22 mai 2009
Violences
Je vais tenter, un court instant, d’être d’accord avec les plus bêtes des pédagogues (1) : les affaires montées en épingle par les médias, à Fenouillet ou ailleurs, pour graves qu’elles soient, ne sont que des paroxysmes. La violence au quotidien ne se résout pas en coups de couteau, mais bien en « incivilités » (le terme à la mode pour dire qu’une prof s’est fait traiter de grosse taspé), en indiscipline permanente, en éclats de voix, en jemenfoutisme général. Ajoutez à cela les bousculades dans les couloirs, les toilettes défoncées, et les devoirs non rendus, ou recopiés à la va-vite sur Internet — l’acquis le plus sensible, avec la maîtrise de grosnichons.com, de tous ces cours d’initiation à l’informatique (merci, les profs de Techno ! C’est Guy Debord qui doit être content dans sa tombe : grâce au Bédeuzi, les collèges et les lycées sont à l’avant-garde de la société du spectacle)). Sans oublier les photos ou les films envoyés par portables, où l’on a pieusement enregistré les pétages de plombs d’enseignants chauffés au rouge et poussés à bout de façon délibérée.
Etonnez-vous, après cela, que des profs, de plus en plus nombreux, craquent. Voir ma Note sur le livre tout récent de Véronique Bouzou, Ces profs qu’on assassine (http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2009/05/10/profs-au-bord-de-la-crise-de-nerfs.html).
Il y a encore dix ans, quand on parlait de violence, c’était surtout celle qui s’exerçait sur les élèves — les jeux dangereux, les rackets, et, du point de vue des pédagogues qui entouraient Jospin, Allègre, Royal, Lang et consorts, la violence de l’institution elle-même, la violence de la « reproduction » où des enseignants mal formés aux sciences de l’éducation transmettaient verticalement à des « héritiers » des connaissances et des savoirs disciplinaires — quelle horreur… À enseignement frontal, coup de boule — c’est logique…
La violence a changé de camp, l’école a changé d’âme. Désormais, un gosse de 13 ans se croit autorisé à ramener de chez lui un couteau de cuisine pour tenter de tuer la prof qui l’avait puni.
Que faire, comme disait Vladimir Oulianov ?
Jeudi 21 mai, dans son discours d’ouverture du 90ème congrès de la PEEP, Xavier Darcos a proposé de créer une « force mobile d’agents » intervenant en milieu scolaire « sur des missions de prévention et de contrôle » de la violence. Pas des flics, mais « des personnes formées et assermentées, placées auprès des recteurs, susceptibles de se rendre dans les établissements rapidement, pouvant constater des délits, confisquer des armes, opérer des fouilles si nécessaire ». Un Groupe d’Intervention de l’Education Nationale. Il a également évoqué le cas des parents qui ont « démissionné » face à leurs enfants, « qu'il faut rappeler à leur devoir de parent en leur infligeant, si nécessaire, des sanctions financières concrètes, rapides et proportionnées à la faute ». Il a par ailleurs annoncé que le sujet des « jeux dangereux » dans les cours de récréation serait « parmi les priorités » de l'action de son ministère et « explicitement cité dans la prochaine circulaire de rentrée scolaire ».
Et d’annoncer une réunion avec les chefs d’établissement pour évoquer cette question — mise en place éventuelle de portiques de détection, comme aux Etats-Unis (où il semble bien que ça ait assaini considérablement le climat des écoles newyorkaises), et détection / confiscation des armes — non seulement les armes blanches, mais aussi les « armes par destination ».
Tiens, si on reparlait de ma proposition d’interdire les portables ? Voir Fin de récré… De nombreux établissements ont adopté cette mesure, qui fit d’abord crier les parents (« Comment ? Je ne vais pas pouvoir joindre Monchéri Moncœur à tout moment ? ») et dont la logique tombe aujourd’hui sous le sens.
D’autant que protéger les enfants, quelques heures par jour, contre les émissions d’ondes ne peut pas leur faire de mal…
Pour parler sérieusement…
Ce n’est pas en proposant aux enseignants, comme l’IUFM de Bordeaux, un stage sur les « gestion des comportements violents », ni en faisant du yoga comme Sébastien Clerc, le dernier gourou à droite en sortant de l’ascenseur, que l’on résoudra un problème global. Les enseignants n’ont pas besoin de thérapie collective — parce qu’en l’état, ils sont les premières victimes.
Mais pas les seules. Les cibles préférées, outre les profs (et, de plus en plus, les instits — la déviance commence jeune, ces temps-ci), ce sont les « bons » élèves, bouffons, fayots et autres binoclards du premier rang. Particulièrement entre garçons : le Savoir est la cible première, dans un système où — faut-il le rappeler — toutes les cultures se valent et tous les langages sont licites. Reste cancre, persiste dans la barbarie, and then, you’ll be a man, my son…
Non : ce qu’il faut dans un premier temps promouvoir (Monsieur le ministre, cela, c’est de votre ressort), c’est un front uni des enseignants et de l’administration — et, en bout de chaîne, des parents. Quand un enseignant est insulté, menacé, vilipendé, il ne devrait pas être possible que l’administration réclame une inspection-sanction de cet incapable qui ne sait pas tenir sa classe (ça se voit tous les jours), ou réplique à l’enseignant qui menace de porter plainte : « Ben, si vous vous émouvez pour si peu, comment allez-vous faire, dans les années à venir ? » (authentique !). Un élève agressif, un élève fainéant, un élève menaçant n’a pas de pitié à attendre d’un système qui joue, ces jours-ci, sa survie.
Comme il ne devrait pas être possible à un recteur de casser une décision d’un conseil de discipline sous prétexte qu’un vice de procédure s’est glissé dans la décision d’exclusion d’une élève qui falsifiait ses notes et reproduisait la signature du chef d’établissement sur son livret scolaire. Parce qu’une telle décision s’apparente à un travail de sape de l’institution — et, parallèlement, des bonnes intentions du ministre.
Et l’élève de plastronner devant ses camarades…
Nous devons, nous enseignants, pouvoir compter sur la solidarité entière des CPE, qui jouent trop souvent les psychologues maternantes… Et sur le soutien total des Principaux de collège et des proviseurs de lycées, qui trop souvent pensent à ne pas faire de vagues, surtout pas de vagues, avant de décrocher un poste moins exposé et plus glorieux.
Et, last but not least, sur l’appui de nos collègues. J’ai vu trop souvent des enseignants tacler sévèrement d’autres enseignants, à grands coups de « moi, je n’ai pas de problème » et de « qu’est-ce que tu lui as fait pour qu’il soit comme ça ? ».
Mais bien sûr, la vraie réponse est avant tout pédagogique. Elle ne réside pas dans l’installation de portiques de détection de métaux (ponctuels), dans le recrutement à marche forcée de nouveaux pions (des grands frères ?), comme le réclament certains syndicats qui n’ont que « moyens » dans leur vocabulaire, ni dans la fouille au corps des 2800 élèves de tel ou tel lycée (« Aujourd’hui, fouille complète,les cours commenceront à… 14 heures…). Non : il faut redonner du sens à ce que nous faisons à l’école, en recommençant à enseigner, enseigner, enseigner — sans répit, et sans concessions. Transmettre — des notions, des faits, des valeurs. Une culture. La vraie éducation civique, elle est là — pas dans cette heure aléatoire où l’on apprend le fonctionnement des Conseils régionaux et où l’on exalte, en vain, la tolérance.
Mes activités éditoriales me valent de lire des manuscrits de toutes farines. J’ai cependant lu il y a peu Le livre définitif sur l’autopsie du Mammouth, dont j’espère qu’un éditeur avisé le publiera à la rentrée prochaine. Sur la question de la violence, l’auteur fait dix propositions que je lui emprunte sans en changer une ligne — qu’elle en soit ici même remerciée. À vous de me dire si vous pensez qu’un ministre pourrait utilement s’en inspirer…
- Appliquer une politique de « tolérance zéro » vis-à-vis des comportements perturbateurs ou violents, par le strict respect de règlements intérieurs unifiés à l’échelle nationale. Aucun acte de violence ne doit rester sans réponse de l’Institution.
- Renforcer la coopération entre agents des ministères et des collectivités locales concernées par les agissements délictueux des mineurs (Police, Armée, Justice, Ville).
- Renforcer la présence des adultes dans les établissements, lesquels doivent être correctement formés pour tenir effectivement ce rôle.
- Réaffirmer qu’un établissement scolaire n’est pas une démocratie, mais un lieu d’apprentissage de la démocratie, à travers la transmission d’un savoir, et non par l’exercice d’une pseudo citoyenneté interne. La parole d’un élève ne doit pas avoir le même poids que celle d’un adulte.
- Mise en place d’un soutien effectif de l’Institution envers ses personnels agressés. Les chefs d’établissement se refusant à appliquer les textes en vigueur, ne signalant pas les faits délictueux ou refusant de s’associer à la plainte des victimes doivent être sanctionnés.
- Abroger les « circulaires scélérates », qui minent l’autorité des professeurs. Renforcer en particulier le poids des enseignants dans les instances de sanction, conseils de discipline en particulier, afin que leur autorité puisse effectivement s’exercer. Les parents et représentants des élèves ne doivent y avoir qu’un rôle consultatif. Possibilité d’appliquer légalement des sanctions éducatives significatives : travaux d’intérêt général en particulier.
- Responsabiliser les parents, y compris financièrement.
- Protéger les victimes d’actes de violences ou de harcèlement, élèves comme personnels des établissements, par l’application de mesures conservatoires.
- Prendre en charge spécifiquement les élèves gravement perturbateurs ou violents, par le développement de structures « relais ».
- Apporter une réponse proprement « pédagogique », dans la mesure où les actes de violence recensés dans les établissements du second degré sont pour une grande part liés, hormis tous autres problèmes sociaux, aux difficultés scolaires et aux frustrations liées aux échecs successifs de certains élèves. Faire donc en sorte que tous les élèves arrivant en 6° maîtrisent les « fondamentaux », sans lesquels il leur est impossible de suivre une scolarité secondaire dans de bonnes conditions. Et revoir les procédures d’orientation de façon à permettre à chacun d’atteindre son niveau d’excellence dans son domaine de prédilection, selon son travail et ses capacités.
Jean-Paul Brighelli
(1) Eric Debarbieux, par exemple, dont les ouvrages, les interviews ou les initiatives tournent toutes dans le même sens : la vraie violence s’exerce sur els élèves, les parents ne sont pas assez présents dans l’école, et la France devrait prendre exemple sur le Burkina Faso, Djibouti, le Chili ou les favelas de Rio. Si ! Et si quelqu’un hausse les épaules, parce qu’il ne peut croire à tant d’incohérence, qu’il jette donc un coup d’œil sur les déclarations de ce chantre du travail d’équipe http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/larecherche/Page... ; http://ecolesdifferentes.free.fr/VIOLSCOLDEMAGODEBARBIEUX... ; http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/ca_vous_parle/l....




Commentaires
- Apporter une réponse proprement « pédagogique », dans la mesure où les actes de violence recensés dans les établissements du second degré sont pour une grande part liés, hormis tous autres problèmes sociaux, aux difficultés scolaires et aux frustrations liées aux échecs successifs de certains élèves. Faire donc en sorte que tous les élèves arrivant en 6° maîtrisent les « fondamentaux », sans lesquels il leur est impossible de suivre une scolarité secondaire dans de bonnes conditions.
Ecrit par JPB
Et pour cela, s'attaquer au problème dès le CP et dans toutes les classes de l'élémentaire :
- Ne laisser passer dans la classe supérieure que les élèves maîtrisant au moins 50 % des acquis fondamentaux de la classe où il se trouve.
Envoyer au CE1 un élève qui ne sait ni lire, ni écrire, ni compter et calculer sur les nombres de 0 à 70, c'est l'envoyer à l'échec assuré.
- "Nous devons, nous enseignants, pouvoir compter sur la solidarité entière des CPE, qui jouent trop souvent les psychologues maternantes… Et sur le soutien total des Principaux de collège et des proviseurs de lycées, qui trop souvent pensent à ne pas faire de vagues, surtout pas de vagues, avant de décrocher un poste moins exposé et plus glorieux. (JPB)"
Et en élémentaire sur le soutien des IEN, des conseillers pédagogiques, des psychologues et des médecins scolaires...
Ecrit par : catmano | 22 mai 2009
Je souscris à 100 % aux propositions : c'est du bon sens pur et simple. Mais justement le bon sens, chez les ministres, c'est ce qui passe le moins ... Dans ce pays, on réagit à chaud avec des pseudo-mesures médiatiques au lieu de faire un travail de fond qui porterait ses fruits. Je suis entièrement d'accord avec votre angle de vue sur la violence scolaire. Elle est devenue endémique (irrespect, je-m'enfoutisme, vulgarité, violences verbales et physiques, chantages divers, harcèlements...) et les actes graves dont on parle dans les médias sont des épiphénomènes qui, si on ne fait rien, iront en s'aggravant.
Si les enseignants ne se sentent pas renforcés, soutenus dans leur légitime autorité, tout ira à vau-l'eau. Ils baisseront les bras. Laisseront filer. Réflexe de survie.
Pour ce qui est du portable, je suis entièrement d'accord. J'ai une fois puni un élève qui a aussitôt téléphoné à sa mère qui m'est tombée dessus comme une furie. Une Monchéri-Moncoeur au carré, qui a pondu un enfant tyrannique à souhait qui ne veut rien faire. Un beau spécimen.
Il est permis dans mon établissement mais, uniquement sur la cour. Une source d'ennuis.
Ecrit par : marilyse | 22 mai 2009
Bonjour
J'ai fini le livre de René Badache dont je parlais dans la note précédente.
Outre le fait qu'il n'y connait rien au jeu de rôle et le revendique, des tas de choses qui m'apparaissaient sensées ne résistent pas à ce constat simple : des enfants décrochent dès le CP et arrivent au CM2 avec un retard irratrapable.
L'idée de Badache de créer des espaces culturels de libération de la parole et de compréhension réciproque, pour aussi séduisante qu'elle soit, ne constitue en rien une réponse à l'échec scolaire dès l'école primaire.
Je ne développe pas d'avantage à propos de ce livre qui traite des enfants désocialisés et des contradictions du monde des adultes, mais qui n'aborde pas le sujet de l'école, sinon à la marge et pour dire des choses très contestables.
Ecrit par : johnmarguerite | 22 mai 2009
s'il y en a qui veulent apporter la contradiction, toujours durant la Comédie du Livre, à Montpellier, Samedi 23 mai à 11h - Auditorium du musée Fabre :
Rencontres et débats
Samedi 23 Mai 2009 à 11h
Je suis prof et je désobéis
Avec Bastien Cazals et Jean-Marie Muller, rencontre proposée par Indigènes éditions
« L’école souffre des mêmes maux que notre société : le délitement des libertés individuelles et collectives, l’abandon des valeurs humanistes, l’inégalité des chances. J’ai le sentiment désagréable que, dorénavant, sa mission se réduit à préparer un individu sélectionné, formaté, fiché dès sa plus tendre enfance. »
Ce texte de Bastien Cazals, directeur d’école, est le prolongement de sa lettre du 25 novembre 2008 au président de la République, restée sans réponse – sinon des sanctions financières –, et exposant son opposition citoyenne et non-violente aux réformes actuelles de l’Éducation nationale. Il livre ici un texte courageux et documenté, dans lequel il révèle l’état de l’école aujourd’hui, un désastre républicain à ses yeux, dont la gravité l’a conduit à désobéir. Un acte réfléchi et conscient, comme un écho à l’Appel des Résistants aux jeunes générations, lancé le 8 mars 2004 – notamment par Stéphane Hessel, Lucie et Raymond Aubrac –, appel qui l’a profondément marqué.
Bastien Cazals, 33 ans, après son diplôme d’ingénieur (ENSGI), choisit, en 2002, pour échapper à la logique du chiffre d’affaires, de devenir professeur des écoles. Depuis 2004, il est directeur d’une école maternelle à Saint-Jean de Védas, dans l’Hérault. Sa lettre au président de la République en fait un des porte-parole de la contestation des enseignants et des parents d’élèves contre des réformes qu’ils estiment contraires à l’esprit de l’école publique. Il vient de publier Je suis prof et je désobéis chez Indigènes éditions.
Jean-Marie Muller est un philosophe français, spécialiste de Gandhi et de la non-violence. Il est directeur des études à l'Institut de recherche sur la résolution non-violente des conflits. Il est aussi le fondateur du Mouvement pour une alternative non-violente, et membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence. Il soutient, depuis sa création en 2001, le fonds associatif Non-Violence XXI. Il a notamment publié Dictionnaire de la non-violence (éd. du Relié) et Le courage de la non-violence : Nouveau parcours philosophique (éd. du Relié).
Indigène éditions
www.indigene-editions.fr
Indigène éditions
1, impasse Jules Guesde
34080 Montpellier France
tél. : (33) 4 67 10 03 43
courriel : editions.indigene@wanadoo.fr
Indigène est une maison d’édition dédiée aux savoirs et aux arts des cultures non industrielles des Premières Nations – Aborigènes d’Australie, Indiens d’Amérique, Tibétains, Inuit, Maoris… – sans oublier les « Indigènes » de nos propres sociétés, ces pionniers, chez nous, qui entendent rompre avec les logiques mercantiles, protectionnistes, standardisées, tout en dégageant de nouveaux pôles d’autorité intellectuelle et de viabilité économique.
Ecrit par : Pendariès | 22 mai 2009
Entièrement d'accord aussi. Bien sûr!
Jusqu'à quel point va-t-on laisser les choses se dégrader encore plus, avant que nos dirigeants prennent de vraies mesures?
Une telle situation d'immobilisme, ça devient désespérant.
Ecrit par : Buckingham | 22 mai 2009
JPB, j'approuve vraiment toutes ces propositions. Je ne suis pas enseignante et pourtant je rejette cette volonté de placer des portiques, voire des policiers et j'en passe à l'entrée des établissements scolaires (j'allais dire sociaux, lapsus fort révélateur quand même) puisque cela ne fait qu'hâtiser la haine et la provocation.
Evidemment des mesures de salut public s'imposent comme l'interdiction formelle des portables, j'ajouterai peut être même pourquoi pas le port de vêtements identiques pour chacun comme ça au moins cela évitera aux plus favorisés de se retrouver rackettés, et la transmission d'un savoir intelligible qui reviendrait davantage aux fondamentaux qu'à tous ces pseudos matières qui au fond n'apportent rien en soi sauf un cautère sur jambe de bois.
Juste une chose par contre JPB. Croyez-vous malgré tout, très franchement, qu'il soit aujourd'hui, encore possible d'instaurer ces mesures, en sachant que durant tant d'années, nous avons laissé comme vous le dites si sobrement "la démocratie" dans nos zones d'exclusion programmée" et ailleurs ??
Je rappelle que De Gaulle disait "la chienlit".... Ce terme me semble, en dépit du côté brute de décoffrage, nettement plus approprié mais bon...
Je ne veux, en aucun cas, comme vous le savez, vous décevoir mais......mon pessimisme me pousse à croire que l'espoir fait vivre...Heureusement ou malheureusement je ne sais pas.
Des personnes de mon entourage ne comprennent pas mon enthousiasme quant à ma reprise d'études puisqu'ils la considèrent comme contraignante.
Devrait-on penser que l'opulence et la société de consommation à outrance leur fissent oublier cette chance inouïe d'étudier lorsque le système leur donna la possibilité ?
Ecrit par : Sandra WAGNER | 22 mai 2009
"et la transmission d'un savoir intelligible qui reviendrait davantage aux fondamentaux qu'à tous ces pseudos matières qui au fond n'apportent rien en soi sauf un cautère sur jambe de bois"
Je rectifie :
et la transmission d'un savoir intelligible qui reviendrait davantage aux fondamentaux en supprimant soigneusement touTEs ces pseudos matières qui au fond n'apportent rien en soi sauf un cautère sur jambe de bois"
Ecrit par : Sandra WAGNER | 22 mai 2009
en sachant que durant tant d'années, nous avons laissé SE DEVELOPPER comme vous le dites si sobrement "la démocratie" dans nos zones d'exclusion programmée" et ailleurs ??
Toutes mes excuses, j'aurais peut être du me relire...
Ecrit par : Sandra WAGNER | 22 mai 2009
On va peut-être nous pondre une journée nationale contre la violence à l'école, comme ça, les autres jours, les petits chéris pourront s'en donner à coeur joie. "Elle est pas belle, la vie ?"
Ecrit par : marilyse | 22 mai 2009
"Je rappelle que De Gaulle disait "la chienlit".... Ce terme me semble, en dépit du côté brute de décoffrage, nettement plus approprié mais bon..."
Sandra, vous êtes dans le mille avec ce "brute de décoffrage" qui m'a fait sourire. Une chose est sûre, c'est la chienlit comme disait l'autre.
Ecrit par : marilyse | 22 mai 2009
Entendu à l'instant sur une chaîne de télé : "Il y a des milliards d'entrées et de sorties dans les établissements scolaire sur une année et une centaine de cas graves. Si on fouilait les élèves, la probabilité de découvrir des armes serait de une sur un million."
Ecrit par : Marilyse | 22 mai 2009
Aborigène de Saint Jean de Védas ?
Ne serait ce pas une demande statutaire ?
Une fois obtenu, qui pourrait oser toucher à une personne dotée d'un tel statut ? Ou simplement mettre en cause la Vérité de sa Parole ?
Si j'avais su, je me serais fait bombarder Druide de saint Vincent de Barbeyrargues, à l'époque.
Ecrit par : dugong | 22 mai 2009
A propos de portiques détecteurs.
Je me souviens du proviseur du lycée d'Alger, récemment réouvert, nous expliquant que lors des soirées rencontre parents/profs, l'entrée du lycée se transformait en armurerie tant le port d'armes était banal chez ces membres de la nomenklatura locale.
Ecrit par : dugong | 22 mai 2009
Il y en a qui se rappellent. D'autres qui se souviennent.
Je préfère les seconds.
Ils ne se sentent pas obligés de se rappeler à votre bon souvenir.
Ecrit par : dugong | 22 mai 2009
>>Juste une chose par contre JPB. Croyez-vous malgré tout, très franchement, qu'il soit aujourd'hui, encore possible d'instaurer ces mesures, en sachant que durant tant d'années, nous avons laissé comme vous le dites si sobrement "la démocratie" dans nos zones d'exclusion programmée" et ailleurs ??
Ecrit par : Sandra WAGNER | 22 mai 2009
C'est bien pour cela que j'ai voté pour le seul homme politique qui ai des couilles pour faire passer une réforme contre l'avis de tous les syndicats.
Malheuresement, son ministre de l'éducation a grillé ses fusibles. Il est bon pour la casse.
Je suis en général contre mais c'est la première fois que j'ai envi qu'un ministre foute le camp.
Vous voulez un ministre qui ai suffisamment de couilles pour faire passer toutes les idées qui sont diffusés entre autre sur ce blog depuis plusieurs années ?
En catalogue, il reste Claude Allegre.
Finalement … Pourquoi pas ?
Ecrit par : Meryl | 22 mai 2009
"De l'audace, encore de l'audace et toujours de l'audace", comme dirait Danton.
Un pastiche qui a toujours du vrai....Je ne sais pas si notre ami Sarko est franchement l'homme qu'il nous faut. Il a certes été élu à la majorité, mais dans ce cas-là, la majorité n'a vraisemblablement pas eu raison du tout.....
Vous me direz, du point de vue contre-propositions tangibles, je ne vois pas vraiment où nous avions pu en trouver.
Dans un sketch, Anne Roumanoff, en parlant de Ségolène Royal disait :" je suis là aujourd'hui, je serai là demain......réponse d'Anne : et hier où étais-tu ??
En espérant qu'en 2012, nous ayons des personnages politiques un tant soi peu plus charismatiques et courageux, au sens vrai du terme....
Ecrit par : Sandra WAGNER | 22 mai 2009
- Réaffirmer qu’un établissement scolaire n’est pas une démocratie, mais un lieu d’apprentissage de la démocratie, à travers la transmission d’un savoir, et non par l’exercice d’une pseudo citoyenneté interne. La parole d’un élève ne doit pas avoir le même poids que celle d’un adulte.
Jean-Paul Brighelli
Ah, ben ça, ça plaît à fiston !
D'après lui, "ne plus entendre des marmots stupides et capricieux rejeter la faute sur les professeurs " serait une bouffée d'oxygène.
Ecrit par : dobolino | 22 mai 2009
Vous me direz, du point de vue contre-propositions tangibles, je ne vois pas vraiment où nous AURIONS pu en trouver.
Pardon j'ai rectifié
Ecrit par : Sandra WAGNER | 22 mai 2009
Vous plaisantez, Meryl! Claude Allègre, des couilles? De la gueule, rien d'autre.
Je hais ce gros con, le pire ministre que j'aie connu, plein de suffisance, persuadé d'être un grand savant, qui a réussi l'exploit de dresser tous les profs contre lui!
Ecrit par : retraitée | 22 mai 2009
"Vous plaisantez, Meryl! Claude Allègre, des couilles? De la gueule, rien d'autre.
Je hais ce gros con, le pire ministre que j'aie connu, plein de suffisance, persuadé d'être un grand savant, qui a réussi l'exploit de dresser tous les profs contre lui!"
Ecrit par : retraitée | 22 mai 2009
Pas mieux!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009
PEEP...show?
Ecrit par : pierre coupon | 22 mai 2009
Claude Allègre, le pire ministre que j'aie connu, plein de suffisance, persuadé d'être un grand savant, qui a réussi l'exploit de dresser tous les profs contre lui!
Ecrit par : retraitée | 22 mai 2009
Quel est donc "l'oiseau rare" que nous avons tous applaudi des deux mains , ces 30 dernières années?
Ecrit par : Maminou | 22 mai 2009
Moi, je ne sais ! Je suis absolument d'accord avec ce qu'écrit JPB mais si je le fais lire à ma fille, élève de troisième, elle dit qu'il fait chier à enfoncer des portes ouvertes et que tout le mode le sait. Aujourd'hui, c'était tranquille, parce que tous les fainéants avaient choisi de faire le pont. Son professeur d'allemand leur a dit que si certains élèves choisissaient les cours "à la carte", elle allait revendiquer de pouvoir choisir les élèves "à la carte"...
Tout ce que vous énoncez, elle le vit au quotidien, et ça lui met les nerfs à vif de vous lire ! Elle est dans tous ses états !
Ecrit par : pierre coupon | 22 mai 2009
Moi, je ne sais ! Je suis absolument d'accord avec ce qu'écrit JPB mais si je le fais lire à ma fille, élève de troisième, elle dit qu'il fait chier à enfoncer des portes ouvertes et que tout le mode le sait. Aujourd'hui, c'était tranquille, parce que tous les fainéants avaient choisi de faire le pont. Son professeur d'allemand leur a dit que si certains élèves choisissaient les cours "à la carte", elle allait revendiquer de pouvoir choisir les élèves "à la carte"...
Tout ce que vous énoncez, elle le vit au quotidien, et ça lui met les nerfs à vif de vous lire ! Elle est dans tous ses états !
Ecrit par : pierre coupon | 22 mai 2009
Erreur de casting ! Mon fils m'a piqué mon fil ! mais le texte est de la maman et non du frère !
Ecrit par : dobolino | 22 mai 2009
Vous voulez un ministre qui ai suffisamment de couilles pour faire passer toutes les idées qui sont diffusés entre autre sur ce blog depuis plusieurs années ?
En catalogue, il reste Claude Allegre.
Finalement … Pourquoi pas ?
Ecrit par : Meryl | 22 mai 2009
Ah !!!!!! Mes sels, vite ! Je me sens défaillir !!!!!
Et si on supprimait le Ministère ?
Ecrit par : dobolino | 22 mai 2009
Fouilles à l'école! titre l'obs!
Cela vaut la philantropie de l'ouvrier charpentier.
Plus on est de fous, plus on rit.
Ecrit par : retraitée | 22 mai 2009
Je cherchais la réaction, à propos de Allegre.
Et peut etre comprendre pourquoi il est tant détesté
Bon et bien alors si Allegre ca plait pas, je propose André Brahic mais à la condition qu'il prenne des cours de diction
Quelqu'un as t'il assisté à une de ses conférences ? C'est fabuleux et ses solutions pour les ZEP vont dans le bon sens
Ecrit par : Meryl | 22 mai 2009
J'avais, en d'autres temps, écrit une petite chanson sur le Gros Glaude. J'ai oublié bien des couplets, mais je me souviens de cela :
Ton pitt-bull, ton pitt-bull Jospin
N'arrête pas d'aboyer
De mordre et d'agresser
Ah!
Ton pitt-bull nous fout les boules, Jospin,
ta bête qui sue la haine
Offre-la à Le Pen!
Dans la détestation des hommes "politiques", pour moi, Allègre vient juste après le Borgne.
Ecrit par : retraitée | 22 mai 2009
Quand la violence est une norme sociale et une garantie économique, la cour de récréation devient un crash test idéal.
De l’enfant roi à la délinquance juvénile, tout est une question de fiche d’imposition.
Quand il y a des claques qui se perdent et des procès qui se gagnent, la loi parle pour la connaissance.
Entre les ayants droit de Jules Ferry en perdition et la tentation de l’inspecteur Harry, les mineurs cotisent pour leur majorité.
La suite ici :
http://souklaye.wordpress.com/2009/05/21/post-it-police-scolaire/
Ecrit par : walkmindz | 22 mai 2009
>>Juste une chose par contre JPB. Croyez-vous malgré tout, très franchement, qu'il soit aujourd'hui, encore possible d'instaurer ces mesures, en sachant que durant tant d'années, nous avons laissé comme vous le dites si sobrement "la démocratie" dans nos zones d'exclusion programmée" et ailleurs ??
Ecrit par : Sandra WAGNER | 22 mai 2009
C'est bien pour cela que j'ai voté pour le seul homme politique qui ai des couilles pour faire passer une réforme contre l'avis de tous les syndicats.
Malheuresement, son ministre de l'éducation a grillé ses fusibles. Il est bon pour la casse.
Je suis en général contre mais c'est la première fois que j'ai envi qu'un ministre foute le camp.
Vous voulez un ministre qui ai suffisamment de couilles pour faire passer toutes les idées qui sont diffusés entre autre sur ce blog depuis plusieurs années ?
En catalogue, il reste Claude Allegre.
Finalement … Pourquoi pas ?
Ecrit par : Meryl | 22 mai 2009
Claude Allègre reviendra bien au gouvernement, mais il rejoindra le Ministère de l'Industrie et du Commerce !
Sur www.neoprofs.org, cette information est déjà présente depuis une semaine : http://www.neoprofs.org/actualites-f5/le-retour-de-claude-allegre-ca-se-confirme-t8522.htm?highlight=all%e8gre
Ecrit par : Neoprofs | 22 mai 2009
en sachant que durant tant d'années, nous avons laissé SE DEVELOPPER comme vous le dites si sobrement "la démocratie" dans nos zones d'exclusion programmée" et ailleurs ??
Toutes mes excuses, j'aurais peut être du me relire...
Ecrit par : Sandra WAGNER | 22 mai 2009
Je crois que c'est un peu ce que veut dire ma fille, avec ses faibles mots de quatorze ans et ses maux quotidiens dont elle ne nous fait pas toujours part.
Ses quatorze ans détestent Brighelli et ma présence ici.
Ecrit par : dobolino | 22 mai 2009
Incivilités ou Le Cid 2009 : (pour ceux qui ont lu le fil précédent)
Don Rodrigue :
Rigoureux point d'honneur ! hélas ! quoi que je fasse,
Ne pourrais-je à la fin obtenir cette grâce ?
Au nom d'un père mort ou de notre amitié,
Punis-moi par vengeance ou du moins par pitié,
Ton malheureux amant aura bien moins de peine
A mourir par ta main qu'à vivre par ta haine.
Chimène
Tu me casses les couilles.
Ecrit par : Robin | 22 mai 2009
Guy Morel
vous avez parfaitement raison: il n'y a pas de problème de langue. Ceux qui foutent la merde sont exclusivement des petits Français de souche, blonds aux yeux bleus. Les autres sont absolument irréprochables. Ils se comportent parfaitement bien jusqu'à l'âge de 13 ans auquel, subitement, sans que RIEN, absolument RIEN, ne puisse le laisser présager, ils se transforment en poignardeurs. Ils n'ont JAMAIS foutu la merde pendant des années depuis la maternelle. Le jour où ils se mettent à cogner et à tuer, c'est la surprise complète.
Tout cela est bien réel car nous pouvons tous le constater par nous-mêmes.
Donc, vous avez parfaitement raison : NE RIEN FAIRE est la meilleure solution, surtout quand c'est encore possible. Attendre que les profs se fassent tuer et râler, c'est beaucoup mieux.
Y a pas photo.
Monchéri , la tête dans le sable
Ecrit par : monchéri | 22 mai 2009
Ecrit par : monchéri | 22 mai 2009
Christophe, vous n'avez pas répondu à mon mail à moi, qui vous a été envoyé avant celui de Dobolino !
Ecrit par : Jeremy | 22 mai 2009
Ca y est, c'est fait! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009
Claude Allègre lèche le cul de Zébulon avec tellement d'énergie et depuis si longtemps que ça va vraisemblablement finir par avoir un effet notoire sur le réchauffement climatique.
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009
...............Les enseignants n’ont pas besoin de thérapie collective — parce qu’en l’état, ils sont les premières victimes.
Mais pas les seules. Les cibles préférées, outre les profs (et, de plus en plus, les instits — la déviance commence jeune, ces temps-ci), ce sont les « bons » élèves, bouffons, fayots et autres binoclards du premier rang. Particulièrement entre garçons : le Savoir est la cible première, dans un système où — faut-il le rappeler — toutes les cultures se valent et tous les langages sont licites. Reste cancre, persiste dans la barbarie, and then, you’ll be a man, my son…
Vous devriez inverser.
Ce sont d'abord les enfants qui sont victimes, viennent ensuite les profs, professeurs.
Pourquoi ?
Parce que au nom de l'innovation et de l'égalité, vous avez accepté les directives de la rue de Grenelle via les IUFMs pendant des années et des années, vive l'innovation de la médiocrité. L'instruction traditionnelle a été balayée au profit d'une éducation fumeuse, faite pour les fumistes.
Ah c'est beau l'égalité sous couvert d'inégalité.
L'enfant roi, l'enfant au centre, combien d'entre vous, ont accepté ce test grandeur nature en mettant l'autorité au placard.
Combien d'entre vous, au lieu d'instruire, ce sont transformés en techniciens animateurs (visites, écologie, alimentation .....), tout ce qui n'a rien à voir avec l'école.
L'enfant devait être autonome, pari réussi, il a trouvé son autonomie dans la violence, la rebellion, l'irrespect. Ce que vous avez oublié, c'est qu'un enfant a besoin de limites, de structures, qu'un enfant n'est pas un adulte !
Et les parents qui demandent ++++++ d'autorité et d'instruction sont remis vertement à leur place avec pour seule réponse : "la sociabilisation avant tout, tous ont droit à une chance".
Certes, vos propositions sont intéressantes. Mais si l'AUTORITE et le RESPECT ne reviennent pas à l'école, c'est foutu pour vous tous.
L'école est coupable. Coupable de laxisme, coupable de lâcheté, coupable de s'être substituée aux parents, coupable d'avoir voulu faire du social avant d'instruire, coupable d'avoir laissé pénétrer la violence dans ses murs.
Parler uniquement de violence physique quand un professeur est atteint est fort de café.
Il serait grand temps de parler de la violence morale et physique infligée aux élèves qui ont envie d'apprendre et qui ne le peuvent pas, car leurs profs excusent toutes sortes d'incivilités.
Mais il est tabou de parler de cette violence, car les enfants victimes et à travers eux, leurs parents, se taisent.
Les journaleux préfèrent faire leurs tablettes avec des scoops qui font vendre. Quelle misère !
Ecrit par : carole | 22 mai 2009
Aujourd'hui de 15 à 17h, cours de seconde avec 10 absents sur 24 pour cause de pont. Parmi ceux-ci, un élève qui avait un exposé prévu de longue date. Je le lui avais rappelé lundi dernier, en lui demandant s'il serait présent. Il avait confirmé.
En réalité, il était présent ce matin mais il est parti à midi en lançant "allez, bon week-end !" à ses camarades. Je remplis un rapport pour demander un avertissement. Une fois arrivé chez le CPE, coup de fil à la mère qui confirme : oui, il est rentré, parce qu'il ne se sentait pas bien, il a fait une crise d'asthme. Est-ce qu'on peut avoir un certificat médical ? Non, me précisent les deux CPE unanimes, une circulaire de l'IA est justement arrivée il y a peu pour rappeler que les certificats médicaux ne sont pas exigibles.
Alors je vais demander qu'on transforme mon avertissement en injonction thérapeutique : toutes les récrés et tous les midis, cet élève, qui n'a que 14 ans, fume comme un pompier devant le bahut !
J'ajoute qu'il faisait bien 35 degrés dans ma salle de cours, portes et fenêtres ouvertes (c'est-à-dire ouvertes 5 cm en haut, on les a bloquées pour que les petits chéris ne puissent pas se défenestrer).
Perso, je suis sous Prednisolone et bronco-dilatateurs depuis trois jours, parce que mes poumons sifflent, j'ai dormi deux heures la nuit dernière et je suis quand même allé bosser. Trop bon, trop con.
Ah mais oui, merde, j'ai oublié, c'est encore la PPPlainte qui n'apporte rien, je ferais mieux de me taper 260 articles du Dictionnaire pédagogique de Buisson, ça ira mieux après.
Ecrit par : sanjuro | 22 mai 2009
Guy Morel
vous avez parfaitement raison: il n'y a pas de problème de langue. Ceux qui foutent la merde sont exclusivement des petits Français de souche, blonds aux yeux bleus. Les autres sont absolument irréprochables. Ils se comportent parfaitement bien jusqu'à l'âge de 13 ans auquel, subitement, sans que RIEN, absolument RIEN, ne puisse le laisser présager, ils se transforment en poignardeurs. Ils n'ont JAMAIS foutu la merde pendant des années depuis la maternelle. Le jour où ils se mettent à cogner et à tuer, c'est la surprise complète.
Tout cela est bien réel car nous pouvons tous le constater par nous-mêmes.
Donc, vous avez parfaitement raison : NE RIEN FAIRE est la meilleure solution, surtout quand c'est encore possible. Attendre que les profs se fassent tuer et râler, c'est beaucoup mieux.
Y a pas photo.
Monchéri , la tête dans le sable
Ecrit par : monchéri | 22 mai 2009
Ecrit par : monchéri | 22 mai 2009
On se calme, Morel le naïf ! C'est juste notre divine Amélie sous un nouveau pseudo ! Répondre serait une perte de temps !
Vous allez me dire que vous le saviez ! Forcément, une fois prévenu...
Ecrit par : dobolino | 22 mai 2009
Et les parents qui demandent ++++++ d'autorité et d'instruction sont remis vertement à leur place avec pour seule réponse : "la sociabilisation avant tout, tous ont droit à une chance".
Ecrit par : carole | 22 mai 2009
OUI ! Là, c'est unanime, de doite à gauche et de gauche à droite !
Cochon qui s'en dédie !!
Ecrit par : dobolino | 22 mai 2009
Oh ! La bourde !
Cochon qui s'en dédit !
Troisième groupe !
Au temps pour moi !
Ecrit par : dobolino | 22 mai 2009
Je ne sais pas si c'est pareil pour vous, mais un grand nombre de mes élèves sont déjà en vacances depuis trois semaines, pont ou pas pont, sans doute en raison des efforts surhumains qu'ils ont accomplis auparavant.
Je trouve que la première et sans doute la plus insupportable des violences, c'est ce refus d'écouter, de s'intéresser à quoi que ce soit, de fournir le moindre travail.
Quelqu'un demandait s'ils ont conscience de la chance qu'ils ont de pouvoir étudier. Oui, cinq ou six par classe, à peu près. Mais pour ceux-là, comme pour nous, étudier ou enseigner dans des conditions pareilles, est-ce vraiment une chance ?
La tournure des événements oblige à revoir les idées généreuses (en fait dictées par un souci politique de former des électeurs éclairés) des pères fondateurs de l'école de la République, et en particulier l'idée "d'école obligatoire".
Ecrit par : Robin | 22 mai 2009
"Je ne sais pas si c'est pareil pour vous, mais un grand nombre de mes élèves sont déjà en vacances depuis trois semaines, pont ou pas pont, sans doute en raison des efforts surhumains qu'ils ont accomplis auparavant."
Ecrit par : Robin | 22 mai 2009
Carole va vous prouver par A + B que ce sont les IUFMs qui ont mis le pistolet sur la tempe des parents pour qu'ils interdisent à leurs enfants d'aller se faire torturer au collège par leurs professeurs.
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009
Parler uniquement de violence physique quand un professeur est atteint est fort de café.
Il serait grand temps de parler de la violence morale et physique infligée aux élèves qui ont envie d'apprendre et qui ne le peuvent pas, car leurs profs excusent toutes sortes d'incivilités.
(carole)
Mais que pouvons-nous faire si l'administration (et les parents) nous lâchent et même nous enfoncent en donnant systématiquement raison aux perturbateurs ?
Ils savent exactement, selon la "philosophie" de l'administration, jusqu'où ils peuvent aller et ce qu'ils risquent ou ce qu'ils ne risquent pas.
C'est un pur et simple rapport de force dans lequel les enseignants pèsent de moins en moins lourd.
Ecrit par : Robin | 22 mai 2009
Un petit documentaire qui fait bien plaisir:
http://video.google.fr/videosearch?hl=fr&q=cioran&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#
Ecrit par : Pendariès | 22 mai 2009
Pendariès, Alain Finkielkraut a consacré son émission Répliques à Cioran. Normalement vous pouvez encore écouter l'émission.
Et sur www.histoire.fr, aussi d'ailleurs, ce me semble.
Ecrit par : Sandra WAGNER | 22 mai 2009
Il y a encore des gens qui répondent à Carole et Amélie ? o_O
Ecrit par : Jeremy | 22 mai 2009
Tout est dit. Rien à ajouter, ou presque.
JPB m'a fait penser à une réflexion d'Isaac Asimov, un écrivain américain et homme de science :
"Why is it, I wonder, that anyone who displays superior athletic ability is an object of admiration to his classmates, while one who displays superior mental ability is an object of hatred ?"
Cette observation, me semble-t-il, a pu être faite de tous temps.
Cependant, aujourd'hui, un élève studieux, poli, et brillant n'est plus seulement exposé à la haine des ses infortunés camarades cancres. Il est en danger de mort.
Ecrit par : Francis Penin | 22 mai 2009
Tout à fait d'accord avec ces propositions!
Et y ajouter l'impossibilité aux parents de faire appel d'une décision d'orientation si unanimité il y a eu au conseil de classe.
Ecrit par : ProfAnonyme | 22 mai 2009
"du point de vue des pédagogues qui entouraient Jospin, Allègre, Royal, Lang et consorts"
D'ailleurs, on oublie toujours Mélanchon, qui voulait rétablir les classes de 4e et 3e techno. Il aurait fallu l'écouter à l'époque !
Ecrit par : Jeremy | 23 mai 2009
@Pendariès
Merci pour le lien vers Cioran.
Bonne insomnie à tous ! ;-))
Ecrit par : Robin | 23 mai 2009
Réflexion sur le respect envers l'enseignant où comment perdre sa classe :
Voici l'histoire d'un professeur de Math dans une classe de première STI Électronique vue par un lycéen.
Premier chapitre
Première heure de l'année, on commence par indiquer à ses amis quels profs nous ont été affectés. Je cite mon professeur et là immédiatement j'entends de tous les côtés « Avec lui, c'est le bordel ».
Le premier cours de math arrive et toute la classe est au courant de la rumeur au sujet du prof.
Ainsi donc, les cours commencent plutôt normalement. À vrai dire, on commence par respecter le professeur par ses connaissances lorsqu'il se met à nous faire des démonstrations mathématiques. La fascination nous prend, mais part très vite lorsque la moitié de la classe est immédiatement larguée par la difficulté. Le chahut commence.
Je développe ainsi une première analyse : Le professeur se fait respecter s’il montre son savoir, mais il doit ne le faire que peut de fois et de manière très faste ou alors sa classe lui claque la porte au nez, ne voulant pas faire d'effort de compréhension.
Au programme, on commence les Complexes. Le niveau commence à monter et le fond de la classe (majoritaire) se met à chahuter de manière proportionnelle.
La théorie se confirme, dès que la classe ne comprend plus, c'est perdu. Ce n’est pas à la classe à faire un effort de compréhension (je parle de lycéens de STI )
Second Chapitre
On avance progressivement. Au début des cours, le professeur demande à un élève de venir corriger au tableau l'exercice qui devait être préparé. À la fin de l'exercice, le professeur met une note qu'il ne communique pas.
Un jour de soleil, salle C314, un élève passe au tableau, rédige la correction de l'exercice laborieusement.
À la fin, l'élève retourne s'assoir et il demande au professeur : « Monsieur ? Combien j'ai eu ? »
Le professeur lui répond « Je vous ai mis 11 ».
Jusqu'à présent tout va bien, mais l'élève semble indigné : « Quoi ? Vous vous foutez de moi ? »
L'ambiance est tendue. Le professeur monte immédiatement sur le coup et expulse l'élève de la salle de cours.
La fin est imminente. La classe a enfin trouvé le point faible du professeur. Puisqu’après tout c'était ça le jeu apparemment.
L'élève sait qu’il est en position dominante face à ce professeur, et dans le couloir il commence à faire l'idiot, il tape sur les murs pour nous distraire jusqu'à la fin des cours.
3e Chapitre
Le point faible est là ! On l'a trouvé ! Le professeur n'a aucune autorité ayant de la valeur. Son rapport a été annulé par le CPE. Le CPE et les pions nous soutiennent.
Ainsi, débute un nouveau jeu. Avant chaque cours, on prend les paris sur le nombre d'expulsés.
Ainsi, le cours commençait et au fur et à mesure de l'heure, nous comptions le nombre d'expulsés : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8.
Le professeur lui continuait impassiblement à faire son cours, mais nous avions une autre préoccupation : jouer avec lui. C'était tellement drôle de l'entendre crier « Sortezzzzz !!!!»
à la 5e séance de jeu, le « sortez ! » s'est transformé en « sortez tous »
J'ai dénombré 17 personnes qui sont sotties d'eux-mêmes.
Les cours pouvaient enfin commencer, mais au bout de deux minutes tout le monde est revenu en rappliquant qu'ils s'étaient fait prendre et que le proviseur allait passer.
Nous avons eu le droit au (défunt, malheureusement) proviseur adjoint pour le savon. Il a servi à quelque chose pour une fois.
Game Over. Trouver autre chose
4e Chapitre
Nous avions trouvé ses points faibles. Nous avions l'appui des surveillants qui rigolaient quand nous avions un rapport du professeur de math. Nous pouvions continuer à ne pas suivre le cours. Mais il fallait trouver quelque chose pour s'occuper. Ainsi, les jeux commencèrent comme se faire des passes avec ses stylos, envoyer des projectiles au travers du trou dans la vitre qu'un autre élève dans le couloir nous renvoyait.
Seuls quelques irréductibles suivaient le cours donné par le professeur qui lui le donnait avec de plus en plus de dénigrement. Il ne nous donnait plus aucune considération, résultat on ne comprenait pas et ainsi montait la fête.
5e chapitre
Le professeur finit par craquer. Ce jour-là, j'ai failli mourir.
Au bout de 15 minutes, il décréta que le cours était fait, il effaça le tableau et se mit à nous ignorer, assis à son bureau.
Victoire !
Les discussions commencèrent, et deux élèves à des coins opposés s'amusèrent à se lancer un pot de blanco. Au bout de quelques minutes, le blanco percuta la lampe au plafond au milieu de la salle, tomba à côté d'une table, s'ouvrit et se rependit en partie sur le sac d'un élève. Cet élève, énervé prit le banco et le renvoya à l'émetteur. Je n'eus que le temps de me mettre sous ma table pour ne pas en recevoir pendant son trajet.
Le banco se déversa totalement sur 4 tables. Malheureusement, il y avait là un élève très calme, mais qui peut devenir très violent lorsqu'un brin l'énerve (il s'est déjà retrouvé nez contre nez avec le professeur, et prêt à frapper celle de terminal) . À peine relevé de sous mon bureau, je vis une montée d'énervement de cet élève, qui prit une chaise, commençait à donner des coups de pieds dedans et finalement fit largement valser la chaise pour l'envoyer s'écraser sur le mur derrière moi...
...
Ma tempe était sur la trajectoire d'un des pieds de la chaise
Un moment de lucidité me permet d'éviter en un éclair la chaise.
Ne voyant aucune réaction du professeur, je pris mon sac et sortie de la salle. Il restait 30 minutes de cours. Le professeur ne s'est même pas retourné lorsque je suis sorti.
6e Chapitre.
Les cours reprennent. Le professeur les donne pour lui même. Nous venons au début du cour, nous saluons l'enseignant, déposons nos sac pour faire acte de présente, et sortons.
Épilogue
L'année suivante, lorsque nous avons expliqué au nouvel enseignant de mathématique que nous avions eu untel, elle nous fit comprendre que ce n'était pas grave et que nous reprendrons ce que nous avons (voulu) apprendre l'an passé.
Ainsi se termina, il y a 2 ou 3 ans, la carrière de cet enseignant. Il était malheureusement tombé dans un cercle vicieux, entrainé par les rumeurs et le non-soutien des CPE et d'un proviseur en départ à la retraite relayé par un proviseur tout frais n'osant se mettre à dos les enseignants (confession de sa part après que je me sois froidement et publiquement fait descendre par une enseignante de français, avare d'égo, en présence de M. Levy ).
Les 2 années qui suivirent après mon passage furent pires que la mienne.
On ne s'invente pas enseignant. Ça se travaille. Il faut être capable de fasciner pour les garder sous la main et les inciter à travailler, mais sans trop en faire où ils lâcheront ou sans trop en dire où ils vous prendront pour un mytho.
Enfin, une fois le cercle vicieux enclenché et la retraite approchante, je trouverai plus honorable de la part de l'enseignant de raccrocher plutôt que d'essayer de se rattraper. Un enseignant vieux a beaucoup moins de chances d'être crédible alors s’il a eu du mal à l'être avant, il vaut mieux se reconsidérer et en arrêter là plutôt que d'attendre la retraite et engendrer malgré sois l'échec.
Je ne suis pas enseignant, mais étudiant et je m'appuie de mon analyse sur comment un professeur se fait respecter, d'un point de vue étudiant
Malheureusement, ce n'est que passager puisque l'année suivante on change de professeur, et à moins que 100% de ceux-ci soit tous autant captivant, le système ne fonctionne pas.
Il y a dans ce cas la deux choses qui entrent en jeux :
Respect et volonté
Respect :
- Uniforme
- Estrade
- Se lever dès qu'un adulte entre dans la salle
Volonté de réussir
- Gifles des parents si une note sous une barre fixée ( un peut violant mais j'ai vu les résultats de camarades entre le CE1 et aujourd'hui après une classe prépa )
- Punitions des enseignants
- l'apologie de la réussite ( communisme. Ça a bien marché )
- Mise au fait de la réalité de la vie ( à partir du moment ou on se sent supérieur, on s'effondre et ceux qui se sentaient faibles, eux par volonté excellente. Ex les USA et la France aujourd'hui face aux pays de l'Est et les pays émergeant comme la Chine)
Ces deux points ne peuvent fonctionner qu'à partir de la classe de CE1. Avant c'est inutile, après c'est trop tard.
Malheureusement, ce n'est qu'une utopie. Ce qui est détruit est détruit et à moins d'une guerre qui mobilise toute la nation pendant quelques années rien ne nous permettra de remettre le système complètement à zéro en un claquement de doigts.
Soit on apprend le respect aux enfants au primaire, ou alors on doit être le plus captivant possible et même un collégien de ZEP vous écoutera. Exercice de style.
Ecrit par : Meryl | 23 mai 2009
Ah, Meryl, j'avais oublié que vous étiez passé par l'IUT ! Merci pour votre récit. Vos stages se passent bien ?
Y a pas à dire, les STI fonctionnent vraiment comme la classe du roman "La Vague".
Je vous cite : "Un enseignant vieux a beaucoup moins de chances d'être crédible alors s’il a eu du mal à l'être avant, il vaut mieux se reconsidérer et en arrêter là plutôt que d'attendre la retraite et engendrer malgré sois l'échec."
Vous préconisez l'euthanasie, la retraite à 50% ou la prison ? Parce que si l'enseignant était encore en service (pour ainsi dire...), ce n'est pas parce qu'il en avait envie, c'est parce que dans l'éducation, on n'a pas les retraites de certains autres services publics, qui eux ont le droit de s'arrêter plus tôt...
"l'apologie de la réussite ( communisme. Ça a bien marché )"
Ah, le bel apprentissage de la vie en démocratie ! Le bel appel à la citoyenneté ! Meryl, vous vous rendez compte de ce que votre bout de phrase ci-dessus signifie, tout de même ? C'est quoi ? C'est l'appel au retour de la propagande stakhanoviste ?
Y a un truc qui m'étonne, c'est que vous ne semblez pas condamner ça : "Nous avions l'appui des surveillants qui rigolaient quand nous avions un rapport du professeur de math." Vous condamnez implicitement, ou vous trouvez que c'est normal, puisque l'enseignant est vieux ?
Meryl, je vais dire un truc qui va vous fâcher : vous n'êtes pas un fasciste, et je n'ai pas l'intention d'obtenir ici mon premier point Godwin.
Mais vous avez eu cette année-là toute l'éducation nécessaire pour le devenir.
Ecrit par : Jeremy | 23 mai 2009
Parler uniquement de violence physique quand un professeur est atteint est fort de café.
Il serait grand temps de parler de la violence morale et physique infligée aux élèves qui ont envie d'apprendre et qui ne le peuvent pas, car leurs profs excusent toutes sortes d'incivilités.
(carole)
Mais que pouvons-nous faire si l'administration (et les parents) nous lâchent et même nous enfoncent en donnant systématiquement raison aux perturbateurs ?
Ils savent exactement, selon la "philosophie" de l'administration, jusqu'où ils peuvent aller et ce qu'ils risquent ou ce qu'ils ne risquent pas.
C'est un pur et simple rapport de force dans lequel les enseignants pèsent de moins en moins lourd.
Ecrit par : Robin | 22 mai 2009
Sincèrement Robin, vous croyez que les parents conscients de la dégénérescence de l'école et de ceux qui sont sensés instruire sont aveugles et ne font rien ?
Non, ils soutiennent les professeurs comme Vous, mais malheureusement vous êtes perdus dans la masse et nous de même. Et nous, sommes les emmerdeurs, les fachistes, les bourges et tout ce que vous voudrez comme superlatif. Et pourtant, Dios seul le sait, nous défendons ces PROFESSEURS dont la mission première est l'instruction. Mais que voulez-vous Robin, si vous êtes mal noté par votre hiérarchie, nous, nous sommes considérés comme de la merde !
L'école est au pouvoir du corporatisme, des syndicats, des profs syndiqués (prière de prendre sa carte quand on est à l'IUFM, ça peut servir pour une mutation) qui n'en ont rien à cirer des élèves. Ils se régalent de l'éducation light dispensée en se croyant sortis de la cuisse de Jupiter. Ils veulent toujours plus de moyens, alors que pour instruire, un professeur, un tableau, de bons livres sont suffisants. Mais ce n'est pas assez ! Leur rapport est uniquement matériel, le lien instruction + transmission + élève + autorité + RESPECT a totalement disparu !
C'est la bérézina, pour des gens comme Vous Robin, mais aussi pour beaucoup d'enfants et à travers eux, leurs familles.
Lamentablement, il n'y a pas d'issue, je le crains !
Ecrit par : carole | 23 mai 2009
Bonsoir Jérémy
Lors de nos derniers commentaires interposés, vous m'aviez demandé une réponse à une question. J'y ai répondu, mais un nouveau sujet est apparu juste après. Je ne sais donc si vous l'avez lue.
« Vous préconisez l'euthanasie, la retraite à 50 % ou la prison ? »
Je ne préconise rien. Je ne fais que penser dans un système sans sortie de crise.
C'est un raisonnement qui semble absurde, j'en conçois, mais sous un certain angle de vue, il semble doux. À savoir qu'il y a un jour où il faut savoir ranger l'arme au fourreau et le léguer
Vous parlez de La Vague. Je n'y avais pas songé. L'image est intéressante. Malheureusement pour moi je n'ai encore lu le livre. Je souhaitais visionner le film, mais Saint Gaumont a fait l'impasse dessus. Je vous promets de lire l'ouvrage.
De ce que je puis en dire, en classe de première, j'ai été pris dans cette « vague », à contrecourant, mais le coup de fouet de la sélection Prépa m'a fait revenir sur la terre ferme pour me battre. Nous étions alors 4 rescapés contre 25 naufragés préférant se laisser dériver paisiblement.
Mon foie, le stakhanoviste a bien fonctionné, mais il était fondé sur la tromperie. Je pensais plus à de vrais exemples de réussites. Malheureusement, soit je tombe dans le stakhanoviste, soit je tombe comme je suis actuellement en train de le concevoir, dans le Rêve américain. Il a fonctionné, mais il s'est effondré.
Comme tout système.
Vous dites que je ne semble pas condamné çà. Je viens de réaliser que j'ai supprimé par erreur l'introduction de ma réflexion :
« Je défendrais tout enseignant qui serait accusé de tentative de meurtre envers un CPE, même si je dois manifester seul »
J'étais dans la mouvance à l'époque. Tel un petit lycéen de STI qui trouve le système « rigolo» et qui n'a aucune vision de l'avenir (la réalité tombe au moment de la constitution des dossiers de poursuite d'études. La gifle est violente).
Chaque système (j'inclus le fascisme entre autres) au départ est voué de bon sens pour faire avancer la société. C'est pas la suite qu'il y a dérapage parce que les personnes qui l'ont mis en place ne peuvent plus se contrôler et le contrôler.
J'ai recul' éducation pour développer des idées fascistes. Fort bien ! J'en suis ravi. Ainsi, je suis plus à même de l'interpréter pour m'en défaire.
Il faut vivre quelque chose pour être à même de l'analyser et décider de continuer à y adhérer ou aller vers un nouvel horizon.
Ecrit par : Meryl | 23 mai 2009
"Je ne sais pas si c'est pareil pour vous, mais un grand nombre de mes élèves sont déjà en vacances depuis trois semaines, pont ou pas pont, sans doute en raison des efforts surhumains qu'ils ont accomplis auparavant."
Ecrit par : Robin | 22 mai 2009
Carole va vous prouver par A + B que ce sont les IUFMs qui ont mis le pistolet sur la tempe des parents pour qu'ils interdisent à leurs enfants d'aller se faire torturer au collège par leurs professeurs.
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009
Franchement, je vous pensais d'un niveau supérieur à ce genre d'argument, m'enfin, il faut de tout pour faire le monde.
Vous devriez plutôt vous demander, si ces enfants ne prennent pas modèle sur leurs profs qui adorent faire grève, ou après tout ce que leurs parents lisent dans les journaux/web, ne se disent-ils pas : "bof, pourquoi aller à l'école ?" !
Ici même, sur ce blog, que lisent beaucoup de parents sans intervenir, on ne peut pas dire que les monchéri, moncoeur, les Kévin, les Lolita and Co soient de notoriété publique !
Imaginez tout simplement ce que peut penser le parent lambda de votre école de m....... !!!!!!!
Basta.
Ecrit par : carole | 23 mai 2009
À Jérémy :
http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2009/02/08/dernieres-nouvelles-du-front.html
à peut pres le 27 eme commentaire en partant de la fin
Ecrit par : Meryl | 23 mai 2009
Tout est dit. Rien à ajouter, ou presque.
JPB m'a fait penser à une réflexion d'Isaac Asimov, un écrivain américain et homme de science :
"Why is it, I wonder, that anyone who displays superior athletic ability is an object of admiration to his classmates, while one who displays superior mental ability is an object of hatred ?"
Cette observation, me semble-t-il, a pu être faite de tous temps.
Cependant, aujourd'hui, un élève studieux, poli, et brillant n'est plus seulement exposé à la haine des ses infortunés camarades cancres. Il est en danger de mort.
Ecrit par : Francis Penin | 22 mai 2009
Danger de mort, comme vous y allez fort !
Non seulement, il est exposé à la haine des cancres, mais en plus le "Doute" de ses profs " les parents, ce sont les parents ! Font quoi les parents, ah ça va le père est prof, cordonnier (très bien), ingénieur (normal) il est poussé !".
Il est excellent (on va être plus dur avec la notation), il est "normal", on va être plus cool. Ben voyons, l'égalité !
Grrrrrrrrrrrrrrrr
Ecrit par : carole | 23 mai 2009
Ah oui, j'avais bien lu votre réponse, Meryl ! Merci !
C'est une bonne idée de faire l'IUP après le fac générale (et à mon avis c'est surtout le DUT et l'IUP qui vous vaudront une embauche).
Je comprends mieux votre récit avec la phrase : « Je défendrais tout enseignant qui serait accusé de tentative de meurtre envers un CPE, même si je dois manifester seul ». Parce que tout de même, si le CPE n'avait pas lâché l'enseignant, ça se serait passé différemment. Avant qu'on en arrive à ce qu'un prof assassine un CPE, il vaudrait mieux que le CPE en question fasse son travail correctement.
Mais les CPE, ils ont Dubet dans la bibliographie officielle de leur programme de concours, alors qu'est-ce que vous voulez qu'ils comprennent ? (à part le rock et le twist - je donne une pomme et un oeuf au premier qui comprendra la référence, et sans google).
Les STI sont la terreur de tous les lycées. D'ailleurs, on n'y met plus de femmes pour y enseigner, sinon elles se font insulter et n'ont aucune crédibilité. Idem pour un enseignant homo et dont les élèves le savent : il vaut mieux qu'il n'ait pas de cours en STI !
Les profs qui passent le mieux en STI sont les hommes hétéros de 35-45 ans.
Ecrit par : Jeremy | 23 mai 2009
Apparu propose de ne spécialiser les filières qu'en terminale.
En voilà un qui a enfin des idées claires et directes pour achever le lycée.
Apparu, je te vois !
Ecrit par : dugong | 23 mai 2009
Apparu met la pression sur Descoings.
La purée de nous autres que ça va faire !
A moins que, comme la plupart du temps, ça ne fasse tchoufa.
Ecrit par : dugong | 23 mai 2009
Lu dans Wikipedia :
"Dans "Purée de nous autres !", le groupe nominal « de nous autres » (composé d'une préposition, d'un pronom personnel et d'un adjectif indéfini) a pour fonction : complément de l'interjection (c'est-à-dire, complément du nom « purée ». "
Les pieds noirs, un "groupe nominal" ?!
Y'en a vraiment qui cherchent les histoires.
Ecrit par : dugong | 23 mai 2009
Marianne n°630 du 16 au 22 mai.
On pensait que les sciences de l'éducation avaient gagné. Même si elles étaient critiquées pour leurs conséquences calamiteuses, elles avaient le monopole du discours sociologique. Leurs contempteurs étaient rejetées dans le camp de l'ignorance et de l'idéologie.
Et puis arrive le livre de Nathalie Bulle. Un travail sociologique sérieux, une étude méthodique et implacable de la redéfinition des objectifs de l'école qui a abouti à sa destruction.
En remontant aux sources, elle démontre que les théories qui président aux destinées de notre système scolaire rénové reposent sur des présupposés faux et que l'apprentissafe par l'imprégnation et le plaisir, plutôt que par l'effort, ne pouvait aboutir qu'au désastre.
Natacha Polony
Ecrit par : Guillaume | 23 mai 2009
Pendant qu'on y est dans les citations décalées…
Merci à Jérémy de m'avoir mis sur la piste de ces déclarations fracassantes de 2001 :
"L'Express du 22/03/2001 - Jean-Luc Mélenchon : «Le collège unique est dépassé»
Propos recueillis par Claire Chartier
Un entretien avec Jean-Luc Mélenchon, ministre délégué à l'Enseignement professionnel © V. Dayan
Jean-Luc Mélenchon veut réhabiliter l'enseignement technologique et professionnel. Il clame ce qu'aucun ministre, a fortiori de gauche, n'avait osé dire publiquement avant lui: le collège actuel, ce fameux collège «unique» - symbole de la démocratisation - est une «thèse dépassée» et une «machine à casser».
Avec sa fougue et son franc-parler, Jean-Luc Mélenchon, ministre délégué à l'Enseignement professionnel, brise un tabou et lance un débat essentiel pour l'avenir de l'école publique. Mis en place en 1977 par René Haby, alors ministre de l'Education de Valéry Giscard d'Estaing, le collège unique reposait sur un principe simple: démocratiser l'accès aux diplômes en dispensant à tous les élèves d'une classe d'âge le même enseignement, au même rythme et de la même façon. On supprima donc les filières et on repoussa l'orientation à la fin de la classe de troisième. Près de vingt-cinq ans plus tard, l'utopie ne fait plus rêver. Démoralisés face à des classes ingérables, 73% des enseignants de moins de 35 ans jugent l'objectif du collège unique «irréaliste», selon un sondage du Snes, le principal syndicat du secondaire. Les classes de niveau instaurées sous le manteau par certains établissements ne sont plus un secret pour personne. Les écarts s'accentuent entre les «cracks» et les «cancres», traînés jusqu'au bachot en vertu du célèbre slogan chevènementiste: «80% d'une classe d'âge au niveau du bac». Et la violence mine les collèges difficiles.
Conscient de l'enjeu, Jack Lang dévoilera dans les prochains jours ses propositions pour le collège. Le ministre de l'Education nationale songe à mettre en place des «blocs d'options» spécialisés - humanités et arts, langues et civilisations, sciences de la vie et éducation physique, technologie - qui viendraient compléter l'enseignement en tronc commun. Jean-Luc Mélenchon juge indispensable d'aller plus loin: il veut rouvrir les classes de troisième et de quatrième technologiques, et permettre à tous les jeunes de 15 ans, quelle que soit leur classe, de choisir leur orientation. Bref, casser le moule d'un enseignement uniforme, déjà passablement fissuré.
A quelques jours de la réforme annoncée par Jack Lang, votre prise de position fait scandale. Satisfait?
Il fallait lancer le débat du collège unique. Je l'ai fait en posant le problème de l'enseignement professionnel, mais c'est Jack Lang qui tranchera. La plupart de ceux qui connaissent les réalités de terrain soutiennent ma démarche. Des «archéos» de la gauche me reprochent de vouloir abattre une cathédrale laïque, un monument de l'école républicaine... Mon discours semble heurter de plein fouet des certitudes idéologiques. Pour moi, le collège unique est une fiction, un égalitarisme formel qui n'a rien à voir avec l'égalité réelle. D'ailleurs, on y trie encore beaucoup les gamins dans des classes de niveau sans le dire.
Pourquoi faut-il revoir le système du collège unique?
Le collège unique est une thèse dépassée. Lorsqu'il a été lancé, en 1975, la plupart des jeunes sortaient du système scolaire en fin de troisième. On comprend qu'à l'époque le point de vue progressiste ait consisté à dire: nous allons profiter de ces quatre années de scolarité pour donner à nos jeunes un bagage culturel commun. Puis la gauche a proposé l'objectif de 80% d'une classe d'âge au bac. Cela reste mon horizon! Mais la massification ne suffit pas à créer la démocratisation. A présent, collège unique ou bac pour tous, il faut choisir!
62% de jeunes d'une même génération qui décrochent aujourd'hui le bac, ce n'est pas si mal!
Oui, mais de plus en plus d'élèves sont obligés de suivre une voie qui ne leur convient pas et finissent brisés. Je constate: 46 000 élèves ont 16 ans à leur entrée en quatrième, et 16 000 triplent leur classe de seconde générale et technologique. 9 000 jeunes partent chaque année en préapprentissage à 15 ans. Et ce serait l'échec du jeune, pas celui de l'institution?
Votre solution?
Je veux rendre aux élèves leur liberté de choix. Le système oblige les jeunes à attendre la seconde pour choisir leur voie, un an avant la fin de la scolarité obligatoire, qui est fixée à 16 ans. Pour quelle raison étrange un adolescent de 15 ans en classe de quatrième ne pourrait-il pas choisir entre l'enseignement général et l'enseignement technologique, alors qu'un autre, au même âge, est jugé apte à le faire en classe de seconde?
Vous êtes donc favorable au retour de l'orientation précoce?
Je ne suis pas pour l'orientation précoce; je suis contre l'orientation tardive. Cela n'a rien à voir. Pensez-vous qu'un jeune de 15 ans qui se retrouve en cours avec des camarades de 12 ans a une très haute opinion de lui-même? Cinq académies sont en train d'expérimenter, à ma demande, une formule d'aide à l'orientation, l'«entretien de plan de carrière», destiné à tous les jeunes de 15 ans, quelle que soit leur classe. Ces entretiens proposeront tous les parcours possibles.
Vous évoquez les élèves en grande difficulté scolaire. Mais que faites-vous des autres, qui sont tout simplement démotivés?
Il faut leur proposer une autre forme d'enseignement, en rouvrant les troisièmes et les quatrièmes technologiques dans les lycées professionnels. On les a fermées en 1997 pour satisfaire au dogme du collège unique! Pourtant, la proportion de ceux qui atteignaient le bac en passant par là était la même que dans l'enseignement général! Aujourd'hui, les jeunes qui se sentent attirés vers le concret et la technique sont brimés.
Le sociologue François Dubet, auteur écouté d'un audit sur le collège en 1999, crie déjà au retour des «classes poubelles».
Quelle insulte pour tous les jeunes qui sont passés par là et ceux qui s'y trouvent encore! Et pour leurs enseignants! François Dubet est un mandarin. C'est lui qui a préconisé la fermeture des classes technologiques dans les collèges. Un an plus tard, Ségolène Royal, ministre déléguée à l'Enseignement scolaire, reconnaissait l'erreur. Regardez le programme de ces classes: vous verrez qu'on y suit quatre heures de français par semaine, trois heures de maths, trois heures d'histoire-géographie... à quoi s'ajoutent huit heures de technologie!
L'enseignement professionnel a pourtant une réputation de voie de garage.
Parce que le collège unique est un mécanisme d'oppression. Le jeune en échec ne peut pas dire sa révolte; il a honte. Et les enseignants vivent comme une défaite personnelle l'orientation de leurs élèves dans cette voie. C'est pourtant grâce à l'enseignement professionnel et technologique que 62% d'une classe d'âge décroche le bac aujourd'hui. Presque la moitié des bacheliers sortent de ces filières! Malgré cela, nous avons perdu 30 000 élèves à la rentrée dernière.
Où sont-ils allés?
Dans la voie générale. On préfère alimenter la machine à casser les élèves et les envoyer ensuite à la fac par wagons. Comme si les voies professionnelles et technologiques n'ouvraient pas, elles aussi, des débouchés! Et ce au moment où la croissance repart. C'est aberrant! Il s'agit d'une politique délibérée: les demandes d'orientation vers l'enseignement professionnel sont plus nombreuses que les places accordées, alors que des milliers de places sont libres en lycée professionnel. Autre exemple: il y a deux ans, une grande académie refusait les élèves qui voulaient s'orienter dans cette voie s'ils avaient plus de 12 de moyenne!
Comment expliquer une telle obstruction?
Une certaine caste élitiste porte encore sur les lycées professionnels un regard obscurantiste, parce qu'elle n'a pas compris que les métiers de notre époque sont des sciences pratiques, avec un haut niveau de valeur ajoutée intellectuelle. Non, l'enseignement professionnel ne se résume pas à une spécialisation manuelle. Les jeunes y apprennent les mêmes choses que les autres, mais autrement. Un jeune qui prépare un bac de productique mécanique doit faire des maths pour programmer des machines à commande numérique, de la physique pour maîtriser les problèmes de résistance des matériaux, de la chimie pour traiter les produits qui vont être utilisés. Le niveau est très haut!
L'école valorise-t-elle trop la culture «savante»?
Tous les savoirs sont «savants», la technique tout autant que les lettres. Au siècle des Lumières, l'Encyclopédie donnait la description du contenu des métiers et des sciences requises pour les exercer. Revenons à un humanisme éclairé. L'honnête homme d'aujourd'hui doit avoir l'esprit ouvert sur les techniques. Au bout du compte, nous faisons tous la même chose: nous exerçons un métier.
La transmission d'une culture générale abstraite est toutefois l'une des missions fondatrices de l'école républicaine.
Le rôle de l'école est d'émanciper l'être humain en lui transmettant non seulement des savoirs, mais aussi des savoir-faire et des vertus. C'est par le mérite et le travail qu'on s'élève. Si vous brisez quelqu'un, à quoi lui servira ce bagage commun? Un jeune qui passe par une troisième technologique, continue en bac pro et décroche un BTS, vous appelez cela un échec? Pitié! Tout le monde n'est pas fait du même bois. Certains ont besoin d'éléments concrets pour acquérir des savoirs abstraits. On bride leurs talents.
Vous êtes le porte-parole de la Gauche socialiste, et vous voilà applaudi par le Snalc. Plutôt curieux, non?
J'aimerais savoir par quel mystère les socialistes défendraient aujourd'hui un modèle qui date de 1975 et qui a été porté par un ministre de droite. C'est la gauche qui a inventé les troisièmes et quatrièmes technologiques en 1987 et c'est Lionel Jospin qui les a généralisées en 1989! Aujourd'hui, être de gauche, c'est refuser de soutenir un collège uniforme qui dédaigne la diversité des intelligences et pratique l'acharnement académique par mépris pour la technologie et les savoirs professionnels.
Pensez-vous que Jack Lang entendra le message?
Evidemment."
Bref, il avait tut bon — sauf à la derbière question…
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 mai 2009
"L'école est au pouvoir du corporatisme, des syndicats, des profs syndiqués (prière de prendre sa carte quand on est à l'IUFM, ça peut servir pour une mutation) qui n'en ont rien à cirer des élèves. Ils se régalent de l'éducation light dispensée en se croyant sortis de la cuisse de Jupiter."
Ecrit par : carole | 23 mai 2009
Je savais que vous n'étiez pas "supérieure à ce genre d'arguments"... :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mai 2009
"Bref, il avait tut bon — sauf à la derbière question…
JPB"
Ecrit par : brighelli | 23 mai 2009
Oui, Jean-Paul... Mais vous avez mis quoi, dans votre café??? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mai 2009
Je savais que vous n'étiez pas "supérieure à ce genre d'arguments"... :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mai 2009
Dites, reconnaissez tout de même que les syndicats n'ont pas leur pareil pour nous "forcer la main" dès l'année de stage. Je me souviens les pré-rentrées à l'IUFM où nous étions littéralement assaillis par les divers syndicats avant même le début de la réunion ! Avec comme argument "syndiquez-vous pour que vos souhaits aient la moindre chance d'être respectés", ce qui est une bien triste vérité je vous l'accorde.
Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 23 mai 2009
"vos souhaits de mutation" je précise ! Quoique j'imagine volontiers certains syndicats se faire passer pour le génie de la lampe ;-)
Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 23 mai 2009
Riposte Laïque reconnait les siens et cite Brighelli :
L’EDITO DE CYRANO
A mort les profs, à mort les flics !
lundi 18 mai 2009
"La cinquième enseignante poignardée de l’année, cette fois dans la Haute-Garonne (1)… Des policiers victimes de tirs à l’arme automatique à La Courneuve (2)… Cela n’étonne plus personne, cela fait partie de l’actualité de la France d’aujourd’hui. Bien évidemment, le ministre de l’Education nationale, Darcos, y va de sa sentence : « Cela pose cependant la question de la sécurité à l’intérieur des établissements scolaires. Il y a des solutions. Avec le président Nicolas Sarkozy nous y réfléchissons Il faut sanctuariser les collèges. Nous envisageons de généraliser la mise en place de portiques détecteurs de métaux ». On est sauvé !
Bien évidemment, autre incapable, la ministre de l’Intérieur, celle qui interdit aux policiers de poursuivre les fuyards en deux roues, « a condamné de "façon absolue" cet "acte inadmissible", assurant dans un communiqué diffusé ce matin que tous les moyens étaient déployés pour retrouver les auteurs des tirs et "les présenter à la justice". On est sauvé, là aussi !
On va faire des commissions dans l’Education nationale, et dans la police, cela occupera quelques sociologues et quelques chercheurs, et on va croiser les doigts, en priant que le prochain mort, qu’il soit prof ou flic, arrive le plus tardivement possible.
Quel décalage entre les balivernes des ministres et la réalité quotidienne ! A l’école, le système, gouvernement, partis de gauche et de droite, syndicats enseignants, veut nous imposer « Entre les murs ». La réalité quotidienne répond : « La journée de la Jupe ».
Darcos veut noyer le poisson, une enseignante, Véronique Bouzou, écrit « Ces profs qu’on assassine », que Jean-Paul Brighelli, autre mal-pensant, présente avec le talent qu’on lui connaît (3)."
La suite de cet excellent article :
http://www.ripostelaique.com/spip.php?page=sommaire
Ecrit par : Aux armes ! | 23 mai 2009
Il y a encore des gens qui répondent à Carole et Amélie ? o_O
Ecrit Jeremy | 22 mai 2009
Justement non.
C'est ce qu'on appelle le début de la fin de l'insolence, et c'est une bonne chose.
Vous pouvez cependant continuer à cancaner, mais après avoir jeté un coup d'oeil ici, vous remarquerez la subtile manipulation de Taddei.
http://www.dailymotion.com/video/x9d8o9_violence-en-france-y-pas-pire-quau_news
Ecrit par : Kyane | 23 mai 2009
Condensé de propagande politiquement correcte, à mourir de rire ! Avec quelques commentaires très judicieux en surimpression .
http://www.dailymotion.com/video/x9d76v_mm-rigouste-et-monbrison-analysent_news
Ecrit par : Insolence | 23 mai 2009
Vous pouvez cependant continuer à cancaner
Ecrit par : Kyane | 23 mai 2009
Bien vu, Kyane ! Ici, ils adorent le "french cancan" !
Ecrit par : Insolence | 23 mai 2009
(à part le rock et le twist - je donne une pomme et un oeuf au premier qui comprendra la référence, et sans google).
Ecrit par : Jeremy | 23 mai 2009
Gigi! C'est toi là-bas dans le noir ? (sans google, promis!)
Ecrit par : Buckingham | 23 mai 2009
Heureusement, certains, plus courageux que Taddei and Co regardent et disent la réalité:
http://frenchcarcan.com/2009/05/23/flambee-de-violence-urbaine/#comments
Ecrit par : Insolence | 23 mai 2009
Vous pouvez cependant continuer à cancaner
Ecrit par : Kyane | 23 mai 2009
Je cankyane, tu cankyanes, il ou elle cankyane ...
Ecrit par : Marilyse | 23 mai 2009
Pendant qu'on y est dans les citations décalées…
Merci à Jérémy de m'avoir mis sur la piste de ces déclarations fracassantes de 2001 :
"L'Express du 22/03/2001 - Jean-Luc Mélenchon : «Le collège unique est dépassé»
Propos recueillis par Claire Chartier
Je suis entièrement d'accord avec Jean-Luc Mélenchon.
Les classes de 4ème et de 3ème technologiques ont été effectivement supprimées en 97 et c'est l'une des raisons qui expliquent la situation en collège actuellement (avec la suppression des 4ème CPPN et des 4ème préparatoires au CAP).
Pour en revenir au fil du blog, la question de l'orientation est évidemment liée à celle de la violence. Des élèves qui s'ennuient, qui n'aiment pas les études "abstraites" ont tendance à chahuter, à en vouloir à la terre entière ; l'attitude exigée est un supplice permanent.
Mais Jack Lang n'a pas écouté Mélanchon (il était "évident" qu'il ne l'écouterait pas, c'était trop risqué politiquement).
Lang est de la race des courtisans et non des résistants. C'est un point commun avec le ministre actuel et, dans cette logique, il apparaît comme un successeur possible.
Xavier Darcos est à bout de souffle (la solution des "portails électroniques") et à bout d'idées et il a déplu au prince ("ses réformes à la con", dit-il avec son élégance coutumière). Vivement les européennes !
Mais qui après lui ? Sans doute un autre "courtisan".
Ecrit par : Robin | 23 mai 2009
Deux poids deux mesures:
Quand je poste deux mots d'anglais je fais glapir les gardiens du temple, mais quand not' bon maître écrit "and then, you’ll be a man, my son…[...] Et, last but not least " ou que Francis Penin vous cite en VO: "Why is it, I wonder, that anyone who displays superior athletic ability is an object of admiration to his classmates, while one who displays superior mental ability is an object of hatred ?", c'est un silence radio sur le front de l'orthodoxie hexagonale aussi affligeant que l'excès inverse comme le verbiage auto-satisfait de Debarbieux, par exemple.
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Speaking of which...
"bête qui sue la haine"
Ecrit par : retraitée | 22 mai 2009
Il s'agit sans doute d'un autoportrait.
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Revenons aux choses sérieuses:
La note de JPB sur les remèdes à apporter à cette catastrophe nationale, infligée à la France entière par une infime minorité, mérite mieux que des commentaires sur les mérites comparé de (Gre)Nadine et du dégraisseur de Mammouth, détenteurs putatifs de marocains. Elle touche un sujet crucial dont nombre d'observateurs ont traité depuis près d'un siècle et je vous épargnerai un Nième texte de Hannah Arendt. Il vaut mieux lire dans son jus son explication imparable de la barbarie ordinaire et des dysfonctionnements auxquels conduit notamment l' inepte mais coriace croyance de nos éducrates dans la possibilité de créer une société "démocratique" d'élèves.
J'évoquerai donc un autre de ces innombrables observateurs, pétris du bon sens qui fait si cruellement défaut aux susnommés. Ils ont eux aussi analysé la faillite à laquelle conduit sans coup férir la mainmise sur l'éducation par les Diafoirus et Trissotin de la pédo-psycho-sociologie. Quelle que soit leur obédience (progressiste, constructiviste, égalitariste, postmoderniste etc..), ces forcenés de l'innovation "démocratisante", rongés par le démon de la théorie bidon, se sont abattus comme une nuée de sauterelles sur nos écoles. Faute d'une pulvérisation d'insecticide à l'échelle nationale je ne vois pas comment débarrasser la France de cette vermine.
Suivant l'auguste exemple de JPB, je vous livre en VO la référence que m'évoque cette dernière note. Je la tire de la préface d'un ouvrage qui rassemble des textes écrits par Jacques Barzun, un grand historien franco-américain, inconnu en France mais que j'ai mentionné à de nombreuses reprises depuis plus de deux ans que j'interviens ( ou sévis) ici. J'ai déjà cité cet ouvrage paru en 1991 qui rassemble une série d'articles écrits entre 1950 et 1988, sous un titre qui se passe de commentaire: "Begin here: The Forgotten Conditions of Teaching and Learning".
Dans sa préface ( page x), l'éditeur énonce cette évidence biblique de portée transatlantique:
"Taken together, the essays make clear that ten, twenty, forty years ago the problems of today were known and remedies were proposed by more than a few able observers. For example, the essay reprinted here entitled: "The Educated Mind" originally appeared in a special issue of Life magazine, dated October 15, 1950, and captioned "US Schools: They Face a Crisis". The unhappy fact [Barzun] points out is that we have known all along what should be done but have not done it--or have done the opposite."
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, "The Educated Mind" est dans le droit fil de "La connaissance inutile" de J.F. Revel.
Reprenons un par un les remèdes proposés plus haut:
1)" Une politique de « tolérance zéro » vis-à-vis des comportements perturbateurs ou violents, par le strict respect de règlements intérieurs unifiés à l’échelle nationale. Aucun acte de violence ne doit rester sans réponse de l’Institution. "
C'est un voeu pieux dans un pays où les lois existantes sont violées en permanence et tant que l'encadrement sera composé de couilles molles uniquement soucieuses de ne pas faire de vagues pour préserver leur précieuse carrière.
Par ailleurs, je serais curieuse de connaître le nombre d'inspecteurs et de recteurs à la Verrière.
2) "Renforcer la coopération entre agents des ministères et des collectivités locales concernées par les agissements délictueux des mineurs (Police, Armée, Justice, Ville)."
Ditto, puisque le moyen de faire cesser le climat d'insécurité serait de poster des agents "musclés" derrière chaque enseignant en vertu du principe que la peur du gendarme est le commencement de la sagesse.
3) Renforcer la présence des adultes dans les établissements, lesquels doivent être correctement formés pour tenir effectivement ce rôle.
Traduction: Pour mettre en oeuvre 2) donner une formation obligatoire au close-combat dans les institutions qui remplaceront au plus vite les IUFM
4) "Réaffirmer qu’un établissement scolaire n’est pas une démocratie, mais un lieu d’apprentissage de la démocratie, à travers la transmission d’un savoir, et non par l’exercice d’une pseudo citoyenneté interne. La parole d’un élève ne doit pas avoir le même poids que celle d’un adulte."
Voeu pieux là aussi tant que règnera au pays des veaux la loi du "tout se vaut" qui fait le lit du n'importe quoi ( Raymond Boudon)
5) "Mise en place d’un soutien effectif de l’Institution envers ses personnels agressés. Les chefs d’établissement se refusant à appliquer les textes en vigueur, ne signalant pas les faits délictueux ou refusant de s’associer à la plainte des victimes doivent être sanctionnés."
Par qui et comment? Il s'agit là d'instaurer une responsabilisation ( rendre des comptes) des CE. Seule une autonomie et une concurrence entre établissements permettrait la mise en oeuvre de cette mesure iconoclaste. Autant attendre que les poules aient des dents, ce qui arrivera dans la semaine des quatre jeudis.
6) Abroger les « circulaires scélérates », qui minent l’autorité des professeurs. Renforcer en particulier le poids des enseignants dans les instances de sanction, conseils de discipline en particulier, afin que leur autorité puisse effectivement s’exercer. Les parents et représentants des élèves ne doivent y avoir qu’un rôle consultatif. Possibilité d’appliquer légalement des sanctions éducatives significatives : travaux d’intérêt général en particulier."
Euh, là aussi c'est rêver en couleur, comme on dit au Québec...puisque cela passe entre autres mesures utopiques par la réinstauration de conseils de classe qui soient autre chose que des chambres d'enregistrement de ces fameuses circulaires scélérates et par la suppression des syndicats, à commencer par ceux des lycéens, non-sens absolu qui fait rigoler le reste du monde.
8) "Responsabiliser les parents, y compris financièrement".
J'entends d'ici le choeur des pleureuses. Et comment mettre en demeure les parents de remplir leurs devoirs élémentaires quand l'exemple n'est pas donné au niveau des personnels d'encadrement?
9) Protéger les victimes d’actes de violences ou de harcèlement, élèves comme personnels des établissements, par l’application de mesures conservatoires".
Ah oui et lesquelles? Et les mesures préventives? Voir le tollé que provoque la possibilité de fouiller les cartables, d'installer des portiques, des caméras de surveillance. Cautères sur une jambe de bois si le mal n'est pas éradiqué à la racine.
10) "Prendre en charge spécifiquement les élèves gravement perturbateurs ou violents, par le développement de structures « relais ». " Doux euphémisme pour la maison de redressement et du coup redoublement de gémissements chez les pleureuses.
Et pour la bonne bouche, le summum du Yakafaukon accompagné du sempiternel bouc émissaire de la destrution des apprentissages: le si commode contexte socio-économique .
11) Apporter une réponse proprement « pédagogique », dans la mesure où les actes de violence recensés dans les établissements du second degré sont pour une grande part liés, hormis tous autres problèmes sociaux, aux difficultés scolaires et aux frustrations liées aux échecs successifs de certains élèves. Faire donc en sorte que tous les élèves arrivant en 6° maîtrisent les « fondamentaux », sans lesquels il leur est impossible de suivre une scolarité secondaire dans de bonnes conditions. Et revoir les procédures d’orientation de façon à permettre à chacun d’atteindre son niveau d’excellence dans son domaine de prédilection, selon son travail et ses capacités.
HOULALA, vois-je pointer le spectre de la SELECTION ce mot aussi diabolisé que celui de LIBERAL?
De ce bel éventail de mesures on ne peut que dire comme De Gaulle: "Vaste programme" tout en replaçant cette exclamation dans son contexte puisqu'elle suivait un "mort aux cons"! tout autant de circonstance.
Qu'on se rassure. C'est l'excellence pour tous qui est le principe de base: tous les élèves sont considérés comme ayant un droit "égal" à obtenir le bac à hauteur de 80%
Comme il est dit plus haut, nihil novi; ceci est connu et rabaché, depuis des lunes, sans la moindre once du plus petit commencement de velleité de changement dans le sens d'une amélioration. Bien au contraire, toute mesure de salubrité publique met la France dans la rue, sans oublier l'effet pervers de l'entrisme (arrivisme) des Descoings et autres Cohn-Bendit, qui permet de craindre le pire.
Puisqu'on n'aime pas mon anglais je vous donne encore du québécois: Darcos (pourtant pas de ce bord-là) s'est fait "fourrer" par le premier. On ne risque pas de voir le beau Richard débarquer à la Verrière ni être mis au vert dans quelqu'autre centre de soins, malgré sa maladie.
Quant au Great Gaby, expert en détournement à son profit de la manne publique, il en permet la diversification dans une ville déjà sinistrée. Une catastrophe de plus ou de moins...
Ecrit par : Cadichon | 23 mai 2009
Maroquin !
Ecrit par : iPidiblue et l'orthographe sur le tas | 23 mai 2009
"Les classes de 4ème et de 3ème technologiques ont été effectivement supprimées en 97 et c'est l'une des raisons qui expliquent la situation en collège actuellement (avec la suppression des 4ème CPPN et des 4ème préparatoires au CAP)." écrit Robin.
A l'époque, en collège, nous savions ce que cela allait donner. On ne nous a pas écoutés. Tout a été démantelé. Sans aucune solution. On a dû garder dans nos classes des élèves âgés qui n'avaient rien à y faire. Avec tous les dégâts collatéraux.
Ecrit par : Marilyse | 23 mai 2009
« Je défendrais tout enseignant qui serait accusé de tentative de meurtre envers un CPE, même si je dois manifester seul "
On a identifié la catégorie à éliminer...Aucune diversité bien sûr, un moule unique !
Ecrit par : Cauchemar Pour Elève | 23 mai 2009
Claude Allègre lèche le cul de Zébulon avec tellement d'énergie et depuis si longtemps que ça va vraisemblablement finir par avoir un effet notoire sur le réchauffement climatique.
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009
Pour éviter le feu, on mettra de l'amiante! Le Gros Glaude en était un chaud partisan, non?
Ecrit par : retraitée | 23 mai 2009
Il doit avoir la langue chargée le Glaude ....
Ecrit par : iPidiblue et la soupe aux lèche-culs | 23 mai 2009
Condensé de propagande politiquement correcte, à mourir de rire ! Avec quelques commentaires très judicieux en surimpression .
http://www.dailymotion.com/video/x9d76v_mm-rigouste-et-monbrison-analysent_news
Ecrit par : Insolence | 23 mai 2009
Pour résumer : "Dans un raptus de "contrition" (sic !), un jeune collégien, victime de la société de consommation, de l'injustice sociale et de la violence de l'institution scolaire a poignardé avec un phallus symbolique sa professeur de français, Madame Prétexte." ;O))
C'est beau la psycho-sociologie !
Ecrit par : Robin | 23 mai 2009
J'ai recul' éducation pour développer des idées fascistes. Fort bien ! J'en suis ravi. Ainsi, je suis plus à même de l'interpréter pour m'en défaire.
Il faut vivre quelque chose pour être à même de l'analyser et décider de continuer à y adhérer ou aller vers un nouvel horizon.
Ecrit par : Meryl | 23 mai 2009
Vous avez au moins le mérite d'avoir essayé d'analyser ce qui s'est passé cette année-là : le processus ordinaire de déstabilisation d'un enseignant, en mettant le doigt sur le rôle des ragots et sur la complicité active du CPE et de la vie scolaire, passive du proviseur et du proviseur adjoint.
Ce que vous décrivez est complètement atroce et en même temps absolument banal (l'extrême banalité du mal).
Quitte à mériter un point Goldwin, je n'hésiterais pas à parler, quant à moi, de "fascisme ordinaire" (remplacer "vieux" par "Juif", par "tzigane" ou par "handicapé")
Je suis heureux de constater, comme le montre votre dernière phrase, que vous avez pris du recul depuis.
Ecrit par : Robin | 23 mai 2009
Pour résumer : "Dans un raptus de "contrition" (sic !), un jeune collégien, victime de la société de consommation, de l'injustice sociale et de la violence de l'institution scolaire a poignardé avec un phallus symbolique sa professeur de français, Madame Prétexte." ;O))
C'est beau la psycho-sociologie !
Ecrit par : Robin | 23 mai 2009
Et après avoir vomi cette soupe télévisée ( qui ne peut, par ses mensonges éhontés, que renforcer les partis dits "d'extrême-droite" ), on n'a qu'une envie, casser la télé et se faire plaisir avec un vieux sketch :
http://www.dailymotion.com/video/x38dnm_les-inconnus-nicolas-hulot_fun
Ecrit par : Insolence | 23 mai 2009
Pour résumer : "Dans un raptus de "contrition" (sic !), un jeune collégien, victime de la société de consommation, de l'injustice sociale et de la violence de l'institution scolaire a poignardé avec un phallus symbolique sa professeur de français, Madame Prétexte." ;O))
C'est du jésuitisme ...
Ecrit par : iPidiblue et la Compagnie de Jésus redivivus | 23 mai 2009
On apprend aujourd'hui qu'une CPE s'est fait rouer de coups.
l'un des collégiens s'en est pris subitement à elle, la frappant à coups de poing et à coups de pied (phalli, selon les sociologues), selon la police.
L'élève a été expulsé du collège. Placé en garde à vue, l'adolescent a été mis en examen, jeudi, pour violences volontaires, et (heureusement, selon les sociologues dénonçant la dominance) remis en liberté.
http://tf1.lci.fr/infos/france/faits-divers/0,,4421030,00-une-conseillere-rouee-de-coups-par-un-collegien-.html
Ecrit par : Kyane | 23 mai 2009
Allons bon, me voici solidaire d'une CPE…
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 mai 2009
Oups, vous êtes devenus les profs-Contexte !!!!!
La décadence, "analyse faite par peintre ? sociologue ? ......
On pourrait en rire si cela n'était aussi dramat(hic) !
A gerber !
Ecrit par : carole | 23 mai 2009
Dans la série "mon chéri mon amour crie au scandale", voici le rapport d'attitude envoyé le 13 mai à ma hiérarchie :
"Nous avons atteint aujourd’hui un sommet dans la sottise absolue et même dans l’absurdité issue de 30 ans d’absence d’apprentissage de la grammaire, de l’orthographe et de la maîtrise de la langue française.
L’élève L au début de mon cours m’apostrophe de façon véhémente, totalement excité, m’accusant de l’avoir, lui et ses camarades d’examen, induit en erreur dans la dictée. En effet, dans l’extrait de phrase «de se promener ensemble », j’effectue une légère liaison afin de les aider à ne pas confondre promener et promené. Ce triste individu dans un cri déchirant affirme que je les ai, lui et les autres, amenés à écrire « promenèrent ». Outre la différence de phonèmes (er, n’est pas èrent), la stupidité de la remarque me laisse totalement confondu dans un premier temps et me met rapidement dans une grande colère devant une telle bêtise revendicatrice.
Devant mes (violentes) récriminations, un autre élève, C., nullement concerné par le débat, se lève, et drapé dans sa dignité, décide de quitter la classe et donc de s’exclure alors que L décide quant à lui de se rasseoir et de n’en pas rajouter, ce qui a comme effet de calmer le jeu et le cours a repris normalement.
Que certains (beaucoup) d’élèves aient d’immenses problèmes d’orthographe, nul ne saurait aujourd’hui le contester, et surtout pas notre Education Nationale, quelque peu responsable de cet état de fait. Mais que ces élèves se mettent à clamer avec une parfaite mauvaise foi qu’un professeur les conduit à une erreur de syntaxe grammaticale est un acte totalement inadmissible.
Je préfère toutefois en sourire certes de manière quelque peu désabusée."
Ecrit par : guedbralec27 | 23 mai 2009
« Appliquer une politique de « tolérance zéro » vis-à-vis des comportements perturbateurs ou violents, par le strict respect de règlements intérieurs unifiés à l’échelle nationale. Aucun acte de violence ne doit rester sans réponse de l’Institution. »
Béatifiez-la, canonisez-la, sanctifiez-la, ministrisez-la, élisez-la cette femme (puisqu'il semble que l'auteur du livre cité par JPB soit une femme) ! Bien que ses propos et propositions confinent à un fascisme qui risquent de faire hurler la plupart des coincés du fion qui ne veulent surtout pas que l'on rentre dans le lard ou dans toute autre partie de Mabiquette (seuls ses camarades de classe peuvent y entrer dans Mabiquette sans qu'on leur dise quoi que ce soit), je la rejoins !
J'apprécie assez peu le Mari de la Chanteuse qui nous dirige (à quelle personne se rapporte le pronom relatif « qui » ?) et qui prônait la tolérance zéro envers les connards de chauffards qui roulent à 200 km/h ou à 2 g. Tout le monde a gueulé mais la ferme aujourd'hui et l'on voit même poindre certains couillons, dont je fais partie, qui disent que cette tolérance zéro donne quelques menus résultats et finissent par respecter le code de la route avec un scrupule proche de la dévotion religieuse.
Donc loué sois-tu, auteur(e ?) inconnue. Puissent les frigides de l'autorité (Beuarkkkkkkkk, le vilain mot) et les peigne-culs qui disent que la sanction ne règle rien, réaliser qu'à ne jamais vouloir serrer la vis et à sempiternellement vouloir discuter, on finit par faire exploser la situation et qu'ils risquent bien malgré eux de se retrouver avec un système des plus rigides que même le grand Orwell n'aurait osé imaginé. Cela prendre peut-être cinquante ou soixante ans, voire plus, mais il est fort possible que ça arrive un jour. On reviendra en arrière, bien entendu, après car la vie est un cycle et il y aura bien des gens pour pousser cette sévérité trop loin et ainsi faire renaître de leurs cendres les révolutionnaires que l'on mettra des années à faire taire.
« Responsabiliser les parents, y compris financièrement. »
Elle y va fort, et je crains qu'une telle proposition ne passe jamais, beaucoup trop facho. Je me demande toutefois si ce genre de choses n'est pas déjà prévu par les Textes (usage volontaire de la capitale). Peut-être que si on se décidait enfin à appliquer la Loi avec un grand L, nom de Moi, les producteurs de pignoufs adolescents faiseurs de conneries réaliseraient que le Société qui leur file des allocs pour payer des sapes hors de prix à leurs connards de mômes en a marre de laisser la jeune génération faire n'importe quoi. Il faut que jeunesse se passe ? Oui, le samedi à la maison, en faisant des caprices; Pas à l'École ou dans la Rue. La Société, elle n'a pas à supporter le laxisme de certains crétins qui n'ont tout simplement pas les couilles de mettre deux tartes à leur gosse quand il fait chier. Et à ceux qui me diraient qu'on élève pas un gamin avec des tartes, je répondrai : si ! Ce qui tue la baffe, c'est l'excès de baffe. Les parents qui passent leur temps à meuler la gueule du gamin ne mérite tout simplement pas d'être pourvu de ce magnifique jouet que sont les organes reproducteurs. On ne peut pas fonder l'éducation uniquement sur la baffe, ça d'accord. Mais je maintiens qu'une baffe (quand c'est mérité) ou bien une sérieuse, franche et réelle remontée de bretelles, ça ne va pas tuer Mabiche ou Monlapin. Nan mais !
« Prendre en charge spécifiquement les élèves gravement perturbateurs ou violents, par le développement de structures « relais ». »
Ah bah moi j'irais même plus loin, soyons fous. Puisque ces merdeux crachent à la gueule de l'École, pourquoi l'École ne les laisserait pas crever la gueule (la leur) ouverte ? Tu veux rien faire, tu veux foutre le bordel ? Tu dégages, tu restes chez toi et quand tu n'auras aucune qualification, aucune diplôme et que tu seras trop stupide pour aller quémander ton RMI tellement tu comprendras rien aux papiers, tellement tu seras illettré, tellement tout le monde se foutra de toi, tu pourras aller te gratter. La Société, t'auras donné ta chance, tu n'auras pas voulu la saisir, tes parents ne t'y auront pas incité, vois ça avec eux et fous la paix à ce système qui n'a pas assumer tes défauts ou ceux de tes parents. Bah quoi ? On est là pour enseigner ou pour dresser ? Si les parents n’arrivent pas à venir à bout de leurs moutards, ils n’ont qu’à s’adresser au cirque Pinder. Pour ma part, je suis là pour enseigner les mathématiques, par pour faire du dressage psycho-adolescent.
Je pense passer, dans les prochaines heures, pour quelqu’un d’assez peu tolérant. Entendons-nous, je ne fais pas l’apologie d’une dictature néo-fasciste, ni même d’un eugénisme à faire pâlir d’envie le bon docteur Josef. Je veux seulement que l’on utilise nos protubérances testiculaires à admettre que l’on est allé trop loin dans le domaine du « on ne brime pas les enfants » et à assumer les conséquences de cet « excès de liberté » en resserrant la vis, quitte à faire grincer quelques dents (y compris celles métallisés de nos ados dont l’avis sur la question ne m’intéresse absolument pas), plutôt qu’à en faire toujours plus des mioches braillards préférant étudier la boucherie dans un collège d’enseignement général plutôt que dans un CFA.
Ecrit par : Le Pingouin | 23 mai 2009
"Du fond de l'espace, on ne vous entendra pas crier" : je crois que c'était l'affiche du film "Alien" en 1978 ou 1979. Malheureusement, aujourd'hui, l'Education nationale ressemble trop souvent à ça : "Du fond des établissements scolaires, on ne vous entendra pas crier (et accessoirement on vous remettra la tête sous l'eau si vous vous manifestez).
Je crois que la note de JPB remet bien les pendules à l'heure. Que ce soit sur la hiérarchie qui peut casser les enseignants au lieu de les soutenir... ou les enseignants eux-mêmes qui peuvent casser du collègue (le plus souvent pour mieux masquer leurs propres insuffisances).
J'adhère aux propositions, et notamment au "front uni". Mais ce dernier nécessite une réelle volonté de tous les acteurs, et pas seulement au niveau ministériel (sinon il ne s'agit que de voeux pieux). Il est également indispensable de bien prendre acte que les incivilités et les violences scolaires ne sont pas le seul fait de la "banlieue parisienne", qui n'est que l'arbre qui cache la forêt. C'est là un préjugé encore trop répandu. Je suis d'ailleurs convaincu que certains administratifs cassent des profs en zone rurale plutôt que de leur donner les moyens d'exercer leur métier précisément pour éviter d'avoir à admettre qu'ils ont les mêmes élèves et les mêmes difficultés qu'ailleurs. Il faut arrêter avec le refrain "Fenouillet = incident isolé" et "ici, d'habitude, c'est tranquille" : ce n'est pas vrai.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 23 mai 2009
« Il est de la nature d’une république qu’elle n’ait qu’un petit territoire ; sans cela elle ne peut guère subsister. Dans une grande république il y a de grandes fortunes, et par conséquent peu de modération dans les esprits : il y a de trop grands dépôts à mettre entre les mains d’un citoyen ; les intérêts se particularisent […]. Dans une grande république le bien commun est sacrifié à mille considérations : il est subordonné à des exceptions ; il dépend des accidents. Dans une petite, le bien public est mieux senti, mieux connu, plus près de chaque citoyen : les abus y sont moins étendus, et par conséquent moins protégés. » ("Encyclopédie, article "République" par De Jaucourt).
Au XVIIIe siècle, les Encyclopédistes ne pensaient pas que la république soit applicable dans les grands Etats. Il me semble que leurs craintes n'ont rien perdu de leur actualité, en particulier dès qu'il s'agit de la France et d'une institution telle que l'Education nationale. Il ne faut jamais perdre de vue qu'il s'agit de gérer un service public de masse, avec une multitude d'intervenants entre le sommet (le ministre) et la base (les enseignants devant leurs élèves). Dès lors, même en admettant que les intentions ministérielles soient bonnes et que les textes au BO aillent dans le bon sens, je redoute que nous ne soyons toujours tributaires de la qualité et de l'arbitraire des intermédiaires : recteurs, inspecteurs, chefs d'établissements... Même si les problèmes de violences scolaires sont de notoriété publique, lorsqu'un proviseur enfoncera un enseignant au lieu de le soutenir (pour ne pas faire de vagues et préserver l'image de son établissement), qui le contraindra à agir autrement? Concrètement, de quels recours disposera réellement l'enseignant en question?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 23 mai 2009
Bon nombre de parents sont de grands enfants. Pas étonnant qu'ils aient peu d'autorité sur leur progéniture. Certains sont d'une naïveté à tomber par terre, ou jouent les naïfs.
Toutes les aides qui ont été apportées en nombre depuis deux ans (cours de soutien, PPRE, dispositif "coup de pouce", études dirigées, aide aux devoirs dans les établissements ou dans les centres sociaux, accompagnement éducatif ...) leur ont permis en fait de prendre du champ : on s'occupe de mon gamin à ma place. Le collège fait tout à ma place.
Je suis étonnée de voir dans une classe le nombre d'élèves qui n'a pas sur un week-end, même prolongé, ouvert ses cahiers. Peu de parents suivent le travail scolaire de leur môme, c'est-à-dire en ouvrant les cours et en contrôlant ce qui est fait ou à faire. Il y a un fossé enorme entre le jemenfoutisme observé dans les collèges de la part des élèves et les réalités de la vraie vie. J'ai une fille qui a été au chômage pendant 6 mois (niveau bac + 4 et formation professionnelle de 6 ans) : c'est un emploi à plein temps que de trouver du travail, de passer, de cabinet de recrutement en cabinet de recrutement, les séries d'entretiens. Il faut se battre et assurer. Surtout quand on n'est pas fils ou fille de, recommandé(e) par untel, unetelle ...Quand je vois les "branleurs" et "branleuses" qu'on a devant soi, c'est vrai qu'on se pose des questions. Je trouve que les professeurs sont souvent les seuls à se faire du mouron. Pour pas un rond.
Ecrit par : Marilyse | 23 mai 2009
Hier, un enfant provenant de la diversité (comprendre un arabe de la ZUP) était chez moi.
(voyez, je ne suis pas si mauvais ...).
Après qu’il ait joué avec la tortue dans le jardin (sans lui faire subir de sévices) il vint me questionner :
« Ta bête, tu la fais sortir de sa boîte souvent ? ».
Comme quoi, même les petits arabes peuvent prononcer des mots d’enfant charmants et dignes de figurer à la rubrique courrier des lectrices du magazine « J’élève mon poisson rouge ».
Sauf que le gosse en question a six ans et demi et qu’il est en fin de CP.
J’ai pensé à Catmano sur ce coup.
Y’a vraiment des zenfants moins zégaux que d’autres …
Ecrit par : Zorglub | 23 mai 2009
« Ta bête, tu la fais sortir de sa boîte souvent ? ».Ecrit par : Zorglub
Je raconterai cette histoire à un copain qui, après un accident, est resté incarcéré dans sa twingo pendant deux heures; ça lui rappellera de bons souvenirs !
Cordialement
Thierry
Ecrit par : thierry venot | 23 mai 2009
Hors sujet : je signale aux amateurs la parution d'un nouveau volume des aventures d'Eraste Fandorine, "Le chapelet de jade", aux Presses de la Cité.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 mai 2009
Marilyse, je viens de lire votre message et je crois que je vais vous gratifier du premier « Je vous aime » pingouinesque de cette fin de semaine. Oui, on n'a qu'une vie, je vous le décerne. Le mouron que l'on se fait est parfois excessif car certains enfants s'en sortent sans forcément faire de longues études, il faut aussi le reconnaître. Le plus dur à encaisser est que l'on punit parfois dans le but de faire réagir le gamin et de lui faire prendre conscience que s'il veut optimiser ses chances (vocable qui sonne pédagogo je trouve, mais je n'en vois pas d'autre) et que des parents viennent vous dire que vous y allez trop fort, et gna gna gni, et gna gna gna... Ah mais ils ont leurs renseignements et d'autres professeurs leur ont dit qu'il fallait être gentil... « Et ben garde-le ton chiard, connasse ! Je suis pas un supermarché des bonnes notes : je fais comme je veux avec mes élèves et si ça te plaît pas, c'est pareil : prends ta saloperie de garnement sous le bras et réécoute le répertoire du grand Jean Schulteis ! » Bramement inutile, je vous l'accorde, mais au (oh ? Ô ?) combien soulageant.
Ecrit par : Le Pingouin | 23 mai 2009
Mais ce dernier nécessite une réelle volonté de tous les acteurs, et pas seulement au niveau ministériel (sinon il ne s'agit que de voeux pieux). Il est également indispensable de bien prendre acte que les incivilités et les violences scolaires ne sont pas le seul fait de la "banlieue parisienne", qui n'est que l'arbre qui cache la forêt. C'est là un préjugé encore trop répandu. Je suis d'ailleurs convaincu que certains administratifs cassent des profs en zone rurale plutôt que de leur donner les moyens d'exercer leur métier précisément pour éviter d'avoir à admettre qu'ils ont les mêmes élèves et les mêmes difficultés qu'ailleurs. Il faut arrêter avec le refrain "Fenouillet = incident isolé" et "ici, d'habitude, c'est tranquille" : ce n'est pas vrai.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 23 mai 2009
Entièrement d'accord! C'est un problème général. Un problème de société qui concerne toute "notre jeunesse" abrutie par les médias (et par leur intermédiaire ceux qui se font de l'argent sur son dos) et une école qui ne leur apprend rien (je ne développe pas, JPB ou N. Polony ont décrit tout cela très bien). Le rôle des parents est central bien sûr, l'étape de l'école primaire capitale.
A force de marteler le message ici ou là, on finira bien par se faire entendre du plus grand nombre non ?
Ecrit par : Buckingham | 23 mai 2009
Hors sujet : je signale aux amateurs la parution d'un nouveau volume des aventures d'Eraste Fandorine, "Le chapelet de jade", aux Presses de la Cité.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 mai 2009
Dans le sujet du hors sujet :
C'est noté ! Je suis un fan de Fandorine !
Dans la sous rubrique "polars", je resignale, à mon tour, la parution dans la série "Grands détectives" du quatrième tome des aventures des carnets de Max Liebermann de Franck Tallis : "Les pièges du crépuscule". Remarquable, comme d'habitude (non, ce n'est pas un roman fantastique, oui, il y a une explication rationnelle...Un vrai tour de Force !)
...Ainsi que "L'interprétation des meurtres de Jed Rubenfeld (Pocket). Ca se passe à New-York au moment du voyage de Freud. Remarquable aussi, dans un autre genre. L'auteur s'y attaque en passant à deux énigmes majeures : celle de la signification de "être ou ne pas être" dans Hamlet et à la réalité du complexe d'Oedipe.
A propos du complexe d'Oedipe, il est bien connu aujourd'hui que Freud a tronqué le début du mythe afin de "protéger" (inconsciemment, bien sûr) les parents, à commencer par son propre père. L'auteur, passé d'une thèse sur Freud au Droit qu'il enseigne à l'université de Yale.
Ecrit par : Robin | 23 mai 2009
Robin, j'ai lu les deux livres que vous signalez. Je les ai beaucoup aimés tous les deux.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 mai 2009
"Bon nombre de parents sont de grands enfants. Pas étonnant qu'ils aient peu d'autorité sur leur progéniture. Certains sont d'une naïveté à tomber par terre, ou jouent les naïfs. "
Ecrit par : Marilyse | 23 mai 2009
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Les parents des enfants âgés de 6 à 18 ans scolarisés actuellement sont nés à partir des années 1960.
Ces parents-là n'ont pas connu la sévérité à l'école. Ils ne l'ont pas connue non plus chez leurs propres parents car l'époque était euphorique.
Ils ont, à leur tour, laissé leurs enfants faire ce qu'ils voulaient.
Et puis voilà où nous en sommes.
Sur ce blog de nombreux participants sont probablement nés après 1960. Ils peuvent faire exception au phénomène que je décris ci-dessus. Il y a toujours eu des parents "responsables". Une fois de plus, j'insiste sur le fait que je ne mets pas tout le monde dans le même sac.
Ecrit par : Francis Penin | 23 mai 2009
Danger de mort, comme vous y allez fort !
Ecrit par : carole | 23 mai 2009
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Oui, hein ?
J'espère ne pas être un oiseau de mauvais augure !
Ecrit par : Francis Penin | 23 mai 2009
Hors sujet : je signale aux amateurs la parution d'un nouveau volume des aventures d'Eraste Fandorine, "Le chapelet de jade", aux Presses de la Cité.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 mai 2009
Hors sujet également : ce n'est pas parce que Jérôme Ferrari est ajaccien, mais j'ai beaucoup aimé son dernier roman : "Un dieu un animal" (chez Actes Sud).
Ecrit par : Daniel Arnaud | 23 mai 2009
Je suis sincèrement émue de constater qu' ipidibule me lit assez attentivement pour relever mon lapsus. Merci de cette gentille attention, car ainsi j'y prendrai garde. À l'heure où j'écrivais, j'aurais visiblement mieux fait de rêver de pastilla et de tagine d'agneau aux citrons confits que de gloser sur les maroquins putatifs des uns ou des autres.
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"Au XVIIIe siècle, les Encyclopédistes ne pensaient pas que la république soit applicable dans les grands Etats. Il me semble que leurs craintes n'ont rien perdu de leur actualité, en particulier dès qu'il s'agit de la France et d'une institution telle que l'Education nationale. Il ne faut jamais perdre de vue qu'il s'agit de gérer un service public de masse, avec une multitude d'intervenants entre le sommet (le ministre) et la base (les enseignants devant leurs élèves). Dès lors, même en admettant que les intentions ministérielles soient bonnes et que les textes au BO aillent dans le bon sens, je redoute que nous ne soyons toujours tributaires de la qualité et de l'arbitraire des intermédiaires : recteurs, inspecteurs, chefs d'établissements... Même si les problèmes de violences scolaires sont de notoriété publique, lorsqu'un proviseur enfoncera un enseignant au lieu de le soutenir (pour ne pas faire de vagues et préserver l'image de son établissement), qui le contraindra à agir autrement? Concrètement, de quels recours disposera réellement l'enseignant en question?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 23 mai 2009
Si je ne peux que souscrire à cette dernière analyse qui résulte du constat d'échec de la politique menée depuis cinquante ans, ce n'est pas le cas pour l'actualisation de " la crainte " de certains Encyclopédistes, comme Rousseau, pour qui la république n'était pas viable dans des grands états mais seulement dans des micro-états, pratiquant la démocratie directe (canton de Genève). J'estime plus fertile pour nourrir notre réflexion présente de s'appuyer sur ce que disaient ceux, comme Condorcet ou Benjamin Constant, qui affirmaient le contraire. Il me semble dès lors trompeur de conclure dans la foulée de cette actualisation qu'il y aurait un lien de cause à effet entre une "dérive" ( libérale, what else?) de la démocratie et la destruction des apprentissages.
Condorcet avait conçu un système éducatif complet destiné à assurer la survie de la République (dont il avait bien identifié les faiblesses) en articulant sa théorie de la connaissance à celle de la décision. Son républicanisme lui a inspiré une approche de l'instruction publique fondée non pas sur la parodie de démocratie qu'a imposée l'égalitarisme à la sauce pédagogiSTE mais sur les principes intangibles de la liberté pédagogiQUE, de l'autonomie et de la neutralité axiomatique ( ou laïcité scolaire). Il met ainsi à mal les schémas explicatifs de la faillite actuelle (défendus par Guy Coq, Marcel Gauchet ou Charles Coutel notamment). Si ce lien existait, comment expliquer que seules des démocraties (républiques ou monarchies constitutionnelles) caracolent en tête de tous les classements internationaux (niveau primaire, secondaire ou supérieur)?
Si certaines démocraties "libérales" s'avèrent mieux capables que d'autres d'instruire TOUS les enfants, on peut envisager que l'échec en ce domaine provienne plutôt d'un vice interne de leur approche éducative ( théorie et pratique) que de l'entropie constitutive de TOUT régime démocratique, ou de phénomènes socio-économiques, lesquels, comme la canicule ou le nuage de Tchernobyl, ne s'arrêtent pas aux frontières de l'hexagone, qu'il s'agisse d'en sortir ou d'y entrer....
Ecrit par : Cadichon | 23 mai 2009
Vous savez, Francis, il m'arrive d'avoir maintenant comme élèves les enfants de mes anciens élèves ! Bon, ça ne me rajeunit pas. Les parents de mes élèves actuels sont nés en général aux alentours des années 70.
Quand je repense aux dates, 1997 : suppression de l'orientation en 4e et 3e technologique, obligation d'enseigner en séquences. Cherchez l'erreur.
Quand vraiment un élève est hors circuit, on lui propose un "parcours atypique", c'est-à-dire qu'il fait un ou plusieurs "stages" chez un employeur. Et il revient entre deux suivre au collège quelques heures de cours. Ces dispositifs dépendaient du bon vouloir des chefs d'établissements. Nous avions, il y a quelques années, un collègue qui assurait un suivi de ces élèves mais tout cela a été supprimé. Ce type de parcours également chez nous. C'était une solution un peu bancale, où l'élève se trouvait vite déscolarisé. Il aurait fallu qu'il y ait un enseignement adapté à son retour dans le collège. Du bricolage.
Ecrit par : Marilyse | 23 mai 2009
Robin, j'ai lu les deux livres que vous signalez. Je les ai beaucoup aimés tous les deux.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 mai 2009
Ouais ! moi, je suis en train de lire Du Sang sur Vienne de Franck Tallis mais j'ai été interrompue dans ma lecture car j'ai lu un livre de littérature jeunesse que j'avais acheté à ma fille, L'Enfance du Soleil de Anne-Marie Desplat-Duc, auteur prolifique et de très belle facture, qui écrit pour nos jeunes demoiselles des romans très documentés se passant sous le règne de Louis XIV. Elle a écrit une série, Les Colombes du Roi-Soleil sur les demoiselles de Saint Cyr et en est au tome 8, chaque tome racontant la vie à Saint Cyr puis la destinée d'une élève. C'est vraiment très bien écrit et fort intéressant.
Ma fille trie à présent ses amies en leur prêtant le premier tome (Les comédiennes de Monsieur Racine) et élimine impitoyablement celles qui n'arrivent pas à le lire !
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2009
Y'a aussi Marie-Anne Fille du Roi: histoire romancée de la vie de la fille de Melle de Lavalière.
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2009
« Ma fille trie à présent ses amies en leur prêtant le premier tome (Les comédiennes de Monsieur Racine) et élimine impitoyablement celles qui n'arrivent pas à le lire ! »
C'est le docteur House votre fille Dobolino ???????????????????? Au fait, avez-vous eu le résultat de son devoir d'argumentation là qui nous a tous bien fait causer récemment ?
Ecrit par : Le Pingouin | 23 mai 2009
Notre petite amie "de l'autre côté de la Méditerranée" a tellement apprécié qu'elle a même commenté certains de ces livres dans sa dernière lettre...
Merci d'avoir commencé pour elle cette collection que je me fais un plaisir de poursuivre.
Ecrit par : Maminou | 23 mai 2009
Hier, un enfant provenant de la diversité (comprendre un arabe de la ZUP) était chez moi.
(voyez, je ne suis pas si mauvais ...).
Après qu’il ait joué avec la tortue dans le jardin (sans lui faire subir de sévices) il vint me questionner :
« Ta bête, tu la fais sortir de sa boîte souvent ? ».
Comme quoi, même les petits arabes peuvent prononcer des mots d’enfant charmants et dignes de figurer à la rubrique courrier des lectrices du magazine « J’élève mon poisson rouge ».
Sauf que le gosse en question a six ans et demi et qu’il est en fin de CP.
J’ai pensé à Catmano sur ce coup.
Y’a vraiment des zenfants moins zégaux que d’autres …
Ecrit par : Zorglub | 23 mai 2009
Oui, c'est triste !
Autre mot d'enfant, de mon fils, pour le coup, vingt mois. Il marche sur un escargot, s'arrête, le contemple et dit: "l'escargot, il est bien embêté...". A vingt mois, il savait déjà que l'escargot vit assez mal sans sa " boîte " et promène toujours sa maison sur son dos. C'est vrai que c'est inégalement réparti, les chances, et que ça ne relève pas que de l'école mais il me semble que si les banlieues et les zones rurales étaient dotées d'un solide tissu associatif et municipal d'accueil et de suivi pré et périscolaire, avec de bonnes méthodes à la Kergomard ou, pour faire plus proche, à la Catmano, on limiterait les dégâts et qu'on pourrait offrir plus de chances aux défavorisés de naissance.
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2009
Ma fille trie à présent ses amies en leur prêtant le premier tome (Les comédiennes de Monsieur Racine) et élimine impitoyablement celles qui n'arrivent pas à le lire ! »
C'est le docteur House votre fille Dobolino ???????????????????? Au fait, avez-vous eu le résultat de son devoir d'argumentation là qui nous a tous bien fait causer récemment ?
Ecrit par : Le Pingouin | 23 mai 2009
Pas encore ! Je vous communiquerai la note la semaine prochaine, si vous y tenez. Si elle m'y autorise, je veux bien me taper de recopier sa rédaction. Ce sera pour une fois l'occasion de lire un devoir de "bon élève" de troisième de collège lambda au sens 2009 du terme.
D'ailleurs, il ne serait pas inintéressant d'en débattre. Où en sont les bons élèves de troisième ?
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2009
on limiterait les dégâts et qu'on pourrait offrir plus de chances aux défavorisés de naissance.
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2009
Drôle cette image de l'école de la République (enfin, ce qu'il en reste) en bonne dame patronesse offrant, après coup, la charité aux indigents et autres de ses déshérités qu'elle a enfantés.
Ecrit par : marigot | 23 mai 2009
Lu dans le Marianne de cette semaine à propos de Fenouillet, un passage qui me reste tout de même en travers de la gorge :
"Comme si ces élèves, et même les plus jeunes, ceux de sixième ou de cinquième avait intégré ce sentiment de toute puissance, accentué par le fait que la hiérarchie ne soutient jamais les profs, ni ne les aide quand ils sont en perdition, comme Véronique Adès, la prof la plus chahutée du collège François Mitterand. "A plusieurs reprises depuis trois ou quatre ans, j'ai pris le principal à partie, confie Christine, mère de deux enfants qui ont été élèves de Véronique Adès. Je lui ai dit qu'il ne tenait pas ses équipes, que, quand un prof flanchait, il fallait le changer d'endroit. Il a tourné les talons sans répondre."
Ca commençait pourtant bien mais "la prof la plus chahutée du collège" et le commentaire de la mère ...ça ne passe décidément pas. C'est stigmatisant au possible.
Ecrit par : AQP | 23 mai 2009
on limiterait les dégâts et qu'on pourrait offrir plus de chances aux défavorisés de naissance.
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2009
Drôle cette image de l'école de la République (enfin, ce qu'il en reste) en bonne dame patronesse offrant, après coup, la charité aux indigents et autres de ses déshérités qu'elle a enfantés.
Ecrit par : marigot | 23 mai 2009
?????????????????? N'est-ce pas le rôle des crèches et des écoles maternelles, depuis leur création ?
Je vous parle des 0-4 ans et vous lisez 12-16 ans ! C'est fort quand même !
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2009
Robin, j'ai lu les deux livres que vous signalez. Je les ai beaucoup aimés tous les deux.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 mai 2009
Et si je laissais tomber l'enseignement pour me faire "signaleur de polars" sur Internet ? ;O)
Ecrit par : Robin | 23 mai 2009
"A plusieurs reprises depuis trois ou quatre ans, j'ai pris le principal à partie, confie Christine, mère de deux enfants qui ont été élèves de Véronique Adès. Je lui ai dit qu'il ne tenait pas ses équipes, que, quand un prof flanchait, il fallait le changer d'endroit. Il a tourné les talons sans répondre."
Faut régler ce genre de problème au couteau de cuisine. Pas de c...ce principal ! ;0))
Ecrit par : Robin | 23 mai 2009
on limiterait les dégâts et qu'on pourrait offrir plus de chances aux défavorisés de naissance.
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2009
Drôle cette image de l'école de la République (enfin, ce qu'il en reste) en bonne dame patronesse offrant, après coup, la charité aux indigents et autres de ses déshérités qu'elle a enfantés.
Ecrit par : marigot | 23 mai 2009
Je crois commencer à comprendre ce que vous voulez dire. Vous voulez que la République prévienne la naissance des déshérités de naissance, n'est-ce pas ?
Sans parler de notre masse, certes idéalement réductible, nationale, que faites-vous des primo-arrivants ?
Voulez-vous donc fermer les frontières ?
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2009
Vu et entendu Annie Le Brun parler de Sade et autres motifs de luxure, cet après-midi, à Nyons — capitale de l'olive…
Un régal.
LA dame a signalé, entre autres, en faisant un très brillant parallle entre le dicin marquis et Heerbert Marcuse, que nous vivions dans des temps où l'on prévient le désir, tous les désirs — où l'on vous donne ce que vous ne pensiez pas encore à désirer — ce qui se révèle, in fine, bien plus efficace que de le censurer.
Splendide.
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 mai 2009
« Ta bête, tu la fais sortir de sa boîte souvent ? ».
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2009
C'est ce qu'elle m'a dit, hier soir!!!
;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mai 2009
Je viens de voir "La Journée de la jupe" et j'en profite pour saluer à nouveau ici, mais cette fois en pleine connaissance de cause, le courage et l'intégrité d'Isabelle Adjani.
Tous les problèmes (le machisme, la loi des caïds, les "embrouilles", le refus de la laïcité et de la culture...) y sont abordés d'une manière ou d'une autre. La ministre, le principal et certains "collègues" sont plus vrais que nature.
Réflexion entendue en sortant :"C'est quand même un peu exagéré, non ?" Réponse : "Non, c'est vraiment comme ça." (un collègue sans doute). Les gens avaient l'air graves.
Ecrit par : Robin | 23 mai 2009
Et si je laissais tomber l'enseignement pour me faire "signaleur de polars" sur Internet ? ;O)
Ecrit par : Robin | 23 mai 2009
Je vous l'ai déjà dit, Robin, vous feriez merveille ! Sans rire. J'ai toute une pile qui m'attend grâce à vous. Vous devriez prendre des parts chez Amazon.
Ecrit par : Marilyse | 23 mai 2009
Daniel Arnaud a écrit : "Du fond de l'espace, on ne vous entendra pas crier" : je crois que c'était l'affiche du film "Alien" en 1978 ou 1979. Malheureusement, aujourd'hui, l'Education nationale ressemble trop souvent à ça : "Du fond des établissements scolaires, on ne vous entendra pas crier"
Il y a matière à métaphores. Le film met en scène un cargo de l'espace, un minéralier *, que les scénaristes du film ont baptisé Nostromo en hommage à Joseph Conrad.
A vouloir ouvrir l'école sur l'extérieur, jusqu'à l'obsession, on récupère de drôles de choses qui, ensuite, vous éclatent à la figure. Combien d'aliens dans les établissements scolaires ?
A bien des égards, Darcos est devenu le Nostromo du Moloch. Du trésor des savoirs au trésor des économies budgétaires calculées sur tableur, la mutation du personnage est rude.
* "Il y a ceux qui tiennent le fusil et ceux qui creusent. Toi, tu creuses". Dure loi des mines, des minéraliers et de la hiérarchie du Moloch.
Ecrit par : dugong | 23 mai 2009
Vu et entendu Annie Le Brun parler de Sade et autres motifs de luxure, cet après-midi, à Nyons — capitale de l'olive…
Un régal.
LA dame a signalé, entre autres, en faisant un très brillant parallèle entre le divin marquis et Herbert Marcuse, que nous vivions dans des temps où l'on prévient le désir, tous les désirs — où l'on vous donne ce que vous ne pensiez pas encore à désirer — ce qui se révèle, in fine, bien plus efficace que de le censurer.
Splendide.
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 mai 2009
On n'a pas eu le loisir d'en discuter ni avec elle ni avec vous deux (grosse frustration ! désir inassouvi ! )mais je ne suis pas absolument d'accord avec elle, et même absolument pas d'accord. Les désirs assouvis avant que d'être nés sont des envies (voiture, écran plat, bog'Mac', films de merde) et non de vrais désirs.
J'ai plutôt l'impression de vivre dans un monde où le vrai désir est qualifié de fou tellement il est rare, chacun se contentant de l'assouvissement facile de vagues pulsions pour faire taire le désir et l'empêcher de naître. Dans ce monde de pulsions tarifées, on n'a plus le temps de cultiver le désir.
Mais, bon, j'ai peut-être des désirs de folle et non des désirs communs.
Enfin, pour moi, elle confond besoins élémentaires de consommateur et désirs.
Je ne crois pas qu'il soit plus facile à présent qu'il y a mille ans d'obtenir que le partenaire vous morde le bon sein comme il faut au bon moment ?
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2009
"Suivant l'auguste exemple de JPB, je vous livre en VO la référence que m'évoque cette dernière note. Je la tire de la préface d'un ouvrage qui rassemble des textes écrits par Jacques Barzun, un grand historien franco-américain, inconnu en France mais que j'ai mentionné à de nombreuses reprises depuis plus de deux ans que j'interviens ( ou sévis) ici."
Cadichon, Jacques Barzun n'est pas un inconnu pour l'éminente grande dame Liliane Lurçat, et plus modestement pour moi, puisque j'ai lu Mme Lurçat.
Je la cite, dans son chapitre " Les errances de l'éducation nouvelle", dans son livre "La destruction de l'école élémentaire et ses penseurs" .
"Pourquoi ne pas prendre en considération le vaste terrain d'expérimentation des méthodes globales de lecture que sont les Etats-Unis ?
On peut lire le livre de Jacques Barzun ("The forgotten conditions of teaching and learning") qui constitue un bilan de l'école américaine . Le bilan qu'il fait des méthodes globales imposées à tous les enfants américains est accablant.
En 1970, il y avait 25 millions d'illettrés fonctionnels (functional illiterates) ainsi nommés car ils ne peuvent pas "fontionner".
En 1990, ils sont 60 millions. Ces résultats sont dus à "cinquante ans de folie" dans l'utilisation de la méthode "look-and-say". Enseigner à lire par la seule identification visuelle des mots , sans passer par leur énonciation,c'est, écrit Barzun, détruire l'incalculable avance technique que permet la transformation des sons en signes.
Après 3000 ans d'enseignement de la lecture fondé sur la prononciation des lettres et des mots, pourquoi faire juste le contraire et encourager la divination des mots par la seule reconnaissance de leur forme?
[...] A l'école, on a supprimé les ouvrages littéraires, seul subsiste le manuel "Dick and Jane"qui permet d'acquérir, suivant les niveaux, 400,500 ou 600 mots en s'appuyant sur des exercices de divination.
J.Barzun décrit les forces culturelles qui entretiennent l'hostilité à la lecture, à l'alphabet, au mot.Il y a d'abord l'impact émotionnel du scientisme qui pendant 75 ans a préféré le nombre au mot, le faire à la pensée, et l'expérimentation à la tradition. Cette perversion de la science authentique amène à appeler "expérience" presque toutes les déviations des voies communes de la transmission.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 23 mai 2009
Les Colombes du Roi-Soleil sur les demoiselles de Saint Cyr ;
C'est toujours mieux que les mille colombes de Mireille Mathieu sur la place de la Concorde!
Mille colombes, et combien de pigeons?
Ecrit par : retraitée | 23 mai 2009
Ah revoilà l'éternel problème de l'orientation! Il me semble évident qu'un élève motivé par l'apprentissage d'un métier et qui s'ennuie profondément sur les bancs de l'école, doit pouvoir entrer en apprentissage quand bien même il n'aurait pas seize ans. Toutefois, il serait inexact d'en conclure que tous les élèves faibles et/ou paresseux s'épanouiraient inéluctablement dans le monde de l'entreprise. Je rends visite depuis plusieurs années à des élèves de quatrième durant leur stage de deux semaines. Force est de constater que ce sont assez souvent de bons élèves qui s'attirent les remarques les plus élogieuses de la part des patrons, tandis que parallèlement, ceux qui ne fichent rien en classe reproduisent le même schéma au sein de l'entreprise. Je pense que ceci est tout simplement imputable à une absence totale de toute habitude de travail. Par conséquent, l'orientation vers une formation professionnelle est une piste intéressante qui mérite d'être développée, mais il faut se garder d'en faire une panacée universelle.
Ecrit par : alain | 23 mai 2009
Ou alors, je l'entends comme le fait d'une société qui, en comblant toujours les moindres pulsions, tue dans l'œuf le désir, de façon à ce que tous ignorent le ressenti du désir ?
Mais je n'y crois pas trop quand même.
Pour moi, le désir est irréductible et ce qu'il recherche n'existe pas sur le marché, même mondialisé.
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2009
« Ta bête, tu la fais sortir de sa boîte souvent ? ».
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2009
C'est ce qu'elle m'a dit, hier soir!!!
;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mai 2009
De la part d'un ami de Font, je n'ose imaginer la scène ...
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2009
(suite)
Qu'il ait fallu un demi-siècle pour commencer à admettre l'erreur du "look-and-say" montre à quel point la science s'est transformée en superstition.
En second lieu, la dernière phase du libéralisme qui proclama dès 1910 l'émancipation de tout le monde, y compris les enfants et qui aboutit à un égalitarisme total (voir Stanley Hall) .
On ne pouvait plus critiquer les erreurs des enfants, ni leur montrer comment faire.
En troisième lieu, la généralisation trop rapide de l'enseignement secondaire à partir de 1900 ne permit pas de former les maîtres. Engagés hâtivement, souvent peu instruits, ils transmirent leur insuffisence et ils ont contribué à enfoncer les enfants dans la violence et dans la grossièreté.
La quatrième raison donnée par Barzun concerne la conquête de l'imagination populaire par les arts. N'importe quoi de nouveau, d'obscur, d'impossible, est une expérience pédagogique qui a la double aura de la science et de l'art.
Barzun en conclut que l'innovation n'est pas bonne en soi. Elle n'est bonne que si elle apporte un perfectionnement, car une école se juge à ses fruits."
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 23 mai 2009
Vu et entendu Annie Le Brun parler de Sade et autres motifs de luxure, cet après-midi, à Nyons — capitale de l'olive…
Un régal.
LA dame a signalé, entre autres, en faisant un très brillant parallle entre le dicin marquis et Heerbert Marcuse, que nous vivions dans des temps où l'on prévient le désir, tous les désirs — où l'on vous donne ce que vous ne pensiez pas encore à désirer — ce qui se révèle, in fine, bien plus efficace que de le censurer.
Splendide.
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 mai 2009
Moi, ce que j'aurais aimer creuser c'est Justine vs Juliette vs les féministes des années 70. Là, y'avait un sacré morceau dont je n'ai goûté que les prémices et dont il me semble que j'ignore tout.
Sacrée gonzesse ! C'st dommage que son mec ait une cravate couleur Stabilo !
Ecrit par : dobolino | 23 mai 2009
Lu sur le blog de CK/mezetulle
Accords Vatican-Kouchner, la riposte s'organise
Bloc-notes
Accords Vatican-Kouchner : la riposte s'organise
En ligne le 22 mai 2009
L'action en vue de l'annulation du décret publiant l'accord avec le Vatican s'organise. Rappelons brièvement de quoi il s'agit.
Le 18 décembre dernier la France a signé avec le Saint Siège un traité international permettant aux établissements d’enseignement supérieur habilités par la Congrégation pour l’éducation catholique de délivrer des grades et des diplômes. Rappelons incidemment que l’État du Vatican est une théocratie dans laquelle le pape dispose d’un pouvoir absolu sans contre pouvoirs institutionnels. La séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire y est évidemment absente en revanche la confusion entre pouvoirs spirituel et temporel est totale. Cette double qualité du Saint Siège, à la fois acteur international et autorité religieuse est source d’ambiguïtés entrainant dans le présent cas plusieurs illégalités manifestes. Ces caractéristiques intrinsèques expliquent en partie que le Vatican ne soit ni membre de l’ONU (en tant qu’État partie) ni membre de l’Union Européenne qui impose des conditions démocratiques pour toute admission.
Cet accord international avec le Saint Siège fut publié par décret n° 2009-427 du 16 avril 2009. Il ne s’agit pas dans le cas présent d’une simple reconnaissance d’équivalence comme il en existe avec les États européens, mais d’une capacité nouvelle donnée à un État étranger (le Vatican) de délivrer des grades et des diplômes sur le territoire d’un autre État souverain : la France, diplômes reconnus ipso facto par elle. Le protocole additionnel précise que « les Universités catholiques et les établissements d’enseignement supérieur dûment habilités par le Saint Siège » et établis sur le territoire français pourront délivrer l’ensemble des diplômes et grades dans toutes les spécialités.
Une saisine du Conseil d'Etat pour excès de pouvoir est en préparation.
Une conférence de presse est prévue le 3 juin à 11h à l'Assemblée nationale avant le dépôt de la saisine.
Plusieurs députés préparent un projet de loi rappelant le caractère intangible du monopole de la collation des grades.
Outre la pétition qui a recueilli à ce jour 6700 signatures, chaque citoyen est invité à interpeller le gouvernement en envoyant une lettre au Premier ministre s'inspirant du texte à télécharger ici.
Informations sur le blog du Collectif pour la promotion de la laïcité.
Accueil Sommaire
publié dans : Bloc-notes par Mezetulle
Et ceci aussi :
Un prof poignardé et le "sentiment d'injustice à l'école"
Bloc-notes
Une enseignante poignardée
et le « sentiment d'injustice à l'école »
En ligne le 16 mai 2009
On apprend la grave agression à l'arme blanche sur la personne d'un professeur vendredi 15 mai par un élève de 13 ans qui « n'aurait pas apprécié d'être puni ». Le pronostic vital a même été engagé pendant quelque temps.
C'est juste le moment (samedi 16 mai) que choisit le chroniqueur spécialiste de l'éducation sur France-Info pour promouvoir un livre qui fait notamment état d'un « sentiment d'injustice » chez les élèves. Il se fend d'un petit avertissement - évidemment ce livre n'a rien à voir avec ce qui s'est passé hier - et puis zou, on diffuse quand même la chronique qu'il avait préparée, laquelle devient carrément indécente.
Ben voyons, les élèves font dans le relationnel, ils pensent que « une école juste c’est une école qui les respecte, c’est une école qui ne les humilie pas ». Et de rappeler que « les enseignants sous-estimeraient l'impact du regard des autres, des pairs » - autrement dit, les profs ne seraient pas assez respectueux des coteries et groupes de copains. Une école qui instruirait les élèves de manière rigoureuse et égale, quelle que soit leur origine, quelle que soit la situation sociale de leurs parents, quelle que soit leur prétendue appartenance, il n'en est pas question. Et pour les professeurs, bien sûr, la justice est d'abord la neutralité dans la notation, c'est une affaire d'égalité (que voulez-vous, les profs sont bornés, ils placent le droit au-dessus du « relationnel »).
Impeccable, la chronique se termine sur une chute digne d'un petit oral de Sciences-po : vous voyez bien, c'est polysémique, personne ne s'entend sur le sens du mot justice...et tout le monde est renvoyé dos à dos. Quelle superbe performance journalistique alimentée à la source d'une sociologie qui ne nous apprend que ce qu'on savait déjà !
Et puis, ce n'est pas tout à fait fini. Vient une espèce de note de bas de page, ou plutôt de fin d'article, in cauda venenum : mais tout de même, il faut ajouter que c'est en France que le sentiment d'injustice éprouvé par les élèves est le plus répandu...
Rien de plus n'est dit, et dans le silence du point de suspension on est doucement amené à tirer soi-même la conclusion bienpensante : l'école sympa, des profs respectueux qui s'excusent d'avoir à vous apprendre quoi que ce soit, des profs qu'on punit lorsqu'ils esquissent la moindre réprimande, la négociation ad nauseam des règles les plus élémentaires, vous en reprendrez bien une louche ?
D'ailleurs, précise l'inspecteur d'académie du département, qui ne recule pas non plus devant l'indécence : l'élève agresseur n’est pas « spécialement connu pour des problèmes de comportement » Ouf, on est rassuré, côté relationnel tout va bien. Au fait, l'enseignante blessée a été opérée d'urgence et semble aller mieux, on en oublierait presque de prendre de ses nouvelles.
Devant la succession d'agressions dans les écoles, M. le ministre a juste une suggestion : des portiques, des fouilles, des caméras de vidéosurveillance, et on pourra continuer la garderie sociale en faisant peut-être un peu moins de blessés graves.
Alors pour être un peu soulagé, il reste à aller voir ou revoir La Journée de la jupe.
Ecrit par : retraitée | 23 mai 2009
Lu dans le Marianne de cette semaine à propos de Fenouillet, un passage qui me reste tout de même en travers de la gorge :
"Comme si ces élèves, et même les plus jeunes, ceux de sixième ou de cinquième avait intégré ce sentiment de toute puissance, accentué par le fait que la hiérarchie ne soutient jamais les profs, ni ne les aide quand ils sont en perdition, comme Véronique Adès, la prof la plus chahutée du collège François Mitterand. "A plusieurs reprises depuis trois ou quatre ans, j'ai pris le principal à partie, confie Christine, mère de deux enfants qui ont été élèves de Véronique Adès. Je lui ai dit qu'il ne tenait pas ses équipes, que, quand un prof flanchait, il fallait le changer d'endroit. Il a tourné les talons sans répondre."
Ca commençait pourtant bien mais "la prof la plus chahutée du collège" et le commentaire de la mère ...ça ne passe décidément pas. C'est stigmatisant au possible.
Ecrit par : AQP | 23 mai 2009
Et c'est ainsi que la victime devient la coupable...
Ecrit par : Maminou | 23 mai 2009
Lu sur le blog de CK/mezetulle
Accords Vatican-Kouchner, la riposte s'organise
Bloc-notes
Accords Vatican-Kouchner : la riposte s'organise
En ligne le 22 mai 2009
L'action en vue de l'annulation du décret publiant l'accord avec le Vatican s'organise. Rappelons brièvement de quoi il s'agit.
Le 18 décembre dernier la France a signé avec le Saint Siège un traité international permettant aux établissements d’enseignement supérieur habilités par la Congrégation pour l’éducation catholique de délivrer des grades et des diplômes. Rappelons incidemment que l’État du Vatican est une théocratie dans laquelle le pape dispose d’un pouvoir absolu sans contre pouvoirs institutionnels. La séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire y est évidemment absente en revanche la confusion entre pouvoirs spirituel et temporel est totale. Cette double qualité du Saint Siège, à la fois acteur international et autorité religieuse est source d’ambiguïtés entrainant dans le présent cas plusieurs illégalités manifestes. Ces caractéristiques intrinsèques expliquent en partie que le Vatican ne soit ni membre de l’ONU (en tant qu’État partie) ni membre de l’Union Européenne qui impose des conditions démocratiques pour toute admission.
Cet accord international avec le Saint Siège fut publié par décret n° 2009-427 du 16 avril 2009. Il ne s’agit pas dans le cas présent d’une simple reconnaissance d’équivalence comme il en existe avec les États européens, mais d’une capacité nouvelle donnée à un État étranger (le Vatican) de délivrer des grades et des diplômes sur le territoire d’un autre État souverain : la France, diplômes reconnus ipso facto par elle. Le protocole additionnel précise que « les Universités catholiques et les établissements d’enseignement supérieur dûment habilités par le Saint Siège » et établis sur le territoire français pourront délivrer l’ensemble des diplômes et grades dans toutes les spécialités.
Une saisine du Conseil d'Etat pour excès de pouvoir est en préparation.
Une conférence de presse est prévue le 3 juin à 11h à l'Assemblée nationale avant le dépôt de la saisine.
Plusieurs députés préparent un projet de loi rappelant le caractère intangible du monopole de la collation des grades.
Outre la pétition qui a recueilli à ce jour 6700 signatures, chaque citoyen est invité à interpeller le gouvernement en envoyant une lettre au Premier ministre s'inspirant du texte à télécharger ici.
Informations sur le blog du Collectif pour la promotion de la laïcité.
Accueil Sommaire
publié dans : Bloc-notes par Mezetulle
Ecrit par : retraitée | 23 mai 2009
Je lis : "Accords Vatican-Kouchner : la riposte s'organise
En ligne le 22 mai 2009"
Deux réflexions :
1- les accords Vatican-Kouchner ont été signalés sur ce blog, il y a plus de trois mois. Il faudrait donc écrire : "la riposte qui a tardé à s'organiser, va, semble-t-il, s'organiser enfin".
2- Le mot "riposte" porte en lui la défaite.
Ecrit par : guy morel | 23 mai 2009
Et c'est ainsi que la victime devient la coupable...
Ecrit par : Maminou | 23 mai 2009
Oui, à quand les principaux qui arrivent à tenir leurs parents d'élèves?
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mai 2009
Les parents des enfants âgés de 6 à 18 ans scolarisés actuellement sont nés à partir des années 1960.
Ces parents-là n'ont pas connu la sévérité à l'école. Ils ne l'ont pas connue non plus chez leurs propres parents car l'époque était euphorique.
Ils ont, à leur tour, laissé leurs enfants faire ce qu'ils voulaient.
Et puis voilà où nous en sommes.
Sur ce blog de nombreux participants sont probablement nés après 1960. Ils peuvent faire exception au phénomène que je décris ci-dessus. Il y a toujours eu des parents "responsables". Une fois de plus, j'insiste sur le fait que je ne mets pas tout le monde dans le même sac.
Ecrit par : Francis Penin | 23 mai 2009
Je suis né en 1946, je n'ai pas connu "la sévérité de l'école" ( qu'est-ce que c'est que ce machin ?) ; j'ai eu, de la maternelle au CM2 des instituteurs et des institutrices bienveillants - dont deux Freinet - qui ne punissaient jamais. À l'exception de deux, très cons, qui punissaient, avaient le par coeur et la discipline pour tout horizon et n'ont rien laissé d'autre dans ma mémoire que le souvenir de leur nullité.
Ecrit par : guy morel | 23 mai 2009
"(à part le rock et le twist - je donne une pomme et un oeuf au premier qui comprendra la référence, et sans google).
Ecrit par : Jeremy | 23 mai 2009
Gigi! C'est toi là-bas dans le noir ? (sans google, promis!)
Ecrit par : Buckingham | 23 mai 2009"
Ouéééé ! Une pomme et un oeuf gratis pour Buckingham ! Ils vont être surpris, à Buckingham, de recevoir une pomme et un oeuf frais par voie postale !
Ecrit par : Jeremy | 23 mai 2009
Ouéééé ! Une pomme et un oeuf gratis pour Buckingham ! Ils vont être surpris, à Buckingham, de recevoir une pomme et un oeuf frais par voie postale !
Ecrit par : Jeremy | 23 mai 2009
Merci, merci!
Pour le "breakfast time", ça sera parfait!
Ecrit par : Buckingham | 24 mai 2009
"Cadichon, Jacques Barzun n'est pas un inconnu pour l'éminente grande dame Liliane Lurçat, et plus modestement pour moi, puisque j'ai lu Mme Lurçat."
(AMV)
Oh, je ne le sais que trop, mais LL est bien la seule, dans ce pays où aucun des trente et qq livres écrits par cet homme exceptionnel qui aura 102 ans en novembre n'a été traduit, pas même le dernier, From Dawn to Decadence, (2001). Ce roman de l'ère moderne qui embrasse cinq siècles de la culture occidentale pourrait reprendre un titre de J de Romilly: C'est un trésor des savoirs oubliés. Merveilleux livre de chevet où dans la marge de quasiment chaque page figure une citation, un aphorisme, cartouches à la Walter Benjamin (Paris capitale du 19ème s) mais qui s'étalent de 1500 à nos jours. Barzun n'est ni sinistre ni cynique, désabusé peut-être.
Il y a aussi un peu du Monde d'hier de Zweig chez lui.'
BTW avis aux amateurs :
"Begin Here", d'occasion chez amazon.fr pour 10 euros et qq miettes.
...
Je saute du coq à l'âne devant ces quidams qui dépassent le mur du çon :
" Plusieurs députés préparent un projet de loi rappelant le caractère intangible du monopole de la collation des grades."
On croule sous l'inflation législative et ces zozos n'ont rien de mieux à faire qu' une loi pour en rappeler une autre, et précisément celle qui, il y a plus de deux cents ans, a sonné le glas de la liberté de l'enseignement. Ils s'en fichent, eux qui s'esbaudissant devant la chienlit pathologique des universités.
Le 10 mai (date qui ne vaut décidément rien de bon pour la France) 1806, d'un trait de plume ce grand démocrate qu'était Napoléon a abrogé la liberté de l'enseignement, une des avancées de la Constitution de l'an III (article 300 ). Il instaura le monopole de la collation des grades, sorte d' avatar tordu du privilège des jésuites supprimé en 1762.
"L'enseignement est libre" a-t-on entendu dire, au lendemain de Thermidor...pas pour longtemps. À méditer, cet art 300 qui donna alors corps au principe. "La loi ne peut porter aucune atteinte au droit qu'ont les citoyens d'ouvrir des écoles particulières, sous la surveillance des autorités constiuées".
On en est bien loin!
La liberté ne sied pas à ceux qui vivent avec cette peur millénariste qui leur colle aux tripes, celle de l'esprit de 93 qui les jette encore et toujours dans le giron de l'ETAT, et de l'ETAT DANS L'ETAT, sous la forme fossilisée du mammouth ou... de l' Armée rouge, avec sa Nomenklatura.
La France aux ordres d'un cadavre, disait feu Druon (les meilleurs s'en vont et Descoings est toujours là) et elle vit encore sous l'empire (c'est le cas de le dire) du dogme napoléonien énoncé devant le Conseil d'État, afin que nul n'en ignore, le 11 mars 1806, deux mois avant la loi liberticide du 10 mai: " Dans l'établissement d'un corps enseignant le but principal est d'avoir un moyen de diriger les opinions politiques et morales. " C'est du Jospin-le-lambertiste tout craché. Ce monopole est aujourd'hui une vache sacrée couvée par des grands-pêtres. Elle a fait des petits: l'ISF, les 35 heures.
Que signifie la liberté de l'enseignement ( ou l'autonomie ce qui revient au même car l'une ne va pas sans l'autre) dans un pays qui ne l'a connue que quinze ans sur deux cent quinze? Moins de six, entre 1795 et 1806, quand 95% de la population était illettrée, puis plus brièvement encore entre 1875 et 1880, date de la loi liberticide suivante, celle de Ferry sur l'enseignement supérieur. Pas de quoi pavoiser! Profil bas serait de rigueur, c'est tout le contraire.
Le jacobinisme, l'esprit illibéral de 93, plonge ses racines encore plus loin rappelle Michel Leter, "Lettre à Luc Ferry sur la liberté des universités", 2004, Les Belles Lettres p.49.
"La Révolution française en matière d'éducation nationale commence en 1762. Cette année voit en effet la publication de deux ourages fondamentaux: l'Emile de Rousseau, apothéose du préceptorat privé, signe la fin d'un monde, et l'Essai d'éducation nationale de La Chalotais, annonce la société nouvelle. L'éducation nationale dans sa constitution originelle est avant tout une machine de guerre contre les jésuites. Le collège jésuite, incarnation abhorrée de l'ultramontanisme papal, s'illustrait en éclipsant l'Université gallicane pourtant réformée par Richelieu. Les Jésuites sont expulsés de France dans les années 1762-1763, ...après avoir formé la plupart des Encyclopédistes. [...] Dès lors, l'éducation nationale francaise, contrairement à son homologue américaine, avancera en éliminant au lieu de fédérer les initiatives".
-------------------------------
Ce pays là ne produit plus de Barzun, mais il clone à tours de bras ses Catherine Kintzler, ses Nicolet et ses Pena-Ruiz.
Les laïcards qui se cramponnent à leurs vielles lunes par leur fixation névrotique sur le cléricalisme catho, y ont fait le lit de l'intégrisme musulman. Le pape, combien de divisions?
Pour mesurer la ringardise de cette énième campagne contre la liberté, il faut sortir de l'autisme hexagonal. Si au lieu d'être laïcards ou laïcistes les Francais se contentaient d'être laïques, ils consommeraient moins de bromazepam (lexomil).
Ecrit par : Cadichon | 24 mai 2009
« Ta bête, tu la fais sortir de sa boîte souvent ? ».
Les tortues vivent sous leur carapace ; les escargots vivent dans leur coquille et les nouveaux-nés ... dans les maternités.
Le jour où mon mon épouse sortit de la maternité après avoir donné naissance à notre second fils , je pris le nouveau-né dans les bras et me dirigeai vers la sortie.
A ce moment précis, question angoissée de l'aîné qui avait 4 ans :
Ah bon, parce qu'on l'emmène à la maison ?
Les nouveaux-nés vivent dans les maternités...POUR
TOUJOURS !
Thierry
Ecrit par : thierry venot | 24 mai 2009
Guy, je te trouve un peu injuste face à CK : elle avait elle même dénoncé les accords Kouchner / Vatican en décembre (http://www.mezetulle.net/article-26018957.html).
JPB
PS. Cadichon, il ne s'agit pas de la liberté de l'enseignement, mais de la délivrance de diplômes, ce qui est tut à fait autre chose. Qu'il existe en France des boîtes privées, fort bien (encore que je ne saisis pas pourquoi elles ne sont pas tout à fait privées — privées entre autres de fonds publics — mais passons). En revanche, quand il s'agit de délivrer des diplômes d'enseignement, je trouve bon que de Lille à Nice, ce soit sur des critères univoques — et non équivoques. Je sais ce que je demande aux étudiants qui viennent passer le CAPES, je sais quel est le niveau d'exigence, nous avons déjà suffisamment à nous battre contre les pédagos infiltrés dans les examens et concours, s'il faut en plus se soucier de savoir s'ils honorent Jéhovah ou Allah, on n'en sortira pas : ce serait la porte ouverte au relativisme culturel, que vous dénoncez, me semble-t-il, comme nous tous. Ce n'est plus une question de libre entreprise, mais une question de salut public. Et sur ce plan, je pourrais me montrer aussi intransigeant que Saint-Just — et tout aussi coupant.
Ecrit par : brighelli | 24 mai 2009
Thierry, ton histoire est très jolie.
Mon fils aîné, qui avait 11 ans et 9 ans de plus que sa petite soeur et son petit frère, était persuadé qu'ils ne vivraient pas !
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 mai 2009
Parce qu'on me l'a assez seriné pendant des années, Cadichon, je vais vous le dire à votre tour, car c'est votre tour : À MOSCOU !
Vos certitudes et votre chapelet d'injures s'y heurteraient de façon salutaire au« libéralisme réel »...
Ecrit par : sanjuro | 24 mai 2009
Dimanche matin. On a droit ici à la messe (ultra)libérale, une fois de plus. Rien que de plus logique.
Excellente histoire, Thierry!
Au fait, connaissez-vous Nate Smith? Phénoménal batteur...
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mai 2009
Le jour où mon mon épouse sortit de la maternité après avoir donné naissance à notre second fils , je pris le nouveau-né dans les bras et me dirigeai vers la sortie.
A ce moment précis, question angoissée de l'aîné qui avait 4 ans :
Ah bon, parce qu'on l'emmène à la maison ?
Les nouveaux-nés vivent dans les maternités...POUR
TOUJOURS !
Thierry
Ecrit par : thierry venot | 24 mai 2009
Thierry, ton histoire est très jolie.
Mon fils aîné, qui avait 11 ans et 9 ans de plus que sa petite soeur et son petit frère, était persuadé qu'ils ne vivraient pas !
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 mai 2009
Et la fille aînée d'une amie, 15 jours après l'accueil du nouveau bébé à la maison:
"Bon, ben, on l'a assez vue (c'était "un bébé soeur"), maintenant on peut la mettre à la poubelle"
Ecrit par : Maminou | 24 mai 2009
Et la fille aînée d'une amie, 15 jours après l'accueil du nouveau bébé à la maison:
"Bon, ben, on l'a assez vue (c'était "un bébé soeur"), maintenant on peut la mettre à la poubelle"
Ecrit par : Maminou | 24 mai 2009
Mon fils avait été plus généreux. Il nous avait accordé une période d'essai d'un mois.
Une fois le mois échu, il nous a dit : "Bon, ça suffit maintenant, il faut qu'on la rende !"
Ecrit par : catmano | 24 mai 2009
Dimanche matin. On a droit ici à la messe (ultra)libérale, une fois de plus. Rien que de plus logique.
Au fait, connaissez-vous Nate Smith? Phénoménal batteur...
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mai 2009
En effet, c'est un batteur très inspiré. Personnellement je n'apprécie pas trop le tenue de baguettes "façon timbalier", je préfère la prise "tambour" mais ce n'est qu' un détail esthétique sans importance pour les oreilles.
Thierry
Ecrit par : thierry venot | 24 mai 2009
Un certain rapport avec le sujet ?
http://kikourou.net/forum/viewtopic.php?t=13511&postdays=0&postorder=asc&start=0
Ecrit par : retraité | 24 mai 2009
Pour info.
collation des grades :
http://passouline.blog.lemonde.fr/
Ecrit par : Tailleboudin | 24 mai 2009
Des "nouveau-nés" : "nouveau" reste invariable, même dans la nouvelle orthographe.
Ecrit par : Orthoprof | 24 mai 2009
Après la messe libérale, nous sommes heureux de vous offrir un petit apéritif républicain :
" Pour qui donc ont été faites les lois scolaires ? Est-ce qu'il a été nécessaire de créer l'obligation pour les fils de la bourgeoisie ? Mais la bourgeoisie avait tout à la fois tant de moyens, tant de facilités de faire instruire ses enfants et un si grand intérêt à les préparer par l'éducation aux fonctions sociales directrices dont elle a eu jusqu'ici le monopole... qu'il n'était pas besoin d'une loi d'obligation pour envoyer dans les lycées et collèges les fils de la bourgeoisie. Il n'était pas besoin non plus, pour elle, d'une loi de gratuité, car elle a les moyens, au moins dans une large mesure, de payer l'éducation des siens. Si donc la République a fait des lois d'obligation, de gratuité, c'est parce que au-dessous de la bourgeoisie, il y avait cette immense multitude du peuple pauvre, ouvriers ou paysans, si pauvre si ignorant, par une longue tradition de servitude et de misère, qu'il pouvait être incapable de songer lui-même à envoyer ses fils à l'école, incapable en tout cas de les y entretenir de ses deniers. Lorsque la République a créé les lois d'obligation et de gratuité, ce n'est pas pour la bourgeoisie, c'est pour le prolétariat. Elle a reconnu et proclamé par là même qu'elle était obligée de faire une législation scolaire de classe, qu'il y avait eu toute une classe qui était restée à ce point en dehors des conditions sociales de développement, qu'il fallait légiférer spécialement pour elle. Et c'est ainsi que la loi républicaine, la loi fondée par toute la majorité républicaine, des modérés aux socialistes, a amené à vous, comme classe, la classe ouvrière." Jean Jaurès
Ecrit par : Chevreuil | 24 mai 2009
Deux réflexions :
1- les accords Vatican-Kouchner ont été signalés sur ce blog, il y a plus de trois mois. Il faudrait donc écrire : "la riposte qui a tardé à s'organiser, va, semble-t-il, s'organiser enfin".
2- Le mot "riposte" porte en lui la défaite.
Ecrit par : guy morel | 23 mai 2009
je sais, cher Guy, j'avais lu votre post.
Apparemment, cela n'a pas beaucoup fait frémir.
Alors, j'en ai remis une couche, un peu tardive.
Que faire, dans l'immédiat?
Ecrit par : retraitée | 24 mai 2009
Accord avec les propositions du « livre définitif sur l’autopsie du Mammouth ». Je le dis en revoyant mon ex-directeur, qui faisait en sorte que si j’entrais dans son bureau avec un problème, j’en ressortais avec ce qui s’était réduit à mon problème. Sauf celle-ci :
« La parole d’un élève ne doit pas avoir le même poids que celle d’un adulte. »
La parole d’un enfant ne vaut ni plus ni moins que celle d’un adulte. Elle n’a pas à être sacralisée, voir les excès mortifères de Royal en cette matière (affaire Bernard Hanse), ni être discréditée.
Je dis ça en pensant aux enfants agressés sexuellement par un instituteur de ma région. Il a beau avoir été condamné en première instance et en appel, lui et ses soutiens continuent de traiter les enfants de menteurs.
Les soutiens en questions sont des familles et des collègues enseignants du primaire. Aucun des enseignants en collège, qui ont eu par la suite les victimes comme élèves n’ont rejoint ce comité de s... Certains même ont témoigné en faveur des enfants.
PS La première fois qu’on a vu un parent s’introduire dans une classe sans autorisation, c’était pour récupérer le cordon ombilical, pardon, le portable de fifils.
Ecrit par : Pour F..., R..., C... et les autres | 24 mai 2009
PS. Cadichon, il ne s'agit pas de la liberté de l'enseignement, mais de la délivrance de diplômes, ce qui est tout à fait autre chose.
Ecrit par : brighelli | 24 mai 2009
C'est tellement évident ! On se demande pourquoi il est nécessaire de l'écrire ?
Y'a des jours où je me demande comment Cadichon raisonne et si elle raisonne ?
La liberté d'enseignement est totale en France et on n'interdit à personne d'ouvrir une école non conventionnée non subventionnée et à personne d'y scolariser ses enfants.
Le réel souci de Cadichon, ce n'est pas Condorcet mais le chèque-éducation et la suppression de la notion de service public. Vu que ça passait largement au-dessus des oreilles des gars de 1793 qui se débattaient pour chausser les soldats de la République, entre les caisses vides et les profiteurs, on peut leur faire dire n'importe quoi sur ce sujet.
Ecrit par : dobolino | 24 mai 2009
Sur l'accord VatiKouchner (ce traitre pré-allégrien aura bu sans états d'âme le calice jusqu'hallali...) et sur la trop faible réaction des "intellectuels" français, lire le billet assassin de Pierre Assouline.
http://passouline.blog.lemonde.fr/2009/05/23/reviens-jules-ferry-ils-sont-devenus-fous/
Ecrit par : PMB | 24 mai 2009
Hier, Sade à Nyons…
Aujourd'hui, saint Donatien — oxymore !
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 mai 2009
Paul Amar et Véronique Bouzou sur la 5 maintenant, violence à l'école.
Ecrit par : Insolence | 24 mai 2009
Que de sépulcres blanchis !
Ecrit par : iPidiblue par Saint-Mathieu | 24 mai 2009
Paul Amar et Véronique Bouzou sur la 5 maintenant, violence à l'école.
Ecrit par : Insolence | 24 mai 2009
A revoir en ligne sur le site de l'émission.
Ecrit par : Buckingham | 24 mai 2009
Comment des règlements idiots préparent et favorisent la chienlit:
* T est en 6° dans mon collège; déjà agité et en perdition totale, ne comprenant rien; on fait un dossier SEGPA, mais la famille a le droit de refuser (le collège est plus près de la maison et puis ça fait des papiers à remplir). Eh bien il reste et va saboter sa classe comme ses 2 aînés avant lui.
* M est en 3°; il a 16 ans passés, ne fiche rien, rigole et se retourne, écrit en guise de travail quelques lignes cochonnées sans ponctuation, ni majuscules, ni S au pluriel et j'en passe. On lui a fait faire quelque vagues stages mais les métiers, ça ne lui plaît pas et c'est fatigant. Il préfère rester et redoubler et, tenez-vous bien, ce redoublement qui, paraît-il, ruine la nation serait DE DROIT en 3° si la famille en décide ainsi (quelqu'un connaît-il assez bien les textes pour me dire si c'est vrai?)
Les profs sont les paillassons de ces familles irresponsables; à eux de supporter ces rigolards malfaisants que la loi soutient. Beurk
Ecrit par : Cunégonde | 24 mai 2009
Apparemment, le conseil de classe doit trouver une solution pédagogique à l'intérieur du système scolaire. Pour l'élève en question, lui proposer un BEP par exemple — on ne peut aps l'envoyer direct en apprentissage. Maintenant, s'il ne prend pas… Quant au redoublement, il serait de droit si la famille le demande. En la jouant fine, on lui suggère un BEP, on exclut donc le redoublement, et on le coince — hors délais. Au pire, on repasse le bâton merdeux à un autre collège.
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 mai 2009
Dans le dernier BOEN, le Moloch définit 15 priorités pour la rentrée 2009 :
- Rendre ses lettres de noblesse à la voie professionnelle
- Améliorer la pratique des langues vivantes
- Poursuivre la généralisation de l'éducation au développement durable
- Développer l'accès aux technologies numériques éducatives et favoriser leur usage
- Lutter contre la violence et les discriminations
- Aider les élèves à prendre en charge leur santé
- Permettre aux élèves de mieux choisir leur orientation
- Apprécier l'acquisition des connaissances et des compétences
- Offrir aux élèves et à leurs parents de nouveaux services éducatifs
- Donner toute sa place à l'éducation artistique et culturelle
- Améliorer la scolarisation des élèves handicapés
- Améliorer l'accès à une formation diplômante pour les élèves en grande difficulté
- Assurer la réussite scolaire des élèves socialement défavorisés
- Prévenir l'absentéisme et le décrochage scolaire
- Associer les parents d'élèves à la réussite de leurs enfants
Bien entendu, aucune priorité dans ces priorités. Tu prends le paquet et puis c'est tout.
Comme d'habitude le Moloch défèque ses priorités de manière abondante et molle. Comment s'étonner que beaucoup s'en écartent ?
Tant qu'à faire une liste dont tout le monde se fout, on aurait pu ajouter : cesser de dévaloriser les savoirs et l'effort.
Ecrit par : dugong | 24 mai 2009
Sans oublier la priorité des priorités : arrêter de jouer au con.
Ecrit par : dugong | 24 mai 2009
Je suis né en 1946, je n'ai pas connu "la sévérité de l'école" ( qu'est-ce que c'est que ce machin ?) ; j'ai eu, de la maternelle au CM2 des instituteurs et des institutrices bienveillants - dont deux Freinet - qui ne punissaient jamais. À l'exception de deux, très cons, qui punissaient, avaient le par coeur et la discipline pour tout horizon et n'ont rien laissé d'autre dans ma mémoire que le souvenir de leur nullité.
Ecrit par : guy morel | 23 mai 2009
-------
Guy, les choses ne sont pas simples. Je prends bien des précautions pour ne pas sombrer dans l'affirmation péremptoire.
Mes instituteurs ont été sévères envers les seuls élèves indisciplinés, très rares à l'époque (entre 1945 et 1951). Pour les élèves qui se tenaient tranquilles, ils étaient bienveillants.
Le "par cœur" n'était pas leur seul horizon, mais c'était l'un d'eux.
Je leur dois beaucoup.
Si j'avais eu l'enseignement qui est dispensé actuellement, je ne maîtriserais pas l'orthographe comme je le fais depuis l'enfance, ni le calcul mental.
Et je n'aurais pas fait les études secondaires et supérieures qui me permirent de devenir professeur d'enseignement secondaire. Car ce que les professeurs des écoles n'apportent pas aux enfants, bien malgré eux - eux, les professeurs des écoles -, dans une large mesure, ce n'est pas mes parents ignorants qui me l'auraient appris, ni des précepteurs, car mes parents étaient trop pauvres pour offrir cela à leur flopée d'enfants - neuf dont sept vécurent. Et si j'avais été enfant unique, ç'aurait été la même chose.
J'ai bien vu l'évolution autour de 1960 dans l'enseignement, même si j'en étais sorti en 1958 après mon échec au bac.
Et quand j'ai été surveillant d'externat en 1964, j'ai bien vu que les choses se délitaient. Et ce fut pire encore en septembre 1969 quand je devins maître auxiliaire. Et, progressivement, jusqu'à mon départ à la retraite, en 2000, j'ai vu que la dissolution se poursuivait.
Et il paraît que ça continue...
Ecrit par : Francis Penin | 24 mai 2009
Dugong, 15 priorités, je crois que c'est 5 de plus que les années précédentes, non ?
Ca m'avait semblé beaucoup à moi aussi.
L'inflation touche vraiment tous les domaines de la vie : que fait la BCE ?
Ecrit par : Jeremy | 24 mai 2009
Vous savez, Francis, il m'arrive d'avoir maintenant comme élèves les enfants de mes anciens élèves ! Bon, ça ne me rajeunit pas. Les parents de mes élèves actuels sont nés en général aux alentours des années 70.
Quand je repense aux dates, 1997 : suppression de l'orientation en 4e et 3e technologique, obligation d'enseigner en séquences. Cherchez l'erreur.
Quand vraiment un élève est hors circuit, on lui propose un "parcours atypique", c'est-à-dire qu'il fait un ou plusieurs "stages" chez un employeur. Et il revient entre deux suivre au collège quelques heures de cours. Ces dispositifs dépendaient du bon vouloir des chefs d'établissements. Nous avions, il y a quelques années, un collègue qui assurait un suivi de ces élèves mais tout cela a été supprimé. Ce type de parcours également chez nous. C'était une solution un peu bancale, où l'élève se trouvait vite déscolarisé. Il aurait fallu qu'il y ait un enseignement adapté à son retour dans le collège. Du bricolage.
Ecrit par : Marilyse | 23 mai 2009
-------
Oui, Marilyse ! C'est du bricolage, un emplâtre sur une jambe de bois. Je pense à une figure de style faisant appel à un instrument de musique dont on se sert pour autre chose que faire de la musique.
Ecrit par : Francis Penin | 24 mai 2009
"Dugong, 15 priorités, je crois que c'est 5 de plus que les années précédentes, non ?"
C'est vrai.
Il y a une explication : suite au diagnostic de la commission Pochard déplorant le manque de professionnalisme à la Direction des Ressources Humaines, on a procédé au recrutement de cadres venant du privé.
Critères d'embauche :
- savoir compter sur ses doigts
- avoir plus de 10 doigts.
Inutile de dire qu'avec de tels critères, il y a eu une flambée salariale qui fait bien des jaloux parmi les primates ordinaires du Moloch.
Ecrit par : dugong | 24 mai 2009
On a d'ailleurs profité de ce recrutement exceptionnel pour faire d'une pierre deux coups : les mutants recrutés ont aussi de grandes oreilles * et une partie de leur travail consiste à rendre compte au Maître de tout ce qui se dit sur la Toile à son sujet.
Ils sont opportunistes au Moloch...
* Là haut, on les désigne sous l'acronyme S.P.O.C.K.
A vous d'en trouver la signification.
Un poster en couleur des quinze priorités au plus rapide...
Ecrit par : dugong | 24 mai 2009
Nos gouvernants ont des raisons d’être prudents, souvenez vous de l’histoire de la détection précoce des enfants violents et le ramdam que cela a fait alors qu’il y avait quand même de sérieuses cautions scientifiques côté gouvernemental.
C’est l’hystérie anti-discrimination, ainsi le portique détecteur pour ne pas stigmatiser ceux dont tout le monde sait qu’ils sont dangereux.
Ecrit par : Tiberius | 24 mai 2009
Cunégonde, un élève de troisième dont les résultats sont trop faibles pour décrocher une quelconque orientation a effectivement droit au redoublement, à moins qu'il ne soit âgé de plus de seize ans. En revanche, comme le dit JPB, le chef d'établissement peut arguer d'effectifs surchargés pour refiler le bébé à un autre établissement. Le même évoque la possibilité de proposer un BEP à ce gamin. Voire! Encore faut-il que ses résultats rendent la chose possible. En effet, cette orientation est de plus en plus difficile à obtenir, notamment parce que le nombre de BEP tend à diminuer fortement en faveur des bacs pros en trois ans, c'est-à-dire la nouvelle marotte de l'EN. Par conséquent, certains BEP, littéralement pris d'assaut par les élèves, sont devenus très sélectifs, en tout cas bien davantage que la classe de seconde générale. C'est là un paradoxe qui illustre parfaitement les dérives de notre système éducatif. Il est communément admis qu'un lycée professionnel puisse choisir ses élèves quand les places offertes pour une formation sont inférieures aux nombres de demandeurs. Pourtant, on n'a aucun scrupule à envoyer nombre de gamins qui frôlent péniblement 10 de moyenne générale en seconde, sans même parler de l'université...
Ecrit par : alain | 24 mai 2009
Deux poids deux mesures:
Quand je poste deux mots d'anglais je fais glapir les gardiens du temple, mais quand not' bon maître écrit "and then, you’ll be a man, my son…[...] Et, last but not least " ou que Francis Penin vous cite en VO: "Why is it, I wonder, that anyone who displays superior athletic ability is an object of admiration to his classmates, while one who displays superior mental ability is an object of hatred ?", c'est un silence radio sur le front de l'orthodoxie hexagonale aussi affligeant que l'excès inverse comme le verbiage auto-satisfait de Debarbieux, par exemple
Ecrit par : Cadichon | 23 mai 2009
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Non, non, Cadichon ! Je ne vous reprocherai jamais d'écrire quelques mots d'anglais sur ce blog.
Et je me demande pourquoi je ne reçois jamais une volée de bois vert quand je m'autorise cet écart.
J'avais conscience de le faire mais j'ai eu la paresse de traduire la pensée d'Asimov en français.
Je m'efforce de ne pas abuser, tout comme avec l'italien.
Cela dit, si je reçois une volée de bois vert, elle ne me fera pas aussi mal que des vrais coups de bâton, et je présenterai mes excuses à la personne qui m'aura apostrophé - à juste titre -, quelle qu'elle soit.
Quant à not' bon maître, faites attention : ne le flattez pas ! (Non que je craigne qu'il se rengorge. Tout au contraire, il serait embarrassé.)
"Bon", c'est certain ; "maître", ce ne l'est pas moins, mais il n'est le maître que de ses élèves. Il n'est pas le mien (at any rate - with my apologies).
C'est un éminent collègue qui a toute mon estime.
Les personnes qui le haïssent ne se privent pas de le lui dire, en termes choisis.
Je ne me prive donc pas de lui (re)dire mon estime, dussé-je, ce faisant, le remplir de confusion (non, je ne crois pas), et irriter quelqu'un sur ce blog. Non, je ne crois pas, mais je sais que je prends le risque. Bah ! que peut-on faire de pire que de me tuer ?
Ecrit par : Francis Penin | 24 mai 2009
Je pense à une figure de style faisant appel à un instrument de musique dont on se sert pour autre chose que faire de la musique.
Ecrit par : Francis Penin | 24 mai 2009
Un instrument à cordes devenu récipiendaire? (Des palmes non académiques?)
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mai 2009
Deux poids deux mesures:
Quand je poste deux mots d'anglais je fais glapir les gardiens du temple, mais quand not' bon maître écrit "and then, you’ll be a man, my son…[...] Et, last but not least " ou que Francis Penin vous cite en VO: "Why is it, I wonder, that anyone who displays superior athletic ability is an object of admiration to his classmates, while one who displays superior mental ability is an object of hatred ?", c'est un silence radio sur le front de l'orthodoxie hexagonale aussi affligeant que l'excès inverse comme le verbiage auto-satisfait de Debarbieux, par exemple
Ecrit par : Cadichon | 23 mai 2009
Et jalouse avec ça ! Elle a tous les vices !
Ecrit par : Jeremy | 24 mai 2009
A quelle heure, Buckingham?
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 mai 2009
Cadichon a écrit : "Quand je poste deux mots d'anglais je fais glapir les gardiens du temple"
Mais non, Cadichon, vous savez bien que ce n'est pas une question de forme !
Ecrit par : dugong | 24 mai 2009
A quelle heure, Buckingham?
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 mai 2009
L'émission de Paul Amar sur France 5 avec Véronique Bouzou ? La diffusion télé est passée mais vous pouvez la voir sur le site internet de l'émission:
http://www.france5.fr/revuetcorrige/
Ecrit par : Buckingham | 24 mai 2009
L'émission de Paul Amar sur France 5 avec Véronique Bouzou ? La diffusion télé est passée mais vous pouvez la voir sur le site internet de l'émission:
Ecrit par : Buckingham | 24 mai 2009
A short summary would be better, please!
Ecrit par : marigot | 24 mai 2009
Je pense à une figure de style faisant appel à un instrument de musique dont on se sert pour autre chose que faire de la musique.
Ecrit par : Francis Penin | 24 mai 2009
Un instrument à cordes devenu récipiendaire? (Des palmes non académiques?)
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mai 2009
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Oui, Christophe ! Quatre cordes. Quelles notes font-elles à vide ? Je n'ai jamais retenu cela ? Mais je sais pour la guitare : mi, la, ré, sol, si, mi.
Ecrit par : Francis Penin | 24 mai 2009
Pour Francis: "sol, ré, la, mi", en partant de la corde du bas pour arriver à la "chanterelle";
http://www.lutherie.biz/Francais/QuatuorDescription.html
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mai 2009
Guy, je te trouve un peu injuste face à CK : elle avait elle même dénoncé les accords Kouchner / Vatican en décembre (http://www.mezetulle.net/article-26018957.html).
JPB
J'apprécie beaucoup CK, et ce n'est pas elle que je visais.
Ecrit par : guy morel | 24 mai 2009
@Cadichon
Vous écrivez :
"On en est bien loin!
La liberté ne sied pas à ceux qui vivent avec cette peur millénariste qui leur colle aux tripes, celle de l'esprit de 93 qui les jette encore et toujours dans le giron de l'ETAT, et de l'ETAT DANS L'ETAT, sous la forme fossilisée du mammouth ou... de l' Armée rouge, avec sa Nomenklatura.
La France aux ordres d'un cadavre, disait feu Druon (les meilleurs s'en vont et Descoings est toujours là) et elle vit encore sous l'empire (c'est le cas de le dire) du dogme napoléonien énoncé devant le Conseil d'État, afin que nul n'en ignore, le 11 mars 1806, deux mois avant la loi liberticide du 10 mai: " Dans l'établissement d'un corps enseignant le but principal est d'avoir un moyen de diriger les opinions politiques et morales. " C'est du Jospin-le-lambertiste tout craché. Ce monopole est aujourd'hui une vache sacrée couvée par des grands-pêtres. Elle a fait des petits: l'ISF, les 35 heures."
Au lieu de faire dans le raccourci historique ( de 93 au 35 heures en passant par 1806) et de donner dans le truisme ( oui la laïcité à la Jules Ferry, c'est la doctrine d'État), feriez bien de lire le paquet de textes postés sur ce blog par Michel Delord il y a une dizaine de jours. On ne vous a pas entendue là-dessus.
Et puis, pour enfin vous le dire, votre détestation de la France - dans toutes ses composantes - commence à devenir pesante. Vous devriez lire ou relire quelques textes parus dans la presse collaborationniste ; cela vous éviterait de les recopier sans même vous ne rendre compte.
Ecrit par : guy morel | 24 mai 2009
"feriez bien de lire le paquet de textes postés sur ce blog par Michel Delord il y a une dizaine de jours. On ne vous a pas entendue là-dessus."
Est-ce bien raisonnable ? (soupir)
Ecrit par : Jeremy | 24 mai 2009
Excellente E.Lévy :
"L’ordre règne à l’ÉcoleXavier Darcos veut fouiller les cartables. Jusqu’où ira-t-on ?
25 mai 2009
Elisabeth Lévy
Élisabeth Lévy est journaliste, rédactrice en chef de Causeur.
Ce gouvernement ne respecte rien. Même pas cet être sacré qu’est l’enfant, innocent y compris quand il est coupable – et qu’on ne m’enquiquine pas avec des saletés de psychanalyste. Non contente de traquer les étrangers au point de s’attaquer à leurs mômes, la République sarkozyste s’en prend maintenant aux nôtres. En quelques jours, les signes d’une volonté de réprimer dès le plus jeune âge se sont multipliés. Il y a quelques semaines, la réaction scandaleuse d’un instituteur avait montré que la tentation répressive gangrène l’institution scolaire elle-même. Menaçant sur le ton de la plaisanterie un élève de 9 ans qui avait l’habitude de “montrer son zizi” à ses camarades de “couper ce qui dépassait”, ce tortionnaire a reçu son juste châtiment comme l’a fort bien narré l’ami David Desgouilles : 500 € d’amende et une privation de son droit d’enseigner. On espère que l’enfant traumatisé a pu reprendre son innocente activité, désormais fort de la certitude que, face aux adultes, prof ou gendarme, il est le plus fort. Quant aux gamins qui qui s’étaient offusqué de ses agissements auprès de l’instituteur, sans doute de la graine de fachos et de délateurs, voilà qui leur apprendra à être plus cool.
On espère bien que les deux policiers qui ont odieusement procédé à une rafle de deux gosses de dix ans pour une sombre histoire de bicyclette seront, eux aussi, durement sanctionnés. En attendant, toute leur classe a été confiée aux bons soins d’une cellule d’aide psychologique qui tentera de leur faire oublier ces heures les plus noires de leur enfance. "
http://www.causeur.fr/l%e2%80%99ordre-regne-a-l%e2%80%99ecole,2471
Ecrit par : Insolence | 25 mai 2009
Ah, si ces enfants "voleurs de bicyclette" s'étaient appelés Jean-Edouard et François-Marie...
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2009
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2009
Oui. Il a quelques mois, des garçons de 6° en ont violé un autre. Mais c'était dans un collège privé, l'affaire s'est donc très vite éteinte.
Insolence : pas excellent, E.Levy. Elle met volontairement sur le même plan des affaires qui n'ont pas à l'être. Et on peut comme moi refuser la banalisation de la violence dans les établissements scolaires et refuser les fausses réponses de Darcozy.
Ecrit par : PMB | 25 mai 2009
E. Lévy a raison pourtant :
"De même, je ne sais pas si la méthode proposée par Xavier Darcos est techniquement la bonne. Mais quand j’ai entendu, vendredi matin sur France Inter, le sociologue de service affirmer très sérieusement que fouiller les cartables serait porter atteinte à l’intégrité des enfants (tandis que laisser certains agresser leurs profs ou leurs élèves ne porte atteinte qu’à l’intégrité des victimes, sans doute), je me suis demandé lequel des deux, lui ou moi, était complètement barré. Je le dis sans hésitation : c’est ce dealer de bonnes nouvelles qu’il faudrait enfermer, lui et toutes les belles âmes qui nous expliquent que, si on n’avait pas réduit le nombre de surveillants, on n’en serait pas là. Des pions contre des armes blanches. “Il faut rétablir l’autorité”, a affirmé Marielle de Sarnez, la garde rapprochée de François Bayrou à elle toute seule1. Quelle heureuse découverte. Et comment donc ma bonne dame ? À force de compréhension, de bienveillance et de respect de l’intégrité ? En laissant seuls en première ligne des profs qu’on a consciencieusement dépouillés de tous les attributs symboliques de leur autorité ?
Réveillez-vous, les gars. Il est trop tard pour proclamer la sanctuarisation de l’École. Il fallait y penser avant, avant de laisser la doxa, la télé et toutes les doléances et dérèglements de la société l’envahir. On pouvait s’attendre à ce que la violence, la délinquance, l’incivilité s’engouffrent dans la brèche. Et il faudrait maintenant qu’on la sanctuarise pour la protéger de la Loi ? Oui, il faut protéger l’École, mais du crime, pas de la Loi. "
Ecrit par : Insolence | 25 mai 2009
L'article d'Elisabeth Levy sur Causeur signalé ci-dessus par Insolence (http://www.causeur.fr/l%e2%80%99ordre-regne-a-l%e2%80%99ecole,2471) est très bien fait — si bien fait qu'on croirait presque, dans les premières lignes, lire un article de Télérama ou des Inrocks…
Et elle renvoie à un autre article de David Desgouilles sur cette histoire de zizi à couper — http://carnet.causeur.fr/antidote/tout-sur-le-zizi,00279
tout aussi intéressant.
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 mai 2009
Je retrouve ce lien :
http://www.esprit-public.info/maket/texte_masson.pdf
(Je ne l'ai pas relu)
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 mai 2009
Mon papa et ma maman ont laché le chien sur le facteur qui venait nous déposer une offre d'abonnement gratuit pour Télérama et les Inrocks.
Ils ont dit kyavé ka lancer une souscription, un Ramathon et un Inrockthon parce qu'Elisabeth Lévy avait écrit "Non à la gratuité gratuite et obligatoire !"
http://www.causeur.fr/donne-c-est-vole,2433
Ils ont dit que l'école gratuite partait déjà en couille, kyavé pas besoin de continuer avec les journaux.
Mais que s'il fallait sauver un système gratuit, sété bien l'école, kon verrait plus tard si on devait supprimer aussi le syndicat du livre.
Ecrit par : Kyane | 25 mai 2009
Le cirque Antibi continue sa tournée.
Après le Sénat en 2006
http://mclcm.free.fr/060920_SENAT/Invitation-Programme-Int.pdf
Après Toulouse en 2008
http://www.hotellerie-restauration.ac-versailles.fr/IMG/pdf/17mai2008_Conference_Toulouse_EVALUATION.pdf
Voici Créteil 2009
http://mclcm.free.fr/MCLCM/090610.COLLOQUE.MCLCM.PROGRAMME.INSCRIPTION.pdf
Voyez la liste des guignols malfaisants qui l'animent. Il n'y a que le Monsieur Loyal qui change. A Créteil se sera une dame.
Ce "mouvement" est une PME innovante qui creuse bien sa niche. Public conquis par les paillettes. Gros retour sur investissement attendu.
Mon conseil : Investissez !
Ecrit par : dugong | 25 mai 2009
Cadichon, il ne s'agit pas de la liberté de l'enseignement, mais de la délivrance de diplômes, ce qui est tut à fait autre chose.
JPB
I beg to differ car le monopole de la collation des grades, qui est depuis 203 ans la pierre angulaire du système éducatif français, est par essence liberticide, au même titre que tout autre monopole. Il est aux antipodes de la théorie libérale de la connaisance dont Mirabeau, Condorcet ou Talleyrand pour la France, mais aussi Humboldt, ou Mill, puis Hayek et v. Mises ont compris la nécessité, pour instaurer puis consolider une démocratie. Ce n'est donc pas parce que la démocratie s'est condidérablement affaiblie, diluée dans son tropisme individualiste, égalitaire et relativiste, que l'école est à l'agonie, mais le contraire. C'est parce que des démagogues sans scrupule ont oeuvré à la destruction des apprentissages au nom d'une idéologie liberticide que la démocratie est fragilisée. Elle a scié la branche sur laquelle elle s'appuyait et perdu son principal soutien: l'école républicaine.
Napoléon a sécularisé le mandarinat d'ancien régime mais ne l'a pas supprimé. Il l'a remplacé par une nationalisation de l'enseignement. On est passé du privilège ecclésiatique à la toute-puissance étatique. C'est sonner le glas de la liberté ou ce mot n'a pas le même sens à Marseille et à Boston.
Guizot l'a maintenu ( le monopole des diplômes) et Ferry à son tour n'a pas hésité à sacrifier la liberté de l'enseignement (restaurée en 1875, pour la seconde fois, donc la dernière), sous prétexte de son instrumentalisation possible par l'Église. Elle se définit par le "droit d'établir librement des établissements d'instruction" ( Condorcet, in Rapport) lequel n'est pas remis en cause par l'obligation de demander une autorisation afin de veiller au respect des bonnes moeurs et de l'ordre public. Ce monopole auquel la France s'accroche avec l'énergie du désespoir exclut tous les attributs de la liberté scolaire: pluralisme, autonomie, responsabiisation de l'encadrement, décentralisation effective et non sa parodie actuelle. L' enseignement nationalisé viole un droit imprescriptible, dans une véritable démocratie, celui pour les parents de choisir les maîtres et les écoles de leurs enfants, qui est garanti au même titre que celui de choisir sa religion ou son appartenance politique.
La liberté pédagogique est un volet de la liberté de l'enseignement et comme toute autre liberté ( religieuse ou d'opinion) elle est indivisible. Une demi liberté n'en est pas une.
Regardez autour de vous. Traversez juste le pont de Kehl ou la Manche. Quel autre pays s'aggripe ainsi à ce monopole? Pour être émancipateur le savoir ne saurait être une production étatique. Aucun monopole financé par ce que Bastiat appelle la spoliation légale ne peut offrir les services de l'économie des savoirs.
La liberté de l'enseignement signifie la liberté de choix, faute de quoi on a la situation actuelle, une médiocrité généralisée et un système batard, inéquitable et qui creuse les inégalités qu'il prétend vouloir supprimer! C'est l'effet inévitable de cette l'égalité incantatoire qui ravit les démagogues: tout dans la forme. rien dans le fond...et cela déteint sur l'enseigne les lettres.
La gratuité et l'obligation sont d;autre aspects du mythe.
Si les élèves francais sortaient quelques deniers de leur poche pour étudier, les facs ne seraient pas ces foutoirs manpulés par l'Agitprop hexagonal.
Ce monopole de la collation des grades qui conditionne l'ensemble du monolithe éducatif est une exception française. Par ailleurs, comme on ne remet jamais en cause les vaches sacrées, on peut allègrement (sans mauvais jeu de mot) propager les mythes dont un exemple est fourni ici et que démentent les pays où les enfants du peuple furent scolarisés bien plus tôt que la France, sans obligation et sans gratuité sauf our lesplus pauvres, ce qui était aussi le cas en France.
...L'école publique n'est pas née avec Marx, ni le prolétariat comme sous-entend chevreuil:
""Si donc la République a fait des lois d'obligation, de gratuité, c'est parce que au-dessous de la bourgeoisie, il y avait cette immense multitude du peuple pauvre, ouvriers ou paysans, si pauvre si ignorant, par une longue tradition de servitude et de misère, qu'il pouvait être incapable de songer lui-même à envoyer ses fils à l'école, incapable en tout cas de les y entretenir de ses deniers. Lorsque la République a créé les lois d'obligation et de gratuité, ce n'est pas pour la bourgeoisie, c'est pour le prolétariat."
Faux...La gratuité n'était que pour le primaire et à la campagne, pas dans les "petits lycées" des villes fréquentés par les bourgeois...Ferry dans une note célèbre se félicita dès septembre 1883, que le système de filières se se soit mis en place aussi .....spontanément.
En 1833, Guizot n'avait pas instauré l'obligation de scolariser les enfants juste celle de construire une école par village et elles ont poussé comme des champignons mais il n'avait pas spécifié qu'elle devait être laïque.
Quant à l'obligation scolaire de Ferry elle s'est traduite par une forte diminution de la scolarisation dans les années qui ont suivi la loi. Les catholiques fervents ne voulait pas de l'école du diable pour leurs enfants
!
Lectures utiles:
J.G. Courselle-Seneuil, Étude sur le mandarinat français (pp. 363-370); Laboulaye, La liberté de l'enseignement et les lois de M. Jules Ferry, Paris, Larose 1880); et de W. v. Humboldt, Essai sur les limites de l'action de l'État, trad. H. Chrétien, Charpentier, 1867.
Trois ans plus tard on prenait la pâtée à Sedan et "l'institueur prussien", mettait l'empire français en déroute selon un Leitmotiv de l'époque.
Le monopole de la collation des grades est une manifestation de l'archaïsme du système et cela a tout à voir avec la liberté de l'enseignement, puisqu'il la rend incantatoire.
Penser que l'enseignement est libre en France c'est être un comme un prisonnier volontaire qui n'a pas conscience de son enfermement et refuse d'aller voir ailleurs, c'est utile pourtant.
Ecrit par : Cadichon | 25 mai 2009
Cadichon nous a parlé savamment du "monopole de la collation des grades"
Ces grades opèrent-ils au niveau de la licence IV ou de la licence à bac + 3 ?
Finalement, pourvu qu'on ait l'ivresse, tout va.
Ecrit par : dugong | 25 mai 2009
Dans le texte de Danielle Masson fourni par AM Valette, on lit (page 2) :
"Au contraire, l'école lieu de vie, par la liberté qu'elle suscite, épargnera la guerre civile. Les conflits doivent se résoudre par le brasage généralisé des enfants"
Devant le spectacle de toute une génération qui se rétame, il faut souder la société par des moyens plus vifs.
Ecrit par : dugong | 25 mai 2009
"Au contraire, l'école lieu de vie, par la liberté qu'elle suscite, épargnera la guerre civile. Les conflits doivent se résoudre par le brasage généralisé des enfants"
Devant le spectacle de toute une génération qui se rétame, il faut souder la société par des moyens plus vifs.
Ecrit par : dugong | 25 mai 2009
C'est là carrément en appeler à l'inceste généralisé. Quand on sait que l'inceste est l'autre face du meurtre...
Mais il est vrai, toutes ces notions ou plutôt ces tabous, ces interdits (sans parler des montages totémiques qui permettent de les imaginer) ne font pas le poids devant les prodigieuses inventions spéculatives des temps modernes: liberté, égalité et... Bentham!
Ecrit par : marigot | 25 mai 2009
Les conflits doivent se résoudre par le brasage généralisé des enfants"
Devant le spectacle de toute une génération qui se rétame, il faut souder la société par des moyens plus vifs.
Ecrit par : dugong | 25 mai 2009
Pour ranimer la flamme, un nouvel arc de triomphe ?
Ecrit par : Kyane | 25 mai 2009
"Oui. Il a quelques mois, des garçons de 6° en ont violé un autre. Mais c'était dans un collège privé, l'affaire s'est donc très vite éteinte."
Ecrit par : PMB | 25 mai 2009
C'est même dans la famille du pote à Amélie, le vicomte Veritas, que ça s'est passé, non? En "circuit fermé", si j'ose dire!
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2009
"Pour ranimer la flamme, un nouvel arc de triomphe ?"
Ou mieux : une fusion de l'igné et de la quiddité.
Ecrit par : dugong | 25 mai 2009
Veritas, c'est l'autre nom de Bobot ?
L'adjoint au maire PS du Xe arrondissement de Paris chargé des affaires scolaires, Julien Bobot, a été renvoyé jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris pour détention d'images à caractère pédopornographique, a-t-on appris dimanche de source judiciaire.
http://anarchisme-revolution.blogspot.com/2009/05/le-bobot-est-un-pedophile-il-est-urgent.html
Ecrit par : Kyane | 25 mai 2009
"Ou mieux : une fusion de l'igné et de la quiddité."
Oui, car on sait bien que l'élément aqueux n'éteint pas l'incendie.
Ecrit par : Kyane | 25 mai 2009
Pour Francis: "sol, ré, la, mi", en partant de la corde du bas pour arriver à la "chanterelle";
http://www.lutherie.biz/Francais/QuatuorDescription.html
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mai 2009
-----------
Merci, Christophe. Je chante toutes les semaines avec un flûtiste (à bec et ttraversière), un violoniste, un pianiste et une gambiste dont je n'ai jamais vu les gambe (révérence parler).
Je me rappellerai que la chanterelle donne un mi et qu'on descend d'une quinte juste trois fois pour arriver à la plus grave des cordes.
Ecrit par : Francis Penin | 25 mai 2009
Il est au PS, de Villiers? Je n'y comprends plus rien!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2009
Le piriforme Commandeur du Rio Branco pressenti pour le Moloch ?
http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/05/25/richard-descoings-nouvelle-prise-de-l-ouverture_1197444_823448.html
En voilà un qui s'y connait en refroidissement participatif de dossiers brûlants
Ecrit par : dugong | 25 mai 2009
Est-ce bien raisonnable ? (soupir)
Ecrit par : Jeremy | 24 mai 2009
Ce pourrait être distrayant.
Ecrit par : guy morel | 25 mai 2009
Depuis que Tapie a jeté son dévolu sur le club med, Descoings est soulagé : la route du moloch lui est désormais grande ouverte.
En un sens, c'est dommage. Avec Tapie, le dépiautage aurait été rapide et efficacement mené et on se serait tous promptement retrouvés à faire des CV chez Guedbralec and co.
Avec Descoings le pourrissement sera plus lent. On aura le temps de se voir partir.
Ecrit par : dugong | 25 mai 2009
Réflexion sur le respect envers l'enseignant où comment perdre sa classe :
Voici l'histoire d'un professeur de Math dans une classe de première STI Électronique vue par un lycéen.
Premier chapitre
Première heure de l'année, on commence par indiquer à ses amis quels profs nous ont été affectés. Je cite mon professeur et là immédiatement j'entends de tous les côtés « Avec lui, c'est le bordel ».
Le premier cours de math arrive et toute la classe est au courant de la rumeur au sujet du prof.
Ainsi donc, les cours commencent plutôt normalement. À vrai dire, on commence par respecter le professeur par ses connaissances lorsqu'il se met à nous faire des démonstrations mathématiques. La fascination nous prend, mais part très vite lorsque la moitié de la classe est immédiatement larguée par la difficulté. Le chahut commence.
Je développe ainsi une première analyse : Le professeur se fait respecter s’il montre son savoir, mais il doit ne le faire que peut de fois et de manière très faste ou alors sa classe lui claque la porte au nez, ne voulant pas faire d'effort de compréhension.
Au programme, on commence les Complexes. Le niveau commence à monter et le fond de la classe (majoritaire) se met à chahuter de manière proportionnelle.
La théorie se confirme, dès que la classe ne comprend plus, c'est perdu. Ce n’est pas à la classe à faire un effort de compréhension (je parle de lycéens de STI )
Second Chapitre
On avance progressivement. Au début des cours, le professeur demande à un élève de venir corriger au tableau l'exercice qui devait être préparé. À la fin de l'exercice, le professeur met une note qu'il ne communique pas.
Un jour de soleil, salle C314, un élève passe au tableau, rédige la correction de l'exercice laborieusement.
À la fin, l'élève retourne s'assoir et il demande au professeur : « Monsieur ? Combien j'ai eu ? »
Le professeur lui répond « Je vous ai mis 11 ».
Jusqu'à présent tout va bien, mais l'élève semble indigné : « Quoi ? Vous vous foutez de moi ? »
L'ambiance est tendue. Le professeur monte immédiatement sur le coup et expulse l'élève de la salle de cours.
La fin est imminente. La classe a enfin trouvé le point faible du professeur. Puisqu’après tout c'était ça le jeu apparemment.
L'élève sait qu’il est en position dominante face à ce professeur, et dans le couloir il commence à faire l'idiot, il tape sur les murs pour nous distraire jusqu'à la fin des cours.
3e Chapitre
Le point faible est là ! On l'a trouvé ! Le professeur n'a aucune autorité ayant de la valeur. Son rapport a été annulé par le CPE. Le CPE et les pions nous soutiennent.
Ainsi, débute un nouveau jeu. Avant chaque cours, on prend les paris sur le nombre d'expulsés.
Ainsi, le cours commençait et au fur et à mesure de l'heure, nous comptions le nombre d'expulsés : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8.
Le professeur lui continuait impassiblement à faire son cours, mais nous avions une autre préoccupation : jouer avec lui. C'était tellement drôle de l'entendre crier « Sortezzzzz !!!!»
à la 5e séance de jeu, le « sortez ! » s'est transformé en « sortez tous »
J'ai dénombré 17 personnes qui sont sotties d'eux-mêmes.
Les cours pouvaient enfin commencer, mais au bout de deux minutes tout le monde est revenu en rappliquant qu'ils s'étaient fait prendre et que le proviseur allait passer.
Nous avons eu le droit au (défunt, malheureusement) proviseur adjoint pour le savon. Il a servi à quelque chose pour une fois.
Fin de la partie. Trouver autre chose
4e Chapitre
Nous avions trouvé ses points faibles. Nous avions l'appui des surveillants qui rigolaient quand nous avions un rapport du professeur de math. Nous pouvions continuer à ne pas suivre le cours. Mais il fallait trouver quelque chose pour s'occuper. Ainsi, les jeux commencèrent comme se faire des passes avec ses stylos, envoyer des projectiles au travers du trou dans la vitre qu'un autre élève dans le couloir nous renvoyait.
Seuls quelques irréductibles suivaient le cours donné par le professeur qui lui le donnait avec de plus en plus de dénigrement. Il ne nous donnait plus aucune considération, résultat on ne comprenait pas et ainsi montait la fête.
5e chapitre
Le professeur finit par craquer. Ce jour-là, j'ai failli mourir.
Au bout de 15 minutes, il décréta que le cours était fait, il effaça le tableau et se mit à nous ignorer, assis à son bureau.
Victoire !
Les discussions commencèrent, et deux élèves à des coins opposés s'amusèrent à se lancer un pot de blanco. Au bout de quelques minutes, le blanco percuta la lampe au plafond au milieu de la salle, tomba à côté d'une table, s'ouvrit et se rependit en partie sur le sac d'un élève. Cet élève, énervé prit le banco et le renvoya à l'émetteur. Je n'eus que le temps de me mettre sous ma table pour ne pas en recevoir pendant son trajet.
Le banco se déversa totalement sur 4 tables. Malheureusement, il y avait là un élève très calme, mais qui peut devenir très violent lorsqu'un brin l'énerve (il s'est déjà retrouvé nez contre nez avec le professeur, et prêt à frapper celle de terminal) . À peine relevé de sous mon bureau, je vis une montée d'énervement de cet élève, qui prit une chaise, commençait à donner des coups de pieds dedans et finalement fit largement valser la chaise pour l'envoyer s'écraser sur le mur derrière moi...
...
Ma tempe était sur la trajectoire d'un des pieds de la chaise
Un moment de lucidité me permet d'éviter en un éclair la chaise.
Ne voyant aucune réaction du professeur, je pris mon sac et sortie de la salle. Il restait 30 minutes de cours. Le professeur ne s'est même pas retourné lorsque je suis sorti.
6e Chapitre.
Les cours reprennent. Le professeur les donne pour lui même. Nous venons au début du cour, nous saluons l'enseignant, déposons nos sac pour faire acte de présente, et sortons.
Épilogue
L'année suivante, lorsque nous avons expliqué au nouvel enseignant de mathématique que nous avions eu untel, elle nous fit comprendre que ce n'était pas grave et que nous reprendrons ce que nous avons (voulu) apprendre l'an passé.
Ainsi se termina, il y a 2 ou 3 ans, la carrière de cet enseignant. Il était malheureusement tombé dans un cercle vicieux, entrainé par les rumeurs et le non-soutien des CPE et d'un proviseur en départ à la retraite relayé par un proviseur tout frais n'osant se mettre à dos les enseignants (confession de sa part après que je me sois froidement et publiquement fait descendre par une enseignante de français, avare d'égo, en présence de M. Levy ).
Les 2 années qui suivirent après mon passage furent pires que la mienne.
On ne s'invente pas enseignant. Ça se travaille. Il faut être capable de fasciner pour les garder sous la main et les inciter à travailler, mais sans trop en faire où ils lâcheront ou sans trop en dire où ils vous prendront pour un mytho.
Enfin, une fois le cercle vicieux enclenché et la retraite approchante, je trouverai plus honorable de la part de l'enseignant de raccrocher plutôt que d'essayer de se rattraper. Un enseignant vieux a beaucoup moins de chances d'être crédible alors s’il a eu du mal à l'être avant, il vaut mieux se reconsidérer et en arrêter là plutôt que d'attendre la retraite et engendrer malgré sois l'échec.
Je ne suis pas enseignant, mais étudiant et je m'appuie de mon analyse sur comment un professeur se fait respecter, d'un point de vue étudiant
Malheureusement, ce n'est que passager puisque l'année suivante on change de professeur, et à moins que 100% de ceux-ci soit tous autant captivant, le système ne fonctionne pas.
Il y a dans ce cas la deux choses qui entrent en jeux :
Respect et volonté
Respect :
- Uniforme
- Estrade
- Se lever dès qu'un adulte entre dans la salle
Volonté de réussir
- Gifles des parents
- Punitions des enseignants
- l'apologie de la réussite ( communisme. Ça a bien marché )
- Mise au fait de la réalité de la vie ( à partir du moment ou on se sent supérieur, on s'effondre et ceux qui se sentaient faibles eux par volonté excellente)
Ces deux points ne peuvent fonctionner qu'à partir de la classe de CE1. Avant c'est inutile, après c'est trop tard.
Malheureusement, ce n'est qu'une utopie. Ce qui est détruit est détruit et à moins d'une guerre qui mobilise toute la nation pendant quelques années rien ne nous permettra de remettre le système complètement à zéro en un claquement de doigts.
Soit on apprend le respect aux enfants au primaire, ou alors on doit être le plus captivant possible et même un collégien de ZEP vous écoutera. Exercice de style
Ecrit par : Meryl | 25 mai 2009
- l'apologie de la réussite ( communisme. Ça a bien marché )
Ecrit par : Meryl | 25 mai 2009
Bon, qu'est-ce qu'on fait avec celui-là? (Guy Morel, au secours!!)
Ecrit par : TotoWeiniger | 25 mai 2009
"Ce monopole de la collation des grades qui conditionne l'ensemble du monolithe éducatif est une exception française."
Écrit Cadichon.
Je l'attendais celle-là. "Exception française !", cette étrange expression que l'on nous ressert depuis quelques années signifie quoi ? Sinon que nous devrions rentrer dans le rang, nous soumettre à la règle générale, ne plus faire tâche dans le paysage mondialisé, arrêter d'emmerder le monde en ne faisant rien comme les autres.
C'est vrai qu'il y a des tas d'exceptions françaises ; la langue française par exemple, si malcommode dans la sphère de la communication, le 14 juillet, que nous sommes seuls à fêter ( encore que ) ; le statut de la fonction publique, la séparation de l'église et de l'État, l'école laïque, l'enseignement de la philosophie et puis tiens, la SNCF ( pour combien de temps ?) et puis encore une tradition centralisatrice séculaire, et puis aussi EDF ( je traduis : électricité de France), et quelques broutilles comme le camembert au lait cru, le couteau Opinel, le réseau du TGV, les centrales atomiques etc., etc. J'allais oublier : un certain esprit qui court ( je n'hésite devant aucun rapprochement) de Montaigne à La Fontaine, de Descartes à Diderot, de Rimbaud à Proust, de Victor Hugo à Sartre, de Molière à Simenon, de Poussin à Picasso, de Dada à Matisse etc.
Bon, nous dit Cadichon, à la suite de bien d'autres, faut pas rêver, faut remballer tout ça, qui n'est plus d'époque, qui est même une entrave au progrès, et même un monopole liberticide.
Elle a raison ; je vais m'abonner à La France au travail. Ils avaient de l'avance ces gars-là !
Ecrit par : guy morel | 25 mai 2009
Le 14 juillet est le jour de nachi no hi matsuri, fête du feu au Japon.
En outre, on célèbre ce jour-là l'anniversaire de Xavier Darcos (enfin, sa famille, pas vous, je suppose).
Ecrit par : yann | 25 mai 2009
Simenon était Belge, Picasso Espagnol, Dada Suisse, comme Rousseau et Cendrars.
Des exceptions à l'exception ?
Ecrit par : yann | 25 mai 2009
le réseau du TGV : vous connaissez le Shinkansen ?
etc.
Ecrit par : yann | 25 mai 2009
Meryl, vous perdez la mémoire : vous l'avez déjà posté, ce message !
Ecrit par : Jeremy | 25 mai 2009
Meryl tripe ?
Ecrit par : yann | 25 mai 2009
"Simenon était Belge, Picasso Espagnol, Dada Suisse, comme Rousseau et Cendrars.
Des exceptions à l'exception ?"
Allons Yann : étrangers par le hasard de la naissance mais qu'importe, ils étaient français dans l'âme !
Le génie est français et puis c'est tout. Cadichon n'y pourra jamais rien.
Ecrit par : dugong | 25 mai 2009
Simenon était Belge, Picasso Espagnol, Dada Suisse, comme Rousseau et Cendrars.
Des exceptions à l'exception ?
Ecrit par : yann | 25 mai 2009
C'est marrant, non, que tous ces braves gens soient venus s'emmerder dans l'exception française. À moins qu'ils ne l'aient pas vue.
Ecrit par : guy morel | 25 mai 2009
le réseau du TGV : vous connaissez le Shinkansen ?
etc.
Ecrit par : yann | 25 mai 2009
Oui. Et alors ?
Ecrit par : guy morel | 25 mai 2009
Et alors, le réseau du TGV n'est pas plus une "exception" que la SNCF (Indian Railway, par exemple), pas plus que tout le reste.
Seuls cet inébranlable besoin de donner des leçons, cette vanité sans bornes (bref le "génie", comme dit Dugong) sont la véritable "exception frâânçaise".
Ecrit par : yann | 25 mai 2009
Et cette propension infinie à ne pas voir plus loin que le bout de sa faucille et de son marteau.
Ecrit par : yann | 25 mai 2009
Pour Cadichon et autres, cet entretien avec un congénère du Piriforme à propos du "sous-travail"
http://www.lesechos.fr/journal20090520/lec1_grand_angle/4865134--le-sous-travail-un-fleau-qui-gangrene-la-societe-francaise-.htm
Si un jour, Descoings ou un autre m'oblige à être présent 35 h par semaine au bahut, alors, enfin, je travaillerai moins en glandant plus.
Et ça se verra...
Ecrit par : dugong | 25 mai 2009
« "Les conflits doivent se résoudre par le brasage généralisé des enfants"
Devant le spectacle de toute une génération qui se rétame, il faut souder la société par des moyens plus vifs. »
dugong | 25 mai 2009
A la baguette !
Ecrit par : Tailleboudin | 25 mai 2009
"A la baguette !"
Oui !
Ecrit par : dugong | 25 mai 2009
Et alors, le réseau du TGV n'est pas plus une "exception" que la SNCF (Indian Railway, par exemple), pas plus que tout le reste.
Seuls cet inébranlable besoin de donner des leçons, cette vanité sans bornes (bref le "génie", comme dit Dugong) sont la véritable "exception frâânçaise".
Ecrit par : yann | 25 mai 2009
Mon cher,
vous déraillez, si je puis dire, alors que je raillais. Je ne suis pas plus ignorant que vous du fait que la France n'est pas le seul pays au monde à avoir de bonnes idées, et s'il y a ici des donneurs de leçons, ils sont plutôt parmi ceux qui veulent à toutes forces qu'elle n'en ait que des mauvaises.
Ecrit par : guy morel | 25 mai 2009
Et cette propension infinie à ne pas voir plus loin que le bout de sa faucille et de son marteau.
Ecrit par : yann | 25 mai 2009
Vous voulez rire.
Ecrit par : guy morel | 25 mai 2009
Cadichon, je revendique — et hautement — l'exception française.
C'est au nom de cette exception que nous avons exporté l'idée même de révolution — en 1789 et plus encore en 1848. La liberté était alors exceptionnelle — et s'il y a un peu de liberté dans le libéralisme, au-delà même de l'étymologie, c'est à quelques coupeurs de têtes que nous le devons. Les pays ne peuvent s'entendre que dans le respect mutuel de leurs exceptions, non dans une uniformisation stérilisante. Ce que vous proposez, c'est le collège unique au niveau européen, ou au niveau mondial.
Or, je tiens bêtement aux bons élèves, voyez-vous — ils sont le meilleur gage des progrès des plus faibles. Nous avons montré la république à l'Europe entière — et je crois que culturellement parlant, nous avons encore deux ou trois trucs à enseigner aux autres. Et non à copier leurs tics et leurs tocs.
D'où l'idée, profondément républicaine, de diplômes d'Etat — seul gage (et je vous concède que c'est un gage instable) de la qualité de la formation. Je ne me fie absolument pas au marché pour recruter des enseignants : pour faire plaisir à telle ou telle minorité en train de devenir majoritaire, il faudrait très vite renoncer à Darwin, à Nietzsche, à Sade, Diderot, et pas mal d'autres — il y a de l'offensant dans toute littérature ou toute philosophie, c'est même sa raison d'être. Le modèle unique que veut imposer l'Europe après le protocole de Lisbonne et autres joyeusetés, c'est la mise au niveau du plus faible — ou du plus aberrant. Ça peut paraître un paradoxe, mais si vous y réfléchissez, seul un Etat fort peut se proiter garant des différences : Big Brother git bien plus dans le laisser-faire libéral, qui pue si vite le conformisme, que dans le jacobinisme, qui ne pose de contrainte que pour donner à chacun le droit d'aller au plus haut de ses capacités.
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 mai 2009
Merci, Guy. Tout ceci mérite d'être dit, et redit.
Et ou est Amélie, qui nous conseille sans arrêt de ne pas nous autoflageller? Guy, (et Jean-Paul), nous en donnent ici une magnifique illustration!
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2009
Une blogueuse occasionnelle mais pertinente, qui signe ici du joli nom de Claire, et qui est à temps perdu vice-présidente du SNALC, sera invitée ce soir à dialoguer avec le ministre sur les questions de violences / prévention / répression (dans l'émission de Calvi, à partir de 22h15 sur la Deux).
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 mai 2009
Trop de lâcheté chez les profs, trop de haine chez les administratifs, trop de connerie télévisuelles pour nos gamins et des politiques aussi minables que conscients de l'abandon du peuple et des valeurs de la république. Il ne nous reste plus qu'à couper des têtes ...
Ecrit par : LOLO666 | 25 mai 2009
Bon, qu'est-ce qu'on fait avec celui-là? (Guy Morel, au secours!!)
Ecrit par : TotoWeiniger | 25 mai 2009
On l'envoie en Inde s'occuper des éléphants?
Ecrit par : retraitée | 25 mai 2009
Une discussion avec un jeune collègue de SVT nous amené à la conclusion que tous les stratagèmes imaginés de pédagogie différenciée, ce afin que chaque élève puisse être mis en activité mais selon ses capacités et sans éprouver l'échec vis à vis de ceux qui sont plus "doués" que lui , étaient destinés à maintenir les plus mauvais élèves dans le cadre scolaire, à ne pas engendrer une situation d'échec qui les démotiverait ou qui les conduirait à "tout balancer". Autrement dit la pédagogie différenciée serait un moyen de maintenir la paix sociale dans les établissements. On se tape des élèves qui n'ont rien à faire dans nos classes, des abrutis ou des pauvres mômes sans encadrement parental, et l'on doit tout faire pour qu'ils ne souffrent pas ou ne cassent pas la baraque.
On nous assure que: avec des barèmes différents on peut proposer des exercices différents qui font travailler tout le monde, que pour élaborer la trace écrite - eh oui, on en est encore là! les élèves dès la 6 ° doivent produire l'écrit, même si l'orthographe est nulle et qu'ils ne savent pas placer un mot devant l'autre, en SvT , en Histoire Géo,...-
on peut donner la consigne d'écrire seuls pour les "bons", aux "moyens" on doit donner les verbes d'action ou quelques mots clés et pour les "pas bons" leur proposer plusieurs phrases pour choisir la bonne... Voyez les cours! Et ce sont des conseils d'IPR.
La timbale! des c.... de profs de SVT conseillers pédago, à la botte de leurs IPR, ont soutenu que l'orthographe ne devait pas être sanctionnée car à ce tarif, des collègues qui seraient de bons pédagogues mais mauvais en orthographe n'auraient pas pu devenir profs.
Darcos-Sarkos dans tout ça? Bref. Avec Ségo, ça aurait été pire. Triste consolation.
Ecrit par : Passant | 25 mai 2009
Et cette propension infinie à ne pas voir plus loin que le bout de sa faucille et de son marteau.
Ecrit par : yann | 25 mai 2009
Vous voulez rire.
Ecrit par : guy morel | 25 mai 2009
J'aimerais bien, mais j'ai les lèvres gercées.
Ecrit par : yann | 25 mai 2009
Cadichon et l'exception française. De deux choses l'une
1) Ça doit être l'ambiance dans les réunions de famille, avec sa fille qui a choisi de faire une hypokhâgne pour préparer Normal'Sup', trajectoire qui se pose là en matière d'exception française et Cadichon ne décolère pas de n'avoir pas réussi à la convaincre de faire ses études supérieures dans un pays normal et sain.
2) Cadichon dit n'importe quoi n'importe comment, sans se pencher sur ses propres contradictions, et a poussé sa fille dans cette voie d'exception car elle sait qu'elle la pousse là vers un excellent cursus très sélectif et quasi-gratuit, avec un enseignement dispensé par des professeurs "collationnés sur grade" et donc extrêment performants, qui n'a guère d'équivalent à l'étranger en première année post-bac.
Je vote pour la 2)
Ecrit par : dobolino | 25 mai 2009
Alors, ma chère Cadichon, on ne vient pas cracher son venin sur l'exception française quand on a fait il y a un an des pieds et des mains pour en faire profiter sa propre fille alors que, si j'ai bien compris votre vie, elle aurait pu entrer dans une de ces merveilleuses universités américaines du nord pour y suivre son cursus d'enseignement supérieur dans d'incomparablements meilleures et plus saines conditions.
Ecrit par : dobolino | 25 mai 2009
"La timbale! des c.... de profs de SVT conseillers pédago, à la botte de leurs IPR, ont soutenu que l'orthographe ne devait pas être sanctionnée car à ce tarif, des collègues qui seraient de bons pédagogues mais mauvais en orthographe n'auraient pas pu devenir profs."
Voir un bel exemple de stupidité compétencielle ** en SVT dans :
http://www.clg-descartes.fr/spip/IMG/pdf/livret_competences_SVT_2009.pdf
Dans ce livret (pour collégiens), on lit en préambule que "A la fin de sa scolarité au collège, l’élève doit :
- Connaître les caractéristiques du vivant
- Maitriser des connaissances sur l’Homme"
Ça ronfle, hein ! Connaître LES caractéristiques du vivant. Rien que ça !
Si on rentre dans les détails, voici quelques unes des 20 compétences listées * :
- Répondre à une question par une phrase complète
- Raisonner, argumenter, pratiquer démarche expérimentale (formuler une hypothèse, concevoir un protocole, valider ou invalider une hypothèse …)
- "Savoir construire son opinion personnelle"
Bon ! J'arrête, ce fourbi compétenciel sans contenu me donne le vomi.
* pourquoi 20 ? Pour rendre plus simple la production d'une note sur 20 par le prof principal qui devra compiler toute cette fange ?
** préférez vous compétentiel ou compétenciel ?
Ecrit par : dugong | 25 mai 2009
La timbale! des c.... de profs de SVT conseillers pédago, à la botte de leurs IPR, ont soutenu que l'orthographe ne devait pas être sanctionnée car à ce tarif, des collègues qui seraient de bons pédagogues mais mauvais en orthographe n'auraient pas pu devenir profs.
Ecrit par : Passant | 25 mai 2009
Avec Santini et Sabeg, ils n'ont plus besoin de soutenir.
Un prof sans culture et sans orthographe, face à l'enfant roi, c'est la gangue reine.
Ecrit par : Kyane | 25 mai 2009
on peut donner la consigne d'écrire seuls pour les "bons", aux "moyens" on doit donner les verbes d'action ou quelques mots clés et pour les "pas bons" leur proposer plusieurs phrases pour choisir la bonne... Voyez les cours! Et ce sont des conseils d'IPR.
Ecrit par : Passant | 25 mai 2009
Il est étonnant que de si précieux conseils pédagos parviennent à franchir la distance qui sépare le primaire de la 6ème... Et je suppose qu'au cours de l'année les choses ne s'arrangent pas et donc qu'en 5ème et au-delà on remet ça ? Y a-t-il une année scolaire du secondaire au cours de laquelle ces pauvres enfants parviennent à produire un petit texte lisible ? Une phrase ? Grrrrrrr
Ecrit par : nicolas | 25 mai 2009
Oui,oui, chers collègues professeurs, cela est juste. Mais je suis triste à l'idée que je ne sais combien de futurs collègues de Svt et d'autres disciplines sont en train de se faire farcir par ces discours que cautionne, jusqu'à preuve du contraire, le Darcos en poste. J'ai assez de recul pour ne pas me mettre dans tous mes états mais franchement il y a des claques qui se perdent.
La logique du ou bien ou bien me fait parfois frémir, mais là, ou bien Darcos est un idiot ou bien un s...p, un de plus.
Violence de la bêtise ou du cynisme au sommet: quelle réponse attendre, tôt ou tard. Et avec des syndicoches mollassons ou compromis pour couronner le tout. A part le Snalc: compromis, non mais mollasson, oui. Écrire dans la Quinzaine Universitaire c'est bien, l'action en harmonie avec les propos, c'est mieux! Eh bien? PFFFFFT!
Ecrit par : Passant | 25 mai 2009
Nicolas, je crais fort que la réponse à votre interrogation ne soit négative. Quelle que soit la matière, les collègues ont de plus en plus l'impression de tout recommencer de zéro, c'est tout du moins ce qui ressort du témoignage de ces derniers...
Ecrit par : alain | 25 mai 2009
Passant, que proposez-vous, comme action en ce moment ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 mai 2009
Il ne nous reste plus qu'à couper des têtes ...
Ecrit par : LOLO666 | 25 mai 2009
La maison est heureuse de vous proposer son menu
"Veuve Noire".
Entrées : Garrot à l'espagnole.
Plat : Cou farci accompagné de sa garniture de sciure.
Dessert : Fromage de tête à la façon de Maître Guillotin.
Boisson : bouteille de Mort Subite 33 cl.
En supplément : Soupe de G(i)rondins
Prix : 12 balles (dans la peau)
Bon appétit
Ecrit par : Chevreuil | 25 mai 2009
JPB, je propose une action forte et bien préparée, médiatisée, du Snalc. La majorité des Français ignore même l'existence de ce syndicat. Compte tenu de ses idées et de son ancienneté, il serait bon de se montrer et ce sans les connotations de syndicat de gauche ou anti Sarko qui prévalent aujourd'hui. Oui, mais pour faire quoi? Je suis partisan d'une grève de trois jours et non d'un jour qui se perd dans la mémoire des "mouvements" habituels et d'une banalité perdante à l'avance. Quant je lis la Quinzaine, je me demande comment on peut continuer sans ruer, sans hurler, sans rien faire. Il me semble que l'action coup d'éclat: "un syndicat bien représenté dans le secondaire et qui jusqu'à maintenant ne se faisait pas remarquer....", avec un effet d'annonce très construit sur une série d'arguments présentés sous un angle peu entendu serait à envisager.
Je ne suis ni un guerrier ni un "tueur" mais je pense que l'on a épuisé le "logos", même ici sur ce blog: je l'ai déjà dit en comparant ce dernier à une goutte d'eau qui se dessèche doucement pendant que les infusoires tourbillonnent.
La praktis doit s'imposer mais toujours logikos... Clin d'œil si je puis me permettre.
Franchement JPB, j'ai bien peur que sans ces tentatives nous aillons perdu le terrain. Je suis un crétin qui a osé croire que le Gouvernement serait à la hauteur pour réformer l'EN, à commencer par la fin du collège unique. Nous en sommes hélas loin.Tant pis pour le niais que j'ai été, au moins je grandis.
Alors parler sera toujours un remède individuel. Quant au destin collectif qui nous attend....
Ecrit par : Passant | 25 mai 2009
Non Chevreuil je ne vous suis pas! Le sang purificateur et libérateur, très peu pour moi.
Ecrit par : Passant | 25 mai 2009
Non Chevreuil je ne vous suis pas! Le sang purificateur et libérateur, très peu pour moi.
Ecrit par : Passant | 25 mai 2009
Euh...pour moi non plus, je vous assure ! Je répondais par une boutade à un post précédent, qui me semblait quelque peu... expéditif !
Ecrit par : Chevreuil | 25 mai 2009
Ouf! je me disais... pour un chevreuil, sonner le hallali et appeler les piqueurs!
Être "expéditif" est une tentation: historiquement on connait la suite. L'horreur. Brune ou rouge.
Le rouge est encore à la mode, les professeurs d'Histoire n'ont donc pas fait étudier le programme?
De l'antinazisme à en faire vomir mais de l'antimarxisme-léninisme, c'est encore mal porté. Certains devraient aller en Corée du Nord. Un labo pour expérimenter. Tenez, on pourrait y envoyer des professeurs de SVT Pédagochistes. Ils reviendraient peut-être avec du matériel motivant leurs élèves. "Avec les TICE (bien sûr) la réussite pour TOUS! Il est pas veau le slogan! Un vrai pour commerciaux capitalistes ou embrigadés rougeauds, les mêmes parfois et pour le même tarif!
Ecrit par : Passant | 25 mai 2009
Il est pas Beau le slogan? Veau.... j'aime cette faute de frappe.
Ecrit par : Passant | 25 mai 2009
Passant, vous proposez une grève d'une durée de trois jours, afin de marquer davantage l'opinion publique que la sempiternelle grève d'une journée qui nous est proposée chaque année cinq ou six fois par les syndicats. Fort bien, mais je me souviens de la grève contre la réforme des retraites du gouvernement Fillon (en 2003, si je ne m'abuse) au cours de laquelle certains enseignants ont accepté de renoncer jusqu'à un mois de salaire, pour n'obtenir finalement aucune concession ministérielle. Globalement, je trouve la stratégie des yndicats absolument désastreuse. Non seulement, ils incitent des collègues à d'innombrables journées de grève vouées à l'échec, mais ils véhiculent également une image désastreuse du corps enseignant. Ils ont d'énormes progrès à faire en termes de communication. Je citerais simplement l'exemple des actions qui ont été menées cette année contre la suppression des postes et la réforme du lycée. Pour avoir discuté avec nombre d'amis qui ne s'intéressent pas particulièrement aux événements qui émaillent la vie professionnelle du petit prof que je suis, je peux vous assurer qu'une large part de l'opinion publique était persuadée qu'il s'agissait d'un mouvement pour la revalorisation de nos traitements!
Ecrit par : alain | 25 mai 2009
Darcos, Mazeron, Bartolone chez Calvi. "La violence à l'école".
Darcos: "les professeurs sont des pédagogues, des éducateurs, et des enseignants, (en troisième position).
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2009
Mais c'est aussi lui le premier à avoir évoqué le premier le problème des responsabilités des parents des élèves violents.
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2009
Darcos and co sur france 2: un océan de paroles dans un désert d'idée...
Question: Qu'est ce qu'il y a de choquant à ouvrir le cartable d'un élève qui pourrait contenir une arme?
Réponse: Ben... "pourrait" justement...
Je suis écoeuré... et même pas encore dans l'EN...
Ecrit par : MatheutorduinMontauban | 25 mai 2009
Passant, que proposez-vous, comme action en ce moment ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 mai 2009
L'action viendra d'elle-même quand la vieille génération des profs bougonneurs se sera retirée des affaires de la vieille pédagogie patriarcale. A l'exemple du ministre lui-même que le Monde.fr d'aujourd'hui décrit comme un ministre usé et désabusé.
Dans mon collège 4 profs partent à la retraite dans un mois et deux battent en retraite (démissionnent).
J'imagine déjà les profs formatés dans les IUFM qui vont leur succéder. Peut-être certains d'entre-eux auront-ils été collationnés par le Vatican?
Ecrit par : marigot | 25 mai 2009
Après nous le déluge…
Je reviens brièvement sur l'émission de Calvi. Cette incapacité de Bartolone à comprendre que les violences médiatisées ne sont qu'une partie émergée de l'iceberg d'incivilités et de bazar perpétuels, c'est incroyable…
Pour un ministre à bout de souffle, j'ai trouvé Darcos en pleine forme. Il doit être du soir, cet homme.
JPB
PS. Et si vus avez bien écouté, il a rappelé que Descoings, que l'on présente comme un successeur possible, n'était pour le moment qu'un tout petit subalterne…
Ecrit par : brighelli | 25 mai 2009
Darcos, Mazeron, Bartolone chez Calvi. "La violence à l'école".
Darcos: "les professeurs sont des pédagogues, des éducateurs, et des enseignants, (en troisième position).
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mai 2009
On peut la revoir, cette émission ?
Ecrit par : Manu | 25 mai 2009
Alors, Manu, on n'est pas attentif à ce que dit la Vice ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 mai 2009
on peut donner la consigne d'écrire seuls pour les "bons", aux "moyens" on doit donner les verbes d'action ou quelques mots clés et pour les "pas bons" leur proposer plusieurs phrases pour choisir la bonne... Voyez les cours! Et ce sont des conseils d'IPR.
Ecrit par : Passant | 25 mai 2009
C'est ce qu'on appelle la pédagogie différenciée : tout le monde est placé en position de réussir. N'est-ce pas là une forme de misérabilisme institué ? Pourquoi ne pas carrément proposer un quatrième niveau : copier la bonne phrase écrite au tableau sans faire de faute. A la fin, on met "acquis" à tout le monde. N'est-ce pas merveilleux ?!
Ecrit par : Magister | 25 mai 2009
Je reviens brièvement sur l'émission de Calvi. Cette incapacité de Bartolone à comprendre que les violences médiatisées ne sont qu'une partie émergée de l'iceberg d'incivilités et de bazar perpétuels, c'est incroyable…
Ecrit par : brighelli | 25 mai 2009
Cette cécité volontaire d'une clique politique qui ne saurait voir cette réalité sans que cela achève une idéologie binaire fondée sur la victimisation et l'innocence...
Ecrit par : Magister | 26 mai 2009
À TotoWeiniger :
Je vous somme de remonter plus haut dans mes précédents messages et lire la suite ou je donne une explication de ce que j'ai avancé
À Jeremy :
Je ne perds pas la mémoire. Quelqu'un s'est fait passer pour moi et a copié collé mon commentaire en son intégralité.
J'accuse même TotoWeiniger de s'est volontairement approprié mon mon afin de relancer mon sujet et chercher à lancer une polémique en répondant juste derrière.
Mais si polémique doit y avoir, je serai ravi d'en lire les critiques. Autrement je n'aurai pas perdu mon temps
Ecrit par : Meryl (l'original) | 26 mai 2009
"L'anti-religion ne se justifie que si elle émane de la volupté de démolir un dieu. Si elle est combat contre l'Eglise ou les fidèles, elle ne vaut rien."
"Je voudrais bien me 'convertir' (italiques), mais à quoi?"
Cioran, "Cahiers"
Ecrit par : Pendariès | 26 mai 2009
Fouiller les cartables :
Je me souviens plus trop bien, mais lorsque je fus au college, il y a 8 ans, à 2 ou 3 reprises, une fouille des sacs a été procédée. Et de manière à être en règle, il suffisait simplement de nous demander de les vider sur la table.
Nous n'avons pas pour autant été traumatisés.
Bon OK c'était un établissement privé sous contrat, il n'y a pas la des parents prêts à sauter sur la première chose qui leurs permettent de défendre leurs bambins.
Finalement, le problème c'est les parents. Ils ne permettent pas aux enfants à apprendre le respect du professeur et l'acceptation de la sanction puisqu'ils savent que leurs mères les soutiennent derrière.
Comment veut-on après qu'ils acceptent la décision d'un Juge si à chaque fois dans leurs enfances ils avaient leurs parents pour mettre au pilori les enseignants ?
Lorsque j'étais au collège, du coté de mes parents c'était simples, si je présentais un mot de mon professeur exaspéré à mon sujet, ma mère répondait par écrit : « Et bien, punissez-le »
Il n'y a plus rien aujourd'hui pour faire apprendre a un enfant le respect du maitre, du juge ou quoi que ce soit puisque vous ne pouvez plus les battre et des que vous ouvrez la bouche vous vous récupérez un procès et une interdiction d'enseigner provenant de la bonne mère.
J'aimerai un jour que les juges qui décident de condamner un enseignant pour avoir dit un mot de travers à un élève perturbateur réalisent que l'enfant qu'il a défendu lui crachera au visage 10 ans plus tard lorsqu'il sera jugé pour je ne sais quel crime
C'est comme le jeune qui a été jugé pour meurtre il y a 2 mois et qui n’a rien trouvé de mieux que de se foutre de la gueule de la justice.
Je le comprends, il n'a jamais appris qu’elle avait autorité sur lui.
Sinon il y avait le service militaire pour ça.
Soit, on fait passer une loi pour empêcher tout parent d'assigner en justice un professeur pour atteinte morale. On résout ainsi le respect du professeur et du savoir qu'il prodigue
Ou alors on remet le service militaire, mais ça ne problème de l'enseignement mais on n'a plus de problèmes de délinquance.
Ecrit par : Meryl | 26 mai 2009
J'accuse même TotoWeiniger de s'est volontairement approprié mon mon afin de relancer mon sujet et chercher à lancer une polémique en répondant juste derrière.
Mais si polémique doit y avoir, je serai ravi d'en lire les critiques. Autrement je n'aurai pas perdu mon temps
Ecrit par : Meryl (l'original) | 26 mai 2009
Ben moi je vous accuse d'écrire comme un cochon une langue qui n'a qu'un très lointain rapport avec le français - et même avec toute langue raisonnable imaginable. Et je fais mieux, je le prouve :
"je m'appuie de mon analyse sur comment un professeur se fait respecter, d'un point de vue étudiant"
Ecrit par : Meryl 26 mai 2009
Chaque phrase que vous écrivez apporte la confirmation que ce que nous ne cessons de décrire ici (l'effondrement de l'EN en général et de l'enseignement du français en particulier) n'est qu'une vision finalement encore bien optimiste de la réalité.
Servez-vous de votre expérience d'élève pour comprendre les causes d'une telle catastrophe orthographique et syntaxique. Et remédiez-y, dans l'intérêt de tous (je vous somme d'y remédier Ha!Ha!Ha!). Cela prendra du temps, cela sera peut-être parfois douloureux, mais au final vous vous sentirez comme un homme nouveau (un peu comme Cioran lorsqu'il se mit à écrire en français, toute proportion gardée^^)
Et puis, on n'accuse pas les gens sans preuve, bon sang. J'aurai pu me fâcher.
Ecrit par : TotoWeininger | 26 mai 2009
Cioran coincé entre deux messages de Méryl.
C'est peut-être ça, l'"exception française".
Ecrit par : TotoWeininger | 26 mai 2009
La plupart des élèves qui sortent de BTS écrivent comme Méryl (mais dans un "style" moins prétentieux). J'ai pu le constater en lisant les copies qu'ils me rendaient lors de l'épreuve d'"expression et culture générale"'(ricanements)
De ceux-là, on ne peut plus dire : "il ne savent pas écrire? c'est normal, ils n'ont pas terminé leurs études!"
Ecrit par : TotoWeininger | 26 mai 2009
Hilarante, la prose de Méryl.
"Et de manière à être en règle, il suffisait simplement de nous demander de les vider sur la table."
"Il n'y a plus rien aujourd'hui pour faire apprendre a un enfant le respect du maitre, [...] puisque vous ne pouvez plus les battre"
"On résout ainsi le respect du professeur et du savoir qu'il prodigue"
"mais ça ne problème de l'enseignement"
J'en redemande.
Ecrit par : TotoWeininger | 26 mai 2009
Cher TotoWeininger,
Je vous suis reconnaissant de vous soucier de mon expression écrite. Comme vous l'avez remarqué, elle est effectivement issue de la débâcle de l'éducation nationale ces dernières décennies.
D'un point de vue différent, je vous suis aussi reconnaissant de me descendre en comparant mon écriture à celle d'un cochon. Il n'y a rien de tel pour dissuader un jeune d'exprimer ses pensées dans un monde d'adultes. J'aurais très bien pu mal prendre ce que vous avez formulé et ne plus avoir de motivation dans l'expression.
Pour ce qui est de ma défense, je suis plutôt fier de mes écrits par ma progression dans l'orthographe et l'expression qui était bien plus mauvaise auparavant.
De plus, il n'est pas très correct de vous moquer de ma prose en ne faisant que la citer au lieu de discuter de mes idées aplanies avec labeur. Est-ce que cela vous gêne qu'un jeune vienne s'exprimer sur ce blog et partager les mêmes craintes que vous ? Où alors c'est mon expression écrite qui vous gêne ? N'est ce pas la une preuve de courage de quelqu'un qui a lamentablement essuyé les orgies de l'EN de venir essayer s'exprimer ici même à sur ce sujet ?
Continuez à faire vos petites sauteries entre vous et ne vous étonnez pas après que les lycéens manifestent contre toute tentative de réformer l'éducation nationale dans n'importe quel sens qu'il soit. Nous on est pas capable de réfléchir à vos cotés, mais on sait être très con en ce qui concerne les blocages. Tant qu'on a des ministres qui ont des couilles molles, ça fonctionne.
En revanche, je veux bien reconnaitre que mon dernier poste comportait des erreurs. L'heure tardive et ma vieille dyslexie me font parfois défaut (que l'on ne me parle pas de méthode globale, ce n'est pas mon cas). Malheureusement, je ne puis éditer pour corriger.
Ecrit par : Meryl | 26 mai 2009
"Il n'y a rien de tel pour dissuader un jeune d'exprimer ses pensées dans un monde d'adultes. J'aurais très bien pu mal prendre ce que vous avez formulé et ne plus avoir de motivation dans l'expression."
Mais... vous êtes adulte, Méryl ;)
Ecrit par : Jeremy | 26 mai 2009
Je ne me sens pas adulte considérant que je suis un étudiant sur un blog fréquenté majoritairement par des professeurs pour qui je voue mon respect profond.
Ecrit par : Meryl | 26 mai 2009
Si si, vous êtes étudiant et adulte. Dites donc, je pensais que le "sapere aude" était plus en vogue que ça, de nos jours !
Ecrit par : Jeremy | 26 mai 2009
Moi j'ai bien aimé vous lire, Meryl, et j'ai bien vu que vous aviez fait des efforts sur l'orthographe.
Ne vous vexez pas.
Ecrit par : sanjuro | 26 mai 2009
Alors, Manu, on n'est pas attentif à ce que dit la Vice ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 mai 2009
Ça dépend où elle l'a dit. Si c'est sur Bonnet d'âne, j'y suis plutôt absent ces derniers jours par manque de temps, hélas. Sinon, si elle me l'a dit directement ailleurs, alors il faut que j'aille me reposer à la Verrière...
Ecrit par : Manu | 26 mai 2009
Mais non ! Ses dernières déclarations, c'était hier soir chez Calvi, sur le coup de 22h15…
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 mai 2009
Je reviens brièvement sur l'émission de Calvi. Cette incapacité de Bartolone à comprendre que les violences médiatisées ne sont qu'une partie émergée de l'iceberg d'incivilités et de bazar perpétuels, c'est incroyable…
Ecrit par : brighelli | 25 mai 2009
Cette cécité volontaire d'une clique politique qui ne saurait voir cette réalité sans que cela achève une idéologie binaire fondée sur la victimisation et l'innocence...
Ecrit par : Magister | 26 mai 2009
Binaire ? Mon cher Magister, pour cela, il faut pouvoir compter jusqu'à deux : c'est beaucoup trop en demander à M. Bartolone...
Ecrit par : Manu | 26 mai 2009
Mais non ! Ses dernières déclarations, c'était hier soir chez Calvi, sur le coup de 22h15…
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 mai 2009
Ah merde ! je pensais à l'émission de France 5, pas "mots croisés sur France 2. Du coup je l'ai loupé. Catastrophe... l'émission est rediffusée sur TV Monde (sans doute sur le cable/satellite) mercredi 27 à minuit.
Ecrit par : Manu | 26 mai 2009
"Ça dépend où elle l'a dit. Si c'est sur Bonnet d'âne, j'y suis plutôt absent ces derniers jours par manque de temps, hélas. Sinon, si elle me l'a dit directement ailleurs, alors il faut que j'aille me reposer à la Verrière..."
Ecrit par : Manu | 26 mai 2009
Elle a tenté de le dire, directement, chez Calvi, hier. Mais il faut reconnaître que le groupe de machos qui l'entouraient ne l'ont pas laissé dire grand-chose... Et Calvi n'est pas le dernier des casse-couilles à ramener sa fraise pour couper court quand il se dit quelque chose, et faire comprendre que c'est SON émission.
Ceci-dit, je serais plutôt d'accord avec Jean-Paul sur le fait que Darcos soit plutôt du soir... Mais le représentant du SNPDEN a tenté de noyer le poisson. Je n'ai pas très bien entrevu ce qu'il a essayé de dire. J'ai surtout eu l'impression qu'il se tirait une balle dans le pied!
Et l'arrivée sur la responsabilité des parents est apparue bien tard dans l'argumentation... Par Darcos, puis reprise par Mazeron. Mais je ne comprends pas, (en dehors de ses paroles très sûres concernant la mise sous condition des allocations, avec l'exemple du "portable dernier cri" versus "livre de poche, excellent), pourquoi ce problème n'a pas émergé beaucoup plus. Ou, plutôt, je crains de ne le comprendre que trop bien.
Meryl, votre emploi du passé simple, "je fus au collège"), est assez savoureux! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2009
Et Calvi n'est pas le dernier des casse-couilles à ramener sa fraise pour couper court quand il se dit quelque chose, et faire comprendre que c'est SON émission.
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2009
Un peu comme un prof, non ?
Ce n'est pas ça qu'on vous apprend à apprendre chez les formateurs ?
Ecrit par : Kyane | 26 mai 2009
PS. Et si vus avez bien écouté, il a rappelé que Descoings, que l'on présente comme un successeur possible, n'était pour le moment qu'un tout petit subalterne…
Ecrit par : brighelli | 25 mai 2009
Quelle classe ce Darcos !
A lire cet extrait je suppose que tous les fonctionnaires de l'EN doivent n'être, à ses yeux, que de petits subalternes !
Et pour Nicolas Sarkozy, Darcos c'est quoi?
Un futur ex-ministre de l'éducation rangé au cimetière des illusions perdues?
Quant à vous, je sens comme un plaisir pervers de petit rapporteur légèrement envieux (jaloux?) !
Ecrit par : merlemocoeur | 26 mai 2009
"L'anti-religion ne se justifie que si elle émane de la volupté de démolir un dieu. Si elle est combat contre l'Eglise ou les fidèles, elle ne vaut rien."
"Je voudrais bien me 'convertir' (italiques), mais à quoi?"
Cioran, "Cahiers"
Ecrit par : Pendariès | 26 mai 2009
Encore faudrait-il que dieu (ou, pour faire athée: le Grand Autre) existe pour le démolir. L'église est le dispositif théâtral grand public pour faire croire sans voir (interdit de représentation). L'école de la République est la reprise intégrale de la ritualité de l'église. Elle a troqué le nom de dieu (deiwos: lumineux, céleste) par celui de Lumières. Jusque-là tout fonctionnait bien. Jusqu'à ce que des mécréants s'emparent de l'État dans l'État qu'est l'Éducation nationale et démolissent le dispositif scolaire du croire sans voir pour lui substituer celui du voir sans croire.
Le pédagogiste en effet est un croyant en un Auteur réel et non plus fictif des choses. C'est Auteur c'est l'apprenant narcissique lui-même, cloné en millions de particules élémentaires : auteur de ses paroles, de ses actes, de ses apprentissages, de ses coups de folie pour s'arracher à sa "nuit du Monde".
Ecrit par : marigot | 26 mai 2009
Ok, Alain, vous avez raison: il y a un problème de communication or comment se faire entendre quand c'est la FSU qui est systématiquement sur les JT? Si ce que je propose semble bien décevant et de peu de consistance ou d'originalité, que suggère-t-on d'autre ici?
Si nous ne faisons rien de nature à réveiller, ce n'est même pas la peine d'espérer. Tous chez le psy ou la démission! ou bien se défouler sur des blogs: communiquer sans fin, remplir du vide avec du néant (ce n'est pas de Cioran)! Et voir, oui, les nouveaux formatés des IUFM se conduire comme des moutons de l'église de scientologie: ruinés intellectuellement et heureux de transmettre par leur méthodes fumeuses un enseignement soit disant motivant.
Bonne remarque : darcos nous qualifie de pédagogues, d'éducateurs et d'enseignants, en fin. Mais c'est ce qui est dit dans je ne sais plus quel BO sur la mission des professeurs. Il répète et assume donc cette hiérarchie des priorités de notre métier.
Quant au PS: toujours le même discours, si il y a des incivilités et, parfois, de la violence, c'est de la faute à la société libérale.... En votant PS on verra les choses, le monde, la société, changer. Et pourquoi pas le PAC? Ben voyons!
Quoi dire encore? Rien. Je pourrais gloser, placer quelques citations, délirer ou être méchant, inutile en vérité. Il y a mieux à faire: s'occuper de soi, être le plus heureux possible afin de donner un peu de ce qui m'anime autour de moi, à mes élèves notamment. Lever la tête permet de respirer un air plus sain que celui de l'horizontalité à laquelle on nous conduit. Je n'attends pas la retraite pour être en retrait; plus ou moins masqué, cela dépend des jours et d'avec qui je suis en relation.
Et puis je ne veux pas contredire mon Pseudo qui pourrait être aussi bien Viator.
Ecrit par : Passant | 26 mai 2009
Merlemocoeur, moi, jaloux de Descoings ?
Allons donc ! Vous savez bien que j'ai assaisonné le monsieur à maintes reprises ici - je ne supporte pas son côté fausse vierge effarouchée, donneuse de leçons et dame patronnesse - toute une série ,de pseudos féminins qui lui vont comme un gant.
La réforme du lycée, il va faire de son mieux pour la faire passer avec vaseline - pour des motifs identiques à ce que furent ceux de Darcos, faire des économies improbables. Et ça n'arrangera pas l'enseignement.
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 mai 2009
Pour la défense de Meryl : même s'il a bien appris à lire, la grammaire est bannie depuis belle lurette non seulement dans le primaire, mais dans le secondaire.
Ou elle est enseignée de façon incompréhensible pour un jeune : ouvrez dans une librairie "la grammaire pour tous", de Bescherelle. Complètement acquise au pédagogisme le plus abscons.
Ex : Critères d’identification du COD.
Pour identifier les différents éléments de la phrase, les grammaires récentes ont tendance à faire moins appel au sens. Elles proposent des manipulations qui permettent d’identifier le COD en observant son comportement dans la phrase. C’est ce que l’on nomme critères formels. (Voir plus haut les différentes formes de manipulations.)
Place du COD.
La place du COD est généralement après le verbe (à droite du verbe dans la phrase écrite), alors que celle du sujet est généralement avant le verbe (à gauche du verbe dans la phrase écrite). La fonction sujet et la fonction objet dépendent de la place des noms par rapport au verbe.
Dans la phrase classique, le COD se place à droite du verbe.Il faut bien comprendre que lorsque le sujet et le COD de la phrase sont des noms, chaque nom peut être sujet ou COD.
Aucun indicateur ne venant signaler que tel nom est sujet, que tel autre est objet, on voit bien que seule la position avant ou après le verbe est susceptible d’indiquer la fonction sujet ou objet.
Autre exemple :
5. Complément d’objet second.
Ce COS remplace le complément d’attribution, entre autres, car ce terme risque de prêter à confusion avec le terme attribut du sujet, avec lequel il n’a rien de commun.
Selon les grammaires, on trouve aussi complément d’objet secondaire, complément d’objet indirect second, (COIs) ou encore complément attributif. Pour les grammaires qui utilisent le classement : complément essentiel/complément circonstanciel, le COS est un complément essentiel (quoiqu’on puisse parfois le supprimer).Il fait partie du groupe verbal.
Pour les grammaires qui utilisent le classement : complément de verbe / complément de phrase, le COS est un complément de verbe, même s’il fait parfois preuve d’une certaine mobilité.
Pour les grammaires qui n’utilisent ni l’un ni l’autre de ces classements, le COS ou le complément d’attribution est un complément du verbe parmi les autres. (COD, COI, CC).
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 mai 2009
Merlemocoeur, moi, jaloux de Descoings ?
@ JPB,
Je sais bien que vous n'êtes pas jaloux de ce cuistre, c'était juste pour vous taquiner, comme souvent.
Mais le fait que son nom bruisse comme successeur possible du sieur Darcos a de quoi exaspérer les âmes les plus charitables, donc la votre !
Ecrit par : Merlemocoeur | 26 mai 2009
Un peu comme un prof, non ?
Ce n'est pas ça qu'on vous apprend à apprendre chez les formateurs ?
Ecrit par : Kyane | 26 mai 2009
On dit: "un professeur".
A priori, les gens que j'ai en formation en savent moins que moi sur la discipline que je suis censée leur apprendre.
Ceci-dit, je ne vous en veux pas. Votre remarque était plus faite pour être désagréable que pour être intelligente. ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2009
La réforme du lycée, il va faire de son mieux pour la faire passer avec vaseline - pour des motifs identiques à ce que furent ceux de Darcos, faire des économies improbables. Et ça n'arrangera pas l'enseignement.
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 mai 2009
Je pense tout le contraire, ou disons autrement. La réforme du lycée est un maillon de plus dans la chaîne des réformes de l'Éducation nationale dont le but principal est de lever le plus gros obstacle à l'entreprise de réforme (libéralisation privatisation, dénationalisation) de l'État français pour le dissoudre dans l'Europe. Cet obstacle c'est l'attachement mythique et conservateur des français à leur République Une et Indivisible, attachement à ses institutions, à ses services publics, à son histoire... Il revenait à l'école dès les premières classes de tisser ce lien au moyen de tout un arsenal de rites et de rituels d'appren-tissages. L'enseignement de la lecture et de l'écriture, de l'orthographe et de la grammaire en constituait le noyau dur.
La réforme du lycée vise à faire sauter le dernier verrou. Il existe visiblement encore trop de français pour croire à l'exception française.
Ecrit par : marigot | 26 mai 2009
A priori, les gens que j'ai en formation en savent moins que moi sur la discipline que je suis censé leur apprendre.
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2009
C'est exactement ce que je voulais dire dans mon post précédent: les profs désormais sont "censés enseigner la discipline". Ce qui revient à dire qu'ils ne l'enseignent plus. Ils se contentent d'essayer d'enseigner une bouillie de savoirs mais surtout plus le respect de l'ordre (sens premier du mot discipline) et de la règle de transmission, ce qu'on appelle la Tradition.
Ecrit par : marigot | 26 mai 2009
A priori, les gens que j'ai en formation en savent moins que moi sur la discipline que je suis censé leur apprendre.
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2009
C'est exactement ce que je voulais dire dans mon post précédent: les profs désormais sont "censés enseigner la discipline". Ce qui revient à dire qu'ils ne l'enseignent plus. Ils se contentent d'essayer d'enseigner une bouillie de savoirs mais surtout plus le respect de l'ordre (sens premier du mot discipline) et de la règle de transmission, ce qu'on appelle la Tradition.
Ecrit par : marigot | 26 mai 2009
Je disais simplement "censé leur apprendre" pour éviter d'avoir l'air prétentieux en étant sûr de leur apprendre la musique. Pas pour dire que j'étais là pour autre chose que leur apprendre cette discipline*, (bien que je sois normalement affublé du titre de "professeur d'éducation musicale" qui m'agace un peu.)
*(Ces deux, même, avec le théâtre).
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2009
et "censé", pas "censée"... :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2009
Je pense tout le contraire, ou disons autrement. La réforme du lycée est un maillon de plus dans la chaîne des réformes de l'Éducation nationale dont le but principal est de lever le plus gros obstacle à l'entreprise de réforme (libéralisation privatisation, dénationalisation) de l'État français pour le dissoudre dans l'Europe. Cet obstacle c'est l'attachement mythique et conservateur des français à leur République Une et Indivisible, attachement à ses institutions, à ses services publics, à son histoire... Il revenait à l'école dès les premières classes de tisser ce lien au moyen de tout un arsenal de rites et de rituels d'appren-tissages. L'enseignement de la lecture et de l'écriture, de l'orthographe et de la grammaire en constituait le noyau dur.
La réforme du lycée vise à faire sauter le dernier verrou. Il existe visiblement encore trop de français pour croire à l'exception française.
Ecrit par : marigot | 26 mai 2009
C'est bien dit.
Cordialement.
Ecrit par : guy morel | 26 mai 2009
On dit: "un professeur".
A priori, les gens que j'ai en formation en savent moins que moi sur la discipline que "je suis censée" leur apprendre.
Ceci-dit, je ne vous en veux pas. Votre remarque était plus faite pour être désagréable que pour être intelligente. ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2009
Elle était surtout faite pour que vous nous honoriez de votre orthographe, mais puisque vous insistez, vous n'êtes pas censée.
Marigot vous le répète après moi, dire d'un responsable d'émission qu'il est casse-couille parce qu'il dirige le débat laisse présager l'ambiance festive que vous préconisez à vos recrues dans le futur exercice de leurs fonctions.
Vous le savez bien, pourtant, que trop de laisser-aller se finit à la batte de base-ball.
Ecrit par : Kyane | 26 mai 2009
émission de calvi pour les intéressé-e-s
http://info.francetelevisions.fr/video-info/player_html/index-fr.php?id-video=&chaine=&id-categorie=&ids=#navVdoPlayer
(en espérant que le lien fonctionne parce que le site de france télévision est un foutoir complet)
Ecrit par : clairedesbois | 26 mai 2009
"Marigot vous le répète après moi, dire d'un responsable d'émission qu'il est casse-couille parce qu'il dirige le débat laisse présager l'ambiance festive que vous préconisez à vos recrues dans le futur exercice de leurs fonctions.
Vous le savez bien, pourtant, que trop de laisser-aller se finit à la batte de base-ball."
Ecrit par : Kyane | 26 mai 2009
Et voilà pourquoi votre fille est muette... :-)
On demande à Monsieur Calvi, (qui est bien meilleur et beaucoup plus intéressant à la radio, entre parenthèses, mais il n'a qu'un invité; c'est certainement plus simple), d'éviter de couper la parole incessamment à ses invités, (surtout au ministre, dont vous savez pourtant que je ne suis pas un des principaux admirateurs).
Quand je fais cours, je n'anime pas une émission de télévision. Ni un débat de quelque sorte que ce soit.
Et je vous demanderai de ne pas présumer de "l'ambiance festive que je préconise à mes recrues dans l'exercice de mes fonctions", comme vous le dites si mal.
C'est incroyable de voir le droit que certains s'arrogent de prétendre savoir ce qui se passe pendant les cours des collègues.
Personnellement, je ne me permettrai jamais une chose pareille. Simple question d'éducation, peut-être? Ou bien tout simplement une once de savoir-vivre?
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2009
"Elle était surtout faite pour que vous nous honoriez de votre orthographe, mais puisque vous insistez, vous n'êtes pas censée."
Ecrit par : Kyane | 26 mai 2009
Quant à la faute d'orthographe, si vous saviez lire, vous auriez vu que je l'avais corrigée ci-dessus, avant votre message.
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2009
On s'incline!
http://www.youtube.com/watch?v=t55CC7U82nc&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=jnvNDbj18_Q&NR=1
http://www.youtube.com/watch?v=cOZ0ExG0JK8&feature=related
Ecrit par : Pendariès | 26 mai 2009
A lire Jean-Paul Brighelli, j'ai le sentiment qu'il formule ici des solutions qui auraient dû être appliquées il y a 30 ans de cela...
Aujourd'hui, le problème de la violence impose d'agir vite, et de manière sécuritaire s'il le faut.Ce sera un prélude à tout le reste.
Ecrit par : SOS Education | 26 mai 2009
Etonnement inquiet de ma part; trouvant qu'un bon moyen pour "prendre la température" d'une génération (découvrir ce qu'elle apprécie, écoute, regarde, échange, écrit) consiste à fureter au hasard des blogs d'jeuns (skyrock, miss34, etc.), je découvre quelques pages, rares, mais le fait de s'exposer ainsi ouvertement laisse à réfléchir, où les gars se montrent avec des flingues (vrais ou faux, je ne sais), certains même pointant le canon contre la tempe d'un ami ravi et concerné. Après Tony Montana et "Scarface", la fascination pour Mesrine donne des poses aux cons pseudo-virils.
Oui, inquiétant.
Ecrit par : Pendariès | 26 mai 2009
@ Passant
il n'est pas dans mes habitudes de corriger les fautes des autres, n'étant moi-même à l'abri de rien.
Je n'aime pas non plus cette manière qu'ont certains de discréditer la pensée de l'autre en traquant la moindre erreur.
Cependant, je ne supporte plus cette faute abominable que l'on voit partout : "soit disant" me rend dingue.
Un enseignement ne peut pas être "soi-disant" motivant étant donné que seul un être humain peut "se dire" motivant.
Utilisons donc "prétendu" : pas de faute de grammaire, pas d'erreur de sens.
Ecrit par : monchéri | 26 mai 2009
A lire Jean-Paul Brighelli, j'ai le sentiment qu'il formule ici des solutions qui auraient dû être appliquées il y a 30 ans de cela...
Aujourd'hui, le problème de la violence impose d'agir vite, et de manière sécuritaire s'il le faut.Ce sera un prélude à tout le reste.
Ecrit par : SOS Education | 26 mai 2009
ça c'est une nouvelle : SOS-ÉDUCATION délivre la Palme d'or sécuritaire à JPB !
Ecrit par : guy morel | 26 mai 2009
A lire Jean-Paul Brighelli, j'ai le sentiment qu'il formule ici des solutions qui auraient dû être appliquées il y a 30 ans de cela...
Aujourd'hui, le problème de la violence impose d'agir vite, et de manière sécuritaire s'il le faut.Ce sera un prélude à tout le reste.
Ecrit par : SOS Education | 26 mai 2009
Je sui ravi d'avoir une nouvelle groupie qui répond au doux nom de SOS-Éducation.
Je sui en revanche un peu déçu : il aurait suffi à la-dite vieille personne d'écouter les propositions de Xavier Darcos et de Claire Mazeron sur FR2 hier soir pour réaliser que le "tout sécuritaire" n'est qu'un minuscule aspect des réponses réelles au problème des violences.
Mais j'excuse la vieille demoiselle. Avec l'âge on devient vite presbyte et casse-couilles.
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 mai 2009
Je recommande cet article de Paul Villach sur Agoravox :
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-destruction-perverse-de-l-ecole-56578
Ecrit par : Daniel Arnaud | 26 mai 2009
Personnellement, je ne me permettrai jamais une chose pareille. Simple question d'éducation, peut-être? Ou bien tout simplement une once de savoir-vivre?
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2009
Votre statut d'anguille vous permet de confondre le savoir-vivre et le savoir-onduler. Soit.
Qu'il ne vous empêche pas de confondre l'exercice de "leurs" fonctions et le vôtre. Mais sans doute est-ce une faute d'orthographe qui est à l'origine de votre incompréhension ?
Ecrit par : Kyane | 26 mai 2009
"Votre statut d'anguille vous permet de confondre le savoir-vivre et le savoir-onduler. Soit.
Qu'il ne vous empêche pas de confondre l'exercice de "leurs" fonctions et le vôtre. Mais sans doute est-ce une faute d'orthographe qui est à l'origine de votre incompréhension ?"
Ecrit par : Kyane | 26 mai 2009
Ne changez surtout pas de dealer! Ca a l'air d'être de la bonne, qui "arrache grave"! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2009
A Monchéri:
"Cependant, je ne supporte plus cette faute abominable que l'on voit partout : "soit disant" me rend dingue. "
Monchéri, je vous remercie de n'avoir pas laissé passer cette faute. Eh oui, parfois on se laisse aller et paf! Mais Monchéri ne pensez-vous pas qu'il est excessif de devenir "dingue" pour ça?
Je serais une femme je serais heureuse de rendre dingue mon chéri, sans commettre de faute ou de lapsus avec une langue mal maîtrisée.
Ce sera une joie d'être morigéné par Machérie rendue dingue par ma faute. Il faut faire attention quand on tape, hein?
Bises d'avance!
Ecrit par : Passant | 26 mai 2009
Oui, inquiétant.
Ecrit par : Pendariès | 26 mai 2009
Même constat mais en pire . Cette année , j’ai fait un tour (15-20 jours , surtout la nuit, les ados étant devant leur ordi jusqu’à 6 ou 7 h du mat’) sur un forum dont parlaient mes élèves(le JV. Com)). On y trouve un concentré de ce que le net fait de pire . J’y ai vu vidéos d’agressions, viols (vraies ou fausses ? ), exécutions, tortures sur animaux, photos pédophiles…. J’ai pris conscience aussi du bas degré de moralité de certains de nos adolescents. Un exemple, par split cam, ils font croire à un pauvre type qu’il dialogue avec une fille, font des captures d’écran du type en train de s’exhiber puis les publient sur le net (ou le font chanter si le type est trop vieux pour être autre chose qu’un pédo en vadrouille).
Il y a presque un siècle, Valéry disait qu’une esthétique du choc perdrait la littérature, il en va sans doute de même pour l’humanité. Je me demande à quoi peut ressembler le cerveau de quelqu’un qui a été éduqué par ça.
On pourra bien sûr me répondre que je suis un vieux rétrograde, hostile aux nouvelles technologies, qui focalise sur quelques cas particuliers et qui, par un réflexe naïf, met sur le dos des médias tous les maux de la société. Je me souviens pourtant d’un passage de Stiegler où il déclare que le cerveau d’un enfant éduqué par la TV n’est pas le même que celui d’un enfant normal.
Ps : la même adresse vaut pour le nombre de gosses déscolarisés et pour leur état mental. Un message qui m’avait marqué : « j’ai envie de tuer quelqu’un pour me sentir plus vivant. »
Ecrit par : uncertain | 26 mai 2009
"Je serais une femme je serais heureuse de rendre dingue mon chéri, sans commettre de faute ou de lapsus avec une langue mal maîtrisée."
Ecrit par : Passant | 26 mai 2009
;-) Très joli! Mais la récirpoque est vraie aussi!
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2009
J'ai regardé comme certains d'entre vous l'émission de Calvi hier soir sur France 2. (J'en ai raté le premier quart d'heure.)J'ai été assez déçue de l'émission : toujours la même opposition stérile entre la gauche et la droite, avec les mêmes discours. Quant à Claire, je lui donne toute ma confiance bien que je l'aie jugée trop en retrait : elle a peu parlé et je ne l'ai pas trouvée assez mordante. Le débat n'est pas allé très loin.
Ecrit par : Marilyse | 26 mai 2009
C. Sibille vous tendez les verges pour vous faire battre!
Qu'est ce que cette "récirpoque"???
Pourquoi par "réciporque" qui friserait le texte un peu cochon?
On n'en loupe pas une, n'est-ce pas? ;-)
Ecrit par : Passant | 26 mai 2009
;-) Très joli! Mais la récirpoque est vraie aussi!
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2009
Mince! Je n'avais même pas vu la couille!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2009
... le "tout sécuritaire" n'est qu'un minuscule aspect des réponses réelles au problème des violences.
Ecrit par : brighelli | 26 mai 2009
Certes. Et les dix propositions évoquées par JPB participent d'un grand bon sens -- à ceci près que si on veut vraiment la "tolérance zéro", il faut s'en donner les moyens (eh oui, désolée...). Je m'explique : rien ne sert d'avoir un réglement intérieur féroce -- et je suis pour ! -- si l'établissement n'a pas les surveillants pour le faire appliquer ! Or, non seulement il n' y a pas assez de pions, mais encore ils sont, pour la majorité d'entre eux , chargé des tâches paperassières, en particulier la gestion de l'absentiéisme, qui devient un véritable serpent de mer.
Il faut davantage de surveillants, pas des "grands frères", non, mais des pions à l'ancienne, qui soient présents dans les cours et dans les couloirs, qui surveillent les études et la cantine, qui empêchent les grands et les gros de cogner les petits, de terroriser les fragiles et de faire régner la terreur.
Autre avantage du pionnicat : permettre à des étudiants d'origine modeste de payer leurs études autrement qu'en bossant à Mac Do. Du reste, ce que l'on dépensera pour les surveillants sera largement récupéré si l'on tient compte des déprédations, tags, gnons, beignes et divers vandalismes qui seront évités par leur présence.
Ecrit par : Françoise Guichard | 26 mai 2009
"Quant à Claire, je lui donne toute ma confiance bien que je l'aie jugée trop en retrait : elle a peu parlé et je ne l'ai pas trouvée assez mordante. Le débat n'est pas allé très loin."
Ecrit par : Marilyse | 26 mai 2009
Je maintiens ce que j'ai dit hier soir; j'ai trouvé l'ambiance générale du plateau assez "macho".
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mai 2009
D'accord avec vous, Françoise. Il faut aussi une administration qui tienne la route, qui ne se défile pas devant les problèmes, qui tienne parole devant les élèves. Et une volonté de tout le corps enseignant qui doit faire pression sur l'administration, lorsque celle-ci n'est pas à la hauteur de ce qu'on est en droit d'espérer. Souvent, on assiste à des bisbilles entre professeurs (en plus de celles des élèves !) lorsque la direction n'est pas assez ferme.
Ecrit par : Marilyse | 26 mai 2009
"Il faut davantage de surveillants, pas des "grands frères", non, mais des pions à l'ancienne, qui soient présents dans les cours et dans les couloirs, qui surveillent les études et la cantine, qui empêchent les grands et les gros de cogner les petits, de terroriser les fragiles et de faire régner la terreur."
En accord parfait! mais le problème, oui, c'est la connivence, la "mollassonite", l'évitement pour ne pas avoir d'ennuis, la lassitude à force de toujours repérer les mêmes qui continuent, etc... Pas besoin de plus mais de meilleurs et pas des potes qui, en plus, se font appeler par leur prénom! Il y a du boulot!
En attendant, je suis de ceux qui ne laissent presque rien passer mais faire le "gendarme" dans les couloirs avec des mioches qui ne sont pas mes élèves, ça me barbe. Et en plus je m'use, même si je confirme aux yeux de ceux dont je ne suis pas encore un des professeurs que je ne suis pas celui qu'on fait ch.... sans se prendre un coup de croc.
Et tout cela dépend du chef ou du CPE qui obéissent plus ou moins aux directives de L'IA ou du rectorat qui transmettent les consignes du ministère qui....
Ecrit par : Passant | 26 mai 2009
Je recommande cet article de Paul Villach sur Agoravox :
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-destruction-perverse-de-l-ecole-56578
Ecrit par : Daniel Arnaud | 26 mai 2009
Il l y a de manière constante un petit bout de la lorgnette, et parfois ce petit bout est celui de la lunette... des chiottes.
J'ignore qui est Paul Villach et d'ailleurs aussi ce qu'est Agoravox ( appellation prétentieuse) ; ce que je sais, c'est que prendre aujourd'hui la question de l'enseignement par le côté de la discipline et de l'ordre est une ânerie de première grandeur.
Quant à s'abaisser à faire une analyse sémiologique d'un vague crobard paru dans ce monument de connerie qu'est Ouest-France, faut vraiment avoir faim.
Ecrit par : guy morel | 26 mai 2009
@ Françoise Guichard
Vous écrivez : "rien ne sert d'avoir un réglement intérieur féroce -- et je suis pour !"
Désolé, mais je crois fermement qu'il faut de toute urgence supprimer les "règlements intérieurs".
Ecrit par : guy morel | 26 mai 2009
Moi, j'aime bien les deux dessins de Chaunu ! Voir le lien vers Agoravox cité plus haut.
Ecrit par : Marilyse | 26 mai 2009
"Sur un forum dont parlaient mes élèves(le JV. Com))"
Ecrit par : uncertain
Uncertain, quelle est l'adresse, pour avoir une idée de l'étendue du phénomène ? JV . com et lejv . com, ça ne donne rien.
Ecrit par : Jeremy | 26 mai 2009
En attendant, je suis de ceux qui ne laissent presque rien passer mais faire le "gendarme" dans les couloirs avec des mioches qui ne sont pas mes élèves, ça me barbe.
Ecrit par : Passant | 26 mai 2009
Vous n'êtes pas le seul ! Et en primaire, pour peu que vous mangiez sur place, que vous arriviez un peu en avance le matin pour faire des photocopies et que vous corrigiez vos cahiers le soir sur place, c'est aussi à la cantine et à la garderie que vous devez faire le gendarme ;-( !
Ecrit par : catmano | 26 mai 2009
J'ai regardé comme certains d'entre vous l'émission de Calvi hier soir sur France 2. (J'en ai raté le premier quart d'heure.)J'ai été assez déçue de l'émission : toujours la même opposition stérile entre la gauche et la droite, avec les mêmes discours...
Ecrit par : Marilyse | 26 mai 2009
En effet. Tourne-moulin et chante-manège ! Ah ! cette bonne vieille dualité ronronnante et confortable où un camp fait mine d'avoir une position face à l'autre qui se paie de bons sentiments ; où les ploutocrates et les démagogues jouent à la démocratie dans un pays qui a bradé l'essentiel de sa souveraineté avec, à la clef, une liquidation de la spécificité française grâce au cheval de Troie de l'Euroland mondialiste ; où des tartuffes golgatés masquent leur arrivisme et leur incurie par la duplicité de la com' ; qui confondent le suffrage universel avec le sondage universel ; qui nous prennent pour des imbéciles et qui ont bien raison puisque la plupart d'entre nous leur prête toujours l'oreille et les reconduit irrépressiblement dans leurs fonctions à chaque consultation citoyeeeeeeene.
Ecrit par : Magister | 26 mai 2009
Moi, j'aime bien les deux dessins de Chaunu ! Voir le lien vers Agoravox cité plus haut.
Ecrit par : Marilyse | 26 mai 2009
J'aime bien la choucroute, pas vous ?
Ecrit par : guy morel | 26 mai 2009
Uncertain, quelle est l'adresse, pour avoir une idée de l'étendue du phénomène ? JV . com et lejv . com, ça ne donne rien.
Ecrit par : Jeremy | 26 mai 2009
Jeux vidéo. Com , forum 15-18
Remarques :
Il faut attendre des heures tardives
Il faut y traîner quelque temps, sinon on n’y voit que d’amusantes plaisanteries de potaches (mais bon j’y ai vu une vache vivante se faire couper la tête à la tronçonneuse , vous me direz ça rappelle les expériences de certains artistes des années 70).
Pour le reste, toutes ces images sont postées à partir d’autres sites .
Les ados aiment bien les sites gores. Il y a deux ans, le plus célèbre était Rotten ( il y avait Ogrish également) , mais vous devez connaître ce phénomène.
Ecrit par : uncertain | 26 mai 2009
@ Jeremy
Et si vous ne connaissez pas le fameux rotten, exemple(âmes sensibles s’abstenir) :
http://poetry.rotten.com/emt-train/
http://poetry.rotten.com/shot-au/0001/
http://poetry.rotten.com/french-algeria/
Alors vraies ou fausses ?
Bon vous allez me répondre que je suis naïf et que vous connaissiez ce genre de choses , mais enfin….
Ecrit par : uncertain | 26 mai 2009
Cet après midi j'ai collé un élève de seconde avec le motif suivant sur le rapport :
"Kévin pousse des hurlements intempestifs et simule un accouplement avec un personnage virtuel".
A votre avis :
- ai-je été violent ?
- ce jeune homme risque-t-il un traumatisme ?
- à qui dois-je demander pardon ?
PS : à nouveau promis juré il s'appelle Kévin en vrai ...
Ecrit par : Zorglub | 26 mai 2009
Il faut leur interdire aussi, et surtout, l'usage (dans les écoles, les collèges et les lycées) des photocopieuses et des ordinateurs, avec le web et l'imprimante, car TOUT est dans les LIVRES ; quant aux extraits, ils devront être recopiés à la main. En quelques années le niveau remontera spectaculairement, les élèves seront plus cultivés, donc plus intelligents et, accessoirement, moins violents !
Ecrit par : JPL | 26 mai 2009
zorglub, je vois deux possibilités pour expliquer le comportement de ce Kévin-là :
1- Vous êtes professeur de SVT et votre apprenant se met en devoir de "faire surgir ses représentations préalalables " avant le cours sur la reproduction chez les mammifères supérieurs, et dans ce cas, vous devez demander pardon, pieds nus et en chemise blanche, à votre IPR lors d'une séance publisue de contrition pédagogique.
2- vérifiez que l'homme (ou la femme) invisible n'est pas inscrit(e) sur le registre des élèves de votre classe, dans ce cas, il pourrait ne pas s'agir d'une simple simulation et le cas mériterait une réprimande plus circonstanciée que deux heures de colle !
Pédagogiquement vôtre,
Ecrit par : Chevreuil | 26 mai 2009
"Il faut leur interdire aussi, et surtout, l'usage (dans les écoles, les collèges et les lycées) des photocopieuses et des ordinateurs, avec le web et l'imprimante, car TOUT est dans les LIVRES ; quant aux extraits, ils devront être recopiés à la main. En quelques années le niveau remontera spectaculairement, les élèves seront plus cultivés, donc plus intelligents et, accessoirement, moins violents !"
JPL je serais plus nuancé mais au fond j'approuve. C'est un vœux pour conte de "mauvaise fée". Je pense qu'à force les écrans rendent idiots. Société à cran devant ses écrans. Mais on écoute en boucle des chansons proclamant: " No stress!"
La pression en faveur des TICE et autres ordinonos en classe est une mode comme celle qui rendit "incontournâble" le rétroprojecteur. Il faut être de son temps: oui mais il fait mauvais temps et je ne vois pas pourquoi adhérer dès qu'un machin est lancé. Modernité pour pauvres esprits.
Ecrit par : Passant | 26 mai 2009
les élèves seront plus cultivés, donc plus intelligents et, accessoirement, moins violents !
Ecrit par : JPL | 26 mai 2009
Mais JPL, soyons justes, si les élèves devaient être violents au niveau de violence qu'on leur fait subir, ils le seraient infiniment plus qu'ils ne le sont.
Et même, ce qui me préoccupe, c'est qu'ils ne le soient pas davantage, et les profs itou qui vont en bande chaque année mettre les notes qu'il faut au baccalauréat.
Ecrit par : guy morel | 26 mai 2009
Bonsoir l'académie de créteil a organisé des conférences tous les mercredis de cet année scolaire. Parmi les thèmes traités, celui de la violence scolaire. Je vous donne le lien.
http://www.ac-creteil.fr/jahia/Jahia/site/rectoratCreteil/lang/fr/videos-affronter-la-violence-scolaire
Je n'ai pas assisté aux conférences présentées mais à celle sur les paradoxes de l'égalité des chances. Voilà, comme vous le verrez Mérieu a été convié pour parler du sujet.
Un lecteur assidu de ce blog et des livres de JPB
Ecrit par : Fisto | 26 mai 2009
Moi, j'aime bien les deux dessins de Chaunu ! Voir le lien vers Agoravox cité plus haut.
Ecrit par : Marilyse | 26 mai 2009
J'aime bien la choucroute, pas vous ?
Ecrit par : guy morel | 26 mai 2009
J'aime la choucroute aussi. Les dessins sont convenus et certes réducteurs, que ce soit pour vous, Guy Morel, pour Marilyse ou même pour moi. Mais, si on veut éveiller les consciences, il faut commencer par le simple pour aller vers le compliqué. Ceci dit, je doute qu'on y arrive. Ces dessins, comme le reste plus complexe ne prêchent que les convaincus.
J'ai apprécié les interventions de Claire Mazeron, hier soir, sur France2, mais je sais pertinemment que, quelqu'ait été son indéniable talent médiatique, il n'y a pas 1% des auditeurs non prévenus qui aient saisi le sens de son discours. Et qu'en plus, parmi les "prévenus", il y en a 50% qui n'ont entendu que SNALC= pas bon !!!!
Ecrit par : dobolino | 26 mai 2009
Mais JPL, soyons justes, si les élèves devaient être violents au niveau de violence qu'on leur fait subir, ils le seraient infiniment plus qu'ils ne le sont.
Et même, ce qui me préoccupe, c'est qu'ils ne le soient pas davantage, et les profs itou qui vont en bande chaque année mettre les notes qu'il faut au baccalauréat.
Ecrit par : guy morel
De quel esprit déglingué sort une ineptie pareille?
Ecrit par : Passant | 26 mai 2009
@ Françoise Guichard
Vous écrivez : "rien ne sert d'avoir un réglement intérieur féroce -- et je suis pour !"
Désolé, mais je crois fermement qu'il faut de toute urgence supprimer les "règlements intérieurs".
Ecrit par : guy morel | 26 mai 2009
Ces documents sont à présents élaborés par la "communauté éducative" ; ("des" parents et "des" délégués des élèves jouent un rôle de plus en plus grand dans leur élaboration).
Ce qui explique la raison pour laquelle on trouve des mise en symétrie des droits et des devoirs des élèves...et des enseignants ! (j'en ai vu un exemple tout récemment dans un établissement classé ZEP).
Il faut savoir que les règlements intérieurs n'ont pas de valeur juridique propre, ce que savent parfaitement les cellules juridiques des rectorats...Et les avocats (information donnée aux personnels de direction en formation).
Les élèves qui passent en conseil de discipline ont enfreint le droit commun (trafic de stupéfiants, insulte à fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions, coups et blessures, etc.) ; ils devraient donc être "jugés" au nom du droit commun et nom du règlement intérieur.
Les "conseils de discipline" sont, du reste, eux-mêmes très problématiques :
a) parce qu'ils statuent sur le non-respect d'un prétendu "règlement intérieur" et non du droit commun.
b) parce que le statut juridique de ses membres est problématique (le chef d'établissement n'est pas un magistrat).
Ecrit par : Robin | 26 mai 2009
ls devraient donc être "jugés" au nom du droit commun et nom du règlement intérieur.
NON et pas NOM (d'un chien !) ;O))
Ecrit par : Robin | 26 mai 2009
@ règlement intérieur
LE RÈGLEMENT INTÉRIEUR DANS LES EPLE
C. n° 2000-106 du 11-7-2000.
NOR : MENE0001707C
RLR : 520-0
MEN - DESCO B4 et B6 - DAJ
Préambule
"La loi d'orientation sur l'éducation du 10 juillet 1989 modifiée a accordé un rôle important à la communauté éducative. Pour donner vie à cette communauté éducative et lui apporter les moyens de sa mission, il est nécessaire d'en définir clairement les règles de fonctionnement ainsi que les droits et les obligations de chacun de ses membres : tel est l'objet du règlement intérieur."
[...]
"Elaboré et réactualisé en concertation avec tous les acteurs de la communauté éducative et dans son application même, il place l'élève, en le rendant responsable, en situation d'apprentissage de la vie en société, de la citoyenneté et de la démocratie."
Ecrit par : TotoWeininger | 26 mai 2009
Et même, ce qui me préoccupe, c'est qu'ils ne le soient pas davantage, et les profs itou qui vont en bande chaque année mettre les notes qu'il faut au baccalauréat.
Ecrit par : guy morel
De quel esprit déglingué sort une ineptie pareille?
Ecrit par : Passant | 26 mai 2009
Cher petit pleutre,
quand vous insultez, la moindre des choses serait de le faire sous votre identité, en indiquant de surplus votre e-mail et votre raison sociale.
Vous êtes très exactement la réplique du voyou encagoulé.
Ecrit par : guy morel | 26 mai 2009
J'aime la choucroute aussi. Les dessins sont convenus et certes réducteurs, que ce soit pour vous, Guy Morel, pour Marilyse ou même pour moi. Mais, si on veut éveiller les consciences, il faut commencer par le simple pour aller vers le compliqué.
Ecrit par : dobolino | 26 mai 2009
Chère Dobolino,
il est rare que l'on éveille les consciences par des inepties, et celle à laquelle vous vous référez : aller du simple au complexe en est en matière pédagogique une de taille. Le réel est complexe, et tout l'art du pédagogue est de conduire à l'abstrait, qui est une simplification.
Ecrit par : guy morel | 26 mai 2009
ls devraient donc être "jugés" au nom du droit commun et nom du règlement intérieur.
NON et pas NOM (d'un chien !) ;O))
Ecrit par : Robin | 26 mai 2009
Ne vous excusez pas Robin de vos fautes de frappe. Mais pensez plutôt aux débuts de la dérive, c'est-à-dire à la fondation des Conseils d'établissement par cet homme délicieusement cultivé qu'était Edgar Faure, ce Carcopino bis.
Ecrit par : guy morel | 26 mai 2009
Préambule
"La loi d'orientation sur l'éducation du 10 juillet 1989 modifiée a accordé un rôle important à la communauté éducative. Pour donner vie à cette communauté éducative et lui apporter les moyens de sa mission, il est nécessaire d'en définir clairement les règles de fonctionnement ainsi que les droits et les obligations de chacun de ses membres : tel est l'objet du règlement intérieur."
[...]
"Elaboré et réactualisé en concertation avec tous les acteurs de la communauté éducative et dans son application même, il place l'élève, en le rendant responsable, en situation d'apprentissage de la vie en société, de la citoyenneté et de la démocratie."
Ecrit par : TotoWeininger | 26 mai 2009
Dans le contexte actuel, en 2009, donc 20 ans après (comme dirait Dumas) la Loi d'orientation de 89, dite "Loi Jospin", ça paraît surréaliste, non ?
Ecrit par : Robin | 26 mai 2009
Dans le contexte actuel, en 2009, donc 20 ans après (comme dirait Dumas) la Loi d'orientation de 89, dite "Loi Jospin", ça paraît surréaliste, non ?
Ecrit par : Robin | 26 mai 2009
Surréaliste ? Non. Dans la continuité des mesures Edgar Faure.
Est-ce qu'il n'y a pas un truc qui s'appelle "Aux enfants d'Edgar" ?
Ecrit par : guy morel | 26 mai 2009
Chère Dobolino,
il est rare que l'on éveille les consciences par des inepties, et celle à laquelle vous vous référez : aller du simple au complexe en est en matière pédagogique une de taille. Le réel est complexe, et tout l'art du pédagogue est de conduire à l'abstrait, qui est une simplification.
Ecrit par : guy morel | 26 mai 2009
C'est très beau ! Très théorique !
De toute façon, il est évident que, par l'une ou l'autre méthode, c'est inopérant en l'état actuel.
Ceux qui se marrent sur les dessins plus haut cités ne pensent pas une minute que eux ou leurs enfants soient de quelque façon concernés.
Quant à vos beaux discours, ils leur passent largement au dessus des oreilles.
Bonne nuit à tous !
Ecrit par : dobolino | 26 mai 2009
En lien avec tout cela, un bout de l'émission de radio de Maurice. C'était il y a longtemps, en 1996.
http://www.dailymotion.com/video/x73j4d_maurice-skyrock-les-banlieues_webcam
Ecrit par : dickens | 26 mai 2009
@ PUB GRIP-Éditions
Spécialement dédiée à l'innocent qui signe "En passant", cette pub d'un "esprit déglingué"
http://www.slecc.fr/GRIP_editions3.htm
Ecrit par : guy morel | 26 mai 2009
C'est très beau ! Très théorique !
De toute façon, il est évident que, par l'une ou l'autre méthode, c'est inopérant en l'état actuel.
Ceux qui se marrent sur les dessins plus haut cités ne pensent pas une minute que eux ou leurs enfants soient de quelque façon concernés.
Quant à vos beaux discours, ils leur passent largement au dessus des oreilles.
Bonne nuit à tous !
Ecrit par : dobolino | 26 mai 2009
Faites de beaux rêves, mais enfin, ce n'est pas en prenant les gens pour des cons que l'on parvient à les rendre plus intelligents. Un pari, sans doute. Celui que fait tous les matins l'instituteur qui rentre dans sa classe.
Ecrit par : guy morel | 26 mai 2009
émission de calvi pour les intéressé-e-s
http://info.francetelevisions.fr/video-info/player_html/index-fr.php?id-video=&chaine=&id-categorie=&ids=#navVdoPlayer
(en espérant que le lien fonctionne parce que le site de france télévision est un foutoir complet)
Ecrit par : clairedesbois | 26 mai 2009
Merci beaucoup. Dommage que cela ne fonctionne pas pour les amateurs de Linux... Bill gates et sa bande d'incapables ont encore frappé...
Ecrit par : Manu | 26 mai 2009
@Collation des grades ( Spécialement dédié au "passant" de service et à son cerveau mou).
Une amie m'envoie ce qui suit et n'est pas sans intérêt au moins pour ceux qui, comme Cadichon, voient dans la collation de grades une exécrable "exception française".
Le 26 mai 2009
DECRET
Décret n°2002-481 du 8 avril 2002 relatif aux grades et titres universitaires et aux diplômes nationaux
NOR: MENS0200156D
Version consolidée au 10 avril 2002
Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de l’éducation nationale,
Vu le code de l’éducation ;
Vu l’avis du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche du 26 novembre 2001,
Article 1
Les grades et titres universitaires sanctionnent les divers niveaux de l’enseignement supérieur communs à tous les domaines de formation.
Les grades fixent les principaux niveaux de référence de l’Espace européen de l’enseignement supérieur. Les titres fixent les niveaux intermédiaires.
Article 2
Les grades et titres sont conférés aux titulaires de diplômes nationaux de l’enseignement supérieur délivrés sous l’autorité de l’Etat selon la réglementation propre à chacun d’eux.
Les diplômes nationaux sanctionnent chaque étape du déroulement des études supérieures dans un domaine de formation particulier mentionné dans l’intitulé du diplôme. Ils confèrent les mêmes droits à tous les titulaires, quels que soient les établissements qui les ont délivrés et les modes d’acquisition.
Article 3
Les grades sont le baccalauréat, la licence, le master et le doctorat.
Les diplômes nationaux conférant ces grades sont fixés par voie réglementaire. Seuls ces diplômes nationaux peuvent porter le nom de baccalauréat, de licence, de master ou de doctorat.
Article 4
Les établissements qui jouissent de l’autonomie pédagogique et scientifique sont autorisés à délivrer, au nom de l’Etat, les diplômes nationaux par une décision d’habilitation prise dans les conditions fixées par la réglementation propre à chacun d’eux.
Sauf dispositions réglementaires particulières, ces décisions sont prises pour une durée limitée et à l’issue d’une évaluation nationale des établissements et des dispositifs de formation et de certification. Cette évaluation nationale prend en compte les résultats obtenus par les établissements et la qualité de leurs projets.
Article 5
Dans le cadre des dispositions du présent décret, le ministre chargé de l’enseignement supérieur assure, en liaison avec les autres ministres concernés ayant en charge des formations et des certifications supérieures, la cohérence et la lisibilité, aux plans national et international, du dispositif national des grades et titres et des diplômes nationaux qui les confèrent.
Article 6
Le présent décret est applicable dans les territoires de la Polynésie française et des îles Wallis-et-Futuna et en Nouvelle-Calédonie.
Article 7
Le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, la ministre de l’emploi et de la solidarité, le ministre de l’intérieur, le ministre de l’éducation nationale, le ministre de la défense, le ministre de l’équipement, des transports et du logement, la ministre de la culture et de la communication, le ministre de l’agriculture et de la pêche, la ministre de la jeunesse et des sports, le ministre de la recherche, le ministre délégué à la santé, le ministre délégué à l’industrie, aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l’artisanat et à la consommation et le secrétaire d’Etat à l’outre-mer sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Lionel Jospin
Par le Premier ministre :
Le ministre de l’éducation nationale,
Jack Lang
Le ministre de l’économie,
des finances et de l’industrie,
Laurent Fabius
La ministre de l’emploi et de la solidarité,
Élisabeth Guigou
Le ministre de l’intérieur,
Daniel Vaillant
Le ministre de la défense,
Alain Richard
Le ministre de l’équipement,
des transports et du logement,
Jean-Claude Gayssot
La ministre de la culture
et de la communication,
Catherine Tasca
Le ministre de l’agriculture et de la pêche,
François Patriat
La ministre de la jeunesse et des sports,
Marie-George Buffet
Le ministre de la recherche,
Roger-Gérard Schwartzenberg
Le ministre délégué à la santé,
Bernard Kouchner
Le ministre délégué à l’industrie,
aux petites et moyennes entreprises,
au commerce, à l’artisanat
et à la consommation,
Christian Pierret
Le secrétaire d’Etat à l’outre-mer,
Christian Paul
Ecrit par : guy morel | 26 mai 2009
Uncertain, quelle est l'adresse, pour avoir une idée de l'étendue du phénomène ? JV . com et lejv . com, ça ne donne rien.
Ecrit par : Jeremy | 26 mai 2009
Jeux vidéo. Com , forum 15-18
Remarques :
Il faut attendre des heures tardives
Il faut y traîner quelque temps, sinon on n’y voit que d’amusantes plaisanteries de potaches (mais bon j’y ai vu une vache vivante se faire couper la tête à la tronçonneuse , vous me direz ça rappelle les expériences de certains artistes des années 70).
Pour le reste, toutes ces images sont postées à partir d’autres sites .
Les ados aiment bien les sites gores. Il y a deux ans, le plus célèbre était Rotten ( il y avait Ogrish également) , mais vous devez connaître ce phénomène.
Ecrit par : uncertain | 26 mai 2009
Si vous êtes sage je vous donne le lien pour assister à l'exécution d'un occidental par des islamistes égorgeurs...
Pour éviter de me faire traiter d'islamophobe-raciste-petit-blanc je vous refile aussi un lien ou vous allez pouvoir assister à la lapidation à mort d'une catin musulmane par des cathol...Ah mince, non, désolé, toujours des islamistes à l'oeuvre...Bon sinon on peut se repasser l'intervention génocidaire du pape sur le préservatif et les africains...Vilain pape qui refuse encore de se convertir à l'esprit partouzard non mais!
Oui, donc le sujet est la violence à l'Ecole...
Bah vous n'avez toujours pas demandé une Journée de la Jupe?
Des portiques détecteurs d'armes? Personnellement je suis contre, un AK47 ne rentrant pas dans un cartable, ces portiques risquent de devenir rapidement obsolètes...
Sinon j'aime bien monsieur Brighelli qui fait une fixation sur la nuisance du téléphone portable, on se sent rassuré, ça bouge, bientôt des jours paisibles...
Ecrit par : Jérôme Sancho | 27 mai 2009
"où" bien sûr...Monsieur Sibille pourra faire un commentaire intéressant pour une fois.
Ecrit par : Jérôme Sancho | 27 mai 2009
Et moi ? Et moi ? Il n'y en a vraiment que pour Christophe ici !
Bon Dieu, Jérôme, réagissez ! Et moi ? Et dobolino ? Même pas une petite insulte, un reproche, une méchanceté ?
Je ne sais même pas si je peux me sentir visé par "partouzard", et je suis même pratiquement sûr que non !
Jérôme, je crois que vous avez changé :-(
Vous n'êtes plus le Jérôme Sancho que je croyais connaître depuis votre premier message en ces lieux :'-(
Panta rei...
Ecrit par : Jeremy | 27 mai 2009
Ça parle de téléphone portable
J'ai mémoire d'un professeur qui nous avait raconté la solution d'un de ses professeurs quand il était enfant contre chahut lorsqu’on a le dos tourné au tableau... Et aujourd'hui je dirais contre le fait de se faire photographier dans son dos.
Installer un rétroviseur au dessus du tableau.
Ecrit par : Meryl | 27 mai 2009
A propos de jeux-video.com
Voilà pourquoi je pleure pour les générations qui me suivent.
La mienne, je suis d’accords a des lacunes énormes. Mais ce que je voie derrière est horrible.
Je ne parle pas des photos, mais de leur manière de penser et s'exprimer.
Malheureusement, les lycéens qui manifestent contre toute tentative de réforme de EN, n'y prennent pas conscience.
Ecrit par : Meryl | 27 mai 2009
Meryl, vous allez devenir accro à ce blog ;)
Mais je suis comme sanjuro : j'aime bien vous lire.
Ecrit par : Jeremy | 27 mai 2009
"Bon Dieu, Jérôme, réagissez ! Et moi ? Et dobolino ? Même pas une petite insulte, un reproche, une méchanceté ?"
Ecrit par : Jeremy | 27 mai 2009
Lisez le message de Sancho en entier, Jeremy... C'est une insulte... à l'intelligence. Simplement. Un monument de connerie.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mai 2009
Cadichon, je revendique — et hautement — l'exception française.C'est au nom de cette exception que nous avons exporté l'idée même de révolution — en 1789 et plus encore en 1848. La liberté était alors exceptionnelle — et s'il y a un peu de liberté dans le libéralisme, au-delà même de l'étymologie, c'est à quelques coupeurs de têtes que nous le devons. (JPB)
Dans l'histoire que j'ai apprise à l'école:
1) L'Amérique avait quelques longueurs d'avance confortables (1776 contre 1875) sur la France pour ce qui est de la mise en oeuvre d' institutions démocratiques sous forme de République. Son modèle s'est donc exporté bien avant celui de la France et il se distingue par des institutions que la France n'a non seulement pas inventé, ni exporté, ni même importé, comme l'équilibre des pouvoirs et une séparation de l'Eglise et de l'Etat qui ne lèse ni l'une ni l'autre..
2) La Révolution exportée avec succès est celle de 93, antithèse de la démocratie. Et la France a lamentablement échoué pendant un siècle à IMPORTER.... la démocratie libérale des US qui d'ailleurs, et c'est ce qui fit leur force ( Tocqueville l'a dit l'un des premiers), n'ont pas fait une révolution mais une guerre d'indépendance pour se débarrasser d'une tutelle despotique et la remplacer par les institutions locales, rodées depuis plusieurs générations.
3) Aujourd'hui, le modèle français a sacrément du plomb dans l'aile...sauf en France.
----------------------------
Les pays ne peuvent s'entendre que dans le respect mutuel de leurs exceptions, non dans une uniformisation stérilisante. Ce que vous proposez, c'est le collège unique au niveau européen, ou au niveau mondial. (JPB)
Qui conteste la nécessité du respect mutuel des exceptions? Belle formule mais une virée hors de l'hexagone permet aussi de constater que, si uniformisation stérilisante il y a, et surtout dans le domaine éducatif mais cela en déborde largement, c'est le nivellement par le bas, la chienlit permanente et l'acceptation moutonnière de la médiocrité, qui font fuir les meilleurs éléments à l'étranger.
Je suis ravie cependant de constater que vous contestez le collège unique, exemple même de ce qu'il ne faut pas faire.
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Or, je tiens bêtement aux bons élèves, voyez-vous — ils sont le meilleur gage des progrès des plus faibles. (JPB)
Vous ( et quelques autres à n'en pas douter) devez être l'exception qui confirme la règle car, à lire les témoignages d'enseignants et d'élèves dans la France entière, j'ai plutôt l'impression que les bonzélèves ( les bouffons je crois qu'on les appelle aussi) sont plutôt majoritairement des victimes que des locomotives.
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Nous avons montré la république à l'Europe entière — et je crois que culturellement parlant, nous avons encore deux ou trois trucs à enseigner aux autres. Et non à copier leurs tics et leurs tocs.(JPB)
L'exemplarité du modèle français est sujette à caution.
La France d'aujourd'hui, un modèle de république.... de bananes?
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D'où l'idée, profondément républicaine, de diplômes d'Etat — seul gage (et je vous concède que c'est un gage instable) de la qualité de la formation. (JPB)
Alors pourquoi sont-ce les universités des pays qui n'ont pas de diplômes d'État qui caracolent en tête des classements mondiaux? Avez-vous vu le rang de la première université française, et même si on y ajoute les "grandes écoles"?
Quand on compare maintenant le prix moyen dépensé par élève avant d'en arriver là...
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Je ne me fie absolument pas au marché pour recruter des enseignants : pour faire plaisir à telle ou telle minorité en train de devenir majoritaire, il faudrait très vite renoncer à Darwin, à Nietzsche, à Sade, Diderot, et pas mal d'autres — il y a de l'offensant dans toute littérature ou toute philosophie, c'est même sa raison d'être. Le modèle unique que veut imposer l'Europe après le protocole de Lisbonne et autres joyeusetés, c'est la mise au niveau du plus faible — ou du plus aberrant. Ça peut paraître un paradoxe, mais si vous y réfléchissez, seul un Etat fort peut se proiter garant des différences : Big Brother git bien plus dans le laisser-faire libéral, qui pue si vite le conformisme, que dans le jacobinisme, qui ne pose de contrainte que pour donner à chacun le droit d'aller au plus haut de ses capacités.
JPB=
Ecrit par : brighelli | 25 mai 2009
L'argument anti-concurrence qui s'ancre dans la caricature à la fois du libéralisme et du sectarisme le plus marginal est bien faible...et confond l'outrance de quelques tarés avec la norme en vigueur dans l'immense majorité des établissements.
Renseignez-vous sur le sort d'un barjot du nom de Ward Churchill, viré de l'université du Colorado pour propos négationnistes. Faurisson, lui, il a sévi combien de temps en France? Et Tariq Ramadan, il est où??? pas ici: il s'est fait virer comme un malpropre.
Le conformisme puant, en revanche, je viens d'en prendre la mesure pendant une année scolaire entière avec les champions du monde du formatage des esprits et de l'interdiction de "think outside the box". Ils ne tiendraient pas quinze jour dans un community college (établissement post secondaire le plus basique).
Ecrit par : Cadichon | 27 mai 2009
3) Aujourd'hui, le modèle français a sacrément du plomb dans l'aile...sauf en France.
Ecrit par : Cadichon | 27 mai 2009
N'oubliez pas qu'on nous serine que le modèle frânçais nous permet de mieux résister à la "crise" que les autres pays.
Ceci dit, le modèle nord-Coréen fonctionne encore mieux : les expériences (nucléaires ?) récentes montrent que le niveau de vie n'y a pas changé depuis la "crise".
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
Pour revenir sur la "collation des grades", puisque M Morel a le bon goût de nous copier-"collationner" des décrets au kilomètre, quelqu'un pourrait me dire EXACTEMENT quels sont les établissements catholiques concernés.
Parce que s'il s'agit d'établissements financés par le Vatican, qui est quand même un état souverain et qui, bien que théocratique, ne pratique pas à ma connaissance la torture, la lapidation (des prêtres ?) ni le découpage des humains en menus morceaux, je ne vois pas pourquoi l'Ecole Centrale de Pékin aurait plus le droit de délivrer en Chine des diplômes d'ingénieurs français.
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
@ Laïcité
Un excellent texte de Rudolf Bkouche
http://michel.delord.free.fr/rb/rb-ecolelaique.pdf
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2009
3) Aujourd'hui, le modèle français a sacrément du plomb dans l'aile...sauf en France.
Ecrit par : Cadichon | 27 mai 2009
Je m'y attendais : après "l'exception française", voilà le "modèle français". D'autres ont évoqué le "mal français". La seule chose qui ressort de ces concepts creux trempés dans la soupe idéologique dont s'abreuve la mère Michu, c'est une évidente et consternante exécration de la France, une sorte d'hypernationalisme inversé.
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2009
Mais JPL, soyons justes, si les élèves devaient être violents au niveau de violence qu'on leur fait subir, ils le seraient infiniment plus qu'ils ne le sont.
Ecrit par : guy morel | 26 mai 2009
qu' "on" leur fait subir ? Vous voulez rire ?
La violence des règlements intérieurs ? Des enseignements frontaux ? Des notes ? De l'autorité (enfin, théorique) ? De la société qui les opprime ? De la tyrannie sarkozyste ?
Je vais me faire traiter d'anonyme et de fasciste, mais il faut arrêter de fumer le Buisson.
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
Evaluations en CE1 : http://h16.free.fr/index.php?2009/05/26/579-cette-instruction-que-le-monde-nous-envie
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
Pour revenir sur la "collation des grades", puisque M Morel a le bon goût de nous copier-"collationner" des décrets au kilomètre, quelqu'un pourrait me dire EXACTEMENT quels sont les établissements catholiques concernés.
Parce que s'il s'agit d'établissements financés par le Vatican, qui est quand même un état souverain et qui, bien que théocratique, ne pratique pas à ma connaissance la torture, la lapidation (des prêtres ?) ni le découpage des humains en menus morceaux, je ne vois pas pourquoi l'Ecole Centrale de Pékin aurait plus le droit de délivrer en Chine des diplômes d'ingénieurs français.
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
Que mes copiés-collés vous agacent ne devrait pas vous autoriser à ne pas faire vous-même les recherches nécessaires pour répondre aux questions que vous vous posez.
Remarquez que la simple lecture - c'est trop pénible ? - du décret "au kilomètre" vous aurait évité de mélanger la question de la collation des grades universitaires et celle de la délivrance de diplômes d'ingénieur par l'École centrale de Pékin.
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2009
Sur la liberté et l'enseignement, deux citations d'un article de l'Encyclopaedia Universalis :
"Il y a quelques années, un professeur américain en stage à Paris se demandait comment l'enseignant français pouvait vivre dans le carcan des prescriptions officielles, qui limitent sa liberté de toutes parts. Les choses ne sont pas si simples en réalité. L'enseignant français, généralement fonctionnaire, jouit d'un statut légal extrèmement protecteur, notamment en ce qui concerne sa liberté d'opinion et de conscience. L'enseignement américain, au contraire, dépend, sans garanties légales, d'autorités, qui, pour être élues, n'en sont pas moins tatillonnes. Ainsi, il est symptomatique que l'un des problèmes les plus controversés aux Etats-Unis soit celui de savoir si un maître peut aborder en classe des questions discutées et délicates. (cf. J. Hardré, "L'éducation élémentaire et secondaire aux Etats Unis" )
Enfin : " La dépendance des écoles privées à l'égard d'autorités privées est souvent beaucoup plus étroite que celle des écoles publiques à l'égard des pouvoirs publics. Ceux-ci sont limités dans leur action par l'intérêt général, et aussi, éventuellement par les principes démocratiques, tandis que les "puissances " dont dépend l'école privée agissent sans se soucier de ces limitations. (cf. J. Poujol, L'Enseignement supérieur aux Etats Unis)"
Article Education, Liberté et système d'enseignement, par un certain C. Fourrier, maître assistant à la faculté de droit et de sciences économiques de Paris)
Ecrit par : Chevreuil | 27 mai 2009
Noix d'honneur méritée du ministre de l'Education dans le Canard de cette semaine. Propos tirés de Paris-Match
"ce que j'ai fait, personne n'aurait pu imaginer que l'on y parvienne en moins de dix ans! J'ai tenu les promesses de réforme tout en supprimant 30 000 emplois "
N'est-ce pas ici que l'on suggérait d'augmenter le nombre de pions pour essayer de contrecarrer l'augmentation de la violence en milieu scolaire, leur moindre présence ayant eu nécessairement pour résultat une moindre surveillance!
Je ne sais pas pour vous, mais les propos tenus par lM. Darcos, ce ministre si fier des emplois supprimés, mais incapable sur ce point dogmatique de voir plus loin que le bout de son nez, ont sur moi un léger effet vomitif mais je suis sur que le maître de ce blog saura, encore une fois, excuser son ministre préféré!
Ecrit par : Merlemocoeur | 27 mai 2009
Que mes copiés-collés vous agacent ne devrait pas vous autoriser à ne pas faire vous-même les recherches nécessaires pour répondre aux questions que vous vous posez.
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2009
Eh bien, après avoir dénoncé les violences institutionnelles insupportables infligés à nos bambins et refusé catégoriquement toute idée de sélection, de compétition ou d'élitisme à l'école (et ailleurs, du reste), vous voilà franc partisan des TICE !
Vous avez raison, pourquoi demander à ceux qui savent, je dois construire mes savoirs tout seul, grâce à la fée internet.
Ça m'a pris un moment pour le comprendre, n'étant pas dans le milieu (ce qui me disqualifie pour ouvrir ma gueule, je suppose) : la vraie taupe pédagogiste du blog, c'est bien vous.
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
@Collation des grades
http://dpa.u-paris2.fr/IMG/pdf/Le_Monopole_de_la_collation_des_grades_universitaires.pdf
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2009
Ça m'a pris un moment pour le comprendre, n'étant pas dans le milieu (ce qui me disqualifie pour ouvrir ma gueule, je suppose) : la vraie taupe pédagogiste du blog, c'est bien vous.
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
Cela ne fait aucun doute.
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2009
DECRET
Décret n° 2009-427 du 16 avril 2009 portant publication de l'accord entre la République française et le Saint-Siège sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l'enseignement supérieur (ensemble un protocole additionnel d'application), signé à Paris le 18 décembre 2008 (1)
NOR: MAEJ0903904D
Le Président de la République,
Sur le rapport du Premier ministre et du ministre des affaires étrangères et européennes,
Vu les articles 52 à 55 de la Constitution ;
Vu le décret n° 53-192 du 14 mars 1953 modifié relatif à la ratification et à la publication des engagements internationaux souscrits par la France ;
Vu le décret n° 2000-941 du 18 septembre 2000 portant publication de la convention sur la reconnaissance des qualifications relatives à l'enseignement supérieur dans la région européenne, faite à Lisbonne le 11 avril 1997,
Décrète :
Article 1
L'accord entre la République française et le Saint-Siège sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l'enseignement supérieur (ensemble un protocole additionnel d'application), signé à Paris le 18 décembre 2008, sera publié au Journal officiel de la République française.
Article 2
Le Premier ministre et le ministre des affaires étrangères et européennes sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
*
Annexe
A C C O R D
ENTRE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ET LE SAINT-SIÈGE SUR LA RECONNAISSANCE DES GRADES ET DIPLÔMES DANS L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR, ENSEMBLE UN PROTOCOLE ADDITIONNEL D'APPLICATION, SIGNÉ À PARIS LE 18 DÉCEMBRE 2008
La République française, d'une part,
et
Le Saint-Siège, d'autre part,
ci-après dénommés « les Parties »,
Considérant la Convention sur la reconnaissance des qualifications relatives à l'enseignement supérieur dans la région européenne, signée à Lisbonne le 11 avril 1997 et ratifiée par les deux Autorités ;
Réaffirmant leur engagement, dans le cadre du « processus de Bologne », de participer pleinement à la construction de l'espace européen de l'enseignement supérieur en améliorant la lisibilité des grades et des diplômes d'enseignement supérieur délivrés par les établissements habilités à cet effet
sont convenus de ce qui suit :
Article 1er
Objet de l'accord
Le présent accord, selon les modalités énoncées dans son protocole additionnel, a pour objet :
1. la reconnaissance mutuelle des périodes d'études, des grades et des diplômes de l'enseignement supérieur délivrés sous l'autorité compétente de l'une des Parties, pour la poursuite d'études dans le grade de même niveau ou dans un grade de niveau supérieur dans les établissements dispensant un enseignement supérieur de l'autre Partie, tels que définis à l'article 2 du présent accord ;
2. la lisibilité des grades et des diplômes de l'enseignement supérieur délivrés sous l'autorité compétente de l'une des Parties par une autorité compétente de l'autre Partie.
Article 2
Champ d'application
Le présent accord s'applique :
Pour l'enseignement supérieur français : aux grades et diplômes délivrés sous l'autorité de l'Etat par les établissements d'enseignement supérieur.
Pour les Universités catholiques, les Facultés ecclésiastiques et les établissements d'enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège : aux grades et diplômes qu'ils délivrent dans les disciplines énumérées dans le protocole additionnel. Une liste des institutions ainsi que des grades et diplômes concernés sera élaborée par la Congrégation pour l'Education catholique, régulièrement tenue à jour et communiquée aux Autorités françaises.
Article 3
Entrée en vigueur
Le présent accord entre en vigueur le premier jour du deuxième mois suivant la date de la dernière notification des parties s'informant mutuellement de l'accomplissement des procédures internes requises pour son entrée en vigueur.
Article 4
Modalités de mise en œuvre
Un protocole additionnel joint au présent accord et faisant partie intégrante de ce dernier, prévoit les modalités d'application des principes contenus au présent accord. Ce document pourra être précisé ou modifié par les autorités compétentes désignées par les deux Parties, sous la forme d'un échange de lettres.
Article 5
Résolution des différends
En cas de différend concernant l'interprétation ou l'application du présent accord et de son protocole additionnel, les services compétents des deux Parties se consultent en vue de régler le différend par voie de négociation amiable.
Article 6
Durée de l'accord
Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée. Il peut être dénoncé par chacune des Parties et cette décision entrera en application trois mois après cette notification officielle.
En foi de quoi, les soussignés, dûment habilités à cet effet, ont signé le présent accord.
Fait à Paris, le jeudi 18 décembre 2008, en double exemplaire, en langue française.
Pour la République française :
Bernard Kouchner
Ministre des Affaires étrangères
et européennes
Pour le Saint-Siège :
Mgr Dominique Mamberti
Secrétaire pour les Relations
avec les Etats
PROTOCOLE ADDITIONNEL
À L'ACCORD ENTRE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ET LE SAINT-SIÈGE SUR LA RECONNAISSANCE DES GRADES ET DIPLÔMES DANS L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
Conformément à l'article 4 de l'accord entre la République française et le Saint-Siège sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l'enseignement supérieur, signé à Paris le 18 décembre 2008, les deux Parties sont convenues d'appliquer les principes contenus dans l'accord selon les modalités qui suivent :
Article 1er
Champ d'application du protocole additionnel
Le présent protocole s'applique :
Pour l'enseignement supérieur français : aux grades et diplômes délivrés sous l'autorité de l'Etat par les établissements d'enseignement supérieur autorisés.
Pour les universités catholiques, les facultés ecclésiastiques et les établissements d'enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège : aux grades et diplômes qu'ils délivrent dans les disciplines énumérées à l'article 2 du protocole additionnel. Une liste des institutions ainsi que des diplômes concernés sera élaborée par la Congrégation pour l'Education catholique, régulièrement tenue à jour et communiquée aux autorités françaises.
Article 2
Information sur les grades et diplômes
Pour l'enseignement supérieur français : les grades fixent les principaux niveaux de référence de l'Espace européen de l'enseignement supérieur.
Ils sont au nombre de quatre : le baccalauréat comme condition d'accès aux diplômes de l'enseignement supérieur ; la licence (180 crédits européens ECTS sur la base de 60 crédits ECTS par an) ; le master (300 crédits européens ECTS sur la base de 60 crédits ECTS par an) ; le doctorat.
Le grade est conféré par un diplôme délivré sous l'autorité de l'Etat et porteur de la spécialité.
Pour les universités catholiques, les facultés ecclésiastiques et les établissements d'enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège :
― diplômes délivrés par les universités catholiques et les établissements d'enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège ;
― diplômes ecclésiastiques directement délivrés par les facultés ecclésiastiques sous l'autorité du Saint-Siège.
Article 3
Reconnaissance des diplômes conférant
un grade et entrant dans le champ d'application
Pour l'application du présent protocole, le terme « reconnaissance » signifie qu'un diplôme obtenu dans l'une des Parties est déclaré de même niveau pour produire les effets prévus par l'Accord.
Sur requête préalable des intéressés, sont reconnus de même niveau :
a) Le doctorat français et les diplômes ecclésiastiques de doctorat ;
b) Les diplômes français de master (300 crédits ECTS) et les diplômes ecclésiastiques de licence ;
c) Le diplôme français de licence (180 ECTS) et les diplômes ecclésiastiques de baccalauréat.
Les autorités compétentes pour la reconnaissance des diplômes sont :
― pour la lisibilité des grades et diplômes de l'enseignement supérieur délivrés sous l'autorité compétente de l'une des Parties :
― en France : le Centre national de reconnaissance académique et de reconnaissance professionnelle ― Centre ENIC-NARIC France près le Centre international d'études pédagogiques (CIEP) ;
― auprès du Saint-Siège : le bureau du Saint-Siège pour les reconnaissances académiques, qui se trouve auprès de la Nonciature en France.
― pour la poursuite d'études :
― dans les établissements d'enseignement supérieur français : l'établissement d'enseignement supérieur dans lequel souhaite s'inscrire l'étudiant ;
― dans les universités catholiques, les facultés ecclésiastiques et les établissements d'enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège : le bureau du Saint-Siège pour les reconnaissances académiques, qui se trouve auprès de la Nonciature en France.
Article 4
Reconnaissance des périodes d'études
et des diplômes ne conférant pas un grade
1. Les études et les établissements où elles sont poursuivies doivent correspondre aux conditions prévues à l'article 1er du présent protocole.
2. Sur demande préalable des intéressés, les examens ou périodes partielles d'études validées dans des établissements dispensant un enseignement supérieur donnant lieu à la délivrance d'un diplôme reconnu dans l'une des Parties sont pris en compte, notamment sur la base du système de crédits européens ECTS, pour la poursuite d'études au sein des établissements dispensant un enseignement supérieur reconnu dans l'autre Partie.
3. L'autorité compétente pour la reconnaissance des périodes d'études est :
― dans les établissements d'enseignement supérieur français : l'établissement d'enseignement supérieur au sein duquel le demandeur souhaite poursuivre ses études ;
― dans les universités catholiques, les facultés ecclésiastiques et les établissements d'enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège : en accord avec la Congrégation pour l'éducation catholique, le bureau du Saint-Siège pour les reconnaissances académiques, qui se trouve auprès de la Nonciature en France.
Article 5
Suivi du présent protocole
Les services compétents des deux Parties se réunissent en tant que de besoin pour l'application du présent protocole.
Les services chargés de l'information sur les diplômes délivrés dans chacune des deux Parties sont :
― pour la France : le centre ENIC-NARIC France ;
― pour le Saint-Siège : en accord avec la Congrégation pour l'éducation catholique, le bureau du Saint-Siège pour les reconnaissances académiques, qui se trouve auprès de la Nonciature en France.
Fait à Paris, le 16 avril 2009.
Nicolas Sarkozy
Par le Président de la République :
Le Premier ministre,
François Fillon
Le ministre des affaires étrangères
et européennes,
Bernard Kouchner
Pour la liste des établissements, je m'adresserai à la Congrégation pour l'éducation catholique.
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
Et maintenant, je repose ma question : quels sont les "établissements d'enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège" ?
Désolé, la liste ne se trouve pas encore sur le net, y compris sur le site de la Congrégation pour l'Education Catholique.
Robin, une info ?
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
Pour la liste des établissements, je m'adresserai à la Congrégation pour l'éducation catholique.
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
Vous voyez, quand vous voulez...;-)))
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2009
Enfin, la lecture (vous voyez, Morel ,je sais lire !) du décret m'informe de ceci : le Vatican et la France reconnaissent mutuellement les grades universitaires...comme la France et tous les pays d'Europe, et de nombreux autres pays dans le monde.
Ce qui vous désole doit être qu'il existe des individus qui préfèrent étudier la théologie que le marxisme-léninisme.
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
Mais JPL, soyons justes, si les élèves devaient être violents au niveau de violence qu'on leur fait subir, ils le seraient infiniment plus qu'ils ne le sont.
Ecrit par : guy morel | 26 mai 2009
qu' "on" leur fait subir ? Vous voulez rire ?
La violence des règlements intérieurs ? Des enseignements frontaux ? Des notes ? De l'autorité (enfin, théorique) ? De la société qui les opprime ? De la tyrannie sarkozyste ?
Je vais me faire traiter d'anonyme et de fasciste, mais il faut arrêter de fumer le Buisson.
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
Vous raisonnez comme un tambour.
Quelle violence, dites-vous ? Mais celle que l'on ne cesse de pointer ici du doigt : la violence de l'ignorance instituée, la violence de "l'abandon pédagogique des enfants" (Liliane Lurçat). Vous savez, le "pédagogisme", c'est très violent.
Cracher sur Buisson, c'est se cracher sur les pieds. Et laissez donc les "fascistes" tranquilles !
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2009
Académie de Montpellier, le Recteur, récemment en place et proche du pouvoir, coupe les subsides donnés à l'IUFM pour, entre autres, la formation 2C.A.S.H. (permettant de travailler auprès d'élèves handicapés dans les collèges et les lycées).
Le paradoxe: l'intégration des élèves handicapés dans le système scolaire classique est une des priorités nationales voulues par le Président de la République.
Tout va bien.
Ecrit par : Pendariès | 27 mai 2009
Vous savez, le "pédagogisme", c'est très violent.
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2009
Les enfants le ressentent-ils comme violent ? (je parle de ceux qui en sont au couteau de cuisine, pas des "intellos").
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
Et maintenant, je repose ma question : quels sont les "établissements d'enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège" ?
Désolé, la liste ne se trouve pas encore sur le net, y compris sur le site de la Congrégation pour l'Education Catholique.
Robin, une info ?
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
Je n'ai aucune info. particulière sur le sujet. Cette histoire de "collation de grades" me défrise (déjà la déclaration du "chanoine du Latran" sur la supériorité du curé, du rabbin et sans doute de l'imam sur l'instituteur) : je fais partie des catholiques "tendance Péguy", rallié à la la République et partisan de la laïcité (qui, entre nous soit dit, et au risque de faire bondir certains est une invention chrétienne : "Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.") J'aimerais bien savoir, moi aussi, les établissements concernés, ainsi que les disciplines.
Ecrit par : Robin | 27 mai 2009
Les enfants le ressentent-ils comme violent ? (je parle de ceux qui en sont au couteau de cuisine, pas des "intellos").
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
Je ne sais pas ce qu'ils ressentent ; je sais la violence qu'ils renvoient.
À ce sujet lire ou relire l'Émile, de Rousseau, fondamentale réfutation des thèses pédagogistes.
Bien à vous.
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2009
Une déclaration conjointe snes, snalc, etc * pour rejeter les expérimentations de la réforme dans quelques lycées, ce n'est pas courant. Et encore moins quand elle contient une magnifique faute d'orthographe.
Puisse cette belle unanimité résister à la "nouvelle" mouture de la réforme...
A ce sujet, le piriforme qui entretient, bien sûr, "d'excellentes relations" avec le maître du Moloch va rendre son rapport le 11 juin directement au Troublé Obsessionnel Compulsif de l'Elysée (qui transmettra)
http://www.snes.edu/IMG/pdf/lettre_darcos_sur_experimentation.pdf
* pas le sgen. Evidemment !
Ecrit par : dugong | 27 mai 2009
Les enfants le ressentent-ils comme violent ? (je parle de ceux qui en sont au couteau de cuisine, pas des "intellos").
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
Je ne sais pas ce qu'ils ressentent ; je sais la violence qu'ils renvoient.
À ce sujet lire ou relire l'Émile, de Rousseau, fondamentale réfutation des thèses pédagogistes.
Bien à vous.
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2009
Cioran claque avec vigueur Rousseau, qu'il trouve minable:
"Montaigne, un sage, n'a pas eu de postérité; Rousseau, un hystérique odieux, suscite encore des disciples."
"On ne peut s'empêcher de ressentir un certain mépris pour les écrivains qui ont exercé une influence hors de proportion avec leurs capacités. Jean-Jacques, par exemple".
"Malheur à l'écrivain ou au penseur qui fait école!"
(Et d'autres fusées contre JJR dans ses indispensables "Cahiers, 1957-1972")
Pour la bouche: "Ce qui est beau chez les grands ambitieux, c'est qu'ils réalisent presque toujours le contraire de ce qu'ils visaient."
"Source de la stérilité: le repli de la pensée sur elle-même."
"Trois heures passées dans le hall d'une clinique. Tous ces hommes, toutes ces femmes, qu'est-ce qui les faisait venir là, dasn ce palace-abattoir? C'est la peur de la mort. Cette vieille hideuse, j'avais envie de lui dire qu'il n'était pas 'seyant' (italiques) à son âge d'avoir peur de mourir."
Ecrit par : Pendariès | 27 mai 2009
Continuons sur la violence Eleves - Enseignants
Voila la toute dernière prise sur Jeux-video.com :
http://www.jeuxvideo.com/forums/1-50-28748732-1-0-1-0-nocake-j-ai-fait-peur-a-ma-prof.htm#message_28748732
bosmer-vert-9
Sujet : « [NOCAKE]j'ai fait peur a ma prof »
Posté le 27 mai 2009 à 14:10:36
aujourd'hui j'etais en cours de français m'voyez, et j'avais oublié le livre qu'on etudiais , alors je me suis mis a coté d'une fille sympa ( mais déja prise ) et donc un discute un peu m'voyez , sauf qu'on faisait un peu trop de bruit , et donc la prof me dit de retourner a ma place , mais trop méchant quoi , genre elle a ses regles , donc moi , je la ferme , sinon je vais le sentir passer , puis bon , j'avais plus de livre , donc je dis
: - par contre j'ai plus de livre ducoup moi
mais je l'ai dit tranquille quoi , pas genre le chieur de base
donc la elle pete un cable
: non mais tu va arreter de prendre les proffesseurs pour des cons ! si tu continue comme ça t'arrivera a rien dans la vie ! t'es qu'un petit branleur !
donc la je commence a avoir le fion qui deborde de colere
et donc je crie :
- TA GUEULE
donc la , plus un bruit , silence , meme la mouche se tait , je prend mes affaires , je me dirige vers la sortie , elle me bloque le passage , je fais mine de lui donner un pain , et elle recule en se protégeant le visage
puis je me barre et ferme la porte
je sens que mon anniversaire va etre leger en cadeaux pas vous ?
Ecrit par : Meryl | 27 mai 2009
"Etrange religion que la chrétienne! La figure centrale en est un 'traqué' (italiques)."
Toujours lui, Emile, mais pas de Jean-Jacques; le Roumain.
Ecrit par : Pendariès | 27 mai 2009
@Pendariès
J'aime bien Cioran ; cela ne me dispense de lire Rousseau. En dépit des rousseauistes.
Voltaire aussi a une postérité désopilante.
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2009
Si on écoutait Cioran, on ne lirait que les mémorialistes désabusés, les diaristes misanthropes et les mystiques exténués.
Sa conception de l'histoire, c'est celle de Spengler, qui voyait dans Rousseau l"aïeul du socialisme éthique", prêchant "l'Evangile de l'humanité, mais de l'humanité du citadin intelligent qui est saturé de la ville tardive et dont la raison pure cherche à se libérer d'une culture qui n'est plus vécue intérieurement et qui est donc détestée. La culture est annihilée par la dialectique." (le déclin de l'Occident)
Ceci dit, je trouve que Cioran fait preuve ici d'une belle lucidité à propos de lui-même: "Source de la stérilité: le repli de la pensée sur elle-même."
Ecrit par : TotoWeininger | 27 mai 2009
En dépit des rousseauistes.
Voltaire aussi a une postérité désopilante.
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2009
Ne disons rien des marxistes.
Ecrit par : TotoWeininger | 27 mai 2009
http://www.jeuxvideo.com/forums/1-50-28747466-1-0-1-0-ma-prof-de-maths-m-a-insulte.htm : ça aussi, ça vaut son pesant de cacahuètes. Lisez les échanges jusqu'au bout, et pleurez.
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
Ceci dit, je trouve que Cioran fait preuve ici d'une belle lucidité à propos de lui-même: "Source de la stérilité: le repli de la pensée sur elle-même."
Ecrit par : TotoWeininger | 27 mai 2009
Il n'arrête pas de l'écrire dans ses Cahiers, cher. Ce n'est pas vous qui l'égratignerez.
Ecrit par : Pendariès | 27 mai 2009
Ne disons rien des marxistes.
Ecrit par : TotoWeininger | 27 mai 2009
Puisque vous en parlez, un petit texte très rarement cité :
http://www.marxists.org/francais/marx/works/1843/00/km18430001a.htm
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2009
http://www.jeuxvideo.com/forums/1-50-28747466-1-0-1-0-ma-prof-de-maths-m-a-insulte.htm : ça aussi, ça vaut son pesant de cacahuètes. Lisez les échanges jusqu'au bout, et pleurez.
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
Bon je vais prendre le soleil, moi.
Ecrit par : Pendariès | 27 mai 2009
J'aimerais bien être aussi stérile que Cioran, et avoir écrit ce qu'il a écrit !
Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 mai 2009
http://www.jeuxvideo.com/forums/1-50-28747466-1-0-1-0-ma-prof-de-maths-m-a-insulte.htm : ça aussi, ça vaut son pesant de cacahuètes. Lisez les échanges jusqu'au bout, et pleurez.
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
Pourquoi voulez-vous qu'on pleure ? C'est d'un banal !
Quand j'étais élève j'en ai écrit de bien pires.
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2009
Ce qui vous désole doit être qu'il existe des individus qui préfèrent étudier la théologie que le marxisme-léninisme.
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
Je ne crois pas qu'il s'agisse simplement d'une reconnaissance mutuelle des diplômes. Il s'agirait, si j'ai bien compris, pour les facultés catholiques de délivrer des diplômes.
OK pour la théologie, mais c'est le reste qui m'inquiète. Ce que j'aimais bien à la Sorbonne, en philosophie par exemple, c'était la diversité.
Il y aura donc un baccalauréat, une licence, un masters, un doctorat estampillés "catholiques". Par exemple un "doctorat catholique de médecine", une "licence catholique de physique". (On n'ose croire à un "doctorat de médecine catholique" ou à une "licence de physique catholique).
Je ne comprends pas. Ca ne peut se réduire qu'à la théologie et à la rigueur la philosophie (thomiste et néo-thomiste),
non ?
Ecrit par : Robin | 27 mai 2009
@ Spécialement pour Cadichon
"Chemin faisant, Karl Marx analyse longuement les contradictions contenues dans les déclarations les plus solennelles de la société bourgeoise : celles de 1791 et 1793 en France comme celles de différents états américains lors de l'Indépendance. Entre la définition générale de la liberté « qui ne nuit pas à autrui » et le principe de propriété privée qui consacre le droit de l'individu à jouir de ses revenus, rentes et produits de ses biens sans se soucier des préjudices infligés à d'autres, Marx met à jour une des plus fortes illusions de la bonne conscience bourgeoise et quelles injustices peut recouvrir l'invocation solennelle et sommaire de la liberté. Leçon utile et toujours oubliée, qui constitue un des plus pénétrants commentaires des grands textes élaborés à la fin du XVIII° siècle. Autant que la longue définition de la laïcité nécessaire de l'État comme étape de l'émancipation humaine, cette critique virulente des faux-semblants révolutionnaires est aussi d'une actualité qui justifierait une réédition."
Préface à La question juive,Robert Mandrou.
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2009
Il y aura donc un baccalauréat, une licence, un masters, un doctorat estampillés "catholiques". Par exemple un "doctorat catholique de médecine", une "licence catholique de physique". (On n'ose croire à un "doctorat de médecine catholique" ou à une "licence de physique catholique).
Je ne comprends pas. Ca ne peut se réduire qu'à la théologie et à la rigueur la philosophie (thomiste et néo-thomiste),
non ?
Ecrit par : Robin | 27 mai 2009
Robin,
Il faut relire, cela va beaucoup plus loin que la théologie.
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2009
http://www.jeuxvideo.com/forums/1-50-28747466-1-0-1-0-ma-prof-de-maths-m-a-insulte.htm : ça aussi, ça vaut son pesant de cacahuètes. Lisez les échanges jusqu'au bout, et pleurez.
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
Et après ça, y'en a qui s'étonnent encore que je veuille changer de métier...mais pourquoi j'ai passé ce fichu Capes ? Y'a un cirque qui s'est installé derrière chez moi, je crois que je vais aller proposer mes services comme clown de service...je ne verrai finalement pas la différence. Si, ça sera mieux.
Ecrit par : AQP | 27 mai 2009
Napoleon A Mme de Rémusat 1805
"Voici une révolution terminée et doucement je m'en vante. Savez-vous pourquoi ?
C'est qu'elle n'a déplacé aucun intérêt, et qu'elle en éveille beaucoup. Il faut toujours tenir vos vanités en haleine, à vous autres : la sévérité du gouvernement républicain vous eût ennuyés à mort.
Qu'est-ce qui a fait la Révolution ? C'est la vanité.
Qu'est-ce qui la terminera ? Encore la vanité.
La liberté est un prétexte. L'égalité voilà votre marotte ; et voilà le peuple content d'avoir pour Roi un homme pris dans les rangs des soldats."
Ecrit par : carole | 27 mai 2009
Napoleon A Mme de Rémusat 1805
"Voici une révolution terminée et doucement je m'en vante. Savez-vous pourquoi ?
C'est qu'elle n'a déplacé aucun intérêt, et qu'elle en éveille beaucoup. Il faut toujours tenir vos vanités en haleine, à vous autres : la sévérité du gouvernement républicain vous eût ennuyés à mort.
Qu'est-ce qui a fait la Révolution ? C'est la vanité.
Qu'est-ce qui la terminera ? Encore la vanité.
La liberté est un prétexte. L'égalité voilà votre marotte ; et voilà le peuple content d'avoir pour Roi un homme pris dans les rangs des soldats."
Ecrit par : carole | 27 mai 2009
Remarquable citation. Voir Le Père Goriot et le passage de la France révolutionnaire à la France révolutionnée.
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2009
Et après ça, y'en a qui s'étonnent encore que je veuille changer de métier...mais pourquoi j'ai passé ce fichu Capes ? Y'a un cirque qui s'est installé derrière chez moi, je crois que je vais aller proposer mes services comme clown de service...je ne verrai finalement pas la différence. Si, ça sera mieux.
Ecrit par : AQP | 27 mai 2009
Devez flic ou gendarme.
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2009
Je ne crois pas qu'il s'agisse simplement d'une reconnaissance mutuelle des diplômes. Il s'agirait, si j'ai bien compris, pour les facultés catholiques de délivrer des diplômes.
Ecrit par : Robin | 27 mai 2009
Il y a belle lurette qu'elles en délivrent (tapez "université catholique" dans glouglou). Il s'agit de les intégrer dans le système LMD, comme les diplômes d'ingénieurs l'ont été avec l'équivalence d'un master.
Les universités catholiques ne délivraient pas de masters dans le temps pour la bonne raison que les masters n'existaient pas.
Après, que ces diplômes soient de "bonne ou mauvaise qualité" est une autre affaire : les diplômes universitaires ont beau être "d'État", chacun sait que d'une université à l'autre, ils n'ont pas tous la même valeur (réelle, i.e. pour un DRH).
*********
Il y aura donc un baccalauréat, une licence, un masters, un doctorat estampillés "catholiques". Par exemple un "doctorat catholique de médecine", une "licence catholique de physique". (On n'ose croire à un "doctorat de médecine catholique" ou à une "licence de physique catholique).
Ecrit par : Robin | 27 mai 2009
Précision pour le baccalauréat : les élèves des écoles privées passent le même bac que les autres, à ne pas confondre avec le "baccalauréat canonique de philosophie", qui est un diplôme de droit romain équivalent à une licence dans le système LMD, qui peut être suivi d'une licence canonique, équivalent à un master, et d'un doctorat canonique.
Admirez au passage comme je construis bien mes savoirs ;O)
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
Admirez au passage comme je construis bien mes savoirs ;O)
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
C'est bien : vous n'avez plus besoin d'aller à l'école.
Ecrit par : TotoWeininger | 27 mai 2009
C'est bien : vous n'avez plus besoin d'aller à l'école.
Ecrit par : TotoWeininger | 27 mai 2009
Avec mon boulot, j'y suis tous les jours, à l'école.
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
Robin évoque avec frissons la possibilité d'une "licence de physique catholique".
Que contiendrait-elle ?
En suivant Einstein ("Dieu ne joue pas aux dés"), on pourrait déjà exclure toute la physique statistique et toute la mécanique quantique.
Bon débarras !
Beaucoup d'électricité mais uniquement en triphasé à cause de cette foutue Trinité *. D'un autre côté, on songe avec plaisir à tout ce qu'on pourra tirer symboliquement de la transformation triangle - étoile !
D'ici à ce qu'on en arrive à la conclusion que les rois mages suivant l'étoile étaient des agents d'EDF encartés à la CGT, il n'y a qu'un pas.
Que je ne franchirai pas.
* les frangins y trouveront aussi leur compte.
Ecrit par : dugong | 27 mai 2009
Sans parler du diplôme de médecine catholique.
Comme disait mon prof de physiologie : "tu accoucheras dans la bradykinine" !
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
"Bon je vais prendre le soleil, moi."
Ecrit par : Pendariès | 27 mai 2009
Rendez-le nous, please ...
Ecrit par : Marilyse | 27 mai 2009
Il est trop intelligent pour moi Guy Morel.
Je comprends pas tout ce qu'il dit.
(et le pire c'est qu'il en dit beaucoup et souvent !).
Bien que ma curiosité puisse sembler déplacée, vous ne travaillez donc jamais Guy ?
Ecrit par : Zorglub | 27 mai 2009
Devez flic ou gendarme.
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2009
Pas si bête...j'ai l'impression d'avoir déjà un début de formation... Tenez, j'ai encore séparé deux cinquièmes qui se tabassaient (le mot n'est pas trop fort) ce matin, alors pourquoi pas ?
Ecrit par : AQP | 27 mai 2009
Bien que ma curiosité puisse sembler déplacée, vous ne travaillez donc jamais Guy ?
Ecrit par : Zorglub | 27 mai 2009
Je vous en prie, vous faites bien de poser la question.
Je suis retraité depuis septembre (à 62 ans).
Je m'occupe de quelques petites choses comme l'édition des manuels SLECC.
Et, avec Pascal Dupré, Michel Delord, Catmano et quelques autres dont Thierry Venot, du suivi du réseau SLECC.
Cela me laisse le temps de lire quelques décrets, quelques textes de Rousseau et de Marx, de passer ici quelques réflexions de Rudolf Bkouche, de batailler avec Cadichon, et de m'occuper de Bongo, mon âne.
Cordialement.
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2009
Nous aussi, nous nous occupons de nos ânes ...
Ecrit par : Marilyse | 27 mai 2009
Cela fait déjà bien des ânées que nous avons charges d'ânes.
Ecrit par : dugong | 27 mai 2009
J'aurais préféré m'occuper de Bongo que de nombre d'ânes à deux pattes dont j'ai eu la responsabilité.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 mai 2009
Admirez au passage comme je construis bien mes savoirs ;O)
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
Oui, mais est-ce bien catholique ? ;O))
Ecrit par : Robin | 27 mai 2009
Et après ça, y'en a qui s'étonnent encore que je veuille changer de métier...mais pourquoi j'ai passé ce fichu Capes ? Y'a un cirque qui s'est installé derrière chez moi, je crois que je vais aller proposer mes services comme clown de service...je ne verrai finalement pas la différence. Si, ça sera mieux.
Ecrit par : AQP | 27 mai 2009
Devez flic ou gendarme.
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2009
Il va y avoir aussi du boulot dans la construction et la pose de portiques de détection à l'entrée des établissements scolaires.
Marchand d'armes (gros calibres) ou fabricant de couteaux, c'est pas mal non plus. La demande ne manque pas. Sinon, vous avez le trafic de stups, mais comme le disait cet éducateur dans le 93 aux d'jeuns : "vous ne toucherez pas de retraite ; est-ce que vous y avez pensé ?".
PS : la figure du clown, comme l'a bien vu le peintre Rouault est une figure christique, à défaut d'être catholique. Un Christ "traqué" (voir Cioran) et bafoué. Le chanoine du Latran s'est fourré le doigt dans l'œil comme d'habitude : le prêtre, le rabbin et l'imam sont bien plus peinards que nous.
Ecrit par : Robin | 27 mai 2009
"Sinon, vous avez le trafic de stups, mais comme le disait cet éducateur dans le 93 aux d'jeuns : "vous ne toucherez pas de retraite ; est-ce que vous y avez pensé ?".
Ecrit par : Robin | 27 mai 2009
J'aime beaucoup cette remarque sur la retraite...un peu de naïveté dans ce monde de brutes...
Il va y avoir aussi du boulot dans la construction et la pose de portiques de détection à l'entrée des établissements scolaires.
Ecrit par : Robin | 27 mai 2009
Oui, mais quand ils vont se rendre compte que ça ne change pas grand chose au problème, ça va débaucher sec dans le secteur...
Par contre, armurier, c'est effectivement une piste...
Ecrit par : AQP | 27 mai 2009
Le Maître du Moloch n'a rien compris aux problèmes de sécurité et de violences à l'école.
Malgré l'absence de rémunération * pour mes précédents conseils, je lui donne celui-ci :
Réanimer les formations de rémouleur.
Un bac pro / BTS me paraît adapté. On pond un référentiel métier avec approche par compétences. On installe les formations dans les établissements "difficiles" et on récupère tous les yas, schlass, eustaches et autres surins qui traînent. Avec tout ça, on monte une expo itinérante
Avantages connexes : on vend les avantages d'une "approche généralisée de l'enseignement par compétences" ** au grand public en finançant quelques publireportages enthousiastes dans la presse.
Qu'est ce qu'on dit à tonton Dugong ?
* directement sur mon compte caïman" SVP (comme convenu)
** par exemple : savoir chauffer une meule
Ecrit par : dugong | 27 mai 2009
J'aurais préféré m'occuper de Bongo que de nombre d'ânes à deux pattes dont j'ai eu la responsabilité.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 mai 2009
Je vous comprends, Sylvie. Moi, ce sont mes ânes qui me font braire ...
Ecrit par : Marilyse | 27 mai 2009
C'est presque l'été. Le moment privilégié de l'année où les toxiques de tout poil qui ont des idées sur l'éducation pondent leur rapport sur le nouveau lycée.
Au tour de quelques parlementaires de contribuer au ouaille généralisé.
Je clique au hasard (parole !) et je tombe immédiatement sur ça :
"La philosophie sera étudiée en Terminale. Le maintien de cette dernière discipline, qui se penche sur toutes les questions susceptibles d’intéresser un jeune adulte, est indispensable. En effet, si elle venait à disparaître, sa place serait occupée, selon l’expression frappante de M. Philippe Meirieu, « par les mangas et les sectes »." (page 20)
Stop ! j'ai le burpl, j'indigestionne...
http://q.liberation.fr/pdf/20090527/12496_.pdf (232 pages)
Ecrit par : dugong | 27 mai 2009
"Avec mon boulot, j'y suis tous les jours, à l'école."
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
Vous aussi, vous donnez des cours aux maîtres??? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mai 2009
"Au tour de quelques parlementaires de contribuer au ouaille généralisé."
Ecrit par : dugong | 27 mai 2009
Le "waï", je crois, Dugong... ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mai 2009
Waï ou ouaille ?
On écrit les deux, je crois. J'attends la décision de l'académie (de billard de l'Estaque)
Ecrit par : dugong | 27 mai 2009
Nous aussi, nous nous occupons de nos ânes ...
Ecrit par : Marilyse | 27 mai 2009
Cela fait déjà bien des ânées que nous avons charges d'ânes.
Ecrit par : dugong | 27 mai 2009
Salut, chers confrères ! Prenez votre retraite aussi tard que nous, et au même taux ...
Ecrit par : dobolino | 27 mai 2009
"Au tour de quelques parlementaires de contribuer au ouaille généralisé."
Ecrit par : dugong | 27 mai 2009
Le "waï", je crois, Dugong... ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mai 2009
?????????????? J'ai toujopurs cru qu'on disait le "why " ! Il est vrai que je ne suis guère cultivée ...
Ecrit par : dobolino | 27 mai 2009
En fait, je l’ai d’ abord rencontré sous la forme « oai »( ça doit être l’orthographe d’origine).
Ecrit par : uncertain | 27 mai 2009
C'est bien : vous n'avez plus besoin d'aller à l'école.
Ecrit par : TotoWeininger | 27 mai 2009
Avec mon boulot, j'y suis tous les jours, à l'école.
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
A l'école du crime ?
Ecrit par : dobolino | 27 mai 2009
Pour une fois que j'essayais d'écrire en "d'jeun"... ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mai 2009
Je ne m'étais jamais trop intéressé jusqu'à présent à la question des universités catholiques. J'ai trouvé ça :
Les cinq instituts catholiques de France représentent près de 35.000 étudiants, dont 8.000 étrangers. Celui de Lille est le plus important, avec 9.300 étudiants, et celui de Toulouse le plus petit avec 3.400 étudiants. On y trouve différents types de cursus. Il y a les filières universitaires qui comprennent à la fois les formations théologiques et les formations profanes (non religieuses) telles l’histoire, les lettres… Les instituts catholiques sont également à l’origine de plusieurs grandes écoles, d’ingénieurs, de journalisme (l’Ecole de journalisme de Toulouse) ou encore de management (l’Essec). Ces écoles sont toutes encore plus ou moins liées aux instituts catholiques. Quant aux professeurs qui enseignent dans ces différentes filières, ce sont, en général, des enseignants-chercheurs titulaire d’un doctorat français ou d’un PhD d’une université étrangère.
Pour lire l'article en entier :
http://www.boivigny.com/Ces-universites-catholiques-qui-intriguent_a614.html
Ecrit par : Robin | 27 mai 2009
Dobolino a écrit : "J'ai toujopurs cru qu'on disait le "why " ! Il est vrai que je ne suis guère cultivée ..."
Arrêtez de vous asperger avec votre louche à caca de parano !
L'origine du mot étant incertaine, on peut presque tout se permettre.
Ecrit par : dugong | 27 mai 2009
Et après ça, y'en a qui s'étonnent encore que je veuille changer de métier...mais pourquoi j'ai passé ce fichu Capes ? Y'a un cirque qui s'est installé derrière chez moi, je crois que je vais aller proposer mes services comme clown de service...je ne verrai finalement pas la différence. Si, ça sera mieux.
Ecrit par : AQP | 27 mai 2009
Devez flic ou gendarme.
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2009
Mon papa, quand il était gosse, voulait être gardien de zoo, après avoir visité le zoo de Vincennes. Il est devenu prof de fac... C'est quand même mieux payé ! Mais, honnêtement, entre doucher les éléphants et être prof de fac, abstraction faite des émoluments, je préfère les éléphants...
Ecrit par : dobolino | 27 mai 2009
Et si nous parlons bien du même mot, le oai(= bordel) , dédicace aux Marseillais
http://www.youtube.com/watch?v=8h0O9gRpTS8&feature=player_embedded
Ecrit par : uncertain | 27 mai 2009
Arrêtez de vous asperger avec votre louche à caca de parano !
Ecrit par : dugong | 27 mai 2009
Vous êtes psychaccacaca, vous, maintenant ?
Ecrit par : dobolino | 27 mai 2009
Merci, uncertain!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mai 2009
"Mais, honnêtement, entre doucher les éléphants et être prof de fac, abstraction faite des émoluments, je préfère les éléphants..."
Dommage pour vous, Martine Aubry a déjà pris la place.
Il y en a qui disent qu'il ne suffirait pas de les doucher pour qu'ils se tiennent tranquilles.
De mauvaises langues. Pour sûr !
Ecrit par : dugong | 27 mai 2009
D'après fiston, ça s'écrit oaï ...
Moi qui ai toujours cru que c'était une façon de crier "pourquoi" que semer le " why" ?
Ecrit par : dobolino | 27 mai 2009
"Moi qui ai toujours cru que c'était une façon de crier "pourquoi" que semer le " why" ?"
Ah cette tendance à tout vouloir farcir avec du Sens !
N'auriez vous pas des tendances pédagogistes refoulées ?
Ecrit par : dugong | 27 mai 2009
Au tour de quelques parlementaires de contribuer au ouaille généralisé.
Stop ! j'ai le burpl, j'indigestionne...
http://q.liberation.fr/pdf/20090527/12496_.pdf (232 pages)
Ecrit par : dugong | 27 mai 2009
Extraits du bol fécal parlementaire:
"Les programmes devraient être allégés et clarifiés"
"Si le lycée subit le poids de ce qu'on appelle le carcan disciplinaire, c'est parce que des programmes surchargés entraînent des grilles horaires pléthoriques"
"[...]programmes trop disciplinaires qui découragent les élèves"
La meilleure de l'année :
"Outre qu'ils sont un facteur d'épuisement des élèves et des enseignants, les programmes freinent l'émergence des têtes pensantes dont la France a besoin pour sa croissance"
Il faut brûler le Reichstag.
Ecrit par : TotoWeininger | 27 mai 2009
Vu dans le rapport * du parlementaire Apparu :
"toutes les études prouvent qu’en plaçant les élèves « côte à côte», selon la belle expression de M. Philippe Meirieu une forme d’émulation se met en place, qui permet d’apprendre mieux et plus vite"
N'arrête pas de qualifier les saillies meirioliques l'Apparu ! Faudrait les mettre dans le même enclos ces deux là. Une expérience de croisement.
Personnellement, je persiste à croire qu'une des meilleures façons de prendre ce n'est pas côte à côte mais b..e à c.l.
* une fois par an
Ecrit par : dugong | 27 mai 2009
"« côte à côte», selon la belle expression de M. Philippe Meirieu"
Non, sans blague, c'est Meirieu qui a crée cette "belle expression"? Décidément, quel génie, ce type.
Ecrit par : TotoWeininger | 27 mai 2009
Apparu, je te vois (3)
page 34 :
"programmes trop lourds, trop disciplinaires, qui découragent les élèves » (1).
Leur facture doit donc être repensée, en recourant à la méthode des « cercles concentriques » préconisée par le doyen de l’Inspection générale de l’éducation nationale, M. François Perret."
Les IG ne sont plus ce qu'ils étaient. Ceux de maintenant pratiquent l'autoréférence.
Ecrit par : dugong | 27 mai 2009
Eh bien moi, j'ignorais tout du "ouaille", ou "why", ou "oaï" !!!
Chic, mon vocabulaire s'est enrichi ce soir.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 mai 2009
Un enseignant, cité par le rapport :
"la vraie marge de manœuvre réside dans la fusion des programmes"
De la merde liquide, qu'on vous dit!
Ecrit par : TotoWeininger | 27 mai 2009
"Moi qui ai toujours cru que c'était une façon de crier "pourquoi" que semer le " why" ?"
Ah cette tendance à tout vouloir farcir avec du Sens !
N'auriez vous pas des tendances pédagogistes refoulées ?
Ecrit par : dugong | 27 mai 2009
Hélas !
Mea culpa ! Mea maxima culpa !
Il y a pire chez moi ! Je ne vois pas de souci à mettre des ordinateurs en réseaux dans les écoles et collèges pour évaluer tous les élèves en temps réel, tout en les soumettant à une saine émulation, et ce sans gaspiller du papier, et donc des arbres. On peut même fabriquer des salles informatiques bio-climatiques alimentées par éoliennes ou panneaux solaires. Le tout est de savoir ce qu'on met dans les logiciels d'évaluation ?
Ecrit par : dobolino | 27 mai 2009
Il faut brûler le Reichstag.
Ecrit par : TotoWeininger | 27 mai 2009
Ça ne vous ennuie pas, si je me débine ?
" On sait ce qu'on tient, on ne sait ce qu'on aura ! "
Ecrit par : dobolino | 27 mai 2009
Intellectuellement, une réforme du lycée qui ferait l’économie d’une réforme du baccalauréat serait une absurdité. Mais énoncer cette vérité, que personne ne peut, sur le plan de la stricte logique, contester, ne doit pas faire oublier, pour autant, que cet examen est, selon l’expression de M. Philippe Meirieu, une « vache sacrée ». (p.38)
Le Baccalauréat, même si cet examen impose des contraintes matérielles lourdes aux établissements et un allègement inutile des cours pour les élèves, reste, selon l’expression de Philippe Meirieu, une « vache sacrée », un passage rituel emblématique de la fin d'un cycle d’études. (p.104)
Ce n'est pas avec des ânes comme Meirieu que les vaches seront bien gardées.
Ecrit par : Jeremy | 27 mai 2009
Ce n'est pas avec des ânes comme Meirieu que les vaches seront bien gardées.
Ecrit par : Jeremy | 27 mai 2009
Non, mais finalement, Meirieu et Cadichon, même combat ? L'exception française est ridiculement passéiste pout tous deux, et pour des raisons assez similaires ?
Si je n'ai rien compris, vous avez le droit de me frapper !
Ecrit par : dobolino | 27 mai 2009
http://www.jeuxvideo.com/forums/1-50-28747466-1-0-1-0-ma-prof-de-maths-m-a-insulte.htm : ça aussi, ça vaut son pesant de cacahuètes. Lisez les échanges jusqu'au bout, et pleurez.
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
Pour sûr ! Entre la professeur de Maths en plein délit de sale gueule et les bandes de petits c**s qui trouvent spirituels de balancer des conneries, ça vaut le détour... espérons que le gosse ne prenne pas ces "conseils" au pied de la lettre. Ceci dit, cela m'a bien fait pleurer... de rire !
Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 27 mai 2009
"Si je n'ai rien compris, vous avez le droit de me frapper !"
Pas du tout. Voire au contraire !
Ecrit par : dugong | 27 mai 2009
"le développement des TICE entraîne l'acquisition de matériel informatique (ordinateur, vidéoprojecteur)"
C'est bon pour la croissance, ça, c'est bien, et en plus c'est compatible avec la réduction des programmes, qui elle-même favorise l'envol du PIB. La crise ne résistera pas bien longtemps face à ce cercle vertueux.
Ecrit par : TotoWeininger | 27 mai 2009
"le développement des TICE entraîne l'acquisition de matériel informatique (ordinateur, vidéoprojecteur)"
C'est bon pour la croissance, ça, c'est bien, et en plus c'est compatible avec la réduction des programmes, qui elle-même favorise l'envol du PIB. La crise ne résistera pas bien longtemps face à ce cercle vertueux.
Ecrit par : TotoWeininger | 27 mai 2009
Est-ce impossible de s'incorporer dans ce " cercle vertueux" ? Doit-on laisser le plein et entier usage de l'incontournable informatique aux " Sciences de l'Education " ? Les laisser occuper le lit en totalité? Le lit est là et personne ne l'effacera ! Il serait plus utile de tenter de l'investir que de cracher sur cette incontournable donnée !
Ecrit par : dobolino | 27 mai 2009
Apparu, je te vois (4)
'Proposition n° 20 : Faire des établissements le lieu privilégié de
l’orientation et y rapatrier les conseillers d’orientation-psychologues."
"Rapatrier" les Co-psys ?!
Une main devant la tête, une main derrière la tête ?
Pour masquer la vacuité de leurs discours ?
Ecrit par : dugong | 27 mai 2009
Doit-on laisser le plein et entier usage de l'incontournable informatique aux "Sciences de l'Education"
Evidemment non. Personnellement, quand je fais travailler mes élèves sur informatique ils sont à l'indice 100. Quant un pédagol s'en sert, ils sont à l'indice 1.
Les élèves le savent et ils en parlent entre eux.
Malaise...
Ils essaieront bien de transformer un problème pour eux en un problème pour nous mais la nasse se resserre...
Pas de prisonnier.
Ecrit par : dugong | 27 mai 2009
Une dernière bêtise de nos élus, pour la route.
"Certains établissements ont expérimenté la mise en place du cartable électronique [...] Cela permet aussi à chaque élève d'être l'égal de son voisin quant à l'utilisation de l'informatique"
Je précise pour dobolino que la connerie est essentiellement concentrée dans la deuxième phrase.
On peut défendre une utilisation raisonné de l'ordinateur en classe (C'est loin d'être ce que préconise le rapport parlementaire), mais pourquoi ne pourrait-on subitement plus s'en passer? Les ordinateurs deviendront incontournables à l'école le jour où ils occuperont toute la place dans les classes, parce qu'"on" aura décidé qu'un professeur ne doit plus faire face aux élèves, mais se tenir "à côté d'eux" (copyright Philippe Meirieu), derrière l'écran.
Ecrit par : TotoWeininger | 27 mai 2009
utilisation raisonnéE
Ecrit par : TotoWeininger | 27 mai 2009
Curieux cette manie des parlementaires de se mêler de ce qui ne les regarde pas; l'élection politique ne leur confère pas le droit de parler de tout et n'importe quoi.
C'est un peu le principe de la sophistique, non?
Si on empilait les rapports pondus régulièrement par des parlementaires en mal de publicité, on devrait déjà avoir dépassé la distance de la terre à la lune.
Les citations qu'on lit de ce Rapport sont assez ahurissantes; un tas de banalités qui feront s'extasier les membres du bas-clergé intellectuel (Le Monde, Télérama, les Inrocks, et j'en passe).
Si on résume :
trop de cours, trop de profs, trop de lycée
trop de trop
Mais un avenir radieux s'ouvrira devant nous quand les élèves feront leur cours, grâce à internet, et choisiront leurs co-apprenants, je veux dire leurs professeurs.
Je passe sous silence la mission d'un probable futur ministre de l'éducation qui a passé son temps à demander aux lycéens ce qu'ils voulaient apprendre. On est dans la démogogie jusqu'au cou.
Je suis étonné qu'on aille pas enregistrer les vagissements et les criailleries des enfants pour déterminer le contenu de l'enseignement à délivrer à nos élèves, grâce aux certifications des députés, savants en savantologie de toute sorte.
Il faudrait en rire. Vraiment? qui a le coeur à cela?
Ecrit par : Sénéchal | 27 mai 2009
Laids parlent mentent errent.
Ecrit par : Robin | 27 mai 2009
"Je suis étonné qu'on aille pas enregistrer les vagissements et les criailleries des enfants pour déterminer le contenu de l'enseignement à délivrer à nos élèves, grâce aux certifications des députés, savants en savantologie de toute sorte."
Ecrit par : Sénéchal
Ah mais ils ont entendu des élèves, hein. Et il y a eu des concertations avec élèves et enseignants menées par des députés (un lycée par député : c'est suffisant pour la pub).
Non, mais finalement, Meirieu et Cadichon, même combat ? L'exception française est ridiculement passéiste pout tous deux, et pour des raisons assez similaires ?
Si je n'ai rien compris, vous avez le droit de me frapper !
Ecrit par : dobolino | 27 mai 2009
Ben oui, Meirieu et Cadichon même combat. Qu'est-ce qui les sépare ? L'une crache sur l'éducation française et met sa fille en prépa, et l'autre crache sur l'enseignement traditionnel mais il en a bénéficié et il s'est hissé grâce à lui.
Ecrit par : Jeremy | 27 mai 2009
Ce qui me fait rire dans cette idée de demander aux lycéens comment ils voient le lycée de demain, c'est qu'en fait, ce sont eux les moins concernés : dans deux ans maximum, ils auront quitté cette structure et d'ici à ce qu'ils y remettent les pieds en tant que parents d'élèves, il s'écoulera au minimum 15 ans. ;-)
Ecrit par : catmano | 27 mai 2009
"Outre qu'ils sont un facteur d'épuisement des élèves et des enseignants, les programmes freinent l'émergence des têtes pensantes dont la France a besoin pour sa croissance"
Ecrit par : TotoWeininger | 27 mai 2009
Celle-là mérite d'être gravée dans le marbre...
...Des gras du bide et des mous du cerveau ces gars-là !.
Ecrit par : Robin | 27 mai 2009
Bonjour,
Je suis journaliste correspendant de la chaine Abudhabitv à Paris et je souhaiterais réaliser une interview avec vous
pour mon sujet sur la polémique autour des dispositions qui voulait mettre le Ministre de l'éducation national pour lutter contre la violence Est-ce qu'il est possible de réaliser cet entretien demain ou vendredi.
Bien cordialement
Mohamed Zaoui de Paris
tel 0674175708
Ecrit par : Zaoui Mohamed | 28 mai 2009
Bonjour,
Je suis journaliste correspendant de la chaine Abudhabitv à Paris et je souhaiterais réaliser une interview avec vous
pour mon sujet sur la polémique autour des dispositions qui voulait mettre le Ministre de l'éducation national pour lutter contre la violence Est-ce qu'il est possible de réaliser cet entretien demain ou vendredi.
Ecrit par : Zaoui Mohamed | 28 mai 2009
Dites, Meryl, ça sert à rien de changer de pseudo, on vous a reconnu.
Pour l'entretien, je ne sais pas. Faut voir avec Brighelli qui devrait passer demain matin après le café.
Bonne nuit.
Ecrit par : TotoWeininger | 28 mai 2009
Ce qui vous (GM) désole doit être qu'il existe des individus qui préfèrent étudier la théologie que le marxisme-léninisme.
Ecrit par : yann | 27 mai 2009
Une illustration de la fidélité admirable de GM à ce dernier figure dans ce morceau d'anthologie qu'il m'a dédié. C'est une attention touchante dont je le remercie et une manière de "ferrailler" aussi élégante qu'instructive.
Le texte en question est l' analyse classique de Karl der Große (le vrai barbu, puisque l'autre, le roi des Francs n'avait pas la barbe fleurie, paraît-il ) sous la plume d'un historien-germaniste, mort prématurément au milieu des années 1980 (et d'une sombre brouille avec Braudel, dans la guerre picrocholine des héritiers spirituels de Lucien Fèbvre, qui n'eut rien à envier à la teutonne Historikerstreit qui fit rage à peu près à la même époque). Ces historiens et philosophes qui s'étripent gaillardement sur les sources intellectuelles de la Shoa ou l'héritage liberticide et crimonogène de la Révolution feraient mieux de s'exciter sur les sottises contenues à ce propos et à tant d'autres dans les manuels d'histoire contemporains.
Définir la liberté par la négative ( "ce qui ne nuit pas à autrui") est un principe fondateur de la philosophie libérale et la messe est dite quand celui-ci est cloué au pilori, aux côtés de son comparse usuel, " le principe de propriété privée qui consacre le droit de l'individu à jouir de ses revenus, rentes et produits de ses biens sans se soucier des préjudices infligés à d'autres" .
Je vous laisse juge du style de ces mantras dont la forme n'a rien à envier au fond.
La citation du bon Mandrou s'inscrit dans la tendance monomaniaque au sein de l'EN de débiner le libéralisme par tous les moyens et notamment en s'accrochant aux branches chenues de ce pauvre Marx, qui comme Rousseau, est mis à toutes les sauces, mais, in my book, la meilleure c'est celle de Aron, et de de loin.
Il faut cependant pardonner cet instant ( parfois un peu appuyé) d'égarement dans le marxisme à l'historien des mentalités (ainsi que son "engagement" au STO plutôt que dans la Résistance... mais tous les intellos ne font pas de bons terroristes) et lui rendre justice pour avoir écrit des choses inédites et passionnantes sur les magistrats et la jursiprudence en matière de sorcellerie. Son étude sur le renversement qui a mis fin aux bûchers est d'ailleurs fort prisée dans le monde universitaire anglo-saxon. Par un curieux hasard je me suis baladée lundi à Salem ( celui des sorcières bien-sûr) et nous avons brièvement évoqué avec le guide du musée Peabody ce qui fut je crois sa thèse de doctorat. Small world...
Pour ceux que cela intéresse: Culture, ideology, and politics: essays for Eric Hobsbawm - Social Science - 1982 -
Il y a aussi dans ce bouquin un essai de Vovelle (Mentalités et idéologie)
Voici donc le texte, cadeau de GM, "@ Spécialement pour Cadichon"
"Chemin faisant, Karl Marx analyse longuement les contradictions contenues dans les déclarations les plus solennelles de la société bourgeoise : celles de 1791 et 1793 en France comme celles de différents états américains lors de l'Indépendance. Entre la définition générale de la liberté « qui ne nuit pas à autrui » et le principe de propriété privée qui consacre le droit de l'individu à jouir de ses revenus, rentes et produits de ses biens sans se soucier des préjudices infligés à d'autres, Marx met à jour une des plus fortes illusions de la bonne conscience bourgeoise et quelles injustices peut recouvrir l'invocation solennelle et sommaire de la liberté. Leçon utile et toujours oubliée, qui constitue un des plus pénétrants commentaires des grands textes élaborés à la fin du XVIII° siècle. Autant que la longue définition de la laïcité nécessaire de l'État comme étape de l'émancipation humaine, cette critique virulente des faux-semblants révolutionnaires est aussi d'une actualité qui justifierait une réédition."
Préface à La question juive,Robert Mandrou.
Ecrit par : guy morel | 27 mai 2009
Il y aura toujours des "idiots utiles" dont Marx et Engels faisaient des gorges chaudes bien avant que Lénine leur emboîte le pas. Mais si GM lisait moins Marx et plus Tocqueville sa prose serait moins roborative.
Grâces lui soient donc rendues.
Ecrit par : Cadichon | 28 mai 2009
Bonjour à toutes et à tous…
Je n'appellerai pas M. Mohamed Zaoui au téléphone. Mais on put me joindre sur
jeanpaulbrighelli@wanadoo.fr
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 mai 2009
Mardi, en fin d'après-midi, j'étais au lycée Périer, à Marseille, qui fête (longuement) son centième anniversaire, et a institué un cycle de conférences où divers intervenants viennent s'exprimer.
Le lycée Périer, sis dans le quartier le plus chic de Marseille, fut autrefois l'annexe du lycée Thiers (alors seul "lycée" de la ville). Il a depuis acquis une certaine autonomie…
Mardi, donc, Philippe Joutard.
Philippe Joutard est cet historien (protestant, spécialiste des protestants dans les Cévennes à l'époque des Camisards — il a eu une vraie influence dans les années 70, quand les mouvements de résistance à l'Etat étaient à la mode) qui par la suite fut recteur, et co-responsable des programmes scolaires du Primaire de 2002 (élaborés par le cabinet Lang, et promulgués, un peu vite, par le cabinet Fillon qui venait d'arriver).
Ce qui a amené Philippe Joutard à protester contre les programmes « Darcos », auquel j’ai un peu prêté la main, comme je l’ai raconté ici même il y a deux ans. À protester très fort : voir http://www.snuipp.fr/spip.php?article5370.
C’est en grande partie à cause de cette interview, et de quelques autres, sur son blog (http://www.mediapart.fr/club/blog/philippe-joutard/160308/une-ecole-de-l-ennui-et-de-l-echec), que j’étais là, en cette fin d’après-midi très chaude.
L’autre raison, c’était la chance de rencontrer, enfin, l’un des plus éminents blogueurs de bonnetdane, qui enseigne là — je m’abstiendrai de l’identifier, tant que lui-même ne le fait pas.
Nous nous sommes reconnus très vite — non pas physiquement (ça, ce n’était pas trop dur, même pour des gens qui ne s’étaient jamais rencontrés), mais intellectuellement : quand nous avons vu entrer Philippe Joutard, nous avons l’un et l’autre, spontanément, reconnu Philippulus le Prophète, qui dans l’Etoile mystérieuse annonce la fin du monde…
Comme je suis un gros paresseux, comme chacun sait, et surtout que j’avais à faire (en particulier, hier, un long colloque au lycée Thiers sur Enseignement et médias, où il ne s’est rien dit de très passionnant), j’ai demandé à notre ami de faire un court compte-rendu des débats — Joutard parlant longuement, et avec un système référentiel d’historien, du système éducatif, sans pouvoir s’empêcher de faire un peu d’idéologie, de ci de là…
Je lui laisse la parole — et grâces lui soient rendues pour sa patience et sa bonne volonté…
« Voilà qu'un lycée de Marseille devient centenaire et qu'on décide de fêter ça. Notamment en conviant Philippe Joutard à conférence qui, lui, de justesse, n'était pas né à l'époque.
Le cadre local de l'événement promptement dégagé, l'ancien recteur, autrefois historien, s'est lancé une heure durant dans une sorte de revisitation du collège et du lycée "de masse".
Tout y est passé ou presque, même le présent : augmentation du nombre de bacheliers, éloges des TPE, de la transversalité, des enseignants pluridisciplinaires, des langues comme moyens de communication, des évaluations antibiennes, …) . Tout en se gardant des aléas de l'analyse. Idée de base : ce qui a été fait devait être fait, en France comme ailleurs. Phrases répétées à l'envi : "les faits sont les faits", "la mondialisation ne date pas d'hier", "l'école doit s'adapter au monde moderne", "les contraintes économiques…", "la complexité…", "les chefs d'entreprise demandent des gens dotés de créativité et d'imagination". Blablabla.
A grands coups de doigts pointés, notre Philippulus martèle un message culpabilisateur à destination des enseignants, majoritaires dans la salle : "vous devez changer sinon la France sera hors du coup".
Dans la courte discussion qui a suivi, JPB, outre un éloge marqué des bienfaits de la répétition et du par cœur, fera remarquer que, si on veut adopter un angle de vision économique, le niveau du bac devrait se juger à l'aune de ce qu'on peut "acheter" avec à une époque donnée. Beaucoup en 1909, rien aujourd'hui…
Joutard comme saisi par un manque d'estomac répondra en répétant : "vous avez raison, vous avez raison"… »
Voilà donc ce qu’assènent, dès qu’on leur donne la parole, les retraités du Mammouth qui ne veulent pas décrocher. Ah, vieillesse…
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 mai 2009
"Outre qu'ils sont un facteur d'épuisement des élèves et des enseignants, les programmes freinent l'émergence des têtes pensantes dont la France a besoin pour sa croissance"
Ce n'est pas le grec ancien qui va épuiser Moncanard et Mapoulette, si l'on en croit Descoings coincoin, prêt à sabrer le peu qu'il en reste au nom d'une "égalité des chances" qui dans sa bouche est quasiment un aussi gros mot que "citoyen" dans celle d'Allègre :
http://20minutes.bondyblog.fr/news/200905250001/richard-descoings-non-je-ne-serai-pas-ministre-de-l-education-nationale
Extrait :
Des lycées se sont rebellés contre la mort des options, toujours en série L. Par exemple, nous (Mehdi et Badroudine, ndlr), sommes inscrits en option « histoire de l’art » au lycée de Saint-Ouen. Or les options rares, comme la nôtre, avec le latin et le grec, sont menacées de disparition, ce qui signifierait une perte sèche de culture, à laquelle, pourtant, nous avons droit. Que répondez-vous à cela ?
On va donc remettre du latin et grec pour tout le monde en France ? On va retourner au lycée d’il y a 50 ans ? Arrêtez ! Ce n’est pas possible.
Vous partagez donc, sur ce point, l’esprit de la réforme que Xavier Darcos souhaitait mettre en œuvre, qui prévoyait un renforcement du français au détriment, précisément, de ces options dites rares ?
Ça vous paraît choquant de renforcer le français ? La principale source d’inégalités des jeunes face au lycée, ce sont les classes à 35 élèves, dans lesquelles se retrouvent les enfants des familles des classes populaires. Chaque fois qu’on a pu, on a multiplié les options et les différenciations des voies. Or plus vous différenciez les parcours, plus vous créez l’inégalité. Il y a un développement des options, porté par les classes dirigeantes, porté à juste titre par les milieux intellectuels. Jacqueline de Romilly, de l’Académie française, appelle tous les deux ou trois ans au retour du grec, qui est une merveilleuse façon, effectivement, d’ouvrir l’esprit vers la culture. Mais, quitte à me fâcher avec les élites, je le dis tout de suite : on ne reviendra pas au grec ancien pour les lycéens. Veut-on plus d’égalité pour tous ou plus de choix pour certains ? Plus de réussite pour tous ou plus de réussite pour une petite proportion des jeunes Français ?
Où vous situez-vous dans la querelle des « anciens et des modernes » qui s’opposent sur la façon d’enseigner la littérature ?
Tous les jeunes peuvent découvrir la littérature. Mais pour avoir accès à la littérature, il faut maîtriser les fondamentaux du français, et cela vaut pour toute littérature et toute langues étrangères. Ce que je veux dire, c’est que parfois, chez certains jeunes, l’enseignement traditionnel du « Cid » ou de « Phèdre », ça ne passe pas. Ils décrochent. En revanche, si on leur permet de jouer cette pièce, dans le cadre d’un atelier théâtre, par exemple, le goût de la littérature revient.
On est dans « L’esquive », le film d’Abdellatif Kechiche.
Oui, mais pourquoi pas ? Je me méfie de l’idée qu’il y aurait différents niveaux d’acquisition intellectuelle et je me méfie de l’idée que tout le monde doit marcher du même pas militaire du lycée napoléonien pour découvrir les bonheurs des textes français.
80 000 postes de fonctionnaires de l’éducation nationale doivent être supprimés d’ici à 2012. Qu’en pensez-vous ?
Il y a effectivement des engagements du candidat Nicolas Sarkozy de diminuer le nombre des emplois publics en France. Il a été élu en partie là-dessus. Cela ne plaît pas à une partie de l’éducation nationale, comme chacun a pu s’en apercevoir. J’ai été le conseiller à l’éducation d’un ministre du budget, Michel Charasse, puis le conseiller budgétaire d’un ministre de l’éducation nationale, Jack Lang, à une époque de croissance économique forte et où le budget de l’éducation nationale était entre + 8 et + 12% par an. Pour un conseiller budgétaire, c’était le rêve. Et on créait de l’emploi, et on créait de l’emploi…
Que cherchez-vous à dire ?
Si le budget était le moyen de rétablir l’égalité des chances dans l’éducation nationale, on le saurait. Un, c’est très facile de faire enfler la rumeur sur le nombre de postes qu’on va supprimer, et deux, de faire l’unité dans l’opposition pour dire que c’est cela qu’il faut empêcher.
Ecrit par : Françoise Guichard | 28 mai 2009
Et pendant ce temps, Sarko prétend qu'il lit
http://bibliobs.nouvelobs.com/20090527/12782/le-point-g-de-sarkozy
L'infor-thune des Roujon, sans doute ?
Ecrit par : Françoise Guichard | 28 mai 2009
"parce qu'"on" aura décidé qu'un professeur ne doit plus faire face aux élèves, mais se tenir "à côté d'eux" (copyright Philippe Meirieu), derrière l'écran."
Ecrit par : TotoWeininger | 27 mai 2009
Il a dit ça où?
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2009
"Et pendant ce temps, Sarko prétend qu'il lit
L'infor-thune des Roujon, sans doute ?"
Ecrit par : Françoise Guichard | 28 mai 2009
Oui, "l'argent"?
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2009
coucou le revoilou, le traitement des fonctionnaires au Mérite... Et qu'entend-on par là, chers collègues ?
Ecrit par : nicolas | 28 mai 2009
coucou le revoilou, le traitement des fonctionnaires au Mérite... Et qu'entend-on par là, chers collègues ?
Ecrit par : nicolas | 28 mai 2009
D'abord ceci : que les enseignants sont des employés salariés, la haute administration leur employeur, et les primes et autres gratifications, les moyens habituels pour motiver la "ressource humaine" etc.
Ecrit par : TotoWeininger | 28 mai 2009
"à côté d'eux" (copyright Philippe Meirieu), derrière l'écran."
Ecrit par : TotoWeininger | 27 mai 2009
Il a dit ça où?
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2009
Il a bien du écrire ça quelque part, non?
Et si on lit bien le rapport parlementaire, il semble que toute expression, même la plus banale, employée au moins une fois par P.M. puisse être considérée comme une "belle expression de Philippe Meirieu".
Ecrit par : TotoWeininger | 28 mai 2009
"L'infor-thune des Roujon, sans doute ?"
Il ferait mieux d'assumer et de sortir sa collection de Rahan qu'il lit en cachette depuis son plus jeune âge.
On comprendra mieux l'influence de Rahan sur la pensée politique contemporaine en lisant
http://www.rahan.org/interview/interviewPHachet.html
où l'ineffable Cespedes s'exprime sans retenue.
Ecrit par : dugong | 28 mai 2009
"Jacqueline de Romilly, de l’Académie française, appelle tous les deux ou trois ans au retour du grec, qui est une merveilleuse façon, effectivement, d’ouvrir l’esprit vers la culture. Mais, quitte à me fâcher avec les élites, je le dis tout de suite : on ne reviendra pas au grec ancien pour les lycéens" (Sic, et Resic).
C'est à cause d'affirmations aussi stupides et aussi stupidement répétées que le terme de culture libérale au sens de L. Strauss a perdu de son sens (attention je ne parle pas de libéralisme, terme qui suscite de nombreuses interprétations).
Une culture libérale, c'est celle qui croit encore que l'étude des classiques a un sens, que faire du grec ancien ou du latin n'est pas une perte de temps, etc. que le contenu de l'enseignement ne se limite pas à courir après ce qu'il ya de plus périssable dans les modes du temps présent; que sans une certaine tenue, il n'y a pas de vie digne de ce nom, etc.
De cette culture on ne retient plus que le culte délirant du corps dans les cérémonies sportives avec ses Ubermenschen de pacotille.
Le reste devrait sombrer dans l'oubli au profit des dieux du temps présent, mornes idoles qui résonnent creux.
On pourrait tout aussi bien appliquer le même raisonnement à tout le reste : à quoi bon perdre son temps à lire quoi que ce soit? Une émission à la télé, c'est un gain de temps, non? etc.
En fait toutes ces notabilités médiatiques sont ce que l'utilitarisme contemporain produit de plus médiocre et correspond à ce que notre cher Flaubert appelait la Bêtise.
La barbarie c'est quand on croit que tout commence avec soi-même, ce n'est pas (seulement) la violence à l'école.
Ecrit par : Sénéchal | 28 mai 2009
essai n°1
Ecrit par : benj | 28 mai 2009
Bonjour
Je me permets de faire de la publicité pour un ouvrage qui pourrait intéresser quelques personnes ici.
Le livre s'appelle "Les philosophes en République : l'aventure intellectuelle de la Revue de métaphysique et de morale et de la Société française de philosophie".
Il est paru aux presses universitaires de Rennes... et son auteur est un ami :)
http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=1975
Vous pouvez même l'écouter aujourd'hui sur France Culture, dans la deuxième partie de l'émission " A plus d'un titre", qui commence à 15 heures et finit à 16 heures.
Il y a moyen d'écouter le podcast de l'émission, mais comme celle-ci elle est quotidienne, le podcast ne restera qu'aujourd'hui et demain (autrement dit jusqu'à la prochaine émission).
Merci pour lui ! ; )
Ecrit par : johnmarguerite | 28 mai 2009
Le livre s'appelle "Les philosophes en République : l'aventure intellectuelle de la Revue de métaphysique et de morale et de la Société française de philosophie : 1891-1914"
J'avais oublié les dates !!!
Ecrit par : johnmarguerite | 28 mai 2009
De cette culture on ne retient plus que le culte délirant du corps dans les cérémonies sportives avec ses Ubermenschen de pacotille.
Ecrit par : Sénéchal | 28 mai 2009
C'est marrant qu'on puisse dire ça. Les grecs ont inventé les cérémonies sportives non pour célébrer le corps, mais les dieux de l'Olympe. Il n'y a que des philosophes de pacotille pour penser que le sport est "culte délirant" de la seule voie d'accès à la connaissance. (M Onfray)
Ecrit par : buntovchik | 28 mai 2009
Et, selon la belle expression de Philippe Meirieu, je pense qu'il va pleuvoir. ;-))
Ecrit par : Robin | 28 mai 2009
Ce n'est pas le grec ancien qui va épuiser Moncanard et Mapoulette, si l'on en croit Descoings coincoin, prêt à sabrer le peu qu'il en reste au nom d'une "égalité des chances" qui dans sa bouche est quasiment un aussi gros mot que "citoyen" dans celle d'Allègre :
http://20minutes.bondyblog.fr/news/200905250001/richard-descoings-non-je-ne-serai-pas-ministre-de-l-education-nationale.
cité par:F.Guichard
Ce qui est dit dans cette interview particulièrement éclairante dépasse le cadre des seules options de langues aniennes.
Il y est dit que le lycée prévu par Descoings est un lycée destiné aux couches populaires,pour lesquelles la culture est inaccessible:on y délivrera un enseignement simplifié,les options seront supprimées,au profit d'ateliers beaucoup moins coûteux.Les élites?elles iront ailleurs.Et l'essentiel est de diminuer le nombre des fonctionnaires.
On ne peut guère être plus direct-et plus cynique.
Ecrit par : mirwac | 28 mai 2009
"Il a bien du écrire ça quelque part, non?"
Ecrit par : TotoWeininger | 28 mai 2009
Si vous en êtes certain...
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2009
Le jour où les personnes qui ne parlent que d'égalité des chances auront leurs enfants inscrits dans des collèges et lycées en ZEP, nous écouterons peut-être un peu plus leurs propos.
Mais là, quel mépris pour les plus défavorisés, pour ceux qui ne naissent pas avec une cuillère dorée dans la bouche ou un mur garni de livres dans leur chambre !
A quel moment de son parcours personnel dans le secondaire (Montaigne, Louis le Grand Henri IV) Monsieur Descoings a-t-il pu connaître ce qu'éprouvent certains bons élèves qui "meurent de faim" dans les collèges, même pas en ZEP, mais dans de petites villes de province ?
Ecrit par : lucile | 28 mai 2009
http://www.marianne2.fr/Au-bout-du-mouvement-des-facs,-le-cadavre-du-savoir_a179966.html?com#comments
Bon complément à l'interview de Descoings...
Ecrit par : Anne | 28 mai 2009
Le savoir, c'est périmé. Vite un coach pour mon périnée!
Ecrit par : retraitée | 28 mai 2009
Et, comme on dira dans les futures heures d'histoire-géographie, regroupées par souci d'économie de postes, en bivalence avec les SVT, "pour mon tibia et mes pérynées".
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2009
Vous avez lu le guide du Joutard ?
Ecrit par : iPidiblue et la pentecôte des professeurs | 28 mai 2009
C'est marrant qu'on puisse dire ça. Les grecs ont inventé les cérémonies sportives non pour célébrer le corps, mais les dieux de l'Olympe. Il n'y a que des philosophes de pacotille pour penser que le sport est "culte délirant" de la seule voie d'accès à la connaissance. (M Onfray)
pardon, je devrais dire le culte fétichiste des performances qui n'a rien à voir avec l'esprit et le corps du sport. Je ne stigmatisais pas le sport seulement la manière aveugle de ne voir le dépassement de soi que dans le franchissement des limites (des records) des autres. A moins que ce ne soit une erreur, il me semble que les Grecs étaient sensibles à la beauté de l'ensemble et pas seulement au résultat brut dans leurs épreuves sportives, mais je suis prêt à faire amende honorable.
Ecrit par : Sénéchal | 28 mai 2009
Bon complément à l'interview de Descoings...
http://m.marianne2.fr/index.php?action=article&numero=179962&com#1
Ecrit par : Kyane et la côte en pente des fesseurs | 28 mai 2009
La petite gazette du front : il vaut mieux en rire ...
Trouvé aujourd'hui dans deux copies de cinquième :
"Le lion offre se servie et sa protéfion a Yvain." (sic)
Je me suis demandé s'il était question d'un préservatif moyenâgeux inconnu de l'inculte que je suis ... Que les spécialistes se prononcent.
Le style de figure est hillidole (une exagération). (sic)
Une nouvelle figure à la Johnny ?
Chrétien, le pôvre, doit se retourner dans sa tombe.
Ecrit par : Marilyse | 28 mai 2009
Le livre s'appelle "Les philosophes en République : l'aventure intellectuelle de la Revue de métaphysique et de morale et de la Société française de philosophie : 1891-1914"
J'avais oublié les dates !!!
Ecrit par : johnmarguerite | 28 mai 2009
Il y est question de Charles Renouvier (injustement oublié) et de Ferdinand Buisson (pris au vol tout à l'heure sur France-Culture).
Ecrit par : Robin | 28 mai 2009
L'épreuve de géographie du concours d'entrée à l'ENS-LSH (épreuve commune "santé et environnement") a été annulée par le directeur de l'école , O. Faron. Si vous allez sur le site de l'ENS, la lettre officielle est en ligne. Il semblerait qu'une erreur humaine dans l'acheminement des copies en soit la cause ; l'épreuve est à rattraper le 6 juin de 9 a 14 h.
Les étudiants sont dans tous leurs états ....après l'affaire Jacques Roubaud l'an dernier (annulation de l'épreuve de français), ça commence à faire bien ! Qui veut la mort de ce concours ? Ne sont-ce pas ceux qui rêvent de transformer les ENS en "écoles européennes" (comprendre "universités à l'américaine") avec sponsors privés et disparition du statut d'élève-professeur ... on recrutera bientôt autant d'auditeurs que de Normaliens -- tout benef" : on n' aura pas à les payer.
Cherchez l'erreur, amis républicains ;-(
Bonne soirée quand même,
FG, furax
Ecrit par : Françoise Guichard | 28 mai 2009
Sénéchal, vous avez bien raison de fustiger cet utilitarisme niais que les élèves érigent en valeur suprême. Jeremy Bentham a de beaux jours devant lui! Je n'en peux plus d'entendre les élèves se lamenter en s'exclamant "à quoi ça sert?" à propos de tout et de rien.
Ecrit par : alain | 28 mai 2009
Salut les bien-pensants ! Voilà de quoi vous réveiller !
http://www.dailymotion.com/video/x9f6aa_xavier-raufer-assez-mal-pensant-a-c_news
Ecrit par : Insolence | 28 mai 2009
Après jeuxvideo.com et la recette pour bouffer de la prof, une description des élèves de sixième :
http://www.dailymotion.com/video/x9f6aa_xavier-raufer-assez-mal-pensant-a-c_news
Ecrit par : Kyane et le petit front de la gazelle | 28 mai 2009
Intuitive insolence !
Ecrit par : Kyane et le petit front de la gazelle | 28 mai 2009
"Le livre s'appelle "Les philosophes en République : l'aventure intellectuelle de la Revue de métaphysique et de morale et de la Société française de philosophie : 1891-1914"
J'avais oublié les dates !!!
Ecrit par : johnmarguerite | 28 mai 2009
Il y est question de Charles Renouvier (injustement oublié) et de Ferdinand Buisson (pris au vol tout à l'heure sur France-Culture).
Ecrit par : Robin | 28 mai 2009 "
Je pensais justement que vous étiez de ceux que le sujet intéresserait ! ; )
J'espère que cela vous a plu : je vais l'écouter seulement maintenant !
Ecrit par : johnmarguerite | 28 mai 2009
Le style de figure est hillidole (une exagération). (sic)
Une nouvelle figure à la Johnny ?
"les gens m'appellent l'hillidole des jeunes"?
Ecrit par : retraitée | 28 mai 2009
Intuitive insolence !
Ecrit par : Kyane et le petit front de la gazelle | 28 mai 2009
Je vois cher Kyane que nous fréquentons les mêmes endroits nauséabonds !
Ecrit par : Insolence | 28 mai 2009
@ chère Insolence
Si vous parlez du Monde, je fréquente effectivement.
"-Eric Debarbieux : Les fouilles systématiques sont un des moyens les plus sûrs d'augmenter la violence. Quant à l'intervention ou la présence d'une "force", de nature policière ou non, tout dépend de son style. Si c'est, par exemple, une vraie police de voisinage, en lien avec les établissements, les habitants, les jeunes eux-mêmes, alors oui, il y a des expériences très concluantes, comme à Toronto, au Canada.
-Luc Cedelle : Chaque gouvernement, après un fait dramatique, annonce son plan contre la violence à l'école. M. Darcos parle aujourd'hui de "sanctuariser l'école"…
-Eric Debarbieux : Quoi de nouveau ? Gilles de Robien, le précédent ministre, en parlait en 2006… comme l'avait fait François Bayrou en 1993. Cette notion se fonde sur une fausse évidence : la violence viendrait de l'extérieur. D'où une logique de clôture de l'espace scolaire. Pourtant, qu'on le veuille ou non, la relation pédagogique – un mot devenu imprononçable en France – est au cœur du problème !
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/05/27/violences-scolaires-il-faut-stabiliser-les-equipes_1198511_3224.html#ens_id=1191792
Ecrit par : Kyane et le petit front de la gazelle | 28 mai 2009
"Dans le champ de la philosophie politique et morale, Renouvier chercha à conjuguer la légitimité d’un double héritage intellectuel : d’une part, celui des droits individuels lié à l’épanouissement du libéralisme et, d’autre part, celui
« garantiste » associé aux protections par lesquelles le courant socialiste cherchait à répondre à la précarité de la
« condition ouvrière ».
Pour lui, il était erroné de refuser la « nécessaire corrélation » de l’individu et du « corps social ». Si dès 1879, il proposa de caractériser sa démarche par la notion de
« socialisme libéral », c’est dans le cadre de La nouvelle monadologie (1899) que ce qualificatif reçut toute sa profondeur doctrinale.
La justice sociale est déclarée prioritaire mais sans jamais être découplée des moyens pratiques de la liberté. La visée de cette convergence entre exigence libérale et impératif social consiste à fournir aux non propriétaires un équivalent en droit de ce que la propriété, selon John Locke, confère comme fondement à l’indépendance.
Les trois préoccupations politiques majeures du XIX° siècle, à savoir : les conditions de la liberté individuelle, la « question sociale » et la constitution d’une république démocratique, se retrouvent ainsi nouées par une même réflexion."
Un "socialisme libéral"...Qui dit mieux ?
Ecrit par : Robin | 28 mai 2009
Je pensais justement que vous étiez de ceux que le sujet intéresserait ! ; )
J'espère que cela vous a plu : je vais l'écouter seulement maintenant !
Ecrit par : johnmarguerite | 28 mai 2009
Peut-on avoir le lien ?
Merci.
Ecrit par : guy morel | 28 mai 2009
J'espère que cela vous a plu : je vais l'écouter seulement maintenant !
Ecrit par : johnmarguerite | 28 mai 2009
J'en ai malheureusement manqué une grande partie. Savez-vous si on peut réécouter l'émission et comment ?
Ecrit par : Robin | 28 mai 2009
Le voici !
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/aplusduntitre/index.php
Ecrit par : johnmarguerite | 28 mai 2009
Salut les bien-pensants ! Voilà de quoi vous réveiller !
http://www.dailymotion.com/video/x9f6aa_xavier-raufer-assez-mal-pensant-a-c_news
Ecrit par : Insolence | 28 mai 2009
Merci pour le lien, Insolence, mais pourquoi donc nous traiter de bien-pensants ? Je ne sais qui est Xavier Raufer, mais suis plutôt, et même totalement en accord avec ce qu'il dit ici.
Ecrit par : Manu | 28 mai 2009
Xavier Raufer :
http://www.uni.asso.fr/spip.php?article431
Encore un bon, quoi.
Ecrit par : Françoise Guichard | 28 mai 2009
Le voici !
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/aplusduntitre/index.php
Ecrit par : johnmarguerite | 28 mai 2009
Merci.
Ecrit par : guy morel | 28 mai 2009
Manu, vous savez bien qu'Amélie traite tout le monde de "bien-pensant", quel que soit son pseudo, (insolence, Kyane, ou autres).
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mai 2009
Tout à fait à la fin de l'émission, Stefan Soulié évoque l'influence de Renouvier sur la RMM ("Revue de métaphysique et de morale") et annonce un second ouvrage, plus particulièrement consacré aux "philosophes républicains".
Renouvier (qui est contemporain et parti prenante de la révolution de 1848), apparaît comme un penseur important de la "régulation républicaine" avec Eli Halévy, redécouvert par François Furet (fondateur de la RMM, en 1893 avec Xavier Léon).
Stefan Soulié a également cité le nom de Ferdinand Buisson, mais sans plus.
Tous deux ont essayé de concilier, en marge du marxisme, le libéralisme (liberté individuelle, propriété privée) issu de la philosophie des Lumières et l'exigence de Justice sociale, face à la précarité de la condition ouvrière.
Ecrit par : Robin | 29 mai 2009
Bah, Françoise, si on lit l'interview de Raufer, il y a pas mal de choses que nous pourrions signer — des choses que Michéa a dénoncées en son temps, par exemple l'économie parallèle de la caillera.
JPB
Ecrit par : brighelli | 29 mai 2009
avec Eli Halévy, redécouvert par François Furet (fondateur de la RMM, en 1893 avec Xavier Léon).
Je me relis ce matin avant de partir. Bonjour la syntaxe !
François Furet a redécouvert Halévy, mais n'a pas fondé la RMM, évidemment, ni avec, ni sans Xavier Léon !
Ecrit par : Robin | 29 mai 2009
...Et un grand merci à johnmarguerite pour le lien !
Ecrit par : Robin | 29 mai 2009
Pareil ; je l'ai trouvé assez mesuré et lucide.
Encore une fois, faisons une école digne de ce nom, et on verra qui on fusille après.
Je suis en train de lire le bouquin de Danielle Sallenave « Nous, on aime pas lire » sur son expérience d'écrivain invitée dans un collège zep de Toulon. Sentiment d'automutilation de la part de ces gamins (leur langage) qui veulent se conformer à des stéréotypes qui les excluent. Elle parle de Bégaudeau pour souligner à quel point il appuie cette tendance contre laquelle il faut lutter.
Il y a un côté ethnologue dans sa démarche, ce qui n'empêche pas l'humanisme... On pense à la phrase de Montaigne : il y a plus loin de certains collégiens à d'autres collégiens que de certains collégiens à des animaux. Le constater n'est pas l'admettre, mais pour pas mal de collègues, il est plus confortable de le nier.
Un enfant livré entièrement à ses passions et confronté à la loi du plus fort ne peut pas devenir un être humain, à moins de passer tout son temps avec un précepteur (Emile !) ou un éducateur spécialisé (c'est ce qu'on finit par faire quand il n'y a plus d'autre solution...)
Ecrit par : sanjuro | 29 mai 2009
Excellent, Sanjuro, merci !
Ecrit par : Manu | 29 mai 2009
Bah, Françoise, si on lit l'interview de Raufer, il y a pas mal de choses que nous pourrions signer — des choses que Michéa a dénoncées en son temps, par exemple l'économie parallèle de la caillera.
JPB
Ecrit par : brighelli | 29 mai 2009
Evidemment, si (exemple au hasard) Le Pen explique qu'il fait jour à midi, on ne va pas dire le contraire. Ce n'est pas pour cela qu'on va lui tresser des couronnes et se gargariser de son insolence face à la "bien-pensance". j'observe du reste qu'actuellement, c'est la réaction la plus crasse qui se pare des oripeaux de l'impertinence et de la liberté de pensée. Face à un politically correct de gogoche, boboïsant angélique et taré, se dresse une pseudo-insolence qui veut faire croire qu'elle met les pieds dans le plat mais qui ne fait que ressortir les vieilles rengaines. Comme ceux qui ont cru à Sarko face à Ségo, ou qui brandissent le Lag' Mich' contre Meirieu : échec garanti.
Ecrit par : Françoise Guichard | 29 mai 2009
Sanjuro a écrit : "Un enfant livré entièrement à ses passions et confronté à la loi du plus fort ne peut pas devenir un être humain,..."
Remarquons tout de même que beaucoup de groupes animaux possèdent des rites régulateurs. Voyez les bonobos.
Les éclats "libertaires" émis par Cohn Bendit à propos des mesures contre "la violence à l'école" et relayés par tous les médias sont-ils autre chose qu'un appel au bonobonheur ?
On comprend que cela l'arrange.
Ecrit par : dugong | 29 mai 2009
On constate les contorsions malaisées du sgen et du se/unsa à propos des propositions consternantes de l'umpiste Apparu sur le futur lycée.
Comment se démarquer de propositions auxquelles on agrée fortement ? En maximalisant ou en minaudant :
"Chéri, ton exposé a un goût !"
Ecrit par : dugong | 29 mai 2009
Dans le BO de cette semaine, une circulaire décrivant les missions des corps d'inspection. On y lit notamment :
"Le management
L'inspecteur conçoit ses interventions directes auprès du personnel enseignant comme un acte de gestion de la ressource humaine et éducative de l'académie. L'avis de l'inspecteur est sollicité par l'autorité académique dans tous les grands actes de gestion des personnels : titularisation, évaluation, avancement, promotion et affectation. Pour autant cet avis ne se fonde pas nécessairement sur une inspection, car celle-ci n'est pas l'unique moyen d'évaluation des professeurs. Il faut ici insister sur le rôle des conseillers pédagogiques et des professeurs chargés de mission auprès des inspecteurs. Ces personnels sont en mesure de fournir des éléments d'appréciation documentés sur l'activité des personnels enseignants. Les chefs d'établissements apportent eux-aussi au recteur et aux corps d'inspections des éléments d'appréciation sur la manière de servir des personnels enseignants au travers de la notation administrative."
Deux questions :
Est ce une "nouvelle" mission ? (je n'ai pas souvenir d'avoir lu cela précédemment mais le BO n'est pas à mon chevet)
Que pensez vous de ce rôle donné aux "chargés de mission" ?
Evolue-t-on vers des "métastasis" ?
http://www.education.gouv.fr/cid28292/mend0910498c.html
Ecrit par : dugong | 29 mai 2009
Bah, Françoise, si on lit l'interview de Raufer, il y a pas mal de choses que nous pourrions signer — des choses que Michéa a dénoncées en son temps, par exemple l'économie parallèle de la caillera.
JPB
Ecrit par : brighelli | 29 mai 2009
Il est très consensuel Raufer. Je résume : Cela fait trente ans que cela dure ; personne ne s'est attaqué au problème etc.
Ce type de discours, qui en appelle un autre, sécuritaire, masque l'essentiel, c'est-à-dire l'ancrage de l'économie dite parallèle dans l'économie tout court. L'économie parallèle, c'est du fric, du pouvoir d'achat, de la marchandise. Des investisseurs, des chefs d'équipe, des fourmis ouvrières, une concurrence exacerbée et brutale, pas de droit du travail, pas de charges salariales, le travail des enfants autorisé ( les petits guetteurs en bas des tours sont mineurs); bref le paradis des entrepreneurs.
Ecrit par : guy morel | 29 mai 2009
Ce type de discours, qui en appelle un autre, sécuritaire, masque l'essentiel, c'est-à-dire l'ancrage de l'économie dite parallèle dans l'économie tout court.
Ecrit par : guy morel | 29 mai 2009
Oui, on pourrait plutôt dire une "caricature" de l'économie libérale, non ?
Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 29 mai 2009
Oui, on pourrait plutôt dire une "caricature" de l'économie libérale, non ?
Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 29 mai 2009
Pourquoi une caricature ? L'argent des trafics est réinjecté dans le circuit de l'économie à un moment où à un autre. Même "tombés du camion" les téléviseurs avec parabole donnent lieu à abonnement ; et les supermarchés fonctionnent - avec équipe de sécurité - dans les "quartiers" comme ailleurs.
Si on veut poser le problème sérieusement, il faut commencer par ne pas se cacher que c'est le système qui a produit les "quartiers" et les "zones de non-droit".
Ecrit par : guy morel | 29 mai 2009
Un texte très intéressant, sur le blog de Pierre Jourde
http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/pierre-jourde/20090529/12781/de-la-culture-en-sarkozie
Ecrit par : Françoise Guichard | 29 mai 2009
Si on veut poser le problème sérieusement, il faut commencer par ne pas se cacher que c'est le système qui a produit les "quartiers" et les "zones de non-droit".
Ecrit par : guy morel | 29 mai 2009
Je me suis mal exprimé, Mr. Morel: je disais "caricature", au sens d'extrême. L'économie hors la loi n'est ni plus ni moins qu'une économie libérale sans contrôle de l'état.
Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 29 mai 2009
Pour info :
Bienvenue à l'université low-cost
"Et si la prochaine bulle spéculative était celle de l'université ?" C'est le titre d'un article du Chronicle of Higher Education. La scène se passe aux Etats-Unis.
En 25 ans, 440% d'augmentation des frais d'inscription dans les universités privées.
"Avec les frais de scolarité et de logement, les frais de dizaines d'universités privées ("private colleges") atteignent maintenant 50 000 $ par an (...). Selon le National Center for Public Policy, au cours des 25 dernières années, les frais de scolarité ont augmenté en moyenne de 440 pour cent - plus de quatre fois le taux d'inflation et près de deux fois le taux des soins médicaux. Patrick M. Callan, le président du centre, a averti que les étudiants à faible revenu trouvent l'université inabordable."
article à lire en ligne :
http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2009/05/bienvenue-a-luniversite-lowcost.html
Ecrit par : lucile | 29 mai 2009
Musique sans frontière...
Il manque Grand'pa Elliott, sa voix chaude, sa belle barbe blance et sa salopette de paysan américain... mais c'est à écouter et regarder sans modération...
http://www.romainlibeau.com:80/playing-for-change-one-love
Ecrit par : Maminou | 29 mai 2009
article intéressant sur le mouvement universitaire sur le site de marianne
http://www.marianne2.fr/Au-bout-du-mouvement-des-facs,-le-cadavre-du-savoir_a179966.html
Ecrit par : tomia | 29 mai 2009
Comme ceux qui ont cru à Sarko face à Ségo, ou qui brandissent le Lag' Mich' contre Meirieu : échec garanti.
Ecrit par : Françoise Guichard | 29 mai 2009
Si ma mémoire est bonne, vous étiez non pas pro-Sarko mais anti-Ségo, ce qui finalement revenait au même!
Quant à votre favori de 2007, on verra en 2012 si la solution passe par lui!
Ecrit par : Merlemocoeur | 29 mai 2009
Si on veut poser le problème sérieusement, il faut commencer par ne pas se cacher que c'est le système qui a produit les "quartiers" et les "zones de non-droit".
Ecrit par : guy morel | 29 mai 2009
Le problème des petits dealers de l'économie parallèle (illégale) tient surtout au fait qu'ils ne gagnent pas assez pour aller s'expatrier à Monaco comme le font les gros trafiquants de l'économie tout court (légale) pour se soustraire légalement à l'impôt. Dans ce cas par de police d'État à leurs trousses, sauf pour la galerie.
Que le système capitaliste mondialisé produise ici et là des zones appelées "paradis fiscaux" où s'amassent des milliards de dollars accumulés tout ce qu'il y a de plus légalement, y compris pour les blanchir, tout le monde trouve ça normal. Ainsi va le meilleur des mondes dans lequel les discours sécuritaires d'État désignent toujours à la vindicte publique (et parfois aux pogroms) les habitants de l'enfer des ghettos et jamais les habitants des paradis terrestres, pourtant les véritables fauteurs de désordre sur la planète.
Ecrit par : marigot | 29 mai 2009
@Sur les quartiers, l'économie souterraine, les trafics et la sécurité, un petit texte qui montre que Xavier Raufer est un âne.
"FINANCE : Souteneurs, receleurs et dealers contribuent aussi à la richesse d'un pays
"Conformément aux volontés de Bruxelles, l'institut de la statistique italien a décidé d'intégrer l'argent du crime dans la comptabilité nationale. Reste à définir la méthode de calcul.
"L'Union Européenne a décidé qu'à partir de l'an 2.000, les activités illégales entreront officiellement dans les comptabilités nationales. Par illégales, on entend les activités interdites par la loi (la pro-duction de drogues, par exemple), et celles qui peuvent être légales en elles-mêmes mais qui ne le sont plus quand elles sont exercées en dehors du cadre prévu par la loi (comme l'exercice d'une profession par des personnes non habilitées)". L'Institut de la statistique italien annonce que "ces deux types d'activités devront figurer dans la comptabilité nationale, au poste production, à condition de générer des biens et des services pour lesquels il existe une véritable demande du marché ". Autre critère retenu "ne seront prises en compte que les transactions où il existe un accord entre vendeur et acheteur (outre la drogue, on pense à la marchandise volée et à la prostitution), tandis que les autres (extorsions, vols, cambriolages) en seront exclues. "
On passe de l'étape vertueuse qui nie l'existence de ce qui est interdit à l'étape de la vertu comptable étatique qui, pour en toucher les dividendes, veut le recenser. Tout en l'interdisant, vertu oblige, car l'interdiction elle-même est une source de profit extra. Marx écrit "Mieux vaut encore sur ce point des hommes comme Malthus qui défendent directement la nécessité et l'utilité des "travailleurs improductifs " et des parasites purs et simples." Ce n'est certainemant pas l'avis que croit avoir Bernard CASSEN ( Un Autre Monde est possible": Les "dix commandements" citoyens: p 10-11) qui veut "reconstruire le champ de l'économie à partir d'un lexique qui lui donne du sens en ne réduisant pas la personne humaine à une valeur comptable": la solution est de "faire apparaitre dans une rubrique négative ce qui détruit les humains et la nature (accidents, pollution,etc.); à l'inverse faire apparaitre positivement les non-dépenses dues à la prévention". Au sens propre il est assez difficile, à part pour Dieu, un magicien ou un financier qui prouve tous les jours que "l'argent rapporte", de faire apparaitre, positivement qui plus est, des choses qui n'existent pas. Si cette idée dépasse donc le fait que d'appeler table un chien l'empêche de mordre et que renommer les choses les change , à quel fait correspondra-t-elle? Un excellent travail de préparation pour l'Union Européeenne qui pourra taxer le crime pour le reverser (Peut-etre? Car ne vaut-il pas mieux investir dans ce qui rapporte?) à la vertu dont l'augmentation en volume dépendra ainsi légalement du dévellopement du crime. Sans criminels, pas de citoyens. Heureusement, cette joyeuse perspective sera progressiste car c'est "un chantier urgent pour les économistes non englués dans le libéralisme". L'invite du point 1 " Se donner de nouveaux outils d'analyse" était:"Impossible de penser un monde nouveau avec les mots et les catégories de l'ancien". Mais tant que le marché demeure, seuls les mots et les catégories changent car le marché échange réllement le bien contre le mal par l'intermédiaire de l'argent dont on sait qu'il n'a pas d'odeur.
" Gold? yellow, glittering, precious Gold?
Thus much of this, will make black, white; foul, fair;
Wrong, right; base, noble; old, young; coward, valiant"
Shakespeare "Timons d'Athenes"
Il y a un rapport profond avec les sciences de l'Education qui vise une école adaptée au monde et à ses changements: cette directive de l'Union européenne ouvre un champ de recherche fécond pour la formation à de nouveaux et excitants métiers."
Écrit par Michel Delord il y a quelques années.
Ecrit par : guy morel | 29 mai 2009
@ Texte complet de Michel Delord à
http://michel.delord.free.fr/bibli1998/seducmarx.html#FINANCE%20:%20Souteneurs,%20receleurs%20et%20dealers
Ecrit par : guy morel | 29 mai 2009
Claudie Haigneré soigne son "burn out" par une nomination à la tête de la Cité des Sciences.
Pauvrette ! Dire que d'autres bénéficient de passe-droits pour la Verrière.
Remarquez qu'on aurait pu tenter de la débaucher au Moloch. La déchéance est relative.
Ecrit par : dugong | 29 mai 2009
Bernard Cassen? C'est bien un de ceux qui ont bourré les urnes au moment de l'élection du comité directeur d'Attac, il y a trois ans et qui, quelques années auparavant, avaient fait entrer les islamistes par la grande porte au premier forum social européen?
Puis au deuxième, après?
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mai 2009
Et pendant ce temps, un archevêque espagnol, ( pardon catalan... On n'est pas près d'arriver à l'Europe) déclare que les sévices sexuels infligés à des mômes irlandais pendant des décennies ne sont que pipi de chat à côté des "victimes de l'avortement". Saloperie.
Mais on me dira sûrement, ici, que la religion n'y est pour rien. Seulement ses chefs.
Pour le pédagogisme, c'est pareil, peut-être?
Mais de qui Meirieu est-il donc le prophète? ;-)?
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mai 2009
"Mais de qui Meirieu est-il donc le prophète?"
Des lâches ordinaires.
C'est à dire de vous, de moi.
Enfin, plus vous que moi, je crois.
Ecrit par : dugong | 29 mai 2009
"Enfin, plus vous que moi, je crois."
Ecrit par : dugong | 29 mai 2009
Mais oui!
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mai 2009
Je me suis mal exprimé, Mr. Morel: je disais "caricature", au sens d'extrême. L'économie hors la loi n'est ni plus ni moins qu'une économie libérale sans contrôle de l'état.
Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 29 mai 2009
Cher Julien,
Ne vous inquiétez pas, c'est sous contrôle.
Ecrit par : guy morel | 29 mai 2009
Un petit exemple "ciblé" sur le banlieue et la naissance de la violence/économie souterraine.
http://socio-logos.revues.org/document572.html
Ecrit par : carole | 29 mai 2009
Monsieur Xavier Raufer a raison, et il me semble que LUI au moins il sait de quoi il parle.
Evidemment que cela fait 30 ans que les politiques se voilent la face (la mode des autruches).
Il serait intéressant que nos journaleux subjectifs fassent une enquête approfondie sur la relation police et "territoires" depuis des décennies.
Tous savaient ce qui se passait dans ces zones de non-droit, mais au nom de la paix sociale, on a préféré poster la police sur les routes (rentable) et basta des zones d'ombres. Il faut quand même se rappeler dans les années 80, DREUX et sa ville ouverte, tellement ouverte que des milices de particuliers étaient obligés de faire eux-même la protection des habitants. C'était qui déjà dans les années 80 le Président, ah oui celui qui a fait grandir le FN ............
Ce que j'ai particulièrement apprécié c'est quand XR a parlé de "la culture de l'excuse". Certes, c'est le moteur de l'EN.
Je ne sais pas qui était ce monsieur grisonnant qui disait (après un ex d'un gamin qui devait apprendre à se défendre) que ce gosse devait venir voir son chef d'établissement???
Pour sanctionner l'élève et convoquer les parents ??????
Alors franchement, cela mérite un grand éclat de rire. Il ne sait pas ce monsieur, que les chefs d'établissement sont pour la sociabilité, donc de l'ultime de l'ultime de l'ultime chance au nom de l'égalité des chances.
Autre ex de XR sur le témoignage d'une maman "votre fille fait désordre", et le grisonnant de répondre "ça peut arriver".
Pourtant "Fait désordre, Fait tâche", c'est le vocabulaire usuel utilisé par les CPE ou chefs d'établissement.
Vraiment il est très bien ce monsieur Raufer, au moins pas de langue de plomb.
Ecrit par : carole | 29 mai 2009
Mais de qui Meirieu est-il donc le prophète? ;-)?
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mai 2009
Des lâches ordinaires.
C'est à dire de vous, de moi.
Enfin, plus vous que moi, je crois.
Ecrit par : dugong | 29 mai 2009
Non.
Il ne faudrait pas tomber non plus dans le procès d'intention.
Ecrit par : Jeremy | 29 mai 2009
Mais l'économie souterraine, elle existe depuis que le commerce existe, depuis des lustres, afin de détourner les réglementaions et taxes trop lourdes. Les chinois étaient au top, il y a plus de 2000 ans. C'est le marché de l'offre et de la demande.
En fait, cette économie souterraine fausse complétement les stats.
Economie du système D : un chômeur qui profite de ses allocs + un job au black. Il amende sa vie. Il est toujours chômeur et prend la place d'un autre.
Economie de la dissimulation fiscale (ex : niches). Cette personne aussi améliore sa condition de vie. Trop de spoliation fiscale. Mais les niches sont autorisées par l'état.
Economie criminelle. Mais bien sûr que les big chief peuvent se payer Monaco, les dealers, eux, ce sont les caves.
C'est drôle là aussi, les paysans dans certains pays qui ne peuvent plus exploiter leurs terres, eh bien ils cultivent de la coca ! Il faut bien des fournisseurs.
Bref.
Et il est "normal" que tout cela apparaisse dans la comptabilité nationale :
X personnes à X salaires = déclaration fiscale.
Y personnes à X job au black = pas de DF, NI.
Au total X + Y réinjectent leur argent en consommant. Bel écart sur la compta nationale, mais finalement l'indice de consommation est élevé.
Le pire, c'est que tous profitent des services publics. Celui qui paye et travail honnêtement, celui qui vit d'aides + le black, celui qui est à la tête d'un réseau de p......., drogue, crime).
Et l'état pour contrôler tout ce petit monde (pas toujours contrôlable) embauche à tour de bras et fait de beaux discours.
Les comptes ne sont pas en équilibre, mais l'argent tourne, l'économie aussi.
Tout est fondamentalement différent, mais au résultat, c'est toujours de l'économie souterraine, que ce soit pour la drogue, le chômeur qui fait du black, l'ouvrier qui arrondi ses fins de mois en allant bricoler au black, le prof qui fait du soutien, le plombier qui ne fait pas de facture, le contribuable spolié qui utilise les niches ou dissimule des revenus financiers.
Pour les uns, c'est améliorer la vie de sa famille.
Pour les autres, c'est vivre aux dépends des vies qu'ils vont détruire.
Ecrit par : carole | 30 mai 2009
"Evidemment que cela fait 30 ans que les politiques se voilent la face (la mode des autruches)."
Ecrit par : carole | 29 mai 2009
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Oui, Carole, à peu près trente ans.
En 1981, quand la gauche est arrivée au pouvoir, je me disais qu'elle allait mettre de l'ordre dans l'enseignement public qui se délitait depuis le début des années 1960, ce que j'ai vu en étant surveillant dans un collège d'enseignement technique à Levallois, de 1964 à 1966, puis en septembre 1969 quand je devins maître auxiliaire après mon échec au CAPES.
Je pensais que la droite au pouvoir ne tenait pas vraiment à ce que le peuple élevât son niveau d'instruction et de culture, et n'ai pas changé d'avis.
Aussi, l'arrivée de la gauche au pouvoir m'a-t-elle rempli d'espoir, non seulement en raison de mon altruisme - j'ai toujours souhaité que l'espèce humaine s'améliorât -, mais aussi parce que je croyais avec une naïveté désarmante, une candeur phénoménale, que l'ordre allait enfin régner de nouveau comme dans les années 1950 dans l'enseignement secondaire.
Or, bien au contraire, ce fut un déferlement de démagogie, de laxisme et d'hypocrisie !
Il y eut bien des "alternances", en 1986, en 1988, en 1993, en 1997.
Mais on eût dit que la droite et la gauche rivalisaient d'hypocrisie, laissant à qui mieux mieux les choses aller à vau-l'eau. On l'eût dit, et je le dis, je le redis sans cesse, je le serine depuis près de trente ans, vingt-huit pour être précis.
Tant que le mythe de l'instruction secondaire pour tous ne sera pas éradiqué, ce sera le cirque.
Il suffirait que la fréquentation de l'école ne fût plus obligatoire au-dessus de seize ans - car elle l'est de fait ! On garde les cancres jusqu'à 20 ans et plus - et que l'enseignement cessât d'être automatiquement secondaire dès l'âge de onze ans.
Je suis partisan d'un enseignement obligatoire jusqu'à seize ans, mais priimaire pour les élèves qui n'ont pas le niveau requis pour suivre l'enseignement secondaire.
Les meilleurs accéderaient au collège à onze ans, et les autres à douze, à treize, à quatorze, etc.
Et n'accéderaient au lycée d'enseignement général que ceux qui, à partir de quinze ans, auraient fait la preuve de leur capacité à y suivre les cours avec profit.
En d'autres termes, on reviendrait ainsi à la saine politique scolaire logique d'autrefois.
Les enfants des classes défavorisées ne seraient pas - ne devraient pas être - nécessairement exclues de l'enseignement secondaire (puis supérieur).
Je suis un exemple vivant - pour quelque temps encore... avant de devenir un fossile, un dinosaure - d'enfant issu d'une classe sociale défavorisée entré à onze ans en sixième (en 1951). Mais j'ai passé avec succès l'examen d'entrée en sixième, et j'ai réussi mes études secondaires.
J'ai vu bien des gosses de riches se planter dans le secondaire dans les années 1950. Le darwinisme impose sa dure loi là aussi !
Alors, qu'est-ce qu'on fait ? On continue le cirque, Jack, Claude, Lionel, et Xavier, et François et les autres ?
Ecrit par : Francis Penin | 30 mai 2009
"Si ma mémoire est bonne, vous étiez non pas pro-Sarko mais anti-Ségo, ce qui finalement revenait au même!
Quant à votre favori de 2007, on verra en 2012 si la solution passe par lui!"
écrit merlemocœur à FG — qui a dû effectivement préférer Bayrou à l'époque…
Alors, un peu de stratégie pratique expliquée aux merles.
1. Ségolène était le meilleur rempart du libéralisme mou : elle au pouvoir, on en avait pour trente ans de billevesées.
2. D'où l'intérêt de faire accéder le petit Nicolas au pouvoir — avec lui au moins, on a du libéralisme dur. C'était tendre la perche à la Gauche pour qu'elle redevienne la gauche.
3. Que seul Mélenchon l'ait saisie en dit long sur la déliquescence de ladite Gauche.
4. Du coup, la Gauche a tellement dérivé à droite qu'elle se retrouve au Centre, ce qui, par pur effet de levier, replace Bayrou sur sa gauche (suis-je clair ?).
5. Tout le monde sait que les élections se gagnent à droite ou à gauche, puis que la France se gouverne au centre.
6. La Gauche est dont géométriquement pré-laminée, pour 2012. La vraie confrontation (la seule que craigne l'UMP, quand on parle avec certaines de ses vedettes) sera donc entre Bayrou et NS. Voir le discours d'Estrosi hier soir à Nice, en meeting "Européennes" avec Xavier Bertrand : les principales attaques se sont concentrées sur Bayrou.
7. Entre Ségolène Royal, Aubry ou Hollande (si ! il en est question !), Mélenchon et Besancenot, il y a si bien pléthore à gauche que les bonnes volontés s'y éparpilleront. Le vote utile ne sera pas pour ces gens-là : il faudra préparer le second tour dès le premier, en 2012.
8. Je laisse chacun libre de conclure de ce qui est le plus logique désormais. Mais nous aurons l'occasion d'en reparler, avant la prochaine présidentielle…
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 mai 2009
Si je comprends bien, il serait utile, dès maintenant, de harceler Bayrou sur sa future politique éducative ?
Ecrit par : dugong | 30 mai 2009
Je vois que je me suis bien fait comprendre.
À vrai dire, plus que d'être harcelé, je crois que ce garçon a besoin d'être aiguillé — il a quitté le ministère depuis trop longtemps pour être bien au fait de l'état des troupes.
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 mai 2009
@JPB
Merci pour ce cours de politique pour les nuls !
Venez donc habiter dans le 93 pour voir les résultats merveilleux de la politique du ministre de l'intérieur de 2002 devenu président en 2007 !
Personnellement je n'étais pas pro Ségolène Royal, et qui ne voyait pas ses défauts était aveugle, mais anti-Sarkozy, cependant vous ne trouverez pas un mot injurieux ou insultant de ma part le concernant!
La France se gouverne au centre?
Le centre, tel que vous l'entendez, a dû, comme vous, bien dériver au vu de la politique actuelle !
Quant à Bayrou, autant je partage ses critiques, autant je reste dubitatif quant à ce qu'il propose ou surtout ne propose pas.
Toutefois le plus important à mes yeux est de maintenir un vrai état républicain fier de sa devise!
Ecrit par : Merlemocoeur | 30 mai 2009
J'ai le même souci — mais comment allez-vous maintenir, comme vous dites, un Etat républicain ? Quelle stratégie proposez-vous ? J'essaie d'être dans le contournement, l'influence — c'est infaisable, la stratégie directe, et ce ne sera pas Mélenchon le prochain président. OK ?
J'attends vos suggestions pratiques. Déjà, si nous pouvions nous positionner assez longtemps à l'avance pour devancer les pédagos qui vont virer de Ségo à Bayrou…
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 mai 2009
"Si ma mémoire est bonne, vous étiez non pas pro-Sarko mais anti-Ségo, ce qui finalement revenait au même!
Quant à votre favori de 2007, on verra en 2012 si la solution passe par lui!"
écrit merlemocœur à FG — qui a dû effectivement préférer Bayrou à l'époque…
Ecrit par : brighelli | 30 mai 2009
J'ai voté (et fait campagne) pour F. Bayrou, comme pas mal de gens d'extrême-gauche, parce que c'était la seule personne capable de battre Sarkozy au 2eme tour. De toutes façons, j'aurais préféré me couper la main que voter Ségo, et un bulletin Besancenot était inutile dans ce contexte-là.
Actuellement, sur l'Ecole, les Mélenchonistes (niens ?) que j'ai rencontrés sont assez intéressants, et si je mécoutais, c'est avec eux que j'irais militer ; du reste, je vais voter pour le "Front de Gauche" sans aucun état d'âme.
Cela dit, en termes d'efficacité, je considère, comme JPB, que le vote utile en 2012, si on veut vraiment se débarrasser de l'omniprésident avant d'être tous complètement berlusconifiés, c'est encore, toutes réserves égales par ailleurs et sans se faire d'illusions excessives , Bayrou. D'où, effectivement, l'intérêt de qq piqûres de rappel et prises de contact avec celui qu'on a peut-être appelé trop hâtivement "l'Henri IV des bacs à sable", et qui, si vous voulez mon avis, et beaucoup plus malin que ses grandes oneilles ne le laissent croire !
Ecrit par : Françoise Guichard | 30 mai 2009
On constate les contorsions malaisées du sgen et du se/unsa à propos des propositions consternantes de l'umpiste Apparu sur le futur lycée.
Comment se démarquer de propositions auxquelles on agrée fortement ? En maximalisant ou en minaudant :
"Chéri, ton exposé a un goût !"
Ecrit par : dugong | 29 mai 2009
Petite précision signée SE UNSA aux "contorsions malaisées" :
"Lycée : quel destin pour le Rapport Apparu ?
La mission parlementaire sur la réforme du lycée vient de publier son rapport. Le texte rédigé par Benoist Apparu reprend un certain nombre de revendications du SE-UNSA. Si certaines de ses propositions sont très contestables, il représente cependant une contribution importante au débat.
Le SE-UNSA s’interroge toutefois sur le devenir de ce rapport, quinze jours avant la remise des recommandations Descoings et d’un éventuel changement de ministre!"
Ecrit par : nicolas | 30 mai 2009
Qu'il soit malin, cela ne fait aucun doute (et, sur ce point là comme sur quelques autres, "les guignols", soit n'ont rien compris, ce qui m'étonnerait, soit cèdent à une sorte de démagogie difficile à appréhender). Mais malin pour quoi faire? Pour se servir, ou pour servir la République? Je crains que la réponse ne soit contenue dans la question. Mais, après tout, on peut avoir pour raisonnement de choisir le moindre mal entre deux... (Trois, même).
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 mai 2009
Cela dit, en termes d'efficacité, je considère, comme JPB, que le vote utile en 2012, si on veut vraiment se débarrasser de l'omniprésident avant d'être tous complètement berlusconifiés, c'est encore, toutes réserves égales par ailleurs et sans se faire d'illusions excessives , Bayrou. D'où, effectivement, l'intérêt de qq piqûres de rappel et prises de contact avec celui qu'on a peut-être appelé trop hâtivement "l'Henri IV des bacs à sable", et qui, si vous voulez mon avis, et beaucoup plus malin que ses grandes oneilles ne le laissent croire !
Ecrit par : Françoise Guichard | 30 mai 2009
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J'aime bien l'homme mais je pense qu'il est de droite, ce que je ne lui reproche pas. Il ne favorisera pas plus les nantis que M. Sarkozy.
S'il arrive au pouvoir j'espère qu'il laissera de côté ses convictions religeuses - que je respecte - mais qui ne doivent pas être plus voyantes que les croix suspendues au cou de certaines personnes et dissimulées sous la chemise.
Je ne voterai pas pour lui