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17 mai 2009

Eloge de La Fontaine

 

    La fille d’une internaute di qualità, comme dit le Barbier, vient d’avoir, en Troisième, le sujet de Rédaction suivant — à faire à la maison :

 

    « Un élève de sixième vient d'être puni parce qu'il a transgressé une règle du collège. Il ne comprend pas la sanction qu'on vient de lui infliger. Au cours d'un dialogue avec lui, vous lui expliquez le rôle et l'intérêt de la sanction dans l'éducation de l'individu. »

    Ledit sujet est escorté de « consignes » qui encadrent très strictement la rédaction :

    - Vous devrez préciser de quelle transgression il s'agit et quelle est la sanction infligée.

    - Vous intégrerez le dialogue dans un passage narratif (qui ne doit constituer qu'une petite partie de votre travail).



    - Le dialogue devra être argumentatif : vous pourrez l'illustrer d'exemples et vous référer au règlement intérieur du collège.



    - Il sera tenu compte dans l'évaluation de la correction de la langue et de l'orthographe.(1) 

    Qu’en penser ?

    D’abord, que l’on voit là la dérive majeure de l’enseignement du Français, en Lycée et dans cette propédeutique au lycée qu’est la Troisième : vouloir à toute force que la littérature soit prioritairement argumentative. Un cran de plus, et elle transportera un (ou plusieurs) « messages », ce qu’elle se garde bien de faire — il y a des postiers pour ça.

    Cela procède d’une méconnaissance inouïe de ce qu’est la littérature, et de ce que peuvent être les soucis d’un écrivain. Je ne crois pas qu’aucun auteur sérieux se soit un jour assis à sa table en se disant : « Tiens, je vais construire une argumentation ». Il a d’autres soucis en tête — par exemple, poser le mot adéquat au bon endroit, mettre ou retirer un coordonnant, ciseler l’euphonie, — ou, tout bonnement, raconter une histoire qui soit « propre à faire de l’effet », comme dit Laclos.

    Mais depuis les programmes Viala (1999-2000) et les délires du « tout se vaut » en littérature et ailleurs, on ne traite plus les textes que comme des sacs à messages. L'idéal, désormais, c'est le "J'accuse" de Zola. Et au lieu d’apprendre aux élèves comment on écrit, comment un adjectif placé à droite ou à gauche d’un substantif fait porter ou non l’accent sur la subjectivité, comment une virgule permet de se suspendre la phrase et de surprendre le lecteur, on les somme d’apprécier l’Argumentation — majuscule, s’il vous plaît ! — et de la reproduire.

    Rien d’étonnant : nous sommes depuis une trentaine d’années sous la tyrannie du « tout-communicant ». Avec une conception de la « communication » aussi erronée que fatale — comme si le souci de celui qui parle était de faire passer des idées à un auditeur de bonne foi (en est-il ?), et non d’avoir barre sur lui.

    Ce qui m’amène à La Fontaine.

    C’était en 1997, et j’interrogeais pour l’EAF dans un lycée d’Evry. Dans sa liste, un élève avait le Corbeau et le Renard. J’adore cette fable — elle dit sur la communication tout ce qu’il faut en savoir : manipulation, maîtrise, effacement apparent de l’ego (pas un seul Je » dans le discours du Renard) et du sujet (il n’est pas question du tout de fromage dans les propos du goupil), effet garanti de feed back (c’est drôle, de « nourrir en retour » quand il s’agit de fromage), allusion à ces gens de justice (vêtus de noir) qui se voulaient nobles (Monsieur « du » corbeau), critique de la Cour et peut-être même du Roi, auquel on arrache ce que très justement nous appelons aujourd’hui des « fromages », et qui s’appelait à l’époque gratifications et charges…

    Mais l’élève que j’interrogeais était bien mal formé pour m’expliquer cela. Du coup, j’ai collé la même question à ses petits camarades — j’ai dû, en une semaine d’oraux, entendre quinze fois les mêmes affirmations superficielles sur La Fontaine.

    Je préfère ne pas dire ici ce que j’ai pensé de l’enseignant qui leur avait débité ces fadaises.

    L’autre fable porteuse d’« argumentation », c’est bien entendu le Loup et l’Agneau. Un site fort prisé des enseignants en propose même une « explication » parfaitement foireuse, mais qui illustre bien les dérives du Français aujourd’hui (2) : on voit paraît-il à l’œuvre dans cette fable lumineusement obscure « le ferment de tous les génocides », et, in fine, la promotion de la Raison qui seule a le  « pouvoir de distinguer le vrai du faux », et « permettra de délivrer les violents de cette perversion, de les rendre inoffensifs en les mettant à nu et de débarrasser la foule de cette naïveté qui lui fait emboîter le pas au discours dogmatique. » Tout est dit, rien n’est dit. De ce que la fable pourrait contenir d’allusions au procès de Fouquet, nous ne saurons rien. De ce que le fabuliste, disciple des « Anciens » mais résolument « moderne », fait d’Esope et de Phèdre, ses devanciers (ou même d’un épisode du Page disgracié de Tristan l’Hermite, que La Fontaine ne pouvait pas ne pas avoir lu), rien non plus. De ce que l’ancien étudiant en Droit a retenu du vocabulaire et des formes de la Justice, pas davantage — alors même que le dernier mot, « procès », invite à une relecture juridique de l’ensemble. Et de l’art incroyable (« pas un mot de trop », « un objet parfait », disait Gide) qui anime un dialogue qui n’en est pas un (encore un exemple de communication malheureuse — mais terriblement efficace — et de manipulation des discours), encore moins.

    Penser que la fable est une plaidoirie contre l’injustice, c’est passer à côté de tout ce qui fait l’intérêt (et la violence) de La Fontaine, qui est très loin d’être un amuseur d’enfants : le plaideur, en l’occurrence, c’est l’agneau — et il perd. La Justice est réellement pour La Fontaine le droit du plus fort (voir en parallèle les Animaux malades de la peste, entre autres fables consacrées au sujet), et le souverain qui en est le garant est le tout premier à dévorer ses sujets. Napoléon à Sainte-Hélène, par l’un de ces retours sur soi si fréquents chez les despotes détrônés, pensait que « le Loup eût dû s’étrangler en mangeant l’Agneau » — justice immanente soudain revendiquée par quelqu’un qui se plaignait du lion britannique, mais qui avait su, en son temps, apprendre à vivre au duc d’Enghien — façon de parler…

    Et je passe sur les dérives pédagogistes (3) auxquelles l’interprétation de cette fable peut donner cours (4)…

 

    Revenons à nos moutons — si je puis dire…

    Je voudrais suggérer à notre élève de Troisième une rédaction qui décevra peut-être son professeur, mais dont La Fontaine aurait su, j’en suis sûr, tirer une morale intéressante (et profitons-en pour rappeler que la plupart des Fables concluent à l’absence de Morale — ou à son caractère parfaitement fictif).

    Une élève (bien réelle, celle-là) avait falsifié ses notes, son bulletin, son livret scolaire, et pour couronner le tout, avait imité la signature du proviseur. Conseil de discipline, exclusion. Mais l’élève a les moyens, et embauche l’un de ces ténors du barreau, à chevelure bouffante, qui adore plaider la cause de l’opprimé, afin de mieux se mettre en valeur. Que croyez-vous qu’il arriva ? Le Recteur a courageusement cassé la décision du conseil de classe, argumentant (nous y revoilà !) qu’elle s’appuyait sur deux faits différents (falsification et faux en écriture) et qu’il fallait rejuger. Ce qu’aux Etats-Unis, grand royaume de la chicane, on appelle une « technicality », et qui permet régulièrement de remettre en liberté des criminels bien conseillés.
    Et l’élève, qui hurle à la discrimination négative, est toujours en classe, où elle plastronne…

    Je voudrais bien savoir comment on racontera cela à l’élève de Sixième auquel on est censé faire la morale. Et quelle conclusion il en tirera. En tout état de cause, je rappelle donc qu’un dialogue tend naturellement à être un monologue que l’on feint d’agrémenter de relances fausses (« Ah ? Ah bon… Vous m’en direz tant… »), afin de cacher la réalité du discours, qui est la conquête du pouvoir — que d’aucuns appellent fromage.

    Aux dernières nouvelles, il n’est pas permis de poignarder sa prof — encore qu’il ne manque pas de bonnes âmes pour s’indigner que l’on colle en centre de détention un gosse de 13 ans. Mais pour le reste…

Jean-Paul Brighelli


(1) Un familier de ce blog a prodigué à la malheureuse enfant (que cela n’a guère dû aider, j’en conviens) quelques conseils de bon sens :

1- se limiter à une réponse brève ;
2- Ne pas argumenter ;
3 - Ne faire aucune référence au règlement intérieur.

Par exemple écrire (en bon français et sans faute) :
"Vous êtes payée pour nous apprendre l'orthographe, la grammaire, la littérature et la rédaction. De ce point de vue, le sujet que vous nous infligez est inopérant. Je traiterai tous les sujets que vous voudrez dès lors qu'ils ne seront plus une offense à la dignité et à l'intelligence du professeur que vous êtes et à celle de l'élève que je suis." Ma foi, je suis assez d’accord.

(2) http://www.philagora.net/auteurs/fontain1.htm

(3) Mon correcteur orthographique persiste à refuser ce mot, et le souligne obstinément en rouge. Je ne peux lui donner tort…

(4) « Il y a 3 ou 4 ans, dans une revue pédagogique, raconte un internaute non dépourvu d’ironie, j’avais lu un compte-rendu de cours. Le professeur faisait le bilan de la fable et instaurait un débat (bonne idée, le débat, hein ?). Assez vite, les élèves faisaient le rapprochement avec l’Irak, et Bush. Le débat dérapa. Et la prof colla une interro à la classe.
Conclusion de l’auteur : c’était bien la prof, le loup, car elle imposait silence par la force à ses agneaux. Son enseignement était en contradiction avec ses actes. Comment voulez-vous que les élèves aient confiance en l’adulte et puissent devenir des citoyens ? (On connaît la chanson : les enfants sont mauvais parce qu’ils prennent exemple sur leur prof).
Suivait une analyse linguistique des « choix énonciatifs » du professeur (types de phrase, mode, pronoms) qui montrait que de surcroît, pendant toute l’étude de la fable, elle n’avait pas permis à la parole de l’élève d’émerger.
Je repense à cet article en frissonnant car je sais qu’il existe encore dans l’ E.N. des types qui pourraient vous descendre à cause de vos « choix énonciatifs ». »

 

Commentaires

Serais-je la seule déjà levée?

Écrit par : retraitée | 17 mai 2009

Sur un autre sujet, j'évoquais une Fable de la Fontaine...Tout est dans La Fontaine, qui par ailleurs est très politiquement incorrect. Le grand plaisir de mes petits-enfants c'est que l'été en remontant du fleuve quelque part au plus profond de la montagne corse, je leur raconte à chaque fois une fable de la Fontaine. Je leur demande après d'illustrer la fable par des situations de leur propre expérience. (je les fait "reformuler", c'est comme ça qu'il faut dire)

Le Chien et le Loup : libre pauvre contre enchaîné riche
Les Animaux malades de la peste :le bouc émissaire, le totalitarisme.
Les Grenouilles qui demandent un roi : les peuples toujours insatisfaits qui finissent par hériter d'une dictature.
Le Laboureur et ses enfants : tout travail finit par être utile un jour.
Le Rat et le Lion : on a parfois besoin des plus petits.
La Mouche du coche : plus facile de crier et de gesticuler que de faire.

Ca vaut largement mieux que tous les gros pavés indigestes de "Philosophie pour tous, en 20 leçons"

Écrit par : xly | 17 mai 2009

Et bien je continuerai à m'indigner que l'on dénigre le sujet donné à cette jeune fille.

J'étais en 3e au cours de l'année scolaire 1991-1992. La réforme de 1989 venait de passer mais il me semble que l'on était encore relativement préservé de certaines dérives pédagogistes. On y travaillait déjà l'argumentation visiblement honnie. Mais l'on travaillait aussi la littérature, avec sa cohorte d'explications de textes (qui me valut certaines bûches avec les remontrances paternelles comme il se devait, le présent de l'indicatif n'étant hélas plus de mise de nos jours). Arrivé en classe de 2de, on savait à peu près à quoi ressemblait une dissertation et l'on ne nous demandait plus que ça entre un résumé de texte et un commentaire composé.

Notre bon JPB semble soutenir, si j'ai bien compris le sens de la note, qu'avant d'écrire une argumentation, il faudrait déjà que l'élève sache (pas envie de réfléchir sur la concordance des temps) « écrire » un texte avec toutes les nuances que l'on peut apporter. Sur ce point, je le rejoins sans condition (allez-y, traitez-moi de lèche-cul si vous le souhaitez). Mais je ne vois toujours pas en quoi, cela doit empêcher de travailler l'argumentation. Bien, admettons que l'on ne s'en charge plus du tout en collège. Vous imaginez que les élèves décérébrés que l'on envoie en lycée parce que l'on a pas le choix vont apprendre à en rédiger une correctement d'argumentation ? Que ce soit pour défendre leur point de vue sur un fait de société ou sur leur interprétation d'un texte ? Pour ma part, je n'y crois pas.

Travailler l'argumentation en 3e signifie-t-il ne pas travailler sur la littérature ? Je ne le crois pas non plus. Peut-être existe-t-il encore des professeurs de collège un tant soit peu consciencieux (si, si, ça existe les profs qui bossent comme il faut) et qui feront étudier à leurs élèves un texte sans tomber dans la dérive « argumentative », que leur montreront qu'une virgule placée à tel endroit permet de transmettre tel message, qui leur montrera comment l'emploi d'un vocabulaire judicieux permet de faire passer son sentiment sur tel sujet, qui leur montrera que l'emploi de tel temps... et j'en passe.

Aussi, malgré mon anti-pédagogisme viscéral, persisterai-je et signerai-je en continuant à défendre ce(tte) collègue qui a donné d'argumentation à ses élèves. Je vous rappelle que nous ne connaissons pas cette personne et que nous ne savons pas si elle a parlé de littérature à ses élèves. Va-t-on lui faire un procès d'intention ou bien lui laisser le bénéfice du doute ? Cela me semblerait être une attitude élégante, non ?

LE PINGOUIN

Écrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009

"... il faudrait déjà que l'élève sache (pas envie de réfléchir sur la concordance des temps)
LE PINGOUIN

Ecrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009
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Cher Le Pinguoin,

Qui aurait ici le mauvais goût de vous reprocher de n'avoir pas écrit, "il faudrait déjà que l'élève sût" ?
Peut-être, d'ailleurs, est-il préférable que vous écriviez "sache". Le subjonctif imparfait est assez peu connu des moins de quarante ans, et pas du tout pratiqué par eux.
Et ce n'est pas leur faute.
Cela dit, malgré l'époque de ma scolarité secondaire (années 1950), c'était à peine mieux sur ce sujet précis. Seuls (enfin, presque, puisque j'ai fait des études scientifiques, mais en adorant l'usage de la langue française, le bon, de préférence) les élèves qui s'orientaient vers les lettres se souciaient de maîtriser le subjonctif imparfait. À cette époque déjà cela faisait pédant de l'utiliser. Ce dont je n'avais cure en ce temps lointain, et dont je n'ai cure aujourd'hui.
Je répondrai sur le fond ultérieurement.
FP, le retraité débordé.

Écrit par : Francis Penin | 17 mai 2009

Comme tout matheux qui se respecte, je pense que la règle, c'est la règle. Désuet, suranné, vieillot, pédant... L'imparfait du subjonctif a tout pour me plaire et je me sens bien l'envie de créer un collectif pour la réhabilitation de ce si joli temps que je ne maîtrise absolument. Soyons tanlonnesquement sobre : snif ! L'espagnol, dans mon souvenir d'élève, ne se gêne pas pour en flanquer de partout. ¿ No es un problema, verdad ?

Écrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009

(3) Mon correcteur orthographique persiste à refuser ce mot [PÉDAGOGISTE. ndFP], et le souligne obstinément en rouge. Je ne peux lui donner tort…

Écrit par Jean-Paul Brighelli le 17 mai 2009

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Le dictionnaire de votre ordinateur a été élaboré par un scientifique allergique aux pseudo-sciences.

Écrit par : Francis Penin | 17 mai 2009

Je suis cité. C’est la consécration. : - )
Plaisanterie mise à part, l’article que je résumais faisait écho pour moi aux théories pédagos sur la loi , la morale, le respect… En gros aux écrits et aux conférences de l’inénarrable Defrance que JPB doit bien connaître (mais aussi à l’écœurante émission sur la morale à l’école). Petit florilège des théories de l’ami Bernard :



« - La loi est la même pour tous : certes… Mais que se passe-t-il, dans les faits, quand un élève arrive en retard et quand le professeur arrive en retard ? Dérisoire ? Pas sûr ! Le sentiment du « deux poids, deux mesures » est très tôt ressenti par les enfants, et ce sont les actes ici qui font sens, plus que les cours et discours, fussent-ils traduits en « maximes » calligraphiées en pleins et déliés au tableau tous les matins...
- Nul ne peut se faire justice à lui-même : si le professeur punit lui-même l’élève qui, par exemple, l’a injurié, la punition ne peut pas alors être perçue comme l’effet légal d’un comportement illégal mais seulement comme la vengeance de celui dont l’autorité a été bafouée
- Le citoyen obéit à la loi parce qu’il la fait avec les autres citoyens : où et quand les futurs citoyens peuvent-ils apprendre progressivement à « faire la loi », parler, au lieu de s’injurier et de se taper dessus, faire parlement avec les autres ? A l’école on apprend à se soumettre à quelqu’un et non à obéir à la loi dont ce quelqu’un est, momentanément et par délégation, porteur ; et donc réussir à l’école c’est apprendre, non pas à obéir doublement aux exigences extraordinairement complexes des savoirs et aux obligations sociales qui permettent l’exercice de la liberté, mais à se soumettre, de sorte qu’ensuite on puisse soumettre les autres, grâce aux diplômes acquis »


Puisqu’il est question de morale, de loi et d’argumentation je ne crois pas être hors sujet. Ce qui me dérange, en effet, ce n’est pas la place prise par l’argumentation ou la communication (un livre, c’est aussi une communication différée) mais le prêchi-prêcha moralo-citoyen associé aux textes. Ouvrez un manuel de collège . Si l’on ôte , en ce qui concerne par exemple « les Effarés » , toutes les questions relatives à la dénonciation de la pauvreté , de la misère et de l’Eglise ,il ne reste presque rien. On se demande même pourquoi Rimbaud a pris la peine d’écrire un poème. Un tract suffisait !

Écrit par : uncertain | 17 mai 2009

Et "les médecins", (tant pis et tant mieux)? Et "le magistrat et la robe", dont l'allégorie n'a pas pu échapper à la justice de l'époque?
Tiens, Robin, Luc Ferry vient de faire un dithyrambe absolu sur Lucien Jerphagnon, dans le "Ferry-Julliard" de LCI;

Écrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2009

Aux dernières nouvelles, il n’est pas permis de poignarder sa prof — encore qu’il ne manque pas de bonnes âmes pour s’indigner que l’on colle en centre de détention un gosse de 13 ans. Mais pour le reste…

Jean-Paul Brighelli
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Oui ! J'ai entendu hier au journal de 13 h de France Inter, un type déclarer d'un ton sentencieux :"Il ne faut surtout pas mettre [cet élève] en détention !"
En gros il préconisait de lui faire la leçon, dans le genre, "Ce n'est pas bien, ce que tu as fait. Promets-moi de ne pas recommencer, allez, sois gentil !" Et je suppose qu'il pensait qu'il fallait de toute urgence remettre cet élève en classe où il narguerait son professeur - une fois ce dernier remis de sa blessure et revenu au travail - en plastronnant.
Comme incitation à la récidive, je ne connais pas mieux.
Cet élève ne doit jamais plus rencontrer le professeur (je sais qu'il s'agit d'une femme, mais je m'obstine à garder l'orthographe et le genre du nom commun "professeur" en - bon - usage en 1950), ni en classe, ni, surtout, dans la rue. Au mieux il lui collerait un coup de poing, au pire il la tuerait.
Ce gosse qui n'a - prétendument - jamais eu de problèmes, au contraire, en avait, bien enfouis. S'il était "normal" de poignarder un professeur pour une réprimande, il y aurait une hécatombe chez les professeurs.
Non, non, il n'y aurait plus qu'une seule note possible pour un devoir écrit ou une interrogation orale : 20.
Comme la correction des copies serait une sinécure, alors !

Écrit par : Francis Penin | 17 mai 2009

Il y a une alternative à l'enfermement qui vient de la médecine chinoise. C'est l'injection rapide d'une petite quantité d'argent à la base de la nuque avec PAF venant de la famille. Extrême dites-vous ? Il aurait peut-être fallu apprendre à ce jeune homme que l'on ne tripote pas la poitrine d'une femme avec un couteau de boucher (à moins de s'appeler Hannibal).
Je crois me souvenir qu'à partir de 13 ans, un juge a légalement le droit de relever un enfant de l'excuse de minorité pour l'allumer comme un adulte. Prendre un couteau de cuisine et attendre la prof, c'est un tout petit peu de la préméditation quand même, non ? T'as voulu jouer au grand mon coco ? Alors assume comme les grands ! Et oui, MonChériBoucherCharcutier, t'es pas dans GTO 4 ! Tu surines, tu payes !

Écrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009

Qu'est-ce que GTO4 ?
JPB, inculte…

Écrit par : brighelli | 17 mai 2009

"Mais depuis les programmes Viala (1999-2000) et les délires du « tout se vaut » en littérature et ailleurs, on ne traite plus les textes que comme des sacs à messages. "

Et n’oublions pas les bouquins d’A. Boissinot ! Ah ! Les lois de passage, l’implicite et l’explicite, le circuit argumentatif...

Écrit par : uncertain | 17 mai 2009

t'es pas dans GTO 4 ! Tu surines, tu payes !

Ecrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009

Qu'est-ce que GTO4 ?
JPB, inculte…

Ecrit par : brighelli | 17 mai 2009
Je pense qu’il voulait dire GTA 4, le jeu de gangsters qui donne des trépidations à Finkielkraut (mais je peux toujours me tromper).

Écrit par : uncertain | 17 mai 2009

Les sujets d'invention de ces dernières années sont tous des textes argumentatifs ; l'an passé, avec l'entrée du roman au programme de première, les S/ES devaient faire un portrait d'après Proust. C'était la première fois depuis fort longtemps qu'on proposait aux élèves autre chose qu'une argumentation...

Écrit par : sanjuro | 17 mai 2009

Ah ouais mince je me trompe ! GTO, c'est le manga... Mais qu'est-ce que je suis... Je vais m'autoflageller avec des orties fraîches.

Écrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009

Tiens ! À midi, je vais manger un steak tartare (de supermarché) portant la mention « Hachage aux couteaux (au pluriel !!!! nda) ». C'est cynique mais j'avais envie de le partager avec vous (le cynisme, pas le steak, partage pas la bouffe moi, non mais...).

Écrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009

Merci pour cette note. Merci car j'ai vraiment l'impression qu'elle va renforcer mon courage dans la lutte contre les extrapolations foireuses des textes que mon esprit est toujours prêt à faire... Comme si l'erreur de compréhension me guettait à chaque instant. On ne se défait pas comme ça de son passé scolaire ou de sa paranoÏa... J'aurais bien voulu vous avoir comme professeur! Et d'ailleurs je pousse même ce regret jusqu'à vous demander si vous accepteriez de mettre en ligne, ou de me faire parvenir une explication sur ces deux magnifiques textes de La Fontaine?

Bon dimanche

Écrit par : matheutordu | 17 mai 2009

Quelqu'un sait-il depuis quand l'"apologue" est devenu un genre littéraire à part entière,au point de constituer une des séquences indispensables pendant plusieurs années au bac-et d'avoir formater nombre d'enseignants qui continuent d'employer ce terme à tout bout de champ?
Autant que je m'en souvienne je n'ai jamais entendu personne l'utiliser pendant toute ma scolarité,(agrégation comprise).
Le terme de fable dit bien toute l'ambiguité de la chose:art de la parole ,de l'imaginaire .
En disant de la fable qu'elle est un apologue on la réduit "par définition" à n'être qu'un outil au service d'une morale,ce qui est particulièrement mortifère pour l'étude des fables de La Fontaine.
Pour le Corbeau et le renard,il est extrêmemnt révélateur de comparer la morale d'Esope:"cette fable s'applique bien à un homme sans esprit" et le constat(et non la morale )de La Fontaine:"tout flatteur vit au dépens de celui qui l'écoute"
Et si d'ailleurs on associe les deux textes,il en ressortirait que "l'homme sans esprit" d'Esope est chez LF celui qui écoute trop les flatteurs qui l'entourent:ce n'est pas de la morale,c'est de l'audace politique!

Écrit par : en passant.... | 17 mai 2009

Une de mes fables préférées est le Renard et le Coq. Un magnifique duel de menteurs.

Pour l'affaire de Fenouillet. Ce qu'a fait ce garçon relève de la Justice. Et c'est à elle de voir et savoir qui est réellement cet agresseur, pas aux commentateurs de x forums capables d'avoir une opinion aussi tranchée que définitive sur quelqu'un qu'ils ne connaissent pas.

"choix énonciatifs" : comment ai-je pu vivre si longtemps et si bien en ignorant ça ?

Écrit par : PMB | 17 mai 2009

En BTS, il n' y a pas de français, mais une épreuve de "culture générale et expression". Deux "thèmes" étaient au programme : "le détour" et "faire voir " (sic). C'est le détour qui est tombé, à la surprise générale, comme en témoigne ce commentaire qu'un candidat a laissé sur le site de l'AFEF (association française des enseignants de français)

"javou ke le detour été inatendu perso en BTS MUC par alternace j'ai vu le cour sur le detour que pendant une 15 aine d'heures et mes sueur on été tré froide quand le sujé mé arriver entre lé doi... la manipulation de la langue francaise ma permi de trikoté kelke idé filosofique mé le contenu de ma copie finale me lesse tré retissant apré lé cour sou l'oreillé avan minui jinvoque lé espri pour ke lé corecteur soi cléman."

Écrit par : TotoWeininger | 17 mai 2009

Le Loup et l'Agneau vu par un manuel scolaire reçu en specimen dernièrement

Voici le travail demandé aux élèves de sixième à propos de cette fable :

Une rencontre inégale
1- Résumez cette fable en trois phrases.
2-a) Relevez les façons dont le Loup est nommé par le narrateur.
b) Quel trait de caractère est ainsi souligné ?

3- a) Relevez les pronoms personnels employés par le Loup pour désigner l'Agneau.
b) Relevez les pronoms personnels employés par l'Agneau pour désigner le Loup.
c) Pourquoi n'emploient-ils pas les mêmes pronoms ?

Des accusations

4- Selon vous, qui est la victime et qui est l'agresseur ?
5- a) Le Loup est-il un juge ou un accusateur ? Justifiez votre réponse.
b) Qui est le "on" dans "On me l'a dit" ?

6- L'Agneau est-il un avocat ou un accusé ? Justifiez votre réponse.

Un jugement

7- a) Comment comprenez-vous les deux premiers vers après avoir lu l'ensemble de la fable ?
b) Qui est le "nous" et que signifie "tout à l'heure" ? (vers 2)

8- En quoi la place de ces vers en début de fable change-t-elle notre façon de percevoir l'attitude du Loup ?

9- Pensez-vous qu'il s'agisse d'une morale ?

Je m'exprime à l'oral :

En s'approchant de l'Agneau pour le dévorer, le loup tombe dans un piège. Quel discours lui tient alors l'Agneau ?

J'écris :

"Et je sais que de moi tu médis l'an passé" (vers 19). Imaginez que le Loup a raison, et récrivez la fable. Votre fable comportera une quinzaine de lignes. Vous emploierez l'imparfait et le passé simple dans le récit et le présent dans le dialogue.

Suit une lecture d'image, que je ne peux reproduire ici.

Qu'avez-vous à dire sur cette page de manuel ?

Écrit par : Marilyse | 17 mai 2009

TW : l'orthographe est très smstique, mais... ya un style !

Écrit par : PMB | 17 mai 2009

TW : l'orthographe est très smstique, mais... ya un style !

Ecrit par : PMB | 17 mai 2009

C'est vrai. Cela me fait dire qu'il ne s'agit peut-être pas d'un candidat, mais d'un professeur farceur.

Écrit par : TotoWeininger | 17 mai 2009

Je vais m'autoflageller avec des orties fraîches.

Ecrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009

Tous les prétextes sont bons ! ;O))

Écrit par : Robin | 17 mai 2009

Aussi, malgré mon anti-pédagogisme viscéral, persisterai-je et signerai-je en continuant à défendre ce(tte) collègue qui a donné d'argumentation à ses élèves. Je vous rappelle que nous ne connaissons pas cette personne et que nous ne savons pas si elle a parlé de littérature à ses élèves. Va-t-on lui faire un procès d'intention ou bien lui laisser le bénéfice du doute ? Cela me semblerait être une attitude élégante, non ?

LE PINGOUIN

Ecrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009

Etant la mère de l'élève concernée, je tiens à préciser que nous ne faisons aucun procès à ce professeur, qui est le sien depuis deux ans et fait très proprement son travail, méthodiquement et dans le cadre des programmes en vigueur, en s'appuyant sur les manuels en vigueur. Il prépare parfaitement notre fille au brevet des collèges et aux demandes de la seconde GT.
C'est par ailleurs un homme très sympathique et souriant, respecté des élèves, dont le cours n'est pas chahuté, malgré un recrutement tout venant et une classe très très hétérogène. Ma fille l'apprécie beaucoup, même si elle se morfond souvent en cours de français.

Ce n'est pas ici un professeur qu'on met en cause mais des programmes qui donnent de la littérature française une bien pauvre image.
On est à un mois du brevet et il est normal que ce professeur y prépare méthodiquement ses élèves. Ce qu'il en pense, personne ici, pas même moi, ne le sait !

Écrit par : dobolino | 17 mai 2009

Aux dernières nouvelles, il n’est pas permis de poignarder sa prof — encore qu’il ne manque pas de bonnes âmes pour s’indigner que l’on colle en centre de détention un gosse de 13 ans. Mais pour le reste…

Jean-Paul Brighelli

Oui, mais nous les collègues, que faisons-nous ? Pourquoi ne réagissons-nous jamais collectivement en pareil cas ? Une grève serait utile, là, non ? On est vraiment des couilles molles !

Écrit par : Denis | 17 mai 2009

J'étais de surveillance vendredi après-midi, dans mon lycée actuel, pour l'épreuve de français -appelons-là ainsi- des BTS maintenance. Il y aurait beaucoup de choses à dire, mais comme j'ai d'autres choses à faire, je me contente de citer un propos trouvé sur un blog et qui pointe admirablement le problème :

"Je suis en BTS mais malheuresement on préfere nous apprendre a “philosopher” qu’a ecrire correctement!
A presque 21 ans, j’ai toujours etait incapable de comprendre quand est ce que je devais mettre:
-”sa”, “ça”, “ce”, “se”"

Écrit par : TotoWeininger | 17 mai 2009

Vous apaisez un peu ma passion Dobolino. Il n'en reste pas moins que je ne suis pas convaincu que la façon dont le français est travaillé soit si mauvaise que ça, en particulier en ce qui concerne l'argumentation. Au royaume du bon goût pingouinesque, réduire la littérature à l'argumentation est un crime contre la littérature passible de la condamnation à lire les œuvres de divers Philippe, Noiret, Torreton et leurs émetiques comparses. Je pousserai même le bouchon jusqu'à suggérer que ceux d'entre vous (bah oui, moi je vends des maths) qui enseignent le français en collège et qui n'approuvent pas ce genre de sujet peuvent tout à fait résister de la plus orwellienne des façons faire ce qui leur cante dans leur classe. Donner des sujets « à l'ancienne », et je ne parle pas de vous Dobolino (petit et bas, je sais mais je n'ai pas pu résister et je vais réellement aller me flageller avec des orties fraîches), ne sont pas pour me déplaire.
Malgré la vénération que je porte à notre hôte, là je ne vous suis pas.

Petite note à l'intention de Robin. Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! (L'allusion sera-t-elle saisie ?)

Écrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009

"C'est vrai. Cela me fait dire qu'il ne s'agit peut-être pas d'un candidat, mais d'un professeur farceur."

Ecrit par : TotoWeininger | 17 mai 2009

Sans blague??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2009

Voici les questions sur la même fable dans le Bordas 4ème cycle central des collèges, programme 1998, coll. "L'Art de lire" :

Objectif : être capable de repérer dans un texte les moyens par lesquels on tente de convaincre ou de persuader quelqu'un de quelque chose, c'est-à-dire les arguments qu'on utilise.

Observez :

1 - Une fable :

a) Qui est l'auteur de ce texte ?
b) Quel est le point de départ de cette fable ?
c) Quelle est la fonction du récit ? (drôle de question, non faut-il répondre comme Monsieur de La Palisse qu'il sert à faire avancer l'action ?)
d) Que dénonce La Fontaine à travers cette fable ?

2 - L'argumentation :

a) Quel est l'objectif du Loup ?
b) Par quels arguments tente-t-il de faire passer la satisfaction de son appétit pour un acte de justice ?
c) Les accusations du Loup sont-elles fondées ?
d) Quelle attitude l'Agneau adopte-t-il pour lui répondre ?
Pourquoi ? (là, il y a un problème, ce n'est pas l'attitude qu'il faut étudier, mais le jeu des termes et des pronoms (Sire, Votre Majesté" "ne se mette pas en colère" "qu'Elle considère", en d'autres termes, la "pragmatique")
e) Lequel des deux personnages utilise des arguments conformes à la vérité ? Justifiez votre réponse. Lequel l'emporte finalement ? (bonne question)

A vous de jouer :

3 - Mettez la fable en scène Apprenez cette fable par équipes de trois : l'un(e) sera le narrateur, les deux autres joueront le Loup et l'Agneau. Dites-la de manière expressive.
(si on "met la fable en scène", il faut supprimer le narrateur.)

4 - Ecrivez à la manière de La Fontaine :

Écrivez un petit texte dont la morale serait : "Un tiens vaut mieux que deux "tu l'auras", ou un autre proverbe de votre choix. (en vers ou en prose ?)

La fable est illustrée par la reproduction d'une gravure de Gustave Doré '1868) et d'un tableau de J.B. Oudry (1751) : Laquelle des deux illustrations préférez-vous ? Justifiez votre réponse.

A retenir : pour comprendre comment on parvient à convaincre ou à persuader, il faut observer l'argumentation, c'est-à-dire les moyens utilisés en fonction de l'objectif à atteindre.

- les exemples ou preuves tirées de l'expérience
- les justifications fondées sur la compétence, l'autorité de celui qui parle
- la démonstration et le raisonnement

C'est bien joli, mais ça n'explique pas, malgré des arguments imparables, pourquoi l'Agneau finit quand même par se faire manger.

C'est donc qu'il faut faire un peu de "philosophie" (réfléchir sur la justice et le pouvoir, peut-être chercher du côté de Pascal)

Mais ce texte n'est pas un texte philosophique, l'étape indispensable, c'est évidemment l'étude du texte en lui-même (sa dimension poétique, esthétique, le travail sur le
langage :ce qui est dit et comment c'est dit. Les questions permettent-elles vraiment de l'appréhender ? J'en doute.

Écrit par : Robin | 17 mai 2009

Petite note à l'intention de Robin. Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! (L'allusion sera-t-elle saisie ?)

Ecrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009

Cinq sur cinq, monsieur le marquis !

Écrit par : Robin | 17 mai 2009

DENIS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

« Oui, mais nous les collègues, que faisons-nous ? Pourquoi ne réagissons-nous jamais collectivement en pareil cas ? Une grève serait utile, là, non ? On est vraiment des couilles molles ! » C'est pas moi qui l'aurait dit, c'est vous !

Vous aussi je vais vous témoigner mon affection avec les mots qui m'ont fait « admirer » par certains (Sandra ;-) C'est à cause de gens comme que les médias véhiculent l'image du prof branleur qui ne pense qu'à ses vacances et à la prochaine grève. On est à l'Éducation nationale ici, pas à la SNCF. En quoi une grève va-t-elle régler le conflit ? Vous avez envie de gâcher votre salaire ? Donnez-le moi dans ce cas si ça vous fait plaisir. Non mais c'est quoi cette stupidité de faire grève parce que notre collègue s'est pris un coup de couteau. Vous êtes vassalisé par cette stupide théorie qui mène à penser que la grève résout tout. Et puis tant qu'on y est, on rajoutera bien quelques revendications salariales et des demandes de préservations de postes en serbo-croate dans la Creuse. La grève, la grève... Nous sommes bientôt en vacances mais quand même, vous pourriez attendre le 2 juillet pour penser à aller au bord de la mer (c'est encore pire si vous y êtes déjà).

Un prof se fait remonter les bretelles parce qu'il punit un élève ? Faisons grève ! Il n'y a plus de papier dans la photocopieuse ? Faisons grève ! Vous n'avez rien de mieux à proposer comme réaction ? Si vous êtes en manque de grève, faites-vous arrêter par un toubib gras et bedonnant pour assouvir votre envie de rester chez vous (là dessous, je vous suis) ; ainsi, vous serez payé!

Puisque vous voulez faire grève, allons jusqu'au bout ? Vous la faîtes pendant combien de temps ? Parce que si c'est une journée, c'est inutile. Xavier, Rachida, Michèle, Nicolas, Jean-Louis (il n'a rien à foutre ici mais j'avais envie de le citer) vont rester derrière leurs fenêtres en pensant qu'il y a encore une bande de geignards qui gueulent dans la rue et ils auront raison. Pendant 2 mois ? D'accord amis en demandant quoi ? Vous allez renvendiquer quoi ? Plus de moyens ? Des portiques flambant neuf (ça changera des voitures flambantes) ? Davantage de respect de la part du public ? De nouveaux programmes ?

Alors votre syndicaliste appel à la grève, je vous suggère de le garder pour vous ou bien de changer de métier. À la SNCForce OUvrière, ce sera bien perçu. Mon transit se porte bien et j'ai suffisamment de pruneaux chez moi pour n'avoir pas besoin de votre pitoyable petite rébellion (merci Palpatine pour cette citation). Ne m'envoyez surtout pas vos tracts syndicaux d'appel à la grève : compte tenu de l'usage que j'en ferai, cela irriterai une partie de mon sublissime et délicieux corps à laquelle je tiens beaucoup. Vous aussi, je vous hais !

Écrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009

Passons ce texte de la smstique à l’orthographe :

« J’avoue que le détour était inattendu (Molière ?) perso en BTS MUC par alternance j’ai vu le cours sur le détour que pendant une quinzaine d’heures et mes sueurs ont été froides quand le sujet m’est arrivé entre les doigts… La manipulation de la langue française m’a permis de tricoter quelques idées philosophiques mais le contenu de ma copie finale me laisse très réticent après le cours sous l’oreiller avant minuit j’invoque les esprits pour que les correcteurs soient cléments. »

Certes, pas de ponctuation, une négation incomplète, un « final » mal placé ; mais un vocabulaire précis (aucun verbe « faire », faut l’faire !) une capacité à transformer les expressions (« mes sueurs ont été froides ») et un fantaisiste (sincère ou joué) « j’invoque les esprits » : je comprends le trouble de TW !

Écrit par : PMB | 17 mai 2009

La note de JPB remet à nouveau les pendules à l'heure (du moins en ce qui me concerne). Il m'apparaît clairement que certaines relectures de textes classiques sont une manière de les instrumentaliser et donc de les détourner de leur propos initial et contextuel. Au texte, m'enjoignait Guy Morel, au texte. Bon, d'accord.

Dans la foulée du dernier commentaire de Marilyse sur un récent manuel scolaire reçu en spécimen, voici, au sujet de la fable du loup et de l'agneau, ce que proposait les Nouveaux Classiques Larousse (édition de 1971) sous la plume de Claude Dreyfus, Agrégé des Lettres :

Tout d'abord, on donne les sources, à savoir la fable de Phèdre, reproduite en entier.
Ensuite viennent les questions :

Vers 1-2 : Quel est le sens de ces deux vers ? Pourquoi La Fontaine les a-t-il placés en tête de la fable ? Le récit prend-il la même valeur quand la morale le précède ?

Vers 3-17 : Montrez que les sonorités et le rythme donnent aux aux vers 3 et 4 leur fluidité. Comment La Fontaine rend-il vraisemblable la rencontre (vers 5-6) ? Appréciez le reproche du loup : comment le vers 8 en donne-t-il une explication ? En quoi le vers 9 est-il une conclusion logique pour le loup ? La réponse de l'agneau : l'alliance de respect et de fermeté ; la logique de l'agneau peut-elle être appréciée par le loup ? Pourquoi ne peut-elle que l'irriter ?

Vers 18-26 : Appréciez les vers 18-19 : l'absence de lien logique entre les deux griefs, la répétition du premier grief. Comment se marque le besoin de plus en plus pressant de trouver des raisons pour le loup ? Montrez qu'il perd pied progressivement. Sur quoi se rabat-il en définitive pour avoir le dernier mot ? Que signigie le « On me l'a dit » (vers 26) ? L'attitude de l'agneau : obstination, douceur polie, logique.

Vers 27-29 : Comment la déroute du loup, sur le plan du raisonnement, et sa faim (vers 25) s'unissent-elles pour abréger la discussion ? Par quels moyens La Fontaine traduit-il cette précipitation ?

Sur l'ensemble de la fable X : Montrez la vérité profondément humaine du dialogue. Recherchez et classez tous les procédés utilisés pour faire sentir la brutalité du loup. Les arguments donnés par le loup sont-ils valables ? Examinez-les un à un. Montrez que La Fontaine n'a pas besoin de qualifier l'attitude des personnages.

Dans sa rédaction primitive, la fable ne comportait pas la moralité (vers 1-2) et se terminait ainsi :

Tu la troubles, reprit cette bête cruelle.
Ne me cherche point de raison,
Car tout à l'heure il faut que je me venge.

Les trois derniers vers étaient ceux de la rédaction définitive. Comparez les deux versions. Laquelle préférez-vous ? Indiquez vos raisons.

Fin de citation

Écrit par : Magister | 17 mai 2009

Sur le côté "tout communication" et "tout se vaut" dans l'enseignement du français.
Il n'est pas rare que la fameuse "séquence d'argumentation" dérive en "séquence d'argumentaire". La première suppose qu'on s'intéresse par exemple aux arguments d'un auteur dans un texte engagé; il y a alors la possibilité de faire le lien avec Voltaire défendant Calas (ou autre chose) et d'inscrire le cours dans la transmission d'une véritable culture littéraire. La seconde, en revanche, achève de couper l'élève de toute culture commune et préconise plutôt l'"étude" de "messages" à finalité immédiate.
Je suis sidéré de voir le nombre de manuels qui proposent de faire l'argumentation à partir de la publicité. Avec des exercices aberrants de type : "relevez les arguments dans ce message publicitaire" ou "bâtissez une argumentation pour vendre ce produit". J'ai même vu des enseignants dits "de lettres" faire exposer par leurs élèves des "messages publicitaires" réalisés par eux-mêmes sous prétexte d'"activité pédagogique".
De quoi faire se retourner dans leur tombe la pupart des philosophes, qui établissent une vieille distinction entre la conviction et la persuasion : la conviction consiste dans une série d'arguments pour défendre une idée ou une cause et s'adresse à la raison, alors que la persuasion s'appuie sur les émotions et les passions de l'interlocuteur. Pour le dire autrement, faire travailler des élèves sur la persuasion autour d'un "message publicitaire" tout en prétendant faire un cours, c'est vraiment les prendre pour des consommateurs juste bons à occuper une place dans une société de consommation.

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 mai 2009

J'ai oublié de signaler la note dans la marge à "sans autre forme de procès" : sans discuter davantage qui est, à mon avis, un contresens.

Procès signifie bien, à mon sens, ici, un processus judiciaire avec un prévenu (l'Agneau), qui joue aussi le rôle de son propre avocat et un juge (le Loup), qui joue aussi le rôle de procureur.

Le mot "procès" oblige à relire la fable dans une toute autre perspective : il ne s'agit pas d'une simple "discussion" et ce qui est mise en cause, c'est bien le système judiciaire (enfin il me semble).

L'enjeu de la fable n'est pas de montrer que dans la vie, comme dans la nature, c'est la loi du plus fort qui l'emporte toujours, mais que l'institution (la Justice) qui devrait réguler les rapports entre le faible et le fort, le pauvre et le riche, etc. ne joue pas son rôle et se met au service du plus fort, du plus riche, etc.

Écrit par : Robin | 17 mai 2009

"De quoi faire se retourner dans leur tombe la pupart des philosophes, qui établissent une vieille distinction entre la conviction et la persuasion : la conviction consiste dans une série d'arguments pour défendre une idée ou une cause et s'adresse à la raison, alors que la persuasion s'appuie sur les émotions et les passions de l'interlocuteur."

Ah bon, je croyais que c'était Viala qui avait trouvé ça à partir de Pascal et Cicéron.

En tout cas, cette distinction entre convaincre et persuader n'apparaît pas du tout dans le Trésor de la Langue Française.

Écrit par : Jérémy | 17 mai 2009

Robin, j'interprète la fable comme vous le faites. Il y a plusieurs degrés d'interprétation dans une fable de la Fontaine, suivant le lecteur, suivant l'époque où elle est lue ... Comme on le sait, c'est le propre des grands textes de rester ouverts tout en étant très ancrés.
Pour ma part, je n'utilise pas - ou très rarement - les démarches des manuels. D'ailleurs, je pourrais très bien me satisfaire d'un manuel où il n'y aurait que des textes. Et des reproductions d'oeuvres d'art. J'invente mes propres sujets de rédaction. Il est important de s'approprier les textes, d'élaborer une démarche personnelle et surtout de s'adapter à la classe qu'on a en face de soi, tout en essayant, bien sûr, de la tirer vers le haut, avec rigueur et exigence.
Pour ma part, j'ai toujours l'impression de préparer le double ou le triple sur une année de ce que je peux réellement faire passer. C'est avoir les yeux plus gros que le ventre. On pourrait peut-être en faire une fable ...

Écrit par : Marilyse | 17 mai 2009

"C'est à cause de gens comme que les médias véhiculent l'image du prof branleur qui ne pense qu'à ses vacances et à la prochaine grève."

Ecrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009

De gens comme qui?
Alors, il n'y a que moi qui ne lis pas en "globale", ici? C'est le comble! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2009

Marilyse, personnellement, je n'ai jamais utilisé, (ni conseillé), aucun manuel! Même pas les miens, ;-).
(Un peu utilisés en cours, seulement, et juste pour le répertoire.)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2009

Pour ma part, je n'utilise pas - ou très rarement - les démarches des manuels.

Ecrit par : Marilyse | 17 mai 2009

C’est bien le plus épuisant dans le travail du prof de français. Même à un niveau modeste , il faut posséder le texte à fond pour amener l’élève , par un moyen ou un autre, à la compréhension. Cela fait aussi la richesse de l’enseignement : les profs à moins de démarquer le manuel ne choisiront jamais la même entrée .

Même chose en grammaire d’ailleurs. Un exemple caricatural : dans mon manuel de 6e , j’ai une page (leçon +exos) qui concentre :

-les compléments essentiels(COD+COI+compléments essentiels de lieu, temps… )
-les compléments circonstanciels

La démarche du manuel c’est en gros

1) ce complément est-il essentiel ou circonstanciel ?
2)Ce complément essentiel est-il COD, COI ou complément essentiel de lieu ?
3) Quelle est la valeur de ce complément circonstanciel ?

Pour rire, il faudrait un jour que je propose la leçon du manuel aux élèves.





Problème n°2 : l’indigence des manuels . Je vois toujours les mêmes textes et ces textes, le plus souvent sans intérêt, donnent une piètre idée de la littérature. J’en ai marre de voir « encore l’art po » ou « la cimaise et la fraction »

Écrit par : uncertain | 17 mai 2009

Ou pire : le slam

Écrit par : uncertain | 17 mai 2009

Christophe, des gens comme ceux qui déclenchent une grève dès que l'un des leurs se prend une trempe. Je trouve scandaleux un tel recours à ce droit et faire grève parce que quelqu'un s'est fait poignarder dénature la grève. Y a qu'à demander aux professionnels de la grève ce que ça a changé à la RATP les grèves qu'ils ont fait pour protester contre les coups portés à leurs collègues. Ne soyons pas médisants, aussi poserai-je la question le plus sérieusement du monde attendu que j'ignore la réponse (ce n'est donc pas une question rhétorique mais bel et bien une vraie question) : ils sont payés à la SNCF et à la RATP quand ils font grève ?

Écrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009

"C’est bien le plus épuisant dans le travail du prof de français. Même à un niveau modeste , il faut posséder le texte à fond pour amener l’élève , par un moyen ou un autre, à la compréhension. Cela fait aussi la richesse de l’enseignement : les profs à moins de démarquer le manuel ne choisiront jamais la même entrée ." écrit uncertain.

Oui, c'est la matière qui demande le plus de travail (au professeur !), qui prend le plus de temps et pour laquelle on s'arrache le plus les cheveux.

A propos des compléments circonstanciels, ma collègue a eu droit la semaine dernière au "compliment" circonstanciel. Je l'avais déjà depuis un moment dans mon bêtisier. Dans une copie de latin quatrième, je viens de lire cinq fois de suite de la part d'un "bon" élève : "complement circontencielle". GrrGrr...

Ca ne s'arrange pas du côté de la géographie : "Sequana est in Graecia. Sequana est in Italia. ..." Je sais bien que ce sont les européennes mais quand même. Si nous pouvions garder nos fleuves... histoire que l'eau passe sous les ponts.

Écrit par : Marilyse | 17 mai 2009

"Je trouve les caprices de la mode, chez les Français étonnants". (Montesquieu bien sûr)
Fonction de "chez les Français" ? Complément d'objet second! Sauf que ce n'est pas une perle d'élève, c'est ce qu'enseigne à ses 4° un jeune vacataire de mon collège.
Mais tout n'est pas perdu: des élèves (latinistes) ont contesté et le jeune homme est venu me consulter, tentant tout de même de défendre son point de vue armé de Grévisse.
J'ai failli m'énerver, puis je lui ai passé mes petits tableaux et mes exercices. Les 14 latinistes de 3° ont, eux, répondu unanimement "complément circonstanciel".

Écrit par : Cunégonde | 17 mai 2009

@Robin
"C'est bien joli, mais ça n'explique pas, malgré des arguments imparables, pourquoi l'Agneau finit quand même par se faire manger."
Il ne finit pas par être mangé ; c'est joué dès les premiers vers : la raison ( le logos) du plus fort l'emporte. Le dialogue qui se déroule ensuite est imaginaire autant qu'improbable. Dans la réalité, il n'a pas sa place.
Il n'y a pas à expliquer pourquoi il se fait manger.

Écrit par : guy morel | 17 mai 2009

Christophe, des gens comme ceux qui déclenchent une grève dès que l'un des leurs se prend une trempe. Je trouve scandaleux un tel recours à ce droit et faire grève parce que quelqu'un s'est fait poignarder dénature la grève. Y a qu'à demander aux professionnels de la grève ce que ça a changé à la RATP les grèves qu'ils ont fait pour protester contre les coups portés à leurs collègues. Ne soyons pas médisants, aussi poserai-je la question le plus sérieusement du monde attendu que j'ignore la réponse (ce n'est donc pas une question rhétorique mais bel et bien une vraie question) : ils sont payés à la SNCF et à la RATP quand ils font grève ?

Ecrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009

Ah ben dans l'éducation, vous devez être ravi !

Les enseignants peuvent se faire condamner, insulter, poignarder, agresser,... Les collègues de l'établissement ne se sentent déjà pas tous concernés, mais alors tous ceux des établissements situés à plus de 500 mètres en foutent royalement ! La collègue agressée à Toulouse, elle aimerait peut-être se sentir soutenue.

Écrit par : Jérémy | 17 mai 2009

Grrrrrrrrrrrr !!!!!!!! Voilà bien l'obscurantisme remontant à la surface. Mais sacré nom de Lui de bord... à c.. de pompe à me... à la graisse de co.... de kangourou ! Je n'ai jamais dit que je la soutenais pas notre estimée collègue de Toulouse, encore moins qu'il ne fallait pas la soutenir. Ce que je conteste, c'est le procédé : faire grève n'est pas une preuve de soutien. J'estime, et tant pis pour les susceptibilités que ça heurtera, que se servir du malheur d'un collègue pour justifier une grève est la preuve d'une paresse évidente et d'une capricieuse envie de faire grève. Que diriez-vous à vos enfants s'ils vous disaient qu'ils ne veulent plus aller en cours pour marquer leur soutien à leur petit camarade qui a eu une mauvaise note à son contrôle de maths ?

MA TRÈS ESTIMÉE COLLÈGUE, JE TROUVE QUE CE QUE VOTRE ÉLÈVE VOUS A FAIT EST UN ACTE PROPREMENT INQUALIFIABLE. JE PENSE QUE MALGRÉ SON JEUNE ÂGE, IL MÉRITE UNE SANCTION EXEMPLAIRE POUR SON ACTE INADMISSIBLE QUE JE N'HÉSITERAI PAS À QUALIFIER DE TENTATIVE DE MEURTRE. SES EXCISES NE M'INTÉRESSENT PAS ET IL DOIT ASSUMER LES CONSÉQUENCES DE SON ACTE, QUI AURAIT PU ÊTRE BIEN PLUS GRAVES. SOYEZ ASSURÉE DE MON PLUS SINCÈRE SOUTIEN ET DE MA CONDAMNATION LA PLUS SÉRIEUSE ENVERS CE JEUNE HOMME.

Vous allez me demander quoi de plus ? Acheter un slip à l'effigie du Lyonnais ?

Écrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009

Que diriez-vous à vos enfants s'ils vous disaient qu'ils ne veulent plus aller en cours pour marquer leur soutien à leur petit camarade qui a eu une mauvaise note à son contrôle de maths ?


Ecrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009

Qu’ils n’ont pas le droit de grève: c’est ce que je dis à mes « grévistes » quand ils reviennent.

Écrit par : uncertain | 17 mai 2009

Les enseignants peuvent se faire condamner, insulter, poignarder, agresser,... Les collègues de l'établissement ne se sentent déjà pas tous concernés, mais alors tous ceux des établissements situés à plus de 500 mètres en foutent royalement ! La collègue agressée à Toulouse, elle aimerait peut-être se sentir soutenue.

Ecrit par : Jérémy | 17 mai 2009


Profondément exact, malheureusement.

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 mai 2009

Qu’ils n’ont pas le droit de grève: c’est ce que je dis à mes « grévistes » quand ils reviennent.

Ecrit par : uncertain | 17 mai 2009

Et combien d'entre nous, enseignants, font des choses qu'ils n'ont pas le droit de faire, moi le premier ? Argument en faveur d'une grève de soutien rejeté !

Écrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009

Que peut-on faire collectivement sur ce blog ? Ecrire tout un fil de soutiens à notre collègue ? Jean-Paul Brighelli serait-il d'accord ?

Écrit par : Marilyse | 17 mai 2009

Ça me semble plus intéressant Marilyse.

Écrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009

"il faudrait déjà que l'élève sache (pas envie de réfléchir sur la concordance des temps)"


http://www.ebooksgratuits.com/bouissiere.php

Mais un arrêté déja ancien autorise non sans raisons logiques à mettre le subjonctif présent après un conditionnel présent.

"arrêté ministériel du 31 juillet 1900 (modifié par l'arrêté ministériel du 26 février 1901) indique :

« On tolérera le présent du subjonctif au lieu de l'imparfait dans les propositions subordonnées dépendant de propositions dont le verbe est au conditionnel. Ex. : il faudrait qu'il vienne ou qu'il vînt. »"

Le Grevisse ajoute (§869,d): "Après un conditionnel présent, on peut mettre le verbe de la proposition soit à l'imparfait, soit au présent du subjonctif, comme Littré le notait déjà, ajoutant même que le présent " vaut mieux que l'imparfait et est moins apprêté et moins puriste""

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 17 mai 2009

"Se servir du malheur d'un collègue pour justifier une grève est la preuve d'une paresse évidente et d'une capricieuse envie de faire grève. "
Je n'ai pas envie de faire grève, mais si les syndicats avaient appelé à le faire pour protester contre l'insécurité qui a lieu dans les établissements scolaires, je l'aurais fait. Ne renversez pas le problème.

"Que diriez-vous à vos enfants s'ils vous disaient qu'ils ne veulent plus aller en cours pour marquer leur soutien à leur petit camarade qui a eu une mauvaise note à son contrôle de maths ?"
Je trouve de très mauvais goût la comparaison entre l'agression d'une collègue qui a failli en mourir et une mauvaise note à un contrôle. Vous parlez d'un truc anodin sans commune mesure avec la volonté de meurtre dont l'élève a fait preuve. Il lui a tout de même dit : "je vais te tuer" en lui donnant deux coups de couteau près du coeur.

On pourrait éviter de se disputer sur un sujet qui nous met finalement d'accord ? Il s'est passé quelque chose de terrible, simplement vous trouvez idiot qu'on fasse grève pour autant. Soit : le moyen n'a pas d'importance de toute façon. Si ce n'est pas par la grève, il faut bien que le soutien s'exprime autrement, donc on s'en fout que ce soit par la grève, par le droit de retrait, par une manif devant le rectorat ou par je-ne-sais-quoi-d-autre.

Faites comme Thoreau : refusez de payer vos impôts ;)

Écrit par : Jérémy | 17 mai 2009

On pourrait rédiger aussi une note pour le ministère et tous la contresigner de notre nom véritable.

Écrit par : Marilyse | 17 mai 2009

Jeremy, vous êtes trop littéraire. Dites: Doc Gynéco, Pagny, Hallyday

Écrit par : uncertain | 17 mai 2009

« Il s'est passé quelque chose de terrible, simplement vous trouvez idiot qu'on fasse grève pour autant. » Vous résumez tout Jérémy !

Vous trouvez qu'il est de mauvais goût de mettre en parallèle une tentative de meurtre et une mauvaise note ? Je reconnais que c'est tout à fait discutable. Seulement, le recours à la grève ou au droit de retrait me paraît trop souvent utilisé. Après tout, l'élève n'est plus actuellement entre les murs du collège. Ils l'ont relâché les gendarmes ? Si le petit criminel en puissance revient gentiment au collège, là d'accord pour le droit de retrait (uniquement dans son collège, moi je suis à 600 bornes) mais pour le moment, je ne crois pas qu'on en soit là. C'était tout le sens de mon propos.

Cela va peut-être surprendre, voire choquer mais si j'étais à la place de la collègue (peut-être le serai-je un jour puisque pour moi, devoir en retard = 0), je n'accepterais pas que l'on se mette en grève ou que l'on aile manifester devant le ministère pour me soutenir. Quelle utilité ? Vous dites « il faut bien que le soutien s'exprime autrement ». Je suis d'accord mais pas par grève ou manif. Comment alors ? Là, j'avoue humblement que je ne sais pas.

Écrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009

Si la loi du plus fort était toujours la meilleure alors pourquoi l'évêque Cauchon discutait avec Jeanne d'Arc ? Il fallait bien qu'il y eut là quelque chose de l'ordre du droit plus fort que les fers que l'on avait mis à la pucelle de Lorraine ?

Écrit par : iPidiblue dans la peau de Cauchon | 17 mai 2009

Vous trouvez qu'il est de mauvais goût de mettre en parallèle une tentative de meurtre et une mauvaise note ? Je reconnais que c'est tout à fait discutable. Seulement, le recours à la grève ou au droit de retrait me paraît trop souvent utilisé. Après tout, l'élève n'est plus actuellement entre les murs du collège. Ils l'ont relâché les gendarmes ? Si le petit criminel en puissance revient gentiment au collège, là d'accord pour le droit de retrait (uniquement dans son collège, moi je suis à 600 bornes) mais pour le moment, je ne crois pas qu'on en soit là. C'était tout le sens de mon propos.

Cela va peut-être surprendre, voire choquer mais si j'étais à la place de la collègue (peut-être le serai-je un jour puisque pour moi, devoir en retard = 0), je n'accepterais pas que l'on se mette en grève ou que l'on aile manifester devant le ministère pour me soutenir. Quelle utilité ? Vous dites « il faut bien que le soutien s'exprime autrement ». Je suis d'accord mais pas par grève ou manif. Comment alors ? Là, j'avoue humblement que je ne sais pas.

Ecrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009


"Boldmind. — Vous êtes tranquilles, mais vous n’êtes pas heureux; c’est la tranquillité des galériens, qui rament en cadence et en silence

Médroso. — Vous croyez donc que mon âme est aux galères?

Boldmind. — Oui; et je voudrais la délivrer

Médroso. — Mais si je me trouve bien aux galères?

Boldmind. — En ce cas vous méritez d’y être"

Vous vous focalisez sur un point sans aucune importance. Et vous dites ce qu'il ne faut pas faire (pas de grève, pas de manif !), mais vous ne dites pas ce qu'il faut faire.

Écrit par : Jérémy et Voltaire | 17 mai 2009

« Il s'est passé quelque chose de terrible, simplement vous trouvez idiot qu'on fasse grève pour autant. » Vous résumez tout Jérémy !

Ah j'avais pas lu votre réponse à cette phrase-là !

Bon ben on est d'accord en fait !

Pfiou ! Quand je vous dis qu'internet, c'est parfois pas pratique pour se comprendre !

Écrit par : Jérémy | 17 mai 2009

Ce qui m'a aussi choqué, en plus de cet acte de boucher abominable, c'est les réactions des parents après que ce jeune CON ait essayé de TUER sa professeur.
Je le dis tout net: cet acte fait de lui, à mon sens, et bien que les jours de la jeune femme ne soient pas en danger, un jeune MEURTRIER car il y a, il me semble, intention de meurtre. Jeune, certes, mais MEURTRIER.
Enfin, à mon sens: laissons la justice faire son travail pour cette affaire aussi grave.
Je qualifie du même adjectif: "CON" les parents de cet élève qui à mon avis, pour dire qu'il était "sans histoire" sont visiblement passés à côté de quelque chose pour le moins flagrant?! Pourquoi pas "tranquille" ou encore "paisible" pendant qu'on y est?
Ils doivent d'ailleurs eux aussi être dans la douleur et même peut-être dans la honte. Tant pis: qu'ils y restent.

Je n'ose imaginer la douleur que cette enseignante va ressentir quand elle va entendre qu'il était "sans histoire"... Ou quand elle va entendre les commentaires des parents qui se sont braqués quand la sanction pour ce jeune abruti est tombée...

Je lui souhaite ici beaucoup de courage et de courage et de courage et de courage... Et j'espère qu'il n'y aura pas de séquelles irréversibles.
Je lui adresse ici la sincère compassion d'un futur collègue.

Vincent

Écrit par : matheutordu | 17 mai 2009

Le Grevisse ajoute (§869,d): "Après un conditionnel présent, on peut mettre le verbe de la proposition soit à l'imparfait, soit au présent du subjonctif, comme Littré le notait déjà, ajoutant même que le présent " vaut mieux que l'imparfait et est moins apprêté et moins puriste""

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 17 mai 2009
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Oui, cela est juste.
Reste qu'il ne faudrait pas qu'on en vînt à reprocher à quelqu'un d'employer le subjonctif imparfait : son emploi n'est ni interdit ni critiquable.
Je continuerai donc à l'utiliser imperturbablement comme je viens de le faire incontinent.

Écrit par : Francis Penin | 17 mai 2009

Quelle utilité ? Vous dites « il faut bien que le soutien s'exprime autrement ». Je suis d'accord mais pas par grève ou manif. Comment alors ? Là, j'avoue humblement que je ne sais pas.

Ecrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009


Mot d'ordre intersyndical pour noter les copies ce qu'elles valent vraiment le jour des corrections et faire tomber le taux de réussite au Bac de 20 à 60 %. Quand les profs auront ce cran-là, celui de faire tomber le mur des 80 %, alors on pourra parler sérieusement d'école. Parce que l'institution n'aura plus d'alibi pour prétendre que le niveau "ne baisse pas", parce qu'elle ne pourra plus parler d'"incidents isolés" dans le "meilleur système éducatif du Monde", parce que élèves et parents eux-mêmes ne pourront plus affirmer que ce sont les profs qui mettent zéro qui "notent mal" par rapport à un chiffre érigé en dogme. La clef est là : le jour des corrections, ce sont les profs qui notent, pas les proviseurs ni les inspecteurs ni les recteurs. A bon entendeur.

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 mai 2009

Sur son blog, Cedelle nous raconte comment et pourquoi les universitaires provenant des IUFM commencent à parler avec les universitaires qui n'en viennent pas et réciproquement.

Et d'y aller à grands coups de "chers collègues" et autres amabilités.

La raison ? De manifestes intérêts communs "d'universitaires".

Deux questions :

- Sur le dos de qui vont-ils "s'entendre"?

- Que devient Pedro Cordoba ? Et que pense-t-il de cette annonce que le climat serait à la détente et aux tables rondes ?

Écrit par : dugong | 17 mai 2009

Soyez incontinent sans honte mon cher Francis cela arrive à tout âge !

Écrit par : iPidiblue pourvu que cela continue ! | 17 mai 2009

Concernant la proposition de faire tomber le mur des 80 %, je suis prêt à la remettre sur le tapis chaque année. Il faudrait un appel signé par un front syndical et s'appuyant sur les textes officiels. L'un des mots d'ordre aujourd'hui est le suivant : on n'attend pas des profs qu'ils bouclent tout le progamme, mais plutôt qu'ils s'assurent, y compris au lycée, que le socle commun des connaissances est acquis et maîtrisé. Pour information :

http://www.education.gouv.fr/bo/2006/29/MENE0601554D.htm

Un appel fondé sur ce texte pourrait inviter les profs à le prendre au mot et à ne jamais mettre la moyenne à des copies, par exemple, où les réponses ne seraient pas écrites dans un français correct.

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 mai 2009

On pourrait rédiger aussi une note pour le ministère et tous la contresigner de notre nom véritable.

Ecrit par : Marilyse | 17 mai 2009
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Une pétition de soutien à la décision d'enfermement (provisoire, dans l'attente d'un éventuel procès) ?
Je suis pour. Je signe d'ailleurs de mon vrai nom ici, déjà.
Attention !
J'ai vu sur internet qu'il existait un scientifique (médecine, biologie) portant le même nom et le même prénom que moi.
Je suis aussi indiqué sur internet, pour une autre raison. Et là, il est clair que je suis un professeur (d'enseignement secondaire).
Le professeur que je suis signe incontinent toute pétition en faveur de l'enfermement du gamin de treize ans qui a déraillé gravement et a grand besoin d'être soigné en milieu clos.
Est-il malade (mentalement) ou ne l'est-il pas ? Peu importe, il est dangereux.
Que de fois j'ai rêvé de tuer des gens dans ma vie ! Je ne suis pas encore passé à l'acte. (Je me demande pourquoi.)
Celui qui passe à l'acte et n'est pas pris est très tenté de recommencer. Si ce gamin n'est pas puni comme il convient (comme il convient selon moi), je crains qu'il soit tenté de récidiver. Il a été pris, lui, mais s'il n'est pas puni, pourquoi devrait-il se repentir de son acte ? Pourquoi se repentirait-il ?
Qu'il faille le soigner, c'est certain, mais il faut aussi le punir.
Les laxistes de tout poil peuvent vociférer tant qu'ils veulent et prétendre qu'il ne faut pas enfermer ce gamin.
Je soutiens la punition de réclusion provisoire, en attendant qu'on s'occupe de sa santé mentale en veillant à ce qu'il ne poignarde pas le personnel soignant, à commencer par les femmes. Je veux des David Douillet en guise de gardiens lorsqu'il sera en présence de personnel soignant. Le coup de l'infirmière égorgée par Bontemps dans les années 1970 ne doit pas se reproduire.

Écrit par : Francis Penin | 17 mai 2009

J'ajoute que si un professeur coordinateur ou un inspecteur fait des difficultés le jour des corrections pour qu'on "valorise" les copies, il serait alors possible de faire jouer le statut du fonctionnaire qui, selon la loi de 1983, à obligation de désobéir à un ordre illégal. Il faut en effet être logique jusqu'au bout : "valoriser" et "s'adapter", ce sont des ordres illégaux puisqu'ils viennent à nier les prescriptions du BO déterminant le socle commun des connaissances. CQFD.

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 mai 2009

Pas besoin de David Douillet en grand nombre, on lui donnera des Francis Penin qui lui feront faire des maths et de la physique de manière intensive, cela le calmera ! Si on avait appliqué cette méthode plutôt que celle du docteur Goudron et du professeur Plume il aurait été tellement harassé le soir en retrant qu'il n'aurait jamais eu l'idée de poignarder qui que ce soit ...

Écrit par : iPidiblue pourvu que cela dure ! | 17 mai 2009

"Quand les profs auront ce cran-là, celui de faire tomber le mur des 80 %, alors on pourra parler sérieusement d'école. Parce que l'institution n'aura plus d'alibi pour prétendre que le niveau "ne baisse pas", parce qu'elle ne pourra plus parler d'"incidents isolés" dans le "meilleur système éducatif du Monde", parce que élèves et parents eux-mêmes ne pourront plus affirmer que ce sont les profs qui mettent zéro qui "notent mal" par rapport à un chiffre érigé en dogme. La clef est là : le jour des corrections, ce sont les profs qui notent, pas les proviseurs ni les inspecteurs ni les recteurs. A bon entendeur."

Il faudrait que tout un jury le fasse, ou alors toute une commission. Au niveau d'une commission, ça doit pouvoir se faire. Ca ce serait un projet efficace.

Tous les profs de TL du Gard noteraient par exemple l'épreuve de Littérature à sa juste valeur. Ou bien tous les profs d'espagnol de Gironde noteraient comme il faut l'épreuve de LV2 en Série Littéraire.

Mais avant de lancer ça, il faudrait avoir l'adhésion de toute une commission.

Écrit par : Jérémy | 17 mai 2009

Soyez incontinent sans honte mon cher Francis cela arrive à tout âge !

Ecrit par : iPidiblue pourvu que cela continue ! | 17 mai 2009
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Ne faites pas semblant de confondre l'adjectif et l'adverbe, mon cher "iPidiblue pourvu que cela continue !" !
Je me doutais bien que quelqu'un me ferait une blague tôt ou tard à ce sujet.
J'ai soixante-neuf ans depuis deux jours. Je ne sais si l'on peut être inconinent à tout âge, mais je crains qu'on le devienne inexorablement dans le grand âge. Je dois prendre des précautions en voyageant depuis trois ou quatre ans.
Ce truc-là, on ne dira pas que c'est emm... ! Ce serait là accréditer la contrepéterie suivante :"Le général est arrivé à pied par la Chine." (Je l'ai lue dans le Canard Enchaîné" il y a près de quarante ans.)
Que signifie votre pseudo ? (Je suis candide, vous n'aurez pas manqué de le remarquer, vous et les autres.)

Écrit par : Francis Penin | 17 mai 2009

Mais avant de lancer ça, il faudrait avoir l'adhésion de toute une commission.

Ecrit par : Jérémy | 17 mai 2009


Exactement! C'est pourquoi il faudrait en amont un travail de sensibilisation, d'information, de concertation. Pas d'improvisation, mais un "coup" préparé bien à l'avance, arguments (sic!) à l'appui...

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 mai 2009

Reste qu'il ne faudrait pas qu'on en vînt à reprocher à quelqu'un d'employer le subjonctif imparfait : son emploi n'est ni interdit ni critiquable.


Ecrit par : Francis Penin | 17 mai 2009

Disons :

-Pas à l’oral

- et parfois le contourner à l’écrit. C’est un conseil de R. Camus qui pense , avec raison, qu’une forme inusuelle arrête l’esprit et l’œil du lecteur et donc prive le romancier de ses effets.
Pour le reste, vous êtes libre de l’employer. Cela fait d’ailleurs votre charme.

Écrit par : uncertain | 17 mai 2009

Un appel fondé sur ce texte pourrait inviter les profs à le prendre au mot et à ne jamais mettre la moyenne à des copies, par exemple, où les réponses ne seraient pas écrites dans un français correct.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 17 mai 2009
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Ce serait pur bon sens.
En 1957, mon professeur de français de première nous raconta qu'un jeune homme très cultivé et intelligent faisait des dissertations de grande qualité... mais trufféees de fautes d'orthographe. (J'ai cru comprendre qu'il n'avait pas été l'élève de ce professeur.)
Le professeur de français de cet élève soulignait la qualité littéraire de ses dissertations mais déplorait le nombre catastrophique de fautes d'orthographe, le prévenant d'une mauvaise surprise possible à la première partie du baccalauréat. Rien n'y fit et l'élève fut recalé à la première session (il y en avait deux à l'époque).
Les parents firent mine d'être étonnés. Le professeur de l'élève leur dit :"Je vous avais prévenus !"
Ils demandèrent des explications. Il eurent l'explication. Le correcteur avait écrit sur la copie une avalanche de compliments en terminant par "... mais plus de vingt fautes d'orthographe !"
Le correcteur mit la note 6/20, éliminatoire à cette époque.
L'élève fit des dictées à tour de bras pendant les vacances d'été et fut reçu sans coup férir à la deuxième session.
Hein ! comme coup de pied au derrière, ce n'est pas mal, et c'est efficace.

Écrit par : Francis Penin | 17 mai 2009

Pas à l’oral

- et parfois le contourner à l’écrit. C’est un conseil de R. Camus qui pense , avec raison, qu’une forme inusuelle arrête l’esprit et l’œil du lecteur et donc prive le romancier de ses effets.
Pour le reste, vous êtes libre de l’employer. Cela fait d’ailleurs votre charme.

Ecrit par : uncertain | 17 mai 2009
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Merci, Uncertain ! Cela fait mon charme ? C'est certain.

Écrit par : Francis Penin | 17 mai 2009

Vous suiviez un illustre modèle en employant l'imparfait su subjonctif, ainsi Jeanne à son procès :


L'INTERROGATEUR : Quel enseignement vous donnait la voix pour le salut de votre âme ?

JEANNE: Elle m'enseignait à me bien conduire et à fréquenter les églises. Elle m'a dit qu'il était nécessaire que je vinsse en France.

Écrit par : iPidiblue pourvu que l'on sache conjuguer | 17 mai 2009

L'élève fit des dictées à tour de bras pendant les vacances d'été et fut reçu sans coup férir à la deuxième session.

Ecrit par : Francis Penin | 17 mai 2009


Voilà : une bonne claque au Bac, histoire de se remettre au travail sur des bases saines! Faire tomber les 80 % : la clef qui permettra de déverrouiller le système!

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 mai 2009

Voilà un professeur qui tente une synthèse hardie entre le constructivisme maçonnique et les métaphores horticoles sur l'enseignement. Notamment l'accession à une culture en pot mais hors sol.

http://videos.nouvelobs.com/video/iLyROoafMrti.html

Il aurait fallu qu'il essaie aussi de le bouturer au cutter.

Une circoncision aggravante ?

Écrit par : dugong | 17 mai 2009

Libé titre sur le collègue de philo qui comparaîtra mardi 19 devant le tribunal de police de Marseille pour « tapage injurieux diurne troublant la tranquillité d'autrui » et risque une amende selon l'article R 623-2 du Code pénal.

Tapage diurne à 18h en pleine gare Saint Charles !

On saura désormais que doigter à l'horizontal est au moins aussi grave qu'à la verticale.

Et si nous étions nombreux à venir faire un vrai raffut d'enfer mardi ?

http://www.libemarseille.fr/henry/2009/05/-je-lance-en-pointant-lindex-vers-les-policiers-sarkozy-je-te-vois-.html

Écrit par : dugong | 17 mai 2009

Voilà un professeur qui tente une synthèse hardie entre le constructivisme maçonnique et les métaphores horticoles sur l'enseignement. Notamment l'accession à une culture en pot mais hors sol.

http://videos.nouvelobs.com/video/iLyROoafMrti.html

Il aurait fallu qu'il essaie aussi de le bouturer au cutter.

Une circoncision aggravante ?

Ecrit par : dugong | 17 mai 2009

L'histoire ne dit pas comment le professeur a été poussé à ces extrémités-là !

Écrit par : Maminou | 17 mai 2009

Pour apaiser les âmes voici le Beatus vir (Selva Morale e Spirituale) de Monteverdi :

http://www.youtube.com/watch?v=ZiXDoAKk3vs

Bonne soirée !

Écrit par : Sandra WAGNER | 17 mai 2009

"Christophe, des gens comme ceux qui déclenchent une grève dès que l'un des leurs se prend une trempe. Je trouve scandaleux un tel recours à ce droit et faire grève parce que quelqu'un s'est fait poignarder dénature la grève. Y a qu'à demander aux professionnels de la grève ce que ça a changé à la RATP les grèves qu'ils ont fait pour protester contre les coups portés à leurs collègues. Ne soyons pas médisants, aussi poserai-je la question le plus sérieusement du monde attendu que j'ignore la réponse (ce n'est donc pas une question rhétorique mais bel et bien une vraie question) : ils sont payés à la SNCF et à la RATP quand ils font grève ?"

Ecrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009

Ce n'est pas ça! Relisez votre phrase originale: (et, d'ailleurs, vous réitérez dans la première phrase du message ci-dessus!)
Orthoprof est en vacances, ou bien? ;-)

"C'est à cause de gens comme que les médias véhiculent l'image du prof branleur qui ne pense qu'à ses vacances et à la prochaine grève."

Il ne manque rien??? ;-)

Ecrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009

Écrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2009

Le professeur belge qui a plongé la tête d'un élève dans un seau de ciment, c'était peut-être une expérience dans le cadre de la version belge de "La main à la pâte" ?

Écrit par : Jérémy | 17 mai 2009

"Un enseignant crie : « Sarkozy, je te vois » lors d’un contrôle de police. Il est poursuivi pour cette raison.
Gilbert Montagné nous déclare : « ça ne fait rien, je m’inscris quand même au CAPES »."

Écrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2009

On pourrait éviter de se disputer sur un sujet qui nous met finalement d'accord ? Il s'est passé quelque chose de terrible, simplement vous trouvez idiot qu'on fasse grève pour autant. Soit : le moyen n'a pas d'importance de toute façon. Si ce n'est pas par la grève, il faut bien que le soutien s'exprime autrement, donc on s'en fout que ce soit par la grève, par le droit de retrait, par une manif devant le rectorat ou par je-ne-sais-quoi-d-autre.

Faites comme Thoreau : refusez de payer vos impôts ;)

Ecrit par : Jérémy | 17 mai 2009

Dans l'absolu, rien n'empêche, il me semble, tous ceux qui considèrent le geste de ce garçon comme gravissime et comme le reflet de l'incurie actuelle de se porter partie civile contre lui ou contre les géniteurs qui ne l'ont pas éduqués.
C'est ce que fait la SPA contre les tortionnaires d'animaux.
Il faudrait créer un collectif et aller consulter un bon avocat.

Écrit par : dobolino | 17 mai 2009

Je pense que l'administration ou la collègue elle-même vont déjà déposer plainte, non ?

Écrit par : Jérémy | 17 mai 2009

Mot d'ordre intersyndical pour noter les copies ce qu'elles valent vraiment le jour des corrections et faire tomber le taux de réussite au Bac de 20 à 60 %. Quand les profs auront ce cran-là, celui de faire tomber le mur des 80 %, alors on pourra parler sérieusement d'école. Parce que l'institution n'aura plus d'alibi pour prétendre que le niveau "ne baisse pas", parce qu'elle ne pourra plus parler d'"incidents isolés" dans le "meilleur système éducatif du Monde", parce que élèves et parents eux-mêmes ne pourront plus affirmer que ce sont les profs qui mettent zéro qui "notent mal" par rapport à un chiffre érigé en dogme. La clef est là : le jour des corrections, ce sont les profs qui notent, pas les proviseurs ni les inspecteurs ni les recteurs. A bon entendeur.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 17 mai 2009

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Vous savez bien que le jour de l’examen, il y a aura moult péréquations pour tout traficoter, pardon… harmoniser donc à moins que tous les correcteurs n’agissent de la sorte, je crains fort que ce ne soit peine perdue. Avec des arguments tels que celui-ci, on ne réagit jamais et on ne fait rien, certes. D’autre part, et ce qui m’est le plus difficile à admettre, on tombe à 60 % de réussite au bac donc on se retrouve avec des classes de terminale surchargées, des universités moins fréquentées et encore plein de pognon à dépenser parce qu’un élève ça coûte cher. Conséquence, on trafiquera de toute façon les statistiques et on remontera à 75 %. Le mieux, mais là je rêve certainement, c’est que notre bon ministère, que ce soit sous la direction de X-OR ou d’un autre, ait les gonades de dire qu’il a plein lesdites gonades, que les p’tits cons de term’ vont être notés comme ils le méritent et tant pis pour les géniteurs d’apprenants s’ils doivent dépenser des fortunes en Kleenex et autres mouchoirs en papier pour éponger les larmes.

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Ce n'est pas ça! Relisez votre phrase originale: (et, d'ailleurs, vous réitérez dans la première phrase du message ci-dessus!)
Orthoprof est en vacances, ou bien? ;-)

"C'est à cause de gens comme que les médias véhiculent l'image du prof branleur qui ne pense qu'à ses vacances et à la prochaine grève."

Il ne manque rien??? ;-)

Ecrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2009

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Zèle d’un très grand professeur qui relève
Ostensiblement mes fautes, ici ou là.
Bourrin je suis et resterai, comme une élève.

Écrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009

Quelqu'un sait-il depuis quand l'"apologue" est devenu un genre littéraire à part entière,au point de constituer une des séquences indispensables pendant plusieurs années au bac-et d'avoir formater nombre d'enseignants qui continuent d'employer ce terme à tout bout de champ?
Autant que je m'en souvienne je n'ai jamais entendu personne l'utiliser pendant toute ma scolarité,(agrégation comprise).
Ecrit par : en passant.... | 17 mai 2009
Il me semble que cela provient de ces fichus programmes Viala de 2000. Mais l'apologue n'est pas plus exigé que le dialogue ou que l'essai, dans l'"objet d'étude" de 1e "Convaincre, persuader, délibérer" : non. Il se trouve simplement que sur de nombreux sites ""littéraires"" (oui, je mets deux paires de guillemets), la doxa prémâchée s'est tournée vers cette chose.

Écrit par : Frédéric Béant | 17 mai 2009

commentaire qu'un candidat a laissé sur le site de l'AFEF (association française des enseignants de français)

"javou ke le detour été inatendu perso en BTS MUC par alternace j'ai vu le cour sur le detour que pendant une 15 aine d'heures et mes sueur on été tré froide quand le sujé mé arriver entre lé doi... la manipulation de la langue francaise ma permi de trikoté kelke idé filosofique mé le contenu de ma copie finale me lesse tré retissant apré lé cour sou l'oreillé avan minui jinvoque lé espri pour ke lé corecteur soi cléman."

Ecrit par : TotoWeininger | 17 mai 2009
Rien qui puisse choquer l'assoc, non ?

Écrit par : Frédéric Béant | 17 mai 2009

De quoi faire se retourner dans leur tombe la pupart des philosophes, qui établissent une vieille distinction entre la conviction et la persuasion : la conviction consiste dans une série d'arguments pour défendre une idée ou une cause et s'adresse à la raison, alors que la persuasion s'appuie sur les émotions et les passions de l'interlocuteur. Pour le dire autrement, faire travailler des élèves sur la persuasion autour d'un "message publicitaire" tout en prétendant faire un cours, c'est vraiment les prendre pour des consommateurs juste bons à occuper une place dans une société de consommation.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 17 mai 2009
Oui, mais le programme demande d'enseigner la distinction entre conviction et persuasion.

Écrit par : Frédéric Béant | 17 mai 2009

Pour aller dans le sens ce que dit Jean-Paul Brighelli , je suis tombé sur une "critique" du Monde-télé (on a les lectures qu'on peut) qui indiquait que le but de Pasolini dans Salo était la critique du fascisme (!!!).
Un film à message!!! Quel bonheur! La pendule du Monde pourra encore donner l'heure.

Quant on sait l'ironie de Pasolini à l'égard de la petite-bourgeoisie intellectuelle qui ne voit (qui ne va) pas plus loin que son nez, on retrouve la même propension à emprunter le chemin de la paresse interprétative -comme ces "collègues" qui voient une dénonciation du fascisme dans notre merveilleux fabuliste.

La paresse intestinale est souvent cause de mort à un certain âge; de même cette paresse interprétative, cette incapacité à aller plus loin que le sens "apparent" des textes est le début d'une certaine fin -la fin du second degré, de l'intention indirecte, bref tout ce qui a permis pendant des siècles de dire autre chose que ce qu'on disait.

Écrit par : Sénéchal | 17 mai 2009

La paresse intestinale est souvent cause de mort à un certain âge; de même cette paresse interprétative, cette incapacité à aller plus loin que le sens "apparent" des textes est le début d'une certaine fin -la fin du second degré, de l'intention indirecte, bref tout ce qui a permis pendant des siècles de dire autre chose que ce qu'on disait.

Ecrit par : Sénéchal | 17 mai 2009

N'oublions pas aussi l'influence de Jakobson et de son fameux schéma : code, canal, message, destinataire et tout le tremblement. Quand j'étais à l'IUFM, notre formatrice nous incitait vivement à passer un trimestre à faire apprendre ledit schéma à des élèves de seconde !

Le problème, c'est que le schéma de Jakobson n'est appliquable qu'au morse, au télégraphe ! mais la littérature est par définition polyphonique. Elle ne se laisse pas résumer à un schéma à une dimension.

Dans le manuel de Première que je suis censé utiliser cette année, il y a tout un exercice prévu pour que les élèves détectent la fonction conative du langage sur un texte de René-Guy Cadou... Et c'est le moins pire de tous ceux qu'on a reçu en specimen, puisqu'on l'a choisi !

Écrit par : sanjuro | 17 mai 2009

qu'on a REÇUS en specimen, bien sûr.

Écrit par : sanjuro | 17 mai 2009

cette paresse interprétative, cette incapacité à aller plus loin que le sens "apparent" des textes est le début d'une certaine fin -la fin du second degré, de l'intention indirecte, bref tout ce qui a permis pendant des siècles de dire autre chose que ce qu'on disait.
Ecrit par : Sénéchal | 17 mai 2009
Cher collègue,
J'approuve, j'applaudis...avec cependant une nuance : je crois que c'est le "sens apparent", pour reprendre vos termes, que les commentaires officialisés s'efforcent avec un certain succès et depuis longtemps de recouvrir.
Songez par exemple que Le Père Goriot, ce roman qui met en personnages le passage de la France révolutionnaire à la France révolutionnée, a été présenté à des générations d'élèves et d'étudiants comme un bluette sur l'ingratitude filiale, agrémentée d'odeurs de pension.
Cela dit,je crois qu'au fond nous sommes d'accord.

Écrit par : guy morel | 17 mai 2009

A Fenouillet près de Toulouse une de nos collégues a failli perdre la vie parce qu'elle faisait simplement son métier ou tentait de le faire. Cet événement aurait du susciter une vague d'émotion nationale. Certes le Ministre s'est déplacé ,accomplissant ainsi le service minimum et promettant quelques clotures de plus et détecteurs autour du collége en question .Mais c'est plutot le chef de l'état en personne qui aurait du faire le voyage et prendre la parole solennellement, non pour quelques déclarations de circonstances mais afin d'annoncer qu'il entamait sans tarder la contre révolution culturelle mettant fin ainsi à l'esprit Mai 68 dont les métastases ont plus qu'entamer le corps éducatif, qu'il en finissait résolument avec le pédagogisme ,le relativisme en matière d'autorité ,qu'enfin il entendait rétablir l'ordre et la discipline dans l'école mème s'il devait se mettre à dos la bienpensance de gauche . N'avait-il pas répété pendant sa campagne électorale qu'il voulait que les éléves se lévent quand le maitre entre dans la classe ;l'un d'eux à Fenouillet ,en effet s'est bien levé mais pour branfir le couteau vengeur et essayer de trucider le maitre . Les syndicats toutes tendances confondues auraient du annoncer une manifestation nationale allant dans ce sens et demander aux personnels de la primaire au lycée de suspendre symboliquement un quart d'heure leurs cours prochainement .Et mème si les organisations "représentatives"(tiens je parle comme si je marchais de Bastille à Nation) ne décident rien tout cela devrait étre l'objet d'actions spontanées des enseignants eux-mèmes dans leurs établissements sans mots d'ordre verticaux . Que nenni ! il ne s'est rien passé ou pas grand chose ,circulez braves gens ou plutot professeurs continuez d'enseigner c'est à dire d'éructer dans le bruit permanent ,de vous affronter à l'indifférence ,l'hostilité, l'insolence ,la menace et hélas les riques de coups ,de coups mortels et surtout de grace taisez-vos.
Il est minuit dans l'histoire de l'éducation nationale ,nous roulons vers l'abime ,bientot il faudra sonner le tocsin. Alors dans ce cas notre responsabilté de parents ,de professeurs sera de dire à nos enfants ,nos éléves : ne faites pas ce métier s'il faut que vous y perdiez votre vie physique ou/et morale

Écrit par : Defer | 17 mai 2009

N'oublions pas aussi l'influence de Jakobson ...

Ecrit par : sanjuro | 17 mai 2009
Sanjuro,
Jakobson n'y est pour rien, pas plus que Propp n'est responsable de Greimas.
Bien à vous.

Écrit par : guy morel | 17 mai 2009

Bravo, Defer !

C'est bien parce que nous n'avons jamais bougé chaque fois qu'un collègue se faisait agresser, qu'aujourd'hui, on en est arrivé aux coups de couteau !

Les policiers, quant à eux, sont maintenant attaqués à l'arme de guerre !

http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/la-courneuve-tirs-a-l-arme-de-guerre-sur-des-policiers-17-05-2009-516115.php

Dans les deux cas, la faute au laxisme compassionnel et au manque de courage !

Écrit par : Denis | 17 mai 2009

Oui, cela est juste.
Reste qu'il ne faudrait pas qu'on en vînt à reprocher à quelqu'un d'employer le subjonctif imparfait : son emploi n'est ni interdit ni critiquable.
Je continuerai donc à l'utiliser imperturbablement comme je viens de le faire incontinent.

Ecrit par : Francis Penin | 17 mai 2009

Désolée, mais je trouve ceci à pisser de rire.
Lambda

Écrit par : Lambda | 17 mai 2009

A Fenouillet près de Toulouse une de nos collégues a failli perdre la vie parce qu'elle faisait simplement son métier ou tentait de le faire. Cet événement aurait du susciter une vague d'émotion nationale. Certes le Ministre s'est déplacé ,accomplissant ainsi le service minimum et promettant quelques clotures de plus et détecteurs autour du collége en question .Mais c'est plutot le chef de l'état en personne qui aurait du faire le voyage et prendre la parole solennellement, non pour quelques déclarations de circonstances mais afin d'annoncer qu'il entamait sans tarder la contre révolution culturelle mettant fin ainsi à l'esprit Mai 68 dont les métastases ont plus qu'entamer le corps éducatif, qu'il en finissait résolument avec le pédagogisme ,le relativisme en matière d'autorité ,qu'enfin il entendait rétablir l'ordre et la discipline dans l'école mème s'il devait se mettre à dos la bienpensance de gauche . N'avait-il pas répété pendant sa campagne électorale qu'il voulait que les éléves se lévent quand le maitre entre dans la classe ;l'un d'eux à Fenouillet ,en effet s'est bien levé mais pour branfir le couteau vengeur et essayer de trucider le maitre . Les syndicats toutes tendances confondues auraient du annoncer une manifestation nationale allant dans ce sens et demander aux personnels de la primaire au lycée de suspendre symboliquement un quart d'heure leurs cours prochainement .Et mème si les organisations "représentatives"(tiens je parle comme si je marchais de Bastille à Nation) ne décident rien tout cela devrait étre l'objet d'actions spontanées des enseignants eux-mèmes dans leurs établissements sans mots d'ordre verticaux . Que nenni ! il ne s'est rien passé ou pas grand chose ,circulez braves gens ou plutot professeurs continuez d'enseigner c'est à dire d'éructer dans le bruit permanent ,de vous affronter à l'indifférence ,l'hostilité, l'insolence ,la menace et hélas les riques de coups ,de coups mortels et surtout de grace taisez-vos.
Il est minuit dans l'histoire de l'éducation nationale ,nous roulons vers l'abime ,bientot il faudra sonner le tocsin. Alors dans ce cas notre responsabilté de parents ,de professeurs sera de dire à nos enfants ,nos éléves : ne faites pas ce métier s'il faut que vous y perdiez votre vie physique ou/et morale

Ecrit par : Defer | 17 mai 2009

Il a raison, Defer.

Et dans combien de collèges les élèves vont-ils dire demain, au milieu du bordel : "eh, faites gaffe, madame, on pourrait vous planter" ?

Cette phrase sera dite sur tous les tons, de la menace à la plaisanterie, mais enfin elle sera dite.

Écrit par : Jeremy | 18 mai 2009

Defer, demander de lutter contre "l'esprit de Mai 68" à un président jouisseur, multidivorcé et infoutu capable d'obliger son gosse à répondre au courrier de l'assureur du type qu'il a percuté en scooter, c'est demander à un bonne sœur de nous faire un strip-tease. Et je pense que la bonne sœur y arriverait plus vite.

J'ai "fait mai 68" (et n'en tire ni honte ni fierté, même si je suis content de l'avoir fait). Mais mon fils, le jour où il a f... en l'air une moto, a tout payé dé sa poche.

Faudrait peut-être arrêter les clichés.

Écrit par : PMB | 18 mai 2009

Zèle d’un très grand professeur qui relève
Ostensiblement mes fautes, ici ou là.
Bourrin je suis et resterai, comme une élève.

écrit le Pingouin.
Le niveau de ce blog monte sans cesse. Voici que nous en sommes aux acrostiches.
JPB

Écrit par : brighelli | 18 mai 2009

Une collègue de l'enseignante poignardée témoigne de la violence scolaire et de la barbarie des élèves nouveaux :

http://frenchcarcan.com/2009/05/17/une-enseignante-poignardee/

Écrit par : marie-laure | 18 mai 2009

Defer a écrit : "Il est minuit dans l'histoire de l'éducation nationale ,nous roulons vers l'abime ,bientot il faudra sonner le tocsin."

Au coeur des ténèbres,

L'horreur ! L'horreur !

C'est curieux cette tendance qu'ont certains à vouloir "précipiter l'avènement de la barbarie".

Écrit par : dugong | 18 mai 2009

Que diriez-vous à vos enfants s'ils vous disaient qu'ils ne veulent plus aller en cours pour marquer leur soutien à leur petit camarade qui a eu une mauvaise note à son contrôle de maths ?

Ecrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009

Certes, mais tout de même il y a deux poids deux mesures: une mauvaise note n'a jamais tué personne, un coup de couteau par contre...
Ceci dit, le zèle de certains à faire grève à tous propos est en effet un peu "louche" par moments. N'y aurait-il pas d'autres manières de manifester ? A mon avis, trop de grève tue la grève...

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 18 mai 2009

A Fenouillet près de Toulouse une de nos collégues a failli perdre la vie parce qu'elle faisait simplement son métier ou tentait de le faire. Cet événement aurait du susciter une vague d'émotion nationale.

Ecrit par : Defer | 17 mai 2009

Que voulez-vous... la barbarie, à force, on n'y fait même plus attention.

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 18 mai 2009

C'est curieux cette tendance qu'ont certains à vouloir "précipiter l'avènement de la barbarie".

Ecrit par : dugong | 18 mai 2009

Soyez charitable envers les pessimistes et défaitistes comme moi-même: que ferions-nous sans notre lueur de désespoir ;-) ?

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 18 mai 2009

Il faut savoir arrêter une discussion citoyen Julien !

Écrit par : iPidiblue et la grève sur le tas | 18 mai 2009

"Soyez charitable envers les pessimistes et défaitistes comme moi-même: que ferions-nous sans notre lueur de désespoir"

Je vous l'accorde bien volontiers.

Je voulais simplement dire qu'il y en a qui devraient apprendre à dissimuler un peu mieux leurs tentatives de manipulation.

Écrit par : dugong | 18 mai 2009

Il faut savoir arrêter une discussion citoyen Julien !

Ecrit par : iPidiblue et la grève sur le tas | 18 mai 2009

Boh, pourquoi ? J'ai fait une bêtise ? Bon si sujet clos, alors sujet clos, j'insiste pas.

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 18 mai 2009

Est-il minuit dans l'Education nationale ? N'oublions pas les résistants, dont le travail obscur et les réussites ne font pas, ne font jamais, la une de l'actualité et cela nous aidera peut-être à repousser la barbarie de " La vingt-cinquième heure."

Écrit par : charpentier Hélène | 18 mai 2009

" La littérature est par essence, polyphonique."
Merci.

Écrit par : charpentier Hélène | 18 mai 2009

Bon, finalement, ma fille a rédigé sa rédaction, après avoir constaté que personne n'avait l'intention de s'y coller à sa place.
Elle a torché le texte en vingt minutes mais s'est quand même prise au jeu. Elle a campé un petit sixième face à une grande de troisième qui était elle-même, donc partie narrative à la première personne et au passé-simple (faut ce qu'il faut !). Elle lui fait une grande leçon moralisatrice car il a violemment battu un camarade qui le provoquait, au lieu de se maîtriser et ne comprend pas le fait d'être sanctionné pour un acte si naturel. La conclusion est dans l'air du temps. Les parents viennent récupérer monchérimoncœur après sa colle et le consolent, sous les yeux de l'élève de troisième dégoûtée, à grands renforts de caresses et bonbons. L'élève de troisième doute d'avoir usé sa salive de façon efficace et retourne à ses moutons en secouant la tête et haussant les épaules.

Écrit par : dobolino | 18 mai 2009

Le niveau de ce blog monte sans cesse. Voici que nous en sommes aux acrostiches. JPB
Méconnu par le dico français : vous parlez l'arabe ?

Écrit par : nicolas | 18 mai 2009

c'est simple comme zob...

Écrit par : bof | 18 mai 2009

Le niveau de ce blog monte sans cesse. Voici que nous en sommes aux acrostiches. JPB
Méconnu par le dico français : vous parlez l'arabe ?
Ecrit par : nicolas | 18 mai 2009


http://fr.wikipedia.org/wiki/Mésostiche

Écrit par : guy morel | 18 mai 2009

Méconnu par le dico français : vous parlez l'arabe ?
Ecrit par : nicolas | 18 mai 2009

http://dictionnaire.sensagent.com/zobi/fr-fr/

Écrit par : guy morel | 18 mai 2009

et pour être complet sur le ZOB :

http://fr.wiktionary.org/wiki/zob

Écrit par : guy morel | 18 mai 2009

ZOB : Zone Organisée Brestoise.
Proposé naguère en remplacement de la CUB (Communauté Urbaine Brestoise).
Bizarrement refusé.

Écrit par : yann | 18 mai 2009

http://www.youtube.com/watch?v=emTYuTly8xE

Écrit par : dobolino | 18 mai 2009

Dobolino, pour info et en réponse à votre lien, je vous fais savoir que le traitement de mon schizo a été changé.
Ce jour, Il ne souhaitait plus tuer personne.
Il a sagement dormi deux heures.
Donc tout va bien.

Cette dame sur YouTube est un peu catastrophiste, un élève fou se gère très bien. C'est juste une question de posologie et de choix du neuroleptique.

Écrit par : Zorglub | 18 mai 2009

ZOB : Zone Organisée Brestoise.
Proposé naguère en remplacement de la CUB (Communauté Urbaine Brestoise).
Bizarrement refusé.
Ecrit par : yann | 18 mai 2009
En revanche le PAF ( plan académique de formation) est entré sans problème dans le jargon Ed.Nat.

Écrit par : guy morel | 18 mai 2009

En fouillant sur Youtube, je suis tombée par hasard là-dessus. Initiation du taupin à la prépa avec excellent accompagnement musical.
J'ai bien ri.
http://www.youtube.com/watch?v=3fTl8H0tEjM&feature=related

Écrit par : dobolino | 18 mai 2009

Cette dame sur YouTube est un peu catastrophiste, un élève fou se gère très bien. C'est juste une question de posologie et de choix du neuroleptique.

Ecrit par : Zorglub | 18 mai 2009

Faut juste tomber sur le bon psychiatre ! Puis s'assurer que le malade prend bien ses petits comprimés.

Écrit par : dobolino | 18 mai 2009

Le niveau de ce blog monte sans cesse. Voici que nous en sommes aux acrostiches.
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 mai 2009
---
Le mien diminue : l'acrostiche m'a échappé.
Mais c'est dû à mon grand âge.
Mon attention se relâche.
Merci, JPB, d'avoir indiqué cet innocent - et distingué -acrostiche !
Je ne pense pas que l'auteur ait plagié Villon qui ne connaissait probablement pas ce mot de trois lettres.

Écrit par : Francis Penin | 18 mai 2009

"Cette dame sur YouTube est un peu catastrophiste"

De gros bonnets l'empêcheraient d'enseigner ?

Écrit par : dugong | 18 mai 2009

Mais j'ai vu que l'on reprochait à certains candidats d'avoir écrit "évènement".
Pourtant le dictionnaire Petit Robert donne les deux orthographes suivantes :"événement ou évènement".
La deuxième est-elle fautive ?
Je n'emploie que la première...
Ecrit par : Francis Penin | 17 mai 2009
J’ignore si quelqu’un a répondu

événement est d’avant la réforme et fait partie des quelques exceptions.

Evènement est recommandé par l’Académie et les manuels de bon usage. C’est normal : le e muet entraîne d’ordinaire l’apparition de è.

Toutefois, par habitude ou conservatisme, je continue comme vous à écrire "événement" en me moquant des recommandations du dictionnaire.

Écrit par : uncertain | 18 mai 2009

:"événement ou évènement"

C'est comme Chevènement ou Che vainement.

C'est comme on veut.

Écrit par : dugong | 18 mai 2009

Pas seulement par habitude, je continue à prononcer événement

Écrit par : uncertain | 18 mai 2009

En consultant mon dico je m’aperçois qu’une autre exception , allégement, a été rectifiée en allègement . Il doit en en être de même pour le autres(ex: allégrement). Bon, j’arrête là.

Écrit par : uncertain | 18 mai 2009

J’arrête là ou je vais en parler à celui qui milite pour la réforme de l’orthographe sur le forum F2. C’est quoi son nom déjà ?

Écrit par : uncertain | 18 mai 2009

les autres

Écrit par : uncertain | 18 mai 2009

Je reposte dans le flot quasi héraclitéen des commentaires :

Sur son blog, Cedelle nous raconte comment et pourquoi les universitaires provenant des IUFM commencent à parler avec les universitaires qui n'en viennent pas et réciproquement.

Et d'y aller à grands coups de "chers collègues" et autres amabilités.

La raison ? De manifestes intérêts communs "d'universitaires".

Deux questions :

- Sur le dos de qui vont-ils "s'entendre"?

- Que devient Pedro Cordoba ? Et que pense-t-il de cette annonce que le climat serait à la détente et aux tables rondes ?

Écrit par : dugong | 18 mai 2009

@ Sur la formation des maîtres

au-delà des "intérêts communs" dont s'inquiète Dugong,

une réflexion de Rudolf Bkouche à :

http://michel.delord.free.fr/rb/rb-formation-maitres.pdf

Écrit par : guy morel | 18 mai 2009

Ça veut dire quoi, au juste, "obstacle épistémologique" ?

Écrit par : dobolino | 18 mai 2009

Ça veut dire quoi, au juste, "obstacle épistémologique" ?

Ecrit par : dobolino | 18 mai 2009

Oups ! C'est bon ! Y'avait une note en bas de page que je n'avais pas vue !

Écrit par : dobolino | 18 mai 2009

Ça veut dire quoi, au juste, "obstacle épistémologique" ?
Ecrit par : dobolino | 18 mai 2009
C'est expliqué dans le texte : les obstacles qui proviennent du mouvement de la science elle-même. Entre la théorie de Newton et la relativité par exemple.

Écrit par : guy morel | 18 mai 2009

Les parents viennent récupérer monchérimoncœur après sa colle et le consolent, sous les yeux de l'élève de troisième dégoûtée, à grands renforts de caresses et bonbons. L'élève de troisième doute d'avoir usé sa salive de façon efficace et retourne à ses moutons en secouant la tête et haussant les épaules.

Ecrit par : dobolino | 18 mai 2009

Exactement ce qui m'est arrivé de WE en arbitrant des gamins de 10-11 ans, avec parents venant consoler celui à qui j'avais remonté les bretelles. Bof...

Écrit par : yann | 18 mai 2009

CE WE , pas "de WE", z'avez corrigé vous-même.

Écrit par : yann | 18 mai 2009

Ça veut dire quoi, au juste, "obstacle épistémologique" ?
Ecrit par : dobolino | 18 mai 2009
C'est expliqué dans le texte : les obstacles qui proviennent du mouvement de la science elle-même. Entre la théorie de Newton et la relativité par exemple.
Ecrit par : guy morel | 18 mai 2009
Au temps pour moi ; je n'ai pas parlé des obstacles épistémologiques internes à l'apprentissage : le passage de la notion de nombre apprise à l'école primaire à celle de nombres négatifs enseignée plus tard.

Écrit par : guy morel | 18 mai 2009

Yann

Si j'ai bien compris, la
Communauté
Urbaine
Brestoise

a bu le bouillon ?
JPB

Écrit par : brighelli | 18 mai 2009

L'impayable Lubin, comme dit PMB, a encore frappé :
http://www.rue89.com/2009/05/18/violences-scolaires-un-discours-politique-qui-tourne-a-vide
JPB

Écrit par : brighelli | 18 mai 2009

Je veux des David Douillet en guise de gardiens lorsqu'il sera en présence de personnel soignant.

Ecrit par : Francis Penin | 17 mai 2009

David Douillet est un gras du bide qui a gagné contre Shinohara sur une faute d'arbitrage.
Complètement hors-sujet, mais bon, c'est pas pour dire, hein !

Écrit par : yann | 18 mai 2009

la
Communauté
Urbaine
Brestoise

a bu le bouillon ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 mai 2009

Elle a changé de noms, car les employés municipaux en avaient marre d'être surnommés des cubains ;o)

Écrit par : yann | 18 mai 2009

Si la CUB a bu le bouillon c'est parce que plus personne n'y avait goût à rien.

Dieu vomit aussi le fade...

Écrit par : dugong | 18 mai 2009

Ça veut dire quoi, au juste, "obstacle épistémologique" ?

Ecrit par : dobolino | 18 mai 2009

Oups ! C'est bon ! Y'avait une note en bas de page que je n'avais pas vue !

Ecrit par : dobolino | 18 mai 2009

Ça veut dire quoi, au juste, "obstacle épistémologique" ?
Ecrit par : dobolino | 18 mai 2009
C'est expliqué dans le texte : les obstacles qui proviennent du mouvement de la science elle-même. Entre la théorie de Newton et la relativité par exemple.

Ecrit par : guy morel | 18 mai 2009

Et comme d'hab, Monsieur Morel n'a lu que deux mots ! Et répondu sans lire la totalité de l'intervention.
J'en profite pour dire que si je ne connaissais pas ce terme, sa signification m'est évidemment pratiquement très commune, à la vitesse où évolue la médecine. Je me heurte au bas mot à dix petits ou gros obstacles épistémologiques par an !

Écrit par : dobolino | 18 mai 2009

Et l'obstacle épistémologique en médecine vétérinaire, c'est balaise car il faut trier. Il y a des avancées majeures qui apportent une réelle amélioration des diagnostics et des soins et qu'on se trouve fort aise d'arriver à maîtriser et des lubies théoriques, strictement vraies sur le plan scientifique, mais nettement moins probantes que les applications de données antérieures.

Écrit par : dobolino | 18 mai 2009

il ne faudrait pas qu'on en vînt à reprocher à quelqu'un d'employer le subjonctif imparfait : son emploi n'est ni interdit ni critiquable.
Je continuerai donc à l'utiliser imperturbablement comme je viens de le faire incontinent.

Ecrit par : Francis Penin | 17 mai 2009

Désolée, mais je trouve ceci à pisser de rire.
Lambda

Ecrit par : Lambda | 17 mai 2009

C'est bien de pisser souvent, ça élimine.

Écrit par : Frédéric Béant | 18 mai 2009

Merci à Guy Morel pour le lien, j'en étais restée aux dico papier... Ce déficit de modernité me perdra.
Ce matin sur la Matinale de Canal + la question cruciale était de savoir dans quelle proportion les téléspectateurs avaliseraient l'accès à internet au bac. Réponse ? 80 % de non, 16% de oui (quand même, mais mieux que l'inverse... provisoirement !).

Écrit par : nicolas | 18 mai 2009

Pas seulement par habitude, je continue à prononcer événement

Ecrit par : uncertain | 18 mai 2009

Le mot "événement" s'écrit avec deux accents aigus, malgré sa prononciation.

Écrit par : Orthoprof | 18 mai 2009

Ça veut dire quoi, au juste, "obstacle épistémologique" ?
Ecrit par : dobolino | 18 mai 2009
C'est expliqué dans le texte : les obstacles qui proviennent du mouvement de la science elle-même. Entre la théorie de Newton et la relativité par exemple.

Ecrit par : guy morel | 18 mai 2009

Et comme d'hab, Monsieur Morel n'a lu que deux mots ! Et répondu sans lire la totalité de l'intervention.
J'en profite pour dire que si je ne connaissais pas ce terme, sa signification m'est évidemment pratiquement très commune, à la vitesse où évolue la médecine. Je me heurte au bas mot à dix petits ou gros obstacles épistémologiques par an !
Ecrit par : dobolino | 18 mai 2009
La totalité de quelle intervention ?
Décidément, vous êtes à cran. Vous posez une question, j'y réponds gentiment, et je prends soin, dans un deuxième post, de compléter ma réponse incomplète. En quoi cela prouve-t-il que M'sieur Morel ne lit pas au-delà de deux mots ?

Écrit par : guy morel | 18 mai 2009

@Complément sur ZOB, ZOBI
http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/advanced.exe?8;s=3810292875;

Écrit par : guy morel | 18 mai 2009

Puis-je faire respectueusement remarquer à Orthoprof que le dictionnaire de l'académie promeut "évènement" (réforme de 1990) et tolère "événement".

Une rencontre au sommet s'impose donc pour trancher.

Eventuellement dans le vif, à l'aube et au sabre.

Ce sera un bel évènement.

Écrit par : dugong | 18 mai 2009

Admirable, le texte de Lubin ! Le coup de couteau est selon lui "un coup de tête" "un geste de folie" que des portiques de détection ne sauraient prévenir. Il est bien évident que tous les collégiens apportent avec eux des couteaux de cuisine. Quant à la violence, elle serait due à "l'autoritarisme et à la rigidité des règles disciplinaires".
Ce Lubin est trop beau pour être vrai. On dirait qu'il a été inventé par un antipédago pour mieux ridiculiser l'adversaire.

Écrit par : Sylvie Huguet | 18 mai 2009

La totalité de quelle intervention ?
Décidément, vous êtes à cran. Vous posez une question, j'y réponds gentiment, et je prends soin, dans un deuxième post, de compléter ma réponse incomplète. En quoi cela prouve-t-il que M'sieur Morel ne lit pas au-delà de deux mots ?

Ecrit par : guy morel | 18 mai 2009
Non, je ne suis pas à cran !
Je pose une question, certes, mais immédiatement dessous, je m'excuse de l'avoir posée en écrivant que je n'avais pas vu la note de bas de page !

Extrait de ce blog: les deux messages se suivent et sont postés à deux minutes d'intervalle. Le vôtre arrive au moins dix minutes plus tard.


Ça veut dire quoi, au juste, "obstacle épistémologique" ?

Ecrit par : dobolino | 18 mai 2009

Oups ! C'est bon ! Y'avait une note en bas de page que je n'avais pas vue !

Ecrit par : dobolino | 18 mai 2009

Écrit par : dobolino | 18 mai 2009

Ce matin sur la Matinale de Canal + la question cruciale était de savoir dans quelle proportion les téléspectateurs avaliseraient l'accès à internet au bac. Réponse ? 80 % de non, 16% de oui (quand même, mais mieux que l'inverse... provisoirement !).

Ecrit par : nicolas | 18 mai 2009

Les 80% de non, c'est les 80% qui le décrochent sans internet !

Écrit par : dobolino | 18 mai 2009

Ecrit par : guy morel | 18 mai 2009
Non, je ne suis pas à cran !
Je pose une question, certes, mais immédiatement dessous, je m'excuse de l'avoir posée en écrivant que je n'avais pas vu la note de bas de page !

Extrait de ce blog: les deux messages se suivent et sont postés à deux minutes d'intervalle. Le vôtre arrive au moins dix minutes plus tard.


Ça veut dire quoi, au juste, "obstacle épistémologique" ?

Ecrit par : dobolino | 18 mai 2009

Oups ! C'est bon ! Y'avait une note en bas de page que je n'avais pas vue !

Ecrit par : dobolino | 18 mai 2009
Ecrit par : dobolino | 18 mai 2009
Oui, mais cela je j'ai vu après avoir posté ma première réponse : c'est impossible de rédiger un post en gardant un oeil sur ceux qui s'affichent pendant ce temps-là !

Écrit par : guy morel | 18 mai 2009

Exactement ce qui m'est arrivé de WE en arbitrant des gamins de 10-11 ans, avec parents venant consoler celui à qui j'avais remonté les bretelles. Bof...

Ecrit par : yann | 18 mai 2009

Moi, je viens de passer une engueulée à une gamine de huit ans qui, entrant dans ma clinique, clame haut et fort: "Beark ! Pourquoi ça pue comme ça, ici ?"
Je lui ai dit devant ses parents qu'elle était grossière et mal élevée. Ils n'ont pas osé la consoler devant moi et ont abondé dans mon sens.
En plus, ce n'est pas vrai ! Ça sent très bon.

Écrit par : dobolino | 18 mai 2009

Oui, mais cela je j'ai vu après avoir posté ma première réponse : c'est impossible de rédiger un post en gardant un oeil sur ceux qui s'affichent pendant ce temps-là !

Ecrit par : guy morel | 18 mai 2009

Bon ! Ça va ! Je vous absous.

Écrit par : dobolino | 18 mai 2009

En plus, ce n'est pas vrai ! Ça sent très bon.

Ecrit par : dobolino | 18 mai 2009

C'est pas vrai ! Ça pue ! (comme chez moi...) ;O)))

Écrit par : yann | 18 mai 2009

Son onctuosité matoise Patrick Baranger, directeur de la Conférence des directeurs d'IUFM pateline en ce moment sur France Culture (émission "en toute franchise")

En énumériolant les raisons d'une "professionnalisation nécessaire" des futurs enseignants, il nous a gratifié d'un magnifique "il y a tout un travail de transfiguration des connaissances à faire"

Ca me plait bien cette élévation chrétienne de la "transposition didactique" : en la pratiquant, je m'élève moi-même.

Je rayonne, quoi !

Écrit par : dugong | 18 mai 2009

L'impayable Lubin, comme dit PMB, a encore frappé :
http://www.rue89.com/2009/05/18/violences-scolaires-un-discours-politique-qui-tourne-a-vide
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 mai 2009

Ce qu'il ne faut pas lire... ah bah oui, suis-je bête, mais c'est bien sûr ! Si on en est là, c'est parce qu'on est trop dur avec Moncherimoncœur... ça laisse rêveur...

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 18 mai 2009

Lubin ne risque pas de se faire suriner. Cela est réservé aux vrais enseignants.

Comme avec tous les démagos qu'ils ressentent confusément, les élèves se contentent de le mépriser et d'uriner sur ses chaussures.

Ils ne sont pas à une contradiction près.

Écrit par : dugong | 18 mai 2009

L'IG Boissinot, devenu chef de cabinet puis super Recteur, (auteur de livres "pédagogiques" effrayants, voire atroces - j'en ai comme tout le monde dans ma cave à la disposition de l'humidité et des rats -) fut dans les années 90 le grand malfaiteur, hypermalfaisant, dans cette vision délétère de la littérature. Il fut, dans sa réforme des collèges (Merci Ferry et Bayrou ! ), avant Viala dans les lycées, le Fossoyeur Ultime : son grand "argument" (!) contre ses contestataires était que les élèves issus du peuple se fichaient de toute notion esthétique et existentielle et qu'il leur fallait de l'utilité utilitaire. Avec l'arriviste nullissime Katherine Weinland, puis le cynique Viala, il fut celui qui "épuisa le sens de la vie" (comme dirait Gramsci ? ) dans l'enseignement des Lettres, du CM1 à la Terminale. La compatibilité avec le néo-libéralisme en vogue était éclatante.

Écrit par : JPL | 18 mai 2009

L'IG Boissinot, devenu chef de cabinet puis super Recteur, (auteur de livres "pédagogiques" effrayants, voire atroces - j'en ai comme tout le monde dans ma cave à la disposition de l'humidité et des rats -) fut dans les années 90 le grand malfaiteur, hypermalfaisant, dans cette vision délétère de la littérature. Il fut, dans sa réforme des collèges (Merci Ferry et Bayrou ! ), avant Viala dans les lycées, le Fossoyeur Ultime : son grand "argument" (!) contre ses contestataires était que les élèves issus du peuple se fichaient de toute notion esthétique et existentielle et qu'il leur fallait de l'utilité utilitaire. Avec l'arriviste nullissime Katherine Weinland, puis le cynique Viala, il fut celui qui "épuisa le sens de la vie" (comme dirait Gramsci ? ) dans l'enseignement des Lettres, du CM1 à la Terminale. La compatibilité avec le néo-libéralisme en vogue était éclatante.

Ecrit par : JPL | 18 mai 2009

Pourquoi vous en prenez-vous à Boissinot aujourd'hui ? (la question n'est pas "pourquoi vous en prenez-vous à lui ?", mais "pourquoi aujourd'hui ?")

J'ai lu moi aussi des trucs affreux de Boissinot, mais je ne sais plus où ils sont.

Par contre, c'est le type qui était responsable lors de l'affaire Karen Montet-Toutain.

Écrit par : Jérémy | 18 mai 2009

En plus, ce n'est pas vrai ! Ça sent très bon.

Ecrit par : dobolino | 18 mai 2009

C'est pas vrai ! Ça pue ! (comme chez moi...) ;O)))

Ecrit par : yann | 18 mai 2009

Non ! Ça sent bon ! C'est la première chose que notent les nouveaux clients quand ils entrent. J'attache énormément d'importance à l'ambiance olfactive mais aujourd'hui j'avais utilisé de l'éther et je suppose que c'est ce qui a incommodé cette gamine mal élevée.

Écrit par : dobolino | 18 mai 2009

J'avais fait une Note très ancienne, intitulée je crois "Apparatchiks", consacrée en partie à ce sinistre personnage — qui ne me l'a pas pardonné, paraît-il. Je tremble…
JPB

Écrit par : brighelli | 18 mai 2009

Dans cette note, Lariba faisait une remarque profonde * :

Si un élève vous poignarde, pensez à lui rendre son surin : il ne vous appartient pas et vous seriez poursuivi pour vol.

* entre 10 et 20 cm selon les cas

Écrit par : dugong | 18 mai 2009

Le mot "événement" s'écrit avec deux accents aigus, malgré sa prononciation.

Ecrit par : Orthoprof | 18 mai 2009
1)Evénement ou évènement, c’est acquis et c’est comme ça.


2) Si je donne une raison phonétique à l’apparition de ce è :

Evènement est recommandé par l’Académie et les manuels de bon usage. C’est normal : le e muet entraîne d’ordinaire l’apparition de è
Ecrit par : uncertain | 18 mai 2009

On peut penser que je sais assez de phonétique pour prononcer correctement un mot non ?

Je pensais donc faire un peu d’humour en ajoutant que j’adopte une prononciation depuis longtemps disparue mais qui , je pense, a dû exister. (Comme il y a eu une prononciation pé-re)

Enfin, pas tant d’humour que cela. Au moment des premiers débats sur la réforme de ce « é »(vers 1905-1906, lorsqu’il est question, déjà, de simplifier l’orthographe) , certains s’indignent d’un changement de prononciation ; le TLF, quant à lui, signale un cas récent, mais fautif, de prononciation « puriste" en « évé »

Cordialement

Ps Vous pouvez bien entendu me signaler mes erreurs ,j’aime m’instruire , et relever mes fautes, car je n’aime pas en laisser.

Écrit par : uncertain | 18 mai 2009

"Non ! Ça sent bon ! C'est la première chose que notent les nouveaux clients quand ils entrent. J'attache énormément d'importance à l'ambiance olfactive mais aujourd'hui j'avais utilisé de l'éther et je suppose que c'est ce qui a incommodé cette gamine mal élevée."

Ecrit par : dobolino | 18 mai 2009

Vous auriez dû en imbiber copieusement un torchon, et le lui appuyer sur le pif pendant un petit quart d'heure!!! Je vous l'aurais tenue, même! (Il faut promouvoir le travail d'équipe!!! ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2009

"Ps Vous pouvez bien entendu me signaler mes erreurs ,j’aime m’instruire , et relever mes fautes, car je n’aime pas en laisser."

Ecrit par : uncertain | 18 mai 2009

Alors, on met la virgule directement après le mot précédent, et l'espace après la virgule, (comme après tout autre signe de ponctuation!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2009

l'espace après la virgule, (comme après tout autre signe de ponctuation!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2009

Comme le point d'exclamation, alors ? :-p

Écrit par : sanjuro | 18 mai 2009

L'espace après la virgule, (comme après tout autre signe de ponctuation!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2009

Savez-vous qu'en terme de typographie on dit une espace ? Quelle langue difficile, le français !

Écrit par : Orthoprof | 18 mai 2009

Jamais dit le contraire, Orthoprof!!! ;-)
Mes hommages à vous!

Écrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2009

"Comme le point d'exclamation, alors ? :-p"

Ecrit par : sanjuro | 18 mai 2009

Mais pas avant le point d'interrogation!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2009

"Nous avons également précisé que les mots d’origine
étrangère formeraient leur pluriel selon la règles du
français. On écrira tout simplement des matchs, des
solos."

Trouvé dans le document de l'académie française... Ce "s" à "règle" au singulier fait-il partie des rectifications à prévoir??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2009

"son grand "argument" (!) contre ses contestataires était que les élèves issus du peuple se fichaient de toute notion esthétique et existentielle et qu'il leur fallait de l'utilité utilitaire. "

Ecrit par JPL, à propos des "réformateurs" de l'enseignement du français.

Si cette phrase a vraiment été écrite, je crois qu'on a touché le fond du mépris et de l'imbecillité.

En visitant le musée Jaurès, dans ma ville natale, je suis tombé sur une anthologie de ses textes dur l'éducation. Il a écrit pour La Dépêche une admirable lettre aux instituteurs, ainsi que de nombreux articles dans la Revue de l'Enseignement Primaire et Primaire Supérieur. Si beaucoup d'entre eux traitent des questions de laïcité et des syndicats d'instituteurs, quelques-uns éclairent sa pensée sur la nécessité de transmettre les grands textes aux enfants des milieux populaires, leur donner l'habitude de l'analyse exacte :
"Un peuple qui ne connaît pas bien sa langue vivra constamment à l'état de confusion intellectuelle. Et le seul moyen de bien connaître la langue française, c'est de l'étudier dans les chefs d'oeuvre des maîtres, c'est d'en connaître le "métier" pour en mieux goûter l'art. Les mots confus charrient des idées troubles." (août 1913)

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? On se demande s'ils ne veulent pas le tuer une deuxième fois, vraiment !

Écrit par : Chevreuil | 18 mai 2009

Et puisque le fil traite de La Fontaine, voici ce qu'il en disait en janvier 1912:
« Je disais dans une de mes dernières chroniques qu'il convenait de faire comprendre et sentir aux enfants, en quelques grands traits, en même temps que la haute valeur de la France, la valeur propre des peuples avec lesquels elle nécessairement en rapport. Cet élargissement d'horizon est nécessaire à la paix, et à cette noble communauté de civilisation humaine qui sera, si l'on peut dire, la paix agissante. Or, précisément, en relisant mon La Fontaine, je suis frappé de voir combien l'éducateur des enfants avait cette curiosité d'humanité.
La Fontaine n'est pas seulement un grand poète; c'est un grand esprit. Il a eu le sens profond de la vie universelle. Quand il dit: « Tout parle en l'univers », ce n'est point par une fiction de fabuliste ou par une vaine allégorie. Il a si bien démêlé et ressenti les efforts, les désirs, les habitudes, les douleurs, les combats des êtres qu'en leur donnant la parole il ne fait que traduire et continuer leur vie. C'est, comme il le dit lui-même, « un enchantement », c'est-à-dire une magie, mais qui ne fausse pas les rapports des choses, qui ne trouble pas la vie intérieure des forces muettes, mais qui, par une communication de sympathie humaine, leur donne un surcroît de clarté. Il méditait en philosophe sur le spectacle du monde dont il jouissait en artiste. Il était frappé, à un degré saisissant, par l'universel et incessant combat qui met aux prises les éléments, les êtres, les hommes ; et s'il se refusait à sonder le mystère, s'il se réfugiait dans une sorte d'ignorance résignée et religieuse: « Dieu fit bien ce qu'il fit », ce n'est pas par insouciance ou paresse d'esprit; c'est parce qu'il avait entrevu la profondeur de l'abîme.
Au demeurant, il était curieux de toutes les grandes constructions de l'esprit. Il n'était prisonnier d'aucun système; mais il sentait merveilleusement la grandeur de la philosophie de Démocrite comme celle : de Descartes. Il les conciliait en quelque mesure. Il avait aussi, comme son grand et doux maître Virgile, le goût de la haute science. Il ne s'effrayait d'aucune audace de la pensée; et il accueillait les nouvelles théories astronomiques. Il disait du soleil : « Je le rends immobile et la terre chemine. » Sur son système de la nature qui ménageait les transitions de la matière à l’esprit et qui instituait une hiérarchie de la pensée, il y aurait de curieuses choses à dire trop négligées par ceux qui ne voient dans l’admirable poète capable des plus vastes rêveries, et des plus subtiles analyses, qu’un habile montreur d’animaux. »
Jean Jaurès

Écrit par : Chevreuil | 18 mai 2009

A Jérémy :

Jean Jaurès De l'éducation (anthologie)
Editions Nouveaux Regards Syllepse, 2005.

Je n'avais pas trouvé de textes de Jaurès concernant l'école sur Internet. (Je n'ai peut-être pas su chercher...) J'ai demandé par hasard à l'accueil du musée,il y a deux jours, et on m'a mis ça entre les mains : une mine !

Écrit par : Chevreuil | 18 mai 2009

Désolée, mais je trouve ceci à pisser de rire.
Lambda

Ecrit par : Lambda | 17 mai 2009
---------
Je n'espérais guère plus que d'arracher un sourire à chaque lecteur.
Cependant, l'adverbe "incontinent", assez désuet, c'est vrai, figurez-vous que je l'aime. Il est littéraire et j'aime la littérature de bon goût, de bonne facture.
Ne soyez donc pas désolée, Mademoiselle ou Madame Lambda !
Bien au contraire !
Je suis ravi de vous avoir mise d'humeur joyeuse.
Pourquoi alors m'astiendrais-je d'en faire (bon) usage, hein ?

Écrit par : Francis Penin | 18 mai 2009

David Douillet est un gras du bide qui a gagné contre Shinohara sur une faute d'arbitrage.
Complètement hors-sujet, mais bon, c'est pas pour dire, hein !

Ecrit par : yann | 18 mai 2009
------
J'aimerais voir, pourtant, ce gamin héroïque de treize ans avec son couteau de cuisine face à Douillet. Serait-il aussi brave que devant une femme ?

Écrit par : Francis Penin | 18 mai 2009

J’ignore si quelqu’un a répondu

événement est d’avant la réforme et fait partie des quelques exceptions.

Evènement est recommandé par l’Académie et les manuels de bon usage. C’est normal : le e muet entraîne d’ordinaire l’apparition de è.

Toutefois, par habitude ou conservatisme, je continue comme vous à écrire "événement" en me moquant des recommandations du dictionnaire.

Ecrit par : uncertain | 18 mai 2009
----
Merci, Uncertain !
L'adverbe "allégrement" peut aussi s'écrire "allègrement".
Il paraît qu'un certain ancien ministre de l'EN préfère "allégrement".
Je me demande bien pourquoi.

Écrit par : Francis Penin | 18 mai 2009

"Comme le point d'exclamation, alors ? :-p"

Ecrit par : sanjuro | 18 mai 2009

Mais pas avant le point d'interrogation!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2009

point d’interrogation : avant le signe, espace fine ou espace (insécables) après le signe, espace.
cf http://fr.wikipedia.org/wiki/Ponctuation#Les_espaces_autour_des_signes_de_ponctuation

Écrit par : sanjuro | 19 mai 2009

Jean Jaurès De l'éducation (anthologie)
Editions Nouveaux Regards Syllepse, 2005.

Ecrit par : Chevreuil | 18 mai 2009

Introuvable sur amazon :(

Écrit par : Jeremy | 19 mai 2009

"Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?" se (re)demande Chevreuil…

Parce qu'il préconisait La Fontaine — et, globalement, les classiques au peuple. Ne cherchez pas plus loin.
Splendides, ces citations.
JPB

Écrit par : brighelli | 19 mai 2009

@ jérémy

Je m'en prends à ce sinistre individu (le recteur, effectivement, lors de l'affaire Karen Montet Toutain, ça veut tout dire) parce qu'il incarne à la perfection ces crapules qui, dans les 20 à 30 dernières années, ont fait des Lettres, une matière dévastée, et quasi obscène. Il furent des centaines comme lui, et ils sont toujours là, qui veillent sur leur butin en forme de dépotoir : dans les IUFM, dans le corps de L'Inspection, dans les chaires de "science de l'éducation"... Ces clones en forme de Boissinot sont des bodysnatchers déguisés en humains, ce sont les H5N1 de la grippe scolaire, ils mutent pour survivre à tous les ministres qui passent, répandant leur glaires fétides qui continuent d'empoisonner l'Alma Mater agonisante. (Bégaudeau, lui au moins, a eu le bon goût de quitter l'enseignement)
Les haïr, les nommer et les injurier sont des activités saines et morales.

Écrit par : JPL | 19 mai 2009

Et le discours de Jaurès aux lycéens d'Albi

http://www.lours.org/default.asp?pid=100

Écrit par : Françoise Guichard, | 19 mai 2009

Sanjuro, pour ce qui concerne: "après le signe", d'accord, mais, pour avant, comment fait-on pour avoir une "espace fine"? Cela a t-il à voir avec la champagne du même nom?
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2009

Je signale ce petit ouvrage "La typographie cent règles", au modeste prix de 7 euros, de Patrick Roman et Christian Laucou, édité chez "le Polygraphe éditeur". Il faut ménager une espace fine avant le point d'interrogation. Cela donnera :
Avez-vous compris ?
En règle générale, d'après ce petit livre, on laisse une espace insécable devant toute ponctuation double du type [? ! ; : " "]. Ces espaces insécables sont des blancs qui "verrouillent" deux éléments de textes afin de forcer le rejet de l'ensemble d'une ligne à l'autre.
Les espaces insécables se distinguent des espaces flottantes (ou libres) dont la valeur dépend du nombre de signes sur la ligne.
(Les règles de typographie en usage ont été mofifiées à la fin du XXe avec l'arrivée des traitements de textes.)

Écrit par : Orthoprof | 19 mai 2009

Corrections : chez "Le Polygraphe éditeur". "modifiées".

Écrit par : Orthoprof | 19 mai 2009

Décidément Orthoprof a la vue basse (son grand âge sans doute !) : Patrick Boman est le véritable auteur de l'opuscule en question.

Écrit par : Orthoprof | 19 mai 2009

Merci d'avoir donné ce lien vers le discours de Jaurès au lycée d'Albi.

"Oui, la République est un grand acte de confiance"

La République, oui mais laquelle ?

Celle "une et indivisible" des textes fondamentaux ou celle, "plurielle" du PS * ?

En passant, j'ai retrouvé ce compte-rendu d'une séance de l'Assemblée Nationale du 15 mai 2001 sur le projet de loi relatif à la Corse.

Je pense que sa (re)lecture est utile en ces temps d'élections européennes.

On y retrouve parfois des souffles jauressiens.

http://www.assemblee-nationale.fr/11/cra/2000-2001/2001051521.asp

* on objectera que Jospin n'est plus là mais je ne suis pas du tout certain que la "république à fragmentation" ne soit pas une grenade dégoupillée par nos politiciens actuels.

Écrit par : dugong | 19 mai 2009

Avec un Mac, aucun problème pour les espaces insécables! On les fait au clavier.

Écrit par : retraitée | 19 mai 2009

"Ces espaces insécables sont des blancs qui "verrouillent" deux éléments de textes afin de forcer le rejet de l'ensemble d'une ligne à l'autre."


La blancheur de ces grands espaces insécables m'effraie.

Écrit par : dugong | 19 mai 2009

Le Monde, jamais en retard pour promouvoir le pédagol, nous gratifie d'un concentré du genre :

Un dénommé Bruno Rigolt, prof de français de son état, nous explique qu'avec internet, "une révolution pédagogique est en marche" :

"Dans une perspective d'apprentissage, il est évident que l'usage d'Internet et la multiplication des réseaux sociaux sont indissociables d'une transformation sans précédent des pratiques culturelles qui bouleverse déjà les interactions entre la société et l'Ecole."

On devrait interdire le meirieutron dans la rédaction des articles.

Plus loin : "A cet égard, les valeurs individualisantes, qui fondaient pour partie le système axiologique de l'école sont en train de s'effondrer : le cours traditionnel, qui laisse par définition peu de place aux élèves, s'inspire en fait d'une conception qui est celle de l'Etat-providence"

allez encore une et j'arrête : "Il est devenu urgent de requalifier le statut de l'élève en développant la motivation selon un principe de valeurs qui sont celles de la culture d'entreprise. Les expériences de travail collaboratif sont à ce titre un enjeu majeur : en permettant à des élèves ou à des étudiants d'intervenir directement dans les scénarios pédagogiques proposés par l'enseignant, l'écriture collaborative amène à redécouvrir les vertus de la confiance et de la coopération comme modes constitutifs de la relation didactique."

Il y en a comme ça des lignes et des lignes.
Je n'ai jamais, à ce jour, vu un ensemble aussi homogène de sornettes et de délires pédagols.
Je propose de nominer l'article pour le Meiriol d'Or 2009.

Bruno Rigolt. Retenez bien ce nom ! Ce jeune (?) homme a un grand avenir au Moloch.

http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2009/05/19/une-revolution-pedagogique-est-en-marche_1195011_3232.html

PS : le phénomène a un blog :
http://brunorigolt.blog.lemonde.fr

Écrit par : dugong | 19 mai 2009

Ça veut dire quoi, au juste, "obstacle épistémologique" ?

Ecrit par : dobolino | 18 mai 2009

Les obstacles épistémologiques s'opposent aux connaissances nouvelles; pour être dépassés, cela suppose de rompre avec des connaissances antérieures, des connaissances intuitives et des représentations liées au sens commun ( il n'est , en effet, pas évident d'admettre que c'est la terre qui tourne autour du soleil et non l'inverse). Ces ruptures interviennent tout au long de l'enseignement d'une discipline. Voyons ce que cela donne au niveau de l'apprentissage de la lecture.
Il y a quelques mois, lors d'un débat avec Rachel Boutonnet, Eveline Charmeux a évoqué comme principal obstacle à l'acquisition de la lecture toute une série de difficultés qu'elle a regroupée sous le terme générique « d'obstacles épistémologiques » Cette dame qui pense être la seule en France à connaître la signification de « l'acte de lire » (elle a d'ailleurs gardé son secret) n'a, malgré l'insistance du journaliste, pas pu ou pas voulu entrer plus précisément dans les détails, pensant probablement que les auditeurs n 'avaient pas le niveau intellectuel requis pour comprendre ses explications.
Suite à ce débat, elle est revenue sur ce sujet dans une entrevue avec un journaliste à qui elle a enfin donné un exemple précis pour illustrer ses propos :

« Souvent, par exemple, les enfants s'imaginent que la longueur des mots est directement liée à la taille des choses qu'ils représentent ».

Si je raconte cette histoire de longueur des mots aux élèves de Grande Section avec lesquels je travaille (ou à Rocco Siffredi), ils vont bien rire. En effet, cet obstacle qui, nous le verrons, est renforcé (voire créé) par une pédagogie inspirée par le constructivisme, peut , avec des élèves âgés de 5 ans, être évacué après une séance d'un quart heure !

- Des images et des mots sont comparés visuellement.
ex : On présente à des enfants de 5 ans une image sur laquelle une voiture et un vélo sont dessinés (à la même échelle) puis on leur présente les mots « voiture » et « vélo » en leur demandant lequel de ces deux mots est le mot « voiture » (ou l'inverse). Les enfants d'enseignants, qui, eux, savent déjà lire sont, bien entendu, exclus du jeu. La majorité des élèves choisira le bon mot et certains justifieront leur réponse en expliquant qu'ils ont choisi le mot le plus long car la voiture est plus grande que le vélo.

Contre- exemple avec « arbre » et « champignon ».Même question et effectivement la majorité va choisir champignon pour arbre ou arbre pour champignon car il est évident que l'arbre est beaucoup plus gros que le champignon ! Hé ben même pas vrai ! C'est le contraire, ça alors!

D'où la conclusion qui peut être énoncée de la façon suivante face à des élèves terrassés par leur première rupture épistémologique: « Il n'y a pas de rapport entre la longueur des mots et la taille ou le volume des choses qu'ils représentent ».....La belle affaire! Suivent d'autres exemples pour confirmer l'absence de règle dans ce domaine:

éléphant - souris ; avion - bicyclette ; Carla-Nicolas etc...

Cela s'appelle un enseignement explicite qui est à la pédagogie ce que la parole est à la psychothérapie … un dépassement des problématiques Il faut arrêter de s'enfermer dans de faux problèmes et de prendre les gamins pour des cons !

Précision utile : Cet obstacle ne peut pratiquement être « activé » que dans une approche idéovisuelle ou globale de la lecture (on comprend mieux !); en effet, quand on ne sait pas lire un mot « à la lettre » car on ne connait pas le code alphabétique et que, par conséquent, on cherche désespérément des indices (on y est même encouragé) alors, on essaie d'en inventer ! (d'où le côté régressif de ces méthodes). L'enfant qui lit VERITABLEMENT n'a pas besoin de s'encombrer de ce genre de problème puisque toutes les informations sur les mots lui sont fournies par les lettres et groupes de lettres qui les constituent.
Obscurantisme quand tu nous tiens!

Thierry

Écrit par : thierry venot | 19 mai 2009

TotoW, la Fnac ne met pas à jour son catalogue, donc je suis sûr que le livre est introuvable chez eux (j'ai déjà eu le tour de très nombreuses fois) !

Écrit par : Jeremy | 19 mai 2009

"Carla-Nicolas"

ce n'est pas un contre-exemple : la sienne est objectivement plus grande.

Écrit par : dugong | 19 mai 2009

Rien à voir avec le sujet mais allez voir ça, c'est génial !
Je l'ai envoyé par mail à tous ceux dont j'ai l'adresse mais je ne les ai pas toutes.
http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=2539741

Écrit par : dobolino | 19 mai 2009

Un dénommé Bruno Rigolt, prof de français de son état, nous explique qu'avec internet, "une révolution pédagogique est en marche" :

"Dans une perspective d'apprentissage, il est évident que l'usage d'Internet et la multiplication des réseaux sociaux sont indissociables d'une transformation sans précédent des pratiques culturelles qui bouleverse déjà les interactions entre la société et l'Ecole."


Ecrit par : dugong | 19 mai 2009
e n'est pas obligatoirement complètement con.
Si vous cliquez sur le lien qui va apparaître, vous verrez qu'effectivement, les technologies modernes changent la donne.

Il y a quatre ans, j'ai assisté à la journée portes ouvertes de l'école Steiner Waldorf de Sorgues (84). Les élèves y présentaient en concert un mouvement d'une symphonie de Beethoven. Le but final de cet exercice était de les réunir avec une école d'Allemagne qui travaillait le même mouvement avec, il me semble, le même professeur. Avec l'usage des technologies modernes, ils auraient pu travailler toute l'année conjointement et se retrouver ensemble pour le concert final en ayant répété ensemble toute l'année à distance. Il suffisait de s'entendre sur l'heure des répétitions !

Écrit par : dobolino | 19 mai 2009

On peut aussi prévoir des heures de langue vivante avec internet et webcam où chaque élève travaille en direct, à l'oral aussi bien qu'à l'écrit, avec son correspondant chinois, allemand ou australien ou tout ce que vous voulez.

Écrit par : dobolino | 19 mai 2009

Rien à voir avec le sujet mais allez voir ça, c'est génial !
Je l'ai envoyé par mail à tous ceux dont j'ai l'adresse mais je ne les ai pas toutes.
http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=2539741

Ecrit par : dobolino | 19 mai 2009

Je l'ai fait suivre plus loin...
Mais cela fait déjà quelques temps qu'il voyage pour le plus grand plaisir de beaucoup...

Écrit par : Maminou | 19 mai 2009

A propos de Rigolt, dobolino a écrit : "ce n'est pas obligatoirement complètement con."

Je n'ai pas dit que c'est con mais que c'est délirant et dangereux (il faut lire l'ensemble de l'article).

Je suis le premier à dire que les TIC emporteront tout si on n'y prend pas garde. Or, ces gens là disent : internet existe et s'impose DONC l'enseignement "traditionnel" est à bannir.

Écrit par : dugong | 19 mai 2009

"Un peuple qui ne connaît pas bien sa langue vivra constamment à l'état de confusion intellectuelle. Et le seul moyen de bien connaître la langue française, c'est de l'étudier dans les chefs d'oeuvre des maîtres, c'est d'en connaître le "métier" pour en mieux goûter l'art. Les mots confus charrient des idées troubles." (août 1913)

J’ignorais ce texte, rapporté par Chevreuil. Il ne fait que renforcer mon respect pour Jaurès et mon mépris pour les Bégaudeaux, et d’une façon générale tous ceux qui prônent une « simplification » de l’orthographe et de la syntaxe (et donc, de leur apprentissage). Qui sont, eux, fort bien munis d’une orthographe complexe, dont ils se servent pour manipuler. On retourne, et par démagogie ils accélèrent ce mouvement, vers une sorte de Moyen-Age (pardon, chers amis médiévistes qui allez me reprocher cet usage péjoratif), vers une civilisation de l’oral : une majorité d’analphabètes soumis aux manipulations d’une minorité de clercs, excités dans leurs émotions et amputés des moyens d’exercer leur intelligence, leur capacité à la réflexion et à la mise en perspective pour quoi l’écrit est plus apte que l’oral. Milliers de « cerveaux disponibles » soumis alors aux ancêtres de TF1 et des prédicateurs de toutes idéologies, et maintenant aux mandarins qui trouvent bon qu’on laisse se développer une sous-langue pour les ilotes.

Je reverrai toute ma vie ce père qui a fondé mon combat pour et avec les élèves. Dans une réunion, un ouvrier, perdu au fond de la classe, bien sûr, trépignait car une Madame de Grand-Air au premier rang sortait des énormités - mais en beau langage. Et moi, le croisant huit jours après, de lui demander pourquoi il ne l’avait pas bâchée alors que je connaissais ses idées, pertinentes : "Ah Monsieur, je ne savais pas comment le dire !". Lui, ses idées n’étaient pas troubles mais ses mots étaient confus, il le savait et en souffrait. A nous d’aider les élèves, au prix bien sûr de l’effort, à ne plus souffrir de cette infériorité.

http://www.liberation.fr/courrier/0101506422-au-tribunal-l-injustice-linguistique

(Oui, je sais, Bentolila n’est pas le genre de plus d’un/une ici. Menfous, ce qui compte pour moi est ce qu’il dit ici :

« Insupportables inégalités linguistiques qui manifestent et renforcent jusqu'à la caricature les inégalités sociales ! Insupportable impuissance de notre école de distribuer de façon plus équitable le pouvoir linguistique parmi les enfants qui lui sont confiés ; livrant ainsi à un monde hors de portée de leurs mots des jeunes à l'identité vacillante, dont la seule chance de laisser une trace sur les autres et sur le monde est de s'abandonner à la violence, en désespoir de «cause».

(Merci à Dobolino pour le lien. Et le mot "lien" est ici particulièrement pertinent !)

Écrit par : PMB | 19 mai 2009

"le cours traditionnel, qui laisse par définition peu de place aux élèves, s'inspire en fait d'une conception qui est celle de l'État-providence"

allez encore une et j'arrête : "Il est devenu urgent de requalifier le statut de l'élève en développant la motivation selon un principe de valeurs qui sont celles de la culture d'entreprise. "

Ecrit par : dugong | 19 mai 2009

Bien d'accord avec vous : il ne faut pas qu'internet remplace l'enseignement traditionnel.
Mais ce qui m'amuse surtout dans vos citations, c'est leur côté incongru dans la bouche d'un enseignant, surtout pédagogo : vous ne leur trouvez pas un relent, un parfum, comment le dire sans être grossier, bon, allez, "libéral" ?

Écrit par : yann | 19 mai 2009

"vous ne leur trouvez pas un relent, un parfum, comment le dire sans être grossier, bon, allez, "libéral" ?"

Oui. Il faudrait demander à Cadichon de nous expliquer cette curieuse conjonction (de coordination !).

Écrit par : dugong | 19 mai 2009

allez encore une et j'arrête : "Il est devenu urgent de requalifier le statut de l'élève en développant la motivation selon un principe de valeurs qui sont celles de la culture d'entreprise. "

Ecrit par : dugong | 19 mai 2009

Idem pour les "conseils pédagogiques" et autres accès spasmodiques de réunionnite aiguë, inspirés par les "cercles de qualité"... On voit le résultat.

Écrit par : Françoise Guichard | 19 mai 2009

Suivent d'autres exemples pour confirmer l'absence de règle dans ce domaine:

éléphant - souris ; avion - bicyclette ; Carla-Nicolas etc...

Thierry

"Carla-Nicolas"

ce n'est pas un contre-exemple : la sienne est objectivement plus grande. Ecrit par : dugong | 19 mai 2009

OK ... mais pour l'absence de règle(s) ?

Thierry

Écrit par : thierry venot | 19 mai 2009

"OK ... mais pour l'absence de règle(s) ?"

Il aurait, paraît-il, des principes mais pas de règles.

Écrit par : dugong | 19 mai 2009

A propos de Rigolt, dobolino a écrit : "ce n'est pas obligatoirement complètement con."

Je n'ai pas dit que c'est con mais que c'est délirant et dangereux (il faut lire l'ensemble de l'article).

Je suis le premier à dire que les TIC emporteront tout si on n'y prend pas garde. Or, ces gens là disent : internet existe et s'impose DONC l'enseignement "traditionnel" est à bannir.

Ecrit par : dugong | 19 mai 2009

C'est sûr ! C'est un tissu de conneries sans nom ! Je m'étais juste arrêter à la première phrase
Ce que je veux dire, c'est qu'internet bien utilisé peut grandement améliorer certains enseignements et faciliter la vie de tous (les bêtes corrections en ligne, c'est pas mal et ça ne bouffe pas d'arbres). Après, ce qu'un type comme ce Rigolot veut en faire, je ne le sais hélas que trop bien, ayant deux enfants scolarisés.

Écrit par : dobolino | 19 mai 2009

"Il aurait, paraît-il, des principes mais pas de règles."

Pour elle, ce serait l'inverse (?)

Écrit par : dugong | 19 mai 2009

Je mets (modestement) quelqu'un au défi de me démontrer qu'Internet et les TICE puissent nous APPRENDRE une langue étrangère (ou ancienne), à commencer par l'anglais, et les mathématiques, et la littérature, et la philosophie, et la biologie, et la physique, et la chimie, et l'histoire, et la géographie, etc., etc. !!!

Écrit par : JPL | 19 mai 2009

Chouchou, je te vois! Risque-t-on 100 euros damende?

http://www.dailymotion.com/video/x9bre7_nicolas-sarkozy-visite-surprise-a-f_news

Écrit par : retraitée | 19 mai 2009

Si, comme le prétend le proc, l'enseignant proférant l'a répété sans discontinuer pendant 5 minutes, oui !

Ce proc a même poussé le ridicule jusqu'à chronométrer lui-même la durée d'émission du "message" et il a calculé le nombre de répétitions du "message" (60 !).

D'où l'on peu déduire :

1- qu'il ne croit pas aux vertus de la répétition dans la compréhension des messages.

2- que les policiers en train de contrôler ne sont pas des apprenants.

3- que le proc maîtrise les mécanismes de base de la division avec changement d'unité.

Écrit par : dugong | 19 mai 2009

Dobolino dicit : "Ce que je veux dire, c'est qu'internet bien utilisé peut grandement améliorer certains enseignements".

Oui, et en voilà une preuve avec ce blogue d'un prof de 1ère :

http://philippeamen.canalblog.com/archives/2006/05/10/1849443.html

Internet, et de façon générale l'informatique, sont de formidables outils... mais rien d'autre. Ceux, et notamment les apprenants - zut un gros mot - les élèves qui croient que cela les dispense de travailler en pensant par eux-mêmes (scuz le pléonasme) se fourrent le doigt dans l'œil jusqu'au fond du baggy (non, du slim).

Écrit par : PMB | 19 mai 2009

on peut déduire !

Écrit par : dugong | 19 mai 2009

"

Je mets (modestement) quelqu'un au défi de me démontrer qu'Internet et les TICE puissent nous APPRENDRE une langue étrangère (ou ancienne), à commencer par l'anglais, et les mathématiques, et la littérature, et la philosophie, et la biologie, et la physique, et la chimie, et l'histoire, et la géographie, etc., etc. !!!

Ecrit par : JPL | 19 mai 2009
"

Je suis en partie d'accord, mais il existe des contre exemples. en physique et en math surtout pour les collégiens avec de bons sites interactifs. Je connais un élève qui pour diverses raisons n'avait rien compris à un cours, il est allé sur un site ou un cours clair (et de fait totalement magistral!!!) et surtout toute une série d'exercice interactifs lui ont permis de "cartonner" comme un fou au contrôle suivant. (ex:http://physiquecollege.free.fr/quatrieme.htm)

Pour le reste, on peut trouver un certains nombre de ressources qui permettent de travailler seul chez soi.

Le défaut d'internet étant qu'on en espère secrêtement pouvoir apprendre sans effort - et ça évidemment....

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 19 mai 2009

Oui, et en voilà une preuve avec ce blogue d'un prof de 1ère :

Ecrit par : PMB | 19 mai 2009

Vous dites ça au premier ou au second degré ?
Parce que personnellement la lecture de l'"analyse" des Passantes m'a plutôt donné envie de vomir.

Allez ! http://www.youtube.com/watch?v=l4Q7urIVYAE

Écrit par : yann | 19 mai 2009

Rien à voir avec le sujet mais allez voir ça, c'est génial !
Je l'ai envoyé par mail à tous ceux dont j'ai l'adresse mais je ne les ai pas toutes.
http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=2539741

Ecrit par : dobolino | 19 mai 2009


Excellent ! Et eux Hadopi, connaissent pas.

Mobilisation des artistes anglo-saxons pour la lberté de télécharger sur internet

http://www.featuredartistscoalition.com/

Écrit par : carole | 19 mai 2009

http://www.youtube.com/watch?v=f03KAiuMVRw&feature=related

!!!!!!

Écrit par : yann | 19 mai 2009

A propos du Rigolt, sur le Monde ce commentaire trop beau pour être vraiment honnête :

"Cette redéfinition de l’école s’inscrit dans la valorisation de l’individu, le plaçant dans une situation de responsabilité, individuelle, collective. Ici aucune subalternisation ni de la pensée, ni de l’interrelation qui affirme la valeur des échanges transversaux.pas de brouillage des rôles puisqu’il ne s’agit pas de déconstruire l’école mais de lui donner le dynamisme de l’efficacité. Circulation et communication de pensée"

J'allais le dire.

Écrit par : dugong | 19 mai 2009

Par Toutatice ! Même le latin est en passe d'être envahi !

Aujourd'hui même, je disais à notre documentaliste que les écrans d'ordinateurs qui ont fleuri dans les établissements depuis quelque temps, finalement, confortent les élèves dans leur inattention chronique. Ils zappent souvent d'un site à l'autre sans résultat, perdant beaucoup de temps. Elle me raconte qu'un élève est entré l'heure précédente pour chercher le sens du mot "cité" et qu'il s'est précipité sur un ordinateur. Elle lui a refusé l'accès, lui indiquant les nombreux dictionnaires sur les rayonnages. Il a alors le culot de mentir : le professeur lui a interdit le dictionnaire, il doit chercher sur internet !
On n'a pas encore vu toutes les dérives de ce nouvel outil. Prodigieux par ailleurs, on est d'accord.

Écrit par : Marilyse | 19 mai 2009

http://www.youtube.com/watch?v=f03KAiuMVRw&feature=related

!!!!!!

Ecrit par : yann | 19 mai 2009

Moi, quand je pense à Nicolas, je ne ...

Écrit par : Marilyse | 19 mai 2009

« Il a alors le culot de mentir : le professeur lui a interdit le dictionnaire, il doit chercher sur internet ! »

C’est pour ça que j’ai des élèves de 5e incapables de chercher dans un dico.

Cela témoigne d’une méconnaissance de la langue. Pour donner un exemple caricatural : si « le chat », dans un texte , leur pose problème , certains vont chercher d’abord à « le ».

Écrit par : uncertain | 19 mai 2009

"le cours traditionnel, qui laisse par définition peu de place aux élèves, s'inspire en fait d'une conception qui est celle de l'État-providence"

allez encore une et j'arrête : "Il est devenu urgent de requalifier le statut de l'élève en développant la motivation selon un principe de valeurs qui sont celles de la culture d'entreprise. "

Ecrit par : dugong | 19 mai 2009

Bien d'accord avec vous : il ne faut pas qu'internet remplace l'enseignement traditionnel.
Mais ce qui m'amuse surtout dans vos citations, c'est leur côté incongru dans la bouche d'un enseignant, surtout pédagogo : vous ne leur trouvez pas un relent, un parfum, comment le dire sans être grossier, bon, allez, "libéral" ?

Ecrit par : yann | 19 mai 2009

Pas grossier du tout :

http://blogs.lentreprise.com/esprits_business/2009/05/des-mini-entreprises-se-creent.php

Écrit par : carole | 19 mai 2009

TotoW, la Fnac ne met pas à jour son catalogue, donc je suis sûr que le livre est introuvable chez eux (j'ai déjà eu le tour de très nombreuses fois) !

Ecrit par : Jeremy | 19 mai 2009

Vous avez raison, c'est pourquoi je vous ai aussi donné les liens alapage et priceminister, qui sont sensiblement plus fiable (surtout alapage).

Pour info, voici le taux de mes commandes annulées par site, ça confirme vos soupçons :

fnac.com : 16%
alapage : 9%
amazon : 4%
Priceminister (vendeurs particuliers) 15%

Les chiffres portent sur suffisamment de commandes pour être significatifs.

Écrit par : TotoWeininger | 19 mai 2009

fiableS, comme dirait orthoprof.

Écrit par : TotoWeininger | 19 mai 2009

L' analyse des "Passantes" donne une idée très juste de ces "lectures méthodiques" qui ont remplacé explication traditionnelle et commentaire composé : techniquement, il n'y a rien à dire, mais toute forme de sensibilité au texte a disparu. Un ordinateur perfectionné pourrait en faire autant. Je préférais de beaucoup les commentaires "impressionnistes", copieusement conspués depuis, que l'on pratiquait dans les années soixante et que certains élèves troussaient avec beaucoup de talent.

Écrit par : Sylvie Huguet | 19 mai 2009

"Moi, quand je pense à Nicolas, je ne ..."

Ecrit par : Marilyse | 19 mai 2009

Quand elle pense à ma bouille,... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2009

Ici aucune subalternisation ni de la pensée, ni de l’interrelation qui affirme la valeur des échanges transversaux.
Ecrit, ou plutôt rapporté par : dugong | 19 mai 2009

"Le parler creux sans peine... "
Voir le générateur du jargotron sur
http://www.prevensectes.com/rael31.htm

Écrit par : Françoise Guichard | 19 mai 2009

J'avais vu "moogaloop", il y a déjà quelque temps... C'est formidable, sur tous les plans! Là, je suis d'accord avec le fait qu'on ne dissocie plus le fond de la forme!
Merci, Dobolino!
J'aurais dû le mettre à l'époque!

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2009

Génial, Françoise!
On n'en avait pas eu un "spécial pédago", il y a peu?

Écrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2009

@ Jérémy

Vous pouvez le trouver ici, également :

http://www.la-breche.com/catalog/product_info.php?manufacturers_id=6&products_id=1018

C'est une librairie trotskyste, mais pas plus malhonnête que ça, cependant ;-)

Écrit par : TotoWeininger | 19 mai 2009

On n'en avait pas eu un "spécial pédago", il y a peu?

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2009

Le meirieutron?

http://www.sauv.net/meirieutron.htm

Écrit par : TotoWeininger | 19 mai 2009

"Examinant toutes les pesanteurs du corps enseignant et la définition de la nouvelle citoyenneté à l’époque de l’Internet, il est vital, dans le souci des apprenants, d'encadrer un référentiel obligatoire des situations-problèmes pour les jeunes acteurs-auteurs de leur propre formation."

Écrit par : TotoWeininger | 19 mai 2009

J'avais vu "moogaloop", il y a déjà quelque temps... C'est formidable, sur tous les plans! Là, je suis d'accord avec le fait qu'on ne dissocie plus le fond de la forme!
Merci, Dobolino!
J'aurais dû le mettre à l'époque!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mai 2009
Y'a pas de quoi ! Je me doutais bien que vous connaissiez déjà ! Mais, au cas où ...
Ceci dit, ça ne change rien à l'aversion quasi maladive des gens d'ici pour les performances postérieures à 1923 !
On aurait beau leur donner deux heures de LV 1 et 2 par semaine que ça n'y changerait rien ! Ceci dit, ça manque un peu ici de profs de langues vivantes mais j'ai un bon taf dans ma famille et ça me suffit pour savoir ...
Quant à savoir que des gosses de dix à seize ans de l'école Waldorf sont capables de travailler en groupe une symphonie de Beethoven, puis de se réunir à deux écoles pour finaliser, ça, alors ... ils s'en battent largement les couilles, même si certaines facs sont envahies par les anthroposophes.

Écrit par : dobolino | 19 mai 2009

L' analyse des "Passantes" donne une idée très juste de ces "lectures méthodiques" qui ont remplacé explication traditionnelle et commentaire composé : techniquement, il n'y a rien à dire, mais toute forme de sensibilité au texte a disparu. Un ordinateur perfectionné pourrait en faire autant. Je préférais de beaucoup les commentaires "impressionnistes", copieusement conspués depuis, que l'on pratiquait dans les années soixante et que certains élèves troussaient avec beaucoup de talent.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 19 mai 2009

Et vous croyez que le prof qui a fait ce résumé certes limité n'enseigne plus face à sa classe et se contente de leur dire "Ouvrez votre ordinateur à la page http:// ... ... ?" puis se tourne les pouces pendant une heure ou deux ?
Ça reste possible et nous ne sommes à l'abri d'aucune dérive !

Écrit par : dobolino | 19 mai 2009

Il faut bien intégrer les nouvelles technologies et tout le monde le fait spontanément !
Un mien ami (est-ce trop dire ?) m'a transmis, par mail et pour mon fils, élève de TL, son analyse des Liaisons dangereuses. Le gamin en tire profit, semble-t-il, même s'il pense que pour le bac, c'est trop fort ...
Faut leur apprendre à trier ce flux permanent d'infos, à nos jeunes et c'est un sacré travail auquel même des parents vigilants ne peuvent suffire.
Vous me voyez, moi, en train de trier les infos, penchée seule sur le râble d'un garçon de 18 ans ? Tandis que ses professeurs nieraient l'évidence d'un fait indiscutable ?

Écrit par : dobolino | 19 mai 2009

Le niveau de ce blog monte sans cesse. Voici que nous en sommes aux acrostiches.
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 mai 2009
---
Le mien diminue : l'acrostiche m'a échappé.
Mais c'est dû à mon grand âge.
Mon attention se relâche.
Merci, JPB, d'avoir indiqué cet innocent - et distingué -acrostiche !
Je ne pense pas que l'auteur ait plagié Villon qui ne connaissait probablement pas ce mot de trois lettres.

Ecrit par : Francis Penin | 18 mai 2009

********************
Eh oui ! Quitte à dire des grossièretés, autant le faire avec classe. Et non, je n'ai pas plagié Villon, ni personne d'autre. Bon alors toute ressemblance gna gna gna fortuite. Quand je souhaite proférer, des insanités, je n'ai pas besoin d'aide (ce n'est pas comme pour l'imparfait du subjonctif).

LE PINGOUIN

Écrit par : Le Pingouin | 19 mai 2009

Le meirieutron?

http://www.sauv.net/meirieutron.htm
Ecrit par : TotoWeininger | 19 mai 2009

Oeuvre réjouissante d'un des familiers de ce blog.

Écrit par : guy morel | 19 mai 2009

http://www.europe1.fr/Info/Actualite-France/Faits-divers/Fenouillet-l-enseignante-agressee-va-mieux-reprise-des-cours/(gid)/223564

« L'auteur du coup de couteau, un élève de 5e et dont l'identité n'a pas été révélée, a été mis en examen pour "tentative d'homicide volontaire". Conformément aux réquisitions du parquet, il a été écroué samedi au centre de détention pour mineurs de Lavaur, dans le Tarn. "Nous avons tous conscience que ce garçon est très jeune mais, en même temps, cette étape nous semble importante pour qu'il prenne conscience de ce qu'il a fait", a dit le procureur de la République de Toulouse, Michel Valet. »

Bien fait le gamin !

Écrit par : Le Pingouin | 19 mai 2009

"Le registre du texte est un registre épidictique : il montre par l’emploi du seul verbe « dédier » (vers 1) que ce poème est un éloge des femmes"

Ce commentaire a été cité ici comme un exemple de formalisme.
Peut-être.
Plus préoccupant sous la plume d'un professeur de lettres la rédaction de la deuxième proposition. L'auteur a voulu dire qu'à lui seul l'emploi du verbe "dédier" montre que etc., mais il a écrit autre chose qui 'a pas du tout le même sens.

Écrit par : guy morel | 19 mai 2009

Yann, vous pourriez développer ? Quant à votre lien sur Mme Sarkozy III, j'espère que lui est second degré ! CB est à Brassens comme l'eau tiède à un Armagnac hors d'âge ! Ses textes sont des biscottes sans sel : aussi fades, et qui partent en miettes dès que vous appuyez un peu dessus !

Sylvie Huguet, merci de l'avoir fait. Cela manque de sensibilité, certes. Mais est-ce son rôle, en tant qu'enseignant ? Doit-il s'émouvoir devant ses élèves, au risque du cabotinage et de la préemption, ou se borner par scrupule à leur donner les moyens de le faire, de découvrir que s'ils ont éprouvé une émotion c'est grâce à leur analyse ? Il me fait penser à ces gens que, pour en avoir vus à l'œuvre*, je tiens parfois en grand estime : les "médiateurs culturels" (chiche que d'aucuns vont jurer au gros mot) qui aident le vulgum pecus comme moi à comprendre l'art contemporain.

J'ai un peu exploré le site de ce collègue (que je ne connais ni des lèvres ni de dents :-). Je crois y voir un gros travail perso : les fiches sont de sa plume - heu, son clavier - ou alors c'est un voleur, qui doit être stigmatisé comme tel.

* http://www.letdm.fr/

Écrit par : PMB | 19 mai 2009

Bien fait le gamin !

Ecrit par : Le Pingouin | 19 mai 2009

"Le Snes-FSU, principal syndicat d'enseignants des collèges et lycées, a demandé au ministre de "privilégier les moyens humains permettant le dialogue et l'accompagnement" plutôt que de "développer les portiques"."

Belle alternative : le dialogue (avec qui?) et l'accompagnement (de quoi?) OU les portiques.

"privilégier les moyens humains permettant le dialogue et l'accompagnement" -> expression à ajouter dans le méirieutron, si elle n'y figure pas déjà.

Écrit par : TotoWeininger | 19 mai 2009

meirieutron, sans accent sur le e. Ce n'est pas parce que c'est un con que l'on doit écorcher son nom.

Écrit par : TotoWeininger | 19 mai 2009

Dugong, grand meci pour l'intervention de Chevènement reprise sur
http://www.assemblee-nationale.fr/11/cra/2000-2001/2001051521.asp
Un roman policier sort ces jours-ci (chez Balland, sous le titre de "Viande froide", mais il reprend un autre titre, "Pur porc", paru en 2002 chez Ramsay), qui suppose, comme l'ex-ministre de l'Intérieur, que l'assassinat d'Erignac avait à voir avec le schéma d'aménagement d ela Corse — et la possibilité, offerte par le projet Jospin, de construire partout — et quand je dis partout… — afin de blanchir les sommes récoltées ailleurs — en Afrique, par exemple…
Pure fiction de romancier, bien sûr…
JPB

Écrit par : brighelli | 20 mai 2009

"L' analyse des "Passantes" donne une idée très juste de ces "lectures méthodiques" qui ont remplacé explication traditionnelle et commentaire composé : techniquement, il n'y a rien à dire, mais toute forme de sensibilité au texte a disparu. Un ordinateur perfectionné pourrait en faire autant. Je préférais de beaucoup les commentaires "impressionnistes", copieusement conspués depuis, que l'on pratiquait dans les années soixante et que certains élèves troussaient avec beaucoup de talent.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 19 mai 2009

Ah non Sylvie, les lectures méthodiques c'est fini depuis près de dix ans !

Maintenant on parle de lecture analytique. C'est exactement la même chose, mais on n'a tout de même plus le droit de prononcer le nom fatal de "lecture méthodique" auprès des inspecteurs.

Quant au commentaire, au bac, il n'est plus forcément composé, même à l'écrit : maintenant il peut être linéaire aussi.

Écrit par : Jeremy | 20 mai 2009

Doit-il (le professeur) s'émouvoir devant ses élèves, au risque du cabotinage et de la préemption, ou se borner par scrupule à leur donner les moyens de le faire, de découvrir que s'ils ont éprouvé une émotion c'est grâce à leur analyse ?

Ecrit par : PMB | 19 mai 2009

Excellente question. L'abus du jargon pseudo-critique ne doit pas nous conduire à réhabiliter la paraphrase. Je dirais même plus : ce n'est pas parce que Boissinot, Jordy et Viala qu'on doit ressortir le Lag' Mich'.
A nous d'inventer, maintenant.

Écrit par : Françoise Guichard | 20 mai 2009

Le jeune garçon qui a poignardé son professeur a été écroué au centre de détention pour mineurs de Lavaur

Ecrit par : Le Pingouin | 19 mai 2009

Quitte à me faire incendier : ne pensez-vous pas que la place de cet enfant est plutôt dans un centre de pédo-psychiatrie ? Je n'excuse rien, comprenez-moi bien, je suis indignée comme nous tous ici, et rien n'est plus loin de moi que d'entonner le refrain de frère Lubin (croquelardon) quant à la responsabilité de l'institution patin couffin. Mais tout de même : pour suriner un professeur parce qu'il vous a puni, il faut être mentalement dérangé. Ce gosse n'est pas un délinquant (même s'il a failli devenir un assassin) mais un malade ! Et on va l'enfermer avec des trafiquants de droque et des violeurs : est-ce la bonne solution ?
P.S. Un mien ami, magistrat , me racontait lundi dernier qu'il lui est arrivé jadis, au temps où il était juge d'instruction, d'avoir à traiter une affaire terrible, celle d'une fillette de 6 ans qui avait flingué sa petite soeur au fusil de chasse, par jalousie et tout à fait intentionnellement . Que fait-on ? On colle au gnouf ?

Écrit par : Françoise Guichard | 20 mai 2009

Le gosse en question est allé chercher un couteau de cuisine à la maison, et il est revenu poignarder sa prof. C'est un peu prémédité, tout de même…
JPB

Écrit par : brighelli | 20 mai 2009

Françoise Guichard, je ne vous incendierai pas, sauf si vous me le demandez bien entendu... Il est évident que ce gamin est malade mais comme le dit JPB, son geste est prémédité. « Je vais te tuer » a-t-il dit et à 13 ans, vous ne me ferez pas croire qu'il n'était pas conscient des conséquences poissbles de son geste. Si nous devons taxer de « malade » tous les criminels de sang ou de sperme, il va falloir fermer moult prisons, ouvrir moult hôpitaux psychiatriques et cela donnera moult soucis à une Roselyne déjà bien ennuyée.
Le môme a fauté, tant pis pour lui. Il doit payer pour ce qu'il a fait et, pour ma part, je me moque totalement des raisons qui l'ont poussé à ce geste. Dur pour les parents d'avoir leur gamin de 13 ans en taule ? Et alors, si la prof était morte, on aurait dit quoi à ses parents à elle ? Le merdeux n'était pas connu pour être un enfant à problèmes ? S'il a tenté de tuer sa prof, c'est qu'il devait quand même bien avoir un truc de griller dans le citron. Aussi passerai-ke pour un gros facho anti-gamin-surineur mais je m'en... désintéresse.

;-)

Écrit par : Le Pingouin | 20 mai 2009

""Dur pour les parents d'avoir leur gamin de 13 ans en taule ?"

Ecrit par : Le Pingouin | 20 mai 2009

Ils y sont peut-être un peu pour quelque chose, non? C'est peut-être surtout là que se trouve le problème.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

Je ne pense pas que l'auteur ait plagié Villon qui ne connaissait probablement pas ce mot de trois lettres.

Ecrit par : Francis Penin | 18 mai 2009

Vous devriez vous procurer ses ballades en argot homosexuel! Il en connaissait bien d'autres! Et "con" vient du latin, si je ne m'abuse! Rabelais a même fait un contrepet : à Beaumont-le Vicomte!

En Lorraine, on a : Pompey, aciers spéciaux.

Écrit par : retraitée | 20 mai 2009

Alors là, chapeau ! Je vous trouve tous vachement forts !
Aussi bien ceux qui disent que ce gosse a besoin avant tout de soins, que ceux qui disent qu'à treize ans, il avait forcément une part de conscience et qu'il doit payer.

J'ai eu dans ma classe, il y a quelques années, un jeune garçon "à problèmes". C'était un enfant qui, selon son psy (un pédopsychiatre employé par un CMP, pas un type qui commande une plaque en cuivre à son nom et la fixe à côté de sa porte), "manquait de confiance en lui".
Ce manque de confiance était tellement criant que le bambin était, toujours selon le psy, obligé de tester constamment si ce qu'il avait remarqué la veille était encore valable le lendemain.
C'est ainsi que, plusieurs fois au cours de la même année scolaire, je l'ai surpris en train d'essayer d'introduire subrepticement la mine de son crayon bien taillée dans l'œil ou l'oreille de son voisin de table, en train de laisser traîner une jambe négligente sur le parcours de course à pied ou la travée entre les bureaux, en train d'approcher ses ciseaux largement ouverts du lobe de l'oreille d'un de ses camarades et autres joyeusetés.
Lors des réunions que nous avons été obligés de programmer avec les parents et le pédopsy, ce dernier n'a jamais répondu à mes questions sur "les autres", les victimes du testeur et n'a jamais proposé la moindre solution "coercitive" visant à réprimer les pulsions testeuses de l'apprenti-tortionnaire.
Quant aux parents, sur ses conseils, ils dialoguaient longuement avec leur petit trésor puis établissaient par écrit des "contrats" que le doux ange transgressait régulièrement, ce qui provoquait l'écriture d'un autre contrat censé réparer la transgression du précédent, contrat savamment négocié par Mini-Voldemor qui avait oublié d'être stupide.
Donc, les soins, bof... Tout dépend du "soigneur".

Quant à l'emprisonnement, dans un de ces centres éducatifs fermés, re-bof !
Il me suffit d'avoir vu deux ou trois reportages où les journalistes interrogeaient quelques jeunes internés et les filmaient dans leur vie quotidienne pour douter que cela puisse apporter quoi que ce soit de bon à un gamin qui a commis une faute grave mais qui, selon ce que nous avons entendu dire, n'était pas un habitué des actes de délinquance répétés.

Écrit par : catmano | 20 mai 2009

"Le parler creux sans peine... "
Voir le générateur du jargotron sur


Ecrit par : Françoise Guichard | 19 mai 2009

Certaines combinaisons peuvent "faire sens" (désolé) : "La masturbation renforce les paramètres fondamentaux du bonheur." ..... ;O)))

Écrit par : yann | 20 mai 2009

Yann, vous pourriez développer ?

Ecrit par : PMB | 19 mai 2009

Développer quoi ? Mes nausées à la lecture de l'analyse des Passantes ?
Sylvie Huguet a résumé pour moi. "Registre", "champ lexical", etc., "techniquement, il n'y a rien à dire".
On peut aussi s'interroger sur la pertinence du choix du poème d'Antoine Pol (non, Anne-Marie, ce n'est pas Pierre Louki l'auteur ;o)) face à des gamins pour qui les "passantes" sont plus souvent des meufs à pécho que des nostalgies à venir. Mais bon.

Pour Carla, écoutez-là au degré qu'il vous siéra (madre). Pour ma part, j'aime bien sa version saphique.

Écrit par : yann | 20 mai 2009

Pour en revenir au commentaire:
"Quant au commentaire, au bac, il n'est plus forcément composé, même à l'écrit : maintenant il peut être linéaire aussi."
Ecrit par : Jeremy | 20 mai 2009

Sauf qu'il ne s'agit pas en réalité de méthode mais d'évaluation:il s'agit de ne plus même sanctionner les élèves infoutus de donner une ligne cohérente à leur propos-ce qui n'est pas tout à fait la même chose qu'un commentaire linéaire
C'est à cela que se borne" l'invention de nouvelles pistes"....

Écrit par : en passant.... | 20 mai 2009

Doit-il s'émouvoir devant ses élèves, au risque du cabotinage et de la préemption, ou se borner par scrupule à leur donner les moyens de le faire, de découvrir que s'ils ont éprouvé une émotion c'est grâce à leur analyse ?

Ecrit par : PMB | 19 mai 2009

J'ai relu l'"analyse" (faut-il que j'ai du temps à perdre !).
Si quelqu'un arrive à éprouver une émotion grâce à ça, chapeau bas !!
Autant essayer de se masturber en lisant les cours de la bourse (Christophe, épargnez-nous un jeu de mot, SVP ;O)))

Écrit par : yann | 20 mai 2009

Comme le dirait notre ami Meirieu, le malade qui a poignardé une collègue lance à l'évidence un cri de détresse :
« De même qu’on peut imaginer des manières de répliquer à certaines violences d’élèves autrement que par le dépôt de plainte systématique. »

Lire la suite, où on devine que Meirieu n'a pas aimé, au fond, se reconnaître au fond dans un des personnages (laquel ?) de La Journée de la jupe :
http://www.meirieu.com/ACTUALITE/journee_de_la%20Jupe.htm

Écrit par : P. Lariba | 20 mai 2009

À TotoWeininger qui dit "expression à ajouter dans le meirieutron, si elle n'y figure pas déjà."
J'aimerais bien l'ajouter mais il y aurait tellement de choses à rajouter, le pédagol s'enrichit chaque semaine ! et il faudrait que Sauver les lettres mette sans cesse son site à jour ,))

Il y aurait matière à rédiger de manière mutualisée et transintermultidisciplinaire une méthode type Assimil : "Le pédagol sans peine", qui aiderait sans nul doute nos jeunes collègues à construire leur propre savoir en immersion totale ;))

Écrit par : P. Azimont | 20 mai 2009

"Autant essayer de se masturber en lisant les cours de la bourse (Christophe, épargnez-nous un jeu de mot, SVP ;O)))"

Ecrit par : yann | 20 mai 2009

Le jeu de mot, trop fastoche, vas-y, mais le contrepet sur "les cours de la bourse", vous n'y couperez pas, (merde, j'ai fait aussi le jeu de mot, mais involontairement!!!)
Anne-Marie a dit que le texte des "passantes" est de Pierre Louki? Mince, j'ai loupé son message! Il devait être trop court!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

"Et "con" vient du latin, si je ne m'abuse!"

Ecrit par : retraitée | 20 mai 2009

Oui, de "cunnus", qui veut dire vulve, je crois? (Cunnilingus).

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

Les spécialistes confirmeront, (du latin, pas du cunnilingus).
Quoique l'un n'empêche vraisemblablement pas l'autre, Jean-Paul nous donnera son opinion personnelle à ce sujet!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

Quels que soient les programmes,ils sont mis en oeuvre au niveau académique par les IPR Or,ceux-ci sont recrutés depuis je pense les années 90 sur leur aptitude à diffuser « le pédagogisme ».
Pour les plus « anciens » ils ont dû constater un véritable changement « qualitatif » :les inspecteurs d’antan étaient certes des inspecteurs(...) mais d’abord des gens parfaitement maîtres des contenus disciplinaires.Les remarques portaient sur le fond.Depuis les années 90 les remarques ne portent plus que sur la forme.Lorsqu’elles portent sur le fond c’est plutôt pour conseiller de l’alléger...
Cela entraîne une déformation systématique des programmes,quels qu’ils soient,dans le sens le plus démagogique.
Si on prend l’exemple des récents programmes concernant les langues anciennes,qui sont très révélateurs des « tendances » à la mode,les textes officiels obéissent à la notion de « précaution maximum » :il y a « tout » dans ces programmes !L’attention à la langue,à la grammaire,à la civilisation,à l’ouverture sur les oeuvres d’art et les littératures européennes,le travail sur les traductions-qui –doit-évidemment-passer –par- la -maîtrise -du -texte -authentique,l’utilisation des Tice,les valeurs du patrimoine,l’Europe,l’ouverture sur la latinité tardive,j’en passe et des meilleurs :quel sera selon vous le résultat ?

Écrit par : en passant.... | 20 mai 2009

Christophe, "con" vient du latin — d'un mot qui signifie "lapin" et, en dérivé "cuninculus", "petit lapin".
D'où le "connil" médiéval (mais aussi le "connin"), et le "conijo" espagnol. Bref, les Latins voyaient un lapin là où nous voyons une chatte.

D'où le petit poème d'Apollinaire dans le Bestiaire :

"Je connais un autre connin
Que tout vivant je voudrais prendre.
Sa garenne est parmi le thym
Des vallons du pays de Tendre."
JPB

Écrit par : brighelli | 20 mai 2009

Anne-Marie a dit que le texte des "passantes" est de Pierre Louki? Mince, j'ai loupé son message! Il devait être trop court!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

Non, mais j'anticipe : elle l'avait "supposé" de "Saturne" (voir "meilleurs vœux", 3 Janvier 2008 (déjà)).

Écrit par : yann | 20 mai 2009

Il me suffit d'avoir vu deux ou trois reportages où les journalistes interrogeaient quelques jeunes internés et les filmaient dans leur vie quotidienne pour douter que cela puisse apporter quoi que ce soit de bon à un gamin qui a commis une faute grave mais qui, selon ce que nous avons entendu dire, n'était pas un habitué des actes de délinquance répétés.

Ecrit par : catmano | 20 mai 2009

Catmano, une remarque: qui a annoncé que le gamin "n'était pas un habitué des actes de délinquance répétés"? Son collège? Le rectorat? Le Procureur de la République sur les informations du commissariat du coin?

Pour ma part, le gosse de 17 ans qui m'a menacé physiquement et verbalement, après un laps de temps de réfléxion qui lui a été laissé par mon administration, a refusé clairement de faire entendre des excuses devant la classe; puisque j'ai été insulté devant elle. Motif: sur sa tête plane le dépôt de plainte (comme j'ai du coeur, j'attendais sa réaction; mais je devine très bien et très rapidement l'insincérité, la malice; je ne crois plus trop au "coeur circoncis", pour reprendre l'image de Paul, dans le civil et les rapports sociaux). "Je ne vais pas m'excuser si vous portez plainte". Réplique (à demi-mots) d'un de ses camarades, alors que les autres lui disaient, allez excuse-toi: "Ecris-lui une belle lettre, les profs ils adorent ça" (sic)... Je peux vous assurer que je les ai envoyés vertement chier tous ces morveux (en plus j'avais mal à l'estomac, et les gens sensibles de l'estomac, zont mauvais caractère).

Quel est le lien avec ma question initiale? Ce déscolarisé à l'intérieur de l'école (l'élève est là, mais ne bosse pas, ne fait pas la différence entre la classe et sa vie privée), et, à divers degrés, il y en a des centaines dans mon bahut, si le corps enseignant devait écrire des rapports à chaque mot ordurier, à chaque fois qu'il se lève, qu'il mange, qui dessine sur la table, qu'il n'enlève pas sa casquette, son blouson, etc. etc. etc., ce corps-là ne ferait que ça, avec lui et pour TOUS LES AUTRES, chaque jour, à chaque heure de cours.

Les professeurs, par ras-le-bol, parce que prendre une dizaine de mn pour écrire un rapport devient absurde et inefficace, ne signalent plus ce qui devrait l'être, ce qui rendrait dingue un Président de la République("Sarko, je te vois," bang! devant le juge et combien pour l'amende?). Alors, oui, en effet, au conseil de classe, ou devant des faits que l'on juge graves aujourd'hui, on peut s'entendre dire: il "n'était pas un habitué des actes de délinquance répétés".

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2009

J'oublie aussi de parler de ces fraternels et amicaux et virils coups de poing sur l'épaule qu'ils se balancent les uns les autres avant d'entrer en classe, ou au seuil de la classe, ou dans la classe, vous savez, ces bourrades qui permettent de montrer qui domine qui, finalement, avec le sourire... ça aussi, si je devais écrire des rapports, je deviendrai un Sébastien Clerc graphomane.

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2009

deviendraiS

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2009

deviendraiS

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2009

Catmano, une remarque: qui a annoncé que le gamin "n'était pas un habitué des actes de délinquance répétés"? Son collège? Le rectorat? Le Procureur de la République sur les informations du commissariat du coin?

Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2009

Il me semble que des médias comme TF1 se seraient empressés de dire "un jeune déjà connu des services de police", non ?
Moi, en tout cas, je ne l'ai pas entendu. Il est vrai qu'hélas, l'habitude des "incivilités" en est peut-être la cause. Quand je vois ce que tolèrent certains parents d'élèves devant l'école, certains personnels de cantine et certains collègues dans l'école elle-même, je suis souvent effarée.

Je ne dis pas qu'il ne mérite pas de sanction, je dis que, si vraiment ce gosse n'est pas complètement foutu, j'émets des doutes quant à la "remédiation" que constitue la fréquentation de délinquants très endurcis au sein d'un centre éducatif fermé et que je suis tout autant dubitative sur le "tout psy".

La solution, hélas, je ne l'ai pas.

Écrit par : catmano | 20 mai 2009

""Dur pour les parents d'avoir leur gamin de 13 ans en taule ?"

Ecrit par : Le Pingouin | 20 mai 2009

Ils y sont peut-être un peu pour quelque chose, non? C'est peut-être surtout là que se trouve le problème.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

On peut le penser. Mais ce peut être aussi le premier passage à l'acte d'un paranoïaque débutant promis à un brillant avenir psychiatrique.
Ce n'est pas la même chose que filer immédiatement un coup de pied rageur à un professeur qui vous sanctionne, acte qui, de toute évidence relève d'un défaut éducatif sur un carctère bilieux.
Là, on a un être de treize ans qui prémédite soigneusement et organise son geste jusque dans les moindres détails sur une période de vingt-quatre heures. Il sera facile en l'interrogeant méthodiquement, ainsi que ses parents, qui doivent, il me semble, être mis en examen également, vu l'âge du criminel, de connaître la part de carence éducative, la part de délinquance grave et la part psychiatrique.

Écrit par : dobolino | 20 mai 2009

La couverture de Charlie hebdo est excellente à ce sujet!

Écrit par : retraitée | 20 mai 2009

L'assoc ultrapédagole "éducation et devenir", principalement formée de chefs d'établissement, s'apprête à pondre un "libre blanc" sur le lycée de ses rêves.

Voici, en avant première, le résumé.

Accrochez vous, c'est du brutal !

http://www.educationetdevenir.fr/IMG/pdf/le_projet_d_Education_et_Devenir_pour_le_lycee_de_demain_19_05_09.pdf

Écrit par : dugong | 20 mai 2009

"Ce mineur a été l'objet d'une ordonnance de placement en détention provisoire à Lavaur. C'est un établissement pénitentiaire pour mineurs, un centre adapté aux mineurs où tout est fait pour préserver la reconstruction et la réinsertion du mineur", a déclaré le procureur."

Ben moi, je n'aimerais pas être à la place des jeunes placés dans ce centre, eux qui tentent vaillamment de se reconstruire après des années de galère, et qui vont devoir côtoyer un apprenti tueur, capable, malgré son jeune âge, de préméditer et d'exécuter de sang froid un acte d'une violence inouï, qui plus est sur un fonctionnaire ayant autorité sur lui.

Courage, les gars.

Écrit par : TotoWeininger | 20 mai 2009

Christophe, "con" vient du latin — d'un mot qui signifie "lapin" et, en dérivé "cuninculus", "petit lapin".
D'où le "connil" médiéval (mais aussi le "connin"), et le "conijo" espagnol. Bref, les Latins voyaient un lapin là où nous voyons une chatte.


Ecrit par : brighelli | 20 mai 2009
Duneton part d’un stade phonétique qui doit être ultérieur (connus).

Et puisque j’ai rouvert mon Duneton , le « chat » de la femme, c’est , d’après le même , le chas (trou) d’une aiguille.

Une bonne idée, l’année prochaine, en initiation au latin, j’impose l’achat du Duneton.

Écrit par : uncertain | 20 mai 2009

Les allumés d'EetD viennent d'inventer un nouveau concept : "l'épistémologie utilitaire" (page 7 sur le lien que je viens de donner) :

"La formation académique doit s’accompagner d’une solide formation à l’épistémologie, et aux sciences de
l’homme utiles pour comprendre les problèmes d’éducation. Ces enseignements doivent être strictement mis
en perspective avec les préoccupations professionnelles et ne peuvent en aucun cas être conçus sans référence
directe à ces dernières."

Gageons qu'un ultra parmi les ultras imposera une précision supplémentaire du genre "l'épistémologie utilitaire professionnalisante et réflexive".

Écrit par : dugong | 20 mai 2009

Je ne dis pas qu'il ne mérite pas de sanction, je dis que, si vraiment ce gosse n'est pas complètement foutu, j'émets des doutes quant à la "remédiation" que constitue la fréquentation de délinquants très endurcis au sein d'un centre éducatif fermé et que je suis tout autant dubitative sur le "tout psy".

La solution, hélas, je ne l'ai pas.

Ecrit par : catmano | 20 mai 2009

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Catmano donne dans le Monchérimoncoeur !

Écrit par : monchéri | 20 mai 2009

Accrochez vous, c'est du brutal !

http://www.educationetdevenir.fr/IMG/pdf/le_projet_d_Education_et_Devenir_pour_le_lycee_de_demain_19_05_09.pdf

Ecrit par : dugong | 20 mai 2009

Ils ont du faire tourner leur jargotron pendant plusieurs nuits, puis supprimer tout le bon sens que le hasard peut produire à partir d'éléments fantaisistes, pour pondre une saloperie pareille.

Écrit par : TotoWeininger | 20 mai 2009

Allez, moins littéraire, de l’ami Brassens :


Alors que tant de fleurs ont des noms poétiques,
Tendre corps féminin, c'est fort malencontreux
Que ta fleur la plus douce et la plus érotique
Et la plus enivrante en ait un si scabreux.

Mais le pire de tous est un petit vocable
De trois lettres, pas plus, familier, coutumier,
Il est inexplicable, il est irrévocable,
Honte à celui-là qui l'employa le premier.

Honte à celui-là qui, par dépit, par gageure,
Dota du même terme, en son fiel venimeux,
Ce grand ami de l'homme et la cinglante injure,
Celui-là, c'est probable, en était un fameux.

Misogyne à coup sûr, asexué sans doute,
Au charme de Vénus absolument rétif,
Était ce bougre qui, toute honte bu', toute,
Fit ce rapprochement, d'ailleurs intempestif.

La malepeste soit de cette homonymie!
C'est injuste, madame, et c'est désobligeant
Que ce morceau de roi de votre anatomie
Porte le même nom qu'une foule de gens.

Écrit par : uncertain | 20 mai 2009

Une bonne idée, l’année prochaine, en initiation au latin, j’impose l’achat du Duneton.

Ecrit par : uncertain | 20 mai 2009

J'avais lu "initiation au lapin" ! ;o))

Écrit par : yann | 20 mai 2009

Catmano donne dans le Monchérimoncoeur !

Ecrit par : monchéri | 20 mai 2009

Pourquoi ? Qu'aurais-je dû dire ? On abat ?

Écrit par : catmano | 20 mai 2009

J'avais lu "initiation au lapin" ! ;o))
Ecrit par : yann | 20 mai 2009
Ne vous inquiétez pas , certains sont déjà bien initiés. Je connais ( mais je ne devrais pas) le nombre de pilules du lendemain distribuées dans mon collège ainsi que le nombre d’avortements.

C’est là qu’on voit l’intérêt des heures « prévention des
M. S.T. »

Quand gamines de 12-13 ans couchent pour que leurs copines ne se moquent pas d’elles, on comprend que les « Passantes » ils s’en foutent un peu.

PS : désolé , je suis de mauvaise humeur aujourd’hui. Je me fais une petite crise de cynisme.

Écrit par : uncertain | 20 mai 2009

des gamines

Écrit par : uncertain | 20 mai 2009

En effet, c'est du lourd...

Ecrit par : catmano | 20 mai 2009

... le projet d'Education et Devenir pour le lycée de demain !

Écrit par : catmano | 20 mai 2009

Autre vraie saleté dans le projet d'EetD :

Page 8 : "D’un point de vue républicain, l’autonomie n’a de sens que dans un cadre national clairement défini. Celui-ci
doit fixer les finalités, des objectifs qualitatifs et quantitatifs, les règles (indicateurs, critères, procédures) de
l’évaluation de la politique et des actions éducatives des établissements et les conditions de la mise en oeuvre
des ajustements consécutifs à cette évaluation."

Peut-on croire que ces gens aient simplement "oublié" de mentionner les programmes et leurs contenus ?

Ces sinistres charlots osent écrire (page 5) : "L’autonomie est la condition sine qua non d’un bon ajustement de l’enseignement aux besoins éducatifs et la garantie d’une égalité effective d’accès aux études, elle s’exerce dans un cadre fixé nationalement,..."

Et si ce "cadre défini nationalement" se contentait de fixer un misérable "socle commun" et quelques "compétences" ? Que vaudraient alors les contenus - à mes yeux, essentiels - face "aux besoins éducatifs" ?

Chevènement, à propos de la Corse en 2001, disait : "Quel symbole manifestera mieux l'affaiblissement de l'autorité de l'Etat que l'autorisation d'édifier des constructions légères, c'est-à-dire des paillotes, sur la bande des cent mètres, tout au long des côtes de la Corse !"

Etranges résonances ! (Dé)constructions bricolées au sein de programmes "pluriels" au nom des sacro saints "besoins éducatifs".

Beurk !

Écrit par : dugong | 20 mai 2009

@ Jérémy

Vous pouvez le trouver ici, également :

http://www.la-breche.com/catalog/product_info.php?manufacturers_id=6&products_id=1018

Écrit par : TotoWeininger | 20 mai 2009

Le Monde, jamais en retard pour promouvoir le pédagol, nous gratifie d'un concentré du genre :

Un dénommé Bruno Rigolt, prof de français de son état, nous explique qu'avec internet, "une révolution pédagogique est en marche" :

"Dans une perspective d'apprentissage, il est évident que l'usage d'Internet et la multiplication des réseaux sociaux sont indissociables d'une transformation sans précédent des pratiques culturelles qui bouleverse déjà les interactions entre la société et l'Ecole."

On devrait interdire le meirieutron dans la rédaction des articles.

Plus loin : "A cet égard, les valeurs individualisantes, qui fondaient pour partie le système axiologique de l'école sont en train de s'effondrer : le cours traditionnel, qui laisse par définition peu de place aux élèves, s'inspire en fait d'une conception qui est celle de l'Etat-providence"

allez encore une et j'arrête : "Il est devenu urgent de requalifier le statut de l'élève en développant la motivation selon un principe de valeurs qui sont celles de la culture d'entreprise. Les expériences de travail collaboratif sont à ce titre un enjeu majeur : en permettant à des élèves ou à des étudiants d'intervenir directement dans les scénarios pédagogiques proposés par l'enseignant, l'écriture collaborative amène à redécouvrir les vertus de la confiance et de la coopération comme modes constitutifs de la relation didactique."

Il y en a des lignes et des lignes.

Je n'ai jamais, à ce jour, vu un ensemble aussi homogène de sornettes et de délires pédagols. Je propose de nominer l'article pour le Meiriol d'Or 2009.

Retenez bien ce nom, ce jeune homme a de l'avenir au Moloch.

http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2009/05/19/une-revolution-pedagogique-est-en-marche_1195011_3232.html

PS : le phénomène a un blog : http://brunorigolt.blog.lemonde.fr

Écrit par : dugong | 20 mai 2009

En effet, c'est du lourd...

... le projet d'Education et Devenir pour le lycée de demain !

Ecrit par : catmano | 20 mai 2009

...tellement lourd que mon Nordi ne veut pas ouvrir le lien !

A propos de lourd, voilà le communiqué de l'UNSA de la Haute Garonne au sujet de l'agression de Fenouillet :

"En apportant son soutien à l'enseignante mais aussi à « l'ensemble de la communauté éducative du collège », l'Unsa observe que ce geste « traduit le malaise profond d'une société qui encense ceux qui réussissent et exclue ceux qui échouent ».

Eh bé voilà, c'est encore la faute à la Société ! D'ailleurs, je propose d'incarcérer carrément la Société, elle a commis assez de méfaits comme ça.
Le reste sur :

http://www.ladepeche.fr/article/2009/05/16/607550-Fenouillet-Un-adolescent-de-13-ans-poignarde-sa-prof-de-maths.html

Et des nouvelles de l'enseignante poignardée :

http://www.ladepeche.fr/article/2009/05/20/609527-Fenouillet-Le-principal-Il-n-y-a-pas-de-violence-au-college.html

Écrit par : Chevreuil | 20 mai 2009

@ Jérémy

Vous pouvez le trouver ici, également :

http://www.la-breche.com/catalog/product_info.php?manufacturers_id=6&products_id=1018

Ecrit par : TotoWeininger | 20 mai 2009

C'est n'importe quoi, j'ai posté ça hier!

Écrit par : TotoWeininger | 20 mai 2009

Jérémy, n'imaginez pas que je vous harcèle ;-)

Écrit par : TotoWeininger | 20 mai 2009

Bonjour ! Si des personnes, auront prochainement (qui sait ?) de se rendre à METZ, voici la nouvelle brochure du Cercle Lyrique. Elle comporte la programmation 2009-2010 de l'opéra théâtre de Metz :

http://dl.free.fr/rvrfFHjwL

Bonne journée !

Écrit par : Sandra WAGNER | 20 mai 2009

Pourquoi ? Qu'aurais-je dû dire ? On abat ?

Ecrit par : catmano | 20 mai 2009


Non, on assume. Tout simplement. L'élève n'a que ce qu'il mérite. C'est désagréable mais c'est comme cela.

Écrit par : monchéri | 20 mai 2009

Il y aurait matière à rédiger de manière mutualisée et transintermultidisciplinaire une méthode type Assimil : "Le pédagol sans peine", qui aiderait sans nul doute nos jeunes collègues à construire leur propre savoir en immersion totale ;))

Ecrit par : P. Azimont | 20 mai 2009

Oh oui ! Oh oui ! Un Assimil pédagol ! Avec Meirieu en page de couverture !

J'éi déjà le titre en version bilingue :
"Le pédagol sans peine / Construis ton idiome didactico-pédagogique dans une démarche épistémo-réflexive facilitant les apprentissages cognitifs"

Ca ferait un tabac !

Écrit par : Jeremy | 20 mai 2009

Catmano donne dans le Monchérimoncoeur !

Ecrit par : monchéri | 20 mai 2009

Pourquoi ? Qu'aurais-je dû dire ? On abat ?

Ecrit par : catmano | 20 mai 2009

A la télé, on (l'avocat, les journalistes) a dit de l'élève qu'il était "gentil"...

J'avais lu, il y a quelques années, le livre terrible et émouvant de Marie Rouannet "Les Enfants du bagne". On trouvait du côté de ces colonies pénitentiaires de l'Aveyron, d'Aniane (34), etc. des petits de 4 ans, 5 ans; il suffisait d'être un enfant sur la route, sans parents, pour y être envoyé.

Un article: http://lmsi.net/spip.php?article549

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2009

La colonie pénitentiaire pour enfants, Quelques rappels historiques sur l’enfermement des mineurs

Par Alexis Violet, Mai 2006

En hommage à Alexis Violet, qui vient de disparaître, nous publions ce texte qu’il avait écrit en 2002 pour le livre collectif La fabrique de la haine. Lionel Jospin était alors Premier ministre, Daniel Vaillant ministre de l’Intérieur, et l’on parlait de « sauvageons » plutôt que de « racailles » ou de « voyous », mais déjà la surenchère sécuritaire était lancée, et déjà l’idée barbare de réouvrir des lieux d’enfermement et de « redressement » pour mineurs était remise à l’ordre du jour. Le climat politique n’ayant pas fondamentalement changé, le beau texte d’Alexis Violet reste largement d’actualité.

À Roger Abel, décédé le 1er avril 1937. Entre ses 10 ans et sa mort, il a connu Mettray, Belle-Île et, pour finir, la colonie pénitentiaire d’Eysses. Il pesait 68 kg à son arrivée, 50 kg à son décès. Il a vécu cent cinquante jours en cellule, est mort de dénutrition et de claustration.

Chacun veut la révision, la mise en cause, la suppression de l’ordonnance n° 45.174 relative à la délinquance des mineurs qui, comme toutes les ordonnances, a été maintes fois charcutées. Lieux d’enfermement, internats pédagogiques, espaces fermés, les formules ne manquent pas pour toutes aboutir à la même conclusion : il faut rouvrir ces établissements fermés où jadis on enfermait derrière de hauts murs les enfants misérables. Il faut rouvrir les maisons de correction pour redresser - on les appelait aussi « maisons de redressement » -, pour mettre au pas les déviants qui, très jeunes et pour des raisons diverses, n’acceptent pas l’ordre qu’on leur a établi.

La fonction essentielle de l’ordonnance de 45 était de reconnaître que l’éducation de l’enfant devait être privilégiée, que telle était la tâche de l’ordre social environnant, et non la punition. Sur le papier, c’était très bien, encore que très largement améliorable. C’est ainsi que pendant des années, l’éducation républicaine fut assenée par des bonnes sœurs aux jeunes filles pensionnaires de ces nouvelles maisons d’éducation. Une fois les trois mois d’observation terminés, elles envoyaient les jeunes filles méritantes dans un des nombreux établissements du Bon-Pasteur, institutions gérées par des religieuses, où elles apprenaient non seulement la couture comme au XIXème siècle, mais aussi la sténo-dactylo. Sortie autorisée en soirée, mais retour obligatoire avant vingt et une heures.

Certaines tenaient le coup une semaine, mais la majorité s’évadait rapidement et leur « ré-arrestation » était aussi prompte. Le commissaire Marchand et sa brigade des mineurs passaient leur temps près des fêtes foraines sur les grands boulevards, les cueillaient, et on les envoyait dans une maison un peu plus sévère et ça pouvait durer comme ça jusqu’à la « vingt et une », la majorité. Pour rien ou pour beaucoup, pour une belle-mère qu’elles n’aimaient pas ou pour un père incestueux...

La guerre, ses prisonniers, ses déportés, le rapport de forces politiques, tous ces éléments convergeaient pour que les bons républicains décident la suppression des bagnes d’enfants qui avaient existé durant près de cent cinquante ans.

Aux alentours de 1840, on avait créé la colonie pénitentiaire de Mettray que Genet immortalisera un siècle plus tard dans Le Miracle de la rose. La révolte des Canuts venait d’avoir lieu. Que faire de tous ces enfants miséreux, graines d’insécurité, s’interrogeait la bourgeoisie. Lombroso, le « savant » positiviste renommé, forgea les concepts de « criminel né », de « tare héréditaire », de « perversité constitutionnelle » qui firent alors fureur. Bauer et son co-auteur fasciste Raufer ont repris aujourd’hui l’essentiel de ces arguments dans leur récent « Que sais-je ? » sur la sécurité, référence obligée des obsédés du tout-sécuritaire.

Une partie de la classe dominante, se voulant plus éclairée, cherchait une solution dans un retour à la nature qui mettrait ces chers petits à l’abri de l’enfer citadin avilissant. Épurer leur âme, l’affermir, l’éclairer, tel était le but que se fixaient les partisans de la « philanthropie sociale ». Dans ces institutions privées et très catholiques, qui rompaient avec le disciplinaire à l’état brut, modèle, se concentraient toutes les techniques de contrôle du comportement anciennes et modernes. Cela tenait du cloître, de la prison, du collège, du régiment. On a dit de Mettray, ce bagne d’enfants, que c’était une prison dont les murs étaient des buissons de roses. On pouvait s’en évader très facilement, mais on était vite repris, chaque paysan recevant à cette époque une prime de cinquante francs par colon évadé qu’il ramenait ; la chasse à l’enfant avec fourches, fusils et chiens devint une véritable industrie dans la campagne alentour.

Dans cet univers où l’on ne pouvait aller aux chiottes que deux fois par jour et à heure fixe, où l’on faisait dans le même temps huit fois la prière et où l’on entendait la lecture d’un livre de la Bibliothèque rose à chaque repas, la violence et l’homosexualité contrainte étaient la règle. Les durs, les « marles », avaient tous leur girond, leur « vautour ». Plus bas encore étaient les miséreux, les « clodos ». Dans cet enfer où les jeux étaient bannis, la mort, pour les mômes, pouvait sembler négligeable. Peu avant 1940, une révolte éclata. Les jeunes colons mirent le feu aux bâtiments, des matons furent tués, les plus coupables, 63 sur 300, furent envoyés à la centrale d’Eysses pour dix ans.

Une précision concernant la « justice » rendue aux moins de 18 ans : ceux dont la justice reconnaissait qu’ils avaient « agi sans discernement » étaient obligatoirement acquittés, mais l’acquittement « pour avoir agi sans discernement » n’en était pas moins une condamnation inscrite au casier judiciaire. Il y avait donc des acquittés condamnés. Ils n’avaient aucune peine à accomplir, mais on prenait pour eux des mesures de sauvegarde. À titre de prévention, ils étaient placés dans des établissements d’éducation : les colonies pénitentiaires !

La route des Cathares serpente près des Pyrénées. Tout au long, on a réprimé sauvagement ces hérétiques au XIIème siècle. Un peu plus haut, dans le Languedoc, il existe une route de citadelles où l’on a enfermé et puni la jeunesse délinquante. Elle commence à Toulouse avec le pénitencier du père Barthier puis passe près de Rodez, à la ferme de Combelles. Elle se poursuit par l’établissement de Sainte-Radegonde, puis celui de Pezet. Viennent encore la colonie agricole de Vailhauquès, le pénitencier du Luc, la colonie industrielle d’Aniane et, pour les filles, la Solitude de Nazareth. Dans un livre admirable, les Enfants du bagne [1], Marie Rouanet nous fait parcourir ce chemin de la honte où l’on trouve établissements publics et privés.

La plus tristement célèbre colonie de la région est celle d’Aniane, créée en 1885. Ici, il ne s’agit plus de réformer et de corriger par le travail des champs, mais par le travail industriel. Trente-cinq ans après leur création, on avait fini par se rendre compte de l’échec des colonies agricoles, les jeunes colons citadins revenant toujours à la ville. Et puis l’essor du commerce aidant et la main-d’œuvre des jeunes taulards étant peu coûteuse puisqu’on ne les payait pas, on décida de reconvertir la colonie agricole en exploitation industrielle.

La colonie d’Aniane, une espèce de château fort, était située au milieu du bourg, les habitants pouvaient donc entendre, lors des diverses rébellions, les cris des mutins. L’imaginaire de ce doux village est ainsi traversé de révoltes, de flammes et de sang. À la colonie d’Aniane, on travaille de 7 heures à 11 heures et de 13 heures à 17 heures. L’école, c’est après. En général, 65 élèves par classe ; les cours sont assurées par des sous-officiers à la retraite qui ont obtenu ces postes après la guerre de 14-18 au titre des emplois réservés. Les conditions de survie vont empirer au fil des ans, abus de travail, de châtiments, nourriture insuffisante. À Noël 1938, il y eut une révolte et l’évasion devint la hantise de l’administration.

Un vieux détenu d’Aniane a expliqué à marie Rouanet qu’il avait vite compris le système : « Lâchez-nous des détenus et nous partagerons les primes », disaient les habitants du village aux matons. Un sou, c’est un sou ! C’est aussi à Aniane que furent installées des cages à poules suspendues au plafond, dans lesquelles étaient enfermés les détenus punis. Le système devait faire fortune plus tard en Indochine dans le bagne colonial de Poulo Condor. La hiérarchie était composée d’anciens militaires qui ne connaissaient que la trique et l’alcool. Depuis la grande révolte et son évasion massive, elle paniquait. Pourtant, en 24 heures, la patriotique population d’Aniane avait déjà ramené 18 des 25 fuyards.

Le 2 février 1945, la colonie d’Aniane devint une IPES (Institution publique d’éducation surveillée), mais on continua à y enfermer de tout jeunes collabos condamnés à des peines allant jusqu’à 20 ans de prison. Ce n’est que bien après 1950 que l’on put entrer dans ce bagne sans donner le mot de passe, tradition héritée du passé militaire de son encadrement.

À Aniane, comme dans ces autres bagnes, la peur et la mort étaient toujours présentes : « A Montlobre, jusqu’à la fermeture de la colonie, les jeunes détenus représentaient au moins la moitié des morts de tout le village, parfois les trois quarts, parfois plus encore », écrit marie Rouanet [2]. En quelques mots, elle rend compte de la destinée de quelques jeunes condamnés : « Il a été condamné à l’âge de sept ans pour vol jusqu’à dix-huit ans. Arrêté à dix ans pour vols simples, condamnés jusqu’à dix-huit ans. Meurt à Vailhauquès à quatorze ans. A son arrivée, il mesurait un mètre » [3]. Peut-être a-t-il finalement eu de la chance, cet enfant-là. ..

En 1945, Belle-Île devient aussi officiellement une IPES. L’établissement de Belle-Île comme celui d’Aniane est toutefois réservé aux mineurs indisciplinés et aux enfants difficile, explique L.-C. Brans qui a écrit une étude remarquable : Histoire du pénitencier de Belle-Ile-en-Mer, Haute-Bologne, Bruté [4] (Belle-Île abritait en effet deux pénitenciers destés aux mineurs : Haute-Boulogne et Bruté).

Fondé en 1820, le pénitencier de la Haute-Bologne a un lourd passé. Tour à tour bagne militaire, puis prison politique en 1849, camp de prisonniers prussiens en 1870, lieu d’internement et de transfert pour les communardes de 1871, il devient en 1880 un bagne pour enfants « délinquants ». En 1902, le ministère de la Justice achète les bâtiments de la ferme de Bruté et l’on fonde la Colonie agricole et maritime de Belle-Île qui deviendra tristement célèbre.

Solution pédagogique ou solution disciplinaire ? Discipline de fer ou apprentissage de l’usage de la liberté ? L.-C. Garans pose le problème ancestral de ces enfants catalogués asociaux. « Coupables et victimes à la fois, écrit-il, ils en sont que le reflet d’un monde d’adultes en dérive ».

En 1840, l’instruction primaire entre dans les prisons, spécialement pour les jeunes détenus. Rappelons qu’en 1841 une loi interdisait l’embauche des enfants de moins de 8 ans dans les usines et manufactures. Et limitait à douze heures par jour le travail des enfants de 8 à 12 ans !

Dans Les Enfants en prison publié en 1892, Henri Rollet écrit : « Reste Belle-Île. Là, un enfant peur recevoir un commencement d’éducation professionnelle, contracter à dix sept ans un engagement dans les équipages de la flotte, entrer dans la marine comme novice et, un ans plus tard, devenir matelot. Malheureusement cet établissement est sujet à bien des critiques. D’abord ce n’est pas à proprement parler une école, mais un pénitencier. On n’y envoie en principe que les enfants qui ont subi des condamnations. Le premier grief à faire valoir, c’est dans les faits cette promiscuité qui oblige [sic] des petits voleurs, des petits sodomites et des assassins en herbe qui se sont déjà exercés au maniement du couteau. Le second reproche, c’est que Belle-Île, où nous désirons envoyer nos assoiffés de plein air, a l’aspect d’une prison » [5].

« Tout autour de l’île, il y a de l’eau », dit Prévert chanté par Marianne Oswald. Mais au pénitencier de Belle-Île il y avait aussi un bateau sur l’île au milieu de la cour du pénitencier, le Ville du palais - un navire-école alors que la mer était là toute proche, oui, mais invisible puisque les hauts murs bornaient inexorablement l’horizon. Le bateau était trop petit pour que tout le monde puisse y monter. Y avoir accès était une récompense car, du haut des mâts, on voyait, ô merveille, la mer.

En 1896, on acheta le Sirena, goélette qui pouvait recevoir vingt colons, un capitaine et deux surveillants. L’été, le Sirena partait à la pêche au thon. Il y eut aussi d’autres ateliers, dont une conserverie de sardines. Mais Belle-Île resta avant tout un pénitencier.

En 1924, le journaliste Louis Roubaub fit une enquête dans les écoles professionnelles. On lui avait affirmé que ce n’était pas des prisons ; cependant il conclut son enquête, publiée ne livre sous le titre Les enfants de Caïn, par une tout autre conclusion :

« Ces écoles professionnelles sont tout simplement l’école du bagne. Les matons de celui-là étaient particulièrement reconnus comme les plus violents, les plus barbares et les plus alcooliques de toute la France ».

L’écrivain raconte un événement qui s’était déroulé quelques années auparavant : « Belle-Ile-en Mer est une oasis perdue au large de la presqu’Île de Quiberon sous le ciel tantôt gris, tantôt radieux de l’Atlantique. Mais le cœur des petits colons n’est pas toujours sensible au charme des saisons. IL y a des harpons pour le thon... Un jour Goyzenpic s’est trompé, il a harponné dans le dos son capitaine. Ils étaient huit dans l’embarcation, plus le harponné qui fut ensuite accroché en haut du mât. Quatre jeunes qui ont participé à l’opération ont essayé ensuite de rejoindre le continent ».

Le trop-plein de haute explosait quelques fois brutalement. Il y avait eu aussi plusieurs révoltes à la colonie agricole, mais la plus célèbre fut celle de la colonie maritime de l’été 1934. Un enfant avait osé mordre dans son morceau de fromage avant de manger sa soupe. Délit contraire au règlement. Deux gardiens le jetèrent à terre et lui écrasèrent le visage à coups de talon. C’en était trop : la colonie se révolta, saccagea le bâtiment et malmena les gardes-chiourme avant de s’enfuir. Dès que le tambour de la ville annonça qu’il y aurait une prime de vingt francs pour ceux qui ramèneraient un fugitif, ce fut la ruée, vacanciers compris. Certains se firent deux cents francs. C’est en hommage à ces jeunes révoltés que Prévert écrivit le célèbre Bandit, voyou, voleur, chenapan...

La plus célèbre des punitions était le « bal ». Il y a dans l’un des bâtiments une piste ovale très étroite à 30 centimètres au-dessus du sol. Les punis commencent à courir à 9 heures du matin et s’arrêtent à 17 heures, toujours sur un rythme de 7 à 8 kilomètres à l’heure. SI tu tombes, ce sont les coups de galoche des gardiens. On court pieds nus, c’est plus sain. On peut aussi remonter un escalier de cinquante marches qui descend à la mer, avec sur le dos un sac de 30 kg de sable ou de galets. Le choix est très varié.

Après la guerre, Marcel Carné devait tourner un film sur cet établissement. Un tiers fut réalisé, puis les crédits manquèrent et l’on ne retrouva jamais les bouts d’essai. La chanson du film disait :

Dans les ménageries, il y a des animaux Qui passent toute leur vie derrière des barreaux Et nous, on est les frères de ces pauvres bestiaux On n’est pas à plaindre, on est à blâmer On s’est laissé prendre, qu’est-ce qu’on avait fait Enfants des courants d’air Enfants des corridors Le monde nous a fichus dehors La vie nous a foutus en l’air

On change le nom de ces institutions, mais il y a toujours autant de poux dans l’établissement et le caïdat encouragé par l’administration existe toujours. Depuis 1978, le pénitencier est fermé et sa fanfare, autrefois très appréciée par les habitants, ne joue plus lors des fêtes. Ces jeunes, en sortant du pénitencier, ne rejoindront plus les fameux Bat’d’Af, les batillons d’Afrique et leur hymne célèbre, Il sentait bon, le fric bien chaud, mon actionnaire.

À Savigny-sur-Orge, l’équivalent masculin francilien de Chevilly, qui n’était pas un bagne « à la hauteur » d’Aniane et de Belle-Île, le mitard ne fut fermé qu’en 1974. Tout évadé repris, après avoir été roué de coups, y passait un mois. Le temps de leur fermeture n’est pas si loin et l’on parle de tous côtés, sans détailler la chose, de leur réouverture. « On était des bêtes, ils nous poussaient à ç », a déclaré récemment à la télé un ancien qui fit trois ans à Belle-Île. Lui a changé, les tortionnaires non, et ceux qui veulent ré-enfermer l’enfance le savent très bien.

Le tout-répressif, la « tolérance zéro » moderne n’ont pas de limites, leur logique c’est l’exclusion à perpétuité de cette frange de la société qui risque d’ébranler celle-ci par sa violence et son désespoir. Le libéralisme, au XIXème comme au XXème siècles, a ses lois, inéluctables : il n’y a pas de place pour tous. Inutile de créer des illusions, ça ne rapporte pas, autant faire comprendre aux jeunes pauvres qu’ils sont et qu’ils resteront hors circuit. C’est pour leur bien.

Au temps, lointain, où je fréquentais l’un de ces établissements, nous appelions ça en argot la « corrida », la mise à mort de l’enfance. [6]

Post-scriptum
D’Alexis Violet, alias Jean-Michel Mension, nous recommandons vivement le livre autobiographique Le temps gage. Aventures politiques et artistiques d’un irrégulier à Paris, paru aux éditions Noesis en 2001.
Textes de Alexis Violet
La colonie pénitentiaire pour enfants, Mai 2006


Notes
[1] Les Enfants du bagne, Marie Rouanet, éd. Documents Payot, 1992

[2] Ibidem.

[3] Ibidem

[4] Histoire du pénitencier de Belle-Ile-en-Mer, Haute-Bologne, Bruté, brochure de 83 pages, supplément à La gazette de Belle-Ile-en-Mer, L.-C. Garans, novembre 1986, réédition revue et augmentée en 1997

[5] Cité par L.-C. Garans

[6] En ce qui concerne Belle-Île, L’Histoire du pénitencier de Belle-Ile-enMer, de L.-C. Garans, président de la Société historique de Belle-Île, supplément à la Gazette de Belle-Ile-en-Mer, nous a été particulièrement utile pour notre information. Qu’il reçoive ici tous nos remerciements ; cela n’engage par ailleurs en rien ses positions personnelles sur la délinquance et l’enfermement, ainsi que ses positions sur le débat actuel concernant la politique sécuritaire.

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2009

Non, on assume. Tout simplement. L'élève n'a que ce qu'il mérite. C'est désagréable mais c'est comme cela.

Ecrit par : monchéri | 20 mai 2009

Sur les effets des centres pénitentiaires pour mineurs, permettez-moi de douter ! J'ai bien peur que nombre d'ados qui y sont passés s'en glorifient une fois de retour dans leur milieu, et n'en tirent au contraire un supplément de prestige aux yeux de leurs petits copains.
Dans le cas présent, j'aurais tendance à penser que tous les ingrédients du délire paranoïaque ou de la schizophrénie sont réunis, jusqu'à plus ample informé.
Quant à ce qu'il faut faire pour les mineurs délinquants, je suis comme Catmano, je n'ai pas de solution.

Écrit par : Chevreuil | 20 mai 2009

Décidément, les choses ne s'arrangent pas. Je viens d'apprendre que mon établissement allait imposer à tous les professeurs de sixième, et ce dés la rentrée prochaine, la suppression pure et simple de toute notation chiffrée. Une obsure évaluation selon des critères de compétences, lesquels seront évidemment à déterminer par les professeurs qui, chacun le sait bien, n'ont rien d'autre à faire, se substituera à la note traditionnelle. Une fois de plus, l'EN se livre à une forme de malhonnêteté intellectuelle qui consiste à duper l'opinion publique par la manipulation des chiffres ainsi que des critères d'évaluation en vigueur. L'alcool provoque chaque année la mort de milliers d'individus sur la route. Que diable attend-on pour éradiquer ce fléau? les routes, bien entendu!

Écrit par : alain | 20 mai 2009

Chevreuil a écrit : "...tellement lourd que mon Nordi ne veut pas ouvrir le lien !"

Dans ce cas, vous pourrez l'ouvrir * :

1- en allant sur http://www.educationetdevenir.fr/spip.php?article90
2 en bas de cette page, cliquez à droite sur le lien de gauche ** et faites un "enregistrer sous"
3- à l'endroit où vous l'avez stocké, ouvrez le fichier pdf en double cliquant dessus.
4- respirez un grand coup
5- lisez

* vous pouvez faire tout cela en parlant aussi si vous voulez.

** ou "comment se prétendre de gauche en faisant ce que la droite n'oserait même pas rêver"

Écrit par : dugong | 20 mai 2009

En effet, c'est du lourd...

... le projet d'Education et Devenir pour le lycée de demain !

Ecrit par : catmano | 20 mai 2009

...tellement lourd que mon Nordi ne veut pas ouvrir le lien !

A propos de lourd, voilà le communiqué de l'UNSA de la Haute Garonne au sujet de l'agression de Fenouillet :

"En apportant son soutien à l'enseignante mais aussi à « l'ensemble de la communauté éducative du collège », l'Unsa observe que ce geste « traduit le malaise profond d'une société qui encense ceux qui réussissent et exclue ceux qui échouent ».

Eh bé voilà, c'est encore la faute à la Société ! D'ailleurs, je propose d'incarcérer carrément la Société, elle a commis assez de méfaits comme ça.
Le reste sur :

http://www.ladepeche.fr/article/2009/05/16/607550-Fenouillet-Un-adolescent-de-13-ans-poignarde-sa-prof-de-maths.html

Et des nouvelles de l'enseignante poignardée :

http://www.ladepeche.fr/article/2009/05/20/609527-Fenouillet-Le-principal-Il-n-y-a-pas-de-violence-au-college.html

Ecrit par : Chevreuil | 20 mai 2009
---------
Pardon, Chevreuil, mais avez-vous bien recopié le texte de l'UNSA que vous citez ?
En d'autres termes est-ce bien le rédacteur du texte de l'UNSA qui a écrit "exclue" ?
Si c'est bien le cas, l'UNSA a raison : la société n'a pas appris à conjuguer correctement le verbe exclure à au moins un membre de l'UNSA. La société est responsable de tout.
La faute vous a peut-être échappé. Sinon vous auriez fait suivre "exclue" de (sic).

Écrit par : Francis Penin | 20 mai 2009

Par un procédé quasi magique dont je ne suis pas l'auteur, un post envoyé déjà hier est reparu aujourd'hui (à propos de Rigolt)

Écrit par : dugong | 20 mai 2009

La colonie pénitentiaire pour enfants, Quelques rappels historiques sur l’enfermement des mineurs

Par Alexis Violet, Mai 2006
..........

Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2009

Merci de beau et utile rappel.
À propos de la dangerosité des mineurs et de son traitement, peut-être ne serait-il pas superflu, dans le contexte actuel, de relire les propositions du rapport Bénisti, propositions qui, lors de leur parution, avaient provoqué un tollé sur ce blog.

Écrit par : guy morel | 20 mai 2009

La faute vous a peut-être échappé. Sinon vous auriez fait suivre "exclue" de (sic).

Ecrit par : Francis Penin | 20 mai 2009

Pan sur le bec, Francis, comme dit le Canard !
J'ai bêtement "copié-collé" l'article en ligne de La Dépêche : mais à la lecture, il est vrai que la faute ne m'a pas sauté aux yeux ; à ma décharge, je dois dire que je sors de la correction de 25 rédactions de CM ! Soyez clément ! ;-)

Écrit par : Chevreuil | 20 mai 2009

Décidément, les choses ne s'arrangent pas. Je viens d'apprendre que mon établissement allait imposer à tous les professeurs de sixième, et ce dés la rentrée prochaine, la suppression pure et simple de toute notation chiffrée. Une obsure évaluation selon des critères de compétences, lesquels seront évidemment à déterminer par les professeurs qui, chacun le sait bien, n'ont rien d'autre à faire, se substituera à la note traditionnelle. Une fois de plus, l'EN se livre à une forme de malhonnêteté intellectuelle qui consiste à duper l'opinion publique par la manipulation des chiffres ainsi que des critères d'évaluation en vigueur. L'alcool provoque chaque année la mort de milliers d'individus sur la route. Que diable attend-on pour éradiquer ce fléau? les routes, bien entendu!

Ecrit par : alain | 20 mai 2009

Vous n'auriez pas dû dire que c'était votre collège, mais nous en donner le nom ! Où fait-on de telles expérimentations ?

Écrit par : Jeremy | 20 mai 2009

@Le rapport Bénisti
http://carnets.clinamen.org/IMG/pdf/rapportBenisti2005.pdf

Écrit par : guy morel | 20 mai 2009

Non, on assume. Tout simplement. L'élève n'a que ce qu'il mérite. C'est désagréable mais c'est comme cela.

Ecrit par : monchéri | 20 mai 2009

Et quand il sortira, dans ... mois - ans - décennies (cocher la case qui convient), dans quel état sera-t-il et qu'en fera-t-on ?

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J'avais lu, il y a quelques années, le livre terrible et émouvant de Marie Rouannet "Les Enfants du bagne". On trouvait du côté de ces colonies pénitentiaires de l'Aveyron, d'Aniane (34), etc. des petits de 4 ans, 5 ans; il suffisait d'être un enfant sur la route, sans parents, pour y être envoyé.

Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2009

Je l'ai lu aussi. C'est peut-être pour cela que je doute...

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Quelqu'un a-t-il suivi la suite de l'histoire des deux gamins anglais de 10-12 ans qui avaient torturé (ou tué, je ne sais plus) un enfant de 5 ans, il y a quelques années ? Qu'en a-t-on fait ? Comment ont-ils évolué ?

Écrit par : catmano | 20 mai 2009

@ À propos du lycée de demain, un texte de 1970.
http://michel.delord.free.fr/guns/guns-lyc.pdf

Écrit par : guy morel | 20 mai 2009

À propos de la dangerosité des mineurs et de son traitement, peut-être ne serait-il pas superflu, dans le contexte actuel, de relire les propositions du rapport Bénisti, propositions qui, lors de leur parution, avaient provoqué un tollé sur ce blog.

Ecrit par : guy morel | 20 mai 2009

Ah ! Voilà ! Merci Guy.

Écrit par : catmano | 20 mai 2009

Quelqu'un a-t-il suivi la suite de l'histoire des deux gamins anglais de 10-12 ans qui avaient torturé (ou tué, je ne sais plus) un enfant de 5 ans, il y a quelques années ? Qu'en a-t-on fait ? Comment ont-ils évolué ?

Ecrit par : catmano | 20 mai 2009

3 ans, le bambin, massacré, parce qu'ils s'emmerdaient, à coups de pierre et de brique près d'une ligne de chemin de fer; les meutriers sont sortis de prison il y a peu d'années, - ensuite je n'en sais pas plus.

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2009

"A propos de lourd, voilà le communiqué de l'UNSA de la Haute Garonne au sujet de l'agression de Fenouillet :

"En apportant son soutien à l'enseignante mais aussi à « l'ensemble de la communauté éducative du collège », l'Unsa observe que ce geste « traduit le malaise profond d'une société qui encense ceux qui réussissent et exclue ceux qui échouent ».

Hors la faute d'orthographe, ce qui est choquant dans ce communiqué à propos d'un drame qui devrait inciter à réfléchir plutôt qu'à réagir c'est la réponse réflexe par un thème de propagande.

Écrit par : guy morel | 20 mai 2009

Si on avait La Solution pour transformer notre monde en un monde de bisounours, ça se saurait.

Cet élève, qui a poignardé sa prof parce qu'elle l'avait engueulé, a la place qu'il mérite. En détention. Quand il en sortira, on ne sait pas dans quel état il sera, c'est certain. Quoiqu'on fasse, on peut imaginer que c'est mal barré pour ce jeune gars. Ce n'est pas merveilleux mais comme le disent certains, on n'a pas La Solution. Alors, on prend la moins mauvaise et on l'assume. C'est une question de responsabilité.

Écrit par : monchéri | 20 mai 2009

Cet élève, qui a poignardé sa prof parce qu'elle l'avait engueulé, a la place qu'il mérite...
Ecrit par : monchéri | 20 mai 2009

Le verbe "mérite" sonne bizarrement.

Écrit par : guy morel | 20 mai 2009

Yann me dit : "On peut aussi s'interroger sur la pertinence du choix du poème d'Antoine Pol (non, Anne-Marie, ce n'est pas Pierre Louki l'auteur ;o)) face à des gamins pour qui les "passantes" sont plus souvent des meufs à pécho que des nostalgies à venir. Mais bon."

Une seule question : êtes-vous enseignant ? Je vous demande ça car pendant toute ma carrière j'ai expliqué à mes élèves qu'il y avait deux attitudes possibles dans la vie : rester immobile devant des portes fermées ou s'efforcer (je souligne le mot "effort") de les ouvrir pour voir ce qu'il y avait derrière. Et que c'était mon rôle de leur donner les clés de ces portes qu'eux seuls pouvaient ouvrir (voilà qui renvoie à ce que j'ai dit de mon refus de préempter leurs émotions).

Je n'ai jamais eu de lycéens : mais si oui, comment que je te leur aurais fait écouter les Passantes ! Comment que je te leur aurais montré qu'il y a mèche de parler des femmes avec admiration ! Sinon, on peut se la péter démago et leur faire étudier du Hervé Vilard...

Pas de lycéens mais des collégiens. Une année, pour les "faire s'exprimer" (pas taper, collègues), je leur ai passé de la musique. Sans leur dire quoi que ce soit à l'avance sur le morceau pour éviter les préjugés. Ne leur imposant qu'une chose : qu'ils aiment ou non, faire silence pour respecter les autres. Et je leur ai balancé... le Miserere d'Allegri, par A Sei Voci, la version avec ornementations baroques ! 14 minutes de musique religieuse, funèbre et datant de x siècles ! Un silence ! Une sidération ! Certains dormaient, non par ennui mais parce que la musique les avait emportés. Quand ils se sont mis à parler, un de mes cancres, las et toujours muet m'a dit : Monsieur, j'avais des frissons. Je l'ai revu dix ans après : il n'est plus las il n'est plus muet et travaille... dans la musique.

Eh bien, pour ces frissons, Yann, je donne tout votre cynisme, tout votre mépris pour ces "gamins".

Pendariès, merci. Entre l'adoration niaise et veule de l'enfant-roi (qui n'est au juste qu'un pauvre roi sans loi ni royaume) et l'exécration de l'enfant-monstre (qui résulte le plus souvent de la fabrication d'un ou plusieurs adultes), il y a un milieu, aussi juste que difficile à atteindre.

Écrit par : PMB | 20 mai 2009

Le verbe "mérite" sonne bizarrement.

Ecrit par : guy morel | 20 mai 2009


Je vous l'accorde bien volontiers mais je n'ai pas trouvé le verbe qui convient. Y en a-t-il seulement un ?

Écrit par : monchéri | 20 mai 2009

De fil en aiguille, les liens fournis par catmano à propos de l'AGEEM m'ont amené à relire la note "Lecture en GS" du mois de mars ainsi que les "Remarques sur les programmes 2008 - Continuité entre la grande section de maternelle et le cours préparatoire" sur le site du GRIP :

http://www.slecc.fr/GRIP%20_critiques/commentaire_progmat_mars2008.pdf

Obscurcir la lumière ou éclairer l'obscurité au tout début de l'école : Thierry venot, Catmano et le GRIP ont (bien) choisi leur camp.

On vous suivra parce que c'est clair et que ça marche.

Écrit par : dugong | 20 mai 2009

Entre l'adoration niaise et veule de l'enfant-roi (qui n'est au juste qu'un pauvre roi sans loi ni royaume) et l'exécration de l'enfant-monstre (qui résulte le plus souvent de la fabrication d'un ou plusieurs adultes), il y a un milieu, aussi juste que difficile à atteindre.

Ecrit par : PMB | 20 mai 2009


C'est vrai mais les adultes responsables de la fabrication du pseudo monstre ( je réfute ce mot car en aucun cas, les hommes sont des monstres) ne sont-ils pas eux-mêmes des fabrications d'adultes ?
Y aurait-il donc une fatalité qui ferait qu'il serait impossible de sortir par le haut d'une histoire familiale lourde ? Je ne le pense pas.
Du reste, les parents de ce jeune-homme devraient aussi répondre de cet acte. Ils sont responsables à un titre ou à un autre.

Écrit par : monchéri | 20 mai 2009

Bonjour

Je suis en train de lire un livre de René Badache qui s'appelle "Jeux de drôles : jeunes et sociétés, quand le théâtre transforme la violence".

N'ayant pas terminé le livre, je n'ai pas d'avis définitif, mais il y a plusieurs passages intéressants, dont celui-ci, à propos d'une réunion entre adultes dans le cadre d'un atelier "théâtre forum".

Il s'agissait de jouer une scène ou un proviseur recevait un père et son fils lycéen, dont la scolarité était mise en danger par son addiction au cannabis (le père vit seul avec son fils) :

"Un spectateur prend le rôle du proviseur et assez violemment accuse le père : "vous n'êtes pas un vrai père. Un vrai père ne rentre pas si tard.

Le père, déboussolé, tente de se justifier : "mais c'est mon travail, je suis obligé"

Le proviseur insiste : "pour être père, il faut être présent, quels sacrifices êtes-vous prêts à faire, pour éviter que votre fils soit en situation de danger permanent ?"

(...]

Le spectateur [venu] sur scène jouer le rôle du proviseur était le proviseur du lycée lui-même, voulant tenter de réaliser ce qu'il n'avait peut-être jamais osé faire, de façon aussi directe : exiger d'un père qu'il joue pleinement son rôle.

Le débat a alors permis de confronter les différents points de vue exprimés.

Il est surtout apparu que les critiques, que s'adressent habituellement les parents et les responsables de l'institution scolaire, avaient besoin d'un lieu pour s'exprimer et que ce lieu devait devait d'abord être habité par les adultes, pour pouvoir, dans un deuxième temps, être décentré en direction des jeunes.

Une confiance retrouvée entre adultes était la condition d'une compréhension réciproque avec les jeunes."

Un peu avant, rené Badache parlait ainsi de l'autorité :

"on sera frappé dans les lignes qui suivent par les descriptions que les jeunes font de leurs parents : les "relégués", jeunes d'origine populaire, nous révèlent une parentalité dont l'autorité stérilement répressive est discréditée, les autres nous relatent des parents permissifs, n'ayant pas le temps de s'occuper de leur progéniture, ni le courage de "faire famille".

Dans tous les cas, il y a crise de l'autorité, qui se double d'une crise de cohérence des institutions (...], traversées par les mêmes contradictions que celles des parents.

Les uns sont trop permissifs, les autres trop répressifs. Il y a impossibilité pour l'adulte d'être à la fois : *

- celui qui interdit
- celui qui sert de pôle d'identification
- celui qui assure une relation d'écoute ;

trois éléments indispensables pour donner du sens à la notion d'autorité, dans le respect mutuel.

(*c'est moi qui ait mis les deux points.)


Dans la querelle qui vous oppose au pédagogistes, le reproche qu'on vous fait certainement est de ne pas vouloir assurer la relation d'écoute.

A contrario, ce que vous reprochez aux pédagogistes est certainement de se refuser à être ceux qui interdisent et qui servent de pôle d'identification.

Maintenant, je n'ai pas fini le livre, mais ces passages au moins m'ont paru intéressants

Écrit par : johnmarguerite | 20 mai 2009

Une seule question : êtes-vous enseignant ?

Ecrit par : PMB | 20 mai 2009

Suivez, un peu, M... ! Y'a Morel qui l'a déjà demandé !

Vous dites "comment que je te leur aurais fait écouter les Passantes !". Alors là, on est d'accord. Ecouter Brassens donne une autre émotion que d'écouter un prof blablater sur, je cite, sans doute par masochisme, "un registre pathétique (qui) se met en place grâce à un champ lexical du malheur", le "registre épidictique" (???), "l’impuissance (qui) est facteur de malheur et de regret...", et j'en passe.
Si j'avais eu un fils, "comment que je te lui aurais fait écouter les Passantes !". Mes filles adorent Brassens. Avec un peu de chance, l'une d'elles sera lesbienne et pourra fredonner "les passantes".

A propos, vous n'avez pas aimé "Fernande" ?

Écrit par : yann | 20 mai 2009

Eh bien, pour ces frissons, Yann, je donne tout votre cynisme, tout votre mépris pour ces "gamins".

Ecrit par : PMB | 20 mai 2009

Quant au mépris, vous vous fourrez le doigt dans l'œil jusqu'au lobe frontal. Le cynisme, ouais, si vous voulez, ça doit être l'âge.

Écrit par : yann | 20 mai 2009

Les uns sont trop permissifs, les autres trop répressifs. Il y a impossibilité pour l'adulte d'être à la fois : *

- celui qui interdit
- celui qui sert de pôle d'identification
- celui qui assure une relation d'écoute ;


Ecrit par : johnmarguerite | 20 mai 2009

Pas tout à fait d'accord avec vous dans le sens où qu'il est tout à fait possible d'interdire ET d'écouter. Si on sait bien pourquoi on interdit et qu'on est convaincu du bien-fondé de ces interdictions, on est plus facilement à l'écoute. Ne pas confondre autoritarisme arbitraire ( celui-ci ne s'accommode effectivement pas de l'écoute de l'autre ) et autorité.

Quant à être un pôle d'identification, inutile de s'en soucier, on l'est ou on ne l'est pas. Ce sont les autres qui décident.

Écrit par : monchéri | 20 mai 2009

De fil en aiguille, les liens fournis par catmano à propos de l'AGEEM m'ont amené à relire la note "Lecture en GS" du mois de mars ainsi que les "Remarques sur les programmes 2008 - Continuité entre la grande section de maternelle et le cours préparatoire" sur le site du GRIP :

http://www.slecc.fr/GRIP%20_critiques/commentaire_progmat_mars2008.pdf

Obscurcir la lumière ou éclairer l'obscurité au tout début de l'école : Thierry venot, Catmano et le GRIP ont (bien) choisi leur camp.

On vous suivra parce que c'est clair et que ça marche.

Ecrit par : dugong | 20 mai 2009

C'était la critique de la première mouture des programmes 2008. Ils ont été passés à la moulinette depuis.
Ce qu'on a écrit n'en est pas moins clair. Mais on a du mal à s'en réjouir.

Écrit par : Pascal | 20 mai 2009

Bon, Yann, j'ai écouté mais c'est bien pour vous faire plaisir !

Techniquement, ce n'est jamais que dans une honnête moyenne. Mme Sarkozy III doit plus sa carrière à sa carrosserie qu'à son talent. Elle est et reste un mannequin : cet objet qui porte des vêtements. Un truc creux. Voir son impayable duo avec Chouchou devant les groupies d'Elle.

Vous voulez de la chanteuse mutine ? Allez du côté de Jeanne Cherhal, voire de sa soeur Lise (Uztaglotte). Allez chez Juliette la gérontophile. Vous voulez de la chanteuse qui vous arrache les poils du dos ? Allez là :

http://www.musicme.com/Michele-Bernard/titres/Maria-Szusanna-t579568.html

De toute façon, Brassens chanté en décalé, j'ai mieux : La Petite Fille chantant Tonton Nestor :

http://www.ozap.com/musique/georges-brassens/une-petite-fille-chante-brassens/3259119151425

Cette voix purpurine comme échappée du Couvent des Oiseaux sortant placidement les coquineries de Tonton Georges : mmm...

Écrit par : PMB | 20 mai 2009

Du reste, les parents de ce jeune-homme devraient aussi répondre de cet acte. Ils sont responsables à un titre ou à un autre.

Ecrit par : monchéri | 20 mai 2009

Alors là, entièrement d'accord.

Écrit par : catmano | 20 mai 2009

Cette voix purpurine comme échappée du Couvent des Oiseaux sortant placidement les coquineries de Tonton Georges : mmm...

Ecrit par : PMB | 20 mai 2009

Ils n'ont quand même pas osé lui faire chanter "Fernande", ses vieux grigous de producteurs !

Et rassurez-vous, je ne suis pas fan du premier portemanteau de France.

Écrit par : yann | 20 mai 2009

Une info hors-sujet pour les amoureux : méfiez-vous du gui à l'an neuf.
C'est toxique, et costaud. Je viens de sauver un amateur.

Écrit par : yann | 20 mai 2009

Du reste, les parents de ce jeune-homme devraient aussi répondre de cet acte. Ils sont responsables à un titre ou à un autre.

Ecrit par : monchéri | 20 mai 2009

Alors là, entièrement d'accord.
Ecrit par : catmano | 20 mai 2009

Ils en répondront au civil.

Écrit par : guy morel | 20 mai 2009

Apparemment, il y a eu des problèmes à la fac de Nancy. Les étudiants n'ont pu entrer dans les lieux pour passer leur épreuve (blocus besause venue du Président Sarkozy).

Écrit par : Marilyse | 20 mai 2009

Alain, votre établissement a l'air tout à fait dans le vent ... Toute ma compassion ! Qui vous dirige ? Un activiste pédagol ? Vous allez souffrir.

Je discutais hier avec des comédiens qui, outre notre collège (accompagnement éducatif le soir), naviguent dans quelques écoles primaires du coin. Ils ont dû revoir leurs prétentions à la baisse : les élèves ont du mal à mémoriser leurs textes. Ils les trouvent totalement inattentifs. Ils m'ont dit : "On fait beaucoup de psychologie en primaire mais pas beaucoup de bases. Les choses ne sont pas près de s'arranger. Vous avez raison d'être pessimiste."

Écrit par : Marilyse | 20 mai 2009

Encore une saloperie, je ne vois pas d'autre mot, dans la revue Sciences humaines qui fait le compte rendu d'un livre de pseudo-recherche pédagole (pléonasme). Voici la "découverte" faite par un de ces génies :

« Elle permet néanmoins à certains des auteurs de produire des études originales. C’est par exemple le cas de l’analyse des différentes formes de motivation à apprendre que propose Daniel Favre. Il assimile la motivation scolaire traditionnelle par la notation, la sanction et la récompense, à une forme de satisfaction addictive d’un désir névrotique : « Les élèves ne font l’exercice que si c’est noté. » Autrement dit, le bon élève serait victime d’une addiction à la bonne note qui l’empêche de s’autonomiser et de donner vraiment sens à ses apprentissages, en même temps qu’elle l’engage dans un rapport marchand au savoir. »

Bon, si l'on traduit la pensée de ce "chercheur", le mauvais élève est autonome, ne souffre pas d'addiction et conteste la société marchande. Et si en plus il tape sur ses profs il préfigure sans doute la nouvelle humanité espérée par ces tordus : révo. cul. dans l'Éduc' nat'.

Écrit par : Pierre Lariba | 20 mai 2009

Du reste, les parents de ce jeune-homme devraient aussi répondre de cet acte. Ils sont responsables à un titre ou à un autre.

Ecrit par : monchéri | 20 mai 2009

Alors là, entièrement d'accord.
Ecrit par : catmano | 20 mai 2009

Ils en répondront au civil.

Ecrit par : guy morel | 20 mai 2009

Je ne sais pas ce que risquent les parents de nos jours.

Quand j'étais môme, ma mère avait tout le mal du monde à nous imposer son autorité. Mon père en avait , quand il était là...
Le seul argument qui nous arrêtait, c'était quand elle nous disait qu'en tant que mère, elle était responsable de nous et qu'elle irait en prison si nous faisions une vraie connerie. Ces moments-là, on la sentait vraiment déterminée à ne pas céder et nous nous tenions à carreaux.

Écrit par : monchéri | 20 mai 2009

Entendu au journal de France 2, ce soir; des enfants littéralement torturés dans les écoles catholiques irlandaises. Entre 1937 et 1990. Des dizaines de milliers d'enfants.

AUX CHIOTTES LES RELIGIONS. TOUTES.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

"La petite fille chante Brassens"... Disque extraordinaire!
Et je suis d'accord; on entend trop Camille, Julien Doré, Jean-Louis Murat, et pas assez Michèle Bernard!
A propos, le nouveau Lavilliers, (en DVD, seulement, consacré à Ferré, et enregistré avec l'orchestre de Lyon) a l'air excellent! C'est autre chose que du Bashung!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

AUX CHIOTTES LES RELIGIONS. TOUTES.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

Mouais. Y en a quand même qui donnent plus envie de tirer la chasse que d'autres.

Écrit par : TotoWeininger | 20 mai 2009

Pas tout à fait d'accord avec vous dans le sens où qu'il est tout à fait possible d'interdire ET d'écouter.

Ecrit par : monchéri | 20 mai 2009

Pas tout à fait d'accord avec vous dans le sens où vous confondez interdit et interdiction. Cette objection que je vous fait est, au sens fort, un interdit: un dire d'interposition.
Prenez le cas de ce blog, qu'est-il en vérité? Un lieu d'interdit au sens fort du terme. Les blogueurs y interviennent croyant de bonne foi faire passer leurs idées aux autres blogueurs, quant en réalité ils ne cherchent qu'avoir barre sur eux.
L'école de ce point de vue est bien mal barrée qui a fini par laisser croire que les discours qui s'y disent ne poursuivent qu'un seul but: faire passer des savoirs et des connaissances aux gentils écoliers sans avoir à les barrer.

Écrit par : marigot | 20 mai 2009

Entendu au journal de France 2, ce soir; des enfants littéralement torturés dans les écoles catholiques irlandaises. Entre 1937 et 1990. Des dizaines de milliers d'enfants.

AUX CHIOTTES LES RELIGIONS. TOUTES.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009


Et que dire de la laïque française qui sacrifie en toute impunité des centaines de milliers de nos enfants en refusant de les instruire? N'est-ce pas là aussi une forme de torture?

Écrit par : marigot | 20 mai 2009

A propos, le nouveau Lavilliers, (en DVD, seulement, consacré à Ferré, et enregistré avec l'orchestre de Lyon) a l'air excellent! C'est autre chose que du Bashung!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

Après son tout Verdi pour le Boléro, le pontifiant musical continue, plein de ses certitudes et de ses jugements sans appel!

Et moi je préfère La nuit je mens ( le jour aussi, rassurez-vous) à tout Lavilliers, voilà c'est mon avis et je le partage et quand j'entends "di quella pira l'orrendo foco" je reverdis immédiatement et j'ajouterai même que j'ai soudain une frénétique envie de bisser!

Écrit par : merlemocoeur | 20 mai 2009

"Après son tout Verdi pour le Boléro, le pontifiant musical continue, plein de ses certitudes et de ses jugements sans appel!

Et moi je préfère La nuit je mens ( le jour aussi, rassurez-vous) à tout Lavilliers, voilà c'est mon avis et je le partage et quand j'entends "di quella pira l'orrendo foco" je reverdis immédiatement et j'ajouterai même que j'ai soudain une frénétique envie de bisser!"

Ecrit par : merlemocoeur | 20 mai 2009

Tant mieux pour vous, mon cher! Chacun ses goûts!
Et ne vous vexez pas, je n'ai aucunement l'intention d'imposer les miens, je les exposais simplement! Les vôtres sont tout aussi honorables, soyez-en sûr! :-)
Mais pourquoi diable voulez-vous que ça me rassure?

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

"Et que dire de la laïque française qui sacrifie en toute impunité des centaines de milliers de nos enfants en refusant de les instruire? N'est-ce pas là aussi une forme de torture?"

Ecrit par : marigot | 20 mai 2009

Vous êtes la bonne foi personnifiée, sur ce coup-là!

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

"révo. cul. dans l'Éduc' nat'."
Pierre Lariba vient d'avouer qu'il a à peu près mon âge…:-))
JPB

Écrit par : brighelli | 20 mai 2009

Pas tout à fait d'accord avec vous dans le sens où qu'il est tout à fait possible d'interdire ET d'écouter.

écrit par monchéri

En fait, c'est ce que voulait dire le texte : pour faire sens, l'autorité doit intégrer l'interdit et l'écoute, ce que n'arrivent pas à faire, selon l'auteur, les parents des jeunes désocialisés, ces parents étant soit trop répressifs, soit trop permissifs.

Pour ce qui concerne le troisième critère, un père au chomage ou alcoolique ou immature ou ce qu'on voudra mais n'étant pas en mesure (par sa faute ou non) de remplir son rôle d'adulte modèle (libre ensuite effectivement au jeune de s'y conformer ou pas), je pense que c'est embêtant quand même.

Écrit par : johnmarguerite | 20 mai 2009

Tant mieux pour vous, mon cher! Chacun ses goûts!
Et ne vous vexez pas, je n'ai aucunement l'intention d'imposer les miens, je les exposais simplement! Les vôtres sont tout aussi honorables, soyez-en sûr! :-)
Mais pourquoi diable voulez-vous que ça me rassure?

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

Soit vous tapez comme un automate sans comprendre le sens de vos propres propos, soit je ne sais pas lire et je préfère bien évidement la première hypothèse!

Mais quand vous écrivez c''est autre chose que du Bashung, vous n'exposez pas vos gôuts, vous dénigrez!

Quant à moi, je cherche encore dans tout Lavilliers une seule chanson qui soit de la qualité de La nuit je mens et j'avoue que je n'en ai pas encore trouvée!

Écrit par : merlemocoeur | 20 mai 2009

goût, pas gôuts et le tout à l'égout à défaut de couleuvres à avaler!

Écrit par : merlemocoeur | 20 mai 2009

La Chine pop, c'est de votre âge?

Écrit par : retraitée | 20 mai 2009

Mais quand vous écrivez, c'est autre chose que du Bashung, vous n'exposez pas vos goûts, vous dénigrez!

Ecrit par : merlemocoeur | 20 mai 2009

Et alors? Serais-je le premier ici à dénigrer?

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

"Le pontifiant musical continue, plein de ses certitudes et de ses jugements sans appel!"

Ecrit par : merlemocoeur | 20 mai 2009

N'est-ce pas dénigrer, ça?

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

Je ne dénigre pas, je constate!

Écrit par : merlemocoeur | 20 mai 2009

Dire qu'on donnerait tout Verdi pour le boléro de Ravel, c'est "pontifier", et être "plein de certitudes et de jugements sans appel"?
Encore une fois, personne n'est obligé de penser la même chose!
Mais ça vous vexe, tout simplement, (pour une raison que j'ignore), qu'on puisse ne pas se convertir à l'opinion générale concernant l'oeuvre de Bashung!

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

Entendu au journal de France 2, ce soir; des enfants littéralement torturés dans les écoles catholiques irlandaises. Entre 1937 et 1990. Des dizaines de milliers d'enfants.

AUX CHIOTTES LES RELIGIONS. TOUTES.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

Quel est le rapport entre le catholicisme et les enfants torturés?

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2009

Ces enfants ont été torturés par les prêtres qui avaient en charge leur enseignement, (et leur éducation).

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

Ces enfants ont été torturés par les prêtres qui avaient en charge leur enseignement, (et leur éducation).

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

je ne vois toujours pas le rapport entre le catholicisme et la torture; c'est écrit dans quel catéchisme: "Pour aller au paradis: x Pater, y Ave, et torturez les enfants, Jesus loves it"?

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2009

AUX CHIOTTES LES RELIGIONS. TOUTES.
Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009
Christophe, vraiment vous devriez vous mettre à la lecture de l'Anti-Dühring !
Deux remarques :
1- les gardiens du bagne pour enfants de Belle-Isle n'étaient pas inspirés par une quelconque religion.
2- L'une des composantes principales de l'idéologie nazie est le paganisme.

Écrit par : guy morel | 20 mai 2009

Pour ce qui concerne le troisième critère, un père au chomage ou alcoolique ou immature ou ce qu'on voudra mais n'étant pas en mesure (par sa faute ou non) de remplir son rôle d'adulte modèle (libre ensuite effectivement au jeune de s'y conformer ou pas), je pense que c'est embêtant quand même.

Ecrit par : johnmarguerite | 20 mai 2009

Je le pense aussi. Notre comportement d'adulte parle plus que tous les discours.

Écrit par : monchéri | 20 mai 2009

Ces enfants ont été torturés par les prêtres qui avaient en charge leur enseignement, (et leur éducation).

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

Pardon, mais vous parlez d'hommes, la religion n'a rien à y voir; et des cogneurs laïcs de gosses, ça existe, la preuve: la République et ses colonies pénitentiaires (voir l'article plus haut que j'ai posté): alors: à bas la République? toutes les Républiques?

Pour celles et ceux qui seront sur Montpellier du 22 au 24 mai, il y a la Comédie du Livre. La grande invitée est la littérature espagnole contemporaine:

http://comediedulivre.montpellier.fr/pages/?

Et concernant l'éducation des enfants:

Les Grandes Rencontres de Philippe Lapousterle
Dimanche 24 Mai 2009 à 14h 30
Y'a-t-il une bonne éducation pour les enfants ?



Grande Rencontre avec le pédiatre Aldo Naouri et la psychanalyste Claude Halmos

Né en Lybie en 1937, Aldo Naouri, dixième enfant de ses parents, est pédiatre et spécialiste des relations intrafamiliales. Influencé par la psychanalyse au point qu'il a, après sa propre cure, hésité à devenir lui même psychanalyste, il y a finalement renoncé pour la pédiatrie. La psychanalyse a cependant profondément marqué sa pratique de pédiatre. Il choisit de « faire de son cabinet un terrain de recherche ». Il a notamment publié des ouvrages destinés à aider les parents, dont L'enfant porté (éd Seuil), L’enfant bien portant (éd. Seuil) et récemment Eduquer ses enfants (éd. Odile Jacob).

Claude Halmos est psychanalyste et écrivain. Elle a travaillé avec Françoise Dolto et elle est aujourd'hui devenue l'une des spécialistes reconnues de l'enfance et de la maltraitance. Elle est co-auteur de Un lieu pour vivre avec Maud Monnoni et l'équipe de Bonneuil sur Marne, de Quelques pas sur le chemin de Françoise Dolto (éd. Seuil) et de L'enfant et la psychanalyse (éditions Es Psychanalytiques). Elle vient de publier Grandir : Les étapes de la construction de l'enfant, le rôle des parents (éd. Fayard).

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2009

Je ne sais pas ce que risquent les parents de nos jours.


Ecrit par : monchéri | 20 mai 2009

Je viens de le dire : une condamnation au civil.

Écrit par : guy morel | 20 mai 2009

Prenez le cas de ce blog, qu'est-il en vérité? Un lieu d'interdit au sens fort du terme. Les blogueurs y interviennent croyant de bonne foi faire passer leurs idées aux autres blogueurs, quant en réalité ils ne cherchent qu'avoir barre sur eux.
L'école de ce point de vue est bien mal barrée qui a fini par laisser croire que les discours qui s'y disent ne poursuivent qu'un seul but: faire passer des savoirs et des connaissances aux gentils écoliers sans avoir à les barrer.

Ecrit par : marigot | 20 mai 2009


Ce que vous dites est parfaitement vrai et n'est pas spécifique à ce blog. On rencontre le même phénomène sur tous les blogs, ainsi que dans la vie réelle.

Écrit par : monchéri | 20 mai 2009

Marylise, vous avez parfaitement cerné le problème. Nous sommes effectivement dirigés par une adepte du pédagogisme le plus outrancier que l'on puisse imaginer. En plus, le collège est classé en ZEP et le passé montre que les mauvaises idées sont souvent expérimentées dans ce laboratoire grandeur nature avant d'être étendues à l'ensemble des établissements. Je me demande pourquoi les gouvernements (vous noterez que j'emploie à dessein le pluriel, car je suis persuadé que l'orientation politique d'un ministre ne changera rien à l'affaire) ne décrètent pas purement et simplement l'interdiction de donner une mauvaise note à un élève. Ce serait là une façon plus impérieuse d'agir, mais cela présenterait au moins l'avantage de l'honnêteté intellectuelle et nous éviterait nombre de circonvolutions pénibles...

Écrit par : alain | 20 mai 2009

Qu'est-ce qu'on a pu tuer au nom de l'athéisme, ça, c'est ben vrai, ma bonne dame!
Et communisme (et nazisme) ont aussi été des formes de religion.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

"Prenez le cas de ce blog, qu'est-il en vérité? Un lieu d'interdit au sens fort du terme. Les blogueurs y interviennent croyant de bonne foi faire passer leurs idées aux autres blogueurs".

Ecrit par : marigot | 20 mai 2009

Je viens ici aussi pour apprendre des choses. Et j'en ai appris pas mal!

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

Qu'est-ce qu'on a pu tuer au nom de l'athéisme, ça, c'est ben vrai, ma bonne dame!
Et communisme (et nazisme) ont aussi été des formes de religion.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

Vous croyez vous qu'on ne tuerait pas au nom de l'athéisme? Dites-moi, Chrsitophe, en sincérité, pensez-vous que les chrétiens de l'antiquité ont été massacrés parce que Néron et quelques autres croyaient en leurs dieux? Un monde athée tuerait en son nom, bien entendu! c'est l'homme l'anomalie, l'animal, la bête, pas la religion.

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2009

Ces enfants ont été torturés par les prêtres qui avaient en charge leur enseignement, (et leur éducation).

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

Pardon, mais vous parlez d'hommes, la religion n'a rien à y voir; et des cogneurs laïcs de gosses, ça existe, la preuve: la République et ses colonies pénitentiaires (voir l'article plus haut que j'ai posté): alors: à bas la République? toutes les Républiques?

Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2009
Pendariès, je vous approuve.
Et je ne me retiens plus de dire ce qui me démange depuis un moment : j'ai été très surpris de lire ici, concernant ce garçon de treize ans qui a porté un coup de couteau à une collègue, des réactions qu'on peut résumer à ce cri : "au trou !"
J'ai assisté à quelques procès d'assises et vu la foule qui se pressait crier "à mort !" à l'adresse de l'auteur de crimes abominables ; c'est un spectacle que l'on n'oublie pas.
Relire Souvenirs de la cour d'assises de Gide.

Écrit par : guy morel | 20 mai 2009

@Le rapport Bénisti
http://carnets.clinamen.org/IMG/pdf/rapportBenisti2005.pdf

Ecrit par : guy morel | 20 mai 2009

Super ! on adore les mille-feuilles !
Vous pouvez nous le glacer au sucre avec quelques zig-zag de chocolat noir comme décoration ?

Écrit par : dobolino | 20 mai 2009

Super ! on adore les mille-feuilles !
Vous pouvez nous le glacer au sucre avec quelques zig-zag de chocolat noir comme décoration ?
Ecrit par : dobolino | 20 mai 2009
C'est trop long à lire, si je comprends bien.
Eh bien ne lisez pas.

Écrit par : guy morel | 20 mai 2009

"C'est l'homme l'anomalie, l'animal, la bête, pas la religion."

Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2009

Et qui les a inventées, ces religions? Et les guerres qui leur sont, apparemment, consubstantielles?
Ceci-dit, je suis d'accord avec vous!

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

Du reste, les parents de ce jeune-homme devraient aussi répondre de cet acte. Ils sont responsables à un titre ou à un autre.

Ecrit par : monchéri | 20 mai 2009

Alors là, entièrement d'accord.
Ecrit par : catmano | 20 mai 2009

Ils en répondront au civil.

Ecrit par : guy morel | 20 mai 2009

A tout hasard, je vous signale que je l'ai écrit ce matin même ...
Il est vrai que, n'étant pas professeur, je n'ai le droit que de jouer les bouffons !
Pour jouer ce rôle avec efficience, ça manque de smileys par ici ?

Écrit par : dobolino-verdurin | 20 mai 2009

"C'est l'homme l'anomalie, l'animal, la bête, pas la religion."

Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2009

Et qui les a inventées, ces religions? Et les guerres qui leur sont, apparemment, consubstantielles?
Ceci-dit, je suis d'accord avec vous!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

Hé bien alors, dites-le avec moi: à-bas l'humanité, puisque le point de départ du mal est l'homme.

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2009

A tout hasard, je vous signale que je l'ai écrit ce matin même ...
Il est vrai que, n'étant pas professeur, je n'ai le droit que de jouer les bouffons !
Pour jouer ce rôle avec efficience, ça manque de smileys par ici ?

Ecrit par : dobolino-verdurin | 20 mai 2009

Dobolino, je ne vous l'ai peut-être pas dit, mais je vous aime beaucoup (et c'est pas une blague)

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2009

"Hé bien alors, dites-le avec moi: à-bas l'humanité, puisque le point de départ du mal est l'homme."

Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2009

L'homme a aussi fait de belles choses! Le boléro de Ravel, et le dernier DVD de Lavilliers, par exemple...
Ceci étant-dit, il n'y a pas: "l'homme"... Il y a: "des hommes".

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

@Rapport Bénisti
Le bon lien :

http://www.pasde0deconduite.ras.eu.org/IMG/pdf/rapport_preliminaire_BENISTI_2004.pdf

Un peu plus long, un peu plus mille feuilles, mais tellement instructif.

Écrit par : guy morel | 20 mai 2009

C'est trop long à lire, si je comprends bien.
Eh bien ne lisez pas.

Ecrit par : guy morel | 20 mai 2009

Que dalle !!!
Lu en intégralité, avé le fiston (il en a secoué la tête de dépit !), après avoir lu en famille le texte de Pendaries (salutations, Penda! ) sur les enfants du bagne.
On a bienlu le rapport et on a résumé à l'époux-papa-maire que, si on avait bin suivi, il était intégralement responsable
En conclusion : "Prions tous, mes frères, pour que la parole de Pauline Kergomard soit sanctifiée ! ".
Ça va aller ?

Écrit par : dobolino-verdurin | 20 mai 2009

A tout hasard, je vous signale que je l'ai écrit ce matin même ...
Il est vrai que, n'étant pas professeur, je n'ai le droit que de jouer les bouffons !
Pour jouer ce rôle avec efficience, ça manque de smileys par ici ?
Ecrit par : dobolino-verdurin | 20 mai 2009
Pas vu. J'étais dans mes bois. Et je ne me suis pas retapé tout le fil.

Écrit par : guy morel | 20 mai 2009

;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

Que dalle !!!
Lu en intégralité, avé le fiston (il en a secoué la tête de dépit !), après avoir lu en famille le texte de Pendaries (salutations, Penda! ) sur les enfants du bagne.
On a bienlu le rapport et on a résumé à l'époux-papa-maire que, si on avait bin suivi, il était intégralement responsable
En conclusion : "Prions tous, mes frères, pour que la parole de Pauline Kergomard soit sanctifiée ! ".
Ça va aller ?
Ecrit par : dobolino-verdurin | 20 mai 2009
ça va très bien, merci. Mais vos posts sont incompréhensibles.
Il est possible aussi que je vieillisse vraiment.

Écrit par : guy morel | 20 mai 2009

Dobolino, je ne vous l'ai peut-être pas dit, mais je vous aime beaucoup (et c'est pas une blague)

Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2009

Et, en plus, c'est réciproque !
Mais, bon, reconnaissez qu'ici, je suis très souvent un bouffon. Ce n'est da'illeurs pas le plus mauvais rôle...

Écrit par : dobolino | 20 mai 2009

Il est possible aussi que je vieillisse vraiment.

Ecrit par : guy morel | 20 mai 2009

C'est bien d'en prendre conscience suffisamment tôt ! Il y a des remédiations efficientes. Vous avez essayé les clubs de mots croisés ou de bridge pour le troisième âge ?
Pour le Mille-feuilles, c'est une blague sur la dernière page du rapport, avec toutes les bestioles siglées qui retombent, in fine, sur les épaules du maire. Tant qu'on est pas maire, on peut en rire ...

Écrit par : dobolino | 20 mai 2009

"C'est l'homme l'anomalie, l'animal, la bête, pas la religion."

Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2009


Je partage votre avis.
L'homme est capable du pire. Et aussi du meilleur, comme le rappelle Christophe Sibille.

Écrit par : monchéri | 20 mai 2009

"Hé bien alors, dites-le avec moi: à-bas l'humanité, puisque le point de départ du mal est l'homme."

Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2009

L'homme a aussi fait de belles choses! Le boléro de Ravel, et le dernier DVD de Lavilliers, par exemple...
Ceci étant-dit, il n'y a pas: "l'homme"... Il y a: "des hommes".

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

Je partage votre avis.
L'homme est capable du pire. Et aussi du meilleur, comme le rappelle Christophe Sibille.

Ecrit par : monchéri | 20 mai 2009

Il est surtout doué pour le pire, largement devant le meilleur. Le soupir de bien-être esthétique (ce meilleur, donc, puisque les 1er exemples ont été des exemples tirés des arts) n'est qu'un soupir, et ainsi que l'a analysé Freud, l'homme (pas les hommes: l'homme) a pour seule passion la destruction de la civilisation. Je prends un pied extraordinaire à lire les "Carnets" de Cioran, presque 1000 pages de salubrité publique.

Dobolino, une bouffonne? heu pas à mes yeux.

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2009

C'est bien d'en prendre conscience suffisamment tôt ! Il y a des remédiations efficientes. Vous avez essayé les clubs de mots croisés ou de bridge pour le troisième âge ?
Pour le Mille-feuilles, c'est une blague sur la dernière page du rapport, avec toutes les bestioles siglées qui retombent, in fine, sur les épaules du maire. Tant qu'on est pas maire, on peut en rire ...
Ecrit par : dobolino | 20 mai 2009
Pardon, mais j'avais oublié que vous aviez un maire dans la famille. Et puis, de toutes façons, ce n'était pas le bon rapport Bénisti.
Quant au vieillissement précoce, je m'en suis prémuni à grandes parties de manille recouverte "à misère". Cela se joue à deux, et il y a intérêt à se souvenir de toutes les cartes y compris et surtout de celles qu'on ne connaît pas puisqu'elles sont retournées.

Écrit par : guy morel | 20 mai 2009

"C'est l'homme l'anomalie, l'animal, la bête, pas la religion."

Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2009


Je partage votre avis.
L'homme est capable du pire. Et aussi du meilleur, comme le rappelle Christophe Sibille.

Ecrit par : monchéri | 20 mai 2009

Je vais être plus précis: l'homme, c'est le pire; ces gestes de bonté sont des troubles du comportement, des injonctions extérieures intériorisées (morale, loi, etc.), crainte de décevoir le père ou la mère imaginaire que nous avons tous en tête.

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2009

Et je ne me retiens plus de dire ce qui me démange depuis un moment : j'ai été très surpris de lire ici, concernant ce garçon de treize ans qui a porté un coup de couteau à une collègue, des réactions qu'on peut résumer à ce cri : "au trou !"
J'ai assisté à quelques procès d'assises et vu la foule qui se pressait crier "à mort !" à l'adresse de l'auteur de crimes abominables ; c'est un spectacle que l'on n'oublie pas.
Relire Souvenirs de la cour d'assises de Gide.

Ecrit par : guy morel | 20 mai 2009

Je ne fais pas partie de ceux qui crient "à mort". Je vois tous les jours les dégâts que peuvent causer sur un môme l'incurie de ses parents. Le problème est que du statut de victime, le jeune devient très vite un bourreau et un bourreau de la pire espèce. Peut-on laisser ainsi laisser la violence passer de l'un à l'autre, comme une chaîne sans fin ?
La solution pour ce jeune -homme: je crains qu'il n'y en ait pas à court terme. Cela ne peut qu'être très long. Au moins, il est nécessaire de l'empêcher de faire d'autres victimes qui pourraient à leur tour se transformer en bourreaux.

Je suis comme tout le monde. Pas de solution à court terme, ni à moyen terme, du reste. Le seul espoir que j'aie, c'est que les valeurs de notre société changent radicalement. Et encore, un homme sera toujours un homme...
A tout prendre, je préfère avoir à faire à un homme civilisé qu'à un barbare. Quelles sont les armes pour lutter contre la barbarie ?

Écrit par : monchéri | 20 mai 2009

Je vais être plus précis: l'homme, c'est le pire; ces gestes de bonté sont des troubles du comportement, des injonctions extérieures intériorisées (morale, loi, etc.), crainte de décevoir le père ou la mère imaginaire que nous avons tous en tête.

Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2009

Encore une fois, je partage votre avis. Le meilleur de l'homme est dû à la civilisation. Le meilleur de l'homme n'existe qu'à l'état de potentiel et ne peut se réaliser durablement que grâce à la civilisation.

Écrit par : monchéri | 20 mai 2009

Il y a quelques jours j'ai tendrement manifesté mon affection à un dénommé Denis qui nous lançait un sympathique petit appel à la grève ou qui, du moins, s'étonnait que l'on n'en déclenche pas une suite à l'agression de notre collègue toulousaine. Je suis en train de lire le BO du 21 mai 2009, paru en avance, et je m'attarde sur le circulaire de préparation de la rentrée 2009. Je viens de lire : « Une épreuve obligatoire d'histoire des arts sera intégrée au diplôme national du brevet dès la session 2010. »

Bon alors, l'histoire des arts, c'est très bien mais émettre une épreuve portant sur cette discipline à l'écrit (ça veut bien dire ça épreuve obligatoire ?) alors que l'histoire-géographie ne compte pas au contrôle continu, là il faut m'expliquer. Qu'en pensent les syndicats ? Va-t-on déclencher une grève, une vraie, pas d'une journée, pour manifester contre cette stupidité ou bien va-t-on, tels de dociles petits béni-yalla-oui-oui grogner dans nos coins respectifs en acceptant qu'une telle épreuve écrite soit instituée sachant qu'elle risque fort d'être surnotée et donc totalement dévalorisée ? Parce que moi qui suis un farouche anti-grève, je crois que je me laisserai tenter si une véritable action était envisagée.

Je reste sans voix, on a touché le fond, on a continuer à creuser, on traversé la terre et on poursuit en creusant dans le ciel... Le ministère entier est sous ecstasy... C'est même plus du pédagogisme, là, c'est... c'est...

Écrit par : Le Pingouin | 20 mai 2009

@Rapport Bénisti
Une analyse pertinente et effarée à
http://www.vacarme.org/article480.html

Écrit par : guy morel | 20 mai 2009

@Rapport Bénisti
Le bon lien :

http://www.pasde0deconduite.ras.eu.org/IMG/pdf/rapport_preliminaire_BENISTI_2004.pdf

Un peu plus long, un peu plus mille feuilles, mais tellement instructif.

Ecrit par : guy morel | 20 mai 2009

j'ai lu les 20 premières pages et je continuerai demain.

Cela m'a paru en effet de bon augure. Mais c'est passé à la trappe...

Écrit par : monchéri | 20 mai 2009

Encore une fois, je partage votre avis. Le meilleur de l'homme est dû à la civilisation. Le meilleur de l'homme n'existe qu'à l'état de potentiel et ne peut se réaliser durablement que grâce à la civilisation.

Ecrit par : monchéri | 20 mai 2009

Monchéri, les civilisations les plus raffinées ont toutes écrit un ou plusieurs "Art de la guerre"....

Écrit par : Pendariès | 20 mai 2009

Guy Morel

j'ai commencé à lire le rapport que vous aviez recommandé. Il me semble plein de bon sens mais je crois hélas qu'il est passé à la trappe. Dommage.

Écrit par : monchéri | 20 mai 2009

Monchéri, les civilisations les plus raffinées ont toutes écrit un ou plusieurs "Art de la guerre"....

Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2009

Parfaitement exact. L'homme, civilisé ou non, restera toujours un homme. La civilisation n'est pas parfaite mais elle est préférable à la barbarie.

Écrit par : monchéri | 20 mai 2009

Encore une fois, je partage votre avis. Le meilleur de l'homme est dû à la civilisation. Le meilleur de l'homme n'existe qu'à l'état de potentiel et ne peut se réaliser durablement que grâce à la civilisation.

Ecrit par : monchéri | 20 mai 2009

Monchéri, les civilisations les plus raffinées ont toutes écrit un ou plusieurs "Art de la guerre"....

Ecrit par : Pendariès | 20 mai 2009

Penda, sans trop me tromper, je pense pouvoir affirmer que pour "monchéri", toute civilisation s'entend comme occidentale et que la colonisation est une "misson essentiellement civilisatrice 3.
Après, c'est peut-être juste un effet de ma paranoïa galopante ?

Écrit par : dobolino | 20 mai 2009

Pendariès, d'office vous me faites penser à Clausewitz notamment, me trompé-je ?

Écrit par : Sandra WAGNER | 20 mai 2009

Je parlais pour des auteurs qui ont rédigé des oeuvres sur l'art de la guerre, bien entendu.

Écrit par : Sandra WAGNER | 20 mai 2009

Sur Jaurès antipédagogoliste par anticipation, ajoutons au florilège cité plus haut cette observation tirée des fameux textes sur l'éducation. Il ne voyait pas "en vertu de quel préjugé nous refuserions aux enfants du peuple une culture équivalente à celle que reçoivent les enfants de la bourgeoisie".
Cent ans plus tard, une bouffonne du nom de Marie-Danielle Pierrelée ( Pourquoi vos enfants s'ennuient en classe ? Poche 2003 ) et avec elle toute la clique des psycho-sociologues de l'éducation, ne voient pas en vertu de quel préjugé nous la leur donnerions. Virons donc ces mauvais professeurs qui plongent les enfants dans un ennui profond en vertu d'une étrange conception de l'égalité et d'un attachement névrotique à cet enseignement passéiste et abstrait conçu exclusivement pour l'odieuse et bourgeoise minorité.
Autrement dit, selon cet astre de la pédagologie, les enfants de pauvres sont incapables de goûter à la culture bourge et le plouc bauceron ou sarthois "se moque éperdument des démêlés de Danton et de Robespierre " mais se passionnerait assurément pour l'histoire si on lui faisait étudier l'évolution des techniques agricoles depuis Cro-Magnon.
Vite, un couteau de cuisine pour couper la chique de ces tarés-là.

Écrit par : Cadichon | 21 mai 2009

@ Cadichon

Il faut citer ses sources!!!

http://sauv.free.fr/archives/0,2320,seq-2070-63553-QUO,00.html

Écrit par : Merlemocoeur | 21 mai 2009

L'ineffable Philippe Joutard, qui pense tellement de bien des nouveaux programmes du Primaire (http://www.snuipp.fr/spip.php?article5370) vient déblatérer sur le sujet mardi prochain à Marseille (Lycée Périer, 18h30 — entrée libre…).
Je ne suis pas bien sûr d'avoir l'opportunité d'y aller, mais si de bonnes âmes douées pour la polémique veulent lui apporter un eu de contradiction…
JPB

Écrit par : brighelli | 21 mai 2009

@ JPB

Ineffable pour le côté inné de raconter des sornettes?

Écrit par : merlemocoeur | 21 mai 2009

Il faut identifier l'ennemi…
Ce type est un vrai nuisible. ET j'en ai rencontré un certain nombre.
JPB

Écrit par : brighelli | 21 mai 2009

Il y a des bons profs et des mauvais.
Alors, SVP, n'en rajoutons pas pour cataloguer les bons dans les mauvais.
l'ambiance qui règne en ce moment est invivable !

Écrit par : Framboise | 21 mai 2009

j'ai commencé à lire le rapport que vous aviez recommandé. Il me semble plein de bon sens mais je crois hélas qu'il est passé à la trappe. Dommage.
Ecrit par : monchéri | 20 mai 2009

Vous pensez donc qu'il est de bon sens de détecter les prédispositions à la criminalité dès l'âge de trois ans ? Dans les "quartiers" s'entend.

Écrit par : guy morel | 21 mai 2009

Pendariès, d'office vous me faites penser à Clausewitz notamment, me trompé-je ?

Ecrit par : Sandra WAGNER | 20 mai 2009

Vous ne vous trompez pas, Sandra, Clausewitz, Sun Tsu, Sun Bin, et quelques autres encore (j'eus, durant quelques mois, une inclination intellectuelle envers ce genre de texte et la tactique militaire des grandes batailles historiques).

Écrit par : Pendariès | 21 mai 2009

Framboise, de quelle ambiance parlez-vous ? Ici particulièrement, ou en général ?
JPB

Écrit par : brighelli | 21 mai 2009

http://www.netvibes.com/lemonde

"Encore une fois, je partage votre avis. Le meilleur de l'homme est dû à la civilisation. Le meilleur de l'homme n'existe qu'à l'état de potentiel et ne peut se réaliser durablement que grâce à la civilisation."

Ecrit par : monchéri | 20 mai 2009

Et, si on veut que cette civilisation continue à apporter ses bienfaits, on a intérêt à brider les religions, quelles qu'elles soient. Et la boucle est bouclée!!! ;-)
Religieux et militaires ont, par ailleurs, assez souvent fait bon ménage, quelles que soient les religions.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

Et, si on veut que cette civilisation continue à apporter ses bienfaits, on a intérêt à brider les religions, quelles qu'elles soient. Et la boucle est bouclée!!! ;-)
Religieux et militaires ont, par ailleurs, assez souvent fait bon ménage, quelles que soient les religions.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

Alors vous faites l'impasse sur les oratorios religieux, mendelssohn, bach, messian, malher, les gospels, le blues et leur descendance, la poésie religieuse de quelque obédience que ce soit, la peinture, etc. etc.

Christophe, en définitive, vous ne pensez pas que le premier des problèmes, c'est l'homme. Si on veut que cette civilisation continue à apporter ses bienfaits, on a intérêt à brider l'homme. Seriez-vous un optimiste? ;-)

Écrit par : Pendariès | 21 mai 2009

La colonne du milieu, en bas, sur la page du "Monde" en lien.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

Pendariès, je crois que je suis un peu comme tout le monde ici. Dans mes moments d'optimisme, je crois un peu en l'homme. Mais, souvent, je suis assez désespéré!
Et le fait qu'on puisse tuer et torturer au nom de l'amour n'est pas une des choses qui me rendent le moins mélancolique.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

"Alors vous faites l'impasse sur les oratorios religieux, mendelssohn, bach, messian, malher, les gospels, le blues et leur descendance, la poésie religieuse de quelque obédience que ce soit, la peinture, etc. etc."

Ecrit par : Pendariès | 21 mai 2009

Oratorio religieux est un pléonasme!
Non, heureusement que l'homme n'est pas que "guerres de religions"! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

Oratorio religieux est un pléonasme!
Non, heureusement que l'homme n'est pas que "guerres de religions"! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009


J'ai en tête ceci, d'un pays fort laïque, puisque communiste: Le Chant Des Forets, Oratorio Op.81

Écrit par : Pendariès | 21 mai 2009

de chostakovitch, l'oratorio, et "stepan razine", aussi, du même.

Écrit par : Pendariès | 21 mai 2009

Pendariès, je ne voudrais pas relancer le débat, mais le communisme est aussi une forme de religion.
Et le régime en URSS n'avait rien à voir avec toute forme de laïcité. Vous le savez bien.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

Et j'aime beaucoup Shostakovitch... Moins que vous ne l'aimez, mais quand même!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

Christophe, c'est jute pour dire qu'un oratorio contemporain peut être laïque; comme on évoque, pour la poésie de Bonnefoy, une théologie sans dieu.

Écrit par : Pendariès | 21 mai 2009

Oui, c'est vrai dans la période contemporaine.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

Merci à la séparation de l'église et de l'état!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

A propos du lien ci-dessous (et du morceau d'article que j'en ai extrait), il est intéressant de constater que pour la FCPE, il n' y a pas assez de conseils de discipline (6 seulement depuis septembre , déplore le représentant de ce think tank idéologique) dans le collège de Fenouillet.

Ne croyez surtout pas que la FCPE en réclame plus ou plus d'autorité (quelle horreur !), non, mais pour eux, c'est la preuve que cet établissement n'est pas suffisemment un "lieu de vie" et qu'il est est trop tranquille, peut-être même socialement trop favorisé, voire carrément pas assez "de gauche". Les paroles de son apparatchik local sonnent clairement comme une sorte de regret. Lisez, c'est assez révélateur de la folie ordinaire de ces gens là. :


http://www.ladepeche.fr/article/2009/05/20/609527-Fenouillet-Le-principal-Il-n-y-a-pas-de-violence-au-college.html

Ecrit par : Chevreuil | 20 mai 2009

-Extrait :


L'occasion de faire le point sur un établissement scolaire au cœur de l'actualité avec Hervé Villeneuve, de la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves des écoles publiques).

Le collège de Fenouillet est-il dans une situation particulière ?

"Au-delà de l'agression dramatique de vendredi, il est tout à fait pareil que les autres établissements. Il y a certes des histoires d'incivilité et de violence mais aucune ambiance d'ultraviolence. D'ailleurs, nous comptons seulement 6 conseils de discipline (sur 634 élèves) depuis septembre."

Écrit par : Manu | 21 mai 2009

Comment l'on fabrique un futur collégien persuadé de détenir des "super-pouvoirs" et d'être au-dessus des lois :

http://forums-enseignants-du-primaire.com/index.php?showtopic=194241

Écrit par : catmano | 21 mai 2009

Pendariès, je ne voudrais pas relancer le débat, mais le communisme est aussi une forme de religion.
Et le régime en URSS n'avait rien à voir avec toute forme de laïcité. Vous le savez bien.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

En parlant de l'URSS, hier sur Arte, vous pouviez regarder un reportage sur l'effondrement du bloc de l'Est, principalement sur Vilnius en Lituanie en 1991 lorsque les Russes sont venus avec les chars pour éradiquer le nouveau pouvoir en place.

Avant cela, il y avait un documentaire sur la Stasi en RDA. Un régime particulièrement inhumain, le bolchévisme, surtout lorsque l'on fait le compte de toutes les victimes.

D'ailleurs le film que j'étais allée voir au cinéma, Katyn, montrait surtout la folie meurtrière et dictactoriale des Russes après la guerre, lorsque nombre de polonais (surtout les familles concernées) ont résisté et ont soit disant commis le crime de crier la vérité sur ce massacre commis non pas par les nazis mais par les russes eux-mêmes, au nom du pacte germano-soviétique dont l'objectif suprême consistait à rayer la Pologne de la carte de l'Europe.

Même les prêtres qui avaient été commis d'office pour constater les massacres lors de l'ouverture des charniers ont été abominablement assassinés tout comme les autres témoins de cette misérable tuerie.

Comme par hasard, les victimes polonaises des charniers sont des officiers, des ingénieurs, médecins : l'élite polonaise de l'époque.

Mais les nazis avaient aussi à leur tour déporté des universitaires.

Écrit par : Sandra WAGNER | 21 mai 2009

Comment l'on fabrique un futur collégien persuadé de détenir des "super-pouvoirs" et d'être au-dessus des lois (2) :

http://forums-enseignants-du-primaire.com/index.php?showtopic=194532&st=0

Écrit par : catmano | 21 mai 2009

Monchéri et Moncœur chez le photographe :

http://awkwardfamilyphotos.com/

Écrit par : catmano | 21 mai 2009

« D'ailleurs, nous comptons seulement 6 conseils de discipline (sur 634 élèves) depuis septembre. » dit le bon monsieur Villeneuve dans l'article que l'on peut consulter via le lien vers « La dépêche ».

Non mais faites quelque chose. Il est évident que cet homme souffre : abattez-le, confiez-lui la direction d'un collège à la Courneuve (avec la ville , ce sera bien), offrez-lui une émission sur la TNT, faites-lui des bisous, apprenez-lui à se tripoter. 6 conseils de discipline depuis septembre ? Mais c'est énorme ! En plus avec un peu de bol, ce sinistrissime gol doit y être au conseil de discipline et ça ne l'effraye pas 6 conseils de discipline ? Non mais lâchez lui une bombe nucléaire sur la gueule !

« Il y a a certes des histoires d'incivilité et de violence mais aucune ambiance d'ultraviolence. » annonce-t-il avant. Bah encore heureux tiens ! Quoique maintenant, c'est peut-être discutable... On devrait le présenter au petit amateur de couteaux ou éventuellement à un pitt-bull affamé dont on aurait frictionné l'anus avec du sable. Il me donne envie de lui gerber à la gueule ce sot.

Écrit par : Le Pingouin | 21 mai 2009

@ Ascenseur social ( suite)

Un petit texte classique dédié à Descoings :

“ Tout comme pour l'Église catholique au Moyen Age, le fait de recruter sa hiérarchie sans considération de condition sociale, de naissance, de fortune, parmi les meilleurs cerveaux du peuple, était un des principaux moyens de renforcer la domination du clergé et d'assurer le maintien des laïcs sous le boisseau. Plus une classe dominante est capable d'accueillir dans ses rangs les hommes les plus importants de la classe dominée, plus son oppression est solide et dangereuse. ”

Écrit par : guy morel | 21 mai 2009

Monchéri et Moncœur chez le photographe :

http://awkwardfamilyphotos.com/

Ecrit par : catmano | 21 mai 2009

Merci Catmano, ça a du bon de se moquer, j'en ai les larmes aux yeux.

Écrit par : Pendariès | 21 mai 2009

@À propos de Fenouillet

"La situation se normalise peu à peu au collège François-Mitterrand de Fenouillet, au nord de Toulouse." écrit le journaliste de La Dépêche. Et le principal de définir la situation "normale" dans un collège jusque-là sans histoire : " Il y a certes des incivilités et de la violence".

Écrit par : guy morel | 21 mai 2009

Monchéri et Moncœur chez le photographe :

http://awkwardfamilyphotos.com/

Ecrit par : catmano | 21 mai 2009

C'est vraiment la régression infantile tous azimuts ...

Écrit par : Marilyse | 21 mai 2009

Le collège de Fenouillet est-il dans une situation particulière ?

"Au-delà de l'agression dramatique de vendredi, il est tout à fait pareil que les autres établissements. Il y a certes des histoires d'incivilité et de violence mais aucune ambiance d'ultraviolence. D'ailleurs, nous comptons seulement 6 conseils de discipline (sur 634 élèves) depuis septembre."

Ecrit par : Manu | 21 mai 2009

Nous allons être à égalité ! Trois dont deux très prochainement pour un établissement de moitié moindre importance ...

Écrit par : Marilyse | 21 mai 2009

“ Tout comme pour l'Église catholique au Moyen Age, le fait de recruter sa hiérarchie sans considération de condition sociale, de naissance, de fortune, parmi les meilleurs cerveaux du peuple, était un des principaux moyens de renforcer la domination du clergé et d'assurer le maintien des laïcs sous le boisseau. Plus une classe dominante est capable d'accueillir dans ses rangs les hommes les plus importants de la classe dominée, plus son oppression est solide et dangereuse. ”

Ecrit par : guy morel | 21 mai 2009

Karl Marx : Le Capital. Livre troisième. Chapitre XXXVI. Notes sur la période pré-capitaliste.

Écrit par : TotoWeininger | 21 mai 2009

C'est vraiment la régression infantile tous azimuts ...

Ecrit par : Marilyse | 21 mai 2009

Ne jamais oublier que les Américains (les Etatsuniens) sont de grands enfants.

Écrit par : Pendariès | 21 mai 2009

Superbe citation, Guy.
JPB

Écrit par : brighelli | 21 mai 2009

En effet, pour l'administration de l'EN, la violence et les incivilités constituent désormais l'ambiance normale dans un collège. Et c'est dit avec une candeur qui désarçonne!

Écrit par : TotoWeininger | 21 mai 2009

Karl Marx : Le Capital. Livre troisième. Chapitre XXXVI. Notes sur la période pré-capitaliste.
Ecrit par : TotoWeininger | 21 mai 2009

Je vois qu'on connaît ses classiques. :-)))

Écrit par : guy morel | 21 mai 2009

C'est vraiment la régression infantile tous azimuts ...

Ecrit par : Marilyse | 21 mai 2009

Ne jamais oublier que les Américains (les Etatsuniens) sont de grands enfants.

Ecrit par : Pendariès | 21 mai 2009

Oh ! Ne vous affolez pas ! Ça arrive chez nous, aussi. Je ne sais plus si Dobolino a déjà donné ce titre ici : La pédofolie, de l'infantilisme des grandes personnes (Alex Raffy, éd. De Boek, 2004).

Tenez, un petit conseil pour Chouchou. En 2012, la même photo, en changeant juste les acteurs, sur tous les panneaux électoraux et c'est l'élection assurée dans un fauteuil ;-) !

Écrit par : catmano | 21 mai 2009

Dites-moi Toto-pas-celui-des-blaguqes-Weinninger, puisque l'EN ne semble pas s'émouvoir tant que ça face aux incivilités, que se passerait-il si l'on allait voir pour les traiter des gros connards merdeux sentant le pipi de chat, que risquerait-on ? Parce que si l'on applique le principe d'égalité (cf. devise de la République), on fait les gros yeux aux gamins donc à nous aussi, non ? Ah mais non mais moi je veux ma part du gâteau, moi aussi je peux être capricieux.

Puis on devrait tous leur dire à ces bourgeois nantis facho-gauchisants d'en haut que ce sont des pourceaux ineptes parfumés aux rillettes pour voir s'ils finissent par se dire « houlalalalalala (RazzMatazz) il y a un infime souci d'incivilités ».

Écrit par : Le Pingouin | 21 mai 2009

Une chose à savoir: les principaux et proviseurs sont quasiment tous syndiqués (du moins dans le Languedoc-Roussillon); un proviseur a été giflé à Perpignan dernièrement: en moins de 48 heures le sort de l'élève fut réglé.

Écrit par : Pendariès | 21 mai 2009

Cela signifie-t-il qu'il faille être syndiqué pour être défendu face à un élève ?

Écrit par : Le Pingouin | 21 mai 2009

Cela signifie-t-il qu'il faille être syndiqué pour être défendu face à un élève ?

Ecrit par : Le Pingouin | 21 mai 2009

je sous-entends que quand ils ont un problème, ils sont en force devant le recteur...

Écrit par : Pendariès | 21 mai 2009

Pub complètement hors-sujet :

http://www.lireenmainyons.net/

Écrit par : catmano | 21 mai 2009

C'est bien ce que je pensais, très cher, et je trouve ça scandaleux (même si vous n'y êtes strictement pour rien : on dirait de la vente forcée (si tu veux qu'on t'entende ou sottement être quelque chose, syndique-toi). On est recteur ou inspecteur, on des bourses (en cuir ou en peau humaine) bien remplies et on a peur de rien mais devant des geulards syndiqués, on s'applatit. Et ce sont ces gens qui nous dirigent ?

Écrit par : Le Pingouin | 21 mai 2009

Catmano, si vous avez l'occasion (je ferai un effort mais je ne suis pas seul à décidér), Annie Lebrun, samedi à 15h30, est un femme exquise. Et certainement l'une des meilleures spécialistes de Sade actuellement en vie — quoi que la sienne ne tienne toujours qu'à un fil…
JPB

Écrit par : brighelli | 21 mai 2009

Darcos souhaite que les enseignants puissent fouiller les élèves avant leur entrée en classe, (France-inter, journal de 13h).

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

Juste en passant pour signaler l'existence d'oratorios à sujet non religieux. Je réfléchis sur le sujet avec mon plus jeune fils, en 2 nde Technique de la Musique et de la Danse depuis deux semaines.

Quelques oratorios à sujet profane :

* 1754, Georg Friedrich Haendel : Semele
* 1801, Joseph Haydn : Les Saisons
* 1851, Robert Schumann : Le Pèlerinage de la Rose
* 1872, Max Bruch : Odysseus
* 1875, Max Bruch : Arminius
* 1900, Edward Elgar : Le Rêve de Géronte
* 1917, Darius Milhaud : Les Choréphores
* 1927, Igor Stravinski : Œdipus Rex (opéra-oratorio)
* 1936, Carl Orff : Carmina Burana
* 1936, Michael Tippett : A Child of Our Time
* 1947, Arnold Schönberg : Un survivant de Varsovie
* 1962, Sergueï Prokofiev, Ivan le terrible (d’après la musique composée pour le film d'Eisenstein en deux volets, 1942 et 1945)
* 1965, Peter Weiss : L'instruction
* 1972, Léo Ferré : d'après "La Chanson du Mal-Aimé" de Guillaume APOLLINAIRE,
* 2001, Paul McCartney : Ecce Cor Meum, créé en novembre 2001 à Oxford[1], joué en Première mondiale le 3 Novembre 2006 à Londres au Royal Albert Hall, joué pour la première fois en France le 4 novembre 2007 à Nice, par l' orchestre régional de Cannes-Provence-Alpes-Côte-d’Azur, sous la direction de Philippe Bender, lors de la manifestation C'est pas classique.

Le titre Ecce Cor Meum ("Voici mon coeur") semble religieux, mais le contenu ne l'est pas à proprement parler.

Écrit par : Robin, s^écialiste autoproclamé de l'oratorio ;O)) | 21 mai 2009

Fouiller les élèves ?
De quoi allons-nous nous faire accuser par Ségolène…
JPB

Écrit par : brighelli | 21 mai 2009

Je suis également un spécialiste mondialement renommé des colonies pénitentiaires pour enfants ! ;O))

Écrit par : Robin | 21 mai 2009

Sur les effets des centres pénitentiaires pour mineurs, permettez-moi de douter ! J'ai bien peur que nombre d'ados qui y sont passés s'en glorifient une fois de retour dans leur milieu, et n'en tirent au contraire un supplément de prestige aux yeux de leurs petits copains.

Voir Jean Genêt et ses souvenirs de la Mettray dans "Notre-Dame des fleurs".

http://rhei.revues.org/index377.html

Écrit par : Robin, spécialiste autoproclamé de l'oratorio ;O)) | 21 mai 2009

"Je réfléchis sur le sujet avec mon plus jeune fils, en 2 nde Technique de la Musique et de la Danse depuis deux semaines."

Saint Axe, priez pour nous !

Remplacer par : "Avec mon plus jeune fils, en 2nde TMD, je réfléchis depuis deux semaines sur le sujet."

Écrit par : Robin | 21 mai 2009

« Fouiller les élèves ? De quoi allons-nous nous faire accuser par Ségolène… »

Mais voyons JPB ! C'est pour ça qu'elle veut nous remettre au travail ! On n'avait rien compris à la profondeté des ses bons sentiments ! Elle veut que l'on soit présent 35 heures dans les établissements justement pour avoir le temps de fouiller les élèves.

Le seul aspect négatif de cette fouille est une incitation à la collaboration, en vogue en France il y a quelques années mais, depuis, peu appréciée. Compte tenu de la tenue, quand tenue il y a, de certaines petites poufiasses pseudo-prudes, les jeunes garçons que nous avons dans nos classes vont être volontaires pour nous aider à fouiller. Certes, ils les fouillent déjà les petits péta-poufiasses en question, mais pourquoi se priver d'une occasion de plus ?

Non, vraiment, moi ça me gêne que l'on en arrive à promouvoir sournoisement cette page noire et peu glorieuse de notre Histoire...

Xérès
Abusé,
Vin
Ingurgité,
Engendrent
Régurgitations,

Désirs
Abrutis,
Réalisations
Complètement
Oniriques
Scandaleuses.

Pauvres
Enseignants,
Traumatisés
Insidieusement
Traumatisants,

Cherchez
Ostensiblement,
Quotidiennement,
Une
Incongruité
Nullissime.

Écrit par : Le Pingouin | 21 mai 2009

"...vouloir à toute force que la littérature soit prioritairement argumentative. ..."

J'ai lu avec plaisir votre article .
Certes , on ne peut limiter l'enseignement de la littérature à un exercice d'argumentation .
Mais n'oublions pas que vous interrogiez des élèves de troisième dont un fort pourcentage rentrera bientôt dans la vie active .

En troisième , il faut préparer les futurs citoyens .

Savoir lire les arguments , savoir déchiffrer ce qui est entre les lignes , est fondamental dans tous les domaines de la vie , que ce soit sur les plans affectifs , professionnels , religieux , politiques .

Je ne suis ainsi pas choqué par le sujetb proposé à ces élèves même si je partage une grande partie de votre point de vue .

Écrit par : Jean | 21 mai 2009

Fouiller les élèves ?
De quoi allons-nous nous faire accuser par Ségolène…
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 mai 2009

S'il n'y avait qu'elle!
On fouillera en présence d'un huissier!

Écrit par : retraitée | 21 mai 2009

@ Bénisti encore, et Fenouillet.

"Né le 16 juillet 1917 à Montpellier (Hérault), Henri Girard est un enfant passablement indiscipliné. Rêvant d'aventures et d'exotisme, il a neuf ans lorsque sa mère décède en 1926. Valentine Girard est emportée par la tuberculose, maladie dont Henri souffrira lui-même au cours de sa vie. Brillant élève, (double bachelier à 15 ans), il est particulièrement doué pour les matières littéraires. Après l'obtention du baccalauréat, il étudie le droit à Paris. Licencié en droit, il fait sciences politiques, refusera de prêter serment à Pétain.
Le 25 octobre 1941, le père d'Henri, Georges Girard, sa tante et une domestique (ainsi que le chien, selon la légende) sont assassinés à coups de serpe dans la demeure familiale d'Escoire, en Périgord. Henri Girard donne l'alerte le lendemain matin. Face aux circonstances mystérieuses du drame (aucun témoin, absence de mobile, pas de traces d'effraction), il est arrêté. Bien qu'il proteste de son innocence, il passe dix-neuf mois en prison, jusqu'à la spectaculaire conclusion de son procès, le 2 juin 1943. Alors qu'il risquait la peine de mort, Henri Girard bénéficie de l'intervention magistrale de l'avocat Maurice Garçon, ancien ami de son père. Acquitté par les jurés après quelques minutes de délibération seulement, il reçoit un triomphe de la part du public du Palais de justice. L'affaire d'Escoire ne sera cependant jamais élucidée. Des années plus tard, Gérard de Villiers, auteur de la série S.A.S., racontera qu'Arnaud lui avait confié être l'auteur des crimes.... ou du moins prétendra avoir recueilli cette confidence. Rien ne prouve cependant, à l'heure actuelle, que ces paroles furent vraiment prononcées. Néanmoins, les proches du château et d'autres témoins des faits semblent n'avoir jamais douté de l'identité du criminel."
De quoi méditer sur ce fait divers : un élève donne un coup de couteau à son professeur, immédiatement transformé en "fait de société".

Écrit par : guy morel | 21 mai 2009

S'il n'y avait qu'elle!
On fouillera en présence d'un huissier!
Ecrit par : retraitée | 21 mai 2009

La collaboration École-Police-justice est dans le vent. Encore une occasion de citer un classique :

" Une « éducation du peuple par l'Etat » est chose absolument condamnable. Déterminer par une loi générale les ressources des écoles primaires, les aptitudes exigées du personnel enseignant, les disciplines enseignées, etc., et, comme cela se passe aux Etats-Unis, surveiller, à l'aide d'inspecteurs d'Etat, l'exécution de ces prescriptions légales, c'est absolument autre chose que de faire de l'Etat l'éducateur du peuple ! "

Écrit par : guy morel | 21 mai 2009

[“ Tout comme pour l'Église catholique au Moyen Age, le fait de recruter sa hiérarchie sans considération de condition sociale, de naissance, de fortune, parmi les meilleurs cerveaux du peuple, était un des principaux moyens de renforcer la domination du clergé et d'assurer le maintien des laïcs sous le boisseau. Plus une classe dominante est capable d'accueillir dans ses rangs les hommes les plus importants de la classe dominée, plus son oppression est solide et dangereuse. ”

Ecrit par : guy morel | 21 mai 2009

Karl Marx : Le Capital. Livre troisième. Chapitre XXXVI. Notes sur la période pré-capitaliste.

Ecrit par : TotoWeininger | 21 mai 2009]

Exact TotoW, et vous trouverez d'autres citations "intéressantes" non seulement de Marx mais aussi par exemple de l'abbé Jules Auguste Lemire ou de Hubert Lagardelle (Ouh! Ouh) dans la republication ce jour-même d'un recueil de textes que j'avais fait en 1998 et que vous trouverez à http://michel.delord.free.fr/bibli1998/

Je vous copie l'introduction de ces vingt-quatre textes ( Un seul personnel : Marx et les Sciences de l'Education) :

"Recueil de textes publié en 1998-1999


Avertissement

Ces textes ont été diffusés sur différentes listes entre 1998 et 2000, sans apparemment attirer l'attention de grand monde. Il s'agissait d'abord de faire connaître des textes peu connus, oubliés ou inaudibles* parce qu'incompatibles avec les idées dominantes de ces années, y compris celles des tendances qui faisaient mine de s'opposer. Il s'agissait ensuite de montrer par des exemples que des idées présentées comme fermement établies aussi bien par la 'droite' que par la 'gauche', aussi bien par les 'pédagogistes' que par les 'antipédagogistes', aussi bien par les 'républicains' que par les 'comunautaristes'... étaient en fait peu fondées historiquement et servaient de base à la culture du consensus. Bien que les textes présentent de nombreux exemples de ce types d'idées**, on peut citer comme exemple les supposées positions ‘étatistes’ attribuées à Marx. Or sa bête noire sera tout au long de sa vie la bureaucratie - voir les extraits de la ‘Critique de la philosophie du droit de Hegel’ en 1844- tout autant que la 'servile croyance de la secte lassallienne à l'Etat' en 1875 et ce encore plus dans le domaine de l’école : ‘Une « éducation du peuple par l'Etat » est chose absolument condamnable. Déterminer par une loi générale les ressources des écoles primaires, les aptitudes exigées du personnel enseignant, les disciplines enseignées, etc., et, comme cela se passe aux Etats-Unis, surveiller, à l'aide d'inspecteurs d'Etat, l'exécution de ces prescriptions légales, c'est absolument autre chose que de faire de l'Etat l'éducateur du peuple !’
Ne figuraient pas dans ce choix des textes anarchistes sur l’école : on peut en trouver maintenant dans le recueil Education et liberté publié par Normand Baillargeon. L’introduction commence par plusieurs citations dont une de Michel Bakounine ‘ L’éducation des enfants, prenant pour point de départ l’autorité doit successivement aboutir à la plus entière liberté.’


Mai 2009
MD

* Si à un moment donné, l'opposition principale du débat se situe entre les affirmations opposées 3+2=4 et 3+2=6, l'expérience montre qu'il est en général trés difficile non seulement de convaincre les débateurs et le public du fait que 2+3=5 mais même de faire simplement remarquer qu'il serait possible qu'il en soit ainsi. On ne sarait donner comme meilleur exemple de ce déni de la réalité - sur les raisons des quelles il sera utile de revenir - le fait de présenter le livre Boscher comme une méthode de lecture alors qu'elle seprésente elle-même comme La journée des tout-petits.

** Mais ce n'est bien sûr pas le seul point figurant dans ces textes dérangeant les acteurs du consensus : on pourra y constater la volte-face historique du PCF et de la FSU sur l'appréciation portée sur 'l'école de Jules Ferry', l'analyse par Marx des examens comme "une formule de franc-maçon, la reconnaissance légale du savoir étatique comme privilège [...] comme lien objectif entre le savoir de la société civile et le savoir de l'Etat, l'examen, [...] rien d'autre que le baptême bureaucratique de la science, la reconnaissance officielle de la transsubstantiation de la science profane en science sacrée", le lien étroit qu'entretetiennent le contenu disciplinaire des réformes des années 1970 avec celui avancé par les "socialiste de la chaire" à la Eugen Dühring...

Écrit par : Michel Delord | 21 mai 2009

"Le seul aspect négatif de cette fouille est une incitation à la collaboration, en vogue en France il y a quelques années mais, depuis, peu appréciée." (Le Pingouin)

La question de la collaboration revient régulièrement sur ce blog, ce qui est inévitable étant donné le court laps de temps historique qui nous sépare de cette période.

Parmi les paramètres invoqués pour comprendre le comportement des élèves (et de leurs parents), je pense qu'il faudrait se pencher sérieusement sur deux facteurs, régulièrement sous-estimés :

1°) Le degré d'implication de la région où se trouve l'établissement.

2°) Le degré d'"ouverture" de la région sur l'extérieur.

C'est une piste parmi d'autres, je n'en dirai pas plus : le sujet est trop sensible, mais je pense qu'il faut y réfléchir.

Écrit par : Robin | 21 mai 2009

En troisième , il faut préparer les futurs citoyens .

Ecrit par : Jean | 21 mai 2009

Les futurs citoyens de quoi ?

Écrit par : guy morel | 21 mai 2009

A propos d'incivilités.

Lundi dernier, alors que je lui demandai de se retourner une élève m'a dit en me tutoyant que "je lui cassais les couilles".

Sachant que je ne puis compter sur le soutien de l'administration, j'ai demandé une simple retenue, en indiquant le motif, avec l'expression non censurée (la feuille de retenue est envoyée aux parents).

Mon administration me reproche d'être à l'origine des problèmes que je rencontre avec les élèves (blocage de ma note administrative).

Bref, je casse les couilles de tout le monde, même à celles et à ceux qui n'en ont pas ! ;-)

Écrit par : Robin | 21 mai 2009

C'est dommage Robin, vous ne pouvez donc pas trancher dans le vif du sujet et couper tout ce qui dépasse.

Écrit par : Le Pingouin | 21 mai 2009

C'est dommage Robin, vous ne pouvez donc pas trancher dans le vif du sujet et couper tout ce qui dépasse.

Ecrit par : Le Pingouin | 21 mai 2009

Tiens, je me demande ce qu'aurais risqué en lui répondant : "Attention, je coupe tout ce qui dépasse !" ;-)

Écrit par : Robin | 21 mai 2009

Tout simplement la lapidation (on peut recycler) publique en place de Grève avec intromission d'oursins malades frictionnés au jus d'orties fraîches dans toutes les cavités corporelles jusqu'à ce que conversion à la Nouvelle Pédagogie s'ensuive.

Tiens ! Et si on se faisait une petite grève pour ennuyer votre direction ?

Écrit par : Le Pingouin | 21 mai 2009

En troisième , il faut préparer les futurs citoyens .

Ecrit par : Jean | 21 mai 2009

Les futurs citoyens de quoi ?

Ecrit par : guy morel | 21 mai 2009
Du Monde ???
OK ! Je sors !

Écrit par : dobolino | 21 mai 2009

Bah Dobolino ! Un peu de citoyenneté tout de même ! Non mais oh ! ;–) Il faut synérgiser les compétences citoyennes et mutualiser les ressources d'ouverture sur le préservation d'un tissu cognitif d'apprentissage de l'autonomie laïque et républicaine.

Écrit par : Le Pingouin | 21 mai 2009

"L'ineffable Philippe Joutard, qui pense tellement de bien des nouveaux programmes du Primaire vient déblatérer sur le sujet mardi prochain à Marseille (Lycée Périer, 18h30 — entrée libre…).
Je ne suis pas bien sûr d'avoir l'opportunité d'y aller, mais si de bonnes âmes douées pour la polémique veulent lui apporter un eu de contradiction…
JPB"

Ah, Joutard ! Le type des programmes d'histoire-géo du primaire en 2002 ! Demandez-lui des nouvelles de Geneviève ! Quand ils font des programmes, ils les font en famille, là-bas !

Écrit par : Jeremy | 21 mai 2009

Mais puisque je vous dis qu'il faut faire des synergies !

Écrit par : Le Pingouin | 21 mai 2009

"Mon administration me reproche d'être à l'origine des problèmes que je rencontre avec les élèves (blocage de ma note administrative)." Robin

Les ministres passent, la gauche, la droite, mais l'administration reste avec sa mentalité minable. Tout dépend des établissements et de l'équipe des professeurs - j'ai écrit professueurs: on sue ou on fait suer?- qui eux aussi - sans sexisme- en ont ou pas. Robin est à la peine comme bien d'autres. Darcos est là! il veut mettre en place la fouille des élèves à l'entrer des établissements, il faut donc aussi fouiller les Professeurs pour qu'ils ne se trimbalent pas avec des outils tranchants. En ce qui me concerne, je dispose d'un outil invisible: le verbe! Et je sabre! Et je claque! Verbalement, of course! Et ça marche. La dépense d'énergie? Oui, ça va, ça consomme bien, mais il n'y a pas encore de pénurie. Et puis en cas de réservoir vide il faut encore paraître plein. C'est comme ça. Être fort ou crever.

Écrit par : Passant | 21 mai 2009

Au Père Spicace.






Un grand malheur est arrivé à l'abbaye et j'ai la pénible mission de vous en faire part.

Mardi soir, pendant que l'abbé Nédictine donnait les dernières grâces, l'abbé Quille perdit l'équilibre dans l'escalier et tomba inanimé dans les bras du Père Iscope.

Les révérends pères, en perdant l'abbé Quille, perdaient leur seul soutien.

Un seul restait joyeux : le père Fide. Quant à l'abbé Tise, il n'y comprenait rien. Il aurait bien voulu que le saint Plet l'aide à comprendre ce qui s'était passé mais rien n'y fit.

Après l'accident de l'abbé Quille, on alla chercher le Père Manganate et le Père Itoine, les deux médecins de l'abbaye. Ils pensaient ranimer le malheureux mais leurs efforts furent vains et celui-ci décéda peu après.

Le lendemain fut donc célébré son enterrement. Chacun fut appelé à l'abbaye par les célèbres cloches du Père Sonnage. La messe fut dite sur une musique de l'abbé Thoven. Le père Ocquet fut chargé du sermon et comme il n'y avait pas de chaire, il monta sur les épaules du Père Choir. A la fin de l'homélie, le Père Cepteur fit la quête et remit les dons ainsi recueillis à notre frère africain, l'abbé N'Pé.

Après la messe, une grande discussion s'engagea pour le transport de la bière : l'abbé Canne et l'abbé Trave voulaient passer par les champs.

Le Père Clus s'y opposa. L'abbé Casse en fut enchanté. Le Père San avec sa tête de turc ne voulait rien entendre. Le Père Vers et le Père Nicieux semaient le doute dans les esprits.

Finalement on décida que, comme à l'accoutumée, l'abbé Taillière serait chargé du transport du corps du défunt. Devant la tombe creusée par le Père Forateur et en l'absence du Père Missionnaire, l'abbé Nédiction donna l'absolution. Le Père Venche et l'abbé Gonia avaient joliment fleuri la tombe.

Celle-ci fut recouverte d'une belle pierre tombale préparée par l'abbé Tonneuse. Sur le chemin du retour, le spectacle fut déchirant.

Le Père Pendiculaire était plié en deux de douleur et de chagrin. L'abbé Vitré était lui aussi plein de larmes. La Mère Cédès, invitée pour l'occasion, fermait la marche en compagnie du frère du Père Igord.

A l'arrivée, le Père Sil et l'abbé Chamelle préparèrent le repas tout en consultant les livres culinaires du saint Doux. Le Père Nod et le Père Collateur servirent à boire et chacun put se remettre de ses émotions.Et l'on dégusta une bouteille offerte par l'Abbé Retsina....


Signé l’Abbé BICI

Écrit par : Abbé Taillère | 21 mai 2009

L'Abbé Cassine et la Mère Luche étaient-ils présents ?

Écrit par : Marilyse | 21 mai 2009

Oui, ils picolaient avec le frère Eujak.

Écrit par : Le Pingouin | 21 mai 2009

Concernant l'ineffable pédagogo Philippe Joutard, ancien historien devenu recteur, une vacherie de Jean Tulard qui lui va comme un gant, je cite à peu près de mémoire :

"Quand un historien devient impuissant, il devient recteur pour savourer d'autres plaisirs."

Écrit par : Pierre Lariba | 21 mai 2009

Qu'en a pensé le Père Sévère ?

Écrit par : Marilyse | 21 mai 2009

JPB a remarqué l'allusion à Révo. cul. dans la Chine pop.

A l'époque, à Jussieu, c'est vrai que tout le monde n'était pas amoureux fou de la Chine pop., forcément ça marque ;))

Écrit par : P. Lariba | 21 mai 2009

Quid du Père Limpinpin et de la Mère Docu ?

Écrit par : Marilyse | 21 mai 2009

Avez-vous pensé au Père Dudevue at à la Mère Seretire ?

Écrit par : Le Pingouin | 21 mai 2009

C'est pas bien de plagier le marquis de Bièvre qui lui même puisa dans ses souvenirs! Lui rendre hommage n'est point Ridicule. Rémy Waterhouse n'en a pas récolté que des châtiments et Patrice Leconte en a fait un bon film.

Écrit par : Passant | 21 mai 2009

Water, water... Moi je préfère le Wine... Winehouse !!! Mouhahaha !!! La maison du vin ! Cette fille est une cave ! Qu'en dirait l'abbé Ledéchant ?

Écrit par : Le Pingouin | 21 mai 2009

Le Pingouin glisse sur son fragment de banquise. Un glaçon dans une bassine. Plouf! Un rien l'amuse.
Et Robin, pendant ce temps,souffre.

Écrit par : Passant | 21 mai 2009

« Le Pingouin glisse sur son fragment de banquise. Un glaçon dans une bassine. Plouf! Un rien l'amuse. »

Je suis donc démasqué : gasp ! je vais me faire gronder par la Mère Creudi !

Petit détail au passant, et non en passant : je ne suis pas au maximum de mes capacités. ;-)

Écrit par : Le Pingouin | 21 mai 2009

Le père Sifflage, le père Honni(Jean-Jacques pour les intimes!) ou encore la mère Lanfrit auraient également pu être conviés aux festivités!

Écrit par : alain | 21 mai 2009

Moi, mon préféré, c'est le Père Niflard !

Écrit par : Le Pingouin | 21 mai 2009

"On ne fait pas d'omelette sans casser les œufs" aurait dit un certain John Deuf (1658- 1716) Quelques siècles plus tard le tsar Kozy en a fait les frais. Etc....

Écrit par : Passant | 21 mai 2009

J'ai bien connu la Mère Lanfrit. Elle avait de ses yeux ! Paix à son âme.

Écrit par : Marilyse | 21 mai 2009

N'oublions pas non plus le Père Honay (merci Maëster !)

Écrit par : Le Pingouin | 21 mai 2009

Ecrit par : Francis Penin | 20 mai 2009

Pan sur le bec, Francis, comme dit le Canard !
J'ai bêtement "copié-collé" l'article en ligne de La Dépêche : mais à la lecture, il est vrai que la faute ne m'a pas sauté aux yeux ; à ma décharge, je dois dire que je sors de la correction de 25 rédactions de CM ! Soyez clément ! ;-)

Ecrit par : Chevreuil | 20 mai 2009
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Je suis tout à fait clément, Chevreuil ! Je craignais de vous blesser en vous faisant la remarque.
Je préfère de loin savoir que c'est bien le texte original qui est fautif et non vous !
Je n'avais pas pensé au copier/coller. Pourtant c'est extrêmement pratique. Et, même pour un texte court, on s'assure, en utilisant cet outil, de ne pas déformer, si peu que ce soit, le texte copié.
Imaginez que vous recopiiez un texte en en corrigeant les fautes, consciemment ou sans vous en rendre compte !
Ce ne serait pas un service à rendre aux auteurs car, même s'ils lisaient la citation de leur textes, soit ils ne verraient pas qu'ils ont été corrigés, soit ils croiraient que des fautes ont été introduites sournoisement dans leurs textes pour faire passer les auteurs pour des incultes !
Les donneurs de leçons comme semblent l'être les gens de l'UNSA, et notamment l'auteur de ce petit bout de texte cité par vous, ont grand besoin qu'on la leur fasse au moins en français.
Mais le laxisme va de pair avec l'approximation en matière de langage écrit ou oral.
Amicalement vôtre.

Écrit par : Francis Penin | 21 mai 2009

Non, on assume. Tout simplement. L'élève n'a que ce qu'il mérite. C'est désagréable mais c'est comme cela.

Ecrit par : monchéri | 20 mai 2009

Et quand il sortira, dans ... mois - ans - décennies (cocher la case qui convient), dans quel état sera-t-il et qu'en fera-t-on ?
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Pas la moindre idée de ce qu'on enfera à sa sortie.
Mais, pour le moment, peut-on raisonnablement faire comme s'il avait simplement traité son professeur de "sale c..." ?
J'entends par là, que pour une insulte, on se borne à dire aux élèves mal élevés, "Promets-moi de ne pas recommencer, et présente tes excuses au professeur.", et que dans le meilleur des cas l'élève présente des excuses insincères. Dans le pire, il ne présente pas d'excuses du tout, et, pire encore, on ne fait rien (comme le proviseur de mon lycée en 1982 - vais-je dire leurs noms, celui de l'élève, âgé de 20 ans en 1982, et celui du proviseur qui a maintenant 78 ans ? ), et, toujours pire, il recommence à insulter, et toujours pire, on ne sanctionne pas l'élève.
Ne rigolez pas : cela existe ! Que deviendront ces marmots une fois adultes ? Y aura-t-il un patron pour se laisser insulter sans broncher ?
Non ! on licencie les gens pour moins que cela...

Écrit par : Francis Penin | 21 mai 2009

Bon, si l'on traduit la pensée de ce "chercheur", le mauvais élève est autonome, ne souffre pas d'addiction et conteste la société marchande. Et si en plus il tape sur ses profs il préfigure sans doute la nouvelle humanité espérée par ces tordus : révo. cul. dans l'Éduc' nat'.

Ecrit par : Pierre Lariba | 20 mai 2009
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C'est exactement ça !
Quand je dis que nous vivons dans l'ère du cancre-roi, je sais ce que je dis !

Écrit par : Francis Penin | 21 mai 2009

Tiens, j'ai oublié le Père Cluderhumatismes et la Mère Sibocou...

Écrit par : Le Pingouin | 21 mai 2009

Robin, on espère que ces blagues vous auront fait sourire, un petit peu quand même. On pense à vous.

Écrit par : Marilyse | 21 mai 2009

Et surtout le Père Hinée qui coache Carla et Nicolas!

Écrit par : retraitée | 21 mai 2009

Le Pingouin glisse sur son fragment de banquise. Un glaçon dans une bassine. Plouf! Un rien l'amuse.
Et Robin, pendant ce temps,souffre.
Ecrit Passant le 21 mai 2009

Effrayons-le, alors : "Selon une enquête sur les libertés individuelles et la démocratie dans le monde réalisée en 2005 par la Freedom House, sur les quarante-six nations à majorité musulmane, trois seulement sont libres.
Sur les seize pays où les musulmans représentent entre 20 et 50 % de la population, trois seulement sont classés comme libres : le Bénin, la Serbie-Monténégro et le Surinam.
Quel sera alors le destin de la France qui compte déjà 7 millions de musulmans ? Voilà la seule question qui mérite d'être posée."
http://www.rebelles.info/article-30990356.html

Écrit par : Arnolfini | 21 mai 2009

Dire qu'on donnerait tout Verdi pour le boléro de Ravel, c'est "pontifier", et être "plein de certitudes et de jugements sans appel"?
Encore une fois, personne n'est obligé de penser la même chose!
Mais ça vous vexe, tout simplement, (pour une raison que j'ignore), qu'on puisse ne pas se convertir à l'opinion générale concernant l'oeuvre de Bashung!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009
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"tout Verdi pour le boléro de Ravel" est une formule à l'emporte-pièce qu'il ne faut pas prendre au pied de la lettre, Christophe !
Vous qui êtes professeur d'éducation musicale et de chant choral (et pas de chant solo ? Je dis ça pour rire, car je suis un soliste amateur - un très grand amateur -, avec une voix de basse chantante - de mi 1 à fa dièse 3), que me diriez-vous si je vous posais la question bouleversante suivante : "Si vous deviez vivre le reste de votre vie sur une île déserte avec un seul disque, quel disque choisiriez-vous ?"
La plupart des gens ont une réponse, et cela me laisse pantois !
Souvent, le disque serait quelque musique de Jean-Sébastien Bach, et je soupçonne fort les personnes interrogées de savoir que c'est là le compositeur considéré comme le plus grand des plus grands. Mais quelle importance ?
Je n'aime que peu d'œuvres de J.-S. Bach. (J'ai chanté en public le solo de basse de la cantate BWV 78, sous la direction d'une collègue d'ed. mus. et de ch. cho., avec quelques instrumentistes et sa chorale, et j'ai bien aimé cela, mais sans plus. Cela m'a donné un travail énorme, car c'est plein de longues phrases pleines de double-croches.)
Je chante trois airs de Verdi (L'air de Philippe, "Elle ne m'aime pas" de Don Carlos ; l'air de Silva, "Chè mai veggio" d'Ernani ; l'air de Zaccaria, "Tu sul labbro", de Nabucco).
Je chante aussi Don Quichotte à Dulcinée (trois mélodies de Paul Morand : chanson romanesque, chanson épique et chanson à boire), que j'ai transposées de, respectivement, un demi-ton et un ton pour les deux dernières, au-dessous du ton original, car c'est pour baryton.
Eh bien, cela me déchirerait le cœur de devoir choisir entre Verdi et Ravel dont le Boléro ne cesse de me plaire depuis plus de 60 ans que je l'écoute. Dès l'âge de 5 à 10 ans je l'ai entendu et j'étais fasciné.
Je le suis moins maintenant, non ! je ne le suis plus, mais emballé, si !
(Bien que je ne danse pas le boléro... Vous voyez l'analogie avec la blague sur "caballistique", JPB ?)

Écrit par : Francis Penin | 21 mai 2009

Et surtout le Père Hinée qui coache Carla et Nicolas!

Ecrit par : retraitée | 21 mai 2009

Super !

Écrit par : Marilyse | 21 mai 2009

Je suis tout à fait clément, Chevreuil ! Je craignais de vous blesser en vous faisant la remarque.
Je préfère de loin savoir que c'est bien le texte original qui est fautif et non vous !
...
Les donneurs de leçons comme semblent l'être les gens de l'UNSA, et notamment l'auteur de ce petit bout de texte cité par vous, ont grand besoin qu'on la leur fasse au moins en français.
Mais le laxisme va de pair avec l'approximation en matière de langage écrit ou oral.
Amicalement vôtre.

Ecrit par : Francis Penin | 21 mai 2009

Vous ne m'avez pas du tout blessé, Francis. Qui est fautif ? Le communiqué de l'Unsa, le journaliste qui l'a transcrit ? Je ne sais pas. Ce qui m'a mis en boule, c'est le contenu du communiqué, qui vise à reporter la responsabilité individuelle d'un acte criminel sur les politiques, l'école, la société en général ... et s'en servir de tremplin pour placer un discours formaté.
En tout cas, je suis parfaitement d'accord avec votre dernière réflexion sur le laxisme et le langage.

Amicalement itou.

Écrit par : Chevreuil | 21 mai 2009

Quand j'étais gamin, c'est le père Spiess qui nous faisait le cathé; on le surnommait: "Chignole"!!!

J'avais oublié le "requiem" de Verdi, Francis! Au temps pour moi!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

Robin, on espère que ces blagues vous auront fait sourire, un petit peu quand même. On pense à vous.

Ecrit par : Marilyse | 21 mai 2009

J'essaye de prendre du recul par rapport à toutes ces mesquineries et à ces bassesses en m'occupant de mes propres enfants qui en valent vraiment la peine (mon fils aîné vient de décrocher son D.E.M. de hautbois) et en plantant des arbres dans mon jardin : un cerisier pour les Rameaux et un figuier pour l'Ascension aujourd'hui même, l'arbre mystique ("Nathanaël, je t'ai "vu" tout à l'heure sous un figuier")

Je connaissais les blagues sur les "pères" (le père Nicieux et le Père Manganate...). J'ai fait trois ans chez les Eudistes, mais ça m'amuse encore (pas les Eudistes, les blagues ! ;-)

Écrit par : Robin | 21 mai 2009

Quand j'étais gamin, c'est le père Spiess qui nous faisait le cathé; on le surnommait: "Chignole"!!!

J'avais oublié le "requiem" de Verdi, Francis! Au temps pour moi!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

Le père Spiess ! Et l'abbé Lamour ! Il y avait bien aussi l'abbé Lamour, non ?
C'est vieux tout ça. C'était à l'époque où ma mémé m'achetait Fripounet et Marisette.

Écrit par : catmano | 21 mai 2009

Mais non, Catmano! C'est une histoire vraie! Votre soeur l'a peut-être même connu!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

Je vais encore me faire mal voir par certains, mais tant pis :

Expulsion d’une famille : l’école des Gibjoncs dit non
Un goûter solidaire se tenait, hier, à la sortie de l’école, devant la maternelle des Gibjoncs. Pour demander un geste à Madame le Préfet.

source : La Nouvelle République

Grosse effervescence, hier après-midi, à la sortie de l'école maternelle des Gibjoncs devant d'appétissantes parts de gâteaux. Une bonne trentaine de parents se sont mobilisés pour protester contre l'avis d'expulsion qu'à reçu Belarminda Rodrigues – exécutoire au 25 mai. « J'ai des preuves que je suis réfugiée politique d'Angola, mais elles ne sont pas retenues. Je suis bien en France et je peux faire n'importe quel travail. » Un geste humanitaire Maîtrisant bien le français, la mère de famille est accompagnée de trois enfants scolarisés au groupe des Gibjoncs depuis 2005. Selon l'institutrice de la plus jeune, 5 ans, en maternelle : « C'est une famille très bien intégrée. La petite parle bien ; c'est une élève très sérieuse.

http://www.educationsansfrontieres.org/article19973.html

Écrit par : Robin | 21 mai 2009

Mal voir par qui, et pourquoi, Robin?

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

J'avais oublié le "Requiem" de Verdi, Francis ! Au temps pour moi!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

J'avoue que Verdi n'est pas trop mon truc (moi c'est plutôt Wagner), à part le "Requiem", justement, où passe un souffle d'une puissance ... à réveiller les morts, c'est le cas de le dire !

Écrit par : Françoise Guichard | 21 mai 2009

C'est le mieux à faire, Robin, cultiver son propre jardin. Félicitations à votre fils. Heureuse que vous ayez cette satisfaction. Il faut savoir tenir à distance les mesquineries et les bassesses : elles ne manquent pas dans le métier. "La bêtise aime à gouverner." disait le poète ... "Ils sont privilégiés ceux que le soleil et le vent suffisent à rendre fous, sont suffisants à saccager !"
A demain.

Écrit par : Marilyse | 21 mai 2009

Mal voir par qui, et pourquoi, Robin?

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

Bon, mettons que je n'ai rien dit. J'ai entendu parler de ce cas aujourd'hui. Je connais la personne qui les aide elle en a parlé aujourd'hui à la télévision lors de l'émisssion "Le Jour du seigneur" (on ne rigole pas SVP !).

La messe était retransmise en Eurovision de la cathédrale de Bourges et il y a eu un mot sur l'expulsion des sans-papier pendant l'offertoire. Les trois enfants sont parfaitement intégrés et la mère sait ce qu'elle risque en cas d'expulsion.

Écrit par : Robin | 21 mai 2009

Merci, Françoise! Je crois que, sur ce coup, on a à peu près les mêmes goûts!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

Mal voir par qui, et pourquoi, Robin?

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

Même question, Robin.
Nous sommes un certains nombre ici, y compris le maître de céans, à avoir signé le manifeste "Pas en notre nom" !

P.S. Christophe, Dizzy Gillespie Big band sur "Mezzo"...

Écrit par : Françoise Guichard | 21 mai 2009

Mais non, Catmano! C'est une histoire vraie! Votre soeur l'a peut-être même connu!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

Mais je sais que c'est vrai ! C'est peut-être même bien lui qui m'a baptisée !
Je suis sûre qu'il y avait aussi un abbé Lamour. Je demanderai à mon pôpa !

Écrit par : catmano | 21 mai 2009

C'est vrai, Catmano? Et le père Lavaud, vous vous en souvenez aussi? Et le père Coffigny?

J'ai regardé, Françoise! Mais le son était très moyen, (ça vient de finir)...

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

Et il y a "E.S.T.", maintenant, sur Mezzo!

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

En parlant de goûts...
Gardarem lou rosé !
http://www.coupernestpasrose.com/petition.php

Écrit par : Françoise Guichard | 21 mai 2009

Ah, Esbjorn Svensson...
Que du beau.

Écrit par : Françoise Guichard | 21 mai 2009

Oui, et le pianiste a aussi un petit côté Glenn Gould, quand il a les dents sur le clavier... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

Je tombe sur ce texte de Zemmour datant de janvier, avec mes excuses s'il est déjà connu. Je vous laisse à vos commentaire, en m'excusant pour ceux qui le connaîtraient déjà.

Jeunes idées reçues
Par Éric Zemmour
Publié le 16/01/2009 dans Le Figaro


Il faudrait écrire un dictionnaire des idées reçues de l'Education nationale. Un texte court, concis, qui rendrait service à tous les protagonistes, puisqu'ils répètent toujours les mêmes choses depuis quarante ans.

--Réforme : activité unique d'un ministre de l'Education nationale.

--Réforme : tu sais où on la met.

--Réforme : doit être retirée.

--Réforme : doit être retirée, même quand elle n'est pas encore votée ; même quand elle n'est pas encore écrite.

- Moyens : manquent. Réponse unique pavlovienne des syndicats. Depuis vingt ans, on met toujours plus d'argent dans l'école, et le niveau scolaire baisse toujours davantage.

--Consultations : un ministre doit les ouvrir. Pour les syndicats, cela signifie qu'il doit cogérer avec eux son ministère, ce qu'ont fait à peu près tous les hôtes de la Rue de Grenelle depuis l'après-guerre. Pour les rares récalcitrants, voir jeunes.

--Jeunes : sont dans la rue.

--Dentifrice : une fois sorti du tube, on ne peut plus l'y remettre. Lieu commun répété par les journalistes pour décrire les manifs juvéniles et par les politiques pour justifier leur couardise.

--Démocratie : initié à la Les manifestations de jeunes sont pour eux un rite initiatique, ce qui signifie, depuis Mai 68, qu'ils apprennent à se faire manipuler par des groupuscules gauchistes qui ont la maîtrise de la parole et de la rue.

--Syndrome Malik Oussekine : le craindre. Dès que trois jeunes sont dans la rue, les policiers et les politiques de droite craignent la mort accidentelle de l'un d'entre eux.

--Richard Descoings : la pommade pour soigner l'échec de Darcos.

--Martin Hirsch : la pommade pour soigner l'inexistence de Laporte.

--La réforme continue : mâle propos sarkozien qui signifie que la droite prie la gauche de couvrir sa retraite.

--Sarkozy : voir Chirac.

--Chirac : voir Mitterrand.

--Mitterrand : voir Giscard.

--Giscard : voir Pompidou.

--Pompidou : voir de Gaulle. Même lui !

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Écrit par : Michel W. | 21 mai 2009

* commentaires avec un s, bien entendu.

Écrit par : Michel W. | 21 mai 2009

C'est vrai, Catmano? Et le père Lavaud, vous vous en souvenez aussi? Et le père Coffigny?

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

Ah non. Nos parents ont eu une crise de foi lorsque nous étions tout petits, mais après, apparemment, ça leur avait passé. Nous ne sommes jamais allés au caté, et puis, de toute façon, nous avions déménagé.

Je connaissais de nom le père Spiess parce que ma grand-mère en parlait (elle faisait du secrétariat pour "la paroisse", et je me souviens qu'étant gosse je me demandais bien ce que ça pouvait être et comment ça pouvait s'écrire "perspièce") et le nom d'abbé Lamour m'avait bien plu, mais c'est tout.

Ma mémé ne devait pas être copine avec les deux autres ;-) !

Écrit par : catmano | 21 mai 2009

Ce mec joue divinement! Ce sont toujours les meilleurs qui s'en vont... :-(
J'ai du mal à comprendre que Manu n'aime pas ça... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

Tiens j'en ai un autre ! L'abbé Ldecadix !!!

Écrit par : Le Pingouin | 21 mai 2009

AUX CHIOTTES LES RELIGIONS. TOUTES.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mai 2009

Mouais. Y en a quand même qui donnent plus envie de tirer la chasse que d'autres.

Ecrit par : TotoWeininger | 20 mai 2009

Ca veut dire qu'il y en a qui le méritent moins que d'autres ? Je cherche, mais je ne trouve pas.

Écrit par : Jeremy | 21 mai 2009

Ce mec joue divinement! Ce sont toujours les meilleurs qui s'en vont... :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

Si je me souviens bien, il s'est noyé, le malheureux...
dans l'abbé Désanges, bien sûr :-)
Oui, je sais, je sors 5 minutes.

Écrit par : Françoise Guichard | 21 mai 2009

Ah oui, il y a une religion qui est tolérante, marrante et qui n'a tué personne !

C'est le pastafarisme. Cela consiste à croire au monstre en spaghettis volant (FSM : flying spaghetti monster). L'ancêtre de ce monstre débonnaire est la licorne rose invisible, mais au contraire de ladite licorne, le FSM a son évangile (qui a le mérite d'être court et rigolo) et même des apparitions ! Voyez sur Youtube...

Bref, convertissez-vous, mes frères ! Que le Monstre en spaghetti volant vous touche de son appendice nouilleux !

Écrit par : sanjuro | 21 mai 2009

Et puis il doit être facile de passer du SM au FSM, donc il serait dommage de se priver.

Écrit par : Jeremy | 22 mai 2009

Vous blasphémez, Jérémy ?

Allez hop, un lien :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pastafarisme

Écrit par : sanjuro | 22 mai 2009

Au cas, Jérémy, où vous soyez trop feignant pour aller consulter la (pourtant fort courte) notice que je vous ai indiquée, vous apprendrez sans doute avec satisfaction que le paradis rastafarien est un club de strip-tease comprenant danseuse ET danseurs dévêtu(e)s avec bière en quantité illimitée et gratuite...

converti ?

Écrit par : sanjuro | 22 mai 2009

Et pour tout le monde, je signale que le jour sacré des adorateurs de sa Majesté nouilleuse est le vendredi, jour FÉRIÉ et où l'on doit impérativement avoir des pâtes au menu.

N'hésitez pas à semer la zizanie dans les conseils d'administration de vos bahuts en vous déclarant adeptes de ce culte...

Écrit par : sanjuro | 22 mai 2009

Nathanael: beau nom. Robin, connaissez-vous l'oeuvre de Nathanael-Daumal? De René Daumal je vous transmets ce poème:


"Je suis mort parce que je n'ai pas le désir ;
Je n'ai pas le désir parce que je crois posséder ;
Je crois posséder parce que je n'essaye pas de donner ;
Essayant de donner, on voit qu'on n'a rien ;
Voyant qu'on n'a rien, on essaie de se donner ;
Essayant de se donner, on voit qu'on n'est rien ;
Voyant qu'on n'est rien, on désire devenir ;
Désirant devenir on vit. "

A ceux qui pensent que l'on est loin du concret ou du vécu quotidien, je réponds: justement, levez la tête et respirez plus haut que la salle où vous enseignez ou celle " des profs". Pauvreté de "prof". Grandeur de: professeur. Mais on peut aussi se leurrer avec ça, bien sûr.

Écrit par : Passant | 22 mai 2009

converti ?

Ecrit par : sanjuro | 22 mai 2009

Oui !

May the Pasta be with you !

Le Flying Spaghetti Monster est grand, et Bobby Henderson est son prophète !

Enfin une révélation !

Argh, juste au moment où j'écris ça, Jean Leonetti vient d'apparaître sur LCP (véridique) ! Est-ce le signe que je lui jetterai un jour de la sauce tomate à la figure ?

Écrit par : Jeremy | 22 mai 2009

D'ailleurs, je zappe, j'ai beau avoir coupé le son pour écouter youtube, sa sale tête m'insupporte.

Écrit par : Jeremy | 22 mai 2009

La sale tête de Leonetti, hein, mas celle du FSM, que je révère à partir d'aujourd'hui.

Écrit par : Jeremy | 22 mai 2009

Jérémy qui ne connaissait pas le Flying Spaghetti Monster ! Pris en flagrant délit d'ignorance d'un fait culturel majeur de ce début de XXIème siècle !
À ce propos… J'ai l'impression fâcheuse que le XXIème siècle n'a pas commencé. Ça m'embête parce qu'ils ont eu la même sensation, au début du XXème — qui comme on sait n'a réellement commencé qu'en 1914… Reste à penser que ce sera comme au XVIIIème — qui n'a réellement commencé qu'avec la Régence en 1715… Entre une nguerre mondiale et une orgie perpétuelle, je préfèrerais l'orgie.
JPB
PS. Robin, d'où a pu vous venir, même pour rire, l'idée que nous étions tous de vieilles baderns réactionnaires, ici ?

Écrit par : brighelli | 22 mai 2009

D'abord, arrêtez de me parler de pâtes : j'ai faim.

Tiens d'ailleurs on est vendredi - il y aura donc des pâtes au menu ce midi.

Écrit par : Jeremy | 22 mai 2009

"PS. Robin, d'où a pu vous venir, même pour rire, l'idée que nous étions tous de vieilles baderns réactionnaires, ici ?"

Ecrit par : brighelli | 22 mai 2009

"Badernes", Jean-Paul, je crois!!! ;-

")Tiens j'en ai un autre ! L'abbé Ldecadix !!!"

Ecrit par : Le Pingouin | 21 mai 2009

"A des oeufs de vieux lourd"?

Dans le genre "contrepet" qui risque de devenir à la mode, il y a la "fouille au corps" projetée par Darcos!

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009

Apparemment, Bégaudeau vient de commettre, (ou de diriger un ouvrage collectif, plutôt), sur "le sport et la politique".

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009

Robin, il n'y a pas que vos enfants! Pensez à vous aussi! Et à Spinoza... ;-)
"Nous sommes tous des êtres en devenir"...

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009

Apparemment, Bégaudeau vient de commettre, (ou de diriger un ouvrage collectif, plutôt), sur "le sport et la politique".

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009

Je viens d'entendre ça sur France- Inter, chaudement recommandé par Nicolas Demorand de surcroît. "Le rugby est collabo, le jeu à XIII est résistant", patati patata etc. Hallucinant de niaiserie.
Du coup, je zappe illico sur France Q., en espérant ne pas tomber de Charybde en Scylla càd de Bégaudeau en Adler.

Écrit par : Françoise Guichard | 22 mai 2009

Dernière minute, un professeur de maths excédé par le comportement d'un élève refusant tout effort en 1èreS au motif que "c'est trop abstrait" lui a lancé :

"Va te faire voir chez Descoings !"

Plainte a été portée. L'enseignant risque gros.

Enfin, moins que s'il avait lancé "Descoings, je te vois !"

Écrit par : dugong | 22 mai 2009

en le doigtant abondamment.

Écrit par : dugong | 22 mai 2009

Vous parlez de Laure, ou d'Alexandre, Françoise? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009

"Je viens d'entendre ça sur France- Inter, chaudement recommandé par Nicolas Demorand de surcroît. "Le rugby est collabo, le jeu à XIII est résistant", patati patata etc. Hallucinant de niaiserie."

Ecrit par : Françoise Guichard | 22 mai 2009

J'ai eu l'impression d'entendre un peu d'ironie dans les intonations de Demorand et de Legrand... Mais je me trompe peut-être...

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009

Ce texte a peut-être été mis déjà dix fois ici, tant pis, je le remets.

http://membres.lycos.fr/reconstrlecole/Textes/levistr.html

Écrit par : catmano | 22 mai 2009

Moi qui suis plus-athée-que-moi-tu meurs, j'adhèrerais bien à cette nouvelle religion nouillesque si je ne craignais de m'y arrondir rapidement en silhouette de bouddha. Peut-on créer une secte du genre "Pâtes à physique" ?

Écrit par : Marilyse | 22 mai 2009

Dernière minute, un professeur de maths excédé par le comportement d'un élève refusant tout effort en 1èreS au motif que "c'est trop abstrait" lui a lancé :

"Va te faire voir chez Descoings !"

Ecrit par : dugong | 22 mai 2009

Ce n'est pas idiot ! Ca pourra peut être le ... Descoing sait !

Écrit par : Chevreuil | 22 mai 2009

Hé, les copines et les copains, Bégaudeau signe son dernier livre à la "Comédie du Livre", à Montpellier - d'aujourd'hui à dimanche! Qu'est-ce que je fais ou lui dit de votre part? ;-)

Liste des auteurs présents:

http://comediedulivre.montpellier.fr/pages/?all=Breves&id_breve=78

Écrit par : Pendariès | 22 mai 2009

Quand j'étais gamin, c'est le père Spiess qui nous faisait le cathé; on le surnommait: "Chignole"!!!

J'avais oublié le "requiem" de Verdi, Francis! Au temps pour moi!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009

Il me semble que c'est celui qui m'a baptisée. Lui ou l'abbé Lamour ? J'ai le film de mon baptême et le curé y joue avec le revolver de mon frère.

Écrit par : dobolino | 22 mai 2009

"Je suis mort parce que je n'ai pas le désir ;
Je n'ai pas le désir parce que je crois posséder ;
Je crois posséder parce que je n'essaye pas de donner ;
Essayant de donner, on voit qu'on n'a rien ;
Voyant qu'on n'a rien, on essaie de se donner ;
Essayant de se donner, on voit qu'on n'est rien ;
Voyant qu'on n'est rien, on désire devenir ;
Désirant devenir on vit. "

Très beau texte et d'une grande vérité. On rejoint la définition lacanienne de l'amour : "Aimer, c'est donner ce que l'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas."

Il faut donc sortir de la logique du "donner"/recevoir. L'autre ne peut rien d'essentiel pour moi. C'est la "rencontre" qui est essentielle.

Aimer, c'est faire l'expérience du manque que l'autre ne peut combler et donc se chercher soi-même, c'est-à-dire, effectivement, "devenir ce que l'on est" ("Tu aimeras ton prochain comme toi-même."

C'est le "comme toi même" qui est le plus important et qui n'est presque jamais commenté et compris).

Ca n'a rien à voir avec "l'égoïsme".

Merci à Passant ! Je le recopie sur le champ !

Écrit par : Robin | 22 mai 2009

Vous ne m'avez pas du tout blessé, Francis. Qui est fautif ? Le communiqué de l'Unsa, le journaliste qui l'a transcrit ? Je ne sais pas. Ce qui m'a mis en boule, c'est le contenu du communiqué, qui vise à reporter la responsabilité individuelle d'un acte criminel sur les politiques, l'école, la société en général ... et s'en servir de tremplin pour placer un discours formaté.
En tout cas, je suis parfaitement d'accord avec votre dernière réflexion sur le laxisme et le langage.

Amicalement itou.

Ecrit par : Chevreuil | 21 mai 2009
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Très bien, je suis rassuré.
Merci, Chevreuil !

Écrit par : Francis Penin | 22 mai 2009

Quand j'étais gamin, c'est le père Spiess qui nous faisait le cathé; on le surnommait: "Chignole"!!!

J'avais oublié le "requiem" de Verdi, Francis! Au temps pour moi!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mai 2009
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Je suis perplexe, là, Christophe ! Je n'ai pas pensé un seul instant au requiem (admirable) de Verdi.
Est-ce bien à moi que vous parlez de cela ?
Suis-je le seul Francis en ce moment sur le blog ?
Amicalement.

Écrit par : Francis Penin | 22 mai 2009

"PS. Robin, d'où a pu vous venir, même pour rire, l'idée que nous étions tous de vieilles badernes réactionnaires, ici ?"

Ecrit par : brighelli | 22 mai 2009

Je ne pensais pas à Christophe, à vous ou à Françoise Guichard.

Que voulez-vous, j'ai été traumatisé par de "vieilles badernes réactionnaires".

Je sais bien que vous n'êtes pas de "vieilles" badernes réactionnaires. Nous sommes tous "jeunes" ici ! ;-))

(smiley!!!!!)

Écrit par : Robin | 22 mai 2009

A la Comédie du Livre, se présentent aussi Raymond POULIDOR et Joseph JOFFO (je l'y vois chaque année, là-bas, sous sa pancarte: l'auteur de 'Un sac de billes'...), et FERRARI, etc.

Écrit par : Pendariès | 22 mai 2009

C'est la cour des Miracles, ce salon du livre de Montpellier ! Madame de Fontenay, les frères Bogdanof, Poulidor ... Impressionnant.

Écrit par : Marilyse | 22 mai 2009

C'est la cour des Miracles, ce salon du livre de Montpellier ! Madame de Fontenay, les frères Bogdanof, Poulidor ... Impressionnant.

Ecrit par : Marilyse | 22 mai 2009

Pourquoi, ailleurs, est-ce mieux? Ne me dites-pas, Marilyse, que vous ne savez pas que le monde de l'édition vit grâce à son lectorat féminin, qui, nous le savons, tous, aujourd'hui préfère les livres "gossip" aux "Leaves of grass" de Walt Whitman. 'faut bien que ça bouffe, les grosses librairies!

Écrit par : Pendariès | 22 mai 2009

Alors aucun message à faire passer à BEGAUDEAU de votre part?????????

Écrit par : Pendariès | 22 mai 2009

Je revendique le titre de vieille baderne réactionnaire !

Écrit par : dobolino | 22 mai 2009

Alors aucun message à faire passer à BEGAUDEAU de votre part?????????

Ecrit par : Pendariès | 22 mai 2009

Vous pouvez lui dire de ma part et de la part de "Jennifer" de 4ème 3, qu'il nous casse les c...! ;O)

Ça, je pense qu'il peut comprendre.

Écrit par : Robin | 22 mai 2009

Bégaudeau et le sport… IL est enfin dans son élément (il veut racheter l'équipe de Nantes, paraît-il — les tocards parlent aux tocards). Tout ça l'éloigne encore de l'enseignement : bon débarras !
JPB

Écrit par : brighelli | 22 mai 2009

Une paire de c...pour deux. C'est la crise, faut faire des économies ! ;O))

Écrit par : Robin | 22 mai 2009

Tiens, ils passent "La journée de la jupe" à la maison de la culture de ma bonne ville, pendant toute la semaine.

Écrit par : Robin | 22 mai 2009

une secte du genre "Pâtes à physique" ?
On a déjà "la main à la pâte"!

Écrit par : retraitée | 22 mai 2009

Pour ceux qui aiment manger les figatelli crues:
http://www.afssa.fr/Documents/MIC2009sa0101.pdf
Bon appétit.

Écrit par : dobolino | 22 mai 2009

Bégaudeau et le sport… IL est enfin dans son élément (il veut racheter l'équipe de Nantes, paraît-il...
Ecrit par : brighelli | 22 mai 2009

Pauvres Canaris, sont pas sortis de l'auberge...

Écrit par : Françoise Guichard | 22 mai 2009

crus parce que c'est de genre masculin

Écrit par : dobolino | 22 mai 2009

"une secte du genre "Pâtes à physique" ?"

On pourra couper les nouilles au sectateur.

Écrit par : dugong | 22 mai 2009

Je revendique le titre de vieille baderne réactionnaire !

Ecrit par : dobolino | 22 mai 2009

Ne comptez pas sur moi pour entrer dans votre "bande à badernes" !

Écrit par : Marilyse | 22 mai 2009

'faut bien que ça bouffe, les grosses librairies!

Ecrit par : Pendariès | 22 mai 2009

Pourquoi, ailleurs, est-ce mieux? Ne me dites-pas, Marilyse, que vous ne savez pas que le monde de l'édition vit grâce à son lectorat féminin, qui, nous le savons, tous, aujourd'hui préfère les livres "gossip" aux "Leaves of grass" de Walt Whitman. 'faut bien que ça bouffe, les grosses librairies!"

Ecrit par : Pendariès | 22 mai 2009

Ouais, ça ne mange pas que de l'herbe.

Écrit par : Marilyse | 22 mai 2009

Je revendique le titre de vieille baderne réactionnaire !

Ecrit par : dobolino | 22 mai 2009

Ne comptez pas sur moi pour entrer dans votre "bande à badernes" !

Ecrit par : Marilyse | 22 mai 2009

C'est sans problèmes !
Y'a plein de gens qui ne sont pas terroristes réactionnaires et qui pensent à vous !!!



http://www.youtube.com/watch?v=og4yqREh62c&feature=featured

Écrit par : dobolino | 22 mai 2009

Mémoire toujours aussi sélective, cher Christophe Sibille

Entendu au journal de France 2, ce soir; des enfants littéralement torturés dans les écoles catholiques irlandaises. Entre 1937 et 1990. Des dizaines de milliers d'enfants.

AUX CHIOTTES LES RELIGIONS. TOUTES.


Dites-moi, et votre très cher ami Patrick Font qui faisait mumuse avec les petits garçons (condamnation en 1998 à 6 ans de prison tout de même), on le fout aussi dans un sanibroyeur ?

Et Cohn-Bendit (écrits du Grand bazar) ?

L'affaire Cohn-Bendit


Marc Reisinger, 25/2/2001


Bettina Röhl était une petite fille lorsque sa mère, Ulrike Meinhof, l'abandonna pour se lancer dans l'action terroriste, aux côtés d'Andreas Baader et de la Fraction Armée Rouge. L'aventure finit tragiquement en 1976 par la pendaison (spontanée ou provoquée) des deux terroristes emprisonnés. Bettina, devenue adulte, réclame aujourd'hui des comptes à sa mère - par personnes interposées. Elle confronte des hommes de pouvoir actuels, Joschka Fischer - ministre des Affaires Etrangères allemand - et Daniel Cohn-Bendit - député européen - avec leur passé soixante-huitard et leur complaisance pour certaines dérives.

Bettina Röhl publie sur son site internet des extraits d'un livre de Cohn-Bendit, paru en 1975 : "Il m'était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : 'Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi vous m'avez choisi, moi, et pas les autres gosses ?' Mais s'ils insistaient je les caressais quand même" (Le Grand Bazar, Belfond 1975).


Cohn-Bendit est effondré lorsque la presse européenne commence à diffuser ce texte et à le questionner sur la pédophilie. Il reconnaît qu'il est "inadmissible" d'avoir écrit ces lignes "d'une inconscience insoutenable". Il évoque une période où l'on s'interrogeait sur la sexualité des enfants, à la lecture de Freud ou de Wilhem Reich. "Sachant ce que je sais aujourd'hui des abus sexuels, j'ai des remords d'avoir écrit tout cela". Cohn-Bendit semble sincèrement gêné, pas seulement pour lui, mais pour avoir traité ce problème avec légèreté.
L'abattement, les remords de Cohn-Bendit plaident en sa faveur, et devraient nous ramener vers le centre du débat. Il ne s'agit pas d'excuser ou de condamner Cohn-Bendit - comme la plupart ont tendance à le faire - mais de comprendre l'erreur qu'il admet lui-même. Il s'agit de comprendre les causes et surtout les conséquences de telles positions anciennes.

Les causes du faux-pas de Cohn-Bendit sont assez claires. En 1968, une jeune génération qui, historiquement, n'a jamais été aussi éduquée et aussi libre cherche à se libérer des conventions sociales, en prenant méthodiquement le contre-pied des idées reçues ("Il est interdit d'interdire"…).

Les conséquences de "l'erreur de Cohn-Bendit " (et de sa génération) sont moins connues. Elles commencent à peine à être perçues. L'idéologie de la libération sexuelles, du féminisme, etc., a occulté le problème de la pédophilie. La mouvance intellectuelle des années '70 croyait qu'il s'agissait d'une liberté supplémentaire à conquérir : libérer la sexualité des enfants - sans se rendre compte que la pédophilie consiste à livrer les enfants au désir sexuel des adultes.

C'est pourquoi, en 1977, une cinquantaine d'intellectuels de gauche signaient les yeux fermés un appel dans Le Monde pour libérer trois hommes accusés d'avoir eu des 'relations sexuelles sans violence' avec des mineurs de moins de 15 ans, et d'avoir photographié leurs 'jeux sexuels'. Parmi les signataires : Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre, Gilles Deleuze, Philippe Sollers, Bernard Kouchner, ainsi qu'un grand nombre de psychiatres et de psychanalystes.


La pensée de Mai '68 a donc laissé faire. Elle a servi de paravent aux "prédateurs", c'est-à-dire non pas ceux qui observaient les enfants toucher leur braguette avec perplexité, mais ceux qui se livraient à des viols d'enfants et même de nourrissons, tels qu'on les a découverts notamment sur les photographies du CD-Rom de Zandvoort.


Voir : www.pourlaverite.org : LIVRE NOIR

Je comprends la honte de Cohn-Bendit d'avoir pu inconsciemment ouvrir la voie à de tels agissements et j'espère que la gifle reçue à cette occasion lui permettra d'ouvrir les yeux sur une problème de société des plus graves. Grâce à "l'affaire Cohn-Bendit ", le public intellectuel comprendra peut-être enfin que la pédophilie est un problème social réel. Il semble que ce problème, qui était largement méprisé par les intellectuels, devienne tout à coup abordable.

Les affaires de pédophilie, principalement traitées par Paris Match, Marie Claire ou Détective, font cette semaine la une de L'Express, Le Monde et Libération. Détail significatif, Bernard Pivot a ouvert Bouillon de culture par des remarques pertinentes à ce sujet.

De même, Jean-Claude Guillebaud, journaliste au Nouvel Observateur, écrit à propos des années 70: "Des crétins dans le vent allaient jusqu'à vanter la permissivité en ce domaine, sans que cela ne suscite beaucoup de protestations. Je pense à ces écrivains qui exaltaient dans les colonnes de Libération ce qu'ils appelaient "l'aventure" pédophile".

Guillebaud fait allusion à Tony Duvert, Gabriel Matzneff et à d'autres écrivains. Tout récemment encore, Alain Robbe-Grillet déclarait à propos de la censure : "Cela s'est beaucoup accentué. Enfin, sur deux points surtout: les petites filles et les chambre à gaz. On n'a pas le droit d'écrire que les petites filles sont sexuellement attirantes et que les chambre à gaz n'ont pas existé" (Livre-Hebdo, janvier 2001).
Le quotidien Libération revient sur la période où il accordait complaisamment la parole à un pédophile décrivant des actes sexuels sur une petite fille de cinq ans, dans un article qui s'intitulait "Câlins enfantins" et était assorti du commentaire suivant : "Quand Benoît parle des enfants, ses yeux de pâtre grec s'embrasent de tendresse" (Libération 20/6/1981). "C'est terrible, illisible, glaçant" avoue Libération aujourd'hui (23/2/2001).

Certains ont tendance à se plaindre du tintamarre autour de l'affaire Cohn-Bendit et à accuser les médias. "Aller chercher le Fischer et le Cohn-Bendit d'il y a trente ans, c'est énorme" (Philippe Sollers). "J'ai envie de dire: oui je suis pédophile, oui je suis gay, oui je suis lesbenne. Toute cette affaire est dégueulasse pour Dany Cohn-Bendit, comme pour Joschka Fischer et je les soutiens. " (Romain Goupil). "L'Express confond débat et procès. Je n'achèterai plus ce journal" (Roland Castro).

De telles réactions donnent l'impression que Cohn-Bendit est la victime principale. Elles prolongent l'aveuglement du passé. Il serait temps, au contraire, de souligner que les vraies victimes sont les enfants, notamment parce que les violences sexuelles exercées contre eux n'ont pas été considérées comme un problème de société dans les années 1970-1980.

Nous disposons aujourd'hui des informations qui permettent de reconnaître l'importance du problème. Il est temps que ceux qui ont le progrès social en charge - les anciens activistes, devenus ministres et députés - s'occupent de l'abus sexuel des enfants, au-delà des remous créés par d'anciennes propos irréfléchis. Plutôt que d'en vouloir à la fille d'Ulrike Meinhof, il faut la remercier d'avoir mis les pieds dans le plat, et reconnaître qu'elle a raison de demander des comptes à la génération de ses parents, comme ceux-ci l'ont fait en leur temps. Devenir adulte, c'est apprendre à protéger l'enfance.

Écrit par : Guillaume | 22 mai 2009

Dans ce cas, vous pourrez l'ouvrir * :

1- en allant sur http://www.educationetdevenir.fr/spip.php?article90
2 en bas de cette page, cliquez à droite sur le lien de gauche ** et faites un "enregistrer sous"
3- à l'endroit où vous l'avez stocké, ouvrez le fichier pdf en double cliquant dessus.
4- respirez un grand coup
5- lisez

* vous pouvez faire tout cela en parlant aussi si vous voulez.

** ou "comment se prétendre de gauche en faisant ce que la droite n'oserait même pas rêver"

Ecrit par : dugong | 20 mai 2009

Ayant un cerveau de garçon, je crains de ne pouvoir faire tout cela et parler en même temps. Si en plus c'est la main droite qui commande le cerveau gauche, on n'est pas sorti de l'auberge, comme dit l'autre.

Écrit par : Chevreuil | 22 mai 2009

Dits donc Guillaume, je ne suis pas sûr que Guillebaud soit totalement objectif...

Qu'a dit Sévillia sur la question ?

Écrit par : Jeremy | 22 mai 2009

Ecrit par : Guillaume | 22 mai 2009

Ci-joint les coséquences "des idées de l'époque"??



"Bonjour, je suis un dinosaure (56 ans lundi prochain, 10 ans de brigade, plusieurs remplacements en CLIS et en établissements spécialisés) et je viens d'appeler l'IEN au secours.
A la suite de la visite, voici le rapport que je lui ai envoyé, en vue d'une information signalante :
Tout ce qui est mentionné ici s'est déroulé entre le 4 et le 19 mai. L'enfant a eu 9 ans le 11. J'ai classé en priorité le point le plus alarmant :
Vocabulaire et gestes scatologiques et sexuels

Semaine du 4 au 7 mai :
A la récréation, B..... se fait punir pour avoir crié à plusieurs reprises : »Une bite dans le cul, ça fait mal »

Semaine du 11 au 15 mai :
Entre dans la classe en se déhanchant et me lance « Et alors ? J'ai pas le droit de marcher comme une pute ? »
En récréation, met la main aux fesses d'une élève.
Prend sa trousse en disant : « Je me la suis retirée du cul »
Fait le geste de se planter un crayon dans les fesses en disant « L'amour, c'est l'amour, c'est bien l'amour ».
Tient trois crayons devant sa braguette et répète : »Je suis le Big Boss »

18 et 19 mai:
Dit : « J'ai une meuf »
« J'ai acheté une capote » il parle de « spreme »
Parle de couches et de merde. Fait le geste de se mettre une bouteille dans les fesses en disant : « Ah, c'est bien ! »
Baisse son pantalon et son slip pour montrer ses fesses.
Plus tard, pousse des cris de simulation d'orgasme en disant « Dans le cul, dans le cul ».

Quand un autre élève parle de son éducatrice, B..... dit : « Je veux bien la sucer »

Sort dans le couloir et revient en hurlant « Mon slip ! Ma bite ! Mes couilles ! »



Comportements de défi et de provocation, insultes et mises en danger,

Lundi 4 mai (rentrée)
Fait n'importe quoi en classe, crie, saute partout, s'allonge sur les tables, perturbe la classe, même quand il est envoyé dans une autre classe.
M'insulte : « salopard », « L......, parce que tu ne mérites pas monsieur ».

Après le récréation de l'après-midi, refuse de rentrer, tape dans les radiateurs et dans les portes, s'allonge sur la table en rentrant en classe.

Mardi 5 mai
Refuse de travailler, lance des stylos, casse des crayons, saute en classe, grimpe sur la rampe d'accès.
Exclu, se retrouve dans le bureau du directeur. Discussion à la récréation pour faire le point avec lui.

Jeudi 7 mai
A la récréation, frappe des élèves de CP, refuse de venir quand on l'appelle et se cache dans le jeu de cour.
Me dit : « Tu es mon chien, tu peux rien me faire ».
Après la récréation, son comportement le fait bientôt exclure du temps « Jeux de société » mené par une intervenante.
L'après-midi, crise en classe, couché par terre sur le dos avec hurlements et tremblements convulsifs.
Sa mère vient le soir énervée, elève la voix et crie à plusieurs reprises : « Vous n'êtes pas un maître normal !».
Elle dit par ailleurs que tout allait bien à l'école B.... (Ce point de vue n'est guère attesté par l'équipe de B....), parle d'une lettre qu'elle a écrite à l'Académie et d'un professeur qu'elle a fait renvoyer.
L'enfant présent saute de joie, me montre du doigt, me fait des grimaces.
Il arrivera le lundi 11 mai au matin en disant : « Tu vas te faire virer de l'école, ma mère m'a donné 10 Euros. »

L'après-midi, me provoque : « Allez, frappe-moi, viens, viens, je t'attends ! » Hurle dans la classe en utilisant un vocabulaire ordurier.
15 mai : Part à plusieurs reprises dans les couloirs en disant des grossièretés. Donne des ordres aux adultes, dit à mon collègue « D'accord, je m'asseois, mais dis à L....... de partir », tente d'imposer ses conditions. Commence à dire ce qui deviendra son leit-motiv récurrent : « Je suis le Big Boss ! ».

18 mai
Me dit : « Tu vas être viré de l'école ». Refuse de faire son exercice de mathématiques. Répète sur un ton pleurnichard : « C'est trop dur » (Fiche de niveau début CP), n'a de cesse qu'il n'ait réussi à s'accaparer pour lui seul la présence de l'AVS Co de la classe.
Après ses crises paroxystiques où il hurle, se met en danger en sautant sur les portes et les murs, en montant sur les chaises et les tables, en renversant le mobilier à coups de pieds, il y a souvent un moment de prostration, pendant lequel il est absent au monde et inaccessible à la parole, puis un temps de recherche régressive de maternage.

Part dans le couloir, se vante de connaître le « shit »
« C'est vert, c'est mes copains qui m'ont montré »
Déchire son jean en élargissant un trou au genou avec ses doigts; vole de façon récurrente du petit matériel de classe, détruit les crayons qu'il reçoit, dit aux autres : « Ta gueule, fils de pute ».
Tient des discours racistes sur les gitans qui sont tous des salopards qui vivent dans des caravanes.

19 mai
Me provoque : « Bats-toi ». Se jette par terre en me disant : « Parle à ma main, parle à mon pied, salut, petit mec »
Répète sans cesse: « Je suis le big Boss, je vais t'étrangler, salaud, je vais te tuer »
Me donne un coup de règle sur les doigts. Frappe sur mon téléphone et mon classeur en disant : « On n'a pas le droit d'appeler. »
Dit qu'il a bu du Red Bull (confirmé par sa tante : il en boit tous les matins) et vient en classe avec deux bouteilles de Powerade.
Le Red Bull, interdit en France jusqu'en mai 2008 dans sa composition originale, est fortement déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes, aux personnes souffrant de diabète ou de problèmes cardiaques, et ne devrait en aucun cas être donné à des enfants de moins de 16 ans. B..... vient d'avoir 9 ans.

Plusieurs enfants, fragiles, se mettent à copier les comportements de B...... Les autres en ont peur.
Il me semble qu'un temps d'aide psychologique devrait être mis en place pour cette classe qui a été éprouvée. Cela dépasse mes compétences et ma formation.


Shmipele, qui parfois veut encore y croire. "

Écrit par : c.cuit | 22 mai 2009

Guillaume, je suis vraiment sincèrement navré de vous le dire, mais vous êtes un (pauvre) con. Définitivement.
Je sais exactement ce qu'a fait Patrick Font, et il n'est absolument pas question de l'absoudre pour ça. (Il ne le cherche pas, d'ailleurs. Je lui conserve malgré tout mon amitié, et je l'ai revu tout récemment).
Mais, en tout état de cause, et que vous le vouliez ou non, il n'y a aucune commune mesure entre ce qui lui est reproché et les faits rapportés concernant "l'éducation" des jeunes dans les écoles religieuses irlandaises du XXè siècle.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009

Francis, je parlais du requiem de Verdi parce que, bien que n'aimant pas énormément ce compositeur, (pour cause de manque d'affinités avec l'opéra italien du XIXè), j'aime malgré tout beaucoup cette "enclave" dans son oeuvre.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009

Carmen, le gamin auquel vous faites allusion vit certainement de "drôles de choses" "chez lui"...
Et il est probablement lui-même victime de sévices sexuels.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009

"Dites-moi, et votre très cher ami Patrick Font qui faisait mumuse avec les petits garçons (condamnation en 1998 à 6 ans de prison tout de même), on le fout aussi dans un sanibroyeur ?"

Ecrit par : Guillaume | 22 mai 2009

Vous êtes encore plus con que je le croyais! Il a été condamné à huit ans, (il en a effectué cinq) pour attouchements sur mineures de quinze ans.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009

Un charmant petit monstre, le gosse en question.
Cela dit, Christophe a certainement raison (que fait la DDASS ?). Mais ça dépasse complètement la question scolaire. Simplement, des enfants avec ce genre de problèmes ne devrait pas être, au moins pour un temps, dans la même classe que les autres.
JPB

Écrit par : brighelli | 22 mai 2009

Carmen, le gamin auquel vous faites allusion vit certainement de "drôles de choses" "chez lui"...
Et il est probablement lui-même victime de sévices sexuels.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009

Ou, plus simplement, il assiste aux ébats de sa mère ou à des projections pornos. Voir affaire d'Outreau.

Écrit par : dobolino | 22 mai 2009

Mais, en tout état de cause, et que vous le vouliez ou non, il n'y a aucune commune mesure entre ce qui lui est reproché et les faits rapportés concernant "l'éducation" des jeunes dans les écoles religieuses irlandaises du XXè siècle.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009

La seule différence, en somme, c'est que Font est votre ami. Dis-moi qui est ton ami, je te dirai qui tu es. Le pauvre con, c'est donc 6bil !!!

Écrit par : Tu D Kon | 22 mai 2009

Je lui conserve malgré tout mon amitié, et je l'ai revu tout récemment).

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009

Vous pouvez donc conserver votre amitié aux religieux irlandais. Tout finit bien finalement...

Écrit par : père Nicieux | 22 mai 2009

Stop ! Injuriez-vous en privé !

Écrit par : Père Fouettard | 22 mai 2009

D'ailleurs, pour éviter les débordements, clac, je change de Note…
JPB

Écrit par : brighelli | 22 mai 2009

Guillaume, je suis vraiment sincèrement navré de vous le dire, mais vous êtes un (pauvre) con. Définitivement.
Vous êtes encore plus con que je le croyais!

Je savais bien que cela vous dérangerait suffisamment au point d'en arriver très vite aux injures...Vous n'étiez peut-être pas le mieux placé pour lancer pareille diatribe.
Quant à vous, Sibille, vous êtes un pédagogiste*, nul besoin d'en rajouter.
* je vous cotoie depuis plusieurs années, vous n'avez guère changé.

Puisque l'on parle des religieux irlandais, n'oubliez pas que les moines irlandais ont quelque peu sauvé l'héritage intellectuel de l'Occident dans les âges sombres.
Puisque vous êtes à parler chiottes, torcheriez-vous le cul avec des pages du Book of Kells ? (cela ne m'étonnerait pas)

Écrit par : Guillaume | 22 mai 2009

On n' injurie pas, on recadre, nuance !

Écrit par : Père Emptoire | 22 mai 2009

Je revendique le titre de vieille baderne réactionnaire !

Ecrit par : dobolino | 22 mai 2009

On ne vous le conteste pas ! ;O))

Écrit par : Robin | 22 mai 2009

On n' injurie pas, on recadre, nuance !

Ecrit par : Père Emptoire | 22 mai 2009

"J' balance pas, j'évoque ..."

Écrit par : marilyse | 22 mai 2009

Remarquez, Sibille n'a pas trop chance non plus avec l'autre compère, Val ,promo Sarko, rejoint France Culture...

Dis-moi qui est ton ami, je te dirai qui tu es.

Effectivement...

Écrit par : Guillaume | 22 mai 2009

Et " je ne m'énerve pas, j'explique" — tout aussi immortel…
JPB

Écrit par : brighelli | 22 mai 2009

Fine équipe...un en tôle, le second copain de Sarko, un troisième a fait pire : l'IUFM, je frémis à l'idée de connaître le destin des autres...

Écrit par : Guillaume | 22 mai 2009

Fine équipe...un en tôle, le second copain de Sarko, un troisième a fait pire : l'IUFM, je frémis à l'idée de connaître le destin des autres...

Ecrit par : Guillaume | 22 mai 2009

Total soutien à Guillaume

Écrit par : Père Emptoire | 22 mai 2009

Fine équipe...un en tôle, le second copain de Sarko, un troisième a fait pire : l'IUFM, je frémis à l'idée de connaître le destin des autres...

Ecrit par : Guillaume | 22 mai 2009

Total soutien à Guillaume

Ecrit par : Père Emptoire | 22 mai 2009

+ un !

Écrit par : Tu D Kon | 22 mai 2009

Total soutien à Guillaume

Ecrit par : Père Emptoire | 22 mai 2009

+ un !

Ecrit par : Tu D Kon | 22 mai 2009

Dès qu'il s'agit de constater encore et toujours que Sibille est un con, je sors de ma réserve ! :))

Écrit par : Applaudissements du comité antiSibil | 22 mai 2009

Carmen, le gamin auquel vous faites allusion vit certainement de "drôles de choses" "chez lui"...
Et il est probablement lui-même victime de sévices sexuels.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009

Mais pourquoi voulez-vous absolument que je m'appelle Carmen???

Écrit par : c.cuit | 22 mai 2009

Trois pseudos pour une même personne...

Je vous dois des excuses, Guillaume, j'ai fait erreur. vous n'êtes pas un pauvre con. Vous êtes un sale con...

Et on écrit: "en taule", pas "en tôle", dans le sens où vous avez tenté de l'employer. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009

AUX CHIOTTES LES RELIGIONS. TOUTES. Ecrit par : Christophe Sibille |
Je suppose que ça soulage ! Si tu veux transformer ton slogan en acte, il va falloir te retrousser les manches et ça ne va pas être ragoûtant. Tout d’abord, il faudra prévoir une fosse septique d’une très grande contenance. Les croyances (loin d’être toutes religieuses) sont si nombreuses et si variées qu’un engorgement semble inévitable. Au nom de Sainte Dérision, il faudra faire une exception pour le Pastafarisme car les spaghettis risquent de boucher le conduit menant à la fosse. Tu sais bien Christophe qu’après décomposition, les saintes déjections se transformeront en excellent fertilisant sur lequel viendront se nourrir puis fleurir un grand nombre de nouvelles sectes et religions, encore plus extravagantes que celles que tu auras cru faire disparaître. En occident, avec la perte de vitesse des religions « dites » officielles, nous sommes actuellement en plein dans ce phénomène Il serait donc plus sage de laisser ta chasse d'eau tranquille ; cela ne sert à rien … Les croyances sont comme les têtes de l’Hydre de Lerne ; tu en coupes une, une autre repousse immédiatement. Ben alors on fait quoi (surtout quand on n’a rien à proposer pour combler le vide!) ? … Il ne reste que la dérision, l’indifférence au discours religieux et la tolérance envers ceux qui y adhèrent parce qu’ils en ont besoin ; cela n’exclut pas la vigilance laïque et le combat du discours religieux quand il veut grignoter ou régenter l’espace public ou privé… C'est un combat SANS FIN contre l’obscurantisme ! What else ?

C'est l'homme l'anomalie, l'animal, la bête, pas la religion." Pendariès
L'homme est sans aucun doute une anomalie dans le règne animal. Aucune bête ne tue et ne torture pour le plaisir ; donc, qualifier de « bête » un humain qui ne fait qu’avoir un comportement humain est peu flatteur pour nos amis les animaux. Ce n’est pas une raison pour haïr l’humanité mais il est important de le savoir ; ça évite les surprises.
Thierry

Écrit par : thierry venot | 22 mai 2009

"Quant à vous, Sibille, vous êtes un pédagogiste*, nul besoin d'en rajouter.
* je vous cotoie depuis plusieurs années, vous n'avez guère changé."

Ecrit par : Guillaume | 22 mai 2009

Faites ce que vous voulez! Moi, je ne vous côtoie pas.! Que voulez-vous, on ne se refait pas, j'ai le sens de l'hygiène.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009

Mais pourquoi voulez-vous absolument que je m'appelle Carmen???

Ecrit par : c.cuit | 22 mai 2009

A cause de votre initiale, et de "Carmen Cru"!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009

;-) Oui, mais un autre problème vient s'ajouter au premier:
c.cru et c.cuit sont 2 personnes différentes !!!

Écrit par : c.cuit | 22 mai 2009

Ah bon!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009

Quant à vous, Sibille, vous êtes un pédagogiste, nul besoin d'en rajouter.

Ecrit par : Guillaume | 22 mai 2009

Et moi ? Et moi ?

D'habitude, arrivé à ce stade de la conversation, on me traite de dangereux gauchiste ! Guillaume, j'exige que vous rétablissiez l'équilibre ! Christophe Sibille est un privilégié !

Écrit par : Jeremy | 22 mai 2009

Et on écrit: "en taule", pas "en tôle", dans le sens où vous avez tenté de l'employer. ;-)

Erreur de ma part, je vous l'accorde...
Le sale con vous remercie.

Écrit par : Guillaume | 22 mai 2009

Quant à vous, Sibille, vous êtes un pédagogiste, nul besoin d'en rajouter.

Ecrit par : Guillaume | 22 mai 2009

Et moi ? Et moi ?

D'habitude, arrivé à ce stade de la conversation, on me traite de dangereux gauchiste ! Guillaume, j'exige que vous rétablissiez l'équilibre ! Christophe Sibille est un privilégié !

Ecrit par : Jeremy | 22 mai 2009

Et moi, je suis une vieille baderne réactionnaire, pleine de relents surannés d'une extrême-gauche obsolète !


"Recueillement

Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir; il descend; le voici:
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.

Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma Douleur, donne-moi la main; viens par ici,

Loin d'eux. Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant;

Le Soleil moribond s'endormir sous une arche,
Et, comme un long linceul traînant à l'Orient,
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche. "



Charles Baudelaire, Les fleurs du mal CLIX

Écrit par : dobolino | 22 mai 2009

Trois pseudos pour une même personne...
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009

Je ne suis pas Guillaume, on est nombreux à vous vomir, faites plutôt votre autocritique !

Écrit par : comité antiSibil | 22 mai 2009

Trois pseudos pour une même personne...
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009

Je ne suis pas Guillaume, on est nombreux à vous vomir, faites plutôt votre autocritique !

Ecrit par : comité antiSibil | 22 mai 2009

Moi non plus +1

Écrit par : Tu D Kon | 22 mai 2009

;-) Oui, mais un autre problème vient s'ajouter au premier:
c.cru et c.cuit sont 2 personnes différentes !!!

Ecrit par : c.cuit | 22 mai 2009

Ah bon!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009

Christophe, je vous envoie un mail à ce sujet !

Écrit par : dobolino | 22 mai 2009

Je ne suis pas Guillaume, on est nombreux à vous vomir, faites plutôt votre autocritique !

Ecrit par : comité antiSibil | 22 mai 2009

Moi non plus +1

Ecrit par : Tu D Kon | 22 mai 2009

Et moi non plus +2 !

Écrit par : Père Emptoire | 22 mai 2009

Je ne suis pas Guillaume, on est nombreux à vous vomir, faites plutôt votre autocritique !

Ecrit par : comité antiSibil | 22 mai 2009

Moi non plus +1

Ecrit par : Tu D Kon | 22 mai 2009

Et moi non plus +2 !

Ecrit par : Père Emptoire | 22 mai 2009

Et moi, non !!! -1 ! Et Hop ! Vive Sibille !

Écrit par : dobolino | 22 mai 2009

Francis, je parlais du requiem de Verdi parce que, bien que n'aimant pas énormément ce compositeur, (pour cause de manque d'affinités avec l'opéra italien du XIXè), j'aime malgré tout beaucoup cette "enclave" dans son oeuvre.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009
Vous me décevez ! J'ai un faible avoué et même affirmé pour La Traviata ...

Écrit par : dobolino | 22 mai 2009

"Je ne suis pas Guillaume, on est nombreux à vous vomir, faites plutôt votre autocritique !"

Ecrit par : comité antiSibil | 22 mai 2009

Bienvenue chez Pol Pot...
Ceci-dit, si ça peut vous occuper, pendant ce temps là, vous ne faites pas de bêtises!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009

Christophe, je vous envoie un mail à ce sujet !

Ecrit par : dobolino | 22 mai 2009

Ah! ben non...
C'est pas du jeu...

Écrit par : c.cuit | 22 mai 2009

"Je ne suis pas Guillaume, on est nombreux à vous vomir, faites plutôt votre autocritique !"

Ecrit par : comité antiSibil | 22 mai 2009

Bienvenue chez Pol Pot...

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009

...ou Guy Morel !

Écrit par : L.R.A.M(Ligue Révolutionnaire Anti-Morel | 22 mai 2009

Le niveau monte, ici!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009

Guy Morel

vous avez parfaitement raison: il n'y a pas de problème de langue. Ceux qui foutent la merde sont exclusivement des petits Français de souche, blonds aux yeux bleus. Les autres sont absolument irréprochables. Ils se comportent parfaitement bien jusqu'à l'âge de 13 ans auquel, subitement, sans que RIEN, absolument RIEN, ne puisse le laisser présager, ils se transforment en poignardeurs. Ils n'ont JAMAIS foutu la merde pendant des années depuis la maternelle. Le jour où ils se mettent à cogner et à tuer, c'est la surprise complète.
Tout cela est bien réel car nous pouvons tous le constater par nous-mêmes.
Donc, vous avez parfaitement raison : NE RIEN FAIRE est la meilleure solution, surtout quand c'est encore possible. Attendre que les profs se fassent tuer et râler, c'est beaucoup mieux.

Y a pas photo.
Monchéri , la tête dans le sable

Écrit par : monchéri | 22 mai 2009

Le sale con vous remercie.

Ecrit par : Guillaume | 22 mai 2009

Ah non ! Tricheur ! Il s'insulte lui-même !

Voici nos doléances, à dobolino et moi :

1) D'habitude, arrivé à ce stade de la conversation, on me traite de dangereux gauchiste ! Guillaume, j'exige que vous rétablissiez l'équilibre ! Christophe Sibille est un privilégié !

Ecrit par : Jeremy | 22 mai 2009

2) Et moi, je suis une vieille baderne réactionnaire, pleine de relents surannés d'une extrême-gauche obsolète !

Ecrit par : dobolino | 22 mai 2009

Les meilleures traditions se perdent ! Guillaume, vous faillissez !

Écrit par : Jeremy | 22 mai 2009

Francis, je parlais du requiem de Verdi parce que, bien que n'aimant pas énormément ce compositeur, (pour cause de manque d'affinités avec l'opéra italien du XIXè), j'aime malgré tout beaucoup cette "enclave" dans son oeuvre.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009
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Ah ! Je vois.
Les airs des opéras de Verdi sont pourtant bien beaux.
Cette "enclave" dans l'œuvre de Verdi - son requiem - est très lyrique : il exige de grands chanteurs d'opéra pour le quatuor vocal. Là, nous ne sommes pas si loin de l'opéra.
Alors, laissez-vous tenter en écoutant quelques airs pour voix de basse de Verdi. (On ne parle que des ténors ! Cela devient lassant. C'est au point que bien des gens incultes croient que "ténor" signifie chanteur d'opéra.)
J'espère que vos stagiaires savent bien tous distinguer les six voix d'hommes et de femmes, et, peut-être - si ce n'est pas trop leur demander -, de distinguer ces six voix, même si elles sont voisines. Et puis, non ! Seulement les voix extrêmes : savoir distinguer une basse d'un ténor ou un soprano d'un contralto. Un stagiaire qui confondrait une basse et un ténor mériterait un zéro !
Mais, bah ! Je n'aime pas beaucoup Debussy, en général, et pas du tout Pelleas et Mélisande. Mais j'aime La Mer.
En revanche j'aime toute la musique de Ravel.
Et je parierais bien un demi de bière que vous aimez Debussy.
Toutes ces divergences de goût sont parfaitement normales.
Dormons tranquilles !

Écrit par : Francis Penin | 22 mai 2009

"Et puis, non ! Seulement les voix extrêmes : savoir distinguer une basse d'un ténor ou un soprano d'un contralto. Un stagiaire qui confondrait une basse et un ténor mériterait un zéro !
Mais, bah ! Je n'aime pas beaucoup Debussy, en général, et pas du tout Pelleas et Mélisande. Mais j'aime La Mer.
En revanche j'aime toute la musique de Ravel.
Et je parierais bien un demi de bière que vous aimez Debussy.
Toutes ces divergences de goût sont parfaitement normales.
Dormons tranquilles !"

Ecrit par : Francis Penin | 22 mai 2009

Oui, ça, ils savent!
J'aime effectivement à peu près toute l'oeuvre de Debussy... Sauf "Pelléas".
Et toute l'oeuvre de Ravel, sans exception.
Et oui, toutes ces divergences de goût sont parfaitement normales, pour peu qu'on ait essayé d'écouter le maximum d'oeuvres. Et plus d'une fois, pour certaines. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009

« Je sais exactement ce qu'a fait Patrick Font, et il n'est absolument pas question de l'absoudre pour ça. (Il ne le cherche pas, d'ailleurs. Je lui conserve malgré tout mon amitié, et je l'ai revu tout récemment). »
Christophe Sibille | 22 mai 2009

Christophe, merci d'avoir écrit cela.

Écrit par : Tailleboudin | 23 mai 2009

Merci, (et bonjour) à vous, Tailleboudin! Mais, avec ce genre de commentaire, vous allez avoir les coyotes sur le dos avec moi!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 mai 2009

Merci, (et bonjour) à vous, Tailleboudin! Mais, avec ce genre de commentaire, vous allez avoir les coyotes sur le dos avec moi!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mai 2009

De plus, la prison a été doublement salutaire, elle a permis aussi de débarrasser la scène d'un individu sans aucun talent.

Écrit par : Coyote | 23 mai 2009

"De plus, la prison a été doublement salutaire, elle a permis aussi de débarrasser la scène d'un individu sans aucun talent."

Ecrit par : Coyote | 23 mai 2009

Mais non! Ne vous faites pas de souci, ça va plutôt pas mal pour lui de ce côté, et tant mieux!!!
Ce que la jalousie et l'aigreur ne font pas proférer comme âneries, parfois!!! Et quel pseudo bien choisi!!! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 mai 2009

J'aime effectivement à peu près toute l'oeuvre de Debussy... Sauf "Pelléas".
Et toute l'oeuvre de Ravel, sans exception.
Et oui, toutes ces divergences de goût sont parfaitement normales, pour peu qu'on ait essayé d'écouter le maximum d'oeuvres. Et plus d'une fois, pour certaines. ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mai 2009
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Sauf Pelleas ! Ah ! Nos goûts ne sont pas totalement disjoints, alors.
Et si vous aimez toute l'œuvre de Ravel sans exception, nous avons cela en commun.
Amicalement vôtre.

Écrit par : Francis Penin | 24 mai 2009

Vous me décevez ! J'ai un faible avoué et même affirmé pour La Traviata ...

Ecrit par : dobolino | 22 mai 2009
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Méfiez-vous, chère amie Dobolino !
Il y a des mauvaises langues partout qui vous soupçonneraient volontiers d'un goût pervers pour ce genre de personnage !
Traviata : femme qui s'écarte du droit chemin !
Mais j'aime aussi cet opéra, pour sa musique. Quant aux mœurs des gens, c'est leur affaire, du moment qu'ils sont adultes et ne racolent pas.
Mais Violetta est touchante. On ne peut pas lui retirer cela.

Écrit par : Francis Penin | 24 mai 2009

Oui, j'aime tout Ravel!
J'ai étudié son oeuvre d'assez près, (c'était mon sujet de maîtrise), et j'en ai joué quelques pièces...

Écrit par : Christophe Sibille | 24 mai 2009

Oui, j'aime tout Ravel!
J'ai étudié son oeuvre d'assez près, (c'était mon sujet de maîtrise), et j'en ai joué quelques pièces...

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mai 2009
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Vous êtes donc pianiste.
Qui sait si un jour nous ne pourrions pas faire un récital ensemble et le mettre en ligne pour tous les auteurs de messages de ce blog. Ils sont tous aimables malgré les apparences.
Connaissez-vous Don Quichotte à Dulcinée ? Je veux dire, connaissez-vous l'accompagnement pianistique, une réduction d'orchestre de cette œuvre ? J'ai transposé d'un demi-ton au-dessous la première chanson, et d'un ton les deux suivantes.

Écrit par : Francis Penin | 25 mai 2009

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