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17 juin 2009

Autonomie

« Je fais confiance aux enseignants », dit le ministre.
J’ai eu une moue dubitative qui se voulait intelligente. Confiance aux enseignants ? Alors que depuis trente ans, tant d’idéologues fous, s’appuyant sur des statistiques manipulées, ont transformé l’Ecole de la République en champ d’expérimentation des pédagogies les plus folles — et les plus destructrices… Tout cela au nom d’un « égalitarisme » qui a creusé plus d’inégalités que jamais l’élitisme républicain n’en forgea jamais…

C’est à peu près ce que je lui ai répondu. Il a secoué les épaules — qu’il a solides.

- Aucun n’enseignant n’est jamais entré en classe en se disant u’il allait baisser sciemment le niveau. Même le pédagogue le plus convaincu tente d’œuvrer pour le bien de ses classes.

- Et alors ?

- Alors, je vais m’appuyer sur les possibilités de la loi Fillon, dont trop de gens ignorent les possibilités. En combinant l’autonomie des établissements et l’assouplissement de la carte scolaire, on doit pouvoir, en douceur, modifier les attitudes… Et faire boule de neige : il suffit de quelques établissements bien inspirés pour faire tache d’huile.

- Ouais… Il suffit d’un réseau d’idéologues fous pour contaminer toute l’école.

Deux ans ont passé depuis cette conversation, et d’une certaine manière, le jacobin que j’étais a mis de l’eau dans son vin. Autant je reste convaincu qu’en matière de sécurité et de discipline, le ministère doit instituer des règles fortes (et la mission confiée tout récemment au recteur Philip a pour objet d’arriver à une plate-forme suffisante en la matière — SVP, interdisez l’usage des portables, qui sont de plus en plus des armes par destination), autant j’admets aujourd’hui qu’en matière de pédagogie, l’autonomie des établissements peut inciter les collègues, et les conseils d’établissements, à œuvrer pour le mieux. Et même pour le très bien.

Je n’en veux pour preuve que la prolifération des « sections internationales », ou, dans nombre de lycées, la création de Secondes « Sciences-humanités » qui offrent des cursus intéressants avec des horaires renforcés — et qui sont plébiscités par les parents.

Le hic, c’est que désormais, certains Bacs valent mieux que d’autres. J’évoquais dans ma Note précédente la baisse de valeur de cet examen bi-centenaire, qui n’est plus que le reflet caricatural, affligeant, dégénéré, de ce qu »il fut autrefois. Mais j’en parlais en moyenne. Dans les faits, il est évident que le Bac de tel ou tel établissement prestigieux, que l’abibac (bac franco-allemand), le bachibac (franco-espagnol), ou le futur esabac (franco-italien — l’accord a été tout récemment signé par Darcos), le bac « section européenne » ici, « option internationale » là, ou « langue orientale » ailleurs, ne jouent pas dans la même cour que le bac option foot ou pétanque. Et les élèves concernés, qui n’étaient que 45 000 en 2002, sont désormais près de 100 000, et près de 40% des lycées possèdent désormais une filière « européenne ». Sur 650 000 bacheliers, peu ou prou. Et les familles se battent, disait récemment Marie-Estelle Puech dans le Figaro, pour accéder à ces formations privilégiées. Sachant parfaitement que Monchéri et Moncœur vont trimer de 36 à 38 heures par semaine (par exemple au lycée international de Saint-Germain-en-Laye).

Bien sûr, les établissements qui proposent, pour l’instant, ces parcours nouveaux sont souvent des lycées prestigieux. Bien sûr, Henri IV, Louis-le-Grand ou Fermat s’assoient tranquillement sur les programmes officiels, et préparent dès la Seconde (voire dès la Sixième) leurs élèves à la vie exigeante des classes préparatoires. Bien sûr, les lycées « européens » ont des exigences sévères — une épreuve d’Histoire-Géo de quatre heures rédigée en langue étrangère, entre autres.

Mais quel immense avantage pour ces lycéens, au moment de s’inscrire dans l’une ou l’autre des formations supérieures qui recrutent sur dossier, et non sur la simple possession d’un diplôme globalement dévalué ! Inutile de réformer le Bac — ce serait le plus sûr moyen de mettre toute la France réactionnaire dans la rue, syndicats enseignants en tête : il suffit de réformer l’amont pour que l’aval vaille enfin, à nouveau, quelque chose.

Dans tel lycée à vocation « internationale », les parents inscrivent volontiers leurs chérubins en russe première langue en Sixième (on n’insistera jamais assez sur le scandale que fut la dissociation collège-lycée, dans les années 60-70…). En clair, un certain nombre de lycées, de plus en plus élevé, sont des « prépas à la prépa » — ou à n’importe quelle formation supérieure.

D’où les Secondes « Sciences-humanités » : ainsi le lycée Turgot à Paris, avec des horaires alourdis en latin et en maths (parce que le latin n’est une langue morte que pour ceux qui, comme Richard Descoings, voudraient tous nous mettre à l’école des cadavres), et des élèves qui choisissent délibérément la difficulté. Ou l’initiative de Fustel-de-Coulanges, à Strasbourg, qui délivre dès la Seconde une initiation à la Philosophie, meilleure garantie à une renaissance des sections littéraires, actuellement exsangues. À l’heure où l’industrie réclame à cor et à cris de vrais littéraires doués d’imagination pour épauler des techniciens qui restent parfois le nez dans leur guidon.
On voit aujourd’hui de plus en plus d’universités, (et de classes prépas, à Henri IV à Paris ou Thiers à Marseille) s’inventer des propédeutiques, sortes de Terminales-bis, pour remettre à niveau des bacheliers arrivant sans rien dans les poches. Orsay fut l’une des premières à instituer un tel système, qui, à dire vrai, sonne le glas des formations secondaires ordinaires. Il y a gros à parier que dans les années à venir, toutes les facs auront recours à des systèmes équivalents — sauf à se résigner à rester les poubelles du Supérieur. On voit dès lors tout l’intérêt que peuvent présenter des Secondaires exigeants — non pas à l’ancienne, comme l’insinuent automatiquement les crétins qui pensent que je ne regarde que dans le rétro, mais en regardant en avant — en avant toute.

Evidemment, il n’y a aucune raison pour en rester aux lycées. Les collèges bénéficient de la même autonomie — de la même capacité de faire revenir l’imagination au pouvoir. Ce serait sans doute le meilleur moyen de contourner l’horreur du collège unique, auquel aucun gouvernement ne s’attaquera de face (il est comme ça des vaches étiques, stériles, mais sacrées, auxquelles on n’ose toucher). Le meilleur moyen, en tout cas, de sauver les bons élèves, sacrifiés par les thuriféraires de la loi Jospin, et d’inciter les autres à les rejoindre, quelque part du côté de l’excellence. Et rien, sinon les lubies mortifères des derniers survivants du SGEN, n’oblige un collège ZEP à préférer l’option « tam-tam » à l’option « langues-o » ou « mathématiques sévères », comme aurait dit Lautréamont.

Jean-Paul Brighelli

Commentaires

Malheureusement, le rapport Descoings préconise l'exact inverse d'un retour à l'excellence au lycée. La seule autonomie qu'il prône, du reste, est à l'égard des savoirs, sacrifiés sur l'autel du lieu-de-vie-isme. Aucune raison d'être optimiste donc.

Ecrit par : SOS Education | 17 juin 2009

Malheureusement, le rapport Descoings préconise l'exact inverse d'un retour à l'excellence au lycée.

Ecrit par : SOS Education | 17 juin 2009

Il suffit, pour se faire une idée des véritables intentions du sieur Descoings, de lire ses "Conclusions".
Il commence par y balayer d'une trait de plume ironique et méprisant tout ce qui relève, selon lui, de la volonté de ne rien changer à la façon actuelle d'enseigner, qui est, on s'en doute, forcément mauvaise. C'est là qu'on trouve cette affirmation hallucinante et hallucinée que les professeurs ( s'ils ne sont pas rééduqués par maints stages IUFM) cultivent chez leurs élèves "la mésestime de soi". Après quoi il nous sert la soupe pédago la plus orthodoxe. Avec un tel Guide suprême, la révolution culturelle (cuculturelle, comme dirait quelqu'un) est en marche... "Chemins qui ne mènent nulle part...", n'est-ce pas, notre philosophe Robin?

Ecrit par : Jean | 17 juin 2009

Autant je reste convaincu qu’en matière de sécurité et de discipline, le ministère doit instituer des règles fortes (et la mission confiée tout récemment au recteur Philip a pour objet d’arriver à une plate-forme suffisante en la matière —

Jean-Paul Brighelli

Pouvez-vous nous en dire plus, Jean-Paul, car la question des élèves qui perturbent les cours et qu'on ne peut neutraliser avec les moyens actuels (dont la scélérate circulaire n°200-105 du 11 juillet 2000) me paraît une affaire tout à fait cruciale.
Car si l'on veut vraiment remettre les collégiens au travail - la plupart, en fait, sont sérieux et ne demandent que ça - et donc verser en seconde des lycéens correctement formés, il faut régler au plus vite la question de savoir quel traitement on réserve aux perturbateurs, à ceux qui empêchent le cours de se dérouler normalement. Les vrais perturbateurs ne sont pas, au fond, si nombreux. Ce sont souvent des incultes qui n'ont rien appris les années précédentes, qui passent au bénéfice de l'âge et qui ne rêvent que d'une chose: en finir avec cet enseignement général qui les fait gerber et entrer en apprentissage. Mais ce petit nombre d'irréductibles fait rapidement tache d'huile si on ne le neutralise pas tout de suite. J'ai eu cette année une classe de 3ème qui a été ainsi bousillée (pauvres élèves sérieux: 8 sur 30!) par la présence active de quatre crétins qu'il fallait réprimander, punir, exclure du cours à longueur d'année (sous les gros yeux ronds réprobateurs, mais quand même vides - je vous ai expliqué... - de la Principale, qui brandissait, entre deux gorgées de thé et trois bouchées simultanées de petis gâteaux, la Circulaire du 11 juillet 2000). C'est dans ce genre de garderie épuisante et vaine que les deniers publics partent en fumée. Et après on s'étonne que les élèves de seconde ne sachent rien...
Bref, il faut de toute urgence, me semble-t-il, cher Jean-Paul, modifier la Circulaire en question et la remplacer par un texte du genre:

"Il ne sera pas toléré dans les collèges qu'un élève perturbe un cours par toute forme d'indiscipline que ce soit. Un élève qui perturbera un cours sera aussitôt, si le professeur l'estime nécessaire, envoyé chez la Principale, laquelle le sanctionnera, le mettra en permanence et en informera aussitôt les familles, celles-ci étant responsables de l'attitude de leur enfant en classe."

Voilà, je crois, une mesure propre à ramener dans les collèges le minimum de discipline qui actuellement les a fuis. Qu'en pensez-vous, Jean-Paul, chers Collègues?

Ecrit par : Jean | 17 juin 2009

"L’autonomie des établissements peut inciter les collègues, et les conseils d’établissements, à œuvrer pour le mieux", écrit JPB, d'une plume (trop ?) enthousisaste.
Institutionnaliser l'école à plusieurs vitesses, voici à quoi aboutira ce principe de mise en concurrence à tous crins, avec le tamtam pour les uns et les langues rares pour les autres. Cela existe de facto, me direz-vous ; est-ce une raison pour que cela devienne de jure ??? Instaurer , que dis-je, exacerber la concurrence à l'intérieur même de l'école publique, dans l'espoir d'un hypothétique alignement par le haut, est une illusion qui ne réconfortera que ceux qui se sont, quelque part, résignés à voir disparaître l'objectif d'une véritable instruction publique. Bref, c'est la fin de l'école de la République. Quant à une régulation par la demande sociale, que croyez-vous ? La demande majoritaire des parents, c'est que Moncanard et Mapoulette obtiennent un bac en s'étant foulés le moins possible et épanouis au mieux -- puis que la suite des études s'adapte à cette aurea mediocritas, grâce à des procédures de tutorat, de remédiation, de parrainage -- consistant à fournir des béquilles à ceux que l'on aura rendus, étymologiquement parlant, im-béciles. Voir le rapport Descoings là-dessus.
S'il ne reste qu'une jacobine, je serai celle-là. Non à l'autonomie des établissement, non aux projets d'établissement, non aux expérimentations -- hasardeuses ou pas , ce n'est plus la question -- oui à des programmes exigeants pour tous.

Ecrit par : Françoise Guichard | 17 juin 2009

l'autonomie des établissementS... la passion m'égare !

Ecrit par : Françoise Guichard | 17 juin 2009

" l’autonomie des établissements peut inciter les collègues, et les conseils d’établissements, à œuvrer pour le mieux. Et même pour le très bien."

Euh ! Un des obstacles au développement du réseau SLECC est l'autorité du Conseil d'école.

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Non à l'autonomie des établissement, non aux projets d'établissement, non aux expérimentations -- hasardeuses ou pas , ce n'est plus la question -- oui à des programmes exigeants pour tous. S'il ne reste qu'une jacobine, je serai celle-là.

Ecrit par : Françoise Guichard | 17 juin 2009

Si vous m'acceptez dans votre club, nous serons deux, Françoise.
J'essaierai de continuer à œuvrer modestement dans la cour des petits pour contaminer un peu mes collègues et les encourager à faire en sorte qu'il n'arrive plus en 6° de cohortes de perturbateurs, dégoûtés de l'école depuis leur échec du CP jamais compensé.

Ecrit par : catmano | 17 juin 2009

Jean a écrit :
" sous les gros yeux ronds réprobateurs, mais quand même vides de la Principale, qui brandissait la Circulaire du 11 juillet 2000 "

Vous pouvez opposer à votre principale la modification de la circulaire 2000 (dite "circulaire Lang") par F. Fillon en 2004 qui vous permet d'employer toutes les sanctions que vous jugez utiles après en avoir averti le chef d'établissement. Voici la référence : CIRCULAIRE N°2004-176 DU 19-10-2004 publiée au BOEN n° 39 du 28 octobre 2004.
Vous pouvez aussi rajouter comme Figaro : " A malin malin et demi, qu'il s'avise de parler latin j'y suis grec, je l'extermine".

Ecrit par : Mathieu | 17 juin 2009

Vous pouvez opposer à votre principale la modification de la circulaire 2000 (dite "circulaire Lang") par F. Fillon en 2004 qui vous permet d'employer toutes les sanctions que vous jugez utiles après en avoir averti le chef d'établissement. Voici la référence : CIRCULAIRE N°2004-176 DU 19-10-2004 publiée au BOEN n° 39 du 28 octobre 2004.
Vous pouvez aussi rajouter comme Figaro : " A malin malin et demi, qu'il s'avise de parler latin j'y suis grec, je l'extermine".

Ecrit par : Mathieu | 17 juin 2009

Pourriez-vous, Mathieu, nous mettre le texte de ladite circulaire sur ce blog, car elle est intéressante, en effet?
Merci par avance.

Ecrit par : Jean | 17 juin 2009

"en avant toute"
Mais nous y allons Jean-Paul : autonomie des établissements, du primaire à l'université ; abandon de la collation des grades universitaires ; fin de la carte scolaire ; recrutement choisi dans les "quartiers" ; mesures sécuritaires pour lisser les statistiques de la violence ; classes relais ou centre d'internement pour la "racaille" ; préservation de zones d'excellence etc.

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Si vous m'acceptez dans votre club, nous serons deux, "Françoise.
J'essaierai de continuer à œuvrer modestement dans la cour des petits pour contaminer un peu mes collègues et les encourager à faire en sorte qu'il n'arrive plus en 6° de cohortes de perturbateurs, dégoûtés de l'école depuis leur échec du CP jamais compensé."

Ecrit par : catmano | 17 juin 2009

Puis-je postuler aussi?

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2009

la circulaire :

http://www.education.gouv.fr/bo/2004/39/MENE0402340C.htm

Ecrit par : boen par coeur | 17 juin 2009

@Circulaire
"Le conseil de discipline ainsi recomposé, comprend trois catégories de membres : l’équipe de direction, les représentants des personnels et les représentants des usagers (parents et élèves)."
À partir du moment où la direction est une "équipe", où les professeurs sont noyés dans les "personnels" et où les élèves sont des "usagers" ; la messe est dite.

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

"les élèves sont des "usagers" ; la messe est dite.

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

En attendant qu'ils deviennent des clients... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2009

Merci! Voici donc ce texte:

"II - Moyens d’action à la disposition des enseignants en matière disciplinaire

La circulaire n° 2000-105 du 11 juillet 2000 a précisé les grands principes juridiques qui s’appliquent aux punitions scolaires et aux sanctions disciplinaires à l’intérieur de l’établissement scolaire soumis, comme toute organisation, aux règles du droit.
Toutefois, le caractère spécifique de l’acte pédagogique et des missions des enseignants implique que l’autorité de ceux-ci soit respectée partout où elle s’exerce. Aussi est-il entendu que, lorsque son autorité est remise en cause par des actes fautifs, inadaptés, contrevenant aux règles fixées pour atteindre les objectifs assignés aux apprentissages scolaires, l’enseignant peut décider des punitions qu’il prendra pour assurer la poursuite de sa mission. Il en informe le chef d’établissement. La punition sera d’autant mieux suivie d’effets que les parents auront été avisés et convaincus des motifs de celle-ci.
S’il est utile de souligner le principe d’individualisation de la punition ou de la sanction, il faut rappeler qu’une punition peut être infligée pour sanctionner le comportement d’un groupe d’élèves identifiés qui, par exemple, perturbe le fonctionnement de la classe. Par ailleurs, dans le cadre de l’autonomie pédagogique du professeur, quand les circonstances l’exigent, celui-ci peut donner un travail supplémentaire à l’ensemble des élèves. Ce travail doit contribuer à trouver ou retrouver des conditions sereines d’enseignement en même temps qu’il satisfait aux exigences d’apprentissage.
Les faits d’indiscipline, de transgressions ou de manquements aux règles de vie collective qui atteignent un niveau de gravité plus important et perturbent le fonctionnement en tout ou partie de l’établissement doivent être portés immédiatement à la connaissance du chef d’établissement afin qu’il engage les poursuites disciplinaires prévues par la réglementation. Il est précisé que lorsque le chef d’établissement, saisi par écrit d’une demande de saisine du conseil de discipline émanant d’un membre de la communauté éducative, décide de ne pas engager de procédure disciplinaire, il lui notifie sa décision motivée."

Que n'ai-je connu ce texte plus tôt!
Mais tout de même, ce qui me chipote, c'est que rien n'est dit sur la question de l'exclusion d'un élève du cours.
Une exclusion de cours est-elle une "punition"? Ou n'a-t-elle qu'une valeur "conservatoire", si je puis dire , celle de sauver le travail du reste de la classe, et appelle-t-elle une "punition" au sens propre? Pas très clair, tout ça!

Ne faudrait-il pas que le Ministre s'empare du problème et clarifie les choses?
Quand un professeur n'a plus d'autre solution que de renvoyer un élève perturbateur de son cours,
1) en a -t-il le droit?
2) peut-il le faire autant de fois qu'il le juge nécessaire?
3) le chef d'établissement doit-il, dès la première exclusion de cours d'un élève perturbateur, prendre une sanction contre cet élève et en informer aussitôt sa famille?
4) A partir de combien d'exclusions de cours, le conseil de discipline est-il convoqué?

Ecrit par : Jean | 17 juin 2009

Effectivement, le mouvement d'autonomisation des lycées est déja bien avancé. De nombreux établissements proposent des classes de seconde qui mettent l'accent tantôt sur les disciplines scientifiques, tantôt sur les humanités. Bien qu'étant fortement attaché à l'idéal républicain de l'égalité des chances(et non de l'égalitarisme!), je dois avouer que cela ne me choque pas. Ces mesures allant de pair avec un assouplissement progressif de la carte scolaire, cela permettra à de nombreux gamins issus de collèges ZEP d'échapper au lycée poubelle du quartier. Nous aurons probablement un taux d'échec élevé, car sur la douzaine de nos élèves de troisième qui intégrera à la rentrée prochaine un lycée hors secteur grâce à ces classes profilées, seuls trois ou quatre me semblent dotés d'un bagage suffisamment solide pour réussir. Mais au moins, tous ces gamins ne pourront pas se plaindre d'avoir souffert d'une forme d'ostracisme scolaire qui les a enfermés dans un lycée de faible niveau et de mauvaise réputation. La porte leur est désormais ouverte, à eux de saisir leur chance!

Ecrit par : alain | 17 juin 2009

"Quand un professeur n'a plus d'autre solution que de renvoyer un élève perturbateur de son cours,
1) en a -t-il le droit?
2) peut-il le faire autant de fois qu'il le juge nécessaire?
3) le chef d'établissement doit-il, dès la première exclusion de cours d'un élève perturbateur, prendre une sanction contre cet élève et en informer aussitôt sa famille?
4) A partir de combien d'exclusions de cours, le conseil de discipline est-il convoqué?"

1- le devoir, par rapport aux autres élèves. Motif: "mise en danger", vaste concept qui ne m'a jamais posé problème. Argumentez avec tous les détails même les plus triviaux sur la fiche d'incident;
2- Oui. Un, deux, trois...élèves, ou plus, le même à chaque fois...pas de problème.
3-C'est très souhaitable: double peine (héhé) et emm..les parents.
4- Aucune règle écrite...au bon vouloir du PP et en fonction des rapports accumulés.

Ne vivez pas l'exclusion de cours comme un insupportable traumatisme personnel!!! Pensez à vos élèves -les vrais- qui n'attendent que ça sans oser le dire et laissez les psychos ou assimilés à ceux qui sont censés s'en occuper -pas nous donc.

Ecrit par : sisyphe | 17 juin 2009

@LA LOGIQUE DU TITANIC

"Ces mesures allant de pair avec un assouplissement progressif de la carte scolaire, cela permettra à de nombreux gamins issus de collèges ZEP d'échapper au lycée poubelle du quartier."

Que deviendront les élèves qui resteront dans le lycée poubelle et leurs profs ?

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

4- Aucune règle écrite...au bon vouloir du PP et en fonction des rapports accumulés.

Ne vivez pas l'exclusion de cours comme un insupportable traumatisme personnel!!! Pensez à vos élèves -les vrais- qui n'attendent que ça sans oser le dire et laissez les psychos ou assimilés à ceux qui sont censés s'en occuper -pas nous donc.

Ecrit par : sisyphe | 17 juin 2009

Rassurez-vous, Sysiphe, je ne vis pas du tout l'exclusion du cours comme "un insupportable traumatisme personnel", mais comme un bon débarras des emmerdeurs....
Le problème, c'est justement, comme vous dites, c'est que c'est "au bon vouloir du principal".
Or la mienne, qui part à la retraite dans dix jours après avoir ruiné en dix ans un collège qui était un vrai bijou il y a dix ans quand elle y a posé ses grosses pattes de gourde rédhibitoire, se saisit de toutes les occasions pour créer des problèmes à ceux qu'elle a dans le nez. Au lieu de vous soutenir contre un perturbateur notoire, elle soutient le perturbateur.
C'est pour cela que j'ai posé le problème et que je souhaiterais une clarification du Ministre.

Ecrit par : Jean | 17 juin 2009

Malheureusement, le rapport Descoings préconise l'exact inverse d'un retour à l'excellence au lycée. La seule autonomie qu'il prône, du reste, est à l'égard des savoirs, sacrifiés sur l'autel du lieu-de-vie-isme. Aucune raison d'être optimiste donc.
Ecrit par : SOS Education | 17 juin 2009

Et si vous vous mêliez de vos pieds SOS ?

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Sisyphe, et non Sysiphe!

Pour un helléniste,, j'ai honte!

Ecrit par : Jean | 17 juin 2009

@LA LOGIQUE DU TITANIC

Que deviendront les élèves qui resteront dans le lycée poubelle et leurs profs ?

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Bah ! pour ce qui est des profs, une fois que les vieux - et moins vieux- rats auront quitté le navire, on y affectera les néo-mastérisés malheureux au concours - après avoir réduit convenablement le nombre de postes offerts. Les enseignants non titulaires "éduqueront" les futurs salariés précaires et autres travailleurs pauvres. Et vogue la galère !

L'EN, c'est coule.

Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009

Les enseignants non titulaires "éduqueront" les futurs salariés précaires et autres travailleurs pauvres. Et vogue la galère !

L'EN, c'est coule.
Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009

Merci TotoW, vous m'ouvrez une porte pour aborder un sujet dont je m'étonne que sur ce blog d'allure débridée il n'ait jamais fait l'objet d'une note, je veux parler du salaire.
Ah le salaire, notion marxiste s'il en est, sale notion, mot honteux...
Donc le plan Langevin-Wallon insistait déjà sur le fait qu'il faudrait donner aux enseignants un salaire décent, et donc où en sommes-nous soixante ans plus tard ?
Voilà-t-il pas un beau sujet ?

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Sisyphe, je ne serais pas aussi optimiste que vous quant à la possibilité de réitérer indéfiniment les exclusions de cours. Les chefs d'établissements réagissent tous plus ou moins de la même façon: si vous procédez ponctuellement à des exclusions, ça passe. Si la scène se répète trop souvent, on vous jettera à la figure votre incapacité supposée à gérer la classe, comme en atteste le témoignage de Jean. J'ai connu une collègue qui refusait systématiquement d'accepter un élève très difficile en cours. Résultat: 2 jours de salaire en moins pour refus d'assumer sa mission de service public!
Guy Morel, vous évoquez le sort des élèves qui ne se dirigeraient pas vers un lycée de centre-ville par le jeu des classes à profil. Je ne pense pas que cette situation soit si terrible que ça. On peut très bien réussir ses études supérieures en ayant suivi sa scolarité dans un lycée de banlieue. Il n'y a guère que pour les classes préparatoires que le nom du lycée joue véritablement un rôle, qu'on le veuille ou non. Personnellement, j'ai toujours pensé que ce sont les élèves qui font la réputation du bahut et non l'inverse. Assouplir la carte scolaire et favoriser l'accès à des formations sélectives pour les bons élèves n'implique pas nécéssairement le renoncement à toute ambition pour les autres. Vous évoquez encore la logique du Titanic à propos de mon raisonnement. Certes, mais n'est-ce pas légitime de vouloir sauver sa peau quand le navire coule?

Ecrit par : alain | 17 juin 2009

@ guy morel

Ben, justement mon Guy Morel, on se mêle d'éducation ! Pigé ?

Ecrit par : SOS Education | 17 juin 2009

Sisyphe, je ne serais pas aussi optimiste que vous quant à la possibilité de réitérer indéfiniment les exclusions de cours. Les chefs d'établissements réagissent tous plus ou moins de la même façon: si vous procédez ponctuellement à des exclusions, ça passe. Si la scène se répète trop souvent, on vous jettera à la figure votre incapacité supposée à gérer la classe, comme en atteste le témoignage de Jean. J'ai connu une collègue qui refusait systématiquement d'accepter un élève très difficile en cours. Résultat: 2 jours de salaire en moins pour refus d'assumer sa mission de service public!

Ecrit par : alain | 17 juin 2009

Eh oui, alain!
Dans les collèges actuels, c'est une minorité de perturbateurs qui empêche une majorité constituée des élèves sérieux d'étudier. D'où le faible niveau des élèves que les collèges envoient en seconde. D'où aussi l'ambiance délétère de la plupart des collèges, où les élèves sérieux se font insulter par les perturbateurs et se cachent pour étudier.
Si le gouvernement veut rendre au système éducatif son "efficacité", il doit commencer par répondre clairement à la question basique que j'ai posée: "Que doit-on faire des quelques élèves qui perturbent les classes et paralysent ainsi l'ensemble du système?". Pour l'instant, ces élèves perturbateurs s'épanouissent et sévissent en toute tranquillité. Jusques à quand laissera-t-on se poursuivre un tel gâchis?
Pour ne rien vous cacher, j'ai écrit à ce sujet à Christian Estrosi, lequel m'a répondu qu'il me soutenait et transmettait immédiatement ma proposition, en l'appuyant, au Ministre de l'Education...

Ecrit par : Jean | 17 juin 2009

@ "SOS éducation"...
Je ne sais pas si on peut apprendre l'autorité en lisant un livre qui traite du sujet. En tous cas, cela ne me paraît pas suffisant.
(Même en tenant pour axiome le fait que les "contenus" à enseignés soient "maîtrisés", et même bien au delà).

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2009

@ guy morel

Ben, justement mon Guy Morel, on se mêle d'éducation ! Pigé ?
Ecrit par : SOS Education | 17 juin 2009

Et vos pieds ?

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Certes, mais n'est-ce pas légitime de vouloir sauver sa peau quand le navire coule?
Ecrit par : alain | 17 juin 2009

Les femmes et les enfants d'abord, non ?
Ce qui me rappelle une conversation avec le maître de ce blog.
"Ne crois-tu pas, me disait-il, qu'en matière de nomination le seul critère devrait être le rang d'admission au concours ?"
Ce à quoi je lui répondis :
"Bien sûr ; le premier à l'agrégation ou au CAPES devrait être nommé dans l'établissement le plus difficile du 93."

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Et le dernier ?

Ecrit par : iPidiblue avec ou sans sel | 17 juin 2009

@ Salaires des enseignants.

"La valeur des carrières des agrégés du secondaires et des professeurs d'université [...] a baissé d'environ 20% en moins de 25 ans, de 1981 à 2004."

http://team.univ-paris1.fr/teamperso/rgbobo/fonctionnaires06e.pdf

Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009

Voilà-t-il pas un beau sujet ?

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Faites donc prof en CPGE cette année, vous pourrez marxiser à loisir.
Le programme de français : l'argent. Avec :
"L'avare" de Molière
"l'argent" de Zola
"Philosophie de l'argent" de Georg Simmel

Ecrit par : yann | 17 juin 2009

Trouvé dans les commentaires de l'article précédent :

"Guedbralec, n'oubliez pas que la pression exercée sur les chefs d'établissements pour obtenir un taux de passage avoisinant les 60% devient de plus en plus forte. Dans mon petit collège de ZEP, où nombre de "bons élèves" ne parviennent péniblement qu'à limiter les dégâts en seconde, je peux vous assurer, sur la base des trois conseils de classe de troisième auxquels j'ai participé, que l'on a déja orienté vingt élèves (et encore, au bas mot!) dont l'échec est purement et simplement programmé, vers une seconde générale.

Ecrit par : alain | 16 juin 2009"

Rassurez-vous : ces élèves dont l'échec est programmé en seconde, redoubleront parce que le redoublement est de droit. A l'issue de leur deuxième année de seconde, à moins d'un miracle, ils n'auront toujours pas le niveau.
Eh bien, s'ils n'ont pas demandé eux-même à se réorienter et s'ils ont demandé une première, ils y seront affectés même si le conseil de classe s'est prononcé contre. D'après ce que j'ai compris, les rectorats ont la consigne de ne plus laisser un seul élève "dans la nature" d'où ces élèves que l'on retrouve en première contre avis du conseil mais avec la "bénédiction" du rectorat.

Vous voyez, en lycée aussi, on est en train d'ouvrir les vannes au grand n'importe quoi !

Ecrit par : wilt | 17 juin 2009

"La valeur des carrières des agrégés du secondaires"

Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009

"du secondaire".
Ma sieste est finie.

Ecrit par : Orthoprof | 17 juin 2009

Et le dernier ?
Ecrit par : iPidiblue avec ou sans sel | 17 juin 2009

On s'en fout, Lilbellule promoteur des élytres ce qui est un comble

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

@ Salaires des enseignants.

"La valeur des carrières des agrégés du secondaires et des professeurs d'université [...] a baissé d'environ 20% en moins de 25 ans, de 1981 à 2004."

http://team.univ-paris1.fr/teamperso/rgbobo/fonctionnaires06e.pdf
Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009

Faut croire que cela ne les préoccupe pas puisqu'ils n'en parlent jamais. Tiens, ça c'est un thème pour SOS-éduc...

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Faites donc prof en CPGE cette année, vous pourrez marxiser à loisir.
Le programme de français : l'argent. Avec :
"L'avare" de Molière
"l'argent" de Zola
"Philosophie de l'argent" de Georg Simmel
Ecrit par : yann | 17 juin 2009

Quel malheur ! Je l'ai toujours dit : l'argent, c'est sale.

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

vu sur Rue 89
Darcos/Villiers/futurs collégiens de Vendée
..
............. ........le lancement de ce projet de « collège novateur de réference nationale » à Montaigu, à deux pas de l'autoroute reliant Nantes à Niort.

Quatre mesures principales pour cette inovation :

•le tutorat permanent des profs avec passage « de la notion d'enseignement à la notion de présence »
•l'internat pour six cents élèves pour « changer de logique : de lieu de passage, le collège devient lieu de vie » avec « deux soirées de culture générale » par semaine en vertu d'une « logique d'éducation humaniste »
•pas de section « sport-études » mais une section « humanités classiques, art, culture » et la priorité aux options latin et grec
•« l'engagement social personnel » et « l'apprentissage de la générosité » inscrits dans le règlement intérieur, à raison de « une demie-journée par semaine de présence caritative ou humanitaire, par exemple la visite de personnes âgées »...........................

Ecrit par : la digue la digue | 17 juin 2009

Je l'ai toujours dit : l'argent, c'est sale.

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Faut croire que cela ne les préoccupe pas puisqu'ils n'en parlent jamais.

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Il y a peut-être une relation de cause à effet. ;O)

Et puis, les enseignants qui ne parlent pas d'argent alors qu'il râlent à longueur d'année et de défilé sur le manque de moyens, je me gausse...

Ecrit par : yann | 17 juin 2009

Conducteur de mammouth, c'est un beau métier pour une reconversion !

Ecrit par : iPidiblue et la dictature au petit pied | 17 juin 2009

Darcos/Villiers/futurs collégiens de Vendée

Ecrit par : la digue la digue | 17 juin 2009

Hé, il faut suivre, on en a déjà parlé sur le fil précédent !

Plus d'information sur le site de l'académie de Nantes (cliquer sous la gueule du recteur, "collège novateur de Montaigu")

Bel exemple d'autonomie. Faisons confiance à la communauté éducative. Darcos est enthousiaste et déterminé.

Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009

vu sur Rue 89
Darcos/Villiers/futurs collégiens de Vendée
..
............. ........le lancement de ce projet de « collège novateur de réference nationale » à Montaigu, à deux pas de l'autoroute reliant Nantes à Niort.

Ecrit par : la digue la digue | 17 juin 2009

Et je suppose que c'est forcément réac, facho, et tout ce qui s'essuie ?

Ecrit par : yann | 17 juin 2009

Et je suppose que c'est forcément réac, facho, et tout ce qui s'essuie ?

Ecrit par : yann | 17 juin 2009

C'est surtout furieusement pédago.

"L'éducation doit remplacer l'instruction" etc.

Rien de nouveau sous le Jospin.

Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009

Eh oui, Wilt! Je suis bien conscient que la baisse du niveau des collègiens a nécéssairement des répercussions sur ce qui se passe au lycée. Ce dernier n'a pas la possibilité de réorienter tout le monde et se voit donc de plus en plus souvent contraint d'envoyer en première des élèves incapables de suivre. Je tempère souvent l'ardeur de mes collègues lorsqu'ils affirment haut et fort que tel ou tel élève ne réussira pas sa seconde, en leur disant que les exigences à l'égard des lycéens se réduisent aussi peu à peu.

Ecrit par : alain | 17 juin 2009

je me gausse...
Ecrit par : yann | 17 juin 2009
vous faites bien ; c'est pitoyable.

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

"Nous avons sous les yeux un fait curieux, à peine croyable,à savoir que les fonctionnaires sont des employés à vie, syndiqués et dotés du droit de grève et qui acceptent des réductions de leur salaire réel depuis 25 ans, sans trop protester. Le grignotage du pouvoir d'achat se produisant au taux de 0,88% par an en moyenne, une hypothèse possible serait donc qu'en dessous d'un seuil de 1% par an, on peut grignoter le pouvoir d'achat sans provoquer de réaction violente du "mammouth""

http://team.univ-paris1.fr/teamperso/rgbobo/fonctionnaires06e.pdf

[p.8]

Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009

@ Christophe Sibille

Ce serait tout du moins un bon début, vous ne trouvez pas... ?

Ecrit par : SOS Education | 17 juin 2009

Bravo Jean-Paul Brighelli pour ce billet.

C'est intelligent et courageux. Encore bravo.

Ecrit par : Florence | 17 juin 2009

Alors pour mettre en perspective les magnifiques passages que je vous ai cités plus haut, je copie quelques slogans trouvés par des "focus groups" de "digital natives" quand on leur demande de définir leur bibliothèque idéale.

(Je précise que :

focus groups = groupe de travail
digital natives = nés à l'ère du numérique)

"Il y a un distributeur de boissons"

"On est consulté pour les choix de livres"

"Personne ne nous dit ccchhhuuuttt !"

"On garde les documents aussi longtemps qu'on en a besoin"

'Des jeunes de 18 à 20 ans nous renseignent"


Ces perles ont fait l'objet d'un powerpoint dans le cadre du Congrès 2008 de l'Association des Bibliothécaires Français.

Voici venir la "génération vautrée".

"L'individualisme grégaire" au pouvoir.

Quel beau métier

Ecrit par : johnmarguerite | 17 juin 2009

Bonjour

Je suis plongé dans la littérature bibliothéconomique jusqu'au cou (cause : cherche à changer d'emploi).

Voici la magistrale conclusion de Michel Melot dans "Quel modèle de bibliothèque ?" paru aux éditions de l'ENSSIB.

"Aussi reste-t-on stupéfait devant l'inertie de nos systèmes éducatifs nationaux qui, lorsqu'ils ne diabolisent pas Internet, ont trop vite oublié le slogan qui devait faire du centre de documentation le coeur de l'école, laissent marginales l'autoformation et l'école des adultes, et demeurent si peu enclins à poser la question de leurs modèles (la classe, le cours magistral, le manuel) et à restaurer sur ces nouvelles bases les relations brisées entre lecture publique et lecture scolaire".

C'est beau, non ?

J'ai un autre extrait, sur les bibliothèques cette fois :

"Le lecteur, et notamment les adolescents, souhaitent intervenir dans le choix non seulement des collections de "leur" bibliothèque, mais dans la gestion de "leurs espaces".

Nous assistons bien à une "redéfinition de la relation entre bibliothèques et usagers" [...] et, pour citer Cristina Ion, "le passage du citoyen à l'usager et, pire encore, de l'usager au consommateur, est vécu comme une "perte".

Résistances involontaires et vieux atavismes ressurgissent, au moment où, devant de tels changements, le pire serait de ne pas changer, quelles que soient les valeurs que l'on veuille préserver.

Ecrit par : johnmarguerite | 17 juin 2009

Zut, j'avais écrit deux messages et le deuxième est apparu avant le premier !

Ecrit par : johnmarguerite | 17 juin 2009

@johnmarguerite ( ou à un documentaliste de passage)

Je crois savoir que vous travaillez en bibliothèque. Donc , quelques questions :

-Vous avez des infos sur le CAPES doc’ ? Facile ? Difficile ? (les chiffres officiels ne me renseignent pas vraiment).

- Est-il possible de le préparer et de l’obtenir en candidat libre ou faut-il une préparation vraiment pointue ?


-J’ai glané quelques infos sur le net et les docs disent qu’il ne faut pas idéaliser leur travail . Réalité ou plainte habituelle du prof?

-Je commence à fatiguer et ne plus trouver de plaisir à travailler (collège et L.P. ça n’aide pas). Est-ce une bonne raison pour changer ou est-ce que les pratiques pédagos ont également contaminé l’univers de la doc’ ?

Ecrit par : uncertain | 17 juin 2009

Et je suppose que c'est forcément réac, facho, et tout ce qui s'essuie ?

Ecrit par : yann | 17 juin 2009

C'est surtout furieusement pédago.

"L'éducation doit remplacer l'instruction" etc.

Rien de nouveau sous le Jospin.
Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009

Bien vu ! Enfin le pédagogisme est renvoyé à ses origines : le vieille droite de bénitier et à culotte de peau.
Pour le reste, quand le vicomte parle d'humanités, ça pue le Pissot. Il sait lire gars-là ?

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Je commence à fatiguer et ne plus trouver de plaisir à travailler (collège et L.P. ça n’aide pas). Est-ce une bonne raison pour changer

Ecrit par : uncertain | 17 juin 2009

Terminez premier de l'agreg. Guy Morel vous enverra dans "le pire des collèges du 93". Vous y retrouverez le goût du travail bien fait.

Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009

A propos, uncertain, on vous l'a vendu comment ce "poste"?(à cheval sur un collège et un LP, si j'ai bien compris).

Tenez bon, quoi qu'il en soit.

Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009

"Il sait lire gars-là ?"

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Non, il ne sait lire que que "chasse et pêche".

"@ Christophe Sibille

Ce serait tout du moins un bon début, vous ne trouvez pas... ?"

Ecrit par: SOS education

Il y a des formations, qui seraient plus efficaces, vraisemblablement, si elles étaient un peu "systématisées"... (Du dire même des "usagers", ;-) avec qui j'ai pu en parler.)

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2009

Terminez premier de l'agreg. Guy Morel vous enverra dans "le pire des collèges du 93".

Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009

On me souffle à l'instant à l'oreille que Guy Morel n'est pas le responsable en chef des affectations au MEN.

Ouf !

Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009

Je termine mes tirades en vous recopiant un extrait d'une intervention de Jean-Louis Durpaire, Inspecteur général de l'éducation nationale, au congrès 2008 de l'ABF.

Le sujet de cet extrait : les usages d'Internet par les collégiens de Haute Marne.

"Quatre sites dominent largement : Skyrock (désigné aussi sous le nom de Skyblog, ce qui marque un usage plus particulier de la partie blog), MSN Youtube et Google [...]

La liste fournie par les garçons est beaucoup plus diversifiée que celle donnée par les filles. On relève chez les garçons une dominante de sites de jeux, soit offrant une diversité comme zebest.3000 ou absoluflash (jeux gratuits), soit dédiés à un jeu comme trackmania ou encore MONLAPIN.NET :

Devenez Eleveur de Lapins ! Dans quelques instants, vous allez pouvoir adopter votre premier lapin. Choisissez lui une cage, installez-le confortablement puis prévoyez de quoi subvenir à ses besoins. Et si vous êtes perdu, vous aurez à disposition un guide pas à pas et un forum très actif pour découvrir l'univers de MONLAPIN."

J'ai essayé d'imaginer cet inspecteur de l'éducation nationale lire imperturbablement cette publicité pour MONLAPIN.NET devant une assistance de bibliothécaires recueillie et prenant des notes... Mais je crois que je vais surtout m'en servir pour mes prochains entretiens de recrutement, histoire de ne pas être envahi par le stress (et pourquoi pas sortir la botte "monlapin" si on m'interroge sur la bibliothèque 2.0)

Ecrit par : johnmarguerite | 17 juin 2009

"Devenez Eleveur de Lapins"

Une idée de reconversion pour uncertain?

;-)

Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009

Terminez premier de l'agreg. Guy Morel vous enverra dans "le pire des collèges du 93". Vous y retrouverez le goût du travail bien fait.
Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009
Vous avez raison, c’est une idée à creuser. :-) En même temps, vu le profil de mes élèves je ne serais pas dépaysé…

A propos, uncertain, on vous l'a vendu comment ce "poste"?(à cheval sur un collège et un LP, si j'ai bien compris).

Tenez bon, quoi qu'il en soit.
Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009
Pas vendu, mais pas d’autre choix non plus. L’établissement fait tout, de la 6e au lycée (mais pas de section générale) . Donc, à part les profs de matière pro, tous les profs du bahut sont à cheval sur collège et lycée (même dans les matières où il y a un gros coef horaire). Un vrai plaisir d’avoir 4, 5, 6 niveaux différents .
Lors de la dernière réunion pédagogique il a d’ailleurs été dit que c’était ça l’avenir : comment un prof de collège peut-il préparer un élève au lycée s’il ignore à quoi ressemble le lycée ? comment un prof de lycée peut-il accueillir un ancien collégien s’il ignore à quoi ressemble le collège ?
En gros, vous l’aurez compris, je vous écris du futur.

Ecrit par : uncertain | 17 juin 2009

"Devenez Eleveur de Lapins"

Ô les lapins savants ça se reproduit moins facilement qu'on ne le croit !

Ecrit par : iPidiblue comme un lapin | 17 juin 2009

@ Uncertain

je n'ai pas de renseignements, n'ayant jamais passé le CAPES de documentation.

Je n'ai pas d'à priori sur la profession même s'il m'est arrivé de feuilleter la revue "Argos" (publiée par les documentalistes des BCD et CDI de l'académie de Créteil) et de ne pas avoir été séduit (on y parle, entre autres choses, de "pratiques lectorales"...)

Une dimension intéressante paraît la coopération avec les Bibliothèques universitaires, dont la préoccupation est de limiter autant que possible le massacre des étudiants de première année.

Les actes du congrès de l'ABF sont en lignes ici :

http://www.abf.asso.fr/article.php3?id_article=971

On y parle assez souvent des CDI au gré des interventions et ateliers.


Bonne lecture !

Ecrit par : johnmarguerite | 17 juin 2009

@johnmarguerite

merci.

Ecrit par : uncertain | 17 juin 2009

Le collège novateur de référence de Montaigu!
Sainte Ségolène en a rêvé! De Villiers va le faire! Elle avait osé envisager la présence des profs pendant 35 heures au collège. Qui aurait pu croire que De Villiers allait passer à l'acte en proposant cette formule avec son projet de "collège novateur" et"une nouvelle logique pour les professeurs ; on passe de la notion du temps d'enseignement à la notion du temps de présence, ce qui veut dire une architecture complètement nouvelle du collège.Il n'y a plus de salle de profs, mais des locaux personnalisés et des bureaux identifiables permettant aux professeurs de rester toute la journée au collège pour entretenir une relation directe et personnelle avec chaque élève." Un projet à suivre de près !

Ecrit par : frederique | 17 juin 2009

Terminez premier de l'agreg. Guy Morel vous enverra dans "le pire des collèges du 93".

Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009

On me souffle à l'instant à l'oreille que Guy Morel n'est pas le responsable en chef des affectations au MEN.

Ouf !
Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009
Pourquoi Ouf ?
Je vois ici pleurs et larmes, et propositions qui visent presque toutes à améliorer c'est-à-dire à empirer la situation de l'école. Cela s'appelle, paraît-il, de l'antipédagogisme. Heureusement que Meirieu existe sinon un certain nombre de posteurs de posts n'auraient plus de raison de vivre.
Ce qui me fait sourire par dessus tout, c'est le discours sur l'excellence, les bons élèves, les sanctions disciplinaires etc.
Pas étonnant que SOS-Éducation ait trouvé là de la laine à tondre.

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Un internaute a semble-t-il trouvé le texte de la circulaire 2004 de Fillon qui a le mérite de mettre fin à certaines dérives languesques en matière de discipline :
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/39/MENE0402340C.htm
Pour revenir sur ce dont parlait Jean, les enseignants sont malheureusement de plus en plus livrés à eux-mêmes - quand l'administration ne soutient pas les perturbateurs en les renvoyant en classe la bouche en coeur !
L'excuse est toute trouvée : c'est le professeur le fautif.
Aujourd'hui les lycées, bien qu'encore relativement privilégiés, se dégradent à leur tour, résultat de la démagogie ambiante. Il faut bien faire passer les non-lecteurs en seconde ! Je me demande si la politique nationale de gestion des flux concerne des êtres humains ou des boîtes de conserves.
Cette année scolaire s'est passée pour moi sans problème mais qu'en sera-t-il demain ?
Pour prendre les choses avec humour, une chanson des Fatals Picards :

Chanson: La Sécurité De L'Emploi

Ils sont marrants cette année
C'est difficile de deviner dès la rentrée
Lequel se fera arrêter pour les scoots qu'il aura piqués
Lequel sera incarcéré pour avoir trop dealé

Moi en bon prof, chui préparé
Un peu de maths et de français, du Kick-boxing du Karaté
Tant pis pour la géographie ce qu'ils connaissent de l'Italie
C'est juste vaguement les spaghetti et Rocco Sifredi

Le programme de cette année
En français faudrait arriver à lire un livre en entier
Mais même Dan Brown et Marc Lévy y a plus d'cent mots d'vocabulaire
On sera toujours à lire la préface même après l'hiver

Et mon voisin en me voyant me dira
"Bandes de fainéants, alors vous êtes déjà rentrés, vous savez pas c'que c'est d'bosser, avec vos semaines de 20h, vous bossez bien moins qu'un facteur, et dire que je paye pour vos congés, et pis vous êtes même pas bronzés !"
Vite les copies à corriger, 2/3 Prozac, 8 cafés,
Mais j'l'entends quand même dire d'en bas
"Et j'compte même pas la sécurité d'l'emploi".

C'lui aux lunettes, c'est mon surdoué
Il sait écrire son nom sans fautes, il sait compter, wow !
Bah, c'est pas mal pour un 3ème, il faut savoir s'en contenter
C'est clair qu'un intello pareil, il va se faire racketter

35 élèves, cette année,
J'leur ai d'mandé c'qu'ils voulaient faire comme métier
J'ai 10 Zidane, 15 Amel Bent et 9 Bouba,
Un original qui veut faire vigile et avocat.
Il a dû voir chez Courbet
Que c'était pas mal d'être avocat si jamais t'allais en prison.
Ils croient tous qu'ils auront leur brevet en regardant l'Île de la Tentation
Merci pour tout ce que fait pour eux la télévision.

Et mon voisin, le même qu'hier, me dira :
"Bande de fonctionnaires, alors vous êtes déjà rentrés, vous savez pas ce que c'est de bosser, avec vos semaines de 20 heures, vous bossez moins qu'un contrôleur, et dire que je paie pour mon gamin, il a redoublé son CE1"
Vite les bulletins à remplir, 2/3 Prozac, et 8 kirs,
Mais j'l'entends quand même dire d'en bas
"Et j'compte même pas la sécurité d'l'emploi".

Les directives du ministère
Nous imposent d'faire des réunions plus régulières
On en fait même pour planifier les prochaines réunions
Ou pour décider de c'qu'on peut donner sans risques comme sanctions

Car fini les notes, de temps en temps
Faut juste leur envoyer des sms d'encouragement
L'évaluation c'est pas toi qui la fais, eux y't'disent si t'es cool.
J'préfère quand même qu'ils me donnent des notes plutôt que des coups de boule

Impossible de les faire redoubler
Les pauvres chéris faut surtout pas les perturber
Les programmes faut les simplifier y a trop d'leçons ça les assomme
Ils ont même proposé de donner le bac avec la prochaine Playstation

Et mon voisin, vous l'connaissez, me dira
"Bande de surpayés, vous foutez rien de la journée, vous devez pas être fatigués, avec vos s'maines de 20 heures, vous bossez bien moins qu'un chômeur, et pis pas d'chef et pas d'rend'ment, c'est pas pour c'que vous faites vraiment"
Vite les parents à rencontrer, 2/3 Prozac, 8 Grand Marnier

Et vu leur investissement, l'année prochaine ira pas en s'arrangeant
Faudra p't'être songer à les adopter
Venir le matin, le soir les coucher
Et p't'être dormir à leur place pour qu'ils restent éveillés en classe

La prof de gym n'est pas venue, s'est faite agresser dans la rue, mais bon ils l'avaient avertie, ils veulent pas d'sport avant midi, ils peuvent d'jà pas fumer en classe, et ça déjà c'est dégueulasse,
Entre chaque cours une bière et un joint, c'est quand même pas de gros besoins...

Cette fois-ci c'est décidé, mes gosses iront dans le privé, j'ai beau r'garder à deux fois, j'la vois pas tant qu'ça, la sécurité d'l'emploi.

Ecrit par : Mathieu | 17 juin 2009

@SALAIRES, SALAIRES ...
Silence, silence...

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Aux fadas de SOS Education et d'ailleurs...

Ne me demandez pas mes sources, je ne peux pas les citer. Mais le rapport Descoings, tout comme le rapport Apparu (et sitôt disparu) sont considérés comme lettres mortes, au ministère. On en a fait des cale-pieds pour bureaux branlants. - il y en a, à la DGESCO, par exemple...
JPB, qui rentre justement de Paris - une journée off (et pas payée, Sibille !) ça fait du bien de temps en temps.

Ecrit par : brighelli | 17 juin 2009

Pouvez-vous nous en dire plus, Jean-Paul, car la question des élèves qui perturbent les cours et qu'on ne peut neutraliser avec les moyens actuels (dont la scélérate circulaire n°200-105 du 11 juillet 2000) me paraît une affaire tout à fait cruciale ?
Ecrit par : Jean | 17 juin 2009
--------
Oui, j'ai vécu cela dès 1982, pour la première fois. Un élève de 20 ans m'a traité de c.. sans être inquiété ni puni, et n'a même pris la peine de me présenter ses excuses comme le lui avait timidement demandé le scélérat de proviseur de l'époque, un ancien professeur bord---isé !
Je dis son nom ? Il vit encore, et pour longtemps encore vu la manière dont il a agi et vécu. Il a 78 ans.

Comme d'habitude, d'accord avec JPB.

Ecrit par : Francis Penin | 17 juin 2009

Mais le rapport Descoings, tout comme le rapport Apparu (et sitôt disparu) sont considérés comme lettres mortes, au ministère. On en a fait des cale-pieds pour bureaux branlants. - il y en a, à la DGESCO, par exemple...
JPB, qui rentre justement de Paris - une journée off (et pas payée, Sibille !) ça fait du bien de temps en temps.
Ecrit par : brighelli | 17 juin 2009

Je traduis : la politique continue - comme elle peut, mais comme toujours. C'est une grande nouvelle.

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Le collège novateur de référence de Montaigu!
Sainte Ségolène en a rêvé! De Villiers va le faire! Elle avait osé envisager la présence des profs pendant 35 heures au collège. Qui aurait pu croire que De Villiers allait passer à l'acte en proposant cette formule avec son projet de "collège novateur" et"une nouvelle logique pour les professeurs ; on passe de la notion du temps d'enseignement à la notion du temps de présence, ce qui veut dire une architecture complètement nouvelle du collège.Il n'y a plus de salle de profs, mais des locaux personnalisés et des bureaux identifiables permettant aux professeurs de rester toute la journée au collège pour entretenir une relation directe et personnelle avec chaque élève." Un projet à suivre de près !
Ecrit par : frederique | 17 juin 2009
Remarquez bien que le Vicomte réussit à être 24 heures sur 24 présent à lui-même. Chapeau !

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Pourquoi Ouf ?

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Je vous accorde qu'il serait bienvenu d'envoyer dans les établissements difficiles les professeurs les plus ambitieux quant à l'instruction des élèves et les plus rigoureux sur le plan disciplinaire (je parle des savoirs pas des sanctions), plutôt que d'y jeter, comme cela se fait aujourd'hui (et avec la bénédiction des syndicats, comme il se doit), ceux qui ont le moins de points au barème et qui n'ont qu'une seule hâte, celle de foutre le camp (voir le nombre d'années que passe en moyenne un enseignant dans un établissement ZEP du 93).

Seulement, si c'est pour aller y enseigner ce que l'on y enseigne actuellement, dans les conditions où l'on y enseigne, c'est envoyer les gens au casse-pipe.

Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009

Seulement, si c'est pour aller y enseigner ce que l'on y enseigne actuellement, dans les conditions où l'on y enseigne, c'est envoyer les gens au casse-pipe.
Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009

Ils allaient à quoi, les hussards de la République dont on parle si volontiers ici ?

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Je vois ici pleurs et larmes, et propositions qui visent presque toutes à améliorer c'est-à-dire à empirer la situation de l'école. Cela s'appelle, paraît-il, de l'antipédagogisme.

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

C'est que l'antipédagogisme est borgne, dans le meilleur des cas.

Je suis même étonné que personne ici ne soit encore venu couvrir de louanges Villiers pour son initiative, à laquelle souscrit Darcos avec "enthousiasme et détermination".

Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009

Je vous accorde qu'il serait bienvenu d'envoyer dans les établissements difficiles les professeurs les plus ambitieux quant à l'instruction des élèves et les plus rigoureux sur le plan disciplinaire (je parle des savoirs pas des sanctions), plutôt que d'y jeter, comme cela se fait aujourd'hui (et avec la bénédiction des syndicats, comme il se doit), ceux qui ont le moins de points au barème et qui n'ont qu'une seule hâte, celle de foutre le camp (voir le nombre d'années que passe en moyenne un enseignant dans un établissement ZEP du 93).

Seulement, si c'est pour aller y enseigner ce que l'on y enseigne actuellement, dans les conditions où l'on y enseigne, c'est envoyer les gens au casse-pipe.

Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009

Tant que la question "Quoi faire des élèves perturbateurs et comment les neutraliser?" ne sera pas résolue par des textes clairs et explicites du Ministère, notamment sur le renvoi de cours, ce sera envoyer au casse-pipe les professeurs débutants, sortis premiers à l'agrégation ou derniers reçus au Capes, qu'on nomme dans des collèges difficiles.
En revanche, une fois l'ordre républicain rétabli dans tous les collèges de France, ce qui est la première des urgences en ce qui concerne les collèges, tous les collèges, en ZEP ou pas, le problème sera redevenu purement pédagogique et il n'y aura plus aucune raison de ne pas nommer en ZEP tous les professeurs, sans distinction de diplômes. On n'en est pas encore là, mais Jean-Paul nous a mis l'eau à la bouche avec sa commission Philip. Il ne veut vraiment pas nous en dire plus?

Ecrit par : Jean | 17 juin 2009

Que barbaro !!!!
Allez, deux mois de vacances pour réfléchir................
La création de richesse, via le facteur "instruction" est en cours-circuit. Le "capital-élève", "capital-prof" est en déclin irréversible dans le système actuel. Trop d'idéologie.

La seule manière de sauver l'école/instruction dans cette grande estafa, c'est de créer des écoles, comme celle de votre collègue. C'est un projet porteur.

La loi en économie, c'est l'offre et la demande.
La demande : les parents cherchent la meilleure école pour leur progéniture donc, ces mêmes parents (si le chèque éducation était enfin mis en place) opteraient pour ce type d'école, et ceci quelque soit le niveau social. La demande est en train de "percer".
L'offre aujourd'hui est limitée : Pas de chèque éducation, des écoles privées (restriction d'ouverture de classe), des écoles hors-contrat.
Cette même offre va se développer. Courage, autonomie d'esprit, motivation, soutien (ex : auto-entrepreneurs).
Le chèque-éducation sera mis en place par obligation (appauvrissement des inscriptions dans les écoles publiques + mauvaise publicité largement dénoncée entre l'éducation-laisser-faire-aller-violence-irrespect-garderie-tambouille syndicale....).

C'est vraiment une opportunité à saisir.

Ecrit par : carole | 17 juin 2009

"Une journée off (et pas payée, Sibille !)."

Ecrit par : brighelli | 17 juin 2009

Vous voulez qu'on organise une journée de mobilisation? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2009

Remise de médailles pour les bacheliers...

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2009

La loi en économie, c'est l'offre et la demande.
Ecrit par : carole | 17 juin 2009

Elle a appris à lire, la Carole qui écrit cette somptueuse ânerie ?
Elle joue toujours à la marchande ?

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

@CHARITÉ POUR CAROLE
en tout cas; elle n'a pas appris à écrire.
Citation : "Le chèque-éducation sera mis en place par obligation (appauvrissement des inscriptions dans les écoles publiques + mauvaise publicité largement dénoncée entre l'éducation-laisser-faire-aller-violence-irrespect-garderie-tambouille syndicale....)."
Ecrit par : carole | 17 juin 2009

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

J'ai sans doute mal lu, mais il me semble que la note de Brighelli fait, au fond, l'éloge du statu quo. Les exemples de tous ces établissements qui ont conservé un haut niveau d'exigence devraient, si j'ai bien compris, nous inciter à l'optimisme. Tout ne serait pas perdu, puisqu'il reste des lieux - et nous les connaissons bien pour les avoir nous-même fréquenté - où l'instruction prime sur tout le reste. L'autonomie des établissements offrirait la possibilité de répandre ces modèles de vertu.

Je n'y crois pas une seconde.

Lorsque l'école se trouve entièrement soumise à la demande sociale immédiate, l"'instruction" n'est pas menacée de disparition, comme on affecte de le croire ici ou là, pour jouer à se faire peur, mais elle devient tout simplement un produit de niche, comme le seinen manga ou la pornographie bondage

Dans cette perspective, constater qu'ici ou là des établissements conservent un haut niveau d'exigence disciplinaire n'est pas très rassurant, bien au contraire. Ce sont ce qu'en langage technocratique on appelle des "pôles d'excellence" (les universitaires aiment beaucoup cette expression, eux aussi et ce n'est pas très rassurant non plus)

L'école est devenue une juxtaposition de ghettos. Ceux qui souhaitent depuis toujours qu'elle soit une réplique de la société doivent être satisfaits.

Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009

Remise de médailles pour les bacheliers...

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2009

C'est sur quelle chaîne ?

Pour rien au monde je ne voudrais rater ça.

Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009

C'était au journal de France 2, tout à l'heure... Vers 20h15.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2009

"La loi en économie, c'est l'offre et la demande.
Ecrit par : carole | 17 juin 2009

Elle a appris à lire, la Carole qui écrit cette somptueuse ânerie ?
Elle joue toujours à la marchande ?"

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Allons, Guy! Vous savez bien que les ultralibéraux ne sont pas des idéologues!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2009

Remise de médailles pour les bacheliers...
C'était au journal de France 2, tout à l'heure... Vers 20h15.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2009

Les résultats du bac sont déjà tombés, avant même le début des épreuves ?

Remarquez, si l'on y réfléchit bien, cela se conçoit...

Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009

Allons, Guy! Vous savez bien que les ultralibéraux ne sont pas des idéologues!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2009

Ultra ? C'est une gourde, ou une pomme, comme on voudra. Mais le fait est qu'elle écrit en charabia; alors du côté de l'offre...

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

La loi en économie, c'est l'offre et la demande.
Ecrit par : carole | 17 juin 2009

Elle a appris à lire, la Carole qui écrit cette somptueuse ânerie ?
Elle joue toujours à la marchande ?

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Le monopole de l'état, c'est votre credo, Morel ?

Votre religion ? La suffisance ou le dédain !

Ecrit par : carole | 17 juin 2009

Allons, Guy! Vous savez bien que les ultralibéraux ne sont pas des idéologues!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2009

Vraiment, vous, vous avez toujours besoin d'une canne.

Vous pouvez retirer "ultra" ("néo" coucou Catmano), libéral me convient parfaitement.

Ecrit par : carole | 17 juin 2009

Vraiment, vous, vous avez toujours besoin d'une canne.

Vous pouvez retirer "ultra" ("néo" coucou Catmano), libéral me convient parfaitement.

Ecrit par : carole | 17 juin 2009

Vous, pour ce qui est de l'humour, ce n'est pas une canne qu'il vous faudrait... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2009

'(coucou Catmano)"

Ecrit par : carole | 17 juin 2009

Vous aussi, vous avez besoin d'une canne, d'ailleurs!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2009

Coucou Carole !

Ecrit par : catmano | 17 juin 2009

Le monopole de l'état, c'est votre credo, Morel ?

Votre religion ? La suffisance ou le dédain !
Ecrit par : carole | 17 juin 2009

Vous avez tout compris : je crois en l'État.

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Lorsque l'école se trouve entièrement soumise à la demande sociale immédiate, l"'instruction" n'est pas menacée de disparition, comme on affecte de le croire ici ou là, pour jouer à se faire peur, mais elle devient tout simplement un produit de niche, dit TotoW.

C'est exact! Et cela ravit les bobos en tous genres qui savent que leurs enfants seront à l'abri. Le pire étant la bonne conscience qu'ils se donnent en faisant croire que c'est une excellente solution pour les "pauvres". Ils ont le choix d'aller où ils veulent, les pauvres, comme les fils de bobos. Quel monde merveilleux!

Ecrit par : loxodromie | 17 juin 2009

Comment ça, Guy? Le marché ne peut pas tout réguler à lui tout seul? On en a pourtant la preuve tous les jours!!!
Offrons donc une canne blanche à Carole!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2009

lundi soir, premiers conseils de classe. Deux classes de troisième, aux profils très différents : l’une composée en majorité de bons, voire même de très bons élèves est en voie d’extinction dans mon collège. C’est une des rares classes qui donne le sentiment que nous faisons œuvre utile. 10 élèves sur 22 ont plus de 15 de moyenne. Sur 24 classes dans le collège, il y a 3 classes avec ce profil, ce qui fait une trentaine d’élèves sur 500 à posséder les bases qui les conduiront à réaliser de bonnes études, ou en tous les cas disposant des atouts nécessaire à leur donner un choix plus large.
L’autre classe de troisième est quant à elle l’exacte opposée. 10 Élèves ont une note globale inférieure à la moyenne ou à peine supérieure et ces élèves ont moins de 7/20 dans les matières fondamentales : Français, Maths, Anglais, Hist géo. Et c’est ici que le scandale débute. Ma collègue prof principale propose benoitement le passage en seconde générale de 6 de ces élèves qui manifestement n’ont pas le niveau, sous prétexte que le lycée de toute façon est amené à devenir lui aussi unique et accueillir toute la misère (intellectuelle) du monde, et que en cas d’appel, celui ci sera toujours positif.
Nous ne servons donc strictement à rien. Ce conseil de classe était une parodie et même les représentants de la très anti-élite FCPE se sont montrés indignés devant une telle démission.
Ma Principale, devant mes éclats de voix excédés, concluant en expliquant que de toute façon c’était comme ça et pas autrement, et que ce ne sont que des adolescents en construction qui ont bien le temps de murir leur projet.
Les secondes du lycée voisin vont donc être composées d’élèves disposant d’un niveau de collège totalement insuffisant, et ce, dans la plus grande indifférence de l’institution.
Sur l'ensemble des conseils de troisième qui ont eu lieu cette semaine, 15 élèves ont été admis en seconde directement avec une moyenne de 7 dans les matières essentielles. La vraie raison ? 5 classes de troisième l'an prochain au lieu de 6. Il faut élaguer et surtout pas de redoublement. De plus les parents refusent tout passage en seconde professionnelle.
Alors pour le moment, et pour longtemps encore, l'école appartient aux chiffres, à la lâcheté, et à la bêtise pure et simple.

Ecrit par : guedbralec27 | 17 juin 2009

Vive le droit à consommer l'école de son choix… si on habite en ville, où on pourra choisir tous les parfums : instructionniste-messe en latin, instructionniste-républicain, pédagogiste-cohn-benditien, pédagogiste-madelinien, etc…

Comment, vous n'achetez pas votre baguette de pain sur internet ? Il paraît qu'à Angoulème, elle est à 0,20€ !

Ecrit par : sanjuro | 17 juin 2009

Vous avez tout compris : je crois en l'État.

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

C'est fou comme on s'attache à des p'tites choses toutes bêtes !

Ils sont terribles, ces passéistes, hein, Carole ?

Ecrit par : catmano | 17 juin 2009

Comment ça, Guy? Le marché ne peut pas tout réguler à lui tout seul? On en a pourtant la preuve tous les jours!!!
Offrons donc une canne blanche à Carole!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2009
En règle générale, les libéraux, néos ou ultras, ont la comprenette aux ras des godasses : non seulement ils croient à la loi de l'offre et de le demande mais en plus ils se figurent que l'État n' a rien à y voir ( et Carret, bien sûr).

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Vous avez tout compris : je crois en l'État.

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Et en son dépérissement ?

Amen

Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009

Le monopole de l'état, c'est votre credo, Morel ?

Votre religion ? La suffisance ou le dédain !
Ecrit par : carole | 17 juin 2009

Vous avez tout compris : je crois en l'État.

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009


Ben voyons. Croire en l'Etat : exception française financée à crédit.

Ecrit par : carole | 17 juin 2009

Votre religion ? La suffisance ou le dédain !
Ecrit par : carole | 17 juin 2009
Devant une telle ration de sottise, c'est la rigolade !
Si j'étais chef d'entreprise je ne vous embaucherais pas.

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Le monopole de l'état, c'est votre credo, Morel ?

Votre religion ? La suffisance ou le dédain !
Ecrit par : carole | 17 juin 2009

Vous avez tout compris : je crois en l'État.

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009


Ben voyons. Croire en l'Etat : exception française financée à crédit.
Ecrit par : carole | 17 juin 2009

Car l'État est une exception française. Dites-moi, vous sortez quelquefois ? Avez-vous entendu parler du déficit des US ?
C'est indiscret de vous demander ce que vous faites dans la vie ?

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Si on habite en ville, où on pourra choisir tous les parfums : instructionniste-messe en latin, instructionniste-républicain, pédagogiste-cohn-benditien, pédagogiste-madelinien, etc…

Ecrit par : sanjuro | 17 juin 2009

Venez donc dans le Var et essayez de trouver un lycée public qui se tienne! Ils sont tous en chute libre, et les lycées privés pavoisent.

Vous me direz, Marseille et le lycée Thiers sont à deux pas, ou bien Masséna... C'est bien suffisant.

Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009

Vous avez tout compris : je crois en l'État.

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Et en son dépérissement ?

Amen
Ecrit par : TotoWeininger | 17 juin 2009

Je trouve que ce blog s'améliore :-)))

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

« On voit dès lors tout l’intérêt que peuvent présenter des Secondaires exigeants — non pas à l’ancienne, comme l’insinuent automatiquement les crétins qui pensent que je ne regarde que dans le rétro, mais en regardant en avant — en avant toute. »

Et bien moi je regarde vers le rétro, vers le passé. Je l'assume et je témoigne mon respect en des termes que la décence m'interdit de reproduire ici, à tous ceux qui me reprocheraient mon opinion. Pourquoi sacré nom d'un phallus doit-on absolument changer ce qui marche ? Y avait pas que du mauvais dans le passé.

On a changé les séries du bac à partir de la session 1995 (j'y étais) mais c'était très bien les A, B, C et leurs potes.

On a dégagé l'uniforme qui constituait pourtant un bon moyen de mettre tout le monde à égalité. Tu as les moyens, ou plutôt ton père a, les moyens de te payer le dernier pull Chevignon (désolé, je ne connais pas les marques à la mode actuelles) et ben on s'en branle, tu te sapes comme tout le monde, point barre (sinon dans ta gueule). Avec quelques collègues aussi laxistes que moi, nous avons évoqué l'idée qu'une chemise blanche et un pantalon bleu seraient tout à fait corrects en non avilissants comme un uniforme de petit marin version manga japonais. Quoique la longueur des jupes de certaines de mes petites élèves n'a rien à envier à celle des personnages de Nicky Larson... Ça a surtout l'avantage de m'éviter de constater une masse de mamelles frémissantes qui n'a pas lieu d'être dans une classe de 5e ou de 4e. Si j'ai envie de lorgner du nibard, je n'ai qu'à regarder un pub pour yaourt, y a pas besoin de les avoir en plus en classe (je ne demande pas non plus à mes élèves de se les couper telles des Amazones mais d'éviter de les exhiber à la dernière façon Paris Hiltonienne).

Moralité mes chers amis, si ! Revenons à quelques modes du passé ! Peut-être passerai-je pour un veule passéiste mais primo je conchie copieusement ceux qui voudraient m'affubler de cet adjectif, et deuxio, je dirai que ce n'est pas pire que la modernité à tout prix. Pour ma part, la modernité pour la modernité, c'est du rejet intestinal. Tiens, tiens, intéressant sujet pour l'agrég de philo : « La modernité pour la modernité » (vous avez 7 heures).

Na !

LE PINGOUIN

Ecrit par : Le Pingouin | 17 juin 2009

Vous habitez Dormans, Hélène?
Alors nous avons une chance de nous voir un jour, j'y vais de temps en temps.
Ecrit par : retraitée | 17 juin 2009

Ecrit par : retraitée | 17 juin 2009

lundi soir, premiers conseils de classe. Deux classes de troisième, aux profils très différents : l’une composée en majorité de bons, voire même de très bons élèves est en voie d’extinction dans mon collège. C’est une des rares classes qui donne le sentiment que nous faisons œuvre utile. 10 élèves sur 22 ont plus de 15 de moyenne. Sur 24 classes dans le collège, il y a 3 classes avec ce profil, ce qui fait une trentaine d’élèves sur 500 à posséder les bases qui les conduiront à réaliser de bonnes études, ou en tous les cas disposant des atouts nécessaire à leur donner un choix plus large.
Ecrit par : guedbralec27 | 17 juin 2009


6% sur 500.
Avec ce genre de constat, on ne peut que comprendre votre décision de créer votre école.


Les 94% restants, ils vont aller où ? Dans le sas officiel de l'ANPE, vivre de petits boulots, d'allocs cumulées, jouer de la flûte......
Dios, à l'échelon national, la bérézina !

Ecrit par : carole | 17 juin 2009

"Moralité mes chers amis, si ! Revenons à quelques modes du passé ! Peut-être passerai-je pour un veule passéiste mais primo je conchie copieusement ceux qui voudraient m'affubler de cet adjectif, et deuxio, je dirai que ce n'est pas pire que la modernité à tout prix. Pour ma part, la modernité pour la modernité, c'est du rejet intestinal. Tiens, tiens, intéressant sujet pour l'agrég de philo : « La modernité pour la modernité » (vous avez 7 heures)."

Rien à rajouter sieur Pingouin. C'est parfaitement dit.

Ecrit par : guedbralec27 | 17 juin 2009

Non à l'autonomie des établissement, non aux projets d'établissement, non aux expérimentations -- hasardeuses ou pas , ce n'est plus la question -- oui à des programmes exigeants pour tous. S'il ne reste qu'une jacobine, je serai celle-là.

Ecrit par : Françoise Guichard | 17 juin 2009

Tout à fait d'accord...
Un petit mot sur les expérimentations également : dans notre département, nous avons trois lycées expérimentaux. Or, l'inspecteur d'académie a déclaré que l'on pouvait déroger à toutes les réglementations et tous les statuts dans un établissement expérimental... Je vous laisse imaginer ce qu'il est donc possible de faire. Les moyens supplémentaires promis risquent de se payer très cher...

"l’autonomie des établissements peut inciter les collègues, et les conseils d’établissements, à œuvrer pour le mieux. Et même pour le très bien."
Ecrit par : Jean-Paul Brighelli

Et moi qui me croyais naïve... Dans le cas présent, je doute tout de même que cela se fasse dans le sens que nous souhaitons.

Ecrit par : AQP | 17 juin 2009

Car l'État est une exception française. Dites-moi, vous sortez quelquefois ? Avez-vous entendu parler du déficit des US ?
C'est indiscret de vous demander ce que vous faites dans la vie ?

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009


Le déficit des EE.UU, on en reparlera...........

Je ne pouvais vous répondre plus rapidement, le petit rituel du thé ne pouvait être interrompu.

Vous l'aviez compris, je ne suis pas prof/professeur.
Bon, en ce moment je suis à Tokyo, et il va faire beau aujourd'hui.
Carole est une globe-trotteuse qui adore jouer avec les chiffres.
Ici, tout est nikel, la rue, les écoles, le métro............
Depuis quelques jours, je visite des Hoiken, Yochien et Jukus
Aujourd'hui, je vais aller visiter des universités.

Mon amie japonaise Ysako a éclaté de rire quand je lui ai traduit vos posts. Par contre extrêment surprise du post de Pingouin. Mais pourquoi les français ne veulent-ils pas d'uniforme ?

Pour moi, c'est très très tôt et ma journée ne fait que commencer.

Sayônara.

Ecrit par : carole | 17 juin 2009

« Par contre extrêment surprise du post de Pingouin. Mais pourquoi les français ne veulent-ils pas d'uniforme ? »

Ecrit par : carole | 17 juin 2009


Parce que ce sont des gros couillons qui ne voient probablement en l'uniforme qu'un moyen de brimer la liberté d'expression, voire la liberté d'être. En clair ce sont des gros peigne-culs qui veulent de l'ordre sans avoir les couilles de le mettre eux-mêmes. Vous noterez, ceci dit, que je fais pas partie de ces connards. J'en suis un, certes, mais pour d'autres raisons.
;- )

Ecrit par : Le Pingouin | 17 juin 2009

Dans l'introduction de "L'école et son double", ce passage :
" Comme le souligne Jean-Claude Milner, dans "De l'école", le seul changement réel au regard des évolutions technologiques concerne le stockage et l'accessibilité des savoirs, ce qui n'affecte guère la formation que l'école assure : "L'école, il faut s'en persuader, est une formation essentiellement archaïque". Son action fondamentale et profonde a bien moins de raison d'évoluer que le monde auquel elle prépare les nouvelles générations".

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 juin 2009

Dommage, Carole, vous allez louper l'invité de France-Inter, ce matin; le baron Ernest-Antoine Seillière, vous connaissez?

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 juin 2009

Ma fille doit rentrer en sixième en septembre et tout ce que je lis ne rassure pas, j'espère qu'ensuite elle tombera sur un bon lycée ou tout du moins de bons profs.
Je vais aussi utiliser ce blog pour faire une demande personnelle et hors sujet car il y a pas mal d'érudits dans "le quartier" et je cherche vainement depuis un bon moment.
Voilà : je recherche le nom et les réferences d'un ouvrage, c'est une geicha je crois, elle à écirit de petits textes sous forme de listes et c'est de la littérature asiatique et très ancienne.
Merci d'avance à qui me renseignera et toutes mes excuses pour m'être emparée de votre blog à une fin personnelle mais j'ai vos manuels "magnard" et je pense que vous pourrez m'aider à relire enfin ce joyau.
Pour me répondre vous pouvez utiliser l'email de mon blog.
Bonne journée à tous.

Ecrit par : bénis soient les félés | 18 juin 2009

Vous avez tout compris : je crois en l'État.

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Tous fonctionnaires ! (on y est presque)

Hardi, petit !

Ecrit par : yann | 18 juin 2009

@ À TRADUIRE EN JAPONAIS

"En 2006, la dette publique française se situe un peu en-deçà du niveau moyen de dette des pays de la zone euro (69,6 % en 2006), légèrement au-dessus de celui des pays de l'OCDE et de l’UE-27 (61,7 %).
D’autres pays développés comme le Japon, l’Italie, la Belgique ont des niveaux d’endettement public plus élevés que le niveau français ; les dettes de l’Italie et de la Belgique ont cependant connu une diminution que n’a pas connue la dette française. Le cas du Japon (dette de 177 % du PIB en 2007, la situation est également particulière, en raison d'une épargne financière publique élevé (85 % du PIB) et du fort taux d'épargne privé.
Selon l'OCDE, la France a un endettement public net de 42,5 % en 2006, inférieur à celui de la zone euro, estimé à 50,3 % et à celui des États-Unis (43,4 %)."

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

le baron Ernest-Antoine Seillière, vous connaissez?

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 juin 2009

Un héritier, sans intérêt (sans jeu de mot), sans envergure.

Pourquoi tenez-vous à ce qu'il soit représentatif de tous les patrons, grands et petits ? C'est une caricature, comme beaucoup de ceux qui ouvrent leur gueule plus fort que les autres.

Ecrit par : yann | 18 juin 2009

@ À TRADUIRE EN JAPONAIS
Les chiffres datent un peu, mais..
E.U. : "La dette nationale - l´accumulation totale des déficits budgétaires annuels - a grimpé de 5,7 billions de dollars depuis l´accession de George W. Bush à la présidence en janvier 2001 et elle dépassera les 10 billions quand il quittera le pouvoir en janvier 2009. "

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

Voilà : je recherche le nom et les réferences d'un ouvrage, c'est une geicha je crois, elle à écirit de petits textes sous forme de listes et c'est de la littérature asiatique et très ancienne.

Ecrit par : bénis soient les félés | 18 juin 2009

Sei Shônagon. Auteur de "Makura no sôshi" (notes sur l'oreiller).
Vous aimerez peut-être le film de Peter Greenaway, "The pillow book", inspiré du livre.

Ecrit par : yann | 18 juin 2009

Vous avez tout compris : je crois en l'État.

Ecrit par : guy morel | 17 juin 2009

Tous fonctionnaires ! (on y est presque)

Hardi, petit !
Ecrit par : yann | 18 juin 2009

L'ironie du propos vous aurait-elle échappé ?

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

L'ironie du propos vous aurait-elle échappé ?

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

Honnêtement, oui.
Vous êtes donc en phase avec Carole ?

Ecrit par : yann | 18 juin 2009

Brighelli en force ! Je vais sans doute encore passer pour un fayot aux yeux de certains mais je m'en cogne : merci pour ce remarquable article qui va se retrouver rapidement dans le casier de mes collègues...

Sinon, rien à voir (quoique...quelles études a fait cette demoiselle ?), voici un petit article sur la conne du jour :

56 étoiles tatouées sur un visage par erreur
France Info - 06:08

*
*
*

Une jeune fille belge de 18 ans se retrouve défigurée après être sortie de chez un tatoueur avec pas moins de 56 étoiles sur la partie gauche du visage, alors qu’elle n’en aurait demandé que trois.

Kimberley Vlaeminck va difficilement passer inaperçue dans son quartier de Courtrai (Belgique)... Dimanche, cette jeune Flamande décide, après avoir mûrement réfléchi (sic, ndlr), d’aller se faire tatouer, accompagnée de son petit-ami, de son père et de ses frères et sœurs.


Le tatoueur est français et maîtrise mal la langue flamande. Kimberly lui demande de dessiner trois petits points près de son oeil gauche, "mais il a proposé de faire trois étoiles, en disant que c’était bien plus beau". Confiante, Kimberly acquiesce et s’endort dans le fauteuil du tatoueur.

"Je me suis réveillée lorsqu’il a commencé à me tatouer le nez et j’ai vu ce qu’il avait déjà fait. J’ai compté 56 étoiles, c’est effrayant", témoigne t-elle. La jeune fille a décidé de porter plainte.

Le tatoueur nie en bloc cette version. Il assure que Kimberley était éveillée et consentante. "Les problèmes ont commencé quand son père et son ami ont vu les tatouages", a-t-il déclaré au journal flamand Het Laatste Nieuws.

Ecrit par : Manu | 18 juin 2009

Merci à Yann.

Ecrit par : bénis soient les félés | 18 juin 2009

L'ironie du propos vous aurait-elle échappé ?

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

Honnêtement, oui.
Vous êtes donc en phase avec Carole ?

Ecrit par : yann | 18 juin 2009

Morel, c'est du triphasé. Carole est la masse.

Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2009

Pour moi, c'est très très tôt et ma journée ne fait que commencer.

Sayônara.

Ecrit par : carole | 17 juin 2009

Carole, je suis extrêmement jaloux (car grand admirateur du Japon sous plusieurs aspects). Profitez-en bien et si vous me permettez cette familiarité bien française, je vous embrasse !

Ecrit par : Manu | 18 juin 2009

"Un héritier, sans intérêt (sans jeu de mot), sans envergure.

Pourquoi tenez-vous à ce qu'il soit représentatif de tous les patrons, grands et petits ? C'est une caricature, comme beaucoup de ceux qui ouvrent leur gueule plus fort que les autres."

Ecrit par : yann | 18 juin 2009

Mais pas sans capital!
Je suis on ne peut plus d'accord avec vous. Et pire encore. D'ailleurs, je ne tiens à rien. Surtout pas à ça. Mais, outre le fait que ce ne soit pas moi qui l'ai invité ce matin, (Marx m'en garde, ;-), il a quand même été plus que confortablement (ré)élu par ses pairs (de burnes?) à la tête de "Business Europe", le "MEDEF européen", non?

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 juin 2009

Tous fonctionnaires ! (on y est presque)

Hardi, petit !
Ecrit par : yann | 18 juin 2009

Vous parlez de quel pays ? Les E.U. où le nombre de fonctionnaires est considérable ?

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

Je me permets de faire une petite publicité pour les amoureux du Japon : j'organise un séjour à Tokyo et Kyoto (+Nara) Du 6 au 14 avril 2010 (association à but non lucratif, pour enseignants et étudiants). Vous pouvez vous renseigner ici :
http://scolaria.fr/scolariab/articles.php?lng=fr&pg=47
Cordialement!

Ecrit par : guedbralec27 | 18 juin 2009

"merci pour ce remarquable article"

Ecrit par : Manu | 18 juin 2009

"en matière de sécurité et de discipline, le ministère doit instituer des règles fortes"

"en matière de pédagogie, l’autonomie des établissements peut inciter les collègues, et les conseils d’établissements, à œuvrer pour le mieux. Et même pour le très bien."

Remarquable, en effet.

Credo : Je crois en l'Etat, sécuritaire et répressif, déléguant la puissance de son esprit aux établissements autonomes pour éduquer les élèves et restaurer l'instruction.

Qui croit réellement à une pareille salade ?

Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2009

Vous parlez de quel pays ? Les E.U. où le nombre de fonctionnaires est considérable ?

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

Considérable en valeur absolue.
En pourcentage par rapport à la population active, presque deux fois moins qu'en France (12 % contre 19 % environ).

Ecrit par : yann | 18 juin 2009

Et je suis sans doute loin du compte avec mon 19 % ;..o((

Ecrit par : yann | 18 juin 2009

"Vous êtes donc en phase avec Carole ?

Ecrit par : yann | 18 juin 2009

Morel, c'est du triphasé. Carole est la masse."

Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2009

Manu nous a proposé la conne du jour, vous, c'est l'éclat de rire de la semaine! Excellentissime! :-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 juin 2009

En pourcentage par rapport à la population active, presque deux fois moins qu'en France (12 % contre 19 % environ).

Ecrit par : yann | 18 juin 2009

Puisqu'on parlait de l'Etat, rappelons les chiffres :

Fonction publique d'Etat, en France : 1 920 370

Population active totale : 27 607 000

Un peu moins de 7 %

Source INSEE 2006

Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2009

Non à l'autonomie des établissement, non aux projets d'établissement, non aux expérimentations -- hasardeuses ou pas , ce n'est plus la question -- oui à des programmes exigeants pour tous. S'il ne reste qu'une jacobine, je serai celle-là.

Ecrit par : Françoise Guichard | 17 juin 2009

Si vous m'acceptez dans votre club, nous serons deux, Françoise.
J'essaierai de continuer à œuvrer modestement dans la cour des petits pour contaminer un peu mes collègues et les encourager à faire en sorte qu'il n'arrive plus en 6° de cohortes de perturbateurs, dégoûtés de l'école depuis leur échec du CP jamais compensé.

Ecrit par : catmano | 17 juin 2009
Comptez toutes deux sur mon indéfectible soutien.

Ecrit par : dobolino | 18 juin 2009

En pourcentage par rapport à la population active, presque deux fois moins qu'en France (12 % contre 19 % environ).

Ecrit par : yann | 18 juin 2009

J'ai quelquefois de bonnes lectures ; Claude Allègre par exemple :

http://www.lexpress.fr/actualite/economie/comparaison-n-est-pas-raison_490992.html

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

Qui croit réellement à une pareille salade ?
Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2009

Vous connaissez l'expression "Fatiguer la salade".

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

"Vous connaissez l'expression "Fatiguer la salade"."

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

Oui. C'est d'origine lyonnaise, non? J'ai entendu ça toute mon enfance!
Après la conne de la journée et la vanne de la semaine, le scoop du mois! Allègre ne dit pas que des conneries! Il ne fera donc pas partie du prochain remaniement ministériel.

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 juin 2009

Voilà : je recherche le nom et les réferences d'un ouvrage, c'est une geicha je crois, elle à écirit de petits textes sous forme de listes et c'est de la littérature asiatique et très ancienne.

Ecrit par : bénis soient les félés | 18 juin 2009

Sei Shônagon. Auteur de "Makura no sôshi" (notes sur l'oreiller).
Vous aimerez peut-être le film de Peter Greenaway, "The pillow book", inspiré du livre.
Ecrit par : yann | 18 juin 2009
Sauf erreur, je crois me souvenir que c’est à la lumière de la littérature japonaise que Godard analyse le début de la « Recherche ». Le récit chronologique occidental va y être remplacé par des listes : listes de chambres, de lits, de sommeils… Le parallèle entre les deux livres est assez intéressant.

Ecrit par : uncertain | 18 juin 2009

J'ai quelquefois de bonnes lectures ; Claude Allègre par exemple :

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

"La proportion d'emplois dans les administrations publiques (hors secteurs de la santé et de l'éducation) par rapport à la population active est aux Etats-Unis de 4,6%: on en compte 5,8 millions pour 126,7 millions d'actifs. En France, le taux est de 7%, soit 1,78 million pour 25,5 millions."

Deux remarques : le chiffre de la population active US est faux (plutôt de l'ordre de 170 à 180 millions) - et, selon Allegre, vous n'êtes pas fonctionnaire. Ben voyons.

Allez, Claude Allegre ministre de l'écologie pour faire chier Cohn Bendit !

Ecrit par : yann | 18 juin 2009

Fonction publique d'Etat, en France : 1 920 370

Population active totale : 27 607 000

Un peu moins de 7 %

Source INSEE 2006

Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2009

Et comme chacun sait que les seuls vrais œufs sont carrés, le taux de ponte dans la population aviaire avoisinent les 0 %.

Ecrit par : yann | 18 juin 2009

Sauf erreur, je crois me souvenir que c’est à la lumière de la littérature japonaise que Godard analyse le début de la « Recherche ». Le récit chronologique occidental va y être remplacé par des listes : listes de chambres, de lits, de sommeils… Le parallèle entre les deux livres est assez intéressant.

Ecrit par : uncertain | 18 juin 2009

J'ignore ce qu'a dit Godard, mais le lien entre "Makura no sôshi" et "La recherche" ne m'apparaît pas franchement évident.
D'autant que c'est plutôt un OVNI dans la littérature japonaise.

Ecrit par : yann | 18 juin 2009

pour TotoWeininger :

http://www.fonction-publique.gouv.fr/IMG/Chiffres_cles__2008.pdf

"5,2 millions de personnes travaillent dans les trois fonctions publiques, soit 21,3 % de l’emploi total (salarié et non salarié) en France au 31 décembre 2006"

Ecrit par : yann | 18 juin 2009

Deux remarques : le chiffre de la population active US est faux (plutôt de l'ordre de 170 à 180 millions)

Source : gapminder point org

Ecrit par : yann | 18 juin 2009

Ecrit par : yann | 18 juin 2009

Deux remarques : le chiffre de la population active US est faux (plutôt de l'ordre de 170 à 180 millions)
Ecrit par : yann | 18 juin 2009

l'OCDE donne 143 millions en 2001 date de l'article d'Allègre.

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

l'OCDE donne 143 millions en 2001 date de l'article d'Allègre.

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

Eh bien, en admettant, le gros Allègre en est déjà à 12,8 % d'erreur.
Pas mal pour un "physicien" (ce n'est pas lui qui avait de grosses difficultés conceptuelles avec la chute des corps ?).

Ecrit par : yann | 18 juin 2009

@ Fonte estivale du fonds de réserve des retraites


"Mission : Le FRR est un instrument financier original au service des retraites. Dans un système par répartition confronté au défi du vieillissement, il est le « 4e levier temporaire » permettant d’assurer la viabilité du système – à côté de l’allongement de la durée de cotisation, du relèvement du taux de cotisation et de la baisse du taux de remplacement"

18/06/09 - 14H53 - AFP

"Durement frappé par la crise financière, le Fonds de réserve des retraites (FRR) a perdu 19,7% de sa valeur entre fin 2007 et fin 2008, selon son rapport annuel publié jeudi.
La valeur des actifs du FRR est ainsi passée de 34,5 milliards d'euros fin 2007 à 27,7 milliards un an plus tard."


"Notre matelas de bons résultats", réalisés depuis les premiers investissements du Fonds en 2004, "a été assez largement épongé par la performance de 2008", a résumé le président du conseil de surveillance Raoul Briet lors d'une conférence de presse."

Alors ça, c'est ballot...

Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2009

Allègre a profité d'une circonstance historique favorable dans un domaine où tout était neuf et où la découverte s'offrait à qui voulait bien la ramasser.

Aujourd'hui, je lui préfèrerais volontiers un honnête BEP chauffagiste si, d'aventure, il me prenait l'envie de passer du méthane fossile au pêt de nonne *.

* Non seulement, elles contribuent, dit-on, beaucoup plus que la moyenne à détruire toute séparation matérielle avec le cosmique mais elles pourraient se rendre socialement utiles en négociant leurs productions.

Ecrit par : dugong | 18 juin 2009

Pour les amateurs de chiffres : je suis à la recherche d'un équivalent US du sondage qui nous apprend que 70 (ou 75, quand on aime, on ne compte plus) % des jeunes français rêvent de devenir fonctionnaires.

Mais peut-être que la question leur paraît tellement incongrue qu'il oublient de la poser...
Ecrit par : yann | 18 juin 2009

J'ai trouvé ça, qui ne répond pas exactement à ce vous cherchez (et qui risque de nous ramener Amélie). Mais y a-t-il un seul point de comparaison possible entre le statut de carrière du fonctionnaire français et les employés ( ils occupent un emploi) des diverses administrations américaines ?

http://www.america.gov/st/washfile-french/2007/July/20070720110509ajesroM0.1254236.html

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

XXL peut-être mais dans sa sa tête tout est très réduit.
Ecrit par : dugong | 18 juin 2009
N'est-ce pas là, dans sa tête, qu'il avait trouvé une mine d'or, ou d'argent, du côté du Pérou ?

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

Yann, j'essaie de comprendre votre point de vue; pour vous, un fonctionnaire est nécessairement (et naturellement)
-un abruti?
-un planqué?
-un feignant?
-deux des trois?
-les trois à la fois?
-autre réponse...???

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 juin 2009

Wouaouh, Dobolino! Excellent! Il m'avait éc happé, celui-là!!!
;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 juin 2009

"échappé", pardon...
Orthoprof, on reste au lit!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 juin 2009

Bon, d'accord ! Fat, géochimiste n'a pas d'état civil !

Ecrit par : dugong | 18 juin 2009

N'est-ce pas là, dans sa tête, qu'il avait trouvé une mine d'or, ou d'argent, du côté du Pérou ?

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

Il l'a plutôt perdue, non ? (la mine, pas sa tête)

"En devenant Président du BRGM (Bureau de recherche géologique et minière) en 1992, Claude Allègre hérite de fonctions économiques du fait de l'existence de mines gérées par ce bureau. En 1994, bien que ses pouvoirs soient limités il laisse échoir, avec son directeur général, Jean-Pierre Hugon, le droit de péremption de la France sur les 24,7% d'actifs possédés par le BRGM dans la mine péruvienne de Yanacocha (les plus grandes réserves d'or d'Amérique du Sud). Une polémique est née en parallèle à ces pertes, révélant que Claude Allègre se serait servi de ses fonctions économiques notamment pour se faire payer par le BRGM un train de vie élevé. Sa piètre défense dans ce dossier aurait valu à Claude Allègre de perdre sa fonction en 1997."

Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2009

J'ai comme l'impression que certains messages récents ont disparu. Allègre a-t-il piraté le blog ? il en est tout à fait capable, doué comme il l'est pour l'informatique (au moins autant que pour la gestion des biens qui lui sont confiés).

Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2009

Allègre a-t-il piraté le blog ?
Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2009

Pour une fois qu'on disait du bien de lui...

Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2009

Yann, j'essaie de comprendre votre point de vue; pour vous, un fonctionnaire est nécessairement (et naturellement)
-un abruti?
-un planqué?
-un feignant?
-deux des trois?
-les trois à la fois?
-autre réponse...???

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 juin 2009

Autre réponse. Un fonctionnaire, en France, est nécessairement...nombreux.

Cela dit, une bonne partie des échanges chiffrés entre Morel, TotoWeininger et moi a disparu du blog.
Bug informatique, ou volonté (un peu niaise) de censurer des chiffres qui fâchent, de la part de midi-blog, de JPB ou de toute autre personne à qui il a délégué l'entretien de ces lieux en son absence ?

Ecrit par : yann | 18 juin 2009

J'ai comme l'impression que certains messages récents ont disparu. Allègre a-t-il piraté le blog ? il en est tout à fait capable, doué comme il l'est pour l'informatique (au moins autant que pour la gestion des biens qui lui sont confiés).
Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2009
En tout ce n'est pas JPB ; je viens de l'avoir au téléphone en balade dans les rues de Tours.
Alors qui ?

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

Allègre a-t-il piraté le blog ?
Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2009

C'est aussi une hypothèse valable.

Au fait, est-il apparenté au tristement célèbre Patrice Allègre ?

Ecrit par : yann | 18 juin 2009

@ Allègre
Prudence quand même dans ce dossier de la mine d'or ; c'est Montaldo, je crois, qui avait lancé la charge.

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

Au fait, est-il apparenté au tristement célèbre Patrice Allègre ?

Ecrit par : yann | 18 juin 2009

Celui là, on l'a mis définitivement hors d'état de nuire, au moins.

Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2009

Mes conneries sur Allègre ont également disparu.

Je l'avais interprété comme une intervention divine signifiant : "peut mieux faire"

Ecrit par : dugong | 18 juin 2009

Dommage, on commençait à bien rigoler.

Je ne vais pas tout réécrire de tête, sauf ça :

@ uncertain

Sauf erreur, je crois me souvenir que c’est à la lumière de la littérature japonaise que Godard analyse le début de la « Recherche ». Le récit chronologique occidental va y être remplacé par des listes : listes de chambres, de lits, de sommeils… Le parallèle entre les deux livres est assez intéressant.

Ecrit par : uncertain | 18 juin 2009

Je ne sais pas ce qu'a dit Godard, mais je ne vois pas bien le rapport évident entre "Makura no sôshi" et "La recherche".
D'autant plus qu'il s'agit plutôt d'un OVNI dans l'histoire de la littérature japonaise.

Ecrit par : yann | 18 juin 2009

Mais y a-t-il un seul point de comparaison possible entre le statut de carrière du fonctionnaire français et les employés ( ils occupent un emploi) des diverses administrations américaines ?

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

Sans doute non. Ce qui disqualifie les autres points de comparaison.

Ecrit par : yann | 18 juin 2009

Mais non! Patrice "Alègre" ne prend qu'un "l".

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 juin 2009

Je viens d'entendre Barrot, notre "commissaire européen" s'autodésigner comme "avant-garde"

Les mots n'ont plus de sens à Babelxelles

Ecrit par : dugong | 18 juin 2009

Une interprétation sur la disparition des messages :

Quand vous tapez "Frolic" et "fonctionnaire d'état" dans le même message, vous provoquez automatiquement l'effacement des 5 messages précédents et des 5 suivants.

C'est invérifiable car le bug vient d'être corrigé. C'est donc la seule explication possible

Ecrit par : dugong | 18 juin 2009

Mais y a-t-il un seul point de comparaison possible entre le statut de carrière du fonctionnaire français et les employés ( ils occupent un emploi) des diverses administrations américaines ?

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

Sans doute non. Ce qui disqualifie les autres points de comparaison.
Ecrit par : yann | 18 juin 2009

Aussi bien n'en ai-je jamais fait. Contrairement aux experts, OCDE entre autres, qui passent leur temps à cela. Et aux spécialistes du discours sur "l'exception française".

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

Mais non! Patrice "Alègre" ne prend qu'un "l".

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 juin 2009

Si Allègre prends deux "L", ce n'est pas pour voltiger...

Ecrit par : Françoise Guichard | 18 juin 2009

Je viens d'entendre Barrot, notre "commissaire européen" s'autodésigner comme "avant-garde"

Les mots n'ont plus de sens à Babelxelles

Ecrit par : dugong | 18 juin 2009

Pourquoi pas "la jeune garde", tant qu'on y est ?
(Pprenez gaaaarde, prenez gaaaarde, vous les sabreurs vous les bourgeois et les curés, etc.")

Ecrit par : Françoise Guichard | 18 juin 2009

Barrot : d'Yssingeaux à Bruxelles, quel d'estaing !

Ecrit par : dugong | 18 juin 2009

Curieux tout ce bruit récurrent.
Au fond le système fonctionne bien.
Les enseignants trouvent leurs places en fonction de leurs connaissances et de leurs compétences.
Les gosses de bourges et d'enseignants trouvent leurs niches en fonction de leurs connaissances et de leurs compétences.
Il y en a assez pour assurer l'entretien de la civilisation telle qu'on la connaît.
Les masses, les masses!
Où a-t-on jamais vu les masses faire la loi?
À ce propos Françoise qu'est-ce que le jacobinisme aujourd'hui?
J'en suis resté aux images d'Épinal.
De petits groupes fermés et musclés qui imposaient leur programme aux autres. Vertueux en plus. Quelque chose comme une association Robespierre, Saint Just, Éva Joly et la guillotine.
Aujourd'hui? Quoi?
Qelle est la taille d'une communauté qui peut être dirigée par des jacobins? 150 mille? 150 millions? Comment sélectionne-t-on les dirigeants? et le programme?
Pour en revenir à un système qui au fond marche.
C'est peut être compliqué, mais on est Français. On aime ça. Ça occupe et ça divertit (au sens de Pascal).
C'est cher?
Oui, peut être. Mais l'inflation y apportera remède.
La crise va aider à accélérer.
Restons optimistes.

Le bonjour d'Arthur.

Ecrit par : arthur | 18 juin 2009

Réponse à Retraitée : je n'habite pas Dormans mais j'ai fréquenté le collège de cette petit ville de la vallée de la Marne dès l'ouverture du Cours complémentaire à la rentrée scolaire 1958 tranformé en collège en 61-62 si j'ai bonne mémoire. Comme j'habitais un village situé de l'autre côté de la rivière je pouvais me rendre à bicyclette matin et après-midi dans cet établissement en compagnie des trois copines de l'école primaire. Comme je l'ai déjà dit cet établissement devait faire ses preuves et tout le monde n'était pas convaincu de l'utilité de cet établissement qui permettait aux enfants des petits exploitants et petits artisans d'avoir accès à l'enseignement secondaire. Nos parents nous le rappelaient régulièrement et nous étions convaincu(e)s pour la plupart de la chance qui nous était offerte. En sixième nous avions deux enseignants seulement :un le matin et un l'après-midi. Ils se partageaient les différentes matières. Le directeur était aussi directeur de l'école primaire de garçons où il assurait la préparation au fameux certif ce qui explique qu'il nous ait préparé(e)s à cet examen l'année suivante histoire de nous entraîner. Il n'avait pas tort car j'ai retrouvé les épreuves du certif de 1960 sur une brocante et en 1960 . Pas si mal. Nous avions eu en dictée un extrait de "La chute" de Camus avec un imparfait du subjonctif à la troisième personne du singulier évidemment. Camus était décédé en janvier de la même année.
En cinquième le directeur fut déchargé de son école primaire pour pouvoir s'occuper de deux classes : une sixième et une cinquième et ils n'étaient toujours que deux pour tout faire. En quatrième deux autres professeurs furent nommés.
J'ai toujours eu le même professeur de français de la sixième à la troisième puis en troisième spéciale Ecole normale. Nous sommes toujours en contact. Il m'a révélé il y a environ deux ou trois ans qu'il était dans le même lycée que Philippe Labro et Lionel Jospin et qu'il n'avait jamais regretté de venir enseigner à Dormans pour ses débuts dont il garde un bon souvenir. Bel exemple de vocation.
Comme j'ai besoin de ma vallée natale, ses vignes, ses champs, sa rivière et son histoire douloureuse je réside à Binson-Orquigny.

Ecrit par : charpentier Hélène | 18 juin 2009

correction ; " petite ville " et supprimer " et en 1960." donc : point, après brocante.

Ecrit par : charpentier Hélène | 18 juin 2009

Comme j'habitais un village situé de l'autre côté de la rivière...

Ecrit par : charpentier Hélène | 18 juin 2009

Ce petit village...Trélou? Un mien beau-frère y a été exilé à sa sortie de l'ÉN de Privas dans les années 1960.

Ecrit par : buntovchik | 18 juin 2009

Serait-il très indiscret de demander à guy morel dans quel type d'établissement est-ce qu'il enseigne? Il propose d'affecter les caciques d'agrégation dans les collèges ou les lycées les plus difficiles, ce qui en soi ne me choque pas, car ces gamins ont le droit d'avoir des professeurs cultivés et brillants. Ce qui me surprend davantage, c'est cette volonté de systématiser ce type d'affectation. Les établissements difficiles ne conviennent guère à tout le monde et le fait d'être agrégé ou certifié ne change hélas rien à l'affaire.

Ecrit par : alain | 18 juin 2009

"Les établissements difficiles ne conviennent guère à tout le monde et le fait d'être agrégé ou certifié ne change hélas rien à l'affaire."

On se demande à qui ces bahuts pourraient bien convenir! Ha si, je sais: à certains illuminés convaincus d'oeuvrer pour les masses proléto-immigrées, tel des Templiers laïcs chargés d'inculquer à ces masses ignorantes les grands principes intangibles, fondateurs et dogmatiques de notre République plurielle. J'en ai connu. Illuminés mais peu lumineux dans leur métier: bo... en classe et niveau zéro. Il y a des exceptions que je signale par honnêteté -quoique ces dernières appartiennent plutôt à la classe "politico-motivés-mais-pas casser-les c...-enclasse", if you see what I mean!

Etre agrégé et faire semblant d'enseigner dans ces zones...ça doit être plus que déprimant. Moi qui ne le suis pas -agrégé, pas dit déprimé- j'imagine que s'être cassé la nénette pour un concours difficile pour se voir affecté dans un semblant d'établissement...L'agreg c'est quand même -je m'y suis frotté sans illusions- un très bon niveau de connaissances par rapport au capes.
Les agrégés ont toute leur place là où l'on enseigne "à de vrai", les certifiés aussi mais avec logiquement moins d'exigences.

Le vrai problème actuel, à mon sens et avec 15 ans de recul, c'est le délitement de toutes les valeurs: respect du travail, de l'honnêteté, place de chacun dans la société, valeur réelle de l'argent...Nos établissements sont des miroirs non déformants de ce délabrement. Toutes les politiques depuis plus de trente ans n'ont fait que creuser une fosse de plus en plus profonde.

Le rocher vous salut bien.

Ecrit par : sisyphe | 18 juin 2009

Serait-il très indiscret de demander à guy morel dans quel type d'établissement est-ce qu'il enseigne? Il propose d'affecter les caciques d'agrégation dans les collèges ou les lycées les plus difficiles, ce qui en soi ne me choque pas, car ces gamins ont le droit d'avoir des professeurs cultivés et brillants. Ce qui me surprend davantage, c'est cette volonté de systématiser ce type d'affectation. Les établissements difficiles ne conviennent guère à tout le monde et le fait d'être agrégé ou certifié ne change hélas rien à l'affaire.
Ecrit par : alain | 18 juin 2009
Je n'enseigne plus depuis septembre. J'ai pris ma retraite à 62 ans. Avant, j'ai enseigné dans toutes sortes d'établissements : au lycée de la ZUP d'Argenteuil, au collège, au lycée d'Ermont, au Mans dans deux lycées généraux et technique ( je saute quelques étapes).
Je ne veux rien systématiser du tout ; je faisais cette proposition à valeur pédagogique après avoir lu ici des posts dans lesquels il était question de systématiser le fait que les agrégés ne puissent être affectés en collège.

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

guy morel, je comprends mieux votre raisonnement à présent. J'ignorais que votre proposition était formulée en réaction à des posts publiés sur ce blog. Je tiens à ajouter que cette question n'était guère posée dans le but de vous nuire et je suis heureux que vous ayez répondu en toute franchise. Je précise que j'enseigne en ZEP sans être agrégé, par conséquent je ne cherche pas à prêcher pour ma paroisse. Je pense, comme vous sans doute, que le collège est très formateur pour un professeur. Un ami qui enseigne dans un lycée ô combien prestigieux de Strasbourg insiste souvent durant nos entretiens sur le caractère formateur des cinq années qu'il a effectuées en ZEP. Si les propos ci-dessus reflètent bien votre pensée, je ne puis que souscrire à votre point de vue.

Ecrit par : alain | 18 juin 2009

Le rocher vous salut bien.

Ecrit par : sisyphe | 18 juin 2009
Va me falloir réviser mes classiques ! J'ai toujours pris saluer pour un verbe du premier groupe.
OK, je sors !!!

Ecrit par : dobolino | 18 juin 2009

En revanche, une fois l'ordre républicain rétabli dans tous les collèges de France, ce qui est la première des urgences en ce qui concerne les collèges, tous les collèges, en ZEP ou pas, le problème sera redevenu purement pédagogique et il n'y aura plus aucune raison de ne pas nommer en ZEP tous les professeurs, sans distinction de diplômes. On n'en est pas encore là, mais Jean-Paul nous a mis l'eau à la bouche avec sa commission Philip. Il ne veut vraiment pas nous en dire plus?

Ecrit par : Jean | 17 juin 2009
---
C'est ce que je me tue à dire depuis trois décennies.
Un peu d'histoire de l'enseignement public :
En 1950, la scolarité était obligatoire jusqu'à 14 ans. Les enfants qui restaient à l'école primaire jusqu'à cet âge ne bronchaient pas. S'ils étaient trop remuants, ils se prenaient une paire de baffes et leurs parents disaient,"Bravo !"
Ceux qui entraient en sixième à 11 ans et qui se comportaient mal ne s'attiraient pas les foudres des professeurs. Ils étaient purement et simplement exclus du lycée (ou collège) et renvoyés à l'école primaire tant qu'ils avaient moins de 14 ans. Au-dessus de 14 ans, ils étaient exclus par le conseil de discipline ( dans lequel aucun démagogue laxiste et hypocrite - pléonasme double - ne défendait les emm...) et allaient en apprentissage où ils se prenaient baffes et coups de pied au derrière s'ils ne marchaient pas droit, ou bien étaient renvoyés dans leurs foyers.
Mais il y avait bien aussi des élèves qui avaient d'occasionnels écarts de conduite, sans être passibles d'exclusion. Ceux-là avaient une retenue du jeudi matin de 4 heures. J'en ai eu trois en 7 ans de lycée, et je suis bien loin d'avoir été un trublion insupportable, vous vous en doutez bien, chers amis.
Mais après 1968, il n'y eut plus de retenues, sous prétexte qu'il n'y avait pas assez de surveillants. Hypocrisie post-soixante-huitarde !
La première chose à faire, c'est de rétablir les retenues.
Et puis il faut exclure DÉFINITIVEMENT les trublions invétérés et incorrigibles qui ont 16 ans et un jour ou plus.
Enfin, quoi ! la scolarité n'est pas obligatoire au-delà de 16 ans !
It's that simple. (C'est aussi simple que ça.)
Le premier qui me traite de facho, je lui mets mon pied quelque part, à défaut d'autre chose que mon pied, et au même endroit (révérence parler).

Ecrit par : Francis Penin | 18 juin 2009

"Je ne veux rien systématiser du tout ; je faisais cette proposition à valeur pédagogique après avoir lu ici des posts dans lesquels il était question de systématiser le fait que les agrégés ne puissent être affectés en collège.
Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009"

Ah, c'est bien, les choses avancent. On pourrait remplacer 2009 par 2006, personne ne serait choqué.

Ecrit par : Jeremy | 18 juin 2009

Va me falloir réviser mes classiques ! J'ai toujours pris saluer pour un verbe du premier groupe.
OK, je sors !!!
Ecrit par : dobolino | 18 juin 2009
Vous voulez rire ?
Vous avez lu les posts de cet olibrius ?
Vous restez et il apprend ses conjugaisons. Et pas que cela d'ailleurs.

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

[...]des posts dans lesquels il était question de systématiser le fait que les agrégés ne puissent être affectés en collège.
Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

Il s'agissait surtout - et il s'agit toujours - de faire en sorte que l'administration cesse de conchier le statut des professeurs agrégés, avec la bénédiction des syndicats quand ce n'est pas sous leurs conseils.

Ou bien il faut modifier les statuts - c'est se qui se prépare, d'ailleurs.

Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2009

"Mais après 1968, il n'y eut plus de retenues, sous prétexte qu'il n'y avait pas assez de surveillants."

Vous êtes sûr de vos dates ?

Ecrit par : Jeremy | 18 juin 2009

"Un ami qui enseigne dans un lycée ô combien prestigieux de Strasbourg insiste souvent durant nos entretiens sur le caractère formateur des cinq années qu'il a effectuées en ZEP.
Ecrit par : alain | 18 juin 2009

C'est d'ailleurs pour ça qu'il n'y enseigne plus : c'est pour laisser aux autres la joie de bénéficier de cette chance unique.

Quelle grandeur d'âme ! Quand aura lieu la cérémonie pour la remise des Palmes Académiques ?

Ecrit par : Jeremy | 18 juin 2009

[...]le caractère formateur des cinq années qu'il a effectuées en ZEP.
Ecrit par : alain | 18 juin 2009

Cinq mois dans un collège, pas ZEP pour deux sous, auront suffit à ma formation. Je me sens prêt désormais pour tâter les ors d'un lycée prestigieux.

Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2009

"Mais après 1968, il n'y eut plus de retenues, sous prétexte qu'il n'y avait pas assez de surveillants."

Vous êtes sûr de vos dates ?

Ecrit par : Jeremy | 18 juin 2009

Après 1968, j'étais en 5°, on nous a expliqué l'autodiscipline. C'était vach'ment bien ! Nous allions en perm' et le pion, qui était occupé ailleurs, passait de temps en temps voir si nous ne fichions pas trop le souk.
Dans la cour aussi, il y avait moins de pions.

Et trois ans plus tard, au lycée, il n'y en avait plus du tout dans la cour, et plus qu'un au portail et au réfectoire pour vérifier les cartes de sorties ou de cantine.
Du coup, nous faisions du social et ramenions à la cantine les gamins du bidonville d'à côté. Et des chahuts monstres quand le riz était collant à l'extérieur et cru à l'intérieur.

Ça a dû réduire méchamment le coût de l'Education Nationale, cette histoire d'autodiscipline. Tolérer plus pour payer moins.

Ecrit par : catmano | 18 juin 2009

Quand vous aurez tâté du lycée de centre-ville, vous voudrez aller en prépa !

Là où j'étais, les élèves ne montaient pas sur les tables et on ne signalait que rarement des agressions (encore que… une collègue de physique a viré cinq élèves de seconde hier, et son pare-brise était défoncé quand elle est sortie de cours…) mais l'usure, la lassitude vous gagnent à force ! L'apathie des élèves, la perpétuelle négociation sur le travail et les parents qui font des caprices pour le passage dans la classe supérieure...

Ecrit par : sanjuro | 18 juin 2009

[...]des posts dans lesquels il était question de systématiser le fait que les agrégés ne puissent être affectés en collège.
Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

Il s'agissait surtout - et il s'agit toujours - de faire en sorte que l'administration cesse de conchier le statut des professeurs agrégés, avec la bénédiction des syndicats quand ce n'est pas sous leurs conseils.

Ou bien il faut modifier les statuts - c'est se qui se prépare, d'ailleurs.
Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2009
Je n'en sais rien et m'en soucie peu. Ce que je sais c'est que toute revendication catégorielle ouvre une porte aux gestionnaires et aux politiques. Donc je me fous du statut des professeurs agrégés, des professeurs de documentation et des innombrables catégories de professeurs et professeuses ayant des gosses, n'en ayant pas, mariés ou pacsés, hétéro ou homo etc.
Un question résume tout, à laquelle le silence répond ici comme ailleurs, celle du salaire, calculé sans indemnité de ceci ou de cela, sans prime pour les gosses etc. à l'unité humaine et en incluant le salaire différé, c'est-à-dire la retraite.

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

Cinq mois dans un collège, pas ZEP pour deux sous, auront suffit à ma formation. Je me sens prêt désormais pour tâter les ors d'un lycée prestigieux.
Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2009

Il y en a 20, ou 30 pour faire bon poids. À cent profs par lycée, calculez vos chances.

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

Quand vous aurez tâté du lycée de centre-ville, vous voudrez aller en prépa !

Ecrit par : sanjuro | 18 juin 2009

Et quand on sera allé en , on voudra quoi ?

Ecrit par : Jeremy | 18 juin 2009

Quand vous aurez tâté du lycée de centre-ville, vous voudrez aller en prépa !

Ecrit par : sanjuro | 18 juin 2009

Et quand on sera allé en prépa, on voudra quoi ?

Ecrit par : Jeremy | 18 juin 2009

Ecrit par : Jeremy | 18 juin 2009

Un question résume tout, à laquelle le silence répond ici comme ailleurs, celle du salaire, calculé sans indemnité de ceci ou de cela, sans prime pour les gosses etc. à l'unité humaine et en incluant le salaire différé, c'est-à-dire la retraite.

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009

Y a une prime pour les gosses dans le salaire ?

Ecrit par : Jeremy | 18 juin 2009

« Baisse du pouvoir d'achat : tonner contre. »

Ecrit par : sanjuro | 18 juin 2009

l'inflation y apportera remède.
[...]
Restons optimistes.
Ecrit par : arthur | 18 juin 2009

Allons bon ! après l'offre et de la demande comme loi d'airain du marché, voici l'inflation comme remède universel.
Et avec ça, il faudrait rester optimiste ?

Qui a dit que le niveau du blog montait ?

Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2009

Je me permets de faire une petite publicité pour les amoureux du Japon : j'organise un séjour à Tokyo et Kyoto (+Nara) Du 6 au 14 avril 2010 (association à but non lucratif, pour enseignants et étudiants). Vous pouvez vous renseigner ici :
http://scolaria.fr/scolariab/articles.php?lng=fr&pg=47
Cordialement!

Ecrit par : guedbralec27 | 18 juin 2009


Merci Guedbralec ! Je ne pourrai sans doute pas y aller, mais ça fait rêver !

Ecrit par : Manu | 18 juin 2009

Y a une prime pour les gosses dans le salaire ?

Ecrit par : Jeremy | 18 juin 2009

Y a des allocations pour les ex-grosses.

Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2009

Cinq mois dans un collège, pas ZEP pour deux sous, auront suffit à ma formation. Je me sens prêt désormais pour tâter les ors d'un lycée prestigieux.

Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2009

auront suffi.
tâter Des ors.
Je mets cela sur le compte de l'émotion, mais c'est la dernière fois.

Ecrit par : Orthoprof | 18 juin 2009

Je mets cela sur le compte de l'émotion, mais c'est la dernière fois.

Ecrit par : Orthoprof | 18 juin 2009

A cette heure, je pensais que vous dormiez. Bonne nuit, d'ailleurs.

Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2009

Y a une prime pour les gosses dans le salaire ?

Ecrit par : Jeremy | 18 juin 2009

Oui, Jérémy. A condtion bien sûr d'en avoir. Je n'en connais pas exactement le montant mais ce doit être assez modeste. Un peu moins quand même que la trés bidon "indemnité de résidence", équivalente à 1 ou 3 % du salaire brut en région parisienne (pour ma part, la somme faramineuse de 20 euros par mois). Bien sûr nous préfererions tous avoir les loyers plus modestes de Province sans avoir cette "indemnité" qui s'apparente plus à une aumône qu'autre chose.

Ecrit par : Manu | 18 juin 2009

Il est rassurant de constater qu ' à travers certains messages quelques uns estiment que la priorité est de ramener l'ordre dans les colléges (ordre pédagogique et ordre disciplinaire ) Commençons par en finir avec le collége unique et commençons par restaurer l'ordre dans la société elle-mème.Que les politiques aient le courage d'interpeller les parents et les rappeler à leurs devoirs (parents séparés ou pas ,famille re-dé-composées ou pas c'est leur problème)Quand les édiles se délitent , quand les jeux electroniques prospèrent et essaiment leurs effets dévastateurs dans la cervelle des masses juvéniles , quand les périphéries de certaines villes dont la capitale sont le théatre d'une guerre civile larvée qui ne dit pas son nom alors qu'on n'espère pas une E.N redressée.Tout va continuer et en pire.

Ecrit par : Defer | 19 juin 2009

Je ne sais si ce lien a déjà été posté ici, mais je ne résiste pas au plaisir de l'indiquer; il s'agit d'un bonus au documentaire sur Philippe Meirieu co-produit par Cap Canal (!):

http://www.capcanal.com/capcanal/sections/fr/petits_plus/videos/projection_avant_pre8439/?&view_zoom=1

Comme on aurait pu chanter dans l'ex-RDA:

Langes Leben sei dir noch beschieden,
Meirieu, Freund, Genosse, treu und klug!

Ecrit par : Grendel | 19 juin 2009

Il ne peut y avoir de documentaire sur le meiriol car, chez lui, seul le panégyrique fait foi.

Les intervenants du bonus sentent bon le catho de gauche.

Comme quoi, on peut s'afficher laïc et ouvert mais être à la fois de la croix et de sa bannière.

Après la Scientologie, la Sainte Pédagogie ?

Ecrit par : dugong | 19 juin 2009

Un très amusant article dans le Monde où on lit ceci :

"Autrefois, les étudiants allemands restaient en moyenne jusqu'à 29 ans sur les bancs de la fac. Ils multipliaient les expériences à l'étranger et modulaient librement leur cursus au gré de leurs envies. Rien de tel avec le Bachelor qu'ils doivent décrocher en trois ans pour espérer ensuite une place en Master. "On nous oblige à bachoter. Il n'y a plus de temps pour le savoir gratuit, plus de liberté", soupire Mirka, 23 ans, en licence de sciences sociales. Son visage sage s'empourpre quand elle évoque "l'obligation d'assister aux séminaires", une contrainte que n'ont pas connue ses aînés."

http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/06/18/les-etudiants-allemands-font-greve-contre-la-standardisation-des-etudes_1208355_3214.html#ens_id=1208441

C'était mieux avant.

Ecrit par : dugong | 19 juin 2009

Merci de la correction, saluE bien sûr. Mais pourquoi olibrius?
Quand aux heures de colle, je suis désolé mais dans les années 80 ça existait encore et ça rigolait pas!
Salue! Pardon, salut à tous!
;)

Ecrit par : sisyphe | 19 juin 2009

Tout va continuer et en pire.

Ecrit par : Defer | 19 juin 2009

C'est effectivement ce que nous annonce notre principal : on n'a pas encore mangé tout notre pain noir.

Ecrit par : Marilyse | 19 juin 2009

En revanche, une fois l'ordre républicain rétabli dans tous les collèges de France, ce qui est la première des urgences en ce qui concerne les collèges, tous les collèges, en ZEP ou pas, le problème sera redevenu purement pédagogique...
Ecrit par : Jean | 17 juin 2009

Pourquoi dissocier ordre disciplinaire et enseignement, soumission et transmission? Il ne peut y avoir de transmission d'un ordre (par exemple la combinatoire d'une écriture) qu'en s'y soumettant. Tout enseignement est incrustation d'un ordre dans les corps.

Ecrit par : buntovchik | 19 juin 2009

C'est effectivement ce que nous annonce notre principal : on n'a pas encore mangé tout notre pain noir.

Ecrit par : Marilyse | 19 juin 2009

Qu'importe la couleur du pain du moment qu'il est mangeable.(Phrase prononcée par le grand Gou Rou Dingue du ministère )

Ecrit par : Merlemocoeur | 19 juin 2009

"Que les politiques aient le courage d'interpeller les parents et les rappeler à leurs devoirs (parents séparés ou pas ,famille re-dé-composées ou pas c'est leur problème)Quand les édiles se délitent , quand les jeux electroniques prospèrent et essaiment leurs effets dévastateurs dans la cervelle des masses juvéniles , quand les périphéries de certaines villes dont la capitale sont le théatre d'une guerre civile larvée qui ne dit pas son nom alors qu'on n'espère pas une E.N redressée.Tout va continuer et en pire."

Ecrit par : Defer | 19 juin 2009

Hé oui, hélas... Mais, électoralement parlant, c'est tellement plus rentable de s'attaquer aux professeurs qu'aux parents...

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2009

Aucun message sur Allègre n'a été censuré !
Je dirais même mieux : pour ceux qui aiment fouiller, cherchez donc dans les combinaisons "Allègre / BRGM / Yanacocha". Et éventuellement "Allègre / BRGM / Cour des comptes".
Si vous ne trouvez rien, je vous raconterai...

Allez, rien n'est perdu : hier, remarquable explication de texte sur un poème pas facile de Jacques Roubaud.
Et il semblez bien que la candidate sortait du système khâgnal...
Cherchez l'erreur... en ce qui concerne les autres, tous les autres
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 juin 2009

Et il semblez bien que la candidate sortait du système khâgnal...
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 juin 2009

Monsieur Brighelli, enfin!!!

Ecrit par : Orthoprof | 19 juin 2009

Qui a dit que le niveau du blog montait ?
Ecrit par : TotoWeininger | 18 juin 2009

C'est moi. Parce que je suis un incorrigible optimiste. D'ailleurs le progrès avance :

http://www.lesechos.fr/info/france/4876842-la-loi-sur-la-mobilite-des-fonctionnaires-sera-examinee-debut-juillet.htm

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

@ Progrès et mobilité

"Boîte à outils de la réorganisation de l'Etat, le texte facilite les passages d'un corps ou d'une fonction publique à l'autre. Surtout, il prévoit qu'un agent dont le poste est supprimé sera mis « en disponibilité » sans salaire, ou à la retraite, s'il refuse trois propositions de mutation de suite."

C'est bien ce que je disais. Il ne sera bientôt plus nécessaire de défendre les statuts. Il n'y en aura plus.

Comme il est bon de s'émanciper, de se libérer de l'immobilisme et du corporatisme !

Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

Donc, si je comprends bien, personne parmi mes collègues qui enseignent en collège n'est empoisonné par les perturbateurs?
Moi, j'en ai bavé comme un cochon cette année dans mes trois classes de français, avec ma principale qui essayait de nous intimider en nous rappelant la Circulaire du 11 juillet 2000. Trois perturbateurs crasses en 4ème, dont l'ignoble MonChériMonCoeur dont j'ai déjà parlé sur ce blog (1 mètre 90, 4/20 de moyenne, "blâmé" à chaque conseil de classe depuis qu'il est en 6ème, qu'il a redoublée, a eu 16 ans le 5 février dernier, ne vient que pour faire le pitre, les jambes largement étalées, sans livre ni cahier, revient régulièrement au collège après des stages de découverte professionnelle - aucun patron n'en veut, soutenu par la principale contre moi...), quatre en 5ème, quatre en 3ème... Une belle année!
Donc personne n'est d'avis qu'il faut que le Ministère clarifie la question des exclusions de cours?

Ecrit par : Jean | 19 juin 2009

Les messages qui s'étaient volatilisés hier ont miraculeusement refait surface. Enfin, pas tous. Pas celui où j'évoquais les 350 0 00 militaires que compte la France. Une piste ?


L'armée française compte 347 903 militaires, toutes entités confondues.
Ils sont répartis de la façon suivante entre les armées et services :
* Armée de Terre : 133 627
* Gendarmerie : 97 723
* Armée de l'Air : 59 118
* Marine : 42 752
* Autres (DGA, services communs, administration centrale...) : 14 683

(Source chiffrée : SGA/DFP/OSD - Bilan social 2005)

Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

Réponse à Buntovchik . Trélou est situé dans le département de l'Aisne. Mon village natal, Vincelles, est situé dans celui de la Marne à trois ou quatre kilomètres de Trélou. La frontière est aisée à franchir. Le collège de Dormans, en raison de la proximité, a toujours accueilli les enfants de Trélou - le nom complet est Trélou su Marne - et de quelques autres villages situés un peu plus loin. En 1960, la fille d'un instituteur de Trélou, un certain Monsieur Poulet, fréquentait le collège de Dormans.

Ecrit par : charpentier Hélène | 19 juin 2009

@ Progrès et mobilité

"Boîte à outils de la réorganisation de l'Etat, le texte facilite les passages d'un corps ou d'une fonction publique à l'autre. Surtout, il prévoit qu'un agent dont le poste est supprimé sera mis « en disponibilité » sans salaire, ou à la retraite, s'il refuse trois propositions de mutation de suite."

C'est bien ce que je disais. Il ne sera bientôt plus nécessaire de défendre les statuts. Il n'y en aura plus.

Comme il est bon de s'émanciper, de se libérer de l'immobilisme et du corporatisme !
Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

Un peu de dialectique : demandons-nous si le corporatisme qui inspire depuis pas mal de temps le syndicalisme n'a pas un peu aidé à la fragilisation du statut.

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

JPB parle de "champ d'expérimentation des pédagogies les plus folles et les plus destructrices." dès les premières lignes de son fil de discussion.
Hier, à l'occasion d'une réunion de DDEN j'ai appris qu'une inspectrice primaire était en procès pour avoir giflé une institutrice et le cas d'une autre inspectrice mutée à son avantage pour un geste identique a été évoqué.
Ai-je bien entendu ? Oui, j'ai bien entendu. Les faits sont avérés. Révoltant, inadmissible et pitoyable. Chut ...

Ecrit par : charpentier Hélène | 19 juin 2009

Donc, si je comprends bien, personne parmi mes collègues qui enseignent en collège n'est empoisonné par les perturbateurs?

Ecrit par : Jean | 19 juin 2009

Ce n'est pas vraiment ce qui s'est dit ici. Les professeurs de collège ne se bousculent pas beaucoup sur ce blog, ces temps-ci. En revanche, vous avez pu trouver à foison les commentaires d'un retraité de l'EN, d'un formateur IUFM, d'un vétérinaire libéral, d'une globe-trotteur à la masse, d'un agrégé officieusement en vacances, etc.

Pour en venir à vos préoccupations, que je comprends d'autant mieux que j'enseignai en collège il y a encore quelques mois, je ne peux que redire mon étonnement devant ce fait que j'ai déjà signalé plus haut : on demande à l'État de prendre position sur les questions de sécurité et de sanctions disciplinaires, position qui vaudrait donc uniformément pour tous les établissement, du collège ZEP à Louis-le-Grand et en même temps, on se félicite qu'il se désengage totalement sur la question des contenus à enseigner, laissant s'exprimer à leur gré les bonnes volontés autonomes.

Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

avec ma principale qui essayait de nous intimider en nous rappelant la Circulaire du 11 juillet 2000.

Ecrit par : Jean | 19 juin 2009

Et si on s'interrogeait plutôt sur le mode de recrutement des chefs d'établissement ?

Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

Jean dit :
"Donc, si je comprends bien, personne parmi mes collègues qui enseignent en collège n'est empoisonné par les perturbateurs?"

Si si Ces perturbateurs se sont multipliés en 4, 5 ans. Il faut dire que lorsque un élève arrive en retard, on le laisse entrer avec un billet signifiant "panne de réveil", ou encore le délicieux "sans motif". Aucune sanction n'est et au final ne peut être prise dans la mesure où nous n'avons aucun vrai soutien des familles. Lorsque le sentiment d'impunité gagne tout un collège, c'est déjà fini. Si nous rajoutons, n'en déplaise au politiquement correct, des jeunes enfants des familles d'Afrique noire récemment installées en France qui n'ont aucune espèce d'idée de ce que sont la discipline, les acquis du féminisme et les règles communes du fonds culturel occidental, on comprend la difficultés de nombre de collège mêmes ruraux comme le mien.

Ecrit par : guedbralec27 | 19 juin 2009

on se félicite qu'il se désengage totalement sur la question des contenus à enseigner, laissant s'exprimer à leur gré les bonnes volontés autonomes.
Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

Sans parler de l'engagement de toute l'institution et de la noosphère pour une notation tirée vers le haut et une "réussite" finale à 80%.

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

Sans parler de l'engagement de toute l'institution et de la noosphère pour une notation tirée vers le haut et une "réussite" finale à 80%.

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

Et pourtant, elle stagne.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/06/18/depuis-1995-la-france-stagne-a-64-de-bacheliers_1208159_3224.html

Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

Les messages qui s'étaient volatilisés hier ont miraculeusement refait surface. Enfin, pas tous. Pas celui où j'évoquais les 350 0 00 militaires que compte la France. Une piste ?

Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

Tiens, oui. Encore un coup de la grande muette.

Mais pas tous. Dommage, je m'y découvrais une communauté de mauvais esprit avec Guy Morel.

Ecrit par : yann | 19 juin 2009

Et il semblez bien que la candidate sortait du système khâgnal...
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 juin 2009

Monsieur Brighelli, enfin!!!

Ecrit par : Orthoprof | 19 juin 2009

Celle-là est magnifique ! A encadrer d'urgence.

Ecrit par : yann | 19 juin 2009

Et si on s'interrogeait plutôt sur le mode de recrutement des chefs d'établissement ?

Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

Certes, certes, mais il faut aussi qu'ils soient tenus d'appliquer des textes officiels clairs et sans équivoque, notamment sur la question de l'exclusion immédiate de cours des élèves qui perturbent le cours et l'empêchent de se dérouler.

Ecrit par : Jean | 19 juin 2009

"En revanche, vous avez pu trouver à foison les commentaires d'un retraité de l'EN, d'un formateur IUFM, d'un vétérinaire libéral, d'une globe-trotteur à la masse, d'un agrégé officieusement en vacances, etc."

Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

Toto, je ne sais ce que vous sous-entendez, mais sur ce coup-là, il semble que vous soyez presque d'aussi mauvaise foi que votre homonyme!
Il semble bien que, sur ce sujet, les commentaires de tous les gens que vous citez aillent dans le même sens que celui de Jean! L'attitude vis à vis des perturbateurs semble être une de celles qui font consensus, ici!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2009

"Et il semblez bien que la candidate sortait du système khâgnal...
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 juin 2009

Monsieur Brighelli, enfin!!!

Ecrit par : Orthoprof | 19 juin 2009

Celle-là est magnifique ! A encadrer d'urgence."

Ecrit par : yann | 19 juin 2009

Un lapsi??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2009

Et pourtant, elle stagne.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/06/18/depuis-1995-la-france-stagne-a-64-de-bacheliers_1208159_3224.html
Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

Il y a donc des marges de progression. D'ailleurs si j'en crois ce que me rapportent un certain nombre de collègues sur les consignes de correction du bac, on va dans la bonne direction.

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

si j'en crois ce que me rapportent un certain nombre de collègues sur les consignes de correction du bac, on va dans la bonne direction.

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

L'an dernier, je présidais un jury de bac. Cette année, on ne me donne même pas de copies à corriger (alors que mon dernier cours remonte à plus d'un mois). Serais-je déjà black-listé ?

Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

Dommage, je m'y découvrais une communauté de mauvais esprit avec Guy Morel.
Ecrit par : yann | 19 juin 2009

Eh bien continuons.
Avez-vous remarquez qu'ici les profs ne parlent que d'eux ?
Pas un mot sur les agents de service qui balaient classes et escaliers, qui nettoient les chiottes et épongent les crachats - c'est devenu chez nos ados une habitude de glavioter un peu partout. Or de plus en plus de ces agents - souvent des agentes - sont des travailleurs pauvres, payés très peu, et recrutés sur contrat précaire. Je veux ici leur rendre hommage pour qu'il ne soit pas dit que les professeurs les ignorent. De même aux agents administratifs recrutés et virés dans les mêmes conditions.
Si mes souvenirs sont bons, le leader de ce fil portait sur les promesses de l'autonomie des établissements. On voit l'usage qui peut être fait de cette autonomie dans la gestion des personnels.

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

"Ce qu'il faut, préconise Marie Duru-Bellat, c'est abandonner le quantitatif pour le qualitatif; réduire les inégalités sociales ; mettre l'accent sur les échecs précoces d'un côté et la formation continue de l'autre."

Cela veut dire quoi "mettre l'accent sur les échecs précoces" ?
Du typique jargon de noosphérien. Pourrait pas dire, comme tout un chacun, qu'il faut revoir pour commencer ce qu'on fait à l'école maternelle et à l'école primaire.

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

"Mais après 1968, il n'y eut plus de retenues, sous prétexte qu'il n'y avait pas assez de surveillants."

Vous êtes sûr de vos dates ?

Ecrit par : Jeremy | 18 juin 2009

Après 1968, j'étais en 5°, on nous a expliqué l'autodiscipline. C'était vach'ment bien ! Nous allions en perm' et le pion, qui était occupé ailleurs, passait de temps en temps voir si nous ne fichions pas trop le souk.
Dans la cour aussi, il y avait moins de pions.

Et trois ans plus tard, au lycée, il n'y en avait plus du tout dans la cour, et plus qu'un au portail et au réfectoire pour vérifier les cartes de sorties ou de cantine.
Du coup, nous faisions du social et ramenions à la cantine les gamins du bidonville d'à côté. Et des chahuts monstres quand le riz était collant à l'extérieur et cru à l'intérieur.

Ça a dû réduire méchamment le coût de l'Education Nationale, cette histoire d'autodiscipline. Tolérer plus pour payer moins.

Ecrit par : catmano | 18 juin 2009
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Oui, Catmano. J'ai commencé à enseigner en septembre 1969, et on m'a fait vite comprendre qu'il ne fallait pas "coller" les élèves.
Et il en a été ainsi jusqu'à la fin de ma carrière.
Mais j'ai en effet connu cette histoire ridicule d' "autodiscipline".
Ce devait être une invention des "sciences" de l'éducation dont les dégâts avaient commencé déjà avant 1968, si j'en crois certaines sources. Je n'ai rien remarqué, à l'époque, parce que j'ai quitté le lycée (en tant qu'élève) en 1958, et n'y ai remis les pieds qu'en 1969, en tant que maître auxiliaire.

Ecrit par : Francis Penin | 19 juin 2009

Hé oui, hélas... Mais, électoralement parlant, c'est tellement plus rentable de s'attaquer aux professeurs qu'aux parents...

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2009
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Oui, Christophe ! Qu'il s'agisse de la droite ou de la gauche : la démagogie prime tout.

Ecrit par : Francis Penin | 19 juin 2009

Mais de même qu'il y a des surdoués précoces, il y a aussi des cancres précoces !

Ecrit par : iPidiblue vite à demain ! | 19 juin 2009

"Mais après 1968, il n'y eut plus de retenues, sous prétexte qu'il n'y avait pas assez de surveillants."

Vous êtes sûr de vos dates ?

Ecrit par : Jeremy | 18 juin 2009

1968 a peu de choses à voir là dedans sinon du point de vue de la justification idéologique.
La disparition des colles est liée principalement :
1-à ce que Muglioni appelait la "déportation scolaire" : hors des très grandes villes, ce qui rythme le temps scolaire, c'est le ramassage scolaire. Les colles du mercredi ou du samedi après-midi sont impossibles à organiser puisqu'il n'y a pas de cars.
2-à la diminution du nombre de surveillants et à une "conquête" syndicale (voir les revendications catégorielles dont je parlais plus haut) qui veut que les surveillants ne sont pas payés pour surveiller colles ou DS.

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

Eh bien continuons.
Avez-vous remarquez qu'ici les profs ne parlent que d'eux ?
Pas un mot sur les agents de service qui balaient classes et escaliers, qui nettoient les chiottes et épongent les crachats - c'est devenu chez nos ados une habitude de glavioter un peu partout.
Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009
Et moi j’ai souvenir d’agents délateurs qui allaient me vendre au CPE et à l’ agent comptable : « regardez l’état de ses salles, il ne sait pas tenir ses élèves », ce qui valait force réprimandes au T.Z.R. que j’étais. C’est vrai , 3 papiers par terre et 7 ou 8 chaises non remontées le soir sur les tables( mais déjà quelle guerre avec les élèves pour arriver à ce résultat). A la fin, je préférais faire le travail moi-même ( vous voyez jusqu’où pouvait aller la lâcheté du jeune homme que j’étais). Ça m’est arrivé dans deux établissements différents et c’est arrivé à une collègue dans un troisième. Je ne veux pas extrapoler , mais depuis je me méfie des petites mains, surtout quand elles ont l’oreille de l’administration.

Ecrit par : uncertain | 19 juin 2009

Et moi j’ai souvenir d’agents délateurs qui allaient me vendre au CPE et à l’ agent comptable : « regardez l’état de ses salles, il ne sait pas tenir ses élèves », ce qui valait force réprimandes au T.Z.R. que j’étais. C’est vrai , 3 papiers par terre et 7 ou 8 chaises non remontées le soir sur les tables( mais déjà quelle guerre avec les élèves pour arriver à ce résultat). A la fin, je préférais faire le travail moi-même ( vous voyez jusqu’où pouvait aller la lâcheté du jeune homme que j’étais). Ça m’est arrivé dans deux établissements différents et c’est arrivé à une collègue dans un troisième. Je ne veux pas extrapoler , mais depuis je me méfie des petites mains, surtout quand elles ont l’oreille de l’administration.
Ecrit par : uncertain | 19 juin 2009

Je ne démens pas. Cela m'est arrivé aussi. Et plus ces emplois seront précaires, plus l'agent-comptable ou le CPE recevront facilement ce genre de confidences.
Cela n'empêche que ces précaires font un boulot sans lequel les établissements, souvent mis dans un état lamentable par des ados porcins, seraient invivables.

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

Cela n'empêche que ces précaires font un boulot sans lequel les établissements, souvent mis dans un état lamentable par des ados porcins, seraient invivables.
Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009
D’accord sur ce point . Ce qui d’ailleurs m’amuse toujours lorsque les élèves se plaignent de l’état de l’établissement alors qu’ils en sont les principaux responsables. Arrivé à un certain point, les dégradations relèvent de la pathologie. Ces dernières semaines :
-bris de la vitre d’une salle
- feu dans les W.C.
-pisse en plein milieu du couloir
-protections périodiques collées sur les murs.
(je peux continuer mais je pense que ça doit être partout pareil)

Ecrit par : uncertain | 19 juin 2009

-bris de la vitre d’une salle
- feu dans les W.C.
-pisse en plein milieu du couloir
-protections périodiques collées sur les murs.
(je peux continuer mais je pense que ça doit être partout pareil)

Ecrit par : uncertain | 19 juin 2009

Ils n'ont pas commencé à démonter le plafond, dans les couloirs ? C'est amusant, pourtant, de réduire en miettes les plaques d'isolation.

Pour l'urine dans les couloirs, c'est compréhensible, puisque les WC sont en flammes.

Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

Ils n'ont pas commencé à démonter le plafond, dans les couloirs ? C'est amusant, pourtant, de réduire en miettes les plaques d'isolation.


Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

J’ai connu ça aussi. Puis, pour doubler le plaisir, on les met en tas et on tente de les brûler. Heureusement, il n’y en a pas dans mon nouvel établissement. Remarquez , j’ai connu plus farfelu :
Happy slapping, jet d’une échelle depuis le deuxième étage ...Quelle inventivité chez nos adolescents ! :- )

Ecrit par : uncertain | 19 juin 2009

Mettre le feu aux cheveux d’un camarade. Ça m’est arrivé ça aussi. Une bien belle odeur.

Ecrit par : uncertain | 19 juin 2009

Et une dernière pour la route : il y a quatre ans, à un collègue, « empoisonner/ droguer » la bouteille d’eau du prof pendant l’interclasse.

Ecrit par : uncertain | 19 juin 2009

agents [...] recrutés sur contrat précaire
Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

Il faut dire "emploi atypique", en novlangue.

Mais c'est une terminologie transitoire.

Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

La disparition des colles est liée principalement :
1-à ce que Muglioni appelait la "déportation scolaire" : hors des très grandes villes, ce qui rythme le temps scolaire, c'est le ramassage scolaire. Les colles du mercredi ou du samedi après-midi sont impossibles à organiser puisqu'il n'y a pas de cars.

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

On peut avoir l'effet inverse: colles redoutablement efficaces puisqu'on doit y conduire son enfant le mercredi matin. Je peux d'expérience vous confirmer l'efficacité. J'ai fait 80 km et perdu deux heures une fois mais pas deux !

Ecrit par : dobolino | 19 juin 2009

On peut avoir l'effet inverse: colles redoutablement efficaces puisqu'on doit y conduire son enfant le mercredi matin. Je peux d'expérience vous confirmer l'efficacité. J'ai fait 80 km et perdu deux heures une fois mais pas deux !
Ecrit par : dobolino | 19 juin 2009
Euh ! Quand on habite à 40 km du lycée, que l'on travaille à 30 km dans la direction opposée, on fait comment ? On prend sa demi-journée ?

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

Avez-vous remarquez qu'ici les profs ne parlent que d'eux ?
Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

Les salauds !

Ecrit par : Sanjuro | 19 juin 2009

Un bon prof est un prof à la retraite ....

Ecrit par : iPidiblue dit général Custer | 19 juin 2009

Avez-vous remarquez qu'ici les profs ne parlent que d'eux ?
Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

Orthoprof sommeille. "Avez-vous remarqué"

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

Jérémy, de grâce, ne soyons pas hypocrite! J'ai écrit que ce collègue estimait avoir beaucoup appris durant ses années d'enseignement en ZEP sur le plan de la gestion des classes. En revanche, je n'ai jamais affirmé qu'il avait pour ambition d'y passer toute sa carrière! Comme bien des collègues, il s'est épanoui professionnellement dans ce type d'établissement pendant un certain temps avant d'envisager de changer d'air. Il ne me paraît pas opportun d'instruire le procès de ces professeurs dont la démarche est infiniment respectable.
Je m'associe à l'hommage rendu par guy morel au personnel d'entretien, ô combien efficace et, la plupart du temps, très sympathique et chaleureux.

Ecrit par : alain | 19 juin 2009

Et une dernière pour la route : il y a quatre ans, à un collègue, « empoisonner/ droguer » la bouteille d’eau du prof pendant l’interclasse.

Ecrit par : uncertain | 19 juin 2009

Avec un produit des laboratoires Meirieu?

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2009

"Comme bien des collègues, il s'est épanoui professionnellement dans ce type d'établissement pendant un certain temps avant d'envisager de changer d'air. Il ne me paraît pas opportun d'instruire le procès de ces professeurs dont la démarche est infiniment respectable."

Ecrit par : alain | 19 juin 2009

Evidemment!
Et d'autant plus que la "mobilité des fonctionnaires" semble à l'ordre du jour! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2009

Je remarque que Robin, dont j'ai toujours beaucoup apprécié les interventions, est totalement silencieux depuis quelque temps. J'espère vraiment qu'il ne va pas trop mal. Ses classes de collège étaient particulièrement pénibles.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 19 juin 2009

On peut avoir l'effet inverse: colles redoutablement efficaces puisqu'on doit y conduire son enfant le mercredi matin. Je peux d'expérience vous confirmer l'efficacité. J'ai fait 80 km et perdu deux heures une fois mais pas deux !
Ecrit par : dobolino | 19 juin 2009
Euh ! Quand on habite à 40 km du lycée, que l'on travaille à 30 km dans la direction opposée, on fait comment ? On prend sa demi-journée ?

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009
On se démerde, mon cher ! On peut négocier la semaine où l'élève est collé, sauf ceux qui sont collés toutes les semaines.

Ecrit par : dobolino | 19 juin 2009

On se démerde, mon cher ! On peut négocier la semaine où l'élève est collé, sauf ceux qui sont collés toutes les semaines.
Ecrit par : dobolino | 19 juin 2009

C'est un point de vue. Et les pions pour surveiller les colles ?

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

Je remarque que Robin, dont j'ai toujours beaucoup apprécié les interventions, est totalement silencieux depuis quelque temps. J'espère vraiment qu'il ne va pas trop mal. Ses classes de collège étaient particulièrement pénibles.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 19 juin 2009

Moi aussi. Je lui écris.

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

C'est la raison pour laquelle chacun de mes enfants n'a été collé qu'une seule fois lorsqu'ils étaient dans ce collège ...
Dans le collège où mon fils était en sixième, les colles étaient le soir après les cours, à charge aux parents de se débrouiller pour récupérer leur môme après la colle, même s'ils habitaient à Lachau (45 km du collège et routes très très "touristiques", virages, gorges, verglas en hiver).
Je trouve le système excellent: à chaque fois que le gamin est collé, les parents le sont aussi. C'est très motivant mais ça ne peut se faire qu'à la campagne, avec habitat dispersé et faible densité de population au km.

Ecrit par : dobolino | 19 juin 2009

[...] les pions [...]
Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

Assistants d'éducation.

Orthoprof devrait veiller aussi sur la pureté de la novlangue.

Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

C'est un point de vue. Et les pions pour surveiller les colles ?

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

Faut que je demande à mes enfants...

Pas mal dans le genre, aussi, c'est les petits sixièmes internes, l'an dernier, au collège de Nyons, qui semaient le bouzou et ne voulaient pas aller se coucher. La seule solution immédiate (la fessée) étant interdite, le proviseur a appelé les parents à onze heures du soir pour qu'ils viennent chercher leurs garnements exclus de l'internat pour tapage nocturne. Les parents étaient de la Motte Chalencon !

Là, l'itinéraire Google map

http://maps.google.fr/maps?hl=fr&ie=UTF-8&tab=wl

Ecrit par : dobolino | 19 juin 2009

désolée ! google map est con.

Ecrit par : dobolino | 19 juin 2009

"Agents administratifs recrutés et virés dans les mêmes conditions" : ils sont payés dans les 600-700 € !

Les gens sont mal traités, les salles ne sont plus nettoyées : il paraît qu'il faut faire des économies... Les flux et les stocks sont gérés comme y disent.

Ecrit par : P Lariba | 19 juin 2009

désolée ! google map est con.
Ecrit par : dobolino | 19 juin 2009
Pas du tout ! Seulement partir de Cherbourg, de Bordeaux ou de Nantes pour porter un gosse en colle du côté de Nyons, c'est galère.

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

55% des professeurs aimeraient davantage de formation continue, Guy!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2009

[...] les pions [...]
Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

Assistants d'éducation.

Orthoprof devrait veiller aussi sur la pureté de la novlangue.

Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

N'est-ce pas justement Guy Morel l'usurpateur de mon nom Orthoprof ? Je poste très peu, étant très occupé. La plupart du temps, les messages ne sont pas de moi.

Ecrit par : Orthoprof, le vrai | 19 juin 2009

@ Démotivation au collège

"Ses données ont été collectées auprès d'enseignants et de chefs d'établissement accueillant des élèves âgés de 12 à 14 ans, dans 23 pays, parmi lesquels ne figurent pas l'Allemagne ou la France."

Autant dire qu'ils n'ont rien vu.

"Dans ces 23 pays, le mauvais comportement des élèves perturbe le fonctionnement de trois classes sur cinq. Résultat : les enseignants consacrent en moyenne 13% de leur temps en classe au maintien de l'ordre."

"Un chef d'établissement sur trois estime d'ailleurs manquer de professeurs qualifiés"

Qualifiés pour quoi, maintenir l'ordre ?

Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

N'est-ce pas justement Guy Morel l'usurpateur de mon nom Orthoprof ?
Ecrit par : Orthoprof, le vrai | 19 juin 2009

On attend des éclaircissements sur ce point.

Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

"les enseignants consacrent en moyenne 13% de leur temps en classe au maintien de l'ordre."

Et ce qu'ils font pendant les 87 % restants, ça ne les intéresse pas, à l'OCDE ?

Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

Donc personne n'est d'avis qu'il faut que le Ministère clarifie la question des exclusions de cours?

Ecrit par : Jean | 19 juin 2009

Dans mon établissement, la principale nous a rappelé que l'on ne peut exclure un élève que pour un fait grave : si l'élève met en danger les autres ... Effectivement, l'échelle des sanctions devrait être clarifiée et spécialement celle des exclusions. Jusqu'où est-on responsable d'un élève ?

Moi, j'exclus dans ma classe. Je tourne l'élève vers le mur, je le mets au piquet, debout le plus souvent. J'ai un silence total pendant mes cours : je ne supporte pas le bruit. Tout le monde va travailler jusqu'au bout. On lit en classe une pièce de théâtre pour finir l'année. Pas de travail à la maison la dernière semaine.

Ecrit par : Marilyse | 19 juin 2009

Les pays qui ont participé à l'étude de l'OCDE :
Australia, Austria, Belgium (Flemish Community), Brazil, Bulgaria, Denmark, Estonia, Hungary, Iceland, Ireland, Italy, Korea, Lithuania, Malaysia, Malta, Mexico, Norway, Poland, Portugal, Slovak Republic, Slovenia, Spain and Turkey

Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

Moi, j'exclus dans ma classe. Je tourne l'élève vers le mur, je le mets au piquet, debout le plus souvent. J'ai un silence total pendant mes cours : je ne supporte pas le bruit. Tout le monde va travailler jusqu'au bout. On lit en classe une pièce de théâtre pour finir l'année. Pas de travail à la maison la dernière semaine.

Ecrit par : Marilyse | 19 juin 2009

Certes, certes, mais comment fait-on quand , dans une classe de 3ème de 30 élèves, on en a quatre qui font les pitres en même temps et de façon sonore, sans parler de ceux qui n'attendent que leurs pitreries pour se dissiper aussi?
Les mettre debout contre le mur, soit, mais il faudra les avoir à l'oeil continuellement et donc faire cours sera devenu impossible.
La seule solution, c'est que l'on puisse en exclure quelques uns du cours sans que l'administration vous renvoie à la figure la circulaire scélérate du 11 juillet 2000, et pour cela, il faut une clarification, venant du ministère, de la circulaire du 19 octobre 2004.

Ecrit par : Jean | 19 juin 2009

"L'OCDE trouve les enseignants démotivés

Le manque de motivation et les problèmes de discipline handicapent le travail des professeurs au niveau du collège. C'est en tout cas ce qui ressort de la première comparaison internationale sur les conditions de travail des enseignants que vient de publier l'Organisation pour le développement et la coopération économique (OCDE)."

Il est effectivement très difficile de garder la motivation en collège tant est grand le sentiment d'échec. On a beau s'éreinter, inventer, réinventer : on se heurte à l'inertie des élèves, incultes pour la plupart, qui ne travaillent pas, qui ne mémorisent quasiment rien, qui pensent plus à s'amuser ou à draguer (dès la sixième !) Ya plus d'enfants, ma pauv' dame !
A la fin de l'année, on se demande ce qu'on leur a appris. Les dernières rédactions de fin mai étaient pires que celles de septembre ! Vite fait, mal fait ! On a fait passer des élèves en classe supérieure avec 5 de moyenne dans plusieurs matières. Il faut tenir les comptes ...

On le sait dans le métier : on n'a aucune reconnaissance pour le travail fourni. Les collègues se tirent dans les pattes, parfois devant les élèves. En fin d'année, c'est Dallas, et son univers impitoyable ...
Il faut être "supercostaud" pour résister !

Moi aussi, je pense à Robin dont j'aime lire les messages. Il nous avait écrit, il y a peu, qu'il s'éloignait du blog. S'il continue de nous lire, qu'il sache que nous pensons à lui comme à un ami.

Ecrit par : Marilyse | 19 juin 2009

Pour les inconditionnels de l'OCDE, on peut trouver un préprint du rapport ici :

http://www.oecd.org/dataoecd/17/51/43023606.pdf

Avertissements :

1. C'est assez lourd
2. Ça a fait planter deux fois mon navigateur
3. C'est en anglais
4. Ça ne présente très certainement aucun intérêt.

Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

La seule solution, c'est que l'on puisse en exclure quelques uns du cours sans que l'administration vous renvoie à la figure la circulaire scélérate du 11 juillet 2000, et pour cela, il faut une clarification, venant du ministère, de la circulaire du 19 octobre 2004.

Ecrit par : Jean | 19 juin 2009

Je suis d'accord avec vous : nous ne sommes pas aidés. "Débrouillez-vous derrière votre porte ! Chacun son boulot !"
Si tout était plus ferme, plus officiellement cadré, on s'en sentirait mieux. Il serait temps que la clarification que vous appelez de vos voeux soit faite par nos hautes instances pensantes : la discipline est un problème majeur qui pourrit la vie des collèges. Ce n'est pas politiquement correct d'en parler. Pourtant c'est la condition sine qua non à toute pédagogie. Pour ma part, j'ai demandé à mon principal d'être plus sévère l'an prochain, d'agir dès qu'un élève commence à pourrir une classe. Je doute avoir été réellement entendue.
Je vous souhaite bien du courage avec vos grands dadais de troisième.

Ecrit par : Marilyse | 19 juin 2009

N'est-ce pas justement Guy Morel l'usurpateur de mon nom Orthoprof ? Je poste très peu, étant très occupé. La plupart du temps, les messages ne sont pas de moi.
Ecrit par : Orthoprof, le vrai | 19 juin 2009

Pas mon genre.

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

55% des professeurs aimeraient davantage de formation continue, Guy!
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2009

Bah ce n'est pas bon signe. Quand on a fait de bonnes études, la formation, on la continue tout seul. Mais c'est vrai que le marché de la formation continue est juteux. "tout au long de la vie" qu'ils disent.

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

Je remarque deux choses dans ce que dit Marilyse :

1." J'ai un silence total pendant mes cours [...]. Tout le monde va travailler jusqu'au bout."
2. "A la fin de l'année, on se demande ce qu'on leur a appris. Les dernières rédactions de fin mai étaient pires que celles de septembre ! "

La satisfaction du point 1. ne peut être justifiée que par la négation du point 2.

L'école qui vient est une école où les élèves se taisent et n'apprennent rien.

Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

L'école qui vient est une école où les élèves se taisent et n'apprennent rien.
Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

TotoW, vous êtes profond !

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

TotoW, vous êtes profond !

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

C'est qu'il faut faire monter le niveau du blog, non ?

Avez-vous traduit le rapport de l'OCDE ? L'anglais technocratique me fatigue.

Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

Si tout était plus ferme, plus officiellement cadré, on s'en sentirait mieux. Il serait temps que la clarification que vous appelez de vos voeux soit faite par nos hautes instances pensantes : la discipline est un problème majeur qui pourrit la vie des collèges. Ce n'est pas politiquement correct d'en parler.

Ecrit par : Marilyse | 19 juin 2009

Si vous avez un moment, faites comme moi, écrivez au député-maire de Nice Christian Estrosi (vous trouverez toutes ses adresses en cliquant sur Google, assemblée nationale), qui semble réceptif à nos sollicitations sur ce problème. Qu'il reçoive un courrier de deux professeurs au lieu d'un seul ne peut être qu'une bonne chose

Ecrit par : Jean | 19 juin 2009

Avez-vous traduit le rapport de l'OCDE ? L'anglais technocratique me fatigue.
Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

Négatif. Je suis germaniste. J'étais, d'ailleurs...

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

Guy Morel a écrit : "Quand on a fait de bonnes études, la formation, on la continue tout seul. Mais c'est vrai que le marché de la formation continue est juteux. "tout au long de la vie" qu'ils disent."

Effectivement, beaucoup d'enseignants ont pris l'habitude de se former eux mêmes. Ce n'est pas toujours l'idéal (certaines formations très techniques par exemple). En revanche, chaque enseignant devrait être libre de choisir ses organismes de formation.

De manière à ne pas être livrés sans condition aux bidonix divers ex arapèdes d'iufm, néo enkystés à l'université.

Ecrit par : dugong | 19 juin 2009

Bien vu, TotWeininger ! d'où le malaise en collège. On peut travailler en classe dans le calme, le silence comme j'ai dit, et, pourtant, ne pas arriver à grand chose. Noeud gordien. Ce serait trop facile. Il y a très peu, dans mon établissement, de cours "bordélisés". Les professeurs des autres matières ont le même sentiment que moi : nous en avons discuté longuement hier. Le sentiment d'échec est partagé par tous et met tout le monde vraiment mal à l'aise. On a l'impression de ne plus pouvoir faire passer notre enseignement.
D'ailleurs, maintenant, on entend dans les conseils de classe dès le premier trimestre : "Classe agréable" et cela suffit, même si elle est composée d'une majorité d'ignares. "Si, au moins, ils sont gentils", entend-on.
Je ne crois pas toutefois que l'école qui vient est une école où les élèves se taisent ! Ce sont les rois du monde !

Ecrit par : Marilyse | 19 juin 2009

La revue de Courrier International
du Mercredi 17 juin 2009

Allemagne
Une semaine mouvementée

Etudiants et lycéens se sont regroupés pour mener, dans 60 à 80 villes d’Allemagne, une semaine de grèves, de manifestations et de blocages. Espérant ainsi faire entendre au gouvernement leur exaspération contre l’évolution du système éducatif.
Les autorités attendent quelque 150 à 200 000 jeunes dans les rues, les lycées et les campus universitaires cette semaine, partout en Allemagne. C’est depuis l’université TU de Berlin que la coordination lycéens-étudiants a lancé cet appel à une semaine de grève et de prostestations contre le système éducatif en général. Soutenue par la Fédération des syndicats allemands (Gewerkschaftsbund), ainsi que par des associations de parents, et une part des enseignants, l’action s’étendra à plus d’une soixantaine de villes. Les jeunes envisagent même de procéder à une attaque factice de banque, pour exprimer leur colère contre les aides publiques aux établissements financiers concédées par l’Etat dans le contexte de crise mondiale, tandis que le budget de l’Education serait trop peu augmenté. Le ras-le-bol des lycéens et des étudiants porte sur un ensemble d’aspects. Les frais d’inscription à l’université, introduits à l’automne 2006, sont jugés insupportables et créent un système inégalitaire ; l’harmonisation européenne des cursus du supérieur, avec sa validation par “crédits“, est critiquée par les étudiants qui y voient une démarche purement scolaire et matérialiste ; au lycée, les jeunes désormais invités à accélérer leur parcours –pour parvenir au bac en huit ans plutôt que neuf- se sentent oppressés par la charge et la course aux résultats, tandis qu’il manque des enseignants. Selon un professeur de sciences politiques, ancien militant de 1968, interviewé dans Der Spiegel, « ce mouvement s’élève contre la situation intenable imposée par tout le système éducatif, du sous-financement des universités aux pressions exercées pour rentabiliser l’enseignement. » Nul ne s’avance, en revanche, à prévoir l’ampleur de la mobilisation des jeunes.
Süddeutsche Zeitung, www.sueddeutsche.de, 14 juin 2009
Spiegel Online, www.spiegel.de, 11 juin 2009

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

En revanche, chaque enseignant devrait être libre de choisir ses organismes de formation.

De manière à ne pas être livrés sans condition aux bidonix divers ex arapèdes d'iufm, néo enkystés à l'université.
Ecrit par : dugong | 19 juin 2009

C'est que je dis : si tu es grand, tu peux te former toi-même.
Qui se souvient de la MAFPEN ?

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009

"

Va me falloir réviser mes classiques ! J'ai toujours pris saluer pour un verbe du premier groupe.
OK, je sors !!!
Ecrit par : dobolino | 18 juin 2009
Vous voulez rire ?
Vous avez lu les posts de cet olibrius ?
Vous restez et il apprend ses conjugaisons. Et pas que cela d'ailleurs.

Ecrit par : guy morel | 18 juin 2009"

"Eh bien continuons.
Avez-vous remarquez que..."

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009


Savoureux! Et sans rancune. Je suis ouvert à toutes les explications concernant ce que je devrais apprendre, si si!
Non?
Bien, je poursuis ma lecture et reviens si nécessaire.

Ecrit par : sisyphe | 19 juin 2009

1- Quand la formation est prise en charge par l'employeur (le Moloch pour nous !), quel est le cahier des charges souhaitable qu'il devrait exiger des organismes de formation pour être agréés ?

2- Qu'est ce qui empêcherait alors le GRIP de faire de la formation continue en rémunérant correctement les vrais pros qui y interviendraient ?

Ecrit par : dugong | 19 juin 2009

Le sentiment d'échec est partagé par tous et met tout le monde vraiment mal à l'aise. On a l'impression de ne plus pouvoir faire passer notre enseignement.

Ecrit par : Marilyse | 19 juin 2009

C'est peut-être un peu général, non?
Ce que j'observe dans ma fameuse 3ème, c'est que maintenant que les perturbateurs et leurs satellites préfèrent aller se baigner à la gravière, la partie de la classe qui reste est redevenue tout à fait réceptive et travaille bien en vue du brevet tout proche.

Ecrit par : Jean | 19 juin 2009

La clef c'est cette sal...de scolarité obligatoire qui nous oblige à jouer aux patates chaudes en excluant des élèves d'un établissement pour en recevoir d'autres du même acabit.
Les passages automatiques en classe supérieure qui me laissent toujours cette impression d'être un clown qui s'agite en vain pendant neuf mois.
Le "rôle formateur des ZEP", parlons-en: y ayant officié pendant onze ans (ZEP-sensible-APV-95% de chômeurs-population à 98% maghrébine-commorienne-gitanne), j'en ai retenu:
- délabrement de mon niveau scientifique;
- délabrement de mon niveau de langue;
- épuisement physique et nerveux;
- sensation (réalité?) de ne travailller que pour deux élèves sur 20.
Certes, j'ai toujours obtenu le respect et jamais eu de classes bordéliques, ma salle était une des plus propres du Collège. Mais que d'énergie pour ça au lieu de faire mon boulot d'enseignant!
Formateur en quoi? Gestion de la discipline? Les mêmes problèmes se posent avec d'autres populations dans d'autres quartiers. Est-on prof pour transmettre un savoir dans des conditions à peu près normales ou bien doit-on s'autoformer à la gestion de la racaille avant?

Ecrit par : sisyphe | 19 juin 2009

Chez nous, les mêmes troisièmes ne veulent rien faire. Ils traînent des pieds. Ne viennent pas tous aux séances d'entraînement. C'est la plage qui, pour nous, remplace votre gravière. Il n'y a pas, il est vrai, dans notre établissement une ambiance de travail, même si, globalement, en comparaison de ce qui se passe ailleurs, il est calme. Le rapport de force est inégal : beaucoup d'inertie. Dur, dur de les faire travailler. Dès la sixième.

Ecrit par : Marilyse | 19 juin 2009

Exact, hélas.

Ecrit par : Marilyse | 19 juin 2009

"Certes, j'ai toujours obtenu le respect et jamais eu de classes bordéliques, ma salle était une des plus propres du Collège. Mais que d'énergie pour ça au lieu de faire mon boulot d'enseignant !" écrit Sisyphe, au pseudo si parlant.

Exact, hélas.

Ecrit par : Marilyse | 19 juin 2009

Autres lieux et mêmes symptômes. Toujours cette inertie, de plus en plus pesante. Chez moi, il me reste quelque 6e remarquables tant sur le plan connaissances que comportement. Je précise que je ne suis plus dans la ZEP précitée mais dans un établissement "catégorie 2"; malgré ce, trop d'élèves succombent aux sirènes du laisser-aller total dès le second trimestre.
Nous remarquons tous que l'absence des casses-truc remet une classe sur les rails. CQFD: ces absents n'ont rien à faire dans un Collège. Ils s'ennuient et empêchent le monde de tourner rond.
Halte à la médiocratie démohypocrite. Et m...!
Je précise pour les esprits retors que je ne suis pas syndiqué, ne fait pas de politique et me contente d'exprimer sur ce blog mes états d'âme!

Ecrit par : sisyphe | 19 juin 2009

Allez ! Un petit itinéraire de découverte réalisable en gravière ou ailleurs : "

1- descente avec ceinture de plomb (thème très riche : flotte ou coule ? masse volumique, etc.)

2- exploration de la biodiversité de nos fonds marins ou lacustres. Expériences connexes (poisson rouge dans le Périer, etc.). Initiation aux vertus du silence.

3- découverte de l'apnée sous contrainte, initiation à l'effort (quand on veut vraiment, on peut rester une minute de plus)

Et bien d'autres choses si on a un peu d'imagination (jeu de simulation : le passager du Rio Paris, par exemple)

Qu'est ce qu'on dit à tonton dugong ?

Ecrit par : dugong | 19 juin 2009

Sisyphe, vous pointez du doigt un problème essentiel. J'ai participé hier soir à un conseil de classe assez tendu, en raison d'une gifle reçue par une collègue en séparant deux imbéciles qui se bagarraient en classe. Je précise qu'il s'agit du troisième incident de ce type en trois mois. Il n'y a guère eu de conseil de discipline, l'administration nous ayant rétorqué que lesdits élèves ne l'avaient pas fait exprès! Encore heureux, serais-je tenté de dire! Le chef d'établissement a tenté de nous démontrer l'inutilité d'un conseil de discipline, en nous expliquant que si on mettait un élève problématique à la porte, on nous en enverrait un autre en provenance d'un autre collège. Et, de fait, il faut bien reconnaître que cela fonctionne ainsi dans la réalité, même si ça ne justifie bien entendu en aucune façon le refus de convoquer un conseil de discipline.
Quant au "rôle formateur" des ZEP que j'évoquais précédemment, je voulais simplement mettre en évidence que si un professeur s'en sortait dans un tel contexte, il était blindé pour le reste de son parcours. Cela dit, je connais très bien la souffrance mentale et l'épuisement engendré par de telles conditions de travail. J'ai frôlé la dépression nerveuse durant mon année de néo-titulaire et je suis parfaitement conscient que tout le monde ne peut pas s'épanouir en ZEP.

Ecrit par : alain | 19 juin 2009

Aujourd'hui épreuve de sciences physiques du bac S. Neuf pages de baratin en forme de gangue de réel enrobant un contenu scientifique indigent (tout est donné ou presque).

Comme d'habitude maintenant, l'IGEN s'est défoncée pour trouver des sujets qui "intéressent les élèves" *. Citation de sites internet et tout le toutim.

Un collègue de maths encore plus sarcastique que moi, m'interpelle ce matin :

"Alors les physiciens, on fait dans le moderne ? L'année prochaine vous nous faites un direct avec Newton sur Facebook ?"

Nous avons ri un moment au milieu d'imbéciles interloqués.

* c'est devenu maladif. Les élèves qui passent le bac se foutent évidemment totalement de l'intérêt qu'y ont trouvé quelques IGEN.

Ecrit par : dugong | 19 juin 2009

Je précise pour les esprits retors que je ne suis pas syndiqué, ne fait pas de politique et me contente d'exprimer sur ce blog mes états d'âme!

Ecrit par : sisyphe | 19 juin 2009


Mon cher Sisyphe, syndiqué ou pas, vous êtes lu... et apprécié ! Ne vous privez surtout pas !

Amicalement,

Ecrit par : Manu | 19 juin 2009

2012: il y a des dates comme ça qui....

http://uk.movies.yahoo.com/features/exclusive/

Ecrit par : Pendariès | 19 juin 2009

Comme d'habitude maintenant, l'IGEN s'est défoncée pour trouver des sujets qui "intéressent les élèves" *. Citation de sites internet et tout le toutim.


Ecrit par : dugong | 19 juin 2009

C'est marrant cette propension des pédagogistes - surtout les plus vieux, les plus pourris, les plus soixantuitards et ceux qui sont les plus éloignés des élèves à se prétendre "proche des jeunes" et connaître leurs ressentis les plus intimes. La peur de vieillir, sans doute. Mais en attendant, qu'ils sont ridicules !

Ecrit par : Manu | 19 juin 2009

Marylise, le portrait que vous dressez de votre collège m'incite à un petit commentaire. J'ai eu l'occasion de travailler une année, en guise d'intermède entre deux périodes estampillées ZEP, dans un petit collège rural qui jouissait d'une assez bonne réputation, ce que l'on peut appeler familièrement "un bon petit collège de campagne". Pourtant, si le comportement des élèves était effectivement sans commune mesure avec ce que j'observe dans les collèges difficiles, ils n'étaient guère plus zélés pour autant. Je me suis heurté, tout comme vous, à cette forme de résistance passive, que vous qualifiez à juste titre de "force d'inertie". Je me demande s'il ne serait pas opportun de substituer à la traditionnelle classification ZEP/non-ZEP une catégorisation des collèges en trois types: ceux où les élèves sont à la fois perturbateurs et paresseux, ceux où ils sont paresseux sans être perturbateurs et enfin, chose visiblement de plus en plus rare, ceux où ils sont travailleurs tout en se conduisant bien!

Ecrit par : alain | 19 juin 2009

Qu'est ce qu'on dit à tonton dugong ?

Ecrit par : dugong | 19 juin 2009

Merci Tonton Dugong !

Ecrit par : Manu | 19 juin 2009

"Je me demande s'il ne serait pas opportun de substituer à la traditionnelle classification ZEP/non-ZEP une catégorisation des collèges en trois types: ceux où les élèves sont à la fois perturbateurs et paresseux, ceux où ils sont paresseux sans être perturbateurs et enfin, chose visiblement de plus en plus rare, ceux où ils sont travailleurs tout en se conduisant bien!

Ecrit par : alain | 19 juin 2009 "

c'est exactement ça! La troisième catégorie existe, elle grandit très bien, c'est le privé. Mon aîné est dans un établissement privé réputé de Marseille, pourquoi? Parce que...les collèges publiques de mon secteur sont bidons. Etant un peu au courant, je ne sacrifie pas mes enfants sur l'autel de la République. Tant pis: le public aujourd'hui c'est "le moins bien pour le plus grand nombre". Sans moi.

Ecrit par : sisyphe | 19 juin 2009

Quand on a fait de bonnes études, la formation, on la continue tout seul. Mais c'est vrai que le marché de la formation continue est juteux. "tout au long de la vie" qu'ils disent.

Ecrit par : guy morel | 19 juin 2009
Ça se discute ! C'est peut-être assez vrai pour les professeurs mais nombre de professions, dont la mienne, ont besoin, pour rester au top et e serait-ce que se faire plaisir en travaillant, d'autres types de formation qui ne peuvent uniquement se faire en solitaire à l'aide d'articles ou de livres.
En vrac, quelques professions: toutes professions médicales, esthéticienne, mécanicien auto, coiffeur, maçon, maréchal-ferrant. Il y a de nouveaux gestes à apprendre, de nouvelles technologies à comprendre et utiliser, de nouveaux produits. Les livres ne peuvent y suffir absolument.

Ecrit par : dobolino | 19 juin 2009

Dobolino nous cite quelques professions qui nécessitent selon elle une véritable formation continue : "..., esthéticienne, mécanicien auto, ..."

Je propose : "Huiles essentielles. Introduction à la lubrification à carter sec".

Je sens votre frère très en pointe sur le sujet.

Ecrit par : dugong | 19 juin 2009

Ce que j'observe dans ma fameuse 3ème, c'est que maintenant que les perturbateurs et leurs satellites préfèrent aller se baigner à la gravière, la partie de la classe qui reste est redevenue tout à fait réceptive et travaille bien en vue du brevet tout proche.

Ecrit par : Jean | 19 juin 2009
Ma fille m'a dit la même chose mercredi ! C'est la première semaine de l'année où ils travaillent dans le calme. Et la semaine prochaine sera encore meilleure, d'après elle.

Ecrit par : dobolino | 19 juin 2009

Dobolino nous cite quelques professions qui nécessitent selon elle une véritable formation continue : "..., esthéticienne, mécanicien auto, ..."

Je propose : "Huiles essentielles. Introduction à la lubrification à carter sec".

Je sens votre frère très en pointe sur le sujet.

Ecrit par : dugong | 19 juin 2009
Rien compris .

Ecrit par : dobolino | 19 juin 2009

"les collèges publiques" : devenus trop féminins ?

Ecrit par : Orthoprof | 19 juin 2009

je suis et resterai heureux à jamais d'avoir eu une part très modeste dans le cheminement de certains de mes élèves, arrivés en France avec un bagage plus que réduit et qui ont su s'en sortir en utilisant toutes ces formations techniques "par degré". Ils ont aujourd'hui un vrai métier, utile et durable, qui leur permet de jouer leur rôle dans la vie sociale comme familiale.
Ils sont trop peu,malheureusement, de cette espèce. Les autres sont éblouis par les miroirs omniprésents de notre société délétère: tf1, fric, rap, gonzesses, porno, caisses...
pffff..........fin de civilisation? La parole aux historiens.

Ecrit par : sisyphe | 19 juin 2009

Merci ortho de la correction! J'aime ma langue et suis fort marri de ne la point magner correctement. Toute correction m'enchante, sans ironie!
(pas agreg, petit Bac D 1984, filière sciences, cqfd? ;)

Ecrit par : sisyphe | 19 juin 2009

Ecrit par : Orthoprof | 19 juin 2009

Le vrai ?

Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

petit Bac D 1984
Ecrit par : sisyphe | 19 juin 2009

Bah, ça vaut dix fois un gros bac S d'aujourd'hui.

Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

"Introduction à la lubrification à carter sec".
Ecrit par : dugong | 19 juin 2009

C'est une formation pour acteur porno ?

Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

petit Bac D 1984
Ecrit par : sisyphe | 19 juin 2009

Bah, ça vaut dix fois un gros bac S d'aujourd'hui.

Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

Et un bac D 1974, dites, ça vaut combien ?

Ecrit par : catmano | 19 juin 2009

Et un 73 ?

Ecrit par : Marilyse | 19 juin 2009

"Introduction à la lubrification à carter sec".
Ecrit par : dugong | 19 juin 2009

LOL!!! Excellente!

Pour le bac 74, yavé les relents de 68 alors, hein...
;)!!!!

Ecrit par : sisyphe | 19 juin 2009

Très drôle Sisyphe, "magnez-vous" de l'apprendre, cette bonne vieille orthographe ! :-))

Ecrit par : Orthoprof, le vrai ! | 19 juin 2009

ouf, un qui suit! (vieux truc...)

;)!

Ecrit par : sisyphe | 19 juin 2009

Bref, il faut de toute urgence, me semble-t-il, cher Jean-Paul, modifier la Circulaire en question et la remplacer par un texte du genre:

"Il ne sera pas toléré dans les collèges qu'un élève perturbe un cours par toute forme d'indiscipline que ce soit. Un élève qui perturbera un cours sera aussitôt, si le professeur l'estime nécessaire, envoyé chez la Principale, laquelle le sanctionnera, le mettra en permanence et en informera aussitôt les familles, celles-ci étant responsables de l'attitude de leur enfant en classe."

Voilà, je crois, une mesure propre à ramener dans les collèges le minimum de discipline qui actuellement les a fuis. Qu'en pensez-vous, Jean-Paul, chers Collègues?

Ecrit par : Jean | 17 juin 2009

Quant à une régulation par la demande sociale, que croyez-vous ? La demande majoritaire des parents, c'est que Moncanard et Mapoulette obtiennent un bac en s'étant foulés le moins possible et épanouis au mieux -- puis que la suite des études s'adapte à cette aurea mediocritas, grâce à des procédures de tutorat, de remédiation, de parrainage -- consistant à fournir des béquilles à ceux que l'on aura rendus, étymologiquement parlant, im-béciles. Voir le rapport Descoings là-dessus.
S'il ne reste qu'une jacobine, je serai celle-là. Non à l'autonomie des établissements, non aux projets d'établissement, non aux expérimentations -- hasardeuses ou pas , ce n'est plus la question -- oui à des programmes exigeants pour tous.

Ecrit par : Françoise Guichard | 17 juin 2009

Bon, il me semble que tout est dit, là... Pas besoin de coûteuses et longues consultations. Faisons émerger un message simple : Nous voulons bosser dans nos classes, pas faire de l'animation, et cela quelle que soit notre affectation.

Ecrit par : Frédéric Béant | 19 juin 2009

C'est le syndrome Nadal au premier échec, ils en sont malades et ils déclarent forfaits pour toute la saison !

Ecrit par : iPidiblue le travail c'est la santé de la jeunesse ! | 19 juin 2009

"Nous voulons bosser dans nos classes, pas faire de l'animation, et cela quelle que soit notre affectation.

Ecrit par : Frédéric Béant | 19 juin 2009 "

la base, et j'y souscrit. Les parents n'entendront qu'un seul argument: dérangement ou fric. J'ai souvenir que dans mon ancien collège très mal classé, lorsque nous fîmes passer le prix de renouvellement d'un carnet de 5€à 20, les "pertes" et ""vols" de carnets diminuèrent de presque 100%. Quartier "défavo" ou pas, frappez là où ça fait mal.

Ecrit par : sisyphe | 19 juin 2009

Donc, à part les profs de matière pro, tous les profs du bahut sont à cheval sur collège et lycée (même dans les matières où il y a un gros coef horaire). Un vrai plaisir d’avoir 4, 5, 6 niveaux différents .
Lors de la dernière réunion pédagogique il a d’ailleurs été dit que c’était ça l’avenir : comment un prof de collège peut-il préparer un élève au lycée s’il ignore à quoi ressemble le lycée ? comment un prof de lycée peut-il accueillir un ancien collégien s’il ignore à quoi ressemble le collège ?
En gros, vous l’aurez compris, je vous écris du futur.

Ecrit par : uncertain | 17 juin 2009

Ben non : du passé, de l'avant partition de 75, celle qui sépara 1er et seconds cycles. Avant cette félonie, on pouvait enseigner dans tous les niveaux et c'était bien agréable.

Ecrit par : Frédéric Béant | 19 juin 2009

@Marilyse.

Moi aussi, je pense à Robin dont j'aime lire les messages. Il nous avait écrit, il y a peu, qu'il s'éloignait du blog. S'il continue de nous lire, qu'il sache que nous pensons à lui comme à un ami.

Ecrit par : Marilyse | 19 juin 2009

Chère Marilyse, j'ai pris la liberté d'envoyer votre gentil message à Robin, et de lui conseiller de se rapprocher de nous, qui l'aimons bien.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 juin 2009

Dans le cadre de mes fonctions de DDEN, j'ai visité une école primaire et un école maternelle dans un village plus agricole que viticole. Les institutrices ont obtenu une amélioration spectaculaire des locaux qui étaient particulièrements vétustes. Les marches de l'escalier vermoulu conduisant à la salle des conseils de la mairie toute proche, en fait au premier étage, sont trouées. Les institutrices ont gagné une bataille à en croire le DDEN, mais pas la guerre... Elles doivent organiser un marché de Noël pour obtenir du matériel pédagogique par exemple. Elles ne se découragent pas pour autant. Dans la classe de CP- CE1 très accueillante j'ai remarqué une affiche résumant les droits et devoirs des élèves. C'est très clair. Je suppose que les élèves doivent travailler dans de bonnes conditions.

Ecrit par : charpentier Hélène | 19 juin 2009

Je découvre ce nouveau fil et j'espère ne pas être redondant (pas le temps de lire ce qui précède) en vous soumettant une modeste réaction au billet de JPB :
pour lui, les initiatives en tous genres (classes européennes et autres) ne présentent que des avantages. Certes, elles en ont, elles instituent une émulation, légitiment l'excellence, etc.
Mais qu'en est-il des recalés de ces classes d'élite, ou de ceux dont les parents ne suivent pas de près ce qu'il faut savoir pour que son enfant soit dans la bonne filière ? Je crains qu'ils ne soient les dindons de la farce.
Pour les boulets, pas de changement : quelle que soit la classe qu'ils perturbent, ils la perturberont. Mais ceux que je viens de citer auront la double punition : 1) de se farcir les boulets sus-cités; 2) d'être privés de locomotives, toutes parties dans les classes d'élite.
J'en ai l'exemple concret de mon fiston qui va entrer en 6ème dans la toute nouvelle classe bilangue de son collège. Dans son cas, lâche bonne conscience de son père, compte-tenu de ses origines qui en faisaient un candidat légitime. Mais il n'a pas échappé aux autres parents que c'était le bon filon et en effet, tous les bons en seront. Moyennant des recalés légitimement désapointés.
Tout ça pour dire que rejeter l'égalitarisme ne résoud pas pour autant la question de l'égalité de traitement de tous les élèves qui n'ont rien fait pour ne pas la mériter.

Ecrit par : Perceval | 19 juin 2009

"Tout ça pour dire que rejeter l'égalitarisme ne résoud pas pour autant la question de l'égalité de traitement de tous les élèves qui n'ont rien fait pour ne pas la mériter."

Si vous avez suivi, vous avez du mérite ... :-)

Ecrit par : Perceval | 19 juin 2009

J'ai souvenir que dans mon ancien collège très mal classé, lorsque nous fîmes passer le prix de renouvellement d'un carnet de 5€à 20, les "pertes" et ""vols" de carnets diminuèrent de presque 100%. Quartier "défavo" ou pas, frappez là où ça fait mal.

Ecrit par : sisyphe | 19 juin 2009

C'est excellent! Je proposerai cette mesure au CA du 25 juin!

Ecrit par : Jean | 19 juin 2009

Vu le peu d'heures consacrées à certaines disciplines dans la formation initiale des PE, ceux qui sont en poste sont très demandeurs de formations ("continues", donc).
Et si on ne se fout pas de leur g..... dans les stages de formation de ce nom, (de plus en plus rares également), ces derniers sont plébiscités.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2009

Hello, Perceval! Vous attaquez fort!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 juin 2009

Eh bien, j'avais laissé ce blog à 138 interventions, je le retrouve à 328, j'ai tout lu, mon moral est dans les chaussette. Heureusement que toutes les ondes commencent à nous rebattre les oreilles de la burka, ça va changer. Encore que...

Ecrit par : nicolas | 19 juin 2009

rebattre les oreilles de la burka
Ecrit par : nicolas | 19 juin 2009

Ah mais la burka, ça ne se rabat pas que sur les oreilles...

Ecrit par : TotoWeininger | 19 juin 2009

Non TotoW, sur les chaussettes aussi, si,si, j'ai mis mes lunettes cette fois et je l'ai bien vu. Mais pas que, hélas...

Ecrit par : nicolas | 20 juin 2009

"Tout ça pour dire que rejeter l'égalitarisme ne résoud pas pour autant la question de ..." : résolvez au préalable ce mauvais "résoud".

Ecrit par : Orthoprof | 20 juin 2009

Sur France-Info, "Le chemin de l'école" il était ce matin question de ce fil "Autonomie". A lire sur le site en question.

Ecrit par : Marilyse | 20 juin 2009

Sur France-Info, "Le chemin de l'école" il était ce matin question de ce fil "Autonomie". A lire sur le site.

Ecrit par : Marilyse | 20 juin 2009

Sur France-Info, "Le chemin de l'école" il était ce matin question de ce fil "Autonomie". A lire sur le site.

Ecrit par : Marilyse | 20 juin 2009

Je donne le lien

http://www.france-info.com/spip.php?article307727&theme=81&sous_theme=133

Ecrit par : merlemocoeur | 20 juin 2009

Sur France Info, Davidenkoff y va de son petit publireportage sur l'autonomie des établissements. Dans la présentation de l'émission consacrée à ce sujet, il écrit :

"En quoi l’autonomie des établissements constitue-t-elle une solution ?
Deux raisons, selon l’OCDE. D’abord elle aide à donner des réponses individualisées, centrées sur les problèmes de enseignants. Ça marche mieux que les réformes globales ou systémiques qui dominent traditionnellement les politiques éducatives. Donner de la souplesse donc. Ensuite là où il y a non seulement de l’autonomie mais aussi un « leadership » fort – en France on dirait un « pilotage » fort – on constate des effets bénéfiques notamment dans les relations enseignants-élèves, dans les relations entre enseignants – le travail en équipe -, et une meilleure reconnaissance de leur travail."

Je ne sais pas pour vous, mais quand j'entends l'OCDE "centrer ses préoccupations sur les problèmes des enseignants", je deviens très inquiet.

"Autonomie sous pilotage fort", gageons que l'oxymore fera fureur ces prochaines années. Par le jeu d'alchimies locales, il y aura probablement quelques spectaculaires améliorations dans quelques établissements et un pourrissement rapide dans beaucoup d'autres.

Notamment si la seule imposition nationale consiste en des programmes aux contenus indigents, pompeusement qualifiés de "socle commun" *.

Tant qu'à faire dans l'oxymore, l'autonomie n'est-elle pas le moyen le plus doucement radical de jeter le bébé avec le jacobin ?

On nous cloîtrera dans les stades en attendant mise en extinction ?

http://www.france-info.com/spip.php?article307727&theme=81&sous_theme=133

* si quelqu'un a le temps, il serait intéressant d'aller voir dans la bouillie à Descoings, s'il y a la moindre intervention pour des "programmes nationaux, denses, cohérents et structurés"…

Ecrit par : dugong | 20 juin 2009

Un autre publireportage, très amusant dans le monde sous la plume de Catherine Rollot

"Amours, crimes et... laboratoire. C'est le cocktail d'une série télévisée imaginée par un enseignant-chercheur de l'université de la Méditerranée (Aix-Marseille-II) pour donner l'envie aux jeunes de suivre des études scientifiques..."

Rollot, en bon petit soldat pédagol, ne tarit pas d'éloge sur l'imaginatif *. Si elle avait été un peu journaliste, elle aurait pu signaler que le bonhomme est un des tenants de la fumeuse "fusion froide" en France.

Bien sûr, financement public (cg13 de l'inénarrable Jean-Noël Guérini) pour cette daube qui aura peut-être du succès mais où la mesure de l'impact sur le niveau des étudiants de première année n'a manifestement pas été le fil directeur.

Rollot ponctue son panégyrique par "L'homme a depuis longtemps le goût de la vulgarisation"

On ne lui fait pas dire.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/06/18/a-marseille-dr-house-inspire-la-faculte-des-sciences_1208358_3224.html#ens_id=1208444

* un peu chauve quand même.

http://www.jeanpaulbiberian.net/

Ecrit par : dugong | 20 juin 2009

Anne-Marie Valette, pouvez-vous également transmettre à Robin mes pensées amicales, et mon soutien ?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 juin 2009

@ Dr House & Mr Biberian

"Tous les étudiants de première année de licence de la faculté des sciences de Luminy doivent plancher sur un projet professionnel. Leur choix est clairement guidé par les séries télévisées", explique ce passionné de cinéma de 63 ans.

Ben tiens, ils sont débiles : prenons-les pour des cons.

"Les carrières scientifiques souffrent d'un déficit d'image, se désole M. Biberian. Les jeunes imaginent encore les chercheurs entourés d'alambics dans un laboratoire en sous-sol."

La décence nous interdit de dire de quel type de déficit souffre ce gros naze.


"Ce lundi 15 juin à l'amphithéâtre 6 de la Faculté des Sciences de Luminy à Marseille, les deux premiers épisodes de la série "Recherches" ont été présentés. Environ deux cent personnes étaient présentes, et ont ri et applaudi à l'occasion des différentes situations qui leur rappelaient des expériences vécues. Les chercheurs-acteurs ont montré leur nouveaux talents de comédiens. Le public est resté sur sa faim, attendant le troisième épisode... "

Ecrit par : TotoWeininger | 20 juin 2009

Je ne sais pas pour vous, mais quand j'entends l'OCDE "centrer ses préoccupations sur les problèmes des enseignants", je deviens très inquiet.

Ecrit par : dugong | 20 juin 2009

Et vous avez parfaitement raison de le devenir car l'expression est ambiguë. Elle peut autant signifier : "Les enseignants posent problème." que "Les enseignants ont des problèmes et on va s'en occuper." La première interprétation colle assez bien à une certaine réalité qui irritent les égalitaristes : encore trop d'enseignants demeurent des empêcheurs de niveler en rond. La deuxième interprétation n'est pas davantage prometteuse : quand les planqués de l'arrière et tous les décalés des états majors se proposent de s'occuper des troupes qui sont au front, ça craint en effet.
Au demeurant, avec Descoings on fait de la marmelade, ce qui nous rapproche assez bien de la mélasse (la bouillie à Descoings comme vous diriez, dugong).
Un petit mot sur l'autonomie. Appliquée à l'enseignement, cette notion est vide de sens :

1 - si on ne redéfinit pas la mission de l'école qui est de transmettre des connaissances ;

2 – si on ne cesse pas d'appauvrir les contenus ;

3 – si on ne renoue pas avec l'exigence au lieu de s'abimer dans la complaisance (ce qui suppose une rupture avec la pratique déviante de la garderie sociale et le désarmement d'une autorité d'opérette) ;

4 – si on ne garantit pas la liberté pédagogique des professeurs (ce qui suppose un renvoi au front de tous les théoriciens fumeux des sciences de l'éducation qui se sont fait et continuent de se faire du lard sur le dos des gens de terrain) ;

5 – si -et c'est par là que j'aurais dû commencer- on cesse le scandale de payer les professeurs au lance-pierre (un sens figuré que certains vivent au sens propre !). Ce cinquième point est d'autant plus essentiel qu'il évalue la vraie reconaissance du métier. Nous en sommes loin, très loin. C'est bien pourquoi toutes les réformes pondues par les hypertrophiés du mental n'aboutiront qu'à asseoir la pétaudière nationale qui marine dans son jus.

Ecrit par : Magister | 20 juin 2009

... la vraie reconnaissance du métier...

Ecrit par : Magister | 20 juin 2009

Magistral, Magister!

Ecrit par : nicolas | 20 juin 2009

Faut pas s'inquiéter Magister, nous allons signer un deal avec les chinois, l'Education Nationale comme l'Armée, le Louvre et le Sorbonne à Abu Dhabi et aux Emirats Arabes Unis va être délocalisée en Chine !

Les pédagogues chinois ont des méthodes assez radicalement neuves pour faire faire les révisions : pousses de bambous sous les ongles par exemple ...

Ecrit par : iPidiblue inititatives pédagogiques et méhdes nouvelles d'apprentissage | 20 juin 2009

Il ne faut plus baliser les gars - et les filles - il faut mondialiser !

Ecrit par : iPidiblue rerum novarum | 20 juin 2009

Pour ma part, j'ai déjà délocalisé la correction de mes copies en Chine !

Quleques-uns de mes élèves m'ont cru quand je le leur ai dit...

Ecrit par : P. Lariba | 20 juin 2009

Oui c'est puissant la mondialisation ...

Ecrit par : iPidiblue correction automatique | 20 juin 2009

Salut les bien-pensants, les pisse-vinaigre, les béni-oui-oui, je suis aux anges, on parle d'interdire la burqa ! Youpi !!! Comme c'est un communiste qui lance l'idée, vous serez d'accord, il ne peut pas être xénophobe, lui !

Ecrit par : Amélie | 20 juin 2009

« Autonomie sous pilotage fort », excellent le pédagol !

On est dans l’ère de l’oxymore, c’est le meilleur (le Meirieu ?) des mondes !
Et bienvenue dans le « lieu de vie » ! comme disait le site du collège Clisthène. Ça fait froid dans le dos, on se croirait dans le village-pénitencier de la série Le Prisonnier avec ses slogans débiles et lénifiants.

Ecrit par : P. Lariba | 20 juin 2009

"Jérémy, [...] j'ai écrit que ce collègue estimait avoir beaucoup appris durant ses années d'enseignement en ZEP sur le plan de la gestion des classes. [...] Comme bien des collègues, il s'est épanoui professionnellement dans ce type d'établissement pendant un certain temps avant d'envisager de changer d'air."

Il s'y est épanoui, mais il a préféré ne pas y rester. Et c'est à moi qu'on dit de ne pas être hypocrite.

Ne le prenez pas pour vous, Alain, car il me semble que j'apprécie vos interventions en règle générale, mais là je dis que la déclaration de ce type est absurde : les ZEP, me semble-t-il, n'ont rien d'épanouissant.

Ecrit par : Jeremy | 20 juin 2009

Voici, pour les professeurs de ce blog qui enseignent en collège, et pour ceux à qui "rien de ce qui est humain n'est étranger", les données du problème des renvois de cours des perturbateurs (dans un premier temps, évidemment, pour sauver le travail de la classe).

D'un côté le texte LANG de juillet 2000:
(Circulaire n°2000-105 du 11 juillet 2000),
que voici:

"2.2 Les punitions scolaires
Considérées comme des mesures d'ordre intérieur, elles peuvent être prononcées par les personnels de direction, d'éducation, de surveillance et par les enseignants ; elles pourront également être prononcées, sur proposition d'un autre membre de la communauté éducative, par les personnels de direction et d'éducation.
La liste indicative ci-après peut servir de base à l'élaboration des règlements intérieurs des établissements :
- inscription sur le carnet de correspondance ;
- excuse orale ou écrite ;
- devoir supplémentaire assorti ou non d'une retenue ;
- exclusion ponctuelle d'un cours. Elle s'accompagne d'une prise en charge de l'élève dans le cadre d'un dispositif prévu à cet effet. Justifiée par un manquement grave, elle doit demeurer tout à fait exceptionnelle et donner lieu systématiquement à une information écrite au conseiller principal d'éducation et au chef d'établissement ;
- retenue pour faire un devoir ou un exercice non fait.
Toute retenue doit faire l'objet d'une information écrite au chef d'établissement.
Les devoirs supplémentaires effectués dans l'établissement doivent être rédigés sous surveillance.
Les punitions infligées doivent respecter la personne de l'élève et sa dignité : sont proscrites en conséquence toutes les formes de violence physique ou verbale, toute attitude humiliante, vexatoire ou dégradante à l'égard des élèves.
Il convient également de distinguer soigneusement les punitions relatives au comportement des élèves de l'évaluation de leur travail personnel. Ainsi n'est-il pas permis de baisser la note d'un devoir en raison du comportement d'un élève ou d'une absence injustifiée. Les lignes et les zéros doivent également être proscrits."


En face, vous mettez la Circulaire FILLON n°2004-176 du 19 octobre 2004 (Extrait)

"La circulaire n° 2000-105 du 11 juillet 2000 a précisé les grands principes juridiques qui s’appliquent aux punitions scolaires et aux sanctions disciplinaires à l’intérieur de l’établissement scolaire soumis, comme toute organisation, aux règles du droit.
Toutefois, le caractère spécifique de l’acte pédagogique et des missions des enseignants implique que l’autorité de ceux-ci soit respectée partout où elle s’exerce. Aussi est-il entendu que, lorsque son autorité est remise en cause par des actes fautifs, inadaptés, contrevenant aux règles fixées pour atteindre les objectifs assignés aux apprentissages scolaires, l’enseignant peut décider des punitions qu’il prendra pour assurer la poursuite de sa mission. Il en informe le chef d’établissement. La punition sera d’autant mieux suivie d’effets que les parents auront été avisés et convaincus des motifs de celle-ci.
S’il est utile de souligner le principe d’individualisation de la punition ou de la sanction, il faut rappeler qu’une punition peut être infligée pour sanctionner le comportement d’un groupe d’élèves identifiés qui, par exemple, perturbe le fonctionnement de la classe. Par ailleurs, dans le cadre de l’autonomie pédagogique du professeur, quand les circonstances l’exigent, celui-ci peut donner un travail supplémentaire à l’ensemble des élèves. Ce travail doit contribuer à trouver ou retrouver des conditions sereines d’enseignement en même temps qu’il satisfait aux exigences d’apprentissage.
Les faits d’indiscipline, de transgressions ou de manquements aux règles de vie collective qui atteignent un niveau de gravité plus important et perturbent le fonctionnement en tout ou partie de l’établissement doivent être portés immédiatement à la connaissance du chef d’établissement afin qu’il engage les poursuites disciplinaires prévues par la réglementation. Il est précisé que lorsque le chef d’établissement, saisi par écrit d’une demande de saisine du conseil de discipline émanant d’un membre de la communauté éducative, décide de ne pas engager de procédure disciplinaire, il lui notifie sa décision motivée."

Et vous vous apercevez que, si le droit du professeur à punir les élèves fautifs lui est reconnu, rien n'est précisé sur les exclusions de cours, donc que les principaux de collège en font à leur guise et en fonction de votre tête.

Ecrit par : Jean | 20 juin 2009

"Pour ma part, j'ai déjà délocalisé la correction de mes copies en Chine !"

Ecrit par : P. Lariba | 20 juin 2009

Magnifique contrepet, Pierre!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 juin 2009

Il ne faut plus baliser les gars - et les filles - il faut mondialiser !

Ecrit par : iPidiblue rerum novarum | 20 juin 2009

Sacrée méthode globale! J'ai loupé le "l" à "baliser", en première lecture!!! ;-)
Mais "mondiaiser", ça ne veut rien dire!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 juin 2009

Il s'y est épanoui, mais il a préféré ne pas y rester. Et c'est à moi qu'on dit de ne pas être hypocrite.

Ecrit par : Jeremy | 20 juin 2009

Sans doute trop d'épanouissement finit par nuire au simple bonheur tranquille... et la zone déducation pénible devient alors une zone d'évasion prioritaire...

Ecrit par : Magister | 20 juin 2009

"Niaiser" par contre c'est un joli néologisme ...

Ecrit par : iPidiblue air du temps | 20 juin 2009

Mais "mondiaiser", ça ne veut rien dire!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 juin 2009


"Niaiser" par contre c'est un joli néologisme ...

Ecrit par : iPidiblue air du temps | 20 juin 2009

D'où l'idée de "mondniaiser", c'est-à-dire tenir des propos niais et entendus sur les vertus du mondialisme.

Ecrit par : Magister | 20 juin 2009

Ah! Magister que j'aime à vous entendre parler et comme vous démondéniaisez bien !

Ecrit par : iPidiblue mondéniaisateur-démondénaisateur alias modem | 20 juin 2009

jérémy et Magister, je conçois très bien que vous ne trouviez guère la ZEP épanouissante, tout du moins sur le long terme. Je pense qu'on peut éprouver un sentiment d'utilité, aussi modestement développé soit-il, pendant un certain temps. il est vrai que par la suite les illusions font place à la frustration voire à l'amertume. Mon propos n'était aucunement de faire l'apologie de ce type d'établissement, bien qu'on y trouve aussi des élèves tout à fait remarquables, qui méritent amplement qu'on s'investiise pleinement pour eux. Lorsqu'on enseigne en ZEP, on est confronté à un phénomène d'usure qui peut nous faire passer en quelques années de la joie de pouvoir rendre service à des élèves en difficulté à un sentiment d'inutilité totale. Voilà ce que je voulais mettre en exergue et je pense que npous serons d'accord sur ce constat.

Ecrit par : alain | 20 juin 2009

Alain, votre analyse très pertinente est exactement la mienne.
Merci!

Ecrit par : sisyphe | 20 juin 2009

jérémy et Magister, je conçois très bien que vous ne trouviez guère la ZEP épanouissante, tout du moins sur le long terme. Je pense qu'on peut éprouver un sentiment d'utilité, aussi modestement développé soit-il, pendant un certain temps. il est vrai que par la suite les illusions font place à la frustration voire à l'amertume. Mon propos n'était aucunement de faire l'apologie de ce type d'établissement, bien qu'on y trouve aussi des élèves tout à fait remarquables, qui méritent amplement qu'on s'investiise pleinement pour eux. Lorsqu'on enseigne en ZEP, on est confronté à un phénomène d'usure qui peut nous faire passer en quelques années de la joie de pouvoir rendre service à des élèves en difficulté à un sentiment d'inutilité totale. Voilà ce que je voulais mettre en exergue et je pense que npous serons d'accord sur ce constat.

Ecrit par : alain | 20 juin 2009

Une remarque: aujourd'hui, il y a tellement d'établissements qui devraient être classés ZEP, que ces dernières n'ont pas l'apanage de l'usure et du mécanisme de désillusion.

Ecrit par : Pendariès | 20 juin 2009

A alain

Personnellement, je n'ai pas entendu vos propos comme une apologie des ZEP et suis loin de dénigrer les collègues qui s'y investissent sincèrement, même si c'est pour un temps (celui de leur propres limites humaines). Si quelques uns y demeurent par choix, la plupart y sont par défaut. On comprend qu'en attendant mieux, ils veuillent s'approprier le terrain en le vivant comme expérience formatrice, c'est-à-dire en donnant un sens personnel à leur passage obligé, question de survie intellectuelle et morale (dont le Moloch ne délivre pas les clefs, faute d'en avoir lui-même).

Cependant, la remarque de Pendariès est très juste car la frontière entre les établissements estampillés ZEP et beaucoup d'établissements reconnus comme (encore) "normaux" est en train de se réduire. L'évolution serait donc plutôt régressive et c'est inquiétant.

Ecrit par : Magister | 20 juin 2009

Lorsqu'on enseigne en ZEP, on est confronté à un phénomène d'usure qui peut nous faire passer en quelques années de la joie de pouvoir rendre service à des élèves en difficulté à un sentiment d'inutilité totale.

Ecrit par : alain | 20 juin 2009

Le sentiment d'usure dont vous parlez, alain, dans vos propos, affecte tout autant, sinon plus, les professeurs de collège de centre-ville, comme le mien.
J'en veux pour preuve la retraite anticipée de deux de mes collègues qui ont connu cette année, avec des sixièmes, leur Bérézina.
Personnellement, et je l'ai déjà dit ici, il y a deux ans quand il a été déjà été question d'autonomie des Établissements scolaires, je pense que le déblocage, la sortie de crise ne peuvent venir que de ce type de mesure.
Donnons vraiment et DEMOCRATIQUEMENT le pouvoir à ceux qui font fonction dans un Établissement scolaire de passeur de la tradition et de la culture.
Le gros problème actuel dans les collèges, c'est la difficulté que rencontrent les enseignants pour être eux-mêmes, pour vraiment penser et coller à leur pédagogie, affirmer leur autorité, s'affranchir d'un Surmoi terrifiant (la peur imaginaire du chef et de l'inspecteur desquels dépendent la promotion...).
Bon, certes, il y a des risques de dérive, d'erreurs, d'échecs. Mais peut-on descendre plus bas que là où nous sommes parvenus?

Ecrit par : buntovchik | 20 juin 2009

Pendariès, Magister et bunovchik, je partage pleinement votre avis. Je suis bien conscient que les problèmes que j'évoque concerne quasiment tous les collèges à l'heure actuelle. J'ai écrit hier, en réponse à une intervention de Marylise, un post dans lequel j'expliquais que les collèges pouvaient être grosso modo classés en trois grandes catégories: ceux où les élèves sont fainéants et se comportent mal, ceux où ils sont fainéant en dépit d'un comportement acceptable et enfin les quelques rares établissements où les élèves sont à la fois agréables et travailleurs. Je vous souhaite à toutes et à tous beaucoup de courage pour cette fin d'année scolaire et je n'oublie pas que les difficultés dont nous parlons concernent l'ensemble des établissements, croyez-le bien.

Ecrit par : alain | 20 juin 2009

Cependant, la remarque de Pendariès est très juste car la frontière entre les établissements estampillés ZEP et beaucoup d'établissements reconnus comme (encore) "normaux" est en train de se réduire. L'évolution serait donc plutôt régressive et c'est inquiétant.

Ecrit par : Magister | 20 juin 2009

Cela est on ne peut plus vrai. Notre collège de ville (extérieur) non ZEP s'apparente aujourd'hui de plus en plus à un collège de ZEP d'il y a une dizaine d'années. Par contre, on "dézépifie" dans le coin, si je peux oser ce néologisme : un collège rural classé ZEP depuis le début ne le sera plus l'an prochain et n'aura donc plus les financements associés. Tout se décale ... vers le bas.

Ecrit par : Marilyse | 20 juin 2009

concernent et fainéants, bon sang!

Ecrit par : alain | 20 juin 2009

Anne-Marie Valette, pouvez-vous également transmettre à Robin mes pensées amicales, et mon soutien ?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 juin 2009

Sylvie, je le fais tout de suite.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 juin 2009

On voit avec l'autonomie des collèges se développer quantité d'options, de classes spécifiques.
Chez nous, pour environ 300 élèves / une douzaine de classes, je relève de l'anglais, de l'allemand, de l'espagnol, de l'italien, du breton, du turc, une classe bilangue, une option euro anglais, une autre euro allemand, une troisième langue (espagnol) possible - demandée par quelques parents d'élèves - , le latin (qui a bien du mal à tenir la concurrence dans cette profusion), une DP3, une option voile, une option football, une option handball ... Ces trois dernières créées pour attirer des élèves et augmenter l'effectif de l'établissement. Demandez la carte, on s'y perd.
Les DGH ne sont pas pour autant extensibles. Ni les emplois du temps des élèves.

Ecrit par : Marilyse | 20 juin 2009

Mes salutations aussi à vous, gentille Anne-Marie qui transmettez nos messages à Robin.

Ecrit par : Marilyse | 20 juin 2009

Merci, Anne-Marie.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 juin 2009

@ Robin

Par-delà les signes


Ecrire c'est maintenant disperser les ombres,

ouvrir les portes en pierre et reposer dans l'air.

Agenouillé près d'une barque ou d'une jarre,

un dieu respire et c'est le vide le plus pur.

Par-delà les signes et à leur commencement,

un sourire, une lueur des choses familières.

Et sur les murs et les doigts, un sable

qui descendrait des nuages et dans le lointain

la forme d'un bras aimant, le rêve de l'autre.


Antonio Ramos Rosa in "Accords".


Robin, vous nous avez conseillé tant de livres, je me permets de vous signaler cette merveille qu'est ce recueil d'Antonio Ramos Rosa "Le cycle du cheval" suivi de "Accords". C'est une grâce que de le lire. J'aurais pu vous proposer Adonis, Edmond Jabès, Sorhrab Sepehri ... tant de poètes dont la parole peut nous aider à vivre. J'ai choisi ce soir pour accompagner cette longue nuit du solstice Ramos Rosa. Il y a là parmi les plus beaux poèmes que j'ai lus.
Puisse ce poème "Par-delà les signes" vous accompagner un moment.

Ecrit par : Marilyse | 20 juin 2009

Pour Robin, avec toutes mes amitiés :

http://www.youtube.com/watch?v=ukYBHSYb0Fw

Ecrit par : chevreuil | 20 juin 2009

"Lorsqu'on enseigne en ZEP, on est confronté à un phénomène d'usure qui peut nous faire passer en quelques années de la joie de pouvoir rendre service à des élèves en difficulté à un sentiment d'inutilité totale.
Ecrit par : alain | 20 juin 2009"

Ah, il y a des gens qui éprouvent une joie incommensurable lorsqu'ils apprennent leur mutation en ZEP ? Ce sont des fumeurs de quelle substance interdite ? Y a un truc assez puissant pour en arriver à cette extrêmité ? Ca devrait être formellement interdit par l'Institut ! :/

Ecrit par : Jeremy | 21 juin 2009

"Salut les bien-pensants, les pisse-vinaigre, les béni-oui-oui, je suis aux anges, on parle d'interdire la burqa ! Youpi !!! Comme c'est un communiste qui lance l'idée, vous serez d'accord, il ne peut pas être xénophobe, lui !
Ecrit par : Amélie | 20 juin 2009"

Et Fadela Amara est d'accord, et vous n'en dites rien !

La joie vous enivre, ma chère Amélie !

Par contre, le bon Eric Besson, socialiste repenti en charge de l'identité nationale, est contre cette loi.

Que faire, Amélie, que faire ?

Ecrit par : Jeremy | 21 juin 2009

@Le bon Davidenkoff

"Et c’est là que l’étude de l’OCDE et le blog de Jean-Paul Brighelli finalement se rejoignent, autour de l’idée qu’il n’y a plus grand-chose à attendre en matière pédagogique de l’échelon national, que la réforme sera locale ou ne sera pas."

Manque plus que Meirieu...
GM
PS. Toujours aussi scrupuleusement objectif, Davidenkoff répand l'idée d'une position unanime du " blog de Jean-Paul Brighelli".

Ecrit par : guy morel | 21 juin 2009

Marilyse a écrit : "On voit avec l'autonomie des collèges se développer quantité d'options, de classes spécifiques.
Chez nous, pour environ 300 élèves / une douzaine de classes, je relève de l'anglais, [...], une option voile, ..."

C'est la classe d'Amélie.

Ah le gonflement des burqas quand le vent se lève ...

Deux questions pour compléter le débat :

une burqa complète fasseye-t-elle quand on loufe à l'intérieur ?

Besson a-t-il vraiment viré de bord louf pour louf ?

Ecrit par : dugong | 21 juin 2009

@ Excellence
Il paraît que l'autonomie permettrait d'organiser au lycée des voies d'excellence.
Dugong a-t-il une idée de ce que pourrait une voie d'excellence scientifique avec les normes actuelles de l'enseignement de la physique ?

Ecrit par : guy morel | 21 juin 2009

Davidenkoff, Rollot, Cedelle : des pèlerins de la station du bas.

D'autres sont au cœur du Moloch dont le centre est partout.

Du mammouth, en messes noires, tous balbutient : Lis voir ! Lis voir !

NB : pour tous les conradiens *, cette belle analyse de Paul Thibaud parue dans Esprit en janvier 2007.

http://dl.free.fr/r323naCxR

* ne pas confondre avec les cons radiants (ou cons vecteurs)

Ecrit par : dugong | 21 juin 2009

Je ne suis pas responsable des généralisations opérées par Davidenkoff !
JPB, en passant très vite entre deux interrogations...

Ecrit par : brighelli | 21 juin 2009

"Ah le gonflement des burqas quand le vent se lève ..."

Ecrit par : dugong | 21 juin 2009

Arrêtez, Eric Besson va avoir un début d'érection... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 juin 2009

Sujet de physique-chimie BAC S 2009.
Durée de l'épreuve 3h30.
Coefficient 6.
L'usage du cerveau EST fortement déconseillé.
Les connexions internet sont assurées par notre fournisseur d'accès habituel.
Le sujet comporte 150 pages, quinze annexes et huit liens internet.
Les données sont en italique.
Les réponses, fournies dans le corps de l'énoncé, sont EN CARACTÈRES GRAS.
Toute réponse justifiée sera tenue pour nulle.

Exercice 1 : Le synthol. "Ça fait du bien là où ça fait mal" (voir figures a et b annexe XII p.98). Où ? LÀ.
Exercice 2 : Frottements avec l'air : qu'en dit la Nasa ? QUE C'EST TRÈS COMPLEXE (voir lien internet p.114)
Exercice 3 : Airbag et condensateur, quel rapport ? Question sur 4 points. Réponse : OUI (voir schéma d1 annexe VII p.67 et lien internet p.12).

Ecrit par : TotoWeininger | 21 juin 2009

Guy Morel a écrit : "Il paraît que l'autonomie permettrait d'organiser au lycée des voies d'excellence.
Dugong a-t-il une idée de ce que pourrait une voie d'excellence scientifique avec les normes actuelles de l'enseignement de la physique ?

Quelques éléments de réponse :

Quelles sont les "normes actuelles de l'enseignement de la physique" ?

Elles sont édictées par les organes dominants du secteur : "Société Française de Physique", "Union Des Professeurs de physique et de Chimie", IGEN. Idéologie dominante du secteur : le moins de maths possibles et l'exaltation de l'expérimental. Tout se passe comme s'il y avait eu un Yalta secret entre matheux, physiciens et chimistes * consistant à laisser la "physique mathématique" aux matheux et spécifier les sciences physiques par un volet expérimental hypertrophié. Tout cela dicté par l'urgence de plaire aux clients potentiels que sont, pour ces gens, les parents et les élèves.
Dans un tel climat, on comprend l'insistance de l'IGEN de maths de récupérer tout ce qu'on pourrait appeler les "maths appliquées" tant est devenue prégnante cette dictature du "concret".

Dans les programmes actuels de sciences physiques de lycée, on peut admirer l'ampleur du travail d'épuration des mathématiques qui y a été opéré. Les mathématiques y ont été réduites à l'usage, quasi numérique, des quatre opérations. Avec, parfois, la tentation d'aller encore plus loin comme dans cet incroyable "dialogue" à la Simplicius trouvé dans les documents officiels d'accompagnement des programmes actuels **. L'exponentielle, elle-même, est réduite à une reconstruction itérative par une méthode approchée avec cette incroyable prétention de faire "émerger" l'exponentielle mathématique de phénomènes "naturels", évidemment tout à fait "évidents" et "concrets" comme la radioactivité ***.

On l'aura compris, vous ne trouverez pas le mot "excellence" explicitement employé dans les écrits officiels. Il existe pourtant des activités promues par les lobbies dominants du secteur qui en font office. Je pense par exemple aux olympiades de physique, de chimie.

Un extrait d'un site officiel **** :

"Les Olympiades de physique France, qu'est ce que c'est ?
Ce concours expérimental, organisé chaque année depuis 1992 à l’initiative de la Société Française de Physique (SFP) et de l'Union des Professeurs de Physique et de Chimie (UdPPC), est ouvert à des lycéens des classes de première et terminale, dans le but de leur faire réaliser un projet expérimental de physique. Il a pour ambition de sensibiliser les lycéens aux activités scientifiques en les rendant eux-mêmes acteurs et d'éveiller en eux des vocations de scientifiques, en particulier de physiciens, motivés par le travail expérimental et l'activité de recherche. Ils mènent à bien leur projet pendant l'année scolaire, rédigent un rapport et présentent leur expérience devant un jury régional puis national."
[…]
"Ce que vous en retirerez :
Surtout la satisfaction de voir un projet aboutir grâce à votre soutien et à l'investissement de jeunes déterminés et souvent surprenants dans leurs initiatives. Votre travail investi dans les projets de T.P.E. de première approfondi est valorisé. Vous avez le plaisir de participer à une grande fête lors des rencontres inter académiques et nationales. Une valorisation médiatique de notre métier dans sa dimension expérimentale. N'oublions pas la satisfaction d'avoir participé à l'éveil de vocations scientifiques !"

On voit par là la conception qu'ont ces gens de l'excellence : l'esprit TPE sans jamais avouer ni que sa mise en œuvre généralisée en 1ère a lamentablement échoué ni que ce n'est réellement envisageable qu'avec quelques très bons élèves.

On me tanne depuis quelques temps pour animer les olympiades de physique dans le lycée où je sévis. Lorsque je réponds que "je suis indemne d'expérimentalite et que j'entends le rester", je vois bien le regard éperdu d'incompréhension de mes interlocuteurs.

L'excellence en sciences physiques au lycée passe par la réintroduction massive mais raisonnée des mathématiques dans son enseignement. Je ne peux dire ce que devrait contenir de tels programmes car je ne crois ce travail pensable qu'à partir d'un travail conjoint en mathématiques.

Messieurs les mathématiciens (non exclusivement "ticiens"), tirez les premiers !


* pas d'excès interprétatif SVP : tous les chimistes ne sont pas staliniens !

** page 2 : http://nte-serveur.univ-lyon1.fr/tribollet/RegionR-A/Rubriques/ac-Versailles/ressources/TS/chimie/gen2.rtf
page 11 : http://www.cndp.fr/archivage/valid/38818/38818-5716-5534.pdf

*** Jacques Treiner, Chef – à tous les sens du mot - du Groupe Technique Disciplinaire qui a élaboré les programmes actuels. Voir notamment http://dl.free.fr/lIDv55KLW sur les méfaits conjoints d'une suroxygénation du cerveau et d'une passion a posteriori pour les questions didactiques.

**** http://missiontice.ac-besancon.fr/sciences_physiques/physique_chimie/olympiades/index.php

Ecrit par : dugong | 21 juin 2009

Merci à TotoW !

L'IGEN de sciences physiques s'est surpassée.

Il y en aura quand même qui n'auront pas la moyenne...

On attend avec impatience (hein pas science ?) l'épreuve de maths, lundi. Une saine émulation entre les IGEN est, semble-t-il oragnisée au Moloch.

Nous rirons ensemble.

Ecrit par : dugong | 21 juin 2009

"oragnisée", oh désespoir ?

"organisée" serait mieux adapté.

Ecrit par : dugong | 21 juin 2009

Dugong, quel est votre position quant à l'esprit de concurrence, (qui pouvait parfois revêtir une haine larvée)* entre les professeurs de math et ceux de physique, (qui existait en tous cas à l'époque déjà lointaine où j'étais dans le second cycle du secondaire)?

*Les premiers considérant les seconds comme des pragmatiques un peu vulgaires", et les physiciens considérant les mathématiciens au mieux comme de doux rêveurs totalement déconnectés de la réalité?

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 juin 2009

à CS

L'esprit de concurrence dont vous parlez s'est déplacé vers une lutte adaptative * pour plaire aux élèves et à leur parents. Cela se traduit par une fuite en avant commune dans la "concrétude" des discours.

Concurrents mais concourants.

* au sens quasi darwinien du terme.

Ecrit par : dugong | 21 juin 2009

D'ailleurs, pour beaucoup, dans "mathématiciens", il y a TICiens.

Ecrit par : dugong | 21 juin 2009

à CS :

Ma position personnelle dans ce domaine est l'orthogonalité : je tente de rester debout au milieu de tous ces "collègues" lascivement vautrés dans le concret.

Il faut quand même remarquer qu'il reste plus de collègues de maths que de physique pour qui le mot "abstraction" n'est pas un gros mot...

Ecrit par : dugong | 21 juin 2009

Les liens que je donnais dans le post de réponse à Guy morel n'avaient pas été correctement donnés :

** page 2 :
http://nte-serveur.univ-lyon1.fr/tribollet/RegionR-A/Rubriques/ac-Versailles/ressources/TS/chimie/gen2.rtf

page 11 : http://www.cndp.fr/archivage/valid/38818/38818-5716-5534.pdf

*** Jacques Treiner, chef – à tous les sens du mot - du Groupe Technique Disciplinaire qui a élaboré les programmes actuels.
Sur les méfaits conjoints d'une suroxygénation du cerveau et d'une passion a posteriori pour les questions didactiques.
, voir notamment
http://dl.free.fr/lIDv55KLW

**** http://missiontice.ac-besancon.fr/sciences_physiques/physique_chimie/olympiades/index.php

Ecrit par : dugong | 21 juin 2009

Trop de moutons, pas assez de loups dans cette bergerie de l'éducation nationale ...

Ecrit par : iPidiblue brebis du seigneur | 21 juin 2009

L'excellence en sciences physiques au lycée passe par la réintroduction massive mais raisonnée des mathématiques dans son enseignement. Je ne peux dire ce que devrait contenir de tels programmes car je ne crois ce travail pensable qu'à partir d'un travail conjoint en mathématiques.

Ecrit par : dugong

Bien d'accord. Même avec les programmes actuels, on peut obliger les élèves à mathématiser un peu. Même dans ce chapitre si mal ficelé sur les ondes (et je ne me prive pas d'user du salutaire petit "problème" que vous nous avez exposé ici). Je crois que mes élèves, à mots couverts, m'ont reproché cette tentation mathématique irrépressible chez moi, incluant la démonstration du théorème de l'énergie cinétique, par exemple, et pourtant, j'en expédie dans des prépa réputées. Peut-être me viendra-t-il une reconnaissance tardive.

Tout cela étant dit, il y a chez nous une aide de labo qui a eu l'idée stupide d'écrire à l'inspection, parce qu'un professeur est en bisbille avec tous ses collègues. Nous avons vu débarquer, il y a dix jours, un spécimen d'inspecteur main-à-la-pâtiste caricatural, doublé d'un sinistre histrion.
Si on le croit, notre bahut est d'une nullité crasse, et c'est sans doute pour cette raison qu'il est très demandé. Parce que nous résistons aux bédeuzi, semaine du développement durable, olympiades (sauf le professeur détesté des aides de labo, lequel est un pilier de l'édition chimique d'icelles), course en sac et course à l'œuf de la science, etc. Bref : on fait bosser les gamins, et on leur met des tôles quand le travail est mauvais.
Les parents ne sont pas contre, mais le proviseur doit lutter contre les reproches de "lycée élitiste et bourgeois" émanant de sa hiérarchie. Si on se mettait aux conneries dans le vent, il est certain que les bourgeois (pour les nôtres, le XVIè ou Neuilly sont des dortoirs à ploucs) déserteraient les lieux.

Ecrit par : Moot | 21 juin 2009

Et vous vous apercevez que, si le droit du professeur à punir les élèves fautifs lui est reconnu, rien n'est précisé sur les exclusions de cours, donc que les principaux de collège en font à leur guise et en fonction de votre tête.

Ecrit par : Jean | 20 juin 2009


Où l'on s'aperçoit également par l'extrait de ces deux circulaires que lorsque la gauche est au pouvoir, elle conteste notre autorité usant de prétextes humanitaires ("la personne de l'élève" et gnagnagna) alors que la droite tente de la rétablir.

Bien sûr, dans de nombreux établissements, la circulaire Fillon est tout simplement et volontairement ignorée alors que la circulaire Royal ( et non pas Lang, je crois) est citée sans arrêt. C'est ce que faisait la direction précédente de mon établissement (entre autres) avec la vigueur militante qui sied : l'éducation nationale est de gauche, elle n'applique donc que les lois de gauche. Les autres textes réglementaires sont réputés ne pas exister.

Comme tous (ou presque) les collègues sont de gauche, tout le monde trouve ça parfaitement normal tout en allant gémir en salle des profs parce que Kevin vous a craché à la gueule et que vous venez de passer une journée à être bordélisé en cours. J'hésite pour le qualificatif : autisme ou schyzophrénie ?

L'éducation nationale est une sorte de 4ème dimension...

Pour mémoire, je rappelle aussi que Fillon a été le seul homme politique à nous soutenir ouvertement lors de l'affaire José Laboureur (le collègue de techno qui avait giflé un 6ème parce qu'il l'avait traité de "connard"). Quelqu'un a entendu Royal-Aubry-Buffet-Besancenot dire quoique ce soit à ce sujet ?

Ecrit par : Manu | 21 juin 2009

Le proviseur doit lutter contre les reproches de "lycée élitiste et bourgeois" émanant de sa hiérarchie.

Ecrit par : Moot | 21 juin 2009

Tiens ? Encore des commissaires politiques... Chez nous, c'est aussi la FCPE qui tient ce discours. Étrange, non ?

Ecrit par : Manu | 21 juin 2009

"schyzophrénie"

Ecrit par : Manu | 21 juin 2009

schizophrénie

Ecrit par : Orthoprof | 21 juin 2009

Vous voulez dire sans doute que l'Education nationale c'est la 44ème dimension ?

Ecrit par : iPidiblue singularité | 21 juin 2009

Je ne suis pas responsable des généralisations opérées par Davidenkoff !
JPB, en passant très vite entre deux interrogations...
Ecrit par : brighelli | 21 juin 2009

Quand on ouvre une porte...

Ecrit par : guy morel | 21 juin 2009

Jean a écrit :
" sous les gros yeux ronds réprobateurs, mais quand même vides de la

Principale, qui brandissait la Circulaire du 11 juillet 2000 "

Tiens ? Un autre commissaire...Décidément , ça pullule.

Ecrit par : Manu | 21 juin 2009

"Il ne sera pas toléré dans les collèges qu'un élève perturbe un cours par toute forme d'indiscipline que ce soit. Un élève qui perturbera un cours sera aussitôt, si le professeur l'estime nécessaire, envoyé chez la Principale, laquelle le sanctionnera, le mettra en permanence et en informera aussitôt les familles, celles-ci étant responsables de l'attitude de leur enfant en classe."

Voilà, je crois, une mesure propre à ramener dans les collèges le minimum de discipline qui actuellement les a fuis. Qu'en pensez-vous, Jean-Paul, chers Collègues?

Ecrit par : Jean | 17 juin 2009

Que du bien !

Ecrit par : Manu | 21 juin 2009

"schyzophrénie"

Ecrit par : Manu | 21 juin 2009

schizophrénie

Ecrit par : Orthoprof | 21 juin 2009

Merci Orthoprof ! Au passage, j'en profite pour vous dire que j'apprécie vos interventions. Ce n'est pas ironique : ça m'emm... de faire des fautes, elles ne sont bien sûr pas volontaires.

Ecrit par : Manu | 21 juin 2009

Combien de Kurtz chez les pédagols ? Qui va les "chercher" ? Quels Marlow pour tous ces marlous ?

Quelques extraits de l'interview de Thibaud, à propos du Cœur des ténèbres, dont le lien a été donné plus haut. On peut assez facilement transposer… Pour vous mettre en appétit…


"Il y a enfin un projet ou une rhétorique, humanitaire incarné par Kurtz qui a écrit un rapport pour la « Société Internationale pour Suppression des Coutumes Barbares ». On laisse même entendre que Kurtz qui participe à ces trois missions, a des projets qui les dépassent toutes." (1)

"On ne peut pas dire pour autant que Conrad oppose l'idéaliste Kurtz à la rapacité stupide des incapables [des pèlerins] d'en bas. Vue de près, l'œuvre de Kurtz apparaît très inégale à la réputation que lui ont acquise ses discours humanitaires." (2)

"Drogué d'idéalisme, établi dans le faux, Kurtz n'échappe ni à l'oisiveté ni à la brutalité." (3)

"Que le délire humanitaire de celui qui se voit comme un dieu voisine avec la pire intention, cela impose une conclusion sans appel : un tel sentiment de supériorité ne peut conduire qu'au pire, puisqu'il relève de l'inhumanité." (4)

"Sans doute l'analyse conradienne de la corruption de l'idéalisme colonial par un vertige de surhumanité pourrait﷓elle être appliquée à la corruption du communisme par l'illusion de maîtriser et d'accomplir l'histoire." (5)

(1) Antibi ?

(2) Meiriol ?

(3) Frackowiak ?

(4) Thélot ?

(5) à votre avis ?

Ecrit par : dugong | 21 juin 2009

Où l'on s'aperçoit également par l'extrait de ces deux circulaires que lorsque la gauche est au pouvoir, elle conteste notre autorité usant de prétextes humanitaires ("la personne de l'élève" et gnagnagna) alors que la droite tente de la rétablir.

Bien sûr, dans de nombreux établissements, la circulaire Fillon est tout simplement et volontairement ignorée alors que la circulaire Royal ( et non pas Lang, je crois) est citée sans arrêt. C'est ce que faisait la direction précédente de mon établissement (entre autres) avec la vigueur militante qui sied : l'éducation nationale est de gauche, elle n'applique donc que les lois de gauche. Les autres textes réglementaires sont réputés ne pas exister.

Ecrit par : Manu | 21 juin 2009

Tout à fait bien vu, Manu!

La droite, comme vous dites, "tente" de rétablir l'autorité des professeurs. La preuve, peut-être, c'est qu'elle a laissé pudiquement dans le flou le problème de l'exclusion à répétition de certains perturbateurs.

La principale de mon collège n'a cessé de nous rappeler, en effet, la circulaire Royal de juillet 2000 (celle que les profs lucides ont appelée à l'époque la "circulaire scélérate") en oubliant la circulaire Fillon d'octobre 2004. Mais elle, ce n'est pas par couleur politique (elle gravite dans la nébuleuse UMP locale), c'est par incompétence, ignorance des textes et par flemme ("Que faire des perturbateurs renvoyés de cours quand le café et les gâteaux m'attendent?").

Détail significatif de l'ambiance "gauchisante" et auto- flagellante que vous évoquez: j'ai affiché un projet de "voeu" à faire voter par le CA:
"Quand un élève perturbe un cours au point qu'il empêche ses camarades de se concentrer et le professeur de continuer à faire le cours sereinement, il sera, si le professeur l'estime nécessaire, renvoyé du cours avec un travail à faire, et ses parents en seront aussitôt informés."
Eh bien tout de suite après une bonne âme a ajouté au stylo: "Et un pilori sera dressé au milieu de la cour, bien en vue, auquel le contrevenant sera attaché etc."

Vous voyez, Manu, que l'on n'est jamais trahi que par les siens...

Ecrit par : Jean | 21 juin 2009

Comme tous (ou presque) les collègues sont de gauche, tout le monde trouve ça parfaitement normal tout en allant gémir en salle des profs parce que Kevin vous a craché à la gueule et que vous venez de passer une journée à être bordélisé en cours. J'hésite pour le qualificatif : autisme ou schyzophrénie ?

L'éducation nationale est une sorte de 4ème dimension...

Ecrit par : Manu | 21 juin 2009

Manu, vous pointez là une inexplicable bizarrerie. Les profs n'ont absolument rien de bon à attendre de la gauche, ce qui ne les empêchera pas, massivement, d'en remettre une louche à chaque élection. Est-ce là un avatar du syndrome de Stockholm, un impossible sevrage ou la persistance du mythe de la révolution généreuse dont il semble définitivement admis que la gauche seule en est légitimement porteuse ?
On a l'école que l'on mérite. Et tant que le monde professoral, dans son ensemble, ne fera pas sa révolution copernicienne, qui est de se libérer du prisme idéologique, rien ne changera. Mais ne désespérons pas car de plus en plus de personnes réalisent que le monde n'est pas binaire. La nouvelle génération, qui n'a pas bu de ce lait-là, malgré le poids de la pensée unique et un pouvoir médiatico-politique d'inspiration orwelienne, est peut-être plus prometteuse qu'il y paraît. Sinon, tant pis, périssons !

Ecrit par : Magister | 21 juin 2009

JPB et Darcos auraient-ils mis le doigt sur quelque chose ? Voici un article du Monde.fr :


LE CHEYLARD (ARDÈCHE) ENVOYÉ SPÉCIAL

C'est l'heure des révisions. Les réponses fusent aussi vite que les questions. Adam Smith, Max Weber, la crise actuelle et les emplois "atypiques" en "forte croissance"... Les élèves de cette terminale ES ont apparemment bien assimilé leur programme de sciences économiques et sociales. A quelques jours du bac, ils semblent parfaitement détendus. "On a parfois l'impression que nos profs sont plus inquiets que nous", avance un élève, bravache. Eux sont plutôt sûrs d'eux. Ils vont l'avoir, le bac, ils doivent l'avoir.


Depuis cinq ans, pas un élève de leur lycée, au Cheylard, en Ardèche, n'a échoué au bac ES ; depuis trois ans, ils sont même plus de 70 % à l'obtenir avec mention ; mieux, en 2008, les élèves des quatre classes de terminale (S, ES, L et STI génie électrotechnique) ont réussi un 100 % au bac.

Ces excellents résultats ont valu à ce petit établissement (357 élèves) une certaine réputation : il s'est retrouvé en deuxième position du classement national publié en avril par L'Express, ex aequo avec le lycée de Thizy (Rhône), et derrière le lycée Vauban de Pontoise (Val-d'Oise).

"Ce n'est qu'un classement, avec des données qui peuvent être discutées, mais on est beaucoup mieux dans notre peau en étant deuxième qu'en étant 1 500e", souligne Nicolas Chastel, le proviseur du lycée. Parmi ces données, la mesure de la "capacité de l'établissement à faire progresser les élèves" est sans doute la plus discutable. Mais, assure Jean-Pascal Tshishiku, professeur de physique appliquée au Cheylard, "beaucoup d'élèves qui n'auraient pas réussi ailleurs marchent bien ici".

Et cela se sait. Des familles se démènent pour que leurs enfants aient de la place dans ce lycée. Ainsi Mylène. En classe d'économie, elle est installée au fond de la classe. Ni cancre ni timide, elle est ce qu'on appelle une bonne élève. Bons résultats et beaucoup de volonté : c'est elle-même qui a décidé de quitter son établissement d'"en bas" - la vallée du Rhône - pour venir ici, au Cheylard, loin de tout. "Je n'étais pas à l'aise dans mon ancien lycée, explique-t-elle sans gêne. On n'était pas encadrés, il y avait un gros laxisme de l'équipe enseignante." Florian, lui, était en échec scolaire, en Haute-Loire : "Je ne travaillais pas du tout, je n'avais aucun objectif." Tous deux connaissaient le lycée du Cheylard "de réputation". Ils ont tenu à y "monter".

Ecrit par : Manu | 21 juin 2009

Vous voyez, Manu, que l'on n'est jamais trahi que par les siens...

Ecrit par : Jean | 21 juin 2009


Merci pour vos précisions, Jean : il est vrai que mon "jugement" est aussi basé que mon expérience personnelle (assez fournie tout de même). Et dans ma bonne ville, ce sont - pour l'instant quasi exclusivement - les bonnes âmes " de gauche" qui tentent (et parfois parviennent, hélas) à nous empêcher de faire notre travail, de la FCPE à l'inspection en passant par la hiérarchie plus immédiate. Je comprends parfaitement l'incrédulité (hors ceux qui sont du même bord et qui quoi qu'il se passe ne veulent pas voir, parfois à n'importe quel prix) de certains collègues : il faut parfois l'avoir vécu pour le croire.

Ecrit par : Manu | 21 juin 2009

Salut les bien-pensants, les pisse-vinaigre, les béni-oui-oui, je suis aux anges, on parle d'interdire la burqa ! Youpi !!! Comme c'est un communiste qui lance l'idée, vous serez d'accord, il ne peut pas être xénophobe, lui !

Ecrit par : Amélie | 20 juin 2009

"Il est désormais interdit de dissimuler son visage lors d'une manifestation. Le décret «anti-cagoules» du Premier ministre a été publié samedi au Journal officiel."

Sus à la herpaille

Ecrit par : Gabriel Jeantet | 21 juin 2009

"On a l'école que l'on mérite".


Ecrit par : Magister | 21 juin 2009

Ça, je réutilise (rai), merci Magister ! Je vous envoie le chèque comme d'habitude pour le copyright.

Ecrit par : Manu | 21 juin 2009

Où l'on s'aperçoit également par l'extrait de ces deux circulaires que lorsque la gauche est au pouvoir, elle conteste notre autorité usant de prétextes humanitaires ("la personne de l'élève" et gnagnagna) alors que la droite tente de la rétablir.

Ecrit par : Manu | 21 juin 2009

Tout à fait bien vu, Manu!

La droite, comme vous dites, "tente" de rétablir l'autorité des professeurs. La preuve, peut-être, c'est qu'elle a laissé pudiquement dans le flou le problème de l'exclusion à répétition de certains perturbateurs.

La principale de mon collège n'a cessé de nous rappeler, en effet, la circulaire Royal de juillet 2000 (celle que les profs lucides ont appelée à l'époque la "circulaire scélérate") en oubliant la circulaire Fillon d'octobre 2004. Mais elle, ce n'est pas par couleur politique (elle gravite dans la nébuleuse UMP locale)...

Détail significatif de l'ambiance "gauchisante" et auto- flagellante que vous évoquez: j'ai affiché un projet de "voeu" à faire voter par le CA:
"Quand un élève perturbe un cours au point qu'il empêche ses camarades de se concentrer et le professeur de continuer à faire le cours sereinement, il sera, si le professeur l'estime nécessaire, renvoyé du cours avec un travail à faire, et ses parents en seront aussitôt informés."
Eh bien tout de suite après une bonne âme a ajouté au stylo: "Et un pilori sera dressé au milieu de la cour, bien en vue, auquel le contrevenant sera attaché etc."

Vous voyez, Manu, que l'on n'est jamais trahi que par les siens...

Ecrit par : Jean | 21 juin 2009

Manu, n'en arrivez pas à faire l'éloge de la droite, hein ! Vous voyez bien que la principale du collège de Jean, en plus, est UMP !

Vous voulez que je vous parle de qui ?

Ferry, qui voulait lutter contre l'ennui à l'école ?

Vanneste, qui a fait un manuel créationniste dans lequel on nie les travaux de Darwin ?

Apparu, qui prône une réforme SE-Unsa à tous les étages ?

Bayrou, qui a aidé les IUFM et qui voulait soutenir le privé ?

De Villiers, dont on imagine ce que donne l'idéologie si elle inculquée à des jeunes ?

Fillon, qui voulait bloquer les IUT au bac +2 en les empêchant de passer des licences ?

Vous en voulez d'autres ?

Ecrit par : Jeremy | 21 juin 2009

"On a l'école que l'on mérite".

Ecrit par : Magister | 21 juin 2009

Ça, je réutilise (rai), merci Magister ! Je vous envoie le chèque comme d'habitude pour le copyright.

Ecrit par : Manu | 21 juin 2009

Pourquoi le claironner partout ? Vous voulez donc m'attirer des ennuis avec le fisc ?
Cela dit, "mon" aphorisme est convertible à volonté. Un vieil adage celte dit que tout ce qui advient a lieu d'être. Un autre adage de je ne sais plus d'où ajoute que tout qui nous advient nous est dû. D'où l'aphorisme en question. L'école est un miroir et donc un sacré foutu révélateur. Les profs ont une implication certaine dans ce reflet.

Ecrit par : Magister | 21 juin 2009

Détail significatif de l'ambiance "gauchisante" et auto- flagellante que vous évoquez: j'ai affiché un projet de "voeu" à faire voter par le CA:
"Quand un élève perturbe un cours au point qu'il empêche ses camarades de se concentrer et le professeur de continuer à faire le cours sereinement, il sera, si le professeur l'estime nécessaire, renvoyé du cours avec un travail à faire, et ses parents en seront aussitôt informés."
Eh bien tout de suite après une bonne âme a ajouté au stylo: "Et un pilori sera dressé au milieu de la cour, bien en vue, auquel le contrevenant sera attaché etc."


Ecrit par : Jean | 21 juin 2009

Pour certains, ce n'est jamais assez : jamais assez de bordel dans les classes, jamais assez d'ignorance, jamais assez de démagogie... si ça, ce n'est pas PRÉCISÉMENT la promotion directe de la guerre de tous contre tous (ce à quoi la gauche excelle depuis 30 ans)...

L'inévitable Michéa parle, me semble-t-il, d'une confusion entretenue entre le libération d'une part et la libéralisation d'autre part... Bien vu, comme d'hab.

Ecrit par : Manu | 21 juin 2009

Le dernier commentaire de Jeremy nous prévient que lorgner à droite est loin d'apparaître salvateur. C'est vrai, nous demeurerions dans un univers binaire où les seules nuances se réduisent de plus en plus à des degrés d'estompage de la ligne de démarcation.

Ecrit par : Magister | 21 juin 2009

"Sans doute l'analyse conradienne de la corruption de l'idéalisme colonial par un vertige de surhumanité pourrait﷓elle être appliquée à la corruption du communisme par l'illusion de maîtriser et d'accomplir l'histoire." (5)

(1) Antibi ?

(2) Meiriol ?

(3) Frackowiak ?

(4) Thélot ?

(5) à votre avis ?
Ecrit par : dugong | 21 juin 2009
Un con. Ou un idéaliste du genre Léopold II.
On ne voit pas ce que vient foutre le "communisme" là-dedans.
C'est une manie, ce genre de mélange. Tiens, on parlait à peine d'autonomie des établissements scolaires que radinait l'immémorial "jacobinisme", cette grue historique que ressortent chaque fois qu'ils en ont besoin les Deferre de (re)passage.
Quand le père Debré demande aux populations, lui qui a soutenu les rebelles d'Alger, d'aller se coucher sur les aéroports pour empêcher les putschistes d'investir la métropole, il fait rigoler tout le monde. Et on dit après : c'est un jacobin ! Mais ce sont les appelés, autrement jacobins, et sans ordre de je ne sais quel centre, qui ont fait échouer le putsch.
À quoi a servi la décentralisation paraît-il anti-jacobine sinon à faire proliférer la bureaucratie, à satisfaire les intérêts des notables locaux et à diluer la fiscalité, pour le plus grand bénéfice d'un pouvoir centralisé ?

Ecrit par : guy morel | 21 juin 2009

Magister a écrit : "Et tant que le monde professoral, dans son ensemble, ne fera pas sa révolution copernicienne, qui est de se libérer du prisme idéologique, rien ne changera."

Attention ! Actuellement, il y a trop de gens qui (ré)utilisent, à hue et à dia, l'expression "révolution copernicienne" dans le domaine de l'éducation. Notamment les pédagols qui promeuvent une réforme des lycées à leur démesure. Comme s'il s'agissait d'une justification analogique a priori de leurs exorbitants discours.

Je propose plutôt le terme générique de révolutionnaires copernicieux autodéclarés.

Jeremy citait Ferry, Vanneste, Apparu, Bayrou, De Villiers et Fillon : un hétéroclite assemblage de vrais comperniquants.

La vraie révolution, si elle a jamais lieu, sera éventuellement qualifiée de "copernicienne" a posteriori.

Ecrit par : dugong | 21 juin 2009

Vous en voulez d'autres ?

Ecrit par : Jeremy | 21 juin 2009

Oui Jérémy, je veux bien (sans ironie de ma part). J'explique rapidement 3 posts avant le vôtre que je suis tout à fait prêt à nuancer mon "jugement". Il est intéressant à ce sujet que le débat reste ouvert, même si je persiste à penser pour l'instant que la responsabilité de la destruction de l'école de la République est principalement l'oeuvre de la gauche. C'est de toute façon, vous le savez, elle qui tient le ministère, les inspections, etc. depuis 40 ans.

Il semblerait aussi que dernièrement, la droite cherche à se rattraper, mais plus dans l'optique bassement matérielle de faire des économies.

La gauche, elle, est toujours prisonnière du complexe de vouloir "faire la révolution" (dixit Meirieu) en fabriquant un "homme nouveau", c'est à dire en manipulant les élèves ( c'est ce qu'ils appellent l' "éducation") par le biais du refus d'instruction et de transmission.

Il apparaît clairement aussi, d'après mon expérience, qu'un certain nombre de "collègues", consciemment ou non, cherchent à rattraper le résultat malheureux (pour eux) des élections en tentant de formater de futurs électeurs qui voteront bien comme il faut. La charge idéologique de ce que disent les élèves en cours est parfois absolument fascinante. Et qu'on ne vienne pas me parler de la télévision : dans 90 % des cas, ça vient directement du cours d'à côté.

Tiens, j'ai appris un chiffre récemment : Lors de son accession au pouvoir, Mitterand a viré 14 recteurs en un seule journée. Le même jour il en a nommé un (académie de Nice) par erreur.

Depuis, c'est ce qui différencie souvent la droite de la gauche : lorsque la gauche est au pouvoir, elle nomme des gens de gauche. Lorsque la droite est au pouvoir, elle nomme des gens... de gauche (voir le parcours d'un certain Christian Forestier ou d'un Gaudemar, par exemple).

Certain pensent que c'est pour avoir une caution morale type "camp du Bien". Ce n'est sans doute pas faux. Je vais personellement encore plus loin : la gauche, encore plus libérale que la droite, fait le sale boulot que la droite n'oserait même pas faire de peur d'avoir 1 million de manifestants dans la rue. Quand la gauche fait passer des saloperies (loi Jospin, privatisations, etc.), elle peut y aller franco : c'est la gauche, et à ce titre, elle est intouchable car elle est le Bien.

Ecrit par : Manu | 21 juin 2009

à Guy Morel

J'avoue avoir rajouté le point 5 qui n'a effectivement pas grand chose à voir en pensant à vous.

Dans le secret espoir de vous voir réagir au quart de tour.

Je corrige mes copies de bac. C'est ma seule excuse.

Ecrit par : dugong | 21 juin 2009

Dites-moi cher Guy Morel vous verra-t-on demain à Versailles où notre bon président neuillois-jacobin-versaillais va peut-être décider de supprimer les départements ?

Ecrit par : iPidiblue singelton hauteseinois | 21 juin 2009

Sinon, tant pis, périssons !

Ecrit par : Magister | 21 juin 2009

Oui, mais joyeusement.

Ecrit par : Marilyse | 21 juin 2009

Certain pensent que c'est pour avoir une caution morale type "camp du Bien". Ce n'est sans doute pas faux. Je vais personellement encore plus loin : la gauche, encore plus libérale que la droite, fait le sale boulot que la droite n'oserait même pas faire de peur d'avoir 1 million de manifestants dans la rue. Quand la gauche fait passer des saloperies (loi Jospin, privatisations, etc.), elle peut y aller franco : c'est la gauche, et à ce titre, elle est intouchable car elle est le Bien.

Ecrit par : Manu | 21 juin 2009

Plutôt bien vu, Manu. Il est difficile - et salutaire - de garder sa liberté de jugement, sa clairvoyance, entre tous ces repères brouillés.
Il faut se moquer du jugement des autres et notamment de certains collègues prompts à vous tailler un costard pour peu que vous ne soyez pas trop laxiste, et que, dans ce merdier, vous vouliez garder tout de même votre honnêteté. Certains professeurs -en très petit nombre heureusement mais ils ont un grand pouvoir d'agrégat- ont un rôle plus qu' ambigu envers les élèves : ils ont leur petite clientèle qu'ils renseignent sur la petite cuisine secrète du métier, qu'ils prennent sous leur coupe copain-copain, qu'ils protègent des punisseurs de petits nenfants qui n'ont rien compris à leurs problèmes, etc. etc. Ils n'ont aucun scrupule à désavouer un collègue devant les élèves et les parents en conseil de classe, à passer outre un avis contraire. Ils n'écoutent même pas. C'est souvent le règne des "grandes gueules".
Les réactions du type misérabiliste, "humanitaire", "généreux
de gauche" font toujours florès. Soit vous êtes de ce camp, soit vous êtes "trop dur". C'est un système binaire très simpliste qui perdure, en tout cas, dans les groupes. Individuellement, c'est à voir. En groupe, c'est à qui est plus "humanitaire" que les autres, plus "social", plus proche des difficultés des élèves.
Je préfère à tout prendre garder le côté "humaniste". Nous sommes quelques-uns encore sur des voies de traverse, en décalage de plus en plus grand.

Ecrit par : Marilyse | 21 juin 2009

Et dans ma bonne ville, ce sont - pour l'instant quasi exclusivement - les bonnes âmes " de gauche" qui tentent (et parfois parviennent, hélas) à nous empêcher de faire notre travail, de la FCPE à l'inspection en passant par la hiérarchie plus immédiate.

Ecrit par : Manu | 21 juin 2009

Le collègue qui a ironisé (anonymement, j'oubliais ce détail)sur ma proposition de faire voter par le CA le "voeu" que les perturbateurs soient exclus des cours et sanctionnés est probablement du Sgen. En tout cas bien de gauche si c'est la personne à laquelle je pense.

Ecrit par : Jean | 21 juin 2009

Ferry, qui voulait lutter contre l'ennui à l'école ?

Vanneste, qui a fait un manuel créationniste dans lequel on nie les travaux de Darwin ?

Apparu, qui prône une réforme SE-Unsa à tous les étages ?

Bayrou, qui a aidé les IUFM et qui voulait soutenir le privé ?

De Villiers, dont on imagine ce que donne l'idéologie si elle inculquée à des jeunes ?

Fillon, qui voulait bloquer les IUT au bac +2 en les empêchant de passer des licences ?

Vous en voulez d'autres ?

-> collège unique créé sous la droite, non ?
-> Masterisation, réforme des concours et lycée "Descoigns" sous Darcos
-> Pécresse vise les 50% de reçus en licence 3
-> Robien et la bivalence
-> Ferry et les programmes de philo
-> Bayrou en cumule de belles (IUFM, privé, IUT,...)
-> Et qu'a fait la droite de l'idée de sélection à l'entrée de l'université ? Ils ont tout foutu par terre à cause de types comme Jean Foyer ou Yves Durand.

Ecrit par : Jeremy | 21 juin 2009

Manu, vous faites quoi, pour la fête de la musique?
(Mais peut-être ne faites-vous rien, pour manifester contre Jack Lang?...
;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 juin 2009

Et moi qui pensais voter pour un candidat 2007; 2012 and so on) dont le programme inclurait le rétablissement de l'instruction, et n'utiliser que cette grille de lecture pour sélection des candidats, je risque d'être marron... en attendant je suis verte.
On est cerné. Nous sommes au 392ème commentaire et mon moral ne remonte guère. Curieux, c'est pourtant la fin de l'année...

Ecrit par : nicolas | 21 juin 2009

Pas de miracle. Le lycée du Cheylar, comme presque tous ceux d'Ardèche, fait un tri draconien. Et dans une minuscule structure, qui a pléthore de moyens rapportée au nombre d'élèves.
Les élèves qui vont en Seconde générale sont uniquement des élèves très motivés. Les moeurs ardéchoises font que les élèves fin troisième s'autocensurent volontiers, et soit sortent du système sans rien, soit vont dans les LP, et beaucoup dans les CFA, très demandés. On est loin du "lycée unique" auquel rêvait saint Philippe M***.
JPB, qui remercie son indic archéchoise...

Ecrit par : brighelli | 21 juin 2009

Et par ailleurs, les phénomènes de violence en Ardèche sont rares, mais rares !
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 juin 2009

Dugong, vous craquez pour Conrad, apparemment.
Vous savez bien sûr quel film on a tiré d'Au coeur des ténèbres ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 juin 2009

Vous savez bien sûr quel film on a tiré d'Au coeur des ténèbres ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 juin 2009

"Apocalypse now"...

Ecrit par : Françoise Guichard | 21 juin 2009

"en attendant je suis verte."

Ecrit par : nicolas | 21 juin 2009

Doit-on en conclure que Nicolas est votre nom de famille???
;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 juin 2009

"Vous savez bien sûr quel film on a tiré d'Au coeur des ténèbres ?"

Il y en a beaucoup !

D'abord "African Queen" ?

Ecrit par : dugong | 21 juin 2009

Je persiste! Si on avait pour les collèges un texte officiel clair qui autorise les professeurs à exclure de cours systématiquement tout élève qui perturberait ledit cours, avec information immédiate aux parents (même sur leur lieu de travail, ce serait marrant!) et sanction financière des familles si leur morveux persévère dans ses égarements, on aurait résolu le principal problème des collèges aujourd'hui.
D'ailleurs, les familles ne sont-elles pas responsables de l'attitude en classe du dit morveux? N'est-ce pas à elles que la loi devrait s'en prendre si leur enfant perturbe les cours? Autrement dit en faire un délit susceptible d'entraîner des amendes?

Ecrit par : Jean | 21 juin 2009

Je persiste! Si on avait pour les collèges un texte officiel clair qui autorise les professeurs à exclure de cours systématiquement tout élève qui perturberait ledit cours, avec information immédiate aux parents (même sur leur lieu de travail, ce serait marrant!) et sanction financière des familles si leur morveux persévère dans ses égarements, on aurait résolu le principal problème des collèges aujourd'hui.
D'ailleurs, les familles ne sont-elles pas responsables de l'attitude en classe du dit morveux? N'est-ce pas à elles que la loi devrait s'en prendre si leur enfant perturbe les cours? Autrement dit en faire un délit susceptible d'entraîner des amendes?

Ecrit par : Jean | 21 juin 2009

"D'ailleurs, les familles ne sont-elles pas responsables de l'attitude en classe du dit morveux?"

Ecrit par : Jean | 21 juin 2009

Ben si, évidemment! L'éducation! L'éducation! L'éducation, vous dis-je!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 juin 2009

Ben si, évidemment! L'éducation! L'éducation! L'éducation, vous dis-je!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 juin 2009

Ben alors, tapons au porte-monnaie...

Ecrit par : Jean | 21 juin 2009

D'ailleurs, les familles ne sont-elles pas responsables de l'attitude en classe du dit morveux?

Ecrit par : Jean | 21 juin 2009

Elles sont du moins responsables de leur éducation et donc de leur capacité à se conduire correctement en société, ce qui implique d'abord un sens acquis des limites (une géométrie tracée sur la base de valeurs morales et civiles). Seulement voilà, malgré les discours et les bonnes intentions, on peine à responsabiliser ceux-là mêmes qui jouissent d'un statut de victimes de la société, un précieux fond de commerce dont ne saurait se priver toute une clique de bien-pensants qui prétend définir le Bien et le Mal à travers une grille de lecture binaire. C'est donc un enjeu viscéralement idéologique. Alors, de grâce, ne leur enlevez pas leurs victimes privilégiées, vous les obligeriez à en trouver d'autres.

Ecrit par : Magister | 21 juin 2009

OUI... Magister, je crains quand même que ce ne soit vous qui soyez assez réducteur, sur ce coup-là. Il y a effectivement, et de toute évidence, des problèmes purement éducatifs, et d'autres qui relèvent quand même un peu plus du social et du sociétal.
Me trompé-je.
Manu, vous ne m'avae pas répondu, sur la fête de la ,musique!
Je m'en vais faire chanter mes instits et PE, (les "maîtres chanteurs", quand même, ça a de la gueule, non? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 juin 2009

"m'avez", évidemment!

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 juin 2009

OUI... Magister, je crains quand même que ce ne soit vous qui soyez assez réducteur, sur ce coup-là. Il y a effectivement, et de toute évidence, des problèmes purement éducatifs, et d'autres qui relèvent quand même un peu plus du social et du sociétal.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 juin 2009

oui, à commencer par le fait que nous soyons payés au lance-pierre, tandis qu'on nous demande toujours davantage d'éponger la faillite sociétale, sans reconnaissance autre qu'un petit brossage verbal à chaque entrée en fonction du ministre de l'EN. Socialement, nous frisons la précarité, au regard de l'importance que nous avons quant à l'oeuvre de cohésion dont nous sommes les artisans, immédiatement après les familles.
Bien évidemment, les conditions sociales et le modèle sociétal conditionnent et déterminent beaucoup de choses. Mais s'en prendre à la société (vous l'avez déjà rencontrée, vous, la société ? Elle a quelle figure ? Elle chausse du combien ?), c'est s'en prendre à tout et à tout le monde. On brûle la voiture du voisin, on vandalise une école, on brise les vitrines du commerçant, on insulte ceux-là mêmes qui veulent vous sortir de la mélasse, etc.
Les torts d'autrui ne me justifient pas, l'injustice du monde ne m'autorise pas à être moi-même injuste. C'est pourquoi il faut placer la responsabilité personnelle au premier plan, toujours, sans pour autant relativiser les facteurs collectifs. Car si nous considérons la personne comme première, dans l'ordre de l'essentiel, alors, en toute cohérence, elle l'est aussi en terme de responsabilité, sans laquelle il n'est pas de liberté possible. Et si je ne confère pas la liberté à l'autre, si je ne crois pas qu'elle est sa destinée, alors tout est vain et nous n'aurons que la termitière comme fatum.

Ecrit par : Magister | 21 juin 2009

ah, la fameuse frappe ciblée au porte-monnaie...efficace mais si injuste, ô Calimeros de tout poil, quelle horreur, révoltez-vous!!
Foutus on est. Trop encrée dans les mentalités cette notion de public gratuit, par extension et vu côté parents: "on me doit tout et je ne dois rien".
(ortho, à toi! ;)

Ecrit par : sisyphe | 21 juin 2009

"Trop encrée dans les mentalités"

En voyant tout en noir et blanc, nous ancrons peut-être nos mentalités mais que vaudrait un esprit qui ne serait jamais fixé par rien ?

Ecrit par : dugong | 21 juin 2009

hé hé...de l'ancre à l'encre (violette) le raccourci s'imposait! Belle analyse M.Dugong!

Ecrit par : sisyphe | 21 juin 2009

-> collège unique créé sous la droite, non ?

Ecrit par : Jeremy | 21 juin 2009


Exact ! Et contre lequel le Snalc -comfortablement et un peu rapidement étiqueté " de droite" - est le seul à se battre depuis des années.

Des années à FO et je n'ai jamais au grand jamais rien entendu contre le collège unique. Ni contre le reste d'aillleurs, ou si peu...

Ecrit par : Manu | 21 juin 2009

Manu, vous faites quoi, pour la fête de la musique?
(Mais peut-être ne faites-vous rien, pour manifester contre Jack Lang?...
;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 juin 2009

Voyons Christophe, je ne suis pas obsédé par Lang comme vous l'êtes par Darcos... Pour ma part, j'ai fait la fête de la musique hier avec mes élèves dans un petit bled (métal et des choses plus acoustiques). Ce soir, je me contenterai d'être un simple auditeur. D'ailleurs il faut que j'y aille...

Ecrit par : Manu | 21 juin 2009

Pas de miracle. Le lycée du Cheylar, comme presque tous ceux d'Ardèche, fait un tri draconien. Et dans une minuscule structure, qui a pléthore de moyens rapportée au nombre d'élèves.

Ecrit par : brighelli | 21 juin 2009

Où l'on voit que JPB est anti-religieux jusqu'au bout des ongles. Pas de miracle... vous êtes un mécréant, voilà tout.

Ecrit par : Manu | 21 juin 2009

Le lycée du Cheylar, comme presque tous ceux d'Ardèche

Ecrit par : brighelli | 21 juin 2009

Le Cheylard, avec un "d" à la fin

Ecrit par : Orthoprof | 21 juin 2009

De Villiers, dont on imagine ce que donne l'idéologie si elle inculquée à des jeunes ?

Ecrit par : Jeremy | 21 juin 2009

AAAAH AAAAH !

C'est vrai que l'idéologie de Jack Lang, c'est mieux ! Celle de la gauche qui sévit à l'école depuis des décennies aussi !

Ecrit par : Délire | 21 juin 2009

Et par ailleurs, les phénomènes de violence en Ardèche sont rares, mais rares !
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 juin 2009
Les bedeaux violents préfèrent venir dans la Drôme ! C'est un vieux souci, entre bedeaux et dromadaires...
Catmano ? Le Teil, c'est bien en Ardèche, non ?

Ecrit par : dobolino | 21 juin 2009

Pas de miracle. Le lycée du Cheylar, comme presque tous ceux d'Ardèche, fait un tri draconien. Et dans une minuscule structure, qui a pléthore de moyens rapportée au nombre d'élèves.

Ecrit par : brighelli | 21 juin 2009

Où l'on voit que JPB est anti-religieux jusqu'au bout des ongles. Pas de miracle... vous êtes un mécréant, voilà tout.

Ecrit par : Manu | 21 juin 2009
Personne n'a jamais forcé les cathos ardéchois à metter leurs gamins dans le privé ! C'est leur problème et certainement pas celui des mécréants et des protestants !
Je doute que Pascal Terrasse me contredise !

Ecrit par : dobolino | 21 juin 2009

D'ailleurs, pas besoin d'aller au fin fond de l'Ardèche, qui a voté globalement " non !" au Prince-Président !
Le Chambon sur Lignon tire aussi très bien son épingle du jeu !
Il y a ainsi des lieux historiques ...

Ecrit par : dobolino | 21 juin 2009

@Marylise et Chevreuil : j'ai transmis vos messages d'amitié à Robin.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 juin 2009

" Si nous considérons la personne comme première, dans l'ordre de l'essentiel, alors, en toute cohérence, elle l'est aussi dans l'ordre de la responsabilité" (Magister)

Je partage entièrement votre avis.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 juin 2009

Merci, Anne-Marie. Bonne soirée !

Ecrit par : Marilyse | 21 juin 2009

« Le seuil de tolérance a été atteint dès les années 70. »

François Mitterrand sur l’immigration 1989

Ecrit par : Paix à son âme ! | 21 juin 2009

Pas de miracle. Le lycée du Cheylard, comme presque tous ceux d'Ardèche, fait un tri draconien. Et dans une minuscule structure, qui a pléthore de moyens rapportée au nombre d'élèves.

Ecrit par : brighelli | 21 juin 2009

Les lycées de l'Ardèche ne sont pas dans la dèche ...

Ecrit par : Marilyse | 21 juin 2009

On est loin du "lycée unique" auquel rêvait saint Philippe M***.
JPB, qui remercie son indic archéchoise...

Ecrit par : brighelli | 21 juin 2009

On n'y est pas si loin que ça, puisque le Cheylard (magnifique destination pour les cyclistes) est enclavée dans la vallée de... l'Eyrieux!
La situation doit être déjà complètement différente dans les lycées d' Aubenas.
Au Cheylard, tout le monde se connait de près ou de loin et les élèves doivent être suivis de très près par leurs professeurs.
Cela fait toute la différence avec les lycées mastodontes des grandes villes.
Cette remarque rejoint celle de JPB sur la cassure collège/lycée.
En Russie les élèves sont scolarisés de la première à la onzième classe dans le même établissement (chkôla ou gymnasium) généralement à taille humaine: 300-400 élèves maximum.

Ecrit par : buntovchik | 21 juin 2009

Je ne prétends pas avoir l'exclusivité de l'adresse de notre cher Robin : il avait été intéressé par des articles sur la dyslexie que j'avais dans ma bibliothèque; c'est ainsi que j'ai son adresse-mail.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 juin 2009

Et par ailleurs, les phénomènes de violence en Ardèche sont rares, mais rares !
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 juin 2009
Les bedeaux violents préfèrent venir dans la Drôme ! C'est un vieux souci, entre bedeaux et dromadaires...
Catmano ? Le Teil, c'est bien en Ardèche, non ?

Ecrit par : dobolino | 21 juin 2009

Ouaip ! Si j'en crois ce qu'on m'en a dit, le collège du Teil n'est pas réputé pour son calme, d'ailleurs.

Ecrit par : catmano | 21 juin 2009

"Et par ailleurs, les phénomènes de violence en Ardèche sont rares, mais rares !
JPB"

A Vallon Point d'Arc ?


"Ouaip ! Si j'en crois ce qu'on m'en a dit, le collège du Teil n'est pas réputé pour son calme, d'ailleurs.

Ecrit par : catmano | 21 juin 2009"

Le Collège Duteil doit être beaucoup plus calme : là-bas on sait les prendre par la main ...

Ecrit par : Marilyse | 21 juin 2009

Merci, Anne-Marie.

Ecrit par : chevreuil | 21 juin 2009

"En Russie les élèves sont scolarisés de la première à la onzième classe dans le même établissement (chkôla ou gymnasium) généralement à taille humaine: 300-400 élèves maximum."
Ecrit par : buntovchik | 21 juin 2009

En effet, je confirme.
De plus, le moindre écart de conduite était très sévèrement sanctionné, de manière à ce que ça fasse passer toute envie de recommencer (j'imagine que c'est toujours le cas de nos jours, même si la situation a quelque peu évolué).
Et on bossait pour de vrai. En arrivant en France, j'ai immédiatement senti la différence !

Ecrit par : mihailovich | 21 juin 2009

Je persiste! Si on avait pour les collèges un texte officiel clair qui autorise les professeurs à exclure de cours systématiquement tout élève qui perturberait ledit cours, avec information immédiate aux parents (même sur leur lieu de travail, ce serait marrant!) et sanction financière des familles si leur morveux persévère dans ses égarements, on aurait résolu le principal problème des collèges aujourd'hui.
D'ailleurs, les familles ne sont-elles pas responsables de l'attitude en classe du dit morveux? N'est-ce pas à elles que la loi devrait s'en prendre si leur enfant perturbe les cours? Autrement dit en faire un délit susceptible d'entraîner des amendes?
Ecrit par : Jean | 21 juin 2009

Bénisti+Estrosi = la paix scolaire. Et vos gueules dans les rangs !
Joli programme d'instruction.
À quoi cependant il faudrait ajouter ce que dit le prof dans le silence enfin rétabli. Et ça, je ne l'ai pas encore entendu.

Ecrit par : guy morel | 21 juin 2009

De plus, le moindre écart de conduite était très sévèrement sanctionné, de manière à ce que ça fasse passer toute envie de recommencer (j'imagine que c'est toujours le cas de nos jours, même si la situation a quelque peu évolué).
Et on bossait pour de vrai. En arrivant en France, j'ai immédiatement senti la différence !

Ecrit par : mihailovich | 21 juin 2009

Добрый вечер. Oui c'est toujours le cas. Là-bas, en Russie on envoie carrément la milice au domicile des parents quand le fils ou la fille "khuliganit" (fait le hooligan) à l'école. En général ça calme!

Ecrit par : buntovchik | 21 juin 2009

Vous savez bien sûr quel film on a tiré d'Au coeur des ténèbres ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 juin 2009
Moi je sais. Le Père Goriot d'Honoré de Balzac. Voir le long discours de Vautrin à Rastignac sur les possibilités ouvertes par le révolution américaine à qui dispose de trois cent millions.

Ecrit par : guy morel | 21 juin 2009

Добрый вечер. Oui c'est toujours le cas. Là-bas, en Russie on envoie carrément la milice au domicile des parents quand le fils ou la fille "khuliganit" (fait le hooligan) à l'école. En général ça calme!

Ecrit par : buntovchik | 21 juin 2009
Cher Buntovchik,
Comme quoi, la simplicité a souvent du bon...
Vous devez imaginer assez facilement à quel point - étant passé à la fois par le système éducatif russe et français - tous ces interminables débats franco-français sur l'autorité etc. me font doucement rire.
Car on sait bien qu'il suffit d'appliquer la même loi pour tous, sans demander leur reste aux élèves comme à leurs parents. Et pas besoin d'experts pour en arriver à cette conclusion.
Simplement, il suffit de vouloir l'imposer politiquement (c'est pas gagné...).

Jean, Manu et Magister, je souscris entièrement à votre raisonnement, et j'ajouterais qu'au lieu de porter au pinacle le modèle finlandais (encore un beau lieu commun !), il suffirait de se tourner encore un peu plus vers l'est...
Au risque de se payer toutes ces vierges effarouchées qui vont vous traiter d'affreux réactionnaire !
Certes, ce n'est pas le centre aéré, loin de là ! Mais en matière de qualité et d'efficacité de l'enseignement au niveau des méthodes de travail on peut faire difficilement mieux.

Ecrit par : mihailovich | 21 juin 2009

Bien évidemment, les conditions sociales et le modèle sociétal conditionnent et déterminent beaucoup de choses. Mais s'en prendre à la société (vous l'avez déjà rencontrée, vous, la société ? Elle a quelle figure ? Elle chausse du combien ?), c'est s'en prendre à tout et à tout le monde. On brûle la voiture du voisin, on vandalise une école, on brise les vitrines du commerçant, on insulte ceux-là mêmes qui veulent vous sortir de la mélasse, etc.

Ecrit par : Magister

Voilà qui est étrange, ça me rappelle quelque chose : http://www.dailymotion.com/video/x73j4d_maurice-skyrock-les-banlieues_webcam

Ecrit par : Moot | 22 juin 2009

De Villiers, dont on imagine ce que donne l'idéologie si elle inculquée à des jeunes ?

Ecrit par : Jeremy | 21 juin 2009

AAAAH AAAAH !

C'est vrai que l'idéologie de Jack Lang, c'est mieux ! Celle de la gauche qui sévit à l'école depuis des décennies aussi !

Ecrit par : Délire | 21 juin 2009

Et ça, ça te va comme idéologie ? T.G.

Ecrit par : Jeremy | 22 juin 2009

"au lieu de porter au pinacle le modèle finlandais (encore un beau lieu commun !), il suffirait de se tourner encore un peu plus vers l'est..."

Ecrit par : mihailovich | 21 juin 2009

Mouhahahahahahahahahahahaha !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Au moins, je me coucherai après un bon éclat de rire !

Mais enfin c'est un rire désespérant : il faut être stoïque pour résister à une conn**ie pareille !

Pardonnez mon ton méprisant et bête (j'avoue), mais là non, non, non. Il y a des bornes aux limites. Louer le système éducatif russe, balte, ukrainien ou que sais-je encore... Bien sûr ils n'ont pas nos travers, mais ils en ont bien d'autres que je ne leur envie pas !

Avec des déclarations pareilles, vous allez me faire adorer Meirieu !

Ecrit par : Jeremy | 22 juin 2009

Avec des déclarations pareilles, vous allez me faire adorer Meirieu !

Ecrit par : Jeremy | 22 juin 2009
Libre à vous...
Mais argumentez un peu, ça ne fera de mal à personne...

Ecrit par : mihailovich | 22 juin 2009

Avec des déclarations pareilles, vous allez me faire adorer Meirieu !

Ecrit par : Jeremy | 22 juin 2009

"Vous êtes donc bien tendre à la tentation."

Ecrit par : Jean | 22 juin 2009

C'est vrai que l'idéologie de Jack Lang, c'est mieux ! Celle de la gauche qui sévit à l'école depuis des décennies aussi !

Ecrit par : Délire | 21 juin 2009

Et ça, ça te va comme idéologie ? T.G.

Ecrit par : Jeremy | 22 juin 2009

On est à court d'arguments, ducon ?

Ecrit par : Délire | 22 juin 2009

L'année ne finit pas d'en finir.

La plupart des conseils de classe ont eu lieu...les jeux sont faits, mais les élèves ont anticipé.

Avant de "reconquérir" le mois de juin, il faudrait reconquérir tous les autres.

L'année ne finit pas d'en finir. Elle se traîne, comme une malade en phase terminale grâce à "l'acharnement pédadogique" (toutes mes amitiés Francis !) d'un dernier carré de professeurs ("la garde meurt, mais ne se rend pas !") qui font encore travailler leurs élèves et d'un gros bataillon d'autres qui "esquivent" à coups de films, de débats et de sorties éducatives (mais qui aura le coeur de leur jeter la pierre ?).

Dans mon établissement de rattachement, notre administration nous a fait rattraper le pont de la Pentecôte (Esprit es-tu là ?) : réflexion collective imposée sur la violence et comment la contenir, préparation d'une semaine de la violence à la rentrée (pardon "contre" la violence) et d'une "charte" (comme sous Charles X) élaborée avec les élèves.

Il faut dire qu'on ne comptait plus les bras bandés, les yeux pochés...

"- Qu'est-ce qui t'es arrivé ? - Moi ? Oh rien !"

La charte élaborée avec les élèves (sans doute avec les droits et les devoirs des élèves...et des professeurs), ça, c'est une chouette idée, presque aussi chouette que les autocollants : "La violence, c'est nul !".

L'Ecole n'en finit pas d'en finir.

Ecrit par : Robin | 22 juin 2009

Ayant entamé une croisade musclée contre la note de vie scolaire qui gratifie des trublions d'un 17, je recherche des noms et adresses de collèges où cette note n'est PAS intégrée à la moyenne générale. Merci de vos réponses.

Ecrit par : Cunégonde | 22 juin 2009

Dans notre collège, cette semaine, les cours sont "banalisés" (drôle d'expression) pour permettre aux troisièmes de réviser avec leurs professeurs de français, maths et Histoire-géo. Histoire que ce soit "moins pire". On prend les autres sur un nouvel emploi du temps. Mes cours de latin sont passés dans les oubliettes, comme toujours. Je vais essayer de faire lire du théâtre de 3 à 5 h, deux heures de suite à des cinquièmes et à des sixièmes ... Il va falloir tout le talent de Molière ! Sans le secours de la télé. Je ne passe jamais de film.
Jeudi, théâtre joué par des élèves et remise des prix. Le lendemain, journée pédagogique, à espérer qu'on ne s'étripe pas ... Nouvelle perte de postes en vue.
L'année n'en finit pas d'en finir en effet mais la fin a commencé depuis le mois d'avril dans notre collège ! Nous aussi, nous avons eu notre théâtre interactif sur l'alcoolisation des jeunes, la prévention routière, etc. Elle n'est pas "plus belle, la vie" ?

J'ai aussi donné dans la journée éducative pour clore le cursus des latinistes qui ont poursuivi sur trois ans l'option. Nous avons visité la villa gallo-romaine de Mané-Véchen dans la rivière d'Etel (commune de Plouhinec) et fait des fouilles archéologiques (reconstituées). Ah ! ils ont mis du coeur à pelleter en plein soleil, à dégager à la truelle, à brosser, à caresser au pinceau ! Ah ! qu'il était doux pour moi de ne rien faire en les regardant oeuvrer ...
Robin, je vous conseille ce site enchanteur, le mot n'est pas trop fort. Et aussi à quelques pas, le site de Saint-Cado. La rivière d'Etel est restée assez authentique si je la compare à celle connue dans mon enfance. Vous pouvez remonter la ria par vedette à partir d'Etel. Ca vaut le détour.
Ravie en tout cas de vous retrouver.

Ecrit par : Marilyse | 22 juin 2009

Ayant entamé une croisade musclée contre la note de vie scolaire qui gratifie des trublions d'un 17, je recherche des noms et adresses de collèges où cette note n'est PAS intégrée à la moyenne générale. Merci de vos réponses.

Ecrit par : Cunégonde | 22 juin 2009

Et si vous essayiez une lettre "personnelle et urgente" à Mark Sherringham, conseiller du Ministre de l'Education en charge des questions pédagogiques, éventuellement avec un double transmis et soutenu par Jean-Michel Léost?

Dans mon collège, les perturbateurs ("trublions" est trop sympathique pour cette engeance) n'ont jamais au-dessus de 5/20, c'est-à-dire juste les points d'assiduité! Parce qu'en plus, au lieu de rester chez eux, ils sont fidèles au poste pour nous emmerder.
Qu'en est-il chez vous des exclusions de cours?

Ecrit par : Jean | 22 juin 2009

Ayant entamé une croisade musclée contre la note de vie scolaire qui gratifie des trublions d'un 17, je recherche des noms et adresses de collèges où cette note n'est PAS intégrée à la moyenne générale. Merci de vos réponses.

Ecrit par : Cunégonde | 22 juin 2009

Je vais enquêter dans mon établissement. Elle est le plus souvent rajoutée à la main, en fin de bulletin, car tout est fait dans l'urgence. Dans ce cas-là, elle ne doit pas compter, n'étant pas prise en compte par le logiciel de notes.
Tout cela donne dans le flou le plus artistique : j'ai eu la surprise de voir un 15 à une élève à qui j'avais mis 2 sur 5 et qui était absente le jour où elle devait s'auto-évaluer. Il faut vous dire que, chez nous, le professeur principal a le droit à 5 points, l'élève à 5 points, idem la vie scolaire, idem le principal. Cherchez l'erreur.

Cette moyenne générale des bulletins ne veut rien dire, on le sait, mais elle sert pourtant pour le passage et dans les commissions d'appel. Moi, la fameuse "constante macabre", je l'appellerais plutôt "la constante allègre".
Non, vraiment, l'école crée son propre malheur.

Ecrit par : Marilyse | 22 juin 2009

Ayant entamé une croisade musclée contre la note de vie scolaire qui gratifie des trublions d'un 17, je recherche des noms et adresses de collèges où cette note n'est PAS intégrée à la moyenne générale. Merci de vos réponses.

Ecrit par : Cunégonde | 22 juin 2009

Ne serait-il pas plus judicieux de partir en croisade pour l'autonomie administrative et pédagogique des collèges et lycées?
Dans mon collège centre-ville (50% de réussite au Brevet blanc et 93% au vrai Brevet) le Principal, sans doute en application des directives venues d'en haut, a fait passer en Seconde G. et contre l'avis des Conseils de Classes, des dizaines d'élèves bien incapables d'en suivre les enseignements non encore complètement réformés.
Le plus grave c'est l'impact de cette pratique sur les élèves des petites classes. Ils se rendent bien compte que les professeurs sont désaisis du peu d'autorité, du peu de pouvoir généalogique qu'ils avaient. Les élèves tombent de haut lorsque je leur dis qu'on m'a fait redoubler ma Troisième en 1964, alors que j'avais réussi le BEPC, le professeur de français s' étant opposé à mon passage en Seconde.
Battons-nous pour redonner aux équipes pédagogiques leur pouvoir de justice*.


*Pouvoir de justice: celui qui doit être, je préjuge, celui des collègues du collège et du lycée du Cheylard en Ardèche. Leurs conditions d'exercice de leur fonction de sanction, de mesure, de limite, de justice n'ont sans doute aucun rapport avec les nôtres dans nos ateliers de sous-traitance de la Fabrique du crétin.

Ecrit par : buntovchik | 22 juin 2009

Tiens ? Des capitalistes qui s'entraînent à la guerre totale : en général, la droite appelle ça des délinquants (ou des criminels, au choix) et la gauche appelle ça des "victimes de la société".



Rixe dans le 93 : un des adolescents blessés a succombé
France Info - Hier, 21:50

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L’un des trois adolescents blessés dans une bagarre avec armes dans la nuit de samedi à dimanche au Blanc-Mesnil est décédé ce soir. Il avait été touché à la tête lors d’une rixe entre bandes de deux cités sensibles. Il était âgé de 17 ans.

L’adolescent de 17 ans qui avait été touché d’une balle en pleine tête samedi soir au Blanc-Mesnil (Seine-saint-Denis) n’a finalement pas survécu à ses blessures. Il se trouvait en état de mort clinique depuis les faits.

Un autre jeune, de 18 ans a été touché au dos. Ses jours ne seraient pas en danger. Un troisième jeune homme a été blessé à la main.

Onze personnes, soupçonnées d’avoir participé à la bagarre ou d’avoir été à l’origine des tirs par arme à feu ont été interpellées. La rixe a éclaté entre deux groupes de jeunes de deux cités sensibles, celle des Tilleuls et celle des 212 vers 00H30, dans des circonstances encore indéterminées.

Selon une source policière, “il y avait un contentieux entre les jeunes depuis deux ou trois jours. On sentait cela monter en puissance”.

Le jeune homme très grièvement blessé à la tête réside aux Blanc-Mesnil. L’autre jeune, blessé dans le dos, est originaire de la même ville mais réside à Limoges, selon le maire. Ils ont été retrouvés à terre à quelques dizaines de mètres de distance.

Selon le parquet de Bobigny, un fusil à pompe a été saisi sur les lieux. La police a précisé que les jeunes gens ont été atteint par des armes de calibre différents.

Ecrit par : Manu | 22 juin 2009

Vivement un bon Poutine, pour venir remettre un peu d'ordre... Jusque dans les chiottes des établissements scolaires?

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 juin 2009

Vivement un bon Poutine, pour venir remettre un peu d'ordre... Jusque dans les chiottes des établissements scolaires?

Surtout ne rien faire, et ne rien dire. Fermez les yeux braves gens, les enseignants se font poignarder, traduire en justice pour une parole de travers mais bon un petit code de bonne conduite façon IUFM avec des petits smileys arrangera tout dans le meilleur des mondes...

Tiens, curieux...Marianne consacre un long article...au retour de la discipline.

Ecrit par : Guillaume | 22 juin 2009

Vivement un bon Poutine, pour venir remettre un peu d'ordre... Jusque dans les chiottes des établissements scolaires?

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 juin 2009

Très drôle! Le genre de remarque qui ne prouve qu'une seule chose: le combat contre un système qui sacrifie des millions de gamins sur l'autel de l'ultra-libéralisme est pour un certain nombre des plus douteux!
On veut bien lui mettre fin, mais à condition de ne rien changer dans l'ordre des choses établies de la reproduction du pouvoir. Où quand la gauche et ses idéaux de libération de l'humanité rejoint la pire des droites qui, elle, n'avance pas masquée!

Ecrit par : buntovchik | 22 juin 2009

La Russie réprime les homos, quel que soit leur mode d'expression.

La Lituanie a promulgué une loi interdisant d'évoquer l'homosexualité - sauf pour la condamner ! - à l'école et dans les lieux publics.

Ca me suffit pour préférer Meirieu et Lang à Steponavicius, Juhnevica ou Fursenko.

Mais vous me confirmez ce que je pense depuis un bon moment : nous vivons Weimar, et il y a bien des gens assez fous pour préférer le bon retour de l'ordre, si dangereux soit-il, à la chienlit ambiante.

Ecrit par : Jeremy | 22 juin 2009

Très drôle! Le genre de remarque qui ne prouve qu'une seule chose: le combat contre un système qui sacrifie des millions de gamins sur l'autel de l'ultra-libéralisme est pour un certain nombre des plus douteux!
On veut bien lui mettre fin, mais à condition de ne rien changer dans l'ordre des choses établies de la reproduction du pouvoir. Où quand la gauche et ses idéaux de libération de l'humanité rejoint la pire des droites qui, elle, n'avance pas masquée!

Ecrit par : buntovchik | 22 juin 2009

Bien vu! Quand on n'a pas soi-même les mains dans la cambouis, mais qu'on est bien au chaud dans un petit IUFM bien douillet, on peut ironiser à l'infini. Occupation comme une autre, mais qui ne fait pas avancer le scmilbilibilik!

Ecrit par : Jean | 22 juin 2009

Pourquoi personne ici :
- ne parle des bienfaits de l'éducation faite par l'armée russe à l'encontre des jeunes ? Ca marche bien, l'armée, auprès des jeunes russes ! Buntovchik, parlez-en !
- ne se met à vanter les mérites de l'éducation chinoise, coréenne, ou iranienne ? Là-bas aussi on y mène "le combat contre un système qui sacrifie des millions de gamins sur l'autel de l'ultra-libéralisme".

Weimar, vous dis-je, Weimar.

Ecrit par : Jeremy | 22 juin 2009

Jusque dans les chiottes des établissements scolaires?

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 juin 2009
Mais il s’en passe dans les W.C. Cette année nous avons eu notre habituelle tentative de viol. Super , nous rentrons dans les statistiques ! (ne faites pas attention , je crois que je commence à perdre légèrement la tête ).

Ecrit par : uncertain | 22 juin 2009

Elle se traîne, comme une malade en phase terminale grâce à "l'acharnement pédadogique" (toutes mes amitiés Francis !) d'un dernier carré de professeurs ("la garde meurt, mais ne se rend pas !") qui font encore travailler leurs élèves et d'un gros bataillon d'autres qui "esquivent" à coups de films, de débats et de sorties éducatives (mais qui aura le coeur de leur jeter la pierre ?).



Ecrit par : Robin | 22 juin 2009



Content de vous revoir Robin. Mais pour moi, pas de scrupules : à part pour les 3e (que je fais réviser) et les 6e (que j’arrive encore un peu à tenir), demain c’est garderie , les élèves ayant déjà annoncé qu’ils ne viendraient pas à partir de mercredi. Exemple : vendredi après-midi, 5 élèves en cours( qui pleurnichent parce que les autres « sèchent » et qu’il n’y a pas de raison pour qu’eux travaillent.)

Ecrit par : uncertain | 22 juin 2009

Ca me suffit pour préférer Meirieu et Lang à Steponavicius, Juhnevica ou Fursenko.

Mais vous me confirmez ce que je pense depuis un bon moment : nous vivons Weimar, et il y a bien des gens assez fous pour préférer le bon retour de l'ordre, si dangereux soit-il, à la chienlit ambiante.

Ecrit par : Jeremy | 22 juin 2009

Malheureux! "Préférer Meirieu"! Vous rendez-vous compte de ce que vous dites? Avez-vous conscience que donner à Meirieu le pouvoir après lequel il a toujours bavé d'envie, ce serait transformer l'école en foyer de guerre civile? Que l'école de Meirieu, d'où toute rationalité a fui, ce n'est pas, comme le dit le titre d'un de ses manifestes ("L'école ou la guerre civile"), un rempart contre la guerre civile, mais la guerre civile elle-même?

Ecrit par : Jean | 22 juin 2009

Mais vous me confirmez ce que je pense depuis un bon moment : nous vivons Weimar, et il y a bien des gens assez fous pour préférer le bon retour de l'ordre, si dangereux soit-il, à la chienlit ambiante.

Ecrit par : Jeremy | 22 juin 2009

C'est parfaitement formulé, Jeremy. Ou encore , et de manière plus brutale : avec leurs khonneries, les socialos nous ont jetés dans les bras du Sarko -- et puis c'est pô fini ! ...
Comme le fait excellemment remarquer l'ami Morel, on oublie juste de se demander ce que va raconter le professeur dans le silence enfin rétabli une fois les sanctions prises.
Car remettre les élèves au travail est la condition nécessaire, certes, mais pas suffisante, comme disait mon prof de maths de term C.

Ecrit par : Orthoprof | 22 juin 2009

... personne ne parle des bienfaits de l'éducation faite par l'armée russe à l'encontre des jeunes ? Ca marche bien, l'armée, auprès des jeunes russes ! Buntovchik, parlez-en !

Ecrit par : Jeremy | 22 juin 2009

Je pourrais Jeremy vous parler longuement de ce sujet...ayant donné refuge à un futur appelé du contigent russe pour la Tchétchénie. Lequel, soi-dit en passant a obtenu une maîtrise de linguistique à la Sorbone avant de faire sciences-po.
Mais ce n'est pas vraiment le sujet qui nous préoccupe et nous rassemble ici.
Laissons aussi de côté le système post-soviétique d'éducation et d'instruction. La seule comparaison qu'on peut à la rigueur établir entre la France et l'ex-URSS c'est l'existence dans leur État respectif d'une seigneurie intouchable: le PCUS et le КГБ pour la Russie et l'Éducation nationale pour la France. Même un ministre de la République y est frappé d'impéritie.

Je remarque que l'idée de JP Brighelli d'accorder aux Établissements scolaires une certaine autonomie, un moyen qui pourrait libérer les personnels du pédagogisme tout en y réactivant l'ordre disciplinaire patriarcal et national ne suscite guère d'enthousiasme.
De ce point de vue on peut sans doute faire une seconde comparaison avec la Russie. Au XIX siècle de nombreux serfs préféraient encore conserver leur ancien statut confortable d'esclave plutôt que d'adopter celui tout neuf d'homme libre.

Ecrit par : buntovchik | 22 juin 2009

La Sorbonne, bien sûr!

Ecrit par : buntovchik | 22 juin 2009

@ Vous savez bien sûr quel film on a tiré d'Au coeur des ténèbres ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 juin 2009
Moi je sais. Le Père Goriot d'Honoré de Balzac. Voir le long discours de Vautrin à Rastignac sur les possibilités ouvertes par le révolution américaine à qui dispose de trois cent millions.
Ecrit par : guy morel | 21 juin 2009

Pardon ; c'est quatre cents millions :

"Moi, voyez-vous, j’ai une idée. Mon idée est d’aller vivre de la vie patriarcale au milieu d’un grand domaine, cent mille arpents, par exemple, aux Etats-Unis, dans le Sud. Je veux m’y faire planteur, avoir des esclaves, gagner quelques bons petits millions à vendre mes bœufs, mon tabac, mes bois, en vivant comme un souverain, en faisant mes volontés, en menant une vie qu’on ne conçoit pas ici, où l’on se tapit dans un terrier de plâtre. Je suis un grand poète. Mes poésies, je ne les écris pas : elles consistent en actions et en sentiments. Je possède en ce moment cinquante mille francs qui me donnerait à peine quarante nègres. J’ai besoin de deux cent mille francs, parce que je veux deux cents nègres, afin de satisfaire mon goût pour la vie patriarcale. Des nègres, voyez-vous ? c’est des enfants tout venus dont on fait ce qu’on veut, sans qu’un curieux procureur du roi arrive vous en demander compte. Avec ce capital noir, en dix ans j’aurai trois ou quatre millions. Si je réussis, personne ne me demandera : " Qui es-tu ? " je serai monsieur Quatre-Millions, citoyen des Etats-Unis. J’aurai cinquante ans, je ne serai pas encore pourri, je m’amuserai à ma façon."

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

C'est parfaitement formulé, Jeremy. Ou encore , et de manière plus brutale : avec leurs khonneries, les socialos nous ont jetés dans les bras du Sarko -- et puis c'est pô fini ! ...
Comme le fait excellemment remarquer l'ami Morel, on oublie juste de se demander ce que va raconter le professeur dans le silence enfin rétabli une fois les sanctions prises.
Car remettre les élèves au travail est la condition nécessaire, certes, mais pas suffisante, comme disait mon prof de maths de term C.

Ecrit par : Orthoprof | 22 juin 2009

Orthoprof, le vrai, et non son avatar, ne s'occupe ici que des questions d'orthographe.

Ecrit par : Orthoprof, le vrai | 22 juin 2009

Contente de vous lire à nouveau, Robin !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 juin 2009

Pour Guy Morel, et les taupins qui vont plancher l'année prochaine sur le thème de l'argent :

""So you think that money is the root of all evil?" said Francisco d'Anconia. "Have you ever asked what is
the root of money? Money is a tool of exchange, which can't exist unless there are goods produced and
men able to produce them. Money is the material shape of the principle that men who wish to deal with
one another must deal by trade and give value for value. Money is not the tool of the moochers, who
claim your product by tears, or of the looters, who take it from you by force. Money is made possible
only by the men who produce.
Is this what you consider evil?
"When you accept money in payment for your effort, you do so only on the conviction that you will
exchange it for the product of the effort of others. It is not the moochers or the looters who give value to
money. Not an ocean of tears nor all the guns in the world can transform those pieces of paper in your
wallet into the bread you will need to survive tomorrow. Those pieces of paper, which should have been
gold, are a token of honor—your claim upon the energy of the men who produce. Your wallet is your
statement of hope that somewhere in the world around you there are men who will not default on that
moral principle which is the root of money. Is this what you consider evil?
"Have you ever looked for the root of production? Take a look at an electric generator and dare tell
yourself that it was created by the muscular effort of unthinking brutes. Try to grow a seed of wheat
without the knowledge left to you by men who had to discover it for the first time. Try to obtain your
food by means of nothing but physical motions—and you'll learn that man's mind is the root of all the
goods produced and of all the wealth that has ever existed on earth.
"But you say that money is made by the strong at the expense of the weak? What strength do you mean?
It is not the strength of guns or muscles. Wealth is the product of man's capacity to think. Then is money
made by the man who invents a motor at the expense of those who did not invent it? Is money made by
the intelligent at the expense of the fools? By the able at the expense of the incompetent? By the
ambitious at the expense of the lazy? Money is made—before it can be looted or mooched—made by
the effort of every honest man, each to the extent of his ability. An honest man is one who knows that he
can't consume more than he has produced.
"To trade by means of money is the code of the men of good will.
Money rests on the axiom that every man is the owner of his mind and his effort. Money allows no
power to prescribe the value of your effort except the voluntary choice of the man who is willing to trade
you his effort in return. Money permits you to obtain for your goods and your labor that which they are
worth to the men who buy them, but no more. Money permits no deals except those to mutual benefit by
the unforced judgment of the traders. Money demands of you the recognition that men must work for
their own benefit, not for their own injury, for their gain, not their loss—the recognition that they are not
beasts of burden, born to carry the weight of your misery—that you must offer them values, not
wounds—that the common bond among men is not the exchange of suffering, but the exchange of goods.
Money demands that you sell, not your weakness to men's stupidity, but your talent to their reason; it
demands that you buy, not the shoddiest they offer, but the best that your money can find. And when
men live by trade—with reason, not force, as their final arbiter—it is the best product that wins, the best
performance, the man of best judgment and highest ability—and the degree of a man's productiveness is
the degree of his reward. This is the code of existence whose tool and symbol is money. Is this what you
consider evil?
"But money is only a tool. It will take you wherever you wish, but it will not replace you as the driver. It
will give you the means for the satisfaction of your desires, but it will not provide you with desires.
Money is the scourge of the men who attempt to reverse the law of causality—the men who seek to
replace the mind by seizing the products of the mind.
"Money will not purchase happiness for the man who has no concept of what he wants: money will not
give him a code of values, if he's evaded the knowledge of what to value, and it will not provide him with
a purpose, if he's evaded the choke of what to seek. Money will not buy intelligence for the fool, or
admiration for the coward, or respect for the incompetent. The man who attempts to purchase the brains
of his superiors to serve him, with his money replacing his judgment, ends up by becoming the victim of
his inferiors. The men of intelligence desert him, but the cheats and the frauds come flocking to him,
drawn by a law which he has not discovered: that no man may be smaller than his money. Is this the
reason why you call it evil?"

La suite dans "Atlas shrugged", d'Ayn Rand (en poche).

Ecrit par : yann | 22 juin 2009

Pour Guy Morel :

"So you think that money is the root of all evil?" said Francisco d'Anconia. "Have you ever asked what is
the root of money? Money is a tool of exchange, which can't exist unless there are goods produced [...]"
Ecrit par : yann | 22 juin 2009

Enfin, Yann, vous ne suivez pas ? Guy Morel est germaniste (était d'ailleurs).



"Born in St. Petersburg, Russia, on February 2, 1905, Rand was raised in a middle-class family. Her family was devastated by the communist revolution of 1917, both by the social upheavals that the revolution and the ensuing civil war brought and by her father's pharmacy's being confiscated by the Soviets."

Ecrit par : TotoWeininger | 22 juin 2009

Guy Morel est germaniste (était d'ailleurs).

Ecrit par : TotoWeininger | 22 juin 2009

Qu'il se dém..., ou qu'il ignore. Je n'ai pas la traduction.

Ecrit par : yann | 22 juin 2009

Qu'il se dém..., ou qu'il ignore. Je n'ai pas la traduction.
Ecrit par : yann | 22 juin 2009

ça ira.
Mais où ai-je dit du mal de l'argent ? Et où aurais-je dit qu'il faut confisquer les pharmacies ?

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

Yann, nous n'arrêtons pas sur ce blog de faire l'apologie d'Ayn Rand... Et elle, pour unelibérale, c'en était une vraie - beaucoup plus vraie que Bush ou Obama. J'en ai parlé il y a un mois ou deux à propos d'architecture, de Gary Cooper et de King Vidor...
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 juin 2009

Puisqu'il est fortement question de voiles en ce moment - ce qui permet de ne pas parler d'autre chose, au passage...

Catherine Kintzler s'est fendue sur son blog d'un long article argumenté que je soumets au jugement commun - et autant donner l'article plutôt que la référence :

"Burqa et niqab au-delà du masque :
une dépersonnalisation indifférenciée
par Catherine Kintzler

"Comment s’y prendre pour interdire le port de la burqa et celui du voile intégral dissimulant le visage (niqab) quand on est respectueux des libertés publiques ? L’argument de la laïcité, ordinairement avancé, est en porte-à-faux. Celui de l’oppression des femmes se révèle, à l’analyse, plus fragile qu’il n’y paraît pour asseoir un interdit. Reste la question du masque, du déni d’identification et surtout, au-delà, celle de la dépersonnalisation indifférenciée qui atteint l’idée même du citoyen.

"On ne peut que saluer l’initiative de 58 députés qui proposent l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire au sujet du port de la burqa et du voile intégral (niqab) (1). L’espoir que ce travail, s’il est engagé, débouche sur une interdiction – ou à défaut sur une réglementation stricte – n’est pas mince et on s’en félicitera.
Le débat soulevé par cette heureuse initiative se déroule actuellement dans une certaine confusion. Certains disent « il faut interdire la burqa parce que la laïcité interdit le port de signes religieux ostentatoires » : ils ne voient pas que la laïcité distingue entre l'espace de l'autorité publique où s'applique l'abstention et l'espace civil où règne la tolérance en matière d'affichage religieux. D'autres font comme si burqa, voile intégral (niqab) et voile islamique étaient identiques, négligeant la question du masque et du refus d'identification qui les distingue fortement. D'autres s'appuient sur les droits des femmes, se trouvant désarmés lorsque des porteuses de burqa bien « briefées » ou tout simplement bien décidées déclarent qu'elles manifestent par ce port à la fois leur féminité, leur dignité et leur liberté. Une mention spéciale revient à Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, qui a déclaré que « faire des grandes phrases » sur la question « n’est pas la bonne démarche » : autrement dit, pas de débat et pas de théorisation !

"Le texte de la proposition de commission d’enquête offre pourtant une piste féconde et aborde trois questions essentielles. Dire en effet que la burqa et le voile intégral dissimulant le visage sont bien plus que des signes religieux, c’est ouvrir une voie d’approche, celle de l’excédent. Et trois questions sont abordées, sans être toujours nettement distinguées : celle du signe religieux, celle de l’oppression des femmes, celle du déni d’identification.
Je me propose de passer en revue ces trois questions à l’aide de la thèse de l’excédent. Plus qu’un signe religieux, plus qu’un signe d’oppression, plus même qu’un déni d’identification, burqa et voile intégral sont aussi des déclarations de dépersonnalisation indifférenciée. Et lorsque la personne elle-même se déclare publiquement sous le régime de l’anéantissement et de l’indifférenciation, le cœur même de l’association politique est atteint.


1 - Au-delà du signe religieux

"Il me semble impossible d'interdire burqa et voile intégral (niqab) dans l’espace civil au seul motif que ce sont des signes religieux. Le régime de laïcité impose l'abstention dans le seul espace relevant de l'autorité publique et parallèlement il établit la tolérance dans l'espace civil. La loi de 2004 sur le port des signes religieux à l’école publique élémentaire et secondaire est conforme à cette conception. J’ai tenté de théoriser cette position dans le livre Qu’est-ce que la laïcité ? (Vrin). Je l'ai rappelée notamment dans un article consacré à la burqa dès juillet 2008 (2).
Si, comme je le souhaite, on veut réclamer l’interdiction ou la réglementation du port de ces voiles intégraux ailleurs que dans les espaces relevant de l'autorité publique, il n’est pas efficace de soulever la question religieuse en tant que telle et d’en appeler au principe de laïcité, car la laïcité articule le principe d'abstention dans l'espace de l'autorité publique au principe de tolérance dans l'espace civil. Si on interdisait la burqa dans l'espace civil pour ce motif, il faudrait aussi y interdire le voile non intégral, la kippa, les croix, les phylactères, arracher les calvaires, faire taire les cloches, débaptiser bien des noms de lieux… ce qui reviendrait à abolir la liberté d’expression religieuse dans l’espace civil.


2 - Oppression des femmes

"L’approche par la question de l’oppression des femmes semble plus solide du point de vue du débat de société et du débat idéologique. Nul doute qu’on doive s’en émouvoir : burqa et niqab sont en effet, si l’on peut dire, une exclusivité féminine, en l’occurrence une exclusivité excluante particulièrement choquante et ostensible (3).
Mais cette approche est à mon sens fragile du point de vue qui importe ici, celui d’une réglementation ou, mieux, d’une interdiction dans l’espace civil, car cela engage les libertés formelles.
"Il sera en effet facile aux sectes concernées, comme aux bienpensants qui leur apportent souvent un appui, de trouver des porteuses de burqa et de niqab pour déclarer qu'elles affirment librement par là leur féminité et leur dignité. Les sectaires nieront toujours que ce port est un signe d’infériorité ou d’oppression, faisant valoir que ces femmes jouissent en France de tous leurs droits. La seule chance serait de trouver un sectaire ou une porteuse de burqa assez stupide pour déclarer tout de go, un peu comme l’a fait l’imam de Vénissieux, que burqa et voile intégral (niqab) témoignent de l’infériorité des femmes, constituant alors le corps du délit. On voit que la question d’une interdiction ne se résout pas par cette approche, car en l’absence de déclaration explicite (« nous portons cela parce que nous sommes en tant que femmes inférieures aux hommes et soumises à eux ») il faudrait réclamer la sanction d’une déclaration implicite, impensable dans un Etat de droit. Même si on peut penser à juste titre que cette infériorité et cette soumission crèvent les yeux de quiconque regarde une femme revêtue de ces accoutrements, le délit de déclaration illicite n’est pas pour autant constitué aux yeux de la loi.
En revanche la question peut et doit déboucher sur un débat de société dans lequel il est nécessaire d’intervenir sans ambiguïté pour dire que ce port est une oppression, fût-elle revendiquée comme une liberté. Et c’est lorsqu’on réfléchit à la nature et aux moyens matériels de cette oppression que le troisième angle d’attaque se révèle.


3 - Le déni d’identification et sa réglementation

"L’angle d'attaque le plus efficace est à mon avis la question du masque volontaire et permanent, destiné à dérober l’identité, à la cacher. Cette question n'est pas propre à la burqa et au voile intégral. Son avantage est qu'elle est générale, elle concerne la dissimulation volontaire d'identité, le fait de rendre impossible l'identification physique en dissimulant le visage.
"On peut dire cela en termes philosophiques. C'est le problème d'une personne qui déclare « je ne suis personne, ma présence ici est entièrement épuisée par l'effacement ». Il se peut que la proposition résulte d'une injonction particulièrement odieuse proférée à la deuxième personne « tu n'es personne et ce néant se montre par ton vêtement qui doit te nier », mais en tout cas son effet réel se conjugue à la troisième personne : « il (elle) n'est personne ». Il (elle) n'est jamais identifiable dans l'espace civil. Il apparaît alors, comme on va le voir dans un instant, que ce déni d’identité est en outre une manière d’abolir l’humanité – celle de l’intéressé(e) puisqu’on le (la) retire du commerce ordinaire entre les êtres humains, celle des autres puisqu’on leur indique qu’une personne peut ainsi devenir intouchable et inaccessible.
"Ces « vêtements » ne sont pas comparables aux robes et voiles portés par les religieux réguliers, car ces vêtements religieux n’abolissent pas l’identité personnelle aux yeux des autres : une religieuse cloîtrée peut bien anéantir son moi spirituellement, elle peut s’offrir entièrement à la dévotion, elle n’en perd pas pour autant la capacité de se faire connaître comme personne singulière dans la société civile à laquelle elle a accès librement et dans laquelle elle se présente à visage découvert. La réclusion effectuée par le voile intégral et par la burqa accompagne constamment un individu et efface délibérément sa personne aux yeux d’autrui. C’est un gouffre où vient s’abolir toute singularité.

"Certes, l’état actuel de la législation permet le port de masques sur la voie publique. Si je veux porter dans la rue des lunettes noires, une fausse barbe, une perruque, un maquillage modifiant mon apparence ou même un masque complet sur le visage, je le peux. Personne n'est tenu de décliner son identité de manière constante et publique. Cela n'est exigé que dans des circonstances précises.
"On notera avec une certaine satisfaction que le décret d’application « relatif à l’incrimination de dissimulation illicite du visage à l’occasion de manifestations sur la voie publique » vient d’être publié le 20 juin 2009, alors qu’il n’y avait pas urgence. C’est peut-être un jalon posé par le Ministère de l’intérieur, mais il s’agit là aussi d’une circonstance déterminée. On pourra sans doute évoquer d’autres circonstances que la manifestation et se diriger alors vers une réglementation du port du niqab et de la burqa : accès à des lieux publics clos (banques, magasins, grandes surfaces, transports, musées, etc.). Ou encore : peut-on accepter qu’une mère masquée vienne quérir un enfant à la sortie de l’école ? Imagine-t-on un conducteur en niqab se faisant flasher à 180 km/h sur l’autoroute ?
"Mais tout cela ne mène jamais que vers une réglementation dans des espaces déterminés et / ou pour un temps déterminé. Or c’est plutôt une interdiction dans tous lieux accessibles au public qui est souhaitable (4).


4 - Plus qu’un masque : une dépersonnalisation indifférenciée. De la réglementation à l’interdiction

"Mais pourquoi rechercher cette interdiction et sur quels arguments pourrait-elle se fonder ?
"Plus que des signes religieux, plus que des marques infamantes rivées au corps des femmes, niqab et burqa sont aussi plus que des masques. Ces vêtements, véritables trous noirs forés dans la constitution humaine, ne se contentent pas de celer la singularité d’une personne en faisant obstacle à son identification à la manière d’un masque de carnaval, ils font bien davantage : ils la rendent indiscernable de toutes celles qui portent ce vêtement, lequel n’a vraiment de sens, si l’on y réfléchit bien, que par sa multiplicité. C’est d’ailleurs sa multiplication qui alerte les élus et l’opinion.
"Sous nos yeux se forme non pas une population bigarrée mais une collection d’identiques sans identité personnelle. Identiques par leur apparence néantisante, mais aussi par leurs gestes ou plutôt leurs non-gestes entravés uniformément.
"A la non-identification, burqa et niqab ajoutent l’indifférenciation. Dans une émission télévisée (5), le député Jacques Myard parlait d’une dépersonnalisation. Imaginons que tout le monde porte le même masque, que nous soyons tous des éléments intrinsèquement indiscernables et réputés tels : ce ne serait plus un monde humain, ce serait une collection formée par de pures extériorités. Voilà ce que sont les femmes pour le sectarisme qui les raye de la visibilité ordinaire en leur imposant une visibilité de négation (6) : une simple collection. En la personne d’une femme, c’est donc bien l’atome constitutif de l’humanité civile et politique, sujet, auteur et finalité du droit, qui est aboli (7) : on ne voit plus, tache aveugle et aveuglante, que la trace noire de son effacement.

"Je suis donc favorable à l’interdiction du port de la burqa et du voile intégral dissimulant le visage dans tous lieux accessibles au public.

* Non pas parce que ce sont des signes religieux, car la laïcité ne les interdit pas dans l’espace civil, l’abstention étant requise dans les seuls espaces relevant de l’autorité publique.
* Pas seulement parce que ce sont des signes d’oppression et de soumission des femmes, car ce délit serait la plupart du temps impossible à établir clairement de manière explicite.
* Il faut les interdire parce que ce sont des dénis d’identification publique qui procèdent à une dépersonnalisation négatrice de toute singularité.

© Catherine Kintzler, 2009.


Notes
1. Lire le texte de la proposition en ligne sur le site de l’Assemblée nationale.
2. La burqa, masque et prison, à la fois au-dessus et au-dessous de la loi.
3. Peut-on affirmer que la burqa fait obstacle à « l'affirmation de la féminité » ? A supposer que la « féminité » existe et qu’elle soit définissable, toute femme a le droit de la refuser, tout homme peut la revendiquer, cette affirmation peut s'exprimer sous une forme qui n'a pas à être proscrite sauf si elle est contraire aux droits d’autrui, et encore moins prescrite car alors on serait dans une législation de normalisation. Et d'autre part, il n'y a pas plus affirmatif d'une féminité essentielle qu'un taliban ! Il n’y a pas de signalisation plus visible de la féminité qu’une burqa
4. Sur ce point, on songera à l’exemple de la Belgique où nombre de municipalités ont pris un règlement de police interdisant la dissimulation du visage sauf pendant le temps du carnaval : ainsi niqab et burqa n’y sont licites que comme déguisements festifs pour un temps déterminé !
5. C dans l’air, émission d’Yves Calvi sur la 5, vendredi 19 juin 2009.
6. Il faut noter que, outre la multiplicité, la visibilité publique caractérise l’efficacité de la burqa et du niqab. Il s’agit d’affichages. Aussi l’argument des bonnes âmes (« si on les interdit, ces femmes resteront recluses chez elles »), outre qu’il consiste à maintenir une oppression au prétexte d’en éviter une autre, me semble impertinent : burqa et niqab sont des « démonstrations », des affirmations de présence. Du reste ces mêmes bonnes âmes seraient bien inspirées, plutôt que de brandir une séquestration possible, de s’inquiéter des brimades et séquestrations réelles subies par celles qui refusent de se voiler.
7. On m’objectera que cet atome constitutif est lui aussi indifférencié : les citoyens ne sont-ils pas tous égaux aux yeux de la loi ? Mais cette indifférenciation porte sur les droits, et laisse chaque singularité se déployer comme telle. On peut même soutenir que l’indifférenciation des droits a pour fin et pour effet le déploiement de ces singularités : c’est le concept de classe paradoxale que j’ai emprunté à Jean-Claude Milner (Les Noms indistincts, Seuil 1987 2e éd. Verdier , 2008) pour l’appliquer à la philosophie politique. Par ailleurs l’égalité des droits suppose des substrats individuels insécables et intrinsèquement distincts par leur identité personnelle qui ne peut être confondue avec nulle autre - qu’on songe tout simplement à l’exercice du suffrage."


JPB

Ecrit par : brighelli | 22 juin 2009

Il faut les interdire parce que ce sont des dénis d’identification publique qui procèdent à une dépersonnalisation négatrice de toute singularité.

© Catherine Kintzler, 2009.


D'accord, mais à la condition d'exiger l'application de la loi (attentat à la pudeur) qui interdit aux dames de dénuder leur corps et leurs seins sur les plages. Imposer ou exposer sa nudité aux autres, dans des espaces publics, est tout autant négateur de leur singularité.

Ecrit par : philogelos | 22 juin 2009

@Mauvais esprit
Je lis :

"Personne n’est obligé de vivre en Occident. Mais en Occident, on accepte le regard des autres."

1- Où est donc la frontière entre "l'Occident" et l'autre part du monde ?
2-Si tant est que le France soit en "Occident", le regard des autres semble y être aussi problématique qu'ailleurs.

PS. Les membres du groupe "Occident" portaient la burka.
PS2. Quant à Ayn Rand ce que j'en lis me paraît assez enfantin. Sauf la participation à une commission de délation.

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

L'analyse de Catherine Kintzler qui aboutit à la notion de "dépersonnalisation indifférenciée" me paraît très pertinente. C'est cette dépersonnalisation, ce sentiment de n'avoir affaire qu'à des identités vides , à des fantômes interchangeables, qui explique sans doute la quasi angoisse qui m'a saisie le jour où je me suis trouvée dans un bus en la seule compagnie de plusieurs femmes portant le voile intégral.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 juin 2009

Il faut les interdire parce que ce sont des dénis d’identification publique qui procèdent à une dépersonnalisation négatrice de toute singularité.

© Catherine Kintzler, 2009.

Autre idée : il faut les interdire parce que avec ce genre de vêtement, la pratique de la bicyclette est particulièrement casse-gueule. Or l'Occident - pour parler comme la dame plus haut - tient en haute estime la pratique de la bicyclette.

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

C'est cette dépersonnalisation, ce sentiment de n'avoir affaire qu'à des identités vides , à des fantômes interchangeables, qui explique sans doute la quasi angoisse qui m'a saisie le jour où je me suis trouvée dans un bus en la seule compagnie de plusieurs femmes portant le voile intégral.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 juin 2009
Vous êtes-vous demandée si ces fantômes interchangeables voyaient en vous autre chose qu'une identité vide ?

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

"Par ailleurs l’égalité des droits suppose des substrats individuels insécables et intrinsèquement distincts par leur identité personnelle qui ne peut être confondue avec nulle autre - qu’on songe tout simplement à l’exercice du suffrage."

On peut dire cela plus simplement : le président d'un bureau de vote peut exiger la présentation d'une carte d'identité.

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

on oublie juste de se demander ce que va raconter le professeur dans le silence enfin rétabli une fois les sanctions prises.

Ecrit par : Orthoprof | 22 juin 2009

Tout ce qui est prévu par les Programmes du collège.
Franchement, où est le problème?

Ecrit par : Jean | 22 juin 2009

Voilà qui est étrange, ça me rappelle quelque chose :

http://www.dailymotion.com/video/x73j4d_maurice-skyrock-les-banlieues_webcam

Ecrit par : Moot | 22 juin 2009

Ce type-là a effroyablement raison. Culs-bénis de la bienpensance et professionnels de la victimisation s'abstenir.

Ecrit par : Magister | 22 juin 2009

C'est cette dépersonnalisation, ce sentiment de n'avoir affaire qu'à des identités vides , à des fantômes interchangeables, qui explique sans doute la quasi angoisse qui m'a saisie le jour où je me suis trouvée dans un bus en la seule compagnie de plusieurs femmes portant le voile intégral.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 juin 2009

Sentiment, fantômes, angoisse...c'est plutôt subjectif tout ça?

Et question de "dépersonnalisation", que dire alors des techniques massives de dépersonnalisation des messages auxquelles recourent massivement dans nos sociétés libérées la publicité, les sondages, les propagandes politiques et l'école elle-même?

Ecrit par : marigot | 22 juin 2009

Tout ce qui est prévu par les Programmes du collège.
Franchement, où est le problème?
Ecrit par : Jean | 22 juin 2009

Aucun problème. On peut enseigner la bouillie des programmes du collège. Warum ändern ?

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

Vous êtes-vous demandée si ces fantômes interchangeables voyaient en vous autre chose qu'une identité vide ?

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

Excellente réplique comme ne dirait sans doute pas notre cher Finki!

Ecrit par : marigot | 22 juin 2009

@Mauvais esprit

La frontière, à la louche, je la mettrais sur l'Oural, le Bosphore et les détroits de Gibraltar et de Bering.
Mais, vous avez raison, l'affirmation selon laquelle, dans cet occident, "on accepte le regard des autres" est une ânerie.

Par contre, la burqa est quasiment au sens propre un cheval de Troie, et l'exemple de l'Iliade devrait inciter à la fermeté. Après tout, je suis d'accord avec la première partie de la phrase, personne n'est obligé de vivre en occident.

"PS2. Quant à Ayn Rand ce que j'en lis me paraît assez enfantin" : ??

Ecrit par : yann | 22 juin 2009

Je suis contre le port de la burka et du voile comme contre tout ce qui asservit la femme. Luttons contre cette prison de tissu dans la sphère privée, interdisons-la dans la sphère publique. C'est une régression vers l'obscurantisme.
Les mâles qui ont envie de bâillonner les femmes de la tête aux pieds sont des pauvres types. Ils ont peur d'elles. La religion, quelle belle "couverture" !

Ecrit par : Marilyse | 22 juin 2009

Manu, êtes-vous bien certain de ce que vous dites, lorsque vous affirmez que les professeurs se situent très majoritairement à gauche sur l'échiquier politique? Je ne connais pas les statistiques concernant les dernières présidentielles, mais en 2002, au premier tour, Chirac avait recueilli davantage de suffrages enseignants que Jospin(on comprend aisément pourquoi!). Même si les choses ont évolué, il est encore assez mal vu de se déclarer de droite en salle des profs, donc attention aux conclusions hâtives. Pour ma part, bien qu'ayant "le coeur à gauche", je voue le PS aux gémonies, car il propose à mon avis une politique éducative de droite. En effet, refuser le rétablissement de l'autorité professorale, l'élitisme républicain et ne pas être intransigeant face aux dérives du communautarisme et à l'influence croissante de l'obscurantisme religieux, c'est tout faire pour que les gamins issus de milieux socio-culturels favorisés soient les seuls à tirer leur épingle du jeu, ce qui est l'exacte antithèse de ce que j'appelle une politique de gauche.

Ecrit par : alain | 22 juin 2009

Par contre, la burqa est quasiment au sens propre un cheval de Troie, et l'exemple de l'Iliade devrait inciter à la fermeté. Après tout, je suis d'accord avec la première partie de la phrase, personne n'est obligé de vivre en occident.

Le cheval de Troie est l'invention d'un occidental, non ? Contre des Turcs, non ?

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

@ L'Occident, c'est le territoire des anciennes tribus germaniques. Rien avoir avec les Achéens. Ses frontières se déplacent avec leurs migrations. Assurément, la burka n'y fut jamais le costume traditionnel, ce qui explique qu'on y pratique la bicyclette depuis la nuit des temps (et non l'inverse). D'ailleurs, les anciens grecs roulaient à cheval, ou à pieds, mais jamais à vélo.

Ecrit par : TotoWeininger | 22 juin 2009

Rien à voir

Ecrit par : TotoWeininger | 22 juin 2009

bien qu'ayant "le coeur à gauche", je voue le PS aux gémonies
Ecrit par : alain | 22 juin 2009

Mais pourquoi donc "bien que" ?

Ecrit par : TotoWeininger | 22 juin 2009

Et question de "dépersonnalisation", que dire alors des techniques massives de dépersonnalisation des messages auxquelles recourent massivement dans nos sociétés libérées la publicité, les sondages, les propagandes politiques et l'école elle-même?

Ecrit par : marigot | 22 juin 2009

Très juste et bien pointé. L'apparition marquée du phénomène de la burqa dans notre société est révélatrice de quelque chose qui nous concerne en propre. Quelque part, le terrain est propice à son émergence et à son développement, non pas simplement du fait d'une espèce de tolérance qui n'est le plus souvent qu'un évitement, ni même de la complaisance des démagogues de tous bords, mais aussi du fait d'un monde à inclination orwellienne, d'une société de masses uniformisées et interchangeables, collection d'individus dépossédés d'eux-mêmes donc manipulables... Dans ce sens, la réplique de Morel, un peu plus haut, - "Vous êtes-vous demandée si ces fantômes interchangeables voyaient en vous autre chose qu'une identité vide ?" -
ne manque pas de pertinence. A réfléchir donc.

Ecrit par : Magister | 22 juin 2009

Certains ont visiblement du mal à situer l'Occident. Je les invite donc à lire un petit essai tout à fait instructif "Qu'est-ce que l'Occident ?" d'un auteur apprécié particulièrement sur ce blog... Philippe Nemo.

Selon cet auteur, l'Occident s'est structuré en 5 événements essentiels :
1:L'invention de la Cité, de la liberté sous la loi, de la science et de l'école par les Grecs.
2 L'invention du droit, de la propriété privée, de la "personne" et de l'humanisme par Rome.
3 La révolution éthique et eschatologique de la Bible : la charité dépassant la justice, la mise sous tension eschatologique d'un temps linéaire, le temps de l'Histoire.
4 la "Révolution papale" des XI-XIII siècles, qui a choisi d'utiliser la raison humaine sous les deux figures de la science grecque et du droit romain pour inscire dans l'histoire l'éthique et l'eschatologie biblique, réalisant ainsi la première véritable synthèse entre "Athènes", "Rome" et "Jérusalem".
5 La promotion de la démocratie libérale accomplie par ce qu'il est convenu d'appeler les grandes révolutions démocratiques (Hollande, Angleterre, Etats-Unis, France, puis sous une forme ou une autre, tous les pays de l'europe occidentale).
Le pluralisme étant plus efficient que tout ordre naturel ou que tout ordre articificiel dans les trois domaines de la science, de la politique et de l'économie, ce dernier événement a conféré à l'Occident une puissance de développement sans précédent qui lui a permis d'engendre la Modernité.

Selon Némo, le propre de l'Occident serait d'avoir été modelé par tous ces cinq événements et par aucun autre.


Pour le géographe de service, il y aurait bien aussi le chapitre 7 Les frontières de l'Occident.

Ecrit par : Guillaume | 22 juin 2009

" Vous êtes-vous demandée si ces fantômes interchangeables voyaient en vous autre chose qu'une identité vide?" (Guy Morel)
J'avoue que non, mais je me suis sentie en quelque sorte illicite, presque gênée d'avoir le visage nu.
Mais, bon, tout cela est effectivement très subjectif. Accusez, si vous voulez, mon caractère anxieux jusqu'à la névrose (c'est la vérité), et, quant au sentiment d'avoir affaire à des fantômes, mon penchant invétéré pour le fantastique.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 juin 2009

Le cheval de Troie est l'invention d'un occidental, non ? Contre des Turcs, non ?

Des Turcs ?
À cette époque ?
Ils arrivent en Anatolie au XIème siècle...ap. J.C
(c'est d'ailleurs une des principales raisons des Croisades).

Ecrit par : Guillaume | 22 juin 2009

La Troie d'Homère semble avoir été détruite au VIIIème siècle av.J.C
Achille rencontrant un bachibouzouk...hautement improbable.

Ecrit par : Guillaume | 22 juin 2009

Aucun problème. On peut enseigner la bouillie des programmes du collège. Warum ändern ?

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

Un professeur, en principe, sait ce qu'il a à enseigner.
Une fois le calme obtenu, enseigner - c'est-à-dire "expliquer"- devient possible.
Ceux qui ont besoin du foutoir pour se sentir à l'aise, c'est leur droit.

Ecrit par : Jean | 22 juin 2009

D'ailleurs, les anciens grecs roulaient à cheval, ou à pieds, mais jamais à vélo.

Informations là aussi totalement erronées, tout le monde sait bien que les anciens grecs étaient à voile et à vapeur.

Ecrit par : Guillaume | 22 juin 2009

Le cheval de Troie est l'invention d'un occidental, non ? Contre des Turcs, non ?

Des Turcs ?
À cette époque ?
Ils arrivent en Anatolie au XIème siècle...ap. J.C
(c'est d'ailleurs une des principales raisons des Croisades).
Ecrit par : Guillaume | 22 juin 2009

Ah bon ! Vous m'instruisez

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

Doit-on en conclure que Nicolas est votre nom de famille???
;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 juin 2009

Non content d'être cernée, me voilà dévoilée (si j'ose dire)...
Disons un pseudo d'actualité?
En tout cas, Christophe, je constate que vous savez accorder aux "indices orthographiques" la valeur qui convient de leur donner. Ce n'était pas la première fois que j'en semais en toute innocence (pas comme le Petit Poucet), sans penser que quelqu'un y prendrait garde. Comme quoi, il est des lecteurs attentifs tant au fond qu'à la forme! (sauf que vous ne m'avez toujours pas dit ce que vous pensiez de Perpetuum jazzilen, alors attentif jusqu'à quel point ?)
Jean, pouvez-vous nous en dire plus sur ce Monsieur Sherringham dont vous parlez plus haut ? Serait-il un pédagogue anglo saxon? Si oui, et s'il conseille en haut lieu... Tournons-nous vite vers les brillantes idées qui donnent tout pouvoir aux élèves pour décider de leur cursus en toute connaissance de cause of course et pour juger leurs professeurs en toute objectivité et connaissance des tenants et aboutissants obviously. Et que Dieu ou quelqu'un d'autre nous vienne en aide car la messe risque d'être dite plus vite qu'on ne pense. Quand va-t-on cesser de plaquer des schémas scolaires qui nous sont parfaitement étrangers sur notre système qui a besoin d'autre chose que d'un relooking ?

Ecrit par : nicolas | 22 juin 2009

"Un professeur, en principe, sait ce qu'il a à enseigner.
Une fois le calme obtenu, enseigner - c'est-à-dire "expliquer"- devient possible. "

Voulez-vous dire que l'état actuel de l'enseignement s'explique par le fait que les professeurs ne savent plus ce qu'ils ont à enseigner (en principe) ?

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

"Selon Némo, le propre de l'Occident serait d'avoir été modelé par tous ces cinq événements et par aucun autre."

Némo ? Le type qui sillonnait les océans dans un sous-marin ? Il y a dit cela ?

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

" la valeur qu'il convient de leur donner."

Ecrit par : Orthoprof | 22 juin 2009

Même si les choses ont évolué, il est encore assez mal vu de se déclarer de droite en salle des profs, donc attention aux conclusions hâtives. Pour ma part, bien qu'ayant "le coeur à gauche", je voue le PS aux gémonies, car il propose à mon avis une politique éducative de droite. En effet, refuser le rétablissement de l'autorité professorale, l'élitisme républicain et ne pas être intransigeant face aux dérives du communautarisme et à l'influence croissante de l'obscurantisme religieux, c'est tout faire pour que les gamins issus de milieux socio-culturels favorisés soient les seuls à tirer leur épingle du jeu, ce qui est l'exacte antithèse de ce que j'appelle une politique de gauche.

Ecrit par : alain | 22 juin 2009

Je souscris. Je m'aperçois, Alain, que je partage beaucoup de vos vues. Nous devons avoir à faire avec le même terrain.

Ecrit par : Marilyse | 22 juin 2009

Warum ändern ?
Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

C'est du turc ?

Ecrit par : TotoWeininger | 22 juin 2009

Selon Némo, le propre de l'Occident serait d'avoir été modelé par tous ces cinq événements et par aucun autre.

Ecrit par : Guillaume | 22 juin 2009

Le propre de l'occident est surtout de refouler les massacres, croisades, génocides, tueries, désastres écologiques qu'il a perpétrés en Europe comme sur tous les autres continents.
Heureusement, il y a quelqu'un dans le Poitou pour s'en souvenir et demander sans se voiler la face, pardon!

Ecrit par : marigot | 22 juin 2009

Pour ma part je persiste à dire qu'une école de qualité n'est ni de droite ni de gauche.

« Toute notre dignité consiste (…) en la pensée. (…) Travaillons donc à bien penser » Celui qui a dit cela, Pascal, était sans doute une sorte de taliban chrétien, et je suis loin de penser comme lui sur bien des sujets.
Mais même avec un illuminé comme lui il était possible de construire une bonne école.

Laissez de côté le PS et l'Occident chrétien, s'il vous plaît !

Ecrit par : sanjuro | 22 juin 2009

" la valeur qu'il convient de leur donner."

Ecrit par : Orthoprof | 22 juin 2009

ah bon ? J'ai écrit autre chose ? Alors : qui convient d'être donnée vous sied-il davantage, Orthoprof ?
Satanées lunettes, pas le courage de les chercher pour me relire et ce n'est pas la 1ère fois. Au moins, je vous donne du boulot, remerciez-moi !

Ecrit par : nicolas | 22 juin 2009

Pour ma part je persiste à dire qu'une école de qualité n'est ni de droite ni de gauche.
Ecrit par : sanjuro | 22 juin 2009

Ce qui est établi, c'est que la droite comme la gauche ont précipité l'effondrement de l'école, ces dernières décennies (école qu'il aurait fallu transformer de toute manière)

Lorsque nous aurons une école de qualité, nous verrons bien si elle est de droite, de gauche, socialiste, libérale, scientologue ou talibane.

Ecrit par : TotoWeininger | 22 juin 2009

Lorsque nous aurons une école de qualité, nous verrons bien si elle est de droite, de gauche, socialiste, libérale, scientologue ou talibane.
Ecrit par : TotoWeininger | 22 juin 2009

En raisonnant par condition nécessaire, on devrait d'ores et déjà pouvoir éliminer certaines options.

Ecrit par : TotoWeininger | 22 juin 2009

Le propre de l'occident est surtout de refouler les massacres, croisades, génocides, tueries, désastres écologiques qu'il a perpétrés en Europe comme sur tous les autres continents.

Faudrait lire Bruckner...

Ecrit par : Guillaume | 22 juin 2009

"Il faut les interdire parce que ce sont des dénis d’identification publique qui procèdent à une dépersonnalisation négatrice de toute singularité.
© Catherine Kintzler, 2009."

Le corollaire logique et concret de cette déduction, et qui est en même temps la cause de tout ce ram-dam, c'est que la burqa empêche les contrôles d'identité.

Ecrit par : Jeremy | 22 juin 2009

A propos de la manipulation par l'émotion :

Toujours plus de drames dans les journaux télévisés
France Info - 12:46

*
*
*

Catastrophes, faits divers, drames individuels ou collectifs, les victimes occupent une part de plus en plus importante des journaux télévisés (JT), selon une étude de l’Institut national de l’audiovisuel (Ina). Avec une mention particulière pour M6…

La "petite chaîne qui monte" n’en avait en effet jamais autant montré : de toutes les chaînes hertziennes, M6 se distingue en réservant 13,4% des sujets de ses JT aux faits divers et aux catastrophes (contre 8,7% aux seuls faits divers), contre moins de 10% pour TF1 et France 2.

Selon le baromètre de l’Ina, les journaux télévisés ont accordé en 2008 une attention particulière aux événements mettant en jeu des enfants, aux actes de piraterie en mer, tandis que les catastrophes naturelles (séismes, cyclones, éruptions volcaniques, tornades, inondations) ont été plus exposées que les catastrophes liées aux activités humaines, comme l’incendie du tunnel du Mont Blanc ou l’explosion de l’usine AZF au cours des dix dernières années.

L’an dernier, les six grandes chaînes ont ainsi consacré 3.159 sujets aux catastrophes et aux faits divers. Soit une moyenne de plus de huit sujets par jour.

Dans ce contexte, la part des faits divers dans les JT est en augmentation régulière, passant de 630 sujets au total en 1999, à 1.710 en 2008. Comme si, note l’Ina dans sa synthèse, "les partis pris éditoriaux des chaînes étaient de favoriser, de plus en plus, les drames personnels".

Ecrit par : Manu | 22 juin 2009

Le corollaire logique et concret de cette déduction, et qui est en même temps la cause de tout ce ram-dam, c'est que la burqa empêche les contrôles d'identité.

Ecrit par : Jeremy | 22 juin 2009

Bien trouvé. D'ailleurs, qui donnera l'étymologie de "ramdam"?(oui, je sais, ça ne faire rire que moi.)

Ecrit par : uncertain | 22 juin 2009

Quant aux croisades, relire aussi Grousset ou Heers avant de proférer quelque énormité.

Ecrit par : Guillaume | 22 juin 2009

Manu, êtes-vous bien certain de ce que vous dites, lorsque vous affirmez que les professeurs se situent très majoritairement à gauche sur l'échiquier politique? Je ne connais pas les statistiques concernant les dernières présidentielles, mais en 2002, au premier tour, Chirac avait recueilli davantage de suffrages enseignants que Jospin(on comprend aisément pourquoi!). Même si les choses ont évolué, il est encore assez mal vu de se déclarer de droite en salle des profs, donc attention aux conclusions hâtives. Pour ma part, bien qu'ayant "le coeur à gauche", je voue le PS aux gémonies, car il propose à mon avis une politique éducative de droite. En effet, refuser le rétablissement de l'autorité professorale, l'élitisme républicain et ne pas être intransigeant face aux dérives du communautarisme et à l'influence croissante de l'obscurantisme religieux, c'est tout faire pour que les gamins issus de milieux socio-culturels favorisés soient les seuls à tirer leur épingle du jeu, ce qui est l'exacte antithèse de ce que j'appelle une politique de gauche.

Ecrit par : alain | 22 juin 2009

Alain, vous avez raison, je ne suis sûr de rien. Voilà sur quoi je me base quand à mes "impressions" :

-Mon expérience professionelle (les thèses de la gauche font autorité jusque dans les conseils de classe, où l'élève est systématiquement adoubé comme une "victime de la société", y compris pour les plus délinquants. Le contexte social, familial et la culture de l'excuse y reviennent comme des leitmotiv).

-Un sondage (cité ici et pas par moi ) aurait estimé il y a quelques temps le % des professeurs votant à gauche à plus de 70 %. Mon expérience personnelle donnerait un chiffre largement au-dessus.

-Je constate pour les collègues ne sachant pas encore que je suis au Snalc cette lueur d'effroi dans le regard quand ils l'apprennent, certains en restent coi. Ceux qui retrouvent la voix me demandent immanquablement "c'est pas de droite, le Snalc ?" comme si on parlait du diable. Variante moins fréquente, mais tout de même : "c'est pas d'extrême droite, le Snalc ?" (authentique). Il est vrai que quand un syndicat ose dire que les élèves qui n'ont pas le niveau doivent redoubler...

Quand à votre conclusion, ça me fait penser à ce qu'en dit Bernard Kuntz dans "Prof de droite ?", justement, lorsqu'il écrit qu'en matière d'éducation "la gauche est devenue de droite et la droite est devenue de gauche". J'avoue que je n'avais pas compris cette phrase au début.

Ecrit par : Manu | 22 juin 2009

Pour ma part je persiste à dire qu'une école de qualité n'est ni de droite ni de gauche.

Ecrit par : sanjuro | 22 juin 2009

Exact, c'est une école républicaine, tout simplement.

Mais le propos n'était pas là, il était de débattre dans la responsabilité des deux camps dans la destruction de cette école. A mon avis, les deux sont coupables, mais il y a un camp nettement plus responsable que l'autre : précisément celui qui traditionellement prétend la défendre tout en faisant exactement l'inverse sous les noms de "progrès", d"'innovation", "d'enseigner autrement", etc.

Ecrit par : Manu | 22 juin 2009

Ceux qui ont besoin du foutoir pour se sentir à l'aise, c'est leur droit.

Ecrit par : Jean | 22 juin 2009

Dommage qu'il y ait beaucoup d'inspecteurs parmi ceux-là.

Ecrit par : Manu | 22 juin 2009

Ah zut, ce que je dis plus haut est déjà dit par C. Kintzler.

Dsl pour l'écho.

Ecrit par : Jeremy | 22 juin 2009

Quant aux croisades, relire aussi Grousset ou Heers avant de proférer quelque énormité.
Ecrit par : Guillaume | 22 juin 2009

Bon, on ne va pas manquer de s'instruire.
Quant à la burka, qu'en pensez-vous. ça colle ou ça ne colle pas avec les 5 piliers de l'Occident selon Némo ?

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

ça me fait penser à ce qu'en dit Bernard Kuntz dans "Prof de droite ?", justement, lorsqu'il écrit qu'en matière d'éducation "la gauche est devenue de droite et la droite est devenue de gauche". J'avoue que je n'avais pas compris cette phrase au début.
Ecrit par : Manu | 22 juin 2009
Kuntz,le copain à Zatopek ? Gonflé le mec d'avoir écrit ça ! Et pis c'est pensé en plus.

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

Vivement un bon Poutine, pour venir remettre un peu d'ordre... Jusque dans les chiottes des établissements scolaires?

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 juin 2009


Je déduis de votre affirmation 2 hypothèses :
- vous pensez que tous les Russes sont derrière Poutine
- vous assimilez toute volonté de remettre de l'ordre dans les établissements scolaires à une idéologie d'extrême-droite. Comme les pédagos !
Dans les 2 cas, voici deux amalgames arbitraires et dangereux.

NB La frange la plus cultivée de la société russe, ainsi que tous ceux qui ont œuvré à la transmission du patrimoine culturel russe ont constamment souffert de l'oppression du pouvoir. Votre remarque est donc inappropriée voire insultante...

Ecrit par : mihailovich | 22 juin 2009

Pourquoi personne ici :
- ne parle des bienfaits de l'éducation faite par l'armée russe à l'encontre des jeunes ? Ca marche bien, l'armée, auprès des jeunes russes ! Buntovchik, parlez-en !
- ne se met à vanter les mérites de l'éducation chinoise, coréenne, ou iranienne ? Là-bas aussi on y mène "le combat contre un système qui sacrifie des millions de gamins sur l'autel de l'ultra-libéralisme".

Weimar, vous dis-je, Weimar.

Ecrit par : Jeremy | 22 juin 2009


Et comment expliquez-vous les cohortes de savants, musiciens et autres écrivains que la Russie a formé de tous temps et continue de former, malgré les dictatures et les répressions successives ?
Pour votre information, ces mêmes savants, écrivains et musiciens ont lutté comme ils ont pu contre la barbarie soviétique et n'approuvent pas davantage le grossier guébisme poutinien !!

Ecrit par : mihailovich | 22 juin 2009

La Russie réprime les homos, quel que soit leur mode d'expression.

La Lituanie a promulgué une loi interdisant d'évoquer l'homosexualité - sauf pour la condamner ! - à l'école et dans les lieux publics.

Ca me suffit pour préférer Meirieu et Lang à Steponavicius, Juhnevica ou Fursenko.
Ecrit par : Jeremy | 22 juin 2009

Jérémy, je ne vois aucun rapport entre la cause (juste au demeurant) des homosexuels et les qualités et défauts des systèmes éducatifs des pays de l'Est.
Quant à vouer globalement un pays aux gémonies sous ce seul prétexte (certes fondé) comme vous le faites, ça me paraît un peu court...

Ecrit par : mihailovich | 22 juin 2009

@ Manu

Je suis également au SNALC depuis 1990 et j'ai entendu aussi : "Le SNALC, c'est un syndicat fachiste, non ?", par un collègue PEGC (pas le mauvais bougre, par ailleurs, mais bien formaté idéologiquement).

Ecrit par : Robin | 22 juin 2009

"La promotion de la démocratie libérale accomplie par ce qu'il est convenu d'appeler les grandes révolutions démocratiques (Hollande, Angleterre, Etats-Unis, France, puis sous une forme ou une autre, tous les pays de l'europe occidentale)." Saint Nemo selon Guillaume


Mince, cela se complique. On parlait de l'Occident et voilà-t-il pas qu'intervient "l'Europe occidentale". Alors l'Europe orientale, elle est en Occident aussi ou non ? Si oui, il faut admettre l'idée d'un Occident oriental.

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

Merci pour votre approbation, Marylise. Je confesse également être souvent d'accord avec vos interventions.

Ecrit par : alain | 22 juin 2009

@ Manu

Je suis également au SNALC depuis 1990 et j'ai entendu aussi : "Le SNALC, c'est un syndicat fachiste, non ?", par un collègue PEGC (pas le mauvais bougre, par ailleurs, mais bien formaté idéologiquement).
Ecrit par : Robin | 22 juin 2009
Faschiste, grand Dieu non ! mais le SNALC a longtemps été, bien avant 1990, un syndicat plutôt à droite.

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

Je ne sais pas si vous avez remarqué la campagne de recrutement d'inspecteurs d'académie et d'IPR (affichage dans les salles des profs).

Si la carrière vous intéresse, il faut connaître sur le bout des doigts un bêtisier qu'apprécierait Gustave Flaubert, y croire ou faire semblant d'y croire :

1°) Redoublements : être contre..."mais ce n'est pas seulement pour des raisons économiques"...Ne servent à rien...

2°) Conseils de disciplines : être contre. N'ont pas de "valeur éducative".

3°) Le collège unique : va de pair avec la démocratisation. Le monde entier nous l'envie.

4°) Le violence : il n'y en a pas plus qu'avant...Signe d'énergie
(il vaut mieux que "les jeunes" en aient trop que pas assez).

5°) Savoir : Ne jamais prononcer ce mot. Dire "compétences" (au pluriel). Voir "socle commun".

6°) activités éducatives : appelées à remplacer progressivement les activités scolaires traditionnelles. Les élèves apprennent mieux quand on les fait sortir du cadre.

7°) TICES : c'est l'avenir

8°) TBI : idem

9°) B2I : ils ne savent pas les mêmes choses, mais ils en savent plus que nous quand nous avions leur âge. Ils sont nés là dedans.

10°) L'orthographe. Il y a des correcteurs automatiques pour ça.

11°) Le respect n'est pas à sens unique. Les élèves respecteront les professeurs quand les professeurs les respecteront.

P.S. : "socle commun" : ce qu'il reste quand on a supprimé les savoirs.

J'ai du mal avec le bêtisier. Je préfère encore rester dans le cadre.

Ecrit par : Robin | 22 juin 2009

"Pourquoi personne ici :
- ne parle des bienfaits de l'éducation faite par l'armée russe à l'encontre des jeunes ? Ca marche bien, l'armée, auprès des jeunes russes ! Buntovchik, parlez-en !
- ne se met à vanter les mérites de l'éducation chinoise, coréenne, ou iranienne ? Là-bas aussi on y mène "le combat contre un système qui sacrifie des millions de gamins sur l'autel de l'ultra-libéralisme".

Weimar, vous dis-je, Weimar.

Ecrit par : Jeremy | 22 juin 2009

Et comment expliquez-vous les cohortes de savants, musiciens et autres écrivains que la Russie a formé de tous temps et continue de former, malgré les dictatures et les répressions successives ?
Pour votre information, ces mêmes savants, écrivains et musiciens ont lutté comme ils ont pu contre la barbarie soviétique et n'approuvent pas davantage le grossier guébisme poutinien !!
Ecrit par : mihailovich | 22 juin 2009

Il y a eu des savants sous l'Allemagne nazie : vous n'en louez pas le système éducatif, que je sache.





Jérémy, je ne vois aucun rapport entre la cause (juste au demeurant) des homosexuels et les qualités et défauts des systèmes éducatifs des pays de l'Est.
Quant à vouer globalement un pays aux gémonies sous ce seul prétexte (certes fondé) comme vous le faites, ça me paraît un peu court...
Ecrit par : mihailovich | 22 juin 2009

C'est vous qui louez des pays pour de mauvaises raisons. Je ne voue pas un pays aux gémonies, je dis qu'un système éducatif dans lequel toute référence à l'homosexualité est censurée par la loi, sous prétexte de préserver la santé mentale des mineurs, est un mauvais système. Mais il a peut-être d'autres bons côtés, je crois d'ailleurs qu'on est en fait d'accord sur l'essentiel :
- répression et censure de l'homosexualité = mal
- un peu d'ordre et de discipline (avec uniforme, me semble-t-il, tout au moins en Lituanie) = bien.

Ecrit par : Jeremy | 22 juin 2009

Voilà qui est étrange, ça me rappelle quelque chose :

http://www.dailymotion.com/video/x73j4d_maurice-skyrock-les-banlieues_webcam

Ecrit par : Moot | 22 juin 2009

Ce type-là a effroyablement raison. Culs-bénis de la bienpensance et professionnels de la victimisation s'abstenir.

Ecrit par : Magister | 22 juin 2009

Il est incroyable ce mec ! Ça y'est, on en a trouvé un pire que moi ! Christophe, n'y allez surtout pas !

Ecrit par : Manu | 22 juin 2009

Faschiste, grand Dieu non ! mais le SNALC a longtemps été, bien avant 1990, un syndicat plutôt à droite.

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

suite du bêtisier :

12°) professeur (dire plutôt "enseignant") : forcément de Gauche. A moins d'être contre le progrès et l'égalité ;-))

Ecrit par : Robin | 22 juin 2009

Faschiste, grand Dieu non ! mais le SNALC a longtemps été, bien avant 1990, un syndicat plutôt à droite.

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

Oui, ça, en revanche, c'est plutôt vrai d'après mes infos. Ça a pas mal changé depuis, en fait. Aujourd'hui, il y a de tout, sauf des extrêmes (gauche et droite). En tout cas, je n'en ai pas rencontré.

Ecrit par : Manu | 22 juin 2009

13°) "savoirs scolaires" : trop loin de leur "vécu".

Si vous voulez complèter le bêtisier, n'hésitez pas !

Ecrit par : Robin | 22 juin 2009

Aux dernières nouvelles (dixit X. Darcos et son entourage), le SNALC est un syndicat trotskyste !!!!!

Ecrit par : Robin | 22 juin 2009

Aux dernières nouvelles,[...] le SNALC est un syndicat trotskyste
Ecrit par : Robin | 22 juin 2009

Bon, il est toujours de droite, alors.

Ecrit par : TotoWeininger | 22 juin 2009

Robin, votre bêtisier est excellent. Je suis vraiment heureuse que vous soyez de retour.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 juin 2009

@Marylise et Chevreuil : j'ai transmis vos messages d'amitié à Robin.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 juin 2009

Cordiales salutations à tous !

J'étais "le nez dans le guidon" ces dernières semaines...Et maintenant, J'émerge...lentement...mais j'émerge !

Ecrit par : Robin | 22 juin 2009

Aux dernières nouvelles (dixit X. Darcos et son entourage), le SNALC est un syndicat trotskyste !!!!!

Ecrit par : Robin | 22 juin 2009

Euuuh..... Not'ministre ne se serait-il pas un peu laissé aller sur le Monbazillac ou sur le Pécharmant ?

Ecrit par : Françoise Guichard | 22 juin 2009

Selon St Nemo, l'Occident n'est pas un peuple mais une culture successivement portée par plusieurs peuples.
Cela ne relève donc pas de la géographie, désolé Morel.

Quand j'y repense, des Turcs à Ilion, fallait oser, ...

Ecrit par : Guillaume | 22 juin 2009

J'insiste : très bon, le Pécharmant . Je recommande celui de la comtesse de St Exupéry !
Car "l'eau ne fait rien que pourrir le poumon"...

Ecrit par : Françoise Guichard | 22 juin 2009

13°) "savoirs scolaires" : trop loin de leur "vécu".

Si vous voulez complèter le bêtisier, n'hésitez pas !
Ecrit par : Robin | 22 juin 2009

14°)"Savoirs scolaires" :Tout ce qui est prévu par les Programmes du collège. Franchement, où est le problème?

15°) "gauche ou droite" : "en matière d'éducation "la gauche est devenue de droite et la droite est devenue de gauche"

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

Jérémy,
Je n'oppose pas un "modèle" contre un autre, d'ailleurs ériger à tout prix des "modèles me semble parfaitement stérile.
De plus, il me semble que le fameux modèle finlandais dont on ne cesse de nous rebattre les oreilles a été inventé par (et pour) la bien-pensance pédagogiste (le modèle permissif de la social-démocratie à la scandinave où tout le monde "s'épanouit", etc.).
Par contre, l'école russe telle que j'ai pu la connaître (et telle qu'elle subsiste aujourd'hui, du moins partiellement) ne tenait pas de discours "sociétal" misérabiliste vis-à-vis des éléments perturbateurs, valorisait le mérite individuel et maintenait dans l'ensemble un haut niveau d'exigences. Bref, c'est bien le savoir qui était au centre du système, pas l'élève.

Sachez également que ce système, malgré l'asservissement massif à l'idéologie communiste, a su former beaucoup de gens d'un très haut niveau intellectuel qui, de plus, n'étaient (ou ne sont ) pas assujettis au culte de l'argent comme la plupart de nos élites occidentales (sans parler du "commun des mortels").


A propos de l'Allemagne nazie : je vous rappelle que nombre d'intellectuels, de savants ou d'artistes, juifs mais pas uniquement, (par ex. Paul Hindemith) se sont empressés de quitter un pays dont les chefs valorisaient davantage l'instinct grégaire des masses que le savoir ou la créativité artistique. Les savants étaient tolérés du moment qu'ils servaient les objectifs du régime. Le savoir n'était pas valorisé pour lui-même dans ce système, mais instrumentalisé.
En ce qui concerne l'URSS, ses dirigeants ont su bâtir un système éducatif performant qui, certes, était conçu dans un but cynique : servir de vitrine à une idéologie perverse. Mais qu'on le veuille ou non, de nombreuses qualités "intrinsèques" de ce système ne peuvent être remises en cause.

Ecrit par : mihailovich | 22 juin 2009

Quand j'y repense, des Turcs à Ilion, fallait oser, ...
Ecrit par : Guillaume | 22 juin 2009
cher ami,
il n'y a que vous pour ne pas avoir vu que je commettais volontairement un anachronisme. Mais vous n'avez pas répondu sur la burka. C'est de la culture occidentale ou pas ? Et géographiquement, ça tient ou pas ?

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

Je salue également votre retour, Robin !

Ecrit par : mihailovich | 22 juin 2009

Selon St Nemo, l'Occident n'est pas un peuple mais une culture successivement portée par plusieurs peuples.
Cela ne relève donc pas de la géographie, désolé Morel.

Ach, la Kultur !

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

Aux dernières nouvelles,[...] le SNALC est un syndicat trotskyste
Ecrit par : Robin | 22 juin 2009

Bon, il est toujours de droite, alors.

Ecrit par : TotoWeininger | 22 juin 2009

Staline nous avait pourtant prévenu ! ;-)

Ecrit par : Robin | 22 juin 2009

@TotoW
ça monte ou ça descend ? À votre avis ?

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

Selon St Nemo, l'Occident n'est pas un peuple mais une culture successivement portée par plusieurs peuples.
Cela ne relève donc pas de la géographie
Ecrit par : Guillaume | 22 juin 2009

Non, mais ça ressemble à une patate chaude que des peuples se refilent successivement en y apposant leur empreinte. Admettons dix secondes. Après l'Europe et les USA, qui prendra le relai ?

Ecrit par : TotoWeininger | 22 juin 2009

@Marylise et Chevreuil : j'ai transmis vos messages d'amitié à Robin.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 juin 2009

Merci pour la chanson/poème de Gilles Servat. Ca vous éclaire une soirée !

Ecrit par : Robin | 22 juin 2009

Ach, la Kultur !

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

Désolé, mais je n'entends décidément rien au turc.

Ecrit par : TotoWeininger | 22 juin 2009

Staline nous avait pourtant prévenu ! ;-)
Ecrit par : Robin | 22 juin 2009
Staline ? Vous voulez parler de cet asiate qui a réussi à introduire la burka dans Ilion, en plein coeur de l'Occident à cet instant porté par les Ottomans ?

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

@christophe

Je crois que vous avez cherché à me joindre sur mon portable, mais il y eu un problème. Pouvez-vous m'écrire sur mon mail. je vous le redonne et au diable le Guépéou (puisqu'aux dernières nouvelles, je suis trotskyste !)

robin-guilloux@club-internet.fr

Ecrit par : Robin | 22 juin 2009

Staline nous avait pourtant prévenu ! ;-)

Ecrit par : Robin | 22 juin 2009

"prévenus" avec un "s", ça serait mieux !

Ecrit par : Robin | 22 juin 2009

@TotoW
ça monte ou ça descend ? À votre avis ?
Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

M'est avis qu'on approche de la grande cataracte. J'ai déjà chaussé mon parachute. Jamais trop prudent.

Ecrit par : TotoWeininger | 22 juin 2009

"Vous allez assister à la représentation d'une pièce que vous connaissez. Les lumières s'éteignent progressivement. Vous découvrez alors l'espace scénique. Faites part de vos réactions, de cette expérience des premiers instants du spectacle. Attention, il ne s'agit ni de raconter la pièce, ni de la résumer".

Voici le sujet d'invention de Français donné ce matin, 22/6/2009, en séries ES et S du Baccalauréat. Il y a 33 ans, c'était le sujet de ma 1e rédaction d'élève de 6e, à ces deux différences près que mon professeur de l'époque n'avait pas employé le pompeux "espace scénique" (il n'avait rien employé, d'ailleurs, considérant sans doute que quand le rideau se lève, il est vraisemblable qu'on voie ce qui se trouve derrière), et qu'il avait jugé inutile de préciser qu'il ne s'agissait pas de raconter la pièce ni de la résumer, puisqu'il s'adressait à des sortants d'école primaire, et donc à des enfants qui savaient lire.
Il monte le niveau, dit-elle. Sujet certifié AFEF / Café, j'imagine.

Ecrit par : Frédéric Béant | 22 juin 2009

aux dernières nouvelles, je suis trotskyste !


Ecrit par : Robin | 22 juin 2009

Je n'y crois pas. :-)))

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

Staline ? Vous voulez parler de cet asiate qui a réussi à introduire la burka dans Ilion, en plein coeur de l'Occident à cet instant porté par les Ottomans ?

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

Le Jasnières, c'est très très bon aussi :-)))))

Ecrit par : Françoise Guichard | 22 juin 2009

"Vous allez assister à la représentation d'une pièce que vous connaissez. Les lumières s'éteignent progressivement. Vous découvrez alors l'espace scénique. Faites part de vos réactions, de cette expérience des premiers instants du spectacle. Attention, il ne s'agit ni de raconter la pièce, ni de la résumer".

Voici le sujet d'invention de Français donné ce matin, 22/6/2009, en séries ES et S du Baccalauréat.
Ecrit par : Frédéric Béant | 22 juin 2009

J'aime beaucoup : "Attention, il ne s'agit ni de raconter la pièce, ni de la résumer".

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

@christophe
Je crois que vous avez cherché à me joindre sur mon portable, mais il y eu un problème. Pouvez-vous m'écrire sur mon mail. je vous le redonne et au diable le Guépéou (puisqu'aux dernières nouvelles, je suis trotskyste !)
robin-guilloux@club-internet.fr
Ecrit par : Robin | 22 juin 2009

Moi je vous ai envoyé deux mails qui me sont revenus tout vides :-( Vous fâchai-je ? Je n'en sais plus le contenu, mais j'ai cru qu'il vous était fort inconvenant, ou qu'un problème informatique s'était emparé de votre boite-mail.

Ecrit par : Jeremy | 22 juin 2009

Quant à la burka ?

http://www.causeur.fr/est-ce-ainsi-que-les-femmes-vivent,2608

Ecrit par : Guillaume | 22 juin 2009

@ Manu

Je suis également au SNALC depuis 1990 et j'ai entendu aussi : "Le SNALC, c'est un syndicat fachiste, non ?", par un collègue PEGC (pas le mauvais bougre, par ailleurs, mais bien formaté idéologiquement).
Ecrit par : Robin | 22 juin 2009
Faschiste, grand Dieu non ! mais le SNALC a longtemps été, bien avant 1990, un syndicat plutôt à droite.

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

Ce syndicat était autrefois catalogué par certains - du SNES, notamment - comme un syndicat de droite, voire d'extrême-droite, proche du FN. Avec suspicion, procès d'intention, exclusion pour ceux qui affichaient leur appartenance en salle des professeurs.

Ecrit par : Marilyse | 22 juin 2009

Mince, cela se complique. On parlait de l'Occident et voilà-t-il pas qu'intervient "l'Europe occidentale". Alors l'Europe orientale, elle est en Occident aussi ou non ? Si oui, il faut admettre l'idée d'un Occident oriental.

C'est là le hic.
Les pays d'Europe orientale ont été un peu retardés dans leur évolution démocratique par une curieuse expérimentation de 70 ans. Vous en avez dans doute entendu parler. Mais elle leur a sans doute été profitable, nul ne sait mieux qu'eux ce que liberté et démocratie signifient. Je vous rassure donc, ils rejoignent la famille. Mais hélas, depuis les idiots utiles de l'Ouest ont enfourché le cheval (de Troie) du multiculturalisme ("touche pas à ma burka") et de l'écologie Zemeckis ("retour vers le passé"). Accrochez-vous, se profile peut-être un Orient occidental...Cela tombe bien, ils aiment le vert.

Ecrit par : Guillaume | 22 juin 2009

Ce syndicat était autrefois catalogué par certains - du SNES, notamment - comme un syndicat de droite, voire d'extrême-droite, proche du FN. Avec suspicion, procès d'intention, exclusion pour ceux qui affichaient leur appartenance en salle des professeurs.

Ecrit par : Marilyse | 22 juin 2009

Il y a eu des dérapages de ce côté-là, parce que le FN y a fait de l'entrisme, et que les collègues du SNALC, dans leur apolitisme, n'ont pas vu venir la manoeuvre. C'est ce qui s'est passé dans les Bouches du Rhône, par exemple... et ce qui a laissé des traces, même si le ménage, je pense , a été fait.

Ecrit par : Françoise Guichard | 22 juin 2009

Mark Sherringham, agrégé de Philosophie, Normalien Ulm, ancien directeur de l'IUFM de Strasbourg, Conseiller de Xavier Darcos, chargé de la pédagogie.

Ecrit par : Jean | 22 juin 2009

aux dernières nouvelles, je suis trotskyste !


Ecrit par : Robin | 22 juin 2009

Je n'y crois pas. :-)))

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

Homme de peu de foi ! ;-))

Ecrit par : Robin | 22 juin 2009

N'empêche que je l'ai été quelques mois, il y a longtemps (mais pas en 1917 !)

Ecrit par : Robin | 22 juin 2009

Moi je vous ai envoyé deux mails qui me sont revenus tout vides :-( Vous fâchai-je ? Je n'en sais plus le contenu, mais j'ai cru qu'il vous était fort inconvenant, ou qu'un problème informatique s'était emparé de votre boite-mail.

Ecrit par : Jeremy | 22 juin 2009

Désolé Jeremy. J'ai des problèmes avec ma boîte. Surtout depuis que SFR la bricole pour la faire "migrer" de club-internet. Problème informatique donc, point d'inconvenance !

Ecrit par : Robin | 22 juin 2009

13°) "savoirs scolaires" : trop loin de leur "vécu".

Si vous voulez complèter le bêtisier, n'hésitez pas !

Ecrit par : Robin | 22 juin 2009

Super, votre bêtisier, Robin ! J'adore. On pourrait en faire un petit opuscule comique ! J'en fais un de mon côté, depuis 4 ans, avec des perles langagières.

[...]

16°) "Tableau interactif" : L'élève est maître de son propre savoir.

17°) "Plateforme coopérative" : une immense banque de données où s'échangent en toute liberté les pratiques les plus innovantes.

18°) Cahier de textes électronique : un outil précieux pour les parents qui pourront suivre en temps réel le travail de leur enfant.

19°) Blog scolaire : permet d'assurer la continuité du lien familial lors des voyages pédagogiques de plus de 24 heures.

Bonne soirée !

Ecrit par : Marilyse | 22 juin 2009

Il y a eu des dérapages de ce côté-là, parce que le FN y a fait de l'entrisme, et que les collègues du SNALC, dans leur apolitisme, n'ont pas vu venir la manoeuvre. C'est ce qui s'est passé dans les Bouches du Rhône, par exemple... et ce qui a laissé des traces, même si le ménage, je pense , a été fait.

Ecrit par : Françoise Guichard | 22 juin 2009

Bon, le SIAES, il est vraiment affilié au FN alors ? Mettons les pieds dans le plat une bonne fois pour toutes. Si c'est le cas, il n'y a pas lieu de le cacher, et si ce n'est pas le cas, autant le savoir.

Ecrit par : Jeremy | 22 juin 2009

J'aime beaucoup : "Attention, il ne s'agit ni de raconter la pièce, ni de la résumer".

Ecrit par : guy morel | 22 juin 2009

"Vous allez assister à la représentation d'une pièce que vous ne connaissez pas..." ;-))

Ecrit par : Robin | 23 juin 2009

Le candidat : "ouf !"

Ecrit par : Robin | 23 juin 2009

""Vous allez assister à la représentation d'une pièce que vous ne connaissez pas..." ;-))

Ecrit par : Robin | 23 juin 2009

Le candidat : "ouf !"

Ecrit par : Robin | 23 juin 2009"
____________
"Vous décidez de ne pas assister à la représentation théâtrale organisée par votre établissement, car vous êtes à l'avance persuadé que ces vieilleries ne vous concernent pas, vous qui êtes 2 fast 2 furious. Racontez le speed ressenti par rapport à votre révolte."

Ecrit par : Frédéric Béant | 23 juin 2009

"Vous décidez de ne pas aller assister à la représentation d'une pièce que vous ne connaissez pas. Les lumières s'éteignent au théâtre, mais vous, vous ne découvrez pas l'espace scénique. Faites part du temps que vous avez gagné, et de ce que vous avez fait à la place de cette expérience du spectacle. Si vous le souhaitez, vous pouvez toujours raconter la pièce ou la résumer."

Ecrit par : Jeremy | 23 juin 2009

Tiens ? La gauche et les "sociologues" qui protègent les racailles... quelle surprise !

La loi "anti-bandes" en discussion à l’Assemblée
France Info - 06:00

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La proposition de loi du député UMP Christian Estrosi pour créer une infraction réprimant la “participation à une bande violente” et les violences avec port de la cagoule, est examinée à l’Assemblée nationale à partir d’aujourd’hui.

Deux jours après la mort d’un adolescent suite à une bagarre à main armée entre deux bandes du Blanc-Mesnil, en Seine-saint-Denis, les députés examinent la proposition de loi de Christian Estrosi (UMP) créant une infraction pour “participation à une bande violente” sous la pression de l’actualité.

Applaudies à droite, ces mesures suscitent scepticisme, voire opposition à gauche. Seul Manuel Valls, maire PS d’Evry, se dit tenté de voter le texte s’il permet de “lutter efficacement” contre les bandes. Position isolée, le PS voyant dans le texte un arsenal “inutile” et “inefficace”, voire “dangereux” pour le PRG.

D’autant que le second volet du texte, visant à prévenir la violence dans les établissements scolaires, rend plus aléatoire encore un accord.
Il fait partie d’une batterie de mesures annoncées par Nicolas Sarkozy le 18 mars à Gagny (Seine-Saint-Denis), après qu’une vingtaine de jeunes gens, encagoulés et armés, eurent envahi un lycée.

Les sociologues qui ont travaillé sur les phénomènes de bandes ne sont pas plus enthousiastes et dénoncent l’aspect uniquement répressif du texte.

Ecrit par : Manu | 23 juin 2009

Il y a eu des dérapages de ce côté-là, parce que le FN y a fait de l'entrisme, et que les collègues du SNALC, dans leur apolitisme, n'ont pas vu venir la manoeuvre. C'est ce qui s'est passé dans les Bouches du Rhône, par exemple... et ce qui a laissé des traces, même si le ménage, je pense , a été fait.

Ecrit par : Françoise Guichard | 22 juin 2009

Je confirme que le ménage a été fait. Et c'était il y a longtemps (au début des années 80, je crois).

Ecrit par : Manu | 23 juin 2009

Bon, le SIAES, il est vraiment affilié au FN alors ? Mettons les pieds dans le plat une bonne fois pour toutes. Si c'est le cas, il n'y a pas lieu de le cacher, et si ce n'est pas le cas, autant le savoir.

Ecrit par : Jeremy | 22 juin 2009

Non, le SIAES n'est pas le FN non plus. Il y a dans mon lycée des gens du SIAES, qui ne sont certes pas des progressistes, tant s'en faut. Plutôt le genre à voter une DGH en baisse ou des suppressions de postes, au nom du "raisonnable" et du nombre excessif de fonctionnaires. Inter nos, j'attends avec intérêt de voir comment ils réagiront le jour où LEUR poste sera supprimé. bref : des gens de droite, oui, des apolitiques, souvent, des sots parfois. Mais pas des fachos.

Ecrit par : Françoise Guichard | 23 juin 2009

Je confirme que le ménage a été fait. Et c'était il y a longtemps (au début des années 80, je crois).

Ecrit par : Manu | 23 juin 2009

Le ménage a été fait et même très bien fait...La gauche libérale mittérandienne après avoir neutralisé les cocos s'est empressée de faire du FN, qui a récupéré la protestation ouvrière, l'ennemi à abattre. Vingt ans plus tard la droite sarkozienne ayant entre temps récupéré les thèmes popularisés par le FN (immigration, sécurité, État fort...)s'installait pour 20 ans.

Ecrit par : marigot | 23 juin 2009

"Les pays d'Europe orientale ont été un peu retardés dans leur évolution démocratique" Guillaume.

Un exemple d'évolution démocratique de ces pays : la Hongrie ( 1920-1945)

"Miklós Horthy règne avec des pouvoirs autoritaires pendant la plus grande partie de la période de l'entre deux guerres mondiales et installe un régime nationaliste et dictatorial dans une Hongrie repliée sur le souvenir du grand royaume d'avant-guerre. Les communistes, les juifs, les tsiganes sont pourchassés violemment.
Article détaillé : Hongrie pendant la Seconde Guerre mondiale.
Horthy s'allie avec l'Allemagne nazie dans les années 1930, dans l'espoir de revenir sur les pertes territoriales qui ont suivi la Première Guerre mondiale. La Hongrie est récompensée par Hitler par des territoires appartenant à la Tchécoslovaquie, à la Yougoslavie et à la Roumanie puis prend une part active à la Seconde Guerre mondiale. Cependant, en octobre 1944, alarmé par le retour de la Roumanie dans le camp Allié, Hitler remplace Horthy par le collaborateur nazi hongrois Ferenc Szálasi et son Parti des Croix fléchées, afin d'éviter que la Hongrie ne rejoigne elle aussi les Alliés.
Plus de 450 000 Juifs et plusieurs centaines de Tsiganes périrent en Hongrie horthyste et sous le régime de Szálasi."

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

Sujet du bac : "Vous allez assister à la représentation d'une pièce que vous connaissez. Les lumières s'éteignent progressivement. Vous découvrez alors l'espace scénique. Faites part de vos réactions, de cette expérience des premiers instants du spectacle. Attention, il ne s'agit ni de raconter la pièce, ni de la résumer".


Exercice de style

Vous jouez dans une pièce tragicomique lue et relue au fil des ans dont vous connaissez chaque mot, chaque virgule, chaque intonation. Le rideau s'ouvre. Vous découvrez alors tous les visages de la comédie humaine dont vous êtes devenu le personnage récurrent. Quel rôle allez-vous choisir cette année ? Quelle vision personnelle de mise en scène offrirez-vous à votre public préféré ?
Faites part de vos attentes, de vos réactions, de vos désillusions ... Attention, il s'agira pour vous d'éviter les chausse-trappes habituelles ou nouvelles, de réécrire les scènes par trop répétitives, d'ignorer certaines didascalies inutiles, en un mot de conserver une certaine authenticité dans votre interprétation.
Un programme sous-titré très détaillé accompagnera votre spectacle. La pièce sera jouée en trois actes avec de nombreux figurants. Vous veillerez à soigner vos apartés tout comme vos entrées ou sorties de scène. La tension dramatique ira crescendo et finira en apothéose.
Lecture conseillée : Peter Book.

Ecrit par : Marilyse | 23 juin 2009

J'ai un candidat qui a sauté - d'où ma présence ici à cette heure...

1. Le ministère sait bien que le SNALC n'est pas trotskyste, mais chevénementiste. Sauf Kuntz.
2. Le SNES aussi le sait - d'ailleurs, ces derniers temps, il n'arrête pas de voter avec le SNALC.
3. Il y a deux jours, le SE-UNSA s'est même fendu lors d'une réunion au ministère d'un avis très positif concernant le SNALC - du moins, concernant son résumé des débats précédents, fait par la représentante dudit SNALC.
2. Le SIAES sait bien qu'il n'est pas vivable à moyen terme - puisque d'ici trois ans, tous les syndicats devront se regrouper dans des centrales de grande taille. On verra bien de qui ils se rapprochent.
3. Je viens d'en apprendre de belles sur Nerval...
JPB

Ecrit par : brighelli | 23 juin 2009

"Je viens d'en apprendre de belles sur Nerval..."
JPB

Ecrit par : brighelli | 23 juin 2009

Dites-nous en davantage ... Veufs et inconsolés nous sommes.
"Homme, libre penseur ! te crois-tu seul pensant / Dans ce monde où la vie éclate en toute chose ?"

Ecrit par : Marilyse | 23 juin 2009

Justement : les "Vers dorés", ça ne lui disait trop rien, à la candidate...
Qui pensait par ailleurs que "ses" était un pronom...
JPB, qui y retourne...

Ecrit par : brighelli | 23 juin 2009

@ Il s'en passe de belles au CAPES de Lettres.

"J'ai un candidat qui a sauté." JPB.

Par la fenêtre ? En parachute ? Sur une mine ? sur une candidate ?

GM;-)))

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

Qui pensait par ailleurs que "ses" était un pronom...
JPB, qui y retourne...
Ecrit par : brighelli | 23 juin 2009

Véniel. Se défier de la constante macabre ; lui laisser ses chances.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

Justement : les "Vers dorés", ça ne lui disait trop rien, à la candidate...
Qui pensait par ailleurs que "ses" était un pronom...
JPB, qui y retourne...

Ecrit par : brighelli | 23 juin 2009

C'est donc que le ver était dans le fruit ... :-))

Ecrit par : Marilyse | 23 juin 2009

C'est donc que le ver était dans le fruit ... :-))
Ecrit par : Marilyse | 23 juin 2009

...et regardait Caïn.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

C'est donc que le ver était dans le fruit ... :-))
Ecrit par : Marilyse | 23 juin 2009

...et regardait Caïn.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

... "Au fond du coffre froid où son corps frissonnait."

Bon après-midi, Monsieur Morel. Moi, je m'en vais lire et faire lire Molière. Mots lierres ... qui auront peut-être du mal à s'agripper là où il faut.

Ecrit par : Marilyse | 23 juin 2009

"Vous décidez de ne pas assister à la représentation théâtrale organisée par votre établissement, car vous êtes à l'avance persuadé que ces vieilleries ne vous concernent pas, vous qui êtes 2 fast 2 furious. Racontez le speed ressenti par rapport à votre révolte."

Ecrit par : Frédéric Béant | 23 juin 2009

Les 4 ème de mon collège de rattachement m'ont affirmé que le théâtre, "ça ne servait à rien" (ce qui est vrai, mais on pourrait en dire autant de la culture en générale).

Il y en a au moins une dizaine qui veut aller en seconde générale (sur 28).

Voilà un sujet qui leur aurait plu. J'ai bien envie de le leur soumettre pour avoir la paix vendredi. ;-)

Ecrit par : Robin | 23 juin 2009

Darcos devrait rester au ministère de l'Education Nationale...

Allez savoir pourquoi, ça me laisse froid.

Ecrit par : sanjuro | 23 juin 2009

"Les pays d'Europe orientale ont été un peu retardés dans leur évolution démocratique" Guillaume.

Un exemple d'évolution démocratique de ces pays : la Hongrie ( 1920-1945)

Mais vous avez tout à fait raison, il me semble d'ailleurs que St Nemo n'évoque pas seulement les régimes communistes mais aussi ces régimes fachistes.

Ecrit par : Guillaume | 23 juin 2009

Bah, vous mettez le sujet d'invention du bac S/ES, et vous ne mettez même pas un corrigé ?

Allez, je m'y mets.
---------------------
Le rideau se lève. Tout est noir. Ah là là, qu'est-ce qu'on va voir ? Oh, il y a de la lumière ! On voit une chaise sur la scène, et un homme vient d'entrer, en jean et en t-shirt. Il ouvre la bouche. Je me demande ce qu'il va dire.
En tout cas j'ai drôlement bien fait de venir au théâtre, ça a l'air génial.
----------------------
Je vous mets au défi de mettre moins de la moyenne à ça...

Les collègues de maths et de physique qui surveillaient l'épreuve hier s'étonnaient à la sortie que certains candidats aient apparemment terminé leur travail vers les 10h… que vouliez-vous que je leur dise !

Ecrit par : sanjuro | 23 juin 2009

"Le théâtre, ça sert à rien" (sic !)..."Pourquoi qu'on apprend l' français, on le sait d'jà !" (resic !)


Dans le hall d'entrée de la Maison de la culture de Bourges, il y a une sculpture monumentale (un "stabile") de Calder qui s'intitule "Caliban".

Caliban est un personnage de la Tempête (The Tempest) de W. Shakespeare. Il représente la force brute, rétive au langage, à la culture, aux finesses, à la vie en société...

Installer Caliban dans le hall d'entrée d'une Maison de la Culture : quel symbole !

Voyez les trois films consacrés à l'Ecole : "Entre les Murs", "l'Esquive" et "La Journée de la jupe". Tout tourne autour du problème de Caliban.

Que faire de Caliban ? Que faire avec Caliban ? C'est aujourd'hui le grand problème de l'Ecole "démocratique".

Le seul vrai problème.

Ecrit par : Robin | 23 juin 2009

"St Nemo n'évoque pas seulement les régimes communistes mais aussi ces régimes fachistes."

Ecrit par : Guillaume | 23 juin 2009

"fascistes"

(mais on pourrait en dire autant de la culture en générale).

Ecrit par : Robin | 23 juin 2009

Comme le mécano???

Ecrit par : Orthoprof | 23 juin 2009

Quant à la Hongrie, il aurait été préférable de conserver le Hasbourg (Clémenceau porte une lourde responsabilité dans cette affaire ), cela nous aurait peut-être éviter un certain nombre d'ennuis.
Mais Charles était catho...

Ecrit par : Guillaume | 23 juin 2009

Quant à la Hongrie, il aurait été préférable de conserver le Hasbourg (Clémenceau porte une lourde responsabilité dans cette affaire ), cela nous aurait peut-être éviter un certain nombre d'ennuis.
Mais Charles était catho...
Ecrit par : Guillaume | 23 juin 2009

1- "Nous" ?
2- Peut-on voir l'histoire telle qu'elle s'est faite comme le déroulement d'un "certain nombre d'ennuis" ?

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

Bon après-midi, Monsieur Morel. Moi, je m'en vais lire et faire lire Molière. Mots lierres ... qui auront peut-être du mal à s'agripper là où il faut.
Ecrit par : Marilyse | 23 juin 2009
Bon courage. Bien que retraité, il m'arrive fréquemment de penser à ceux qui continuent, dans les conditions que l'on sait, à faire aimer les textes.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

Les collègues de maths et de physique qui surveillaient l'épreuve hier s'étonnaient à la sortie que certains candidats aient apparemment terminé leur travail vers les 10h… que vouliez-vous que je leur dise !
Ecrit par : sanjuro | 23 juin 2009
La vérité :
1- que les auteurs de ce sujet sont de tristes abrutis ;
2- que l'on se demande pourquoi les sujets retenus sont toujours ceux proposés par de tristes abrutis.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

Darcos devrait rester au ministère de l'Education Nationale...

Allez savoir pourquoi, ça me laisse froid.
Ecrit par : sanjuro | 23 juin 2009

Et Frédéric Mitterand rentrer à celui de la culture.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

Et Frédéric Mitterand rentrer à celui de la culture.
Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009
Avec deux R !

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

Bonjour

J'ai peut-être une solution pour Caliban !

Lui proposer tous les grands textes des plus grands génies de l'humanité, mais en hypercondensé, comme sur le site ci-dessous (qui est en anglais)

http://www.rinkworks.com/bookaminute/classics.shtml

Avec un exemple : "The rhyme of the ancient mariner", de Samuel Coleridge

http://www.rinkworks.com/bookaminute/b/coleridge.mariner.shtml

Vous avez également, sur le même site, tous les grands classiques hypercondensés de fantasy et de science fiction :

http://www.rinkworks.com/bookaminute/sff.shtml

Avec la version hypercondensée de "Fahrenheit 451"

http://www.rinkworks.com/bookaminute/b/bradbury.451.shtml

La littérature hypercondensée, un engagement de qualité, une solution pour l'avenir et, surtout, un enseignement enfin moderne !

Ecrit par : johnmarguerite | 23 juin 2009

Sujet de math Bac S 2009

Laissons s'exprimer les candidats à la sortie de l'"épreuve" :

"Bac simplissime! Mais pourrez t-on avoir le corrigé? "

"trop facile je pense avoir 19 ou 20 "

"C'était vraiment un sujet de remplacement ? C'est ce que j'ai entendu.. Ca m'a étonné qu'on n'ai pas eu de complexes, en tant que Spé : ça expliquerait ! Mais pfff, quelle blague... On se fou de nous >_ "

"En fait, notre génération est privilégiée . . . un peu à la 68tard . . .
ou alors les élèves sont de plus en plus balèzes !!! Bon ok je sors ...lol "

"no comment sur le sujet"

Ecrit par : TotoWeininger | 23 juin 2009

"Je viens d'en apprendre de belles sur Nerval..."
JPB

Ecrit par : brighelli | 23 juin 2009

Moi aussi : Nerval a toujours caché ses ascendances germaniques, et, surtout, son vrai prénom, qui est Karl.

Par ailleurs il jouait passablement de la guitare et il chantait, le bougre !
Il était d'ailleurs connu sous le nom de KARL LABRUNIE

C'est pour cela que, depuis, tous nos présidents de la République ont à coeur de s'adjoindre des tas (si j'ose dire) de Karl labrunie autour d'eux, et le nôtre n'y a pas manqué.

Cette information manque cruellement dans les plus prestigieux manuels de littérature et je suis ouvert à toute proposition de collaboration en vue d'un VRAI manuel, où TOUT serait dit...

Ecrit par : garafignoux | 23 juin 2009

"Je viens d'en apprendre de belles sur Nerval..."
JPB

Ecrit par : brighelli | 23 juin 2009

Moi aussi : Nerval a toujours caché ses ascendances germaniques, et, surtout, son vrai prénom, qui est Karl.

Par ailleurs il jouait passablement de la guitare et il chantait, le bougre !
Il était d'ailleurs connu sous le nom de KARL LABRUNIE

C'est pour cela que, depuis, tous nos présidents de la République ont à coeur de s'adjoindre des tas (si j'ose dire) de Karl labrunie autour d'eux, et le nôtre n'y a pas manqué.

Cette information manque cruellement dans les plus prestigieux manuels de littérature et je suis ouvert à toute proposition de collaboration en vue d'un VRAI manuel, où TOUT serait dit...

Ecrit par : garafignoux | 23 juin 2009

Sujet de math Bac S 2009

Laissons s'exprimer les candidats à la sortie de l'"épreuve" :

"Bac simplissime! Mais pourrez t-on avoir le corrigé? "

"trop facile je pense avoir 19 ou 20 "

"C'était vraiment un sujet de remplacement ? C'est ce que j'ai entendu.. Ca m'a étonné qu'on n'ai pas eu de complexes, en tant que Spé : ça expliquerait ! Mais pfff, quelle blague... On se fou de nous >_ "

"En fait, notre génération est privilégiée . . . un peu à la 68tard . . .
ou alors les élèves sont de plus en plus balèzes !!! Bon ok je sors ...lol "

"no comment sur le sujet"
Ecrit par : TotoWeininger | 23 juin 2009
On "nous" le disait :
"Quant à la Hongrie, il aurait été préférable de conserver le Hasbourg (Clémenceau porte une lourde responsabilité dans cette affaire ), cela nous aurait peut-être éviter un certain nombre d'ennuis."

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

Pardon pour le doublon.

Ecrit par : Garafignoux | 23 juin 2009

J'avais oublié !

"La tempête", de William Shakespeare

http://www.rinkworks.com/bookaminute/b/shakespeare.tempest.shtml

Ecrit par : johnmarguerite | 23 juin 2009

cela nous aurait peut-être éviter un certain nombre d'ennuis.

Ecrit par : Guillaume | 23 juin 2009

"cela nous aurait évité", é accent aigu.

Ecrit par : Orthoprof | 23 juin 2009

cela nous aurait peut-être éviter un certain nombre d'ennuis.

Ecrit par : Guillaume | 23 juin 2009

"cela nous aurait évité", é accent aigu.

Ecrit par : Orthoprof | 23 juin 2009

La littérature hypercondensée, un engagement de qualité, une solution pour l'avenir et, surtout, un enseignement enfin moderne !
Ecrit par : johnmarguerite | 23 juin 2009
On a déjà joué à cela sur ce blog :

- 80 000 mille lieues sous les mers : Pourquoi si profond ?
- Les misérables : Bien fait pour eux !
- Germinal : Un coït au fond des galeries !
- L'avare : Qu'ils baisent mais qu'ils me laissent les sous !
- La recherche du temps perdu: Pour ceux qu'ont des loisirs !
- Les Provinciales : Toujours bonnes car plus naïves que les parisiennes !
- Le discours de la méthode : faut un début à tout !
Etc.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

@St Némo
Comme je pense que Philippe Némo est un penseur non-négligeable, voici l'une de ses conférences :
http://www.bastiat.net/fr/cercle/rencontres/2004-3.html

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

Bien que retraité, il m'arrive fréquemment de penser à ceux qui continuent, dans les conditions que l'on sait, à faire aimer les textes.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

Eh bien, vous avez trouvé tout seul la réponse, Guy Morel! Quand on a le calme dans sa classe parce qu'on a éjecté, avec l'appui des circulaires officielles, les petits cons qui ne venaient pour pour mettre la pagaille et qui souvent trépignent de partir en apprentissage lorsqu'ils sont en 3ème, on peut "faire aimer les textes"!

Ecrit par : Jean | 23 juin 2009

Alors tentons l'autonomie INTÉGRALE :

chaque enseignant est libre de constater que les conditions sont réunies ou pas pour que son cours ait lieu...

Un peu comme quand j'ai cherché à prendre rendez-vous chez un médecin près de chez moi : on m'a répondu (sa secrétaire) que le docteur untel ne prenait pas de nouveau patient. Il était tout à fait disposé à me conseiller un de ses confrères moins surchargés, à quelques kilomètres de là.

Je l'ai déjà dit ici même, je fantasme à mort sur cette réponse.

Je rêve de mettre cette pancarte sur la porte de ma salle : « le professeur sanjuro est au regret de faire savoir qu'il n'accepte pas de nouveaux élèves dans son cours. Les élèves qui voudraient néanmoins apprendre la littérature sont priés de s'adresser à ses collègues »

Cela dit, on retourne à l'Antiquité, au Moyen-âge, quand le métier d'enseignant était une profession libérale. Les coups de trique pleuvaient, mais pas le pognon. Les documents historiques nous disent que, sous l'empire romain, même avec un groupe de 30 élèves, un professeur (niveau primaire-collège) ne gagnait pas autant qu'un bon ouvrier agricole.
Ceux qui s'en sortaient étaient subventionnés par les communes ou par l'empereur lui-même.

Bref, pas de salut en dehors de l'état, ça fait mille ans que ça dure !

Ecrit par : sanjuro | 23 juin 2009

Comme je pense que Philippe Némo est un penseur non-négligeable, voici l'une de ses conférences :
http://www.bastiat.net/fr/cercle/rencontres/2004-3.html

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

Au delà de la forme dialectique impeccable, qui ne manque pas de susciter l'admiration du lecteur, on y trouve de bien profondes pensées, auxquelles on ne peut que s'associer. Par exemple :

"Ce n’est pas en allant à la fête de Jack Lang qu’on peut construire sa personnalité"

La fête de Jack Lang (ou de Delanoë), c'est une de ces "structures utopiques qui sont le but du socialisme", au même titre que les cliniques de la MGEN, si j'ai bien compris.

Ecrit par : TotoWeininger | 23 juin 2009

Totoweiniger, pourquoi diable vous obstinez-vous à confondre sciemment l'allemand et le turc? Je n'ai, soit dit entre nous, aucune aversion envers la langue turque. Toutefois, en tant que professeur d'allemand et amoureux de la langue de Goethe, cela me chagrine un tout petit peu!
A propos d'allemand, je reviens d'une réunion des plus harassantes, au cours de laquelle nous avons constitué les classes de sixième pour la rentrée prochaine(est-ce bien notre travail? Je n'en suis pas sûr). Eh bien, s'il y avait encore un doute, le voici définitivement levé. L'académie de Strasbourg prend le contrepied de tout ce qui se fait ailleurs. Ainsi, au vu des dossiers envoyés par l'école primaire, ce sont presque systématiquement les élèves les plus faibles qui choisissent l'allemand en première langue!

Ecrit par : alain | 23 juin 2009

Cela dit, on retourne à l'Antiquité, au Moyen-âge, quand le métier d'enseignant était une profession libérale. Les coups de trique pleuvaient, mais pas le pognon. [...] un professeur (niveau primaire-collège) ne gagnait pas autant qu'un bon ouvrier agricole.
Ecrit par : sanjuro | 23 juin 2009

Vous avez des chiffres pour les médecins, à la même époque ?

Ecrit par : TotoWeininger | 23 juin 2009

Eh bien, vous avez trouvé tout seul la réponse, Guy Morel! Quand on a le calme dans sa classe parce qu'on a éjecté, avec l'appui des circulaires officielles, les petits cons qui ne venaient pour pour mettre la pagaille et qui souvent trépignent de partir en apprentissage lorsqu'ils sont en 3ème, on peut "faire aimer les textes"!
Ecrit par : Jean | 23 juin 2009
Je ne suis pas méchant par nature, mais...
Cela fait longtemps que vous brisez les choses à ce blog avec vos "petits cons" en réclamant force circulaires, appuis ministériels ou sous ministériels. Alors je vais vous donner un conseil : foutez ces emmerdeurs dehors sans vous soucier des circulaires. Cela vous soulagera. Et cela nous évitera d'en entendre parler.
Quant à faire aimer les textes, c'est une paire de manches. Même dans le silence intégral.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

Quant à faire aimer les textes, c'est une paire de manches. Même dans le silence intégral.
Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

une autre paire de manches.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

Cela dit, on retourne à l'Antiquité, au Moyen-âge, quand le métier d'enseignant était une profession libérale [...]
Ecrit par : sanjuro | 23 juin 2009

Vous avez des chiffres pour les médecins, à la même époque ?

Ecrit par : TotoWeininger | 23 juin 2009

Et les vétérinaires étaient des esclaves !

Ecrit par : yann | 23 juin 2009

Les mauvaises langues diront qu'aujourd'hui, c'est l'inverse !

Ecrit par : yann | 23 juin 2009

@ Mastérisation et monopole de la collation des grades.
En furetant après Némo, je tombe là-dessus :
http://www.philodroit.be/spip.php?page=rubrique&id_rubrique=20&lang=fr

Intéressant.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

Cela dit, on retourne à l'Antiquité, au Moyen-âge, quand le métier d'enseignant était une profession libérale [...]
Ecrit par : sanjuro | 23 juin 2009

Et les vétérinaires étaient des esclaves !
Ecrit par : yann | 23 juin 2009

Les mauvaises langues diront qu'aujourd'hui, c'est l'inverse !
Ecrit par : yann | 23 juin 2009

Ah bon ? Les fonctionnaires sont des esclaves ? Je croyais que c'étaient des parasites.
Ah, mais oui, c'est pas contradictoire...

Ecrit par : TotoWeininger | 23 juin 2009

Il y a des parasites utiles. Le phénomène s'appelle la symbiose.

Ecrit par : yann | 23 juin 2009

Intéressant.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

Hallucinant, plutôt.
Je propose que la France ne reconnaisse pas ce grade-là. Mais c'est peine perdue, je suppose.

Ecrit par : yann | 23 juin 2009

Sinon, je propose que tous les heureux récipiendaires de ce précieux diplôme soient envoyés en stage longue durée en Afghanistan ou en Corée du Nord, où ils pourront parfaire leur pratique du ‘reporting’, du ‘fact-finding’ et du ‘monitoring’.

Ecrit par : yann | 23 juin 2009

A noter que "L’E.MA n’accorde pas de bourse complète."

Les gentils spécialistes en démocratisation désireux d'être parachutés au Yemen sont priés de se munir de leurs propres bourses, afin de pouvoir être castrés "en bonnet d'uniforme".

Ecrit par : yann | 23 juin 2009

"Darcos devrait rester au ministère de l'Education Nationale...

Allez savoir pourquoi, ça me laisse froid.

Ecrit par : sanjuro | 23 juin 2009"

Luc Chatel futur ministre - Voir le Monde - ça réchauffe ?

MD







?



MD

Ecrit par : Michel Delord | 23 juin 2009

MD







?



MD

Ecrit par : Michel Delord | 23 juin 2009

Un pro de la mise en page, ce MD ! ;o)

Ecrit par : yann | 23 juin 2009

"Si Michèle Alliot-Marie n'est semble-t-il pas menacée, elle devrait se voir adjoindre l'ambitieux Christian Estrosi, comme secrétaire d'Etat chargé de la Sécurité."

Les "petits cons" n'ont qu'à bien se tenir. N'est-ce pas, Jean ?

"Claude Allègre, ancien ministre de l'éducation de Lionel Jospin, pressenti pour devenir ministre de l'innovation et de l'industrie avant les élections européennes, pourrait hériter en lot de consolation d'un haut commissariat."

Ecrit par : TotoWeininger | 23 juin 2009

Il y a des parasites utiles. Le phénomène s'appelle la symbiose.
Ecrit par : yann | 23 juin 2009
Alors là, pour un veto, vous êtes bien catégorique.
La frontière est bien difficile à définir parfois entre la collaboration symbiotique et le parasitisme.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

@Argumentation
Je ne sais plus qui parlait de Viala et consorts.
Faut toujours remonter aux sources :
http://www.philodroit.be/spip.php?page=rubrique&id_rubrique=30&lang=fr#b366
La Belgique, qui a inventé Dutroux et aussi l'art de se passer de gouvernement, a encore inventé l'argumentation.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

Luc Chatel futur ministre - Voir le Monde - ça réchauffe ?
MD
Ecrit par : Michel Delord | 23 juin 2009
Autre information venant de la Gazette d'Ottawa : Christine Boutin à L'Ed.Nat.

Secrétaire d'État à l'enseignement primaire : SOS-Éduc

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

@Symbiose ou parasitisme

"On s’est inquiété des rapports, que contactent l’algue et le champignon, unis dans le même lichen :
Souvent les filaments du champignon se ramifient autour des cellules de l’algue, qu’ils entourent de leurs digitations et qu’ils pénètrent parfois comme le ferait un parasite à l’égard d’une cellule nourricière. Dans ce cas, il apparaît que le champignon est un parasite de l’algue : On parle alors de symbiose antagonistique au profit du champignon. Il en est sans doute ainsi, lorsqu’un lichen croît sur une roche inhospitalière, une tuile, une ardoise, mieux encore, sur un bloc de quartz ou un morceau de verre.
Par ailleurs, il apparaît au contraire que c’est l’algue qui vit en parasite aux dépends du champignon. Par exemple, dans le cas des lichens qui croissent sur les matières organiques, écorces pourrissantes ou guano : On parle alors de symbiose antagonistique au profit de l’algue.
On a cru également à une association à bénéfices réciproques et dans ce cas : C’est de symbiose mutualistique qu’il s’agit.
Souvent, quand deux organismes sont en présence, l’un d’eux exerce sur l’autre une influence déformante : On parle alors de biomorphogénèse (MOREAU)
- Beaucoup de parasites sont ainsi les fondateurs de galles, de cécidies variées, d’une manière générale de biomorphoses.
- Les organes que les anciens Lichénologues désignaient sous le nom de céphalodies sont des biomorphoses provoquées chez un lichen, par une algue étrangère à celle qui lui est ordinairement associée. Ainsi la surface du thalle d’un Peltidea aphtosa qui est un lichen à algue verte, se montre parsemée de petits disques qui sont des lichens minuscules, formés par le champignon du Peltidea aphtosa est une algue bleue. C’est cette dernière qui a provoqué la formation d’une céphalodie assez grande pour être vue à l’œil nu et qui a la valeur d’un lichen nouveau.
- La formation d’un lichen est ainsi comparable à un acte de parasitisme, le parasitisme déformant : C’est un champignon déformé par une algue. L’algue cause chez le champignon une maladie chronique, pratiquement nécessaire et déformante."
Par exemple.
Autre exemple : dans cette histoire d'autonomie peut-on parler de symbiose entre le ministère et les enseignants qui proposent de projets d'excellence ?

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

C’est de symbiose mutualistique qu’il s’agit.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

Encore une allusion aux cliniques de la MGEN ?

Ecrit par : yann | 23 juin 2009

Encore une allusion aux cliniques de la MGEN ?
Ecrit par : yann | 23 juin 2009
Allons, vous n'allez pas dire qu'il s'agit de commensalisme !

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

La frontière est bien difficile à définir parfois entre la collaboration symbiotique et le parasitisme.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

La frontière est aussi facile à déterminer que celle entre un équilibre (stable ou instable) et un déséquilibre.
Sauf dans le cas de l'espèce humaine (prenez les exemples du banquier Stern et de sa pute à un million de dollars, ou de nos fraiches con-verties en burqa et de leurs barbus : parasitisme ou symbiose ?).

Ecrit par : yann | 23 juin 2009

"Claude Allègre, ancien ministre de l'éducation de Lionel Jospin, pressenti pour devenir ministre de l'innovation et de l'industrie avant les élections européennes, pourrait hériter en lot de consolation d'un haut commissariat."

Ecrit par : TotoWeininger | 23 juin 2009

Une question me taraude; comment fera t-il pour se passer lui-même les menottes?

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 juin 2009

Quant à faire aimer les textes, c'est une paire de manches. Même dans le silence intégral.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

Certes, mais les faire aimer dans le chahut, c'est carrément surhumain! Vous devriez reprendre du service pour nous montrer comment on fait.

Quant à "foutre dehors" les perturbateurs "sans tenir compte des circulaires", essayez donc dans le premier collège venu. Vous m'en direz des nouvelles.
Vous n'aviez pas aimé "les philosophes et les sophistes"? Vous n'aimerez pas non plus "stratège en chambre"...

Ecrit par : Jean | 23 juin 2009

http://www.youtube.com/watch_popup?v=aN1oAt2gj-Y

Ecrit par : Guillaume | 23 juin 2009

"cela nous aurait évité", é accent aigu.

Ecrit par : Orthoprof | 23 juin 2009

Merci, Orthoprof, grosse baisse en fin d'année, cela dit j'ai échappé au pire...
http://minithud.megathud.com/25-delibao-lopacite-du-logiciel-de-deliberation-assistee-par-ordinateur/

Rudy dit :

18 septembre 2007 à 15:12
C’etait mon ancien prof que j’ai vu au zapping (guy morel, prof de francais), il en parlais deja tout le temps durant nos cours a l’epoque. Les autres prof sont souvent du meme avis, la france tien a sont taux de reussite, que sa soit par changement de bareme a la correction (si c’est pas beau) ou par sa.

David dit :

18 septembre 2007 à 23:08
Salut Rudy, je vais commencer à douter des compétences de Guy Morel. Quand on voit ton orthographe… ;p

Ecrit par : Guillaume | 23 juin 2009

Quant à "foutre dehors" les perturbateurs "sans tenir compte des circulaires", essayez donc dans le premier collège venu. Vous m'en direz des nouvelles.
Vous n'aviez pas aimé "les philosophes et les sophistes"? Vous n'aimerez pas non plus "stratège en chambre"...
Ecrit par : Jean | 23 juin 2009
Vous êtes lassant.
J'ai enseigné dans les premiers collèges venus.
Il faut arrêter de vous regarder le nombril.
Allez, écrivez une belle lettre à monsieur Léost.
Et évitez le "stratège en chambre", parce que je vais vraiment devenir méchant.
D'ailleurs, pourquoi attendre? Vous êtes sûr que vous étiez fait pour l'enseignement ?
À vous lire depuis un certain temps, douanier - celui de Fernand Raynaud - vous aurait sans doute mieux convenu.
D'ailleurs, en cherchant bien, on doit trouver une agrégation dans ce secteur.
Bonne soirée.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

18 septembre 2007 à 23:08
Salut Rudy, je vais commencer à douter des compétences de Guy Morel. Quand on voit ton orthographe… ;p
Ecrit par : Guillaume | 23 juin 2009

Le niveau de Guillaume.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

18 septembre 2007 à 23:08
Salut Rudy, je vais commencer à douter des compétences de Guy Morel. Quand on voit ton orthographe… ;p
Ecrit par : Guillaume | 23 juin 2009

Le niveau de Guillaume.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009




Guy Morel, riez, c'est amusant...nul n'est parfait !

Ecrit par : Amour-propre | 23 juin 2009

Merci, Orthoprof, grosse baisse en fin d'année, cela dit j'ai échappé au pire...
http://minithud.megathud.com/25-delibao-lopacite-du-logiciel-de-deliberation-assistee-par-ordinateur/

Rudy dit :

18 septembre 2007 à 15:12
C’etait mon ancien prof que j’ai vu au zapping (guy morel, prof de francais), il en parlais deja tout le temps durant nos cours a l’epoque. Les autres prof sont souvent du meme avis, la france tien a sont taux de reussite, que sa soit par changement de bareme a la correction (si c’est pas beau) ou par sa.

David dit :

18 septembre 2007 à 23:08
Salut Rudy, je vais commencer à douter des compétences de Guy Morel. Quand on voit ton orthographe… ;p
Ecrit par : Guillaume | 23 juin 2009

Toujours à la pointe Guillaume. Le logiciel Delibao a été dénoncé par Isabelle Voltaire en 2004 - article dans la Figaro - et à nouveau par moi dans Éducation nationale un grand corps malade (Canal +).

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

Guy Morel, riez, c'est amusant...nul n'est parfait !
Ecrit par : Amour-propre | 23 juin 2009

"Amour-propre" ou anonymat genre burka ?

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

Pas lu les commentaires précédents donc excuses pour les redites mais Luc Chatel est notre ministre dorénavant. Des commentaires ?

Ecrit par : nicolas | 23 juin 2009

Pas lu les commentaires précédents donc excuses pour les redites mais Luc Chatel est notre ministre dorénavant. Des commentaires ?
Ecrit par : nicolas | 23 juin 2009

En effet, comme le laissait entendre Michel Delord sur ce blog il y a peu.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

Ça me fait bien plaisir de voir que Robin est revenu.
Pas le courage de tout lire. Je suis surinvestie.
A bientôt, donc !

Ecrit par : dobolino | 23 juin 2009

C'est qui Luc Chatel ?

Ecrit par : dobolino | 23 juin 2009

Amour-propre" ou anonymat genre burka ?

Aime tenir à jour ses fiches...vieux restes staliniens sans doute...

Ecrit par : Guillaume | 23 juin 2009

Pas lu les commentaires précédents donc excuses pour les redites mais Luc Chatel est notre ministre dorénavant. Des commentaires ?

Ecrit par : nicolas | 23 juin 2009

Il connait l'éducation nationale ce gars là ? En attendant, on a échappé à Lang et à Allègre comme "ministre d'ouverture", ce qui était parfaitement plausible (Lang populaire chez les profs - il avait beaucoup plu au Snes - et Allègre populaire chez le populo prêt à cracher sur "ces faineants de profs qui travaillent 18 H par semaine et qui sont tout le temps en vacances")

Ecrit par : Manu | 23 juin 2009

C'est qui Luc Chatel ?

Ecrit par : dobolino | 23 juin 2009

C'est le maire de Chaumont.

...


C'est où Chaumont ?

Ecrit par : Manu | 23 juin 2009

C'est le porte-parole du gvt. Quand je pense qu'on aurait pu avoir Moreno ou Boutin au pire... Les conseillers restent ?
Quelqu'un connaît-il les options et orientations pédagogiques de Mr Chatel ?

Ecrit par : nicolas | 23 juin 2009

C'est le porte-parole du gvt. Quand je pense qu'on aurait pu avoir Moreno ou Boutin au pire... Les conseillers restent ?

Ecrit par : nicolas | 23 juin 2009

Ce sont les mêmes depuis 30 ans. Le ministre est une potiche dans ce ministère.

Ecrit par : Manu | 23 juin 2009

C'est qui Luc Chatel ?

Ecrit par : dobolino | 23 juin 2009

J'ai bien peur que ce soit le fils de Cadichon, et que Carole soit sa marraine !

En plus, il a bossé chez Loréal, y'a de qoi se faire des ch'veux !

Ecrit par : catmano | 23 juin 2009

Quelqu'un connaît-il les options et orientations pédagogiques de Mr Chatel ?

Ecrit par : nicolas | 23 juin 2009

Et si on commençait par lui expliquer ce qu'est une orientation pédagogique ?

Ecrit par : Manu | 23 juin 2009

L'Oréal !

Ecrit par : catmano | 23 juin 2009

En plus, il a bossé chez Loréal, y'a de qoi se faire des ch'veux !

Ecrit par : catmano | 23 juin 2009

Sans déconner ? Moi qui rêvait d dire aux parents "parce que je le vaux bien"...

Ecrit par : Manu | 23 juin 2009

Sur la burqa :

Je me tue à vous le dire : le progrès est un monstre bicéphale. D’un côté il prône l’avortement de masse, le mariage homo, la gay-pride, l’idéologie du genre, les festivals de musique sataniste, le droit d’avoir des relations sexuelles dès l’âge de douze ans ou de faire de la publicité pour les godemichets entre deux épisodes de “Plus belle la vie” ; de l’autre il prône le droit de toutes les cultures à s’exprimer librement, ce qui revient à autoriser la polygamie, imposer les menus halal dans les cantines, aménager des horaires islamiquement corrects dans les piscines municipales, financer des mosquées avec l’argent de l’État, se marier devant l’imam sans rendre de compte au bonnet phrygien de Marianne, respecter n’importe quelle croyance sous le prétexte qu’elle est une belle expression de la diversité des cultures.
Ou porter la burqa en France.
Vous savez, la France, le pays d’Henri IV et de Louis XIV ; le pays de François Villon et de Brassens, de Gargantua et de Molière ; le pays des châteaux de la Loire, des cathédrales gothiques, de la Tour Eiffel et du Centre Georges-Pompidou. Le pays des chansons paillardes et du bon vin, le pays du bon pain et du rôti de porc aux haricots verts, le pays où l’on raconte des blagues belges autour d’un pot-au-feu ; le pays de San Antonio, de Coluche et de Thierry Le Luron ; le pays des frères Lumière, de Jacques Tati et de Louis Pasteur, le pays de Louis Blériot, de Jean Mermoz et de La Pérouse. La burqa en France, au pays du camembert, de Daft Punk, du Klub des Loosers et d’Éric Tabarly. La burqa au pays des hospices de Beaune, d’Alain Bombard, de Champollion et de Nadar. La burqa au pays des dandys, des titis parisiens et des éternelles élégantes qui ont écrit l’Histoire, la burqa au pays des Incroyables et des Merveilleuses. La burqa au pays de Baudelaire et des Élucubrations d’Antoine, au pays des jardins de Le Nôtre et des quarante mille clochers. La burqa au pays des bonnes manières, du savoir-vivre et de l’amour courtois ; le pays qui cultive aussi la rigolade et les comédies pleines d’amants dans les placards.

Mais ce n’est pas ainsi qu’il faut présenter les choses. Peut-être serez-vous moins choqués, en tout cas plus compréhensifs si je vous présente la vérité autrement.

La burqa au pays de Dominique Wolton et de Dominique Sopo, avouez que ça prend un tout autre tour. La burqa au pays d’Ali Baddou, de Thierry Ardisson et de SOS-Racisme. La burqa au pays de Luc Besson, du Jamel Comedy Club, des clashes sur Youtube entre Morsay et K-Libre. La burqa au pays des églises vides et des comités de soutien aux sans-papier. La burqa au pays de l’Éducation Nationale soviétique et du baccalauréat garanti sans discrimination. La burqa au pays des petits enfants incultes et dont le prénom ressemble de plus en plus à un produit de supermarché façonné ex-nihilo par une équipe de marketing, Clélia, Mathis, Noa, Mayg-Ann, Mawrick, Kadéos, Leslys ou Toméo. La burqa au pays qui veut travailler le dimanche et le lundi de Pentecôte, qui ôte ses sapins de Noël dans les mairies et les écoles, et qui de toute façon ne sait même plus ce que sont Noël et la Pentecôte. La burqa au pays du Pôle Emploi, des subventions toutes-puissantes, des associations de quartier, des collectifs financés par la mairie, des files d’attente aux guichets des Assédic et des formulaires en quinze exemplaires. La burqa au pays de l’Inquisition antiraciste, la burqa au pays du droit à vivre comme on l’entend sous la menace de la Tolérance. La burqa au pays des flics qui envoient au tribunal les automobilistes un peu trop rapides mais qui laissent courir des malfrats de quinze ans qui leur tirent dessus à coups de Kalash. La burqa au pays des 250.000 avortements annuels compensés par autant d’immigrés plus ou moins clandestins mais franchement musulmans. La burqa au pays des petites gauloises célibataires hystérico-dépressives et des minets dévirilisés qui font des soirées Goldorak pour leurs trentième anniversaire. La burqa au pays qui camoufle la pipe de Jacques Tati sur ses affiches mais pratique déjà l’eugénisme sans rougir. La burqa au pays dont la joie de vivre à disparu derrière les corporations procédurières, les coins-photocopies, les promenades à Ikea et les week-ends en amoureux à Disney-Land. La burqa au pays que Houellebecq décrit comme “Sinistre, entièrement sinistre et administratif.”

Alors interdire la burqa, je vous avoue que ça me fait bien rigoler. Quand on fait tout, absolument TOUT pour transformer la France en pays du Tiers-Monde, il ne faut pas se plaindre que l’obscurantisme s’y trouve fort à son aise.

http://fromageplus.wordpress.com/2009/06/18/welcome/#comments

Ecrit par : Guillaume | 23 juin 2009

C'est qui Luc Chatel ?

Ecrit par : dobolino | 23 juin 2009
Secrétaire d'État auprès de la ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, chargé de l'Industrie et de la Consommation. Et accessoirement, DRH pendant quelques années chez l'Oréal.

Ecrit par : AQP | 23 juin 2009

Toujours à la pointe Guillaume. Le logiciel Delibao a été dénoncé par Isabelle Voltaire en 2004 - article dans la Figaro - et à nouveau par moi dans Éducation nationale un grand corps malade (Canal +).

M'en fous un peu...

Ecrit par : Guillaume | 23 juin 2009

Chez L'Oréal, ils sont réputés pour les expérimentations animales ...

Ecrit par : dobolino | 23 juin 2009

Chez L'Oréal, ils sont réputés pour les expérimentations animales ...

Ecrit par : dobolino | 23 juin 2009

Un maniaque de l'expérimentation et de l'innovation ! Ah ! Malheur !

Ecrit par : catmano | 23 juin 2009

Ce qui me fait peur c'est "Industrie", "Consommation" et "DRH".

Ecrit par : AQP | 23 juin 2009

Pour vous consoler de Luc Chatel, ce soir, en prime-time, il y a L'Armée des Ombres sur la Trois.
Les ombres, c'est nous ?

Ecrit par : dobolino | 23 juin 2009

je vous laisse ! je vais regarder

Ecrit par : dobolino | 23 juin 2009

M'en fous un peu...
Ecrit par : Guillaume | 23 juin 2009

Continuez !

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

Guy Morel est un grincheux, oulala !

Ecrit par : Burqa | 23 juin 2009

Et je dirais même plus, même pas fichu d'apprendre correctement l'orthographe à ses élèves !

Ecrit par : Burqa | 23 juin 2009

Alors interdire la burqa, je vous avoue que ça me fait bien rigoler. Quand on fait tout, absolument TOUT pour transformer la France en pays du Tiers-Monde, il ne faut pas se plaindre que l’obscurantisme s’y trouve fort à son aise.

Ecrit par : Guillaume | 23 juin 2009

Comme cela c'est plus clair. Pourquoi aller chercher Némo quand Pétain suffit ?

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

Morel c'est aussi le grand inquisiteur ?

Ecrit par : Burqa | 23 juin 2009

On comprend pourquoi, ici, les gens refusent d'aborder d'autres sujets que celui de l'éducation, ils craignent de se faire allumer par Morel ! Non à la burqamorel, non à l'enfermement idéologique, révoltez-vous, les garçons et les filles, lâchez-vous enfin !

Ecrit par : Burqa | 23 juin 2009

(mais on pourrait en dire autant de la culture en générale).

Ecrit par : Robin | 23 juin 2009

Comme le mécano???

Ecrit par : Orthoprof | 23 juin 2009

Je reviens de deux conseils de classe consécutifs et de 5 heures de cours (+ 3 heures de trajet) et j'suis pas ben frais comme on dit par ici.

J'ai mis une bonne minute pour la comprendre (le mécano de la générale...Buster Keaton, etc.)...Et pour voir ma faute (mea maxima culpa !)

la culture en général sans e, donc.

Y m'énerve Orthoprof, y m'énerve ! ;-))

Ecrit par : Robin | 23 juin 2009

Comme cela c'est plus clair. Pourquoi aller chercher Némo quand Pétain suffit ?

Ouah ! L'argument...Je m'incline devant la grande conscience morale de ce blog.

Ecrit par : Guillaume | 23 juin 2009

Guy, vous êtes injuste envers Jean.
Guillaume, vous délirez grave.

Ouvrez-la un peu, les autres, parce que ça commence à devenir irrespirable, ici.

Ecrit par : sanjuro | 23 juin 2009

Vous êtes lassant.
J'ai enseigné dans les premiers collèges venus.
Il faut arrêter de vous regarder le nombril.
Allez, écrivez une belle lettre à monsieur Léost.
Et évitez le "stratège en chambre", parce que je vais vraiment devenir méchant.
D'ailleurs, pourquoi attendre? Vous êtes sûr que vous étiez fait pour l'enseignement ?
À vous lire depuis un certain temps, douanier - celui de Fernand Raynaud - vous aurait sans doute mieux convenu.
D'ailleurs, en cherchant bien, on doit trouver une agrégation dans ce secteur.
Bonne soirée.

Ecrit par : guy morel | 23 juin 2009

Vous êtes un peu énervé, cher Monsieur Morel!
Je conçois que les petits problèmes quotidiens de la classe concrète, ceux qui nous empoisonnent la vie à nous qui sommes sur le terrain, vous agacent, vus de votre retraite. "De minimis non curat praetor!" Encore faut-il être "praetor", ce qui paraît loin d'être à votre portée.

Ecrit par : Jean | 23 juin 2009

Luc Chatel à la barre de la Pétaudière Nationale... parce que nous le valons bien ?

Ecrit par : Magister | 23 juin 2009

Sa fiche wikipedia renvoie à une époque où il était « syndicaliste étudiant » avec un lien vers l'Ina où l'on peut visionner son passage sur Antenne 2 au moment des grèves contre Devaquet...

Ça veut sans doute dire : Uni.

Sinon, aujourd'hui, libéral. Ça veut dire qu'il a un boulevard devant lui. Il n'a qu'à prendre cet air patelin qui a si bien réussi à Darcos, laisser faire, laisser dire, en particulier laisser prospérer la secte des pédagols qui travaille ad majorem Privéi gloriam...

Ecrit par : sanjuro | 23 juin 2009

Guillaume, vous délirez grave.

Précisez.

Ecrit par : Guillaume | 23 juin 2009

Luc Chatel à la barre de la Pétaudière Nationale... parce que nous le valons bien ?

Ecrit par : Magister | 23 juin 2009

Trop tard, Magister ! Je l'ai faite avant vous. Mais pas de copyright sur celle là : si jamais il fait des conneries, ce qui est hélas probable (sans être défaitiste, laissons-lui aussi sa chance), je sens qu'elle va ressortir dans les manifs (slogans en rapport, jets de bouteilles de shampoing, etc.)

Ecrit par : Manu | 23 juin 2009

En effet, ça sent le roussi (extrait de Wikipedia) :

"Luc