riches, exploiteurs et tout ça.
Eh, ducon, tape plutôt sur moi, Dobolino a un gosse boursier, pas moi (enfin si, mais c'est une bourse au mérite, une sans critère social ou économique, une de droite quoi).
Ecrit par : yann | 10 juillet 2009

T'es gentil mon chéri mais je ne vois pourquoi je vous taperais dessus.
Je ne connais que 2 vétérinaires. L'une est installée depuis des lustres dans un cabinet très modeste avec du mobilier des années 60, l'autre fait des remplacements et ne gagne pas le smic. Elles ne sont peut être pas représentatives, je ne sais pas.
Il existerait donc aussi des vétérinaires riches ? Ben, c'est une bonne nouvelle...

D'après toi, une bourse au mérite est de droite !
AHHHAAAAHHHHHAAAA !
Je le replacerai ta blague...

Écrit par : sosvéto | 10 juillet 2009

[© Jean Amadou, in Je m'en souviendrai, de ce siècle !, éd J'ai lu, 2000, pp. 141-142]

Étonnant, non ?
Ecrit par : yann | 10 juillet 2009

Pourquoi étonnant ?
Pas plus que la critique par Marx de la bureaucratie. Et, sans me croire à la hauteur des deux précités, pas plus que la remarque critique que je faisais sur ce blog à JPB à propos de l'État fort dont il appelait le retour.

Écrit par : guy morel | 10 juillet 2009

Je le replacerai ta blague...

Ecrit par : sosvéto | 10 juillet 2009

Je LA replacerai

Écrit par : orthoprofzérodéfaut | 10 juillet 2009

@Yann

"Le courage pour l'entrepreneur, c'est l'esprit de l'entreprise et le refus de recourir à l'État ; pour le technicien, le refus de transiger avec la qualité ; pour le directeur du personnel, défense de l'autorité". Pour le coup, ça ne peut venir de Madelin, ni d'un défenseur du libéralisme moderne, c'est trop direct. Le seul capable de s'exprimer ainsi, c'est Ernest-Antoine Seillière, le patron des patrons. Et encore, il y mettrait plus de doigté...

Ah bon ! le grand patronat français refuse donc de recourir à l'État ? Voilà une grande nouvelle ! Qui aurait bien fait rire Madelin et fait rouler par terre Seillière. En privé.

Écrit par : guy morel | 10 juillet 2009

Pourquoi étonnant ?

Ecrit par : guy morel | 10 juillet 2009

Étonnant pour les cons qui nous mettent Jaurès à toutes les sauces degôche dans la région, c'est à eux que j'aimerais bien faire lire ça.
Sur Seillière et le recours à l'État, bien d'accord avec vous. Jaurès aurait dû s'expatrier aux USA, ça lui aurait éviter bien des avanies (et peut-être un assassinat).

Écrit par : yann | 10 juillet 2009

Ça lui aurait évité, bien sûr.

Écrit par : yann | 10 juillet 2009

De plus, les commentaires ne sont pas de moi, mais de Jean Amadou.

Écrit par : yann | 10 juillet 2009

Le Cégep (je vous en parlerai plus tard),une création québécoise qui n'existe nulle part ailleurs dans le monde (c'est une période scolaire entre notre collège et l'université), se résumerait dans ce mot: bordel; on y apprend à faire la fête.

Jean-Paul et les autres, si je comprends bien, au Québec, peu d'enseignants maîtrisent leur matière....
Ecrit par : Pendariès | 10 juillet 2009
Un mien ami canadien, spécialiste de la poésie française moderne, me disait, il y a huit ans : "En ce qui concerne, le pédagogisme, nous vous envoyons du brut, vous nous renvoyez du raffiné." Ouvrez grand les yeux puisque vous êtes là-bas.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 10 juillet 2009

"Actuellement, le revenu moyen annuel d’un vétérinaire s’élève à 51 000 €. 50 % des vétérinaires ont un BNC compris entre 27 000 et 55 000 €. Cependant, il existe de grandes disparités en fonction des régions (revenus plus importants au nord qu’au sud de la France) et en fonction de l’âge (maximum de revenus entre 40 et 50 ans"

Écrit par : sosvéto | 10 juillet 2009

Pendariès, c'est bien pour ça qu'ils ont besoin de vous, là-bas… Contactez un peu le monde universitaire.
JPB

Écrit par : brighelli | 10 juillet 2009

"Étonnant pour les cons qui nous mettent Jaurès à toutes les sauces degôche dans la région, c'est à eux que j'aimerais bien faire lire ça."

Ecrit par : yann | 10 juillet 2009

Y compris le front nazional.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2009

L'année prochaine, il entamera le lycée avec option musique"

Ecrit par : Chevreuil | 10 juillet 2009

Bravo! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2009

Y compris, en effet, Christophe.

Écrit par : yann | 10 juillet 2009

Ecrit par : sosvéto | 10 juillet 2009

Bon, je ne vois pas bien quel est votre problème, j'abandonne.

Concernant la bourse "de droite" (les guillemets suffisent-ils à vous faire sentir une nuance d'ironie ?), je vous rappelle que je parle d'une bourse au mérite SANS critère social.
Allez donc demander à votre gauchiste favori ce qu'il en pense, lui ?

Écrit par : yann | 10 juillet 2009

"Actuellement, le revenu moyen annuel d’un vétérinaire s’élève à 51 000 €. 50 % des vétérinaires ont un BNC compris entre 27 000 et 55 000 €. Cependant, il existe de grandes disparités en fonction des régions (revenus plus importants au nord qu’au sud de la France) et en fonction de l’âge (maximum de revenus entre 40 et 50 ans"

Ecrit par : sosvéto | 10 juillet 2009
BNC 2008 33451. Pour 2009, je suis à une moyenne mensuelle de 3200 euros avec un pic à 5500 en juin, mais ça va baisser en juillet, mathématiquement, puisque le mois s'annonce assez morne et que je dois payer les factures de fournitures de juin et la TVA de juin.
La bourse de mon fils est liée aux revenus de 2007 qui furent catastrophiques.
Vous voyez donc qu'il ne s'agit pas d'une plainte personnelle.

Écrit par : dobolino | 10 juillet 2009

Je suis également un facteur attractif pour le tourisme d'automne et d'hiver que constitue la chasse au grand gibier.
Ecrit par : dobolino | 10 juillet 2009

En quoi ? Vous perfusez les cerfs et rassurez les biches aux abois ? Vous raccommodez les toutous après une chasse à courre ? Je reste dubitative...
Cogito ergo sum

Écrit par : nicolas | 10 juillet 2009

Je reviens de la chorale où nous répétons le cantique de Jean Racine entre autres bonheurs.
Chantez, Dobolino...
Canto ergo sum.

Écrit par : nicolas | 10 juillet 2009

Pendariès, c'est bien pour ça qu'ils ont besoin de vous, là-bas… Contactez un peu le monde universitaire.
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 juillet 2009

J'ai discuté avec une jeune Moldave de Moldavie présente à l'exposition Cartier-Bresson de Québec (elle accueille et commente les oeuvres); elle prépare un doctorat en Histoire: la concurrence est très forte ici aussi; elle se lança dans la recherche et ne sait ce que cela va donner professionnellement. Mais je commence à prendre des contacts: avec l'université, les écoles privées, les BU...

Écrit par : Pendariès | 10 juillet 2009

Vous raccommodez les toutous après une chasse à courre ? Je reste dubitative...
Cogito ergo sum

Ecrit par : nicolas | 10 juillet 2009
C'est ça. C'est bien ce que je fais.

Écrit par : dobolino | 10 juillet 2009

Toutes mes félicitations aux enfants de Dobolino pour leur réussite à leurs examens.

Ecrit par : Chevreuil | 10 juillet 2009
Ah, merci, Chevreuil ! Fifille brevet mention bien.
Fiston bac L mention assez bien à cause d'une note ignoble en hist-géo (6!!!) mais 18 en litté et 15 en philo.
D'ailleurs, le 6 en géo est assez intéressant à analyser. Outre le fait que l'enseignement fut réellement catstrophique en première et terminale, il y a à mon avis une autre raison.
En effet, mon fils travaillait très sérieusement les annales, pour compenser l'absence de cours, de contrôles et de corrections et, vu la faible difficulté de l'épreuve, il aurait dû logiquement obtenir la moyenne ou à peu près, même si son niveau n'était pas solidement étayé. Simplement, mon fils n'avait jamais travaillé ou stressé. Le lundi, il a passé l'anglais écrit (13), le mardi, l'italien écrit (13), avec la sensation d'avoir mal fait, le mercredi matin l'hist-géo et plantage complet.
Il était aussi fragile en italien qu'en hist-géo et je suis quasi certaine que si l'hist-géo avait eu lieu le mardi et l'italien le mercredi, il aurait eu 13 en hist-géo et 6 en italien.
Manque d'entraînement au travail, manque d'endurance!
C'était la première fois de sa vie qu'on lui plantait un poignard dans le dos pour le faire avancer, la première fois qu'il avait à sauter un obstacle.
Et, le poignard dans le dos, pour lui, ça fonctionne. Alors que de toute sa scolarité il n'a jamais décollé du dix de moyenne, il arrive pour le bac à 13.5 malgré son 7 en EPS et son 6 en Hist-géo.
(A propos de l'EPS, j'ai été très surprise de voir qu'elle avait en L le même coef que l'épreuve orale de français.)
En bref, je pense que s'il y avait un examen de passage à chaque fin d'année, mon fils aurait plus travaillé qu'il ne l'a fait.

Écrit par : dobolino | 10 juillet 2009

C'est ça. C'est bien ce que je fais.
Ecrit par : dobolino | 10 juillet 2009

Sans amorcer un fil sur la chasse à courre, comment réagissez-vous dans ces cas ? Ce doit être dur pour un véto de voir arriver des bestioles massacrées...
Ne tenez pas compte de ce que je viens de vous demander si vous êtes vous-même chasseur, bien sûr.

Écrit par : nicolas | 10 juillet 2009

Voici ce que j'ai découvert, donc hier soir, au concert du soir du Festival: http://thelostfingers.com/fr bonne écoute.

Écrit par : Pendariès | 10 juillet 2009

En bref, je pense que s'il y avait un examen de passage à chaque fin d'année, mon fils aurait plus travaillé qu'il ne l'a fait.

Ecrit par : dobolino | 10 juillet 2009

A ce sujet, le ministère de l'éducation indien propose de mettre en place un examen de fin de "class 10", fin de seconde, donc.
C'est la dernière classe dans laquelle les élèves sont confrontés à toutes les matières.
Les cancres (las) râlent, et les bons élèves pensent que ça va les habituer à passer des examens.

Écrit par : yann | 10 juillet 2009

Voici ce que j'ai découvert, donc hier soir, au concert du soir du Festival: thelostfingerscom/fr bonne écoute.

Ecrit par : Pendariès | 10 juillet 2009

C'est vous, au milieu ?
Jolie chemise ;o))

Écrit par : yann | 10 juillet 2009

C'est ça. C'est bien ce que je fais.
Ecrit par : dobolino | 10 juillet 2009

Sans amorcer un fil sur la chasse à courre, comment réagissez-vous dans ces cas ? Ce doit être dur pour un véto de voir arriver des bestioles massacrées...
Ne tenez pas compte de ce que je viens de vous demander si vous êtes vous-même chasseur, bien sûr.

Ecrit par : nicolas | 10 juillet 2009
Ce n'est pas de la chasse à courre, c'est de la battue rurale et populaire. Je ne suis pas chasseuse et ça ne me tente pas du tout.
Pour les chiens massacrés, c'est parfois lassant ou même écœurant, mais, le plus souvent, les plaies sont assez bénignes. Et puis, vous savez, ça fait 25 ans que je fais ça. J'en ai pris mon parti.

Écrit par : dobolino | 10 juillet 2009

Ecrit par : orthoprofzérodéfaut | 10 juillet 2009

médoukipudonktancenouvoklone ?

Écrit par : pluskacé | 10 juillet 2009

Je vous envoie plein de bonnes ondes Dobolino.

Écrit par : Pendariès | 10 juillet 2009

@ Le ministre a un chef de cabinet
"Gustin suit Chatel à l’Éducation
Le directeur de cabinet du nouveau ministre de l’Éducation nationale travaillait déjà pour lui à Bercy avant le remaniement.

Philippe Gustin, 49 ans, a été nommé directeur de cabinet du ministre de l’Éducation nationale et porte-parole du gouvernement, Luc Chatel. Philippe Gustin occupait auparavant les fonctions de directeur adjoint au cabinet du secrétaire d’État chargé de l’Industrie et de la Consommation. C’est donc un retour aux sources pour cet ancien enseignant.

Titulaire d’un doctorat d’histoire sociale, Philippe Gustin a débuté sa carrière comme instituteur en Haute-Saône entre 1979 et 1980 avant de devenir professeur à l’Office franco-allemand, de 1980 à 1982, puis directeur d’école en Allemagne jusqu’en 1988. Directeur adjoint des cours à l’Institut français de Budapest (1988-1994), puis directeur du bureau de coopération linguistique à l’ambassade de France en Autriche (1995-1997), il intègre alors l’ENA. En 2001, au terme de sa scolarité, il est nommé sous-préfet de Cosne-Cours-sur-Loire (Nièvre). Il quitte l’Hexagone en 2003 et rejoint la préfecture de Mayotte où il occupe les fonctions de secrétaire général jusqu’en 2004. À son retour dans la métropole, il prend la tête du bureau du droit et des procédures d’éloignement au ministère de l’Intérieur.

Directeur du cabinet du préfet de l’Isère entre 2006 et 2007, Philippe Gustin est alors appelé au cabinet de la ministre de l’Économie, des Finances et de l’Emploi, Christine Lagarde, en qualité de conseiller "restructurations, mutations économiques et outre-mer". Depuis mai 2008, il occupait conjointement les fonctions de directeur adjoint de cabinet au secrétariat d’État à l’Industrie et à la Consommation."

Écrit par : guy morel | 10 juillet 2009

@ Chef de cabinet ( suite)

La source : http://www.professionpolitique.info/focus/10-07-09/gustin-suit-chatel-a-l-education

Écrit par : guy morel | 10 juillet 2009

Je vous envoie plein de bonnes ondes Dobolino.

Ecrit par : Pendariès | 10 juillet 2009
Si ce sont les ondes du Saint laurent, je veux bien, ça me fera voyager.

Écrit par : dobolino | 10 juillet 2009

Résultats des courses pour le brevet: Sur un groupe composé de quinze élèves issus de classes différentes, huit admis et sept recalés. Pas terrible comme moyenne! Et encore je suis très fortement interloqué par la réussite d'une élève qui est véritablement incapable d'écrire une phrase dans un français correct. Tant mieux pour elle, après tout.

Écrit par : alain | 10 juillet 2009

Dobolino, je ne cesse pas de m'émerveiller du saint-laurent.... je loge quasiment sur l'une de ses rives...

Écrit par : Pendariès | 10 juillet 2009

Personne ne parle du chef de cabinet de Luc Châtel ?

Chef de cabinet - Jonathan DERAI
29 ans. IEP Paris, DEA de droit public interne et comparé.
Collaborateur de Nicolas Forissier, député UMP de l’Indre puis secrétaire d’État à l’Agriculture (2003- 2005). Chargé de mission, puis conseiller technique au cabinet du ministre de l’Agriculture, Dominique Bussereau (juillet 2005-mai 2007). Chef de cabinet du secrétaire d’État chargé de la Consommation et du Tourisme (2007-mars 2008).

Passer de l'agriculture au tourisme, et du tourisme à l'Education : il aime s'occuper des boeufs !

Écrit par : Jeremy | 10 juillet 2009

"Gustin suit Chatel à l’Éducation Ecrit par : guy morel | 10 juillet 2009
C’est le frère de Didier ? On va rire !
Chef de cabinet - Jonathan DERAI Ecrit par : Jeremy | 10 juillet 2009
Il y a la queue au cabinet, on dirait...

Écrit par : nicolas | 10 juillet 2009

Jonah Tant de Raies au cabinet? C'est trop beau, ça!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2009

Passer de l'agriculture au tourisme, et du tourisme à l'Education : il aime s'occuper des boeufs !

Ecrit par : Jeremy | 10 juillet 2009

Dans ce cas, qu'il veille au moins, cette fois-ci, à ce qu'on les mette avant la charrue.

Écrit par : Magister | 10 juillet 2009

alorcékiledircabdeluc ? Jonatangustinoufilipderai ?

Écrit par : pluskacé | 10 juillet 2009

Résultats des courses pour le brevet: Sur un groupe composé de quinze élèves issus de classes différentes, huit admis et sept recalés Ecrit par : alain | 10 juillet 2009

Echantillon représentatif ? 53 % de réussite au brevet ?! Ce n’était pas assez facile ?????????

Écrit par : nicolas | 10 juillet 2009

Puisque invitation il y a... j'y suis allé mais écrire un commentaire se révèle impossible, sur votre blog, Francis.
Je vous signale donc sur Bonnet d'âne :
ses connaissance : connaissances
des vérité : vérités
Il nous initié : temps? initiait ? a initiés ?
et n'omet pas d'avoquer : d'évoquer
l'un des plus beaux métietrs : métiers
Bonnêt d'Âne : bonnet à ne pas confondre avec benêt
Et félicitations pour ce qui n'est plus, hélas, un brûlot ... mais qui promet quelques chaudes heures de saine lecture.

Écrit par : orthoproflefaux | 10 juillet 2009

"et n'omet pas d'avoquer : d'évoquer"

Ecrit par : orthoproflefaux | 10 juillet 2009

"n'omets pas", même, non?

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2009

A moins que ce soit la troisième personne... Vu le raccourci, je pensais que c'était l'impératif... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2009

Rien à voir mais je me pose une question pédagogique depuis hier soir.
Quand j'étais élève de collège et lycée, j'ai étudié des œuvres diverses et variées sans que jamais on ne me dise "naturalisme", "baroque", "classique", "réalisme". La seule classification concernait le romantisme (littérature, musique, peinture), l'impressionisme (peinture) et le surréalisme (peinture et littérature). Sur le reste, on ne nous mettait jamais de mot et on ne nous définissait pas de mouvement artistique.
J'ai étudié deux Zola, en 73/74 et 74/75, sans qu'on ne me prononce jamais le mot "naturalisme".
Pourriez-vous, l'un ou l'autre, m'expliquer pourquoi ?

Même chose pour Balzac. On disait Balzac mais on ne nous disait jamais "réaliste".

J'ai aussi étudié des textes baroques et classiques, sans que ces deux mots, et notamment "baroque" ne soient prononcés.

Pourquoi donc ?

Je précise que j'avais des professeurs très jeunes donc diplomés entre 1968 et 1972.
PS: on m'a aussi parlé du Nouveau Roman.

Écrit par : dobolino | 10 juillet 2009

"Actuellement, le revenu moyen annuel d’un vétérinaire s’élève à 51 000 €. 50 % des vétérinaires ont un BNC compris entre 27 000 et 55 000 €. Cependant, il existe de grandes disparités en fonction des régions (revenus plus importants au nord qu’au sud de la France) et en fonction de l’âge (maximum de revenus entre 40 et 50 ans"

Ecrit par : sosvéto | 10 juillet 2009

Avant ou après la fraude?

Écrit par : merlemocoeur | 10 juillet 2009

"Puisque invitation il y a... j'y suis allé mais écrire un commentaire se révèle impossible, sur votre blog, Francis."

??? J'ai dû rater un épisode. Avez-vous un blog, Francis, comme Robin ?

En tout cas, "Benêt d'Ane", j'aime !

***
Penda, n'êtes-vous pas encore noyé dans les fameux "watering holes" ? Au passage, très seyant, le costume !
Je vous poste un message ce soir quand tout le monde sera couché, histoire de ne pas creuser de tunnel sous l'Atlantique avec de la littérature. Ce serait bien que JPB ouvre un fil spécial comme il l'a suggéré. "Ca, c'est une idée qu'elle est bonne". Et son concours de pastiches (vous avez bien lu) pourrait aussi nous amuser les jours de houssée (= c'est du joual normand de Guy Morel).

Écrit par : Marilyse | 10 juillet 2009

Avant ou après la fraude?

Ecrit par : merlemocoeur | 10 juillet 2009
Pauvre type ! Tu fais vraiment pitié...

Écrit par : dobolino | 10 juillet 2009

Aucun épisode raté, Marilyse, c'est moi qui ai raté une marche : il ne s'agit pas de Francis mais de Robin. A jeun pourtant. I do apologize. Pouvez-vous écrire un commentaire sur le blog de Robin, vous ?
Errato ergo sum

Écrit par : nicolas | 10 juillet 2009

"Avant ou après la fraude?"

Ecrit par : merlemocoeur | 10 juillet 2009

Si c'est de l'humour, je n'ai pas compris... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2009

A Dobolino : j'appartiens à la même génération que vos professeurs de lycée (agreg en 69), mais je n'ai pas de réponse à votre question. Pour ma part, j'ai toujours utilisé en classe des notions comme celles de naturalisme, de réalisme ou de classicisme lorsque j'étudiais des oeuvres qui s'y rattachaient.

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 juillet 2009

Pouvez-vous écrire un commentaire sur le blog de Robin? (Nicolas)

Parfaitement, et pourtant je suis nulle en informatique !

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 juillet 2009

Avant ou après la fraude?"

Ecrit par : merlemocoeur | 10 juillet 2009

Si c'est de l'humour, je n'ai pas compris... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2009

C'est en même temps de l'humour et en même temps sérieux!

Comme pour toutes les professions, où il y a des paiements par chèque et en espèces, il y a ou il peut y a avoir de la fraude fiscale!

Écrit par : merlemocoeur | 10 juillet 2009

Darcos ou la droite la plus à droite à l'oeuvre!

http://www.marianne2.fr/Darcos-jamais-le-samedi-mais-parfois-le-dimanche_a181499.html

Et pas un mot de JPB sur toutes ces (ses) dérives, comme si tout cela n'existait pas!!

JPB, vous qui maintenant écrivez la gauche "la gôche" comme les pires "droitistes" haineux , vous savez, les mêmes qui écrivaient Mitterand et prononçaient Mitran, dites JPB, rassurez-moi, vous n'allez pas adhérer à l'UMP ??

Écrit par : merlemocoeur | 10 juillet 2009

Non !
Mais au PS non plus. Et vous ?
JPB

Écrit par : brighelli | 10 juillet 2009

Aucun épisode raté, Marilyse, c'est moi qui ai raté une marche : il ne s'agit pas de Francis mais de Robin. A jeun pourtant. I do apologize. Pouvez-vous écrire un commentaire sur le blog de Robin, vous ?
Errato ergo sum

Ecrit par : nicolas | 10 juillet 2009

Oui, je le visite tous les jours. Il faut cliquer dans "Liste complète sur la droite" puis choisir le sujet qui vous intéresse. En bas figure la commande pour le commentaire. C'est vrai qu'on peut visionner un texte sans qu'il y ait cette possibilité. Je ne sais pas pourquoi. Voir cela avec Robin.
Exerceo ergo sum.

Écrit par : Marilyse | 10 juillet 2009

A Dobolino : j'appartiens à la même génération que vos professeurs de lycée (agreg en 69), mais je n'ai pas de réponse à votre question. Pour ma part, j'ai toujours utilisé en classe des notions comme celles de naturalisme, de réalisme ou de classicisme lorsque j'étudiais des oeuvres qui s'y rattachaient.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 juillet 2009

Idem pour moi, mais comme élève.

Écrit par : Marilyse | 10 juillet 2009

Erratum : "Liste complète" sur la droite. Ca change tout !

Écrit par : Marilyse | 10 juillet 2009

Non !
Mais au PS non plus. Et vous ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 juillet 2009

Libre comme l'air !

J'ai fait voir l'extrait à mon fils et après je lui ai dit d'apprendre à compter en grec et en latin jusqu'à 67 et de pousser jusqu'à 70 s'il se sent en forme, et bien, ça ne l'a pas fait rire contrairement à moi!

Les parents sont cruels!

Écrit par : merlemocoeur | 10 juillet 2009

Étonnant pour les cons qui nous mettent Jaurès à toutes les sauces degôche dans la région,

Ecrit par : yann | 10 juillet 2009

Peut se dire aussi:
Étonnant pour les cons degôche dans la région qui nous mettent Jaurès à toutes les sauces.


`"Avant ou après la fraude?"
Ecrit par : merlemocoeur | 10 juillet 2009

Si c'est de l'humour, je n'ai pas compris... :-(
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2009

Humour ou vacherie gratuite, c'est tout aussi infâme, and well beyond stupid!

Écrit par : Cadichon | 10 juillet 2009

"C'est en même temps de l'humour et en même temps sérieux!

Comme pour toutes les professions, où il y a des paiements par chèque et en espèces, il y a ou il peut y a avoir de la fraude fiscale!"

Ecrit par : merlemocoeur | 10 juillet 2009

Ca sentait quand même le procès d'intention vis-à-vis de Dobolino... Entre "il y a" et "il peut y avoir", il y a quand même un monde.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2009

"Peut se dire aussi:
Étonnant pour les cons degôche dans la région qui nous mettent Jaurès à toutes les sauces."

Ecrit par : Cadichon | 10 juillet 2009

Jaurès a surtout été mis aux sauces nauséabondes de droite et d'extrême-droite, ces derniers temps.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2009

Ceci étant dit, j'ai trouvé aussi Darcos un tantinet péteux ce matin.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2009

Humour ou vacherie gratuite, c'est tout aussi infâme, and well beyond stupid!

Ecrit par : Cadichon | 10 juillet 2009

Dobolino parlait du revenu moyen DES vétos, pas du sien!

Même si on se castagne, je la lis toujours attentivement et je ne doute pas de son honnêteté.

Quant à celle des vétos en général , elle ne doit pas être différente des autres professions libérales, c'est à dire que la fraude fait partie du jeu !

Écrit par : merlemocoeur | 10 juillet 2009

Avant ou après la fraude?

Ecrit par : merlemocoeur | 10 juillet 2009
Pauvre type ! Tu fais vraiment pitié...

Ecrit par : dobolino | 10 juillet 2009

Et je suis peu être un pauvre type, Dobolino, mais VOUS n'étiez pas visée en particulier.

Quant à la fraude fiscale, je sais, c'est toujours les autres

Discours habituel tenu par les professions libérales et les commerçants!

Écrit par : merlemocoeur | 10 juillet 2009

Peut-être!

Même si un peu être doit vous convenir me concernant, ça fait synonyme de pauvre type!!

Écrit par : merlemocoeur | 10 juillet 2009

Je suis également un facteur attractif.
Ecrit par : dobolino | 10 juillet 2009

vous devriez signer Doboli (besance) no

me voici de retour, provisoirement;
bravo pour les minots.

Écrit par : retraitée | 10 juillet 2009

Omar Khayam - Rubayat - Trad. Armand Robin- Gallimard
Ecrit par : nicolas | 09 juillet 2009

Armand Robin, un breton ! Méconnu mais grande figure.

Ecrit par Marilyse.

C'est amusant, ces coïncidences; je lisais "Les Cahiers" (p.570) de Cioran, tantôt, à la piscine (j'y ai pris une insolation, d'ailleurs.... la piscine est découverte, et il faisait très beau! et beurp! je ne me sens pas très en forme dites donc), ceci:
"Armand Robin, ce traducteur étrange qui connaissait TOUTE la poésie, un jour que je lui parlais de Tchouang-tseu, me dit qu'il le mettait au-dessus de tous les poètes et de tous les penseurs, et qu'il ne pouvait le comparer qu'à certains paysages d'Ecosse."

Ecrit par : Pendariès | 10 juillet 2009

@ Pendariès et aux autres passionné(e)s de poésie

C’est une chaîne sans fin, l’un nous renvoie à l’autre en une longue phrase ininterrompue. Et certaines sphères s’attirent.
Je me suis pas mal plongée dans la poésie chinoise dans les années 80-90 avec le Tao, et ses alternances yin / yang. J’ai une prédilection pour Wang Wei. Tchouang Tseu (Zhuang Zi), avec Lao Tseu, est l’un des grands maîtres fondateurs du taoïsme, conteur et poète. Depuis je vis entourée de calligraphies chinoises réalisés sur des mots que j’ai choisis par une spécialiste plutôt talentueuse : c’est bien pour l’équilibre. Chaque calligraphie est comme une œuvre d’art.

Quant à Armand Robin (1912-1961), c’était un traducteur polyglotte extraordinaire au sens plein du mot, hors du commun. Né d’une famille paysanne bretonne, près de Rostrenen (Côtes-du-Nord à l’époque), pauvre, illettrée, il ne parlait à dix ans que le breton. A 30, il parlait et traduisait 15 langues : le gallois, le chinois, le hongrois, le slovène, le russe, l’allemand, le macédonien, le turc, le bulgare, le néerlandais, n’en jetez plus ! Je crois avoir entendu de la bouche de Charles Le Quintrec qu’il maniait 24 langues. Est-ce possible !
C’était, selon le Quintrec, un marginal, un « crucifié », très peu sociable, sauvage, qui avait horreur de tous les pouvoirs, une sorte de poète maudit qui se croyait entouré de forces maléfiques. Le Quintrec et lui se sont souvent frités, au sujet notamment de la Bretagne. Même s’il est méconnu du grand public, Armand Robin, poète traducteur d’un exceptionnel talent et d’une culture immense, est considéré par ses pairs comme une voix majeure de Bretagne, une voix sans concession, une voix « de blessure et de nuit » pour reprendre les mots de Charles le Quintrec.

« Dans une ère où le poème était jeu, écrivit-il, je vins, avec, dans mon cœur, des chants de feu. »

[…]
Surgi des illettrés, je n’ai eu personne pour m’expliquer
Combien il faut mentir pour être sauvé ;
J’ai dit devant n’importe qui ce que je croyais vrai,
Il faut désespérer de m’apprendre à tromper,
Je ne serai jamais un civilisé.
[…]

Armand Robin in Poètes de Bretagne, anthologie de Charles le Quintrec, La Table Ronde, 80, 99, 2008.

Et pour rester sur la Voie :

Retraite parmi les bambous

Seul, assis à l’écart parmi les bambous,
Je joue du luth et chante à tue-tête !
Dans la forêt profonde, nul ne sait ma présence,
Mais la lune vient m’offrir sa lumière.

Wang Wei, le poète peintre (701-761)
in Le Tao, Miroir du Monde, Seghers 1988.

Peut-être faites-vous, de temps en temps, retraite sous les érables…

Bonne nuit à tous.

Écrit par : Marilyse | 10 juillet 2009

"Même si un peu être doit vous convenir me concernant, ça fait synonyme de pauvre type!" Quel charabia !

Ces allégations de "fraude fiscale" ne sont pas très élégantes, c'est le moins qu'on puisse dire. Dobolino, pour le coup, essayez donc "la fronde fiscale".

Écrit par : Marilyse | 10 juillet 2009

Errata : Le Quintrec, poète qui a droit à ses deux majuscules.

Il nous a quittés en novembre 2008. Il est enterré à Vannes aux côtés de ses parents. Je recommande, outre sa poésie, ses romans et son journal, ses écrits autobiographiques :

- Une enfance bretonne (Le Livre de Poche)
- Un Breton à Paris, Albin Michel, 2002 et Libra Diffusio, 2004. + Livre de Poche.

(Il a aussi rédigé chez Seghers un essai sur Alain Bosquet qui était son ami.)

Écrit par : Marilyse | 10 juillet 2009

Hier, mascarade annuelle : réunion d'harmonisation de l'E.A.F. On discute, on pérore, on déplore le niveau exécrable des copies, mais c'est que le sujet était difficile, on constate les difficultés orthographiques, mais il parait que c'est à cause de l'épidémie de dyslexie (wouaf, wouaf, c'est la dernière trouvaille !).
Résultats des courses, les inspecteurs sont très contents: les notes sont bien meilleures que l'année dernière. Plus ça baisse, plus ça monte !

Ecrit par : Amélie | 08 juillet 2009
___________
Ca va commencer à se voir, quand même. Certes, je suis un excellent prof. Mais quand même, 23 de mes 28 élèves de 1e L qui ont entre 14 et 20 à l'écrit du Bac, j'aurais une légère tendance à me gausser. Enfin, il y a quand même un ahuri qui a réussi à avoir 8/20. Pas de bol : c'est le seul futur hypokhâgneux, celui qui avait 16,5 de moyenne générale. Pffff... Fichu métier.

Écrit par : Frédéric Béant | 11 juillet 2009

Dur !
JPB

Écrit par : brighelli | 11 juillet 2009

Pas de bol : c'est le seul futur hypokhâgneux, celui qui avait 16,5 de moyenne générale. Pffff... Fichu métier.
Ecrit par : Frédéric Béant | 11 juillet 2009

Dur !
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 juillet 2009

Mais pas si rare. J'ai commencé à farfouiller dans la cuisine du bac à partir du moment ( 1990 ?) où j'ai vu d'excellents élèves se ramasser de sales notes ou des notes médiocres.

Écrit par : guy morel | 11 juillet 2009

Mais pas si rare. J'ai commencé à farfouiller dans la cuisine du bac à partir du moment ( 1990 ?) où j'ai vu d'excellents élèves se ramasser de sales notes ou des notes médiocres.
Ecrit par : guy morel | 11 juillet 2009
S'il n'y a pas d'autre moyen de rétablir l'équité qui ne préside pas au départ dans la vie...

Écrit par : nicolas | 11 juillet 2009

Depuis je vis entourée de calligraphies chinoises réalisés sur des mots que j’ai choisis par une spécialiste plutôt talentueuse
Ecrit par : Marilyse | 10 juillet 2009
Depuis je vis entourée de calligraphies chinoises réalisées par une spécialiste plutôt talentueuse, sur des mots que j'ai choisis.
Est-ce bien ce qu'il fallait comprendre, Marilyse ?

Écrit par : orthoproflefaux | 11 juillet 2009

Ces allégations de "fraude fiscale" ne sont pas très élégantes, c'est le moins qu'on puisse dire. Dobolino, pour le coup, essayez donc "la fronde fiscale".

Ecrit par : Marilyse | 10 juillet 2009

Je répète une dernière fois que Dobolino n'était pas visée, reprenez depuis le début mais ici certain(e)s ne lisent qu'à moitié et laissent de côté le reste, à l'intérieur d'un message, ce doit être leur façon de pratiquer la lecture semi-globale, à l'insu de leur plein gré!

Et puis basta cosi aurait dit mon grand-père et je vous laisse à votre lecture tronquée!

Écrit par : merlemocoeur | 11 juillet 2009

Pas de bol : c'est le seul futur hypokhâgneux, celui qui avait 16,5 de moyenne générale. Pffff... Fichu métier.
Ecrit par : Frédéric Béant | 11 juillet 2009

Dur !
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 juillet 2009

Pour parler sérieusement, et pour confirmer les propos de Frédéric Béant, mon fils qui n'a pas eu une note en français en dessous de la moyenne de toute sa scolarité, qui adore écrire depuis toujours, qui ne fait pas de fautes d'orthographe, qui est dans un lycée parisien plutôt côté, a trouvé le moyen d'avoir 9 à l'écrit en français.

Pourtant il était plutôt satisfait à l'issue de son épreuve mais hier soir il était fort marri et même franchement triste.

Comprend qui peut!

Écrit par : merlemocoeur | 11 juillet 2009

Est-ce bien ce qu'il fallait comprendre, Marilyse ?

Ecrit par : orthoproflefaux | 11 juillet 2009

Sur ce coup, vous eussiez dû signer "syntaxo-orthoproflefaux"...

Signo ergo sum.

Écrit par : Magister | 11 juillet 2009

Je trouve inquiétants ces témoignages convergeant vers l'idée que des élèves sérieux tout au long de l'année se plantent au bac tandis que des extoplasmes/vs trublions l'obtiennent avec mention... Pas vous ?

Écrit par : nicolas | 11 juillet 2009

"des extoplasmes"

non : ectoplasmes

Écrit par : tolérance zéro | 11 juillet 2009

Je trouve inquiétants ces témoignages convergeant vers l'idée que des élèves sérieux tout au long de l'année se plantent au bac tandis que des extoplasmes/vs trublions l'obtiennent avec mention... Pas vous ?
Ecrit par : nicolas | 11 juillet 2009

Il faudrait regarder du côté des sujets.

Écrit par : guy morel | 11 juillet 2009

En ce qui concerne l'EAF, je ne résiste pas au "plaisir" de vous faire suivre le petit témoignage suivant, -- d'un de mes anciens étudiants, néo-titulaire, qui fait passer ses premiers oraux d'EAF dans un prestigieux lycée du grand sud.
Je copie-colle sans rien modifier :
" (...) Hier , je termine les oraux désastreux en beauté. Une candidate me fait une explication de texte sur Candide , qui m'apparaît acceptable.
Je lui pose la question, anodine, à mon sens : "Expliquez le titre de ce conte philosophique". Et la réponse tombe :"Candide, ça vient de Candia , la marque de lait , qui exprime la douceur , la légèreté".
Je ne peux réprimer un éclat de rire, et lui fais part de ma consternation. Deuxième question : " Pourquoi les Lumières s'appellent-elles les Lumières ? "
Réponse tonitruante : "à cause des Frères Lumière".
Voilà !! Point de futur khâgneux dans le lot (ou peut-être oui , c'est pire) , et une grande déception.
J'ai demandé des mises en apposition et je n'en ai obtenu qu'une seule sur 56 candidats ; imploré des anaphores , et je n'ai obtenu que des silences confus; quémandé des assonances et des allitérations, et reçu seulement deux citations éparses qui ne prouvaient rien."
Alors, les "bonnes" notes de l'EAF...

Écrit par : Françoise Guichard | 11 juillet 2009

D'après les commentaires de Frédéric Béant et de merlemocoeur, il semble qu'un mauvais sort s'acharne sur les bons élèves... Ont-ils eu le malheur de tomber sur les quelques rares professeurs qui notent plutôt sévèrement, c'est-à-dire "normalement" ? A moins que...
Mais en l'absence de chiffres significatifs, on ne saurait tirer une conclusion. Il serait toutefois intéressant d'avoir d'autres témoignages. Au point où en sont les choses, plus rien n'étonnerait vraiment.

Écrit par : Magister | 11 juillet 2009

Guy Morel a devancé mon interrogation. Du coup, le doute s'insinue quand même dans mon esprit. Vous avez dit bizarre ? Comme c'est étrange...

Écrit par : Magister | 11 juillet 2009

En fait, c'est nicolas et non Morel. Néanmoins, la question reste en suspension.

Écrit par : Magister | 11 juillet 2009

Avant ou après la fraude?

Ecrit par : merlemocoeur | 10 juillet 2009
Pauvre type ! Tu fais vraiment pitié...

Ecrit par : dobolino | 10 juillet 2009

Et je suis peu être un pauvre type, Dobolino, mais VOUS n'étiez pas visée en particulier.

Quant à la fraude fiscale, je sais, c'est toujours les autres

Discours habituel tenu par les professions libérales et les commerçants!

Ecrit par : merlemocoeur | 10 juillet 2009
Je réponds à celui-là mais c'est pour tous.
La fraude fiscale des vétos français et autres travailleurs indépendants, à côté des 800 milliards de dollards du marché souterrain des stupéfiants, c'est de la rigolade. De toute façon, notre misérable petit black ne part pas aux îles Caïman, à quelques rarissimes exceptions près, mais est systématiquement réinjecté dans le circuit.
Apparemment JPB et Claire Mazeron qui ont bu un pot avec moi à Nyons, pot réglé avec un billet de 20 euros dont ils savaient pertinemment qu'il était noir, ne sont pas tombés raides morts sur le champ. Ils sont toujours en vie !

Quant à vous, messieurs les professeurs, il ne semble pas que vous soyez moralement empêchés de donner des cours particuliers au black et, si vous voulez en donner à mes enfants, je ne serais pas offusquée.
Le débat est clos.

Écrit par : dobolino | 11 juillet 2009

L'anecdote rapportée par Françoise Guichard enrichira, si l'on peut dire, la litanie des perles. Et elles sont fameuses, ces deux-là ! On saura du moins que les écrivains de jadis s'inspiraient, déjà, des marques d'aujourd'hui, ce qui en fait des visionnaires en étymologie anticipée. Dans cette logique, la Lorelei de Heinrich Heine est une germanisation précoce de l'Oréal dont le mot signifie "soigner ses cheveux avec des cosmétiques pour attirer les hommes" (la Lorelei, quant à elle, attirant plutôt les navigateurs du Rhin). Dites-le doctement à certaines personnes, et elles seraient fichues de vous croire !

Écrit par : Magister | 11 juillet 2009

les discordances des résultats à l'EAF sont à mon avis le résultat de la très grande errance de l'enseignement des lettres au lycée.Selon les"écoles" auxquelles se réfèrent les examinateurs,un même élève peut avoir de gros écarts de notes.Qui se réjouira d'un catalogue exhaustif de figures de style,et autres détails strictement formels,qui s'offusquera de la méconnaissance totale du contexte historique et littéraire,qui déplorera que le lien n'est pas fait entre la forme et le fond...Sans compter l'ineptie de certains sujets qui amènent à valoriser à peu près n'importe quoi.(et je pense d'ailleurs qu'ils sont faits pour cela,en particulier les sujets d'invention vers lesquels on sait que se précipitent les élèves les moins doués,,les moins "littéraires"-ce qui est un paradoxe!)Discutez avec les collègues aucun n'est d'accord sur ce qu'il est au fond important que les élèves sachent:avec une telle pagaille,comment voulez-vous qu'on s'y retrouve?

Écrit par : en passant | 11 juillet 2009

les discordances des résultats à l'EAF sont à mon avis le résultat de la très grande errance de l'enseignement des lettres au lycée.Selon les"écoles" auxquelles se réfèrent les examinateurs,un même élève peut avoir de gros écarts de notes.Qui se réjouira d'un catalogue exhaustif de figures de style,et autres détails strictement formels,qui s'offusquera de la méconnaissance totale du contexte historique et littéraire,qui déplorera que le lien n'est pas fait entre la forme et le fond...Sans compter l'ineptie de certains sujets qui amènent à valoriser à peu près n'importe quoi.(et je pense d'ailleurs qu'ils sont faits pour cela,en particulier les sujets d'invention vers lesquels on sait que se précipitent les élèves les moins doués,,les moins "littéraires"-ce qui est un paradoxe!)Discutez avec les collègues aucun n'est d'accord sur ce qu'il est au fond important que les élèves sachent:avec une telle pagaille,comment voulez-vous qu'on s'y retrouve?

Écrit par : en passant | 11 juillet 2009

La fraude fiscale des vétos français et autres travailleurs indépendants, à côté des 800 milliards de dollards du marché souterrain des stupéfiants, c'est de la rigolade.

Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Bien dit ! Mais justement, les politiques aiment bien rigoler, au sens de canaliser les rigoles au lieu d'endiguer les fleuves.

Écrit par : Magister | 11 juillet 2009

bis repetita non placent!

Écrit par : en passant | 11 juillet 2009

Est-ce bien ce qu'il fallait comprendre, Marilyse ?

Ecrit par : orthoproflefaux | 11 juillet 2009

Absolument ! Glissé, collé au mauvais endroit ! Erro ergo sum. Gratias tibi.
Cette talentueuse calligraphe est une Vannetaise sinophile. Je l'ai vue consulter les mots que je lui donnais dans son dictionnaire de chinois. C'est une vraie chorégraphie : on trouve un élément du mot, on revient en avant à un autre article, on retourne plus loin, on refeuillette... Du chinois, pour de vrai !
Il faut une très grande sûreté du geste. Pas de repentir possible. D'autant que le papier de riz n'est pas aussi facile que cela à utiliser.
Les Chinois qui ont vu ces calligraphies les croyaient réalisées par un calligraphe compatriote : c'est pour cela que je peux dire "talentueuse". Car, pour ma part, je ne connais rien en langue chinoise. Sinon que je peux reconnaître maintenant certains éléments.
C'est une écriture extraordinaire. Les élèves chinois l'apprennent dans des cahiers spéciaux : sur des carrés, diagonales tracées.

Écrit par : Marilyse | 11 juillet 2009

"Dans cette logique, la Lorelei de Heinrich Heine est une germanisation précoce de l'Oréal dont le mot signifie "soigner ses cheveux avec des cosmétiques pour attirer les hommes" (la Lorelei, quant à elle, attirant plutôt les navigateurs du Rhin). Dites-le doctement à certaines personnes, et elles seraient fichues de vous croire !"

Ecrit par : Magister | 11 juillet 2009

Excellent! Je vais tenter le coup!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2009

Apparemment JPB et Claire Mazeron qui ont bu un pot avec moi....
Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Ils sont "ensemble" ?

Écrit par : Service de presse de Gala | 11 juillet 2009

Discutez avec les collègues aucun n'est d'accord sur ce qu'il est au fond important que les élèves sachent:avec une telle pagaille,comment voulez-vous qu'on s'y retrouve?

Ecrit par : en passant | 11 juillet 2009

Certes, mais votre question induit, en quelque sorte, le carcan de la fameuse grille des compétences, ce qui laisse peu d'espace à la discussion. La solution se trouverait plutôt au niveau de la conception des sujets et plus encore de la levée d'une chape de plomb : cesser d'instrumentaliser politiquement les examens à des fins de communication (bons chiffres = bonne politique = donc revotez pour moi).

Écrit par : Magister | 11 juillet 2009

"Est-ce bien ce qu'il fallait comprendre, Marilyse ?

Ecrit par : orthoproflefaux | 11 juillet 2009

Sur ce coup, vous eussiez dû signer "syntaxo-orthoproflefaux"...

Signo ergo sum."

Ecrit par : Magister | 11 juillet 2009

Tout dépend comment on entend: "ortho"!!! Comme un préfixe, où comme une forme abrégée (classe normale) du mot "orthographe"?
C'est comme "homophobe", ce mot est complètement con! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2009

Juteuses, ces deux perles d'inculture ! Mon dieu !...

Écrit par : Marilyse | 11 juillet 2009

Etant le sujet de la querelle, je propose pour vous départager "Syntaxorthorproflefaux" : c'est plus facile à lire. :-))

Écrit par : Marilyse | 11 juillet 2009

Enfin, rappelons qu'il n'y a pas d'agrégation externe pour l'enseignement privé.

Ecrit par : TotoWeininger | 05 juillet 2009

Mais il existe une possibilité pour les lauréats de l'agrégation externe d'opter pour leur maintien d'ans l'Enseignement privé à condition qu'ils détiennent un contrat définitif d'enseignement au moment de leur réussite au concours ; ce qui ne leur donne pas le statut de fonctionnaires (ils demeurent contractuels, payés sur une échelle de rémunération d'agrégés). C'est ce que j'ai fait personnellement, je suis donc bien placé pour donner cette précision et faire justice à mes collègues contractuels de l'Enseignement privé et agrégés par concours externe (rares, il est vrai, la plupart des "agrégés" du privé le sont par concours interne - CAER-PA - ou sur liste d'aptitude).

Écrit par : geofol | 11 juillet 2009

Certes, mais votre question induit, en quelque sorte, le carcan de la fameuse grille des compétences, ce qui laisse peu d'espace à la discussion.
dit Magister


Surtout pas!je ne parle pas de compétences mais de connaissances!Avez-vous vu à quoi ressemblent les "grilles" de notation de l'oral de français?
Le problème est à mon avis que le niveau culturel des élèves de lycée aujourd'hui fait qu'une majeure partie n'est pas en état de comprendre le "fond" des textes:on les amuse donc avec la "superficie".Si vous tombez sur un examinateur qui en veut plus,les notes chutent vertigineusement.On est au point de passer de l'enseignement des lettres au "français":la littérature (comme les langues anciennes) devient une réserve d'Indiens...

Écrit par : en passant | 11 juillet 2009

"...la littérature (comme les langues anciennes) devient une réserve d'Indiens..."

Ecrit par : en passant | 11 juillet 2009

Je suis d'accord avec vous. D'ailleurs, en collège, personne n'a déjà plus l'idée de se dire "professeur de lettres".

Écrit par : Marilyse | 11 juillet 2009

Surtout pas!je ne parle pas de compétences mais de connaissances!

Ecrit par : en passant | 11 juillet 2009

Merci de nous rappeler cette nuance, ô combien importante !

On est au point de passer de l'enseignement des lettres au "français": la littérature (comme les langues anciennes) devient une réserve d'Indiens...

Ecrit par : en passant | 11 juillet 2009

C'est-à-dire qu'elle redevient ce qu'elle fut jadis : réservée à une minorité lettrée... Assurément, nous changeons d'époque.

Écrit par : Magister | 11 juillet 2009

C'est la scoumoune ! Pas grave Marilyse dites que vous êtes professeur de cinéma ça fait bien ! Vous étudierez "La princesse de Clèves" de Jean Delannoy plutôt que celle de Madame de Lafayette !

Écrit par : iPidiblue coin causerie | 11 juillet 2009

"Avez-vous vu à quoi ressemblent les "grilles" de notation de l'oral de français?"

Ecrit par : en passant | 11 juillet 2009

Quand je vois "le" mot: "grille de notation", je sors mon lance-flammes.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2009

Et oui, la pauvre Madame de Lafayette, qui n'y est pour rien, est le nouvel "auteur à la mode" qui amuse tant la galerie des professeurs de lettres , mais aujourd'hui l'étude de la littérature croupit au fond du puits, aussi bien au collège qu'au lycée, et les spéléologues se font rares !

A quand le révolte?

Écrit par : merlemocoeur | 11 juillet 2009

Tout dépend comment on entend: "ortho"!!! Comme un préfixe, où comme une forme abrégée (classe normale) du mot "orthographe"?
C'est comme "homophobe", ce mot est complètement con! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2009

D'accord avec vous. De même, le mot pédophile est impropre à ce qu'il désigne. Normalement, le pédophile est celui qui aime les enfants. S'agissant de déviance sexuelle, ne devrait-on pas plutôt parler de pédomane ou de pédopathe ? Comment appelle-t-on, sinon, une personne qui aime vraiment les enfants, au sens noble du terme ?

Au fait, homophobe n'est pas à confondre avec omophobe (qui n'aime pas la lessive). ;-)

Écrit par : Magister | 11 juillet 2009

Apparemment JPB et Claire Mazeron qui ont bu un pot avec moi....
Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Ils sont "ensemble" ?

Ecrit par : Service de presse de Gala | 11 juillet 2009

AAAH, d'aacooord !!

Écrit par : Closer, le premier féminin people | 11 juillet 2009

C'est-à-dire qu'elle redevient ce qu'elle fut jadis : réservée à une minorité lettrée.. Magister
C'est une vision optimiste à laquelle je n'aurais pas pensé...Je pensais plutôt aux derniers jours de Constantinople....

Écrit par : en passant.... | 11 juillet 2009

"mais aujourd'hui l'étude de la littérature croupit au fond du puits,"

Il faudrait rejouer la fable de La Fontaine. Qui ferait le bouc ?

Écrit par : Marilyse | 11 juillet 2009

Comment appelle-t-on, sinon, une personne qui aime vraiment les enfants, au sens noble du terme ?



Ecrit par : Magister | 11 juillet 2009

Mickael Jackson ?

Écrit par : Neverland | 11 juillet 2009

C'est une vision optimiste à laquelle je n'aurais pas pensé... Je pensais plutôt aux derniers jours de Constantinople....

Ecrit par : en passant.... | 11 juillet 2009

Un optimisme largement perfusé par la réalité. Nous le constatons bien. Quant aux derniers jours de Constantinople, voilà une comparaison audacieuse et somme toute très pertinente...

Écrit par : Magister | 11 juillet 2009

Comment appelle-t-on, sinon, une personne qui aime vraiment les enfants, au sens noble du terme ?

Ecrit par : Magister | 11 juillet 2009

Mickael Jackson ?

Ecrit par : Neverland | 11 juillet 2009

Excellente ironie quoique ne sachant rien de la chose concernant le personnage (RIP).

Écrit par : Magister | 11 juillet 2009

Au fait, ça va plus loin que ce que vous pensez, le "black". Quand je refuse que Catmano me paye pour une boîte d'antipuces chats ou que je stérilise la chatte de ma nièce gratos et que je ne le déclare pas en consommation personnelle, c'est déjà du black. Donc, pour vous, professeurs, quand vous donnez un coup de main scolaire gratos au gosse du voisin ou à votre neveu, peut-être même à votre fils ou à votre fille, c'est aussi du black.
Quand un agriculteur consomme les patates de son champ tout l'hiver, il fait du black.

Écrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Apparemment JPB et Claire Mazeron qui ont bu un pot avec moi....
Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Ils sont "ensemble" ?

Ecrit par : Service de presse de Gala | 11 juillet 2009

AAAH, d'aacooord !!

Ecrit par : Closer, le premier féminin people | 11 juillet 2009
A ce rythme là, vous pouvez aussi en conclure que nous formons un ménage à trois !

Écrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Eh ! oh ! Madoff-Dobolino va jouer avec le fisc plus loin ...

Écrit par : iPidiblue blanchi | 11 juillet 2009

Pas de bol : c'est le seul futur hypokhâgneux, celui qui avait 16,5 de moyenne générale. Pffff... Fichu métier.

Ecrit par : Frédéric Béant | 11 juillet 2009

Dur !
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 juillet 2009
Mon grand frère s'est tellement gamellé en math au bac C (8/20) qu'il a dû aller à l'oral. Il était hypervexé mais ça n'a pas entravé sa carrière et, à la fin de sa sup, il a fallu qu'il se batte pour ne pas aller en spé math (je ne me souviens plus comment ça s'appelait ? M', non ?).

Écrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Très drôle !
"Quand un agriculteur consomme les patates de son champ tout l'hiver, il fait du black.

Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009"

Écrit par : Marilyse | 11 juillet 2009

Comment appelle-t-on, sinon, une personne qui aime vraiment les enfants, au sens noble du terme ?

Ecrit par : Magister | 11 juillet 2009
Le terme humaniste me paraît approprié, même s'il ne se limite pas à une telle définition.

Écrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Et quand un bistrotier offre une blonde à son pote, il ferait aussi du black ?

Écrit par : Marilyse | 11 juillet 2009

Donc, pour vous, professeurs, quand vous donnez un coup de main scolaire gratos au gosse du voisin ou à votre neveu, peut-être même à votre fils ou à votre fille, c'est aussi du black.
Quand un agriculteur consomme les patates de son champ tout l'hiver, il fait du black.

Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Si un professionnel qui a comptabilisé en charge l'achat d'un produit l'utilise autrement que dans le cadre de son activité professionnelle, il ne respecte pas la législation fiscale s'il ne réintègre pas la charge comptabilisée antérieurement, mais cela n'en fait pas un fraudeur pour autant sauf si cette façon de faire est généralisée mais alors en cas de contrôle, il sera facile à l'inspecteur du fisc de le démontrer !

Gardez la dénomination de fraudeur fiscal à celui qui le mérite, à moins que vous ne considériez que qui vole un oeuf vole un boeuf! (et n'y voyez aucune allusion à votre profession!)

Écrit par : merlemocoeur | 11 juillet 2009

Très drôle !
"Quand un agriculteur consomme les patates de son champ tout l'hiver, il fait du black.

Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009"

Ecrit par : Marilyse | 11 juillet 2009
C'est très sérieux ! Quand un éleveur ovin ou bovin abat un animal pour son congélateur, il doit, sur le registre d'élevage et sur le serveur informatique de l'EDE, enregistrer la sortie de l'animal avec la mention autoconsommation.
Ce n'est pas encore fait pour tous les champs de patates ou de tomates européens mais ça ne devrait pas tarder et je suis certaine que certaines grosses exploitations européennes sont soumises à enregistrement de ces autoconsommations.

Écrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Comment appelle-t-on, sinon, une personne qui aime vraiment les enfants, au sens noble du terme ?

Ecrit par : Magister | 11 juillet 2009

Un cannibale ?

Écrit par : yann | 11 juillet 2009

Et quand un bistrotier offre une blonde à son pote, il ferait aussi du black ?

Ecrit par : Marilyse | 11 juillet 2009

Ça, c'est du proxénétisme.

Écrit par : yann | 11 juillet 2009

Comment appelle-t-on, sinon, une personne qui aime vraiment les enfants, au sens noble du terme ?

Ecrit par : Magister | 11 juillet 2009

Ce mot existe-t-il ? Ceux auxquels on peut penser ont été dévoyés. Reste à l'inventer.

De l'étymologie mal digérée :

Le pire, c'est que la candidate des deux perles rapportées par Françoise a sans doute eu un cours jadis, en collège, sur ce mot "candide". On fait parfois lire des extraits de cette oeuvre en quatrième. Il est très fréquent que, dans un cours d'étymologie, les élèves nous citent des marques. Et "Candia" est assez bien trouvé.
Un "candidat" dans la Rome antique n'était-il pas celui qui se présentait à l'élection dans une toge blanchie à la craie ? Trop candide, cette candidate. Pas une "lumière" en étymologie.

Écrit par : Marilyse | 11 juillet 2009

Ce n'est pas encore fait pour tous les champs de patates ou de tomates européens mais ça ne devrait pas tarder et je suis certaine que certaines grosses exploitations européennes sont soumises à enregistrement de ces autoconsommations.

Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Alors, où va-t-on pouvoir innocemment dissimuler ses 100 patates ? :-))

Écrit par : Marilyse | 11 juillet 2009

Et quand un bistrotier offre une blonde à son pote, il ferait aussi du black ?

Ecrit par : Marilyse | 11 juillet 2009

Non, cela fait partie des offerts dans le cadre des bonnes relations commerciales et c'est autorisé !

Le patron paye sa tournée!

A boire JPB!

Écrit par : merlemocoeur | 11 juillet 2009

"Et quand un bistrotier offre une blonde à son pote, il ferait aussi du black ?"

Ecrit par : Marilyse | 11 juillet 2009

Non, il fait du proxénétisme bénévole.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2009

Et quand un bistrotier offre une blonde à son pote, il ferait aussi du black ?

Ecrit par : Marilyse | 11 juillet 2009

Et quand je fais un livre de maths pour ma collègue de CE2 et que je le lui refile gratos ?

Ouf ! J'ai presque fini le premier trimestre ! Personne n'aurait une leçon et des exercices sur le losange, niveau CE2, par hasard ?
La géométrie, je galère vraiment !

Écrit par : catmano | 11 juillet 2009

"A ce rythme là, vous pouvez aussi en conclure que nous formons un ménage à trois !"

Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009

AAAAh, d'accooord!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2009

Et quand un bistrotier offre une blonde à son pote, il ferait aussi du black ?

Ecrit par : Marilyse | 11 juillet 2009

Ça, c'est du proxénétisme.

Ecrit par : yann | 11 juillet 2009
Si la blonde est une femme dont c'est le métier, c'est de toute façon du blackvu que la profession n'est pas reconnue.
Si c'est une boisson, c'est du black s'il ne le passe pas en autoconsommation.
Je vous explique, Marilyse, puisque vous semblez tomber des nues.
Le bistrotier achète ses boissons et les passe en dépenses professionnelles déductibles de son bénéfice, comme je passe l'antipuce que j'offre à ma sœur en dépenses. Si nous déduisons de notre revenu notre consommation personnelle, c'est déjà de la fraude, comme si vous déduisiez vos frais d'alimentation personnelle sur votre déclaration de revenus.
Nous avons par contre le droit de vendre sans marge. Si je vends à prix coutant l'antipuce à Catmano et que je déclare son règlement en recettes, je suis dans la légalité. Si je lui en fais cadeau sans en faire état, je fraude.
Vous avez compris le mécanisme ?

Écrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Avez-vous vu le reportage d'Envoyé Spécial sur les cahiers de vacances ? Voilà de quoi arrondir grassement ses fins de mois, de quoi mettre du beurre sur ses patates. Justement, il y avait un exercice sur les patates : une expérience de physique... Il y a même des cahiers pour adultes ! Je me suis dit, ma fille, tu es vraiment dépassée...

Catmano, vous n'avez pas le filon. On ne travaille pus gratis aujourd'hui !
Dommage que je n'aie rien sur les losanges : j'aurais tant aimé vous rendre service ! Losanges, je laisse...

Écrit par : Marilyse | 11 juillet 2009

Et quand je fais un livre de maths pour ma collègue de CE2 et que je le lui refile gratos ?


Ecrit par : catmano | 11 juillet 2009
Selon le fisc et les maisons d'édition, c'est de la fraude. Selon Meirieu, c'est Mozart qu'on assassine.
Le premier délit est plus facile à juger que le deuxième.
maltraitance d'enfants, ça peut chercher dans les vingt ans aux Baumettes.

Écrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Ceci dit, Catmano, sous le règne de l'égalitarisme forcené, ce n'est pas plus grave d'assassiner Mozart que d'assassiner Kévin. y'a plus d'échelle de valeur.

Écrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Une élève de 1ère ES me contacte ; elle a eu 8/20 alors qu'elle pensait que cela s'était bien passé : long exposé, beaucoup de choses à dire, aucune question embarrassante... Avec la même examinatrice, une de ses camarades qui n'avait tenu que 5 minutes et avait, de son propre aveu, multiplié les confusions, a eu 7...

Cette élève marchait plutôt bien avec moi : 14,5 de moyenne au T3, et je suis plutôt sévère...

Je lui ai dit qu'il y avait deux solutions : soit elle avait fait un gros contresens qui avait paru éliminatoire à l'examinatrice, soit c'était une erreur (elle me signalait déjà que l'examinatrice s'était trompée de ligne en la convoquant, et qu'elle avait dû attendre tout l'après-midi pour passer…)

Je crois qu'on va finir par enregistrer sur vidéo les oraux, comme les gardes à vue, ça nous pend au nez !

L'an passé, j'interrogeais dans un lycée voisin, ou une de mes classes de premières passait. Je suis allé demander à une collègue examinatrice pour quoi elle avait mis 6/20 à une élève qui tournait à 13 de moyenne, sérieuse (déléguée) mais un peu coquette... je n'ai pas eu de réponse très nette, si ce n'est la vague impression que cette collègue, aux cheveux bruns, avait un petit préjugé contre les blondes... depuis ce moment, mon conseil : doucement sur le maquillage et gare aux colorations avant le bac !

Écrit par : sanjuro | 11 juillet 2009

Vous avez compris le mécanisme ?

Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Voui, voui, voui, m'dame ! J'ai tout compris. Je ne pense pas que j'aurais été une bonne bistrotière. J'aurais vite fait de couler mon affaire, dans les flots de bière non déductibles. Adieu les patates.

Écrit par : Marilyse | 11 juillet 2009

Alors, où va-t-on pouvoir innocemment dissimuler ses 100 patates ? :-))

Ecrit par : Marilyse | 11 juillet 2009
On pourra déclarer un rendement inférieur à la réalité, tant que toutes les récoltes ne seront pas automatisées et versées dans de remorques informatisées et reliées par internet à un serveur central. Je parie que ça se fait déjà à quelque endroit pour les céréales ? Maminou ?????
Je me sens une âme à écrire un nouveau "meilleur des mondes", ces jours-ci !!!!

Écrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Et quand un bistrotier offre une blonde à son pote, il ferait aussi du black ?

Ecrit par : Marilyse | 11 juillet 2009

Non, cela fait partie des offerts dans le cadre des bonnes relations commerciales et c'est autorisé !

Le patron paye sa tournée!

A boire JPB!

Ecrit par : merlemocoeur | 11 juillet 2009
Ce n'est pas autorisé mais "toléré", comme on tolère l'abattage fermier du porc ou de la volaille. Si quelqu'un vous dénonce ou porte plainte, ça devient une infraction.

Écrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Je me sens une âme à écrire un nouveau "meilleur des mondes", ces jours-ci !!!!

Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Sous la forme d'une BD humoristique, cela pourrait avoir un certain succès, du genre "Pour 100 patates, t'as plus rien".

Écrit par : Marilyse | 11 juillet 2009

Gardez la dénomination de fraudeur fiscal à celui qui le mérite, à moins que vous ne considériez que qui vole un oeuf vole un boeuf! (et n'y voyez aucune allusion à votre profession!)

Ecrit par : merlemocoeur | 11 juillet 2009
Expliquez-le aux "polyvalents" !
Quand le fisc tombe sur un malheureux petit fraudeur et s'acharne, il peut le pousser au suicide et, parfois, pour des fraudes vraiment dérisoires.
Je connais un affineur et marchand d'olives qui, entre la répression des fraudes, les services vétérinaires et le fisc, a plongé dans la dépression nerveuse. Ce n'était pas un gros gros ni un petit petit mais, dans notre petite cambrousse, il suscitait comme tous ceux qui réussissent quelque jalousies féroces, d'autant plus qu'il était maire de son village. Quelques petites lettres de dénonciation et hop ! Deux fois à cinq ans d'intervalle.
Plusieurs petits éleveurs caprins ont bu le bouillon avec lui, puisqu'il n'était plus là pour collecter leur production. Tout un petit tissu économique loco-régional a été détruit par des excès de zèle aveugles et obstinés.

Écrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Ce qui nous ramène au texte de Jaurès cité hier par Yann...

Écrit par : dobolino | 11 juillet 2009

... je n'ai pas eu de réponse très nette, si ce n'est la vague impression que cette collègue, aux cheveux bruns, avait un petit préjugé contre les blondes...

Ecrit par : sanjuro | 11 juillet 2009

Dans ce cas, on dira de l'examinatrice qu'elle est flavophobe.

Écrit par : Magister | 11 juillet 2009

Ce n'est pas autorisé mais "toléré", comme on tolère l'abattage fermier du porc ou de la volaille. Si quelqu'un vous dénonce ou porte plainte, ça devient une infraction.

Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Non, vous vous trompez, les offerts sont considérés comme une pratique commerciale que le fisc prend en compte dans le cas d'un contrôle, à la condition, comme toujours, de ne pas être exagérés et de servir d'argument à des dissimulations de recettes !

Écrit par : merlemocoeur | 11 juillet 2009

Dommage que je n'aie rien sur les losanges : j'aurais tant aimé vous rendre service ! Losanges, je laisse...

Ecrit par : Marilyse | 11 juillet 2009

Merci, c'est gentil, même si ça ne fait pas vraiment avancer le schmilblic ;-)

Écrit par : catmano | 11 juillet 2009

Selon le fisc et les maisons d'édition, c'est de la fraude. Selon Meirieu, c'est Mozart qu'on assassine.
Le premier délit est plus facile à juger que le deuxième.
maltraitance d'enfants, ça peut chercher dans les vingt ans aux Baumettes.

Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Tant que que je n'attaque pas à un livre du maître GS, je ne risque rien pour les Baumettes.
Le jour où je me lancerai réellement dans l'édition spéciale "école maternelle", tu pourras planter deux orangers sous serre au pré d'Enroille (je l'écris comme ça, d'accord) et venir m'apporter tes oranges au black tous les dimanches !
L'AGEEM veille et elle préférera presque livrer SON école maternelle au service marchand plutôt que d'assassiner des générations de Kévin et de Wolfgang Amadeus à grands coups d'exercices de calcul concret.

Écrit par : catmano | 11 juillet 2009

Non, vous vous trompez, les offerts sont considérés comme une pratique commerciale que le fisc prend en compte dans le cas d'un contrôle, à la condition, comme toujours, de ne pas être exagérés et de servir d'argument à des dissimulations de recettes !

Ecrit par : merlemocoeur | 11 juillet 2009
Ce n'est pas une erreur, c'est une incompréhension entre nous. Le mot tolérance administrative existe et il s'agit d'une tolérance (d'un pourcentage communément appliqué lors d'un contrôle) et non d'une autorisation légale. C'est une pratique commerciale tolérée tant qu'elle reste dans des limites raisonnables mais je doute fort qu'il y ait un texte de loi qui réglemente clairement la pratique de "la tournée du patron".

Écrit par : dobolino | 11 juillet 2009

@ Du mouvement des boulets (suite)

Les procédures d'affectation des élèves dans les établissements scolaires sont illisibles, opaques, voire franchement louches et donnent lieu à des résultats parfois risibles, souvent injustes. Il semble même que l'on donne désormais une prime à la médiocrité - pour ne pas dire autre chose. C'est un fait.

Mais que dire alors de l'organisation des mutation des enseignants ? On sait que les agrégés connaissent bien des difficultés pour obtenir un lycée (type d'établissement pour lequel ils sont pourtant statutairement prioritaire, on ne le répètera jamais assez) faute de bonifications suffisantes, pensait-on naïvement.

Eh bien ! on était encore loin de la vérité. Ne voilà-t-il pas que désormais, un agrégé qui arrive en tête au barème sur un vœu lycée peut se faire doubler en commission par un certifié (dont le nombre de points est donc inférieur) pour se retrouver finalement muté en collège ZEP !

Petit témoignage très éclairant :

"J'explique : je suis agrégée (depuis 11 ans). Dans mon académie non seulement aucun coup de pouce n'a été donné pour que les agrégés soient prioritairement affectés en lycée, mais pire nos 90 pts sont minimisés par la hausse de l'ancienneté (10 pts par échelon et 15 pts/an pour l'ancienneté dans le poste). Et (important pour la suite) pour en bénéficier il faut obligatoirement faire un vœu large. Ça ne marche pas pour le lycée X mais sur le vœu tout lycée sur la commune machin.

J'ai donc fait en voeu 1 : tout lycée sur ma commune. J'avais 230 pts sur ce voeu.
En voeu 9 j'avais pris le risque d'un voeu large utilisant mes pts de RC pour mettre toutes les chances de mon côté pour un poste fixe (j'ai 3 jeunes gamins) --> 440 pts.

Sur ma commune il y avait un seul poste en lycée. Il était également demandé par une autre collègue, certifiée, mais qui avait moins de point que moi sur ce voeu.

Raisonnement du représentant du recteur : Si on donne le lycée à cette collègue et que TZR MArion prend son poste en collège, ça fait 2 collègues satisfaits pour les stats des mut. Enfin satisfaction relative pour moi puisque c'est mon dernier voeu, fait par défaut pour ne pas rester TZR. Le dit collège est en zep, très mauvaise réputation, menacé de fermeture prochaine, une partie du service en segpa + complément de service ailleurs.

La collègue a donc bien obtenu un poste en lycée avec 190 pts, alors qu'avec mes 230 pt je ne l'ai pas eu.
Moi j'ai eu mon voeu 9 avec mes 440 pts.

C'est profondément injuste. Le snes me dit qu'il n'y a rien a faire (pas de valeur légale du barème). Ce poste aurait dû être le mien. C'était peut-être ma seule chance d'avoir un poste en lycée avant longtemps.

A part ça, le courrier du recteur annonçant le projet de mutation insistait justement sur la notion de "transparence, d'équité et de respect des règles". Il y était également rappelé que "chaque poste est attribué à l'enseignant dont le barème est le plus élevé...".

Avez-vous des conseils à me donner ? Faut-il écrire une lettre au recteur ? A Darcos ? A Sarko ? Au pape ?
Plus sérieusement, je compte bien faire des courriers (même si ça ne sert à rien). Faut-il passer par voie hiérarchique ?

Je suis vraiment complètement écœurée et désespérée.
Marion"

Écrit par : TotoWeininger | 11 juillet 2009

"Il était également demandé par une autre collègue, certifiée, mais qui avait moins de point que moi sur ce voeu."

Ecrit par : TotoWeininger | 11 juillet 2009

Ca ne fait pas beaucoup, effectivement...

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2009

Le jour où je me lancerai réellement dans l'édition spéciale "école maternelle", tu pourras planter deux orangers sous serre au pré d'Enroille (je l'écris comme ça, d'accord) et venir m'apporter tes oranges au black tous les dimanches !

Ecrit par : catmano | 11 juillet 2009
Ah non, alors ! Déjà qu'il faudra que je trimballe mémé à ta place ! Essaye d'être politiquement correcte ou tu te passeras d'oranges ! Je ne peux être au four et au moulin.

Écrit par : dobolino | 11 juillet 2009

N'ai-je donc tant étudié que pour cette ignominie !
Le témoignage de Marion est surréaliste et les arcanes tordus de l'administration sont impénétrables.

"Il semble même que l'on donne désormais une prime à la médiocrité - pour ne pas dire autre chose. C'est un fait."
Ecrit par : TotoWeininger | 11 juillet 2009

Ce misérabilisme est un des effets pervers de l'égalitarisme, une pratique suicidaire pour le système scolaire et désespérante pour les enseignants (dont beaucoup ne l'ont pas volé). On préconise d'ailleurs régulièrement, sans oser l'instituer franchement, d'envoyer les "bons" professeurs dans les zones "sensibles" (des endroits où les gens ont une énorme sensibilité) dans le cadre idéologique de l'égalité des chances (comme si la vie était une question de chance !).
Comme la plupart des professeurs fait tout pour éviter de se retrouver en terre de mission, l'administration détourne l'écueil en tricotant les affectations selon un patron connu d'elle seule. A moins d'avoir platement affaire à des bureaucrates complètement à l'ouest, ce qui n'est pas impossible.

Écrit par : Magister | 11 juillet 2009

TotoW, elle est dans quelle académie, Marion ?

Écrit par : Jeremy | 11 juillet 2009

Avez-vous des conseils à me donner ? Faut-il écrire une lettre au recteur ? A Darcos ? A Sarko ? Au pape ?
Plus sérieusement, je compte bien faire des courriers (même si ça ne sert à rien). Faut-il passer par voie hiérarchique ?

Je suis vraiment complètement écœurée et désespérée.
Marion"

Ecrit par : TotoWeininger | 11 juillet 2009

Veuillez dire à cette collègue si ce n'est déjà fait, TotoWeiniger, de prendre immédiatement contact avec Jean-Michel Léost (01 46 33 00 79), même si elle n'est pas membre de la Société des agrégés. C'est un recours dont je ne doute pas qu'il ne soit efficace, car la Société des agrégés est puissante...

Écrit par : Jean | 11 juillet 2009

"Comme la plupart des professeurs font tout pour éviter..."

Lorsque "la plupart" est suivi d'un complément au pluriel, on accorde le verbe au pluriel.
Exemple : La plupart des orthoprofs sont de gentils correcteurs.

Écrit par : Orthoprof | 11 juillet 2009

J'avais un doute et vous l'avez levé. Merci de ce rappel, Orthoprof

Écrit par : Magister | 11 juillet 2009

TotoW, elle est dans quelle académie, Marion ?
Ecrit par : Jeremy | 11 juillet 2009

Grenoble, il me semble.

J'ai pêché son témoignage ici :

http://www.cetace.org/forums/viewtopic.php?f=13&t=8595

Écrit par : TotoWeininger | 11 juillet 2009

1) J'ai demandé des mises en apposition et je n'en ai obtenu qu'une seule sur 56 candidats ; imploré des anaphores , et je n'ai obtenu que des silences confus; quémandé des assonances et des allitérations
Ecrit par : Françoise Guichard | 11 juillet 2009

2) non : ectoplasmes
Ecrit par : tolérance zéro | 11 juillet 2009

3) Comment appelle-t-on, sinon, une personne qui aime vraiment les enfants, au sens noble du terme ?
Ecrit par : Magister | 11 juillet 2009

1) Quelle idée ! Ana comment ? Ali qui ?
Sûrement des candidats starac... Evidemment, c'est le prof qui ne suit pas !

2) Merci, tolérance 0. Le X est voisin du C... (sur le clavier).

3) Un instit, tout simplement, Magister.

Écrit par : nicolas | 11 juillet 2009

TotoW, elle est dans quelle académie, Marion ?
Ecrit par : Jeremy | 11 juillet 2009

Grenoble, il me semble.
Ecrit par : TotoWeininger | 11 juillet 2009

Grenoble et Reims sont les deux académies qui ont été défavorables aux agrégés.

Cette collègue s'est adressée au Snes : elle est assez bête ou mal informée pour demander secours à ceux qui lui ont mis la tête sous l'eau.

Mais ça, je ne suis pas sûr qu'on ait le droit de le dire, sur cetace.org

Écrit par : Jeremy | 11 juillet 2009

"C'est un recours dont je ne doute pas qu'il ne soit efficace, car la Société des agrégés est puissante..."
Ecrit par : Jean | 11 juillet 2009

Allez, on prend les paris.

La société des agrégés, ce n'est pas non plus l'Opus Dei ou la Compagnie du Saint Sacrement. Vous pouvez me dire le pouvoir qu'ils ont sur l'Académie de Grenoble ? Cette académie a baissé les points attribués aux agrégés, de mèche entre le rectorat et le Snes, aors que Darcos avait dit de les augmenter !

Alors, Leost, ça m'étonnerait qu'il leur fasse peur.

Vous pariez quoi, Jean ? Une bouteille de Gewürz ?

Écrit par : Jeremy | 11 juillet 2009

Ah non, alors ! Déjà qu'il faudra que je trimballe mémé à ta place ! Essaye d'être politiquement correcte ou tu te passeras d'oranges ! Je ne peux être au four et au moulin.

Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Bon, ben alors, je continue à laisser mes petites collègues jouer à ça au lieu d'apprendre à leurs petits à compter les oranges et les pommes de pin ?

[Citation :
alors en fait la veille on avait decoré la classe avec des tas de ballons accrochés au plafond (bolduc), de toutes les couleurs : effet garanti!!! ca pendait donc un peu partout c'etait très joli
et puis ca fait un truc nouveau pour tous, une bonne excuse pour notre premier moment de langage tous ensemble, avec le nouveau groupe classe...(les couleurs, les ballons etc etc tout le toutim quoi...)
ensuite en motricité on a egalement joué tous avec des ballons de baudruche pour continuer ds le thème...
puis au retour de récré les enfants ont découvert dans quel groupe couleurs ils seraient, etc, et ont eu un étiquette avec leur prénom...le premier "travail" de l'année était de la decorer, comme on voulait...ensuite chaque enfant a choisi un ballon dans la classe et on y a accroche son étiquette...on est sorti tous avec nos ballons dans la cour, et on a fait notre première photo de groupe, de "toutes les couleurs des ballons", m'avait dit un petit!
on est rentré dans la classe attendre les mamans des ps, qui sont repartis avec leur ballon.
les ms/gs les ont rangés et les ont récupérés le soir
ds chaque ballon les enfants étaient avertis qu'il y avait une surprise, à decouvrir qd le ballon éclaterait : c'etait un petit mot avec ecrit "bonne rentrée, signé de mon prénom et de celui de l'atsem!
voilà en gros...
des idées pour cette rentrée?
fin de citation]

ou à ça :

[Citation :
Bonsoir,

Avez-vous déjà fait une journée de couleur? par exemple, une "journée rouge".... ou autre!? durant la journée tout le monde s'habille de la couleur choisie et les activités tournent autour de la couleur spécifique...

Ce qui m'intéresse c'est le mot d'explication que vous avez transmis aux parents... parce qu'il faut bien qu'ils jouent le jeu d'habiller leur enfant de la bonne couleur...

Vous avez un exemple de mot? merci pour votre aide...

Je le fais tous les ans (depuis 3 ans je crois) et je prends une photo à chaque fois, qu'on garde dans la classe.
-1 journée rouge en septembre
-1 journée verte en novembre
-1 journée bleue en janvier
Et ça fonctionne bien ! Les parents me demandent même des retirages...
Fin de citation ]

On la défend comment alors l'Ecole Maternelle si tu refuses de m'aider à l'empêcher de se transformer en Jardin d'Eveil à pas cher ? Hein ?

Les autres, là, qui nous lisent dans leur cabinet, paraît-il, tu ne crois pas qu'ils vont sauter sur l'occasion pour dire qu'avec un bon CAP Petite Enfance ou un BAFA, on est tout à fait capable d'amuser les enfants de cette manière ?

Même si ce ne sont pas des spécialistes, il n'y a pas photo ! "Former" des gens à bac + 5, pour qu'ils organisent des activités dignes d'un goûter d'anniversaire, ils vont tout de suite voir qu'il y a un problème quelque part.

L'Ecole Maternelle, si elle reste comme ça, on voit tout de suite à quoi elle va servir, dans leur cabinet ! Et hélas, c'est parce qu'elle le vaut bien.

Écrit par : catmano | 11 juillet 2009

La journée du noir, c'est tous les jours et pas qu'en mater; on ne cesse de porter le deuil d'une école qui instruit.

Écrit par : nicolas | 11 juillet 2009

Cette collègue s'est adressée au Snes : elle est assez bête ou mal informée pour demander secours à ceux qui lui ont mis la tête sous l'eau.
Mais ça, je ne suis pas sûr qu'on ait le droit de le dire, sur cetace.org
Ecrit par : Jeremy | 11 juillet 2009

Je crois même que sur ce forum certains mots sont filtrés (comme agrégé, sélection, instruction, classes prépa etc.) et donnent lieu à une requête en bannissement immédiate. Il y a même un robot qui envoie automatiquement des insultes (fasciste, lepéniste, élitiste) en réponse, lorsque l'on tape SNALC ou Sda. A part ça, c'est un forum d'entraide.

Écrit par : TotoWeininger | 11 juillet 2009

Exemple : La plupart des orthoprofs sont de gentils correcteurs.
Ecrit par : Orthoprof | 11 juillet 2009

Qu'est-ce qui justifie cette restriction ? Le(s)quel(s) excluez-vous ? Quel sens accordez-vous à l'adjectif "gentils" dans ce contexte ?
Et évitez de répondre que ce n'était qu'à titre d'exemple qui n'a pas de sens. Tout le monde sait que la recherche du sens est primordiale. Veuillez argumenter, Orthoprof !

Écrit par : orthoproflefaux | 11 juillet 2009

d'opter pour leur maintien d'ans l'Enseignement privé
Ecrit par : geofol | 11 juillet 2009
Combien d’années ?

Écrit par : orthoproflefaux | 11 juillet 2009

Cette collègue s'est adressée au Snes : elle est assez bête ou mal informée pour demander secours à ceux qui lui ont mis la tête sous l'eau.
Mais ça, je ne suis pas sûr qu'on ait le droit de le dire, sur cetace.org
Ecrit par : Jeremy | 11 juillet 2009

Je crois même que sur ce forum certains mots sont filtrés (comme agrégé, sélection, instruction, classes prépa etc.) et donnent lieu à une requête en bannissement immédiate. Il y a même un robot qui envoie automatiquement des insultes (fasciste, lepéniste, élitiste) en réponse, lorsque l'on tape SNALC ou Sda. A part ça, c'est un forum d'entraide.

Ecrit par : TotoWeininger | 11 juillet 2009

Alors qu'attendez-vous pour lui recommander le bon site www.neoprofs.org où là au moins l'on peut balancer leurs quatre vérités sur les gens qui le méritent ?

Écrit par : Depassage | 11 juillet 2009

Veuillez argumenter, Orthoprof !

Ecrit par : orthoproflefaux | 11 juillet 2009

C'était juste pour vous taquiner, chers confrères ! ;-))

Écrit par : Orthoprof | 11 juillet 2009

Comment appelle-t-on, sinon, une personne qui aime vraiment les enfants, au sens noble du terme ?
Ecrit par : Magister | 11 juillet 2009

Un instit, tout simplement, Magister.
Ecrit par : nicolas | 11 juillet 2009

Oui, mais il y a de l'eau dans le gaz. Quelques faits avérés et beaucoup d'autres fantasmés ont jeté la suspicion sur cette qualité, avec force appui ministériel dans un passé récent. Bref, tous les mots semblent avoir perdu leur innocence, ce qui nous oblige à les préciser et même à préciser les précisions. Et vas-y que j'te connote ! Dans une société procédurière (qui rime avec ordurière), tout devient ambigu.

Écrit par : Magister | 11 juillet 2009

J'ai achevé la lecture du remarquable "Rouge Brésil" de Jean-Christophe Rufin. Un livre de qualité, rédigé dans une belle langue française et qui a le mérite d'être dépaysant tout en stimulant la réflexion. J'enchaîne à présent avec les fables de La Fontaine, un autre genre...

Écrit par : alain | 11 juillet 2009

Quand je vois "le" mot: "grille de notation", je sors mon lance-flammes.

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2009

Et moi le bazooka afghan !!!

Écrit par : Françoise Guichard | 11 juillet 2009

Trouvé sur Yahoo et dédicacé spécialement à Catmano :
Comment n'y aviez-vous pas pensé ?
Quand je dis que ce qui nous vient d'UK est à surveiller de près...

Grande Bretagne : Parce que les animaux ne vont pas se moquer ou être impatients lorsque l'enfant tente de lire, une école primaire britannique a considéré qu'il pourrait être profitable aux enfants de faire la lecture à des animaux afin de favoriser leur alphabétisation
Se basant sur une étude selon laquelle les enfants lisent plus vite devant les chiens que devant les adultes, l'école primaire St Michael a décidé d'organiser des séances de lecture durant lesquelles certains chiens seraient admis. Lancé au mois d'avril, le projet aurait déjà montré son utilité. Martin Ford, enseignant, considère que la présence des chiens a eu un "impact considérable" sur le niveau de lecture des enfants. Ce projet a pu se réaliser grâce à la collaboration d'une association britannique qui a "prêté" ses animaux. "Nos chiens sont spéciaux car ils sont particulièrement doux avec les enfants. Le projet fonctionne car les animaux ne portent pas de jugement. Ils ne rient pas devant les bégaiements et ils ne s'impatientent pas. Ils vont simplement s'asseoir avec l'enfant et profiter de la lecture. Leurs récompenses seront les caresses et le fait de pouvoir jouer avec l'enfant après",a déclaré l'une des membres de l'association. Les enfants à qui profite le plus ce programme sont ceux qui ont le moins d'assurance. La plupart du temps, les problèmes de lecture ne viendraient pas tant d'un manque de compétence mais d'un manque d'assurance. Tous ne sont cependant pas favorables à cette initiative. Le président d'une campagne en faveur de l'éducation a déclaré que l'idée quoique amusante n'aiderait pas les enfants à améliorer leur niveau de lecture, les chiens n'étant pas capables de corriger les erreurs.

Écrit par : nicolas | 11 juillet 2009

Merci Nicolas ! Je vais en parler à mon véto.
Vous ne pourriez pas me trouver une étude où l'on expliquerait que le chien salement traumatisé par un sanglier guérit plus vite si un enfant lui lit des histoires ?

Je sens que ma sœur et moi allons enfin devenir rentables !

Écrit par : catmano | 11 juillet 2009

J'ai achevé la lecture du remarquable "Rouge Brésil" de Jean-Christophe Rufin. Un livre de qualité, rédigé dans une belle langue française et qui a le mérite d'être dépaysant tout en stimulant la réflexion. J'enchaîne à présent avec les fables de La Fontaine, un autre genre...

Ecrit par : alain | 11 juillet 2009

Alain, après "Rouge Brésil", lisez aussi "Voyage en terre du Brésil" (1578) de Jean de Léry. J'ai adoré les deux.

"D’origine modeste, Jean de Léry apprend le métier de cordonnier. Il se convertit à la Réforme et se réfugie en Suisse à Genève. En 1558, Jean Calvin l'envoie avec treize autres Genettes rejoindre la « France antarctique » de Nicolas de Villegagnon, établissement français dans l'actuelle baie de Rio de Janeiro. Il y reste du 7 mars 1557 au 4 janvier 1558. La concorde religieuse semble d'abord régner mais en octobre, les protestants sont chassés de « l'île Coligny » ou Fort Coligny et doivent partager la vie des Indiens Tupinambas, avant d'être définitivement expulsés du Brésil. Ces quelques mois passés dans l’intimité d’anthropophages marquent profondément Léry, déchiré entre son admiration des « sauvages » et son rejet du paganisme. À son retour, ses amis le prient d'écrire un livre pour conter ses expériences, mais il perd deux fois le manuscrit après l’avoir prêté à des amis pour qu’ils le lisent. Il ne le publie qu’en 1578, sous le titre Histoire d'un voyage fait en la terre du Brésil." Wikipédia

Écrit par : Marilyse | 11 juillet 2009

"Tous ne sont cependant pas favorables à cette initiative. Le président d'une campagne en faveur de l'éducation a déclaré que l'idée quoique amusante n'aiderait pas les enfants à améliorer leur niveau de lecture, les chiens n'étant pas capables de corriger les erreurs."

Ecrit par : nicolas | 11 juillet 2009

Est-ce que ça marcherait avec le robot-chien des Japonais ? Sinon, désolée, les deux frangines, vous êtes grillées.

Écrit par : Marilyse | 11 juillet 2009

On la défend comment alors l'Ecole Maternelle si tu refuses de m'aider à l'empêcher de se transformer en Jardin d'Eveil à pas cher ? Hein ?

Les autres, là, qui nous lisent dans leur cabinet, paraît-il, tu ne crois pas qu'ils vont sauter sur l'occasion pour dire qu'avec un bon CAP Petite Enfance ou un BAFA, on est tout à fait capable d'amuser les enfants de cette manière ?


Ecrit par : catmano | 11 juillet 2009
Si on peut sauver la "Maternelle" avec des oranges, j'en achète un plein cargo demain, sans problème. Tu veux des Jaffa ?

Écrit par : dobolino | 11 juillet 2009

"C'est un recours dont je ne doute pas qu'il ne soit efficace, car la Société des agrégés est puissante..."
Ecrit par : Jean | 11 juillet 2009

Allez, on prend les paris.

La société des agrégés, ce n'est pas non plus l'Opus Dei ou la Compagnie du Saint Sacrement. Vous pouvez me dire le pouvoir qu'ils ont sur l'Académie de Grenoble ? Cette académie a baissé les points attribués aux agrégés, de mèche entre le rectorat et le Snes, aors que Darcos avait dit de les augmenter !

Alors, Leost, ça m'étonnerait qu'il leur fasse peur.

Vous pariez quoi, Jean ? Une bouteille de Gewürz ?

Ecrit par : Jeremy | 11 juillet 2009

Ne friez pas, Jeremy, ne friez pas!
Jean-Michel Léost, par la rigueur et l'honnêteté de ses analyses, avait ses entrées au cabinet du Ministre. Cela pouvait servir. Je n'en dis pas plus...! Il fallait simplement penser à le solliciter, avec un dossier en béton évidemment.

De toute façon, si je comprends bien, la pauvre "Marion" intervient sur un forum auquel personne ici, je pense, n'a accès, et elle ne saura donc jamais ni que la Société des agrégés existe et ne demande qu'à l'aider, ni que nous avons parlé d'elle sur ce blog. Elle aura tout l'été pour cuver son amertume d'avoir été trahie , croit-elle, par les siens.

Écrit par : Jean | 11 juillet 2009

Comment appelle-t-on, sinon, une personne qui aime vraiment les enfants, au sens noble du terme ?
Ecrit par : Magister | 11 juillet 2009

Un instit, tout simplement, Magister.
Ecrit par : nicolas | 11 juillet 2009


Un pédagogue, donc !

Écrit par : Amélie | 11 juillet 2009

"Tous ne sont cependant pas favorables à cette initiative. Le président d'une campagne en faveur de l'éducation a déclaré que l'idée quoique amusante n'aiderait pas les enfants à améliorer leur niveau de lecture, les chiens n'étant pas capables de corriger les erreurs."

Ecrit par : nicolas | 11 juillet 2009
Ont-ils essayé avec des pitt ou des rotweilers ? Un coup de croc à chaque erreur ou hésitation, ça devrait marcher, non ?

Écrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Comment appelle-t-on, sinon, une personne qui aime vraiment les enfants, au sens noble du terme ?
Ecrit par : Magister | 11 juillet 2009

Un instit, tout simplement, Magister.
Ecrit par : nicolas | 11 juillet 2009


Un pédagogue, donc !

Ecrit par : Amélie | 11 juillet 2009
Vous savez que vous avez de l'humour, Amélie ?

Écrit par : dobolino | 11 juillet 2009

"Les chiens n'étant pas capables de corriger les erreurs."

Ecrit par : nicolas | 11 juillet 2009

Ca dépend! S'ils n'ont pas appris à lire avec la méthode globale, c'est jouable!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2009

"Tu veux des Jaffa ?"

Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Attention à l'islamophobie!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2009

"Un instit, tout simplement, Magister."

Ecrit par : nicolas | 11 juillet 2009

"Oui, mais il y a de l'eau dans le gaz. Quelques faits avérés et beaucoup d'autres fantasmés ont jeté la suspicion sur cette qualité, avec force appui ministériel dans un passé récent."

Ecrit par : Magister | 11 juillet 2009

Oui, merci, Magister! C'est excellemment formulé!

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2009

Merci Nicolas ! Je vais en parler à mon véto.
Vous ne pourriez pas me trouver une étude où l'on expliquerait que le chien salement traumatisé par un sanglier guérit plus vite si un enfant lui lit des histoires ?

Je sens que ma sœur et moi allons enfin devenir rentables !

Ecrit par : catmano | 11 juillet 2009
Ah non ! Pas de chiards, de lardons ni de morveux dans ma clinique ! Ils sont cons, imbus d'eux-mêmes, touchent à tout (non! pas l'aiguille ! non! pas la lame de bistouri ! non! pas la pédale de la radio !) posent des tas de questions débiles auxquelles ils sont persuadés qu'on va répondre en s'émerveillant de leur niveau d'éveil exceptionnel et, quand on les envoie se faire traire ailleurs avec quelques mots bien sentis, leurs parents s'offusquent. Merde, chez moi, c'est ni une halte-garderie ni un jardin d'éveil !
Les pires, ce sont les lardons de hollandais ou de verts allemands. Un cauchemar !

Écrit par : dobolino | 11 juillet 2009

J'oubliais!
Si je pariais, ce serait plutôt Moët et Chandon, Jeremy!
Je n'ai pas une passion exagérée pour le Gewurtz. Il y a d'autres côtés attrayants en Alsace: par exemple les villages aux maisons à colombages, si colorées et si proprettes, et la diversité des paysages. Je traversais cet après-midi, en voiture, le Kochersberg vallonné et verdoyant et je me rappelais ces mots de Louis XIV découvrant la plaine d'Alsace depuisn le col de Saverne et s'exclamant, selon la tradition: "Quel beau jardin!" Il avait du goût, le sire.
Et Strasbourg, donc, dont la cathédrale de grès rose domine la plaine et s'aperçoit depuis la Forêt-Noire toute proche, laquelle mérite elle aussi, soyons équitables, plus d'une excursion! (c'était la minute de promotion touristique de ce blog).

Écrit par : Jean | 11 juillet 2009

"Tu veux des Jaffa ?"

Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Attention à l'islamophobie!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2009
C'était sous-entendu, Christophe ! A tant qu'à passer pour des monstres réactionnaires, autant boire le calice jusqu'à la lie .

Écrit par : dobolino | 11 juillet 2009

A tant qu'à passer pour des monstres réactionnaires, autant boire le calice jusqu'à la lie .

Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Jusqu'à l'hallali.

Écrit par : Marilyse | 11 juillet 2009

Ah non ! Pas de chiards, de lardons ni de morveux dans ma clinique ! Ils sont cons, imbus d'eux-mêmes, touchent à tout (non! pas l'aiguille ! non! pas la lame de bistouri ! non! pas la pédale de la radio !) posent des tas de questions débiles auxquelles ils sont persuadés qu'on va répondre en s'émerveillant de leur niveau d'éveil exceptionnel et, quand on les envoie se faire traire ailleurs avec quelques mots bien sentis, leurs parents s'offusquent. Merde, chez moi, c'est ni une halte-garderie ni un jardin d'éveil !
Les pires, ce sont les lardons de hollandais ou de verts allemands. Un cauchemar !

Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009

T'inquiète pas, j'ai tout prévu... Tu ne verras pas les chiards dans ta clinique ! D'abord, ils seraient capables de filer la grippe du cochon mexicain à tes bestioles...
Je n'ai plus que deux ou trois coups de fil à passer à Carole et à Guedbralec et je lance un projet d'école alternative, enfin, alternative, c'est trop connoté, ça ne va pas, je cherche un adjectif plus approprié au contexte et je mets la plaquette en route ;>O !
Ça va faire un tabac ! Ah zut, ça non plus, ça ne va pas !

Écrit par : catmano | 11 juillet 2009

Ecrit par : Amélie | 11 juillet 2009
Vous savez que vous avez de l'humour, Amélie ?

Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Mais il n'y a que vous pour en douter, je l'ai toujours su ! Il est vrai que je vous ai fait rire d'autres fois, mais sous d'autres pseudos.... à l'insu de votre plein gré ! Mais chuuut ! Un plaisir d'aristocrate !

Écrit par : Amélie | 11 juillet 2009

Alain, après "Rouge Brésil", lisez aussi "Voyage en terre du Brésil" (1578) de Jean de Léry. J'ai adoré les deux.

écrit par Marylise.

Merci beaucoup pour vos aimables conseils, Marylise. Effectivement, l'ouvrage de Jean de Léry est cité par Rufin comme une des rares sources bibliographiques qui témoigne des tentatives françaises pour coloniser le Brésil, épisode qui a sombré dans les oubliettes de l'histoire.
Merci également, Marylise, pour votre amour de la littérature et votre talent pour nous faire partager vos coups de coeur.

Écrit par : alain | 11 juillet 2009

De rien, Alain.
Pour les vacances, je conseille aussi les BD du psychiatre et psychanaliste Serge Tisseron. Je viens de lire "Dessous de divan" et, franchement, je me suis régalée. C'est plus vrai que nature. Intelligent.
Et comme histoires courtes, ces petits bijoux, déjà classiques :
"Contes glacés" de Jacques Sternberg aux éditions Mijade
"Fantômes et farfafouilles" de Fredrik Brown chez Denoël.
Bonnes vacances, Alain ! Bonnes lectures.

Écrit par : Marilyse | 11 juillet 2009

Jean, il semblerait que nous soyons les deux Bas-Rhinois de service sur ce blog! Curieux, cette propension des gens qui ne connaissent pas notre région à réduire la culture alsacienne àu Gewurtztramminer ainsi qu'à la choucroute! Merci de contribuer à élargir la vision que les gens peuvent avoir de notre magnifique région!
P.S: Il est amusant de constater qu'en cette période de villégiature estivale, beaucoup de membres de ce blog font la promotion de leurr région. Tant mieux, la France est culturellement très riche et nul ne peut prétendre la connaître dans sa totalité et sa diversité!

Écrit par : alain | 11 juillet 2009

Tenez, un bon roman sentimental, très au-dessus, dans une langue de toute beauté, légère, finement sculptée ; de la forme donc et du fond aussi : presque un recueil d'aphorismes. Il s'agit de "La vie de Marianne" de Marivaux. A découvrir peut-être, à relire sans aucun doute.

"C'est un vilain amant qu'un homme qui vous désire plus qu'il ne vous aime."

"Chez certaines gens, un habit neuf, c'est presque un beau visage."

"Fiez-vous aux personnes jalouses du soin de vous connaître."

"Il y a de certaines gens dont l'esprit n'est en mouvement que par pure disette d'idées."

"Mon Dieu, que les hommes ont de talents pour ne rien valoir!"

Marivaux, La vie de Marianne, 1731-1742

Écrit par : Magister | 11 juillet 2009

Tu veux des Jaffa ?"

Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Attention à l'islamophobie!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2009

Vous êtes sûr ? Je dirais plutôt attention à l’antisémitisme...

Écrit par : orthoproflefaux | 11 juillet 2009

Ecrit par : Amélie | 11 juillet 2009
Vous savez que vous avez de l'humour, Amélie ?

Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Mais il n'y a que vous pour en douter, je l'ai toujours su ! Il est vrai que je vous ai fait rire d'autres fois, mais sous d'autres pseudos.... à l'insu de votre plein gré ! Mais chuuut ! Un plaisir d'aristocrate !

Ecrit par : Amélie | 11 juillet 2009
Ben moi, je fais rire, pleurer, ou hurler, mais toujours sous le même pseudo ! Je n'en ai jamais changé et n'en changerai point, tant que Dobolino, notre aimable chat, sera en forme. Si, contrainte par les aléas de la vie, je devais venir à en changer, ce qu'à Dieu ne plaise, vous en seriez tous avertis, car je n'ai qu'une parole et n'ai rien d'une aristocrate.

Écrit par : dobolino | 11 juillet 2009

beaucoup de membres de ce blog font la promotion de leurr région Ecrit par : alain | 11 juillet 2009
Sûrement pour changer d' r ...

Écrit par : orthoproflefaux | 11 juillet 2009

je lance un projet d'école alternative, Ecrit par : catmano | 11 juillet 2009
Je ne voudrais pas vous froisser, mais il faudrait peut-être penser à finir la leçon CE2 sur le losange, avant d'ouvrir un chantier pareil...

Écrit par : nicolas | 11 juillet 2009

beaucoup de membres de ce blog font la promotion de leurr région Ecrit par : alain | 11 juillet 2009
Sûrement pour changer d' r ...

Ecrit par : orthoproflefaux | 11 juillet 2009


Enfin! Après une année passée à poster des commentaires sur ce blog, j'ai eu l'insigne privilège d'être corrigé par orthoproflefaux. Avec beaucoup de talent, cela dit, le jeu de mot n'est pas mal.

Écrit par : alain | 11 juillet 2009

"Il y a de certaines gens dont l'esprit n'est en mouvement que par pure disette d'idées."

Ecrit par : Magister | 11 juillet 2009

Tiens, il connaissait Zébulon, Marivaux?

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2009

je lance un projet d'école alternative,

Ecrit par : catmano | 11 juillet 2009

Je ne voudrais pas vous froisser, mais il faudrait peut-être penser à finir la leçon CE2 sur le losange, avant d'ouvrir un chantier pareil...

Ecrit par : nicolas | 11 juillet 2009

Elle est finie depuis belle lurette, la leçon sur le losange ! Il a bien fallu que je m'y mette toute seule, puisque personne ne souhaitait m'aider.
Mais si ça vous tente, j'en ai encore deux sur le carré, deux sur le triangle, une sur les quadrilatères, une sur les polygones, une sur le cercle et le disque, une sur le cube, deux sur le pavé droit et une sur le cylindre.
Pour le reste, je me débrouille à peu près, mais là, à chaque fois, j'en ai pour deux ou trois heures avant d'arriver à me lancer !

Écrit par : catmano | 11 juillet 2009

Curieux, cette propension des gens qui ne connaissent pas notre région à réduire la culture alsacienne àu Gewurtztramminer ainsi qu'à la choucroute!

Ecrit par : alain | 11 juillet 2009

En fait de culture alsacienne, mis à part ce qui relève de la digestion, de la carte postale et du folklore, c'est encore le dialecte qui caractérise le mieux cette province. Même si, avec le bouleversement des modes de vie, son usage est en déperdition, on reste étonné par le nombre et la vitalité des sections théâtrales. Côté littérature, la région a toujours été fertile, du Moyen-âge (on pense à Herad von Landsberg ou à Geiler von Kaisersberg), en passant par la Renaissance (le fameux Sébastien Brant et Thomas Murner) jusqu'aux 19e et 20e siècles, très riches (Gustave Stoskopf, Albert Sweitzer, René Schickele, Hans Arp, Nathan Katz bien-sûr et, toujours vivant, André Weckmann). J'en oublie beaucoup mais il y a de quoi faire. Non la culture alsacienne ne se réduit pas à la choucroute. Mais à ce propos, permettez-moi d'ajouter ce texte, écrit dans le métro au retour d'un dîner dans quelque restaurant parisien qui se piquait de cuisine régionale (aux tarifs de la capitale) ...

Gastronomie alsacienne

Quiconque désire se donner un jugement avisé sur une boucherie doit d’abord goûter à sa charcuterie. Mais pas n’importe laquelle. Pour l’alsacienne, il est recommandé de tester la saucisse de Strasbourg, la saucisse de viande et accessoirement celle de foie, à tartiner. Mais par-dessus tout, il y a le lard. S’il est trop gras, s’il n’y a pas assez d’alternance entre le rouge et le blanc, enfin, s’il est caoutchouteux et sent le cochon, oubliez ! Ces quatre produits de base augurent généralement du reste.
Il est comme ça des adresses à Paris que les gens de goût recommandent aux néophytes. Plus que des adresses : des références. Un certain snobisme, endémique, quasi endogène, parfois pathologique, toujours en filigrane partout, même dans les intentions les plus honnêtes et les convictions les plus sincères, laissera la cause pour entendue. Une référence est une référence. Paris l’exige.
Pourtant, il est des restaurants réputés où la choucroute royale rivalisent difficilement avec celles, roturières, que l’on mange dans les plus communes cuisines de l’Alsace profonde. Il en est d’autres qui, s’ils se hasardaient à servir leurs tartes flambées dans quelque obscur village de terroir, ne feraient pas long feu avant de mettre la clef sous la porte.
Le Parisien d’adoption, très averti quand il s’agit des produits et des recettes de sa province d’origine, se conduit souvent en Parisien de souche à l’égard d’autres cuisines. Beaucoup font la fine bouche mais peu ont le palais averti. Aussi ne sont-ils généralement pas difficiles, d’où l’incroyable quantité et la surprenante fréquentation des gargotes.
Edo ergo sum.

Écrit par : Magister | 11 juillet 2009

Ben moi, je fais rire, pleurer, ou hurler, mais toujours sous le même pseudo ! Je n'en ai jamais changé et n'en changerai point, tant que Dobolino, notre aimable chat, sera en forme. Si, contrainte par les aléas de la vie, je devais venir à en changer, ce qu'à Dieu ne plaise, vous en seriez tous avertis, car je n'ai qu'une parole et n'ai rien d'une aristocrate.

Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009

Je vous aime bien Dobolino, vous et le grain de folie qu'on a en commun, et si vous saviez tout ce que j'ai fait de coupable sur ce blog, tapie dans l'ombre comme un chat, vous ne me croiriez pas ! Bisous.

Écrit par : Amélie | 11 juillet 2009

Magister, avec le régime que je dois suivre en ce moment, vous êtes dur avec moi... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2009

Magister, avec le régime que je dois suivre en ce moment, vous êtes dur avec moi... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2009

J'en suis désolé. Allez, une petite cure de riz complet pendant une semaine et il n'y paraîtra plus ! En fait de régime, avez-vous songé à vous conformer à votre groupe sanguin ?

Écrit par : Magister | 11 juillet 2009

Ce n'est pas un régime amaigrissant, mais le riz complet y entre pour bonne part, et pour plus d'une semaine... Pourquoi, le groupe sanguin?

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2009

Curieux, cette propension des gens qui ne connaissent pas notre région à réduire la culture alsacienne àu Gewurtztramminer ainsi qu'à la choucroute!

Ecrit par : alain | 11 juillet 2009
Pour moi : beignets de carpe, pommes frites, laitue. Avec un edelzwicker.

Écrit par : guy morel | 11 juillet 2009

Jean-Michel Léost, par la rigueur et l'honnêteté de ses analyses, avait ses entrées au cabinet du Ministre.
Ecrit par : Jean | 11 juillet 2009
"Avoir ses entrées", un rêve de majordome.
Il y a aussi "avoir l'oreille", expression favorite de l'oncle Jules qui était le petit neveu de la bonne de la maîtresse d'un sous-préfet.
Et "avoir un tuyau", expression courante dans le milieu des courses de chevaux.

Écrit par : guy morel | 11 juillet 2009

Edelzwicker? C'est un vin de prolo, ça!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2009

Pourquoi, le groupe sanguin?
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2009

En fonction de votre groupe sanguin, il vous est recommandé d'éviter certains aliments et de jeter votre dévolu sur d'autres. Certains sont neutres. C'est une méthode nutritionnelle peu connue mais drôlement efficace. Dans un hôpital parisien, on expérimente avec les compléments alimentaires. En fait d'un tel régime, il suffirait qu'une personne mange uniquement ce qui lui correspond vraiment (et non pas forcément ce qui agrée à son palais ou à son goût) pour réguler son poids et normaliser son métabolisme, c'est-à-dire, finalement, pour être bien dans son corps.

Écrit par : Magister | 12 juillet 2009

La carpe, je laisse, mais le zwicker je prends.

Quand on a la dalle en pente, on aime ce vin de soif qui vient en bouteilles d'un litre! C'est une loterie, mais où l'on gagne à tous les coups quand le vigneron connaît son affaire.

Cela me donne un vieux petit coup de Sehnsucht!

Écrit par : Cadichon | 12 juillet 2009

Edelzwicker? C'est un vin de prolo, ça!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 juillet 2009

Euh, c'est sans doute que les prolos ont de bonnes raisons d'avoir plus soif...

Écrit par : Cadichon | 12 juillet 2009

"Avoir ses entrées", un rêve de majordome.
Il y a aussi "avoir l'oreille", expression favorite de l'oncle Jules qui était le petit neveu de la bonne de la maîtresse d'un sous-préfet.
Et "avoir un tuyau", expression courante dans le milieu des courses de chevaux.

Ecrit par : guy morel | 11 juillet 2009

J'aime ! et je rebondis, si vous le permettez...

Charbonnier est roi chez lui.

Tel se flatte de bien connaître celui-ci et d’être au mieux avec celui-là ; tel autre d’avoir des entrées ici et des habitudes là. Certains ne manquent jamais de rappeler que, s’étant faits seuls, ils ne sont redevables de rien à personne, d’aucuns jugeant même superflu de faire valoir ce qui à leur sujet relève du pléonasme, voire de l’évidence. L’on se pique d’évoluer dans un cercle choisi, d’y être prisé et même choyé, quand on ne compose pas sa propre petite cour où l’on exerce son irrésistible ascendance. Mais Narcisse y sera toujours le dupe de Tartuffe.

Écrit par : Magister | 12 juillet 2009

Cela me donne un vieux petit coup de Sehnsucht!

Ecrit par : Cadichon | 12 juillet 2009

Sehnsucht ? Scheenes Wort ! Sin ehr von dort, liewi Cadichon ?

Écrit par : Magister | 12 juillet 2009

Ça travaille du chapeau autour des désobéisseurs : vu sur le site de Libé Toulouse à propos des étudiants IUFM que le ministère veut (connement) sanctionner pour un mémoire jugé trop critique à l'égard des programmes Darcos... Les martyrs sont prêts, et il y a même une cible désignée…

« -C'est un peu abusif de considérer que constater ce que tout le monde sait, à savoir que la "réforme" de la mastérisation a été menée en dehors de toute concertation équivaut à remettre en cause l'institution Education Nationale. C'est quand même le boulot des profs d'évaluer ce qu'on leur propose, car c'est de leur métier qu'il s'agit. Le devoir de réserve, ça désigne autre chose. A ce compte-là, il faudrait sanctionner ce pauvre aigri de Brighelli qui écrit des livres pour cracher sa haine de l'école telle qu'elle est aujourd'hui. Il est vrai qu'il est au SNALC, pas au SNES, qu'il ne critique pas Darcos, et que "révolte" est donc jugée légitime par les palotins droitiers du Ministère et du rectorat.
Par ailleurs, pourquoi reléguer cette information assez fumante dasn Libé Toulouse, qui quel que soit son mérite n'est par définition lu que dans le Midi occidental ? Les Parisiens n'ont pas à savoir ce genre de détails frivoles ?

Rédigé par: ubaia | 11/07/2009 at 16h11 »

autre chose amusante vue sur la même page : « Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas sur ce blog tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. »

« aigri » et « crache sa haine » ? Moi, j'attaquerais...

Écrit par : sanjuro | 12 juillet 2009

Tiens, celui-là c'est pour vous Catmano, moi je...

http://neoalchimiste.20minutes-blogs.fr/archive/2009/07/07/ineosensei.html

Écrit par : sanjuro | 12 juillet 2009

Merci, Magister... Je vais en parler à mon acupuncteur - médecin chinois - nutritionniste préféré...
Mes remarques (amères) concernant l'Edelzwicker étaient assorties d'un smiley, et relèvent peut-être de la fable (de circonstance) "le renard et les raisins". En fait, je sais qu'il y en a de très bons, (connaissez-vous "Dirler"?), et j'aimerais bien m'en siffler "trois décis"* à midi...

*(Expression vaudoise bien connue, et cf "l'Histoire du soldat", de Ramuz et Strawinsky).

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

"« aigri » et « crache sa haine » ? Moi, j'attaquerais..."

Ecrit par : sanjuro | 12 juillet 2009

Très franchement, Sanjuro, il y a eu nettement pire ici, non?

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

Sanjuro, la bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe…

J'ai un doute sur ma propre métaphore… C'est bien moi, la blanche colombe ?
JPB

Écrit par : brighelli | 12 juillet 2009

Non, c'est Philippe Meirieu!!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

"A ce compte-là, il faudrait sanctionner ce pauvre aigri de Brighelli qui écrit des livres pour cracher sa haine de l'école telle qu'elle est aujourd'hui."

Ecrit par : sanjuro | 12 juillet 2009

"Aigri", ce n'est pas trop méchant, mais "pauvre aigri", non! Si Zébulon avait dit: "casse-toi, con", cela serait peut-être passé plus facilement! Surtout avec l'accent toulousaing!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

Vu sur le blog cité par sanjuro (il parle de Michael Jackson) :
"Plus qu'un Rest In Peace, j'ai l'infime conviction de l'importance d'amener les générations futures à découvrir cette icône musicale et je me promet de faire cette initiation avec mes hypothétiques futurs élèves et mes hyôthétiques futurs enfants.

Quittons nous avec le clip qui a tout révolutionné, Thriller."

Écrit par : néoalchimiste | 12 juillet 2009

M. Magister, le débineur du parisien parisien, à ne pas confondre avec le parisien importé de fraîche souche qui lui est excusable, je me souviens des propos que me tenaient un collègue alsacien et le moins que je puisse dire est qu'il ne m'avait donné aucune envie de m' installer dans sa si parfaite région.

Vivre continuellement sous l'oeil inquisiteur de ses voisins, très peu pour moi, mais cela doit faire partie du caractère si atypique du parisien!

Écrit par : merlemocoeur | 12 juillet 2009

que me tenait, car ses propos étaient pour moi fort singuliers!

Écrit par : merlemocoeur | 12 juillet 2009

"Vivre continuellement sous l'oeil inquisiteur de ses voisins, très peu pour moi, mais cela doit faire partie du caractère si atypique du parisien!"

Ecrit par : merlemocoeur | 12 juillet 2009

Vous savez, Merlemocoeur, en admettant qu'on puisse réduire certains comportements humains à certaines régions, (je pense personnellement que c'est plutôt la nature humaine en général qui soit sujette à discussion, et je ne suis pas bien sûr qu'il y ait un "caractère si atypique du parisien", généralisable du moins), il y aurait plutôt adéquation entre l'ampleur de l'environnement direct et le regard du voisinage.
Et puis, cela peut être pas mal de s'abstraire au maximum du "regard inquisiteur de ses voisins", et de s'en foutre le plus possible! Et, qui sait, de sympathiser avec certains!!! ;-)

C'est un parisien de souche installé à 35 ans dans le Berry qui vous parle*... ;-)
*Mais je reconnais que les débuts furent difficiles...

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

mais cela doit faire partie du caractère si atypique du parisien!
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

J'aurais dû mettre des guillemets car il est sûr, et en cela je suis d'accord avec vous, que ce caractère atypique DES parisiens, n'existe pas, tout comme le regard inquisiteur DES voisins !(sauf celui des mamies à leur fenêtre qui mangent des bredeles en regardant la neige tombée !)

Écrit par : merlemocoeur | 12 juillet 2009

la neige tombée, pas qui tombe, je précise à tous les fous de grammaire!

Écrit par : merlemocoeur | 12 juillet 2009

(sauf celui des mamies à leur fenêtre qui mangent des bredeles en regardant la neige tombée !)
Ecrit par : merlemocoeur | 12 juillet 2009

la neige tombée, pas qui tombe, je précise à tous les fous de grammaire!
Ecrit par : merlemocoeur | 12 juillet 2009

On avait compris. Moins évident l'antécédent de "qui" après "mamies à leur fenêtre".
"des mamies qui mangent des bredeles à leur fenêtre en regardant la neige tombée." c'est mieux. Sauf évidemment si l'on considère " à leur fenêtre" non comme une circonstance mais comme une détermination, un peu comme dans "les mamies à chignon".

Écrit par : guy morel | 12 juillet 2009

Tiens, à propos, ce sont des formateurs IUFM qui ont pris la défense du ministère et de ses décisions "antipédagogistes"... Bizarre, je ne comprends pas... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

Magister, votre liste d'auteurs ayant écrit ou écrivant en dialecte est très intéressante. Je me permettrais simplement d'y ajouter le nom du regretté Germain Muller. Tout comme Christophe, je doute fort que le caractère des gens soit indissolublement lié à leur région. Il est évident que dans une grande ville, où, très souvent, on ne connaît guère son voisin de palier, on est moins "surveillé" que dans un petit village, fût-il situé en Alsace ou ailleurs.

Écrit par : alain | 12 juillet 2009

(sauf celui des mamies à leur fenêtre qui mangent des bredeles en regardant la neige tombée !)
Ecrit par : merlemocoeur | 12 juillet 2009

Moins évident l'antécédent de "qui" après "mamies à leur fenêtre".
"des mamies qui mangent des bredeles à leur fenêtre en regardant la neige tombée." c'est mieux. Sauf évidemment si l'on considère " à leur fenêtre" non comme une circonstance mais comme une détermination, un peu comme dans "les mamies à chignon".

Ecrit par : guy morel | 12 juillet 2009




Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour. Ou bien : D'amour mourir me font, belle Marquise, vos beaux yeux. Ou bien : Vos yeux beaux d'amour me font, belle Marquise, mourir. Ou bien : Mourir vos beaux yeux, belle Marquise, d'amour me font. Ou bien : Me font vos yeux beaux mourir, belle Marquise, d'amour.

Écrit par : Monsieur Jourdain | 12 juillet 2009

Pardon de revenir obsessionnellement à l'EAF(bilan interessant sur le site du café pédagogique,trouvé à partir du lien de catmano ci-dessus)
Quelqu'un peut-il me dire à quoi sert l'oral de l'EAF,cette monstrueuse usine à gaz?Si ce n'est à remonter artificiellement les notes de l'écrit?Les compétences jugées à l'oral n'ont rien à voir avec la littérature(qui est un travail de l'écriture,par définition):d'ailleurs les notes y sont de la plus grande fantaisie.De plus bien d'autres épreuves évaluent les comptences d'expression orale des candidats.La question posée qui était censée lutter contre le psittacisme n'a rien résolu et au contraire a créé de nouveaux problèmes(d'infaisabilité parfois lorsque,c'est souvent le cas,la question est inepte ou trop compliquée:l'examinateur consciencieux s'ingénie en fait à trouver la question qui permettra à l'élève de réciter son cours,ce qui est déjà pas mal).J'entends bien que l'oral permet de fidéliser l'auditoire pendant l'année scolaire.Mais on pourrait faire la même chose avec un écrit mieux conçu:par exemple remplacer la question sur "corpus"(..)qui est infaisable sérieusement(comparez la vision de la pauvreté chez La Bruyère et Jacques Prévert!,in memoriam...)par de réelles questions de pure connaissance:exemple:quelles sont les combats majeurs des Lumières?ou d'où vient ce terme(cf l'intervention ci-dessus)ou expliquez ce qu'est la notion de catharsis dans le théâtre etc,en fonction des domaines concernés par le sujet...Et faire de la dissertation une réelle dissertation sur oeuvre imposée comme il ya eu quelque temps et qui fonctionnait très bien,en tout cas beaucoup mieux que ce que l'on voit aujourd'hui?
Supprimer l'oral diminuerait de moitié la lourdeur de l'épreuve qui est devenue réellement insupportable.

Écrit par : en passant | 12 juillet 2009

J'ajoute que ça rendrait à l'écrit un coefficient plus en rapport avec la difficulté de l'épreuve et qui impliqurerait sans doute une plus grande attention dans les série S,par exemple.

Écrit par : en passant | 12 juillet 2009

En fonction de votre groupe sanguin, il vous est recommandé d'éviter certains aliments et de jeter votre dévolu sur d'autres. Certains sont neutres. C'est une méthode nutritionnelle peu connue mais drôlement efficace. Dans un hôpital parisien, on expérimente avec les compléments alimentaires. En fait d'un tel régime, il suffirait qu'une personne mange uniquement ce qui lui correspond vraiment (et non pas forcément ce qui agrée à son palais ou à son goût) pour réguler son poids et normaliser son métabolisme, c'est-à-dire, finalement, pour être bien dans son corps.

Ecrit par : Magister | 12 juillet 2009

??? J'ai une collègue qui fait ce régime. Franchement, on ne sait plus quoi inventer... Mais ça marche, l'idée, pas le régime...

Écrit par : Marilyse | 12 juillet 2009

@ christophe

Je pense que c'est en effet la nature humaine en générale qui est "difficile" parce qu'elle est grégaire pour ceux qui n'ont pas l'esprit grégaire : "Là où il y a de l'homme, il y a de l'hommerie" disait Saint François de Sales - le correcteur me souligne le mot et me propose l'homme rie, prudhommerie, l'homosexuel, l'hominisé et l'heure-homme (késako ?) - mais je maintiens.

Au fait : Pourquoi n'y a-t-il qu'une baignoire au paradis ? Parce qu'il n'y a que saint François de Sales ! (le genre de blague que mon plus jeune fils déteste)

L'important, c'est de transformer le négatif en positif. J'ai décidé par exemple de suivre les excellents conseils de JPB et de rattacher (en partie) mon blog à un thème ( le Berry).

Mais c'est vrai que l'environnement joue et qu'il y en a de plus agréables que d'autres.

Le Berry, ça dépend des jours ! ;-))

Écrit par : Robin | 12 juillet 2009

@en passant

Non seulement supprimer l'oral, mais aussi le commentaire de texte qui a basculé depuis longtemps dans le grand n'importe quoi et qui est un supplice infligé aux correcteurs : paraphrase, longues citations du texte placées brutalement dans la phrase au lieu d'y être insérées et annoncées par quelques mots, catalogue de figures de style qui ne débouche sur aucune analyse du fond, radotage, verbiage, plan répétitif. Un massacre ! C'est ce qu'il y de plus horrible à lire, décrypter et corriger.

Je regrette le temps du résumé de texte suivi d'une discussion, remplacé par l'impayable "sujet d'invention", choisi dans la plupart des cas par les candidats les plus médiocres.

Écrit par : Amélie | 12 juillet 2009

L'un veut supprimer l'oral. L'autre le commentaire composé. Moi, le Bac tout entier, ou presque. Il ne va rien lui rester…
Non, sérieusement, vous savez bien que l'oral est là (comme vous le dites) pour remonter les notes d'un écrit notoirement mal écrit, et que le commentaire résiste pour pallier les insuffisances de la dissertation, et les aberrations de l'écriture d'invention. C'est comme aux élections : on ne vote as pour, on vote contre — à Aix en Provence aujourd'hui par exemple. Mais vous allez voir que le PS va se persuader qu'on a voté pour lui, et non contre Maryse, comme dit FG…
JPB
PS. Hier, à Patrimonio, patrie du vin du même nom, soirée guitare avec Alvin Lee… Ah, nostalgie… I'm goin' home — sauf que justement je n'y vais pas.

Écrit par : brighelli | 12 juillet 2009

Moins évident l'antécédent de "qui" après "mamies à leur fenêtre".
"des mamies qui mangent des bredeles à leur fenêtre en regardant la neige tombée." c'est mieux. Sauf évidemment si l'on considère " à leur fenêtre" non comme une circonstance mais comme une détermination, un peu comme dans "les mamies à chignon".

Ecrit par : guy morel | 12 juillet 2009




Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour. Ou bien : D'amour mourir me font, belle Marquise, vos beaux yeux. Ou bien : Vos yeux beaux d'amour me font, belle Marquise, mourir. Ou bien : Mourir vos beaux yeux, belle Marquise, d'amour me font. Ou bien : Me font vos yeux beaux mourir, belle Marquise, d'amour.
Ecrit par : Monsieur Jourdain | 12 juillet 2009

Hors sujet !
Jourdain, vous me ferez une page sur "les mamies à chignon" et "les mamies à la fenêtre".

Écrit par : guy morel | 12 juillet 2009

Il est vrai, « en passant », que l'oral de l'EAF est plutôt une épreuve de communication que de littérature, sur le fond. Mais c'est le premier oral que les élèves vont passer de toute leur vie, et il prépare à tous les autres.

On pourrait limiter son côté aléatoire en informant davantage les collègues sur les règles qui le régissent : certains collègues interrogent en s'inscrivant encore dans le cadre de l'oral des années 70 ! J'en connais qui donnent une question à préparer pour l'entretien, c'est dire...

Les inspés tonnent régulièrement sur les dérives de l'oral, mais une simple feuille distribuée à chaque examinateur, rappelant les règles impératives, assorties de présence d'inspecteurs à l'oral (auprès de collègues ayant fait l'objet de plaintes, par exemple) serait sans doute efficace.

Mais tout se passe comme si l'on voulait au contraire conserver des motifs d'insatisfaction pour s'en servir comme leviers. Le malheur est que nous avons, à la tête des ministères et des administrations, des gens qui haïssent l'état et les fonctionnaires. Ils ne vont pas le faire gagner en efficacité, ce serait contre-productif.
L'an passé, par exemple, un IPR est venu nous voir au lycée : il nous a réuni solennellement pour nous parler des EAF. Selon lui, il y avait trop souvent la même chose dans les listes : Candide, Dom Juan ! Et les interrogations qui ne sont pas conformes aux règles ! Je lui ai demandé après son spitche, s'il avait remarqué à quel point les listes d'oral de tous les collègues présents démentaient sa caricature : on étudiait rarement Candide, et on complétait toujours avec des œuvres moins fréquentes, classiques ou pas... Ensuite, je lui ai demandé s'il y avait eu des contentieux nous concernant : non, il n'y en avait pas.
Ce type était donc venu nous parler de problèmes qui ne nous concernaient pas, de son propre aveu ! Mais il semblait important de souligner l'existence de ces problèmes dans un but de contrôle social... J'ajoute qu'aux oraux qui ont suivi, on ne l'a jamais vu !

PS : « en passant » s'il vous plaît, mettez des espaces après les ponctuations simples (. ,) et des espaces avant ET après les ponctuations doubles (; : ? !), vous me mettez au supplice !!!

Écrit par : sanjuro | 12 juillet 2009

Jourdain, vous me ferez une page sur "les mamies à chignon" et "les mamies à la fenêtre".

Ecrit par : guy morel | 12 juillet 2009

Et Dobolino, un volume (de pastis) sur les chienchiens à leurs mémères!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

Attention à tous les pseudos zarbis qui fleurissent ici! C'est Amélie, elle l'a dit elle-même!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

"L'important, c'est de transformer le négatif en positif."

Ecrit par : Robin | 12 juillet 2009

C'est la clé de tout, je crois! Et, plus Spinozien, comme phrase, "tu meurs" !!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

J'oubliais!
Si je pariais, ce serait plutôt Moët et Chandon, Jeremy!
Je n'ai pas une passion exagérée pour le Gewurtz. Il y a d'autres côtés attrayants en Alsace: par exemple les villages aux maisons à colombages, si colorées et si proprettes, et la diversité des paysages. Je traversais cet après-midi, en voiture, le Kochersberg vallonné et verdoyant et je me rappelais ces mots de Louis XIV découvrant la plaine d'Alsace depuisn le col de Saverne et s'exclamant, selon la tradition: "Quel beau jardin!" Il avait du goût, le sire.
Et Strasbourg, donc, dont la cathédrale de grès rose domine la plaine et s'aperçoit depuis la Forêt-Noire toute proche, laquelle mérite elle aussi, soyons équitables, plus d'une excursion! (c'était la minute de promotion touristique de ce blog).

Ecrit par : Jean | 11 juillet 2009

Et Bischwiller, patrie de Claude Vigée, Souffelweyersheim et ses poteries... Jean, vous êtes sûr du "t" que vous insérez dans Gewürz ?

Écrit par : Jeremy | 12 juillet 2009

Magister, votre liste d'auteurs ayant écrit ou écrivant en dialecte est très intéressante. Je me permettrais simplement d'y ajouter le nom du regretté Germain Muller.

Ecrit par : alain | 12 juillet 2009

Ma liste est ridiculement réduite et forcément arbitraire car elle omet beaucoup de grands noms. Vous avez donc raison de citer Germain Muller qui, avec son fameux cabaret, a considérablement contribué à la décomplexation de l'usage du dialecte alsacien, notamment dans le lourd contexte d'après-guerre. Je crois qu'un tel personnage, avec sa gouaille d'enfer, fait aujourd'hui défaut en Alsace.

Écrit par : Magister | 12 juillet 2009

"Il est vrai, « en passant », que l'oral de l'EAF est plutôt une épreuve de communication que de littérature, sur le fond.
Ecrit par : Sanjuro.

C'est la tendance qui guide toute réforme des lettres depuis les années 80.

C'est un peu tard pour inverser le courant !

Écrit par : Jeremy | 12 juillet 2009

"L'important, c'est de transformer le négatif en positif."
Ecrit par : Robin | 12 juillet 2009
C'est la clé de tout, je crois! Et, plus Spinozien, comme phrase, "tu meurs" !!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

C'est Spinoza, l'inventeur du PIB ?

Écrit par : joi d'amor | 12 juillet 2009

Robin,

"Il faut être fou pour faire encore de la poésie. La poésie est notre violon de dingue."

"L'art est aux singuliers, même s'il y en a plusieurs."

De l'inénarrable Jean L'Anselme.

Écrit par : Marilyse | 12 juillet 2009

??? J'ai une collègue qui fait ce régime. Franchement, on ne sait plus quoi inventer... Mais ça marche, l'idée, pas le régime...
Ecrit par : Marilyse | 12 juillet 2009

Tout le monde le sait : sauf cas désespéré ( obésité avérée), pour perdre du poids ne pas faire de régime, se mettre ou se remettre à une alimentation normale et faire de l'exercice.

Écrit par : guy morel | 12 juillet 2009

C'est Spinoza, l'inventeur du PIB ?

Ecrit par : joi d'amor | 12 juillet 2009

Je ne vous demanderai pas de cours particuliers d'histoire!!!
;-)
Et c'est Amélie, l'inventeuse du pseudo: "joi d'amor"!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

C'est un peu tard pour inverser le courant !
jerémy

Quand on constate que l'EAF est devenue ingérable au point de devoir convoquer des professeurs de collège pour corriger(vous vous sentez capable,vous ,d'évaluer les compétences et connaissances d'élèves dont vous ne pratiquez pas le niveau depuis des années ? Ne pas s'étonner si les notes sont extravagantes....) ; lorsqu'on demande à des collègues d'interroger pendant une semaine au rythme de 7 à 9 élèves par demi journée,parfois à 150 km de leur domicile,-donc allongez chaque journée du temps du trajet (et vous croyez sincèrement qu'ils ne "décrochent"pas de temps en temps en écoutant les candidats?) ; et lorsqu'enfin ils doivent en même temps s'occuper des copies de l'écrit,moi je ne trouve pas aberrant de poser sérieusement la question de l'utilité de l'oral de l'EAF !...sans aller jusqu'au-bout isme (!) de supprimer aussi le commentaire voire le bac entier.....
@sanjuro j'ai essayé de mettre les espaces mais ce n'est pas encore parfait...

Écrit par : en passant | 12 juillet 2009

Bon à ce qu'il paraît, c'est une vision (trop) pessimiste de notre avenir économique; mais un second Krach peut être en vue... Le Canada, satellite économique, de la planète géante, USA, en perdrait ses plumes, lui aussi... brrrrrrrrrr

http://www.leap2020.eu/GEAB-N-36-est-disponible!-Crise-systemique-globale-Le-choc-cumule-des-trois-vagues-scelerates-de-l-ete-2009_a3341.html

Écrit par : Pendariès | 12 juillet 2009

D'ailleurs, l'emprise de la communication, c'est le retour aux sophistes. Voyez les "experts" que nous imposent les médias (On refait le monde, C'est dans l'air...), qui sont capables, paraît-il, de parler de tout et de n'importe quoi. Voyez les ministres qui ne connaissent rien à leur domaine, et les chefs de cabinets qui passent de l'agriculture au tourisme, et du tourisme à l'éducation (en voilà un qui aura passé sa vie à s'occuper des boeufs).

C'est le retour de la gloire du sophiste. Peu importe le contenu, l'important c'est la forme, la communication

Écrit par : Jeremy | 12 juillet 2009

Pourtant, il est des restaurants réputés où la choucroute royale rivalisent
Ecrit par : Magister | 11 juillet 2009

Magister, on se reprend : la choucroute royale rivalise
Pour être royale, elle n'en est pas moins singulière.

je pense personnellement que c'est plutôt la nature humaine en général qui soit sujette à discussion
Le verbe penser appelle un subjonctif ? N'est-ce pas plutôt : Je pense personnellement que c'est plutôt la nature humaine en général qui est sujette à discussion ?

je me souviens des propos que me tenaient un collègue alsacien Ecrit par : merlemocoeur | 12 juillet 2009

Merlemocoeur, on cesse de se moquer : si les propos tiennent le collègue, c'est le pronom qui. Si le collègue tient les propos, c'est la 3ème personne du singulier tenait.

quelles sont les combats majeurs des Lumières? et qui impliqurerait sans doute une plus grande attention dans les série S Ecrit par : en passant | 12 juillet 2009

Hum... En passant, Si vous vouliez bien d'une part respecter la typographie concernant la ponctuation, vous seriez déjà plus aisément lisible. Si d'autre part vous vouliez faire les accords qui s'imposent, cela permettrait de jeter une lumière nouvelle sur les combats (quels sont les combats) et de porter une plus grande attention aux séries S. Si enfin vous vouliez bien concevoir la graphie qur comme fantaisiste en français, (excepté piqûre) soit dit en passant, je pourrais passer enfin à l'apéro...

la nature humaine en générale Ecrit par : Robin | 12 juillet 2009
en général, Robin.

Apero ergo sum

Écrit par : orthoproflefaux | 12 juillet 2009

"La nuit. Le fleuve roulait à coups d'épaules à travers la forêt."



"Les collines, sous l'avion, creusaient déjà leur sillage d'ombre dans l'or du soir."


Lorsque deux livres commencent ainsi, comment ne pas être immédiatement captivé?! Vous les aurez reconnus, bien sûr!
;)!

Écrit par : sisyphe | 12 juillet 2009

Et Bischwiller, patrie de Claude Vigée, Souffelweyersheim et ses poteries... Jean, vous êtes sûr du "t" que vous insérez dans Gewürz ?

Ecrit par : Jeremy | 12 juillet 2009

Hep! Ce n'est pas Souffelweyersheim, mais Soufflenheim!
Quant à l'orthographe de Gewurtztraminer, non, je n'en étais pas sûr du tout, avant d'avoir ouvert à l'instant le Petit Larousse, dont je ne sais pas s'il fait autorité en la matière!
D'ailleurs, à propos de vins d'Alsace, C'est Germain Muller qui racontait, lorsqu'il animait son cabaret "le Barabli", une anecdote certes un peu grivoise que vous connaissez peut-être. Les Hongrois - je crois - ayant protesté auprès du Conseil Régional d'Alsace contre les appellations des vins d'Alsace, qu'ils prétendaient usurpées, ledit Conseil se réunit longuement pour trouver d'autres dénominations. Après une réflexion approfondie - plusieurs heures! -, les Conseillers sont en panne. Pour sauver la situation, l'un d'eux suggère enfin de rajouter la syllabe "ex" devant le nom de tous les vins, ce qui donnera "Extokay", "Extraminer", etc. Tout le monde, soulagé, approuve hautement, sauf un des Conseillers qui objecte:" Foui, mais za va bôzer un broplème afec "Grémant"."
Bon, je sais, il y a plus fin!

Écrit par : Jean | 12 juillet 2009

de porter une plus grande attention aux séries S.
Ecrit par : orthoproflefaux | 12 juillet 2009

à force de scruter les coquilles vous perdez la compréhension de l'écrit , ce qui est un comble!
Je ne parle pas de prêter attention aux séries S mais du fait que DANS les séries S,on prête plus d'attention à l'écrit de français dont le coefficient 2 est aujourd'hui tout à fait dérisoire...
Dont acte pour le reste,mais scrutez les fautes d'ignorance plutôt que les coquilles,vous serez plus crédible et utile.Bon apéritif (apéro me paraît un tantinet vulgaire).

Écrit par : en passant | 12 juillet 2009

beaucoup de membres de ce blog font la promotion de leurr région Ecrit par : alain | 11 juillet 2009

Eh ben, ça fait voyager!

Écrit par : Jean | 12 juillet 2009

"Dont acte pour le reste, mais scrutez les fautes d'ignorance plutôt que les coquilles, vous serez plus crédible et utile."

Ecrit par : en passant | 12 juillet 2009

J'approuve. Orthoproflefaux, ne harcelez pas inconsidérément vos compatriotes. Laissez les coquilles où elles sont. Au fond du poulailler.

"Le Christ n'a jamais dit : "Aimez-vous les uns les autres". C'est une coquille. Il a dit "Armez-vous les uns les autres". Il a d'ailleurs été compris."

Henri Jeanson, Extrait du journal La Flèche.

Écrit par : Orthoprof | 12 juillet 2009

Tiens, à propos, ce sont des formateurs IUFM qui ont pris la défense du ministère et de ses décisions "antipédagogistes"... Bizarre, je ne comprends pas... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

Je crains de comprendre, Christophe : ce sont des opportunistes qui brûlent ce qu'ils ont adoré, de peur de perdre leur poste et de se retrouver à la production. Ils vont "sacquer" les "désobéisseurs" avec zèle, tout comme ils persécutèrent Rachel Boutonnet, Brigitte Guigui ou les institutrices de Roncq. On sanctionne sans état d'âme les gens qui ne sont pas dans la ligne, quelle que soit la ligne.
L'essentiel est de rester du côté du manche...

Écrit par : Françoise Guichard | 12 juillet 2009

@Orthoprof

un autre classique sous le bonnet:
l'élève dit le maître est un âne .

Écrit par : en passant | 12 juillet 2009

@Orthoprof

un autre classique sous le bonnet:
l'élève dit le maître est un âne .

Écrit par : en passant | 12 juillet 2009

pour perdre du poids ne pas faire de régime, se mettre ou se remettre à une alimentation normale et faire de l'exercice.
Ecrit par : guy morel | 12 juillet 2009

C'est comme ça que vous avez fait mincir Fabienne Thibeault ? De l'exercice ?

Écrit par : joi d'amor | 12 juillet 2009

Tiens, à propos, ce sont des formateurs IUFM qui ont pris la défense du ministère et de ses décisions "antipédagogistes"... Bizarre, je ne comprends pas... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

Je crains de comprendre, Christophe : ce sont des opportunistes qui brûlent ce qu'ils ont adoré, de peur de perdre leur poste et de se retrouver à la production. Ils vont "sacquer" les "désobéisseurs" avec zèle, tout comme ils persécutèrent Rachel Boutonnet, Brigitte Guigui ou les institutrices de Roncq. On sanctionne sans état d'âme les gens qui ne sont pas dans la ligne, quelle que soit la ligne.
L'essentiel est de rester du côté du manche...

Ecrit par : Françoise Guichard | 12 juillet 2009

Une explication circulait déjà sur le forum :

"Il faut dire aussi qu'à l'IUFM, on est pas très courageux. Alors on a décidé de tester la force de frappe et la détermination de l'adversaire présumé en envoyant les femmes et les enfants fraîchement endoctrinés en première ligne. Si ça sent le cramé, on sort les nez postiches, on se rase et on se recycle dans les nouveaux cycles."

Ecrit par : servile public | 08 juillet 2009

Écrit par : joi d'amor | 12 juillet 2009

Je crains de comprendre, Christophe : ce sont des opportunistes qui brûlent ce qu'ils ont adoré, de peur de perdre leur poste et de se retrouver à la production. Ils vont "sacquer" les "désobéisseurs" avec zèle, tout comme ils persécutèrent Rachel Boutonnet, Brigitte Guigui ou les institutrices de Roncq. On sanctionne sans état d'âme les gens qui ne sont pas dans la ligne, quelle que soit la ligne.
L'essentiel est de rester du côté du manche...

Ecrit par : Françoise Guichard | 12 juillet 2009

Tiens, le manche aurait-il changé de mains sans qu'on me prévienne???
Vous aussi, Françoise, vous pratiquez l'amalgame? Ca me déçoit un peu... :-(
(Tout le monde sait parfaitement qui restera en poste, indépendamment de toute prise de position de ce type).

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

Une explication circulait déjà sur le forum :

"Il faut dire aussi qu'à l'IUFM, on est pas très courageux. Alors on a décidé de tester la force de frappe et la détermination de l'adversaire présumé en envoyant les femmes et les enfants fraîchement endoctrinés en première ligne. Si ça sent le cramé, on sort les nez postiches, on se rase et on se recycle dans les nouveaux cycles."

Ecrit par : servile public | 08 juillet 2009

Ecrit par : joi d'amor | 12 juillet 2009

Oui, évidemment, du moment que ça cogne sur les IUFM, ça ne peut être que crédible. Je comprends.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

"Pour perdre du poids ne pas faire de régime, se mettre ou se remettre à une alimentation normale et faire de l'exercice."

Ecrit par : guy morel | 12 juillet 2009

N'est-ce pas "hors sujet", Guy?

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

un autre classique sous le bonnet:
l'élève dit le maître est un âne .
Ecrit par : en passant | 12 juillet 2009

Trop d'humour, en passant. Mettez virgules et guillemets où vous voulez, I give up.
orthoproflefo ergo sum

Écrit par : orthoproflefaux | 12 juillet 2009

"La nuit. Le fleuve roulait à coups d'épaules à travers la forêt."

Giono. Le chant du monde.

"Les collines, sous l'avion, creusaient déjà leur sillage d'ombre dans l'or du soir."

Saint-Exupéry. Vol de nuit.

Écrit par : cuistre de collège | 12 juillet 2009

@Orthoprof

un autre classique sous le bonnet:
l'élève dit le maître est un âne .

Ecrit par : en passant | 12 juillet 2009

"Classique" très connu qui sert justement d'exemple dans les "classes".
L'orthographe dit Orthoprof est rasoir.

Écrit par : Orthoprof | 12 juillet 2009

Vol de nuit, chant du monde
Vol du monde, chant de nuit
Vol du chant, nuit du monde...

La faute à Monsieur Jourdain de tout à l'heure.

Écrit par : Marilyse | 12 juillet 2009

En Belgique et au Luxembourg, c'est tout simple : pas de ségrégation religieuse, mais une simple loi sur la sécurité afin que les personnes mal intentionnées ne déjouent pas les caméras de surveillance : voici le texte de loi voté en 2005:
"Hors le temps du carnaval, nul ne peut se montrer masqué ou travesti dans les rues sans autorisation de l’autorité compétente, il est interdit sur le domaine public de se dissimuler le visage par des grimages, le port d'un masque ou tout autre moyen, à l'exception du "temps du carnaval".
En France on va créer des commissions, on va discuter (droits de l'Homme, SOS racisme, écolos, socialos en manque de programme électoral, les enfants de SOS Racisme pour finalement aboutir à l'autoriser, sans l'autoriser, tout en l'acceptant sous certaines conditions .....
Et on se moque des Belges !!!

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2009

Magister, on se reprend : la choucroute royale rivalise
Pour être royale, elle n'en est pas moins singulière.

Ecrit par : orthoproflefaux | 12 juillet 2009

Je l'ai fait exprès, pour voir si vous dormiez... Mais non, je plaisante. Ma pénitence sera de manger un cassoulet en boîte de basse épicerie au lieu de la prochaine choucroute royale.

Écrit par : Magister | 12 juillet 2009

Pendariès est au Canada, et au lieu de nous parler du steack d'ours, il nous annonce la fin du monde !
JPB

Écrit par : brighelli | 12 juillet 2009

"Pour perdre du poids ne pas faire de régime, se mettre ou se remettre à une alimentation normale et faire de l'exercice."

Ecrit par : guy morel | 12 juillet 2009

N'est-ce pas "hors sujet", Guy?

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

Nous sommes nombreux à l'être et je suis loin d'être en queue. Fort heureusement, dobolino vient de manier la manette de l'aiguillage.

Écrit par : Magister | 12 juillet 2009

"Quand on constate que l'EAF est devenue ingérable au point de devoir convoquer des professeurs de collège pour corriger(vous vous sentez capable,vous ,d'évaluer les compétences et connaissances d'élèves dont vous ne pratiquez pas le niveau depuis des années ? Ne pas s'étonner si les notes sont extravagantes....)"
Ecrit par : en passant | 12 juillet 2009

Il se trouve que ce sont les professeurs de collège appelés en renfort dans mon académie qui détenaient le record des bonnes notes sur leurs séries de copies ou d'interrogations orales : 13 ou 14 de moyenne, du jamais vu !

Ils reviendront sûrement l'an prochain .

Écrit par : Amélie | 12 juillet 2009

dobolino vient de manier la manette de l'aiguillage.
Ecrit par : Magister | 12 juillet 2009

C'est pas Dobolino, c'est Amélie qui lui a chipé son pseudo. Mais n'ayez crainte, je surveille les adresses IP de chacun.

Écrit par : veille automatique | 12 juillet 2009

Jourdain, vous me ferez une page sur "les mamies à chignon" et "les mamies à la fenêtre".

Ecrit par : guy morel | 12 juillet 2009

Et Dobolino, un volume (de pastis) sur les chienchiens à leurs mémères!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009
Ah non ! Quand comprendrez-vous que j'exerce en zone rurale et n'ai pas plus de dix chiennchiens à leur mémère dans ma clientèle? La plupart de mes patients sont de braves travailleurs, des cols bleus, qui gagnent leur vie en chassant, en gardant les brebis et les chèvres ou en cherchant les truffes. Même ceux qui assument le rôle de chien de compagnie restent très simples et bruts de décoffrage.

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2009

Pendariès est au Canada, et au lieu de nous parler du steack d'ours, il nous annonce la fin du monde !
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 juillet 2009

Je crus que l'on mangeât de la queue de castor frite, ici; et découvris que c'était une friandise, sans queue de castor dedans, mais aussi une enseigne de pâtisserie (heu... ça n'en a que le nom, de pâtisserie), et de glace.

Écrit par : Pendariès | 12 juillet 2009

Bénie soit l'heure de la sieste...
Bravo Sisyphe ! Quelle belle idée pour l’été ! Cela permettrait de découvrir ce que nous ignorons encore à défaut de nous rassurer avec ce que nous savons peut-être déjà…
En voici deux, ce sont les premiers vers du premier poème / prose poétique de chaque recueil :

1) Un vent qui roule un cœur sur le pavé des cours,
Un ange qui sanglote accroché dans un arbre,
La colonne d’azur qu’entortille le marbre
Font ouvrir dans ma nuit des portes de secours.

2) Le gris argent du matin, l’architecture des arbres perdus
dans l’essaim de leurs feuilles.
Le parcours du soleil, son apogée, son déclin triomphal.

Écrit par : nicolas | 12 juillet 2009

beaucoup de membres de ce blog font la promotion de leurr région Ecrit par : alain | 11 juillet 2009

Eh ben, ça fait voyager!

Ecrit par : Jean | 12 juillet 2009



http://www.montbrunlesbainsofficedutourisme.fr/

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2009

L'orthographe dit Orthoprof est rasoir.
Question à la hauteur d'orthoprof:comment analysez-vous "rasoir" dans cette phrase ?

Écrit par : en passant | 12 juillet 2009

beaucoup de membres de ce blog font la promotion de leurr région Ecrit par : alain | 11 juillet 2009

Eh ben, ça fait voyager!

Ecrit par : Jean | 12 juillet 2009



http://www.montbrunlesbainsofficedutourisme.fr/

Ecrit par : dobolino | 12 juillet 2009

Tu trouves que nos routes ne sont pas assez encombrées ?

Bon alors, je continue.

http://www.paysdenyons.com/fr/index.php5

Écrit par : catmano | 12 juillet 2009

Encore un p'tit coup pour la route ?

http://www.guideweb.com/grignan/

Écrit par : catmano | 12 juillet 2009

D'ailleurs, à propos de vins d'Alsace, C'est Germain Muller qui racontait, lorsqu'il animait son cabaret "le Barabli", une anecdote certes un peu grivoise que vous connaissez peut-être. Les Hongrois - je crois - ayant protesté auprès du Conseil Régional d'Alsace contre les appellations des vins d'Alsace, qu'ils prétendaient usurpées, ledit Conseil se réunit longuement pour trouver d'autres dénominations. Après une réflexion approfondie - plusieurs heures! -, les Conseillers sont en panne. Pour sauver la situation, l'un d'eux suggère enfin de rajouter la syllabe "ex" devant le nom de tous les vins, ce qui donnera "Extokay", "Extraminer", etc. Tout le monde, soulagé, approuve hautement, sauf un des Conseillers qui objecte:" Foui, mais za va bôzer un broplème afec "Grémant"."
Bon, je sais, il y a plus fin!

Ecrit par : Jean | 12 juillet 2009

Je viens de la raconter, ça a beaucoup fait rire !

Écrit par : Jeremy | 12 juillet 2009

C'est comme ça que vous avez fait mincir Fabienne Thibeault ? De l'exercice ?

Ecrit par : joi d'amor | 12 juillet 2009

Non, un régime révolutionnaire (expliqué par Guy Morel dans son dernier ouvrage : " La lutte des grasses " ) : l'instructio-nutritionnisme qui agit sur l' accumulation du capital de graisses bourgeoises, puis entraine une baisse du taux de profit et enfin produit la paupérisation de toutes les calories prolétariennes responsables de l'obésité.

Écrit par : Weight Watchers | 12 juillet 2009

Jean, bien ri à votre histoire. Je vais la resservir à mon tour. A nous tous, ce sera la tournée !

Attention, toutefois : pas de liqueur, même de mirabelle, dans votre "extokay".

"Quand Kir y est, l'hallali sonne." J. L'Anselme.

Écrit par : Marilyse | 12 juillet 2009

Pendariès, GEAB n°36 ne calme pas mes angoisses dues à GEAB n° 32, loin de là ! J'en conclus donc que comme personne n'a su prendre les rênes des économies en récession pour changer la donne, ce qui laissait présager dans le meilleur des cas une crise de 3 à 5 ans, nous voilà partis maintenant pour une récession majeure d'une décennie au moins. Et rien ne dit qu'ils ne chercheront pas pendant tout ce temps à reproduire les mêmes erreurs qui les conduiront aux mêmes profits mais plongeront un peu plus de monde dans la mouise. Que faire ? comme disait Lénine...

Écrit par : nicolas | 12 juillet 2009

N'est-ce pas "hors sujet", Guy?
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

Quel était le sujet déjà ?

Écrit par : guy morel | 12 juillet 2009

Non, un régime révolutionnaire (expliqué par Guy Morel dans son dernier ouvrage : " La lutte des grasses " ) : l'instructio-nutritionnisme qui agit sur l' accumulation du capital de graisses bourgeoises, puis entraine une baisse du taux de profit et enfin produit la paupérisation de toutes les calories prolétariennes responsables de l'obésité.
Ecrit par : Weight Watchers | 12 juillet 2009

Les gros pauvres sont plus obèses que les gras riches. La règle n'est pas absolue : Gérard Larcher est gros, il est gras et il n'est pas pauvre

Écrit par : guy morel | 12 juillet 2009

N'est-ce pas "hors sujet", Guy?
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

Quel était le sujet déjà ?

Ecrit par : guy morel | 12 juillet 2009

Qu'il y avait eu un sujet sur les régimes "non amaigrissants"...
Pour ce qui concerne Larcher, les menus servis au resto du palais du Luxembourg sont vraisemblablement encore plus riches que ceux qui s'en empiffrent...

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

Et rien ne dit qu'ils ne chercheront pas pendant tout ce temps à reproduire les mêmes erreurs qui les conduiront aux mêmes profits mais plongeront un peu plus de monde dans la mouise. Que faire ? comme disait Lénine...

Ecrit par : nicolas | 12 juillet 2009

Tout nous dit qu'"ils" chercheront à le faire, et ce ne seront donc plus des "erreurs".

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

Spécial promotion région…
On joue Tartuffe dans la cour du château de Grignan tout l'été, mis en scène par Brigitte Jaques :
http://culturebox.france3.fr/all/12841/Tartuffe+s'invite+au+Ch%E2teau+de+Grignan+++/#/all/12841/Tartuffe%20s'invite%20au%20Ch%E2teau%20de%20Grignan%20%20%20/
JPB

Écrit par : brighelli | 12 juillet 2009

"L'orthographe dit Orthoprof est rasoir."

Question à la hauteur d'Orthoprof : comment analysez-vous "rasoir" dans cette phrase ?

Ecrit par : en passant | 12 juillet 2009

Il rase gratis, c'est le moindre de ses attributs...

Écrit par : Orthoprof | 12 juillet 2009

mais quelle nature !

Écrit par : en passant.... | 12 juillet 2009

non! pas la pédale de la radio !)...

Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009

!!????
De quoi, de quoi ??
Ta radio n'est pas enfermée dans son bunker plombé, à l'abri des chiards et des femelles gestantes ? Formatée par formaveto et contrôlée périodiquement pour pas cher ?
Scandâââle écologique !!

Écrit par : yann | 12 juillet 2009

Et on se moque des Belges !!!

Ecrit par : dobolino | 12 juillet 2009

Il me semble bien qu'il y a (avait ?) une loi en vigueur en France sur les déguisements, interdits en-dehors du carnaval, et que c'est sur cette loi qu'on s'appuyait pour arrêter les travelos !

Écrit par : sanjuro | 12 juillet 2009

non! pas la pédale de la radio !)...
Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009
C'est qui, encore?

Écrit par : gay pride | 12 juillet 2009

Vous aussi, Françoise, vous pratiquez l'amalgame? Ca me déçoit un peu... :-(
(Tout le monde sait parfaitement qui restera en poste, indépendamment de toute prise de position de ce type).

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

Je ne pratique pas l'amalgame, Christophe -- je susi sans doute ici une de ceux et celles qui le pratiquent le moins.
Mais -- privilège de l'âge -- j'ai déjà vu tant de gens retourner leur veste pour se faire bien voir des autorités en place, que j'ai un peu perdu mes illusions ...

Écrit par : Françoise Guichard | 12 juillet 2009

Il me semble bien qu'il y a (avait ?) une loi en vigueur en France sur les déguisements, interdits en-dehors du carnaval, et que c'est sur cette loi qu'on s'appuyait pour arrêter les travelos !

Ecrit par : sanjuro | 12 juillet 2009

Retour à la burqa ?

Écrit par : Marilyse | 12 juillet 2009

• Une femme soulève près de 15 kilos à l’aide de son vagin info Yahoo
Record imbécile pour record imbécile… Si elle essayait avec le mammouth ?

• Cinq personnes encornées et six autres blessées après un nouveau lâcher de taureaux à la féria de Pampelune
info yahoo

Y a pas une loi européenne qui interdise de mettre autrui en danger ? Vaut mieux passer son temps à légiférer sur le calibre des fruits verts ?
Y faudrait une loi contre la connerie, aussi tant qu’on y est…

Écrit par : nicolas | 12 juillet 2009

"Une femme soulève près de 15 kilos à l’aide de son vagin. (Info Yahoo)

Ecrit par : nicolas | 12 juillet 2009

Ca, c'est ce qu'on appelle une grue !

Écrit par : Marilyse | 12 juillet 2009

Marilyse ! Splendide !
JPB

Écrit par : brighelli | 12 juillet 2009

non! pas la pédale de la radio !)...
Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009

C'est qui, encore?

Ecrit par : gay pride | 12 juillet 2009

Henri Chapier ? -- avec une tonne de smileys et autant d'excuses, mais je n'ai pas pu y résister... Allez, je sors 5 minutes.

Écrit par : Françoise Guichard | 12 juillet 2009

Ca, c'est ce qu'on appelle une grue !

Ecrit par : Marilyse | 12 juillet 2009

Oui, à peu de choses près, une coccyx-grue, même !

Écrit par : nicolas | 12 juillet 2009

"• Cinq personnes encornées et six autres blessées après un nouveau lâcher de taureaux à la féria de Pampelune
info yahoo"

Ecrit par : nicolas | 12 juillet 2009

Comme quoi, il n'y a pas que des mauvaises nouvelles!
Marilyse, je peux vous la piquer, pour mes "brèves", celle-là?

http://auteursreunis.free.fr/

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

Y faudrait une loi contre la connerie, aussi tant qu’on y est…

Ecrit par : nicolas | 12 juillet 2009

Difficile ! D'abord parce que la connerie est la chose au monde la mieux partagée (on est toujours le con d'un autre con) ; ensuite parce qu'en France, nous réunissons déjà quelques 500 000 textes de lois, tout confondu, et qu'on n'arrête pas d'y légiférer à tout propos (faute d'agir suffisamment et surtout d'appliquer les lois déjà existantes). En ajouter sur la connerie créerait un effet de cascade : elles se multiplieraient à l'infini (puisque la bêtise humaine, selon Einstein, est la seule chose sûre qui en donne une idée).
Savoir aussi que, quand la connerie relève de la tradition, elle possède un statut culturel et, subséquemment, un aura touristique. Or, la crise étant, on mise davantage sur ce potentiel, à telle enseigne que le débat sur le travail dominical s'appuie en grande partie là-dessus.
Après tout... Que voudriez-vous que fassent, sinon, tous les neuneus et tous les abrutis ? L'avantage de toutes ces fêtes, manifestations, festivals, foires, centers et tutti quanti, c'est de les concentrer et d'ainsi libérer d'autres lieux. Bon, ça crée du trafic routier mais il y a toujours moyen de prendre les chemins de traverse.

Écrit par : Magister | 12 juillet 2009

L'avantage de toutes ces...

L'avantage de tous ces (puisqu'il y a des mots masculins dans le lot). Trop tard, orthoprof !

Écrit par : Magister | 12 juillet 2009

un aura
Trop tard, orthoprof ! Ecrit par : Magister | 12 juillet 2009

Jamais trop tard, Magister... une aura, mais un halo, olé !

Écrit par : orthoproflefaux | 12 juillet 2009

Y faudrait une loi contre la connerie, aussi tant qu’on y est…

Ecrit par : nicolas | 12 juillet 2009
On manque déjà de prisons pour loger tout le monde ! Imaginez, si on y enfermait tous les cons !

Écrit par : dobolino | 12 juillet 2009

Imaginez, si on y enfermait tous les cons !
Ecrit par : dobolino | 12 juillet 2009

N'oubliez pas d'y coller on aussi car on est un con dit-on!

tous en prisON!

Écrit par : merlemocoeur | 12 juillet 2009

http://auteursreunis.free.fr/
Comment écrivez-vous accueil, les auteurs réunis ???????????
Et que fait Christophe ?????

Écrit par : orthoproflefaux | 12 juillet 2009

N'oublions-pas le tiret non plus sinon prison!

Écrit par : merlemocoeur | 12 juillet 2009

Ca, c'est ce qu'on appelle une grue !

Ecrit par : Marilyse | 12 juillet 2009

Oui, à peu de choses près, une coccyx-grue, même !

Ecrit par : nicolas | 12 juillet 2009

Décodage :
Une coquecigrue : une absurdité

Écrit par : nicolas | 12 juillet 2009

Oublions le tiret plutôt , la fatigue !

Écrit par : merlemocoeur | 12 juillet 2009

Pour en revenir au point de départ,communiqué du SNES Lille:
une explication complémentaire:

Comment préparer des suppressions de postes ? En évitant d’inscrire les élèves.

L’affectation de juin 2009 restera dans les mémoires comme un modèle de rigidité, conséquence des logiques d’économies budgétaires dans l’Education Nationale.

Dans l’enseignements général et technologique, des élèves demandant une place dans leur lycée de secteur sur des couples d’enseignement de détermination sans contraintes techniques comme SES ou ISI se retrouvent sans affectation. Les capacités d’accueil ont été calculées au plus juste par le ministère et le rectorat et se révèlent finalement insuffisantes. Les consignes aux élèves mentionnaient pourtant l’obligation de formuler un vœu par sécurité dans leur lycée de secteur. Des erreurs peuvent se produire, mais leur caractère systématique, cette année, suggère une volonté politique délibérée. Le Recteur n’accorde que très parcimonieusement les ouvertures qui lui sont demandées, et face à cette situation délicate, n’hésite pas à affirmer des choses fausses dans la presse (il n’y a pas eu de « double inscription » dans le public et le privé). Beaucoup d’élèves se retrouvent contraints d’accepter une inscription dans un autre établissement, en dehors de leur secteur ou dans des couples d’enseignement de détermination qu’ils n’ont jamais demandés. Certains établissements vont jusqu’à conseiller aux parents une scolarisation dans le privé.

Le CSAIO a présenté le 2 juillet un premier bilan. Il estime qu’à ce jour 90% des élèves de 3ème sont affectés. 4800 élèves sont sans affectation (avant le second tour en juillet).

Écrit par : en passant | 12 juillet 2009

Y faudrait une loi contre la connerie, aussi tant qu’on y est…

Ecrit par : nicolas | 12 juillet 2009


Mise au point

J'ai cette humilité devant la création de considérer que, face à l'infini des sciences et la splendeur du monde, je ne suis finalement qu'un Con, un petit Con. Mais je ne jette pas pour autant les dés. Je ne m'abandonne pas au découragement. Tout en sachant que je suis un Con, un petit Con au milieu d'autres Cons, je m'attache à être un Con un peu moins con que tous les autres petits Cons tout en ne perdant pas de vue qu'être un peu moins con que les autres Cons ne m'empêche pas toutefois d'en être un.

Jean L'Anselme, Pensées et proverbes de Maxime Dicton, Rougerie 1991.

@ Christophe

Marilyse, je peux vous la piquer, pour mes "brèves", celle-là ?

http://auteursreunis.free.fr/

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

Je vous en prie.

Écrit par : Marilyse | 12 juillet 2009

Décodage :
Une coquecigrue : une absurdité

Ecrit par : nicolas | 12 juillet 2009

Eh, on avait compris !

Écrit par : Marilyse | 12 juillet 2009

En passant…

Le raisonnement du SNES de Lille serait bon, si on ne triait pas les élèves en surévaluant l'aspect "boursier". Les élèves que l'on refoule sont, curieusement, souvent de très bons élèves, que l'on a menés au bord de l'eau, mais à qui l'on interdit de boire.
JPB

Écrit par : brighelli | 12 juillet 2009

Mais ne croyez-vous pas que le recentrage de l'éducation nationale sur les élèves en difficultés(financières,et hélas par conséquent souvent aussi scolaires),et le rejet des autres vers le privé n'est pas une hypothèse à envisager?

Écrit par : en passant.... | 12 juillet 2009

non! pas la pédale de la radio !)...
Ecrit par : dobolino | 11 juillet 2009

C'est qui, encore?

Ecrit par : gay pride | 12 juillet 2009

Henri Chapier ? -- avec une tonne de smileys et autant d'excuses, mais je n'ai pas pu y résister... Allez, je sors 5 minutes.

Ecrit par : Françoise Guichard | 12 juillet 2009

C'est très drôle ! (pour de vrai)

Écrit par : Jeremy | 12 juillet 2009

Jamais trop tard, Magister... une aura, mais un halo, olé !

Ecrit par : orthoproflefaux | 12 juillet 2009

Ça m'apprendra à faire de la provoc !

Écrit par : Magister | 12 juillet 2009

Les élèves que l'on refoule sont, curieusement, souvent de très bons élèves, que l'on a menés au bord de l'eau, mais à qui l'on interdit de boire.
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 juillet 2009

Bibo ergo sum.

Écrit par : Magister | 12 juillet 2009

"(regretté car je lui ai un jour gagné 500 balles au tarot)"
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 juillet 2009

Anciens, ou nouveaux??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 juillet 2009
---------
Nouveaux, Christophe ! Quand le franc nouveau est apparu, JPB n'avait pas dix ans.

Écrit par : Francis Penin | 12 juillet 2009

J'avais pourtant mis des smileys, Francis!
Et beaucoup de gens parlaient encore en anciens francs, à l'époque! Même encore aujourd'hui!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

Et beaucoup de gens parlaient encore en anciens francs, à l'époque! Même encore aujourd'hui!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juillet 2009

Exact. En Alsace, jusqu'à la disparition du franc, il n'était pas rare d'entendre parler en livres, une unité couramment usitée quand, dans une discussion, on voulait exprimer l'importance d'une somme ou d'un coût. Mais depuis l'euro, j'ignore si c'est encore le cas...

Écrit par : Magister | 12 juillet 2009

"Quelqu'un peut-il me dire à quoi sert l'oral de l'EAF,cette monstrueuse usine à gaz?Si ce n'est à remonter artificiellement les notes de l'écrit?Les compétences jugées à l'oral n'ont rien à voir avec la littérature(qui est un travail de l'écriture,par définition):d'ailleurs les notes y sont de la plus grande fantaisie."
___________
Pas d'accord du tout avec vous. Cette année, dans quelques académies, a été testé le système du "correcteur qui n'est pas examinateur", en d'autres termes, un prof fait seulement l'écrit ou l'oral. Les correcteurs d'écrit ont été visiblement choisis parmi les plus jeunes, les plus malléables, ou les plus démagos, et dans ces académies, je serais curieux de savoir si la moyenne est au-dessous de 12-13. L'oral n'est une usine à gaz que pour ceux qui le veulent bien (la même question sur l'intérêt du texte posée à tous est très égalitaire), l'oral porte sur l'écriture (et libre à vous de n'interroger que sur les oeuvres intégrales, et que sur les passages qui n'ont pas été vus en classe), et l'oral permet d'évaluer très vite et très objectivement ceux qui mettent leur remarques en relation les unes avec les autres pour bâtir une explication, et ceux qui déversent une bouillie informe. C'est une épreuve qui reste bien mieux conçue que la pseudo dissert de l'écrit (qui depuis qu'elle a ce nom n'en est plus une), et ne disons rien de ces ineptes sujets d'invention.

Écrit par : Frédéric Béant | 12 juillet 2009

@ Magister
Sehnsucht ? Scheenes Wort !
Ecrit par : Magister | 12 juillet 2009
Oui, mais pas facile à traduire et en tous cas moins grisounet que la nostalgie.

"Sin ehr von dort, liewi Cadichon ?"
Non, hélas, car née du mauvais côté des Vosges, celui où il pleut bien plus souvent et où l'on mange tellement moins bien. Le gris de Toul: même le nom du seul vin produit dans le coin est tristounet. Pas un hasard.
Heureusement, j'avais des parents gourmets, gourmands, aimant la fête et qui préféraient de ce fait la compagnie de la partie de notre famille qui habitait Riquewihr ou Colmar à celle ...des rues Jeanne d'Arc ou Stanislas.

Du coup, tiens, je propose d'ajouter à la liste des grands serviteurs de la culture alsacienne un membre éminent de mon panthéon personnel et grand ami de ladite famille: JJ WALTZ, alias Hansi.
----------------------------------------------------------

"Il est vrai, « en passant », que l'oral de l'EAF est plutôt une épreuve de communication que de littérature, sur le fond. Mais c'est le premier oral que les élèves vont passer de toute leur vie, et il prépare à tous les autres."

J'ai dû relire cela pour m'assurer que ce n'était pas une plaisanterie.

Alors si c'est de la com', "sur le fond", c'est quoi "sur la forme"? En quoi une telle épreuve peut-elle servir pour des oraux à venir? C'est une vaste supercherie. Elle ne teste que la simple habileté à pratiquer le psittacisme et non pas ces connaissances littéraires- jamais acquises- ni une capacité de raisonnement, tout aussi inconnue au bataillon puisqu' interdite de séjour.

Pitié pour ces malheureux, une majorité malgré leurs mentions bidons, dont l'avenir est ainsi sciemment plombé et qui vont droit à l'échec dans n'importe quel cursus universitaire digne de ce nom, par manque de bases essentielles. Ils ne savent même pas s'exprimer dans une langue intelligible.

En plus, cette vaste escroquerie intellectuelle qui prétend tenir lieu d'enseignement du français, ou de la littérature, les en a dégoûtés à jamais. Elle y a substitué un vulgaire salmigondis de recettes bidons censées percer les intentions machiavéliques des auteurs, qui n'auraient écrit que pour mener leurs lecteurs en bateau.

Alors comment attendre de ces élèves qu'ils lisent quoi que ce soit pour leur plaisir, après avoir été contraints d'ingurgiter ce brouet saumâtre?

Malgré les ravages qu'ont perpétré les adeptes de cette textique, qui n'est qu'une branche de la chapelle pédagogiste, ils poursuivent leur sordide apostolat en toute impunité. A quoi sert donc la MIVILUDES (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives à caractère sectaire) dont le rôle est d'aider les victimes de ces dérives? Elle a pourtant un numéro facile à retenir:O8-VICTIMES (08 842 846 37).

La véritable injustice sociale (ou discrimination négative) est bien là: ceux qui en ont le plus besoin sont privés du sésame pour sortir de l'impasse où les ont conduits les délires idéologiques de ces pompiers pyromanes qu'on voit aujourd'hui effectivement retourner leur veste, les uns après les autres. De quoi vomir. On se croirait à la Libération!

Écrit par : Cadichon | 13 juillet 2009

Yann, j'ai donc pensé à vous ce soir, en écoutant Lila Downs sur la Place d'Youville; j'avoue que ça m'a fichu le cafard, - cette tristesse sous les rythmes et les cuivres mexicains.... puis, il a plu; cela mis fin au concert, un brin plus tôt que prévu.

Écrit par : Pendariès | 13 juillet 2009

Pour "en passant"…

J'adore les théories du complot, mais là, non, je ne crois pas que les ratés (le mot est faible) de la machine à inscrire en Seconde (et en Sixième) soient dus à une intention d'envoyer dans le privé les "bons" élèves : le privé n'a pas, mais alors absolument pas, les moyens d'intégrer beaucoup plus d'élèves. Quant au "bon" privé, il est aussi rare que les "bons" lycées — y pas d'raison…
JPB

Écrit par : brighelli | 13 juillet 2009

"J'adore les théories du complot"
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 juillet 2009

Ah, quand même, vous l'avouez enfin!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juillet 2009

le privé n'a pas, mais alors absolument pas, les moyens d'intégrer beaucoup plus d'élèves. Ecrit par : brighelli | 13 juillet 2009

Mais qu'attend-on pour ouvrir davantage d'établissements, subventionnés de préférence ?????? Il n'y a pas quelque incohérence dans tout cela ? N'est-ce que l'actualisation de la théorie du K.O. ?

Écrit par : nicolas | 13 juillet 2009

Tant mieux si je me trompe.....Je ne voyais pas vraiment ça comme un complot mais comme une démarche très programmée,qui nous rapprocherait des modèles anglo-saxons.....Mais les interprétations différentes viennent peut-être de la disparité des pratiques selon les régions...Dans notre lycée nous avons bien l'impression d'une fuite des cerveaux,si j'ose dire,vers les institutions privées,qui par contre nous renvoient les niveaux insuffisants ....De même que nous voyons gonfler les sections de type STG et se raréfier l'offre des options(à part football)....

Écrit par : en passant | 13 juillet 2009

Il n'y a rien qui vous empêche de créer des options Maths lourdes ou Grec ancien, plutôt que des options foot ! Il faut un peu résister aux pressions : nous ne sommes pas là pour répondre à la demande, mais pour créer de l'offre.
JPB

Écrit par : brighelli | 13 juillet 2009

l n'y a rien qui vous empêche de créer des options Maths lourdes ou Grec ancien

Certes,mais il suffit qu'on vous dise"il n'y a pas de demandes "en seconde pour que vos efforts tombent à l'eau....sauf à camper dans les bureaux au moment des inscriptions.

Écrit par : en passant.... | 13 juillet 2009

sauf à camper dans les bureaux au moment des inscriptions.

Ecrit par : en passant.... | 13 juillet 2009

C'est ce que je fais. 20 hellénistes et 40 latinistes sur 250 élèves de seconde dans mon bahut.

Et ce ne sont pas tous des Charles et des Marie-Cécile !

Il est vrai que la direction n'a pas d'a-priori défavorable aux langues anciennes, et que nous n'avons pas 25 options...

Écrit par : sanjuro | 13 juillet 2009

"Il est vrai, « en passant », que l'oral de l'EAF est plutôt une épreuve de communication que de littérature, sur le fond. Mais c'est le premier oral que les élèves vont passer de toute leur vie, et il prépare à tous les autres."

J'ai dû relire cela pour m'assurer que ce n'était pas une plaisanterie.

Alors si c'est de la com', "sur le fond", c'est quoi "sur la forme"? En quoi une telle épreuve peut-elle servir pour des oraux à venir? C'est une vaste supercherie. Elle ne teste que la simple habileté à pratiquer le psittacisme et non pas ces connaissances littéraires- jamais acquises- ni une capacité de raisonnement, tout aussi inconnue au bataillon puisqu' interdite de séjour. (…)

Ecrit par : Cadichon | 13 juillet 2009

Cadichon, vous n'êtes pas satisfaite quand on vous dit que l'école va mal, il vous faut de la catastrophe, de l'apocalypse scolaire, de l'armaggedon éducatif !

N'en faites pas des tonnes. Je vous dis que les élèves ont BESOIN d'une épreuve d'oral à ce moment-là, en fin de première. Cela ne veut pas dire (si une deuxième lecture ne suffisait pas, n'hésitez pas à relire encore !) que je considère que les épreuves de l'EAF sont satisfaisantes en l'état. Je m'oppose à leur SUPPRESSION !

Je ne souhaite pas que la communication devienne le seul objectif de l'enseignement du français au lycée, mais je ne suis pas hostile à ce qu'elle fasse partie de ces objectifs. L'épreuve d'oral permet de travailler avec les élèves sur leur façon de s'exprimer, c'est déjà cela. Maintenant, que l'étude de la littérature soit parasitée par le jargon, etc. etc., cela a été dit si souvent ici et même par moi, que franchement, vous me prenez pour un niais de me le rappeler.

D'autre part, puisque vous parlez de psittacisme, vous rappelez-vous que, avant la dernière réforme de l'EAF, les élèves arrivaient avec une explication de texte fournie par le prof, et la redonnaient MOT POUR MOT avant de traiter une question fournie par l'examinateur ? Ça c'était du psittacisme !

Ah, et puisqu'on est déjà à la Libération, c'est quoi, le Stalingrad du pédagogisme ?

Écrit par : sanjuro | 13 juillet 2009

Exact. En Alsace, jusqu'à la disparition du franc, il n'était pas rare d'entendre parler en livres, une unité couramment usitée quand, dans une discussion, on voulait exprimer l'importance d'une somme ou d'un coût. Mais depuis l'euro, j'ignore si c'est encore le cas...

Ecrit par : Magister | 12 juillet 2009

C'est possible, Magister, mais pour ma part, je n'ai jamais entendu cela. C'était en alsacien? Et quel vocable?

Écrit par : Jean | 13 juillet 2009

Il n'y a rien qui vous empêche de créer des options Maths lourdes ou Grec ancien, plutôt que des options foot ! Il faut un peu résister aux pressions : nous ne sommes pas là pour répondre à la demande, mais pour créer de l'offre.
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 juillet 2009

Parce que vous croyez qu'on laisse faire ? On n'est pas des bénis oui-oui ! Travail, vigilance, incitation, pression, activisme, on connaît. Ce n'est pas si simple dans le contexte actuel. Il y a des "normes", des "seuils" : si vous n'avez pas tant d'élèves, votre section, soit ne s'ouvre pas, soit est amputée, soit est carrément supprimée. Ce qui sera le cas dans mon établissement, comme dans pas mal d'endroits (amputation de deux heures), comme dans l'établissement de Jean. Le seuil vient de baisser dans notre département.
Je partage les observations de "en passant" : même tendance chez nous. Très forte concurrence du privé confessionnel qui, en matière d'attractivité, a une stratégie à long terme. La voie royale commence dès la maternelle. On le sait, il y a de grandes disparités non seulement d'une région à l'autre mais d'un établissement à l'autre dans une même ville.

D'autre part, les options ne sont pas toujours créées selon la volonté - ni même l'adhésion - des professeurs : c'est souvent le fait de principaux qui les courcircuitent, notamment en sport. On fait appel à des entraîneurs extérieurs et on n'a pas besoin d'eux. C'est ainsi qu'on se retrouvera avec du hand à la rentrée sans que soient associés à cette création les profs dEPS.
Les établissements s'arrangent entre eux : "Toi, tu prends ça, moi, je prends ça..." Toute cette cuisine nous échappe. Les collèges d'une même ville essaient de "se typer", de se démarquer pour attirer des élèves. Mon collège a eu tendance à se typer sport... Trop, à mon goût. Les autres options en souffrent.

Écrit par : Marilyse | 13 juillet 2009

"le privé n'a pas, mais alors absolument pas, les moyens d'intégrer beaucoup plus d'élèves." Ecrit par : brighelli | 13 juillet 2009

C'est bien pour cela qu'il se permet de trier les élèves, nous renvoyant notamment leurs indésirables.

Écrit par : Marilyse | 13 juillet 2009

@ Christophe

Je suis spinoziste en morale et en politique (sauf pour le PIB, joi d'amor !). Je crois qu'il est l'un des plus grands, le plus grand peut-être (c'est ce que pensait Nietzsche)... Le plus "réalisé" en tout cas.

@ Marilyse

J'adore l'humour de Jean L' Anselme !


"en général" et non "en générale" ... C'est compris, mon
général ! ;-))

(J'ai des problèmes avec les généraux, il me semble que ce n'est pas la première fois que je fais la faute)

Écrit par : Robin | 13 juillet 2009

Très forte concurrence du privé confessionnel qui, en matière d'attractivité, a une stratégie à long terme. La voie royale commence dès la maternelle.

Ecrit par : Marilyse | 13 juillet 2009

http://sitecoles.formiris.org/document/dossier-4-ouvrir-une-structure-petite-enfance/0/2391

http://www.fnogec.org/fnogec/page_activites.php?categorie=activites&rubrique=8774&nom=Structures%20d%27accueil%20de%20la%20petite%20enfance&id=7052

Écrit par : catmano | 13 juillet 2009

La voie Royal ?
JPB

Écrit par : brighelli | 13 juillet 2009

La voie Royal ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 juillet 2009

Il y a maldone sur la madone.

Écrit par : Marilyse | 13 juillet 2009

Erratum - "maldonne" : je vais me faire étriper ...

Écrit par : Marilyse | 13 juillet 2009

"Erratum - "maldonne" : je vais me faire étriper ..."

Ecrit par : Marilyse | 13 juillet 2009

Mais non! Vous direz que c'est un jeu de mot!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juillet 2009

Ouais ... je donne beaucoup dans l'almanach "Verts mots" ces temps-ci.

Écrit par : Marilyse | 13 juillet 2009

"J'adore l'humour de Jean L' Anselme !" écrit Robin.

Vous souvenez-vous que nous avons, les uns et les autres, longuement disserté sur "Le Dormeur du val", il y a quelques mois, autour du mot "cresson/ cressard" ? Alors, puisque c'est calme plat en ce moment, je vous livre ce petit hommage irrévérencieux concocté par notre même Jean L'Anselme (à tout vent) à l'occasion du centième anniversaire de la mort de Rimbaud.


LE DORMEUR DUVAL

Il n'avait pas les reins beaux
l'ouvrier Duval
ni bonne haleine
à travailler en usine
à Beaurains
dans l'Aisne.

Huit heures dans la mécanique
vous vident comme une pile électrique ;
les ouvriers comme les Wonder
s'usent beaucoup quand on s'en sert.

Alors Duval dort, profondément,
tranquille, comme ferait un enfant
bouche ouverte, tête nue,
au milieu de ses draps blancs,
pâle dans son lit ouvert,
rêvant au cresson bleu
des fesses de la crémière
et leur trou de verdure
où passe une rivière.
Elles étaient girondes
jusqu'à l'estuaire !

Duval dort.
Il dort, sans ronflement, les pieds en éventail.
Et quand, au matin, le réveil
lui plante ses aiguilles dans le flanc,
sous la stridence qui fait mal
il porte ses mains à ses hanches
puis se rendort béatement...
Bercé par le ruisseau du val
Duval rêvait que c'était Dimanche.

Il a deux croix rouges sur sa fiche d'avancement.


Jean L'Anselme in "Le ris de veau, Poésies, Eloge du laid cuisine et recettes", Rougerie 1995.


Robin, vous auriez peut-être plus de succès l'an prochain avec cette version remasterisée... A voir.

Écrit par : Marilyse | 13 juillet 2009

C'est possible, Magister, mais pour ma part, je n'ai jamais entendu cela. C'était en alsacien? Et quel vocable?

Ecrit par : Jean | 13 juillet 2009

Oui, disons dans la forme germanisée du mot : liver (prononcé "liv'r"). Ce mot (en fait une hyperbole) n'était peut-être pas employé partout, sachant que d'un village à l'autre, il demeure des différences notoires, tant au niveau de la prononciation que du lexique, sans oublier que l'alsacien se partage en trois dialectes (haut alémanique, bas alémanique et francique rhénan).

Écrit par : Magister | 13 juillet 2009

Singulier ou pluriel ?

Jeu de main, jeu de vilain.
jeu d'argent, jeu de méchant
Jeu de mots, jeu de ... ?

Il n'est pas toujours facile de jouer sur les mots...

Écrit par : Orthoprof | 13 juillet 2009

Singulier ou pluriel ?

Jeu de main, jeu de vilain.
Jeu d'argent, jeu de méchant.
Jeu de mots, jeu de ... ?

Il n'est pas toujours facile de jouer sur les mots...

Ecrit par : Orthoprof | 13 juillet 2009

Écrit par : Orthoprofaucarré | 13 juillet 2009

Ah orthoprof n'a pas corrigé ma faute!

Écrit par : Pendariès | 13 juillet 2009

Lors d’une visite dans le "quartier sensible" de la Monnaie à Romans (Drôme), Fadela Amara, secrétaire d’État chargée de la Politique de la Ville, prise à partie au sujet de la burqa, s’en prend à un habitant en le traitant en arabe de « ould el haram» ce qui veut dire mot à mot « enfant de l’interdit» , c’est-à-dire « bâtard» , « fils de pute» .




http://www.dailymotion.com/video/x9rdz3_fadela-amara-insulte-un-habitant-du_news

Écrit par : Amélie | 13 juillet 2009

@ sanjuro
Merci pour ces précisions.
Sur l'épreuve orale et la com': on se demande à quoi elle sert si les élèves ont tant de mal à s'exprimer par manque de vocabulaire et de connaissances.
L'augmentation du déficit dans ce domaine est particulièrement terrifiante dans les études où la précision de l'expression orale est essentielle, comme les avocats, profs, médecins, et bien d'autres, les fils de pub, par exemple qui atteignent des sommets d'indigence, de niaiserie, dans leurs messages, avec un langage qui racle le bitume pour aguicher le chaland.

Écrit par : Cadichon | 13 juillet 2009

@ sanjuro
Merci pour ces précisions.
Sur l'épreuve orale et la com': on se demande à quoi elle sert si les élèves ont tant de mal à s'exprimer par manque de vocabulaire et de connaissances.
L'augmentation du déficit dans ce domaine est particulièrement terrifiante dans les études où la précision de l'expression orale est essentielle, comme les avocats, profs, médecins, et bien d'autres, les fils de pub, par exemple qui atteignent des sommets d'indigence, de niaiserie, dans leurs messages, avec un langage qui racle le bitume pour aguicher le chaland.

Ecrit par : Cadichon | 13 juillet 2009

J'écoute de temps en temps la "Chaîne du Savoir" québécoise (vous allez vous dire: mais qu'est-ce qu'il fout, ce Pendariès???!!!!), une télé faite par les universités de la Province, et je suis tombé sur une émission: "Les Grands Communicateurs", avec un bonhomme, jeune, faisant un exposé sur la relation d'interactivité entre les entreprises et les clients... Heu, un véritable vendeur de camelote, hyper cool... mais qui avait un chouette costume italien (ça paye donc, la com').

Écrit par : Pendariès | 13 juillet 2009

par moments ,orthoprof nous colle un de ces mals de tête ! (mais j'attends toujours la nature du rasoir).

Écrit par : en passant | 13 juillet 2009

Vous voulez être corrigé, vous aussi, Pendariès ? "Mis" à mal comme les autres ? Allez, dans ma grande clémence, je vous la passe. Noyez-la dans les eaux du Saint-Laurent. Mais que je ne vous y reprenne plus...

En passant, en passant, "rasoir" peut, à votre convenance, être un nom commun ou un adjectif invariable.
Exemple : un film rasoir (des films rasoir).
Se dit d'un film dont le réalisateur n'a pas inventé le fil à couper le beurre.
Une aspirine, en passant ? :-))

Écrit par : Orthoprof | 13 juillet 2009

orthoprof nous colle un de ces mals de tête !
Ecrit par : en passant | 13 juillet 2009

Des mals de tête et des mots pour le dire, en passant...

Écrit par : orthoproflefaux | 13 juillet 2009

« ould el haram» ce qui veut dire mot à mot « enfant de l’interdit» , c’est-à-dire « bâtard» , « fils de pute» .
Ecrit par : Amélie | 13 juillet 2009

A ma connaissance, Amélie, "el haram" c'est le péché.
"Fils de pute" me semble être une traduction quelque peu hâtive qui témoigne d'un raccourci que rien ne justifie : on peut être dans le péché sans être une p... Bâtard pourrait convenir et conférerait aux paroles de la ministre un registre familier sans vulgarité...

Écrit par : orthoproflefaux | 13 juillet 2009

le scoop de france info:86 % de réussite au bac!

Donc ça y est:on a vaincu l'échec scolaire !

Je propose une prime exceptionnelle de mérite pour tous les enseignants et une sur-prime pour tous les examinateurs.

Merci à tous les orthopro de leur(s)réponse(s) et je leur prédis bien du boulot à l'avenir,maux pour maux.

Écrit par : en passant | 13 juillet 2009

le scoop de france info:86 % de réussite au bac!
Donc ça y est:on a vaincu l'échec scolaire !
Je propose une prime exceptionnelle de mérite pour tous les enseignants et une sur-prime pour tous les examinateurs.
Ecrit par : en passant | 13 juillet 2009

Ben non, y a encore trop d'échec.

Je propose une baisse de salaire de 14 % pour tous les enseignants et une amende pour les examinateurs les moins performants.

Écrit par : joi d'amor | 13 juillet 2009

toujours des rabat-joi !

(pitié ortho,je ne le ferai plus)

Écrit par : en passant | 13 juillet 2009

A ma connaissance, Amélie, "el haram" c'est le péché.
"Fils de pute" me semble être une traduction quelque peu hâtive qui témoigne d'un raccourci que rien ne justifie : on peut être dans le péché sans être une p... Bâtard pourrait convenir et conférerait aux paroles de la ministre un registre familier sans vulgarité...

Ecrit par : orthoproflefaux | 13 juillet 2009

Désolée, très cher, votre grille de lecture est chrétienne, mais là c'est une musulmane qui parle à un musulman. Bâtard, fils de pute sont équivalents.

Écrit par : Amélie | 13 juillet 2009

Après avoir questionné quelques amis musulmans qui, il est vrai, ne vivent pas dans les cités, je suis désolé de maintenir cette traduction, Amélie, qui ne doit rien à une grille chrétienne...

Écrit par : orthoproflefaux | 13 juillet 2009

je propose une baisse de salaire de 14 % pour tous les enseignants et une amende pour les examinateurs les moins performants.

Ecrit par : joi d'amor | 13 juillet 2009

Ne vouliez-vous pas plutôt dire : " et une mutation à Mende pour les examinateurs les moins performants " ?

Écrit par : merlemocoeur | 13 juillet 2009

Après avoir questionné quelques amis musulmans qui, il est vrai, ne vivent pas dans les cités, je suis désolé de maintenir cette traduction, Amélie, qui ne doit rien à une grille chrétienne...

Ecrit par : orthoproflefaux | 13 juillet 2009

Alors lisez bien tous les commentaires écrits sous la vidéo par des musulmans qui sûrement vivent dans les cités, vous verrez...

Extraits :

"Pour qui elle se prend celle la ?? c toi la pute !! K'Allah te brule enfer ! elle a meme pas honte d'insulté un Imam (c'est une personne qui le connait et qui me la confirmé c'est bien un Imam) Starfellah aucun respect !"

" ça veux dire ni plus ni moins que "fils de pute" ou "fils d'une femme de mauvaise mœurs".
c'est vraiment une vrai pourriture cette girouette.
N'importe quel ministre qui aurait dit ça aurait été obligé de démissionner mais c'est le super symbole: beurette de sarkozy.
Mais elle est juste le symbole de la vulgarité.
Kama toudine toudene: comme tu as fait on te fera.
Tu as insulté en public, quelqu'un te le fera.
tu touche à l'honneur d'une maman, toi même tu la déjà fait pour tes propre parents.
Tu stigmatise les musulmans, quelqu'un te stigmatisera.
Tu veux exclure certaine femmes musulmanes, quelqu'un t'exclura.
Tu veux les marginaliser, quelqu'un fera de toi une marginal.
...........
Kama toudine toudene, la roue tourne très très vite pauvre marionnette opportuniste."

"jcompren prkoi elle est rentré au gouvernement....aucun respect elle inspire le degout, elle crache sur les sien, pour ce faire aimer des chiens, elle est devenue une chienne!!! "

NB : les chiens=les non-musulmans

Écrit par : Amélie | 13 juillet 2009

P-S Je vous laisse le plaisir de corriger les fautes de ces commentaires qui valent certaines copies de bac (86% de réussite, encore un record historique )

Écrit par : Amélie | 13 juillet 2009

Jeu de main, jeu de vilain.
Jeu d'argent, jeu de méchant.
Jeu de mot, jeu de ... ?

Ecrit par : Orthoprof | 13 juillet 2009

charlot?

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juillet 2009

"L'augmentation du déficit dans ce domaine est particulièrement terrifiante dans les études où la précision de l'expression orale est essentielle, comme les avocats, profs, médecins, et bien d'autres, les fils de pub, par exemple qui atteignent des sommets d'indigence, de niaiserie, dans leurs messages, avec un langage qui racle le bitume pour aguicher le chaland."

Ecrit par : Cadichon | 13 juillet 2009

Ne supprimons pas l'épreuve orale, (et les qualités évidentes d'esprit d'aisance, de synthèse et, si vous voulez, de "com", mais remettons "quelque chose" dedans. Pour qu'un apprentissage soit vraiment efficace, il faut du fond et de la forme, non?

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juillet 2009

Désolée, très cher, votre grille de lecture est chrétienne, mais là c'est une musulmane qui parle à un musulman. Bâtard, fils de pute sont équivalents.

Ecrit par : Amélie | 13 juillet 2009

Un bâtard est un enfant adultérin, ce qui signifie que la mère a couché hors mariage. Or, dans la culture dont il est ici question (et dans bien d'autres), une telle mère s'assimile à une prostituée. Bâtard et fils de pute sont donc synonymes par induction logique et non par interprétation. Amélie a raison, même si sa version est abrupte.
Cela étant, il n'est pas certain que la ministre ait d'emblée sous-entendu la chose dans la mesure où le mot bâtard signifie également dégénéré ou quelqu'un de pas fini, en somme un idiot ou un crétin.

Écrit par : Magister | 13 juillet 2009

Ne supprimons pas l'épreuve orale, (et les qualités évidentes d'esprit d'aisance
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 juillet 2009


Je vous approuve, l'aisance c'est parfait aussi pour mettre la main au panier!

Écrit par : merlemocoeur | 13 juillet 2009

Ne supprimons pas l'épreuve orale, (et les qualités évidentes d'esprit d'aisance
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 juillet 2009

L'aisance, il y a des lieux pour cela.

Écrit par : joi d'amor | 13 juillet 2009

Jeu de main, jeu de vilain.
Jeu d'argent, jeu de méchant.
Jeu de mots, jeu de ... ?

Ecrit par : Orthoprof | 13 juillet 2009

charlot ?

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 juillet 2009

Bravo, Christophe ! Je vous rappelle toutefois que "jeu de mots" prend un "s" à "mots"...

"P.-S. Je vous laisse le plaisir de corriger les fautes de ces commentaires qui valent certaines copies de bac (86% de réussite, encore un record historique)"

Ecrit par : Amélie | 13 juillet 2009

Chacun les chiennes, Amélie.

Écrit par : Orthoprof | 13 juillet 2009

Amélie a raison, même si sa version est abrupte.
Ecrit par : Amélie | 13 juillet 2009

Merci Magister. Pour moi, c'était tellement évident ! Et comme je n'ai pas pour habitude de tourner autour du pot...

Écrit par : Amélie | 13 juillet 2009

"Je vous approuve, l'aisance c'est parfait aussi pour mettre la main au panier!"

Ecrit par : merlemocoeur | 13 juillet 2009

Du moment qu'elle n'est pas fausse!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juillet 2009

Tiens, pour une fois, je n'ai rien à dire.

Alors je le dis.

Écrit par : Jeremy | 13 juillet 2009

Du moment qu'elle n'est pas fausse!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 juillet 2009

Un peu scato, mais rigolo, Christophe !

Écrit par : Amélie | 13 juillet 2009

le scoop de france info:86 % de réussite au bac!
Donc ça y est:on a vaincu l'échec scolaire !
Ecrit par : en passant | 13 juillet 2009

Ben non, y a encore trop d'échec.

Je propose une baisse de salaire de 14 % pour tous les enseignants et une amende pour les examinateurs les moins performants.

Ecrit par : joi d'amor | 13 juillet 2009
------
Je propose qu'on reçoive tous les candidats, sans examen. Cela fera économiser une somme d'argent importante à l'État.
Mais alors, que les classes de Techniciens supérieurs, les IUT, les classes prépas, les écoles d'ingénieurs qui recrutent après-bac et les facultés fassent passer un concours d'entrée et prennent ceux qui arrivent en tête dans la limite des places disponibles.
Le bac deviendra ce qu'il est déjà pour 50 % des candidats : un certificat de présence (plus ou moins sincère) au lycée en terminale.

Écrit par : Francis Penin | 13 juillet 2009

Avez-vous des conseils à me donner ? Faut-il écrire une lettre au recteur ? A Darcos ? A Sarko ? Au pape ?
Plus sérieusement, je compte bien faire des courriers (même si ça ne sert à rien). Faut-il passer par voie hiérarchique ?

Je suis vraiment complètement écœurée et désespérée.
Marion"

Ecrit par : TotoWeininger | 11 juillet 2009
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À Marion : écrivez ou téléphonez au président de la Société des agrégés de l'Université. Si vous avez été reçue à un concours d'agrégation (et non promue au grade d'agrégée par liste d' "aptitude"), vous pouvez adhérer à la Société des agrégés et demander d'être défendue par son entremise. Mais être membre de la Société des agrégés n'est pas une obligation pour être aisée ou conseillée par elle.
La cotisation annuelle n'est pas prohibitive.
Bon courage, Marion, et bonne chance.
Et bonnes vacances.

Écrit par : Francis Penin | 13 juillet 2009

On peut même supprimer le bac sans le remplacer par un concours.

Écrit par : Jeremy | 13 juillet 2009

Le rappeur Orel Sam déprogrammé des Francofolies ; Ségolène Royal s’excuse d’avoir pu faire sous-entendre qu’il y avait des raps écoutables.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juillet 2009

Francis, concernant l'aide de la société des agrégés, Jean a déjà soufflé l'idée!

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juillet 2009

Orel San, pardon pour lui...
Ou: "sans oreilles"?

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juillet 2009

P.-S. : il n'y a pas de raison que le baccalauréat soit un passeport pour l'entrée dans l'enseignement supérieur pour les candidats qui ont 7/20 aux épreuves écrites et qui, par le jeu des options et la longanimité coupable de beaucoup d'examinateurs (harcelés par les inspecteurs, eux-mêmes harcelés par le recteur de leur académie, eux-mêmes, etc.), parviennent à décrocher le parchemin magique. Ils sont repêchés au-dessous des pâquerettes et ils prétendent faire des études supérieures. La gamelle qu'ils prennent en première année post-bac ne les convainc même pas de leur nullité crasse !

Écrit par : Francis Penin | 13 juillet 2009

Le rappeur Orel Sam déprogrammé des Francofolies ; Ségolène Royal s’excuse d’avoir pu faire sous-entendre qu’il y avait des raps écoutables.

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 juillet 2009

Du Québec, je me marre d'entendre les cris étranglés des artistes qui avaient soutenu Ségolène, pour les présidentielles, dont ceux de Cali. Hahahahaha! Vas-y Ségo, c'est bon, vas-y Ségo, c'est bon bon bon!

Écrit par : Pendariès | 13 juillet 2009

En parlant de Cali, vous auriez pu mettre des guillemets à "artiste", Pendariès!!! ;-)
Et, pendant ce temps, "l'opus 111", par Barenboïm, sur Mezzo!!! :-))) Ca couvre bien les pétards, (ceux qui font du bruit).

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juillet 2009

Finalement, non, même à fond!
Putain, ça fait tous les ans de plus en plus de potin, leurs conneries... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juillet 2009

La gamelle qu'ils prennent en première année post-bac ne les convainc même pas de leur nullité crasse !
C'est hélas le système qui les y encourage qui n'est pas convaincu de leur nullité crasse !

Écrit par : nicolas | 14 juillet 2009

Si au moins Mickael Jackson était mort un 14 juillet ! Ca nous aurait épargné soit un bout de sa mort, soit une partie des pétards et défilés ridicules !

Écrit par : Jeremy | 14 juillet 2009

Bâtard, fils de pute sont équivalents.

Ecrit par : Amélie | 13 juillet 2009

Entendu jadis sur la placette d'un villages des Basses-Alpes, au cours d'une dispute entre deux braves (enfin, pas si braves que ça...) vieux : "Ta mère, c'était une sainte femme, mais toi, tu es un vrai fils de pute !"
Vous avez cinq heures pour commenter la citation sous forme d'un développement ordonné illustré d'exemples précis.

Écrit par : Françoise Guichard | 14 juillet 2009

Le rappeur Orel Sam déprogrammé des Francofolies ; Ségolène Royal s’excuse d’avoir pu faire sous-entendre qu’il y avait des raps écoutables.

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 juillet 2009

Christophe, je vous adore !
Cela dit, je ne sais pas ce qui me consterne le plus, entre la nullité crasse d'Orelsan, le moralisme gnangnan de Ségolène, et les cris d'orfraie de Cali et cie au nom de la liberté de dékhonnage, pardon d'expression.
Alors, merci Mezzo et vive Daniel Barenboim, à tous points de vue une belle personne

Écrit par : Françoise Guichard | 14 juillet 2009

DERNIERE MINUTE : L'ENQUETE AVANCE SUR LA MORT DE MICKAEL JACKSON.


Selon les premiers résultats de l'enquête, l'artiste a regardé la Fête de la musique animée par Daniela Lumbroso sur France 2, avec Florent Pagny, Christophe Willem, Grégoire et Lara Fabian. Mickael Jackson avait le coeur fragile, et, malgré de puissants médicaments, le choc l'a tué 72 heures plus tard.

Écrit par : Jeremy | 14 juillet 2009

Plus court :

Daniela Lumbroso sur la mort de Mickael Jackson : "C'est triste - dire qu'il regardait mon émission sur la Fête de la Musique juste avant de mourir..."

Écrit par : Jeremy | 14 juillet 2009

"Entendu jadis sur la placette d'un villages des Basses-Alpes, au cours d'une dispute entre deux braves (enfin, pas si braves que ça...) vieux : "Ta mère, c'était une sainte femme, mais toi, tu es un vrai fils de pute !"
Vous avez cinq heures pour commenter la citation sous forme d'un développement ordonné illustré d'exemples précis.

Ecrit par : Françoise Guichard | 14 juillet 2009"

On a le droit de citer Orelsan ?

Écrit par : Jeremy | 14 juillet 2009

C'est hélas le système qui les y encourage qui n'est pas convaincu de leur nullité crasse !

Ecrit par : nicolas | 14 juillet 2009

C'est le système qui est d'une nullité crasse et il l'est parce que les esprits qui le servent ne sont plus dans la raison mais dans le pathos. Et quand la tête n'est plus au-dessus, les pieds ne sont plus sur terre. Le système scolaire est ainsi en pleines errance et divagation.
Sur ces bonnes paroles, je m'en vais me jeter dans les bras de Morphée, malgré les faiseurs de bruit qui s'imaginent fêter la prise de la Bastille.

Écrit par : Magister | 14 juillet 2009

Pour le Festival de Québec, Suprême NTM était programmé, mais Joeystarr n'a pas pu se présenter; son avocat a envoyé un mot d'excuse; alors, ce soir, on a IAM, à la place.

Écrit par : Pendariès | 14 juillet 2009

@Pendaries qui se promène dans la Belle Province et à tous les « maudits français » qui sacrent sans savoir.

En plus d’être professeur à Liège dans un système qui agonise, j’ai enseigné à Montréal parce que j’y ai vécu trois ans et demi avec mon Québécois de mari. J’ai ici – je suis en vacances dans ma belle-famille jusque début août – de nombreux amis qui enseignent dans des cégeps ou en primaire. Je prie tout le monde, ceci étant posé, de pardonner les fautes que je ne manquerai pas de faire vu que le clavier ici est qwerty, donc anglophone donc très alléatoire quant aux accents et autres fantaisies françaises.

Donc, je ne voudrais pas vous faire la leçon, mais quand même. Je peux apporter des précisions exactes aux approximations pendariesiennes. Le système québécois n’est pas meilleur ni pire que le français ou le belge francophone en termes de qualité de résultats : mêmes problèmes de maîtrise de la langue, concentration en évaporation constante, intégration problématique des allophones de toutes générations, et même perversité ministérielle et pédagogolesque. Bref, même enfer pavé de bonnes intentions. C’est juste qu’ils y sont depuis plus longtemps que nous, puisque toutes ces brillantes idées dont nous subissons les conséquences en nombre exponnentiel ont de fortes racines aux USA, ont transité par le Québec avant de nous tomber dessus. Donc, si la situation est pire ici, elle n’est jamais que l’oracle de ce qui nous attend. Mes amis profs sentent qu’ils touchent le fond de la piscine et espèrent un bon coup de talon; nous sommes encore entre deux eaux, même si c’est fort en dessous de la ligne de flottaison.

En ce qui concerne l’organisation du système, il faut savoir qu’il est très jeune : il date des années 60, époque qui a vu naître la Révolution tranquille et la fin du monopole de l’église catholique sur l’éducation. Jusque là, les études secondaires étaient réservées à une très petite élite et l’université encore plus. Bref, le Québec a bati de toutes pièces une scolarité nationale à partir de rien ou presque.

Cette scolarité se déroule comme suit :
1) Une année de maternelle à 5 ans, parfois encore à temps partiel; la maternelle à 4 ans est dans les projets depuis belle lurette sans pourtant voir le jour. Ça n’aide pas à l’intégration des enfants allophones.
2) Six années de primaire avec forces contraintes du style travail systématique en groupe, valorisation disproportionnée de l’oral, quasi absence de redoublememt et élève construisant vous savez quoi. Et anglais obligatoire dès la première. Et carte scolaire stricte.
3) Cinq ans de secondaire dans de grosses structures appelées polyvalentes, qui se caractérisent par le nombre très important d’élèves, la pédagogie citée plus haut (par exemple, le cours d’histoire s’appelle « histoire et éducation à la citoyenneté » et n’arrive ni à la connaissance historique ni au but citoyen, comme on peut s’en douter). La scolarité obligatoire s’achève à la fin du secondaire 5 ou à 16 ans. Le décrochage scolaire est important, la sectorisation stricte – il vaut mieux, à Montréal, habiter le « bon » quartier. On peut échapper à la fatalité en essayant d’intégrer un « programme enrichi » : on y est recruté sur dossier, après entretien, et les places sont chères. Les programmes enrichis instaurent une distinction évidente entre les élèves qui suivent le programme régulier et les autres, qui ont plus d’heures de cours et une formation de facto plus solide. La fille d’un de mes amis a été acceptée dans une école hors de son secteur parce qu’elle joue du violon et qu’il y avait dans une autre polyvalente un programme enrichi en musique et qu’elle a passé les fourches caudines avec succès. La sectorisation a fini par créer des polyvalentes ghettos, avec 50 nationalités d’origine différentes et problèmes logiquement connexes, dans les quartiers pauvres. Le nombre d’heures de cours par semaine est généralement de 26 à 28, ce qui est peu, sauf dans les programmes enrichis.
4) Les CEGEP, donc les « collèges d’enseignement général et professionnel » offrent deux types de scolarité non obligatoire ; soit un cursus de deux ans, général, qui conduit à l’université, soit une formation professionnelle de trois ans dans des tas de domaines techniques ou de service. Comme le cégep n’est pas obligatoire, il n’est pas gratuit – mais les frais de scolarité restent raisonnables, même si beaucoup d’étudiants travaillent en même temps. Pendaries se trompe en disant que ça n’existe nulle part ailleurs; les cégep sont le pendant francophone des high schools américaines et canadiennes. Les cours y sont organisés en modules : pour le cégep général, il y a, sur deux ans, quatre cours de français et quatre cours de philosophie (un de chaque par semestre) et les autres cours dépendent du choix de l’élève (sciences, mathématiques, langues, sciences humaines, histoire, etc.). Le diplôme du collégial donne accès à l’université, qui sélectionne ses étudiants en fonction des cours suivis et on a peu de chances d’être pris en médecine si on a fait langues, par exemple. Tous les inscrits à l’université ont dû faire acte de candidature et voir leur dossier accepté. J’ajoute que certains cégep préparent au bac international.
5) L’université : chère, au moins 5000 dollars canadiens par an, avec toute une organisation de prêts et de bourses.

Il faut ajouter qu’au système provincial se greffe un système privé plutôt cher, à tous les niveaux de la scolarité, de la maternelle au cégep.

Le Québec a donc une scolarité obligatoire de 12 ans. Sur le papier - mais n’est-ce pas toujours le cas ? – le système est plutôt bon. Comme chez nous, c’est la logique ministérielle qui cloche. Mes amis qui enseignent ici font comme moi et vous : ils se démerdent comme ils peuvent avec les stie d’tabarnac qui les gouvernent.

Les profs québécois sont payés au diplôme, en fait en années de scolarité, donc un docteur en philosophie enseignant au secondaire gagnera plus qu’un enseignant de cégep avec un master. Je dois dire que quand j’ai enseigné à Montréal, j’ai été ahurie et ravie de voir le montant inscrit sur mon chèque de paie, je n’avais jamais aussi bien gagné ma vie (et jamais plus depuis, d’ailleurs), parce que mon agrégation à la belge comptait pour une année de scolarité.

La formation de tous les professeurs est assurée par l’université, de la maternelle au cégep : quatre ans, mélangeant le disciplinaire et la pédagogie très IUFM, donc catastrophique de ce point de vue. Il est faux d’affirmer que les profs ne connaissent pas leur discipline ; ils la connaissent certainement autant que bien des capésiens dont on se gausse sur le blog. Il est vrai qu’on peut être appelé à donner un cours connexe, mais ce n’est pas rare en France non plus, et encore moins en Belgique. Moi, j’ai donné depuis tantôt sept ans, français, religion, sciences humaines, expression orale, histoire et, cerise sur le gâteau pour une agrégée de philologie romane, sciences et technologies (ce fut, je vous l’accorde, un fameux clou dans mon cercueil, et j’ai surtout fait de l’explication de textes de « Sciences et vie »).

Les Québécois s’accordent tout autant que nous pour dire que le système marche sur la tête » Pas plus que nous, ils n’arrivent à triompher de la bête.

Pendaries, il pleut comme vache qui pisse sur l’Estrie et Montréal. La Gaspésie est à peu près au sec si pas au chaud et elle est magnifique. Breton adorait cette région.

Marylise : Nelligan était beau comme un astre et « fou comme la marde ». Mais ce n’était pas Rimbaud, même si pour le Québec confit en religion du 19e il fut comme une météore s’écrasant sur le maître-autel un dimanche de carême.

Bonnes vacances à tous, nous l’avons tous bien mérité.

Puce, Roxton Falls, Québec (libre?)

Écrit par : Puce | 14 juillet 2009

Grand merci à Puce pour toutes ces belles précisions… C'est comme la grippe, et la peste chez La Fontaine : ils ne eurent pas tous, mais tous en sont frappés.
JPB

Écrit par : brighelli | 14 juillet 2009

France inter, ce matin, se félicite d'un taux de réussite "historique" au bac...

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 juillet 2009

"Quatre ans, mélangeant le disciplinaire et la pédagogie très IUFM, donc catastrophique de ce point de vue."

Ecrit par : Puce | 14 juillet 2009

Tout le monde sait ici que c'est synonyme, Puce! Pas la peine de le redire! ;-)

"Ta mère, c'était une sainte femme, mais toi, tu es un vrai fils de pute !"

Ecrit par : Françoise Guichard | 14 juillet 2009

Merci, Françoise! Ce premier éclat de rire de la journée fait du bien!! Et, sur Barenboïm, je me suis fait exactement la même reflexion, presque en les mêmes termes, (en un peu plus polémiques!) ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

Aller, encore une petite brève pour nous venger un (tout petit) peu de ceux qui nous les broutent en ce moment:

"Armstrong envoie à Cantador des photos de son mollet pour l’impressionner ; remarque du coureur espagnol : « son cancer, c’était dou baratine ; on voit très bien les cojones »."

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

on a peu de chances d’être pris en médecine si on a fait langues, par exemple. Ecrit par : Puce | 14 juillet 2009

Ce n'est sans doute que provisoire; avec un peu d'estomac et un module de citoyenneté, on pourra sûrement bientôt prendre son pied en médecine, comme tout le monde, suffira d'avoir la foi(e), tabarnac!

Écrit par : nicolas | 14 juillet 2009

France inter, ce matin, se félicite d'un taux de réussite "historique" au bac...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 juillet 2009

Oui, mais je ne comprends pas pourquoi on ne s'étonne pas davantage qu'il y ait encore 12,2 % d'échec après rattrapage.
On s'achemine, mine de rien mais en terrain miné tout de même, vers les 100% (de réussite, bien sûr). C'est Jospin qui doit boire du petit lait devant une aussi éclatante victoire de ses "instructions"...

Écrit par : nicolas | 14 juillet 2009

Personne n'a signalé, me semble-t-il, l'intéressant texte de P. Cordoba sur la question de la mastérisation (une réponse au projet de Créteil) :

http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article2837

Il y propose des mesures intéressantes, notamment le développement de master de renforcement disciplinaire, mais fait disparaître par un tour de passe-passe la question de la professionnalisation (peu importe la forme, que cela soit un stage, des cours avec des enseignants du secondaire qui montrent comment construire une leçpn etc...).

Écrit par : Romuald | 14 juillet 2009

"C’est juste qu’ils y sont depuis plus longtemps que nous, puisque toutes ces brillantes idées dont nous subissons les conséquences en nombre exponnentiel ont de fortes racines aux USA, ont transité par le Québec avant de nous tomber dessus."
Ecrit par : Puce | 14 juillet 2009

Voir Main basse sur l'éducation, Gilles Gagné et alii, Éditions Nota Bene, 2002
Le livre qu'il faut avoir lu sur l'enseignement au Québec.

Écrit par : guy morel | 14 juillet 2009

IUFM Toulouse

http://deonto-famille.org/citoyens/debattre/index.php?topic=936.0

Écrit par : IUFM | 14 juillet 2009

http://deonto-famille.org/citoyens/debattre/index.php?topic=936.0

C'est en plein dans le sujet : discrimination négative

Écrit par : IUFM bis | 14 juillet 2009

Au risque de raviver la polémique, j'aime bien celle-là, (copié-collé dans le premier lien d'"IUFM".!

"Remarquez, les profs d'IUFM m'avaient dit : "Jacques, tant que tu n'es pas titularisé, tu fermes ta gueule. Le système est inintelligent au possible, et ne tolère aucune intelligence".

Il est vrai que le sujet de ce report de titularisation a déjà été traité ici, mais avec une relative, disons, partialité... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

Retour aux écoles normales pour la formation des enseignants du primaire, ce qui n'est pas un mal en soi, mais la différence de diplôme pour le recrutement induira nécessairement une différence de salaire (qui existe déjà par le jeu des heures supp possibles et payées au secondaire mais pas au primaire) et croyez-moi, si l'enseignant du primaire fait autre chose que des "activités" dans sa classe, c'est-à-dire que s'il pose les bases disciplinaires pour la suite, il mérite amplement 1) une formation solide menant à un diplôme qui vaut quelque chose, tout comme pour préparer le capes; 2) un salaire qui compense l'écart entre les 18 h d'enseignement secondaire et les 26 h d'enseignement primaire, auxquelles il faut ajouter préparations et corrections aussi exigeantes que dans le secondaire, excusez-moi de vous heurter si je vous dis cela.
Je sais le temps que j'y passe et quelques collègues avec moi. Temps dont on fait don à l'EN. Alors s'il vous plaît, n'en rajoutez pas !

Écrit par : nicolas | 14 juillet 2009

Mon commentaire précédent s'adresse particulièrement à IUFM | 14 juillet 2009 et à Pedro Cordoba.
Qu'en pense Catmano ?

Écrit par : nicolas | 14 juillet 2009

Nicolas, vous n'obtiendrez jamais le retour aux écoles normales pour les enseignants du primaire; trop cher.
Pour le reste de votre message, question polémique, je crois que vous avez balancé une bombe atomique dans la mare!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

Merci, Puce, vous votre intéressant développement. Je comprends mieux les commentaires de ma fille revenue de trois mois de stage dans un établissement de Montréal...
Bonnes vacances à vous. Reprenons tous des forces avant la suite !

Écrit par : Marilyse | 14 juillet 2009

Retour aux écoles normales pour la formation des enseignants du primaire,

Ecrit par : nicolas | 14 juillet 2009


"Si les IUFM veulent survivre et signer avec les UFR une paix des braves à défaut d’entente cordiale, il faut qu’ils acceptent leur reconversion en écoles normales d’un nouveau type, intégrées dans l’Université. Il faut donc aussi qu’ils renoncent définitivement à coloniser les masters disciplinaires et les préparations aux CAPES. Leur déjà longue histoire prouve qu’ils avaient eu les yeux plus gros que le ventre : au bout de presque 20 ans d’existence et malgré les centaines, ou les milliers, de postes de maîtres de conférences et de PU mis à leur disposition, ils n’ont toujours pas réussi à assumer la préparation aux CAPES, qu’ils continuent à sous-traiter à l’Université. C’est cette aberration qui doit cesser une fois pour toutes au lieu de prévoir un dispositif où les universitaires, spécialistes des différentes disciplines, deviendraient de simples prestataires de service dans le cadre d’un master « mention enseignement » piloté par les IUFM et/ou les UFR de sciences de l’éducation. Si les IUFM acceptent de se limiter à la formation des professeurs du primaire, ils n’ont pas à craindre pour leur avenir ni à redouter une concurrence des UFR. La mission qui leur serait confiée n’a rien de déshonorant, bien au contraire : c’est à l’école primaire que tout se joue. Imaginer une formation adéquate pour les futurs professeurs des écoles, assurant à la fois un bon niveau pluridisciplinaire et des compétences didactiques et pédagogiques indispensables à ce niveau, n’est pas une mince affaire. Et ceux qui prendraient à bras-le-corps un tel problème ont du pain sur la planche. Il est cependant évident qu’on ne pourrait laisser carte blanche aux actuels formateurs de l’IUFM, faute de quoi ils reconduiraient (ou aggraveraient) toutes les erreurs déjà commises dans l’enseignement primaire. Il conviendrait donc d’instaurer un double système de tutelle, par les rectorats et par l’université intégratrice, qui devraient approuver les plans de formation et en évaluer régulièrement les résultats effectifs (y compris dans l’enseignement délivré par les néo-titulaires)."

(Critique du "projet de Créteil" : Pedro Cordoba, 12 juillet 2009)

Écrit par : servile public | 14 juillet 2009

Pour Puce, ce contemporain de Nelligan


The Hollow Men
T. S. Eliot
Mistah Kurtz—he dead.

A penny for the Old Guy

I

We are the hollow men
We are the stuffed men
Leaning together
Headpiece filled with straw. Alas!
Our dried voices, when
We whisper together
Are quiet and meaningless
As wind in dry grass
Or rats’ feet over broken glass
In our dry cellar

Shape without form, shade without colour,
Paralysed force, gesture without motion;

Those who have crossed
With direct eyes, to death’s other Kingdom
Remember us—if at all—not as lost
Violent souls, but only
As the hollow men
The stuffed men.

T. S. Eliot ( (1888-1965)

Une écriture qui me parle beaucoup plus.

N. B. Ce poème a été traduit en français par Saint-John Perse. Mais je crois qu'il y a mieux, notamment pour la traduction de "hollow". On lui pardonnera.

Écrit par : Marilyse | 14 juillet 2009

La formation des instits "chapeautée" par les universités et par les recorats? Enfin, Pedro, les plus grosses lacunes dans cette formation sont souvent imputables à un certain côté universitaire, (cela a été assez souvent signalé, ici et ailleurs). Même si les universitaires en question n'en sont pas vraiment, à vos yeux.
Quand aux rectorats, je n'ai que l'exemple du "mien". Et, comme je ne tiens pas à avoir des ennuis, je n'irai pas plus loin.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

Perso, j'aimerais bien voir un universitaire, (n'importe lequel), venir m'apprendre mon boulot! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

Bravo M. Brighelli pour votre légion d'honneur!!!!

Vous nous aviez caché cela!

Les doigts m'en tombent!

Il ne suffit pas de refuser la Légion d'Honneur; encore faut-il ne pas la mériter!(Erik Satie !)

Non seulement vous la méritez, mais en plus vous l'acceptez!

Écrit par : merlemocoeur | 14 juillet 2009

Quand aux rectorats
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

Quant à, quant au, quant aux, Christophe !!!!!

Écrit par : orthoproflefaux | 14 juillet 2009

J'espère que vous m'inviterez à la cérémonie, connaître un récipiendaire, quel honneur!

Écrit par : merlemocoeur | 14 juillet 2009

Retour aux écoles normales pour la formation des enseignants du primaire, ce qui n'est pas un mal en soi, mais la différence de diplôme pour le recrutement induira nécessairement une différence de salaire (qui existe déjà par le jeu des heures supp possibles et payées au secondaire mais pas au primaire) et croyez-moi, si l'enseignant du primaire fait autre chose que des "activités" dans sa classe, c'est-à-dire que s'il pose les bases disciplinaires pour la suite, il mérite amplement 1) une formation solide menant à un diplôme qui vaut quelque chose, tout comme pour préparer le capes; 2) un salaire qui compense l'écart entre les 18 h d'enseignement secondaire et les 26 h d'enseignement primaire, auxquelles il faut ajouter préparations et corrections aussi exigeantes que dans le secondaire, excusez-moi de vous heurter si je vous dis cela.
Je sais le temps que j'y passe et quelques collègues avec moi. Temps dont on fait don à l'EN. Alors s'il vous plaît, n'en rajoutez pas !

Ecrit par : nicolas | 14 juillet 2009

Pour les heures supp', ça y est, puisqu'il y a les stages de printemps et d'été pour les CM (entre nous soit dit, je ne vois pas en quoi quelques 15 heures de plus à Pâques, en juillet et en août remettraient sur pied des élèves auxquels il aurait mieux valu dispenser un enseignement correct cinq et quatre ans auparavant, mais c'est un autre débat).
Je crois qu'il y a aussi des heures supp' payées pour l'accompagnement éducatif (heures le soir après l'école pour soutien et activités sportives ou culturelles, à distinguer des deux heures d'aide personnalisée) en REP (réseau éducation prioritaire, je suppose).
Je sais que ces heures supp' sont payées avec énormément de retard, mais qu'en étant patient, ça finit par arriver sur le compte bancaire.

Pour le reste, je fulmine contre la disparition des Écoles Normales et le recrutement à "Bac + quelque chose" depuis le début et je n'ai toujours pas changé d'idée.

Il y a bien quelques années que les collègues que je fréquente quotidiennement ou occasionnellement sont plus qualifiées que les collègues de mon âge au niveau des diplômes.
Peut-être que cela vient de mon absence de culture universitaire (bac D 1974 et c'est tout), mais je n'ai toujours pas réussi à voir un changement positif en termes de connaissances des enfants, des programmes et des méthodes entre ces jeunes collègues et ceux de ma génération.

Pour le reste, je me contenterai de vous recopier ces"quelques" lignes :

[Citation :
"Jusqu'en 1881, il n'était demandé aux maîtres de l'enseignement primaire élémentaire qu'une instruction générale, un degré de connaissances plutôt étendues qu'élevées sur les matières du programme, que les épreuves du brevet élémentaire suffisaient à constater et que couronnaient celles du brevet supérieur.
Depuis lors, ces titres sont devenus insuffisants. Le décret du 4 juillet 1881 a institué le "Certificat d'Aptitude Pédagogique", que tout stagiaire doit acquérir, et celui du 4 août 1905, le "Certificat de Fin d'Etudes Normales" aboutissant des études de troisième année dans les écoles normales. Ces deux examens nouveaux ont ce caractère spécial commun d'exiger de ceux qui s'y présentent des garanties d'expérience professionnelle. [...]

Un professeur, en effet, et surtout un instituteur, doit non seulement savoir, mais être capable de mettre ce qu'il sait à la portée des jeunes intelligences qui l'écoutent. [...]

Comment nos jeunes stagiaires, nos élèves-maîtres de troisième année, pourront-ils acquérir des notions raisonnées sur l'éducation de l'enfance, triompher des difficultés qu'ils rencontreront, lorsqu'il s'agira d'organiser une classe ou une école, de disposer un emploi du temps, un plan d'études, d'arrêter un système disciplinaire ; comment se prépareront-ils à donner sur les diverses matières du programme un enseignement rationnel ; par quels moyens, enfin, pourront-ils affermir, étendre leur autorité sur l'enfant soit dans l'école, soit après sa sortie de l'école ?
Autant de points qui sont "une question de vie ou de mort dans l'école primaire ; parce qu'il y va du tout au tout pour l'avenir des écoles qu'on suive un programme ou tel autre, et qu'en définitive, faute d'un plan d'études très minutieusement tracé, encore plus scrupuleusement observé, la moitié des enfants sortiront de l'école, pour toujours, sans emporter le minimum de l'instruction, car ils ont tout juste le temps de l'acquérir, à la condition qu'on ne leur fasse perdre en tâtonnements, ni un mois, ni une semaine*". (* Ferdinand Buisson)
[...]
La pratique semble être à première vue, le moyen le plus direct, le plus riche en résultats. Mais abandonner le stagiaire à son inexpérience, le laisser procéder par tâtonnements successifs exigerait un temps considérable ; en outre, aurions-nous ce temps à notre disposition, il serait dangereux, et par suite condamnable, d'appliquer cette pédagogie exclusivement expérimentale à de jeunes esprits qu'elle fatiguerait certainement, et arrêterait peut-être dans leur développement.

C'est pour parer aux dangers de ce long apprentissage que le législateur a institué pour les élèves-maîtres un stage de deux mois dans les écoles annexes ou d'application. Mais, pour eux comme pour les débutants qui ne sont point passés par les écoles normales, le stage ne sera fécond, évidemment, que s'il est précédé d'une sérieuse préparation. Pour les uns comme pour les autres, s'efforcer de mettre en œuvre les conseils déjà éprouvés de maîtres autorisés, telle est, semble-t-il, la plus efficace des préparations. Ces maîtres sont nombreux, universitaires, psychologues et moralistes, médecins, éducateurs à tous les degrés, qui ont consacré leur vie à l'étude de l'âme enfantine, qui ont analysé et discuté les meilleurs moyens d'agir sur elle, qui se sont efforcés de déterminer quelles étaient les plus heureuses conditions de son développement.
[...]
Sur certaines questions, notamment celles qui sont relatives aux méthodes et procédés d'enseignement, (il existe) des opinions différentes, en opposition même les unes avec les autres. (Il sera important de les développer). Outre qu'il n'y a pas une méthode, un procédé seulement qui soient bons à l'exclusion de tous autres, nous sommes persuadés que ces diversités d'opinions ne peuvent que provoquer la réflexion chez ceux qui s'intéressent à ces sortes d'études. Elles mettent bien en lumière les caractères de la pédagogie, qui est un art bien plus qu'une science, œuvre avant tout d'inspiration personnelle, de liberté et d'amour de sa profession. (F. Brémond, Directeur de l'Ecole Normale de Versailles, Lectures de Pédagogie Pratique, 1918) Fin de citation]

Écrit par : catmano | 14 juillet 2009

Bravo M. Brighelli pour votre légion d'honneur!!!!

Vous nous aviez caché cela!

Les doigts m'en tombent!

Il ne suffit pas de refuser la Légion d'Honneur; encore faut-il ne pas la mériter!(Erik Satie !)

Non seulement vous la méritez, mais en plus vous l'acceptez!

Ecrit par : merlemocoeur | 14 juillet 2009

On ne refuse pas le cadeau d'un ami.

Écrit par : joi d'amor | 14 juillet 2009

"http://deonto-famille.org/citoyens/debattre/index.php?topic=936.0

C'est en plein dans le sujet : discrimination négative

Ecrit par : IUFM bis | 14 juillet 2009"

"Bravo M. Brighelli pour votre légion d'honneur!!!!

Il ne suffit pas de refuser la Légion d'Honneur; encore faut-il ne pas la mériter!(Erik Satie !)

Non seulement vous la méritez, mais en plus vous l'acceptez!

Ecrit par : merlemocoeur | 14 juillet 2009"

Ce coup-ci , au moment de la discrimination négative évoquée plus haut, c'est de la discrimination positive.

Écrit par : IUFM ter | 14 juillet 2009

Il y a bien quelques années que les collègues que je fréquente quotidiennement ou occasionnellement sont plus qualifiées que les collègues de mon âge au niveau des diplômes.
Peut-être que cela vient de mon absence de culture universitaire (bac D 1974 et c'est tout), mais je n'ai toujours pas réussi à voir un changement positif en termes de connaissances des enfants, des programmes et des méthodes entre ces jeunes collègues et ceux de ma génération. Catmano

Certes, Catmano, nous pouvons souscrire à tout ce que F. Buisson et F.Brémond écrivaient.
Pour ce qui est de vos réserves concernant les collègues recrutés à bac+, il faut les mettre en regard des 88,8% de bacheliers de cette année pour comprendre que les rattrapages et repêchages divers abonderaient un vivier déjà suffisamment à sec en termes de connaissances disciplinaires. Ce ne seraient certes pas les meilleurs bacheliers qui se dirigeraient vers la filière d'enseignement, sous-payée qu'elle est ! Retour à la case départ, donc.
Pour enseigner large et léger mais solide, il faut connaître large, profond et solide. Je persiste à penser qu'un Bac + 5 dans d'autres conditions qu'actuelles, ne peut sûrement pas nuire à la profession d'instit, et qu'il faut revaloriser celle- ci.

Écrit par : nicolas | 14 juillet 2009

" Des préparations et des corrections aussi exigeantes que dans le secondaire." (Nicolas)

Exigeantes et astreignantes, je vous crois volontiers. Mais tout de même : il vous arrive souvent de passer 5 heures à préparer deux heures de cours, comme c'était pour moi le cas en première ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 juillet 2009

Etudier les oeuvres, les posséder sur le bout des doigts nous demande beaucoup de temps. C'est le bon côté du métier. Le mauvais : les heures de correction passées - stérilement - dans les mauvaises copies.

@ Félicitations à Jean-Paul pour sa promotion.

Écrit par : Marilyse | 14 juillet 2009

Exigeantes et astreignantes, je vous crois volontiers. Mais tout de même : il vous arrive souvent de passer 5 heures à préparer deux heures de cours, comme c'était pour moi le cas en première ?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 juillet 2009

Moi, non. J'aime voyager léger et mon métier me le permet.
En revanche, je connais pas mal de collègues qui y passent un temps fou.

Écrit par : catmano | 14 juillet 2009

il vous arrive souvent de passer 5 heures à préparer deux heures de cours, comme c'était pour moi le cas en première ?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 juillet 2009

Bien sûr que non, Sylvie mais la recherche du meilleur angle d'attaque, des documents adaptés qui permettent suffisamment d'ouverture sur les autres disciplines, cela prend du temps aussi. Quant aux corrections, si je vous dis que je me couche régulièrement après minuit parce que je n'ai jamais fini de pointer les erreurs d'orthographe pour ne parler que d'elles, dues à une copie sans attention et sans intérêt, afin que les élèves puissent les corriger dès le lendemain à l'aide de leurs outils et sans le recours du tableau, me croirez-vous ?

Écrit par : nicolas | 14 juillet 2009

Pour ce qui est de vos réserves concernant les collègues recrutés à bac+, il faut les mettre en regard des 88,8% de bacheliers de cette année pour comprendre que les rattrapages et repêchages divers abonderaient un vivier déjà suffisamment à sec en termes de connaissances disciplinaires. Ce ne seraient certes pas les meilleurs bacheliers qui se dirigeraient vers la filière d'enseignement, sous-payée qu'elle est ! Retour à la case départ, donc.
Pour enseigner large et léger mais solide, il faut connaître large, profond et solide. Je persiste à penser qu'un Bac + 5 dans d'autres conditions qu'actuelles, ne peut sûrement pas nuire à la profession d'instit, et qu'il faut revaloriser celle- ci.

Ecrit par : nicolas | 14 juillet 2009

Pas sûre... Est-ce lors d'études universitaires où l'on partage les bancs avec des étudiants qui ne se destinent pas à l'enseignement primaire que l'on révise (apprend ?) "Une souris verte", les tables de multiplication ou la conjugaison du verbe être au présent de l'indicatif ?

Écrit par : catmano | 14 juillet 2009

Je ne voudrais pas entamer vos certitudes, mais ce n'est pas sur les chaises de l'iufm que je les ai revu(e)s non plus !

Écrit par : nicolas | 14 juillet 2009

Pas sûre... Est-ce lors d'études universitaires où l'on partage les bancs avec des étudiants qui ne se destinent pas à l'enseignement primaire que l'on révise (apprend ?) "Une souris verte", les tables de multiplication ou la conjugaison du verbe être au présent de l'indicatif ?
Ecrit par : catmano | 14 juillet 2009

La question est celle des contenus ; la durée ne fait rien à l'affaire.
À bac + 4 aujourd'hui, on en sait moins qu'au
brevet supérieur 1930 et qu'à n'importe quel bac des années 60. On irait à bac+10 que cela ne changerait rien.
On a bien eu un ministre agrégé de lettres qui n'était pas fichu de faire une règle de trois. Cela donne une idée de sa capacité à penser une formation pour les instits.

Écrit par : guy morel | 14 juillet 2009

Je ne voudrais pas entamer vos certitudes, mais ce n'est pas sur les chaises de l'iufm que je les ai revu(e)s non plus !

Ecrit par : nicolas | 14 juillet 2009

Je sais. Mais on peut peut-être réformer l'IUFM plus facilement que l'université entière, non ?

Écrit par : catmano | 14 juillet 2009

Pour enseigner large et léger mais solide, il faut connaître large, profond et solide. Je persiste à penser qu'un Bac + 5 dans d'autres conditions qu'actuelles, ne peut sûrement pas nuire à la profession d'instit, et qu'il faut revaloriser celle- ci.

Ecrit par : nicolas | 14 juillet 2009
Tout à fait d'accord avec votre première phrase. Quant à la suite :
1- le rôle des études universitaires n'est pas d'apprendre à connaître large. Cela doit être fait avant : dernier délai, le bac ( maths, français, physique, histoire, géo, sciences nat ) ;
2- les instits sont professeurs des écoles ( merci Jospin), donc pas de revalorisation particulière possible.

Écrit par : guy morel | 14 juillet 2009

Je ne voudrais pas entamer vos certitudes, mais ce n'est pas sur les chaises de l'iufm que je les ai revu(e)s non plus !

Ecrit par : nicolas | 14 juillet 2009

Statistiquement, il y a quand même plus de chances! Et, surtout, d'apprendre, (en formule TP ou TD), en même temps que le "répertoire" destiné à ces classes de primaire, les techniques d'apprentissage afférentes, (à partir de la pratique) et une réflexion à partir de cet apprentissage technique. Tous éléments de formation absolument inenvisageables sous forme de cours universitaires autant que magistraux, (à trois cents par amphis).
Mais ces derniers sont tellement plus économiques!
Et c'est, pour cette raison, vers eux qu'on se dirige à grands pas.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

"Cela doit être fait avant : dernier délai, le bac ( maths, français, physique, histoire, géo, sciences nat ) ;"

Ecrit par : guy morel | 14 juillet 2009

Et arts plastiques, musique, théâtre, EPS. Mais je suppose que ce n'est qu'un oubli, Guy? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

"On a bien eu un ministre agrégé de lettres qui n'était pas fichu de faire une règle de trois. Cela donne une idée de sa capacité à penser une formation pour les instits."

Ecrit par : guy morel | 14 juillet 2009

C'est vrai, finalement, l'agrégation ne prémunit contre rien... ;-)
Bon, je sors...

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

"Jusqu'en 1881, il n'était demandé aux maîtres de l'enseignement primaire élémentaire qu'une instruction générale, un degré de connaissances plutôt étendues qu'élevées sur les matières du programme, que les épreuves du brevet élémentaire suffisaient à constater et que couronnaient celles du brevet supérieur.
Depuis lors, ces titres sont devenus insuffisants. Le décret du 4 juillet 1881 a institué le "Certificat d'Aptitude Pédagogique", que tout stagiaire doit acquérir, et celui du 4 août 1905, le "Certificat de Fin d'Etudes Normales" aboutissant des études de troisième année dans les écoles normales. Ces deux examens nouveaux ont ce caractère spécial commun d'exiger de ceux qui s'y présentent des garanties d'expérience professionnelle. [...]

Un professeur, en effet, et surtout un instituteur, doit non seulement savoir, mais être capable de mettre ce qu'il sait à la portée des jeunes intelligences qui l'écoutent. [...]

Comment nos jeunes stagiaires, nos élèves-maîtres de troisième année, pourront-ils acquérir des notions raisonnées sur l'éducation de l'enfance, triompher des difficultés qu'ils rencontreront, lorsqu'il s'agira d'organiser une classe ou une école, de disposer un emploi du temps, un plan d'études, d'arrêter un système disciplinaire ; comment se prépareront-ils à donner sur les diverses matières du programme un enseignement rationnel ; par quels moyens, enfin, pourront-ils affermir, étendre leur autorité sur l'enfant soit dans l'école, soit après sa sortie de l'école ?
Autant de points qui sont "une question de vie ou de mort dans l'école primaire ; parce qu'il y va du tout au tout pour l'avenir des écoles qu'on suive un programme ou tel autre, et qu'en définitive, faute d'un plan d'études très minutieusement tracé, encore plus scrupuleusement observé, la moitié des enfants sortiront de l'école, pour toujours, sans emporter le minimum de l'instruction, car ils ont tout juste le temps de l'acquérir, à la condition qu'on ne leur fasse perdre en tâtonnements, ni un mois, ni une semaine*". (* Ferdinand Buisson)
[...]
La pratique semble être à première vue, le moyen le plus direct, le plus riche en résultats. Mais abandonner le stagiaire à son inexpérience, le laisser procéder par tâtonnements successifs exigerait un temps considérable ; en outre, aurions-nous ce temps à notre disposition, il serait dangereux, et par suite condamnable, d'appliquer cette pédagogie exclusivement expérimentale à de jeunes esprits qu'elle fatiguerait certainement, et arrêterait peut-être dans leur développement.

C'est pour parer aux dangers de ce long apprentissage que le législateur a institué pour les élèves-maîtres un stage de deux mois dans les écoles annexes ou d'application. Mais, pour eux comme pour les débutants qui ne sont point passés par les écoles normales, le stage ne sera fécond, évidemment, que s'il est précédé d'une sérieuse préparation. Pour les uns comme pour les autres, s'efforcer de mettre en œuvre les conseils déjà éprouvés de maîtres autorisés, telle est, semble-t-il, la plus efficace des préparations. Ces maîtres sont nombreux, universitaires, psychologues et moralistes, médecins, éducateurs à tous les degrés, qui ont consacré leur vie à l'étude de l'âme enfantine, qui ont analysé et discuté les meilleurs moyens d'agir sur elle, qui se sont efforcés de déterminer quelles étaient les plus heureuses conditions de son développement.
[...]
Sur certaines questions, notamment celles qui sont relatives aux méthodes et procédés d'enseignement, (il existe) des opinions différentes, en opposition même les unes avec les autres. (Il sera important de les développer). Outre qu'il n'y a pas une méthode, un procédé seulement qui soient bons à l'exclusion de tous autres, nous sommes persuadés que ces diversités d'opinions ne peuvent que provoquer la réflexion chez ceux qui s'intéressent à ces sortes d'études. Elles mettent bien en lumière les caractères de la pédagogie, qui est un art bien plus qu'une science, œuvre avant tout d'inspiration personnelle, de liberté et d'amour de sa profession. (F. Brémond, Directeur de l'Ecole Normale de Versailles, Lectures de Pédagogie Pratique, 1918) Fin de citation]
Ecrit par : catmano | 14 juillet 2009

Il faut se souvenir qu'entre les deux guerres, les instituteurs du Primaire supérieur sont formés dans les ENS de Cloud et Fontenay.
Formation généraliste de niveau supérieur nécessaire pour enseigner l'élémentaire.
Mes plus brillants professeurs de lycée ( 1956-1963 ) et de faculté ( Goubert par exemple) étaient passés par cette filière : instits quelques années, puis agrégatifs, puis agrégés.
Le modèle existe ; on n'a qu'à repasser sur le trait. Le reste : mastérisation, licence pluridisciplinaire etc. c'est du verbiage avec au bout du compte, fatalement, le pédagogisme, parce qu'il ne peut y avoir autre chose.

Écrit par : guy morel | 14 juillet 2009

On a bien eu un ministre agrégé de lettres qui n'était pas fichu de faire une règle de trois. Cela donne une idée de sa capacité à penser une formation pour les instits.

Ecrit par : guy morel | 14 juillet 2009

Sont-ce bien les ministres qui pensent ou leurs conseillers ? Sans doute Luc Chatel sait-il faire une règle de trois mais il péchera ailleurs, et plus qu'à son tour puisqu'il paraît n'être pas familier avec le milieu. Demandez voir à un ministre de l'agriculture de gérer une ferme, ne serait-ce qu'une petite exploitation. Saurait-il même planter des choux ?

"La question est celle des contenus ; la durée ne fait rien à l'affaire."

C'est la raison même, celle qui consiste à mettre les boeufs avant la charrue. Mais revoir les contenus implique de renouer avec l'exigence et la rigueur et donc d'en finir avec la braderie généralisée. Cela obligerait surtout la politique à rompre avec ce qui est devenue sa nature première : la démagogie. Autant demander à un unijambiste de grimper le Mont Blanc avec des espadrilles.

Écrit par : Magister | 14 juillet 2009

Et arts plastiques, musique, théâtre, EPS. Mais je suppose que ce n'est qu'un oubli, Guy? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

C'en est un. Encore que je préfère le dessin géométrique aux Arts plastiques, le solfège et le chant à la musique, la diction au théâtre, la gymnastique et le sport à l'EPS. :-)))

Écrit par : guy morel | 14 juillet 2009

"C'en est un. Encore que je préfère le dessin géométrique aux Arts plastiques, le solfège et le chant à la musique, la diction au théâtre, la gymnastique et le sport à l'EPS. :-)))"

Ecrit par : guy morel | 14 juillet 2009

Mouais... Heureusement qu'il y a les smilies!!! ;-)
Et les couleurs et les volumes, l'écoute des chef-d'oeuvre du répertoire, le corps dans le théâtre?
Pour le sport, je suis d'accord, par contre!!! Mais pourquoi dit-on professeur d'éducation musicale et prof d'EPS, et pas "prof d'éducation plastique"?

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

Alors 86% de reussite au bac cette annee ! bravo on n´arrete pas le progres...Esperons les 100% pour la prochaine fois.Ce n'est plus impossible.Cela n'empechera pas encore bon nombre d'enseignants ,en septembre,de declarer aux nouveaux terminales qu'en effet ils les preparent a l'illustre diplome et que ce n'est pas gagne etc..... et en conseil de classes on continuera a affecter un ton tranchant et sentencieux afin d'emettre des doutes sur l'obtention des lauriers pour la petite amelie ou le boutonneux kevin
JPB a la legion d'honneur;pour pasticher JOUHANDEAU,on finit toujours par devenir notaire ,meme s'il faut y mettre trente ans...

Écrit par : defer | 14 juillet 2009

C'est vrai, finalement, l'agrégation ne prémunit contre rien... ;-)
Bon, je sors...

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

Christophe, je trouve que vous vivez dangereusement ! ;-)

Écrit par : Robin | 14 juillet 2009

"en conseil de classes"

Ecrit par : defer | 14 juillet 2009

En conseils de classe... On ne passe pas plusieurs classes à la fois dans le même conseil...
Et un petit effort sur les espaces, (au féminin).

Écrit par : Orthoprofundesfaux | 14 juillet 2009

"Christophe, je trouve que vous vivez dangereusement ! ;-)"

Ecrit par : Robin | 14 juillet 2009

Oui, mais j'ai le "smiley" comme gilet pare-balles!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

Je fais un "blitz" ;-) sur ce blog pour vous inviter à lire mon article "Les questions muettes de Caliban" qui m'a été inspiré par une discussion avec certains d'entre vous sur l'un des fils précédents.


http://lechatsurmonepaule.over-blog.fr/article-33749290.html

Écrit par : Robin | 14 juillet 2009

" Si je vous dis que je me couche régulièrement après minuit parce que je n'ai jamais fini de pointer les erreurs d'orthographe (...) me croirez-vous ?" (Nicolas)

Je n'ai aucune raison de ne pas vous croire ! J'ai une amie professeur des écoles, et je sais qu'elle travaille beaucoup.

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 juillet 2009

La question est celle des contenus ; la durée ne fait rien à l'affaire.
À bac + 4 aujourd'hui, on en sait moins qu'au
brevet supérieur 1930 et qu'à n'importe quel bac des années 60. On irait à bac+10 que cela ne changerait rien.
On a bien eu un ministre agrégé de lettres qui n'était pas fichu de faire une règle de trois. Cela donne une idée de sa capacité à penser une formation pour les instits.

Ecrit par : guy morel | 14 juillet 2009
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D'accord avec vous, Guy (si vous me permettez de vous appeler par votre seul prénom).
Sur l'incapacité de Xavier Darcos à faire une règle de trois, je serai moins sévère que vous : il a été piégé.
(Je ne saurais être suspecté d'une sympathie particulière pour cet homme - car je suis de gauche de tempérament, mais très désapprobateur du PS -, mais je ne cache pas qu'il ne m'inspire aucune antipathie non plus ; je n'étais pas d'accord avec sa politique en matière d'enseignement, mais lui-même savait bien que ça ne valait pas un clou et que le Schmilbilck n'avancerait pas : il sait pertinemment que la sélection doit se faire le plus tôt possible car il est né vers 1947 ; il sait très bien qu'on fabrique des illettrés et des incultes qui vont perdre leur temps en fac. Il a donc fait ce que lui demandait le patron : amadouer le SNES et le SGEN et tous les autres syndicats si possible, et les parents d'élèves - les électeurs - et laisser la bride sur le cou aux "scientifiques" de l'éducation.)
J'ai observé un phénomène banal : les scientifiques sont contraints de savoir le français - la langue maternelle, plus généralement - et ne sont donc pas totalement nuls en othographe et en grammaire, même si, de nos jours, de nombreux professeurs de sciences commettent beaucoup de fautes. On parvient à les comprendre quand même... En revanche, un littéraire, sans être totalement ignare en sciences, peut parfaitement être pris de court devant un problème mathématique enfantin. Trouvez-moi un professeur de lettres classiques capable de calculer mentalement le carré de 18 en moins de deux minutes, ou, justement, de faire une règle de trois. Cela ne court pas les rues, croyez-moi.
Certains littéraires en sont conscients. J'ai récemment été présenté à un professeur d'anglais beaucoup plus jeune que moi. Je lui ai dit avec un sourire :"I am delighted to make your acquaintance. My name is Francis Penin. I used to teach the physical sciences but I have retired long ago. I suggest that we address each other as 'tu'." Il rit et me répondit en français :" Je crains que tu sois bien meilleur en anglais que moi en physique !"
(Nous sommes appelés à nous revoir dans un club "Questions pour un champion" où je suis le plus mauvais joueur quoique pas encore le plus vieux.
Il faut dire que les questions de science sont beaucoup plus rares que les questions d'histoire, de géographie et de sport[1]. J'y vais, non pour gagner, mais pour rigoler, et je suis servi, et les autres aussi.)

J'ai vu l'émission dans laquelle M. Darcos a été piégé. Il s'est cru obligé de répondre très vite. Même moi, j'aurais pris plus de temps ! Mais M. Darcos a cru qu'un mathématicien aurait répondu en une seconde, et ce n'était pas possible. Notre civilisation du toujours-plus-vite est délirante. Les virtuoses du violon rivalisent de rapidité d'exécution d'œuvres difficiles. Cela ne rend pas l'œuvre plus belle et cela raccourcit le plaisir de l'écoute. Cela pourrait s'étendre à d'autres activités fort agréables, je pense. (Par exemple, on peut siroter un verre de liqueur au lieu de l'avaler d'un trait. J'ai évité d'employer une autre expression - vulgaire - qui m'a fait incidemment penser à une autre activité qui est aussi tout un art, par association d'idées, ce qui me plonge dans un abîme d'embarras, car je ne pratique guère la gaudriole. Tout le monde ici sait que je suis très collet monté.)

[1] Certaines questions de science sont tellement simples que des non-scientifiques à l'esprit plus agile que le mien répondent correctement avant moi ! Une fois j'ai râlé et ai demandé que l'on mette des questions plus difficiles. Mon vœu fut exaucé avec la question suivante :"Combien d'atomes d'oxygène y a-t-il dans une molécule d'isobutane ?" J'ai éclaté de rire et laissé les cinq joueurs répondre (je ne jouais pas). Ils ont tous donné un nombre non nul entre 1 et 9 au petit bonheur. Le questionneur (auteur vicieux du questionnaire) me regarda, hilare, et dit :"Francis ?" Je dis :"Pas un seul atome d'oxygène !" Et les cinq joueurs de feindre d'être floués !
Et je ne suis pas très fort en chimie (bien que titulaire d'une maîtrise de chimie) : en 1992, un jury d'agrégation interne de sciences physiques m'attribua la note de 1/100 pour la médiocre leçon de chimie que je venais de faire devant les trois personnes constituant le jury, et après avoir répondu stupidement "oui" à la première question d'un jeune t-d-c à laquelle quelques secondes de réflexion m'auraient permis de répondre correctement "non". Ce jeune n'avait pas 40 ans, et il était débraillé. Et j'avais 52 ans et un complet veston et une cravate, moi. Maintenant j'en ris mais ça m'est resté sur l'estomac longtemps. Je lui aurais bien mis une baffe à ce morveux car il eut un sourire méprisant. Je me suis senti pâlir sous la frustration que suscita mon renoncement à passer à l'acte.

On se marre bien sur ce blog, non ?

Écrit par : Francis Penin | 14 juillet 2009

"des chef-d'oeuvre"
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

"chefs-d'oeuvre", avant qu'un des Orthoprof me tombe sur le(s) poil(s)!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

Autant demander à un unijambiste de grimper le Mont Blanc avec des espadrilles.

Ecrit par : Magister | 14 juillet 200

Pourquoi des espadrilles, une seule suffirait!

Écrit par : merlemocoeur | 14 juillet 2009

Francis, concernant l'aide de la société des agrégés, Jean a déjà soufflé l'idée!

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 juillet 2009
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Bon ! Cela convaincra peut-être Marion de suivre notre conseil. Merci, Christophe. J'avais pensé que Jean le ferait mais il était plus rapide de donner le conseil à Marion que de chercher l'éventuel message de Jean.
Je ne lis pas tous les messages. Il y a trop de participants à ce blog, et surtout trop d'aimables participants (je ne remarque guère les messages désagréables, d'autant plus que je ne crois pas avoir jamais été leur cible). Je renonce donc à tout lire. Je parcours au hasard et réponds à certains messages quand une idée m'est suggérée par iceux.
L'ennui, c'est que je rate inévitablement des messages qui me sont adressés et je prie leurs auteurs de me pardonner cette négligence coupable.

Écrit par : Francis Penin | 14 juillet 2009

Pourquoi des espadrilles, une seule suffirait!

Ecrit par : merlemocoeur | 14 juillet 2009

Je vous attendais là-dessus ! ;-) Il en emmènerait une de réserve, bien sûr, vu le peu de tenue de la chose. Mais ça ne le mènerait pas beaucoup plus loin.

Écrit par : Magister | 14 juillet 2009

Pourquoi des espadrilles, une seule suffirait!

Ecrit par : merlemocoeur | 14 juillet 2009

Je vous attendais là-dessus ! ;-) Il en emmènerait une de réserve, bien sûr, vu le peu de tenue de la chose. Mais ça ne le mènerait pas beaucoup plus loin.

Ecrit par : Magister | 14 juillet 2009

il a trouvé un vendeur qui ne vend que des chaussures du même pied?

Écrit par : merlemocoeur | 14 juillet 2009

"Le ministre se félicite du taux de réussite hystérique au bac."

Écrit par : Robin | 14 juillet 2009

Quelqu'un veut-il rejoindre avec moi la société des désagrégés ?

Écrit par : Robin | 14 juillet 2009

Moi!
Françoise, je peux reprendre votre histoire de ce matin pour faire une brève?

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

Cela obligerait surtout la politique à rompre avec ce qui est devenue sa nature première
Ecrit par : Magister | 14 juillet 2009
rompre avec ce qui est devenu sa nature première, si vous permettez, Magister...

Écrit par : orthoproflefaux | 14 juillet 2009

Je ne lis pas tous les messages.
On se marre bien sur ce blog, non ?

Ecrit par : Francis Penin | 14 juillet 2009

Plus blagueur que blogueur, Francis ?

Écrit par : nicolas | 14 juillet 2009

Dites donc orthoproflefaux on peut vous toucher le ponpon, il paraît que cela porte bonheur ?

Écrit par : iPidiblue fête nat' | 14 juillet 2009

"nuls en othographe " : une petite coquille qui fait une perle !

Écrit par : OTHOPROF | 14 juillet 2009

"On a bien eu un ministre agrégé de lettres qui n'était pas fichu de faire une règle de trois. Ecrit par : guy morel | 14 juillet 2009

Sur l'incapacité de Xavier Darcos à faire une règle de trois, je serai moins sévère que vous : il a été piégé. Il s'est cru obligé de répondre très vite. Ecrit par : Francis Penin | 14 juillet 2009

Si vous faites référence à l'émission de Canal Le grand journal, Ariane Massenet lui demandait de conjuguer un verbe (j'ai oublié lequel) à un temps composé de l'indicatif
(futur ou passé antérieur) et là, il s'est planté aussi, prenant l'un pour l'autre. Il est pourtant agrégé de ? Cela m'a davantage choquée que l'affaire de la règle de trois, encore qu'il venait juste de l'introduire dans les programmes... Il eût donc été prudent de s'entraîner avant de passer dans ce genre d'émission, à moins que cela n'ait été voulu...
Mobiliser ses connaissances rapidement, c'est aussi une "compétence" que l'on doit avoir et pas seulement quand on est ministre, Francis !

Écrit par : nicolas | 14 juillet 2009

"L'othographe", c'est le "pompon" ! Règle du "m" devant b, m, p ? Exceptions ? Un bonbon pour qui les connaît.

Écrit par : Orthoprof | 14 juillet 2009

rompre avec ce qui est devenu sa nature première, si vous permettez, Magister...

Ecrit par : orthoproflefaux | 14 juillet 2009

Mes compliments. Ce n'est pas la nature première qui est devenue, mais "cela" (la démagogie), sauf que ce pronom démonstratif s'entend de manière neutre donc induit le masculin singulier. Me trompé-je ?

Écrit par : Magister | 14 juillet 2009

Dites donc orthoproflefaux on peut vous toucher le ponpon, il paraît que cela porte bonheur ?

Ecrit par : iPidiblue fête nat' | 14 juillet 2009

Je ne vois pas ce que vous voulez toucher, iPidiblue. Vous voulez sans doute parler du pompon ? avec un m à 3 jambes ?
Et vous ne me laisserez pas mourir idiot : précisez-moi je vous prie ce qui me vaut cet insigne honneur d'être touché par vous...

Écrit par : orthoproflefaux | 14 juillet 2009

Conjuguons nos talents :

Voyons si vous sauriez déterminer ce temps "a eu été décoré". Temps, mode, voix ?

Dès que JPB a eu été décoré, il est revenu sur le blog.

Un peu lourd tout de même, non ?

Écrit par : Orthoprof | 14 juillet 2009

il a trouvé un vendeur qui ne vend que des chaussures du même pied?

Ecrit par : merlemocoeur | 14 juillet 2009

Les espadrilles sont ambidextres... Elles peuvent être chaussées comme des mules.

Écrit par : Magister | 14 juillet 2009

Me trompé-je ?

Ecrit par : Magister | 14 juillet 2009

Not at all !

Écrit par : orthoproflefaux | 14 juillet 2009

Dès que JPB a eu été décoré, il est revenu sur le blog.

Un peu lourd tout de même, non ?

Ecrit par : Orthoprof | 14 juillet 2009

Certainement plus lourd que la Légion d'Honneur.

Il s'agit d'un passé surcomposé, indicatif, voix passive.

Écrit par : Magister | 14 juillet 2009

"L'othographe", c'est le "pompon" ! Règle du "m" devant b, m, p ? Exceptions ? Un bonbon pour qui les connaît."

Ecrit par : Orthoprof | 14 juillet 2009

Non merci, ça donne de l'enbonpoint...

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

"Si vous faites référence à l'émission de Canal Le grand journal, Ariane Massenet lui demandait de conjuguer un verbe (j'ai oublié lequel) à un temps composé de l'indicatif
(futur ou passé antérieur) et là, il s'est planté aussi, prenant l'un pour l'autre. Il est pourtant agrégé de ? Cela m'a davantage choquée que l'affaire de la règle de trois, encore qu'il venait juste de l'introduire dans les programmes... Il eût donc été prudent de s'entraîner avant de passer dans ce genre d'émission, à moins que cela n'ait été voulu...
Mobiliser ses connaissances rapidement, c'est aussi une "compétence" que l'on doit avoir et pas seulement quand on est ministre, Francis !"

Ecrit par : nicolas | 14 juillet 2009

Rien à ajouter! C'est même l'objet de l'épreuve principale de l'oral du CRPE!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

Les espadrilles sont ambidextres... Elles peuvent être chaussées comme des mules.

Ecrit par : Magister | 14 juillet 2009

D'où l'expression: "chaussé comme une mule"...

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

Moquez-vous, Merle !
Mais comme disait Joi d'amor : "On ne refuse pas le cadeau d'un ami…"
JPB

Écrit par : brighelli | 14 juillet 2009

Je ne vois pas ce que vous voulez toucher, iPidiblue. Vous voulez sans doute parler du pompon ? avec un m à 3 jambes ?
Et vous ne me laisserez pas mourir idiot : précisez-moi je vous prie ce qui me vaut cet insigne honneur d'être touché par vous...

Ecrit par : orthoproflefaux | 14 juillet 2009


Ah ! ben voilà, c'est la troisième jambe qui me manqua ...

Écrit par : iPidiblue c'est le pompon ! | 14 juillet 2009

Mobiliser ses connaissances rapidement, c'est aussi une "compétence" que l'on doit avoir et pas seulement quand on est ministre, Francis !

Ecrit par : nicolas | 14 juillet 2009
---------
Oui, Nicolas ! Un candidat à l'agrégation a tout intérêt à avoir cette compétence-là, surtout pendant les épreuves orales où j'ai toujours été médiocre, même à 52 ans ! (pendant les épreuves écrites, je ne paniquais jamais même quand je savais peu de choses).
Mais, croyez-moi ou non, j'ai été un excellent professeur. j'enseignais soigneusement et je me faisais respecter. Seuls deux voyous, défendus par un proviseur ignoble (le même dans les deux cas), m'ont tenu tête. Mais j'ai fait recaler le premier au bac (en toute légalité). Le second s'est planté tout seul tant il était nul.
Et quand je chante en public je maîtrise très bien mon trac. Récemment (le 21 juin dernier), j'ai chanté à la fête de la musique, à Blois. Je venais d'avoir une infection de la trachée, cinq jours avant. Je n'ai pu chanter de nouveau que deux jours avant le 21. Ma voix, heureusement, fonctionnait bien dans l'aigu. En revanche mes notes graves étaient faibles. Cela m'a stressé, mais j'ai maîtrisé mon inquiétude.
Vous voyez ? Tout dépend des circonstances. Dans les oraux d'examen ou de concours, j'ai toujours eu l'impression que les examinateurs cherchaient à me faire faire un mauvais pas, et je ne me trompais pas en 1992, à l'oral de l'agrégation interne (les postes offerts n'ont pas tous été pourvus). J'ai été recalé, certes, avec 1/100 à une épreuve (et 45/100 à l'autre).
Il y a eu deux fois seulement où j'ai été serein lors d'épreuves orales : en 1973, en passant le CAPES pour la cinquième fois consécutive, et j'ai été admis ; la deuxième, en 1995, (à 55 ans), en passant l'oral de l'agrégation interne (option sans chimie !), et j'ai été admis. Mais pour deux admissibilités il y a eu 8 tentatives sans parvenir à l'admissibilité... Au CAPES j'ai été admissible à toutes mes tentatives sauf quand la maladie m'a empêché de me présenter à la deuxième épreuve écrite.
Quand on a de telles faiblesses, on est indulgent. M. Darcos, conscient d'être vu par des millions de téléspectateurs, pouvait être légitimement mal à l'aise. Je suis passé une fois sur France 3 Région Centre mais j'ai été très à l'aise, grâce à la journaliste qui m'interrogeait. J'ai soigné mon français oral autant que mon français écrit sur ce blog, et sans bafouiller.
J'envoie l'enregistrement à M. Darcos ?

Écrit par : Francis Penin | 14 juillet 2009

Moquez-vous, Merle !
Mais comme disait Joi d'amor : "On ne refuse pas le cadeau d'un ami…"
JPB

Ecrit par : brighelli | 14 juillet 2009

Jean-Paul, quand vous remettra-t-on l'insigne ? Qui aura ce privilège ? C'est sûr que vous allez vous faire chambrer. C'est la loi du genre. D'autres, dont je fais partie, penseront à vous féliciter.

Écrit par : Marilyse | 14 juillet 2009

Une médaille pour Magister ! Seulement un demi-paquet de carambars pour Christophe à cause de son "embonpoint" disgracieux...
Un bonbon au miel pour Francis.

Écrit par : Orthoprof | 14 juillet 2009

Je viens d'envoyer un mail à Philippe Meirieu pour qu'il accueille l'heureux récipiendaire ...

Écrit par : iPidiblue rencontre du troisième genre | 14 juillet 2009

Dès que JPB a eu été décoré, il est revenu sur le blog.

Un peu lourd tout de même, non ?

Ecrit par : Orthoprof | 14 juillet 2009

Certainement plus lourd que la Légion d'Honneur.

Il s'agit d'un passé surcomposé, indicatif, voix passive.

Ecrit par : Magister | 14 juillet 2009
---
Oui, lourd, mais parfaitement correct. J'ai relu le Bescherelle à ce sujet. Il dit "- à vrai dire d'emploi très rare -". C'est précisément en raison de cet emploi très rare qu'il sonne "lourd". Le subjonctif imparfait paraît prétentieux (du moins, fait paraître prétentieux ceux qui l'utilisent, surtout oralement) mais il y a des personnes qui croient qu'il y a une erreur de la part du locuteur, surtout chez les jeunes.
Vers 1973, je dis un jour à mes élèves de première :"J'aimerais que vous résolussiez l'exercice tant, page tant."
Un élève rit et dit :"M'sieu, c'est pas français, c'que vous v'nez d'dire !"
Je ne lui dis pas que, tout au contraire, ça l'était, et que ce qu'il venait de dire n'était pas en français correct.

Écrit par : Francis Penin | 14 juillet 2009

La légion d'honneur est-elle un hochet ?

Écrit par : nicolas | 14 juillet 2009

Je ne lis pas tous les messages.
On se marre bien sur ce blog, non ?

Ecrit par : Francis Penin | 14 juillet 2009

Plus blagueur que blogueur, Francis ?

Ecrit par : nicolas | 14 juillet 2009
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Oui, Nicolas, faut bien garder le moral !

Écrit par : Francis Penin | 14 juillet 2009

"L'othographe", c'est le "pompon" ! Règle du "m" devant b, m, p ? Exceptions ? Un bonbon pour qui les connaît."

Ecrit par : Orthoprof | 14 juillet 2009

Non merci, ça donne de l'embonpoint...

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

Oui, pnéanmoins on ne va pas en faire une bonbonne de cette histoire.
Aboulez la bonbonnière !

Écrit par : catmano | 14 juillet 2009

néanmoins ! J'ai un doigt qui a fourché !

Écrit par : catmano | 14 juillet 2009

Le mental, Francis, le mental!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

Moquez-vous, Merle !
Mais comme disait Joi d'amor : "On ne refuse pas le cadeau d'un ami…"
JPB

La rosette, elle ne vaut la peine que si elle est de Lyon , sinon elle fait tache, surtout sur la veste, même retournée!

Écrit par : merlemocoeur | 14 juillet 2009

"Seulement un demi-paquet de carambars pour Christophe à cause de son "embonpoint" disgracieux..."

Ecrit par : Orthoprof | 14 juillet 2009

Raté! J'ai une IMC de 19,5 kg/m2... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

La rosette, elle ne vaut la peine que si elle est de Lyon , sinon elle fait tache, surtout sur la veste, même retournée!

Ecrit par : merlemocoeur | 14 juillet 2009

Ca, Merlemocoeur, c'est très vache!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

Masterclass, par Barenboïm, (Mezzo)...
J'aime décidément beaucoup ce que dit cet artiste.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

"La rosette, elle ne vaut la peine que si elle est de Lyon , sinon elle fait tache, surtout sur la veste, même retournée!
Ecrit par : merlemocoeur | 14 juillet 2009

Ca, Merlemocoeur, c'est très vache!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009"

Et Dieu sait que la rosette est portée non seulement à Lyon, mais aussi par de grands Lyonnais.

Dites donc, Merlemocoeur, votre phrase est un modèle du genre !

Écrit par : Jeremy | 14 juillet 2009

néanmoins ! J'ai un doigt qui a fourché !

Ecrit par : catmano | 14 juillet 2009

un doigt fourché et le nez en moins, diantre, les vacances ne vous réussissent donc pas ?

Écrit par : nicolas | 14 juillet 2009

"La rosette, elle ne vaut la peine que si elle est de Lyon , sinon elle fait tache, surtout sur la veste, même retournée!
Ecrit par : merlemocoeur | 14 juillet 2009

Ca, Merlemocoeur, c'est très vache!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009"

Non : c'est pur porc — private joke dont j'espère que quelques-uns saisiront tout le sel…
JPB

Écrit par : brighelli | 14 juillet 2009

Non : c'est pur porc — private joke dont j'espère que quelques-uns saisiront tout le sel…
JPB

Ecrit par : brighelli | 14 juillet 2009

Une allusion à votre livre "Pur porc" ? Je ne l'ai pas lu... Passez-nous le sel, siou plaît.

Écrit par : Marilyse | 14 juillet 2009

Boris Vian, c'est tout de même mieux :

"La Légion d'honneur de Lyon ? La rosette !"

Écrit par : Marilyse | 14 juillet 2009

Bon, il est où, l'orthoprof du paquet de bonbons ? C'est de la publicité mensongère, ce truc !
Du coup, il y en a qui mangent de la rosette et d'autres qui regardent...

Écrit par : catmano | 14 juillet 2009

Ben moi, j'ai passé l'après-midi à Banon pour rencontrer Pierre Magnan. Il est en pleine forme mais, en ce moment, il écrit un livre qu'il n'a pas envie d'écrire et ça lui donne bien du souci.

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2009

Bon alors, hochet, pas hochet ? Je suis allée faire un tour sur le site, c'est impressionnant le monde qui est promu ! Pour JPB, quand il y paraîtra, on saura enfin pourquoi, car le détail suit...

Écrit par : nicolas | 14 juillet 2009

Bon, il est où, l'orthoprof du paquet de bonbons ? C'est de la publicité mensongère, ce truc !
Du coup, il y en a qui mangent de la rosette et d'autres qui regardent...

Ecrit par : catmano | 14 juillet 2009

La rosette, petite fleur, tranche de saucisson, double boucle, décoration, pierre du même nom... Catmano, vous avez droit à tout !
Si j'étais ministre, je vous l'épinglerais sans façon, cette rosette, sur la pochette de votre blouse. J'espère qu'un jour, vous l'obtiendrez, en sus des Palmes Académiques dont on vous a déjà certainement décorée.

Je rajoute un paquet de sucettes à la cerise pour que vous ayez la langue toute rose. Et mes compliments pour la série d'exceptions.

Écrit par : Orthoprof | 14 juillet 2009

Mais c'est vrai, cette connerie que Brighelli a accepté la Légion d'Honneur ??????????????????????

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2009

@Marylise
Merci pour le poème. De retour à Liège, il faudra que j'en trouve la traduction de Saint-John Perse car mon anglais littéraire est plutôt pauvre donc je patine un peu!

Puce















mary

Écrit par : Puce | 14 juillet 2009

En tout cas ça sert de sucer la queue d'un âne !

Écrit par : iPidiblue et la métamorphose de Bottom | 14 juillet 2009

Bah, Le Bris a bien accepté le Mérite…
On ne peut pas laisser Meirieu, Frackowiack et consorts truster les titres…
Moi qui ne suis jamais parvenu à obtenir les Félicitations du Conseil de classe, pour des raisons disciplinaires à chaque fois…
JPB

Écrit par : brighelli | 14 juillet 2009

Si j'étais ministre, je vous l'épinglerais sans façon, cette rosette, sur la pochette de votre blouse. J'espère qu'un jour, vous l'obtiendrez, en sus des Palmes Académiques dont on vous a déjà certainement décorée.


Ecrit par : Orthoprof | 14 juillet 2009
Mais, Catmano les a refusées, ces pauvres Palmes Académiques ! Elle n'est pas comme certains qui, la langue pendante, accepte et même réclames les viles caresses d'un maître indigne ...

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2009

Au matin - aube de juillet batailleuse, - je courus aux champs, âne, claironnant et brandissant mon grief, jusqu'à ce que les Sabines de la banlieue vinrent se jeter à mon poitrail.

Écrit par : iPidiblue Puck lutin de la colline | 14 juillet 2009

Pour JPB, de la part de mon époux:


" On pourrait trouver un nouveau mari point gênant. Mais d'abord il le faudrait fort avancé en âge, car pourquoi me refuseriez-vous l'espoir de le remplacer un jour? Eh bien? j'ai conclu cette affaire singulière avec le duc Sanseverina-Taxis, qui, bien entendu, ne sait pas le nom de la future duchesse. Il sait seulement qu'elle le fera ambassadeur et lui donnera un grand cordon qu'avait son père, et dont l'absence le rend le plus infortuné des mortels. A cela près, ce duc n'est point trop imbécile; il fait venir de Paris ses habits et ses perruques. Ce n'est nullement un homme à méchancetés pourpensées d'avance, il croit sérieusement que l'honneur consiste à avoir un cordon, et il a honte de son bien. Il vint il y a un an me proposer de fonder un hôpital pour gagner ce cordon; je me moquai de lui, mais il ne s'est point moqué de moi quand je lui ai proposé un mariage; ma première condition a été, bien entendu, que jamais il ne remettrait le pied dans Parme.

-- Mais savez-vous que ce que vous me proposez là est fort immoral? dit la comtesse.
"
Inutile de citer l'auteur et l'œuvre, j'espère ?

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2009

que jamais il ne remettrait le pied dans Parme.
Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2009

On vous parle de rosette et vous nous parlez de jambon!

Écrit par : merlemocoeur | 14 juillet 2009

Ouuups ! Excusez-moi, Jean Paul ! De la part de mon époux, AVEC SES FELICITATIONS ...

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2009

"En tant que ministre des cultes, celui de l’intérieur est tenu à la neutralité : il ne privilégie aucun culte."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 juillet 2009

C'est curieux, dès qu'il y a un problème avec une religion, le gouvernement ne dit jamais : "démerdez-vous, ce n'est pas mon problème mais celui de la société civile". Il crée des commissions de réflexion, comme c'est arrivé il y a peu avec la burqa. Pour la neutralité, on repassera donc.

Sans oublier que l'Etat finance certaines religions via le ministère de la culture, en déguisant cela en subventions à la restauration du patrimoine.

Écrit par : Sigurd | 14 juillet 2009

certains qui, la langue pendante, accepte et même réclames les viles caresses d'un maître indigne ...

Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2009

Enfin, Dobolino!
Et les Orthoprof's qui font une sieste corse!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

"Mais, Catmano les a refusées, ces pauvres Palmes Académiques ! "

Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2009

Elle aurait dû les accepter! Et demander le masque et le tuba qui vont avec!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

@ Puce

Voici la traduction de SJP :

Aumône aux hommes de peu de poids.

Nous sommes les hommes sans substance,
nous sommes les hommes faits de paille.
Pressés en foule fraternelle,
têtes bourrées de paille. Hélas !
Nos voix stériles, si tout bas
nous murmurons en foule,
sont voix plus douces et plus vaines
que le souffle du vent parmi l'herbe stérile,
que la course des rats sur les débris de verre,
dans nos caves stériles.
Ombres sans forme, nuances sans couleur,
force sans mouvement et geste qui ne bouge...

Ceux qui s'en furent
droit devant eux, vers l'autre Royaume de la Mort,
Songeant à nous, s'ils songent à rien, n'évoquent point des âmes
violentes et perdues, mais seulement
les hommes faits de paille.

(Adaptation de Saint-John Perse)

***


LES HOMMES CREUX

I

Nous sommes les hommes creux
Les hommes empaillés
Cherchant appui ensemble
La caboche pleine de bourre. Hélas !
Nos voix desséchées, quand
Nous chuchotons ensemble
Sont sourdes, sont inanes
Comme le souffle du vent parmi le chaume sec
Comme le trottis des rats sur les tessons brisés
Dans notre cave sèche.

Silhouette sans forme, ombre décolorée,
Geste sans mouvement, force paralysée ;

Ceux qui s’en furent
Le regard droit, vers l’autre royaume de la mort
Gardent mémoire de nous – s’ils en gardent – non pas
Comme de violentes âmes perdues, mais seulement
Comme d’hommes creux
D’hommes empaillés.

(Traduction de Pierre Leyris)

Ce célèbre poème, bien plus beau en anglais, est présent dans le film “Apocalypse Now” où Kurtz (Marlon Brando) lit à voix haute "The Hollow Men" de T.S. Eliot et plus récemment dans le film “Control” d' Anton Corbijn consacré à la vie du chanteur de Joy Division, où Ian Curtis écrit une lettre à sa femme en citant ce poème.

N. B. T.S. Eliot est le grand traducteur en anglais d'"Anabase". Il a mis plusieurs années à traduire l'oeuvre et a pu bénéficier de l'aide de l'auteur pour certains passages.

Bonne continuation, Puce. On pourrait essayer de retraduire le poème. J'essaie de remettre la main sur mes gros Harraps...

Écrit par : Marilyse | 14 juillet 2009

que jamais il ne remettrait le pied dans Parme.
Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2009

On vous parle de rosette et vous nous parlez de jambon!

Ecrit par : merlemocoeur | 14 juillet 2009
Ça reste de la charcutaille !

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2009

Au sujet du festival des Francofolies de La Rochelle et de l'éviction du rappeur Orelsan, le ministre de la culture déclare :

"Je trouve toute cette polémique tout à fait ridicule. Orelsan exprime le dépit amoureux, avec des termes qui ne sont pas les miens, moi je ne parle pas exactement la même langue, mais il a tout à fait le droit de l'exprimer"

[...]

"Je ne trouve rien de choquant ni de répréhensible à la manière dont il le chante", a-t-il renchéri, en ajoutant que "Rimbaud a écrit des choses bien plus violentes et qui sont devenues des classiques".

Frédéric Mitterand sur RTL ce mardi

La guerre de 14-18 était aussi bien plus violente que les exactions dans les quartiers chauds. Et Baudelaire buvait et se droguait... A ce train-là, l'Histoire, déjà largement instrumentalisée à des fins idéologiques, va également servir de caution au relativisme, voire à la complaisance. Le politiquement correct et la bien-pensance sont autant d'ouvre-boîtes de Pandore...

Écrit par : Magister | 14 juillet 2009

certains qui, la langue pendante, accepte et même réclames les viles caresses d'un maître indigne ...

Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2009

Enfin, Dobolino!
Et les Orthoprof's qui font une sieste corse!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

Pas moyen de manger un morceau... vigilance de tous les instants requise : il fallait que vous fussiez bien... prise au dépourvu à l'annonce de cette nouvelle (pas par l'intéressé d'ailleurs...) pour que vous écrivissiez d'aussi vilaine façon, ma chère.
Reprenons donc : certains qui, la langue pendante, acceptent et même réclament les viles caresses d'un maître indigne ...
A qui pensiez-vous donc ?

Écrit par : orthoproflefaux | 14 juillet 2009

certains qui, la langue pendante, accepte et même réclames les viles caresses d'un maître indigne ...

Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2009

Enfin, Dobolino!
Et les Orthoprof's qui font une sieste corse!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009
Ah lalala ! Excusez-moi ! J'ai pris un coup de sang sur cette histoire de décorations ! Mais, bon, ce fil est corrompu et il me faut attende des plombes avant que ça charge, alors que je frémis, me trémousse et sautille sur place.
A quand un nouveau sujet, du genre "Bonnetdane reçoit la Légion d'Honneur" ?

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2009

"L’élitisme républicain a ses lettres de noblesse. Durkheim, réfléchissant au rôle essentiel de la religion dans l’intégration sociale, écrivait  : « on ne détruit que ce que l’on remplace » et l’école lui semblait un des facteurs de substitution. Du coup, l’école devenait « un sanctuaire », difficilement accessible à la critique. Écrire « l’école primaire divise », constituait un sacrilège. Et pourtant, comme disait l’autre, elle divise. Il en va de même de la méritocratie, qui permet que « les distinctions sociales » soient exclusivement « fondées sur l’utilité commune »."
Baudelot Establet. L'élitisme républicain 2009

Écrit par : kévin | 14 juillet 2009

"Voilà qui nous rapproche de la leçon essentielle de Pisa pour la France  : la proportion beaucoup trop élevée, à 15 ans, d’élèves très faibles  : un cinquième environ dans les trois domaines de compétence concernés. Plus préoccupant encore  : l’accroissement continu du pourcentage entre 2000 et 2006. Pour autant, l’allongement des études dans la seconde moitié du XXe siècle n’a pas été inutile, en dépit de la diminution insuffisante des redoublements. Tel est le résultat de la recherche, menée par M. Gurgand et E. Maurin sur les carrières de cohortes nées entre 1946 et 1974. Sans l’allongement des études, la situation serait bien pire "
Baudelot Establet. L'élitisme républicain 2009

Écrit par : kévin | 14 juillet 2009

Nouvelle polémique : concert de j hallyday ce soir sous la tour Eiffel, financé par le ministère de la culture (nos impôts) alors que le monsieur vient gagner son argent en France sans y payer ses impôts. ll me semblait pourtant que la promesse du bouclier fiscal était destinée à faire revenir des gens comme lui. Quelle efficacité !

Écrit par : nicolas | 14 juillet 2009

"Je ne trouve rien de choquant ni de répréhensible à la manière dont il le chante", a-t-il renchéri, en ajoutant que "Rimbaud a écrit des choses bien plus violentes et qui sont devenues des classiques".

Frédéric Mitterand sur RTL ce mardi


Ecrit par : Magister | 14 juillet 2009
L'est bien mignon, notre nouveau ministre !
Y'a néanmoins un défaut dans son raisonnement. Rimbaud, après avoir été longtemps méconnu, est réservé à présent, en tant que classique, aux " éduqués " et rien ne prouve que ce soit, hélas, sans dommages collatéraux. (???)

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2009

A quand un nouveau sujet, du genre "Bonnetdane reçoit la Légion d'Honneur" ?

Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2009

Ou plutôt "Du bonnet d'âne à la légion d'honneur : une grande saga" ?

Écrit par : Amélie | 14 juillet 2009

"Mais, Catmano les a refusées, ces pauvres Palmes Académiques ! "

Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2009

Elle aurait dû les accepter! Et demander le masque et le tuba qui vont avec!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009


Mais JE SAIS NAGER, je n'ai pas besoin de tout cet attirail !

A part ça, on la mange quand, cette rosette ? Ce n'est pas que j'aie beaucoup de goût pour les charcuteries, mais il y aura bien deux ou trois amuse-gueules avec (pourquoi faut-il un s au pluriel, on n'en a toujours qu'une chacun, non ?) ...

Écrit par : catmano | 14 juillet 2009

Perso, je n'y ai pas droit, compatibilité de groupe sanguin avec le "hallouf" ou pas!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

Nouvelle polémique : concert de j hallyday ce soir sous la tour Eiffel, financé par le ministère de la culture (nos impôts) alors que le monsieur vient gagner son argent en France sans y payer ses impôts. ll me semblait pourtant que la promesse du bouclier fiscal était destinée à faire revenir des gens comme lui. Quelle efficacité !

Ecrit par : nicolas | 14 juillet 2009
Oui, mais, Johnny, il a la Légion d'Honneur depuis belle lurette. Ça, c'est la preuve que ...

Écrit par : dobolino | 14 juillet 2009

« on ne détruit que ce que l’on remplace »

"Enfin, si tu détruis, que ce soit avec des outils nuptiaux."

René Char (rougeur des Matinaux)

Écrit par : Marilyse | 14 juillet 2009

Vous reprendez bien une petite tranche d'orthographe ?

Exemple : On n'a rien contre quelques "amuse-gueules". Catmano, vous avez aussi le droit d'écrire "quelques amuse-gueule".
On peut accorder ou pas le deuxième élément, le premier étant bien sûr invariable : des amuse-bouche(s), des amuse-gueule(s)...

Écrit par : Orthoprof | 14 juillet 2009

A quand un nouveau sujet, du genre "Bonnetdane reçoit la Légion d'Honneur" ?

Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2009

Je trouve que tous les légionnaires d'Honneur auraient dû défiler ce matin, avec force médailles rutilantes, afin de montrer les élites au bon peuple. La curiosité eût été de voir dans le même peloton Meirieu et Brighelli et sans doute bien d'autres feux frères réunis sous les ailes de la république reconnaissante.
Plaisanterie mise à part, il eût été préférable et plus profitable que Brighelli fût nommé dans le cabinet du nouveau ministre. La meilleure reconnaissance est celle qui vous donne les moyens d'agir.

Écrit par : Magister | 14 juillet 2009

d'autres faux frères... (feux pas encore).

Écrit par : Magister | 14 juillet 2009

"d'autres faux frères" ou "d'autres feus frères" ?

Écrit par : Orthoprof | 14 juillet 2009

L’élitisme républicain - L’école française à l’épreuve des comparaisons internationales
Christian Baudelot et Roger Establet, Seuil, la République des idées, 120 pages, 2009.
Ici :
http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=4535

Extraits de l'interview:

"L’élitisme républicain a ses lettres de noblesse. Durkheim, réfléchissant au rôle essentiel de la religion dans l’intégration sociale, écrivait  : « on ne détruit que ce que l’on remplace » et l’école lui semblait un des facteurs de substitution. Du coup, l’école devenait « un sanctuaire », difficilement accessible à la critique. Écrire « l’école primaire divise », constituait un sacrilège. Et pourtant, comme disait l’autre, elle divise. Il en va de même de la méritocratie, qui permet que « les distinctions sociales » soient exclusivement « fondées sur l’utilité commune ». Les travaux de sociologie depuis les années 60 ont discrédité l’idée que la réussite scolaire permettait l’abolition des privilèges."

"Voilà qui nous rapproche de la leçon essentielle de Pisa pour la France  : la proportion beaucoup trop élevée, à 15 ans, d’élèves très faibles  : un cinquième environ dans les trois domaines de compétence concernés. Plus préoccupant encore  : l’accroissement continu du pourcentage entre 2000 et 2006. Pour autant, l’allongement des études dans la seconde moitié du XXe siècle n’a pas été inutile, en dépit de la diminution insuffisante des redoublements. Tel est le résultat de la recherche, menée par M. Gurgand et E. Maurin sur les carrières de cohortes nées entre 1946 et 1974. Sans l’allongement des études, la situation serait bien pire"

Écrit par : kévin | 14 juillet 2009

Bah, Le Bris a bien accepté le Mérite…
On ne peut pas laisser Meirieu, Frackowiack et consorts truster les titres…
Ecrit par : brighelli | 14 juillet 2009

Et Meirieu a une chaîne de télé, maintenant.

Écrit par : Jeremy | 14 juillet 2009

Nouveauté :
L’élitisme républicain - L’école française à l’épreuve des comparaisons internationales
Christian Baudelot et Roger Establet, Seuil, la République des idées, 120 pages, 2009.
Ici :
http://www.cahiers-pedagogiques.com/lire.php3

Écrit par : kévin | 14 juillet 2009

Désolé pour les doublons...

Écrit par : kévin | 14 juillet 2009

Bah, Le Bris a bien accepté le Mérite…
On ne peut pas laisser Meirieu, Frackowiack et consorts truster les titres…
Moi qui ne suis jamais parvenu à obtenir les Félicitations du Conseil de classe, pour des raisons disciplinaires à chaque fois…
JPB
Ecrit par : brighelli | 14 juillet 2009

Quels titres ?

Écrit par : guy morel | 14 juillet 2009

Plaisanterie mise à part, il eût été préférable et plus profitable que Brighelli fût nommé dans le cabinet du nouveau ministre. La meilleure reconnaissance est celle qui vous donne les moyens d'agir.
Ecrit par : Magister | 14 juillet 2009
Vous êtes un brave garçon. Les moyens d'agir ne manquent pas pourvu que ce soit dans le mauvais sens.

Écrit par : guy morel | 14 juillet 2009

"Mais, Catmano les a refusées, ces pauvres Palmes Académiques ! "

Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2009

C'est qu'elle a passé l'âge des hochets.

Écrit par : guy morel | 14 juillet 2009

"Mais, Catmano les a refusées, ces pauvres Palmes Académiques ! "

Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2009

C'est qu'elle a passé l'âge des hochets.

Ecrit par : guy morel | 14 juillet 2009

Fabienne Thibeault, c'est grâce au régime amaigrissant, qu'elle l'a eue ?

Eh, Dobo, il y a une dame que tu connais...

http://fr.news.yahoo.com/3/20090714/tfr-legion-honneur-14-juillet-56633fe.html

Écrit par : catmano | 14 juillet 2009

Dobolino connaît Agathe Laflèche ?

Écrit par : Jeremy | 14 juillet 2009

Tiens, mon ex cousin germain par alliance est promu officier!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

C'est qu'elle a passé l'âge des hochets.

Ecrit par : guy morel | 14 juillet 2009

Qui vous sont d'ailleurs rarement proposés en début de carrière!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

Pour ceux qui aimeraient être de la prochaine cuvée.

Les critères:


http://www.linternaute.com/actualite/savoir/06/medailles-decorations/legion-honneur/1b-criteres.shtml

Écrit par : Amélie | 14 juillet 2009

Tiens, mon ex cousin germain par alliance est promu officier!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

Vous êtes de la famille Giscard d'Estaing ???

Écrit par : Jeremy | 14 juillet 2009

Tous les Brummel, les dandys, les gandins,
Il les considérait avec dédain
Faisant peu cas de l'élégance il s'ha-
Billait toujours au décrochez-moi-ça.
Au combat, pour s'en servir de liquette,
Sous un déluge d'obus, de roquettes,
Il conquit un oriflamme teuton.
Cet acte lui valut le grand cordon.
Mais il perdit le privilège de
S'aller vêtir à la six-quatre-deux,
Car ça la fout mal saperlipopette
D'avoir des faux plis, des trous à ses bas,
De mettre un ruban sur la salopette.
La légion d'honneur ça pardonne pas.

L'âme du bon feu maistre Jehan Cotart
Se réincarnait chez ce vieux fêtard.
Tenter de l'empêcher de boire un pot
C'était ni plus ni moins risquer sa peau.
Un soir d'intempérance, à son insu,
Il éteignit en pissotant dessus
Un simple commencement d'incendie.
On lui flanqua le mérite, pardi !
Depuis que n'est plus vierge son revers,
Il s'interdit de marcher de travers.
Car ça la fout mal d' se rendre dans les vignes,
Dites du seigneur, faire des faux pas
Quand on est marqué du fatal insigne.
La légion d'honneur ça pardonne pas.

Grand peloteur de fesses convaincu,
Passé maître en l'art de la main au cul,
Son dada c'était que la femme eut le
Bas de son dos tout parsemé de bleus.
En vue de la palper d'un geste obscène,
Il a plongé pour sauver de la Seine
Une donzelle en train de se noyer,
Dame ! aussi sec on vous l'a médaillé.
Ce petit hochet à la boutonnière
Vous le condamne à de bonnes manières.

Car ça la fout mal avec la rosette,
De tâter, flatter, des filles les appas
La louche au valseur; pas de ça Lisette !
La légion d'honneur ça pardonne pas.

Un brave auteur de chansons malotru
Avait une tendance à parler cru,
Bordel de dieu, con, pute, et caetera
Ornaient ses moindres tradéridéras.
Sa muse un soir d'un derrière distrait
Pondit, elle ne le fit pas exprès,
Une rengaine sans gros mots dedans,
On vous le chamarra tambour battant.
Et maintenant qu'il porte cette croix,
Proférer : "Merde", il n'en a plus le droit.
Car ça la fout mal de mettre à ses lèvres
De grand commandeur des termes trop bas,
D' chanter l' grand vicaire et les trois orfèvres.
La légion d'honneur ça pardonne pas.

G. Brassens

....

Écrit par : Matheutordu | 14 juillet 2009

Vous êtes de la famille Giscard d'Estaing ???

Ecrit par : Jeremy | 14 juillet 2009

:-)... Mais non! Game over!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009

On rigole, mais il y a quand même un problème. JPB a commencé à l'extrême-gauche. Aujourd'hui, il reçoit la Légion d'Honneur sous la présidence Sarkozy.

Il y a quand même un problème.

Écrit par : BA | 14 juillet 2009

Non : c'est pur porc — private joke dont j'espère que quelques-uns saisiront tout le sel…
JPB

Ecrit par : brighelli | 14 juillet 2009
----
Ben... non ! Je ne fais pas partie des quelques-uns en question. Expliquez, SVP, aux non-initiés.

Écrit par : Francis Penin | 15 juillet 2009

Le mental, Francis, le mental!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juillet 2009
---
OK, Christophe !

Écrit par : Francis Penin | 15 juillet 2009

Non : c'est pur porc — private joke dont j'espère que quelques-uns saisiront tout le sel…
Ecrit par : brighelli | 14 juillet 2009
Ben... non ! Je ne fais pas partie des quelques-uns en question. Expliquez, SVP, aux non-initiés.
Ecrit par : Francis Penin | 15 juillet 2009

http://www.amazon.fr/Pur-porc-Jean-Paul-Brighelli/dp/2841146596/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1247609130&sr=8-1

Écrit par : joi d'amor | 15 juillet 2009

On rigole, mais il y a quand même un problème. JPB a commencé à l'extrême-gauche. Aujourd'hui, il reçoit la Légion d'Honneur sous la présidence Sarkozy.

Il y a quand même un problème.
Ecrit par : BA | 14 juillet 2009

Le problème, c'est que l'EN devient toujours plus merdique, sous la droite comme sous la gauche, avec ou sans JPB (avec ou sans légion d'honneur).

Et que rien ne semble pouvoir ne serait-ce que freiner cette course à l'abîme.

Le reste est anecdotique.

Écrit par : joi d'amor | 15 juillet 2009

Il y a quand même un problème.

Ecrit par : BA | 14 juillet 2009

C'est même assez gênant (pour ceux qui y croyaient). Tenir un blog rebelle où l'on critique le système éducatif et être ainsi récompensé et honoré, c'est très surprenant, hein, vous l'avez senti vous aussi, cette incohérence ? Pas si rebelle peut-être...ou alors la légion d'honneur, c'est comme le bac . Qui est cocu ?

Écrit par : ça pardonne pas | 15 juillet 2009

c'est contrariant peut-être mais pour avoir la légion d'honneur il convient d'avoir accepté d'être parrainé ; une question pertinente à JPB est : par qui ?
Pour le reste, qu'il se dépatouille avec lui-même

Écrit par : polo | 15 juillet 2009

Il y a quand même un problème.

Ecrit par : BA | 14 juillet 2009

Georges Clémenceau disait : "L'homme absurde est celui qui ne change jamais."

Et Suétone : "Un renard change de poil, non de caractère."

Écrit par : Magister | 15 juillet 2009

quelle bonté d'esprit, un esprit de tolérance iufmesque ?

Écrit par : polo | 15 juillet 2009

Je ne remets pas en cause un instant la sincérité de l'hôte de ce blog concernant la lutte qu'il mène pour sauver ce qu'il reste de cette école en faillite... Légion d'honneur ou pas. De toute façon c'est bien mérité et toutes mes félicitations.
Je crains juste que: "proférer "merde" il n'en a plus le droit" -comme le disait Brassens- , d'autre part la légion d'honneur n'est pas sarkozienne et même pas politique mais Républicaine.
Enfin, je crains que s'il faut unir à un moment ou à un autre les troupes, elles aient une crise de confiance à cause de la fatale décoration... qui ne pardonnera peut-être pas... Il suffit de voir comme cela fait déjà polémique sur ce blog... Comme si c'était notre problème, comme si c'était nos histoires...

Comme le disait Coluche: "c'est les leurs de mains; ils se les lavent après, ils se démerdent..."

Écrit par : Matheutordu | 15 juillet 2009

"c'est contrariant peut-être mais pour avoir la légion d'honneur il convient d'avoir accepté d'être parrainé ; une question pertinente à JPB est : par qui ?
Pour le reste, qu'il se dépatouille avec lui-même
Ecrit par : polo | 15 juillet 2009"

Qu'on soit pour ou contre, ça semble doublement évident, non ?

Écrit par : Jeremy | 15 juillet 2009

A défaut de chaîne de télévision, j'espère que la cérémonie a donné lieu à un aussi beau discours que celui-ci ^^ : http://www.meirieu.com/BIOGRAPHIE/dis_hameline.htm

Écrit par : Jeremy | 15 juillet 2009

Tiens, j'apprends que dans leurs lycées pro, on enseigne la communication dans le travail....

Bonsoir Puce! vous savez, je ne fais pas d'enquête précise; ce qui m'intéresse avant tout, c'est ce que les gens disent de leur enseignement, en tant qu'anciens élèves ou professeurs, le ressenti; et il n'est pas vraiment bon: on me parle de la disparition de toute culture générale aussi (comme en France; ce qui est important, c'est de poser un constat international, non, des similitudes?); je rapporte l'air du temps dans les esprits; mais le pays est superbe, je m'y sens bien pour x raisons (je ne commence à connaître un peu bien que la ville de québec).

Écrit par : Pendariès | 15 juillet 2009

J'ai observé cette... puis-je dire "polémique"? autour de la Légion d'honneur décernée à JPB.
Je me rappelle tout à coup que les journalistes du "Canard Enchaîné" s'engagent à ne jamais acccepter qu'on leur décerne la Légion d'honneur. Un jour l'un d'eux a cédé à la tentation et s'est fait virer.
Mais JPB n'a, à ma connaissance, aucun engagement envers qui que ce soit de ce genre. Aussi pensé-je que je n'ai ni à approuver ni à désapprouver son acceptation de la distinction dont il est l'objet.
Peu m'importe qui est son parrain : it's none of my business.

Écrit par : Francis Penin | 15 juillet 2009

Non : c'est pur porc — private joke dont j'espère que quelques-uns saisiront tout le sel…
Ecrit par : brighelli | 14 juillet 2009
Ben... non ! Je ne fais pas partie des quelques-uns en question. Expliquez, SVP, aux non-initiés.
Ecrit par : Francis Penin | 15 juillet 2009

http://www.amazon.fr/Pur-porc-Jean-Paul-Brighelli/dp/2841146596/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1247609130&sr=8-1

Ecrit par : joi d'amor | 15 juillet 2009
---
Ah ! ah ! ah! Merci joi d'amor !
Ainsi ce roman n'est connu que des initiés ? Je n'en avais jamais entendu parler, il est vrai.
Je ne soupçonnais pas une telle prolificité.

Écrit par : Francis Penin | 15 juillet 2009

http://www.meirieu.com/BIOGRAPHIE/dis_hameline.htm
Ecrit par : Jeremy | 15 juillet 2009
Meirieu, saltimbanque et géomètre. Joli !

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2009

selon amazon fr et le livre donc selon l'auteur!

JPB, oléiculteur dans le midi (!!!) !

Après la rosette, l'olive !

Non, je vous assure, aucun commentaire ne me vient à l'esprit, je vous laisse la main !

Écrit par : merlemocoeur | 15 juillet 2009

Plaisanterie mise à part, il eût été préférable et plus profitable que Brighelli fût nommé dans le cabinet du nouveau ministre. La meilleure reconnaissance est celle qui vous donne les moyens d'agir.
Ecrit par : Magister | 14 juillet 2009
Vous êtes un brave garçon. Les moyens d'agir ne manquent pas pourvu que ce soit dans le mauvais sens.

Ecrit par : guy morel | 14 juillet 2009

"Mais, Catmano les a refusées, ces pauvres Palmes Académiques ! "

Ecrit par : dobolino | 14 juillet 2009

C'est qu'elle a passé l'âge des hochets.

Ecrit par : guy morel | 14 juillet 2009

On rigole, mais il y a quand même un problème.


Ecrit par : BA | 14 juillet 2009

D'ailleurs Guy Morel est mort de rire, pas de doute !

Écrit par : ça pardonne pas | 15 juillet 2009

Je me rappelle tout à coup que les journalistes du "Canard Enchaîné" s'engagent à ne jamais acccepter qu'on leur décerne la Légion d'honneur. Un jour l'un d'eux a cédé à la tentation et s'est fait virer. Ecrit par : Francis Penin | 15 juillet 2009
Sans y toucher, préconiseriez-vous, Francis, que les blogueurs "virassent" leur hôte ou qu'ils boycottassent (provisoirement) son blog, juste pour rappeler que la rébellion s'accommode mal des honneurs ?
Ce qui m'a le plus choquée, c'est le fait que ce ne soit pas JPB qui nous l'annonce ici. Comme un sentiment de trahison. Ou alors j'ai raté un épisode.
J'ai l'intuition que le prochain billet va être quelque peu difficile à écrire, sauf à passer sous silence un évènement aussi bénin et qui n'a suscité aucune réaction des fidèles du blog... car le justifier en prétendant qu'il ne faut pas laisser les pédagogols "truster les titres", voilà qui ne manque pas de sel !

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2009

Ce qui m'a le plus choquée, c'est le fait que ce ne soit pas JPB qui nous l'annonce ici. Comme un sentiment de trahison. Ou alors j'ai raté un épisode.
J'ai l'intuition que le prochain billet va être quelque peu difficile à écrire, sauf à passer sous silence un évènement aussi bénin et qui n'a suscité aucune réaction des fidèles du blog... car le justifier en prétendant qu'il ne faut pas laisser les pédagogols "truster les titres", voilà qui ne manque pas de sel !

Ecrit par : nicolas | 15 juillet 2009

C'est exactement comme ça que je vois les choses. On éprouve comme un amer sentiment de trahison...mais bon, on a sûrement mauvais esprit.

Écrit par : ça pardonne pas | 15 juillet 2009

selon amazon fr et le livre donc selon l'auteur!

JPB, oléiculteur dans le midi (!!!) !

Après la rosette, l'olive !

Non, je vous assure, aucun commentaire ne me vient à l'esprit, je vous laisse la main !

Ecrit par : merlemocoeur | 15 juillet 2009

Dans l'olive, il restera toujours le noyau dur.

Écrit par : Marilyse | 15 juillet 2009

Je ne suis pas d'accord avec vous , il n'y a aucune trahison, ou alors vous ne lisez pas ce blog depuis assez longtemps.

Il faut prendre JPB avec ses qualités et ses défauts.

Et ses qualités, je le dis et je le pense, sont bien supérieures à ses défauts!

Écrit par : merlemocoeur | 15 juillet 2009

vous l'avez senti vous aussi, cette incohérence ? Ecrit par : ça pardonne pas | 15 juillet 2009
Vous l'avez sentie, en effet, ça pardonne pas...

Écrit par : orthoproflefaux | 15 juillet 2009

Et vous, franchement, vous l'auriez refusée, la légion d'honneur ? On peut contester la politique de son temps, ruer dans les brancards et en même temps respecter cette distinction républicaine (donnée tout de même à pas mal de monde si on en juge les listes), la placer plus haut que les contingences du moment.
Nous étions quelques-uns en 2004 avec Azouz Begag lorsqu'il a su, sur son portable, qu'il serait décoré par Villepin. Je me souviens encore de l'effet sur son visage.
C'est vrai qu'on aurait préféré qu'il nous l'annonce lui-même. Bon, ce n'est pas un trophée, non plus.

Écrit par : Marilyse | 15 juillet 2009

Vous l'avez dit, Marilyse, on aurait préféré qu'il nous l'annonce lui-même. Il y a eu comme un parfum de quelque chose à cacher et on ne cache pas à sa famille quelle qu'elle soit, ce dont on est fier; cela résume à peu près tout ce que j'ai dit.

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2009

Qu'on l'accepte ou la refuse, la légion d'honneur n'est qu'un hochet, comme l'a écrit Guy Morel. Parler de trahison à ce sujet c'est, je crois, lui attacher beaucoup trop d'importance. Avec ou sans rosette, JPB reste JPB.

Écrit par : Sylvie Huguet | 15 juillet 2009

Je vous ai bien comprise, Nicolas. Quel drôle d'accord !

Écrit par : Marilyse | 15 juillet 2009

Qu'on l'accepte ou la refuse, la légion d'honneur n'est qu'un hochet, comme l'a écrit Guy Morel. Parler de trahison à ce sujet c'est, je crois, lui attacher beaucoup trop d'importance. Avec ou sans rosette, JPB reste JPB.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 15 juillet 2009

Le maître de ces lieux en parlait d'ailleurs aussi comme d'un "petit hochet rouge" (à propos de la légion d'honneur de D. Kambouchner)... C'est sûr que c'est drôle de le retrouver dans la même promo que Benjamin Stora et soeur Agathe Laflèche.

Écrit par : Romuald | 15 juillet 2009

D'ailleurs Guy Morel est mort de rire, pas de doute !
Ecrit par : ça pardonne pas | 15 juillet 2009

Souvent, en effet. Mais pas toujours. J'ai informé les honorables correspondants de ce blog du refus opposé par Michèle Audin, mathématicienne de renom, à la Légion d'honneur qu'on lui octroyait cette année. Ou plutôt de la condition qu'elle mettait à la recevoir : la reconnaissance par l'État de la responsabilité de l'armée française dans l'assassinat de son père, Maurice Audin.
Mon père, lui, n'accepta la Légion d'honneur pour faits de résistance que lorsque l'État reconnut les titres de résistance ouvrant droit à pension militaire des déportés résistants communistes.
La question n'est donc pas la décoration, mais la manière dont on l'accepte ou dont à la refuse.

Écrit par : guy morel | 15 juillet 2009

Alors, si je vous comprends bien, il y a un côté infantile à l'accepter ?

Écrit par : Marilyse | 15 juillet 2009

La question n'est donc pas la décoration, mais la manière dont on l'accepte ou dont à la refuse.
Ecrit par : guy morel | 15 juillet 2009

Alors, si je vous comprends bien, il y a un côté infantile à l'accepter ?
Ecrit par : Marilyse | 15 juillet 2009

:-)))) je ne crois pas avoir dit cela.

Écrit par : guy morel | 15 juillet 2009

@Meirieu Hameline Légion d'honneur

"Il n'est pas facile à un saltimbanque de se soumettre à un rituel, fût-ce celui de la République. Mais il n'est pas plus facile à un géomètre d'improviser des entrechats, fussent-ils ceux de la démocratie. Vous êtes, Meirieu, dans votre génération, et le saltimbanque et le géomètre. Condamné à chercher - et à trouver la via media théoriquement impossible mais pragmatiquement carrossable. Il n'est pas facile de vanter l'institution quand on la voit se pervertir en une fabrique d'abrutis, comme disait du système éducatif de son temps, il n'y a pas loin de deux siècles, cet ineffable Jacotot dont vous aimez rappeler les thèses iconoclastes. Mais il n'est pas plus facile de mépriser l'institution, car c'est en sa légitimité que se dessinent les zones franches où tenter des aventures plausibles."

Tiens, Jacotot. Serait-ce trop demander aux honorables correspondants de ce blog de dire quelques mots de Jacotot. Des mots qui soient autres que " ce dérangé de Jacotot" de Marc Le Bris. Ce serait combattre Meirieu autrement que par des anathèmes et des vitupérations.


Daniel Hameline

Écrit par : guy morel | 15 juillet 2009

Ah ! Jouhandeau l'avait bien dit en mai 68, ils finiront tous notaires ... il aurait pu rajouter ou bien avec la légion d'honneur !

Écrit par : iPidiblue esprit de 68 es-tu là ? | 15 juillet 2009

Il s'agit d'un passé surcomposé, indicatif, voix passive.

Ecrit par : Magister | 14 juillet 2009
---
Oui, lourd, mais parfaitement correct. J'ai relu le Bescherelle à ce sujet. Il dit "- à vrai dire d'emploi très rare -".

Ecrit par : Francis Penin | 14 juillet 2009

Pas si rare que ça, si vous venez dans le Sud-Ouest.

Écrit par : yann | 15 juillet 2009

Guy, Je posais ma question en référence au "hochet" plusieurs fois cité sur le fil.

Pour ma part, j'espère que mon beau-père aura la légion d'honneur à la prochaine promotion de janvier. Son dossier est parti. A 89 ans, la santé décline vite. Il a piloté, sous le feu allemand, le cuirassé Jean Bart lors de son évasion de Saint-Nazaire le 18 juin 1940. De cet exploit, ils ne sont plus que trois marins en vie, aucun ouvrier ayant participé au chantier n'a été retrouvé. Mon beau-père était en plus engagé volontaire. Il a fait toute sa carrière dans la marine. S'il l'a, ce sera une immense joie que je ressentirai pour lui. Homme très humble venu de la terre, casseur de cailloux à 15 ans. Grande intelligence mais pas d'études en raison du contexte familial et de l'époque. J'ai beaucoup de respect pour ce qu'il représente, tout comme j'ai du respect pour cette décoration, quoi qu'on en dise.

Écrit par : Marilyse | 15 juillet 2009

Il s'agit d'un passé surcomposé, indicatif, voix passive.

Ecrit par : Magister | 14 juillet 2009
---
Oui, lourd, mais parfaitement correct. J'ai relu le Bescherelle à ce sujet. Il dit "- à vrai dire d'emploi très rare -".

Ecrit par : Francis Penin | 14 juillet 2009

Pas si rare que ça, si vous venez dans le Sud-Ouest.

Ecrit par : yann | 15 juillet 2009

Et même dans l'ouest. Il m'arrive de l'utiliser régulièrement dans la conversation courante. Et cela a l'air d'étonner les oreilles de mon époux qui, lui, n'est pas de la région.

Écrit par : Marilyse | 15 juillet 2009

@Marilyse
Vous écrivez :
"J'ai beaucoup de respect pour ce qu'il représente, tout comme j'ai du respect pour cette décoration, quoi qu'on en dise."
Ecrit par : Marilyse | 15 juillet 2009

Je comprends votre respect pour votre grand-père. Quant au respect pour la décoration, c'est selon. Relisez Les marchands de gloire.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 15 juillet 2009

Hier soir sur France3 dans une émission "Les Français", documentaire de Guy Girard on voyait de jeunes marseillais originaires de l'émigration qui expliquaient qu'ils ne se sentaient français que quand les candidats venaient les voir lors des campagnes électorales ... je me suis demandé mais quels professeurs avaient-ils donc pu avoir dans leurs jeunes classes ?

Écrit par : iPidiblue et les Français | 15 juillet 2009

Hier soir sur France3 dans une émission "Les Français", documentaire de Guy Girard on voyait de jeunes marseillais originaires de l'émigration qui expliquaient qu'ils ne se sentaient français que quand les candidats venaient les voir lors des campagnes électorales ... je me suis demandé mais quels professeurs avaient-ils donc pu avoir dans leurs jeunes classes ?

Ecrit par : iPidiblue et les Français | 15 juillet 2009

Cette émission était insupportable de démagogie .Ca pardonne pas. J'ai éteint le poste très vite

Écrit par : ça pardonne pas | 15 juillet 2009

"Quant au respect pour la décoration, c'est selon. Relisez Les marchands de gloire."

Ecrit par : guy morel | 15 juillet 2009

Oui, je suis d'accord, c'est selon. Il y en a plus de méritées que d'autres.

Un petit relevé, pour le plaisir :

"La gloire est une incompréhension, peut-être la pire."

Jorge Luis Borges

J'aime bien aussi celles-ci :-)))

"Les auteurs qui ont écrit sur le mépris de la gloire ont mis leur nom en tête du traité."

Francis Bacon

"L'homme se tient debout sur ses pattes de derrière pour recevoir moins de pluie et pouvoir accrocher des médailles sur sa poitrine."

Jean Giraudoux

"Même les plus cons ont leur jour de gloire : leur anniversaire."

François Cavanna

Il est permis d'en rire.

Écrit par : Marilyse | 15 juillet 2009

Eh, Dobo, il y a une dame que tu connais...

http://fr.news.yahoo.com/3/20090714/tfr-legion-honneur-14-juillet-56633fe.html

Ecrit par : catmano | 14 juillet 2009

Dobolino connaît Agathe Laflèche ?

Ecrit par : Jeremy | 14 juillet 2009
Nan ! C'est ma prof de pathologie bovine, Jeanne Brugère-Picoux. JBP: nous l'appelions Jeune Bovin Précoce. A chaque fois qu'il y a une épidémie, elle passe sur toutes les radios et toutes les télés. Elle pique une parano à chaque nouveau virus Hx Nx. C'est normal, c'est son boulot.
Il est fort probable qu'elle ait déjà le Poireau ?

Écrit par : dobolino | 15 juillet 2009

"JBP : nous l'appelions Jeune Bovin Précoce."

Dobolino, j'ai eu peur un instant d'une inversion de lettres ! On a eu chaud.

Écrit par : Marilyse | 15 juillet 2009

Dans le who's who, y'a Jeanne Brugère Picoux mais pas Jean Paul brighelli !

Écrit par : dobolino | 15 juillet 2009

C'est déjà marqué sur Wikipedia, la Légion d'Honneur de JPB.

Écrit par : dobolino | 15 juillet 2009

Par contre, JBP n'a pas d'article sur Wikipedia...

Écrit par : dobolino | 15 juillet 2009

Réactualisation en temps réel sur Wikipedia !

Écrit par : Marilyse | 15 juillet 2009

JPB, JBP, tous deux ont pourtant le virus. Mais JPB est une femme... Ceci explique-t-il cela ?

Écrit par : Marilyse | 15 juillet 2009

Mais JPB est une femme... Ceci explique-t-il cela ?

Chapeau pour l'inversion : JBP of course, on s'y perd !

Écrit par : Marilyse | 15 juillet 2009

L’ordre national de la Légion d’honneur est la plus haute décoration honorifique française. Elle a été instituée le 19 mai 1802 par Napoléon Bonaparte sur le modèle de l'ordre de Saint-Louis, mais sans le limiter aux seuls officiers. Elle récompense les mérites éminents militaires ou civils rendus à la Nation.

Comme certains y voyaient une atteinte au principe de l’égalité civique, Bonaparte, en conseil d’État justifie cette institution : « Je vous défie de me montrer une république, ancienne ou moderne, qui savait se faire sans distinctions. Vous les appelez les hochets, eh bien c’est avec des hochets que l’on mène les hommes. »

http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9gion_d%27honneur

Écrit par : BA | 15 juillet 2009

"Même les plus cons ont leur jour de gloire : leur anniversaire."
François Cavanna
Ecrit par : Marilyse | 15 juillet 2009

Tiens, moi, c'est aujourd'hui, justement!!! Mon premier jour de "senior"... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2009

Bon anniversaire, glorieux Christophe ! Je vous fais deux gros bisous pour vous consoler !

Écrit par : Marilyse | 15 juillet 2009

Lu sur Wiki :

Certaines personnes choisissent d’accepter la décoration mais refusent de la porter, par exemple Jean d'Ormesson, de l’Académie française qui déclarait : « Les honneurs, je les méprise, mais je ne déteste pas forcément ce que je méprise »

Écrit par : Marilyse | 15 juillet 2009

Merci, Marilyse! Je prends!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2009

Fadela a de moins en moins d'amis............

http://www.dailymotion.com/video/x9ofny_la-burqa-fadela-et-la-banlieue-kemi_news

Écrit par : Amélie | 15 juillet 2009

Sur le lien cité, ne ratez pas les commentaires dont voici un extrait:

"à ranos92, je suis entièrement d'accord avec toi, j'en ai ras-le-bol de ces vendus d'arabes et de colla-beurs de service qui ne représentent que eux. Aucun des Amara, Dati, Kaci, Boutih, Sifaoui, Chebel, Medded, Bidar..... ne représente les musulmans et encore moins le CFCM du harki de Boubakeur, ils font juste que de la récupération politique sur le dos des musulmans. A chaque polémique ou débat concernant le voile ou la burqa, les sionistes de journalistes les font venir sur les plateau de TV ou de radio des harkis ou des arabes vendus aux sionistes qui ne connaissent rien à la religion musulmane, mais font leur font de commerce sur le dos de l'islam à stigmatiser l'islam et être à la botte des sionistes avec leur sourire, sinon ils perdront leur place et leur gagne pain s'ils défendront l'islam ou seront opposés au voile et la burqa. Bien dit kémi Séba et merci pour ton intervention sur la vendue d'Amara, c'est une colla-beur."

Écrit par : Amélie | 15 juillet 2009

"Le fanatique est un orateur, sourd comme un pot."

Khalil Gibran, extrait de "Le sable et l'écume".

***

"Le fanatisme est un monstre qui ose se dire le fils de la religion."

Voltaire

***

"Un fanatique ne lâche jamais son arme, qu'elle soit chargée ou non."

Franklin P. Jones

**

"On peut se demander si les convictions les plus fanatiques ne servent pas parfois de simple lest au milieu du vide que l'homme a créé en persistant à s'interroger sur l'idée de Dieu et le sens ultime des choses."

Yehudi Menuhin, extrait de "Voyage inachevé".

Écrit par : Marilyse | 15 juillet 2009

Mon père, lui, n'accepta la Légion d'honneur pour faits de résistance que lorsque l'État reconnut les titres de résistance ouvrant droit à pension militaire des déportés résistants communistes.
La question n'est donc pas la décoration, mais la manière dont on l'accepte ou dont à la refuse.
Ecrit par : guy morel | 15 juillet 2009, qui a perdu une belle occasion de rester tranquille. Il oublie plusieurs choses et notamment qu'il faut la demander!!!

Pas bien malin non plus de me donner l'occasion de répéter, et surtout pour les plus jeunes d'entre nous, qu'en matière de résistance et sauf exception notoire, les cocos furent surtout les ouvriers de la dernière heure. Ce qu'ils ont attendu, eux, c'est que leur autorité tutélaire leur donne le feu vert. Il faut donc trier torchons et serviettes et ne pas oublier que ce feu vert ne fut donné qu'après le 22 juin 1941 et l'invasion de l'URSS, donc plus d'un an après l'appel du 18 juin et l'armistice de Rethondes. Pour faire preuve de courage et de patriotisme, les autres Français n'avaient pas, eux, à se plier aux oukases du Kremlin.

Au nombre des glorieux faits d'armes du PCF à cette époque (dont curieusement on oublie si souvent de faire état) figure sa demande à l'été 1940 de faire lever l'interdiction de l'Humanité (qui remontait à août 1939), une requête légitime pour ce zélé collaborateur de Staline, allié d'Hitler, au nom du principe que les amis de mes amis sont aussi mes amis. Il est bien regrettable que Berlin n'y ait pas accédé. Cela aurait rabattu le caquet de certains à la Libération et rétabli la vérité des faits sur la spontanéité avec laquelle les cocos ont rejoint les rangs de la Résistance.

Il y a bien sûr eu des résistants communistes de la première heure (dans le réseau de mes parents il y en avait deux, dont un "excommunié") mais ils se disaient Français d'abord et ceux-là seuls ont résolu avec honneur leur conflit d'allégeance. Pas de doute pour eux; celle à leur patrie primait sur celle au Parti.

Je connais aussi un paquet de résistants de 1940 (et c'est bien pour se démarquer des recrues plus tardives qu'ils ont choisi ce nom pour leur association) qui en 1945 ont simplement dit qu'ils avaient fait leur devoir et que la page était tournée. Nombre d'entre eux n'ont rien voulu demander (car il faut la demander la Légion d'honneur, je vous le rappelle) tellement ils étaient écoeurés par le nombre de ceux, de tous bords, dont la fibre patriotique a suivi comme la girouette, le sens du vent. Et je ne parle pas de ceux qui n'avaient pas eu le courage de choisir la clandestinité et partirent au STO mais qui, au retour d'Allemagne, ont essaye de faire valoir leur droits à la reconnaissance de la patrie, au même titre que les déportés.

Beurk!



Il est là le parallèle dont je parlais il y a quelques jours, avec tous ces "collabos" (actifs et passifs) de la dictature pédagogiste qui retournent leur veste depuis que l'ampleur de la débâcle ne peut vraiment plus être niée.
La désinformation, qui est une de leurs armes de prédilection, continue cependant car j'ai entendu sur les ondes hier que, si le cru 2009 du bac a donné 86% de reçus, c'est la preuve irréfutable que " le niveau monte". Baudelot and Co ont encore de beaux jours devant eux. Unkraut verdirbt nicht!
(la mauvaise herbe est increvable). Quand on est passé maître dans l'art de réécrire l'histoire, aucun mensonge n'est trop gros.

Écrit par : Cadichon | 15 juillet 2009

Et si l'octroi de la Légion d'Honneur à JPB - d'ailleurs, ça nous fait penser qu'on vieillit... - était une manière, pour le gouvernement, de se reconnaître dans le combat dudit JPB pour l'école?
Meirieu il y a dix ans, Brighelli aujourd'hui? Je signe!

Écrit par : Jean | 15 juillet 2009

Et si l'octroi de la Légion d'Honneur à JPB - d'ailleurs, ça nous fait penser qu'on vieillit... - était une manière, pour le gouvernement, de se reconnaître dans le combat dudit JPB pour l'école?
Meirieu il y a dix ans, Brighelli aujourd'hui? Je signe!

Ecrit par : Jean | 15 juillet 2009

C'est effectivement manifeste dans la politique qu'a menée X.Darcos... On sent effectivement qu'il y a eu une réforme importante du collège, que le lycée n'a pas évité une réforme catastrophique de justesse, qu'il y a eu une revalorisation importante pour les enseignants.

Voyons, un peu de réalisme et d'esprit critique, que diable !

Une politique se mesure à ses actes, et non à ses voeux pieux ou à ses déclarations d'intention. Les actes pour l'instant sont quasi-exclusivement économique : supprimer du fonctionnaire.

Écrit par : Romuald | 15 juillet 2009

Joyeux anniversaire à Christophe pour son année-Lumières de plus !

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2009

Ecrit par : guy morel | 15 juillet 2009, qui a perdu une belle occasion de rester tranquille. Il oublie plusieurs choses et notamment qu'il faut la demander!!!

Pas bien malin non plus de me donner l'occasion de répéter, et surtout pour les plus jeunes d'entre nous, qu'en matière de résistance et sauf exception notoire, les cocos furent surtout les ouvriers de la dernière heure. Ce qu'ils ont attendu, eux, c'est que leur autorité tutélaire leur donne le feu vert. Il faut donc trier torchons et serviettes et ne pas oublier que ce feu vert ne fut donné qu'après le 22 juin 1941 et l'invasion de l'URSS, donc plus d'un an après l'appel du 18 juin et l'armistice de Rethondes. Pour faire preuve de courage et de patriotisme, les autres Français n'avaient pas, eux, à se plier aux oukases du Kremlin.

Au nombre des glorieux faits d'armes du PCF à cette époque (dont curieusement on oublie si souvent de faire état) figure sa demande à l'été 1940 de faire lever l'interdiction de l'Humanité (qui remontait à août 1939), une requête légitime pour ce zélé collaborateur de Staline, allié d'Hitler, au nom du principe que les amis de mes amis sont aussi mes amis. Il est bien regrettable que Berlin n'y ait pas accédé. Cela aurait rabattu le caquet de certains à la Libération et rétabli la vérité des faits sur la spontanéité avec laquelle les cocos ont rejoint les rangs de la Résistance.

Il y a bien sûr eu des résistants communistes de la première heure (dans le réseau de mes parents il y en avait deux, dont un "excommunié") mais ils se disaient Français d'abord et ceux-là seuls ont résolu avec honneur leur conflit d'allégeance. Pas de doute pour eux; celle à leur patrie primait sur celle au Parti.

Je connais aussi un paquet de résistants de 1940 (et c'est bien pour se démarquer des recrues plus tardives qu'ils ont choisi ce nom pour leur association) qui en 1945 ont simplement dit qu'ils avaient fait leur devoir et que la page était tournée. Nombre d'entre eux n'ont rien voulu demander (car il faut la demander la Légion d'honneur, je vous le rappelle) tellement ils étaient écoeurés par le nombre de ceux, de tous bords, dont la fibre patriotique a suivi comme la girouette, le sens du vent. Et je ne parle pas de ceux qui n'avaient pas eu le courage de choisir la clandestinité et partirent au STO mais qui, au retour d'Allemagne, ont essaye de faire valoir leur droits à la reconnaissance de la patrie, au même titre que les déportés.

Beurk!



Il est là le parallèle dont je parlais il y a quelques jours, avec tous ces "collabos" (actifs et passifs) de la dictature pédagogiste qui retournent leur veste depuis que l'ampleur de la débâcle ne peut vraiment plus être niée.
La désinformation, qui est une de leurs armes de prédilection, continue cependant car j'ai entendu sur les ondes hier que, si le cru 2009 du bac a donné 86% de reçus, c'est la preuve irréfutable que " le niveau monte". Baudelot and Co ont encore de beaux jours devant eux. Unkraut verdirbt nicht!
(la mauvaise herbe est increvable). Quand on est passé maître dans l'art de réécrire l'histoire, aucun mensonge n'est trop gros.
Ecrit par : Cadichon | 15 juillet 2009

Vous êtes vraiment à la fois trop savante et trop intelligente pour moi. D'une supériorité aryenne, pour tout dire.

Écrit par : guy morel | 15 juillet 2009

Les actes pour l'instant sont quasi-exclusivement économique : supprimer du fonctionnaire.
Ecrit par : Romuald | 15 juillet 2009
quasi exclusivement économiques, Romuald.
Trait d’union après quasi seulement s’il est suivi d’un nom : un quasi-évènement, pas s’il est suivi d’un adjectif : quasi nul, ni d’un adverbe : quasi exclusivement.

Écrit par : orthoproflefaux | 15 juillet 2009

Ecrit par : guy morel | 15 juillet 2009, qui a perdu une belle occasion de rester tranquille. Il oublie plusieurs choses et notamment qu'il faut la demander!!!
Cadichon | 15 juillet 2009

"la " = la Légion d'honneur.
Oserais-je vous demander très tranquillement si vous vous demandez si JPB l'a demandée ? Auquel cas je ne comprends guère pourquoi vous mettez en cause ma tranquillité - qui est infinie - au lieu de demander vous-même à l'intéressé s'il l'a demandée. Un peu d'agitation nerveuse peut-être ? Le climat ?

Écrit par : guy morel | 15 juillet 2009

Une politique se mesure à ses actes, et non à ses voeux pieux ou à ses déclarations d'intention. Les actes pour l'instant sont quasi-exclusivement économique : supprimer du fonctionnaire.
Ecrit par : Romuald | 15 juillet 2009
Ce qui au passage n'est pas contradictoire avec le fait d'avoir confirmé l'AGEEM dans ses prérogatives programmatiques pour la maternelle. Trois années d'idéo-visuelle, cela n'a pas troublé Darcos.
Je me souviens - j'y étais - de cette réunion au ministère où Pascal Dupré fut empêché de parler des programmes de maternelle par Marie-Christine Bellostat et Le Bris. Les médiocrités réunies à l'art de jouer la carpette.

Écrit par : guy morel | 15 juillet 2009

Bon, pour détendre l'atmosphère et en l'absence remarquée de notre statisticien national, je me suis livrée rapidement au calcul de la moyenne des interventions sur les dix derniers fils affichés à droite de l'écran, et sur ceux-là seulement :
Nous sommes à ce stade à une moyenne de 856 interventions. Constatant que "discrimination négative" a suscité 1373 manifestations d'émotions diverses, il serait peut-être temps, cher hôte, de nous emmener promener en d'autres lieux (je n'ai pas dit envoyer promener...)

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2009

Et si l'octroi de la Légion d'Honneur à JPB - d'ailleurs, ça nous fait penser qu'on vieillit... - était une manière, pour le gouvernement, de se reconnaître dans le combat dudit JPB pour l'école?
Meirieu il y a dix ans, Brighelli aujourd'hui? Je signe!
Ecrit par : Jean | 15 juillet 2009

À graver dans le marbre.

Écrit par : guy morel | 15 juillet 2009

Bon, pour détendre l'atmosphère ...
Ecrit par : nicolas | 15 juillet 2009

Pourquoi voulez-vous détendre l'atmosphère ?

Écrit par : guy morel | 15 juillet 2009

Meirieu il y a dix ans, Brighelli aujourd'hui? Je signe!
Ecrit par : Jean | 15 juillet 2009
Rappelez-moi, Jean, c'était bien la droite aux manettes il y a dix ans ou j'ai une éclipse ?
Du 180°, cela ne vous perturbe pas ?

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2009

Oui cela doit être cela, et mea culpa, j'ai écrit trop vite, puisqu' il ne faut pas demander la Légion d'honneur: on est proposé. Ce que je voulais dire mais je ne l'ai pas fait, c'est que c'est là qu'on doit refuser, si on n'en veut pas, pas quand elle est accordée. On vous demande de fournir des données personnelles, et le processus s'amorce. On ne fait pas l'affront de refuser à celui qui a voulu vous la donner.

Je félicite JPB d'autant plus chaleureusement que je sais à quel point il est plus difficile aujourd'hui pour un homme de la recevoir cette croix que pour une femme, au nom de cet inepte principe de la parité. Du coup on la file à un tas de bonnes femmes qui n'ont rien fait de particulier, comme celle qui vient de l'avoir parce qu'elle a "accompagné" la vie d'un grand invalide. A ce titre là, toutes les femmes mariées à des hommes de plus de 50 ans devraient être décorées.

Écrit par : Cadichon | 15 juillet 2009

C'est effectivement manifeste dans la politique qu'a menée X.Darcos... On sent effectivement qu'il y a eu une réforme importante du collège, que le lycée n'a pas évité une réforme catastrophique de justesse, qu'il y a eu une revalorisation importante pour les enseignants.

Voyons, un peu de réalisme et d'esprit critique, que diable !

Une politique se mesure à ses actes, et non à ses voeux pieux ou à ses déclarations d'intention. Les actes pour l'instant sont quasi-exclusivement économique : supprimer du fonctionnaire.

Ecrit par : Romuald | 15 juillet 2009

Je suis bien d'accord avec vous, Romuald, mais les choses sont peut-être plus compliquées, car le problème, pour un ministre de droite, c'est de ne pas mettre dans la rue un millions de personnes, toute la gauche bien-pensante, à l'appel du SNES, du SGEN, de l'UNSA et comparses, et de ne plus rien pouvoir faire du tout.
Darcos vous répondra que le collège commence à être réformé, que les programmes de français ont été revus dans un sens qui n'est pas celui des pédagos, ce qui est tellement vrai que les corps d'inspection s'efforcent de les dénigrer ou de les détourner - n'oublions pas , tout de même, que le mot "séquences" a disparu des textes officiels, ce qui en rend furieux plus d'un.
Je suis persuadé que l'efficacité du système éducatif n'est pas une affaire de moyens, mais d'état d'esprit. Avant que la greluche du Poitu ne prenne la circulaire scélérate de juillet 2000 qui dépossédait quasiment les professeurs de leur autorité, il était encore relativement possible d'enseigner dans une classe de 3ème de 30 élèves parce que le profeseur était défendu par la loi. Après la publication de la circulaire, c'était fini! Il avait contre lui les élèves perturbateurs ET la loi.
Je vous accorde qu'il y a pas mal d'ambiguité, notamment sur la question de savoir si le gouvernement envisage ou non d'aligner le système éducatif français sur les recommandations européennes...
A moins que l'intéressé nous en indique les motifs, s'ils sont différents, je n'aperçois, pous justifier l'octroi de la Légion d'Honneur à JPB, que celui que je vous ai dit...

Écrit par : Jean | 15 juillet 2009

Meirieu il y a dix ans, Brighelli aujourd'hui? Je signe!
Ecrit par : Jean | 15 juillet 2009
Rappelez-moi, Jean, c'était bien la droite aux manettes il y a dix ans ou j'ai une éclipse ?
Du 180°, cela ne vous perturbe pas ?

Ecrit par : nicolas | 15 juillet 2009

De 1997 à 2002, n'était-ce point la cohabitation, avec Jospin comme Premier Ministre? Et Meirieu en pleine gloire?

Écrit par : Jean | 15 juillet 2009

Vous avez vu ça ? Le plus vieux candidat au bac, 79 ans, a été recalé ! avec une moyenne de 6,5 sur 20 !
Alors, là, on tient la preuve absolue que le niveau a monté !

Sinon, je pense que la légion d'honneur, c'était pas une bonne idée : Meirieu, s'il l'a eue, c'est parce que c'est un grand homme. Si vous l'avez eue, JPB, c'est à cause de votre docilité face au pouvoir. Le seul bon plan était de la refuser. Vous n'avez pas fini de vous faire chambrer !

Écrit par : sanjuro | 15 juillet 2009

Très exact, Cadichon. Mon père n'a pas refusé la Légion d'Honneur. Il a décliné l'offre qui lui était faite d'y être proposé. Même chose pour Catmano et les Palmes Académiques. On lui a proposé de la proposer et elle a répondu "non, merci", très poliment.

Écrit par : dobolino | 15 juillet 2009

Pourquoi voulez-vous détendre l'atmosphère ?

Ecrit par : guy morel | 15 juillet 2009

Parce que les échanges Guy/Cadichon semblent quelque peu... tendus, dirons-nous.

A ce titre là, toutes les femmes mariées à des hommes de plus de 50 ans devraient être décorées.
Ecrit par : Cadichon | 15 juillet 2009

J'en connais plus d'un qui va apprécier !!!!!!!!

Je réponds en une seule fois, tellement tenter de poster un commentaire devient galère. Alors deux !!
Surchargé, le fil ! Deuxième supplique au maître des lieux...

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2009

Mais Jean ! Tout le monde sait que Lionel Jospin était un crypto-RPR, d'ailleurs la preuve il habite l'île de Ré !

Écrit par : iPidiblue pro-choix | 15 juillet 2009

De 1997 à 2002, n'était-ce point la cohabitation, avec Jospin comme Premier Ministre? Et Meirieu en pleine gloire?

Ecrit par : Jean | 15 juillet 2009

Mais bon sang mais c'est bien sûr ! Mes excuses les plus plates, j'ai quelques difficultés à fixer l'Histoire contemporaine, sans doute à cause des confusions gauche/droite... elles sont si différentes que dans une cohabitation bien conçue, on ne les distingue même plus !

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2009

Félicitation M. Brighelli pour votre décoration. Elle est méritée.

Écrit par : clem | 15 juillet 2009

"A ce titre là, toutes les femmes mariées à des hommes de plus de 50 ans devraient être décorées."

Ecrit par : Cadichon | 15 juillet 2009

Ben dis-donc! J'ai fait rater une rosette à quelqu'un, en étant célibataire!!! Je vais culpabiliser!
Cadichon, vous dites ça parce que vous avez une envie inextinguible de décoration?

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2009

Ben dis-donc! J'ai fait rater une rosette à quelqu'un, en étant célibataire!!! Je vais culpabiliser!
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2009

Ne culpabilisez-pas car comme disait un malheureux connaisseur, : "être marié c'est avoir à deux des problèmes que l'on n'aurait pas eu seul" .

Écrit par : merlemocoeur | 15 juillet 2009

Pourquoi voulez-vous détendre l'atmosphère ?

Ecrit par : guy morel | 15 juillet 2009

Parce que les échanges Guy/Cadichon semblent quelque peu... tendus, dirons-nous.

Je trouve simplement les posts de cette dame outrecuidants - elle croit m'apprendre ce que je sais - et d'une sottise assez commune. Aucune tension là-dedans.

Écrit par : guy morel | 15 juillet 2009

Ne vous inquiétez pas, Merlemocoeur, je plaisantais! C'est vraiment un choix de ma part! Mais j'ai oublié les smilies!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2009

"Une femme décide de se marier à l’hôpital, juste après son accouchement ; mince, on croyait que la double peine avait été supprimée !!!"

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2009

Très exact, Cadichon. Mon père n'a pas refusé la Légion d'Honneur. Il a décliné l'offre qui lui était faite d'y être proposé. Même chose pour Catmano et les Palmes Académiques. On lui a proposé de la proposer et elle a répondu "non, merci", très poliment.

Ecrit par : dobolino | 15 juillet 2009

Oui, il faut, après proposition de votre nom, remplir un dossier circonstancié. Mon beau-père vient de remplir son dossier au titre militaire sur proposition d'un amiral. (Voir plus haut.)

Pour les Palmes Académiques, on ne vous demande pas toujours votre avis ! Moi, je n'ai rien demandé, on ne m'a rien demandé non plus et, à mon grand étonnement, elles me sont arrivées un jour (en 1998) par la poste, avec plusieurs lettres de félicitations : préfet, conseiller général, etc. Franchement, cela a été une grande surprise. Je ne sais pas, et n'ai jamais cherché, qui les a demandées pour moi, sans doute l'action culturelle de l'I. A. car j'ai beaucoup oeuvré pour la lecture et l'écriture en collège. Je n'en ai pas fait état dans mon établissement, il n'y a pas eu de remise officielle, je n'ai pas acheté l'insigne et cela ne m'a pas protégée des emmerdements quelque temps plus tard.
Il y a peu, plusieurs personnes voulaient me les remettre une seconde fois, ces palmes, alors que je ne suis pas spécialement bon teint. Je n'hésite pas à prendre la parole dans les assemblées ou les réunions avec les inspecteurs. J'ai eu droit à une inspection disciplinaire diligentée par mon principal chéri, il y a 6 ans. Pas marrant, pour le coup. Je ne le souhaite à personne. Comme quoi !
Le fait d'avoir cette "décoration" un peu surannée n'a rien changé à ma façon d'être et de penser. Je suis encore plus critique aujourd'hui sur l'évolution dse choses. Et je travaille encore plus, tout comme vous.

Mais la Légion d'honneur (juste une majuscule à "Légion"), c'est autre chose. Si on en est digne, il est honorable de l' accepter ou de la refuser. Dans ces deux cas, je me demande où réside le plus l'orgueil.

Écrit par : Marilyse | 15 juillet 2009

Du coup on la file à un tas de bonnes femmes qui n'ont rien fait de particulier, comme celle qui vient de l'avoir parce qu'elle a "accompagné" la vie d'un grand invalide. A ce titre là, toutes les femmes mariées à des hommes de plus de 50 ans devraient être décorées.

Ecrit par : Cadichon | 15 juillet 2009

Je vais encore être obligée de refuser un truc ?

Ça commence à devenir lassant ! J'ai autre chose à faire, moi ; par exemple, préparer le repas d'anniversaire de mon jules. Il y a quatorze ans qu'on me doit un truc et on ne m'avait rien dit !

Par la même occasion, bon anniversaire, Christophe ;O) !

Écrit par : catmano | 15 juillet 2009

"Etre marié, c'est avoir à deux des problèmes que l'on n'aurait pas eus seul."

Écrit par : Orthoprof médaillé de l'Ordre de la Sainte Orthographe | 15 juillet 2009

Catmano, l'ordre de la Légion d'honneur est essentiellement masculin. Quand il y aura davantage de femmes à l'avoir, on peut espérer qu'elles présenteront à leur tour d'autres femmes, non pas pour faire plaisir aux tenants de la discrimination positive mais comme un simple fait de justice. Voyez que tout espoir n'est pas perdu !
En attendant, ceux qui vous aiment ici et ailleurs sont légion.

Écrit par : Marilyse | 15 juillet 2009

Ecrit par : Orthoprof médaillé de l'Ordre de la Sainte Orthographe | 15 juillet 2009
OMOSO, ce sera plus court !
Omoso ergo sum.

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2009

"Etre marié, c'est avoir à deux des problèmes que l'on n'aurait pas eus seul."
Ecrit par : Orthoprof médaillé de l'Ordre de la Sainte Orthographe | 15 juillet 2009

Vous vouliez sans doute écrire : Etre mariéeE, c'est avoir à deux des problèmes que l'on n'aurait pas eus seulE.

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2009

Discrimination négative : Alors maintenant Ségo ne se contente plus de demander pardon, elle censure ?

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2009

"Quand on vit au milieu des rose(tt)es, on en prend malgré soi le parfum."

Proverbe russe

Écrit par : Marilyse | 15 juillet 2009

"Etre marié, c'est avoir à deux des problèmes que l'on n'aurait pas eus seul."

Ecrit par : Orthoprof médaillé de l'Ordre de la Sainte Orthographe | 15 juillet 2009

Vous vouliez sans doute écrire : "Etre mariéeE, c'est avoir à deux des problèmes que l'on n'aurait pas eus seulE."

Ecrit par : nicolas | 15 juillet 2009

Point du tout. Cette citation de merlemocoeur, plaisanterie mysogine, ne s'entend qu'au masculin !

Écrit par : OMOSO | 15 juillet 2009

Salut à toutes et à tous…
Je n'ai pas répondu au flot de messages de félicitations parce que je n'étais pas là.
Si d'aucuns veulent une mise au point — mais je ne répèterais pas :
- C'est Morel qui m'a mis au courant, pour la Légion d'honneur.
- J'en avais parlé à Darcos il y a quelques moi!s, pour des raisons personnelles et familiales qui ne regardent personne.
- J'ignorais totalement qu'il y avait donné suite.
- Et comment que je vais l'accepter !
- Morel, et quelques autres, ça sert à quoi de rester planté sur son rocher avec à la bouche le sarcasme de l'homme à qui on ne la fait pas ? ça sert à quoi, quand on veut, en même temps, discuter avec le ministère, obtenir des subventions, continuer à grignoter ce qui a été mis en place pendant quarante ans ? Vous reprochez à Darcos de ne rien avoir fait au niveau du collège ? Il a fait, je crois, le maximum de ce qu'il pouvait dans le temps qui lui était imparti — par exemple en modifiant les programmes, ce qui a permis à une amie du GRIP de faire un excellent manuel de Sixième, et en supprimant définitivement la notion de séquence, qui faisait hurler tant de monde. Il a repris complètement les programmes du Primaire, peut-être pas autant que le GRIP l'aurait voulu, mais c'était déjà quelque chose — assez pour que les pédagos sortent du bois en hurlant. La suppression des cours le samedi était une connerie, et je ne me suis pas privé de le lui dire. Idem pour la réforme du lycée — et il y a eu sur ce blog assez de Notes incendiaires à ce sujet. Que nous soyons restés en bons termes malgré ça prouve assez son ouverture d'esprit.
Fin de la justification. Et arrêtez de jouer au stylite — sinon la colonne va vous rentrer dans le cul.
JPB

Écrit par : brighelli | 15 juillet 2009

Rosette, ou pas rosette, tant que Jean-Paul continue à formidablement bien cuisiner, à bien boire bien et bien faire ce qu'il sait faire, c'est le principal!

Écrit par : Pendariès | 15 juillet 2009

Moi, ça m'a donné une de ses envies de Rosette de Lyon, toutes vos histoires !
Y'a personne qui habite là-bas et qui pourrait m'en envoyer ?

Écrit par : dobolino | 15 juillet 2009

mysogine, ne s'entend qu'au masculin !

Ecrit par : OMOSO | 15 juillet 2009

et ne s'écrit pas mysogine mais misogyne, OMOSO !

Écrit par : orthoproflefaux | 15 juillet 2009

C'est clair non ? Il y en a qui ont besoin de latex pour bien baiser - voir Edouard Stern - et il y en a d'autres qui ont besoin d'un bout de ruban rouge ...

Écrit par : iPidiblue histoire de rubans | 15 juillet 2009

et ipidiblue, il a besoin de quoi pour juste baiser?

Écrit par : Pendariès | 15 juillet 2009

Eh ! Pendariès tu es beau garçon ?

Écrit par : iPidiblue histoire de rubans | 15 juillet 2009

Il l'est suffisamment.
Mais il est loin. En attendant, il va falloir en revenir aux boules de geisha, mon cher…

Écrit par : Abraxas | 15 juillet 2009

mysogine, ne s'entend qu'au masculin !

Ecrit par : OMOSO | 15 juillet 2009

et ne s'écrit pas mysogine mais misogyne, OMOSO !

Ecrit par : orthoproflefaux | 15 juillet 2009

Quelle horreur ! Tel est pris qui croyait prendre !
"gunê" : cherchez la femme !

Écrit par : OMOSO | 15 juillet 2009

Jouer tout seul je ne suis pas sûr alors qu'on puisse user du terme baiser !

Écrit par : iPidiblue histoire de ruts | 15 juillet 2009

Rosette, ou pas rosette, tant que Jean-Paul continue à formidablement bien cuisiner, à bien boire bien et bien faire ce qu'il sait faire, c'est le principal!

Ecrit par : Pendariès | 15 juillet 2009

Là, il faut nous en dire un peu plus! Seriez-vous dans le secret des déesses??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2009

Christophe, "dans le secret des déesses" : c'est beau comme du Jean-Louis Murat...

Écrit par : Marilyse | 15 juillet 2009

Ah, non, pas lui... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2009

Là, il faut nous en dire un peu plus! Seriez-vous dans le secret des déesses??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2009

Une seule suffit; et elle est d'un roux flamboyant!

Tiens, on m'a dit hier au soir, avant le concert d'Indochine, qu'on fait prendre à un gosse sur trois du Ritanol (si je me souviens bien; c'est le médoc qui calme les enfants, non?); c'est à la mode, quoi...

Ipidiblue, mon carnet de bal québécois est plein; quant à mon carnet français, j'y penserai en France.

Écrit par : Pendariès | 15 juillet 2009

Ah, non, pas lui... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2009

J'en étais sûre ! :-))

Écrit par : Marilyse | 15 juillet 2009

"Tiens, on m'a dit hier au soir, avant le concert d'Indochine, qu'on fait prendre à un gosse sur trois du Ritanol"

Ecrit par : Pendariès | 15 juillet 2009

Avant un concert d'"Indochine", les boules Quiès me semblent plus appropriées que le Ritanol mais, moi, ce que j'en dis... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2009

"J'en étais sûre ! :-))"

Ecrit par : Marilyse | 15 juillet 2009

Je vois que vous commencez à cerner mes goûts!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2009

Je suis persuadé que l'efficacité du système éducatif n'est pas une affaire de moyens, mais d'état d'esprit.

Ecrit par : Jean | 15 juillet 2009

Et c'est là que vous cassez la baraque aux syndicats qui ne cessent de réclamer toujours plus de moyens, tout en défendant, pour la majorité d'entre eux, le pédagogisme, c'est-à-dire l'idéologie qui plombe l'état d'esprit (et des tas d'esprits), l'idéologie qui a conduit à la fabrique du crétin et transformé l'école en pétaudière. Toujours moins de fond (pour plus d'égalité des chances et moins d'élitisme) et toujours plus de forme (le pédocentrisme étant le principe axial de tout enseignement, sa raison et sa fin).
Petit bémol : l'idée d'avoir plus de moyens se défend par rapport à une classe surchargée, sauf si elle l'est de bons éléments ou, plus simplement, d'élèves bien élevés. Et encore...

Sans transition, la métaphore finale de Brighelli est une sacrée botte de Nevers. Et bien que ne me sentant pas visé, j'ai failli vérifier sur quoi j'étais juché.

Écrit par : Magister | 15 juillet 2009

"l'idée d'avoir plus de moyens se défend par rapport à une classe surchargée, sauf si elle l'est de bons éléments ou, plus simplement, d'élèves bien élevés. Et encore..."

Ecrit par : Magister | 15 juillet 2009

Si, si!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2009

Fin de la justification. Et arrêtez de jouer au stylite — sinon la colonne va vous rentrer dans le cul.
JPB

Stylitite, un synonyme du Dard C'os?

Écrit par : merlemocoeur | 15 juillet 2009

Comme JPB, je n'étais pas là...

Guy Morel demande des choses sur Jacotot. Réponse rapide parce qu'il faut que je lui réponde aussi sur la formation des maîtres du primaire, à lui et à d'autres (Nicolas, Christophe...).

C'est Rancière qui a remis à la mode Jacotot en publiant en 1987 "Le maître ignorant". Faut se rappeler le contexte. Milner avait publié "De l'école" en 1984. On était au début de cette polémique absurde entre "démocrates" et "républicains". Milner et Rancière sont deux anciens compagnons d'armes de l'UJCml et de la Gauche prolétarienne, deux anciens maos donc. Mais dans les années 80, les ponts sont rompus. Milner est accusé de défendre des thèses "républicaines" (en fait communistes). Rancière prétend défendre des thèses communistes (en fait anarchistes).

La polémique concerne tous les aspects de la philosophie politique. La question de l'école aussi, mais parmi d'autres. Rancière a depuis très longtemps un goût pour l'archive du mouvement ouvrier (après la dissolution des maos, il crée la revue "Révoltes logiques", dont il emprunte le titre à Rimbaud). Pour contrer Milner, il ressuscite la figure de Joseph Jacotot.

(Les anciens maos, ceux qui restent - Badiou, Rancière, Milner, etc - ont récemment décidé de se revoir et de discuter philosophiquement de leurs divergences. Mais l'histoire que je raconte est très antérieure)

Jacotot a 19 ans en 1789, devient secrétaire du Ministre de la guerre sous la Convention puis substitut de directeur de l'Ecole polytechnique. Il enseigne les mathématiques et les langues anciennes à Dijon. Le retour des Bourbons le force à l'exil.

En 1818, il est à l'Université de Louvain, chargé d'enseigner le français à ses étudiants. Mais il ne parle pas lui-même hollandais. Il leur donne une édition bilingue du Télémaque de Fénelon et leur demande d'apprendre par coeur le texte français en s'aidant de la traduction. A la fin de l'expérience, ses étudiants sont capables de lire et d'écrire le français.Ils l'ont appris tout seuls, conclut Jacotot, qui est alors saisi d'une illumination : il a enseigné quelque chose à ses étudiants sans rien leur communiquer de sa science. On peut donc enseigner ce qu'on ignore. Le chemin de l'émancipation (Jacotot est un théoricien de l'émancipation) ne passe pas par l'instruction (qui a toujours un petit côté militaire).

Utiliser la figure de Jacotot dans le débat sur l'école aujourd'hui témoigne de la mauvaise foi de Rancière. Jacotot était un homme fort instruit et ses étudiants aussi. Pas de cancres en 1818 à l'Université de Louvain. Maîtrisant le latin et le grec et capables d'apprendre par coeur (horribile dictu) le Télémaque, ils pouvaient sans doute arriver tout seuls à un assez bon niveau en français. Après tout, c'est ainsi que Dumézil a appris des dizaines de langues indo-européennes. Le rôle de Jacotot en la circonstance est proche de ce qu'on appellerait aujourd'hui un "coach" et en aucun cas celui d'un professeur ignorant s'adressant à des élèves ignorants, qui découvriraient par eux-mêmes l'orthographe, la grammaire, les mathématiques et... le hollandais. La mauvaise foi de Rancière s'explique par les relations tendues entre anciens maos dans les années 80, ce pourquoi j'ai voulu rappeler rapidement le contexte. Pour Meirieu, ce ne doit même pas être de la mauvaise foi. Le brave homme doit être vraiment persuadé que des analphabètes peuvent apprendre quelque chose à condition d'avoir un maître ignorant.

Je suppose que Guy Morel doit savoir tout ça puisque ses questions ne sont jamais des questions. Mais ce message est peut-être utile à d'autres.

Écrit par : Pedro Cordoba | 15 juillet 2009

Stylite, j'en bégaye devant ces métaphores niqueuses.

Écrit par : merlemocoeur | 15 juillet 2009

"Le rôle de Jacotot en la circonstance est proche de ce qu'on appellerait aujourd'hui un "coach" et en aucun cas celui d'un professeur ignorant s'adressant à des élèves ignorants, qui découvriraient par eux-mêmes l'orthographe, la grammaire, les mathématiques et... le hollandais."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 juillet 2009

Sous entendu, un "coach" serait par essence quelqu'un qui n'est pas ignorant? Simple question.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2009

Tiens, on m'a dit hier au soir, avant le concert d'Indochine, qu'on fait prendre à un gosse sur trois du Ritanol (si je me souviens bien; c'est le médoc qui calme les enfants, non?); c'est à la mode, quoi...

Ecrit par : Pendariès | 15 juillet 2009

De la Ritaline, ou du Concerta.

Écrit par : catmano | 15 juillet 2009

Là, il faut nous en dire un peu plus! Seriez-vous dans le secret des déesses??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2009

Une seule suffit; et elle est d'un roux flamboyant!



Ecrit par : Pendariès | 15 juillet 2009
J'aurais dit plutôt d'un blond vénitien ? Un petit Boticelli personnel ?

Écrit par : dobolino | 15 juillet 2009

Sans transition, la métaphore finale de Brighelli est une sacrée botte de Nevers. Et bien que ne me sentant pas visé, j'ai failli vérifier sur quoi j'étais juché.

Ecrit par : Magister | 15 juillet 2009
Bof ! Moi, qui suis adepte de l'enculage, ne me suis pas plus que ça sentie visée.
Bonne nuit à tous.

Écrit par : dobolino | 15 juillet 2009

Je suppose que Guy Morel doit savoir tout ça puisque ses questions ne sont jamais des questions. Mais ce message est peut-être utile à d'autres.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 juillet 2009

J'ai beau me torturer la cervelle, je ne vois absolument pas quelle question te poser. Surtout pas sur Jacotot.
C'est dommage, mais c'est comme cela.
Peut-être pourrais-tu te mettre à l'étude des questions relatives à l'enseignement maternelle et primaire; et peut-être y aurait-il alors des choses utiles à dire.

Écrit par : guy morel | 15 juillet 2009

Fin de la justification. Et arrêtez de jouer au stylite — sinon la colonne va vous rentrer dans le cul.
JPB
Ecrit par : brighelli | 15 juillet 2009

Serait-ce à dire que nous pouvons nous mettre la subvention du ministère dans "le cul" ?

Écrit par : guy morel | 15 juillet 2009

Toujours cette fameuse carte scolaire, qui mériterait d'être durcie au lieu d'être assouplie. Lorsque je vois le nombre de détournement de carte scolaire que nous avons (à juste titre vu la chaos qu'il peut régner au sein de mon établissement), ce n'est pas ainsi que les choses iront en s'arrangeant, bien au contraire ...

Écrit par : Proald | 15 juillet 2009

(Les anciens maos, ceux qui restent - Badiou, Rancière, Milner, etc - ont récemment décidé de se revoir et de discuter philosophiquement de leurs divergences.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 juillet 2009

C'est une grande nouvelle.

Écrit par : guy morel | 15 juillet 2009

l'orthographe, la grammaire, les mathématiques
Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 juillet 2009

Tu as à nous dire quoi à ce sujet ; je veux dire l'enseignement de l'orthographe, de la grammaire, des mathématiques ?
Tiens, la numération en GS. Ou la division au CP. Ou l'écriture-lecture en GS-CP.

Écrit par : guy morel | 15 juillet 2009

C'est Rancière qui a remis à la mode Jacotot en publiant en 1987 "Le maître ignorant". Faut se rappeler le contexte. Milner avait publié "De l'école" en 1984. On était au début de cette polémique absurde entre "démocrates" et "républicains". Milner et Rancière sont deux anciens compagnons d'armes de l'UJCml et de la Gauche prolétarienne, deux anciens maos donc. Mais dans les années 80, les ponts sont rompus. Milner est accusé de défendre des thèses "républicaines" (en fait communistes). Rancière prétend défendre des thèses communistes (en fait anarchistes).
Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 juillet 2009

Encore d'autres grandes informations. J'en suis ébaubi. Pour parle sérieusement, peux-tu rappeler ta position ce jour où au ministère il devait être question des programmes de maternelle et où il n'en fut surtout pas question ?

Écrit par : guy morel | 15 juillet 2009

Milner et Rancière sont deux anciens compagnons d'armes de l'UJCml
Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 juillet 2009

C'est pas plutôt l'UJC(ml) ?

Écrit par : joi d'amor | 15 juillet 2009

"La polémique concerne tous les aspects de la philosophie politique."
Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 juillet 2009

Je dois avouer mon incompétence totale dans ce domaine. N'ayant pas fait d'études sur cette matière, je laisse donc le champ aux spécialistes comme toi.
Donc quels sont ces aspects de la philosophie politique ?

Écrit par : guy morel | 15 juillet 2009

Guy, la question des subventions suppose que quelques-un(e)s conserve de bonnes relations avec le ministère. Quitte à se faire draguer par tel ou tel dir'cab… Principe de Lorenzaccio.
JPB

Écrit par : brighelli | 15 juillet 2009

(Les anciens maos, ceux qui restent - Badiou, Rancière, Milner, etc - ont récemment décidé de se revoir et de discuter philosophiquement de leurs divergences.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 juillet 2009

C'est une grande nouvelle.

Ecrit par : guy morel | 15 juillet 2009

Oui, et Gluksman est dans le lot ?

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2009

la question des subventions suppose que quelques-un(e)s conserve de bonnes relations avec le ministère. Ecrit par : brighelli | 15 juillet 2009

Les fautes ne sont pas légion, mais tout de même ...
quelques-un(e)s conservent, ne vous en déplaise, cher récipiendaire...

Écrit par : orthoproflefaux | 15 juillet 2009

C'est pas plutôt l'UJC(ml) ?
Ecrit par : joi d'amor | 15 juillet 2009

Il me semble bien que si. Du rôle des parenthèses dans la lutte...

Écrit par : orthoproflefaux | 15 juillet 2009

Capté sur l'une des chaînes que n'épargne pas mon zapping fou et que je ne saurais citer, le fait que la première université française classée l'est au 13ème rang. La bonne nouvelle c'est que les grandes écoles sont très compétitives au plan international. Ouf. Rien que l'on ne sache déjà mais quel enseignement va-t-on en tirer en haut lieu ? Supprimer les classes prépa ?

Écrit par : nicolas | 15 juillet 2009

les grandes écoles sont très compétitives au plan international.
quel enseignement va-t-on en tirer en haut lieu ?
Ecrit par : nicolas | 15 juillet 2009

Qu'il faut étendre la compétition aux petites écoles.

Écrit par : joi d'amor | 15 juillet 2009

Intéressantes les réactions (dans le corps de l'article et dans les commentaires) à la nouvelle du taux de réussite au bac... le vent tourne, non ?

http://www.liberation.fr/societe/0101579909-taux-de-reussite-record-au-bac-bonne-nouvelle

Écrit par : sanjuro | 15 juillet 2009

Retenez-le sinon notre néo-Lorenzaccio va poignarder Luc Chatel !

Écrit par : iPidiblue histoire de poignard | 16 juillet 2009

"A ce titre là, toutes les femmes mariées à des hommes de plus de 50 ans devraient être décorées."
Ecrit par : Cadichon | 15 juillet 2009
Cadichon, vous dites ça parce que vous avez une envie inextinguible de décoration?
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juillet 2009

Ho-là que non, je dis cela parce que j'ai découvert cette histoire idiote de parité quand je suis intervenue pour faire décorer diverses personnes de mon secteur. Pour les femmes, aucun problème, pour les hommes beaucoup plus coton, malgré des cursus impressionnants dans tous les cas.

J'ai été écoeurée aussi par le procès d'intention fait à JPB par certains et suis de l'avis de Jean, cette croix ne marque pas de sa part un signe d'allégeance à quelque pouvoir en place mais un changement de direction du vent qu'il faut au contraire applaudir. C'est bien la gauche qui avait décoré l'abject Mérieu: asinus, asinum.

Dans le cas de JPB, c'est la droite qui décore un homme de gauche. Cela a quand même plus de gueule. Le ruban rouge en a aussi plus que le bleu.

On pourrait presque dire qu'il le reçoit à titre militaire, car c'est bien le combat qu'il livre contre les fossoyeurs de l'école qui est ainsi récompensé.

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Merci à P. Cordoba pour cette magistrale mise au point de la généalogie ( je devrais dire le pédigrée) du pédagogisme, avec sa note sur ce Jacotot, qui ne dépare pas la collection.

Et de nous rappeler ces sempiternels règlements de comptes entre survivants (vétérans) de groupuscules et autres ligues dissoutes. Vraiment ringard tout cela. Pas étonnant que la gauche ait complètement perdu le nord (pas encore le département, sinon j'aurais mis une majuscule). Elle est sans gouvernail, sans boussole et n'a pas de carte non plus.
Elle s'est vraiment tiré dans le pied et récolte ce qu'elle a semé, en foutant l'école en l'air et en glorifiant des types comme Baudelot et Establet qui font encore recette avec leurs âneries, les mêmes depuis plus de 30 ans. Dire qu'il y a encore des gens pour citer leur dernier poulet comme parole d'évangile. On n'est pas sortis de l'auberge.

Et comme ce "Meirieu....(qui) doit être vraiment persuadé que des analphabètes peuvent apprendre quelque chose à condition d'avoir un maître ignorant".(bien dit, Mr C)
Le même genre de postulat insane a présidé à l'imposition de la globale, méthode inventée pour des sourds-muets, par des idéologues de gauche partant du principe que les gosses de pauvres sont des handicapés du bulbe, et qu'ils ne peuvent pas apprendre à lire et écrire comme les gosses de riches. Le B.A. BA serait trop sophistiqué pour eux!

Du coup ces abrutis ont cantonné ceux qui avaient le plus besoin d'instruction dans l'ignorance, en prétendant faire du "social". L'enfer est pavé des meilleures intentions, quand la connerie mène la danse.

Écrit par : Cadichon | 16 juillet 2009

Intéressantes les réactions (dans le corps de l'article et dans les commentaires) à la nouvelle du taux de réussite au bac... le vent tourne, non ?

Ecrit par : sanjuro | 15 juillet 2009

Oui, on entend grincer la girouette... Mais qu'à cela ne tienne, rendre au bac ses lettres de noblesse est devenu politiquement impensable. Il faudrait d'abord pour cela remettre du contenu dans les programmes et du nerf dans les pratiques, ce qui reviendrait à augmenter l'échec scolaire et donc à embarrasser les uns et les autres. On ne sait déjà plus que faire des masses de diplômés. C'est un noeud gordien. Redonner du sens au bac et donc, en amont, aux études élémentaires et secondaires, dans une société dévoyée, tient de la quadrature du cercle. Tenez, les députés viennent de voter la loi sur le travail dominical, une nouvelle boîte de Pandore, dont on sait qu'elle mettra encore plus à mal la vie de famille, une structure foncière, essentielle. Redonner du sens au bac, c'est se recentrer sur de vraies études. Oui, mais comment, dans une société désaxée, globalement centrifuge ?
Certes, le vent tourne, mais en rond. Ainsi, sommes-nous en train de réaliser le mythe de l'Ourouboros, le fatum logique d'un système d'évolution refermé sur lui-même.

Écrit par : Magister | 16 juillet 2009

relevé dans l'article de Libé, posté par sanjuro, ce morceau d'anthologie:
«Plus le bac, qui est, il faut le rappeler, un diplôme de l'enseignement supérieur, perdra de sa valeur, plus la tentation sera forte pour les universités de mettre en place un barrage durant le cursus, du type numerus clausus en fin de première année de médecine. Avec pour corollaire la création d'inégalités sociales fortes, sur le modèle anglo-saxon.»

La paille et la poutre!

A force de se gargariser de formules on perd tout contact avec la réalité et quand on a un système éducatif qui parque les plus défavorisés dans l'échec dès le CP, on garde profil bas.


Le bac perd sa valeur depuis des lunes et c'est le résultat sans surprise d'une école fusillée, trafiquée à la sauce égalitariste, qui a creusé comme jamais les inégalités sociales. Les mêmes qui ont soutenu cette politique pour des raisons idéologiques au motif elle faisait de l'école un outil d'ingénierie sociale (elle devait égaliser la société) viennent chialer maintenant qu'elle creuse les inégalités. Or elle ne pouvait rien faire d'autre.
C'est ce que j'appelle se tirer dans les pieds, ou jouer les pompiers pyromanes. C'est aussi refuser d'assumer la responsabilité du désastre, interdisant toute sortie de crise.
Libé est exemplaire sur ce plan, mais en bonne compagnie.

Écrit par : Cadichon | 16 juillet 2009

Dire qu'il y a encore des gens pour citer leur dernier poulet comme parole d'évangile. On n'est pas sortis de l'auberge.

Ecrit par : Cadichon | 16 juillet 2009

Elle a tout compris celle-là ! :-)

Écrit par : kévin | 16 juillet 2009

"la question des subventions suppose que quelques-un(e)s conserve de bonnes relations avec le ministère. Ecrit par : brighelli | 15 juillet 2009

Les fautes ne sont pas légion, mais tout de même ...
quelques-un(e)s conservent, ne vous en déplaise, cher récipiendaire...
Ecrit par : orthoproflefaux

Peccavi, pater optime ! J'ai accordé selon le sens : en fait, le quelqu'une est tellement singulière…

L'article de Libé dit une chose et une autre en même temps. Le même jour, le Figaro sortait deux articles sur le même sujet. Avec en prime une interview de Pitte qui enfonce le clou assez intelligemment :
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/07/15/01016-20090715ARTFIG00272-j-r-pitte-un-certificat-de-fin-d-etudes-un-peu-bidon-.php
Quand je pense que nous disions la même chose, les uns et les autres, il y a bientôt deux mois…
Magister, vous comprenez bien que votre souhait de redonner du sens au Bac va contre le sens de l'Histoire. On peut réformer les programmes (mais pour faire arriver une nouvelle génération au Bac, cela prendra le temps d'une génération…), on ne peut pas d'un coup redresser la barre avec les élèves qui nous arrivent en Première / Terminale. Le Bac que nous avons connu est derrière nous. Et nous allons vers des temps troublés.
JPB

Écrit par : brighelli | 16 juillet 2009

Guy Morel écrivait :

"Tiens, Jacotot. Serait-ce trop demander aux honorables correspondants de ce blog de dire quelques mots de Jacotot. Des mots qui soient autres que " ce dérangé de Jacotot" de Marc Le Bris. Ce serait combattre Meirieu autrement que par des anathèmes et des vitupérations."

J'essaie de répondre. Voici sa réponse à ma réponse :

"J'ai beau me torturer la cervelle, je ne vois absolument pas quelle question te poser. Surtout pas sur Jacotot.
C'est dommage, mais c'est comme cela."

Comprenne qui pourra... Et Guy Morel ajoute, en bon obsessionnel :

"Peut-être pourrais-tu te mettre à l'étude des questions relatives à l'enseignement maternelle et primaire; et peut-être y aurait-il alors des choses utiles à dire."

--- Je ne me mettrai jamais à l'étude de ces questions. Pour deux raisons très simples :

1. Je n'ai aucune pratique de ce type d'enseignement et celui qui n'a pas de pratique n'a pas droit à la parole (citation de Mao légèrement adaptée à la circonstance)

2. Il y a de la place pour tout le monde et je pense (ou j'espère) que le GRIP fait cela très bien. On ne peut pas s'occuper de tout. Je me consacre essentiellement - depuis de nombreuses années - à la question de la formation des maîtres. Je me consacre aussi (affaire de goût et de compétences) à l'histoire et la sociologie de l'école. C'est au moins aussi "utile" que les questions liées à l'enseignement de la grammaire : cela me permet, entre autres choses, de ne pas confondre le passé et le présent et d'éclater de rire quand je lis tes propositions sur la formation des maîtres du primaire.

A part ça, les correcteurs ont raison : on écrit (écrivait) UJC (ml)

Écrit par : Pedro Cordoba | 16 juillet 2009

Les anciens maos, ceux qui restent - Badiou, Rancière, Milner, etc - ont récemment décidé de se revoir et de discuter philosophiquement de leurs divergences.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 juillet 2009

C'est une grande nouvelle.

Ecrit par : guy morel | 15 juillet 2009

Oui, et Gluksman est dans le lot ?

Ecrit par : nicolas | 15 juillet 2009

Gluksman n'est pas dans le lot. Et la nouvelle est au moins aussi intéressante que le retour de Robert Hue du pays des morts-vivants ou celui du fantôme de Buisson dans les caves du GRIP. Tous les gens dont je parle (et d'autres comme Jean-Luc Nancy) ont encore des choses à dire sur lee monde d'aujourd'hui.

Écrit par : Pedro Cordoba | 16 juillet 2009

« Le plus vieux candidat au bac, 79 ans, a été recalé ! »
sanjuro | 15 juillet 2009
79 ans dont 25 d'armée : ceci explique sans doute cela.

« pour bien baiser [...] il y en a d'autres qui ont besoin d'un bout de ruban rouge... »
iPidiblue | 15 juillet 2009
La boutonnière est la braguette des vieux.

Écrit par : Tailleboudin | 16 juillet 2009

(et d'autres comme Jean-Luc Nancy) ont encore des choses à dire sur lee monde d'aujourd'hui.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 16 juillet 2009

S'ils les disent comme Bruce, leur retour ne s'impose peut-être pas...

Écrit par : orthoproflefaux | 16 juillet 2009

C'est Rancière qui a remis à la mode Jacotot en publiant en 1987 "Le maître ignorant". Faut se rappeler le contexte. Milner avait publié "De l'école" en 1984. On était au début de cette polémique absurde entre "démocrates" et "républicains". Milner et Rancière sont deux anciens compagnons d'armes de l'UJCml et de la Gauche prolétarienne, deux anciens maos donc. Mais dans les années 80, les ponts sont rompus. Milner est accusé de défendre des thèses "républicaines" (en fait communistes). Rancière prétend défendre des thèses communistes (en fait anarchistes).
Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 juillet 2009

Encore d'autres grandes informations. J'en suis ébaubi. Pour parle sérieusement, peux-tu rappeler ta position ce jour où au ministère il devait être question des programmes de maternelle et où il n'en fut surtout pas question ?

Ecrit par : guy morel | 15 juillet 2009

- J'en avais rien à foutre. Reconstruire l'Ecole avait décidé de laisser la parole sur ces questions au GRIP et à la Troisième Voie. Si vous vous l'êtes fait couper (la parole, je veux dire), vous n'avez qu'à vous en prendre à vous-mêmes (delord et toi). Et si vous aviez été moins sectaires, ces réunions auraient pu continuer et aborder la question de la formation des maîtres où j'avais des choses à dire. Peut-être même que le ministère n'aurait pas fait autant de conneries par la suite

Écrit par : Pedro Cordoba | 16 juillet 2009

PC et GM vos règlements de compte sentent la GP.

Gluksman n'est pas dans le lot. Ecrit par : Pedro Cordoba | 16 juillet 2009
C'est sans doute parce qu'il n'a pas grand-chose d'intéressant à dire sur le monde tel qu'il est. Grand retourneur de veste devant l'Eternel, tout de même...
Qu'en est-il de notre Finky national et de son compère Bruckner ? Certes ils n'étaient pas mao. Ont-ils fini de sangloter sur l'homme blanc ?

Écrit par : nicolas | 16 juillet 2009

ça sent plutôt les rapports entre maos et révisos.

Je n'ai aucun rapport avec Finky et Bruckner, qui comme vous le dites n'étaient pas maos. Mais je crois savoir que Finky continue de sangloter sur l'école. Quant à l'autre, aucune nouvelle

Écrit par : Pedro Cordoba | 16 juillet 2009

Avec en prime une interview de Pitte qui enfonce le clou assez intelligemment. Ecrit par : brighelli | 16 juillet 2009

"C'est plutôt un certificat de fin d'études un peu bidon, un diplôme de complaisance." Jean-Robert Pitte

Oups ! Ce n'est pas enfoncer le clou, c'est crucifier...

Écrit par : nicolas | 16 juillet 2009

@proald : sympa, votre blog. Encore un petit effort pour l'orthographe et ce sera un plaisir de vous lire. Mais vous n'êtes pas si démotivé que ça, allons...

Écrit par : orthoproflefaux | 16 juillet 2009

Pedro, serez-vous sur Paris au cours de la deuxième quinzaine d'août? (Vous pouvez me répondre par courriel: chpointsibilleatwanadoopointfr

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juillet 2009

on ne peut pas d'un coup redresser la barre avec les élèves qui nous arrivent en Première / Terminale. Le Bac que nous avons connu est derrière nous. Et nous allons vers des temps troublés.
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 juillet 2009

Désolé d'apprendre que des temps troublés nous attendent, mais on peut d'un coup :
- arrêter les consignes de mansuétude (« éviter les notes humiliantes » disait-on sur ma feuille de consignes en lettres cette année !)
- faire concevoir des sujets honnêtes, sans préchi-précha (en français) et correspondant aux activités réellement mises en place par la majorité des professeurs

Une campagne de réunion des IPR avec menaces explicites sur leurs carrières devrait les amener à capter le vent nouveau, j'en suis sûr...

Écrit par : sanjuro | 16 juillet 2009

Une campagne de réunion des IPR avec menaces explicites sur leurs carrières devrait les amener à capter le vent nouveau, j'en suis sûr...

Ecrit par : sanjuro | 16 juillet 2009

Mais pour qu'on en soit arrivé là où on est, vous pensez que les mêmes menaces ont été utilisées ou que les ipr étaient tout pétris de convictions ?

Écrit par : nicolas | 16 juillet 2009

Mais pour qu'on en soit arrivé là où on est, vous pensez que les mêmes menaces ont été utilisées ou que les ipr étaient tout pétris de convictions ?

Ecrit par : nicolas | 16 juillet 2009

Justement, ce qui a marché dans un sens doit marcher dans l'autre ! Entendons-nous, je pense que l'on s'honore en ne recourant pas à l'argument d'autorité, et que le mieux serait de convaincre de la validité de nos thèses, quitte à faire des compromis. Mais je répondais à l'argument qui consiste à dire qu'on ne peut pas rectifier le tir à courte échéance : il me semble (de mon petit point de vue d'homme de terrain) que c'est faux. Si on intervient sur la question des sujets d'examen, et qu'on rend public les changements qu'on apporte, il y a possibilité de rendre le bac 2010 moins calamiteux.

Écrit par : sanjuro | 16 juillet 2009

@Pedro Cordoba : Avez-vous lu Ils ont tué Pierre Overney de Morgan Sportès - Grasset ?

@Sanjuro : Vous avez sans doute raison, il faut bien commencer quelque part. Mais tous ces inspecteurs du primaire comme du secondaire, alors qu'ils n'ont pas tous tété le sein pédagol pendant leur formation initiale ou professionnelle, en constatant la chute, n'ont-ils pas tiré les diverses sonnettes d'alarme ? N'a-t-on affaire qu'à des courroies de transmission bien dociles ?

Écrit par : nicolas | 16 juillet 2009

N'a-t-on affaire qu'à des courroies de transmission bien dociles ?

Ecrit par : nicolas | 16 juillet 2009

Chez les IPR, d'après ce que j'ai constaté moi-même et entendu dire par des collègues, oui à 99% ! Les IG semblent moins touchés, mais j'en ai vu des gratinés !

Écrit par : sanjuro | 16 juillet 2009

Y a-t-il un inspecteur dans la salle ?

Si quelqu'un connaît UN IPR sensible aux thèses développées sur ce blog, qu'il le dise, et je réviserai mon jugement...

Écrit par : sanjuro | 16 juillet 2009

@Pedro Cordoba : Avez-vous lu Ils ont tué Pierre Overney de Morgan Sportès - Grasset ?

-- Non, j'ai peu de sympathie pour les renégats et fouilleurs de merde. Il se peut néanmoins qu'il y ait un certain nombre de vérités. Comment n'y aurait-il pas eu de dérives et de choses peu ragoutantes dans un groupe aussi radical dans la pensée et dans l'action? Mais on trouverait sans doute encore plus de saloperies dans les écuries d'Augias du PC et du PS sans même parler de l'UMP...

J'ai lu en revanche Le jour où mon père s'est tu de Virginie Linhart, que je recommande ainsi que L'établi (de Robert, son père précisément) pour ceux et celles qui ne l'auraient pas encore lu. La pureté, la limpidité de ce texte, seulement comparable à L'étranger de Camus, sont encore plus frappants lorsqu'on sait ce que Linhart avait souffert à cette époque, y compris bien sûr de la part de ses petits camarades.

Écrit par : Pedro Cordoba | 16 juillet 2009

Morgan Sportès, je le connais surtout pour des fictions. "Je t'aime je te tue" était déjà très drôle. "Rue du Japon Paris" est un beau roman.

Sanjuro, le recrutement par "entretien" des IPR fait que le corps presque tut entier est saturé de thèses nocives, enseignées par les quatre ou cinq IG qui font la loi depuis les années 97-2000. Il n'y a rien à sauver du système secondaire : on ne peut pas se (re)mettre à noter sévèrement, ça n'aurait pas de sens — et que ferait-on des 60% de redoublants en Terminale ? Où les mettrait-on ? Avec quels profs ?
C'est comme si vous me disiez de soigner brutalement tout le monde. Où diable trouverions-nous des toubibs, nous qui en importons d'urgence (c'est le cas de le dire) des quatre coins du monde…
Quant à la déclaration de Pitte… C'est la reprise des propositions de bonnetdane du mois dernier.
JPB

Écrit par : brighelli | 16 juillet 2009

4 ou 5 IG seulement ? Qu'on leur envoie Lorenzaccio ...

Écrit par : iPidiblue histoire corse | 16 juillet 2009

La discussion du droit d'assassiner un inspecteur général dont les crimes et les iniquités crient vengeance, le meurtre même du fonctionnaire d'autorité par un de ces professeurs inspectés, type de dégradation et d'abrutissement, paraissent un spectacle dangereux à montrer au public.

Avis à la population enseignante ...

Écrit par : iPidiblue et l'avis du professeur Pinard expert en crime politique | 16 juillet 2009

J'ai été écoeurée aussi par le procès d'intention fait à JPB par certains et suis de l'avis de Jean, cette croix ne marque pas de sa part un signe d'allégeance à quelque pouvoir en place mais un changement de direction du vent qu'il faut au contraire applaudir. C'est bien la gauche qui avait décoré l'abject Mérieu: asinus, asinum.

On pourrait presque dire qu'il le reçoit à titre militaire, car c'est bien le combat qu'il livre contre les fossoyeurs de l'école qui est ainsi récompensé.

Ecrit par : Cadichon | 16 juillet 2009

"Changement de direction du vent": j'en suis persuadé, comme vous, Cadichon. Mais à petits souffles discrets, parce que le lobby syndicalo-bobo-pédago-libertaire qui paralyse le système en réclamant à l'aveuglette "toujours plus de moyens" est le principal adversaire de tout ministre de l'éducation qui aurait le culot de prétendre remettre l'institution en état de marche.

Écrit par : Jean | 16 juillet 2009

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a remboursé à l'Elysée 14.123 euros de dépenses privées payées par la présidence de la République en 2008 et mises au jour par un contrôle de la Cour des Comptes.

Le chef de l'Etat a assuré à l'institution qu'il ignorait que l'Elysée avait pris en charge ces dépenses personnelles.

Le remboursement s'est produit juste avant la publication jeudi des résultats de cette enquête, la première concernant les comptes d'un chef d'Etat français depuis le roi Louis XVI.

"La Cour vous donne acte que vous avez remboursé la totalité de ces dépenses privées réalisées en 2008 dont vous n'aviez pas connaissance, à hauteur de 14.123 euros", écrit Philippe Séguin, président de la Cour des Comptes, dans la lettre à Nicolas Sarkozy qui rend compte de l'enquête.

Il précise que le chef de l'Etat a donné instruction pour qu'on lui remette en mains propres les factures de ses dépenses privées et de celles de sa famille.

Thierry Lévêque, édité par Clément Guillou

C'est beau comme de l'Antique ...

Écrit par : iPidiblue frais de bouche | 16 juillet 2009

"l'idée d'avoir plus de moyens se défend par rapport à une classe surchargée, sauf si elle l'est de bons éléments ou, plus simplement, d'élèves bien élevés. Et encore..."

Ecrit par : Magister | 15 juillet 2009

Une classe surchargée est gérable si une stricte discipline (appliquée avec la dernière rigueur) règne dans l'ensemble du collège ou du lycée. Entre les deux guerres, les instituteurs avaient couramment 55 ou 60 élèves en français en classe de fin d'études. On entendait une mouche voler. Aujourd'hui, avec 24 élèves de 5ème dont quatre perturbateurs incontrôlables (et soutenus, il faut le dire, par l'institution caritativo-meiriolique - ou plutôt meiriocolique - qu'est devenue l'EN), vous ne faites plus cours.
Il me paraît vain d'injecter plus de moyens dans un système qui, jusqu'à l'arrivée de Fillon puis de Darcos, avait perdu sa boussole. L'urgence est de revoir les objectifs et la "philosophie de l'entreprise".
Les syndicats qui réclament toujours" plus de moyens" sont ceux-là mêmes qui faisaient partie de la cour rapprochée de la mère Royal, à qui on doit la circulaire la plus scélérate qu'un ministre de l'Education ait jamais promulgué.
A propos de ladite, j'ai écrit à Luc Chatel. Peut-être aurai-je une réponse.

Je crois, comme JPB, que Darcos a fait le maximum de ce qu'il pouvait faire dans un terrain aussi miné.

Je crois aussi que JPB a suffisamment payé de sa personne en affrontant à visage découvert la Bête immonde pour mériter ce petit signe d'encouragement officiel qu'est l'octroi de la Légion d'Honneur. Je rappelle que Madame Zehringer, qui fut présidente de la Société des agrégés, a reçu les insignes de la Légion d'Honneur des mains de Xavier Darcos en juillet 2003.

Écrit par : Jean | 16 juillet 2009

Relevé sur le site de l'Association des Professeurs de Lettres, cet extrait d'une conférence d'Hélène Solnica qui montre bien que les premiers et les plus farouches adversaires de la réforme du collège, ce sont les professeurs de français eux-mêmes (avec les syndicats qui les poussent à la révolte contre tout ce qui serait un enseignement du français digne de ce nom).
Xavier DARCOS a eu bien du mérite à s'attaquer à une telle bande d'abrutis!
Voici l'extrait:

"Mettre en œuvre les nouveaux programmes de Lettres au Collège : les œuvres -

Derniers potins de Seine-Saint Denis,
par Hélène Solnica, professeur en Collège (ZEP) à Aubervilliers

« Quand l’homme s’applique, même les pierres flambent. »
D. Pennac, Monsieur Malaussène.


Une fois parus les programmes de français pour la rentrée 2009, une majorité de collègues a frémi en pensant à la difficulté de la mise en œuvre. Les raisons invoquées n’ont rien de surprenant : nos élèves n’ayant « pas le niveau », « issus d’autres cultures », enfants qu’ils sont du numérique et du virtuel, ne seront pas capables d’atteindre les objectifs, ils ne s’intéresseront jamais à la littérature. Et n’auront que faire de la grammaire. On ne saurait raisonnablement en faire des lecteurs en ne leur inculquant pas dès la sixième les notions d’énonciation et de schéma narratif, et comment rêver les amener, puisqu’il le faut, un jour, aux textes dits classiques, sans user de la médiation indispensable de la littérature de jeunesse ?

Ce qui semble choquer le plus est l’affirmation de la primauté de la littérature classique, et la nécessité absolue de la transmettre. En accord avec le Socle commun, il s’agit en effet avant tout de



fonder une culture humaniste (…) que l’environnement social et médiatique quotidien ne suffit pas toujours à construire (…) Pour fonder cette culture humaniste, le professeur de français construit sa progression à partir de la découverte et de l’étude des textes littéraires.

Une série de « brèves » de réunions ou de salle des professeurs permettra, en rendant compte de l’état d’esprit majoritaire, de comprendre le tollé provoqué par une telle ambition.

Une réunion d’harmonisation a eu lieu cet hiver entre divers professeurs de lycées et de collèges de Seine-Saint-Denis. Il y fut constaté qu’en collège, tous ou presque avaient renoncé à l’étude des « classiques », qui ne sont « pas source de plaisir » et qui ne « parlent » pas aux élèves."

Edifiant, n'est-ce pas?

Écrit par : Jean | 16 juillet 2009

on ne peut pas se (re)mettre à noter sévèrement, ça n'aurait pas de sens — et que ferait-on des 60% de redoublants en Terminale ? Où les mettrait-on ? Avec quels profs ?
C'est comme si vous me disiez de soigner brutalement tout le monde. Où diable trouverions-nous des toubibs, nous qui en importons d'urgence (c'est le cas de le dire) des quatre coins du monde… (…)

Ecrit par : brighelli | 16 juillet 2009

Je m'inscris en faux contre cette comparaison, cher JP : les élèves ne sont pas malades, ils sont juste feignants (souvent) et indisciplinés (parfois). Et ils ne le sont pas à cause d'un virus, mais parce que des démagogues les ont laissé faire, quand ils ne les ont pas encouragés.

Cela veut dire que, si on siffle la fin de la récréation, on n'aura pas besoin de faire redoubler 60% des terminales : mis au pied du mur, ils deviendront maçons ! Ils sont jeunes, par nature ils peuvent s'adapter, et vite. L'offre crée souvent la demande, ce n'est pas Cadichon qui me contredira !

Idem pour les perturbateurs : nous savons d'expérience que, quand un élève fait l'imbécile et nous est renvoyé dans les pattes, cinq autres se mettent à faire l'andouille parce qu'ils voient que c'est sans conséquence ; à l'inverse, quand nous avons cinq élèves incontrôlables dans une classe, en visser efficacement un suffit à ce que les quatre autres se calment.

D'ailleurs les élèves trouvent eux-même assez étonnant que l'on capitule aussi souvent devant eux, que l'on renonce à les instruire ! Je me souviens de conseils de classe où les délégués réclamaient des mesures de discipline ou des exercices systématiques ! Et beaucoup ne sont pas mécontents d'avoir eu leur bac, mais savent aussi bien à quoi s'en tenir quant à leur niveau réel... Et c'est là la partie émergée de l'iceberg. Les élèves ne se révolteront pas contre des épreuves du bac plus explicites, plus en rapport avec le programme, plus clairement "barémées".

Je pense qu'il y aurait un effet boule de neige si l'on disait clairement que les examens ne seront plus bradés, si un ministre disait clairement que toute consigne de _mansuétude_ sera sanctionnée (au profit d'une consigne générale de _justice_), et si les collègues sont associés largement à la constitution d'une banque d'épreuves. Des annales zéro pour l'an 01, en somme, et des sujets s'en inspirant pour la prochaine édition du bac.

Les taux de réussite de 80% ne sont pas forcément une mauvaise chose, s'ils correspondent à un véritable niveau sur lequel la nation s'accorde. Ce qui m'énerve, c'est le hold-up permanent des Bisounours qui essaient en sous-main de truquer les résultats pour que tout le monde passe, comme si le bac, c'était le mur de Berlin !

On n'est pas obligés d'attendre que les élèves actuellement en CE1 arrivent en seconde pour faire un bon boulot au lycée, je pense, et on peut aussi améliorer les choses sans grosse dépense en partant de l'autre bout du problème. Je pense qu'on ferait même consensus, au vu des réactions du SNES dans l'article de Libé !

Maintenant, vous le savez, je suis souvent optimiste ; mais si on ne l'est pas, au moins à long terme, à quoi bon se battre ?

Écrit par : sanjuro | 16 juillet 2009

Fin de la justification. Et arrêtez de jouer au stylite — sinon la colonne va vous rentrer dans le cul.
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 juillet 2009

Bien dit !
Félicitations ! pour ça et le reste.

Écrit par : yann | 16 juillet 2009

Y a-t-il un inspecteur dans la salle ?

Si quelqu'un connaît UN IPR sensible aux thèses développées sur ce blog, qu'il le dise, et je réviserai mon jugement...

Ecrit par : sanjuro | 16 juillet 2009

Globalement, sur ce blog, les intervenants défendent une école de la qualité, avec du contenu offert et de l'exigence demandée. Sauf que ce contrat n'est plus de mise dans la réalité : les contenus et l'exigence sont "soclés" car face à la masse scolarisée, il faut tirer une ligne moyenne qui, nous le voyons, tire vers la base plutôt que vers le sommet.
Il se pourrait qu'un IPR fût sensible à nos thèses mais il lui serait impossible de l'afficher sans encourir un rappel à l'ordre, voire pire si insistance. C'est qu'un IPR est d'abord un commissaire chargé de faire appliquer une politique. Or, la politique scolaire, actuelle, loin d'être inspirée par une idée élevée et partagée de la connaissance, est plutôt aspirée vers la simple gestion régulatrice de masses sociales hétérogènes et parfois imcompatibles. Ainsi, d'institution de transmission de la connaissance, la structure scolaire est surtout devenue un cadre d'harmonisation sociale, où le vivre ensemble a pris le pas sur l'apprendre, où l'éducation prévaut sur l'instruction. De lieu de réflexion sur le monde et de sa compréhension, l'école est devenue un lieu d'expression immédiate, non avec l'usage privilégié de la raison mais avec un recours systématique au pathos. Hier lieu de distanciation, aujourd'hui lieu d'ouverture, elle s'imbibe en permanence de la contingence et s'expose en permanence à la confusion ambiante. Le rythme de l'école s'accorde désormais à la pulsation du monde, c'est-à-dire à la rémanence du remous.
Un IPR ne peut pas être d'accord avec nos thèses car il est d'abord au service des actionnaires du système, si l'on peut dire, un peu comme on l'est de ceux d'une entreprise, sauf qu'au lieu de verser des dividentes, il s'agit de s'assurer de résultats en conformité avec les attentes politiques ou idéologiques (genre 80 % d'une classe d'âge au niveau du bac). Que les attentes soient irréalistes ne pose aucun problème puisqu'il suffit de modifier le fonctionnement de l'institution pour l'y conformer. Car c'est bien de conformation qu'il s'agit, plus que de formation.
Alors, y a-t-il un IPR dans la salle ? Sans doute, car il serait étonnant qu'il n'y en eût aucun pour suivre le débat. Mais rien de plus car il y a là deux mondes totalement différents, deux implications divergentes qui ne servent pas le même « maître ».

Écrit par : Magister | 16 juillet 2009

C'est comme si vous me disiez de soigner brutalement tout le monde. Où diable trouverions-nous des toubibs, nous qui en importons d'urgence (c'est le cas de le dire) des quatre coins du monde…

Ecrit par : brighelli | 16 juillet 2009

Pour ça, il y a un truc récent qui s'appelle l'EPRUS. Et qui enrôle en cas de grave crise sanitaire (cataclysme, choléra, grippe (?)) tout ce qui sait plus ou moins tenir une seringue, dont les vétérinaires, les thanathopracteurs, les dentistes, même les pharmaciens, c'est vous dire si la situation est désespérée !!
Si vous voulez faire partie du lot, je suis sûr qu'on vous embauchera.

Écrit par : yann | 16 juillet 2009

"Ce qui semble choquer le plus est l’affirmation de la primauté de la littérature classique, et la nécessité absolue de la transmettre. En accord avec le Socle commun, il s’agit en effet avant tout de fonder une culture humaniste (…) que l’environnement social et médiatique quotidien ne suffit pas toujours à construire (…) Pour fonder cette culture humaniste, le professeur de français construit sa progression à partir de la découverte et de l’étude des textes littéraires."
rapporte Jean.

Dans mon collège, nous n'avons jamais abandonné la littérature dite classique : on a toujours fait lire Molière, La Fontaine, Voltaire, Swift, Victor Hugo, Maupassant, sans parler des grands textes de l'Antiquité... à côté de la littérature de jeunesse que nous faisons lire en lecture cursive, en plus. Avec aussi des rencontres d'écrivains. Les deux types de lecture peuvent cohabiter. Mais nos cours sont toujours bâtis sur les oeuvres classiques. Les programmes lancés par Bayrou, il y a quelques années, avaient déjà recentré les choses en lecture.

Ce que je regrette, c'est qu'un certain nombre d'oeuvres que nous lisions autrefois restent malgré tout difficiles d'accès, voire inaccessibles à certaines classes. Il faut pratiquer plusieurs approches de lecture, suivant la difficulté du texte, le niveau de la classe. J'ai eu des élèves, en sixième, qui ont eu du mal à lire en classe, en lecture guidée, "Le Médecin malgré lui". Le niveau de français chez certains est affolant. C'est peu de le dire.

Au lieu de vouloir nous faire mettre à toute force des croix dans des cases des futurs carnets de compétences qui ne trompent personne, il aurait été plus judicieux de nous faire réfléchir aux méthodes, démarches mises en oeuvre sur le long terme, dès le plus jeune âge, pour que le maximum d'élèves acquière les notions du Socle commun. Là, tel que cela a été présenté, personne n'y croit. Ces croix qui fleurissent un peu partout masquent le niveau réel des élèves. Ce n'est pas fiable.

Sanjuro, je partagerais assez vos vues. Peut-être sommes nous des pessimistes optimistes ? Je crois les enfants assez malléables, même s'ils sont de plus en plus formatés dans un sens que nous déplorons. Bien sûr, il faut commencer dès le plus jeune âge avant que les jeux soient faits, trop faits mais rien n'empêche d'agir tout de suite à courte échéance, comme vous le dites. C'est ma façon de voir et de faire. Même si je reste sans illusion sur les résultats obtenus. Il faudrait une démarche, une exigence concertées pour que ce soit payant.

Pour les résultats mirifiques du bac, il conviendrait d'analyser par séries, plus en détail. Mon mari qui enseigne en Term. S en maths me dit que le taux de réussite est un peu supérieur cette année sans que ce soit pour autant le grand écart.
Il trouve que les élèves sont angoissés, les parents encore plus. Il a dû répondre à cette question pendant un cours : "Monsieur, est-ce que vous vous pensez vraiment que le bac a moins de valeur aujourd'hui ?"

Écrit par : Marilyse | 16 juillet 2009

J'ai expliqué mes vues, je n'y reviens pas. Lors d'une réunion sur les carnets de compétences en collège où je suis intervenue, j'ai été repérée négativement par les inspectrices présentes. Un autre inspecteur ne disait rien. A la fin de la journée, il a confié à mon principal : "Je pense exactement comme Madame... mais je ne peux pas le dire."
Les inspecteurs me semblent être plus des courroies de transmission que de contestation ! C'est incroyable de les voir changer de discours entre deux visites. Ils peuvent défendre une façon de faire avec force conviction et quelques années plus tard, vous dire tout le contraire avec la même conviction. Nous, sur le terrain, nous avons appris à douter.

Écrit par : Marilyse | 16 juillet 2009

De Philippe Aubert de Gaspé, Fils (http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Aubert_de_Gasp%C3%A9,_fils, fils de : http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Aubert_de_Gasp%C3%A9), je vous recommande ce "roman historique": "L'influence d'un livre", édition Bibliothèqe Québécoise (vous pouvez même le lire en entier, gratuitement, ici: http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre11175.html); il est le premier roman québécois (en 1837), avec des fantômes, le diable, quelques meurtres, des cours d'anatomie, de l'alchimie, une histoire d'amour. Livre court et d'un style varié, enlevé, un vrai plaisir de lecture.

Écrit par : Pendariès | 16 juillet 2009

Une fois parus les programmes de français pour la rentrée 2009, une majorité de collègues a frémi en pensant à la difficulté de la mise en œuvre. Ecrit par Jean 16 juillet 2009

Parce que ce sont des pédagogols contaminés ?

Écrit par : nicolas | 16 juillet 2009

Ces croix qui fleurissent un peu partout masquent le niveau réel des élèves.

Ecrit par : Marilyse | 16 juillet 2009

Ah, vous voyez, JPB, je vous disais bien qu'on allait vous attaquer sur votre légion d'honneur !

Bon, allez, j'arrête.

Écrit par : sanjuro | 16 juillet 2009

Si vous n'avez pas encore lu cet article, JPB, voilà de quoi exciter vos papilles insulaires!

http://www.lexpress.fr/styles/saveurs/la-revanche-des-chefs-corses_774957.html

Bon appétit !

Écrit par : merlemocoeur | 16 juillet 2009

Nous, sur le terrain, nous avons appris à douter.

Ecrit par : Marilyse | 16 juillet 2009

En son temps, le Bouddha disait : "Doutez de tout et surtout de ce que je vais vous dire."

Il va de soi qu'une telle révélation prévient dans l'oeuf tout sectarisme et tout fanatisme. Ce qui nous replace au coeur même d'un certain sujet initial...
Marilyse, indirectement, vous soulignez la différence qu'il y a entre ceux qui sont aux prises avec le réel et ceux qui se protégent derrière le confort des théories assénées telles des vérités révélées.

Écrit par : Magister | 16 juillet 2009

"Bien sûr, il faut commencer dès le plus jeune âge avant que les jeux soient faits, trop faits"

Ecrit par : Marilyse | 16 juillet 2009

Oui, c'est à dire bien avant que l'enfant, (l'élève, ;-), mette son premier pied à l'école. Cela relève donc, avant tout, (mais pendant aussi), de l'éducation à la maison.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juillet 2009

Je me rappelle tout à coup que les journalistes du "Canard Enchaîné" s'engagent à ne jamais acccepter qu'on leur décerne la Légion d'honneur. Un jour l'un d'eux a cédé à la tentation et s'est fait virer. Ecrit par : Francis Penin | 15 juillet 2009
Sans y toucher, préconiseriez-vous, Francis, que les blogueurs "virassent" leur hôte ou qu'ils boycottassent (provisoirement) son blog, juste pour rappeler que la rébellion s'accommode mal des honneurs ?
Ce qui m'a le plus choquée, c'est le fait que ce ne soit pas JPB qui nous l'annonce ici. Comme un sentiment de trahison. Ou alors j'ai raté un épisode.
J'ai l'intuition que le prochain billet va être quelque peu difficile à écrire, sauf à passer sous silence un évènement aussi bénin et qui n'a suscité aucune réaction des fidèles du blog... car le justifier en prétendant qu'il ne faut pas laisser les pédagogols "truster les titres", voilà qui ne manque pas de sel !

Ecrit par : nicolas | 15 juillet 2009
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Non, Nicolas, je ne préconise rien de tel.
Êtes-vous une femme, Nicolas ? J'ai rencontré une femme très belle en Angleterre qui gérait un bed and breakfast et y servait le petit-déjeuner. Elle se prénommait Nicola, sans s.
Je ne vous demanderai rien de plus sur vous.
Les décorations ne m'intéressent pas. Un de mes amis a eu les Palmes académiques et m'a proposé de me parainner. J'ai décliné poliment. Je lui ai dit que ma femme avait obtenu - sans les demander ! - les Palmes académiques, jusqu'au troisième grade (commandeur), en trois étapes, le tout en peut-être dix ou quinze ans. Son chef de service l'a proposée et ne lui a rien dit. Il s'est borné à lui annoncer qu'elle était chevalier, ce qui l'a vivement contrariée, mais elle n'a pas osé refuser. Je trouve cela singulièrement stupide de la part du chef de service. Il en a été de même pour les grades d'officier et de commandeur, mais là, elle commençait à s'y faire...
À mon humble avis, ces Palmes académiques c'est un hochet pour les fonctionnaires à qui l'on refusera une belle promotion en fin de carrière. Un de mes amis, certifié hors classe d'anglais a eu les Palmes académiques vers 58 ans. Il espérait naïvement que cela lui vaudrait la promotion au grade d'agrégé, ce qui ne fut pas le cas.
Je connais bien d'autres cas.
Alors tout cela me laisse froid. Une seule chose compte : l'amour, à tout âge, comme dit (chante) le prince Grémine dans l'opéra de Tchaïkovski, Eugène Onéguine, d'après le poème de Pouchkine. Je chante cet air en russe, sans rien y comprendre mais j'ai une version française par Xavier Depraz, une basse française dont la voix et le talent étaient admirables.
(Je n'ai pas eu besoin de recourir à un professeur de russe pour la prononciation. J'ai trouvé la partition en Angleterre, dans une bibliothèque où j'ai fait la photocopie à 10 pence la feuille A4. Il y avait là-dessus une translittération, c'est-à-dire un texte en caractères latins dont les mots n'existent pas en anglais mais qu'on doit prononcer comme si c'était de l'anglais et cela donne le son du texte russe [approximativement]. Il ne reste plus alors qu'à écouter l'air par un chanteur russe [ou non russe chantant en russe] pour peaufiner sa prononciation. Il fallait y penser.)
Hein, les amis ! je vous en apprends, des choses !

Écrit par : Francis Penin | 16 juillet 2009

Je ne suis pas d'accord avec vous , il n'y a aucune trahison, ou alors vous ne lisez pas ce blog depuis assez longtemps.

Il faut prendre JPB avec ses qualités et ses défauts.

Et ses qualités, je le dis et je le pense, sont bien supérieures à ses défauts!

Ecrit par : merlemocoeur | 15 juillet 2009
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Quelles qualités a-t-il ? (Non, c'est pour rire!)
Quels défauts a-t-il ? Cette fois, je suis sérieux.
Accepter les Palmes académiques (qu'on les ait demandées ou non) n'est pour moi, ni un défaut, ni une qualité.
Je n'aime guère que la musique classique. Je ne m'en fais pas gloire. Mais je n'accepterais pas qu'on me fît reproche de n'aimer point le Rap ou toute autre sorte de musique populaire. (Oui, oui, je sais que le Rap n'est pas de la musique chantée : c'est une récitation fortement accentuée, au rythme marqué, sur fond de musique populaire, de textes revendicatifs ou geignards, dont les interprètes sont parfois pleins aux as... Cherchez la logique là-dedans.)
Je refuse solennellement la Légion d'honneur, soit dit en passant, mais je ne jette pas la pierre à ceux et celles qui l'ont reçue. Ils et elles n'ont ni à en rougir ni à s'en faire gloire, mais seulement à être flattés et contents.
Je ne m'intéresse qu'à l'amour. Même l'argent me laisse indifférent. Oh ! vous n'êtes pas obligés de me croire !

Écrit par : Francis Penin | 16 juillet 2009

Il s'agit d'un passé surcomposé, indicatif, voix passive.

Ecrit par : Magister | 14 juillet 2009
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Oui, lourd, mais parfaitement correct. J'ai relu le Bescherelle à ce sujet. Il dit "- à vrai dire d'emploi très rare -".

Ecrit par : Francis Penin | 14 juillet 2009

Pas si rare que ça, si vous venez dans le Sud-Ouest.

Ecrit par : yann | 15 juillet 2009

Et même dans l'ouest. Il m'arrive de l'utiliser régulièrement dans la conversation courante. Et cela a l'air d'étonner les oreilles de mon époux qui, lui, n'est pas de la région.

Ecrit par : Marilyse | 15 juillet 2009
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Je trouve un charme désuet à cette conjugaison. Or, j'adore ce qui est désuet. Je vais essayer de penser à utiliser le passé surcomposé ! (À bon escient, à l'écrit et oralement.)

Écrit par : Francis Penin | 17 juillet 2009

Rosette, ou pas rosette, tant que Jean-Paul continue à formidablement bien cuisiner, à bien boire bien et bien faire ce qu'il sait faire, c'est le principal!

Ecrit par : Pendariès | 15 juillet 2009
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Que sait-il bien faire à part ce que vous avez énuméré ? J'ai quelques idées.

Écrit par : Francis Penin | 17 juillet 2009

Je rappelle que Madame Zehringer, qui fut présidente de la Société des agrégés, a reçu les insignes de la Légion d'Honneur des mains de Xavier Darcos en juillet 2003.

Ecrit par : Jean | 16 juillet 2009
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Jean, on dit plus joliment que Mme Zehringer est présidente d'honneur de la Société des agrégés de l'Université !

Écrit par : Francis Penin | 17 juillet 2009

À Jean : oui, vous avez raison d'insister sur le fait que les perturbateurs sont défendus par l'administration. Cela fait d'eux des crétins qui s'imaginent que le monde est à leurs pieds, et quand ils arrivent à vingt ans et n'ont rien, ils dépriment ou cassent en hurlant contre ce te sociét é de m.. qui a fait d'eux ce qu'ils sont.
Pour la énième fois je rappelle qu'un élève âgé de vingt ans m'a répondu en classe :"Si vous n'étiez pas con, vous l'auriez trouvé vous-même !" (En 1982, et ça ne s'est pas arrangé depuis ! Quels sont les cinglés qui nous gouvernent pour laisser faire cela ?)
Il n'eut strictement aucune sanction, quand, trente ans plus tôt, il eût été viré le jour même.

Écrit par : Francis Penin | 17 juillet 2009

Il est de plus en plus difficile de trouver un français qui ne soit pas décoré, il va falloir vous y faire Francis Pénin !

Écrit par : iPidiblue et les arbres de Noël | 17 juillet 2009

Merle, les restos encensés par l'Express sont depuis vingt ans (au moins) sur la liste courte des très grands établissements français. Je leur avais consacré une rubrique dans le Gault & Millau pour lequel je travaillais alors il y a deux décennies.
Et la plupart sont inabordables. Cala Rossa se négocie à 200 euros par tête. La Villa, à Calvi, est un peu au-dessus.
Ce qui m'embête, c'est le niveau intermédiaire, les restaurants qui vous arnaquent dans des menus à 20 euros — trente avec les "vins de Corse" — tu parles ! C'est dans ceux-là que se rendent malheureusement les 3 millions de touristes de l'île.
JPB
PS. Allez, une nouvelle Note dans la journée…

Écrit par : brighelli | 17 juillet 2009

Pour en revenir au Bac, ça n'en finit pas de coincer, cette année…
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/07/16/01016-20090716ARTFIG00505-des-centaines-de-notes-du-bac-attribuees-a-tort-.php
JPB

Écrit par : brighelli | 17 juillet 2009

"et m'a proposé de me parainner."

Ecrit par : Francis Penin | 16 juillet 2009

"parrainer."
"Erreur de saisie informatique sur les notes du bac ; en fait, d’après les derniers résultats décryptés par l’administration de l’éducation nationale, l’examen aurait été obtenu par 110% des candidats."

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juillet 2009

Pour en revenir au Bac, ça n'en finit pas de coincer, cette année…
http://www.lefigaro.fr/
JPB
"Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi. Ne m'est-il pas permis de faire ce que je veux de ce qui m'appartient ? Ou vois-tu de mauvais oeil que je sois bon ? Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers."
Le maître de la vigne et ses ouvriers - Evangile selon Saint Matthieu
Et la boucle de ce fil est bouclée. Olé !

Écrit par : nicolas | 17 juillet 2009

Êtes-vous une femme, Nicolas ? J'ai rencontré une femme très belle en Angleterre qui gérait un bed and breakfast et y servait le petit-déjeuner. Elle se prénommait Nicola, sans s.
Ecrit par : Francis Penin | 16 juillet 2009

Cher Francis, 1) Je ne sers pas le petit-déjeuner (ni les autres repas d’ailleurs, et encore moins la soupe) ce qui ne vous permettra pas pour autant de conclure que je suis moche…
2) J’ai bien écrit nicolas avec un s
3) Je crois ne pas avoir été trop souvent reprise par nos orthoprofs préférés tout au long de ces fils, ce qui m’autorise à penser que je ne suis pas une bille en orthographe. Mes accords au passé ne suffiraient-ils pas à répondre à votre question ?
Navrée de vous avoir déçu...

Écrit par : nicolas | 17 juillet 2009

Les enfants, vous êtes tous en vacances pour l'instant et profitez-en bien. La crise frappe fort et, le malaise étant renforcé par le temps orageux et très chaud, rend les gens très agressifs. Je viens de me prendre deux engueulées totalement injustifiées en moins de 24 heures, de la part de clients irritables.
Vous allez voir à la rentrée ! Car il y a peu de chances que ça s'arrange d'ici là et vous aurez beaucoup de parents d'élèves en situation critique.
Donc, reposez-vous bien, à l'abri du bruit du monde. Dans deux mois, vous aurez besoin de toute votre énergie.

Écrit par : dobolino | 17 juillet 2009

Je propose qu'on rajoute un alinéa au code d'honneur de l'éducation nationale : article 1 Tout élève qui n'aura pas son bac au bout de ses études secondaires sera considéré comme un criminel et traité comme tel.

Écrit par : iPidiblue et les associaux qui n'ont pas le bac | 17 juillet 2009

Merci, Dobolino, mais je crois qu'on le savait... :-(
En tous cas, voilà qui va réconforter Anne-Marie! J'espère qu'elle va vendre plein de doses de "Tamiflu" pour s'en remettre!!! ;-)

"Bonjour,
L'IUFM d'Auvergne ouvre dès la rentrée prochaine un master international francophone des
métiers de la formation, en partenariat avec 7 établissements d'enseignement supérieur
étrangers.
Seul le M2 de la spécialité 1 "Formation de formateurs dans le domaine de l'enseignement"
sera ouvert en 2009, (ouverture du M1 à la rentrée 2010).
Ce master s'adresse à des professionnels de l'enseignement souhaitant notamment une
évolution de carrière (enseignants, formateurs, conseillers pédagogiques, corps
d’inspection...) vise l'ingénierie pédagogique et les politiques de la formation
professionnelle de formateurs, tant au niveau du domaine de l'enseignement (spécialité 1)
que de celui de l'entreprise dans un maillage international (spécialité 2).
La formation se déroulera pour majorité à distance avec mutualisation des cours et du
suivi des travaux sur une plateforme commune aux 8 établissements partenaires.
Renseignements complémentaires à l'adresse suivante
(Je ne la joins pas, je n'en vois pas l'intérêt, et ce p... de code à la c... me casse les c...)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juillet 2009

Et il est à craindre que l'iufm Auvergne fasse (bour)boule de neige...

Écrit par : nicolas | 17 juillet 2009

Deux mois ? Je n'ai pas vu passer les 17 premiers jours, mais ils sont passés...
Quant à ce qui nous attend, je vous renvoie à la référence de Pendariès du 12 juillet :
http://www.leap2020.eu/GEAB-N-36-est-disponible!-Crise-systemique-globale-Le-choc-cumule-des-trois-vagues-scelerates-de-l-ete-2009_a3341.html

Écrit par : nicolas | 17 juillet 2009

"Je viens de me prendre deux engueulées totalement injustifiées en moins de 24 heures, de la part de clients irritables."

Attention, Dobolino, jamais deux sans trois... Ouvrez le parapluie. Bonne journée tout de même. :-))

Écrit par : Marilyse | 17 juillet 2009

Exclusif : chantage à la bombonne de gaz gagnant chez JLG
France Info - 08:04

*
*
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Les salariés de l’entreprise JLG de Tonneins, dans le Lot-et-Garonne, en grève depuis trois semaines, vont pouvoir reprendre le travail. Après avoir posé, puis retiré des bouteilles de gaz sur le site à l’exemple des salariés de New Fabris à Châtellerault, ils ont obtenu les 30.000 euros d’indemnité qu’ils demandaient pour 53 d’entre eux qui doivent être licenciés en septembre.

C’est vers minuit que les négociations ont fini par aboutir. La solidarité des salariés de JLG, à Tonneins, dans le Lot-et-Garonne, a fini par payer. Ils ont obtenu les indemnités qu’ils demandaient pour leurs 53 collègues qui doivent être licenciés au mois de septembre.

Écrit par : Manu | 17 juillet 2009

"j'aime le blog de Jean-Paul parce que j'ai cru y déceler "la cause des élèves". Or, en un an, à peine, je suis devenu un prof aigri, déçu, dépité. Et je viens, aussi de me rendre compte de la supercherie qui a consisté à tout ,systématiquement, mettre sur le dos du pouvoir et des équipes de direction. C'est NOUS, ou du moins une grande part des nôtres qui ne sont pas à la hauteur.
Aussi, n'ai je plus envie de ferrailler joyeusement ici. Je suis désabusé.
encore une fois, bien des choses à tous.

Ecrit par : montaigneàcheval | 06 juillet 2009

qui ne SOMMES pas à la hauteur...

Ecrit par : montaigneàcheval | 06 juillet 2009"

Eh bien je partage intégralement la réflexion de mon collègue. Si je peux me permettre de lui donner un modeste conseil, valable aussi pour ceux qui sont dans la même état:

Prendre du recul, s'épanouir en dehors, trouver l'énergie qui porte à faire encore cours avec enthousiasme quand la classe s'y prête dans des activités extra-scolaires, donner la primauté au souci de soi pour pouvoir "rayonner".... devant la classe et les collègues gris et opaque comme du ciment, bref prendre avec philosophie les leçons de la vie. Ce qui n'empêche pas de ruer dans les brancards de temps en temps, ça fait du bien mais il faut accepter les réactions de ceux que l'on a réveillés ou bousculés. Soit se dire qu'on les emmerde, soit les plaindre avec compassion.

Aigri? il faut en rire et passer au dessus du nuage. La majorité d'entre nous sont juste capable de bêler ou de chevroter leurs cours- bientôt avec le PC obligatoire en cours et le cahier de texte en ligne-, un nid à froussards ou à larves idéologiquement emmitouflées dans le confort.

Alors quoi? Le COURAGE! voilà ce qui manque sans que cela mène à se prendre pour Don Quichotte et à dilapider inutilement l'énergie. La vie est belle. Le Loisir (otium) est un remède au bruit et à l'activité tourbillonnante.

Cela suffit, je pense.

Écrit par : Passant | 17 juillet 2009

Dobolino j'avais cru remarquer que le temps est à l'orage…
"Il pleut, il pleut, bergère…"
Je vous rappelle que c'est un révolutionnaire qui a écrit ça, quand Marie-Antoinette en était encore à jouer aux bergères dans le parc de Versailles…
Pauvre Fabre d'Eglantine… Il en a perdu la tête…
JPB

Écrit par : brighelli | 17 juillet 2009

Quant à ce qui nous attend, je vous renvoie à la référence de Pendariès du 12 juillet :
http://www.leap2020.eu/GEAB-N-36-est-disponible!-Crise-systemique-globale-Le-choc-cumule-des-trois-vagues-scelerates-de-l-ete-2009_a3341.html

Ecrit par : nicolas | 17 juillet 2009

Merci à Nicolas pour cet article.

Écrit par : Manu | 17 juillet 2009

"Prendre du recul, s'épanouir en dehors, trouver l'énergie qui porte à faire encore cours avec enthousiasme quand la classe s'y prête dans des activités extra-scolaires, donner la primauté au souci de soi pour pouvoir "rayonner".... devant la classe et les collègues gris et opaque comme du ciment, bref prendre avec philosophie les leçons de la vie. Ce qui n'empêche pas de ruer dans les brancards de temps en temps, ça fait du bien mais il faut accepter les réactions de ceux que l'on a réveillés ou bousculés. Soit se dire qu'on les emmerde, soit les plaindre avec compassion.
[...]
Alors quoi? Le COURAGE! voilà ce qui manque sans que cela mène à se prendre pour Don Quichotte et à dilapider inutilement l'énergie. La vie est belle. Le Loisir (otium) est un remède au bruit et à l'activité tourbillonnante." écrit Passant.


Bien parlé, Passant !
Continuons à cultiver notre jardin, avec ardeur, énergie et philosophie.

Écrit par : Marilyse | 17 juillet 2009

Les enfants, vous êtes tous en vacances pour l'instant et profitez-en bien. La crise frappe fort et, le malaise étant renforcé par le temps orageux et très chaud, rend les gens très agressifs. Je viens de me prendre deux engueulées totalement injustifiées en moins de 24 heures, de la part de clients irritables.
Vous allez voir à la rentrée ! Car il y a peu de chances que ça s'arrange d'ici là et vous aurez beaucoup de parents d'élèves en situation critique.
Donc, reposez-vous bien, à l'abri du bruit du monde. Dans deux mois, vous aurez besoin de toute votre énergie.

Ecrit par : dobolino | 17 juillet 2009

Véto, professeur ou autres, n'apparaîtrions nous pas comme des privilégiés (le privilégié, c'est toujours l'autre) ? Encore une excellente manifestation de la guerre de tous contre tous, et acessoirement une façon pour ces cons là d'économiser des frais de psychologue (engueuler le véto, le prof ou le conducteur SNCF qui n'en peut mais, ça défoule et c'est gratuit).
Et pourtant, la bêtise n'excuse pas tout. Je dirais même qu'elle n'excuse rien. Plus les choses vont mal, plus le Français moyen semble se réfugier dans un univers imaginaire dans lequel il fantasme un Monde né pour le servir.

A sa décharge, Il est aidé en cela - entre autres - par la pub relayant le message soixantuitard : prenez vos désirs pour des réalités, jouissez sans temps mort et sans entrave, il est interdit d'interdire.

Ce message ultra-libéral est exactement le même que celui transmis à l'école : l'enfant au centre qui construit lui-même ses propres savoirs "motivé" et "positivé" par le professeur-animateur n'est pas autre chose que la fabrique d'un consommateur exigeant avec tous sauf avec lui même : le parfait crétin.

Nous sommes donc d'une certaine manière des résistants. Faisons notre travail lorsque c'est encore possible et ne nous laissons jamais traiter comme des domestiques. Ce serait jouer ce jeu de dupe dans lequel nous ne pouvons que perdre.

Écrit par : Manu | 17 juillet 2009

Ce message ultra-libéral est exactement le même que celui transmis à l'école : l'enfant au centre qui construit lui-même ses propres savoirs "motivé" et "positivé" par le professeur-animateur n'est pas autre chose que la fabrique d'un consommateur exigeant avec tous sauf avec lui même : le parfait crétin.

Ecrit par : Manu | 17 juillet 2009

Bien dit et jamais assez rappelé ! Or quand plus personne n'exige rien de soi-même mais tout des autres, on s'étonne alors de la hargne généralisée dans des rapports totalement égocentrés ! La fabrique du crétin c'est aussi celle du barbare. Chez les anciens Grecs, le barbare est celui dont on ne comprend pas la langue (ne parlant pas le grec) et s'exprimant par onomatopées : « bar-bar » (moi-moi ou moi-je en sabir contemporain).

Écrit par : Magister | 17 juillet 2009

Emission sur l'orthographe : de 12 à 13 h aujourd'hui sur France Inter.

Écrit par : Marilyse | 17 juillet 2009

Dans mon collège, nous n'avons jamais abandonné la littérature dite classique : on a toujours fait lire Molière, La Fontaine, Voltaire, Swift, Victor Hugo, Maupassant, sans parler des grands textes de l'Antiquité... à côté de la littérature de jeunesse que nous faisons lire en lecture cursive, en plus. Avec aussi des rencontres d'écrivains. Les deux types de lecture peuvent cohabiter. Mais nos cours sont toujours bâtis sur les oeuvres classiques. Les programmes lancés par Bayrou, il y a quelques années, avaient déjà recentré les choses en lecture.

Ce que je regrette, c'est qu'un certain nombre d'oeuvres que nous lisions autrefois restent malgré tout difficiles d'accès, voire inaccessibles à certaines classes. Il faut pratiquer plusieurs approches de lecture, suivant la difficulté du texte, le niveau de la classe. J'ai eu des élèves, en sixième, qui ont eu du mal à lire en classe, en lecture guidée, "Le Médecin malgré lui". Le niveau de français chez certains est affolant. C'est peu de le dire.

Ecrit par : Marilyse | 16 juillet 2009

Hélène Solnica se désolait du faible niveau de culture et d'exigence des soi-disants "professeurs de français" qui assistaient à la réunion.

Écrit par : Jean | 17 juillet 2009

Merci, Marilyse!

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juillet 2009

André Chervel! Ce type est un vrai danger public... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juillet 2009

Hélène Solnica se désolait du faible niveau de culture et d'exigence des soi-disants "professeurs de français" qui assistaient à la réunion.

Ecrit par : Jean | 17 juillet 2009

Sans doute parce étant déjà eux-mêmes des produits de la fabrique du crétin.

Écrit par : Magister | 17 juillet 2009

Hélène Solnica se désolait du faible niveau de culture et d'exigence des soi-disants "professeurs de français" qui assistaient à la réunion.

Ecrit par : Jean | 17 juillet 2009

Sans doute parce étant déjà eux-mêmes des produits de la fabrique du crétin.

Ecrit par : Magister | 17 juillet 2009

C'est vrai que pour pouvoir transmettre quelque chose (l'émerveillement que l'on éprouve devant les "Femmes savantes", par exemple, ou devant "Les Animaux malades de la Peste", ou devant "Cyrano de Bergerac"), il faut l'avoir reçu soi-même d'un "passeur" lui-même enthousiaste.
Il reste encore, Marilyse, vous le rappelez à juste titre et il ne faut pas être injuste à leur égard, quelques uns de ces transmetteurs de trésors dans les collèges et les lycées.
Les nouveaux programmes de français du collège ne marquent-ils pas la volonté du ministère de les soutenir?

Écrit par : Jean | 17 juillet 2009

il y a un cota pour les boursiers ??????
Etrange que cela.
Ma fille, boursiere, malgrès des voeux dans le lycée de secteur, avec option langue rare (japonais). Est aujourd'hui sans affectation.

Merci AFFELNET

Elle est bonne élève 14 de moyenne général.

Et rien ne bouge, tout les lycées sont complet, bientot ils vont me proposer un redoublement pour eviter la déscolarisation.

a vomir

Écrit par : Khoré | 17 juillet 2009

Le quota se fait tout seul : en donnant un certain ombre de "points" aux boursiers, on les propulse en avant — devant les élèves ordinaires, et même devant les bons élèves.
Et il y a des quotas officiels alors en prépas.
JPB

Écrit par : brighelli | 17 juillet 2009

il y a un cota pour les boursiers ??????
Etrange que cela.
Ma fille, boursiere, malgrès des voeux dans le lycée de secteur, avec option langue rare (japonais). Est aujourd'hui sans affectation.

Merci AFFELNET

Elle est bonne élève 14 de moyenne général.

Et rien ne bouge, tout les lycées sont complet, bientot ils vont me proposer un redoublement pour eviter la déscolarisation.

a vomir

Ecrit par : Khoré | 17 juillet 2009

Hep! Khoré! La langue française, s'il vous plaît!

Cela dit, vous avez eu bien raison d'appeler au secours sur ce blog.
Si vous me précisez dans quelle académie vous êtes, je vous donnerai les coordonnées du président local de la Société des agrégés, et vous vous mettrez en contact avec lui. Ce genre de problème - l'iniquité non-républicaine - relève très exactement de la Société des agrégés.

Écrit par : Jean | 17 juillet 2009

Hélène Solnica se désolait du faible niveau de culture et d'exigence des soi-disants "professeurs de français" qui assistaient à la réunion.

Ecrit par : Jean | 17 juillet 2009
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Si je ne suis pas indiscret, Jean, êtes-vous, vous-même, professeur de français ?
Je suppose que vous êtes plutôt professeur d'histoire et géographie ou de langue vivante.
Cette question n'a rien à voir avec le sujet dont vous parlez dans le message duquel j'ai extrait la citation ci-dessus.
Bonnes vacances.
Cordialement.

Écrit par : Francis Penin | 17 juillet 2009

Il est de plus en plus difficile de trouver un français qui ne soit pas décoré, il va falloir vous y faire Francis Penin !

Ecrit par : iPidiblue et les arbres de Noël | 17 juillet 2009
---
Ne me flanquez pas des frousses pareilles, iPidiblue !
SVP, il n'y a pas d'accent sur le e de mon nom (bien que certaines personnes ayant le même patronyme aient cet accent ; cette différence vient peut-être d'une erreur d'un officier d'état civil). Bien entendu, la prononciation est à l'avenant :"peu" comme "pas beaucoup", pour la première syllabe.
Si l'on me flanque les Palmes académiques sans me consulter préalablement, je les refuse quel que soit celui qui se sera porté parrain pour moi sans me le dire. Si je suis consulté, je décline, na !
Je veux bien certaines choses, parmi lesquelles l'argent, que je méprise, viendrait après tout le reste, mais pour faire le bien de mes proches, non pour mon confort déjà bien suffisant, car je demande peu de choses matérielles à l'existence. Tandis que certaines autres choses, une surtout...

Écrit par : Francis Penin | 17 juillet 2009

Je suppose que vous êtes plutôt professeur d'histoire et géographie ou de langue vivante.
Cette question n'a rien à voir avec le sujet dont vous parlez dans le message duquel j'ai extrait la citation ci-dessus.
Bonnes vacances.
Cordialement.

Ecrit par : Francis Penin | 17 juillet 2009

Qu'est-ce qui vous fait penser ça?

Écrit par : Jean | 17 juillet 2009

"et m'a proposé de me parainner."

Ecrit par : Francis Penin | 16 juillet 2009

"parrainer."
"Erreur de saisie informatique sur les notes du bac ; en fait, d’après les derniers résultats décryptés par l’administration de l’éducation nationale, l’examen aurait été obtenu par 110% des candidats."

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juillet 2009
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Merci, Christophe ! Je suis confus. Et bravo pour votre vigilance !

Écrit par : Francis Penin | 17 juillet 2009

Une campagne de réunion des IPR avec menaces explicites sur leurs carrières devrait les amener à capter le vent nouveau, j'en suis sûr...

Ecrit par : sanjuro | 16 juillet 2009

Mais pour qu'on en soit arrivé là où on est, vous pensez que les mêmes menaces ont été utilisées ou que les ipr étaient tout pétris de convictions ?

Ecrit par : nicolas | 16 juillet 2009
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Les IPR sont des êtres humains comme les autres. Ils pensent à leur carrière.
Le désastre de l'enseignement public est le fait des hommes politiques et de certaines personnes introduites dans ce monde-là, suivez mon regard, des scientifiques auto-proclamés d'une science nouvelle ou plutôt de sciences nouvelles - combien y en a -t-il ? je ne saurais le dire.
Il y a deux sciences physiques, plusieurs sciences naturelles (botanique, zoologie, minéralogie, etc.). Mais des sciences de l'éducation, il me semble qu'il y en a autant que de personnes qui s'en réclament.

Écrit par : Francis Penin | 17 juillet 2009

Combien d'IPR de moyenne taille peut-on mettre dans un ascenseur social ?

Écrit par : iPidiblue et l'ascenseur social | 17 juillet 2009

A sa décharge, Il est aidé en cela - entre autres - par la pub relayant le message soixantuitard : prenez vos désirs pour des réalités, jouissez sans temps mort et sans entrave, il est interdit d'interdire.

Ce message ultra-libéral est exactement le même que celui transmis à l'école : [...]

Ecrit par : Manu | 17 juillet 2009

Je vais faire mon Cadichon pour vous répondre, mais où voyez-vous du libéralisme (ultra, néo ou hyper, à votre guise) là-dedans ?
Message libertaire, à la rigueur. Pour qu'il soit libéral, il y manque un élément clé : la responsabilité.

Écrit par : yann | 17 juillet 2009

Les enfants, vous êtes tous en vacances pour l'instant et profitez-en bien. La crise frappe fort et, le malaise étant renforcé par le temps orageux et très chaud, rend les gens très agressifs. Je viens de me prendre deux engueulées totalement injustifiées en moins de 24 heures, de la part de clients irritables.
Vous allez voir à la rentrée ! Car il y a peu de chances que ça s'arrange d'ici là et vous aurez beaucoup de parents d'élèves en situation critique.
Donc, reposez-vous bien, à l'abri du bruit du monde. Dans deux mois, vous aurez besoin de toute votre énergie.

Ecrit par : dobolino | 17 juillet 2009

Ouiiiiiiiiin, rien qu'à l'idée de rentrer en France, ça me donne des crampes à l'estomac

Écrit par : Pendariès | 17 juillet 2009

Ne rentrez pas si vous pouvez l'éviter, Pendariès, vous allez vous faire du mal.

Écrit par : yann | 17 juillet 2009

Ne rentrez pas si vous pouvez l'éviter, Pendariès, vous allez vous faire du mal.

Ecrit par : yann | 17 juillet 2009

Je ne peux pas, des 3ième pro m'attendent à la rentrée.... je ne sais même pas à quoi ça ressemble!

Écrit par : Pendariès | 17 juillet 2009

A rien !!!

Écrit par : yann | 17 juillet 2009

Qu'est-ce qui vous fait penser ça?

Ecrit par : Jean | 17 juillet 2009
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Vous avez écrit "soi-disants" quelque part dans ce fil. Cet adjectif est invariable. J'imagine mal un agrégé de lettres (modernes ou classiques) ne le sachant pas.
N'y a-t-il pas eu un orthoprof pour vous en faire la remarque (faussement) acerbe ?
Bien amicalement.

Écrit par : Francis Penin | 19 juillet 2009

Je m'abonne à ce fil car il y aura peu de messages.
Dans le plus récent fil, j'ai reçu 72 messages en quelques heures et j'ai supprimé l'abonnement : c'est ingérable !
Et cela n'apporte rien de plus que la consultation du blog.
Ce qui serait intéressant, c'est que tout abonné reçût seulement les réponses faites à ses propres messages.
C'est sûrement réalisable.

Écrit par : Francis Penin | 19 juillet 2009

Écrit par : Francis Penin | 17 juillet 2009

Les Palmes Académiques, je les ai eues un jour.

Dans un grenier.

Comme c'est un beau bijou, je les avais fait monter en collier-de-chien pour ma fille, qui aime le mauve.

Quand à recevoir une décoration, je suis fort aise de n'avoir rien fait pour. Ajoutons que la Légion dite d'honneur est donnée à de tels gens que, non, vraiment, merci bien.

Écrit par : PMB | 20 juillet 2009

Monsieur,
votre cynisme frappe juste.Et fort. Vous avez la dent dur mais le verbe juste.
Quand en primaire, les enseignants n'ont plus que 6H30 de français (8H00 effective moins 1H30 d'anglais) contre 13H30 il y a 30 ans, le pédagogisme délirant n'est plus de mise : cours, exos, exos, exos !! puis encore cours exos exos exos.
Par ailleurs, demander à nos chers têtes blondes de penser à 9 ans est une ânerie. Comment exercer son libre arbitre, son esprit critique avec trois mots de vocabulaire et une syntaxe balbutiante ?? Ils auront toujours le temps de penser dans les classes supérieures.
Dans la classe de mon fils (CM2) la dernière trouvaille a été de leur faire alimenter un blog ! Tout le monde s'extasiait devant la mise en scène du savoir : photos, vidéo, MP3... que de temps perdu : mon fils met 5 fois plus de temps à taper un texte sur un clavier que l'écrire à la main.
Et puis n'est-ce pas louche qu'un enfant de 10 ans aille tous les matins à l'école avec entrain ? On peut soupçonner la démagogie à plein nez. Le blog de cette classe en est un triste exemple.
Merci de défendre l'école qui fonctionne, l'école de toujours, l'école qui fait des têtes pleines ; nous, la famille, nous nous chargeons qu'elle soit bien faite.
On pourra toujours dire qu'il y a des chercheurs, des scientifiques, des neurologues, des sociologues : tous des jargonneurs prêts à dire n'importe quoi pour s'assurer leurs subventions de fin d'année.

Écrit par : mammouth | 21 juillet 2009

On pourra toujours dire qu'il y a des chercheurs, des scientifiques, des neurologues, des sociologues : tous des jargonneurs prêts à dire n'importe quoi pour s'assurer leurs subventions de fin d'année.

Ecrit par : mammouth | 21 juillet 2009
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Je ne sais à qui vous vous adressez, Mammouth, mais je me permets de vous dire ceci au passage : les sciences de l'éducation n'ont rien à voir avec la science ; la science est la connaissance objective, indiscutable, partagée par les scientifiques (les vrais) du monde entier. La science recouvre les mathématiques, les sciences physiques et biologiques et tout ce qui en dérive, comme la minérologie, l'astronomie...
Le reste, c'est-à-dire sciences politiques, économiques sont sujettes à caution. Les prétendues "sciences" de l'éducation sont du vent, et ont fait la preuve de leur inanité.

Écrit par : Francis Penin | 21 juillet 2009

Merci pour ce post magnifique! Il a été très utile et instructif, sera à la recherche de l'avant avec plus de votre message

Écrit par : essay writer | 18 mai 2011

l'école de la réussite effectivement.

Écrit par : Gavrinis | 05 juillet 2011

c'est de la gros merde (putain)

Écrit par : kuihughh | 20 novembre 2011

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