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03 juin 2009

Le Bac approche

Bientôt le Bac. On sent déjà dans les lycées le léger fumet d’angoisse qui caractérise la période. Les magazines interviewent les profs, pour savoir comment y faire face. C’est par excellence le marronnier de fin de printemps.
Et dans les salles des profs, une certaine forme de découragement se fait jour. On a reçu les convocations pour les corrections, on s’interroge sur les lieux exotiques où l’on va sévir  encore que « sévir », en ce qui concerne le Bac, ne soit pas tout à fait le mot… Et on soupire en haussant les épaules.
Pourquoi ? Parce que les délais de correction se resserrent considérablement. Le ministre, et il n’a pas tort, veut « reconquérir le troisième trimestre ». On repousse donc la date de début des épreuves. Un internaute remarquait récemment, ici même : «  Les correcteurs auront autant de copies à digérer que d’habitude, mais en beaucoup moins de temps. Veut-on par là amener tous ces braves gens à avouer que les épreuves écrites sont trop lourdes et donc les réduire ? Sous prétexte de reconquête du troisième trimestre, on contribuerait ainsi, en les poussant à bout, à une future réforme du bac… »

C’est une question insidieuse, bien typique de la paranoïa professorale, mais qu’il n’est pas inutile de poser. Quand on voit des concours prestigieux (l’ENS…) mis à mal parce qu’on a mal rédigé un sujet ici, ou égaré une copie là, et que l’on connaît la terrible tentation qui agite ces temps-ci ces Ecoles pour se transformer en Instituts à l’américaine, qui recruteraient désormais sur dossiers, comme c’est déjà le cas pour les « auditeurs libres », et délivreraient leurs propres diplômes… Un concours intenable est un argument de plus pour les tenants d’une réforme de fond…
Qu’en est-il du Bac ? Cela coûte cher (60 millions d'euros), et désorganise le mois de juin. Ça déborde même sur juillet, ce qui doit mettre en fureur le lobby des loueurs de vacances, beaucoup plus efficace, de tous temps, que celui des profs. Pour un profit modéré : à 83% de réussite, ce n’est plus un examen, c’est une formalité.
Encore que 17%d’échecs, dans un système aussi laxiste que le nôtre, c’est beaucoup. Autant de redoublants qui vont user leurs fonds de culottes et de strings sur les bancs du lycée un an de plus. C’est dispendieux, et est-ce bien nécessaire ?
On voit bien ce qui se profile sournoisement : une augmentation de la part « contrôle continu » du Bac. À terme, la régionalisation d’un examen auquel les Français, sondage après sondage, souhaitent pourtant conserver un caractère national.

Admettons même que ce soit jouable. Cela ne changerait pas grand chose, sinon dans le sens du pire, aux 50% d’échecs en première année d’université.

Il faudrait être cohérent, et reconnaître que le Bac est un examen de fin d’études. La garantie qu’un certain cursus a été accompli. Et cesser d’en faire le premier titre universitaire, donnant automatiquement accès aux études supérieures.
Enfin, quand je dis automatiquement… Déjà plus de 40% des formations supérieures recrutent sur dossiers, et avant le Bac — en fonction des résultats de Première et de Terminale. BTS, IUT et Classes préparatoires, parmi d’autres. Ça ne marche pas si mal que ça. Pourquoi ne pas généraliser ? Pourquoi ne pas laisser chaque université recruter ses étudiants comme elle l’entend ?
Cela aurait entre autres l’intérêt de décharger les universitaires de la présidence des jurys de Bac (avec tous ces examens en souffrance, cette année, ils auront bien autre chose à faire — et au passage, cela supprimerait la tentation, mise en avant par les jusqu’auboutistes du mouvement, de prendre le Bac en otage des mouvements d’humeur du Supérieur). Et d’en finir avec cette hypocrisie sans nom qui confère à tous les Bacs le même pouvoir d’accès au Supérieur, alors même qu’il y a dix Bacs, qui ne se ressemblent que par leur nom de famille.

Ce qui me ramène au stress. « Bac » est un patronyme. Mais le Bac 2009 ressemble peu au Bac 1909 — pour ne rien dire du Bac 1809. Il y avait bien un Brighelli à cette époque, quelque part en Toscane. Mais qu’ai-je à voir avec cet ancêtre ?
Ce sont les parents qui sont les plus grands générateurs d’angoisse, en ce mois de juin. Parce qu’au mot « Bac », ils revoient celui qu’ils ont passé, il y a 25 ou 30 ans, en moyenne : c'est-à-dire à l'époque où Darcos ou moi les abreuvions en manuels — quand je vois ce que nous leur proposions, et ce que leurs enfants ont aujourd'hui en mains, on mesure l'écart. Et l’idée (fausse) que Moncœur va connaître les mêmes affres les affole — rien ne se transmet plus aisément que le stress. Mais « Bac » 1969 — ou 1970, le mien —, ou Bac 1984 (celui des heureux "géniteurs d'apprenants") n’ont aucun rapport avec le Bac d’aujourd’hui — sinon le nom de famille.

D’ailleurs, quelle est la valeur marchande du Bac ? Il y a quarante ans, il permettait de passer le concours d’entrée des Ecoles Normales — on n’avait pas encore inventé ces monuments de la civilisation avancée que sont les IUFM. Ou d’être recruté comme facteur, ou employé de banque. Aujourd’hui, on n’achète rien avec le Bac. L’inflation des diplômes l’a rejeté dans l’arrière-cour de l’ANPE. C’est la seule mesure réelle de ce qu’on appelle parfois trop vite la baisse de niveau.

Je ne sais pas si les lycéens d’aujourd’hui savent ou non plus ou moins de choses que leurs parents à leur âge. Des choses différentes, certainement. Des choses qui leur seront peut-être utiles — mais pas pour suivre en fac : le Supérieur a toujours les mêmes codes, et sélectionne sur les mêmes critères qu’autrefois — même s’il les a détendus quelque peu.

Alors, un examen de fin d’études, oui. Donné à peu près à tous ceux qui auront suivi en Terminale. Que l’on épaulera au besoin, par stages intensifs, pour qu’ils suivent — à peu près. Un examen noté, chiffré, qui ne vaudra que ce que vaut le Bac — pas grand chose. Mais la certitude en tout cas d’en avoir fini avec le Secondaire. Economisons le stress, économisons sur les épreuves. On reconquerra vraiment le mois de juin, parce que les élèves de Terminale, comme les autres, iront en classe jusqu’au bout. Après tout, parmi les 17% de recalés, qui sait combien s’en seraient sortis, avec un mois de cours de plus ? Les profs sont faits pour être devant les élèves, leur transmettre le plus grand nombre possibles de savoirs, et non pour pédaler à Pétaouchnok pour y faire passer un examen dévalué. Cessons de nous voiler la face : on ne redonnera pas au Bac son lustre d’antan. D’abandons en abandons, nous avons si bien perverti le système qu’il est plus que temps d’en changer. Et les universités recruteraient selon leurs propres critères — ça ne signifierait pas forcément que des populations entières resteraient à la porte des facs : on trouve toujours chaussure à son pied. En tout cas, ce serait cohérent avec l'autonomie des universités…

Mais voilà : quel ministère prendra le risque de se mettre à dos cette population qui persiste à vouloir faire du Bac un sésame, afin d’avoir le droit de se planter en Fac ?

Jean-Paul Brighelli

PS. Bien sûr, j’aurais pu faire une Note sur le rapport Descoings, qui vient de tomber. Mais il n’y a rien à en dire. C’est un vide intersidéral. Revaloriser le Technique. Ne plus traumatiser Monchéri en lui refusant l’entrée dans une voie générale déjà surchargée. Faire, tant que se peut, un lycée unique comme il y a un collège unique. Confier l’orientation à tout le monde, et surtout pas aux conseillers d’orientation (la seule suggestion qui me paraît globalement sensée). Penser la réforme dudit lycée en ne regardant qu’en aval — les études supérieures — sans se demander ce qui cloche en amont. Et suggérer de revoir l’orientation — si peu de gens intègrent les classes préparatoires et les grandes écoles… Faire un peu de social, ne pas oublier le coup de brosse aux syndicats majoritaires, en suggérant de réduire uniformément (ah, l’égalité, la sainte égalité !) d’une ou deux unités le nombre d’élèves par classe : sûr que tout le monde se sentira mieux avec deux loupiots de moins. Tant de temps et de consultations pour en arriver là : il aurait aussi bien pu pondre les 85 pages dudit rapport tout seul au bistro du coin. Ou chez Lipp, qui est à deux pas de Sciences-Pô. Ça n’y changerait rien, ce serait toujours 85 pages de brèves de comptoir.

Commentaires

Youppie! Enfin premier!

Écrit par : outis | 03 juin 2009

JPB avec sa bande de suiveurs s'est comporté de manière ignoble suite à un commentaire sur l'hygiène, comme une petite frappe de cour de récréation
alors après que JPB écrive sur la violence est pathétique
et c'est avec ce genre de prof, un raté, un héritier, comme Coupat, qu'il faudrait voir l'avenir ?
j'exige des excuses de JPB pour son comportement inadmissible
à défaut, Julien continuera d'informer ceux qui passent sur ce blog de l'imposture Brighelli, et JPB devra continuer à censurer les messages
JPB = censure

Écrit par : julien again | 03 juin 2009

Bonjour, Jean-Paul.
Merci de nous avoir conseillé "L'école et son double".
Passionnant ! Pas trop difficile, et des quantités de noms connus.

Je trouve ce que vous dites sur le bac tout-à-fait pertinent.
Amitiés.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 03 juin 2009

Loin de moi l'idée de vouloir en revenir avant-guerre, mais... il me semble que si on veut vraiment remettre Moncanard et Mapoulette au boulot, il faut, au contraire, faire du bac une guillotine et lui redonner sa véritable valeur de premier diplôme universitaire. En faire "un examen de fin d’études, donné à peu près à tous ceux qui auront suivi en Terminale", comme vous le dites, c'est pérenniser la glandouille dans les bahuts, l'absence de travail, le tourisme scolaire, l'absentéisme érigé en mode d'être, et l'ennui, l'ennui qui écrase tous ces jeunes gens qui ne savent pas pourquoi ils sont là...
Voici ce que m'écrit à ce propos une de mes anciennes étudiantes, qui avait jadis témoigné ici même sur les IUFM , et qui enseigne à présent les lettres ici et là comme TZR :
" Quelle préparation à la vie réelle ( car c'est de cela qu'il s'agit avant tout ) pour ces gosses qu'on veut protéger à tout prix ? Le renoncement n'est-il pas une étape essentielle à l'affirmation de soi , mais aussi une étape nécessaire au dépassement de soi ? Car si l'on doit renoncer à tel objectif , parce qu'on a échoué, c'est parfois parce que l'on s'est surestimé, souvent parce qu'on a cru que c'était gagné . Or, comme l'a dit un certain poète, " rien n'est jamais acquis à l'homme ni sa force ni sa faiblesse (...) et quand il croit serrer son bonheur (...) son ombre est celle d'une croix ..."
On ne saurait mieux dire : faire du bac un simple examen de fin d'études, c'est non seulement risquer la capitulation sur ce qu'il faut tout de même bien appeler "le niveau", mais en plus, c'est, humainement et psychologiquement, renoncer à éduquer.

Écrit par : Françoise Guichard | 03 juin 2009

... et moi j'ai toujours l'impression de lire chez vous des (plus ou moins) brèves de salles des profs ( il a l'air énervé, M. Again :-) )

Écrit par : Michel Godicheau | 03 juin 2009

Mais je vais lire Coincoin.

Écrit par : Michel Godicheau | 03 juin 2009

@ JPB
Ce sont les parents qui sont les plus grands générateurs d’angoisse, en ce mois de juin. Parce qu’au mot « Bac », ils revoient celui qu’ils ont passé, il y a une bonne quarantaine d’années, en moyenne.

Je crois que vous vieillissez beaucoup les parents des enfants, à moins que vous ne soyez définitivement fâché avec les chiffres, une bonne quarantaine d'année cela nous amène à des parents ayant 60 ans à peu près, ce qui semble excessif!!!

30 ans en moyenne, (puisqu'il s'agit d'une moyenne!) me paraît suffisant , c'est mon cas cette année et j'ai eu mon premier en déjà assez âgé quand même!

Écrit par : Merlemocoeur | 03 juin 2009

( il a l'air énervé, M. Again :-) )

Ecrit par : Michel Godicheau | 03 juin 2009

Laissez, c'est un habitué. Vous savez, un peu comme ces vieux poivrots que l'on croise régulièrement au bar du coin et dans la rue, et qui vous interpelle pour vous assommer avec ses divagations éthyliques (ou qui fait mine de vouloir vous casser la gueule quand il est trop éméché): ça fait parti du folklore local ;-)

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 03 juin 2009

30 ans en moyenne, (puisqu'il s'agit d'une moyenne!) me paraît suffisant , c'est mon cas cette année et j'ai eu mon premier en déjà assez âgé quand même!

Ecrit par : Merlemocoeur | 03 juin 2009

Pour avoir l'âge de passer le bac, il faut bien avoir de 17 à 18 ans, donc si en moyenne on dit que les parents ont eu leur(s) enfant(s) vers, disons, 25 ans, alors cela donne:
25+17 = 42 ans. En admettant qu'ils aient passé leur bac eux aussi à 17 ans, alors 42-17 = 25. Donc ils auraient eu leur bac il y a 25 ans, soit en 1984. Or le Bac valait encore à peu près quelque chose à cette époque, donc les propos de JPB sont cohérents.

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 03 juin 2009

à deux décennies près, en tous cas ;-))

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 03 juin 2009

Mille fois d'accord avec les propos de votre ancienne étudiante, Françoise. On fait tout pour infantiliser davantage les élèves en reculant chaque fois "le moment de vérité". Sans doute sous la pression des parents. Mais ne faudrait-il pas au contraire les habituer à se confronter le plus tôt possible aux dures lois de l'existence ?
Jean-Paul, quand vous dites que le niveau n'a pas forcément baissé, êtes-vous sérieux ?

Écrit par : mihailovich | 03 juin 2009

Je précise ma pensée : j'utilise le terme de "niveau" pour désigner non pas uniquement un ensemble de connaissances (au sens quantitatif) , mais la capacité à s'en servir, le fait de les insérer au sein d'une réflexion, elle-même étayée par une culture générale digne de ce nom.
Je ne suis pas bien vieux, mais en sept ans d'enseignement, si je constate toujours la présence de quelques élèves doués, globalement je ne peux nier qu'en moyenne les élèves soient moins cultivés, moins motivés et moins autonomes qu'à mes débuts.

Écrit par : mihailovich | 03 juin 2009

En faire "un examen de fin d’études, donné à peu près à tous ceux qui auront suivi en Terminale", comme vous le dites, c'est pérenniser la glandouille dans les bahuts, l'absence de travail, le tourisme scolaire, l'absentéisme érigé en mode d'être [...]

Ecrit par : Françoise Guichard | 03 juin 2009

Pas si les universités finissent par être autorisées à sélectionner les étudiants sur dossier, comme les autres filières.
Si TOUTES les admissions se font sur dossier, le bac devient de facto un contrôle continu (comme la gauche le réclamait quand la droite était contre, et le refusait quand la droite était pour !).
Et ce système oblige, pour éviter un déchet conséquent, à se poser sérieusement (enfin !) la question de l'orientation et du passage automatique en classe supérieure.
Comme dit JPB, "on trouve toujours chaussure à son pied".

[Et si on créait un bac RSA ? ;O))]

Écrit par : yann | 03 juin 2009

JPB = censure

Ecrit par : julien again | 03 juin 2009

Là, pour le coup, on tient un vrai cas clinique !

Écrit par : yann | 03 juin 2009

Il faut leur faire peur à ces gosses, on n'a que leur dire : "si tu ne travailles pas en classe tu finiras homme politique" ou pire " tu deviendras directeur de Sciences Po'" si cela ne leur file pas la pétoche ...

Écrit par : iPidiblue et le bon côté des choses | 03 juin 2009

Bonjour

Une des citations ci-dessous pourrait faire l'objet d'un sujet de bac.

Je reconnais que le lien est tiré par les cheveux mais je tenais absolument à vous avertir que...

La bibliothèque publique est en crise.

En effet, selon une conception "politiquement progressiste mais culturellement aristocrate" (la citation est d'Anne-Marie Chartier :

"La bibliothèque publique française s'attache plutôt à changer le monde qu'à l'accompagner. Elle revendique de ne pas être miroir de la société mais d'être un lieu autre, hors du monde, légèrement décalé. Si nous faisons nôtre cette revendication de "pas de côté", d'"ouverture du champ des possibles", il nous semble par ailleurs que, dans son souci de décalage, la médiathèque a fini par se retrouver excentrée, peut-être un peu trop à l'écart du monde tel qu'il est et tel qu'il évolue. La résistance du village gaulois nous semble de plus en plus dériver vers la mentalité de la forteresse assiégée"

Heureusement :

"les dernières générations de bibliothécaires conçoivent leur métier à partir de l'usager enfin "au centre du système".

Car notre société (et ton corps) change et c'est pourquoi :

"Sans doute faut-il (...) renoncer à l'idéal de "servir tout le monde" pour accepter "la diversité de traitement des uns et des autres" [et] laisser "entrer les usagers, groupes, institutions dans la bibliothèque comme acteurs et non [plus] seulement comme partenaires ou consommateurs aux côtés de la bibliothèque"."

Conclusion :

"La médiathèque doit évaluer et ne peut plus faire l'économie d'une remise en cause de l'unicité et de l'universalisme qui la sous-tendent"

Avec cette utile mis au point :

"Nous ne revendiquons pas de calquer une offre sur la demande, mais bien de redéfinir l'activité de la bibliothèque en fonction de ses publics, en accordant enfin la primauté du lecteur sur le document".

Et ça, c'est vraiment réconfortant !!! : )

Nous devons ces morceaux de bravoure à Catherine Clément et Christophe Evans, dans un livre intitulé "Quel modèle de bibliothèque ? paru aux Presses de l'Enssib.

PS : dans ce même livre, un insupportable ringard du nom de Thierry Ermakoff a osé écrire ceci :

"Faut-il accepter la loi du divertissement (...) ou assumer une fonction éducative, résister ? (...) Aucune des positions n'est confortable [mais] quelle que soit la voie choisie, la bibliothèque ne sortirait pas grandie si elle abandonnait cet idéal de formation des individus, seule voie possible pour leur émancipation toujours à venir"

J'ai honte pour lui ! : (

Écrit par : johnmarguerite | 03 juin 2009

On ne doit (et c'est déjà beaucoup) à Anne-Marie Chartier que l'expression "politiquement progressiste et culturellement aristocrate".

Écrit par : johnmarguerite | 03 juin 2009

Françoise, je sais bien que c'est l'amour des élèv es (si !) et du métier (re-si !) qui vous fait parler, mais filons la métaphore économique. Si le Bac ne vaut plus grand chose, que vaudront ceux qui ne l'auront pas eu ?
C'est un peu comme si vous proposiez d'en revenir à un SMIC des années 70.

Quant à la question de niveau…
Je plaisante et je ne plaisante pas. Les discussions sur le niveau (sauf à redéfinir la notion, comme vous le faites fort bien, mais qui ne va pas de soi dans une conversation courante) sont infinies : on objectera toujours que les loupiots d'aujourd'hui savent ceci ou cela que nous ignorions. C'est pourquoi je préfère parler de valeur d'échange (pour cent balles et pour un Bac, tu n'as plus rien…).

Et c'est vrai que je suis fâché avec les chiffres. Je repars sur ma Note corriger mes erreurs de chiffrage. Merci, Merle…
JPB

Écrit par : brighelli | 03 juin 2009

Rien à voir mais j'ai entendu ce matin en partie une émission sur France Culture qui devrait intéresser Catmano et peut-être d'autres. C'est "le printemps des crèches", donc les progrès de l'accueil préscolaire en collectivité durant le troisième quart du XX° siècle. Dommage qu'on soit allé ensuite trop loin dans le "progrès" ! Il y a vraiment eu une période charnière.
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/fabriquenew/

Écrit par : dobolino | 03 juin 2009

Bon, on n'est pas d'accord sur tout, notamment sur la suppression du bac, mais sur Descoings, en revanche, on a relevé à peu près la même chose...
http://heresie.hautetfort.com/archive/2009/06/02/la-methode-descoings-miroir-aux-alouettes.html

Écrit par : L'Hérétique | 03 juin 2009

Pour essayer de raccrocher au sujet, on voit que dans le domaine des bibliothèques, c'est la même remise en cause de la culture commune pour coller aux particularismes locaux, le même renoncement à donner ce qui n'est pas immédiatement utile.

En bibliothèque, un symbole équivalent au bac, c'est la carte de lecteur, dans le sens ou le pourcentage d'inscrits en bibliothèque est décortiqué avec autant d'attention que le pourcentage de reçus au bac.

Or, ce chiffre est mauvais : moins de 20 % d'inscrits, et cela fait des années que cela dure.

Quelle conclusion croyez-vous qu'il faille en tirer ? Que cet indicateur est mauvais et qu'il faut prendre en compte la fréquentation des personnes non-inscrites pour juger de la réelle attractivité des bibliothèques.

Or, les chiffres restent malgré tout médiocres.

Alors après tout, et ça c'est moi qui le dit, pourquoi ne pas supprimer carrément la carte de lecteur ?

Écrit par : johnmarguerite | 03 juin 2009

"Si le Bac ne vaut plus grand chose, que vaudront ceux qui ne l'auront pas eu ?" a écrit Mister Brighelli.


Pourquoi le corps enseignant ne propose-t-il donc pas de supprimer les diplômes qui n'ont plus aucune valeur marchande ?

Écrit par : iPidiblue et le bon côté sens à côté de chez vous comme l'épicerie fine | 03 juin 2009

"Si le Bac ne vaut plus grand chose, que vaudront ceux qui ne l'auront pas eu ?" a écrit Mister Brighelli.


Pourquoi le corps enseignant ne propose-t-il donc pas de supprimer les diplômes qui n'ont plus aucune valeur marchande ?

Ecrit par : iPidiblue et le bon côté sens à côté de chez vous comme l'épicerie fine | 03 juin 2009

A toutes fins utiles, rappelons la définition moderne:
Diplôme : "Titre, grade émané d'une université, d'une faculté, d'une société savante, d'un corps, d'une école publique, etc., pour attester les connaissances et les aptitudes de quelqu'un. "

Écrit par : TotoWeininger | 03 juin 2009

Bon ben alors je décerne à Toto le titre de l'élève le plus méritant car c'est celui qui suit le mieux.

Écrit par : iPidiblue et le diplôme de bonne camaraderie | 03 juin 2009

Bon ben alors je décerne à Toto le titre de l'élève le plus méritant car c'est celui qui suit le mieux.

Ecrit par : iPidiblue et le diplôme de bonne camaraderie | 03 juin 2009

Je n'ai pas beaucoup de mérite, je suis en vacances.

Écrit par : TotoWeininger | 03 juin 2009

"Les discussions sur le niveau (sauf à redéfinir la notion, comme vous le faites fort bien, mais qui ne va pas de soi dans une conversation courante) sont infinies : on objectera toujours que les loupiots d'aujourd'hui savent ceci ou cela que nous ignorions."
Ecrit par : brighelli | 03 juin 2009

Cher Jean-Paul,
Dans l'enseignement secondaire où l'on n'a pas a priori l'ambition de former des spécialistes, et où les pauvres chéris ne choisissent pas (voire subissent...) les contenus enseignés, on (les pédagogistes) pourra certainement se cacher derrière ce genre d'excuses.
Mais dans le cas des premières années du supérieur, ou bien d'un enseignement plus spécialisé, réclamant une certaine "technicité", bref, dans le cas d'en enseignement délibérément choisi par l'élève, ça ne tient plus debout !


J'enseigne l'écriture musicale au sein d'un grand conservatoire français à des étudiants se destinant à une carrière professionnelle dans la musique.
Ils sont donc censés exceller dans leur domaine de prédilection, tant techniquement que musicalement et culturellement.
Bizarrement, je constate d'année en année que c'est de moins en moins le cas pour la majorité d'entre eux...

Mais on pourra toujours m'objecter que mon enseignement n'est pas "en phase avec les aspirations et les mutations de la société d'aujourd'hui" !!!

Écrit par : mihailovich | 03 juin 2009

on objectera toujours que les loupiots d'aujourd'hui savent ceci ou cela que nous ignorions.
Ecrit par : brighelli | 03 juin 2009

Selon divers témoignages, il semble que les élèves de jadis savaient faire eux aussi des tas de choses qu'ils n'avaient pas appris à l'école - comme faire les lacets de leurs chaussures, décapsuler une bouteille de soda, etc. On remarquera également qu'il est aussi facile d'ouvrir un blog ou de poster une vidéo sur Youtube que de cliquer sur un interrupteur pour que la lumière soit - ce que savaient déjà faire mes grands-parents, dans leur jeunes années.

Écrit par : TotoWeininger | 03 juin 2009

J'ai déjà proposé à des universitaires, sans grand succès, de conditionner l'accès à l'Université à l'obtention d'une mention AB au Bac. Incidemment on peut penser que si le bac de base ne vaut plus grand chose, une mention peut évaluer un bon ou un très bon élève ( l'inflation specataculaire des mentions TB au bac depuis 30 ans ne signifie évidemment pas que le niveau des élèves a augmenté en due proportion).

C'est plus ou moins ce que font les filières courtes sélectives.

Cette "réforme" ne coûterait rien et pourrait faire évoluer certains comportements.

Écrit par : xly | 03 juin 2009

JPB = censure
Ecrit par : julien again | 03 juin 2009

Là, pour le coup, on tient un vrai cas clinique !
Ecrit par : yann | 03 juin 2009

yann et d'autres frustré(e)s comme Madame FG n'ont que la psychiatrisation comme réaction à l'altérité, méthode Coué caractéristique des minables qui sont secs

après s'être laissé aller à une agressivité certaine, avoir caricaturé de manière grotesque, sans réfléchir, en réagissant comme font les petites frappes dans les cours de récréation, JPB n'a pas supporté une réponse mettant à sa place le bla bla de Madame FG et d'autres suite à une note suivante

la réponse reprenait point par point un certain nombre d'insultes et indiquait que le désordre de ce forum faisait penser à une cour de récréation mérieuiste ;)

je vois dans ce forum un cas d'étude pour l'EHESS, ou comment un forum censé être ouvert est en fait très fermé

je n'ai rien contre à partir du moment où cela est clair

or ce n'était pas le cas

une bande a essayé de venir à bout de l'altérité et n'y a pas réussi avec la dialectique, alors il a fallu à la bande l'insulte psychiatrique, l'insulte prêtant telle ou telle idéologie diabolisée, insulte ratée, et le fait qu'il y ait eu réaction exposant l'indigence intellectuelle de la bande a déplu à la bande, qui s'est déchaînée

un cas d'école où comment le net peut devenir l'expression des haines

même Télérama, qui goûte très peu aux lamentations de Finkielkraut sur la haine sur le net, a fini par reconnaître le problème

AgoraVox cite l'expression pronétariat, d'autres indiquent que la connectivité est un indicateur de pauvreté

JPB et courtisans, je crois que j'ai compris, moins de temps je passerai sur un net pas très net, mieux ce sera

au revoir !

Écrit par : julien le retour | 03 juin 2009

ou

Écrit par : julien | 03 juin 2009

JPB voudra bien ne pas censurer ces messages au moins pendant quelques jours de sorte que ceux qui se sentiront concernés les lisent ;)

cela serait préférable pour tout le monde, cela m'évitera de revenir

Écrit par : julien again | 03 juin 2009

Ce n'est peut-être pas une mauvaise idée que supprimer le bac et généraliser le recrutement sur dossier. Ça obligerait peut-être les établissements secondaires et les élèves à améliorer leurs performances. Il faut cependant une transition douce, sur quatre à cinq ans, car c'est en amont, dès la quatrième, qu'il faut revoir la copie.
Supprimons le bac mais valorisons et redéfinissons le Brevet des Collèges en en faisant un réel examen pluri-disciplinaire, équivalent à ce qu'a pu être en sa belle époque le certificat d'études primaires, en visant 80 % d'une classe d'âge détentrice de ce diplôme entre treize et seize ans, ce qui me semble faisable avec quelques redoublements intelligemment gérés et quelques soutiens péri-scolaires organisés proprement. En prévoyant des filières dignes pour ceux qui échoueraient.

Écrit par : dobolino | 03 juin 2009

Moi, je pense comme Françoise qu'il faut au contraire revaloriser les examens au lieu de les faire disparaître. Déjà je serais favorable à un examen de passage à la fin de l'école primaire. A la revalorisation du brevet des collèges en diminuant, voire en supprimant, la part de contrôle continu. En ce moment, nos élèves de troisième ne font pratiquement rien,à part régresser. S'il n'y a pas d'enjeu, il n'y a pas d'investissement. Un examen commun donne la juste mesure des choses. Il faut parvenir à rétablir la rigueur et le sens de l'effort. Mission difficile aujourd'hui le jour comme dirait l'autre...

Écrit par : Marilyse | 03 juin 2009

"Julien continuera d'informer ceux qui passent sur ce blog de l'imposture Brighelli, et JPB devra continuer à censurer les messages
JPB = censure". Sympa le censeur, il vous autorise à baver.

Vous voulez rigoler un bon coup histoire d'oublier votre hierarchie stalinienne et vos élèves demeurés ?

Regardez ce pot-pourri des spots de campagne européenne les plus hilarants et faites votre choix pour le 7 juin :

http://frenchcarcan.com/2009/06/02/europe-faites-votre-choix/

Écrit par : marie-laure | 03 juin 2009

Par contre, je n'ai rien contre une sélection sur dossier à l'entrée en faculté.
D'une manière globale, dans le cursus scolaire, je trouve qu'on laisse une marge de liberté trop grande aux familles quant à l'orientation. Les parents ont le choix de faire redoubler, de ne pas faire redoubler, de refuser d'inscrire leur môme en SEGPA, de refuser une orientation vers la voie professionnelle, etc. Sans pour autant encadrer leur bambin et le mettre au travail. On veut tout sans se remettre en question. Des examens réguliers, faits sérieusemement, pas bradés, remettraient les pendules à l'heure. Il y aurait un enjeu, un suivi, plutôt que ce délitement auquel nous assistons, impuissants.

Écrit par : Marilyse | 03 juin 2009

A la revalorisation du brevet des collèges en diminuant, voire en supprimant, la part de contrôle continu. En ce moment, nos élèves de troisième ne font pratiquement rien,à part régresser. S'il n'y a pas d'enjeu, il n'y a pas d'investissement.

Ecrit par : Marilyse | 03 juin 2009
Ma fille est pourtant à fond la caisse et passe son temps à faire des annales de brevet ! Elle se tue la peau alors que, du fait du contrôle continu, elle a déjà virtuellement cet examen bénin. Vous savez pourquoi ? Elle vise la mention, pour la gloire car elle n'est pas boursière ! Elle est née comme ça ! Elle a un goût prononcé pour la compétition et les gratifications et est très dure au mal.
Quant à son frère, il regrette ses années de léthargie et bosse comme un fou pour une mention TB au Bac qui lui vaudrait, puisqu'il sera boursier l'an prochain, une prime de 1800 euros. Il ne rêve pas mais fait ce qu'il peut, avec ses faibles moyens, pour mettre du beurre dans les épinards. Qui ne tente rien n'a rien.

Écrit par : dobolino | 03 juin 2009

Aujourd’hui, on n’achète rien avec le Bac. L’inflation des diplômes l’a rejeté dans l’arrière-cour de l’ANPE. C’est la seule mesure réelle de ce qu’on appelle parfois trop vite la baisse de niveau.
Ecrit par : brighelli | 03 juin 2009

Non, ce n'est pas une mesure réelle de la baisse de niveau, tout au plus une mesure indirecte, et encore.

Prenez n'importe qu'elle notion importante en mathématiques et vous constaterez qu'elle est enseignée de plus en plus tard, de plus en plus mal, à de moins en moins d'élèves (en part relative d'une classe d'âge), quand elle n'a pas purement et simplement été supprimée des programmes du secondaire. Ça, c'est une mesure réelle et directe.

A rabattre un diplôme "généraliste" sur l'utilité sociale que le détenteur en tire, on risque de ne rien pouvoir en dire. En effet, comment distinguer la valeur utilitaire du baccalauréat des autres caractéristiques sociales (aisance matérielle, relations, etc.) qui ont l'influence que l'on sait - et qui l'avaient déjà, cela va sans dire, il y a cinquante ans - dans l'obtention d'un emploi? Est-ce bien le bac qui a perdu sa valeur ou bien sont-ce les bacheliers?

Écrit par : TotoWeininger | 03 juin 2009

Regardez ce pot-pourri des spots de campagne européenne les plus hilarants et faites votre choix pour le 7 juin :

http://frenchcarcan.com/2009/06/02/europe-faites-votre-choix/

Ecrit par : marie-laure | 03 juin 2009

Moi, "je m'engage" à aller voter dimanche !

Écrit par : Marilyse | 03 juin 2009

"généraliser le recrutement sur dossier"

Ne trouvez-vous pas Dobolino que cela risque d'ouvrir la porte aux magouilles et autres passe-droits ?
Je trouve qu'en mobilisant toute son énergie au service d'un objectif majeur à atteindre (le succès à un examen ou à un concours), l'élève est finalement beaucoup plus performant. Autre avantage des examens et des concours : ils permettent à l'individu d'apprendre à évoluer dans des situations inconfortables. Un concours possède donc des vertus pédagogiques considérables à une époque où il ne coûte rien de choisir la solution de facilité.

Et pourquoi ne pas revaloriser pour de bon ce qui existe déjà, à savoir le Bac ET le brevet ? L'un n'empêche pas l'autre.

Jean-Paul, Dobolino, êtes-vous résignés devant l'inéluctable ? Vous avez pris un coup de vieux ou quoi, Brighelli ?!

Écrit par : mihailovich | 03 juin 2009

Pour info, en raison des difficultés liées à la "reconquête du mois de juin", l'académie de Grenoble a décidé de réquisitionner les professeurs agrégés de Lettres en collège pour la correction des épreuves écrites du bac de français (soit 90-91 copies), qui se déroulera à partir du 23/06 jusqu'à la remise des copies le 10/07. Il s'agit d'alléger le travail des professeurs de lycée, qui ne sont donc désormais plus convoqués à la fois pour l'écrit et pour l'oral. L'information a été communiquée fin avril aux intéressés, qui ont appris il y a trois jours qu'ils seront tout de même déchargés de leurs cours à partir du 23/06 ; en revanche, il est toujours question de les convoquer éventuellement pour la correction du brevet...

C'est un système qui a vocation à être définitif, et même étendu aux professeurs de collège certifiés (volontaires, eux... pour l'instant).

Écrit par : Anne | 03 juin 2009

Regardez ce pot-pourri des spots de campagne européenne les plus hilarants et faites votre choix pour le 7 juin :

http://frenchcarcan.com/2009/06/02/europe-faites-votre-choix/

Ecrit par : marie-laure | 03 juin 2009

Finalement, ça valait la peine de "faire l'Europe", ne serait-ce que pour ce grand éclat de rire.

Écrit par : TotoWeininger | 03 juin 2009

Je trouve qu'en mobilisant toute son énergie au service d'un objectif majeur à atteindre (le succès à un examen ou à un concours), l'élève est finalement beaucoup plus performant.

Ecrit par : mihailovich | 03 juin 2009

Encore faut-il que le même sujet - ou presque - ne tombe pas, imperturbablement, année après année, laissant de côté un bon tiers du programme, comme c'est le cas pour l'épreuve de math en BTS, par exemple, sous peine de ne plus rien étudier en profondeur et de saboter par le bachotage le peu qui tient encore debout dans les programmes.

Écrit par : TotoWeininger | 03 juin 2009

Moi, "je m'engage" à aller voter dimanche !

Ecrit par : Marilyse | 03 juin 2009

Engagez-vous, qu'ils disaient...

Écrit par : TotoWeininger | 03 juin 2009

Marie Laure,

vous faites dans la prétérition ;)

en employant le mot 'baver' vous bavez vous-même, eh bien c'est du propre !

je n'y peux rien si il y a un certain temps un certain nombre de messages répondant notamment à des insultes psychiatriques ont été censurés

je n'ai pas souvenir que d'ailleurs vous ayez pris part au débat d'alors, c'est pourquoi il est vain que vous veniez faire ici des réflexions sans connaître le débat précédent

Écrit par : julien | 03 juin 2009

C'est vrai, quoi, Marie-Laure, vous n'êtes pas qualifiée pour insulter Juju ;O))))))))

Écrit par : yann | 03 juin 2009

Merci de m'apprendre des mots Julien, en effet je n'ai pas eu vent de cette polémique mais je donne mon ressenti et je n'ai pas l'impression de voir en M. Brighelli l'exact réplique d'Anastasie, voilà tout. Mais je m'engage ! A ne plus me mêler de vos histoires.

Écrit par : marie-laure | 03 juin 2009

Bon ! On résume l'état des lieux ?

On ne touche pas au collège. On aligne le lycée sur ce néant. La plupart des profs bêlent, les élèves trouvent que c'est cool, quelques profs et parents s'inquiètent.

Repli stratégique. Vers quelques îlots du supérieur, vers quelques îlots du privé, vers un système où le relativisme sera général preque partout.

En attendant, on s'en va conseiller Bayrou pour qu'il apprenne à dire des choses non totalement ineptes sur l'éducation.

Ainsi, la situation n'est pas clairement pré-révolutionnaire mais la révolution copernicieuse est en marche : des cohortes d'imbéciles éblouis vont vers ce qu'ils croient être la lumière.

Je me souviens d'un collègue qui soutenait, en 2002, que le vrai vote révolutionnaire était Le Pen. Pour précipiter la mise en abîme et stopper la mise en abyme permanente *.

Un visionnaire ?

* Qu'est ce que le Moloch sinon une gigantesque machine récursive ?

Écrit par : dugong | 03 juin 2009

Regardez ce pot-pourri des spots de campagne européenne les plus hilarants et faites votre choix pour le 7 juin :

Ecrit par : marie-laure | 03 juin 2009

"petite sélection impartiale et diversifiée", certes mais orientée, très orientée aussi...
et la chute ne me fait pas rire du tout !

Écrit par : revue de presse | 03 juin 2009

"généraliser le recrutement sur dossier"

1)Ne trouvez-vous pas Dobolino que cela risque d'ouvrir la porte aux magouilles et autres passe-droits ?

2)Et pourquoi ne pas revaloriser pour de bon ce qui existe déjà, à savoir le Bac ET le brevet ? L'un n'empêche pas l'autre.

Jean-Paul, Dobolino, êtes-vous résignés devant l'inéluctable ? Vous avez pris un coup de vieux ou quoi, Brighelli ?!

Ecrit par : mihailovich | 03 juin 2009

1) Dossier totalement anonyme sauf concernant le lycée d'origine. Ety, comme vous el soulignez, il y a eu et aura des magouilles. Le tout est de les laisser le plus marginales possibles.
2) Il faut savoir se faire une raison de l'air du temps, auquel on ne changera rien. Etre résigné, c'est surtout être lucide. On ne revalorisera pas le bac ! On n'est pas seulement là pour rêver à un idéal. Il faut être pragmatique. Même demander une revalorisation du Brevet, c'est déjà un rêve de fou !

Écrit par : dobolino | 03 juin 2009

Je m'essaie à la real politik…

Le petit con qui signe Julien peut se présenter — sinon, il sera désormais impitoyablement effacé : j'ai des responsabilités sur ce blog, je ne peux pas laisser proliférer des injures gratuites sur des personnes estimables venant d'un néant qui signe julien. Un mot de travers de plus, et je fais faire une enquête par mon hébergeur pour savoir qui vous êtes.
JPB

Écrit par : brighelli | 03 juin 2009

plutôt que perdre votre temps à démonter. construisez. travaillez à votre tâche.

Démonter n'a jamais amené du bon.

Démontez l'éducation nationale, vous m'aurez juste convaincu que je dois payer pour l'école privée et le piston pour placer en entreprise et je me ficherai de vos démontages.

Écrit par : oomu | 03 juin 2009

Le plus dur ce sera de revaloriser les doctorats car enfin quand le sel a perdu son goût qui le lui rendra ?

Écrit par : iPidiblue et le concours du diplôme le plus galvaudé | 03 juin 2009

1) Dossier totalement anonyme sauf concernant le lycée d'origine. Ety, comme vous el soulignez, il y a eu et aura des magouilles. Le tout est de les laisser le plus marginales possibles.
2) Il faut savoir se faire une raison de l'air du temps, auquel on ne changera rien. Etre résigné, c'est surtout être lucide. On ne revalorisera pas le bac ! On n'est pas seulement là pour rêver à un idéal. Il faut être pragmatique. Même demander une revalorisation du Brevet, c'est déjà un rêve de fou !

Ecrit par : dobolino | 03 juin 2009


Ce doit être parce que je suis jeune (et sans doute naïf, me direz-vous), mais je ne vous suis pas du tout dans votre résignation.
En 2 ou 3 ans, on peut changer beaucoup de choses. Il manque simplement la volonté politique (ce qui n'est pas la moindre des choses, je vous l'accorde !). Mais pour que celle-ci apparaisse, il faut faire bien plus de bruit qu'on n'en fait actuellement. Vous savez bien que de nos jours c'est celui qui occupe l'espace médiatique qui gagne !
Il suffit en réalité de récupérer l'étiquette de "moderne" pour se faire entendre. Vous le savez bien, dès que vous vous proclamez "moderne "on commence à vous prendre au sérieux. Personne ne s'intéresse au véritable contenu de cette supposée modernité. Mais qu'importe !
Les pédagos que je côtoie se font fréquemment piéger par cet artifice rhétorique.

Alors, renversons la tendance. Aujourd'hui nous sommes étiquetés comme des passéistes, des réacs, des fachos pour certains. Mais comme vous le savez aussi, les étiquettes ont pour propriété de valser, et la mode est versatile !

Il y a beaucoup de profs qui commencent à en avoir vraiment marre de tout ce cirque. Allez, forcez-vous et allez sur le blog du "Lycée pour tous" : vous constaterez qu'à côté de quelques illuminés notoires de la pédagolitude, il y en a qui cognent sec sur Descoings !

Écrit par : mihailovich | 03 juin 2009

Très indulgent à l'égard du rapport Ducon, le SNALC. Très.

"Le SNALC salue la volonté d’établir un constat qui n’esquive pas les questions gênantes tout en tenant compte, pour une fois, de l’ensemble des courants d’opinion au sein du système éducatif."



"Le SNALC considère qu’il est possible de négocier sans arrière-pensée la question de l’horaire élève et celle de la définition des services des professeurs pour peu que cette négociation ne s’inscrive pas dans le cadre de la volonté antérieure de dénaturer la mission des professeurs, voire de dégrader leurs conditions de travail et de rémunération. (Système "gagnant gagnant")."

C'est ça, la real politik?

Écrit par : TotoWeininger | 03 juin 2009

Monsieur Brighelli,

vous aimez manifestement qu'on vous prenne au sérieux, déformation professionnelle certainement

vos menaces font penser à du procédurier façon Ségolène Royal

puisque vous êtes professeur de lettres, vous pourriez rechercher des contributions politiques que j'ai déjà envoyées sous d'autres noms sur internet, y compris votre blog

votre blog confirme que la facilité apparente de communication sur internet est une illusion, du reste n'est pas un cas particulier, il n'y a qu'à voir les invectives balancées partout sur le net

je m'attribue le mérite de n'avoir fait que retourner des invectives ce qui est bien faible par rapport à vous et à certains de vos courtisans virtuels qui ont balancé des insultes tout de suite

si vous avez suivi les débats sur la loi HADOPI, sachez qu'une adresse IP n'identifie pas une personne

si vous voulez vous ridiculiser encore plus, je vous recommande une procédure judiciaire

le ridicule sera alors total

dans l'imprécision vous demandez que je me présente, sans préciser ce que vous voulez savoir, ni à quel titre vous l'exigez

je n'ai rien d'autre à dire que le fait que je ne suis affilié à aucune organisation de quelque type que ce soit, que je suis venu sur votre blog comme je le faisais de temps en temps, sans autre intention que d'envoyer des commentaires sans autre but que d'exposer le contenu des commentaires

la dernière expérience a été instructive

a priori dans les débats caricaturaux vous opposant aux 'pédagogistes', il paraissait difficile de ne pas être de votre côté

cependant j'avais remarqué votre propension à jeter l'anathème, tant dans les media que sur votre blog, une note de votre blog relatant même le cas d'un anathème jeté à un de vos collègues dans la vie réelle

j'avais également à l'esprit votre ancienne appartenance à l' 'extrême gauche'

cela n'était pas de nature à vous donner le statut d'une statue du commandeur

enfin, le nombre de commentaires sur votre blog apparaissait comme très important et le fait, pour un grand nombre, de quelques habitués du forum

ainsi ce qui s'est passé, des invectives, des injures, des attaques ad hominem, de votre part et de vos courtisans, n'était pas totalement imprévisible

je n'aime guère la castagne en ligne si certains en font une marque de fabrique

j'ai eu l'impression en venant ici d'avoir à affronter une police de la pensée refusant l'altérité et se comportant comme un groupe de petites frappes, ce qui est hallucinant venant d'un professeur en général, plus particulièrement d'un professeur aux thèses comme les vôtres

s'agisisant de la real politik vous devriez savoir qu'un esprit libre qui refuse la tyrannie du phénomène de groupe n'a aucune peur de menaces de quelque ordre que ce soit

rien que votre attaque d'homophobie est d'un grotesque abouti

j'ai des personnes qui dans un procès contre vous pourraient témoigner en ma faveur, des personnes de l'APGL

vous risqueriez d'être condamné en diffamation

rien de ce que j'ai affirmé n'était homophobe

vous avez pourtant prétendu le contraire

et des exemples comme celui ci, je pourrais en citer plusieurs

je crois que vous avez un défaut, JPB, c'est que comme la plupart des idéologues vous avez du mal à supporter l'altérité idéologique et qu'il vous paraît plus simple d'envoyer des insultes plutôt que de chercher à comprendre

je dis cela au sujet du débat sur l'hygiène

j'assume avoir, qui n'en a pas, un système idéologique, mais j'ai une attitude que manifestement vous n'avez pas

j'accorde toujours le bénéfice du doute

je suis 'non judgemental'

j'attends de voir

si, et j'en doute, tant vous paraissez mal à l'aise en dehors du registre des invectives, des menaces et de la censure, vous avez besoin de quelque explication précise, demandez, sinon, passez votre chemin, j'ai mieux à faire que de tourner en rond sur un blog

j'ai considéré comme extrêmement agressif au plan psychologique les débats précédents, j'estime que le message que j'avais envoyé à l'origine n'avait rien d'agressif, d'autres ont pris la responsabilité d'invectives, et à ce moment là JPB n'a pas pris ses responsabilités, a même pris part à ce qui pourrait être qualifié d'agression psychologique

quant aux minables insultes que vous venez d'envoyer, elles ne méritent même pas que d'autres insultes soient retournées

les 'personnes estimables' que vous défendez n'ont pas envoyé des commentaires si estimables

Écrit par : julien | 03 juin 2009

Ah, j'y suis — j'avais oublié !
C'est notre ami hostile à la sodomie.
Vous êtes un malade, mon cher.
JPB

Écrit par : brighelli | 03 juin 2009

Wow !

Comme je regrette feu le Dr Felts en lisant ce qui précède.
Combien musclés eussent été ses échanges avec notre ami "altérophile".

Écrit par : yann | 03 juin 2009

Allons, JPB, vous psychiatrisez.
C'est mââl.

Écrit par : yann | 03 juin 2009

Toto W., je ne suis pas le SNALC.
Dois-je dire que ces jours-ci, je le suis même fort peu ? Appartenir à un syndicat, ou à un parti, n'implique pas qu'on soit le béni-oui-oui de toutes les âneries que profère, dans parti ou ce syndicat, tel ou tel…
JPB

Écrit par : brighelli | 03 juin 2009

Sur marianne2 vous avez changé de prénom !

http://www.marianne2.fr/Le-bac-ne-vaut-plus-rien-Donnons-le-!_a180203.html

Écrit par : Merlemocoeur | 03 juin 2009

Mystère et déconfiture Descoings ...

Écrit par : iPidiblue et la confiture Descoings | 03 juin 2009

Bien ri à la "déconfiture Descoings" !

Écrit par : Marilyse | 03 juin 2009

se faire traiter de malade par JPB c'est un compliment !
ami dans sa bouche sonne comme ennemi !
JPB caricature encore grossièrement ce qui a ét dit dans un débat précédent, assimilant critique des normes médiatiques et critique de pratique sexuelle

je ne sais pas à quelle extrême gauche appartenait JPB, que ce soit maoiste, trotskiste, anarchiste, etc, ce qui est certain c'est que son comportement ici est stalinien

JPB peut bien envoyer des menaces judiciaires à peine voilées, je pourrais en faire de même contre diffamation

mais je n'ai aucun intérêt à perdre du temps dans une telle procédure, JPB n'a déjà pas beaucoup de crédit tant il manie l'outrance

JPB c'est le néant

je laisse JPB se faire mousser sur ce blog de courtisans

Écrit par : julien qui n'a peur de rien | 03 juin 2009

je crois que dans la fabrication du dernier pseudo j'ai fait une imitation de indomptable amélie !

Écrit par : julien | 03 juin 2009

un indice sur le niveau qui baisserait ou pas : des ouvrages de maths écrits il y a une vingtaine d'années à destination des élèves de CPGE (bac+1 et +2, donc) (Cours de Mathématiques, par J.M.Arnaudiès et H.Fraysse, pour ne pas les citer sans les nommer) sont au catalogue Dunod "Sciences universitaires, sélection 2008/2009" dans la rubrique "Master et Doctorat"....

Écrit par : lascape | 03 juin 2009

"julien", il semble que vous donniez dans la/le minuscule ...

Écrit par : Marilyse | 03 juin 2009

Trouvé sur le Monde — comparaison entre lycées français et étrangers. Pas mal de choses à glaner — entre cuex qui toruvent que l'on travaille trop, et ceux qui trouvent qu'on ne travaille pas assez (et lesquels arrivent de pays dynamiques : cherchez l'erreur…)…
JPB

Etre lycéen en France : le regard critique des élèves étrangers
LE MONDE | 01.06.09 | 17h56 • Mis à jour le 01.06.09 | 19h18

Comment les élèves étrangers jugent-ils l'organisation du lycée en France ? Alors que le gouvernement prépare une réforme du lycée, nous avons interrogé des jeunes venus passer une année scolaire dans l'Hexagone par l'intermédiaire de l'association AFS Vivre sans frontière. Regards croisés.
Michelle, 18 ans, Finlandaise, en première littéraire au Teil (Ardèche) : "Ce qui m'a le plus choquée, c'est le cloisonnement entre les filières. Les élèves restent toute l'année dans la même classe avec les mêmes professeurs. En Finlande, nous élaborons notre propre programme par Internet en fonction des études qu'on souhaite faire plus tard. Nous sommes obligés de tester pendant deux mois la physique et la chimie, mais si cela ne nous plaît pas, on peut abandonner ces matières. A la fin des trois années de lycée, il faut avoir validé 75 séries de cours de deux mois. Cette autonomie a l'avantage de mieux nous préparer à l'université, tandis que le système français paraît plus infantilisant." "HORAIRES FATIGANTS"
Sabrina, 18 ans, Américaine, en première dans un lycée professionnel à Arcachon (Gironde) : "Le plus difficile a été de m'habituer aux horaires fatigants : de 8 heures jusqu'à 17 heures ou 18 heures alors qu'aux Etats-Unis, on commence à 7 h 30 pour terminer à 14 heures. En contrepartie, nous avons moins de vacances. Je préfère le système américain, il permet de faire autre chose que le travail scolaire : du sport, de la musique, du théâtre, des petits jobs, etc. Les élèves français seraient moins stressés et plus motivés s'ils avaient davantage de temps à consacrer à leurs loisirs. Ils me disent souvent qu'ils préféreraient le système américain."
"NOTATION"
Zoltan (le prénom a été changé), 19 ans, Hongrois, en terminale littéraire à Tulle (Corrèze) : "En Hongrie, le lycée dure quatre ans. Les deux premières années, nous suivons des enseignements généralistes. Cela nous laisse davantage de temps pour réfléchir à notre orientation.
J'aime bien le système français de notation de 0 à 20 car l'élève mesure mieux ses progressions ou ses retards. En Hongrie, nous sommes notés sur cinq points et on mesure mal nos progrès. En France, les professeurs mettent des appréciations écrites à côté des notes, ce qui aide à s'améliorer. En Hongrie, les professeurs font les remarques de manière orale, ce qui peut être désagréable."
"RELATIONS TENDUES"
Heidi, 18 ans, Suisse, en première économique et sociale à Douai (Nord) : "Je trouve les relations plus tendues entre élèves et professeurs en France qu'en Suisse. Dans le premier lycée où j'ai séjourné à Lille, les élèves étaient particulièrement agressifs envers leurs professeurs, qui avaient du mal à contrôler leurs classes. En Suisse, c'est plus discipliné, et en même temps les rapports sont moins distants et plus cordiaux entre élèves et enseignants. Il n'y a pas de conseillers principaux d'éducation, ce sont les enseignants qui s'occupent des absences et de la vie scolaire. Du coup, ils connaissent mieux leurs élèves. La relation est à la fois plus facile et plus respectueuse. Il y a aussi beaucoup moins d'élèves par classe (20), ce qui donne une ambiance plus familiale. Après les cours, il n'est pas rare qu'on discute avec nos professeurs.
L'enseignement des langues en France n'est pas dynamique. Le professeur écrit une phrase au tableau que l'on doit répéter. En Suisse, on apprend à parler beaucoup plus librement. On doit reformuler et non pas répéter ce que dit le professeur. Il y a des évaluations orales enregistrées en studio. "
"COMPÉTITION"
Branden, 18 ans, Canadien, en première littéraire dans un lycée privé d'Angers (Maine-et-Loire) : "En France, les copies sont données en classe à chacun. Je préfère le système de mon lycée. On ne distribue pas les copies mais il y a dans la classe un endroit avec un dossier pour chacun des élèves. Le professeur fait ses commentaires par écrit sur chaque copie. On peut très bien ignorer les notes de son voisin. C'est beaucoup moins compétitif.
Par ailleurs, les élèves sont beaucoup plus indépendants. On choisit ses matières et en terminale, si on regrette ses choix, on peut encore changer. Les professeurs font davantage confiance aux élèves et il y a très peu de règles. L'aspect négatif, c'est que certains ne travaillent pas ou sont absents sans que cela pose vraiment problème."
"MOINS DE TRAVAIL"
Héloïse, 17 ans, Chinoise, en première économique et sociale à Epinal (Vosges) : "En France, on travaille beaucoup moins et il y a moins de contrôles. Dans mon lycée, chaque mois, il y a un examen avec évaluation de toutes les matières, ce qui donne lieu à un classement. Les évaluations, notées sur 100 ou 150, sont à la fois plus précises et plus difficiles. Du fait que nous sommes très nombreux, la compétition est très forte pour intégrer les meilleures écoles puis les meilleures universités. Les élèves échangent leurs connaissances : comme je suis forte en maths, j'aide quelqu'un qui en contrepartie m'aide en littérature. En Chine, quand un professeur est absent, il peut demander au meilleur élève dans sa matière de faire le cours à sa place, c'est un honneur. Nous avons environ 35 heures de cours par semaine, plus deux ou trois heures de travail personnel."

Écrit par : brighelli | 03 juin 2009

Sur marianne2 vous avez changé de prénom !

http://www.marianne2.fr/Le-bac-ne-vaut-plus-rien-Donnons-le-!_a180203.html

Ecrit par : Merlemocoeur | 03 juin 2009

Jean-Paul, Jean-Michel, c'était peut-être votre ancêtre italien ...

Écrit par : Marilyse | 03 juin 2009

un indice sur le niveau qui baisserait ou pas : des ouvrages de maths écrits il y a une vingtaine d'années à destination des élèves de CPGE (bac+1 et +2, donc) (Cours de Mathématiques, par J.M.Arnaudiès et H.Fraysse, pour ne pas les citer sans les nommer) sont au catalogue Dunod "Sciences universitaires, sélection 2008/2009" dans la rubrique "Master et Doctorat"....

Ecrit par : lascape | 03 juin 2009

Pas besoin d'aller si loin: il suffit de regarder nos cours d'il y a quelques années. C'est un fossé énorme.

Écrit par : Marilyse | 03 juin 2009

Marilyse il semble que vous donniez dans la majuscule pédante

Écrit par : julien | 03 juin 2009

Et le PS aussi a réagi au rapport Descoings…
No comment !
JPB

Le Parti socialiste estime que le rapport de Richard Descoings sur la réforme du lycée "se situe en rupture claire avec Xavier Darcos".

Bruno Julliard signe aux côtés d'Yves Durand, député PS, un communiqué qui souligne la rupture entre le rapport Descoings et la politique de Xavier Darcos (sipa)
Le PS estime, mardi 2 juin, que le rapport rendu par Richard Descoings, directeur de Sciences-Po Paris, sur la réforme du lycée, "se situe en rupture claire avec Xavier Darcos", ministre de l'Education nationale. Le Parti socialiste déplore la "cacophonie" à droite concernant l'école.
Dans un communiqué, Yves Durant, député PS, président de la mission d'information sur la réforme du lycée et Bruno Julliard, secrétaire national du PS à l'éducation déclare que le PS "se félicite que ce rapport pose la question des moyens consacrés au lycée et se situe ainsi en rupture claire avec Xavier Darcos et Benoist Apparu", rapporteur UMP de la mission, et rompe également "sur la méthode, en donnant la parole à la communauté éducative".
Le PS "s'interroge sur cette cacophonie" et juge que "le rôle d'un gouvernement n'est pas de commander des études".
Sur le fond, le rapport Descoings est "d'abord un rapport technique" et "laisse de nombreuses questions de côté", poursuivent les socialistes, pour qui il est "indispensable de définir le rôle et les missions du lycée de demain".
Le rapport "fait l'impasse sur les filières professionnelles. Peu de propositions concernent la condition lycéenne. Les réformes des métiers d'enseignement ne sont que rapidement évoquées et les propositions sur les disciplines nouvelles à enseigner sont très timides", selon le PS.
Plaidant pour "une réforme ambitieuse du lycée", le PS juge "impératif que le lycée se transforme pour permettre la réussite de tous".

Écrit par : brighelli | 03 juin 2009

Héloïse Lee ... térature !

Écrit par : iPidiblue dans la famille Lee avez-vous ? | 03 juin 2009

Tiens, que le BAC ne soit plus le premier diplôme universitaire. Voilà une proposition qui décoiffe !

Finalement, que les universités puissent recruter leurs étudiants, cela ferait peut-être que les élèves de lycée se la donneraient un peu plus ! Ils se motiveraient un peu pour maitriser leur avenir au lieu de tout attendre d'une orientation tarte à la crème aussi dispendieuse de moyens qu'inefficace.

Écrit par : Roger Meunier | 03 juin 2009

Wow !

Comme je regrette feu le Dr Felts en lisant ce qui précède.
Combien musclés eussent été ses échanges avec notre ami "altérophile".

Ecrit par : yann | 03 juin 2009

Je pense au contraire que Roger Felts aurait pris la défense de Julien contre les courtisans à qui il a réglé leur compte très souvent. Vous en étiez, souvenez-vous.

Écrit par : Justice | 03 juin 2009

Hélas, le lien mis par Marie-Laure fait pleurer de rire. Jaune.

C'est précisément parce qu'il y a pléthore de ces spots débiles qu'il faut absolument aller voter dimanche. Paradoxalement, plus il y aura de participation, plus on aura de chance d'éviter cette "creusitude" et cette "communication pure".

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2009

"J'enseigne l'écriture musicale au sein d'un grand conservatoire français à des étudiants se destinant à une carrière professionnelle dans la musique."

Ecrit par : mihailovich | 03 juin 2009

Lequel?
Bon, je suis trop curieux, vous ne me répondrez sans doute pas!!! :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2009

Je pense au contraire que Roger Felts aurait pris la défense de Julien contre les courtisans à qui il a réglé leur compte très souvent. Vous en étiez, souvenez-vous.

Ecrit par : Justice | 03 juin 2009

Abstenez-vous de penser, ça sera mieux. Et évitez de faire parler les disparus en votre nom, c'est assez indécent.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2009

Putain, la campagne de "les Communistes" sur France 2... C'est vrai que ça fait peur... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2009

je crois que dans la fabrication du dernier pseudo j'ai fait une imitation de indomptable amélie !

Ecrit par : julien | 03 juin 2009

Oui d'ailleurs la ressemblance est frappante. C'est curieux comme les insectes nuisibles se ressemblent, même quand ils ne sont pas de la même espèce.

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 03 juin 2009

et pendant ce temps :
http://www.cuiweiping.net/blogs/cuiweiping/

Écrit par : Zorglub | 03 juin 2009

Oui d'ailleurs la ressemblance est frappante. C'est curieux comme les insectes nuisibles se ressemblent, même quand ils ne sont pas de la même espèce.
Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 03 juin 2009

Vous avez largement démontré votre capacité de nuire à ce forum
Il semble bien qu'un sujet précédent a dégénéré suite à la 'beauferie' d'un de vos commentaires

Quant à vos insultes, elles sont infamantes uniquement pour qui en use et en abuse

Certains insectes sont capables de voler haut ce qui n'est manifestement pas votre cas

Vous démontrez que vous n'en avez jamais assez de vos gamineries

Vous mériteriez une baffe de FG !

Écrit par : Julien | 03 juin 2009

Françoise, je sais bien que c'est l'amour des élèves (si !) et du métier (re-si !) qui vous fait parler...

Ecrit par : brighelli | 03 juin 2009

Oeuf corse ! Et c'est bien parce que j' aime les élèves, justement, (ou plutôt, je les estime et je ne les prends pas pour des khons) et, plus encore, parce que j'aime mon métier, effectivement, que j'ai envie de voir Moncanard et Mapoulette se mettre vraiment à travailler et me montrer enfin de quoi leurs cellules grises sont capables !
Si les aimer c'est les laisser glandouiller, je laisse ça à Bégaudeau...

Écrit par : Françoise Guichard | 03 juin 2009

"Il semble bien qu'un sujet précédent a dégénéré suite à la 'beauferie' d'un de vos commentaires"

Ecrit par : Julien | 03 juin 2009

"ait dégénéré."

Écrit par : orthoprof | 03 juin 2009

"Il semble bien qu'un sujet précédent a dégénéré suite à la 'beauferie' d'un de vos commentaires"

Ecrit par : Julien | 03 juin 2009

Oh, vous vous sous-estimez: je n'ai fait qu'apporter un peu d'eau au moulin. C'est vous qui avez fait sauter le barrage.
Oh et puis zut, ce n'est même plus drôle: écraser des cafards c'est marrant cinq minute, j'ai eu ma dose la dernière fois. Je vais laisser le soin aux autres de faire le ménage.

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 03 juin 2009

Je pense au contraire que Roger Felts aurait pris la défense de Julien contre les courtisans à qui il a réglé leur compte très souvent. Vous en étiez, souvenez-vous.

Ecrit par : Justice | 03 juin 2009

Abstenez-vous de penser, ça sera mieux. Et évitez de faire parler les disparus en votre nom, c'est assez indécent.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2009

C'est vrai que votre indécence avait fait l'objet de nombreux commentaires savoureux du docteur Felts ! Je comprends votre amertume et je compatis.

Écrit par : Justice | 03 juin 2009

Hélas, le lien mis par Marie-Laure fait pleurer de rire. Jaune.

C'est précisément parce qu'il y a pléthore de ces spots débiles qu'il faut absolument aller voter dimanche. Paradoxalement, plus il y aura de participation, plus on aura de chance d'éviter cette "creusitude" et cette "communication pure".

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2009

Euh... J'ai regardé le lien mis en question, et je dois dire qu'il ne m'a pas fait rire du tout. (Mais peut-être que je manque d'humour.)
Ce n'est pas tant le bêtisier involontaire qu'il tend à représenter, car après tout cet exercice compassé de la profession de foi télévisée en vaut bien d'autres, que la fin de la vidéo elle-même qui me semble navrante. Suis-je le seul à y avoir vu un message (même pas subliminal) et un appel à peine voilé à voter FN ?
En tout cas, ça m'a mis mal à l'aise...

Écrit par : Chevreuil | 03 juin 2009

@ JPB
Un Brighelli recteur en Corse, est (fut)-il de votre famille? demande un ex-recteur ( Amiens et Rouen) commensal de la presente traversee.

Sur le niveau des eleves:
Il me semble que quand on distingue le savoir du savoir-faire, ce qui est elementaire-mon-cher-Watson, la plongee du niveau des connaissances dans tous les domaines ne fait pas l'ombre d'un doute
lorsqu'on les confond... le doute lui profite a l'accuse ou a l'ignorant.
Cf les elucubrations sempiternelles des experts-sophistes: Baudelot, Establet et con-sorts.

I second FG, Maryse et al...: qui bene amat...


=======================
Je crains fort vu l'entrisme et les crocs rayant le parquet de l'oiseau en question que la deconfiture Descoings soit un voeu pieux et au mieux qu'elle tourne en eau de boudin. Si la maladie ne le rattrape pas, il est incontournable. C'est a des parcours comme le sien qu'on juge de la puissance des reseaux.
Idem si Ch. Girard obtient la rue de Valois...
Beaumarchais toujours plus vivant que jamais : "Il fallait un calculateur ce fut un danseur qui l'obtint."
Une nomenklatura se caracterise par des relations incestueuses qui resistent a tout.

Écrit par : Cadichon | 03 juin 2009

Lequel?
Bon, je suis trop curieux, vous ne me répondrez sans doute pas!!! :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2009
Cher Christophe,
Je ne souhaite pas le divulguer ici, du moins pas pour le moment. En effet, je tiens à conserver la paix civile dans mon établissement gangréné à sa tête par un syndrome meiriolique aigu.

Écrit par : mihailovich | 03 juin 2009

Suis-je le seul ici à trouver sain et honorable le système qui fait de moi l'entraîneur et non le juge de mes élèves de première et terminale ?

J'apprécie de les préparer à des épreuves que je ne corrigerai pas (en tout cas, pas pour eux) et à leur permettre de sortir d'un tête-à-tête avec moi.

Le climat (l'ambiance, comme ils disent) n'est pas le même avec les secondes, qui attendent de moi le précieux sésame pour le passage en première lors d'un conseil où ils croient que je peux emporter le morceau face à mes collègues.

Quand aux bulletins de premier et second trimestre pour les terminales, ceux qui veulent s'en servir pour intégrer telle ou telle formation ne manquent pas de venir vous voir pour vous demander si... n'est-ce pas... un petit contrôle plus facile...

C'est parce que leur copie sera corrigée par quelqu'un qui ne les connaît pas que je peux les forcer à sortir de l'implicite, du demi-mot. Je leur répète souvent que, pour un correcteur, la différence entre un élève intelligent qui s'explique mal et un crétin total est indiscernable...

Alors, coûteux ? Laissez-moi rire, quelques millions sur 30 milliards... et quand ce serait cher, je pense que c'est un luxe qui en vaut la peine.

Les élèves sont souvent mauvais juges de leur situation, mais sur un point ils voient clair : le bac, c'est un moment de vérité, un des rares qu'on leur concède.

Et si le niveau est trop bas, je suis d'accord avec l'utilisation de la mention pour les cas où l'on veut une garantie plus importante. Après tout, elles ne servent pratiquement à rien ces mentions, et qui se plaindra qu'on s'en serve ?

Écrit par : sanjuro | 03 juin 2009

Moi non plus je n'ai pas esquisse meme un sourire a ce lien sur l'Europe, qui outre le fait qu'il est assez grossier ( primaire) dans sa realisation m'a fait conclure comme chevreuil que c'est un appel du pied des seuls qui ne sont pas vises. Pas brillant
Sur l'abstention:
Je vote toujours ne serait-ce que par respect pour tous ceux qui ont donne leur vie pour que je puisse le faire.

Une exception, cependant, je ne vote pas a la mascarade de celles qui ont lieu le meme jour, les elections a l'Assemblee de nos representants a l'etranger. Ces gugusses sont des assistantes sociales gonflees, des satrapes. Le peu de boulot qu'ils font et pour lequel il coutent fort cher aux contribuables, notamment en multiples voyages en 1ere classe ( ils ne s'occupent que des regimes de retraites et des bourses dans les lycees francais), est celui que font les agents consulaires de tous les autres pays, mais ceux de la France sont trop occupes a gerer leur carriere ou a commander des vins hors taxes.
Cette assemblee est une caricature de democratie...

Écrit par : Cadichon | 03 juin 2009

"Euh... J'ai regardé le lien mis en question, et je dois dire qu'il ne m'a pas fait rire du tout. (Mais peut-être que je manque d'humour.)
Ce n'est pas tant le bêtisier involontaire qu'il tend à représenter, car après tout cet exercice compassé de la profession de foi télévisée en vaut bien d'autres, que la fin de la vidéo elle-même qui me semble navrante. Suis-je le seul à y avoir vu un message (même pas subliminal) et un appel à peine voilé à voter FN ?
En tout cas, ça m'a mis mal à l'aise..."

Ecrit par : Chevreuil | 03 juin 2009

Oui, moi aussi. C'est bien pour ça que j'ai précisé la couleur du rire...
Quand à "donner envie de voter FN", je pense que, si tel est le cas, il faut que cette envie soit déjà présente en germe avant...
Ceci-dit, donner cette envie est peut-être effectivement l'intention de celle qui a posté ce lien.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2009

"C'est vrai que votre indécence avait fait l'objet de nombreux commentaires savoureux du docteur Felts ! Je comprends votre amertume et je compatis."

Ecrit par : Justice | 03 juin 2009

Tiens, Amélie! Bonjour! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2009

"Cher Christophe,
Je ne souhaite pas le divulguer ici, du moins pas pour le moment. En effet, je tiens à conserver la paix civile dans mon établissement gangréné à sa tête par un syndrome meiriolique aigu."

Ecrit par : mihailovich | 03 juin 2009

Je comprends... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2009

Abstenez-vous de penser, ça sera mieux. Et évitez de faire parler les disparus en votre nom, c'est assez indécent.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 juin 2009

Totalement d'accord avec Christophe.
Pour être sans doute la dernière sur ce blog à avoir vu le cher vieux Felts vivant, j'aimerais bien qu'on arrête de se servir de son nom post mortem pour tout et n'importe quoi.
C'est absolument indécent ; c'était déjà indécent d'abuser de sa maladie et de sa faiblesse comme l'ont fait certain-e-s, et sans vergogne, mais maintenant stop, ne serait-ce que par respect pour Marie-Martine.
Si vous avez vraiment aimé Roger, Justice et al., buvez donc en sa mémoire un verre d'un grand cru, sous ce beau soleil de fin de printemps, en pensant avec tendresse à l'hédoniste épicurien qu'il était.
Il aurait vraiment adoré cela.

Écrit par : Françoise Guichard | 03 juin 2009

Tiens, que le BAC ne soit plus le premier diplôme universitaire. Voilà une proposition qui décoiffe !

Ecrit par : Roger Meunier | 03 juin 2009

Cela décoiffe depuis le plan Langevin-Wallon, dont l'épine dorsale, si l'on peut s'exprimer ainsi, était l'orientation.
Et la faiblesse, la question des contenus, passée sous silence.
Descoings est dans la ligne.

Écrit par : guy morel | 03 juin 2009

@Bac, collation des grades etc.

http://www.primocv.com/dotclear/index.php?2008/01/29/63-mac-donald-va-decerner-le-baccalaureat

Écrit par : guy morel | 03 juin 2009

Hors sujet, mais cette information donnée par Jacques MARSEILLE durant l'émission "C dans l'air" m'alerta: il dit, si je ne me trompe pas, que la majorité des auto-entrepreneurs aujourd'hui sont des enseignants qui donnent des cours, payés ainsi comme un prestataires privé, après leurs horaires, dans les établissements. Malaise... malaise...

Écrit par : Pendariès | 03 juin 2009

apparemment, Monsieur Julien ex troll ju plus personne ici ne vous trouve drôle et ne confirme vos messages sans classe
comme quoi certains sont capables d'évoluer, contrairement à vous

à JPB, qui demandait qui j'étais, il y a une autre indication que je peux donner : j'ai toujours été premier de classe (jusqu'à spé) mais pas dans le genre lèche, plutôt dans le genre irrévérencieux à contredire les profs si ce qu'ils enseignaient comportait une quelconque escroquerie intellectuelle (jusqu'à un prof de physique de spé)

Écrit par : julien another time | 03 juin 2009

prestataire, au singulier

Écrit par : Pendariès | 03 juin 2009

à JPB, qui demandait qui j'étais, il y a une autre indication que je peux donner : j'ai toujours été premier de classe (jusqu'à spé) mais pas dans le genre lèche, plutôt dans le genre irrévérencieux à contredire les profs si ce qu'ils enseignaient comportait une quelconque escroquerie intellectuelle (jusqu'à un prof de physique de spé)

Ecrit par : julien another time | 03 juin 2009

Je suis baba d'autant d'audace.

Écrit par : Pendariès | 03 juin 2009

à JPB, qui demandait qui j'étais, il y a une autre indication que je peux donner : j'ai toujours été premier de classe (jusqu'à spé) mais pas dans le genre lèche, plutôt dans le genre irrévérencieux à contredire les profs si ce qu'ils enseignaient comportait une quelconque escroquerie intellectuelle (jusqu'à un prof de physique de spé)

Ecrit par : julien another time | 03 juin 2009

Je suis baba d'autant d'audace.

Ecrit par : Pendariès | 03 juin 2009

Mais nous en sommes réduits à devoir vous croire sur parole.

Écrit par : Pendariès | 03 juin 2009

en particulier, à un professeur socialiste, anti-communiste, en 4e ou 3e, je disais : l'URSS est une dictature, ou quelque chose du même ordre, il disait ironiquement, car il y avait dans l'établissement de nombreux professeurs communistes 'c'est la vérité, mais ça doit rester entre nous !'
(c'était peu après la chute du mur de Berlin)

Écrit par : julien, ni Dray ni Coupat ! | 03 juin 2009

Pendariès, en même temps c'est un des problèmes du net que vous signalez, ne faites pas semblant de le découvrir
alors, évidemment, vous pourrez toujours dire que ce que je dis est non vérifiable

Écrit par : julien | 03 juin 2009

@ Rapport Langevin-Wallon (juillet 1947) [extraits]

"La structure de l'enseignement doit en effet être adaptée à la structure sociale. Depuis un demi-siècle la structure de l'enseignement n'a pas été profondément modifiée. La structure sociale au contraire a subi une évolution rapide et des transformations fondamentales."

"Demeuré en marge de la vie, l'enseignement n'a pas tiré profit du progrès scientifique. L'empirisme et la tradition commandent ses méthodes alors qu'une pédagogie nouvelle, fondée sur les sciences de l'éducation, devrait inspirer et renouveler ses pratiques."

"Dans l'organisation actuelle, les divers ordres d'enseignement ne répondent pas toujours à leur but qui devrait être le développement maximum de tous ceux qui sont aptes à en profiter, mais de ceux-là seuls. Le recrutement en est aujourd'hui trop souvent déterminé par la classe sociale et les ressources financières des familles. Le passage d’un ordre d'enseignement à l'autre (primaire, secondaire, technique) présente de grandes difficultés. Aussi la proportion des enfants de familles ouvrières qui accèdent à l'enseignement supérieur et aux grandes écoles est infime."

"A la fin du 1er degré et au-delà de la limite de l'obligation scolaire (18 ans), un second degré d'enseignement s'ouvrira à ceux, et à ceux-là seulement, qui se seront révélés capables d'en profiter. Élargi et diversifié, il orientera les étudiants vers des spécialisations de plus en plus définies, dans toutes les catégories d'aptitudes et d'activités."


"L'organisation de coopératives scolaires donnera aux enfants et aux adolescents l’expérience des responsabilités, le sentiment de l'importance des fonctions sociales et de la haute valeur de la conscience dans le travail. C'est par les élèves eux-mêmes que la coopérative doit être gérée. La discussion et le choix des travaux à entreprendre, l'attribution à chacun de sa part dans la tâche commune, la valeur des aptitudes, l'acceptation de besognes humbles mais utiles, le sacrifice des préférences personnelles, le renoncement aux satisfactions égoïstes de la vanité pour la joie des réussites collectives, l'harmonisation volontaire des activités individuelles à celles du groupe constitueront une première et utile expérience de la participation à la vie dans une société démocratique."


http://institut.fsu.fr/kiosque/textes_publies/projet_langevin_wallon.htm

Écrit par : TotoWeininger | 03 juin 2009

Pendariès, en même temps c'est un des problèmes du net que vous signalez, ne faites pas semblant de le découvrir
alors, évidemment, vous pourrez toujours dire que ce que je dis est non vérifiable

Ecrit par : julien | 03 juin 2009

Je ne découvre pas; une seule remarque: je ne vois pas votre intérêt à venir clamer votre innocence et la bestialité des autres à longueur de temps ici, - les gens s'en foutent (qui vous connait?); vous ne pouvez pas dire: je m'en vais, et revenir aussitôt la porte à peine claquée; le panache et la fureur sont autre chose. Sinon cela s'appelle du comique de répétition.

Écrit par : Pendariès | 03 juin 2009

Pour la bonne bouche, la page wikipedia consacrée au plan Langevin-Wallon

http://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_Langevin-Wallon

"[...]La fondation du CNRS, un outil magnifique, mais que beaucoup ont laissé se faire accaparer par les agents de l'oligarcie (au sevice du Capital, c'est-à-dire des bourgeoisistes, ceux qui se veulent les propriétaires exclusifs du monde, de la Terre, et même de l'Univers entier !
Il n'y a dans ce propos, dans cette précision, aucun esprit partisan ou politicien ; c'est un aspect qui ne doit pas être ignoré par tout citoyen ou toute personne qui se respecte, qui est nécessaire à une appréhension holistique (c-à-d qui tient compte de tout ce qui fait le réel) des choses,"

Écrit par : TotoWeininger | 04 juin 2009

Pendariès, pour le pseudo comique de répétition, adressez-vous à Troll Ju

votre manière de décrire le problème est très réductrice, il y a eu un débat sur un sujet, je pensais le débat clos lorsque les commentateurs sont partis sur une autre note et n'envoyaient plus de commentaires sur le sujet du débat, or un certain nombre de commentateurs ont cru indispensable de se fabriquer une cellule psychologique de crise façon méthode Coué à la suite d'une autre note pensant être entre eux et décréter qu'ils avaient gagné le débat précédent, disqualifiant toute pensée différente en la psychiatrisant, etc
j'ai alors répondu à leurs attaques, et les réponses ont été censurées

je n'ai pas admis le procédé car je ne faisais que répondre et je n'avais pas prévu d'envoyer quoi que ce soit à la suite du nouveau sujet

je n'y peux rien si j'ai été mis en cause

vous dites 'les gens s'en foutent', tant mieux si c'est le cas, parce qu'alors, ce n'était absolument pas le cas, sinon ils n'auraient pas repris le sujet à la suite d'une autre note

je suis revenu ici aujourd'hui afin d'exprimer clairement ce que je n'ai pu exprimer dans les commentaires censurés, voilà qui est fait

je n'ai pas l'intention d'en rajouter sur le sujet maintenant que c'est dit, alors je serais reconnaissant, et je suppose que JPB aussi, aux commentateurs de ne pas chercher à en rajouter

Écrit par : julien | 04 juin 2009

Le débat est clos si vous n'y prêtez plus attention.

Écrit par : Pendariès | 04 juin 2009

je ne sais pas si vous êtes professeur de philosophie ou non, parce que toutes ces réflexions pourraient donner lieu à un sujet de philosophie !
qu'est-ce qui fait qu'un débat est clos ...
la question n'est pas là, j'ai été mis en cause dans un 'fil' où je n'ai pas eu de droit de réponse, j'ai répondu ici, voilà qui est fait
et je n'ai pas souvenir qu'alors vous ayez pris part au débat, alors je ne vois pas trop pourquoi cela vous intéresse tant maintenant

Écrit par : julien | 04 juin 2009

et je n'ai pas souvenir qu'alors vous ayez pris part au débat, alors je ne vois pas trop pourquoi cela vous intéresse tant maintenant

Ecrit par : julien | 04 juin 2009

parce que je suis lecteur de ce blog, parfois participateur, et que c'est juste lourd votre histoire; merci de passer à autre chose

Écrit par : Pendariès | 04 juin 2009

votre message est un peu lourd

Écrit par : julien | 04 juin 2009

Sanjuro a écrit : "la différence entre un élève intelligent qui s'explique mal et un crétin total est indiscernable"

Message percutant et, je crois, assez invasif dans pas mal de tête d'élèves pour y produire un effet.

Je l'utiliserais bien l'année prochaine.

Puis-je ?

Écrit par : dugong | 04 juin 2009

Pendariès a écrit : "Hors sujet, mais cette information donnée par Jacques MARSEILLE durant l'émission "C dans l'air" m'alerta: il dit, si je ne me trompe pas, que la majorité des auto-entrepreneurs aujourd'hui sont des enseignants qui donnent des cours, payés ainsi comme un prestataires privé, après leurs horaires, dans les établissements. Malaise... malaise..."

J'ai entendu aussi et cela m'a également frappé.

Vrai ? Faux ? Partiel ? Manip du contexte ? Je ne sais pas.

Bon dieu mais c'est bien sûr ! Faire du privé, au black, dans ses propres locaux, publics !

Même Gudebralec n'y avait pas pensé (?)

Écrit par : dugong | 04 juin 2009

Bah, il y a bien des médecins qui utilisent les hostos pour faire de la clientèle privée…
Cela dit, Jacques Marseille peut bien affirmer ce qu'il veut, comme d'habitude…
JPB
PS. Mais il y aurait une idée intéressante — des profs qui en fichent de moins en moins, dans un respect fanatique de programmes conçus a minima, de façon à créer un manque, qu'ils combleraient en exercice privé…
Cela dit, j'écoute les infos en même temps, et ces avions qui se désintègrent en vol tout seuls, ou parce qu'ils sont touchés par la foudre, ce qui arrive tout le temps, même que c'est pour ça qu'on les fait en alu, ça me laisse vachement sceptique…

Écrit par : brighelli | 04 juin 2009

« Bon dieu mais c'est bien sûr ! Faire du privé, au black, dans ses propres locaux, publics !
Même Gudebralec n'y avait pas pensé (?) »
dugong | 04 juin 2009

Nihil novi.
Quand j'étais en 6e (1960 - 1961), on commençait le latin au 2e trimestre. Notre professeur de français donnait, de septembre à janvier, à certains élèves — dont j'étais — des cours particuliers, et payants, de préparation au latin.
Cela se passait dans une salle de classe du lycée (lycée public où, par ailleurs, le camarade Michel Delord fut en prépa).
Je peux préciser en outre, mon père étant alors contrôleur des contributions directes, que les cours en question n'étaient pas déclarés...

Écrit par : Tailleboudin | 04 juin 2009

Lu dans le chapeau de présentation d'un article du Monde.

Francophile, l'héritier au trône est très proche du couple Sarkozy, qui soutiennent sa croisade contre la déforestation.


Le niveau monte !

Écrit par : merlemocoeur | 04 juin 2009

Lu dans le chapeau de présentation d'un article du Monde.

Francophile, l'héritier au trône est très proche du couple Sarkozy, qui soutiennent sa croisade contre la déforestation.


Le niveau monte !

Ecrit par : merlemocoeur | 04 juin 2009

Oui, ça vaut les phrases du genre: "la moitié des français vont voter dimanche prochain", "un espèce de mouvement politique", ou fautes du genre qu'on entend à longueur d'émissions.
Mais là, effectivement, écrit, et dans "le Monde..."

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2009

Je l'utiliserais bien l'année prochaine.

Puis-je ?

Ecrit par : dugong | 04 juin 2009

Bien sûr.

Depuis que j'ai des classes de bac, j'ai eu tendance à m'appuyer sur la présence de cet examen à la fin de l'année pour légitimer mon cours. Ce n'était plus des cours magistraux, parfois, c'était carrément des sermons, des homélies laïques ! J'avais remarqué que la présence du mot « bac » dans une phrase ramenait souvent le silence dans les classes les plus dispersées. On dit toujours que les élèves doivent avoir un projet, donner du sens à leur action, mais pourquoi alors réduire la place du bac ? De même, on dit que les évaluations humilient les élèves, et qu'elles doivent être formatives plutôt que sommatives : c'est typiquement le cas d'un devoir type bac que je corrige... il m'arrive même de donner des copies de bac à corriger aux élèves, avec copie des roses, pour qu'ils comprennent mieux le barème...

Donc, même d'un point de vue pédagogiste, le bac devrait avoir plein de qualités ! Mais bon, le bac noie les ghettos dans la masse (diplôme de fin d'études au lycée Pablo Neruda... rien que le nom donnera la valeur !) et le bac coûte cher. Deux choses qui signent son arrêt de mort pour certains.

Écrit par : sanjuro | 04 juin 2009

Le jus pédagol du jour titre : « Combien de candidats au bac perdent chaque année la moitié ou plus de leurs capacités parce qu'ils n'arrivent pas à gérer l'émotion liée à l'examen ? »

Avant de préconiser la disparition du bac, il faudrait apprécier tous les effets collatéraux. Notamment la forte diminution de la demande en élixir parégorique.

Le lobby des labos va forcément monter au créneau.

Tout se tient.

Écrit par : dugong | 04 juin 2009

Stop à l'arnaque du bac ! : Plaidoyer pour un bac utile
PITTE Jean-Robert, président de l'Université Paris-Sorbonne
Oh ! éditions 2007

http://www.amazon.fr/Stop-larnaque-bac-Plaidoyer-utile/dp/2915056544

Quelqu’un l’a lu ?

Écrit par : Stéphane | 04 juin 2009

Sur la page d'amazon faisant l'article pour le bouquin de Pitte, on lit que "les clients ayant acheté cet article ont également acheté" :
- la débâcle de l'école de L. Lafforgue
- la défaite en chantant de C. Allègre
- la fabrique du crétin de JPB
- la querelle de l'école d'A. Finkielkraut

Y a-t-il un intrus dans cette liste ?

Écrit par : dugong | 04 juin 2009

"Nihil novi.
Quand j'étais en 6e (1960 - 1961), on commençait le latin au 2e trimestre. Notre professeur de français donnait, de septembre à janvier, à certains élèves — dont j'étais — des cours particuliers, et payants, de préparation au latin.
Cela se passait dans une salle de classe du lycée (lycée public où, par ailleurs, le camarade Michel Delord fut en prépa).
Je peux préciser en outre, mon père étant alors contrôleur des contributions directes, que les cours en question n'étaient pas déclarés...

Ecrit par : Tailleboudin | 04 juin 2009 "

Lycée Gué Lu ?

Nous connûmes-nous ensuite en 67/69 ?

Ne pas embouteiller le forum.
Mon mail : michel.delord[haro base]free.fr

A+
MD

Écrit par : Michel Delord | 04 juin 2009

Trouvé sur EDP.

"Monsieur Le Président,
Merci de lire ce message,
Un p'tit bonheur sur une page,
Une douceur..pour l'Education Nationale.
Je le confie à la toile,
La grande toile du progrès,
Afin qu'il tisse les voiles...
De la solidarité,
Et qu'il rayonne aux ondes...
De l'humanité.

Je suis Professeur des Ecoles
Dans un petit village de l'Eure,
Trois cents âmes y demeurent,
Et vingt- six élèves à l'école...
Une classe, dite « unique »,
Mais cinq cours, dits multiples...

Dans cette école une chance,
Un p'tit morceau de bonheur,
Qui s'écrit avec ces trois lettres:
Employée de la Vie Scolaire...

Pour l'Education Nationale,
Un p'tit bonheur, c'est pas banal,
Un léger baume sur le coeur
De cette Grande Dame
Un peu...bancale !

Notre bonheur, c'est Géraldine,
En silence elle participe
A la guérison d'la Grande Dame...
Elle est..une Valeur
Ajoutée HUMAINE rentabilité,

Et c'est du bonheur ...assuré !
Dès le matin, elle s'active,
C'est sur le net qu'elle s'incline
Les courriers, les notes de service,
Toutes les infos de l'inspectrice,
Et celles de l'Académie...
Mes mots notés au brouillon,
Les compte-rendus de réunion,
Tapés, imprimés, photocopiés,
Enveloppés, adressés, timbrés,
Prêts à être distribués...
Encadrés, les derniers dessins des CP,
Affichés, sinon...à quoi bon dessiner?
Un CM vient montrer son texte sur le musée,
Elle l'aide à le recopier, à taper sur le clavier...

Retentit le téléphone, qu'elle décroche sans tarder,
Afin de ne pas gêner, le travail commencé,
Un autre enfant vient finir avec elle l'exercice,
Elle explique et décortique, redonne de l'énergie..

Rangée la bibliothèque,
Notés les livres prêtés,
Elle prépare la maquette,
La une du journal scolaire...
Ah! Notre petit journal
« Magique », ils l'ont appelé
Quel travail de fourmi,
J'y passerai......des nuits ?

Sonne la récréation, une mi-temps pour souffler,
Elle me rejoint, souriante, à la main nos deux cafés,
Quelques chaudes gorgées, entre... deux conflit
Des solutions à trouver, des mots à reformuler,
Une écorchure à soigner, une blessure à consoler...

Et puis...c'est reparti !
Sur les chemins de la connaissance,
Vaincre ainsi sans cesse l'ignorance,
Avec labeur, effort, sérieux,
S'ouvrir l'esprit, être curieux.
Ne pas oublier l'insouciance,
De tous ces êtres en enfance,
La bonne blague!...
On la mettra dans le journal,
Les bons gags, et les rires, c'est vital

Dans les pots
Les peintures sont bien préparées,
Quatre enfants sur un chevalet,
Deux à l'ordi pour recopier,
Les autres en dessin sur papier,

...Sans elle, jamais...
Ce ne serait si bien géré.
Bientôt la fin de la journée,
Plus l'aide personnalisée,
Restent les cahiers à corriger,
Faire le point pour évoluer,
Et demain..tout continuer.....

Ce soir, coup de fil...
C'est Géraldine,
A sa voix, je perçois,
Une blessure qui abîme...
Ecoute, me dit-elle...c'est à pleurer !
Du « Pôle Emploi » j'ai reçu...un imprimé,
Dans quelques semaines, c'est marqué,
Votre contrat est terminé...
Ils me demandent ce que j'ai fait, Pour trouver un futur emploi..

Sa voix se fêle... »J'ai..un emploi! »
Ils me demandent ce que j'ai fait, pour me former, pour m'insérer,
Sa voix se gèle.... puis accélère:
« Je..suis formée, depuis trois ans,
j'me sens utile, insérée et c'est varié,
Pas bien payé, mais..j'veux rester ! »
Sa voix s'étrangle... c'est à pleurer...

Ils me demandent mes compétences
C'que j'ai acquis, que vais-je répondre?
Il y a l'espace ...d'UNE LIGNE
UNE LIGNE.... mais tu te rends compte !
J'ai honte, honte...il aurait fallu UNE PAGE
Au moins UNE PAGE pour répondre,
J'ai honte, honte..pour notre Grande Dame

Pour ceux qui l'ont créée, l'ont fait évoluer,
Qui a tant appris aux enfants,
Qui a tant encore à leur apprendre..
Et Géraldine ???
On n' lui dira même pas MERCI
Bien sûr, pas de parachute doré,
Et même pas d'indemnité
Ils lui précisent...
Oh!..comme ils disent
D'étudier ses droits...pour..le R.M.I.

Elle a raison...c'est à pleurer..
Alors qu'on demande chaque jour,
A nos élèves de dire « Bonjour »
De dire « Au revoir » et.... « Merci »
De s' respecter, d'être poli

Comme vous dîtes, Monsieur Sarkozy...
Que vais-je dire, à la p'tite fille,
Qui l'aut're jour, près de moi ,s'est assise,
Et ,toute fièrement, m'a dit:
« Tu sais, Maîtresse,moi, quand j'serai grande,
J'irai au collège, comme mon grand frère,
J'irai au lycée, j'passerai mon bac,
Et je ferai...comme Géraldine! »
Je sursaute.. Mon coeur se serre..
C'est à pleurer.

C.Picavet
Professeur des écoles à l'école des Livres MagiquesSaint-Grégoire du Vièvre (Eure)

En hommage à toutes les Géraldine, Florence, Sabrina, Laurence, Elodie, à tous les Philippe, Sébastien, et bien d'autres qui ont valorisé mon travail, et participé à la guérison d'la Grande Dame... qui est encore bien malade...

Je ne crois pas à la peur, je crois à la force et à la magie des mots,
Et pour garder notre bonheur, il suffirait de quelque Euros...
Quel patron, quelle entreprise, après trois ans de formation,
Jetterai son salarié, pour prendre un autre, recommencer ?
Quel jardinier, quel paysan, brûlerai sa récolte mûre, après avoir semé, soigné?
Je n'ai pas fumé la moquette
Je veux seulement que l'on arrête,
De prendre les gens pour des pions,
Qu'on arrête de tourner en rond !

Torpillé le « Chagrin d'école »
En mille miettes de BONHEUR !
En l'honneur de tous ces p'tits bonheurs..
INONDONS LE NET les amis, les décideurs,
les chômeurs, les travailleurs,
directeurs, les inspecteurs,
employés et professeurs,
députés, ministres,
r'm'istes ou artistes,
chanteurs, compositeurs, rapeurs, slameurs,
radios, journaux, télés, et à tous ceux qui sont...parents...d'un enfant..
enfin à chaque être humain de ce pays qui j'espère un jour dans sa vie, a bénéficié d'un peu de bonheur,
de cette Valeur Ajoutée
HUMAINE rentabilité,
dans le giron de la Grande Dame.

P.S: Ironie..... A la rentrée, c'est presque sûr
Notre petite école rurale
Sera dotée d'une Valeur Matérielle Ajoutée,
Des fonds ont été débloqués,
Huit ordinateurs et un tableau interactif
Une « classe numérique » Nous serons à la pointe du progrès !
Et pour cela, je serai formée!
Mais, qui m'aidera à installer, et à gérer, sans Valeur Humaine Ajoutée"

Écrit par : Maminou | 04 juin 2009

@ RACHEL BOUTONNET

Pour info :

INVITATION
Transmettre, savoirs et méthodes
Vous invite à une rencontre pédagogique  le samedi 6 juin à 15 heures
Sur le thème : « comment faire entrer les élèves dans le monde de l’écrit » ?
Avec :
    Rachel Boutonnet,
Professeur des écoles à Goussainville,
auteur de Journal d’une institutrice clandestine
 et de Pourquoi et comment j’enseigne le b-a ba

 Un échange entre instituteurs et  professeurs du secondaire transcrit ensuite pour notre revue en ligne.
Lieu :
dans les locaux de Paris 1, à Sainte-Barbe (rue Valette, pendant de la rue d'Ulm par rapport au Panthéon). Prendre l'escalier à gauche en rentrant. Monter au 2e étage. Réunion dans la "salle des professeurs", à gauche au milieu du couloir.
Nota Bene : à propos de notre revue en ligne : nous sommes en cours d’installation, pour cette raison, lorsque vous faites notre adresse :
    http://www.transmettresavoirsetmethodes.fr
il ne faut pas passer par “Google” mais inscrire  l’adresse dans la fenêtre en haut de votre page internet.

Elizabeth Altschull

Écrit par : guy morel | 04 juin 2009

@RACHEL BOUTONNET ( SUITE)

Lieu :
dans les locaux de Paris 1, à Sainte-Barbe (rue Valette, pendant de la rue d'Ulm par rapport au Panthéon). Prendre l'escalier à gauche en rentrant. Monter au 2e étage. Réunion dans la "salle des professeurs", à gauche au milieu du couloir.

Elizabeth Altschull

Donc la rue Valette est à gauche après la fac de droit ; elle descend sur Mabillon.
Info supplémentaire : Thierry Venot dédicacera son manuel de lecture en GS.

Écrit par : guy morel | 04 juin 2009

Sur le thème : « comment faire entrer les élèves dans le monde de l’écrit » ?

Ecrit par : guy morel | 04 juin 2009

Ce n'est pas un peu "pédagogiste", comme formulation, ça? "Entrer dans le monde de l'écrit" ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2009

Ce n'est pas un peu "pédagogiste", comme formulation, ça? "Entrer dans le monde de l'écrit" ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2009

Ben ça dépend de qui cause : l'écriture-lecture, c'est bien une entrée dans l'écrit pour lire, non ?
:-)))

Écrit par : guy morel | 04 juin 2009

Je suis parfaitement d'accord avec vous, Guy! D'où le smiley! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2009

Vous voulez dire Guy Morel qu'Elizabeth Altschull ne remplit pas encore le Stade de France comme Johnny ?

Écrit par : iPidiblue dans la famille pince-moi | 04 juin 2009

Renseignements pris, il n'y a que Bégaudeau qui remplit le dit stade parmi les lévites de l'éducation nationale ...

Écrit par : iPidiblue dans le saint du saint du temple de l'éduc nat' | 04 juin 2009

@ nicolas : il faut supposer l’influence de « foutre » , ce qui explique la double forme du participe. D’où : « il a fiché/fichu le camp. »




Cela n’a rien d’étonnant, nous avons des « couples » (savant/sachant, pouvant/puissant), des verbes ont changé de groupe ou ont été refaits (envoyer s’alignant sur voir).


Toutefois, je crois me souvenir (flemme de vérifier) que Duneton soutient que « ficher » est antérieur à « foutre », « fichu » ne serait donc qu’une forme populaire (mais déjà en usage au temps de nos classiques).

Je peux toujours me tromper, donc j’attends l’avis d’orthoprof, spécialiste de ces questions sur le blog.

Écrit par : uncertain | 04 juin 2009

@dugong.
Bonne question.Les ayant lu tous les quatre, "La defaite en chantant" sticks out like a sore thumb...
Cela dit c'est bien un rare exemple ou Allegre est parmi les intrus. Comme Descoings, un specialiste de l'entrisme n'est intrus nulle part...
A ce propos la note de l'Heretique me semble avoir fait le tour de la question que resume la citation de Mitterrand

--------------------
A tous ceux qui pensent que le bac coute cher, "try ignorance" dixit il y a quelques lunes un pdt d'Harvard.
Supprimer le bac sous pretexte qu'il est devenu une mascarade au lieu de faire cesser la mascarade c'est, comme chercher ses clefs sous un reverbere , une specialite dans l'EN. C'est aussi comme soigner les momes pour dyslexie au lieu de leur mettre Leo et Lea sous le nez.
A qui profite le crime?

Écrit par : Cadichon | 04 juin 2009

@dugong.
Bonne question.Les ayant lu tous les quatre, "La defaite en chantant" sticks out like a sore thumb...
Cela dit c'est bien un rare exemple ou Allegre est parmi les intrus. Comme Descoings, un specialiste de l'entrisme n'est intrus nulle part...
A ce propos la note de l'Heretique me semble avoir fait le tour de la question que resume la citation de Mitterrand

--------------------
A tous ceux qui pensent que le bac coute cher, "try ignorance" dixit il y a quelques lunes un pdt d'Harvard.
Supprimer le bac sous pretexte qu'il est devenu une mascarade au lieu de faire cesser la mascarade c'est, comme chercher ses clefs sous un reverbere , une specialite dans l'EN. C'est aussi comme soigner les momes pour dyslexie au lieu de leur mettre Leo et Lea sous le nez.
A qui profite le crime?

Écrit par : Cadichon | 04 juin 2009

les ayant luSSS....
et en plus en doublon, pardon.

Écrit par : Cadichon | 04 juin 2009

C'est aussi comme soigner les momes pour dyslexie au lieu de leur mettre Leo et Lea sous le nez.
A qui profite le crime?

Ecrit par : Cadichon | 04 juin 2009

Je l'ai encore vu dans une classe, ce matin, utilisée par une PE2 en stage... Bof, bof. Et je suis poli... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2009

"Je l'ai encore vu dans une classe, ce matin, utilisée par une PE2 en stage... Bof, bof. Et je suis poli... ;-)"

Question : quels sont les meilleurs livres de CP/CE1, c'est à dire ceux qui serviront de source féconde aussi bien pour l'instit de base, pas bien fut-fut mais de relative bonne volonté que pour le super instit, intelligent, impliqué et vraiment novateur.

Ne réfléchissez pas trop longtemps. C'est pas la peine...

Écrit par : dugong | 04 juin 2009

Question subsidiaire : Les bouquins du GRIP sont-ils absolument inabordables par les instits faiblement neuronés, idéologisés et conformistes ?

Écrit par : dugong | 04 juin 2009

Cheveu sur la soupe.

Là, les syndicats sont dans leur rôle :

"Lettre ouverte à

Monsieur l’Inspecteur d’Académie de la Drôme,
Vous avez souhaité nous donner les documents préparatoires à cette CAPD et notamment le projet de
mouvement en respectant scrupuleusement les délais réglementaires alors que nous vous avions demandé
à plusieurs reprises de nous les fournir avant que les collègues soient informés individuellement par vos
services. Nous avons toujours eu le projet de mouvement suffisamment à l’avance pour pouvoir travailler et
remplir correctement notre rôle de représentants des personnels. Cette année, les délais que vous nous avez
imposés sous couvert du strict respect de la réglementation n’étaient pas tenables et nous empêchaient de
travailler raisonnablement et efficacement. Cela marque selon nous une volonté d’écarter le plus possible les
représentants des personnels et de mettre ainsi à mal le paritarisme.
Vous avez mis en place de nouvelles règles du mouvement en vous appuyant sur la note de service
ministérielle parue au BO spécial n°7 du 6 novembre 20 08. Ces règles nouvelles, plus imposées que
discutées et négociées, ont été largement contestées par les enseignants des écoles (plus de 1000
collègues ont signé la pétition départementale). Vous n’en avez pas tenu compte et déroulé le mouvement
comme si tout allait bien. Dans bon nombre de départements, les règles du mouvement préconisées par le
ministère n’ont pas été aussi durement appliquées que dans la Drôme. Ces décisions nous paraissent
incompréhensibles alors que le mouvement se passait jusqu’alors plutôt bien : la première phase n’était
sujette qu’à d’exceptionnelles modifications et les phases complémentaires étaient gérées sans trop de
contestations tout en prenant en compte l’intérêt du service et celui des enseignants. Pourquoi alors changer
des règles qui satisfaisaient la quasi totalité des enseignants et ne nuisaient pas, bien, au contraire, au bon
fonctionnement des écoles si ce n’est pour imposer une gestion des personnels moins respectueuse de leurs
choix ?
Vous avez visiblement appliqué des règles et modalités qui n’étaient pas connues des collègues : par
exemple le traitement des voeux ciblés en priorité sur les voeux géographiques qui a entraîné de
l’incompréhension et provoqué chez nombre d’entre eux un sentiment d’injustice.
La saisie unique de voeux a impliqué une gestion plutôt aléatoire et une opacité des règles qui ont prévalues
tant sur l’attribution des postes sur les secteurs géographiques que dans l’acceptation des temps partiels y
compris les ½ temps de droit ou sur autorisation qui étaient jusqu’à présent tous accordés dans la Drôme.
Sur le serveur SIAM, les codes de certains postes différaient de ceux de la liste publiée sur le site de
l’inspection académique. Les enseignants qui avaient utilisé le code-poste de l’aide du serveur SIAM ont vu
leurs voeux annulés (priorité 99) sans pouvoir les modifier ou corriger. Ce dysfonctionnement a réduit leur
nombre de voeux.
Nous avons appris hier matin qu’une partie des enseignants affectés hors voeux seraient nommés à titre
définitif alors que les règles du mouvement ne le précisaient pas et que les indications orales données aux
collègues et aux représentants des personnels par l’inspection académique disaient le contraire. Nous
constatons là encore des pratiques qui vont à l’encontre de la transparence et de l’équité.
Vous souhaitiez un mouvement transparent et irréprochable. C’est bien mal engagé et les collègues ne s’y
sont pas trompés. Le mouvement est un sujet sensible pour eux et vous ne l’avez visiblement pas assez
mesuré.
Nous ne siègerons pas aujourd’hui à la CAPD pour toutes les raisons évoquées précédemment et vous
demandons de remettre en place une deuxième phase de mouvement avec saisie de voeux .
Cela s’est fait dans un nombre significatif de départements y compris de notre académie.
La volonté d’harmoniser les règles n’a été qu’un faux prétexte pour mettre en place à marche forcée des
règles nouvelles qui n’amélioreront pas la situation des enseignants et des écoles.

Les représentants SNUipp/FSU et le représentant SGEN/CFDT des personnels"

Écrit par : catmano | 04 juin 2009

A propos du papelard du piriforme *, Libé relate :

"Il s’agit de «préconisations utiles», a mollement estimé Xavier Darcos à l’Assemblée nationale."

On ne lui fait pas dire.

* 87 pages noircies quand même. "Oh combien de forêts, combien de brasses coupées..."

Écrit par : dugong | 04 juin 2009

@ orthoprof :

dans ce sens, "préconisation" prend deux n ou pas ?

Écrit par : dugong | 04 juin 2009

Encore une question :

Quel grand prêtre du Moloch auriez vous aimé voir revenir d'un colloque éducatif brésilien par AF 447 ?

Une seule réponse possible.

N'insistez pas.

Écrit par : dugong | 04 juin 2009

le PS "se félicite que ce rapport pose la question des moyens consacrés au lycée et se situe ainsi en rupture claire avec Xavier Darcos et Benoist Apparu"....

Eh ben de mieux en mieux... Mais le font-ils exprès ou quoi? Je sais pas moi... mais il faudrait qu'ils lèguent leurs cerveaux à la science...
Dans cette histoire, Monsieur Descoing n'est qu'un tube de vaseline destiné à .... nous enfoncer les nouvelles réformes directement dans le fond de notre Ecole.
J'ai vu le fameux directeur de Science Po hier matin à la télé. Le moins que l'on puisse dire c'est que Science Po; ça apprend à parler, à communiquer avec le public si j'ose dire. (si quelques blogeurs trouvent que "commu" n'est pas indispensable, ma foi... ) mais tout ça, on le savait déjà...
Fort heureusement, j'avais branché mon traducteur technocratique et je vous livre la traduction:

Suprématie de la filière S DONC on il faut faire quelque chose; en effet c'est insoutenable: des bons élèves!
Suprématie de la filière S DONC on la supprime. (grosso modo, c'est ce que tendent à faire ces histoires de modules à la carte)

Et je poursuis pour vous montrer que j'ai bien tout compris:
Suprématie de l'équipe de France de foot en 98 DONC il fallait la supprimer pour qu'elle ne gagne pas la coupe d'Europe.

Ben oui: logique!

Ah lalalala... Et quand je pense à ce que devrait être l'Ecole...
Faire des individus? des humains libres? Ou, plus justement, proposer l'émancipation? Non... Aujourd'hui, en définitive, c'est faire des consommateurs enchaînés et incapable de se débarasser de leurs chaînes.
En un mot: des esclaves.

Écrit par : Matheutordukibossecesconcours | 04 juin 2009

dans ce sens, "préconisation" prend deux n ou pas ?

Ecrit par : dugong | 04 juin 2009

Un seul n. (Petit Larousse)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 juin 2009

Encore une question :

Quel grand prêtre du Moloch auriez vous aimé voir revenir d'un colloque éducatif brésilien par AF 447 ?

Une seule réponse possible.

N'insistez pas.

Ecrit par : dugong | 04 juin 2009

¿¿¿¿¿¿¿¿¿ ¿¿¿¿¿ ????????????????????



http://www.valeursactuelles.com/public/valeurs-actuelles/html/fr/articles.php?article_id=4799

Il est en forme Darcos !

Écrit par : carole | 04 juin 2009

"Valeurs actuelles" parle de Darcos du Moloch au passé.

Doit-on croire qu'il aurait plus d'avenir au MAE qu'à la Justice ?

Écrit par : dugong | 04 juin 2009

Sauve qui peut général ! Mon fils ramène son barda demain soir. Ils ne sont plus que trois en cours et les professeurs ont bouclé le programme. Il préfère réviser à 800 mètres d'altitude qu'au cagnard et sans travaux de réfection de la Cité Scolaire à grands renforts de pelleteuses, grues et bétonnières.
04/06/2009 ! L'année scolaire des Terminales est finie ...

Nous prendrait-on pour des cons ???????????

Écrit par : dobolino | 04 juin 2009

Et pour Darcos ? La Justice ? On en parle, sans qu’il veuille confirmer. Il y aurait beaucoup à faire à ce ministère, y compris des réformes délicates comme la suppression du juge d’instruction, décidée par Nicolas Sarkozy, et l’application de la réforme de la carte judiciaire. Il y faudra du doigté. La Justice serait un beau défi. C’est aussi une belle idée, à laquelle les Français – et les intellectuels – sont très attachés.

Transmis par : carole | 04 juin 2009

Du doigté, c'est exactement le mot.
Et où je pense.
Avec la poignée de gravier, -- option sable chaud envisageable pour les légionnaires !
Si vous voyez ce que je veux dire...
Comme dit mon fils : "Maman, tu sors cinq minutes".

Écrit par : Françoise Guichard | 04 juin 2009

Mon fils préfère réviser à 800 mètres d'altitude qu'au cagnard et sans travaux de réfection de la Cité Scolaire à grands renforts de pelleteuses, grues et bétonnières.


Ecrit par : dobolino | 04 juin 2009

Pensez qu'il aurait pu rester glandouiller au lycée...
Votre fils est un sage.

Écrit par : Françoise Guichard | 04 juin 2009

* 87 pages noircies quand même. "Oh combien de forêts, combien de brasses coupées..."

Il y a aussi la brasse coulée, et la brasse (lycée) papillon!
Et qui trop en brasse mal étreint!

Au fait, l'avion qui s'est perdu en mer n'est-il pas du même modèle que celui que notre président fait aménager à grands frais pour ses déplacements?

Écrit par : retraitée | 04 juin 2009

Encore une question :

Quel grand prêtre du Moloch auriez vous aimé voir revenir d'un colloque éducatif brésilien par AF 447 ?

Une seule réponse possible.

N'insistez pas.

Ecrit par : dugong | 04 juin 2009

Sans aucune hésitation : le Primate des Gaules.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 04 juin 2009

Quel grand prêtre du Moloch auriez vous aimé voir revenir d'un colloque éducatif brésilien par AF 447 ?

Dégraissator!

Écrit par : retraitée | 04 juin 2009

Quel grand prêtre du Moloch auriez vous aimé voir revenir d'un colloque éducatif brésilien par AF 447 ?

Une seule réponse possible.

N'insistez pas.

Ecrit par : dugong | 04 juin 2009

Sans aucune hésitation : le Primate des Gaules.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 juin 2009

Avion dégommé au fusil à tirer dans les Descoings ?

Écrit par : Françoise Guichard | 04 juin 2009

Et les frères Adderley sur Mezzo, Christophe...

Écrit par : Françoise Guichard | 04 juin 2009

Quel grand prêtre du Moloch auriez vous aimé voir revenir d'un colloque éducatif brésilien par AF 447 ?

Une seule réponse possible.

N'insistez pas.

Ecrit par : dugong | 04 juin 2009
Moi, je n'ai pas de réponse ! Ou on les met tous dedans ou on les subit tous !
Y'avait combien de places, dans cet avion, et combien d'innocentes victimes ? A peine 250 ?
Allons, Dugong ! Ne me dites pas qu'on va régler la marche du monde en annihilant 250 potentats qu'il faudrait déjà réunir !
Même à La Java des Bombes Atomiques de Vian, on ne croit plus .
De 250 têtes coupées, il en sortira 500.

Écrit par : dobolino | 04 juin 2009

Merci, Françoise! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2009

Mon "altiste" préféré! Et le seul, à ma connaissance, ayant eu Miles comme "sideman" dans un de ses disques. Quel régal! Je ne l'avais jamais vu!
C'est Hank Jones, au piano, on dirait? Je ne reconnais pas le style de Wyn Kelly, et je ne reconnais pas non plus Zawinul? Vous savez, vous?

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2009

Raté! C'est un blanc! Vous savez qui c'est? :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2009

C'est Hank Jones, au piano, on dirait? Je ne reconnais pas le style de Wyn Kelly, et je ne reconnais pas non plus Zawinul? Vous savez, vous?
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2009

Non, je donne ma langue au chat.
Mais je suis très contente de voir et d'entendre Yusef Lateef...

Écrit par : Françoise Guichard | 04 juin 2009

" Autant de redoublants qui vont user leurs fonds de culottes et de strings sur les bancs du lycée un an de plus. "

Jean-Paul Brighelli (Note du 03 juin 2009, "Le bac approche"
-------
Là, Jean-Paul, on voit bien que vous n'êtes pas physicien : l'usure mécanique d'un objet nécessite le frottement de l'objet sur un autre objet. Pour le fond d'une culotte classique, au contact d'une chaise, via pantalon ou jupe, ça marche. Mais pour un string ?
Voyez-vous ce que je veux dire ? (Révérence parler.)

Écrit par : Francis Penin | 04 juin 2009

J'ai perdu! C'est Louis Hayes à la batterie...

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2009

Et, à part ça, la rythmique de "Kind of blue"... :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2009

Raté! C'est un blanc! Vous savez qui c'est? :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2009

Si c'est Zawinul, il a vraiment bien changé depuis 1963...

Écrit par : Françoise Guichard | 04 juin 2009

"Si c'est Zawinul, il a vraiment bien changé depuis 1963..."

Ecrit par : Françoise Guichard | 04 juin 2009

Oui, surtout vu l'état dans lequel il est aujourd'hui... :-(
Mais c'est possible que ce soit lui. Je ne vois pas qui d'autre, en tous cas.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2009

Oui, surtout vu l'état dans lequel (Zawinul) est aujourd'hui... :-

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2009

Oui, j'ai eu un mot malheureux, pauvre garçon.
Deux ans qu'il est parti jouer à la dorite du père, vêtu d'une tunique blanche...
Ma discothèque est un cimetière ;-(

Écrit par : Françoise Guichard | 04 juin 2009

Je n'ai pas lu tous les messages aussi me pardonnera-t-on si je répète une idée déjà émise. Encore que mon idée est tellement saugrenue que personne n'a peut-être eu le slip assez fourni pour balancer ce qui n'est plus un parpaing mais plutôt un roc, un cap... dans la mare.

Pour reconquérir correctement le mois de juin, ne faudrait-il pas tout simplement sacrifier le mois de juillet ? Je m'explique. On fait VRAIMENT travailler les élèves jusqu'à fin juin avec arrêt des notes et conseils de classe seulement à ce moment, sauf pour les classes de terminale (15 juin pour passer les épreuves du baccalauréat). Pour le brevet, en termes de délais de correction, ça ne changera pas grand chose. Oui, je sais, ça nous obligera à partir en vacances plus tard mais ce serait peut-être aussi une façon de casser cette image du prof qui ne pense qu'à partir en vacances. Le bonhomme qui fait les trois huit à l'usine (ça existe encore, elles n'ont pas toutes fermé), ça doit bien le faire rire que l'on tienne absolument à avoir nos deux mois. Il gagne plus que nous ? Bah parlez-en au smicard...
Je me trompe peut-être mais ne tient-on pas les conseils de classe du troisième trimestre si tôt que pour permettre aux comissions d'appel de se tenir pas trop tard ? Les commissions d'affectation ne doivent pas prendre tant de temps que ça et puis de toue façon, si on veut reconquérir le mois, il va falloir y donner de sa personne.
Je vois bien quelques hurleurs simiesques s'insurger contre le fait que l'on en demande toujours plus et qu'il n'est pas question de rogner sur les vacances. Soyons clairs : si on me demande de corriger jusqu'à mi-juillet, je ne vais trouver ça amusant mais il faut choisir. Vous croyez que ça les amuse les jurys de concours de bosser jusqu'à fin juillet ? Vous croyez que les chefs d'établissement ça les amuse de rester dans les bahuts jusqu'à une période avancée pour préparer les rentrées ?

Aussi je me permets de suggérer respectueusement aux quelques syndicalistes vociférants qui affûtent déjà leurs lames pour me couper la tête ou quoi que ce soit d'autre de commencer par fermer leurs claque-excréments parce que je ne suis pas d'humeur d'une part, et de proposer de vraies et meilleures idées pour le reconquérir ce nom de Moi de mois de juin. Je ne vois pas mieux mais ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas mieux.

Ou alors on avoue purement et simplement que l'année scolaire s'arrête fin mai (avec communiqué de presse, conférence présidentielle télévisée et Paris-Matchisée) et que le mois de juin n'a pour seule fonction que de surveiller les quelques apprenants sporadiques que nous avons face à nous, parce que les vacances de l'Éducation nationale doivent commencer début juillet et surtout pas plus tard (et zob pour le travail des gamins).

Mesdames et messieurs, la chasse est ouverte. Taïaut, taïaut, taïaut...

LE PINGOUIN

Écrit par : Le Pingouin | 04 juin 2009

Orthoprof (le vrai), simple amateur spécialiste de rien, ami compréhensif et bienveillant, reprend du service :

"@ nicolas : il faut supposer l’influence de « foutre » , ce qui explique la double forme du participe. D’où : « il a fiché/fichu le camp. »

Cela n’a rien d’étonnant, nous avons des « couples » (savant/sachant, pouvant/puissant), des verbes ont changé de groupe ou ont été refaits (envoyer s’alignant sur voir).


Toutefois, je crois me souvenir (flemme de vérifier) que Duneton soutient que « ficher » est antérieur à « foutre », « fichu » ne serait donc qu’une forme populaire (mais déjà en usage au temps de nos classiques).

Je peux toujours me tromper, donc j’attends l’avis d’orthoprof, spécialiste de ces questions sur le blog."

Ecrit par : uncertain | 04 juin 2009

Le verbe "ficher" d'où provenaient les formes "fichu, fichâtes - fichassent" citées précédemment est issu du latin "figere" qui signifie "enfoncer, fixer" (attesté, d'après Alain Rey au XIIIe siècle). La forme "fiche", créée par l'influence du verbe "foutre" semble plus tardive. Ce verbe "foutre" s'emploie de façon très familière comme "ficher" dans le sens de "faire", par exemple "foutre le camp" pour "ficher le camp". L'un remplace l'autre selon le niveau de langue : se ficher / se foutre ...

Le verbe "foutre" est, lui, issu du verbe "futuere" signifiant "avoir des rapports sexuels avec une femme" (apparu au XIIe siècle) et fleure bon son XVIIIe libertin. Dans tous les cas, on observe une nette interpénétration, si j'ose dire, entre les deux verbes "ficher" et "foutre".
De leur croisement sont nés "fichtre" et "fichtrement", mots un peu familiers et délicatement vieillis, n'est-il pas ?

Voyez que je ne me f... en rien de vos questionnements linguistiques. Et je vous fiche mon billet qu'avec nous la langue française n'est pas totalement foutue...

Écrit par : Orthoprof | 04 juin 2009

[...] On fait VRAIMENT travailler les élèves jusqu'à fin juin [...]

Ecrit par : Le Pingouin | 04 juin 2009

Et si on commençait par faire travailler les élèves tout le reste de l'année, non? Ça ne serait pas scandaleux de terminer l'année fin mai, dans ces conditions.

Ce qu'il faut "reconquérir", ce sont les contenus, et un rythme de travail soutenu, pas du temps de garderie supplémentaire.

Écrit par : TotoWeininger | 04 juin 2009

C'était bien Zawinul!!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2009

Vous croyez que ça les amuse les jurys de concours de bosser jusqu'à fin juillet ?

Ecrit par : Le Pingouin | 04 juin 2009

A ceci près que -- je parle du CAPES, où j'ai sévi naguère -- on est très correctement payé pour cela !
Et que, les phynances n'étant pas tout, on finit quand même sur les genoux.
Reconquérir le mois de juin, ce serait peut-être et d'abord,avant de sucrer les congés des collègues qui sont d'ores et déjà raplapla, supprimer les commissions d'appel, qui font perdre un temps fou. Soit le conseil de classe est souverain (ce qui est ma position), soit le chef d'établissement prend, comme un grand, la responsabilité de le désavouer - comme il peut, in fine, dès maintenant le faire, même après la commission d'appel : j'ai bien écouté ma copine IPR lors de la "question scolaire" qui suit l'épreuve de didactique !
Secundo : accélérer les procédures d'orientation, surtout à la fin de la 2nde dite de détermination. Un va-et-vient interminable, recevoir les familles, négocier, trouver des compromis ... Il faudrait au moins être Kissinger-Le-Duc-Thô pour y survivre, et je vois mes collègues du secondaire s'y user. Là encore, c'est un simulacre de concertation qui, en dépit de sa lourdeur, est totalement inutile. Soit le conseil est souverain (cf supra), soit les parents et le proviseur prennent ensemble la responsabilité d'envoyer Moncanard, Mapoulette et Monagneau au casse-pipe, avec les conséquences qui vont avec.
Désolée, cher Pingouin, mais je vois actuellement mes collègues de lycée dans un état de fatigue avancé (euphémisme). On ne peut pas à la fois trouver que les potaches sont de plus en plus pénibles, de plus en plus inéduqués et de moins en moins motivés pour ne pas dire cossards (air entendu dans toutes les salles des profs de France et de Navarre) et se porter volontaire pour travailler tout le mois de juillet...
Il faut reconstituer sa force de travail, comme disait Karl Marx ;-)

Écrit par : Françoise Guichard | 04 juin 2009

Cher Toto (mon ami, comment allez-vous ces temps-si ? je ne suis pas venu ici depuis plusieurs jours), je suis bien d'accord avec vous.

Françoise (si vous me permettez cette familiarité), je vous rejoins . Je n'avais certes pas pensé à cette idée. Cela rejoint malgré tout un peu ce que je pensais : j'ai le sentiment que l'on dit « bon allez, on fait vite les commissions et on se tire en vacances ». Plus de commissions donc plus de problème de dates : le conseil de classe est le 25 juin et si Bichette ou Lapinounet repique ou n'a pas l'affectation qu'il voulait, bien fait pour sa gueule. Ça me plaît comme idée. Vous conviendrez que si je pose la question de repousser les vacances des profs au 25 juillet, c'est parce que mon style est tout en délicatesse : balancer un bon vieux météore là où ça fait grincer quelques dents... Reconnaissez quand même qu'il est un certain nombre de nos coreligionnaires qui veulent vite vite partir parce que vacances, vacances et faudrait quand même pas trop se tuer à la tâche.

Écrit par : Le Pingouin | 04 juin 2009

C'était bien Zawinul!!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 juin 2009

Ben oui... Coumé devenen ! (en provençal dans le texte)

Écrit par : Françoise Guichard | 04 juin 2009

Petit message pour Dobolino et Dugong and Cie dont je veux remercier ici la vigilance critique. Mon projet avance, j'y ai intégré un primaire avec méthode SLECC, comme quoi je sais aussi écouter ce qui me semble aller dans le bon sens. Plus qu'à espérer l'émergence du chèque éducation...
Cette "public school" à la française devrait s'ouvrir près de Rouen, en vallée de Seine.

Petite anecdote du jour : convocation à la correction du brevet en histoire.... donnée à ma collègue d'...Art Plastique! Si Si, véridique...
Vive le collège!

http://scolaria.fr/scolariaecole/

Écrit par : guedbralec27 | 05 juin 2009

Avec un directeur qui s'appelle Barbaud, l'établissement de Guedbralec témoigne d'une vision innovante du soutien scolaire.

Écrit par : dugong | 05 juin 2009

Pingouin a écrit : "Reconnaissez quand même qu'il est un certain nombre de nos coreligionnaires qui veulent vite vite partir parce que vacances, vacances et faudrait quand même pas trop se tuer à la tâche."

Coreligionnaire, non.

J'adhère fortement aux valeurs développées dans la fin de la phrase.

Écrit par : dugong | 05 juin 2009

Avec un directeur qui s'appelle Barbaud, l'établissement de Guedbralec témoigne d'une vision innovante du soutien scolaire.

Ecrit par : dugong | 05 juin 2009

Houla ça vole haut, on l'avait pas fait depuis... depuis jamais en fait, même au début des années 80 ma génération ne connaissait plus les différents sens du mot ;-)
Le père maquereau vous salue et adore la portée infinie de vos arguments

Écrit par : guedbralec27 | 05 juin 2009

Merci orthorprof pour vos explications fort claires et pleines d'humour. Il est donc évident que l'on doit considérer fichu comme une forme verbale et non comme un adjectif. C'était tout le sens de la question posée par qui veut gagner des jambons : quelle forme verbale le verbe ficher ne peut-il pas prendre? Comme fichont se disqualifiait d'emblée, fichu était supposé être une forme verbale. Voilà ce que je voulais savoir et qui ne me paraissait pas si évident que cela. A (très) bientôt...

Écrit par : nicolas | 05 juin 2009

Mais "fichu" peut être une forme verbale, non? :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 05 juin 2009

Voyez que je ne me f... en rien de vos questionnements linguistiques. Et je vous fiche mon billet
qu'avec nous
la langue française n'est pas totalement foutue...
Ecrit par : Orthoprof | 04 juin 2009


merci Grevisse(p.1174)?

Écrit par : en passant.... | 05 juin 2009

@ Collation des grades ( suite)

À lire :
http://droit.lesdemocrates.fr/tag/monopole-de-luniversite-publique/

Écrit par : guy morel | 05 juin 2009

Faut tenir compte du climat ! Et encore, Lyon est un peu plus ventilé que Grenoble ! Quand j'étais étudiante, les exams finissaient le 13 juillet. Vu le mode de construction des cités universitaires en matière d'isolation, la dernière semaine était infernale. Et quand j'avais fini, le 13 dans l'après-midi, il fallait vider dare-dare la chambre, tout charger dans la vieille 4L et partir vers l'A7 par ... le tunnel de Fourvière. Vous avez déjà pris le tunnel de Fourvière le 13 juillet à 17H00 avec une vieille 4L qui chauffe et qui est pleine de trous ????

Écrit par : dobolino | 05 juin 2009

@Collation des grades encore...
http://www.auboutduweb.com/poolp/index.php?post/2009/05/27/Proposition-de-loi-tendant-a-promouvoir-la-laicite-et-a-sauvegarder-le-monopole-de-la-collation-des-grades-universitaires

Ecrit par : guy morel | 05 juin 2009
Notre bien-aimé Président s'est paraît-il, mis à la lecture de Le Rouge et le Noir. On peut espérer qu'il en tire quelques conclusions et particulièrement qu'il n'est pas bon de se livrer pieds et poings liés au pouvoir ecclésiastique.

Écrit par : dobolino | 05 juin 2009

On peut espérer qu'il en tire quelques conclusions et particulièrement qu'il n'est pas bon de se livrer pieds et poings liés au pouvoir ecclésiastique.

Ecrit par : dobolino | 05 juin 2009

En effet !

"nous verrons les premières transformations d’églises en mosquées dans les trois ans qui viennent. En tout cas, c’est ce que m’a dit Nicolas Sarkozy.

Quand ?

J’ai eu une discussion de fond avec lui à l’Elysée à la fin de l’année dernière ; il m’a dit : « Toi tu as les intuitions, moi j’ai les chiffres. Et tes intuitions sont confirmées par mes chiffres. L’islamisation de l’Europe est inéluctable. » Attention : c’est un processus qui ne se fera pas instantanément, mais qui prendra quelques décennies."



http://www.famillechretienne.fr/societe/politique/philippe-devilliers-pour-sarkozy-lislamisation-de-leurope-est-ineluctable_t7_s37_d52259.html

Écrit par : Bientôt ! | 05 juin 2009

"Le père maquereau vous salue et adore la portée infinie de vos arguments"

Ce n'était pas du tout un discours argumentatif.

Pourquoi voulez vous que j'argumente sans cesse pour tout et n'importe quoi ?

Écrit par : dugong | 05 juin 2009

Dans la série "les cons osent tout..."

En épreuve avancée du bac, une candidate se présente à l'épreuve, la subit (dans tous les sens du terme) en même temps que deux autres candidats. Emarge sa copie.

Le résultat est très mauvais et elle s'en doute.

Elle revient le lendemain et donne au proviseur du lycée un certificat médical attestant de son absence à l'épreuve de la veille. Et de s'en servir comme argument pour repasser l'épreuve...

Ma question aux préocéduriers du blog : qui peut porter plainte et comment contre le médecin qui a ainsi produit un faux manifeste ?

Écrit par : dugong | 05 juin 2009

@ Guedbralec et tous ceux que cela intéresse :

Dans le jus pédagol du jour :

"Le 20 mai le recteur de l'académie de Nantes a missionné l'inspecteur d'académie de la Sarthe, Jean-Claude Rouanet, pour élaborer le projet d'un "collège de référence nationale" à Montaigu (Vendée). "Il s'agit non seulement de répondre aux besoins de la population en terme scolaire (depuis 2002, on compte 600 élèves de plus en primaire dans ce canton), mais également d'apporter une dimension nationale au projet autour de 3 novations : dans l'encadrement pégagogique, établi sur deux caractéristiques originales, le tutorat et l'internat, dans la définition et le choix des programmes, avec une dominante "humanités classiques, art, culture", dans l'esprit même du collège, avec un engagement social personnel de la part des élèves (citoyen, caritatif, humanitaire...)" précise le site académique. "Les enseignants seront recrutés sur le volontariat, autour de l'enseignement des "humanités". C'est l'aboutissement d'un chemin ouvert début 2008 : Xavier Darcos enterre le projet des collèges expérimentaux Cohn-Bendit et signe avec de Villiers le projet d'un collège traditionaliste."

Quand la digue, la digue est rompue, il n'y a plus de bornes.

Écrit par : dugong | 05 juin 2009

"Ma question aux préocéduriers du blog"

J'y inclus naturellement les procéduriers de préaux.

Écrit par : dugong | 05 juin 2009

Nadine Morano ?

Écrit par : iPidiblue ouh la menteuse ! | 05 juin 2009

Ma question aux préocéduriers du blog : qui peut porter plainte et comment contre le médecin qui a ainsi produit un faux manifeste ?

Ecrit par : dugong | 05 juin 2009

N'importe qui ! Ecrire au Conseil Régional de l'Ordre des Médecins.

Écrit par : dobolino | 05 juin 2009

De Coing-coing ?

Écrit par : iPidiblue la fin approche | 05 juin 2009

Vraiment sublime, l'agité du bocage:


Vous n’exagérez pas les dimensions du phénomène ?

Non. Le fond de la question est simple : l’Europe refuse son propre avenir démographique. Pour cela, elle a une arme redoutable, présente dans la charte des droits fondamentaux annexée au Traité de Lisbonne : la promotion du mariage homosexuel. Ce qui se fait par le principe de non-discrimination et la dissociation du mariage et du sexe des époux (qui figure dans l’article 7 de la Charte des droits fondamentaux). En réalité, il y a deux armes utilisées par les dirigeants européens pour tuer l’Europe démographiquement : la promotion du mariage homosexuel et l’avortement de masse. Et une troisième : le recours à une immigration à 80% islamique pour remplacer le peuplement manquant. Enfin, la Turquie va entrer dans l’Europe : la France dit qu’elle n’y est pas favorable mais il n’empêche. Nous étions à deux chapitres (sur les trente-cinq que compte le processus d’adhésion) il y a deux ans, à dix actuellement et à douze juste après les élections européennes. C’est sous la présidence française que les deux chapitres les plus importants ont été ouverts. On est en train de tromper les Français en leur expliquant que l’UMP est hostile à l’entrée de la Turquie. En réalité, l’UMP accélère le processus. On voit bien qu’il y a un double langage. D’un côté, on vous dit à titre privé « je suis contre l’entrée de la Turquie », de l’autre, la négociation continue sur l’adhésion, et pas sur le partenariat privilégié.

Écrit par : dobolino | 05 juin 2009

L'école à l'agonie

Gigantisme et violence la condamnent, comme jadis les dinosaures, à une extinction progressive



Il y a dans «la Journée de la jupe» une scène qui me poursuit depuis que j'ai vu ce film remarquable : celle où Isabelle Adjani, prof de français en proie à ses élèves, braque le plus odieux d'entre eux avec un revolver échappé d'un cartable et parvient alors à lui faire «avouer» ce que jusqu'ici il se refusait obstinément à dire, et peut-être à savoir : que le vrai nom de Molière était Jean-Baptiste Poquelin.
Cette scène est évidemment une parabole. Puisque la force et les rapports de force tendent à devenir dominants dans l'univers scolaire, il n'y a pas de raison que l'acte d'enseigner proprement dit échappe miraculeusement à la nouvelle loi du milieu. Dans ces conditions, «l'école ouverte», c'est la pédagogie à coups de marteau. Toutes les bonnes âmes se scandaliseront d'un constat implicitement «réactionnaire», mais je n'en ai cure : ce qui est réactionnaire, et même tendanciellement fasciste, c'est l'irruption de la violence dans le domaine du savoir.
Platon : «Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants..., lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter; lorsque les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus rien au-dessus d'eux, c'est le début de la tyrannie.»
Corollaire : cette école où l'on menace - que dis-je ? - où l'on frappe les institutrices avec des couteaux de cuisine est aussi celle où l'on arrête des enfants de 6 ans pour les interroger pendant deux heures et où l'on convoque au commissariat un gamin de 8 ans pour une bagarre dans la cour de récréation. C'est aussi celle où l'on parle de fouiller tous les cartables à l'entrée - pourquoi pas une fouille au corps ? - et de faire passer les élèves par des portiques de sécurité. L'irruption de la violence ordinaire dans la classe débouche sur les procédures ordinaires de la société civile : police, justice, prison. Autrement dit, l'école est désormais considérée comme un lieu dangereux, aussi dangereux que les avions, les aérogares et les parloirs de prison.

Regardons les choses en face. Le gigantisme de l'institution scolaire, la prolongation sans fin de la scolarité, loin d'être des signes de bonne santé, pourraient avoir la même conséquence que pour ces dinosaures de l'ère secondaire : une extinction progressive. Si l'école n'existait pas, on ne l'inventerait plus sous sa forme actuelle. L'obligation scolaire, qui fut conçue à la fin du XIXe siècle comme un moyen de protection des enfants contre le travail précoce, et comme la base de l'égalité entre jeunes Français, est en train de se retourner contre ses objectifs mêmes. Combinée à la violence en milieu scolaire, elle interdit toute possibilité de pacification par exclusion des éléments perturbateurs et ouvre la voie à une extension indéfinie de l'enseignement privé qui a, lui, les moyens de se défendre.
L'institution scolaire tout entière est devenue l'un des éléments du schéma tripartite des sociétés industrielles et capitalistes : les jeunes à l'école, les adultes à l'usine ou au bureau, les vieillards à l'asile. Etonnez-vous après cela qu'elle soit ressentie par les jeunes comme l'une des formes de l'emprisonnement social. Voyez encore, dans «la Journée de la jupe», les armoires à glace auxquelles la prof est confrontée : ils ont de l'argent, des motos, des portables, des copines. Et l'on attend de ces jeunes adultes piaffant devant la vie le comportement docile des chères têtes blondes à blouse noire de la communale sous la IIIe République ? C'est se moquer.

Certes, toute société a besoin d'une institution qui apprenne aux enfants les langages de base qui y ont cours : c'est l'enseignement primaire. A l'autre bout, l'enseignement supérieur est une nécessité pour développer la recherche et la formation professionnelle de haut niveau. Entre les deux, la double mission dévolue à l'enseignement secondaire, la culture générale et la garderie des ados (on le voit bien les jours de grève), cette double mission est en train de se défaire sous nos yeux.
C'était ma contribution de base à tout projet de réforme de l'enseignement présent ou à venir, de droite ou de gauche, possible ou impossible. «A développer», comme écrit le prof en marge des copies d'élèves.




Jacques Julliard
Le Nouvel Observateur

Écrit par : dobolino | 05 juin 2009

Ah! mais c'est qu'on n'a pas encore Obama nous ...

Écrit par : iPidiblue la fin et les moyens | 05 juin 2009

Voyez que je ne me f... en rien de vos questionnements linguistiques. Et je vous fiche mon billet
qu'avec nous
la langue française n'est pas totalement foutue...
Ecrit par : Orthoprof | 04 juin 2009


merci Grevisse(p.1174)?

Ecrit par : en passant.... | 05 juin 2009

Eh non ! je ne le possède pas. Un comble !

Écrit par : Orthoprof | 05 juin 2009

Très belle analyse de Julliars.
A lire dans "Charlie-hebdo", l'article d'Agathe André, page 7.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 juin 2009

"Julliard", pardon.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 juin 2009

Ah! mais c'est qu'on n'a pas encore Obama nous ...

Ecrit par : iPidiblue la fin et les moyens | 05 juin 2009

Si, demain, à Obama Beach !

Écrit par : Marilyse | 05 juin 2009

Je suis plus Drag Queen ... malheureusement on n'aura pas Elisabeth cette année.

Écrit par : iPidiblue delicatessen | 05 juin 2009

"Julliard", pardon.
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 juin 2009
Avec un d ou avec un s, ce monsieur fait la preuve que l'on peut ne pas penser et écrire quand même. À moins qu'il ne pense vraiment ce qu'il écrit, c'est-à-dire que l'école se réduit à sa fonction sociale. Mais alors je ne vois pas ce qui le sépare des penseurs les plus réactionnaires de l'école.

Écrit par : guy morel | 05 juin 2009

@L'impayable Julliard
Cet imbécile écrit : "Certes, toute société a besoin d'une institution qui apprenne aux enfants les langages de base qui y ont cours : c'est l'enseignement primaire. "
Passons sur l'hiatus cacophonique "ki-i-on-k", mais pas sur le fait que depuis Thiers et Pétain personne n'a osé une aussi grosse saloperie.

Écrit par : guy morel | 05 juin 2009

Pétain et Thiers voulaient renvoyer les vieux à l'école primaire ?

Écrit par : iPidiblue grand redoublant cours élémentaire | 05 juin 2009

@L'impayable Julliard
Cet imbécile écrit : "Certes, toute société a besoin d'une institution qui apprenne aux enfants les langages de base qui y ont cours : c'est l'enseignement primaire. "
Passons sur l'hiatus cacophonique "ki-i-on-k", mais pas sur le fait que depuis Thiers et Pétain personne n'a osé une aussi grosse saloperie.

Ecrit par : guy morel | 05 juin 2009

Mais qu'avez-vous donc lu dans cette phrase ?
Pour moi, j'avais lu lecture, écriture, numération et opérations comme étant les langages de base, auxquels on peut ajouter une approche des langages musicaux et picturaux.
Une fois ces langages de base acquis, on passe dans l'enseignement secondaire à l'acquisition de la culture.
Son article est une ébauche, un petit mot. Il le dit lui même en conclusion.
"C'était ma contribution de base à tout projet de réforme de l'enseignement présent ou à venir, de droite ou de gauche, possible ou impossible. «A développer», comme écrit le prof en marge des copies d'élèves.




Jacques Julliard
Le Nouvel Observateur
"

Écrit par : dobolino | 05 juin 2009

"À moins qu'il ne pense vraiment ce qu'il écrit, c'est-à-dire que l'école se réduit à sa fonction sociale."

Ecrit par : guy morel | 05 juin 2009

Je ne vois vraiment pas où vous lisez ça! Tout son article me fait comprendre le contraire, personnellement.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 juin 2009

Christophe, je sens qu'on va se prendre une avoinée !

Écrit par : dobolino | 05 juin 2009

Je suis prêt! On chante "Bella Ciao" avec Alévêque, ce soir! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 05 juin 2009

"À moins qu'il ne pense vraiment ce qu'il écrit, c'est-à-dire que l'école se réduit à sa fonction sociale."

Ecrit par : guy morel | 05 juin 2009

Je ne vois vraiment pas où vous lisez ça! Tout son article me fait comprendre le contraire, personnellement.
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 juin 2009

Ah bon ? Expliquez-donc quel est ce contraire que vous comprenez personnellement.

Écrit par : guy morel | 05 juin 2009

Ne foutez pas en boule Guy déjà que Geert Wilders est arrivé second aux Pays-Bas ...

Écrit par : iPidiblue grand remue-ménage de printemps européen | 05 juin 2009

Julien Coupat dans le texte :

Vous lisez Surveiller et punir de Michel Foucault. Cette analyse vous paraît-elle encore pertinente?

La prison est bien le sale petit secret de la société française, la clé, et non la marge des rapports sociaux les plus présentables. Ce qui se concentre ici en un tout compact, ce n'est pas un tas de barbares ensauvagés comme on se plaît à le faire croire, mais bien l'ensemble des disciplines qui trament, au-dehors, l'existence dite "normale". Surveillants, cantine, parties de foot dans la cour, emploi du temps, divisions, camaraderie, baston, laideur des architectures : il faut avoir séjourné en prison pour prendre la pleine mesure de ce que l'école, l'innocente école de la République, contient, par exemple, de carcéral.

Écrit par : iPidiblue grand remue-méninge | 05 juin 2009

La reconquête du mois de juin? Je veux bien, mais n'est-ce pas un tantinet hypocrite quand nombre de nombreux élèves de troisième décrètent la fin de l'année scolaire à partir d'avril? Sans même évoquer leurs réactions lorsque je leur rétorque que pour nombre d'entre eux, l'année scolaire n'a jamais réellement commencé!

Écrit par : alain | 05 juin 2009

Très juste, Alain ! Dans notre établissement, les élèves ont cessé de travailler pour la plupart en janvier !

Écrit par : Marilyse | 05 juin 2009

@L'impayable Julliard
Cet imbécile écrit : "Certes, toute société a besoin d'une institution qui apprenne aux enfants les langages de base qui y ont cours : c'est l'enseignement primaire. "
Passons sur l'hiatus cacophonique "ki-i-on-k", mais pas sur le fait que depuis Thiers et Pétain personne n'a osé une aussi grosse saloperie.

Ecrit par : guy morel | 05 juin 2009

Mais qu'avez-vous donc lu dans cette phrase ?
Pour moi, j'avais lu lecture, écriture, numération et opérations comme étant les langages de base, auxquels on peut ajouter une approche des langages musicaux et picturaux.
Une fois ces langages de base acquis, on passe dans l'enseignement secondaire à l'acquisition de la culture.
Son article est une ébauche, un petit mot. Il le dit lui même en conclusion.
"C'était ma contribution de base à tout projet de réforme de l'enseignement présent ou à venir, de droite ou de gauche, possible ou impossible. «A développer», comme écrit le prof en marge des copies d'élèves.

Jacques Julliard
Le Nouvel Observateur
"
Ecrit par : dobolino | 05 juin 2009
À l'inverse de vous, qui lisez dans une phrase les mots qui n' y sont pas pas, je lis moi dans la phrase de Julliard ceux qui s'y trouvent : "toute société a besoin d'une institution qui apprenne aux enfants les langages de base qui y ont cours : c'est l'enseignement primaire."
Et je dis que l'idéal que ces mots traduisent est très exactement celui de Falloux et de Pétain, à l'opposé de l'idéal exprimé dans l'article Instruction publique du DP de Buisson.

Écrit par : guy morel | 05 juin 2009

@ Buisson : Instruction publique
http://michel.delord.free.fr/dp-instrpub.pdf

Écrit par : guy morel | 05 juin 2009

Chabot adorerait faire péter les plombs de Buisson face à Falloux.

Car la façon "moderne" de les opposer est bien :

"Lequel des deux aime le plus les enfants ?"

Écrit par : dugong | 05 juin 2009

À l'inverse de vous, qui lisez dans une phrase les mots qui n' y sont pas pas, je lis moi dans la phrase de Julliard ceux qui s'y trouvent : "toute société a besoin d'une institution qui apprenne aux enfants les langages de base qui y ont cours : c'est l'enseignement primaire."
Et je dis que l'idéal que ces mots traduisent est très exactement celui de Falloux et de Pétain, à l'opposé de l'idéal exprimé dans l'article Instruction publique du DP de Buisson.

Ecrit par : guy morel | 05 juin 2009

Et moi je dis que nous sommes en 2009 et que Falloux, aussi bien que Buisson et Pétain, ne peuvent en aucun cas servir de références sans adaptation.
Sans insulte de ma part, mais comme constat très sérieux, vous êtes, Guy Morel, sclérosé et obsessionnel, écorché vif. Vous lisez partout des sous-entends faux quand on n'utilise pas exactement votre langage .Le monde tel que vu et lu par Falloux, Pétain, Buisson, n'existe plus en l'état.
Quand Pétain ou Falloux parlaient, c'était dans leur contexte de langage, qui est très différent du nôtre.
Quant aux propos de Julliard, je ne vois pas en quoi ils interdisent d'utiliser la méthode de lecture de Thierry Venot ou la méthode de calcul de Pascal Dupré pour faire accéder les enfants aux langages communs de notre société, si ces méthodes font la preuve de leur efficience supérieure.
L'école primaire est là pour faire accéder tous les élèves à des langages communs, ceux de la société dans laquelle ils sont appelés à vivre, langages qui leur permettront, à l'entrée dans l'enseignement secondaire, d'accéder peu à peu à la culture commune de la société dans laquelle ils vivent.

Au lieu de traiter Julliard de connard et d'abruti, alors qu'il ouvre une porte avec son petit article, vous feriez mieux de lui écrire en lui demandant ce qu'il entend par
"toute société a besoin d'une institution qui apprenne aux enfants les langages de base qui y ont cours : c'est l'enseignement primaire."
et particulièrement par "langages de base qui y ont cours"
et d'engager une discussion saine et constructive avec ce type qui n'est pas plus con qu'un autre, même s'il n'a pas les mêmes références que vous.
Il y a quelques jours, je vous ai demandé pour qui vous pensiez voter aux Européennes. Vous m'avez répondu avec un souverain mépris que j'étais une connasse de socialo. Il est bien évident qu'un monsieur qui désire faire renaître une certaine forme d'instruction en France et s'engage dans ce but d'une façon très militante et très précise, peut expliquer aussi ses choix de vote aux Européennes, choix qui lui semble le mieux à même de le soutenir dans sa lutte.

En conclusion et puisque vous vous êtes posé la question de mon "animosité" à votre égard, je trouve que vous n'êtes absolument pas ouvert au dialogue, que vous manquez de souplesse d'esprit, qu'il n'est pas possible de s'écarter d'un iota de votre système de pensée sans se faire envoyer sur les roses, et, trouvant les travaux du GRIP fort intéressants et vraiment innovants, je suis désolée de les voir représentés ici par un homme doté de telles œillères, incapable de séduire et de dialoguer.
En résumé, je vous trouve à l'écrit et sur blog d'une maladresse destructrice pour le GRIP.
Il est fort possible que vous soyez meilleur à l'oral, lors d'un contact direct, plus chaleureux, plus à l'écoute des autres, plus désireux de convaincre avec subtilité.


Et, en conclusion, je pense que Julliard est un journaliste exploitable et gagnable en partie au moins aux programmes du GRIP, à condition de ne pas rester, comme vous, coincé en 1955.

Écrit par : dobolino | 05 juin 2009

Julien Coupat dans le texte :

Vous lisez Surveiller et punir de Michel Foucault. Cette analyse vous paraît-elle encore pertinente?

La prison est bien le sale petit secret de la société française, la clé, et non la marge des rapports sociaux les plus présentables. Ce qui se concentre ici en un tout compact, ce n'est pas un tas de barbares ensauvagés comme on se plaît à le faire croire, mais bien l'ensemble des disciplines qui trament, au-dehors, l'existence dite "normale". Surveillants, cantine, parties de foot dans la cour, emploi du temps, divisions, camaraderie, baston, laideur des architectures : il faut avoir séjourné en prison pour prendre la pleine mesure de ce que l'école, l'innocente école de la République, contient, par exemple, de carcéral.

Ecrit par : iPidiblue grand remue-méninge | 05 juin 2009


Pas faux!
La grille de lecture de Foucault, appliquée à l'école, permet d'ailleurs de comprendre une partie de nos difficultés au quotidien. Nous, nous sommes là pour enseigner; mais l'institution attend juste de nous qu'on garde, qu'on gère, qu'on discrimine. Dans un système éducatif qui reproduit les inégalités sociales, les élèves des classes moyennes au lycée général, et ceux issus des classes populaires au LP. Qu'un élément mette le feu dans un cours, tout le monde s'en moque, tant que ça reste "entre les murs", c'est-à-dire sous contrôle. D'où la Vie scolaire qui impose le perturbateur dans la classe alors qu'il dérangeait le bon déroulement de l'heure. Ce qui remonte de nos cours, d'ailleurs, ce ne sont plus les savoirs, puisque tout est mis en oeuvre pour qu'on ne puisse plus les transmettre, mais... les bulletins d'appel. Bref, "surveiller et punir".
D'où une alliance objective entre le pédagogisme et la hiérarchie : "Valorisez!". En atteignant artificiellement les "80 % de réussite", on permet effectivement la gestion purement comptable de l'école par l'administration. Tant d'élèves qui obtiennent le diplôme, c'est autant d'élèves dont on saura à peu près quoi faire l'année suivante...

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 juin 2009

Je suis plus Drag Queen ... malheureusement on n'aura pas Elisabeth cette année.
Ecrit par : iPidiblue delicatessen | 05 juin 200

Laurent Gerra devrait nous réécrire "La Queen couine" façon Sarko.
J'ai beaucoup ri au dessin de Plantu "Merde , on a oublié la vieille".

Écrit par : retraitée | 05 juin 2009

La reconquête du mois de juin? Je veux bien, mais n'est-ce pas un tantinet hypocrite quand nombre de nombreux élèves de troisième décrètent la fin de l'année scolaire à partir d'avril? Sans même évoquer leurs réactions lorsque je leur rétorque que pour nombre d'entre eux, l'année scolaire n'a jamais réellement commencé!

Ecrit par : alain | 05 juin 2009


C'est tout le problème! Pour parler de la fin, il faudrait déjà qu'il y ait eu un début...

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 juin 2009

En conclusion et puisque vous vous êtes posé la question de mon "animosité" à votre égard, je trouve que vous n'êtes absolument pas ouvert au dialogue, que vous manquez de souplesse d'esprit, qu'il n'est pas possible de s'écarter d'un iota de votre système de pensée sans se faire envoyer sur les roses, et, trouvant les travaux du GRIP fort intéressants et vraiment innovants, je suis désolée de les voir représentés ici par un homme doté de telles œillères, incapable de séduire et de dialoguer.
En résumé, je vous trouve à l'écrit et sur blog d'une maladresse destructrice pour le GRIP.
Il est fort possible que vous soyez meilleur à l'oral, lors d'un contact direct, plus chaleureux, plus à l'écoute des autres, plus désireux de convaincre avec subtilité.


Et, en conclusion, je pense que Julliard est un journaliste exploitable et gagnable en partie au moins aux programmes du GRIP, à condition de ne pas rester, comme vous, coincé en 1955.
Ecrit par : dobolino | 05 juin 2009

Puis-je vous faire remarquer, gentiment, que vous vous permettez à mon égard des privautés assez extravagantes. Me suis-je jamais autorisé à porter des jugements sur votre caractère, vos dispositions, votre tempérament, vos travers etc. ?
Mais il est vrai que cela ne me concerne pas seulement.
De Julliard, que vous ne connaissez pas, vous affirmez qu'il est "exploitable et gagnable". Qu'en savez-vous ?
Vous me faites penser à ces braves gens auxquels un député a serré la main dans une réception, ou qui ont côtoyé un ministre le temps d'un voyage en avion ou en train et s'en vont ensuite disant à qui veut les entendre : "C'est un homme combien charmant ; si aimable, et qui aime les gens etc."
Quant au GRIP, ce ne sont pas des risettes et des concessions sur le fond qui le feront gagner en influence.

Écrit par : guy morel | 05 juin 2009

De Julliard, que vous ne connaissez pas, vous affirmez qu'il est "exploitable et gagnable". Qu'en savez-vous ?


Ecrit par : guy morel | 05 juin 2009

Je n'en sais que ce que je sais, pour avoir lu régulièrement ses textes durant pas mal d'années, sans qu'il ne mait jamais déplu. Il est vrai que ça fait tantôt cinq ans que je ne lis plus le Nouvel Obs que très sporadiquement...

Écrit par : dobolino | 05 juin 2009

Puis-je vous faire remarquer, gentiment, que vous vous permettez à mon égard des privautés assez extravagantes. Me suis-je jamais autorisé à porter des jugements sur votre caractère, vos dispositions, votre tempérament, vos travers etc. ?


Ecrit par : guy morel | 05 juin 2009
Je ne viens ici que pour intervenir à titre individuel. J'ai cru que vous y veniez en tant que membre du GRIP, d'où la différence entre nous ?
Je suis individuelle et interrogative et vous êtes représentant d'un groupe et prosélyte. Il me semble que le nuance est de taille !
Je viens ici pour questionner et non pour convaincre !
Quant à vous, vous prétendez, porteur d'un groupe de pensée et non à titre purement individuel, convaincre en assénant des textes vieux de cent ans et plus tout en traitant les questionneurs de 2009 d'imbéciles et sans jamais leur répondre autrement qu'en les traitant de pétainistes.

Écrit par : dobolino | 05 juin 2009

Vous me faites penser à ces braves gens auxquels un député a serré la main dans une réception, ou qui ont côtoyé un ministre le temps d'un voyage en avion ou en train et s'en vont ensuite disant à qui veut les entendre : "C'est un homme combien charmant ; si aimable, et qui aime les gens etc."


Ecrit par : guy morel | 05 juin 2009
CQFD ! Toujours aimable avec le peuple qui n'a pas récité au bon moment le bon catéchisme !
Il s'agit forcément d'un peuple con ! Ceux qui récitent bien, rarissimes de nos jours, constituent le peuple bien sage et bien éduqué.

Écrit par : dobolino | 05 juin 2009

Je n'en sais que ce que je sais, pour avoir lu régulièrement ses textes durant pas mal d'années, sans qu'il ne mait jamais déplu. Il est vrai que ça fait tantôt cinq ans que je ne lis plus le Nouvel Obs que très sporadiquement...
Ecrit par : dobolino | 05 juin 2009

Vous avez de curieux critères : qu'est-ce que cela veut dire "plaire ou déplaire" pour ce qui nous occupe ?
L'article de Julliard sur l'école est un article très profondément réactionnaire ; exploitant comme tant d'autres l'émotion soulevée par les agressions contre les profs, il distille les poncifs habituellement développés par des plumes de droite : le gigantisme de l'institution, la prolongation indue de la scolarité etc., et surtout il développe une conception du primaire d'un obscurantisme d'acier, celui-là même qui inspirait Falloux, Thiers et Pétain.
Les "langages de base", voulez-vous me dire ce que ce que peut être si ce n'est, comme l'écrivait Buisson "cet enseignement rudimentaire de la lecture, de l'écriture et du calcul que la charité des classes privilégiées offrait aux classes déshéritées. " ?
:

Écrit par : guy morel | 05 juin 2009

Quant au GRIP, ce ne sont pas des risettes et des concessions sur le fond qui le feront gagner en influence.

Ecrit par : guy morel | 05 juin 2009
Il est évident que le GRIP ne peut, en l'état actuel et pour quelques dizaines d'années encore, au bas mot, gagner en influence qu'en offrant, ou plutôt vendant, ses services au privé.

Écrit par : dobolino | 05 juin 2009

CQFD ! Toujours aimable avec le peuple qui n'a pas récité au bon moment le bon catéchisme !
Il s'agit forcément d'un peuple con ! Ceux qui récitent bien, rarissimes de nos jours, constituent le peuple bien sage et bien éduqué.
Ecrit par : dobolino | 05 juin 2009

Je ne sais pas où vous avez vu que j'ai parlé du "peuple" ?

Écrit par : guy morel | 05 juin 2009

Il est évident que le GRIP ne peut, en l'état actuel et pour quelques dizaines d'années encore, au bas mot, gagner en influence qu'en offrant, ou plutôt vendant, ses services au privé.
Ecrit par : dobolino | 05 juin 2009

Ah bon. Quand vous dites "pour quelques dizaines d'années", cela signifie-t-il que vous n'aperceviez pas quelque avenir pour l'école publique avant ce délai ?

Écrit par : guy morel | 05 juin 2009

Vous avez de curieux critères : qu'est-ce que cela veut dire "plaire ou déplaire" pour ce qui nous occupe ?
L'article de Julliard sur l'école est un article très profondément réactionnaire ; exploitant comme tant d'autres l'émotion soulevée par les agressions contre les profs, il distille les poncifs habituellement développés par des plumes de droite : le gigantisme de l'institution, la prolongation indue de la scolarité etc., et surtout il développe une conception du primaire d'un obscurantisme d'acier, celui-là même qui inspirait Falloux, Thiers et Pétain.
Les "langages de base", voulez-vous me dire ce que ce que peut être si ce n'est, comme l'écrivait Buisson "cet enseignement rudimentaire de la lecture, de l'écriture et du calcul que la charité des classes privilégiées offrait aux classes déshéritées. " ?
:

Ecrit par : guy morel | 05 juin 2009

Mais, dites donc !!! Vous progressez vite !
Vous commencez à devenir lisible et compréhensible et même sympathique.
Je ne suis néanmoins pas certaine que Julliard, tout au moins celui que j'ai lu en mon temps, ait voulu écrire cela. Il s'agit peut-être plus d'une maladresse de langage ?
C'est à lui-même qu'il faut que vous vous adressiez. Au lieu de débattre avec moi, pauvre miette, qui suis convaincue de l'absolu bien-fondé de vos intentions, il vous faut lui écrire à lui et lui expliquer à quel point ses mots sont à double-sens et comment l'enfer est pavé de bonnes intentions.

Écrit par : dobolino | 05 juin 2009

Je ne viens ici que pour intervenir à titre individuel. J'ai cru que vous y veniez en tant que membre du GRIP, d'où la différence entre nous ?
Je suis individuelle et interrogative et vous êtes représentant d'un groupe et prosélyte. Il me semble que le nuance est de taille !
Je viens ici pour questionner et non pour convaincre !
Quant à vous, vous prétendez, porteur d'un groupe de pensée et non à titre purement individuel, convaincre en assénant des textes vieux de cent ans et plus tout en traitant les questionneurs de 2009 d'imbéciles et sans jamais leur répondre autrement qu'en les traitant de pétainistes.
Ecrit par : dobolino | 05 juin 2009

1- Vous questionnez dites-vous ? Alors attendez-vous à ce qu'il vous soit répondu, que les réponses vous plaisent ou non.
2- Quand je signe de mon nom, je ne représente que moi, sinon je signe Secrétaire du GRIP.
3- Julliard n'est pas un "questionneur", mais un journaliste influent.
4- je ne le "traite" pas - j'ai passé l'âge des cours de récréation -, je relève la parenté de ses thèses avec un courant réactionnaire qui vient de loin.

Écrit par : guy morel | 05 juin 2009

est évident que le GRIP ne peut, en l'état actuel et pour quelques dizaines d'années encore, au bas mot, gagner en influence qu'en offrant, ou plutôt vendant, ses services au privé.
Ecrit par : dobolino | 05 juin 2009

Ah bon. Quand vous dites "pour quelques dizaines d'années", cela signifie-t-il que vous n'aperceviez pas quelque avenir pour l'école publique avant ce délai ?

Ecrit par : guy morel | 05 juin 2009

J'ai quelques espoirs pour le primaire mais j'ai peur qu'ils soient déçus.
Pour la Maternelle et même la Crèche, nous sommes dans le tunnel et n'en sortirons pas de sitôt.
Quant aux collèges et lycées, je n'ai aucun espoir.
On va droit au chèque éducation et à l'école des pauvres pour les parents paumés.
En étant optimiste, j'espère un petit frémissement dans vingt ans ...
J'essaie de rester réaliste.
Je ne peux parler ici de ma profession car il manque trop de pré-recquits et vous en avez une vision très édulcorée, entre Dr Doolittel et Signes Extérieurs de Richesse. Je sais néanmoins ce que cette profession va rechercher dans les vingt ans à venir et je pense qu'il en est de même pour bien d'autres. Pour les médecins et les infirmiers, ça a déjà bien commencé.

Écrit par : dobolino | 05 juin 2009

@ Dobolino, vous écrivez :
"Je ne suis néanmoins pas certaine que Julliard, tout au moins celui que j'ai lu en mon temps, ait voulu écrire cela."
On peut aller loin comme cela. Je ne suis pas certain que les auteurs des programmes de 2002 aient voulu les écrire ; je ne suis pas certain que Jospin en signant le décret de 2002 qui cassait le monopole de la collation des grades ait voulu faire ce qu'il a fait, je peux même douter que Kouchner ait jamais l'intention de fabriquer les accords de Latran qu'il a pourtant fabriqués etc.
Cela s'appelle la casuistique.

Écrit par : guy morel | 05 juin 2009

Ecrit par : dobolino | 05 juin 2009

1- Vous questionnez dites-vous ? Alors attendez-vous à ce qu'il vous soit répondu, que les réponses vous plaisent ou non.


Ecrit par : guy morel | 05 juin 2009

Vous renversez les rôles !
Quand les réponses ne me conviennent pas, je réponds, et c'est bien normal. C'est logique, puisque je questionne !
Vous affirmez et vous offusquez et devenez insultant quand on vous répond alors que vous venez ici pour convaincre.
Comme stratégie, y'a mieux !
Vous manquez assez souvent de pouvoir de séduction à l'écrit !
Vous avez des manières de Bulldozer et je suis certaine que vous pouvez faire mieux !

Écrit par : dobolino | 05 juin 2009

@ Dobolino, vous écrivez :
"Je ne suis néanmoins pas certaine que Julliard, tout au moins celui que j'ai lu en mon temps, ait voulu écrire cela."
On peut aller loin comme cela. Je ne suis pas certain que les auteurs des programmes de 2002 aient voulu les écrire ; je ne suis pas certain que Jospin en signant le décret de 2002 qui cassait le monopole de la collation des grades ait voulu faire ce qu'il a fait, je peux même douter que Kouchner ait jamais l'intention de fabriquer les accords de Latran qu'il a pourtant fabriqués etc.
Cela s'appelle la casuistique.

Ecrit par : guy morel | 05 juin 2009

Julliard est journaliste alors que Kouchner et Jospin sont des décideurs politiques. Y'a une marge, non ? Il me semble plus facile d'engager avec Julliard qu'avec nos rhinocéros arrivistes un dialogue constructif ? J'ai peut-être tort ?
Il me semble pourtant qu'on ne peut identifier un journaliste que sa notoriété et sa notoire verve ont rendu assez libre à des hommes politiques assoiffés de pouvoir et entraînés par le "du jour au lendemain" de leur réussite.

Écrit par : dobolino | 05 juin 2009

Excusez-moi, Morel, mais je vais me coucher !

Écrit par : dobolino | 05 juin 2009

Vous affirmez et vous offusquez et devenez insultant
Ecrit par : dobolino | 05 juin 2009

J'ai dû manquer un épisode : à quel moment vous ai-je insultée ?
Bon, arrêtons, parce que cela fait un moment déjà que notre dialogue doit lasser.
Bonne nuit

Écrit par : guy morel | 05 juin 2009

Au lieu de vouloir reconquérir le 3° trimestre on serait mieux inspiré de reconquérir les territoires perdus de la République dans lesquels il y a certains colléges ou on est plus habile avec le couteau qu'avec la syntaxe latine .Mais il serait aussi bien de reconquérir le bac lui-mème et de ne pas se satisfaire de sa réduction à un rituel de passage dans l'age adulte (il est vrai qu'il n' y a plus le service militaire et que le mariage entre pacs et famille dé-re-composée fait grise mine).Revenons à un bac plus sélectif !Qui l'empéche ? Quels sont ceux qui s'accommodent qu'il soit obtenu désormais par 95 /° des candidats ,redoublants compris? En quoi le bac des années 70/80 ne constitue plus une norme? Il s'agit comme en autre chose de volonté politique ,de refus obstiné d'en passer sous les Fourches Caudines du pédogogisme et du jeunisme .Pour ma part je propose en vue de cette vraie et légitime reconquète l'imposition d'une note minimale éliminatoire située à 05/20,en déça de laquelle il y aurait en effet élimination du candidat , ce qui obligerait tout éléve à travailler sérieusement toute matière.

Écrit par : Defer | 05 juin 2009

Merci à dobolino pour le texte de Julliard. Je le trouve très bien, et ayant le mérite de rappeler des choses essentielles.

Bonne nuit.

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 juin 2009

Pour rigoler un peu, le sketch de Jean Dell, pour ceux qui ne le connaissent pas.


http://www.youtube.com/watch?v=PQtdlynhHRI

Écrit par : Manu | 06 juin 2009

Petit rappel...
21/02/08

Pour un cessez-le-feu sur l'école

Qu'on fiche la paix aux profs ! Que l'on arrête de les harceler avec de nouveaux programmes et de nouvelles exigences ! Contentons-nous de les soutenir !

S'il est vrai, comme l'a très bien dit Christian Salmon («le Monde» du 16 février) , que la France n'a pas élu au printemps dernier un président de la République mais un sujet de conversation, la question se pose désormais de savoir quel statut accorder à ses propos. Actes de gouvernement ? Boutades destinées à lancer un débat ? Fumigènes propres à donner le change ? Déjà, à propos du patronage d'enfants juifs victimes du nazisme, Nicolas Sarkozy, au moyen d'une proposition mal étudiée, a réussi le tour de force de mobiliser contre la mémoire de la Shoah le mouvement antiraciste, les intellectuels de gauche et la plupart des grandes voix du judaïsme français. Renversant.
J'en suis aujourd'hui à redouter que, sur les grands sujets de société, il ne se prononce pour des solutions justes, tant existe le risque qu'il les déconsidère durablement. Ainsi de son discours de Périgueux sur l'école, dont, pour ma part, j'approuve l'essentiel. Nicolas Sarkozy a proposé pour l'école primaire - il n'est, hélas !, pas le premier ! - de revenir aux «fondamentaux», c'est-à-dire à la maîtrise de la langue (lecture, grammaire, orthographe) , du calcul, ainsi qu'à l'instruction civique et à la morale. Dans sa modestie, ce programme est à la fois sage et ambitieux. Il s'agit de diviser par trois (pourquoi par trois ?) le nombre d'élèves dont le niveau à la sortie du CM2 est nettement insuffisant, soit 40% des effectifs. Il s'agit surtout, contre le bambinisme bêlant, de remettre «au centre de la classe» non plus l'enfant mais «le savoir» et, par conséquent, «le professeur qui en est le dépositaire et le transmetteur». Oui, mille fois oui. Une telle démarche procède d'une appréciation juste de ce qu'est devenue l'école : en priorité un lieu de lutte contre l'illettrisme (Luc Ferry) , danger majeur pour la société et source des inégalités futures.
Enseignants mes amis, pédagogues, syndicalistes : n'allez pas vous mettre en travers de ces louables orientations sous prétexte que Nicolas Sarkozy les préconise ! Car il y a urgence, il y a priorité ! A condition toutefois que Nicolas Sarkozy parle d'une seule voix : on ne peut à la fois tenir le discours de salubrité de Périgueux et approuver en bloc le rapport Attali qui propose d'ajouter au programme minimal la maîtrise de l'anglais, d'internet, l'apprentissage de l'économie, le développement de la créativité... la communale devenant un palais de Dame Tartine du savoir. Aux qualités que l'on demande pour suivre l'enseignement du CEI , je ne suis pas sûr que j'en serais aujourd'hui capable.
Le duel entre le réel et 1 imaginaire reste, à l'école comme ailleurs, l'une des données permanentes de la vie intellectuelle française, dans laquelle le premier a rarement le dessus. Le tout-à-l'école, la reductio ad scholam, la fantasmagorie pédagogique est l'une des facilités les plus navrantes de notre vie publique. Surtout quand tout est fait par ailleurs pour démoraliser le corps enseignant et saper son autorité. Je ne reviens pas sur ce que j'ai dit la semaine dernière à propos de «la gifle» : la lutte contre la violence et contre l'illettrisme sont les deux priorités absolues du moment.

Il ne faut pas se le cacher : l'école vit aujourd'hui un grand naufrage que l'on met plus de temps et d'énergie à dissimuler qu'à combattre. Une heure avant la catastrophe, un orchestre jouait encore sur le pont du «Titanic». L'obligation scolaire a disparu et l'absentéisme systématique est le seul remède efficace à la surcharge des classes. On continue de s'étriper sur les horaires des diverses disciplines, alors que c'est la discipline au singulier qui est devenue la préoccupation principale de maint professeur tout au long de la semaine. Que l'on aide les profs ! Qu'on leur fiche la paix ! Que l'on arrête de les harceler par de nouveaux programmes, de nouvelles évaluations, de nouvelles instructions, de nouvelles exigences ! Contentons-nous de les soutenir.


La recommandation est valable pour les parents d'élèves, les experts, les partis, le gouvernement... et même, si faire se peut, les élèves. Vous verrez qu'alors tout ira mieux. L'avenir de l'école mérite bien une trêve de la chicane pédagogique et politicienne.

Jacques Julliard
Le Nouvel Observateur

Écrit par : Guillaume | 06 juin 2009

Dobolino a écrit : "Il est vrai que ça fait tantôt cinq ans que je ne lis plus le Nouvel Obs que très sporadiquement"

Vous avez changé d'hebdo télé ?

Écrit par : dugong | 06 juin 2009

@Julliard

Heureuse surprise au réveil : un article de Jacques Julliard sur l'école paru antérieurement à celui dont nous parlâmes hier.
De l'un à l'autre apparaît une remarquable continuité de pensée.
Que disait d'important monsieur Julliard dans le premier par ordre chronologique ? Entre deux ou trois considérations lénifiantes sur la tranquillité que méritent les enseignants et une pique contre le Président, qu'il fallait se garder de changer les programmes - ceux de 2002 s'entend, que le SNUipp appréciait tant.
Que dit-il dans le second, toujours au milieu de considérations lénifiantes sur la violence assorties de considération allégriennes sur l'énormité de la machine scolaire ? Que le rôle de l'école primaire est d'apprendre aux enfants les "langages de base qui ont cours" dans la société.
Résumons : selon monsieur Julliard, l'école primaire doit apprendre le minimum nécessaire à la tranquillité de la société.
On aurait tort de sous-estimer l'impact de telles positions ; elles expriment le consensus scolaire conservateur qui se dessine sous nos yeux, de la droite à la gauche.

Écrit par : guy morel | 06 juin 2009

"Ah bon ? Expliquez-donc quel est ce contraire que vous comprenez personnellement."

Ecrit par : guy morel | 05 juin 2009

Et vous, expliquez-nous pourquoi vous montez sur vos ergots, (ou bondissez sur votre chaise comme un cabri, en criant: "langage de base, langage de base, langage de base"), en prêtant à Julliard une acception de cette expression qu'il n'est apparemment pas celle qu'il a dans la tête. (Je remercie au passage Guillaume pour son "copié-collé". On n'est pas souvent d'accord, mais, là, les choses sont assez claires, me semble t-il, dans le rendu de cet article. Ou alors, la soirée d'hier a été vraiment trop longue... ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juin 2009

Qui sera le nouveau Maître du Moloch ?

Dans le blog d'Auffray (journaliste à Libé), des commentaires intéressants.

Notamment la proposition d'y nommer un syndicaliste.

Kuntz au coeur des ténèbres ? L'horreur, l'horreur...

Et Aschieri ? Co(di)gestion de soi-même : une révolution copernicieuse.

http://droite.blogs.liberation.fr/alain_auffray/2009/06/remplacer-darcos-un-casset%C3%AAte-pour-sarkozy.html

Écrit par : dugong | 06 juin 2009

"Il s'agit surtout, contre le bambinisme bêlant, de remettre «au centre de la classe» non plus l'enfant mais «le savoir» et, par conséquent, «le professeur qui en est le dépositaire et le transmetteur». Oui, mille fois oui. Une telle démarche procède d'une appréciation juste de ce qu'est devenue l'école : en priorité un lieu de lutte contre l'illettrisme (Luc Ferry) , danger majeur pour la société et source des inégalités futures.
Enseignants mes amis, pédagogues, syndicalistes : n'allez pas vous mettre en travers de ces louables orientations sous prétexte que Nicolas Sarkozy les préconise ! Car il y a urgence, il y a priorité ! A condition toutefois que Nicolas Sarkozy parle d'une seule voix : on ne peut à la fois tenir le discours de salubrité de Périgueux et approuver en bloc le rapport Attali qui propose d'ajouter au programme minimal la maîtrise de l'anglais, d'internet, l'apprentissage de l'économie, le développement de la créativité... la communale devenant un palais de Dame Tartine du savoir.

Jacques Julliard
Le Nouvel Observateur"

Ecrit par : Guillaume | 06 juin 2009

Dites-donc, Guy, vous n'êtes pas d'accord avec ça?

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juin 2009

Dobolino a écrit : "Il est vrai que ça fait tantôt cinq ans que je ne lis plus le Nouvel Obs que très sporadiquement"

Vous avez changé d'hebdo télé ?

Ecrit par : dugong | 06 juin 2009
Ça fait tantôt cinq ans que je ne regarde plus la télé que très sporadiquement.
Puis, finalement, je crois bien que demain je ne voterai pas PS. Sur ma commune, il y a 110 votants pour les européennes, avec les allemands. Avec un peu de pot, on aura quelque chose comme 40 bulletins dans l'urne demain soir, peut-être 50 car les distractions sont rares et le temps très médiocre ces jours-ci. Je prends le pari qu'il n'y aura pas un bulletin PS dans l'urne alors que nous sommes quatre à être encartés au PS et à ne pas rater un scrutin. Comme la section ne se réunit plus que très rarement et essentiellement pour saucissonner et picoler, nous n'aurons pas l'occasion d'en débattre sérieusement.

Écrit par : dobolino | 06 juin 2009

Dites-donc, Guy, vous n'êtes pas d'accord avec ça?
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 juin 2009

Oh, mais il y a floppée de trucs avec lesquels n'importe qui serait d'accord dans les articles de Julliard !
Par exemple ceci, qui pèse son poids de consensus : "Qu'on fiche la paix aux profs ! Que l'on arrête de les harceler avec de nouveaux programmes et de nouvelles exigences ! Contentons-nous de les soutenir ! "
Ou la condamnation du " rapport Attali qui propose d'ajouter au programme minimal la maîtrise de l'anglais, d'internet, l'apprentissage de l'économie, le développement de la créativité... la communale devenant un palais de Dame Tartine du savoir. "
Après, il reste deux choses essentielles qui passent comme une lettre à la boite, deux minisculissimes propositions :
1- il ne faut pas changer le programme, qualifié de "minimal"
2- l'école primaire est faite pour enseigner les langages communs de la société.

Je vous signale qu'explicitement les fondateurs de l'instruction publique se sont servis des programmes pour opérer la rupture avec l'enseignement rudimentaire et qu'ils ont soigneusement évité de présenter l'école primaire comme asservie à "la société".
Je sais bien que c'est long, que c'est vieux de cent ans, comme dirait Dobolino pour qui sans doute Platon ou Montaigne sont des momies, mais relisez l'article Instruction publique. Tout y est dit, avec une précision qui renvoie la rhétorique de Julliard au néant de la pensée.
Guy
PS. Les cabris n'ont pas d'ergots. -:))))

Écrit par : guy morel | 06 juin 2009

Une petite chanson, Guy, qui me trotte dans la tête:

Serge Reggiani
Quand la guerre sera finie Lyrics:
Ça va faire trente ans que mon lieutenant
M'a dit " tenez bon, soldat, nous vaincrons "
Et depuis trente ans tout seul sur mon île
Je tiens tête à l'ennemi qui m'oublie
Trente ans à briquer, à bien m'appliquer
Sur cette arme qui n'a jamais servi
Trente ans à manger du thon en conserve
Sans avoir mauvais esprit, on s'ennuie
Moi qui sais par cœur Paname
De Montmartre à Notre-Dame
J'ai parfois du vague à l'âme
A la tombée de la nuit
J'arriverai en première classe
La petite gare Montparnasse
Sera là fidèle en place
Quand la guerre sera finie

Écrit par : dobolino | 06 juin 2009

Dobolino a écrit : "Puis, finalement, je crois bien que demain je ne voterai pas PS. Sur ma commune, il y a 110 votants pour les européennes, avec les allemands."

Je crois que vous avez raison. D'ailleurs, si la France était restée allemande, on n'aurait pas, aujourd'hui, tous ces problèmes de vote.

Écrit par : dugong | 06 juin 2009

Une petite chanson, Guy, qui me trotte dans la tête:


Ecrit par : dobolino | 06 juin 2009
ça c'est sympa.
Mais faut pas vous laisser aller au vague à l'âme.
Ni faire une fixette sur Montparnasse. Moi, quand je monte à Paname, je descends à Saint Laz'.

Écrit par : guy morel | 06 juin 2009

Une belle histoire du cochon dans "Concordance des temps", actuellement sur France Culture.

Message : les cochons ne devraient pas être tenus pour sots.

Écrit par : dugong | 06 juin 2009

Bien aimé votre chanson, Dobolino.

Écrit par : Marilyse | 06 juin 2009

4- je ne le "traite" pas - j'ai passé l'âge des cours de récréation -, je relève la parenté de ses thèses avec un courant réactionnaire qui vient de loin.

Ecrit par : guy morel | 05 juin 2009

Dans les films d'action (avec Charles Bronson dedans, ou l'Inspecteur Harry en pleine bourre), on appelle ça un "Vigilante".

Écrit par : Pendariès | 06 juin 2009

Dobolino a écrit : "Puis, finalement, je crois bien que demain je ne voterai pas PS. Sur ma commune, il y a 110 votants pour les européennes, avec les allemands."

Je crois que vous avez raison. D'ailleurs, si la France était restée allemande, on n'aurait pas, aujourd'hui, tous ces problèmes de vote.

Ecrit par : dugong | 06 juin 2009
Il ne me semble pas vous avoir dit que j'allais voter Cohn-Bendit ?

Écrit par : dobolino | 06 juin 2009

Un sympathique petit film aussi, pour Guy, de la part de mon fiston:

http://www.premiere.fr/film/Salut-L-Ami-Adieu-Le-Tresor

Car figurez-vous, Morel, qu'à défaut d'être l'enjeu d'un débat national pour l'instant, vous l'êtes au moins chez nous !

Écrit par : dobolino | 06 juin 2009

Je sais bien que c'est long, que c'est vieux de cent ans, comme dirait Dobolino pour qui sans doute Platon ou Montaigne sont des momies, mais relisez l'article Instruction publique. Tout y est dit, avec une précision qui renvoie la rhétorique de Julliard au néant de la pensée.
Guy
PS. Les cabris n'ont pas d'ergots. -:))))

Ecrit par : guy morel | 06 juin 2009

Non, non, Montaigne et Platon sont tout à fait et éternellement vivants et certainement plus qu'un siècle après leur mort. C'est vous qui chiez du marbre ! Quant à Buisson, il est encore un peu jeune pour être comparé à Montaigne et a fortiori à Platon.
N.B." Chier du marbre", c'est une expression que j'aime beaucoup et ce n'est pas mon pépé qui me l'apprise mais mon époux. Comme quoi !

Écrit par : dobolino | 06 juin 2009

Bon, Dobolino et Guy, qui, parmi vous, est dans le camp des Autobots ou des Decepticons? Les Européennes, c'est bien, mais le 24 juin, c'est mieux.

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18894328.html

Écrit par : Pendariès | 06 juin 2009

"Il ne me semble pas vous avoir dit que j'allais voter Cohn-Bendit ?"

Bien reconnu !

Il faudra apprendre l'espéranto et accepter de traduire vos ordonnances en bas-drômois.

D'ailleurs, j'observe avec horreur que l'Allemagne, qui a ratifié la charte européenne des langues régionales, n'a pas intégré l'Alsacien dans sa liste.

Écrit par : dugong | 06 juin 2009

Bon, Dobolino et Guy, qui, parmi vous, est dans le camp des Jedi ou de l'Empereur Palpatine? Les Européennes, c'est bien, mais le xxxxx (je n'ai pas la date de sortie du jeu), c'est mieux.

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18894785.html

Écrit par : Pendariès | 06 juin 2009

Bon, Dobolino et Guy, qui, parmi vous, est dans le camp des Victimes ou de la Mort? Les Européennes, c'est bien, mais le 16 septembre, c'est mieux.

http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&VideoID=58363870

Écrit par : Pendariès | 06 juin 2009

Bon, Dobolino et Guy, qui, parmi vous, est dans le camp des Autobots ou des Decepticons? Les Européennes, c'est bien, mais le 24 juin, c'est mieux.


http://www.facebook.com/video/video.php?v=1154436866074





Kurozawa?.... mais de qui me parlez-vous????

Écrit par : Pendariès | 06 juin 2009

http://www.facebook.com/video/video.php?v=1154423465739

Écrit par : Pendariès | 06 juin 2009

http://www.facebook.com/video/video.php?v=1154400785172

Écrit par : Pendariès | 06 juin 2009

Kurozawa?... Mais de qui me parlez-vous?
Mickael Bay rules!

Y a des morceaux de Megan Fox dedans, pour qui ça intéresse.

Écrit par : Pendariès | 06 juin 2009

http://www.facebook.com/video/video.php?v=105558768626

Écrit par : Pendariès | 06 juin 2009

http://www.youtube.com/watch?v=dCgxVnR5epw&fmt=18

Écrit par : Pendariès | 06 juin 2009

Michael, pas mickael....

Quel débat en tout cas... on peut remonter aussi au meutre d'Abel, si vous le voulez, Guy...

Écrit par : Pendariès | 06 juin 2009

Pour ma part je propose en vue de cette vraie et légitime reconquète l'imposition d'une note minimale éliminatoire située à 05/20,en déça de laquelle il y aurait en effet élimination du candidat , ce qui obligerait tout éléve à travailler sérieusement toute matière.

Ecrit par : Defer | 05 juin 2009


Mon cher Gaston, ce que vous proposez laisse penser que vous êtes un facho réactionnaire intolérant de premier plan mais je vous aime. Bottons-leur le séant aux candidats (quoique 05/20 éliminatoire, même moi je trouve que vous y allez fort : 03/20, ça me semble déjà pas mal).

@ Dobolino.
Très chère, je ne relis pas tous les messages (j'ai pas envie) mais je viens aux nouvelles à propos de votre fille et de sa rédaction qui m'a tant inspiré.

Écrit par : Le Pingouin | 06 juin 2009

N.B." Chier du marbre", c'est une expression que j'aime beaucoup et ce n'est pas mon pépé qui me l'apprise mais mon époux. Comme quoi !
Ecrit par : dobolino | 06 juin 2009

Est-ce une allusion à Jules Pendariès ?

Écrit par : guy morel | 06 juin 2009

"Chier du marbre"

On en trouve la "trace" dans le Mozart de Forman

Voir le document suivant qui a aussi le grand mérite de nous reparler de Bayrou et du discours...

http://www.editions-eyrolles.com/Chapitres/9782212540390/Chap1_Jusseaux.pdf?xd=3c34cd88e3d082c4a89095485ea4e475

Écrit par : dugong | 06 juin 2009

@ Dobolino.
Très chère, je ne relis pas tous les messages (j'ai pas envie) mais je viens aux nouvelles à propos de votre fille et de sa rédaction qui m'a tant inspiré.

Ecrit par : Le Pingouin | 06 juin 2009

15/20. Elle était furieuse car elle espérait plus. Moi je trouve que c'est bien payé pour un truc torché en quinze minutes.

Écrit par : dobolino | 06 juin 2009

En effet... De notre temps, 15/20 en rédac', c'était presque un miracle (pour moi en tout cas).

Écrit par : Le Pingouin | 06 juin 2009

Amadeus ! Ce n'est, à l'évidence, pas la même chose que Mozart !

Écrit par : dugong | 06 juin 2009

Il faudra apprendre l'espéranto et accepter de traduire vos ordonnances en bas-drômois.

Ecrit par : dugong | 06 juin 2009

Ça fait trente ans que je le fais !
En début de carrière, je faisais régulièrement le même rêve: j'étais dans une étable, en train d'essayer d'expliquer à un vieux petit bonhomme rougeaud au sourire ravi, en blouse bleue et au béret enfoncé jusqu'aux oreilles (un de ceux qui avaient eu la chance de bénéficier des sacro-saints programmes de 1923, pas le béret, le type !!), les raisons et les modalités du traitement que je prescrivais à sa vache. Je me réveillais car je me mettais à hurler: "mais c'est pas possible, il ne comprend rien, cet abruti !". Tachycardie, sueurs, tremblements !
Depuis j'ai appris le bas-drômois, le bas dauphinois et surtout la résignation, ce qui fait qu'il m'est plus aisé de me faire comprendre d'eux que de Guy Morel ou d'accepter leur indéboulonnable incompréhension que la sienne.
Maintenant mon horreur, ce sont les touristes néerlandais, allemands et flamands qui ont l'heureuse idée de venir en France avec leur chien sans parler un mot de notre langue. Autant vous dire que quand le chien est gravement malade, c'est très très dur.
Ah ! Au fait, je parle aussi très bien le bas nihous, au bout de trente ans de stages intensifs en immersion.

Écrit par : dobolino | 06 juin 2009

Bon, Dobolino et Guy, qui, parmi vous, est dans le camp des Autobots ou des Decepticons? Les Européennes, c'est bien, mais le 24 juin, c'est mieux.



Ecrit par : Pendariès | 06 juin 2009

Avec Guy Morel, c'est plutôt Jurassic Parc, depuis quelques temps. A la rigueur Alexandre Nevski d'Eisenstein.

Écrit par : dobolino | 06 juin 2009

En effet... De notre temps, 15/20 en rédac', c'était presque un miracle (pour moi en tout cas).

Ecrit par : Le Pingouin | 06 juin 2009

Pour moi aussi. Je visais le douze et n'y arrivais pas toujours.

Écrit par : dobolino | 06 juin 2009

"Au fait, je parle aussi très bien le bas nihous, au bout de trente ans de stages intensifs en immersion."

Respect !

Écrit par : dugong | 06 juin 2009

PS. Les cabris n'ont pas d'ergots. -:))))

Ecrit par : guy morel | 06 juin 2009
Ça se discute, anatomiquement parlant.
Sur cette photo jointe, on voit bien les deux petites excroissances cornées à l'arrière de la patte, qui sont des vestiges de doigts. Il est vrai que ce sont pultôt les doigts II et IV que le doigt I et qu'il n'y a aucun support osseux.
http://www.visoterra.com/photos-voyage/chevre-s-abreuvant-dans-la-sou.html?xtref=http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.visoterra.com/images/original/chevre-s-abreuvant-dans-la-source-de-l-oasis-sacre-de-iriqui-sud-marocain-visoterra-16161.jpg$imgrefurl=http://www.visoterra.com/photos-voyage/chevre-s-abreuvant-dans-la-sou.html$usg=__MSBPMfSpjPqj3RMf5O6eIcPCfUA=$h=768$w=1024$sz=391$hl=fr$start=45$um=1$tbnid=fC6gWQv13JoKGM:$tbnh=113$tbnw=150$prev=/images%3Fq%3Dpatte%2Bde%2Bch%25C3%25A8vre%26ndsp%3D18%26hl%3Dfr%26sa%3DN%26start%3D36%26um%3D1

Écrit par : dobolino | 06 juin 2009

Quand j'ai passé le premier bac, en 63, 05/20 en dissertation ou commentaire était éliminatoire.
Au BEPC, 0 en dictée aussi!

Écrit par : retraitée | 06 juin 2009

N.B." Chier du marbre", c'est une expression que j'aime beaucoup et ce n'est pas mon pépé qui me l'apprise mais mon époux. Comme quoi !
Ecrit par : dobolino | 06 juin 2009

Est-ce une allusion à Jules Pendariès ?

Ecrit par : guy morel | 06 juin 2009
Plutôt à Jean-Joseph Coupon, ancêtre de mon époux, sculpteur et communard.
Morel, vous avez loupé votre vocation de psychanalyste !

Écrit par : dobolino | 06 juin 2009

Que vois-je ? JPB classant la restauration d'un Bac digne de ce nom parmi les causes perdues ? Jusqu'où ira-t-il dans le renoncement ? Jusque là : http://kikoolol.memepasmal.net/?q=aHR0cDovL2Jvbm5ldGRhbmUubWlkaWJsb2dzLmNvbS8%3D&hl=0 ?

Écrit par : Moot | 06 juin 2009

C'est égal bâchez-moi cela comme dirait Obama ...

Écrit par : iPidiblue et les causes perdues de l'Educ nat' | 06 juin 2009

Que vois-je ? JPB classant la restauration d'un Bac digne de ce nom parmi les causes perdues ? Jusqu'où ira-t-il dans le renoncement ? Jusque là : http://kikoolol.memepasmal.net/?q=aHR0cDovL2Jvbm5ldGRhbmUubWlkaWJsb2dzLmNvbS8%3D&hl=0 ?

Ecrit par : Moot | 06 juin 2009

Bravo!!!!

Mais Komen S po6ble?

Écrit par : Merlemocoeur | 06 juin 2009

Mais Komen S po6ble?

Ecrit par : Merlemocoeur | 06 juin 2009

Oui, komen ? mdr

Écrit par : dobolino | 06 juin 2009

Qui a réussi ça? Un expert des tysse?

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juin 2009

ou hein agraigeai hen TYSSE?

Écrit par : Christophe Sibille | 06 juin 2009

MDR. : JPB en SMS dans les IUFM ! CQFD ...

Écrit par : Marilyse | 06 juin 2009

Par Toutatice !

Écrit par : Marilyse | 06 juin 2009

http://le-forum-parents-profs.xooit.com/t199-Reformer-l-orthographe-etude-de-faisabilite.htm

Voilà ce que ça donne :

Posté le: Ven 19 Oct - 22:29 Sujet du message: Réformer l'orthographe: étude de faisabilité

Ortograf dévoual son plan 2007
Le group Ortograf a aksèpté d'aporté dè-z ajusteman à la norm. Sè demand étè rékurant é adrèsé par dè-s usajé de tou lè-z orizon de l'èspas frankofone depui l'introduksion de la norm.
Un sousi de stabilité avè jusk'isi retenu le group Ortograf d'antériné sè modifikasion, par ayer, tou-t à fè léjitim é dan l'espri de la norm; Le digram 'oi' sera ranplasé par 'oua' é le son jénéralman reprézanté par le karaktèr 'ê' le sera par le karaktèr 'è'. Lè chanjman prandron éfè sur le sit ortograf.net o kouran de l'ané 2007.
Le group Ortograf a konstitué l'ékip intèrnasional DÉVO (DÉVlopman Ortograf) dan le bu de dévlopé dè-z outi ki pèrmètron la difuzion akséléré de la norm Ortograf.
L'ékip DÉVO dévlopra en 2007:
1 - Le plu gran leksik de la lang fransèz, dan lè deu-z ortograf, notaman sur la baz de travo parèné par l'Université de Paris V et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS-France).
2 - Un utilitèr an ligne pour intèrojé gratuitman le leksik. On poura, par egzanple, an kelke segond, sur son portable ou son-n ordinater, obtenir la transkripsion d'un mo an ortograf alternativ.
3 - Un transkripter (tradukter) pour fèr la transkripsion otomatik de tekste konplè, d'une ortograf à l'otre. Le transcripter sera osi ofèr gratuitman é permetra notaman d'antamé rapidman la transkripsion otomatizé, an-n ortograf altèrnativ, de tou le patrimouane litérèr de lang fransèz du domène publik. Le transkripter otomatik sera égalman à la dispozision dè tradukter de lojisièl. Imajiné! Linux, Google et otre an-n ortograf alternativ!
Tout sè-z aksion viz à réalizé la vizion Ortograf 2007: Akrouatr la prézans é la léjitimité de l'ortograf altèrnativ dan l'èspas publik.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 06 juin 2009

Orthoprof pense qu'il y a pas mal d'orthobaffes qui se perdent ...

Écrit par : Orthoprof | 06 juin 2009

C'est que vous ne connaissez pas Ortograf ! Ce type est littéralement fou. Il a sévi un temps sur le forum éducation de France 2 de manière endémique. Il y va peut-être encore ?
Il est venu casser les pieds sur le gentil forum parents-profs mais n'y a jamais obtenu la moindre réponse, d'autant plus que la grande majorité des membres actifs étaient des transfuges du Forum de France2 qui n'en pouvaient plus de la censure et du flood.
Il y a fait un flop mémorable.

Écrit par : dobolino | 06 juin 2009

Voir le document suivant qui a aussi le grand mérite de nous reparler de Bayrou et du discours...

http://www.editions-eyrolles.com/Chapitres/9782212540390/Chap1_Jusseaux.pdf?xd=3c34cd88e3d082c4a89095485ea4e475

Ecrit par : dugong | 06 juin 2009

MDR, je suis ! L'inauguration d'une plaque d'égout ou d'une Vespasienne (forme désuette pour Chiraquienne) vaut bien cette "expression du besoin", document authentique reçu par ma fille sur la façon d'avertir sa hiérarchie si un ordinateur tombait en panne !!


Expression du besoin
(1) Le besoin à exprimer correspond à la donnée d’entrée de l’action « Exprimer le besoin » dans la procédure « Gestion du système d’information. »

(2) L’utilisateur doit, en fonction de la nature de son besoin, utiliser un formulaire particulier, décrit dans l’enregistrement « Typologie des besoins. »

(3) L’action « Réceptionner le besoin » enclenche une identification de la nature du besoin en fonction de la table de typologie des besoins. Selon cette classification, une réponse adaptée sera apportée à ce besoin.

(4) La DSI (Direction des services d’information) vérifie si le besoin est correctement exprimé et s’il est recevable en l’état.

(5) Le besoin exprimé est la donnée de sortie de l’action « Exprimer le besoin ».

Contexte.
Gestion des interventions.
Avant de contacter le helpdesk (point d’entrée du service informatique pour les utilisateurs), le client doit avoir vérifié que le problème est reproductible tant pour un problème technique que fonctionnel.

Le client communiquera, au préalable par télécopie les messages d’erreur et les circonstances du problème.

Le client s’engage à donner tous les renseignements nécessaires à la bonne prise en compte de sa demande (informations relatives au domaine d’activité concerné, login applicatif, informations précises relatives aux données faisant l’objet d’un problème.)

La prise en compte de l’anomalie ne pourra se faire qu’après qualification du problème et le délai de l’intervention ne pourra être indiqué qu’à partir de cette qualification.

Gestion des nouveaux besoins.
Toute demande doit être formulée dans le cadre d’une expression de besoin et représente un besoin.
Le client dans ce cadre doit fournir :
Une expression détaillée des besoins :
• Formaliser les demandes.
• Evaluer la maturité des demandes.
• Evaluer l’impact sur les processus existants.

Le client doit s’investir dans l’analyse du besoin et devenir membre actif du projet.
Le client doit fournir à la DSI tous les éléments concourant à la réalisation du projet.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 06 juin 2009

Bon, je suis en train de corriger des copies ; je précise tout de suite que je n'écris pas pour me plaindre, mais parce que mes pensées dérivent : je fais le bilan d'une année de corrections de copies et je m'interroge...

À quoi a-t-il servi que je rectifie des milliers de fois les mêmes erreurs :

parmis
malgrés
héro
boulversé
une oxymore
un champs lexical

sans parler des accents, des marques de pluriel...

au final, je les retrouve toujours à peu près en même quantité dans les mêmes copies. En moyenne, presque 2 points perdus pour l'orthographe sur des copies de première...

Visiblement, retirer trois points d'orthographe au maximum ne dissuade pas suffisamment.

L'autre jour, en DS de quatre heures, je suis passé dans les rangs et j'ai poussé ceux qui avaient fini avant l'heure à se relire, en leur indiquant la première faute (septième ligne ! quatrième mot !) - résultat : pas de résultat.

Alors j'en viens à me demander si, finalement, l'histoire du soutien...

Si on obligeait les élèves qui font des fautes à participer à des cours de remise à niveau, peut-être se bougeraient-ils un peu ; on se plaint qu'ils sont cossards : pourquoi ne pas utiliser cela comme un levier ? Bonne orthographe : de la liberté en plus ; mauvaise orthographe : des heures en plus.

Je me souviens d'avoir pris en cours particuliers (gratuits, je précise) une élève qui était passée de justesse, sur mon insistance, en première ; une heure par semaine, nous reprenions ses devoirs et je lui faisais noter les formes correctes des mots soulignés par sa prof. La semaine suivante, je les lui redemandais. C'est la seule élève dont je peux dire que je l'ai vue progresser en orthographe !

Mes corrections sur les copies, l'autocorrection des copies après un corrigé, les reprises en cours des fautes les plus courantes, les dictées de mots ou de phrases faites sur le temps de cours, j'ai le sentiment que cela ne marche plus au lycée.

Alors, vous me direz : c'est au primaire que cela doit être réglé, après c'est trop tard !

Certes. Peut-être ne sommes nous pas assez exigeants, aussi. Faute de sanction réellement perçue comme telle, l'orthographe reste une marotte de profs. Quand mes élèves se demandent leurs notes après un DS, ils se la donnent "hors taxes" : « J'ai eu 14 – mais j'ai perdu 2 points d'orthographe »

Qu'on ne vienne pas me dire que l'orthographe française est compliquée : quand un élève écrit « les femme » ou, trop souvent : « les femment » (!), je ne crois pas qu'il soit incapable de comprendre la règle. La vérité, c'est qu'il a trop souvent collé des feuilles de platane dans des herbiers au primaire, ou qu'on ne l'a pas assez sanctionné sur son orthographe et qu'il s'en tamponne, du coup.

Quand je donne le premier contrôle à mes secondes, je souligne les fautes et je ne les compte pas. Puis j'annonce que j'applique le barème bac pour le prochain devoir : les fautes y sont aussitôt deux fois moins nombreuses !

Ça prouve quelque chose, non ?

Écrit par : sanjuro | 06 juin 2009

Sanjuro a écrit : "La vérité, c'est qu'il a trop souvent collé des feuilles de platane dans des herbiers au primaire"

Sans doute.

Le platane, outre qu'il permet de beaux accidents automobiles, est source d'activités très riches à l'école.

Par exemple, "dessine un joli chancre coloré" contribue indéniablement à la construction de la créativité de l'enfant.

En ces périodes de redébarquement, il est bon de se rappeler que cette maladie du platane fut importée par les soldats américains lors de la dernière guerre.

S'est on demandé si le chancre coloré était transmissible à l'Homme ?

Obama s'excusera-t-il de cette transmission ? Parlera-t-on enfin du sort de toutes ces professionnelles infectées ?

On les appellerait les "Obama bitches"

Ah, le sable chaud...

Écrit par : dugong | 07 juin 2009

On les appellerait les "Obama bitches"

Ah, le sable chaud...

Ecrit par : dugong | 07 juin 2009

Dugong, vous êtes un farceur !!!
Quel régal de vous lire le matin...

Écrit par : Maminou | 07 juin 2009

"Qu'on ne vienne pas me dire que l'orthographe française est compliquée : quand un élève écrit « les femme » ou, trop souvent : « les femment » (!), je ne crois pas qu'il soit incapable de comprendre la règle. La vérité, c'est qu'il a trop souvent collé des feuilles de platane dans des herbiers au primaire, ou qu'on ne l'a pas assez sanctionné sur son orthographe et qu'il s'en tamponne, du coup."

Ecrit par : sanjuro | 06 juin 2009

Ou, tout simplement, qu'il n'a pas assez lu? Et pourquoi n'a t-il pas assez lu?

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2009

"Et pourquoi n'a t-il pas assez lu?"

Mon aphorisme du jour :

De n'avoir pas assez, petit, lu,
ne pas s'étonner d'être privé de BN * plus tard...

* Bibliothèque Nationale

Écrit par : dugong | 07 juin 2009

Christophe, établiriez-vous une relation systématique entre le fait de lire et celui de posséder une orthographe correcte ? Si oui, je me demande pourquoi quelques-uns de mes élèves grands lecteurs ne parviennent pas à fixer ces quelques règles simplissimes en CM2... Et je parle aussi de l'orthographe d'usage des mots simples, à laquelle ils sont confrontés en permanence dans toutes leurs lectures ! Auriez-vous un début d'explication, car ils ne sont pas tous dyslexiques, ni tous absorbés par les jeux video ou le zapping ?

Écrit par : nicolas | 07 juin 2009

A la rentrée pochaine, outre les heures de langue systématiques dans l'horaire de français en sixième, je proposerai deux ateliers d'orthographe (pour des volontaires 6e/5e et 4e/3e)) Ce sera en fin de journée en dehors des cours, avec une progression sur l'année. J'ai fait acheté trois séries de manuels différents, assez simples : on m'a tout de suite accordé les crédits ! J'ai déjà quelques inscrits.
C'est Orthoprof qui va être content...

Écrit par : Marilyse | 07 juin 2009

certes, mais peut-être moins pour "acheté"... (remarque amicale)

Écrit par : nicolas | 07 juin 2009

La presse : "Le dalaï-lama, de passage en France ce week-end, va devenir citoyen d'honneur de la Ville de Paris. Des milliers de personnes iront l'écouter dimanche à Bercy."

Une honte : A Paris, on le balade dans une vieille safrane.

Un aphorisme du Maître : "Une fois par an, allez quelque part où vous n'êtes jamais allé auparavant"
Cette année, après être monté au Zénith, il va reciter des inédits à Bercy.

C'est incroyable de constater le nombre de gens qui ont appris à locuter le tibétain classique en cachette.

Allez un dernier pour la route : "Apprenez les règles pour savoir comment les transgresser correctement".

Avec une safrane, on ne transgresse que tous les 20 000 km (au beurre de yack).

Écrit par : dugong | 07 juin 2009

"Christophe, établiriez-vous une relation systématique entre le fait de lire et celui de posséder une orthographe correcte ?"

Ecrit par : nicolas | 07 juin 2009

Disons qu'être grand lecteur va représenter une assurance supplémentaire contre la dysorthographie. Mais apprendre convenablement les règles de grammaire ET être grand lecteur est, évidemment, encore mieux! :-)
Ce que je voulais simplement dire, c'est que je ne suis pas certain que "Léo et Léa" soit l'inducteur qui conduise le plus sûrement les enfants à acquérir le goût de la lecture, évidemment nécessaire pour devenir grand lecteur.
Mais, si on me tape encore, ici, (pas sur la tête, merci), ce sera à cause de vous!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2009

"Et pourquoi n'a t-il pas assez lu?"

Mon aphorisme du jour :

De n'avoir pas assez, petit, lu,
ne pas s'étonner d'être privé de BN * plus tard...

* Bibliothèque Nationale

Ecrit par : dugong | 07 juin 2009

Quelle brio(che), Dugong!!!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2009

J'ai connu à peu près autant de grands lecteurs de CP, CE1, CE2, CM1, CM2 ou collégiens qui faisaient un nombre considérable de fautes d'usage et d'accords que de grands lecteurs qui n'en faisaient quasiment aucune.

La seule solution que j'avais trouvée pour les premiers, c'était la dictée, quotidienne et courte pour les plus jeunes, hebdomadaire, longue et exigeante pour les plus âgés (CM), dictée dont le barème ne variait jamais et n'était jamais adapté à une quelconque échelle de fréquence ou aux notions grammaticales déjà travaillées (ou, pire, seulement aux notions vues dans la quinzaine) ou encore inconnues.

La plupart de mes collègues d'élémentaire adoptent depuis quelques années des barèmes compliqués qui permettent justement aux premiers (les élèves fâchés avec l'orthographe) d'avoir une note honorable en ne se concentrant que sur quelques mots et quelques accords alors que notre but devrait justement être qu'ils écrivent tout correctement.

On ne peut vraiment rien dire à ces collègues qui se contentent de reproduire ce que demandent les évaluations nationales, toutes, même celles de 2009, considérées à raison comme beaucoup plus exigeantes que celles des années précédentes :
- l'élève a orthographié correctement les mots : ..., ..., ... (suite de quelques mots réputés moyennement difficiles)
- l'élève a accordé correctement : ..., ..., ... (suite de quelques accords articles/noms/adjectifs qualificatifs épithètes ; sujets/verbes, excluant là aussi toute situation jugée ou trop simple ou trop compliquée pour être réellement significative par les concepteurs des évaluations).

Deuxième point important pour ces faibles en orthographe : la copie.
Je suis peu à peu devenue draconienne pour les fautes de copie. Actuellement, devant des élèves champions de l'à-peu-près et persuadés de leur immense supériorité qui les exempte de tout effort d'attention, dans les exercices quotidiens, je ne mets plus jamais 10/10 à un élève qui a fait ne serait-ce qu'une faute de copie et enlève 1/2 point pour chacune d'entre elles.
Certains arrivent à n'avoir que 5/10 dans un exercice de cinq à huit lignes en n'ayant aucune faute à l'exercice proprement dit.
Ma collègue de CE2/CM1/CM2 me dit que cela leur passe généralement au CM et qu'ils n'y font plus que très rarement ce genre de fautes.

Troisième et dernier point : il faudrait que j'arrive à une exigence égale lors de la rédaction de phrases dans toutes les matières.
Dernièrement, lors des évaluations nationales, mes CE1 avaient à rédiger quelques lignes pour raconter la suite d'une histoire. Ils étaient clairement avertis que l'orthographe serait sanctionnée et ont fait quelques efforts de ce côté.
En revanche, en classe, particulièrement dans la rédaction des solutions de problèmes, j'ai toutes les peines du monde à obtenir les marques d'accords et l'orthographe correcte des mots présents dans la question ("Il y a 8 rengé de 6 pomier"). J'ai eu beau en renvoyer certains à leur place en leur disant que je ne pouvais pas lire leurs réponses, enlever des demi-points régulièrement, jusqu'à avoir des élèves ayant 4/10 à leur travail alors que tous les problèmes étaient justes (j'ai arrêté, ayant peur que les parents ne comprennent pas que la note de leur enfant dans un travail de mathématiques soit si basse alors que tout ce qui concernait les mathématiques était juste), rien n'y a fait.

Ma collègue me dit aussi que ce problème se règle au cours des deux années de cours moyen.

En revanche, ce que me dit aussi ma collègue, mère d'un élève de 6° cette année, c'est que Fiston, qui avait quitté l'école primaire à peu près "guéri" de toutes ces approximations orthographiques, a commencé à truffer de fautes ses exercices et ses copies de résumés d'histoire, de géographie et de SVT, dès la première quinzaine de 6° passée.
Son argument choc, c'était : "Mais le prof, il s'en fout ! Il a dit que ce n'était pas grave."
Ça a commencé par quelques "s" ou "ent" oubliés, puis par des "é" remplaçant des "er", les accents ont peu à peu disparu, des "ent" sont venus remplacer des "s" et ainsi de suite.
L'enfant a commencé à se plaindre amèrement de la rigidité orthographique pour tout dire un peu primaire d'une mère institutrice et d'un père trop vieux pour être réellement dans le coup !

J'ai eu une quinzaine d'années plus tôt à subir les regards apitoyés d'une greluche de treize ans, ma fille, qui avait consciencieusement oscillé en primaire (dans ma classe, de la PS au CM2) du 3/20 au 19/20, alternant telle un balancier d'horloge semaine faste et semaine à jeter à la poubelle et qui, une fois arrivée au collège, avait jugé que le peu de cas que l'on faisait de ses efforts et de ses flemmes ne justifiait plus de pencher du bon côté de la force !

Alors, que le primaire y soit pour beaucoup dans l'orthographe déplorable des collégiens et lycéens, cela ne fait aucun doute. Les horaires consacrés à cette matière se réduisant à chaque nouvelle réforme, soit parce que, là-haut, on souhaite que nous consacrions plus de temps à l'EPS, aux TICE, à l'apprentissage d'une langue étrangère, à la prévention routière, au développement durable, à l'histoire de l'art et, bientôt, à la sécurité civile et aux premiers secours, soit parce qu'en plus, on considère que trente heures par semaine, puis vingt-sept, puis vingt-six, puis... peut-être un jour vingt-quatre, c'est beaucoup trop demander à ces chères têtes blondes et brunes, c'est beaucoup trop accorder à ces assistés de parents qui se déchargent sur l'état-providence, c'est beaucoup trop payer à ces sangsues de fonctionnaires.

Mais le collège est aussi responsable, lui qui accueille des "encore-presque-enfants" et les prend pour des adolescents autonomes et responsables, laissant à leur propre appréciation le choix de continuer à écrire et copier sans faute sans jamais agiter ni carotte ni bâton.

Écrit par : catmano | 07 juin 2009

Disons qu'être grand lecteur va représenter une assurance supplémentaire contre la dysorthographie. Mais apprendre convenablement les règles de grammaire ET être grand lecteur est, évidemment, encore mieux! :-)
Ce que je voulais simplement dire, c'est que je ne suis pas certain que "Léo et Léa" soit l'inducteur qui conduise le plus sûrement les enfants à acquérir le goût de la lecture, évidemment nécessaire pour devenir grand lecteur.
Mais, si on me tape encore, ici, (pas sur la tête, merci), ce sera à cause de vous!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2009

Oui, il faut être grand lecteur ou lecteur tout court mais, en plus, il faut apprendre les règles et s'exercer méthodiquement. Et répéter, répéter ... C'est cette rigueur et cette répétition qui manquent.
J'ai des élèves qui sont de bons lecteurs, voire très bons, avec une très bonne compréhension mais qui s'écroulent à l'écrit. Aujourd'hui, même nos "bons élèves "font beaucoup de fautes. Les bases grammaticales comme la nature des mots sont absentes : tout est flottant. Un élève peut savoir par coeur une règle (ce qui tout de même rare ! car la mémoire de nos collégiens est une passoire) mais il ne saura pas reconnaître l'endroit où l'appliquer. Tout se tient, évidemment. En tout cas, en collège, on rame !
"Ramez !", qu'ils disaient ...

Écrit par : Marilyse | 07 juin 2009

Je suis d'accord avec vous Catmano, la voie du bon sens et de l'efficacité sur ce blog. Je fais comme vous : exigence dans l'effort et dans la notation.
Les fautes de copie sont une plaie : je les sanctionne toujours. Je ne passe aucun accent manquant, aucune virgule. J'ai un petit jardin de carottes pour récompenser la vigilance. Et un petit compost de pénalités.
Les professeurs de français de mon collège sont exigeants mais, effectiveemnt, dans les autres matières, c'est bien différent. J'ai entendu un professeur de langue dire que, s'il sanctionnait les fautes d'orthographe en allemand, il ne resterait plus de points aux élèves ...
Combien de textes mal écrits lisons-nous de l'administration ou de nos propres collègues ? Ce ne sont pas toujours des coquilles !
Ce délaissement de l'orthographe est assez généralisé, alors que l'orthographe est un critère d'exclusion. Hypocrisie, quand tu nous tiens !

Écrit par : Marilyse | 07 juin 2009

Coquilles à tous les étages ! "effectivement". "voie" du bon sens est voulu !

Écrit par : Marilyse | 07 juin 2009

J'ai fréquemment constaté que les élèves savaient souvent "par cœur" les règles d'accord du participe passé, sans les avoir comprises. Ainsi, ils voyaient un COD antéposé, et accordaient avec le sujet!
Et, Catmano, je suis d'accord avec vous. J'ai fait de la copie à la maternelle, excellent exercice d'attention. J'ai conseillé à des parents désespérés par l'orthographe de leur fils, en 3e, de lui en faire faire. Ce qui marche assez bien aussi, c'est la copie sur ordinateur, car la plupart de nos élèves écrivent si mal qu'ils ne voient réellement pas leurs fautes. Ainsi, mes élèves de G3 (STT) ont fait de gros progrès en orthographe quand ils ont fait de la dactylo.

Écrit par : retraitée | 07 juin 2009

Son argument choc, c'était : "Mais le prof, il s'en fout ! Il a dit que ce n'était pas grave."
Ça a commencé par quelques "s" ou "ent" oubliés, puis par des "é" remplaçant des "er", les accents ont peu à peu disparu, des "ent" sont venus remplacer des "s" et ainsi de suite.
L'enfant a commencé à se plaindre amèrement de la rigidité orthographique pour tout dire un peu primaire d'une mère institutrice et d'un père trop vieux pour être réellement dans le coup !

"J'ai eu une quinzaine d'années plus tôt à subir les regards apitoyés d'une greluche de treize ans, ma fille, qui avait consciencieusement oscillé en primaire (dans ma classe, de la PS au CM2) du 3/20 au 19/20, alternant telle un balancier d'horloge semaine faste et semaine à jeter à la poubelle et qui, une fois arrivée au collège, avait jugé que le peu de cas que l'on faisait de ses efforts et de ses flemmes ne justifiait plus de pencher du bon côté de la force !"

Ecrit par : catmano | 07 juin 2009

Oui, il y a certainement beaucoup à creuser dans l'importance du "rapport à l'autorité" avec la qualité de l'orthographe.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2009

Salut à toutes et à tus !
J'étais en déplacement à Metz — jolie ville, kolossale architecture teutonne des années 1900 (la gare — grand moment). Sinon, de la pluie. Et quelques internautes qui passent ici, m'ont-ils dit, mais qui sont timides — et que je salue.
Je reviens après le match…
JPB

Écrit par : brighelli | 07 juin 2009

Le rapport à l'autorité passe-t-il aussi par la notation ?
J'ai remarqué que quand je note 1; 2; 3 selon que la "compétence évaluée" n'est pas acquise, est en voie d'acquisition ou est acquise, l'enjeu pour les enfants n'est pas le même que quand je donne une note sur 10 ou 20. Dans ce dernier cas, la crainte d'obtenir une note sous la moyenne (entretenue par les parents ?) semble agir davantage que dans la première façon d'évaluer et il y a moins d'erreurs. Sans doute est-ce plus précis et noie-t-on moins le poisson ?

Écrit par : nicolas | 07 juin 2009

J'allais le dire…
L'EN de la fin du XXème siècle et du début du XXIème, ou l'art de noyer les petits poissons — pour qu'ils ne deviennent pas grands.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 juin 2009

Catmano, vous dites, ma chère : « Mais le collège est aussi responsable, lui qui accueille des "encore-presque-enfants" et les prend pour des adolescents autonomes et responsables, laissant à leur propre appréciation le choix de continuer à écrire et copier sans faute sans jamais agiter ni carotte ni bâton. ».

Sachez, mon ami, que je professe les mathématiques (petit rappel pour ceux qui ne suivraient pas) et qu'il m'arrive d'expliquer quelques petites règles d'orthographe (lexicale ou grammaticale) à mes loupiots. Mon vénérable IPR m'en a d'ailleurs félicité. Cela surprend toujours les gamins que le prof de maths parle de grammaire (« quatre est un adjectif numéral donc il est invariable »).
Je ne tiens pas compte des fautes dans les notes que j'attribue, je l'avoue, par paresse. De plus, le principe de la limite supérieure m'ennuie profondément (pourquoi se limiter à – 2 ?) et, malgré mon côté vieux salopard, ça m'ennuie un peu de leur mettre 04 / 20 quand il n'y a que trois fautes de calcul.

Vous me direz que je suis idiot de ne pas leur rentrer dans le lard justement mais je suis comme bon nombre d'entre nous, je veux la paix.
Une créatrice d'apprenant (j'en ai eu deux qui sont sortis d'elle) m'a reproché de donner, à des élèves de 6e, une liste trop impressionnante de consignes qui faisaient perdre 0,5 point chacune si elle n'était pas respectée.
Pour l'anecdote, l'une des consignes incriminées était « tirer les traits à la règle ». Cette brave femme s'offusquait que je puisse accepter l'idée de mettre – 5 à un gamin qui ne suivrait pas lesdites règles sans sourciller le moins du monde. Il semblerait qu'il valait mieux casser du prof plutôt que de savater son mouflet qui, un an après, n'est toujours pas foutu de sauter des lignes entre deux questions (tout en souriant « gentiment »).
Je pense, ceci dit, que malgré ses paroles gonadodesctructrices, je vais passer outre sa volonté l'an prochain et tant pis si son mouflet, au demeurant fort capable, n'a pas 20 / 20 aussi souvent que lui et elle le souhaitent.

En somme, le collège a sa part de responsabilité quant à l'orthographe déplorable des élèves et autres étudiants mais n'oublions pas la responsabilité des parents. Je dis royalement « rejets intestinaux » aux chantes du « luttons contre le traumatisme de la note ».
Le problème, ou tout au moins l'un de ses constituants, est que l'orthographe est quelque chose qui exige ordre et rigueur, et aujourd'hui, demander une grande rigueur à un merdeux apparaît comme un outrage à créature vivante humaine (parfois) de moins de 18 ans. Que voulez-vous faire face à une bande de pisse-froids qui veulent que vous appreniez des choses à un gamin sans le brusquer ? Pour ma part, un p'tit con de 12 ans qui prend l'école comme une contrainte quoi qu'il arrive, je ne vois pas comment le faire avancer sans lui rentrer dedans.

Écrit par : Le Pingouin | 07 juin 2009

Le Pingouin a écrit : "demander une grande rigueur à un merdeux apparaît comme un outrage à créature vivante humaine (parfois) de moins de 18 ans."

Cher collègue des mers froides, ne lâchez rien *.

Rien ne vaut ce terrorisme bienveillant qui vous vaudra des glapissements réactifs immédiats mais, sur la durée, une discrète reconnaissance de vos loupiots.

Ceci dit, laisse courte aux plus merdeux.

En ce qui concerne les parents, mêmes les plus acquis aux sinistres guignolades pédagoles, un vieux fond anthropophage que nos lointains ancêtres nous ont tous légué, leur signalent ceux qui, parmi nous, sont bouffables et ceux qui ne le sont pas.

Incarnez la vieille carne !

* je reconnais volontiers, qu'il y a des endroits, très mal tenus, où cela n'est plus possible.

Écrit par : dugong | 07 juin 2009

De même, j'exige une présentation claire, avec des interlignes, les repères en rouge, le barème dans la marge, etc. Je n'accorde pas de points d'office mais j'applique une pénalité lorsque les règles de présentation ne sont pas respectées.
Le pire, ce sont les cahiers de textes. Certains sont des rebuts de décharges. Les carnets de corespondance échappent un peu plus au désastre. A croire quand même qu'ils ont tous subi des inondations déluviennes, des crocs de chiens enragés ou d'autres cataclysmes du même ordre. Au moins les archéologues du millénaire prochain ne tomberont-ils pas dessus. Ca me rassure.

Écrit par : Marilyse | 07 juin 2009

"des inondations déluviennes"
Diluviennes, non ?
Mais je ne suis pas Orthoprof, et il m'arrive aussi d'en laisser passer quelques-unes :-)))

Écrit par : guy morel | 07 juin 2009

Oui, of course : "diluviennes" de "diluvium". Pour me dédouaner de cette grossière erreur, je reviens d'un restaurant gastronomique avec force bon vins, notamment du madiran blanc de toute première. Je ne connaissais que le rouge mais ce blanc-là valait le détour ! Merci à vous ! Errare et toutes ces sortes de choses comme disait l'autre. J'avais bien un peu tiqué sur le mot mélangé avec "antédiluviennes".
Entre deux visites très rapides sur le blog, je prépare mes cours : j'ai prévu deux versions sur Le Médecin malgré lui du toujours régalant Molière : l'une longue, l'autre courte. Devinez laquelle je vais choisir ...

Écrit par : Marilyse | 07 juin 2009

Ces inondations déluviennes sont vénielles : comme un déluge dans un pédiluve.

Écrit par : dugong | 07 juin 2009

Ces inondations déluviennes sont vénielles : comme un déluge dans un pédiluve.
Ecrit par : dugong | 07 juin 2009
Certes, mais de vénielles à vénériennes, la paroi est mince ; n'y baignons pas le pied.

Écrit par : guy morel | 07 juin 2009

"Les carnets de corespondance".

Ecrit par : Marilyse | 07 juin 2009

Voyons, Marilyse !
Et le professeur Morel n'a pas relevé celle-là.

Écrit par : Orthoprof | 07 juin 2009

l'une longue, l'autre courte. Devinez laquelle je vais choisir ...
Ecrit par : Marilyse | 07 juin 2009

Marilyse, le madiran blanc vous monte à la tête !

Écrit par : guy morel | 07 juin 2009

"Certes, mais de vénielles à vénériennes, la paroi est mince ; n'y baignons pas le pied."

Vous avez raison : un pédiluve n'est pas un bon endroit pour prendre son pied.

Écrit par : dugong | 07 juin 2009

mdr ...

Écrit par : Marilyse | 07 juin 2009

Orthoprof, merci ! Sans vous, l'orthographe serait comme nous : à l'agonie.

Écrit par : Marilyse | 07 juin 2009

S'ils copient mal, c'est qu'ils lisent mal. Texte copié "aux intonations des paysans, aux odeurs du sol" (Maupassant-Chez moi, on recopie toute dictée contenant plus de 5 fautes) et ça donne "aux intentions des paysages, aux ardeurs du sol". Et Monbiquet est en 3°!
Ceci dit en 3°, et en faisant régner la contrainte, on arrive à des progrès parfois étonnants. Mais ça veut dire tout un trimestre d'exercices (au moins une heure par semaine), dictée de taille tous les 15 jours, toute faute faisant perdre 2 points, formules à savoir par coeur, sinon on les copie (jamais d'infinitif après être et avoir, ou bien n'a pas d'accent, leur est invariable devant un verbe, etc.)
La dernière dictée est celle du brevet d'il y a 20 ans, avec le même barême et ils ont massivement la moyenne.
Grosse comptabilité de dictées à copier, à re-copier ou rerecopier, de lignes, harcèlement sadique. Mais, quoi, à la fin ils ont des réflexes de méfiance, des recettes de vérification (mort au pifomètre, de la logique!) et la joie visible de ramasser le premier 10 de leur vie, voire un 18 inespéré.
Mais, vous l'avez tous dit, cela suppose que tout le monde les harcèle, dans toutes les matières, pour que le travail soit bien fait. Car plus que l'orthographe, c'est la rigueur, la précision, l'exactitude qu'on cherche, et quelles études, quels métiers n'en ont pas besoin?

Écrit par : Cunégonde | 07 juin 2009

Oui, il y a certainement beaucoup à creuser dans l'importance du "rapport à l'autorité" avec la qualité de l'orthographe.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2009

Si je puis me permettre de chier du marbre, comme dirait la parente d'un sculpteur disparu, je crois qu'il n'y a que très peu de rapports entre l'orthographe et le rapport à l'autorité. Mais beaucoup avec la qualité de l'enseignement de l'écriture et de la lecture depuis la GS, puis de l'enseignement de la langue dans les années qui suivent la GS. Cela dit, je ne crois qu'il faille s'inquiéter d'une orthographe non stabilisée chez un élève de moins de quatorze ou quinze ans. À condition que les fautes qu'il commet soient de vraies fautes d'orthographe. Mais à voir ce que j'ai vu dans les copies pendant mes vingt dernières années d'exercice, c'est devenu beaucoup plus grave.

Écrit par : guy morel | 07 juin 2009

mdr ...
Ecrit par : Marilyse | 07 juin 2009
Mdr : mouvement des républicains ?

Écrit par : guy morel | 07 juin 2009

C'est très grave, Docteur. On a beaucoup de Sganarelle, mais en moins drôles ...

Écrit par : Marilyse | 07 juin 2009

La République me paraît bien moribonde, en tout cas son école. Elle est de peu de poids face à Son Eminence l'Argent-Roi Du Monde et à ses bouffons. "Bouffons du roi !' qu'ils disaient ...

Écrit par : Marilyse | 07 juin 2009

C'est très grave, Docteur. On a beaucoup de Sganarelle, mais en moins drôles ...
Ecrit par : Marilyse | 07 juin 2009
Là vous posez un problème en plein dans le sujet : faut-il ou pas un s à drôles ? Parce que l'on peut hésiter, d'autant que l'absence de s à Sganarelle est troublante et rend l'accord incertain. :-)))

Écrit par : guy morel | 07 juin 2009

Certains accords sont plus troublants que certains désaccords ... Le nom de "Sganarelle" est-il devenu une antonomase ? Voyez comme je peux parler savant avec un peu de madiran ...

Écrit par : Marilyse | 07 juin 2009

Ca drague sec, ici! Encore plus que le fond du verre! ;-)

Écrit par : Orthoprof | 07 juin 2009

Certains accords sont plus troublants que certains désaccords ... Le nom de "Sganarelle" est-il devenu une antonomase ? Voyez comme je peux parler savant avec un peu de madiran ...
Ecrit par : Marilyse | 07 juin 2009
Je n'en doutais pas...
Mais si Sganarelle n'est pas variable, nous voilà beaux ! "On a beaucoup de Sganarelle", selon le sens de "beaucoup" peut en effet indiquer l'intensité aussi bien que le nombre !

Écrit par : guy morel | 07 juin 2009

Testigué ! ne lantiponons point davantage, Môssieu Morel, et confessons à la franquette que vous êtes un maître !

Écrit par : Marilyse | 07 juin 2009

Si je puis me permettre de chier du marbre, comme dirait la parente d'un sculpteur disparu, je crois qu'il n'y a que très peu de rapports entre l'orthographe et le rapport à l'autorité. Mais beaucoup avec la qualité de l'enseignement de l'écriture et de la lecture depuis la GS, puis de l'enseignement de la langue dans les années qui suivent la GS. Cela dit, je ne crois qu'il faille s'inquiéter d'une orthographe non stabilisée chez un élève de moins de quatorze ou quinze ans. À condition que les fautes qu'il commet soient de vraies fautes d'orthographe. Mais à voir ce que j'ai vu dans les copies pendant mes vingt dernières années d'exercice, c'est devenu beaucoup plus grave.

Ecrit par : guy morel | 07 juin 2009

Entre chieurs de marbre, on peut s'entendre ! J'ai balancé ma fille entre les pattes d'une professeur de français allemande qui lui enseigne l'allemand et qui ne supporte pas les fautes d'orthographe allemande. Comme la professeur d'allemand du collège enlève systématiquement des points pour les dites fautes, cette synergie a amené ma fille à faire moins de fautes en français, à force de se faire tacler en allemand. Les professeurs de mathématiques, chieurs de marbre de la sixième à la troisième, ont aussi joué un rôle plus discret mais indéniable. Si les professeurs de français, d'anglais, de SVT, de tecno, d'hist-géo et de physique avaient suivi le mouvement réactionnaire, ce ne serait probablement plus qu'un mauvais souvenir ...
CCL: il n'y a plus suffisamment de chieurs de marbre et d'hommes de fer ou de marbre, en résumé, de "chieurs", en collège et lycée.
CCL' : en Primaire, y'a plus personne, à part quelques animateurs qui font contempler aux élèves les quatrième de couverture des albums jeunesse, en espérant en faire des lecteurs à la méthode 6bille...

Écrit par : dobolino | 07 juin 2009

Puis en collège, on ne sait trop ...

Petit extrait d'un forum de professeurs: une question d'un professeur de français en collège;


Citation:


" Petite question?
Tu juges bien [...] que, quand tout le monde est descendu dans la rue, il s'y fait un bel embarras.
quand tout le monde est descendu dans la rue: nature: prop sub conj circonstancielle
Fonction: complément circonstanciel de temps du verbe: juges ou s'y fait?
"

C'est juste pour dire ... Je n'ai rien à reprocher à la personne qui pose cette naïve question !!! J'ai juste une fâcheuse tendance à chier du marbre.

Écrit par : dobolino | 07 juin 2009

Avec tous ces colombins de marbre, on pourrait peut-être rebâtir un temple digne de ce nom ? On pourrait l'appeler "Instruction publique"...

Écrit par : Marilyse | 07 juin 2009

"Entre chieurs de marbre, on peut s'entendre ! J'ai balancé ma fille entre les pattes d'une professeur de français allemande qui lui enseigne l'allemand et qui ne supporte pas les fautes d'orthographe allemande. Comme la professeur d'allemand du collège enlève systématiquement des points pour les dites fautes, cette synergie a amené ma fille à faire moins de fautes en français, à force de se faire tacler en allemand. Les professeurs de mathématiques, chieurs de marbre de la sixième à la troisième, ont aussi joué un rôle plus discret mais indéniable. Si les professeurs de français, d'anglais, de SVT, de tecno, d'hist-géo et de physique avaient suivi le mouvement réactionnaire, ce ne serait probablement plus qu'un mauvais souvenir ...
CCL: il n'y a plus suffisamment de chieurs de marbre et d'hommes de fer ou de marbre, en résumé, de "chieurs", en collège et lycée.
CCL' : en Primaire, y'a plus personne, à part quelques animateurs qui font contempler aux élèves les quatrième de couverture des albums jeunesse, en espérant en faire des lecteurs à la méthode 6bille..."

Ecrit par : dobolino | 07 juin 2009

Tiens, revoilà Toto?
Je vous signale que, concernant l'importance et le rôle de l'autorité, vous dites la même chose que moi tout au long de votre message! Même si ça vous fait mal au c... (Bien fait, vous n'avez qu'à ch... des trucs moins durs!)

En ce qui concerne les méthodes de lecture, seule "Léo est Léa" est à chier en tant que telle. Avec toutes les autres, on peut, suivant la liberté qu'on prend dans leur utilisation, en tirer quelque chose.

Écrit par : Orthoprof | 07 juin 2009

CCL' : en Primaire, y'a plus personne, à part quelques animateurs qui font contempler aux élèves les quatrième de couverture des albums jeunesse, en espérant en faire des lecteurs à la méthode 6bille...

Ecrit par : dobolino | 07 juin 200
Quel mépris, Dobolino, pour les enseignants du primaire qui ne font pas que ce que vous décrivez, mais qui passent des heures et des heures de correction sur des copies de CM2 en particulier et dans tous les domaines (pas seulement dans une discipline) pour traquer les erreurs et exiger leur correction en reprenant les copies pour vérification etc. Les couchers tardifs passé minuit ne sont pas rares chez moi. Les levers à 6h sont quotidiens, bien que j'habite à 7min de l'école. Les paquets de feuilles non corrigées la veille au soir m'attendent le lendemain matin. Voilà.
De grâce, assez de condescendance et de mépris pour le travail des enseignants du primaire. Il en est de sérieux, comme partout.
Toutefois, quand mes élèves arrivent en 6ème, ils se sentent enfin libres, et de quelle liberté !!!! Les copies ne sont plus corrigées avec acharnement, c'est le moins que l'on puisse dire, et il convient de s'estimer heureux quand elles le sont.
Ainsi peuvent-ils recopier n'importe quoi n'importe comment. C'est l'effet du nombre de classes et d'élèves, je suppose ?
Il serait donc pertinent de se garder de généraliser.

Écrit par : nicolas | 07 juin 2009

Entre chieurs de marbre, on peut s'entendre ! J'ai balancé ma fille entre les pattes d'une professeur de français allemande qui lui enseigne l'allemand et qui ne supporte pas les fautes d'orthographe allemande. Comme la professeur d'allemand du collège enlève systématiquement des points pour les dites fautes, cette synergie a amené ma fille à faire moins de fautes en français, à force de se faire tacler en allemand. Les professeurs de mathématiques, chieurs de marbre de la sixième à la troisième, ont aussi joué un rôle plus discret mais indéniable. Si les professeurs de français, d'anglais, de SVT, de tecno, d'hist-géo et de physique avaient suivi le mouvement réactionnaire, ce ne serait probablement plus qu'un mauvais souvenir ...
CCL: il n'y a plus suffisamment de chieurs de marbre et d'hommes de fer ou de marbre, en résumé, de "chieurs", en collège et lycée.
CCL' : en Primaire, y'a plus personne, à part quelques animateurs qui font contempler aux élèves les quatrième de couverture des albums jeunesse, en espérant en faire des lecteurs à la méthode 6bille...
Ecrit par : dobolino | 07 juin 2009
On peut rarement s'entendre quand l'un dit le contraire de ce que dit l'autre.
J'ai dit et je répète que la question de l'orthographe n'est pas une question d'autorité, qu'elle n'est que secondairement une question d'exigences,mais qu'elle est principalement une question d'enseignement de l'écriture-lecture en GS-CP puis d'enseignement de la langue tout le reste du primaire et au moins les deux premières années de collège. J'ajoute que ce que je dis là ne suppose aucune condescendance et encore moins une condamnation des collègues de maternelle et du primaire y compris de ceux qui n'ont jamais entendu parler d'écriture-lecture et de ceux qui enseignent une étrange grammaire, mais font avec conscience leur métier.

Écrit par : guy morel | 07 juin 2009

Apparemment, j'ai de petits clones à qui mon nom plaît bien, comme le montrent certains messages récents. C'est la gloire !

Écrit par : Orthoprof, le vrai | 07 juin 2009

et encore moins une condamnation des collègues de maternelle et du primaire y compris de ceux qui n'ont jamais entendu parler d'écriture-lecture et de ceux qui enseignent une étrange grammaire, mais font avec conscience leur métier.

Ecrit par : guy morel | 07 juin 2009
On dirait que la politique vous inspire ? C'est bien ! C'est là votre rôle.
Permettez-moi de rester sur mon "quant-à-soi" ! Car c'est ici mon rôle. "Conscience" me semble un mot un peu fort ! J'aurais préféré " font "laborieusement" leur métier ".
On constate qu'actuellement ce sont les moins laborieux qui font le moins de dégâts, selon le bon vieux précepte de la médecine raisonnable qu'elle soit allopathique ou homéopathique, "primum non nocere".

Écrit par : dobolino | 07 juin 2009

J'ai dit et je répète que la question de l'orthographe n'est pas une question d'autorité, qu'elle n'est que secondairement une question d'exigences,mais qu'elle est principalement une question d'enseignement de l'écriture-lecture en GS-CP puis d'enseignement de la langue tout le reste du primaire et au moins les deux premières années de collège.

Ecrit par : guy morel | 07 juin 2009

Sur ceci, nous sommes, et vous le savez, j'espère, totalement en accord !
Ceci dit, à la rentrée 2009/2010, des élèves arriveront en quatrième Allemand LV2 et, peut-être, leur professeur d'allemand, avec l'aide de leur professeur de mathématique, les fera-t-il accéder à cette rigueur ortographique que personne n'avait jusque là réclamé d'eux.
En 2009/2010, des élèves entreront en Seconde, d'autres en L1, d'autres en M1, et tous peuvent progresser car ce n'est pas la mer à boire.

Écrit par : dobolino | 07 juin 2009

Chez moi, c'est dictée quasi quotidienne, au minimum une par semaine, avec correction collective, pointage des erreurs individuelles (Qui a une erreur sur ...?) et rappel de la règle ou de la nature grammaticale des mots. Les résumés d'hist-géo sont recopiés au tableau, et il n'y a aucun travail écrit sur photocopies. (cases à cocher comme dans les évals du ministère p. ex.) Donc, on gratte.
Je dois dire que ça porte ses fruits chez la plupart des gamins, au bout de quelques mois.
En revanche, certains ne progressent pas beaucoup, ils gardent une othographe aléatoire, lunatique, le même mot pouvant être écrit de deux manières différentes dans le même texte... d'autres ont un gros poil dans la main qui les empêche encore de tracer le s à la fin d'un nom.
La psy a dit qu'ils ont du mal à gérer leur mémoire de travail. Bon. Enfin, ils passent au collège, y compris les éclopés de l'orthographe, car ils ont souvent déjà un an de retard. Et là, il faut reconnaître que ça ne s'arrange pas pour eux : par exemple mon fiston vient de finir sa troisième (ouf, plus que le brevet !). De la sixième à la quatrième, il a dû faire tout au plus une dizaine de dictées. A part cette année, où, préparation de l'examen oblige, la professeur de français a fait ce qu'il fallait, je dois constater qu'il a traversé un quasi-désert orthographique de trois années.
Voilà : paradoxalement, certains élèves ont un déclic vers quatorze/quinze ans et se mettent à faire moins de fautes. Pour les autres...
J'ai retrouvé par hasard les cahiers de mon frère, qui avait été en CEG dans les années soixante. Tous les jours, je dis bien, il faisait une dictée d'une vingtaine de lignes, avec questions de grammaire et de vocabulaire, et ce pendant les trois années qu'il y a passées. C'est là qu'on voit l'incohérence des réformes : sous prétexte de ne pas imposer aux élèves des petites classes des apprentissages trop précoces, on a retardé l'acquisition de nombreuses notions d'orthographe et de grammaire (entre autres matières), dans l'optique que celles-ci seraient forcément étudiées plus tard dans la scolarité. Or, il n'en a rien été.
Ce n'est donc pas étonnant dans ces conditions que l'orthographe des élèves de lycée soit calamiteuse.

Écrit par : Chevreuil | 07 juin 2009

Si j'ai fê des fotes, vous m'excuseraient.

Écrit par : dobolino | 07 juin 2009

Voilà : paradoxalement, certains élèves ont un déclic vers quatorze/quinze ans et se mettent à faire moins de fautes. Pour les autres...


Ecrit par : Chevreuil | 07 juin 2009

Et, encore plus paradoxalement, quelques individus ne font pas de fautes autres qu'admissibles dès six-sept ans sans que cette qualité ne soit jamais soulignée, comme si elle était plus gênante qu'autre chose.
Vécu deux fois, et, si Catmano a de la tripe, elle confirmera !

Écrit par : dobolino | 07 juin 2009

Pas soulignée, ce n'est pas si grave ! Per aspera ad astra ! Mais pas encouragée, ça, c'est vraiment embêtant.

Écrit par : dobolino | 07 juin 2009

"Apparemment, j'ai de petits clones à qui mon nom plaît bien, comme le montrent certains messages récents. C'est la gloire !"

Ecrit par : Orthoprof, le vrai | 07 juin 2009

Pas seulement récents... Et je ne suis peut-être pas le seul!
;-)
Vu, et pris... Je regrette ma maladresse! :-(

Écrit par : Orthoprof | 07 juin 2009

La mode des grands livres et cahiers fait qu'ils deviennent rapidement immondes. Les cartables sont toujours trop petits, et pèsent un poids considérable; de mon temps, mon cartable ne pesait cela que quand j'étais obligée d'emporter le Quicherat et Daveluy.
(Mais qui connait encore ce livre dans les générations actuelles ?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 juin 2009

Effectivement, et je le confirme volontiers, il existe des enfants dans une classe, qui, ayant eu les mêmes maîtres et les mêmes méthodes d'enseignement que leurs camarades, ont une orthographe exacte qui leur vient "naturellement".
Question de mémoire visuelle, d'attention particulière à la chose écrite ? C'est un peu comme ces enfants de quatre-cinq ans qui méditent longuement devant le paquet de céréales, la tartine de pain dégouttant hors du bol de chocolat au lait et vous disent tranquillement : "Tiens, là, il y a écrit "céréales", sans que personne ne se soit mis en tête de leur apprendre la combinatoire.

Écrit par : Chevreuil | 07 juin 2009

Il semble en tous cas que l'institutrice Aubry ait loupé son brevet ce soir ...

Écrit par : iPidiblue brevet première année | 07 juin 2009

Ecrit par : dobolino | 07 juin 2009

Tiens, revoilà Toto?
Je vous signale que, concernant l'importance et le rôle de l'autorité, vous dites la même chose que moi tout au long de votre message! Même si ça vous fait mal au c... (Bien fait, vous n'avez qu'à ch... des trucs moins durs!)

En ce qui concerne les méthodes de lecture, seule "Léo est Léa" est à chier en tant que telle. Avec toutes les autres, on peut, suivant la liberté qu'on prend dans leur utilisation, en tirer quelque chose.

Ecrit par : Orthoprof | 07 juin 2009


Y'a rien qui peut me faire mal ! J'ai l'anus blindé, à force de me faire metter.
Ma fille a "appris" à lire avec Buldo et la vieille dame, suivi des aventures du Wombat.
Je l'ai achevée au Borel-Maisonny, sur les conseils d'une éminente et indiscutable participatrice de ce blog. Conseils qui ont sauvé le minimum vital.
Il est vrai qu'il s'agit d'un cas particulier qui a échappé au diagnostic de dyslexie, ce dont on ne peut abusivement généraliser.
Dont acte ! Je sors !!!

Écrit par : dobolino | 07 juin 2009

quand j'étais obligée d'emporter le Quicherat et Daveluy.
(Mais qui connait encore ce livre dans les générations actuelles ?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 juin 2009

Les jeunes instits arrivés tout frais tout moulus de l'IUFM ne connaissaient pas même le Lagarde et Michard ! Quant au Duviols-Villégier ... Mais j'avoue sue le Quicherat et Daveluy, je cale ! ... Eclairez-nous, Anne Marie !

Écrit par : Chevreuil | 07 juin 2009

En ce qui concerne les méthodes de lecture, seule "Léo est Léa" est à chier en tant que telle. Avec toutes les autres, on peut, suivant la liberté qu'on prend dans leur utilisation, en tirer quelque chose.

Ecrit par : Orthoprof | 07 juin 2009

Elle commence à avoir du succès, et si elle était utilisée encore plus, il y aurait moins d'enfants envoyés en orthophonie, en psychologie, en pédopsychiatrie .(Voir les quelque quarante services hospitaliers CORIDYS qui ne sont pas allés plus loin que les idées de Foucambert. Regardez qui est Catherine Billard, vous m'en direz des nouvelles.)

Vous connaissez, orthoprof, les méthodes abrutissantes que sont Crocolivre, Grindelire, Mika, (de ce "spécialiste de l'apprentissage" Gérard Chauveau, Gafi (de ce faux-cul de Bentolila) ?, tout ça, c'est de la merde intégrale à mettre directement aux chiottes.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 juin 2009

Question de mémoire visuelle, d'attention particulière à la chose écrite ? C'est un peu comme ces enfants de quatre-cinq ans qui méditent longuement devant le paquet de céréales, la tartine de pain dégouttant hors du bol de chocolat au lait et vous disent tranquillement : "Tiens, là, il y a écrit "céréales", sans que personne ne se soit mis en tête de leur apprendre la combinatoire.

Ecrit par : Chevreuil | 07 juin 2009

D'après Morel, c'est un mensonge ! C'est faux, faux, et faux !
J'en ai eu un comme ça, de fils, mais il n'y croit pas. Pierre Magnan se représente ainsi fait, mais Morel pense qu'il n'a rien compris à l'aide de ses professeurs. Catmano en a eu un du même modèle,mais, malgré son expertise reconnue, Morel élude.
C'est vraiment difficile à comprendre !

Écrit par : dobolino | 07 juin 2009

Le Quicherat et Daveluy ? J'ai eu un Quicherat français-latin. Mais, pour le latin-français, c'était, de la quatrième à l'agégation, l'intemporel Gaffiot ! Et le Bailly, en grec, était encore plus volumineux.

Écrit par : Sylvie Huguet | 07 juin 2009

l'agRégation !

Écrit par : Sylvie Huguet | 07 juin 2009

Chevreuil, c'est un gros dico de latin, que je préférais au Gaffiot, car il était plein de "truffes". Le latin commençait, dans mon antique jeunesse, dès la sixième, et dès la troisième, les versions commençaient à être corsées.
Maintenant, le latin est enseigné de façon tellement superficielle, et sans aucune systématique, que peu de collégiens s'y intéressent. (Il en est souvent de même, hélas, pour l'allemand.)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 juin 2009

Elle commence à avoir du succès, et si elle était utilisée encore plus, il y aurait moins d'enfants envoyés en orthophonie, en psychologie, en pédopsychiatrie .(Voir les quelque quarante services hospitaliers CORIDYS qui ne sont pas allés plus loin que les idées de Foucambert. Regardez qui est Catherine Billard, vous m'en direz des nouvelles.)

Vous connaissez, orthoprof, les méthodes abrutissantes que sont Crocolivre, Grindelire, Mika, (de ce "spécialiste de l'apprentissage" Gérard Chauveau, Gafi (de ce faux-cul de Bentolila) ?, tout ça, c'est de la merde intégrale à mettre directement aux chiottes.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 juin 2009

Ben qu'est-ce que ça aurait été si vous aviez vu que, sur ce coup-là, Orthoprof, c'était moi! ;-)
Je ne porte pas spécialement les méthodes que vous vilipendez au pinacle. J'ai simplement lu les "textes" que propose "Léo et Léa". Et, si on n'est pas obligé de suivre intégralement une méthode, il est en revanche difficile de faire abstraction totale des supports de textes qu'elle propose.

Écrit par : Orthoprof | 07 juin 2009

"D'après Morel, c'est un mensonge ! C'est faux, faux, et faux !
J'en ai eu un comme ça, de fils, mais il n'y croit pas. Pierre Magnan se représente ainsi fait, mais Morel pense qu'il n'a rien compris à l'aide de ses professeurs. Catmano en a eu un du même modèle,mais, malgré son expertise reconnue, Morel élude.
C'est vraiment difficile à comprendre !"

Ecrit par : dobolino | 07 juin 2009

C'est vrai? Il n'a pas lu "la gloire de mon père", alors!

Écrit par : Orthoprof | 07 juin 2009

Mince, là, mon pseudo s'est recorrigé tout seul! Je suis un faux "Orthoprof"... Mille exuses au vrai!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2009

Omar Bongo ne sera pas député européen...

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2009

J' ai deux fils comme ça moi aussi. Cela m'a confirmé que les enfants qui apprennent à lire spontanément ne partent jamais du mot global, autant que ce que j'aie pu voir. Ils partent du plus petit signe qu'ils voient se tortiller sur la boîte ou sur leur abécédaire et qui est la lettre. Puis, rapidement, ils se mettent à combiner les lettres ensemble et demandent tout à trac, pendant un trajet en voiture ou chez le pharmacien : "Papa, o et i, ça fait quoi ?"
Mon deuxième fils, qui était amateur d'onomatopées et de vocabulaire scabreux, a écrit très tôt des mots que je ne reproduirai pas ici ! On pourrait presque en faire une méthode d'écriture lecture intitulée "André Pousse pour la Grande Section" !
En tout cas, ça me confirme que les méthodes de lecture basées sur la reconnaissance globale des mots prennent bien les choses à l'envers.

PS pour Anne-Marie Valette : Merci pour la précision : j'ai bien fait un peu de latin au collège, mais trop peu pour avoir pu fréquenter ce dictionnaire. Dites-moi : les truffes, ce ne sont pas ces extraits d'auteurs latins qui étaient traduits et servaient d'illustrations et faisaient ainsi le bonheur des élèves qui tiraient la langue sur les versions ?

Écrit par : Chevreuil | 07 juin 2009

"Mille excuses", évidemment!

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2009

D'après Morel, c'est un mensonge ! C'est faux, faux, et faux !
J'en ai eu un comme ça, de fils, mais il n'y croit pas. Pierre Magnan se représente ainsi fait, mais Morel pense qu'il n'a rien compris à l'aide de ses professeurs. Catmano en a eu un du même modèle,mais, malgré son expertise reconnue, Morel élude.
C'est vraiment difficile à comprendre !
Ecrit par : dobolino | 07 juin 2009
Pardon ?
Morel, s'il s'agit bien du même, n'a jamais rien de tel. Il a même constaté et dit la même chose que ce qui dit Chevreuil, ce qui lui a valu les insultes d'un certain Marc Le Bris.
De temps à autre, Dobolino, vous devriez vous posez quelque part, lire attentivement ce qu'ont écrit les uns et les autres, et réfléchir avant de parler.
Pour Orthoprof : j'ai lu attentivement La Gloire de mon père. Et même je suis l'auteur d'une biographie de Pagnol.

Écrit par : guy morel | 07 juin 2009

"André Pousse pour la Grande Section" !

Ecrit par : Chevreuil | 07 juin 2009

Excellent!

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2009

Et, encore plus paradoxalement, quelques individus ne font pas de fautes autres qu'admissibles dès six-sept ans sans que cette qualité ne soit jamais soulignée, comme si elle était plus gênante qu'autre chose.
Vécu deux fois, et, si Catmano a de la tripe, elle confirmera !

Ecrit par : dobolino | 07 juin 2009

Ben oui, je confirme. J'en ai eu un à la maison. Un qui me disait à six ans et quelques jours, alors qu'il était au CE1 : "Bah, les fleurs que j'ai ramassées, c'est "ées", puisqu'on parle des fleurs !"
A part ça, il n'en a jamais fichu une rame, ni à l'école, ni au collège, ni au lycée agricole et il m'a toujours battue d'un point ou deux à la dictée de Pivot, points qu'il grappillait grâce à des mots impossibles qu'il ne connaissait pas mais qui, à son avis, ne pouvaient s'écrire que "comme ça".
Son cousin est du même genre, son grand-père aussi. Je crois que celui-ci tenait ça de son père, ouvrier imprimeur, qui se vantait de n'avoir jamais fait une seule faute en dictée pendant toute sa scolarité primaire.

Écrit par : catmano | 07 juin 2009

Omar Bongo ne sera pas député européen...
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2009

Mais Cohn-Bendit si. Ce qui est bien pire.

Écrit par : guy morel | 07 juin 2009

D'après Morel, c'est un mensonge ! C'est faux, faux, et faux !
J'en ai eu un comme ça, de fils, mais il n'y croit pas. Pierre Magnan se représente ainsi fait, mais Morel pense qu'il n'a rien compris à l'aide de ses professeurs. Catmano en a eu un du même modèle,mais, malgré son expertise reconnue, Morel élude.
C'est vraiment difficile à comprendre !
Ecrit par : dobolino | 07 juin 2009
Pardon ?
Morel, s'il s'agit bien du même, n'a jamais rien de tel. Il a même constaté et dit la même chose que ce qui dit Chevreuil, ce qui lui a valu les insultes d'un certain Marc Le Bris.
De temps à autre, Dobolino, vous devriez vous posez quelque part, lire attentivement ce qu'ont écrit les uns et les autres, et réfléchir avant de parler.
Pour Orthoprof : j'ai lu attentivement La Gloire de mon père. Et même je suis l'auteur d'une biographie de Pagnol.

Ecrit par : guy morel | 07 juin 2009

Rhâââââââââââ !
C'est le Guy morel ? Le seul ? L'unique ?
Faudrait peut-être que lui aussi se pose !
Bonne nuit à tous !

Écrit par : dobolino | 07 juin 2009

Omar Bongo ne sera pas député européen...
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2009

Mais Cohn-Bendit si. Ce qui est bien pire.

Ecrit par : guy morel | 07 juin 2009

Ouais ! Demain, va falloir que je remonte le moral de ma vieille copine ex-communiste mais malgré tout fidèle.
J'espère que ça la consolera de savoir que j'ai voté comme elle.

Écrit par : dobolino | 07 juin 2009

Omar Bongo ne sera pas député européen...
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2009

Mais Cohn-Bendit si. Ce qui est bien pire.

Ecrit par : guy morel | 07 juin 2009

Allons, Guy... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 07 juin 2009

Rhâââââââââââ !

Ecrit par : dobolino | 07 juin 2009
Pas d'inquiétude ; ce n'est pas la chute d'un Air-bus, c'est une véto qui se pose.:-)))

Écrit par : guy morel | 08 juin 2009

Vous étiez couchés quand sont tombés les résultats définitifs des Européennes ?
60% d'abstentions ! Ça fausse tous les commentaires.
Les 17% aux Ecolos, c'est un non-événement : après avoir misé sur Besancenot (mauvais cheval, finalement), le petit Nicolas a misé sur Cohn-Bendit. Il n'allait quand même pas miser sur Xavier Bertrand… Imaginez un second tour en 2012 Sarkozy / Cohn-Bendit (ou Mamère…). Un rêve pour l'UMP.
Au passage, ça nous débarrasse d'Allègre, je pense, définitivement.
Et Bayrou, du coup, a vraiment besoin de nous. Mélenchon aussi — il ne s'en sort pas si mal que ça, avec peu de moyens.
Ce qui arrive au PS est drôle et dramatique à la fois. Va falloir se rénover, camarades… Ça ouvre du champ aux petits jeunes : Hamon non réélu pourra consacrer son énergie à prendre le pouvoir.

Allez, camarades, il n'y a pas que des mauvaises nouvelles : Omar Bongo est mort.
JPB

Écrit par : brighelli | 08 juin 2009

Ce qui est étrange, c'est qu'à côté y a quand même des tas de petits bacheliers de moins de quinze ans. Qui ont le bac au rattrapage.

Écrit par : LeVallais | 08 juin 2009

Omar Bongo mort, Françoise Castex réélue : le monde est gris et il continue de tourner.

Écrit par : dugong | 08 juin 2009

Imaginez un second tour en 2012 Sarkozy / Cohn-Bendit (ou Mamère…). Un rêve pour l'UMP.


Ecrit par : brighelli | 08 juin 2009

Brrrrrrrr....
Qu'une alternative pareille / Un de ces quatre jours m'échoit...
C'est cruel, ça, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne (électorale) .

Écrit par : Françoise Guichard | 08 juin 2009

PS pour Anne-Marie Valette : Merci pour la précision : j'ai bien fait un peu de latin au collège, mais trop peu pour avoir pu fréquenter ce dictionnaire. Dites-moi : les truffes, ce ne sont pas ces extraits d'auteurs latins qui étaient traduits et servaient d'illustrations et faisaient ainsi le bonheur des élèves qui tiraient la langue sur les versions ?

Ecrit par : Chevreuil | 07 juin 2009

Comme nous traduisions les grands auteurs, nous trouvions des phrases entières, les fameuses "truffes", ce qui facilitait bien le travail.
Maman, qui adorait le latin, venait participer aux versions de ses enfants : je la vois encore, les yeux brillants, me disant : "Oh, Anne-Marie, encore une truffe !"
(Elle lisait quasiment dans le texte Cicéron, sans doute moins difficile. Ce qui nous plongeait dans l'admiration.)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 08 juin 2009

J' ai deux fils comme ça moi aussi. Cela m'a confirmé que les enfants qui apprennent à lire spontanément ne partent jamais du mot global, autant que ce que j'aie pu voir.

(Chevreuil)

Une de mes petites-filles a appris toute seule à lire en GS, entre février et juin. En trois jours, elle avait compris le code, sur "Lire avec Léo et Léa", je lui avais laissé le livre.
Elle est grande lectrice, lit des pavés, en sixième.

En CP, la maîtresse utilisait "Crocolivre", passait ses fins de semaine à découper des "étiquettes-mots" : une boîte d'allumettes étant trop petite, la maîtresse avait demandé aux parents de fournir aux enfants une boîte de coton-tiges !
Comme elle savait lire, elle ne l'ouvrait jamais. Mais les autres...quel gâchis !

J'ai appris hier que le petit frère, qui a eu une série de maîtresses calamiteuses et de méthodes itou, encore en difficulté en CM1 malgré les efforts de sa mère, institutrice de CP en ZEP (seule sur 25 chez nous en Limousin à utiliser une méthode alphabétique), va être montré à un psychologue, et ira en orthophonie l'année prochaine.
Sa maîtresse (l'inspection refusant tout redoublement) intelligemment le fait passer en CM1-CM2 : il suivra dans l'un ou l'autre groupe selon ses capacités.
C'est un petit garçon très éveillé, passionné d'histoire, qui aime lire, et lit sans fluidité, qui a un vocabulaire très riche, et une orthographe désastreuse.

Comme Colette Ouzilou, comme Madame Wettstein-Badour, (et plus récemment Nathalie Bulle) je mise beaucoup sur les recherches sur le cerveau : l'IRM a révolutionné la recherche médicale sur tous les organes, je ne vois pas pourquoi le cerveau en serait exclu.
Pour l'instant, la plupart des "grands chercheurs", pédopsychiatres hospitaliers tenant les CORIDYS (une quarantaine de services en France) jouissent d'un lobby juteux qui leur permet de faire des recherches bidons.
L'exemple type est madame Catherine Billard, au Kremlin-Bicêtre, qui est d'une mauvaise foi criante.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 08 juin 2009

Ce qui arrive au PS est drôle et dramatique à la fois. Va falloir se rénover, camarades… Ça ouvre du champ aux petits jeunes
Ecrit par : brighelli | 08 juin 2009


En ce qui concerne les socialos, mon indignation n'a d'égale que mon contentement. Ils sont, je crois, définitivement irrécupérables : depuis le temps que leur électorat leur botte le cul en attendant qu'ils changent, et qu'ils persistent dans le n'importe quoi (perseverare diabolicum), je ne vois plus ce qui peut leur ouvrir les yeux. Ils me rappellent ces étudiants qui s'obstinent à reproduire perpétuellement les mêmes fautes ( "le problème remonte à la plus haute Antiquité..." "de tout temps, l'homme a fait de la poésie ...", "l'auteur nous fait passer un message","l'auteur dit que...", "nous nous demanderons si le roman est-il picaresque ?") sans parvenir à se corriger.
Tout ceci serait presque drôle s'il n'y avait pas tant de gens dans les difficultés (euphémisme) et qui auraient besoin d'être représentés par une vraie gauche, et pas par un quarteron de dames patronnesses à la retraite, d'avocaillons au petit pied, d'anciens dirigeants de l'UNEF, de tartineurs de tapenade et de techno-bobos !

Écrit par : Françoise Guichard | 08 juin 2009

Jean-Paul, vous savez bien que Cohn Bendit ne se présentera pas à la présidentielle en France!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juin 2009

"Vous étiez couchés quand sont tombés les résultats définitifs des Européennes ?
60% d'abstentions ! Ça fausse tous les commentaires.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 08 juin 2009

J'irais même plus loin; c'est le seul commentaire qu'on puisse vraiment développer avec profit.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juin 2009

Jean-Paul, vous savez bien que Cohn Bendit ne se présentera pas à la présidentielle en France!

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 juin 2009

C'est ballot pask'alors le boulevard serait ouvert pour le nain !
J'imagine la hauteur du débat de second tour : "Alors, mon pote, t'as pas honte d'être trop laid ? En plus t'es trop pas cool, tu fume même pas de bedo ..."

Bendit ne me fait pas rire, mais alors pas du tout !
Derrière ses pseudos conviction de sauveur de planète (qui ne saurait être d'accord ?) se cache un démago de la pire espèce qui se complait à flatter le bobo tout en choquant le bourgeois pour se donner un style (à prononcer staïle).
Pour le reste, ses positions économiques sont délibérément obscures et ambigües, affichant un passé de gaucho pour draguer à gauche et dans le même temps lorsqu'on le titille reconnaissant qu'il n'y aps de salut hors de l'économie de marché et du système libéral ! On peut pas bouffer à tous les râteliers ...

Avez-vous entendu le silence assourdissant de la pintade ?

Écrit par : Zorglub | 08 juin 2009

Beaucoup trop de profs votent pour ça :

http://frenchcarcan.com/2009/06/08/je-ne-vous-traite-pas-de-pedophile-mais/

Écrit par : marie-laure | 08 juin 2009

La Pintade doit affûter ses couteaux. Aujourd'hui, ça meule à mort, au PS.
Sibille, je sais bien que Cohn-Bendit ne sera pas candidat. Je sais bien qu'il sera replacé par un quelconque Mamère qui s'y voit déjà, et qui ne représentera jamais un danger réel pour le petit Nicolas. D'où mon analyse. Il faut soit renforcer Mélenchon, qui n'a pas le caractère facile mais qui défend des idées justes, soit aller vers Bayrou, qui a trop d'ambition personnelle pour avoir une idéologie bien définie, et qui peut donc infléchir son discours dans un sens significatif.
JPB

Écrit par : brighelli | 08 juin 2009

"convictionS" sinon je vais me ramasser une volée !

Z'avez pas un peu l'impression que l'orthographe tourne à l'obsession chez certains d'entre-vous ?

Voui, voui, y'a un pb TRES sérieux sur ce sujet.
Mais c'est loin d'être le seul et de mon point de vue c'est presque une anecdote : je suis beaucoup plus inquiet de voir la démobilisation des élèves face aux études qui se généralise.

C'est la première année que le quart de mes élèves de terminale ne se sont pas mis au travail dans les semaines précédant le bac. Ils se laissent sombrer, tranquillement, avec indifférence alors que 2 mois de vague travail en fin d'année suffisent généralement à obtenir un bac STI.
Je leur répète, ils le savent, mais s'en moquent.

Même pas la déprim' juste du laisser-aller, une sorte de flemme qui les englue et dont ils ont conscience.
Ils n'arrivent pas à l'expliquer mais la reconnaissent sans arriver à la dépasser. Même pas honte, ni mauvaise conscience.

Lorsque je rappelle qu'il y a des places en BTS pour tous quelque soit la nullité de son dossier et derrière un travail assuré ils répondent : "C'est bien vrai, m'sieur. Des fois j'ouvre un classeur et pis après 3' ça me gave tellement que je le referme".

Pour partie, la négligence orthographique n'est peut-être que l'archétype cette incapacité à toute forme de rigueur, de travail, d'attention : un aquoibonnisme généralisé.

Les médias jouent un rôle important. D'un côté il présentent l'illusion d'une possible réussite par l'effet du miracle Star'Ac, de l'autre ils se complaisent dans le discours catastrophiste sur la crise économique, écologique, sanitaire etc.

'tain, faut arrêter !

Y'a encore plein de boulot pour ceux :
* qui ont envie
* qui ont eu la bonne idée de ne pas passer un mastère en anthropo appliqué au dépeçage des jaguars par les indiens de l'ouest amazonien (ou un doc' d'histoire géo ou de littérature mais qui ne veulent pas devenir prof ...).

Écrit par : Zorglub | 08 juin 2009

"Je sais bien qu'il sera replacé par un quelconque Mamère qui s'y voit déjà"
JPB

Ecrit par : brighelli | 08 juin 2009

Vous voulez dire: "remplacé"?

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juin 2009

"Beaucoup trop de profs votent pour ça :"

Ecrit par : marie-laure | 08 juin 2009

Vous avez raison! Continuez à votez pour la dynastie le Pen.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juin 2009

Vous avez raison! Continuez à votez pour la dynastie le Pen.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 juin 2009

Don't feed the troll, Christophe.

Écrit par : Françoise Guichard | 08 juin 2009

Convaincre des gens de bosser pour relooker Bayrou va être vraiment très difficile à vendre. Ceci dit, avec de la com, on peut presque tout faire à un instant donné.

Pour ne pas encombrer l'espace avec d'infâmes paquets d'octets, je joins un lien vers une transcription des visions bayrouïques sur l'éducation.

Pour que les quelques téméraires qui envisageraient de s'atteler à cette tâche * puissent travailler sur du réel récent.

http://dl.free.fr/oEdQ1fECY

* La tentation est grande de simplifier l'orthographe en ôtant l'accent. Son surnom de faux apache qui veut se donner un genre pourrait être "bourrin imbu".

Écrit par : dugong | 08 juin 2009

Va falloir sérieusement se mettre à bouffer de la salade sur ce blog ...

Écrit par : iPidiblue bio-bobo-écolo | 08 juin 2009

Vous ne sentez pas comme une odeur de crottin de cheval qui plane dans l'air ?

Écrit par : iPidiblue retour à Mère Nature | 08 juin 2009

onvaincre des gens de bosser pour relooker Bayrou va être vraiment très difficile à vendre. Ceci dit, avec de la com, on peut presque tout faire à un instant donné.

Pour ne pas encombrer l'espace avec d'infâmes paquets d'octets, je joins un lien vers une transcription des visions bayrouïques sur l'éducation.

Pour que les quelques téméraires qui envisageraient de s'atteler à cette tâche * puissent travailler sur du réel récent.

http://dl.free.fr/oEdQ1fECY

OK j'ai lu. Certes le nombre de concessions meirieuistes est conséquent. Je serais plutôt d'avis d'aller voir du côté de Mélenchon. Il voit plus clair et n'est pas encore obnubilé par la présidentielle de 2012. Donc un boulot intéressant avec lui pourrait porter ses fruits, non ?

Écrit par : nicolas | 08 juin 2009

Zorglub, il y a quand même d'autres débouchés que le professorat avec un doctorat d'histoire : conservateur du patrimoine, guide conférencier, la com et le journalisme semble-t-il, etc....

Bon j'admet les concours sont difficiles, mais pas......inaccessibles, enfin ce n'est que mon avis personnel.

Sinon du côté de mon immeuble, les gugusses avec qui j'ai eu des histoires de tapage nocturne et diurne, ont défoncé la porte d'entrée et le syndic en a pour 4000 euros de réparations sans oublier les boîtes aux lettres....

Et pourtant nous ne sommes pas à Metz Borny, mais dans l'un des quartiers résidentiels de Metz les plus sympathiques.

Et pourquoi ?? Parce qu'un organisme social a bien voulu placer une jeune demoiselle issue de la banlieue et lui donner une chance d'insertion. L'insertion s'est transformée en un voeu pieu, puisque régulièrement 8 de ses compères, des loubards connus des services de police, ont mis la pagaille depuis juillet l'année dernière, moment où elle est rentrée chez nous.

La police a repêché le délinquant en question, connus pour de multiples larcins et plus grosses affaires de drogue notamment et l'avait arrêté pour ensuite le relâcher sur ordre du proc car pas assez de preuves et surtout le phénomène avait tel un ouragan mis le désordre dans les bureaux du Proc puisqu'il se trouvait sous l'emprise de la drogue...

La police est désarçonnée, les locataires et les proprios nous avons les chocottes et ne sommes pas forcément rassurés de la suite à venir et surtout enragés à l'idée de constater que la justice ne fait plus son boulot comme elle devrait le faire......

Quand allons nous une bonne fois pour toutes appliquer la loi comme il se doit ??!!!!! Dois je conclurer que cette RACAILLE (et je pèse mes mots) est désormais au dessus des lois ???

Écrit par : Sandra WAGNER | 08 juin 2009

JPB a écrit : "Il faut soit renforcer Mélenchon, qui n'a pas le caractère facile mais qui défend des idées justes"

Il mord ?

Est ce le bon cheval ?

Avant de se mélencher *, il est urgent d'attendre.

Un possible : un coup d'état au sein du PS (avec Dobolino sur les barricades **)

Un autre possible : de futurs fascistes verts sabrant à hybrides abattus sur le champ même…

La pureté ou la mort !

* désolé. Trop tentant.

** barricades : contraction de "barrissements de camarades"

Écrit par : dugong | 08 juin 2009

JPB a écrit : "Il faut soit renforcer Mélenchon, qui n'a pas le caractère facile mais qui défend des idées justes"

Il mord ?

Est ce le bon cheval ?

Avant de se mélencher *, il est urgent d'attendre.

Un possible : un coup d'état au sein du PS (avec Dobolino sur les barricades **)

Un autre possible : de futurs fascistes verts sabrant à hybrides abattus sur le champ même…

La pureté ou la mort !

* désolé. Trop tentant.

** barricades : contraction de "barrissements de camarades"

Ecrit par : dugong | 08 juin 2009

Dugong, merci d'exister et de vous exprimer !!!
Vous éclairez les journées grises. ;-)

Écrit par : Maminou | 08 juin 2009

Mais Caro Sandra si on les met en prison cela coûte encore plus cher à la société ! Vous connaissez le prix d'une journée en établissement pénitentiaire ?

Écrit par : iPidiblue couleur de l'espérance | 08 juin 2009

Le coût d'une journée-prison selon le type de centre entre 90 et 120 euros.

D'autres chiffres :

En 2004 :
- 656 euros par jour et par mineur dans un Centre de placement immédiat (CPI) public ( 376 dans un centre géré par une association) pour les mineurs qui ne sont pas incarcérés, mais pour autant ne peuvent pas rentrer chez eux ;
- 701 euros/jour/mineur dans un centre éducatif renforcé (CER) public (376 dans le privé) à la sortie de prison ;
- 728 euros dans un "centre éducatif fermé-ouvert" (CEF) public (683 dans le privé)

25 euros par jour dans une famille d'accueil pour un mineur.

Écrit par : iPidiblue et le coût de l'éducation renforcée | 08 juin 2009

Ah oui ?? Et il faudrait quoi ?? Leur trouver des excuses parfaitement minables ???

Purée je ronge mon frein en silence, tellement je suis exaspérée d'autant plus que le propriétaire dont je vous ai parlé a été agressé et se retrouve avec des contusions et le directeur du syndic dans l'immeuble a tellement la trouille qu'il leur trouve justement des excuses en prétextant qu'il n'y a plus de tapage nocturne...depuis quelques temps.

Pathétique tout de même......Le premier service à leur rendre c'est justement de sanctionner et sévèrement et surtout de s'y tenir, sans complaisance, sans condescendance, avec une fermeté irrémédiable.

Écrit par : Sandra WAGNER | 08 juin 2009

Mélenchon aussi — il ne s'en sort pas si mal que ça, avec peu de moyens.

Ecrit par : brighelli | 08 juin 2009

Peu de moyens ?! Vous rigolez ?
Ça fait trois semaines que je vois sa (vilaine) bobine matin et soir à chaque fois que je me fais du mal en zieutant les menteurs des infos.
A croire que télématin et france 3 région sont hors-quotas pour le temps de parole des politiciens !
Je ne sais pas s'il a peu de moyens, mais des soutiens, çà, oui !

Écrit par : yann | 08 juin 2009

Il faut soit renforcer Mélenchon, qui n'a pas le caractère facile mais qui défend des idées justes, soit aller vers Bayrou, qui a trop d'ambition personnelle pour avoir une idéologie bien définie, et qui peut donc infléchir son discours dans un sens significatif.
JPB

Ecrit par : brighelli | 08 juin 2009

Trop de realpolitik va finir par vous faire passer définitivement pour un zozo, excusez-moi de le dire.

Écrit par : yann | 08 juin 2009

Il faut soit renforcer Mélenchon, qui n'a pas le caractère facile mais qui défend des idées justes, soit aller vers Bayrou, qui a trop d'ambition personnelle pour avoir une idéologie bien définie, et qui peut donc infléchir son discours dans un sens significatif.
JPB

Ecrit par : brighelli | 08 juin 2009

Hier, je suis entrée dans l'isoloir avec les deux bulletins sans avoir encore décidé lequel je mettrais dans l'enveloppe.
Quant au PS, il ne prendra pas le risque de se poser les bonnes questions alors que se profilent à l'horizon les élections qu'il remporte à tous les coups les doigts dans le nez. Ça va continuer à tourner en rond. C'est le parti des élus locaux.

Écrit par : dobolino | 08 juin 2009

Allez, camarades, il n'y a pas que des mauvaises nouvelles : Omar Bongo est mort.
JPB

Ecrit par : brighelli | 08 juin 2009

C'est vilain de se réjouir de la mort des autres.
Comme le disait FG (pas à propos d'Omar, je le concède) : "C'est absolument indécent ; c'était déjà indécent d'abuser de sa maladie et de sa faiblesse comme l'ont fait certain-e-s, et sans vergogne, [...]
Ecrit par : Françoise Guichard | 03 juin 2009"

Surtout qu'il s'agit apparemment d'une fausse joie...

Écrit par : yann | 08 juin 2009

Yann, ce mec est un massacreur de première, spoliateur, accapareur, prévaricateur — et j'en passe : à lui seul, c'est le Petit vocabulaire du schnouf et le Bottin mondain de la Criminelle.
JPB
PS. Trop de realpolitik ? Allons donc ! Quitte à en faire, autant en faire sans trop d'illusions.

Écrit par : brighelli | 08 juin 2009

Et la langue de bois, bordel !

"La croissance du PIB en France devrait s’établir autour de -3,0% en moyenne annuelle pour l’année 2009" nous dit Bercy.

Écrit par : iPidiblue indexé sur le con moyen | 08 juin 2009

Entre la dinde, omniprésente encore même si on ne l'a pas beaucoup vue hier soir, (pleutre, en plus), Bayrou, le grand Méchenlon et Cohn-Bendit, je choisis le dernier sans hésiter.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juin 2009

Bon, Mélenchon, je veux bien... j'ai voté pour lui moi aussi... mais entre nous, ces types qui ont 30 ans de parti derrière eux, c'est ça l'avenir ?

Rappelez-vous Juquin, Chevènement...

Ils finissent tous par péter un plomb. En plus Mélenchon c'est un ancien gauchiste ; ne le prenez pas mal, amis anciens gauchistes de ce blog ! mais reconnaissez que beaucoup de vos ex-camarades ont mal vieilli...

Bref, à mon avis on en a pour dix, quinze ans minimum.

Écrit par : sanjuro | 08 juin 2009

Entre la dinde, omniprésente encore même si on ne l'a pas beaucoup vue hier soir, (pleutre, en plus), Bayrou, le grand Méchenlon et Cohn-Bendit, je choisis le dernier sans hésiter.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 juin 2009

Vous avez sûrement raison : vu le choix, il ne faut pas faire le difficile. ;O))


@ JPB : je sais, pour Bongo (le mourant, pas l'âne de Morel). J'ai juste oublié les smileys (le ton ironique passe mal sur internet).

Écrit par : yann | 08 juin 2009

"La croissance du PIB en France devrait s’établir autour de -3,0% en moyenne annuelle pour l’année 2009" nous dit Bercy.

Ecrit par : iPidiblue indexé sur le con moyen | 08 juin 2009

Et la croissance de la niaiserie écolo s'établit autour de 24 % en moyenne annuelle sur 5 ans.
Enfoncé (à sec, bien profond, avec du sable bio), Bercy ! ;o)

Écrit par : yann | 08 juin 2009

Ohla ! tu vais faire pleurer les petits yeux de Yann Artus-Bertrand ...

Écrit par : iPidiblue et le vieux phoque sur la banquise des médias | 08 juin 2009

Bon, alors, ce coup-ci, il est mort pour de vrai !

Écrit par : dobolino | 08 juin 2009

Champagne !
JPB

Écrit par : brighelli | 08 juin 2009

Tout ce qui suit, et qui sort du monde, aurait pu échapper aux fanatiques d'Obama, qui pensaient lors de son élection que c'était un homme de gôche…
Il aurait été dommage que de telles opinions se perdissent…
JPB

Port du voile : les réactions en France à Barack Obama
LE MONDE | 06.06.09 | 14h26

Barack Obama en a-t-il trop fait ? Dans son discours au monde musulman, tenu jeudi 4 juin au Caire, le président des Etats-Unis s'est volontiers référé aux textes saints, louant sans réserve les vertus inhérentes, selon lui, aux trois grandes religions monothéistes, colorant même son propos de formules mystiques dignes d'un responsable religieux.
L'histoire espagnole bousculée par le président américain
Selon la presse espagnole, le président américain Barack Obama a péché par anachronisme, jeudi 4 juin au Caire, en prononçant les propos suivants : "L'islam a une fière tradition de tolérance. Nous le voyons dans l'histoire de l'Andalousie et de Cordoue pendant l'Inquisition." Le président américain faisait allusion à la présence musulmane dans une grande partie de la péninsule Ibérique, de 711 à 1492, en particulier au Califat de Cordoue, marqué par la coexistence entre religions. L'origine de l'Inquisition catholique en Espagne ne remonte qu'à 1242, et elle ne devint un instrument de répression qu'à partir de 1478. - (AFP.)
"Son souci de respect pour l'islam et la religiosité de ses propos paraissent excessifs à des esprits français, empreints de laïcité", reconnaît le politologue Denis Lacorne, directeur de recherches au Ceri-Sciences Po, spécialiste des Etats-Unis. "Mais ce discours était adapté à son auditoire et il faut avoir en tête que les présidents américains incluent toujours des références religieuses dans leurs discours."
Un passage au moins a pourtant particulièrement heurté les oreilles françaises : l'allusion à l'interdiction de porter le voile dans certains "pays occidentaux", en l'occurrence la France. Au chapitre de la liberté religieuse, M. Obama a ainsi exhorté les "pays occidentaux à éviter d'empêcher les musulmans d'exercer leur religion comme ils le souhaitent, par exemple en dictant ce qu'une musulmane devrait porter". "Je rejette l'opinion de certains selon laquelle une femme qui choisit de se couvrir la tête est d'une façon ou d'une autre moins égale", ajoutant toutefois : "J'ai la conviction qu'une femme que l'on prive d'éducation est privée d'égalité."
Tout à sa volonté de démontrer la proximité entre les Etats-Unis et l'islam, M. Obama a aussi rappelé, sous les applaudissements, que "le gouvernement américain a recours aux tribunaux pour protéger le droit des femmes et des filles à porter le hidjab et pour punir ceux qui leur contesteraient ce droit".
"Ce passage sur l'interdiction du voile est gênant, car il dénote une méconnaissance de la situation française. Les musulmanes peuvent y porter le voile, même si l'école est sanctuarisée et si l'espace de l'Etat est neutre par rapport aux religions", rappelle le chercheur Patrick Weil, qui fut membre de la commission Stasi à l'origine de la loi sur l'interdiction du port de signes religieux à l'école, adoptée en 2004.
"Il a surtout voulu évoquer ce que les musulmans, à travers le monde, ont compris de cette loi, à savoir qu'elle était discriminatoire envers l'islam", commente Mohammed Moussaoui, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM). S'il reconnaît que la loi était destinée à "apaiser des tensions dans les établissements scolaires", M. Moussaoui estime que les propos de M. Obama "peuvent renforcer le sentiment qu'elle va à l'encontre de la liberté religieuse".
"Alors que, dans l'ensemble de son discours, il se montre proche de "l'islam des Lumières", sur le voile, M. Obama redevient américain et dogmatique, laissant entendre que le port du voile signifie la liberté", constate aussi l'anthropologue Malek Chebel. "Il n'a pas hésité à flatter la rue musulmane quitte à flatter les plus radicaux", regrette l'auteur d'un récent Dictionnaire du Coran (Fayard, 2009).
Mais cette instrumentalisation politique de la religion est calculée, selon M. Lacorne, qui voit aussi dans l'insistance de M. Obama à parler de "la tolérance et du droit des femmes" des critiques implicites à l'islam, tel qu'il est vécu dans certains pays, notamment en Arabie saoudite ou en Afghanistan.
Stéphanie Le Bars

Sarkozy se dit "d’accord" avec Obama sur la liberté du port du voile islamique
LEMONDE.FR | 06.06.09 | 18h16 • Mis à jour le 06.06.09 | 20h15

Caen, Envoyé spécial
"Je suis totalement d'accord avec le discours du président Obama, y compris sur la question du voile", a expliqué le président Sarkozy, samedi 6 juin à Caen. Dans un discours sur l'islam prononcé au Caire deux jours plus tôt, M. Obama avait dit qu' "il importe que les pays occidentaux évitent d'empêcher les musulmans de pratiquer leur religion comme ils le souhaitent, par exemple en dictant ce qu'une musulmane devrait porter". La déclaration avait été vue comme une attaque contre la législation de certains pays européens, notamment la loi française de 2004 qui a de facto mis fin au port du foulard dans les écoles publiques françaises.
Redirection
"En France une jeune fille qui veut porter le voile peut le faire. C'est sa liberté", a assuré le président français, estimant que la France y mettait "deux limites, parce que nous sommes un Etat laïque". "La première, c'est qu'au guichet des administrations, les fonctionnaires ne doivent pas avoir de signe visible de leur appartenance religieuse", a poursuivi le président. La "deuxième réserve" vise à s'assurer que la décision de porter le voile émane du "libre choix" des jeunes filles musulmanes et ne soit pas imposé "par leur famille ou par leur entourage". Car la France est un pays "où l'on respecte la femme". M. Sarkozy a affirmé avoir beaucoup fait lorsqu'il était ministre de l'intérieur "pour que les musulmans puissent vivre leur foi comme n'importe quelle religion". Dans la soirée, l'entourage de Nicolas Sarkozy précise tout de même : "Il est bien évident que le président de la République n'est pas pour le port du voile à l'école. C'est ce qu'impose la loi."
M. Sarkozy a qualifié le discours du Caire de "remarquable". "Il y a bien longtemps que nous attendions que les Etats-Unis, première puissance du monde, prennent toutes leurs responsabilités pour éviter un choc des cultures entre l'Occident et l'Orient", a-t-il poursuivi.
Barack Obama a explicité ses intentions: "Ce que j'ai essayé de faire au Caire, c'est d'ouvrir une conversation dans les pays musulmans mais aussi dans les pays non musulmans… Nous ne devrions pas avoir deux normes sur la liberté d'expression religieuse, l'une pour les musulmans et l'autre pour les non musulmans".
"LAISSEZ NOUS AU MOINS UNE LÉGÈRE DIVERGENCE"
Second point d'accroche, l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne (UE), qui s'est invitée dans le débat à la veille des élections européennes. "Sur l'objectif on est d'accord… C'est que la Turquie puisse jouer tout son rôle de passerelle entre l'orient et l'occident. Quand il y a une différence, c'est sur les modalités", a affirmé le président Français, réitérant sa proposition de créer un "espace économique et de sécurité commun" associant l'UE, la Turquie et la Russie. "Cela ne veut pas dire qu'il faut repousser la Turquie dans les ténèbres", a affirmé M. Sarkozy.
M. Obama a pris la précaution de rappeler que les Etats-Unis n'étaient pas membre de l'UE et qu'ils n'avaient pas à en "dicter les modalités" d'entrée. "L'adhésion de la Turquie à l'UE serait importante", a-t-il toutefois répété. "Laissez nous au moins une légère divergence", a argumenté M. Sarkozy, utilisant l'argument de ceux qui l'accusent de s'être aligné en tout point sur la politique étrangère des Etats-Unis.
Enfin, les deux présidents ont cherché à déminer les polémiques sur la brièveté de leurs entretiens, alors que la famille Obama passe le week-end à Paris. Nicolas Sarkozy a longtemps souhaité organiser une visite plus démonstrative à Paris et à l'Elysée, mais n'a pas obtenu l'accord du président américain. "Vous croyez qu'on n'a pas autre chose à faire que des belles photos en papier glacé, s'est agacé Nicolas Sarkozy. On est là pour travailler, pour obtenir des résultats". Barack Oabama a répondu à un reproche qui lui a aussi été fait en Allemagne, qu'il a traversée en coup de vent." J'adorerais passer une semaine à Paris, sortir avec ma femme dans de bons restaurants, naviguer sur la Seine et pique-niquer au jardin du Luxembourg. Tout cela, c'est fini. Pour l'instant", a expliqué M. Obama. "Les bons amis ne se soucient pas des symboles, des protocoles des conventions… Ce n'est pas nécessaire de passer beaucoup de temps à chaque fois".
Arnaud Leparmentier

Écrit par : brighelli | 08 juin 2009

A propos de la violence à l'école, débat sur France O avec Dominique Wolton et quelques autres démagos contre Zemmour. A noter l'intervention d'une charmante demoiselle qui soutient mordicus que la solution contre la violence à l'école c'est "d'ouvrir l'école sur le monde extérieur et non pas de la sanctuariser". Comme d'habitude, la cause du problème est présentée comme étant la solution et Zemmour est le seul à défendre une opinion contraire.

A noter aussi Wolton qui perd son sang-froid dès qu'on remet en cause ses petites certitudes à la con.

Prenez la deuxième vidéo en partant du haut et avancez jusqu' à 10 '40 ". Le débat se poursuit sur la 3ème. Au total, vous en avez pour quelques minutes.


http://ericzemmour.blogspot.com/

Écrit par : Manu | 08 juin 2009

@ L'islam des lumières

Barack Obama : "L'islam a une fière tradition de tolérance. Nous le voyons dans l'histoire de l'Andalousie et de Cordoue pendant l'Inquisition."

Rémi Brague :

"[...]La légende à la mode

Qu’il existe une telle légende constitue le troisième des problèmes que j’ai mentionnés. On peut la décrire à grands traits, telle qu’on la rencontre dans de larges secteurs des médias. L’idée générale est que, au Moyen Age, ce qui s’appelle aujourd’hui l’Europe, la chrétienté latine, si l’on préfère, était plongée dans une obscurité profonde. L’Église catholique y faisait régner la terreur. En revanche, le monde islamique était le théâtre d’une large tolérance. Musulmans, juifs et chrétiens y vivaient en harmonie. Tous cultivaient la science et la philosophie. Au xiie siècle, la lumière du savoir grec traduit en arabe passa d’Islam en Europe. Avec elle, c’était la rationalité qui y rentrait, permettant, voire provoquant la Renaissance, puis les Lumières.

Il est clair qu’aucun de ceux qui ont étudié les faits d’un peu près ne soutient une telle caricature. Il est clair aussi que ceux qui la rejettent le font soit pour de bonnes raisons, liées à un savoir plus exact, soit pour des raisons beaucoup moins avouables, comme le préjugé selon lequel les Arabes auraient de toute façon toujours été incapables de science ou de philosophie… Je suis payé (au sens propre) pour savoir que c’est on ne peut plus faux.

[...]
Un exemple : Sylvestre II

Comme exemple, ce discours du roi du Maroc prononcé à l’occasion de l’ouverture du festival de musique sacrée de Fez[3]. On y explique que Gerbert d’Aurillac, le futur Pape Sylvestre II (mort en 1003) a tiré le savoir mathématique qui faisait l’admiration de ses contemporains de ses études à l’Université de Fez.

On suppose donc que : 1) la Qarawiyin (fondée en 859) était une université au sens européen de ce terme et non simplement une mosquée « générale » (jâmi‘a), mot qui en est venu à désigner une université dans le monde arabe contemporain ; 2) on y enseignait non seulement l’exégèse coranique, les traditions sur le prophète et le droit islamique (fiqh), mais aussi les sciences profanes, dont les mathématiques—et pas seulement ce qu’il faut pour calculer la direction de La Mecque ; 3) un chrétien venu d’Europe était le bienvenu à Fez où il pouvait séjourner en toute sécurité[4] ; 4) Gerbert avait appris assez d’arabe pour suivre un enseignement supérieur dans cette langue[5].

Bien sûr, les gens compétents ont devant de telles sornettes le sourire distingué de la supériorité. Et ils me demanderont s’il était bien nécessaire d’épingler ainsi le malheureux écrivaillon qui a pondu ce laïus. Mais est-ce eux qui lisent les dépliants des agences de voyages ? Est-ce à eux que les guides serinent sur place de telles contrevérités ? Est-ce eux qui regardent la télévision ? Faut-il laisser à la merci du faux les braves gens tout prêts à apprendre ?

Et que faire lorsque des hommes politiques, des décideurs au plus haut niveau, sur les deux rives de la Méditerranée, s’en laissent accroire par ceux qui les conseillent ou rédigent leurs discours ?

La maison de la sagesse

Il me faut mentionner ici un second exemple, tant il est répandu. C’est celui de la « maison de la sagesse » (bayt al-hikma) de Bagdad. La légende y voit une sorte de C.N.R.S., un centre de recherche généreusement subventionné par les Califes amoureux du savoir, et où des traducteurs auraient été payés pour faire passer à l’arabe les trésors de la science et de la philosophie grecques.

La légende ne se nourrit que de soi ; rien de tout cela ne résiste à l’examen critique. La maison de la sagesse abritait bien une bibliothèque. Mais l’activité de tous les traducteurs que nous connaissons était commanditée par des clients privés, nullement par l’appareil d’État. Enfin, plus on remonte en arrière dans le temps, moins les chroniqueurs mettent en rapport l’activité de traduction avec cette fameuse maison[6].

Il semble que l’institution en question n’avait rien à voir avec les traductions, ni même en général avec le savoir profane, d’origine grecque. Elle semble avoir été avant tout à usage interne, plus précisément une sorte d’officine de propagande en faveur de la doctrine politique et religieuse que soutenaient les Califes de l’époque, à savoir le mu‘tazilisme, lui aussi objet de bien des légendes.

Rappelons en deux mots que les Mu‘tazilites étaient bien partisans de la liberté morale de l’homme comme indispensable pour penser la justice de Dieu qui ne peut récompenser et punir que des gens responsables de leurs actes. Mais n’oublions pas que, dans la pratique, ils ont lancé le pouvoir califal contre leurs adversaires en une campagne que bien des historiens nomment, au prix d’un anachronisme, « inquisition ».

L’Andalousie

Toute cette légende se replace dans le cadre d’un rêve rétrospectif, celui d’une société multiculturelle où aurait régné la tolérance. En particulier, l’Espagne sous domination musulmane (al-Andalus) aurait été la préfiguration de notre rêve d’avenir d’une société bigarrée de peuples et de croyances vivant en bonne intelligence. Le niveau culturel y aurait été fantastiquement élevé. Cela aurait duré jusqu’à la Reconquête chrétienne, laquelle aurait inauguré le règne du fanatisme, de l’obscurantisme, etc.

Les lieux où coexistaient effectivement plusieurs ethnies et religions ont tous disparu. Certains, comme Alexandrie ou la Bosnie, l’ont fait assez récemment pour que le souvenir de ces échecs, sanglant dans le dernier cas, ne se soit pas encore effacé. Et ne parlons pas de l’Irak… L’Espagne musulmane, elle, est assez éloignée dans le temps pour que l’on puisse encore en idéaliser la mémoire. De plus, l’Espagne est, depuis le xvie siècle, le lieu idéal des légendes et des clichés. Cela a commencé par la « légende noire » sur la conquête du Nouveau Monde. Répandue par les plumitifs stipendiés par les rivaux commerciaux des espagnols et des portugais, dont la France, elle permettait à ceux-ci de légitimer leur piraterie d’État (dite « guerre de course »). N’insistons pas sur les poncifs « orientalistes » de Gautier et de Mérimée. Donc, pourquoi ne pas ajouter aux castagnettes et aux mantilles un al-Andalus rose ?

Pour le dire en passant, il serait fort instructif de reconstituer les origines de ce mythe andalou, depuis l’américain Washington Irving en passant par Nietzsche.

Un arabisant espagnol, Serafín Fanjul, s’est donné pour tâche de détruire cette légende et de montrer que les régions d’Espagne sous domination musulmane n’étaient ni plus ni moins agréables pour les communautés minoritaires que les régions chrétiennes. Des deux côtés, on constate discriminations et persécutions, le tout sur l’arrière-plan d’expéditions de pillage et de rapt. Plutôt que d’une coexistence (convivencia) harmonieuse, il s’agissait d’un système voisin de l’apartheid sud-africain[7]. Là aussi, rien qui soit nouveau pour les historiens qui ont de cette époque une connaissance de première main. Mais qui les lit ?"

Écrit par : TotoWeininger | 08 juin 2009

"La rue musulmane" ou la "rue arabe", expressions étranges pour caractériser l'opinion des pays sous-entendus.

Of course, la plupart de ces pays ne sont pas des démocraties mais de là à dire qu'il n'y aurait qu'un populace abrutie qui traîne dans les rues en ne pensant qu'à brûler des drapeaux américains (ou occidentaux ou israëliens), cela montre le haut niveau d'analyse de nos politologues distingués.

Écrit par : P. Lariba | 08 juin 2009

La police est désarçonnée, les locataires et les proprios nous avons les chocottes et ne sommes pas forcément rassurés de la suite à venir et surtout enragés à l'idée de constater que la justice ne fait plus son boulot comme elle devrait le faire......

Quand allons nous une bonne fois pour toutes appliquer la loi comme il se doit ??!!!!! Dois je conclurer que cette RACAILLE (et je pèse mes mots) est désormais au dessus des lois ???

Ecrit par : Sandra WAGNER | 08 juin 2009

Elle l'est, de fait, parce que chargée d'expérimenter la phase ultime du capitalisme (la guerre de tous contre tous). Voici un aperçu de ce que nous préparent les Muchiellis, Lelièvres, Lubins et autres Cohn-Bendits :


http://www.youtube.com/watch?v=GsmzNB_eXek


J'ai d'abord cru que le réalisateur de ce clip était un mec d'extrême droite. En fait non, c'est le fils de Costa Gavras en personne. Extrait :

"Elevé dans le septième art, le fils du réalisateur Costa-Gavras et co-fondateur en 1994 du collectif Kourtrajme avec Kim Chapiron, Romain Gavras a réalisé de nombreux courts métrages. Avec ou sans son acolyte, il signe également la réalisation de clips tel que " changer le monde " du rappeur Rocé, ou " Pour ceux " de la Mafia K1fri.
Mégalopolis, le dernier court-métrage qu'il a réalisé présentait Paris d'un point de vue différent : déjanté, underground, à l'image des autres réalisations du collectif. Ce projet s'appuyait sur la musique de DJ Medhi, qui livra une composition mêlant rap et électro."


Tout un programme... pour ceux qui avaient encore quelque illusion sur ce qu'est la gauche aujourd'hui et ce dont quoi elle fait directement la promotion.

Écrit par : Manu | 08 juin 2009

La légende d'Al Andalous tolérant, etc., outre que c'est anachronique, c'est finalement un exemple de colonialisme et d'impérialisme "positifs" qu'on cherche à nous fourguer.

Écrit par : P. Lariba | 08 juin 2009

En attendant, il n'y aura pas de rosé de coupage ! Bravo à tous ceux qui ont signé la pétition.
JPB

Écrit par : brighelli | 08 juin 2009

En attendant, il n'y aura pas de rosé de coupage ! Bravo à tous ceux qui ont signé la pétition.
JPB

Ecrit par : brighelli | 08 juin 2009

Un p'tit Côtes du Roussillon bien frais pour fêter la victoire de l'USAP ?

Écrit par : Françoise Guichard | 08 juin 2009

JPB, recommandez-nous un rosé qui soit buvable ! Je n'arrive pas à apprécier le rosé...

Écrit par : P. Lariba | 08 juin 2009

Info en temps réel : le SNES et l'UNSA sont en train de s'étriper au ministère ! À propos du futur Brevet des collèges !
Le SNALC appuie le SNES, en l'occasion (comme assez souvent, ces derniers temps). Il a bien raison, le SE-UNSA débite conneries sur conneries, dit la petite souris.
JPB

Écrit par : brighelli | 08 juin 2009

Il y a des journées bénies, comme ça : le Front de Gauche limite la casse, le PS se prend une taule comaco, mon filleul est admissible au concours commun Mines-Ponts, l'USAP a ramené le bouclier de Brennus, Omar Bongo grille en Enfer, Maryse Joissains-Masini (notre future ex-maire d'Aix) est invalidée, et nous ne boirons pas le rosé de coupage. Aaaah... "Le ciel étoilé au-dessus de moi, et la loi morale en moi". Zen beaucoup :-)

Écrit par : Françoise Guichard | 08 juin 2009

JPB, recommandez-nous un rosé qui soit buvable ! Je n'arrive pas à apprécier le rosé...

Ecrit par : P. Lariba | 08 juin 2009

Le Tavel, un grand rosé, gastronomique, à la fois bouqueté et un peu austère, vieillit bien.
Certains Bandol.
Inconnu et vraiment intéressant : le gris de Brem/ Mer (Vendée) , cépage Grolleau gris, iodé (vignes en bord d'Océan)
De très bons rosés corses, à base de Sangiovese (Nielluciu) ou Vermentino (Rolle), mais là JPB en sait bien plus que moi.

Écrit par : Françoise Guichard | 08 juin 2009

Il a bien raison, le SE-UNSA débite conneries sur conneries, dit la petite souris.

Ecrit par : brighelli | 08 juin 2009

La grande souris confirme :
"Selon le SE-UNSA, les classes préparatoires et les grandes écoles coûtent chers, concurrencent les universités et empêchent notre enseignement supérieur de se démocratiser, même si on y accueille quelques boursiers supplémentaires. A l’heure du LMD, ces formations devraient disparaître".
http://www.snes.edu/spip.php?article17133

Écrit par : Françoise Guichard | 08 juin 2009

Pour Lariba.
Les gris de Vendôme peuvent être tout à fait exceptionnels (précisons : je ne suis pas du tout amateur de rosés, en moyenne — mais à toute règle…).
Et bien sûr le Fiumiciccoli, le grand rosé de la région de Sartène.
JPB

Écrit par : brighelli | 08 juin 2009

"Le ciel étoilé au-dessus de moi, et la loi morale en moi". Zen beaucoup :-)

Ecrit par : Françoise Guichard | 08 juin 2009

Quelle belle "inkantation" !

Écrit par : Marilyse | 08 juin 2009

Quelle belle "inkantation" !

Ecrit par : Marilyse | 08 juin 2009

En fait, c'est orageux et tout bouché...
Allez , j'avoue tout, c'était juste pour la référence : Yes we kant !

Écrit par : Françoise Guichard | 08 juin 2009

Hors sujet.

Avis aux admirateurs d'Eraste Fandorine : leur héros favori a un petit-fils, Nicholas, dont les aventures dans la Russie contemporaine ne le cèdent en rien à celles de son grand-père dans l'empire tsariste. Pour s'en convaincre, lire "Altyn Tolobias" et les deux tomes de "Bon sang ne saurait mentir".
" On ne peut pas dire que ça leur réussisse, l'amour, pensa le Correspondant, debout sur l'escalator, en détaillant le panneau publicitaire qui, lentement, descendait vers lui. L'affiche représentait une main gantée de cuir comme aux temps anciens, qui tenait une magnifique rose à la tige hérissée d'épines; en guise de légende, figurait au-dessous ce distique:
Pour ne point vous blesser aux piquants de l'amour
Les Trois Mousquetaires appelez au secours.
Et, plus bas, en lettres gothiques : préservatifs Les Trois Mousquetaiires. Tailles : Porthos, Athos, Aramis."

C'était l'incipit de "Bon sang ne saurait mentir".

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 juin 2009

C'était l'incipit de "Bon sang ne saurait mentir".

Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 juin 2009

Sylvie, vous avez oublié les références : c'est de Boris Akounine, en collection 10-18

Écrit par : Françoise Guichard | 08 juin 2009

Boris Akounine, bien sûr, bien connu sur le blog ! Mais je crois que "Bon sang ne saurait mentir", publié assez récemment, n'existe pas encore en collection de poche. On le trouve aux Presses de la Cité.

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 juin 2009

Confier l’orientation à tout le monde, et surtout pas aux conseillers d’orientation (la seule suggestion qui me paraît globalement sensée). Selon JPB.

Qui est "tout le monde"? Quel est le professeur qui peut, sur la base d'informations fiables, prétendre orienter les élèves? Dans la forêt des options et vers des professions incertaines? Besoin d'explications.Merci.
Les COP sont souvent médiocres. A qui la faute? Autant les supprimer, non? Pareil pour Météo-France, qui ne sert à rien!

A part cela?
Les élèves travaillent de moins en moins.Non, pas à cause de l'été qui vient. Leur mental est en état de vacance, c'est tout. Pas un collègue pour me dire le contraire. "Peu c'est bien et rien c'est mieux", devise générale.
Jusqu'où ira-t-on?
Tracer son sillon, semer, le reste, ....

Écrit par : Passant | 08 juin 2009

Les élèves travaillent de moins en moins.Non, pas à cause de l'été qui vient. Leur mental est en état de vacance, c'est tout. Pas un collègue pour me dire le contraire. "Peu c'est bien et rien c'est mieux", devise générale.
Jusqu'où ira-t-on?
Tracer son sillon, semer, le reste, ....

Ecrit par : Passant | 08 juin 2009

Oui, c'est la grande vacance ! Continuer tout de même à faire honnêtement, énergiquement ce que l'on doit faire. Malgré tout, contre tout. Yes, we kant, comme dit si joliment Françoise. L'action permet de se maintenir à flot, de ne pas déprimer, de ne pas se laisser aller au laisser-aller...

Écrit par : Marilyse | 08 juin 2009

Des nouvelles du front de la correction...

J'ai cherché dans les annales un sujet de bac sur le roman ; j'ai fini par me résoudre à donner un sujet qui juxtapose des textes de Balzac (La femme de trente ans), Nathalie Sarraute (Planetarium) et… de Delly (Comme une princesse) - Pour ceux qui ne connaissent pas, Delly (alias Jeanne-Marie (1875-1947) et Frédéric Petitjean de la Rosière (1876-1949), frère et sœur) est un écrivain de romans à l'eau de rose, genre Barbara Cartland ou Harlequin.

Selon les théories en vigueur, le but est que l'élève trouve par lui-même ce qu'on veut lui faire dire (à savoir que les femmes, ah là là mon pauv' monsieur, elles ont été beaucoup très soumises aux hommes...)

Le sujet d'invention propose d'écrire SOIT (notez l'hypocrisie) une lettre de protestation contre le roman de Delly adressée à son éditeur, soit la réponse de l'éditeur.

Autant dire que je baigne dans le politiquement correct et les appels à l'auto-da-fé (au secours Voltaire !)

Alors vous me direz : pourquoi proposer ce sujet, puisque la correction en était d'avance débectante ?

Eh bien parce que les sujets du vrai bac sont comme ça, mon pauvre monsieur ; je ne vais pas les préparer à un examen idéal qu'ils ne passeront pas !

Mais ça donne vraiment l'impression de former des générations de béni oui-oui de la bien-pensance, et des péteux qui vont croire qu'ils peuvent écrire à un éditeur pour lui dire ce qu'il doit publier...

Sinon je confirme que le sujet privilégié de conversation dans la salle des profs en ce moment est sans compétition possible l'INCRÉDULITÉ des élèves qu'on prétend encore faire bosser... c'est fini ! faut savoir s'arrêter ! La moitié des élèves qui lèvent la main en cours le font apparemment pour poser une question sur les gâteaux, biscuits et jus de fruits qu'on pourra apporter pour le dernier cours !

Je pense sérieusement me dispenser des trois ou quatre derniers cours dans certaines classes ! Vite vite, des films à passer, n'importe lesquels pour avoir la paix !

Écrit par : sanjuro | 08 juin 2009

Je citais plus haut le commentaire du Monde au discours d'Obama.
Catherine Kintzler, qui a plus de talent que moi, s'est fendu d'un article pour Marianne 2 que je me permets de reproduire ci-dessous. Mais les commentaires sont sur
http://www.marianne2.fr/Voile-Obama-desavoue-des-millions-de-Musulmanes_a180600.html
JPB

"Au président des Etats-Unis d’Amérique, sur quelques petites phrases de son discours prononcé au Caire le 4 juin 2009.

Monsieur le Président, en novembre 2008 j’ai été magnifiquement accueillie par l’université de Princeton, où votre épouse Michelle a fait une partie de ses études. Avec les étudiants et mes collègues, nous avons parlé de sujets « académiques », de littérature, de musique. Mais, à la demande des collègues qui me recevaient, j’ai donné une conférence sur la laïcité. Et j’ai pu constater, lors des discussions qui ont suivi, que la laïcité n’est nullement méconnue ni incomprise par les Américains comme on le croit faussement en France - comme si la laïcité était une spécialité régionale réservée aux seuls initiés.

On nous accuse, nous Français, de faire volontiers la leçon. Je ne vous ferai pas l’injure de croire que ce sujet vous est étranger. Vous savez que la laïcité est un minimalisme qui suppose que le lien religieux n’est pas nécessaire pour penser et construire le lien politique. Vous savez que la France l’a installée à la suite de plusieurs siècles d’histoire, face à une religion dominatrice et hégémonique -expérience dont les Américains n’ont pas fait l’épreuve, mais qu’ils connaissent et qui mérite, sinon l’approbation, du moins un peu d’attention. Vous savez que la laïcité ne s’oppose pas aux religions : elle s’oppose seulement à leurs prétentions politiques en leur demandant de renoncer à faire la loi. Vous savez que l’abstention qu’elle exige dans l’espace relevant de l’autorité publique a pour corollaire la plus grande liberté dans l’espace civil pour toutes les croyances et incroyances.
C’est en toute connaissance que vous avez abordé le sujet, à plusieurs reprises, dans le discours que vous avez prononcé au Caire le 4 juin.

Vous n’avez, il est vrai, donné aucune leçon. Vous n’avez pas non plus présenté une opinion, un souhait qui vous serait propre. Reprenant sur ce point la tradition de vos prédécesseurs vous avez simplement, tranquillement, avec l’assurance et l’arrogance d’un maître du monde, accordé une caution, exprimé un désaveu et donné des ordres.

En encourageant et en justifiant le port du voile islamique, vous avez désavoué les millions de musulmanes qui ne le portent pas, vous avez réduit au silence celles qui luttent pour la liberté de conduire leur vie au péril même de celle-ci, vous n’avez même fait aucune distinction entre celles qui le portent librement et celles auxquelles il est imposé.

Parmi toutes les interprétations de l’islam, et malgré votre volonté de vous adresser par ailleurs aux musulmans qui rejettent l’intégrisme, vous avez ainsi fait un choix, n’hésitant pas à vous mêler aux débats internes à une religion. A entendre l’approbation que vous avez reçue sur ce point des organisations les plus dures, les plus rétrogrades du monde musulman, nul ne peut douter que ce choix est politique. Ce choix n’est pas nouveau, et là encore vous renouez avec une tradition que vous prétendez par ailleurs rompre : car votre pays l’a fait naguère en soutenant les talibans ; on en connaît les conséquences aujourd’hui. Vous avez offert sur un plateau les femmes et des millions de musulmans non intégristes en cadeau aux groupes les plus réactionnaires : est-ce le prix que vous avez choisi pour la nécessaire réconciliation de votre pays avec le monde musulman ? Un tel prix risque d’attiser la violence y compris en Europe. Car, par cet éloge appuyé du voile islamique, vous risquez de redonner vigueur à ceux qui, aux Pays-Bas, ont assassiné Theo Van Gogh, à ceux qui, au Royaume-Uni, rendent une justice dite « islamique » où la parole d’une femme ne vaut pas celle d’un homme, à ceux qui, au Danemark, ont prétendu faire taire la presse en criant au blasphème, à ceux qui, dans plusieurs pays d’Europe, ferment les yeux sur les crimes dits « d’honneur ».

A son frère qui, fort de votre autorité, lui demandera de s’ « habiller correctement » et lui imposera le port du voile, que pourra désormais répondre une jeune fille de culture musulmane désireuse de ne pas le porter ? Vous l’avez déjà bâillonnée, vous lui avez donné l’ordre de s’incliner, vous lui avez fait savoir qu’une résistance équivaut à un désaveu de sa religion : vous avez déjà fait d’elle, soit une renégate, soit une ombre silencieuse. Vous savez que au moins ici, en France, elle pourra s’abriter derrière la double vie que lui offre, pour un temps, l’école publique. Mais sans doute ne le savez-vous que trop bien. Car là aussi, vous avez coupé sa retraite : vous avez laissé entendre que cette double vie, elle n’y a droit qu’en vertu d’une sorte d’intolérance et d’un « faux semblant de libéralisme », faisant clairement allusion à la laïcité. Comme si le libéralisme et la liberté étaient coïncidents. Comme si l’interdiction d’arborer des signes religieux ostentatoires à l’école publique visait uniquement l’un d’entre eux, comme si cette disposition n’avait pas été un facteur d’apaisement, comme si elle n’était pas corrélative de la plus grande liberté de manifester ses opinions religieuses -y compris en portant librement le voile- dans l’espace civil, comme si la laïcité faisait obstacle à la vie philosophique, religieuse, spirituelle des personnes vivant sur le territoire de la République française jusqu’à leur dicter leur façon de s’habiller. Ce faisant, vous n’avez pas hésité en outre à vous introduire dans les affaires d’un Etat et d’un peuple souverains, ni à les désigner comme un exemple d’intolérance à la face du monde -et on parle de l’arrogance française !

Comme des millions de personnes dans le monde, j’ai salué votre élection, j’ai célébré avec mes amis américains la fierté retrouvée d’un grand peuple libre et libérateur, j’ai étudié votre superbe discours dit « sur les races » avec délectation. J’ai attendu votre discours du Caire comme un grand moment pour la paix du monde : il serait stupide et malhonnête de ma part de lui refuser ce statut et ce rôle, il serait absurde de le rejeter en bloc sous prétexte de ce qui me choque dans vos propos. Mais je serais en revanche lâche et indigne de me taire sur ce que j’y considère comme décevant, humiliant et inquiétant.

Aujourd’hui, en lisant ces phrases qui sont loin d’être anodines, je suis déçue, car elles me font voir en vous un président américain comparable à ceux que j’ai connus, se conduisant en maître du monde, dictant aux autres ce qui est bon et mauvais. En les lisant, je me sens humiliée comme femme -je croyais que le temps est révolu où on faisait d’elles un bien à négocier, à offrir, à sacrifier. Je me sens humiliée comme citoyenne d’un grand peuple dont vous avez balayé en quelques petites phrases une longue expérience historique et tout un pan de la pensée. Je suis gênée à l’égard de mes concitoyens musulmans sincèrement attachés à la laïcité (qui leur offre la garantie d’une vie religieuse libre et paisible) car vous les avez désavoués en tâchant de les réorienter vers ce que vous leur avez indiqué comme la bonne voie. Je suis inquiète surtout pour ceux qui, ici et ailleurs, très nombreux, luttent pour se délivrer de l’intégrisme auquel on veut les identifier sans aucun égard pour leur diversité, pour les débats qu’ils ont le courage de mener, pour leur pensée. Aujourd’hui, je crains que cette alliance légitime et nécessaire que vous offrez au monde musulman, puisqu’elle comprend hélas ce geste appuyé de désapprobation envers les pays laïques, ne scelle à terme une alliance avec tous les intégrismes contre la laïcité et contre les femmes."

Écrit par : brighelli | 08 juin 2009

Yes, we kant — excellente devise…
Mais je voudrais aller plus loin que l'impératif moral, jusqu'à l'action politique (qui risque, je le sais bien, d'être moins morale — "en un combat douteux", hein…). Tant pis : je m'y risque.
Tiens, j'ai une ancienne amie (Corinne Lepage) qui est désormais député européen…
JPB

Écrit par : brighelli | 08 juin 2009

"Comme des millions de personnes dans le monde, j’ai salué votre élection"

C'est décidément une manie de saluer on ne sait quoi. Le reste, c'est causerie.
Si on s'occupait, modestement, plutôt que d'interpeller le président d'un pays étranger, du décret de 2002 signé Jospin qui casse le monopole de la collation des grades c'est-à-dire un des piliers de la laïcité ?

Écrit par : guy morel | 08 juin 2009

Tiens, j'ai une ancienne amie (Corinne Lepage) qui est désormais député européen…
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 juin 2009

Darcos aussi ou pas ?

Écrit par : guy morel | 08 juin 2009

Les élèves travaillent de moins en moins.Non, pas à cause de l'été qui vient. Leur mental est en état de vacance, c'est tout. Pas un collègue pour me dire le contraire. "Peu c'est bien et rien c'est mieux", devise générale.
Jusqu'où ira-t-on?
Tracer son sillon, semer, le reste, ....

Ecrit par : Passant | 08 juin 2009

Je confirme, malheureusement. Comment disait Jacques Higelin, déja ? Ah oui : "je me sens comme un curé défroqué en train de prêcher dans une église vide" ou quelque chose comme ça.

Écrit par : Manu | 08 juin 2009

Je pense sérieusement me dispenser des trois ou quatre derniers cours dans certaines classes ! Vite vite, des films à passer, n'importe lesquels pour avoir la paix !

Ecrit par : sanjuro | 08 juin 2009

C'est ce que font beaucoup de collègues et c'est bien compréhensible. Dans un accès de folie cet après-midi, j'ai pensé la même chose et me suis demandé si "faire droit" à ce qui est devenu une tradition n'aggravera pas le problème plus qu'autre chose. Pour la 1ère fois de ma carrière, j'envisage de faire cours jusqu'à la dernière heure. Je ne sais si cela dépassera le stade du voeu pieux (quand j'étais à FO on m'avait demandé une fois ou deux de ne pas jouer les kamikazes. Je leur ai répondu "je m'en fous : j'adore le Japon". Aucun sens de l'humour ces mecs).

Écrit par : Manu | 08 juin 2009

JPB, recommandez-nous un rosé qui soit buvable ! Je n'arrive pas à apprécier le rosé...

Ecrit par : P. Lariba | 08 juin 2009

Ce n'est pas Jean-Paul, mais le "Gris des faitiaux", de Thierry Michaud, dans le Loir et Cher, (Noyers sur Cher), est très bon.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 juin 2009

Pour la 1ère fois de ma carrière, j'envisage de faire cours jusqu'à la dernière heure.

Ecrit par : Manu | 08 juin 2009

Pour moi c'est l'inverse ; j'ai toujours été jusqu'au-boutiste, mais comme vous le savez je quitte le lycée l'an prochain et je ne vois plus l'intérêt de m'obstiner.

En sortant du lycée j'ai vu pourtant le collègue CPE qui appelait tous les parents des élèves de TL qui avaient manqué mon cours juste auparavant : 12 sur 24... c'est dire que je ne suis quand même pas le dernier des Mohicans, et que d'autres essaient de faire respecter les règles, mais je n'ai plus l'envie de me compliquer la life !

Mesquin jusqu'au bout, j'ai distribué des polys et des résumés d'œuvres aux TL présents, avec interdiction de les passer aux déserteurs !

Écrit par : sanjuro | 08 juin 2009

"Peu c'est bien et rien c'est mieux", devise générale.
Jusqu'où ira-t-on?
Tracer son sillon, semer, le reste, ....

Ecrit par : Passant | 08 juin 2009

Jolies formules, Passant !

Écrit par : sanjuro | 08 juin 2009

"Tiens, j'ai une ancienne amie (Corinne Lepage) qui est désormais député européen…
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 juin 2009"

Comment ? Comment ? Comment ? Ce fut une amie à vous ! Confirmez-vous, par expérience, que c'est une dame très bien ?

Par contre, je ne sais pas qui sont ses amis actuels, mais elle a été drôlement mal conseillée ! Et les gens qui lui tournent autour actuellement ne sont pas tous armés des meilleures intentions.

Il y en aurait, des choses à dire, sur Corinne Lepage ! C'est certainement la députée européenne la plus intéressante parmi les 72 qui viennent d'être élus. D'ailleurs, si l'orientation du Modem en matière d'éducation vous intéresse, je crois que c'est le moment de reprendre contact avec elle - il se pourrait que sa parole ait du poids ces temps-ci.

Tiens, d'ailleurs, Corinne Lepage, ça c'est qq'un qui aurait pu parler de... Moi, je n'ai trouvé personne qui serait prêt à le faire (trop de littéraires de formation).

Par contre, quand on pense que, dans sa circonscription européenne, Corinne Lepage a eu 40 000 voix de moins que Marine Le Pen, ça fait réfléchir.

Écrit par : Jeremy | 09 juin 2009

"Je pense sérieusement me dispenser des trois ou quatre derniers cours dans certaines classes ! Vite vite, des films à passer, n'importe lesquels pour avoir la paix !"

Le chagrin et la pitié, nuit et brouillard, shoah. Restons dans la légalité.

Écrit par : marie-laure | 09 juin 2009

Bon, alors, ce coup-ci, il est mort pour de vrai !
Ecrit par : dobolino | 08 juin 2009
Champagne !
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 juin 2009

Quelqu'un a écrit plus haut que l'on pouvait analyser avec pertinence la situation de l'école sans pour autant avoir la même finesse pour commenter l'actualité politique, qu'elle soit nationale ou internationale. En voici l'exemple. Sabler le champagne ou arroser au rosé la mort de Bongo, c'est ne rien connaître à l'Afrique. En étant tout aussi pourri que les autres roitelets que la France engraisse depuis un demi-siècle, il avait au moins maintenu la stabilité au Gabon, (outre le fait qu'il avait aussi largement contribué à mettre la famille Mitterrand à l'abri des fins de mois difficiles, ce dont à gauche on ne tient pas à se souvenir)Maintenant, comme après la mort du "vieux" en Côte d'Ivoire, les rivalités tribales vont se déchaîner et il n'y aura plus de raison de pavoiser. Le champagne va vite tourner au vinaigre

C'est plutôt la déconfiture de la gauche européenne qui aurait pu chez nous faire sauter le bouchon de champagne... et du rosé, tiens, pour faire d'une pierre deux coups, mais on n'en n'a rien fait car c'est vraiment pas un scoop. Contrairement à ce que racontaient ces zéros pointés en économie à la télé hier soir qui prennent vraiment les électeurs pour des cons, la crise fait virer la barre à droite, car la droite elle économise alors que la gauche dépense ce qu'elle n'a pas; c'est pourtant élémentaire.

Le PS part en eau de boudin .. et même en quenouille avec sa minable bataille de dames, mais il n'y a pas non plus de quoi pavoiser tant c'est banal, et dans l'ordre des choses. Son agonie est en phase avec celle de l'école. Comme quoi l'assassin profite rarement de son crime.

Tiens, au fait, le PS, il a commencé à foirer quand il n'y a plus eu Mitterrand, et c'est ce qui va arriver au Gabon de Bongo.


On dit aussi que la vermine sort toujours des cercueils: de celui du PS s'échappe donc cette vielle carne de Melancon, un cheval de retour qui ne risque pas de rajeunir les cadres.
Sa tentative d' OPA sur les cocos et autres ringardissimes oripeaux de la nébuleuse post-soixante-huitarde va foirer cependant car la Marie-Georges a repris du poil de la bête en se faisant décolorer le système pileux. (Une âme charitable devrait lui conseiller d'ailleurs de changer de coloriste).Cette gauche hétéroclite, ripolinée et en débandade, c'est le Salon des refusés, mais sans renouveau et sans génie artistique.

Ce 7 juin 2009, sauf à l'UMP et chez ces Verts qui ont marié la carpe et le lapin, ce fut Radio-Nostalgie à tous les étages et si le choeur des pleureuses psalmodiant leurs mea culpa n'était pas aussi pathétique par sa récurrence lancinante il y aurait de quoi être MDR, en voyant Martine hier soir qui clamait "groupieren" dans un remake de la 7ème compagnie.

Ce n'est pas non plus le relooking lifté de Marie-Georges qui va donner un coup de lustre à cette bande de Pieds Nikés, pardon, Nickelés.. Quant à Bayrou, que dire de lui sinon qu'il est son pire ennemi. Qu'allait donc faire Lepage dans cette galère?

Si l'on n'entend plus la pintade cela signifie que les choses vont si mal au PS qu'ils ont réussi un tour de force: lui scotcher le bec pour que ses bourdes n'alimentent pas encore le tir suffisamment nourri qui arrose l'ambulance.
Connaissant l'oiselle, cependant, pas besoin de boule de cristal pour annoncer qu'elle ne tardera pas à venir à bout du "duck tape" le plus solide.

Un peu facile aussi de dire que Mélanronchon défend des idées justes (lesquelles et combien?). Cela ne veut pas dire grand'chose car c'est aussi le cas de Le Pen. Il y a toujours une mince couche de bon sens pour enjoliver les idéologies les plus liberticides. L'égalitarisme ce Front (buté) de gauche ne dépare pas le lot.

Un escroc qui n'a pas une tête d'honnête homme va droit au bide. C'est l'exigence N°1 sur la liste de ses aptitudes professionnelles et il en va de même pour les hommes politiques. Ils sont les as de la (fausse) bonne idée.

Écrit par : Cadichon | 09 juin 2009

Tiens, pendant que je parlais d'elle, Jeremy disait tout le bien qu'il pense aussi de C. Lepage. Le MoDem signifiant désormais Mort Demain, cette galère va vite se trouver privée de rameurs.

Écrit par : Cadichon | 09 juin 2009

Cadichon, pleine forme ! Quelle verve, ma chère !
J'ai un souvenir personnel lié à Bongo. Il y avait à l'ENS un Gabonais, opposant au Président-à-vie, que le gouvernement français, par une argutie juridique, expulsa vers son pays. J'oublierai difficilement le regard de ce garçon très noir, qui savait manifestement ce qui allait lui arriver. Et qui lui arriva : il fut remis par les flics français à des flics gabonais qui, pour autant que nous ayons su, à l'époque, l'interrogèrent plusieurs jours durant de façon si musclée qu'il y resta.
Et je me souviens aussi d'une conversation avec J-Ch. Mitterrand, qui est ce qu'il est mais qui connaissait bien l'Afrique, disant que de toute façon, les frontières tirées à la règle ne correspondaient à rien, en particulier à aucune réalité ethnique, et qu'il ne donnait pas dix ans au continent pour être à feu et à sang. Nous avons déjà vu, au Rwanda et ailleurs, ce que ça peut donner. Demain, le Gabon.
JPB

Écrit par : brighelli | 09 juin 2009

Yes, we kant — excellente devise…
Mais je voudrais aller plus loin que l'impératif moral, jusqu'à l'action politique (qui risque, je le sais bien, d'être moins morale — "en un combat douteux", hein…). Tant pis : je m'y risque.

Ecrit par : brighelli | 08 juin 2009

Ce qui signifie, forcément, fatalement, nolens volens, les mains dans le cambouis (mais l'esprit toujours clair, et l'âme -- ou ce qui nous en reste -- pure).
Cf. Ch. Péguy : “Kant a les mains pures parce qu'il n'a pas de mains”.

Écrit par : Françoise Guichard | 09 juin 2009

Il a dit ça, Péguy ? C'est drôlement bien vu.
JPB

Écrit par : brighelli | 09 juin 2009

quand on pense que, dans sa circonscription européenne, Corinne Lepage a eu 40 000 voix de moins que Marine Le Pen, ça fait réfléchir.

Ecrit par : Jeremy | 09 juin 2009

Où l'on annonce régulièrement, et sans doute beaucoup trop rapidement dans les médias, que " le FN, c'est fini".

Dimanche, les bobos ont votés en masse pour Con-Bandit, entendu. Il a fait le plein de son électorat, bien appuyé par la propagande du film "home" projeté quelques jours avant (quoiqu'on en dise, il y aura toujours un doute. Doute renforcé quand dans l'émission mots croisés par exemple, on invite autour de la table uniquement des partisans du Oui : minables minoritaires). Quid des 60 % qui n'ont pas voté et qui considèrent l'europe comme une éspèce de machin ?

Écrit par : Manu | 09 juin 2009

Une petite rectification : Péguy n' pas dit Kant mais le kantisme et il n' a pas dit parce qu' mais mais!

Écrit par : merlemocoeur | 09 juin 2009

Cadichon a écrit : "Sabler le champagne ou arroser au rosé la mort de Bongo, c'est ne rien connaître à l'Afrique…"

Cadichon vient de se positionner comme spécialiste autoproclamée de l'Afrique. Bienvenue dans ce club beaucoup plus fermé qu'on ne croit.

L'argument de stabilité est toujours réversible et ne sert que les puissants. Pour les peuples il sonne comme stabulatif : bien rangées serrées, les populations sont plus faciles à traire avec moins de personnel.

Un aspect du rêve cadichonien, quoi !

Écrit par : dugong | 09 juin 2009

"Une petite rectification : Péguy n' pas dit Kant mais le kantisme et il n' a pas dit parce qu' mais mais!"

A tous les peguistes du blog, je signale la conclusion de l'étude réalisée par Buddy Holly, grand spécialiste de l'oeuvre du Maître :

"Peguy sue".

Ce que les disciples du maître ont maladroitement traduit par "Péguy pègue".

Comme en musique, il faut parfois savoir revenir aux sources.

Écrit par : dugong | 09 juin 2009

Remarquez aussi que Péguy n'est pas resté le seul touché par la vierge.

Écrit par : dugong | 09 juin 2009

L'argument de stabilité est toujours réversible et ne sert que les puissants. Pour les peuples il sonne comme stabulatif : bien rangées serrées, les populations sont plus faciles à traire avec moins de personnel.

Un aspect du rêve cadichonien, quoi !
Ecrit par : dugong | 09 juin 2009

La stabilité n'est pas un argument, c'est une réalité qui a un prix et si vous alliez sur place demander leur avis aux populations, vous verrez qu'elles en pincent plus pour l'argument sécuritaire de Hobbes que pour celui de l'oppression des masses populaires par le grand capital de Marx; Mitterrand père et fils avaient parfaitement compris l'Afrique, eux, tout en appliquant le sain principe selon lequel charité bien ordonnée ( surtout aux frais du con-tribubable français) commençait par soi-même. Et en remontant le fil j'ai vu que JPB confirme qu'une fois Bongo parti, ce sera comme ailleurs et c'est pourquoi tous les présidents français l'ont soutenu; le champagne n'est donc pas de rigueur quand on sait ce qui attend les Gabonais.
Si vous croyez que les populations souffrent moins quand les tribus ont retrouvé la liberté de s'entre-tuer, condoléances.

Et si ce grand oracle de Papamadit prédisait une Afrique à feu et à sang, pourquoi ne pas aller lui demander s'il a la conscience tranquille, à condition qu'il en ait une.

Écrit par : Cadichon | 09 juin 2009

"On dit aussi que la vermine sort toujours des cercueils: de celui du PS s'échappe donc cette vielle carne de Melancon, un cheval de retour qui ne risque pas de rajeunir les cadres."

Ecrit par : Cadichon | 09 juin 2009

A l'insulte-sur-le-nom près, je suis d'accord avec Cadichon.

"Dimanche, les bobos ont votés en masse pour Con-Bandit"

Ecrit par : Manu | 09 juin 2009

Vous perdez votre sang-froid, Manu! Je vous pensais au-dessus de ce genre de trucs "Améliesques".

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juin 2009

"si vous alliez sur place demander leur avis aux populations, vous verrez qu'elles en pincent plus pour l'argument sécuritaire de Hobbes que pour celui de l'oppression des masses populaires par le grand capital de Marx"

Quand j'étais en Afrique, j'ai vu plus de gens qui houent que de gens qui pincent.

Quant à Hobbes, les tigres reviennent en Afrique grâce aux chinois *. Et ceux là ne sont pas des tigres de papier !

Quant au Gabon, une fois le pétrole en extinction il risque fort d'être à nouveau rendu à la forêt vierge.

* http://www.aujourdhuilachine.com/actualites-chine-espece-menacee-le-tigre-de-chine-revit-en-afrique-du-sud-5143.asp?1=1

Écrit par : dugong | 09 juin 2009

qui en pincent...

Écrit par : dugong | 09 juin 2009

Vous perdez votre sang-froid, Manu! Je vous pensais au-dessus de ce genre de trucs "Améliesques".

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 juin 2009

De même que Catherine Kintzler et beaucoup beaucoup d'autres pensaient Barack Hussein Obama au-dessus de la mêlée ? Quelle naïveté, quelle ignorance vraiment !

Écrit par : Eh oui ! | 09 juin 2009

Quant au Gabon, une fois le pétrole en extinction il risque fort d'être à nouveau rendu à la forêt vierge...


A moins que le commerce (forcément inéquitable) du bois précieux en fasse un nouveau désert.

Mais pour Cadichon, avec les forestiers, un nouvel or en barre est né...

Tout ça fait très colonialisme avancé.

Écrit par : dugong | 09 juin 2009

Il a fait le plein de son électorat, bien appuyé par la propagande du film "home" projeté quelques jours avant (quoiqu'on en dise, il y aura toujours un doute. [...]

Ecrit par : Manu | 09 juin 2009

On vous a dit et répété que le film était programmé depuis dix ans et que la date des élections a été fixée il y a trois semaines !
Vous n'écoutez donc pas la pravda ?

Écrit par : yann | 09 juin 2009

Hors sujet mais important ( ce n'est pas moi qui l'ai trouvé mais une membre de profs-fr).

On nous bassine toujours avec l'arrêté de 1956 interdisant les devoirs à la maison.

Si on le lit attentivement, ce n'est pas tout à fait cela et il est toujours en vigueur :

http://dcalin.fr/textoff/devoirs_1956.html

MD

Écrit par : Michel Delord | 09 juin 2009

De même que Catherine Kintzler et beaucoup beaucoup d'autres pensaient Barack Hussein Obama au-dessus de la mêlée ? Quelle naïveté, quelle ignorance vraiment !

Ecrit par : Eh oui ! | 09 juin 2009

Je parlais seulement de l'insulte sur le nom de Cohn-Bendit. Le côté bêtement formel et civilisé, quoi.
Evidemment, on pense ce qu'on veut.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juin 2009

On va leur envoyer Tintin en Afrique, Cadichon fera office de Milou ...

Écrit par : iPidiblue au Gabon | 09 juin 2009

"Vous n'écoutez donc pas la pravda ?"

Ca se lisait plutôt que ça ne s'écoutait. Quoique...

A ce propos, il y avait hier un adorable petit sujet sur Georges Marchais datant de 2007, diffusé sur France 2, hier soir, tard. "Parts de Marchais" d'Yves Jeuland

On y voyait un Jojo bien affectueux. Une vraie reconstruction avec Juquin en commentateur. *

France Télévision prévoit une version sur Kim Jong Il qui sera programmée le 24 mars 2030.

Programmez vos boxes...

* Ca peut se revoir ici :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/alcyon+12/video/x5bz6e_marchais-le-cathodique-13_news

Écrit par : dugong | 09 juin 2009

Bayrou regrette mais ne s'excuse pas et demande encore moins pardon.

C'est le boulot de la pintade.

Là, je suis tout à fait pour une approche par compétences.

Écrit par : dugong | 09 juin 2009

Moi je vote pour un grand gloubi-boulga écolo-bio-bobo !

Écrit par : iPidiblue dans l'île aux enfants | 09 juin 2009

Hors sujet mais important ( ce n'est pas moi qui l'ai trouvé mais une membre de profs-fr).

On nous bassine toujours avec l'arrêté de 1956 interdisant les devoirs à la maison.

Si on le lit attentivement, ce n'est pas tout à fait cela et il est toujours en vigueur :

http://dcalin.fr/textoff/devoirs_1956.html
MD
Ecrit par : Michel Delord | 09 juin 2009

En effet, très important et parfaitement hors sujet :
"On peut recommander également, et cette énumération n’a qu’une valeur indicative, les travaux à l’aiguille, le tricot, la broderie pour les filles ; les jeux de meccano, le bricol-bois, la linogravure pour les garçons ; en un mot, toutes les activités susceptibles de contribuer au développement de l’habileté manuelle, de l’attention, du goût et de la réflexion."

1956 et on n'a pas bougé d'un iota ?!

Écrit par : nicolas | 09 juin 2009

Dugong, puis-je vous "emprunter" votre dernier message pour mes "brèves d'actu" radiophoniques* de jeudi prochain ? ;-)
Je peux même vous citer!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juin 2009

Bongo est mort mais quelques vivants s'apprêtent à faire de bien mauvais coups en douce en Afrique. Rien que du beau monde.

La Françafrique * pédagole, ça existe aussi. Dans tous les pays subsahariens francophones, les programmes de beaucoup de disciplines n'avaient pas changé depuis 1900 Mitterrand.

Combien de projets éducatifs financés, notamment, par la France ont été méthodiquement oubliés ?

Mais, quand ça change, ça change : approche compétentielle et vision systémique à tous les étages. Toute la panoplie des neurotoxiques...

Notre compétence de vendeur d'armes se diversifie puisqu'elle est internationalement reconnue dans le domaine symbolique de l'école.


http://www.ciep.fr/conferences/seminaire-politiques-publiques-en-education/index.php

* quelques belges dedans dont le sublime de Ketele.

Écrit par : dugong | 09 juin 2009

Il y aura, là-bas, vraisemblablement plus de bâilleurs que de bailleurs, Dugong!
Mais "votre" page, c'est vraiment de l'arme lourde! L'Afrique a survécu (tant mal que bien) à la malnutrition et au Sida, mais, là, ça risque de l'achever.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juin 2009

Vous voulez dire Dugong que les africains vont directement passer de la barbarie à la décadence sans passer par le stade habituel de la civilisation ?

Écrit par : iPidiblue dans l'île aux moustiques | 09 juin 2009

Le plus savoureux c'est "le statut des savoirs"... Voyons, quel pourrait bien être le statut des savoirs ? Tout dépend de ce qu'il y a d'autre que les savoirs. Mais que peut-il bien y a voir d'autre que les savoirs dans une politique éducative?????????
Ah bon sang mais c'est bien sûr...

Écrit par : nicolas | 09 juin 2009

Merci pour les recommandations de rosés !

Écrit par : P. Lariba | 09 juin 2009

En effet, très important et parfaitement hors sujet :
"On peut recommander également, et cette énumération n’a qu’une valeur indicative, les travaux à l’aiguille, le tricot, la broderie pour les filles ; les jeux de meccano, le bricol-bois, la linogravure pour les garçons ; en un mot, toutes les activités susceptibles de contribuer au développement de l’habileté manuelle, de l’attention, du goût et de la réflexion."

1956 et on n'a pas bougé d'un iota ?!
Ecrit par : nicolas | 09 juin 2009
Si, justement, on a "bougé". Et pas forcément dans le bon sens. Passons sur la différenciation des activités selon le sexe - ça, c'est l'époque -, mais pour ce qui est des " activités susceptibles de contribuer au développement de l’habileté manuelle, de l’attention, du goût et de la réflexion.", parlez-en aux instituteurs comme Catmano qui constatent dans quel état sont, de ce point de vue, les élèves qui leur arrivent.
Elle est bien remarquable, à beaucoup d'égards, cette circulaire de Beslais.

Écrit par : guy morel | 09 juin 2009

Elle est bien remarquable, à beaucoup d'égards, cette circulaire de Beslais.
Ecrit par : guy morel | 09 juin 2009

Par exemple :
"Il est indispensable de réunir dans un même cahier - le cahier de devoir du jour - les exercices écrits de la journée. Ce cahier, une fois terminé, sera communiqué aux familles, qui seront ainsi tenues au courant du travail de leur enfant, de ses progrès, de ses faiblesses..."

Depuis, on a "bougé" et l'on en est aux livrets par compétences. En voilà un progrès !

Écrit par : guy morel | 09 juin 2009

Elle est bien remarquable, à beaucoup d'égards, cette circulaire de Beslais.
Ecrit par : guy morel | 09 juin 2009
Autre exemple :
" faire un problème par écrit, par exemple, ce n’est pas seulement résoudre une difficulté arithmétique, ce n’est pas seulement rédiger en bon français une solution correcte, c’est aussi écrire proprement, bien disposer opérations et solution."
Là encore, on a beaucoup "bougé". Avec un grand profit, comme on sait.

Écrit par : guy morel | 09 juin 2009

"Vous voulez dire Dugong que les africains vont directement passer de la barbarie à la décadence sans passer par le stade habituel de la civilisation ?"

Je ne dis pas cela.

On passera très rapidement, ou on est déjà en train de la faire ici et là, d'une école très élitiste de très mauvaise qualité à une école de qualité exécrable pour beaucoup plus.

Ceci amplifié par une dégradation rapide des rapports traditionnels avec les adultes, surtout dans les villes.

Écrit par : dugong | 09 juin 2009

"Dugong, puis-je vous "emprunter" votre dernier message pour mes "brèves d'actu" radiophoniques* de jeudi prochain ? ;-)"

Nihil obstat !

Pas la peine de citer mon surblaze. L'important c'est le message, dit-on.

Écrit par : dugong | 09 juin 2009

Juste une réflexion, un peu atypique, à propos d'Afrique, en passant...

L'Afrique est "notre" continent de l'ombre, refoulement de notre côté obscur, de notre face noire en quelque sorte. L'intérêt que portent les amateurs d'art tribal ou premier, à ce continent en particulier est, avec le recyclage dans la peinture occidentale, une expression de cette nostalgie.
L'Afrique est une part de nous-mêmes, si peu aimée que nous en projetons le dégoût ou en cultivons l'oubli. Nous avons plaqué et imposé un modèle rationnel étriqué sur ce continent incompris. De vieilles résonances mythiques mal interprétées ont servi d'appui à un passage de désolation. Nous avons désenchanté ses peuples et nous en subissons le retour.
Bongo fut un "symptôme", il est encore loin le jour de la guérison. Pour les Africains et pour nous, aussi.

Écrit par : Passant | 09 juin 2009

Dugong, super forme sur Péguy ! Ma doué !
JPB

Écrit par : brighelli | 09 juin 2009

"Merci pour les recommandations de rosés !"

Ecrit par : P. Lariba | 09 juin 2009

Yapuka!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juin 2009

A l'insulte-sur-le-nom près, je suis d'accord avec Cadichon.

"Dimanche, les bobos ont votés en masse pour Con-Bandit"

Ecrit par : Manu | 09 juin 2009

Vous perdez votre sang-froid, Manu! Je vous pensais au-dessus de ce genre de trucs "Améliesques".

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 juin 2009

La première phrase n'est pas de moi, Christophe. Qui me l'a attribuée ? C'est vous ?

Pour Con-Bandit, j'ai trés rarement vu un mec aussi malhonnête que ce gars là, on pourrait peut-être d'ailleurs y ajouter son frère. Que vous refusiez de voir la dangerosité de leurs "idées" ultra-libérales et de leur "combat" directement au service du capitalisme sans temps mort ni entraves depuis 40 ans vous regarde, même et surtout si'ls prétendent dans le même temps le combattre. Pour moi, l'étiquette "de gauche" ou "mai 68" n'y change rien, elle est même une preuve supplémentaire de la gigantesque escroquerie en laquelle j'ai cessé de croire depuis quelques temps, maintenant : Cohn Bendit n'est pas autre chose qu'une sorte de Madelin en beaucoup plus extrémiste et en beaucoup plus dangereux. Sans l'étiquette "de droite". Et alors ?

C'est vous qui vous trompez sur lui.

Écrit par : Manu | 09 juin 2009

On aime boire le bon vin sur ce blog, c'est bon signe. On n'est pas complètement malade.
Après le madiran blanc et le rosé de Corse, j'ai goûté aujourd'hui pour ma "Cena Romana" du carenum et du mulsum en provenance du Mas des Tourelles près de Beaucaire où j'ai passé quelques jours en avril. Ces vins ont été recréés d'après les textes des agronomes latins. Cave, vignoble et pressoir antique, ce dernier reconstitué d'après un texte de Caton. Franchement, je n'aime pas les vins trop doux mais le carenum, c'est, comme on dit chez nous, le petit jésus en culotte de velours. Donc une adresse à recommander : Mas des Tourelles à Beaucaire. Il existe un site internet.

Au menu de notre cena :

Mustea, moretum, cicerona
Salade aux pignons de pin et oeufs
Pullum Frontonianum (un délice que ce poulet à la Fronton !)
Scriblita cum amygdalis (tarte aux amandes) d'inspiration gréco-romaine. Le tout servi en costume.

Si vous voulez une recette, vous n'avez qu'à demander.

Écrit par : Marilyse | 09 juin 2009

Ah, Marilyse, vous me faites rêver… La seule fois où j'ai failli quitter le métier de prof, c'était pour créer un restaurant romain, qui n'aurait proposé que les recettes d'Apicius — un délice : j'en avais testé une palanquée, et en dehors du fait que certains ingrédients sont un peu difficiles à se procurer (les murènes nourries de chair humaine, par exemple), c'est tout à fait surprenant, dans le genre salé-sucré.
JPB

Écrit par : brighelli | 09 juin 2009

Si vous voulez une recette, vous n'avez qu'à demander.

Ecrit par : Marilyse | 09 juin 2009

Je recommande très fort "La Cuisine romaine antique", de Nercessian et Blanc, un beau et bon (à tous les sens du terme) livre, avec des photos superbes, et recettes adaptées, chez Glénat . J'espère qu'il n'est pas épuisé...

Écrit par : Françoise Guichard | 09 juin 2009

Puisque vous en êtes au vin, quelqu'un peut-il me dire s'il a entendu parler de racines de vigne allant chercher l'eau jusqu'à 60 m de profondeur?
J'ai entendu un grand spécialiste des vignes un matin, qui parlait aussi de la déchéance de certains terroirs, due au remplacement des chevaux par de lourds tracteurs.
(Naturellement, quand j'en ai parlé, on m'a laissé entendre poliment que j'avais confondu 3 m et 60 m )
Sur gogol, je n'ai trouvé que "plus de 10 mètres", 60 m évidemment, cela doit être rare, mais quand on voit cetains arbres pousser dans des déserts arides où il ne pleut jamais, pourquoi pas la vigne sur des côteaux pierreux et archi-secs?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 09 juin 2009

"La première phrase n'est pas de moi, Christophe. Qui me l'a attribuée ? C'est vous ?

Pour Con-Bandit, j'ai trés rarement vu un mec aussi malhonnête que ce gars là, on pourrait peut-être d'ailleurs y ajouter son frère. Que vous refusiez de voir la dangerosité de leurs "idées" ultra-libérales et de leur "combat" directement au service du capitalisme sans temps mort ni entraves depuis 40 ans vous regarde, même et surtout si'ls prétendent dans le même temps le combattre. Pour moi, l'étiquette "de gauche" ou "mai 68" n'y change rien, elle est même une preuve supplémentaire de la gigantesque escroquerie en laquelle j'ai cessé de croire depuis quelques temps, maintenant : Cohn Bendit n'est pas autre chose qu'une sorte de Madelin en beaucoup plus extrémiste et en beaucoup plus dangereux. Sans l'étiquette "de droite". Et alors ?

C'est vous qui vous trompez sur lui."

Ecrit par : Manu | 09 juin 2009

Je ne vous l'ai pas attribuée, c'est un message dans lequel je reprenais à mon compte le jugement de Cadi sur Mélen.
Je vous reprenais, donc, surtout, sur la forme de votre message.
Mais, vraiment je ne vois pas à quel moment D.C.B. a exposé des idées ultra-libérales. Des exemples?

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juin 2009

Manu a écrit : "Pour Con-Bandit, j'ai trés rarement vu un mec aussi malhonnête que ce gars là"

Daniel Cohn Bendit est un Tapie qui ne carburerait pas au fric * mais aux biens symboliques qu'il sait habilement ramasser par terre, détourner et trier sélectivement.

C'est un admirable branleur. Personnellement, dans ce domaine, je ne lui arrive pas à la cheville.

J'essaie pourtant.


* Voir la déclaration de patrimoine de cet étrange "publiciste"
http://www.europarl.europa.eu/ep-dif/1934_17-02-2009.pdf

Écrit par : dugong | 09 juin 2009

"En dehors du fait que certains ingrédients sont un peu difficiles à se procurer (les murènes nourries de chair humaine, par exemple)"
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 juin 2009

Justement, ici, on ne sait pas quoi faire des têtes de liste écologistes; voilà une idée!

Écrit par : Christophe Sibille | 09 juin 2009

Et puis, lui, il a osé quitter Montauban.

Écrit par : dugong | 09 juin 2009

"En dehors du fait que certains ingrédients sont un peu difficiles à se procurer (les murènes nourries de chair humaine, par exemple)"

C'est pourtant facile : faites un TPE là dessus dans votre lycée. Vous aurez même des crédits pour acheter les bestioles et les aquariums.

Quant à la nourriture, on vous félicitera en sous-main pour votre action efficace dans la déflation des effectifs.

Écrit par : dugong | 09 juin 2009

Allons, il y a aussi des bonnes nouvelles :

Affaire Dray : les dirigeants de SOS Racisme en garde à vue
France Info - 17:03

*
*

Le président de SOS-Racisme, Dominique Sopo, et plusieurs membres de l’association antiraciste ont été placés en garde à vue ce matin. Ils sont interrogés par la brigade financière de Paris dans le cadre de l’affaire Dray

Les policiers cherchent à apprendre de Dominique Sopo et cinq de ses collègues de l’association anti-raciste, "comment SOS Racisme est financé et où va l’argent".

Depuis plusieurs, mois, le député socialiste Julien Dray fait l’objet d’une enquête préliminaire sur son train de vie. Ce dernier, qui conteste publiquement toute malversation, pourrait être interrogé à son tour "dans les toutes prochaines semaines", selon le parquet

L’affaire porte sur le transfert au bénéfice apparent de Julien Dray entre 2006 et 2008 de quelque 351.000 euros prélevés par des personnes de son entourage sur les comptes bancaires des associations Les Parrains de SOS Racisme et la FIDL (Fédération indépendante et démocratique lycéenne).
Plusieurs versements d’entrepreneurs de l’Essonne au député PS sont également examinés.

Écrit par : Manu | 09 juin 2009

Oui, la cuisine d'Apicius est une cuisine savoureuse et surprenante. Certaines plantes sont difficiles à trouver : la rue (interdite car considérée comme abortive) - il y en a quelques plants à la Taberna Romana de Saint-Rémy de Provence - , le laser, la livèche ...
Je viens de visonner le DVD sur Apicius et sa cuisine édité chez Clairsud : intéressant sur le plan technique. Le livre qui correspond à ce DVD est introuvable, même aux enchères. Les possesseurs doivent le conserver jalousement.
Dans le sud, vous avez des poissons qui conviennent mieux à ses recettes. En Bretagne, on est obligé d'adapter.
Je n'ai pas encore goûté les murènes nourries au steak d'homme ... Je me demande quelle partie serait la meilleure ...

Parmi les recettes de poulets d'Apicius, le poulet à la Fronton où entrent du poireau et trois sortes d'herbes aromatiques (aneth, sarriette, coriandre) - fraîches, cela va de soi - est vraiment un délice. Les Romains utilisaient le poireau comme aromate plutôt que comme un légume. Et c'est bien vu.

Bon appétit, Jean-Paul ! Nunc est edendum !

Écrit par : Marilyse | 09 juin 2009

Françoise, le livre dont vous parlez est épuisé. Je le recherche aussi tous azimuts. Sans succès.

Écrit par : Marilyse | 09 juin 2009

Je n'ai pas encore goûté les murènes nourries au steak d'homme ... Je me demande quelle partie serait la meilleure ...


Ecrit par : Marilyse | 09 juin 2009

La fesse et les muscles lombaires, comme chez les bœufs.

Écrit par : dobolino | 09 juin 2009

@ Dugong:
Cohn-bendit = admirable branleur est vraiment une définition du personnage qui me plaît ! Je suis bien fâchée de ne pas l'avoir trouvé seule.

Écrit par : dobolino | 09 juin 2009

"Je me demande quelle partie serait la meilleure" (Marylise)

De la murène ou de l'homme ? o))

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 juin 2009

Excusez-moi, Marilyse, j'ai interverti les voyelles de votre nom.

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 juin 2009

"Cohn-bendit = admirable branleur"

Cohn-bendit : "Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller"


Il y a des manières plus admirables de se(faire)branler ;-)

Écrit par : TotoWeininger | 09 juin 2009

Même dans mon collège de catégorie 2 ( le presque haut du panier! les élèves ont baissé les bras depuis au moins dix jours...
C'est assez rigolo de voir leur réaction outrée face à un petit contrôle à trois jours de l'arrêt des notes! Mon côté sadique sans doute. Le coup classique du "je compterai ces notes pour l'an prochain" est excellent: cela permet de maintenir une certaine angoisse -très relative, certes! et de faire cours.
L'enseignement public au sein duquel j'officie modestement depuis quinze ans commence à franchement m'inquiéter. Ayant fait le viaduc entre un établissement cumulant tous les handicaps et celui précité, je m'étonne de la généralisation de certains comportements:
- punitions et sanctions inefficaces
- dilettantisme généralisé
- "pipocratie" parentale
- hypocrisie interne au système

Face à ce délabrement: des discours, des exigences, du vent...Notre système paraît bien proche de l'autodafé!
Il est temps, ce me semble, d'en finir avec cette pseudo-démocratisation du système scolaire: trop d'élèves s'emm...en classe et seraient bien plus heureux dans un contexte pro (ou dans la rue, je ne suis pas assistante sociale) alors que leur présence forcée nuit à ceux qui soit travailent de leur mieux soit ont encore une once de volonté.
J'aime mon travail de PP en 3e mais ne supporte pas l'idée d'aller pourchasser des glandeurs pour leur trouver une orientation dont ils n'ont rien à faire. Il nous faut retrouver le respect et cela ne peut se faire qu'en l'imposant, et non en continuant de jouer les carpettes.
La lutte est dure..."y a des jours, boudiou!!"
Beau métier quand même, et vive les 6e avec leur fraîcheur et leur soif de savoir! (pas tous mais bon).
Bonne soirée.
(moi je remonte mon rocher ;)!

Écrit par : sisyphe | 09 juin 2009

La rue, ruta graveolens (qui sent mauvais, pour les non-latinistes), oléacées, de la même famille que les agrumes, et surtout sa variété "Jackman's blue", est une plante incontournable pour les amateurs de plantes, tant elle a un feuillage ravissant.
On la trouve dans toutes les bonnes jardineries.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 09 juin 2009

Sisyphe, j'espère que vous êtes loin de la carpette que voici :

DELL
http://www.youtube.com/watch?v=PQtdlynhHRI

Écrit par : Anne-Marie Valette | 09 juin 2009

Excusez-moi, Marilyse, j'ai interverti les voyelles de votre nom.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 09 juin 2009

Ce n'est pas bien grave, Sylvie. Merci de votre délicatesse.

Écrit par : Marilyse | 09 juin 2009

Oui, la cuisine d'Apicius est une cuisine savoureuse et surprenante. Certaines plantes sont difficiles à trouver : la rue (interdite car considérée comme abortive) - il y en a quelques plants à la Taberna Romana de Saint-Rémy de Provence - , le laser, la livèche ...

Ecrit par : Marilyse | 09 juin 2009

Il est facile d'herboriser de la rue, facilement reconnaissable à ses petites feuilles drues, sans oublier ses effluves asssez terribles , comme l'explique fort bien A.-M. Valette.
Solution de secours : dans toutes les bonnes pharmacies , RUTA GRAVEOLENS en teinture mère homéo ; qq gouttes dans votre marmite suffisent pour obtenir l'odeur sui (j'ai failli taper "suis", les latinistes me comprendront... ) generis, et sans risque pour la santé !

Écrit par : Françoise Guichard | 09 juin 2009

Merci pour le tuyau, Françoise. Vous êtes tous une vraie mine sur ce blog !

Écrit par : Marilyse | 09 juin 2009

Puisque vous en êtes au vin, quelqu'un peut-il me dire s'il a entendu parler de racines de vigne allant chercher l'eau jusqu'à 60 m de profondeur?
J'ai entendu un grand spécialiste des vignes un matin, qui parlait aussi de la déchéance de certains terroirs, due au remplacement des chevaux par de lourds tracteurs.
(Naturellement, quand j'en ai parlé, on m'a laissé entendre poliment que j'avais confondu 3 m et 60 m )
Sur gogol, je n'ai trouvé que "plus de 10 mètres", 60 m évidemment, cela doit être rare, mais quand on voit certains arbres pousser dans des déserts arides où il ne pleut jamais, pourquoi pas la vigne sur des côteaux pierreux et archi-secs?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 juin 2009

Anne-marie, sur les vignes et leurs éventuels 60 m de racines, je viens de faire suivre votre question à mon fils, qui est oenologue, et je vous transmettrai la réponse.
Pour ce qui est du rôle néfaste des tracteurs, je confirme, pour avoir entendu maintes fois le dit fiston déplorer le tassement des sols qu'ils provoquent. Néanmoins, la déchéance de certains terroirs tient aussi et peut-être surtout à l'usage intensif des désherbants, d'autant plus regrettable que certaines "mauvaises" herbes peuvent se révéler fort utiles ; c'est du reste le sujet de son mémoire de fin d'études, dont la relecture me permet de vous confirmer que la malherbologie ne porte pas sur les précurseurs du classicisme français ;-)
Quant aux côteaux secs et pierreux, c'est souvent un plus pour la vigne (cf. les schistes du Roussiillon, par exemple). Du reste, jusqu'à une époque récente correspondant en gros aux sécheresses géronticides d'il y a qq années, il était interdit d'arroser le vignoble. Cela dit, le stress hydrique n'est évidemment pas recommandé !

Écrit par : Françoise Guichard | 09 juin 2009

Merci, Françoise, le blog sera bientôt un wikipedia bis.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 09 juin 2009

« Le kantisme a les mains pures, mais il n’a pas de main. Et nous nos mains calleuses, nos mains noueuses, nos mains pécheresses, nous avons quelquefois les mains pleines ».
Victor Marie Comte Hugo, Péguy

Écrit par : Sénéchal | 09 juin 2009

Pour ce qui est du rôle néfaste des tracteurs, je confirme, pour avoir entendu maintes fois le dit fiston déplorer le tassement des sols qu'ils provoquent.

Ecrit par : Françoise Guichard | 09 juin 2009

Il y a déjà bien longtemps que les tracteurs sont munis de pneus basse pression...

"Ce qui a conduit les fabricants de pneus à développer les pneus basse pression, c’est l’intérêt d’utiliser des pressions les plus faibles possibles pour réaliser les travaux aux champs sans dommage pour les sols. Ainsi donc, la première résolution que doit adopter l’agriculteur pour lutter contre le tassement, c’est de s’équiper d’un bon manomètre et d’un compresseur pour adapter la pression des pneus au type de travaux et aux matériels.

Le choix et le réglage des pneumatiques dépend avant tout de l’utilisation à laquelle celui-ci est destiné ; un usage davantage tourné vers la portance pour les remorques, les tracteurs, les moissonneuses-batteuses, les machines à vendanger ou un usage davantage tourné vers la traction pour le labour, les outils de travail du sol, le transport de certaines charges. Dans le premier cas, le tassement est important alors que dans le second, il est moindre."

Écrit par : Maminou | 09 juin 2009

@ choses vues
11 mai 1968. 19 heures. Boulevard St Michel à hauteur des grilles du Luxembourg. 20 ou 30 000 manifestants sont bloqués par un barrage de CRS.Le Boul'mich' est noir de monde. On s'assoit. C'est le calme. On cherche des yeux les leaders du mouvement : Geismar, Sauvageot et Dany. Dany que j'ai vu deux heures plus tôt grimpé sur un refuge quai de Seine : " Serrez les rangs ! à gauche, camarades ! on prend le Boul'mich".
Où sont-ils passés ?
Soudain des individus masqués et casqués commencent à desceller les pavés.
Les CRS sont aussi casqués, armés de mousquetons.
Où sont Dany, Sauvageot et Geismar ?
Aucun visage connu autour de moi. La tension monte. Les poteaux de bus cèdent sous la pression des grappes de masqués. Des pavés s'entassent sur les trottoirs.
Réminiscence de Charonne : c'est un souricière, il faut se tirer !
Mais par où ? Par la petite rue à droite, la seule qui ne soit pas barrée, celle où il y eut longtemps ce cinéma d'art et d'essai de Frédéric Mitterand.
Je file avec quelques autres....
Le temps de rentrer en banlieue, Europe 1 est sur le coup : barricades rue Gay-Lussac, voitures en feu etc.
Nanterre le lendemain : des copains et des copines bien amochés, des récits de tabassages jusque dans les escaliers des immeubles, des nouvelles alarmantes d'un tel ou d'une telle qui a perdu un oeil, qui est à l'hosto.
Où sont les responsables du mouvement, Castro, Sauvageot, Geismar ?

Écrit par : guy morel | 09 juin 2009

@ Christophe
"Où sont les responsables du mouvement, Castro, Sauvageot, Geismar ?"
Et Dany ?

Écrit par : guy morel | 09 juin 2009

A l'insulte-sur-le-nom près, je suis d'accord avec Cadichon.

"Dimanche, les bobos ont votés en masse pour Con-Bandit"

Ecrit par : Manu | 09 juin 2009

Vous perdez votre sang-froid, Manu! Je vous pensais au-dessus de ce genre de trucs "Améliesques".

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 juin 2009

Pour comprendre le sens de cet échange qui m'impliquait, il m'a fallu remonter et relire ma prose. 3 heures du mat', la flemme de me relire ou est-ce à force de me faire appeler Cadiconne ou Cadicochonne que j'ai développé quelque mécanisme inconscient? Comme il a une tête de cochon, un atout dans sa partie, j'aurais pu sur ma lancée faire ce jeu de mot inélégant mais il ne m'est pas venu à l'esprit, au lieu de cela j'ai omis le h de Mélanchon, ce qui est troublant et surtout mal à propos, car on peut lui reprocher un paquet de choses, mais pas cela. Bon, eh bien ( et là aussi il faut un h qu'on se le dise, suivez mon regard) je n'ai pas tout perdu car malgré mon clavier qui fourche CS est pour une fois d'accord avec moi. ça s'arrose.

Tiens, je m'aperçois aussi que je sais pas comment écrire un ç majuscule sur un clavier azerty alors que j'y arrive en tapant trois touches à la fois sur mon Mac à clavier US; Merci à la bonne âme qui me l'expliquera.

Écrit par : Cadichon | 10 juin 2009

Sur un Mac azerty, c'est option(alt)-ç

Écrit par : sanjuro | 10 juin 2009

Sanjuro, je vais vous faire une confidence qui a un poids politique gênant : Cadichon en reste au PC…
JPB

Écrit par : brighelli | 10 juin 2009

Le Figaro nous parle d'un trafic de faux permis bateau à Marseille :

"Plus de 6.000 faux permis bateau auraient été illégalement délivrés en trois ans.
[…]
Jusqu'à 1.500 euros pour un faux permis de pilotage de bateau.
[…]
Les enquêteurs ont ensuite mis la main sur toutes les archives des affaires maritimes concernant les Bouches-du-Rhône, le Var, la Corse, les Alpes-Maritimes, l'Hérault et le Gard. Ils découvrent que des personnes originaires de ces départements se présentent comme candidats libres à Marseille alors qu'ils disposent des centres d'examen dans leurs départements, et ce pour leur plus grand avantage. Dans certains centres phocéens le taux de réussite frôle par exemple les 80 %.
«Les gens les achetaient car ils n'avaient pas le temps de les passer. Sur le Vieux-Port à Marseille une association avait été créée dans le seul but de permettre à des candidats d'obtenir de faux permis. Chez un revendeur de scooter des mers, le permis était même «offert» à tout acheteur»"

Transposé au bac *, cela donne d'intéressantes perspectives de revalorisation des personnels.

Pour l'instant on donne le permis d'échouer dans le supérieur pour presque rien alors que tant de candidats potentiels "n'ont pas le temps de le passer" et seraient prêts à payer pour cette formalité.

Les syndicats en cogestion avec la prêtrise du Moloch auront du grain à moudre pour répartir harmonieusement la manne selon les catégories et l'ancienneté par de complexes, savantes et longues procédures.


* pas le ferry du vieux port (souvent en arrêt "technique" ; pastis dans le pilote automatique ?)

Écrit par : dugong | 10 juin 2009

Lu dans une copie d'élève (seconde) :

"le seul truck qui change est le départ initial"

On dirait de la traduction automatique dans glouglou.

Il faut réhabiliter l'usage du "truc" dans nos enseignements.

Je me rappelle des délicieux délires des programmes de maths "modernes" du début des années 70 où on faisait des exercices avec des lois de composition nommées "truc" ou "antitruc".

Écrit par : dugong | 10 juin 2009

Exercices qui, d'ailleurs, se réduisaient à une morne suite de vérifications quasi triviales de propriétés.

Écrit par : dugong | 10 juin 2009

Giscard bave sur Bongo et Chirac.

Bientôt son tour d'aller au trou ?

Ce sera l'occasion de beaucoup de fun et railleries.

Écrit par : dugong | 10 juin 2009

@ Christophe
"Où sont les responsables du mouvement, Castro, Sauvageot, Geismar ?"
Et Dany ?

Ecrit par : guy morel | 09 juin 2009

Geismar a fini IG, je crois, et, Dany est ... barricadé à l'assemblée européenne, non? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juin 2009

En laid technibond, Daniel Cohn Bendit nous revient, tel zébulon, en sautant plus haut et en s'emparant cette fois des institutions. Bobeaux souvenirs...

Écrit par : nicolas | 10 juin 2009

Bonne question philosophique, pour vous tous, à lire vos messages.

"Peut-on penser sans préjugés?"

La réponse est évidemment "non", mais on peut se débarrasser de ses préjugés en pensant.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 10 juin 2009

Anne-Marie, une question philosophique dont la réponse est évidente n'est ni une question, ni philosophique…
Il y a des jours où je me dis que la seule façon efficace de penser, c'est de se construire de nouveaux préjugés, pour détruire les autres — et ceux des autres. Mon amour de la polémique doit débuter là.
JPB

Écrit par : brighelli | 10 juin 2009

Personne ne se décide à la faire alors j'y vais :

A entendre le concert des commentateurs, Bongo était finalement le bon gars du Gabon au motif qu'il n'avait pas de sang sur les mains

(?)

Écrit par : dugong | 10 juin 2009

Bongo cadeautait beaucoup...

Le verbe cadeauter (premier groupe) est une belle invention linguistique africaine.

Écrit par : dugong | 10 juin 2009

@ Christophe
"Où sont les responsables du mouvement, Castro, Sauvageot, Geismar ?"
Et Dany ?

Ecrit par : guy morel | 09 juin 2009

Geismar a fini IG, je crois, et, Dany est ... barricadé à l'assemblée européenne, non? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 juin 2009

Cela ne me dit pas où ils étaient le 11 mai 1968 dans la soirée.

Écrit par : guy morel | 10 juin 2009

@ Anne-Marie Valette, la réponse du fiston en ce qui concerne les racines des vignes. Santé !

Des racines de vigne allant chercher l'eau jusqu'à 60 m de profondeur? Ca fait quand-même beaucoup (10 à 20 m plutôt - surtout parce qu'il est rare que le sol ou les infractuosités du sous-sol colonisables par le système racinaire atteignent de telles profondeurs).

Pour ce qui est de la déchéance de certains terroirs, due au remplacement des chevaux par de lourds tracteurs. Le poids du tracteur est effectivement un facteur de compaction, donc d'asphyxie du sol, mais le plus gros problème a été le remplacement du labour par les herbicides qui laissent se former une croûte compactée en surface, empêchant les échanges d'oxygène (il n' y a alors souvent plus aucun lombric pour remuer naturellement le sol). Or, il se trouve que la plante n'assimile les éléments minéraux que sous forme oxydée, pas réductrice... ce qui peut conduire à observer des carences dans des sols largement pourvus en éléments minéraux. Mais ce peut être l'escalade vers encore plus d'amendements qui eux-mêmes asphyxient le sol par acidification (liée principalement au potassium). Dans ce cas, on ne peut plus parler de terroir, ce n'est plus que du hors-sol (le peu que la vigne est encore à même d'assimiler, c'est une fraction des amendements exogènes de l'année... pas les éléments minéraux natifs du sol mis à disposition par un équilibre biochimique du sol au travers du complexe argilo-humique..).Inutile de dire que lorsque la plante est autant dépendante des amendements, le chevelu racinaire ne colonise ni à 1, 3, 10 ou 60 m, mais à 15 cm...

Pourquoi pas la vigne sur des côteaux pierreux et archi-secs? Exact ; mais ces côteaux pierreux sont souvent faits de roches friables (schistes, gneiss, marnes calcaires, calcaires à astéries,...) où la part des remontées capillaires au travers de ces fentes est non-négligable, surtout en situation de stress hydrique. Or ces sols sont souvent superficiels (

Écrit par : Françoise Guichard | 10 juin 2009

Jean-Paul, c'était une proposition de sujet pour le bac philo.
Je ne suis pas assez calée pour juger de sa pertinence.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 10 juin 2009

"le remplacement du labour par les herbicides qui laissent se former une croûte compactée en surface, empêchant les échanges d'oxygène (il n' y a alors souvent plus aucun lombric pour remuer naturellement le sol)."

On ne louera jamais assez l'importance de la lombricité quand il s'agit de remuer les fondements et d'affermir les jeunes tiges.

Bon d'accord. Je sors.

Écrit par : dugong | 10 juin 2009

@Accords Vatican-Kouchner
Pour info
http://www.ufal.org/documents/saisine_vatican.pdf

Écrit par : guy morel | 10 juin 2009

Jacques Sauvageot, né en 1943, est un des leaders de mai 68 avec Alain Geismar et Daniel Cohn-Bendit. Il était alors vice-président de l'UNEF et membre des étudiants du PSU.
Il est aujourd'hui professeur d'histoire de l'art et directeur de l'école des Beaux-Arts de Rennes.

Iln'est donc pas allé grenouiller en politique?

Écrit par : retraitée | 10 juin 2009

Iln'est donc pas allé grenouiller en politique?
Ecrit par : retraitée | 10 juin 2009

À ma connaissance non.

Écrit par : guy morel | 10 juin 2009

@ guy Morel
C'est tout à son honneur.

Lu dans Marianne ceci :


Grec, Latin : informez-vous, Monsieur Descoings !
S. Pédroaréna - M-H Menaut - professeurs | Mercredi 10 Juin 2009 à 07:01 |

Dans une interview accordée à BondyBlog le 25 mai 2009, Richard Descoings a estimé utile de contester l'intérêt de l'apprentissage du latin et du grec anciens. Deux enseignantes de la Coordination Nationale des Associations Régionales des Enseignants de Langues Anciennes, regroupant 29 associations régionales) lui répondent.



diggendale (www.flickr.com/photos/dandiffendale) - Flickr - cc -
AUBRY, HAMON, PEILLON ET LES AUTRES : POURSUIVONS LA CRISE !
SÉGOLÈNE ROYAL, LA SEULE GAGNANTE DU SCRUTIN DU 7 JUIN
PS: ILS VEULENT RECONSTRUIRE LA «MAISON COMMUNE DE LA GAUCHE»!

Monsieur Descoings, vous émettez deux jugements : ces langues anciennes sont élitistes et elles appartiennent au lycée d’il ya cinquante ans.
Il semble que vous méconnaissez le terrain et l’histoire de l’apprentissage de ces langues.
Langues anciennes, langues rares ? NON : 541 000 élèves étudient actuellement le latin et le grec au collège et au lycée, malgré des conditions souvent dissuasives. Les élèves et les parents d’élèves ont bien compris le message des professeurs de Lettres classiques ; ces derniers ont donc su montrer l’intérêt des langues et cultures de l’antiquité : enrichissement du vocabulaire français, apprentissage de la langue française et des langues qui puisent dans ces racines communes ( anglais, espagnol, italien, allemand), visite dans l’histoire ancienne et les mythes dont sont nourries notre histoire, ainsi que la littérature et l’art de la Renaissance à nos jours. Etudier les langues anciennes, c’est aussi, par exemple, comprendre pourquoi l’épisode de l’enlèvement des Sabines aux premiers temps de Rome, évoqué par Tite-Live pour dénoncer une guerre fratricide, est traité successivement par David au moment de la Révolution française et par Picasso au moment de la guerre d’Espagne ?

Qui est conservateur ?
Non, M. Descoings, il ne faut pas innover à tout prix et à n’importe quel prix renier l’histoire en refusant aux élèves de comprendre le patrimoine européen. Vous refuseriez en même temps à un grand nombre de jeunes élèves défavorisés ou issus de l’immigration un moyen d’intégration fondamental.
D’après vous, le latin et le grec seraient élitistes. Visant, comme les mathématiques ou la philosophie à une formation intellectuelle de haut niveau, alors, oui, ils sont élitistes ! Et c’est tant mieux, puisqu’ils sont offerts à tous ceux qui veulent faire l’effort de les étudier. Ne croyez pas, M. Descoings, que les professeurs de Lettres classiques sélectionnent des élèves qui « doivent » étudier le latin ou le grec. Et surtout, aucune sélection sociale ne préside à l’apprentissage de ces langues : n’étudie-t-on pas le latin et le grec en ZEP ?
Enfin le latin et le grec renvoient pour vous à « un lycée d’il y a cinquante ans » ; ces langues ne seraient pas attractives car désuètes. Ignorez-vous, M. Descoings que les professeurs de langues anciennes ont compris l’intérêt des TICE depuis au moins 15 ans, qu’ils ont œuvré à la rénovation pédagogique de leurs disciplines ? Etes-vous allé visiter sur InternetCollatinus, Latine loquere, Gratum studium et le remarquable site Musagora abrité par le Ministère de l’Education nationale ou encore le site interactif Helios qui permet aux élèves de différents pays européens de communiquer entre eux par l’intermédiaire des langues anciennes ?
Alors, M. Descoings, cessez de diffuser ces lieux communs éculés sur le latin et le grec. Qui est conservateur, vous ou nous ?

Écrit par : retraitée | 10 juin 2009

Alain Geismar a bien fini IG.
En grand uniforme il était venu nous faire l'apologie d'Allègre et de l'obéissance face aux réformes mirifiques de son ministre dysorthographique.

Écrit par : P. Lariba | 10 juin 2009

Alors on brosse toujours le mammouth ?

Écrit par : iPidiblue au salon | 10 juin 2009

Traitement d'un eurodéputé : 7.000 euros par mois.
Le parlement se réunit 72 jours par an. : il y a intérêt à être présent, car il y a des jetons de présence.
Un jeton (juteux) de présence rapporte 780 euros.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 10 juin 2009

Si j'avais su...
JPB

Écrit par : brighelli | 10 juin 2009

Peut-on penser sans préjugés? Descartes l'a tenté, il me semble. Mais il est curieux qu'après avoir mis en doute toutes ses certitudes, il en revienne finalement à construitre une métaphysique parfaitement compatible avec la religion qui dominait son temps.

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 juin 2009

Si j'avais su...
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 juin 2009


... j'aurais pas venu.

Écrit par : Pendariès | 10 juin 2009

"Alain Geismar a bien fini IG.
En grand uniforme il était venu nous faire l'apologie d'Allègre et de l'obéissance face aux réformes mirifiques de son ministre dysorthographique."

Ecrit par : P. Lariba | 10 juin 2009

Ca mérite des baffes, ça.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juin 2009

Ca mérite des baffes, ça.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 juin 2009

Et ce que fait Cohn-Bendit, ça mérite quoi ?

Écrit par : guy morel | 10 juin 2009

Veuillez m'excuser; je vais ouvrir une parenthèse, mais je souhaite un petit renseignement concernant l'épreuve orale 1 du CAPES de mathématiques.

Il y a 4 thèmes: arithmétique, géométrie, proba, analyse. Lors de l'épreuve, on tire au hasard une enveloppe qui contient deux sujets et on choisit l'un des deux.

Je voudrais savoir comment sont faits les couplages. Voilà. Plus précisément:
Y a-t-il deux thèmes différents dans l'enveloppe?

Au début, je me suis dit que j'allais tout faire (81 leçons) mais je n'ai pas le temps! J'arriverai à un peu plus de 65 leçons (que je juge bien faites mais le jury appréciera....) et j'ai pris le pari de faire toute la géométrie.
Il me manquera une ou deux leçons bien "merdiques" d'arithmétique-proba (construction de N, théorie des graphes) et environ dix d'analyse que je n'ai pas le temps de faire.
S'il y a des couplages de thèmes différents alors je dois me taper les graphes et la construction de N, ainsi trois thèmes sur quatre seront complètement faits et du coup, je suis sûr de tomber sur une leçon connue, mais s'il n'y a pas ce type de couplage... je fonce sur l'analyse... Ce ne sont que deux leçons mais... elles demandent un gros investissement dans un temps étriqué d'où ma question.

Voilà, merci d'avance. Bien sûr, ce qui compte aussi pour moi c'est de me battre à la loyale donc je ne demande aucun privilège, aucun secret pour parler clairement, sur la constitution de l'épreuve, je demande juste un renseignement, soit sur un lieu commun, soit basé sur votre propre expérience...

Deux petites remarques et je retourne dans l'arène:
- Ca pourrait faire un bon sujet de proba non?
- Dire qu'il y a des zigomars qui veulent nous faire passer un master en même temps que la préparation au CAPES... Ils sont complètement déconnectés de la réalité!

Vincent (actuellement bien stressé)

Écrit par : matheutorduquibalise | 10 juin 2009

Il y a des jours où je me dis que la seule façon efficace de penser, c'est de se construire de nouveaux préjugés, pour détruire les autres — et ceux des autres. Mon amour de la polémique doit débuter là.
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 juin 2009
Il y a un truc comme ça dans le R.B. par R.B. : toujours commencer par un paradoxe, par prendre la contre-pied de l’opinion commune. Ce conseil de Barthes m’a été très utile durant mes années d’étude. Mais enfin, au final, on sait bien que les paradoxes de Barthes sont devenus une nouvelle doxa.

Écrit par : uncertain | 10 juin 2009

"Ca mérite des baffes, ça."
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 juin 2009

"Et ce que fait Cohn-Bendit, ça mérite quoi ?"

Ecrit par : guy morel | 10 juin 2009

Et le bouquin que Pedro vient de sortir? Je ne comprends pas, vraiment, à quoi sert d'être intelligent et d'avoir un esprit fin et acéré, par moments, tiens! ;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juin 2009

- Dire qu'il y a des zigomars qui veulent nous faire passer un master en même temps que la préparation au CAPES... Ils sont complètement déconnectés de la réalité!

Ecrit par : matheutorduquibalise | 10 juin 2009

Ce qu'ils voulaient faire, c'étaient justement diminuer - pour ne pas dire supprimer - la part disciplinaire des épreuves du concours.

Un interrogatoire visant à vérifier la conformité idéologique et la soumission institutionnelle du candidat, ça se prépare plus rapidement que 81 leçons de mathématiques. J'en connais certains qui n'auraient même pas eu besoin de préparation...

Cela dit, 65 leçons sur 81, c'est déjà pas mal.

Je n'ai pas de réponse à votre question concernant les couplages. A l'oral de l'agreg, j'ai vu un candidat tomber sur un couplage vraiment horrible -pour moi, mais aussi pour lui, à ce que j'ai pu constater. Cela se produit rarement, mais ça arrive.

Votre tactique dépend du temps qu'il vous reste avant l'oral. Avez-vous reçu votre convocation?

Quant au stress, vous n'avez encore rien vu !
Courage !

Écrit par : TotoWeininger | 10 juin 2009

Et le bouquin que Pedro vient de sortir? Je ne comprends pas, vraiment, à quoi sert d'être intelligent et d'avoir un esprit fin et acéré, par moments, tiens! ;-(
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 juin 2009
Soyez explicite ; qu'est-ce que ce" bouquin que Pedro vient de sortir."
Merci pour les compliments :-)))

Écrit par : guy morel | 10 juin 2009

à matheutordu

pour moi ça remonte à dix ans : couplage congruences - relations métriques dans le triangle à l'oral 1.

bonne chance (il en faut un peu !)

Écrit par : annexy | 10 juin 2009

Bonjour

Je vous avais parlé d'un ouvrage sur le "modèle en crise des bibliothèques publiques" et il y a des passages tout bonnement incroyables, au point que je suis heureux qu'on ait pas encore voté de loi sur les missions des bibliothèques publiques.

Voici un passage d'un texte intitulé "La bibliothèque publique peut-elle mourir ?"

"Anne-Marie Bertrand distingue quatre étapes dans l'évolution des relations entre bibliothécaires et usagers [...] :

- pendant la première période; jusqu'au milieu de sannées 70, une approche "technique" s'intéresse surtout à des problèmes concrets concernant l'inscription et l'accueil des usagers

- la deuxième, jusqu'au milieu des années 80, est une période "optimiste" marquée par la volonté de réduire les obstacles à la fréquentation des bibliothèques, qui se présente maintenant comme une question sociale et politique

- une approche "critique" s'emploie, jusqu'au milieu des années 90, non plus à "mettre l'accent sur les obstacles culturels et socio-économiques qui freinent la fréquentation des bibliothèques (âge, niveau de diplôme, conditions de travail), mais [à] révoquer en doute l'idée même que les bibliothèques pourraient atténuer, voire vaincre, ces obstacles."

- Enfin, une période caractéristisée par un ton "professionnel" s'ouvre au milieu des années 90, où le souci des usagers, devenu central, rompt partiellement avec la déploration systématique de la fréquentation en berne pour faire l'objet d'une approche plus réaliste."

Voilà

Et à la fin de cette dernière phrase, il y a une note de bas de page qui mentionne l'article d'Anne-Marie Bertrand, intitulé :

"Le deuil de la mémoire".

Et si on jouait à remplacer dans ce texte fréquentation des bibliothèques " par "réussite scolaire", "bibliothécaires" par "enseignants" et "usagers" par "élèves" ou "lycéens", il me semble que le texte fonctionnerait aussi bien

Écrit par : johnmarguerite | 10 juin 2009

"Soyez explicite ; qu'est-ce que ce" bouquin que Pedro vient de sortir."
Merci pour les compliments :-)))"

Ecrit par : guy morel | 10 juin 2009

Un livre intitulé: "La corrida" qui, d'après un critique (anonyme, quel courage) du "nouvel obs", balaie les "idées reçues et fausses qui ont la vie dure", et dans lequel Pedro affirme qu'"il est impossible de faire comprendre aux anti-corridas que les spectateurs n'aiment ni la violence, ni la mort".
Pour ce qui est des "compliments", je continue à penser ça de Pedro... Et de vous aussi!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juin 2009

Rebonjour

Au risque d'être un peu long, voici un article illustrant parfaitement ce que je disais dans mon message plus haut.

http://www.acim.asso.fr/spip.php?article199

Il est signé d'une personne avec qui je pense que beaucoup de ceux qui le liront ici se trouveront des affinités.

Et du coup, je remets sur le tapis une timide proposition que j'avais faite il y a longtemps pour rapprocher bibliothècaires et enseignants autour de la défense de l'instruction publique :

Pourquoi pas des états généraux de l'éducation à l'école et en bibliothèque ?

Sérieusement, après avoir lu l'article que je vous ai mis en lien que pensez-vous de cette idée ?

Écrit par : johnmarguerite | 10 juin 2009

"Et ce que fait Cohn-Bendit, ça mérite quoi ?"

Ecrit par : guy morel | 10 juin 2009

Et le bouquin que Pedro vient de sortir?

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 juin 2009

C'est quoi le rapport, au juste?

Écrit par : TotoWeininger | 10 juin 2009

C'est quoi le rapport, au juste?
Ecrit par : TotoWeininger | 10 juin 2009

Le taureau. Cohn-Bendit, c'est l'arène des paumés.

Écrit par : guy morel | 10 juin 2009

L'arène des tartes, plutôt...

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juin 2009

Et moi qui cherchais un livre intelligent sur la corrida, pour faire pendant aux âneries de Leiris qui se prend alternativement pour la taureau (celui qui reçoit l'épée) et pour le torero (qu'on encorne…).
JPB

Écrit par : brighelli | 10 juin 2009

Et moi qui cherchais un livre intelligent sur la corrida, pour faire pendant aux âneries de Leiris qui se prend alternativement pour la taureau (celui qui reçoit l'épée) et pour le torero (qu'on encorne…).
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 juin 2009
C'est comme chercher un livre intelligent sur le vin - je te rassure, il n'y en pas à écrire : ce que j'ai lu de plus intelligent là-dessus est la réponse - ici-même - du fiston de Françoise Guichard, encore qu'il ait oublié de parler du rôle de la microflore du sol. Le reste, c'est pour vendre aux couillons.

Écrit par : guy morel | 10 juin 2009

"Leiris qui se prend alternativement pour la taureau (celui qui reçoit l'épée) et pour le torero (qu'on encorne…).
JPB"

Ecrit par : brighelli | 10 juin 2009

"Un taureau, une vache", Jean-Paul!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juin 2009

http://www.anticorrida.com/IMG/ppt/corrida_anatomie.ppt

La corrida, c'est ça.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juin 2009

"Mort dans l'après-midi", d'Hemingway.

"Ou tu porteras mon deuil", d'Harry Collins et Dominique Lapierre.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 10 juin 2009

@Toto Weininger:
j'ai reçu les convocs... je n'ai jamais autant eu de stress, mais je pense que ce stress disparaîtra une fois plongé dans le sujet... c'est la différence entre une peur et un stress certainement.
Et pourtant... J'ai déjà sauté d'un avion (en parfait état de marche, comme quoi; faut être assez con) plus d'une fois et... j'ai déjà sauté de bien d'autres façons encore.... Et plus d'une fois! Donc j'ai déjà été soumis au stress; je devrais savoir ce que c'est... Eh bien non...
C'est tellement important pour moi...
Sinon je passe à l'abatoir dans trois semaines environ, ma tactique c'est de ne pas trop me poser de questions; on verra au moment des résultats, et aussi de boucler la géométrie et... l'essentiel de l'analyse? Les probas? L'arithmétique?

@Annexy
Si je tombe sur l'un des deux sujets je prends la géométrie sans hésiter. Pourtant la leçon sur les congruences est faite... Non pas que je sois un spécialiste de géométrie, mais je suis sûr que les autres ne le sont pas, et j'ai beaucoup travaillé pour faire la différence justement. Donc des candidats qui vont bien faire une leçon d'analyse ou d'arithmétique il y en aura à la pelle, en revanche ceux qui présenteront une bonne leçon de géométrie... Surtout en ce moment...

Aller, merci pour vos encouragements, je me remets au travail après cette courte pause!
Mince alors! Il faut mériter les insultes de Monchéri et de Moncoeur , Mapoupoune, Monlapin... Il faut le mériter son salaire de 6000 euros par mois (d'après Copé)
Il faut le mériter son coup de couteau!

Écrit par : Matheutordu | 10 juin 2009

Hadopi censurée par les Sages
lefigaro.fr
10/06/2009 | Mise à jour : 16:58 | Commentaires 2 | Ajouter à ma sélection
Le Conseil constitutionnel a censuré l'essentiel de la loi Hadopi. Les Sages ont retiré à la commission de protection des droits de l'Hadopi tout pouvoir de sanction. Elle ne pourra donc plus avoir qu'un caractère d'avertissement. De plus, le Conseil a estimé qu'Internet était un droit fondamental, qui ne pouvait être restreint que par un juge de l'autorité judiciaire, et non pas de l'ordre administratif comme ceux d'Hadopi. Enfin, ils ont jugé qu'Hadopi instaurait une présomption de culpabilité incompatible avec le droit français.

Extrait de la décision du Conseil constitutionnel : "les articles 5 et 11 de la loi déférée confiaient à la commission de protection des droits de l’HADOPI des pouvoirs de sanction l’habilitant à restreindre ou à empêcher l’accès à Internet à des titulaires d’abonnement. Ces pouvoirs pouvaient donc conduire à restreindre l’exercice, par toute personne, de son droit de s’exprimer et de communiquer librement. Dans ces conditions, le législateur ne pouvait, quelles que soient les garanties encadrant le prononcé des sanctions, confier de tels pouvoirs à une autorité administrative dans le but de protéger les titulaires du droit d’auteur. Ces pouvoirs ne peuvent incomber qu’au juge".

Écrit par : retraitée | 10 juin 2009

Hadopi censurée par les Sages
lefigaro.fr
10/06/2009 | Mise à jour : 16:58 | Commentaires 2 | Ajouter à ma sélection
Le Conseil constitutionnel a censuré l'essentiel de la loi Hadopi. Les Sages ont retiré à la commission de protection des droits de l'Hadopi tout pouvoir de sanction. Elle ne pourra donc plus avoir qu'un caractère d'avertissement. De plus, le Conseil a estimé qu'Internet était un droit fondamental, qui ne pouvait être restreint que par un juge de l'autorité judiciaire, et non pas de l'ordre administratif comme ceux d'Hadopi. Enfin, ils ont jugé qu'Hadopi instaurait une présomption de culpabilité incompatible avec le droit français.

Extrait de la décision du Conseil constitutionnel : "les articles 5 et 11 de la loi déférée confiaient à la commission de protection des droits de l’HADOPI des pouvoirs de sanction l’habilitant à restreindre ou à empêcher l’accès à Internet à des titulaires d’abonnement. Ces pouvoirs pouvaient donc conduire à restreindre l’exercice, par toute personne, de son droit de s’exprimer et de communiquer librement. Dans ces conditions, le législateur ne pouvait, quelles que soient les garanties encadrant le prononcé des sanctions, confier de tels pouvoirs à une autorité administrative dans le but de protéger les titulaires du droit d’auteur. Ces pouvoirs ne peuvent incomber qu’au juge".

Écrit par : retraitée | 10 juin 2009

Matheutordu a écrit : "Si je tombe sur l'un des deux sujets je prends la géométrie sans hésiter"

Au moins, la géométrie, ça ne sent rien.

Il y a déjà bien longtemps, oral de chimie à l'agreg de physique. 5h du mat, j'ai des frissons en tirant mon sujet.

Le soufre.

Ça pue sous toutes ses formes. Estomac métastable pendant les 4 heures de préparation.

Pas encore très vaillant quand le jury arriva.

Je m'en souviens encore.

A croire que mon salaire depuis est une longue suite de dommages et intérêts...

Écrit par : dugong | 10 juin 2009

Hadopi censurée par les Sages
lefigaro.fr

Ecrit par : retraitée | 10 juin 2009

Là, pour le coup, champagne !!

Écrit par : yann | 10 juin 2009

Cohn-Bendit : l'arène des paumés, l'arène des tartes....... l'arène des manipulés, l'arène des ignares, l'arène des Pommes, l'arène des branquignoles ................

Un peu de remise à niveau.
A déguster !

http://www.pensee-unique.fr/index.html

Comme le bon vin ................

Écrit par : carole | 10 juin 2009

Pour Guy Morel,

Le "traité du bon usage du vin" de Rabelais. Enfin un opuscule intelligent sur le vin, non? Il vient de sortir, dépechez-vous!

Bien à vous M.Brighelli.

Écrit par : jpg | 10 juin 2009

@Dugong:
Au moins, la géométrie, ça ne sent rien.

Ah oui? Vraiment? Vous en êtes bien sûr?

Écrit par : Matheutordu | 10 juin 2009

La frousse chez pas mal de candidats!! Et de candidates!

Écrit par : Matheutordu | 10 juin 2009

Pour Guy Morel,

Le "traité du bon usage du vin" de Rabelais. Enfin un opuscule intelligent sur le vin, non? Il vient de sortir, dépechez-vous!

Bien à vous M.Brighelli.
Ecrit par : jpg | 10 juin 2009

Pas encore vu.

Écrit par : guy morel | 10 juin 2009

Larry Collins( et lapierre) non?

Écrit par : Xyz | 10 juin 2009

Un livre intitulé: "La corrida" qui, d'après un critique (anonyme, quel courage) du "nouvel obs", balaie les "idées reçues et fausses qui ont la vie dure", et dans lequel Pedro affirme qu'"il est impossible de faire comprendre aux anti-corridas que les spectateurs n'aiment ni la violence, ni la mort".
Pour ce qui est des "compliments", je continue à penser ça de Pedro... Et de vous aussi!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 juin 2009

Confidence : je me fous totalement de la corrida et des discussions pour et contre à ce sujet. S'il y a des gens à qui ça fait plaisir de voir estourbir un taureau, ben qu'il aillent - ce n'est pas pire que les abattoirs industriels. Mais qu'ils n'essaient pas de nous la jouer "art de la tauromachie", culture du sud etc. Encore un effort, et l'on nous inventera une "culture" du fouteballe. D'ailleurs; c'est déjà fait.

Écrit par : guy morel | 10 juin 2009

"Au moins, la géométrie, ça ne sent rien.

Ah oui? Vraiment? Vous en êtes bien sûr?"

Ca pourrait sentir le soufre si on se remettait à l'enseigner vraiment.

Une sorte de géométrie "sensorielle" qui aurait aussi du goût.

Matheux, faites nous saliver !

Écrit par : dugong | 10 juin 2009

Ma femme vient de m'expliquer que la vierge Marie était probablement un cas de déni de grossesse.

Une révélation !

Écrit par : dugong | 10 juin 2009

Ma femme vient de m'expliquer que la vierge Marie était probablement un cas de déni de grossesse.

Une révélation !

Ecrit par : dugong | 10 juin 2009


Si seulement elle avait collé l'enfant Jésus au frigo, ça nous aurait évité pas mal de problèmes...

Écrit par : TotoWeininger | 10 juin 2009

Pas assez de place : il y en avait déjà deux...

Écrit par : dugong | 10 juin 2009

Et la ressurection de Jésus un déni de décès par la communauté catholique!
Je vois que vous écoutez "Inter", Dugong!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 juin 2009

Tout s'enchaîne très bien.

Et ce con de Joseph qui continuait à raboter et à limer sans se poser de question.

Écrit par : dugong | 10 juin 2009

J'en connais qui viennent d'en prendre au bas mot pour cent piges de purgatoire supplémentaire et sans indulgences.

D'ici à ce que Ratzinger nous portent la scoumoune * !


* qui, étymologiquement vient de excommunicare...

Écrit par : dugong | 10 juin 2009

nous porte ! Voilà que lui aussi je le vois multiple !

Écrit par : dugong | 10 juin 2009

Le Monde du jour vient de nous sortir un de ces publireportages dont il a le secret. Aujourd'hui, on est prié de s'extasier sur les bienfaits attendus de la dernière production de l'onisep : le "webclasseur"

Tout est parti de "cartes d'idées" de métier informatisées pour arriver à une usine à gaz avec "Espace Numérique de Travail", "synthèse de parcours" et "auto-évaluation" et tout le fourbi conceptuel habituel.

Ça se passe à Melle, chez la pintade !

Un prof s'extasie : "On aurait déjà des traces des envies des élèves dès leur arrivée au lycée. On pourrait mieux les aider."

Après Désirs d'avenir, voilà Traces d'Envies.

Tous orientés * à partir de la lecture des cartes de France ?

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/06/10/le-webclasseur-revolutionne-l-orientation_1205275_3224.html#ens_id=1205278

* y compris sexuellement ?

Écrit par : dugong | 10 juin 2009

* y compris sexuellement ?

Ecrit par : dugong | 10 juin 2009

Ben non, ça, c'est le boulot de Dany.

Écrit par : TotoWeininger | 10 juin 2009

du "webclasseur" à la webclasse?

De toute façon on n'a pas encore pris la mesure de l'introduction de l'informatique dans les relations pédagogiques; jadis il fallait contrôler les élèves selon des règles disciplinaires (bien se tenir, savoir écrire, etc.). Aujourd'hui derrière l'apparante permissivité, on peut contrôler à distance aussi bien celui qui enseigne que celui qui est enseigné. Les parents pourront savoir par un clic combien de devoirs ont été faits, suivre "en direct" la manière dont le professeur fait ses cours en lisant le cahier de classe, etc. la hiérachie pourra savoir ce que fait tel collègue, etc. et in fine le professeur pourra, de chez lui, aider un élève.

C'est un autre type de relations qui vont se mettre en place -la relation pédagogique va fuir de toute part, décentrée vers les parents, les autorités extérieures, etc. Comme personne ici ne réclame le retour aux années 1950, il faudra bien réfléchir à la manière dont on pourra retrouver notre liberté pédagogique dans cet ensemble de contraintes, car il n'y a pas de pouvoir sans contre-pouvoir.

Écrit par : Sénéchal | 10 juin 2009

"C'est un autre type de relations qui vont se mettre en place"

Ecrit par : Sénéchal | 10 juin 2009

qui va se mettre en place.

Écrit par : Orthoprof | 10 juin 2009

La CNARELA sort le fusil à tirer dans les Descoings, à propos de sa déclaration sur les langues anciennes :
http://www.marianne2.fr/Grec,-Latin-informez-vous,-Monsieur-Descoings-!_a180626.html?preaction=nl&id=2934128&idnl=25702

Écrit par : Françoise Guichard | 10 juin 2009

La CNARELA sort le fusil à tirer dans les Descoings, à propos de sa déclaration sur les langues anciennes :

Ecrit par : Françoise Guichard | 10 juin 2009

C'est surtout le fusil qui tire des balles dans le pied :

"Ignorez-vous, M. Descoings que les professeurs de langues anciennes ont compris l’intérêt des TICE depuis au moins 15 ans, qu’ils ont œuvré à la rénovation pédagogique de leurs disciplines ?"

Écrit par : TotoWeininger | 10 juin 2009

C'est surtout le fusil qui tire des balles dans le pied :

"Ignorez-vous, M. Descoings que les professeurs de langues anciennes ont compris l’intérêt des TICE depuis au moins 15 ans, qu’ils ont œuvré à la rénovation pédagogique de leurs disciplines ?"

Ecrit par : TotoWeininger | 10 juin 2009

On est d'accord ou pas avec la "ligne" de la CNARELA -- tenter de rénover la discipline pour éviter qu'elle disparaisse.
Manifestement, cet effort de rénovation, (qu'on peut effectivement contester) n'a pas suffi à M. Descoings, qui colporte sur les langues anciennes ce qu'il faut bien appeler des âneries (pardon, Bongo). Cela dit, la question de fond reste posée pour les L.A. aussi : on ne peut plus les enseigner "comme autrefois" (pour aller vite) ne serait-ce qu'à cause de l'ignorance crasse des potaches en grammaire française, qui complique singulièrement l'apprentissage de la langue : allez expliquer l'accusatif à quelqu'un qui ne fait pas la différence entre un attribut et un C.O.D. !
Bref, là encore, il faut inventer des procédures et des approches . On ne peut pas en revenir à Morrisset et Thévenot, pas plus qu'au Lag' Mich' !

Écrit par : Françoise Guichard | 10 juin 2009

Des nouvelles fraiches de l'inénarrable Jacques Julliard :

"Pourquoi j'ai voté Cohn-Bendit"
NOUVELOBS.COM | 10.06.2009 | 14:44

"J’ai [...] eu un plaisir certain à glisser dans l’urne un bulletin pour Dany Cohn-Bendit, que je connais et que j’estime depuis 1968"

"Essayez de parler simple et vrai, comme Dany [...]"


http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/politique/europeennes_2009/20090610.OBS0062/pourquoi_jai_vote_cohnbendit.html

Écrit par : TotoWeininger | 10 juin 2009

" Il nous faut retrouver le respect et cela ne peut se faire qu'en l'imposant ,et non en continuant à jouer les carpettes"
Sisyphe,09 juin 2009(ici dans ce blog)

Tout est dit ,rien à ajouter.

Quand à Cohn -Bendit il est un des prosélytes les plus actifs du pédagogisme .Son modéle d'école est celle de son frère à Saint Nazaire :l' école autogérée par les éléves eux-mémes,choisissant leurs cours et matiéres Tiens ! ça me rappelle quelque chose , n'était-ce pas ce qui inspirait le projet initial Darcos ;ce dernier ne déclarait-il pas dans certains journaux que les jeunes d'aujourd'hui ne supportaient plus qu'on leur impose une autorité qu'ils ne connaissaient plus a l'extérieur .Mai 68 a consacré l'union sacrée des libéraux et libertaires . Hélas les dernières elections leur donnent ,en apparence du moins, raison .Etrange peuple qui préfére s'intoxiquer devant le tennis ou autre animateur à la télé plutot que prendre ses pieds pour s'emparer d'un bulletin de vote et le jeter à la figure de nos gouvernants .Il consomme et désire donc il est heureux .Enfin Geismar ,on a déjà dit ici comment il a fini ou plutot avec qui .Ces gens ont bien fait la révolution ,non pas lors du joyeux monome de la jeunesse bourgeoise un certain mois de mai du coté de la rue Gay-lussac mais en démolissant pendant quarante ans l'éducation nationale .

Écrit par : Defer | 10 juin 2009

Si après des déclarations pareilles, Julliard ne se fait pas virer du PS — ou au moins de la direction des affaires d'éducation…
JPB

Écrit par : brighelli | 10 juin 2009

"Trop à gauche, pas assez à gauche. Et si je vous disais que l’on s’en fiche un peu ? Si par aventure vous reveniez au pouvoir, chacun sait bien que vous feriez tous la même politique. On a vu ça hier, de Mélenchon à Bérégovoy…"
Jacques Julliard

C'est vrai qu'il est marrant ce type, et qu'il parle clair :
"Démerdez-vous pour revenir. Chacun sait bien que cela ne changera rien."
Bon, on comprend pourquoi l'UMP fait 27%, c'est-à-dire, avec 40 % de votants, à peine plus de 10 % du corps électoral.

Écrit par : guy morel | 10 juin 2009

Si après des déclarations pareilles, Julliard ne se fait pas virer du PS — ou au moins de la direction des affaires d'éducation…
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 juin 2009

Tu ne confonds pas Bruno et Jacques ?

Écrit par : guy morel | 10 juin 2009

Cela dit, la question de fond reste posée pour les L.A. aussi : on ne peut plus les enseigner "comme autrefois" (pour aller vite) ne serait-ce qu'à cause de l'ignorance crasse des potaches en grammaire française, qui complique singulièrement l'apprentissage de la langue : allez expliquer l'accusatif à quelqu'un qui ne fait pas la différence entre un attribut et un C.O.D. !
Bref, là encore, il faut inventer des procédures et des approches . On ne peut pas en revenir à Morrisset et Thévenot, pas plus qu'au Lag' Mich' !
Ecrit par : Françoise Guichard | 10 juin 2009

Elles sont vite inventées les procédures et les approches : il faut enseigner à qui ne le sait pas la différence entre un attribut du sujet et un COD. Seulement le faire en collège, cela n'est pas de la tarte, et en lycée c'est carrément un "défi" pour causer ENA.
Il y a un âge pour commencer apprendre ce genre de choses et quand on l'a passé...

Écrit par : guy morel | 10 juin 2009

J'enfile ma combinaison de latex et on joue à la vachette n'est-ce pas Jean-Paul ?


Bon ceci dit les dessins de Montherlant étaient pas mal ...

Écrit par : iPidiblue picador et matador sont dans un bateau | 10 juin 2009

Cuir ou latex il faut choisir ... mais attention aux trous dans la combinaison !

Écrit par : iPidiblue croute de vachette | 10 juin 2009

@ matheu

Pour ma part, il y a 3 ans j'ai eu combinatoire et equa diff. La leçon de combinatoire étant ma préférée ( et oui il faut un peu de chance ) je n'ai pris des notes que par pur formalisme. 24 min 45 sec sans montre ( je l'avais oubliée ).

p(2 sujet non révisés ) = (16/81)² = 3,9% (avec indépendance)

ps : attention en géométrie sur les angles, il y a de quoi se faire déstabiliser en 2-3 questions ( notamment sur la définition du sens direct/indirect )

Écrit par : paul B | 11 juin 2009

http://www.martinez2009.fr/index.php?m=02&y=09&entry=entry090203-105822

Problème de timing, Jean-Claude! (regardez la photo au bas du bon de commande d'affiche; oui, on a besoin d'un pilote!)

Écrit par : Pendariès | 11 juin 2009

"Il y a des fois où il vaut mieux un pilote compétent."

J'en ris encore; ha ces garçons qui venaient du Brésil.

Écrit par : Pendariès | 11 juin 2009

Guy, tu as raison !
Je te dois une tournée…
JPB

Écrit par : brighelli | 11 juin 2009

Le jus pédagol du jour promotionne le "webclasseur", dernier machin de la quincaillerie électronique sur l'orientation.

C'est étrange cette réactivité de l'onisep qui, quelques jours après les propositions de Descoings, nous sort son bel objet si bien fini.

Lorsqu'on clique sur le lien * fourni par le jus, on obtient un sobre :

"Vous n'avez pas le droit d'accéder à l'objet demandé. Soit celui-ci est protégé, soit il ne peut être lu par le serveur."

Tout le Moloch est là : donnez lui un tube de Pitot et il vous l'intègre dans un ensemble plus vaste qui presse la purée, mouline de l'air, visualise l'évolution mensuelle de la température à Djakarta mais ne donne plus la vitesse.

Un concept dépassé...

* http://www.onisep.fr/equipeseducatives/webclasseurhttp:/www.onisep.fr/equipeseducatives/webclasseur

Écrit par : dugong | 11 juin 2009

Le jus pédagol veut tellement bien faire qu'il donne deux fois l'adresse dans la même.

Une fois que vous avez corrigé à la main, vous êtes redirigé vers :

http://www.onisep.fr/equipeseducatives/portal/media-type/html/group/pro/page/interieur.espace.listeDocs/js_peid/InitInterieurEspaceListeDocs/js_peid/ListeDocs/js_peid/Rechercher?reference.code=14507848542d54513511cbc80e64a7fec&reference.langue=fr&reference.version=0&typeDoc=article

Tout un programme !

Écrit par : dugong | 11 juin 2009

Elles sont vite inventées les procédures et les approches : il faut enseigner à qui ne le sait pas la différence entre un attribut du sujet et un COD. Seulement le faire en collège, cela n'est pas de la tarte, et en lycée c'est carrément un "défi" pour causer ENA.
Il y a un âge pour commencer apprendre ce genre de choses et quand on l'a passé...

Ecrit par : guy morel | 10 juin 2009

Absolument d'accord.
Le pb, c'est de gérer l'existant, comme disent les khuistres !
En clair : en attendant que les programmes SLECC soient appliqués partout, que fait-on ? C'est là qu'il faut inventer, et qu'on ne peut pas, chers collègues de lettres classiques, faire comme si les étudiants possédaient encore ces pré-requis (càd les bases de la grammaire de phrase) . Je ne dis pas que les TICE représentent la solution et encore moins la panacée -- elles ne sont qu'un outil -- mais qu'il faut, effectivement, se poser la question du comment enseigner les LA si on veut encore qu'elles existent dans les établissements. Et dans ce sens, l'irrésistible ascension du Descoings donne à craindre le pire : cet homme, qui a mal lu Bourdieu, semble vivre dans l'obsession d'un vaste complot ourdi par les "puissants" (mot qui apparaît à plusieurs reprises dans son rapport) et les "élites" (dont il ne fait bien sûr pas partie) qui, machiavéliquement, utilisent les disciplines académiques pour préserver, oeuf corse, les privilèges de leur caste. Comme si les "puissants" d'aujourd'hui avaient encore quelque chose à faire des LA...
http://20minutes.bondyblog.fr/news/200905250001/richard-descoings-non-je-ne-serai-pas-ministre-de-l-education-nationale ):
Extrait choisi : "Or, plus vous différenciez les options, plus vous créez l'inégalité. Il y a un développement des options, porté par les classes dirigeantes, porté à juste titre par les milieux intellectuels. Jacqueline de Romilly, de l'Académie Française, appelle tous les deux ou trois ans au retour du grec, qui est une merveilleuse façon, effectivement, d'ouvrir l'esprit vers la culture. Mais, quitte à me fâcher avec les élites, je le dis tout de suite : on ne reviendra pas au grec ancien pour les lycéens. Veut-on plus d'égalité pour tous ou plus de choix pour certains ? Plus de réussite pour tous ou plus de réussite pour une petite proportion des jeunes Français ?"

L'ignorance pour tous, quelle belle ambition pour l'école... Notez au passage la hardiesse du Descoings, ce bad boy, ce rebelle, qui ose s'attaquer au "puissant" lobby du grec qui contrôle la France en sous-main. Quel courage, que dis-je, quel héroïsme, pour oser s'élever contre la puissance occulte de Mme de Romilly, la Cruella des études classiques ! Les classes dirigeantes ne se relèveront pas des coups portés au grec et au latin ! Le MEDEF n'en dort déjà plus, c'est la lutte finaaale, le grand soir approche, la vision rouge de la Révolution, la prise du palais d'hiver, etc.
Ainsi, page 84 du rapport :
"Ah oui, et puis une observation : dans les lycées qui vont bien se trouvent la très grande majorité des enfants des élites sociales, économiques, médiatiques, administratives et politiques. Ces jeunes adultes là se portent plutôt bien dans le lycée tel qu'il existe et qui n'est pas si éloigné de celui qu'ont connu... leurs parents. Ces lycées là forment des bacheliers qui iront en CPGE, ou en Droit ou en Médecine et vers le professorat. Pourquoi changer ?"
Du Meirieu ou du Frackowiak, non, un rapport officiel de la République Française, commandé par l'Elysée ! Au passage, chers collègues, vous serez peut-être étonnés d'apprendre que vous faites partie des infames "élites sociales et économiques", ce qui ne vous avait peut-être pas frappés devant votre bulletin de salaire. Quant à dire que les facs de droit forment une super-élite... Descoings n'a pas dû y mettre les pieds depuis longtemps.
Ce monsieur fustige la domination des élites et leur reproduction par les Humanités alors qu'il est la preuve vivante que le problème est exactement inverse : nous n'avons plus d'élites intellectuelles... et de fait, le directeur de Sciences-po, ou le président de la République, s'exprime comme un collégien de 3eme. Tous aux abris !

Écrit par : Françoise Guichard | 11 juin 2009

Chic...
http://actu.orange.fr/articles/a-la-une/Sarkozy-suggere-que-le-lycee-reste-ouvert-en-dehors-des-heures-de-cours.html

Ecrit par : AQP | 11 juin 2009

No comment... ou plutôt si : Ce sont les fameux lycées "Marie-Danielle Pierrelée", la dangereuse qui, Allègre regnante, avait eu cette brillante idée d'ouvrir les établissements ("sensibles", évidemment, pas Louis le Grand ou Henri IV) pendant les vacances scolaires. Une copine de Meirieu et Frackowiack, on imagine.
Oh oui, hélas, il y aura des proviseurs pour entrer dans la combine, ceux d'"éducation et devenir" par exemple -- du reste, je ne serais pas étonnée d'apprendre que cette initiative de "génie" soit venue de leurs rangs. En adultes garants, quelques collègues du SGEN-CFDT ou de l'UNSA, re-hélas, appâtés à coups d'HSE pour mieux consommer à la CAMIF (ah ben non, y'a même plus de CAMIF ! Vous souvient-il des petites culottes en véritable skaï imitation cuir de son catalogue, dans la section lingerie dames, source inépuisable de rigolade ? )
Revenons à notre sujet : un peu de sérieux, que diable !!! Ce n'est pas la tristesse que cela doit nous inspirer, mais une juste et saine COLÈRE !

Écrit par : Françoise Guichard | 11 juin 2009

Je viens d'entendre que les Anglais , "dont la langue est celle du peuple , contrairement aux Français" (sic) viennent d'adopter un n ième mot (je n'ai pas retenu ce nombre faramineux) :web:0

Écrit par : Anne-Marie Valette | 11 juin 2009

Descoings pourrait reprendre à son compte cette phrase : "Quand j'entends le mot culture, je sors mon révolver".
Les élèves ne foutent déjà pas grand-chose, et ce serait l'halali.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 11 juin 2009

Descoings pourrait reprendre à son compte cette phrase : "Quand j'entends le mot culture, je sors mon révolver".
Les élèves ne foutent déjà pas grand-chose, et ce serait l'halali.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 juin 2009

revolver, hallali.

Écrit par : Orthoprof | 11 juin 2009

"Quand j'entends le mot culture, je sors mon révolver".

Le nouveau mot d'ordre est moins guerrier mais beaucoup plus efficace :

Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolving

Écrit par : dugong | 11 juin 2009

Merci, orthoprof, j'ai écrit sous le coup de l'émotion.
N'est-ce pas Goebbels qui a prononcé cette phrase?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 11 juin 2009

Françoise, vous pouvez écrire un commentaire, : ne vous en privez pas.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 11 juin 2009

@ sanjuro
Merci d'éclairer ma lanterne
et à JPB aussi : merci pour un bel éclat de rire matinal.

@GM
Depuis 41 ans c'est la nuit du 10 AU 11 mai 68 (non du 11 au 12) qui reste gravée dans ma mémoire comme la première d'une longue série de nuits blanches, dont la "prise" de l'Odéon fut un autre épisode marquant. Ce soir-là, je sortais vers minuit d'un cinéma d'art et d"essai (dont j"ai oublié le nom en revanche, tout en haut du Boulmich) et j'ai plongé dans la castagne. Il me reste de cette semaine d'enfer un pavé presse papier; comme rappel que si on n'est pas une tête brûlée à 20 ans c'est qu'on manque de... tripes, et quand on l'est encore à 40 etc...) En vous lisant je me suis donc demandé qui de vous ou de moi avait "la mémoire qui flanche"et Glouglou m"a vite rassurée : le premier lien affiché ne manque pas d'intérêt:
http://www.lemonde.fr/le-monde-2/portfolio/2008/05/05/la-nuit-du-10-au-11-mai-dans-la-capitale_1037152_1004868.html

@ FG et tous ceux qui s"emploient à sauver les L.A. de l'extinction je me permets de dire: Tenez-bon! si j'en juge par la règle qui veut que la France suive l'Amérique en matière d"éducation. C' est vrai que cela peut prendre plusieurs décennies. L'espoir est permis néanmoins puisque l'enseignement du latin reprend du poil de la bête, même s'il leur a fallu 50 ans pour se souvenir que le latin permet une meilleure maîtrise du vocabulaire anglais où les mots d'origine latine sont ceux de la langue sophistiquée et les saxons ceux du parler courant. Le latin donne donc aux élèves une grosse longueur d'avance aux S.A.T.(Examen QCM de fin de secondaire dont le score est déterminant pour l'admission aux universités)
Autre point positif : le coup de pouce que cela donne aux étudiants en droit car la Common law est beaucoup plus émaillée de mots et locutions latines que le droit français.

Pour Descoings, c'est comme avec Bentolilla ou Pierrrelée (qui affirme qu'un fils de paysans ardéchois n'a pas à connaître les démêlés entre Danton et Robespierre) dont il est question plus haut. Leurs idées sont tragiquement mauvaises mais leur entrisme est d'une efficacité redoutable à se demander s'ils appartinennent à la même confrérie, laquelle se fout des majorités électorales car comme Bongo elle a " a finger in each pie ".
Speaking of whom, le C dans l'air sur lui d"avant-hier a confirmé ce que j"en avais appris dans ma vie antérieure de juriste dans une grande entreprise, jadis publique, mais dont les moeurs tardent encore à s'aseptiser.

Hier j'ai noté que Calvi, parlant de DSK, a placé le siège du FMI à New-York.... ll me semble qu'il l'a même dit deux fois . Il n'y a pas que le latin et le grec qui soient sinistrés.

On tape pourtant suffisamment fort dans nos écoles sur le FMI et la Bque mondiale et pour donner des coups de pied au cul il vaut mieux quand même savoir où il se trouve... le siège.

Écrit par : Cadichon | 11 juin 2009

"comme rappel que si on n'est pas une tête brûlée à 20 ans c'est qu'on manque de... tripes, et quand on l'est encore à 40 etc...)"

Ecrit par : Cadichon | 11 juin 2009

Je suis encore d'accord avec Cadichon... Deux fois en deux jours, c'est grave??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juin 2009

[...] ce n'est pas pire que les abattoirs industriels.

Ecrit par : guy morel | 10 juin 2009

Ben, si, justement.

Écrit par : yann | 11 juin 2009

"Il y a des fois où il vaut mieux un pilote compétent."

J'en ris encore; ha ces garçons qui venaient du Brésil.
Ecrit par : Pendariès | 11 juin 2009

Serait pas un brin pédophile lui aussi, le Martinez, à tenir ainsi la mimine du bébé?

Écrit par : retraitée | 11 juin 2009

Si seulement elle avait collé l'enfant Jésus au frigo, ça nous aurait évité pas mal de problèmes...

Ecrit par : TotoWeininger | 10 juin 2009

Et si Moreloïse n'avait pas vu le Buisson ardent...

Écrit par : yann | 11 juin 2009

Et si Moreloïse n'avait pas vu le Buisson ardent...
Ecrit par : yann | 11 juin 2009
Vous ne croyez pas si bien dire : ces 5 000 pages, c'est comme les tables de la Loi.

Écrit par : guy morel | 11 juin 2009

@CADICHON,
Vous écrivez :
Depuis 41 ans c'est la nuit du 10 AU 11 mai 68 (non du 11 au 12) qui reste gravée dans ma mémoire comme la première d'une longue série de nuits blanches, dont la "prise" de l'Odéon fut un autre épisode marquant. Ce soir-là, je sortais vers minuit d'un cinéma d'art et d"essai (dont j"ai oublié le nom en revanche, tout en haut du Boulmich) et j'ai plongé dans la castagne. Il me reste de cette semaine d'enfer un pavé presse papier; comme rappel que si on n'est pas une tête brûlée à 20 ans c'est qu'on manque de... tripes, et quand on l'est encore à 40 etc...) En vous lisant je me suis donc demandé qui de vous ou de moi avait "la mémoire qui flanche"et Glouglou m"a vite rassurée : le premier lien affiché ne manque pas d'intérêt:
http://www.lemonde.fr/le-monde-2/portfolio/2008/05/05/la-nuit-du-10-au-11-mai-dans-la-capitale_1037152_1004868.html

Dont acte en ce qui concerne la date.
Pour le reste, les têtes brûlées et les cailloux de rue, je n'avais pas attendu 68. J'étais en troisième quand j'ai participé à ma première manif au quartier latin. Contre l'OAS. Nous devions être quelques centaines ; les flics usaient de la pélerine à bords plombés et du bâton blanc. L'équipement s'est rapidement amélioré.
Le 10 mai - puisque c'est le 10 et pas le 11- la manif est partie en début d'après-midi et cela a commencé à chauffer en soirée comme je l'ai raconté. Et je me suis tiré parce que je veux bien castagner mais avec des gens de mon bord, pas avec et pour des pleupleus comme Cohn-Bendit - qui d'ailleurs, ce soir-là, s'était évaporé. À Nanterre, dans les bagarres contre Occident qui ont eu lieu fin 67 début 68 j'ai balancé un paveton sur la tronche d'un de ces faschos. J'aurais mieux fait de le balancer sur celle du rouquin.

Écrit par : guy morel | 11 juin 2009

@Paul B:

p(2 sujet non révisés ) = (16/81)² = 3,9% (avec indépendance)

Heu... non: ce sont des tirages simultanés... je dirais plutôt: cardE=(81,2)=81*40, équiproba dc p(A)=(nbe cas favorables)/(nbe de cas possibles) si A="tirage de deux sujets non faits" card(A)=(16,2)=8*15 donc p(A)=card(A)/card(E)=0,037. Me voilà rassuré! Mais tout cela ne veut rien dire puisqu'on ne sait pas comment sont faits les couplages. Il faudrait prendre en compte la probabilité que l'on ait proba-arithmétique ou analyse-geo ou... sachant qu'il y a tant et tant de sujets de géo-proba... etc... Voyez-vous? Au moins à l'Agreg, c'est plus simple: tous les sujets sont difficiles, et certains beaucoup plus que d'autres!

"ps : attention en géométrie sur les angles, il y a de quoi se faire déstabiliser en 2-3 questions ( notamment sur la définition du sens direct/indirect )"
Aaaaah.... les angles ... c'est la leçon casse-gueule par excellence... Cela dit l'orientation du repère n'est ni plus ni moins que le choix d'une classe dans l'ensemble quotient E/R qui n'en possède que deux et où R est la relation d'équivalence: det(B1)Rdet(B2) si et slt si det(B1)>0.

Merci pour votre réponse Paul, bonne journée à tous.

Écrit par : Matheutordu | 11 juin 2009

det(B1)Rdet(B2) si et slt si det(B1)>0. heu non je voulais dire:
B1 R B2 si et slt si detB1(B2)>0... Voilà.

Écrit par : Matheutordu | 11 juin 2009

[...] ce n'est pas pire que les abattoirs industriels.

Ecrit par : guy morel | 10 juin 2009

Ben, si, justement.

Ecrit par : yann | 11 juin 2009

Je ne suis pas certain que les travailleurs des abattoirs industriels crient "olé" au moment de l'abattage, ni qu'ils pallient leur défaut d'érection en voyant le sang qui coule.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juin 2009

e ne suis pas certain que les travailleurs des abattoirs industriels crient "olé" au moment de l'abattage, ni qu'ils pallient leur défaut d'érection en voyant le sang qui coule.
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 juin 2009

Évidemment, si vous y mettez du sentiment !
Vous savez, dans ma jeunesse, j'ai été chasseur. J'aimais le civet de lièvre, alors un lièvre de temps en temps y passait, ou un faisan pour faire en cocotte au rosé du Layon. Et je ne déteste pas non plus le filet de cerf chassé à courre et longuement mariné...
Le problème avec la corrida comme avec la chasse, c'est quand s'enfle le discours esthétisant ou culturel (pseudo-culturel). C'est vrai que les ouvriers des abattoirs industriels produisent peu de discours ; ça leur évite de sombrer dans le gâtisme esthétisant. Encore que là-dessus, il y aurait des choses à dire : un de mes grands-pères, un temps tueur aux abattoirs municipaux, ne se vantait-il pas, délaissant parfois le mandrin, d'assommer les boeufs d'un coup de poing.
Bon, je vous le concède, c'est très con une corrida.

Écrit par : guy morel | 11 juin 2009

@Christophe Sibille
Tiens, la corrida, cela m'a fait penser à cela :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_de_la_station_de_métro_Charonne

M'étonnerait que Cadichon, ce jour-là, sortant d'un cinéma d'Art et d'essai, ait plongé dans la castagne, histoire de montrer qu'à vingt ans " si on n'est pas une tête brûlée, c'est qu'on n'a pas de couilles."

Écrit par : guy morel | 11 juin 2009

Je ne suis pas certain que les travailleurs des abattoirs industriels crient "olé" au moment de l'abattage, ni qu'ils pallient leur défaut d'érection en voyant le sang qui coule.

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 juin 2009
Alors là !!!!
C'est l'un ou l'autre: soit ça les fait jouir de se sentir tout-puissants, soit ils y mettent autant de cœur que le poinçonneur des lilas face à un ticket de métro, jusqu'à probablement des concours de rendement horaire pour se distraire de la routine et de la monotonie.
Si j'avais à choisir, je préfèrerais mourir dans l'arène, même si je n'ai aucun goût pour la corrida.

J'ai hier soir conversé cinq minutes avec un professeur d'école véto: ce qui l'ennuie, ce n'est pas que "le niveau baisse" (j'ai cru comprendre qu'à ce stade où il enseigne qui correspond à M1 et M2, ce serait plutôt l'inverse), c'est que les élèves ont une fâcheuse tendance à faire leurs heures de bureau et sont capables de quitter un travail en cours et instructif parce que c'est midi. Il semblerait qu'ils ont une horloge pointeuse intégrée, ce qui n'était pas le cas auparavant.

Écrit par : dobolino | 11 juin 2009

En résumé, à choisir entre le Zyklon B et le plateau des Glières, je préfère encore le deuxième choix. Vous me direz que ce n'est pas comparable et vous aurez en partie raison, mais seulement en partie.

Écrit par : dobolino | 11 juin 2009

'ai hier soir conversé cinq minutes avec un professeur d'école véto: ce qui l'ennuie, ce n'est pas que "le niveau baisse" (j'ai cru comprendre qu'à ce stade où il enseigne qui correspond à M1 et M2, ce serait plutôt l'inverse), c'est que les élèves ont une fâcheuse tendance à faire leurs heures de bureau et sont capables de quitter un travail en cours et instructif parce que c'est midi. Il semblerait qu'ils ont une horloge pointeuse intégrée, ce qui n'était pas le cas auparavant.
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2009
Puisque l'on parle des véto, pourriez-vous m'expliquer pourquoi alentours de chez moi, des cabinets florissants dont le titulaire prend sa retraite ne trouvent preneurs que véto d'autres pays que le nôtre ?

Écrit par : guy morel | 11 juin 2009

En résumé, à choisir entre le Zyklon B et le plateau des Glières, je préfère encore le deuxième choix. Vous me direz que ce n'est pas comparable et vous aurez en partie raison, mais seulement en partie.
Ecrit par : dobolino | 11 juin 2009
Si l'arène était le plateau des Glières, on ne vendrait pas beaucoup de billets.

Écrit par : guy morel | 11 juin 2009

Puisque l'on parle des véto, pourriez-vous m'expliquer pourquoi alentours de chez moi, des cabinets florissants dont le titulaire prend sa retraite ne trouvent preneurs que véto d'autres pays que le nôtre ?

Ecrit par : guy morel | 11 juin 2009

Il s'agit de cabinets individuels ou à deux vétos en clientèle mixte ? Si tel est le cas, c'est à cause de la répartition travail-loisirs et ça nous ramène aux élèves qui partent manger à midi et laisse le prof parler tout seul.
Notre profession compte d'ailleurs de plus en plus de salariés et ont nous a doté d'une belle convention collective qui fait que je ne peux plus partir en vacances plus de cinq jours d'affilée puisque un salarié ne peut être en astreinte sept jours sur sept.
Le paysage vétérinaire est en pleine mutation depuis déjà quelques années et la France est malgré tout encore très préservée. C'est la fameuse exception française sur laquelle crache Cadichon, celle qui permet de pouvoir appeler SON véto la nuit ou le dimanche, quand on habite à la campagne.

Écrit par : dobolino | 11 juin 2009

Si l'arène était le plateau des Glières, on ne vendrait pas beaucoup de billets.

Ecrit par : guy morel | 11 juin 2009

Je me plaçais du point de vue du taureau qui n'achète pas son billet, lui.
Savez-vous que les juifs devaient payer leur billet pour Auschwitz ?
Les Glières, c'était gratuit ...

Écrit par : dobolino | 11 juin 2009

Martine Aubry dans ses oeuvres, en 2006, propos démagogique, niveau -11 de la réflexion et de l'analyse sur la société, lieux communs, clichés, langage vulgaire, et la culture, résumée au seul foot (c'est donc ça son peuple socialiste?); j'ai honte pour la politique; et vous voulez toujours voter? (oh! combien il a raison, le grand Georges 1er du Languedoc: http://www.youtube.com/watch?v=t55CC7U82nc&feature=related)

http://www.dailymotion.com/video/xc0yj_intervention-martine-aubry

Écrit par : Pendariès | 11 juin 2009

Je suis encore d'accord avec Cadichon... Deux fois en deux jours, c'est grave??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 juin 2009

Moi aussi, Christophe... On a peut-être pris un coup de vieux ;-))))

Écrit par : Françoise Guichard | 11 juin 2009

" Quel courage, que dis-je quel héroïsme, pour oser s'élever contre la puissance occulte de Madame de Romilly !" (Françoise Guichard)

Françoise, bravo !

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 juin 2009

Martine Aubry dans ses oeuvres, en 2006, propos démagogique, niveau -11 de la réflexion et
http://www.dailymotion.com/video/xc0yj_intervention-martine-aubry
Ecrit par : Pendariès | 11 juin 2009

Où l'on apprend que les maghrébins ne sont pas "pareils".
Et du même coup que nous -les non-maghrébins - nous sommes "pareils".

Écrit par : guy morel | 11 juin 2009

(oh! combien il a raison, le grand Georges 1er du Languedoc:

Ecrit par : Pendariès | 11 juin 2009

Ben oui ...

Écrit par : dobolino | 11 juin 2009

nous -les non-maghrébins - nous sommes "pareils".
Ecrit par : guy morel | 11 juin 2009

Elle laisse entendre quand même que certains d'entre nous sont moins "pareils" que les autres (à moins qu'elle n'identifie les classes populaires aux "maghrébins" - elle en est capable):

Aubry : "[...]que les bourgeois soient capables de vivre à côté des classes populaires"

Pour ceux qui ignorerait encore la substance du "projet de société" du PS, elle le résume en une formule que doit lui envier la pintade :

"Être de gauche c'est faire partager les valeurs pour que les gens aient envie de vivre ensemble"


Au fait, ça s'appelle comment, déjà, le "vivre-ensemble" des bourgeois et des classes populaires?

Écrit par : TotoWeininger | 11 juin 2009

ignoreraient

Écrit par : TotoWeininger | 11 juin 2009

Le vivre ensemble ? Le loto ? le bigdil ?

Écrit par : iPidiblue croûte de vachette | 11 juin 2009

Au sujet des jeunes vétérinaires remplaçants, un petit éditorial (c'est pas moi qui l'ai écrit):



"Les Chargeurs Réunis

Une fois les chargeurs réunis (trois téléphones portables, deux PC de modèles différents, une XBOX, une Playstation, le lecteur de DVD, l’appareil photo, plus les prises allume-cigare du GPS, et des mêmes téléphones, la prise multiple allume-cigare), les bagages bouclés, nous voilà partis, deux semaines de repos bien méritées, livrant la clinique au remplaçant avec des conséquences potentiellement différentes. Cette année, c’est un jeune homme très compétent, Charles-Henri, qui a fait un résidanat à l’Université de Wisconsin Madison. Propre sur lui, aimable, ne fume rien, ne boit que de l’eau, ça devrait bien se passer. Trois jours plus tard, ça sonne. Paulette, l’ASV, est affolée. Charles-Henri, surnommé à Versailles « le petit frère des riches », a envoyé une otite externe par jet privé à Paris pour un scanner en urgence. En rentrant, Madame Chombier, ayant essuyé un refus de Cofidis pour cause d’endettement déjà massif à taux usuraire, a pris un fusil de chasse, a tué son mari hors d’âge, devançant la canicule, le chien, le canari, et s’est suicidée. Paulette n’a pas pu arrêter à temps une commande de Charles-Henri, il y en a pour cent mille € d’antimitotiques dans le frigo. C’est un défilé d’itinérants dans la clinique, on en est à trente-deux fibroscopies, vingt phacoémulsifications, et Charles-Henri réalise des premières chirurgicales, vérifiant que c’est très difficile de vivre sans pancréas quand une greffe hétérologue récupérée sur un porc à l’abattoir est finalement rejetée. Le chiffre d’affaires a été multiplié par cent, comme les impayés. Le banquier appelle sans arrêt. Charles-Henri, qui est au-dessus de ça, a pris la liberté de recruter une jeune consoeur pour la chirurgie de convenance et les consultations, « ça le gave », dit-il. L’année dernière, c’était Emmanuelle, dite « la petite sœur des pauvres ». Le prix de la consultation était descendu rapidement à 5 € quand ce n’était pas gratuit. Le chiffre d’affaires avait été divisé par cent mais le nombre de clients multiplié par cinquante. Tous les routards à clébards affluaient, la salle d’attente était devenue la cour des miracles, Marianne organisait des soirées space-crêpes et avait redécoré la clinique avec des portraits de l’Abbé Pierre et du Dalaï Lama. Curieusement, les commandes de kétamine avaient triplé. Cela n’avait pas été brillant non plus chez Maurice, le confrère voisin, qui se croyait tranquille alors qu’il se baquait au large de l’île éponyme. Il avait engagé Sigmunda dont les parents étaient psychiatres et qui se passionnait pour le comportement. Convaincue de l’aspect essentiellement psychosomatique des maladies animales, elle avait zombifié l’ensemble des animaux de la clientèle qui erraient dans la ville, l’œil hagard, du nord au sud,, abrutis par les psychotropes. Elle avait prescrit des électrochocs à un caniche dépressif et demandé au juge l’internement d’office d’un bull terrier schizophrène. Un cheval auteur d’un mauvais coup de pied, jugé responsable de ses actes, avait été déferré au Parquet. Un rat borderline s’était disait-elle donné la mort par anorexie délibérée à la clinique pendant son hospitalisation. Elle avait organisé un bal pour honorer sa mémoire. Maurice se souvenait aussi d’une dénommée Anne Mahn, que l’on surnommait l’homéopathe de lapins en raison de son intérêt pour les NAC. Dès son arrivée, elle avait vidé toute la pharmacie dans un grand sac poubelle, pressée de se débarrasser de tous ces poisons. Quant à Maryline Manson (rien à voir avec Jeanne, plutôt avec Charles) qui écoutait Tokio Hotel à donf dans son ipod, elle avait organisé des messes noires dans le cimetière voisin en recyclant les cadavres des animaux euthanasiés pour des rituels qui versaient dans le satanique approximatif. Madame Michu appela le curé pour un exorcisme quand elle reconnut la tête de charogne sur la tombe de son mari : c’était celle de sa chatte Pupuce.

Salauds de jeunes ! grommellait le malheureux vétérinaire écourtant ses vacances. Il jeta un coup d’œil désabusé sur l’avion d’Oh ! Low Cost Holidays qui devait l’emmener à Djerba en all in, deux semaines à picoler de la bouhra ad libitum et à manger le même brouet affublé de noms aux prétentions gastronomiques, qui stationnait sur la piste entre l’Airbus d’Air Parterre et le vieux Boeing d’Inch Allah Airlines. Vingt années plus tard, ces jeunes vétérinaires rentrés dans le rang, partis de rien et revenus de tout, s’en iraient eux aussi en vacances l’estomac noué, méditant ce mot de Goethe : « S’il est vrai que la jeunesse est un défaut, on s’en corrige bien vite. »
"

Écrit par : dobolino | 11 juin 2009

Je suis encore d'accord avec Cadichon... Deux fois en deux jours, c'est grave??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 juin 2009

Moi aussi, Christophe... On a peut-être pris un coup de vieux ;-))))

Ecrit par : Françoise Guichard | 11 juin 2009


Et bien moi comme toujours je ne suis pas d'accord avec la grande prêtresse du libéralisme fou.

Si j'étais une tête guère brûlée à 20 ans, l'évolution de la société fait que je le deviens en vieillissant, et je peux même ajouter que je me sens passer de Danton à Robespierre !
( de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace pour mener les assassins de l'égalité, de la liberté et de la fraternité à l'échafaud symbolique qu'ils méritent l)

Et pour paraphraser Péguy parlant des juges, j'ai envie de dire qu'un révolutionnaire habitué est un révolutionnaire perdu pour la révolution !

Écrit par : Merlemocoeur | 11 juin 2009

"

"comme rappel que si on n'est pas une tête brûlée à 20 ans c'est qu'on manque de... tripes, et quand on l'est encore à 40 etc...)"

Ecrit par : Cadichon | 11 juin 2009

Je suis encore d'accord avec Cadichon... Deux fois en deux jours, c'est grave??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 juin 2009
"

C'est l'effet Bonnet d'Ane!!!

Pour beaucoup écrire dans Charly ou Sinet Machin à plus de quarante ans c'est un peu la même formule. Non à la résignation.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 11 juin 2009

Pour ceux qui ignorerait encore la substance du "projet de société" du PS, elle le résume en une formule que doit lui envier la pintade :

"Être de gauche c'est faire partager les valeurs pour que les gens aient envie de vivre ensemble"

Ecrit par : TotoWeininger | 11 juin 2009

"Vivre ensemble" qui sent bon son mantra religieux et qui est l'expression de base servant à toutes les saloperies pédagogistes dans l'EN. On le retrouve dans les textes officiels, les projets d'établissement.... et toutes les 2 pages dans "l'école ou la guerre civile" d'un certain Meirieu. Langage de curé !

Écrit par : Manu | 11 juin 2009

"Vivre ensemble" qui sent bon son mantra religieux et qui est l'expression de base servant à toutes les saloperies pédagogistes dans l'EN. On le retrouve dans les textes officiels, les projets d'établissement.... et toutes les 2 pages dans "l'école ou la guerre civile" d'un certain Meirieu. Langage de curé !

Ecrit par : Manu | 11 juin 2009

Manu, vous n'avez donc jamais rencontré de curés libanais qui ont vécu la guerre, c'est autre chose leurs paroles, et certes pas du prêchi-prêcha socialiste.

Écrit par : Pendariès | 11 juin 2009

Amice, latine loqueris ?
Exprimez-vous en latin sur http://projetbabel.org/forum/profile.php
Forum en latin !

Écrit par : Françoise Guichard | 11 juin 2009

J'ai une bonne nouvelle ! Maëva, une de mes anciennes élèves, a rompu la malédiction socioculturelle ! Et sans discrimination positive ! Toute seule comme une grande !
Pourtant, c'était un sujet de choix pour la sortie sans diplôme, le CAP sanitaire et sociale ou le BEP aide aux personnes.

Imaginez un peu. Elle cumulait, la minette : un père quasiment analphabète, ayant arrêté l'école en fin de 5°, qui s'est retrouvé seul du jour au lendemain pour élever trois mouflets de 4, 6 et 7 ans dont il ne s'était jamais occupé auparavant et une mère dont le moins que l'on puisse dire est qu'elle est un peu instable et que, de ce fait, il lui est très difficile d'assumer son droit de visite et son droit de garde.

Maëva, aînée de la fratrie, du haut de ses sept ans, avait plus ou moins pris en charge les petits frères, assurant la surveillance des leçons à la place de papa qui "ne savait plus trop lire et plus du tout écrire".

Elle a fini sa scolarité primaire, a réussi à passer ses quatre années de collège en s'investissant de plus en plus dans son travail scolaire, dans un collège pas aussi catastrophique que certains mais très loin d'être "haut de gamme".

Passage en Seconde, puis en Première S et enfin en Terminale S. Et là, ça y est ! Une fille de paisanas - du vrai de vrai, qui n'a jamais fait de mal à un livre - cumulant les problèmes sociaux et familiaux, entre en Maths Sup, à Joffre, sans passe-droit, sans dossier mis dans une pile marquée à l'encre rouge, bien décidée à tout mettre en œuvre pour y réussir.
Papa a été un peu dur à convaincre ("Tan ben, y te coûtent quelque chose, ces petits !"), mais nous y sommes arrivés !

Excusez-moi de m'étaler, mais l'instit de GS, CP et CE1 de la minette est vachement fière !

Écrit par : catmano | 11 juin 2009

Une fille de paisanas - du vrai de vrai, qui n'a jamais fait de mal à un livre - cumulant les problèmes sociaux et familiaux, entre en Maths Sup, à Joffre, sans passe-droit, sans dossier mis dans une pile marquée à l'encre rouge, bien décidée à tout mettre en œuvre pour y réussir.
Excusez-moi de m'étaler, mais l'instit de GS, CP et CE1 de la minette est vachement fière !

Ecrit par : catmano | 11 juin 2009

Vives félicitations à la pitchoune et à son institutrice !

Écrit par : Françoise Guichard | 11 juin 2009

Je me joins aux félicitations de Françoise Guichard.

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 juin 2009

Bravo, Catmano et félicitations à votre ancienne élève ! De tout coeur.

Écrit par : Marilyse | 11 juin 2009

rectificatif du lien :

http://projetbabel.org/forum/viewforum.php?f=31
le premier forum en latin

Écrit par : Françoise Guichard | 11 juin 2009

Amice, latine loqueris ?
Exprimez-vous en latin sur http://projetbabel.org/forum/profile.php
Forum en latin !

Ecrit par : Françoise Guichard | 11 juin 2009

Mirum est !

Écrit par : Marilyse | 11 juin 2009

Pour ceux qui ignorerait encore la substance du "projet de société" du PS, elle le résume en une formule que doit lui envier la pintade :

"Être de gauche c'est faire partager les valeurs pour que les gens aient envie de vivre ensemble"

Ecrit par : TotoWeininger | 11 juin 2009

Oui, oui, la fameuse mixité sociale, une chimère qui catactérise fort bien tous ces gentils tartuffes qui vivent plus dans l'idée du réel que dans le réel lui-même ; qui font mine d'ignorer que la plupart des gens ne rêvent que de s'enrichir pour, justement, pouvoir s'extirper du cloaque ou de la mélasse et accéder à cette espèce d'olympe où l'on se sent, sinon à l'abri, du moins mieux entouré. Combien de gens quitteraient volontiers leur banlieue pourrie pour s'installer dans, tenez, le 5e ou le 7e arrondissement de Paris, s'ils le pouvaient ?! Les gens normaux ont envie de vivre ensemble avec ceux qui leur foutent la paix. Et on peut toujours compter sur le PS et assimilés pour mettre ces conditions en place.

Écrit par : Magister | 11 juin 2009

On peut très bien ne pas être "tête brûlée" sans pour autant se résigner, me semble t-il.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juin 2009

Combien de gens quitteraient volontiers leur banlieue pourrie pour s'installer dans, tenez, le 5e ou le 7e arrondissement de Paris, s'ils le pouvaient ?

Ecrit par : Magister | 11 juin 2009

C'est passer d'un ghetto à l'autre. Il doit bien y avoir des "aspirations intermédiaires", non?

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juin 2009

C'est ce genre de nouvelle qui me fait aimer -encore- mon boulot! Bravo, ça fait chaud au coeur!
Une de mes anciennes est passée à Thiers avec 18 de moyenne en 3e et mention TB au Brevet. Arrivée en France il y a 5 ans sans connaître la langue elle devint en deux ans la meilleure élève de ce collège très mal classé. Thiers malgré la difficulté est pour elle un tremplin vers un avenir que je lui souhaite radieux! Je ne sais si elle passera en 1er S, attendons les conseils...
Battons-nous pour ceux-là et foutons les comiques dehors.
Ite missa est!

Écrit par : sisyphe | 11 juin 2009

C'est passer d'un ghetto à l'autre. Il doit bien y avoir des "aspirations intermédiaires", non?

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 juin 2009

Bien-sûr, c'était forcer le trait. Cela dit, tous les guettos ne se valent pas et, si le choix s'imposait, on choisirait normalement le moins pire, à défaut du meilleur.

Écrit par : Magister | 11 juin 2009

Surprise de trouver sur le blog une référence à mon petit livre sur la corrida. Il ne s'adresse ni aux pros ni aux antis. Simplement à ceux qui ont la curiosité de connaître ce qui, n'en déplaise à Guy, est un phénomène culturel (comme le football bien sûr, mais aussi comme l'opéra, les mythes de l'Antiquité classique ou ceux des dernières tribus de l'Amazonie).

D'accord avec JPB : ce qu'en a écrit Leiris est malheureusement assez nul.

http://www.amazon.fr/corrida-Pedro-Cordoba/dp/2846702462

(avec la table des matières et en accès libre la première 'idée reçue' : "la corrida, ça remonte à la nuit des temps")

Un autre chapitre ("Le taureau est un symbole de virilité") ici :

http://www.lecavalierbleu.com/images/30/extrait_219.pdf

Écrit par : Pedro Cordoba | 11 juin 2009

Simplement à ceux qui ont la curiosité de connaître ce qui, n'en déplaise à Guy, est un phénomène culturel (comme le football bien sûr, mais aussi comme l'opéra, les mythes de l'Antiquité classique ou ceux des dernières tribus de l'Amazonie).
Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 juin 2009

Mais ça ne me déplaît ni ne me plaît. Je pense que cela concerne en effet les anthropologues.

Écrit par : guy morel | 11 juin 2009

Une sacrée corrida aussi autour de la mastérisation des concours. Filâtre vient de quitter la commission Marois-Filâtre ainsi que la CPU et tous les représentants de l'Université. Je rappelle que cette commission devait rendre un rapport le 15 juillet alors que Darcos tient à publier ses décrets dans quelques jours.
Deux gros problèmes :
- le concours du primaire (CRPE) : on ne voit pas dans quel master devraient s'inscrire les candidats en septembre prochain
- les CAPES si la place du concours est au début du M2 (octobre). Heureusement, cette mesure ne se trouve pour l'instant que dans des documents sans valeur juridique. Mais si elle était définitivement actée, cela voudrait dire qu'on passerait deux ans à préparer le CAPES et un an à préparer l'agreg !

Écrit par : Pedro Cordoba | 11 juin 2009

D'accord avec Guy : cela concerne au premier chef les anthropologues, mais aussi les historiens et les philosophes. Etant à cheval entre ces trois disciplines...

Écrit par : Pedro Cordoba | 11 juin 2009

Catmano, cela met du baume dans le coeur.
Longue vie à SLECC !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 11 juin 2009

Pedro, avez-vous lu "Mort dans l'après-midi" ?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 11 juin 2009

la mixité sociale c'est 25 élèves dont trois "défavorisés/ethniquement différents/problèmes divers" (au choix) et une classe foutue. Les modèles actuels de nos élèves se trouvent dans la rue: ados sans repères ni parents, qui trainent leur ennui en emm.. le monde, langage "quartiers" et argot arabo-marseillais, un peu de shit si on est pas "rréné" et hop, le tour est joué.
ça marche donc très bien mais à l'envers: le pouvoir contaminant de la racaille est infiniment élevé!
A se demander si toutes ces politiques démago ou calculées n'ont pour seul but que de servir le privé (rien contre, mon ainé y est et pour cause, quand je vois l'état des collèges publics dans mon quartier ou ailleurs...) ?
Hors école, nous savons tous qu'il suffit d'un seul conn... dans le quartier pour f... la m...alors la mixité sociale je la laisse à nos gouvernants. Chiche?!!!

Écrit par : sisyphe | 11 juin 2009

Bien-sûr, c'était forcer le trait. Cela dit, tous les guettos ne se valent pas et, si le choix s'imposait, on choisirait normalement le moins pire, à défaut du meilleur.

Ecrit par : Magister | 11 juin 2009

Même Bernard Guetto*?? ;-)

*Ou David...

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juin 2009

Pedro, avez-vous lu "Mort dans l'après-midi" ?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 juin 2009

Dîtes ce que vous en pensez, vous!

Écrit par : Christophe Sibille | 11 juin 2009

Dobo, j'ai bien ri en lisant votre histoire de vétérinaires.
Quelle imagination !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 11 juin 2009

D'accord avec JPB : ce qu'en a écrit Leiris est malheureusement assez nul.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 juin 2009

Oui, mais bon c'est presque passable lorsqu'on le compare à Bataille qui s'est définitivement couvert de ridicule avec son histoire de couilles de taureau sur fond de guerre d'Espagne (je confonds peut-être deux bouquins, mais cela ne change rien à l'affaire).

Écrit par : TotoWeininger | 11 juin 2009

Marois, ce n'est pas l'ancien recteur de nancy-Metz, celui qui avait une tripotée de gosses dans le privé

Écrit par : retraitée | 11 juin 2009

Oui, mais bon c'est presque passable lorsqu'on le compare à Bataille qui s'est définitivement couvert de ridicule avec son histoire de couilles de taureau sur fond de guerre d'Espagne (je confonds peut-être deux bouquins, mais cela ne change rien à l'affaire).

Ecrit par : TotoWeininger | 11 juin 2009

C'est Histoire de l'œil non? (je peux toujours me tromper)

Écrit par : uncertain | 11 juin 2009

C'est Histoire de l'œil non?
Ecrit par : uncertain | 11 juin 2009

Pour les couilles de taureau, oui ;-)

La guerre d'Espagne, c'est le bleu du ciel, en fait.

Mais l'histoire de l'oeil se termine en Espagne, dans une église, avec un curé etc., d'où ma méprise.

Écrit par : TotoWeininger | 11 juin 2009

@ Pedro Cordoba.

Vous connaissiez surement.

http://www.laplazareal.net/ELTORO.HTM

Écrit par : carole | 11 juin 2009

Je déteste ce que c'est qu'être prof: j'ai déposé, il y a moins d'un mois, une main courante contre un élève qui m'avait menacé, voilà-t-il pas que je suis convoqué pour une audition... c'est à jeter de l'essence et foutre le feu

Écrit par : Pendariès | 11 juin 2009

Je déteste ce que c'est qu'être prof: j'ai déposé, il y a moins d'un mois, une main courante contre un élève qui m'avait menacé, voilà-t-il pas que je suis convoqué pour une audition... c'est à jeter de l'essence et foutre le feu
Ecrit par : Pendariès | 11 juin 2009
Je vous comprends, mais c'est quand même normal que l'on vous entende. Et l'élève a été ou sera entendu lui aussi.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 11 juin 2009

Je déteste ce que c'est qu'être prof: j'ai déposé, il y a moins d'un mois, une main courante contre un élève qui m'avait menacé, voilà-t-il pas que je suis convoqué pour une audition... c'est à jeter de l'essence et foutre le feu
Ecrit par : Pendariès | 11 juin 2009
Je vous comprends, mais c'est quand même normal que l'on vous entende. Et l'élève a été ou sera entendu lui aussi.
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 11 juin 2009

C'est moi qui ai déposé une main courante; ils m'ont déjà entendu... non? Ce n'est pas une plainte, c'est une main courante...

Écrit par : Pendariès | 11 juin 2009

juste une main courante; quelle année pourrie dans mon bahut hu hu...

Écrit par : Pendariès | 11 juin 2009

Je suis encore d'accord avec Cadichon... Deux fois en deux jours, c'est grave??? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 juin 2009

assez, mais rassurez-vous cela se soigne très bien:-))
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M'étonnerait que Cadichon, ce jour-là, sortant d'un cinéma d'Art et d'essai, ait plongé dans la castagne, histoire de montrer qu'à vingt ans " si on n'est pas une tête brûlée, c'est qu'on n'a pas de couilles."
Ecrit par : guy morel | 11 juin 2009

Mais croyez ce que vous voulez et interprétez la réalité comme il vous sied, elle ne changera pas. Dans l'impossibilité de rejoindre notre voiture car les forces de l'ordre nous en empêchaient on a rejoint les forces du désordre. Dans l'interprétation malveillante de ce que j'ai vécu ce soir-là par un GM qui en ignore tout pas se cale sur ses certitudes et sait mieux que moi ce que j'ai fait entre minuit et cinq heures du matin et entre la rue d'Ulm et la rue Gay-Lussac....

Je revis ici l'agacement des cocos de l'époque contre cette manifestation et une élévation de barricades dont la spontanéité n'avait pas été "organisée" par leurs soins.

Ce blog me ravit, c'est vraiment le meilleur car c'est celui où l'on en apprend le plus sur la situation de l'école dans les commentaires pertinents et sérieux, lesquels sont parfois, et pour ma plus grande joie, entrecoupés de couplets qui permettent de ne pas oublier qui sont les véritables responsables de cette chienlit.
Merci pour ce rappel.

Écrit par : Cadichon | 12 juin 2009

Et bien moi ,,,
Ecrit par : Merlemocoeur | 11 juin 2009

EH BIEN MOI..... écrit par Cadichon et bien d'autres encore si je ne m'abuse.

Écrit par : Cadichon | 12 juin 2009

ooops! bon, eh bien on prend les mêmes et on recommence:

Dans l'interprétation malveillante de ce que j'ai vécu ce soir-là par un GM qui en ignore mais se cale sur ses certitudes (et sait mieux que moi ce que j'ai fait entre minuit et cinq heures du matin et entre la rue d'Ulm et la rue Gay-Lussac).... je revis, etc, etc....

encore une émission sur l'école qui commence sur France 2, et pour passer à cette heure tardive, qu'a-t-elle à cacher?

Écrit par : Cadichon | 12 juin 2009

Aux masochistes, je recommande ce tissu d'inepties dont la présentation se passe de commentaires, et dire qu'il y a deux autres épisodes à suivre.

Titre de l'émission: Infrarouge.

"Plaisir d’apprendre ? (1/3)

A Domont, dans le Val d’Oise, Gregory pleure. Véronique, sa maîtresse l’interroge. Entre deux sanglots, l’enfant n’arrive toujours pas à restituer la définition d’un “extrait”. A l’école militaire d’Autun, Imène est inconsolable. Son 0 sur 20 en dictée l’a assommée. Manuel a la même note : il sombre dans le désespoir. De retour à Domont, Lola, la nouvelle du CM1, bloque en calcul mental et, jour après jour, sa fraîcheur s’éteint. En France, on considère qu’on n’apprend rien sans souffrir. Logique, finalement, que les élèves français soient les plus stressés du monde, comme le révèle une enquête de l’OCDE. Elle classe le mal être des élèves en France très au-dessus des autres, Japonais compris. Pourtant, en France, les performances scolaires sont médiocres, à peine audessus de la moyenne des 41 pays les plus industrialisés du monde…"


On apprend aussi que le niveau n'a cessé de monter depuis les années 50 et que si 15 % (seulement?) des enfants sont illettrés c'est parce que le français est une langue trop difficile. Et que Le B.A. BA est une méthode qui conduit nécessairement à l'échec scolaire car les enfants de moins de dix ans n'ont pas de capacité .. à déduire.

Eh bien, on n'est pas sortis de l'auberge.

Écrit par : Cadichon | 12 juin 2009

Pendariès a écrit : "j'ai déposé, il y a moins d'un mois, une main courante contre un élève"

Une torgnole ? Une caresse déplacée ?

Attention Pendariès, vous êtes sur la mauvaise pente !

Écrit par : dugong | 12 juin 2009

A propos de l'émission "Plaisir d'apprendre" citée par Cadichon, cet article * de Martine Storti, inspectrice générale de l’Éducation nationale **. On y panégyrise le grand Connac, inébranlable promoteur du bonheur par le bordel ***.

Voilà ce qu'écrit notre igen :

"Heureusement, il y a Sylvain Connac, le maître de la classe unique de la ZEP. Avec lui, l’horizon se dégage : les enfants bougent, parlent, rient et ne pleurent pas. Et sont respectés. De surcroît ils s’entraident, ils coopèrent, ils participent chaque semaine à une « discussion philosophique », ils font des progrès et ils ne souffrent pas. En tout cas pas à l’école. En tout cas pas dans cette classe-là. Et même dans cette classe-là, quelque chose circule, comme un bonheur d’y être, comme un plaisir d’apprendre. Dans cette classe-là, ainsi que dans celle de l’école Montessori, cette école où l’on ne « considère pas les enfants comme des élèves » (oh le vilain mot !) mais « comme des individus ». Dans les autres, non. À Domont, ou à Autun, chez les militaires, le bonheur des élèves n’est pas encore une idée neuve."

D'accord, il n'y a pas de torgnole chez Connac mais les sévices y sont d'une autre nature et leurs conséquences ignorées car soigneusement diluées dans le "social".

* http://www.cndp.fr/tice/teledoc/tele/tele_ecoles.htm

** admirable militante du camp du Bien, IGEN d'opérette nommée en 1991, sous Jospin
http://www.martine-storti.fr/biographie.html

*** "Je pense en effet que le phénomène de dissipation dans la classe contribue grandement à l'optimisation des apprentissages."
On lira avec profit la "méthode naturelle d’apprentissage de la lecture et de l’écriture" que promeut notre docteur en sciences de l'éduc :
http://connac.free.fr/classe/Adultes/mnle.htm

Écrit par : dugong | 12 juin 2009

Dugong, il n'y a que vous pour trouver sur le Web un dossier aussi complet sur ces gens-là.
D'où l'on retient que Martine Storti, IGEN, n'a enseigné que 5 ans il y a quarante ans. Puis journalites dans des canards bien-pensants, puis affiliée au PS.
Au passage, encore une IG qui n'a pas passé l'agrégation. Les socialistes en font collection.
Quant à Connac, nous en avons tant parlé ici même…
France 2 s'est fait une spécialité des docus pédagos.
JPB

Écrit par : brighelli | 12 juin 2009

Pedro, avez-vous lu "Mort dans l'après-midi" ?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 juin 2009

Dîtes ce que vous en pensez, vous!

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 juin 2009

-- Oui, j'ai lu mais il y a si longtemps que je n'en pense pas grand chose. Il faudrait que je relise et je n'en ai pas vraiment envie. En fait, je n'aime pas beaucoup qu'on fasse de la littérature avec la corrida. Dans la mesure où elle est un art, elle se suffit à elle-même. Rares exceptions : Goya, Picasso et même les carnets de dessins d'Eisenstein (peu connus). Mais c'est parce qu'il s'agit de grands artistes, pas parce que le sujet est la corrida. L'histoire de l'oeil de Bataille vaut en tant que roman de la transgression (si on aime le genre) : l'épisode tauromachique n'est que cela: un épisode de plus. A mettre en rapport avec le film L'empire des sens (Le titre japonais est : La corrida de l'amour). Le moins mauvais des romans sur la corrida reste à mon avis Les bestiaires de Montherlant. Au moins lui, il connaissait les taureaux, dans leur espace naturel. Si on ne connaît pas les taureaux, si on ne sait rien de leur vie ni de leur façon d'être, si on n'aime pas les taureaux, on n' a rien à dire ou à écrire sur la corrida. Merci donc à Carole pour son lien : les curieux peuvent aller voir (à condition de lire l'espagnol).

Écrit par : Pedro Cordoba | 12 juin 2009

Marois est aujourd'hui recteur de Bordeaux. Il est resté tout seul dans sa commission, désormais objet d'un boycott général.
Il est probable que les décrets seront publiés la semaine prochaine, passant outre toutes les instances que le Ministère avait lui-même mises en place. C'est ce qu'on appelle un passage en force. Si Darcos est appelé à d'autres fonctions, on peut comprendre... Mais c'est quand même olé olé.

Écrit par : Pedro Cordoba | 12 juin 2009

Et Arènes sanglantes, hispanisant que tu es ?
J'aime bien Blasco Ibanez…
JPB

Écrit par : brighelli | 12 juin 2009

Et Rita Hayworth était sublime dans le film de Mamoulian…
JPB

Écrit par : brighelli | 12 juin 2009

M'étonnerait que Cadichon, ce jour-là, sortant d'un cinéma d'Art et d'essai, ait plongé dans la castagne, histoire de montrer qu'à vingt ans " si on n'est pas une tête brûlée, c'est qu'on n'a pas de couilles."
Ecrit par : guy morel | 11 juin 2009

Mais croyez ce que vous voulez et interprétez la réalité comme il vous sied, elle ne changera pas. Dans l'impossibilité de rejoindre notre voiture car les forces de l'ordre nous en empêchaient on a rejoint les forces du désordre. Dans l'interprétation malveillante de ce que j'ai vécu ce soir-là par un GM qui en ignore tout pas se cale sur ses certitudes et sait mieux que moi ce que j'ai fait entre minuit et cinq heures du matin et entre la rue d'Ulm et la rue Gay-Lussac....

Je revis ici l'agacement des cocos de l'époque contre cette manifestation et une élévation de barricades dont la spontanéité n'avait pas été "organisée" par leurs soins.

Ce blog me ravit, c'est vraiment le meilleur car c'est celui où l'on en apprend le plus sur la situation de l'école dans les commentaires pertinents et sérieux, lesquels sont parfois, et pour ma plus grande joie, entrecoupés de couplets qui permettent de ne pas oublier qui sont les véritables responsables de cette chienlit.
Merci pour ce rappel.
Ecrit par : Cadichon | 12 juin 2009
Ce qui est touchant chez Cadichon, c'est le réflexe conditionné.

Écrit par : guy morel | 12 juin 2009

"On lira avec profit la "méthode naturelle d’apprentissage de la lecture et de l’écriture" que promeut notre docteur en sciences de l'éduc :
http://connac.free.fr/classe/Adultes/mnle.htm

Ecrit par : dugong | 12 juin 2009 "


Est-ce que lire des titres en caractères bleus sur fond vert fait partie de la méthode ?

Écrit par : johnmarguerite | 12 juin 2009

C'est, hélas, pour ceux qui l'ont eu entre les mains, le contenu du "Livret pour les maîtres de CP, pour lutter contre l'illettrisme", cosigné par les trois ministres Luc Ferry, X.Darcos, et Aigneret et 2003.
Son seul mérite : Une page et demi...au lieu de quarante.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 12 juin 2009

Est-ce que lire des titres en caractères bleus sur fond vert fait partie de la méthode ?

Ecrit par : johnmarguerite | 12 juin 2009

C'est bien grâce à ça que j'ai évité de perdre du temps : je n'ai pas lu, parce qui mes yeux n'aiment pas du tout...

Écrit par : Maminou | 12 juin 2009

"On lira avec profit la "méthode naturelle d’apprentissage de la lecture et de l’écriture" que promeut notre docteur en sciences de l'éduc :
http://connac.free.fr/classe/Adultes/mnle.htm

Ecrit par : dugong | 12 juin 2009 "

Imposture et ignorance !
Ce que cet imbécile refile en vert sur bleu, ce sont les délires de Foucambert sur les usages sociaux de l'écrit.
La méthode naturelle de Freinet, si on la ramène à l'essentiel, est une méthode d'écriture-lecture strictement alphabétique.

Écrit par : guy morel | 12 juin 2009

Et que Le B.A. BA est une méthode qui conduit nécessairement à l'échec scolaire car les enfants de moins de dix ans n'ont pas de capacité .. à déduire.
Ecrit par : Cadichon | 12 juin 2009

Autre imposture et autre ignorance : le B.A.-BA ( la répétition mécanique de syllabes) a été rejeté avec vigueur par Pauline Kergomard au profit de l'écriture-lecture.
Je tiens à la disposition de qui le désire le texte de Kergomard trop long pour être collé ici.

Écrit par : guy morel | 12 juin 2009

Bien le bonjour à tout le monde. Du nouveau dans mon parcours "universitaire" : je préparerai en même temps que la com, la licence d'histoire avec le CEMU de Caen, c'est à distance que l'on peut suivre un cursus d'histoire jusqu'au master recherche.

Le tout c'est de se rendre à Caen pour les exams. Je me demande juste si matériellement ce sera faisable si je prépare deux diplômes dans des secteurs différents qui plus est.

La com c'est l'étape intermédiaire car pendant 5 ans d'histoire il faut bien vivre entre temps. Il s'agit juste d'assurer matériellement parlant et de trouver un job déjà plus intéressant que celui de secrétaire.

Mais l'histoire, l'histoire, ça fait partie de mes rêves les plus fous puisque j'en suis passionnée, dingue, mordue, ferrue jusqu'au fond des tripes et j'aspire en ce sens à exercer le métier dont j'ai toujours rêvé depuis ma plus tendre enfance, à savoir être conservateur du patrimoine spécialité musée.

C'est d'ailleurs bien pour cela que je passe les 3/4 de mon temps libre dans les musées. J'adore cela et je ne parviens jamais à m'en rassasier. D'ailleurs j'étais dernièrement à Colombey les deux Eglises où j'ai pu visiter la Boisserie, villégiature du Général, me recueillir sur sa tombe et visiter le somptueux Mémorial que je recommande très fortement à tous si vous avez un jour l'occasion de vous y rendre.

Un musée sur 4 étages, aussi bien achalandé en photos d'époque, archives, vidéos, messages de radios d'époques, etc dans un décor absolument sensationnel, cela relève presque du miracle pour un si petit village.

Nous visitâmes sous la pluie et dans le froid mais avec un inépuisable bonheur et une insatiable curiosité. Je suis revenue de cette journée entourée de mes quatre congénères, totalement enchantée.

Bien le bonjour à JPB, que j'ai rencontré à l'été du livre à Metz !

Prochaine étape : Malbrouck et les trésors napoléoniens puis Majorelle à Nancy au musée de l'Art Nouveau.

Écrit par : Sandra WAGNER | 12 juin 2009

@KERGOMARD
Un petit passage de L'éducation maternelle à l'école ( 1886) quand même, histoire de montrer que ces crétins qui vendent leurs salades en se servant du B.A.-BA comme repoussoir ne connaissent rien du sujet et ne font qu'exprimer au fond leur haine obscurantiste des meilleurs aspects de l'École républicaine.

"Une grande partie des heures où l'enfant est en classe, et même une grande partie des heures de récréation sont employées à la lecture dans les écoles maternelles, et les résultats sont loin d'être satisfaisants. Cela vient de ce que les procédés de lecture n'ont pas de lien avec la méthode générale d'éducation. Ces procédés, plus ou moins factices, plus ou moins artificiels, plus ou moins routiniers et surannés, ne font pas corps avec le système éducatif. La devise si souvent mise en exergue : « Aller du connu à l'inconnu », est, sans qu'on s'en doute, mise absolument de côté, intellectuellement du moins, car je n'appelle pas « aller du connu à l'inconnu » passer de l'articulation m et de la voyelle n qui ne rappellent et ne représentent rien à l'enfant, à la syllabe ma, qui ne lui rappelle, qui ne lui représente rien non plus. Pour lui, en effet, dans le mot « gâteau », ce n'est pas le g, puis l'â, qui sont ses anciennes connaissances ; c'est le gâteau, saupoudré de sucre, bourré de confiture ou débordant de crème. Et cependant c'est par les sons et par les articulations qu'il a jusqu'à présent commencé son labeur intellectuel ! Pendant une période plus ou moins longue, qui varie selon sa mémoire, selon sa bonne volonté et le degré d'habileté de la directrice, il reste sur le tableau des voyelles, puis sur celui des consonnes; enfin il est appelé à grouper les unes avec les autres, et comme, d'après la plupart des méthodes de lecture, la syllabe est la base, il reste des semaines et des mois sur ces groupements sans lien entre eux : ma la ni tu sa tu la pa."

Écrit par : guy morel | 12 juin 2009

@ CADICHON

Vous écrivez :
Mais croyez ce que vous voulez et interprétez la réalité comme il vous sied, elle ne changera pas. Dans l'impossibilité de rejoindre notre voiture car les forces de l'ordre nous en empêchaient on a rejoint les forces du désordre. Dans l'interprétation malveillante de ce que j'ai vécu ce soir-là par un GM qui en ignore tout pas se cale sur ses certitudes et sait mieux que moi ce que j'ai fait entre minuit et cinq heures du matin et entre la rue d'Ulm et la rue Gay-Lussac....

Je revis ici l'agacement des cocos de l'époque contre cette manifestation et une élévation de barricades dont la spontanéité n'avait pas été "organisée" par leurs soins."

Vous me faites de la peine : j'ignore ce que vous avez vécu cette nuit-là et je n'en parle pas. J'ai dit simplement en relevant ce que vous écrivez que cette histoire de "tête brûlée à 20 ans" était du flan, ce que vous confirmez en racontant que c'est en sortant du cinéma à minuit que vous vous êtes rangée du côté des forces du désordre.
Je n'étais pas au cinéma ; j'étais dans la manif depuis le début et à Nanterre depuis 1966. Et ce soir-là, ce que j'ai vu n'a rien à voir avec la spontanéité : des types déterminés, casqués et inconnus ont à vingt heures commencer à déterrer les pavés pendant que tous les meneurs du mouvement s'évanouissaient dans la nature et laissaient face aux CRS les étudiants les plus inexpérimentés en matière de manif.
Et cela n'a rien à voir avec les "cocos", motif dont apparemment vous ne semblez pouvoir vous passer. À croire que vous touchez de l'amicale des vétérans du PCF des indemnités d'aide à la personne dépendante.

Écrit par : guy morel | 12 juin 2009

Bonjour à Pedro Cordoba, avec qui, pour la première fois, je vais être en violent désaccord. Écrire ça : «Il est impossible de faire comprendre aux anti-corrida que les spectateurs n'aiment ni la violence ni la mort», il n'y a pas besoin d'être un con de chez Audiard pour l'oser. Je ne respecte que les corridaphiles qui assument leur sadisme légal.

CONTRE LA CORRIDAPHOBIE !

Contre la corridaphobie galopante des belles hâmes humanistes, contre les déburnés de tous sexes, élevons le rempart des saines traditions, celles qui font qu’un peuple ne débande pas, ne se débande pas, et reste uni queue haute !

Les traditions, elles n’ont que trop disparu, à l’instar de celle des sacrifices d’enfants aux regrettés temps du dieu Baal. Ça c’était culturel, inamovible le croyait-on alors, ancré dans l’ancestrale coutume qui soude un peuple par la croyance !

Tout n’était dans ce rite que beauté, exaltation de ce que l’homme savait faire de plus raffiné.

Ah cette énorme fournaise aux mains tendues jetant ses proies dans sa gueule béante, sol sans sombra, ce monstre de métal auprès de qui le plus cornu de nos taureaux n’est que veau de lait !

Ah ces prêtres aux costumes chamarrés, processionnant d’un pas altier au son d’un majestueux orchestre !

Ah ces enfants, dénudés pour qu’on jouisse plus du spectacle, leur petite queue ballottant comme celle du taureau, fous de terreur, hurlant pour notre plaisir ! (Ils souffraient, dites-vous. N’importe, comme les taureaux, ils étaient élevés pour ça. Et si vous voulez mon avis, l’enfant, comme l’esclave, comme le taureau, n’est pas un être humain, pas une personne, il n’est personne. Enfant vient du latin : infans, qui ne parle pas, qui n’a pas droit à la parole.)

Ah cette foule, ces hommes et ces femmes extatiques, communiant au même sacrifice, exorcisant leur peur de la monstruosité de l’enfant, de celui qui, s’il grandissait, pourrait les tuer ! Tous mouillant leurs culottes, bon sang de merde de mouille et de foutre !

Et donc, après avoir privé nos ancêtres de leurs sublimes idoles de fonte, on voudrait nous priver de nos matadors en collants moule-burnes ? J’ai beau dire aux tantouzes corridaphobes que ce noble art génère des pages de haute littérature dans – entre autres – Le Monde, Télérama et Libération, que les plus grands artistes comme Picasso ont su y puiser leurs plus belles œuvres, que nous avons fait des concessions (nous ne tuons plus des enfants, le taureau a sa chance et de toutes façons on ne voit pas ses larmes) : rien à faire, il faut subir les banderilles de ce vain peuple d’ilotes.

Quelle décadence...

Ernest Picasso

Écrit par : PMB | 12 juin 2009

Message personnel pour Jean (avec mes excuses auprès des visiteurs du blog ; je n'ai pas d'autre moyen de contacter Jean)

Nous pourrons faire connaissance dimanche 14 juin. J'arriverai en retard, vers 10 h 15 / 10 h 30. Je porterai un complet Prince de Galles un peu défraîchi, et une cravate. Je suis un peu vieille France, un vieux de la vieille. Je vais sur mes 70 ans et mon crâne est bien dégarni. Reste une couronne grise. Je porte un bouc et une moustache taillée finement, des plus élégantes, tout cela gris comme mon reste de cheveux.
Au plaisir de faire votre connaissance, peut-être. Je n'ai aucune idée de votre âge ; je sais que vous êtes toujours en activité, donc que vous avez entre 21 et 60 ans, c'est tout, c'est peu pour vous identifier. Mais vous, vous connaissez mon vrai nom.

Écrit par : Francis Penin | 12 juin 2009

Le jus pédagol du jour promotionne le "webclasseur", dernier machin de la quincaillerie électronique sur l'orientation.

C'est étrange cette réactivité de l'onisep qui, quelques jours après les propositions de Descoings, nous sort son bel objet si bien taillé pour résoudre tous les problèmes d'orientation.

Lorsqu'on clique sur le lien * fourni par le jus, on obtient un sobre :

"Vous n'avez pas le droit d'accéder à l'objet demandé. Soit celui-ci est protégé, soit il ne peut être lu par le serveur."

Tout le Moloch est là : donnez lui un tube de Pitot et il vous l'intègre dans un ensemble plus vaste qui presse la purée et mouline de l'air mais ne donne plus la vitesse. C'est un concept dépassé...

* http://www.onisep.fr/equipeseducatives/webclasseurhttp:/www.onisep.fr/equipeseducatives/webclasseur

Écrit par : dugong | 12 juin 2009

Manu a écrit : "Pour Con-Bandit, j'ai trés rarement vu un mec aussi malhonnête que ce gars là"

Cohn Bendit est un Tapie qui ne carburerait pas au fric * mais aux biens symboliques qu'il sait habilement ramasser par terre, détourner et trier sélectivement.

C'est un admirable branleur. Personnellement, dans ce domaine, je ne lui arrive pas à la cheville.

J'essaie pourtant.


* Voir la déclaration de patrimoine de cet étrange "publiciste".
http://www.europarl.europa.eu/ep-dif/1934_17-02-2009.pdf

Écrit par : dugong | 12 juin 2009

Bongo est mort mais quelques vivants s'apprêtent à faire de bien mauvais coups en douce en Afrique. Rien que du beau monde.

La Françafrique * pédagole, ça existe aussi.

Les programmes de beaucoup de disciplines n'avaient pas changé depuis 1900 Mitterrand. Mais, quand ça change, ça change : approche compétentielle et vision systémique à tous les étages.

Notre compétence de vendeur d'armes est également reconnue dans le domaine symbolique de l'école.

http://www.ciep.fr/conferences/seminaire-politiques-publiques-en-education/index.php

* quelques belges dedans dont le sublime de Ketele.

Écrit par : dugong | 12 juin 2009

Lu dans le jus pédagol :

Devant la multiplication des interventions d'enseignants sur les "réseaux sociaux" * :

"En Ecosse, les enseignants ont l'interdiction de blogger au sujet de leur travail"

Par contre, ils ont parfaitement le droit de jouer, seul ou à plusieurs, de la cornemuse, en kilt, pendant des heures.

Etrange pays.

* il faudrait quand même dénoncer l'imposture des épiciers d'internet qui s'auto affublent du vocable de "réseau social"

Écrit par : dugong | 12 juin 2009

Par une étrange alchimie, d'anciens posts sont venus s'insérer. C'est la deuxième fois que cela m'arrive.

Dois-je paranoïer ?

Écrit par : dugong | 12 juin 2009

Convaincre les gens de bosser pour relooker Bayrou va être vraiment très ardu. Ceci dit, avec de la com, on peut presque tout faire à un instant donné.

Pour ne pas encombrer l'espace avec d'infâmes paquets d'octets, je joins un lien vers une transcription des visions bayrouïques sur l'éducation.

Pour que les quelques téméraires qui envisageraient de s'atteler à cette tâche * puissent travailler sur du réel.

Je suis malheureusement bien conscient que ce travail risque d'être le seul envisageable à terme...

http://dl.free.fr/oEdQ1fECY

* son surnom de faux apache : bourrin imbu.

Écrit par : dugong | 12 juin 2009

Ah ! que c'est beau le Connac dans le texte !
Il ne manque plus qu'une présentation Powerpoint (en vert sur fond bleu) pour toucher le nirvana :

"La classe du 3ème type se caractérise comme un système vivant dont le moteur est l’ensemble des phénomènes de dissipation engendrés par l’activité des enfants. Or, cette dissipation peut naturellement induire des effets parasites d’hégémonie d’enfants sur d’autres ou de troubles entravant le déroulement des activités de chacun (bruit, encombrements, problèmes de rangement, …) . Ces perturbations sont d’autant plus importantes que l’espace dont disposent les enfants est restreint.

La réunion apparaît donc comme l’élément de la structure à partir de laquelle s’établit la loi première, celle sans qui toutes les autres ne pourraient pas être discutées. Elle conduit à ce que chacun puisse être considéré dans son groupe d’appartenance comme un être singulier accepté et respecté, puisse à égale mesure disposer de diverses informations, s’orienter vers divers pôles d’activités et disposer d’un espace permettant ou conférant un sens à la communication."

Autrement dit, la "classe du 3e type" engendre le bordel et pour lutter contre, faut faire des réunions pour savoir si on doit faire des réunions...

Écrit par : P. Lariba | 12 juin 2009

Merci beaucoup, Dugong !
JPB

Écrit par : brighelli | 12 juin 2009

Au plaisir de faire votre connaissance, peut-être. Je n'ai aucune idée de votre âge ; je sais que vous êtes toujours en activité, donc que vous avez entre 21 et 60 ans, c'est tout, c'est peu pour vous identifier. Mais vous, vous connaissez mon vrai nom.

Ecrit par : Francis Penin | 12 juin 2009

A dimanche, donc, Francis Penin (et les autres membres de la Société des agrégés qui viennent sur ce blog), au lycée Henri IV!

Écrit par : Jean | 12 juin 2009

Le virus de la grippe A, dite "fièvre porcine" H1N1
qui touche les COchons
est en train de se combiner avec celui de la grippe aviaire H5N1,
en touchant les caNARDS,
pour devenir H3N1, qui s'attaque aux CO-NARDS...
Va y avoir des pertes !!!

Écrit par : Maminou | 12 juin 2009

Bravo Maminou !
Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 12 juin 2009

Le virus de la grippe A, dite "fièvre porcine" H1N1
qui touche les COchons
est en train de se combiner avec celui de la grippe aviaire H5N1, en touchant les caNARDS,
pour devenir H3N1, qui s'attaque aux CO-NARDS...

Ecrit par : Maminou | 12 juin 2009

Ah oui, excellent !

Écrit par : Françoise Guichard | 12 juin 2009

Un ami de l'AFP vient de m'envoyer ça.

Ca s'appelle "le mystère de l'Airbus Rio-Paris enfin éclaici"

Ce n'est pas du tout correct.

http://dl.free.fr/piYDocLJp

Écrit par : dugong | 12 juin 2009

Le virus de la grippe A, dite "fièvre porcine" H1N1
qui touche les COchons
est en train de se combiner avec celui de la grippe aviaire H5N1, en touchant les caNARDS,
pour devenir H3N1, qui s'attaque aux CO-NARDS...

Ecrit par : Maminou | 12 juin 2009

Ah oui, excellent !

Ecrit par : Françoise Guichard | 12 juin 2009


Excellent ? Relatif........
Les connards n'ont pas besoin de virus pour se contaminer, c'est naturel chez eux, je n'ose écrire g.............

Nomenclatura en anglais ou espagnol, au choix.

http://www.fmvz.unam.mx/fmvz/revvetmex/a2004/rvmv35n4/rvm35402.pdf

Écrit par : carole | 12 juin 2009

Quelqu'un de ma génération aurait-il vu, dans les années 50, un film intitulé "Les clameurs se sont tues"? Un jeune garçon élevait (au biberon,je crois) un futur taureau de combat appelé Gitano. Après des péripéties dont je ne me souviens plus, celui-ci était finalement amené à combattre dans l'arène, au grand desespoir de l'enfant. Il le faisait avec tant de bravoure que la foule obtenait sa grâce (est-ce possible???). L'enfant descendait alors dans l'arène pour courir à sa rencontre, Gitano le chargeait (grand moment de suspense) et le reconnaissait à la dernière minute. Happy end. Je ne sais pas ce que je penserais du film aujourd'hui. C'était peut-être une sucrerie abominablement mièvre, mais à dix ans, j'avais été enthousiasmée.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 juin 2009

Oui, la fule peut demander au président de la corrida la grâce du taureau. EN théorie, il finit ses jours dans une manade à féconder des vaches. En pratique, il y a des rumeurs selon lesquelles on le transforme quand même en viande de boucherie — ça se négocie assez cher, la viande de taureau de combat. Mais bon, l'éjaculat de taureau vaillant doit se négocier aussi…
JPB

Écrit par : brighelli | 12 juin 2009

Oui, la foule peut demander au président de la corrida la grâce du taureau. En théorie, il finit ses jours dans une manade à féconder des vaches. En pratique, il y a des rumeurs selon lesquelles on le transforme quand même en viande de boucherie — ça se négocie assez cher, la viande de taureau de combat. Mais bon, l'éjaculat de taureau vaillant doit se négocier aussi…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 12 juin 2009

Jean-Paul, vous savez beaucoup de choses mais, concernant la corrida, il semble que vous en ayez pas mal à apprendre sur ce qu'est cette sinistre mascarade, dont les dés sont pipés bien en amont de la "cérémonie".

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2009

Et bien moi ,,,
Ecrit par : Merlemocoeur | 11 juin 2009

EH BIEN MOI..... écrit par Cadichon et bien d'autres encore si je ne m'abuse.

Ecrit par : Cadichon | 12 juin 2009

Puisque sur le coup seule la forme vous fait réagir, je vous précise que le Grevisse indique que "eh bien" est plus courant ( d'usage actuel) mais qu'à l'origine on écrivait bien "et bien" (comme "et alors").

Je revendique ainsi mon archaïsme (involontaire sur le coup je le reconnais) même si à vos yeux de contemptrice du Bling-Bling et de la Rolex cela doit paraître bien ridicule !

Écrit par : merlemocoeur | 12 juin 2009

Sylvie, je crois que j'ai vu moi aussi "Les clameurs se sont tues" au ciné-club de mon lycée, séances tous les jeudis pour les internes, suivies de discussion. 6 ans d'internat, de 57 à 63, ça en fait des films vus!
Et le jeudi matin, séance de bibliothèque. A raison de 2 ou 3 bouquins empruntés par semaine, sans compter ceux que je lisais à la maison (grâce en partie au bibliobus) ça en fait des bouquins lus! Je n'ai pas attendu aujourd'hui pour lire "Guerre et paix", "Anna Karénine", Dickens, et tant d'autres, comme certains jeunots et néanmoins profs d'aujourd'hui! tant pis pour eux!

Écrit par : retraitée | 12 juin 2009

Ecrit par : brighelli | 12 juin 2009

Jean-Paul, vous savez beaucoup de choses mais, concernant la corrida, il semble que vous en ayez pas mal à apprendre sur ce qu'est cette sinistre mascarade, dont les dés sont pipés bien en amont de la "cérémonie".

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2009
Quant à moi, j'en sais d'autres ... Plus de corridas signifie plus de manades en Camargue, disparition de la race et, éventuellement, si les pâtures conviennent, remplacement par une race bouchère. Si les pâtures ne conviennent pas, abandon de l'élevage, fermeture des paysages, et perte de variabilité génétique et de paysages camarguais typiques, d'où désaffection touristique, etc, etc.
Christophe, le jour où vous admettrez que vous êtes un tout petit maillon d'une vaste chaîne, vous aurez fait un pas en avant !
Vous voulez que l'Europe subventionne, pour le plaisir des touristes, l'élevage bovin camarguais ? Et, que pensez-vous du plaisir qu'ont à travailler des éleveurs improductifs et sous perfusion de subventions, pour que vous puissiez vous promener en Camargue telle qu'elle était "avant le politiquement correct" ?

Écrit par : dobolino | 12 juin 2009

Après recherche sur glouglou, je découvre que "Les clameurs se sont tues" (1957) est disponible en DVD (Vais-je me laisser tenter ? Je l'ai bien fait pour Crin Blanc, un autre film culte de mon enfance) et que le scenario, signé Dalton Trumbo, avait obtenu un oscar.
Mon lycée aussi avait un ciné-club; j'y ai vu Les Visiteurs du soir, Citizen Kane, et bien d'autres classiques.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 juin 2009

Le Dalton Trumbo de Johnny got his gun ? Mazette ! Commandez vite !
JPB

Écrit par : brighelli | 12 juin 2009

Sur la corrida, il y a aussi un dessin animé de Disney de 1938 :
Ferdinand le taureau.

http://www.youtube.com/watch?v=CGTVRbpAuRo

Écrit par : revue de presse | 12 juin 2009

http://www.anticorrida.com/IMG/ppt/corrida_anatomie.ppt

Alors, je remets, pour Dobolino. Ca fera un petit complément au lien de "revue de presse".

Écrit par : Christophe Sibille | 12 juin 2009

Un petit lien sur l'histoire originale de Ferdinand, adaptée par Disney :

http://en.wikipedia.org/wiki/The_Story_of_Ferdinand

Lors de sa publication (six mois avant le début de la Guerre d'Espagne) il a été considéré comme un livre favorable au pacifisme et à l'anticonformisme et a été interdit dans plusieurs pays !

Il serait intéressant de le lire pour voir si le film est fidèle à l'esprit du livre ou si comme souvent l'histoire a été édulcorée.

Écrit par : revue de presse | 12 juin 2009

Mon lycée aussi avait un ciné-club; j'y ai vu Les Visiteurs du soir, Citizen Kane, et bien d'autres classiques.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 juin 2009

Nous, c'était plutôt Eisenstein, Eisenstein et Eisenstein ...
Autres temps, autres mœurs !
Ceci dit, je n'ai rien contre Eisenstein, même si j'ai vu six fois Octobre et trois fois, au bas mot, La Ligne Générale, entre la Seconde et la Terminale.

Écrit par : dobolino | 12 juin 2009

Ferdinand le Taureau, c'est aussi parmi mes "classiques" !

Écrit par : dobolino | 12 juin 2009

Ah!
Qui nous dira à quoi ça rêve
Un toro dont l'oeil se lève
Et qui découvre les cornes des cocus

Brel
...
C’est un touriste qui, dans une posada, demande une spécialité locale. On lui sert deux grosses choses brunes, trônant dans une sauce de même. Le serveur lui annonce pompeusement : “Couilles de taureau sauce matador”. Bon, il trouve bien ça un peu dur au goût (le stress de la mort lente, sans doute), mais que ne sauverait-on pas avec de la sauce et un bon vin.
Il revient l’année d’après avec des amis, sûr qu’ils seront surpris à leur tour. Il prie le serveur, discrètement, d’apporter “la” spécialité. Et que voit-on arriver ? Deux sortes de petites prunes ratatinées, perdues dans un océan de sauce ! Furieux, il réclame, crie au vol, rappelle ce qu’il a eu l’an passé. Et le serveur, gêné :
- Heu… Ben… C’est pas toujours le taureau qui perd…

Le taureau qui survit après ne pas avoir été embroché par un matador (on en trouve à peu près autant que de gagnants du Loto), c'est une légende. En général, il est dans un tel état qu'il vaut mieux l'abattre. Discrètement.

Je cherche désespérément les paroles d'une chanson interprétée par les Frères Jacques, Don Leon, un matador qui ne peut torocider qu'avec ses lunettes.

Écrit par : PMB | 12 juin 2009

petit moment drôlatique: http://www.facebook.com/ext/share.php?sid=118321480970&h=Y7AoX&u=H0dlE&ref=nf

Écrit par : Pendariès | 13 juin 2009

Très drôle, Pendariès… Mais tout le monde sait que c'est un tireur fou… Je ne sais plus qui a écrit un livre qui donnait des détails…
JPB

Écrit par : brighelli | 13 juin 2009

Merci, PMB, de commencer la journée avec un éclat de rire, après avoir lu

http://connac.free.fr/classe/Adultes/mnle.htm

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 juin 2009

Ce n'est pas Giesbert? Ca pourrait...
En tous cas, on le comprend... Elle fait vraiment peur, maman... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juin 2009

http://connac.free.fr/classe/Adultes/mnle.htm

On en est resté à Goigoux.

Citation de Roland Goigoux, maître de conférence à l’IUFM de Clermont-Ferrand :
« Nous montrons, par exemple, l’intérêt de prendre appui sur les textes mémorisés par cœur (comptines, titres d’ouvrages, extraits de récits, etc.) afin d’étudier l’organisation de la langue écrite.
Débarrassés du souci de comprendre le message écrit, puisque celui-ci est connu, les enfants peuvent se consacrer à l’étude du code écrit.
C’est une véritable aventure « à la Champollion » qu’ils entreprennent, lorsqu’ils sont placés, comme le déchiffreur des hiéroglyphes, devant un message aux règles internes obscures mais dont la signification est claire.
Comme Champollion, ils connaissent la signification du message, et cherchent, avec l’aide de la maîtresse et du groupe, à déduire le fonctionnement du système linguistique écrit. Tout au long de l’année, de texte en texte, l’exploration se poursuit, instituant la classe comme une communauté de chercheurs.
C’est ainsi que les enfants conservent des phases initiales de l’apprentissage une idée de conquête, d’appropriation de secrets, qui conforte leur confiance en eux-mêmes et qui crée, dès le début, une connivence avec le langage écrit. »
(Cahiers pédagogiques, n° 352, mars 1997. Texte donné au concours des IUFM en 2002.)

Ou à Charmeux :

« En aucun cas on ne peut commencer une lecture par une activité de déchiffrage, mais par des prélèvements d'indices qui permettent de formuler des hypothèses sur ce qui doit être écrit. Ces indices sont d'abord pris dans les détails matériels et non linguistiques (sic) du message : nature du support, format, gestion de la page, présence d'éléments iconiques (photos, dessins, schémas, graphiques, etc.), taille, forme et couleurs des caractères employés, etc. »
« J'ajoute que l'analyse des mots en syllabes pose aux enfants de graves problèmes, dans la mesure où on ne peut définir les syllabes qu'à partir de la compréhension des mots. »

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 juin 2009

Pas bien réveillé ce matin j'ai pas posté dans le bon fil !

Qui a entendu plus au sujet de cet entrefilet du Monde :
http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/06/12/deux-japonais-arretes-avec-100-milliards-d-euros-d-obligations_1206372_3214.html

Rappel : budget de l'état français environ 280 milliards d'euros (soit 400 milliards de dollars) !

Et malgré tout, ça n'intéresse personne ???

Écrit par : Zorglub | 13 juin 2009

Je constate, avec un certain étonnement, que la corrida suscite plus de commentaires que la mastérisation des concours.

Pour aller dans le sens de dobolino, cet extrait de mon livre :


« Je suis écologiste, il faut laisser vivre les taureaux »

"Toute instrumentalisation cruelle et dégradante d’animaux à des fins ludiques ou de loisirs devra être interdite. Dans ce cadre, notamment l'organisation de combats de coqs ou de chiens, de corridas devront être interdites."
Programme électoral des Verts, 17 septembre 2006

Comme tout autre, l’amour des taureaux relève de la passion. Aucun argument purement rationnel ne saurait donc le justifier. A l’exception, non négligeable, de l’argument écologique : supprimer la corrida implique la disparition totale et définitive d’une sous-espèce animale, le bos taurus ibericus ou taureau de combat. C’est pourquoi on peut être, au choix, écologiste ou anti-taurin mais on ne peut pas être les deux. Seuls les « écologistes urbains », à l’esprit embué d’idées préconçues sur une nature dont ils ignorent tout, acharnés à défendre une nature plus imaginaire que réelle, peuvent vouloir concilier ces deux positions.

Le taureau de combat est, en effet, l’animal le plus improbable qui soit : à la fois sauvage et créé par l’homme, sélectionné mais non domestiqué ni, encore moins, dressé. Vivant entièrement libre dans de vastes domaines naturels, qu’on trouve dans tous les pays de tradition taurine, il n’a pratiquement aucun contact avec ses éleveurs. Ces derniers mènent les troupeaux de loin, toujours à cheval, et n’interviennent qu’en de très rares occasions : pour éviter les combats entre mâles, pour apporter un complément de fourrage l’hiver et, bien sûr, pour sélectionner les animaux les plus aptes au combat. Contrairement à ce qu’on pense parfois, il est rigoureusement impossible d’ « essayer » un taureau : il apprendrait en quoi consiste le jeu tauromachique et, une fois dans l’arène, tuerait son adversaire à la première rencontre. Ce sont donc les vachettes que l’on sélectionne lors des tientas pour ne garder que les futures mères. De ce processus très empirique découlent deux grandes conséquences. La première est la constitution progressive de plusieurs « castes » (Vazqueña, Vistahermosa, etc.) qui présentent des caractéristiques morphologiques et comportementales fort différentes. La deuxième est que 94% des bêtes échappent à la mort dans l’arène. Il y a en effet aujourd’hui en Espagne 200 000 animaux dans les élevages, 20 000 spectacles taurins très divers, mais sans mise à mort publique, et environ 2000 corridas au sens strict. Comme six taureaux sont combattus dans chaque corrida, on arrive au total de 12 000 bêtes, soit 6% de l’ensemble. Tous les autres jouissent de conditions de vie incomparables avant de finir, comme tout animal d’élevage, à l’étal des boucheries.

Que se passerait-il si l’on décidait de supprimer la corrida ? On ne peut plus revenir en arrière, à l’époque où erraient entre la Chine et l’Espagne des hardes de taureaux sauvages. Apparu il y a 500 000 ans, le bos primegenius n’existe plus. Son descendant le plus proche, issu du rameau ibérique, est justement le taureau de corrida. Or une dure loi de la nature veut que tous les individus doivent mourir pour que survive l’espèce. En voulant donc éviter la mort des taureaux dans l’arène, on n’éviterait évidemment pas la mort des individus mais on provoquerait en plus la mort collective de l’espèce. Les anti-taurins ont mis très longtemps à comprendre ce problème. Et ils opposent aujourd’hui deux arguments « écologiques » qu’il convient d’examiner.

La première idée qui vient à l’esprit est évidemment celle de la réserve. Mais si les spécimens conservés ne sont pas assez nombreux ni les réserves suffisamment amples, l’extinction de l’espèce est programmée à brève échéance. Et on ne voit pas pour quelle raison un Etat accepterait l’inutilisation d’immenses pâturages potentiellement très riches pour la production agricole sans en tirer nul profit, même touristique : une réserve qu’on ne peut pas visiter sans risquer sa vie a peu de chances de voir le jour dans le monde actuel. Il faudrait en outre choisir les « castes » (on ne pourrait pas garder la diversité actuelle) et sacrifier définitivement toutes celles qui ne seraient pas retenues. En outre, la « cruauté », la « souffrance » et la « mort » ne seraient pas éliminées mais multipliées. On commencerait par une sanglante hécatombe : la mise à mort immédiate de 95% des taureaux pour n’en garder que quelques milliers dans la « réserve ». A quoi s’ajouteraient la famine en saison sèche, la disparition des plus faibles et, au moment du rut, des duels entre mâles dont la « sauvagerie » excède de très loin tout ce qu'on peut voir dans l'arène : seuls ceux qui ne connaissent rien à la vie réelle des animaux peuvent se bercer de rêveries bucoliques sur l’infinie bonté de la nature.

Peu à peu convaincus du caractère irréaliste des réserves, certains anti-taurins ont récemment imaginé un deuxième argument, plus retors. Acceptant froidement la disparition du taureau ibérique, ils soulignent que cela n’a aucune importance puisque cet animal ne constitue pas vraiment une espèce mais une race. Du point de vue de la « systématique », discipline qui s’occupe de la classification des espèces, cette thèse est parfaitement exacte. Si l’on accepte la définition traditionnelle de l’espèce par l’interfécondité (mais elle est fortement contestée depuis une cinquantaine d’années), il existe une seule espèce de bos primegenius taurus à laquelle appartiennent aussi bien les anciens aurochs que les vaches limousines ou les taureaux de combat. Mais il en va de même des chiens et des loups : avec ce type de raisonnement, on pourrait donc voir des écologistes s’accommoder de l’extermination des loups puisque l’espèce serait préservée par l’existence des chiens ! Les taureaux de combat constituent-ils une race et non une sous-espèce ? Outre que c’est assez difficile à démontrer, on se trouve alors devant le cas des chiens ou des chats. Il existe ainsi 56 races de chats domestiques : qui serait prêt à les sacrifier toutes, à l’exception par exemple des persans et des siamois ? Ce serait pourtant plus que suffisant pour assurer la survie de l’espèce…

En fait les définitions purement biologiques ne peuvent rendre compte de la nature telle qu’elle existe réellement aujourd’hui. Les frontières entre espèces, sous-espèces, races (ou variétés) sont largement tributaires de l’environnement et de l’activité humaine. Et c’est ce qu’oublient beaucoup d’écologistes, obsédés par l’idée d’une nature totalement vierge qui ne correspond à aucune réalité observable. Car la nature est ce qu’elle est devenue. Agriculture et élevage ont définitivement modifié notre environnement naturel. Aucune race d’animaux domestiques, aucune variété de céréales, de légumes ou de fruits n’existeraient sans les processus de sélection et d’hybridation intervenus depuis des millénaires : pas plus les taureaux de combats que les bœufs charolais ou les épagneuls ni, non plus, le maïs, le blé, les tomates ou les pommes que nous mangeons. A l’exception de quelques réduits de plus en plus menacés, les paysages eux-mêmes ont été préservés, détruits ou façonnés par l’homme. Or les 450 000 hectares aujourd’hui consacrés en Espagne à l’élevage des taureaux de combat constituent des écosystèmes complexes où le taureau est roi mais où existent aussi une faune et une flore très variées, souvent en danger d’extinction. Aujourd’hui préservé grâce à la corrida, cet espace naturel – la dehesa – serait, lui aussi, condamné à disparaître dans sa quasi-totalité. On trouverait à la place des OGM, des autoroutes et des lotissements.

Mais plus encore que les anti-taurins « écologistes », les plus grands ennemis du taureau de combat sont peut-être aujourd’hui les aficionados et les éleveurs eux-mêmes. Les goûts du public, les intérêts des toreros et ceux des éleveurs forment en effet un dangereux assemblage susceptible de remettre en cause les procédés traditionnels de sélection dans les tientas. Très empiriques, ces techniques donnent des résultats aléatoires où réside tout l’intérêt de la corrida : personne ne peut prévoir quel sera le comportement effectif d’un taureau dans l’arène. Or la science permet aujourd’hui de fabriquer un « taureau idéal » si parfait qu’il n’aurait plus rien d’un taureau de combat. A la limite, il suffirait de cloner à l’infini la même bête pour obtenir le « taureau de rêve » qui satisferait tout le monde. Mais du coup il ne satisferait plus personne. Privé de son imprévisibilité, le spectacle taurin n’attirerait plus de spectateurs. La corrida disparaîtrait alors, victime de son succès. Et avec elle, les taureaux, les magnifiques paysages de la dehesa et tout un mode de vie au campo, qui doivent leur existence au spectacle taurin. Bien que chacun garde jalousement le secret sur l’apport de « nouveaux sangs » dans des élevages en difficulté (c’est le cas des anciens taureaux sévillans de Pablo Romero), on peut se demander si certains éleveurs ne sont pas en train de franchir le pas. Ce pas de trop qui, plus que les imprécations des anti-taurins ou une écologie mal comprise, constitue aujourd’hui la menace la plus grave sur l’existence même des taureaux de combat.

Écrit par : Pedro Cordoba | 13 juin 2009

Je sens que les dents de Christophe S*** vont encore grincer…

Bon, je pars aux oraux du CAPES. Pendant trois semaines, je n'aurai donc qu'un accès limité à Internet en général et au Blog en particulier. N'en profitez pas pour vous écharper…
Ici, c'est l'été, et je vais essayer de l'emmener avec moi.
JPB

Écrit par : brighelli | 13 juin 2009

"- Le syndicats d'enseignants Snalc-CSEN "considère les annonces relatives à l'ouverture permanente du lycée comme une provocation de plus à l'égard des personnels de l'enseignement et de leur mission".

"Transformer les lycées en centres aérés contribuera forcément à accroître une confusion, déjà soigneusement entretenue par le discours officiel, entre le travail scolaire et les activités ludiques de tous ordres".

(Source : VousNousIls.fr)

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 juin 2009

Je sens que les dents de Christophe S*** vont encore grincer…

Bon, je pars aux oraux du CAPES. Pendant trois semaines, je n'aurai donc qu'un accès limité à Internet en général et au Blog en particulier. N'en profitez pas pour vous écharper…
Ici, c'est l'été, et je vais essayer de l'emmener avec moi.
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 juin 2009

Là-haut, dans le grand nord ? Ce n'est pas gagné !

Écrit par : catmano | 13 juin 2009

La video qui permet de comprendre ce qui s'est vraiment passé à bord de l'Airbus Rio-Paris n'a pas, semble-t-il, été correctement perçue.

Je reposte

http://dl.free.fr/piYDocLJp

Écrit par : dugong | 13 juin 2009

Un imposteur prétend avoir battu le record du monde de l'apnée avec plus de 11 minutes.

C'est oublier que le PS est toujours en train de l'établir depuis 1983. Qu'il sorte enfin la tête de l'eau et le record sera enfin établi.

Le public, tenu en haleine, doit faire preuve d'abnégation selon les désaérés du PS.

Mais passer l'abnégation est de plus en plus difficile et le public est parti prendre de l'air.

Écrit par : dugong | 13 juin 2009

désaérés = envapés

Écrit par : dugong | 13 juin 2009

Pedro, votre texte est très complet et fort bien argumenté. Je souligne l'importance qu'il y a à préserver un maximum de variabilité génétique.
Pour le chat, si devait choisir, c'est le "gouttière" qu'il faudrait conserver. A partir du pool de base, on pourrait en quarante ans à cinquante ans recréer toutes les races, car la "spécialisation" de cet animal est très récente. Ce n'est le cas ni pour les chiens ni pour les bovins ni pour les ovins, sur lesquels les travaux de sélection sont presque aussi anciens que leur domestication.
Je me marre doucement quand je vois les bonnes gens des ville s'offusquer du sort des taureaux de combat alors qu'ils sont capables par snobisme d'acheter à prix d'or un malheureux bouledogue anglais surtypé dont la courte vie, initiée par une césarienne, se déroule dans un état de souffrance permanente, entre asphyxie et troubles digestifs.

Si j'en avais le pouvoir, c'est de ces races, dont les déformations physiques génératrices de souffrance permanente font le succès auprès des citadins dégénérés, que je demanderais l'immédiate suppression.
Retrievers dysplasiques et arthrosiques, Cavalier King Charles insuffisants cardiaques, chats persans sur typés qui ont les narines dans les yeux et dont on doit arracher les canines, brachycéphales au palais trop long qui leur obstrue le larynx et aux narines sténosées, cockers victimes d'otites récurrentes et hyperdouloureuses, Sharpeï sélectionnés sur la gravité de leur maladie de peau ...
La liste est interminable de toutes ces tares douloureuses qui accompagnent inévitablement la sélection outrancière sur des critères purement esthétiques sans que personne, semble-t-il, ne s'en offusque à part moi.
Je ressens bien plus de colère face aux éleveurs et acheteurs de bouledogue anglais que face aux éleveurs de bovins camarguais.

Écrit par : dobolino | 13 juin 2009

Ici, c'est l'été, et je vais essayer de l'emmener avec moi.
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 juin 2009

Là-haut, dans le grand nord ? Ce n'est pas gagné !

Ecrit par : catmano | 13 juin 2009

De ma vie je n'ai eu aussi chaud qu'un après-midi de juillet à Tours. Je n'ai pu visiter de cette ville qu'un parking souterrain et une galerie marchande climatisée.

Écrit par : dobolino | 13 juin 2009

brachycéphales au palais trop long de tous les pays, unissez vous !

Écrit par : dugong | 13 juin 2009

Le bac approche. Lundi, mon fils passe l'épreuve orale de latin à ... Pierrelatte. Et l'après-midi, en plus ! Espérons que l'examinateur ne craint pas le chaud !

Écrit par : dobolino | 13 juin 2009

"De ma vie je n'ai eu aussi chaud qu'un après-midi de juillet à Tours."

Evapée à Tours ? Un mauvais remake du congrès de Tours ?

Écrit par : dugong | 13 juin 2009

Un imposteur prétend avoir battu le record du monde de l'apnée avec plus de 11 minutes.

C'est oublier que le PS est toujours en train de l'établir depuis 1983. Qu'il sorte enfin la tête de l'eau et le record sera enfin établi.

Ecrit par : dugong | 13 juin 2009

Concernant le PS, le modèle de la noyade me semble plus plausible que celui du record olympique

"Lors d'une noyade la victime passe par 4 phases.

La 1ère phase appelée aquastress. La victime va paniquer, avoir des gestes désordonnés, et faire ce qu'on appelle le bouchon. C'est à dire s'enfoncer dans l'eau puis remonter successivement.

La 2ème phase, appelée petite hypoxie. La victime commence à être épuisée, elle est toujours à la surface de l'eau, toujours consciente mais elle a déjà inhalé et/ou bu plusieurs fois de l'eau.

La 3ème phase, appelée grande hypoxie. La victime ne se maintient plus à la surface, elle est complètement épuisée. Elle a déjà inhalé beaucoup d'eau et elle est de moins en moins consciente.

Finalement la 4ème phase, appelée anoxie. La noyade dure depuis un certain moment. La victime n'est plus consciente, ne respire plus, et ne montre plus de signe d'activité cardiaque."(wikipedia)

Nos amis socialistes ont clairement achevé la troisième phase de leurs aventures nautiques. IL faudra m'expliquer ce qui distingue la dernière phase de la mort clinique.

Écrit par : TotoWeininger | 13 juin 2009

"IL faudra m'expliquer ce qui distingue la dernière phase de la mort clinique"

La remontée : le corps se gonfle des gaz de décomposition.

C'est ce qui se passe avec les rio-parisiens : ce n'est pas l'air France qui les fait remonter !

Écrit par : dugong | 13 juin 2009

"Personne ne peut prévoir quel sera le comportement effectif d’un taureau dans l’arène."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 13 juin 2009

Avouez qu'on fait quand même tout pour éviter le moindre risque aux toreros, et pour faire souffrir le taureau au maximum. Ce sans quoi, effectivement, l'attrait pour le sang que représente le combat n'existerait plus, et la corrida non plus.

"Il apprendrait en quoi consiste le jeu tauromachique et, une fois dans l’arène, tuerait son adversaire à la première rencontre."

Je comprends! Ca deviendrait presque un combat honnête, en somme. Chiche?

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juin 2009

Le bac approche. Lundi, mon fils passe l'épreuve orale de latin à ... Pierrelatte. Et l'après-midi, en plus ! Espérons que l'examinateur ne craint pas le chaud !

Ecrit par : dobolino | 13 juin 2009

D'ailleurs, sur un effectif de largement plus de cent élèves de Terminale (S, ES et L) dans le lycée où est scolarisé fiston, ils sont trois (oui, trois !!!!! ) à se présenter à l'épreuve optionnelle de latin. On ne peut que souhaiter à ces derniers des mohicans d'être récompensés pour leurs efforts et d'engranger des points qui les conduisent peut-être à obtenir une mention Bien ou Assez Bien.
Ils le méritent car il faut un sacré acharnement pour continuer le latin jusqu'en Terminale, regroupés avec les Premières pour des cours qui ont lieu de préférence à l'heure des repas ou, mieux, au même moment que d'autres cours.
Cette année, mon fils a dû ou sauté son repas le mardi (anglais renforcé de 11H00 à 12H00, latin de 12H00 à 13H00, italien de 13H00 à 14H00) ou ne pas assister à l'heure de latin. Impossible d'obtenir un aménagement puisqu'il était le SEUL (Oui !!!, le Seul !!!!!!!) élève de Term L a suivre les cours de latin ...
Pour moi, une vraie bonne Term. L devrait enseigner, à titre obligatoire, à tout le moins le Latin et si possible le Grec Ancien avec épreuves obligatoires au Bac. Ce serait un minimum vital pour revaloriser cette filière.

Écrit par : dobolino | 13 juin 2009

Il apprendrait en quoi consiste le jeu tauromachique et, une fois dans l’arène, tuerait son adversaire à la première rencontre."

Je comprends! Ca deviendrait presque un combat honnête, en somme. Chiche?

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 juin 2009
En résumé, Christophe, tout ce que nous vous avons expliqué a glissé sur vous comme l'eau sur les plumes d'un canard ?
Vous continuez à être anti-corrida, même si ça sous-entend la disparition de races très particulières et adaptées à leurs biotopes, la disparition de ces biotopes préservés et leur remplacement par du riz OGM ultra-pulvérisé aux pesticides et autres joyeusetés phyto-sanitaires.
A moins que vous ne préfériez que les manadiers et tout le tissu de travail qui va avec soient mis au RSA et pointent à l'ANPE en arrondissant leurs fins de mois avec quelques crapuleries bien agencées ?

Écrit par : dobolino | 13 juin 2009

Si on décide d'arrêter de fabriquer des mines anti-personnel, (entre autres armes joyeuses), ça fera aussi un paquet de gens au chômage, vous savez!
Vous êtes contre une corrida un peu plus sportive, et un peu moins honteuse?

Écrit par : Christophe Sibille | 13 juin 2009

Le bac approche. Lundi, mon fils passe l'épreuve orale de latin à ... Pierrelatte. Et l'après-midi, en plus ! Espérons que l'examinateur ne craint pas le chaud !

Ecrit par : dobolino | 13 juin 2009

Filius vester salvus sit ! Feliciter ! Sed qualis mater, talis filius ... Nonne credis ?

Écrit par : Marilyse alis Rufa Magistra | 13 juin 2009

Bon, je pars aux oraux du CAPES. Pendant trois semaines, je n'aurai donc qu'un accès limité à Internet en général et au Blog en particulier. N'en profitez pas pour vous écharper…
Ici, c'est l'été, et je vais essayer de l'emmener avec moi.
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 juin 2009

Hic serenum est. Calor est. Aestate gaudemus !
Eheu, aberis tres septimanas ! Tibi cave, amice. Noli labore frangere ! Noli angorem pro nobis capere : salubribus praeceptis intruimus ! Vale.

Écrit par : Marilyse alis Rufa Magistra | 13 juin 2009

Marilyse aliAs Rufa Magistra ! Errare humanum est sed diabolicum ...

Écrit par : Marilyse alias Rufa Magistra | 13 juin 2009

Filius vester salvus sit ! Feliciter ! Sed qualis mater, talis filius ... Nonne credis ?

Ecrit par : Marilyse alis Rufa Magistra | 13 juin 2009

Credemus !
Si non, non hic essemus .
Ça va aller, comme ça ????

Écrit par : dobolino et le latin de cuisine | 13 juin 2009

Dobolino, puis-je adopter un bichon maltais sans tomber dans la catégorie des "citadins dégénérés" qui favorisent l'élevage de races surtypées porteuses de tares dues à une sélection sur critères exclusivement esthétiques . La race est ancienne, non? Elle n'a pas été tellement trafiquée?

Réflexion très naïve : s'il existe quantité de spectacles taurins autres que la corrida, pourquoi la disparition de celle-ci devrait-elle entrainer celle de la race et de son biotope? Ne m'assommez pas, SVP. Je suis sensible aux arguments de Pedro, mais la torture gratuite d'un animal continue à me poser un problème éthique.

Écrit par : Sylvie Huguet | 13 juin 2009

CredImus, Dobolino credImus ! (à moins que vous ne vouliez parler au futur). Révisez-moi vos conjugaisons latines et plus vite que ça ! o)))

Écrit par : Sylvie Huguet | 13 juin 2009

Si on décide d'arrêter de fabriquer des mines anti-personnel, (entre autres armes joyeuses), ça fera aussi un paquet de gens au chômage, vous savez!
Vous êtes contre une corrida un peu plus sportive, et un peu moins honteuse?

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 juin 2009

Et vous, vous n'avez pas d'ami qui ait craqué, par snobisme, pour un bouledogue anglais, si mignon, si "fun", avec ses déformations diverses et variées, qui font de sa vie quotidienne un martyr, pour la plus grande gloire de son maître qui s'ennorgueillit d'avoir claqué pour lui 2000 euros chez le véto, à lui couper le palais, à lui raboter l'estomac et autres horreurs dignes de Mengelé ?

Écrit par : dobolino | 13 juin 2009

CredImus, Dobolino credImus ! (à moins que vous ne vouliez parler au futur). Révisez-moi vos conjugaisons latines et plus vite que ça ! o)))

Ecrit par : Sylvie Huguet | 13 juin 2009

Credo, is, ere ! Bien sûr ! C'est la faute à fiston, c'est lui qui a dicté !!!
Et le reste, ça va ? Essemus, c'est bon ?

Écrit par : dobolino | 13 juin 2009

Oui, essemus, c'est bon. Subjonctif imparfait correspondant à l'irréel du présent, "nous serions".

Écrit par : Sylvie Huguet | 13 juin 2009

Bichon maltais ? Sans souci !!!
Equilibré, sain de corps et d'esprit !
Attention à la dentition et à son entartrement. Pour le reste, c'est un chien aussi équilibré et aussi sain qu'une vachette camarguaise, si on ne le traite pas comme un perpétuel "bébé". Et même ainsi traités, ils arrivent à tirer leur épingle du jeu.

Écrit par : dobolino | 13 juin 2009

Réflexion très naïve : s'il existe quantité de spectacles taurins autres que la corrida, pourquoi la disparition de celle-ci devrait-elle entrainer celle de la race et de son biotope? Ne m'assommez pas, SVP. Je suis sensible aux arguments de Pedro, mais la torture gratuite d'un animal continue à me poser un problème éthique.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 13 juin 2009

Elle en pose aussi à d'autres !
C'est quoi, ces spectacles taurins autres que la corrida et qui n'en seraient pas les préliminaires, non avenus si la corrida n'existait pas ?

Écrit par : dobolino | 13 juin 2009

Merci Dobolino. Ce n'est pas un projet immédiat : mon shetland, qui vient d'entrer dans sa seizième année, est en bonne forme pour son âge et j'espère le garder le plus longtemps possible. Mais il m'arrive de songer à sa succession.

Écrit par : Sylvie Huguet | 13 juin 2009

Pas bien réveillé ce matin j'ai pas posté dans le bon fil !

Qui a entendu plus au sujet de cet entrefilet du Monde :
http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/06/12/deux-japonais-arretes-avec-100-milliards-d-euros-d-obligations_1206372_3214.html

Rappel : budget de l'état français environ 280 milliards d'euros (soit 400 milliards de dollars) !

Et malgré tout, ça n'intéresse personne ???

Ecrit par : Zorglub | 13 juin 2009

Quand même, l'info est arrivée en France ????????

http://www.asianews.it/index.php?l=en&art=15456&size=A


299 bonds de la R Fédéral valeur 500 millions USD l'unité
10 bonds Kennedy valeur 1 milliard de $ l'unité

Impossible à négocier par les particuliers, uniquement par les états.

Etrange effectivement. Ca me fait bien rigoler le G20 !

Écrit par : carole | 13 juin 2009

" C'est quoi, ces spectacles taurins autres que la corrida ?" (Dobolino)

Je n'en sais trop rien. C'est Pedro qui y faisait allusion.
Je me rappelle pourtant avoir assisté, dans les arènes d'Arles, à des jeux taurins assez spectaculaires, où les animaux n'étaient ni blessés ni mis à mort.

Écrit par : Sylvie Huguet | 13 juin 2009

Pour moi, une vraie bonne Term. L devrait enseigner, à titre obligatoire, à tout le moins le Latin et si possible le Grec Ancien avec épreuves obligatoires au Bac. Ce serait un minimum vital pour revaloriser cette filière.

Ecrit par : dobolino | 13 juin 2009

J'approuve, Dobolino !

Agathê tuchê à votre fils !

Écrit par : sanjuro | 13 juin 2009

Carole a écrit : "299 bonds de la R Fédéral valeur 500 millions USD l'unité
10 bonds Kennedy valeur 1 milliard de $ l'unité"

virez moi ces bons et que ça saute

Écrit par : dugong | 13 juin 2009

Raboter l'estomac !!???

Qu'entends-tu par là, mon enfant ?

Écrit par : yann | 13 juin 2009

" C'est quoi, ces spectacles taurins autres que la corrida ?" (Dobolino)

Le toro-piscine :-) , la corrida portuguaise, la course camarguaise ...

Écrit par : Romuald | 13 juin 2009

Voyez bien que tout le monde s'en tape Carole !

Même ici, c'est (vache)ment moins important que le marronnier de saison sur la corrida !

Écrit par : Zorglub | 13 juin 2009

"Privé de son imprévisibilité, le spectacle taurin n’attirerait plus de spectateurs. La corrida disparaîtrait alors, victime de son succès."
Rapporté au nombre de corridas en une saison, quel est le pourcentage de décès de toréros ? Un spécialiste doit le savoir. On devrait approcher 100% de décès de taureau, non ? Alors "l'imprévisibilité" du taureau...
Pour sauver une espèce, il faudrait donc la torturer ? Sans torture, disparition de l'espèce. Quel drôle de raisonnement !

Écrit par : nicolas | 13 juin 2009

Oui mais, Nicolas, c'est pas si grave n'oubliez pas que P. Cordoba est un humaniste bien connu (et historique ...) !

Et puis si on regarde bien, les (quelques) accidents de parcours lors de la révolution culturelle étaient aussi imprévisibles ...

Écrit par : Zorglub | 13 juin 2009

Certes mais il faudrait peut-être cesser de mettre en parallèle les relations humains/humains doués de raison, donc susceptibles d'élaborer une éthique et humains/animaux ... etc.
Tous les discours du monde relevant de l'esthétique, de l'art, de la culture, de la psychologie, et même de l'écologie ou de n'importe quoi et visant à justifier l'attrait que l'on peut avoir pour la corrida, ne pourront jamais disqualifier les discours de la sensibilité liée à l'éthique, selon lesquels on devrait s'interdire de trouver quelque intérêt que ce soit au spectacle de la souffrance. Qui plus est à l'organisation de ce spectacle. Sans parler de son intérêt financier.

Écrit par : nicolas | 13 juin 2009

Lycée "lieux de vie":c'est ça un extrait de gelée de coings?

Sarko bave une idée qu'il aurait critiquée à juste titre si elle avait été pondue par un ministre socialiste.Pardon, progressiste: un mot qui a encore un fumé d'espérance chez certains et pas les plus vioques!

On vit une époque formidaaaaable. La bande de salopards qui inspire l'exécutif est décidément très forte.

Et nous dans tout ça? On râle.
Eh bien chers collègues je n'en ferai pas davantage une tartine. Je joue la pièce mais je me fous de la réussite du film! Que ça crève de sa propre connerie, tôt ou tard. Je joue mon rôle mais sans identification. Libre: de ce point de vue là au, moins.

Inutile de perdre de l'énergie, laissons aller, laissons faire, laissons passer... je suis libéral quitte à voir la pourriture et la perversion usurper le trône. Si il ne vaut pas mieux, à quoi bon?
Oui la dictature,la démocratie en danger et blabla: on a vu, on voit et on verra bien....
Je passe,nous passons.
Au revoir.

Écrit par : Passant | 13 juin 2009

Je passe,nous passons.

Ecrit par : Passant | 13 juin 2009

"Je passe, nous passons", nous outrepassons ...

Écrit par : Marilyse | 13 juin 2009

"Je passe, nous passons", nous outrepassons ...

Ecrit par : Marilyse | 13 juin 2009


Vous passez outre? Et cela vous mène où?

Écrit par : Passant | 13 juin 2009

Pour info :

Sauvons les concours de recrutement des enseignants !

Nous, membres de différents jurys de CAPES et d'Agrégation de la session 2009, tenons à exprimer solennellement notre consternation devant la façon dont est géré le dossier de la réforme du CAPES et notre opposition aux mesures préconisées pour les «nouveaux» CAPES. C'est à partir de notre expérience de membres de ces jurys, constitués d'enseignants du secondaire, des classes préparatoires, des universités, des IUFM et de membres des corps d'inspection que nous considérons que ces mesures, si elles étaient appliquées, entraîneraient une très grave dégradation de la formation et du recrutement des enseignants et, à terme, une remise en cause des concours nationaux et une précarisation des personnels enseignants. Ces mesures conduisent en effet à un affaiblissement inacceptable des contenus disciplinaires des concours sous couvert de « professionnalisation », alors même que l'année de stage de formation en alternance rémunérée existant actuellement est supprimée dans le projet ministériel. Et les « stages » prévus pendant les deux années des « masters enseignement » ne sont nullement à même de compenser les effets néfastes de cette suppression - ou de sa réduction à une décharge symbolique lors de la première année d'exercice. La précipitation qui a caractérisé la gestion de ce dossier, les incessants bricolages qui se succèdent depuis l'annonce de la réforme, les tergiversations, les annonces sans suite, les « mesures transitoires », les incertitudes maintenues sur les modalités des épreuves et les programmes du concours, ont créé un tel climat de confusion et de chaos qu'il est urgent et impérieux de reprendre totalement le dossier pour qu'émerge un projet intellectuellement et professionnellement cohérent.

Dans cette perspective, nous prenons acte de l'annonce du ministre concernant le maintien en l'état pour 2010 du CAPES actuel que nous entendons comme le maintien de l'intégralité de ses modalités actuelles, y compris pour les dates du concours et les conditions d'inscription. Cependant, comme l'ensemble des collègues engagés dans la mobilisation contre les réformes actuelles, nous pensons que toute refonte des concours doit être arrêtée à l'issue d'une large concertation et de véritables négociations avec tous les acteurs de la formation des enseignants. Celles-ci supposent un retrait des projets actuels, un réexamen complet du dossier de la formation et du recrutement des enseignants et l'abandon de toute « mesure transitoire » et de toute mise en place progressive de la «mastérisation». Nous ne sommes évidemment pas hostiles par principe à toute refonte des concours ni à l'ambition affichée d'élévation du niveau de recrutement des enseignants. C'est dans cette optique que nous tenons à rappeler quelques principes qui sont, selon nous, essentiels pour toute réforme à venir des CAPES :

- le recrutement de tous les enseignants doit se faire par concours nationaux avec un programme national, des épreuves nationales et un jury national unique pour l'admissibilité et l'admission pour toutes les épreuves, associant, comme c'est le cas actuellement, des enseignants des universités, du second degré, des classes préparatoires et des membres des corps d'inspection ;

-les lauréats doivent avoir le statut de fonctionnaires stagiaires (de la fonction publique d'État) et pour assurer une véritable formation pédagogique et professionnelle l'année de stage rémunérée de formation en alternance avec un service significativement réduit doit être maintenue ;

- l'évaluation du niveau de maîtrise des disciplines doit rester le fondement du recrutement. En conséquence les épreuves, écrites et orales, doivent être disciplinaires et les jurys doivent être composés de spécialistes de la discipline ;

- un lien thématique, quand il existe, doit être maintenu entre les programmes du CAPES et ceux des agrégations afin d'éviter notamment que la préparation à l'agrégation ne soit réservée qu'à un petit nombre «d'établissements d'élite».

En tant que membres de jurys de CAPES et d'Agrégation, soucieux de l'intérêt des candidats, des futurs enseignants et des élèves, notre responsabilité est en tout premier lieu d'assurer, dans les meilleures conditions d'équité possibles, un concours d'un niveau scientifique élevé, fondement de la légitimité scientifique et professionnelle des lauréats et de la qualité du service public d'enseignement. Mais il est également de notre responsabilité de ne pas nous taire devant ce que nous considérons comme un gâchis et un désordre qui ne peuvent à terme qu'entraîner une dégradation du niveau de recrutement des enseignants et donc de l'enseignement de nos disciplines.

Motion votée : par la majorité des membres du jury du CAPES externe d'allemand, soixante-cinq membres du jury du CAPES externe d'anglais, la majorité du jury de l'agrégation externe d'anglais, l'unanimité, moins une abstention, du jury du CAPES externe d'arabe, la majorité du jury de l'agrégation externe d'arabe, l'unanimité, moins deux abstentions, des membres du jury du CAPES externe de breton, l'unanimité, moins deux abstentions, du jury du CAPES externe d'espagnol, la majorité des membres du jury du CAPES externe d'Histoire et de Géographie, la majorité des membres du jury de l'agrégation externe d'Histoire, l'unanimité, moins deux abstentions, des membres du jury du CAPES externe d'italien, la majorité du jury du CAPES interne d'italien, la majorité du jury du CAPES externe de Lettres Classiques, la majorité du jury de l'agrégation externe de Lettres Classiques, la majorité des membres du jury du CAPES externe de Lettres Modernes, vingt-neuf membres du jury de l'agrégation externe de Lettres Modernes (dont la commission de littérature comparée, à l'unanimité) la majorité de la commission d'ancien français du jury d'agrégation externe de Lettres Modernes, la majorité du jury de l'agrégation interne de Mathématiques ; Avec le soutien de l'Association des Études Grecques (AEG), la Société des Professeurs d'Histoire Ancienne des Universités (SOPHAU), la Société des Historiens Médiévistes de l'Enseignement Supérieur Public (SHMESP), l'Association des Historiens contemporanéistes de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (AHCESR), l'Association des Professeurs d'Histoire-Géographie (APHG), l'Association des Professeurs de Langues en IUT (APLIUT), l'Association des Professeurs de Langues Anciennes de l'Enseignement Supérieur (APLAES), la Coordination Nationale des Associations Régionales d'Enseignants de Langues Anciennes (CNARELA), la Société des Hispanistes Français (SHF), la Société des Italianistes de l'Enseignement Supérieur (SIES), la Société des Langues Néo-Latines, du vice-président du CAPES externe de chinois, du président du jury de l'agrégation externe de japonais.

Écrit par : Michel Delord | 13 juin 2009

Mais que font les jurys des agrégations et CAPES externes de mathématiques, de sciences physiques (option physique et option chimie), de SVT, etc. Sont pas au courant? On les a pas prévenus?

Écrit par : TotoWeininger | 13 juin 2009

[ Mais que font les jurys des agrégations et CAPES externes de mathématiques, de sciences physiques (option physique et option chimie), de SVT, etc. Sont pas au courant? On les a pas prévenus?

Ecrit par : TotoWeininger | 13 juin 2009]

Bonne question. Et je n'ai aucune idée de la réponse.
MD

Écrit par : Michel Delord | 14 juin 2009

Pour moi, une vraie bonne Term. L devrait enseigner, à titre obligatoire, à tout le moins le Latin et si possible le Grec Ancien avec épreuves obligatoires au Bac. Ce serait un minimum vital pour revaloriser cette filière.

Ecrit par : dobolino | 13 juin 2009

J'approuve, Dobolino !

Agathê tuchê à votre fils !

Ecrit par : sanjuro | 13 juin 2009

Je suis partagé. Vous sous-entendez naturellement qu'ils n'y feraient pas que du grec, du latin, de l'histoire, des lettres, des arts plastiques et de la philo ? Parce que là, c'est la dédicace de Vallès puissance mille ("à tous ceux qui nourris de grec et de latin sont mors de faim").

Écrit par : Jeremy | 14 juin 2009

Pour moi, une vraie bonne Term. L devrait enseigner, à titre obligatoire, à tout le moins le Latin et si possible le Grec Ancien avec épreuves obligatoires au Bac. Ce serait un minimum vital pour revaloriser cette filière.

Ecrit par : dobolino | 13 juin 2009

J'approuve, Dobolino !

Agathê tuchê à votre fils !

Ecrit par : sanjuro | 13 juin 2009

Je suis partagé. Vous sous-entendez naturellement qu'on n'y ferait pas que du grec, du latin, de l'histoire, des arts pla et de la philo ? Parce que là, c'est la dédicace de Vallès puissance mille ("à tous ceux qui, nourris de grec et de latin, sont morts de faim").

Écrit par : Jeremy | 14 juin 2009

Tiens, y a plus "Lettres" dans la deuxième version, mais c'est pourtant bien compris dans la liste.

Écrit par : Jeremy | 14 juin 2009

Un marronnier n’est pas plus con qu’au autre marronnier. Je rappelle que ce n’est pas moi qui ai planté celui de la corrida et que je me suis contenté de répondre à des messages antérieurs. J’ai même voulu, au début, joindre à ces réponses sur un sujet pour le moins bizarre sur ce blog quelques interventions sur un problème crucial ces jours-ci : l’avenir des concours. Seul Michel Delord a embrayé en faisant le copié-collé d’un des très nombreux textes qui circulent. Je vais essayer de retrouver celui des matheux et le mettrai sur le blog.

Mais puisqu’il y a aussi des questions intelligentes sur l’écologie et la corrida (celle de Sylvie Huguet) ainsi que des commentaires aberrants (ceux de Christophe Sibille et PMB, que néanmoins je salue) ou qui posent des questions importantes (celle de l’éthique que je trouve mal formulée par Nicolas), je vais essayer d’y répondre. Sur le prétendu sadisme des spectateurs (Ch S et PMB), je me contenterai de remarquer que leurs commentaires ne font que prouver la vérité de la phrase qu’ils épinglent : « Il est impossible de faire comprendre aux anti-taurins que les aficionados n’aiment ni la violence, ni le sang ni la mort ». La logique des anti-taurins est parfaite dès qu’on accepte leurs prémisses. Le syllogisme est le suivant : la corrida consiste à torturer et à tuer des animaux ; or les spectateurs y éprouvent du plaisir ; on a donc affaire à des sadiques. Les aficionados pour leur part nient la majeure. Si elle était vraie, il n’y aurait personne pour aller aux arènes sauf peut-être quelques psychopathes qui ne suffiraient pas à remplir les gradins, ce qui entraînerait la disparition immédiate de la corrida. Les spectateurs ne jouissent pas de la souffrance infligée à un animal. Ils sont même persuadés que le taureau ne souffre pas du tout dans l’arène. L’argument se trouve déjà dans Montherlant (1927) et semble confirmé par les dernières études menées au Laboratoire de physiologie animale de l’Université de Madrid. Même si les conclusions de ces travaux (publiés en 2007) devaient être remises en cause ou nuancées, cela prouve au moins une chose : si les aficionados s’en réjouissent, c’est bien la preuve que ce n’est pas le sang versé qui les intéresse. Quant aux plaisanteries vaseuses sur le torero qui devrait être constamment tué et retué, à chaque fois qu’il se met devant un taureau, pour que les « chances soient égales », elles n’ont même pas le mérite de l’originalité : elles reviennent en boucle sur tous les sites, blogs et forums anti-taurins. J’invite leurs auteurs à réfléchir un peu à ce qu’ils écrivent et à relire les pages de Lacan sur « l’entre deux morts » (à propos du sadisme, dans L’éthique de la psychanalyse). A tort ou à raison, les aficionados sont persuadés que le taureau ne souffre pas dans la corrida. Les anti-taurins jouissent à l’idée de la mort, indéfiniment répétée, du torero. Où se trouve donc la perversion sadique, objet de refoulement chez les anti-taurins et « faisant retour », selon la logique du refoulement, sous la forme de « blagues » dont ils sont les seuls à rire ?

Je répondrai un peu plus tard aux autres remarques, bien plus intéressantes. Et puis on en restera là sur le marronnier de saison. Comme le maître de céans, je pars à un jury, celui de l’agreg d’espagnol à Toulouse. Il y a au moins un point positif dans les décrets-Darcos : le MEN a fini par admettre que l’agrégation ne pouvait entrer dans le cadre de la mastérisation. Ce concours-là du moins est préservé. C’est mieux que rien. Pour ce qui est des CAPES, tout va dépendre désormais des universités : je ne suis malheureusement pas sûr que la réponse soit la bonne. Pour le CRPE, cela va dépendre des IUFM et, là encore, j’ai des doutes sur ce qui va se passer.

Écrit par : Pedro Cordoba | 14 juin 2009

J'ai retrouvé la réaction de la Commission française pour l'enseignement des mathématiques. J'espère que celle de la SMF est un peu mieux.

Pedro C

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La CFEM devait être reçue aujourd’hui dans le cadre de la commission Marois-Filatre et ce n’est que ce matin que nous avons été informés de l’annulation de la réunion suite au retrait de la CPU. Cette suppression dans l’urgence d’une réunion programmée depuis plusieurs semaines, outre qu’elle a mis dans l’embarras les collègues venus de Marseille, Montpellier ou Lyon, accrédite de manière symptomatique le manque de concertation sur un sujet aussi sensible et compliqué que celui de la formation des enseignants dans le cadre de la mastérisation.

La Commission Française pour l’Enseignement des Mathématiques est la sous-commission française de la Commission Internationale sur l’Enseignement des Mathématiques. A ce titre, ses membres sont des représentants de toutes les grandes associations et institutions concernées par les mathématiques et leur enseignement. Dans le cadre de notre Commission, nous avions, dès octobre, lancé une réflexion parmi nos membres qui avait abouti à une lettre sur la mastérisation. Ce texte garde toute son actualité témoignant, là encore, de l’absence réelle d’une volonté gouvernementale d’avancer de manière positive sur ce dossier. Pour notre commission et c’est ce que nous souhaitions développer aujourd’hui, toute réflexion et toute action sur la formation des enseignants doivent s’appuyer sur l’idée qu’enseigner est un métier qui s’apprend tout d’abord en formation initiale puis tout au long d’une carrière d’enseignant. Au delà d’un consensus mou sur cette affirmation, il convient d’en tirer toutes les conséquences dans le cadre des projets actuels de mastérisation et cela a conduit la CFEM à énoncer certains principes qui lui apparaissent comme autant de passages obligés vers la formation au métier d’enseignant.

1. La formation initiale doit s’adresser à tous les futurs enseignants et prendre en compte toutes les dimensions du métier de professeur de mathématiques dans le second degré ou de professeur enseignant aussi les mathématiques pour les PLP et le PE. Cela nécessite l’articulation de trois domaines de formation :
► Une formation disciplinaire de haut niveau pour les spécialistes de mathématiques Cette formation doit insister sur une prise de recul et une vision transversale des notions étudiées au cours de la scolarité en évitant l’émiettement des connaissances.
► Une formation didactique qui s’appuie sur les recherches menées dans le champ de la didactique des mathématiques mais aussi sur les dimensions historiques et épistémologiques de la discipline.
► Une formation professionnelle étroitement articulée avec des stages en établissement encadrés par des professeurs de terrain expérimentés et des formateurs eux-mêmes bien formés eux-mêmes bien formés. Cette formation initiale professionnelle doit s’effectuer dans le cadre des universités en relation étroite entre les UFR et les IUFM quand ils existent ou en interaction avec eux dans les autres cas.

2. Une unique filière de recrutement au niveau du master pénalise la profession enseignante qui se singularise par le haut niveau d’études nécessaire avant d’avoir la quasi certitude de trouver un emploi. Dans plusieurs filières de formation à des métiers recherchés (médecins, ingénieurs), le pré-recrutement s’effectue essentiellement au niveau des deux premières années de la licence. Ouvrir une première filière de pré-recrutement en licence permettrait de donner aux étudiants retenus des conditions optimales de travail pour se préparer à leur futur métier en leur assurant notamment des stages de qualité et en nombre suffisant. C’est aussi une nécessité sociale car seul un recrutement précoce accompagné de bourses pourra éviter les conséquences dramatiques de la réforme sur les étudiants d’origine modeste.

3. Une entrée progressive dans le métier suppose que des stages soient offerts aux étudiants pendant la formation initiale et l’affirmation d’un minimum (et non d’un maximum) d’heures par an au cours du master pour ces stages doit être actée dans le cadre d’un cahier des charges national de la formation. Mais la formation ne s’achève pas avec le recrutement par le concours et l’obtention du master, elle doit accompagner une entrée progressive dans le travail une fois le recrutement effectué. Ainsi, pendant les trois premières années, le professeur débutant devrait bénéficier d’un service allégé et d’une formation continuée en étroite liaison avec l’université formatrice. Dans le cadre de la formation continue, les enseignants titulaires doivent pouvoir suivre des formations offrant une valorisation de leur carrière. En mathématiques, ces formations peuvent s’appuyer sur le riche réseau des IREM et des IUFM.


Source : blog de Sylvestre Huet dans Libé

Écrit par : Pedro Cordoba | 14 juin 2009

Pour moi, une vraie bonne Term. L devrait enseigner, à titre obligatoire, à tout le moins le Latin et si possible le Grec Ancien avec épreuves obligatoires au Bac. Ce serait un minimum vital pour revaloriser cette filière.

Ecrit par : dobolino | 13 juin 2009

Mon fils est en 1ère L dans un des lycées les plus connus de France et ils ne sont que 4 élèves sur 30 à faire latin-grec !

Pour remonter la pente sera rude sachant que pour l'instant elle est prise en descente!

Écrit par : Merlemocoeur | 14 juin 2009

Dans le Monde, le verbeux camarade Edgar nous distille ses visions du sentier lumineux sur lequel il s'engage :

"Et s'il est vrai que le cours de notre civilisation, devenue mondialisée, conduit à l'abîme et qu'il nous faut changer de voie, toutes ces voies nouvelles devraient pouvoir converger pour constituer une grande voie qui conduirait mieux qu'à une révolution, à une métamorphose. Car, quand un système n'est pas capable de traiter ses problèmes vitaux, soit il se désintègre, soit il produit un métasystême plus riche, capable de les traiter : il se métamorphose.

L'inséparabilité de l'idée du cheminement réformateur et d'une métamorphose permettrait de concilier l'aspiration réformatrice et l'aspiration révolutionnaire. Elle permettrait la résurrection de l'espérance sans laquelle aucune politique de salut n'est possible."

La "réforme par la métamorphose". Pas moins !

En y réfléchissant, on constatera que le PS est déjà bien engagé sur le chemin de la métamorphose, jalonné, comme chacun sait par les trois étapes :

- larvaire : manifestement très développée dans l'appareil,

- chrysalidaire : indiscutablement déclenchée au PS puisque la crise à leader ne date pas d'hier,

- imaginale : que les réthoridiennes empêcheront de mener à l'imago.

Et puis, où mettront-ils la mue poisseuse des espoirs défunts ? Rue de Solférino, c'est trop petit.

Le Grand Edgar conclut : "Nous ne sommes même pas au commencement de la régénération politique. Mais l'écologie politique pourrait amorcer et animer le commencement d'un commencement."

Régénération politique ? Ca fleure bon le fascisme vert !

En attendant le Grand Soir de la mue, on décrètera que la situation n'est plus pré-révolutionnaire mais résolument pré-métamorphosique.

Écrit par : dugong | 14 juin 2009

En français compréhensible je voulais dire:

Remonter la pente sera difficile, sachant qu'elle est rude, qu'elle est prise actuellement dans le sens de la descente et que le demi-tour n'est pas autorisé!!

Écrit par : Merlemocoeur | 14 juin 2009

chrysalidaire : indiscutablement déclenchée au PS puisque la crise à leader ne date pas d'hier,

Zont qu'a prendre johnny comme leader!

Écrit par : Merlemocoeur | 14 juin 2009

Une question me taraude : Une révolution sans plomb est-elle possible sans leader ?

Écrit par : dugong | 14 juin 2009

"l'évaluation du niveau de maîtrise des disciplines doit rester le fondement du recrutement. En conséquence les épreuves, écrites et orales, doivent être disciplinaires et les jurys doivent être composés de spécialistes de la discipline ;"


Même si les leçons de CAPES (et d'Agreg) de maths qui représentent un véritable travail sont pour moi, en ce moment, la cause d'un grand grand stress; je n'imagine pas me pointer devant des élèves -ou devant les parents- sans être très très solide dans ma discipline... En fait, ne pas savoir grand chose, mais bien savoir, très bien savoir un minimum vital pour éviter de dire des conneries devant les élèves.
Il en va non seulement du respect vis à vis des enseignants et de leur(s) savoir(s) mais aussi de l'avenir de chaque discipline; elles sont toutes ancrées dans une histoire qui doit se moquer des contraintes économiques ou politiques qui ne pèsent pas bien lourd quand on les met face à bien des talents passés qui ont fait progresser l'Humanité.
Pour que ces matières perdurent, il convient que ceux qui les enseignent, les gardiens du Temple, aient un socle disciplinaire suffisant.
Je pense que la maîtrise d'une discipline passe surtout par une école qui , bien avant la préparation aux concours, aura donné des savoirs forts... Ca m'amusera toujours d'ouvrir un bouquin de première C et de lire en introduction "rappels de seconde: les espaces vectoriels". Ces derniers sont enseignés en sup aujourd'hui... Comment demander aux étudiants (futurs professeurs) d'être à l'aise en algèbre quand ils pratiquent cette composante essentielle des maths QUE depuis deux ans? Comment demander aux étudiants d'être aguerris en géométrie si elle n'est plus enseignée dans le supérieur? Il y a contradiction, il y a paradoxe...

Pour ce qui est des concours, je rajoute en plus de disciplinaire, nationaux, anonymes; "Laiques". Après avoir vu des jeunes filles se pointer aux examens ou aux écrits avec un voile sur la tronche - et ça pourrait être une croix visible pour ne pas dire ostentatoire au bout d'une chaîne... - je me dis qu'elles -et ça pourrait être "ils" - n'ont rien à faire dans l'éducation nationale Républicaine.

Aller Vincent: au boulot!

Écrit par : Matheutordu | 14 juin 2009

"A tort ou à raison, les aficionados sont persuadés que le taureau ne souffre pas dans la corrida."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 14 juin 2009

Pedro, je ne vous savais pas si manichéens! Où avez-vous vu que "les anti-corrida" jouissaient de la mort infiniment répétée du torero?
Par ailleurs, l'argument sur l'ignorance des spectateurs concernant la souffrance des taureaux, (naïveté fort touchante, ma foi), me laisse perplexe. Il me semble qu'on puisse parfaitement jouir de quelque chose au sujet de laquelle on ne s'est pas posé la question de l'existence, non?
Ca s'appelle être un "imbécile heureux".

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juin 2009

"C'est à partir de notre expérience de membres de ces jurys, constitués d'enseignants du secondaire, des classes préparatoires, des universités, des IUFM et de membres des corps d'inspection que nous considérons que ces mesures, si elles étaient appliquées, entraîneraient une très grave dégradation de la formation et du recrutement des enseignants et, à terme, une remise en cause des concours nationaux et une précarisation des personnels enseignants."

Ecrit par: Michel Delord

Michel, c'est courageux de venir dire en ces lieux qu'il existe des professeurs d'IUFM qui s'élèvent contre la baisse du niveau disciplinaire dans les concours! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juin 2009

"Pour sauver une espèce, il faudrait donc la torturer ? Sans torture, disparition de l'espèce. Quel drôle de raisonnement !"

Ecrit par : nicolas | 13 juin 2009

Oui, je trouve cela assez curieux aussi. Et on pourra me donner toutes les explications possibles, philosophiques, historiques, and co, je crois que j'aurai du mal à ne pas les considérer comme des justifications (un peu) honteuses.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juin 2009

Dans notre boulot, c'est déjà la corrida tous les jours. Pourriez pas changer un peu de sujet ? :-))

Écrit par : Marilyse | 14 juin 2009

Pour changer de sujet, encore que, quelqu'un peut-il me dire que faire avec un élève de 10 ans (d'une fratrie de bientôt 4,
fils d'un ingénieur autodidacte et fier de l'être -à juste titre- mais qui n'a pas de l'école me semble-t-il la vision qu'il conviendrait d'avoir) qui vient systématiquement à l'école avec un cartable vide, cahiers et feuilles "oubliés" à la maison, jamais signés, avec la bénédiction de parents qui considèrent (par écrit) qu'exiger quelque travail que ce soit constitue un harcèlement sur l'enfant, alors que celui-ci a été testé "surdoué" et qu'il convient de le laisser se développer comme son surdoué de papa ? En fait de surdon, il crapaute aux alentours de 50 % aux eva nationales CM2 de janvier. D'où "une compétence sur deux acquise." N'est-ce pas déjà un merveilleux signe de surdon, sans rien faire?
Merci de m'apporter un éclairage nouveau car côté pédagogo j'ai déjà tout entendu. Si je pose cette question maintenant alors qu'il passe en 6ème et que je n'en ai plus rien à faire, c'est que je crains fort la contagion, le nombre de "surdoués" se révélant en expansion... Merci.

Écrit par : nicolas | 14 juin 2009

Que chacun prenne ses responsabilités.

Quand un élève n'est pas au niveau, il ne le devient pas magiquement par l'invocation d'un providentiel "surdon"

Personnellement, j'indique clairement sur les bulletins :

"N'a pas atteint le minimum requis de la classe de..."

Basta cosi.

Écrit par : dugong | 14 juin 2009

J'ai eu, j'ai encore plusieurs "surdoués, "enfants précoces" dans mes classes. Une année, j'en vais trois avec un QI autour de 140. Tous étaient différents mais présentaient certaines constantes. Ces constantes sont connues : vous pouvez les retrouver dans la documentation produite sur la précocité.
Nous avons eu en cinquième, renvoyé d'un établissement privé catho, un "précoce" un peu comme celui que vous décrivez. Il est actuellement en troisième et c'est toujours la même catastrophe. Il n'ouvrait rien, n'écrivait rien, ne faisait rien. Et il en est toujours ainsi. Il est persuadé d'entrer au lycée : "Je suis toujours passé ! Pourquoi je ne passerais pas maintenant ?" Un gamin dans la toute puissance, tyrannique, ne supportant pas la contrainte, livré à son seul vouloir. Quand on a vu la mère la première fois et leurs relations, on a tout compris. Plus les dissensions avec le père.
J'ai eu maille à partir avec cette mère qui ne supportait pas que j'essaie de faire travailler son fils. Je l'enfonçais ! Il savait jouer de la pleurette plus souvent qu'à son tour, ça marchait avec la mère, pas avec moi. Un pauvre gosse, en fait. Pas "élevé". Une sorte d'enfant sauvage, avec l'intelligence du mal, de la manipulation.
Cette année, nous avons fait passer, à sa demande, une élève de quatrième en troisième en cours d'année. Elle passe donc au lycée à la rentrée. Elle n'avait pas les meilleurs résultats de sa classe mais elle était en déprime et faisait une vie impossible à ses parents. Une jeune fille sans problème scolaire mais qui s'ennuyait profondément. Nous pourrons suivre son évolution car ses parents sont des collègues dans le lycée voisin.
Chaque enfant précoce est différent : ce qui les distingue, semble-t-il, c'est le décalage entre l'âge intellectuel et l'âge affectif. Certains ont une conscience très aiguë des choses, une sorte d'hyperlucidité. On ne peut raisonner, se comporter avec eux comme avec les autres élèves. Il faut encore plus s'adapter à chacun.

Écrit par : Marilyse | 14 juin 2009

[Michel, c'est courageux de venir dire en ces lieux qu'il existe des professeurs d'IUFM qui s'élèvent contre la baisse du niveau disciplinaire dans les concours! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juin 2009 ]

Il n'y a aucun courage là-dedans et le prof avec qui j'ai le plus d'affinités et avec lequel je partage le plus d'analyses est un prof d'IUFM que j'ai connu il y a maintenant 35 ans.

MD

Écrit par : Michel Delord | 14 juin 2009

Nous avons reçu, de notre côté, la lettre d'un parent d'élève de terminale L, qui répondait à un coup de fil de la Vie scolaire lui signalant l'absence de sa fille en cours, une semaine avant le conseil, dix jours avant la fin des cours.

Ce père d'apprenant tenait à nous informer :
- que sa fille était très prise par un projet humanitaire qui impliquait un voyage dès le mois de juillet,
- que ses révisions lui prenaient AUSSI (sic) beaucoup de temps,
- que nous devrions peut-être nous remettre en cause au vu de l'absentéisme massif dans cette classe (1/3 de présents seulement depuis 15 jours) car manifestement il y avait là l'expression d'un besoin...

Ce sont les mêmes qui ne manqueraient pas de nous traîner en justice si la gamine, mineure, avait un accident pendant les heures où elle devrait être en cours...

Écrit par : sanjuro | 14 juin 2009

"Ce sont les mêmes qui ne manqueraient pas de nous traîner en justice si la gamine, mineure, avait un accident pendant les heures où elle devrait être en cours..."

Rêver de mettre un enseignant en examen est un fantasme d'inversion très répandu à notre époque.

Il y aura bientôt deux sortes d'enseignants : ceux qui, de haute lutte et avec un peu de chance, pourront continuer à enseigner et ceux qu'on aura réussi à fixer au fond d'une boîte ou derrière un hygiaphone.

http://www.inra.fr/opie-insectes/be1888-2.htm

Écrit par : dugong | 14 juin 2009

Pour porter ses fruits à maturité, l'EIP doit être cadré très tôt par l'école et les parents. Il faut le contraindre à respecter le formalisme tout en lui offrant des programmes exigeants dès ses quatre ans.
Très exactement l'inverse du butinage moderne, d'où une épidémie de précocité.
Pour le reste, et d'expérience, tout à fait en accord avec Marylise.
Les garçons EIP manipulent à fond leur môman.
Deux livres à lire et relire:
celui de Jeanine Siaud-Fachin (Mon enfant est sur-doué. Comment l'aider?), qui énonce les défaillances du système intellectuel du "sur-doué" face à la "chose" scolaire.
celui de Pleux, "De l'enfant-roi à l'enfant tyran".

Le vrai problème n'est pas d'adapter l'école au "sur-doué" mais le "sur-doué" à l'école et c'est un parcours du combattant semé d'embûches.

L'âge d'or du prétendu sur-doué, c'est 1920-1950, quand leur intelligence, quelque soit leur origine sociale, était reconnue, alimentée et cadrée à fond par des exercices répétitifs et exigeants et que leurs parents les éduquaient sans "bader" devant eux.

Écrit par : dobolino | 14 juin 2009

Pour moi, une vraie bonne Term. L devrait enseigner, à titre obligatoire, à tout le moins le Latin et si possible le Grec Ancien avec épreuves obligatoires au Bac. Ce serait un minimum vital pour revaloriser cette filière.

Ecrit par : dobolino | 13 juin 2009

Mon fils est en 1ère L dans un des lycées les plus connus de France et ils ne sont que 4 élèves sur 30 à faire latin-grec !

Pour remonter la pente sera rude sachant que pour l'instant elle est prise en descente!

Ecrit par : Merlemocoeur | 14 juin 2009

Il me semble pourtant plus facile, vu le petit nombre d'adeptes, de transformer brutalement et rapidement la filière L en filière d'excellence que la filière STG, quitte à faire redoubler une poignée d'élèves de seconde par lycée.
Ce n'est même pas une filière coûteuse en équipements. Une salle de classe et des professeurs, c'est tout ! Pas de TP, pas de machines, rien, juste des cours et du travail personnel.
Si vous trouvez moins cher ailleurs, on vous rembourse la différence !

Écrit par : dobolino | 14 juin 2009

Les vrais surdoués sont ceux qui sont touchés par la Grâce.

Fût-elle d'origine extraterrestre comme pour le jeune allemand dans l'article ci dessous.

http://sciences.blog.lemonde.fr/2009/06/13/un-jeune-allemand-touche-par-une-meteorite/

Écrit par : dugong | 14 juin 2009

Je suis partagé. Vous sous-entendez naturellement qu'on n'y ferait pas que du grec, du latin, de l'histoire, des arts pla et de la philo ? Parce que là, c'est la dédicace de Vallès puissance mille ("à tous ceux qui, nourris de grec et de latin, sont morts de faim").

Ecrit par : Jeremy | 14 juin 2009

Jeremy, il me semble qu'un bon cours de philo sur deux ans, au XXI° siècle, peut intégrer quelques ouvertures sur Sciences Politique et Economique, un cours d'Histoire substantiel également.
Pour les Sciences, la Géographie fera fort bien l'affaire.
Vous voulez deux heures d'informatique par semaine, pour faire "in" ? Ça s'intègre sans problème !

Écrit par : dobolino | 14 juin 2009

On peut aussi faire des langues vivantes, Jeremy, et de telle façon qu'un bachelierL n'ait plus que deux ou trois ans d'efforts devant lui pour pouvoir assurer lors d'un entretien d'embauche qu'il est bi ou trilingue, à l'écrit et à l'oral.
Je sais, je rêve ! J'ai le droit, non ? Ça ne mange pas de pain !

Écrit par : dobolino | 14 juin 2009

Urgentissime : la formation des maîtres.

Lu sur un forum d'instit' :

citation 1 :
"Comment peut-on expliquer ce qu'est un son voyelle ?"

citation 2 :
"A qui ?"

citation 3 :
"désolée : aux élèves.
Plus particulièrement aux CP/CE1.
Savoir ce qu'est une voyelle c'est simple.
Mais ce qu'est un son voyelle c'est moins évident.
J'ai une élève de CP, pour écrire le mot "cravate" elle a écrit "crvte".
Du coup j'ai essayé de le lire devant elle pour lui montrer que si c'était très difficile, c'est parce que ça manquait de sons voyelles.
Pour lire, ce n'est pas vraiment indispensable, mais je trouve que pour écrire ça peut aider de savoir si ce qu'on va coder est un son consonne ou un son voyelle."

citation 4 :
"Expliquer que dans "voyelle", on entend "voix", et que ce sont des sons produits uniquement par la voix. Puis faire des jeux de prononciation où l'on tri les sons que l'on produit en utilisant les dents, la langue, les lèvres et ceux que l'on peut produire en gardant la bouche ouverte en ne se servant que du souffle qui "sort" du fond de la gorge.
Les gamins adorent.
Sinon, pour ta petite CP, épellation phonétique, d'urgence, nous sommes en juin : cccccc rrrrrrr AAAAAAAAAAA vvvvv AAAAAAAA t EEEEEEEE, pourquoi pas avec des lettres mobiles. Pas le droit de poser la lettre avant de l'avoir longuement oralisée. Mais ce serait à faire à haute dose, et là, c'est bien tard. Peux-tu la prendre en aide personnalisée ?"

citation 5 :
"Merci pour ces explications, je viens de faire plein de grimaces devant mon ordi, ça marche !"

Conclusion : Un élève maître au cours de sa formation devrait avoir joué avec son professeur de français à faire des grimaces pour différencier tout seul comme un grand un son voyelle d'un son consonne, afin qu'il ne se trouve pas démuni devant une petite Cépette qui cherche à s'économiser quand elle écrit.

Écrit par : c. cru | 14 juin 2009

"de telle façon qu'un bachelierL n'ait plus que deux ou trois ans d'efforts devant lui pour pouvoir assurer lors d'un entretien d'embauche qu'il est bi ou trilingue, à l'écrit et à l'oral."

Pour les RH : après un entretien d'embauche, demander aux candidats de rédiger sur une page un résumé de celui-ci.

Discriminant.

On peut aussi corser en demandant de le faire dans une langue étrangère.

Écrit par : dugong | 14 juin 2009

Raboter l'estomac !!???

Qu'entends-tu par là, mon enfant ?

Ecrit par : yann | 13 juin 2009

Pyloroplastie en Y, par exemple.

Écrit par : dobolino | 14 juin 2009

Autre exemple :

citation 1 :
"en regardant le livre, je me disant par exemple au départ en une semaine, le son [a] et [i], ensuite le [l] et le [r] pour suivre le livre, ce sont des sons relativement simples. Par contre rester une bonne semaine sur les sons complexes. En fait faut que je vois aussi le niveau de ma classe, j'en ai 17 cette année, ça va me permettre de faire pleins de choses.

vous donnez beaucoup de fiches? "

citation 2 :
"Tout à fait. Tu peux facilement faire a et i, la première semaine (2 jours sur le a et 1 jour sur le i, puis le dernier jour sur des tris a/i) et embrayer les deux premiers jours de la deuxième semaine sur l, la, li, lili, lilas et les deux suivants sur r, ra, ri, lira, lili lira.
Comme le dit c..., certains enfants en déduiront très vite au bout de deux ou trois semaines d'autres associations consonnes-voyelles et progresseront plus vite. S'il faut bien sûr "profiter" de ceux-là pour créer une dynamique, ce sont les autres, ceux qui mettront plus longtemps à découvrir cette "magie", qui doivent retenir toute notre attention.

Pour les fiches, c'est une par jour, plus l'écriture, la dictée et un exercice sur le cahier du jour. Certains enfants ont besoin d'écouter pour retenir, d'autres de voir et d'autres enfin de faire avec leurs mains pour mettre en route leur mémoire."

citation 3 :
"merci beaucoup
merci pour ton judicieux conseil d'association de semaine en semaine, extra, merci beaucoup "

conclusion : Un élève maître au cours de sa formation aurait dû s'entendre expliquer que le français est écrit grâce à un alphabet de 26 lettres que l'on associe deux par deux, trois par trois, quatre par quatre, ..., et que, de ce fait, lorsqu'il est chargé d'apprendre à lire à des élèves, ce sont ces associations qu'il doit prendre pour base de son travail de classe et que le travail de la semaine 2 doit être la suite de celui la semaine 1 et ainsi de suite jusqu'à la semaine 36.

Écrit par : c. cru | 14 juin 2009

Merci pour les références d'ouvrages, Dobolino, que je vais, mine de rien, glisser dans le livret scolaire...
P.18 de Télérama cette semaine : "La moyenne qui tue" où il est question de constante macabre, grotesque tradition française, qui a démotivé des générations d'élèves selon André Antibi. Maintenant, il faut agir : Colloque 10 juin Paris XII Créteil : proposer des systèmes d'évaluation alternatifs, sans laxisme ni vexations, par contrat de confiance. Avec le soutien de XD. détails sur www.mclcm.fr

Écrit par : nicolas | 14 juin 2009

Jeremy, il me semble qu'un bon cours de philo sur deux ans, au XXI° siècle, peut intégrer quelques ouvertures sur Sciences Politique et Economique, un cours d'Histoire substantiel également.
Pour les Sciences, la Géographie fera fort bien l'affaire.


Ecrit par : dobolino | 14 juin 2009

Le problème est qu'on ne peut pas faire un cours de philosophie sérieux sans que les élèves aient un minimum de connaissances scientifiques : en mathématiques, en particulier en géométrie et en logique, en physique, au moins en mécanique classique et quelques éléments sur la structure de la matière, en SVT, au moins en connaissant les grandes lignes de la théorie de l'évolution, quelques éléments d'éthologie, quelques éléments de génétique, les mécanismes fondamentaux du vivant. Il faudrait pouvoir alterner des éléments de culture scientifique avec quelques connaissances précises. Je ne sais pas ce qu'en pensent les physiciens du blog, mais le livre de Bernard Diu, Traité de physique à l'usage des profanes, pourrait peut-être donner une idée de ce que pourrait être une culture scientifique pour les littéraires.
Sans cela, on est contraint à énoncer des généralités pontifiantes sur la Science et la Raison.

Écrit par : Romuald | 14 juin 2009

Je suis partagé. Vous sous-entendez naturellement qu'on n'y ferait pas que du grec, du latin, de l'histoire, des arts pla et de la philo ? Parce que là, c'est la dédicace de Vallès puissance mille ("à tous ceux qui, nourris de grec et de latin, sont morts de faim").

Ecrit par : Jeremy | 14 juin 2009

Jeremy, il me semble qu'un bon cours de philo sur deux ans, au XXI° siècle, peut intégrer quelques ouvertures sur Sciences Politique et Economique, un cours d'Histoire substantiel également.
Pour les Sciences, la Géographie fera fort bien l'affaire.
Vous voulez deux heures d'informatique par semaine, pour faire "in" ? Ça s'intègre sans problème !

Ecrit par : dobolino | 14 juin 2009

On peut aussi faire des langues vivantes, Jeremy, et de telle façon qu'un bachelierL n'ait plus que deux ou trois ans d'efforts devant lui pour pouvoir assurer lors d'un entretien d'embauche qu'il est bi ou trilingue, à l'écrit et à l'oral.
Je sais, je rêve ! J'ai le droit, non ? Ça ne mange pas de pain !

Ecrit par : dobolino | 14 juin 2009

Voilà : Latin - Grec - LV1 - LV2 - LV3 - Lettres - Philo - Histoire - Géographie - Enseignement scientifique - Informatique en tronc commun,
et en option : Arts plastiques, Théâtre, Droit, Journalisme, Sciences politiques ou Psycho.

Ca, ce serait une vraie filière L. Apparemment, personne n'y a pensé dans les hautes sphères.

Écrit par : Jeremy | 14 juin 2009

Et ce n'est pas la peine de donner 7 heures à la philo et 6 heures aux lettres ! Par contre, il me semblerait intéressant de faire les deux matières en Première ET en Terminale, avec un horaire plus réduit.

Écrit par : Jeremy | 14 juin 2009

"Voilà : Latin - Grec - LV1 - LV2 - LV3 - Lettres - Philo - Histoire - Géographie - Enseignement scientifique - Informatique en tronc commun,
et en option : Arts plastiques, Théâtre, Droit, Journalisme, Sciences politiques ou Psycho."

Et l'EPS dans cette liste inflationniste et chronophage ?

Écrit par : dugong | 14 juin 2009

Et la débrouillardise comme option ?

Écrit par : iPidiblue croûte de vachette | 14 juin 2009

Et l'EPS dans cette liste inflationniste et chronophage ?
Ecrit par : dugong | 14 juin 2009

2h par semaine, comme actuellement.

Allez, Dugong, vous proposez quoi ?

Lettres/Philo, et tout le reste en opton ?

Votre message n'est pas inflationniste et chronophage puisqu'on le lit en cinq secondes, mais il est vide et bête.

Écrit par : Jeremy | 14 juin 2009

"Votre message n'est pas inflationniste et chronophage puisqu'on le lit en cinq secondes, mais il est vide et bête."

Vous avez néanmoins jugé utile d'y réagir.

Sachant qu'en ce domaine des contenus, tout amateurisme est préjudiciable, je m'abstiens de proposer quoi que ce soit.

Écrit par : dugong | 14 juin 2009

"Votre message n'est pas inflationniste et chronophage puisqu'on le lit en cinq secondes, mais il est vide et bête."
Ecrit par : Jeremy | 14 juin 2009

"Vous avez néanmoins jugé utile d'y réagir."
Ecrit par : dugong | 14 juin 2009

Je ne vois pas le moins du monde en quoi ce serait incompatible.


"Sachant qu'en ce domaine des contenus, tout amateurisme est préjudiciable, je m'abstiens de proposer quoi que ce soit.
Ecrit par : dugong | 14 juin 2009"

L'amateurisme préjudiciable ne vous a pas empêché de critiquer, mais il vous empêche soudain de proposer. Les prises de conscience tardives sont louables, mais enfin vous auriez mieux fait de vous en rendre compte avant.

Écrit par : Jeremy | 14 juin 2009

Christophe Sibille a écrit :

Pedro, je ne vous savais pas si manichéens! Où avez-vous vu que "les anti-corrida" jouissaient de la mort infiniment répétée du torero?

---- Où? Ici par exemple. En réponse à : "Il apprendrait en quoi consiste le jeu tauromachique et, une fois dans l’arène, tuerait son adversaire à la première rencontre."

Vous écrivez : "Je comprends! Ca deviendrait presque un combat honnête, en somme. Chiche?"

C'est "l'égalité des chances" vue par les antitaurins. Il faudrait que le torero soit tué lors de sa première corrida. Ce qui supprimerait effectivement la corrida. Ou bien il faudrait qu'il soit tué à chaque fois, tué et retué au-delà de sa première mort : c'est ainsi que Lacan définit le sadisme.


Vous écrivez aussi : "Par ailleurs, l'argument sur l'ignorance des spectateurs concernant la souffrance des taureaux, (naïveté fort touchante, ma foi), me laisse perplexe. Il me semble qu'on puisse parfaitement jouir de quelque chose au sujet de laquelle on ne s'est pas posé la question de l'existence, non? Ca s'appelle être un "imbécile heureux".

Vous n'avez pas bien lu ce que je disais. Les aficionados "n'ignorent pas" la souffrance du taureau. Ils sont persuadés qu'elle n'existe pas. Ce que confirme l'étude madrilène que je citais en référence. Le phénomène est dû au bouclier hormonal contre la douleur dont dispose le taureau, bien plus puissant qu'aucune autre espèce étudiée : sécrétion massive de béta-endorphines (une morphine naturelle) lors du combat. L'anesthésie a lieu au bout de quelques secondes. Avant cette explication physiologique, les aficionados se fondaient sur l'observation empirique, en particulier lors des combats entre mâles et aussi sur le fait qu'aucun autre animal ne revient plusieurs fois à la charge contre un adversaire (en l'occurrence le picador) qui lui a infligé des douleurs insupportables.

Vous vous trompez en outre sur la définition des perversions. Les pervers sont justement très conscients de ce qui les fait jouir. Ce pourquoi, contrairement aux névrosés et m^me aux psychotiques, ils sont "incurables". Personne ne les fera jamais renoncer à l'objet de leur jouissance.

Sur l'écologie enfin. "Pour sauver une espèce, il faudrait donc la torturer ? Sans torture, disparition de l'espèce. Quel drôle de raisonnement !" écrit nicolas, que vous approuvez vivement.

Là encore vous avez l'un et l'autre mal lu. Je disais qu'on pouvait être au choix écologiste ou antitaurin. Mais pas les deux. Je ne critique que l'incohérence qu'il y a à être hostile à la corrida tout en se disant écologiste. A l'image de Cohn-Bendit qui n'a jamais dû voir de sa vie un élevage de taureaux de combat et qui a signé l'une des innombrables pétitions pour l'interdiction de la corrida juste avant les européennes. Raison suffisante pour ne pas voter Verts si j'en avais eu la moindre intention. Cohn-Bendit : l'exemple m^me des écologistes urbains qui tranchent souverainement sur les problèmes dont ils ignorent tout.

Il ne s'agit pas d'une vérité générale qui s'appliquerait à toutes les espèces : il faudrait les torturer pour les préserver. Ai-je dit une connerie pareille? Ce que je dis c'est que le taureau de combat aurait déjà disparu en Espagne - comme il a disparu partout ailleurs - s'il n'y avait pas eu la corrida. Et qu'il disparaîtra le jour où celle-ci aura elle même disparu.

Écrit par : Pedro Cordoba | 14 juin 2009

Voilà : Latin - Grec - LV1 - LV2 - LV3 - Lettres - Philo - Histoire - Géographie - Enseignement scientifique - Informatique en tronc commun,
et en option : Arts plastiques, Théâtre, Droit, Journalisme, Sciences politiques ou Psycho.

Ca, ce serait une vraie filière L. Apparemment, personne n'y a pensé dans les hautes sphères.

Ecrit par : Jeremy | 14 juin 2009

Vous oubliez l'option cinéma ; oubli ou volonté consciente de l'éliminer ? Je suis moi-même partagé : c'est l'option qui regroupe le plus de péteux (et de péteuses, mais c'est là qu'il y a le plus de garçons en L…)

Je pense aussi qu'on devrait réhabiliter les langues en L ; paradoxalement, ce sont les matières les plus faibles pour les TL dont je me suis occupé (prof principal) cette année ; des L option art plastique.

Pourquoi ne pas leur mettre des heures de colle en langue ? Leur oral s'en trouverait amélioré, surtout si on commence dès la première. Ça attirerait sûrement des élèves vers cette filière, en plus, et ça ferait plus sérieux. Ils demandent à avoir plus d'autonomie et de se préparer au supérieur, eh bien voilà !

Au passage, pour avoir travaillé un peu sur l'enseignement dans l'Antiquité, je voudrais signaler que les Grecs, qui avaient oublié d'être cons, ne connaissaient pas le cours magistral, d'invention assez récente en fait (il date du Moyen-Âge). Pour prendre les pédagogos à leur propre piège, pourquoi ne pas abonder dans leur sens sur les méfaits du cours magistral (dont plus personne ne veut malgré ses qualités, il va falloir faire son deuil de ça, au moins dans le secondaire) et plaider pour la généralisation des colles dans des secteurs stratégiques du lycée (langues, en particulier).

Les représentations de classes en Grèce antique montrent clairement que l'élève a un travail à faire en autonomie (modèle à recopier, texte à apprendre) et qu'il en rend compte ensuite, individuellement, devant l'enseignant. L'enseignement était individualisé. Voyez la fameuse coupe de Douris (http://www.beazley.ox.ac.uk/images/pottery/painters/keypieces/tiverios/21-p156top-medium.jpg)

Les élèves qui se la coulent douce pendant les cours seraient bien obligés de faire face à leurs lacunes pendant les colles, et l'oral cesserait d'être le parent pauvre...

Écrit par : sanjuro | 14 juin 2009

Je reviens brièvement sur le marronnier (désolée, Marilyse). Personnellement, je veux bien croire que les aficionados ne sont pas des sadiques, qu'ils s'intéressent à l'esthétique du spectacle et ne jouissent pas de la souffrance de l'animal en tant que telle. Mais j'ai quand même du mal à admettre que cette souffrance n'existe pas. Pour moi, le problème éthique reste donc entier.

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 juin 2009

Je n'avais pas lu l'intervention de Pedro quand j'ai écrit mon dernier post. Un "bouclier hormonal"? Je n'ai pas les compétences requises pour en juger. Tout de même, je ne suis pas pleinement convaincue...

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 juin 2009

Voilà : Latin - Grec - LV1 - LV2 - LV3 - Lettres - Philo - Histoire - Géographie - Enseignement scientifique - Informatique en tronc commun,
et en option : Droit, Journalisme, Sciences politiques, Sciences humaines (psycho-socio-ethno), Arts plastiques, Théâtre, Cinéma, Musique, Danse.

Et il faudrait une implantation raisonnée des langues et des options : tous les lycées ne pourraient pas proposer toutes les langues ni toutes les options, ce qui posera problème dans les lycées des petites villes, ou dans les lycées isolés.

Écrit par : Jeremy | 14 juin 2009

"Il faut transformer de fond en comble le fonctionnement du PS, nous dépasser, tout changer: le nom, parce que le mot socialisme est sans doute dépassé; il renvoie à des conceptions du XIX° siècle", dit M. Valls.

On y arrive! et le PCF!.... Communiste: ça renvoie à quoi? à des millions de morts de par le monde!
Mais les mots sont une chose, l'esprit qui les incarna une autre: pas certain que l'idéologie soit reconnue bonne pour la poubelle. Voyez le plus "inattendu": les idées idiotes deSarkodecoingsdarcos.

Le "progrès": encore une idole à abattre ou à remettre à sa place.Modeste. Le "progrès" au lycée: un "lieu de vie"... "Lieu": la rue, la cage d'escalier, le centre commercial, même ouvert le dimanche pour ceux qui n'ont rien de mieux à foutre? Topographie de la misère culturelle... au mieux un endroit, un emplacement. Le CDI comme "lieu"? Locus amoenus pendant qu'on y est.
Pourquoi n'en fait-on pas une "maison de vie" comme celle des prêtres de l'Égypte antique?
Que vient faire ici la "vie" avec le cinéclub? Vision ratatinée de la vie réduite à son aspect social, collectif, au risque d'être grégaire. Vie de "jeunes" paumés dans une société qui meurt et dont l'avenir ne chante pas, ou si peu. Encore une prolongation de la pouponnière avant le saut dans l'arène.

Progrès. Le XIX° s. n'est pas mort. hélas! Philippe Muray,si, hélas!

Écrit par : Passant | 14 juin 2009

Le programme que définit Jérémy pour une série L idéale me paraît très intéressant. Mais qui aurait le courage de l'imposer ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 juin 2009

La course camarguaise, c'est très sympa !
JPB, dans la moiteur tourangelle...

Écrit par : brighelli | 14 juin 2009

Je serais curieuse d'avoir votre avis :

Dans mon collège, pour éviter farine et omelette sur la cour le dernier jour de classe comme le veut la tradition dans le coin, on organise le dernier jour un après-midi "Remise des prix" avec intermèdes de théâtre, de danse ou autre. Les élèves qui ont participé durant l'année à différents concours "Kangourou des mathématiques", "Big challenge", concours divers d'écriture, de lecture, de sciences, d'histoire, d'arts plastiques ... reçoivent leurs prix devant tout le collège rassemblé. Diplômes, cadeaux, petits mots ... le tout, dans une ambiance plutôt détendue, festive, avec photo de fin pour la presse locale.
Cette année, il a été décidé que le professeur principal réunirait sa classe le matin pour faire un bilan de l'année, féliciter, encourager ... et distinguer par un "Prix du Conseil de classe" les élèves qui ont répondu à ces trois critères : comportement exemplaire, régularité dans l'effort, investissement dans le collectif. Ces élèves seront désignés à l'issue de chaque conseil de classe, hors présence des délégués et parents. Ils recevront un diplôme et un livre dédicacé. Un financement a été trouvé sur une ligne budgétaire.
Cette idée, partagée par la majorité, a suscité une petite polémique, une petite opposition : "C'est normal qu'un élève ait un comportement exemplaire, c'est normal qu'il travaille, etc." Une collègue est intervenue pour dire qu'on punit beaucoup et qu'il faut savoir aussi récompenser. Un autre a répliqué qu'il faut tirer tout le monde vers le haut en mettant en valeur les bons comportements, etc. etc. Cette remise des prix se fera dans chaque classe pour éviter ce qui s'est passé une année : un brillant élève, qui avait reçu plusieurs récompenses à des concours, avait été sifflé par quelques-uns noyés dans la masse. C'est mal vu, on le sait, d'être "l'intello" qui bosse !
C'est une première cette année que ce "Prix du conseil de classe" : on fera un bilan de l'opération et on avisera pour la suite à donner.

Que pensez-vous de ce dispositif ? Etes-vous favorables à cette façon de faire qui peut irriter certains, convenir à d'autres ? Ca se discute ...

Écrit par : Marilyse | 14 juin 2009

JPB, dans la moiteur tourangelle...
Ecrit par : brighelli | 14 juin 2009
Comment cela ? Sur les bords du Loir, à une portée de caillou de Tours, ce fut une journée d'été agréable, un peu lente à démarrer, puis arrosée de soleil et rafraîchie par une légère brise d'ouest.
Bon courage quand même.

Écrit par : guy morel | 14 juin 2009

La course camarguaise, c'est très sympa !
JPB, dans la moiteur tourangelle...

Ecrit par : brighelli | 14 juin 2009

Trouvons-nous un autre cheval de bataille ... :-))
Marilyse dans la touffeur armoricaine ...

Écrit par : Marilyse | 14 juin 2009

Pour en finir avec mes interventions personnelles au sujet du marronnier : "On n'a pas le droit de combiner les maux de l'âge atomique et la sauvagerie de l'âge de pierre. [...] Et sous les splendides couleurs de l'automne, quand je vois sortir de sa voiture, à la lisière d'un bois pour s'épargner la peine de marcher, un individu chaudement enveloppé dans un vêtement imperméable, avec une pint de whisky dans la poche du pantalon et une carabine à lunette pour mieux épier les animaux dont il rapportera le soir la dépouille sanglante, attachée sur son capot, je me dis que ce brave homme, peut-être bon mari, bon père ou bon fils, se prépare sans le savoir aux "Mylaï' de l'avenir. En tout cas, ce n'est plus un homo sapiens. Marguerite Yourcenar - Les yeux ouverts (entretiens)
Et sur les animaux de boucherie, puisque la comparaison de leur sort avec celui des taureaux de combat a été abordée :
Je me dis souvent que si nous n'avions pas accepté, depuis des générations, de voir étouffer les animaux dans des wagons à bestiaux, ou s'y briser les pattes comme il arrive à tant de vaches ou de chevaux, envoyés à l'abattoir dans des conditions absolument inhumaines, personne, pas même les soldats chargés de les convoyer, n'aurait supporté les wagons plombés des années 1940-1945.
Posée ainsi, la question éthique est-elle plus recevable ?

Voià tout de même de quoi alimenter bien des fils à venir.

Écrit par : nicolas | 14 juin 2009

Oui, Marilyse, j'y suis tout à fait favorable. L'insondable viduité des fins d'années scolaires y trouverait son antidote
et tout le monde en sortirait grandi. J'avoue avoir un peu de mal à trouver des arguments contre. Lesquels pourrait-on bien développer ?

Écrit par : nicolas | 14 juin 2009

Merci, Nicolas pour la citation de Marguerite Yourcenar et la réflexion qui suit (et qui rejoint d'ailleurs également celles de Yourcenar). Je vois que nous avons les mêmes références et les mêmes convictions. Je relis souvent "Les yeux ouverts".

Quant à la petite "cérémonie de fin d'année" qu'évoque Marilyse, j'y suis favorable, moi aussi.

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 juin 2009

Marylise, cette céromonie de remise des prix se tient également chaque année dans mon établissement et cela me convient fort bien. Il faut préciser qu'il s'agit d'un collège classé en ZEP, nous avons donc tout intérêt à promouvoir nos rares élèves sérieux et travailleurs. De façon générale, nous perdons tellement de temps avec des élèves qui se fichent éperdument de ce que nous voulons leur apprendre que je trouve légitime de féliciter publiquement ceux qui nous confortent dans notre sensation d'utilité professionnelle.

Écrit par : alain | 14 juin 2009

A propos de la filière littéraire, le problème est que tout le monde a plus ou moins intégré l'idée qu'il ne s'agit pas d'une filière d'excellence, qu'il s'agisse des parents, des professeurs, de l'administration, sans parler des élèves eux-mêmes. Lorsque je repense aux deux années que j'ai passées en L, c'est la consternation de mes camarades scientifiques devant la faible quantité de travail que les professeurs exigeaient de nous qui me revient en mémoire. Il est vrai, pour prendre les lettres en exemple, qu'étudier deux ou trois oeuvres complètes en classe de première littéraire, n'est pas ce que l'on peut appeler faire bosser les élèves avec acharnement! En comparant, mutatis mutandis, ce niveau d'exigence avec celui qui est exigé des bacheliers scientifiques, on comprend aisément pourquoi la filière littéraire souffre d'un déficit d'image, pour dire les choses en arrondissant les angles.

Écrit par : alain | 14 juin 2009

La course camarguaise, c'est très sympa !
JPB, dans la moiteur tourangelle...

Ecrit par : brighelli | 14 juin 2009
Je savais bien que vous alliez crever de chaud dans cette p*** de s*** de Val de Loire ! Comme je vous plains ! Ici, au moins, on a un peu d'air, tout au moins en soirée.

Écrit par : dobolino | 14 juin 2009

Le problème est qu'on ne peut pas faire un cours de philosophie sérieux sans que les élèves aient un minimum de connaissances scientifiques : en mathématiques, en particulier en géométrie et en logique, en physique, au moins en mécanique classique et quelques éléments sur la structure de la matière, en SVT, au moins en connaissant les grandes lignes de la théorie de l'évolution, quelques éléments d'éthologie, quelques éléments de génétique, les mécanismes fondamentaux du vivant. Il faudrait pouvoir alterner des éléments de culture scientifique avec quelques connaissances précises. Je ne sais pas ce qu'en pensent les physiciens du blog, mais le livre de Bernard Diu, Traité de physique à l'usage des profanes, pourrait peut-être donner une idée de ce que pourrait être une culture scientifique pour les littéraires.
Sans cela, on est contraint à énoncer des généralités pontifiantes sur la Science et la Raison.

Ecrit par : Romuald | 14 juin 2009

Vous sous-entendez donc, que vu l'étalement inendiguable des connaissances scientifiques de 2009, aucun élève de Lycée ne peut bénéficier d'un enseignement de Philosophie digne de ce nom ? Il faudrait donc abandonner cette idée si chère au cœur d'une majorité de vos (nos) concitoyens, et même parmi les plus simples, d'enseigner la philo au lycée ?
Savez-vous que n'importe quel parent se campe sur ses ergots quand son enfant premier-né accède à la classe Terminale et à la Philosophie ? Ça excite tout le monde ! Du RMiste au président de jury d'agreg !
Je revois mon père, largement et dûment diplomé, harcelant mon grand frère à chaque retour du Lycée: "Alors, H..., et la Philosophie ?"
Et j'en revois d'autres, même pas brevetés, en extase devant le minot né de leur sein qui accédait à un enseignement de philosophie. Le Nec plus ultra de l'exception française auquel nous tenons tous comme à la prunelle de nos yeux.

Écrit par : dobolino | 14 juin 2009

Le programme que définit Jérémy pour une série L idéale me paraît très intéressant. Mais qui aurait le courage de l'imposer ?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 juin 2009

Ça, alors ? Allez savoir ! Personne ?
En plus, j'enlève le pseudo-enseignement scientifique que Jeremy a institué à des fins politiquement correctes mais je réforme le collège et j'arrête de faire croire n'importe quoi à n'importe qui, vessies contre lanternes.

Écrit par : dobolino | 14 juin 2009

"Je savais bien que vous alliez crever de chaud dans cette p*** de s*** de Val de Loire ! Comme je vous plains ! Ici, au moins, on a un peu d'air, tout au moins en soirée."

Ecrit par : dobolino | 14 juin 2009

Mais non! Il fait très bon!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juin 2009

Et s'il en pleuvait dans la cour de récré?

http://sciences.blog.lemonde.fr/2009/06/13/un-jeune-allemand-touche-par-une-meteorite/

Écrit par : Pendariès | 14 juin 2009

Je n'avais pas lu l'intervention de Pedro quand j'ai écrit mon dernier post. Un "bouclier hormonal"? Je n'ai pas les compétences requises pour en juger. Tout de même, je ne suis pas pleinement convaincue...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 juin 2009

"Moi non plus. C'est "l'égalité des chances" vue par les antitaurins. Il faudrait que le torero soit tué lors de sa première corrida. Ce qui supprimerait effectivement la corrida. Ou bien il faudrait qu'il soit tué à chaque fois, tué et retué au-delà de sa première mort : c'est ainsi que Lacan définit le sadisme."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 14 juin 2009

Pourquoi plusieurs fois? Une suffit largement!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juin 2009

"Et vous, vous n'avez pas d'ami qui ait craqué, par snobisme, pour un bouledogue anglais, si mignon, si "fun", avec ses déformations diverses et variées, qui font de sa vie quotidienne un martyr, pour la plus grande gloire de son maître qui s'ennorgueillit d'avoir claqué pour lui 2000 euros chez le véto, à lui couper le palais, à lui raboter l'estomac et autres horreurs dignes de Mengelé ?"

Ecrit par : dobolino | 13 juin 2009

Non, désolé.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juin 2009

Si c'est la faible quantité du travail demandé qui a détérioré l'image de la série L, je propose de lui appliquer le régime que j'ai moi-même connu en première A : chaque semaine, une version latine, une version grecque, une version d'anglais; une dissertation (non, une composition française, épargnons nous l'ire de Guy Morel) tous les quinze jours; deux ou trois explications de texte par écrit, comptant plusieurs pages chacune, avant chaque cours de français; avant chaque cours également, plusieurs dizaines de lignes d'auteurs latins et grecs à traduire; des contrôles réguliers d'histoire littéraire... Sans oublier les matières scientifiques, la géographie, l'histoire... Nous avions autant de travail que nos condisciples de la série C.

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 juin 2009

Bon, je pars aux oraux du CAPES. Pendant trois semaines, je n'aurai donc qu'un accès limité à Internet en général et au Blog en particulier. N'en profitez pas pour vous écharper…
Ici, c'est l'été, et je vais essayer de l'emmener avec moi.
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 juin 2009
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S'écharper ? Personne ne fait jamais cela sérieusement, Jean-Paul !
C'est juste pour décharger une surdose d'adrénaline. Nombreux sont les intervenants de ce blog qui sont sous pression.
Vous n'aurez pas manqué de remarquer que cela ne m'arrive jamais, mais mon mérite est inexistrant : je suis retraité.
Bonsoir tout le monde.
Pas de nouvelles de Jean ?
Je comptais le voir ce dimanche 14 juin au lycée Henri IV. Il aurait pu - s'il avait été présent, et il l'était peut-être - m'identifier aisément, mais personne ne m'a abordé en me demandant si j'étais bien Francis Penin. Alors, si Jean était là et m'a vu, il a été intimidé. Quoi d'autre ?
Et si des personnes s'écharpent, et si j'ai le temps de m'en apercevoir, je tâcherai de calmer le jeu.
Mon jardin requiert tous mes soins, sans compter bien d'autres choses.
Dimanche 21 juin, jour de la fête de la musique, au temple de Blois, à 20 heures, je chanterai des airs d'opéras de Mozart, Verdi et Rimmski-Korsakov, etc.
Quel est l'apéritif préféré des musiciens ?
Réponse : le whisky-Korsakov... mais c'est cher la rasade !

Écrit par : Francis Penin | 14 juin 2009

Pardon Marylise, ne lisez pas. Encore deux messages et je m’arrête à mon tour. Pour tout le reste, les curieux peuvent acheter mon livre : en vente à la FNAC, sur amazon et dans toutes les bonnes librairies.

A propos de l’éthique dans les rapports animaux humains / animaux non-humains. C’est une question à laquelle je suis particulièrement sensible en tant que philosophe mais qu’il faut distinguer de la question des « droits des animaux ». Cette dernière s’inscrit dans le « phénomène de l’illimitation des droits », bien analysé par Milner et qui relève du nihilisme contemporain (on est en train d’étudier le plus sérieusement du monde le « droit des robots »). Extrait de mon livre :

« Tout autre est la perspective ouverte par l’éthologue et philosophe Dominique Lestel (L’animal singulier, 2004). Il s’agit d’abord de constater que l’homme n’a pas un rapport global au monde animal mais des rapports particuliers à des espèces particulières. « On attribue trop aux dauphins, écrit-il, et pas assez aux hyènes ». Car il y a des espèces qui, comme le personnage de Brassens, ont « mauvaise réputation ». Ainsi l’ensemble des charognards – contrairement aux rapaces et aux fauves qui déchirent pourtant des proies vivantes, ce qui devrait leur valoir la réprobation des « belles âmes » si elles avaient un minimum de cohérence. Personne ne s’indigne non plus de l’extermination massive des « nuisibles » : cloportes, rats, moustiques, taupes, charançons, etc. Il y a aussi des animaux « indifférents » – qui se soucie vraiment du sort des bigorneaux ? – et ceux dont on ignore jusqu’à l’existence, et qui sont, de très loin, les plus nombreux même s’ils sont souvent peu visibles à l’œil nu comme les balanes ou les daphnies. Qui connaît toutes les espèces de copépodes, de cladocères ou de rotifères ? Qui s’occupe de défendre leurs intérêts ? Toutes ces espèces peuvent et doivent être l’objet de mesures de protection, y compris les « nuisibles » et certains microbes ou bactéries. Mais c’est l’affaire d’une écologie politique rationnelle, qui ne statue pas au nom des « droits de la nature » mais agit au nom du droit des hommes à vivre dans un environnement préservé, dans la mesure du possible, d’une destruction totale par ce qu’Heidegger avait appelé la « technique » et qui constitue, au même titre que l’anti-spécisme qui prétend s’y opposer, une autre manifestation de la pulsion de mort.

Il y a enfin un tout petit nombre d’espèces qui donnent lieu à l’apparition de ce que Lestel appelle des « sociétés hybrides homme/animal ». Dans ce type d’agencements – qui ne se limitent pas aux figures connues de la domestication, du dressage ou de l’apprivoisement – on ne peut même pas parler du rapport entre l’être humain et une espèce animale en tant que telle. Il s’agit du rapport privilégié qui s’établit entre certains individus de l’espèce humaine et d’autres individus appartenant à une espèce animale. Lestel propose même de considérer ces individus-animaux comme des « sujets » et des « personnes » (à condition de débarrasser la notion de personne de tout anthropomorphisme). L’auteur s’intéresse tout particulièrement au cas des « singes parlants » qui, dans le cadre d’une cohabitation avec les chercheurs qui les étudient, développent des aptitudes cognitives et affectives qu’ils ne manifestent pas dans leur milieu naturel. C’est parmi ces sociétés hybrides qu’il faut classer, si l’on veut y comprendre quelque chose, l’association des hommes et des taureaux qui s’élabore dans la corrida mais aussi et déjà au campo, dans les élevages.

Comme Washoe, Lucy, Alli ou Kinzo, le bonobo le plus célèbre à la fin des années 1990, les taureaux ont un nom, qui fait d’eux des individus et non pas simplement les représentants d’une espèce. Seuls les éleveurs et les bouviers connaissent un par un le nom de tous leurs taureaux, seuls les matadors se souviennent du nom de tous ceux qu’ils ont combattus. La mémoire des aficionados est plus sélective. Elle se limite à ceux qui ont tué des toreros célèbres : Barbudo, Perdigón, Bailador, Pocapena, Fandanguero, Granadino, Islero, Cascabel, Cuchareto, Avispado, Burlero, Cuvatisto, Pañolero… (la liste complète, beaucoup plus longue, comprend 470 noms). Un nom, cela veut dire un lignage précis, une histoire singulière, un caractère propre, tout ce qui définit l’individu. Et des relations très élaborées, très riches et très intenses qui se tissent entre individus humains et individus animaux. Dans le cas des taureaux il faut distinguer l’élevage et l’arène. Dans le premier espace la relation est dissymétrique : les hommes développent une relation affective envers les taureaux qu’ils observent en permanence tandis que les taureaux ont très peu de contacts avec les hommes et remarquent à peine leur présence. Tout change au moment de la corrida. Dès la sortie du toril, l’animal est pris dans un agencement avec l’humain qui est, certes, imposé par le torero mais qui doit lui permettre d’exprimer toute sa singularité, sa véritable « personnalité ». Car le principe du combat veut que l’homme laisse en toute circonstance l’initiative à l’animal et s’adapte à ses caractéristiques. C’est un phénomène exceptionnel dans les « société hybrides » selon Dominique Lestel : « Lorsque l’initiative de l’animal est tolérée, dans de très rares cas de figure, c’est sous une forme contrainte et hautement ritualisée ». Le seul exemple donné par l’auteur est précisément celui de la corrida.

Les sociétés hybrides ne sont pas régies par des droits animaux qui créeraient pour l’homme une obligation juridique ni même par un devoir moral que l’homme s’imposerait à lui-même mais par une modalité éthique : l’homme et l’animal entrent dans des processus d’individualisation et de subjectivation réciproques, ils produisent des modes d’existence et des styles de vie. Ce sont des intensités, des passions, toute une combinaison de forces et de formes, d’incitations et d’affects. L’homme qui partage sa vie avec des singes pense, sent et agit d’une façon différente et c’est en cela qu’il y a production d’un mode d’existence, c’est-à-dire création d’une relation éthique. La corrida, qui renouvelle à chaque fois le rapport à un taureau différent de tous les autres, suppose une morale de ce type, attentive aux caractéristiques de l’espèce et aux singularités de l’individu. Une « morale-artiste » telle qu’elle fut définie par Nietzsche, si sensible lui-même aux liens entre l’homme et certains animaux. »

Écrit par : Pedro Cordoba | 14 juin 2009

Pour Sylvie Huguet, dont j’apprécie la position. Il ne s’agit absolument pas pour moi de faire du prosélytisme en faveur de la corrida. Non seulement je respecte ceux qui n’approuvent pas ce spectacle mais je pense que la corrida est incompréhensible en dehors des régions où existe une « culture taurine », qui ne se manifeste pas dans le spectacle lui-même mais dans les rapports entre l’homme et le taureau tissés depuis des siècles sinon des millénaires. Et cette familiarité implique l’existence d’élevages et de tout ce qui va avec (tientas, abrivados, ferrades, etc.). Autrement dit, la corrida n’a pas lieu d’être dans les régions où cette tradition taurine n’existe pas. Les spectateurs à la recherche « d’émotions fortes » ne sont pas les bienvenus. Je les déteste autant que les écologistes urbains – et ce n’est pas peu dire.


Vous aviez posé une question intelligente, que je n’ai jamais vue dans les écrits des anti-taurins : s’il y a en Espagne 20 000 spectacles non sanglants, est-ce que cela ne suffirait pas à préserver l’espèce ? Le problème est d’ordre économique. L’existence d’élevages de taureaux de combat est une aberration dans le monde actuel. D’une certaine façon, cela a toujours été le cas. C’est pourquoi ils ont été créés par l’Eglise (ordres monastiques) puis pris en charge par la noblesse ou, à partir du XIX siècle, par de grands bourgeois tentés par le mode de vie aristocratique et ayant acheté des biens de l’Eglise à la faveur des « désamortisations ». Bref des gens qui n’avaient pas de problèmes d’argent et pouvaient se payer ce luxe. Aujourd’hui ceux qui créent de nouveaux élevages (en général minuscules) sont le plus souvent d’anciens toreros ayant réussi leur carrière (ils sont très peu nombreux), qui décident d’investir toutes leurs économies dans cette aventure non rentable. Mais il faut quand même survivre : celui qui ne réussit pas à vendre quelques lots de 6 taureaux par an est condamné à la ruine immédiate (impossibilité de rembourser ses traites) et doit se déclarer en faillite.

J’en arrive aux spectacles non sanglants. Ils sont très divers mais consistent pour l’essentiel (en Espagne) en lâchers de taureaux dans les rues et jeux de type « Intervilles ». Il y a aussi des pseudo-corridas dans la place du village : les jeunes donnent une ou deux passes, se font bousculer à la troisième et au bout d’un certain temps, le taureau est ramené intact dans l’élevage ou, parfois, abattu et mangé s’il a été acheté. Les bêtes utilisées sont en général des vachettes ou de jeunes taurillons que leur propriétaire juge inaptes au combat dans l’arène. Je rappelle qu’il faut élever en moyenne 100 bêtes pour avoir 6 taureaux de corrida. Cela donne un « surplus » énorme et la quantité de l’offre fait que le prix est ridicule, surtout si on le compare au coût d’un veau élevé en batterie et exécuté au bout de quelques mois. Le prix est d’autant plus bas que 90% de ces spectacles sont totalement gratuits. Il en résulte que sans la vente des taureaux de corrida, l’éleveur devrait mettre la clé sous la porte : disparition de l’espèce.


Il existe aussi, outre les forcados portugais et autres jeux sportifs, deux tauromachies codifiées sans mise à mort : la course landaise et la course camarguaise. La race autochtone landaise a disparu à la fin du XIX. On utilise aujourd’hui des vaches espagnoles (cf problème précédent). La course à la cocarde se pratique avec des taureaux camarguais bistournés (c-a-d castrés). Ils sont inaptes à la corrida et leur survie tient du miracle : exceptionnel concours de circonstances qui mérite d’être connu pour son côté presque cocasse. Il y a aujourd’hui en Camargue deux types d’élevage : taureaux espagnols pour la corrida et taureaux camarguais pour la cocarde. Il ne faut surtout pas les croiser comme on avait commencé à le faire au XIX °. Il en couta beaucoup au Marquis de Baroncelli pour « récupérer » la race autochtone, menacée d’extinction comme la race landaise. Je raconte ainsi son aventure dans mon petit livre (dernier extrait, promis juré) :

« Le cas de la Camargue est exemplaire. Ces terres marécageuses au tracé hésitant et comme bricolé à la limite du ciel et de l’eau furent pendant des siècles perçues comme un repoussoir. Elles bénéficient aujourd’hui d’une image paradisiaque, de renommée internationale. Cette inversion du négatif au positif est due à l’action d’un homme, le marquis de Baroncelli-Javon qui, au début du XXe siècle, « invente la tradition ». Descendant d’une famille florentine établie à la cour des Papes en Avignon, « lou Marques » fut le disciple préféré de Mistral qui lui confia la défense du taureau camarguais tandis qu’il s’occupait de la langue. Or la course provençale et la corrida avaient lié leur destin face à la volonté centralisatrice de la IIIe République. Depuis la Révolution, le même scénario s’est constamment répété : chaque changement de régime est célébré par des courses provençales (d’où l’appellation « course à la cocarde » qui s’impose en 1789) puis, dès que l’effervescence révolutionnaire retombe, le nouveau pouvoir interdit ces « rassemblements séditieux ». Royalistes et révolutionnaires, orléanistes et légitimistes, monarchistes et républicains et même catholiques et protestants à Nîmes finissent donc par se trouver unis sur les mêmes gradins au nom des traditions. L’affaire est devenue à la fois culturelle et politique. Il y va de « l'identité provençale » face au « pouvoir parisien ». C’est pourquoi Frédéric Mistral, qui n’aimait guère les taureaux, est présent lors de la « corrida de protestation » en 1894 à Nîmes, célébrée malgré l’interdiction préfectorale. Et c’est pourquoi Baroncelli se consacre à « inventer la Camargue ». C’est d’abord la récupération de la race des taureaux camarguais, menacée par des croisements avec des taureaux espagnols. Mais c’est surtout sa rencontre avec le Sioux Jacob White Eyes – qui faisait partie de la tournée de Buffalo Bill en France – qui décida de la « mise en scène de la Camargue ». Car lou Marques, fasciné depuis l’enfance par les livres de Fenimore Cooper et de Gustave Aymard, croit alors déceler une identité de destin entre les Indiens d’Amérique et les Provençaux, mais aussi les Boers et les Gitans, tous victimes d’une civilisation destructrice. Deux chefs sioux du Dakota, Iron Tail et Lone Bull, sont invités en Camargue qui devient, aux yeux de Baroncelli, un nouveau Far West dont le totem est le Taureau et où les « gardians » jouent simultanément le rôle des Indiens et des cow-boys. De simples bouviers sont alors dotés d’un costume spécial (celui qu’on peut acheter aujourd’hui dans les boutiques d’Arles) dessiné par Baroncelli lui-même, qui invente aussi des jeux équestres et des cérémonies devenues aujourd’hui, comme il l’avait prévu, « traditionnelles ». La Nacioun Gardiano est ainsi conçue comme une sorte de chevalerie moderne, garante de l’identité provençale contre les Franchimands. On peut sourire de ce « folklore ». Mais il a permis, quelques décennies plus tard, la création du Parc naturel de la Camargue – de même que les rêveries littéraires de John Muir ont permis la création de Yosemite National Park en Californie. Et il a aussi permis que la corrida espagnole et les Férias soient aujourd’hui intégrées dans une « culture provençale » qui s’est créée comme « métissage de cultures opprimées » face à « l’impérialisme parisien » tout en devenant au fil du temps, et comme le flamenco en Espagne, l’un des symboles de « l’identité française » à l’étranger.

Écrit par : Pedro Cordoba | 14 juin 2009

Voilà : Latin - Grec - LV1 - LV2 - LV3 - Lettres - Philo - Histoire - Géographie - Enseignement scientifique - Informatique en tronc commun,
et en option : Droit, Journalisme, Sciences politiques, Sciences humaines (psycho-socio-ethno), Arts plastiques, Théâtre, Cinéma, Musique ou Danse.
Ca ce serait une première L.
Ecrit par : Jeremy | 14 juin 2009

Le programme que définit Jérémy pour une série L idéale me paraît très intéressant. Mais qui aurait le courage de l'imposer ?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 juin 2009

Ça, alors ? Allez savoir ! Personne ?
En plus, j'enlève le pseudo-enseignement scientifique que Jeremy a institué à des fins politiquement correctes mais je réforme le collège et j'arrête de faire croire n'importe quoi à n'importe qui, vessies contre lanternes.
Ecrit par : dobolino | 14 juin 2009

-> Donc : Latin - Grec - LV1 - LV2 - LV3 - Lettres - Philo - Histoire - Géographie - Enseignement scientifique - Informatique - EPS en tronc commun,
et en option : Droit/Sciences politiques, Journalisme, Sciences humaines (psycho-socio-ethno), Arts plastiques, Théâtre, Cinéma, Musique ou Danse.

Je signale à Dugong que trois heures de chaque matière littéraire par semaine + 2 heures l'enseignement scientifique et l'informatique + 2 heures d'EPS + trois heures pour l'option, ça fait 36 heures par semaine : c'est l'horaire que j'avais moi-même en Terminale.

Dobolino, on supprime l'enseignement scientifique si les SVT et la physique-chimie sont correctement enseignées au collège, c'est ça ? Le problème, c'est qu'on oublie les connaissances de 3e... Un rappel accompagné d'un léger approfondissement 2h/sem. ne me semblerait pas superflu !

Écrit par : Jeremy | 14 juin 2009

Au plaisir de faire votre connaissance, peut-être. Je n'ai aucune idée de votre âge ; je sais que vous êtes toujours en activité, donc que vous avez entre 21 et 60 ans, c'est tout, c'est peu pour vous identifier. Mais vous, vous connaissez mon vrai nom.

Ecrit par : Francis Penin | 12 juin 2009

A dimanche, donc, Francis Penin (et les autres membres de la Société des agrégés qui viennent sur ce blog), au lycée Henri IV!

Ecrit par : Jean | 12 juin 2009
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Ah ! cré bon sang ! Vous ne m'avez donc pas identifié, Jean ? Je suis arrivé à 10 h 10 et suis resté au fond pour ne pas troubler le débat en cours.
J'ai vaguement envisagé que vous pouviez être à deux rangs devant moi, car un homme jeune, très brun (40 ans quand même, mais pour moi qui frise les 70 ans, c'est jeune...) m'a dévisagé un moment. Il faisait chaud et j'ai retiré la veste de mon complet Prince de Galles. Je portais une chemise rose pâle et un cravate grise. Si vous m'avez vu, pourquoi avoir hésité à me demander,"Êtes-vous Francis Penin ?" Que risquiez-vous en cas d'erreur ?
Les personnes qui se sont exprimées n'ont dit que leurs patronymes. L'homme jeune portait un nom se terminant par "ier", je crois. Bon, nous essaierons de faire mieux dans un an.
Je n'ai pas demandé la parole pour deux raisons : la première est que je ne suis plus dans le coup car je suis retraité depuis 2000 ; la seconde est qu'il y avait déjà bien des candidats à prendre la parole, pour ne rien dire de ceux qui la prenaient sans la demander, comme le prédécesseur de l'actuel président, une dame que j'apprécie hautement. Le président s'impatientait parfois, conscient de la difficulté d'épuiser l'ordre du jour dans ces conditions ; oui, et la troisième raison est que j'économise ma voix pour chanter dimanche 21 juin au temple de Blois. Venez nombreux si vous habitez près de Blois !

Écrit par : Francis Penin | 14 juin 2009

"comparant, mutatis mutandis, ce niveau d'exigence avec celui qui est exigé des bacheliers scientifiques, on comprend aisément pourquoi la filière littéraire souffre d'un déficit d'image, pour dire les choses en arrondissant les angles."

Ecrit par : alain | 14 juin 2009


Eh bien voilà, vous me plongez dans un doute affreux.
Mon grand petit vient de s'inscrire, à l'issue de sa troisième besogneuse, dans une seconde avec deuxième option "musique", dans le but de continuer avec l'option musique renforcée (8 heures / semaine, chorale comprise) en première et en Terminale. Le problème, c'est que cette option musique n'est combinable qu'avec une série L. Et le grand fiston, s'il aime pratiquer la musique en orchestre et a un petit niveau en instrument, n'est pas vraiment ce qu'on appelle un foudre de guerre en français.
Alors, moi, ça me provoque quelques insomnies, en ce moment. Je me dis : Et si.. et s'il a du mal à décrocher son bac L et qu'il ne peut accéder à des formations qualifiantes dans son domaine de prédilection, que va-t-il faire ? D'ailleurs, est-ce que quelqu'un ici a une idée des formations post-Bac pour les gamins qui ont suivi ce parcours ?

Mon gamin, il n'est pas bon littéraire, il n'est pas bon matheux, il n'est pas bon manuel, il n'est pas bon sportif. Il est moyen-en-tout, voyez-vous. S'il y a des enfants-prodiges qui en moins de deux montent sur les podium, obtiennent les félicitations à chaque conseil de classe, sont félicités et distingués à tour de bras, nous on n'a pas connu ça ! Me gonflent un peu, d'ailleurs, ces parents de gamins élus !
Le mien, il ne mettra jamais la pagaille en cours, il a toujours respecté ses professeurs, il bosse si on lui dit de bosser, il est capable d'en faire plus même, mais il ne brille pas : s'il travaille d'arrache-pied, il obtient un douze. Quand il dépasse le quinze, on débouche le champagne ! Autant dire que ce n'est pas lui qui sera distingué lors des remises des prix.
Il a juste pour lui sa sensibilité aux autres, son humour, ses antennes toutes déployées qui l'aident à "sentir" les gens et les choses et qui le font souffrir aussi. Il fait sans doute partie de "ceux qui se réveillent tard", c'est ce qu'on se dit avec sa mère.
J'entends bien tout ce qui se dit ici sur le niveau du collège, du lycée, de la filière littéraire, mais mon gamin, moi, je lui dis quoi ?
Pardonnez-moi de m'épancher ainsi, mais j'ai un peu de vague à l'âme, là, pour le coup.

Écrit par : Chevreuil | 14 juin 2009

"Le mien, il ne mettra jamais la pagaille en cours, il a toujours respecté ses professeurs, il bosse si on lui dit de bosser, il est capable d'en faire plus même, mais il ne brille pas : s'il travaille d'arrache-pied, il obtient un douze. Quand il dépasse le quinze, on débouche le champagne !"

-> il a le profil pour faire un très bon bac technique suivi d'un IUT ou d'un BTS, ou un bac général moyen-médiocre suivi d'un IUT ou d'un BTS.

Je déconseillerais le bac L en tout cas : on peut faire plein de choses avec un bac ES ou S médiocre, mais pas grand chose avec un Bac L médiocre, à part prof. Et miser son avenir professionnel sur la musique, je ne le ferais pas. Qu'il vise plutôt un B.T.S. en lien avec la musique et le son (technicien du son par exemple), car en ce cas, il intègrera ainsi le milieu.

Par contre, il lui faudra une bonne force de caractère et/ou du soutien, car il s'entendra dire en première et terminale qu'il n'est pas à sa place, qu'il n'est pas "bon", etc. Mais à vue de nez, c'est un profil technique : respectueux, de bonne volonté, mais moyen, ça ferait certainement un très bon technicien supérieur.

Écrit par : Jeremy | 14 juin 2009

Chevreuil, qu'a t-il envie de faire, lui, votre fils, comme études?

Écrit par : Christophe Sibille | 14 juin 2009

Chevreuil, qu'a t-il envie de faire, lui, votre fils, comme études?

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 juin 2009

C'est pas contre vous, Christophe, hein, mais l'orientation par l'envie, il n'y a plus que les anciens qui y croient, et ceux qui ont écouté Starmania en boucle. Les COP font également semblant d'y croire, car ils sont de toute façon incapables, par leur formation, d'une orientation pragmatique.

Écrit par : Jeremy | 14 juin 2009

Il a envie de passer un DUMI et devenir musicien intervenant dans les écoles, ou en indépendant. Il lui faut donc obtenir le Bac. Mais professeur, non. Il voit chaque semaine ce que subit son prof de musique dans son collège : il en est écoeuré, car il a de l'estime pour cet enseignant.
En fait, on se demande s'il n'aurait pas mieux valu le diriger vers un bac technique des métiers de la musique. Mais j'ai entendu dire que cette section recrutait des élèves avec un haut niveau instrumental et qui venaient en général du conservatoire. On se laisse l'année de seconde pour voir.
Quant à se diriger vers un BTS ou un IUT, nous allons étudier ça de près : Je ne suis pas sûr qu'il ait vraiment le profil technicien.
Merci pour vos réponses, ça me permet d'envisager des pistes auxquelles nous n'avions pas pensé.

Écrit par : Chevreuil | 14 juin 2009

Merci, Pedro, pour toutes ces explications érudites que vous prenez la peine de me de donner, même si elle ne peuvent me persuader d'approuver un spectacle qui aboutit à la transformation d'un animal splendide en un tas de viande ensanglantée - et pourtant je n'ignore pas que le sang, le meurtre et la prédation font partie intégrante de la nature. Au passage, je précise que si j'ai une sympathie et un intérêt très vif pour le monde animal, cet intérêt ne se limite pas aux animaux considérés comme "sympathiques". Je suis parfaitement capablle de m'intéresser aux hyènes -qui ont une vie sociale très élaborée -, aux rats et aux invertébrés...

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 juin 2009

elleS
Capable

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 juin 2009

(non, une composition française, épargnons nous l'ire de Guy Morel) tous les quinze jours; deux ou trois explications de texte par écrit, comptant plusieurs pages chacune, avant chaque cours de français; avant chaque cours également, plusieurs dizaines de lignes d'auteurs latins et grecs à traduire; des contrôles réguliers d'histoire littéraire... Sans oublier les matières scientifiques, la géographie, l'histoire... Nous avions autant de travail que nos condisciples de la série C.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 juin 2009
Quelle ire ? Je veux bien que l'on fasse faire toutes les dissertations que l'on voudra, et même en maternelle si cela chante à quelqu'un. On peut aussi employer un mot pour un autre, et même s'employer à sauver la section L, ce qui à mon sens est une sottise.
Chez moi l'Ire est charmant ruisseau qui traverse la bonne ville de Château-du-Loir. Le reste est assez contingent

Écrit par : guy morel | 14 juin 2009

"On peut aussi employer un mot pour un autre, et même S'EMPLOYER A SAUVER LA SECTION L, ce qui à mon sens est une sottise."

Mouarf, mouarf, mouarf, à titre personnel, je m'en fous complètement, moi, qu'elle coule, la filière L.

Mais je donne mon avis, et le contenu qu'il lui faudrait selon moi, en 36 heures hebdomadaire, pour en faire une filière digne de ce nom.

Je pense faire ainsi bien plus que tous les oiseux qui déclarent, la main sur le coeur, vouloir la sauver, et qui ne font rien. Il y a même des gens qui préfèrent la structure actuelle, avec les T.P.E. et 25 heures par semaine, à ce que j'ai énoncé.

Alors vous savez, moi, hein... Nous proposons, et Dieu dispose, hein !

Écrit par : Jeremy | 15 juin 2009

(il faut retirer le dernier "hein")

Écrit par : Jeremy | 15 juin 2009

Trouvé comme exemple de subordonnée de condition, dans un précis de grammaire paru chez Magnard, cette phrase de Jean Jaurès:

Si j'avais l'honneur d'enseigner à des enfants, je consacrerais la moitié de mon temps à les faire lire.

Rien à ajouter!

Écrit par : Merlemocoeur | 15 juin 2009

Lu dans le jus pédagol du jour, cette information sibylline :

"Une étude de la DEPP (ministère) montre d'abord que, depuis 2006, le nombre de bacheliers inscrits dans l'enseignement supérieur a baisé"

Une étude fine qui établit une corrélation entre le nombre d'inscrits et le nombre de puceaux ?

Écrit par : dugong | 15 juin 2009

"Il a envie de passer un DUMI et devenir musicien intervenant dans les écoles, ou en indépendant. Il lui faut donc obtenir le Bac. Mais professeur, non. Il voit chaque semaine ce que subit son prof de musique dans son collège : il en est écoeuré, car il a de l'estime pour cet enseignant."

Ecrit par : Chevreuil | 14 juin 2009

Contrairement à ce que pense Jeremy, (dont, sur le coup, je trouve la position un peu systématique, voire dogmatique; je pense en effet que si, pour un certain "type" d'ados, il ne faille surtout pas poser ce type de questions, pour d'autres, dont me semble faire partie le fils de Chevreuil, ce soit une bonne chose), j'ai bien fait de vous poser la question!
Je trouve que la position de votre fils est extrêmement réfléchie, et j'ai moi-même plusieurs fois donné ce conseil à des bacheliers qui envisageaient des études en fac de musicologie, (pour entrer en CFMI, il faut en effet "bac+2).
Cordialement à vous.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

"Une étude de la DEPP (ministère) montre d'abord que, depuis 2006, le nombre de bacheliers inscrits dans l'enseignement supérieur a baisé"

Une étude fine qui établit une corrélation entre le nombre d'inscrits et le nombre de puceaux ?

Ecrit par : dugong | 15 juin 2009

Excellent, Dugong!

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

"Merci, Pedro, pour toutes ces explications érudites que vous prenez la peine de me de donner, même si elle ne peuvent me persuader d'approuver un spectacle qui aboutit à la transformation d'un animal splendide en un tas de viande ensanglantée - et pourtant je n'ignore pas que le sang, le meurtre et la prédation font partie intégrante de la nature. Au passage, je précise que si j'ai une sympathie et un intérêt très vif pour le monde animal, cet intérêt ne se limite pas aux animaux considérés comme "sympathiques". Je suis parfaitement capablle de m'intéresser aux hyènes -qui ont une vie sociale très élaborée -, aux rats et aux invertébrés..."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 juin 2009

Il semble en effet qu'une fois de plus, la conclusion de cette polémique bouchère soit que le premier prédateur dans tout ça soit l'homme. Qui sera toujours le problème, et jamais la solution de rien.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

Pour répondre à Chevreuil, j'ai eu une TL option musique d'excellent niveau. Hormis un ou deux qui ont poursuivi leurs études au conservatoire après le Bac, une autre qui a décidé de devenir luthier en alternance, et un dernier qui a fait musicologie à l'université, la plupart des autres ont eu une orientation assez comparable aux TL traditionnelles (hypokhagne, fac de langue, fac de lettres ou d'histoire (je crois que j'ai réussi à les détourner de la psycho.)).
Les métiers du son présupposent généralement un Bac S ou STI (tant en BTS qu'à l'INSA), et il faut reconnaître que les places sont très, très chères.
Robin devrait pouvoir vous parler, si mes souvenirs sont bons, de l'orientation des musiciens; mais à la description que vous faites, n'écartez pas les métiers du social (généralement une école sur concours juste après le bac), voir ici : http://www.metiers.santesolidarites.gouv.fr/index.php .

Écrit par : Romuald | 15 juin 2009

Vous sous-entendez donc, que vu l'étalement inendiguable des connaissances scientifiques de 2009, aucun élève de Lycée ne peut bénéficier d'un enseignement de Philosophie digne de ce nom ? Il faudrait donc abandonner cette idée si chère au cœur d'une majorité de vos (nos) concitoyens, et même parmi les plus simples, d'enseigner la philo au lycée ?
Savez-vous que n'importe quel parent se campe sur ses ergots quand son enfant premier-né accède à la classe Terminale et à la Philosophie ? Ça excite tout le monde ! Du RMiste au président de jury d'agreg !
Je revois mon père, largement et dûment diplomé, harcelant mon grand frère à chaque retour du Lycée: "Alors, H..., et la Philosophie ?"
Et j'en revois d'autres, même pas brevetés, en extase devant le minot né de leur sein qui accédait à un enseignement de philosophie. Le Nec plus ultra de l'exception française auquel nous tenons tous comme à la prunelle de nos yeux.

Ecrit par : dobolino | 14 juin 2009

Je ne suis pas pour une suppression de la philosophie ! Déjà pour des raisons bassement matérielles, je ne vais pas scier la branche sur laquelle je suis assise; mais il y a des prérequis indispensables - et pas inaccessibles dans un enseignement cohérent pour des littéraires ; je n'attends pas que les élèves soient des spécialistes, mais qu'ils aient une culture générale scientifique sur laquelle on puisse réfléchir et qu'ils sortent ainsi de la pensée magique dans laquelle ils évoluent très souvent. Faire des cours d'épistémologie aujourd'hui en Terminale L relève de la plus grande blague; sur le vivant, on en reste par exemple à une position classique du problème comme si Aristote, Descartes ou Bergson n'avaient pas une connaissance approfondie de la biologie de leur temps (si tant est que ce terme de biologie ait eu un sens pour Aristote et Descartes).
Ou alors il faut revoir l'ambition du programme de philosophie de Terminale en se concentrant sur les questions existentielles, esthétiques (on peut supposer qu'un enseignement du français correct leur permet de connaître quelques grandes notions), morales et politiques (on peut combler les lacunes sur ce point en cours). S'il ne tenait qu'à moi, par ailleurs, sur les 8h de philosophie en TL, il y aurait au moins 1h de logique formelle avec épreuve spécifique au baccalauréat.[De toute manière, je ne suis pas persuadé que la philosophie soit une discipline littéraire, je ne suis même pas sûr que le terme "littéraire" renvoie à une réalité unifié (le public des TL est très hétérogène avec des profils très différents entre ceux qui sont essentiellement linguistes (qui suent sang et eau pour arriver à faire une dissertation), ceux qui sont littéraires au sens strict (et qui ont du mal avec l'abstraction en philosophie), ceux qui brillent en philo. mais dont l'écriture reste trop sèche ailleurs)].

Écrit par : Romuald | 15 juin 2009

Tout le monde sur ce blog semble penser que la TL est catastrophique. Je crois que c'est une illusion qui vit sur une représentation désormais dépassée (et maintenue par un discours médiatique); l'idée que la TS demeure une filière d'excellence, par rapport à la L, est une vaste blague aujourdh'ui, ce n'est plus le cas, me semble-t-il depuis trois ou quatre ans, et, en terme de niveau, toutes les séries générales se valent (il y a eu un effondrement du système par le bas) si bien qu'il y a peu de bons élèves partout. Le profil des TS que j'ai vues ces trois dernières années, dans des établissements différents, était catastrophique (incapacité à écrire plus de trois pages, refus du travail, faiblesse en mathématiques) sauf dans les classes ex-CAMIF qui se caractérisent maintenant par l'option "européenne" (quelle que soit la langue).

Écrit par : Romuald | 15 juin 2009

"Tout le monde sur ce blog semble penser que la TL est catastrophique. Je crois que c'est une illusion "

"en terme de niveau, toutes les séries générales se valent (il y a eu un effondrement du système par le bas)"

"Le profil des TS que j'ai vues ces trois dernières années, dans des établissements différents, était catastrophique "

Ecrit par : Romuald | 15 juin 2009

Le niveau de la TL est donc catastrophique aussi, non?

Écrit par : TotoWeininger | 15 juin 2009

"Je ne suis pas pour une suppression de la philosophie ! Déjà pour des raisons bassement matérielles, je ne vais pas scier la branche sur laquelle je suis assise".

Ecrit par : Romuald | 15 juin 2009

C'est la branche qui est assise, ou vous?

Écrit par : Orthoprof | 15 juin 2009

Le niveau de la TL est donc catastrophique aussi, non?

Ecrit par : TotoWeininger | 15 juin 2009

En fait, la série n'est plus un indice sur le niveau des élèves. L'équivalence TS=bons élèves n'existe plus.
Quant au niveau de la TL, il est celui des autres séries, ni meilleur, ni pire, mais la réalité, semble-t-il, ait qu'on ait atteint une égalité dans la médiocrité, donc généralement il est mauvais.

Toutefois, je dois reconnaître que je suis passé dans une TL excellente (l'option musique serait-elle l'équivalent de l'option euro pour les S?); comme je n'ai pas beaucoup d'expérience en TL, je me fie aux échos de mes collègues pour dire que les classes ne sont pas souvent bonnes.

Écrit par : Romuald | 15 juin 2009

C'est la branche qui est assise, ou vous?

Ecrit par : Orthoprof | 15 juin 2009

Mea culpa... "branche sur laquelle je suis assis"

Écrit par : Romuald | 15 juin 2009

@ Romuald

Pour ce qui est du niveau des TS, il faut effectivement ne pas se faire d'illusions et ce que vous dîtes me semble juste (mais mon expérience ne repose que sur un seul établissement)

L'an dernier, j'ai fait pendant quelques semaines du "soutient" (en math) pour les élèves de l'établissement dans lequel j'étais rattaché. Ce sont les élèves de TS qui venaient, et pas les plus mauvais, selon ce que me disaient leurs professeurs. Leur niveau n'en était pas moins abyssal - à se demander comment on avait pu les laisser passer en seconde générale quelques années avant.

Il faut dire que le lycée en question est particulièrement faible, mais ça devient la norme.

Écrit par : TotoWeininger | 15 juin 2009

"L'an dernier, j'ai fait pendant quelques semaines du "soutient" (en math) pour les élèves de l'établissement dans lequel j'étais rattaché."

Ecrit par : TotoWeininger | 15 juin 2009

En avez-vous aussi fait en orthographe?

Écrit par : Orthoprof | 15 juin 2009

En avez-vous aussi fait en orthographe?

Ecrit par : Orthoprof | 15 juin 2009

Chacun sa spécialité...

Écrit par : TotoWeininger | 15 juin 2009

Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 juin 2009

Merci de pointer l'aspect, que dit-je, le but, destructeur, de tout ce cirque maquillé en œuvre d'art, en acte civilisé. Moi, quand je vois un animal splendide, donc libre, je n'ai qu'une envie : qu'il continue à l'être.

Je n'ai pas de chien car c'est un esclavage réciproque. J'ai régulièrement des chats (leur vie est souvent brève pour cause de voisins féliphobes) qui vivent chez moi, non, avec moi, comme bon leur semble excepté ce que je mets sur la table pour moi. Je me souviens d'un, souffreteux car le chat dominant de mes voisins le malmenait. Il disparut. Je le retrouvai deux mois après, le long d'une haie à 500 bons mètres de la maison. il était devenu magnifique. Je voulus le reprendre. Il se laissa faire. Je le mis dans mon grenier avec un gros bol de croquettes. Dès que j'ouvris la porte, il partit pour ne jamais revenir.

Ajoutons que si "le sang, le meurtre et la prédation font partie intégrante de la nature", c'est au titre du besoin alimentaire, jamais du seul plaisir comme dans la corrida ou la chasse de loisir.

Pedro, critiquer la corrida ne conduit pas nécessairement à être aberrant comme un vulgaire Meirieu :-)

Mais je partage au moins une de vos vues : la corrida doit rester confinée aux pays de culture taurine. J'ajoute que je ne suis pas pour son interdiction. Juste éduquer les enfants, leur apprendre à respecter les animaux (et ça dépasse de loin le pb de la chasse et de la corrida, ça peut aller jusqu'à leur demander de ne pas avoir un chien si on vit en appartement).

Et imaginer qu'ainsi la corrida disparaisse comme ont disparu les sacrifices humains : ceux qui les pratiquaient avaient l'intime conviction qu'ils avaient du sens, que c'étaient des marques de civilisation.

Écrit par : PMB | 15 juin 2009

J'entends bien tout ce qui se dit ici sur le niveau du collège, du lycée, de la filière littéraire, mais mon gamin, moi, je lui dis quoi ?
Pardonnez-moi de m'épancher ainsi, mais j'ai un peu de vague à l'âme, là, pour le coup.

Ecrit par : Chevreuil | 14 juin 2009


Avez-vous entendu patrler des études pour se spécialiser en musicothérapie?
Une jeune de notre connaissance a suivi la filière L option musique, mais n'a pas réussi ce fameux bac L qui est exigeant en langues et en français.
Elle a fait l'école de musicothérapie de Montpellier qui n'exige pas le bac, et elle a brillamment réussi ces études-là.
Elle travaille depuis plusieurs années avec de jeunes handicapés mentaux, mais pourrait aussi trouver du travail dans les maisons de retraites et toutes les structures similaires enfants ou adultes.

Écrit par : Maminou | 15 juin 2009

PMB a écrit : "Et imaginer qu'ainsi la corrida disparaisse comme ont disparu les sacrifices humains : ceux qui les pratiquaient avaient l'intime conviction qu'ils avaient du sens, que c'étaient des marques de civilisation."

Les sacrifices humains n'ont évidemment pas disparu. Le Moloch tout entier est là pour le manifester.

En revanche, il est profondément vrai que ceux qui sacrifient, ont l'intime conviction que ce qu'ils font a de sens et que ce sont des marques de civilisation.

Se croyant investi d'une mission, ils sont d'autant plus dangereux.

Écrit par : dugong | 15 juin 2009

J'ai quand même un peu de mal à comprendre... Le fils de Chevreuil a envie d'être intervenant en musique en milieu scolaire, visiblement. Il en a certainement les capacités! Pourquoi "noyer le poisson", en lui proposant des "voies de dégagement" qui, je suis prêt à parier, lui plairont beaucoup moins; qu'il fonce!
En plus, de l'avis de tous ceux que j'ai connus qui les ont suivies, les études en CFMI sont extrêmement intéressantes.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

D'accord avec vous, Dugong, mais les parents d'élèves ne poussent pas (tous) le ridicule jusqu'à être déguisés en poissons!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

investis...

Écrit par : dugong | 15 juin 2009

Bah! Orthoprof doit être en train de bouffer...

Écrit par : TotoWeininger | 15 juin 2009

" Quelle ire ?" (Guy Morel)
Ce n'était qu'une innocente plaisanterie. Je me suis souvenue que vous étiez fort pointilleux sur le vocabulaire, et que vous n'admettiez le mot "dissertation" qu'en classe de philosophie, alors que mes professeurs l'utilisaient, en seconde et en première, pour les devoirs de français

" Je n'ai pas de chien car c'est un esclavage réciproque" (PMB)
Il y a certes des contraintes pour le maître. C'est à chacun que décider pour son propre compte si ces contraintes sont compensées par le plaisir qu'apporte l'animal. Le chien, lui, comme son ancêtre le loup, a un sens inné de la hiérarchie. Pour vivre équilibré, il doit apprendre à reconnaître dans son maître un substitut du chef de meute. Le mot "esclavage" me paraît donc inapproprié. Quand à faire vivre un chien en appartement, tout dépend de la race. Un chien-loup de Tchécoslovaquie ou un malamute s'adapteraient sans doute fort mal. Mais il y a quantité de races qui apprécient les longues siestes sur les tapis moelleux, pourvu qu'on les sorte suffisamment. Mon chien vit en appartement, mais il se promène en forêt presque tous les jours, et je le crois satisfait de son sort.
Fin de la parenthèse cynophile. o))

Écrit par : Sylvie Huguet | 15 juin 2009

Question naïve au sujet du bac L : au siècle dernier, pour autant que je me souvienne, le tri se faisait autour des épreuves (composition latine ou française). Serait-il possible d’inventer des épreuves spécifiques , et si possible plus exigeantes, pour les L ? L’ancien enseignement du français formait des bourgeois tout aussi capables que ceux d’aujourd’hui(et peut-même plus) d’entrer dans le monde très pratique et très pragmatique des affaires. Donc, plutôt que par les programmes, serait-il possible de rendre une vraie spécificité aux L par les épreuves ?

PS : Je n’enseigne plus en général donc ma question est peut-être absurde ou sans objet.

Écrit par : uncertain | 15 juin 2009

peut-être même

Écrit par : uncertain | 15 juin 2009

Voilà plusieurs fois que j'entends des "liseurs de listes quotidiennes" * nous les briser avec le remplacement des tubes de Pitot sur les Airbus d'Air France, en prononçant "Pitote".

Bientôt on célèbrera le centenaire du franchissement de la Manche par Blériote.


* alias journalistes

Écrit par : dugong | 15 juin 2009

"j'ai moi-même plusieurs fois donné ce conseil à des bacheliers qui envisageaient des études en fac de musicologie, (pour entrer en CFMI, il faut en effet "bac+2)."

Oui mais que font-ils maintenant ?

Le fils de Chevreuil, "s'il aime pratiquer la musique en orchestre", "a un petit niveau en instrument". Il faudrait savoir quel est le degré d'euphémisme, ou, au contraire, de litote, dans le mot "petit".

Écrit par : Jeremy | 15 juin 2009

@Françoise Guichard

Au cours d'une promenade botanique en Dordogne hier, j'ai questionné un de nos membres, spécialiste des sols. (Il fabrique et vend des produits bio excellents, que nous avons expérimentés avec succès. Ses conseils pour la culture des rosiers, la lutte contre les pucerons, sont toujours excellents.
Contre les pucerons : pulvériser du vinaigre dilué à 10 %.)

A 7 heures du matin, il était déjà intarrissable, et passionnant.

Question : "As-tu connaissance de racines de vignes descendant à 60 mètres ?
R : "Oui, absolument. Je suis formel. " Puis un cours sur les racines.
"Bien sûr, à cette profondeur, il s'agit de racines fines comme des cheveux. Mais la luzerne a bien des racines qui pénètrent à plus de 10 mètres."

Il m'a conseillé d'aller sur le site : "Vie des sols", et de lire en particulier ce que dit Bourguignon, un de ses maîtres.

Voici ce que j'ai trouvé, concernant les racines.

"Les racines se ramifient en éléments de plus en plus fins qui aux extrémités sont couverts de poils absorbants par lesquels se font les échanges entre le sol et la plante. On est toujours très surpris d'apprendre qu'un pied de blé peut envoyer ses racines à plusieurs mètres de profondeur et que l'ensemble de ce chevelu peut représenter 200 kilomètres pour un seul pied. A raison de 200 pieds de blé par mètre carré cela fait 400 millions de kilomètres de racines à l'hectare.

Les plantes puisent leur nourriture dans l'atmosphère et dans le sol. Pour prospecter le sol elles disposent de racines qui peuvent plonger à plusieurs mètres de profondeur. Les racines de la luzerne atteignent 10 mètres et certains arbres du désert vont puiser dans la nappe phréatique à trente mètres de profondeur. Ce qui reste de racines à une plante que l'ont vient d'arracher ne donne qu'une idée bien partielle de l'importance du système racinaire. Le plus souvent la masse de la partie souterraine est bien plus importante que celle de la partie aérienne."

Je savais qu'il y a deux tonnes de vers de terre à l'hectare, et il m'a dit : "Une à trois tonnes".
Quant aux champignons, et surtout aux bactéries, le poids est inimaginable !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 15 juin 2009

"j'ai questionné un de nos membres, spécialiste des sols."

Membre de quoi, Anne-Marie ?

J'ai beaucoup aimé votre post ! (sans aucune ironie)

Écrit par : Jeremy | 15 juin 2009

J'ignore si cela a été posté ici. La nouvelle idée de Ph. de Villiers:

EDUCATION - Le concept: un tutorat permanent, tout le monde à l'internat et une section «humanités classiques, art, culture»...
Le président de Mouvement pour la France a fini par avoir le feu vert du ministre de l’Education nationale. Un «collège novateur de référence nationale» va ouvrir en Vendée, à Saint-Hilaire-de-Loulay, indique rue89 ce samedi.

L’information figurait depuis quelques jours dans le journal du Conseil général de Vendée ainsi que sur le site du rectorat de Nantes. Selon l’académie, Philippe de Villiers négociait depuis février 2008 auprès du ministère et a fini par avoir gain de cause. Xavier Darcos a «accepté cette idée avec enthousiasme et détermination», peut-on lire sur le document de présentation du rectorat.

Grec, latin, culture générale et apprentissage de la générosité

Le concept? Il s’agit d’un établissement où les professeurs exercent un tutorat permanent, où les 600 élèves sont tous internes et où, à la manière des classes sport-études, une section «humanités classiques, art, culture» pourra être suivie. Au programme, du grec et du latin, des épreuves de culture générale, des cours de civilisation, de littérature, de théâtre etc.

Dans le règlement intérieur, un engagement social personnel sera demandé à l’élève, soit un apprentissage de la générosité et du sens de l’intérêt général reposant sur une demi-journée par semaine de présence caritative ou humanitaire, en rendant visite à des personnes âgées ou handicapées par exemple.

«Pensionnat de Chavagnes»

Le projet n’a pas manqué de faire réagir sur la Toile, certains dénonçant le retour du «pensionnat de Chavagnes» à la mode de Villiers.

Interrogé par rue89, Jean-Claude Rouanet, inspecteur d'académie dans la Sarthe missionné sur le dossier, reconnaît le côté «traditionnel» tout en nuançant: «Le concept, c'est celui de l'honnête homme, grâce aux humanités classiques. Mais imprégné de modernité avec les ordinateurs et ouvert sur l'international.»

Le modèle pourrait en tout cas être étendu à l’échelle nationale, précise le rectorat de Nantes, justifiant ainsi le soutien personnel du ministre et des services de l’Education nationale.

(SOURCE: 20 MINUTES)

Écrit par : uncertain | 15 juin 2009

Quelques précisions sur le "collège Villiers", glanées sur le site du rectorat de l'académie de Nantes.


"L’encadrement pédagogique sera établi sur deux caractéristiques originales : le tutorat et l’internat.

A – Le tutorat : il s’agit là d’une nouvelle logique pour les professeurs : on passe de la notion du temps d’enseignement à la notion du temps de présence, ce qui veut dire une architecture complètement nouvelle du collège. Il n’y a plus
une « salle des profs », mais des locaux personnalisés et des bureaux identifiables permettant aux professeurs de rester toute la journée au collège pour entretenir une relation directe et personnelle avec chaque élève. Bien entendu, un tel mode de fonctionnement permettant une présence
continue des enseignants, pourra être étendu à d’autres collèges de Vendée de l’académie, voire d’autres régions, si l’expérimentation démontre ici sa pertinence.

B – L’internat : les élèves du collèges seraient internes. Cela permet de changer de logique : de lieu de passage, le collège devient lieu de vie. On passe d’une logique d’instruction à une logique d’éducation humaniste. Ainsi, à titre d’exemple, deux soirées de culture générale pourraient
être organisées chaque semaine pour une mise en contact avec les chefs d’oeuvre du patrimoine littéraire, théâtral, cinématographique, etc, soit à l’intérieur du collège soit à l’extérieur du collège."



L'établissement scolaire comme "lieu de vie", l'éducation qui se substitue à l'instruction et la "culture générale" à la culture tout court, sans oublier les 35 heures de présence pour les enseignants, le tout assaisonné du plus plat moralisme, avec des ordinateurs et de l'international pour faire moderne. Mêmes discours et mêmes pratiques, depuis l'extrême gauche jusqu'à la droite extrême.

Écrit par : TotoWeininger | 15 juin 2009

"J'ignore si cela a été posté ici. La nouvelle idée de Ph. de Villiers"

Signalé ici même le 05 juin suite à une note dans le jus pédagol.

Écrit par : dugong | 15 juin 2009

"Le fils de Chevreuil, "s'il aime pratiquer la musique en orchestre", "a un petit niveau en instrument". Il faudrait savoir quel est le degré d'euphémisme, ou, au contraire, de litote, dans le mot "petit"."

Ecrit par : Jeremy | 15 juin 2009

Je peux me tromper, mais je n'ai vraiment pas l'impression que Chevreuil fasse partie de ceux qui montent en épingle les performances de leur progéniture.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

On peut prévoir que le jus de crâne lénifiant d'Edgar Morin avec lequel tous les bobos sont en train de faire mousser leurs quelques neurones non occupés à consommer sur internet, sera découvert ici le 27 juin.

Mais je peux me tromper.

Écrit par : dugong | 15 juin 2009

C'est pas contre vous, Christophe, hein, mais l'orientation par l'envie, il n'y a plus que les anciens qui y croient, et ceux qui ont écouté Starmania en boucle. Les COP font également semblant d'y croire, car ils sont de toute façon incapables, par leur formation, d'une orientation pragmatique.

Ecrit par : Jeremy | 14 juin 2009
Jeremy, je n'ai plus qu'une hâte, c'est que la GPA pour les couples homosexuels soit autorisée. Vous pourrez nous montrer comment on fait pour élever un enfant avec pragmatisme.

Écrit par : dobolino | 15 juin 2009

Signalé ici même le 05 juin suite à une note dans le jus pédagol.
Ecrit par : dugong | 15 juin 2009
On peut prévoir que le jus de crâne lénifiant d'Edgar Morin avec lequel tous les bobos sont en train de faire mousser leurs quelques neurones non occupés à consommer sur internet, sera découvert ici le 27 juin.

Mais je peux me tromper.
Ecrit par : dugong | 15 juin 2009
Désolé Dugong. J’avais pourtant lu votre message. Je dois avoir la mémoire qui flanche. Pour le reste , je ne me souviens pas avoir lu beaucoup de réactions. Peut-être que cela n’en mérite pas ou que les intervenants étaient obnubilés par la corrida. S’il y a eu des réactions, copiez-collez: ça me fera des cours de rattrapage.

Écrit par : uncertain | 15 juin 2009

Quelle ire ?" (Guy Morel)
Ce n'était qu'une innocente plaisanterie. Je me suis souvenue que vous étiez fort pointilleux sur le vocabulaire, et que vous n'admettiez le mot "dissertation" qu'en classe de philosophie, alors que mes professeurs l'utilisaient, en seconde et en première, pour les devoirs de français

C'est ainsi que je l'avais compris. Cela étant dit, il y a bien un ruisseau nommé l'Ire qui traverse Château-du-Loir et qui, de temps en temps, se fout en rogne et inonde la ville basse.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 15 juin 2009

Écrit par : guy morel | 15 juin 2009

"le jus de crâne lénifiant d'Edgar Morin [...] sera découvert ici le 27 juin."

Ecrit par : dugong | 15 juin 2009

Il se passera quoi le 27 juin? Edgar Morin, le songe-creux logorrhéique préféré de la pseudo-gauche crépusculaire se métamorphosera en penseur honnête et rigoureux, c'est ça ?

Écrit par : TotoWeininger | 15 juin 2009

"S’il y a eu des réactions, copiez-collez"

Ne vous désolez pas : il n'y a pas eu de réactions.

C'est pourtant important : un établissement public expérimental non pédagol mais pas pour autant au dessus de tout soupçon...

Les réacs de tout poil auront beau jeu de hurler. C'est déjà le cas dans rue89.

Va faire de l'ombre à la Guedbralec's academy et ses petrodollars.

Écrit par : dugong | 15 juin 2009

Il faudrait savoir quel est le degré d'euphémisme, ou, au contraire, de litote, dans le mot "petit"."

Ecrit par : Jeremy | 15 juin 2009

La litote est le contraire de l'euphémisme ? Peut-on me préciser en ce cas le statut de l'hyperbole ? Merci.

Écrit par : nicolas | 15 juin 2009

Ne vous désolez pas : il n'y a pas eu de réactions.

C'est pourtant important : un établissement public expérimental non pédagol mais pas pour autant au dessus de tout soupçon...
Ecrit par : dugong | 15 juin 2009
C’était bien mon impression, d’où la pointe d’ironie dans mon message. Vous avez raison , c’est un sujet important mais passé bizarrement inaperçu. Tout le monde doit être en vacances.

Écrit par : uncertain | 15 juin 2009

Dobolino, on supprime l'enseignement scientifique si les SVT et la physique-chimie sont correctement enseignées au collège, c'est ça ? Le problème, c'est qu'on oublie les connaissances de 3e... Un rappel accompagné d'un léger approfondissement 2h/sem. ne me semblerait pas superflu !

Ecrit par : Jeremy | 14 juin 2009
On ne les oublie pas ! C'est tout !

Écrit par : dobolino | 15 juin 2009

La litote est le contraire de l'euphémisme ? Peut-on me préciser en ce cas le statut de l'hyperbole ? Merci.

Ecrit par : nicolas | 15 juin 2009


Parce que la litote est une fausse atténuation, une atténuation ironique ( qui dit moins pour faire entendre plus) alors que l’hyperbole en dit beaucoup trop . D’où les remarques de Gide, Valéry sur l’évolution de l’art :
Dans un art de la litote, il y a toujours quelque chose au-delà du texte(le mot n’épuise pas le sentiment)
Dans un art romantique, un art de l’hyperbole , il n’y a rien au-delà du texte( on pourrait même dire que le sentiment est inférieur à l’expression).

Conclusion : les litoteux laconiques sentent toujours plus que les lyriques geignards.

Écrit par : uncertain | 15 juin 2009

c’est un sujet important mais passé bizarrement inaperçu. Tout le monde doit être en vacances.
Ecrit par : uncertain | 15 juin 2009

Je suis en vacances depuis plus d'un mois, mais j'ai tout de même laissé un message en addition au vôtre à ce sujet, un peu plus haut.

Il semble que le "pédagogisme" de droite ait de beaux jours devant lui.

Écrit par : TotoWeininger | 15 juin 2009

"Il semble que le "pédagogisme" de droite ait de beaux jours devant lui."

Bien vu !

Et qui en est le pape ?

Écrit par : dugong | 15 juin 2009

le "collège de Villiers" pour 2012 :

http://www.vendee.fr/actualites/2902/un-college-de-reference-nationale-a-st-hilaire-de-loulay.htm

Le moins qu'on puisse dire c'est que l'académie de Nantes ne le claironne pas sur tous les toits. Si vous en trouvez une trace sur le site académique, prévenez !

http://www.ac-nantes.fr/

Écrit par : dugong | 15 juin 2009

"les litoteux laconiques sentent toujours plus que les lyriques geignards."

Magnifique !

Du coup, une question me taraude : si Malraux avait été un litoteux laconique, Jean Moulin serait-il entré quand même ?

Écrit par : dugong | 15 juin 2009

Dugong, je n'ai pas réussi à lire les deux articles que vous nous offrez en pâture. Ça m'a fait ch *** grave. C'est normal ?

Écrit par : dobolino | 15 juin 2009

Dugong, je n'ai pas réussi à lire les deux articles que vous nous offrez en pâture. Ça m'a fait ch *** grave. C'est normal ?

Ecrit par : dobolino | 15 juin 2009

Ceux de Morin et Cohn Bendit.

Écrit par : dobolino | 15 juin 2009

si vous en trouvez une trace sur le site académique, prévenez !

http://www.ac-nantes.fr/

Ecrit par : dugong | 15 juin 2009

Dans l'espace presse, sous le portrait moisi du recteur, cliquez sur "collège novateur de Montaigu" et vous ouvrirez le document dont je cite un extrait plus haut.

Écrit par : TotoWeininger | 15 juin 2009

"Dugong, je n'ai pas réussi à lire les deux articles que vous nous offrez en pâture."

Vous voulez dire que la souris vous est tombée des mains ou que vous avez été interdite de vision ?

Écrit par : dugong | 15 juin 2009

Jeremy, je n'ai plus qu'une hâte, c'est que la GPA pour les couples homosexuels soit autorisée. Vous pourrez nous montrer comment on fait pour élever un enfant avec pragmatisme.
Ecrit par : dobolino | 15 juin 2009

Je réfute courtoisement : j'ai parlé d'orienter, je n'ai pas parlé d'élever.

Le problème de l'orientation se résume trop souvent à "orientation choisie" vs "orientation subie" : c'est la colonne vertébrale de la formation des C.O.P.

La réalité, selon moi, c'est qu'il faudrait choisir ainsi une orientation : ne pas faire ce qu'on ne veut absolument pas faire, ni ce dont on est incapable, et choisir ce qui a les plus larges débouchés. Ce principe s'est transformé chez les C.O.P. en : fais ce que tu veux, et ce à quoi tu es destiné par tes dispositions naturelles.

Ce n'est pas la GPA qu'il fallait évoquer, mais le concours de C.O.-Psy. : je ne parle que des conseillers d'orientation, et pas des parents.

Écrit par : Jeremy | 15 juin 2009

Je suis en vacances depuis plus d'un mois, mais j'ai tout de même laissé un message en addition au vôtre à ce sujet, un peu plus haut.

Il semble que le "pédagogisme" de droite ait de beaux jours devant lui.
Ecrit par : TotoWeininger | 15 juin 2009

Ne vous sentez pas visé. Il y a un peu d’humour. J’ajoute un smiley : - )

On ne dira jamais assez l’avantage de l’enseignement pro. Pour ma part , j’ai perdu mes classes de L.P. depuis fin mai mais il me reste encore 15 jours avec mes 4 classes d’abrutis (je suis énervé) de collège. Ce matin , cours quasiment inaudible en 3e dans une ambiance de foire. Ils ressentent vachement la pression du brevet ! Je me demande d’ailleurs pourquoi j’y vais encore . Pour la plupart, les autres

sont en arrêt

diffusent des films

distribuent des polycopiés et vont dormir à leur bureau.

Vive le collège !

Écrit par : uncertain | 15 juin 2009

"je ne parle que des conseillers d'orientation, et pas des parents."

C'est même encore plus précis que ça : je ne parle que du recrutement et de la formation des CO-Psy.

Écrit par : Jeremy | 15 juin 2009

"Il semble que le "pédagogisme" de droite ait de beaux jours devant lui."

Ce n'est pas un pléonasme?
Bon, je sors.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

"Il se passera quoi le 27 juin?"

Une éclipse totale d'Edgar Morin par le Soleil et la Lune réunis.

Ça n'arrive pas tous les jours.

http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/06/12/changer-le-rapport-de-l-homme-a-la-nature-n-est-qu-un-debut-par-edgar-morin_1206207_0.html

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/06/15/faisons-passer-la-politique-du-systeme-proprietaire-a-celui-du-logiciel-libre-par-daniel-cohn-bendit_1207001_3232.html
Ecrit par : dugong | 15 juin 2009

Dans la prose cohnienne, deux métaphores : "Nous portons", "nous essaimons". Des abeilles aux femelles gravides des mammifères, voilà de la prose qui ratisse large !

Écrit par : guy morel | 15 juin 2009

je n'ai pas réussi à lire les deux articles que vous nous offrez en pâture. Ça m'a fait ch *** grave. C'est normal ?

Ecrit par : dobolino | 15 juin 2009

Ben moi, je me suis bien marré. Surtout avec le papelard de Morin, vraiment très drôle.

Faut dire qu'en le lisant, j'imaginais la tête d'ahuri d'un ancien collègue (de cette lointaine époque où je fus professeur de collège) qui ne jurait que par les foutaises du pitoyable Morin.

Écrit par : TotoWeininger | 15 juin 2009

"Il semble que le "pédagogisme" de droite ait de beaux jours devant lui."

Ce n'est pas un pléonasme?
Bon, je sors.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

En fait, je ne suis pas loin d'être d'accord avec vous, figurez-vous.

Vous pouvez rester ;-)

Écrit par : TotoWeininger | 15 juin 2009

TotoW a écrit : "Dans l'espace presse, sous le portrait moisi du recteur, cliquez sur "collège novateur de Montaigu" et vous ouvrirez le document dont je cite un extrait plus haut."

Alors là, chapeau ! Pour dégoter ça il faut être un marlou du clavier.

Un peu comme trouver l'horaire du seul train qui arrive à L'Estaque Plage, les jours fériés, dans l'indicateur Chaix...

Écrit par : dugong | 15 juin 2009

@L'eau ferrugineuse, conférence d'Edgar Morin.

"La voie existentielle serait celle d'une réforme de vie, où viendrait à la conscience ce qui est obscurément ressenti par chacun, que l'amour et la compréhension sont les biens les plus précieux pour un être humain et que l'important est de vivre poétiquement, c'est-à-dire dans l'épanouissement de soi, la communion et la ferveur.

Et s'il est vrai que le cours de notre civilisation, devenue mondialisée, conduit à l'abîme et qu'il nous faut changer de voie, toutes ces voies nouvelles devraient pouvoir converger pour constituer une grande voie qui conduirait mieux qu'à une révolution, à une métamorphose. Car, quand un système n'est pas capable de traiter ses problèmes vitaux, soit il se désintègre, soit il produit un métasystême plus riche, capable de les traiter : il se métamorphose.

L'inséparabilité de l'idée du cheminement réformateur et d'une métamorphose permettrait de concilier l'aspiration réformatrice et l'aspiration révolutionnaire. Elle permettrait la résurrection de l'espérance sans laquelle aucune politique de salut n'est possible.

Nous ne sommes même pas au commencement de la régénération politique. Mais l'écologie politique pourrait amorcer et animer le commencement d'un commencement."

Écrit par : guy morel | 15 juin 2009

Guy Morel a écrit : "Des abeilles aux femelles gravides des mammifères, voilà de la prose qui ratisse large !"

Cohn-Bendit et Morin ne sont pas des lumières mais ils ont un style ampoulé.

Écrit par : dugong | 15 juin 2009

"Il semble que le "pédagogisme" de droite ait de beaux jours devant lui."

Ce n'est pas un pléonasme?
Bon, je sors.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

En fait, je ne suis pas loin d'être d'accord avec vous, figurez-vous.

Vous pouvez rester ;-)
Ecrit par : TotoWeininger | 15 juin 2009
Si l'on a un peu de mémoire, on n'a pas oublié que la loi Jospin de 89 ne fait qu'étendre au public ce qui a été expérimenté dans le privé depuis 84 : la communauté éducative, par exemple.
En fait le pédagogisme n'est ni de droite ni de gauche, il exprime un consensus scolaire qui se renforce depuis une cinquantaine d'années et qui vise à exclure l'instruction de l'école.

Écrit par : guy morel | 15 juin 2009

Guy Morel a écrit : "Des abeilles aux femelles gravides des mammifères, voilà de la prose qui ratisse large !"

Cohn-Bendit et Morin ne sont pas des lumières mais ils ont un style ampoulé.
Ecrit par : dugong | 15 juin 2009
Ce que disait la grand Maurice dans son tub : Viens l'ampoule, viens l'ampoule, viens !

Écrit par : guy morel | 15 juin 2009

Petite précision. Oui il y a 40 ans le bac permettait d'entrer à l'Ecole normale primaire d'instituteurs ou d'institutrices du département mais le gros du bataillon y entrait à bac moins trois après la troisième ou après une troisième spéciale préparatoire à ce concours d'entrée où on se bousculait au portillon en particulier chez les filles. Je le sais, j'y étais et j'y suis allée deux fois. Une fois en 1962, après ma première troisième, pour avoir une idée, et une fois en 1963, après ma troisième spéciale à l'issue de laquelle les copines du collège et moi étions dans le peloton de tête. Je me souviens de ce concours comme si c'était hier. Ma récompense ce fut l'émotion de ma famille qui cessa de rentrer les foins pour arroser le succès. Bon, je sais j'avais passé presque un trimestre en milieu hospitalier cette année là et il avait fallu tenir bon. Le directeur en personne était venu annoncer ma réussite à ma famille pour la bonne raison qu'il avait assuré le transport des candidates sans moyen de locomotion avec sa voiture personnelle, une 404 Peugeot, gris métallisé. C'est tout dire. Chez nous, si on était reçu au certif, au BEPC, ou au bac, on nous disait: " c'est bien." Rien de plus. Pas de cadeau, pas de voiture. Non rien. Juste une petite larme vite essuyée et une étreinte tremblante plus prolongée que d'habitude. Pas de démonstration. Pas de de petite pièce. Quelle petite pièce ? Impossible. C'était comme ça. Point.
Les excellents élèves étaient reçus à ce concours à l'issue d'une troisième ordinaire sans passer par la troisième spéciale mais ils étaient plutôt en fin de classement. Les mieux placé(e)s venaient de la troisième spéciale ou d'une classe de seconde. Dans ce cas ils ou elles entraient directement en classe de première mais devaient rester deux ans en formation professionnelle car il fallait impérativement rester quatre ans dans cette école. Alors si on entrait directement en première il fallait ajouter une seconde année de formation pour arriver à quatre ans de présence dans l'établissement.
Cette année là, mon unique année de FP, en 66-67, j'ai beaucoup appris et ce que j'ai appris m'a servi dans mes fonctions d'institutrice de classe unique, de documentaliste, et de prof : pragmatisme, organisation du temps frôlant parfois l'acrobatie, maîtrise solide des connaissancs à transmettre, objectifs clairs et précis, toujours savoir où on en est et où on va, souci de ne pas se laisser à la routine, souci de mettre ses connaissances à jour. ouverture d'esprit... Nous devions être exemplaires sur toute la ligne, même sur le plan privé et là, je n'étais pas trop d'accord. Que l'on vienne me conseiller d'épouser un futur instuteur, éventuellement un futur ingénieur de l'école toute proche de la nôtre c'était trop. Et puis quoi encore ? Nos fréquentations étaient discrètement surveillées et si une fille était enceinte, elle n'était pas mise à la porte mais revenait l'année suivante après une année d'absence. Je sais que dans certains départements, dix à quinze ans plus tôt, la fille risquait la mise à la porte mais le syndicat intervenait avec efficacité.
En ce qui me concerne, je suis entrée en seconde et je n'ai bénéficié que d'une seule année de formation après le bac. Franchement j'aurais préféré bénéficier de deux années car un an c'était juste pour étudier l'histoire de la pédagogie, la psychologie de l'enfant, la législation, faire des stages, des leçons d'essai, assister à des leçons modèles et à des conférences. Pour compléter le tout nous avions aussi des cours de sécrétariat de mairie et une initiation à l'animation culturelle en milieu rural ( les FRJEP, Foyer ruraux de jeunes et d'éducation populaire ) que nous étions supposé(e)s assurer au cas où il nous resterait un peu de temps. Et lire alors ? Et rêver ? Et le chant choral dont on m'avait mis l'eau à la bouche ? Et les arts plastiques ?
Le bac dans tout cela ? Ne pas l'avoir, c'était déshonorer l'Ecole normale , déshonorer la profession.
Vous pouvez hausser les épaules, vous gausser. et penser que je n'y suis plus du tout. Ce fut ainsi et finalement ce ne fut pas si mal tout compte fait.

Écrit par : charpentier Hélène | 15 juin 2009

"Ce que disait la grand Maurice dans son tub"

Maurice Chevallier et Maurice Tubiana étaient homos ?!

Écrit par : dugong | 15 juin 2009

"Ce que disait la grand Maurice dans son tub"

Maurice Chevallier et Maurice Tubiana étaient homos ?!
Ecrit par : dugong | 15 juin 2009

Non. Le e de mon clavier est duraille à manier. ( un contrepet pour Sibille ?)

Écrit par : guy morel | 15 juin 2009

"Le e de mon clavier est duraille à manier. ( un contrepet pour Sibille ?)"

Ecrit par : guy morel | 15 juin 2009

Non, mais, par contre, c'est fastoche à mettre en musique!
(Par exemple, vous rajoutez: "muet" entre "e" et "clavier", et la mélodie de: "Ah vous dirais-je maman" colle parfaitement! Mais il y a quinze autres possibilités, au moins!)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

"Faut dire qu'en le lisant, j'imaginais la tête d'ahuri d'un ancien collègue (de cette lointaine époque où je fus professeur de collège) qui ne jurait que par les foutaises du pitoyable Morin"

Morin c'est Bidonix qui répugnerait à s'avouer gaulois par universalitude.

Écrit par : dugong | 15 juin 2009

Alors, Francis Pénin, on ne vous a pas vu au lycée Henri IV!

Voici un aperçu de ce qui s'y est dit:

"COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 15 JUIN 2008

Assemblée générale de la Société des agrégés

M. Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :

L’Assemblée générale de la Société des agrégés de l’Université s’est tenue le dimanche 14 juin 2009 au lycée Henri IV à Paris.

En conclusion de son rapport d’activité, approuvé à l’unanimité, son Président Jean-Michel LÉOST a invité tous les adhérents à un projet ambitieux : défendre les valeurs de l’humanisme, qui sont le fondement de l’école républicaine, dans un monde où l’utilitaire tend à l’emporter sur l’utile, où l’individualisme et la concurrence supplantent la nécessaire émulation et la complémentarité. En effet, si le monde évolue, si le public scolaire n’est plus le même aujourd’hui qu’hier, ce n’est pas en renonçant à ces valeurs qu’un progrès sera possible, c’est en les adaptant aux situations nouvelles. Il a rappelé la vocation de la Société des agrégés à être une force de réflexion et une force de proposition pour sauvegarder et faire vivre au vingt-et-unième siècle les grands principes de l’école républicaine.

Les travaux de l’Assemblée générale ont porté sur les grands dossiers d’actualité : la réforme du lycée, la réforme du recrutement et de la formation des maîtres, l’enseignement supérieur, la carrière des agrégés, la situation des professeurs agrégés dans l’enseignement supérieur.

Concernant la réforme du lycée, l’Assemblée générale estime que, pour répondre aux exigences de l’école républicaine, le lycée doit chercher à élever le niveau des connaissances disciplinaires et de culture générale de l’ensemble des élèves tout en permettant aux meilleurs d’entre eux, quel que soit leur milieu d’origine, de se distinguer par leurs talents.

En ce qui concerne le recrutement et la formation des maîtres, l’Assemblée générale estime que la « mastérisation » apparaît de plus en plus comme la volonté d’anticiper sur une harmonisation du recrutement des enseignants dans l’Union européenne. Si la Société des agrégés n’a pas à prendre parti pour ou contre les questions européennes, elle s’interroge sur la propension des dirigeants français à prendre pour modèles d’autres pays au lieu de s’attacher à défendre et à propager les éléments du système de recrutement français qui ont fait la preuve de leur efficacité. Elle a décidé d’engager une réflexion approfondie à ce sujet.

L’Assemblée générale rappelle son attachement à des concours disciplinaires et nationaux (Agrégation et CAPES), préparés sur une année complète, avec des jurys nationaux composés de spécialistes de la discipline et l’attribution d’un poste par l’État aux lauréats après leur titularisation.

Elle estime que la formation pratique des enseignants doit se situer après le concours, lors de l’année de stage débouchant sur la titularisation. Ce stage doit comprendre une part d’enseignement en responsabilité et une part de formation. Celle-ci pourrait se faire dans les classes de conseillers tuteurs expérimentés et à l’université, ayant pour objectif de favoriser chez les jeunes professeurs l’exercice d’une liberté pédagogique responsable : apports disciplinaires et didactiques adaptés aux niveaux des classes, par des praticiens spécialistes de la discipline et non des théoriciens de la pédagogie qui prennent trop souvent leurs préjugés pour des vérités intangibles."

J'ajoute à titre personnel que le président Léost a cité et commenté un extrait éloquent des "Conclusions" du rapport Descoing, où l'on peut lire entre autres déclarations tapageuses et arbitraires que les enseignants traditionnels "entretiennent chez leurs élèves la mésestime de soi".
Certains collègues enseignant en collège ont raconté qu'on (en général un ou une CPE nouvellement sorti des écoles et imbibé des théories pseudo-pédagogiques les plus folles (Meirieu se porte très bien, chers collègues, et continue à être écouté avec vénération en haut lieu...) avaient été priés de faire un stage pour comprendre comment ils devaient faire naître chez leurs élèves "l'estime de soi".
Le Président a indiqué que le rapport Apparu citait fréquemment Meirieu.
Bref, chers collègues, on n'est pas sortis de l'auberge...

Écrit par : Jean | 15 juin 2009

Il faudrait savoir quel est le degré d'euphémisme, ou, au contraire, de litote, dans le mot "petit"."

Ecrit par : Jeremy | 15 juin 2009

La litote est le contraire de l'euphémisme ? Peut-on me préciser en ce cas le statut de l'hyperbole ? Merci.

Ecrit par : nicolas | 15 juin 2009

Parce que la litote est une fausse atténuation, une atténuation ironique ( qui dit moins pour faire entendre plus) alors que l’hyperbole en dit beaucoup trop . D’où les remarques de Gide, Valéry sur l’évolution de l’art :
Dans un art de la litote, il y a toujours quelque chose au-delà du texte(le mot n’épuise pas le sentiment)
Dans un art romantique, un art de l’hyperbole , il n’y a rien au-delà du texte( on pourrait même dire que le sentiment est inférieur à l’expression).

Conclusion : les litoteux laconiques sentent toujours plus que les lyriques geignards.

Ecrit par : uncertain | 15 juin 2009

Merci, uncertain, mais votre réponse ne concerne pas la précision demandée... cf texte de Jeremy

Écrit par : nicolas | 15 juin 2009

qu'on les avait priés de faire un stage...

Écrit par : Jean | 15 juin 2009

"Le fils de Chevreuil, "s'il aime pratiquer la musique en orchestre", "a un petit niveau en instrument". Il faudrait savoir quel est le degré d'euphémisme, ou, au contraire, de litote, dans le mot "petit"."

Ecrit par : Jeremy | 15 juin 2009

Je peux me tromper, mais je n'ai vraiment pas l'impression que Chevreuil fasse partie de ceux qui montent en épingle les performances de leur progéniture.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

Très sincèrement, je ne sais pas quel est vraiment son niveau, au fiston. Je ne connais rien à la musique, ni de ce que l'on peut attendre d'un garçon de quinze ans en maîtrise d’un instrument. Il joue des percussions depuis longtemps dans une école municipale de musique qui présente des concerts, et qui est reconnue pour la qualité de ses prestations. Il a donc une pratique d’orchestre réelle, mais savoir à quel niveau technique il se situe ... Son professeur dit qu'il joue bien, mais que juge-t-il vraiment ? C'est pour ça qu'on a l'impression d'être au milieu du gué, qu'il est temps de prendre des décisions d'orientation importantes et que s'il échoue dans la voie qu'il choisit maintenant, on se demande quelles portes de sortie il trouvera.
Quant à la satisfaction des parents devant les performances du petit, on en a depuis longtemps fait le deuil. Il nous a plutôt habitués, depuis tout petit, après ses rencontres sportives calamiteuses, aux retours en voiture silencieux, les yeux dans le vide, avec sa déception rentrée qu'il n'osait pas exprimer. Enfin, bon, ça nous a appris la modestie…
Au fond, il n'y a guère qu'en musique qu'il se sente "en réussite", alors on va laisser passer la classe de seconde, avec l'option musique en EDD, voir comment il s’adapte au lycée et à l’internat, et on ajustera si nécessaire. En attendant, il va prendre des cours pour jouer d’un autre instrument, guitare ou piano, et on va lui dire de foncer.
Merci beaucoup à tous pour vos réponses et vos conseils.

Écrit par : chevreuil | 15 juin 2009

l faudrait savoir quel est le degré d'euphémisme, ou, au contraire, de litote, dans le mot "petit"."

Ecrit par : Jeremy | 15 juin 2009

La litote est le contraire de l'euphémisme ? Peut-on me préciser en ce cas le statut de l'hyperbole ? Merci.

Ecrit par : nicolas | 15 juin 2009

Parce que la litote est une fausse atténuation, une atténuation ironique.
Ecrit par : uncertain | 15 juin 2009

Merci, uncertain, mais votre réponse ne concerne pas la précision demandée... cf texte de Jeremy
Ecrit par : nicolas | 15 juin 2009

Euphémisme : atténuer qqch : Si Jack Lang dit que les propos de Meirieu sont "parfois vagues". Il veut atténuer la réalité.

Litote : sous-entendre plus en disant moins : Si Jean dit que Meirieu est un "producteur de textes peu lisibles". Il veut sous-entendre qu'on n'y comprend rien et que c'est imbuvable.

Hyperbole : exagérer en disant p. ex. que Meirieu est le plus grand pédagogue du siècle.

Autrement dit, si "petit niveau" est un euphémisme, c'est que le jeune n'est pas très bon.
Si c'est une litote, c'est qu'il est sous-entendu qu'il est très bon.

Voilà, c'est gratuit, ne me remerciez pas : c'est de bon coeur.

Écrit par : Jeremy | 15 juin 2009

Chevreuil, nos messages se sont croisés.

Tenez-nous au courant de l'année de seconde en tous les cas :)

Vous penserez à ce que je vous ai dit : je pense que dans trois ou quatre ans (il y a généralement un redoublement, le plus tard possible cependant), il sera pris en IUT ou en BTS, et il s'éclatera en faisant de la musique le week-end.

A moins que Christophe ne puisse vous conseiller des formations prometteuses et réalistes qui ne le mèneront pas à l'enseignement ?

Écrit par : Jeremy | 15 juin 2009

des formations prometteuses et [...] qui ne le mèneront pas à l'enseignement

Ecrit par : Jeremy | 15 juin 2009

Et ça, vous l'appelleriez comment, une redondance?

Écrit par : TotoWeininger | 15 juin 2009

Axtuellement sur le site du Figaro, un publi-reportage pour la réduction du nombre de matières au bac.

Le logo d'acadomia domine les "échanges" avec un slogan évidemment creux mais racoleur : "croire au potentiel de chacun".

On conçoit sans peine qu'acadomia préfèrerait ne pas avoir à dégoter des profs de tibétain classique qui joueraient les divas because rareté, etc.

Écrit par : dugong | 15 juin 2009

Non, mais, par contre, c'est fastoche à mettre en musique!
(Par exemple, vous rajoutez: "muet" entre "e" et "clavier", et la mélodie de: "Ah vous dirais-je maman" colle parfaitement! Mais il y a quinze autres possibilités, au moins!)
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

Avec une diérèse à ma-ni-er, non ?

Écrit par : guy morel | 15 juin 2009

"il va prendre des cours pour jouer d’un autre instrument, guitare ou piano, et on va lui dire de foncer. "
Le piano, c'est très difficile, il faut de très nombreuses années pour devenir vraiment bon, à moins d'un don spécial. Les instruments à corde s'il a beaucoup d'oreille (alto ou violoncelle, c'est jouable, bien qu'un peu tard.)
La guitare, c'est pas terrible.
Pourquoi pas la clarinette, ou le cor, ou la trompette?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 15 juin 2009

C'est distrayant de penser à tous les lecteurs de ce blog en train de rassembler leurs souvenirs.
Bon, Ah vous dirai-je maman, ça fait comment déjà. Ah oui ! Do do sol sol la la sol !
Allez, j'essaie : Le e muet de mon... Ah oui ! Ça marche !

Il a dit qu'il y en avait d'autres ! Alors, ré ré ré sol sol la la ré si sol, le e mu-et de mon cla-a-vi-er ! Ouais ! C'est bon !

Sol la si sol, sol la si sol, le e mu-et, le e-muet
Si do ré, si do ré, de mon cla, de mon cla
Ré mi ré do si sol, ré mi ré do si sol, vier est difficile, vier est difficile,
Sol ré sol, sol ré sol, à manier, à manier !

Ouf ! Plus que dix jours ! Il était temps ;o)

Écrit par : catmano | 15 juin 2009

Catmano ! Que lis-je dans votre prose :

Mon vier est difficile à manier ?!

Je n'aurais jamais cru ça de vous !

Un peu comme si Bobby disait "caca dans ma truelle" dans sa ritournelle.

Écrit par : dugong | 15 juin 2009

"j'ai questionné un de nos membres, spécialiste des sols."

Membre de quoi, Anne-Marie ?

J'ai beaucoup aimé votre post ! (sans aucune ironie)

Ecrit par : Jeremy | 15 juin 2009

Membre d'une association botanique (Association de défense du patrimoine paysager et botanique du Limousin).

Écrit par : Anne-Marie Valette | 15 juin 2009

chevreuil, j'ai enseigné longtemps en classes musicales (F11) et de fait, il faut un niveau élevé en instrument et solfège. Mais cela varie selon les instruments, et sans doute les académies.De plus, il est préférable de suivre l'année de seconde, en raison des cours spécifiques correspondant à ce bac technique.
Il y a pratiquement 100% de réussite,et y enseigner fut pour moi un vrai bonheur, car les élèves sont agréables, habitués à travailler car le Conservatoire les y contraint, et les effectifs sont souvent légers.

Écrit par : retraitée | 15 juin 2009

truffé !

Écrit par : dugong | 15 juin 2009

Chevreuil, on ne demande pas à un dumiste d'avoir un prix d'excellence régional dans son instrument, (ni à un certifié, d'ailleurs). Je suis convaincu qu'il a le niveau pour obtenir un "Dumi".

"Avec une diérèse à ma-ni-er, non ?"

Ecrit par : guy morel | 15 juin 2009

Oui, Guy, bien vu! J'avais oublié de le préciser! Je vous engage comme compositeur assistant!

"Il a dit qu'il y en avait d'autres ! Alors, ré ré ré sol sol la la ré si sol, le e mu-et de mon cla-a-vi-er ! Ouais ! C'est bon !

Sol la si sol, sol la si sol, le e mu-et, le e-muet
Si do ré, si do ré, de mon cla, de mon cla
Ré mi ré do si sol, ré mi ré do si sol, vier est difficile, vier est difficile,
Sol ré sol, sol ré sol, à manier, à manier !

Ouf ! Plus que dix jours ! Il était temps ;o)"

Ecrit par : catmano | 15 juin 2009

Excellent, la marsillaise! Il y a aussi ce fameux morceau "bretonnant", (dont je ne me souviens plus du titre
:-(
"sol, sol fa mi, fa, sol,, la, sol fa mi, fa, sol, mi, sol, sol fa mi, fa, sol,, la, sol fa mi, ré, do".

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

"Litote : sous-entendre plus en disant moins : Si Jean dit que Meirieu est un "producteur de textes peu lisibles". Il veut sous-entendre qu'on n'y comprend rien et que c'est imbuvable."

Ecrit par : Jeremy | 15 juin 2009

Jean ne litote jamais quand il parle de Meirieu! Il hyperbole, il ventile, il disperse, il péninsule!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

"Chevreuil, j'ai enseigné longtemps en classes musicales (F11) et de fait, il faut un niveau élevé en instrument et solfège."

Ecrit par : retraitée | 15 juin 2009

Elevé? Mouais... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

Eh oui, dugong !

Bourrée de complexes
by Boris Vian
Elle s'appelle Marie-France, elle a tout juste vingt ans
Et elle vient d'épouser un inspecteur des finances
Un jeune homme très brillant, qui a beaucoup d'espérances
Mais depuis son mariage, chacun dit en la voyant :

Bourrée de complexes
Elle a bien changé

Faut la faire psychanalyser
Chez un docteur pour la débarrasser
De ses complexes à tout casser
Sinon elle deviendra cinglée

Elle s'ennuie tout le jour dans son bel appartement
Et pour passer le temps, elle élève dans sa baignoire
Des têtards et le soir quand son mari est rentré
Elle préfère s'enfermer avec ses invertébrés

Bourrée de complexes
Elle est dérangée

Il n'y a rien à espérer
Il n'y a vraiment qu'à la laisser crever
Tout ça pas' qu'elle a épousé
Un coqu'licot déjà fané

Elle s'est inscrite au Racing pour y apprendre à nager
Les têtards tôt ou tard ont fini par l'inspirer
Et là-bas un beau soir, elle a enfin rencontré
Un sportif, un mastard, un costaud bien baraqué

Bourré de complexes
Et tout a changé

Car il est v'nu vivre chez eux
Et l' coqu'licot soudain s'est senti mieux
Ayant repris toute sa vigueur
Il a enlevé le maître nageur.

Adieu les complexes
Finis les complexes
Elle a changé d' sexe
Tout est arrangé

Écrit par : catmano | 15 juin 2009

"Litote : sous-entendre plus en disant moins : Si Jean dit que Meirieu est un "producteur de textes peu lisibles". Il veut sous-entendre qu'on n'y comprend rien et que c'est imbuvable."

Ecrit par : Jeremy | 15 juin 2009

Jean ne litote jamais quand il parle de Meirieu! Il hyperbole, il ventile, il disperse, il péninsule!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

Mais non, vous n'avez pas compris, Christophe! Jeremy voulait seulement donner un exemple!
Cela dit, quand je dis que Meirieu a fait sa carrière en vendant du vent, ce n'est pas une litote, ni une hyperbole, ni tout ce que vous voudrez, c'est un fait!
L'exploit en lui-même est d'ailleurs tout à fait admirable. Il fallait avoir un sacré aplomb!

Écrit par : Jean | 15 juin 2009

Jean ne litote jamais quand il parle de Meirieu! Il hyperbole, il ventile, il disperse, il péninsule!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

Comment pouvez-vous le savoir, Christophe, puisque vous même nous affirmez ne l'avoir jamais lu ?

Écrit par : Manu | 15 juin 2009

Jean ne litote jamais quand il parle de Meirieu! Il hyperbole, il ventile, il disperse, il péninsule!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

Comment pouvez-vous le savoir, Christophe, puisque vous même nous affirmez ne l'avoir jamais lu ?

Ecrit par : Manu | 15 juin 2009

Ma parole, c'est vrai, ça!

Écrit par : Jean | 15 juin 2009

Non, mais j'ai souvent lu ce qu'écrivait Jean à son sujet! Difficile d'y échapper! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

Retraite à 67 ans dans les tuyaux. Et nous ?
Prière d'avoir le master 2 et le concours avant 25 ans, et que ça saute !

Écrit par : nicolas | 15 juin 2009

Non, mais j'ai souvent lu ce qu'écrivait Jean à son sujet! Difficile d'y échapper! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

C'est vrai, j'ai été un peu lourd sur un objet d'étude aussi léger...

Pour changer de sujet et aborder des choses un peu plus souriantes, Christophe, êtes-vous aussi pianiste?

Écrit par : Jean | 15 juin 2009

Mais oui, Jean! Je croyais que vous le saviez! Du moins, je l'ai été!
Je vous avais même proposé d'écrire des petits morceaux simples pour un de vos enfants, dans un passé pas si lointain!
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

Cela dit, quand je dis que Meirieu a fait sa carrière en vendant du vent, ce n'est pas une litote, ni une hyperbole, ni tout ce que vous voudrez, c'est un fait!

Ecrit par : Jean | 15 juin 2009
C'est une grave erreur d'appréciation, qui explique pourquoi Meirieu tient le haut du pavé tandis que la société des agrégés proteste dignement en invoquant la République. Et en portant les couronnes.

Écrit par : guy morel | 15 juin 2009

Tiens, oui, je voulais dire, justement. Je suis d'accord avec toutes les conclusions tirées par l'A.G. de la société des agrégés...
Décidément, je vieillis...

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

"l'estime de soi".
Le Président a indiqué que le rapport Apparu citait fréquemment Meirieu.
Bref, chers collègues, on n'est pas sortis de l'auberge...
Ecrit par : Jean | 15 juin 2009

Pour parler d'estime de soi, qu'est-ce que la vénérable autant que rrrépublicaine société des agrégés a dit de l'abandon de la collation des grades ?

Écrit par : guy morel | 15 juin 2009

Tiens, oui, je voulais dire, justement. Je suis d'accord avec toutes les conclusions tirées par l'A.G. de la société des agrégés...
Décidément, je vieillis...
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

Non, c'est pire : vous êtes gâteux. Allez, je vous fais adhérer à la Libellule ludoise ; vous irez "moucher" sur l'étang municipal. Y a pas beaucoup d'agrégés dans le club, mais c'est tout comme.

Écrit par : guy morel | 15 juin 2009

"Non, c'est pire : vous êtes gâteux. Allez, je vous fais adhérer à la Libellule ludoise ; vous irez "moucher" sur l'étang municipal. Y a pas beaucoup d'agrégés dans le club, mais c'est tout comme."

Ecrit par : guy morel | 15 juin 2009

En plus, je déteste la pêche! :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

Cela dit, quand je dis que Meirieu a fait sa carrière en vendant du vent, ce n'est pas une litote, ni une hyperbole, ni tout ce que vous voudrez, c'est un fait!

Ecrit par : Jean | 15 juin 2009
C'est une grave erreur d'appréciation, qui explique pourquoi Meirieu tient le haut du pavé tandis que la société des agrégés proteste dignement en invoquant la République. Et en portant les couronnes.

Ecrit par : guy morel | 15 juin 2009

Il vaut mieux, peut-être, protester dignement que de vendre du vent et de tenir, grâce à ça, le haut du pavé.
Socrate distinguait les philosophes et les sophistes...

Écrit par : Jean | 15 juin 2009

Mais oui, Jean! Je croyais que vous le saviez! Du moins, je l'ai été!
Je vous avais même proposé d'écrire des petits morceaux simples pour un de vos enfants, dans un passé pas si lointain!
;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

Je m'en souviens, évidemment.
En fait, ma question était de savoir s'il vous était arrivé d'accompagner des chanteuses (ou des chanteurs) de variété.

Écrit par : Jean | 15 juin 2009

Oui, plusieurs!
Font et Val et Idir, pour les plus connus. Mais c'était dans une vie antérieure...

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

Il vaut mieux, peut-être, protester dignement que de vendre du vent et de tenir, grâce à ça, le haut du pavé.
Socrate distinguait les philosophes et les sophistes...
Ecrit par : Jean | 15 juin 2009
C'est une réponse tellement charcutière que mon premier mouvement serait de ne pas la commenter. Mais quand même, ce trop d'outrecuidance exige réponse. Vous avez écrit quoi, vous, produit quoi vous, en dehors des préceptes ineptes que vous casez ici faute d'avoir jamais pu les fourguer ailleurs ?
Quant à Socrate, les philosophes et le sophistes, laissez tomber : c'est à peine un cours de Terminale.
Donc dites-nous ce qu' a dit la Société des agrégés de la collation des grades.

Écrit par : guy morel | 15 juin 2009

Morel est vraiment de mauvais poil, ce soir...
J'espère que Guy et Dobolino ne vont pas nous faire un coup de calcaire en même temps, un jour... Sinon, ce blog s'autodétruira de lui-même... ;-)
Guy, vous avez quelque chose aussi contre les charcutiers?

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

Morel est vraiment de mauvais poil, ce soir...
J'espère que Guy et Dobolino ne vont pas nous faire un coup de calcaire en même temps, un jour... Sinon, ce blog s'autodétruira de lui-même... ;-)
Guy, vous avez quelque chose aussi contre les charcutiers?
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009
Je suis au contraire d'excellente humeur. Jean et la Société des charcutiers m'ont toujours fait rire. Christophe, vous avez l'estomac d'un communiant ; un petit four pimenté vous dérange.

Écrit par : guy morel | 15 juin 2009

Mais non, Guy!!! Où avez-vous lu que cela me dérangeait?

Écrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

"Morel est vraiment de mauvais poil, ce soir..."


Comme d'hab, quoi.

Écrit par : Manu | 15 juin 2009

Font et Val et Idir, pour les plus connus. Mais c'était dans une vie antérieure...

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 juin 2009

Aaaah, le cher viel Idir... (soupir plein de tendresse) : une belle personne.

Écrit par : Françoise Guichard | 15 juin 2009

Sibille, votre chanson bretonnante est une bourrée...intitulée "Que venez-vous chercher, garçons de la montagne" mais c'est certainement une traduction.

Sibille s'est gouré
Sur cette chansonnette,
Sibillle s'est gouré,
C'était une bourrée
(à chanter sur la musique en question, en claquant du sabot)

Écrit par : Cunégonde | 15 juin 2009

La retraite à 67 ans, les 35 heures dans l'établissement... J'ai une théorie à ce sujet, ça s'appelle la théorie des trois trésors cachés (car je suis aussi doué pour les formules que pour les théories) :

Fin XVIIème début XVIIIème, on a découvert le premier trésor : c'est celui qui consiste à travailler, au lieu de se vanter de ne rien foutre, comme le faisaient les aristocrates. Voyez la fable de La Fontaine sur le Paysan et ses trois enfants, voyez l'industrie naissante avec Colbert, puis les Philosophes et leur goût pour le commerce, qui rend les mœurs douces ! Depuis l'Antiquité, on méprisait le travail manuel, on découvre que l'industrie et le commerce, ce n'est pas si honteux après tout...

Mais fin XIXème, on a découvert un autre trésor, encore mieux dissimulé, celui de la bourgeoisie industrielle. L'entreprise se faisait du gras sur le dos de ses ouvriers, et refusait de le partager ! On s'est mis à réclamer sa part des profits, que le patron était toujours soupçonné de vouloir escamoter.

L'atmosphère devenant quelque peu pesante, dans les années 80 quelques intellectuels aux ordres ont déclenché une nouvelle chasse au trésor : la productivité ! Cette fois, ce sont les salariés qui sont soupçonnés de vouloir dissimuler des ressources : leur propre travail, qu'ils essaient de réduire au minimum, en trichant sur leur temps de présence, leurs congés maladie, leur implication dans le projet de l'entreprise. Ça a commencé à avec « Toujours plus » de François de Closet, un type qu'on devrait bien pendre en place publique, s'il n'avait fait autant d'émules depuis. Ce con de Sarko tire à fond sur cette corde, tout le monde préférant se vanter d'être dans le camp des bons employés (lisez, des esclaves) plutôt que de subir les anathèmes que reçoivent syndicalistes, militants et intellectuels, tous suspectés d'être des feignants qui se lèvent tard et ne rêvent que de buller.

Paradoxalement, on aurait pu penser que le discours sur le travail et la nécessaire discipline qu'il requiert aurait au moins un effet positif dans l'école, en forçant les élèves les plus fumistes à se mettre au boulot... mais c'était ignorer que ce discours est tenu uniquement pour des raisons économiques, et qu'on ne veut pas d'une école efficace ! Elle oblige en effet à accepter des prétentions de rémunération inacceptables pour nos amis les employeurs, qui préfèrent les diplômes maison et la « formation tout au long de la vie » qui vous oblige à la fermer sur vos diplômes, qu'on peut juger obsolètes dès que vous les avez obtenus. Ah, le monde change vite, mon brave ami !

On peut souhaiter que le prochain trésor qu'on cherchera à découvrir sera celui de la connaissance et de l'art, mais ce ne sera peut-être pas avant un siècle ou deux...

Sinon, le scandale de la collation des grades est un scandale, et il explique parfaitement la situation dans laquelle nous nous trouvons, bien sûr.

Écrit par : sanjuro | 15 juin 2009

Témoignage d'un professeur de physique (suite à "La constante macabre d'Antibi")

"Fatigue physique, fatigue morale, et nerveuse.

Ce matin ultimes révisions avec mes terminales et l'un d'eux m'a posé une question en m'appelant 'Maman'. C'est pas-t'y mignon?

Ce à quoi je lui ai répondu que s'il était mon fils:..programme pas du tout sexy !
Goûter, puis 2 heures de révisions etc....Bon sang de bonsoir

Ce à quoi il a rigolé: garçon fort sympathique mais cela n'est plus un poil qu'il a dans la main......

En ce moment on entend de plus en plus qu'on attache trop d'importance aux notes en France....Mon aînée en 3ème se l'est entendu dire par son prof de math....Mais ce soir j'ai assisté comme parent d'élève au conseil de classe et que regarde-t-on pour orienter les élèves en seconde ou Bac Pro ou BEP ? LES MOYENNES...Et je ne vous raconterai pas l'usine à gaz qui a été mise en place pour classer les voeux des élèves en fin de 3ème...Dément

Au sujet des lycées éventuellement ouverts en période de vacances éternelle question: "Que faire en campagne?" Comment acheminer les élèves au lycée situé à 15 ou 20 km de leur domicile.

Franchement je ne me sens pas une âme de gentille organisatrice de centre aéré pour ados.

Les vacances sont les soupapes de sécurité des enseignants. Peut-être difficile à comprendre pour quelqu'un qui n'a jamais enseigné.
Surtout en ce moment où l'on ne nous respecte plus pour notre savoir mais au look de notre téléphone portable par exemple

Comment, la prof n'a pas le dernier portable à la mode? Quoi votre portable a quatre ans? Ce à quoi je réponds que du moment qu'il téléphone c'est tout ce que j'attends de lui.....

Écrit par : Anne-Marie Valette | 16 juin 2009

Sibille s'est gouré
Sur cette chansonnette,
Sibillle s'est gouré,
C'était une bourrée
(à chanter sur la musique en question, en claquant du sabot)

Ecrit par : Cunégonde | 15 juin 2009

Vous savez, la bourrée existe en Bretagne, (même parfois plus qu'ailleurs, à ce que j'ai pu remarquer! ;-)
Et j'avais mis des guillemets à "bretonnante"! Et "bretonnante" ne signifie pas bretonne! (D'ailleurs, si vous pouvez à coup sûr dire d'où vient une musique traditionnelle, je veux bien prendre des cours avec vous!!! ;-)
Ceci-dit, il m'arrive assez souvent de me "gourer"*, comme vous dites! Comme je l'affirme souvent à "mes" étudiants et stagiaires, (ne me reprenez pas, j'ai aussi mis des guillemets), si je connais 5% de la musique existant sur la planète, c'est bien le bout du monde!
*Pas vous? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2009

Aaaah, le cher viel Idir... (soupir plein de tendresse) : une belle personne.

Ecrit par : Françoise Guichard | 15 juin 2009

C'est une personnalité extrêmement attachante!
Et un des rares chanteurs kabyles qui savait ce que le mot "répéter" veut dire! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2009

"Morel est vraiment de mauvais poil, ce soir..."


Comme d'hab, quoi.
Ecrit par : Manu | 15 juin 2009
Certes, mais pas de méprise : ce que Christophe pense être le "mauvais poil" est, en général, le signe d'une excellente humeur.

Écrit par : guy morel | 16 juin 2009

Tiens, il y a peu, j'étais fondamentalement incapable de penser, Guy. J'ai progressé, alors??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2009

Sinon, le scandale de la collation des grades est un scandale, et il explique parfaitement la situation dans laquelle nous nous trouvons, bien sûr.

Ecrit par : sanjuro | 15 juin 2009

Vous pouvez développer, SVP ?

Le sandale, c'est la collation des grades (http://www.usherbrooke.ca/collation/), le monopole de la collation, la perte du monopole de la collation, ou c'est du second degré pour agacer Morel ?

Écrit par : yann | 16 juin 2009

"Comme je l'affirme souvent [...] si je connais 5% de la musique existant sur la planète, c'est bien le bout du monde!"

N'allez jamais au bout du monde, malheureux ! Il y a des sirènes qui y chantent dans l'espoir que vous tombiez dans le Grand Gouffre qui borde le monde.

Ah oui, j'oubliais : la Terre est plate, en fait. On vous le cache (Grand Complot) mais gardez ça pour vous (Cercle des Initiés).

Questions annexes :

1- peut-on connaître 5% d'un domaine de la connaissance (au sens large du terme) ?

2- cela en vaut-il la peine ?

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

Sinon, le scandale de la collation des grades est un scandale, et il explique parfaitement la situation dans laquelle nous nous trouvons, bien sûr.

Ecrit par : sanjuro | 15 juin 2009

Vous pouvez développer, SVP ?

Le sandale, c'est la collation des grades (http://www.usherbrooke.ca/collation/), le monopole de la collation, la perte du monopole de la collation, ou c'est du second degré pour agacer Morel ?
Ecrit par : yann | 16 juin 2009

Mais non, vous ne m'agaçâtes pas ; j'étais en pleine collation du matin ( rillons gras, brie fermier, coup de blanc) quand est tombé votre post.
Sherbrooke : ne pas confondre avec le bled à Robin des bois.
Sont marrants, ces Canadiens. Ils inventent ce dont nous avons besoin : de bonnes petites collations des grades par fac, privée ou publique, par école, par collège, par lycée. En la présence du shérif préféré de Robin. Avec tenues de carnaval, parchemins et médailles etc.

Écrit par : guy morel | 16 juin 2009

Tiens, il y a peu, j'étais fondamentalement incapable de penser, Guy. J'ai progressé, alors??? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2009
Alors là, cher Christophe, vous m'embarrassez. Je ne suis pas sûr du tout que, de manière générale, penser soit préférable à ne pas penser.
Regardez par exemple ce qui arrive quand Morin pense. Peut-on dire qu'il y a là un progrès ?

Écrit par : guy morel | 16 juin 2009

Hier soir, premiers conseils de classe. Deux classes de troisième, aux profils très différents : l'une composée en majorité de bons, voire même de très bons élèves est en voie d'extinction dans mon collège. C'est une des rares classes qui donne le sentiment que nous faisons œuvre utile. 10 élèves sur 22 ont plus de 15 de moyenne. Sur 24 classes dans le collège, il y a 3 classes avec ce profil, ce qui fait une trentaine d'élèves sur 500 à posséder les bases qui les conduiront à réaliser de bonnes études, ou en tous les cas disposant des atouts nécessaire à leur donner un choix plus large.
L'autre classe de troisième est quant à elle l'exacte opposée. 10 Élèves ont une note globale inférieure à la moyenne ou à peine supérieure et ces élèves ont moins de 7/20 dans les matières fondamentales : Français, Maths, Anglais, Hist géo. Et c'est ici que le scandale débute. Ma collègue prof principale propose benoitement le passage en seconde générale de 6 de ces élèves qui manifestement n'ont pas le niveau, sous prétexte que le lycée de toute façon est amené à devenir lui aussi unique et accueillir toute la misère (intellectuelle) du monde, et que en cas d'appel, celui ci sera toujours positif.
Nous ne servons donc strictement à rien. Ce conseil de classe était une parodie et même les représentants de la très anti-élite FCPE se sont montrés indignés devant une telle démission.
Ma Principale, devant mes éclats de voix excédés, concluant en expliquant que de toute façon c'était comme ça et pas autrement, et que ce ne sont que des adolescents en construction qui ont bien le temps de murir leur projet.
Les secondes du lycée voisin vont donc être composées d'élèves disposant d'un niveau de collège totalement insuffisant, et ce, dans la plus grande indifférence de l'institution.
C'est ce genre de pratique et de pusillanimité qui m'ont amené au choix que je fais aujourd'hui de créer une structure indépendante et enfin sérieuse.

Écrit par : guedbralec27 | 16 juin 2009

Regardez par exemple ce qui arrive quand Morin pense. Peut-on dire qu'il y a là un progrès ?

Ecrit par : guy morel | 16 juin 2009

Vous parlez de Daniel Morin ou de Hervé Morin? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2009

"N'allez jamais au bout du monde, malheureux ! Il y a des sirènes qui y chantent dans l'espoir que vous tombiez dans le Grand Gouffre qui borde le monde."

Ecrit par : dugong | 16 juin 2009

Ce serait, au contraire, la seule raison valable pour y aller...

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2009

"1- peut-on connaître 5% d'un domaine de la connaissance (au sens large du terme) ?"

Ecrit par : dugong | 16 juin 2009

Honnêtement? Non, je ne pense pas... (clin d'oeil à Guy).

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2009

Le maître de maison avait proposé le bac comme fil de discussion. L'échange des propos illustre une certaine dissipation. Ca sent les vacances. Une sortie champêtre s'impose. C'est le moment.
Au jardin il y a de quoi s'occuper aussi.

Écrit par : charpentier Hélène | 16 juin 2009

Sur 24 classes dans le collège, il y a 3 classes avec ce profil, ce qui fait une trentaine d'élèves sur 500 [...]

Ecrit par : guedbralec27 | 16 juin 2009

Deux remarques :

On nous bassine avec les classes surchargées, comment faites-vous pour avoir une moyenne de 20 élèves par classe ?

En plus vous faites des classes de niveau !!! Maiscesthorrible !!! (et interdit ?)

Écrit par : yann | 16 juin 2009

Regardez par exemple ce qui arrive quand Morin pense. Peut-on dire qu'il y a là un progrès ?

Ecrit par : guy morel | 16 juin 2009

Vous parlez de Daniel Morin ou de Hervé Morin? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2009

Ni à l'un ni à l'autre, je pensais à Léon, le prêtre.

Écrit par : guy morel | 16 juin 2009

Pour encourager Guedbralec27.

http://www.usherbrooke.ca/collation/evenements-passes/sherbrooke-9-septembre-2006/

Écrit par : guy morel | 16 juin 2009

En plus vous faites des classes de niveau !!! Maiscesthorrible !!! (et interdit ?)

Ecrit par : yann | 16 juin 2009

classes de collège, entre 22 et 28 élèves en moyenne.

Et bien sûr qu'il ya de manière détournée des classes de niveaux, et heureusement! Les classes bilangues par exemple "classes européenne", regroupent en général les meilleurs élèves, mais elles sont en générales panachées par des élèves médiocres afin d'équilibrer quelque peu...

Écrit par : guedbralec27 | 16 juin 2009

Le maître de maison avait proposé le bac comme fil de discussion. L'échange des propos illustre une certaine dissipation. Ca sent les vacances. Une sortie champêtre s'impose. C'est le moment.
Au jardin il y a de quoi s'occuper aussi.
Ecrit par : charpentier Hélène | 16 juin 2009
Comment cela une dissipation ? Je n'arrête pas de parler de l'abandon du monopole de la collation des grades !
Bon, je vais toiletter mes rosiers qui ont bien mauvaise mine après les pluies de la semaine passée.
Ce n'est même pas payé ! Quel veinard, ce JPB, arrondit ces fins de mois au CAPES !

Écrit par : guy morel | 16 juin 2009

SES fins de mois.

Écrit par : guy morel | 16 juin 2009

Merci Guy pour le lien.. On peut toujours rêver :-)

Écrit par : guedbralec27 | 16 juin 2009

Allez, une dernière - spécialement dédiée à la très respectable et très vénérable Société des agrégés - avant de me consacrer aux rosiers :
D'une voix solennelle et remplie d'émotions, le recteur Bruno Marie-Béchard s'est adressé aux diplômés : « Le geste que vous allez accomplir marque symboliquement le passage que vous faites aujourd'hui entre l'apprentissage et la contribution de l'universitaire à la société. En ma qualité de recteur, je vous investis officiellement des couleurs de l'Université de Sherbrooke. » Au battement des tambours, dans un enchaînement cadencé en quatre temps, les diplômés ont retourné leurs capes noires pour couvrir leur toge d'or et de vert. La foule enflammée a salué ce rituel en agitant des fanions verts."

Écrit par : guy morel | 16 juin 2009

CS a écrit à propos des sirènes du bord "Ce serait, au contraire, la seule raison valable pour y aller..."

Bien vu. Les bords, il n'y a que ça.

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

Pour faire vibrer le petit Guy :

14/6/9.

Remise de diplômes à l’ancienne à Paris-VI L’université Paris-VI Pierre-et-Marie-Curie a, pour la première fois de son histoire, décerné hier à Paris des diplômes de doctorat à 300 de ses 700 docteurs annuels, tous en toge, au cours d’une cérémonie solennelle. Devant plus d’un millier de personnes, les 300 nouveaux docteurs en toge et toque noire se sont installés dans l’amphithéâtre Farabeuf comble, face à leurs professeurs également en toge, afin de recevoir leurs parchemins et leurs écharpes de docteur.

La cérémonie haute en couleur a été présidée par le professeur Jean Chambaz, vice-président de l’UPMC.

Écrit par : iPidiblue en toge et avec l'anneau pastoral | 16 juin 2009

Pour faire écho à ce qui se dit du projet d'internat villieresque (très tendance chez les tradis-cathos, le retour à l'internat jugulaire-jugulaire de grand-père) :

http://lescinqt.canalblog.com/

(Coïncidence : le livre en question contient ce passage :

"Obsession de l'enfermement. Ce serait ça vivre ; être un taureau né libre, puis traîné dans le cercle infernal d'une arène en ses hauts murs, affaibli, avili, abattu. Ah, toreros de Dieu... J'ai vu une fois, dans l'aube gris argent qui éveillait une hacienda, un taureau. Petit bloc noir, mais fantastique de force et de liberté, loin, le plus loin possible de la route, comme s'il savait ce qui l'attendait."

Non, Pedro, pas la puntilla :-)

Écrit par : PMB | 16 juin 2009

Pour faire vibrer le petit Guy :

14/6/9.

Remise de diplômes à l’ancienne à Paris-VI L’université Paris-VI Pierre-et-Marie-Curie a, pour la première fois de son histoire, décerné hier à Paris des diplômes de doctorat à 300 de ses 700 docteurs annuels, tous en toge, au cours d’une cérémonie solennelle. Devant plus d’un millier de personnes, les 300 nouveaux docteurs en toge et toque noire se sont installés dans l’amphithéâtre Farabeuf comble, face à leurs professeurs également en toge, afin de recevoir leurs parchemins et leurs écharpes de docteur.

La cérémonie haute en couleur a été présidée par le professeur Jean Chambaz, vice-président de l’UPMC.
Ecrit par : iPidiblue en toge et avec l'anneau pastoral | 16 juin 2009

"Vibrer le petit Guy" ? Vous plaisantez Libellule ; croyez-vous que ces gamineries - y avait même pas de faluche - soient de nature à m'émouvoir le poil ?

Écrit par : guy morel | 16 juin 2009

Le combat continue pendant qu'ici, on fait dodo !

« La diversité c’est aussi, les blancs. Quand les blancs seront minoritaires, ils seront bien contents d’avoir des lois qui protègent et qui font la promotion de la diversité. L’histoire s’accélère et vous savez pas… Ce qui est impossible aujourd’hui est probable demain.”
Amirouche Laïdi, président du Club Averroès, association qui milite pour la promotion des minorités.

http://www.youtube.com/watch?v=DpYm1daWLMg

Écrit par : Anti-colonialiste | 16 juin 2009

Moi, ça me fait vibrer de colère !

Écrit par : dobolino | 16 juin 2009

Des solutions apparaissent, çà et là ....

http://www.youtube.com/watch?v=-akx0O7sUfA

En résumé : Geert Wilders évoque la démographie et l’immigration en Europe. Parle d’un compte à rebours et de la gravité de la situation. Dénonce l’idéologie sous tendant l’islam, selon lui incompatible avec les valeurs européennes. Evoque le basculement futur des sociétés occidentales lorsque la proportion d’immigrés de culture islamique sera trop grande. Demande l’arrêt de l’immigration en provenance des pays musulmans. Accepte l’immigration aussi longtemps que les personnes accueillies respectent les lois et les valeurs des pays occidentaux. Rappelle les chiffres de la population carcérale et la proportion d’immigrés non-occidentaux dans les prisons. Recommande à la fin, en raison précisément de la gravité de la situation, l’expulsion des personnes qui ne sont pas en mesure de s’adapter à la culture occidentale. “Ceux qui refusent de se soumettre aux règles et aux valeurs des pays occidentaux, il n’y a plus qu’une seule solution, c’est de les expulser immédiatement. C’est le seul moyen et c’est la seule langue qu’il faut parler désormais. Si la situation était moins dramatique, nous pourrions envisager les choses autrement, mais nous avons trop parlé. Il faut commencer à agir, et agir de façon résolue." Pressé par le journaliste de donner une évaluation chiffrée, Wilders répond : “cela se chiffre en millions aujourd’hui”.

Écrit par : Anti-colonialiste | 16 juin 2009

Morel, le maître de maison n'arrondit pas ses fins de mois : il reçoit une (faible) rémunération en paiement d'un boulot considérable !

Et à propos des premiers communiants... Ce n'est pas dans leur estomac débile que le petit four au piment fait le plus de ravages, c'est en repassant la douane...

Bon, il fallait que je me défoule... Un candidat s'est apparemment désisté au dernier moment, et me voici désoeuvré pour une heure.
JPB

Écrit par : brighelli | 16 juin 2009

Guedbralec, n'oubliez pas que la pression exercée sur les chefs d'établissements pour obtenir un taux de passage avoisinant les 60% devient de plus en plus forte. Dans mon petit collège de ZEP, où nombre de "bons élèves" ne parviennent péniblement qu'à limiter les dégâts en seconde, je peux vous assurer, sur la base des trois conseils de classe de troisième auxquels j'ai participé, que l'on a déja orienté vingt élèves (et encore, au bas mot!) dont l'échec est purement et simplement programmé, vers une seconde générale.

Écrit par : alain | 16 juin 2009

Le maître de maison avait proposé le bac comme fil de discussion. L'échange des propos illustre une certaine dissipation. Ca sent les vacances. Une sortie champêtre s'impose. C'est le moment.
Au jardin il y a de quoi s'occuper aussi.
Ecrit par : charpentier Hélène | 16 juin 2009
Je recentre ! Hier, mon fils a été interrogé sur Tacite. Il a fait du mieux qu'il a pu ...

Écrit par : dobolino | 16 juin 2009

Alain dit :
"je peux vous assurer, sur la base des trois conseils de classe de troisième auxquels j'ai participé, que l'on a déja orienté vingt élèves (et encore, au bas mot!) dont l'échec est purement et simplement programmé, vers une seconde générale."

D'où la réforme du Lycée remplaçant les Mathématiques progressivement par le maniement de l'outil informatique. Et voilà pourquoi votre fille (votre France) est muette....

Écrit par : guedbralec27 | 16 juin 2009

Morel vous êtes gai comme un bonnet de nuit ...

Écrit par : iPidiblue avec ou sans faluche | 16 juin 2009

Pour Christophe (et tous ceux qui veulent écouter): Connaissez-vous la chorale perpetuum jazzile ? Leur reprise de Africa est savoureuse, isn't it ?

Écrit par : nicolas | 16 juin 2009

D'une voix solennelle et remplie d'émotions, le recteur Bruno Marie-Béchard s'est adressé aux diplômés : « Le geste que vous allez accomplir marque symboliquement le passage que vous faites aujourd'hui entre l'apprentissage et la contribution de l'universitaire à la société. En ma qualité de recteur, je vous investis officiellement des couleurs de l'Université de Sherbrooke. » Au battement des tambours, dans un enchaînement cadencé en quatre temps, les diplômés ont retourné leurs capes noires pour couvrir leur toge d'or et de vert. La foule enflammée a salué ce rituel en agitant des fanions verts."

Ecrit par : guy morel | 16 juin 2009

Le pire, c'est que tous ces couillons sont certainement anticorridas.

Écrit par : dobolino | 16 juin 2009

Bon, je vais toiletter mes rosiers qui ont bien mauvaise mine après les pluies de la semaine passée.


Ecrit par : guy morel | 16 juin 2009
Y mettrez-vous de la bouillie bordelaise ?

Écrit par : dobolino | 16 juin 2009

Ecrit par : guy morel | 16 juin 2009
Y mettrez-vous de la bouillie bordelaise ?
Ecrit par : dobolino | 16 juin 2009

Pour quoi faire ?
Mes rosiers - des variétés anciennes de chez André Eve - sont tous exempts de maladie et ont même été choisis pour cela.
En cette saison, je taille les roses fanées, c'est tout.

Écrit par : guy morel | 16 juin 2009

Morel vous êtes gai comme un bonnet de nuit ...
Ecrit par : iPidiblue avec ou sans faluche | 16 juin 2009

Dormez bien Libellule.

Écrit par : guy morel | 16 juin 2009

Le combat continue pendant qu'ici, on fait dodo !

« La diversité c’est aussi, les blancs. Quand les blancs seront minoritaires, ils seront bien contents d’avoir des lois qui protègent et qui font la promotion de la diversité. L’histoire s’accélère et vous savez pas… Ce qui est impossible aujourd’hui est probable demain.”
Amirouche Laïdi, président du Club Averroès, association qui milite pour la promotion des minorités.

http://www.youtube.com/watch?v=DpYm1daWLMg
Ecrit par : Anti-colonialiste | 16 juin 2009

Bon, tout va bien; je ne suis pas blanc. De peau si ( c'est le côté belge), mais de sang non puisque deux de mes ancêtres de l'autre côté devaient être plus ou moins franchement colorés.

Écrit par : guy morel | 16 juin 2009

Le pire, c'est que tous ces couillons sont certainement anticorridas.
Ecrit par : dobolino | 16 juin 2009

Arrêtez ! Libellule va vous traiter de bonnet de nuit.

Écrit par : guy morel | 16 juin 2009

interrogé sur Tacite. Il a fait du mieux qu'il a pu ...
Ecrit par : dobolino | 16 juin 2009
Sur Tacite, une seule chose à faire : se taire et chercher l'accord.

Écrit par : guy morel | 16 juin 2009

Bon, il fallait que je me défoule... Un candidat s'est apparemment désisté au dernier moment, et me voici désoeuvré pour une heure.
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 juin 2009
Ce qui me rappelle que je te dois un restau. À Tours. Ou ailleurs.
Bon courage.

Écrit par : guy morel | 16 juin 2009

Je vais soumettre un projet innovant à mes nullités de tutelle pour la rentrée 2011.

Objectif : amélioration de l'efficacité des établissements

Moyen : ouvrir une écurie payante dans les locaux publics. Avec utilisation du matériel et des effectifs (agents, laborantins). Hors temps scolaire proprement dit.

Résultats attendus : une rapide désaffection des élèves pour les cours "publics" qui deviendront obsolètes et purement formels *. Les cours publics doivent, à terme, avoir lieu le soir ou la nuit (selon un quota inspiré de celui du culturel sur les chaînes TV).

indicateurs : pourcentage des élèves suivants les activités de l'écurie.

De grincheux aigris diront encore que ce seront encore et toujours les mêmes qui se feront avoir.

Mais au moins ce sera clair.

En bref, je suis un ambitieux qui aspire au statut de chef de clean nique.

Un seul mot d'ordre : A bourrin payant, on regarde les dents quand même si on veut.

* traduire : pour le tout venant stupide, prolétaire et borné.

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

suivant...

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

"Sur Tacite, une seule chose à faire : se taire et chercher l'accord."

Sur Hegel : ne pas chercher à dépasser et rester à l'abri

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

Pour quoi faire ?
Mes rosiers - des variétés anciennes de chez André Eve - sont tous exempts de maladie et ont même été choisis pour cela.
En cette saison, je taille les roses fanées, c'est tout.

Ecrit par : guy morel | 16 juin 2009

C'est vrai, ça ?
Vous savez que ça me surprend et m'étonne. Je m'en vais vous expliquer pourquoi. Ce n'est pas d'aujourd'hui qu'on plante des rosiers devant les vignes pour repérer les attaques de mildiou (?) donc je suppose que même les variétés anciennes craignent la maladie. Ce ne sont que des déductions que je fais. Qu'en pensez-vous, même si ça n'a rien à voir avec les cérémonies de remises de diplomes et la collation des grades.

Écrit par : dobolino | 16 juin 2009

"Bon, tout va bien; je ne suis pas blanc. De peau si ( c'est le côté belge), mais de sang non puisque deux de mes ancêtres de l'autre côté devaient être plus ou moins franchement colorés."

Ecrit par : guy morel | 16 juin 2009

Pas étonnant, avec le nom que vous avez!
("Morel" vient de "el maure", je crois! Mais vous le savez sûrement!)
En tous cas, méfiez-vous d'Amélie!!! ;-)

J'essaierai de trouver, Nicolas.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2009

"Mes rosiers - des variétés anciennes de chez André Eve - sont tous exempts de maladie et ont même été choisis pour cela."

"Ce n'est pas d'aujourd'hui qu'on plante des rosiers devant les vignes pour repérer les attaques de mildiou"

Une supplique discrète pour que le PS change de fournisseur ?

Mildiou est-il un nom de code pour Bayrou le petit gars du sud-ouest et du centre réunis ?

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

"Un candidat s'est apparemment désisté au dernier moment, et me voici désoeuvré pour une heure.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 16 juin 2009

Alors, non seulement vous êtes grassement payé (avec nos impôts!!) mais, en plus, à ne rien faire??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2009

En bref, je suis un ambitieux qui aspire au statut de chef de clean nique.

Ecrit par : dugong | 16 juin 2009

Très bon, dugong !

@Dobolino

Il y aurait un pastiche de Tacite à écrire sur la situation politique actuelle, Sarko étant le prototype du prince populiste, jaloux de son pouvoir et courtisé au-delà de la servilité.

Ironie du sort : Darcos a écrit un bouquin sur Tacite ! On ne peut pas dire qu'il n'est pas conscient de ce qu'il fait !

Tacite a le sens de la formule tranchante, comme dugong, mais il a aussi des expressions attendrissantes : quand j'ai étudié la Germanie, l'an passé, plusieurs de mes élèves de terminale s'étaient promis de mettre sur leurs alliances la jolie formule : « non ut maritum, ut matrimonium » : « tu n'es pas pour moi un mari, tu es le mariage. »

Mais la collation des grades, ça c'est craignos.

Écrit par : sanjuro | 16 juin 2009

CS a écrit : "Alors, non seulement vous êtes grassement payé (avec nos impôts!!) mais, en plus, à ne rien faire??? ;-)"

Vous êtes bien un pédagogiste refoulé : vous ne pouvez pas vraiment croire à l'ennui créateur.

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

Une précision pour les umpistes : si l'ennui peut être créateur, il faut quand même s'y employer et cela ne crée pas nécessairement des emplois.

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

Ceux pour qui les termes "ennui créateur" feraient résonner quelques neurones liront peut-être avec intérêt ce beau texte de René THOM intitulé "songeries ferroviaires".

Il montre, je crois, comment l'abyssal ennui que ressent souvent un enfant peut susciter les plus profondes créations.

Evidemment, l'instit de THOM ne s'appelait pas connac.

A quoi ça tient, parfois...

http://dl.free.fr/rD9CsQE1k

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

C'est vrai, ça ?
Vous savez que ça me surprend et m'étonne. Je m'en vais vous expliquer pourquoi. Ce n'est pas d'aujourd'hui qu'on plante des rosiers devant les vignes pour repérer les attaques de mildiou (?) donc je suppose que même les variétés anciennes craignent la maladie. Ce ne sont que des déductions que je fais. Qu'en pensez-vous, même si ça n'a rien à voir avec les cérémonies de remises de diplomes et la collation des grades.
Ecrit par : dobolino | 16 juin 2009
J'ai une variété ancienne - nom inconnu - trouvée sur place ; elle attrape tout : marsonia, mildiou, blanc et en plus elle fait beaucoup de bois mort. Mais elle a des roses pompon adorables et survit à tout.
Tout cela dépend aussi du terrain. Chez moi, c'est du calcaire neutre. Enrichi au crottin d'âne.La plupart des rosiers installés sur tonnelle sont des grimpants ou des lianes ( une seule floraison en mai-juin) sauf Ghislaine de Féligonde et Mermaid, qui remontent.

Écrit par : guy morel | 16 juin 2009

"Ils sont si apathiques et mous de l'index, les disciples d'Abraxas?"

Devoir de vacances : revoir

http://www.youtube.com/watch?v=J4oKXagF3IE

"Sixtine disciples"

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

Mouais... L'ennui n'a jamais été tellement moteur pour moi...
Mais comme disent les beaufs pleins de (gros) bon sens d'un air aussi important que la platitude de ce qu'ils disent est épaisse:
"il faut de tout pour faire un monde".

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2009

"Vous ne pouvez pas vraiment croire à l'ennui créateur."

Ecrit par : dugong | 16 juin 2009

Non.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2009

Le pédagogisme est d'essence psychiatrique.

C'est pourquoi il est fort.

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

@Dugong
Je lis ceci dans le texte de Thom :" Mais j’abhorrais ce trafic usinier, triste et monotone : les destinations de ces
wagons – affichées sur les feuilles de route bien visibles – étaient uniformes et sans grand intérêt : La Garenne-Bezons"

Eh bien je sais aujourd'hui pourquoi j'ai préféré les lettres aux maths. Comment faire cause commune, même très modestement, avec un type qui déclare sans intérêt La Garenne-Bezons ?
Je sens qu'un de ces jours, ne serait-ce que pour emmerder LibelluleIpid, je vais me fendre d'un texte sur l'ennui productif incroyable de La Garenne-Bezons.

Écrit par : guy morel | 16 juin 2009

Je concède bien volontiers le caractère relatif de l'intérêt suscité par la Garenne-Bezons.

Je ne crois pas que THOM est jamais voulu médire sur la Garenne-Bezons et tout son cortège symbolique prolétaire.

Je crois que ce que voulait dire THOM, c'est son intérêt pour les structures réelles mais cachées.

Peut-être, a posteriori, est-il possible de les expliciter à plus de gens ?

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

ait jamis !!!!

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

jamais...

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

Vous avez raison, Dugong, l'ennui est générateur de chef-d'oeuvre! Continuez!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2009

Je profite de l'approche du solstice d'été et de son cortège de nullités pâtemetlamoilamain pour vous reproposer ce qui constitue à mes yeux un des meilleurs antidotes à "l'expérimentalite" :

http://www.youtube.com/watch?v=k3jt5ibfRzw

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

"Vous avez raison, Dugong, l'ennui est générateur de chef-d'oeuvre!"

Vous voyez bien que vous en convenez ! Soyez honnête avec vous-même !

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

une bien bonne:
http://neoprofs.forumactif.net/l-enseignement-au-quotidien-f1/les-grandes-bourdes-en-conseil-de-classe-t9490.htm#124382
Ecrit par : dobolino | 16 juin 2009

Une meilleure, dont je garantis l'authenticité.

Un principal de collège planté devant la porte de l'établissement à une collègue enceinte de six mois un peu en retard : "Dites-donc, vous ne pouvez pas marcher plus vite malgré votre gros ventre !"
Et une meilleure encore qui m'est arrivée :
Le proviseur - un bien nommé Chorveau - me convoque. Entretien.
"- Je vous ai convoqué parce que des parents se plaignent.
- Les parents de quel élève ?
- Vous notez sec.
- Je note ce que je lis.
- Ce n'est pas tout. Vous ne tenez pas vos classes.
- Des noms ? Quelle classe ?
- Ce n'est pas tout. Est-ce que vous buvez ? Parce que...
- Vous vous engagez dans une bien curieuse direction.
- Tout de même, là, à l'instant, on sent comme...
- Comme quoi ? Je répète que vous vous engagez sur une voie dangereuse.
- Vous êtes sûr que vous ne buvez pas avant les cours ?
- Je ne répondrai pas avant de savoir si des accusations de pédophilie n'ont pas aussi..
- Ah ça non ! Si on me disait cela de vous, je ne le croirais pas !"
Morale de l'histoire : ce malade mental soigne sa névrose dans un petit lycée de province que je ne nommerai pas ( encore que...) où il a été rétrogradé après avoir réussi à faire partir ses deux proviseurs adjoints et déclenché contre lui , ce qui est rare, une grève des profs. Je ne suis pas sûr que le placement dans un établissement spécialisé de la MGEN n'eût pas été préférable.
Lors de la première émission de télé que nous avons faite en 2000 avec Tual-Loizeau, ce dernier avait eu en réplique à Pujadas une heureuse formule : "L'ED.Nat garde en son sein les élèves qu'elle exclut du savoir". Disons qu'elle garde aussi en son sein les cinglés qu'elle recrute.

Écrit par : guy morel | 16 juin 2009

Je suis retors. Un délit que d'aucuns cooptèrent ?

Bon. Je sors !

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

Je crois que ce que voulait dire THOM, c'est son intérêt pour les structures réelles mais cachées.

Peut-être, a posteriori, est-il possible de les expliciter à plus de gens ?
Ecrit par : dugong | 16 juin 2009

Vous savez bien, Dugong, que nonobstant ses propos sur La Garenne-Bezons, j'ai le plus grand respect pour René Thom.

Écrit par : guy morel | 16 juin 2009

"Vous savez bien, Dugong, que nonobstant ses propos sur La Garenne-Bezons, j'ai le plus grand respect pour René Thom"

On manque trop souvent d'humour quand il s'agit des gens qu'on aime !

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

Totalement hors sujet...
Qoique... Quoique...

ça circule sur le net

Scène 1 : Michel doit aller dans la forêt après la classe, il montre son couteau à Jean avec lequel il pense se fabriquer un lance-pierre.

Année 1979 : Le directeur voit son couteau et lui demande où il l'a acheté pour aller s'en acheter un pareil.
Année 2009 : L'école ferme, on appelle la gendarmerie, on emmène Michel en préventive. TF1 présente le cas aux informations en direct depuis la porte de l'école.


Scène 2 : Discipline scolaire

Année 1979 : Tu fais une bêtise en classe. Le prof t'en colle deux. En arrivant chez toi, ton père t'en recolle deux.
Année 2009 : Tu fais une bêtise. Le prof te demande pardon. Ton père te demande pardon et t'achète une moto.


Scène 3 : Franck et Marc se disputent et se flanquent quelques coups de poing après la classe.

Année 1979 : Les autres les encouragent, Marc gagne. Ils se serrent la main et ils sont copains pour toute la vie.
Année 2009 : L'école ferme. TF1 proclame la violence scolaire, France Soir en fait sa première page et écrit 5 colonnes sur l'affaire.


Scène 4 : Eric casse le pare brise d'une voiture du quartier, son père sort le ceinturon et lui fait comprendre la Vie.

Année 1979 : Eric fera plus attention la prochaine fois, grandit normalement, fait des études, va à la fac et devient un excellent homme d'affaire.
Année 2009 : La police arrête le père d'Eric pour maltraitance sur un mineur. Eric rejoint une bande de délinquants. Le psy arrive à convaincre sa soeur, que son père abusait d'elle et à le mettre en prison..


Scène 5 : Jean tombe en pleine course à pied, se blesse au genou et pleure. Sa prof Jocelyne le rejoint, le prend dans ses bras pour le réconforter.

Année 1979 : En deux minutes Jean va beaucoup mieux et continue la course.
Année 2009 : Jocelyne est accusée de perversion sur mineur, se retrouve au chômage et est passible de 3 ans de prison. Jean va de thérapie en thérapie pendant 5 ans. Ses parents demandent des dommages et intérêts à l'école pour négligence et à la prof pour traumatisme émotionnel. Ils gagnent les deux procès. La prof, au chômage et endettée, se suicide en se jetant d'en haut d'un immeuble.


Scène 6 : Relations courantes entre un père et son fils

Année 1979 : Je demande de l'argent à mon père pour sortir.Année 2009 : Mon père me demande de l'argent pour couvrir son compte en banque.


Scène 7 : Arrive le 28 octobre.

Année 1979 : Arrive le jour du changement d'horaire d'été à l'heure d'hiver. Il ne se passe rien.
Année 2009 : Arrive le jour du changement d'horaire d'été à l'heure d'hiver. Les gens souffrent d'insomnie et de dépression.


Scène 8 : La fin des vacances.

Année 1979 : Après avoir passé 15 jours de vacances en famille sur la côte dans une caravane tractée par une 403 Peugeot, les vacances se terminent. Le lendemain tu repars au boulot et il ne se passe rien.
Année 2009 : Les vacances terminées, de retour de Tahiti, voyage organisé tous frais inclus, Les gens souffrent d'insomnie et de dépression.

Écrit par : Maminou | 16 juin 2009

"Vous voyez bien que vous en convenez ! Soyez honnête avec vous-même !"

Ecrit par : dugong | 16 juin 2009

Vous êtes génial! Et modeste, en plus!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2009

"Scène 5 : Jean tombe en pleine course à pied, se blesse au genou et pleure."

Ecrit par : Maminou | 16 juin 2009

Je parie que c'est Meirieu qui lui a fait un croc-en-jambe!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2009

"Vous êtes génial! Et modeste, en plus!!! ;-)"

Merci CS. Depuis ma thérapie Dale Carnegie, je ne souffre plus de maux d'estime.

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

"La prof, au chômage et endettée, se suicide en se jetant d'en haut d'un immeuble."

Impossible : une prof donc dotée d'un capital culturel ne peut donc être endettée et donc ne peut se suicider pour cette simple raison.

Dossier suivant ?!

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

"Jean tombe en pleine course à pied, se blesse au genou et pleure"

Et il est consolé par Léostar parmi les stars ?

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

La vérité, je vous dois : encore 5 jours faits de faux glandages (conseils de clasees, surveillances) avant de "toucher" mes copies de bac à corriger et me casser.

Loin.

Ca renforce mon côté naturellement asocial.

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

à CS : Nous nous sommes ennuyés à l'école. C'est d'accord, mais, au contraire de vous, je n'en ai jamais fait une maladie.

Ni une école...

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

«  Le groupe scolaire Hélène Boucher est une école où tous les enseignant-es pratiquent la pédagogie Freinet [1]. Après une journée en classe, nous nous sommes entretenus avec Sylvain Hannebique, enseignant des CM1/CM2 et directeur de l’école primaire.

Depuis 2001, un groupe de praticiens développe une pédagogie centrée sur la vie de l’enfant, acteur et auteur de ses apprentissages. Le fonctionnement pédagogique y est articulé autour de quatre axes : l’expression et la communication, le tâtonnement expérimental, le travail individualisé et la vie coopérative. C’est cette dernière qui organise et structure les apprentissages, en favorisant le sens critique des enfants. Cependant Sylvain Hannebique n’est pas dupe : « Aujourd’hui, ça ne serait plus possible. On est dans un contexte politique plus qu’à droite dans les fonctionnements. » En effet, sans être sérieusement menacée, l’expérience à l’école de Mons n’est pas dans l’air du temps. »

Aaaaahhhh… les faux rebelles qui épanouissent les ch'tis nenfants au risque de leur vie !

Hmm ! des pépites de pensée rafraîchissantes : « S’il y a trop d’écarts à la règle, c’est qu’il y a un problème de règles, c’est que c’est trop coercitif. »

Encore, encore !

http://labrique.lille.free.fr/spip.php?article892

Écrit par : sanjuro | 16 juin 2009

"le tâtonnement expérimental"

encore des pédophiles qui se planquent derrière une démarche ...

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

J'essaierai de trouver, Nicolas.

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2009

Ce sera plus facile...
http://www.zyvamusic.com/blog/index.php/2009/06/12/698-perpetuum-jazzile-reprend-africa-de-toto

Écrit par : nicolas | 16 juin 2009

haha!! Bien rigolé Maminou avec ce post!! Quand je pense n'avoir eu qu'UNE seule retenue dans ma vie scolaire dans mon vieux lycée SC...m'en souviens encore! Années 80 donc pas si vieux. Mais un temps révolu pour beaucoup, un temps où mes parents me faisaient bien ressentir l'importance de bien se comporter. A l'époque le prof jouissait encore d'un prestige certain et l'élève que j'étais en eu quelquefois les oreilles rougies!

Concernant la 3e actuelle et l'orientation, nous restons sur des attitudes bien connues:
- "prestige" de la 2gt...dénigrement des Bac Pro et autres filières pratiques.
- Elèves se moquant éperdument de leur avenir. Triste.

Point UN: il s'explique souvent par l'appréciation péjorative -assez justifiée- des parents concernés de la population scolaire des LP...mais aussi par une sorte d'aveuglement quand aux potentialités du bac général...
Les têtes sont dures: difficile d'expliquer qu'on peut se former en BEP/BacPro, avoir un boulot intéressant, gagner sa vie et pouvoir évoluer. On peut être ingé sans faire Mathsup.
Faut juste en vouloir. Hic jacet lepus!

Point DEUX: là...c'est dur. Descolarisation précoce, modèle de la rue/quartier, problème sociétal ou ethnique...jeu permanent qui consiste à rester dans le cocon EN pour en bénéficier des avantages pécuniaires sans en subir les inconvénients.

Il y a un très gros hiatus entre la politique officielle de l'orientation et ses réalités. En gros: certains n'attendent que d'aller bosser et on les emm...jusqu'en 3e; d'autres ne sont que des génitrices en devenir ou de futurs assistés d'Etat, rien à faire; pour les derniers, il faut les convaincre, quelle que soit la filière, de ce que l'effort est roi.
Boulot difficile mais prenant et motivant que celui de PP en 3e! (ou alors substitut pénien, ou comment s'accorder l'importance que l'on n' a pas? ...;)!!

Écrit par : sisyphe | 16 juin 2009

à CS : Nous nous sommes ennuyés à l'école. C'est d'accord, mais, au contraire de vous, je n'en ai jamais fait une maladie.

Ni une école...

Ecrit par : dugong | 16 juin 2009

J'en doute. S'être fait chier à l'école et pourtant en reprendre pour la vie entière, ça a un nom en psychiatrie ! Dugong, vous êtes gravement malade ! Et vous ne le savez pas !!!
Moi, je me suis fait chier à l'école et, du coup, je l'ai faite au triple galop jusqu'au diplôme pour vite vite travailler et n'y ai plus remis les pieds qu'à reculons pour mes mômes, ce qui ne fut d'ailleurs pas une réussite. Il y a longtemps que j'ai délégué le rôle de parent d'élève à mon homme. A chaque fois que j'ouvre ma gueule dans un établissement scolaire, ça tourne au pugilat. Je suis un matériau incompatible, ce qui prouve que je suis totalement NORMALE.

Écrit par : dobolino | 16 juin 2009

Nous avons enfin trouvé la vraie ligne de clivage.

L'ennui...

Qui saura y faire ?

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

Scène 8 : La fin des vacances.

Année 1979 : Après avoir passé 15 jours de vacances en famille sur la côte dans une caravane tractée par une 403 Peugeot, les vacances se terminent. Le lendemain tu repars au boulot et il ne se passe rien.
Année 2009 : Les vacances terminées, de retour de Tahiti, voyage organisé tous frais inclus, Les gens souffrent d'insomnie et de dépression.

Ecrit par : Maminou | 16 juin 2009

Génial ! Merci Maminou !

Écrit par : Manu | 16 juin 2009

Mais enfin, l'école est un mal nécessaire !

Ceux qui s'y ennuient comme ceux qui s'y éclatent m'ont toujours paru également idiots : demi-habiles qui croient que l'école est la vie.

C'est un passage obligé, et cela doit être un peu chiant, sans plus. Comme l'andouillette qui doit sentir un peu la merde, mais pas trop.

Une école où tout le monde s'épanouit, c'est une secte ; une école où tout le monde s'ennuie, c'est une prison. Adaptée à l'humanité moyenne, l'école manque sûrement de qualités pour les génies (qui s'en accommoderont si ce sont des génies) et pour les imbéciles (qu'on ferait bien d'habituer à ne pas faire la loi).

J'ai raison ou j'ai raison ?

Écrit par : sanjuro | 16 juin 2009

"J'ai raison ou j'ai raison ?"

Oui et non !

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

Merci, Maminou, je mets dans mon répertoire de blagues.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 16 juin 2009

J'ai adoré mon lycée !
Est-ce normal??

Écrit par : Anne-Marie Valette | 16 juin 2009

J'ai adoré mon lycée !

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 juin 2009
Moi aussi ; parce que ce n'était qu'un petit à-côté. L'école a d'autant plus d'importance qu'elle déconne. Si elle marchait on n'en parlerait pas tant.

Écrit par : guy morel | 16 juin 2009

Je l'ai déjà expliqué ici, Dugong, vous avez mauvaise mémoire! Je suis devenu professeur pour tenter d'être celui que j'aurais aimé avoir! Comme quoi, dans des conditions comparables, (cf le dernier message de Dobolino), des conditions comparables produisent des effets inverses!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2009

Superbe article d' Elisabeth Levy à propos de Valls. A lire absolument !

http://www.causeur.fr/valls-come-on-evry-body,2577

Écrit par : Anti-colonialiste | 16 juin 2009

Pas d'accord, Sanjuro! "En chier" un peu, oui, mille fois. "Se faire chier", jamais.
C'est un peu comme la différence entre le célibat et le couple... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2009

""En chier" un peu, oui, mille fois. "Se faire chier", jamais. "

Maîeutique quand tu les tiens !

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

Oh, vous savez, Dugong, il y a au moins quinze ans que je dis ça!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2009

On en revient aux 10% de profs et 1¨% d'élèves...

Le reste est jeté aux chiens idéologues.

Pour le pire.

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

"Je suis devenu professeur pour tenter d'être celui que j'aurais aimé avoir!"

J'ai dis ça ausssi mais en 1985.

Depuis j'ai quitté ma défroque de missionnaire.

Trop de pseudo-défroqués dans les IUFM qui cherchent à une sortie.

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

Vous pouvez hausser les épaules, vous gausser. et penser que je n'y suis plus du tout. Ce fut ainsi et finalement ce ne fut pas si mal tout compte fait.

Ecrit par : charpentier Hélène | 15 juin 2009
-------
Mais non, Hélène, je n'ai nulle envie de me gausser !
Mais je suis né en 1940. Qu'importent ceux qui ont envie de se gausser ?

Écrit par : Francis Penin | 16 juin 2009

"Je suis devenu professeur pour tenter d'être celui que j'aurais aimé avoir!"

J'ai dis ça ausssi mais en 1985.

Depuis j'ai quitté ma défroque de missionnaire.

Trop de pseudo-défroqués dans les IUFM qui cherchent à une sortie.

Ecrit par : dugong | 16 juin 2009

"J'ai dit".
"Qui cherchent à une sortie"???
Je suis devenu professeur de musique à l'école normale en 1983. Vous êtes battu! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2009

J'ajoute à titre personnel que le président Léost a cité et commenté un extrait éloquent des "Conclusions" du rapport Descoing, où l'on peut lire entre autres déclarations tapageuses et arbitraires que les enseignants traditionnels "entretiennent chez leurs élèves la mésestime de soi".
Certains collègues enseignant en collège ont raconté qu'on (en général un ou une CPE nouvellement sorti des écoles et imbibé des théories pseudo-pédagogiques les plus folles (Meirieu se porte très bien, chers collègues, et continue à être écouté avec vénération en haut lieu...) avaient été priés de faire un stage pour comprendre comment ils devaient faire naître chez leurs élèves "l'estime de soi".
Le Président a indiqué que le rapport Apparu citait fréquemment Meirieu.
Bref, chers collègues, on n'est pas sortis de l'auberge...

Ecrit par : Jean | 15 juin 2009
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Mais j'étais là, Jean ! Il n'y avait pas grand monde habillé d'un complet veston gris (Prince de Galles) avec une cravate, avec un reste de cheveux gris couronnant une noble tête, un visage arborant une moustache grise finement taillée, et un bouc gris.
J'aurais dû m'avancer près de la table du président et déclarer :"Je souhaite voir un collègue se prénommant Jean lorsque nous partirons déjeuner."
Je deviens timide.
SVP, Jean, veuillez écrire mon nom sans accent sur le e : Penin.
Cordialement.

Écrit par : Francis Penin | 16 juin 2009

interrogé sur Tacite. Il a fait du mieux qu'il a pu ...
Ecrit par : dobolino | 16 juin 2009

Ouf, Tacite en terminale, c'est du costaud !

Écrit par : Françoise Guichard | 16 juin 2009

"Je suis devenu professeur de musique à l'école normale en 1983. Vous êtes battu!"

Bravo ! Tenez encore un peu et vous serez sauvé !

Les autres devront faire avec les conséquences de leurs croyances...

Ils ne seront pas contents. Mais ce n'est pas très grave.

Il y en a tant derrière qui attendent.

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

Un peu d'entrisme, ça ne fait jamais de mal!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 juin 2009

"Un peu d'entrisme, ça ne fait jamais de mal!!! ;-)"

Les masques des pré-retraités tombèrent

Les imbéciles vocifèrèrent

Les analphabètes prolifèrèrent

Les politiques s'en satisfèrent.

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

J'avais oublié :

les privés se beurrèrent

les conseillers conseillèrent

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

Les cons, légions, continuèrent

Les hérauts fatiguèrent

Les héros négocièrent.

The end of the game.

Écrit par : dugong | 16 juin 2009

Mais j'étais là, Jean ! Il n'y avait pas grand monde habillé d'un complet veston gris (Prince de Galles) avec une cravate, avec un reste de cheveux gris couronnant une noble tête, un visage arborant une moustache grise finement taillée, et un bouc gris.
J'aurais dû m'avancer près de la table du président et déclarer :"Je souhaite voir un collègue se prénommant Jean lorsque nous partirons déjeuner."
Je deviens timide.
SVP, Jean, veuillez écrire mon nom sans accent sur le e : Penin.
Cordialement.

Ecrit par : Francis Penin | 16 juin 2009

Désolé! On s'est ratés. Vous étiez au déjeuner, si je comprends bien. Pourtant, on n'était pas cinquante mille...
Je me suis trouvé à table, pour ma part, avec la Présidente de la Régionale de Rennes, qui intervient ici sous le pseudo de Sanseverina.

Écrit par : Jean | 17 juin 2009

Je trouve très touchant cet échange entre Jean et Francis qui ne parviennent pas à se rencontrer. Tout comme l'autoportrait de Francis qui fleure bon la IIIème République.
Pourrai-je un jour faire votre connaissance à tous deux ?

Écrit par : nicolas | 17 juin 2009

Finalement, c'est fou le nombre de personnes dans l'Education nationale qui ne parviennent pas à "se rencontrer" ! :-))

Écrit par : Marilyse | 17 juin 2009

" chaque fois que j'ouvre ma gueule dans un établissement scolaire, ça tourne au pugilat. Je suis un matériau incompatible,...."

Le contraire m'aurait étonné...
:-)

Vincent

Écrit par : Matheutorduquialesnerfsquilachent | 17 juin 2009

Oui, un "week-end bonnet d'âne"... Depuis le temps que l'idée est proposée!
A Paris?
Et puis, il faut remonter le moral de Dugong!!! :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2009

Merci Francis.
J'aurais dû ajouter dans mon témoignage que nous nous sentions redevables envers notre Ecole normale primaire qui nous logeait, nous chauffait, nous nourissait, nous encadrait et nous assurait un poste à la sortie avec titularisation immédiate au premier janvier suivant l'obtention du CAP en novembre ou décembre juste avant.
Pour beaucoup d'entre nous l'internat était plus confortable que la maison parentale puisqu'il faisait chaud dans tous les locaux et qu'il n'était pas nécessaire de chauffer son lit avec une brique ou une bouillotte. En plus il y avait un lavabo avec eau chaude et eau froide dans chaque box et la possibilité de prendre une douche deux ou trois fois par semaine. Je ne sais plus.
La maison familiale me manquait pourtant. J'avais compris, lors du BEPC de juin 1962 que j'avais beaucoup reçu et que je n'avais manqué de rien. Je vais essayer de faire un copier coller pour vous raconter brièvement. Je ne me souviens plus du tout du contenu des épreuves ce cet examen mais je vous assure que ce jour là, je ne l'ai pas oublié.

Écrit par : charpentier Hélène | 17 juin 2009

Sibille, je ne suis pas payé pour les candidats absents !

Allez, j'ai trouvé cinq minutes pour ouvrir un nouveau fil.
Salut à toutes et à tous...
JPB

Écrit par : brighelli | 17 juin 2009

Juin 1962.
Je suis dans la cour du collège de filles d'Epernay avec mes camarades du collège de Dormans venues affronter les épreuves du BEPC. Il fait beau. Le ciel est bleu. Une brise fraîche et douce nous caresse le visage. Je suis un peu anxieuse mais confiante car deux ans plus tôt j'ai passé le certif pour m'entraîner. Oh je sais, j'ai l'air un peu godiche avec ma natte, mes lunettes et ma blouse impeccable qui cache les vêtements réajustés , offerts par la tata concierge dans un immeuble parisien. Elle récupére les frusques des locataires et nous en faisons nos choux gras. Quelle aubaine ! Les copines du collège ont une blouse aussi et la question vestimentaire ne nous tracasse pas. Nous avons beaucoup travaillé : mathématiques avec le directeur, dictées et questions, en veux-tu en voilà, suivies de corrections détaillées sur l'emploi des modes et des temps, les analyses grammaticales et logiques, le vocabulaire et les précisionss sur l'auteur et son oeuvre. sans compter les explications de textes à préparer à la maison, ou les nombreux exercices écrits et oraux d'anglais avec un jeune professeur revenant de Cardiff. Nous n'avons pas chômé de la sixième à la troisième et ce petit collège de campagne ouvert en 1958 doit faire ses preuves auprès de l'opinion publique, des élus pas toujours convaincus de sa nécessité, et de la hiérarchie de L'Education nationale.
J'ai juste un peu la trouille c'est tout. Je rêve, je regarde les autres candidates qui attendent comme moi ... Je remarque soudain une belle fille en robe d'été qui se tient à l'écart. Elle est grande et bien faite. J'envie sa poitrine haute et ferme et ses cheveux ondulés sur ses épaules. Comme je voudrais lui ressembler. Pourtant son beau visage me semble triste et ses beaux yeux plus tristes encore, comme effarés. Je me dis qu'elle a peur, bien plus peur que moi et machinalement je lui souris.
Alors elle s'approche :
- Bonjour. Est-ce que tu veux bien m'expliquer comment ça se passe ?
- Tu ne connais pas les épreuves ?
- Non, je ne sais rien et je n'ai pas de livre pour l'anglais.
- Tu n'as pas de livre, ni une liste de textes étudiés signée par le prof ?
- Non j'ai rien.
L'indignation m'envahit. Comment des professeurs peuvent-ils se soucier aussi peu de leurs élèves ? Ca ne se fait pas ! Ce n'est pas possible quand même!
- Mais tu viens d'où ?
- D'Alger.
- Et dans ton collège, on ne t'a rien expliqué, on ne vous a pas préparées aux épreuves ?
- Si, on avait commencé mais le collège a fermé il y a trois mois je crois bien et il a fallu que je revienne en France parce que c'était dangereux de resterl.
- Et quand es-tu arrivée en France ?
- La semaine dernière.
La guerre que je croyais si loin est donc arrivée jusqu'à moi. La folie de la haine et de la violence a traversé la Méditerranée chassant cette adolescente qui m'interroge sur cet examen qu'elle n'a pas pu préparer sérieusement. Je pense à mon frère envoyé dans la région de Constantine affecté à la surveillance d'une importante exploitation en pleine campagne. Je lui écris régulièrement. Il me manque ce grand-frère qui m'a toujours protégée. Protégée, oui je l'ai été, entourée, aussi. Encadrée dans ma scolarité surtout. Je n'ai jamais eu d'argent de poche. Les jolies robes à la mode sont restées dans les vitrines car ma mère a toujours su tirer profit d'un coupon de tissu pour tailler la toilette du dimanche. Je comprends brusquement que j'ai eu tout ce qu'il fallait. Et devant cette belle fille complètement perdue me voilà forte tout d'un coup. Alors je joue à mon tour la grande soeur rassurante :
-T'inquiète pas. je vais t'expliquer. Pour le livre d'anglais , je te prêterai le mien. Je te montrerai des textes pendant la pause de midi et tu diras à l'examinateur que ce n'est pas de ta faute.

C'était un matin de juin 1962. Je n'ai jamais revu cette belle fille au regard perdu, noyé d'angoisse qui m'a appris dans sa détresse que j'avais eu bien de la chance dans mon petit collège tranquille de campagne. Je ne l'ai jamais revue mais je n'ai pas oublié son sourire quand elle s'est installée non loin de moi dans la salle d'examen où le hasard nous avait réunies et j'ai encore dans la bouche la fraîcheur de la pastiile Pulmol qu'elle m'avait offerte pour me remercier

Écrit par : charpentier Hélène | 17 juin 2009

D'une voix solennelle et remplie d'émotions, le recteur Bruno Marie-Béchard s'est adressé aux diplômés : « Le geste que vous allez accomplir marque symboliquement le passage que vous faites aujourd'hui entre l'apprentissage et la contribution de l'universitaire à la société. En ma qualité de recteur, je vous investis officiellement des couleurs de l'Université de Sherbrooke. » Au battement des tambours, dans un enchaînement cadencé en quatre temps, les diplômés ont retourné leurs capes noires pour couvrir leur toge d'or et de vert. La foule enflammée a salué ce rituel en agitant des fanions verts."

Ecrit par : guy morel | 16 juin 2009

Le pire, c'est que tous ces couillons sont certainement anticorridas.

Ecrit par : dobolino | 16 juin 2009

Un peu de solennité ne fait pas de mal; vous trimez 3 ans ou plus pour préparer votre doctorat; et le jour de votre soutenance, vous pourriez être en jeans, et le jury aussi, que tout le monde s'en fout (remarquez, vu comme ce grand oral est mené parfois par les enseignants, les jeans, ils sont portés, mais dans la tête!); et de votre thèse itou, de toute manière.

Vous avez beau jeu, les quinquas et plus, de vous gausser; en tout cas, à l'Est de l'Europe, quand j'y voyage et que j'en ai la possibilité, je vais toujours assister à la remise des diplômes universitaires; là, au moins, ça a de la gueule, et ça rabat le caquet; c'est une fête, un vrai hommage rendu aux étudiantes et étudiants, à leur travail et à la science. Un exemple, parmi tant d'autres: Riga.
Les jeunes hommes et les jeunes femmes sont habillés: costumes et robes de soirée, talons aiguilles, les demoiselles portent des bouquets de fleurs offerts par leurs camarades masculins; la cérémonie se déroule dans la grande salle: inscription latine au haut du dôme, orchestre, hymne de l'université, hymne national, les professeurs en toge, discours du Doyen, etc. Oui, un peu de pompe, un peu de classe et de charme; ça change des nénettes à pull à col roulé, des mecs à cheveux gras, et des jurys que j'ai retrouvés arrivant au restaurant 20 mn avant la soutenance d'une de mes connaissances à l'université; oui, un peu de respect, pour soi, pour les autres, pour l'étude, ça ne fait pas de mal.

Écrit par : Pendariès | 17 juin 2009

Vous habitez Dormans, Hélène?
Alors nous avons une chance de nous voir un jour, j'y vais de temps en temps.

Écrit par : retraitée | 17 juin 2009

Pourrai-je un jour faire votre connaissance à tous deux ?

Ecrit par : nicolas | 17 juin 2009

Bigre! Se rencontrer à trois, ça va être coton!

P.S. Vous êtes donc aussi membre de la vénérable Société, Nicolas? Et pas si inefficace que d'aucuns se plaisent, pour de peu claires raisons, à le proclamer...

Écrit par : Jean | 17 juin 2009

Vous habitez Dormans, Hélène?
Alors nous avons une chance de nous voir un jour, j'y vais de temps en temps.

Ecrit par : retraitée | 17 juin 2009

Décidément, sur ce blog, on se rencontre beaucoup...

Écrit par : Jean | 17 juin 2009

Pendariès, il y avait à l'AG de la Société des agrégés dimanche à Paris, une dame Pendariès. C'est quelqu'un de votre illustre famille huguenote?

Écrit par : Jean | 17 juin 2009

"Sibille, je ne suis pas payé pour les candidats absents !
JPB"

Ecrit par : brighelli | 17 juin 2009

Mille excuses! Je l'ignorais! C'est scandaleux!

Écrit par : Christophe Sibille | 17 juin 2009

Pendariès, il y avait à l'AG de la Société des agrégés dimanche à Paris, une dame Pendariès. C'est quelqu'un de votre illustre famille huguenote?

Ecrit par : Jean | 17 juin 2009

Je ne crois pas, Jean.

Écrit par : Pendariès | 17 juin 2009

Je vais essayer de faire un copier coller pour vous raconter brièvement. Je ne me souviens plus du tout du contenu des épreuves ce cet examen mais je vous assure que ce jour là, je ne l'ai pas oublié.

Ecrit par : charpentier Hélène | 17 juin 2009
---
Non, Hélène, on n'oublie pas certains jours de sa vie ! Surtout ceux des examens et des concours.

Écrit par : Francis Penin | 17 juin 2009

Désolé! On s'est ratés. Vous étiez au déjeuner, si je comprends bien. Pourtant, on n'était pas cinquante mille...
Je me suis trouvé à table, pour ma part, avec la Présidente de la Régionale de Rennes, qui intervient ici sous le pseudo de Sanseverina.

Ecrit par : Jean | 17 juin 2009
-------
Oui, Jean, j'étais au déjeuner au restaurant. Mon complet est pourtant repérable et ma pilosité grise au menton et sur ma lèvre supérieure aussi. Mon crâne est très dégarni mais entouré d'une couronne grise du plus bel effet.
Mais je n'avais pas la moindre idée de votre apparence physique. Si nous nous é(ions rencontrés j'aurais proposé que nous nous tutoyassions.
Je vais au comité vers novembre. Et vous ? Sinon, à dans un an, mais je serai plus actif pour vous identifier.

Écrit par : Francis Penin | 17 juin 2009

Jean,
Non je ne le suis pas. J'officie bien avant le lycée et ailleurs qu'en France. Ce qui n'empêche pas une rencontre, n'est-ce-pas ?

Écrit par : nicolas | 18 juin 2009

Pour moi, 62 c'était l'année du bac... philo à ce moment-là. Mention "assez
bien" car je crois que j'ai eu ma meilleure note de l'année en disserte et
pas trop mal réussi en maths.Mais j'ai oublié le sujet ! quelque chose sur
la connaissance, un sujet qu'on avait traité peu de temps auparavant... du
bol ! J'ai eu droit à un "secrétaire" pour écrire mes copies qu je lui
dictais après les avoir rédigées en braille. Un élève de seconde, pas bête
du tout. Mais après les dernières épreuves ou après les résultats, je ne
sais plus, tout le monde a formé le monome dans les rues et j'ai suivi la
foule avec mon gars, bien sûr.. nous étions sur la chaussée et brusquement
un car de police est arrivé en trombe avec les pin-pons. Tout le monde s'est
précipité sur les trottoirs entre les voitures en stationnement et moi, je
ne savais pas bien où aller... Heureusement mon jeune m'a attrapé par le
bras et m'a tiré de devant le car qui ne ralentissait pas et j'ai pris au
passage un petit coup de matraque sur la tête de la part du flic qui était
sur le marche-pied. sans cela, que serait-il arrivé encore ?... car je
n'avais pas ma canne et rien ne me signalais. Les flics pouvaient tout aussi
bien croire que je voulais faire le toréador devant eux pour les
narguer..J'ai quand-même eu une belle bosse et un peu étourdi sur le coup.
Mon gars a eu plus peur que moi. Sans lui, j'aurais certainement été
renversé... Ouf !

Francis a raison. Il y a des jours qu'on n'oublie pas. C'était le témoignage d'un vieil ami d'enfance.

Écrit par : charpentier Hélène | 19 juin 2009

bonjour , Je viens vous lire tout est passionnant ,et vrai

mais j ai un probleme mon fils qui a subit jeudi 20 juin 09
l epreuve de phisyque sa specialite

a mis son n) de dossier sur les annexes es-ce que cela peu lui preter à conséquence il est dans un stress ou je ne sais plus quoi faire pourvez vous me dire ou m orenter je suis une mamam qui est perdue

Écrit par : aoudia | 21 juin 2009

Mr Jean-Paul Brighelli

Apres vous avoir entendu par hasard a la radio
je tenais a vous dire bravo pour ce blog qui souleve les vrais pb de l'education (et des eleves)

car le pb est autant devant le bureau (pep / syndicat etudiant parents de base...........)
que derriere ..........................

l



Cela est du a
la normalistion entre bac original et pseudo bac pro

les specialités inutiles juste pour gagner des points

le rattrapage de tous les eleves avec un oral

le fait que la mention (origine de la confiance)
ne serve a rien

la notation paternaliste et meme donatrice

l'envie de fierté de parents d'envoyer leur enfant en études supérieures
>>>BRAVO L INEGALITE POUR CEUX QUI PEUVENT PAYER L ECOLE PRIVE QUI RATTRAPERA ET CEUX QUI FINISSENT A LA FAC A RAMER


LE BAC N EST QU UNE ARNAQUE
DOUX REVE POUR LES PARENTS
DURE DESILLUSION POUR LES ENFANTS

JUSTE UN PAPIER POUR LES ELITES


Peut etre un jour parlerons nous plutot des postes qui vont avec les diplomes ?
Tiens on fait quoi avec un bac aujourd'hui ?

Le bac ne vaut rien non sans sa valeur mais la confiance que on peut en avoir
et si certains doutent qu ils demandent a un patron

Écrit par : contest | 28 juin 2009

Mr Jean-Paul BrighelliApres vous avoir entendu par hasard a la radioje tenais a vous dire bravo pour ce blog qui souleve les vrais pb de l'education (et des eleves)car le pb est autant devant le bureau (pep / syndicat etudiant parents de base...........)que derriere ..........................lCela est du ala normalistion entre bac original et pseudo bac proles specialités inutiles juste pour gagner des pointsle rattrapage de tous les eleves avec un oralle fait que la mention (origine de la confiance) ne serve a rienla notation paternaliste et meme donatricel'envie de fierté de parents d'envoyer leur enfant en études supérieures >>>BRAVO L INEGALITE POUR CEUX QUI PEUVENT PAYER L ECOLE PRIVE QUI RATTRAPERA ET CEUX QUI FINISSENT A LA FAC A RAMER LE BAC N EST QU UNE ARNAQUEDOUX REVE POUR LES PARENTSDURE DESILLUSION POUR LES ENFANTSJUSTE UN PAPIER POUR LES ELITESPeut etre un jour parlerons nous plutot des postes qui vont avec les diplomes ?Tiens on fait quoi avec un bac aujourd'hui ? Le bac ne vaut rien non sans sa valeur mais la confiance que on peut en avoiret si certains doutent qu ils demandent a un patron

Écrit par : contest | 28 juin 2009

Je ne suis pas d'accord avec une éventuelle suppressioin du bac pour trois raisons.
La première est celle dont parle F Guichard plus haut .
La deuxième est que le bac , examen national, avec des épreuves identiques pour tous les lycées et tous les élèves , est une garantie d'égalité . Les objectifs sont les mêmes sur tout le territoire et l'enseignement devrait avoir les mêmes finalités.
Des études ont montré ( Nathalie MOns et son livre sur les comparaisons entre systèmes éducatifs des pays participant à PISA) que les pays centralisateurs , tels la France , ayant des examens nationaux, étaient plus efficaces que ceux ayant un système éducatif très déconcentré en terme d'apprentissage.
Enfin et surtout , le contrôle continu fait subir d'énormes pressions sur les professeurs , sommés de faire des devoirs communs toute l'année par leur chef d'établissement et par les parents et de mettre des bonnes notes en s'alignant sur les "exigences " des professeurs les moins exigeants !

Écrit par : Florence Costa chopineau | 10 juillet 2009

Chère Florence, le même examen partout en France, c'est une fiction. Le Bac n'est pas le même selon l'établissement et les études que l'on y a faites : ce qui compte en définitive, aux yeux des recruteurs des études supérieures (BTS / IUT / Prépas etc.), c'est de quel lycée on sort (Mermoz ou Joffre ne produisent pas les mêmes élèves, pour rester dans votre coin). L'EN à deux vitesses (et quelques autres) est déjà en place. Et le contrôle continu est déjà en place, via le poids des livrets scolaires dans lesdites sélections. Quant à revenir en arrière, vous savez bien que l'histoire ne fonctionne pas comme ça, ni dans ce sens. Tout ce que je suggère, c'est d'organiser le réel qui est déjà là — sinon d'autres le feront à notre place, et avec infiniment plus de dégâts.
JPB

Écrit par : brighelli | 10 juillet 2009

Bravo à JPB et CM pour leur prestation radiophonique. Ce qui devait être dit l'a été, avec clarté et sincérité. L'EN, enfin démuselée...
Bonne continuation, Sand

Écrit par : sand | 21 juillet 2009

vous avez parfaitement raison: l'école fabrique des crétins et même un crétin agrégé de lettres qui se fait sa pub en radotant des lieux communs dignes du blablabla des ignorants paranoiaques et assaisonné de ses vieilles rancunes. Comme vos élèves - si vous en avez jamais eu! - sont à plaindre!

Écrit par : prof lambda | 22 juillet 2009

Cher Monsieur,
J'ai lu avec intérêt votre livre, la fabrique du crétin et comme tout un chacun j'en ai été boulversé jusqu'à relire tous mes cours, car je n'ai pas de livre dans ma spécialité, pour y enlever les "on" et autres tournures de phrases qui risquaient d'écarter mes élèves du beau langage. J'emploie fort volonters des tournures désuètes et des mots de vieux "François" car mon méter s'y prète.
Mes élèves, non francophones il faut le signaler, m'en firent le reproche et je leur répondit:
" je suis là pour vous élever, pas pour m'abaisser"
J'en fut quitte pour quelques cours de grammaire et mes élèves, CAP maçons prirent plaisir à évoquer le fruit d'un mur, la soffite de la solive et le droit d'un nu de mur.
Très ve de plaisanteries et parlons de choses sérieuses
Vous avez évoqué récemment et brièvement les bacs professionnels.
Savez vous que ma spécialité, les travaux publics, regroupent 10 métiers différents, font appel à des notions de physique, de maths et de géologie que les élèves que nous recevons n'ont pas à leur programme !
PLP, je suis écoeuré par le peu de considération dont fait preuve notre hiérarchie quand ils considèrent que le fait d'avoir vu un parpaing et être passé sur un pont done le droit d'nseigner un métier que j'ai pratiqué dans l'industrie pendant 25 ans.
Quand à nos chers collègues qui n'ont jamais quitté l'école, vous compris, il serait temps de comprendre que nos bacheliers professionnels des spécalités industrielles sont moins souvent des laissés pour compte que nos bacheliers gestionnaires ou littéraires.
Si vous avez l'oreille du ministre, dites lui d'aller voir un peu ce qui se passe en LP, il sera surpris de l'inventivité et des qualités pédagogique des collègues de l'école de la dernière chance
bien à vous

Écrit par : Michel | 22 juillet 2009

Cher jean Paul,
Pour répondre à votre réponse! (du 10 juillet)
Bien sûr ( malheureusement) que le bac d'aubervilliers n'est pas celui du lycée Henri IV ( ( à paris): les exigences de rédaction, d'approfondissement des connaissances ne sont pas les mêmes ...mais il y a tout de même un objectif commun en termes de connaissances .
Si cet étalon est suprimé, il est évident que sous prétexte de s'adapter au public ( ce qui est méprisant !) , on ira vers une baisse du contenu ( des études sociologiques l'ont montré voir écrits de JP Terrail ...) .
L'existence d'un examen national permet de limiter les dégâts à mon avis . Il ne fait cependant pas truquer les résultats en n'étant pas exigeant dans la correction des épreuves .
Bonnes vacances
F costa chopineau

Écrit par : F Costa | 23 juillet 2009

vous avez parfaitement raison: l'école fabrique des crétins et même un crétin agrégé de lettres qui se fait sa pub en radotant des lieux communs dignes du blablabla des ignorants paranoiaques et assaisonné de ses vieilles rancunes. Comme vos élèves - si vous en avez jamais eu! - sont à plaindre!

Ecrit par : prof lambda | 22 juillet 2009

L'est pas du tout content, le sire! L'éructe, le sire!
Jean-Paul, Vous avez frappé juste!

Écrit par : Jean | 23 juillet 2009

la cote d'ivoire asphysiée par sa propre démographie

Écrit par : decho | 08 décembre 2009

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