Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog


10 mai 2009

Profs au bord de la crise de nerfs

    Je ne sais pas si, comme le disait Camus, le suicide est « le seul problème philosophique vraiment sérieux », mais il est certainement, au moins depuis Durkheim, un problème sociologique de premier plan.

    Dans Ces profs qu’on assassine, Véronique Bouzou, enseignante elle-même, analyse ce qui, dans cette profession malmenée par les médias, vilipendée par les beaufs, peu estimée par les gouvernements successifs, peut pousser tant de gens au suicide — ou, tout au moins, à la dépression. Et, en même temps, au déni de leur mal-être. Car, comme elle le souligne dès les premières lignes, « bon nombre d’enseignants répriment leur malaise et refoulent leurs difficultés professionnelles de peur de passer pour des incompétents ou des pleurnichards. »

    « En quoi, continue-t-elle, le métier d’enseignant est-il donc susceptible d’engendrer stress et névroses en tous genres ? Cette profession, plus qu’aucune autre, constitue-t-elle un vecteur de risques capable d’engendrer des maladies mentales et des troubles du comportement, et quelles formes la dépression prend-elle concrètement sur les enseignants ? Le danger tend-il à s’aggraver ces dernières décennies ou bien est-il tout simplement inhérent aux risques du métier ? »

    Poser les bonnes questions, c’est déjà, en un sens, y répondre. Comme disait Elsa Triolet, citée par l’auteur (pas de féminin, s’il vous plaît !), « il n’y a pas de suicides, il n’y a que des meurtres. »


    Les enseignants sont les seuls — avec les flics — à disposer, depuis 1959, d’une clinique psychiatrique (l’Institut Marcel Rivière, appelée ordinairement dans la communauté éducative « la Verrière »). Les instituteurs qui ont créé la MGEN ont remarqué assez vite qu’après la tuberculose, la seconde pathologie des enseignants est la maladie mentale.

    Au passage, il est étrange de constater que «  la plus grande entreprise nationale peut perdurer sans médecine du travail… » La dépression est diagnostiquée à l’extérieur de l’Education Nationale — tout comme, apprenons-nous très vite, les suicides d’enseignants ne sont pas répertoriés par le ministère, puisque la Vulgate de la rue de Grenelle stipule qu’ils ne sont jamais, mais alors jamais, le fruit d’un environnement de travail détestable… On ne se pend jamais que pour des raisons intimes, c’est bien connu. Et apparemment, la vie professionnelle n’a rien de personnel…

    Ainsi parlent les recteurs. On se suicide parce qu’on divorce, ou parce qu’on ne divorce pas, parce qu’on est malade, parce que c’est l’automne, parce qu’un ami vous a répondu un peu durement au téléphone, mais jamais, au grand jamais, parce qu’on vous insulte en classe, qu’on vous y lance des boulettes de papier dans le dos, qu’on vous y poignarde, qu’on vous y accuse de mauvais traitements sur la personne sacrée de Monchéri / Moncœur / Moncanard.

    Ni, bien entendu, parce que tout le monde s’en fout.

 

    La Verrière… C’est donc dans ce nid de coucous, où les patients souffrent, selon le docteur Lemurzeaux, « de différentes sortes de dépressions et , à un moindre degré, de décompensation névrotique, psychotique, ou de troubles de conduites en la forme d’addictions », que Véronique Bouzou a commencé son enquête. C’est là qu’elle a rencontré, parmi tant d’autres, cette collègue de maths qui a craqué parce que ses élèves, tous venus de quartiers huppés, avaient plus d’argent de poche qu’elle de salaire. C’est là qu’elle a croisé cet ancien enseignant soliloquant, gesticulant devant un auditoire imaginaire — « en train de faire le cours idéal qu’il n’avait jamais pu réaliser »… Ce n’est pas anecdotique : un ancien patient de la Verrière l’a quitté pour mettre fin à ses jours. « C’était un perfectionniste », soupire la responsable.

    Curieux métier où trop de conscience professionnelle tue…

 

    Nous savons tous qu’enseigner est un art de la représentation. Rien d’étonnant donc à ce que la Verrière dispose d’un théâtre — je regrette simplement que ce ne soient pas les « fous » qui s’y produisent : dans les années 1805, Sade, enfermé à jamais à Charenton, avait eu la possibilité d’écrire des pièces et de les faire jouer par ses co-internés, pour leur plus grand bénéfice (1). Que pourraient représenter des profs fous ? le médecin-chef énumère les griefs de ses patients. « Le climat de tension et de stress… Le manque de reconnaissance de leur travail… Le manque de soutien à la fois de leurs pairs et de leur hiérarchie… Et des incivilités répétées… »

     Comme c’est curieux, comme c’est étrange, et quelle coïncidence…

 

     Reste — et c’est l’essentiel du livre — à comprendre ce qui tue, ou ce qui abîme, dans l’Ecole d’aujourd’hui. « Les profs, analyse Véronique Bouzou, vont de désillusion en désillusion en constatant que l’image « noble » qu’ils se faisaient de leur métier n’existe pas dans la réalité. Ils ont souvent l’amère impression que leurs élèves n’ont rien appris et que les bons sont délaissés au profit des mauvais qui monopolisent toute leur attention. Ce sentiment d’injustice les ronge de l’intérieur. Un vrai coup de poing dans le ventre que de constater la ruine du système éducatif » — ce système même qui les a formés, eux, ex-bons élèves qu’ils furent, pour la plupart. Collège unique, que de crimes on commet en ton nom…

    Les premiers troubles, on les constate dans la salle des profs, « antichambre de l’asile psychiatrique ». C’est là, entre deux cours, que les enseignants craquent. C’est là qu’ils tentent de camoufler sous des plaisanteries l’angoisse de retourner en classe. C’est là aussi qu’ils expérimentent, plus qu’en cours peut-être, de grands moments de solitude : il est de mauvais ton d’y exposer ses problèmes, il est rare même d’y demander conseil. Blues journalier, que l’on ne combat pas, comme le prétend Sébastien Clerc, en buvant du thé et en faisant du yoga — emplâtres post-modernes sur des névroses bien réelles.

    Ni en faisant un stage de plus à l’IUFM voisin, où, comme le souligne l’auteur, « les formateurs présentent en modèle [aux néo-profs] des cas irréalisables à mettre en pratique avec leurs élèves et bien évidemment, les professeurs stagiaires sont incapables de copier le modèle énoncé. D’amblée, ils se sentent nuls car ils n’arrivent pas à répondre aux consignes idéales des formateurs. »

    D’autant que bien des « formateurs » n’enseignent en IUFM que pour mieux fuir ces salles de classe où l’on se fissure, jour après jour, avant de craquer…

 

    Second champ d’investigation de l’auteur : l’Autonome de Solidarité laïque (http://www.autonome-solidarite.fr/), cet organisme de protection judiciaire des enseignants, de plus en plus sollicité aujourd’hui. J’en avais parlé lors de la parution du livre de Marie-Monique Robin, l’Ecole du soupçon (La Découverte, 2007), qui expliquait comment les « décrets Ségolène » et l’étrange obsession pédophilique de la Secrétaire d’Etat des années 2000 avaient entraîné un boom des plaintes injustifiées. Plus de 100 en moyenne annuelle, contre huit à dix auparavant, et toujours le même nombre — deux ou trois — amenant une mise en cause judiciaire : c’est dire les dérives de telles incitations à la délation. Des décrets qui ont poussé au suicide bien des enseignants à la conduite irréprochable (voir http://bernardhanse.canalblog.com/, et plus généralement http://www.autonome-solidarite.fr/?fas-usu=tribune&ty...).

 

    Qui porte plainte aujourd’hui contre les enseignants ? Les parents — et pas pour des histoires de mœurs, non : pour des questions de « harcèlement pédagogique » — traduisez : de mauvaises notes.

    C’est que l’Ecole, devenue lieu d’éducation et non plus d’instruction, « garderie bien plus que tremplin », doit répondre à des demandes contradictoires que les enseignants s’épuisent à satisfaire. Du coup, les voici « boucs émissaires de l’échec éducatif » — un échec qui est d’abord celui des parents, mais dont ils se dédouanent assez volontiers sur les profs. Et quand (de plus en plus souvent) les élèves qui passent en conseil de discipline se font assister d’un avocat, comment s’étonner que ces mêmes élèves, deux jours plus tard, paradent en toute impunité devant des enseignants sidérés, excédés, comme les voyous font la nique aux flics qui croyaient les avoir mis à l’ombre ?

    Et de remarquer que « si la machine judiciaire n’hésite pas à se mettre en marche et à tout ébranler sur son passage quand l’enseignant est à peine soupçonné, le déséquilibre inverse se produit lorsque celui-ci endosse le statut de victime. » Combien d’enseignants renoncent à porter plainte, parce qu’ils savent qu’elle n’aboutira pas ? « Pour quelques affaires surmédiatisées, combien d’autres demeurent encore ignorées ? » De même, et pour en revenir à l’accroche initiale, les suicides qui filtrent dans les médias sont, dit l’auteur, « la partie émergée de l’iceberg ».

 

    Je ne veux pas déflorer complètement un livre qui se lit avec anxiété, tant on y retrouve le quotidien de bien des collègues. Tout enseignant met des noms derrière les anecdotes rapportées par Véronique Bouzou, il en  met parfois plusieurs. Et pour faire une revue rapide des derniers chapitres, combien de profs connaissons-nous qui ont été lâchés par leur hiérarchie, lynchés par leur inspecteur, incités à acheter — en vain — la paix scolaire en surnotant les élèves, invités à mettre les jeunes au centre du système et eux-mêmes nulle part, abandonnés par leurs pairs, laissés en première ligne, et sans munitions, face aux communautarismes les plus revendicatifs ? Combien d’entre eux sont méprisés — par leurs propres élèves — parce qu’ils ne gagnent pas assez dans une société où « avoir » a remplacé « être » ?

    Ce qui au fond étonne le plus, au terme du livre, c’est qu’il n’y ait pas plus de profs internés en asiles psychiatriques… C’est qu’il y ait encore quelques masochistes, ou quelques risque-tout, pour entrer en cours et tenter, encore une fois, et sans revolver à la main comme dans la Journée de la jupe, que Molière s’appelait Jean-Baptiste Poquelin.

 

Jean-Paul Brighelli

 

Véronique Bouzou, Ces profs qu’on assassine, Jean-Claude Gawsewitch éditeur, 2009.

 

(1) Voir JP Brighelli, Sade, la vie, la légende, Larousse, 2000. Voir surtout Peter Brooks, Marat-Sade, disponible aujourd’hui en DVD. Voir enfin, partout où elle se produit, Marie-Claire Pietragalla et son Théâtre des fous — tout à fait sublime.

Commentaires

« Le manque de soutien à la fois de leurs pairs […] ». Cela me rappelle qu’il y a peu je ne me sentais pas bien dans ma peau tant le regard de certains collègues pouvait être « de travers ». Et oui, je ne réponds pas « présent » à chaque grève annoncée par des syndicats dont on se demande s’ils ne sont pas inféodés à de secrètes directives ministérielles (ou alors expliquez-moi pourquoi on ne donne notre argent à l’État qu’une journée plutôt que d’attendre que ledit État finisse par céder), je mange avec les enfants à la demi-pension plutôt qu’avec mes collègues dans une salle à part (pour entendre des fois ce qu’ils ont fait en famille le week-end mais, plutôt, souvent vilipender sur les décisions présidentielles quand le repas ne se termine pas en réunion syndicale organisée). Le monde est ainsi fait que les enseignants sont regardés de travers de l’extérieur mais aussi de l’intérieur ; toutefois, pour éteindre mon envie de faire ce passionnant métier, que j’exerce pour les enfants et non pour les collègues, le monde ne suffit pas.

Le Pingouin

Écrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

« Le manque de soutien à la fois de leurs pairs
Jean-Paul Brighelli

Euh, rassurez-moi, cela vaut aussi pour le sexe féminin ou insinuez-vous que certains de vos collègues manqueraient de courage?

Désolé, mais votre note est si terrible pour le moral qu'il faut parfois décompresser.

N'ajoutez-pas que je réagis souvent trop vite, je m'en charge!

Écrit par : Merlemocoeur | 10 mai 2009

Deux remarques après cet excellent bien que décourageant constat :
Je vois depuis qq années des collègues du secondaire, pourtant solides intellectuellement, physiquement et moralement, se décourager et s'épuiser devant Moncanard, Mapoulette et Monlapin, lycéens à la fois insolents, paresseux, caractériesl, inéduqués, et inintéressés par tout ce qui n'est pas leur nombril. Margaritas ante porcos, quoi.
Deuxième remarque : je ne crois pas être bégueule et j'ai pas mal d'heures de vol, mais quand je vois ces potaches dans la cour , et surtout quand je les entends se parler ou plutôt s'éructer, avec une vulgarité, un relâchement, une bêtise terrifiants (ex : "Tu me casses les couilles" proféré par les filles, ou "Salooope" devenu quasiment un terme d'affection), je me dis que si l'on me renvoyait dans le secondaire, je ne tiendrais pas le coup longtemps -- ou alors j'en assommerais un(e) avec une chaise...

Écrit par : Françoise Guichard | 10 mai 2009

On le sait si bien, ma chère, que l'administration, prudente, vous garde en prépas…
JPB

Écrit par : brighelli | 10 mai 2009

Oui, triste constat...
Où en on revient à l'assertion selon laquelle si les parents éduquaient, les professeurs pourraient enseigner.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

On le sait si bien, ma chère, que l'administration, prudente, vous garde en prépas…
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 mai 2009

==> Moi je veux bien y aller en prépa (quoique 45 concours blancs à corriger face à 36 contrôles de 6e...), c'est l'IG qui veut pas me donner l'agreg'. C'est un complot contre moi, l'EN en veut à mon existence, on veut abolir mon intégrité psychologique. Tiens, je vais peut-être aller faire un tour à la Verrière moi...

Écrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Le suicide est peut-être « le seul problème philosophique vraiment sérieux », il est en tous cas une réalité sociale fréquente, qui tue bien plus que la grippe porcine.
Avez-vous des chiffres pour nous permettre de savoir si le suicide des profs est plus fréquent que celui des cheminots ou des taxidermistes ?

Écrit par : yann | 10 mai 2009

Autrefois, il y’a bien longtemps
Le métier d’enseignant
N’était vraiment pas compliqué
On n’était pas stressé.
Les élèves avaient leurs affaires
Et acceptaient d’se taire
Des profs déjantés, il n’y’en avait guère
Pour aller à Verrière;
Ce temps est
Révolu
Il faut bien qu’on évolue !

CHERS COLLÈGUES, CHERS COLLÈGUES VRAIMENT
ON A CONNU L’BON TEMPS
DE L’ÉCOLE D’ANTAN
AH
DU BON TEMPS DES PROFESSEURS FLINGUEURS
L’ÉLÈVE HYPERACTIF
Y S’PRENAIT UN BOURRE-PIF.

Maintenant qu’les pédagogols
Ont investi l’école
Nous voilà tous bien formatés
Et culpabilisés.
Si dans ta classe, c’est l’enfer
C’est qu’tu sais pas y faire ;
Lors des inspections, ton compte sera bon
Si t’es en rébellion.
Tu seras
Mal noté,
Tu pass’ras à l’ancienneté.

LES BONS MAÎTRES LES BONS MAÎTRES MAINT’NANT
N’DOIVENT ÊPAS TRAUMATISER
LES ENFANTS TROP GÂTÉS
AH
TU VOUDRAIS LES INSTRUIRE ? C’EST RINGARD !
TU ES UN VIEUX RÉAC
DOMMAGE QU’Y AIT PLUS D’GOULAG.

Il a fallu mettre au panier
Ces méthodes éculées
La grammaire, la conjugaison
Tous ces trucs à la con ;
Pourquoi savoir la forme en –ing
Vive le happy-slapping ;
A quoi bon , vraiment, se prendre la tête
Tout est sur Internet.
Aujourd’hui,
mon coco
Il faut être démago.

Écrit par : la Verrière | 10 mai 2009

Yann, on pourrait aussi se renseigner sur les chiffres du suicide chez les endauffés des sciences de l'éducation qui doivent déprimer de voir une bande d'irréductibles connards, dont je suis, ne pas céder s'agenouiller devant eux (je ne m'agenouille que devant Dieu et je ne le vois pas ici).

Écrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Yann, si je me suis bien fait comprendre (et si le livre de Véronique Bouzou est clair) il n'y a justement aucune statistique fiable. Des rumeurs, des exemples à foison, mais l'administration évite soigneusement ce sujet qui fâcherait les troupes…
Alors les rumeurs (et les faits) disent que les suicides et les TS sont nombreux, que les névroses sont fréquentes, que les arrêts-maladie pour dépression sont légion. L'auteur explique même que des enseignants "non conformes" pédagogiquement aux désirs de leurs Principaux sont priés de réclamer un arrêt-maladie — et on leur fait toute facilité pour cela… Et son ouvrage est émaillé de coupures de presse qui énumèrent la longue litanie de ceux qui sont passés de l'autre côté (voir aussi le site que j'indique de l'Autonome de solidarité, sur les suicides dus à des dénonciations calomnieuses — vous vous rappelez sans doute "les Risques du métier", avec Brel…
JPB

Écrit par : brighelli | 10 mai 2009

Approbation sans réserve de cette Note.
Je me demande combien de temps cela va continuer ainsi.
Quand je suis parti à la retraite, en 2000, après m'être fâché, fin mai 2000, avec le proviseur cinglé qui a sévi encore 5 ans - jusqu'à 66 ans, grâce à une prolongation d'un an obtenue par dérogation - et a demandé une deuxième prolongation d'un an, ce qui lui a été refusé tant il avait fait d'âneries, je croyais qu'on touchait le fond et qu'on ne pouvait plus que remonter.
Je me suis trompé.
Ce qui me laisse perplexe, c'est le silence du ministre et du président de la République : pourquoi, alors qu'ils savent ce qui se passe, laissent-ils tout aller à vau-l'eau ?
Trouvent-ils un quelconque intérêt à laisser le système continuer à pourrir ? Et lequel ?

Écrit par : Francis Penin | 10 mai 2009

Peut-être une question d'élections mon cher Francis. Vous voyez le fils de l'ancien publicitaire d'origine hongroise dire aux Françaises et aux Français : « Tas de cons, arrêtez d'emmerder les profs qui sont là pour apprendre des choses aux résultats des quelques minutes de plaisir que vous vous êtes données et pensez à élever vos merdeux au lieu d'élever la voix contre les sales notes qu'ils obtiennent à cause de votre laxisme ! » Je pense que même lui n'oserait pas, on est pas partout au salon d' l'Agriculture.

Écrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

XD a convoqué Véronique Bouzou, et l'a longuement interrogée, ou cuisinée, avec deux conseillers à ses côtés.
Il avait même pris le temps de compulser son dossier.
Allez savoir, il la chargera peut-être d'une mission…:-))
JPB

Écrit par : brighelli | 10 mai 2009

"Trouvent-ils un quelconque intérêt à laisser le système continuer à pourrir ? Et lequel ?"

Ecrit par : Francis Penin | 10 mai 2009

Mais oui, ça fait longtemps qu'on le dit! Darcos veut donner le public au privé!!!

"Du suicide chez les endauffés des sciences de l'éducation"

Un titre pour le prochain San-Antonio?
"endoffé", Pingouin!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Jean-Paul, merci pour cette note. Tout ce que vous écrivez est plus vrai que nature. On n'est pas loin de rivaliser avec la profession de gardien de prison.

"Deuxième remarque : je ne crois pas être bégueule et j'ai pas mal d'heures de vol, mais quand je vois ces potaches dans la cour , et surtout quand je les entends se parler ou plutôt s'éructer, avec une vulgarité, un relâchement, une bêtise terrifiants (ex : "Tu me casses les couilles" proféré par les filles, ou "Salooope" devenu quasiment un terme d'affection), je me dis que si l'on me renvoyait dans le secondaire, je ne tiendrais pas le coup longtemps -- ou alors j'en assommerais un(e) avec une chaise...

Ecrit par : Françoise Guichard | 10 mai 2009 "

C'est sûr qu'un doit se retenir ! Peut-être le yoga du médiatique Sébastien Clerc nous serait-il alors salutaire ... Comme dit JPB dans sa note, on a plusieurs noms, plusieurs visages dans le collimateur ... Nom de Diousse !

Écrit par : Marilyse | 10 mai 2009

Allez savoir, il la chargera peut-être d'une mission…:-))
JPB

Mission impossible ?

Écrit par : Marilyse | 10 mai 2009

http://www.dailymotion.com/video/x85ero_le-sketch-de-sarkozy-aux-chercheurs_news

On ne s'en lasse pas...

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

CS a écrit : ""endoffé", Pingouin!!!"

Faites excuses, baron ! Il semblerait bien qu'en argot classique, on écrive "endauffé"

Mais je ne voudrais pas créer une polémique comme celle qui a jailli du qualificatif d'ongulé...

Écrit par : dugong | 10 mai 2009

Des infos complémentaires plus détaillées :

http://www.autonome-solidarite.fr/includes/content_jdm_framework/contenus/fichiers/el_2048_fichier_1/LRDM%2012.pdf

Écrit par : Zorglub | 10 mai 2009

A propos de harcèlement pédagogique, certaines classes, certains élèves sont très forts à ce petit jeu.

Il y a trois jours, je surprends une élève de troisième à la sortie de mon cours "Quelle conne celle-là !". Ce compliment fleuri n'était pas à moi destiné mais à ma collègue et amie voisine. Je lui fais part de ce que j'ai entendu. La gamine avait dû ramasser les papiers à la fin du cours comme les autres avant de quitter la salle et effectivement elle a rechigné à le faire. Bien sûr, le lendemain, elle a nié (j'ai dû mal entendre !) et pour parfaire le tout, cette malembouchée a quitté le cours en disant tout haut "Fais chier !" Il y a de quoi rire !
Ce qui étonne, c'est que c'est une élève qui concourt pour une mention au brevet, pas du tout le genre qu'on croirait , bonne élève ne posant pas de problème etc. etc....
N'empêche que le lendemain, je n'ai pas pu entrer dans ma classe : chewing-gum tout frais dans la serrure (pourtant sécurisée), papiers de documentation disparus ... J'attends la suite.
Ce que dit Françoise Guichard sur la vulgarité s'est banalisé. Vulgarité vraiment hard. Comportements surprenants chez des jeunes : en sixième, on s'embrasse sur la bouche en pleine cour, en troisième on fait tourner des images pornographiques sur son téléphone. On prend en photos les copains, les copines ...

Il va falloir penser à organiser des stages de self-control et de self-défense dans les formations. Le conseiller d'éducation (tout proche de sa retraite, donc de l'expérience) du lycée voisin a été mis à terre et roué de coups récemment par une élève qui a pété les plombs. Elle aurait eu une arme sur elle comme dans "La Journée de la jupe", on pense qu'elle s'en serait servie. Cette violence, physique et verbale, n'est plus l'apanage des garçons. Je trouve tout cela alarmant. Il y a en plus de cette aggravation dans les comportements une couche d'hypocrisie sur ces phénomènes qui s'épaissit d'année en année. Tenez, vous reprendrez bien une petite tisane ... N'oubliez pas votre petite pilule ...

Écrit par : Marilyse | 10 mai 2009

"CS a écrit : ""endoffé", Pingouin!!!"

Faites excuses, baron ! Il semblerait bien qu'en argot classique, on écrive "endauffé"

Mais je ne voudrais pas créer une polémique comme celle qui a jailli du qualificatif d'ongulé..."

Ecrit par : dugong | 10 mai 2009

Ma référence en le domaine est Frédéric Dard, qui écrit: "endoffé". Mais vous faites bien comme vous voulez!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Endauffé, endoffé... C'est du pareil au même, ce qui compte, c'est que le sentiment de sympathie transparaisse bien.

Écrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Pour tous ceux qui s'inquiètent de la plasticité des formes orthographiques en argot classique, voir la savante étude d'André DUGAS de l'université de Montréal

on y voit les formes endauffer / endoffer ainsi que empapahouter / empapaouter

http://www.bibliotheque.refer.org/livre57/l5706.pdf pages 17 et 18

Vous y trouverez de nombreux verbes délicieux et terriblement désuets. Comme levreter ou levretter qui signifie, comme chacun sait, "chasser à courre avec des lévriers".

NB le correcteur orthographique de word ne reconnaît ni endauffer ni endoffer.

Le con.

Écrit par : dugong | 10 mai 2009

endoffé ou endossé, c'est toujours dans le dos.

Écrit par : dugong | 10 mai 2009

enfin, pas toujours.

Écrit par : dugong | 10 mai 2009

endoffé ou endossé, c'est toujours dans le dos.
Ecrit par : dugong | 10 mai 2009


Oui, mais l'un des deux me semble moins douloureux que l'autre.

Quant aux carences orthographiques de ce Word, ne le blâmez point, bonnes gens, il a appris à lire avec la méthode de reconnaissance des mots et on nevous jamais appris à écrire endauffer au CP ? Pas la maîtresse (Ô ma maîtresse) en tout cas.

Écrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Pour JPB : dans tous les cas, il faut écrire "d'emblée" et non "d'amblée"par trop "caballistique".

Écrit par : orthoprof | 10 mai 2009

Très drôle…
Mon doigt aurait-il fourché ?
JPB

Écrit par : brighelli | 10 mai 2009

"NB le correcteur orthographique de word ne reconnaît ni endauffer ni endoffer.

Le con."

Ecrit par : dugong | 10 mai 2009

Vous avez raison! C'est un vendu! Quand on écrit "porche", il corrige en "porsche"!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

"caballistique".

Ecrit par : orthoprof | 10 mai 2009

Ca ne prend qu'un "l", non?

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Mé on sen brenle de lortografe ! Le brevè vous métra dizuithe quenmaime

Écrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Cette note a le mérite de jeter un éclairage passionnant et vrai, quoique déprimant, sur la situation psychologique des enseignants. Alors, quelles sont les causes profondes de ce mal-être? Il me semble difficile de discerner une cause en particulier, mais il me semble qu'il existe des schémas récurrents que nombre de collègues vivent au quotidien. Je me rappelle mes premières années et toutes ces souffrances accumulées qui m'avaient conduit au bord de la dépression. Le professeur est, sauf exception notable, un ancien bon élève. Il a compris durant son cursus les enjeux de sa scolarité et voilà qu'il se heurte à des élèves qui ne les ont pas compris. Cela peut sembler d'une banalité affligeante, mais le fossé entre ce qu'on rêve d'apporter aux élèves et ce que leur attitude nous permet de leur inculquer est souvent générateur d'une grande souffrance morale.
Il est un autre aspect qui explique selon moi la souffrance des enseignants, à savoir la solitude inhérente à ce métier. En effet, on a beau avoir des collègues, on se retrouve tout de même seul face à nos élèves. De plus, le système promeut l'hypocrisie. Qui accepte facilement de reconnaître ses difficultés dans la gestion d'une classe? Personne, et c'est encore plus vrai lorsqu'on débute dans la profession. Je me rappelle m'être un jour concerté avec une collègue avant un conseil de classe. Les élèves nous posaient, à elle comme à moi, d'insolubles problèmes. Seulement, lors du conseil de classe, les "anciens" avaient unanimement annoncé n'éprouver aucun problème face à cette classe. Ma collègue a donc tourné casaque pour leur emboîter le pas. Je suis évidemment passé pour un imbécile car j'ai osé dire la vérité et j'ai véritablement ressenti du dégoût face à l'EN! Je me suis franchement demandé ce que je faisais là! Bien entendu, j'étais jeune, inexpérimenté et cette anectode apporte la preuve accablante de mon insondable naïveté d'alors. Aujourd'hui, avec davantage de recul, ces situations ne m'atteignent plus, mais pour un jeune enseignant, le contact avec la réalité des pratiques peut s'avérer très rude.

Écrit par : Alain | 10 mai 2009

C'est sûr qu'un doit se retenir ! Peut-être le yoga du médiatique Sébastien Clerc nous serait-il alors salutaire ...

Ecrit par : Marilyse | 10 mai 2009

Un ami à moi a trouvé une parade: cette année il montre patte blanche à l'IUFM, mais sa devise: "je me fiche de ce que pensent l'administration, le chef d'établissement, les inspecteurs et les parents d'élèves. Je fais mon cours, je vire les pertubateurs et tant pis pour ceux qui ne veulent ni suivre ni écouter."
Cette façon de faire a un avantage: lui, il n'est pas déprimé quand il rentre chez lui le soir...

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 10 mai 2009

Oui, triste constat...
Où en on revient à l'assertion selon laquelle si les parents éduquaient, les professeurs pourraient enseigner.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

A condition qu'ils le veuillent... je travaille pour ma part quotidiennement avec des collègues qui le refusent. La démagogie de certains est absolument sans limite ("pédagogie du plaisir", "j'aime les enfants" ânonne régulièrement un collègue qui, comme Le Pingouin, ne travaille apparemment pas avec avec des élèves).

Certes, il s'agit d'une minorité (?). Mais je doute être le seul à avoir de tels collègues. Et bien sûr, je parie une bouteille de Schweppes aux agrumes que Christophe n'en a jamais vu, pas plus que de méthodes Boscher au supermarché.

Certes, on ne fait rien pour nous encourager à faire notre métier, et même franchement l'inverse, mais nous montrons parfois fort peu de résistance...

Merci à JPB pour ce remarquable papier une fois de plus. Ce blog est en phase de devenir une véritable encyclopédie.

Écrit par : Manu | 10 mai 2009

Alain, votre réflexion me fait penser à ce qui m'est récemment arrivé. J'avais osé dire en conseil de classe ce que je pensais et ma chef a souhaité discuter avec moi le lendemain. Elle ne m'a pas réprimandé, et je conserve pour elle le plus profond respect, mais il m'a bien fallu reconnaître, à la fin de notre discussion, que le système est perverti, quoi qu'on en dise.

Le problème n'est pas d'être seul face à des merdeux.Pour ma part, je suis un solitaire (allez imaginer comment je suis vu en salle de profs). Le problème, c'est que quand tu gueules sur un gosse, la faiseuse de MonseurMonamour vient gueuler a lieu de lui mettre deux tartes dans sa gueule au p'tit singe. Quand, en plus, on a certains collègues qui trouvent des excuses à ce genre de poufiasses congénitales entre deux protestations anti-parents emmerdeurs, il y a de quoi déprimer, en effet.

Écrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Pour Christophe Sibille : le mot latin "caballus" prend deux "l", donc "caballistique" aussi, mot inventé homonyme de "cabalistique" issu de l'hébreu "kabula".

Écrit par : orthoprof | 10 mai 2009

Manu,
seriez-vous en train de proférer la pire des insultes, à savoir en suggérant que je fais mon travail contre mon gré ? Traitez moi encore une fois de démago et je risque de changer de ton au point de faire passer le docteur House pour quelqu'un de plus gentil que la Schtroumpfette quand elle était encore pucelle. Pour moi, enfant et élève, c'est pareil : c'est une petite créature (des fois) en devenir qui doit fermer la grande gueule que Mamandamour laisse ouvrir à la maison lorsqu'il est à l'École et faire que qu'on (coire JE) lui dit.

Bien le plus cordialement du monde.

Écrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Merci pour ce billet.

Écrit par : ProfAnonyme | 10 mai 2009

En France, 400 personnes se suicident chaque année au travail. La souffrance au travail concerne au moins 41 % des personnes interrogées par le BIT sur leurs conditions de travail qui se dégradent continuellement, dans les entreprises aussi et fonction publique.

Les profs, les assistantes sociales, les médecins et même les psychiâtres, les agents de police, les infirmières, ambulanciers, pompiers, urgentistes comme d'autres professions du privé sont également touchés par l'épuisement professionnel encore appelé "burn out". Je fais partie de ces victimes qui ont été touchées par cette maladie qui a failli à deux reprises me conduire au pire.

Je ne suis pas enseignante, mais ancienne assistante de direction. Le dédouanement de la direction, le manque de soutien des collègues, la placardisation et le harcèlement pour vous pousser gentiment à la démission sans le dire ouvertement, le manque d'appui dans toutes les sphères de votre vie, les amis qui vous fuient, les parents qui ne vous comprennent pas et encore moins la famille, cette manie de vous considérer comme un faible ou un demeuré parce que vous êtes dépressif, je connais incroyablement bien.

J'ai réussi à m'en sortir grâce à ma mère, ma grand-mère et autres membres de ma famille, mon thérapeute et des amis réels que je pensais "connaissances" justement mais qui m'ont soutenue jusqu'au bout sans me laisser tomber, voire des anciens profs que j'ai rencontrés par hasard dans la rue ou des personnes membres du cercle lyrique dont je fais partie et seuls une toute petite minorité de collègues.

En dehors de ce groupe de personnes, j'ai aussi connu cette affreuse solitude surtout que le sujet est indiciblement tabou, quand bien même cette maladie de la dépression touche et frappe n'importe qui et n'importe où de plus en plus.

Les demandes contradictoires où l'on me demandait ouvertement de mentir au travail alors mes parents me punissaient, enfant, même pour un petit et gentil mensonge, où l'on était censé créer des emplois alors que nous n'en n'avions jamais créés sans compter les subventions que nous distribuions à tort et à travers à des sociétés sujettes à des plans de licenciements comme Arcelormittal par exemple et tant d'autres....

Ce n'est pas pour rien que la reconversion et l'aspiration au changement de vie ne sont en aucun cas des phénomènes de mode mais de société tant le ras le bol est prégnant.

Bref, je vous invite pour adoucir les moeurs à écouter plutôt Chopin et sa ballade n°1 sur Radioclassique: http://www.radioclassique.fr

Bon dimanche à toutes et tous !

Écrit par : Sandra WAGNER | 10 mai 2009

et faire que qu'on (coire JE) lui dit.

Bien le plus cordialement du monde.

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

???? Moi yen navoir pas compris !

Écrit par : profcirconspect | 10 mai 2009

Bon dimanche à toutes et tous !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 10 mai 2009

Bon dimanche, Sandra ! Belle ballade et peut-être balade.

Écrit par : Marilyse | 10 mai 2009

"Pour Christophe Sibille : le mot latin "caballus" prend deux "l", donc "caballistique" aussi, mot inventé homonyme de "cabalistique" issu de l'hébreu "kabula"."

Ecrit par : orthoprof | 10 mai 2009

Heureusement que vous êtes là! Je ne ferai plus confiance à mon dictionnaire.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Le temps est plutôt couvert à Metz, il ne fait pas bon se balader, d'autant que je me suis rendue à une exposition de peinture au Palais des Beaux Arts de Bruxelles hier. Fort intéressant, mais la ville, sincèrement à part sa Grand'Place n'a rien d'extraordinaire. Même le Manneken Pis est d'un kitsch purement ridicule !

A part les pièges à touristes, je n'ai rien vu de spécial : par beau temps cette promenade fut agréable mais lorsque la pluie a supplanté le soleil, bigre que Bruxelles est austère et triste !!!

Écrit par : Sandra WAGNER | 10 mai 2009

et faire que qu'on (coire JE) lui dit.

Bien le plus cordialement du monde.

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

???? Moi yen navoir pas compris !

Ecrit par : profcirconspect | 10 mai 2009

****************

Et bien yen navoir fait ne fofotounette de frappe. Il fallait lire VOIRE. En d'autres termes, quand le lardon remuant arrive dans ma classe, exit Bob l'éponge, Sainte Dora l'exploratrice et autres idoles païennes : je suis son seul et unique Dieu pendant 55 minutes (pourquoi pas 1 heure complète ???) à ChériMoncoeur.

Je refuse d'aller en CA pour ne pas avoir à voter contre les sorties prétenduemment pédagogiques (je veux pas avoir d'ennuis avec les bein-pensants pro-sorties) et l'aut' résidu me traîte de démago ? Vous direz à cette sinistre soupe génétique qui a pris forme humaine que le mot « enfant » ne marque pas forcément un amour immodéré pour ces apprenants que nous avons face à nous. S'il sait lire (ce qui semble être le cas puisque la fin de sa remarque laisse penser qu'il consulte régulièrement se sublissime blog), il faudrait qu'il apprenne à « lire » le ton dans un texte, à apporter de menues variations dans l'acception d'un terme en fonction du contexte d'emploi. Oui j'ai de l'affection pour ces « enfants » mais ça n'empêchera pas de leur « péter la gueule » s'ils ne travaillent pas comme moi je leur dis de le faire. Alors si ça, c'est de la démagogie, je ferais bien de passer mon master DEMAPEDAGO option jack Lang(ue de boué).

Allez en paix mon bon Manu, je ne vous hais point.

Écrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

"Les enseignants sont les seuls — avec les flics — à disposer, depuis 1959, d’une clinique psychiatrique "

Oui et c'est infiniment regrettable qu'il n'y en ait pas une pour pour les magistrats....

Écrit par : Cadichon | 10 mai 2009

Manu,
seriez-vous en train de proférer la pire des insultes, à savoir en suggérant que je fais mon travail contre mon gré ? Traitez moi encore une fois de démago et je risque de changer de ton au point de faire passer le docteur House pour quelqu'un de plus gentil que la Schtroumpfette quand elle était encore pucelle. Pour moi, enfant et élève, c'est pareil : c'est une petite créature (des fois) en devenir qui doit fermer la grande gueule que Mamandamour laisse ouvrir à la maison lorsqu'il est à l'École et faire que qu'on (coire JE) lui dit.

Bien le plus cordialement du monde.

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Dites, donc, Pingouin, comme cordialité, on fait mieux, vous ne trouvez pas ? Relisez mon post, vous l'avez un peu interprété. Je vais donc préciser ma pensée (un peu rapide, il est vrai) , que vous avez eu tort de mal prendre : je suis trés gêné du fait que vous ne parliez jamais d'"élèves" mais toujours d'"enfants". C'est précisément ce genre de truc qui est le point de départ de beaucoup de dérives, pédagogistes ou autres, que vous dénoncez vous même par ailleurs (et vous avez bien raison).

A partir du moment où de façon systématique on parle d' "enfants", on se place d'entrée du point de vue de l' "éducation" (et non de l'Instruction) de Monchéri et Moncoeur et donc comme substitut -forcément imparfait par définition- des parents.
Cela revient in fine à traiter ses élèves - devenus grands -comme des consommateurs et les maintenir artificiellement dans le statut de l'enfance alors que le rôle de l'école de la République est précisément le contraire : en faire un adulte capable de penser par lui-même ("tu seras un homme, mon fils"), car capable de se détacher de la dépendance papa-maman.

C'est la raison pour laquelle des fédérations irresponsables comme la FCPE se battent pour préserver le statut de l'enfance à l'intérieur de l'école alors qu'il n'a rien à y faire. Cette "pédagogie de la régréssion" (copyright Manu) n'est selon moi que le reflet d'une idéologie qui ne dit pas son nom: faire du futur adulte une sorte de bébé mal dégrossi qui sera le futur esclave de ses pulsions pour le plus grand bénéfice du Marché. Le fait que la FCPE, pour reprendre cet exemple, ait une étiquette " de gauche" ne fait qu'aggraver la chose, quand on sait ce qu'est devenu la gauche aujourd'hui, à savoir un avatar plus extrême que les autres de la promotion sans temps mort ni entraves du capitalisme.

Sur le plan psychologique, on peut et on doit sans peine voir dans ces parents qui contestent les zéros et les punitions (comme en parlait le sujet précédent) comme un refus de voir leur enfant grandir : au lieu
d'aller payer une consultation chez le psy, ils viennnent nous emmerder, nous : c'est moins cher.

On tombe dans ce travers, de près ou de loin, lorsqu'on emploie sytématiquement le terme d' "enfant" à la place d'"élève" à l'intérieur de l'école. Pour moi (et pour beaucoup d'autres), les deux termes ne sont absolument pas équivalents, ils sont même totalement contradictoires. Ça ne fait pas de vous un démago mais ça montre que vous faites -toujours à mon avis - une grosse erreur de conception.

Rien de trés grave là dedans : je cherche personellement à me débarrasser de l'expression idiote - mais devenue courante - de "parents d'élèves". Un IG aurait dit un jour qu'on a jamais vu une femme donner naissance à un élève dans une maternité (si quelq'un a la source exacte, je suis preneur). La sublime Natacha Polony rajoute fort justement qu'il n' y a pas de "parents d'élèves" mais des "parents d'enfants" et des "professeurs d'élèves" et qu'il ne faut pas mélanger les deux.

Elle a entièrement raison, comme d'habitude.

Et de re-citer Marc Le Bris pour conclure : " L'instruction éduque, alors que l'éducation n'instruit pas"

Voilà, Pingouin : avec mes excuses, il n'était pas dans mon intention d' être discourtois. Et vous savez quoi ? Je ne suis sans doute pas le pire : si vous avez l'occasion de discuter ici avec quelqu'un (et effectivement c'est quelqu'un !) comme Guy Morel (pour ne prendre que cet exemple), vous aurez l'occasion d'expérimenter des sensations autrement plus extrêmes. Vous savez, certains cadres dynamiques et branchés dans des entreprises "modernes" payent pour cela. Ici, c'est gratuit.

Écrit par : Manu | 10 mai 2009

et l'aut' résidu me traîte de démago ? Vous direz à cette sinistre soupe génétique qui a pris forme humaine [...]

Allez en paix mon bon Manu, je ne vous hais point.

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009


Ah ben heureusement, hein ? Qu'est-ce que ça aurait été dans le cas contraire...

Écrit par : Manu | 10 mai 2009

"Cette "pédagogie de la régression" (copyright Manu) n'est selon moi que le reflet d'une idéologie qui ne dit pas son nom: faire du futur adulte une sorte de bébé mal dégrossi qui sera le futur esclave de ses pulsions pour le plus grand bénéfice du Marché. "

Vous ne croyez pas si bien dire, Manu. En ce moment, la cour de récréation du collège est envahie de bâtons de sucettes.
Une pandémie, on dirait. Heureusement que dans notre établissement ils ont moult activités sur l'environnement, l'écocitoyenneté ... On l'a échappé belle.

Écrit par : Marilyse | 10 mai 2009

Je ne sais pas si, comme le disait Camus, le suicide est « le seul problème philosophique vraiment sérieux », mais il est certainement, au moins depuis Durkheim, un problème sociologique de premier plan.
Écrit JPB.

C.Sibille m'ayant intronisé "chieur" de ce blog, je manquerai à mon fonction en ne signalant pas que les travaux de Durkheim - qui par ailleurs orienta l'enseignement vers l'utilitarisme - sur le suicide ont été contestés par Maurice Halbwachs.

Écrit par : guy morel | 10 mai 2009

Et bien je suis heureux, cher Manu, de vous dire : pardon. J'ai effectivement mal interprété vos paroles et je n'ai pas honte de vous demander pardon. Pour moi le terme « enfant » est à entendre dans le sens « qui n'est pas adulte ». Peut-être est-ce un tort. C'est aussi une façon d'aller contre ceux qui ne voient en nos élèves (tiens, le voilà le mot) que des noms sur une liste. Je ne peux que rarement m'empêcher d'aller contre les pensées auxquelles je suis confronté : serai-je un révolutionnaire refoulé ?

Je veux bien me rallier à votre avis que nos travaillons avec des élèves, et non des enfants, mais alors, et je pense que nous nous rejoindrons sur cette idée, je demande que l'on ne nous demande plus de faire du « social ». Plus de « il a des problèmes familiaux », « sa grande soeur a fait une TS hier soir en rentrant de boîte blindée à 3 grammes » et autres « il est gentil mais le chat de sa Mémé est mort la queue coincée dans le congélo la semaine dernière ». Comportons-nous en professeurs et non en pseudo-Joëlle Mazard (tribute to the eighties) : ChériMoncon a une sale note car son devoir n'est pas bon, point à la ligne.

Me pardonnerez-vous jamais mon envolée lyrique ? Vous dites : « Vous savez, certains cadres dynamiques et branchés dans des entreprises "modernes" payent pour cela. Ici, c'est gratuit. ». Je réponds : pourquoi est-ce que je viens ici à votre avis ? D'abord pour lire les mots savoureux de JPB, puis pour exprimer mon opinion (même si la délicatesse n'est pas toujours assez développée dans mes propos). Si cela doit dégénérer en combat verbal rangé avec d'autres grandes gueules, je dirai tout anti-laïquement « ainsi soit-t-il ». Je laisserai mes gènes de crotale diamantin remonter à la surface. Le véritable exercice pour moi n'est pas d'être gentil mais d'éviter les grossièretés caractérisées du style « Bordel », « putain », « merde » ou « éducateur ».

Sans rancune donc en ce qui me concerne surtout quand vous m'adressez le plus beau des compliments :
*************
« Allez en paix mon bon Manu, je ne vous hais point.

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009


Ah ben heureusement, hein ? Qu'est-ce que ça aurait été dans le cas contraire...

Ecrit par : Manu | 10 mai 2009
*************

;-)

guy morel, méfiez-vous car je viens aussi pour vous détrôner de votre place de « chieur du blog ». There can be only one.

Écrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Pour moi le terme « enfant » est à entendre dans le sens « qui n'est pas adulte ».
Et étymologiquement parlant, l'enfant, "infans" en latin signifie "qui ne parle pas".

Écrit par : Marilyse | 10 mai 2009

La formule sur l'inexistence des parents d'élèves est du mythique IG de philo Jacques Muglioni : "Monsieur le Ministre, trouvez-moi une seule femme qui ait accouché d'un élève". Elle est rapportée ici : http://m.marianne2.fr/index.php?action=article&numero=139037

Voir aussi ici dans un article intéressant :
http://portail.grenoble.iufm.fr/STIC/Groupes/SCOFI/telechar/interventionJPCarlet.doc

Écrit par : Romuald | 10 mai 2009

A lire, pour nourrir le débat : "Le dérèglement du monde" par Amin Maalouf.

Écrit par : Marilyse | 10 mai 2009

Les enseignants sont les seuls — avec les flics — à disposer, depuis 1959, d’une clinique psychiatrique (l’Institut Marcel Rivière, appelée ordinairement dans la communauté éducative « la Verrière »). Les instituteurs qui ont créé la MGEN ont remarqué assez vite qu’après la tuberculose, la seconde pathologie des enseignants est la maladie mentale.



Jean-Paul Brighelli


Nous, on n'en a pas besoin, nananère ! On a Doléthal et T61 à disposition, d'où un taux de suicides réussis hors normes, à l'égal des médecins anesthésistes. Nous ne risquons pas de nous rater.
Vous, avant que vous ayez réussi à vous faire prescrire les deux kilogs de benzodiazépines et à les avaler avant d'avoir changé d'avis ...

Écrit par : dobolino | 10 mai 2009

J'ai eu un problème avec ce message : le revoici, achevé. Avec mes excuses pour ce quasi-doublon.

Peut-être une question d'élections mon cher Francis. Vous voyez le fils de l'ancien publicitaire d'origine hongroise dire aux Françaises et aux Français : « Tas de cons, arrêtez d'emmerder les profs qui sont là pour apprendre des choses aux résultats des quelques minutes de plaisir que vous vous êtes données et pensez à élever vos merdeux au lieu d'élever la voix contre les sales notes qu'ils obtiennent à cause de votre laxisme ! » Je pense que même lui n'oserait pas, on est pas partout au salon d' l'Agriculture.

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009
----
Cette explication vaudrait pour tous les présidents de la République depuis De Gaulle inclus, mon cher Le Pingouin.
Et puis, sur le nombre de candidats au premier tour de chaque élection présidentielle, comment se fait-il qu'aucun ne tienne - au moins en substance - le discours dont vous dites que l'actuel président n'oserait le tenir ? Qu'aurait à perdre un candidat qui saurait d'avance qu'il ne sera pas au deuxième tour de l'élection ?
Or, aucun, absolument aucun n'ose le tenir.
A l'égard de l'enseignement public, les hommes politiques tiennent un discours démagogique sur tout l'éventail politique.
Aucun n'ose dire qu'on ne trouve plus d'apprentis bouchers (par exemple). Il va falloir aller en chercher dans les pays du Tiers Monde. "Pensez donc ! nos enfants sont au-dessus de tels métiers manuels. Ils doivent tous faire des études supérieures !" semblent-ils dire.
Il est hallucinant de voir qu'en 50 ans la proportion d'enfants faisant des études secondaires est passée de 10% à 90% de la population (chiffres donnés comme ça, au débotté, mais ça ne doit pas être loin de ça) et ceux faisant des études supérieures de 3 % à 50 %.
Même du temps où très peu de jeunes accédaient à l'enseignement supérieur il y avait des échecs, et personne, en dehors des intéressés, ne s'en émouvait !
Et l'on feint de ne pas comprendre le taux d'échec ! Comme si l'explication n'était pas criante !

Écrit par : Francis Penin | 10 mai 2009

Bon, alors, sérieusement ! Dans notre profession, comme dans toutes d'ailleurs, ainsi que Sandra le dit plus haut, le burn-out menace en permanence bon nombre d'entres nous, pour les raisons liées à notre moderne société qui s'appuie, pour progresser, sur les valeurs de l'individualisme et de l'égoïsme.

Certains ont créé ceci:
http://www.vetos-entraide.com/www/
Il parait que ça fonctionne. C'est un endroit où aller quand ça tourne pas rond.
Peut-être le corps enseignant pourrait se créer des sites de ce type ?
Je mets au pluriel car, s'il n'y en a qu'un, il sera investi inéluctablement par les sciences de l'éducation et ça pourrait en pousser plus d'un au suicide...

Écrit par : dobolino | 10 mai 2009

Mais voyons Francis vous savez très bien que si le monde va mal c'est que nous n'avons pas assez d'intellectuels de la classe et de la trempe de Jean-Paul Brighelli ! Le jour où le peuple français sera constitué de clônes de Brighelli en corps constitués alors ce seront les lendemains qui chantent tous les jours ...

Écrit par : iPidiblue dans la boîte à images | 10 mai 2009

"Je mets au pluriel car, s'il n'y en a qu'un, il sera investi inéluctablement par les sciences de l'éducation et ça pourrait en pousser plus d'un au suicide...

Ecrit par : dobolino | 10 mai 2009 "


Très drôle, Dobolino ! Vous avez la pêche !

Écrit par : Marilyse | 10 mai 2009

« Et puis, sur le nombre de candidats au premier tour de chaque élection présidentielle, comment se fait-il qu'aucun ne tienne - au moins en substance - le discours dont vous dites que l'actuel président n'oserait le tenir ? » nous dit Francis Penin.

Parce que les amusants candidats qui au nom de la démocratie existe une fois tous les cinq ans au moins pour nous faire bien rire veulent comme les autres être élus, même si c'est plus tard, voire beaucoup plus tard. On ne veut pas provoquer de colère populaire en disant aux gens qu'ils ne savent plus éduquer un merdeux. Pensez donc, c'est du domaine du privé donc le politique ne doit pas s'en mêler. Il peut mettre des radars partout, il peut faire preuve de bravitude en voulant remettre les profs du public à 35 heures par semaine alors que ses propres enfants sont scolarisés dans le privé ou bien à Dubaï, il peut faire de jolies affiches avec la photo de sa trombine au milieu des canards de la Sologne mais il ne faut surtout pas qu'il fasse de l'ingérence dans la vie des familles françaises qui, elles, ont le droit de venir gueuler au bahut quand bon leur semble. « Il faut avoir le courage de ses opinions » : si c'est pas la plus belle des calembredaines ça, je ne m'appelle plus Le Pingouin.

Il faut savoir que les politiques, qu'ils soient initiateurs de la Techno Parade, qu'ils mangent de la tête de veau, qu'ils laissent certains de leurs amis sur le bord du chemin dans la Nièvre ou qu'ils soient mariés à des chanteuses (si, si, il y en a) ont tous le même effet émétique sur mon auguste personne. Idée simpliste, certes, mais c'est la mienne et je la partage, n'en déplaise à certains.

Écrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

"Vous voyez le fils de l'ancien publicitaire d'origine hongroise dire aux Françaises et aux Français : « Tas de cons, arrêtez d'emmerder les profs qui sont là pour apprendre des choses aux résultats des quelques minutes de plaisir que vous vous êtes données et pensez à élever vos merdeux au lieu d'élever la voix contre les sales notes qu'ils obtiennent à cause de votre laxisme ! » Je pense que même lui n'oserait pas, on est pas partout au salon d' l'Agriculture."

D'autant plus que si j'ai bien compris il n'est pas un pur produit de la méritocratie - ses résultats ayant été assez médiocres - mais plutôt un rejeton de la haute qu'on a bien poussé.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 10 mai 2009

Tenez, ça, ça peut aider !
http://www.vetos-entraide.com/www/index.php?rub=47

Écrit par : dobolino | 10 mai 2009

Mais Hervé, lequel de tous ces peigne-culs liftés est issue de la méritocratie ? L'avancement au mérite, c'est pour les fonctionnaires, pas pour ces gens là. Pour arriver en haut, on enfonce les autres, c'est tout. Tous pourris !

Écrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Je ne sais pas ce qui est écrit dans le livre cité par Brighelli, s'il se contente de faire le constat de la détresse des enseignants où s'il l'analyse.

Remplacez quelques mots de ce texte et il vous ira comme un gant, à tous ceux d'entre vous qui souffrent non pas comme ils le croient de l'attitude des élèves et de leurs parents mais de notre société individualiste où plus personne n'est à l'abri des incivilités d'autrui, qu'il soit boulanger, garagiste, enseignant ou même chargé de lourdes responsabilites quasi-bénévoles, comme les maires de petites communes.


ÉPUISEMENT PROFESSIONNEL ou BURN OUT

Définition du burn-out

Le burn-out est une maladie de la relation d'aide caractérisé par trois composantes majeures : un épuisement émotionnel, une déshumanisation de l'autre, et un sentiment d'incompétence ou d'accomplissement personnel. L'individu peut ne ressentir ce sentiment qu'au travail, et si l'épuisement professionnel inclus le stress au travail, il peut mener à une perte de sens professionnel.

Les causes du burn-out

Les facteurs externes

Le volume de travail, le manque de sommeil, les multi sollicitations, l'excès de responsabilités, la confrontation à l'impuissance ou à la mort, la gestion de cas difficiles ou traumatisants, l'augmentation des attentes du public, les nouvelles attitudes ou incivilités de ce public, le manque de soutien dans le milieu de travail voire l'isolement ou la solitude, les problèmes financiers comme le découvert ou les impayés, les contraintes normatives, la continuité de soins sont des causes de burn-out.

Les facteurs internes

L'anxiété

Les personnalités anxieuses dépensent beaucoup d'énergie pour de nombreuses tâches et n'arrivent pas à trouver d'accomplissement, soit qu'elles s'épuisent inutilement pour une faible activité soit qu'elles soient très efficaces mais ressentent en permanence de l'inquiétude ou de l'insécurité.

La recherche de réussite sociale

Un excès d'ambition, une hyperactivité, un besoin de pouvoir ou de paraître, un emploi du temps sans plages de repos ou de réflexion, font le lit du burn-out.

L'image de soi

L'envie de plaire à tout le monde, de satisfaire le moindre désir de sa clientèle ou de ses interlocuteurs se fait au détriment de soi, de ses besoins et de ses satisfactions.

L'estime de soi

Si celle-ci est faible, alors la culpabilité et l'autodénigrement engendrent autocritique et nervosité dans son travail. Le travail donne plus de souffrances que de satisfactions.

L'incapacité à déléguer

Ce type de personnalité ne fait pas confiance aux autres et donc ne délègue que très peu de tâches. L'individu a tendance de plus, à s'entourer d'un personnel à l'image de ce qu'il imagine être les autres, dans une stratégie de prophétie auto-réalisatrice.

La mentalité du sauveur

Ce sentiment altruiste cache un besoin de réassurance et de ré-estime de soi. Il montre un désir de « réparer » très ancien, vraisemblablement à l'origine de sa vocation. Dans ce cas malheureusement l'individu ne trouve du plaisir que dans le plaisir des autres, dans une efficacité sans faille de résultats cliniques en cherchant à devenir un héros quotidien.

Installation du burn-out

Symptômes

L'épuisement professionnel s'accompagne d'un abattement, et d'une perte d'énergie. L'indifférence puis l'ennui voire le cynisme apparaissent. Le professionnel devient impatient et irritable avec ses clients, ou ses partenaires de travail. En découle une perte totale de sens au travail et à sa propre action. Paradoxalement, certains se lanceront dans une hyperactivité à la base de laquelle on trouve un sentiment de toute puissance, qui est aussi une maladie de la relation d'aide.

La somatisation est classiquement exprimée par les troubles du sommeil, les pathologies musculo-squelettiques, les troubles digestifs hormonaux ou cardiovasculaires etc.....

Psychologiquement on trouvera une expression proche de la dépression ou de l'anxiété généralisée. Il ne s'agit pas pour autant d'un trouble psychiatrique puisque l'individu peut ne pas exprimer de problèmes en dehors de son travail même si secondairement on peut avoir des incidences sur la vie privée.

Étapes de développement

Le professionnel est en général animé par un idéal dont il espère qu'il trouvera sens rapidement au sein de sa clientèle, et il dépense une énergie considérable au début de son activité. Ensuite la routine et la stagnation surviennent, le soignant se sent frustré et s'interroge sur la pertinence de ses choix, l'efficacité de son travail. Enfin l'apathie se met en place. Le soignant a besoin de son travail pour gagner sa vie, mais ne prend aucun plaisir au travail. En travaillant le minimum possible, le soignant tente de se mettre à l'abri des clients, évite les défis et se protège inefficacement.


Stratégies de résolutions individuelles

Prendre du recul

Souvent un vétérinaire qui arrête son activité libérale pour cause de burn-out se donne le temps de souffler, reprend quelques remplacements et finit par retrouver le goût de se réinstaller ou de s'associer.

Souvent aussi à l'occasion d'une formation de quelques jours, le professionnel trouve une nouvelle motivation ou une occasion de prendre du recul sur son activité.

Rechercher le soutien social

On peut le trouver en réel, ou en virtuel par des listes ou forums Internet, par des discussions téléphoniques avec des consoeurs ou confrères. On peut évidemment le trouver dans son entourage proche ou dans diverses associations liées ou non à la profession.

Augmenter son estime de soi

Il faut en finir avec l'image du soignant idéal qui ne connaît pas l'échec ou l'erreur. Il faut apprendre à ne pas vouloir aimer par la terre entière. Le burn-out est la pathologie de l'idéal professionnel. Il faut faire le deuil de cette idée et accepter ou endurer un certain seuil de frustration, accepter dans une certaine mesure les erreurs et la fatalité en médecine et ses propres imperfections.
Réduire sa dépendance à l'autre

Même si les soignants ont pour but de rendre service à l'autre, de faire don de soi, ils ne doivent pas s'oublier et ont pour devoir de se préserver au moins heure par jour : il ne faut pas culpabiliser de mettre son répondeur, de consacrer du temps à sa famille ou à ses activités plutôt qu'à son travail. Il convient d'éviter de ramener la charge émotionnelle du travail à la maison. Si elle est trop forte, il faut faire confiance au pouvoir des membres de son entourage. Rien n'empêche de guider son entourage sur la façon dont on veut être aidé.

Il ne faut pas hésiter à établir avec ses clients des règles du jeu précises.

Augmenter son autonomie

En augmentant ses compétences en gestion humaine, en gestion du stress on favorise un travail sur soi et une aptitude à communiquer avec les autres. En participant à des groupes de paroles, on peut devenir acteur dans l'apprentissage de la relation thérapeutique. En trouvant de nouveaux pôles d'intérêts ou d'activité, on peut se détacher émotionnellement de son travail. En bout de course, il faut trouver la bonne distance thérapeutique.
Travailler la hardiesse

La hardiesse ou robustesse ou endurance est un trait de caractère présentant trois axes :

Le sens de l'engagement

Il fait appel à la tendance de la personne à s'impliquer pleinement dans les situations rencontrées.
Le sens de la maîtrise

Il fait référence à la croyance que la personne peut influencer le cours des évènements.

Le sens du défi

Il se rapporte à des croyances selon lesquelles le changement plutôt que la stabilité est normale.

Stratégies de résolution collective

La reconcentration des structures

Il faut en finir avec l'isolement et favoriser dans un premier temps les réseaux locaux puis communiquer fortement sur la nécessité d'exercer à deux ou trois au sein d'une association. Il est important que les instances délivrent un message fort déconseillant l'installation seul. Ces reconcentrations doivent s'accompagner de discussions communes pour élaborer des projets tenant compte des personnalités de chacun et s'assurer que l'association est viable économiquement certes mais aussi psychologiquement pour les protagonistes. Pourquoi ne pas envisager une préparation à l'association comme on prépare un mariage ?
La reconnaissance

Cette nourriture affective peut s'exprimer par des compliments aux professionnels par les meneurs d'une profession.

Elle peut être réapprise par la clientèle en communiquant auprès d'eux sur la rareté des valeurs du soignant.

Elle peut aussi être financière dans le sens d'un sentiment de dignité pour conserver un salaire à la hauteur de l'engagement personnel, de l'amplitude des horaires, ou d'un service de haute qualité technique ou morale.

La motivation

La perte de sens occasionnée par le burn-out doit être collectivement endigué par une meilleure lisibilité de l'avenir, par des buts et missions clairs émanant des instances en direction des professionnels. Il faut définir des priorités et motiver les professionnels par des objectifs tenant compte de ses qualités. Il faut sérier les carences de ces mêmes professionnels en leur proposant les formations adéquates soit au niveau universitaire soit en post universitaire. Il s'agit en fin de compte de valoriser les « ressources humaines » à l'échelle d'un secteur d'activité.

La ré-humanisation des soins

Les connaissances scientifiques se multiplient, de nouvelles techniques sont apparues, le nombre d'examens complémentaires possibles au chevet de l'animal a explosé, les procédures en urgences ou réanimation sont légion désormais : il faut s'en réjouir.

Cependant la relation humaine est un peu délaissée. Le questionnement éthique est absent au détriment de codes de bonnes conduites. Le colloque singulier et l'alliance thérapeutique sont mis de côté au profit du consentement éclairé seul. La déontologie devient un outil de gestion de clientèle destiné à donner une bonne image d'une profession.

La toute puissance technologique est un mythe amplifiant le leurre du soignant idéal. Il est urgent d'enseigner des notions de sciences humaines, et de rééquilibrer les soins vers une ré-humanisation.

Il est salubre de multiplier les expériences de groupes de paroles destinés à réfléchir de manière concrète aux relations soignant-soigné. Il serait sensé de présenter quelques cas cliniques en y rajoutant le contexte et les ressentis du soignant, dans les revues post universitaires, sachant que la formalisation actuelle est une construction tentant de se rapprocher de la vérité scientifique et permettant de parler un langage commun. Les sciences humaines elles aussi possèdent leurs méthodologies : il est donc possible d'enseigner le contexte d'un cas clinique.


La résolution et la prévention du burn out passent par une mobilisation de tous les acteurs de la profession, par une réflexion traversant l'enseignement, notre trajectoire professionnelle, notre service aux usagers et nos conditions de travail.

Écrit par : dobolino | 10 mai 2009

Cette note a le mérite de jeter un éclairage passionnant et vrai, quoique déprimant, sur la situation psychologique des enseignants. Alors, quelles sont les causes profondes de ce mal-être?

Ecrit par : Alain | 10 mai 2009
-------
Oui, Alain !
Je vais proposer une explication.
En 2000, ma dernière année de carrière, j'ai eu deux classes incroyablement pénibles (et une troisième classe d'élèves paresseux et faibles mais sympathiques que je retrouvais toujours comme on découvre une oasis dans le désert).
Les plus jeunes de mes élèves étaient ceux d'une classe de première technologique qui ont tenté de me mettre à genoux. J'avais cinquante-neuf ans et n'avais jamais baissé pavillon devant une classe. Je l'ai emportée de haute lutte. J'ai toujours dit "Non !" à chaque revendication illégitime selon moi. Ils n'en revenaient pas. Ils ont fait appel à la mère de l'un d'eux, représentante des parents d'élèves au conseil de classe qui m'a cherché noise aux trois conseils de classe.
J'ai refusé de céder à ses demandes insistantes qu'elle formulait comme si j'étais un serviteur.
Au premier trimestre, au cours d'une séance de travaux pratiques un élève emporta - sans doute par inadvertance - un appareil électrique. Je ne m'en aperçus pas, car je ne comptais pas les appareils à la fin de ces séances. La préparatrice qui avait apporté le matériel, en revanche, s'assurait que tout ce qu'elle avait mis dans la salle s'y trouvait encore à la fin de la séance. Elle me fit part de cela.
Je décidai de ne plus faire manipuler mes élèves tant que le voleur ne rendrait pas l'appareil. Scandale ! "Vous êtes obligé de faire des TP, M'sieu !" dirent certains.
Je répondis calmement :"Ici, je suis le maître. Tant que l'interrupteur ne me sera pas rendu, il n'y aura pas de travaux pratiques. Je vous ferai résoudre des exercices et ce ne sera pas plus mal."
Ils me firent des menaces de dénonciation au proviseur. Je leur dis qu'ils pouvaient bien se plaindre au recteur, au ministre, au président de la République, et plus haut s'ils y croyaient, mais que je ne céderais pas.
Je tins bon sans céder d'un pouce jusqu'à la fin de l'année.
Pourtant le voleur posa subrepticement l'interrupteur (il ne l'avait pas dévissé du mur, il s'agissait d'un appareil didactique) sur un radiateur du couloir, à proximité de la salle de TP. Une autre préparatrice le trouva et le montra à sa collègue. "Est-ce cet interrupteur qui manque depuis des semaines ?" Réponse affirmative. Je fus informé. Je dis aux préparateurs :"Je ne reprends pas les séances de TP. Faites le silence là-dessus, SVP. J'attends que le voleur se dénonce d'abord."
Lors de la séance suivante, je fis comme d'habitude. Je ne dis rien. La classe était aux aguets, silencieuse, anormalement silencieuse. Je dis :"Alors, êtes-vous prêts ? Sortez vos livres et vos cahiers. Page tant, exercice N° tant. Au travail !"
L'un des élèves se décida à parler :"Quand est-ce que vous recommencez les TP, M'sieu ?"
Je fis mine d'être surpris. Prenant mon air le plus ahuri possible, je dis :"Pourquoi me demandez-vous cela ? je vous ai dit non il y a plusieurs semaines. Rien n'est changé."
Aucun élève n'osa dire quoi que ce soit, car tous savaient ce qu'il s'ensuivrait.
Et je finis l'année scolaire sans faire de TP.
Le conseil de classe était présidé par le proviseur adjoint, une femme énergique qui m'a toujours soutenu.
Le proviseur finit par être informé par la mère d'élève, courant mai, et me convoqua. Je lui dis ce que je pensais (sans lui dire que l'interrupteur avait été rendu en douce). Je l'ai envoyé sur les roses très courtoisement et en précisant qu'à un mois de partir à la retraite je n'avais aucune intention de m'allonger devant des gamins de dix-sept ans.
J'étais très fatigué sur le plan nerveux en partant un mois plus tard, mais content d'avoir résisté sans faille.
Mais si j'avais cédé à ces cancres (un seul bon élève perdu dans un troupeau de cancres), j'aurais fait une dépression.
J'avais envisagé de faire une année de plus pour avoir toutes mes annuités mais je suis parti à 60 ans, après seulement 31 années d'enseignement. Cela me suffisait dans ces conditions de travail !
Pardon pour la longueur exceptionnelle de ce message ! Je ne sais pas faire court.

Écrit par : Francis Penin | 10 mai 2009

@À contresens.
Donc les enseignants se suicident, dépriment, s'entassent à la Verrière etc.
Bon, il devrait être facile de quantifier tout cela : la Verrière a de registres, non ?
Mais cela vaut-il vraiment le coup ? Lorsque j'ai fait mon enquête sur la Gendarmerie, on a attiré mon attention sur le nombre incroyable de gendarmes suicidés par arme à feu. J'ai vérifié : c'est vrai, le taux de suicide par arme à feu est élevé dans la Gendarmerie. La raison est simple : les gendarmes ont des armes à feu. Cela ne signifie pas du tout que le taux de suicides soit plus élevé dans la Gendarmerie que dans l'honorable profession de plombier-chauffagiste où l'on en est réduit, faute d'armes à feu, aux barbituriques, à la pendaison (j'ai quelques exemples à proximité) ou à la noyade.
Quant au taux de dépressifs, névrosés ou psychotiques dans l'Ed.Nat, rien n'indique qu'il soit plus élevé qu'ailleurs. J'ai même tendance à penser qu'il l'est moins : les profs sont en général très solides et beaucoup moins que d'autres livrés aux fantaisies sadiques du management d'entreprise ou aux aleas parfois mortels du marché du travail.
D'où cette réflexion : à quoi sert, idéologiquement parlant le livre dont il question ?
Que son auteur soit si vite convoqué par le ministère nous donne un élément de réponse.
Il conviendrait peut-être de se demander, dans l'intérêt même de la profession et des individus qui la composent, et accessoirement dans la perspective d'une reconstruction de l'Instruction publique, s'il est très judicieux de privilégier la Plainte - je pense aussi aux deux précédents fils - comme manière d'exprimer les problèmes bien réels de l'enseignement.
GM
PS. Parmi les familiers de ce blog, y en a-t-il un qui ait lu les travaux de Halbwachs ? Je ne songe évidemment pas à C. Sibille, qui vient ici pour se détendre.

Écrit par : guy morel | 10 mai 2009

"Trouvent-ils un quelconque intérêt à laisser le système continuer à pourrir ? Et lequel ?"

Ecrit par : Francis Penin | 10 mai 2009

Mais oui, ça fait longtemps qu'on le dit! Darcos veut donner le public au privé!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009
-----
Soit, Christophe, mais alors, pourquoi les prédécesseurs de M. Darcos ont-ils, eux aussi, laisser pourrir la situation depuis si longtemps - un demi-siècle, en gros ?
Pas pour la même raison ! Pour quelle autre raison ?
La démagogie ! Quoi d'autre ?
La démagogie conduit toujours au désastre.

Écrit par : Francis Penin | 10 mai 2009

Mais voyons Francis vous savez très bien que si le monde va mal c'est que nous n'avons pas assez d'intellectuels de la classe et de la trempe de Jean-Paul Brighelli ! Le jour où le peuple français sera constitué de clônes de Brighelli en corps constitués alors ce seront les lendemains qui chantent tous les jours ...

Ecrit par : iPidiblue dans la boîte à images | 10 mai 2009
-----------
Je vous entends, iPidibulle dans la boîte à images !

Écrit par : Francis Penin | 10 mai 2009

Avez-vous remarqué Francis Pénin que quand on veut discuter de la condition ouvrière en France - à la télé - on invite des experts qui sont tout ce qu'on veut mais qui n'ont jamais manié la lampe à souder ? Enfin moi ce que j'en dis ... je sais bien que je m'adresse à des intellectuels de haut vol...

Écrit par : iPidiblue dans la boîte à sous | 10 mai 2009

Je vous laisse méditer sur ce tableau :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/xml/cat_soc_prof.asp

Ouvrier = 1
Enseignants = 61
Corps médical et rattachés = 64
Fonctionnaires = 88

Je vous pose la question : à votre avis est-ce que oui ou non le corps professoral est-il bien représenté et est-il susceptible d'être défendu par ces 61 députés ?

Écrit par : iPidiblue dans la boîte à voix | 10 mai 2009

Bravo à vous Francis pour votre courage et votre obstination. Vous avez eu bien raison de ne pas céder à la malhonnêteté et à la lâcheté. Je pense que vous devez cette victoire à votre personnalité mais aussi à votre expérience. Lorsqu'on est en début de carrière, il est souvent très difficile de résister à toutes les pressions que l'on peut subir. Après avoir effectué mon année de stage dans ce qu'il est convenu d'appeler un "bon lycée de province", j'ai été affecté dans un collège particulièrement gratiné. J'ai voulu jouer la carte de la transparence en signalant d'emblée à l'administration tout problème important que je pouvais rencontrer. Bien mal m'en prit! Au troisième incident, qui était d'ailleurs un incident grave (insultes et menaces de la part d'une élève), le principal me dit très sèchement: "Décidémént, Monsieur, vous avez du mal à vous imposer!". Son diagnostic, pour exact qu'il fût, ne le dispensait cependant pas de chercher à m'aider. Hélas, j'ai connu la descente aux enfers, j'ai été estampillé mauvais prof et l'administration s'en lava les mains. J'ai ensuite connu l'engrenage fatal, inspection-sanction à la demande du principal... . J'ai même été convoqué au rectorat par le DRH qui m'a tenu le langage suivant: "Vous savez, monsieur, ce n'est plus comme dans le temps, aujourd'hui un jeune professeur qui n'est pas à la hauteur risque le licenciement pour incompétence professionnelle...". Comme vous pouvez vous en douter, j'ai frôlé la dépression de très près. Je tiens à préciser que je ne m'affranchis nullement de toute responsabilité dans les évènements et je ne cherche pas à faire pleurer dans les chaumières. Même si je faisais mon travail sérieusement, il est évident que je n'étais pas à la hauteur de la tâche. Toutefois, il me semble que mon cas aurait pu être réglé avec un peu plus d'humanité.

Écrit par : Alain | 10 mai 2009

"Traitez moi encore une fois de démago et je risque de changer de ton au point de faire passer le docteur House pour quelqu'un de plus gentil que la Schtroumpfette quand elle était encore pucelle."

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

La Schtroumpfette n'est plus pucelle ?! Oo

Ben mince alors, j'en apprends tous les jours.

Écrit par : Kap | 10 mai 2009

Bah hey, depuis le temps qu'il lui court après le Schtroumpf costaud, tu vas pas me faire croire qu'il lui a pas mis un coup. Pis j'trouve que le bébé Schtroumpf, il a les mêmes yeux que lui et le même vocabulaire qu'elle. C'est louche tout ça...

Écrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

"La Schtroumpfette n'est plus pucelle ?! Oo

Ben mince alors, j'en apprends tous les jours."

Ecrit par : Kap | 10 mai 2009

Faut demander au Pingouin, il a l'air d'en savoir pas mal sur le sujet!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Quant au taux de dépressifs, névrosés ou psychotiques dans l'Ed.Nat, rien n'indique qu'il soit plus élevé qu'ailleurs.

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

Je suis agréablement surpris par le fait que Guy morel abonde dans le sens que j'avais subliminalement suggéré en demandant les chiffres des suicides chez les profs, avant d'être renvoyé dans les cordes par JPB, invoquant les bienfaits de la rumeur.

Écrit par : yann | 10 mai 2009

Mille excuses, Pingouin, on s'est croisé!!! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

"De quoi avons "nous" besoin de "nous" détendre ?
J'attends avec impatience les développements sibilliens là-dessus."

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

Ca vous regarde? C'est moi qui vous ai posé la question d'abord, finalement!
Et puis, est-ce la même chose pour "nous" tous?

Ceci-dit, comme je vous aime bien aussi, je vais vous répondre sur "un dimanche (presque) ordinaire".

Aujourd'hui, j'ai "corrigé" trois "mémoires professionnels" de PE2, (je sais l'estime qu'on porte en ces lieux à ce genre d'exercice, mais je m'en tamponne, après tout), préparé douze heures de cours que je dois assurer d'ici mercredi soir, (ce n'est pas énorme, mais pour quelqu'un qui n'est pas un furieux bosseur comme moi, ce n'est pas si mal.)

Plus deux répétitions de chorale demain, un concert de une heure trente dans lequel je tiens la scène intégralement mercredi soir, (avec émission de radio "promotionnelle à l'heure du déjeûner, et répétition préalable au concert le soir), répétition de l'atelier théâtre que j'anime à l'IUFM également, à 13h. mercredi, et une autre répétition avec une autre chorale jeudi soir.
Plus une réunion (de concertation pédagogique) à l'IUFM demain soir.
Quelques soucis ("familiaux" et de santé), également, à régler, (mais je n'en parlerai pas plus), ajoutés à tout ceci, me donnent envie de venir "me détendre", entre autres ici.

Si vous voulez vous détendre aussi, Guy, je vous invite, mercredi soir. Vous verrez que je sais faire plein de choses auxquelles vous ne connaîtrez jamais rien. Et, en plus, vous servirez pour une fois à quelque chose: à applaudir!
Ah, oui, au fait, avec tout le respect que je vous dois, je vous emmerde! Et emmerder un chieur, croyez-moi, c'est du sport!
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Mais voyons Francis vous savez très bien que si le monde va mal c'est que nous n'avons pas assez d'intellectuels de la classe et de la trempe de Jean-Paul Brighelli ! Le jour où le peuple français sera constitué de clônes de Brighelli en corps constitués alors ce seront les lendemains qui chantent tous les jours ...

Ecrit par : iPidiblue dans la boîte à images | 10 mai 2009

Remplacez peuple français par corps enseignant et vous ne serez certainement pas loin de la vérité. Solide culture, estime de soi, forte énergie ... Il a sans uacun doute les qualités requises pour s'imposer sans trop souffrir face à des élèves mal embouchés, des parents querelleurs et une direction qui part en couilles.

Écrit par : dobolino | 10 mai 2009

"La Schtroumpfette n'est plus pucelle ?!"

Lancinante question : Existe-t-il oui ou non des statistiques fiables sur le nombre de pucelages perdus dans les locaux de l'EN ?

La création d'un bureau des pucelages à la sous-division des moyens me paraît s'imposer au Moloch.

Écrit par : dugong | 10 mai 2009

Quelle bande de phallocrates sur ce blog ! Il serait temps de progresser un peu !

Écrit par : yenamarre | 10 mai 2009

Un burlingue pour des berlingues, quoi de plus naturel ?

Écrit par : dugong | 10 mai 2009

Même constat, malheureusement.
Et oui, on psychiatrise beaucoup dans l'Education nationale... comme dans n'importe quel système totalitaire d'ailleurs.
Ironie du sort, les profs étiquetés "fous" sont bien souvent des gens sains d'esprit qui, justement, se démarquent parce qu'ils s'obstinent à refuser la folie du système.
"Ce qui au fond étonne le plus, au terme du livre, c’est qu’il n’y ait pas plus de profs internés en asiles psychiatriques…" C'est peut-être qu'un bon nombre d'établissements scolaires sont déjà des asiles de fait. Lorsqu'on observe certains chefs d'établissement paranoïaques, on peut du reste se demander si le choix institutionnel n'est pas de construire l'asile autour d'eux (dans le collège ou le lycée) plutôt que de les inviter à se faire soigner.
Ce qui rejoint l'"affaire du zéro" sur les notes précédentes. L'un des problèmes majeurs aujourd'hui, ce n'est même plus les programmes, mais bel et bien le poids d'une hiérarchie malade. Peu importe l'existence des textes... L'administration, quand les collègues et les syndicats ne bougent pas (et ils sont de moins en moins solidaires comme l'illustre "La Journée de la jupe"), a les moyens de pourrir la vie d'un enseignant, jusqu'à le pousser à la dépression... ou à la pendaison. Y compris lorsque cet enseignant est dans son droit et tente de faire valoir un point du BO. Car si l'administration elle-même transgresse ce dernier, qui peut la forcer à l'appliquer? Par esprit de corps, les rectorats se bornent le plus souvent à couvrir les personnels de direction... surtout lorsqu'ils font n'importe quoi.
Mettre zéro, instruire, enseigner, bref, résister, est devenu dangereux. D'où la multiplication des affaires de harcèlement moral sur le lieu de travail, sujet déjà abordé sur ce blog et à mon sens essentiel.

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 mai 2009

"La Schtroumpfette n'est plus pucelle ?!"
merde alors, je n'y ai vu que du bleu!

En tout cas, j'ai vu énormément de professeurs cassés, dépressifs, suicidaires. Quelques suicidés aussi, grâce à l'aide efficace d'un proviseur! Beaucoup picolent, avant d'aller en cours parfois, histoire de se donner du courage.
Certains n'étaient à coup sûr pas faits pour ce métier, mais d'autres l'ont exercé des années durant à la satisfaction générale, avant de craquer devant la démission et la lâcheté généralisée.
Si vous n'avez pas lu "l'école de la lâcheté", c'est le moment.

Écrit par : retraitée | 10 mai 2009

L'autre jour, chez Ruquier, j'ai vu l'interview de Roberto Saviano, l'auteur de "Gomorra". Il expliquait que la mafia, pour réprimer les récalcitrants, utilisait trois moyens de rétorsion : d'abord la diffamation, puis l'isolement, et enfin l'exécution. Il me semble qu'un tel schéma se retrouve dans tout système à dérive fascisante, ce qui est actuellement le cas de l'Education nationale. Les trois étapes sont également récurrentes dans les processus de harcèlement moral au travail décrits par Marie-France Hirigoyen. L'exécution/élimination par l'institution scolaire peut prendre différentes formes : l'arrêt maladie, la dépression, la mutation, la démission, Verrières bien sûr, l'agression, le suicide. La mort de Sonia Bergerac à la fin de "La Journée de la jupe" possède à cet égard une charge symbolique énorme.
Roberto Saviano affirmait aussi que le seul moyen de lutter contre les mafias (j'ajouterais y compris institutionnelles) est de parler, d'écrire, de raconter*. C'est pourquoi des livres comme celui de Véronique Bouzou sont essentiels.

* Sans doute l'une des raisons pour lesquelles l'Education nationale n'hésite plus à engager des procédures disciplinaires pour "manquement au devoir de réserve" afin de faire taire les profs...

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 mai 2009

"L'école de la lâcheté", de Maurice T. Maschino, est effectivement indispensable.

Je signale au passage, pour les lectrices et les lecteurs du blog qui seraient de passage en Corse le week-end prochain, que je signerai mes "Dernières nouvelles du front, choses vues dans un système éducatif à la dérive" le 16 mai à 17 heures chez Album (place Foch, Ajaccio).
Pour celles et ceux qui ont Facebook, l'évènement est ici :

http://www.facebook.com/home.php?#/event.php?eid=79899639079&ref=mf

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 mai 2009

Proposition : Utiliser le burn out * simulé comme moyen de pression sur les élèves ** et le Moloch. Genre Terminator en pétage de plomb, bave au lèvres et tout et tout.

Mais attention : ça ne s'improvise pas. Ca s'apprend et dès l'entrée dans le métier comme une composante essentiellement professionnalisante.

Voilà un bel axe innovant pour occuper nos collègues désœuvrés des ex IUFM : monter des stages de simulation de burn out dans le PAF. Et puis, Véronique Brouzouf pourrait publier un livre témoignage *** que les stagiaires pourraient acquérir à prix réduit.

* pour les ignares, ça vient de l'anglais pas de l'argot

** votre attention ou je fais un burn out !

*** chez Gawsewitch, bien sûr.

Écrit par : dugong | 10 mai 2009

Daniel, vous rappelez à juste titre un point essentiel. L'éducation nationale, comme toute institution, s'assigne comme objectif la préservation de l'institution en elle-même. Dans ces conditions, il n'est guère surprenant qu'elle cherche à écarter par tous les moyens un professeur qui se heurte à elle pour quelque raison que ce soit.

Écrit par : Alain | 10 mai 2009

Si vous voulez vous détendre aussi, Guy, je vous invite, mercredi soir. Vous verrez que je sais faire plein de choses auxquelles vous ne connaîtrez jamais rien. Et, en plus, vous servirez pour une fois à quelque chose: à applaudir!
Ah, oui, au fait, avec tout le respect que je vous dois, je vous emmerde! Et emmerder un chieur, croyez-moi, c'est du sport!
;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009
Christophe, vous avez vos occupations, j'ai les miennes. Votre dose d'emmerdements et votre "plein de choses que vous savez faire", ce dont je ne doute pas, parce que c'est l'ordinaire d'un bipède diplômé.
Je vous ai posé deux questions précises. L'une a trait à Enzensberger, l'autre à Halbwachs. Sur un blog où l'on se pique de lire et où l'on recommande La princesse de Clèves sur les places publiques, ce serait la moindre des choses de répondre.
À défaut, il faudra admettre que les professeurs de ce pays sont incapables de lire et peut être en conclure qu'ils accusent autrui -ministres et alii, d'un désastre dont ils sont les premiers responsables.

Écrit par : guy morel | 10 mai 2009

PS. Parmi les familiers de ce blog, y en a-t-il un qui ait lu les travaux de Halbwachs ?

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

Je pense que vous faites allusion au livre de Maurice Halbwachs intitulé "Les causes du suicide", paru en 1930, trente ans après le célèbre texte de Marcel Mauss sur le même sujet. Je connais mieux le texte de Mauss, qui s'appuyait sur des données statistiques (étudié en Terminale et plus tard en année de maîtrise)

Je ne sais pas s'il est intéressant de se demander si le taux de dépressions et de suicides chez les enseignants est plus ou moins important que dans les autres catégories de la population française.

Mais je suis d'accord avec Daniel Arnaud sur l'urgente nécessité de se préoccuper du problème, quelles que soient les données statistiques, problème qui n'est en rien quantitatif, mais qualitatif.

Nous attendons toujours la mise en œuvre des promesses du Président de la République dans son discours de Maison-Alfort sur la revalorisation des conditions morales et matérielles de notre profession.

En ce qui concerne les risques du métier, je pense qu'ils sont liés à l'idéal de la fonction : responsabilité de la formation intellectuelle, mais aussi morale, voire spirituelle au sens large de "l'humanité future", pour employer le langage de Kant et de la philosophie des Lumières.

Du point de vue psychologique, il est essentiel pour le jeune enseignant de comprendre qu'il n'est pas responsable de tout (le manque d'éducation, le niveau des élèves, leur degré de motivation...) et de chasser les "émotions et les idéaux parasites" : la peur, l'excès de sollicitude, la recherche de l'impossible, le ressentiment...

Donc faire son travail le mieux possible, mais ne pas porter le monde sur ses épaules. Je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire et j'ai mis longtemps à comprendre qu'il y a des idéaux inutiles et impossible à atteindre et surtout des émotions et des pensées qui ne servent à rien, ce que les bouddhistes appellent le "mental" qui démultiplie la souffrance (l'échec, l'humiliation, l'injustice...) par la rumination de la souffrance (le sentiment obsessionnel de l'échec, de l'humiliation, de l'injustice...)

Les stoïciens qui vivaient à une époque un peu semblable à la nôtre distinguaient les choses qui dépendent de nous de celles qui n'en dépendent pas.

Il y a deux sortes d'élèves, de parents, de supérieurs : ceux qui en valent la peine et ceux-là ne nous font pas souffrir et les autres. Disons-nous bien que ceux-là n'en valent pas la peine.

Agissons sur ce qui dépend de nous, oublions nos chers élèves, leurs parents, nos principaux... en passant la porte du collège et cultivons candidement notre jardin.

Écrit par : Robin | 10 mai 2009

Merci Robin : le stoïcisme pour un enseignant, il n'y a que ça.

Ca aurait dû s'enseigner dans les IUFM...

Écrit par : dugong | 10 mai 2009

Agissons sur ce qui dépend de nous, oublions nos chers élèves, leurs parents, nos principaux... en passant la porte du collège et cultivons candidement notre jardin.
Ecrit par : Robin | 10 mai 2009
Robin, toutes mes amitiés pour votre retour de Bretagne. C'est un plaisir de vous lire.

Écrit par : guy morel | 10 mai 2009

Halbwachs est le fils d’un professeur d’allemand au Lycée de Reims. Il est agrégé de philosophie, docteur en droit et lettres, est nommé maître de conférences de philosophie à la faculté de lettres de Caen puis, en 1919, professeur de sociologie à la faculté de Strasbourg. En 1935, il obtient une chaire à la Sorbonne. Halbwachs voyage beaucoup et est nommé président de l’Institut français de sociologie en 1938. Le 10 mai 1944, il est élu à la chaire de psychologie collective au Collège de France mais le 23 juillet, il est arrêté par la Gestapo, quelques jours après son fils Pierre, quelques mois après l’assassinat de ses beaux-parents M. et Mme Basch. Il est interné à Fresnes puis déporté à Buchenwald, où il meurt. Auteur de nombreux ouvrages de sociologie, son œuvre, toute entière dans le sillage de Durkheim, a été néanmoins marquée par l’influence de Bergson dont il fut l’élève.

A propos de Maurice Halbwachs, j'ai un souvenir pénible qui remonte à mon année de maîtrise à la Sorbonne en 1978.

Je revois Wladimir Jankélévitch, que je vénérais comme le père que j'aurais aimé avoir, entrer dans notre salle (la salle Halbwachs, précisément), se diriger vers le fond, monter sur une chaise et déposer des fleurs sur la plaque dédiée à Maurice Halbwachs.

Je me souviens aussi de ce "camarade" lui disant avec une sottise suffisante qu'il fallait "oublier toutes ces vieilles histoires". Je m'en veux encore de ne pas être intervenu.

Écrit par : Robin | 10 mai 2009

"Je vous ai posé deux questions précises. L'une a trait à Enzensberger, l'autre à Halbwachs. Sur un blog où l'on se pique de lire et où l'on recommande La princesse de Clèves sur les places publiques, ce serait la moindre des choses de répondre.
À défaut, il faudra admettre que les professeurs de ce pays sont incapables de lire et peut être en conclure qu'ils accusent autrui -ministres et alii, d'un désastre dont ils sont les premiers responsables."

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

Je ne me pique de rien. Et je suis parfaitement capable de lire, contrairement à ce que vous semblez penser. Pas "sur ordre", ceci-dit.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Je me souviens aussi de ce "camarade" lui disant avec une sottise suffisante qu'il fallait "oublier toutes ces vieilles histoires". Je m'en veux encore de ne pas être intervenu.
Ecrit par : Robin | 10 mai 2009
Il n'est jamais trop tard pour "intervenir".
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 10 mai 2009

monter des stages de simulation de burn out dans le PAF.

La gymnastique me paraît compliquée!
Les saute-au PAF vont se précipiter!

Écrit par : retraitée | 10 mai 2009

J'ai trouvé un lien vers le livre de Maurice Halbwachs, mais je ne sais pas si ça va marcher (qu'est ce que c'est long !)

http://books.google.fr/books?id=AHaiEgjvp3QC&dq=maurice+halbwachs&printsec=frontcover&source=bl&ots=AvOCdK9wPz&sig=5qXbADNt7IGMhIqdiSKZIeRf0Es&hl=fr&ei=qigHSoKGG6DUjAe91uDQBA&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=3#PPA2,M1

Écrit par : Robin | 10 mai 2009

"Les saute-au PAF vont se précipiter!"

Et dieu sait s'il y en a dans "l'institution".

Surtout en semaine pendant le temps scolaire

Écrit par : dugong | 10 mai 2009

Je ne me pique de rien. Et je suis parfaitement capable de lire, contrairement à ce que vous semblez penser. Pas "sur ordre", ceci-dit.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009
Vous avez un problème d'ego - assez minime. Je ne pense rien, strictement rien de ce que vous pouvez être. Je me borne à dire ce que je pense de ce que vous écrivez. Donc Enzensberger et Halbwachs, pas parce que j'en aurais donné l'ordre - comment l'aurais-je fait ? ( La Fontaine)- mais parce c'est l'existant. Croyez-vous exister en dehors de l'existant ?

Écrit par : guy morel | 10 mai 2009

Merci Robin : le stoïcisme pour un enseignant, il n'y a que ça.

Ca aurait dû s'enseigner dans les IUFM...

Ecrit par : dugong | 10 mai 2009

Le mot "stoïcisme" a pris une connotation désagréable dans la langue française (impassibilité par rapport à la douleur), mais n'oublions pas que la morale stoïcienne (de même que la morale épicurienne) consiste en la recherche du "souverain bien", du bonheur, de "l'ataraxie".

Écrit par : Robin | 10 mai 2009

Tiens, à propos d'agrégation, permettez-moi une question qui n'a pas le moindre rapport avec le sujet. J'envisage de me représenter à l'agrégation externe l'an prochain. Je suis titulaire d'une maîtrise et bi-admissible au concours. Comme la réforme qui exige l'obtention et/ou l'inscription en master 2 pour se présenter a été ajourné, je pensais que j'étais autorisé à me présenter. Or je viens de lire sur un forum que pour s'inscrire aux concours l'an prochain, il était nécessaire soit d'être titulaire soit d'être inscrit en master 2, ou bien encore d'avoir été inscrit aux sessions 2009 des concours.
Bref, il est quasiment impossible d'obtenir des renseignements fiables et précis, tant les propos des uns et des autres sont contradictoires. Quelqu'un serait-il en mesure de confirmer ou d'infirmer avec une certitude absolue les conditions d'accès aux concours que j'ai exposées ci-dessus? Je vous remercie par avance pour vos informations.

Écrit par : Alain | 10 mai 2009

"Le mot "stoïcisme" a pris une connotation désagréable dans la langue française"

Bien vrai : un stoïcien peut très bien simuler un burn out, s'il le veut.

Écrit par : dugong | 10 mai 2009

Pour JPB : dans tous les cas, il faut écrire "d'emblée" et non "d'amblée"par trop "caballistique".

Ecrit par : orthoprof | 10 mai 2009
------
Vouliez-vous dire "cabalistique", mon cher Orthoprof ?

Écrit par : Francis Penin | 10 mai 2009

Bien vrai : un stoïcien peut très bien simuler un burn out, s'il le veut.
Ecrit par : dugong | 10 mai 2009
J'ignore ce qu'est un "burn out". Un truc qui vous casse les burnes ?

Écrit par : guy morel | 10 mai 2009

"Je me borne à dire ce que je pense de ce que vous écrivez."

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

De ce que j'écris ici. Nuance.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Tiens, à propos d'agrégation, permettez-moi une question qui n'a pas le moindre rapport avec le sujet. J'envisage de me représenter à l'agrégation externe l'an prochain. Je suis titulaire d'une maîtrise et bi-admissible au concours. Comme la réforme qui exige l'obtention et/ou l'inscription en master 2 pour se présenter a été ajourné, je pensais que j'étais autorisé à me présenter. Or je viens de lire sur un forum que pour s'inscrire aux concours l'an prochain, il était nécessaire soit d'être titulaire soit d'être inscrit en master 2, ou bien encore d'avoir été inscrit aux sessions 2009 des concours.
Bref, il est quasiment impossible d'obtenir des renseignements fiables et précis, tant les propos des uns et des autres sont contradictoires. Quelqu'un serait-il en mesure de confirmer ou d'infirmer avec une certitude absolue les conditions d'accès aux concours que j'ai exposées ci-dessus? Je vous remercie par avance pour vos informations.

Ecrit par : Alain | 10 mai 2009
----
Il était autrefois possible de s'inscrire à l'agrégation si l'on avait le diplôme requis (avant 1968, la licence d'enseignement ; après 1968, la mâîtrise) ou bien si l'on était professeur certifié.
Comme vous êtes bi-admissible, ou plus précisément (et nécessairement) "professeur certifié bi-admissible à l'agrégation", vous pouvez évidemment continuer à vous présenter à ce concours en joignant à votre dossier une attestation de votre situation administrative ou une photocopie de votre diplome qualifiant pour l'inscription à ce concours. Quand on a eu le droit de se présenter à un concours, on continue de pouvoir le faire quelles que soient les réformes ultérieures.
Je suppose que vous pensez à la session de 2010. Vous avez alors le temps de vérifier que je ne me trompe pas.

Écrit par : Francis Penin | 10 mai 2009

"Je me borne à dire ce que je pense de ce que vous écrivez."

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

De ce que j'écris ici. Nuance.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009
Si vous écrivez ailleurs autre chose que ce que vous écrivez ici, c'est votre affaire.

Écrit par : guy morel | 10 mai 2009

"J'ignore ce qu'est un "burn out". Un truc qui vous casse les burnes ?"

On peut lors d'un burn out extérioriser ses précieuses mais le burn out est une plutôt une expression anglosaxonne pour désigner ce que les Tontons avaient déjà fort bien désignés sous le nom de énervousse breakdonne" mais dans le domaine professionnel.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_d'%C3%A9puisement_professionnel

Écrit par : dugong | 10 mai 2009

Non, c'étaient juste des propos cavaliers, car ce sont les chevaux qui vont l'amble. Ceci dit, lapsus révélateur d'un JPB un peu cavaleur?
Chevaleresque aussi, quand il défend les jeunesses opprimées!

Écrit par : retraitée | 10 mai 2009

"Si vous écrivez ailleurs autre chose que ce que vous écrivez ici, c'est votre affaire."

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

Evidemment.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Francis, je vous remercie d'avoir pris la peine de me répondre. Vos propos sont indubitablement empreints d'une bonne dose de logique et il serait en effet surprenant voire même scandaleux de me déclarer inapte à présenter un concours que j'ai déja présenté deux fois par le passé. Néanmoins, si vous êtes logique, l'EN l'est de moins en moins! Je trouve toute cette affaire de matérisation et de réforme des concours révélatrice de la chienlit qui règne actuellement en maître rue de Grenelle!

Écrit par : Alain | 10 mai 2009

"J'ignore ce qu'est un "burn out". Un truc qui vous casse les burnes ?"

On peut lors d'un burn out extérioriser ses précieuses mais le burn out est une plutôt une expression anglosaxonne pour désigner ce que les Tontons avaient déjà fort bien désignés sous le nom de énervousse breakdonne" mais dans le domaine professionnel.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_d'%C3%A9puisement_professionnel
Ecrit par : dugong | 10 mai 2009
Vous êtes gentil Dugong. Ma femme est psychanalyste, mon frère infirmier en service de psychiatrie, ma fille aînée psychologue, ma fille cadette inspectrice du travail. Mais dans toute la famille, on n'accorde qu'une attention amusée aux anglicismes.

Écrit par : guy morel | 10 mai 2009

"Je trouve toute cette affaire de masterisation et de réforme des concours révélatrice de la chienlit qui règne actuellement en maître rue de Grenelle!"

Ecrit par : Alain | 10 mai 2009

Même sans avoir lu Enzensberger ni Halbwachs, on ne peut qu'être d'accord avec ça.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

"Ma femme est psychanalyste, mon frère infirmier en service de psychiatrie, ma fille aînée psychologue, ma fille cadette inspectrice du travail. Mais dans toute la famille, on n'accorde qu'une attention amusée aux anglicismes."

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

C'est votre affaire, mon cher Guy.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

"Je trouve toute cette affaire de masterisation et de réforme des concours révélatrice de la chienlit qui règne actuellement en maître rue de Grenelle!"

Ecrit par : Alain | 10 mai 2009

Même sans avoir lu Enzensberger ni Halbwachs, on ne peut qu'être d'accord avec ça.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Merci. Et je dirai même : "enfin" !
Voilà donc votre pétition de principe : "sans avoir lu".

Écrit par : guy morel | 10 mai 2009

Résumé de la thèse de Durkheim sur le suicide : "Le suicide varie en raison inverse du degré d'intégration de la société religieuse, de la société domestique ou de la famille et de la société politique ou de la nation.

Trente ans après (en 1930, donc dans son livre sur les causes du suicide signalé par Guy Morel), Halbwachs reprend la thèse de son maître, Durkeim, mais en la nuançant : "Les suicides s'expliquent toujours par des causes sociales. Mais celles-ci se présentent tantôt comme des forces collectives proprement dites telles que les coutumes familiales et religieuses ou les grands courants politiques ou nationaux, et tantôt sous la forme de motifs individuels, plus ou moins nombreux et répartis de façon différente suivant que la société est elle-même plus ou moins complexe."

Durkheim et Halbwachs montrent que le taux de suicide est en progression constante dans la société moderne industrielle, puis post-industrielle, depuis que nous disposons de statistiques (1880 environ)

Pour Durkheim ce phénomène est lié à l'affaiblissement des liens traditionnels ; pour Halbwachs, le vie sociale se complique et les événements singuliers qui exposent au désespoir s'y multiplient.

J'ai relevé une remarque inquiétante dans la préface du livre de Maurice Halbwachs concernant le taux de suicide en Allemagne entre 1880 et 1914 qui fut, comme on le sait, une phase de crise, puis de dépression économique. Halbwachs fait remarquer que le taux de suicide n'augmente pas pendant la crise proprement dite, mais après, pendant la phase de dépression.

Cette remarque rejoint celle qui a été souvent faite sur la baisse du taux de suicide (et de dépression) en temps de guerre.

Un historien anglais remarquait dans un livre récent que les cas de dépression nerveuse étaient cent fois plus fréquents parmi les troupes américaines après le débarquement en Normandie que parmi chez les soldats allemands (presque aucun cas relevé).

Effet de l'endoctrinement et de la dissolution de l'individu dans le groupe dans les régimes totalitaires ?

En ce qui concerne les causes de dépression et de suicide chez les enseignants, je pense qu'il faudrait se pencher sur le problème de l'isolement dans l'exercice de la fonction, de solidarité entre les adultes et de valeurs partagées en combinant les deux approches (collective et individuelle).

Écrit par : Robin | 10 mai 2009

"Merci. Et je dirai même : "enfin" !
Voilà donc votre pétition de principe : "sans avoir lu"."

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

"Même" sans avoir lu! Nuance! Aucun principe là-dedans.
Mais je les lirai!
Bonne nuit à vous, quand même!!

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

"Ma femme est psychanalyste, mon frère infirmier en service de psychiatrie, ma fille aînée psychologue, ma fille cadette inspectrice du travail. Mais dans toute la famille, on n'accorde qu'une attention amusée aux anglicismes."

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

C'est votre affaire, mon cher Guy.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009
Question de forme : vous voudrez bien à l'avenir reproduire les posts auxquels je réponds. Et puis me dispenser de vos " cher Guy" qui ont un inimitable accent du Berry.

Écrit par : guy morel | 10 mai 2009

"Même" sans avoir lu! Nuance! Aucun principe là-dedans.
Mais je les lirai!
Bonne nuit à vous, quand même!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009
Il semble qu'entre temps Robin a lu, lui. Pour se détendre sans doute.

Écrit par : guy morel | 10 mai 2009

En ce qui concerne les causes de dépression et de suicide chez les enseignants, je pense qu'il faudrait se pencher sur le problème de l'isolement dans l'exercice de la fonction, de solidarité entre les adultes et de valeurs partagées en combinant les deux approches (collective et individuelle).

Ecrit par : Robin | 10 mai 2009

L'inverse est tout aussi vrai : si j'en crois mes collègues de collège, le "travail en équipe" imposé, (y compris et surtout avec ces gens avec qui on n'a rien en commun), l'obligation d'être solidaire de pratiques pédagogiques que l'on réprouve intérieurement, la participation volens nolens à des "actions", "initiatives" et autres "plans" destinés à favoriser un pseudo "vivre ensemble" totalement illusoire -- bref, tout ce côté mi-cercle de qualité mi-boy-scout SGEN-CFDT (youkaïdi youkaïda) peut vous user rapidement et vous conduire dans le 36eme dessous.
Dans les vraies solidarités, dans les véritables actions, on n'a pas à se forcer, ni à se chatouiller, pour créer de pseudo-liens. En 1998-99, contre Allègre, tout mon lycée était en grève, tout lemonde se parlait, tout le monde était remonté à bloc ... on craignait degùn et personne n'était déprimé !

Écrit par : Françoise Guichard | 10 mai 2009

"Véronique Bouzou, Ces profs qu’on assassine, Jean-Claude Gawsewitch éditeur, 2009."

Après Le Bris et Bouzou, il faudrait peut-être dire clairement, pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris, que JC Gawsewitch publie de bons livres en matière d'éducation (et autres), parce que sinon la réclame va finir par sembler louche.

Écrit par : Jeremy | 10 mai 2009

En 1998-99, contre Allègre, tout mon lycée était en grève, tout lemonde se parlait, tout le monde était remonté à bloc ... on craignait degùn et personne n'était déprimé !
Ecrit par : Françoise Guichard | 10 mai 2009
Ouais, et on a vu ce que cela a donné des gens "remontés" "à bloc".
Merci. Dans les temps actuels, il va falloir des gens qui pensent.

Écrit par : guy morel | 10 mai 2009

"Vous voudrez bien à l'avenir reproduire les posts auxquels je réponds."
Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

Mais vous de même, très cher!

"Et puis me dispenser de vos " cher Guy" qui ont un inimitable accent du Berry."

Aucun accent du Berry "là-dedans!" Je suis parisien! ;-)(même si, personnellement, je n'ai aucun mépris pour quelque accent que ce soit! Accents qui sont, par ailleurs, tous imitables!)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

"Il semble qu'entre temps Robin a lu, lui. Pour se détendre sans doute."

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

Je ne pense pas qu'il ait lu ces auteurs "entre temps"! Ou alors, il est sacrément rapide à la détente!

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Orthoprof nous fait ce matin un excellent jeu de mots sur ces caballus (caballi ?) qui marchent l'amble, et que personne n'a apparemment compris…
Désolation !
JPB

Écrit par : brighelli | 10 mai 2009

L'inverse est tout aussi vrai : si j'en crois mes collègues de collège, le "travail en équipe" imposé, (y compris et surtout avec ces gens avec qui on n'a rien en commun), l'obligation d'être solidaire de pratiques pédagogiques que l'on réprouve intérieurement, la participation volens nolens à des "actions", "initiatives" et autres "plans" destinés à favoriser un pseudo "vivre ensemble" totalement illusoire -- bref, tout ce côté mi-cercle de qualité mi-boy-scout SGEN-CFDT (youkaïdi youkaïda) peut vous user rapidement et vous conduire dans le 36eme dessous.

Je ne pensais pas à cette forme-là de "solidarité" qui relève plutôt d'un "totalitarisme mou". Il me semble qu'il faut garder l'indépendance de la fonction enseignante (le côté "libéral"), donc pas de travail en équipe imposé, mais choisi ponctuellement avec tel ou tel collègue avec lequel on se sent en phase, mais éviter "l'isolement".

Quand je parle de "valeurs partagées", je pense à l'idée que l'on se faisait de la fonction avant ce que Hannah Harendt appelle la "crise" de l'éducation : l'idée que l'éducation est essentiellement fondée sur la transmission de connaissances ("voici quel est notre monde"), sur l'inégalité "fonctionnelle" entre l'élève et le professeur, sur les conditions minima requises pour faciliter cette transmission (silence pendant le cours, respect du professeur, renonciation à la violence...)

Écrit par : Robin | 10 mai 2009

Ouais, et on a vu ce que cela a donné des gens "remontés" "à bloc".
Merci. Dans les temps actuels, il va falloir des gens qui pensent.

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

Guy, nous parlions de suicide et de dépression... L'avantage d'être remonté à bloc, c'est qu'on ne déprime pas, vu qu'on craint degùn ! Le pauvre cher Felts nous aurait expliqué que ce sont les endomorphines et la sérotonine qui produisent cet effet.
Dans les temps actuels, oui, il faut des gens qui pensent, et qui pensent juste, càd qui "réfléchissent avant de penser", comme disait ma prof de Philo de khâgne (qu'elle vive mille ans !).
Le problème d'un blog comme "Bonnet d'âne" -- mais c'est aussi son charme -- , c'est qu'on y trouve à la fois des gens qui ont envie de réfléchir avant de penser, des adeptes du billet d'humeur et/ou du coup de gueule, des maniaques du jeu de mots laid qui fait les gens bons, et des amateurs de contrepeteries, le cumul n'étant du reste pas interdit.
"Mieux vaut de ris que de larmes écrire, pour ce que rire est le propre de l'homme"... Réfléchissons donc en riant, de peur d'avoir bientôt à pleurer sans réfléchir !
Ou, si vous préférez : primum bibere, deinde philosophari.

Écrit par : Françoise Guichard | 10 mai 2009

Je ne pense pas qu'il ait lu ces auteurs "entre temps"! Ou alors, il est sacrément rapide à la détente!

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Je connaissais assez bien le livre de Durkheim (et sa thèse principale), mais, comme je l'ai dit, beaucoup moins bien celui de Halbwachs.

Écrit par : Robin | 10 mai 2009

Voici une réflexion que j'ai composée il y a quelques années. Qu'en pensez-vous ?
“A chacun sa morale” Gilles Aerts © 2001
Je me souviendrai, je crois toujours, de cette lycéenne de quatorze ans, très "bonne" élève, sûre d'elle-même, d'une arrogance bon genre mais toujours polie pour la forme et son intérêt, qui me lança un jour en classe de sciences humaines ce point de vue d'un ton péremptoire: " à chacun sa morale!"
Ne venait-elle pas, sans s'en douter, de mettre le doigt sur la plaie de notre société actuelle: le manque d'absolus moraux.
La morale, c'est une Table de la Loi intériorisée. Alors, qu'est-ce qui peut la remplacer quand une société comme la nôtre l'a rejetée d'elle-même au nom du dogme maintenant indiscutable de la liberté de pensée alors que d'autre part cette même société continue de souscrire à une vision manichéenne du Bien et du Mal ? Oui, c'est bien la situation aberrante dans laquelle nous nous trouvons actuellement: nous avons conservé et même renforcé, voire durci par simplisme médiatique la très ancienne mentalité antagonique et nous prétendons la faire cohabiter avec la notion de liberté de pensée qui pour la plupart des gens s'est bien entendu traduite en laisser-aller moral dès lors que la censure intérieure a été bannie. Nous avons rejeté nos béquilles alors que notre corps était débile. Qui plus est, au lieu de chercher à rendre clair un esprit que nous avions vidé de principes, nous nous sommes laissés enfumer le cerveau par tout un méli-mélo d'idées. C'est donc espérer l'impossible que de croire qu'un chapelet de lois immédiatement contestées et de mots d'ordre imposés par les manipulateurs changeants de l'opinion publique puisse nous redonner jamais la paix sociale . Il faudrait en fait que chacun "réintériorise" une nouvelle Table de Loi assez simple mais assez générale sur laquelle l’ensemble des citoyens se seront mis au préalable d’accord pour en finir avec notre relativisme éthique dont nous souffrons tant.

Écrit par : Gilles Aerts | 10 mai 2009

Faites quand même attention de ne pas augmenter les statistiques en poussant JPB au suicide. Entre les deux gus qui se mettent sur le mouille que même JR et l'homme de l'Atlantide en arrive pas là (n'arrêtez jamais les gras, vous êtes aussi amusant qu'une double dose d'acide mais vous coûtez quand même vachement moins cher), et les élucubrations pourtant sans LSD au sujet de la défloration de la Schtroumpfette, on risquerait de le faire déprimer pour ce en quoi nous avons transformé ce blog.

Petite info : si lors de la Gay Pride à Paris, vous voyez un truc bleu et blanc s'agiter dans tous les sens, c'est pas le Schtroumpf pédzouille, pardon coquet, qui fait son coming out, c'est un gars qui a pas eu le temps de se changer après la Nuit blanche.

Écrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Petite info : si lors de la Gay Pride à Paris, vous voyez un truc bleu et blanc s'agiter dans tous les sens, c'est pas le Schtroumpf pédzouille, pardon coquet, qui fait son coming out, c'est un gars qui a pas eu le temps de se changer après la Nuit blanche.

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Gné ? C'est quoi le rapport avec ce qui précède ?

Écrit par : Jeremy | 10 mai 2009

Bah puisqu'on s'intéresse aux Schtroumpfs, je balance !

Écrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

C'est vous qui avez lancé le sujet sur la schtroumfette ! Vous êtes gonflé !

Ca devient une obsession, vos histoires de Sctroumpfs !

Allez, de vous à moi, vous vous identifiez auquel ? Et que vous évoque cette histoire où pour devenir schtroumpf noir, les schtroumpfs doivent se mordre la queue ?

Que pensez-vous de l'album où un Schtroumpf est transformé, selon ses propres voeux, en saucisse sur pattes ?

Les schtroumpfs, c'est tout de même l'une des grandes B.D. queer, avec Johan et Pirlouit dont les Schtroumpfs ne sont de toute façon qu'un spin over.

Écrit par : Jeremy | 11 mai 2009

Jérémy, la passion vous emporte.
Les Schtroumpfs, c'est le rêve enfantin d'une société sans filles (je fêtais ce week end les 10 ans de mon fils, qui préfère, et de loin, jouer au foot ou au hand ou au tennis avec ses copains plutôt que de tolérer une gamine dans son espace vital. Il y a un âge comme ça — et les Schtroumpfs y sont bloqués : c'est la raison pour laquelle ils restent de petite taille, si vous voyez ce que je veux dire… Bref, les Schroumpfs, c'est une chaussette… vide (les germanistes me comprendront).
Quant à la Schtroumpfette, je rappelle à l'honorable société qu'elle est une société de l'abominable Gargamel — le féminin est d'origine diabolique, c'est de la mythologie biblique avant d'être de la mythologie gay, mon cher…
JPB

Écrit par : brighelli | 11 mai 2009

Quand je parle de "valeurs partagées", je pense à l'idée que l'on se faisait de la fonction avant ce que Hannah Harendt appelle la "crise" de l'éducation : l'idée que l'éducation est essentiellement fondée sur la transmission de connaissances ("voici quel est notre monde"), sur l'inégalité "fonctionnelle" entre l'élève et le professeur, sur les conditions minima requises pour faciliter cette transmission (silence pendant le cours, respect du professeur, renonciation à la violence...)

Ecrit par : Robin | 10 mai 2009

"Si l'humanité n'a cessé de progresser, c'est parce que chaque génération a transmis à la suivante à la fois les connaissances qui lui avaient été transmises par les générations précédentes et les connaissances nouvelles qu'elle avait acquises elle-même, ce qui fait dire à Pascal que « toute la suite des hommes, pendant le cours de tant de siècles, doit être considérée comme un même homme qui subsiste toujours et qui apprend continuellement "

(http://rene.pommier.free.fr/pedagocie.htm)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 11 mai 2009

"Et que vous évoque cette histoire où pour devenir schtroumpf noir, les schtroumpfs doivent se mordre la queue ?"

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2009

Demandez à Eddy Mitchell!

"N'arrêtez jamais les gras, vous êtes aussi amusant qu'une double dose d'acide mais vous coûtez quand même vachement moins cher)"

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Je ne suis pas GRAS!!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2009

Cohérent ?
Co-errant ?
Peut-on déplorer de vivre dans une société où « avoir » a remplacé « être » et tout en même temps réclamer une augmentation de salaire pour s’en consoler ?

Écrit par : Stéphane | 11 mai 2009

Mes excuses à Guy Morel pour les très inutiles "infos" sur le burn out : le surmenage mène droit à l'inattention aux autres…

En ce qui concerne la saillie non relevée d'orthoprof, la survitesse permanente d'internet favorise la dialise * voire l'aquabonisme de commentaires qui restent alors potentiels.

J'avais relevé sur internet ** un joli délire interprétatif à ce sujet :

un blogueur écrivait "Je ne vois pas comment on peut mettre en rapport cheval et cabale, comme a été dit aussi. Soyons serieux!"

un autre a répondu : "Les linguistes en diront ce qu'il voudront, mais il y a une chose sur laquelle les spécialistes de Cervantès sont d'accord: c'est que derrière le «chevalier» (esp. caballero) don Quichotte, déjà évoqué sous cette rubrique à propos de son cheval, se cache le type même du «cabaliste».
Remplacez partout dans le Quichotte le mot «chevalier» par «cabaliste», et «chevalerie» par «cabale», et pour peu que vous ayez des notions de la cabale juive, vous arriverez à de curieuses constatations!"

* néologisme décrivant la conjonction démoniaque de la lecture en diagonale et du filtrage

** http://projetbabel.org/forum/viewtopic.php?t=7393&postdays=0&postorder=asc&start=90

Écrit par : dugong | 11 mai 2009

Pour Stéphane…
Il y a une limite au non-avoir… qui, à un certain niveau — celui des profs débutants — confine au non-être, tout comme en dessous de 1500 calories par jour, il est difficile d'envisager même une révolte, sans parler d'une révolution : en prolétarisant les enseignants, on leur maintient la tête sous l'eau — et ils ne pensent plus qu'à leur survie, pas à ce qu'on leur fait parallèlement, à grands coups de programmes douteux et de hiérarchie absconse.
JPB

Écrit par : brighelli | 11 mai 2009

Dugong, je ne suis pas sûr que Cervantès, dans l'Espagne du Siècle d'or, ait pensé à coller de la Kabale partout…
JPB

Écrit par : brighelli | 11 mai 2009

Si on en revenait à notre fil, avec le collègue instituteur qui passe au tribunal à Dijon aujourd'hui( info Europe1 ce matin)? Il a surpris un gamin de CM1 en séance d'exhibition. Il a alors pris un cutter et annoncé qu'il allit couper tout ce qui dépasse!!!
La conquantaine. 30 ans de carrière sans histoires. Pas de menaces de violence. juste une remarque, avec le cutter. Puis les parents et le tribunal...
Bon je connais la suite: on va s'indigner, on va soutenir, puis on va dire "oui, mais...il aurait pu faire autrement, moi à sa place etc....". N'empêche, ça continue....

Écrit par : Totoche | 11 mai 2009

La conquantaine ?

Néologisme pour la cinquantaine conquérante ?

Taïaut !

Écrit par : dugong | 11 mai 2009

En trente ans d'exercice, j'ai été confronté deux fois à des suicides de collègues : une fois indirectement : le collègue, excellent professeur de musique très actif et dévoué, exerçait dans un autre établissement dans la même académie, mais beaucoup d'entre nous le connaissaient, une autre fois directement (une collègue d'anglais dans le même établissement).

Dans les deux cas, l'administration s'est arrangée pour nier toute responsabilité. Dans le cas du collègue de musique, l'inspection académique avait même été jusqu'à afficher la nouvelle en salle des professeurs avec ce commentaire : "Pour des raisons personnelles, M. X a choisi (sic) de se donner la mort."

M. X avait effectivement des "problèmes personnels" (sentimentaux en l'occurence), mais qui peut affirmer que l'institution, les élèves, les collègues n'avaient aucune responsabilité dans sa "décision" ?

Dans le deuxième cas, la collègue avait également des "problèmes personnels", mais les deux responsables, principale et principale adjointe, l'adjointe clopeuse à la chaîne, assez vulgaires et à la psychologie sommaire, pour ne pas dire brutale, ne pouvaient pas aider la collègue et le climat de l'établissement n'était pas bon.

Le lendemain du suicide de cette collègue, l'établissement a débrayé avec cellule de crise, psychologues et tout le bataclan...Les élèves pleurant dans tous les coins (on leur faisait faire des dessins), mais je me souviens qu'ils n'étaient guère "gentils" avec elle et allaient même jusqu'à se moquer ouvertement de son embonpoint.

Je me suis retenu pour ne pas leur parler de cinéma et de "larmes de crocodiles", mais je n'ai pas été dupe. J'ai horreur du sentimentalisme et je sais que les pires brutes, voire les sadiques, peuvent être des gens très "sentimentaux". Bon, je ne l'ai pas fait, évidemment. Certains élèves étaient vraiment traumatisés.

Si "profs au bord de la crise de nerfs" servait à faire prendre conscience à l'institution de ses responsabilités, si au moins l'institution arrêtait de récompenser systématiquement (palmes académiques) les chefs d'établissements pour leur docilité à correspondre aux "indicateurs", quitte à botter en touche en cas de suicide ou de dépressions...

Quand je considère mon cas personnel, je vois bien que l'administration ne tient aucun compte des problèmes de santé des gens, même en fin de carrière et ne les aide pas vraiment à tenir.

Chacun doit se débrouiller. Par exemple, en ce qui me concerne, j'opte pour le "stoïcisme" (j'agis sur mes représentations), mais je suis à moitié dans le vrai.

Car enfin il y a aussi une réalité "objective", non ?

Et la réalité objective, du côté de l'administration, c'est marche ou crève ou "On achève bien les chevaux" (vous savez ce film qui se passe aux Etas-Unis pendant la crise de 29 et où les gens dansent jusqu'à l'épuisement dans l'espoir de gagner trois sous) et si vous avez des problèmes avec certaines classes et certains élèves, c'est forcément de votre faute.

...Alors motus et bouche cousue ! Tout est pour le mieux ! Il n'y a pas de solution à chercher, puisqu'il n'y a pas de problème.

Écrit par : Robin | 11 mai 2009

N'arrêtez jamais les gras, vous êtes aussi amusant qu'une double dose d'acide mais vous coûtez quand même vachement moins cher)"

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Je ne suis pas GRAS!!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2009

Ne vous vexez pas, Christophe... ne s'agirait-il pas tout simplement d'un "lapsus clavieri" pour "GARS" ?

Écrit par : Françoise Guichard | 11 mai 2009

Orthoprof nous fait ce matin un excellent jeu de mots sur ces caballus (caballi ?) qui marchent l'amble, et que personne n'a apparemment compris…
Désolation !
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 mai 2009

Conclusion et désolation hâtives, pour ce qui me concerne, et je ne suis sans doute pas la seule: ce n'est pas par incompréhension que je me suis tue- j'avais (d'emblée) repéré la coquille qui puis surtout apprécié l'allusion - mais par lassitude et par charité chrétienne (ou empathie si cette évocation à connotation religieuse fait hérisser le poil des laïcards), autrement dit pour épargner aux lecteurs de ce blog les réflexes conditionnés de quidams pour qui l'équitation n'est pas un sport mais exclusivement un loisir de "bourges".
-----
"Schroumpfs, c'est une chaussette… vide (les germanistes me comprendront)."
JPB
sans doute mais au moinsss avec un T dedans, non?

Écrit par : Cadichon | 11 mai 2009

ET puis surtout

Écrit par : Cadichon | 11 mai 2009

"Il a alors pris un cutter et annoncé qu'il allit couper tout ce qui dépasse!!!"

Les gens qui pratiquent la circoncision seront-ils dorénavant poursuivis comme "serial cutters" ?

Désolé pour l'anglicisme.

Écrit par : dugong | 11 mai 2009

Très drôle et merci dugong de me permettre d'aller retrouver Morphée dans un bel éclat de rire.

Je m'apprêtais à copier-coller une info bien moins rigolotte
relevée à l'instant dans le Figaro de ce matin: "Chaque année, 200 000 étudiants s'inscrivent aux concours d'enseignants, 120 000 d'entre eux se présentent aux épreuves et seuls 15 000 décrochent le sésame", avec le commentaire suivant:
Pavoisons car 185.000 étudiants échapperont ainsi à la dépression et/ou au suicide....

Écrit par : Cadichon | 11 mai 2009

Oui — ils iront se suicider ailleurs…
JPB

Écrit par : brighelli | 11 mai 2009

Positivons encore plus : sur les 15000, il y en aura qui démissionneront *, s'épargnant ainsi les risques de dépression, voire de suicide.

Pour s'éviter des problèmes qu'il n'a aucune envie de "gérer", le Moloch pourrait offrir une prime à la démission pour tout nouveau reçu aux concours.

Absurde ? Pas autant que la "gestion des ressources humaines" qu'il pratique.

* sait-on d'ailleurs quel est le taux ?

Écrit par : dugong | 11 mai 2009

@ Halbwachs

http://www.liens-socio.org/article.php3?id_article=1116

Écrit par : guy morel | 11 mai 2009

Le bateau a perdu sa quille et poursuit sa route à la godille. Je suis restée sur la rive et je voyage dans les archives. A chacun ses rêves pour surmonter les dérives assassines. Est-il possible d'oublier le souvenir si proche encore de ce collègue de Montmirail qui choisit d échapper à l'engrenage en quittant ce monde par un jour de juin sur une route de campagne ?

Je devrais être sur le fil de discussion "addendum zéro"pour apporter une précision. Quand j'étais à l'école primaire de mon village, de 52 à 58, les compositions étaient mensuelles il me semble. Le cahier de compositions était recouverts de papier bleu et nous le rapportions à la maison pour le faire signer par les parents. Je me souviens d'une réprimande du frère aîné estimant que je devais soigner mon écriture et éviter les pâtés et les ratures. Je me souviens que le samedi nous révisions ce qui avait été appris dans la semaine et que la préparation des compositions mensuelles consistait à réviser ce qui avait été appris dans le mois.
Je disais donc que je voyageais dans les archives. Après avoir épluché les délibérations du XX° siècle de mon village natal, je découvre les archives du département. En 1900 les instituteurs remplissaient soigneusement, d'une belle écriture penchée avec pleins et déliés bien sûr, des formulaires détaillés. Tout y est : scolarité, diplômes et carrière de l'instituteur,dimensions de la classe, emplacement du lavabo et des latrines,description du logement de fonction, affichage du règlement et de l'emploi du temps,cahiers utilisés ( devoirs mensuels, journal, écriture, dessin, carnet de correspondance, et cahier d'écriture pour la section enfantine.) manuels scolaires utilisés, matériel pédagogique, mobilier, nombre d'ouvrages de la bibliothèque, nombre de prêts à la fois aux élèves et aux habitants, ouvrages les plus demandés ( Dumas père, Jules Verne, et ouvrages documentaires de géographie en particulier) salaire de l'instituteur avec indemnité de résidence, supplément de la commune, sonnerie civile, service aux indigents et secrétariat de mairie, nombre d'élèves ( 46 garçons en 1900 et 53 fille à l'école de filles tenue par une religieuse secondée par une religieuse âgée pour la section enfantine ) élèves présentés au certificat, élèves reçus ( c'est le même ! ) et bilan des élèves reçus depuis l'installation sur le poste. Les sorties donnant lieu à des devoirs écrits sont également signalées ( 5 en 1900) et le tableau des présences est tenu à jour. Les absences sont très rares même en fin d'année scolaire.
En 1903, les deux religieuses sont remplacées par des laïques chez les filles. Quand j'étais gosse on évoquait parfois le souvenir de la jeune religieuse partie refaire sa vie en Amérique avec le curé. Ragot de village ? Aucune importance. Dans " Marie-Claire " Marguerite Audoux nous fait discrètement comprendre que ces gens là sont comme les autres.
En 1913, le nombre d'élèves tombe à 30 dans chaque école. La bibliothèque est un peu plus fournie et le nombre d'ouvrages prêtés a triplé. L'instituteur signale le succès de Jules Verne. Pour ma part je constate que l'enseignement scientifique demeure le parent pauvre !

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 11 mai 2009

"Les schtroumpfs, c'est tout de même l'une des grandes B.D. queer, avec Johan et Pirlouit dont les Schtroumpfs ne sont de toute façon qu'un spin over."

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2009

Ah oui, Jérémy, vous vous emballez. Je suis du même avis que Jean-Paul, l'univers des Schtroumpfs, c'est un univers essentiellement assexué. Pareil pour Johann et Pirlouit, d'ailleurs : on ne trouve guère d'ambiguïté dans les relations qui unissent les deux compères. C'est pas comme entre Alix et son mignon, le joli petit Enak. Je me souviens encore de l'un de mes premiers Alix, lu dans Tintin quand j'avais 7 ans, où l'on voyait Enak faire une crise de jalousie toutes les deux pages parce qu'une charmante et dénudée jeune fille collait trop son beau blond. Ce n'est que bien, bien plus tard que je compris enfin les causes profondes de ce caca nerveux.

Donc, pour en revenir aux Schtroumpfs et à Johann et Pirlouit : homo, peut-être, mais sûrement pas sexuel.

Écrit par : Kap | 11 mai 2009

Profs au bord de al crise de nerfs : "deux trois Prozac ® et huit kirs..."

http://www.youtube.com/watch?v=SG2AFd-DuH8

Écrit par : Françoise Guichard | 11 mai 2009

"Orthoprof nous fait ce matin un excellent jeu de mots sur ces caballus (caballi ?) qui marchent l'amble, et que personne n'a apparemment compris…
Désolation !"
JPB

C'est une cabale !

Écrit par : Spip | 11 mai 2009

pardon, de LA crise de nerfs...

Écrit par : Françoise Guichard | 11 mai 2009

Je ne savais pas que cet innocent jeu de mots autour du "caballus" allait faire galoper autant les claviers. Merci, JPB, pour le qualificatif d"excellent". Je fais ce que je peux. Avec gentillesse et humour, si possible.

Écrit par : Orthoprof | 11 mai 2009

Bon, c'est fait; ni approbation, ni désappobaton mais parti pris de la rigolade et des jeux de mots pour le collègue de Dijon (mais en est-il un, puisqu'il n'est pas agrégé?). Heureusement qu'il a tout le village avec lui. C'est toujours ça...
Maintenant, faut qu'on m'explique: circoncir c'est "couper ce qui dépasse"? Comme ce n'est pas ma religion, je ne savais pas....Heureusement que ce n'est pas Dieudonné qui dit cela....

Écrit par : Totoche | 11 mai 2009

Avant de reparler de redoublement, un peu de détente, de culture et de (H)ardKor(e):

A) Les Presses de la Pédagogie par le Traumatisme

Les Presses de la Pédagogie par le Traumatisme

Fondées en 1984 suite à l'immense succès rencontré par l'ouvrage de Françoise Dolto ,les Presses de la pédagogie par le traumatisme ont pour vocation d'approfondir et de diffuser l'enseignement de la traumato-pédagogie, mais aussi de créer des outils à l'usage des traumato-pédagogues.

1) Collection "Névrose en Herbe"
2)Collection "Premiers Pas dans le Vide"

Suite sur :
http://wiki.ardkor.com/Les_Presses_de_la_P%C3%A9dagogie_par_le_Traumatisme


B) La définition du communiste en (H)ardKor(e)

Le communiste mange les enfants, c'est pourquoi il est déclaré d'utilité publique et remboursé par la Sécurité sociale.

Pour plus de renseignements concernant le communiste, adressez-vous à l'Accueil

Le communiste est heureux parce qu'il a fait un long voyage. Le communisme est un centralisme démocratique qui veut dire que la démocratie est Centrale, ce qui implique que les gens soient mis dans des cellules. L'origine du mot est le manifeste de Charles Marx (1848 - 1883), qui prôna au temps jadis, la révolution contre le capitalisme qui mange aussi ses enfants, mais après avoir fait son marché.

Le communiste est parfois représenté le couteau entre les dents. Cette variante populaire, riante et grimaçante du mythe coco est autrement appelée Bolchevik.

Le bolchevik est, bien évidemment juif, fourbe, ses traits sont de type négroïde, ses yeux sont jaunes, on trouve souvent un ergot de coq sur la 9ème phalange de ses pouces, sa sexualité va en dépit des principes élémentaires de Mère Nature et il aime à violer les vieilles citadines pleines aux as pour les pomper jusqu'au dernier denier.
Suite sur :http://wiki.ardkor.com/Communiste

C) Ou plus important pour la survie de la planète , la définition du "gaz à effet de sphère"

"Quand on pète dans l'eau et que ça fait des bulles, on est en présence d'un gaz à effet de sphère."


Bonne cantine

MD

Écrit par : MDelord | 11 mai 2009

"C'est pas comme entre Alix et son mignon, le joli petit Enak"

L'Enak, pour s'envoyer en l'air, se consacra à l'X.
Par contre, l'agrégé, de droit, s'engagea dans la direction de l'IEP.

Écrit par : dugong | 11 mai 2009

Tout à fait dadaïste, le site conseillé par l'énigmatique MDelord…
JPB

Écrit par : brighelli | 11 mai 2009

"Les Presses de la Pédagogie par le Traumatisme" éditent, dans la collection "Premiers Pas dans le Vide" deux ouvrages aux titres intéressants :

- "l'auto-circoncisionpour les grands"

- "Ne pas se rater pour les grands"

Écrit par : dugong | 11 mai 2009

...Alors motus et bouche cousue ! Tout est pour le mieux ! Il n'y a pas de solution à chercher, puisqu'il n'y a pas de problème.
Ecrit par : Robin | 11 mai 2009

Il y a un problème. Mais y a-t-il un "suicide des enseignants", une inflation de névropathies chez les enseignants ? Je fais confiance au ministère, à suite du livre de madame Bouzou, pour mettre en place un numéro vert, histoire de dire que le problème est reconnu et qu'on le traite.
Ce faisant, on évitera vertueusement l'essentiel : la paupérisation des enseignants, l'extrême fatigue de beaucoup sinon de la plupart due aux conditions d'exercice du métier.
Ce qui m'a le plus frappé dans ces vingt dernières années, c'est à la fois la solidité du corps enseignant et son extrême usure.
Le petit Sébastien Clerc, avec son thé et ses recettes de survie, donne, peut-être à son insu, une idée assez bonne de ce qu'est devenu le métier.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 11 mai 2009

"Ne vous vexez pas, Christophe... ne s'agirait-il pas tout simplement d'un "lapsus clavieri" pour "GARS" ?"

Ecrit par : Françoise Guichard | 11 mai 2009


J'ai bien compris, Françoise, et j'avais d'ailleurs mis un "smiley"...
C'était simplement une référence à Obélix, (puisqu'on parle de BD...)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2009

Tout à fait dadaïste, le site conseillé par l'énigmatique MDelord…
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009

Cet autre ne l'est pas moins.

http://www.soseducation.com/rw_rubrique_527_un-nouveau-suicide-d-enseignant-le-montre-il-faut-restaurer-la-discipline-dans-les-etablissements-scolaires.php

Écrit par : guy morel | 11 mai 2009

En ce qui concerne les causes de dépression et de suicide chez les enseignants, je pense qu'il faudrait se pencher sur le problème de l'isolement dans l'exercice de la fonction, de solidarité entre les adultes et de valeurs partagées en combinant les deux approches (collective et individuelle).

Ecrit par : Robin | 10 mai 2009

Je prends ce texte au hasard, mais, c'est à tous que je pense quand je dis que je ne comprends pas pourquoi vous vous obstinez à regarder par le petit bout corporatiste de la lorgnette ce qui est un constat général.
Je vous ai cité plus haut un texte simple que personne n'a commenté ni même peut-être lu et peux vous en citer d'autres.
Dans une société individualiste comme celle dans laquelle nous vivons, une société bâtie sur l'idée que c'est la somme des égoïsmes qui fera l'équilibre commun et le bien-être de tous (méthode Cadichon-Carole), tous ceux qui ont un idéal de travail, de don de soi, la manie de la perfection, et toutes les autres définitions cités dans cette article souffrent de dépression, de burn out si vous voulez, et souffrent au travail.

Donc, je vous recite les causes internes:

Les facteurs internes

L'anxiété

Les personnalités anxieuses dépensent beaucoup d'énergie pour de nombreuses tâches et n'arrivent pas à trouver d'accomplissement, soit qu'elles s'épuisent inutilement pour une faible activité soit qu'elles soient très efficaces mais ressentent en permanence de l'inquiétude ou de l'insécurité.

La recherche de réussite sociale

Un excès d'ambition, une hyperactivité, un besoin de pouvoir ou de paraître, un emploi du temps sans plages de repos ou de réflexion, font le lit du burn-out.

L'image de soi

L'envie de plaire à tout le monde, de satisfaire le moindre désir de sa clientèle ou de ses interlocuteurs se fait au détriment de soi, de ses besoins et de ses satisfactions.

L'estime de soi

Si celle-ci est faible, alors la culpabilité et l'autodénigrement engendrent autocritique et nervosité dans son travail. Le travail donne plus de souffrances que de satisfactions.

L'incapacité à déléguer

Ce type de personnalité ne fait pas confiance aux autres et donc ne délègue que très peu de tâches. L'individu a tendance de plus, à s'entourer d'un personnel à l'image de ce qu'il imagine être les autres, dans une stratégie de prophétie auto-réalisatrice.

La mentalité du sauveur

Ce sentiment altruiste cache un besoin de réassurance et de ré-estime de soi. Il montre un désir de « réparer » très ancien, vraisemblablement à l'origine de sa vocation. Dans ce cas malheureusement l'individu ne trouve du plaisir que dans le plaisir des autres, dans une efficacité sans faille de résultats cliniques en cherchant à devenir un héros quotidien.


Pour les professeurs en dérive, je pencherai pour, assez souvent, la mentalité du sauveur, puisqu'il s'agit d'un métier à "vocation" fortement connotée, comme les professions médicales. Le genre "bienfaiteur de l'humanité" !
Y'a qu'à voir le drame engendré plus haut dans l'esprit d'une jeune professeur par un vulgaire plagiat de la part d'un gamin de 14 ans, alors qu'elle-même est froidement demandeuse de préparations toutes faites à copier-coller en guise de cours, sans approfondissement personnel.

Écrit par : dobolino | 11 mai 2009

Guy, ce n'est pas parce que SOS-Education dit la même chose que moi que je vais me couvrir la tête de cendres. Je les connais, je les ai fréquentés il y a quelques années, le temps de réaliser qui ils sont, et basta.
Après tout, j'ai eu pas mal de lecteurs au Front National et diverses droites extrêmes. Ça ne m'inquiète pas — je n'ai pas le sentiment inné du politiquement correct.
JPB

Écrit par : brighelli | 11 mai 2009

Y'a qu'à voir le drame engendré plus haut dans l'esprit d'une jeune professeur par un vulgaire plagiat de la part d'un gamin de 14 ans, alors qu'elle-même est froidement demandeuse de préparations toutes faites à copier-coller en guise de cours, sans approfondissement personnel.

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

Oui, effectivement, il n'y a pas que les enseignants qui sont victimes de dépressions et de suicides. Mais nous parlions d'une réaction éventuelle de l'Educ nat. par rapport au livre de Véronique Bouzou.

Pour guérir de la dépression et de la tentation du suicide, il y a aussi la "sublimation" par l'écriture. L'expérience de la dépression avec sa face lumineuse et sa face obscure est aussi, ne l'oublions pas, une expérience d'éveil.

Il faut signaler, à ce propos, le très beau texte de Pierre Guyotat "Coma" (qui veut dire aussi bien "virgule" que perte de conscience).

Ce texte qui relate une expérience de "déréliction lucide" physique, psychologique et spirituelle et de salut par l'écriture, vécue par l'auteur dans les années 70-80, a fait un triomphe au théâtre de l'Odéon où il a été lu par Patrick Chéreau ; il est paru aux éditions du Mercure de France.

http://www.mercuredefrance.fr/titres/coma.htm

Tout à fait autre chose : Guettez la réédition prochaine d'ouvrages devenus introuables, sauf à la Bibliothèque nationale, d'Alphonse de Lamartine, en particulier son immortelle "Histoire des Girondins" (1848) : une référence pour l'Histoire romancée de la Révolution française que nous avions oubliée, qui font souvent de Lamartine l'égal de Michelet et qui comporte d'inoubliables portraits de conventionels : Vergiaud, Mirabeau, Camille Desmoulins...Une formidable leçon de style aussi à donner en exemple aux élèves. Quand l'écriture s'apparente à la sculpture.

Et enfin, pour les amateurs de polars historiques (non, je ne touche pas de royalties) : "L'interprétation des meurtres" de Jed Rubenfeld. Sigmund Freud himself, accompagné de Jung et de Ferenczy, y prend part à une enquête policière durant son séjour (historique) à New-York !

Écrit par : Robin | 11 mai 2009

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

Oui, effectivement, il n'y a pas que les enseignants qui sont victimes de dépressions et de suicides. Mais nous parlions d'une réaction éventuelle de l'Educ nat. par rapport au livre de Véronique Bouzou.



Ecrit par : Robin | 11 mai 2009

La réaction de l'Educ Nat n'a pas à se différencier de quelque manière que ce soit de la réaction de quelque autre entreprise ou corps de métier. C'est ce que je veux dire. Il n'y a pas de solution particulière à l'Ed Nat. La vie en société s'est profondément modifiée sous la pression de l'idéologie libérale et les victimes du service d'enseignement ne sont pas des cas particuliers.
Quelle réponse le ministère doit-il apporter ?
c'est très simple: recrutement sur profil psychologique et entretien d'embauche et non plus sur savoirs disciplinaires et passion pour ces savoirs, désir de les transmettre. L'Ed Nat doit choisir des candidats ayant une bonne estime de soi, une capacité à travailler en équipe, un bon équilibre travail-loisirs, des talents d'animateur, pas de trace de mégalomanie, du self-contrôle...
Quels autres conseils peut-on donner pour recruter des professeurs qui ne souffrent pas des conditions de travail actuelles ?
Eliminer d'entrée toute personne présentant des signes de fragilité tout en aspirant à sauver l'humanité, c'est certain.

Il faut affiner les statistiques et je parie qu'on trouvera une plus forte proportion de dépressifs parmi les enseignants de matières littéraires.

Écrit par : dobolino | 11 mai 2009

Dobolino, si on recrute sur profil psychologique, déjà que l'on manque de volontaires pour faire ce métier, ça va drôlement épurer…
Quant à l'entretien d'embauche, c'est ce que veulent actuellement imposer les pédagos au CAPES — pas pour voir si l'on est psychologiquement apte, mais idéologiquement conforme. ET c'est si facile de glisser de l'un à l'autre, et de décréter que ceux qui, par exemple, veulent transmettre des savoirs purs et durs sont inaptes à un métier qui suppose de la compréhension, de la douceur, de l'écoute, bla bla bla…
JPB

Écrit par : brighelli | 11 mai 2009

Donc, vous êtes bouchés à l'émeri car si le texte que je vous ai cité plyus haut a été écrit pour les "soignants", je ne l'ai jamais fait pour vous prouver que c'était pareil ailleurs. Ce n'était pas du tout mon propos ! Je vous avais d'ailleurs demandé de remplacer les mots se rapportant au monde médical par ceux se rapportant à l'enseignement.
Si l'Ed Nat se penche sur le problème de la détresse des enseignants, elle pondra le même type d'analyse et tendra à recruter les bons profils pour limiter la casse, sachant qu'elle ne peut en aucun cas modifier les comportements des usagers ni leur recrutement.

Écrit par : dobolino | 11 mai 2009

Dobolino, si on recrute sur profil psychologique, déjà que l'on manque de volontaires pour faire ce métier, ça va drôlement épurer…
Quant à l'entretien d'embauche, c'est ce que veulent actuellement imposer les pédagos au CAPES — pas pour voir si l'on est psychologiquement apte, mais idéologiquement conforme. ET c'est si facile de glisser de l'un à l'autre, et de décréter que ceux qui, par exemple, veulent transmettre des savoirs purs et durs sont inaptes à un métier qui suppose de la compréhension, de la douceur, de l'écoute, bla bla bla…
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009
Mais, enfin, Brighelli, ce n'est pas moi qu'il faut convaincre ! Je vous énonce simplement ce que serait le résultat d'une enquête approfondie sur le malaise du corps enseignant ! On déterminerait quels profils psychologiques sont aptes à gérer une classe et non quel règlement moral doit être imposé aux usagers du service.

J'ai la bizarre impression depuis hier de parler face à un mur !

Écrit par : dobolino | 11 mai 2009

Alors, disons que j'ai mal compris :-))
JPB

Écrit par : brighelli | 11 mai 2009

Guy, ce n'est pas parce que SOS-Education dit la même chose que moi que je vais me couvrir la tête de cendres. Je les connais, je les ai fréquentés il y a quelques années, le temps de réaliser qui ils sont, et basta.
Après tout, j'ai eu pas mal de lecteurs au Front National et diverses droites extrêmes. Ça ne m'inquiète pas — je n'ai pas le sentiment inné du politiquement correct.
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009
Crois-tu que je veuille te voir avec des cendres sur la tête ?
Dobolino a raison quand elle écrit : "Je vous énonce simplement ce que serait le résultat d'une enquête approfondie sur le malaise du corps enseignant ! On déterminerait quels profils psychologiques sont aptes à gérer une classe."
J'ai dit plus haut les doutes que m'inspire une tactique fondée sur la Plainte.

Écrit par : guy morel | 11 mai 2009

Ce n'est pas une question de tactique. Le livre de Véronique Bouzou a été écrit, pour autant que j'ai compris, pour donner la parole à des gens qui ne la prennent pas parce qu'ils sont saturés de culpabilité — d'être chahutés en classe, ou mal dans leur peau, ou en butte aux mesquineries de l'administration, etc. Ma note aussi : combien de profs ne voient plus l'enseignement qu'à travers leurs déconvenues, les harcèlements, la déprime, et le reste ?
Si tu veux, les pratique speuvent être complémentaires (et j'espérais avoir écrit une Note claire sur ce point). On peut entrer en empathie d'un côté, et se battre sur les causes d'un autre côté — non les causes existentielles, toujours difficiles à démêler, mais les causes liées au métier lui-même. Parce que des choses qui tuent, ou qui blessent, dans cette profession, il y en a pas mal.
D'où ma comparaison avec les flics, que tu connais bien et sur lesquels tu devrais briffer la communauté, tiens… Eux aussi vivent mal leur profession de l'intérieur.
JPB

Écrit par : brighelli | 11 mai 2009

@ Malaise des enseignants.
Dans un entretien donné au Café pédagogique, Jacques Moisan, doyen de l'IG maths, déclare :
"Pour ce qui concerne la géométrie vectorielle, elle a été supprimée totalement du collège. Deux possibilités s'offraient à nous : enseigner le programme ancien de 4e, 3e et 2nde en classe de seconde ou le réserver aux seuls 40% des élèves qui en ont besoin, ceux qui suivent une 1re S ou une 1re STI, pendant leur première. Dans le souci de ne pas mettre en seconde des élèves en difficulté avec des mathématiques dont ils n'auront pas besoin, nous avons choisi la seconde option."
Retenons l'essentiel : pour cet IG, il s'agit de réserver une partie du programme - la géométrie vectorielle "aux seuls 40% qui en ont besoin".
Le caractère scandaleux de cette déclaration - qui décrète tout simplement un apartheid culturel touchant et les élèves et leurs professeurs - a bien entendu échappé au Café pédagoqique.
Ainsi donc, pour l'IG, le programme de mathématiques n'est plus déterminé par les nécessités de l'enseignement des mathématiques mais a priori par la division du travail telle qu'il l'imagine. Somptueux.
Si l'on s'intéresse aux origines du malaise des enseignants, on a là une piste.

Écrit par : guy morel | 11 mai 2009

Est-ce que Jésus Christ, sauveur de l'Humanité , convaincu de la nécessité d'effacer le péché originel et enseignant le message de son père était dépressif ? Est-il permis de se poser la question ?

Est-ce que les pompiers qui cherchent à sauver et à réconforter, quand il est encore temps ( non pas des chats sur les toits mais les accidentés de la route, les suicidés sous un train ou les ouvriers écrasés par une plaque de béton par exemple ) sont sujets à la dépression ? Oui, cela arrive. Ce sont des hommes tout simplement, qui ne jouent pas nécessairement les héros mais affrontent les catastrophes où se révèlent plus souvent qu'on ne pense, l'égoïsme, la lâcheté, la bêtise ou l'envie, ces plaies qui gangrènent toutes les couches de la société et même parmi eux.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 11 mai 2009

Cela vous paraîtra au départ peut être paradoxal ou tout simplement naïf voire ubuesque comparativement aux problèmes inextricables auxquels sont confrontés les enseignants dépressifs, mais ce qui m'a sauvée littéralement dans mon cas, en dehors des conseils très pratiques et terre à terre prodigués par mon psychiâtre, c'est la Culture...

Ce sont tous les plus grands penseurs de notre civilisation qui ont réussi à m'extirper d'un monde que je qualifierai carrément d'insane et totalement déjanté.

D'ailleurs, étant seule dans ma vie personnelle, j'ai presque envie de d'affirmer que les futurs parents sont des quasi inconscients à l'idée de donner la vie à un enfant, car ils sont loin de leur faire un magnifique cadeau compte tenu du monde avec lequel nous brodons tous les jours pour survivre....

Vous ne pouvez pas imaginer à quel point, les visites de musées, les conférences dans les facs, les lectures, les concerts symphoniques ou les opéras voire les pièces de théâtre m'ont redonné le goût de vivre et surtout le plaisir et le désir de vouloir à nouveau faire des projets !!!! Ce fut même une drogue, un besoin irrépressible de me plonger dans la Culture pour m'évader totalement et oublier cet univers ubuesque dans lequel j'étais plongée tous les jours à savoir le monde de l'entreprise.

Un monde pas vraiment sexy quand on nous inonde de process en tous genres, de reporting, de processus, de procédés, de procédures, de réunions vaseuses sans queue ni tête, de courriers vaseux et plus qu'ennuyeux !!! L'entreprise, qui elle, est soit disant rebutée par la bureaucratie, est noyée sous la paperasse !!! Je vous dis : nous sommes bien au Royaume d'Ubu : tout est régi par la preuve et donc par l'Ecrit !!! Mais quelle lourdeur : à faire vomir plus d'un employé, qui, à force de ne pas grimper dans les limbes de la hiérarchie, finit par devenir neurasthénique tant il est trimballé comme un vulgaire pion d'une mission à l'autre, en passant du coq à l'âne...Et avec cela, il doit savoir construire sa carrière......

Sans oublier que soit disant pour la survie de l'entreprise, on est amené à faire moultes concessions, pour la voir, les yeux embués de larmes très amères si ce n'est acides, valdinguer en Pologne ou je ne sais où quelques mois plus tard et se retrouver sur le carreau avec une prime de départ misérable...

Bref, tout ça pour dire que même aujourd'hui, étant sur le point de reprendre des études prochainement, je n'envie même pas ceux qui travaillent. Je préfère de loin ma vie actuelle, où je m'imbibe de lectures diverses et variées quotidiennement, où je m'imprègne de multiples expositions dans les musées, de conférences universitaires, où j'apprécie grandement de proposer mes savoirs faire à un cercle lyrique en échange de connaissances encyclopédiques de la part de ses membres, avec le respect de ma personne, en sus !!!

Je n'ai peut être pas énormément de revenus, mais je vis, au sens le plus noble du terme, avec le plaisir et la satisfaction inouïs de pouvoir m'ouvrir à la connaissance et au monde, sans devoir supporter ces crétins, voire certains suppôts de l'entreprise, plus fayots, à fond dans la flatterie, adossés en permanence à la machine à café et lèche-culs que compétents par dessus le marché !!!

Écrit par : Sandra WAGNER | 11 mai 2009

Orthoprof nous fait ce matin un excellent jeu de mots sur ces caballus (caballi ?) qui marchent l'amble, et que personne n'a apparemment compris…
Désolation !
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 mai 2009
----
"... et que personne n'a apparemment compris..." ... sauf vous - certainement - mon cher collègue...
Rien n'est perdu, tant que vous êtes là, soit dit sans vous passer la brosse à reluire.
Je savais ce qu'est l'amble mais je n'ai pas encore essayé d'aller l'amble à quatre pattes, et il est un peu tard maintenant. Le jeu de mots m'a pourtant échappé. Je vais retourner au message d'Orthoprof pour voir ce que je n'ai pas vu, par paresse ou fatigue - ou les deux.
Ah ! c'est inutile ! ça me revient : il a mis deux l à l'adjectif "cabalistique", et je lui en ai fait la remarque. J'ai d'ailleurs été étonné qu'il vous fît la leçon si peu précautionneusement, mais ce n'était qu'apparemment qu'il était si peu précautionneux.
Je suis confus, Orthoprof ! Je ferai plus attention avec vous à l'avenir.

Écrit par : Francis Penin | 11 mai 2009

D'où ma comparaison avec les flics, que tu connais bien et sur lesquels tu devrais briffer la communauté, tiens… Eux aussi vivent mal leur profession de l'intérieur.
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009
Pas les flics, les gendarmes, ce qui n'est pas tout à fait la même chose.
L'enquête sur la Gendarmerie m'a aussi mis en face de ce que j'appelle la Plainte. Aussi devant la question du suicide et des dépressions ; aussi devant la question des démissions. En plus devant la question des divorces. Nous avons, Tual et moi, écouté une trentaine de gendarmes déballer leur sac. Brutes de décoffrage, leurs confessions constituaient une longue plainte assez peu différente de celle des profs, y compris sur l'état de décomposition de la jeunesse, et la décomposition des politiques publiques. Derrière cette plainte, des craintes que nous avons mises en avant : perte du statut militaire, unification des deux corps de police ( un pas en avant vient d'être fait dans cette direction avec le rattachement de la Gendarmerie au ministère de l'intérieur), abandon des missions de surveillance générale au bénéfice des missions de répression, intensification des cadences de travail, inflation de tableaux de bords, course aux résultats chiffrés. Au total, perte de sens du service et de la mission.

Écrit par : guy morel | 11 mai 2009

Suite à caballistique :

Je me suis concentré sur l'adjectif "cabalistique" et n'ai évidemment pas vu ce que l'expression fautive "d'amblée" avait d'occulte.

Écrit par : Francis Penin | 11 mai 2009

L'instituteur qui avait menacé un gamin de 10 ans très remuant de lui "couper le zizi" est suspendu depuis novembre 2008, et il vient d'être condamné à 500 euros d'amende avec sursis !!!!!!!!!!!!

Écrit par : Jeremy | 11 mai 2009

J'ai dit plus haut les doutes que m'inspire une tactique fondée sur la Plainte.

Ecrit par : guy morel | 11 mai 2009

Je crois bien que je suis d'accord avec Guy, autant que ma simplicité comprenne les méandres de son cerveau alambiqué et monomaniaque.
Pour lutter contre le malaise sournois et la solitude, il est inutile de demander pour l'instant quelque prise de conscience ou aide que ce soit du Ministère de l'ED Nat. Ce sera du pipo. Rien à voir avec le malaise de la Police, ou très peu. Des policiers convaincus du bien -fondé de leurs choix et volontaires, ne pourront rien faire car ils sont absolument aux ordres.
Quels sont les enseignants qui vont vraiment bien ? Certains qu'ont voit ici, Catmano, Zorglub, Buntovchik, Dugong et d'autres, carrément dissidents à la pensée dominante et fermes dans leurs bottes. Un inspecteur, même le plus féroce soit-il, un Principal ou un Proviseur qui fait le jeu des parents ne les égratignera qu'à peine. Si, comme Catmano, ils rejoignent un groupe de travail et de réflexion, ils se sentent encore mieux car soutenus dans leur lutte par leurs "coréligionnaires".
On en rencontre aussi au Café Pédagogique ou chez Lubin (c'est ça ?): eux-aussi sont fermes dans leurs choix, convaincus du bien-fondé de leurs actes pédagogiques et, s'ils sont passagèrement en déprime, leur idéal commun les soutient. On peut le déplorer mais c'est ainsi.
On en rencontre aussi parmi ceux qui font leurs heures pour gagner leur croûte puis rentrent chez eux pour vivre la vraie vie.
Ceux qui souffrent pour motifs professionnels, ce sont les autres, à définir. Moi, je ne sais le faire, n'en fréquentant pas ou si peu. Et eux-mêmes ne sauraient probablement pas se définir ni définir leur malaise face à leur métier. C'est là que le bât blesse, probablement.

Dans mon métier, c'est assez facile à définir. Ça remonte aux origines. Au moment où un élève dit "je veux faire véto" et s'il dispose des potentialités pour le faire, la réaction générale de l'entourage, très archaïque, est "tu seras plein aux as et tu seras un notable". La sensation d'échec chez le véto, ce qu'il dissimule soigneusement aussi bien face à ses pairs qu'en société, ce ne sont pas ses erreurs médicales mais ses difficultés financières, agravées d'ailleurs par la nécessité où il est d'exhiber des signes extérieurs de richesse.
Exemple: dernièrement, j'ai changé de voiture et nombre de mes clients ont déploré que je n'aie pas acheté un gros quatre-quatre. C'est presque une offense que je leur fais de n'avoir acheté qu'une Clio avec prime écologique. Ils ont absolument besoin que je sois riche et que ça se voit. Plus je suis riche, plus j'inspire confiance. Plus je manque d'argent, plus je suis mal dans ma peau parce que j'ai été diplomée pour être riche et que c'est ce qu'on attend de moi.
(évidemment, c'est une caricature ! ça reste quand même le nœud de notre malaise, le plus souvent exprimé en filigrane chez nos jeunes confrères sur les forums)


Première chose à faire pour définir le malaise du corps professoral: définir ce que la société attend qu'il soit et lui inculque dès qu'il envisage d'embrasser cette profession et ceci selon les échelons.
Suivre la piste du chœur des lamentations des agrégés nommés malgré eux en collège.

Écrit par : dobolino | 11 mai 2009

La sensation d'échec chez le véto, ce qu'il dissimule soigneusement aussi bien face à ses pairs qu'en société, ce ne sont pas ses erreurs médicales mais ses difficultés financières, agravées d'ailleurs par la nécessité où il est d'exhiber des signes extérieurs de richesse.

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

Citons aussi la blondasse qu'il a du épouser, autre signe extérieur de richesse, et qui vide son compte en banque, mais là, je suis méchante parce que c'est globalement faux.

Écrit par : dobolino | 11 mai 2009

Profs au bord de la crise de nerfs : "deux trois Prozac ® et huit kirs..."
http://www.youtube.com/watch?v=SG2AFd-DuH8
Ecrit par : Françoise Guichard | 11 mai 2009

Amusant et pathétique par son accent de vérité, mais l'auteur du clip devrait reviser sa grammaire et notamment ses participes passés.
Facile avec ce lien gracieusement fourni par l'office de la langue fse du gouvernement du Québec:
http://www.olf.gouv.qc.ca/ressources/auto_eval/dictee_trou/dat_20021114.html

Écrit par : Cadichon | 11 mai 2009

Dobolino, vous écrivez : « Première chose à faire pour définir le malaise du corps professoral: définir ce que la société attend qu'il soit [...] ». Je crains fort que la société attende justement que l'on fasse entrer plein de savoirs pour que ChériBibi ait un bon métier où il gagnera plein de flouze (nécessité de savoirs pour réussir à un examen ou une concours exigeant parce qu'on va quand même pas lâcher le pognon comme ça non plus) sans trop le brusquer non plus. On doit atteindre les objectifs de cette pétasse de société mais en avec ses opinions, des idéologies, ses méthodes. Et ben moi je dis « Va te faire, la société : je suis un prof qui ne sait peut-être pas tout (loin de là) mais qui sait que la Connaissance n'est pas un bien que l'on achète à tarif réduit sur ProfDiscount.com ».

Chienne de société. Le progrès et le monde de la consommation n'ont pas que du mauvais. Je suis bien content de pouvoir commander un livre sur Internet tout en le retournant au vendeur s'il ne me convient pas. Un des points de départ du malaise est que tout un tas d'incommensurables crétins (des Alpes ou d'ailleurs, ne soyons pas racistes) croient que l'enseignement (oui, je suis enseignant, pas éducateur à la fin et puis merde !) peut se négocier comme le prix d'un paquet de biscottes à Carrouf' Et ben non, désolé mes cocos, ça marche peut-être avec ces pâles copies de chefs que sont les couille-molles qui nous dirigent parfois mais pas avec moi. Et puisque vous appréciez, chers parents lénifiants, les borborygmes adolescents inaudibles de vos merdeux, je répondrai en un mot : na !
(Vours comprendrez Dobolino que je n'en prends pas à vous, comme je l'ai si délictement fait avec Manu hier ;-) mais que je me contente de rebondir sur votre note).

Écrit par : Le Pingouin | 11 mai 2009

Permettez-moi d'insérer ma parenthèse : L'instituteur qui avait menacé un gamin de 10 ans très remuant de lui "couper le zizi" est suspendu depuis novembre 2008, et il vient d'être condamné à 500 euros d'amende avec sursis !!!!!!!!!!!!

Je précise avec l'aide de l'AFP :

"Je ne sais pas si, en plus, je ferai l'objet d'une sanction disciplinaire, je n'ai aucune nouvelle de ma hiérarchie, l'inspection académique m'ayant juste confirmé récemment ma suspension avec maintien de traitement", a déclaré l'institeur, M. Laligant.

"Mon geste n'a suscité ni violence physique ni traumatisme chez les élèves, je n'aurais jamais du me trouver ici" dans ce tribunal, a-t-il ajouté.

Lors de l'audience, M. Laligant avait relaté sa confrontation, le 26 septembre 2008, premier jour de son remplacement dans la classe, avec Julien, un élève "perturbateur" de neuf ans.

"Les enfants sont venus me dire qu'il n'arrêtait pas de montrer son zizi. Je l'ai fait venir à mon bureau, j'ai pris un cutter dans mon cartable et pour ramener le calme, je lui ai dit sur le ton de la plaisanterie : je coupe tout ce qui dépasse", a-t-il dit.

Des paroles et un geste qui seront rapportés deux mois plus tard aux gendarmes. Suivra pour l'instituteur une suspension de l'Education nationale de quatre mois, avec maintien du traitement, et une garde à vue de "neuf heures".

Mais pour le procureur, "le fait de faire venir un élève à son bureau, de prendre un cutter dans son cartable, d'en sortir la lame et de lui dire je vais couper tout ce qui dépasse, constitue un élément matériel de la violence".

L'instituteur a bénéficié d'un comité de soutien regroupant "une dizaine d'élus" du canton et "plusieurs centaines" de villageois qui ont recueilli "près de 5.000 signatures" en sa faveur, ont dit les responsables lundi à la presse.

Écrit par : Jeremy | 11 mai 2009

Conclusion :

Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur de la République et a reconnu coupable l'instituteur de Liernais de "violence sur mineur de 15 ans".

Écrit par : Jeremy | 11 mai 2009

Dobolino, vous écrivez : « Première chose à faire pour définir le malaise du corps professoral: définir ce que la société attend qu'il soit [...] ». Je crains fort que la société attende justement que l'on fasse entrer plein de savoirs pour que ChériBibi ait un bon métier où il gagnera plein de flouze (
Ecrit par : Le Pingouin | 11 mai 2009
C'est certainement un peu ça mais vous le dites avec grossièreté, au premier degré. Je parle de l'idéalisation. On attend de moi que je sois un bourgeois: oui, au masculin !), riche et posé.
Alors, oui, certainement, le professeur est celui qui extirpe de chaque élève le meilleur de lui-même.
S'il n' y arrive pas, il souffrira comme je peux souffrir en l'absence de richesses bourgeoises.
Et comme nous le faisons entre pairs, il ne parlera pas de ses échecs, les dissimulera comme une honteuse maladie, et, à force de n'en pas parler, se détruira.
Pas plus qu'un vétérinaire n'a le droit de dire qu'il ne gagne que 20 000 euros par an, un professeur n'a le droit de dire qu'il se sent intrinsèquement incapable de tirer quelque chose des élèves, alors qu'il y a des remèdes à ses deux maux si on les analyse attentivement avec des professionnels chevronnés, le tout étant de se fixer une direction précise.

Écrit par : dobolino | 11 mai 2009

ces deux maux

Écrit par : dobolino | 11 mai 2009

On travaille pour l'école d'une république dans la devise de laquelle figure le mot égalité. N'est-ce pas une forme de violence (au moins verbale) quand un p'tit con de 10 ans dit « Fais chier » sans même avoir les couilles (puisqu'il semble qu'il ne faille pas couper quoi que ce soit) de vous regarder ? N'est-ce pas non plus une forme de violence quand une petite pouffe préfère aller le tripoter justement ledit zizi plutôt que de venir en classe alors que son professeur est venu, a préparé un cours et du travail dans le but de lui apprendre quelque chose à cette petite gourgandine ? N'est-ce pas de la violence quand un parent vient vous en se lamentant que vous êtes méchant parce que vous avez puni un enfant en expliquant audit enfant les raisons de la punition ? On devrait aussi leur flanquer des amendes à tous ses trous du pet qui signent des mots d'excuse vaseux. C'est pas de la « violence sur p'tit con de moins de 15 ans » que de le cautionner dans la destruction totale de sa scolarité ?

Écrit par : Le Pingouin | 11 mai 2009

Et ben non, désolé mes cocos, ça marche peut-être avec ces pâles copies de chefs que sont les couille-molles qui nous dirigent parfois mais pas avec moi. Et puisque vous appréciez, chers parents lénifiants, les borborygmes adolescents inaudibles de vos merdeux, je répondrai en un mot : na !
(Vours comprendrez Dobolino que je n'en prends pas à vous, comme je l'ai si délictement fait avec Manu hier ;-) mais que je me contente de rebondir sur votre note).

Ecrit par : Le Pingouin | 11 mai 2009

Je comprends parfaitement ! Et je prends le pari que vous n'êtes pas un gibier pour la Verrière.

Écrit par : dobolino | 11 mai 2009

Moi grossier ? Oui, et alors ? (Bigard, Bigard...)

Écrit par : Le Pingouin | 11 mai 2009

C'est pas de la « violence sur p'tit con de moins de 15 ans » que de le cautionner dans la destruction totale de sa scolarité ?

Ecrit par : Le Pingouin | 11 mai 2009

Si, c'est même une violence castratrice.
"Je coupe tout ce qui dépasse".
L'instituteur l'a dit, le juge l'a fait.

Écrit par : Pascal | 11 mai 2009

"C'est dans l'air" sur les universités en ce moment-même.

Écrit par : Jeremy | 11 mai 2009

Exemple: dernièrement, j'ai changé de voiture et nombre de mes clients ont déploré que je n'aie pas acheté un gros quatre-quatre. C'est presque une offense que je leur fais de n'avoir acheté qu'une Clio avec prime écologique. Ils ont absolument besoin que je sois riche et que ça se voit. Plus je suis riche, plus j'inspire confiance. Plus je manque d'argent, plus je suis mal dans ma peau parce que j'ai été diplomée pour être riche et que c'est ce qu'on attend de moi.
(évidemment, c'est une caricature ! ça reste quand même le nœud de notre malaise, le plus souvent exprimé en filigrane chez nos jeunes confrères sur les forums)




Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009


Bien observé.
Même chose, si je me souviens bien, dans le « Voyage » de Céline : on ne respecte pas le médecin parce que sans voiture , sans bonne pour faire ses courses…

Écrit par : uncertain | 11 mai 2009

"on ne respecte pas le médecin parce que sans voiture , sans bonne pour faire ses courses…"

C'est aussi chez Zola, c'est aussi chez Balzac...

Écrit par : Jeremy | 11 mai 2009

Moi grossier ? Oui, et alors ? (Bigard, Bigard...)

Ecrit par : Le Pingouin | 11 mai 2009

Je n'ai pas dit grossier dans le sens mal élevé mais dans le sens taillé à coups de serpe.

Écrit par : dobolino | 11 mai 2009

Bien observé.
Même chose, si je me souviens bien, dans le « Voyage » de Céline : on ne respecte pas le médecin parce que sans voiture , sans bonne pour faire ses courses…

Ecrit par : uncertain | 11 mai 2009

"on ne respecte pas le médecin parce que sans voiture , sans bonne pour faire ses courses…"

C'est aussi chez Zola, c'est aussi chez Balzac...

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2009

On peut aussi se donner un genre en se déplaçant en deux-chevaux mais il faut avoir en contrepartie une maison avec piscine sur les hauts de Vaison la Romaine et une belle voiture pour son épouse.

Écrit par : dobolino | 11 mai 2009

Nouvelles du front à Nancy.
Demain, notre vénéré président vient présenter, accompagné de Valérie Pécresse, Vaseline, pardon, Roselyne Bachelot, Nadine Morano, la réforme des hôpitaux, au CHU.
Figurez-vous que, le 9 mai, à en croire deux témoignages publiés par l'Est Républicain, "Les forces de l'ordre sont venues trouver tous les habitants des quartiers jouxtant l'hôpital central, maison par maison, afin de leur interdire de sortir de 8h30 à 13 h30, le jour de la venue du Président. Mais enfin, où va-t-on?" . Ben justement, nulle part, on reste chez soi, on ne bosse pas, on n'emmène pas les gosses à l'école, ou alors, on part à 6 h, on rentre le soir!
Le 2ème témoignagne dit la même chose "Où est la liberté?"
Cela fait furieusement songer aux pages sombres de notre histoire!
Entrave à la liberté du travail, prise d'otages, qu'ils disent aux grévistes!
Les barrières de protection sont déjà posées , et comme le tram fait terminus au CHU, cela m'étonnerait qu'il circule demain; On mesure la popularité de not'bon maître à ce genre de détails!
On vit vraiment une époque formidable!

Écrit par : retraitée | 11 mai 2009

Ah mais chère Dobolino (je crois bien que vous avez un e à la fin), ne pensez surtout pas que je me suis senti offensé. Je le prends comme un compliment et votre réponse sur le coup de la serpe (tiens j'ai envie de relire Astérix et la serpe d'or) vient me conforter dans cette idée. Il est vrai que je ne donne pas toujours dans le délicat et que quand ça sort, et bien ça sort. Sans rancune je vous assure.

Écrit par : Le Pingouin | 11 mai 2009

"Quels sont les enseignants qui vont vraiment bien ? Certains qu'ont voit ici, Catmano, Zorglub, Buntovchik, Dugong et d'autres, carrément dissidents à la pensée dominante et fermes dans leurs bottes. Un inspecteur, même le plus féroce soit-il, un Principal ou un Proviseur qui fait le jeu des parents ne les égratignera qu'à peine... Ceux qui souffrent pour motifs professionnels, ce sont les autres, à définir. Moi, je ne sais le faire, n'en fréquentant pas ou si peu. Et eux-mêmes ne sauraient probablement pas se définir ni définir leur malaise face à leur métier. C'est là que le bât blesse, probablement."
Ecrit par Dobolino.

C'est tout bonnement répugnant ces bêtises! Bêtises en effet car a-t-elle songé, cette brave dame, que ces instits et profs "droits dans leurs bottes" comme elle dit - quelle expression d'ailleurs- mis dans les conditions dans lesquelles se trouvent des collègues moins fortunés deviendraient soudain fort mal . Elle verrait, alors, la dite Dobolino, pâlir soudainement sa chère petite soeur et ses petits copains. Il y a des enseignants qui ne vont pas bien parce qu'ils ne sont pas dans des conditions normales d'enseignement. Et normales, tout le monde sait ce que cela veut dire. Tout le monde sait quels sont les établissements "supportables" ou non sans avoir besoin de rentrer dans de fausses querelles de "seuil acceptable" dignes d'un tartuffe administratif. Vous en arrivez presque à dire qu'il y a des enseignants qui sont mal, allez savoir pourquoi! Incapables de faire ce métier, en fait. Et il en existe sûrement, mais que cela ne devienne pas le cache misère du merdier qui règne dans certains bahuts. Un métier aussi facile à faire que celui de véto! C'est sûr, avec des seringues et des calmants, on apaise vite le jeu.
Il est clair qu'à force de s'auto-glorifier entre enseignants qui sont les rois dans leurs villages pépères, dans leurs établissements de centre-ville ou dans leur centre de formation, on en arrive à perdre de vue les autres réalités. Tant de mauvaise foi!
Morel a raison, le lamento ne sert plus à rien; tout le monde s'en fout. En revanche, on peut quand même rappeler aux nantis que les mal lotis ça existe et que ce ne sont pas tous des tarés bons pour l'asile.
Vous n'avez pas les richesses matérielles de certains bourgeois, Dobolino, et vous le regrettez amèrement si l'on vous en croit, mais vous en avez la petitesse d'esprit. On dirait la Verdurin.
Etendez donc votre raisonnement aux pauvres.
" Quels sont les gens qui vont bien dans le monde actuel? Ma soeur instit, mon frère... ma... mes... le pharmacien, le médecin, l'ingénieur machin...
Ceux qui souffrent pour motifs financiers, ce sont les autres, à définir. Moi je ne sais le faire, n'en fréquentant pas ou si peu. Et eux-mêmes ne sauraient pas définir leur malaise.... "
Ils n'ont pas de brioche? Mais les malheureux, c'est qu'ils se sont mal débrouillés, qu'ils ne savent pas comment résoudre leurs problèmes financiers. Des crétins sans doute. "C'est là que le bât blesse".
Je n'écris pas l'injure que vous méritez; j'ai déjà perdu assez de temps.
Méditez donc le personnage de Verdurin sur un blog qui ressemble de plus en plus à une petite coterie de petits bourges. "Pour faire partie du "petit noyau", du "petit groupe", du "petit clan" des Verdurin... Vous n'aurez pas de mal à substituer les rôles...Vous avez même le musicien pour adhérer au Credo...

Écrit par : Sanseverina | 11 mai 2009

Houlala, Sanseverina ... Souci de mémoire ...
Retrouvez mon post sur le fil consacré au film la jupe (le 26 mars assez près du début) qui vous répondait d'ailleurs.
Vous verrez que j'abondais dans votre sens.
(requête google entre guillements "je relance derrière l’intervention de Sanseverina" vous tomberez dessus !)

Sans rancune néanmoins !

Écrit par : Zorglub | 11 mai 2009

Pour Dobolino, voui, voui, mais c'est pas marrant tous les jours non plus ! Et pis, y'a bien des fois où on cède à la marge pour avoir la paix ...
Gaffe à ne pas faire de moi un héros, trop dur à assumer et trop pas mon caractère !
Râleur, rebelle, colérique, provocateur, ça c'est ok !

Écrit par : Zorglub | 11 mai 2009

L'association "Reconstruire l'École" organise samedi prochain 16 mai à 14 h, au lycée Henri IV, une conférence-débat avec Nathalie Bulle, dont le maître de céans vous a naguère vanté le dernier ouvrage, "L'École et son double".
N. Bulle abordera entre autres la question de la réforme des lycées, et l'on fera également le point sur la crise universitaire. Entrée libre, cela va de soi...
Bonne soirée à tous, à samedi peut-être, FG

Écrit par : Françoise Guichard | 11 mai 2009

Les barrières de protection sont déjà posées , et comme le tram fait terminus au CHU, cela m'étonnerait qu'il circule demain; On mesure la popularité de not'bon maître à ce genre de détails!
On vit vraiment une époque formidable!

Ecrit par : retraitée | 11 mai 2009

N'oubliez-pas, chère retraitée, que notre bon maître d'ici a voté pour l'aut' bon maître qui nous montre le chemin à suivre et qu'il n'a toujours pas fait son autocritique devant un tribunal populaire!

Écrit par : Merlemocoeur | 11 mai 2009

Zorglub, vous pouvez citer Balavoine : « Je ne suis pas un héros ! »

Écrit par : Le Pingouin | 11 mai 2009

Je n'écris pas l'injure que vous méritez; j'ai déjà perdu assez de temps.
Méditez donc le personnage de Verdurin sur un blog qui ressemble de plus en plus à une petite coterie de petits bourges. "Pour faire partie du "petit noyau", du "petit groupe", du "petit clan" des Verdurin... Vous n'aurez pas de mal à substituer les rôles...Vous avez même le musicien pour adhérer au Credo...

Ecrit par : Sanseverina | 11 mai 2009

Sanseverina, la "prêcheuse de charme" ?

Écrit par : yenamarre | 11 mai 2009

Les Verdurin n'invitaient pas à dîner : on avait chez eux “son couvert mis”. Pour la soirée, il n'y avait pas de programme. Le jeune pianiste jouait, mais seulement si “ça lui chantait”, car on ne forçait personne et comme disait M. Verdurin : “ Tout pour les amis, vivent les camarades ! ” Si le pianiste voulait jouer la chevauchée de la Walkyrie ou le prélude de Tristan, Mme Verdurin protestait, non que cette musique lui déplût, mais au contraire parce qu'elle lui causait trop d'impression. “Alors vous tenez à ce que j'aie ma migraine? Vous savez bien que c'est la même chose chaque fois qu'il joue ça. Je sais ce qui m'attend ! Demain quand je voudrai me lever, bonsoir, plus personne ! ” S'il ne jouait pas, on causait, et l'un des amis, le plus souvent leur peintre favori d'alors, “lâchait”, comme disait M. Verdurin, “une grosse faribole qui faisait s'esclaffer tout le monde”, Mme Verdurin surtout, à qui - tant elle avait l'habitude de prendre au propre les expressions figurées des émotions qu'elle éprouvait - le docteur Cottard (un jeune débutant à cette époque) dut un jour remettre sa mâchoire qu'elle avait décrochée pour avoir trop ri.

L'habit noir était défendu parce qu'on était entre “copains” et pour ne pas ressembler aux “ennuyeux” dont on se garait comme de la peste et qu'on n'invitait qu'aux grandes soirées, données le plus rarement possible et seulement si cela pouvait amuser le peintre ou faire connaître le musicien. Le reste du temps on se contentait de jouer des charades, de souper en costumes, mais entre soi, en ne mêlant aucun étranger au petit “ noyau ”.

M. PROUST

Écrit par : J'adore la Sanseverina ! | 11 mai 2009

Vous avez raison Jeremy . N’oublions pas d’ailleurs, dans le lot des médecins malheureux, le modeste Charles B. Travaillons un peu et nous aurons une séquence à proposer à l’Ecole des lettres : l’image du médecin dans la littérature des origines à nos jours. :-)
Vous prévoyez quoi comme séance interdisciplinaire ?

PS : pour ceux qui l’ont lu , il y a deux ou trois pages assez belles, dans le « Microfictions » de Jauffret, sur la folie, l’alcoolisme, la dépression des profs. Et il y a aussi, chez Houellebecq, le personnage de Bruno, qui finit par être interné.

Écrit par : uncertain | 11 mai 2009

Les barrières de protection sont déjà posées , et comme le tram fait terminus au CHU, cela m'étonnerait qu'il circule demain; On mesure la popularité de not'bon maître à ce genre de détails!
On vit vraiment une époque formidable!

Ecrit par : retraitée | 11 mai 2009

Si je comprends bien, chère retraitée, la bonne vieille ville de Nancy est sinistrée par la venue d'un éminent personnage en ses murs. Place nette, si j'ose dire. N'agit-on pas ainsi dans les petites dictatures ? Tenez bon !

Écrit par : Marilyse | 11 mai 2009

Je sors d'en prendre depuis 8 heures ce matin et je prends connaissance de ce blog où je lis :

1°) Que les "plaintes" (c'est-à-dire la description du vécu quotidien) ne servent à rien et risquent de se retourner contre les enseignants. Et donc que le livre de Véronique Bouzou est non seulement inutile, mais dangereux.

2°) Qu'il n'y a rien à faire pour arrêter la logique consumériste de l'éducation national et que l'on va vers un recrutement de "prestataires de services".

Alors je me demande vraiment pourquoi nous continuons à entretenir, sur ce blog, l'idée d'une autre logique et à quoi servent les bouquins de JPB et les innombrables autres qui dénoncent le malaise de l'école.

Donc, il n'y a aucun espoir et tout ça, c'est du défoulement. Idem pour les gendarmes, pour les ouvriers, pour les infirmières, pour les militaires, etc. (?)

Eh bien moi, je maintiens que ça n'est pas normal et je revendique le droit d'exercer ce métier dans des conditions normales, de transmettre des connaissances et de ne pas être un facho-démago.

Question subsidiaire : Vous fournissez aussi le révolver qui va avec tous ces raisonnements "réalistes" ?

Vous ne comprenez donc pas que la tentation du suicide et la dépression, c'est précisément ça : l'absence d'espoir, l'impératif catégorique du reniement de soi-même ?

Vive la révolution !

Écrit par : Robin | 11 mai 2009

Vous ne comprenez donc pas que la tentation du suicide et la dépression, c'est précisément ça : l'absence d'espoir, l'impératif catégorique du reniement de soi-même ?

Ecrit par : Robin | 11 mai 2009

Très juste. Pour ma part, j'ai résolu le problème en quittant l'EN. J'espère qu'il y aura des profs assez solides et courageux pour faire cette révolution dont l'EN a besoin, mais ce sera sans moi - n'est pas révolutionnaire qui veut ;-).

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 11 mai 2009

Pour Dobolino, voui, voui, mais c'est pas marrant tous les jours non plus ! Et pis, y'a bien des fois où on cède à la marge pour avoir la paix ...
Gaffe à ne pas faire de moi un héros, trop dur à assumer et trop pas mon caractère !
Râleur, rebelle, colérique, provocateur, ça c'est ok !

Ecrit par : Zorglub | 11 mai 2009

Ni vous, ni les autres cités, ni ceux non cités, ne sont des héros ! Je considère juste qu'en faisant par ailleurs fort honnêtement votre travail au quotidien, c'est-à-dire limiter aussi les échecs scolaires autant que faire se peut, vous n'êtes pas narcissiquement blessés par vos conditions de travail qui sont, reconnaissons-le, souvent difficiles.
Disons que votre force provient du fait que vous n'êtes pas déstabilisés par les remises en cause extérieures, tout en étant capables d'adaptation aux circonstances plus ou moins périlleuses qui peuvent advenir, y compris céder à la marge si nécessaire, sans sombrer comme certains dans le total "jemenfoutisme". Garder la mesure, en fait. Ni Dieu le père, ni serpillière.

Écrit par : dobolino | 11 mai 2009

Je suis d'accord avec vous, Robin. Même si on est pessimiste, car réaliste, lucide sur la situation, si, certains jours, on se verrait bien mieux à la retraite ou à faire autre chose, on continue et on se bat et on dénonce sur cet espace de liberté qui sert aussi de grand défouloir. Sinon on regrettera comme vous l'avez fait de ne pas être intervenu à temps. C'est ça, la vie. Si je m'arrête, là, je pourrai dire : "On a eu ma peau. Je ne suis plus rien." Et cela, il n'en est pas question. Nom de Diousse ! comme on disait dans ma famille. Pas question.
Le tout, c'est de ne pas tomber au fond du trou. Dangereux maelström ...
Vos paroles, votre culture, votre humanité, Robin, nous tirent du bon côté. Soyez en remercié.

Écrit par : Marilyse | 11 mai 2009

Elle verrait, alors, la dite Dobolino, pâlir soudainement sa chère petite soeur et ses petits copains.

Ecrit par : Sanseverina | 11 mai 2009

Là, la Verdurin (merci ! si ça peut vous défouler ...) en doute fort.
Sanseverina, j'ai été avant l'heure caillera de banlieue mais j'ai toujours canné devant ma sœur ! Pourtant, je n'ai jamais eu froid aux yeux! Mais là, c'est du hard !

Écrit par : dobolino | 11 mai 2009

Petit village pépère... Petit village pépère... Ma foi, si vous le dites, c'est que cela doit être vrai.

W et M, dommage que je ne croie pas à la vie éternelle, je pourrais au moins vous dire que je pense encore à vous, vous qui devriez maintenant être tous deux mes élèves.
D, toi qui ne sais pas encore bien lire et qui ne fréquentes pas ce blog, tant pis, sache quand même que je pense aussi à toi, bonhomme, et à ton petit frère W. Ne t'inquiète pas, ça finira peut-être par s'arranger, ces histoires de grands qui t'ont fait manquer deux fois un mois de classe cette année.
Quant aux autres, ceux dont je ne veux même pas mettre les initiales, ne vous inquiétez pas, vos papas vont peut-être retrouver un travail, vos mamans vont sûrement guérir, il y a de bons médecins qui soignent tout le monde, les pauvres comme les riches, et peut-être que maintenant elles ne "mangeront plus jamais trop de cachets".

Rassurez-vous tous, vous vivez dans un petit village pépère, bande de petits veinards !

Sur ce, certains soirs, la "petite" sœur, décidément bien fragile, peuchère, trouve qu'elle a tous les symptômes du burn out.

Elle se rend pourtant bien compte qu'elle a de la veine, maintenant qu'elle ne rentre plus de l'école les mains lacérés par les griffures de son petit hyperactif. Mais que voulez-vous, elle est con, la pauvre, ce qu'elle a retenu du petit hyperactif, ce ne sont pas les griffures et les coups de pied dans les tibias, ce sont les 19/20 en maths de ses bulletins de 6°.

Écrit par : catmano | 11 mai 2009

Ceci dit, Sanseverina, tant pis pour votre gueule ! Vous êtes tellement conne que vous n'avez rien compris à ce que j'ai écrit.
De toute façon, vous ne venez jamais ici que pour ce genre de sortie nullissime.
Si c'est votre thérapie, ma foi, qu'y puis-je ?

Écrit par : dobolino | 11 mai 2009

Un jour, Sanseverina, alors que je vivais mon adolescence en banlieue, j'avais piqué à ma sœur son vélo. J'avais quoi? treize ans, douze ans ? Je suis allée avec à la bibliothèque et, n'ayant pas la clé de l'antivol, je n'ai pu l'attacher à la grille. Quand je suis ressortie, horreur !!!, il n'était plus là. Terrorisée à l'idée de ma sœur qui allait me faire traverser trois murs, je suis partie en quête, bien décidée à ne jamais rentrer à la maison si je ne le retrouvais pas. Plutôt l'errance que son regard meurtrier ("l'œil était dans la tombe et regardait Caïn " ). A l'étang de la Blanchette, lieu renommé pour son ambiance assez festive , je tombe sur vingt loubards de 18 à 20 ans, en train de faire les cons avec le vélo de MA sœur. J'avance, sans peur, et leur jette: "Rendez-moi le vélo ! C'est celui de ma sœur ! Vous la connaissez pas ! J'vais me faire tuer !".
Ils me l'ont rendu . J'avais dû être convaincante...

Écrit par : dobolino | 11 mai 2009

Vos paroles, votre culture, votre humanité, Robin, nous tirent du bon côté. Soyez en remercié.

Ecrit par : Marilyse | 11 mai 2009

Mes défauts, mes limites aussi Marilyse. Nous avons aussi le droit d'être imparfaits, d'avoir nos obsessions, nos phobies, nos angoisses, nos névroses... J'aime le personnage du Huron dans le "Meilleur des mondes" de Huxley, qui se roule dans les ronces en récitant du Shakespeare.

Le monde moderne crève de la volonté de tout normaliser, de tout prévoir, de tout cadrer, de mettre les gens dans des boîtes, de les étiqueter et de les définir une fois pour toutes.

Les gens qui m'ont le plus apporté dans la vie n'étaient pas des gens "normaux". Pas trop déséquilibrés, dans l'ensemble, et plus que légèrement "loufoques", mais certainement pas "normaux".

Je me souviens encore aujourd'hui d'une descente du boulevard Saint-Michel en compagnie de Marcel Conche, président de la société des amis de Montaigne et directeur de l'UER de philosophie de la Sorbonne.

Un merveilleux délire et un cours sur la dialectique de Hegel (le concret et l'abstrait) à partir des platanes. Inoubliable !

Et Sartre, les délires de Sartre ! Et Janké. qui philosophait comme on joue du violon, un virtuose des paradoxes. Le Paganini de la philosophie.

L'ivresse de la vie qui échappe à la banalité quotidienne et qui devient, l'espace d'une heure la vraie vie, la seule, loin des petits comptables, des flics de la pensée, des DRH à la petite semaine, des parangons du gros bon sens, la vie de l'esprit.

Et nous laisserions au procureur Pinard le droit de juger Baudelaire ? A Zébulon de juger Madame de la Fayette ?

Non, messieurs, ôtez vos sales pattes de ce que vous ne comprenez pas et occupez-vous de vos petites "affaires" !

Et laissez aussi l'école tranquille.

Écrit par : Robin | 11 mai 2009

Et puis, entre nous, même la Verdurin n'aurait pas osé prendre Sanseverina comme pseudo !!!

Écrit par : dobolino | 11 mai 2009

En vrac…

La condamnation avec sursis s'agrémebte sûrement d'un paiement de la procédure, "aux dépens", comme disent ces salopards… Soit 500 euros de plus, au moins.

À propos de procédure… Dobolino, il n'y a pas que les vétos qui épousent des pétasses blondes…

Et comment, vous n'avez pas de grosse voiture ?
Mais mon véto perso (que j'ai rencontré à Nébian par hasard en ramenant les enfants dimanche à l'autre pétasse blonde) circule en vélo le week end, en clio déglinguée (mais bien équipée) le reste de l'année, et il a trois cliniques vétérinaires — plus 80 hectares de vignes dont il tire un nectar qu'il vinifie lui-même et qu'il vend fort bien. Un homme du Larzac, qui ne les lâche pas facilement… Le 4x4 n'est pas obligatoire.

Sanseverina, vous êtes injuste et emportée, comme d'habitude. C'est chez les Verdurin, grâce aux Verdurin que Swann a rencontré Odette, et vécu la plus formidable histoire d'amour de sa vie — sans compter qu'il a fini par l'épouser, le con !
Vous devriez essayer de trouver un cygne dans votre campagne — ça vous divertirait…
(Le jeu de mot est pour Orthoprof — et Francis Penin, qui ne devrait pas avoir de mal à le décrypter, celui-là…)

Guy, quand je te disais que la comparaison flic / enseignant était pleine de sens…
JPB

Écrit par : brighelli | 11 mai 2009

Ah bien, Robin, ne les laissons pas briser cette "fragile porcelaine".
Et restons sur les crêtes.

Écrit par : Marilyse | 11 mai 2009

Mais mon véto perso (que j'ai rencontré à Nébian par hasard en ramenant les enfants dimanche à l'autre pétasse blonde) circule en vélo le week end, en clio déglinguée (mais bien équipée) le reste de l'année, et il a trois cliniques vétérinaires — plus 80 hectares de vignes dont il tire un nectar qu'il vinifie lui-même et qu'il vend fort bien. Un homme du Larzac, qui ne les lâche pas facilement… Le 4x4 n'est pas obligatoire.

JPB

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009

Et je vous parie qu'en plus, il s'appelle Rouquette ! De quoi, donc, charmer Pendaries ! Est-il apparenté au divin Max Rouquette ?

Écrit par : dobolino | 11 mai 2009

@dobolino

Vous semblez confondre dépression et blessure narcissique, crise de nerf - pour reprendre le titre du fil - et petits bobos à l'âme. Cela n'a rien à voir. Je pense même qu'il n'y a rien de mieux que les blessures narcissiques pour devenir plus fort et plus joyeux - le narcissisme est une des faiblesses les mieux partagées aujourd'hui (démocratisation des affects!) et c'est une tare qui rend triste, je peux vous le garantir!

Je comprends très bien que l'on souffre en ne gagnant que 20000 euros par an. Pas besoin de faire appel au surmoi pour expliquer cela.

Lorsque j'étais en collège, je ne souffrais pas de je ne sais quel déclassement symbolique ou autre souffrance morale de l'agrégé déchu de son rang. Je m'épuisais simplement à tenter de remplir une tâche rendue impossible pour toutes les raisons évoquées ici fréquemment (il suffit de lire avec attention les messages de Sanseverina et de Jean, par exemple).

Je l'ai dit déjà : il n'y a pas de condition enseignante. J'enseigne désormais dans deux classes de BTS. Je ne fais pas le même métier qu'au collège, ou plutôt, je fais aujourd'hui quelque chose qui ressemble à un métier, ce qui n'était pas le cas avant. Cela n'a rien à voir avec l'estime de soi et autres niaiseries psychologisantes (Il faut accorder le même crédit à la psychologie qu'aux sciences de l'éducation). Simplement, les conditions minimales d'enseignement sont désormais remplies : à partir de là, on peut travailler, et partant, tenter de réussir quelque chose, même si ce n'est pas grand-chose.

Si, dans ces conditions (minimales), on n'est pas heureux dans son boulot, alors - et alors seulement - il ne faut pas se plaindre mais changer de métier.

Écrit par : TotoWeininger | 11 mai 2009

1°) Que les "plaintes" (c'est-à-dire la description du vécu quotidien) ne servent à rien et risquent de se retourner contre les enseignants. Et donc que le livre de Véronique Bouzou est non seulement inutile, mais dangereux.
Je n'ai pas dit cela, Robin - et je lirai le livre de Véronique Bouzou ; j'ai dit ou essayé de dire que la Plainte - ce qui est fort différent des plaintes et de la description du vécu au quotidien ( le plus difficile des exercice soit dit en passant) - est idéologiquement une figure dangereuse.
Relisez ma note sur la Gendarmerie.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 11 mai 2009

Sanseverina,
Vous devriez essayer de trouver un cygne dans votre campagne — ça vous divertirait…
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009

Putain ! Là, vous êtes féroce ! Moi, je n'aurais pas osé, même si je le pensais très fort.
Ceci dit, c'est votre blog, pas le mien ...

Écrit par : dobolino | 11 mai 2009

C'est une bonne idée. À monter très vite si ça n'existe pas. On y gagnerait même de l'argent, à faire en douce de la publicité pour Xanax et tutti quanti. Quelqu'un se dévoue ?
JPB

Écrit par : brighelli | 11 mai 2009

@dobolino

Vous semblez confondre dépression et blessure narcissique, crise de nerf - pour reprendre le titre du fil - et petits bobos à l'âme.
.../...
Si, dans ces conditions (minimales), on n'est pas heureux dans son boulot, alors - et alors seulement - il ne faut pas se plaindre mais changer de métier.

Ecrit par : TotoWeininger | 11 mai 2009

Je ne confonds rien du tout. Je ne parle pas de petits bobos à l'âme mais d'intenses déceptions génératrices de souffrances intolérables, le tout situé sur le plan professionnel.
Vous-même, n'ayant jamais probablement eu recours à la psychiatrie pour raisons professionnelles, ne pouvez comprendre ce que j'essaye d'expliquer.
J'en suis désolée mais c'est bien la preuve qu'il faut aux enseignants en souffrance, qui ne trouveront aucun recours en salle des profs, des forums comme notre "véto-entraide" cité plus haut, où des psychologues et des confrères qui se sont spécialisés répondent, dans le plus parfait anonymat, aux souffrances engendrées par l'exercice de la profession.

Écrit par : dobolino | 11 mai 2009

Lorsque j'étais en collège, je ne souffrais pas de je ne sais quel déclassement symbolique ou autre souffrance morale de l'agrégé déchu de son rang. Je m'épuisais simplement à tenter de remplir une tâche rendue impossible pour toutes les raisons évoquées ici fréquemment (il suffit de lire avec attention les messages de Sanseverina et de Jean, par exemple).


Ecrit par : TotoWeininger | 11 mai 2009

Cet épuisement vous a-t-il mené à la Verrière ? Non ?
Vous avez fait des pieds et des mains pour en sortir !

Écrit par : dobolino | 11 mai 2009

Jugement du "coupeur" de zizi. Où est le ministre qui "soutient les enseignants"? Pas un mot.

Lui, au moins, on ne lui coupera pas la langue.

Quelle saloperie dans ce ministère! Quand je pense que j'ai espéré.... Un fragment de naïveté est tombé: c'est libérateur, aucun regret, pas de crise de nerfs.

On supprime les caissières, on déshumanise tout. L'homme est de trop. Y compris dans l'éducation nationale. Mais au ministère combien de hauts crétins conseillers devraient être supprimés? Pardon, leur poste! On pourrait lire ici un appel au meurtre... Pas de méprise hein?
Il n'y a plus guère de lignes de crêtes à découvrir, à arpenter et à contempler dans notre pauvre métier. Un conseil: faire son travail mais comme en apnée puis, après, respirer Ailleurs. Autrement, enseigner et crever deviennent synonymes. Crever avec un ordinateur en classe ou un tableau interactif pour que les cours soient plus ludiques, plus dans le "vent". Un vent mauvais, un pet de prétentieux boursoufflés et progressistes. Comme les pauvres imbéciles de communistes qui osent coller des affiches aspirant à un " XXI° siècle généreux". Le XX° fut le plus assassin de l'Histoire à cause du communisme mondial. Manquent pas de toupet! On peut être un suppôt du communisme en France mais si on menace au 2° degré un mioche merdeux pour le calmer on est mis à pied. Vous me direz" aucun rapport!" Oui, eh bien je vois pourtant là une illustration de la grande confusion dans notre société.

Écrit par : Passant | 11 mai 2009

c'est bien la preuve qu'il faut aux enseignants en souffrance, qui ne trouveront aucun recours en salle des profs, des forums comme notre "véto-entraide" cité plus haut, où des psychologues et des confrères qui se sont spécialisés répondent, dans le plus parfait anonymat, aux souffrances engendrées par l'exercice de la profession.

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

C'est une bonne idée. À monter très vite si ça n'existe pas. On y gagnerait même de l'argent, à faire en douce de la publicité pour Xanax et tutti quanti. Quelqu'un se dévoue ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009

Ça y est ! Le syndrome de la Rolex (je sais plus comment ça s'écrit ?) et de la blondasse décolorée qui ressort !
Sans pub, JPB ! Il faut que ce soit fiable.

Écrit par : dobolino | 11 mai 2009

Pauvre de moi ! Je tente de mettre un appât, et voilà que je me fais tirer les oreilles…
Et moi qui me suis toujours refusé à gagner quoi que ce soit sur ce blog… Alors que je fais une pub d'enfer au Midi-Libre depuis des années…
Dobolino, vous êtes meilleure que moi !
JPB, qui a tellement de pensions alimentaires à payer qu'il va finir par se vendre…

Écrit par : brighelli | 11 mai 2009

Vous vendre serait un moindre mal JPB. Si vous souhaitiez vous pendre, vous nous feriez exploser les statistiques des suicides chez les profs en dévoilant une cause de plus du malaise enseignant, les trublions qui font partir votre blog en suce-boulette. Vendez-vous, ça rapporte plus.
;-)

Écrit par : Le Pingouin | 11 mai 2009

@Robin
Dans votre dernier post vous faites se côtoyer Janké et Marcel Conche. Vous êtes sûr qu'il n'y a pas comme une erreur de casting ?

Écrit par : guy morel | 11 mai 2009

@Robin ( suite).
Je suppose que vous connaissez :
http://www.livres-chapitre.com/-A0V27E/-CONCHE-MARCEL/-HEIDEGGER-RESISTANT.html

Écrit par : guy morel | 11 mai 2009

Jugement du "coupeur" de zizi. Où est le ministre qui "soutient les enseignants"? Pas un mot.

Ecrit par : Passant | 11 mai 2009

D'autant plus que l'année scolaire en cours fut décrétée "année des enseignants"... Une démonstration de plus que les déclarations politiques ne sont que de la com, c'est-à-dire du vent buccal. Mais il est inutile de nous en affliger car l'inconséquence et la démagogie sont désormais le propre des tartuffes aux commandes. Il faut toujours entendre le contraire de ce qu'ils disent et surtout cesser d'être dupe et amnésique quand reviennent les élections, c'est-à-dire le grand bazar des attrape-nigauds. La sincérité électorale est rarement convertie en honnêteté politique. Le pouvoir, ça vous a gâté des hommes autrement plus remarquables que les boutiquiers-camelots actuels. Croyez-en un homme qui a fait ses humanités : ce sont tous des jean-foutre. Cela dit, si vous en connaissiez l'un ou l'autre qui dérogerait à cette qualité grise, dissuadez-le de vouloir monter au Palatin.

Écrit par : Magister | 11 mai 2009

"Je sors d'en prendre depuis 8 heures ce matin et je prends connaissance de ce blog où je lis :

1°) Que les "plaintes" (c'est-à-dire la description du vécu quotidien) ne servent à rien et risquent de se retourner contre les enseignants. Et donc que le livre de Véronique Bouzou est non seulement inutile, mais dangereux.

2°) Qu'il n'y a rien à faire pour arrêter la logique consumériste de l'éducation national et que l'on va vers un recrutement de "prestataires de services".

Alors je me demande vraiment pourquoi nous continuons à entretenir, sur ce blog, l'idée d'une autre logique et à quoi servent les bouquins de JPB et les innombrables autres qui dénoncent le malaise de l'école.

Donc, il n'y a aucun espoir et tout ça, c'est du défoulement. Idem pour les gendarmes, pour les ouvriers, pour les infirmières, pour les militaires, etc. (?)"

Ecrit par : Robin | 11 mai 2009

Aucun, strictement aucun. "Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès, non, non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile!" (Cyrano, acte V, scène 6).

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 mai 2009

http://www.lepost.fr/perso/prof-ondefatigue/

Écrit par : carole | 12 mai 2009

Il y a des choses sympathiques sur le blog que signale Carole…
Allez, on ne se décourage pas. Et comme dit le capitaine Alatriste à la fin du film (et sans doute de la série de livres de Perez-Riverte), quand Condé, à Rocroy, propose aux derniers survivants des Tercios de se rendre et de se retirer avec les honneurs : "Nous ne nous rendrons pas parce que nous sommes espagnols".
Il survivra bien quelqu'un pour raconter notre histoire…
JPB

Écrit par : brighelli | 12 mai 2009

On apprend dans une circulaire de novembre 2008, que m'a signalée RL que je salue bien bas, que les chefs d'établissement peuvent signaler aux IPR les profs non conformes — pour "inbsuffisance disciplinaire" (des Principaux de collège en jugent donc ?) ou "incapacité à construire des séquences pédagogiques" (il y en a qui vont hurler, je sens — et au passage, ladite circulaire ignore que la construction d'un cours en séquence n'est plus obligatoire depuis lurette…). C'est sur le site du syndicat FSU des personnels IATOS de l'académie de Caen :
http://www.snasub-caen.fr/docs/textes_reglementaires/20070226_CIRCULAIRE_CONTROLE_DYSFONCTIONNEMENTS_PERSONNELS_GRH.pdf
JPB

Écrit par : brighelli | 12 mai 2009

@Robin
Dans votre dernier post vous faites se côtoyer Janké et Marcel Conche. Vous êtes sûr qu'il n'y a pas comme une erreur de casting ?

Ecrit par : guy morel | 11 mai 2009

Non, non, pas d'erreur, je les ai eux tous les deux à la Sorbonne, à peu près à la même époque (dans les années 78).

Marcel Conche est (j'espère qu'il est encore de ce monde) l'un des plus grands spécialistes des matérialistes anciens (cyniques, stoïciens, sceptiques et épicuriens...Et de Montaigne). Il y avait aussi à la même époque Maurice de Gandillac, Jean Toussaint Desanti, Robert Misrahi (Spinoza), Elisabeth de Fontenay ("Le silence des bêtes, la philosophie à l'épreuve du monde animal") qui pourrait intéresser dobolino...et quelques autres comme M. Thillet, hélleniste et arabisant, avec lequel on traduisait "Les Ennéades" de Plotin (on était cinq !). Souvenir de la lumière des Idées dans les ténèbres du collège!

Écrit par : Robin | 12 mai 2009

@Robin ( suite).
Je suppose que vous connaissez :
http://www.livres-chapitre.com/-A0V27E/-CONCHE-MARCEL/-HEIDEGGER-RESISTANT.html

Ecrit par : guy morel | 11 mai 2009

Non, je ne connaissais pas ce livre de lui. Bon, je dois partir au collège. Ne me cassez pas tout de suite le moral ! ;-)

Écrit par : Robin | 12 mai 2009

"Je comprends très bien que l'on souffre en ne gagnant que 20000 euros par an. Pas besoin de faire appel au surmoi pour expliquer cela."

Ecrit par : TotoWeininger | 11 mai 2009

Vous êtes sûr de ne pas avoir oublié un zéro???


"Robert Misrahi (Spinoza), Elisabeth de Fontenay ("Le silence des bêtes, la philosophie à l'épreuve du monde animal") qui pourrait intéresser dobolino..."!

Ecrit par : Robin | 12 mai 2009

Putain, génial... J'adore.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

http://www.flac-aquitania.org/article-13658809.html

Écrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

Dobolino écrit : "Ceci dit, Sanseverina, tant pis pour votre gueule ! Vous êtes tellement conne que vous n'avez rien compris à ce que j'ai écrit."

Là vraiment, trop est trop. Je ne vois qu'une conne ici, est elle ne s'appelle pas Sanseverina.

Écrit par : La Comtesse | 12 mai 2009

http://www.flac-aquitania.org/article-13658809.html

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

Merci pour ce lien, Christophe.

Écrit par : Françoise Guichard | 12 mai 2009

Christophe, merci pour le lien vers l'article d'Elisabeth de Fontenay (dont " Le silence des bêtes" est une somme philosophique passionnante). Son argumentation est forte et fait justice de sophismes qu'on entend trop souvent.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 2009

Là vraiment, trop est trop. Je ne vois qu'une conne ici, est elle ne s'appelle pas Sanseverina.

Ecrit par : La Comtesse | 12 mai 2009

Orthoprof va se fâcher : "Trop est trop" ! "est" est différent de "et" ! Voyons !

Écrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Là vraiment, trop est trop. Je ne vois qu'une conne ici, est elle ne s'appelle pas Sanseverina.

Ecrit par : La Comtesse | 12 mai 2009

Orthoprof va se fâcher : "Trop est trop" ! "est" est différent de "et" ! Voyons !

Ecrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Mais pour "conne", vous êtes d'accord ?

Écrit par : Anti-boboverdurinitude | 12 mai 2009

et il a trois cliniques vétérinaires —

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009

Le monde est bien petit !!! Je crois bien que l'une des trois fut la mienne, jadis.

Écrit par : yann | 12 mai 2009

"ET" elle ne s'appelle pas...

Simple coquille due à mon énervement momentané. Ne vous inquiétez pas pour mes capacités orthographiques, je ne suis pas une victime de la "globale".

Écrit par : La Comtesse | 12 mai 2009

Et voilà notre collègue au cutter condamné à une amende de 500 € * avec sursis.

Deux observations très personnelles sur cette malheureuse affaire :

D'abord, on en a manifestement occulté l'aspect religieux. En effet, si l'exhibitionniste avait été circoncis, on aurait pu faire valoir que les paroles de l'enseignant n'était qu'un rappel symbolique aux obligations morales de la religion **. L'évocation d'une telle hauteur morale n'aurait pu qu'annihiler les médiocrités de l'accusation. Si prépuce il y avait encore, l'avocat de notre collègue aurait pu arguer du caractère rituel de sa parole qui, bien que déplacée, n'avait alors rien de menaçant. Tout juste risquait-il un blâme pour prosélytisme. En ces temps de retour du religieux, une vétille. Que dis-je ? un véritable acte éducatif !

L'autre aspect concerne le devenir de la petite "victime". Là encore, on peut positiver.
Voici une liste de professions dont notre petit risque fort d'être écarté à cause des risques traumatiques : poseur de moquette, poseur d'isolants minces, poseur d'isolants épais, voleur de tableau au Louvre, agresseur de petit vieux en ruelle sombre et j'en oublie. Voilà donc notre petit écarté d'emblée de quantités d'activités délictueuses. De plus, partant de l'évidence qu'il est nécessaire de bander correctement pour poser des lés, les parents pourront toujours, le cas échéant, opposer l'argument traumatique en commission d'appel si, un jour, on menace le "petit" d'une orientation précoce en lycée professionnel.

En définitive, l'essentiel n'est-il pas qu'un jugement officiel puisse trôner quelque part, bien encadré, dans un salon : une hure d'enseignant exhibée comme un tableau de chasse que cette belle famille commentera fièrement devant tous les invités ?

Parallèlement, notre collègue pourra se consoler en encadrant lui aussi les attendus du procès. Les traces écrites de la connerie humaine sont toujours des documents pour l'Histoire.

* on remarquera que cette somme semble devenir l'unité de base des condamnations d'enseignants. Déjà notre collègue de Berlaimont avait été condamné(ferme) à cette somme pour avoir giflé un élève.

** de bien meilleurs spécialistes que moi trouveront sûrement des textes qui condamnent l'exhibition dans le Coran ou dans la Torah.

Écrit par : dugong | 12 mai 2009

Marcel Conche est (j'espère qu'il est encore de ce monde) l'un des plus grands spécialistes des matérialistes anciens (cyniques, stoïciens, sceptiques et épicuriens...Et de Montaigne).

@ Robin
Il vit en Corse!

Écrit par : retraitée | 12 mai 2009

@Le zizi

"Couper tout ce qui dépasse.", joli programme ! Qui me rappelle un fait survenu il y a quelques années dans le lycée de province où j'étais en poste ; un de ces faits anodins qui en disent long ( pardon du jeu de mots anticipé ) sur l'irresponsabilité de certains chefs d'établissement.
Donc ce jour-là, lors de la pause, une collègue du LEP, me raconta avoir trouvé, l'heure précédente, en poussant la porte de sa classe, l'un de ses élèves mâles ( 17 ans) en train de se masturber, pantalon baissé, face à la porte, la "chose" généreusement offerte à la vue de tous. Le coup était visiblement préparé, le garnement ayant précédé l'entrée des autres élèves, des filles en majorité. La collègue s'était alors héroïquement interposée, avait dit au garçon d'en finir, repoussé les entrants dans le couloir et refermé la porte.
Une heure après, elle en était encore toute troublée, cette jeune femme, se demandant s'il y avait là un dérapage normal à cet âge trouble de l'adolescence ou si un tel exhibitionnisme ne relevait pas de troubles plus profonds.
Je lui suggérai de faire un rapport écrit au chef d'établissement et de demander communication du dossier de l'élève en question arrivé en cours d'année scolaire.
Elle apprit ainsi que le jeune homme avait été placé au LEP, en toute discrétion, sur demande de l'hôpital psychiatrique où il était suivi pour troubles paranoïaques. Elle ne porta pas plainte contre l'institution ; les parents des autres élèves non plus.

Écrit par : guy morel | 12 mai 2009

Voici une liste de professions dont notre petit risque fort d'être écarté à cause des risques traumatiques : poseur de moquette, poseur d'isolants minces, poseur d'isolants épais, voleur de tableau au Louvre, agresseur de petit vieux en ruelle sombre et j'en oublie.

Ecrit par : dugong | 12 mai 2009

Pirate de l'air ?

Écrit par : yann | 12 mai 2009

Le jus pédagol du jour commente très sobrement le procès du "collègue au cutter" :

"La discipline à l'ancienne condamnée

Un instituteur de Côte d'Or a été reconnu coupable de "violence sans incapacité sur mineur de 15 ans" et condamné à une amende avec sursis. Il avait menacé un élève de lui couper le sexe."

Sans commentaire.

Écrit par : dugong | 12 mai 2009

Vous avez raison Jeremy . N’oublions pas d’ailleurs, dans le lot des médecins malheureux, le modeste Charles B. Travaillons un peu et nous aurons une séquence à proposer à l’Ecole des lettres : l’image du médecin dans la littérature des origines à nos jours. :-)
Vous prévoyez quoi comme séance interdisciplinaire ?

Ecrit par : uncertain | 11 mai 2009

Je l'ai faite, cette séquence, mais je ne l'ai pas proposée à l'Ecole des lettres !

Vous la voulez ?

Écrit par : Jeremy | 12 mai 2009

Mais c'est honteux !

C'est de la désinformation complète !

"La discipline à l'ancienne condamnée

Un instituteur de Côte d'Or a été reconnu coupable de "violence sans incapacité sur mineur de 15 ans" et condamné à une amende avec sursis. Il avait menacé un élève de lui couper le sexe."

Écrit par : Jeremy | 12 mai 2009

les solutions arrivent:sabordons le public, le privé! c'est l'idéal.....
http://www.lefigaro.fr

-Morano lance les jardins d'éveil pour les 2-3 ans

-"Xavier Darcos rend coup pour coup aux bloqueurs. «On ne donnera pas des diplômes à ceux qui auront fait en sorte que les universités ne fonctionnent pas», a ainsi tranché sec le ministre de l'Education nationale lundi matin sur RTL,

Écrit par : en passant.... | 12 mai 2009

Jeremy a écrit : "Mais c'est honteux !

C'est de la désinformation complète !"

Les révélations tardives sont souvent les plus fortes *. Voyez Saint Paul sur le chemin de Damas (et Cadichon sur le chemin de Dallas **).

* je ne dis pas cela pour vous, Jeremy.

** je l'avais déjà faite mais je n'ai pas pu résister.

Écrit par : dugong | 12 mai 2009

Sans commentaire, en effet.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 2009

Le jus pédagol ne m'a jamais semblé de bon aloi, mais je ne pensais pas qu'ils pouvaient mentir ainsi !

Écrit par : Jeremy | 12 mai 2009

Je parlais de l'information donnée par dugong.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 2009

Oui, moi aussi.

Écrit par : Jeremy | 12 mai 2009

Non, non, pas d'erreur, je les ai eux tous les deux à la Sorbonne, à peu près à la même époque (dans les années 78).


"eus" pas "eux" !

Écrit par : Robin | 12 mai 2009

PREMIERE ES - SEQUENCE 2 : INFORMATION ET DESINFORMATION


Projet interdisciplinaire Lettres/ECJS


Objet d'étude : L'argumentation : convaincre, persuader, délibérer.


Problématique : L'information qui nous est donnée est-elle toujours le reflet exact des événements ?


Objectifs généraux :
- Eveiller la conscience citoyenne des élèves
- Comprendre des textes de presse
- Acquérir un regard critique sur l'actualité


Séance 1 : Comparaison de deux articles sur le CPE (2005).

Support : extraits de Valeurs actuelles et de l'Humanité


Séance 2 : La retranscription dans la presse de trois grands débats parlementaires.

Support : Articles sur le Pacs, la réintégration de l'OTAN et la Loi Hadopi


Séance 3 : Décrypter l'information

Support : Articles de l'AFP et du Café pédagogique.

1) Article de l'AFP

Un instituteur de Côte-d'Or qui avait menacé en septembre 2008 un élève de CM1 de lui "couper le zizi", en brandissant un cutter, a été condamné lundi à "une amende de 500 euros avec sursis" par le tribunal correctionnel de Dijon.

Le tribunal, qui avait mis son jugement en délibéré le 30 mars, a suivi les réquisitions du procureur de la République et a reconnu coupable l'instituteur de Liernais de "violence sans incapacité sur mineur de 15 ans".

Jean-Paul Laligant, 52 ans dont "30 ans d'une carrière sans reproche et sans faille" selon son avocate, Me Dominique Clément, a immédiatement annoncé son intention de faire appel.

"Je ne m'attendais pas à une condamnation, même symbolique, j'attendais la relaxe et j'ai bien l'intention de faire appel", a-t-il déclaré à l'AFP.

L'instituteur, suspendu avec maintien de son traitement depuis fin novembre dernier, s'est également déclaré "inquiet" pour son avenir dans l'éducation nationale.

"Je ne sais pas si, en plus, je ferai l'objet d'une sanction disciplinaire, je n'ai aucune nouvelle de ma hiérarchie, l'inspection académique m'ayant juste confirmé récemment ma suspension avec maintien de traitement", a déclaré l'institeur, M. Laligant.

"Mon geste n'a suscité ni violence physique ni traumatisme chez les élèves, je n'aurais jamais du me trouver ici" dans ce tribunal, a-t-il ajouté.

Lors de l'audience, M. Laligant avait relaté sa confrontation, le 26 septembre 2008, premier jour de son remplacement dans la classe, avec Julien, un élève "perturbateur" de neuf ans.

"Les enfants sont venus me dire qu'il n'arrêtait pas de montrer son zizi. Je l'ai fait venir à mon bureau, j'ai pris un cutter dans mon cartable et pour ramener le calme, je lui ai dit sur le ton de la plaisanterie : je coupe tout ce qui dépasse", a-t-il dit.

Des paroles et un geste qui seront rapportés deux mois plus tard aux gendarmes. Suivra pour l'instituteur une suspension de l'Education nationale de quatre mois, avec maintien du traitement, et une garde à vue de "neuf heures".

Mais pour le procureur, "le fait de faire venir un élève à son bureau, de prendre un cutter dans son cartable, d'en sortir la lame et de lui dire je vais couper tout ce qui dépasse, constitue un élément matériel de la violence".

L'instituteur a bénéficié d'un comité de soutien regroupant "une dizaine d'élus" du canton et "plusieurs centaines" de villageois qui ont recueilli "près de 5.000 signatures" en sa faveur, ont dit les responsables lundi à la presse.

2) Le Café pédagogique

La discipline à l'ancienne condamnée

Un instituteur de Côte d'Or a été reconnu coupable de "violence sans incapacité sur mineur de 15 ans" et condamné à une amende avec sursis. Il avait menacé un élève de lui couper le sexe.

PS : A la décharge du Café, et ce que ne dit pas Dugong : le lien juste en-dessous de leur commentaire renvoie à un article du Parisien qui reprend le communiqué de l'AFP.

Écrit par : Jeremy | 12 mai 2009

Sauf erreur, il a dit "je coupe tout ce qui dépasse", et n'a pas parlé de zizi!
dans l'EN, les seules coupes autorisées concernent les postes, les salaires, les subventions!"

Écrit par : retraitée | 12 mai 2009

La religion à l'ancienne condamnée

Un rabbin et un imam qui continuaient à pratiquer la circoncision ont été condamnés hier à 2500 € d'amende pour « pratique obscurantiste sur mineur ».

« Nous ne sommes plus au moyen-âge et les enfants devraient être laissés libres de leur choix religieux » a tonné le procureur général.

Sébastien Mercier, président de l'Association des mutilés de la bite, s'est félicité de ce verdict, soulignant que, fort heureusement, ces cas devenaient de plus en plus rares.

Écrit par : sanjuro | 12 mai 2009

et il a trois cliniques vétérinaires —

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009

Le monde est bien petit !!! Je crois bien que l'une des trois fut la mienne, jadis.

Ecrit par : yann | 12 mai 2009

Oumpf !!!
Tout à fait le genre de ceux qui, en salle des profs, cassent le moral de ceux qui en chient en leur faisant sentir, d'un regard condescendant et ironique, à quel point leurs préoccupations sont le témoin de leur totale incompétence. Y'en a que ça aide à passer à l'acte suicidaire et d'autres qui se prennent la méga-colère, celle qui mène à La Verrière après un passage à l'HP.
Tant pis pour eux ! Les looser, faut que ça dégage. On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs.

Écrit par : dobolino | 12 mai 2009

@Robin
Dans votre dernier post vous faites se côtoyer Janké et Marcel Conche. Vous êtes sûr qu'il n'y a pas comme une erreur de casting ?

Ecrit par : guy morel | 11 mai 2009

Bon, je m'en suis remis, mais évitez de me faire des coups comme ça juste au moment de partir au boulot ! ;-)

Il faut croire que Marcel Conche s'est un peu égaré sur ce coup-là et son anticonformisme volontiers provocateur est allé trop loin.

Car enfin, après le bouquin de Farias, même les "heideggeriens" les plus fervents (j'avoue sans honte que ce fut mon cas) ont été obligés de réviser leur jugement sur le bonhomme et sur sa prétendue "résistance".

Ceci dit, je maintiens que, pour le meilleur et pour le pire, Martin Heidegger est l'un des plus grands philosophes du XXème siècle, sans doute le plus emblématique.

Un élève (de 4ème) m'a demandé ce matin ce que c'était que la philosophie et je n'aurais pas pu lui donner une réponse (brève), mais relativement satisfaisante (je veux dire sans tomber dans des cucuteries du genre "amour de la sagesse") sans Heidegger.

La philosophie comme questionnement sur l'Etre de l'étant est le Destin (Geschichte) de l'Occident qui mène d'Héraclite d'Ephèse à la bombe atomique. Rien de ce qui existe autour de nous, comme cela existe, n'existerait sans cette origine.

Qu'est-ce qu'on peut répondre d'autre et franchement si ce n'est pas la seule réponse possible : réfléchir pour agir sur le "Destin" à quoi bon faire en faire ?

Écrit par : Robin | 12 mai 2009

A propos de la controverse qui oppose Henri-Pena Ruiz à "Riposte laïque". Je définirais comme le premier la laïcité de la façon suivante : "un espace public à l'abri des groupes de pressions". A cet égard, se focaliser sur l'islam est une erreur; et le problème, d'ailleurs, ne concerne pas seulement les religions mais également les groupes de pressions économiques qui tentent de s'introduire dans l'école. Voici un exemple :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/course-contre-la-faim-ou-comment-55918

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 mai 2009

L'article d'agoravox est très excessif.

Une course est organisée un après-midi au profit d'une ONG à but non lucratif, Action contre la faim, et y participent "les volontaires". Tout ce que l'auteur reproche à Action contre la faim, c'est de ne pas être agréée par le M.E.N.

Eh bien il suffit que l'association demande à être agréée, et M. Ponthus sera ravi : tout son argumentaire tombe. Il a l'air d'être un sacré empêcheur de tourner en rond.

Écrit par : Jeremy | 12 mai 2009

J'en reviens donc à ma préoccupation qui, semble-t-il, a été mal comprise. Il y a, dans toutes les professions, et notamment dans le corps enseignant, des gens qui souffrent, pour des raisons qui ne sont pas purement matérielles mais malgré tout essentiellement professionnelles. Il leur est globalement impossible de se confier à leur entourage professionnel ni familial car les réactions sont globalement inadéquates et parfois meurtrières. Il est également impossible actuellement de revenir à une société plus douce, moins égoïste, plus respectueuse du travail d'autrui. C'est même l'inverse qui se passe.
La solution d'urgence serait donc, dans un premier temps une analyse des troubles psychiatriques, puisque ce qui m'intéresse, c'est bien le trouble psychiatrique et non de vagues difficultés, et de leurs causes internes et externes, les deux se combinant pour provoquer le coktail explosif. Cette analyse fine doit être menée conjointement par des professeurs intéressés au sujet et des psychologues. A partir de là, on aura sérié les causes et on pourra proposer des lieux anonymes d'écoute et de conseil (certains sous forme d'articles à lire, comme j'ai tenté de vous le montrer pour ma profession), par internet ou par téléphone ou même, pour les grandes villes, des lieux réels.
En ces lieux, les professeurs en souffrance pourront confier leurs difficultés avant qu'elles ne se soient enkystées et recevront de meilleures réponses qu'en salle des profs ou chez l'ostéopathe ou le sophrologue ou chez n'importe quel médecin puisqu'ils auront en face d'eux des interlocuteurs spécialisés dans les heurts délétères entre certaines personnalités et des conditions de travail difficiles.

Ce qui n'empêche qu'il faut continuer à se battre pour préserver les droits et devoirs des fonctionnaires, pour la création de classes spécialisées à même d'accueillir les cas complexes, pour l'allègement des effectifs par classe dans les zones difficiles, etc.

Les conditions de travail sont difficiles, certes. On peut peut-être vaguement les améliorer pour le plus grand bien de ceux qui en ont leur claque et attendent les vacances avec impatience, ce que je conçois.

Mon propos depuis le début de ce sujet ne concerne pas ceux qui en ont marre et ont besoin de temps en temps d'un Lexomil ou d'une bonne cuite pour trouver le sommeil mais de ceux qui vont vers une dérive grave et qui ne trouvent aucune écoute constructive avant qu'il ne soit trop tard et que leur vie psychique et parfois organique ne soit quasi-irrémédiablement fichue.

Je ne vois pas en quoi je suis une conne en proposant ces modalités: analyser les pathologies professionnelles spécifiques au corps enseignant, étiologie et pathogénie, les faire connaître, offrir des lieux d'écoute et de réponse spécialisés, de façon à ce que chacun puisse repérer les premiers signaux d'alarme et chercher immédiatement une aide effective et non des réponses du style "ah ! mais vous ne savez pas vous y prendre !". "je vous mets en arrêt trois mois sous Prozac" "changez de métier !" et autres joyeusetés.

Dans notre monde, les troubles psychiatriques sont des maladies honteuses et, en outre, avouer qu'on se sent en échec professionnel est également une honte et les réponses la plupart du temps nullissimes où qu'on aille les chercher, sauf à s'adresser à une structure spécialisée.

J'ai une amie, anciennement prof de SEGPA, atteinte, suite à une ambiance de travail abominable en banlieue parisienne, avec un principal notoirement incompétent, de troubles bi-pôlaires. En dernier recours, elle est à présent au CNED et, même là, elle doit prendre des arrêts maladie. S'il y avait des équipes spécialisées à la place de psy et médecins de ville, elle trouverait peut-être de meilleures réponses.

Écrit par : dobolino | 12 mai 2009

A cet égard, se focaliser sur l'islam est une erreur;

Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 mai 2009

C'est ce que prétendent benoîtement ceux qui n'ont rien compris à l'islam.

Qu'est-ce qu'ils peuvent dire comme conneries, les professeurs !

Écrit par : zizanie | 12 mai 2009

Le premier point est la reconnaissance par le Ministère de l'Ed. Nat. de pathologies psychiatriques liées aux travail et l'ouverture d'une enquête approfondie. Ce sera un grand pas en avant mais ce n'est pas gagné.

Écrit par : dobolino | 12 mai 2009

Oumpf !!!
Tout à fait le genre de ceux qui, en salle des profs, cassent le moral de ceux qui en chient en leur faisant sentir, d'un regard condescendant et ironique, à quel point leurs préoccupations sont le témoin de leur totale incompétence.

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

Oumpf !!!
Avant qu'il y ait un malentendu, tu parles de qui, là, de R. ou de moi ?

Écrit par : yann | 12 mai 2009

Le premier point est la reconnaissance par le Ministère de l'Ed. Nat. de pathologies psychiatriques liées aux travail et l'ouverture d'une enquête approfondie.

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

La première pathologie dans l'EN, c'est le système éducatif lui-même, l'administration, les programmes, la manière dont on évalue et sanctionne les élèves etc. et ça, le MEN n'est pas près de le reconnaître.

Et c'est une pathologie qui ne relève pas de la psychologie, mais de la politique.

Écrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Et un témoignage de prof mal loti, que je copie depuis un forum d'entraide pour les enseignants

posté le 11 mai 2009

"Pour mon cas, je me refuse à faire garderie avec les élèves rétifs, donc ils doivent, mal gré... mal gré en fait, travailler. ça donne 9 aller/retour pour l'infirmerie pour cette seule journée. ça donne des cours parfois brouhahaesques que je hais, des insolences, etc... ça donne un prof qui doit se retenir le soir en dernière heure après 7h non stop pour pas faire un impair. ça donne pas envie de "se défoncer" sur certaines classes. ça agace de rappeler des acquis de politesses et de courtoisie 400x/jour. Ex de mémoire aujourd'hui, un putois se lève après une 1/2 h de cours et lâche une caisse en hurlant "j'ai pétééééé". Je peux faire quoi avec ça moi ? Perdre mon temps à voir les parents et leur faire signer une promesse d'avortement en vue du suivant ?

Je vais faire cours rapport près sur le bureau en cette fin d'année. Marre de machin qui insulte truc qui se lève pour le latter, de dégager machin qui téléphone (!) en cours, de la porte qui s'ouvre parce qu'un golio dont je n'ai pas la gestion a découvert l'usage de la poignée, etc... Je ne suis pas le seul à être crevé dans le bahut, entre les conseils de discipline pour trucs gravos de chez gravos, les agressions extérieures sur collègues, les psychotiques ou les truands que l'on accueille (et encore, j'ai semble-t-il les classes les moins pires), c'est pas évident, mais cela me conforte dans une chose, je ne serai pas assistante sociale, enfin prof (j'oublie parfois), toute ma vie. Je ne croyais pas dans le collège unique l'an passé, j'ai vu cette année simplement l'échec du secondaire, totalement à reprendre dans son fonctionnement.

Pour les collègues qui ont des profils de classe "normaux", mixtes, etc... je vous envie. En cette fin d'année, ce job redevient purement alimentaire."

Écrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

@Robin.
"Vous écrivez :
Bon, je m'en suis remis, mais évitez de me faire des coups comme ça juste au moment de partir au boulot ! ;-)

Il faut croire que Marcel Conche s'est un peu égaré sur ce coup-là et son anticonformisme volontiers provocateur est allé trop loin.

Car enfin, après le bouquin de Farias, même les "heideggeriens" les plus fervents (j'avoue sans honte que ce fut mon cas) ont été obligés de réviser leur jugement sur le bonhomme et sur sa prétendue "résistance".

Ceci dit, je maintiens que, pour le meilleur et pour le pire, Martin Heidegger est l'un des plus grands philosophes du XXème siècle, sans doute le plus emblématique."

Je ne sais pas ce que voulez dire par " est allé trop loin".
Qu'aurait été en l'occurrence "aller moins loin" ?
Quelle était la position de Jankéléwitch ? ( Pardon, je ne sais plus si on doit mettre des accents ou non).

Écrit par : guy morel | 12 mai 2009

Nous n'avons pas besoin de psychologues, mais de politiques qui aient les couilles de dynamiter ce bordel.

Écrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Oumpf !!!
Avant qu'il y ait un malentendu, tu parles de qui, là, de R. ou de moi ?

Ecrit par : yann | 12 mai 2009

Mais non , je parle pas de toi, grand niais. Va en paix !

Écrit par : dobolino | 12 mai 2009

Et une collègue agrégée qui beurnaoute à mort, attention, c'est encore chaud, ça vient tout juste d'être posté, sur le même forum que le précédent.

12 mai 2009

"Trop c'est trop !

De retour des vacances j'ai fait un remplacement ultra-court (2 semaines -> congé paternité) dans un collège zep avec l'impression de faire de la garderie avec des classes (pas faciles) que je n'ai vu qu'une ou 2 fois max. Le principal, très sympa et correct, m'avait d'ailleurs glissé que ça tombait bien que je sois libre parce qu'avec tous les stages la vie scolaire était débordée... Bref 2 semaines bien sympathiques et des nuits d'insomnies (entre l'attente et le démarrage).

Depuis hier, je stresse de nouveau en me demandant ce qui va me tomber dessus.
Appel de mon rad à midi : je suis attendue pour un remplacement cette après-midi et demain ! Ben voyons !!!
La secrétaire a contacté le bureau des remplacements. Ils ont admis que pour cette après-midi c'était trop tard, mais pour demain je n'ai d'après eux aucune raison de ne pas y aller. Mais pour demain je n'ai paraît-il aucune raison de ne pas y aller ? Et mon délais pédagogique ? Et mes 3 gamins qui me les garde ? Qu'est-ce que je risque à ne pas y aller ? Matériellement je ne peux tout simplement pas.

J'appelle quand même la principale de ce collège, visiblement plus au courant que moi de ce qui m'attend :

- le 20 juin, chez eux. 1 jour seulement !
- du 21 au 29 mai ailleurs, super loin de chez moi. Avec le vendredi travaillé alors qu'à la Toussaint j'ai rattrapé ce jour dans un autre établissement pour un autre collègue (donc mes gamins et mari auront le pont mais pas moi).
- début juin elle avait besoin de moi mais visiblement je suis prévue ailleurs le 3 juin (où ?) donc ils ne m'attendent que les 17-18 et 19 juin. Mais le collègue contacté m'a prévenue que lui serait absent du 8 au 20 juin.

C'est courant de remplacer dans des conditions pareilles ? Je croyais qu'on ne remplaçait pas un collègue pour moins de 2 ou 3 semaines d'absence ?
Sans parler du plaisir de se retrouver en collège en fin d'année avec 8 ou 10 classes (et encore c'est parce que je suis à temps partiel).
Je croyais encore y a pas si longtemps que j'étais agrégée de sciences physiques pas agrégée de surveillance. J'ai réussi mon concours il y a déjà 11 ans, j'ai déjà donné 8 ans de boulot pas facile dans un établissement sensible-violence-APV du 93 avant de muter en province. Avant j'étais considérée comme une très bonne élève (bac C mention TB, prépa, magistère de physique fondamentale). Tout ça pour me retrouver traiter comme une sous merde (même pas envie de mettre les 3 petits points tellement c'est vrai) à 35 ans.

Des conseils autres que la démission ou le suicide ? Je pensais que ça me ferait du bien d'écrire mais c'est encore pire.
A+"

Bon, on lui envoie un psychologue?

Écrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Nous n'avons pas besoin de psychologues, mais de politiques qui aient les couilles de dynamiter ce bordel.

Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Je m'inscris dans le court terme et réponds strictement au sujet de départ.
Votre réaction est décevante et fort peu constructive. Il me semblait avoir néanmoins mis les formes.

Il semblerait que je sois ici la seule à avoir fait l'expérience du vrai trouble psychiatrique à étiologie essentiellement professionnelle. Je ne vais pas tout vous raconter, c'est d'ailleurs hors de propos. Tout ce que je peux vous dire, c'est que j'ai très réellement pété les plombs.
Les réponses et les soins du corps médical, aussi bien que celles de l'entourage (amis aussi bien qu'ennemis), n'ont été d'aucun secours puisque la totalité de la faute (oui, la faute! car un malade psychiatrique est d'abord un coupable) a été rejeté sur ma personnalité. Pour le travail, j'ai du trouver absolument seule mon chemin et mon renouveau. Ce fut un dur combat.

Écrit par : dobolino | 12 mai 2009

La première pathologie dans l'EN, c'est le système éducatif lui-même, l'administration, les programmes, la manière dont on évalue et sanctionne les élèves etc. et ça, le MEN n'est pas près de le reconnaître.

Et c'est une pathologie qui ne relève pas de la psychologie, mais de la politique.
Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Bien sûr.

Écrit par : guy morel | 12 mai 2009

Histoire de "rebondir sur le zizi", je demande que les gendarmes venus "faire dans les collèges des actions de prévention anti-drogue" musclées, avec menace de faire mordre les récalcitrants par leurs chiens méchants soient mesurés à la même aune!
Deux poids, deux mesures!
En attendant, Nancy est quadrillée du côté des hostos, défense de protester et d'arborer des banderoles! Il y a des tireurs embusqués sur les toits, un vrai délire!
même la (tête à) claque UMP a été triée, fouillée, c'est tout dire. C'est beau de savoir combien le peuple vous aime.

Écrit par : retraitée | 12 mai 2009

Des nouvelles du front - pour le prof (bibi) qui a de la chance de ne pas être en crise de nerfs mais qui pourrait:

J'ai ai été menacé ce matin par un élève (le genre qui ne fait rien, qui n'écoute rien, qui n'en fait qu'à sa tête, qui a des notes nulles, agressif, qui mange en classe, se lève pour gueuler contre ses potes qui ne lui ont pas donné des bonbons... un homme, quoi), la veille il avait déjà été sorti de mon cours (une CPE a dû venir le chercher, il ne voulait pas quitter ma classe), et là, rebelotte, il déplace une table, une chaise, pour s'installer où il le souhaite - refus de revenir au point de départ; j'envoie chercher un surveillant, et là: "Vous ne savez pas de quoi je suis capable", "Vous n'avez rien, vous n'avez pas de couilles", "Vous allez voir ce qui va vous arriver d'ici la fin de l'année", et d'autres choses encore... le gars, 16 ans, est venu debout se mettre devant moi... j'aime ce que m'offre mon métier!

Le type a des rapports en veux-tu en voilà; le proviseur-adjoint me dit ce matin que je peux porter plainte contre lui; plus tard, un appel (il a parlé avec son chef): "Voyons cela jeudi, on va régler ça en interne"....

Voilà, j'aime ce que m'offre mon métier, tel qu'il est.

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Transmettre des connaissances ne serait-ce point un péché remettant en question un ordre bien établi : celui qui sait et celui qui ne sait pas, celui qui possède et celui qui n'a rien, rien sinon cette soif d'absolu consistant à vouloir savoir, vouloir comprendre, pouvoir s'exprimer ? Oui, ça se trouve encore.
Il était temps de mettre au pas les fauteurs de trouble de l'ordre public. Ce fut long mais ce fut bon. Le tout est de savoir s'y prendre avec de jolis discours dissimulant habilement les actes.
L'ennui ce sont les fortes têtes qui refusent "le reniement de soi " pour reprendre l'expression de Robin.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 12 mai 2009

Quand Mitterraznd se déplaçait, on fouillait également tout de fond en comble.
Je ne sais pas à partir de qui on a fait ça… Giscard, peut-être… Mais ni De Gaulle ni Pompidou — et pourtant, les cinglés ne manquaient pas, à l'époque…

Dobolino, je ne sais que vous dire. J'ai très peur qu'une cellule d'entraide professionnelle dans L'EN soit immédiatement confisquée par les psys maisons, qui ne valent pas tripette. Alors on bricole de l'entraide, ici ou sur Néoprofs — c'est mieux que rien mais ce n'est pas grand chose.
Je ne sais pas quel type de détection on pourrait faire en amont — d'autant que l'aval compte davantage : voir l'histoire narrée par Toto W. Tout le système fonctionne comme un déni permanent des bonnes volontés et des compétences. Le plus miraculeux, c'est qu'il y ait encore tant de profs qui tiennent le coup.
JPB
PS. Yann, vous avez sévi dans l'Hérault ?

Écrit par : brighelli | 12 mai 2009

La première pathologie dans l'EN, c'est le système éducatif lui-même, l'administration, les programmes, la manière dont on évalue et sanctionne les élèves etc. et ça, le MEN n'est pas près de le reconnaître.

Et c'est une pathologie qui ne relève pas de la psychologie, mais de la politique.
Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Bien sûr.

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

Passionnant sujet dont on débat ici depuis longtemps, qui est décortiqué soigneusement au quotidien.
C'est peut-être seulement cette ritournelle que le sieur Brighelli voulait entendre.
J'ai du mal comprendre le sujet ?

Écrit par : dobolino | 12 mai 2009

Les enseignants sont les seuls — avec les flics — à disposer, depuis 1959, d’une clinique psychiatrique (l’Institut Marcel Rivière, appelée ordinairement dans la communauté éducative « la Verrière »). Les instituteurs qui ont créé la MGEN ont remarqué assez vite qu’après la tuberculose, la seconde pathologie des enseignants est la maladie mentale.


1959 !!!

Écrit par : dobolino | 12 mai 2009

La première pathologie dans l'EN, c'est le système éducatif lui-même, l'administration, les programmes, la manière dont on évalue et sanctionne les élèves etc. et ça, le MEN n'est pas près de le reconnaître.

Et c'est une pathologie qui ne relève pas de la psychologie, mais de la politique.
Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Merci de me donner l'occasion de m'expliquer à propos de la Plainte. (Dobolino, c'est vrai, je suis monomaniaque).
Donc la Plainte, tactique que je critiquais, a un défaut majeur que TotoWeininger pointe justement sans l'expliciter : elle a pour destinataire l'auteur des dégâts, ici l'Ed.Nat., dans la naïve croyance que celui-ci, rappelé à ses responsabilités, va tout mettre en oeuvre pour faire disparaître les causes de la Plainte. Or il suffit d'un peu d'expérience pour savoir que dans le cas qui nous préoccupe, ce n'est jamais ce qui se passe. Au mieux, l'institution délègue au psychologue le soin de traiter le souffrant - Dobolino, les structures d'accueil que vous réclamez ne sont pas inexistantes dans l'ED.Nat.- au pire, elle l'abandonne à son sort et même en remet une couche en lui rappelant ses obligations de service.
Mais la Plainte, me dira-t-on, prend aussi à témoin l'opinion publique, dénonce le scandale, fait sauter les tabous etc. Illusion encore plus naïve que la précédente : d'abord parce que la Plainte, un sujet chassant l'autre, est vite enterrée sous d'autres Plaintes, et surtout parce que si l'opinion publique avait une vue claire des choses, l'ED.Nat ne serait pas dans l'état où elle est.
Propos fatalistes poussant à la résignation ? Pas du tout : la première condition pour tenter d'améliorer les choses est de ne pas se faire d'illusions.

Écrit par : guy morel | 12 mai 2009

Pendariès, je compatis…

Oui, 1959. Et ça n'a fait que s'aggraver avec le temps.
Il est bien possible que les ex-bons élèves que sont souvent les profs soient plus démunis que d'autres face à l'extérieur — or, l'extérieur rentre très vite, en ce moment, dans l'Ecole. Le "sanctuaire", comme disait Jean Zay, est décapsulé depuis longtemps.
Ce qui m'inquiète, aujourd'hui c'est le nombre de démissions. Déjà que presque plus personne ne veut faire ce boulot… Qui va enseigner, dans dix ans ?
JPB

Écrit par : brighelli | 12 mai 2009

Dobolino, je ne sais que vous dire. J'ai très peur qu'une cellule d'entraide professionnelle dans L'EN soit immédiatement confisquée par les psys maisons, qui ne valent pas tripette. Alors on bricole de l'entraide, ici ou sur Néoprofs — c'est mieux que rien mais ce n'est pas grand chose.

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2009

Par ma foi ! Si vous le voyez ainsi ! Tant pis pour ceux qui souffrent, ils n'ont qu'à changer de métier ou se tuer. Ça débarrassera !
Je vous rappelle que vous n'avez pas de "psys" maison. Vous avez de vagues psys sco qui n'ont aucune compétence reconnue dans le domaine de la souffrance au travail. Ce n'est pas leur domaine du tout !

Écrit par : dobolino | 12 mai 2009

PS. Yann, vous avez sévi dans l'Hérault ?

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2009

Eh, oui !
J'ai créé et vendu à votre véto sa clinique la plus méridionale des trois.

Écrit par : yann | 12 mai 2009

À Pézenas ?
JPB

Écrit par : brighelli | 12 mai 2009

Ce qui m'inquiète, aujourd'hui c'est le nombre de démissions. Déjà que presque plus personne ne veut faire ce boulot… Qui va enseigner, dans dix ans ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2009

C'est igual en médecine.
La relève viendra lamentablement de l'étranger.
Existe déjà le tourisme médical, existera le tourisme scolaire.

Titre d'un prochain bouquin JPB : Et vos enfants n'auront pas de futur, où La Grande Braderie ?

Les Pingouins seront encore les laissés pour compte au nom de l'égalité.
Le futur, c'était hier..................................

Écrit par : carole | 12 mai 2009

Je ne sais pas ce que voulez dire par " est allé trop loin".
Qu'aurait été en l'occurrence "aller moins loin" ?
Quelle était la position de Jankéléwitch ? ( Pardon, je ne sais plus si on doit mettre des accents ou non).

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

Eh bien franchement, je ne sais pas ce qui lui a pris d'écrire un livre pareil. C'est quelqu'un de très spécial. En apparence le genre bourgeois Troisième République, costume trois pièces, chapeau, parapluie et en réalité un véritable anarchiste, un esprit original et anticonformiste. Il faisait penser à un tableau de Magritte. Je me demande si ce livre (de 96, d'après ce que j'ai vu) n'est pas une pure provocation. Il était capable de faire des choses comme ça. Encore une fois, je ne l'ai pas lu.

En ce qui concerne Vladimir Jankélévitch ("Janké"), les choses sont très simples : Juif et grand résistant, Jankélévitch ne parlait JAMAIS de Heidegger, ni d'ailleurs d'aucun philosophe allemand. C'était proverbial. Il enveloppait dans le même opprobre la culture allemande dans son ensemble, poètes et musiciens compris. Il n'a jamais pu "leur" pardonner la Shoa et il croyait à la culpabilité collective du peuple allemand. C'était comme ça.

Écrit par : Robin | 12 mai 2009

Merci, Jean-Paul; ce que le bonhomme n'a pas aussi supporté, avec son renvoi de classe, c'est qu'avec le sourire, détendu, alors qu'il roulait de ses maigres mécaniques (il est filiforme et sans doute finira à demander la pièce, avec ses chiens, dans la rue; il a déjà le look du 'traveller'), je lui lance, en accompagnant la parole par le geste (l'intervalle entre le pouce et l'index): "Vous n'êtes qu'un petit garçon". La classe a ri (le mec est vexé, il y en a pour lesquels un regard mal perçu leur a valu un coup de couteau...).

Le plus pénible, pour moi, avec toutes ces sortes de pressions, cette dessication de l'âme, c'est que le monde peu à peu se désenchante; il me faut dorénavant plusieurs heures, voire journées, pour que la pompe du "beau ciel de l'esprit" (encore, lui, Max Rouquette) se mette à nouveau en route.

Rien de pire pour un littéraire ayant l'écriture et l'imagination comme ancres, pour, au ras de la mer des jours, maintenir son existence dans une certaine stabilité, qu'un air vicié, que des cervelles et des façons d'être étriquées et offrant si peu d'original ou d'étonnant: la paralysie de l'imagination gagne (je comprends la neurasthénie professorale); je réfléchissais à ceci: jamais je ne pourrai composer un roman, une nouvelle avec l'école, les élèves pour décor et personnages: il n'y a finalement rien de subtil à révéler quand on est au courant de ce qui s'y passe. Il n'y a pas de psychologie profonde, pas de héros, point de chant profond, même dans l'atroce ("Les désarrois de l'élève Törless", Musil, par exemple). La Laideur morale, la Bêtise que je vois se constituent tel une véritable monstruosité. Ils marchent, en levant haut les genoux, - sur place. De l'immobilisme guerrier: on ne gagne pas du terrain (nul héroïsme), on écrase sous le martèlement de son poids.

Comment rester une force de l'esprit qui va, lorsqu'il n'y a plus rien, autour de soi, de grand, d'électrique, en devenir? La poésie des êtres et des choses alors se délite.

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Il n'y a pas de psychologie profonde, pas de héros, point de chant profond, même dans l'atroce ("Les désarrois de l'élève Törless", Musil, RELATAIENT UN TEMPS DE CONQUÊTE, UN TEMPS DES NATIONS CONCURRENTES, A LA DIFFERENCE D'AUJOURD'HUI EN EUROPE; UNE ESPECE DE VITALITE Où LE MONSTRUEUX EXIGEAIT SA PART DE SANG).

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Les enseignants sont les seuls — avec les flics — à disposer, depuis 1959, d’une clinique psychiatrique (l’Institut Marcel Rivière, appelée ordinairement dans la communauté éducative « la Verrière »). Les instituteurs qui ont créé la MGEN ont remarqué assez vite qu’après la tuberculose, la seconde pathologie des enseignants est la maladie mentale.


1959 !!!
Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

La tuberculose - voir l'histoire des sanatoriums et celle de la MNEF - a fait des ravages parmi les étudiants dans l'après seconde guerre : ils étaient pauvres, mal logés, mal nourris.
Pour ce qui est de la maladie mentale, je ne suis pas sûr que les enseignants y soient sujets plus que d'autres ; plus détectés et mieux suivis sans doute.
Les quelques témoignages publiés plus haut sur les réalités du métier montrent - je l'ai dit au début et JPB vient de le redire - que les enseignants dans leur masse font preuve d'une capacité d'endurance assez étonnante au sein d'une institution de plus en plus défaillante. Voilà le sujet, puisque vous vous demandiez ce qu'il était.
J'ajoute que les propositions faites par certains pour l'évolution du métier d'enseignant, à l'occasion du départ des vieux enseignants, tablent très cyniquement - et avec un bon espoir succès - sur le maintien de ces qualités d'endurance. J'ai dit - je sais, je suis monomaniaque - que la promotion du petit Sébastien Clerc n'était pas un simple gadget mais une opération politique assez fine.

Écrit par : guy morel | 12 mai 2009

@ JPB : Ouaip !
Patrie du tambourin cher à Max Rouquette, de la bobine et de Molière.

Écrit par : yann | 12 mai 2009

Ce qui m'inquiète, aujourd'hui c'est le nombre de démissions. Déjà que presque plus personne ne veut faire ce boulot… Qui va enseigner, dans dix ans ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2009

On a des chiffres ? On m'avait parlé de 10%.
Remarque que le nomadisme professionnel - que d'aucuns prophétisent comme solution d'avenir - prend parfois un tour assez drôle. Dans l'enquête sur la Gendarmerie, j'ai ainsi croisé des jeunes gendarmes frais émoulus de l'IUFM et qui avaient changé de voie juste avant leur prise de poste.

Écrit par : guy morel | 12 mai 2009

"Dans l'enquête sur la Gendarmerie, j'ai ainsi croisé des jeunes gendarmes frais émoulus de l'IUFM et qui avaient changé de voie juste avant leur prise de poste."

Superbe idée !

Mi-temps à la gendarmerie du coin, mi-temps à l'école ou au collège.

A moins que l'inverse soit plus efficace...

Écrit par : dugong | 12 mai 2009

Je précise : mi-temps = 17,5 h.

Écrit par : dugong | 12 mai 2009

@ JPB : Ouaip !
Patrie du tambourin cher à Max Rouquette, de la bobine et de Molière.

Ecrit par : yann | 12 mai 2009

HA! le jeu du tambourin, et Pézenas, son vieux théâtre à l'italienne laissé à la l'abandon, la mairie préférant mettre des centaines de milliers d'euros ailleurs......... alors qu'une telle scène, dans une ville comme Pézenas, ça en jetterait bon sang! les indécidables cons....

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2009

"Dans l'enquête sur la Gendarmerie, j'ai ainsi croisé des jeunes gendarmes frais émoulus de l'IUFM et qui avaient changé de voie juste avant leur prise de poste."

Superbe idée !

Mi-temps à la gendarmerie du coin, mi-temps à l'école ou au collège.

A moins que l'inverse soit plus efficace...
Ecrit par : dugong | 12 mai 2009
On pourrait aussi penser - c'est d'ailleurs ce qu'ils m'ont dit -qu'entre deux métiers, ils avaient choisi le moins risqué.

Écrit par : guy morel | 12 mai 2009

Bon nombre de démissions aussi dans les écoles de soins infimiers et même des suicides. Je connais un jeune qui a démissionné dès son premier stage après avoir essayé de tenir le coup 3 semaines. Il lui a été reproché par celles qui l'encadraient, de donner à boire à un vieillard aveugle, de parler par gestes avec une dame âgée parlant mal le français puis de l'aider à manger en raison d'une paralysie. Pas le temps de s'occuper tout ça voyons !
Par contre il garde un bon souvenir de l'ensemble des professeurs de l'école soucieux de transmettre des connaissances.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 12 mai 2009

D'autant que le prof pourra être arrêté à la première plainte par l'autre moitié de lui-même, gardé à vue idem, frappé avec un dictionnaire prendrait une toute autre dimension, etc.

Il ne reste plus qu'à compléter par une troisième activité : le magistrat instructeur (à charge) de lui-même.

On redécouvre ainsi les vertus d'un tiers-temps pédagogique modernisé

Un rêve orwellien.

Encore un effort !

Écrit par : dugong | 12 mai 2009

On fouillait aussi les militants PS venus acclamer Tonton?
parce que les UMP (250 demandes non satisfaites, la Nadine est vexée!) ont été "triés sur le volet et sont passés sous 3 portiques de sécurité"!

"Au moindre incident et sur ordre de tir, les hommes du président —GIPN et groupe de sécurité et de protection de la République (!!!)— doivent pouvoir faire mouche à 400 mètres.
"On parle de 600 à un millier d'hommes, gendarmes mobiles et CRS compris. Soit l'équivalent de 14 ou 15 unités (...)

"A 11 h 15, NS sera pris en charge dans la salle de régulation des urgences du CHU , visitera la cellule de crise de l'hôpital et le service de neurologie (!) avant de repartir pour une table ronde sur la réforme de l'hôpital à la salle des fêtes de Gentilly."
Quant on connaît la complaisance de l'Est Répugnant à l'égard du pouvoir, on est frappé par le ton inhabituel de l'article.

C'est à Maréville qu'on aurait dû prendre le président en charge! C'est l'HP!

Écrit par : retraitée | 12 mai 2009

On pourrait aussi penser - c'est d'ailleurs ce qu'ils m'ont dit -qu'entre deux métiers, ils avaient choisi le moins risqué.
Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

J'ai connu une jeune néo-certifiée d'anglais qui s'est reconvertie illico dans le toilettage des chiens!

Écrit par : retraitée | 12 mai 2009

Le type a des rapports en veux-tu en voilà; le proviseur-adjoint me dit ce matin que je peux porter plainte contre lui; plus tard, un appel (il a parlé avec son chef): "Voyons cela jeudi, on va régler ça en interne"....

Voilà, j'aime ce que m'offre mon métier, tel qu'il est.

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Toute ma sympathie, Pendariès. J'en ai un comme ça en 4ème et j'en sors à l'instant.

Il y a des fois où il faut vraiment se retenir pour ne pas cogner.

J'ai apprécié la façon élégante dont vous lui avez renvoyé son insulte. ("vous êtes petit comme ça !").

Le collège : c'est vrai que le sujet n'est pas propice à la littérature, à la poésie non plus d'ailleurs. Musil, oui, (pour la face obscure), Montherlant ("Les Garçons") et Peyrefite ("Les amitiés particulières") pour le reste, mais c'était en d'autres temps. Je ne vois rien depuis parce qu'il n'y a rien à dire, en effet.

C'est comme l'école primaire. La poésie l'a totalement désertée. Que pourraient en écrire aujourd'hui un Marcel Pagnol, un Alain-Fournier ou un Louis Pergaud ?

Vous imaginez :"Ils s'étaient rendus avec Monsieur Dugland, professeur des écoles, à l'étang de X, en sortie éducative, dans le cadre d'une campagne de sensibilisation citoyenne à la protection de l'environnement. Kévin lorgnait sur le string de Vanessa...

A l'ére de la pornographie bête (essentiellement dans la tête) et de la niaiserie des ados consommateurs, la poésie de l'école est devenue totalement incompréhensible.

Le prince Salina ("Le Guépard") le dit déjà en parlant de son petit-fils : "il ira au collège, il deviendra bête, comme tout le monde."

Écrit par : Robin | 12 mai 2009

Le collège : c'est vrai que le sujet n'est pas propice à la littérature, à la poésie non plus d'ailleurs. Musil, oui, (pour la face obscure), Montherlant ("Les Garçons") et Peyrefite ("Les amitiés particulières") pour le reste, mais c'était en d'autres temps. Je ne vois rien depuis parce qu'il n'y a rien à dire, en effet.

Robin

Triste constat: "il n'y a rien à dire", excepté décortiquer un système pour tenter de le désarçonner: raisonner sur du déraisonné. Quant à la poésie, au romanesque de l'élève....

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Un article intéressant dans rue89 *.

Titre : "Et si on généralisait l'aide psychologique aux salariés ?"

On y parle de PAE (Programmes d'Aide aux Employés) et comment on les met en oeuvre chez Fleury Michon (les saucissons).

Voyez le remarquable commentaire de "Keldan" qui se présente comme "polytoxicomane à temps partiel".

J'acquiesce et je pense que les "RH" du Moloch devraient l'embaucher pour la débauche.

http://www.rue89.com/passage-a-lacte/2009/05/12/et-si-on-generalisait-laide-psychologique-aux-salaries

* ça arrive, il suffit d'attendre

Écrit par : dugong | 12 mai 2009

Les quelques témoignages publiés plus haut sur les réalités du métier montrent - je l'ai dit au début et JPB vient de le redire - que les enseignants dans leur masse font preuve d'une capacité d'endurance assez étonnante au sein d'une institution de plus en plus défaillante. Voilà le sujet, puisque vous vous demandiez ce qu'il était.

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

Je ne savais pas que vous étiez l'auteur de la note ! Je croyais qu'elle était de JPB.
A mon humble avis, élève chez vous, il ne devait pas faire bon dévier de votre ligne ...
Alors que je ne me demande pas quel est le sujet de départ mais en fait une lecture différente, à un autre niveau, vous me taxez de hors-sujet.
Ça me met très en colère quand je pense à tous ceux qui vont encore souffrir silencieusement des années et des années sans réponse spécialisée et précoce à leurs maux, pris en tenailles entre les propos culpabilisateurs des pédagos et vos (vous collectif) obsessions politiques non moins culpabilisatrices.
Vous imaginez l'effet sur un dépressif de vos propos sur la solidité psychique des enseignants ?

Écrit par : dobolino | 12 mai 2009

Je l'ai faite, cette séquence, mais je ne l'ai pas proposée à l'Ecole des lettres !

Vous la voulez ?
Jeremy.

C’est une séquence de lycée non ? Pour moi, J’exerce en enfer …., euh, non… en collège et en LP mais ,si l’offre est sincère, je veux bien y jeter un coup d’œil. Vous utilisez quoi comme fil directeur ? Le médecin comique/ridicule/incompétent ou une vision plus noire ( impuissance face à la mort) ?

Écrit par : uncertain | 12 mai 2009

Je ne savais pas que vous étiez l'auteur de la note ! Je croyais qu'elle était de JPB.
A mon humble avis, élève chez vous, il ne devait pas faire bon dévier de votre ligne ...
Alors que je ne me demande pas quel est le sujet de départ mais en fait une lecture différente, à un autre niveau, vous me taxez de hors-sujet.
Ça me met très en colère quand je pense à tous ceux qui vont encore souffrir silencieusement des années et des années sans réponse spécialisée et précoce à leurs maux, pris en tenailles entre les propos culpabilisateurs des pédagos et vos (vous collectif) obsessions politiques non moins culpabilisatrices.
Vous imaginez l'effet sur un dépressif de vos propos sur la solidité psychique des enseignants ?
Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009
Dobolino, votre ironie est déplacée : JPB "vient de le redire", ai-je écrit ; c'est donc qu'il l'avait dit déjà. Pour le reste, ma "ligne" comme vous dites, consiste seulement à essayer de penser avec un peu de rigueur à partir de ce que je vois et de ce que je lis. Je redis donc que toute Plainte se retourne contre ceux qu'elle prétend défendre. Ici en l'occurrence les collègues, dont je connais mieux que vous les épreuves pour les avoir vécues. Dugong vient de dire - ce n'est pas moi l'auteur de ses propos - en deux mots ce que j'ai essayé de développer dans son post sur "l'aide psychologique aux salariés."
Faites attention : votre bon coeur vous pousse à méconnaître "les eaux glacées du calcul égoïste."

Écrit par : guy morel | 12 mai 2009

Je redis donc que toute Plainte se retourne contre ceux qu'elle prétend défendre.

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

Mais, il me semble que sur ce point, je vous avais approuvé très clairement et très nettement.

Écrit par : dobolino | 12 mai 2009

Waouh ! Mais quelle satanée mouche m'a donc piqué pour que je parcoure l'ensemble de ces commentaires ? Masochisme ? Ennui ? Bêtise ? Curiosité ? Je ne sais trop... Mais ça me collerait presque le bourdon, l'abeille, la guêpe et tout le reste.
Sans doute suis-je un privilégié pour m'étonner et m'affliger devant tant d'horreurs... Dois-je louer Dieu ou la loterie facétieuse de l'Education Nationale ? Beaucoup de questions auxquelles vous répondrez probablement, du moins je l'espère tant je suis dans l'expectative. Que je m'explique.
Aujourd'hui, j'ai eu six heures de cours, dans mon petit bahut de campagne, pommé au fin fond de ... non, rien, on s'en fout.. quelque part. Mon sentiment ? Mes impressions ? Bonheur. Extase. Euphorie. Délire. Joie. Plaisir.
Oh... bien sûr que quand je me suis aperçu que le petit Y. m'avait rendu une copie sans un seul alinéa et a fortiori paragraphe , que quand ce grand dadet de N. a fait une réflexion qui lui aurait mérité mon pied au cul, que quand les quatrièmes A ont fait preuve d'une inertie déconcertante face à l'analyse d'un poème que je vénère, que.. etc., j'ai été un peu déconcerté, déçu, désappointé et encore plein d'adjectifs en d ; m'enfin.. tout de même.... y'a pas mort d'homme.. C'est le jeu ! On ne peut pas gagner à tous les coups ! Mais il y a aussi eu.. Tant de choses. Les partages, les fous rires, les exercices réussis, les sourires complices, les découvertes, les petites vannes, les expressions écrites...
Ah ben vi ma p'tite dame, c'est bien raide not' boulot, y'a pas à tordre ! Faut se farcir de ces couleuvres à la sauce beurk ! Pouah ! Et alors ? On ne vous avait pas prévenus ?
On se réveille là les gens ! Stop les jérémiades ! Allez.. J'arrête là. Je m'agace. Refus d'entrer dans l'éternelle pleurnicherie. Le bonheur n'est pas que le fruit des circonstances plus ou moins heureuses dans lesquelles nous jette la vie, c'est aussi un état d'esprit. Et à lire tous ces commentaires emprunts d'amertume, de mesquinerie et de mauvaise foi... ça porte sur les nerfs, pour sûr !

Écrit par : Ailleurs | 12 mai 2009

Ailleurs a écrit : "Aujourd'hui, j'ai eu six heures de cours, dans mon petit bahut de campagne, pommé au fin fond de"

Du Calvados ? De quoi être complètement paumé.

Écrit par : dugong | 12 mai 2009

Ailleurs, allez-y voir si j'y suis.

Écrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Mdr (comme ils disent...)
Bien joué Dugong :) Faute particulièrement ignoble, j'en conviens.. mais mignonette au final, non ? Et puis bon, vous savez bien : "la femme du cordonnier..." tout ça , tout ça.

Toto... Je suis allé, ailleurs, mais vous n'y étiez pas. Immobilisé par votre aigreur, sans nul doute.

Écrit par : Ailleurs | 12 mai 2009

Le bonheur n'est pas que le fruit des circonstances plus ou moins heureuses dans lesquelles nous jette la vie, c'est aussi un état d'esprit. Et à lire tous ces commentaires emprunts d'amertume, de mesquinerie et de mauvaise foi... ça porte sur les nerfs, pour sûr !

Ecrit par : Ailleurs | 12 mai 2009

Merci à "Ailleurs" pour ses commentaires enthousiastes sur son collège "pommé" au pays des Bisounours.

C'est formidâââââââble ! et nous sommes d'affreux rabats-joie, tous autant que nous sommes.

Tout au collège, comme chacun sait, n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté...

...Et joyeux fous-rires avec ces jeunes gens si merveilleusement bienveillants qui nous aiment et que nous aimons !

Car, comme nous le rappelle cet ange venue d'ailleurs : tout est dans le regard !

NB : Le calva avec le Xanax, faut quand même éviter, à la longue !

Écrit par : Robin | 12 mai 2009

Et allez ! C'est reparti ! Pourquoi donc, mon pauvre Robin, êtes-vous si prévisible ? Même la référence aux Bisounours relève du cliché... Manque d'imagination ? Fatigue ? Cherchez encore.
Et au passage, pendant vos fouilles, allez donc jeter un coup d'oeil sur mon premier commentaire... Des emmerdes, au collège, j'en ai plein les bottes. Sauf que contrairement à vous, j'arrive à regarder "ailleurs" que sur mes pieds enflés et éreintés.

Écrit par : Ailleurs | 12 mai 2009

"Merci de me donner l'occasion de m'expliquer à propos de la Plainte. (Dobolino, c'est vrai, je suis monomaniaque).
Donc la Plainte, tactique que je critiquais, a un défaut majeur que TotoWeininger pointe justement sans l'expliciter : elle a pour destinataire l'auteur des dégâts, ici l'Ed.Nat., dans la naïve croyance que celui-ci, rappelé à ses responsabilités, va tout mettre en oeuvre pour faire disparaître les causes de la Plainte. Or il suffit d'un peu d'expérience pour savoir que dans le cas qui nous préoccupe, ce n'est jamais ce qui se passe. Au mieux, l'institution délègue au psychologue le soin de traiter le souffrant - Dobolino, les structures d'accueil que vous réclamez ne sont pas inexistantes dans l'ED.Nat.- au pire, elle l'abandonne à son sort et même en remet une couche en lui rappelant ses obligations de service."

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009


Je crois que c'est parfaitement résumé!
Et j'en profite pour revenir sur le désenchantement qui court sur ce fil.
Y a-t-il encore de l'espoir? En fait, tout dépend du point de vue duquel on se place. Si l'on attend que le système aille mieux, que la hiérarchie soutienne enfin les enseignants, voire que les plaintes aboutissent (!), alors je crois que l'Education nationale est une cause perdue. Non, vraiment, aucun avenir dans ce métier. Guy a raison : il ne faut surtout pas se faire d'illusions.
Et en même temps, paradoxalement, je pense que c'est cette prise de conscience qui peut générer de l'espoir. Si on n'attend rien de l'institution, on ne risque plus d'être déçu par elle; on accorde moins d'importance aux appréciations et aux notes administratives; on ne se laisse par conséquent plus atteindre par elles. Il me semble que les profs qui craquent, souvent, sont justement ceux qui accordent encore trop d'importance au jugement d'un proviseur ou d'un inspecteur... Si on en fait peu de cas, on est au bout du compte moins vulnérable... et on peut en revenir à l'essentiel : l'élève et ce qu'on lui apprend. Malgré les difficultés, le rapport avec la classe réserve toujours de bonnes surprises, et un élève qui finit par remercier l'enseignant de lui avoir transmis quelque chose vaut bien le passage au prochain échelon...
Quant aux ouvrages de Bouzou, Brighelli ou Maschino, c'est pareil. Si on espère qu'ils vont changer le comportement de certains institutionnels, c'est peine perdue. En revanche, il est très important que la réalité du système soit mise par écrit pour échapper à son totalitarisme. Que cela plaise ou non aux chefs d'établissement, aux recteurs ou aux anciens ministres de l'Education nationale, grâce à ceux qui écrivent sur l'école une autre version que l'officielle existe et est accessible au grand public. Et ce qui restera à terme, ce n'est pas un rapport d'inspection sinistre, mais ces livres...

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 mai 2009

Père d'ailleurs, mère d'ailleurs, retournez-y donc au plus tôt. Nous vous souhaitons vite 2 ou 3 classes à désespoir où des apprenants bien jetés remuent, crient, jettent, claquent , menacent, cognent. Vous seriez vite bon pour La Verrière où vous auriez enfin loisir de revoir votre orthographe qui laisse à désirer.
Mon collège est à peu près vivable, mais respect à Pendariès et aux autres damnés des ZEP: nul n'a de leçon à leur donner.

Écrit par : Cunégonde | 12 mai 2009

"Waouh ! Mais quelle satanée mouche m'a donc piqué pour que je parcoure l'ensemble de ces commentaires ? Masochisme ? Ennui ? Bêtise ? Curiosité ?"

Les trois premiers visiblement!

"Le bonheur n'est pas que le fruit des circonstances plus ou moins heureuses dans lesquelles nous jette la vie, c'est aussi un état d'esprit."

Eh bien ne gachez pas votre état d'esprit avec des gens qui ne sont pas dans votre trou perdu. Ou alors venez le partager en ZEP-ZS-prévention violence.

Ce que vous dites n'est pas forcément entièrement faux mais votre ton est insultant pour ceux qui n'ont pas ou votre force de caractère ou votre chance.

Connard.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 12 mai 2009

Ailleurs est une sale moisissure Trollesque, comme il en dégouline sur à peu près tous les blogs à intervalles plus ou moins réguliers. Il partira dès qu'il aura le sentiment que ses provocations ne retiennent plus l'attention des participants.

Écrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

"Aujourd'hui, j'ai eu six heures de cours, dans mon petit bahut de campagne, pommé etc"
Comme c'est chou!

Écrit par : retraitée | 12 mai 2009

C'est pas que je sois parano, mais notre singe vient de nous en inventer une bonne.

Afin de parfaire le flicage (merde lapsus "la communication"), dès la rentrée :
- cahier de texte à remplir en live et accessible en ligne par les élèves ET les parents
- notes et appréciations idem.

Voyez le coup : suffit de rendre public un log-in et mot de passe (sur un forum ou un groupe facebook par exple) pour que votre progression annuelle et l'épicerie de vos évaluations soit accessible à n'importe qui !

NoteToBe c'était de la rigolade ...

Ben, personne n'a protesté !

Pire lorsque j'ai râlé on m'a répondu que voui mais les chérubins et les harengdélève zont bien le droit d'avoir accès à ces zinfos. Des fois ky veuillent travailler chez-eux (comme si ...!).
On ne met jamais assez en avant la force de l'argument "Voui, mais".

A court d'idée j'ai fini en demandant aux collègues si ça leur faisait pas mal au sein de donner les éléments nécessaires à des polémiques publiques sans fin, s'il n'avaient pas le sentiment qu'on mettait en place un vaste instrument de flicage etc.

Habilement, le patron a tourné en dérision mon côté anar de droite et passez muscade !

Syndicats absents du débat évidemment ...!

Fait chier !
Les profs sont des veaux qui donnent des bâtons pour se faire battre puis qui couinent comme des gorets qu'on égorge par la suite.

PS : notez que je reste dans la métaphore bouchère qui semble décidément m'être chère ...

Écrit par : Zorglub | 12 mai 2009

Aujourd'hui, j'ai eu six heures de cours, dans mon petit bahut de campagne, pommé au fin fond de ... non, rien, on s'en fout.. quelque part. Mon sentiment ? Mes impressions ? Bonheur. Extase. Euphorie. Délire. Joie. Plaisir.

Ecrit par : Ailleurs | 12 mai 2009


Eh bien, profitez tant qu'on ne vous envoie pas en ZEP... à moins que vous soyez un(e) de ces prof bourré de points. J'ai quelques amis néo-titulaires qui seraient ravis de faire votre connaissance... et de vous casser la figure au passage ;-)
C'est du quoi que vous prenez, au fait ? J'en prendrais bien, moi aussi !

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 12 mai 2009

Le bonheur n'est pas que le fruit des circonstances plus ou moins heureuses dans lesquelles nous jette la vie, c'est aussi un état d'esprit.
Ecrit par : Ailleurs | 12 mai 2009

O l'è bé vrai, madame Michu, bédame !

Écrit par : Françoise Guichard | 12 mai 2009

Afin de parfaire le flicage (merde lapsus "la communication"), dès la rentrée :
- cahier de texte à remplir en live et accessible en ligne par les élèves ET les parents
- notes et appréciations idem.

Ecrit par : Zorglub | 12 mai 2009

Cela fait un petit moment que je me demande s'il n'y a pas moyen de bousiller ce genre de machin en y envoyant un virus informatique velu, qui sèmerait là-dedans la confusion la plus totale. Y a-t-il un informaticien dans la salle ?

Écrit par : Françoise Guichard | 12 mai 2009

Y'aura même pas besoin Julien, les clients de ZEP s'en chargeront !
A votre avis, durée de vie d'un bouffon de la brousse en conditions hostiles ???

Écrit par : Zorglub | 12 mai 2009

Hervé,

Ma démarche ne consiste pas à me foutre des gens qui sont des situations difficiles, loin s'en faut. Mais tous ces commentaires présentent le collège sous un jour si sombre... c'est à se tirer une balle, pour rejoindre le sujet de départ. Seulement, il s'agit là d'une partie de la réalité ! Alors je suis bien désolé pour ceux qui y sont confrontés et je n'ai aucune assurance de conserver mon petit paradis mais je ne vais pas fermer ma gueule pour laisser se complaire sereinement le clan des mal lotis dans leur merde.

Toto,
bah.. que dire ? Vous commencez par détruire mon commentaire en en extirpant un passage qui vous arrange et que vous interprétez à votre sauce, totalement décontextualisé. Ensuite, le traditionnel recours au grossissement et à la caricature. Enfin, l'insulte avec périphrase ridiculisante. Mouais... y'en a qui n'ont pas de bol, c'est sûr... Mais fallait pas se le renverser dessus aussi.

A ceux que j'ai heurtés,
mes excuses. Ce blog est un lieu public. Que les gens qui vont le lire puissent croire que l'école c'est seulement les turpitudes dépeintes à longueur de lignes, ben ouais... ça me gonfle...

Écrit par : Ailleurs | 12 mai 2009

Faites attention : votre bon coeur vous pousse à méconnaître "les eaux glacées du calcul égoïste."

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

Je ne sais s'il s'agit de mon bon cœur, ou de mon comportement de soignant ou des deux à la fois, ou tout simplement de mon immense naïveté. J'ai cru un moment que JPB et peut-être l'auteur du livre s'inquiétaient à juste titre de l'état de santé mentale des troupes. Je viens à peine de comprendre, grâce à votre explication sus-citée ("les eaux glacées du calcul égoïste"), que ces victimes du système n'intéressaient personne en tant que telles et que nul ne cherchait à soulager dans l'urgence leurs indicibles souffrances psychiques liées aux conditions de travail.
Leur seul intérêt, à ces morts et blessés, c'est de pouvoir être utilisés comme fers de lance et la seule chose que vous déplorez, c'est qu'ils ne sont encore pas assez nombreux. Il en faudrait dix fois plus ! Il en faudrait de plus spectaculaires !
Il faudrait pouvoir grossir les troupes des éclopés, mieux les instrumentaliser et nous sommes réunis ici pour discuter non pas de l'aide effective à leur apporter mais de la meilleure manière de procéder, de la meilleure démarche intellectuelle à adopter pour démontrer qu'une modification des cursus, des programmes et de la sélection résoudrait à coup sûr leur souffrance et leur mal-être, sachant que la cllique pédago va également investir ces morts pour prouver le bien-fondé de ses théories.

J'étais effectivement hors sujet ! Merci, GUY Morel, vous êtes un père pour moi ! Je vais me recentrer sur le vrai sujet.

Écrit par : dobolino | 12 mai 2009

"Aujourd'hui, j'ai eu six heures de cours, dans mon petit bahut de campagne, pommé etc"
Comme c'est chou!

Ecrit par : retraitée | 12 mai 2009

N'est-ce pas ? On l'imagine bien notre Ailleurs bien-heureux dans sa classe, la fenêtre ouverte à écouter chanter les oiseaux et voler les abeilles, tandis que ses petits élèves parfaits font sagement leur travail... Ah moins que nous ayons à faire à un nouvel adepte de la méthode S. Clerc: "un petit thé, du yoga et on y va !"

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 12 mai 2009

Et au passage, pendant vos fouilles, allez donc jeter un coup d'oeil sur mon premier commentaire... Des emmerdes, au collège, j'en ai plein les bottes. Sauf que contrairement à vous, j'arrive à regarder "ailleurs" que sur mes pieds enflés et éreintés.

Ecrit par : Ailleurs | 12 mai 2009

Il y a un gros malentendu. Vous confondez la plainte avec le constat. Je ne me plains pas, je constate, c'est tout et je continue à faire ce que j'ai à faire, sans illusions.

S'il vous était arrivé aujourd'hui ce qui est arrivé à Pendariès par exemple, vous auriez un peu plus de sympathie, vous ne vous exprimeriez pas comme vous le faites. Du reste, il est impossible que cela ne vous soit jamais arrivé, d'une manière ou d'une autre.

La lucidité est parfaitement compatible avec la joie. C'était la leçon des stoïciens, de Spinoza, des grands mystiques, de ce cher Cioran, le plus grand humoriste du XX ème siècle.

On peut ne plus se faire aucune illusion sur rien, ne plus attendre rien de personne (chefs d'établissement, ministre, institution, inspecteurs...) et continuer quand même et être joyeux quand même.

Ce qui m'agace, ce n'est pas que vous soyez heureuse d'enseigner au collège, mais que vous disiez, contre l'évidence, que le collège est un endroit merveilleux.

Écrit par : Robin | 12 mai 2009

Qui va enseigner, dans dix ans ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2009

Le dernier des Mohicans.

Écrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Le bonheur n'est pas que le fruit des circonstances plus ou moins heureuses dans lesquelles nous jette la vie, c'est aussi un état d'esprit.
Ecrit par : Ailleurs | 12 mai 2009

O l'è bé vrai, madame Michu, bédame !

Ecrit par : Françoise Guichard | 12 mai 2009

Non mais faut pas croire ! Il y a parfois de brillantes interventions, sur ce blog ! Ça vous rappellerait-y quelque bonne dissert de seconde ?

Écrit par : dobolino | 12 mai 2009

Toto,
bah.. que dire ? Vous commencez par détruire mon commentaire en en extirpant un passage qui vous arrange et que vous interprétez à votre sauce, totalement décontextualisé

Ecrit par : Ailleurs | 12 mai 2009

D'où sortez-vous ça?

Je vous ai seulement prié de vous casser, avant que, constatant que vous étiez toujours là, je vous identifie comme le sale Troll provocateur que vous êtes.

C'est tout.

Écrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Faites attention : votre bon cœur vous pousse à méconnaître "les eaux glacées du calcul égoïste."

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

Karl Marx ? (période "humaniste") ;-)

Écrit par : Robin | 12 mai 2009

"troll provocateur" ? Mais où est la provocation ??? (et le troll aussi d'ailleurs..)

Écrit par : Ailleurs | 12 mai 2009

Ce qui m'agace, ce n'est pas que vous soyez heureuse d'enseigner au collège, mais que vous disiez, contre l'évidence, que le collège est un endroit merveilleux.

Ecrit par : Robin | 12 mai 2009

Itou. Je me souviens de ma tutrice, une dame parfaitement heureuse et épanouie mais qui avait les pieds sur terre et disait: le collège c'est l'enfer... et c'est bien pour ça que j'y suis: au moins, là, y a du challenge !

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 12 mai 2009

Sondage :

Kiki s'y colle déjà les conneries on-line profnote avec cahier de texte et tout le bataclan accessible par les élèves ???

Écrit par : Zorglub | 12 mai 2009

Zorglub a écrit : "Afin de parfaire le flicage (merde lapsus "la communication"), dès la rentrée :
- cahier de texte à remplir en live et accessible en ligne par les élèves ET les parents
- notes et appréciations idem."

Ne les remplissez pas : mettez en ligne sur un site perso ce que vous estimez important et utile d'y mettre.

Dites aux parents et aux élèves qu'ils peuvent vous joindre par courriel perso. Exigez une syntaxe etune orthographe correcte et des questions claires et précises.

Ne rentrez que vos moyennes trimestrielles sur les pourriciels officiels.

Pour le reste, je ne peux évidemment pas en faire état ici. Contactez moi à dugongg chez free.

Écrit par : dugong | 12 mai 2009

Le plus drôle dans votre intervention, Ailleurs, c'est que je pourrais en reprendre une bonne partie - le style faussement relâché et la béatitude (que je réserve aux choses célestes) en moins, bien sûr - pour évoquer ma situation actuelle avec mes classes de BTS.

Les conseils de classes ont lieu demain matin, et je les regrette déjà, ces élèves (on a prévu de déjeuner ensemble, après les conseils, quand même). Après l'enfer, l'idylle, comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire. Mais venir parader ici en déclarant son amour des élèves, alors qu'il est question des situations OBJECTIVEMENT inextricables dans lesquelles se trouvent certains (nombreux) collègues, si ce n'est pas de la provocation, c'est pour le moins un manque certain de tact, ne trouvez-vous pas?

Écrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

" Laisser se complaire sereinement le clan des mal lotis dans leur merde" (Ailleurs)

Et ça, ça n'est pas insultant ? Au passage, Ailleurs, je doute que vous arriviez à la cheville de Robin en matière de culture et de qualité humaine.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 2009

Ce qui m'agace, ce n'est pas que vous soyez heureuse d'enseigner au collège, mais que vous disiez, contre l'évidence, que le collège est un endroit merveilleux.

Ecrit par : Robin | 12 mai 2009

Le collège est un endroit minant, désespérant par bien des aspects, assez débilitant. Après 33 ans de métier, j'ai dans mes classes des cas que je n'avais encore jamais vus. Insolubles. Il faut être solide nerveusement, tenir bon, être en bonne santé. On se sent dépassé par l'ampleur des problèmes à gérer. On n'a droit à aucune faiblesse.
Malgré tout, j'aime encore enseigner, peaufiner des cours, travailler de nouvelles oeuvres. Je n'ai aucune illusion sur le présent ou sur l'avenir. On est parfois sauvé par les relations que l'on peut établir avec certains élèves, certains collègues. Et aussi par l'amour des textes, qui, lui, demeure. Il faut garder un pied en dedans et l'autre en dehors. Et ça, c'est assez difficile car ce métier est un wampire.
Quand j'aurai vraiment, en plus de la difficulté, le dégoût d'enseigner, je partirai. Avec le sentiment, je pense, du "sauve-qui-peut".

Écrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Dites-donc, Jean-Paul, j'ai un bandeau publicitaire qui s'affiche au-dessus de "Bonnet d'âne". Kezaco ?

Écrit par : Marilyse | 12 mai 2009

J'avais lu, effectivement, que Jankelevitch ne pouvait même pas écouter Beethoven...
Pendariès, je vais poser une question idiote, peut-être, mais n'y a t-il pas moyen de lui coller un gros pain dans la tronche, à votre jeune abruti? Il est si baraqué que ça? Et si il emmerde tout le monde, vous aurez peut-être vos collègues et la direction de l'établissement avec vous?

Écrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

"Mc Donald's fait partie des neuf entreprises autorisées l'année dernière à délivrer des diplômes en Angleterre. Ce nouveau pouvoir octroyé au groupe s'inscrit dans une politique visant à donner aux employés de vrais diplômes afin d'augmenter leurs chances d'évoluer professionnellement."

Ben oui, parce que les torchons délivrés par ces vieilleries croulantes et moyenâgeuses que sont les universités ne sont pas de vrais diplômes, eux, sans doute.

Et si nous cessions de faire de la possession d'un diplôme une condition de l'évolution professionnelle? Et si un diplôme garantissait simplement qu'une personne, à un moment donné, maîtrise un certain savoir. Ni plus, ni moins?

Comme je suis naïf...

Écrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Qui entendra, en plein naufrage, les "sauve qui peut" lancés dans les "eaux glacées du calcul égoïste" ?

Relisons Conrad, c'est le moment.

Écrit par : dugong | 12 mai 2009

Au cœur des ténèbres? Nous ne sommes pas loin d'y être, en effet.

Écrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Il y a un gros malentendu. Vous confondez la plainte avec le constat. Je ne me plains pas, je constate, c'est tout et je continue à faire ce que j'ai à faire, sans illusions.

Robin

Tout pareil; je n'ouvre pas la bouche pour me plaindre: le plus inquiétant, quand je réfléchis à ce qui se déroule dans mon bahut: je ne suis plus étonné; je m'attends à de telles réactions; et je m'y prépare (mes collègues aussi, je pense): il y a quelques années, j'aurais été muet et blanc face à ces menaces verbales et physiques. Sans illusion. Au turbin. Néanmoins, il y a un stade où toute femme, tout homme, tout coeur, tout esprit ne peuvent répondre à la "demande sociale", ne peuvent se résoudre à être limés par la rape d'une jeunesse fondée sur l'instinct, l'égocentrisme sans mots et le "après-moi-le-déluge" (mais sur qui vont-ils compter pour relever les immenses défis qui vont leur tomber en pleine gueule??? papa-maman? Ne sont-ils pas dans le même état, les mêmes manques qu'eux???).

Sur wiki, la définition d'ACCULTURATION: L'acculturation est l'ensemble des phénomènes qui résultent d'un contact continu et direct entre des groupes d'individus de cultures différentes et qui entraîne des modifications dans les modèles culturels initiaux de l'un ou des deux groupes. Il faut bien distinguer « acculturation » et « assimilation ». http://fr.wikipedia.org/wiki/Acculturation

Ma grande crainte, c'est qu'au contact de ce type de cervelles et de moeurs, tout enseignant régresse (pauvre Pantagruel, pauvre humanisme). La culture que nous portons, ne passe pas (je parle de mon expérience; chaque fin de trimestre, chaque fin d'année, chaque fin de cours, je sais que tout ce que j'ai dit, expliqué, commenté, donné à apprendre est oublié; je le vois aux résultats des questions écrites sur le cours); elle est refusée; et ce refus est comme un rat qui bouffe les livres dans les librairies: bientôt: plus que la poussière.

La masse qui grandit aujourd'hui, - celle qui va grossir les rangs de la foule de demain -, me provoque des frissons d'angoisse. Nous voyons très-bien, comment une minorité de fort-en-gueule mettent au silence les autres, qui acceptent de ne pas exiger le calme, la possibilité de travailler, de réfléchir: par admiration pour le chaos qu'ils pensent être une rebellion (fumisterie! connerie!), parce que la brutalité et la bêtise désordonnées sont fascinantes, parce que, privés de culture, de références, la majorité des adolescents ne sait plus comparer, construire des parallèles entre des périodes, des idées, trancher. Parce que depuis des années, le message social est de tout accepter par respect de l'autre (il suffit d'entendre ce qui se dit dans les amphis, ce qui ne choque plus - "Nous sommes comme dans des camps de concentration dans les facultés avec le peu de salles" -, pdt les grèves étudiantes pour vouloir vivre dans une île et y attendre la fin de notre monde, en buvant du jus de coco).

Nous vivons une période de terreur émolliante, insidieuse, molle; une terreur dans une société de haute technologie du confort. Une terreur dans un canapé. Pas moins violente que les autres.

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Sondage :

Kiki s'y colle déjà les conneries on-line profnote avec cahier de texte et tout le bataclan accessible par les élèves ???

Ecrit par : Zorglub | 12 mai 2009

J'ai appris par la bande que, dans mon établissement, il n'y aura plus de cahier de textes papier l'an prochain. Pour ma part, je ne remplirai pas de version informatisée. Outre qu'effectivement, cela ne sert à rien qu'à fliquer, je ne vois pas comment on pourrait le remplir en temps réel pendant le cours. Toutes ces nouveautés technocratiques alourdissent notre tâche. On est déjà surbouqué ! Que les élèves remplissent le leur, de cahier de textes, qu'il l'ouvrent, que leurs parents y mettent leur nez ... Ce serait déjà le Pérou, euh, pardon, le petit coin de campagne pommé/paumé ...

Écrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Je ne sais pas pour vous, mais, moi, je goûte tous les posts de Daniel Arnaud. C'est toujours très clair, très calme, pas alambiqué, et vachement instructif.

Écrit par : dobolino | 12 mai 2009

Pendariès, je vais poser une question idiote, peut-être, mais n'y a t-il pas moyen de lui coller un gros pain dans la tronche, à votre jeune abruti? Il est si baraqué que ça? Et si il emmerde tout le monde, vous aurez peut-être vos collègues et la direction de l'établissement avec vous?

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

Il est maigre... Si je commets un tel geste, je suis jeté aux lions (et pas ceux de "Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ"); avec douceur, le prov-adjoint (sous injonction du proviseur) est revenu sur son: "Oui, portez plainte, vous avez raison", pour devenir un: "Attendez jeudi, on règlera ça en interne". Ouais, et si je me fais casser la gueule avant, ou après?.... Il n'y aura sans doute pas de conseil de discipline, de toute manière.

Déjà, par rapport à mon ancien problème: lettre diffamatoire d'élèves (écrite sous la dictée de leur prof principal...), les collègues de Lettres-Histoire-Langues sont allés voir la direction pour que celle-ci réponde avec force à ce genre de pratiques (ils savent que ça peut leur arriver): lettres, pétitions, etc. qui ne cessent de devenir de plus en plus nombreuses où je travaille.

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Pourrait-on organiser un grand rassemblement des profs qui sont appelés à enseigner dans "ces situations OBJECTIVEMENT inextricables" ?

Médiatisé, évidemment.

L'heure n'est elle pas aux tables rondes et à la détente ?

Pour jeter à la face de l'institution et de son clergé, des syndicats, des connards de tout poil, l'IMPOSSIBILITE d'y produire un enseignement qui soit, pour le moins,acceptable ?

Écrit par : grandgousier | 12 mai 2009

"La masse qui grandit aujourd'hui, - celle qui va grossir les rangs de la foule de demain -, me provoque des frissons d'angoisse." écrit Pendariès.

C'est effectivement ce qu'il y a de plus angoissant et ce qui nous mine fondamentalement. Cette conscience peut nous détruire. Il faut parvenir à se préserver, malgré tout.

Écrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Je pense n'avoir plus le réconfort que trouve Marylise dans les livres: je ne me dis plus: il me reste les livres, la musique, la peinture, la poésie, l'art. Cela est un baume passager, et ne résoud plus l'inextricable du professionnel (mais notre profession est face à la vie; comme flic, médecin, vétérinaire, infirmière, assistance sociale, etc. Hier, des parents, avec une fillette de presque deux ans dans une poussette, attendaient un collègue dans la salle des profs. La gamine soudain se mit à hurler, à gigoter pour quitter sa place, - elle est ceinturée -, la mère se pencha vers elle et lui crie: "Tu vas la fermer, oui!" Mes photocopies terminées, je partis rapidement prendre mon train.):

"Oui, nous ne tomberons jamais hors du monde. Nous sommes dedans une fois pour toutes", Christian Dietrich Grabbe, in "Hannibal".

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Confiance Dugong ...

C'est pas même pour moi que je gueule !
Je sais trop bien que le patron n'exigera rien ... Je suis largement assez franc tireur et grande gueule pour m'en sortir. Ils sont veules ces gens là (Brel).

Par contre les jeunes manquent de maturité, de confiance en eux, sont souvent en difficulté avec les classes (cause IUFM ...), croient au blabla (cause IUFM) et du coup se soumettent (cause ... on leur a appris ou déjà ?) !

C'est pour eux que je râle, pis aussi pour le principe, pis encore paske ça me passe les nerfs et ki vaut mieux gueuler contre le patron que contre les élèves ...

En plus, je suis pas fier, je me suis énervé ce matin contre une gamine de term et j'aurais pas dû, donc il fallait que je me défoule !

A 1 mois du bac STI :
* 1/E = 4200 impossible à résoudre,
* conversion de 35 millimètres en mètre impossible
* à la calculette 2500*4800 sur 522*65 impossible (les classiques fautes de parenthèse ...)
* surface d'un cercle impossible

La pauvre gosse : une totale bonne volonté, la langue un peu tirée par l'effort de concentration, la sueur coulant du front pour rejoindre un filet de bave au coin de la lèvre inférieure.

D'habitude je reste zen face à l'adversité, mais mal dormi du coup ... Pas bien !

Écrit par : Zorglub | 12 mai 2009

Je ne sais pas pour vous, mais, moi, je goûte tous les posts de Daniel Arnaud. C'est toujours très clair, très calme, pas alambiqué, et vachement instructif.

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

100% d'ac en plus, parfois, il me fait des compliments.
Alors je ne peux que l'aimer !

Écrit par : Zorglub | 12 mai 2009

Au cœur des ténèbres? Nous ne sommes pas loin d'y être, en effet.

Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Je viens juste de l'acheter, je l'avais en anglais, mais c'est au-dessus de mes compétences.
J'ai lu un très beau Conrad que je ne connaissais pas : Au bout du rouleau.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 12 mai 2009

Sondage :

Kiki s'y colle déjà les conneries on-line profnote avec cahier de texte et tout le bataclan accessible par les élèves ???

Ecrit par : Zorglub | 12 mai 2009

Zorglub, je suis d'accord avec vous, il y a potentiellement risque de flicage et de dénigrement avec ce système ; j'en ai vu un exemple avec un collègue de mon établissement qui remplit son cahier de texte sur le site du lycée.

Il avait noté en quelques lignes, à la date d'une grève, les raisons pour lesquelles le cours n'avait pas eu lieu ce jour-là. Du style : aujourd'hui, le cours n'a pas lieu car le professeur est en grève pour une revalorisation des salaires et contre la logique de réduction des effectifs dans l'EN. Rien de polémique.

Le proviseur est venu le voir en salle des profs pour lui demander de retirer ces lignes. Il a préféré faire la sourde oreille, et n'a rien retiré. Mais je conseille fortement, comme c'est mon cas, de monter un site tout simple chez un hébergeur quelconque, de préférence sans publicité, mais où on puisse garder sa liberté de parole.

D'autre part, j'ajoute que c'est une arme à double tranchant. On peut aussi désamorcer les stratégies de contestation ou de contournement des élèves aussi bien que des parents.

Exemple : un élève qui avait de sales notes avec moi racontait aux parents que j'étais de toute façon un taré qui distribuait les cartons sans arrêt ; les parents sont venus voir mon site et ont pu lire la moyenne du paquet sur chaque interrogation que je rendais.

En règle générale, les élèves qui ne veulent pas rendre de travail à la maison pour cause d'absence, de mauvaise tenue de leur cahier de texte, etc. perdent un argument : c'était disponible en ligne, ils ont déclaré en début d'année avoir internet chez eux, ils n'ont qu'à se débrouiller !

Enfin, quand on sait que seuls quelques élèves feront leur miel d'un corrigé qu'on a passé du temps à peaufiner, on peut s'éviter la peine de reproduire à 35 exemplaires ledit poly, et le mettre en ligne. Je constate souvent, avec plaisir, que les élèves les plus motivés impriment ces documents et les classent dans leur cahier.

Cela dit, il ne faut pas céder à la tentation de trop en dire, et rester prudent dans la description en ligne de ses cours. On m'a ainsi fait remarquer que je ferais mieux de ne pas signaler la diffusion de films ou de documentaires en classe, au risque de me faire reprocher de ne pas avoir acquitté les droits exhorbitants que réclament les officines spécialisées...

Écrit par : sanjuro | 12 mai 2009

Pendariès, il faut absolument que vous ayez une mutation pour un établissement plus facile. Même si les problèmes sont partout répandus, certaines situations sont plus vivables, même si c'est dur. Ainsi vous pourrez vous refaire. Retrouver en vous de la ressource. Je le souhaite pour vous. Quand je vois la qualité de vos propos, de votre culture, je me dis "Quel gâchis !" Il ne suffit donc pas de gâcher les élèves, il faut gâcher aussi ceux qui pourraient les sortir du merdier. Tenez bon.

Écrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Je ne sais pas pour vous, mais, moi, je goûte tous les posts de Daniel Arnaud. C'est toujours très clair, très calme, pas alambiqué, et vachement instructif.

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

100% d'ac en plus, parfois, il me fait des compliments.
Alors je ne peux que l'aimer !

Ecrit par : Zorglub | 12 mai 2009

Comme quoi, il ne faut pas grand chose, en matière de cellule de crise, pour remonter le moral d'un prof de LEP de joyeux naturel !!!

Écrit par : dobolino | 12 mai 2009

Nous vivons une période de terreur émolliante, insidieuse, molle; une terreur dans une société de haute technologie du confort. Une terreur dans un canapé. Pas moins violente que les autres.

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009

J'ai donné à étudier aujourd'hui à mes 4ème un placard publicitaire de l'UNICEF sur lequel on voit un jeune garçon de sept ou huit ans, de type européen, manifestement d'issu d'un milieu aisé, qui lève le doigt dans une salle de classe avec comme "accroche" cette phrase ; "Il y a des pays où les enfants préféreraient lever la main au lieu de la tendre".

Je voulais mettre l'analyse grammaticale (le mode conditionnel, l'expression de l'opposition), l'analyse de l'image, l'approche stylistique (en particulier l'idée "d'implicite"), l'approche explicative (les quatre principales missions de l'UNICEF : droit, alimentation, santé et éducation) au service d'un prise de conscience éthique de la solidarité universelle et du privilège qu'ils ont de faire des études et d'aller à l'école, privilège dont la plupart ont si peu conscience et dont ils profitent si mal.

On a beau avoir le feu sacré et penser que cette fois-ci, on a trouvé la bonne approche (l'étude d'un extrait de Jean Rouaud n'avait pas bien marché hier, vocabulaire et allusions culturelles trop difficiles, thématique "anachronique" sur les avantages respectifs du stylo à bille et à plume), eh bien, c'est quand même dur de se rendre compte qu'il y en a peut-être 5 à tout casser sur 28 qui ont compris quelque chose.

La barbarie, ça commence avec le refus de s'ouvrir et de comprendre.

C'est ça le plus dur, de sentir ce mur d'indifférence, de "je-m'en-foutiste" que sont les trois quarts des élèves, les adultes du monde de demain.

Bon, mais 5 ou 6 sur 28, c'est mieux que rien. C'est peut-être représentatif de la "moyenne nationale". Et puis il faut bien que quelqu'un leur parle de ça.

Mais dire que je nage dans le bonheur, que je partage des moments de folle complicité avec eux, non, vraiment pas.

Écrit par : Robin | 12 mai 2009

"La masse qui grandit aujourd'hui me provoque des frissons d'angoisse." (Pendaries)

Oui. C'est exactement ce que je ressens.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 2009

C'est aussi valable pour Sanjuro qui vient de nous livrer un texte parfait, imparable.
Qui osera chouiner dans de telles conditions ?
En plus, c'est hyperpratique pour le gamin sérieux à parents juste normaux qui vit au bout du bout du monde, à trente bornes de l'élève de sa classe le plus proche, et qui a piqué une mauvaise grippe qui le cloue au lit pour la semaine.

Écrit par : dobolino | 12 mai 2009

Moi aussi, j'apprécie beaucoup les posts de Daniel Arnaud.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 2009

J'ai donné à étudier aujourd'hui à mes 4ème un placard publicitaire de l'UNICEF sur lequel on voit un jeune garçon de sept ou huit ans, de type européen, manifestement d'issu d'un milieu aisé, qui lève le doigt dans une salle de classe avec comme "accroche" cette phrase ; "Il y a des pays où les enfants préféreraient lever la main au lieu de la tendre".

J'ai aussi étudié cete affiche, une fois. On doit avoir les mêmes bouquins. Désintérêt, indifférence, oui, mais aussi inattention chronique, sommeil même, décrochage quasi narcoleptique. Si ça peut vous rassurer, Robin, 6 élèves sur 28, c'est une proportion honorable. Je n'obtiens pas mieux dans mes classes de français. Classe de 22 en cinquième : seuls 3 élèves travaillent et suivent à peu près le niveau. En sixième (20 élèves) : même proportion. C'est affolant. Même avec le livre ouvert, le cours sous le nez, certains élèves n'arrivent pas à sortir une forme verbale ... On est atterré de voir une telle baisse de niveau. On ne sait plus quoi faire mais on fait quand même.

Écrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Pendariès, il faut absolument que vous ayez une mutation pour un établissement plus facile. Même si les problèmes sont partout répandus, certaines situations sont plus vivables, même si c'est dur. Ainsi vous pourrez vous refaire. Retrouver en vous de la ressource. Je le souhaite pour vous. Quand je vois la qualité de vos propos, de votre culture, je me dis "Quel gâchis !" Il ne suffit donc pas de gâcher les élèves, il faut gâcher aussi ceux qui pourraient les sortir du merdier. Tenez bon.

Ecrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Merci, Marylise. Je tiens. Je ne suis pas en déprime, pour dire le vrai. Je me suis habitué à mon cadre professionnel (voici ce qui est effrayant: JE M'Y SUIS HABITUé!); et j'ai imaginé mes parades, mes systèmes de défense (ma capacité à penser à autre chose), je conserve mon humour.

J'attends une circulaire pour postuler à une formation afin de travailler auprès d'élèves handicapés; j'ai pour objectif d'apprendre, un peu plus tard, la langue des signes.

Mon trouble vient du fait que je n'arrive plus à écrire. Robert Burton écrivit son "Anatomie de la mélancolie" afin de faire barrage à sa propre mélancolie; pour ma part, c'est que le désert émotionnel, métaphorique, dans lequel me plonge mon cadre professionnel provoque un dessèchement de ma capacité d'écrire, de faire fiction, de poétiser un monde, dont une part que je fréquente très-régulièrement, n'est pas poétique, en est l'anti-thèse. D'autres collègues se battent contre cette dessication grâce à l'éducation de leurs enfants. Et, à la quarantaine, quand ces derniers quitteront le foyer pour leurs études: ce sera la crise, le face-à-face avec ce qu'ils ont mis de côté et dans lequel, pourtant, ils baignaient presque tous les jours, mais qu'ils ne voyaient plus vraiment (cela s'avère à peu près exact pour tout parent, non?).

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Je ne sais pas pour vous, mais, moi, je goûte tous les posts de Daniel Arnaud. C'est toujours très clair, très calme, pas alambiqué, et vachement instructif.

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

J'ai beaucoup apprécié ce qu'il a dit sur la nécessité de témoigner pour l'Histoire, alors que tant de "décideurs" voudraient bien effacer de la photographie officielle le détails qui les gênent.

Par ailleurs, je crois au pouvoir de la pensée. Je reste lucide, mais je ne crois que la ligne de conduite que nous adoptons soit absolument "inutile". A court terme peut-être, pas pas à long terme.

Écrit par : Robin | 12 mai 2009

"cette affiche"

Écrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Pendariès, il faut absolument que vous ayez une mutation pour un établissement plus facile. Même si les problèmes sont partout répandus, certaines situations sont plus vivables, même si c'est dur. Ainsi vous pourrez vous refaire. Retrouver en vous de la ressource. Je le souhaite pour vous. Quand je vois la qualité de vos propos, de votre culture, je me dis "Quel gâchis !" Il ne suffit donc pas de gâcher les élèves, il faut gâcher aussi ceux qui pourraient les sortir du merdier. Tenez bon.

Ecrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Merci, Marylise. Je tiens. Je ne suis pas en déprime, pour dire le vrai. Je me suis habitué à mon cadre professionnel (voici ce qui est effrayant: JE M'Y SUIS HABITUé!); et j'ai imaginé mes parades, mes systèmes de défense (ma capacité à penser à autre chose), je conserve mon humour
Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009
C'est pas bien ça ! Penda, enfin ! Faut faire du chiffre ! Pétez les plombs, suicidez-vous, que diable !
Comment voulez-vous que Brighelli et consorts aboutissent, dans de telles conditions ?
Vous avez tous les atouts en main, y compris vos mœurs suspectes, pour faire un suicidé négociable sur le marché du politique !
Votre résistance est inadmissible !

Écrit par : dobolino | 12 mai 2009

Mon trouble vient du fait que je n'arrive plus à écrire. Robert Burton écrivit son "Anatomie de la mélancolie" afin de faire barrage à sa propre mélancolie; pour ma part, c'est que le désert émotionnel, métaphorique, dans lequel me plonge mon cadre professionnel provoque un dessèchement de ma capacité d'écrire, de faire fiction, de poétiser un monde, dont une part que je fréquente très-régulièrement, n'est pas poétique, en est l'anti-thèse. D'autres collègues se battent contre cette dessication grâce à l'éducation de leurs enfants. Et, à la quarantaine, quand ces derniers quitteront le foyer pour leurs études: ce sera la crise, le face-à-face avec ce qu'ils ont mis de côté et dans lequel, pourtant, ils baignaient presque tous les jours, mais qu'ils ne voyaient plus vraiment (cela s'avère à peu près exact pour tout parent, non?).

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Je comprends cela, car, pour écrire, d'abord il faut être nu, sans toutes ces pollutions qui nous bouffent la vie, la vraie. Et il faut pouvoir être "nourri", se nourrir. Car écrire, ce n'est pas fabriquer, c'est vivre et intensément. Il peut y avoir des eaux basses dans l'écriture mais la source est toujours là. Il y aura résurgence. J'ai cette confiance. Inébranlable. C'est une de mes rares certitudes.
Vous avez raison de réorienter votre carrière. Vous pourrez rebondir.
J'ai eu trois enfants, aimés et suivis passionnément. Mais raisonnablement, c'est-à-dire en gardant ma propre part de liberté. De même pour leur père, artiste. Ils sont partis aujourd'hui en études ou dans la vie professionnelle. Cela n'a pas été du tout la crise, mais un autre temps à vivre sur un autre rythme. Je peux dire même que j'ai soufflé. De même que le métier ne doit pas nous manger, nos enfants non plus. Il ne faut pas s'aliéner. C'est d'ailleurs sans doute un des aspects du problème, ces enfants papa-maman incapables d'être autonomes, des sortes d'assistés de leurs parents. Etouffant et stérile.

Écrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Avec mes sincères amitiés, Pendaries !
Mais n'oubliez pas les savoureux mots de Guy Morel:


Faites attention : votre bon cœur vous pousse à méconnaître "les eaux glacées du calcul égoïste."

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

Écrit par : dobolino | 12 mai 2009

Faites attention : votre bon cœur vous pousse à méconnaître "les eaux glacées du calcul égoïste."

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009
A travers moi, Guy, à qui les adressiez vous, ces mots de fou délirant ?

Écrit par : dobolino | 12 mai 2009

"Mon trouble vient du fait que je n'arrive plus à écrire. Robert Burton écrivit son "Anatomie de la mélancolie" afin de faire barrage à sa propre mélancolie"

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Ce qui me rend mélancolique, c'est que l'on puisse à la fois se revendiquer comme très intelligent, (à juste titre par ailleurs) et défendre la corrida, et se dire penseur, avec des références livresques encyclopédiques réelles, et rester communiste...
Mais bon, je dois être très très très naïf...

Écrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

"Ne permettons pas qu'on nous enlève la part de la nature que nous renfermons. N'en perdons pas une étamine, n'en cédons pas un gravier d'eau." René Char

Comment mieux dire ?

Écrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Mais bon, je dois être très très très naïf...

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

Si ça peut vous consoler, vous n'êtes pas seul. En matière de naïveté, vous pouvez me rendre des points !

Écrit par : dobolino | 12 mai 2009

"Ne permettons pas qu'on nous enlève la part de la nature que nous renfermons. N'en perdons pas une étamine, n'en cédons pas un gravier d'eau." René Char

Comment mieux dire ?

Ecrit par : Marilyse | 12 mai 2009

H. P. ?

Écrit par : dobolino | 12 mai 2009

Cioran, le plus grand humoriste du XX ème siècle.

Ecrit par : Robin | 11 mai 2009

A égalité avec Thomas Bernhard.

Transfiguration de la Roumanie vient d'être publié pour la première fois en France. C'est malheureusement bien moins drôle que les syllogismes de l'amertume et autres ébauches de vertiges.

Écrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Cioran, le plus grand humoriste du XX ème siècle.

Ecrit par : Robin | 11 mai 2009

A égalité avec Thomas Bernhard.

Transfiguration de la Roumanie vient d'être publié pour la première fois en France. C'est malheureusement bien moins drôle que les syllogismes de l'amertume et autres ébauches de vertiges.

Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Le livre est excellent pour comprendre ces "désespérés des Balkans"; je reviens de Roumanie d'ailleurs, j'ai posé devant le buste de Cioran (dans sa ville natale): il y a une tâche blanche sur le nez, et un air très sérieux, c'est drôle.

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Difficile de passer sans revenir faire un tour.
Depuis que je lis les contributions de ce blog, souvent pertinentes ou amusantes, mais désabusées et il y a de quoi- Darcos: Co....d!!!!! et toute sa clique avec- je pense à une goutte d'eau sous le microscope. Que vois-je? des paramécies qui se tortillent et qui filent à tout berzingue- c'est relatif!- avec leurs cils vibratiles dans tous les sens. Qui mènent à quoi? A l'évaporation de la goutte. Un jour, bientôt. La mort, quoi. Et pendant ce temps Darcos, un autre ou une autre avec la bande de c.... qui sont incrustés dans l'EN continuera de mener la jeunesse de France vers le progrès pédagogique.
Je repasserai, pour voir, mais je n'ai vraiment pas le cœur à écrire autre chose ici. Robin, lisez Léon Chestov, c'est une référence qui me vient à l'esprit. En passant.

Salut.

Écrit par : Passant | 12 mai 2009

C'est certain Marylise, au LP, les jeunes mamans profs quand elles mangent ensemble à la cantine ne parlent que de leur progéniture; avant c'était les élèves, les séquences....

Je vous embrasse, Dobolino; mon suicide, ce sera quand j'aurai écrit un chef-d'oeuvre.

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2009

J'ai encore un train de retard, mais j'ai apprécié cet article :



Le train-train des chérubins
WAGON / lundi 11 mai par JACQUES-MARIE BOURGET
VERSION IMPRIMABLE
RECOMMANDER À UN ENNEMI
Notre vieux con Jacques-Marie Bourget se voit hérisser par la dernière trouvaille de Pépy, les trains pour chérubins…

Guillaume Pepy, le pdg de la Sncf n’a sans doute pas d’enfants, ou de petits neveux. Pour comprendre le fonctionnement des petites têtes, il doit se crever les yeux à la lecture de Parents, Elle et autres magazines pour nanas qui se cherchent.

Dans ce miel psycho, il a découvert la dureté de l’enfant, sa complexité, ce côté sauvage qu’il est si difficile de domestiquer.

Pépy a découvert qu’être parent est un sacré boulot, autant dire un travail d’expert. Guillaume a ainsi appris que, débranché de Walt Disney, l’enfant est en danger, tel le cosmonaute sortant dans l’espace sans être attaché à son vaisseau par une ficelle. Monsieur Pépy a soudain été conscient du risque qu’il prenait, dans ses TGV, à transporter des gosses dans des conditions si périlleuses, celles que les amies de la revue Psychologie réprouvent. Comment oser exiger d’un enfant qu’il soit sage pendant trois heures ? Comment oser exiger des parents qu’au lieu de lire L’Equipe, d’écouter Madonna sur Mp3 ou de regarder Clavier sur DVD, ils s’occupent de leur enfant afin de l’amuser ou de l’instruire en silence ? Par exemple en lui parlant…

De Cromagnon à Pépy, un long chemin parfois sans fer, l’enfant faisait partie d’une engeance que l’on nommait famille. A elle de se débrouiller pour apprendre les signes de piste de la vie aux gamins, afin qu’ils aient un destin meilleur que celui des parents. Etre sage, jouer avec des cubes ou des autos Dinkie Toys, ne pas emmerder les adultes était la règle commune, un enfant « mal élevé » étant la honte. Sur l’échelle sociétale de Pépy (pour parler le Touraine), être l’heureux père-mère d’un minuscule tyran qui hurle dans un wagon indique des géniteurs trop heureux d’avoir un héritier « totalement libre dans son expression ».

DES TRAINS POUR ENFANTS, RETOUR VERS LES FUTURS ET TRAINS POUR FEMMES

Depuis que les enfants ont été couronnés rois, le monde occidentalo-bobo est encombré d’enfance. Tellement, que même les vieux veulent rester jeunes dans une société norme CM1. Regardez, de minuscules bébés sont brouettés dans de colossales poussettes occupant tout le trottoir, les voitures n’ont plus de banquette arrière, sinon un « siège bébé ». Si vous n’êtes pas un enfant vous êtes un con, et les mioches prennent les places assises du Métro alors que les vieux restent debout. L’aboutissement, la fabrication du symbole, est dans ce « TGV Enfants ».

Côté pratique, j’ai été client témoin des amuseries qui menacent les trains filant vers le sud. En route vers Angers, assis dans mon siège de deuxième classe à côté d’une amie, j’ai été surpris de voir débarquer un groupe de dingos hurlants. Croyant à un bizutage de carabins, j’ai poursuivi avec ma voisine, ma passionnante conversation. Quand un jeune type est venu me faire « Chut ! Ecoutez les comédiens ! ».

Ah bon, avec la nouvelle Sncf, acquitter le prix d’un billet ne veut plus dire que l’on a le droit de causer à son voisin. Une annonce, lancée dans le haut parleur du wagon, nous a informés que nous avions eu la chance d’avoir eu notre esprit élevé par un groupe de comédiens… Merci le rail, le TGV est vraiment une bête humaine.

Dans l’esprit de ce train pour enfants je propose la création de rames pour téléphoneurs. Ainsi ma lecture de « L’Homme sans qualités » ou du « Courrier de l’Ouest » ne sera plus perturbée par les appels de Suzanne à ses 8 cousins, prévenus un à un que le train n’arrivera pas à 11 heures 10 mais 11 heures 11, ou encore par le mec à mallette de cuir, et abonnement à « L’Express », qui téléphone à sa banque pour acheter du Madoff.

Enfin, cher Pépy, revenons aux wagons pour femme seules. Il y a 90 ans ce genre de voitures faisait le bonheur d’Alphonse Allais. Quand il pénétrait, volontairement, dans ces voitures exclusivement féminines et que les dames hurlaient, il répondait sans se démonter : « Mais je suis madame Dieu Lafoi ! ». Du nom de cette archéologue qui a été la première française à être autorisée, par décret ministériel, à porter un pantalon. Puisque l’on est toujours l’imbécile d’un autre, observez, très cher Guillaume, que j’ai eu l’habileté d’esquiver le retour du boomerang en évitant de vous proposer le lancement sur rails de TGV pour cons.

A lire ou relire sur Bakchich.info

Écrit par : retraitée | 12 mai 2009

A travers moi, Guy, à qui les adressiez vous, ces mots de fou délirant ?
Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

je vous demande pardon ?

Écrit par : guy morel | 12 mai 2009

"Darcos, un autre ou une autre avec la bande de c.... qui sont incrustés dans l'EN continuera de mener la jeunesse de France vers le progrès pédagogique."

Ecrit par : Passant | 12 mai 2009

Allègre, ou Morano?

Écrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

Ce qui me rend mélancolique, c'est que l'on puisse à la fois se revendiquer comme très intelligent [...]se dire penseur, avec des références livresques encyclopédiques réelles, et rester communiste...

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

Avoir lu avec rigueur et passion des auteurs comme Karl Marx, Rosa Luxembourg et Karl Korsch, par exemple, me semble une raison suffisante pour sympathiser avec l'idée communiste et y rester fidèle.

Pour la corrida, je rejoins votre incompréhension.

Écrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Je vous embrasse, Dobolino; mon suicide, ce sera quand j'aurai écrit un chef-d'oeuvre.

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Personne n'écrit son chef-d'œuvre ! C'est la postérité qui en décide. Ça nous laisse de la marge !

Écrit par : dobolino | 12 mai 2009

A travers moi, Guy, à qui les adressiez vous, ces mots de fou délirant ?
Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

je vous demande pardon ?

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

Vous ! Demander pardon ? Redressez-vous avant de faillir !

Écrit par : dobolino | 12 mai 2009

Sympathiser avec les auteurs, Toto, d'accord... Mais avec la mise en oeuvre humaine aussi???
Tant que les théories idéalistes restent des théories...

Écrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

Des « TGV spécial familles » vont être créés.
Quand ça sera le tour des « TGV spécial cons », une seule certitude : les signataires du décret pourront tous courir acheter leur billet.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

Qui entendra, en plein naufrage, les "sauve qui peut" lancés dans les "eaux glacées du calcul égoïste" ?

Relisons Conrad, c'est le moment.
Ecrit par : dugong | 12 mai 2009
Toujours de bon conseil Dugong ; allez Au coeur des ténèbres, pour passer la nuit.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 12 mai 2009

A lire ou relire sur Bakchich.info

Ecrit par : retraitée | 12 mai 2009

Merci pour ce petit bijou !!!

Écrit par : Maminou | 12 mai 2009

Ouhlala !

Je viens de visionner le "C dans l'air" sur l'Université :

http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1154

Je regarde de moins en moins souvent cette émission où l'on entend de plus en plus résonner la voix de son maître. Mais cette fois-ci, vu le sujet ... Que n'ai-je point fait là, misère ! Un animateur boubourse comme on en voit rarement et totalement partisan, ne connaissant visiblement du sujet que les blocages, et, surtout, les interventions de cette espèce d'étron ultra-libéral à barbe à poux, j'ai nommé Michel Godet, à qui j'ai depuis longtemps pour ma part décerné le prix du Gros Couillon d'or. Il paraît que le mec est économiste, qu' il fait dans, attention ! la prospectiiiiive ! Le problème c'est qu'il a la tête d'un cafetier aviné au QI de bulot et les propos qui vont avec. En tout cas, tout prospectiviste qu'il est, il est du nombre de ces fameux experts (Jacques Marseille, tu m'entends ?) qui n'ont pas vu venir la crise.

Écrit par : Kap | 12 mai 2009

Je vous embrasse, Dobolino; mon suicide, ce sera quand j'aurai écrit un chef-d'oeuvre.

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Personne n'écrit son chef-d'œuvre ! C'est la postérité qui en décide. Ça nous laisse de la marge !

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

Comme je l'envisageais, mon saut de l'ange de la balustrade du Peyrou, ce n'est pas pour bientôt ;-)

Écrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Bonsoir

Histoire de vous divertir, j'ai trouvé une présentation du jeu de rôle que je trouve réussie.

http://www.exode-jdr.net/doc/nicolas.htm

Il existe même un jeu de rôle directement inspiré du Petit Nicolas :

http://www.cs.cmu.edu/~celine/ptinico/

Ou comment apprendre l'art discret et subtil de l'enfantillage !

Écrit par : johnmarguerite | 12 mai 2009

Ailleurs, permettez-moi de vous dire que je me dissocie des insultes qui vous ont été adressées sur ce blog. Nul n'a le droit de porter un jugement sur votre culture ou vos qualités humaines, à fortiori sans vous connaître. Néanmoins, je comprends fort bien les réactions violentes que votre intervention a engendrées. Vous devriez être plus bmesurédans vos propos et garder à l'esprit que tout le monde n'a pas la chance d'enseigner dans un "petit collège de campagne". Nous sommes ravis de vous voir prendre du plaisir à l'enseignement et sachez que c'est également mon cas, en dépit de la difficulté de l'établissement dans lequel j'exerce. Toutefois, ne perdez pas de vue que votre situation demeure éminemment enviable par rapport à celle de nombre de collègues.

Écrit par : alain | 12 mai 2009

Sympathiser avec les auteurs, Toto, d'accord... Mais avec la mise en oeuvre humaine aussi???
Tant que les théories idéalistes restent des théories...

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

Si vous parliez des gens qui sympathisent avec le Goulag, alors là, effectivement, j'ai du mal à les comprendre :)

Écrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Vous ! Demander pardon ? Redressez-vous avant de faillir !
Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009
Cela devient "surréaliste", comme disent les élèves quand ils ne comprennent pas, ce dialogue. Passons sur le fait que vous croyez que je m'adresse par delà-vous à quelqu'un. Mais tout de même, l'expression "je vous demande pardon", ce devrait être compréhensible, non ? Je traduis : "Répétez, parce que je n'ai pas bien entendu". Donc, "les eaux glacées du calcul égoïste" est une citation de Marx ; et je visais par là les gens bien intentionnés à qui la Plainte offre des occasions de mettre en place des tas de coussins pour l'étouffer, avec toute la commisération dont ils sont capables, pendant qu'ils continuent à faire leur beurre.

Écrit par : guy morel | 12 mai 2009

Ce qui me rend mélancolique, c'est que l'on puisse à la fois se revendiquer comme très intelligent [...]se dire penseur, avec des références livresques encyclopédiques réelles, et rester communiste...

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

Avoir lu avec rigueur et passion des auteurs comme Karl Marx, Rosa Luxembourg et Karl Korsch, par exemple, me semble une raison suffisante pour sympathiser avec l'idée communiste et y rester fidèle.

Pour la corrida, je rejoins votre incompréhension.
Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009
Ne vous fatiguez pas TotoWeininger, C.S. a sur le communisme, Marx et un tas d'autres choses des idées simples, en gros celles de tout le monde. C'est d'aiilleurs pour cela qu'il est persuadé d'être original.
C.S., c'est pour rire.

Écrit par : guy morel | 12 mai 2009

Et bien alors, chers enseignants, puisque vous semblez tous d'accord avec JPB, révoltez-vous, nom de dieu!
Comment? En abandonnant la langue de bois que vous manipulez mieux que quiconque. En appelant un sale gosse, un sale gosse et en cessant de lui trouver des excuses. En laissant de côté ce vieux réflexe gau-gauche qui consiste à vous méfier de tout ce qui s'appelle l'ordre, la discipline, la sanction. En arrêtant de voir des fachos partout. Et en vous disant que vous êtes le dernier rempart contre la barbarie et qu'à ce titre vous avez un droit inaliénable: celui d'être respecté et de mettre le paquet pour arriver à cette fin.
Mais surtout, en vous coalisant et en libérant votre parole. En commençant à prendre position, notamment en soutenant et en défendant vos collègues qui se retrouvent aux portes de l'enfer.

Écrit par : Jules | 12 mai 2009

C'est à peine croyable, il est minuit passé et on vient encore nous donner des leçons. Vous alignez les poncifs à merveille, Jules, oui vraiment, ça valait la peine de revenir faire un tour à cette heure tardive pour être un des premiers à découvrir vos œuvres.

Vous qui nous conseillez de "libérer notre parole", vous avez perdu une bonne occasion de garder la votre captive.

Écrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

"Waouh ! Mais quelle satanée mouche m'a donc piqué pour que je parcoure l'ensemble de ces commentaires ? Masochisme ? Ennui ? Bêtise ? Curiosité ? Je ne sais trop... Mais ça me collerait presque le bourdon, l'abeille, la guêpe et tout le reste.
Sans doute suis-je un privilégié pour m'étonner et m'affliger devant tant d'horreurs... Dois-je louer Dieu ou la loterie facétieuse de l'Education Nationale ? Beaucoup de questions auxquelles vous répondrez probablement, du moins je l'espère tant je suis dans l'expectative. Que je m'explique.
Aujourd'hui, j'ai eu six heures de cours, dans mon petit bahut de campagne, pommé au fin fond de ... non, rien, on s'en fout.. quelque part. Mon sentiment ? Mes impressions ? Bonheur. Extase. Euphorie. Délire. Joie. Plaisir.
Oh... bien sûr que quand je me suis aperçu que le petit Y. m'avait rendu une copie sans un seul alinéa et a fortiori paragraphe , que quand ce grand dadet de N. a fait une réflexion qui lui aurait mérité mon pied au cul, que quand les quatrièmes A ont fait preuve d'une inertie déconcertante face à l'analyse d'un poème que je vénère, que.. etc., j'ai été un peu déconcerté, déçu, désappointé et encore plein d'adjectifs en d ; m'enfin.. tout de même.... y'a pas mort d'homme.. C'est le jeu ! On ne peut pas gagner à tous les coups ! Mais il y a aussi eu.. Tant de choses. Les partages, les fous rires, les exercices réussis, les sourires complices, les découvertes, les petites vannes, les expressions écrites...
Ah ben vi ma p'tite dame, c'est bien raide not' boulot, y'a pas à tordre ! Faut se farcir de ces couleuvres à la sauce beurk ! Pouah ! Et alors ? On ne vous avait pas prévenus ?
On se réveille là les gens ! Stop les jérémiades ! Allez.. J'arrête là. Je m'agace. Refus d'entrer dans l'éternelle pleurnicherie. Le bonheur n'est pas que le fruit des circonstances plus ou moins heureuses dans lesquelles nous jette la vie, c'est aussi un état d'esprit. Et à lire tous ces commentaires emprunts d'amertume, de mesquinerie et de mauvaise foi... ça porte sur les nerfs, pour sûr !
Ecrit par : Ailleurs | 12 mai 2009"

Question juridique : c'est illégal de traiter ce sombre type de connard ?

Écrit par : Jeremy | 13 mai 2009

Ça cause, ça cause sur ce blog. C'est vraiment le défouloir.
mais à propos, y en a t-il parmi vous qui ont lu le bouquin cité par JPB ? Moi oui, je l'ai aimé et j'ai d'ailleurs été le premier à en parler sur un autre sujet. Ça mérite bien un petit apéro, non ?
Bon, il est encore un peu tôt, mais d'ici deux heures faudra y penser sérieusement !

Écrit par : Manitas | 13 mai 2009

Totoweininger a raison, Jules. Mais, en plus, vous êtes un peu bébête! Des leçons de cette qualité, vous devriez les vendre, plutôt que les donner! Vous avez perdu de la thune!
Guy, relisez-moi... Je n'ai rien contre Marx!
J'ai parlé des applications de toutes les théories par d'autres... Marx, Freud, Freinet..

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2009

Aux États-Unis, au New Jersey, un programme permet à des traders au chômage de se reconvertir en trois mois en… profs de maths ! « Cela pourra permettre de recruter des gens brillants qui autrement ne seraient jamais allés dans l’enseignement. »

Après un examen de qualification, ils auront la chance d’être recrutés mais pas au même salaire ;)) Le salaire moyen de ces financiers était d’environ 100 000 § par an, ils toucheront comme prof au mieux la moitié.

Écrit par : P. Lariba | 13 mai 2009

Pauvre Jules ! Mais enfin, pour qui vous prenez-vous donc ? Pensez-vous être vraiment en mesure de donner des leçons à tous les illustres détenteurs de la raison suprême qui vous ont fait l'honneur (-.-) d'une réponse ? Ils sont bien au-delà de tout ça ! Il n'est que de se fier à la qualité de leurs références culturelles et littéraires, qualité dont ils ne manquent pas de s'enorgueillir avec une feinte absence de condescendance. Il est bien évident que face à un tel amas de connaissances aussi stériles que putrides leurs chers élèves doivent leur vouer un culte à rendre jaloux n'importe quel Dieu.
J'ai cru un instant (naïveté, quand tu nous tiens...) apporter une lueur d'espoir en évoquant ma propre situation. Mal m'en a pris ! L'autre a raison, je suis un connard : allez rire sur le mur des lamentations était totalement déplacé. Ils ont forcément raison nos érudits. Ben oui quoi : de Jankélévitch à Bataille en passant par les Bisounours, tout est parfaitement connu et maîtrisé. Alors croire qu'on pourra leur donner des leçons ! Et pourquoi pas leur demander de se remettre en question aussi ?
Jules, vous êtes un niais invétéré, un fat incongru, un "troll provocateur".
Jules, je vous aime.

Écrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

*aller rire

Je relève moi-même la faute, espérant toutefois en avoir oublié quelques-unes afin de donner aux sempiternels détracteurs une occasion supplémentaire de dénigrer tout propos n'allant pas dans leur sens.

Écrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

Je relève moi-même la faute, espérant toutefois en avoir oublié quelques-unes afin de donner aux sempiternels détracteurs une occasion supplémentaire de dénigrer tout propos n'allant pas dans leur sens.

Ecrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

On est tombés sur la réincarnation d'Achille Talon.

En plus cuistre.

Écrit par : Jeremy | 13 mai 2009

"Il est bien évident que face à un tel amas de connaissances aussi stériles que putrides leurs chers élèves doivent leur vouer un culte à rendre jaloux n'importe quel Dieu."

Des connaissances putrides ? Dites donc, vous évitez de manière très habile l' "absence feinte de condescendance" que vous nous reprochez : vous nous prenez tous pour des abrutis finis, qui plus est de "mauvaise foi" !

Bon, c'est qui ce débile ?

Écrit par : Jeremy | 13 mai 2009

Si je puis me permettre, Ailleurs, votre intervention initiale était un peu maladroite.
En ces lieux, nombreux sont ceux qui galèrent dans l'exercice de leur profession.
Nous n'ignorons pas qu'il subsiste des havres de paix et nous ne nions pas qu'en dépit de conditions parfois déplorables il soit encore possible d'avoir plaisir à enseigner.

Il me semble juste que votre propos manquait de tact ce qui a occasionné des réactions sans doute un peu disproportionnées.

Écrit par : Zorglub | 13 mai 2009

Achille Talon, c'était un connard ?

"cuistre", ici, c'est un défaut ou une qualité ?

Écrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

Zorglub,

mon "propos manquait de tact" ? Parce que le tact est de mise ici ?

Écrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

Reçu des parents d'élèves bien remontés. D'après eux, je ne faisais rien en cours puisque leur charmant bambin n'avait que trois pages remplies dans son cahier.

Heureusement, il y avait des élèves de la même classe dans le coin, leur cahier était copieusement rempli. Tronche des parents : on dirait que leur confiance en Monchéri en a pris un coup !

C'est curieux, chez les parents, ce besoin de croire aux contes de fées.

Écrit par : P. Lariba | 13 mai 2009

"votre intervention initiale était un peu maladroite."

Vous rigolez ?! Elle était odieuse !

"Achille Talon, c'était un connard ?" Non.

"cuistre, ici, c'est un défaut ou une qualité ?" Allez voir dans le dictionnaire, c'est plein de connaissances putrides.

Écrit par : Jeremy | 13 mai 2009

Tiens, pour paraphraser la célèbre poétesse contemporaine d'origine grenobloise Anaïs Croze, Ailleurs me met dans un drôle d'état, proche de lOhio, de l'Iowa ou de l'Alaska.

C'est une connaissance pas putride, celle-là, Ailleurs, elle vous plaît ?

Écrit par : Jeremy | 13 mai 2009

Bon... je dois définitivement être un grand crétin ! Partons de ce postulat qui semble être désormais de rigueur. Je peux donc vous demander, Jeremy, en quoi mon intervention initiale était odieuse. Parce que là, je bloque.

Quant à votre pathétique référence à la poétesse grenobloise, je suis au regret de vous annoncer qu'elle m'évoque bien peu de choses.

Écrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

" Qui va enseigner dans dix ans ?" demande JPB.
Pour l'instant il me semble que nous déplorons tous sur ce blog de ne n'enseigner guère. Dans dix ans ce mot et quelques autres auront disparu sans doute du vocabulaire courant. Ils sont d'ailleurs déjà remplacé par tout le jargon digne des médecins de Molière dont nous avons assez souvent parlé.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 13 mai 2009

" Qui va enseigner dans dix ans ?" demande JPB.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 13 mai 2009

Pourquoi dans dix ans ? Le sinistre clown qui vient nous abreuver sous le pseudo "Ailleurs" enseigne déjà.

D'ailleurs :

1) Il se prend tout seul pour un crétin.

2) Il trouve que dire, entre autres, que les propos des gens sont pleins "d'amertume, de mesquinerie et de mauvaise foi", c'est très bien, et que dire qu'on lui tape sur les nerfs, c'est tout à fait élégant. On se serait emporté pour moins que ça.

3) Il tombe dans le panneau à la moindre petite trappe. Il n'y a pas plus de "pathétique référence" dans ma citation que de lueur de génie dans vos propos ridicules : c'est un extrait d'une chanson d'Anaïs. Mais apparemment même ça, c'est ravalé selon vous au rang de "connaissances putrides".

Bon, j'ai lu ce que vous aviez à dire, vous savez que je pense de vous que vous êtes un débile profond, je pense qu'on n'a plus grand chose à se dire (ouf !)

Écrit par : Jeremy | 13 mai 2009

Ce forum qui tourne en circuit fermé entre courtisans et gourou est censuré .

Écrit par : censuré | 13 mai 2009

"sinistre clown", "troll provocateur", "connard" : le jour de gloire est arrivé !
Dommage que vous n'ayez plus grand chose à me dire. Tant pis... Ce sera pour une autre fois. En attendant, rendez-moi grâce : j'ai exaspéré votre ego hypertrophié :)

Écrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

"Ce forum qui tourne en circuit fermé entre courtisans et gourou est censuré .
Ecrit par : censuré | 13 mai 2009"

C'est complètement faux, et vous le savez bien.

Écrit par : Jeremy | 13 mai 2009

"Ce sera pour une autre fois."

Dieu m'en garde ! Il y a des premières fois qui méritent de rester à cet état.

Écrit par : Jeremy | 13 mai 2009

"Ce forum qui tourne en circuit fermé entre courtisans et gourou est censuré .
Ecrit par : censuré | 13 mai 2009"

C'est complètement faux, et vous le savez bien.

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2009

CQFD

Écrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

J'ai cru un instant (naïveté, quand tu nous tiens...) apporter une lueur d'espoir en évoquant ma propre situation. Mal m'en a pris !

Ecrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

Bah voyons... je vais redire ce que vous avez dit en lisant entre les lignes: "Les enseignants ne sont pas si mal lotis, ils n'ont pas tant de raisons de se plaindre et ceux qui sont dans la souffrance ne sont que des abrutis qui ne savent pas prendre de la distance par rapport à leur boulot". Vous appelez ça apporter une lueur d'espoir ? Personne ici ne pense que le métier d'enseignant est un calvaire continu pour tout le monde. Alors, j'aimerais bien savoir ce que votre participation apporte... sinon de dire une évidence.

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 13 mai 2009

Et d'insulter gratuitement

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 13 mai 2009

Bonjour

Ce qu'Ailleurs ne sait pas, c'est qu'il serait jugé par Laurent Cantet et Begaudeau eux-même comme rétrograde.

J'avais pointé un lien il y a un an, juste après la Palme d'Or attribuée par Sean Penn à Entre les murs, vers une interview de Cantet à Télérama on ne peut plus explicite, où le réalisateur expliquait que son film était une sorte de réponse à "Etre et avoir", film jugé par lui passéiste à la fois parcequ'il avait été tourné dans un cadre rural et à cause des méthodes d'enseignement traditionnelles de l'instituteur.

Autrement dit, Ailleurs, le véritable ennemi de votre havre de paix, celui dont vous devriez vous méfier et à qui vous tournez pourtant ostensiblement le dos, c'est le duo Cantet-Begaudeau et ses suiveurs, ceux qui pensent qu'on est pas allé assez loin dans la pédagogie de l'élève au centre du système faute de moyens, ceux qui pensent que le SMS est un nouveau langage, que la pauvreté de vocabulaire des jeunes est une idée fausse et de toute façon largement compensée par la richesse du langage du corps et de la spontanéité, etc.

A moins qu'au fond vous ne soyez d'accord avec eux.

Écrit par : johnmarguerite | 13 mai 2009

Autrement dit, Ailleurs, le véritable ennemi de votre havre de paix, celui dont vous devriez vous méfier et à qui vous tournez pourtant ostensiblement le dos, c'est le duo Cantet-Begaudeau et ses suiveurs, ceux qui pensent qu'on est pas allé assez loin dans la pédagogie de l'élève au centre du système faute de moyens.

Ecrit par : johnmarguerite | 13 mai 2009

Comme vous y allez !... Mais voyons ce que ce dernier aura à répondre à cela ;-)

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 13 mai 2009

Oh, j'vais vous dire un truc (prendre l'intonation de Gabin), tout ce que je voulais, c'était vous assurer de mon indéfectible sympathie. Mais aussi de faire se dresser un tantinet le poil dru du Mammouth.
Pour ce qui est du reste, je retourne à mes chères étuves.

Écrit par : Jules | 13 mai 2009

Il semble que dans certains établissements des professeurs de langue subissent des intimidations, des menaces pour la non validation de la langue vivante au brevet des collèges !
Une collègue a vu sa voiture détéroriée pour la seconde année(garée dans l'enceinte de l'établissement, sur un parking où ne vont pas normalement les élèves). Et pour le B2i, ce sera pareil ?

Écrit par : Marilyse | 13 mai 2009

Mais on nage en plein délire ! Entre ceux qui interprètent à leur sauce, ceux qui dénigrent à tout va, ceux qui collent des étiquettes et le reste, il y a de quoi se mettre une balle.

Alors, je vous le refais :
Oui, il est difficile d'enseigner dans certains bahuts, voire quasiment impossible et, me connaissant, je sais pertinemment que je n'aurais pas tenu plus d'une semaine dans les conditions décrites par certains collègues.
Oui, notre métier est dur, voire désespérant et j'en passe, d'autres l'ont dit mieux que moi.
Oui, je suis un putain de privilégié qui a eu une bonne étoile sur le coin du nez, laquelle l'a projeté par je ne sais quelle suite de heureux hasards dans un collège très plaisant.
Oui, j'ai conscience de ma chance et je sais très bien qu'à un moment ou à un autre, je devrai affronter des situations pénibles.

MAIS

Non, la situation n'est pas universellement noire ! On peut faire des choses, parfois, avec certains élèves. Et je crois qu'il faut essayer de se raccrocher à ça, même si c'est une douce illusion, histoire de ne pas sombrer.
Non, je ne place pas l'élève au centre du monde ! Mais je ne l'en exclus pas.
Non, il n'y a pas que les positions extrêmes qui tiennent.
Non, je ne prendrai pas en considération les propos débilitants d'un trop grand nombre de personnes ici. Ceux-là ont pour seul effet de miner le moral de tout le monde, de s'attarder encore et toujours sur ce qui ne va pas. Que nous dit-on ? Les élèves sont méchants, mauvais, dangereux, vils, perfides, malpolis, mal éduqués, etc. J'en ai marre de ces discours ! Toujours les mêmes qui ouvrent leur grande gueule pour dire que rien ne va ! Les jugements partiaux (oui, le mien aussi, et alors : pourquoi je n'y aurais pas droit comme les autres) pleuvent et ne font que noyer ceux qui tentent d'avancer.

Écrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

Et d'insulter gratuitement

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 13 mai 2009

Oui, c'est vrai, il n'y a que Jérémy qui insulte, avec quelques autres aussi cons que lui. Entre courtisans, on se soutient et on procède toujours de la même façon avec "les intrus".

Continuez, c'est marrant de voir jouer toujours la même pièce.

Total soutien à Ailleurs et Jules.

Écrit par : zizanie | 13 mai 2009

Vous ne pouvez pas aller vous insulter ailleurs ... Pour le coup, c'est déprimant.

Écrit par : yenamarre | 13 mai 2009

Total soutien à Ailleurs et Jules.

Ecrit par : zizanie | 13 mai 2009

+1

Écrit par : Pike | 13 mai 2009

Reçu des parents d'élèves bien remontés. D'après eux, je ne faisais rien en cours puisque leur charmant bambin n'avait que trois pages remplies dans son cahier.

Heureusement, il y avait des élèves de la même classe dans le coin, leur cahier était copieusement rempli. Tronche des parents : on dirait que leur confiance en Monchéri en a pris un coup !

C'est curieux, chez les parents, ce besoin de croire aux contes de fées.

Ecrit par : P. Lariba | 13 mai 2009

Je ne sais si c'est un besoin ! Y'a des lardons salement manipulateurs ! J'ai découvert qu'on travaillait très sérieusement au collège quand ma fille y est entrée et y a en deux ans rattrapé presque tout le retard accumulé en Primaire. La gosse avait un travail de titan, le plus souvent très bien organisé, très efficace, et ça se poursuit en troisième.
Mon fils, avec les mêmes professeurs, nous avait tant et si bien roulés dans la farine que nous étions persuadés que tous les professeurs de colège étaient des crasses nulles et fainéantes. Le petit salopard avait pigé parfaitement ce qui pouvait mettre hors d'eux ses anti-pédagogo de parents et sa scolarité de collège nous fut par ses soins décrite comme une perpétuelle auto-construction des savoirs, sans la moindre pédagogie frontale.
Nous fûmes donc fort étonnés quand sa sœur, avec les mêmes enseignants, s'en est pris très frontalement et très efficacement plein la gueule en matières de savoirs à acquérir d'urgence.

Écrit par : dobolino | 13 mai 2009

Tiens, changement de discours, Ailleurs ? Je vous cite texto cette fois: "Sauf que contrairement à vous, j'arrive à regarder "ailleurs" que sur mes pieds enflés et éreintés."
Il y a des enseignants qui souffrent réellement, vous croyez vraiment qu'ils apprécient qu'on enfonce le clou en leur disant que c'est leur faute ? Je pense que Dobolino aurait 2, 3 peites choses à vous dire à ce sujet.

Du reste, je suis bien d'accord: "Les élèves sont méchants, mauvais, dangereux, vils, perfides, malpolis, mal éduqués, etc. J'en ai marre de ces discours !"
Non, ils ne le sont pas tous, mais il suffit qu'il y en ai 2 ou 3 dans une classe pour que toute la classe suive. Les élèves ne sont pas tous mauvais, mais la grande majorité se conduit comme des moutons (et on nous dit que c'est l'adolescence... mais il y en a bien quelques uns qui ne suivent pas le troupeau quand même !) prêt à cautionner les plus nazes de leurs camarades par pure conformisme (appartenir au groupe, etc.). Vous faites erreur: ce n'est pas que l'incivisme de certains élèves que l'on condamne - des petits cons, il y en a toujours eu et il y en aura toujours - mais surtout le fait que, d'une part, le blabla pédago protège - et cautionne même - à tord ces élèves et que, d'autre part, les élèves qui ne suivent pas le troupeau sont finalement non seulement mal traités par leurs camarades, mais également par le système scolaire qui les enfonce encore plus.

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 13 mai 2009

"Non, je ne place pas l'élève au centre du monde ! Mais je ne l'en exclus pas."


"Les élèves sont méchants, mauvais, dangereux, vils, perfides, malpolis, mal éduqués, etc. J'en ai marre de ces discours !"

Ah, mais non, c'est trop facile : d'ou sortez-vous qu'ici on exclut les élèves ? D'ou sortez-vous que pour nous, les élèves sont mauvais, dangereux, vils... etc ?"

Vous êtes venus avec vos certitudes, avec une vision toute faite des gens qui intervenaient ici mais sans comprendre que le vrai sujet de désespoir, ce n'est pas la barbarie de certains élèves en elle-même, c'est le fait que ce sont des adultes pleins d'idéaux de pacotille et d'angélisme, pleins de lâcheté aussi, qui continuent à se voiler la face et refusent d'entendre à quel point les conditions d'enseignement se sont dégradées sous peine de devoir admettre un jour leur responsabilité.

Écrit par : johnmarguerite | 13 mai 2009

Puiqu'il est question du passé, j'ai regardé" 1905" hier soir sur France 2. Le personnage principal est une institutrice exerçant dans l'école laïque de la troisième république occupée à séparer l'Eglise et l'Etat. Cette institutrice est de confession catholique. Son frère,astronome converti à la prêtrise, dit d'elle que c'est un ange et elle porte le prénom de Marie. Pour ma part j'ai envie de l'appeler Cassandre parce que personne la croit, même si elle représente la voix et la voie de la tolérance, du bon sens et de la sagesse. A l'époque, on n'a que faire d une femme instruite, réfléchie et capable de formuler clairement son avis. Elle doit se contenter d'être une institutrice obéissante. Elle découvre que son frère lui ment et que son mari ne lui dit pas tout. La directrice la surveille, écoute aux portes et veut la faire renvoyer. Heureusement les parents d'élèves convoqués pour une réunion qu'il est permis de qualifier de tribunal, estiment que leurs enfants sont correctement instruits. Elle est blanchie mais continue d'affronter le durcissement des positions et l'affrontement entre son frère et son mari dont on la rend responsable...
Bon c'est une histoire, mais je me dis que finalement on n'est jamais tranquille quand on enseigne.
Cette brave Marie Pape Carpentier transformant sa salle d'asile en école accueillante où elle transmet des connaissances et stimule la curiosité de ses jeunes élèves , doit affronter un curé fanatique soutenu par les privilégiés. Elle dérange. Les recherches de Colette Cosnier sur cette pédagogue qui posa les fondations de l'école maternelle détaillent le harcèlement dont elle fut l'objet. La correspondance de Louis Pergaud révèle que lui aussi n'était pas tranquille. Faut-il rappeler les épreuves endurées par Freinet dont beaucoup se réclament sans l'avoir lu et encore moins situé dans son époque- c'est indispensable- pour se faire valoir tout en sabordant un service public qui donnait sa chance à beaucoup ce qui a fini par déranger.
Et ça continue, autrement, insidieusement ou violemment ,dans un autre contexte et plus que jamais.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 13 mai 2009

oui aussi

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 13 mai 2009

Bon... je dois définitivement être un grand crétin ! Partons de ce postulat qui semble être désormais de rigueur. Je peux donc vous demander, Jeremy, en quoi mon intervention initiale était odieuse. Parce que là, je bloque.

Ecrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

Très simple ! A aucun moment, vous n'avez évoqué clairement la transmission de savoirs. Vous avez évoqué des rires, de la complicité, une sorte de garderie amusante.
Ici, nous nous battons pour que l'école ne soit pas une garderie et un lieu consacré à une pitoyable et prétendue éducation à la citoyenneté. Nous voulons, et c'est clairement énoncé, que l'école revienne à l'enseignement clair et net, sans bavures, des savoirs, ainsi qu'à un strict contrôle de leur acquisition.
Votre texte, c'est "les enfants sont gentils et je me sens bien avec eux !". La bonne affaire ! Tant mieux pour vous ! Pour ce faire, y'a les centres aérés!
Parlez-nous de la progression de vos élèves, de la manière dont vous usez pour leur faire acquérir plus que les misérables programmes en vigueur, de la discipline de travail sérieux que vous arrivez à instaurer, et vous serez accueilli en triomphateur.
Si c'est pour nous dire que les ados sont gentils quand vous vous branlottez ensemble sur un livre de littérature jeunesse ou sur l'autoconstruction en quinze scéances d'une approche pragmatique du théorème de Pythagore, vous tombez forcément à plat .

Écrit par : dobolino | 13 mai 2009

Si on n'attend rien de l'institution, on ne risque plus d'être déçu par elle; on accorde moins d'importance aux appréciations et aux notes administratives; on ne se laisse par conséquent plus atteindre par elles. Il me semble que les profs qui craquent, souvent, sont justement ceux qui accordent encore trop d'importance au jugement d'un proviseur ou d'un inspecteur... Si on en fait peu de cas, on est au bout du compte moins vulnérable... et on peut en revenir à l'essentiel : l'élève et ce qu'on lui apprend. Malgré les difficultés, le rapport avec la classe réserve toujours de bonnes surprises, et un élève qui finit par remercier l'enseignant de lui avoir transmis quelque chose vaut bien le passage au prochain échelon...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 mai 2009

J'abonde dans votre sens, Daniel, car c'est exactement l'attitude la plus subversive et l'alternative personnelle qui s'offrent dans l'immédiat à ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas quitter le Moloch. La règle du lâcher-prise peut trouver ici une application moralement salutaire et intellectuellement émancipatrice. Sous le règne des masses décérébrées et dans un système dominé par une ploutocratie déliquescente, la souveraineté personnelle devient l'unique levier de la révolution intérieure, la seule qui puisse transformer le monde sans l'abîmer.

L'Education Nationale est une pétaudière définitive. Ce qui, çà et là, y fonctionne encore bien est le fait non de l'institution mais de personnes indépendantes d'esprit qui prennent leurs responsabilités. Quant à se sentir seul, on l'est de toute façon. Ce taureau-là aussi, il faut bien, un jour, le prendre par les cornes.

Écrit par : Magister | 13 mai 2009

On se réveille là les gens ! Stop les jérémiades ! Allez.. J'arrête là. Je m'agace. Refus d'entrer dans l'éternelle pleurnicherie. Le bonheur n'est pas que le fruit des circonstances plus ou moins heureuses dans lesquelles nous jette la vie, c'est aussi un état d'esprit. Et à lire tous ces commentaires emprunts d'amertume, de mesquinerie et de mauvaise foi... ça porte sur les nerfs, pour sûr !

Ecrit par : Ailleurs | 12 mai 2009

Tiens, le corniaud improbable de Krishnamurti et d'Achille Talon !
"Bienheureux les simples d'esprit..."

Écrit par : yann | 13 mai 2009

Dobolino, sombre âne conformiste, vous vouliez quoi ? Des exemples de séquences ? Vous êtes tellement.. tellement... tellement... vain ! Allez, ça va bien. Je vous fous la paix ! Comme disait ma mère : "Y'a pas plus bête que celui qui veut faire la bête".

Écrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

@ Ailleurs:
en résumé, vous nous décrivez le bonheur que vous avez à aller occuper des enfants dans une école "Lieu de vie", alors que nous sommes ici pour réclamer une école qui transmet sérieusement de vrais savoirs validés par de stricts contrôles de connaissance.

NB: je suis parent d'élève et non professeur. Je déplore le fait que ma fille est en fin de troisième sans être sacquée impitoyablement sur l'orthographe dans toutes les matières, sans avoir fait plus de dix rédactions depuis son entrée au collège, qu'elle n'ait pas droit à étudier, comme les générations précédentes, les vecteurs, etc
Alors, que vous la trouviez mignone et charmante, que vous riiez avec elle, tant mieux pour vous , mais ce n'est nullement ce que j'attends de vous.

Écrit par : dobolino | 13 mai 2009

On pourrait dire aussi l'exact inverse de Dobolino :

De quel droit, Ailleurs, vous permettez-vous d'infliger un texte que vous vénérez au lieu de partir des centres d'intérêt des apprenants ?

De quel droit ensuite leur reprochez-vous leur inertie tandis que vous leur assénez frontalement une analyse de ce texte, alors même que vous les humiliez en étalant votre savoir ?

De quel droit vous refusez-vous à interroger votre comportement avec vos apprenants alors même que vous qualifiez sans vergogne l'un d'entre eux de grand "dadais" ?

Etc...

Écrit par : johnmarguerite | 13 mai 2009

Petites suites aux nouvelles du front d'hier:

La maman qui avait gueulé contre sa fillette gigotant dans sa poussette: "Tu vas la fermer, oui!" était accompagnée de son époux, et de la tutrice de son fils. Le trio (je ne compte pas l'enfant, qui n'a rien à dire) attendait une collègue de Lettres-Histoire. Une surveillante vint la chercher. Oui? Pour quoi est-ce?... Nous avons rendez-vous avec vous.

Le problème: ces parents n'avaient pas rendez-vous avec le bon enseignant, et ce n'était pas le bon jour choisi. N'ayant retenu que le nom de cette collègue lors de la réunion parents-professeurs, papa et maman et la tutrice la firent appeler; il a fallu qu'eux et elle prennent la liste des enseignants de son fils pour que ceux-là retrouvent la mémoire et avec qui le rendez-vous avaient été pris et quand... blop... blop...

Quant à mon ado menaçant: son père téléphona "fumasse" (dixit le proviseur-adjoint) pour dire combien je n'aime pas son fils, combien je le brime, ne cessant jamais de le sanctionner, etc. (le gamin répétant à chacun de mes collègues, en cours, combien chacun d'eux ne l'aiment pas). Et j'apprends, par le CPE qui gère les "dossiers" de cette classe de BEP, ceci: le papa lui avait déclaré son incapacité à pouvoir faire entendre raison à son fiston; dépassé, le monsieur. Bah, le prof est le méchant, voyons! blop... blop...

Ha oui, je vous avais dit que mon LP (mais ce n'est pas un "épiphénomène", quel joli mot, mais une "way-of-life" pandémique et endémique) reçoit de plus en plus de gosses issus de familles très-défavorisées, non (on susurre plus de la moitié de nos effectifs)? Ghetto? ... Ghetto!

Sinon, sur le trajet ferriviaire: Montpellier-Narbonne, les palus, avec les pluies, laissent surgir des rangées de jonquilles fleuries, c'est le printemps, et c'est très beau, tout ce jaune.

Tiens, ce matin, j'ai travaillé sur "Sensation" de Rimbaud, avec les Vente; ils avaient envie d'écouter et de comprendre (ha, ces changements d'humeur permanents). Dès qu'on leur parle de peau(x) et d'adolescence frisonnante...

Écrit par : Pendariès | 13 mai 2009

Que ma fille soit !!!!
Ailleurs, je ne veux surtout pas d'exemples de séquences ! Je hais les séquences et mes enfants s'y ennuient à mourir !
Je veux des cours de grammaire hebdomadaires, tel jour, de telle heure à telle heure, du CE2 à la troisième, selon une progression bien tempérée, calquée sur celle dont mes parents, mes frères et sœurs et moi-même, avons eu la chance de bénéficier.
Je veux des textes d'auteurs classiques dès le CM.
Je veux des rédactions tous les quinze jours, du CE2 à la Troisième.
Je suis totalement en désaccord avec l'idée de collège unique après la cinquième. Je trouve meurtrière pour tous les élèves la notion d'hétérogénéïté des classes.
Je suis contre la suppression des BEP et l'instauration d'un bac Pro en trois ans.

En fait, je suis globalement d'accord avec l'orientation de ce blog et suis néanmoins ravie d'apprendre que dans votre collège pommé, vous vous plaisiez. Mais, c'est un tantinet hors sujet.

Écrit par : dobolino | 13 mai 2009

@ dobolino
RHAAAAAAAAAAAAAAAAA Mais d'où vous sortez que je vais au collège comme dans une colonie de vacances ? Si j'ai effectivement bonheur à aller m'occuper de mes élèves, ce n'est pas PARCE QU'ILS SONT GENTILS, mais c'est un plus qui me permet d'enseigner dans d'excellentes conditions !
Alors, soyez heureux : je leur file des dictées piochées dans de vieux manuels, 4 fois plus longues et dures que celles du brevet (oui, 4X0 =0, je sais bien...) et je note comme il se doit, les 10 rédacs ils les ont en deux trimestres et je colle si un devoir n'est pas rendu, nous étudions et pour ce qui est des vecteurs... alors là, j'avoue, ça passe à la trappe dans mes cours. En même temps, on ne peut pas tout faire. Et puis les vecteurs, hein, perso... voilà quoi.
Et vous voulez quoi maintenant ? Ma recette ? Ca va bien ! Jouer les boucs-émissaires deux minutes pour pemettre à de joyeux lurons de se sentir moins seuls, j'ai mieux à faire.

Écrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

Ailleurs, franchement, vous me faites penser au sketch d'Anne Roumanoff :

"Désolée mais je suis atteinte d'une Lagardite aigüe : eh oui avec Christine Lagarde, nous sommes toujours au pays de Candyyyyyy !!!!

Non, non, non, ce n'est pas un krack boursier international, c'est comme le nuage de tchernobyl, ça va s'arrêter à la frontière.....


http://www.dailymotion.com/video/x6zp6f_anne-roumanoff-la-crise-financiere_news

Franchement tant mieux pour vous si tout va bien dans le meilleur des mondes, je ne peux que vous souhaiter que cela duuuuuure le plus longtemps possible. En espérant qu'un jour vous ne soyez pas happé à votre tour par la souffrance au travail qui grangrène bon nombre de secteurs d'activités.....privés ou publics...

En attendant, je tiens quand même à vous dire que votre discours est largement trop méprisant par rapport au nombre d'enseignants, floués par les directives ubuesques de l'EN, sans compter les parents ou les bambins qui se croient tout permis puisqu'à la maison, ils sont les Rois avec un grand "R" notamment....

Vous savez Ailleurs, quand dans le secteur privé, notamment pour Continental ou Morlex, on se permet de fermer la boutique sans prévenir si ce n'est juste par TV interposée, après avoir bossé plus de 40 heures pour maintenir l'avenir de l'entreprise, ou se voir copier des secrets de fabrication pour que justement la direction américaine qui avait racheté la société, les expédie ou les délocalise, je ne sais où, notamment dans des régions où les salariés sont payés à la misère et condamnés à la boucler parce que les syndicats n'ont pas lieu d'être pour défendre leurs intérêts, eh bien si ce n'est pas une violence flanquée de bon droit par le patronat aux salariés, j'aimerais bien savoir ce que c'est !!!!

Quand des multinationales se sont associés en plus au processus, pour toucher des subventions, histoire de lutter contre la crise, et les refiler à leur patron incompétent pour qu'il puisse se barrer avec un magnifique parachute doré, on s'étonne après que les gens finissent par "péter les plombs" et les séquestrer ????!!!!

Mais j'ai presque envie de dire qu'un certain Guillotin devrait revenir au pouvoir pour que quelques têtes tombent, puisqu'apparemment les bigs patrons du CAC 40 n'en ont que faire de la crise et aimeraient bien retrousser leurs manches comme avant, avec le même système !!!

Cette fois je me suis lâchée et je m'emporte mais j'en ai assez, moi aussi de ces abrutis, qui viennent prêcher dans les autres paroisses, que c'est presque anormal, que l'on se révolte et que l'on ose ouvrir notre bec ou que l'on soit malade parce que l'on n'en peut plus et surtout parce que ça va mal !!!

Alors oui il y a peut être des choses positives, mais en attendant, ce sont des gouttes d'eau dans un vaste océan, compte tenu de ce qui se passe aujourd'hui dans les chaumières !

Écrit par : Sandra WAGNER | 13 mai 2009

Recentrons le débat !

Le corps enseignant est en souffrance ! Il faut le faire savoir à l'Etat sans pour autant se plaindre. La Plainte est dangereuse, Guy Morel nous l'a démontré.
J'ai sérieusement réfléchie cette nuit à la solution adéquate et pense avoir trouvé une possibilité assez élégante.
Collectivement, mais à titre individuel, vous allez tous chez le médecin ou le psychiatre (à votre choix) vous plaindre de maux divers et variés, en rapport avec le burn out.
Mal de dos: arrêt de travail, scanner, kiné, cure thermale, médocs en tout genre (vous ne les avalez pas ! vous vous contentez de faire exécuter les ordonnances !)
Colite spasmodique: arrêt de travail, ordonnances (ne pas avaler !), coloscopie, scanner, IRM
Pulsions suicidaires: psychiatre (choisissez en qui soit conventionné !) une fois par semaine, ordonnances (ne pas avaler !), arrêt de travail
Pulsions meurtrières: idem

A l'avenant selon votre imagination, mais intégralement remboursés par votre caisse d'assurance maladie et votre mutuelle. Pas question de faire du bénévolat en crachant au bassinet !

Quand vous aurez atteint des records d'arrêt de travail et coulé votre caisse d'assurance maladie et la MGEN, vous ferez la Une du vingt heures de TF1. Faites en sorte que ce ne soit pas Philippe Mérieu qui soit interrogé.

NB: Fondamental ! Il faut que les seuls enseignants valides, ingambes, frais et roses, soient les professeurs de Classes Préparatoires, par raison démonstrative.

Écrit par : dobolino | 13 mai 2009

A l'avenant selon votre imagination, mais intégralement remboursés par votre caisse d'assurance maladie et votre mutuelle. Pas question de faire du bénévolat en crachant au bassinet !

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

Inventez-vous toutes les pathologies indiagnosticables et évitez celles qui bénéficient de signes organiques indéniables. Vous devez rouver votre bonheur sur internet en écrivant, sur votre moteur de recherche, "burn out", "épuisement compassionnel", "surmenage" ...

Écrit par : dobolino | 13 mai 2009

C'est chez les Verdurin, grâce aux Verdurin que Swann a rencontré Odette, et vécu la plus formidable histoire d'amour de sa vie — sans compter qu'il a fini par l'épouser, le con !
JPB

Oui, mais c'est bien parce que c'était chez les V. qu'il a dit d' Odette "elle n'est même pas mon genre""
--------------------------------------

Il y a des choses sympathiques sur le blog que signale Carole…
JPB
Et comment: j'ai envoyé illico à mes collègues le lien qui vient juste en dessous, petite video de Sarko à Nancy sur l'autonomie des universités, mais ces mécréants sont comme Saint Thomas et me demandent si l'autonomie des universités françaises sort du même tonneau que la "décentralisation" d'icelles...
-----------------------------
Quand Mitterrand se déplaçait, on fouillait également tout de fond en comble.Je ne sais pas à partir de qui on a fait ça… Giscard, peut-être… Mais ni De Gaulle ni Pompidou — et pourtant, les cinglés ne manquaient pas, à l'époque…
JPB
À l'époque le principe de précaution n'existait pas. On vivait dangereusement mais on ne le savait pas (:>)) C'est ça le bonheur.
============
C'est à Maréville qu'on aurait dû prendre le président en charge! C'est l'HP!
Ecrit par : retraitée | 12 mai 2009
Heu... moi qui naquis dans le coin et connus le temps de la baignade et du bistro au bord de l'eau le dimanche, je pensais que c'était Méréville?

-------------------------------
Guillaume Pepy, le pdg de la Sncf n’a sans doute pas d’enfants, ou de petits neveux. Pour comprendre le fonctionnement des petites têtes, il doit se crever les yeux à la lecture de Parents,
Ecrit par : retraitée | 12 mai 2009
C'est sans doute pourquoi il louche...mais pas sur les femmes et c'est sans doute pourquoi il n'a pas d'enfant.

Écrit par : Cadichon | 13 mai 2009

Vraiment drôle, Dobolino!

Écrit par : Pendariès | 13 mai 2009

@ dobolino
RHAAAAAAAAAAAAAAAAA Mais d'où vous sortez que je vais au collège comme dans une colonie de vacances ? Si j'ai effectivement bonheur à aller m'occuper de mes élèves, ce n'est pas PARCE QU'ILS SONT GENTILS, mais c'est un plus qui me permet d'enseigner dans d'excellentes conditions !
Alors, soyez heureux : je leur file des dictées piochées dans de vieux manuels, 4 fois plus longues et dures que celles du brevet (oui, 4X0 =0, je sais bien...) et je note comme il se doit, les 10 rédacs ils les ont en deux trimestres et je colle si un devoir n'est pas rendu, nous étudions et pour ce qui est des vecteurs... alors là, j'avoue, ça passe à la trappe dans mes cours. En même temps, on ne peut pas tout faire. Et puis les vecteurs, hein, perso... voilà quoi.
Et vous voulez quoi maintenant ? Ma recette ? Ca va bien ! Jouer les boucs-émissaires deux minutes pour permettre à de joyeux lurons de se sentir moins seuls, j'ai mieux à faire.

Ecrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

En ce cas, vous êtes un pote ! Tout le monde ne fait pas un tel boulot, même en collège rural.
Votre premier texte jetait un peu le trouble dans mon esprit.
C'est vrai qu'il y a encore des lieux où l'on peut faire travailler ceux qui en veulent et décoller la pulpe du fond, en secouant très fort, chez les léthargiques intellectuels adeptes du quatre quatre, du quad, et de la chasse au sanglier.
Reconnaisssez quand même que c'est une situation privilégiée et que nombre de vos collègues vivent dans un univers difficile et même parfois dangereux.
Entre la vie professionnelle d'un professeur de collège rural et celle d'un professeur de LEP en ZEP, y'a un beau fossé.

Écrit par : dobolino | 13 mai 2009

Vraiment drôle, Dobolino!

Ecrit par : Pendariès | 13 mai 2009
Mais non !!! C'est très sérieux, comme proposition !
Pas de plainte ! Silence radio ! Tout va bien ! mais, merde alors, vous êtes tous malades !
Vachement plus efficace qu'une grève !

Écrit par : dobolino | 13 mai 2009

et pour ce qui est des vecteurs... alors là, j'avoue, ça passe à la trappe dans mes cours. En même temps, on ne peut pas tout faire. Et puis les vecteurs, hein, perso... voilà quoi.

Ecrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

Des rédacs...et des vecteurs ?
Vous êtes prof de quoi, au juste ? Savez-vous ce qu'est un vecteur ?

Écrit par : yann | 13 mai 2009

Marylise, vous évoquiez les menaces et autres intimidations subies par les professeurs de langues vivantes. Tout ceci est imputable à la lâcheté de l'EN qui, au lieu de mettre en place un véritable examen digne de ce nom, a instauré un système hybride mêlant maladroitement épreuves terminales et contrôle continu. Résultat des courses: les professeurs eux-mêmes se décrédibilisent auprès des élèves. Ainsi, l'an dernier, on n'a aucunement tenu compte de la validation du niveau A2 pour l'obtention du brevet, en contradiction flagrante avec ce qui avait été claironné haut et fort auparavant. Il est bien plus confortable pour l'administration de laisser les professeurs aux prises avec la pression parentale que de faire preuve d'un minimum de courage. S'il n'y a pas d'examens institués en langues, c'est tout simplement parce qu'on sait très bien que les résultats seraient dramatiques. Comme toujours, on préfère casser le thermomètre pour faire croire à la guérison du malade plutôt que d'envisager l'application d'un remède. Pour ma part, j'ai la "chance" de travailler en ZEP et de ne pas être confronté à la pression des parents d'élèves qui se moquent éperdument de l'avenir de leur progéniture. Le terme "chance" pourra faire sourire, mais, de ce point de vue au moins, je préfère ça plutôt que de subir les récriminations des parents dans un quelconque collège plus ou moins huppé.

Écrit par : alain | 13 mai 2009

Savez-vous ce qu'est un vecteur ?

Ecrit par : yann | 13 mai 2009

Ben non ! Il t'a dit qu'il savait pas ! Fous-lui la paix, du moment qu'il fait faire des dictées et des rédacs ! Il n'est pas, tout de même, responsable des programmes de mathématiques, ce pauvre homme (ou femme ?).

Écrit par : dobolino | 13 mai 2009

Je vous parlais précédemment du principe qui consiste à casser le thermomètre pour faire baisser la fièvre. En voici une autre illustration. Mon établissement vient d'installer un logciel fort connu qui permet de gérer notes, absences, retards et cahier de textes en ligne. Je rentre donc les notes du troisième trimestre et je découvre, stupéfait, que l'établissement a choisi d'arrondir systématiquement la note moyenne figurant dans le bulletin de l'élève au point supérieur. Ainsi, l'élève x dont la moyenne réélle est de 9,02 se verra attribuer de facto une note moyenne de 10! N'est-ce pas une merveilleuse façon de faire remonter le niveau? Inutile d'ajouter qu'hormis l'équipe de direction, nul n'était au courant de cette disposition.

Écrit par : alain | 13 mai 2009

C'est un lien pour notre ami Ailleurs:
http://www.dailymotion.com/video/x1apsj_jmamuse_fun
mais les autres ont le droit de cliquer aussi !

Écrit par : dobolino | 13 mai 2009

Ainsi, l'an dernier, on n'a aucunement tenu compte de la validation du niveau A2 pour l'obtention du brevet, en contradiction flagrante avec ce qui avait été claironné haut et fort auparavant.

Ecrit par : alain | 13 mai 2009

On ne va pas le dire à ma fille ! SVP ! Elle y croit dur comme fer et se bat pour le valider en allemand alors que c'est sa LV2. Son professeur joue le jeu à fond, la coquine !
Ils sont naïfs à c't'âge.
Enfin, les élèves travailleurs le sont ! Quelque chose entre 45 et 5 pour cent, selon le collège...
Ça fait deux ans qu'elle me tanne le cuir avec son bédeuzi et ça y est, elle l'a ! Mais vous pouvez être assuré qu'elle l'a pour de vrai ! Vrai de vrai ! Tout bien proprement validé, item par item !

Écrit par : dobolino | 13 mai 2009

c'est un lien:

http://www.dailymotion.com/video/x99ein_make-the-girl-dance-baby-baby-baby_music

Écrit par : Pendariès | 13 mai 2009

c'est un lien:

Ecrit par : Pendariès | 13 mai 2009

Vous avez la version sans sous-titres, pour les puristes ?

Écrit par : yann | 13 mai 2009

Vous avez la version sans sous-titres, pour les puristes ?

Ecrit par : yann | 13 mai 2009

Je vois que Monsieur pratique les langues estrangières.

Écrit par : Pendariès | 13 mai 2009

Inutile d'ajouter qu'hormis l'équipe de direction, nul n'était au courant de cette disposition.

Ecrit par : alain | 13 mai 2009

Faire remonter artificiellement le niveau, est-ce une préconisation "appuyée" par les commis de la com'politique (entendez hiérarchie) ou une piperie très locale manigancée par la seule direction d'établissement ? Quelle fut la réaction de l'équipe enseignante en apprenant ce tripotage ? N'est-ce pas là une manière sournoise de remettre en cause le jugement du professeur ? A quand les notes forfaitaires ?
Excellent témoignage qui ne surprendra cependant pas ceux qui savent que les chiffres officiels sont "encadrés". Si cela fonctionne toujours, c'est qu'il y a encore suffisamment d'imbéciles pour prendre les vessies pour des lanternes. C'est comme la pub qui s'adresse aux gens comme s'ils étaient des débiles mentaux. Vu le coût, ça ne doit pas être tout à fait sans fondement...

Écrit par : Magister | 13 mai 2009

c'est un lien:

http://www.dailymotion.com/video/x99ein_make-the-girl-dance-baby-baby-baby_music

Ecrit par : Pendariès | 13 mai 2009

J'ai relevé ceci (1'48'') :

"Je veux des enfants surdoués
Et je veux que mon chien soit diplômé"

Mais bon, que cela n'empêche personne de regarder le clip en entier.

Écrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

Tiens le coup des moyennes trafiquées, ça me fait penser aux délibérations du brevet auxquelles j'ai participé l'année dernière. Ce fut des plus plaisants. Moi, comme un gros connard patenté que je suis (quoi ? je n'ai prouvé que je l'étais ici ?), j'ai pris la chose très au sérieux en pensant que nous allions la journée à examiner le cas des élèves « tangents » (entre 10 et 9,5 de moyenne quand même), contrôle continu à l'appui, B2I, A2 et tout le tremblement. Quand nous sommes arrivés le matin, on nous a dit qu'il avait été décidé par les plus hautes instances de l'académie (à vous de comprendre de qui je parle, moi je ne balance lâchement pas) que tous les candidats ayant obtenu une moyenne comprise entre 9,5 et 10 avaient déjà été repêché (pas très mignon je trouve). Bah alors à quoi je sers moi, tas de loques administratives ? C'est quand même tout à fait gaguesque cette carabistouille. On a quand même regardé les quelques zozos qui n'avaient pas leur B2I ou leur A2 histoire de dire qu'on n'est pas venu pour rien et qu'on a délibéré comme il faut.

Écrit par : Le Pingouin | 13 mai 2009

"Je leur file des dictées piochées dans de vieux manuels, (...) et je note comme il se doit, les 10 rédacs ils les ont en deux trimestres et je colle si un devoir n'est pas rendu, nous étudions et pour ce qui est des vecteurs... alors là, j'avoue, ça passe à la trappe dans mes cours. En même temps, on ne peut pas tout faire. Et puis les vecteurs, hein, perso... voilà quoi."
Ecrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

C'est un troll, un imbécile ou les deux. Il ne SAIT pas ce que sont les vecteurs. C'est actuellement au programme de troisième.

Écrit par : Jeremy | 13 mai 2009

"On a quand même regardé les quelques zozos qui n'avaient pas leur B2I"

Très improbable : des oublis de croix par les préposés au cochage. Syndrome de la fatigue du cliqueur en chemin de croix.

Une suggestion aux informaticiens des rectorats : si, par omission bien sûr, des items ne sont pas cochés dans le logiciel gibii, faire une petite moulinette qui les cochent toutes.

Et hop !

Écrit par : dugong | 13 mai 2009

Ah ouais ? Et sont nombreux les profs de français qui l'enseignent ? T'as encore perdu une occasion de te taire toi... Habitude à proscrire.

Écrit par : ailleurs | 13 mai 2009

"Des rédacs...et des vecteurs ?
Vous êtes prof de quoi, au juste ? Savez-vous ce qu'est un vecteur ?

Ecrit par : yann | 13 mai 2009 "

Vous m'avez, Yann, ôté les mots de la bouche. Je sais qu'on est souvent polyvalent, bon à tout faire en collège, notamment avec les études dirigées ...

Écrit par : Marilyse | 13 mai 2009

Dobolino, les accords employés par Ailleurs laissent à penser qu'il s'agit d'un homme. Avec une mégadictée chaque semaine, il doit savoir s'accorder. Faisons-lui ce crédit.

Écrit par : Marilyse | 13 mai 2009

Magister, je ne suis malheureusement pas en mesure de vous répondre. J'ignore si cette décision d'arrondir les moyennes au point supérieur a été prise par la seule direction du collège ou bien si cette dernière s'inscrit dans un cadre théorique défini par l'EN. Concernant la réaction de mes collègues, je suis encore dans le flou. L'utilisation de ce logiciel étant toute récente, j'imagine que beaucoup de collègues ne s'en sont pas encore aperçu. Toutefois, je suis assez inquiet dans la mesure où les quelques collègues auxquels j'en ai parlé ne se sont guère offusqué.

Écrit par : alain | 13 mai 2009

C'est un troll, un imbécile ou les deux. Il ne SAIT pas ce que sont les vecteurs. C'est actuellement au programme de troisième.

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2009

A part vous-même, qui trouve grâce à vos yeux?

Écrit par : Pike | 13 mai 2009

Dobolino, les accords employés par Ailleurs laissent à penser qu'il s'agit d'un homme. Avec une mégadictée chaque semaine, il doit savoir s'accorder. Faisons-lui ce crédit.

Ecrit par : Marilyse | 13 mai 2009

Bizarre Marilyse, votre façon de bêler avec les moutons...
Il me souvient que vous avez été traîtée de la même façon lors de vos toute premières interventions sur ce blog.
J'avais trouvé cela fort injuste...

Ne faites pas aux autres ce que vous n'avez pas aimé qu'on vous fasse.

Écrit par : Pike | 13 mai 2009

C'est une belle invention à la c... que ce B2i ! J'ai annoncé à mes élèves que je refuserais de valider leurs demandes criblées de fautes d'orthographe du genre : "Traveaux réalisé en tecnologie" ou "travaille en techno" ... Non mais !
Je n'emmène jamais mes élèves dans les salles d'ordinateurs. On lit sur papier. J'y tiens. On me demande pourtant de valider leurs compétences. Je vais devoir faire confiance à mon collègue de technologie, qu'il a déjà toute acquise... Je suis contre les usines à gaz, ça pollue.

Écrit par : Marilyse | 13 mai 2009

Sur le blog du piriforme, une intervention d'un parent à propos des maths en seconde qui vaut qu'on la lise (tout en bas de la page)

http://blog.lyceepourtous.fr/2009/05/revolution-de-lenseignement-des-maths-en-seconde-des-2009/

Écrit par : dugong | 13 mai 2009

Dobolino, les accords employés par Ailleurs laissent à penser qu'il s'agit d'un homme. Avec une mégadictée chaque semaine, il doit savoir s'accorder. Faisons-lui ce crédit.

Ecrit par : Marilyse | 13 mai 2009

Bizarre Marilyse, votre façon de bêler avec les moutons...
Il me souvient que vous avez été traîtée de la même façon lors de vos toute premières interventions sur ce blog.
J'avais trouvé cela fort injuste...

Ne faites pas aux autres ce que vous n'avez pas aimé qu'on vous fasse.

Ecrit par : Pike | 13 mai 2009

Eh, Dobolino, c'était ironique. Bon, ça n'a pas pas passé. Je ne dois pas être en forme cette aprèm ! Je me relève juste de ma sieste où effectivement j'ai compté les moutons ...

Oui, j'avais été traitée de mauvaise façon. C'est vrai. Mais je m'en moque au bout du compte. Tout cela passe et trépasse. Désolée d'avoir été mal comprise.

Écrit par : Marilyse | 13 mai 2009

@ À propos d'Ailleurs,

Sur la point des pieds, dans un souffle, sans vouloir me mêler de rien : je trouve que l'on traite bien mal ce collègue. Qu'a-t-il dit ? Que dans son collège, cela ne marche pas si mal.
Tant mieux, non ?

Écrit par : guy morel | 13 mai 2009

@ À propos d'Ailleurs,

Sur la point des pieds, dans un souffle, sans vouloir me mêler de rien : je trouve que l'on traite bien mal ce collègue. Qu'a-t-il dit ?

Ceci, dès son premier message :

"lire tous ces commentaires emprunts d'amertume, de mesquinerie et de mauvaise foi... "

Écrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

@ À propos d'Ailleurs,

Sur la point des pieds, dans un souffle, sans vouloir me mêler de rien : je trouve que l'on traite bien mal ce collègue. Qu'a-t-il dit ? Que dans son collège, cela ne marche pas si mal.
Tant mieux, non ?

Ecrit par : guy morel | 13 mai 2009

Cela fait plaisir de lire enfin quelqu'un que exprime la même chose que soi!!!

Écrit par : Pike | 13 mai 2009

Il se dit professeur de français. Il faut vraiment souhaiter que cela ne soit pas le cas.

Écrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

Jérémy,

sinistre créature qui ne ressemble même à une expulsion de foufoune digne d'un soupçon d'intérêt, veule personnage dont les aboiements ressemblent plus aux tentatives pitoyables d'un chihuahua en manque d'affection pour attirer quelques pincées de nourriture, abyssale braillard informatique, je vous signale que les vecteurs ne sont plus au programme en 3e !

Si vous venez ici pour défouler, comme un certain nombre d'entre nous, ayez l'élémentaire courtoisie de vous renseigner afin de laisser planer le suspens et de ne pas passer immédiatement pour l'olibrius bouffon et inepte que vous êtes. Vous ne valez même pas la peine que je vous dise « Peuuhhhhh ».

Écrit par : Le Pingouin | 13 mai 2009

Bizarre Marilyse, votre façon de bêler avec les moutons...
Il me souvient que vous avez été traîtée de la même façon lors de vos toute premières interventions sur ce blog.
J'avais trouvé cela fort injuste...

Ne faites pas aux autres ce que vous n'avez pas aimé qu'on vous fasse.

Ecrit par : Pike | 13 mai 2009

Eh, Dobolino, c'était ironique. Bon, ça n'a pas pas passé. Je ne dois pas être en forme cette aprèm ! Je me relève juste de ma sieste où effectivement j'ai compté les moutons ...

Oui, j'avais été traitée de mauvaise façon. C'est vrai. Mais je m'en moque au bout du compte. Tout cela passe et trépasse. Désolée d'avoir été mal comprise.

Ecrit par : Marilyse | 13 mai 2009

Dobolino n'avait rien à voir avec mon message...

Vous aviez été traîtée de mauvaise façon et vous vous en souvenez, donc vous avez été blessée...
Pourquoi faire subir le même sort à Ailleurs?

Écrit par : Pike | 13 mai 2009

"Qu'a-t-il dit ? Que dans son collège, cela ne marche pas si mal."

Qu'il le clame dans Paris Match avec photos radieuses au milieu des pommiers en fleur : leur lectorat en raffole.

Je n'aime pas trop les écrans qui dégoulinent, ça m'oblige à l'essuyer alors que j'ai autre chose à faire.

Écrit par : dugong | 13 mai 2009

@ À propos d'Ailleurs,

Sur la point des pieds, dans un souffle, sans vouloir me mêler de rien : je trouve que l'on traite bien mal ce collègue. Qu'a-t-il dit ?

Ceci, dès son premier message :

"lire tous ces commentaires emprunts d'amertume, de mesquinerie et de mauvaise foi... "
Ecrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009
C'est véniel. Et fatal, pour celui qui lit, le glissement de l'expression de la souffrance, à l'amertume, à la mesquinerie etc.
Je ne veux pas me répéter, mais la Plainte expose à ce genre de revers.

Écrit par : guy morel | 13 mai 2009

Qu'a-t-il dit ? Que dans son collège, cela ne marche pas si mal.
Ecrit par : guy morel | 13 mai 2009

"je me suis aperçu que le petit Y. m'avait rendu une copie sans un seul alinéa et a fortiori paragraphe , que quand ce grand dadet de N. a fait une réflexion qui lui aurait mérité mon pied au cul, que quand les quatrièmes A ont fait preuve d'une inertie déconcertante face à l'analyse d'un poème que je vénère"

Vous trouvez que ça marche si bien que ça dans son collège?

Non, il a simplement dit qu'il connaît des moments de bonheur avec ses élèves. Ce qui n'est pas la même chose;

Écrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

Pike a écrit : "Bizarre Marilyse, votre façon de bêler avec les moutons...
Il me souvient que vous avez été traîtée de la même façon lors de vos toute premières interventions sur ce blog."

Vous avez vraiment des stratégies de collègien pour tenter de semer la zizanie.

Marilyse en avait pris plein la tronche à l'époque car elle disait alors très sérieusement beaucoup de conneries.

Personnellement, j'en dis beaucoup plus mais je m'astreins à y mettre la forme.

Faites comme les uatres collégiens : allez vous tirer la nouille sur un site adéquat.

Écrit par : dugong | 13 mai 2009

autres...

Écrit par : dugong | 13 mai 2009

"Qu'a-t-il dit ? Que dans son collège, cela ne marche pas si mal."

Qu'il le clame dans Paris Match avec photos radieuses au milieu des pommiers en fleur : leur lectorat en raffole.

Je n'aime pas trop les écrans qui dégoulinent, ça m'oblige à l'essuyer alors que j'ai autre chose à faire.
Ecrit par : dugong | 13 mai 2009
Il y a des tas de lecteurs de Paris-Match, Dugong. Et j'ai dit plus haut qu'il ne fallait pas sous-estimer l'habileté politique qui est derrière la promotion de Sébastien Clerc.

Écrit par : guy morel | 13 mai 2009

Bien évidemment, personne ne lui reproche d'être heureux dans son travail. Je nage moi-même en ce moment dans le bonheur, avec mes classes - quelle tristesse, me voilà déjà en vacances! - et dans ma vie sentimentale et sexuelle aussi, c'est super pas vrai? Mais bon je comprends que tout le monde s'en foute ici, et même que ça finirait par en agacer certains si je continuais sur ce mode.

Écrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

Maréville, Cadichon, à Laxou!
Méréville, c'est la Maison Carrée, un resto au bord de l'eau où l'on guinchait quand on était étudiant. Il y avait aussi "le Rêve", rue de Metz, et d'autres encore!


Ailleurs, sans vous vexer, vous confondez "emprunt" et empreint", et on écrit un dadais!

Écrit par : retraitée | 13 mai 2009

Vous trouvez que ça marche si bien que ça dans son collège?

Non, il a simplement dit qu'il connaît des moments de bonheur avec ses élèves. Ce qui n'est pas la même chose;
Ecrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009
Je vous l'accorde volontiers. D'autant plus que les programmes étant ce qu'ils sont, je doute fort que l'essentiel marche mieux qu'ailleurs. Quant au bonheur...c'est selon chacun.

Écrit par : guy morel | 13 mai 2009

Ailleurs, sans vous vexer, vous confondez "emprunt" et empreint", et on écrit un dadais!

Ecrit par : retraitée | 13 mai 2009

C'est pour cette raison qu'il faut souhaiter qu'il ne soit pas professeur de français.

Écrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

TotoWeininger, regardons la réalité en face! Par les temps qui courent, connaître quelques moments de satisfaction professionnelle avec ses élèves n'est déja pas si mal. Je ne me serais pas exprimé ainsi il y a quelques années, mais l'expérience m'a rendu modeste dans mes objectifs. Je déplore comme tout le monde ou preque ici la baisse du niveau, le manque de motivation des élèves, les coups fourrés de l'administration. Je n'ai pas renoncé à me battre pour que les gamins apprennent quelque chose, seulement je n'ai nulle envie de finir dépressif voire suicidaire et j'ai compris très vite que se rendre responsable de tous les maux de la société française était le meilleur moyen pour s'orienter vers ce chemin de croix. Je prône donc une implication maximale des enseignants pour la réussite des élèves, mais il faut aussi savoir se déculpabiliser, si cela venait à ne pas fonctionner.

Écrit par : alain | 13 mai 2009

Ailleurs, vous pensez sérieusement que les vecteurs s'étudient en cours de français?????
Quand à vos réflexions sur "l'amas de connaissances stériles et putrides", elles jettent un éclairage inquiétant sur votre conception de la culture. Où est votre revolver? o)))

Écrit par : Sylvie Huguet | 13 mai 2009

Je constate simplement que le nouveau venu "Ailleurs" a été accueilli comme tous les nouveaux venus lorsqu'ils font entendre une musique différente. Jérémy en chef de meute hystérique, suivi de quelques autres chiens de garde bien dressés et obéïssants et on sonne l'hallali ! Mais regardez-vous, c'est pathétique !

Écrit par : zizanie | 13 mai 2009

Si ça continue, il va falloir envisager l'ouverture d'un site Point de Vue et Images du Moloch.

Avec des tas de choses jolies partout.

Et un éditorial quotidien de Sébastien Clerc.

Il finira bonimenteur chez Glandemol, celui-là.

Écrit par : dugong | 13 mai 2009

Ailleurs, si vous voulez être accepté, entraînez-vous à psalmodier cet appel à la prière : "Jérémy est grand (e), Christophe est très grand et JPB est leur prophète ! "

Écrit par : zizanie | 13 mai 2009

Je constate simplement que le nouveau venu "Ailleurs" a été accueilli comme tous les nouveaux venus lorsqu'ils font entendre une musique différente. Jérémy en chef de meute hystérique, suivi de quelques autres chiens de garde bien dressés et obéïssants et on sonne l'hallali ! Mais regardez-vous, c'est pathétique !

Ecrit par : zizanie | 13 mai 2009

Oui...

Écrit par : Pike | 13 mai 2009

Ce que dit zizanie (je ne ferai nul commentaire) est totalement fondé et vrai. méfiance les enfants, le bizutage est interdit par la Loi tout de même. Un peu de chatité laïque enfin quoi bon merde...

Écrit par : Le Pingouin | 13 mai 2009

Ailleurs, si vous voulez être accepté, entraînez-vous à psalmodier cet appel à la prière : "Jérémy est grand (e), Christophe est très grand et JPB est leur prophète ! "

Ecrit par : zizanie | 13 mai 2009

JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand.

Jérémy est. Et c'est déjà trop.

Écrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

C'est véniel. Et fatal, pour celui qui lit, le glissement de l'expression de la souffrance, à l'amertume, à la mesquinerie etc.
Je ne veux pas me répéter, mais la Plainte expose à ce genre de revers.

Ecrit par : guy morel | 13 mai 2009

L'expression de la souffrance, telle qu'on la trouve, par exemple, dans les deux ou trois messages trouvés sur des forum d'enseignants TZR, que j'ai copiés ici-même hier et que je vous invite à relire, ne relèvent pas de la plainte, ou tout au moins ne s'y réduisent pas. Ce que l'on y lit, c'est la production administrative de situations inhumaines.

La lecture de ces témoignages ne me rend pas amer. J'y vois simplement la confirmation éclatante que "l'Etat est le plus froid de tous les monstres froids".

Écrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand.

Jérémy est. Et c'est déjà trop.

Ecrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

On comprend de mieux en mieux pourquoi Ailleurs est heureux avec ses collégiens...

Écrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

@ Toto

C clui kidikiyé

Écrit par : ailleurs | 13 mai 2009

Puisqu'on m'y pousse, je tiens absolument à préciser et pour rappeler les heures les plus sombres de l'histoire du blog et de la bête immonde, que les nazillons du blog (ouais, je dénonce !) sont par ordre de nocivité : Sibille, occupé ailleurs aujourd'hui (sinon, il aurait ajouté sa pierre à la lapidation), Jérémy, et dobolino. Les autres ne sont que des suivistes soucieux de garder leur place dans le temple.

Écrit par : zizanie | 13 mai 2009

(je ne ferai nul commentaire)

Ecrit par : Le Pingouin | 13 mai 2009

Au lieu de réciter leurs litanies, certains feraient mieux de respecter ce commandement

Écrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

Le Figaro titre : "Huppert : «Je ne fixerai pas de ligne comme Sean Penn»"

De quoi mettre le feu aux poudres à Cannes : les festivaliers réduits à la pêche à la ligne pour survivre.

Écrit par : dugong | 13 mai 2009

Au lieu de réciter leurs litanies, certains feraient mieux de respecter ce commandement

Ecrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

Charité bien ordonnée commence par soi-même...

Écrit par : zizanie | 13 mai 2009

(je ne ferai nul commentaire)

Ecrit par : Le Pingouin | 13 mai 2009

Au lieu de réciter leurs litanies, certains feraient mieux de respecter ce commandement

Ecrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

C'est quoi le truc là déjà ? "Charité bien.. euh.. ordonnée..ah flûte alors... commence... par...". Non, ça ne me revient pas, désolé.

Écrit par : ailleurs | 13 mai 2009

Je suis partout a parlé :

http://im.quirao2.com/qimage/p/moy300/p18/detritus-resine-12-leblon-delienne.jpg

Écrit par : catmano | 13 mai 2009

On va dire que le premier post d’Ailleurs était maladroit. J’ai personnellement passé une journée de m…(à tel point que je me demande si je vais y retourner demain) et il m’a fait l’effet d’un valide en train de danser devant en lui disant : « regardez comme c’est agréable ! » Pour le reste, s’il est heureux en collège c’est son droit.
Mais enfin, comme le soulignait TotoWeininger, c’est être dans l’erreur que de croire que tout ça est une affaire de personne ,d’individualité( « c’est une affaire d’état d’esprit » « je suis heureux et vous êtes de vieux grincheux ») : tout est planifié , l’état du collège comme de ceux qui y exercent.

PS : vous êtes partis pour combien de jours de trollage et de pseudos multiples ? : - )

PPS : heureusement que Robin a sauvé l’honneur du blog en reconnaissant la citation de Marx. : -)

Écrit par : uncertain | 13 mai 2009

en train de danser devant un infirme

Écrit par : uncertain | 13 mai 2009

Tant pis... je le dis : je préfère encore danser devant un infirme que l'accabler avec mes propres maux, voire lui faire un peu plus mal.
C'est nul ? Possible oui. Mais bon, étant donné que personne ne lui prodigue de soins à notre infirme, autant essayer de le faire sourire un peu.

(Oh oui... encore un raisonnement simpliste. C'est qu'il faut satisfaire son public aussi.)

Écrit par : ailleurs | 13 mai 2009

"la citation de Marx."

Ecrit par : uncertain | 13 mai 2009

Comment osez-vous encore faire allusion à ces choses stériles et putrides...:-)

Bon courage pour demain. Si vous y retournez:-)

Écrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

L'expression de la souffrance, telle qu'on la trouve, par exemple, dans les deux ou trois messages trouvés sur des forum d'enseignants TZR, que j'ai copiés ici-même hier et que je vous invite à relire, ne relèvent pas de la plainte, ou tout au moins ne s'y réduisent pas. Ce que l'on y lit, c'est la production administrative de situations inhumaines.

La lecture de ces témoignages ne me rend pas amer. J'y vois simplement la confirmation éclatante que "l'Etat est le plus froid de tous les monstres froids".
Ecrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009
Nous ne sommes pas loin d'être d'accord - je n'ai pas besoin de relire. Ce que j'appelle la Plainte, c'est le fait de transformer ces témoignages en discours plaintif.
Bien à vous.

Écrit par : guy morel | 13 mai 2009

Concernant la réaction de mes collègues, je suis encore dans le flou. L'utilisation de ce logiciel étant toute récente, j'imagine que beaucoup de collègues ne s'en sont pas encore aperçu. Toutefois, je suis assez inquiet dans la mesure où les quelques collègues auxquels j'en ai parlé ne se sont guère offusqué.

Ecrit par : alain | 13 mai 2009

Peut-être aurez-vous l'occasion de nous en reparler ultérieurement. Il est toujours intéressant d'observer comment les gens se laissent peu à peu déposséder de leurs prérogatives. Un petit peu par ci, un petit peu par là et, de fil en aiguille... Toute pratique particulière tend à évoluer en système. Or, celle que vous évoquez est loin d'être anodine car il semblerait que, de note attestant d'un niveau de connaissances dans un domaine donné, la moyenne devient ici un instrument de communication. Et ça, c'est de la politique, mais pas des meilleures. Car cette politique-là, nous la connaissons bien : c'est celle du maquillage et du mensonge, de l'incurie et de la démission.
Il y a pourtant une logique dans la chose : le renonciation à l'instruction allait forcément entraîner la relativisation des notes. Si donc vos collègues ne s'en offusquent pas plus que cela, on se demande alors de quoi ces gens-là sont vraiment avisés.

Écrit par : Magister | 13 mai 2009

Une bonne nouvelle : "le résultat du groupe TF1 en chute libre au premier trimestre"

Ca nous pemettra de voir jusqu'où ils sont capables de descendre pour racoler les morceaux épars.

Écrit par : dugong | 13 mai 2009

Ca faisait longtemps que Cedelle ne nous avait pas fait un publi reportage dans son journal de déférence.

Il s'est rattrapé :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/05/13/a-paris-les-futurs-professeurs-ne-desarment-pas_1192468_3224.html#ens_id=1183758

Écrit par : dugong | 13 mai 2009

Une bonne nouvelle : "le résultat du groupe TF1 en chute libre au premier trimestre"

Ca nous pemettra de voir jusqu'où ils sont capables de descendre pour racoler les morceaux épars.

Ecrit par : dugong | 13 mai 2009

Bonne nouvelle, en effet. Cela signifierait-il que le téléspectateur moyen a évolué... Ne doutons point de TF1 pour la suite : le fond étant déjà atteint, la chaîne continuera de creuser.

Écrit par : Magister | 13 mai 2009

Je viens de lire le publi reportage de Cedelle mis en lien par dugong. On dirait un article TP pondu par un étudiant en journalisme, histoire de se faire la plume, un peu dans le genre "la culture du chou en Anjou en ces temps de crise"...

Écrit par : Magister | 13 mai 2009

@TotoWeininger Merci.

@ Ailleurs : Et si l’infirme enrage en voyant le danseur ? et si le danseur a l’air plus goguenard que distrayant ?
Comme je l’ai dit, je ne vous jette pas la pierre mais l’E.N. est un corps avant d’être une somme d’individus.
Par ailleurs, je ne vous accuse pas d’avoir un « raisonnement simpliste » mais si tout cela se ramène à une histoire de « pensée positive » , c’est un peu court. Comme le rappelait Robin : on peut être heureux ET lucide.
Ce qui tue le prof, et on l’a dit cent fois, c’est de lui faire croire qu’il est le seul responsable de SON malheur.
Il y a quelques années le proviseur me convoque après plusieurs rapports de comportement . Je pense qu’il veut me parler de ma classe . Non, c’est de moi qu’il veut parler . Je ne contrôle plus rien ! Parlons-en de ma classe. Dans le lot :
-Une ancienne d’Itep
- un gros déscolarisé
-une gamine qui a atterri cette année-là en pédopsy
-un autre , interné l’année suivante pour crise de violence et schizophrénie
-+ 2 handicapés qui étaient là pour faire le nombre.
En gros, la cour des miracles. Dans ces cas-là, c’est moi le grincheux ou c’est l’institution qui déconne en me fourguant des gamins qui demanderaient plutôt un éduc spé ?

Écrit par : uncertain | 13 mai 2009

(léger) hors-sujet.
Pour s'informer du projet de réforme du programme de seconde en mathématiques, je vous conseille vivement ce blog :
http://epreuvepratiquemath.blogspot.com/

Écrit par : machintruc | 13 mai 2009

Ce qui tue le prof, et on l’a dit cent fois, c’est de lui faire croire qu’il est le seul responsable de SON malheur.

Ecrit par : uncertain | 13 mai 2009

Bien résumé et jamais assez répété. Le pédagogisme a aplani cette voie-là, notamment au travers du fameux "l'école est son propre recours" et le "il n'y a pas d'élèves à problème mais seulement des pédagogies inadaptatées".

Écrit par : Magister | 13 mai 2009

PS : vous êtes partis pour combien de jours de trollage et de pseudos multiples ? : - )



Ecrit par : uncertain | 13 mai 2009




De passage sur ce blog, je constate que LA pratique est toujours le même.
L'attaque gratuite qui consiste à considérer les nouveaux pseudos comme des "trolls" me semble vraiment RIDICULE et pas très honnête (surtout dans un blog où l'on se signe "dugong", "uncertain", "dobolino" et "j'en passe"...)

Écrit par : ligue pour le droit au pseudo à la con | 13 mai 2009

C'est un troll, un imbécile ou les deux. Il ne SAIT pas ce que sont les vecteurs. C'est actuellement au programme de troisième.

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2009

Non, Jeremy ! Les vecteurs en troisième, c'est fini ...
"Capri, c'est fini ! et dire que c'était le temps de mon premier amour !"
"les loups ont entrés dans Paris " Jeremy, et depuis belle lurette, et ils ont encore faim !
Et je vous jure qu'ils font gras !
Mon frangin, bac 71, a commencé l'étude des vecteurs en quatrième, moi, bac 76, en troisième. Ça a perduré un moment, les loups n'ayant pas vu ce gras morceau, mais ... C'est fini ! Ils l'ont croqué, à grands bruits de mâchoires, tout en cherchant désespérément des vocations scientifiques avec la main à la pâte.
Si on nous prend pour des cons, c'est bien qu'on doit l'être , non ?

Écrit par : dobolino | 13 mai 2009

Dobolino, sans doute cette navrante conséquence du mélange de deux gamètes que l'on nomme Jérémy avait-elle vu que je lui avais déjà signalé la disparition des vecteurs en 3° . Tout cela avec la délicatesse infinie qui me caractérise et dont je suis si fier (bien que je me sois trouvé en petite forme sur ce coup là).

Écrit par : Le Pingouin | 13 mai 2009

Bonsoir à toutes et à tous…
J'étais absent depuis hier : parti à Tours rendre les copies de CAPES — je rentre à l'instant.
Pour m'apercevoir que ça a drôlement trollé, sur le blog…

Bon. Résumons (l'épreuve du CAPES, c'était celle de grammaire — questions et stylistique à propos d'un texte de Saint-Simon — et non St-Simon comme l'ont écrit 60% des candidats…)…
- "momentanés" est, pour 10% des candidats, le participe passé d'un verbe non identifié (je momentane ?).
- "politiques" est formé sur la racine grecque "poly", qui veut dire "plusieurs", parce que la politique, ça rassemble les gens (5%) ;
- dans la formuilation "ils se sentent visés", "visés" est adjectif attribut du COD "se" ;
- "ils avaient un maintien chagrin" : l'adjectif "maintien" qualifie le substantif "chagrin" ;
- Les Mémoires de Saint-Simon" sont une œuvre publiée en 1983 par Yves Coirault (le responsable de l'édition de la Pléiade, pour ceux qui ne savent pas) ; d'ailleurs, Saint-Simon a été fortement influencé, dans son écriture des Mémoires, par les Confessions de Jean-Jacques Rousseau…

J'en passe…

Je rappelle que ces jeunes gens ont au moins une Licence, et, dans leur majorité, un Master (déjà).
Quant à la jugeote, ce n'est malheureusement pas un diplôme universitaire…
JPB

Écrit par : brighelli | 13 mai 2009

Les vecteurs en troisième, ça doit être "traumatisant", comme la soustraction pour les six-sept ans ?
Se projeter, à quatorze ans, c'est vachement traumatisant ! Autant que soustraire à sept ans !

Écrit par : dobolino | 13 mai 2009

Si on nous prend pour des cons, c'est bien qu'on doit l'être , non ?

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

Quelle lucidité ! Poursuivez vos efforts !

Écrit par : zizanie | 13 mai 2009

De passage sur ce blog, je constate que LA pratique est toujours le même.
L'attaque gratuite qui consiste à considérer les nouveaux pseudos comme des "trolls" me semble vraiment RIDICULE et pas très honnête (surtout dans un blog où l'on se signe "dugong", "uncertain", "dobolino" et "j'en passe"...)

Ecrit par : ligue pour le droit au pseudo à la con | 13 mai 2009
1) Vous avez remarqué, j’espère, que je plaisante , qu’il y a de l’humour , de l’ironie , et pas seulement contre les autres Je m’amuse aussi un peu des habitudes de ce blog qui au moindre post incongru repart pour une semaine de querelles où reparaissent toutes les vieilles rancœurs.
2) Vous savez bien que chaque fois qu’il y a un échange un peu musclé sur ce blog apparaissent, comme par magie , des tas de nouveaux pseudos. Et vous connaissez assez Internet pour savoir que dans le tas il y en a des vrais et d’autres qui sont des pseudos secondaires ou des multi-pseudos.
3) Comme vous, je réclame le droit au pseudo à la con.

Écrit par : uncertain | 13 mai 2009

Je rappelle que ces jeunes gens ont au moins une Licence, et, dans leur majorité, un Master (déjà).
Quant à la jugeote, ce n'est malheureusement pas un diplôme universitaire…
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 mai 2009

Vous remontez le moral de mon abruti de fils ! Ce qui lui plait le plus, c'est Saint-Simon inspiré par Jean-Jacques Rousseau. Ça lui donne envie de d'écrire au bac que Le Guépard de Lampedusa est inspiré par le film de Visconti ou Les Liaisons dangereuses par Brighelli !!!

Écrit par : dobolino | 13 mai 2009

à machintruc,

J'ai posté sur le blog que vous avez signalé.

https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422826109386293737&postID=9010764678982938229&page=1

J'ai utilisé mon pseudo à la con auquel je tiens.

Écrit par : dugong | 13 mai 2009

(bien que je me sois trouvé en petite forme sur ce coup là).

Ecrit par : Le Pingouin | 13 mai 2009

Non, non, relisez-vous, c'est gratuit:

"Jérémy,

sinistre créature qui ne ressemble même à une expulsion de foufoune digne d'un soupçon d'intérêt, veule personnage dont les aboiements ressemblent plus aux tentatives pitoyables d'un chihuahua en manque d'affection pour attirer quelques pincées de nourriture, abyssale braillard informatique"

Je vous assure que l'on ne vous avait jamais vu aussi brillant sur ce blog.

Écrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

1) Vous avez remarqué, j’espère, que je plaisante , qu’il y a de l’humour , de l’ironie , et pas seulement contre les autres Je m’amuse aussi un peu des habitudes de ce blog qui au moindre post incongru repart pour une semaine de querelles où reparaissent toutes les vieilles rancœurs.


Ecrit par : uncertain | 13 mai 2009

Chiche qu'on repart sur la menace islamique ? Pour rire !
Montjoie, Saint Denis ! Amélie, haut les cœurs !

Écrit par : dobolino | 13 mai 2009

Je rappelle que ces jeunes gens ont au moins une Licence, et, dans leur majorité, un Master (déjà).

Ecrit par : brighelli | 13 mai 2009

Vous savez bien que l'année de stage en IUFM est là pour transformer ces brèles en génie.

Écrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

Saint-Simon écrivait à la diable, paraît-il.

Encore un qui n'a pas été canonisé à cause de ses écrits.

Écrit par : dugong | 13 mai 2009

Vous me flattez TotoWeininger ! Mon vénérable père m'ayant toujours poussé à me dépasser, j'envisage de quitter le stade du doux petit caniche pour, tel une nymphe papillonante, me transformer en pitt-bull sujet à des désagréments intestinaux.

Écrit par : Le Pingouin | 13 mai 2009

à dugong,

lu et approuvé.

Écrit par : machintruc | 13 mai 2009

un vieil article, toujours d'actualité, histoire de ne pas se coucher idiot
http://www.monde-diplomatique.fr/2001/11/DUFOUR/15871

Écrit par : retraitée | 13 mai 2009

Si on nous prend pour des cons, c'est bien qu'on doit l'être , non ?

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

Quelle lucidité ! Poursuivez vos efforts !

Ecrit par : zizanie | 13 mai 2009

Ah ! Je fais ce que je peux! C'est un peu dur car j'ai reçu une éducation classique et suis plutôt réactionnaire. Dans dix à quinze ans, je pense être au top ! J'espère qu'il y aura encore des médecins pour soigner mon cancer et des citoyens pour défendre les droits civiques des mourantes non voilées.

Écrit par : dobolino | 13 mai 2009

Comme disait Elsa Triolet, citée par l’auteur (pas de féminin, s’il vous plaît !),
http://www.youtube.com/watch?v=hYh4uvq2-v8&feature=related

c'est tout.

Écrit par : Lise Berger | 13 mai 2009

Recentrons le débat !

Le corps enseignant est en souffrance ! Il faut le faire savoir à l'Etat sans pour autant se plaindre. La Plainte est dangereuse, Guy Morel nous l'a démontré.
J'ai sérieusement réfléchie cette nuit à la solution adéquate et pense avoir trouvé une possibilité assez élégante.
Collectivement, mais à titre individuel, vous allez tous chez le médecin ou le psychiatre (à votre choix) vous plaindre de maux divers et variés, en rapport avec le burn out.
Mal de dos: arrêt de travail, scanner, kiné, cure thermale, médocs en tout genre (vous ne les avalez pas ! vous vous contentez de faire exécuter les ordonnances !)
Colite spasmodique: arrêt de travail, ordonnances (ne pas avaler !), coloscopie, scanner, IRM
Pulsions suicidaires: psychiatre (choisissez en qui soit conventionné !) une fois par semaine, ordonnances (ne pas avaler !), arrêt de travail
Pulsions meurtrières: idem

A l'avenant selon votre imagination, mais intégralement remboursés par votre caisse d'assurance maladie et votre mutuelle. Pas question de faire du bénévolat en crachant au bassinet !

Quand vous aurez atteint des records d'arrêt de travail et coulé votre caisse d'assurance maladie et la MGEN, vous ferez la Une du vingt heures de TF1. Faites en sorte que ce ne soit pas Philippe Mérieu qui soit interrogé.

NB: Fondamental ! Il faut que les seuls enseignants valides, ingambes, frais et roses, soient les professeurs de Classes Préparatoires, par raison démonstrative.

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

A l'avenant selon votre imagination, mais intégralement remboursés par votre caisse d'assurance maladie et votre mutuelle. Pas question de faire du bénévolat en crachant au bassinet !

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

Inventez-vous toutes les pathologies indiagnosticables et évitez celles qui bénéficient de signes organiques indéniables. Vous devez rouver votre bonheur sur internet en écrivant, sur votre moteur de recherche, "burn out", "épuisement compassionnel", "surmenage" ...

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

Quand je fais des propositions constructives, il m'agréerait qu'on en tienne compte !
Ça sert à quoi que je me tue à réfléchir sur l'égoïsme matérialiste ?

Écrit par : dobolino | 13 mai 2009

NB: Fondamental ! Il faut que les seuls enseignants valides, ingambes, frais et roses, soient les professeurs de Classes Préparatoires, par raison démonstrative.

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009
S'ils sont en sus correcteurs du CAPES, ils ont bien sûr parfaitement le droit d'être malades, les pauvres bougres !

Écrit par : dobolino | 13 mai 2009

http://www.cndp.fr/archivage/valid/72765/72765-11336-14412.pdf

tous les professeurs en sciences de l'éducation ne sont pas des mériols

Écrit par : retraitée | 13 mai 2009

"J'ai sérieusement réfléchie "

Après ça, on devrait s'offrir (saint fligé?) une bonne semaine de fermetagueule.

Mais jeune croit pas con nan soi pas cable sur ce blog.

Aude Mélisse

Écrit par : Saratoga | 13 mai 2009

http://www.youtube.com/watch?v=m_2VYkgb9uc&feature=related


Et si l'on essayait de résoudre les problèmes dès leur origine?

Écrit par : Maminou | 13 mai 2009

J'ai sérieusement réfléchie "

Après ça, on devrait s'offrir (saint fligé?) une bonne semaine de fermetagueule.

Mais jeune croit pas con nan soi pas cable sur ce blog.

Aude Mélisse

Ecrit par : Saratoga | 13 mai 2009

Ah ! Ouais ! C'est très vilain, Maîtresse ! Aurai-je droit à ma correction ? J'en rêve ! Ma maîtresses de CP tapait dur mais ma sagesse et mon travail sérieux m'ont privée de ses corrections publiques. Il m'en est resté un petit côté SM frustré ! Sauvez-moi !

Écrit par : dobolino | 13 mai 2009

http://www.youtube.com/watch?v=m_2VYkgb9uc&feature=related


Et si l'on essayait de résoudre les problèmes dès leur origine?

Ecrit par : Maminou | 13 mai 2009

Merci Maminou ! J'avais vraiment besoin de rire !

Écrit par : catmano | 13 mai 2009

Bonsoir à toutes et à tous…
J'étais absent depuis hier : parti à Tours rendre les copies de CAPES — je rentre à l'instant.
Pour m'apercevoir que ça a drôlement trollé, sur le blog…

Bon. Résumons (l'épreuve du CAPES, c'était celle de grammaire — questions et stylistique à propos d'un texte de Saint-Simon — et non St-Simon comme l'ont écrit 60% des candidats…)…
- "momentanés" est, pour 10% des candidats, le participe passé d'un verbe non identifié (je momentane ?).
- "politiques" est formé sur la racine grecque "poly", qui veut dire "plusieurs", parce que la politique, ça rassemble les gens (5%) ;
- dans la formuilation "ils se sentent visés", "visés" est adjectif attribut du COD "se" ;
- "ils avaient un maintien chagrin" : l'adjectif "maintien" qualifie le substantif "chagrin" ;
- Les Mémoires de Saint-Simon" sont une œuvre publiée en 1983 par Yves Coirault (le responsable de l'édition de la Pléiade, pour ceux qui ne savent pas) ; d'ailleurs, Saint-Simon a été fortement influencé, dans son écriture des Mémoires, par les Confessions de Jean-Jacques Rousseau…

J'en passe…

Je rappelle que ces jeunes gens ont au moins une Licence, et, dans leur majorité, un Master (déjà).

écrit JPB

De quoi se plaint-on avec nos élèves ? C'est affligeant.

Écrit par : Marilyse | 13 mai 2009

PPS : heureusement que Robin a sauvé l’honneur du blog en reconnaissant la citation de Marx. : -)

Ecrit par : uncertain | 13 mai 2009

J'ai fait ma philo après mai 68 à Nanterre puis à la Sorbonne et j'ai eu droit à des injections massives de marxisme.

Je connais assez bien Marx, Lénine (ses commentaires sur la dialectique de Hegel étudiés en Hypokhâgne, sont hilarants du genre : "très juste !" "magnifique !", "j'aurais pu le dire" ;-))), Engels, Feuerbach, un peu Gramsci aussi qui me semblait le plus intéressant à cause de sa réflexion sur la culture et l'éducation...Louis Althusser et Etienne Balibar, les commentateurs de Marx étaient en pleine gloire.

Quelle drôle d'époque, quand même. Heureusement qu'il y avait aussi Lévinas et Jankélévitch !

Je n'ai donc pas trop de mérite à avoir tout de suite reconnu la phrase citée par notre ami Guy Morel. Elle est extraite du Manifeste du Parti communiste, écrit en collaboration avec F. Engels en 1848.

"La bourgeoisie, là où elle est arrivée au pouvoir, a détruit tous les rapports féodaux, patriarcaux, idylliques. Elle a déchiré sans pitié la multiplicité colorée des liens féodaux qui attachaient l'homme à ses supérieurs naturels, et elle n'a laissé subsister d'autre lien entre l'homme et l'homme que l'intérêt nu, que le froid "argent comptant". Elle a noyé sans les eaux glacés du calcul égoïste les frissons sacrés de la piété exaltée, de l'enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité de la petite bourgeoisie. Elle a réduit la dignité personnelle à la valeur d'échange, et, à la place des innombrables libertés, reconnues par écrit et chèrement acquises, elle a mis la liberté unique et indifférente du commerce. Elle a, en un mot, remplacé l'exploitation déguisée sous des illusions religieuses et politiques par l'exploitation ouverte, cynique, directe, brutale."

Karl Marx et Friedrich Engels, Manifeste du Parti Communiste, 1848)

Marx voyait dans la Révolution française (celle de 89, pas de 48), une victoire de la bourgeoisie et de ses valeurs (cf. aussi le Programme de Gotha)

On peut penser ce que l'on veut de Marx et du marxisme, en particulier du marxisme "réel", mais cet extrait du Manifeste ne manque pas de pertinence. La métaphore "Les eaux glacées du calcul égoïste" est assez belle.

Écrit par : Robin | 13 mai 2009

Je hais la machine éducation nationale: minuscules volontaires.
J'étais pleine d'optimisme et de volonté de bien faire, et tout cela a laissé place chez moi à un volcan de haine et de dégoût.
Arrivée dans cette machine à broyer élèves et professeurs, je me suis vite rendu compte qu'enseigner une langue étrangère à des morveux incapables d'utiliser leur langue maternelle correctement était une douce utopie.
Je n'en peux plus des sixièmes pas fichus d'apprendre huit noms de couleurs, des cinquiemes qui n'ont pas appris les 5 verbes irréguliers qu'ils avaient à apprendre avec le généreux délai d'une semaine, des quatriemes aussi muets qu'un Bernardo que j'interroge sur leurs goûts vestimentaires en anglais (parce qu'après tout, ces ptits cons sont AU CENTRE DE L'APPRENTISSAGE) en ne récoltant que des sourires narquois, marre aussi des troisiemes qui ne pensent qu'à se mirer dans leur glace pour les filles style pétasses de clip de rap, ou à devenir Zidane ou des catcheures en Amérique pour les garçons.
JE LES HAIS et JE ME HAIS DE M'ETRE AINSI ENTERREE VIVANTE!
Chaque jour au collège, chaque heure de cours est une lutte.
Je n'y arrive plus et je pense au pire. J'ai même pensé à me suicider dans ma salle de classe en plein cours.
Mes proches ne me reconnaissent plus.
De vivante et dynamique , je suis passée à prof, donc aigrie.
Comment se sortir de là? Y a-t-il des voies de secours, des postes adaptés? On ne sait même pas où trouver l'information danc cette Grande-Muette-Autiste-Aveugle!
HELP!

Écrit par : camelia | 13 mai 2009

"Puisqu'on m'y pousse, je tiens absolument à préciser et pour rappeler les heures les plus sombres de l'histoire du blog et de la bête immonde, que les nazillons du blog (ouais, je dénonce !) sont par ordre de nocivité : Sibille, occupé ailleurs aujourd'hui (sinon, il aurait ajouté sa pierre à la lapidation), Jérémy, et dobolino. Les autres ne sont que des suivistes soucieux de garder leur place dans le temple."

Ecrit par : zizanie | 13 mai 2009

Ta gueule, connasse!!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2009

Mais inutile, je pense, de préciser que le "marxisme réel" me fait horreur.

Écrit par : Robin | 13 mai 2009

JPB,

avez-vous pensé aux charognards assoiffés de médisances que nous sommes (en tout cas, moi), en nous préparant un petit florilège des perles que vous avez certainement lues dans les copies de CAPES que même l'esprit torturé d'une crevette dépressive scolarisée au CP n'aurait pu concevoir ? Tout cela, évidemment, dans le but de poursuivre la thérapie anti burn-out en nous fendant bien la poire face à tant de stupidité.

Écrit par : Le Pingouin | 13 mai 2009

Je rappelle que ces jeunes gens ont au moins une Licence, et, dans leur majorité, un Master (déjà).

écrit JPB

Soit ils ont trouvé leurs diplômes dans une boîte Bonux, soit les diplômes décernés par les instances habilitées sont en carton-pâte. Encore une bonne fournée de borgnes qui guideront des aveugles !

Écrit par : Magister | 13 mai 2009

"On ne sait même pas où trouver l'information danc cette Grande-Muette-Autiste-Aveugle!
HELP!
Ecrit par : camelia | 13 mai 2009 "

L'information est là : www.neoprofs.org

Avec 1900 professeurs inscrits, l'information circule et l'échange fonctionne.

Écrit par : Neoprofs | 13 mai 2009

C'est qui les débiles qui s'en prennent à moi ?

Bon, il y a Amélie dans le lot, mais les deux ou trois autres, doukipudonktan ?

On me traite de nazillon, de sinistre créature et d'abyssal braillard...

C'est quoi le but, exactement, à part l'insulte gratuite ?

Christophe, quand on vous traite de nazillon avec votre vrai nom, je ne sais pas comment vous faites pour vous retenir de porter plainte aussitôt.

Écrit par : Jeremy | 13 mai 2009

De vivante et dynamique , je suis passée à prof, donc aigrie.
Comment se sortir de là? Y a-t-il des voies de secours, des postes adaptés? On ne sait même pas où trouver l'information danc cette Grande-Muette-Autiste-Aveugle!
HELP!

Ecrit par : camelia | 13 mai 2009

Je peux vous dire, par expérience personnelle que les possibilités de reconversion au sein du système sont aléatoires, à moins que vous ne soyez intéressée par des fonctions d'inspectrice ou de personnel de direction.

En 2002, alors que j'étais au bout du rouleau, je suis allé voir le médecin conseiller technique du recteur et je me suis fait arrêter (congé maladie, puis réadaptation à l'inspection académique et l'année dernière en collège, mais pas avec des classes entières).

Il paraît qu'il y a maintenant des DRH (directeurs des ressources humaines) rattachés aux rectorats, mais je n'en entend pas dire beaucoup de bien.

En ce qui me concerne, j'ai repris cette année en collège après 6 ans d'interruption et, je n'ai pas honte de le dire, je tiens grâce aux médicaments et à une psychothérapie de soutien.

Il faut que vous puissiez parler des problèmes que vous rencontrez (et que nous rencontrons presque tous à des degrés divers) avec une personne compétente, "neutre", extérieure au système et qui ne soit pas un proche.

Écrit par : Robin | 13 mai 2009

"... Elle a, en un mot (la bourgeoisie), remplacé l'exploitation déguisée sous des illusions religieuses et politiques par l'exploitation ouverte, cynique, directe, brutale."

Marx et Engels, cités par Robin

Cette bourgeoisie-là est désormais, sinon tout à fait déchue, du moins moribonde ou encanaillée. Aujourd'hui, la cohue mystificatrice des tout-venant au pouvoir et aux affaires semble vouloir renouer avec le déguisement, habilement tissé par la com' et avec force novlangue. Décidément, on ne refait pas les hommes !

Écrit par : Magister | 13 mai 2009

Brighelli, vos perles sont savoureuses...et affligeantes. Dobolino et Yann ont-ils déjà soigné des chiens poly-tiques?

Écrit par : Cunégonde | 13 mai 2009

"... Elle a, en un mot (la bourgeoisie), remplacé l'exploitation déguisée sous des illusions religieuses et politiques par l'exploitation ouverte, cynique, directe, brutale."

Marx et Engels, cités par Robin

Cette bourgeoisie-là est désormais, sinon tout à fait déchue, du moins moribonde ou encanaillée. Aujourd'hui, la cohue mystificatrice des tout-venant au pouvoir et aux affaires semble vouloir renouer avec le déguisement, habilement tissé par la com' et avec force novlangue. Décidément, on ne refait pas les hommes !

Ecrit par : Magister | 13 mai 2009

La bourgeoisie fait désormais savoir qu'elle s'interroge sur l'opportunité de "mieux partager le profit". La moralisation du capitalisme est sur toutes les lèvres (corrompues). Une journée mondiale du pouvoir d'achat est dans les cartons. A-t-on déjà pris davantage les prolos pour des ânes? Impunément?

Écrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

JPB, quand je lis les inepties que vous trouvez dans les copies d'étudiants de licence et de master et qui se présentent au CAPES , je commence à comprendre pourquoi je passais pour une hurluberlue lorsque j'ai déposé mon dossier de VAP pour accéder à la licence.....Alors là je suis même on ne peut plus curieuse de savoir avec quoi je risque de me retrouver !

Je suis titulaire du BTS Assistant de Direction de 2005, et pourtant prétendre que les Mémoires de Saint Simon sont publiées en 1983 alors que Saint Simon justement a voulu rédiger ses Mémoires dans le but de rapporter un magnifique témoignage sur le Grand Siècle de Louis XIV, comme l'a d'ailleurs fait Voltaire, non seulement j'ai honte pour eux mais en plus vous avez réveillé, sans le vouloir, mon ulcère...

Avec ça je suis clouée au lit avec fièvre et une angine blanche. Bon qu'importe, le livre de Novalis et Johann Friedrich von Schiller m'aide à supporter mon mal de gorge...

Bonne nuit dans tous les cas en souhaitant que celle-ci soit plus apaisante que la précédente en ce qui me concerne !

Écrit par : Sandra WAGNER | 13 mai 2009

On me traite de nazillon, de sinistre créature et d'abyssal braillard...

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2009

Ce sont très certainement des gens qui ne vous connaissent pas personnellement :-)

Écrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

Avec ça je suis clouée au lit avec fièvre et une angine blanche. Bon qu'importe, le livre de Novalis et Johann Friedrich von Schiller m'aide à supporter mon mal de gorge...

C'est le remède généralement préconisé et probablement le plus efficace. ;-))

Écrit par : Robin | 14 mai 2009

Bon qu'importe, les livres de Novalis et Johann Friedrich von Schiller m'aideNT à supporter mon mal de gorge...

Pardon pour les fautes...

Écrit par : Sandra WAGNER | 14 mai 2009

Christophe, quand on vous traite de nazillon avec votre vrai nom, je ne sais pas comment vous faites pour vous retenir de porter plainte aussitôt.

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2009

Vous me décevez beaucoup, Jérémy-coupeur de têtes, vous n'avez décidément aucun humour !

Écrit par : zizanie | 14 mai 2009

Comment se sortir de là?

Ecrit par : camelia | 13 mai 2009

Dans l'immédiat, si vous êtes vraiment au bout du rouleau, faites vous arrêter par votre médecin jusqu'à la fin de l'année. Vous aurez dès lors quelques mois pour décider si vous persévérez dans cette galère.

Il vaut mieux éviter de démissionner dans un moment de dépression profonde.

Pour les postes, c'est la loterie assistée par la triche et la mauvaise foi.

N'oubliez pas que les syndicats et l'administration sont vos ennemis, au même titre que vos élèves (et leurs boulets de parents)

Sincèrement.

Écrit par : TotoWeininger | 14 mai 2009

Christophe, quand on vous traite de nazillon avec votre vrai nom, je ne sais pas comment vous faites pour vous retenir de porter plainte aussitôt.
Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2009

Vous me décevez beaucoup, Jérémy-coupeur de têtes, vous n'avez décidément aucun humour !
Ecrit par : zizanie | 14 mai 2009

De l'humour ? Vous allez faire croire ça à qui ?

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2009

Il paraît qu'il y a maintenant des DRH (directeurs des ressources humaines) rattachés aux rectorats, mais je n'en entend pas dire beaucoup de bien.

entends avec un "s", ça serait mieux !

Écrit par : Robin | 14 mai 2009

Souvenirs du CAPES 05

Epreuve de dissertation fse

Sujet : lecture et relecture ("Relire n'est pas lire une seconde fois, c'est nouer un rapport nouveau avec ce qui s'est fait reconnaître comme texte", citation de Claude Lefort dans sa préface du "Discours sur la servitude volontaire" de La Boétie).

Échantillon de 108 copies
Orthographe des candidat(e)s respectée.
Et je ne parle pas de l'écriture (que de copies torchonnesques et gorétisées !!! ) ni de la présentation.


 ON NE SAIT PAS ACCORDER

La notion de temps de lecture est ponctuel
Stendhal remarquent
Les théoriciens de la réception relève
Nous nous interrogerons (…) pour s'intéresser
Nous tenterons d'envisager la question en se plaçant…
Zola décrit les mines du nord de la France et ses ouvriers


 VERBES NON -- OU MAL – CONJUGUÉS

Ils n'ont pas revêti (ou : revêtit)
La citation mérite d'être nuancer
Corneille a adapter
On ne peut pas négligé
Emma Bovary s'est laissée enfermée
La question que s'est poser un critique contemporain
Il conclue
Le personnage de la femme est perçue


 ON ÉCRIT COMME ON PARLE (ET ON NE SAIT PAS PARLER)

Cette ouvrage (souvent)
Un paysage hostil
Les échelons sociales
Prise de contacte
Il pourrait être intéressant de comprendre comment cette ambiguïté a-t-elle pu…
Le théâtre de l'absurde, dont Ionesco et Beckett en sont les plus grands représentants
Comment envisager la littérature s'en prendre en compte la lecture ?
Calderon, dramaturge espagnole
Boulversement (fréquent)
Nous suivons le fils du texte
Évènement (dans la plupart des copies)
Quoiqu'il en soit (idem)
Exhaltant (…)
Désué
La pérénité
Un playdoyer
Dans toute l'acceptation du terme (très fréquent)
"soit-disant" (aussi)
Synthagmatique (…) paradygmatique (dans plusieurs copies… ils sont aussi censés avoir fait du grec, non ?)
"L'Iliade" et "L'Odyssée", empruntes de tradition orale…
Le commentaire composé déscelle les finesses du texte
"à priori" (CAPES de lettres classiques !!!)
La "mos majorum"(…), la furor
Un rapsode
"docere, placere, emouere" (CAPES de lettres classiques !!!)
"pallier à " et parfois même "palier à"
le délivrement du message que voudrait faire passer l'auteur


 INCAPACITÉ À CONSTRUIRE UNE PHRASE

C'est de ce charme dont on veut nous délivrer
Ce n'est pas de ce type de relecture dont il est question
Les épopées, que nous avons la chance à notre époque de les connaître…


 STYLE AÉRIEN

Nous allons examiner la thèse de ce critique en la passant au crible de la critique
Les critiques qui ont réfléchi sur la critique…
Le critique différencie son opinion de celle générale


 ABSENCE DE MAÎTRISE DU VOCABULAIRE

Le critique prends le contrefil de cette doxa
Comme le décrit Paul Valéry dans "Variété"
"Le Ventre de Paris" déverse de nombreux détails
Les conflits que fromente le réel
Ce nouveau rapport peut aussi bien se situer au sein du lecteur
Dans "Paul et Virginie", l'exotisme est largement déployé


 L'OUTRECUIDANCE DES NÉOPHYTES

Seules les œuvres contemporaines sont polysémiques.
Les œuvres romantiques sont faites pour ne pas être relues.
Les personnages de "En attendant Godot" sont bêtes.
Le lecteur naïf se fie à ses connaissances. (no comment)
La poesie des poetes petrarquistes est une poesie avec de nombreuses figures de style.
Les références scatologiques dans le "D. Juan" de Molière.
Les fables de La Fontaine sont appelées à être récitées, ce qui leur vaut leur place en primaire et au collège. (Miam, ça sent bon l'IUFM)
Corneille a été mis en butte par Racine.
Mallarmé veut amener le lecteur à une lecture passive.
Robbe-Grillet prône une littérature de la lecture émotive, pour faire ressentir le fugasse. (aux anchois ?)


 CULTURE LITTÉRAIRE : LA CONFUSION LA PLUS TOTALE !

Basil de Césarée
"Amphitrion" (CAPES de lettres classiques, ne l'oublions pas !!!)
"L'Énéïde"
Servantès
Les fables de Lafontaine (plusieurs fois dans la copie)
Les fables de La Fontaine comportent toutes une morale à la fin : "Rien ne sert de courir, il faut partir à point".
La mort d'Hyppolite (il passe quel CAPES, déjà ?)
"Titus et Bérénice" de Racine
"Robinson Crusoé "de William Dafoë
Saint-Priest et M. de Vermer, héros de "La Nouvelle Héloïse" …
Dans "L'Ingénue", le Héron…
On peut endosser le personnage de Candide ou de son maître (?)
L'ironie de Montesquieu dans "Les Lois"
"Renée" de Chateaubriand
Fabrice à Vaterlot
"Une soirée perdu" de Vigny
Avec "L'Education sentimentale," Flaubert a voulu faire "un livre sur rien"
Le roman expérimental, avec Benjamin Constant …
Mallarmé, poète abscond
Dans "l'Education sentimentale", Frédérique (plusieurs fois dans la copie)
"Le Vallon" de Rimbaud
Beaudelaire (depuis le collège, sans doute…)
Les textes de Beaudelaire sont souvent le résultats du hachish
Théophile Gauthier fait parti de la veine des surréalistes qui pratique une écriture mécanique
Dans "Les Rougon-Macquart", Balzac dit que…
Au début du roman éponyme, Madame Bovary fait l'acquisition d'un nain de jardin (MA PRÉFÉRÉE !! JE M'EN REMETS PAS !!! IL DOIT CONFONDRE AVEC AMÉLIE POULAIN !)
"L'Assomoir" (parfois "L'Asomoir", voire "L'Assomoire")
L'absente de tout bouquet, comme dit Lautréamont
Dans le Nouveau Roman, Gide…
"Huit-clos" de Sartre (Sarthre, dans d'autres copies, voire Sarthe)
"La Route des Flandres" de Michel Butor
Le mille-pattes dans "Le labyrinthe" de Robbe-Grillet
"Les Essais critiques" de Bakhtine
"Psychanalyse des contes de fée", de Jung
"Le Vampire du CDI" (???!!!) est un roman très intéressant
"Marine" d'Appolinaire ("Chantre" ???)
Philippe Soulpault
"Stèles" de Segalen est construit selon les quatre points cardinaux, mais dans un élément chinois.
Aragon s'insurge contre la montée du totalitarisme dans "Retour d'URSS" : ce texte préfigure les Goulags et les exportations massives en Sibérie.
"Zazie dans le métro", texte de facture surréaliste, reproduit une histoire selon différents points de vue…

Le metteur en scène Claude Régie (…)
Jean Villard
Annie Ubersfeld explique que le roman est un texte à trous
Umberto Ecco
Jean Starobinky
…des critiques comme Yser, Jauss et Péguy
Tzetan Todorov
Gustave Lançon (Lansson, aussi)
Les frères Goncourts

Et rose elle a vécu ce que vivent les roses / l'espace d'un printemps
Abeli bibelot…

"Les Chattes" de Baudelaire (J’ADOOORE)
Le "Chaplin décoiffé" de Boileau
"L'Amant "de Marguerite Yourcenar
La tapisserie de la vierge à la licorne
"La Cigale et la foumis"
"Le banquier et le savetier"
Monsieur Madelaine
Les Verdurins


 REGISTRE DE LANGUE

Qui n'a pas relu cette tirade, pour, à nouveau, être emballé ?
La petite fille qui se ballade seule dans la forêt
Proust débute la "Recherche"…
Le "vous" débute "La Modification"
L'auteur mène son lecteur par le bout de son nez.
On peut relever Stéphane Mallarmé (MAIS DANS QUEL ÉTAT !!!)
Le père Goriot se laisse démolir par sa gentillesse.
L'auteur se rappelle du passé


 TENTATIVES DE DISCOURS CRITIQUE ("LA VOIX DE SON MAÎTRE…")

Relire sous-entend l'acte physique de relire plusieurs fois.
La critique a consacré ses études sur la notion d'auteur : l'être humain a tendance à le définir (…) mais le critique, lui (…)
La lecture est en fait le premier contact que le lecteur a avec le texte de l'œuvre.
La lecture est une des premières approches de l'oeuvre après l'avoir choisi.
Depuis qu'il a été donné à l'homme de communiquer, il produit des textes.
Lire est déjà bien assez difficile à définir, alors, lorqu'il s'agit de donner un sens précis et bien déterminé de "relire", cela l'est encore plus.
"J'accuse" est un article de journal dont la relecture est à relire une seconde fois.
Il faut relire pour ne pas se laisser tromper par l'auteur (quelle idéologie !!! on sent le Viala là-dessous…)
Ce n'est pas toujours en comprenant qu'on découvre les meilleurs aspects.
La relecture du mythe d'Amphitrion est relue par Giraudoux afin de dénoncer, en s'en moquant, de l'audace des hommes.
Dès le début du XXe siècle, il y a un grand changement aux theories litteraires.
Tout texte littéraire est destiné à quelqu'un ou à quelque chose, et délivre des signifiants et des signifiés.
"Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud", la parataxe profuse et déstabilise le lecteur ; néanmoins, ce que le texte apporte au lecteur est réciproquement possible.


 ET POUR LA BONNE BOUCHE, UN EXTRAIT DE LA COPIE DU MAIRE DE CHAMPIGNAC :

Le livre, tel une cloche qui frissonne encore, teintant son œil de différentes émotions…


 …CELLE DE M. DE LA PALISSE :

Proust s'illustre par ses périodes proustiennes qui nous emmènent dans l'univers proustien.
L'éclairage d'informations complémentaires qui illumine le texte…
"Les Antiquités de Rome" abordent des thèmes liés à l'Antiquité.


 ET LES ILLETTRÉ(E)S DE SERVICE (QUI, POUR SE PRÉSENTER AU CAPES, ONT, RAPPELONS-LE, OBTENU LEUR LICENCE)

D'autres lectures d'ouvrages ayant étudiées le texte, permet un éclairage à chaque fois pour le lecteur à chaque fois
Chez les Anciens de l'Antiquité, à leurs élèves, ils leur faisaient apprendre par cœur "L'Odyssé "d'Homere (…) et la Tôra
On pourrait rapprocher cette relecture aux premiers poèmes (…) qu'on ne sait pas vraiment ce qu'ils veulent dire
Une relecture où on en développe des hypothèses de sens.

Écrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2009

J'adore la phrase du maire de Champignac !

Françoise, pour "pallier à", il y a tout de même une certaine tolérance : "J'ai écrit à Jean Schlumberger d'y pallier s'il se peut dans une note" (Gide, Journal, 1914). Le TLFI nous dit ainsi : "l'emploi transitif indirect "pallier à qqch", critiqué par les grammairiens puristes, est fréquent". Mais j'admets volontiers qu'au Capes de Lettres classiques, on puisse être en droit de se comporter en grammairien puriste.

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2009

Inutile de préciser que ces braves jeunes gens n'ont PAS obtenu le CAPES... Mais ils ont pu s'y présenter, ce qui donne de sérieux soucis quant aux licences et la manière dont certains l'ont obtenue (avec l'option macramé, j'imagine ?!)

Écrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2009

Et puisque le sujet portait sur la relecture, j'ai relu les perles. C'est très drôle !

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2009

... j'admets volontiers qu'au Capes de Lettres classiques, on puisse être en droit de se comporter en grammairien puriste.

Ecrit par : Jeremy | 14 mai 2009

On ne se comporte plus, mon pauvre monsieur... On se porte, que dis-je, on se traîne comme une âme en peine ;-)
Non,sérieusement : c'est moi qui suis un peu "raide" sur "pallier", je l'avoue. Et sur "débuter", dont l'emploi transitif a le don de m'exaspérer.

Écrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2009

PIQURE DE RAPPEL...

Réunion-débat organisée par l'association Reconstruire l'école
Samedi 16 mai à 14 heures au Lycée Henri IV, 23 rue Clovis 75005 Paris

14h-15h :

Nathalie Bulle présentera son dernier livre, "L'école et son double" (éditions Herman) :

En montrant comment la démocratisation des systèmes éducatifs en Occident a suscité un appel d’idées pédagogiques opposées aux besoins fondamentaux de l’enseignement, Nathalie Bulle met au jour une série stupéfiante de croyances fausses qui se sont constituées autour de l’école, de ses enseignements et ses méthodes, de ses succès comme de ses échecs.

15h-18h : Les réformes de l'université

Plusieurs interventions sont prévues avec des temps de débat, et en particulier :

Eva Debray, doctorante en philosophie à Paris X-Nanterre, interviendra pour présenter le mouvement de contestation des réformes universitaires, dont elle commentera également les principaux points.

Robert Pédot, enseignant-chercheur à Paris X, développera les conséquences de la réforme sur la formation des enseignants, de la maternelle à l'université.

Entrée libre (suivre fléchage dans le cloître)

Écrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2009

Jérémy, si on commence à s'inquiéter pour les injures des trolls…
JPB

Écrit par : brighelli | 14 mai 2009

Survivre en milieu hostile : demander aux spécialistes…

Le SNALC est le syndicat majoritaire des enseignants du second degré en Corse (devant le SNES).
Et que croyez-vous qu'ils fassent, là-bas, en sus des balades dans le maquis pour traquer le cochon sauvage et des oursinades sur la côte avec un coup de rosé de Fiumiciccoli — le meilleur de l'île, peut-être de France ?
Ils s'infiltrent chez l'ennemi.
Ainsi, c'est l'un d'eux qui vient d'être désigné à la tête de l'IUFM local.
Ils se retrouvent dans toutes les strates de l'administration — et je ne vous dis pas les réseaux au niveau de l'Assemblée de Corse, les accointances, les relations, les subventions, et j'en passe.
Etre prof, ce n'est pas seulement être face aux élèves déchaînés. On peut effectivement devenir chef d'établissement (le ministère en manque), mais on peut surtout infiltrer le système. Je n'en reviens pas qu'après tant d'années, aucun d'entre nous — sauf dans l'île — n'ait pas trouvé le moyen de se faire nommer IPR, par exemple — ou IG. Ou responsable syndical (Toto W., ce n'est pas forcément vrai que les syndicats sont nos ennemis — ni le mien, ni d'autres : il y a des syndicalistes imbéciles, comme il y a des boulangers incompétents, c'est tout à fait différent).
Bref — et je le dis pour Camélia et les autres — il y a des alternatives au Prozac…
JPB

Écrit par : brighelli | 14 mai 2009

JPB a écrit : "Ainsi, c'est l'un d'eux qui vient d'être désigné à la tête de l'IUFM local."

Ainsi, en Corse, il y aurait des accointances qui dépasseraient les divergences idéologiques sur l'éducation ?

Une sorte de "ciment national" ?

En tentant d'imaginer un IPR actuel qui serait aussi un militant du GRIP, je revois Woody Allen en spermatozoïde métaphysicien s'exclamant :

"Qu'est ce que je fous là ?"

Écrit par : dugong | 14 mai 2009

Pas de quoi inséminer * grand chose !

* ou peut-être, "ainsi miner" ?

Écrit par : dugong | 14 mai 2009

un vieil article, toujours d'actualité, histoire de ne pas se coucher idiot
http://www.monde-diplomatique.fr/2001/11/DUFOUR/15871
Ecrit par : retraitée | 13 mai 2009, une groupie du charlot structuralo-constructivo-lacaniveautiste, autoproclamé expert en sciences de l'éducation, dont la puissante clairvoyance est résumée dans le diplo et dans cette brillantissime analyse que seul un Français est encore capable de formuler sans provoquer l'hilarité générale ou au mieux une commisération attristée:
"Le néolibéralisme ne vise pas seulement la destruction des instances collectives construites de longue date (famille, syndicats, partis, et plus généralement culture), mais aussi celle de la forme individu-sujet apparue au cours de la longue période moderne"

Fermez le ban.

Au lieu de vous farcir la prose éculée de ce post-soixante-hui(Lyo)tard attardé, écoutez plutôt la voix de la sagesse que tentent vainement d'exprimer des universitaires français et suisses à la pauvre fille qui les questionne, tout aussi autiste que le susnommé Dany ( RD et pas CB)
Ses interlocuteurs sont pourtant d'une clarté exemplaire.
C'était au Grain à moudre de mardi:
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/grain/fiche.php?diffusion_id=73443.

---------------------------------
HOULALA, mais c'est qu'on nous en remet une louche du Dany, dès fois qu'on n'aurait pas compris la 1ere fois:

http://www.cndp.fr/archivage/valid/72765/72765-11336-14412.pdf
tous les professeurs en sciences de l'éducation ne sont pas des mériols
Ecrit par : retraitée | 13 mai 2009

La limite d'âge est une bénédiction pour les générations montantes de petits Lorrains en particulier.D'une manière plus générale elle offre une lueur d'espoir. Que cette pub ( merci Maminou) puisse bien vite appartenir au passé:
http://www.youtube.com/watch?v=m_2VYkgb9uc&feature=related
Et si l'on essayait de résoudre les problèmes dès leur origine?
Ecrit par : Maminou | 13 mai 2009

En version anglaise, et tout aussi éloquent, il y a ce titre: "Getting It Wrong From the Beginning" de Kieran Egan, qui met en cause les gourous du pédagogisme et notamment la Piagétisation de l'enseignement. Malheureusement le contenu du bouquin est moins percutant que l'argument de départ.
Mais j'en ai retenu l'idée que pour mettre fin à la débâcle de nos systèmes scolaires il fallait se méfier comme de la peste de tout de qui se targue d'innover dans un domaine où ce qui a fait pendant des lunes ses preuves devrait primer encore et toujours.
Pour justifier leur existence les imposteurs doivent faire table rase du passé et les gogos les laissent faire car si les escrocs n'avaient pas des tronches d'honnêtes hommes, ils ne feraient pas recette.

Écrit par : Cadichon | 14 mai 2009

"Jérémy, si on commence à s'inquiéter pour les injures des trolls…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 14 mai 2009

Vous avez raison, Jean-Paul. Après tout, il est des "gens" par lesquels il est plus rassurant d'être insulté que loué.
Au début, j'ai cru que "Zizanie" et "Amélie" ne faisaient qu'une. Et, après, j'en ai été certain. Même argumentaire, mêmes fantasmes, (même si elle n'a pas encore parlé d'islam).
Je lui rappelle, (à elle qui m'accuse de tomber sur le râble de tous les nouveaux arrivants), que j'ai été un des rares à défendre Marilyse quand elle est arrivée ici.
Ce qui est insupportable, (et, là, je suis complètement d'accord avec Jeremy et Dobolino), ce sont ceux qui, comme Jérôme Sancho ou les deux derniers et ineffables trolls qui se sont pointés ici, (parmi lesquels, personnellement, je ne compte pas "ailleurs"), en donneurs de leçons, sans même sembler avoir lu le quart de la moitié de l'argumentaire des autres participants. Simplement pour montrer qu'ils "en ont", (ce qui, avec les pseudos à la con qu'ils arborent en général, revêt un petit côté assez pathétique).
Par ailleurs, Zizanie, je me suis pas mal frité, avec à peu près tout le monde ici, d'ailleurs, (y compris Jeremy et Dobolino) et, sur certains sujets, il n'est pas exclu que ça revienne un jour.
Et puis, je semble vraiment vous obséder... Je ne suis pas si intéressant que ça, vous savez... Vous me gênez!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2009

Vous me décevez beaucoup, Jérémy-coupeur de têtes, vous n'avez décidément aucun humour !
Ecrit par : zizanie | 14 mai 2009

Ah ah!! Que vous êtes drôle, Zizanie! Porte et Alévêque, (et même Zemmour, ;-), n'ont plus qu'à bien se tenir! Leurs jours sont comptés!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2009

"Inutile de préciser que ces braves jeunes gens n'ont PAS obtenu le CAPES..."

Ecrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2009

Ouf!
Merci, en tous cas, pour vos perles! (du cafteur, ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2009

Souvenirs du CAPES 05

Epreuve de dissertation fse

Sujet : lecture et relecture ("Relire n'est pas lire une seconde fois, c'est nouer un rapport nouveau avec ce qui s'est fait reconnaître comme texte", citation de Claude Lefort dans sa préface du "Discours sur la servitude volontaire" de La Boétie).

Échantillon de 108 copies
Orthographe des candidat(e)s respectée.
Et je ne parle pas de l'écriture (que de copies torchonnesques et gorétisées !!! ) ni de la présentation.

Ecrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2009
----
J'ai vu. Oui, c'est effarant.
Mais ce qui serait intéressant, c'est la copie du dernier admis.
Après tout, combien de licenciés ès sciences échouaient jadis au CAPES, dès l'écrit ?
Ils avaient la licence mais n'atteignaient pas, vers 1970, la moyenne de 5/20. Comment avaient-ils obtenu leur licence ?
Pour être honnête, je dois préciser que j'ai passé cinq fois consécutives le CAPES (de sciences physiques), de 1969 à 1973, et j'ai été admis en 1973, 163ème sur 180. J'ai été admissible à chaque fois sauf l'année où j'ai été trop malade pour pouvoir venir à la deuxième épreuve. Et je savais que je n'étais pas très fort, en raison des mauvaises conditions matérielles dans lesquelles j'avais fait mes études supérieures, non pas pour insuffisance intellectuelle ou paresse.
Après tout, ce qui se passe maintenant n'a rien de surprenant, puisque le niveau d'exigence n'a fait que baisser depuis 1970.

Écrit par : Francis Penin | 14 mai 2009

Ceci est un appel à l'aide à orthoprof pour aider Madame Christine Lagarde à produire des phrases correctes avec le pronom relatif dont :
Parlant de Stéphane Richard, son directeur de cabinet appelé à d'autres fonctions à France Télécom, lors de l'émission LA MATINALE ce matin 7:55 sur Canal +, voici ce qu'elle dit :
"C'est un grand professionnel dont France Télécom a la chance de l'accueillir."

Écrit par : nicolas | 14 mai 2009

"C'est un grand professionnel dont France Télécom a la chance de l'accueillir."

Ecrit par : nicolas | 14 mai 2009

C'est vrai! Mais si on se met à recenser les fautes de français des "politiques", il n'y aura plus de place pour grand-chose d'autre sur ce blog,
(il faudra un fil spécial rien que pour Claude Allègre, ancien ministre des professeurs, ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2009

Elle aurait dû dire : "C'est un grand professionnel dont au sujet duquel France Télécom a la chance de l'accueillir."

Écrit par : dugong | 14 mai 2009

Pour les correcteurs de CAPES du moment, je suis certain que vous avez ce point commun avec les impétrants, cette sensation de chute:

http://www.youtube.com/watch?v=qtV4GZ9gRyw&eurl=http%3A%2F%2Fwww.le198.com%2Findex.php%3F2008%2F01%2F24%2F130-accident-parachute&feature=player_embedded

Bonne journée.

Écrit par : Pendariès | 14 mai 2009

@ Françoise Guichard
Moi, j'adore "l'Amant de Marguerite Yourcenar"
@Cadichon
Si le marxisme vous hérisse, vous n'avez pas fini d'être ébouriffée! Il risque de revenir en force, grâce à Zébulon!

Écrit par : retraitée | 14 mai 2009

J'ai vu. Oui, c'est effarant.
Mais ce qui serait intéressant, c'est la copie du dernier admis.

Ecrit par : Francis Penin | 14 mai 2009

Et plus encore, les copies du peloton de tête, des productions absolument remarquables à qui on a sans hésiter mis 16, 17 ou 18. Ce qui est effarant, c'est l'extrême hétérogénéité des candidats. D'où l'intérêt d'un vrai concours sélectif qui fasse le tri, puisque, à la base, tous les impétrants ont obtenu une licence et sont donc, dans l'idéal, à égalité de niveau.

Écrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2009

@ Françoise Guichard
Moi, j'adore "L'Amant de Marguerite Yourcenar"

Ecrit par : retraitée | 14 mai 2009

Le nain de jardin de Madame Bovary n'est pas mal non plus...

Écrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2009

Le niveau intellectuel de ces prétendants au CAPES est affolant, scandaleux, c'est une insulte!!

Mais il faut remonter aux origines:
Hier mon fils en classe de sixième est allé voir "Princesse Mononoké" avec sa professeur de Français pour ensuite être gratifié d'un goûter équitable. Une journée d'école à nouveau bousillée!!
Depuis le début de l'année, il s'agit plus de divertissement que d'instruction !!!
J'enrage, je fulmine contre cette escroquerie intellectuelle permanente.
Modeste parent je n'ai que les yeux pour pleurer et mon énergie pour refaire les cours pendant deux heures tous les soirs.
Au plaisir.

Écrit par : Parent enragé | 14 mai 2009

Ce qui est effarant, c'est l'extrême hétérogénéité des candidats.

Ecrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2009

C'est vrai, ceci dit je ne crois pas que cela soit uniquement dû au niveau en baisse des licences: il y a aussi le problème des diplômes qui vous "bloque" sur les concours de l'enseignement. Par exemple, que faire d'autre sinon le CAPES avec une licence de langue anglaise, quand on a pas les moyens de continuer ses études au-delà ? J'ai moi-même fait parti de ce lot de candidats qui passent les concours faute de mieux et parce qu'il faut bien bosser un jour... à ce sujet la masterisation est scandaleuse: comment feront les étudiants qui ne pourront pas, faute de moyens (et il y en a plus que l'on ne le croit !), aller jusqu'à BAC + 5 ?

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 14 mai 2009

Le niveau intellectuel de ces prétendants au CAPES est affolant, scandaleux, c'est une insulte!!

Ecrit par : Parent enragé | 14 mai 2009

Qu'en savez-vous ? Avez-vous essayé de le passer ? Avez-vous la moindre idée des taux de réussites, en chute libre par ailleurs, de ce concours ?

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 14 mai 2009

J'ai vu. Oui, c'est effarant.
Mais ce qui serait intéressant, c'est la copie du dernier admis.

Ecrit par : Francis Penin | 14 mai 2009

Et plus encore, les copies du peloton de tête, des productions absolument remarquables à qui on a sans hésiter mis 16, 17 ou 18. Ce qui est effarant, c'est l'extrême hétérogénéité des candidats. D'où l'intérêt d'un vrai concours sélectif qui fasse le tri, puisque, à la base, tous les impétrants ont obtenu une licence et sont donc, dans l'idéal, à égalité de niveau.

Ecrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2009
---------
Dans l'idéal, peut-être seraient-ils à égalité de niveau, Françoise. Mais il serait alors plus difficile de les départager.
J'ai obtenu mes certificats de licence au raz des pâquerettes (trois avec mention passable, deux avec mention assez bien et un avec mention bien), mais j'avais travaillé dur en ayant le souci de gagner ma vie, les deux premières années. Mon niveau modeste était dû, non à un manque de travail coupable, mais à un manque de travail par manque de temps.
J'ai vu des étudiants, dans les années 1960, faire leurs études sans avoir de souci pécuniaire, et ne pas faire grand-chose. Quand ils réussissaient à avoir leur licence, c'est après que les difficultés commençaient.
De nos jours, cinquante ans plus tard, je soupçonne que le niveau des étudiants qui ont obtenu leur licence en queue de peloton, sont au-dessous des pâquerettes.
Mais enfin, tant qu'il y aura un nombre d'étudiants de qualité égal ou supérieur au nombre de postes offerts au CAPES, nous aurons l'assurance d'avoir encore des professeurs cultivés, condition nécessaire (mais non suffisante) pour faire un bon enseignant.

Écrit par : Francis Penin | 14 mai 2009

N'oubliez pas que les syndicats et l'administration sont vos ennemis, au même titre que vos élèves (et leurs boulets de parents)

Sincèrement.

Ecrit par : TotoWeininger | 14 mai 2009

TotoW, vous êtes, pour une fois, à côté de la plaque. Les syndicats, quels qu'ils soient, (y compris le détestable SGEN-CFDT !), sont souvent de très bon conseil pour les collègues malades ou en dépression. Il ne faut pas hésiter à se faire aider par un ou des syndicalistes quand on ne va pas bien. J'ai été secrétaire de S1 au SNES pendant des années, et je suis toujours intervenue à côté de collègues en difficulté.
J'ai même, jadis, déclenché une grève sur le tas parce que, sur le panneau de "libre expression" mis en place par notre proviseur (un meiriolique avant la lettre), un lycéen courageusement anonyme avait tagué "Untel pédé", Untel étant un très jeune collègue d'histoire, effectivement très (trop ?) joli,manifestement fragile, "exilé" du grand Sud et fort désemparé. L'administration, au nom des grands principes de la sacro-sainte liberté de l'élève-roi, se refusant à censurer le machin, nous nous sommes arrêtés illico de travailler, toutes tendances confondues, et, rassemblés furax en salle des profs, avons menacé de déposer nous-mêmes le corpus delicti à la décharge municipale, après avoir convoqué la presse comme il se doit. Victoire totale, oeuf corse
Notre jeune collègue a alors découvert, bêtement qu'il n'était pas tout seul, qu'on était avec lui, et qu'un rapport de forces, ça se construit collectivement. Désolée pour vous avoir infligé ces banalités syndicalistes ; vous avez le droit d'ironiser, certes, mais contre la dépression aussi, l'union fait la force !

Écrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2009

"Je n'en reviens pas qu'après tant d'années, aucun d'entre nous — sauf dans l'île — n'ait pas trouvé le moyen de se faire nommer IPR, par exemple — ou IG."

Oui oui, on gravit, on gravit, mais faut pas pousser mémé non plus ! Si ça pouvait aller plus vite, j'en serais le premier ravi !

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2009

"TotoW, vous êtes, pour une fois, à côté de la plaque. Les syndicats, quels qu'ils soient, (y compris le détestable SGEN-CFDT !), sont souvent de très bon conseil pour les collègues malades ou en dépression. Il ne faut pas hésiter à se faire aider par un ou des syndicalistes quand on ne va pas bien. J'ai été secrétaire de S1 au SNES pendant des années, et je suis toujours intervenue à côté de collègues en difficulté. "

Je souscris à 100%.

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2009

Tiens, Denis Tillinac balance :

"Un capessien ou un agrégé d'aujourd'hui, ce n'est pas un agrégé ou un capessien d'il y a trente ans, et encore moins pour un normallien" (sic)

Les "capessiens", ils ont l'habitude qu'on leur tape dessus ; les agrégés commencent à en avoir l'habitude ; mais les normaliens, ça va leur faire drôle.

Par contre, il faudra lui faire savoir que "capessien", ça n'existe pas.

Ah, il a ajouté aussi : "Les IUFM, ça ne marchait pas très bien." C'est quand même sous le règne mou de son ami Chirac que les IUFM ont fleuri.

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2009

Ce qui est effarant, c'est l'extrême hétérogénéité des candidats.
F.Guichard

Oui,MAIS ce n’est pas contre les candidats qu’il faut s’indigner mais le système auquel,même à nos corps défendant,nous,professeurs,nous participons.
Les candidats au Capes ne peuvent pas savoir ce qu’on ne leur a pas appris.Ce n’est pas leur faute mais la nôtre.Plus concrètement,pourquoi ne dit-on pas plus haut et plus fort,en particulier à l’adresse des IG,IPR et autres responsables,que lorsqu’un élève arrive en prépa,il doit commencer par se défaire de toutes les mauvaises habitudes acquises au lycée ?Et constater pour la plupart à quel point ils ont perdu du temps au lycée(je ne parle pas du collège)investi en pure perte sur des notions inessentielles à ce niveau(combien d’heures pour arriver à ne pas faire comprendre comment fonctionnent les « focalisations »par exemple ?ou la notion de genre et registre ?...)Désapprendre d’abord,donc :à savoir,en lettres les lectures méthodiques analytiques et autres appellations(on change d’appellation tous les ans pour alléger toujours un peu plus les contenus...)à grands coups d’axes insisipides,-pour apprendre à revenir à l’analyse linéaire d’abord !En sciences,comprendre qu’il ne faut pas seulement appliquer,mais conceptualiser etc.etc...
Seuls les meilleurs s’y retrouvent,et il n’est pas sûr que dans un tel système nous aurions été meilleurs qu’eux....

Écrit par : en passant.... | 14 mai 2009

Ah zut, j'ai manqué le téléfilm d'hier sur la 2, dédié à 1905.

Qq'un l'a vu ?

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2009

Désapprendre d’abord,donc :à savoir,en lettres les lectures méthodiques analytiques et autres appellations(on change d’appellation tous les ans pour alléger toujours un peu plus les contenus...)à grands coups d’axes insisipides,-pour apprendre à revenir à l’analyse linéaire d’abord !
Ecrit par : en passant.... | 14 mai 2009

Même pas une histoire de complexité, mais d’inutilité fondamentale de ces notions. J’ai quelque part dans ma bibliothèque quelques manuels de licence antérieurs aux années 50. Si on proposait aux examens les corrigés des docteurs/agrégés d’antan ils seraient impitoyablement rayés avec la mention paraphrase,impressionnisme. Le grand but du commentaire de texte, son origine , sa vocation c’était de goûter le texte et d’en faire ressortir la beauté, pas de le démonter comme un mécano.
Toutes ces innovations techniques, c’est la machine de guerre lancée contre l’histoire littéraire , pourtant bien plus féconde lorsqu’il est question de compréhension du texte. Bizarrement, en français, le niveau des copies du Bac s’écroule au début des années 80 (dixit l’INRP) , soit au moment où les notions techniques l’emportent sur la culture littéraire.

Écrit par : uncertain | 14 mai 2009

"Ah zut, j'ai manqué le téléfilm d'hier sur la 2, dédié à 1905.

Qq'un l'a vu ?"

Ecrit par : Jeremy | 14 mai 2009

Avant-hier, Jeremy!
Je l'ai trouvé sympathique, bourré de bonnes intentions, et plutôt bien joué, mais un peu caricatural et "formaté téléfilm" à outrance.
Beaucoup moins riche et dense que celui qu'on a pu voir il y a quelques (trois?) semaines sur le suicide de Salengro.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2009

"... Elle a, en un mot (la bourgeoisie), remplacé l'exploitation déguisée sous des illusions religieuses et politiques par l'exploitation ouverte, cynique, directe, brutale."

Marx et Engels, cités par Robin

Cette bourgeoisie-là est désormais, sinon tout à fait déchue, du moins moribonde ou encanaillée. Aujourd'hui, la cohue mystificatrice des tout-venant au pouvoir et aux affaires semble vouloir renouer avec le déguisement, habilement tissé par la com' et avec force novlangue. Décidément, on ne refait pas les hommes !

Ecrit par : Magister | 13 mai 2009

On trouve ça dans un bouquin de Clouscard. Le discours managérial pour imposer, en douceur, sans en avoir l’air, ce qu’on imposait par force autrefois. Le plus drôle c’est qu’à ce moment –là il fait un parallèle entre l’entreprise et l’E.N. L’E.N. , la plus grosse entreprise de France.

« …ce n’est pas la crise de la civilisation qui entraîne la crise de la bourgeoisie, c’est celle-ci qui est la cause de la crise dite de civilisation. »

Écrit par : uncertain | 14 mai 2009

On pourrait presque dire, (à mon humble avis), que le film sur 1905 était didactique, et que celui sur Salengro était du cinéma.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2009

Merci Christophe !

Le téléfilm sur Salengro était effectivement très bien, j'avais peur d'avoir manqué un téléfilm du même niveau.

Bon j'essaierai de le voir malgré tout.

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2009

Ah zut, j'ai manqué le téléfilm d'hier sur la 2, dédié à 1905.

Qq'un l'a vu ?

Ecrit par : Jeremy | 14 mai 2009

Bonjour Jérémy,
J'ai vu ce téléfilm. Je vous avoue que je craignais le pire mais finalement le combat pour la laïcité est plutôt bien traité. On mesure le courage des premiers instituteurs, affrontant le curé du village pour décrocher le crucifix au-dessus du tableau. La foi catholique apparaît comme un vernis qui recouvre toutes les pratiques de la superstition.

Écrit par : Alice | 14 mai 2009

Merci Alice !

Il faudra que j'essaie de le voir à mon tour alors.

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2009

On trouve ça dans un bouquin de Clouscard. Le discours managérial pour imposer, en douceur, sans en avoir l’air, ce qu’on imposait par force autrefois. Le plus drôle c’est qu’à ce moment –là il fait un parallèle entre l’entreprise et l’E.N. L’E.N. , la plus grosse entreprise de France.

« …ce n’est pas la crise de la civilisation qui entraîne la crise de la bourgeoisie, c’est celle-ci qui est la cause de la crise dite de civilisation. »
Ecrit par : uncertain | 14 mai 2009

Puisque vous rappelez Clouscard :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Clouscard

Écrit par : guy morel | 14 mai 2009

La métaphore "Les eaux glacées du calcul égoïste" est assez belle.

Ecrit par : Robin | 13 mai 2009

Oui, et pour lutter contre l'homophobie, on peut toujours jouer avec "les os glacés du cul égoïste".

Écrit par : Arnolfini | 14 mai 2009

PIQURE DE RAPPEL...

Réunion-débat organisée par l'association Reconstruire l'école
Samedi 16 mai à 14 heures au Lycée Henri IV, 23 rue Clovis 75005 Paris

14h-15h :

Nathalie Bulle présentera son dernier livre, "L'école et son double" (éditions Herman) :

En montrant comment la démocratisation des systèmes éducatifs en Occident a suscité un appel d’idées pédagogiques opposées aux besoins fondamentaux de l’enseignement, Nathalie Bulle met au jour une série stupéfiante de croyances fausses qui se sont constituées autour de l’école, de ses enseignements et ses méthodes, de ses succès comme de ses échecs.

15h-18h : Les réformes de l'université

Plusieurs interventions sont prévues avec des temps de débat, et en particulier :

Eva Debray, doctorante en philosophie à Paris X-Nanterre, interviendra pour présenter le mouvement de contestation des réformes universitaires, dont elle commentera également les principaux points.

Robert Pédot, enseignant-chercheur à Paris X, développera les conséquences de la réforme sur la formation des enseignants, de la maternelle à l'université.

Entrée libre (suivre fléchage dans le cloître)

Ecrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2009

Je vais poser ma question de but en blanc : est-ce que ça vaudra le coup de faire cinq heures de transport exprès ?

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2009

Ecrit par : Arnolfini | 14 mai 2009

Yfig ? C'est toâ, là-bas dans le noâr ?

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2009

@Françoise Guichard

Le nain de jardin de madame Bovary m'avait échappé : trop petit, sans doute!
Il était pourtant de passage mardi à Nancy, sous bonne escorte!
Personne (ou presque) ne l'a vu et il s'est fait plein de copains!

je ne résiste pas au plaisir de citer NA'adin, toujours prête à défendre son idole, au sujet du dispositif de sécurité .
" Mais bon sang, c'est le Président de la République quand même, ce n'est pas n'importe qui (nain porte qui,) Il serait temps qu'on s'en (sic) rappelle et qu'on replace la fonction présidentielle dans sa légitimité républicaine" .

Je cite aussi le commentaire du journal : "fulminait hier Nadine Morano, toujours prête à déployer le gilet pare-balles chaque fois qu'on ose dégainer, même à blanc, contre Nicolas Sarkozy.
Un périmètre de 400 m sur 400 (sic) débarrassé de ses voitures, des riverains invités à ne sortir de chez eux qu'en cas d'urgence, un uniforme à chaque carrefour, des papiers contrôlés pour aller chez le boulanger : rien n'a vraiment été fait pour humaniser le personnage, en le laissant rencontrer la foule de ses admirateurs. Il n'y a guère qu'à Velaine-en-Haye que 700 encartés de l'UMP ont eu droit à huis-clos et après un passage sous quatre portiques de sécurité, à l'onction présidentielle." (...)"Pour les autres, non grata, médias compris, il restait le spectacle des snipers couchés sur le toit de l'école de Velaine-en-Haye, et puis surtout l'hélicoptère de la gendarmerie et sa caméra, qui ont fait dégager deux couvreurs-zingueurs, perchés sur un toit à 900 m de la salle des fêtes de Velaine. Dangereux le pouvoir"

L'onction du chanoine de Latran, c'est le Paradis assuré!
Et j'espère que les couvreurs ne travaillaient pas plus pour gagner plus!
Pas grave non plus qu'on ait fait manquer l'école aux élèves.
Le terrorisme, c'est dans les gènes, alors, même à deux ans, ils peuvent cacher une bombe dans la couche que les instits de maternelle sont payées pour changer!
Ce qui surprend, c'est "l'insolence" inhabituelle de la feuille de chou locale!

Écrit par : retraitée | 14 mai 2009

Je vais poser ma question de but en blanc : est-ce que ça vaudra le coup de faire cinq heures de transport exprès ?

Ecrit par : Jeremy | 14 mai 2009

ça, je ne pourrai vous le dire qu'après, cher ami !!!

Écrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2009

Ah zut, j'ai manqué le téléfilm d'hier sur la 2, dédié à 1905.

Qq'un l'a vu ?

Ecrit par : Jeremy | 14 mai 2009
--------
Je l'ai regardé pendant une heure puis j'ai abandonné. Il me semblait que l'on forçait le trait. Les curés et leurs ouailles plongées dans l'obscurantisme et se complaisant dans l'ignorance étaient interprétés très bien par les acteurs, mais de manière outrancière, m'a-t-il semblé.
L'auteur de ce téléfilm a voulu être trop démonstratif, à mon avis. Il a dramatisé à l'excès les situations et certains personnages étaient caricaturaux.
Si cela s'était passé au Moyen-Âge, ç'aurait été différent. En 1905, c'est excessif bien que je ne fusse pas né à l'époque. Mais j'ai connu mes grands-parents, nés, eux, avant 1900, et mes parents peu après 1900. Ni les uns ni les autres ne m'ont dépeint une époque rétrograde à ce point.
Mon père, né en 1904, a toujours été athée et n'a subi aucune tentative d'endoctrinement religieux. Mais la religion catholique était bien implantée dans mon Pas-de-Calais natal.
Je suis athée et nullement agressif envers les croyants. Je leur fiche la paix et ils font de même avec moi. Ceux d'entre eux qui sont parmi mes proches sont aimés de moi comme les autres, tant qu'ils se comportent bien...
Je précise cela pour être bien compris.
Je ne suis pas historien et n'ose pas trop m'avancer, cependant. J'aimerais l'avis d'un professeur d'histoire connaissant bien l'époque de la séparation de l'Église et de l'État.
J'ai vu un téléfilm excellent sur la loi de séparation de l'Église et de l'État plus récent que ce téléfilm qui était rediffusé.
Je crois bien l'avoir enregistré. Il y avait Claude Rich qui y jouait un prêtre opposé au projet de loi, mais qui restait dans les limites du supportable...
Je ne sais plus quel acteur jouait le rôle de Jean Jaurès, mais c'était excellent. Ce téléfilm-là, je l'ai regardé jusqu'au bout. Il était autrement convaincant !

Écrit par : Francis Penin | 14 mai 2009

Chez Michel Field, (sur LCI), en ce moment, son émission, sur les rôles respectifs de l'école et de la famille, (je viens d'"allumer" le poste).

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2009

Je vais poser ma question de but en blanc : est-ce que ça vaudra le coup de faire cinq heures de transport exprès ?

Ecrit par : Jeremy | 14 mai 2009

ça, je ne pourrai vous le dire qu'après, cher ami !!!

Ecrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2009

Ah oui mais moi je dois me décider avant. Bon, dans la mesure où j'ai 150 longues copies à corriger, je risque de ne pas y aller. Et je sais que nous pouvons compter sur la fidélité du compte-rendu qui sera fait du débat.

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2009

"Je suis athée et nullement agressif envers les croyants. Je leur fiche la paix et ils font de même avec moi."

Vous avez de la chance, vous. Si jamais vous voulez qu'on intervertisse tous les deux, ce sera avec plaisir. Sinon, vous pouvez aller au Burundi, aussi, vous verrez : les chrétiens là-bas ont de l'imagination.

Je me souviens du téléfilm avec Claude Rich - il était très bien. Je me suis dit, justement, que 1905 serait moins bien que celui-ci.

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2009

"nous aurons l'assurance d'avoir encore des professeurs cultivés"

Je n'en suis pas si sûr Monsieur Penin. Je connais bon nombre d'étudiants de bon niveau mais qui n'ont pas beaucoup de culture. Cela dit je souscris à votre propos à cela près que ce n'est pas parce qu'on arrive en tête au CAPES de telle ou telle matière que l'on est instruit ou cultivé.
Si on veut des professeurs cultivés il n'y a qu'une seule chose à faire: une école solide en amont; Malet et Isaac, Lagarde et Michard, Lebossé et Emery et là, peut-être que l'on aura une cohorte d'enseignants solides à tout niveau.
Que dire de la culture d'un nouvel enseignant qui a subi dans sa belle jeunesse l'école de ces derniers temps?

Vincent qui essaye de combler ses énormes lacunes.

Écrit par : matheutordu | 14 mai 2009

Sur la culture des jeunes enseignants, il me semble que nous allons de plus en plus être confrontés à un autre phénomène: le syndrome: "je sais pas, j'étais pas né(e)".
J'ai connu cela avec une stagiaire d'anglais. Cela donnait, par exemple: "Tu sais, lors de la Guerre des 6 jours..." "Ah, je sais pas j'étais pas née". Un autre jour : "A la Libération, quand on a tondu des femmes en public..." "Ah je sais pas, j'étais pas née".
Il a été difficile de lui faire comprendre qu'il y avait d'excellents médiévistes, voire des paléontologues qui, eux non plus, n'étaient pas nés à l'époque qu'ils étudient. C'est lié à l'absence de profondeur chronologique dont souffrent les nouvelles générations. D'où, d'ailleurs, des remarques du type: "Bouh, c'est vieux, ça! C'est une chanson d'avant!" pour parler, par exemple de "Laisse béton" de Renaud. Je pense que c'est une nouvelle facette de l'inculture crasse qui nous entoure, qui nous cerne, jusqu'à nous laisser seuls sur un îlot de pourtant modeste savoir.

Écrit par : garafignoux | 14 mai 2009

Ah oui mais moi je dois me décider avant. Bon, dans la mesure où j'ai 150 longues copies à corriger, je risque de ne pas y aller. Et je sais que nous pouvons compter sur la fidélité du compte-rendu qui sera fait du débat.

Ecrit par : Jeremy | 14 mai 2009

Comptez sur moi !

Écrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2009

L'auteur de ce téléfilm a voulu être trop démonstratif, à mon avis. Il a dramatisé à l'excès les situations et certains personnages étaient caricaturaux.
Si cela s'était passé au Moyen-Âge, ç'aurait été différent. En 1905, c'est excessif bien que je ne fusse pas né à l'époque. Mais j'ai connu mes grands-parents, nés, eux, avant 1900, et mes parents peu après 1900. Ni les uns ni les autres ne m'ont dépeint une époque rétrograde à ce point.

Francis Penin | 14 mai 2009

Bonjour,
Comment rivaliser avec Claude Rich? Il rend le texte sublime!
Cela dit, ma grand-mère me racontait des scènes terribles. Sans doute, d'un village à l'autre, d'une région à l'autre, les situations étaient apréciées différemment.

Écrit par : Alice | 14 mai 2009

@Francis Penin,
Vous écrivez à propos du téléfilm "1905" :
"L'auteur de ce téléfilm a voulu être trop démonstratif, à mon avis. Il a dramatisé à l'excès les situations et certains personnages étaient caricaturaux."

Passons sur le film qui ne m'a pas emballé non plus, mais...
Lisez cela.

http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=228&auteurid=229

Écrit par : guy morel | 14 mai 2009

appréciées

(désolée)

Écrit par : Alice | 14 mai 2009

Pas grave non plus qu'on ait fait manquer l'école aux élèves.
Le terrorisme, c'est dans les gènes, alors, même à deux ans, ils peuvent cacher une bombe dans la couche que les instits de maternelle sont payées pour changer!
Ce qui surprend, c'est "l'insolence" inhabituelle de la feuille de chou locale!

Ecrit par : retraitée | 14 mai 2009

Vous ne croyez pas si bien dire, Retraitée !

Lorsqu'au mois d'octobre 2008, notre bien-aimé leader a rendu une visite de politesse dans la rouge commune de L'Isle-Adam, il avait omis de prendre cette précaution élémentaire.

Figurez-vous que, alors que les parents d'élèves venaient chercher leurs enfants dans ces écoles maternelles, foyers de subversion, accompagnés de leurs enfants encore à la mamelle, certains de ces nourrissons ont eu l'extrême incorrection de s'époumonner bêtement lorsque l'excellent service d'ordre entièrement dévoué à la protection de notre estimé conducteur a accompli son devoir en vérifiant si, à l'intérieur de leurs poussettes, ils ne cachaient pas quelque arme de destruction massive.

S'ils pleuraient, c'est bien qu'ils ne se sentaient pas la conscience tranquille, ces apprentis terroristes !

Et la Gazette du Val d'Oise qui relatait l'événement a eu le culot de montrer elle aussi une certaine insolence.

Écrit par : catmano | 14 mai 2009

"Je lui rappelle, (à elle qui m'accuse de tomber sur le râble de tous les nouveaux arrivants), que j'ai été un des rares à défendre Marilyse quand elle est arrivée ici. "
Christophe Sibille

Rassurez-moi, Christophe : qui est ce "elle" ? Car je ne pense pas my reconnaître (???) Mais je vous remercie de votre soutien passé. Je n'étais jamais intervenue auparavant sur un blog et on peut commettre des maladresses quand on est néophyte. Certains habitués ont la dent dure et le ton haut. J'aime l'humour, l'ironie mais j'ai horreur du cynisme.

Écrit par : Marilyse | 14 mai 2009

e pense que c'est une nouvelle facette de l'inculture crasse qui nous entoure, qui nous cerne, jusqu'à nous laisser seuls sur un îlot de pourtant modeste savoir.

Ecrit par : garafignoux | 14 mai 2009

Reflet de l'inculture qui nous entoure, mais aussi refus du rôle de l'école comme lieu de transmission du savoir, lieu où l'on cultive la mémoire.

Il y a un très étrange et très beau paradoxe mis en lumière par Hanna Harendt dans "La Crise de l'Education" : le refus de la pédagogie nouvelle (constructiviste, non-directive...) de transmettre un prétendu "savoir mort" n'est pas une condition de la liberté, mais un obstacle à la liberté car on ne peut ni accepter, ni refuser ce que l'on ne connaît pas et l'on est bien souvent condamné à répéter ce que l'on ignore sans même savoir qu'on le répète.

Faire quelque chose de nouveau, "être résolument moderne", comme dit Arthur Rimbaud, implique une connaissance profonde et étendue du passé.

Autre chose: pour les Grecs, l'Homme est désavantagé par rapport à la Nature (la Phusis) et aux dieux car il est mortel et, contrairement aux animaux et aux plantes, il a conscience de son désavantage.

Mais il peut lutter contre l'éphémère de deux manières : en faisant des enfants (l'espèce est éternelle par rapport à l'individu) ; en narrant les exploits des héros et en créant des œuvres impérissables.

D'où l'importance de la Mémoire ("Mnémosumé" en grec, la mère des muses).

Mais là encore, il ne peut y parvenir, quitte à la subvertir, qu'en s'inscrivant dans une tradition.

Écrit par : Robin | 14 mai 2009

J'aimerais l'avis d'un professeur d'histoire connaissant bien l'époque de la séparation de l'Église et de l'État.

Je vous conseillerais bien la lecture du très instructif "Quand les catholiques étaient hors la loi" de Jean Sévillia mais il n'est certainement guère en odeur de sainteté sur ce blog. C'est dommage, on n'y apprend bien des choses.

Rappelons tout de même que grâce au tri sélectif (fiches, André, Combes etc.) nous eûmes le gratin militaire en 14. Le terme "limogeage" fit son apparition dans les mois qui suivirent.

Écrit par : Guillaume | 14 mai 2009

Hanna Arendt sans H !

Écrit par : Robin | 14 mai 2009

"@ Françoise Guichard
Moi, j'adore "L'Amant de Marguerite Yourcenar""

Ecrit par : retraitée | 14 mai 2009

Surtout que Yourcenar, un amant, on ne voit pas trop ce qu'elle en aurait fait...

Écrit par : Kap | 14 mai 2009

Ecrit par : Robin | 14 mai 2009

Très juste, j’ai d’ailleurs fait aujourd’hui (10-15 minutes), de façon assez théâtrale , une mise au point sur l’importance du passé , de la mémoire, de la transmission….mais j’étais plutôt du côté de « passé, personnes mortes vs monde d’aujourd’hui » (puisque d’après les élèves, le passé c’est le passé et on s'en f...).
Tout cela a été dit ici cent fois, mais hélas, dans la réalité, rien ne change, puisque nous vivons dans un monde d’ « immémorants. «
La seule satisfaction , c’est que certains élèves m’ont dit qu’à cause de cet intermède nous n’avions pas assez avancé dans le cours. J’ai trouvé ça positif(des élèves qui veulent que le cours avance !)

Même chose , déjà dite , sur l’ennui. Cette semaine, dans deux classes différentes , comme par miracle , de gentilles « bécassines » se mettent au travail : elles participent, travaillent en autonomie , passent au tableau… sans qu’elles s’en rendent compte, les deux heures de cours passent et elles trouvent le cours du jour très intéressant. Hélas, elles n’ont pas compris qu’il suffit de s’intéresser pour que le cours soit intéressant. L’école les ennuie parce qu’elles font tous les jours, toutes les heures la même chose : se maquiller, écouter en douce un MP3, dessiner, colporter des ragots ineptes, rire, crier, chahuter. Alors, évidemment, les jours et les heures se ressemblent. (Mêmes réflexions dans le bouquin de Maria Goyet).

Écrit par : uncertain | 14 mai 2009

Mara

Écrit par : uncertain | 14 mai 2009

L'Arle, toujours aussi instructif.

http://www.arle.ch/images/stories/file/ecole-niveau-baisse-vraiment.pdf

Duru-Bellat semble ouvrir un oeil...

Écrit par : Guillaume | 14 mai 2009

"@ Françoise Guichard
Moi, j'adore "L'Amant de Marguerite Yourcenar""

Ecrit par : retraitée | 14 mai 2009

Surtout que Yourcenar, un amant, on ne voit pas trop ce qu'elle en aurait fait...
Ecrit par : Kap | 14 mai 2009

C'est bien pour cela que cela me ravissait!

Écrit par : retraitée | 14 mai 2009

PS : j'aurais dû ajouter LOL

Écrit par : retraitée | 14 mai 2009

Combien d'ados ont eu leurs premiers émois avec le poster de Marguerite en double page centrale dans Lire ?

Écrit par : dugong | 14 mai 2009

Camélia, j'enseigne moi-même une langue vivante et permettez-moi à ce titre de vous apporter tout mon soutien. Mes trois premières années dans l'enseignement ont également été marquées par ce sentiment d'échec et d'inutilité que vous évoquez à juste titre. J'ai à peu près tout connu, des sempiternelles inspections-sanctions jusqu'aux menaces de licenciement pour incompétence professionnelle. J'ai fini par m'adapter à la situation, mais cela a été un dur combat dont je garde toujours à l'esprit qu'il n'est pas définitivement gagné, tant les choses empirent jour après jour. Comme vous, j'ai été tenté par une reconversion. Pour me faire conseiller, j'ai pris contact avec une cellule spécialisée en la matière au rectorat. Autant vous le dire tout de suite, l'EN est très en retard sur cette question! Ce sera à vous de construire un projet professionnel de A à Z. Il y a bien la possibilité d'évoluer au sein même de l'EN. Devenir inspecteur? il faut être agrégé et être tenté par le job, car quoiqu'on puisse en penser, un IPR n'est guère davantage qu'un exécutant. Chef d'établissement? Là aussi, il faut savoir être obséquieux et hypocrite, ce n'est donc pas donné à tout le monde. Sinon, en tant que professeur d'anglais, vous pouvez éventuellement vous aventurer sur le terrain de la traduction, mais le secteur est très fortement encombré, cela relève davantage d'une activité complémentaire pour boucler ses fins de mois que d'une profession à part entière. Je vous souhaite tout le courage dont vous pouvez avoir besoin et je serais ravi d'avoir prochainement de vos nouvelles. Tenez bon et à bientôt.

Écrit par : alain | 14 mai 2009

garafignoux, j'ai bien aimé le coup du "Chais pas j'étais pas né" !

Écrit par : Zorglub | 14 mai 2009

Toto W., ce n'est pas forcément vrai que les syndicats sont nos ennemis — ni le mien, ni d'autres : il y a des syndicalistes imbéciles, comme il y a des boulangers incompétents, c'est tout à fait différent).

Ecrit par : brighelli | 14 mai 2009

TotoW, vous êtes, pour une fois, à côté de la plaque. Les syndicats, quels qu'ils soient, (y compris le détestable SGEN-CFDT !), sont souvent de très bon conseil pour les collègues malades ou en dépression.

Ecrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2009

Je souscris à 100%.

Ecrit par : Jeremy | 14 mai 2009

Admettons.

Je ne connais pas suffisamment les syndicats enseignants pour juger de leur efficacité lorsqu'il s'agit de soutenir ponctuellement un collègue en difficulté.
Mais bon, un syndicat n'est pas seulement une société d'entraide, tout de même? Si?

Quoi qu'il en soit, je me vois mal faire appel au Sgen en cas de coup au moral. Plutôt claquer d'une overdose de prozac!

Écrit par : TotoWeininger | 14 mai 2009

"@ Françoise Guichard
Moi, j'adore "L'Amant de Marguerite Yourcenar""

Ecrit par : retraitée | 14 mai 2009

Surtout que Yourcenar, un amant, on ne voit pas trop ce qu'elle en aurait fait...
Ecrit par : Kap | 14 mai 2009

C'est bien pour cela que cela me ravissait!

Ecrit par : retraitée | 14 mai 2009

Sans compter le fait que Marguerite Yourcenar détestait Marguerite Duras, ses livres et tout ce qu'elle représentait. Elle disait d' "Hiroshima mon amour" que tout y était obscène, à commencer par le titre.

Écrit par : Robin | 14 mai 2009

Sans compter le fait que Marguerite Yourcenar détestait Marguerite Duras, ses livres et tout ce qu'elle représentait. Elle disait d' "Hiroshima mon amour" que tout y était obscène, à commencer par le titre.

Ecrit par : Robin | 14 mai 2009

C'est sûr qu'elles n'étaient pas sur la même longueur d'onde. N'empêche que "Les Mémoires d'Hadrien" et "Barrage contre le Pacifique" font partie de mon top ten. Une façon de les réconcilier...

Écrit par : Marilyse | 14 mai 2009

"J'aimerais l'avis d'un professeur d'histoire connaissant bien l'époque de la séparation de l'Église et de l'État.

Je vous conseillerais bien la lecture du très instructif "Quand les catholiques étaient hors la loi" de Jean Sévillia mais il n'est certainement guère en odeur de sainteté sur ce blog. C'est dommage, on n'y apprend bien des choses."

Mouhahahaha ! Jean Sévillia maintenant ! On aura vraiment tout lu, ici.

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2009

On aura vraiment tout lu, ici.

Pas Sévillia visiblement. Mais ce n'est pas grave pour vous.

Écrit par : Guillaume | 14 mai 2009

« Les vecteurs en troisième, ça doit être "traumatisant" » écrivait hier Dobolino. Qu'il me soit permis ici d'exprimer mon opinion. Ce n'est certes pas la leçon la plus passionnante pour les élèves, ni même la plus facile, mais de là à parler de « traumatisme », je ne suis pas tout à fait d'accord. M'est avis que le vrai traumatisme pour certaines facétieux élèves est simplement que l'on leur demande (plus rigolo à dire qu'à écrire) de travailler. C'est peut-être aussi « traumatisant », comme vous dites, que la soustraction mais n'oublions pas que les élèves n'ont pas le même âge et sont donc plus à même de s'adapter à des concepts peu naturels. Je crains fort qu'avec un tel raisonnement quelques ineffables sots ministériels pourraient nous obliger à abolir bon nombre des connaissances que nous tentons péniblement de faire rentrer dans l'esprit de nos chères têtes blondes (encore que si vous bossez en collège ou en lycée, la fourniture capillaire de certaines demoiselles change de couleur assez fréquemment). Notons, avant une attaque en règle contre la discussion sympathique que je tente (après ce que j'ai amicalement proféré contre certains, je dois m'attendre à une réplique de 75 sur l'échelle de Richter), que je ne vous prête pint cette discutable opinion.

TotoWeininger, sous dites « Je vous assure que l'on ne vous avait jamais vu aussi brillant sur ce blog. » et « Quoi qu'il en soit, je me vois mal faire appel au Sgen en cas de coup au moral. Plutôt claquer d'une overdose de prozac! ». Je commence à somptueusement vous apprécier vous. Vous semblez porter autant d'affection que moi aux syndicats. Je préfère exprimer cette opinion ici, dans le feutré anonyme d'un blog plutôt qu'en salle de prfesseurs où je risquerais vraisemblablement ma vie. Cela risque de relancer un intéressant débat. Depuis le jour où j'ai vu des collègues syndiqués syndicalistes dans un reportage télévisé dire, au moins en substance, « Tel collègue est un gros naze pas foutu d'aligner deux mots correctement sans faire soixante-quinze fautes d'orthographe mais on ne votera pas pour son licenciement malgré moult inspectiosn où il s'est fait taulé » (expliquez-moi la crédibilité que l'EN et par là tous ses joyeux participants peuvent avoir devant les élèves et le grand public) ou bien « Lui n'est pas chez nous donc pour sa mutation en CAPA on n'écoute même pas ce qui se dit » (sous-entendu, tant pis s'il se fait expédier à Péta ou Schnok, quel que soit son barème, on s'en b...), ces organisations ont légèrement baissé dans mon estime.

Écrit par : Le Pingouin | 14 mai 2009

Duru-Bellat semble ouvrir un oeil...
Ecrit par : Guillaume | 14 mai 2009

Ah bon ! À lire ce qu'elle dit, il semble plutôt qu'elle se mette un bandeau sur les yeux.

Écrit par : guy morel | 14 mai 2009

Peut-on affirmer à la lecture de la note d’information de la Depp que le niveau des élèves de primaire baisse ?

Duru-Bellat : Le niveau a peut-être augmenté dans d’autres disciplines… Mais une chose est incontestable, le niveau a baissé en lecture, écriture et calcul. Et cela est d’autant plus ennuyeux que cette baisse touche surtout les élèves les plus faibles. Cela confirme d’autres signes inquiétants comme les résultats des évaluations internationales.
C’est une conclusion embarrassante pour l’école française.

Écrit par : Guillaume | 14 mai 2009

Je confirme...un oeil.

Écrit par : Guillaume | 14 mai 2009

"Depuis le jour où j'ai vu des collègues syndiqués syndicalistes dans un reportage télévisé dire, au moins en substance, « Tel collègue est un gros naze pas foutu d'aligner deux mots correctement sans faire soixante-quinze fautes d'orthographe mais on ne votera pas pour son licenciement malgré moult inspectiosn où il s'est fait taulé » (expliquez-moi la crédibilité que l'EN et par là tous ses joyeux participants peuvent avoir devant les élèves et le grand public) ou bien « Lui n'est pas chez nous donc pour sa mutation en CAPA on n'écoute même pas ce qui se dit » (sous-entendu, tant pis s'il se fait expédier à Péta ou Schnok, quel que soit son barème, on s'en b...), ces organisations ont légèrement baissé dans mon estime.
Ecrit par : Le Pingouin | 14 mai 2009"

La rigueur du raisonnement est exemplaire. Bravo ! Bravo !

A moi : au vu des reortages que j'ai suivis aujourd'hui, et des déclarations des différents employés et/ou responsables qui se sont exprimés, j'en ai conclu qu'il fallait dissoudre la Banque de France, l'Ordre des médecins, le Barreau de Paris, le Quai d'Orsay et l'Université de Paris-IV.

Vous regardez trop la télé, Guillaume : A moins que les syndicalistes ne s'expriment dans les bouquins de Sevilla ?

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2009

Je confirme...un oeil.
Ecrit par : Guillaume | 14 mai 2009
Je confirme : un oeil louche.

Écrit par : guy morel | 14 mai 2009

Pas Sévillia visiblement. Mais ce n'est pas grave pour vous.

Ecrit par : Guillaume | 14 mai 2009
Et, pour les mêmes raisons que Sevilla d'ailleurs, pas c'te pauv' Hannah AHRENDT non plus, car on s'obstine ici à l'écorcher.

"' Hanna Harendt dans "La Crise de l'Education" :

Ecrit par : Robin | 14 mai 2009

Porca miseria! Cela ne s'arrange pas.
Quand c'était pire c'était mieux disent aussi nos voisins transalpins.

Il ne s'agit donc pas d'une coquille car c'est la troisième fois consécutive, et comme personne n'a réagi les deux fois précédentes, pas même le comte von Orto, ( clin d'oeil aux germanistes) cela confirme s'il en était besoin combien l'oeuvre de Hannah ARENDT ( à copier 100 fois) est confidentielle dans le pays le plus intelligent du monde.
Ceci explique cela.

Écrit par : Correcterror | 14 mai 2009

Pour revenir sur les possibilités de promotion interne à l'EN dont parle JPB, et de la nécessité d'occuper des places dans la hiérarchie, je voudrais apporter un témoignage personnel.

Mon proviseur adjoint m'a dit que la pénurie était grande pour les postes de direction d'établissements, et que se porter candidat, c'était à coup sûr être pris. En revanche, m'a-t-il dit, d'un point de vue du traitement ça n'est pas intéressant pour un agrégé ; seuls les certifiés y ont un intérêt pécuniaire.

Mes trois derniers chefs d'établissement avaient été profs de : SVT, Musique, Techno. Ils venaient tous du collège.

À mon petit niveau, j'ai appris que nous allions avoir un stagiaire en lettres classiques dans mon lycée à la rentrée prochaine. Je serai en prépa l'an prochain, mais comme personne n'était volontaire, je me suis quand même déclaré prêt à le/la tutorer ; figurez-vous que ma candidature a réveillé des bonnes volontés ! Finalement un de mes (ex) collègues a bien voulu s'y coller.

Je me demande si ça n'est pas un scénario voué à se reproduire souvent : n'importe qui sera toujours préférable à un partisan de la transmission... Au mieux, on devient le poisson rouge dans l'aquarium des piranhas ; j'ai l'impression que les IPR travaillent beaucoup en équipe, et je n'en ai jamais vu aucun qui soit dissident... des IG, oui.

Écrit par : sanjuro | 14 mai 2009

@ Sévillia, par lui-même :
http://www.christ-roi.net/index.php/Jean_Sévillia

Écrit par : guy morel | 14 mai 2009

Je ne lis que peu de messages de soutien et d'encouragement à Camélia. je sais bien que ce blog n'a pas vocation à se métamorphoser en cellule d'écoute. Je me sens de plus en plus démuni devant mon incapacité à aider un collègue en difficulté. Je demeure pourtant persuadé qu'on peut mettre du baume au coeur de quelqu'un simplement en employant les termes adéquats, mais qu'il est difficile de les trouver! J'enrage souvent de ma propre impuissance à soulager un tant soit peu la souffrance d'un collègue qui est sur la mauvaise voie et, parallèlement à ça, je n'ai que trop conscience des limites de l'empathie. Bon sang, quel métier!

Écrit par : alain | 14 mai 2009

@Sévillia par lui-même - suite.
http://www.christ-roi.net/index.php/Antisémitisme

Écrit par : guy morel | 14 mai 2009

Très cher Jeremy, je tiens à revenir sur ce qui s’apparente à un subtil différend entre vous et moi. Vous pouvez vous targuer d’avoir fait naître chez moi un curieux et détestable sentiment, celui de remord. Oui, à lire vos messages dépités sur le fait d’avoir été la cible d’attaques en bonne et due forme, je me suis quelque peu senti concerné. J’ai donc décidé de relire tous vos messages, ou au moins une grande partie. Je n’ai pas la capacité adolescente de passer ma vie sur un blog à lire toutes les participations. Ce ne fut pas un problème dans la mesure où il n’y avait rien de bien intéressant à la télévision ce soir. Quelle surprise de découvrir certaines de vos réflexions !

Vous m’avez écrit le 11 mai 2009 (matheux jusqu’au bout, j’aime les chiffres) : « C'est vous qui avez lancé le sujet sur la schtroumfette ! Vous êtes gonflé ! Ca devient une obsession, vos histoires de Sctroumpfs ! Allez, de vous à moi, vous vous identifiez auquel ? Et que vous évoque cette histoire où pour devenir schtroumpf noir, les schtroumpfs doivent se mordre la queue ? Que pensez-vous de l'album où un Schtroumpf est transformé, selon ses propres voeux, en saucisse sur pattes ? Les schtroumpfs, c'est tout de même l'une des grandes B.D. queer, avec Johan et Pirlouit dont les Schtroumpfs ne sont de toute façon qu'un spin over. » Notre hôte vous avait même répondu : « Jérémy, la passion vous emporte. » Kap a abondé dans son sens en vous disant : « Ah oui, Jérémy, vous vous emballez. »

À un message d’Alain que je n’ai que partiellement parcouru, vous avez répondu « Question juridique : c'est illégal de traiter ce sombre type de connard ? ». Bah tiens donc, en voilà de la gentillesse avec ses petits camarades de blog.

Là où ça devient comique, c’est quand vous vous laissez aller à répondre à Ailleurs. « On est tombés sur la réincarnation d'Achille Talon. En plus cuistre. ». Je trouve tout à fait navrant et lefunestesque que vous n’ayez pas su apprécier la similitude de mon style avec l’admirable Achille que vous semblez si bien connaître attendu l’usage que vous faites du terme « cuistre ». « C'est un troll, un imbécile ou les deux. » dites vous encore à l’encontre d’Ailleurs juste avant votre minable allusion aux vecteurs. Et quelques temps après de vous étonner : « C'est qui les débiles qui s'en prennent à moi ? […] C'est quoi le but, exactement, à part l'insulte gratuite ? » Je dois bien reconnaître que vous n’êtes pas l’initiateur de ces allusions à un bestiaire fantastique digne de Lanfeust de Troy mais vous les avez malgré tout relayées. Sans doute à propos d’une sombrissime créature dont je n’ai point daigné lire les élucubrations à l’origine de force remous sur ce blog, j’en conviens, vous vous êtes malgré tout comporté en bon flagellateur inquisitorial (ça ne veut rien dire, je sais, mais l’esprit talonnesque m’habite)

Vous étonnez-vous donc encore d’avoir été le réceptacle d’une haine viscérale de la part de certains ici ? Mon tempérament de roquet m’attirera sans doute un jour quelque quolibet au détour d’un jugement sur tel ou tel sujet mais je l’accepte. Tel le bon docteur Grégory, je sais parfaitement que je risque un jour de prendre un pain mais je l’accepte. Peut-être même m’attirerai-je les foudres de celui que d’aucuns qualifient ici de gourou (mais bon, c’est son blog et il y fait bien ce qu’il veut, tas d’incongrus internautes !) mais je l’accepte.

Si vous voulez que l’on vous accepte tel que vous êtes, et nous n’avons pas le choix, acceptez les autres tels qu’ils sont et acceptez donc l’idée que je n’aime pas les syndicats. D’autre part, je ne suis pas Guillaume, je ne fais pas partie de ces ersatz de blogueurs qui utilisent plusieurs pseudos bien que, je l’avoue, je sois parfois tenté de le faire.

Voilà donc, très cher, la petite remise en question à laquelle je me suis livré, et je ne vous dirai courtoisement pas quelle partie de mon anatomie cela a fait souffrir. En ferez-vous de même ? Peut-être produirez-vous un jour un commentaire qui vous fera remonter dans mon estime, peut-être reconnaîtrez-vous que c’est vous qui avait déclenché les hostilités (parce que le coup de la queue des Schtroumpfs, ça devient de la provocation quand même à laquelle je réagis avec délectation). Bien des peut-être… C’est comme au poker, j’ai payé pour voir, maintenant, abattez vos cartes si vous souhaitez changer ce sentiment que j’éprouve pour vous pour l’instant.

Je ne vous aime pas.

Écrit par : Le Pingouin | 14 mai 2009

"Jugeant le passé au nom du présent, l'historiquement correct traque le racisme et l'intolérance au Moyen Âge, le sexisme et le capitalisme sous l'Ancien Régime, le fascisme au XIXème siècle. Que ces concepts ne signifient rien hors de leur contexte importe peu : médiatiquement, l'anachronisme est payant [...].

[Le politiquement correct] gomme la complexité de l'histoire. Il réduit tout à l'affrontement binaire du Bien et du Mal, mais un Bien et un Mal réinterprétés selon la morale d'aujourd'hui. Dès lors, l'histoire constitue un champ d'exorcisme permanent : plus les forces obscures du passé sont anathématisées, plus il faut se justifier de n'entretenir avec elles aucune solidarité. Des personnages, des sociétés et des périodes entières sont ainsi diabolisés. Toutefois, ils ne forment qu'un leurre. Ce ne sont pas eux qui sont visés : par procuration, c'est nous.

Politiquement correct, historiquement correct. Pensée unique, passé unique. Comment s'immuniser ? Ce n'est pas sur l'éducation nationale qu'il faut compter. Naguère, l'école républicaine avait bâti un roman qui faisait tourner toute l'histoire de France autour de la révolution de 1789, mais ses professeurs possédaient au moins le mérite de faire apprendre des dates et des noms par cœur. Cette école a légué quelques mythes vivaces, mais elle est morte.

Lui a succédé - c'était après-guerre - une école marxiste. La lutte des classes, les structures et les superstructures ont chassé les héros et les batailles. Puis la faillite du communisme a fait péricliter la foi marxiste, laquelle a néanmoins laissé de nombreuses traces à l'école.

De nos jours, au sein de l'institution scolaire, les sciences humaines tiennent le haut du pavé, conjuguées à la morale humanitaire. Cette grille de lecture aide d'autant moins à comprendre le passé que la chronologie n'est toujours pas rentrée en grâce. À l'approche du bac, il est demandé aux lycéens de philosopher sur l'histoire comme s'ils présentaient le concours de l'agrégation - les connaissances en moins [...].

Selon un sondage CSA, 72% des professeurs ont voté pour un candidat de gauche au premier tour de l'élection présidentielle de 2002. C'était leur droit le plus strict, mais les citoyens ont aussi le droit de supposer que cette orientation massive du corps professoral n'est pas sans incidence sur le contenu des cours.

A l'heure actuelle, la plupart de ceux qui refusent l'embrigadement par la pensée unique parviennent au même constat. L'abondant courrier que j'ai reçu depuis la première édition de ce livre m'a apporté des centaines de témoignages supplémentaires sur la manière dont les manuels scolaires et les médias instrumentalisent l'histoire. Et le phénomène ne fait qu'empirer[...].

Ce livre prend parti. Mais il a tenté d'éviter les écueils du parti pris. Si l'historiquement correct est profondément lié aux idéologies de gauche dans leurs strates successives, je crois n'avoir épargné certaines légendes ayant cours à droite."

Jean Sévillia, Historiquement correct, extrait de l'Avant-propos.

Écrit par : par lui-même | 14 mai 2009

Bon alors là, franchement, devenir proviseur-adjoint pour faire avancer la cause de la transmission contre l'ultra-pédagogisme mériolique... Je ne suis pas sûr que ce soit très efficace.

Un proviseur-adjoint, ça reste un proviseur-adjoint. Etre un simple tampon perdu entre des monceaux de paperasse, et coincé entre 1 proviseur hautain qui fatigue, 10 administratifs qui font la gueule, 100 enseignants qui grognent, et 1000 élèves qui font les cons, ça ne doit pas être une sinécure. Sans compter qu'il est responsable de plein de trucs débiles. Franchement, ça donne pas envie. A la limite, être proviseur 6/7 ans après, ça peut devenir intéressant, mais après ? Pour faire de l'administratif toute sa vie, faut vraiment avoir envie. Pas étonnant que beaucoup baissent les bras.

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2009

Mouhahahaha ! Jean Sévillia maintenant ! On aura vraiment tout lu, ici.

Ecrit par : Jeremy | 14 mai 2009

Et Reynald Secher, Jeremy, vous oubliez Reynald Secher...
Tous les bons, je vous dis, ce garçon a lu tous les bons.
J'oubliais Thierry Maulnier et Pierre Gaxotte, évidemment.
Mouhahaha derechef.
Et ne me dites pas que je ricane parce qu'ils sont de droite et même d'extrême-droite. Raoul Girardet, qui n'est pas exactement un gauchiste, est un grand , LUI.

Écrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2009

A l'heure actuelle, la plupart de ceux qui refusent l'embrigadement par la pensée unique parviennent au même constat. L'abondant courrier que j'ai reçu depuis la première édition de ce livre m'a apporté des centaines de témoignages supplémentaires sur la manière dont les manuels scolaires et les médias instrumentalisent l'histoire. Et le phénomène ne fait qu'empirer[...].

Ce livre prend parti. Mais il a tenté d'éviter les écueils du parti pris. Si l'historiquement correct est profondément lié aux idéologies de gauche dans leurs strates successives, je crois n'avoir épargné certaines légendes ayant cours à droite."

Jean Sévillia, Historiquement correct, extrait de l'Avant-propos.
Ecrit par : par lui-même | 14 mai 2009
Vous voulez que l'on remette ici la genèse du "concept" de "pensée unique" ?

Écrit par : guy morel | 14 mai 2009

@Sévillia par lui-même ( fin).


http://e-deo.net/archives/258

Écrit par : guy morel | 14 mai 2009

"Très cher Jeremy, je tiens à revenir sur ce qui s’apparente à un subtil différend entre vous et moi. Vous pouvez vous targuer d’avoir fait naître chez moi un curieux et détestable sentiment, celui de remord."

Le Pingouin, ayez du remords. A moins que vous ne vouliez qu'on vous remorde ...

Écrit par : Orthoprof | 14 mai 2009

La dernière expression de l'historiographie communiste qui se défait est le soupir de la belle âme.

Écrit par : François Furet | 14 mai 2009

Non mais dites donc vous ? Vous avez lu la suite du message qui démontre de façon magistrale la détéstabilité du sujet ou vous extrayez vous aussi uniquement ce qui vous intéresse dans les messages ?

Écrit par : Le Pingouin | 14 mai 2009

"Je ne vous aime pas.
Ecrit par : Le Pingouin | 14 mai 2009"

Un message de 50 lignes pour dire ça !

Qu'est-ce que ça aurait été si vous m'aviez aimé ! Je plains le pauvre TotoWeininger, puisque vous dites l'apprécier "somptueusement" ! Attendez au moins les vacances pour lui faire votre déclaration, sinon vous allez lui bouffer son week-end.

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2009

« J'oubliais Thierry Maulnier et Pierre Gaxotte »
Tout n’est pas à jeter . Comme Dobolino, je me souviens , étudiant, d’avoir utilisé certains des bouquins strictement littéraires de Maulnier ( sur la poésie notamment) pour préparer un commentaire. Le plus drôle, c’est que le prof en face de moi ne le connaissait pas.

Écrit par : uncertain | 14 mai 2009

@Pensée unique
J'ai failli résister, mais en fin de compte :
http://michel.delord.free.fr/pu.pdf

Écrit par : guy morel | 14 mai 2009

"Rassurez-moi, Christophe : qui est ce "elle" ? Car je ne pense pas my reconnaître (???) "Ecrit par : Marilyse | 14 mai 2009

Mais non! Je faisais référence à celle qui se nomme elle-même "Zizanie"!!! Je ne pense pas que ce soit vous!
Mais vous avez raison, après tout, c'est peut-être: "il"...

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2009

Oui, Jérémy, je reconnais que la carrière de proviseur-adjoint n'a rien de bien attrayant, et d'ailleurs je suis trop compromis pour y être admis.

Mais les meilleurs chefs d'établissement que j'ai connus étaient ceux qui n'avaient pas choisi ce métier par goût, mais par sentiment du devoir ; l'envie de passer à autre chose conjuguée au désir de ne pas laisser le champ libre à des tacherons me paraît un bien meilleur motif que le goût du pouvoir ou la peur des élèves.

C'est comme pour la révolution : je n'accepterais de la faire qu'avec des gens que ça emmerde autant que moi ! Les fanfarons qui se pavanent avec un fusil dans les mains et sont excités par les barricades, ils se prendraient vite une balle dans le dos, si vous voyez ce que je veux dire...

J'ai deux amis avec qui nous avons mené pas mal de combats syndicaux et associatifs ; l'un d'entre eux est un révolutionnaire dans l'âme, et nous nous sommes jurés, mon autre ami et moi-même que, malgré toute l'affection personnelle que nous avons pour lui, si un jour la situation sociale devient désespérée, nous nous dévouerons pour aller l'enterrer quelque part (et raconter à tout le monde qu'il a été victime des fascistes !)

Il y a des gens qui ne devraient tout simplement pas accéder aux postes de responsabilité. Au demeurant, les meilleurs fils du monde...

Écrit par : sanjuro | 14 mai 2009

Hannah ARENDT ( à copier 100 fois) est confidentielle dans le pays le plus intelligent du monde.
Ceci explique cela.

Ecrit par : Correcterror | 14 mai 2009

C'était une coquille et j'ai corrigé la faute dans le post suivant. J'évite, par ailleurs, en règle générale, de parler de sujets que je ne connais pas. Merci pour la leçon et surtout pour la manière de la donner. Quel tact !

(je vais finir par trouver Meirieu sympa !)

Écrit par : Robin | 14 mai 2009

"Toto W., ce n'est pas forcément vrai que les syndicats sont nos ennemis — ni le mien, ni d'autres : il y a des syndicalistes imbéciles, comme il y a des boulangers incompétents, c'est tout à fait différent)."

Ecrit par : brighelli | 14 mai 2009


Entièrement d'accord.
Concernant la hiérarchie aussi, d'ailleurs. Malgré toutes les difficultés et des tendances lourdes, on peut heureusement encore rencontrer des chefs d'établissements très bien. Cependant, ils disposent souvent eux-mêmes d'une marge de manoeuvre étroite.
Je reviens de formation "nouveau programme d'histoire-géo pour les Bac pro. 3 ans". Il me semble indiquer que le vent tourne un peu (quand même!) pour les pédagogistes. On nous a parlé de "réhabilitation des connaissances et de la parole professorale"... Les sujets d'études sont assez exigeants, et je constate qu'ils renouent avec la volonté de faire partager aux élèves une culture commune, humaniste et héritée des Lumières. A suivre...

PS : merci à dobolino, zorglub, sylvie huguet, robin... pour leurs sympathiques messages. Et si d'aventure vous étiez de passage en Corse ce week-end, vous savez où me trouver : samedi à 17 h, librairie Album d'Ajaccio, pour la signature de mes "Dernières nouvelles du front". En l'occurence, le front de mer... évidemment!

Écrit par : Daniel Arnaud | 14 mai 2009

"Je ne vous aime pas.
Ecrit par : Le Pingouin | 14 mai 2009"

Un message de 50 lignes pour dire ça !

Qu'est-ce que ça aurait été si vous m'aviez aimé ! Je plains le pauvre TotoWeininger, puisque vous dites l'apprécier "somptueusement" ! Attendez au moins les vacances pour lui faire votre déclaration, sinon vous allez lui bouffer son week-end.

Ecrit par : Jeremy | 14 mai 2009


Je sais, sinistre sauvageon sournoisement sarcastique, que lui reconnaîtra la véritable signification du message. Oui, j'apprécie cette personne. TotoWeininger, je vous apprcié sincèrement. je l'écris clairement puisque l'aut' farfadet fanfaronnant fourbement semble vous prendre pour un moindre.
Quant à votre réflexion sur mon opinion à propos de la queue des Schtroumpfs et à celle d'une éventuelle déclaration d'amour que je pourrais adresser à Toto (dont j'apprécie les blagues par ailleurs), je répondrai que vos babillages ressemblent à des insultes homophobes. Je ne veux pas lui bouffer son week-end. Vous, en revanche, feriez-mieux de manger autre chose que du foin.

Écrit par : Le Pingouin | 14 mai 2009

"A l'heure actuelle, la plupart de ceux qui refusent l'embrigadement par la pensée unique parviennent au même constat. L'abondant courrier que j'ai reçu depuis la première édition de ce livre m'a apporté des centaines de témoignages supplémentaires sur la manière dont les manuels scolaires et les médias instrumentalisent l'histoire. Et le phénomène ne fait qu'empirer[...].

Ce livre prend parti. Mais il a tenté d'éviter les écueils du parti pris. Si l'historiquement correct est profondément lié aux idéologies de gauche dans leurs strates successives, je crois n'avoir épargné certaines légendes ayant cours à droite."

Jean Sévillia, Historiquement correct, extrait de l'Avant-propos.
Ecrit par : par lui-même | 14 mai 2009

Vous voulez que l'on remette ici la genèse du "concept" de "pensée unique" ?

Ecrit par : guy morel | 14 mai 2009

@Sévillia par lui-même ( fin).


http://e-deo.net/archives/258

Ecrit par : guy morel | 14 mai 2009

Guy Morel, faites attention, en mettant ce lien pour un site d'intégristes odieux, ils vont croire qu'il y a du monde qui s'intéresse à eux.

Mais enfin Sévillia n'est donc pas seulement un sombre et dangereux type d'extrême-droite, qui considère que "l'historiquement correct est profondément lié aux idéologies de gauche" (c'est vachement objectif !), et qui trafique l'Histoire selon ce qu'il en attend : il ne se prive pas, de surcroît, par des videos exclusives offertes à des sites intégristes, de condamner ouvertement l'avortement car c'est "anti-naturel", et il espère dans la joie et la bonne humeur que le "cycle de normalisation sociale" de l'homosexualité se fermera bientôt !

Je rêve ! Il veut pouvoir argumenter librement contre l'homosexualité (ben allons donc), il regrette qu'on dise que les homos sont "des hommes comme les autres", et il trouve "tout à fait" que l'homosexualité va "à l'encontre de la nature humaine" !!!!!!!!!

Mais c'est à gerber !

Il regrette que des pays européens aient "légalisé l'homosexualité" !!! Je cite ! Il est dangereux, ce type ! Pour des raisons anthropologiques, dit-il, l'homosexualité n'est pas naturelle ! Pour pour des raisons anthropologiques toujours, il n'est pas naturel non plus de légitimer l'homosexualité ! Et la fin du cycle de normalisation viendra "peut-être de façon violente" !

C'est ça que vous lisez, Guillaume ?

Ah ben bravo la poliche !

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2009

Sévillia, je ne connaissais pas! (Pardon, Guy... ;-)
C'est du lourd! Tous ces tartuffes qui ne se revendiquent "politiquement incorrects" parce qu'ils sont un peu "fachos" sur les bords...
En plus, il ferait presque passer Zemmour pour un clown sympathique...

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2009

Je me souviens du téléfilm avec Claude Rich - il était très bien. Je me suis dit, justement, que 1905 serait moins bien que celui-ci.

Ecrit par : Jeremy | 14 mai 2009
---
Il aurait pu être aussi bien, mais il aurait fallu le même scénariste et le même réalisateur que pour l'autre téléfilm. Je ne mets pas en cause les acteurs.
Il n'était pas utile d'insister à ce point sur le fanatisme des curés de l'époque. Celui qui est dépeint dans le téléfilm est caricatural. Il y en a peut-être eu de ce genre, mais pas majoritairement.
Le film sur la loi de 1905 était authentique. Les discours étaient peut-être ceux qui ont été prononcés par les hommes politiques de l'époque. Et ces discours méritaient d'être gardés pour la postérité.
Je pense à plus d'un homme politique du temps présent qui eût été bien inspiré de regarder ce téléfilm, à gauche comme à droite, et comme à l'extrême centre [ :-) ].
Mais je ne suis pas fasciné par la petite hauteur de vue de nos hommes politiques du temps présent.

Écrit par : Francis Penin | 14 mai 2009

Je reviens de formation "nouveau programme d'histoire-géo pour les Bac pro. 3 ans". Il me semble indiquer que le vent tourne un peu (quand même!) pour les pédagogistes. On nous a parlé de "réhabilitation des connaissances et de la parole professorale"... Les sujets d'études sont assez exigeants, et je constate qu'ils renouent avec la volonté de faire partager aux élèves une culture commune, humaniste et héritée des Lumières. A suivre...


Ecrit par : Daniel Arnaud | 14 mai 2009

Le vent est en effet en train de tourner en faveur d'un pédagogisme "propre".
Bien à vous.

Écrit par : guy morel | 14 mai 2009

On s'est croisé, Jeremy!
"Le Pingouin", je crois que vous faites erreur, et que Jeremy apprécie aussi Toto (weininger, évidemment, pas l'autre!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2009

il espère dans la joie et la bonne humeur que le "cycle de normalisation sociale" de l'homosexualité se fermera bientôt !

Mais c'est à gerber !


Ecrit par : Jeremy | 14 mai 2009

Ne soyez pas bégueule : il précise que le cycle pourrait durer encore entre trente et cinquante ans. Ça vous laisse le temps de pas mal vous éclater, non?

Écrit par : TotoWeininger | 14 mai 2009

"Il aurait pu être aussi bien, mais il aurait fallu le même scénariste et le même réalisateur que pour l'autre téléfilm. Je ne mets pas en cause les acteurs."

Ecrit par : Francis Penin | 14 mai 2009

Hélas, je crains que ce ne soit son formatage pour la télé qui a fait que ce film n'était pas vraiment réussi... Et celui sur Salengro est un téléfim exceptionnel (qui confirme la règle), (peut-être parce que réalisé par un vrai cinéaste!!!)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2009

Sévillia, je ne connaissais pas! (Pardon, Guy... ;-)
C'est du lourd!
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2009

On peut vivre sans Sévillia, ne serait-ce que par hygiène.
Mais pas sans Bill Evans, -- concert en ce moment sur "Mezzo".
Que du beau.

Écrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2009

Peut-être Christophe, je l'avoue... Surtout que quand je vois l'agressivité que Jeremy déverse sur l'homophobie, il remonte légèrement dans mon estime.
Le Pingouin se liant d'amitié avec Jeremy ? Après JR qui n'est pas mort après s'être tiré une balle dans la tête, on aura vraiment tout vu...

Écrit par : Le Pingouin | 14 mai 2009

« Ça vous laisse le temps de pas mal vous éclater, non? »
Joli Toto ! Même moi je n'aurais pas osé !
Total respect !

Écrit par : Le Pingouin | 14 mai 2009

Merci, Françoise!!! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2009

Et, en plus, on a le quintet de Dave Holland, qui vient à Châteauroux, samedi!


"Someday, my prince will come"... Génial!!! Mais ils se sont plantés, dans la présentation! Ce n'est pas NHOP, c'est Eddie Gomez, à la contrebasse, non?

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2009

Joli Toto ! Même moi je n'aurais pas osé !
Total respect !

Ecrit par : Le Pingouin | 14 mai 2009

Dès l'ouverture de mon fan-club ,vous aurez droit au premier T-Shirt à mon effigie.

Écrit par : TotoWeininger | 14 mai 2009

Le plus beau "trio" (de jazz) de tous les temps!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2009

"TotoWeininger, je vous apprécie sincèrement. je l'écris clairement puisque l'aut' farfadet fanfaronnant fourbement semble vous prendre pour un moindre.
Quant à votre réflexion sur mon opinion à propos de la queue des Schtroumpfs et à celle d'une éventuelle déclaration d'amour que je pourrais adresser à Toto (dont j'apprécie les blagues par ailleurs), je répondrai que vos babillages ressemblent à des insultes homophobes.

Ecrit par : Le Pingouin | 14 mai 2009

Le Pingouin, il doit y avoir maldonne : non seulement j'apprécie énormément Toto Weininger, avec qui je partage nombre de convictions et de points communs, mais en plus je pense que vous vous méprenez sur le sens de mes propos.

Bon, on se dispute pour quoi, au fait ?

Je suis fâché contre un type au pseudo "Ailleurs" qui s'en prend à tout le monde ici, et en particulier à Robin et à moi, car il nous dit pleins d'amertume et de mauvaise foi. C'était juste avant que zizanie ne traite Christophe, dobolino et moi de nazillons.

Mais contre vous, il me semble que je n'avais pas de grief particulier. En plus, sur les schtroumpfs, ce n'était pas méchant du tout : je maintiens qu'on pourrait faire une lecture queer des BD de Peyo, même si JPB a montré de manière convaincante que les Schtroumpfs sont plutôt dans l'infra-sexuel. Mais enfin faire une lecture queer des Schtroumpfs, ça n'est insultant pour personne. Et je ne vous ai jamais confondu avec Guillaume !

Bah, et pis vous aimez bien Achille Talon.

Dites, vous ne vous seriez pas un peu mépris sur moi ? Parce que j'ai bien l'impression que c'est réciproque :-)

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2009

« Dès l'ouverture de mon fan-club ,vous aurez droit au premier T-Shirt à mon effigie. »

Ouais mais discret alors parce que si je vous ai sur le dos Jeremy va trépigner pour nous offrir un billet d'avion pour Mykonos.

Écrit par : Le Pingouin | 14 mai 2009

Et de Johnette à la batterie???

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2009

"Someday, my prince will come"... Génial!!! Mais ils se sont plantés, dans la présentation! Ce n'est pas NHOP, c'est Eddie Gomez, à la contrebasse, non?

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2009

Oui Christophe, c'est Eddie Gomez, et non pas NHOP.
"Round midnight", juste avant, c'était pas mal non plus.
Oui, sans doute le plus beau "trio" de tous les temps...
Alors, les sévillaneries de l'autre grosse tache, c'est loin loin loin, du côté des écumes négligeables !

Écrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2009

"En quoi le métier d’enseignant est-il donc susceptible d’engendrer stress et névroses en tous genres ?"

La réponse est simple. Il suffit de lire le tissu d'inepties que constituent tous les commentaires faits jusque là.

Le remède ? Exiger de tous ces écrivaillons oisifs qu'ils consacrent plus de temps à leur travail qu'à leurs piètres éjaculations littéraro-culturo-politico-foutaises.

Écrit par : Alex Berthier | 14 mai 2009

Je suis convaincu (ssinècrement, je vous asure) Jérémy que nous pourrions (et même que nous allons) nous entendre sur moult sujets mais comme je voue un véritable culte au docteur House et à la mère de Malcolm (télé quand tu nous tiens...), je bouffe tout ce qui bouge. Notez qu'avant l'apparition de ces deux personnages, je vénérais Ling dans Ally McBeal.

Vous voulez pourfendre Ailleurs qui bouffe tout le monde ? Envoyez-le moi, on va se marrer. Imaginez ce que ça peut donner si vous qui avez lu ses messages me rapporter ses propos et que moi qui suit une irrémédiable ordure rassemblons nos efforts ?

Écrit par : Le Pingouin | 14 mai 2009

Et maintenant, à la batterie, on a changé... C'est Elliott Zigmund, non? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2009

Imaginez ce que ça peut donner si vous qui avez lu ses messages me rapporter ses propos et que moi qui suit une irrémédiable ordure rassemblons nos efforts ?

Ecrit par : Le Pingouin | 14 mai 2009

Analyse logique de la phrase :
"si vous (qui avez lu...) me rapportER
et que moi (qui suiT...)
rassemblons nos efforts "!!!
Si vous rapporter, moi suivre ?
Ouiiiille ! Relisez-vous, mon vieux !

Écrit par : Syntaxically correct | 14 mai 2009

Le Pinguoin, c'est pas parce que vous êtes matheux que vous devez vous relâcher à ce point sur l'orthographe.

Écrit par : TotoWeininger | 14 mai 2009

Mais c'est qui le type qui reprend tout le monde sur l'orthographe ?

C'est Pivot qui s'ennuie à la retraite ?

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2009

Eh, je disais ça pour "Syntaxically correct", hein, pas pour TotoW !

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2009

Pingouin pas pinguoin. Ça se transmet, votre problème

Écrit par : TotoWeininger | 14 mai 2009

Et maintenant, à la batterie, on a changé... C'est Elliott Zigmund, non? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2009

Oui, c'est Zigmund !
Et Bill Evans ressemble à Glenn Gould :-)

Écrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2009

"En quoi le métier d’enseignant est-il donc susceptible d’engendrer stress et névroses en tous genres ?"

La réponse est simple. Il suffit de lire le tissu d'inepties que constituent tous les commentaires faits jusque là.

Le remède ? Exiger de tous ces écrivaillons oisifs qu'ils consacrent plus de temps à leur travail qu'à leurs piètres éjaculations littéraro-culturo-politico-foutaises."

Ecrit par : Alex Berthier | 14 mai 2009

http://www.videos.lalibre.be/search/?q=alexandre+berthier

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2009

"

"En quoi le métier d’enseignant est-il donc susceptible d’engendrer stress et névroses en tous genres ?"

La réponse est simple. Il suffit de lire le tissu d'inepties que constituent tous les commentaires faits jusque là.

Le remède ? Exiger de tous ces écrivaillons oisifs qu'ils consacrent plus de temps à leur travail qu'à leurs piètres éjaculations littéraro-culturo-politico-foutaises.

Ecrit par : Alex Berthier | 14 mai 2009"

Ca c'est marrant : Francis Perrin joue Alex Berthier dans "Tête à claques". Sauf que là, c'est pas Sandrine, la tête à claques, c'est Alex Berthier.

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2009

Mais c'est qui le type qui reprend tout le monde sur l'orthographe ?

C'est Pivot qui s'ennuie à la retraite ?

Ecrit par : Jeremy | 14 mai 2009

C'est vrai ça ! D'habitude c'est Sibille, Jérémy ou Taillemerguez !

Écrit par : pourquoi pas | 14 mai 2009

Françoise et Christophe, vous m'excuserez, mais là, eh bien je n'ai pas Mezzo :(

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2009

Oui, c'est Zigmund !
Et Bill Evans ressemble à Glenn Gould :-)

Ecrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2009

Oui, plus sur le concert précédent, c'est vrai, j'y ai pensé!!!! ;-)
Mais il joue moins "bas" sur son siège, et ils n'ont pas tout à fait la même main gauche!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2009

"ou Taillemerguez !"

Ecrit par : pourquoi pas | 14 mai 2009

Wouahh l'humour! Vous êtes dur(e) avec moi, j'ai les lèvres gercées...
:-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2009

Le Pingouin, vous êtes matheux ? Vous embêtez pas pour ailleurs, il est reparti vivre l'extase. Grand bien lui fasse, je demande juste à ce qu'il n'accuse pas de mauvaise foi des gens qui n'en font pas preuve. Il y en a suffisamment comme ça pour qu'il en trouve à foison, des gens de mauvaise foi, sans accuser à tort.

Écrit par : Jeremy | 14 mai 2009

"Françoise et Christophe, vous m'excuserez, mais là, eh bien je n'ai pas Mezzo :("

Ecrit par : Jeremy | 14 mai 2009

Comme ça, vous saurez que c'est plus indispensable à avoir que France 2 le samedi soir tard!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2009

Je vais m'adresser à Syntaxically correct.

Écoutez, espèce de gueux intellectuel, quand on donne des leçons de grammaire française, on s'appelle Grevisse, pas Syntaxically correct (pas très francophone tout ça pour un gars qui veut qu'on cause la Gaule comme y faut). La paupérisation spirituelle dont vous faites preuve est une insulte à l'intelligence, votre esprit se trouve aussi fermé qu'une huître capricieuse à Noël.

Oui, j'ai fait des fautes. Oui, je ne me suis pas relu. Oui, je suis fatigué. Oui, je n'aime pas que l'on me montre mes erreurs. Oui, j'agresse. Oui, je méprise. Vous noterez l'emploi à bon escient du l euphonique. Et oui, le matheux a quelques notions en français. C'est que, imbu de lui-même, il veut pouvoir japper convenablement, il a une réputation à maintenir.

Et vous, vous ne vous êtes jamais trompé ? Sauf peut-être à propos de l'estime que vous vous portez. Combien de fautes avez-vous fait à la dictée de Pivot ? Trois ? Deux à dictée et une à Pivot ? Passez-vous de la pommade sur les doigts parce qu'avec le nombre de participants ici présents qui font des fotes de frap, vous riské d'avoir bobo les didi é plus savoir koi diraki.

Ma syntaxe vous dit bonsoir et je me retire... Comme une prince.

Écrit par : Le Pingouin | 14 mai 2009

Mais non Pingouin, restez donc ! A chaque fois vous me faites mourir de rire devant mon ordinateur : ça ne m'arrive pas souvent !!!!

Écrit par : Sandra WAGNER | 15 mai 2009

Ne vous inquiétez pas Sandra... Vous permettez que je vous appelle Sandra ? Le coup du prince n'est qu'une façon élégante de témoigner mon respect à truc correct syntaxe chose là. Mon ego surdimensionné ne pourra résister à l'envie de vous ravir encore de quelques réflexions savamment travaillées.

Tiens au fait Jérémy, pour répondre à l'une des vos questions, je m'identifie, c'est l'évidence même, au Schtroumpf grognon.

Bon allez, moi je vais lire Eragon dans mon lit et hein bon toi-même à ceux qui ne considèrent pas ça comme digne d'être lu.

Écrit par : Le Pingouin | 15 mai 2009

Christophe, oui mais France 2 c'est gratuit (ou presque).

Bon, j'ai un JEU, auquel on devrait faire jouer notre MINISTRE et les RECTEURS.

JEU : A votre avis, quelle matière l'enseignant est-il chargé de transmettre dans la video ci-dessous ? Ca dure cinq minutes, mais je n'ai pas réussi à percevoir quelle était sa matière. J'ai une idée, mais je ne veux pas vous influencer.

http://www.youtube.com/watch?v=yIZXO8ARZKo

Écrit par : Jeremy | 15 mai 2009

Tiens au fait Jérémy, pour répondre à l'une des vos questions, je m'identifie, c'est l'évidence même, au Schtroumpf grognon.
Ecrit par : Le Pingouin | 15 mai 2009

Euh... Je ne me souviens pas du tout avoir posé une telle question, mais enfin merci quand même pour votre réponse.
Je serais bien Omnibus, tiens. J'aime bien Omnibus. Ou alors Olivier. Personne n'y pense, à Olivier, mais il est très bien. Et je suis sûr qu'en poussant l'analyse, on pourrait trouver qu'il couche avec Omnibus (ah, vous voyez que dans les Schtroumpfs, on n'est pas complètement hors sexualité !).

Écrit par : Jeremy | 15 mai 2009

Votre message du 10 mai Jérémy... Tu m'étonnes qu'on n'est pas hors sexualité (ça va mon syntax error d'amour la négation ?), les bazars, ils ont toujours la queue qui dépasse... Oops (I did it again...) je dérape mais c'était trop tentant aussi... Avouez que la perche était bien tendue. Whouhopurée elle est belle celle-là, même pas préparée.

Écrit par : Le Pingouin | 15 mai 2009

Vous n'avez pas peur de me dire des choses comme ça à cette heure-ci, vous... Bon, en tout cas vous avez bien la même lecture que moi des Schtroumpfs ^^

Écrit par : Jeremy | 15 mai 2009

Oui mais vous savez, mon esprit malade est extrêmement mal tourné. Et dire que l'on a osé me confier le soin de former le jeunesse française... ;-)

Écrit par : Le Pingouin | 15 mai 2009

Il y en a que nous devrions laisser seuls sur le blog, tant l'histoire d'amour est évidente…

Orthoprof n'est pas Pivot. C'est Lacan.

De Johnette, c'est bien ce batteur qui a jadis joué avec John McLauglin ? J'ai des bribes qui survivent, dans un univers envahi par le hard…

Écrit par : brighelli | 15 mai 2009

J'ai oublié de signer !
JPB

Écrit par : brighelli | 15 mai 2009

De toute manière, à cette heure, je suis tout seul ici.
JPB

Écrit par : brighelli | 15 mai 2009

Et Reynald Secher, Jeremy, vous oubliez Reynald Secher...

Françoise Guichard, une fan de Westerman...

Non, je n'oublie pas et citez aussi et surtout Alain Gérard ("Par principe d'humanité" ed. Fayard).
Je vous laisse bien volontiers vos Aulard et autres Manceron...

Écrit par : Guillaume | 15 mai 2009

Et Reynald Secher, Jeremy, vous oubliez Reynald Secher...

Ah et aussi Furet (un nazillon de la pire espèce sans doute, pas de bol un ex.compagnon de route...). Et Aftalion (l'Economie de la Révolution française), et Sédillot (Le coût de la Révolution française)...
Tous les bons, je vous dis, ce garçon a lu tous les bons.
Comme vous dites...

des règlements bureaucratiques de plus en plus tâtillons qui ont permis entre autres au bureau d'écarter du GRIP une instit SLECC de Roncq quand il a intégré au GRIP, la même semaine, une certaine Guichar (d? Ou t? ), que nous ne connaissons pas, mais qui a le remarquable mérite
de se croire assez de gauche pour me dénoncer comme déviant au président de la Libre Pensée ...
(texte de Marc Le Bris A.G 4 oct 2008)

La même Françoise Guichard ? Si oui, ravi de faire votre connaissance.

Écrit par : Guillaume | 15 mai 2009

De Johnette, c'est bien ce batteur qui a jadis joué avec John McLauglin ? J'ai des bribes qui survivent, dans un univers envahi par le hard…

Ecrit par : brighelli | 15 mai 2009

Oui, c'est bien lui...

Écrit par : Françoise Guichard | 15 mai 2009

Oui, c'est la même, avec un D comme "détermination".
Je signe de mon nom, MOI.
Ecoutez-moi bien, Guillaume Untel : je n'ai dénoncé personne à qui que ce soit , et Marc le Bris -- dont j'attends toujours les excuses -- le sait parfaitement. Mais la posture de victime, ça fait bien. Le pauvre et vaillant instit persécuté par la méchante prof de prépa, ça marche à fond. C'est du story telling, comme il ne faut pas dire. Ou de la "mythologie politique"... Lisez donc Girardet, c'est très éclairant.
J'ai même proposé à M. Le Bris, par ami commun interposé, de clarifier cette histoire d'homme à homme en présence de Marc Blondel, président de la LP. Inutile de vous dire que j'attends toujours.
Mais c'est tellement pratique de ressortir ce texte quand on veut se faire passer pour un martyr.
Remerciez donc le ciel que je ne sois pas un homme, parce que, ne pratiquant pas le pardon des offenses, je vous aurais volontiers refait le dentier à la truelle. Je vous laisse à vos lectures et à vos certitudes admirables. Pour ce qui est de ma connaissance, je crois que nous ne partageons pas exactement les mêmes valeurs, et je me dispenserai dorénavant de répondre à vos éructations.

Écrit par : Françoise Guichard | 15 mai 2009

Oui, Jean-Paul, précisément. Et les deux ont joué, entre autres, en quartett avec Chick Corea, (que vous aimez bien, je crois) et Dave Holland, (qui vient ici samedi avec son nouveau quintet).
Chick Corea, John McLauglin, Dave Holland, Jack de Johnette... Pas mal!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2009

"Je vous aurais volontiers refait le dentier à la truelle."

Ecrit par : Françoise Guichard | 15 mai 2009

Je garde l'expression!

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2009

Quand je dis: "qui vient ici samedi", c'est à Châteauroux! Pas sur le blog!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2009

Quand je dis: "qui vient ici samedi", c'est à Châteauroux! Pas sur le blog!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2009

Petit veinard !

Écrit par : Françoise Guichard | 15 mai 2009

Ne soyez pas bégueule : il précise que le cycle pourrait durer encore entre trente et cinquante ans. Ça vous laisse le temps de pas mal vous éclater, non?

Ecrit par : TotoWeininger | 14 mai 2009

Sympathique... bon, il va bientôt falloir remettre le triangle rose, alors ?

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 15 mai 2009

Dernier mutation en date du virus meiriolique, le battage organisé par le jus pédagol autour de la décision danoise d'autoriser internet au bac.

Dans http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2009/05/15052009Accueil.aspx, on lit :

"S'appuyer sur les savoirs adolescents.

Mais l'initiative danoise a aussi l'intérêt d'accéder à un espace que l'Ecole a bien du mal à investir : celui des pratiques sociales des adolescents. Intégrer Internet c'est aussi faire un lien entre l'Ecole et la vie réelle des adolescents, tous "digital natives"."

Je n'ai pas grand chose à faire des "pratiques sociales" ou de la "créativité des adolescents. Et d'ailleurs, la très grande majorité d'entre eux me le fait savoir tous les jours…

Dans tous les cas, je postule comme essentiel qu'on aide les "digital natives" à sortir les doigts de leurs propres fondements pour accéder à des savoirs qui ne sont pas les leurs.

Écrit par : dugong | 15 mai 2009

Pour info :

Vingt-neuf personnalités lancent un appel pour "refonder l'université"

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/05/14/vingt-neuf-personnalites-lancent-un-appel-pour-refonder-l-universite_1193150_3224.html

Écrit par : Michel Delord | 15 mai 2009

Toujours dans le jus pédagol du jour, à propos des évaluations en CE1 :

"Luc Bérille, secrétaire général du Se-Unsa, a envoyé une lettre ouverte à Xavier Darcos soulignant "le degré de complexité de certains exercices". Un point relevé également par des enseignants par exemple à propos de la compréhension en lecture (exercices 4 et 5), les calculs des exercices 10, 13 et 14."

Outre la pantalonnade hypocrite d'avoir publié le contenu sur le site des "désobéisseurs", jugez vous-mêmes du "degré de complexité", en fin de CE1, des exercices de calcul proposés :

ex 10 : Pose et effectue 362 -126
idem avec 63 x 3 et 120 x 5.

ex 13 : Pierre, Gisèle et Kevin veulent acheter des bandes dessinées qui coûtent 7 euros chacune.
Voici le montant de leurs économies.
- Pierre a un billet de 5 euros, trois pièces de 1 euro et une pièce de 2 euros.
- Gisèle a un billet de 10 euros.
- Kevin a un billet de 5 euros.
En réunissant toutes leurs économies, ils achètent 3 bandes dessinées. Combien d’argent reste-t-il ? Écris tes recherches et tes calculs dans le premier cadre, et ta réponse dans le deuxième cadre.

Ex 14 : Le tour de la cour de l’école mesure 165 m.
Pendant la récréation, Dimitri, Antoine et Fadila font 5 fois le tour de la cour en courant.
Calcule la distance parcourue par Dimitri à la fin de la récréation. Écris tes recherches et tes calculs dans le premier cadre, et ta réponse dans le deuxième cadre.

Écrit par : dugong | 15 mai 2009

"Dimitri, Antoine et Fadila font 5 fois le tour de la cour en courant."

Ah, vous voyez bien que la Halde sert à quelque chose !

Et encore, on ne vous a pas dit que c'est Fadila, qui plus est lesbienne, sourde et âgée de 56 ans, qui est arrivée première ! Il reste encore des progrès à faire.

Le Pingouin, je rigole, hein ! Ne me tapez pas dessus ;-) Faudrait que vous relisiez un ancien billet de JPB au sujet de la Halde.

Écrit par : Jeremy | 15 mai 2009

Ce qui n'est pas dit dans le texte : Dimitri et Antoine courent après Fadila (course à handicap)

Écrit par : dugong | 15 mai 2009

De Johnette, c'est bien ce batteur qui a jadis joué avec John McLauglin ? J'ai des bribes qui survivent, dans un univers envahi par le hard…

Ecrit par : brighelli | 15 mai 2009
Je l'ai entendu en concert à Lyon en 1980: des solos de batterie de dix à quinze minutes sans une seconde d'ennui. Impressionnant.

Écrit par : dobolino | 15 mai 2009

vu aussi, d'ailleurs, car c'est un spectacle à voir.

Écrit par : dobolino | 15 mai 2009

« J'oubliais Thierry Maulnier et Pierre Gaxotte »
Tout n’est pas à jeter . Comme Dobolino, je me souviens , étudiant, d’avoir utilisé certains des bouquins strictement littéraires de Maulnier ( sur la poésie notamment) pour préparer un commentaire. Le plus drôle, c’est que le prof en face de moi ne le connaissait pas.

Ecrit par : uncertain | 14 mai 2009

Vous avez eu de la chance !
En plus, à l'époque, avec le père que j'avais, elle a du croire que j'avais trouvé le bouquin dans la bibliothèque familiale ou, pire, que c'était mes parents qui me l'avaient mis entre les pattes ...

Écrit par : dobolino | 15 mai 2009

à Xavier Darcos soulignant "le degré de complexité de certains exercices".

Il faut joindre la solution aux exercices: s'il a autant de mal avec les soustractions qu'avec la règle de trois...

Écrit par : matheutordu | 15 mai 2009

Remerciez donc le ciel que je ne sois pas un homme, parce que, ne pratiquant pas le pardon des offenses, je vous aurais volontiers refait le dentier à la truelle.

Ah! Si j'étais un homme...
Se prend pour Diane Tell maintenant...

Je vous laisse à vos lectures et à vos certitudes admirables.

Et moi de même, bien que les vôtres commencent à dater quelque peu...

Écrit par : Guillaume | 15 mai 2009

Ce blog est un repaire de communistes, effectivement ça date un peu. Pouahh !

Mais ils sont contents d'eux, et vu le mépris affiché de tous ces nains obsessionnels donneurs de leçons pour tout ce qui n'est pas eux, on comprend qu'ils ne doutent à aucun moment d'appartenir à la "race" supérieure. Ca pourrait être amusant si ça ne ressemblait pas autant à une maladie mentale.

Écrit par : ça fait peur | 15 mai 2009

A lire deux articles intéressants:
http://www.pedagopsy.eu/clinique_du_travail.htm
http:// www.pedagopsy.eu/anne_jolly.htm
(Le reste du site est parfois contestable ...)

Écrit par : riri | 15 mai 2009

Il y avait des textes de Thierry Maulnier dans "Les textes littéraires généraux " de Chassang et Senninger, fort utiles autrefois pour préparer le CELG (l'examen de propédeutique) et même le CAPES. Sur la poésie, ses analyses étaient intéressantes.

Écrit par : Sylvie Huguet | 15 mai 2009

Evaluations CE1

ex 13 : Pierre, Gisèle et Kevin veulent acheter : des bandes dessinées qui coûtent 7 euros chacune.
Voici le montant de leurs économies.
- Pierre a un billet de 5 euros, trois pièces de 1 euro et une pièce de 2 euros.
- Gisèle a un billet de 10 euros.
- Kevin a un billet de 5 euros.
En réunissant toutes leurs économies, ils achètent 3 bandes dessinées. Combien d’argent reste-t-il ? Écris tes recherches et tes calculs dans le premier cadre, et ta réponse dans le deuxième cadre.

Ecrit par : dugong | 15 mai 2009

Je tiens néanmoins à préciser que cet exercice est destiné à évaluer des élèves âgés à ce jour de 7 ans 5 mois à 8 ans 5 mois (sans tenir compte des éventuels "sauts de classe" ou "redoublants") qui ont derrière eux 180 heures de mathématiques CP, programme 2002, et 125 heures de mathématiques CE1, programme 2008, alors que leur niveau de départ était :
- commencer à dénombrer des objets,
- réciter la comptine numérique jusqu'à 20 ou 30,
- comparer de petites quantités.

De mon avis de "vieille instit'" de CE1, c'est un problème difficile que l'on suive un programme SLECC ou pas.

A part peut-être quelques classes où l'on aura depuis quelques jours "appris par cœur" la procédure aux élèves, la pédagogie chère aux mauvais professeurs de piano : "Mets ton doigt là où je mets mon doigt" - commentaires grivois s'abstenir ;-) - il y aura certainement énormément d'échecs à cet exercice.

J'ai sous les yeux un manuel d'arithmétique Cours Élémentaire 2° année des années 60 (Le calcul quotidien, CE2) et, déjà à cette époque reculée, les auteurs jugeaient bon de poser plusieurs questions pour guider les élèves vers la réponse.
Dans ce manuel, ils auraient sans doute rajouté au texte initial :
1) De quelle somme disposent les trois enfants ?
2) Combien leur coûtent les 3 bandes dessinées ?

Écrit par : catmano | 15 mai 2009

"Ce blog est un repaire de communistes, effectivement ça date un peu. Pouahh !

Mais ils sont contents d'eux, et vu le mépris affiché de tous ces nains obsessionnels donneurs de leçons pour tout ce qui n'est pas eux, on comprend qu'ils ne doutent à aucun moment d'appartenir à la "race" supérieure. Ca pourrait être amusant si ça ne ressemblait pas autant à une maladie mentale."

Ecrit par : ça fait peur | 15 mai 2009

Un repaire de communistes? Diable!
Il faudrait qu'on se décide à faire un peu de "social", sur ce blog, et à faire quelques heures sup' pour apprendre à lire à tous ces pauvres trolls débilissimes visiblement victimes absolues de l'idéovisuelle pure!

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2009

"Ce blog est un repaire de communistes, effectivement ça date un peu. Pouahh !

Ecrit par : ça fait peur | 15 mai 2009

Epatant !D'habitude, on nous reproche d'être une bande de réacs. En somme, ça nous change agréablement d'être traités de bolcheviks :-)

Écrit par : Françoise Guichard, le couteau entre les dents | 15 mai 2009

Ouais ! L'autre jour, j'ai eu droit à nazillon, à partager avec Christophe et Jeremy, si je me souviens bien.

Une petite blague:

Un prêtre et une nonne sont dans une tempête de neige.
Après un moment, ils trouvent une petite cabane.
Exténués, ils se préparent à dormir.
Il y a une pile de couvertures et un duvet sur le sol, mais seulement un lit.
Gentleman, le prêtre dit :
Ma soeur, vous dormirez dans le lit, et je dormirai sur le sol, dans le duvet'.
Alors qu'il venait juste de fermer son duvet et commençait à s'endormir, la nonne dit :
Mon père, j'ai froid '.
Il ouvre la fermeture de son duvet, se lève, prend une couverture et la pose sur elle.
De nouveau, il s'installe dans le duvet, le ferme et se laisse sombrer dans le sommeil, quand la nonne dit encore :
Mon père, j'ai toujours très froid'.
Il se lève a nouveau, met une autre couverture sur elle et retourne se coucher.
Juste au moment ou il ferme les yeux, elle dit :
Mon père, j'ai siiiiii froid '.
Cette fois, il reste couché et dit :
Ma soeur, j'ai une idée : nous sommes ici au milieu de nulle part, et personne ne saura jamais ce qui s'est passé. Faisons comme si nous étions mariés'.
Enfin exaucée, la nonne répond :
Oui, c'est d'acc ord '.
Et le prêtre crie :
Alors tu lèves ton cul et tu prends toi même ta putain de couverture, conasse !!!'

Écrit par : dobolino | 15 mai 2009

Pas de problème pour les profs en grève ! !
Il y en a qui ont tout compris. vivie Dubai.

http://www.leparisien.fr/societe/les-profs-grevistes-sont-payes-12-05-2009-509438.php

Écrit par : carole | 15 mai 2009

TOULOUSE
Un collégien de 13 ans poignarde sa professeure
NOUVELOBS.COM | 15.05.2009 | 14:58

L'élève de 13 ans a attaqué l'enseignante avec un couteau de cuisine en pleine salle de classe d'un "collège tranquille". Le motif serait une "punition infligée pour un devoir non rendu".
Un élève de 13 ans a agressé, vendredi 15 mai au matin, sa professeure, la blessant légèrement d'un coup de couteau, dans une salle de classe du collège François-Mitterrand à Fenouillet, près de Toulouse, a-t-on appris auprès de l'inspecteur d'académie du département.
Le collégien, en classe de 5e, "avait été puni la veille et a attendu que l'enseignante soit dans sa classe ce matin pour lui donner un coup de couteau de cuisine" au torse, a indiqué à l'AFP l'inspecteur d'académie, Jean-Louis Baglan, qui s'est rendu sur place. L'enseignante ayant décidé de maintenir sa punition, le collégien l'a "poignardé", explique l'Académie de Toulouse.

L'élève n'est pas "connu pour des problèmes"

L'enseignante "souffre d'une plaie superficielle et a été soignée par le Samu" avant d'être conduite à l'hôpital Rangueil de Toulouse, a ajouté Jean-Louis Baglan, précisant que "les poumons n'ont pas du tout été touchés".
L'élève n'est pas "spécialement connu pour des problèmes de comportement", a indiqué l'inspecteur d'académie, précisant que l'établissement scolaire de Fenouillet est considéré comme "un collège tranquille" de la banlieue de Toulouse. Selon les premiers éléments de l'enquête, la punition infligée jeudi au jeune collégien par sa professeure était "liée à son travail en classe, pour un corrigé de devoir non rendu", a-t-il précisé.

Darcos souhaite "faire des écoles des lieux protégés"

"Cet incident a créé un gros traumatisme à l'école et j'ai mis en place une cellule de crise pour cet après-midi avec le principal du collège, les enseignants et des psychologues", a affirmé l'inspecteur, sans préciser les sanctions encourues par le collégien. Ce dernier a été entendu par les gendarmes.
Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a condamné "la violente agression dont a été victime" l'enseignante. Le ministre doit se rendre vers 17h dans l'académie de Toulouse "pour apporter son soutien personnel à cette enseignante et rencontrer la communauté éducative". Xavier Darcos "dénonce avec force cette nouvelle atteinte à l'intégrité physique d'un professeur et rappelle la nécessité de faire des écoles et des établissements scolaires des lieux protégés et sanctuarisés".
Cette agression survient en plein débat sur un renforcement de la sécurtié aux abords des collèges et lycées. Xavier Darcos et la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie parlent de "développer" un système de vidéo surveillance aux abords des établissements, ainsi que de renforcer la présence policière avec des "contrôles humains aux entrées et sorties".

(Nouvelobs.com avec AFP)

Écrit par : Manitas | 15 mai 2009

Cette agression survient en plein débat sur un renforcement de la sécurtié aux abords des collèges...

Méfiez-vous "Françoise avec votre couteau entre les dents"... :-)


Enfin, je plaisante.
Ne vous formalisez pas, je prends ce communiqué très au sérieux...

Écrit par : Maminou | 15 mai 2009

Et le prêtre crie :
Alors tu lèves ton cul et tu prends toi même ta putain de couverture, conasse !!!'
Ecrit par : dobolino | 15 mai 2009

Encore une blague rouge !

Écrit par : guy morel | 15 mai 2009

Maminou m'a doublée, j'allais écrire que pour le moment, le couteau n'est pas entre les dents, mais entre les côtes!

Signé le coco de service!

Écrit par : retraitée | 15 mai 2009

"Cet incident a créé un gros traumatisme à l'école et j'ai mis en place une cellule de crise pour cet après-midi avec le principal du collège, les enseignants et des psychologues", a affirmé l'inspecteur,

Ecrit par : Manitas | 15 mai 2009

Mais ça, ça m'énerve ! Ça a le don de me mettre hors de moi !
"circulez, y'a rien à voir, hop ! Reprise des cours immédiate ! Votre camarade passera en conseil de discipline lundi soir ! Et que ça saute ! "

Écrit par : dobolino | 15 mai 2009

Au sujet du prof qui met la tête de son élève dans le ciment, j'ai bien aimé ce commentaire:

"Y ont rien compris! C'est son meilleur élève et il est en dernière année; Avant la fin des cours, le prof a voulu garder un souvenir de cette grosse tête comme on fait sur Hollywood Boulevard avec les mains. Voila la bonne explication. Pas de quoi mettre a pied un bon prof. "

Écrit par : dobolino | 15 mai 2009

Hélas, je crains que ce ne soit son formatage pour la télé qui a fait que ce film n'était pas vraiment réussi... Et celui sur Salengro est un téléfim exceptionnel (qui confirme la règle), (peut-être parce que réalisé par un vrai cinéaste!!!)

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mai 2009
-------
Je ne sais pas. Je ne suis pas bien versé dans ces questions de formatage.
Mais quand on force le trait, on rate son but.
Il y a de la démesure dans les comportements des personnages tant du côté des laïques que de celui des fanatiques catholiques (j'entends par là ceux qui voulaient que l'école publique fût maintenue sous la coupe de l'Église).
Ce téléfilm - 1905 - se veut tellement didactique qu'il en devient excessif, et, pour moi, insupportable au point que je suis parti avant la fin, laquelle me fut contée brièvement par ma femme, me convainquant que je n'avais aucun regret à avoir.

Écrit par : Francis Penin | 15 mai 2009

@Francis Penin

Avez-vous lu ce document ?

http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=228&auteurid=229

Écrit par : guy morel | 15 mai 2009

Un professeur vient encore d'être poignardé par un élève qu'il avait puni, à Fenouillet, établissement calme, élève sans problème, comme toujours ...

Écrit par : Marilyse | 15 mai 2009

Cette agression survient en plein débat sur un renforcement de la sécurtié aux abords des collèges et lycées. Xavier Darcos et la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie parlent de "développer" un système de vidéo surveillance aux abords des établissements, ainsi que de renforcer la présence policière avec des "contrôles humains aux entrées et sorties".

(Nouvelobs.com avec AFP)

Je ne suis pas sûre que ce soit la meilleure réponse ...

Écrit par : Marilyse | 15 mai 2009

Faudrait que vous relisiez un ancien billet de JPB au sujet de la Halde.

Ecrit par : Jeremy | 15 mai 2009

Avez-vous une idée de l'année ? J'aimerais lire cette note. Merci de votre réponse, Jérémy.

Écrit par : Marilyse | 15 mai 2009

Marylise, la vidéo surveillance et le renforcement de la présence policière avec contrôles humains aux entrées et sorties c'est mieux que rien, non ? Personnellement j'ajouterais des portiques de sécurité comme ça se fait dans certains pays. Trouvez-vous normal qu'un gamin puisse se balader en classe avec un couteau de cuisine ?

Écrit par : Manitas | 15 mai 2009

Il y avait des textes de Thierry Maulnier dans "Les textes littéraires généraux " de Chassang et Senninger, fort utiles autrefois pour préparer le CELG (l'examen de propédeutique) et même le CAPES. Sur la poésie, ses analyses étaient intéressantes.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 15 mai 2009
Un ouvrage génial, et très utile, que je possède en plusieurs exemplaires et que je feuillette régulièrement, simplement pour me distraire . Sans bien savoir pourquoi, je voue un culte à ce livre (ainsi qu’au volume consacré à la dissertation).

Écrit par : uncertain | 15 mai 2009

Francis, c'est à peu près ce que je voulais dire par "formatage télévisuel".
Je ne parlais pas seulement de la durée, (qui est à peu de chose près celle d'un vrai film), mais du fait que, dès qu'on"* s'adresse au téléspectateur, on le suppose tellement stupide qu'on s'arroge le droit de lui mettre les points sur les "i" de manière extrêmement voyante.

*J'ai bien écrit: "dès qu'on".

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2009

Personnellement j'ajouterais des portiques de sécurité comme ça se fait dans certains pays. Trouvez-vous normal qu'un gamin puisse se balader en classe avec un couteau de cuisine ?

Ecrit par : Manitas | 15 mai 2009
Vu la composition de certaines armes (blanches ou à feu) cela peut se révéler inefficace. Allez sur certains sites : indétectable est même un argument de vente.

Écrit par : uncertain | 15 mai 2009

Quand je pense aux candidats au CAPES qui ont lu et reçu en pleine figure le courrier inepte de retour du jury de JPB (avant les résultats bien sûr !) et l'ont fait circuler sur leur blog, quand je pense que certains auront sa tronche en face d'eux pendant leurs oraux, quand je vois le niveau intellectuel lamentable des propos qui se tiennent sur le blog d'un homme qui se prétend cultivé, je frémis...
Et j'ai surtout la nausée de voir combien de profs nuls circulent par ici en se plaignant de leur pauvre vie et combien de mépris pour leurs élèves ils trimballent. Ces jeunes futurs profs que vous méprisez tant, croyez-moi, ils sont pour la plupart courageux, méritants, sérieux et cultivés. Et le "modèle" de pauvres ratés que beaucoup leur montrent sur ce blog est au-dessous de l'ignominieux.

Agrégée des lettres, prof depuis bientôt 40 ans et enchantéecunéginde de l'avoir été et de l'être encore.

Écrit par : Anne | 15 mai 2009

Uncertain - Eh bien même si ce n'est pas efficace à 100 % c'est mieux que rien, non, et si ça peut éviter que d'autres profs se fassent blesser ou pire, il n'y a pas d'état d'âme à avoir.

Écrit par : Manitas | 15 mai 2009

Agrégée des lettres, prof depuis bientôt 40 ans et enchantéecunéginde de l'avoir été et de l'être encore.

Ecrit par : Anne | 15 mai 2009

Il n'y a pas que prof que vous avez été et que vous êtes encore!

Écrit par : Merlemocoeur | 15 mai 2009

Liste provisoire de ces inénarrables clowns qui viennent déposer un commentaire sur ce blog pour dire à quel point le niveau des interventions les indispose et combien prétentieux et vains sont les intervenants :

12 mai : Jules
12 mai : Ailleurs
14 mai Alex Berthier
15mai : ça fait peur
15mai : Anne

Ça ressemble à un troll.
Tâche : Vérifier les adresses IP
Si test positif ->bannir

Écrit par : TotoWeininger | 15 mai 2009

Ecrit par : Manitas | 15 mai 2009
Bien entendu, je dis simplement : ça ne suffira pas. Si un taré décide de rentrer avec une arme, il le peut, malgré les dispositifs techniques. Il faudrait se demander aussi comment il en est arrivé à ce point et comment nous en sommes arrivés à recevoir ce genre d’élèves. Pendant un an j’ai dit « cet élève est vraiment bizarre, il faut se méfier. » Rien ne se passe. Un an plus tard on diagnostique la schizophrénie. Quelques mois se passent encore jusqu’à ce que l’élève se montre, à plusieurs reprises, excessivement violent. Là, il est placé. Il n’y avait rien à faire avant ? Parce que toutes les déclarations officielles du genre : « cet élève n’avait pas de problème psychologiques, pas de problèmes de comportement … » je n’y crois pas trop. Quand on passe 3, 4, 5 heures par semaine avec un élève , on sait à qui on a affaire. Même problème avec les élèves à troubles psys suivis de loin en loin par un psychiatre. Je n’ai pas le diplôme du psy , mais moi, l’élève , je le vois tous les jours et je me rends compte que son diagnostic est faux. Est-ce que vous voyez ce que je veux dire ? (je suis fatigué et mon propos est un confus).

Écrit par : uncertain | 15 mai 2009

un peu confus

Écrit par : uncertain | 15 mai 2009

Je n'en peux plus ! Je n'ai pas encore fini de lire les messages postés aujourd'hui mais quand je lis le coup du dentier à la truelle de Françoise Guichard ou bien des doigts dans le fondement façon dugong, ,e souris, je jouis, j'exulte ! C'est absolument sublime ce style ! J'adore ! Je respecte ! J'admire ! Je vénère (et c'est n'est point du verlan, yo !) !

J'ai lu plus que très rapidement un petit mot de Jeremy à mon intention. Je vais vite le lire et je reviens vous casser la tête après, promis juré. ;-)

Écrit par : Le Pingouin | 15 mai 2009

Trouvez-vous normal qu'un gamin puisse se balader en classe avec un couteau de cuisine ?

Ecrit par : Manitas | 15 mai 2009
En B.E.P. hôtellerie oui. : -)

Écrit par : uncertain | 15 mai 2009

Et encore, on ne vous a pas dit que c'est Fadila, qui plus est lesbienne, sourde et âgée de 56 ans, qui est arrivée première ! Il reste encore des progrès à faire.

Le Pingouin, je rigole, hein ! Ne me tapez pas dessus ;-)

Ecrit par : Jeremy | 15 mai 2009

*****************************
Non mais vous plaisantez ? Si vous tombez dans le racisme néo-nazi primaire et anti-gérontophile, je vais peut-être me convertir à la face cachée de la Lune (cf. Pédale Douce pour les cinéphiles) et vous demander votre main mais là JPB risque de nous fermer son blog, même le soir à minuit. C'est très bien votre analyse. Fouillée, argumentée, pertinente, stylée... Tout ce que j'aime. Je tourne finalement me veste pour vous dire contrairement à hier : je vous aime !

Écrit par : Le Pingouin | 15 mai 2009

Anne a écrit qu'elle est "Agrégée des lettres"

Ca veut dire qu'elle sait prononcer abcdefghijklmnopqrstuvwxyz sans respirer.

Qu'elle apprenne donc à dire azertyuiopqsdfghjklmwxcvbn et quand elle maîtrisera, elle reviendra nous entretenir.

On la dispense du aqerty... car elle n'a manifestement pas la souplesse mentale pour ça.

Écrit par : dugong | 15 mai 2009

qwerty...

Écrit par : dugong | 15 mai 2009

Anne ? Vous avez vos règles ? Vous voulez qu'on en parle ? Comment osez-vous dire que nous méprisons nos élèves ? Votre ton est plein de hargne, de colère, de rage. Vous adoptez la même attitude que moi, ce qui fait frémir. Vous ne donnez même pas un argument pour étayer vos idées. Et vous êtes agrégée ? Depuis 40 ans, ça nous donne bien 69 ou 68, non ? Vous êtes une rustre aigrie totalement inféodée aux théories doucereuses et pathétiquement bienveillantes à l'égard des élèves et des candidats idiots dont on se demande (parfois sombre niaise, pas tout le temps) où ils ont bien pu trouver le courage de se présenter à un concours tel que le CAPES. Il faut bien imaginer que ces vidés du bulbe devront enseigner à nos enfants une langue qu'eux-mêmes ne manipulent que de la plus approximative des façons. Je vous hais et vos propos excrémentiels n'ont nullement leur place sur ce blog, retournez vous plaindre lundi matin en salle des profs en sirotant un café de mauvaise qualité.

Écrit par : Le Pingouin | 15 mai 2009

Sans doute est-ce une preuve de mon niveau intellectuel lamentable, mais j'avoue n'avoir rien vu d'inepte dans le post de JPB. Et traiter de "profs nuls" et de "pauvres ratés" ceux qui expriment ici une souffrance parfois intolérable ne me paraît pas témoigner de beaucoup de finesse et de discernement.
Camélia, prenez un congé de maladie jusqu'à la fin de l'année. C'est une solutuion provisoire, mais un préalable indispensable.

Écrit par : Sylvie Huguet, également agrégée des lettres et ravie de ne plus enseigner. | 15 mai 2009

Doit être le genre qui trouve merveilleux que son enfant de six ans lui fasse la morale sur le développement durable qu'il a étudié en ateliers avec la maîtresse.
Si vous saviez, ma bonne dame, tout ce que savent à présent les enfants ! C'est extraordinairee.

C'est sûr ! Ils savent même planter des couteaux dans les professeurs ou les camarades de classe.

Écrit par : dobolino | 15 mai 2009

Remarquez que la violence au collège, ce n'est pas nouveau. Il me semble qu'un des jeunes neveux de Mazarin avait été tué à quatorze ans au collège par ses camarades, alors qu'il s'était mis en colère contre leurs mazarinades. Non ?

Écrit par : dobolino | 15 mai 2009

Solution

Écrit par : Sylvie Huguet | 15 mai 2009

Pingouin, vous montrez seulement que vous êtes un lèche-cul.

Quant à TotoW le corbeau, le délateur, il voudrait bien que ceux qu'ils couchent sur sa liste pour la purge ne soit qu'UN seul individu. Ben non, désolé, on est de plus en plus nombreux à vous trouver nazes !

Écrit par : ça fait peur | 15 mai 2009

Alphonse Mancini (1644-1658).
Sur Glouglou, je n'ai trouvé que ce témoignage de Montpensier qui favorise la thèse du vulgaire accident de jeu.

"Le roi et la reine envoyèrent savoir de mes nouvelles, et M. le cardinal aussi, qui me fit faire des excuses de ne me pas venir voir, étant affligé de l'accident qui étoit arrivé à son petit-neveu. Ce petit garçon étoit au collège des jésuites; les fêtes de Noël, se jouant avec d'autres petits garçons, ils s'avisèrent de se berner les uns et les autres, et tour à tour tenoient la couverture. L'abbé d'Harcourt, qui tenoit un coin, qui étoit le plus foible, la lâcha, et le petit Alphonse Mancini tomba et se cassa la tête, dont M. le cardinal fut sensiblement touché; car d'abord il eut tous les signes mortels. Il n'avoit que douze ans, mais il étoit si avancé en toute chose que c'étoit un prodige; il avoit quasi achevé toutes ses études; [c'étoit] un esprit vif. Enfin M. le cardinal en avoit conçu une si grande espérance, que je lui ai ouï dire qu'il l'alloit tirer du collège, et qu'il le vouloit prendre auprès de lui et l'accoutumer aux affaires; qu'il auroit couché dans sa chambre; qu'il auroit parlé de toute chose devant lui; qu'il lui auroit montré toutes les dépêches qu'il recevoit et qu'il faisoit faire, et qu'il l'auroit dressé pour le rendre capable de servir le roi. Il n'en parle point encore qu'avec beaucoup de regret. "

Écrit par : dobolino | 15 mai 2009

"ne soient"

Écrit par : ça fait peur | 15 mai 2009

et "qu'il couche" sur sa liste...

Écrit par : ça fait peur | 15 mai 2009

Vengerov sur "mezzo"...

Au-delà du violoniste, (sublime), le bonhomme est absolument délicieux.
Et assez drôle! Il vient de raconter une anecdote, au sujet du violoniste Kreisler, à qui il arrivait de jouer en concert avec Rachmaninov, et sans qu'ils aient vraiment répété avant, (il y avait quelquefois un peu plus de laisser-aller qu'aujourd'hui dans le haut niveau musical international).
A un moment, Fritz Kreisler se penche vers Rachmaninov, et lui dit tout doucement! "je suis perdu! On est où?". Et Rachmaninov lui répond, de la même manière: "à Carnegie Hall".

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2009

Admirable ça fait peur dont le nom vous convient totalement (ce qui signifie que tel le pétrolier vous polluer notre espace d'expression), je pense inutile de vous dire que les culs je n'ai pas pour habitude de les lécher (sauf si tu es blonde à forte poitrine) et que le mien vous témoigne son affection de la plus élégante des manières.

Écrit par : Le Pingouin | 15 mai 2009

Pingouin, vous montrez seulement que vous êtes un lèche-cul.

Quant à TotoW le corbeau, le délateur, il voudrait bien que ceux qu'ils couchent sur sa liste pour la purge ne soit qu'UN seul individu. Ben non, désolé, on est de plus en plus nombreux à vous trouver nazes !

Ecrit par : ça fait peur | 15 mai 2009

Toto (weininger), Pingouin, Jeremy, Dobolino, etc, traitons "ce", (ou "ces", peu importe) crétin(s) par le seul sentiment qu'ils pratiquent, qu'ils comprennent, (et qu'ils méritent); le mépris.
Quand une station de radio ne me plaît pas, "soeur et paf", je tourne le bouton, et je vais voir ailleurs! Faites-en donc autant! Ca serait le getse le plus sage, pour ceux qui sont ici, et, vraisemblablement, pour vous.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2009

Quand je pense aux candidats au CAPES qui ont lu et reçu en pleine figure le courrier inepte de retour du jury de JPB (avant les résultats bien sûr !) et l'ont fait circuler sur leur blog, quand je pense que certains auront sa tronche en face d'eux pendant leurs oraux, quand je vois le niveau intellectuel lamentable des propos qui se tiennent sur le blog d'un homme qui se prétend cultivé, je frémis...
Et j'ai surtout la nausée de voir combien de profs nuls circulent par ici en se plaignant de leur pauvre vie et combien de mépris pour leurs élèves ils trimballent. Ces jeunes futurs profs que vous méprisez tant, croyez-moi, ils sont pour la plupart courageux, méritants, sérieux et cultivés. Et le "modèle" de pauvres ratés que beaucoup leur montrent sur ce blog est au-dessous de l'ignominieux.

Agrégée des lettres, prof depuis bientôt 40 ans et enchantéecunéginde de l'avoir été et de l'être encore.

Ecrit par : Anne | 15 mai 2009


C'est quand je lis ce genre de propos que j'ai tendance à penser que le fils d'ouvrier qui prend encore l'ascenseur social y parvient non pas grâce au système (et accessoirement à certains profs) mais malgré lui. A bon entendeur.

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 mai 2009

Quand je pense aux candidats au CAPES qui ont lu et reçu en pleine figure le courrier inepte de retour du jury de JPB (avant les résultats bien sûr !) et l'ont fait circuler sur leur blog, quand je pense que certains auront sa tronche en face d'eux pendant leurs oraux, quand je vois le niveau intellectuel lamentable des propos qui se tiennent sur le blog d'un homme qui se prétend cultivé, je frémis...
Et j'ai surtout la nausée de voir combien de profs nuls circulent par ici en se plaignant de leur pauvre vie et combien de mépris pour leurs élèves ils trimballent. Ces jeunes futurs profs que vous méprisez tant, croyez-moi, ils sont pour la plupart courageux, méritants, sérieux et cultivés. Et le "modèle" de pauvres ratés que beaucoup leur montrent sur ce blog est au-dessous de l'ignominieux.

Agrégée des lettres, prof depuis bientôt 40 ans et enchantéecunéginde de l'avoir été et de l'être encore.

Ecrit par : Anne | 15 mai 2009

En matière de mépris, vous êtes un exemple indépassable ! Ca ne vous est pas venu à l'esprit que les jeunes collègues sont davantage d'accord avec ce qui s'écrit ici qu'avec vos élucubrations fumeuses ?

Écrit par : Jeremy | 15 mai 2009

Et bien non mon bon Christophe ! Quand des erreurs telles que ça fait pas peur du tout ou Anne (sans accent circonflexe et bel et bien avec deux n) vienent nous traiter de lèche-culs, c'est que le leur ne doit pas l'être si souvent et je le leur dis. Vous n'imaginez tout de même pas votre Pingouin préféré se laisser vomir d'aussi immondissimes paroles sans réagir. Note pauvre Sandra WAGNER ne s'en remettrait pas si je m'arrêtais... ;-)

Écrit par : Le Pingouin | 15 mai 2009

Ca ne vous est pas venu à l'esprit que les jeunes collègues sont davantage d'accord avec ce qui s'écrit ici qu'avec vos élucubrations fumeuses ?

Ecrit par : Jeremy | 15 mai 2009

Puissiez-vous dire vrai, Jeremy !
Le fait est que vous êtes jeune mais il me semble que vous êtes plutôt isolé, non ?

Écrit par : dobolino | 15 mai 2009

Une agrégée depuis 40 ans qui tape du pied pour sauver la grandeur d'un truc qui s'écroule...

Anne = Evelyne Charmeux ?

Ou alors, c'est Fantômas.

Écrit par : Jeremy | 15 mai 2009

Agrégée des lettres, prof depuis bientôt 40 ans et enchantéecunéginde de l'avoir été et de l'être encore.

Ecrit par : Anne | 15 mai 2009

Hé bien, qu'attendez-vous pour rencontrer Ailleurs ? A vous deux, autant de béatitude, ce sera l'extase assuré !

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 15 mai 2009

Ca ne vous est pas venu à l'esprit que les jeunes collègues sont davantage d'accord avec ce qui s'écrit ici qu'avec vos élucubrations fumeuses ?

Ecrit par : Jeremy | 15 mai 2009

Puissiez-vous dire vrai, Jeremy !
Le fait est que vous êtes jeune mais il me semble que vous êtes plutôt isolé, non ?

Ecrit par : dobolino | 15 mai 2009

Oui et non. Bientôt, Anne n'aura plus que l'Institution pour prolonger son discours à la béni-oui-oui. Voyez ces proviseurs et principaux qui clament tous que leur établissement va très bien (c'est encore le cas de celui de Tououse). Qui les croit encore, ces gens-là ? Tout le monde se lasse de leur baratin.

Écrit par : Jeremy | 15 mai 2009

Faudrait que vous relisiez un ancien billet de JPB au sujet de la Halde.

Ecrit par : Jeremy | 15 mai 2009

Avez-vous une idée de l'année ? J'aimerais lire cette note. Merci de votre réponse, Jérémy.

Ecrit par : Marilyse | 15 mai 2009

Oh ce n'est pas vieux ! C'était à l'époque de la sortie du rapport de la Halde sur les manuels scolaires.

C'était en 2008 en tout cas. Je pense que c'était en novembre 2008.

On avait bien rigolé.

Écrit par : Jeremy | 15 mai 2009

Un petit lien vers une pétition:
http://www.referendum-servicespublics.com/index.php?petition=1&signe=ou…
Après, ce n'est pas la peine de me faire un caca nerveux sur Michel Vauzelle !
Vous signez si vous avez envie ...

Écrit par : dobolino | 15 mai 2009

Ca ne vous est pas venu à l'esprit que les jeunes collègues sont davantage d'accord avec ce qui s'écrit ici qu'avec vos élucubrations fumeuses ?

Ecrit par : Jeremy | 15 mai 2009

Puissiez-vous dire vrai, Jeremy !
Le fait est que vous êtes jeune mais il me semble que vous êtes plutôt isolé, non ?
Ecrit par : dobolino | 15 mai 2009

JEREMY a raison. D’expérience, je peux dire qu’il y a
-les enseignants en milieu de carrière, qui s’en foutent(ils pensent à leurs gosses, leur baraque)
-les pédagos à fond : rescapés des années 70, 80 ils ont plus de 50 balais et vont bientôt partir en retraite.
-les jeunes : certains sont encore intoxiqués mais les autres, après leur année d’IUFM, où ils font semblant d’y croire, comment dès leur premier poste par faire le contraire de ce qu’enseignent les formateurs. En fait, j’ai rencontré pas mal de néo-tits de 24 ans plus réactionnaires que les tous les intervenants de ce blog réunis.
C’est ce qui me donne bon espoir : les pédagos purs et durs, qui veulent travailler autrement, disparaîtront du fait du renouvellement des générations.
Il ne faut pas croire : assez vite, il y a beaucoup de néo-tits qui, par instinct, se tournent vers le genre d’enseignement préconisé ici. Le plus drôle étant que du haut de leur grand âge ils comment déjà à parler de la baisse de niveau et des diplômes bradés.

Je rêve, j’ai rencontré des cas particuliers ou quelqu’un d’autre confirme?

Écrit par : uncertain | 15 mai 2009

"commencent

que tous les "

désolé: c'est vendredi soir.

Écrit par : uncertain | 15 mai 2009

Il ne faut pas croire : assez vite, il y a beaucoup de néo-tits qui, par instinct, se tournent vers le genre d’enseignement préconisé ici. Le plus drôle étant que du haut de leur grand âge ils comment déjà à parler de la baisse de niveau et des diplômes bradés.

Je rêve, j’ai rencontré des cas particuliers ou quelqu’un d’autre confirme?

Ecrit par : uncertain | 15 mai 2009
Espérons que vous ne rêvez pas ! Mais ça ne change la donne ni des classes maternelles, ni des classes de primaire, et, à onze ans, c'est déjà bien tard pour remédier efficacement si les élèves ont été auparavant fourvoyés. Je préfèrerais que ce vous écrivez le soit par Catmano ou Chevreuil.

Écrit par : dobolino | 15 mai 2009

Il ne faut pas croire : assez vite, il y a beaucoup de néo-tits qui, par instinct, se tournent vers le genre d’enseignement préconisé ici. Le plus drôle étant que du haut de leur grand âge ils comment déjà à parler de la baisse de niveau et des diplômes bradés.

Je rêve, j’ai rencontré des cas particuliers ou quelqu’un d’autre confirme?

Ecrit par : uncertain | 15 mai 2009
Espérons que vous ne rêvez pas ! Mais ça ne change la donne ni des classes maternelles, ni des classes de primaire, et, à onze ans, c'est déjà bien tard pour remédier efficacement si les élèves ont été auparavant fourvoyés. Je préfèrerais que ce vous écrivez le soit par Catmano ou Chevreuil.

Écrit par : dobolino | 15 mai 2009

Cher uncertain,

cela s'appelle la sélection naturelle (qui ne nous a pas épargné quelques créations du type d'Anne ou de mon ami Ailleurs auquel ju suggère d'aller voir si j'y suis). Nous verrons que le vie est un cycle comme le chante si bien le Roi-Lion. Les pédagos post-68 vont djarter et comme bien des p'tits cons vont se plaindre que de vilains vilains pas gentils profs veulent les faire bosser à grands coups (et je tiens au pluriel) de tatane dans la gueule, ils finiront pas déterrer sinon des parcelles meirioliques au moins de pseduo-pédo-théories sur l'enseignement qui ne doit pas se faire trop violemment. On en reviendra donc à du larmoyant pire que Lassie Chien Fidèle, avant de retrouver des olibrius pourfendeurs de stupidité... C'est très sinusoïdal tout ça (pardonnez mais je vous ai déjà dit que j'étais matheux ?)

Écrit par : Le Pingouin | 15 mai 2009

Jamais 2 sans 3 ,et puis peu importe.
Je discutais ce soir et le cas d'une salariée dans un magasin de chaussures m'est apparu très intéressant.
Quelqu'un ici a demandé qui enseignera dans 10 ans. Eh bien cette vendeuse qui n'en peut plus de bosser dans une boutique pour un salaire de 1500 € avec une bonne ancienneté, prépare le concours de professeur des écoles. Elle espère. Vous comprenez pourquoi, compte tenu de la culture modeste de ce type de personne, l'idéologie pédagogiste et tout le carnaval à la mode (vidéo projecteur ou tableau interactif, et j'en passe de lectures obligatoires pour la "réussite", cette marotte de fous ou qui rend fou) a toute les chances de s'imposer. Motivation salariale et vacances: que voulez-vous dire contre les conneries que des IEN ou des IPR prêchent comme des témoins de Jéhovah? Bien sûr le ministre, le darcos actuel - ça pourrait être pire- s'en fiche, il n'en a cure. De la "volaille" qui vient manger le grain et qui ne bronche pas... Je ne suis pas aimable avec ces personnes, elles ne méritent pas qu'on les chahute, ce sont les recruteurs qui sont à fouetter.
Et certains intervenants, ici même, n'ont pas idée de ce que sont les conditions de travail de salariés, à tous les niveaux de salaires et de responsabilités, dan les PME ou les grands groupes! Il y a aussi des baffes qui se perdent.
Nous sommes très mal, c'est incontestable, et nous devons ruer, mais pensez à ceux qui sont placés dans des conditions encore plus pénibles et qui aspirent à avoir notre condition. C'est dramatique et, à la fois, magnifique.
Cela mérite que l'on y réfléchisse.

Écrit par : Passant | 15 mai 2009

"Vous comprenez pourquoi, compte tenu de la culture modeste de ce type de personne"

Ecrit par : Passant | 15 mai 2009

Qu'en savez-vous?

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2009

Sur Mezzo, le "concerto" de Grieg par Leif Owe Andsnes...
Exceptionnel... Je n'avais jamais entendu parler de ce pianiste... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2009

Nous sommes très mal, c'est incontestable, et nous devons ruer, mais pensez à ceux qui sont placés dans des conditions encore plus pénibles et qui aspirent à avoir notre condition. C'est dramatique et, à la fois, magnifique.
Cela mérite que l'on y réfléchisse.

Ecrit par : Passant | 15 mai 2009
--------
Oui. Il y a déjà bien longtemps que je pense cela, Passant.

Écrit par : Francis Penin | 15 mai 2009

enchantéecunéginde

Ecrit (avec les pieds ??) par : Anne | 15 mai 2009

C'est un nouveau mot ? Ou il faut être (dés)agrégée de lettres pour comprendre ?

Écrit par : yann | 15 mai 2009

Ca doit être un "mot valise", Yann! A l'image de celle qui l'a écrit!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2009

Mot valise ?
Si vous voulez. Décomposons :
"enchantée" : je comprends le sens, y compris dans le contexte.
"cuné" : ?? Même racine que dans cunnilingus ? Donc, "con", "conne, "connin"
"ginde" : ???? Homophonie (c'est ça ? Ch'uis pô agrégé) approximative avec "geindre" ?
Donc, "enchantée d'être une conne geignarde" ? J'ai bon ?

Écrit par : yann | 15 mai 2009

Pour information :

http://www.academie-sciences.fr/actualites/textes/sectionmath_14_05_09.pdf

Écrit par : guy morel | 15 mai 2009

Quand je pense aux candidats au CAPES qui ont lu et reçu en pleine figure le courrier inepte de retour du jury de JPB (avant les résultats bien sûr !) et l'ont fait circuler sur leur blog, quand je pense que certains auront sa tronche en face d'eux pendant leurs oraux, quand je vois le niveau intellectuel lamentable des propos qui se tiennent sur le blog d'un homme qui se prétend cultivé, je frémis...
Et j'ai surtout la nausée de voir combien de profs nuls circulent par ici en se plaignant de leur pauvre vie et combien de mépris pour leurs élèves ils trimballent. Ces jeunes futurs profs que vous méprisez tant, croyez-moi, ils sont pour la plupart courageux, méritants, sérieux et cultivés. Et le "modèle" de pauvres ratés que beaucoup leur montrent sur ce blog est au-dessous de l'ignominieux.

Agrégée des lettres, prof depuis bientôt 40 ans et enchantéecunéginde de l'avoir été et de l'être encore.

Ecrit par : Anne | 15 mai 2009
------
Je crois qu'il y a un malentendu qui doit être dissipé au plus tôt, Anne !
Ce courrier inepte dont vous parlez est-il l'œuvre de JPB seul ? J'aimerais en avoir connaissance. Pouvez-vous le mettre ici ? (Si ce n'est pas interdit.)
Il y a toujours un peu d'excès dans les écrits qu'on lit sur ce blog. Je n'y échappe pas moi-même.
Mais, sur le fond, bien des choses sont exprimées ici qui tiennent la route.
Affirmer, par exemple, qu'il n'y a que des planqués dans les IUFM est stupide.
Il n'y en a qu'un certain pourcentage. Je ne saurais dire combien, même approximativement. Personne ne le peut.
L'impression que vous me donnez est que votre carrière inachevée mais pas très loin de l'être s'est passée dans des conditions très acceptables sinon idéales.
Il n'en a pas été de même pour beaucoup de nos collègues. Pour ma part, j'ai avalé bien des couleuvres dès 1982. Et cela n'a plus cessé ensuite, jusqu'à ce que je parte à la retraite, écœuré de voir ce qui se passe (ou "se passait en 2000", année de mon départ, car, depuis, les choses ont empiré dans le lycée où j'exerçais).
Aujourd'hui même, j'apprends qu'un "pauvre garçon" de treize ans, sans problèmes connus à ce jour a poignardé un professeur et aurait très bien pu le tuer.
Écoutez, je n'ai rien vu de tel depuis mon entrée au CP en 1945 et ma sortie de terminale en 1958. Alors que je quittais le lycée, les professeurs avaient encore bien du prestige, et étaient respectés.
Qu'en est-il aujourd'hui ?
Quant aux jeunes professeurs recrutés avec le CAPES, je tends à penser - à espérer - qu'ils sont aussi cultivés que vous le dites... du moins dans le peloton de tête. Mais je ne serais pas surpris outre mesure que les derniers reçus ne maîtrisassent pas le français.
La faute ne leur incomberait pas. La faute incombe aux personnes qui ont démoli ce qui marchait si bien autrefois, du moins, avec les élèves travailleurs.
Les paresseux, quelle que soit l'époque, ne font jamais des étincelles.
J'ai cru comprendre que vous remettiez en cause la culture de Jean-Paul Brighelli.
Il ne se soucie pas trop de la forme de ses Notes, et moins encore de ses messages, mais, tout de même, il faut être de mauvaise foi pour nier sa culture. Et je pense que vous êtes de mauvaise foi - sous l'effet de la colère -, veuillez pardonner ma franchise.
J'aurais aimé qu'il peaufinât tous ses textes.
Il n'en a tout simplement pas le temps. Mais qu'il se donne la peine de le faire un jour, une fois, une seule, et vous serez convaincue que j'ai raison.
(Je ne suis pas agrégé des lettres, sinon mes messages seraient de bien meilleure qualité littéraire.)
Je ne le connais pas plus que les personnes qui interviennent sur son blog. Je n'éprouve pas d'amitié pour lui - faute de le connaître mieux -, mais, de la sympathie, oui ! Beaucoup.
Je ne peux donc pas être soupçonné de le défendre sous influence.
Si je n'estimais pas cet homme (j'ai failli écrire "ce jeune homme" car il a treize ans de moins que moi, et je ne me considère pas comme particulièrement vieux, mon âge n'étant que modérément avancé), il y a beau temps que je ne viendrais plus sur son blog.

Écrit par : Francis Penin | 15 mai 2009

Pour rire ( jaune), un empilage de slogans
http://www.dailymotion.com/video/x991iq_grand-corps-malade-education-nation_music

Écrit par : guy morel | 15 mai 2009

"Aujourd'hui même, j'apprends qu'un "pauvre garçon" de treize ans, sans problèmes connus à ce jour a poignardé un professeur et aurait très bien pu le tuer."

Vous avez bien résumé !

J'ajoute qu'elle est dans un état sérieux.

Écrit par : Jeremy | 15 mai 2009

Je ne suis pas agrégé des lettres, sinon mes messages seraient de bien meilleure qualité littéraire

Ecrit par : Francis Penin | 15 mai 2009

Anne n'est donc pas agrégée de lettres.

CQFD

Écrit par : TotoWeininger | 15 mai 2009

Pour rire (jaune), un empilage de slogans
http://www.dailymotion.com/video/x991iq_grand-corps-malade-education-nation_music

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2009


On en a parlé sur www.neoprofs.org

29 réponses et un débat :

http://www.neoprofs.org/loisirs-divers-et-petites-annonces-f6/grand-corps-malade-education-nationale-t8352.htm

Écrit par : Neoprofs | 15 mai 2009

"Aujourd'hui même, j'apprends qu'un "pauvre garçon" de treize ans, sans problèmes connus à ce jour a poignardé un professeur et aurait très bien pu le tuer."

Vous avez bien résumé !

J'ajoute qu'elle est dans un état sérieux.

Ecrit par : Jeremy | 15 mai 2009



On peut donner pour certain que le XXIème siècle, autrement avancé que le nôtre, regardera Hitler et Staline comme des enfants de choeur.
E. M. CIORAN

Écrit par : Grand corps malade | 15 mai 2009

Jérémy, vous avez de nouveaux amis:

Le Sgen-CFDT signe l’appel de la 5ème édition de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie du 17 mai

Écrit par : TotoWeininger | 15 mai 2009

Pour rire ( jaune), un empilage de slogans
http://www.dailymotion.com/video/x991iq_grand-corps-malade-education-nation_music

Ecrit par : guy morel | 15 mai 2009

C'est un clip du Sgen ou de l'UNSA?

"L'école elle est pauvre on n'a pas de salle informatique"

"A la télé j'ai vu que des classes faisaient du golf en EPS
Nous on n'a que des tapis, des cerceaux..."


Heureusement, l'Académie des science est là pour monter un peu le niveau.

Écrit par : TotoWeininger | 15 mai 2009

Ce qui est le plus préoccupant, c'est que sur neoprof, on gratifie sans sourciller l'homme-singe décérébré qui annone ce tissu d'âneries criminelles et de platitudes lénifiantes du qualificatif d'artiste.

Écrit par : TotoWeininger | 15 mai 2009

Jérémy, vous avez de nouveaux amis:

Le Sgen-CFDT signe l’appel de la 5ème édition de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie du 17 mai

Ecrit par : TotoWeininger | 15 mai 2009

Je n'en demande pas tant, mais l'année dernière le Snes et le Sgen avaient soutenu l'initiative de Darcos contre l'homophobie. Ben ça oui je trouve ça bien, même si ce n'était que du vent, mais les homos dans l'éducation n'avaient jamais eu droit à du vent - là c'était déjà ça. Dans quelques années, on aura peut-être les actes.

Moi je souhaiterais que, dans les programmes, l'homosexualité soit abordée de manière tout à fait normale, ce serait déjà pas mal.

Écrit par : Jérémy | 15 mai 2009

Commentaire sur neoprof, à propos du clip :

"ce n'est pas tous les jours qu'on parle des problèmes de l'enseignement dans les mileux artistiques en vue"

Hé bé, moi qui croyait toucher deux-trois choses en art branchouille, je dois vraiment être le dernier des ploucs pour ne pas admirer ce style de bouse.

Écrit par : TotoWeininger | 16 mai 2009

Ben, le milieu artistique actuel en vue, c'est entre autres Abd-Al-Malik et Grand corps malade, figurez-vous...

Écrit par : Jérémy | 16 mai 2009

-les jeunes : certains sont encore intoxiqués mais les autres, après leur année d’IUFM, où ils font semblant d’y croire, comment dès leur premier poste par faire le contraire de ce qu’enseignent les formateurs. En fait, j’ai rencontré pas mal de néo-tits de 24 ans plus réactionnaires que les tous les intervenants de ce blog réunis.
C’est ce qui me donne bon espoir : les pédagos purs et durs, qui veulent travailler autrement, disparaîtront du fait du renouvellement des générations.
Il ne faut pas croire : assez vite, il y a beaucoup de néo-tits qui, par instinct, se tournent vers le genre d’enseignement préconisé ici. Le plus drôle étant que du haut de leur grand âge ils comment déjà à parler de la baisse de niveau et des diplômes bradés.

Je rêve, j’ai rencontré des cas particuliers ou quelqu’un d’autre confirme?

Ecrit par : uncertain | 15 mai 2009


Je confirme. J'ai 34 ans et j'ai commencé à 26. A l'IUFM, ma promotion comptait 28 stagiaires (Lettres-Histoire). Hormis 4 ou 5 éléments, nous nous sommes très vite insurgés contre le côté infantilisant de la "formation". Depuis, les jeunes collègues que je croise, quelle que soit l'académie, se montrent généralement excédés par les dérives de l'EN... Il nous arrive aussi d'observer la dégradation en comparant avec l'époque où nous-mêmes étions collégiens (à la fin des années 80,). Au niveau du français, nous nous rappelons que même nos camarades de classe assez mauvais élèves rédigeaient des choses à peu près compréhensibles; alors qu'en tant que profs, nous sommes aujourd'hui obligés de déchiffrer, bien souvent, des copies illisibles.
Du reste, dans les établissements, il nous est difficile au quotidien de nous faire entendre... à cause de notre jeunesse précisément. Il faut bien reconnaître que beaucoup de profs de 40, 50 ans et au-delà sont "institutionnalisés" et sont en réalité les collaborateurs de la mise à mort de l'école au cours des trente dernières années. Mais comme nous sommes jeunes, il leur est facile d'user du "privilège de l'âge" pour nous prendre de haut et nous museler en prétextant que nous "manquons d'expérience" et que nous n'avons pas "compris le système". Le problème, c'est que justement nous n'avons que trop bien compris les tares de ce dernier, et que nous n'avons aucune intention de les subir pendant 30 ou 40 ans à notre tour...
Sébastien Clerc constitue bien sûr un contre-exemple. Mais Natacha Polony est à mon sens emblématique de cette Génération 69 (j'entends par là ceux qui sont nés après Mai 68 et qui sont pour la plupart trentenaires aujourd'hui) très critique à l'égard du pédagogisme. On peut penser aussi à François Vermorel, l'auteur de "La Ferme aux professeurs" (sur les IUFM).

Écrit par : Daniel Arnaud | 16 mai 2009

Trouvé sur Néoprofs, et certifié comme copie d'élève de Troisième à qui l'on aurait demandé un résumé de Cyrano de Bergerac.
La prof a rectifié l'orthographe…
J'ai bien ri… Allez, ça embellira votre journée.
JPB

"Cyrano vit à Bergerac, c’est pour ça qu’on l’appelle Cyrano de Bergerac.

L’histoire a été écrite au 17ème, en 189…, mais l’action se passe au Moyen-Age. Son grand malheur, c ’est qu’il est bossu et comme il est amoureux de Roxanne, il n’ose pas le lui dire. L’autre pomme, elle ne voit rien, vu qu’elle en pince pour Tristan, l’ancien mec d’Yseult, et qui lui est un très bel homme.

L’embêtant, c’est que Tristan est bête comme ses pieds et qu’il n’est pas foutu de dire à Roxanne qu’il l’aime aussi (un peu comme Mouloud avec Léa à la récré hier ; c’est pas demain la veille qu’il va conclure –mais bon, ça, c’est entre nous, madame, ne le répétez pas).

Du coup, Cyrano il reste là, tout seul comme un con. Il décide tout à coup d’aider Tristan. C’est pas écrit dans le texte, mais à mon avis, il devait être bourré. Je ne comprends pas pourquoi, je trouve ça franchement con : moi si j’étais amoureux d’une meuf, je n’aiderais pas un autre gars à la pécho ! Mais bon, en même temps, c’est vieux cette histoire, et à l’époque, l’homme n’était intellectuellement pas fini.

Donc Cyrano écrit à Roxanne en se faisant passer pour Tristan et l’autre bouffon, il n’a vraiment aucune fierté, il se fait aider comme un lapin de trois jours. Cyrano, on le décrit comme un homme très fort, le mec quoi, mais alors, quand il cause, faut avouer, c’est vraiment une femmelette : il parle d’amour comme dans les romans de ma sœur, des trucs de prince charmant que les hommes disent jamais dans la vraie vie, sauf dans les feuilletons débiles à la télé (et encore). Mais bon, à l’époque, il n’y avait pas de télé, donc, l’auteur il ne le savait pas. La honte qu’il se taperait aujourd’hui !

Je reviens à l’histoire. Du coup, quand Roxanne lit les lettres, elle tombe raide amoureuse. C’est l’effet Carte Noire puissance dix. Le problème, c’est qu’elle croit que c’est ce couillon de Tristan qui lui écrit, alors que c’est Cyrano le bossu. Comme quoi, comme dit mon père en regardant ma mère, l’amour est aveugle.

Bon, ils se marient vite fait bien fait et là-dessus, Tristan est envoyé à la guerre contre les Nazis. Evidemment, -on le voyait venir gros comme un camion-, il se fait tuer au front. Du coup, Roxanne se fait bonne sœur et elle s’enferme avec des curetons pendant des années.

Seulement Cyrano est toujours là. Toujours amoureux, et même toujours bossu (on n’opérait pas, à l’époque). Ce grand malin pas si malin n’ose toujours pas dire à Roxanne ce qui s’est passé, ce qui prouve bien ce que je disais tout à l’heure : c’est une vraie gonzesse !

Là, je vais être honnête, je n’ai pas eu le temps de finir le bouquin. Mes parents et moi, on a dû aller voir un cousin à l’hôpital et puis, je vais être clean, ces hésitations à la noix (je lui dis ou je lui dis pas ?), ça m’agace un peu. En plus, je suis sûr d’un truc :

soit Cyrano et Roxanne ils finissent ensemble ;

soit Cyrano crache le morceau, elle lui en veut de l’avoir trompée et elle veut plus le voir ;

soit l’un des deux meurt et on baisse le rideau.

J’espère que vous m’en voudrez pas de pas avoir tout lu : au moins je vous le dis et j’ai fait des efforts pour bien comprendre l’histoire.

Il y a quand même un truc quand même, à retenir, une morale : n’écrivez jamais à une fille. Vaut mieux aller chercher des modèles tout faits sur le net, des lettres bien torchées et laisser faire les pros. De toute façon, Roxanne, elle était pas amoureuse de Tristan, en vrai ; c’est juste les mots qu’elle aimait. Le fait d’avoir un mec à ses pieds. Enfin, bon, c’est mon avis à moi, je peux me tromper."

Écrit par : brighelli | 16 mai 2009

Un connard a, semble-t-il, vendu à la mairie de Marseille un projet culturel innovant : écrire en grandes lettres géantes "MARSEILLE" sur la colline de la Batarelle, façon Hollywood.

Le Cyrano d'aujourd'hui proposerait à la mairie de son bled un projet de happenig consistant à écrire en lettre géantes roses "Roxanne, je kiffe grave sur toi" sur la colline du coin. Après, il aurait des tas de copines sur facebook.

Écrit par : dugong | 16 mai 2009

Certains se demanderont ce qu'est une grande lettre géante.

Et ben, c'est encore plus grand que ça.

Écrit par : dugong | 16 mai 2009

Il y a… quelques années, je faisais passer l'oral de Français au lycée de Savigny-sur-Orge. J'étais arrivé tôt le matin, une heure et demie de transport, pas de bonne humeur. Premier élève — un voyou de type gothique, mais pas désagréable. Paumé. Inquiet. Je jette un regard sur sa liste de textes, et je choisis Pascal, un extrait des Provinciales. "M'sieur, Pascal, vous êtes sûr ?" me dit-il, tout à fait désemparé. "Tout à fait sûr." "Heu… il y a des textes qu'on n'a pas franchement vus…" "Vous vous débrouillerez très bien…"
Il prépare, un peu pâlot, revient au bout d'une demi-heure, présente tant bien que mal, lit un bout du texte — assez bien : visiblement, il avait compris de quoi ça parlait. Il commence à tenter d'expliquer ce que disait Blaise. Pas à l'aise. Ne savait comment faire. Je lui suggère d'essayer de le dire comme il veut, mais de le dire, bon sang !
Alors, il a repris son explication, et à la deuxième phrase (une attaque violente contre les Jésuites), il me regarde et lance : "Putain, qu'est-ce qu'il leur met !" "C'est tout à fait ça, dis-je, le putain en moins… Pouvez-vous développer ?"
Et voici ce grand escogriffe qui analyse assez finement, ma foi, mais dans un vocabulaire pittoresque, ce que pascal faisait aux Jésuites. Ma foi, je lui ai mis une note relativement bonne — et à la fin de la journée, je me suis fait prendre à partie par sa prof, qui couvait ses élèves et s'indignait de ce que je l'avais bien noté, lui, alors que j'avais quelque peu sacqué, disait-elle, ses petites chéries qui m'avaient produit des explications de textes paraphrastiques sans aucun intérêt.
C'est rien de dire que je l'ai envoyée bouler.
Le vocabulaire, ce n'est pas bien grave — ça peut s'amender. Mais la compréhension ou l'incompréhension… Le texte sur Cyrano, ma foi, je trouve qu'il y a une certaine verve.
JPB

Écrit par : brighelli | 16 mai 2009

Sans doute est-ce une preuve de mon niveau intellectuel lamentable, mais j'avoue n'avoir rien vu d'inepte dans le post de JPB. Et traiter de "profs nuls" et de "pauvres ratés" ceux qui expriment ici une souffrance parfois intolérable ne me paraît pas témoigner de beaucoup de finesse et de discernement.
Camélia, prenez un congé de maladie jusqu'à la fin de l'année. C'est une solutuion provisoire, mais un préalable indispensable.

Ecrit par : Sylvie Huguet, également agrégée des lettres et ravie de ne plus enseigner. | 15 mai 2009

En tant que débile mentale patentée, je souscris aux deux propositions.
On montre ici bien peu de compassion pour Camélia et comme elle n'a plus donné signe de vie, espérons qu'elle a trouvé aileurs ( chez neoprofs par ex) plus d'empathie que dans les délires narcissistes qui font désormais la trame de ce blog. En fait, qui vous dit qu'elle n'est pas à l'hosto, victime du coup de surin de l'éventreur de Fenouillet et accéssoirement aussi du collège .....F.Mitterrand ( awwwrk! bad vibes!) ?
-------------
Tiens, c'est curieux que le gloseur autoproclamé de HannaH Arendt sur ce blog ( 2 H au prénom, pas un seul au nom, pourtant pas sorcier à retenir) n'ait pas saisi l'occasion de ce nouvel épisode de la barbarie ordinaire de nos écoles pour citer le passage d'anthologie où elle l'annonce.

Est-ce parce que Arendt y voit la conséquence inévitable de l'égalitarisme monomaniaque des pédagogistes, "qui rend la crise d'éducation si aiguë"? ( sic, mais je vous ai déjà dit que la traduc est nulle).

Elle identifie "trois idées de base" ( il s'agit en fait de "assumptions", d'hypothèses) des pseudo-sciences de l'éducation qui ont inspiré les "mesures catastrophiques" que l'on sait. Cette manie aux conséquences tragiques consiste à " égaliser ou effacer, autant que possible, la différence entre jeunes et vieux, doués et non doués, c'est-à-dire finalement entre enfants et adultes et en particulier entre professeurs et élèves."

J'avais cité ce passage la première fois ici il y a plus de 2 ans, m'étonnant que fût inconnu au bataillon un texte qui devrait être (avec les Propos d'Alain) une référence "de base" dans toutes les IUFuMisteries de France et de Navarre.
Il mérite mieux que cette piteuse version qui lui colle à la peau depuis trente ans. Je recommande donc une fois de plus d'éviter la traduction de Chantal Vezin, poussive, approximative et carrément parfois à côté de la plaque.

L'extrait est p. 232 et suivantes dans l'édition Folio ou pour ceux qui voudraient le lire en VO, dans celle du Pingouin, pages 180 et suiv.

"La première [de ces idées bidons qui sont des hypothèses invérifiées] est qu'il existe un monde de l'enfant et une société formée entre les enfants qui sont autonomes et qu'on doit dans la mesure du possible laisser se gouverner eux-mêmes. [...] Entre autres conséquences, cela crée une situation où l'adulte se trouve désarmé face à l'enfant pris individuellement et privé de contact avec lui."

Après avoir exposé la situation dramatique des enfants soumis sans défense à la tyrannie de la majorité d'entre eux et privés de surcroît de la protection des adultes, Hannah Arendt poursuit :
" Les enfants ont tendance à réagir à cette contrainte soit par le conformisme, soit par la délinquance juvénile, et souvent par un mélange des deux. La deuxième [hypothèse et non idée de base] a trait à l'enseignement. Sous l'influence de la psychologie moderne [...], la pédagogie est devenue une science de l'enseignement en général, au point de s'affranchir complètement de la matière à enseigner".

Pour moins de 5 euros ( Folio d'occasion) on peut lire la suite dans le Ch 5 de "La crise de la culture", découvrir la troisième hypothèse qui complète le tableau des inepties au nom desquelles on a détruit les apprentissages, et arrêter de se tordre les mains d'incompréhension devant les actes de barbarie des monchérimoncoeur. C'est limpide.

Seulement voilà Arendt est tout aussi politiquement incorrecte que Revel, Druon ou ....Sévilla qui ont dit exactement la même chose qu'elle sur cette tragédie

Écrit par : Cadichon | 16 mai 2009

A propos de grand corps malade, une énorme faute s'est glissée dans son clip:
http://ecolinfo.blogspot.com/2009/05/grand-corps-malade.html

Écrit par : Bob | 16 mai 2009

Sur le même sujet:
"Approche psychologique de l'expérience d'enseignants victimes de violence":Extraits de la Thèse d'Anne Jolly dont en particulier:
LE SOUTIEN SOCIAL ISSU DU MILIEU PROFESSIONNEL
- LE SOUTIEN SOCIAL ISSU DES PROCHES
- LE SOUTIEN SOCIAL ISSU DE LA SOCIETE

http://www.pedagopsy.eu/anne_jolly.htm

Et également:
Dossier dépression:
http://www.pedagopsy.eu/dossier_depression.htm

Écrit par : Jacques Nimier | 16 mai 2009

Ce qui est le plus préoccupant, c'est que sur neoprof, on gratifie sans sourciller l'homme-singe décérébré qui annone ce tissu d'âneries criminelles et de platitudes lénifiantes du qualificatif d'artiste.
Ecrit par : TotoWeininger | 15 mai 2009

Sauf vot' respect, Toto, j'ai dit ce que je pensais de cette "merveilleuse poésie" sans m'embarrasser de précautions". De la daube! Et encore, quand on a goûté de la daube, de la vraie, c'est injurieux! Amicalement

Écrit par : retraitée | 16 mai 2009

Pour ce qui est de la verve, je suis perplexe. On sent quand même le remaniement d'un adulte qui joue à l'inculte derrière quelques expressions pittoresques, non ? Et puis dans des comptes rendus de lectures, les élèves s'adressent-ils directement à leurs enseignants ? Il y a erreur sur le genre... Quant aux anachronismes et aux justifications onomastiques... sur quel compte les mettrons-nous ?
Merci quand même, j'ai bien ri à cette lecture. Je m'interroge toutefois : quelle note mettre à un tel déballage d'inculture ?
C'est pathétique.

Écrit par : nicolas | 16 mai 2009

Je me suis lu intérieurement le résumé de Cyrano... Avec l'accent "d'jeun's", et je suis perplexe aussi... Je suis comme Nicolas, on a vraiment l'impression que le professeur qui fait le compte-rendu s'est amusé à y mettre un peu sa patte...
Je suis d'accord avec vous, retraitée... C'est vraiment méconnaître ce qu'est la vraie daube que qualifier ainsi les déjections de rappeurs et autres slammeurs, (je n'en ai pas encore entendu de convaincants sur le plan du texte... Quant à la "musique", on n'en parle même pas!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2009

"Ce qui est le plus préoccupant, c'est que sur neoprof, on gratifie sans sourciller l'homme-singe décérébré qui annone ce tissu d'âneries criminelles et de platitudes lénifiantes du qualificatif d'artiste."
Ecrit par : TotoWeininger | 15 mai 2009

Artiste... Voilà encore un vocable victime de détournement sémantique lourd.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2009

@ À propos de Hannah Arendt

Un assez bonne présentation sur Wikipédia

V. La crise de l’éducation

Cet essai s'appuie sur la conception de la liberté développée dans l'essai précédent : Hannah Arendt y analyse la crise de l'éducation aux États-Unis comme élément particulièrement représentatif de la crise de la société actuelle.
L'élément important de la liberté est la natalité, la capacité à commencer du nouveau. De ce point de vue Hannah Arendt dénonce trois mesures de réforme de l'éducation qui ne font, selon elle, que précipiter la catastrophe : la volonté d'enseigner une méthode plus qu'un contenu, ce qui fait disparaître la légitimité de l'autorité du professeur, le pragmatisme qui amène à la substitution du faire à l'apprendre, et l'autonomie accordée aux groupes d'enfants :
« Affranchi de l'autorité des adultes, l'enfant n'a donc pas été libéré, mais soumis à une autorité bien plus effrayante et vraiment tyrannique : la tyrannie de la majorité. En tout cas, il en résulte que les enfants ont été pour ainsi dire bannis du monde des adultes. Ils sont soit livrés à eux-mêmes, soit livrés à la tyrannie de leur groupe, contre lequel, du fait de sa supériorité numérique, ils ne peuvent se révolter, avec lequel, étant enfants, ils ne peuvent discuter, et duquel ils ne peuvent s'échapper pour aucun autre monde, car le monde des adultes leur est fermé. Les enfants ont tendance à réagir à cette contrainte soit par le conformisme, soit par la délinquance juvénile, et souvent par un mélange des deux. »12
Hannah Arendt analyse cette situation comme le fruit de la confusion du domaine privé et du domaine public, conception plus longuement développée dans Condition de l'homme moderne :
« Plus la société moderne supprime la différence entre ce qui est privé et ce qui est public, entre ce qui ne peut s'épanouir qu'à l'ombre et ce qui demande à être montré à tous dans la pleine lumière du monde public, autrement dit plus la société intercale entre le public et le privé une sphère sociale où le privé est rendu public et vice versa, plus elle rend les choses difficiles à ses enfants qui par nature ont besoin d'un abri sûr pour grandir sans être dérangés. »13
Hannah Arendt invite donc les adultes à assumer leur responsabilité en ne renonçant pas à faire preuve d'autorité vis à vis des enfants :
« C'est justement pour préserver ce qui est neuf et révolutionnaire dans chaque enfant que l'éducation doit être conservatrice ; elle doit protéger cette nouveauté et l'introduire comme un ferment nouveau dans un monde déjà vieux qui, si révolutionnaires que puissent être ses actes, est, du point de vue de la génération suivante, suranné et proche de la ruine. »"

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

"Grand Corps Malade", n'est-ce pas la métaphore de tout notre système d'éducation ?

A propos de Fenouillet, nous savons qu'une telle agression peut avoir lieu partout. Les médias ont l'air de s'en étonner.

Aujourd'hui, nombre d'enfants refusent les ordres, refusent d'obéir, refusent les contraintes. C'est "Non !" Ce sont les rois de leur petit royaume, des petits tyrans, sauvages et potentiellement dangereux. Et les autres, qui sont en difficulté scolaire et/ou familiale, sont tentés de les suivre. On a parfois des classes ingérables, qui ne travaillent pas, qui s'agitent, menées par des groupes de trois ou quatre de ces sauvages , des "non élèves", filles ou garçons. Les parents sont dépassés ou absents. Certains, agressifs, eux aussi.
Avant hier, une de mes élèves (de ma cinquième problématique) est sortie du cours en criant dans le hall "On va la niquer, la prof !". Suite de l'affaire lundi.

Écrit par : Marilyse | 16 mai 2009

Le vocabulaire, ce n'est pas bien grave — ça peut s'amender. Mais la compréhension ou l'incompréhension… Le texte sur Cyrano, ma foi, je trouve qu'il y a une certaine verve.
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 mai 2009
------
Cher collègue, vous privilégiez le fond.
Moi qui enseignais les sciences physiques, j'étais exigeant sur la forme. Et j'étais en droit et en devoir de le faire car, parfois, les explications (quand il y en avait) étaient nébuleuses - pour être poli.
Et puis je déteste qu'un élève parle à un professeur dans une langue peu châtiée. Le mot employé à l'oral par ce jeune homme pas bête mais peu distingué n'est pas de mise. Vous le lui avez dit mais sans sévérité. J'aurais employé un ton sévère : quoi, sacré N de D de b de m ! J'ai toujours exigé que les élèves (les miens ou non, les candidats au baccalauréat) me parlassent correctement, non mais !
Je suis capable d'être grossier, mais je me retiens.
Je m'insurge contre la mode actuelle du relâchement dans le langage à la télévision, à la radio. Des mots grossiers signifiant "déféquer" ou "péripatéticienne" (non partisane de la doctrine d'Aristote qui - soit dit en passant - a proféré des erreurs scientifiques sur l'Univers qui ont fait autorité pendant deux mille ans) sont prononcés comme si de rien n'était.
Je suis scandalisé, parole !
P.-S. : je ne suis pas allé jusqu'à exiger qu'on employât le subjonctif imparfait. Ce temps est réservé à l'aristocratie. (Je plaisante.)

Écrit par : Francis Penin | 16 mai 2009

Trouvé sur Néoprofs, et certifié comme copie d'élève de Troisième à qui l'on aurait demandé un résumé de Cyrano de Bergerac.
La prof a rectifié l'orthographe…
J'ai bien ri… Allez, ça embellira votre journée.
JPB

Certifié ? Même sans la rectification de l'orthographe, ça ressemble à un canular. En clair, j'ai vraiment l'impression que c'est un adulte qui a fait cette espèce de pastiche.

Écrit par : Manu | 16 mai 2009

Il faut bien reconnaître que beaucoup de profs de 40, 50 ans et au-delà sont "institutionnalisés" et sont en réalité les collaborateurs de la mise à mort de l'école au cours des trente dernières années.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 16 mai 2009

En effet, focalisée sur les moyens et tout imbibée des fantasmes et des chimères de la révolution sociale, cette génération a, dans son ensemble, complaisamment, voire activement permis au pédagogisme de noyauter puis de dominer l'institution. On se retrouvait dans une même famille de pensée : la promotion de l'individu, libéré des entraves oppressives de l'ordre moral (entendons bourgeois) et donc de tous les interdits d'un côté, sa traduction particulière, le pédocentrisme, de l'autre. Sauf que -et ça n'est pas si étonnant dans la logique d'une acception exclusivement linéaire et unidimensionnelle des choses et d'une conception mécaniste de la vie, nourries par l'idéologie égalitariste- on a tout placé sur le même plan, tout se valant. Le monde marchand, pragmatique par nature, et le monde politique, opportuniste à souhait, ont trouvé là un terrain viabilisé pour mettre en place une société dite libérale dans les principes mais pulsionnelle dans les faits. C'est que les marchands ne sont jamais naïfs car ils savent, mieux que quiconque, que le sentiment de liberté, au niveau de la masse, est finalement et toujours soluble dans la capacité de satisfaire ses désirs. Les politiques ne sont pas dupes non plus : ils savent ou apprennent bien vite que tout pouvoir est soluble dans le pouvoir d'achat.

La société actuelle, furieusement mercantile et consumériste, est le fruit putride d'un arbre déraciné. L'individualité sans l'individuation allait fatalement exacerber l'individualisme grégaire, généraliser, promouvoir et instituer le narcissisme.
Le monde enseignant est loin, globalement, d'être affranchi de la vision dualiste de la société et encore moins de l'idéologie égalitariste, qui couvre de même un large éventail politique. On ne se défroque pas si facilement.

Écrit par : Magister | 16 mai 2009

Trouvé sur Néoprofs, et certifié comme copie d'élève de Troisième à qui l'on aurait demandé un résumé de Cyrano de Bergerac.
La prof a rectifié l'orthographe…
J'ai bien ri… Allez, ça embellira votre journée.
JPB

Certifié ? Même sans la rectification de l'orthographe, ça ressemble à un canular. En clair, j'ai vraiment l'impression que c'est un adulte qui a fait cette espèce de pastiche.

Ecrit par : Manu | 16 mai 2009

J'ai également la même impression. C'est un peu "too much" ! Cela ne sonne pas vrai. Dieu sait que nous en récupérons, des perles, mais là, le texte sent un peu le fabriqué.

Écrit par : Marilyse | 16 mai 2009

En fait, j’ai rencontré pas mal de néo-tits de 24 ans plus réactionnaires que les tous les intervenants de ce blog réunis.
C’est ce qui me donne bon espoir : les pédagos purs et durs, qui veulent travailler autrement, disparaîtront du fait du renouvellement des générations.
Il ne faut pas croire : assez vite, il y a beaucoup de néo-tits qui, par instinct, se tournent vers le genre d’enseignement préconisé ici. Le plus drôle étant que du haut de leur grand âge ils comment déjà à parler de la baisse de niveau et des diplômes bradés.

Je rêve, j’ai rencontré des cas particuliers ou quelqu’un d’autre confirme?

Ecrit par : uncertain | 15 mai 2009

J'ai depuis quelques années de jeunes collègues qui sont de passage dans mon établissement (complément de service, 1ère affectation en tant que TZR, etc.) et suis beaucoup moins enthousiaste que vous : ces jeunes collègues ressortent en général le baratin pédago avec lequel ils ont été formatés dans les IUFM, ne notent pas en dessous de 15 pour ne pas être "stigmatisants" dans une sorte de constante mabracadabrante, affirment parfois que ceux sont eux qui doivent apprendre et les élèves qui savent, etc.

C'es particulièrement vrai dans ma discipline (la musique) mais aussi ailleurs.

Maintenant, les quelques cas rencontrés ne sont pas forcément représentatifs de ce qui se passe dans toute la France. Et auquel cas, tant mieux : merci pour cet embryon de bonne nouvelle, Uncertain. Lire cela plus souvent ferais chaud au coeur et j' invite les collègues n'ayant pas encore répondu sur le sujet à donner leurs impressions.

Écrit par : Manu | 16 mai 2009

D'autre part, je vois mal un collègue proposer aujourd'hui "Cyrano de Bergerac" en troisième. En tout cas pas dans mon établissement. Cette oeuvre fait partie de la quantité d'oeuvres devenues illisibles en collège : un nouvel "enfer".

Je me souviens que c'était l'oeuvre que j'avais achetée pour la bibliothèque de classe quand j'étais en troisième, en 1970. J'ai toujours le livre de poche. En quarante ans, quel changement !

Écrit par : Marilyse | 16 mai 2009

Le monde marchand, pragmatique par nature, et le monde politique, opportuniste à souhait, ont trouvé là un terrain viabilisé pour mettre en place une société dite libérale dans les principes mais pulsionnelle dans les faits. C'est que les marchands ne sont jamais naïfs car ils savent, mieux que quiconque, que le sentiment de liberté, au niveau de la masse, est finalement et toujours soluble dans la capacité de satisfaire ses désirs. Les politiques ne sont pas dupes non plus : ils savent ou apprennent bien vite que tout pouvoir est soluble dans le pouvoir d'achat.


Ecrit par : Magister | 16 mai 2009


D’où mes références récentes à Clouscard ou Stiegler sur la métamorphose de la lutte des classes : contrôle du principe de réalité, contrôle du principe de plaisir, totale aliénation , la libération du désir étant la condition de la libéralisation du marché.( oui , je sais, je rappelle des trucs cent fois entendus).

Écrit par : uncertain | 16 mai 2009

C'est un clip du Sgen ou de l'UNSA?

"L'école elle est pauvre on n'a pas de salle informatique"

"A la télé j'ai vu que des classes faisaient du golf en EPS
Nous on n'a que des tapis, des cerceaux..."

Ecrit par : TotoWeininger | 15 mai 2009


De l'art de sytématiquement présenter la cause du problème comme étant la solution.

Vous m'apprendrez la phrase de Bossuet par coeur : "Dieu se rit...", etc.

Écrit par : Manu | 16 mai 2009

D'autre part, je vois mal un collègue proposer aujourd'hui "Cyrano de Bergerac" en troisième. En tout cas pas dans mon établissement. Cette oeuvre fait partie de la quantité d'oeuvres devenues illisibles en collège : un nouvel "enfer".

Je me souviens que c'était l'oeuvre que j'avais achetée pour la bibliothèque de classe quand j'étais en troisième, en 1970. J'ai toujours le livre de poche. En quarante ans, quel changement !

Ecrit par : Marilyse | 16 mai 2009

Mais c'est tout à fait normal, ma chère : puisqu'on vous dit que "le niveau monte", comme diraient Baudelot et Estaminet ou comme le laisse entendre l'ultra-pédagogo Jacques Nimier, venu faire la pub de son idéologie nauséabonde sur bonnet d'âne (comme il le fait sur les autres sites depuis des années, d'ailleurs). Pour ces gens là beaucoup plus que pour nous qu'ils traitent au passage de "mécanistes", l'enseignement, c'est l'art de la répétition. Même si cela s'apparente plus à une forme extrême de méthode coué.

Écrit par : Manu | 16 mai 2009

D'autre part, je vois mal un collègue proposer aujourd'hui "Cyrano de Bergerac" en troisième.
Ecrit par : Marilyse | 16 mai 2009
J’ai encore tenté l’année dernière, renoncé cette année( c’est en principe un classique de la classe de 3e). Cette pièce étant la synthèse de deux ou trois siècles de culture littéraire, il y a trop de références inconnues. Pas impossible , mais fatigant. Ou alors, il faut se contenter de quelques extraits ciblés(mais cela cesse alors d’être de l’œuvre intégrale).

Écrit par : uncertain | 16 mai 2009

D’où mes références récentes à Clouscard ou Stiegler sur la métamorphose de la lutte des classes : contrôle du principe de réalité, contrôle du principe de plaisir, totale aliénation , la libération du désir étant la condition de la libéralisation du marché.( oui , je sais, je rappelle des trucs cent fois entendus).

Ecrit par : uncertain | 16 mai 2009

Non, non, il ne faut pas se priver de les rappeler, bien au contraire. C'est d'autant plus important que beaucoup d'esprits en sont toujours au schéma ancien.

Écrit par : Magister | 16 mai 2009

Trouvé sur Néoprofs, et certifié comme copie d'élève de Troisième à qui l'on aurait demandé un résumé de Cyrano de Bergerac.
La prof a rectifié l'orthographe…
J'ai bien ri… Allez, ça embellira votre journée.
JPB

Certifié ? Même sans la rectification de l'orthographe, ça ressemble à un canular. En clair, j'ai vraiment l'impression que c'est un adulte qui a fait cette espèce de pastiche.

Ecrit par : Manu | 16 mai 2009

Je ne vraiment pas spécialiste de l'élève de 3°, mais je n'arrive pas à y croire non plus.

Écrit par : catmano | 16 mai 2009

oui, et moi, ce qui me chiffonne, c'est Christian devenu Tristan et associé à Yseult!

Écrit par : retraitée | 16 mai 2009

Je n'ai jamais dit que j'y cryais moi-même (et j'ai d'ailleurs émis de sérieux doutes sur le site de départ). Mais j'ai trouvé ça drôle, au saut du lit…
Quant à Cyrano en Troisième… Je l'ai fait en Seconde, il n'y a pas si longtemps. Et fait jouer — à vrai dire, je prêchais d'exemple, je connais la pièce à fond, pour l'avoir écoutée et réécoutée, sur disques (des 33 tours…) quand j'étais tout gamin (7-8 ans), jouée par Daniel Sorano — inoubliable, en particulier à l'acte V. Et comme les gamins ont une excellente mémoire, surtout quand n l'exerce, à force de l'écouter, je l'ai sue par cœur.
JPB

Écrit par : brighelli | 16 mai 2009

Cet élève de 3e écrit comme écrirait le Petit Nicolas devenu adolescent et encanaillé (comme le sont maintenant beaucoup de fils et de filles de "bonnes familles" djeunisés).

Écrit par : Magister | 16 mai 2009

Magister, ce serait une bonne idée commerciale, un livre entier (du genre des albums de Sempé / Goscinny) dans ce genre de style. Quelqu'un s'y colle ?
JPB

Écrit par : brighelli | 16 mai 2009

Voir ce qui avait été fait sur le site de Sauver les Lettres avec l'ineffable Kevin Dugenou…
http://www.sauv.net/kevlafontaine.php
JPB

Écrit par : brighelli | 16 mai 2009

« Je suis capable d'être grossier, mais je me retiens. » écrit notre respectable Francis Penin. Et bien je dirais sobrement : « Pas moi ! »

Le coup de la copie est évidemment faux. Nos élèves sont, pour certains, admirablement stupides et heureusement parce que nous nous ennuierions bien à lire leurs déblatérations illogiques sinon. Encore que je vous envie en lettres parce qu'en mathémagiques, je n'ai pas souvent l'occasion de me marrer. Il n'y a qu'un prof de maths pour s'amuser d'un réponse du style : « Le train Paris-Lyon roule à 15 km/h ». On trouve sans souci sur le net des « perles » de copies de bac ou de brevet, souvent les mêmes, mais j'ai énormément de mal à croire à l'authenticité des inepties que l'on lit. Relisez Chattam ! Nous sommes manupulés, pardon... manipulés et je soupçonne deux ou trois navrants Landrus intellectuels capables de s'amuser à lancer de tels boulettes afin de s'amuser version chaîne du courrier. Ne nous plaignons pas, ils pourraient lancer des virus informatiques.

JPB, je trouve que vous avez été effectivement plutôt « cool » avec ce jeune gothique mais vous avez sans doute vos raisons, vous avez rendu votre jugement à son égard en votre âme et conscience et rappelons-le, le jury est souverain dans sa décision. L'autre truie geignarde frustrée n'avait qu'à clore son claque-fiente. Pour ma part, quand un élève jure d'un timide « merde » ou « fait chier » devant moi, je lui signale tendrement que le travail doit être bien fait dans ma classe et que s'il désire émettre de tels vocables, il est prié de le faire avec soin. Ça devient ulcérant de devoir tout leur apprendre à ses petits couillonots de glands de mes deux à le daube de saloperie de merde à chiotte de gamins. Diantre !

Écrit par : Le Pingouin | 16 mai 2009

Sans oublier :
http://www.sauv.net/kevjournal.php
JPB

Écrit par : brighelli | 16 mai 2009

Intervention de Véronique Bouzou ce matin sur RTL :

http://www.rtl.fr/fiche/4936501/une-enseignante-agressee-en-pleine-classe-a-toulouse.html

Écrit par : Manitas | 16 mai 2009

Tiens, c'est curieux que le gloseur autoproclamé de HannaH Arendt sur ce blog ( 2 H au prénom, pas un seul au nom, pourtant pas sorcier à retenir) n'ait pas saisi l'occasion de ce nouvel épisode de la barbarie ordinaire de nos écoles pour citer le passage d'anthologie où elle l'annonce.

(cadichon)

Le "gloseur autoproclamé" de Hannah Arendt (qui sortait de cinq heures de cours et avait rectifié son erreur) commence à en avoir un peu marre, entre des gens comme vous, spécialistes autoproclamés du libéralisme et les ravis qui exercent dans des établissements préservés et viennent insulter les gens qui exercent dans des collèges pourris et qui souffrent.

Vous aurez sans doute remarqué que j'interviens de moins en moins sur ce blog : le pharisaïsme et la méchanceté qui y règnent commencent à me devenir insupportables, au point que je renonce à parler des résultats de ma requête en révision de note administrative. Bien fait pour moi et chacun pour soi, n'est-ce pas ?

On se croirait dans une salle des profs et j'ai besoin de toutes mes forces pour terminer l'année.

Je vous laisse donc entre "spécialistes" des questions éducatives et philosophiques, moi qui ne suis qu'un petit prof de collège.

Pourquoi est-ce que vous n'invitez pas votre amie, Mme. Chantal Millon-Delsol (pour les clarifications philosophiques) et son mari (pour la stratégie politique) pour venir apporter leur pierre ? ;0))

Écrit par : Robin | 16 mai 2009

Je ne vraiment pas spécialiste de l'élève de 3°, mais je n'arrive pas à y croire non plus.
Ecrit par : catmano | 16 mai 2009
Cela circule sur la toile depuis trois ou quatre mois.

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

@ Robin, à propos de pharisaïsme, de Hannah Arendt et de Cadichon :

« Le philistin méprisa d'abord les objets culturels comme
inutiles, jusqu'à ce que le philistin cultivé s'en saisisse comme d'une monnaie avec laquelle il acheta une position supérieure dans la société, ou acquit un niveau supérieur dans sa propre estime. »

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

« C'est justement pour préserver ce qui est neuf et révolutionnaire dans chaque enfant que l'éducation doit être conservatrice ; elle doit protéger cette nouveauté et l'introduire comme un ferment nouveau dans un monde déjà vieux qui, si révolutionnaires que puissent être ses actes, est, du point de vue de la génération suivante, suranné et proche de la ruine. »"

Ecrit par : guy morel | 16 mai 2009

C'est précisément ce passage que j'avais commenté, mais, avec votre mauvaise foi habituelle, vous n'avez lu mon commentaire que pour relever la faute d'orthographe à Hannah Arendt, faute corrigée dans le post suivant.

C'était avant le fait divers, que je n'ai pas commenté, un intervenant, citant un compte-rendu journalistique ayant minimisé d'emblée l'affaire en affirmant que la blessure était superficielle et que les jours de la collègue n'étaient pas en danger.

Or le chirurgien qui l'a opéré a expliqué hier à la télévision que sans l'opération, la collègue serait décédée.

Ce fait divers ne me donne pas envie de faire de la philosophie, voyez-vous, mais il n'y a que deux ou trois intervenants ici, des gens qui sont "au front" (Pendariès par exemple) qui peuvent comprendre pourquoi.

Écrit par : Robin | 16 mai 2009

Ma foi, je lui ai mis une note relativement bonne — et à la fin de la journée, je me suis fait prendre à partie par sa prof, qui couvait ses élèves et s'indignait de ce que je l'avais bien noté, lui, alors que j'avais quelque peu sacqué, disait-elle, ses petites chéries qui m'avaient produit des explications de textes paraphrastiques sans aucun intérêt.
C'est rien de dire que je l'ai envoyée bouler.
.
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 mai 2009

Et ouais ! C'est la vie ! L'école de la platitude. Plus on est con, discipliné et laborieux et plus on a de chances de réussir.
Ça a pris ces vingt à trente dernières années des proportions effrayantes.
C'est pour moi la pire faillite de l'école, même si ça a toujours été un peu vrai. La baisse de niveau d'exigences alliée à l'enseignement de notions qui ne peuvent relever que de l'apprentissage par cœur favorise de plus en plus les bœufs de labour même si des élèves brillants arrivent encore à tirer leur épingle du jeu en adoptant des stratégies raisonnables avec l'aide de leurs parents et de quelques vieux ou parfois moins vieux professeurs.
Ma fille (troisième) a à écrire pour la semaine prochaine une rédaction ( au mieux, c'est la troisième de l'année) dont je n'ai plus le sujet exact en tête mais ce sujet fait au moins cinq lignes entre le libellé et les contraintes à respecter. C'est un sujet de brevet. Je vous le copierai ici ce WE. Il me semble qu'il s'agit de discourir sur un élève de sixième qui n'a pas respecté le règlement intérieur du collège.
Quand elle m'a montré ça, je lui ai répondu "chacun sa merde !"

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

« Le "gloseur autoproclamé" de Hannah Arendt [...] commence à en avoir un peu marre [...] des ravis qui exercent dans des établissements préservés et viennent insulter les gens qui exercent dans des collèges pourris et qui souffrent. » et « Je vous laisse donc entre "spécialistes" des questions éducatives et philosophiques, moi qui ne suis qu'un petit prof de collège. » dit Robin.

Cher ami,

je suis arrivé très récemment sur ce blog et je me pense pas m'être fait remarqué pour la gentillesse de mon style (manquerait plus que ça tiens ). Je n'ai pas tout lu et peut-être avez été la victime d'attaques en règles injustifiées, je l'ignore. Mais ressortez la tête de l'eau, que diable ! Vous enseignez en collège ? Et bien aussi et j'en suis fier, même s'il est vrai que mon petit collège est « préservé » comme vous dites. C'est néanmoins un bahut paumé au fin fond de la campagne (160 mouflets, on peut faire mieux mais c'est déjà bien). Soyez ragaillardi et bouffez littéralement tous ceux qui vous sautent à la gorge. Pétez-leur la gueule (ou à la si vous préférez), ça soulage et ça libère des flatulences orales que l'on entend parfois en salle des professeurs (j'écris le mot en entier afin de pas paraître trop grossier) et ça fait un bien fou. Suivez mon conseil, c'est un agressif roquet teigneux en chef (et à souhait) qui vous le dit. Restez avec nous, ne vous laissez pas faire, réagissez, bouge-toi le fion, nom de Moi !
;-)

Écrit par : Le Pingouin | 16 mai 2009

« Quand elle m'a montré ça, je lui ai répondu "chacun sa merde !" »

Dobolino, vous parlez ainsi à votre propre fille ? Vous aussi je vais vous affubler d'un pingouinesque « Je vous aime ».
;-) ;-)

Écrit par : Le Pingouin | 16 mai 2009

Je vous laisse donc entre "spécialistes" des questions éducatives et philosophiques, moi qui ne suis qu'un petit prof de collège.

Ecrit par : Robin | 16 mai 2009

Robin, nous ne sommes tous, au demeurant, que de pauvres mortels. Ignorez donc la superbe des uns ou la morgue des autres et continuez à apporter votre contribution.

Écrit par : Magister | 16 mai 2009

« Le train Paris-Lyon roule à 15 km/h ».

Ecrit par : Le Pingouin | 16 mai 2009

Ça arrive.

Écrit par : yann | 16 mai 2009

Moi je souhaiterais que, dans les programmes, l'homosexualité soit abordée de manière tout à fait normale, ce serait déjà pas mal.

Ecrit par : Jérémy | 15 mai 2009

Vous me faites remonter à la surface un vieux souvenir. Un cours sur André Gide en Première, avec projection d'un petit film de l'INA, qui montrait, entre autres, Gide âgé jouant avec un jeune enfant de sa famille. La prof nous avait expliqué que ce type était un monstre pédophile qui la faisait vomir.

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Robin, nous ne sommes tous, au demeurant, que de pauvres mortels. Ignorez donc la superbe des uns ou la morgue des autres et continuez à apporter votre contribution.

Ecrit par : Magister | 16 mai 2009

Contribution précieuse ! Moi, je vous lis avec grand intérêt, tout comme Magister, que j'apprécie beaucoup.

Écrit par : Marilyse | 16 mai 2009

Quand je pense à tous ces enseignants du Primaire ou du Collège qui ont fait venir Michel Tournier pour parler de ses œuvres… Et qui le regardaient, avec attendrissement, faire sauter les bambins sur ses genoux… Ah, vieillesse…
JPB

Écrit par : brighelli | 16 mai 2009

« Quand elle m'a montré ça, je lui ai répondu "chacun sa merde !" »

Dobolino, vous parlez ainsi à votre propre fille ? Vous aussi je vais vous affubler d'un pingouinesque « Je vous aime ».
;-) ;-)

Ecrit par : Le Pingouin | 16 mai 2009

Et vous voulez donc que je lui parle comment ?

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Yann, mon ami, je sais qu'il est possible que le TGV atteigne cette vitesse lors de son entrée en gare par exemple. Dans mon exercice, il est question d'une vitesse moyenne sur l'ensemble du trajet et 15 km/h signifie donc que ce fleuron de la technologie française, arrivant immédiatement après le jambon-beurre, met 30 heurs (soit 1 jour et demi) pour rallier la capitale des Gaules à la capitale tout court.
Croyez-vous vraiment qu'un imbécile de 4e soit capable de penser au coup de l'entrée en gare ?

Écrit par : Le Pingouin | 16 mai 2009

« Quand elle m'a montré ça, je lui ai répondu "chacun sa merde !" »

Dobolino, vous parlez ainsi à votre propre fille ? Vous aussi je vais vous affubler d'un pingouinesque « Je vous aime ».
;-) ;-)

Ecrit par : Le Pingouin | 16 mai 2009

Certifié sur l'honneur. Elle parle comme ça à ses gosses !
Ça a l'énorme avantage de les préparer à leur vie d'adulte en leur faisant comprendre qu'ils ne sont pas forcément le centre du monde. ;-)

Écrit par : catmano | 16 mai 2009

Intervention de Véronique Bouzou ce matin sur RTL :

http://www.rtl.fr/fiche/4936501/une-enseignante-agressee-en-pleine-classe-a-toulouse.html
Ecrit par : Manitas | 16 mai 2009

"on est là pour permettre aux jeunes de s'élever dans la société", déclare Véronique Bouzou. Bel idéal d'instruction publique : travaille mon fils, pour gagner plus et devenir chef ! Cette dame qui "tire la sonnet d'alarme" et dénonce le système est un pur produit du système. Mais la Plainte - et je ne dis pas que les situations scolaires désastreuses ne soient pas en voie de généralisation - fait passer la potion.
Réponse prévisible du ministre : portiques de détection et cellules d'écoute, numéro vert. Véronique Bouzou sent bien que ce n'est pas la réponse. Mais n'est-ce pas elle qui a mal posé la question ?

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

Quand je pense à tous ces enseignants du Primaire ou du Collège qui ont fait venir Michel Tournier pour parler de ses œuvres… Et qui le regardaient, avec attendrissement, faire sauter les bambins sur ses genoux… Ah, vieillesse…
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 mai 2009

Jean-Paul, je racontais la chose hier à une collègue ! Je me souviens de ce que nous avait rapporté une instit de maternelle sur la venue de cet écrivain dans sa classe en 1979. Elle avait eployé les mots de "malsain" et cela m'avait étonnée. J'étais jeune et néophyte. Il est venu aussi chez nous, ce qui reste un souvenir inoubliable. Il avait été subjugué ce jourlà par nos jumeaux, deux charmants troisièmes, très beaux au demeurant. J'ai encore leur visage en mémoire. La gémellité était un de ses thèmes de prédilection. Bon, les phantasmes, c'est une chose, le passage à l'acte une autre. Et là-dessus, je ne sais rien, le concernant, juste ses penchants rapportés par les uns ou les autres. Il vit dans un presbytère, bon ...

Écrit par : Marilyse | 16 mai 2009

Mais continuez comme ça Dobolino ! C'est tout à fait à mon goût. Je n'ai pas encore osé commettre d'enfants aussi ne parlerai-je que de mon expérience avec ceux qui me sont inconsidérément confiés.

Première tentative d'explication d'une consigne. « La copie doit être présentée d'une certaine façon qui montre que vous agencez vos argumenrs pour montrer que patati et patata sans quoi la tote qui vous sera attribuée le jour de l'examen peut souffrir d'un léger absissaement de quelques points... » Les élèves me regardent de l'air soupçonneux de ceux qui n'entravent pas un mot à ceux que je raconte.

Deuxième tentative d'explication de la consigne. « Vous faites comme je vous dit ou je vous case la tête ». Réaction des enfants (je le fais exprès) : « OK M'sieu, on a pigé ».

Vous ne croyez tout de même pas, chère amie, que moi, je vais vous demander un langage plus fleuri. Je me sentirais offensé que vous puissiez penser que le monument à l'ignominie verbale que je suis, soit un jour capable de vous adresser une telle demande.

Écrit par : Le Pingouin | 16 mai 2009

Hannah Arendt invite donc les adultes à assumer leur responsabilité en ne renonçant pas à faire preuve d'autorité vis à vis des enfants :
« C'est justement pour préserver ce qui est neuf et révolutionnaire dans chaque enfant que l'éducation doit être conservatrice ; elle doit protéger cette nouveauté et l'introduire comme un ferment nouveau dans un monde déjà vieux qui, si révolutionnaires que puissent être ses actes, est, du point de vue de la génération suivante, suranné et proche de la ruine. »"

Ecrit par : guy morel | 16 mai 2009

Savez-vous, Robin et Guy, que mon père déteste la façon d'analyser et de conclure d'Hannah Arendt ? Il ne peut pas l'encaisser.
Je pense que ce qui l'irrite, c'est exactement le genre de pensée citée ici. Il est absolument non-révolutionnaire et les prétendus "ferments nouveaux" qui pourraient apporter une évolution positive le mettent hors de lui. Je crois avoir compris que, pour lui, la notion de progrès de l'humanité, de perfectibilité du genre humain est une vaste connerie.
C'est à vérifier. Il faudra que je le fasse développer sur le sujet. Si j'arrive à le faire s'exécuter par écrit, je pourrais vous le recopier ici. Il est certain que vu la carrière professionnelle qu'il a eu, il nous ramènera tout ça à l'évolution de l'université française et qu'il ne dira probablement pas que des conneries.

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Errata : "employé - ce jour-là". Je ne veux pas laisser trop de travail à Orthoprof ...

Écrit par : Marilyse | 16 mai 2009

Quand je pense à tous ces enseignants du Primaire ou du Collège qui ont fait venir Michel Tournier pour parler de ses œuvres… Et qui le regardaient, avec attendrissement, faire sauter les bambins sur ses genoux… Ah, vieillesse…
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 mai 2009

Hélas ! nous voilà tous frappés du sceau de la suspicion,
Privés du droit à la sanction et coupés de toute affection.
Le désert des âmes gagne du terrain, il avance et assèche
Nos coeurs où les flammes ne se trouvent plus de mèches.

Écrit par : Magister | 16 mai 2009

Pardon : "la sonnette d'alarme".
Et pendant que j'y suis, je complète : quand on partage les "valeurs" d'une société et ses préjugés, et que l'on contribue à les répandre, il ne faut pas venir se plaindre quand le réel vous pète au visage. L'idée que l'école est là pour permettre aux jeunes de s'élever dans la société a un corollaire : ceux qui sont en haut ont été portés là grâce à leurs bonnes études, quand "l'ascenseur social fonctionnait". Dois-je expliquer en quoi cette théorie pernicieuse est garante de l'ordre établi ? Et aussi de son désordre scolaire ?

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

Certifié sur l'honneur. Elle parle comme ça à ses gosses !
Ça a l'énorme avantage de les préparer à leur vie d'adulte en leur faisant comprendre qu'ils ne sont pas forcément le centre du monde. ;-)

Ecrit par : catmano | 16 mai 2009

Vu qu'ils vivent dans ma maison, il leur faut admettre que le centre du monde, c'est MOI !
Les calissons, c'est pour moi et eux, ils sont priés de bouffer des petits-beurre. Même chose pour les huîtres et le foie gras. Si on les gâte trop, ils ne veulent plus partir. Mon but éducatif principal est de les faire rêver du jour où ils seront établis à leur compte et indépendants moralement et financièrement.

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Ca vous choque Guy Morel quand une prof déclare "on est là pour permettre aux jeunes de s'élever dans la société" ???
Vous avez des indignations bien singulières .
C'est quoi votre idéal de prof (si vous êtes prof oeuf corse), permettre aux jeunes d'être chômeurs ou RMIstes ?

Écrit par : Manitas | 16 mai 2009

Bon, les phantasmes, c'est une chose, le passage à l'acte une autre. Et là-dessus, je ne sais rien, le concernant, juste ses penchants rapportés par les uns ou les autres. Il vit dans un presbytère, bon ...

Ecrit par : Marilyse | 16 mai 2009

Question bête: je vois souvent écrit phantasmes mais préfère écrire fantasme. Ai-je le droit de l'écrire ainsi ?

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Oui, Dobolino ! Les deux orthographes existent. J'ai fait du grec autrefois et j'aime bien le mot avec le "ph"; orthographe certes vieillie mais qu'il me plaît d'employer. On a l'orthographe de ses artères !

Écrit par : Marilyse | 16 mai 2009

quand on partage les "valeurs" d'une société et ses préjugés, et que l'on contribue à les répandre, il ne faut pas venir se plaindre quand le réel vous pète au visage. L'idée que l'école est là pour permettre aux jeunes de s'élever dans la société a un corollaire : ceux qui sont en haut ont été portés là grâce à leurs bonnes études, quand "l'ascenseur social fonctionnait". Dois-je expliquer en quoi cette théorie pernicieuse est garante de l'ordre établi ? Et aussi de son désordre scolaire ?

Ecrit par : guy morel | 16 mai 2009

Cela serait peut-être utile quand on lit certaines réactions à vos propos jusque sur ce blog. (Manitas juste au dessus)

Sur cette position, je crains que nous soyons ultra-minoritaire, même ici.

Écrit par : TotoWeininger | 16 mai 2009

Ca vous choque Guy Morel quand une prof déclare "on est là pour permettre aux jeunes de s'élever dans la société" ???
Vous avez des indignations bien singulières .
C'est quoi votre idéal de prof (si vous êtes prof oeuf corse), permettre aux jeunes d'être chômeurs ou RMIstes ?

Ecrit par : Manitas | 16 mai 2009

Ce n'est paradoxal qu'en apparence ; si l'on fixe à l'école comme but premier "permettre aux jeunes de s'élever dans la société", on soumet finalement l'instruction à des impératifs qui lui sont extérieurs, car l'élévation de la société peut se faire de multiples manières. S'élever dans la société pourrait être une conséquence indirecte de l'instruction dans une société fondée sur la reconnaissance du savoir ou de la compétence; mais dans une société où l'accès aux responsabilités se fait largement par réseau, si l'on fixe à l'école comme but de s'élever dans la société, l'école devrait essentiellement servir à construire des réseaux (bien avant l'instruction) [n'est-ce pas d'ailleurs le principe de certaines grandes écoles?].

Écrit par : Romuald | 16 mai 2009

Ca vous choque Guy Morel quand une prof déclare "on est là pour permettre aux jeunes de s'élever dans la société" ???
Vous avez des indignations bien singulières .

Ecrit par : Manitas | 16 mai 2009

Je ne suis pas Guy Morel mais je préfère
qu'un professeur est pour rôle de les instruire, de les élever, pour les rendre aptes à exploiter au mieux les potentialités de leur cerveau . S'élever dans la société ne veut pas dire grand chose. Et ça signifie qu'il y a un bas et un haut, totalement immobiles et immuables, une échelle de valeurs stricte et que toute personne qui n'accèderait pas à un échelon supérieur à celui de ses parents pourrait être considéré comme un échec scolaire.
C'est ainsi qu'on oriente en comptabilité-gestion, filière poubelle, après leur avoir fait redoubler la cinquième ou la quatrième, des élèves de troisième qui se seraient mieux trouvés et moins abîmés en entrant en apprentissage ou en MFR à l'issue de leur première cinquième. Certains parents ont le bon sens de faire ce choix mais le combat est rude pour eux et pas toujours gagné.

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Ca vous choque Guy Morel quand une prof déclare "on est là pour permettre aux jeunes de s'élever dans la société" ???
Vous avez des indignations bien singulières .
C'est quoi votre idéal de prof (si vous êtes prof oeuf corse), permettre aux jeunes d'être chômeurs ou RMIstes ?
Ecrit par : Manitas | 16 mai 2009

Cela ne me choque pas, cela m'afflige. Oui je suis prof - à la retraite depuis septembre dernier après 40 ans d'exercice, c'est-à-dire que que je me suis efforcé d'instruire quelques milliers d'élèves. Auxquels je n'ai jamais dit que la hiérarchie sociale était légitimée par la réussite scolaire et que la position professionnelle de leurs parents était légitimée par leurs mauvaises notes à l'école.
Je ne m'indigne pas du fait que l'on puisse proférer de telles inepties, cela me consterne.
Pour ce qui est de la réussite sociale par les études, relisez Balzac, Le Père Goriot. C'est d'un grand enseignement.
Pour ce qui est des buts d'une instruction publique digne de ce nom, lisez l'article Instruction publique dans le DP de Buisson.
Pour ce qui est de "l'ascenseur social" voyez Descoings, c'est un expert.

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

D'ailleurs, si l'école réussit à faire prendre "l'ascenceur social" (quel vilain mot !et quelle poudre aux yeux !) à tous ceux qui le peuvent, c'est-à-dire à faire entrer tout les elèves qui savent lire et écrire ou à peu près dans le secteur tertiaire, le secteur "propre", c'est la meilleure méthode pour transformer le prolétariat en lumpenprolétariat.

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

"Je ne suis pas Guy Morel mais je préfère
qu'un professeur est pour rôle de les instruire, de les élever, pour les rendre aptes à exploiter au mieux les potentialités de leur cerveau ."
Homonymes confondus "est" et "ait", Guy Morel ou pas : Orthoprof n'est pas content du tout. Il y a du laisser-aller ...

Écrit par : orthoprof | 16 mai 2009

Croyez-vous vraiment qu'un imbécile de 4e soit capable de penser au coup de l'entrée en gare ?

Ecrit par : Le Pingouin | 16 mai 2009

J'aurais dû mettre un smiley, mais je n'avais pas le temps.

Je pensai plutôt aux effets des mouvements de grève (je n'ajoute pas "surprise", la surprise venant généralement de la non-grève à la SNCF) ou aux ruptures de caténaires provenant, au choix, des actions des terribles groupuscules anarcho-terroristes ruraux, des effets de l'usure et de la moisissure ou des exploits sportifs de chasseurs avinés et bredouilles. ;O)))

Écrit par : yann | 16 mai 2009

Je vous laisse donc entre "spécialistes" des questions éducatives et philosophiques, moi qui ne suis qu'un petit prof de collège.

Ecrit par : Robin | 16 mai 2009

Robin, nous ne sommes tous, au demeurant, que de pauvres mortels. Ignorez donc la superbe des uns ou la morgue des autres et continuez à apporter votre contribution.

Ecrit par : Magister | 16 mai 2009

Pas mieux. Ne vous laissez pas démoraliser, Robin.

Écrit par : Manu | 16 mai 2009

Ca vous choque Guy Morel quand une prof déclare "on est là pour permettre aux jeunes de s'élever dans la société" ???
Vous avez des indignations bien singulières .

Ecrit par : Manitas | 16 mai 2009

Je ne suis pas Guy Morel mais je préfère
qu'un professeur est pour rôle de les instruire, de les élever, pour les rendre aptes à exploiter au mieux les potentialités de leur cerveau .

Ecrit par : dobolino | 16 mai 2009

Est-ce incompatible ?
La question de Manitas est un excellent moyen de mettre en évidence les options idéologiques de chacun.
Moi ça ne me choque pas, ce qui n'interdit pas que l'école puisse AUSSI avoir d'autres objectifs (plus importants).
Mais les mot "élite", "élitisme", "sélection", "compétition" sont des gros mots, n'est-il pas, M Morel ?

Écrit par : yann | 16 mai 2009

Pas mieux. Ne vous laissez pas démoraliser, Robin.

Ecrit par : Manu | 16 mai 2009

Pas mieux non plus. Tout le monde vous dira que je ne suis pas un spécialiste des questions éducatives et philosophiques.

Écrit par : yann | 16 mai 2009

Cela serait peut-être utile quand on lit certaines réactions à vos propos jusque sur ce blog. (Manitas juste au dessus)

Sur cette position, je crains que nous soyons ultra-minoritaire, même ici.
Ecrit par : TotoWeininger | 16 mai 2009

Merci. Cela ne me gêne pas d'être minoritaire, mais on va ré-expliquer aussi longtemps qu'il le faudra.
Tiens, vous me faites penser à en rajouter une couche : comment se fait-il que, sur des sujets de fond comme la hiérarchie sociale tenants de l'égalitarisme scolaire à la Meirieu et antipédagogistes parfois élitistes, soient d'accord sur l'ordre social ? Comment se fait-il ceux-ci prônent un retour à l'ordre par la discipline et que ceux-là prêchent l'école contre la guerre civile ?
Bien à vous.

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

Est-ce incompatible ?
La question de Manitas est un excellent moyen de mettre en évidence les options idéologiques de chacun.
Moi ça ne me choque pas, ce qui n'interdit pas que l'école puisse AUSSI avoir d'autres objectifs (plus importants).
Mais les mot "élite", "élitisme", "sélection", "compétition" sont des gros mots, n'est-il pas, M Morel ?
Ecrit par : yann | 16 mai 2009
Yann, je vous assure que c'est une grosse bourde de présenter l'idéologie comme une "option".
Remarquez, la "compétition", je ne suis pas contre : je suis un supporter inconditionnel de l'OM.

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

« Vu qu'ils vivent dans ma maison, il leur faut admettre que le centre du monde, c'est MOI !
Les calissons, c'est pour moi et eux, ils sont priés de bouffer des petits-beurre. Même chose pour les huîtres et le foie gras. Si on les gâte trop, ils ne veulent plus partir. Mon but éducatif principal est de les faire rêver du jour où ils seront établis à leur compte et indépendants moralement et financièrement. »

Dobolino, votre conception de l'éducation m'agrée sans condition. Vous me redonnez foi en la conception d'enfants. Résolument, je vous aime !

Écrit par : Le Pingouin | 16 mai 2009

comment se fait-il que, sur des sujets de fond comme la hiérarchie sociale tenants de l'égalitarisme scolaire à la Meirieu et antipédagogistes parfois élitistes, soient d'accord sur l'ordre social ? Comment se fait-il ceux-ci prônent un retour à l'ordre par la discipline et que ceux-là prêchent l'école contre la guerre civile ?
Bien à vous.

Ecrit par : guy morel | 16 mai 2009

C'est que les uns et les autres sont d'accord pour attribuer à l'école la fonction de reproduction de l'ordre social, à laquelle ils adhèrent comme un seul homme. La méthode seule varie.

Écrit par : TotoWeininger | 16 mai 2009

"Ce n'est paradoxal qu'en apparence "

Ecrit par : Romuald | 16 mai 2009

Mais un paradoxe n'est-il pas déjà quelque chose qui paraît contradictoire? L'expression: "cela paraît paradoxal" m'a toujours semblé pléonastique. Et que dire, alors, du "il pourrait sembler paradoxal"?
Disons: "ça paraît doxal"??? ;-)


"spécialistes autoproclamés du libéralisme"
Ecrit par : Robin | 16 mai 2009

Voilà, par contre, un vrai pléonasme!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2009

Vous aurez sans doute remarqué que j'interviens de moins en moins sur ce blog :
Ecrit par : Robin | 16 mai 2009
C’est dommage , j’apprécie beaucoup vos interventions , claires, instructives et , qualité inappréciable, mesurées.

Écrit par : uncertain | 16 mai 2009

"Remarquez, la "compétition", je ne suis pas contre : je suis un supporter inconditionnel de l'OM."

Ecrit par : guy morel | 16 mai 2009

Faire du sport devant la télé, ça vous détend??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2009

"Vous aurez sans doute remarqué que j'interviens de moins en moins sur ce blog :"
Ecrit par : Robin | 16 mai 2009
"C’est dommage , j’apprécie beaucoup vos interventions , claires, instructives et , qualité inappréciable, mesurées."

Ecrit par : uncertain | 16 mai 2009

Pas mieux.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2009

Mais les mot "élite", "élitisme", "sélection", "compétition" sont des gros mots, n'est-il pas, M Morel ?

Ecrit par : yann | 16 mai 2009

A mon humble avis, tu fais une interprétation très superficielle de ses propos et même fallacieuse.
Et puis, que veut dire le mot ascension sociale ? Et le mot élite ?
Est-ce gagner plus, disposer de plus de pouvoirs, de quel pouvoir ? Accéder à la sécurité de l'emploi ? Créer son entreprise dans le tertiaire alors que papa avait une entreprise de maçonnerie ?
Pour un fils/une fille d'agriculteur, par exemple, c'est quoi l'ascension sociale ? Devenir professeur de collège ou passer de la Lozère à la Beauce ?
Pour un Fils/ une fille de vétérinaire ?
Sais-tu que mon père considère que je me suis hissé dans la société par rapport à lui ? Alors que pour moi, si je dois employer le mot élite, c'est à lui et non à moi que je l'appliquerai et il a eu mille fois plus de pouvoir que je n'en disposerai jamais. D'ailleurs, c'est ce même Guy Morel qui a dit il y a peu à Catmano que, si mon père avait été moins gentil, il aurait pu dans les années 70, à lui seul, renverser la vaeur et limiter la dérive de l'Ed Nat. J'en doute mais c'est une opinion de Morel. Moi, je n'ai même pas pu, à l'échelle de ma petite clientèle, me mettre en travers de l'obligation débile et onéreuse de vaccination FCO qui tourne d'ailleurs en eau de boudin, comme prévu.
Quand il était enfant, il aurait aimé être vétérinaire mais c'était à son idée et à celle de ses parents absolument inenvisageable. D'où le fait que pour lui, j'ai pris la pente ascendante, du simple fait que j'ai accédé à un statut bourgeois.

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Faire du sport devant la télé, ça vous détend??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2009

On peut aussi aller au stade.

Écrit par : TotoWeininger | 16 mai 2009

Je vous laisse donc entre "spécialistes" des questions éducatives et philosophiques, moi qui ne suis qu'un petit prof de collège.

Ecrit par : Robin | 16 mai 2009

Robin, nous ne sommes tous, au demeurant, que de pauvres mortels. Ignorez donc la superbe des uns ou la morgue des autres et continuez à apporter votre contribution.

Ecrit par : Magister | 16 mai 2009

Pas mieux. Ne vous laissez pas démoraliser, Robin.

Ecrit par : Manu | 16 mai 2009

Ah oui, restez, s'il vous plaît Robin. Vous avez lu tellement de livres que je n'ai pas lus.
J'aimerais bien continuer à m'instruire. :-)

Écrit par : catmano | 16 mai 2009

"Savez-vous, Robin et Guy, que mon père déteste la façon d'analyser et de conclure d'Hannah Arendt ? Il ne peut pas l'encaisser."

(dobolino)

Ce serait effectivement intéressant de l'interroger sur les raisons pour lesquelles il n'aime pas Hannah Arendt, ou du moins sa pensée, ce qui est parfaitement son droit.

Elle a tout de même été l'une des toutes premières à critiquer "l'éducation nouvelle", à en montrer les limites, mais elle ne le fait pas au nom d'une nostalgie passéiste.

Ce qu'il faut bien voir, c'est ce paradoxe, à mon avis imparable qu'elle met en évidence, d'une liberté (éventuellement révolutionnaire) qui ne peut se construire qu'à partir de la transmission de savoirs "objectifs", dans une école relativement "sanctuarisée" par rapport à la vie publique et dans le cadre d'une hiérarchie fonctionnelle entre celui qui sait (d'un savoir relatif évidemment) et celui qui apprend.

Oui, c'est vrai qu'elle se situe dans la tradition des Lumières et d'une certaine Gauche (plus proche de Husserl de "La crise de la raison européenne" que de Heidegger dont elle fut l'élève et un peu plus que l'élève) et qu'elle peut se montrer très critique vis-à-vis de la démocratie américaine (par exemple par rapport à l'influence des lobbies militaro-industriels sur le pouvoir exécutif au moment de la guerre du Vietnam).

Écrit par : Robin | 16 mai 2009

C'est que les uns et les autres sont d'accord pour attribuer à l'école la fonction de reproduction de l'ordre social, à laquelle ils adhèrent comme un seul homme. La méthode seule varie.
Ecrit par : TotoWeininger | 16 mai 2009

Et comment l'école peut-elle échapper à la reproduction de l'ordre social, fonction sur laquelle Baudelot et Establet ont glosé si ridiculement ?

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

Reportage il ya quelques instants sur France 2 concernant l'agression de Fenouillet sous forme de micro trottoir place du marché... et des réactions intéressantes des citoyens de base. Je vous en livre deux :

Une jeune demoiselle nous confie que cet incident, même dans un endroit plutôt et même franchement "tranquille" ne la surprend pas : il y avait ces derniers temps beaucoup d'incidents et d'incivilités. Et de citer comme exemple des sacs auquels on met régulièrement le feu dans le couloirs du collège. Bienvenue dans un lieu de vie...

Un monsieur plus âgé constate que les jeunes "ne connaisent pas la frustration" et que cela les amène manifestement à ces gestes proprement incroyable lorsque l'on contrarie leurs petites volontés. Un grand bravo à ce Monsieur pour sa lucidité.

Tout parallèle avec la politique de l' "enfant au centre" et autres mouvances faisant de Monchéri/Moncoeur une victime a priori dès qu'il s'agit de contrarier ses caprices pour le faire grandir un peu est une pure coïncidence.

Michéa a bien sûr abordé ce problème de l'immaturité de la jeunesse, se basant entre autres sur le bouquin de Claude Alzon ("La mort de pygmalion", 1974 ). Il me semble que JPB en a parlé aussi. Il y en a vraisemblablement d'autres.

Ma thèse (qui n'a rien de personnel) sur le sujet est qu'on ne fabrique pas de consommateur docile sans une forte d'ose d'impulsivité directement liée à l'immaturité.

Dans ces conditions, l'école, dont le but affiché est précisément contraire, gêne directement aux entournures. L'antidote s'appelle le pédagogisme : idéologie libérale avec une étiquette de gauche qui permet de maintenir les ados puis les adultes dans une enfance artificielle. Pour le plus grand bénéfice du Marché.

Écrit par : Manu | 16 mai 2009

"Proprement incroyableS"

Écrit par : Manu | 16 mai 2009

Dobolino, votre conception de l'éducation m'agrée sans condition. Vous me redonnez foi en la conception d'enfants. Résolument, je vous aime !

Ecrit par : Le Pingouin | 16 mai 2009

En ce cas, je vous donne un conseil d'ami: surtout, n'en faîtes pas ! C'est pas le bon moment. Si vous avez un bon patrimoine génétique, congelez votre sperme ou vos ovules et attendez des jours meilleurs.
Nous, on a 80 hectares dont vingt-cinq cultivables. Ça permet d'envisager l'avenir avec un peu de sérénité: ils auront toujours de quoi se faire à manger.

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Extrait de La Mée Socialiste du 29 avril 2009 :

Deux suicides de professeurs du Lycée Etienne Lenoir (Châteaubriant, Loire-Atlantique), en trois semaines. C’est trop ! Des enseignants s’étonnent de n‘avoir vu aucun avis d’obsèques dans la presse locale : la direction n’a pas jugé bon de le faire. Les jeunes, très choqués, sont allés à l’enterrement de Mme Houeix, le 28 mars et de M. Vasseur le 16 avril. Malgré la demande de l’établissement, le Rectorat n’a pas mis en place la cellule de crise qui aurait été bien utile.

Des élèves de 2 VAM et de Terminale Compta, spontanément, ont souhaité publier un hommage à ces deux professeurs.

« Nous ne savions pas s’ils avaient des difficultés personnelles. Ils étaient toujours souriants, attentifs, compétents. Nous nous entendions bien et nous pensons que, le temps des cours, ils étaient heureux avec nous. C’est cette image de bons enseignants que nous souhaitons conserver. Qu’ils reposent en paix »

Je répète :

" Des enseignants s’étonnent de n‘avoir vu aucun avis d’obsèques dans la presse locale : la direction n’a pas jugé bon de le faire."

et

"Malgré la demande de l’établissement, le Rectorat n’a pas mis en place la cellule de crise qui aurait été bien utile."

Écrit par : PMB | 16 mai 2009

Ce qu'il faut bien voir, c'est ce paradoxe, à mon avis imparable qu'elle met en évidence, d'une liberté (éventuellement révolutionnaire) qui ne peut se construire qu'à partir de la transmission de savoirs "objectifs", dans une école relativement "sanctuarisée" par rapport à la vie publique et dans le cadre d'une hiérarchie fonctionnelle entre celui qui sait (d'un savoir relatif évidemment) et celui qui apprend.

Ecrit par : Robin | 16 mai 2009

Merci Robin.
Un seule question : l'expression, la "sanctuarisation" de l'école est-elle synonyme de "caméras de surveillance" ?

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

Je répète :

" Des enseignants s’étonnent de n‘avoir vu aucun avis d’obsèques dans la presse locale : la direction n’a pas jugé bon de le faire."

et

"Malgré la demande de l’établissement, le Rectorat n’a pas mis en place la cellule de crise qui aurait été bien utile."
Ecrit par : PMB | 16 mai 2009

Sont pas au point ces gens-là ! Suicides ? Un bon rectorat communique ( avis de décès dans la presse avec laïus idoine) ; un bon rectorat met en place "une cellule de crise".

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

Et comment l'école peut-elle échapper à la reproduction de l'ordre social, fonction sur laquelle Baudelot et Establet ont glosé si ridiculement ?

Ecrit par : guy morel | 16 mai 2009
Je me demande si elle n'est pas justement en train d'y échapper ?
On constate en tant que parent que si on livre son enfant à l'école publique en se contentant de l'éduquer et sans l'encadrer et l'enrichir en matière d'instruction en extra-scolaire durant toute sa scolarité primaire et secondaire, comme on faisait par le passé, on peut être assuré de le voir dégringoler l'échelle, a fortiori si on ne dispose pas de réseaux ou si, par manie méritocrate, on ne veut pas en user.

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Et comment l'école peut-elle échapper à la reproduction de l'ordre social, fonction sur laquelle Baudelot et Establet ont glosé si ridiculement ?

Ecrit par : guy morel | 16 mai 2009

Il lui suffit d'être "l'institution ayant pour fonction de mettre en présence, d'une manière réglée, les spécialistes qui transmettent et les sujets à qui l'on transmet"



"Est-ce incompatible ?
La question de Manitas est un excellent moyen de mettre en évidence les options idéologiques de chacun.
Moi ça ne me choque pas, ce qui n'interdit pas que l'école puisse AUSSI avoir d'autres objectifs (plus importants).

Ecrit par : yann | 16 mai 2009

"Sans doute, on peut ajouter d'autres déterminations [...]
Par exemple, on peut souhaiter que l'école rende heureux, qu'elle contribue à la bonne santé physique et morale, qu'elle permette un usage rationnel du téléphone et de la télévision, etc. Il n'y a rien à redire à cela pourvu qu'on se souvienne qu'il s'agit de fins secondes et surajoutées, de bénéfices additionnels : vouloir en faire des fins principales et des bénéfices majeurs, c'est en réalité renoncer aux déterminations essentielles. c'est donc vouloir la fin de l'école."

Citations : Milner [De l'école]

Écrit par : TotoWeininger | 16 mai 2009

Faire du sport devant la télé, ça vous détend??? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2009
Cela ne m'empêche pas de pratiquer mon sport de prédilection : la tronçonneuse. 22 cordes (66 stères) dans les deux derniers mois.

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

Ce qu'il faut bien voir, c'est ce paradoxe, à mon avis imparable qu'elle met en évidence, d'une liberté (éventuellement révolutionnaire) qui ne peut se construire qu'à partir de la transmission de savoirs "objectifs", dans une école relativement "sanctuarisée" par rapport à la vie publique et dans le cadre d'une hiérarchie fonctionnelle entre celui qui sait (d'un savoir relatif évidemment) et celui qui apprend.


Ecrit par : Robin | 16 mai 2009

C'est sans aucun doute le "éventuellement révolutionnaire" qui l'entête, à mon humble avis. Sa réflexion est certainement étayée.
Il est plein de bon sens d'ailleurs en ne confondant pas progrès technologiques et progrès de l'humanité. Il ne refuse pas pour autant les progrès technique et scientifique. Il n'a rien d'un altermondialiste.
Bon, je lui demanderai et vous tiens au courant, Robin. Ne nous quittez pas !

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Et je vous remercie, Robin, de ne pas me faire comprendre que je sens le pâté. C'est très généreux à vous .

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Il semblerait que le plus sûr point de convergence entre gens de ce blog ne soit pas forcément dans les questions éducatives mais aussi dans la gestion de nos vastes forêts et surfaces cultivables *.

Guy Morel nous rappelle que la brasse coupée peut être aussi physique que la brasse coulée.

Quelques uns de nos élèves gagneraient sûrement un supplément d'âme à suer en ébranchant quelques arbres mis par terre.

* l'esprit gentleman farmer avec métayers et tout le tremblement ?

Écrit par : dugong | 16 mai 2009

@ TotoWeininger :
Je n'ai pas dit que l'école devait rendre heureux, former au secourisme ou à la conduite accompagnée, ni des citoyens écolo-responsables.
Qu'elle instruise, et bien, c'est déjà pas mal.

Écrit par : yann | 16 mai 2009

J’ai du mal à suivre le présent débat. Donc, questions naïves :
-Est-ce le fait de vendre un « mythe » qui vous gêne ?
-Est-ce parce que le savoir scolaire est gratuit et sans fin pratique ?
-Comment peut-il y avoir une société sans ordre social et sans hiérarchie ?
-Le « désordre social » vient-il d’un sentiment d’exclusion, de frustration ? L’école en est-elle responsable ? Est-elle plus responsable que la pub et les crèmes antirides qui fabriquent aussi des exclus ?

Écrit par : uncertain | 16 mai 2009

Un monsieur plus âgé constate que les jeunes "ne connaisent pas la frustration" et que cela les amène manifestement à ces gestes proprement incroyable lorsque l'on contrarie leurs petites volontés. Un grand bravo à ce Monsieur pour sa lucidité.

Ecrit par : Manu | 16 mai 2009

Et comment ! D'ailleurs il n'y a pas besoin d'aller bien loin pour le constater: qui n'a pas fait ses courses et assister à des parents incapable de résister aux caprices de ses enfants ? Certains disent: "oui, mais au moins comme ça on a la paix"... dans ces cas-là il ne fallait pas faire d'enfants ! Si les jeunes sont à ce pont infantiles, c'est bien parce que leurs parents le sont tout autant (si ce n'est plus). En bon consommateurs... je n'arrive toujours pas à comprendre comment les ex-soixantehuitards arrivent à ne pas s'arracher les cheveux en voyant où nous en sommes maintenant...

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 16 mai 2009

Qu'elle instruise, et bien, c'est déjà pas mal.

Ecrit par : yann | 16 mai 2009

Cela me suffirait.

Écrit par : TotoWeininger | 16 mai 2009

A mon humble avis, tu fais une interprétation très superficielle de ses propos et même fallacieuse.

Ecrit par : dobolino | 16 mai 2009

A mon humble avis, n'ayant pas lu in extenso le DP de Buisson ni le Kapital, je ne permettrai pas d'oser interpréter de quelque manière que ce soit les propos de Guy Morel, que cent mille fleurs éclosent sur ses pas.

Écrit par : yann | 16 mai 2009

Sais-tu que mon père considère que je me suis hissé dans la société par rapport à lui ?

Ecrit par : dobolino | 16 mai 2009

Je le comprends. Il doit considérer comme moi que grimper dans "l'échelle sociale" signifie acquérir plus de liberté d'action, que ce soit en ayant plus de pouvoir, plus de pognon, plus d'indépendance d'esprit, plus de liberté d'entreprendre, de foutre le camp (de sa ville, de sa région, du pays).

Écrit par : yann | 16 mai 2009

"Et je vous remercie, Robin, de ne pas me faire comprendre que je sens le pâté. C'est très généreux à vous ."

Ecrit par : dobolino | 16 mai 2009

La pâtée, plutôt!!! ;-)

"Cela ne m'empêche pas de pratiquer mon sport de prédilection : la tronçonneuse. 22 cordes (66 stères) dans les deux derniers mois."

Ecrit par : guy morel | 16 mai 2009

Pas mal, mais attention à votre dos!!! ;-)
Merci Robin.

"Une seule question : l'expression, la "sanctuarisation" de l'école est-elle synonyme de "caméras de surveillance" ?"

Ecrit par : guy morel | 16 mai 2009

J'étais sur le c... quand j'ai entendu cette "association d'idées" ce matin, aux infos de France-inter, (ou chez Ivan Levaï, je ne sais plus).

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2009

Je le comprends.

Ecrit par : yann | 16 mai 2009

Ce qu'il ne savait pas en rêvant d'être véto, c'est que notre liberté est limitée à des choix sans importance, et que nous avons un énorme fil à la patte avec une baraque, une clientèle, sans compter les gosses qu'il faut mettre à l'école ! ;O)

Écrit par : yann | 16 mai 2009

Ma thèse (qui n'a rien de personnel) sur le sujet est qu'on ne fabrique pas de consommateur docile sans une forte d'ose d'impulsivité directement liée à l'immaturité.

Dans ces conditions, l'école, dont le but affiché est précisément contraire, gêne directement aux entournures. L'antidote s'appelle le pédagogisme : idéologie libérale avec une étiquette de gauche qui permet de maintenir les ados puis les adultes dans une enfance artificielle. Pour le plus grand bénéfice du Marché.

Ecrit par : Manu | 16 mai 2009


Ah oui. Exactement ça. Certes, ce n'est pas une trouvaille mais j'aime bien le passage sur l'enfance artificielle...

Écrit par : matheutordu | 16 mai 2009

"Ma thèse (qui n'a rien de personnel) sur le sujet est qu'on ne fabrique pas de consommateur docile sans une forte d'ose d'impulsivité directement liée à l'immaturité.
Dans ces conditions, l'école, dont le but affiché est précisément contraire, gêne directement aux entournures. L'antidote s'appelle le pédagogisme : idéologie libérale avec une étiquette de gauche qui permet de maintenir les ados puis les adultes dans une enfance artificielle. Pour le plus grand bénéfice du Marché."

(Manu, bis…)

Eh oui…

Pour en revenir à cette question d'ascenseur social…

Ce n'est jamais qu'une métaphore, pas forcément un idéal, comme dit Dobolino qui prêche le retour à la terre. Et les métaphores n'iont jamais que le sens qu'on leur prête — elles n'y sont pour rien.
Disons que la seule "mission" que j'assignerais à l'Ecole, c'est de faire de son mieux pour amener chacun au plus haut niveau de ses capacités. Et non tout le monde au même niveau, qui n'a de sens que si ce niveau est celui des pâquerettes — ce qui implique que le Bac étant donné à beaucoup de monde, le niveau dudit Bac flirte avec le rase-motte (ou mottes, selon qu'on est érotologue ou paysan…).
La question n'est pas celle de l'ascenseur social, mais du renouvellement social, qui ne se fait plus aujourd'hui : l'un des effets les plus pervers des pédagogies démissionnaires, c'est qu'elles entérinent une sorte de gel des classes sociales, qui doit faire les affaires de ceux qui se situent dans les 10% supérieurs en termes de salaires, et qui entendent y rester.
Là, dit comme ça, est-ce que ça te va, Guy ?
JPB

Écrit par : brighelli | 16 mai 2009

Sais-tu que mon père considère que je me suis hissé dans la société par rapport à lui ?

Ecrit par : dobolino | 16 mai 2009

Je le comprends. Il doit considérer comme moi que grimper dans "l'échelle sociale" signifie acquérir plus de liberté d'action, que ce soit en ayant plus de pouvoir, plus de pognon, plus d'indépendance d'esprit, plus de liberté d'entreprendre, de foutre le camp (de sa ville, de sa région, du pays).

Ecrit par : yann | 16 mai 2009

Pas du tout ! Il considère ou tout au moins considérait que j'ai accédé à un statut bourgeois.
Tu sais, c'est un sacré provocateur !

Au sujet du fait que je sens le pâté, c'est parce que je me sens très mal à l'aise ici depuis qu'on m'y a traitée de mère Verdurin. Y'a que la vérité qui blesse et qui ne dit mot consent. Comme personne n'a dit mot, j'ai vraiment l'impression d'être considérée comme une Verdurin.

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

L'effet le plus pervers des pédagogies démissionnaires c'est qu'en matière de savoirs, elles ne transmettent que du vent.

Le reste est effets secondaires.

La thérapie ne doit se soucier que du symptôme principal.

Pour les effets secondaires, l'Histoire tranchera.

Écrit par : TotoWeininger | 16 mai 2009

Ma thèse (qui n'a rien de personnel) sur le sujet est qu'on ne fabrique pas de consommateur docile sans une forte d'ose d'impulsivité directement liée à l'immaturité.

Dans ces conditions, l'école, dont le but affiché est précisément contraire, gêne directement aux entournures. L'antidote s'appelle le pédagogisme : idéologie libérale avec une étiquette de gauche qui permet de maintenir les ados puis les adultes dans une enfance artificielle. Pour le plus grand bénéfice du Marché.

Ecrit par : Manu | 16 mai 2009

Ca se tient, Manu. C'est un point de vue de plus en plus partagé.

Écrit par : orthoprof | 16 mai 2009

Sais-tu que mon père considère que je me suis hissé dans la société par rapport à lui ?

Ecrit par : dobolino | 16 mai 2009

Je suis une néophyte, Dobolino. C'est qui, votre père ?

Écrit par : Marilyse | 16 mai 2009

c'est qu'elles entérinent une sorte de gel des classes sociales, qui doit faire les affaires de ceux qui se situent dans les 10% supérieurs en termes de salaires, et qui entendent y rester.
Là, dit comme ça, est-ce que ça te va, Guy ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 mai 2009
Donc, pour vous, l'élite est constituée de ceux qui ont les moyens de s'acheter des quatre-quatre et des rolex ?
Ça ne va pas du tout, ça !
L'élite, pour vous, c'est plus Depardieu que Planchon ou Vilar ?

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Il semblerait que le plus sûr point de convergence entre gens de ce blog ne soit pas forcément dans les questions éducatives mais aussi dans la gestion de nos vastes forêts et surfaces cultivables *.

Guy Morel nous rappelle que la brasse coupée peut être aussi physique que la brasse coulée.

Quelques uns de nos élèves gagneraient sûrement un supplément d'âme à suer en ébranchant quelques arbres mis par terre.

* l'esprit gentleman farmer avec métayers et tout le tremblement ?
Ecrit par : dugong | 16 mai 2009
Dugong, vous me ravissez. À vous seul n'échappe pas la différence entre la "Corde des eaux et forêts" ( 3, 85 m3) et la "brasse de Tulle" ( 3,29 m3). C'était avant la Révolution qui, comme on le sait, ne supprima pas le métayage.
Quant au supplément d'âme, mon opinion est qu'en l'absence d'âme, le supplément est improbable.

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

Sais-tu que mon père considère que je me suis hissé dans la société par rapport à lui ?

Ecrit par : dobolino | 16 mai 2009

Je suis une néophyte, Dobolino. C'est qui, votre père ?

Ecrit par : Marilyse | 16 mai 2009

Mon père était professeur d'allemand, spécialiste de littérature médiévale. Il a été le plus jeune Docteur es Lettres de France, à 36 ans, en 1967. Professeur à Paris X, il devint très jeune, avant quarante ans et juste après 1968, directeur de l'UER d'allemand-russe puis président du jury d'agrégation d'allemand (furor teutonicus, titrait Le Monde !). Il a également été conseiller honoraire au ministère, sous Fontanet. Il a également été directeur intérimaire de l'ENS Saint Cloud à la fin des années 70. Il a fini sa carrière comme titulaire de chaire à Paris IV et a tout plaqué à soixante ans, dans un immense ras-le-bol.

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

c'est qu'elles entérinent une sorte de gel des classes sociales, qui doit faire les affaires de ceux qui se situent dans les 10% supérieurs en termes de salaires, et qui entendent y rester.


Ecrit par : brighelli | 16 mai 2009

L'élite, pour vous, c'est plus Depardieu que Planchon ou Vilar ?

Ecrit par : dobolino | 16 mai 2009


Planchon devait bien être très largement dans le 9ème décile (34967€ annuel net/unité de consommation 2006 INSEE ), non? Moi, j'y suis avec mes heures sup et mes ISSR. Et vous y êtes très certainement aussi.

Nous sommes tous égaux dans l'élite de Brighelli.

Écrit par : TotoWeininger | 16 mai 2009

Merci Robin.
Un seule question : l'expression, la "sanctuarisation" de l'école est-elle synonyme de "caméras de surveillance" ?

Ecrit par : guy morel | 16 mai 2009

A l'époque de Hannah Arendt (ou d'Hanna Arendt), la situation dans les établissements scolaires (même aux Etas-Unis) était loin d'être aussi grave que celle d'aujourd'hui sur le plan des incivilités et et de la violence.

Il y avait des chahuts et des bagarres, de temps en temps, bien sûr, mais pas comme maintenant.

Les caméras de surveillance ne sont qu'une conséquence, une montée en puissance de la "réaction" ("action/réaction", comme dit le prof de sports dans "Les Choristes"), une mesure conservatoire et "réactionnaire", dans les deux sens du terme.

Avant d'en venir là (mais peut-être y a-t-il des établissements où c'est nécessaire, j'en ai connus, il faudrait agir sur les causes.

Ce qui est certain, c'est que le refus de considérer l'école comme un lieu un peu à part, un lieu de formation d'êtres humains "inachevés" et plus fragiles que les "adultes" et pas d'exposition à la vie sociale, est l'une des causes, à mon avis, de la situation actuelle, avec la relativisation des savoirs, l'abolition des hiérarchies fonctionnelles et le contexte socio-économique.

Ce que l'on voit bien maintenant et chaque fait divers le confirme, c'est la corrélation entre l'abolition des "frustrations", la difficulté de réguler la satisfaction des pulsions, des besoins et des désirs et la montée de la violence chez les jeunes.

Écrit par : Robin | 16 mai 2009

"Disons que la seule "mission" que j'assignerais à l'Ecole, c'est de faire de son mieux pour amener chacun au plus haut niveau de ses capacités." écrit Brighelli.

Je partage cette façon de voir. L'école doit permettre à chacun d'aller au plus haut de ce qu'il peut, et lui donner la possibilité d'évoluer sa vie durant. Pouvoir porter un regard critique, distancié sur le monde, sur soi-même me paraît pour chacun un bon chemin, quel que soit son niveau social. Ne pas être aliéné ni par la société de consommation, ni par son travail, ni par le cirque médiatique ... Pouvoir garder sa pleine conscience.

Écrit par : Marilyse | 16 mai 2009

A l'époque de Hannah Arendt (ou d'Hanna Arendt), la situation dans les établissements scolaires (même aux Etas-Unis) était loin d'être aussi grave que celle d'aujourd'hui sur le plan des incivilités et et de la violence.

Etats-Unis avec un t !

Écrit par : Robin | 16 mai 2009

En fait, j’ai rencontré pas mal de néo-tits de 24 ans plus réactionnaires que les tous les intervenants de ce blog réunis.
C’est ce qui me donne bon espoir : les pédagos purs et durs, qui veulent travailler autrement, disparaîtront du fait du renouvellement des générations.
Il ne faut pas croire : assez vite, il y a beaucoup de néo-tits qui, par instinct, se tournent vers le genre d’enseignement préconisé ici. Le plus drôle étant que du haut de leur grand âge ils comment déjà à parler de la baisse de niveau et des diplômes bradés.

Je rêve, j’ai rencontré des cas particuliers ou quelqu’un d’autre confirme?

Ecrit par : uncertain | 15 mai 2009

En Primaire aussi, on peut constater un léger frémissement, tout du moins, si les PE qui interviennent sur les forums sont représentatifs de l'ensemble de la profession.
Parmi les jeunes collègues que je côtoie "en vrai", c'est moins net. Mais j'en côtoie assez peu, le personnel de l'école étant plutôt stable.

Hier, comme j'avais eu droit à une formation à Base Élèves (beurk ! j'ai honte d'avoir cédé), on m'a poliment demandé de bien vouloir jouer les facteurs et d'apporter aux collègues des écoles voisines les livrets d'évaluation CE1 (au fait, Dugong, si vous passez par là, que pensez-vous de mon intervention d'hier ? Était-ce convaincant ou vous êtes-vous dit que vraiment, avec des instits aussi peu exigeants, il ne fallait pas s'étonner de la baisse du niveau ?).

Dans l'une des écoles, je suis arrivée au moment de la pause-café avant la reprise des classes de l'après-midi. Personnel très jeune (moins de 30 ans, à vue de nez) qui s'est empressé de déballer le paquet pour jeter un coup d'œil aux épreuves qu'il allait avoir à faire passer puis corriger dans une semaine.

Hurlements effarés devant les textes de lecture silencieuse de la première page.
Ces textes sont extraits d'un livre de littérature jeunesse, "Akimbo et les lions", étiqueté par Gallimard comme adapté à des bons lecteurs de 8 à 11 ans.
On peut donc estimer leur effarement comme raisonnable, d'une part parce que le public visé a pour une majorité, moins de 8 ans, d'autre part parce que, devant un texte difficile, on demande une lecture complètement autonome, ce qui naguère n'était jamais le cas dans les petites classes de l'école primaire où les maîtres faisaient d'abord lire à voix haute et décortiquer le texte en commun avant de lancer les élèves sur un questionnaire écrit.

On peut de la même façon estimer parfaitement raisonnable leur effarement devant le problème cité hier.

Mais hurlements effarés aussi devant quelques exercices complètement anodins, aussi bien en français qu'en mathématiques (40 : 5 ; souligner le verbe et encadrer son sujet dans trois phrases très simples ; recopier dans un tableau des noms, des verbes, des articles déjà soulignés dans des phrases).

Lorsqu'on leur signale que ces points sont au programme du CE1, elles rétorquent par leur petite leçon bien apprise : les programmes de 2008 sont beaucoup trop ambitieux, ils sont infaisables, elles n'ont pas eu le temps, leurs élèves ne sont pas prêts, elles ont un public difficile, on veut fabriquer des automates qui font pour faire sans y mettre du sens.

Donc, rien de nouveau sous le soleil : l'autonomie et la quête du sens sont le but de leurs séquences de classe et l'apprentissage des automatismes est rejeté.

Par ailleurs, confrontées quotidiennement à des enfants de sept ans, qui sont ce qu'ils sont et ont toujours été, elles ont plus conscience que les spécialistes en chambre des sciences de l'éduc' de l'impossibilité de les prendre pour des adultes en miniature, capables de gérer seuls une situation complexe qui les dépasse.
Elles font donc, comme leurs aînés, un truc mi-chair, mi-poisson, combinant vaille que vaille les exigences des sciences de l'éduc' et la réalité du terrain : un genre de Main à la Pâte soft se basant sur un matériau de départ indigent.

Sur les forums, j'ai l'occasion de dialoguer avec des collègues semblables à ceux que vous avez rencontrés.
Ceux-ci cherchent, et, n'ayant pas envie de travailler pendant six mois sur le tri sélectif des déchets, de mettre l'année entière pour "installer le sens" de la division avec des élèves de CM2 ou de monter un projet interdisciplinaire sur la brouette dans la littérature de jeunesse, se dégagent assez vite du concept de l'enfant autonome qui n'a besoin que d'une situation de départ riche, ludique et motivante pour construire ses savoirs et compétences.
Parfois, ils trouvent. Un petit truc par ci, un autre par là. Et ils avancent doucement mais sûrement.
Il arrive aussi que certains se fourvoient, confondant le but avec les nombreux chemins que l'on peut suivre pour l'atteindre.
Ayant vérifié par eux-mêmes que LE chemin qu'on (coucou Cadichon) les avait enjoints de suivre ne menait à rien, ou tout du moins à pas grand-chose, insuffisamment formés pour tracer eux-mêmes un chemin qui leur conviendrait et qui conviendrait à leurs élèves, ils cherchent désespérément UN chemin tout tracé, tout balisé, avec leçons toutes faites, procédure unique à suivre sans aucune créativité personnelle, dogme à respecter au pied de la lettre, icônes à brûler en place publique et gourou à suivre sans broncher.
Il ne reste plus qu'à espérer qu'ils ne tomberont pas sur un méchant gourou. Il en existe certainement de gentils. Moi, j'aime pas les gourous, mais bon, il en faut pour tous les goûts ;O) !

De toute façon, le moule étant cassé, et depuis belle lurette, d'ici à ce que tout le monde puisse à nouveau exercer sa liberté pédagogique dans le cadre d'un programme scolaire exigeant, l'eau sous les ponts aura le temps de couler, si le réchauffement climatique ne l'en empêche pas d'ici-là.

Écrit par : catmano | 16 mai 2009

Tout compte fait, je crois bien que je vais rater le 9ème décile de quelques centaines d'euros cette année. Tout ça parce que les heures sup et les ISSR ne sont pas payées pendant l'été. La honte!

Écrit par : TotoWeininger | 16 mai 2009

Pour en revenir à cette question d'ascenseur social…

Ce n'est jamais qu'une métaphore, pas forcément un idéal, comme dit Dobolino qui prêche le retour à la terre. ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 mai 2009

C'est idiot ! Je n'ai jamais dit ça! Je commence à en avoir marre qu'on ne lise pas ce que j'écris sous prétexte qu'on n'a rien à faire des propos de la Verdurin quand on appartient à l'élite intellectuelle.
C'est insupportable, à la fin !
Dois-je choisir le camp de ceux qui vous méprisent pour me laver de votre collectif mépris à mon égard ?
Contrairement à ce que vous diagnostiquez, ce que j'écris n'est pas un vaste tissu d'inepties et je vais finir par être contrainte, par loi sociale, par raison hiérarchique, de vous considérer comme des petits trous du cul de professaillons qui n'ont aucune chance d'appartenir jamais à l'élite.
Et, même là, je suis certaine que vous ne comprenez rien !
Ras le bol des petites cases. Je n'ai rien à faire chez José Bové, contrairement à l'image d'Epinal que vous vous faites de moi, pour pouvoir ronronner tranquilles.

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Effectivement, Robin, je crois qu'il faut voir les choses telles qu'elles ont évolué : la violence verbale et physique est devenue banale. Elle n'est plus un tabou. Les agressions comme celle de Fenouillet sont appelées à s'accroître. Je signalais, il y a peu, une agression dans un lycée de notre ville qui aurait très bien pu évoluer de la sorte.

Robin, restez sur ce blog ! Si vous partez, je perdrais une voix amie.

Écrit par : Marilyse | 16 mai 2009

Ah! Le sujet de rédaction de ma fille, qui tombe à point nommé vu le drame d'hier:

Un élève de sixième vient d'être puni parce qu'il a transgressé une règle du collège. Il ne comprend pas la sanction qu'on vient de lui infliger. Au cours d'un dialogue avec lui, vous lui expliquez le rôle et l'intérêt de la sanction dans l'éducation de l'individu.

Consignes

* Vous devrez préciser de quelle transgression il s'agit et quelle est la sanction infligée. Vous intégrerez le dialogue dans un passage narratif (qui ne doit constituer qu'une petite partie de votre travail).

* Le dialogue devra être argumentatif: vous pourrez l'illustrer d'exemples et vous référer au règlement intérieur du collège.

* Il sera tenu compte dans l'évaluation de la correction de la langue et de l'orthographe.


Quel carcan ! Je préfère mon chiot à gastro et mon chat à gangrène qui, hospitalisés, vont partager mon WE, même si ils puent tous deux pire que la mort.

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

"Moi je souhaiterais que, dans les programmes, l'homosexualité soit abordée de manière tout à fait normale, ce serait déjà pas mal."



Jérémy, sans vouloir vous fâcher, je ne crois pas que l'école doive se mêler de ça.
Cela relève de la sphère du privé, et c'est totalement contre-productif, comme toute morale, ou moraline!
En revanche, quand un élève tient des propos sexistes, racistes, intolérants, le professeur doit le remettre vertement à sa place.

Écrit par : retraitée | 16 mai 2009

Tout compte fait, je crois bien que je vais rater le 9ème décile de quelques centaines d'euros cette année. Tout ça parce que les heures sup et les ISSR ne sont pas payées pendant l'été. La honte!

Ecrit par : TotoWeininger | 16 mai 2009

Alors, vous n'êtes pas audible ! Moi, je le loupe d'un bon 2000 euros à cause des frais de déplacement et des amortissements.

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

"Disons que la seule "mission" que j'assignerais à l'Ecole, c'est de faire de son mieux pour amener chacun au plus haut niveau de ses capacités." écrit Brighelli.

N'est-ce pas la définition de ce qu'on appelait "l'élitisme républicain",termes qui ont valu l'opprobre à Chevènement, et fait monter la clique à Meirieu aux rideaux?

Écrit par : retraitée | 16 mai 2009

"Planchon devait bien être très largement dans le 9ème décile (34967€ annuel net/unité de consommation 2006 INSEE ), non? Moi, j'y suis avec mes heures sup et mes ISSR. Et vous y êtes très certainement aussi.

Nous sommes tous égaux dans l'élite de Brighelli.

Ecrit par : TotoWeininger | 16 mai 2009"

35000 euros par an, ça fait moins de 3000 euros par mois. Ca doit représenter pas mal de monde !

Écrit par : Jérémy | 16 mai 2009

Je précise que j'y étais, dans les plus de 35000 par mois, mais que je n'y suis plus. C'est la conception de l'ascension sociale typique à l'Education nationale !

Écrit par : Jérémy | 16 mai 2009

35000 euros par an, ça fait moins de 3000 euros par mois. Ca doit représenter pas mal de monde !

Ecrit par : Jérémy | 16 mai 2009

C'est le 9ème décile, Jérémy, cela représente donc un dixième de l'ensemble des salariés.

Précisons que les revenus non-salariaux ne sont pas pris en compte dans ce chiffre.

Écrit par : TotoWeininger | 16 mai 2009

Rappelons les salaires mensuels nets médians de quelques professions (INSEE 2006-2007 )

Assistantes maternelles 970
caissiers 1140
Vendeurs 1200
Ouvriers non qualifiés 1200
Secrétaires 1300
Fonctionnaires (Cat. C) 1400
Ouvriers qualifiés 1490
Formateurs (IUFM?) 1570
Techniciens 1650-1900 (suivant la branche)
Armée, police pompiers 1800
Enseignants 2000
Cadres privé, ingénieurs 2460-2940 (suivant la branche)
Médecins salariés 3270

Écrit par : TotoWeininger | 16 mai 2009

Ah! Le sujet de rédaction de ma fille, qui tombe à point nommé vu le drame d'hier:

Un élève de sixième vient d'être puni parce qu'il a transgressé une règle du collège. Il ne comprend pas la sanction qu'on vient de lui infliger. Au cours d'un dialogue avec lui, vous lui expliquez le rôle et l'intérêt de la sanction dans l'éducation de l'individu.

Consignes

* Vous devrez préciser de quelle transgression il s'agit et quelle est la sanction infligée. Vous intégrerez le dialogue dans un passage narratif (qui ne doit constituer qu'une petite partie de votre travail).

* Le dialogue devra être argumentatif: vous pourrez l'illustrer d'exemples et vous référer au règlement intérieur du collège.

* Il sera tenu compte dans l'évaluation de la correction de la langue et de l'orthographe.

Dobolino, moi, c'est le genre de sujet que je donne aux élèves lorsque je les mets en retenue. Pas en sujet de classe ! Tout à fait indigeste.
L''autre jour, une élève, la même qui veut "niquer le professeur" m'écrit sur sa copie de colle : "Il ne faut pas être contre le professeur même quand il est en tort." Quelle bourrique!

Écrit par : Marilyse | 16 mai 2009

« Consignes [...] Quel carcan ! »

Là, je ne partage pas votre point de vue Dobolino. Les consignes qui ont été données dans ce sujet sont précises et m'est avis que cela est fait pour éviter aux élèves de partir dans toutes les directions. On s'éloigne des sujets de rédaction que j'ai connus il y a une petite vingtaine d'années (« Raconte tes vacances à la ferme à la manière de Rudyard Kipling »). Seule la dernière consigne me paraît superflue car je la considère comme implicite. Les élèves qui ne suivront pas ces consignes prendront une sale note en ayant été prévenus et, de ce fait, ne pourrons se plaindre, pas plus que leurs créateurs sacralisateurs.
Tout est ici une question de point de vue et je préfère penser que le professeur de votre fille a donné des consignes claires et précises, qu'il (elle) a clairement donné les critères d'évaluation (qui sont restés pour moi des plus obscurs pendant ma scolarité).

Écrit par : Le Pingouin | 16 mai 2009

Précisons que les revenus non-salariaux ne sont pas pris en compte dans ce chiffre.

Ecrit par : TotoWeininger | 16 mai 2009

Correction : 34967€ c'est le revenu fiscal annuel net par unité de consommation.

Chiffre plus significatif :En France, 46% du patrimoine est détenu par les 10% les plus riches (2003 INSEE), 7% par les 50% les plus pauvres.

Écrit par : TotoWeininger | 16 mai 2009

Jérémy, sans vouloir vous fâcher, je ne crois pas que l'école doive se mêler de ça.
Cela relève de la sphère du privé, et c'est totalement contre-productif, comme toute morale, ou moraline!
En revanche, quand un élève tient des propos sexistes, racistes, intolérants, le professeur doit le remettre vertement à sa place.

Ecrit par : retraitée | 16 mai 2009

En fait, je dirais moi-même oui et non. D'accord, parce qu'effectivement cela relève de la sphère privé et qu'il y a un côté moralisateur. En même temps, je crains que l'on n'y soit tout de même plus ou moins contraint et ce pour deux raisons: la première est que l'homophobie j'ai les ados est très présente et qu'il y a une réelle souffrance de ceux qui en sont victimes - lesquels traversent eux-même cette période difficile qu'est l'adolescence - et la deuxième parce qu'on a malheureusement (et je dis bien malheureusement) pas trouvé mieux pour faire avancer les choses.
En conclusion, je dis qu'on ne devrait pas avoir à faire ça, mais puisque visiblement on ne peut pas compter sur les parents ou la société, en dehors de l'école, pour faire en sorte que tous les enfants, quels qu'ils soient, aient droit à un minimum de dignité, quels choix avons-nous ?

Alors à mon avis, il faut faire la part des choses: d'une part l'IMS (intervention en milieu scolaire) qui se fait par les organismes et des bénévoles, et qui est une solution, certes pas miracle mais qui déjà est mieux que rien.

Par contre, là où je ne suis pas d'accord avec Jérémy, c'est que ce n'est pas au professeur (pendant son cours, du moins) à faire cela, sachant néanmoins qu'il est de son devoir de réagir s'il observe qu'un(e) de ses élèves est victime d'homophobie par ses pairs. Des gamins martyrisés aux nez et à la barbe de profs qui s'en lavent les mains (ou pire encore, qui cautionnent), ça s'est vu et ça se voit encore...

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 16 mai 2009

Tout est ici une question de point de vue et je préfère penser que le professeur de votre fille a donné des consignes claires et précises, qu'il (elle) a clairement donné les critères d'évaluation (qui sont restés pour moi des plus obscurs pendant ma scolarité).

Ecrit par : Le Pingouin | 16 mai 2009

On est donc bien dans le Meilleur des Mondes !
A mon époque, en troisième, il y 36 à 37 ans, on avait un sujet d'une à deux lignes ( du genre: que pensez-vous de la publicité ? Que pensez-vous des grands ensembles ? Ecrivez un souvenir d'enfance à la manière de Chateaubriand ), et il fallait bâtir en : intro, trois paragraphes du genre thèse, anti-thèse, synthèse, ou autre, mais toujours trois paragraphes, le tout suivi d'une conclusion. Etant bien entendu que grammaire, vocabulaire, orthographe et syntaxe étaient maîtrisés.
Et le prof notait les rédacteurs sur leur capacité à argumenter et écrire convenablement sans avoir besoin d'une grille de compétences !

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Dobolino, je n'ai pas pensé un seul instant que vous préconisiez le retour à la terre ! Il y a des jours, franchement…

Catmano, c'était lumineux, comme toujours quand vous ne vous surveillez pas…
Et j'ai dû le connaître, votre père… J'étais chargé de cours à l'ENS à la fin des années 70…
JPB
PS. Vous avez raison sur le sujet de votre fille : chacun sa merde ! Quelle horreur ! Encore un sale coup de la toute-puissance de "l'argumentation" !
Tiens, à ce propos… En rentrant de Paris hier, je lisais l'Art d'avoir toujours raison, de Schopenhauer. Un délice ! 6 € en Circé/Poche. C'est comme si Guy et moi l'avions écrit à deux mains — si vous le voulez bien…

Écrit par : brighelli | 16 mai 2009

Finalement, le seul bastion dans lequel peuvent s'épanouir littérairemùent les élèves de quatrième et troisième, c'est le paragraphe argumenté d'histoire-géo !
Sujet: "En quoi le régime de Staline est-il un régime totalitaire ?" ou "Politique intérieure d'Adolf Hitler".
Là, il y a de la marge pour écrire comme on veut et pas de consignes strictes qui musèlent totalment les élèves.

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Tiens, à ce propos… En rentrant de Paris hier, je lisais l'Art d'avoir toujours raison, de Schopenhauer. Un délice ! 6 € en Circé/Poche. C'est comme si Guy et moi l'avions écrit à deux mains — si vous le voulez bien…

Ecrit par : brighelli | 16 mai 2009

Et vous avez aussi, chez le même éditeur, "L'Art de se faire respecter", pour un prix identique (1001 Nuits, pour les pas riches du tout, a publié "L'Art d'avoir toujours raison"; j'aime énormément la dernière proposition...).

"L'Art de se faire respecter" dont je vous parle a été repris dans "La sagesse dans la vie", toujours de Arthur S., aux PUF. Ce fut l'un de mes livres de chevet quand j'avais 18 ans.

Écrit par : Pendariès | 16 mai 2009

PS. Vous avez raison sur le sujet de votre fille : chacun sa merde ! Quelle horreur ! Encore un sale coup de la toute-puissance de "l'argumentation" !


Ecrit par : brighelli | 16 mai 2009
Ma fille vous remercie pour votre compassion mais ça ne lui remonte pas vraiment le moral !

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

"C'est idiot ! Je n'ai jamais dit ça! Je commence à en avoir marre qu'on ne lise pas ce que j'écris sous prétexte qu'on n'a rien à faire des propos de la Verdurin quand on appartient à l'élite intellectuelle."

Ecrit par : dobolino | 16 mai 2009

Jean-Paul vous fait marcher, et vous sprintez!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2009

35000 euros par an, ça fait moins de 3000 euros par mois. Ca doit représenter pas mal de monde !

Ecrit par : Jérémy | 16 mai 2009


Oui, mais ça fait largement plus de 2.500... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2009

Et j'ai dû le connaître, votre père… J'étais chargé de cours à l'ENS à la fin des années 70…
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 mai 2009

Ça plane !
Vous moqueriez-vous ? Ou alors, vous avez fumé la moquette !!!!!

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Mon père était professeur d'allemand, spécialiste de littérature médiévale. Il a été le plus jeune Docteur es Lettres de France, à 36 ans, en 1967. Professeur à Paris X, il devint très jeune, avant quarante ans et juste après 1968, directeur de l'UER d'allemand-russe puis président du jury d'agrégation d'allemand (furor teutonicus, titrait Le Monde !). Il a également été conseiller honoraire au ministère, sous Fontanet. Il a également été directeur intérimaire de l'ENS Saint Cloud à la fin des années 70. Il a fini sa carrière comme titulaire de chaire à Paris IV et a tout plaqué à soixante ans, dans un immense ras-le-bol.

Ecrit par : dobolino | 16 mai 2009

Euh.....
Ça ne lui conférait pas un statut un tout petit peu bourgeois, ce parcours ?

Écrit par : yann | 16 mai 2009

Pour Brighelli:
http://www.youtube.com/watch?v=yXA2Ua4wd0I

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

"C'est idiot ! Je n'ai jamais dit ça! Je commence à en avoir marre qu'on ne lise pas ce que j'écris sous prétexte qu'on n'a rien à faire des propos de la Verdurin quand on appartient à l'élite intellectuelle."

Ecrit par : dobolino | 16 mai 2009

Jean-Paul vous fait marcher, et vous sprintez!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2009

Oui ! Certes ! Mais il sait que je suis parano, et, en conséquence, il est inexcusable, comme un mec qui fume ses Gitanes Maïs dans le nez d'un insuffisant respiratoire.

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Ça ne lui conférait pas un statut un tout petit peu bourgeois, ce parcours ?

Ecrit par : yann | 16 mai 2009


D'après lui, non !

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Il ne reste plus qu'à espérer qu'ils ne tomberont pas sur un méchant gourou. Il en existe certainement de gentils. Moi, j'aime pas les gourous, mais bon, il en faut pour tous les goûts ;O) !

Ecrit par : catmano | 16 mai 2009

Beaucoup ont trouvé mieux qu'un gentil gourou : une l'a nommé "l'égérie du forum" un jour et c'était criant de vérité...On sentait dans cette intervention le respect, l'admiration et le reconnaissance...
Si votre curiosité vous pousse jusqu'à avoir envie de mettre un visage sur "cette icône" , Catmano, le meilleur outil est encore un miroir...

Écrit par : Maminou | 16 mai 2009

Ah! Le sujet de rédaction de ma fille, qui tombe à point nommé vu le drame d'hier:

Un élève de sixième vient d'être puni parce qu'il a transgressé une règle du collège. Il ne comprend pas la sanction qu'on vient de lui infliger. Au cours d'un dialogue avec lui, vous lui expliquez le rôle et l'intérêt de la sanction dans l'éducation de l'individu.

Consignes

* Vous devrez préciser de quelle transgression il s'agit et quelle est la sanction infligée. Vous intégrerez le dialogue dans un passage narratif (qui ne doit constituer qu'une petite partie de votre travail).

* Le dialogue devra être argumentatif: vous pourrez l'illustrer d'exemples et vous référer au règlement intérieur du collège.

* Il sera tenu compte dans l'évaluation de la correction de la langue et de l'orthographe.

Conseil du professeur Morel pour la rédaction en question.

1- se limiter à une réponse brève.
2-Ne pas argumenter.
3 - Ne faire aucune référence au règlement intérieur.

Par exemple écrire ( en bon français et sans faute) :
"Vous êtes payée pour nous apprendre l'orthographe, la grammaire,la littérature et la rédaction. De ce point de vue, le sujet que vous nous infligez est inopérant. Je traiterai tous les sujets que vous voudrez dès lors qu'ils ne seront plus une offense à la dignité et à l'inteligence du professeur que vous êtes et à celle de l'élève que je suis."

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

Entendons-nous bien Dobolino. Quand je dis que les consignes sont précises, je n'entends pas que le professeur doit donner des consignes du style « Vous ferez un plan an 73,12 parties avec interligne 2 3/4 ». Je m'explique. Je suppose que le professeur voulait un dialogue et l'a clairement dit. Certes, on n'en est plus aux temps immémoriaux que seul le grand Connor MacLeod peut connnaître où l'on disait aux élèves ce qu'était un texte argumentatif (intro, trois parties, conclusion) et l'on pourrait le regretter. On peut voir le fait d'écrire des dialogues comme un pseudo-gadget pédagogique mais je ne suivrai personne sur ce terrain car je ne suis pas convaincu qu'il en soit ainsi. J'aurais moi-même beaucoup de mal à écrire un dialogue inséré dans un texte narratif ou bien un bazar de ce style proprement aujourd'hui.
Ça me gêne moins qu'un prof demande l'insertion d'un dialogue dans un texte « à la manière de... » plutôt que de lui demander « je te fais faire une dictée et je te mets 14 même si c'est bourré de fautes parce que c'est comme ça au brevet, qu'on vous note comme des gros nazes parce que vous êtes plus idiots qu'un yorkshire mort et que l'orthographe on s'en fout, de toute façon les gamins d'aujourd'hui, vous savez pas lire, bandes de sots ».

Écrit par : Le Pingouin | 16 mai 2009

@ Dobolino.
Sujet: "En quoi le régime de Staline est-il un régime totalitaire ?"
Et vous écrivez que ce sujet ne muselle pas ? Qu'est-ce qu'il vous faut ?
C'est très exactement le contraire de l'Histoire. De la propagande.
Et je dirai la même chose d'un sujet comme : " En quoi Louis XIV était-il un mauvais roi" ?

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

Dobolino a écrit : "Mais il sait que je suis parano, et, en conséquence, il est inexcusable, comme un mec qui fume ses Gitanes Maïs dans le nez d'un insuffisant respiratoire."

Sauf que la paranoïa n'est pas toujours, à mon sens, une insuffisance mais un réel "truc en plus" si on sait la contrôler. Dans ce cas, une maladie peut-être mais d'êtres supérieurs *.

Les méthodes dites "paranoïaques critiques" ne sont-elles pas à la base de bon nombre d'activités scientifiques fructueuses et notamment mathématiques ? Un bon moyen de "découvrir" ne consiste-t-il pas à voir plusieurs choses à la fois tout en contrôlant cette vision ?

Evidemment, il faut que l'activité intellectuelle soit étroitement contrôlée en interne (les maths peuvent fournir cela) pour éviter le délire. Etablir des couplages entre des choses qui restent néanmoins distinctes.

* vous même, donc. Et c'est dit sans ironie ni artifice.

Écrit par : dugong | 16 mai 2009

JE M'INSURGE !

Vous êtes plusieurs à dénigrer le sujet que la fille de Dobolino doit traiter et je ne suis pas d'accord avec vous. Oui, il y a 20 ans, on ne détaillais pas tant. Oui, il y a 20 ans, on ne demandait pas tant d'imitation aux élèves (encore qu'en 88-89, année scolaire de ma 6e, Mme R. Nous a demandé d'écrire un texte à la manière de Rudyard Kipling dont nous venions d'étudier les Histoires comme ça). Oui, il y a 20 ans, les élèves savaient écrire sans toutes ces consignes prétendument stupides.

Pour ma part, je trouve que l'on demande des choses intéressantes à l'élève. Parce qu'il va falloir qu'il les trouve les arguments pour expliquer le rôle de la sanction qui n'est pas de brimer gratuitement un enfant (pas facile pour un môme de 15 ans je trouve). Parce qu'il va falloir qu'il en trouve pour expliquer l'intérêt de la sanction (toujours pas facile pour un môme de 15 ans). Parce qu'il va falloir qu'il trouve une manière élégante « d'intégrer le dialogue dans un passage narratif (qui ne doit constituer qu'une petite partie du travail) ». Parce qu'il va falloir qu'il se bouge un peu pour écrire plus d'une page (sans quoi son devoir serait une véritable daube). Vous trouvez que ceci est une insulte à l'intelligence de l'élève ? Et bien que l'on me donne des arguments allant dans ce sens parce que là, je ne vois pas. Je connais certains de mes gamins capables de faire des choses très bien là-dessus (certains pondront de vraies saloperies indignes que l'on abatte des arbres par qu'elles soient écrites aussi, c'est vrai).

Objectivement, qu'est-ce qu'il a de si abominable ce sujet ? Non, là, vraiment, je trouve que l'on tombe dans l'agression gratuite. Non, non, non, non... Pas cool les gars là...

Écrit par : Le Pingouin | 16 mai 2009

@ Dobolino.
Sujet: "En quoi le régime de Staline est-il un régime totalitaire ?"
Et vous écrivez que ce sujet ne muselle pas ? Qu'est-ce qu'il vous faut ?


Ecrit par : guy morel | 16 mai 2009

Et, en quoi le libellé du sujet vous empêche-t-il de faire thèse-antithèse -synthèse ? Si vous en avez les couilles, vous pouvez développer l'antithèse et la synthèse !
Sur ce sujet, mon fils fît en son temps la filmographie complète d'Eisenstein !
A côté du sujet de français, c'est du petit lait !

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Pingouin, l'abominable (le terme est peut-être un peu fort), c'est dans le sujet lui-même. Dans ce caractère unidimensionnel, depuis quelques années, de l'Argumentation. Comme si la littérature avait à cœur de démontrer toujours quelque chose. Bon sang ! Trouvez-moi un texte romanesque, poétique, théâtral, dont vous puissiez dire : l'objectif de l'auteur en écrivant ça était de démontrer que… 
Tiens, si j'ai le temps, je fais une Note demain sur le sujet de la petite à Dobo…
JPB

Écrit par : brighelli | 16 mai 2009

* vous même, donc. Et c'est dit sans ironie ni artifice.

Ecrit par : dugong | 16 mai 2009

Bien sûr, vous avez absolument raison ! Le parano est l'avenir de l'homme. Il sent que ça va arriver, il prévient, il suscite même ! Et personne ne l'écoute !
La seule issue du parano, c'est la science pure et dure, complètement abstraite.

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Et, en quoi le libellé du sujet vous empêche-t-il de faire thèse-antithèse -synthèse ? Si vous en avez les couilles, vous pouvez développer l'antithèse et la synthèse !
Sur ce sujet, mon fils fît en son temps la filmographie complète d'Eisenstein !
A côté du sujet de français, c'est du petit lait !
Ecrit par : dobolino | 16 mai 2009
Quand on est un prof qui se respecte, on ne s'occupe pas des couilles des élèves, et on n'enseigne pas à ceux-ci thèse-antithèse-synthèse, roue de secours de l'absence de pensée.

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

Merci à Guy Morel pour cette plongée dans l'univers des mesures anciennes, dont la brasse.

Les vieux du sud ouest utilisent encore aujourd'hui cette unité pour le bois de chauffe à l'exclusion de toute autre. Je me rappelle de l'un d'entre eux avec qui je contemplais un grand frêne que je projetais d'abattre et qui me disait laconiquement : "deux brasses" avant même que je lui ai posé la moindre question. Mais pour eux, une brasse vaut 4 stères. Allez comprendre. Ou plutôt, on comprend que la Révolution soit passée par là pour aligner les mesures. Au prix de la généralisation de la notion d'alignement à l'espèce humaine...

En passant, grâce à vous, je viens de découvrir qu'il existe deux brasses : celle de Tulle et celle de Brive.
http://www.ssiibernetique.com/genealogie/pages/docs/doc7-7.pdf

Écrit par : dugong | 16 mai 2009

"La seule issue du parano, c'est la science pure et dure, complètement abstraite."

OUI. Absolument.

Écrit par : dugong | 16 mai 2009

Quand on est un prof qui se respecte, on ne s'occupe pas des couilles des élèves, et on n'enseigne pas à ceux-ci thèse-antithèse-synthèse, roue de secours de l'absence de pensée.

Ecrit par : guy morel | 16 mai 2009

Et allez donc ! C'est reparti pour un tour !
Et le deuxième sujet, "politique intérieure de Hitler", vous semble-t-il restrictif ?

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

La seule issue du parano, c'est la fessée.
Comptez sur moi.
JPB

Écrit par : brighelli | 16 mai 2009

Pingouin, l'abominable (le terme est peut-être un peu fort), c'est dans le sujet lui-même. Dans ce caractère unidimensionnel, depuis quelques années, de l'Argumentation. Comme si la littérature avait à cœur de démontrer toujours quelque chose. Bon sang ! Trouvez-moi un texte romanesque, poétique, théâtral, dont vous puissiez dire : l'objectif de l'auteur en écrivant ça était de démontrer que…
Tiens, si j'ai le temps, je fais une Note demain sur le sujet de la petite à Dobo…
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 mai 2009

Vous parlez là sans doute du lycée, Jean-Paul, parce qu'en collège, l'argumentation ne mange pas tout, loin de là ! C'est une partie du travail proposé en français, plutôt en troisième. On fait parfois écrire des dialogues argumentatifs en cinquième. La forme que l'on travaille le plus en collège reste le texte narratif, les histoires comme disent les élèves.

Écrit par : Marilyse | 16 mai 2009

"La seule issue du parano, c'est la science pure et dure, complètement abstraite."

OUI. Absolument.

Ecrit par : dugong | 16 mai 2009

J'ai été mal orientée, Dugong ! A qui dois-je m'en prendre, hormis à moi-même ?

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

@ Dobolino
Je poursuis sur ce sujet de merde.
Arendt n'a jamais prétendu être historienne, et même elle a revendiqué de ne pas l'être. Le concept de "totalitarisme" est mis en cause par les historiens.
En histoire, un prof dans le secondaire doit se tenir à l'histoire.
Questions possibles sur la période stalinienne :
- Le procès des "blouses grises"
- Le purges de l'Armée rouge en 1938, raisons et conséquences.
- Le pacte germano-soviétique.
Etc.
Et on exige des connaissances, des dates précises. Rien d'autre.

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

Eh ben voilà ! Dugong ne répond pas à la question de la petite PE à fifiches !
Non mais oh !
Moi t'aussi, je suis parano, d'abord !
Allez, je vais m'acheter mes clopes commerce équitable bio !

Écrit par : catmano | 16 mai 2009

PS : Je n'avais pas lu la note du psychiatre Brighelli ! Je ne suis pas parano ! C'était rien que de la frime !

Écrit par : catmano | 16 mai 2009

La seule issue du parano, c'est la fessée.
Comptez sur moi.
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 mai 2009

Passé un certain âge, c'est dur de trouver une âme charitable pour vous la mettre !

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

On essaie au collège de travailler sur une année plusieurs genres : le roman, le conte, la nouvelle, le récit de voyage, le récit autobiographique, la poésie dont la fable, le théâtre. On propose aussi des articles de presse et quelques textes documentaires.

Écrit par : Marilyse | 16 mai 2009

Et le deuxième sujet, "politique intérieure de Hitler", vous semble-t-il restrictif ?
Ecrit par : dobolino | 16 mai 2009
C'est mieux. Sauf que cela demande à être précisé : de quelle date à quelle date, par exemple.
Et puis, je crois savoir qu'on leur fournit des documents à ces chers petits, pour qu'ils jouent à l'historien. Je demande à voir les docs qui accompagnent le sujet.

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

J'admets que l'auteur n'a pas de toujours visée démonstratrice ou argumentative en écrivant un texte. Après tout, pourquoi ne pas écrire un texte pour le simple plaisir de raconter une histoire, je suis tout à fait d'accord mais...

Petit aparté. Ce que vous dites me fait penser au sentiment que j'avais, étant élève, quand je rédigeais un commentaire composé « à l'ancienne », sans toutes les questions que l'on donne aujourd'hui, et que je prêtais à l'auteur des intentions don je n'étais pas sûr qu'il les aie eues (« avec tel champ lexical, l'auteur exprime... », « l'auteur montre bien que... »). Je n'ai jamais pu comprendre comment prêter des intentions à un auteur. Vous me direz peut-être qu'il ne s'agit là que d'une interprétation des possibles pensées de l'auteur et j'en ai déjà bien débattu avec un profs de lettres de mes amis (mon Lapinou d'amour si tu nous lis...). Bref...

Quand on interroge des ados sur certains de leurs actes, combien vous répondent « Je sais pas » ? Je ne parle pas de ceux qui meurent d'envie de répondre « C'est comme ça ». Aussi me semble-t-il, à moi grand consommateur de textes argumentatifs en maths, important de leur apprendre à argumenter justement. Les élèves de 6e sont peut-être un peu jeunes pour développer des textes réellement argumentatifs aussi concentre-t-on l'étude et la production de tels textes en 3e mais il faut bien s'y coller un jour. Ne cherche-t-on pas à amener les gens à réfléchir sur leurs pensées, leurs paroles, leurs actes ? (Holà, du Pingouin qui réfléchit, vous devriez en profiter, c'est rare).

Sans compter qu'avant l'introduction du sujet d'invention (argumentation à peine voilée aux dires de certains), on ne demandait en lycée que des dissertations, des commentaires (il fallait argumenter sur l'interprétation que l'on donnait du texte), des discussions (comme on disait à l'époque). Dans les classes post-bac, même les CPGE scientifiques, les textes que les candidats lors des épreuves littéraires sont bien des textes argumentatifs quoi non etiquetés comme tels. Le sujet du concours Mines-Ponts 2009 demande, après une citation : « Dans quelle mesure votre lecture des oeuvres de St Augustin, Alfred de Musset, Michel Leiris, inscrites à votre programme, vous conduit-elle à partager cette réflexion d' Albert Camus ? » Cela n'appelle-t-il pas une argumentation ?

Je reste confiant en les professeurs de collège et de lycée pour faire comprendre à leurs ouailles que la littérature ne se résume pas qu'à l'argumentation.

Je digresse maintenant. Puisque je suis là, je souhaiterais demander s'il existe un dictionnaire sérieux du vocabulaire pédagogiste car j'aimerais m'amuser un peu avec des mots bizarres. Je me dis que ça peut-être comique pour meubler certaines réunions assomantes.

Écrit par : Le Pingouin | 16 mai 2009

"Retroussant l'insolente avec nulle tendresse,
Conscient d'accomplir somme toute un devoir,
Mais en fermant les yeux pour ne pas trop en voir,
Paf ! J'abattis sur elle une main vengeresse…"
JPB

Écrit par : brighelli | 16 mai 2009

A Robin : je réagis tardivement, comme c'est souvent le cas, mais je voulais vous dire que je serais navrée que vous quittiez le blog. Vous êtes l'un des participants que j'apprécie le plus, et apparemment je ne suis pas seule de cet avis. Quant aux ravis de Sainte Pédagogie (Anne et Ailleurs, entre autres) vous avez pu constater comme moi que les réactions n'ont pas été tendres à leur égard.

Écrit par : Sylvie Huguet | 16 mai 2009

Catmano me demande "que pensez-vous de mon intervention d'hier ? Était-ce convaincant ou vous êtes-vous dit que vraiment, avec des instits aussi peu exigeants, il ne fallait pas s'étonner de la baisse du niveau ?"

Pas de parano !!

Au contraire, je ne sais pas bien ce qu'un enfant de CE1 peut réellement faire, y compris avec SLECC et je suis bien content d'avoir profité de vos lumières sur la question. Notamment en ce qui concerne l'exercice 13, qui semble nécessiter plusieurs questions intermédiaires.

Les opérations posées de l'exercice 10 ne poseront des problèmes existentiels qu'aux pédagols et c'est très bien (le "sens" a toujours bon dos avec eux, et je suis poli).
L'exercice 14, ne me semble nécessiter qu'une représentation mentale largement accessible à des élèves de cet âge pour arriver à 165 x 5 m *.

Me trompe-je ?

* A propos, vieux et inconditionnel utilisateur des unités à l'intérieur des calculs numériques au lycée, je me demande comment cela passe auprès de si jeunes élèves.

Écrit par : dugong | 16 mai 2009

Pingouin…
Avant qu'il ne se cite lui-même (mais l'aurait-il fait ?) :
Daniel Tual-Loizeau / Guy Morel, Petit vocabulaire de la déroute scolaire.
JPB

Écrit par : brighelli | 16 mai 2009

Les vieux du sud ouest utilisent encore aujourd'hui cette unité pour le bois de chauffe à l'exclusion de toute autre. Je me rappelle de l'un d'entre eux avec qui je contemplais un grand frêne que je projetais d'abattre et qui me disait laconiquement : "deux brasses" avant même que je lui ai posé la moindre question. Mais pour eux, une brasse vaut 4 stères. Allez comprendre. Ou plutôt, on comprend que la Révolution soit passée par là pour aligner les mesures. Au prix de la généralisation de la notion d'alignement à l'espèce humaine...

En passant, grâce à vous, je viens de découvrir qu'il existe deux brasses : celle de Tulle et celle de Brive.
http://www.ssiibernetique.com/genealogie/pages/docs/doc7-7.pdf
Ecrit par : dugong | 16 mai 2009
Je m'engueule ici, en Sarthe, avec des vieux qui ne jurent que par la "brasse", dico à l'appui, et veulent que je leur livre une corde de quatre stères pour le prix d'une corde de trois stères. Et je ne parle pas du stère qui fait selon eux 1m10 au cube !

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

Merci JPB, je vais m'empresser de faire chauffer ma carte bleue (déjà bien fatiguée : va falloir que je fasse des heures sup' pour le plus grand plaisirs de mes élèves, et vlan !) pour commander ce livre que j'imagine par avance jouissif et sublissime.

Écrit par : Le Pingouin | 16 mai 2009

Et Robin, arrêtez de déc.... Restez !

Je lis en ce moment un peu de Saint Augustin * et il m'énerve. Je ne sais encore bien dire pourquoi. Il faudrait que j'arrive à vous en causer...

* "La création du monde et du temps". J'en vois qui ricanent dans le fond. Vos espoirs sont vains : pas de crise mystique à l'horizon.

Écrit par : dugong | 16 mai 2009

Sujet: "En quoi le régime de Staline est-il un régime totalitaire ?"
Et vous écrivez que ce sujet ne muselle pas ? Qu'est-ce qu'il vous faut ?
C'est très exactement le contraire de l'Histoire. De la propagande.
Et je dirai la même chose d'un sujet comme : " En quoi Louis XIV était-il un mauvais roi" ?
Guy Morel

Meme Aragon n'a pas osé aller jusque là!

La chanson du chat noir

L'entrée - célèbre - sur la cour
S'appelle "escalier de service",
Dans cette entrée, comme en son fief,
Habite le chat noir.

L'obscurité le protège, il cache
Son rire moqueur dans sa moustache…
Tous les chats chantent ou pleurent,
Mais le Chat Noir, lui, il se tait.

Il n'attrape plus les rats depuis belle lurette;
Ricanant dans sa moustache,
Il nous attrape aux belles paroles,
A la rondelle de saucisson.

Il n'exige, ni ne prie;
Et seul son œil jaune brille
Chacun vient le servir de lui-même
et de surcroît lui dit merci.

Il ne lâche pas un mot
Ne fait que manger et boire.
Quand ses griffes raclent le sol
On dirait qu'il vous fend la gorge.

C'est pour ça, faut croire, qu'est triste
La maison où nous habitons
Il faudrait y mettre une lampe…
Mais pas moyen qu'on se cotise

Boulat Okoudjava

Écrit par : pierre coupon | 16 mai 2009

GASP ! Il n'est plus disponible qu'en occasion sur CNAF.com ou papage.com. Monsieur Morel, il ne vous en reste pas un dont vous ne savez pas quoi faire ?

Écrit par : Le Pingouin | 16 mai 2009

Je fais un rêve : Cap Canal ouvrant ses émissions sur une interview de Guy Morel à propos de la réédition de son livre.

Délire ?

Écrit par : dugong | 16 mai 2009

"Hé Robin" et non pas "Et Robin"...

Écrit par : dugong | 16 mai 2009

J'ais pris momentanément le relais de ma mère, qui refuse obstinément de participer à ce blog tant qu'on refusera d'ouvrir et de placer sous sa direction une rubrique des chiens écrasés

Écrit par : pierre coupon | 16 mai 2009

Boulat Okoudjava

Ecrit par : pierre coupon | 16 mai 2009

Il est con, ce gamin ! Il va se faire pourrir par Cadichon, avec ses références à la mords-moi-le-nœud !
Pierre, Boulat Okoudjava, c'est un truc pour les bobos de gôche de 1975 !!!

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

"une rubrique des chiens écrasés"

Elle ne serait pourtant pas sans noblesse

Écrit par : dugong | 16 mai 2009

"Retroussant l'insolente avec nulle tendresse,
Conscient d'accomplir somme toute un devoir,
Mais en fermant les yeux pour ne pas trop en voir,
Paf ! J'abattis sur elle une main vengeresse…"
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 mai 2009

Vermine !

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Pour satisfaire l'abominable homme Pingouin, j'ai retrouvé ce vieux truc d'il y a au moins 10 ans dans mes fichiers : cela rappelle un article de Philippe Delerm sur l'enseignement du français.

A VOS ORDRES, MON ADJUVANT !

A vos ordres, mon adjuvant !
On a trop d’opposants !

Trop de connecteurs,
de focalisateurs
et autres indicateurs
dans le colimateur !

Trop de déictiques,
d’hypocoristiques
et de lectures méthodiques
dans la boîte à musique !

Trop d’expansions,
d’actes d’énonciation
et de situations de communication
dans le bidon !

Et encore, pour garder bonne tenue,
je préfère vous taire les substituts,
les niveaux de langue soutenus
et autres points de vue …

Rendez-nous, s’il vous plaît,
nos braves petits COD :
vous les avez assassinés.
Et nos gentils petits sujets,
dociles à souhait,
qu’en avez-vous fait ?
Et la rassurante conjugaison ?
Et la très serviable coordination ?

La lecture est devenue une procédure
et l’écriture une vraie torture.
Tout cela sent l’enflure
à la sauce Séquences et Structures !

Sachez-le, mon adjuvant,
au militaire schéma narratif,
nous préférerons toujours
le môme imaginatif.

Aux parcours croisés diversifiés,
les chemins buissonniers
et au tyrannique schéma actanciel,
les couleurs vives de l’arc-en-ciel !

A vos ordres, mon adjuvant !
Dites-donc,
tant qu’on les a sous la dent,
qu’est-ce qu’on fait des opposants ?

Écrit par : Marilyse | 16 mai 2009

Et le deuxième sujet, "politique intérieure de Hitler", vous semble-t-il restrictif ?
Ecrit par : dobolino | 16 mai 2009
C'est mieux. Sauf que cela demande à être précisé : de quelle date à quelle date, par exemple.
Et puis, je crois savoir qu'on leur fournit des documents à ces chers petits, pour qu'ils jouent à l'historien. Je demande à voir les docs qui accompagnent le sujet.

Ecrit par : guy morel | 16 mai 2009

Et moi, je demande, par pitié, qu'on élabore les programmes d'histoire du GRIP en votre absence, ou qu'on choisisse, au pire, de ne rien y enseigner de postérieur à 1914 au pire, 1885 au mieux !
Sinon, on n'en finira jamais !

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Erratum : Il faut écrire "collimateur".

Écrit par : Marilyse | 16 mai 2009

@ Dobolino
Je poursuis sur ce sujet de merde.
Arendt n'a jamais prétendu être historienne, et même elle a revendiqué de ne pas l'être. Le concept de "totalitarisme" est mis en cause par les historiens.
En histoire, un prof dans le secondaire doit se tenir à l'histoire.
Questions possibles sur la période stalinienne :
- Le procès des "blouses grises"
- Le purges de l'Armée rouge en 1938, raisons et conséquences.
- Le pacte germano-soviétique.
Etc.
Et on exige des connaissances, des dates précises. Rien d'autre.

Ecrit par : guy morel | 16 mai 2009

Ouais ! C'est une bonne idée (excusez ! je ne l'avais pas vu avant, toute préoccupée que j'étais des fessées brighelliennes).
Mais, alors, c'est où qu'ils font de l'expression écrite, vu qu'en français, on leur dicte le sujet mot à mot, avec interdiction d'en dévier ?
Moi, j'aime bien les paragraphes argumentés d'histoire-géo. c'est le seul endroit où ils sont maîtres d'eux-même en matière de rédaction.

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

« Pour satisfaire l'abominable homme Pingouin » : il vous en prie et vous remercie aussi pour ce sympathique document... Ce qui m'a poussé à demander un « dico des gros mots », c'est ma lecture de la BD « Les profs ». Lisez ou relisez les pages 23 à 26 incluses du tome 8 «Fenêtre sur cour ».

Écrit par : Le Pingouin | 16 mai 2009

Je lis en ce moment un peu de Saint Augustin * et il m'énerve. Je ne sais encore bien dire pourquoi. Il faudrait que j'arrive à vous en causer...

* "La création du monde et du temps". J'en vois qui ricanent dans le fond. Vos espoirs sont vains : pas de crise mystique à l'horizon.

Ecrit par : dugong | 16 mai 2009

Crise de foie, alors ?
PS: sans ricaner !
Hin ! Hin ! Hin !
Je ne ris pas, Dugong ! C'est un gémissement !

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

GASP ! Il n'est plus disponible qu'en occasion sur CNAF.com ou papage.com. Monsieur Morel, il ne vous en reste pas un dont vous ne savez pas quoi faire ?
Ecrit par : Le Pingouin | 16 mai 2009
M'en reste cinq six, pas plus. Mais c'est le Net, gratos. Je ne devrais pas le dire.
GM

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

Vert du rein? Ver du Rhin ? Vers dur Ain? Verdure, hein?
Je comprends que vous ne vous laissiez pas assimiler à Verdurin, Dobolino. Au moins la première et la dernière de ces propositions pourraient présenter éventuellement un léger intérêt.

Écrit par : nicolas | 16 mai 2009

Catmano me demande "que pensez-vous de mon intervention d'hier ? Était-ce convaincant ou vous êtes-vous dit que vraiment, avec des instits aussi peu exigeants, il ne fallait pas s'étonner de la baisse du niveau ?"

Pas de parano !!

Au contraire, je ne sais pas bien ce qu'un enfant de CE1 peut réellement faire, y compris avec SLECC et je suis bien content d'avoir profité de vos lumières sur la question. Notamment en ce qui concerne l'exercice 13, qui semble nécessiter plusieurs questions intermédiaires.

Les opérations posées de l'exercice 10 ne poseront des problèmes existentiels qu'aux pédagols et c'est très bien (le "sens" a toujours bon dos avec eux, et je suis poli).
L'exercice 14, ne me semble nécessiter qu'une représentation mentale largement accessible à des élèves de cet âge pour arriver à 165 x 5 m *.

Me trompe-je ?

* A propos, vieux et inconditionnel utilisateur des unités à l'intérieur des calculs numériques au lycée, je me demande comment cela passe auprès de si jeunes élèves.

Ecrit par : dugong | 16 mai 2009

Oui, en effet, normalement,un élève de CE1 doit arriver, à la fin du mois de mai, à calculer les opérations posées de l'exercice 10 et à résoudre le problème n° 14. Le seul piège pour eux réside dans le fait qu'on leur parle de trois enfants et qu'ils n'ont à calculer que le parcours d'un seul. Certains multiplieront peut-être le résultat obtenu par trois pour être sûrs de n'avoir rien oublié.

Les unités à l'intérieur des calculs numériques passent très bien avec des élèves de CP et de CE1, même s'ils ont parfois la flemme de les écrire (l'enfant de 7 ans est très économe de ses efforts, ça va parfois jusqu'à ne pas aller à la ligne lorsqu'ils arrivent en bout de page, quitte à griffonner en tout petit bien serré les trois ou quatre dernières lettres du mot).
Et puis, lorsqu'ils se rendent compte que cela leur évite d'additionner des choux, des carottes et des navets, sauf quand ils ont l'intention de faire de la soupe, comme disaient mes vieilles instits, ils apprécient.

Écrit par : catmano | 16 mai 2009

Boulat Okoudjava

Ecrit par : pierre coupon | 16 mai 2009

Il est con, ce gamin ! Il va se faire pourrir par Cadichon, avec ses références à la mords-moi-le-nœud !
Pierre, Boulat Okoudjava, c'est un truc pour les bobos de gôche de 1975 !!!
Ecrit par : dobolino | 16 mai 2009

Mais non, il n'est pas con ! Et lui au moins, il connaît Okoudjava.
Cela vaut mieux que de donner des sujets sur le "totalitarisme".
Quant à Cadichon...

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

@Le pingouin

Le petit vocabulaire est à :
http://www.scribd.com/doc/12125/petit-vocabulaire

D'ailleurs vous faites bien de m'y faire penser ; je vais leur faire un procès à ces gens qui l'ont mis en ligne comme si c'était libre de droits.

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

@ Dobolino
Je poursuis sur ce sujet de merde.
Arendt n'a jamais prétendu être historienne, et même elle a revendiqué de ne pas l'être. Le concept de "totalitarisme" est mis en cause par les historiens.
En histoire, un prof dans le secondaire doit se tenir à l'histoire.
Questions possibles sur la période stalinienne :
- Le procès des "blouses grises"
- Le purges de l'Armée rouge en 1938, raisons et conséquences.
- Le pacte germano-soviétique.
Etc.
Et on exige des connaissances, des dates précises. Rien d'autre.

Ecrit par : guy morel | 16 mai 20

"Après la Seconde Guerre mondiale, elle retourne en Allemagne, travaillant pour une association d'aide aux rescapés juifs. Elle reprend contact avec Heidegger, témoignant en faveur du philosophe lors de son procès en dénazification. Elle renoue également avec le couple Jaspers dont elle devient une amie intime. En 1951, naturalisée citoyenne des États-Unis d'Amérique, elle entame une carrière universitaire comme conférencière et professeur invitée en philosophie politique dans différentes universités : Berkeley, Princeton (où elle devient la première femme nommée professeur), Columbia, Brooklyn College, Aberdeen, Weyslan... C'est également en 1951 qu'elle publie son livre Les Origines du totalitarisme, puis Condition de l'homme moderne en 1958, et le recueil de textes intitulé La Crise de la culture en 1961."

Il me semble que son livre sur le totalitarisme était une commande du département d'État américain. Ça n'enlève rien aux mérites de son analyse, mais effectivement, Hannah Arendt n'st pas une historienne, mais une "philosophe de la politique".

Le livre doit être situé dans le contexte de la Guerre froide (Staline est toujours en vie en 1951 et les illusions de Yalta se sont écroulées depuis longtemps, le problème n'est plus pour le "monde libre" la lutte contre le nazisme avec l'allié soviétique mais le danger soviétique) et l'enjeu était sans doute de montrer l'homologie structurelle entre le communisme et le nazisme.

Les livres d'Histoire, y compris les plus "factuels", font aussi partie de l'Histoire, celui d'Hanna Arendt doit être situé dans son contexte.

Écrit par : Robin | 16 mai 2009

@dugong.
À propos des unités dans les calculs : elle est trop modeste Catmano. Son manuel de CE1, fabriqué, au sens noble, avec Pascal Dupré et le concours de Muriel Strupiechonski, sortira des presses début juillet.
Voir à

http://www.slecc.fr/fiches_SLECC_CE1.htm

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

@ dobolino

Je traite en ce moment l'argumentation en 4ème et je ne ne suis pas spécialement choqué par le sujet qui a été donné à votre fille.

Nous faisons ce que nous pouvons avec les élèves que nous avons et il y a des thèmes qui "marchent" mieux que d'autres avec certaines classes (l'argumentation par exemple avec les miens).

Je sais bien qu'il y a la question des bases, mais il y a aussi la motivation.

Parfois, un petit miracle se produit (merci La Fontaine !) et on peut arriver à "combiner" orthographe, grammaire, "sens" et motivation.

Ainsi, "Le Loup et l'Agneau" (bel exemple d'argumentation) a plutôt bien "marché" en 4ème , allez savoir pourquoi !

Je n'ai pas honte de le dire, je ne suis pas un "spécialiste" de la pédagogie, mais j'en fais sans arrêt. (comment mettre le "comment" au service du "quoi").

Écrit par : Robin | 16 mai 2009

* "La création du monde et du temps". J'en vois qui ricanent dans le fond. Vos espoirs sont vains : pas de crise mystique à l'horizon.

Ecrit par : dugong | 16 mai 2009

Les crises mystiques ne se pointent jamais à l'horizon, dugong, elles arrivent par là où on les attend le moins et surtout sans qu'on les attende. Mais au final, elle est toujours au rendez-vous, à l'heure du grand passage... Cela dit, de lire Saint-Augustin, votre courage n'est plus à démontrer, encore qu'il n'est pas inutile, me semble-t-il, de lire ou de relire cet auteur dont la pensée a marqué la sensibilité occidentale. Je n'ai lu de lui que les confessions et ça ne m'a pas rendu plus stupide. Bonne lecture... dont vous nous ferez peut-être une petite synthèse ?

Écrit par : Magister | 16 mai 2009

Loué soyez vous Guy Morel !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! allez un de plus !

Écrit par : Le Pingouin | 16 mai 2009

Allez, Françoise, pour vous faire baver un peu... ;-)
Je viens d'assister à toute la "balance" du concert de Dave Holland...
Tombé par hasard, devant la salle de spectacle, en même temps que le bus de tournée des "zicos" qui arrivait...
Régal passé, (et à venir, avec le concert!!!) :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2009

Ainsi, "Le Loup et l'Agneau" (bel exemple d'argumentation) a plutôt bien "marché" en 4ème , allez savoir pourquoi !

Ecrit par : Robin | 16 mai 2009

Peut-être parce que les élèves sentent-ils obscurément que ce texte décrit une situation qui renvoie à des pratiques bien actuelles : le prédateur (le voyou) s'érigeant en victime, cherchant des prétextes et usant de mauvaise foi pour justifier son méfait. Il existe une excellente analyse de cette fable sur http://www.philagora.net/auteurs/fontain1.htm

Écrit par : Magister | 16 mai 2009

Je crois qu'il y a un "il" de trop dans mon début de phrase...

Écrit par : Magister | 16 mai 2009

@Dobolino
J'ai écrit "procès des blouses grises", et personne n'a moufté !
Voyez comme la connaissance des faits historiques est utile.
Donc, il s'agissait du "complot des blouses blanches".
Bonne soirée.

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

Le texte de saint Augustin sur le temps est une merveille :

“Qu’est-ce donc que le temps? Si personne ne me le demande, je le sais; mais que je veuille l’expliquer à la demande, je ne le sais pas! Et pourtant - je le dis en toute confiance - je sais que si rien ne se passait, il n’y aurait pas de temps passé, et si rien n’advenait, il n’y aurait pas d’avenir, et si rien n’existait, il n’y aurait pas de temps présent.

Mais ces deux temps, passé et avenir, quel est leur mode d’être alors que le passé n’est plus et que l’avenir n’est pas encore? Quant au présent, s’il était toujours présent sans passer au passé, il ne serait plus le temps mais l’éternité. Si donc le présent, pour être du temps, ne devient tel
qu’en passant au passé, quel mode d’être lui reconnaître, puisque sa raison d’être est de cesser d’être, si bien que nous pouvons dire que le temps a l’être seulement parce qu’il tend au néant..."

http://lewebpedagogique.com/philosophie-bac/texte-saint-augustin-le-temps/

Saint-Augustin est un personnage étrangement proche de la sensibilité moderne.

Il y a des passages dans les Confessions qui préfigurent la psychanalyse : sur la sublimation par exemple et quand il évoque dans "Les Confessions" un souvenir d'adolescent : la crise de jalousie meurtrière (il ne passe pas à l'acte) qui le prend en voyant sa mère allaitant son petit frère.

Écrit par : Robin | 16 mai 2009

Ainsi, "Le Loup et l'Agneau" (bel exemple d'argumentation) a plutôt bien "marché" en 4ème , allez savoir pourquoi !

Ecrit par : Robin | 16 mai 2009

Peut-être parce que les élèves sentent-ils obscurément que ce texte décrit une situation qui renvoie à des pratiques bien actuelles : le prédateur (le voyou) s'érigeant en victime, cherchant des prétextes et usant de mauvaise foi pour justifier son méfait. Il existe une excellente analyse de cette fable sur http://www.philagora.net/auteurs/fontain1.htm
Ecrit par : Magister | 16 mai 2009
Mon cher, vous n’avez rien compris à cette fable. : - ) Point de vue pédagogiste pour vous ramener dans le droit chemin.
Il y a 3 ou 4 ans, dans une revue pédagogique, j’avais lu un compte-rendu de cours. La professeur faisait le bilan de la fable et instaurait un débat(bonne idée le débat hein ?). Assez vite, les élèves faisaient le rapprochement avec l’Irak, Bush. Le débat dérapa. Et la prof colla une interro à la classe.
Conclusion de l’auteur : c’était bien la prof, le loup, car elle imposait silence par la force à ses agneaux . Son enseignement était en contradiction avec ses actes. Comment voulez-vous que les élèves aient confiance en l’adulte et puissent devenir des citoyens ? (On connaît la chanson : les enfants sont mauvais parce qu’ils prennent exemple sur leur prof).
Suivait une analyse linguistique des « choix énonciatifs » du professeur( types de phrase, mode, pronoms) qui montrait qu’en plus de ça, pendant toute l’étude de la fable, elle n’avait pas permis à la parole de l’élève d’émerger.
Je repense à cet article en frissonnant car je sais qu’il existe encore dans l’ E.N. des types qui pourraient vous descendre à cause de vos « choix énonciatifs ».

Écrit par : uncertain | 16 mai 2009

@Dobolino
J'ai écrit "procès des blouses grises", et personne n'a moufté !
Voyez comme la connaissance des faits historiques est utile.
Donc, il s'agissait du "complot des blouses blanches".
Bonne soirée.

Ecrit par : guy morel | 16 mai 2009

"le complot des blouses grises" : quel beau lapsus ! (Ça, c'est nous ! ;-))

les "blouses blanches", c'étaient ces médecins juifs qui soignaient Staline à la fin de sa vie ; le "Petit père des peuples" s'était persuadé qu'ils cherchaient à l'empoisonner, non ?

Écrit par : Robin | 16 mai 2009

Question destinée à Monsieur Guy Morel;
Je cite...


"Je ne me vois pas utiliser un tel fichier. Les parents de mon école sont des contestataires et surveillent tout ce que l'on fait pour voir si c'est conforme avec les programmes de l'EN. Pourquoi l'En approuve-t-elle les programmes du Grip alors qu'elles en présentent d'autres officiellement aux enseignants et au grand public ?! "

Écrit par : c.cuit | 16 mai 2009

Vert du rein? Ver du Rhin ? Vers dur Ain? Verdure, hein?
Je comprends que vous ne vous laissiez pas assimiler à Verdurin, Dobolino. Au moins la première et la dernière de ces propositions pourraient présenter éventuellement un léger intérêt.
Ecrit par : nicolas | 16 mai 2009

Vous oubliez "vert du Rhin", mais ça fait uniforme!
Vu que quelqu'un l'a traitée de nazillon, ainsi que deux ou trois autres, elle va se faire un plaisir de l'endosser. On la rebaptisera la môme vert de gris.
@Dobolino
Les profs étant de plus en plus traités comme des chiens et écrasés de mépris, la rubrique "chiens écrasés" se tient aussi ici!

Écrit par : retraitée | 16 mai 2009

Pour info

Les évaluations des élèves du CM2 : commentaires de Gilbert Sibieude et Françoise Candelier
Gilbert Sibieude et Françoise Candelier répondent aux question de Fabrice Madouas. Larges extraits de l'émission diffusée sur Radio Courtoisie

http://www.lire-ecrire.org/actualites/detail-de-lactualite/link//e47a8b118c/article/les-evaluations-des-eleves-du-cm2-commentaires-de-gilbert-sibieude-et-francoise-candelier.html

Écrit par : Guillaume | 16 mai 2009

Le petit poignardeur a été placé dans un centre spécialisé où "tous les soins lui seront donnés pour permettre sa reconstruction". Et la victime, quid de sa reconstruction ? Elle paraît plus atteinte que ce qui a été dit au départ.

Écrit par : Marilyse | 16 mai 2009

Merci pour le lien sur la fable "Le loup et l'agneau". J'ai projeté de faire lire sous peu la fable de Phèdre (en latin) dans ma quatrième.

Écrit par : Marilyse | 16 mai 2009

Question destinée à Monsieur Guy Morel;
Je cite...


"Je ne me vois pas utiliser un tel fichier. Les parents de mon école sont des contestataires et surveillent tout ce que l'on fait pour voir si c'est conforme avec les programmes de l'EN. Pourquoi l'En approuve-t-elle les programmes du Grip alors qu'elles en présentent d'autres officiellement aux enseignants et au grand public ?! "
Ecrit par : c.cuit | 16 mai 2009
Pour en parler tranquiillement
guy.morel314@orange.fr

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

Ah ! Oui ! La môme vert de gris, je préfère ! Je vous chanterai Lily Marlène puis Morel me tondra sous les applaudissements sadiques de Brighelli !
Quant aux chiens écrasés, comptez sur moi !
Ecrasés par les voitures, les sangliers, les cerfs, les tracteurs, les remorques de tracteur, chargées à bloc !
J'ai doit aussi à une rubrique chats écrasés ? C'est plus gai ! Ça récupère mieux et pour moins cher !

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

"Gilbert Sibieude et Françoise Candelier répondent aux question de Fabrice Madouas. Larges extraits de l'émission diffusée sur Radio Courtoisie"

Wouah
la putain de sa race.
ça c'est un média qui compte.

le GRIP trouve enfin son lieu d'espression.

Ni fleurs ni couronnes.

"Pas de prisonnier" disait Dugong?

Triste retour du refoulé.

Tiens, istrouve que les éditions Allia publient un ptitopuscule de Robert Musil qui s'appelle "de la bêtise".
On y lit ceci :
« Les psychologues estiment qu’il se produit, dans la panique, une suspension d’activité de l’intelligence et, plus généralement, des fonctions supérieures de l’esprit auxquelles se substitue un mouvement psychique plus primitif ; mais il est permis d’ajouter que ce qui accompagne alors la paralysie et l’étranglement de l’entendement, c’est une régression beaucoup moins vers l’action instinctuelle que, à travers elle, vers un instinct du dernier recours et une dernière forme d’action d’urgence. Cette forme d’action est celle de l’absolu désarroi ; dépourvu de tout plan, il semble que la raison, comme tout instinct de salut, l’ait abandonné ; mais son plan inconscient consiste à remplacer la qualité des actions par leur quantité, et son astuce, qui n’est pas médiocre, se fonde sur la probabilité que sur cent tentatives aveugles, loin de la cible, il y en ait une qui la touche. »

Chez pas ski fotan penser.

Écrit par : karen cheryl | 16 mai 2009

Ecrit par : c.cuit | 16 mai 2009
Pour en parler tranquiillement
guy.morel314@orange.fr

Ecrit par : guy morel | 16 mai 2009

Morel ! Suivez, bon sang ! On vous a déjà expliqué en long et en large qui étaient c.cui et c.cru !
Vous êtes invivable, cher !

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Mais non, il n'est pas con ! Et lui au moins, il connaît Okoudjava.

Cela vaut mieux que de donner des sujets sur le "totalitarisme".
Quant à Cadichon...

Ecrit par : guy morel | 16 mai 2009
Passons sur Cadichon ! Même si elle m'a flanqué une vilaine dérouillée sur Okoudjava !
Croyez vous, grand naïf, que si Pierre connait Okoudjava, c'est grâce à l'école, comme ce fut mon cas ?
Papa m'a d'ailleurs acheté sans broncher le vinyl à la librairie russe de la rue de Buci, alors que j'avais douze ou treize ans, du moment que ça m'aidait à apprendre la langue russe ! Le reste, il s'en battait, et faisait confiance à mon bon sens d'élève éduqué livré à des professeurs de tous horizons politiques et cultureles, années après années.
Ce brave homme savait bien que les opinions se forgent surtout face à la vie et qu'enseigner des embryons forcément orientés de savoirs historiques en troisième ou au Cm2 n'a jamais dévoré les esprits libres.
Contrairement à vous, ça le faisait rire.

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Vous êtes invivable, cher !

Ecrit par : dobolino | 16 mai 2009

Alors là jle crois pas coman quele lui répond;
"Vouzet invivable cher"

Onsaipa si ça veut dire qu'il est invivable parcequ'il est cher
Oubien qu'il est invivable et quil a bite dans le cher
ou bien le plus pire que c'est une grosse pétasse et qu"elle fait genre "grouaou mon gromorel vouzet invivabe groua , cher (genre lèche moi la touffe etc..

bref un poil extravertie mais hors con texte la dobo.

le fan cleube

Écrit par : karen chez rill | 16 mai 2009

On (?) me rappelle une expression que j'avais lancée il y a déjà quelques paies : ""Pas de prisonnier" disait Dugong?"

Je maintiens.

Beaucoup ont trépassé. Facile. Niveau 1 : leur seule justification était d'appartenir évidemment au camp du Bien. Les plus faciles à dézinguer.

Il reste des soldats perdus et surtout leurs chefs embusqués et nuisibles dans leurs citadelles. Il faudra rentrer dans les officines et les débusquer un par un. Façon Poutine. C'est un sale boulot mais il faudra bien le faire.

Pas d'aide providentielle débarquant sur les plages normandes pour cela. En interne uniquement.

Taïaut !

Écrit par : dugong | 16 mai 2009

Question destinée à Monsieur Guy Morel;
Je cite...


"Je ne me vois pas utiliser un tel fichier. Les parents de mon école sont des contestataires et surveillent tout ce que l'on fait pour voir si c'est conforme avec les programmes de l'EN. Pourquoi l'En approuve-t-elle les programmes du Grip alors qu'elles en présentent d'autres officiellement aux enseignants et au grand public ?! "
Ecrit par : c.cuit | 16 mai 2009
Pour en parler tranquiillement
guy.morel314@orange.fr

Ecrit par : guy morel | 16 mai 2009

Cette question a été posée sur un autre forum par une personne qui ne vient pas ici.
Elle aurait aimé une réponse et j'ai pensé que vous étiez certainement à même d'éclairer sa lanterne.

En ce qui me concerne je n'ai utilisé votre adresse e-mail qu'une seule fois, et seulement pour vous envoyer une petite histoire d'âne...
Je me garderais bien de faire plus, je ne suis pas à la hauteur pour discuter avec vous...

Écrit par : c.cuit | 16 mai 2009

@ dobolino

Je traite en ce moment l'argumentation en 4ème et je ne ne suis pas spécialement choqué par le sujet qui a été donné à votre fille.


Ecrit par : Robin | 16 mai 2009

Ouais ! Moi non plus ! J'ai l'habitude ! Mais ça me les brise menues qu'on en soit arrivé là !
D'ailleurs, ça y est ! Elle vient de le jeter sur le papier dans un grand cri de victoire. "Ça y est ! je l'ai fait !".

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Vraiment cela manque de tenue.

Quelle est donc cette déferlante?

"Façon Poutine"
semble expectorer ce pauvre déchet.

On croirait entendre un pet sur une toile si ré

Écrit par : juju | 16 mai 2009

Je me garderais bien de faire plus, je ne suis pas à la hauteur pour discuter avec vous...

Ecrit par : c.cuit | 16 mai 2009

Ça reste à prouver ! On a parfois l'impression que, malgré quelques stères de bois glorifiées et un âne qui n'en peut mais, le pragmatisme de base leur fait défaut...
Je suis en train d'écouter cette si belle chanson de Reggiani, "Le Souffleur"....

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Vous êtes invivable, cher !

Ecrit par : dobolino | 16 mai 2009

Alors là jle crois pas coman quele lui répond;
"Vouzet invivable cher"

Onsaipa si ça veut dire qu'il est invivable parcequ'il est cher
Oubien qu'il est invivable et quil a bite dans le cher
ou bien le plus pire que c'est une grosse pétasse et qu"elle fait genre "grouaou mon gromorel vouzet invivabe groua , cher (genre lèche moi la touffe etc..

bref un poil extravertie mais hors con texte la dobo.

le fan cleube

Ecrit par : karen chez rill | 16 mai 2009

Excellent ! vous avez pigé la blague et l'humour ! Chapeau bas !

Écrit par : dobolino | 16 mai 2009

Dobolino, les chats écrasés, je ne ris plus. On m'en a écrasé deux, empoisonné un troisième à la strychnine, et deux autres ont disparu!
Même "étalé" sur plusieurs années, ça fait beaucoup.
Vous ajoutez à ça ceux dont le vétérinaire a abrégé les souffrances!
Personne ne m'a envoyé de "spychologue" pour m'aider à faire mon deuil!

Écrit par : retraitée | 16 mai 2009

Peut-être parce que les élèves sentent-ils obscurément que ce texte décrit une situation qui renvoie à des pratiques bien actuelles : le prédateur (le voyou) s'érigeant en victime, cherchant des prétextes et usant de mauvaise foi pour justifier son méfait. Il existe une excellente analyse de cette fable sur http://www.philagora.net/auteurs/fontain1.htm
Ecrit par : Magister | 16 mai 2009
Bof. Faut lire les textes au lieu de gloser et même de dégoiser.

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

Ouais ! Moi non plus ! J'ai l'habitude ! Mais ça me les brise menues qu'on en soit arrivé là !

Ecrit par : dobolino | 16 mai 2009

Six élèves sur trente à peu près "au niveau" dans les deux 4ème de mon collège de rattachement, un peu plus dans l'autre (une dizaine).

Qu'est-ce que l'on fait des autres ? C'est tout le problème. Ils sont passés à l'ancienneté, à l'usure.

J'essaye bien de m'occuper de chacun d'entre eux en particulier quand je peux le faire (rédaction commencées en classe, corrections), mais ça n'est pas toujours possible.

Il faut faire une espèce de cotte mal taillée, y compris dans le choix des sujets. Vous n'avez pas idée du niveau de la moyenne des élèves en français (ou en vous avez une idée, à force de fréquenter ce blog), mais il faudrait y mettre des extraits de copies d'élèves et ça n'a pas été très bien vu, y compris de copies de candidats au CAPES de Lettres.

J'ai une nouvelle élève en 4ème, pas méchante pour sou, qui fait presque une faute d'orthographe grammaticale ou lexicale par mot, sans parler de la syntaxe et de l'expression ("l'effer rechercher c'est pour choquer les personne qui fumes pour qu'il arrète" et tout est comme ça)

Si je la note sur l'orthographe, c'est le zéro assuré, et même sur une rédaction, je peux difficilement mettre plus de 4, mais sur l'argumentation, elle n'est pas trop bête et elle a un peu compris. Je peux donc aller jusqu'à 8, malgré les fautes, en notant les "idées".

On est très loin de l'idéal de Boileau ("Ce qui se conçoit bien s'exprime clairement...")

Oui, je sais, c'est de la mauvaise cuisine et je n'en suis pas très fier, mais je ne veux pas non plus la décourager complètement et ça vous explique "comment on en est arrivé là" (et pourquoi en particulier on travaille sur l'argumentation).

Les collèges ressemblent à des centres de réanimation pour grands comateux. On en est est à guetter et à encourager le moindre signe d'activité intellectuelle.

(Je vous demande pardon, au nom de la France pour le dernier paragraphe ! ;-))

Écrit par : Robin | 16 mai 2009

"Gilbert Sibieude et Françoise Candelier répondent aux question de Fabrice Madouas. Larges extraits de l'émission diffusée sur Radio Courtoisie."

Ecrit par : Guillaume | 16 mai 2009

Et qui voulez-vous que ça étonne??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 mai 2009

A propos de "cotte mal taillée", j'ai eu un doute : "cote" ou "cotte" ? J'ai trouvé ça :

Cette expression remontant au Moyen Âge, quand la cote désignait l’impôt et la taille, sa répartition entre les différents contribuables puis, par extension, l'imposition elle-même.

Si la cote (l'impôt), était approximativement répartie, elle était inéquitable et injuste. D'où cette expression, qui signifie une répartition approximative, voulant contenter un maximum de participants, ou un maximum de comptes, et pouvant faire parfois des mécontents.

Par homonymie entre « cote » et « cotte » (tunique) et la taille qui peut signifier la découpe des tissus pour confectionner un vêtement, certains écrivent « cotte mal taillée ».

C'est ce que j'ai fait.

Écrit par : Robin | 16 mai 2009

Bof. Faut lire les textes au lieu de gloser et même de dégoiser.

Ecrit par : guy morel | 16 mai 2009

Guy Morel toujours aussi charmant...

Écrit par : Magister | 16 mai 2009

Guy Morel toujours aussi charmant...
Ecrit par : Magister | 16 mai 2009
Je me fous d'être charmant. Cette explication de La Fontaine est une glose. Maintenant, puisque vous réagissez de cette façon, coltinez-vous le texte. Après, on pourra voir.

Écrit par : guy morel | 16 mai 2009

Etes-vous donc obligé d'être aussi arrogant, voire méprisant ? Vous répondrez que vous vous en foutez de l'être ou non. Je n'ai pas l'habitude, par principe, de rentrer dans la couenne de gens dont je partage les idées ou que je lis avec intérêt. Mais là, mon cher Guy, votre autoritarisme, vous pouvez vous le garder.

Écrit par : Magister | 16 mai 2009

Etes-vous donc obligé d'être aussi arrogant, voire méprisant ? Vous répondrez que vous vous en foutez de l'être ou non. Je n'ai pas l'habitude, par principe, de rentrer dans la couenne de gens dont je partage les idées ou que je lis avec intérêt. Mais là, mon cher Guy, votre autoritarisme, vous pouvez vous le garder.
Ecrit par : Magister | 16 mai 2009

Vous parlez d'une fable de La Fontaine ; vous citez un texte inepte à son propos, texte qui parle par anachronisme de "génocide" et de je ne sais quoi encore, et dont le fond est de dire cette platitude : les grands textes sont éternellement actuels. Et vous vous indignez que j'ose vous suggérer d'expliquer ce texte - vous êtes professeur ou pas ? -, et vous appelez cela autoritarisme et arrogance !
Au texte, cher Magister, au texte ! sinon l'on pourra penser que l'arrogance n'est pas du côté où vous dites qu'elle est.

Écrit par : guy morel | 17 mai 2009

Rappelons les salaires mensuels nets médians de quelques professions (INSEE 2006-2007 )

Assistantes maternelles 970
caissiers 1140
Vendeurs 1200
Ouvriers non qualifiés 1200
Secrétaires 1300
Fonctionnaires (Cat. C) 1400
Ouvriers qualifiés 1490
Formateurs (IUFM?) 1570
Techniciens 1650-1900 (suivant la branche)
Armée, police pompiers 1800
Enseignants 2000
Cadres privé, ingénieurs 2460-2940 (suivant la branche)
Médecins salariés 3270

Ecrit par : TotoWeininger | 16 mai 2009

Nous sommes, pour la société, du niveau social des techniciens. C'est de plus en plus flagrant.

Il faudrait des IUT pour l'enseignement primaire et secondaire, et des Ecoles à Bac +5 pour l'enseignement en Université, les proviseurs et les inspecteurs.

Écrit par : Jérémy | 17 mai 2009

"Moi je souhaiterais que, dans les programmes, l'homosexualité soit abordée de manière tout à fait normale, ce serait déjà pas mal."
Ecrit par : Jeremy


Jérémy, sans vouloir vous fâcher, je ne crois pas que l'école doive se mêler de ça.
Cela relève de la sphère du privé, et c'est totalement contre-productif, comme toute morale, ou moraline!
En revanche, quand un élève tient des propos sexistes, racistes, intolérants, le professeur doit le remettre vertement à sa place.

Ecrit par : retraitée | 16 mai 2009

Pourquoi ? On parle d'hétérosexualité et personne ne dit que c'est du privé, que je sache.

Écrit par : Jérémy | 17 mai 2009

Mais d'expliquer quel texte, à la fin ? Celui de La Fontaine ou de Joseph Llapasset ? (moi qui voulait juste faire un peu d'esprit suite à un commentaire de robin, et, au passage, communiquer l'analyse de Llapasset à ceux qui auraient la curiosité de la lire !) Pour ce qui est de la platitude qui consiste à dire que les grands textes sont éternellement actuels, il me semble que la chose n'est plus acquise dans la friche culturelle qui s'installe et c'est bien cette menace qui nous réunit, que je crois peut-être naïvement.

Écrit par : Magister | 17 mai 2009

« Par exemple écrire ( en bon français et sans faute) :
" [...] l'inteligence [...] " »
guy morel | 16 mai 2009

;-)

Écrit par : Tailleboudin | 17 mai 2009

Et qui voulez-vous que ça étonne??? ;-)

Avez-vous seulement écouté ?
Non, coller l'étiquette "Radio Courtoisie = facho" vous suffit, c'est pratique et peu fatigant pour votre cerveau...
Vous êtes dans le camp du Bien, on sait, on sait...

Écrit par : Guillaume | 17 mai 2009

"Avez-vous seulement écouté ?
Non, coller l'étiquette "Radio Courtoisie = facho" vous suffit, c'est pratique et peu fatigant pour votre cerveau...
Vous êtes dans le camp du Bien, on sait, on sait..."

Ecrit par : Guillaume | 17 mai 2009

Non, ce n'est pas ça. Mais je sais un peu qui est Sibieude, et, franchement, ça ne donne pas tellement envie de l'écouter. Mais je le ferai quand même! J'ai gardé un (petit) côté maso...

Écrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2009

Jérémy, mon cher ami...

Non, non, ne partez pas, je ne vais pas épistolairement vous tabasser (enfin, pas ce coup-ci) ! Vous dites « Nous sommes, pour la société, du niveau social des techniciens. C'est de plus en plus flagrant. ». Cela me fait craindre l'intromission du politiquement correct dans le langage abscons d'une Éducation nationale pédagogisée. Après les techniciens de surface et autres erpillothérapeutes, nous allons bientôt être affublés du sobriquet de « technicien de l'éducation », voire de « technicien de la transmission des compétences transversales » (parce « technicien du savoir », faut pas rêver comme le dit si bien Sylvain Augier).

Écrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009

Coucou aux vieux potes de ce blog, à Christophe, Jeremy, Francis, Dobolino et les autres...!

Avez-vous entendu hier matin Véronique Bouzou expliquer sur RTL qu'il suffit de quelques élèves agités et insolents dans une classe pour empêcher le professeur de faire son cours alors que, sans la présence de ces élèves insupportables, celui-ci se déroulerait tout à fait normalement, car la majorité des élèves est plutôt sérieuse?
Elle a ajouté que, la plupart du temps, ces élèves, actuellement, ne sont pas sanctionnés, que les chefs d'établissement les laissent agir en toute impunité, même les soutiennent contre les professeurs.
C'est exactement le problème des collèges: quelques crétins - en 6ème 5ème - devenus des salopards en grandissant - en 4ème 3ème - tiennent la dragée haute aux professeurs avec le soutien bienveillant de l'administration ("l'élève au centre", voyons!).
Elle a raconté aussi que, reçue pendant une heure par Xavier Darcos à la suite de la parution de "Ces profs qu'on assassine" (avril 2009), elle a essayé de le lui expliquer, mais n'a pas eu le sentiment qu'elle était bien comprise, puisque le problème ne se limite pas à installer des portiques de détection, mais de sortir les perturbateurs des classes qu'ils démolissent.
L'hétérogénéité de la classe n'est gérable que si le professeur n'est pas confronté à longueur d'heure à des problèmes de discipline.

La Principale de mon collège, par exemple, excelle dans l'art de soutenir et de materner les perturbateurs. C'est sans doute sa basse vengeance de prof ratée. Pendant cinq mois, elle a soutenu contre moi un élève de 4ème d'une insolence exponentielle, deux ans de retard (16 ans le 5 février dernier), 4/20 de moyenne, "Blâme" à tous les conseils de classe depuis la 6ème (qu'il avait redoublée), MonchériMoncoeur gâté de parents relativement aisés, 14 rapports détaillés de ma plume sur sa déplorable attitude dans ma classe, bref une pure horreur, imperméable à la gentillesse comme à la sévérité, aucun espoir, le buté complet qui ne vient que pour faire le pitre. Comme elle s'obstinait à ne pas le sanctionner, mes punitions n'ayant aucun effet, j'ai fait parvenir par le Président de la Société des agrégés une lettre à Darcos, lequel l'a fait transmettre au Recteur. Dans la réponse de celui-ci, reçue il y a quelques jours seulement , j'apprends que les parents de ce triste sire avaient saisi l'Inspecteur d'Académie dès le mois de novembre à propos des "difficultés que leur fils avait avec moi" (habile présentation des choses, n'est-ce pas?). De toute évidence, et c'est là que je veux en venir, c'est la Principale du collège qui leur avait suggéré d'écrire à l'Inspecteur d'Académie.
Bref, mes collègues et moi comptons les jours jusqu'au 30 juin, date à laquelle cette dame, qui incarne l'incompétence crasse et la bêtise irradiante, prend sa retraite!

Écrit par : Jean | 17 mai 2009

Jérémy, je n'ai jamais parlé d'hétérosexualité en classe!

Écrit par : retraitée | 17 mai 2009

Jean, on ne peut que vous donner raison. Il y a vraiment des grands coups de boule qui se perdent!!! :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 17 mai 2009

les "blouses blanches", c'étaient ces médecins juifs qui soignaient Staline à la fin de sa vie ; le "Petit père des peuples" s'était persuadé qu'ils cherchaient à l'empoisonner, non ?

Ecrit par : Robin | 16 mai 2009

Oui, et il les a tous liquidés.
Un livre vient de paraître : "L'ivrogne et la marchande de fleurs", autopsie d'un meurtre de masse 1937-1938, par Nicolas Werth.

Il dévoile le secret de "la grande terreur" qui a fait jusqu'à 1.500 morts par jour, 750.000 morts en seize mois.
(Ordre du jour 00447, qui aurait dû rester secret à jamais, mais conservé dans les archives, les chercheurs y ont maintenant accès.)
La machine va jusqu'à statuer sur le sort des "enfants de moins de trois ans socialement dangereux".

Écrit par : Anne-Marie Valette | 17 mai 2009

Bref, mes collègues et moi comptons les jours jusqu'au 30 juin, date à laquelle cette dame, qui incarne l'incompétence crasse et la bêtise irradiante, prend sa retraite!

Ecrit par : Jean | 17 mai 2009

J'ai eu exactement le même problème que vous toute l'année avec ce genre d' élève, déléguée de classe (!). Je peux donc comprendre votre exaspération.

Au dernier conseil de classe, le principal adjoint nous a demandé (en fait intimé l'ordre) de ne pas parler de ses problèmes de comportement.

En général, elle ne fait rien pendant toute l'heure, même pas ouvrir son cahier et son livre, mais il faut s'attendre aussi à la voir consulter son portable, parfois même téléphoner (dans le cours d' une collègue), se mettre à chanter les dernières chansons de la "Star académie", se lever pour faire la danse du ventre (!), interpeller bruyamment ses camarades, jeter des objets à travers la classe (cet exécrable "blanco" que je voue aux gémonies), s'affaler sur l'épaule de sa voisine, etc.

Mais il s'agit sans doute d'une personnalité exceptionnelle et c'est moi qui ne dois pas savoir m'y prendre.

Écrit par : Robin | 17 mai 2009

J'ai trouvé ça vendredi dans mon casier :

Cher collègue,

La CAPA (commission administrative paritaire académique) chargée d'examiner les demandes de révision de note administrative s'est réunie le 14 mai 2009.

Votre cas a été examiné.

Vous ne nous aviez pas envoyé de courrier pour nous aider à présenter votre défense (ça n'est pas demain la veille que je vais adhérer au SNES et je n'ai pas pu m'acquitter, pour des raisons financières, de ma cotisation au SNALC)

Proposition de la CAPA : maintien de votre note à 38,10

cordialement (sic !) M. A et B.C

Vous comprenez peut-être un peu mieux pourquoi j'ai le moral un peu en berne en ce moment.

Mais ça ira. Je vais relire "La mort du Loup".

Écrit par : Robin | 17 mai 2009

Au dernier conseil de classe, le principal adjoint nous a demandé (en fait intimé l'ordre) de ne pas parler de ses problèmes de comportement.

En général, elle ne fait rien pendant toute l'heure, même pas ouvrir son cahier et son livre, mais il faut s'attendre aussi à la voir consulter son portable, parfois même téléphoner (dans le cours d' une collègue), se mettre à chanter les dernières chansons de la "Star académie", se lever pour faire la danse du ventre (!), interpeller bruyamment ses camarades, jeter des objets à travers la classe (cet exécrable "blanco" que je voue aux gémonies), s'affaler sur l'épaule de sa voisine, etc.

Mais il s'agit sans doute d'une personnalité exceptionnelle et c'est moi qui ne dois pas savoir m'y prendre.

Ecrit par : Robin | 17 mai 2009
-------
Posez la question suivante à ce cinglé de principal adjoint :"Si elle me tue, m'interdisez-vous de déposer une plainte ?"
(L'absurdité de ce que je viens d'écrire ne m'échappe pas : le but de la question serait de moquer l'imbécile de principal adjoint, à défaut de lui mettre une claque, ce que j'aimerais bien faire si j'étais à votre place.)

Écrit par : Francis Penin | 17 mai 2009

bonjour ! J'arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, je m'en excuse mais je voulais vous faire part de ce film. Je ne sais pas s'il sort dans toutes les salles de cinéma, mais je pense qu'il en vaut vraiment la peine :

http://www.linternaute.com/cinema/film/15678/katyn.shtml

Au plaisir de vous lire dans tous les cas !

Écrit par : Sandra WAGNER | 17 mai 2009

A tous ceux qui savent :

Pourriez-vous me dire où se trouve le texte d'un jury de CAPES de lettres vivement critiqué par Anne ?
Je crois avoir compris qu'il avait été mis sur ce fil.
Si vous me dites la date et le signataire du message, je trouverai relativement rapidement.
Il y a 1071 messages - bientôt 1072 avec celui-ci...
Je voudrais voir à quel point Anne est excessive dans son propos.
Merci d'avance !

Écrit par : Francis Penin | 17 mai 2009

Bonsoir à toutes et à tous…
J'étais absent depuis hier : parti à Tours rendre les copies de CAPES — je rentre à l'instant.
Pour m'apercevoir que ça a drôlement trollé, sur le blog…

Bon. Résumons (l'épreuve du CAPES, c'était celle de grammaire — questions et stylistique à propos d'un texte de Saint-Simon — et non St-Simon comme l'ont écrit 60% des candidats…)…
- "momentanés" est, pour 10% des candidats, le participe passé d'un verbe non identifié (je momentane ?).
- "politiques" est formé sur la racine grecque "poly", qui veut dire "plusieurs", parce que la politique, ça rassemble les gens (5%) ;
- dans la formuilation "ils se sentent visés", "visés" est adjectif attribut du COD "se" ;
- "ils avaient un maintien chagrin" : l'adjectif "maintien" qualifie le substantif "chagrin" ;
- Les Mémoires de Saint-Simon" sont une œuvre publiée en 1983 par Yves Coirault (le responsable de l'édition de la Pléiade, pour ceux qui ne savent pas) ; d'ailleurs, Saint-Simon a été fortement influencé, dans son écriture des Mémoires, par les Confessions de Jean-Jacques Rousseau…

J'en passe…

Je rappelle que ces jeunes gens ont au moins une Licence, et, dans leur majorité, un Master (déjà).
Quant à la jugeote, ce n'est malheureusement pas un diplôme universitaire…
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 mai 2009









Souvenirs du CAPES 05

Epreuve de dissertation fse

Sujet : lecture et relecture ("Relire n'est pas lire une seconde fois, c'est nouer un rapport nouveau avec ce qui s'est fait reconnaître comme texte", citation de Claude Lefort dans sa préface du "Discours sur la servitude volontaire" de La Boétie).

Échantillon de 108 copies
Orthographe des candidat(e)s respectée.
Et je ne parle pas de l'écriture (que de copies torchonnesques et gorétisées !!! ) ni de la présentation.


 ON NE SAIT PAS ACCORDER

La notion de temps de lecture est ponctuel
Stendhal remarquent
Les théoriciens de la réception relève
Nous nous interrogerons (…) pour s'intéresser
Nous tenterons d'envisager la question en se plaçant…
Zola décrit les mines du nord de la France et ses ouvriers


 VERBES NON -- OU MAL – CONJUGUÉS

Ils n'ont pas revêti (ou : revêtit)
La citation mérite d'être nuancer
Corneille a adapter
On ne peut pas négligé
Emma Bovary s'est laissée enfermée
La question que s'est poser un critique contemporain
Il conclue
Le personnage de la femme est perçue


 ON ÉCRIT COMME ON PARLE (ET ON NE SAIT PAS PARLER)

Cette ouvrage (souvent)
Un paysage hostil
Les échelons sociales
Prise de contacte
Il pourrait être intéressant de comprendre comment cette ambiguïté a-t-elle pu…
Le théâtre de l'absurde, dont Ionesco et Beckett en sont les plus grands représentants
Comment envisager la littérature s'en prendre en compte la lecture ?
Calderon, dramaturge espagnole
Boulversement (fréquent)
Nous suivons le fils du texte
Évènement (dans la plupart des copies)
Quoiqu'il en soit (idem)
Exhaltant (…)
Désué
La pérénité
Un playdoyer
Dans toute l'acceptation du terme (très fréquent)
"soit-disant" (aussi)
Synthagmatique (…) paradygmatique (dans plusieurs copies… ils sont aussi censés avoir fait du grec, non ?)
"L'Iliade" et "L'Odyssée", empruntes de tradition orale…
Le commentaire composé déscelle les finesses du texte
"à priori" (CAPES de lettres classiques !!!)
La "mos majorum"(…), la furor
Un rapsode
"docere, placere, emouere" (CAPES de lettres classiques !!!)
"pallier à " et parfois même "palier à"
le délivrement du message que voudrait faire passer l'auteur


 INCAPACITÉ À CONSTRUIRE UNE PHRASE

C'est de ce charme dont on veut nous délivrer
Ce n'est pas de ce type de relecture dont il est question
Les épopées, que nous avons la chance à notre époque de les connaître…


 STYLE AÉRIEN

Nous allons examiner la thèse de ce critique en la passant au crible de la critique
Les critiques qui ont réfléchi sur la critique…
Le critique différencie son opinion de celle générale


 ABSENCE DE MAÎTRISE DU VOCABULAIRE

Le critique prends le contrefil de cette doxa
Comme le décrit Paul Valéry dans "Variété"
"Le Ventre de Paris" déverse de nombreux détails
Les conflits que fromente le réel
Ce nouveau rapport peut aussi bien se situer au sein du lecteur
Dans "Paul et Virginie", l'exotisme est largement déployé


 L'OUTRECUIDANCE DES NÉOPHYTES

Seules les œuvres contemporaines sont polysémiques.
Les œuvres romantiques sont faites pour ne pas être relues.
Les personnages de "En attendant Godot" sont bêtes.
Le lecteur naïf se fie à ses connaissances. (no comment)
La poesie des poetes petrarquistes est une poesie avec de nombreuses figures de style.
Les références scatologiques dans le "D. Juan" de Molière.
Les fables de La Fontaine sont appelées à être récitées, ce qui leur vaut leur place en primaire et au collège. (Miam, ça sent bon l'IUFM)
Corneille a été mis en butte par Racine.
Mallarmé veut amener le lecteur à une lecture passive.
Robbe-Grillet prône une littérature de la lecture émotive, pour faire ressentir le fugasse. (aux anchois ?)


 CULTURE LITTÉRAIRE : LA CONFUSION LA PLUS TOTALE !

Basil de Césarée
"Amphitrion" (CAPES de lettres classiques, ne l'oublions pas !!!)
"L'Énéïde"
Servantès
Les fables de Lafontaine (plusieurs fois dans la copie)
Les fables de La Fontaine comportent toutes une morale à la fin : "Rien ne sert de courir, il faut partir à point".
La mort d'Hyppolite (il passe quel CAPES, déjà ?)
"Titus et Bérénice" de Racine
"Robinson Crusoé "de William Dafoë
Saint-Priest et M. de Vermer, héros de "La Nouvelle Héloïse" …
Dans "L'Ingénue", le Héron…
On peut endosser le personnage de Candide ou de son maître (?)
L'ironie de Montesquieu dans "Les Lois"
"Renée" de Chateaubriand
Fabrice à Vaterlot
"Une soirée perdu" de Vigny
Avec "L'Education sentimentale," Flaubert a voulu faire "un livre sur rien"
Le roman expérimental, avec Benjamin Constant …
Mallarmé, poète abscond
Dans "l'Education sentimentale", Frédérique (plusieurs fois dans la copie)
"Le Vallon" de Rimbaud
Beaudelaire (depuis le collège, sans doute…)
Les textes de Beaudelaire sont souvent le résultats du hachish
Théophile Gauthier fait parti de la veine des surréalistes qui pratique une écriture mécanique
Dans "Les Rougon-Macquart", Balzac dit que…
Au début du roman éponyme, Madame Bovary fait l'acquisition d'un nain de jardin (MA PRÉFÉRÉE !! JE M'EN REMETS PAS !!! IL DOIT CONFONDRE AVEC AMÉLIE POULAIN !)
"L'Assomoir" (parfois "L'Asomoir", voire "L'Assomoire")
L'absente de tout bouquet, comme dit Lautréamont
Dans le Nouveau Roman, Gide…
"Huit-clos" de Sartre (Sarthre, dans d'autres copies, voire Sarthe)
"La Route des Flandres" de Michel Butor
Le mille-pattes dans "Le labyrinthe" de Robbe-Grillet
"Les Essais critiques" de Bakhtine
"Psychanalyse des contes de fée", de Jung
"Le Vampire du CDI" (???!!!) est un roman très intéressant
"Marine" d'Appolinaire ("Chantre" ???)
Philippe Soulpault
"Stèles" de Segalen est construit selon les quatre points cardinaux, mais dans un élément chinois.
Aragon s'insurge contre la montée du totalitarisme dans "Retour d'URSS" : ce texte préfigure les Goulags et les exportations massives en Sibérie.
"Zazie dans le métro", texte de facture surréaliste, reproduit une histoire selon différents points de vue…

Le metteur en scène Claude Régie (…)
Jean Villard
Annie Ubersfeld explique que le roman est un texte à trous
Umberto Ecco
Jean Starobinky
…des critiques comme Yser, Jauss et Péguy
Tzetan Todorov
Gustave Lançon (Lansson, aussi)
Les frères Goncourts

Et rose elle a vécu ce que vivent les roses / l'espace d'un printemps
Abeli bibelot…

"Les Chattes" de Baudelaire (J’ADOOORE)
Le "Chaplin décoiffé" de Boileau
"L'Amant "de Marguerite Yourcenar
La tapisserie de la vierge à la licorne
"La Cigale et la foumis"
"Le banquier et le savetier"
Monsieur Madelaine
Les Verdurins


 REGISTRE DE LANGUE

Qui n'a pas relu cette tirade, pour, à nouveau, être emballé ?
La petite fille qui se ballade seule dans la forêt
Proust débute la "Recherche"…
Le "vous" débute "La Modification"
L'auteur mène son lecteur par le bout de son nez.
On peut relever Stéphane Mallarmé (MAIS DANS QUEL ÉTAT !!!)
Le père Goriot se laisse démolir par sa gentillesse.
L'auteur se rappelle du passé


 TENTATIVES DE DISCOURS CRITIQUE ("LA VOIX DE SON MAÎTRE…")

Relire sous-entend l'acte physique de relire plusieurs fois.
La critique a consacré ses études sur la notion d'auteur : l'être humain a tendance à le définir (…) mais le critique, lui (…)
La lecture est en fait le premier contact que le lecteur a avec le texte de l'œuvre.
La lecture est une des premières approches de l'oeuvre après l'avoir choisi.
Depuis qu'il a été donné à l'homme de communiquer, il produit des textes.
Lire est déjà bien assez difficile à définir, alors, lorqu'il s'agit de donner un sens précis et bien déterminé de "relire", cela l'est encore plus.
"J'accuse" est un article de journal dont la relecture est à relire une seconde fois.
Il faut relire pour ne pas se laisser tromper par l'auteur (quelle idéologie !!! on sent le Viala là-dessous…)
Ce n'est pas toujours en comprenant qu'on découvre les meilleurs aspects.
La relecture du mythe d'Amphitrion est relue par Giraudoux afin de dénoncer, en s'en moquant, de l'audace des hommes.
Dès le début du XXe siècle, il y a un grand changement aux theories litteraires.
Tout texte littéraire est destiné à quelqu'un ou à quelque chose, et délivre des signifiants et des signifiés.
"Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud", la parataxe profuse et déstabilise le lecteur ; néanmoins, ce que le texte apporte au lecteur est réciproquement possible.


 ET POUR LA BONNE BOUCHE, UN EXTRAIT DE LA COPIE DU MAIRE DE CHAMPIGNAC :

Le livre, tel une cloche qui frissonne encore, teintant son œil de différentes émotions…


 …CELLE DE M. DE LA PALISSE :

Proust s'illustre par ses périodes proustiennes qui nous emmènent dans l'univers proustien.
L'éclairage d'informations complémentaires qui illumine le texte…
"Les Antiquités de Rome" abordent des thèmes liés à l'Antiquité.


 ET LES ILLETTRÉ(E)S DE SERVICE (QUI, POUR SE PRÉSENTER AU CAPES, ONT, RAPPELONS-LE, OBTENU LEUR LICENCE)

D'autres lectures d'ouvrages ayant étudiées le texte, permet un éclairage à chaque fois pour le lecteur à chaque fois
Chez les Anciens de l'Antiquité, à leurs élèves, ils leur faisaient apprendre par cœur "L'Odyssé "d'Homere (…) et la Tôra
On pourrait rapprocher cette relecture aux premiers poèmes (…) qu'on ne sait pas vraiment ce qu'ils veulent dire
Une relecture où on en développe des hypothèses de sens.

Ecrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2009

Écrit par : uncertain | 17 mai 2009

Etes-vous donc obligé d'être aussi arrogant, voire méprisant ? Vous répondrez que vous vous en foutez de l'être ou non. Je n'ai pas l'habitude, par principe, de rentrer dans la couenne de gens dont je partage les idées ou que je lis avec intérêt. Mais là, mon cher Guy, votre autoritarisme, vous pouvez vous le garder.

Ecrit par : Magister | 16 mai 2009

Pour Guy Morel, c'est l'ordre qui compte, mais dans son esprit, un seul en mérite le nom : l'ordre stalinien !

Écrit par : Goulag | 17 mai 2009

Jérémy, je n'ai jamais parlé d'hétérosexualité en classe!
Ecrit par : retraitée | 17 mai 2009

Ben si, vous avez bien parlé d'amour à un moment ou à un autre !

Écrit par : Jérémy | 17 mai 2009

Jérémy, mon cher ami...

[...] Vous dites « Nous sommes, pour la société, du niveau social des techniciens. C'est de plus en plus flagrant. ». Cela me fait craindre l'intromission du politiquement correct dans le langage abscons d'une Éducation nationale pédagogisée. Après les techniciens de surface et autres erpillothérapeutes, nous allons bientôt être affublés du sobriquet de « technicien de l'éducation », voire de « technicien de la transmission des compétences transversales » (parce « technicien du savoir », faut pas rêver comme le dit si bien Sylvain Augier).

Ecrit par : Le Pingouin | 17 mai 2009

Ben oui, nous sommes l'équivalent des infirmières par rapport aux médecins, ou des techniciens supérieurs par rapport aux ingénieurs. Les vrais cadres sont proviseurs, inspecteurs, ou professeurs des université, et nous nous sommes des techniciens, auxquels il est simplement demandé de garder les élèves, de corriger des copies et des examens, et de cocher des compétences.

Et c'est un mouvement inconscient mondial, donc on n'y échappe pas. Nous sommes des techniciens, et ceux qui prendront la relève auront bientôt un niveau bac +5. Il va y avoir des déconvenues.

Écrit par : Jérémy | 17 mai 2009

Eh bien, maintenant, on sait ce qu'est une "politique de gribouille"…
JPB

Écrit par : brighelli | 17 mai 2009

Etes-vous donc obligé d'être aussi arrogant, voire méprisant ? Vous répondrez que vous vous en foutez de l'être ou non. Je n'ai pas l'habitude, par principe, de rentrer dans la couenne de gens dont je partage les idées ou que je lis avec intérêt. Mais là, mon cher Guy, votre autoritarisme, vous pouvez vous le garder.

Ecrit par : Magister | 16 mai 2009

Pour Guy Morel, c'est l'ordre qui compte, mais dans son esprit, un seul en mérite le nom : l'ordre stalinien !

Ecrit par : Goulag | 17 mai 2009

Difficilement supportable, en effet. On se demande dans ce cas quel sens ont les mots "intelligence" et "culture".

Écrit par : Goulagitou | 17 mai 2009

« Par exemple écrire ( en bon français et sans faute) :
" [...] l'inteligence [...] " »
guy morel | 16 mai 2009

;-)
Ecrit par : Tailleboudin | 17 mai 2009

Triplandouille, vous êtes la mouche qui vrombit.
:-)))

Écrit par : guy morel | 17 mai 2009

Bon les musicos, êtes-vous capables de trouver le titre de ce standard.
Voici les premiers accords :

Eb - Eb - F7- F7 - Fm7/Abm - Abm/Bb7- Bbm6 - Gdim/C7 -
Fm7/G9b - G - C7M....

Écrit par : Manitas | 17 mai 2009

extrait....
 …CELLE DE M. DE LA PALISSE :

Proust s'illustre par ses périodes proustiennes qui nous emmènent dans l'univers proustien.
L'éclairage d'informations complémentaires qui illumine le texte…
"Les Antiquités de Rome" abordent des thèmes liés à l'Antiquité.


 ET LES ILLETTRÉ(E)S DE SERVICE (QUI, POUR SE PRÉSENTER AU CAPES, ONT, RAPPELONS-LE, OBTENU LEUR LICENCE)

Ecrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2009



La Palice,des lapalissades:nul n'est à l'abri d'une faille:restons humains et modestes.

Écrit par : hum! | 17 mai 2009

Je rappelle que ces jeunes gens ont au moins une Licence, et, dans leur majorité, un Master (déjà).
Quant à la jugeote, ce n'est malheureusement pas un diplôme universitaire…
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 mai 2009
----
C'est hallucinant !
Combien y a-t-il eu de candidats présents à toutes les épreuves de ce CAPES ? Et combien y a-t-il de postes à pourvoir ?
Des licenciés ès lettres aussi mauvais, c'est apparemment étonnant.
Mais les professeurs d'université attribuent beaucoup de licences aux étudiants pour se gargariser de la qualité de leur faculté (de lettres ou de sciences). Ce que ces étudiants deviennent ensuite leur est égal.
La question est : y a-t-il plus de candidats de valeur que de postes offerts au CAPES ?

Je signale en passant qu'à l'agrégation de sciences physiques option chimie, concours masculin, de 1969, il y avait 15 postes. (10 au concours féminin. Epreuves identiques.)
Il y a eu 361 candidats (hommes) présents à toutes les épreuves écrites (trois épreuves).
Il y a eu 60 admissibles. J'étais 103ème avec 30,5/100. Le dernier admissible avait 40/100.
Le jury a mis une liste complémentaire de 4 noms en plus de la liste principale de 15 noms.
Ces agrégés-là n'étaient pas au rabais.
La situation actuelle au CAPES de lettres (modernes ?) est peut-être analogue. Les admissibles seront peut-être tous de qualité et les admis de qualité supérieure.

Écrit par : Francis Penin | 17 mai 2009

 ET LES ILLETTRÉ(E)S DE SERVICE (QUI, POUR SE PRÉSENTER AU CAPES, ONT, RAPPELONS-LE, OBTENU LEUR LICENCE)

D'autres lectures d'ouvrages ayant étudiées le texte, permet un éclairage à chaque fois pour le lecteur à chaque fois
Chez les Anciens de l'Antiquité, à leurs élèves, ils leur faisaient apprendre par cœur "L'Odyssé "d'Homere (…) et la Tôra
On pourrait rapprocher cette relecture aux premiers poèmes (…) qu'on ne sait pas vraiment ce qu'ils veulent dire
Une relecture où on en développe des hypothèses de sens.

Ecrit par : Françoise Guichard | 14 mai 2009

Ecrit par : uncertain | 17 mai 2009
-------
Merci de cette information !
Juste une remarque. J'ai tout lu. Certaines choses (en dehors de l'orthographe et de la grammaire) m'ont échappé car je suis maître ès sciences.
Mais j'ai vu que l'on reprochait à certains candidats d'avoir écrit "évènement".
Pourtant le dictionnaire Petit Robert donne les deux orthographes suivantes :"événement ou évènement".
La deuxième est-elle fautive ?
Je n'emploie que la première...

Écrit par : Francis Penin | 17 mai 2009

Avez-vous remarqué Francis Pénin que quand on veut discuter de la condition ouvrière en France - à la télé - on invite des experts qui sont tout ce qu'on veut mais qui n'ont jamais manié la lampe à souder ? Enfin moi ce que j'en dis ... je sais bien que je m'adresse à des intellectuels de haut vol...

Ecrit par : iPidiblue dans la boîte à sous | 10 mai 2009
-----
Je l'ai remarqué d'autant plus facilement que je suis fils de mineur de fond. Je n'ai pas manié le pic mais je sais ce qu'était la vie des mineurs et des ouvriers en général.
Ces prétendus "experts" me font toujours sourire... ou rugir de colère !
Mon nom s'écrit sans accent sur le "e", SVP. Mais l'orthographe avec le "é" existe. Ma fille a été en classe primaire avec un garçon s'appelant "Pénin". J'ignore pourquoi ces deux orthographes existent simultanément.

Écrit par : Francis Penin | 17 mai 2009

Bravo à vous Francis pour votre courage et votre obstination. Vous avez eu bien raison de ne pas céder à la malhonnêteté et à la lâcheté. Je pense que vous devez cette victoire à votre personnalité mais aussi à votre expérience. Lorsqu'on est en début de carrière, il est souvent très difficile de résister à toutes les pressions que l'on peut subir. Après avoir effectué mon année de stage dans ce qu'il est convenu d'appeler un "bon lycée de province", j'ai été affecté dans un collège particulièrement gratiné. J'ai voulu jouer la carte de la transparence en signalant d'emblée à l'administration tout problème important que je pouvais rencontrer. Bien mal m'en prit! Au troisième incident, qui était d'ailleurs un incident grave (insultes et menaces de la part d'une élève), le principal me dit très sèchement: "Décidémént, Monsieur, vous avez du mal à vous imposer!". Son diagnostic, pour exact qu'il fût, ne le dispensait cependant pas de chercher à m'aider. Hélas, j'ai connu la descente aux enfers, j'ai été estampillé mauvais prof et l'administration s'en lava les mains. J'ai ensuite connu l'engrenage fatal, inspection-sanction à la demande du principal... . J'ai même été convoqué au rectorat par le DRH qui m'a tenu le langage suivant: "Vous savez, monsieur, ce n'est plus comme dans le temps, aujourd'hui un jeune professeur qui n'est pas à la hauteur risque le licenciement pour incompétence professionnelle...". Comme vous pouvez vous en douter, j'ai frôlé la dépression de très près. Je tiens à préciser que je ne m'affranchis nullement de toute responsabilité dans les évènements et je ne cherche pas à faire pleurer dans les chaumières. Même si je faisais mon travail sérieusement, il est évident que je n'étais pas à la hauteur de la tâche. Toutefois, il me semble que mon cas aurait pu être réglé avec un peu plus d'humanité.

Ecrit par : Alain | 10 mai 2009
--------
Je suis désolé de découvrir si tardivement votre message, mon cher collègue.
Merci de votre compliment !
Ce qui vous arrive est arrivé à un de mes jeunes collègues. Il a vu un psychiatre qui l'a mis en congé de longue maladie et il est ravi.
Surtout ne démissionnez pas ! C'est ce que l'administration pousse les jeunes professeurs sérieux et consciencieux à faire. Ce qu'elle attend des professeurs, c'est qu'ils fassent de la garderie et que tout se passe dans la bonne humeur.
Plus les élèves en apprennent moins, plus l'administration est moins fâchée avec les professeurs. (Je paraphrase Pierre Dac qui a dit :"Plus tu pédales moins fort, moins tu avances plus vite." ou quelque chose de ce genre.)
Bon courage !

Écrit par : Francis Penin | 17 mai 2009

"nous aurons l'assurance d'avoir encore des professeurs cultivés"

Je n'en suis pas si sûr Monsieur Penin. Je connais bon nombre d'étudiants de bon niveau mais qui n'ont pas beaucoup de culture. Cela dit je souscris à votre propos à cela près que ce n'est pas parce qu'on arrive en tête au CAPES de telle ou telle matière que l'on est instruit ou cultivé.
Si on veut des professeurs cultivés il n'y a qu'une seule chose à faire: une école solide en amont; Malet et Isaac, Lagarde et Michard, Lebossé et Emery et là, peut-être que l'on aura une cohorte d'enseignants solides à tout niveau.
Que dire de la culture d'un nouvel enseignant qui a subi dans sa belle jeunesse l'école de ces derniers temps?

Vincent qui essaye de combler ses énormes lacunes.

Ecrit par : matheutordu | 14 mai 2009
---
Ce que vous dites me fait grand plaisir : j'ai eu ces livres entre les mains, tous. C'était entre 1951 et 1958.
Il semble pourtant que les premiers reçus au CAPES soient d'un très bon niveau, si l'on en croit Françoise. Mais le dernier reçu au CAPES de lettres modernes, je ne saurais dire ce qu'il vaut.
Ceal dépend du nombre de bons candidats et de celui des postes mis au concours.
Bon courage, Vincent !

Écrit par : Francis Penin | 18 mai 2009

@Francis Penin,
Vous écrivez à propos du téléfilm "1905" :
"L'auteur de ce téléfilm a voulu être trop démonstratif, à mon avis. Il a dramatisé à l'excès les situations et certains personnages étaient caricaturaux."

Passons sur le film qui ne m'a pas emballé non plus, mais...
Lisez cela.

http://www.marievictoirelouis.net/document.php?id=228&auteurid=229

Ecrit par : guy morel | 14 mai 2009
---------
Oui, Guy, j'ai lu ce document bouleversant.
Je reconnais que même moi, né en 1940, j'ai connu des petites gens d'une effroyable stupidité dans ma jeunesse.
Et, tout compte fait, il n'y a pas de raison qu'il n'en y en ait pas encore.
Mais le pire, ce sont les gens ayant un peu de pouvoir, des inspecteurs vindicatifs, la haine d'un homme éconduit et qui abuse de son pouvoir, etc.
Tout cela existe toujours, oui, je le crains.

Écrit par : Francis Penin | 18 mai 2009

Francis, c'est à peu près ce que je voulais dire par "formatage télévisuel".
Je ne parlais pas seulement de la durée, (qui est à peu de chose près celle d'un vrai film), mais du fait que, dès qu'on"* s'adresse au téléspectateur, on le suppose tellement stupide qu'on s'arroge le droit de lui mettre les points sur les "i" de manière extrêmement voyante.

*J'ai bien écrit: "dès qu'on".

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mai 2009
-----
Ah ! d'accord ! Merci, Christophe.

Écrit par : Francis Penin | 18 mai 2009

Et merci à Guy pour son lien. Bouleversant.
Et qui prouve aussi que, en imposant les choses brutalement, et par la violence, on arrive immanquablement à ce genre de situation.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 mai 2009

Alain, neoprofs et Robin
Merci pour votre soutien et vos conseils!
J'ai 30 ans, cela fait 5 ans que j'enseigne et je me prends à rêver de donner des bons points, mais aussi des coups de règle des bonnets d'ânes. Je rêve d'élèves en tablier et sandales écrivant avec enthousiasme à la plume, buvard sous la main.
Je crois bien que je suis née à la mauvaise époque...

Écrit par : camelia | 18 mai 2009

Camélia, vraiment, venez voir sur le forum, vous verrez que vous êtes tout à fait loin d'être la seule à penser ainsi :)

Écrit par : Neoprofs | 18 mai 2009

L’histoire que donne Guy Morel en lien me rappelle celle d’une institutrice publique des années 30, dont j’ai fait depuis un personnage de livre :

« …Mais il souffrait moins que la petite institutrice, ainsi appelée car, hormis les rares apôtres de la laïque, tous ignoraient son nom – et que ses grands élèves pouvaient la toiser. Quêtant un logement, elle fit douze maisons avant de trouver une chambrette, là le treize portait chance. Perdue derrière des minuscules lunettes ovales, perdue dans sa classe unique aux fenêtres sales, perdue devant des caboches boudant tout ce qui n’était pas pose de collets, pêche aux boërs ou dénichage de grimpe-chênes, elle perdait encore plus le jour où l’aréopage hautain des instituteurs du canton étrillait ses cancres goguenards, résignés ou indifférents. La légende veut que, les portes de tous commerces fermées par mépris ou par crainte de la Cure et du Château, elle soit morte de faim. Non, elle mourut de chagrin, de solitude et, plus prosaïquement, de tuberculose. Pour qu’elle aille au cimetière, pour qu’elle ne souffre plus, pour qu’enfin on lui fiche la paix, il fallut réquisitionner les porteurs…. »

J’en sais plus depuis la sortie de ce livre : elle était nourrie en cachette par une famille qui lui apportait des vivres. 70 ans après, cette famille fleurit toujours sa tombe. Tombe dont le chevet est à l’inverse de toutes les autres…

Écrit par : PMB | 18 mai 2009

On peut aussi s'interroger sur le respect du doit à manifester et à s'exprimer:
Déploiement important de forces de sécurité pour la visite de Xavier Darcos à l'occasion du congrès national de la PEEP à l'espace Encan à La Rochelle.
Les manifestants (une cinquantaine) ont été empêchés d'approcher par un cordon de CRS qui n'a pas hésité à employer des gaz lacrymogènes pour les disperser. Pris d'un
malaise, un manifestant a été évacué par les pompiers.

Voir photos et lire la site sur :
http://sauvons-lecole.over-blog.com/article-31697421.html

Écrit par : lilou | 05 juin 2009

Qui a entendu plus au sujet de cet entrefilet du Monde :
http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/06/12/deux-japonais-arretes-avec-100-milliards-d-euros-d-obligations_1206372_3214.html

Rappel : budget de l'état français environ 400 milliard d'euros !

Et malgré tout, ça n'intéresse personne ???

Écrit par : Zorglub | 13 juin 2009

petite erreur budget France 280 milliards euros
(400 c'est en dollars)

Écrit par : Zorglub | 13 juin 2009

Xavier Darcos sait absolument tout faire. Le voilà maintenant ministre du travail. Il a bien "entubé" les enseignants....

Écrit par : Lacheur | 24 juin 2009

Je tire mon chapeau sur ce billet. Il dit tout et je pleure encore mes collègues lynchés et abandonnés tels que vous les décrivez.

Je reviens sur les suicides : c'est une réelle honte que notre hiérarchie se dédouanne si lâchement de leur responsabilité.

L'an dernier, près du lieu où j'enseignais, un professeur de mathématiques s'est suicidé. Savez-vous qui sont les seuls à s'être remis en cause ? Les élèves qui sont venus pleurer à l'enterrement et demander pardon d'avoir trop chahuté le professeur. Bien évidemment, la hiérarchie n'a rien dit. La principale a été mutée dans un établissement de classe supérieur et la principale-adjointe est devenue principale. Des promotions !

Écrit par : Luth | 10 juillet 2009

Merci à Luth pour son témoignage…
JPB

Écrit par : brighelli | 10 juillet 2009

Je me rends compte que je risque, finalement, d'être souvent d'accord avec vous à la lecture de ce blog ;)

Mea culpa, mea maxima culpa !

J'ai dû vous prendre en grippe car je vous assimilais à tous ces ex-professeurs qui écrivent des bouquins et quittent l'Education nationale une fois leur gloriole atteinte (ne me parlez pas de l'auteur d'Entre les murs !). Je vais vous lire très attentivement même si, parfois, je regrette que les discussions ne portent pas sur nos pratiques (je suis souvent pris pour un fou quand en conseil d'enseignement, je propose de discuter sur comment chacun d'entre nous enseigne. Silence radical !).

Écrit par : Luth | 10 juillet 2009

JPB

j'ai passé le capes de lettres, cette année, pour la première fois. Et je ne l'ai pas eu. Normal, beaucoup d'appelés, peu d'élus, admissible la première fois c'est déjà bien, j'en passe et des meilleures.

En revanche, il faut croire que je prépare dans une université correcte. Parce que franchement, vos exemples sur Saint-Simon, je les croyais tiré de la classe de troisième où j'ai fait un stage.

Écrit par : Mahault | 07 août 2009

Et je crois, au passage, que j'ai été il y a mettons quinze ans une élève de PMB...

Écrit par : Mahault | 07 août 2009

"je les croyais tirés" : accord avec le pronom "les".

Écrit par : Marilyse | 07 août 2009

Chapitre 21
Les écoles actives bilingues de Paris (EAB)

Quand j’eus connaissance de la menace contre Anne Nerenz, je n’hésitai pas à consulter notre « Bible » pour avoir le numéro de téléphone personnel d’un membre du gouvernement. Ce fut, cette année-là, Alain Madelin, Ministre de l’Economie et des Finances dans le gouvernement Juppé.

Son fils fréquentait une « école active bilingue » (EAB) : l’école de la rue du Théâtre, à Paris. Nous avions trois école bilingues dans le programme : celle du Parc Monceau, celle de la rue de la Pompe et celle du Théâtre. Les classes qui participaient au programme comprenaient des enfants venant de différents milieux : artistique, show business, ambassades, monde politique ( députés, ministres, chefs d’état), cadres supérieurs de grandes sociétés, en un mot, de parents à la célébrité connue, aux moyens exceptionnellement élevés et au pouvoir très étendu. C’était la crème de la crème, le haut du panier. « The best of society ».

A présent, étant libéré de toutes responsabilités et ayant atteint un âge où la vérité ne fait plus peur, j’avoue que je fus fier au début lorsque je réussis à convaincre la première Ecole Active Bilingue de participer aux classes franco-américaines. Elle était située 6 Avenue Van Dyck, Paris 8e, à l’une des entrées du Parc Monceau, quartier plutôt huppé de la capitale. J’avais reçu une réponse positive pour un rendez-vous et je fus reçu par la Directrice de l’établissement. L’école se trouvait dans les premiers étages d’un immeuble très cossu, avec rampe d’escalier en fer forgé et tapis dans les escaliers. Les chambres de plusieurs appartements avaient été transformées en salles et son bureau se trouvait au fond d’un couloir. Je rencontré une femme fort agréable, très ouverte et enthousiaste quant à l’idée de participer au programme des classes franco-américaines. Je donne son nom puisqu’elle a joué un rôle important à rameuter les autres écoles actives bilingues. Elle s’appelait Danièle Perrin. Je dois souligner ici, son extrême compétence à diriger une école aussi difficile qu’une EAB. Malheureusement pour nous, Danièle, cinq ans plus tard, fut tuée dans un accident de cheval et je perdis une aide précieuse qui m’avait donné tant de renseignements sur ce type d’établissement. Je lui dédie ce chapitre.

Nous organisâmes la première classe pour l’école Van Dyck l’année 1980-1981. La directrice pour apprécier l’expérience de ses enfants, partit avec le premier groupe.

Au cours de la visite de l’école après notre rencontre, elle m’indiqua qu’elle ne pourrait pas assurer la réciprocité, n’ayant aucun espace pour accommoder une classe américaine. En effet le bâtiment était plein à craquer et certains cours avaient lieu dans les couloirs ou des pièces, type cuisine, aménagées pour la circonstance. Les gamins couraient partout pour rejoindre leurs enseignements et il était parfois difficile de se frayer un chemin au milieu de la cohue.
Puis, elle ajouta dans un éclair de lucidité : « Nos parents n’auraient pas le temps de s’occuper d’un enfant américain, beaucoup n’ont déjà pas le temps de s’occuper des leurs ! »

Ce fut le cas de toutes les Ecoles Actives Bilingues de Paris. Etablies souvent à la hâte par une équipe pédagogique pour satisfaire les besoins d’une population qui exigeait un enseignement bilingue pour leurs enfants, elles se trouvaient dans les beaux quartiers mais dans des immeubles privés, loués à prix d’or. Quelques appartements rapidement modifiés suffirent pour lancer le système. Le coût de l’instruction était, par conséquent très élevé, pour couvrir les frais. Mais toutes étaient subventionnées avec une convention de l’état qui réglait les salaires des professeurs.

En relisant les listes des enfants des EAB inscrits dans les classes franco-américaines, nous constatons la variété des noms et prénoms. En effet nous avions une diversité d’origine qui dénotait les multiples nationalités. Lorsqu’en 1985, nous dûmes obtenir un visa pour chaque enfant qui partait aux Etats-Unis (qui s’ensuivit d’une réplique de la France envers les citoyens américains qui eux aussi devaient obtenir un visa des consulats français pour visiter la France), nous eûmes entre les mains des centaines et des centaines de passeports. Nous les portions au consulat américain mais la compréhension des autorités alertées par des membres du Congrès ou des sénateurs de Washington qui avaient enfants, neveux ou nièces dans le programme, nous aida à simplifier les démarches. Nous avons reçu tous les visas demandés sauf un pour une petite Iranienne pendant la crise des otages à Téhéran. Elle payait les pots cassés de la géopolitique !

Les EAB étaient fréquentés par les enfants des ambassades africaines, sud américaines, asiatiques en France. Tous pratiquement avaient été exposés à l’anglais et dans les EAB, ils venaient surtout pour améliorer leur français. Puis je l’ai déjà signalé, les gosses de la haute sphère : députés, sénateurs, petits-enfants des présidents de la République, vedettes du show business, du cinéma, du monde sportif, du journalisme.

Écrit par : André Girod | 02 février 2011

Ce texte me semble tellement juste, à tout point de vue, que je ne peux que le saluer. En espérant qu'il soit salvateur... pour une Education Nationale à la dérive.

Écrit par : Jeremino | 15 mars 2011

Félicitations, c’est un blog super. J’ai trouvé beaucoup d’informations utiles. Je vous invite à consulter mon site, et je serais ravi de vous accueillir parmi les membres de notre site.
Créez votre profil gratuitement sur le site Vosamis.net, et parlez-en a vos amis. ;-)

Écrit par : Philippe | 07 août 2011

le commentaire précédent est un spam, il ne parle absolument pas de mécanique automobile et de comment faire baisser le carter pour changer l'huile de vidange. C'est juste... ubuesque !
Saligaud.
Catherine.

Écrit par : comment faire sa vidange | 15 août 2011

Merci pour ce blog constructif.
A méditer: " a house divided itself cannot stand", sortie de son contexte mais appliquable à tout domaine.

Bonne continuation,

Dexter.

Écrit par : Dexter | 05 novembre 2011

Bonjour,

Je m'appelle Aurore et je suis journaliste pour un nouveau programme d'information et d'actualité pour TMC.

Dans le cadre de notre premier numéro mi novembre, nous souhaitons lancer un débat sur la profession d'enseignant et tenter de comprendre pourquoi il y a un tel malaise aujourd'hui.

J'aurais aimé vous poser quelques questions à ce sujet.

Pourriez vous me transmettre vos coordonnées téléphoniques afin que je puisse vous contacter?

Je vous remercie pour l'aide que vous pourriez m'apporter.

Cordialement,

Aurore Gioli
01.40.53.45.12
gioli@coyote.fr

Écrit par : Gioli | 07 novembre 2011

Chez vous, est-ce que ça se passe comme çà ?

La devise dans notre établissement : pas de vagues, pas d’emm.....Pourquoi ? Parce que si un prof a le malheur d’exposer ses problèmes à la hiérarchie, cela lui revient en pleine figure comme un boomerang. C’est un incompétent qui ne sait pas gérer sa classe. Alors plutôt que se faire « enfoncer » et perdre la face, mieux vaut se taire et rester dans son coin, seul avec son mal-être, se battre chaque jour de plus en plus pour arriver à résister, jusqu’à .....l’épuisement. Et ça les ados l’ont bien compris.
Ce ne sont pas eux qui sont responsables, c’est l’institution qui refuse de voir la réalité en face et qui se protège en bidouillant insidieusement les statistiques afin de laisser croire que tout va bien et en laissant se reproduire certaines incivilités. Tout le système est à revoir. Un établissement sans incident est un bon établissement et ses chefs sont bien considérés. C’est important pour leur carrière.
Les enseignants se retrouvent dans la même situation que les policiers qui savent que leurs efforts à
défendre un système de valeurs sont vains, car les institutions ne suivent pas.
Ils sont terriblement seuls.
Fini la belle solidarité, chacun pour soi. L’humain n’a plus sa place. Seuls les chiffres comptent.
Et ne parlons pas de la compétition malsaine avec le système de rémunération au mérite
Qu’on évalue comment ? A la tête du client ?
Autre exemple pour comprendre jusqu’où va le subterfuge. Assistons aux conseils de classe. Le prof dont les élèves obtiennent de mauvaises notes est montré du doigt. Ses notes font « tache » sur le bulletin. Si les élèves ont de mauvaises notes, c’est qu’il est un mauvais pédagogue où qu’il est trop sévère. Alors plutôt que de passer pour un mauvais prof, de se voir mal noté, et lorsqu’il a compris le système il augmente les notes. Il s’arrange pour que les évaluations soient le plus favorables possible. Et il n’est pas importuné. Voilà aussi comment le niveau arrive à baisser.
L’hypocrisie est partout. Aux examens aussi. Il faut faire semblant pour ne pas être dévoré et le prof un tant soit peu consciencieux accepte difficilement la situation mais n’a pas le choix. Où il adhère ou il en « crève ». C’est ce qui est malheureusement arrivé à un de nos collègues.

Écrit par : cathy | 07 novembre 2011

Bonjour JPB
J'ai horreur des gens, qui sous couvert de morale, s'enorgueillissent. Et il semble que vous fassiez partie de cette catégorie. Désolé.
Décoré par Darcos vous vous sentiez pousser des ailes. Je pense que, depuis, vous avez compris qu'il s'agissait d'ailes de poulet.
Vous avez dénoncé, avec raison, la "Fabrique des crétins" j'ose vous demander ce que vous penseriez d'un livre intitulé "L'usine des suceurs". Parce qu'il y en a assez de votre arrogance, du dénigrement des instits dont vous pensez qu'ils ont le salaire d'un prof ! Après Darcos, vous sucez Bayrou en ayant essayé la gauche molle...C'est votre droit mais il est inacceptable que vous vous pensiez "représentatif" des enseignants, même si vous avez rejoint le SNALC (qui a perdu aux dernières élections...lol. )
Désolé si je suis direct. J'aime bien certains de vos propos quand ils sont vrais et vérifiés. (Vos propos sur les PE/instits sont, hélas, archi-faux.)
Frankenstein.
Frankenstein.

Écrit par : Frankenstein | 11 novembre 2011

Écrire un commentaire