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10 mai 2009

Profs au bord de la crise de nerfs

    Je ne sais pas si, comme le disait Camus, le suicide est « le seul problème philosophique vraiment sérieux », mais il est certainement, au moins depuis Durkheim, un problème sociologique de premier plan.

    Dans Ces profs qu’on assassine, Véronique Bouzou, enseignante elle-même, analyse ce qui, dans cette profession malmenée par les médias, vilipendée par les beaufs, peu estimée par les gouvernements successifs, peut pousser tant de gens au suicide — ou, tout au moins, à la dépression. Et, en même temps, au déni de leur mal-être. Car, comme elle le souligne dès les premières lignes, « bon nombre d’enseignants répriment leur malaise et refoulent leurs difficultés professionnelles de peur de passer pour des incompétents ou des pleurnichards. »

    « En quoi, continue-t-elle, le métier d’enseignant est-il donc susceptible d’engendrer stress et névroses en tous genres ? Cette profession, plus qu’aucune autre, constitue-t-elle un vecteur de risques capable d’engendrer des maladies mentales et des troubles du comportement, et quelles formes la dépression prend-elle concrètement sur les enseignants ? Le danger tend-il à s’aggraver ces dernières décennies ou bien est-il tout simplement inhérent aux risques du métier ? »

    Poser les bonnes questions, c’est déjà, en un sens, y répondre. Comme disait Elsa Triolet, citée par l’auteur (pas de féminin, s’il vous plaît !), « il n’y a pas de suicides, il n’y a que des meurtres. »


    Les enseignants sont les seuls — avec les flics — à disposer, depuis 1959, d’une clinique psychiatrique (l’Institut Marcel Rivière, appelée ordinairement dans la communauté éducative « la Verrière »). Les instituteurs qui ont créé la MGEN ont remarqué assez vite qu’après la tuberculose, la seconde pathologie des enseignants est la maladie mentale.

    Au passage, il est étrange de constater que «  la plus grande entreprise nationale peut perdurer sans médecine du travail… » La dépression est diagnostiquée à l’extérieur de l’Education Nationale — tout comme, apprenons-nous très vite, les suicides d’enseignants ne sont pas répertoriés par le ministère, puisque la Vulgate de la rue de Grenelle stipule qu’ils ne sont jamais, mais alors jamais, le fruit d’un environnement de travail détestable… On ne se pend jamais que pour des raisons intimes, c’est bien connu. Et apparemment, la vie professionnelle n’a rien de personnel…

    Ainsi parlent les recteurs. On se suicide parce qu’on divorce, ou parce qu’on ne divorce pas, parce qu’on est malade, parce que c’est l’automne, parce qu’un ami vous a répondu un peu durement au téléphone, mais jamais, au grand jamais, parce qu’on vous insulte en classe, qu’on vous y lance des boulettes de papier dans le dos, qu’on vous y poignarde, qu’on vous y accuse de mauvais traitements sur la personne sacrée de Monchéri / Moncœur / Moncanard.

    Ni, bien entendu, parce que tout le monde s’en fout.

 

    La Verrière… C’est donc dans ce nid de coucous, où les patients souffrent, selon le docteur Lemurzeaux, « de différentes sortes de dépressions et , à un moindre degré, de décompensation névrotique, psychotique, ou de troubles de conduites en la forme d’addictions », que Véronique Bouzou a commencé son enquête. C’est là qu’elle a rencontré, parmi tant d’autres, cette collègue de maths qui a craqué parce que ses élèves, tous venus de quartiers huppés, avaient plus d’argent de poche qu’elle de salaire. C’est là qu’elle a croisé cet ancien enseignant soliloquant, gesticulant devant un auditoire imaginaire — « en train de faire le cours idéal qu’il n’avait jamais pu réaliser »… Ce n’est pas anecdotique : un ancien patient de la Verrière l’a quitté pour mettre fin à ses jours. « C’était un perfectionniste », soupire la responsable.

    Curieux métier où trop de conscience professionnelle tue…

 

    Nous savons tous qu’enseigner est un art de la représentation. Rien d’étonnant donc à ce que la Verrière dispose d’un théâtre — je regrette simplement que ce ne soient pas les « fous » qui s’y produisent : dans les années 1805, Sade, enfermé à jamais à Charenton, avait eu la possibilité d’écrire des pièces et de les faire jouer par ses co-internés, pour leur plus grand bénéfice (1). Que pourraient représenter des profs fous ? le médecin-chef énumère les griefs de ses patients. « Le climat de tension et de stress… Le manque de reconnaissance de leur travail… Le manque de soutien à la fois de leurs pairs et de leur hiérarchie… Et des incivilités répétées… »

     Comme c’est curieux, comme c’est étrange, et quelle coïncidence…

 

     Reste — et c’est l’essentiel du livre — à comprendre ce qui tue, ou ce qui abîme, dans l’Ecole d’aujourd’hui. « Les profs, analyse Véronique Bouzou, vont de désillusion en désillusion en constatant que l’image « noble » qu’ils se faisaient de leur métier n’existe pas dans la réalité. Ils ont souvent l’amère impression que leurs élèves n’ont rien appris et que les bons sont délaissés au profit des mauvais qui monopolisent toute leur attention. Ce sentiment d’injustice les ronge de l’intérieur. Un vrai coup de poing dans le ventre que de constater la ruine du système éducatif » — ce système même qui les a formés, eux, ex-bons élèves qu’ils furent, pour la plupart. Collège unique, que de crimes on commet en ton nom…

    Les premiers troubles, on les constate dans la salle des profs, « antichambre de l’asile psychiatrique ». C’est là, entre deux cours, que les enseignants craquent. C’est là qu’ils tentent de camoufler sous des plaisanteries l’angoisse de retourner en classe. C’est là aussi qu’ils expérimentent, plus qu’en cours peut-être, de grands moments de solitude : il est de mauvais ton d’y exposer ses problèmes, il est rare même d’y demander conseil. Blues journalier, que l’on ne combat pas, comme le prétend Sébastien Clerc, en buvant du thé et en faisant du yoga — emplâtres post-modernes sur des névroses bien réelles.

    Ni en faisant un stage de plus à l’IUFM voisin, où, comme le souligne l’auteur, « les formateurs présentent en modèle [aux néo-profs] des cas irréalisables à mettre en pratique avec leurs élèves et bien évidemment, les professeurs stagiaires sont incapables de copier le modèle énoncé. D’amblée, ils se sentent nuls car ils n’arrivent pas à répondre aux consignes idéales des formateurs. »

    D’autant que bien des « formateurs » n’enseignent en IUFM que pour mieux fuir ces salles de classe où l’on se fissure, jour après jour, avant de craquer…

 

    Second champ d’investigation de l’auteur : l’Autonome de Solidarité laïque (http://www.autonome-solidarite.fr/), cet organisme de protection judiciaire des enseignants, de plus en plus sollicité aujourd’hui. J’en avais parlé lors de la parution du livre de Marie-Monique Robin, l’Ecole du soupçon (La Découverte, 2007), qui expliquait comment les « décrets Ségolène » et l’étrange obsession pédophilique de la Secrétaire d’Etat des années 2000 avaient entraîné un boom des plaintes injustifiées. Plus de 100 en moyenne annuelle, contre huit à dix auparavant, et toujours le même nombre — deux ou trois — amenant une mise en cause judiciaire : c’est dire les dérives de telles incitations à la délation. Des décrets qui ont poussé au suicide bien des enseignants à la conduite irréprochable (voir http://bernardhanse.canalblog.com/, et plus généralement http://www.autonome-solidarite.fr/?fas-usu=tribune&ty...).

 

    Qui porte plainte aujourd’hui contre les enseignants ? Les parents — et pas pour des histoires de mœurs, non : pour des questions de « harcèlement pédagogique » — traduisez : de mauvaises notes.

    C’est que l’Ecole, devenue lieu d’éducation et non plus d’instruction, « garderie bien plus que tremplin », doit répondre à des demandes contradictoires que les enseignants s’épuisent à satisfaire. Du coup, les voici « boucs émissaires de l’échec éducatif » — un échec qui est d’abord celui des parents, mais dont ils se dédouanent assez volontiers sur les profs. Et quand (de plus en plus souvent) les élèves qui passent en conseil de discipline se font assister d’un avocat, comment s’étonner que ces mêmes élèves, deux jours plus tard, paradent en toute impunité devant des enseignants sidérés, excédés, comme les voyous font la nique aux flics qui croyaient les avoir mis à l’ombre ?

    Et de remarquer que « si la machine judiciaire n’hésite pas à se mettre en marche et à tout ébranler sur son passage quand l’enseignant est à peine soupçonné, le déséquilibre inverse se produit lorsque celui-ci endosse le statut de victime. » Combien d’enseignants renoncent à porter plainte, parce qu’ils savent qu’elle n’aboutira pas ? « Pour quelques affaires surmédiatisées, combien d’autres demeurent encore ignorées ? » De même, et pour en revenir à l’accroche initiale, les suicides qui filtrent dans les médias sont, dit l’auteur, « la partie émergée de l’iceberg ».

 

    Je ne veux pas déflorer complètement un livre qui se lit avec anxiété, tant on y retrouve le quotidien de bien des collègues. Tout enseignant met des noms derrière les anecdotes rapportées par Véronique Bouzou, il en  met parfois plusieurs. Et pour faire une revue rapide des derniers chapitres, combien de profs connaissons-nous qui ont été lâchés par leur hiérarchie, lynchés par leur inspecteur, incités à acheter — en vain — la paix scolaire en surnotant les élèves, invités à mettre les jeunes au centre du système et eux-mêmes nulle part, abandonnés par leurs pairs, laissés en première ligne, et sans munitions, face aux communautarismes les plus revendicatifs ? Combien d’entre eux sont méprisés — par leurs propres élèves — parce qu’ils ne gagnent pas assez dans une société où « avoir » a remplacé « être » ?

    Ce qui au fond étonne le plus, au terme du livre, c’est qu’il n’y ait pas plus de profs internés en asiles psychiatriques… C’est qu’il y ait encore quelques masochistes, ou quelques risque-tout, pour entrer en cours et tenter, encore une fois, et sans revolver à la main comme dans la Journée de la jupe, que Molière s’appelait Jean-Baptiste Poquelin.

 

Jean-Paul Brighelli

 

Véronique Bouzou, Ces profs qu’on assassine, Jean-Claude Gawsewitch éditeur, 2009.

 

(1) Voir JP Brighelli, Sade, la vie, la légende, Larousse, 2000. Voir surtout Peter Brooks, Marat-Sade, disponible aujourd’hui en DVD. Voir enfin, partout où elle se produit, Marie-Claire Pietragalla et son Théâtre des fous — tout à fait sublime.

Commentaires

« Le manque de soutien à la fois de leurs pairs […] ». Cela me rappelle qu’il y a peu je ne me sentais pas bien dans ma peau tant le regard de certains collègues pouvait être « de travers ». Et oui, je ne réponds pas « présent » à chaque grève annoncée par des syndicats dont on se demande s’ils ne sont pas inféodés à de secrètes directives ministérielles (ou alors expliquez-moi pourquoi on ne donne notre argent à l’État qu’une journée plutôt que d’attendre que ledit État finisse par céder), je mange avec les enfants à la demi-pension plutôt qu’avec mes collègues dans une salle à part (pour entendre des fois ce qu’ils ont fait en famille le week-end mais, plutôt, souvent vilipender sur les décisions présidentielles quand le repas ne se termine pas en réunion syndicale organisée). Le monde est ainsi fait que les enseignants sont regardés de travers de l’extérieur mais aussi de l’intérieur ; toutefois, pour éteindre mon envie de faire ce passionnant métier, que j’exerce pour les enfants et non pour les collègues, le monde ne suffit pas.

Le Pingouin

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

« Le manque de soutien à la fois de leurs pairs
Jean-Paul Brighelli

Euh, rassurez-moi, cela vaut aussi pour le sexe féminin ou insinuez-vous que certains de vos collègues manqueraient de courage?

Désolé, mais votre note est si terrible pour le moral qu'il faut parfois décompresser.

N'ajoutez-pas que je réagis souvent trop vite, je m'en charge!

Ecrit par : Merlemocoeur | 10 mai 2009

Deux remarques après cet excellent bien que décourageant constat :
Je vois depuis qq années des collègues du secondaire, pourtant solides intellectuellement, physiquement et moralement, se décourager et s'épuiser devant Moncanard, Mapoulette et Monlapin, lycéens à la fois insolents, paresseux, caractériesl, inéduqués, et inintéressés par tout ce qui n'est pas leur nombril. Margaritas ante porcos, quoi.
Deuxième remarque : je ne crois pas être bégueule et j'ai pas mal d'heures de vol, mais quand je vois ces potaches dans la cour , et surtout quand je les entends se parler ou plutôt s'éructer, avec une vulgarité, un relâchement, une bêtise terrifiants (ex : "Tu me casses les couilles" proféré par les filles, ou "Salooope" devenu quasiment un terme d'affection), je me dis que si l'on me renvoyait dans le secondaire, je ne tiendrais pas le coup longtemps -- ou alors j'en assommerais un(e) avec une chaise...

Ecrit par : Françoise Guichard | 10 mai 2009

On le sait si bien, ma chère, que l'administration, prudente, vous garde en prépas…
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 mai 2009

Oui, triste constat...
Où en on revient à l'assertion selon laquelle si les parents éduquaient, les professeurs pourraient enseigner.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

On le sait si bien, ma chère, que l'administration, prudente, vous garde en prépas…
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 mai 2009

==> Moi je veux bien y aller en prépa (quoique 45 concours blancs à corriger face à 36 contrôles de 6e...), c'est l'IG qui veut pas me donner l'agreg'. C'est un complot contre moi, l'EN en veut à mon existence, on veut abolir mon intégrité psychologique. Tiens, je vais peut-être aller faire un tour à la Verrière moi...

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Le suicide est peut-être « le seul problème philosophique vraiment sérieux », il est en tous cas une réalité sociale fréquente, qui tue bien plus que la grippe porcine.
Avez-vous des chiffres pour nous permettre de savoir si le suicide des profs est plus fréquent que celui des cheminots ou des taxidermistes ?

Ecrit par : yann | 10 mai 2009

Autrefois, il y’a bien longtemps
Le métier d’enseignant
N’était vraiment pas compliqué
On n’était pas stressé.
Les élèves avaient leurs affaires
Et acceptaient d’se taire
Des profs déjantés, il n’y’en avait guère
Pour aller à Verrière;
Ce temps est
Révolu
Il faut bien qu’on évolue !

CHERS COLLÈGUES, CHERS COLLÈGUES VRAIMENT
ON A CONNU L’BON TEMPS
DE L’ÉCOLE D’ANTAN
AH
DU BON TEMPS DES PROFESSEURS FLINGUEURS
L’ÉLÈVE HYPERACTIF
Y S’PRENAIT UN BOURRE-PIF.

Maintenant qu’les pédagogols
Ont investi l’école
Nous voilà tous bien formatés
Et culpabilisés.
Si dans ta classe, c’est l’enfer
C’est qu’tu sais pas y faire ;
Lors des inspections, ton compte sera bon
Si t’es en rébellion.
Tu seras
Mal noté,
Tu pass’ras à l’ancienneté.

LES BONS MAÎTRES LES BONS MAÎTRES MAINT’NANT
N’DOIVENT ÊPAS TRAUMATISER
LES ENFANTS TROP GÂTÉS
AH
TU VOUDRAIS LES INSTRUIRE ? C’EST RINGARD !
TU ES UN VIEUX RÉAC
DOMMAGE QU’Y AIT PLUS D’GOULAG.

Il a fallu mettre au panier
Ces méthodes éculées
La grammaire, la conjugaison
Tous ces trucs à la con ;
Pourquoi savoir la forme en –ing
Vive le happy-slapping ;
A quoi bon , vraiment, se prendre la tête
Tout est sur Internet.
Aujourd’hui,
mon coco
Il faut être démago.

Ecrit par : la Verrière | 10 mai 2009

Yann, on pourrait aussi se renseigner sur les chiffres du suicide chez les endauffés des sciences de l'éducation qui doivent déprimer de voir une bande d'irréductibles connards, dont je suis, ne pas céder s'agenouiller devant eux (je ne m'agenouille que devant Dieu et je ne le vois pas ici).

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Yann, si je me suis bien fait comprendre (et si le livre de Véronique Bouzou est clair) il n'y a justement aucune statistique fiable. Des rumeurs, des exemples à foison, mais l'administration évite soigneusement ce sujet qui fâcherait les troupes…
Alors les rumeurs (et les faits) disent que les suicides et les TS sont nombreux, que les névroses sont fréquentes, que les arrêts-maladie pour dépression sont légion. L'auteur explique même que des enseignants "non conformes" pédagogiquement aux désirs de leurs Principaux sont priés de réclamer un arrêt-maladie — et on leur fait toute facilité pour cela… Et son ouvrage est émaillé de coupures de presse qui énumèrent la longue litanie de ceux qui sont passés de l'autre côté (voir aussi le site que j'indique de l'Autonome de solidarité, sur les suicides dus à des dénonciations calomnieuses — vous vous rappelez sans doute "les Risques du métier", avec Brel…
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 mai 2009

Approbation sans réserve de cette Note.
Je me demande combien de temps cela va continuer ainsi.
Quand je suis parti à la retraite, en 2000, après m'être fâché, fin mai 2000, avec le proviseur cinglé qui a sévi encore 5 ans - jusqu'à 66 ans, grâce à une prolongation d'un an obtenue par dérogation - et a demandé une deuxième prolongation d'un an, ce qui lui a été refusé tant il avait fait d'âneries, je croyais qu'on touchait le fond et qu'on ne pouvait plus que remonter.
Je me suis trompé.
Ce qui me laisse perplexe, c'est le silence du ministre et du président de la République : pourquoi, alors qu'ils savent ce qui se passe, laissent-ils tout aller à vau-l'eau ?
Trouvent-ils un quelconque intérêt à laisser le système continuer à pourrir ? Et lequel ?

Ecrit par : Francis Penin | 10 mai 2009

Peut-être une question d'élections mon cher Francis. Vous voyez le fils de l'ancien publicitaire d'origine hongroise dire aux Françaises et aux Français : « Tas de cons, arrêtez d'emmerder les profs qui sont là pour apprendre des choses aux résultats des quelques minutes de plaisir que vous vous êtes données et pensez à élever vos merdeux au lieu d'élever la voix contre les sales notes qu'ils obtiennent à cause de votre laxisme ! » Je pense que même lui n'oserait pas, on est pas partout au salon d' l'Agriculture.

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

XD a convoqué Véronique Bouzou, et l'a longuement interrogée, ou cuisinée, avec deux conseillers à ses côtés.
Il avait même pris le temps de compulser son dossier.
Allez savoir, il la chargera peut-être d'une mission…:-))
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 mai 2009

"Trouvent-ils un quelconque intérêt à laisser le système continuer à pourrir ? Et lequel ?"

Ecrit par : Francis Penin | 10 mai 2009

Mais oui, ça fait longtemps qu'on le dit! Darcos veut donner le public au privé!!!

"Du suicide chez les endauffés des sciences de l'éducation"

Un titre pour le prochain San-Antonio?
"endoffé", Pingouin!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Jean-Paul, merci pour cette note. Tout ce que vous écrivez est plus vrai que nature. On n'est pas loin de rivaliser avec la profession de gardien de prison.

"Deuxième remarque : je ne crois pas être bégueule et j'ai pas mal d'heures de vol, mais quand je vois ces potaches dans la cour , et surtout quand je les entends se parler ou plutôt s'éructer, avec une vulgarité, un relâchement, une bêtise terrifiants (ex : "Tu me casses les couilles" proféré par les filles, ou "Salooope" devenu quasiment un terme d'affection), je me dis que si l'on me renvoyait dans le secondaire, je ne tiendrais pas le coup longtemps -- ou alors j'en assommerais un(e) avec une chaise...

Ecrit par : Françoise Guichard | 10 mai 2009 "

C'est sûr qu'un doit se retenir ! Peut-être le yoga du médiatique Sébastien Clerc nous serait-il alors salutaire ... Comme dit JPB dans sa note, on a plusieurs noms, plusieurs visages dans le collimateur ... Nom de Diousse !

Ecrit par : Marilyse | 10 mai 2009

Allez savoir, il la chargera peut-être d'une mission…:-))
JPB

Mission impossible ?

Ecrit par : Marilyse | 10 mai 2009

http://www.dailymotion.com/video/x85ero_le-sketch-de-sarkozy-aux-chercheurs_news

On ne s'en lasse pas...

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

CS a écrit : ""endoffé", Pingouin!!!"

Faites excuses, baron ! Il semblerait bien qu'en argot classique, on écrive "endauffé"

Mais je ne voudrais pas créer une polémique comme celle qui a jailli du qualificatif d'ongulé...

Ecrit par : dugong | 10 mai 2009

Des infos complémentaires plus détaillées :

http://www.autonome-solidarite.fr/includes/content_jdm_framework/contenus/fichiers/el_2048_fichier_1/LRDM%2012.pdf

Ecrit par : Zorglub | 10 mai 2009

A propos de harcèlement pédagogique, certaines classes, certains élèves sont très forts à ce petit jeu.

Il y a trois jours, je surprends une élève de troisième à la sortie de mon cours "Quelle conne celle-là !". Ce compliment fleuri n'était pas à moi destiné mais à ma collègue et amie voisine. Je lui fais part de ce que j'ai entendu. La gamine avait dû ramasser les papiers à la fin du cours comme les autres avant de quitter la salle et effectivement elle a rechigné à le faire. Bien sûr, le lendemain, elle a nié (j'ai dû mal entendre !) et pour parfaire le tout, cette malembouchée a quitté le cours en disant tout haut "Fais chier !" Il y a de quoi rire !
Ce qui étonne, c'est que c'est une élève qui concourt pour une mention au brevet, pas du tout le genre qu'on croirait , bonne élève ne posant pas de problème etc. etc....
N'empêche que le lendemain, je n'ai pas pu entrer dans ma classe : chewing-gum tout frais dans la serrure (pourtant sécurisée), papiers de documentation disparus ... J'attends la suite.
Ce que dit Françoise Guichard sur la vulgarité s'est banalisé. Vulgarité vraiment hard. Comportements surprenants chez des jeunes : en sixième, on s'embrasse sur la bouche en pleine cour, en troisième on fait tourner des images pornographiques sur son téléphone. On prend en photos les copains, les copines ...

Il va falloir penser à organiser des stages de self-control et de self-défense dans les formations. Le conseiller d'éducation (tout proche de sa retraite, donc de l'expérience) du lycée voisin a été mis à terre et roué de coups récemment par une élève qui a pété les plombs. Elle aurait eu une arme sur elle comme dans "La Journée de la jupe", on pense qu'elle s'en serait servie. Cette violence, physique et verbale, n'est plus l'apanage des garçons. Je trouve tout cela alarmant. Il y a en plus de cette aggravation dans les comportements une couche d'hypocrisie sur ces phénomènes qui s'épaissit d'année en année. Tenez, vous reprendrez bien une petite tisane ... N'oubliez pas votre petite pilule ...

Ecrit par : Marilyse | 10 mai 2009

"CS a écrit : ""endoffé", Pingouin!!!"

Faites excuses, baron ! Il semblerait bien qu'en argot classique, on écrive "endauffé"

Mais je ne voudrais pas créer une polémique comme celle qui a jailli du qualificatif d'ongulé..."

Ecrit par : dugong | 10 mai 2009

Ma référence en le domaine est Frédéric Dard, qui écrit: "endoffé". Mais vous faites bien comme vous voulez!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Endauffé, endoffé... C'est du pareil au même, ce qui compte, c'est que le sentiment de sympathie transparaisse bien.

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Pour tous ceux qui s'inquiètent de la plasticité des formes orthographiques en argot classique, voir la savante étude d'André DUGAS de l'université de Montréal

on y voit les formes endauffer / endoffer ainsi que empapahouter / empapaouter

http://www.bibliotheque.refer.org/livre57/l5706.pdf pages 17 et 18

Vous y trouverez de nombreux verbes délicieux et terriblement désuets. Comme levreter ou levretter qui signifie, comme chacun sait, "chasser à courre avec des lévriers".

NB le correcteur orthographique de word ne reconnaît ni endauffer ni endoffer.

Le con.

Ecrit par : dugong | 10 mai 2009

endoffé ou endossé, c'est toujours dans le dos.

Ecrit par : dugong | 10 mai 2009

enfin, pas toujours.

Ecrit par : dugong | 10 mai 2009

endoffé ou endossé, c'est toujours dans le dos.
Ecrit par : dugong | 10 mai 2009


Oui, mais l'un des deux me semble moins douloureux que l'autre.

Quant aux carences orthographiques de ce Word, ne le blâmez point, bonnes gens, il a appris à lire avec la méthode de reconnaissance des mots et on nevous jamais appris à écrire endauffer au CP ? Pas la maîtresse (Ô ma maîtresse) en tout cas.

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Pour JPB : dans tous les cas, il faut écrire "d'emblée" et non "d'amblée"par trop "caballistique".

Ecrit par : orthoprof | 10 mai 2009

Très drôle…
Mon doigt aurait-il fourché ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 mai 2009

"NB le correcteur orthographique de word ne reconnaît ni endauffer ni endoffer.

Le con."

Ecrit par : dugong | 10 mai 2009

Vous avez raison! C'est un vendu! Quand on écrit "porche", il corrige en "porsche"!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

"caballistique".

Ecrit par : orthoprof | 10 mai 2009

Ca ne prend qu'un "l", non?

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Mé on sen brenle de lortografe ! Le brevè vous métra dizuithe quenmaime

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Cette note a le mérite de jeter un éclairage passionnant et vrai, quoique déprimant, sur la situation psychologique des enseignants. Alors, quelles sont les causes profondes de ce mal-être? Il me semble difficile de discerner une cause en particulier, mais il me semble qu'il existe des schémas récurrents que nombre de collègues vivent au quotidien. Je me rappelle mes premières années et toutes ces souffrances accumulées qui m'avaient conduit au bord de la dépression. Le professeur est, sauf exception notable, un ancien bon élève. Il a compris durant son cursus les enjeux de sa scolarité et voilà qu'il se heurte à des élèves qui ne les ont pas compris. Cela peut sembler d'une banalité affligeante, mais le fossé entre ce qu'on rêve d'apporter aux élèves et ce que leur attitude nous permet de leur inculquer est souvent générateur d'une grande souffrance morale.
Il est un autre aspect qui explique selon moi la souffrance des enseignants, à savoir la solitude inhérente à ce métier. En effet, on a beau avoir des collègues, on se retrouve tout de même seul face à nos élèves. De plus, le système promeut l'hypocrisie. Qui accepte facilement de reconnaître ses difficultés dans la gestion d'une classe? Personne, et c'est encore plus vrai lorsqu'on débute dans la profession. Je me rappelle m'être un jour concerté avec une collègue avant un conseil de classe. Les élèves nous posaient, à elle comme à moi, d'insolubles problèmes. Seulement, lors du conseil de classe, les "anciens" avaient unanimement annoncé n'éprouver aucun problème face à cette classe. Ma collègue a donc tourné casaque pour leur emboîter le pas. Je suis évidemment passé pour un imbécile car j'ai osé dire la vérité et j'ai véritablement ressenti du dégoût face à l'EN! Je me suis franchement demandé ce que je faisais là! Bien entendu, j'étais jeune, inexpérimenté et cette anectode apporte la preuve accablante de mon insondable naïveté d'alors. Aujourd'hui, avec davantage de recul, ces situations ne m'atteignent plus, mais pour un jeune enseignant, le contact avec la réalité des pratiques peut s'avérer très rude.

Ecrit par : Alain | 10 mai 2009

C'est sûr qu'un doit se retenir ! Peut-être le yoga du médiatique Sébastien Clerc nous serait-il alors salutaire ...

Ecrit par : Marilyse | 10 mai 2009

Un ami à moi a trouvé une parade: cette année il montre patte blanche à l'IUFM, mais sa devise: "je me fiche de ce que pensent l'administration, le chef d'établissement, les inspecteurs et les parents d'élèves. Je fais mon cours, je vire les pertubateurs et tant pis pour ceux qui ne veulent ni suivre ni écouter."
Cette façon de faire a un avantage: lui, il n'est pas déprimé quand il rentre chez lui le soir...

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 10 mai 2009

Oui, triste constat...
Où en on revient à l'assertion selon laquelle si les parents éduquaient, les professeurs pourraient enseigner.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

A condition qu'ils le veuillent... je travaille pour ma part quotidiennement avec des collègues qui le refusent. La démagogie de certains est absolument sans limite ("pédagogie du plaisir", "j'aime les enfants" ânonne régulièrement un collègue qui, comme Le Pingouin, ne travaille apparemment pas avec avec des élèves).

Certes, il s'agit d'une minorité (?). Mais je doute être le seul à avoir de tels collègues. Et bien sûr, je parie une bouteille de Schweppes aux agrumes que Christophe n'en a jamais vu, pas plus que de méthodes Boscher au supermarché.

Certes, on ne fait rien pour nous encourager à faire notre métier, et même franchement l'inverse, mais nous montrons parfois fort peu de résistance...

Merci à JPB pour ce remarquable papier une fois de plus. Ce blog est en phase de devenir une véritable encyclopédie.

Ecrit par : Manu | 10 mai 2009

Alain, votre réflexion me fait penser à ce qui m'est récemment arrivé. J'avais osé dire en conseil de classe ce que je pensais et ma chef a souhaité discuter avec moi le lendemain. Elle ne m'a pas réprimandé, et je conserve pour elle le plus profond respect, mais il m'a bien fallu reconnaître, à la fin de notre discussion, que le système est perverti, quoi qu'on en dise.

Le problème n'est pas d'être seul face à des merdeux.Pour ma part, je suis un solitaire (allez imaginer comment je suis vu en salle de profs). Le problème, c'est que quand tu gueules sur un gosse, la faiseuse de MonseurMonamour vient gueuler a lieu de lui mettre deux tartes dans sa gueule au p'tit singe. Quand, en plus, on a certains collègues qui trouvent des excuses à ce genre de poufiasses congénitales entre deux protestations anti-parents emmerdeurs, il y a de quoi déprimer, en effet.

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Pour Christophe Sibille : le mot latin "caballus" prend deux "l", donc "caballistique" aussi, mot inventé homonyme de "cabalistique" issu de l'hébreu "kabula".

Ecrit par : orthoprof | 10 mai 2009

Manu,
seriez-vous en train de proférer la pire des insultes, à savoir en suggérant que je fais mon travail contre mon gré ? Traitez moi encore une fois de démago et je risque de changer de ton au point de faire passer le docteur House pour quelqu'un de plus gentil que la Schtroumpfette quand elle était encore pucelle. Pour moi, enfant et élève, c'est pareil : c'est une petite créature (des fois) en devenir qui doit fermer la grande gueule que Mamandamour laisse ouvrir à la maison lorsqu'il est à l'École et faire que qu'on (coire JE) lui dit.

Bien le plus cordialement du monde.

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Merci pour ce billet.

Ecrit par : ProfAnonyme | 10 mai 2009

En France, 400 personnes se suicident chaque année au travail. La souffrance au travail concerne au moins 41 % des personnes interrogées par le BIT sur leurs conditions de travail qui se dégradent continuellement, dans les entreprises aussi et fonction publique.

Les profs, les assistantes sociales, les médecins et même les psychiâtres, les agents de police, les infirmières, ambulanciers, pompiers, urgentistes comme d'autres professions du privé sont également touchés par l'épuisement professionnel encore appelé "burn out". Je fais partie de ces victimes qui ont été touchées par cette maladie qui a failli à deux reprises me conduire au pire.

Je ne suis pas enseignante, mais ancienne assistante de direction. Le dédouanement de la direction, le manque de soutien des collègues, la placardisation et le harcèlement pour vous pousser gentiment à la démission sans le dire ouvertement, le manque d'appui dans toutes les sphères de votre vie, les amis qui vous fuient, les parents qui ne vous comprennent pas et encore moins la famille, cette manie de vous considérer comme un faible ou un demeuré parce que vous êtes dépressif, je connais incroyablement bien.

J'ai réussi à m'en sortir grâce à ma mère, ma grand-mère et autres membres de ma famille, mon thérapeute et des amis réels que je pensais "connaissances" justement mais qui m'ont soutenue jusqu'au bout sans me laisser tomber, voire des anciens profs que j'ai rencontrés par hasard dans la rue ou des personnes membres du cercle lyrique dont je fais partie et seuls une toute petite minorité de collègues.

En dehors de ce groupe de personnes, j'ai aussi connu cette affreuse solitude surtout que le sujet est indiciblement tabou, quand bien même cette maladie de la dépression touche et frappe n'importe qui et n'importe où de plus en plus.

Les demandes contradictoires où l'on me demandait ouvertement de mentir au travail alors mes parents me punissaient, enfant, même pour un petit et gentil mensonge, où l'on était censé créer des emplois alors que nous n'en n'avions jamais créés sans compter les subventions que nous distribuions à tort et à travers à des sociétés sujettes à des plans de licenciements comme Arcelormittal par exemple et tant d'autres....

Ce n'est pas pour rien que la reconversion et l'aspiration au changement de vie ne sont en aucun cas des phénomènes de mode mais de société tant le ras le bol est prégnant.

Bref, je vous invite pour adoucir les moeurs à écouter plutôt Chopin et sa ballade n°1 sur Radioclassique: http://www.radioclassique.fr

Bon dimanche à toutes et tous !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 10 mai 2009

et faire que qu'on (coire JE) lui dit.

Bien le plus cordialement du monde.

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

???? Moi yen navoir pas compris !

Ecrit par : profcirconspect | 10 mai 2009

Bon dimanche à toutes et tous !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 10 mai 2009

Bon dimanche, Sandra ! Belle ballade et peut-être balade.

Ecrit par : Marilyse | 10 mai 2009

"Pour Christophe Sibille : le mot latin "caballus" prend deux "l", donc "caballistique" aussi, mot inventé homonyme de "cabalistique" issu de l'hébreu "kabula"."

Ecrit par : orthoprof | 10 mai 2009

Heureusement que vous êtes là! Je ne ferai plus confiance à mon dictionnaire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Le temps est plutôt couvert à Metz, il ne fait pas bon se balader, d'autant que je me suis rendue à une exposition de peinture au Palais des Beaux Arts de Bruxelles hier. Fort intéressant, mais la ville, sincèrement à part sa Grand'Place n'a rien d'extraordinaire. Même le Manneken Pis est d'un kitsch purement ridicule !

A part les pièges à touristes, je n'ai rien vu de spécial : par beau temps cette promenade fut agréable mais lorsque la pluie a supplanté le soleil, bigre que Bruxelles est austère et triste !!!

Ecrit par : Sandra WAGNER | 10 mai 2009

et faire que qu'on (coire JE) lui dit.

Bien le plus cordialement du monde.

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

???? Moi yen navoir pas compris !

Ecrit par : profcirconspect | 10 mai 2009

****************

Et bien yen navoir fait ne fofotounette de frappe. Il fallait lire VOIRE. En d'autres termes, quand le lardon remuant arrive dans ma classe, exit Bob l'éponge, Sainte Dora l'exploratrice et autres idoles païennes : je suis son seul et unique Dieu pendant 55 minutes (pourquoi pas 1 heure complète ???) à ChériMoncoeur.

Je refuse d'aller en CA pour ne pas avoir à voter contre les sorties prétenduemment pédagogiques (je veux pas avoir d'ennuis avec les bein-pensants pro-sorties) et l'aut' résidu me traîte de démago ? Vous direz à cette sinistre soupe génétique qui a pris forme humaine que le mot « enfant » ne marque pas forcément un amour immodéré pour ces apprenants que nous avons face à nous. S'il sait lire (ce qui semble être le cas puisque la fin de sa remarque laisse penser qu'il consulte régulièrement se sublissime blog), il faudrait qu'il apprenne à « lire » le ton dans un texte, à apporter de menues variations dans l'acception d'un terme en fonction du contexte d'emploi. Oui j'ai de l'affection pour ces « enfants » mais ça n'empêchera pas de leur « péter la gueule » s'ils ne travaillent pas comme moi je leur dis de le faire. Alors si ça, c'est de la démagogie, je ferais bien de passer mon master DEMAPEDAGO option jack Lang(ue de boué).

Allez en paix mon bon Manu, je ne vous hais point.

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

"Les enseignants sont les seuls — avec les flics — à disposer, depuis 1959, d’une clinique psychiatrique "

Oui et c'est infiniment regrettable qu'il n'y en ait pas une pour pour les magistrats....

Ecrit par : Cadichon | 10 mai 2009

Manu,
seriez-vous en train de proférer la pire des insultes, à savoir en suggérant que je fais mon travail contre mon gré ? Traitez moi encore une fois de démago et je risque de changer de ton au point de faire passer le docteur House pour quelqu'un de plus gentil que la Schtroumpfette quand elle était encore pucelle. Pour moi, enfant et élève, c'est pareil : c'est une petite créature (des fois) en devenir qui doit fermer la grande gueule que Mamandamour laisse ouvrir à la maison lorsqu'il est à l'École et faire que qu'on (coire JE) lui dit.

Bien le plus cordialement du monde.

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Dites, donc, Pingouin, comme cordialité, on fait mieux, vous ne trouvez pas ? Relisez mon post, vous l'avez un peu interprété. Je vais donc préciser ma pensée (un peu rapide, il est vrai) , que vous avez eu tort de mal prendre : je suis trés gêné du fait que vous ne parliez jamais d'"élèves" mais toujours d'"enfants". C'est précisément ce genre de truc qui est le point de départ de beaucoup de dérives, pédagogistes ou autres, que vous dénoncez vous même par ailleurs (et vous avez bien raison).

A partir du moment où de façon systématique on parle d' "enfants", on se place d'entrée du point de vue de l' "éducation" (et non de l'Instruction) de Monchéri et Moncoeur et donc comme substitut -forcément imparfait par définition- des parents.
Cela revient in fine à traiter ses élèves - devenus grands -comme des consommateurs et les maintenir artificiellement dans le statut de l'enfance alors que le rôle de l'école de la République est précisément le contraire : en faire un adulte capable de penser par lui-même ("tu seras un homme, mon fils"), car capable de se détacher de la dépendance papa-maman.

C'est la raison pour laquelle des fédérations irresponsables comme la FCPE se battent pour préserver le statut de l'enfance à l'intérieur de l'école alors qu'il n'a rien à y faire. Cette "pédagogie de la régréssion" (copyright Manu) n'est selon moi que le reflet d'une idéologie qui ne dit pas son nom: faire du futur adulte une sorte de bébé mal dégrossi qui sera le futur esclave de ses pulsions pour le plus grand bénéfice du Marché. Le fait que la FCPE, pour reprendre cet exemple, ait une étiquette " de gauche" ne fait qu'aggraver la chose, quand on sait ce qu'est devenu la gauche aujourd'hui, à savoir un avatar plus extrême que les autres de la promotion sans temps mort ni entraves du capitalisme.

Sur le plan psychologique, on peut et on doit sans peine voir dans ces parents qui contestent les zéros et les punitions (comme en parlait le sujet précédent) comme un refus de voir leur enfant grandir : au lieu
d'aller payer une consultation chez le psy, ils viennnent nous emmerder, nous : c'est moins cher.

On tombe dans ce travers, de près ou de loin, lorsqu'on emploie sytématiquement le terme d' "enfant" à la place d'"élève" à l'intérieur de l'école. Pour moi (et pour beaucoup d'autres), les deux termes ne sont absolument pas équivalents, ils sont même totalement contradictoires. Ça ne fait pas de vous un démago mais ça montre que vous faites -toujours à mon avis - une grosse erreur de conception.

Rien de trés grave là dedans : je cherche personellement à me débarrasser de l'expression idiote - mais devenue courante - de "parents d'élèves". Un IG aurait dit un jour qu'on a jamais vu une femme donner naissance à un élève dans une maternité (si quelq'un a la source exacte, je suis preneur). La sublime Natacha Polony rajoute fort justement qu'il n' y a pas de "parents d'élèves" mais des "parents d'enfants" et des "professeurs d'élèves" et qu'il ne faut pas mélanger les deux.

Elle a entièrement raison, comme d'habitude.

Et de re-citer Marc Le Bris pour conclure : " L'instruction éduque, alors que l'éducation n'instruit pas"

Voilà, Pingouin : avec mes excuses, il n'était pas dans mon intention d' être discourtois. Et vous savez quoi ? Je ne suis sans doute pas le pire : si vous avez l'occasion de discuter ici avec quelqu'un (et effectivement c'est quelqu'un !) comme Guy Morel (pour ne prendre que cet exemple), vous aurez l'occasion d'expérimenter des sensations autrement plus extrêmes. Vous savez, certains cadres dynamiques et branchés dans des entreprises "modernes" payent pour cela. Ici, c'est gratuit.

Ecrit par : Manu | 10 mai 2009

et l'aut' résidu me traîte de démago ? Vous direz à cette sinistre soupe génétique qui a pris forme humaine [...]

Allez en paix mon bon Manu, je ne vous hais point.

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009


Ah ben heureusement, hein ? Qu'est-ce que ça aurait été dans le cas contraire...

Ecrit par : Manu | 10 mai 2009

"Cette "pédagogie de la régression" (copyright Manu) n'est selon moi que le reflet d'une idéologie qui ne dit pas son nom: faire du futur adulte une sorte de bébé mal dégrossi qui sera le futur esclave de ses pulsions pour le plus grand bénéfice du Marché. "

Vous ne croyez pas si bien dire, Manu. En ce moment, la cour de récréation du collège est envahie de bâtons de sucettes.
Une pandémie, on dirait. Heureusement que dans notre établissement ils ont moult activités sur l'environnement, l'écocitoyenneté ... On l'a échappé belle.

Ecrit par : Marilyse | 10 mai 2009

Je ne sais pas si, comme le disait Camus, le suicide est « le seul problème philosophique vraiment sérieux », mais il est certainement, au moins depuis Durkheim, un problème sociologique de premier plan.
Écrit JPB.

C.Sibille m'ayant intronisé "chieur" de ce blog, je manquerai à mon fonction en ne signalant pas que les travaux de Durkheim - qui par ailleurs orienta l'enseignement vers l'utilitarisme - sur le suicide ont été contestés par Maurice Halbwachs.

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

Et bien je suis heureux, cher Manu, de vous dire : pardon. J'ai effectivement mal interprété vos paroles et je n'ai pas honte de vous demander pardon. Pour moi le terme « enfant » est à entendre dans le sens « qui n'est pas adulte ». Peut-être est-ce un tort. C'est aussi une façon d'aller contre ceux qui ne voient en nos élèves (tiens, le voilà le mot) que des noms sur une liste. Je ne peux que rarement m'empêcher d'aller contre les pensées auxquelles je suis confronté : serai-je un révolutionnaire refoulé ?

Je veux bien me rallier à votre avis que nos travaillons avec des élèves, et non des enfants, mais alors, et je pense que nous nous rejoindrons sur cette idée, je demande que l'on ne nous demande plus de faire du « social ». Plus de « il a des problèmes familiaux », « sa grande soeur a fait une TS hier soir en rentrant de boîte blindée à 3 grammes » et autres « il est gentil mais le chat de sa Mémé est mort la queue coincée dans le congélo la semaine dernière ». Comportons-nous en professeurs et non en pseudo-Joëlle Mazard (tribute to the eighties) : ChériMoncon a une sale note car son devoir n'est pas bon, point à la ligne.

Me pardonnerez-vous jamais mon envolée lyrique ? Vous dites : « Vous savez, certains cadres dynamiques et branchés dans des entreprises "modernes" payent pour cela. Ici, c'est gratuit. ». Je réponds : pourquoi est-ce que je viens ici à votre avis ? D'abord pour lire les mots savoureux de JPB, puis pour exprimer mon opinion (même si la délicatesse n'est pas toujours assez développée dans mes propos). Si cela doit dégénérer en combat verbal rangé avec d'autres grandes gueules, je dirai tout anti-laïquement « ainsi soit-t-il ». Je laisserai mes gènes de crotale diamantin remonter à la surface. Le véritable exercice pour moi n'est pas d'être gentil mais d'éviter les grossièretés caractérisées du style « Bordel », « putain », « merde » ou « éducateur ».

Sans rancune donc en ce qui me concerne surtout quand vous m'adressez le plus beau des compliments :
*************
« Allez en paix mon bon Manu, je ne vous hais point.

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009


Ah ben heureusement, hein ? Qu'est-ce que ça aurait été dans le cas contraire...

Ecrit par : Manu | 10 mai 2009
*************

;-)

guy morel, méfiez-vous car je viens aussi pour vous détrôner de votre place de « chieur du blog ». There can be only one.

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Pour moi le terme « enfant » est à entendre dans le sens « qui n'est pas adulte ».
Et étymologiquement parlant, l'enfant, "infans" en latin signifie "qui ne parle pas".

Ecrit par : Marilyse | 10 mai 2009

La formule sur l'inexistence des parents d'élèves est du mythique IG de philo Jacques Muglioni : "Monsieur le Ministre, trouvez-moi une seule femme qui ait accouché d'un élève". Elle est rapportée ici : http://m.marianne2.fr/index.php?action=article&numero=139037

Voir aussi ici dans un article intéressant :
http://portail.grenoble.iufm.fr/STIC/Groupes/SCOFI/telechar/interventionJPCarlet.doc

Ecrit par : Romuald | 10 mai 2009

A lire, pour nourrir le débat : "Le dérèglement du monde" par Amin Maalouf.

Ecrit par : Marilyse | 10 mai 2009

Les enseignants sont les seuls — avec les flics — à disposer, depuis 1959, d’une clinique psychiatrique (l’Institut Marcel Rivière, appelée ordinairement dans la communauté éducative « la Verrière »). Les instituteurs qui ont créé la MGEN ont remarqué assez vite qu’après la tuberculose, la seconde pathologie des enseignants est la maladie mentale.



Jean-Paul Brighelli


Nous, on n'en a pas besoin, nananère ! On a Doléthal et T61 à disposition, d'où un taux de suicides réussis hors normes, à l'égal des médecins anesthésistes. Nous ne risquons pas de nous rater.
Vous, avant que vous ayez réussi à vous faire prescrire les deux kilogs de benzodiazépines et à les avaler avant d'avoir changé d'avis ...

Ecrit par : dobolino | 10 mai 2009

J'ai eu un problème avec ce message : le revoici, achevé. Avec mes excuses pour ce quasi-doublon.

Peut-être une question d'élections mon cher Francis. Vous voyez le fils de l'ancien publicitaire d'origine hongroise dire aux Françaises et aux Français : « Tas de cons, arrêtez d'emmerder les profs qui sont là pour apprendre des choses aux résultats des quelques minutes de plaisir que vous vous êtes données et pensez à élever vos merdeux au lieu d'élever la voix contre les sales notes qu'ils obtiennent à cause de votre laxisme ! » Je pense que même lui n'oserait pas, on est pas partout au salon d' l'Agriculture.

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009
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Cette explication vaudrait pour tous les présidents de la République depuis De Gaulle inclus, mon cher Le Pingouin.
Et puis, sur le nombre de candidats au premier tour de chaque élection présidentielle, comment se fait-il qu'aucun ne tienne - au moins en substance - le discours dont vous dites que l'actuel président n'oserait le tenir ? Qu'aurait à perdre un candidat qui saurait d'avance qu'il ne sera pas au deuxième tour de l'élection ?
Or, aucun, absolument aucun n'ose le tenir.
A l'égard de l'enseignement public, les hommes politiques tiennent un discours démagogique sur tout l'éventail politique.
Aucun n'ose dire qu'on ne trouve plus d'apprentis bouchers (par exemple). Il va falloir aller en chercher dans les pays du Tiers Monde. "Pensez donc ! nos enfants sont au-dessus de tels métiers manuels. Ils doivent tous faire des études supérieures !" semblent-ils dire.
Il est hallucinant de voir qu'en 50 ans la proportion d'enfants faisant des études secondaires est passée de 10% à 90% de la population (chiffres donnés comme ça, au débotté, mais ça ne doit pas être loin de ça) et ceux faisant des études supérieures de 3 % à 50 %.
Même du temps où très peu de jeunes accédaient à l'enseignement supérieur il y avait des échecs, et personne, en dehors des intéressés, ne s'en émouvait !
Et l'on feint de ne pas comprendre le taux d'échec ! Comme si l'explication n'était pas criante !

Ecrit par : Francis Penin | 10 mai 2009

Bon, alors, sérieusement ! Dans notre profession, comme dans toutes d'ailleurs, ainsi que Sandra le dit plus haut, le burn-out menace en permanence bon nombre d'entres nous, pour les raisons liées à notre moderne société qui s'appuie, pour progresser, sur les valeurs de l'individualisme et de l'égoïsme.

Certains ont créé ceci:
http://www.vetos-entraide.com/www/
Il parait que ça fonctionne. C'est un endroit où aller quand ça tourne pas rond.
Peut-être le corps enseignant pourrait se créer des sites de ce type ?
Je mets au pluriel car, s'il n'y en a qu'un, il sera investi inéluctablement par les sciences de l'éducation et ça pourrait en pousser plus d'un au suicide...

Ecrit par : dobolino | 10 mai 2009

Mais voyons Francis vous savez très bien que si le monde va mal c'est que nous n'avons pas assez d'intellectuels de la classe et de la trempe de Jean-Paul Brighelli ! Le jour où le peuple français sera constitué de clônes de Brighelli en corps constitués alors ce seront les lendemains qui chantent tous les jours ...

Ecrit par : iPidiblue dans la boîte à images | 10 mai 2009

"Je mets au pluriel car, s'il n'y en a qu'un, il sera investi inéluctablement par les sciences de l'éducation et ça pourrait en pousser plus d'un au suicide...

Ecrit par : dobolino | 10 mai 2009 "


Très drôle, Dobolino ! Vous avez la pêche !

Ecrit par : Marilyse | 10 mai 2009

« Et puis, sur le nombre de candidats au premier tour de chaque élection présidentielle, comment se fait-il qu'aucun ne tienne - au moins en substance - le discours dont vous dites que l'actuel président n'oserait le tenir ? » nous dit Francis Penin.

Parce que les amusants candidats qui au nom de la démocratie existe une fois tous les cinq ans au moins pour nous faire bien rire veulent comme les autres être élus, même si c'est plus tard, voire beaucoup plus tard. On ne veut pas provoquer de colère populaire en disant aux gens qu'ils ne savent plus éduquer un merdeux. Pensez donc, c'est du domaine du privé donc le politique ne doit pas s'en mêler. Il peut mettre des radars partout, il peut faire preuve de bravitude en voulant remettre les profs du public à 35 heures par semaine alors que ses propres enfants sont scolarisés dans le privé ou bien à Dubaï, il peut faire de jolies affiches avec la photo de sa trombine au milieu des canards de la Sologne mais il ne faut surtout pas qu'il fasse de l'ingérence dans la vie des familles françaises qui, elles, ont le droit de venir gueuler au bahut quand bon leur semble. « Il faut avoir le courage de ses opinions » : si c'est pas la plus belle des calembredaines ça, je ne m'appelle plus Le Pingouin.

Il faut savoir que les politiques, qu'ils soient initiateurs de la Techno Parade, qu'ils mangent de la tête de veau, qu'ils laissent certains de leurs amis sur le bord du chemin dans la Nièvre ou qu'ils soient mariés à des chanteuses (si, si, il y en a) ont tous le même effet émétique sur mon auguste personne. Idée simpliste, certes, mais c'est la mienne et je la partage, n'en déplaise à certains.

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

"Vous voyez le fils de l'ancien publicitaire d'origine hongroise dire aux Françaises et aux Français : « Tas de cons, arrêtez d'emmerder les profs qui sont là pour apprendre des choses aux résultats des quelques minutes de plaisir que vous vous êtes données et pensez à élever vos merdeux au lieu d'élever la voix contre les sales notes qu'ils obtiennent à cause de votre laxisme ! » Je pense que même lui n'oserait pas, on est pas partout au salon d' l'Agriculture."

D'autant plus que si j'ai bien compris il n'est pas un pur produit de la méritocratie - ses résultats ayant été assez médiocres - mais plutôt un rejeton de la haute qu'on a bien poussé.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 10 mai 2009

Tenez, ça, ça peut aider !
http://www.vetos-entraide.com/www/index.php?rub=47

Ecrit par : dobolino | 10 mai 2009

Mais Hervé, lequel de tous ces peigne-culs liftés est issue de la méritocratie ? L'avancement au mérite, c'est pour les fonctionnaires, pas pour ces gens là. Pour arriver en haut, on enfonce les autres, c'est tout. Tous pourris !

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Je ne sais pas ce qui est écrit dans le livre cité par Brighelli, s'il se contente de faire le constat de la détresse des enseignants où s'il l'analyse.

Remplacez quelques mots de ce texte et il vous ira comme un gant, à tous ceux d'entre vous qui souffrent non pas comme ils le croient de l'attitude des élèves et de leurs parents mais de notre société individualiste où plus personne n'est à l'abri des incivilités d'autrui, qu'il soit boulanger, garagiste, enseignant ou même chargé de lourdes responsabilites quasi-bénévoles, comme les maires de petites communes.


ÉPUISEMENT PROFESSIONNEL ou BURN OUT

Définition du burn-out

Le burn-out est une maladie de la relation d'aide caractérisé par trois composantes majeures : un épuisement émotionnel, une déshumanisation de l'autre, et un sentiment d'incompétence ou d'accomplissement personnel. L'individu peut ne ressentir ce sentiment qu'au travail, et si l'épuisement professionnel inclus le stress au travail, il peut mener à une perte de sens professionnel.

Les causes du burn-out

Les facteurs externes

Le volume de travail, le manque de sommeil, les multi sollicitations, l'excès de responsabilités, la confrontation à l'impuissance ou à la mort, la gestion de cas difficiles ou traumatisants, l'augmentation des attentes du public, les nouvelles attitudes ou incivilités de ce public, le manque de soutien dans le milieu de travail voire l'isolement ou la solitude, les problèmes financiers comme le découvert ou les impayés, les contraintes normatives, la continuité de soins sont des causes de burn-out.

Les facteurs internes

L'anxiété

Les personnalités anxieuses dépensent beaucoup d'énergie pour de nombreuses tâches et n'arrivent pas à trouver d'accomplissement, soit qu'elles s'épuisent inutilement pour une faible activité soit qu'elles soient très efficaces mais ressentent en permanence de l'inquiétude ou de l'insécurité.

La recherche de réussite sociale

Un excès d'ambition, une hyperactivité, un besoin de pouvoir ou de paraître, un emploi du temps sans plages de repos ou de réflexion, font le lit du burn-out.

L'image de soi

L'envie de plaire à tout le monde, de satisfaire le moindre désir de sa clientèle ou de ses interlocuteurs se fait au détriment de soi, de ses besoins et de ses satisfactions.

L'estime de soi

Si celle-ci est faible, alors la culpabilité et l'autodénigrement engendrent autocritique et nervosité dans son travail. Le travail donne plus de souffrances que de satisfactions.

L'incapacité à déléguer

Ce type de personnalité ne fait pas confiance aux autres et donc ne délègue que très peu de tâches. L'individu a tendance de plus, à s'entourer d'un personnel à l'image de ce qu'il imagine être les autres, dans une stratégie de prophétie auto-réalisatrice.

La mentalité du sauveur

Ce sentiment altruiste cache un besoin de réassurance et de ré-estime de soi. Il montre un désir de « réparer » très ancien, vraisemblablement à l'origine de sa vocation. Dans ce cas malheureusement l'individu ne trouve du plaisir que dans le plaisir des autres, dans une efficacité sans faille de résultats cliniques en cherchant à devenir un héros quotidien.

Installation du burn-out

Symptômes

L'épuisement professionnel s'accompagne d'un abattement, et d'une perte d'énergie. L'indifférence puis l'ennui voire le cynisme apparaissent. Le professionnel devient impatient et irritable avec ses clients, ou ses partenaires de travail. En découle une perte totale de sens au travail et à sa propre action. Paradoxalement, certains se lanceront dans une hyperactivité à la base de laquelle on trouve un sentiment de toute puissance, qui est aussi une maladie de la relation d'aide.

La somatisation est classiquement exprimée par les troubles du sommeil, les pathologies musculo-squelettiques, les troubles digestifs hormonaux ou cardiovasculaires etc.....

Psychologiquement on trouvera une expression proche de la dépression ou de l'anxiété généralisée. Il ne s'agit pas pour autant d'un trouble psychiatrique puisque l'individu peut ne pas exprimer de problèmes en dehors de son travail même si secondairement on peut avoir des incidences sur la vie privée.

Étapes de développement

Le professionnel est en général animé par un idéal dont il espère qu'il trouvera sens rapidement au sein de sa clientèle, et il dépense une énergie considérable au début de son activité. Ensuite la routine et la stagnation surviennent, le soignant se sent frustré et s'interroge sur la pertinence de ses choix, l'efficacité de son travail. Enfin l'apathie se met en place. Le soignant a besoin de son travail pour gagner sa vie, mais ne prend aucun plaisir au travail. En travaillant le minimum possible, le soignant tente de se mettre à l'abri des clients, évite les défis et se protège inefficacement.


Stratégies de résolutions individuelles

Prendre du recul

Souvent un vétérinaire qui arrête son activité libérale pour cause de burn-out se donne le temps de souffler, reprend quelques remplacements et finit par retrouver le goût de se réinstaller ou de s'associer.

Souvent aussi à l'occasion d'une formation de quelques jours, le professionnel trouve une nouvelle motivation ou une occasion de prendre du recul sur son activité.

Rechercher le soutien social

On peut le trouver en réel, ou en virtuel par des listes ou forums Internet, par des discussions téléphoniques avec des consoeurs ou confrères. On peut évidemment le trouver dans son entourage proche ou dans diverses associations liées ou non à la profession.

Augmenter son estime de soi

Il faut en finir avec l'image du soignant idéal qui ne connaît pas l'échec ou l'erreur. Il faut apprendre à ne pas vouloir aimer par la terre entière. Le burn-out est la pathologie de l'idéal professionnel. Il faut faire le deuil de cette idée et accepter ou endurer un certain seuil de frustration, accepter dans une certaine mesure les erreurs et la fatalité en médecine et ses propres imperfections.
Réduire sa dépendance à l'autre

Même si les soignants ont pour but de rendre service à l'autre, de faire don de soi, ils ne doivent pas s'oublier et ont pour devoir de se préserver au moins heure par jour : il ne faut pas culpabiliser de mettre son répondeur, de consacrer du temps à sa famille ou à ses activités plutôt qu'à son travail. Il convient d'éviter de ramener la charge émotionnelle du travail à la maison. Si elle est trop forte, il faut faire confiance au pouvoir des membres de son entourage. Rien n'empêche de guider son entourage sur la façon dont on veut être aidé.

Il ne faut pas hésiter à établir avec ses clients des règles du jeu précises.

Augmenter son autonomie

En augmentant ses compétences en gestion humaine, en gestion du stress on favorise un travail sur soi et une aptitude à communiquer avec les autres. En participant à des groupes de paroles, on peut devenir acteur dans l'apprentissage de la relation thérapeutique. En trouvant de nouveaux pôles d'intérêts ou d'activité, on peut se détacher émotionnellement de son travail. En bout de course, il faut trouver la bonne distance thérapeutique.
Travailler la hardiesse

La hardiesse ou robustesse ou endurance est un trait de caractère présentant trois axes :

Le sens de l'engagement

Il fait appel à la tendance de la personne à s'impliquer pleinement dans les situations rencontrées.
Le sens de la maîtrise

Il fait référence à la croyance que la personne peut influencer le cours des évènements.

Le sens du défi

Il se rapporte à des croyances selon lesquelles le changement plutôt que la stabilité est normale.

Stratégies de résolution collective

La reconcentration des structures

Il faut en finir avec l'isolement et favoriser dans un premier temps les réseaux locaux puis communiquer fortement sur la nécessité d'exercer à deux ou trois au sein d'une association. Il est important que les instances délivrent un message fort déconseillant l'installation seul. Ces reconcentrations doivent s'accompagner de discussions communes pour élaborer des projets tenant compte des personnalités de chacun et s'assurer que l'association est viable économiquement certes mais aussi psychologiquement pour les protagonistes. Pourquoi ne pas envisager une préparation à l'association comme on prépare un mariage ?
La reconnaissance

Cette nourriture affective peut s'exprimer par des compliments aux professionnels par les meneurs d'une profession.

Elle peut être réapprise par la clientèle en communiquant auprès d'eux sur la rareté des valeurs du soignant.

Elle peut aussi être financière dans le sens d'un sentiment de dignité pour conserver un salaire à la hauteur de l'engagement personnel, de l'amplitude des horaires, ou d'un service de haute qualité technique ou morale.

La motivation

La perte de sens occasionnée par le burn-out doit être collectivement endigué par une meilleure lisibilité de l'avenir, par des buts et missions clairs émanant des instances en direction des professionnels. Il faut définir des priorités et motiver les professionnels par des objectifs tenant compte de ses qualités. Il faut sérier les carences de ces mêmes professionnels en leur proposant les formations adéquates soit au niveau universitaire soit en post universitaire. Il s'agit en fin de compte de valoriser les « ressources humaines » à l'échelle d'un secteur d'activité.

La ré-humanisation des soins

Les connaissances scientifiques se multiplient, de nouvelles techniques sont apparues, le nombre d'examens complémentaires possibles au chevet de l'animal a explosé, les procédures en urgences ou réanimation sont légion désormais : il faut s'en réjouir.

Cependant la relation humaine est un peu délaissée. Le questionnement éthique est absent au détriment de codes de bonnes conduites. Le colloque singulier et l'alliance thérapeutique sont mis de côté au profit du consentement éclairé seul. La déontologie devient un outil de gestion de clientèle destiné à donner une bonne image d'une profession.

La toute puissance technologique est un mythe amplifiant le leurre du soignant idéal. Il est urgent d'enseigner des notions de sciences humaines, et de rééquilibrer les soins vers une ré-humanisation.

Il est salubre de multiplier les expériences de groupes de paroles destinés à réfléchir de manière concrète aux relations soignant-soigné. Il serait sensé de présenter quelques cas cliniques en y rajoutant le contexte et les ressentis du soignant, dans les revues post universitaires, sachant que la formalisation actuelle est une construction tentant de se rapprocher de la vérité scientifique et permettant de parler un langage commun. Les sciences humaines elles aussi possèdent leurs méthodologies : il est donc possible d'enseigner le contexte d'un cas clinique.


La résolution et la prévention du burn out passent par une mobilisation de tous les acteurs de la profession, par une réflexion traversant l'enseignement, notre trajectoire professionnelle, notre service aux usagers et nos conditions de travail.

Ecrit par : dobolino | 10 mai 2009

Cette note a le mérite de jeter un éclairage passionnant et vrai, quoique déprimant, sur la situation psychologique des enseignants. Alors, quelles sont les causes profondes de ce mal-être?

Ecrit par : Alain | 10 mai 2009
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Oui, Alain !
Je vais proposer une explication.
En 2000, ma dernière année de carrière, j'ai eu deux classes incroyablement pénibles (et une troisième classe d'élèves paresseux et faibles mais sympathiques que je retrouvais toujours comme on découvre une oasis dans le désert).
Les plus jeunes de mes élèves étaient ceux d'une classe de première technologique qui ont tenté de me mettre à genoux. J'avais cinquante-neuf ans et n'avais jamais baissé pavillon devant une classe. Je l'ai emportée de haute lutte. J'ai toujours dit "Non !" à chaque revendication illégitime selon moi. Ils n'en revenaient pas. Ils ont fait appel à la mère de l'un d'eux, représentante des parents d'élèves au conseil de classe qui m'a cherché noise aux trois conseils de classe.
J'ai refusé de céder à ses demandes insistantes qu'elle formulait comme si j'étais un serviteur.
Au premier trimestre, au cours d'une séance de travaux pratiques un élève emporta - sans doute par inadvertance - un appareil électrique. Je ne m'en aperçus pas, car je ne comptais pas les appareils à la fin de ces séances. La préparatrice qui avait apporté le matériel, en revanche, s'assurait que tout ce qu'elle avait mis dans la salle s'y trouvait encore à la fin de la séance. Elle me fit part de cela.
Je décidai de ne plus faire manipuler mes élèves tant que le voleur ne rendrait pas l'appareil. Scandale ! "Vous êtes obligé de faire des TP, M'sieu !" dirent certains.
Je répondis calmement :"Ici, je suis le maître. Tant que l'interrupteur ne me sera pas rendu, il n'y aura pas de travaux pratiques. Je vous ferai résoudre des exercices et ce ne sera pas plus mal."
Ils me firent des menaces de dénonciation au proviseur. Je leur dis qu'ils pouvaient bien se plaindre au recteur, au ministre, au président de la République, et plus haut s'ils y croyaient, mais que je ne céderais pas.
Je tins bon sans céder d'un pouce jusqu'à la fin de l'année.
Pourtant le voleur posa subrepticement l'interrupteur (il ne l'avait pas dévissé du mur, il s'agissait d'un appareil didactique) sur un radiateur du couloir, à proximité de la salle de TP. Une autre préparatrice le trouva et le montra à sa collègue. "Est-ce cet interrupteur qui manque depuis des semaines ?" Réponse affirmative. Je fus informé. Je dis aux préparateurs :"Je ne reprends pas les séances de TP. Faites le silence là-dessus, SVP. J'attends que le voleur se dénonce d'abord."
Lors de la séance suivante, je fis comme d'habitude. Je ne dis rien. La classe était aux aguets, silencieuse, anormalement silencieuse. Je dis :"Alors, êtes-vous prêts ? Sortez vos livres et vos cahiers. Page tant, exercice N° tant. Au travail !"
L'un des élèves se décida à parler :"Quand est-ce que vous recommencez les TP, M'sieu ?"
Je fis mine d'être surpris. Prenant mon air le plus ahuri possible, je dis :"Pourquoi me demandez-vous cela ? je vous ai dit non il y a plusieurs semaines. Rien n'est changé."
Aucun élève n'osa dire quoi que ce soit, car tous savaient ce qu'il s'ensuivrait.
Et je finis l'année scolaire sans faire de TP.
Le conseil de classe était présidé par le proviseur adjoint, une femme énergique qui m'a toujours soutenu.
Le proviseur finit par être informé par la mère d'élève, courant mai, et me convoqua. Je lui dis ce que je pensais (sans lui dire que l'interrupteur avait été rendu en douce). Je l'ai envoyé sur les roses très courtoisement et en précisant qu'à un mois de partir à la retraite je n'avais aucune intention de m'allonger devant des gamins de dix-sept ans.
J'étais très fatigué sur le plan nerveux en partant un mois plus tard, mais content d'avoir résisté sans faille.
Mais si j'avais cédé à ces cancres (un seul bon élève perdu dans un troupeau de cancres), j'aurais fait une dépression.
J'avais envisagé de faire une année de plus pour avoir toutes mes annuités mais je suis parti à 60 ans, après seulement 31 années d'enseignement. Cela me suffisait dans ces conditions de travail !
Pardon pour la longueur exceptionnelle de ce message ! Je ne sais pas faire court.

Ecrit par : Francis Penin | 10 mai 2009

@À contresens.
Donc les enseignants se suicident, dépriment, s'entassent à la Verrière etc.
Bon, il devrait être facile de quantifier tout cela : la Verrière a de registres, non ?
Mais cela vaut-il vraiment le coup ? Lorsque j'ai fait mon enquête sur la Gendarmerie, on a attiré mon attention sur le nombre incroyable de gendarmes suicidés par arme à feu. J'ai vérifié : c'est vrai, le taux de suicide par arme à feu est élevé dans la Gendarmerie. La raison est simple : les gendarmes ont des armes à feu. Cela ne signifie pas du tout que le taux de suicides soit plus élevé dans la Gendarmerie que dans l'honorable profession de plombier-chauffagiste où l'on en est réduit, faute d'armes à feu, aux barbituriques, à la pendaison (j'ai quelques exemples à proximité) ou à la noyade.
Quant au taux de dépressifs, névrosés ou psychotiques dans l'Ed.Nat, rien n'indique qu'il soit plus élevé qu'ailleurs. J'ai même tendance à penser qu'il l'est moins : les profs sont en général très solides et beaucoup moins que d'autres livrés aux fantaisies sadiques du management d'entreprise ou aux aleas parfois mortels du marché du travail.
D'où cette réflexion : à quoi sert, idéologiquement parlant le livre dont il question ?
Que son auteur soit si vite convoqué par le ministère nous donne un élément de réponse.
Il conviendrait peut-être de se demander, dans l'intérêt même de la profession et des individus qui la composent, et accessoirement dans la perspective d'une reconstruction de l'Instruction publique, s'il est très judicieux de privilégier la Plainte - je pense aussi aux deux précédents fils - comme manière d'exprimer les problèmes bien réels de l'enseignement.
GM
PS. Parmi les familiers de ce blog, y en a-t-il un qui ait lu les travaux de Halbwachs ? Je ne songe évidemment pas à C. Sibille, qui vient ici pour se détendre.

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

"Trouvent-ils un quelconque intérêt à laisser le système continuer à pourrir ? Et lequel ?"

Ecrit par : Francis Penin | 10 mai 2009

Mais oui, ça fait longtemps qu'on le dit! Darcos veut donner le public au privé!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009
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Soit, Christophe, mais alors, pourquoi les prédécesseurs de M. Darcos ont-ils, eux aussi, laisser pourrir la situation depuis si longtemps - un demi-siècle, en gros ?
Pas pour la même raison ! Pour quelle autre raison ?
La démagogie ! Quoi d'autre ?
La démagogie conduit toujours au désastre.

Ecrit par : Francis Penin | 10 mai 2009

Mais voyons Francis vous savez très bien que si le monde va mal c'est que nous n'avons pas assez d'intellectuels de la classe et de la trempe de Jean-Paul Brighelli ! Le jour où le peuple français sera constitué de clônes de Brighelli en corps constitués alors ce seront les lendemains qui chantent tous les jours ...

Ecrit par : iPidiblue dans la boîte à images | 10 mai 2009
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Je vous entends, iPidibulle dans la boîte à images !

Ecrit par : Francis Penin | 10 mai 2009

Avez-vous remarqué Francis Pénin que quand on veut discuter de la condition ouvrière en France - à la télé - on invite des experts qui sont tout ce qu'on veut mais qui n'ont jamais manié la lampe à souder ? Enfin moi ce que j'en dis ... je sais bien que je m'adresse à des intellectuels de haut vol...

Ecrit par : iPidiblue dans la boîte à sous | 10 mai 2009

Je vous laisse méditer sur ce tableau :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/xml/cat_soc_prof.asp

Ouvrier = 1
Enseignants = 61
Corps médical et rattachés = 64
Fonctionnaires = 88

Je vous pose la question : à votre avis est-ce que oui ou non le corps professoral est-il bien représenté et est-il susceptible d'être défendu par ces 61 députés ?

Ecrit par : iPidiblue dans la boîte à voix | 10 mai 2009

Bravo à vous Francis pour votre courage et votre obstination. Vous avez eu bien raison de ne pas céder à la malhonnêteté et à la lâcheté. Je pense que vous devez cette victoire à votre personnalité mais aussi à votre expérience. Lorsqu'on est en début de carrière, il est souvent très difficile de résister à toutes les pressions que l'on peut subir. Après avoir effectué mon année de stage dans ce qu'il est convenu d'appeler un "bon lycée de province", j'ai été affecté dans un collège particulièrement gratiné. J'ai voulu jouer la carte de la transparence en signalant d'emblée à l'administration tout problème important que je pouvais rencontrer. Bien mal m'en prit! Au troisième incident, qui était d'ailleurs un incident grave (insultes et menaces de la part d'une élève), le principal me dit très sèchement: "Décidémént, Monsieur, vous avez du mal à vous imposer!". Son diagnostic, pour exact qu'il fût, ne le dispensait cependant pas de chercher à m'aider. Hélas, j'ai connu la descente aux enfers, j'ai été estampillé mauvais prof et l'administration s'en lava les mains. J'ai ensuite connu l'engrenage fatal, inspection-sanction à la demande du principal... . J'ai même été convoqué au rectorat par le DRH qui m'a tenu le langage suivant: "Vous savez, monsieur, ce n'est plus comme dans le temps, aujourd'hui un jeune professeur qui n'est pas à la hauteur risque le licenciement pour incompétence professionnelle...". Comme vous pouvez vous en douter, j'ai frôlé la dépression de très près. Je tiens à préciser que je ne m'affranchis nullement de toute responsabilité dans les évènements et je ne cherche pas à faire pleurer dans les chaumières. Même si je faisais mon travail sérieusement, il est évident que je n'étais pas à la hauteur de la tâche. Toutefois, il me semble que mon cas aurait pu être réglé avec un peu plus d'humanité.

Ecrit par : Alain | 10 mai 2009

"Traitez moi encore une fois de démago et je risque de changer de ton au point de faire passer le docteur House pour quelqu'un de plus gentil que la Schtroumpfette quand elle était encore pucelle."

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

La Schtroumpfette n'est plus pucelle ?! Oo

Ben mince alors, j'en apprends tous les jours.

Ecrit par : Kap | 10 mai 2009

Bah hey, depuis le temps qu'il lui court après le Schtroumpf costaud, tu vas pas me faire croire qu'il lui a pas mis un coup. Pis j'trouve que le bébé Schtroumpf, il a les mêmes yeux que lui et le même vocabulaire qu'elle. C'est louche tout ça...

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

"La Schtroumpfette n'est plus pucelle ?! Oo

Ben mince alors, j'en apprends tous les jours."

Ecrit par : Kap | 10 mai 2009

Faut demander au Pingouin, il a l'air d'en savoir pas mal sur le sujet!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Quant au taux de dépressifs, névrosés ou psychotiques dans l'Ed.Nat, rien n'indique qu'il soit plus élevé qu'ailleurs.

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

Je suis agréablement surpris par le fait que Guy morel abonde dans le sens que j'avais subliminalement suggéré en demandant les chiffres des suicides chez les profs, avant d'être renvoyé dans les cordes par JPB, invoquant les bienfaits de la rumeur.

Ecrit par : yann | 10 mai 2009

Mille excuses, Pingouin, on s'est croisé!!! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

"De quoi avons "nous" besoin de "nous" détendre ?
J'attends avec impatience les développements sibilliens là-dessus."

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

Ca vous regarde? C'est moi qui vous ai posé la question d'abord, finalement!
Et puis, est-ce la même chose pour "nous" tous?

Ceci-dit, comme je vous aime bien aussi, je vais vous répondre sur "un dimanche (presque) ordinaire".

Aujourd'hui, j'ai "corrigé" trois "mémoires professionnels" de PE2, (je sais l'estime qu'on porte en ces lieux à ce genre d'exercice, mais je m'en tamponne, après tout), préparé douze heures de cours que je dois assurer d'ici mercredi soir, (ce n'est pas énorme, mais pour quelqu'un qui n'est pas un furieux bosseur comme moi, ce n'est pas si mal.)

Plus deux répétitions de chorale demain, un concert de une heure trente dans lequel je tiens la scène intégralement mercredi soir, (avec émission de radio "promotionnelle à l'heure du déjeûner, et répétition préalable au concert le soir), répétition de l'atelier théâtre que j'anime à l'IUFM également, à 13h. mercredi, et une autre répétition avec une autre chorale jeudi soir.
Plus une réunion (de concertation pédagogique) à l'IUFM demain soir.
Quelques soucis ("familiaux" et de santé), également, à régler, (mais je n'en parlerai pas plus), ajoutés à tout ceci, me donnent envie de venir "me détendre", entre autres ici.

Si vous voulez vous détendre aussi, Guy, je vous invite, mercredi soir. Vous verrez que je sais faire plein de choses auxquelles vous ne connaîtrez jamais rien. Et, en plus, vous servirez pour une fois à quelque chose: à applaudir!
Ah, oui, au fait, avec tout le respect que je vous dois, je vous emmerde! Et emmerder un chieur, croyez-moi, c'est du sport!
;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Mais voyons Francis vous savez très bien que si le monde va mal c'est que nous n'avons pas assez d'intellectuels de la classe et de la trempe de Jean-Paul Brighelli ! Le jour où le peuple français sera constitué de clônes de Brighelli en corps constitués alors ce seront les lendemains qui chantent tous les jours ...

Ecrit par : iPidiblue dans la boîte à images | 10 mai 2009

Remplacez peuple français par corps enseignant et vous ne serez certainement pas loin de la vérité. Solide culture, estime de soi, forte énergie ... Il a sans uacun doute les qualités requises pour s'imposer sans trop souffrir face à des élèves mal embouchés, des parents querelleurs et une direction qui part en couilles.

Ecrit par : dobolino | 10 mai 2009

"La Schtroumpfette n'est plus pucelle ?!"

Lancinante question : Existe-t-il oui ou non des statistiques fiables sur le nombre de pucelages perdus dans les locaux de l'EN ?

La création d'un bureau des pucelages à la sous-division des moyens me paraît s'imposer au Moloch.

Ecrit par : dugong | 10 mai 2009

Quelle bande de phallocrates sur ce blog ! Il serait temps de progresser un peu !

Ecrit par : yenamarre | 10 mai 2009

Un burlingue pour des berlingues, quoi de plus naturel ?

Ecrit par : dugong | 10 mai 2009

Même constat, malheureusement.
Et oui, on psychiatrise beaucoup dans l'Education nationale... comme dans n'importe quel système totalitaire d'ailleurs.
Ironie du sort, les profs étiquetés "fous" sont bien souvent des gens sains d'esprit qui, justement, se démarquent parce qu'ils s'obstinent à refuser la folie du système.
"Ce qui au fond étonne le plus, au terme du livre, c’est qu’il n’y ait pas plus de profs internés en asiles psychiatriques…" C'est peut-être qu'un bon nombre d'établissements scolaires sont déjà des asiles de fait. Lorsqu'on observe certains chefs d'établissement paranoïaques, on peut du reste se demander si le choix institutionnel n'est pas de construire l'asile autour d'eux (dans le collège ou le lycée) plutôt que de les inviter à se faire soigner.
Ce qui rejoint l'"affaire du zéro" sur les notes précédentes. L'un des problèmes majeurs aujourd'hui, ce n'est même plus les programmes, mais bel et bien le poids d'une hiérarchie malade. Peu importe l'existence des textes... L'administration, quand les collègues et les syndicats ne bougent pas (et ils sont de moins en moins solidaires comme l'illustre "La Journée de la jupe"), a les moyens de pourrir la vie d'un enseignant, jusqu'à le pousser à la dépression... ou à la pendaison. Y compris lorsque cet enseignant est dans son droit et tente de faire valoir un point du BO. Car si l'administration elle-même transgresse ce dernier, qui peut la forcer à l'appliquer? Par esprit de corps, les rectorats se bornent le plus souvent à couvrir les personnels de direction... surtout lorsqu'ils font n'importe quoi.
Mettre zéro, instruire, enseigner, bref, résister, est devenu dangereux. D'où la multiplication des affaires de harcèlement moral sur le lieu de travail, sujet déjà abordé sur ce blog et à mon sens essentiel.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 10 mai 2009

"La Schtroumpfette n'est plus pucelle ?!"
merde alors, je n'y ai vu que du bleu!

En tout cas, j'ai vu énormément de professeurs cassés, dépressifs, suicidaires. Quelques suicidés aussi, grâce à l'aide efficace d'un proviseur! Beaucoup picolent, avant d'aller en cours parfois, histoire de se donner du courage.
Certains n'étaient à coup sûr pas faits pour ce métier, mais d'autres l'ont exercé des années durant à la satisfaction générale, avant de craquer devant la démission et la lâcheté généralisée.
Si vous n'avez pas lu "l'école de la lâcheté", c'est le moment.

Ecrit par : retraitée | 10 mai 2009

L'autre jour, chez Ruquier, j'ai vu l'interview de Roberto Saviano, l'auteur de "Gomorra". Il expliquait que la mafia, pour réprimer les récalcitrants, utilisait trois moyens de rétorsion : d'abord la diffamation, puis l'isolement, et enfin l'exécution. Il me semble qu'un tel schéma se retrouve dans tout système à dérive fascisante, ce qui est actuellement le cas de l'Education nationale. Les trois étapes sont également récurrentes dans les processus de harcèlement moral au travail décrits par Marie-France Hirigoyen. L'exécution/élimination par l'institution scolaire peut prendre différentes formes : l'arrêt maladie, la dépression, la mutation, la démission, Verrières bien sûr, l'agression, le suicide. La mort de Sonia Bergerac à la fin de "La Journée de la jupe" possède à cet égard une charge symbolique énorme.
Roberto Saviano affirmait aussi que le seul moyen de lutter contre les mafias (j'ajouterais y compris institutionnelles) est de parler, d'écrire, de raconter*. C'est pourquoi des livres comme celui de Véronique Bouzou sont essentiels.

* Sans doute l'une des raisons pour lesquelles l'Education nationale n'hésite plus à engager des procédures disciplinaires pour "manquement au devoir de réserve" afin de faire taire les profs...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 10 mai 2009

"L'école de la lâcheté", de Maurice T. Maschino, est effectivement indispensable.

Je signale au passage, pour les lectrices et les lecteurs du blog qui seraient de passage en Corse le week-end prochain, que je signerai mes "Dernières nouvelles du front, choses vues dans un système éducatif à la dérive" le 16 mai à 17 heures chez Album (place Foch, Ajaccio).
Pour celles et ceux qui ont Facebook, l'évènement est ici :

http://www.facebook.com/home.php?#/event.php?eid=79899639079&ref=mf

Ecrit par : Daniel Arnaud | 10 mai 2009

Proposition : Utiliser le burn out * simulé comme moyen de pression sur les élèves ** et le Moloch. Genre Terminator en pétage de plomb, bave au lèvres et tout et tout.

Mais attention : ça ne s'improvise pas. Ca s'apprend et dès l'entrée dans le métier comme une composante essentiellement professionnalisante.

Voilà un bel axe innovant pour occuper nos collègues désœuvrés des ex IUFM : monter des stages de simulation de burn out dans le PAF. Et puis, Véronique Brouzouf pourrait publier un livre témoignage *** que les stagiaires pourraient acquérir à prix réduit.

* pour les ignares, ça vient de l'anglais pas de l'argot

** votre attention ou je fais un burn out !

*** chez Gawsewitch, bien sûr.

Ecrit par : dugong | 10 mai 2009

Daniel, vous rappelez à juste titre un point essentiel. L'éducation nationale, comme toute institution, s'assigne comme objectif la préservation de l'institution en elle-même. Dans ces conditions, il n'est guère surprenant qu'elle cherche à écarter par tous les moyens un professeur qui se heurte à elle pour quelque raison que ce soit.

Ecrit par : Alain | 10 mai 2009

Si vous voulez vous détendre aussi, Guy, je vous invite, mercredi soir. Vous verrez que je sais faire plein de choses auxquelles vous ne connaîtrez jamais rien. Et, en plus, vous servirez pour une fois à quelque chose: à applaudir!
Ah, oui, au fait, avec tout le respect que je vous dois, je vous emmerde! Et emmerder un chieur, croyez-moi, c'est du sport!
;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009
Christophe, vous avez vos occupations, j'ai les miennes. Votre dose d'emmerdements et votre "plein de choses que vous savez faire", ce dont je ne doute pas, parce que c'est l'ordinaire d'un bipède diplômé.
Je vous ai posé deux questions précises. L'une a trait à Enzensberger, l'autre à Halbwachs. Sur un blog où l'on se pique de lire et où l'on recommande La princesse de Clèves sur les places publiques, ce serait la moindre des choses de répondre.
À défaut, il faudra admettre que les professeurs de ce pays sont incapables de lire et peut être en conclure qu'ils accusent autrui -ministres et alii, d'un désastre dont ils sont les premiers responsables.

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

PS. Parmi les familiers de ce blog, y en a-t-il un qui ait lu les travaux de Halbwachs ?

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

Je pense que vous faites allusion au livre de Maurice Halbwachs intitulé "Les causes du suicide", paru en 1930, trente ans après le célèbre texte de Marcel Mauss sur le même sujet. Je connais mieux le texte de Mauss, qui s'appuyait sur des données statistiques (étudié en Terminale et plus tard en année de maîtrise)

Je ne sais pas s'il est intéressant de se demander si le taux de dépressions et de suicides chez les enseignants est plus ou moins important que dans les autres catégories de la population française.

Mais je suis d'accord avec Daniel Arnaud sur l'urgente nécessité de se préoccuper du problème, quelles que soient les données statistiques, problème qui n'est en rien quantitatif, mais qualitatif.

Nous attendons toujours la mise en œuvre des promesses du Président de la République dans son discours de Maison-Alfort sur la revalorisation des conditions morales et matérielles de notre profession.

En ce qui concerne les risques du métier, je pense qu'ils sont liés à l'idéal de la fonction : responsabilité de la formation intellectuelle, mais aussi morale, voire spirituelle au sens large de "l'humanité future", pour employer le langage de Kant et de la philosophie des Lumières.

Du point de vue psychologique, il est essentiel pour le jeune enseignant de comprendre qu'il n'est pas responsable de tout (le manque d'éducation, le niveau des élèves, leur degré de motivation...) et de chasser les "émotions et les idéaux parasites" : la peur, l'excès de sollicitude, la recherche de l'impossible, le ressentiment...

Donc faire son travail le mieux possible, mais ne pas porter le monde sur ses épaules. Je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire et j'ai mis longtemps à comprendre qu'il y a des idéaux inutiles et impossible à atteindre et surtout des émotions et des pensées qui ne servent à rien, ce que les bouddhistes appellent le "mental" qui démultiplie la souffrance (l'échec, l'humiliation, l'injustice...) par la rumination de la souffrance (le sentiment obsessionnel de l'échec, de l'humiliation, de l'injustice...)

Les stoïciens qui vivaient à une époque un peu semblable à la nôtre distinguaient les choses qui dépendent de nous de celles qui n'en dépendent pas.

Il y a deux sortes d'élèves, de parents, de supérieurs : ceux qui en valent la peine et ceux-là ne nous font pas souffrir et les autres. Disons-nous bien que ceux-là n'en valent pas la peine.

Agissons sur ce qui dépend de nous, oublions nos chers élèves, leurs parents, nos principaux... en passant la porte du collège et cultivons candidement notre jardin.

Ecrit par : Robin | 10 mai 2009

Merci Robin : le stoïcisme pour un enseignant, il n'y a que ça.

Ca aurait dû s'enseigner dans les IUFM...

Ecrit par : dugong | 10 mai 2009

Agissons sur ce qui dépend de nous, oublions nos chers élèves, leurs parents, nos principaux... en passant la porte du collège et cultivons candidement notre jardin.
Ecrit par : Robin | 10 mai 2009
Robin, toutes mes amitiés pour votre retour de Bretagne. C'est un plaisir de vous lire.

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

Halbwachs est le fils d’un professeur d’allemand au Lycée de Reims. Il est agrégé de philosophie, docteur en droit et lettres, est nommé maître de conférences de philosophie à la faculté de lettres de Caen puis, en 1919, professeur de sociologie à la faculté de Strasbourg. En 1935, il obtient une chaire à la Sorbonne. Halbwachs voyage beaucoup et est nommé président de l’Institut français de sociologie en 1938. Le 10 mai 1944, il est élu à la chaire de psychologie collective au Collège de France mais le 23 juillet, il est arrêté par la Gestapo, quelques jours après son fils Pierre, quelques mois après l’assassinat de ses beaux-parents M. et Mme Basch. Il est interné à Fresnes puis déporté à Buchenwald, où il meurt. Auteur de nombreux ouvrages de sociologie, son œuvre, toute entière dans le sillage de Durkheim, a été néanmoins marquée par l’influence de Bergson dont il fut l’élève.

A propos de Maurice Halbwachs, j'ai un souvenir pénible qui remonte à mon année de maîtrise à la Sorbonne en 1978.

Je revois Wladimir Jankélévitch, que je vénérais comme le père que j'aurais aimé avoir, entrer dans notre salle (la salle Halbwachs, précisément), se diriger vers le fond, monter sur une chaise et déposer des fleurs sur la plaque dédiée à Maurice Halbwachs.

Je me souviens aussi de ce "camarade" lui disant avec une sottise suffisante qu'il fallait "oublier toutes ces vieilles histoires". Je m'en veux encore de ne pas être intervenu.

Ecrit par : Robin | 10 mai 2009

"Je vous ai posé deux questions précises. L'une a trait à Enzensberger, l'autre à Halbwachs. Sur un blog où l'on se pique de lire et où l'on recommande La princesse de Clèves sur les places publiques, ce serait la moindre des choses de répondre.
À défaut, il faudra admettre que les professeurs de ce pays sont incapables de lire et peut être en conclure qu'ils accusent autrui -ministres et alii, d'un désastre dont ils sont les premiers responsables."

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

Je ne me pique de rien. Et je suis parfaitement capable de lire, contrairement à ce que vous semblez penser. Pas "sur ordre", ceci-dit.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Je me souviens aussi de ce "camarade" lui disant avec une sottise suffisante qu'il fallait "oublier toutes ces vieilles histoires". Je m'en veux encore de ne pas être intervenu.
Ecrit par : Robin | 10 mai 2009
Il n'est jamais trop tard pour "intervenir".
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

monter des stages de simulation de burn out dans le PAF.

La gymnastique me paraît compliquée!
Les saute-au PAF vont se précipiter!

Ecrit par : retraitée | 10 mai 2009

J'ai trouvé un lien vers le livre de Maurice Halbwachs, mais je ne sais pas si ça va marcher (qu'est ce que c'est long !)

http://books.google.fr/books?id=AHaiEgjvp3QC&dq=maurice+halbwachs&printsec=frontcover&source=bl&ots=AvOCdK9wPz&sig=5qXbADNt7IGMhIqdiSKZIeRf0Es&hl=fr&ei=qigHSoKGG6DUjAe91uDQBA&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=3#PPA2,M1

Ecrit par : Robin | 10 mai 2009

"Les saute-au PAF vont se précipiter!"

Et dieu sait s'il y en a dans "l'institution".

Surtout en semaine pendant le temps scolaire

Ecrit par : dugong | 10 mai 2009

Je ne me pique de rien. Et je suis parfaitement capable de lire, contrairement à ce que vous semblez penser. Pas "sur ordre", ceci-dit.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009
Vous avez un problème d'ego - assez minime. Je ne pense rien, strictement rien de ce que vous pouvez être. Je me borne à dire ce que je pense de ce que vous écrivez. Donc Enzensberger et Halbwachs, pas parce que j'en aurais donné l'ordre - comment l'aurais-je fait ? ( La Fontaine)- mais parce c'est l'existant. Croyez-vous exister en dehors de l'existant ?

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

Merci Robin : le stoïcisme pour un enseignant, il n'y a que ça.

Ca aurait dû s'enseigner dans les IUFM...

Ecrit par : dugong | 10 mai 2009

Le mot "stoïcisme" a pris une connotation désagréable dans la langue française (impassibilité par rapport à la douleur), mais n'oublions pas que la morale stoïcienne (de même que la morale épicurienne) consiste en la recherche du "souverain bien", du bonheur, de "l'ataraxie".

Ecrit par : Robin | 10 mai 2009

Tiens, à propos d'agrégation, permettez-moi une question qui n'a pas le moindre rapport avec le sujet. J'envisage de me représenter à l'agrégation externe l'an prochain. Je suis titulaire d'une maîtrise et bi-admissible au concours. Comme la réforme qui exige l'obtention et/ou l'inscription en master 2 pour se présenter a été ajourné, je pensais que j'étais autorisé à me présenter. Or je viens de lire sur un forum que pour s'inscrire aux concours l'an prochain, il était nécessaire soit d'être titulaire soit d'être inscrit en master 2, ou bien encore d'avoir été inscrit aux sessions 2009 des concours.
Bref, il est quasiment impossible d'obtenir des renseignements fiables et précis, tant les propos des uns et des autres sont contradictoires. Quelqu'un serait-il en mesure de confirmer ou d'infirmer avec une certitude absolue les conditions d'accès aux concours que j'ai exposées ci-dessus? Je vous remercie par avance pour vos informations.

Ecrit par : Alain | 10 mai 2009

"Le mot "stoïcisme" a pris une connotation désagréable dans la langue française"

Bien vrai : un stoïcien peut très bien simuler un burn out, s'il le veut.

Ecrit par : dugong | 10 mai 2009

Pour JPB : dans tous les cas, il faut écrire "d'emblée" et non "d'amblée"par trop "caballistique".

Ecrit par : orthoprof | 10 mai 2009
------
Vouliez-vous dire "cabalistique", mon cher Orthoprof ?

Ecrit par : Francis Penin | 10 mai 2009

Bien vrai : un stoïcien peut très bien simuler un burn out, s'il le veut.
Ecrit par : dugong | 10 mai 2009
J'ignore ce qu'est un "burn out". Un truc qui vous casse les burnes ?

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

"Je me borne à dire ce que je pense de ce que vous écrivez."

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

De ce que j'écris ici. Nuance.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Tiens, à propos d'agrégation, permettez-moi une question qui n'a pas le moindre rapport avec le sujet. J'envisage de me représenter à l'agrégation externe l'an prochain. Je suis titulaire d'une maîtrise et bi-admissible au concours. Comme la réforme qui exige l'obtention et/ou l'inscription en master 2 pour se présenter a été ajourné, je pensais que j'étais autorisé à me présenter. Or je viens de lire sur un forum que pour s'inscrire aux concours l'an prochain, il était nécessaire soit d'être titulaire soit d'être inscrit en master 2, ou bien encore d'avoir été inscrit aux sessions 2009 des concours.
Bref, il est quasiment impossible d'obtenir des renseignements fiables et précis, tant les propos des uns et des autres sont contradictoires. Quelqu'un serait-il en mesure de confirmer ou d'infirmer avec une certitude absolue les conditions d'accès aux concours que j'ai exposées ci-dessus? Je vous remercie par avance pour vos informations.

Ecrit par : Alain | 10 mai 2009
----
Il était autrefois possible de s'inscrire à l'agrégation si l'on avait le diplôme requis (avant 1968, la licence d'enseignement ; après 1968, la mâîtrise) ou bien si l'on était professeur certifié.
Comme vous êtes bi-admissible, ou plus précisément (et nécessairement) "professeur certifié bi-admissible à l'agrégation", vous pouvez évidemment continuer à vous présenter à ce concours en joignant à votre dossier une attestation de votre situation administrative ou une photocopie de votre diplome qualifiant pour l'inscription à ce concours. Quand on a eu le droit de se présenter à un concours, on continue de pouvoir le faire quelles que soient les réformes ultérieures.
Je suppose que vous pensez à la session de 2010. Vous avez alors le temps de vérifier que je ne me trompe pas.

Ecrit par : Francis Penin | 10 mai 2009

"Je me borne à dire ce que je pense de ce que vous écrivez."

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

De ce que j'écris ici. Nuance.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009
Si vous écrivez ailleurs autre chose que ce que vous écrivez ici, c'est votre affaire.

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

"J'ignore ce qu'est un "burn out". Un truc qui vous casse les burnes ?"

On peut lors d'un burn out extérioriser ses précieuses mais le burn out est une plutôt une expression anglosaxonne pour désigner ce que les Tontons avaient déjà fort bien désignés sous le nom de énervousse breakdonne" mais dans le domaine professionnel.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_d'%C3%A9puisement_professionnel

Ecrit par : dugong | 10 mai 2009

Non, c'étaient juste des propos cavaliers, car ce sont les chevaux qui vont l'amble. Ceci dit, lapsus révélateur d'un JPB un peu cavaleur?
Chevaleresque aussi, quand il défend les jeunesses opprimées!

Ecrit par : retraitée | 10 mai 2009

"Si vous écrivez ailleurs autre chose que ce que vous écrivez ici, c'est votre affaire."

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

Evidemment.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Francis, je vous remercie d'avoir pris la peine de me répondre. Vos propos sont indubitablement empreints d'une bonne dose de logique et il serait en effet surprenant voire même scandaleux de me déclarer inapte à présenter un concours que j'ai déja présenté deux fois par le passé. Néanmoins, si vous êtes logique, l'EN l'est de moins en moins! Je trouve toute cette affaire de matérisation et de réforme des concours révélatrice de la chienlit qui règne actuellement en maître rue de Grenelle!

Ecrit par : Alain | 10 mai 2009

"J'ignore ce qu'est un "burn out". Un truc qui vous casse les burnes ?"

On peut lors d'un burn out extérioriser ses précieuses mais le burn out est une plutôt une expression anglosaxonne pour désigner ce que les Tontons avaient déjà fort bien désignés sous le nom de énervousse breakdonne" mais dans le domaine professionnel.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_d'%C3%A9puisement_professionnel
Ecrit par : dugong | 10 mai 2009
Vous êtes gentil Dugong. Ma femme est psychanalyste, mon frère infirmier en service de psychiatrie, ma fille aînée psychologue, ma fille cadette inspectrice du travail. Mais dans toute la famille, on n'accorde qu'une attention amusée aux anglicismes.

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

"Je trouve toute cette affaire de masterisation et de réforme des concours révélatrice de la chienlit qui règne actuellement en maître rue de Grenelle!"

Ecrit par : Alain | 10 mai 2009

Même sans avoir lu Enzensberger ni Halbwachs, on ne peut qu'être d'accord avec ça.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

"Ma femme est psychanalyste, mon frère infirmier en service de psychiatrie, ma fille aînée psychologue, ma fille cadette inspectrice du travail. Mais dans toute la famille, on n'accorde qu'une attention amusée aux anglicismes."

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

C'est votre affaire, mon cher Guy.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

"Je trouve toute cette affaire de masterisation et de réforme des concours révélatrice de la chienlit qui règne actuellement en maître rue de Grenelle!"

Ecrit par : Alain | 10 mai 2009

Même sans avoir lu Enzensberger ni Halbwachs, on ne peut qu'être d'accord avec ça.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Merci. Et je dirai même : "enfin" !
Voilà donc votre pétition de principe : "sans avoir lu".

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

Résumé de la thèse de Durkheim sur le suicide : "Le suicide varie en raison inverse du degré d'intégration de la société religieuse, de la société domestique ou de la famille et de la société politique ou de la nation.

Trente ans après (en 1930, donc dans son livre sur les causes du suicide signalé par Guy Morel), Halbwachs reprend la thèse de son maître, Durkeim, mais en la nuançant : "Les suicides s'expliquent toujours par des causes sociales. Mais celles-ci se présentent tantôt comme des forces collectives proprement dites telles que les coutumes familiales et religieuses ou les grands courants politiques ou nationaux, et tantôt sous la forme de motifs individuels, plus ou moins nombreux et répartis de façon différente suivant que la société est elle-même plus ou moins complexe."

Durkheim et Halbwachs montrent que le taux de suicide est en progression constante dans la société moderne industrielle, puis post-industrielle, depuis que nous disposons de statistiques (1880 environ)

Pour Durkheim ce phénomène est lié à l'affaiblissement des liens traditionnels ; pour Halbwachs, le vie sociale se complique et les événements singuliers qui exposent au désespoir s'y multiplient.

J'ai relevé une remarque inquiétante dans la préface du livre de Maurice Halbwachs concernant le taux de suicide en Allemagne entre 1880 et 1914 qui fut, comme on le sait, une phase de crise, puis de dépression économique. Halbwachs fait remarquer que le taux de suicide n'augmente pas pendant la crise proprement dite, mais après, pendant la phase de dépression.

Cette remarque rejoint celle qui a été souvent faite sur la baisse du taux de suicide (et de dépression) en temps de guerre.

Un historien anglais remarquait dans un livre récent que les cas de dépression nerveuse étaient cent fois plus fréquents parmi les troupes américaines après le débarquement en Normandie que parmi chez les soldats allemands (presque aucun cas relevé).

Effet de l'endoctrinement et de la dissolution de l'individu dans le groupe dans les régimes totalitaires ?

En ce qui concerne les causes de dépression et de suicide chez les enseignants, je pense qu'il faudrait se pencher sur le problème de l'isolement dans l'exercice de la fonction, de solidarité entre les adultes et de valeurs partagées en combinant les deux approches (collective et individuelle).

Ecrit par : Robin | 10 mai 2009

"Merci. Et je dirai même : "enfin" !
Voilà donc votre pétition de principe : "sans avoir lu"."

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

"Même" sans avoir lu! Nuance! Aucun principe là-dedans.
Mais je les lirai!
Bonne nuit à vous, quand même!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

"Ma femme est psychanalyste, mon frère infirmier en service de psychiatrie, ma fille aînée psychologue, ma fille cadette inspectrice du travail. Mais dans toute la famille, on n'accorde qu'une attention amusée aux anglicismes."

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

C'est votre affaire, mon cher Guy.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009
Question de forme : vous voudrez bien à l'avenir reproduire les posts auxquels je réponds. Et puis me dispenser de vos " cher Guy" qui ont un inimitable accent du Berry.

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

"Même" sans avoir lu! Nuance! Aucun principe là-dedans.
Mais je les lirai!
Bonne nuit à vous, quand même!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009
Il semble qu'entre temps Robin a lu, lui. Pour se détendre sans doute.

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

En ce qui concerne les causes de dépression et de suicide chez les enseignants, je pense qu'il faudrait se pencher sur le problème de l'isolement dans l'exercice de la fonction, de solidarité entre les adultes et de valeurs partagées en combinant les deux approches (collective et individuelle).

Ecrit par : Robin | 10 mai 2009

L'inverse est tout aussi vrai : si j'en crois mes collègues de collège, le "travail en équipe" imposé, (y compris et surtout avec ces gens avec qui on n'a rien en commun), l'obligation d'être solidaire de pratiques pédagogiques que l'on réprouve intérieurement, la participation volens nolens à des "actions", "initiatives" et autres "plans" destinés à favoriser un pseudo "vivre ensemble" totalement illusoire -- bref, tout ce côté mi-cercle de qualité mi-boy-scout SGEN-CFDT (youkaïdi youkaïda) peut vous user rapidement et vous conduire dans le 36eme dessous.
Dans les vraies solidarités, dans les véritables actions, on n'a pas à se forcer, ni à se chatouiller, pour créer de pseudo-liens. En 1998-99, contre Allègre, tout mon lycée était en grève, tout lemonde se parlait, tout le monde était remonté à bloc ... on craignait degùn et personne n'était déprimé !

Ecrit par : Françoise Guichard | 10 mai 2009

"Véronique Bouzou, Ces profs qu’on assassine, Jean-Claude Gawsewitch éditeur, 2009."

Après Le Bris et Bouzou, il faudrait peut-être dire clairement, pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris, que JC Gawsewitch publie de bons livres en matière d'éducation (et autres), parce que sinon la réclame va finir par sembler louche.

Ecrit par : Jeremy | 10 mai 2009

En 1998-99, contre Allègre, tout mon lycée était en grève, tout lemonde se parlait, tout le monde était remonté à bloc ... on craignait degùn et personne n'était déprimé !
Ecrit par : Françoise Guichard | 10 mai 2009
Ouais, et on a vu ce que cela a donné des gens "remontés" "à bloc".
Merci. Dans les temps actuels, il va falloir des gens qui pensent.

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

"Vous voudrez bien à l'avenir reproduire les posts auxquels je réponds."
Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

Mais vous de même, très cher!

"Et puis me dispenser de vos " cher Guy" qui ont un inimitable accent du Berry."

Aucun accent du Berry "là-dedans!" Je suis parisien! ;-)(même si, personnellement, je n'ai aucun mépris pour quelque accent que ce soit! Accents qui sont, par ailleurs, tous imitables!)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

"Il semble qu'entre temps Robin a lu, lui. Pour se détendre sans doute."

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

Je ne pense pas qu'il ait lu ces auteurs "entre temps"! Ou alors, il est sacrément rapide à la détente!

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Orthoprof nous fait ce matin un excellent jeu de mots sur ces caballus (caballi ?) qui marchent l'amble, et que personne n'a apparemment compris…
Désolation !
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 mai 2009

L'inverse est tout aussi vrai : si j'en crois mes collègues de collège, le "travail en équipe" imposé, (y compris et surtout avec ces gens avec qui on n'a rien en commun), l'obligation d'être solidaire de pratiques pédagogiques que l'on réprouve intérieurement, la participation volens nolens à des "actions", "initiatives" et autres "plans" destinés à favoriser un pseudo "vivre ensemble" totalement illusoire -- bref, tout ce côté mi-cercle de qualité mi-boy-scout SGEN-CFDT (youkaïdi youkaïda) peut vous user rapidement et vous conduire dans le 36eme dessous.

Je ne pensais pas à cette forme-là de "solidarité" qui relève plutôt d'un "totalitarisme mou". Il me semble qu'il faut garder l'indépendance de la fonction enseignante (le côté "libéral"), donc pas de travail en équipe imposé, mais choisi ponctuellement avec tel ou tel collègue avec lequel on se sent en phase, mais éviter "l'isolement".

Quand je parle de "valeurs partagées", je pense à l'idée que l'on se faisait de la fonction avant ce que Hannah Harendt appelle la "crise" de l'éducation : l'idée que l'éducation est essentiellement fondée sur la transmission de connaissances ("voici quel est notre monde"), sur l'inégalité "fonctionnelle" entre l'élève et le professeur, sur les conditions minima requises pour faciliter cette transmission (silence pendant le cours, respect du professeur, renonciation à la violence...)

Ecrit par : Robin | 10 mai 2009

Ouais, et on a vu ce que cela a donné des gens "remontés" "à bloc".
Merci. Dans les temps actuels, il va falloir des gens qui pensent.

Ecrit par : guy morel | 10 mai 2009

Guy, nous parlions de suicide et de dépression... L'avantage d'être remonté à bloc, c'est qu'on ne déprime pas, vu qu'on craint degùn ! Le pauvre cher Felts nous aurait expliqué que ce sont les endomorphines et la sérotonine qui produisent cet effet.
Dans les temps actuels, oui, il faut des gens qui pensent, et qui pensent juste, càd qui "réfléchissent avant de penser", comme disait ma prof de Philo de khâgne (qu'elle vive mille ans !).
Le problème d'un blog comme "Bonnet d'âne" -- mais c'est aussi son charme -- , c'est qu'on y trouve à la fois des gens qui ont envie de réfléchir avant de penser, des adeptes du billet d'humeur et/ou du coup de gueule, des maniaques du jeu de mots laid qui fait les gens bons, et des amateurs de contrepeteries, le cumul n'étant du reste pas interdit.
"Mieux vaut de ris que de larmes écrire, pour ce que rire est le propre de l'homme"... Réfléchissons donc en riant, de peur d'avoir bientôt à pleurer sans réfléchir !
Ou, si vous préférez : primum bibere, deinde philosophari.

Ecrit par : Françoise Guichard | 10 mai 2009

Je ne pense pas qu'il ait lu ces auteurs "entre temps"! Ou alors, il est sacrément rapide à la détente!

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Je connaissais assez bien le livre de Durkheim (et sa thèse principale), mais, comme je l'ai dit, beaucoup moins bien celui de Halbwachs.

Ecrit par : Robin | 10 mai 2009

Voici une réflexion que j'ai composée il y a quelques années. Qu'en pensez-vous ?
“A chacun sa morale” Gilles Aerts © 2001
Je me souviendrai, je crois toujours, de cette lycéenne de quatorze ans, très "bonne" élève, sûre d'elle-même, d'une arrogance bon genre mais toujours polie pour la forme et son intérêt, qui me lança un jour en classe de sciences humaines ce point de vue d'un ton péremptoire: " à chacun sa morale!"
Ne venait-elle pas, sans s'en douter, de mettre le doigt sur la plaie de notre société actuelle: le manque d'absolus moraux.
La morale, c'est une Table de la Loi intériorisée. Alors, qu'est-ce qui peut la remplacer quand une société comme la nôtre l'a rejetée d'elle-même au nom du dogme maintenant indiscutable de la liberté de pensée alors que d'autre part cette même société continue de souscrire à une vision manichéenne du Bien et du Mal ? Oui, c'est bien la situation aberrante dans laquelle nous nous trouvons actuellement: nous avons conservé et même renforcé, voire durci par simplisme médiatique la très ancienne mentalité antagonique et nous prétendons la faire cohabiter avec la notion de liberté de pensée qui pour la plupart des gens s'est bien entendu traduite en laisser-aller moral dès lors que la censure intérieure a été bannie. Nous avons rejeté nos béquilles alors que notre corps était débile. Qui plus est, au lieu de chercher à rendre clair un esprit que nous avions vidé de principes, nous nous sommes laissés enfumer le cerveau par tout un méli-mélo d'idées. C'est donc espérer l'impossible que de croire qu'un chapelet de lois immédiatement contestées et de mots d'ordre imposés par les manipulateurs changeants de l'opinion publique puisse nous redonner jamais la paix sociale . Il faudrait en fait que chacun "réintériorise" une nouvelle Table de Loi assez simple mais assez générale sur laquelle l’ensemble des citoyens se seront mis au préalable d’accord pour en finir avec notre relativisme éthique dont nous souffrons tant.

Ecrit par : Gilles Aerts | 10 mai 2009

Faites quand même attention de ne pas augmenter les statistiques en poussant JPB au suicide. Entre les deux gus qui se mettent sur le mouille que même JR et l'homme de l'Atlantide en arrive pas là (n'arrêtez jamais les gras, vous êtes aussi amusant qu'une double dose d'acide mais vous coûtez quand même vachement moins cher), et les élucubrations pourtant sans LSD au sujet de la défloration de la Schtroumpfette, on risquerait de le faire déprimer pour ce en quoi nous avons transformé ce blog.

Petite info : si lors de la Gay Pride à Paris, vous voyez un truc bleu et blanc s'agiter dans tous les sens, c'est pas le Schtroumpf pédzouille, pardon coquet, qui fait son coming out, c'est un gars qui a pas eu le temps de se changer après la Nuit blanche.

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Petite info : si lors de la Gay Pride à Paris, vous voyez un truc bleu et blanc s'agiter dans tous les sens, c'est pas le Schtroumpf pédzouille, pardon coquet, qui fait son coming out, c'est un gars qui a pas eu le temps de se changer après la Nuit blanche.

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Gné ? C'est quoi le rapport avec ce qui précède ?

Ecrit par : Jeremy | 10 mai 2009

Bah puisqu'on s'intéresse aux Schtroumpfs, je balance !

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

C'est vous qui avez lancé le sujet sur la schtroumfette ! Vous êtes gonflé !

Ca devient une obsession, vos histoires de Sctroumpfs !

Allez, de vous à moi, vous vous identifiez auquel ? Et que vous évoque cette histoire où pour devenir schtroumpf noir, les schtroumpfs doivent se mordre la queue ?

Que pensez-vous de l'album où un Schtroumpf est transformé, selon ses propres voeux, en saucisse sur pattes ?

Les schtroumpfs, c'est tout de même l'une des grandes B.D. queer, avec Johan et Pirlouit dont les Schtroumpfs ne sont de toute façon qu'un spin over.

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2009

Jérémy, la passion vous emporte.
Les Schtroumpfs, c'est le rêve enfantin d'une société sans filles (je fêtais ce week end les 10 ans de mon fils, qui préfère, et de loin, jouer au foot ou au hand ou au tennis avec ses copains plutôt que de tolérer une gamine dans son espace vital. Il y a un âge comme ça — et les Schtroumpfs y sont bloqués : c'est la raison pour laquelle ils restent de petite taille, si vous voyez ce que je veux dire… Bref, les Schroumpfs, c'est une chaussette… vide (les germanistes me comprendront).
Quant à la Schtroumpfette, je rappelle à l'honorable société qu'elle est une société de l'abominable Gargamel — le féminin est d'origine diabolique, c'est de la mythologie biblique avant d'être de la mythologie gay, mon cher…
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009

Quand je parle de "valeurs partagées", je pense à l'idée que l'on se faisait de la fonction avant ce que Hannah Harendt appelle la "crise" de l'éducation : l'idée que l'éducation est essentiellement fondée sur la transmission de connaissances ("voici quel est notre monde"), sur l'inégalité "fonctionnelle" entre l'élève et le professeur, sur les conditions minima requises pour faciliter cette transmission (silence pendant le cours, respect du professeur, renonciation à la violence...)

Ecrit par : Robin | 10 mai 2009

"Si l'humanité n'a cessé de progresser, c'est parce que chaque génération a transmis à la suivante à la fois les connaissances qui lui avaient été transmises par les générations précédentes et les connaissances nouvelles qu'elle avait acquises elle-même, ce qui fait dire à Pascal que « toute la suite des hommes, pendant le cours de tant de siècles, doit être considérée comme un même homme qui subsiste toujours et qui apprend continuellement "

(http://rene.pommier.free.fr/pedagocie.htm)

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 mai 2009

"Et que vous évoque cette histoire où pour devenir schtroumpf noir, les schtroumpfs doivent se mordre la queue ?"

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2009

Demandez à Eddy Mitchell!

"N'arrêtez jamais les gras, vous êtes aussi amusant qu'une double dose d'acide mais vous coûtez quand même vachement moins cher)"

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Je ne suis pas GRAS!!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2009

Cohérent ?
Co-errant ?
Peut-on déplorer de vivre dans une société où « avoir » a remplacé « être » et tout en même temps réclamer une augmentation de salaire pour s’en consoler ?

Ecrit par : Stéphane | 11 mai 2009

Mes excuses à Guy Morel pour les très inutiles "infos" sur le burn out : le surmenage mène droit à l'inattention aux autres…

En ce qui concerne la saillie non relevée d'orthoprof, la survitesse permanente d'internet favorise la dialise * voire l'aquabonisme de commentaires qui restent alors potentiels.

J'avais relevé sur internet ** un joli délire interprétatif à ce sujet :

un blogueur écrivait "Je ne vois pas comment on peut mettre en rapport cheval et cabale, comme a été dit aussi. Soyons serieux!"

un autre a répondu : "Les linguistes en diront ce qu'il voudront, mais il y a une chose sur laquelle les spécialistes de Cervantès sont d'accord: c'est que derrière le «chevalier» (esp. caballero) don Quichotte, déjà évoqué sous cette rubrique à propos de son cheval, se cache le type même du «cabaliste».
Remplacez partout dans le Quichotte le mot «chevalier» par «cabaliste», et «chevalerie» par «cabale», et pour peu que vous ayez des notions de la cabale juive, vous arriverez à de curieuses constatations!"

* néologisme décrivant la conjonction démoniaque de la lecture en diagonale et du filtrage

** http://projetbabel.org/forum/viewtopic.php?t=7393&postdays=0&postorder=asc&start=90

Ecrit par : dugong | 11 mai 2009

Pour Stéphane…
Il y a une limite au non-avoir… qui, à un certain niveau — celui des profs débutants — confine au non-être, tout comme en dessous de 1500 calories par jour, il est difficile d'envisager même une révolte, sans parler d'une révolution : en prolétarisant les enseignants, on leur maintient la tête sous l'eau — et ils ne pensent plus qu'à leur survie, pas à ce qu'on leur fait parallèlement, à grands coups de programmes douteux et de hiérarchie absconse.
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009

Dugong, je ne suis pas sûr que Cervantès, dans l'Espagne du Siècle d'or, ait pensé à coller de la Kabale partout…
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009

Si on en revenait à notre fil, avec le collègue instituteur qui passe au tribunal à Dijon aujourd'hui( info Europe1 ce matin)? Il a surpris un gamin de CM1 en séance d'exhibition. Il a alors pris un cutter et annoncé qu'il allit couper tout ce qui dépasse!!!
La conquantaine. 30 ans de carrière sans histoires. Pas de menaces de violence. juste une remarque, avec le cutter. Puis les parents et le tribunal...
Bon je connais la suite: on va s'indigner, on va soutenir, puis on va dire "oui, mais...il aurait pu faire autrement, moi à sa place etc....". N'empêche, ça continue....

Ecrit par : Totoche | 11 mai 2009

La conquantaine ?

Néologisme pour la cinquantaine conquérante ?

Taïaut !

Ecrit par : dugong | 11 mai 2009

En trente ans d'exercice, j'ai été confronté deux fois à des suicides de collègues : une fois indirectement : le collègue, excellent professeur de musique très actif et dévoué, exerçait dans un autre établissement dans la même académie, mais beaucoup d'entre nous le connaissaient, une autre fois directement (une collègue d'anglais dans le même établissement).

Dans les deux cas, l'administration s'est arrangée pour nier toute responsabilité. Dans le cas du collègue de musique, l'inspection académique avait même été jusqu'à afficher la nouvelle en salle des professeurs avec ce commentaire : "Pour des raisons personnelles, M. X a choisi (sic) de se donner la mort."

M. X avait effectivement des "problèmes personnels" (sentimentaux en l'occurence), mais qui peut affirmer que l'institution, les élèves, les collègues n'avaient aucune responsabilité dans sa "décision" ?

Dans le deuxième cas, la collègue avait également des "problèmes personnels", mais les deux responsables, principale et principale adjointe, l'adjointe clopeuse à la chaîne, assez vulgaires et à la psychologie sommaire, pour ne pas dire brutale, ne pouvaient pas aider la collègue et le climat de l'établissement n'était pas bon.

Le lendemain du suicide de cette collègue, l'établissement a débrayé avec cellule de crise, psychologues et tout le bataclan...Les élèves pleurant dans tous les coins (on leur faisait faire des dessins), mais je me souviens qu'ils n'étaient guère "gentils" avec elle et allaient même jusqu'à se moquer ouvertement de son embonpoint.

Je me suis retenu pour ne pas leur parler de cinéma et de "larmes de crocodiles", mais je n'ai pas été dupe. J'ai horreur du sentimentalisme et je sais que les pires brutes, voire les sadiques, peuvent être des gens très "sentimentaux". Bon, je ne l'ai pas fait, évidemment. Certains élèves étaient vraiment traumatisés.

Si "profs au bord de la crise de nerfs" servait à faire prendre conscience à l'institution de ses responsabilités, si au moins l'institution arrêtait de récompenser systématiquement (palmes académiques) les chefs d'établissements pour leur docilité à correspondre aux "indicateurs", quitte à botter en touche en cas de suicide ou de dépressions...

Quand je considère mon cas personnel, je vois bien que l'administration ne tient aucun compte des problèmes de santé des gens, même en fin de carrière et ne les aide pas vraiment à tenir.

Chacun doit se débrouiller. Par exemple, en ce qui me concerne, j'opte pour le "stoïcisme" (j'agis sur mes représentations), mais je suis à moitié dans le vrai.

Car enfin il y a aussi une réalité "objective", non ?

Et la réalité objective, du côté de l'administration, c'est marche ou crève ou "On achève bien les chevaux" (vous savez ce film qui se passe aux Etas-Unis pendant la crise de 29 et où les gens dansent jusqu'à l'épuisement dans l'espoir de gagner trois sous) et si vous avez des problèmes avec certaines classes et certains élèves, c'est forcément de votre faute.

...Alors motus et bouche cousue ! Tout est pour le mieux ! Il n'y a pas de solution à chercher, puisqu'il n'y a pas de problème.

Ecrit par : Robin | 11 mai 2009

N'arrêtez jamais les gras, vous êtes aussi amusant qu'une double dose d'acide mais vous coûtez quand même vachement moins cher)"

Ecrit par : Le Pingouin | 10 mai 2009

Je ne suis pas GRAS!!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2009

Ne vous vexez pas, Christophe... ne s'agirait-il pas tout simplement d'un "lapsus clavieri" pour "GARS" ?

Ecrit par : Françoise Guichard | 11 mai 2009

Orthoprof nous fait ce matin un excellent jeu de mots sur ces caballus (caballi ?) qui marchent l'amble, et que personne n'a apparemment compris…
Désolation !
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 mai 2009

Conclusion et désolation hâtives, pour ce qui me concerne, et je ne suis sans doute pas la seule: ce n'est pas par incompréhension que je me suis tue- j'avais (d'emblée) repéré la coquille qui puis surtout apprécié l'allusion - mais par lassitude et par charité chrétienne (ou empathie si cette évocation à connotation religieuse fait hérisser le poil des laïcards), autrement dit pour épargner aux lecteurs de ce blog les réflexes conditionnés de quidams pour qui l'équitation n'est pas un sport mais exclusivement un loisir de "bourges".
-----
"Schroumpfs, c'est une chaussette… vide (les germanistes me comprendront)."
JPB
sans doute mais au moinsss avec un T dedans, non?

Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2009

ET puis surtout

Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2009

"Il a alors pris un cutter et annoncé qu'il allit couper tout ce qui dépasse!!!"

Les gens qui pratiquent la circoncision seront-ils dorénavant poursuivis comme "serial cutters" ?

Désolé pour l'anglicisme.

Ecrit par : dugong | 11 mai 2009

Très drôle et merci dugong de me permettre d'aller retrouver Morphée dans un bel éclat de rire.

Je m'apprêtais à copier-coller une info bien moins rigolotte
relevée à l'instant dans le Figaro de ce matin: "Chaque année, 200 000 étudiants s'inscrivent aux concours d'enseignants, 120 000 d'entre eux se présentent aux épreuves et seuls 15 000 décrochent le sésame", avec le commentaire suivant:
Pavoisons car 185.000 étudiants échapperont ainsi à la dépression et/ou au suicide....

Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2009

Oui — ils iront se suicider ailleurs…
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009

Positivons encore plus : sur les 15000, il y en aura qui démissionneront *, s'épargnant ainsi les risques de dépression, voire de suicide.

Pour s'éviter des problèmes qu'il n'a aucune envie de "gérer", le Moloch pourrait offrir une prime à la démission pour tout nouveau reçu aux concours.

Absurde ? Pas autant que la "gestion des ressources humaines" qu'il pratique.

* sait-on d'ailleurs quel est le taux ?

Ecrit par : dugong | 11 mai 2009

@ Halbwachs

http://www.liens-socio.org/article.php3?id_article=1116

Ecrit par : guy morel | 11 mai 2009

Le bateau a perdu sa quille et poursuit sa route à la godille. Je suis restée sur la rive et je voyage dans les archives. A chacun ses rêves pour surmonter les dérives assassines. Est-il possible d'oublier le souvenir si proche encore de ce collègue de Montmirail qui choisit d échapper à l'engrenage en quittant ce monde par un jour de juin sur une route de campagne ?

Je devrais être sur le fil de discussion "addendum zéro"pour apporter une précision. Quand j'étais à l'école primaire de mon village, de 52 à 58, les compositions étaient mensuelles il me semble. Le cahier de compositions était recouverts de papier bleu et nous le rapportions à la maison pour le faire signer par les parents. Je me souviens d'une réprimande du frère aîné estimant que je devais soigner mon écriture et éviter les pâtés et les ratures. Je me souviens que le samedi nous révisions ce qui avait été appris dans la semaine et que la préparation des compositions mensuelles consistait à réviser ce qui avait été appris dans le mois.
Je disais donc que je voyageais dans les archives. Après avoir épluché les délibérations du XX° siècle de mon village natal, je découvre les archives du département. En 1900 les instituteurs remplissaient soigneusement, d'une belle écriture penchée avec pleins et déliés bien sûr, des formulaires détaillés. Tout y est : scolarité, diplômes et carrière de l'instituteur,dimensions de la classe, emplacement du lavabo et des latrines,description du logement de fonction, affichage du règlement et de l'emploi du temps,cahiers utilisés ( devoirs mensuels, journal, écriture, dessin, carnet de correspondance, et cahier d'écriture pour la section enfantine.) manuels scolaires utilisés, matériel pédagogique, mobilier, nombre d'ouvrages de la bibliothèque, nombre de prêts à la fois aux élèves et aux habitants, ouvrages les plus demandés ( Dumas père, Jules Verne, et ouvrages documentaires de géographie en particulier) salaire de l'instituteur avec indemnité de résidence, supplément de la commune, sonnerie civile, service aux indigents et secrétariat de mairie, nombre d'élèves ( 46 garçons en 1900 et 53 fille à l'école de filles tenue par une religieuse secondée par une religieuse âgée pour la section enfantine ) élèves présentés au certificat, élèves reçus ( c'est le même ! ) et bilan des élèves reçus depuis l'installation sur le poste. Les sorties donnant lieu à des devoirs écrits sont également signalées ( 5 en 1900) et le tableau des présences est tenu à jour. Les absences sont très rares même en fin d'année scolaire.
En 1903, les deux religieuses sont remplacées par des laïques chez les filles. Quand j'étais gosse on évoquait parfois le souvenir de la jeune religieuse partie refaire sa vie en Amérique avec le curé. Ragot de village ? Aucune importance. Dans " Marie-Claire " Marguerite Audoux nous fait discrètement comprendre que ces gens là sont comme les autres.
En 1913, le nombre d'élèves tombe à 30 dans chaque école. La bibliothèque est un peu plus fournie et le nombre d'ouvrages prêtés a triplé. L'instituteur signale le succès de Jules Verne. Pour ma part je constate que l'enseignement scientifique demeure le parent pauvre !

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 11 mai 2009

"Les schtroumpfs, c'est tout de même l'une des grandes B.D. queer, avec Johan et Pirlouit dont les Schtroumpfs ne sont de toute façon qu'un spin over."

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2009

Ah oui, Jérémy, vous vous emballez. Je suis du même avis que Jean-Paul, l'univers des Schtroumpfs, c'est un univers essentiellement assexué. Pareil pour Johann et Pirlouit, d'ailleurs : on ne trouve guère d'ambiguïté dans les relations qui unissent les deux compères. C'est pas comme entre Alix et son mignon, le joli petit Enak. Je me souviens encore de l'un de mes premiers Alix, lu dans Tintin quand j'avais 7 ans, où l'on voyait Enak faire une crise de jalousie toutes les deux pages parce qu'une charmante et dénudée jeune fille collait trop son beau blond. Ce n'est que bien, bien plus tard que je compris enfin les causes profondes de ce caca nerveux.

Donc, pour en revenir aux Schtroumpfs et à Johann et Pirlouit : homo, peut-être, mais sûrement pas sexuel.

Ecrit par : Kap | 11 mai 2009

Profs au bord de al crise de nerfs : "deux trois Prozac ® et huit kirs..."

http://www.youtube.com/watch?v=SG2AFd-DuH8

Ecrit par : Françoise Guichard | 11 mai 2009

"Orthoprof nous fait ce matin un excellent jeu de mots sur ces caballus (caballi ?) qui marchent l'amble, et que personne n'a apparemment compris…
Désolation !"
JPB

C'est une cabale !

Ecrit par : Spip | 11 mai 2009

pardon, de LA crise de nerfs...

Ecrit par : Françoise Guichard | 11 mai 2009

Je ne savais pas que cet innocent jeu de mots autour du "caballus" allait faire galoper autant les claviers. Merci, JPB, pour le qualificatif d"excellent". Je fais ce que je peux. Avec gentillesse et humour, si possible.

Ecrit par : Orthoprof | 11 mai 2009

Bon, c'est fait; ni approbation, ni désappobaton mais parti pris de la rigolade et des jeux de mots pour le collègue de Dijon (mais en est-il un, puisqu'il n'est pas agrégé?). Heureusement qu'il a tout le village avec lui. C'est toujours ça...
Maintenant, faut qu'on m'explique: circoncir c'est "couper ce qui dépasse"? Comme ce n'est pas ma religion, je ne savais pas....Heureusement que ce n'est pas Dieudonné qui dit cela....

Ecrit par : Totoche | 11 mai 2009

Avant de reparler de redoublement, un peu de détente, de culture et de (H)ardKor(e):

A) Les Presses de la Pédagogie par le Traumatisme

Les Presses de la Pédagogie par le Traumatisme

Fondées en 1984 suite à l'immense succès rencontré par l'ouvrage de Françoise Dolto ,les Presses de la pédagogie par le traumatisme ont pour vocation d'approfondir et de diffuser l'enseignement de la traumato-pédagogie, mais aussi de créer des outils à l'usage des traumato-pédagogues.

1) Collection "Névrose en Herbe"
2)Collection "Premiers Pas dans le Vide"

Suite sur :
http://wiki.ardkor.com/Les_Presses_de_la_P%C3%A9dagogie_par_le_Traumatisme


B) La définition du communiste en (H)ardKor(e)

Le communiste mange les enfants, c'est pourquoi il est déclaré d'utilité publique et remboursé par la Sécurité sociale.

Pour plus de renseignements concernant le communiste, adressez-vous à l'Accueil

Le communiste est heureux parce qu'il a fait un long voyage. Le communisme est un centralisme démocratique qui veut dire que la démocratie est Centrale, ce qui implique que les gens soient mis dans des cellules. L'origine du mot est le manifeste de Charles Marx (1848 - 1883), qui prôna au temps jadis, la révolution contre le capitalisme qui mange aussi ses enfants, mais après avoir fait son marché.

Le communiste est parfois représenté le couteau entre les dents. Cette variante populaire, riante et grimaçante du mythe coco est autrement appelée Bolchevik.

Le bolchevik est, bien évidemment juif, fourbe, ses traits sont de type négroïde, ses yeux sont jaunes, on trouve souvent un ergot de coq sur la 9ème phalange de ses pouces, sa sexualité va en dépit des principes élémentaires de Mère Nature et il aime à violer les vieilles citadines pleines aux as pour les pomper jusqu'au dernier denier.
Suite sur :http://wiki.ardkor.com/Communiste

C) Ou plus important pour la survie de la planète , la définition du "gaz à effet de sphère"

"Quand on pète dans l'eau et que ça fait des bulles, on est en présence d'un gaz à effet de sphère."


Bonne cantine

MD

Ecrit par : MDelord | 11 mai 2009

"C'est pas comme entre Alix et son mignon, le joli petit Enak"

L'Enak, pour s'envoyer en l'air, se consacra à l'X.
Par contre, l'agrégé, de droit, s'engagea dans la direction de l'IEP.

Ecrit par : dugong | 11 mai 2009

Tout à fait dadaïste, le site conseillé par l'énigmatique MDelord…
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009

"Les Presses de la Pédagogie par le Traumatisme" éditent, dans la collection "Premiers Pas dans le Vide" deux ouvrages aux titres intéressants :

- "l'auto-circoncisionpour les grands"

- "Ne pas se rater pour les grands"

Ecrit par : dugong | 11 mai 2009

...Alors motus et bouche cousue ! Tout est pour le mieux ! Il n'y a pas de solution à chercher, puisqu'il n'y a pas de problème.
Ecrit par : Robin | 11 mai 2009

Il y a un problème. Mais y a-t-il un "suicide des enseignants", une inflation de névropathies chez les enseignants ? Je fais confiance au ministère, à suite du livre de madame Bouzou, pour mettre en place un numéro vert, histoire de dire que le problème est reconnu et qu'on le traite.
Ce faisant, on évitera vertueusement l'essentiel : la paupérisation des enseignants, l'extrême fatigue de beaucoup sinon de la plupart due aux conditions d'exercice du métier.
Ce qui m'a le plus frappé dans ces vingt dernières années, c'est à la fois la solidité du corps enseignant et son extrême usure.
Le petit Sébastien Clerc, avec son thé et ses recettes de survie, donne, peut-être à son insu, une idée assez bonne de ce qu'est devenu le métier.
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 11 mai 2009

"Ne vous vexez pas, Christophe... ne s'agirait-il pas tout simplement d'un "lapsus clavieri" pour "GARS" ?"

Ecrit par : Françoise Guichard | 11 mai 2009


J'ai bien compris, Françoise, et j'avais d'ailleurs mis un "smiley"...
C'était simplement une référence à Obélix, (puisqu'on parle de BD...)

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 mai 2009

Tout à fait dadaïste, le site conseillé par l'énigmatique MDelord…
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009

Cet autre ne l'est pas moins.

http://www.soseducation.com/rw_rubrique_527_un-nouveau-suicide-d-enseignant-le-montre-il-faut-restaurer-la-discipline-dans-les-etablissements-scolaires.php

Ecrit par : guy morel | 11 mai 2009

En ce qui concerne les causes de dépression et de suicide chez les enseignants, je pense qu'il faudrait se pencher sur le problème de l'isolement dans l'exercice de la fonction, de solidarité entre les adultes et de valeurs partagées en combinant les deux approches (collective et individuelle).

Ecrit par : Robin | 10 mai 2009

Je prends ce texte au hasard, mais, c'est à tous que je pense quand je dis que je ne comprends pas pourquoi vous vous obstinez à regarder par le petit bout corporatiste de la lorgnette ce qui est un constat général.
Je vous ai cité plus haut un texte simple que personne n'a commenté ni même peut-être lu et peux vous en citer d'autres.
Dans une société individualiste comme celle dans laquelle nous vivons, une société bâtie sur l'idée que c'est la somme des égoïsmes qui fera l'équilibre commun et le bien-être de tous (méthode Cadichon-Carole), tous ceux qui ont un idéal de travail, de don de soi, la manie de la perfection, et toutes les autres définitions cités dans cette article souffrent de dépression, de burn out si vous voulez, et souffrent au travail.

Donc, je vous recite les causes internes:

Les facteurs internes

L'anxiété

Les personnalités anxieuses dépensent beaucoup d'énergie pour de nombreuses tâches et n'arrivent pas à trouver d'accomplissement, soit qu'elles s'épuisent inutilement pour une faible activité soit qu'elles soient très efficaces mais ressentent en permanence de l'inquiétude ou de l'insécurité.

La recherche de réussite sociale

Un excès d'ambition, une hyperactivité, un besoin de pouvoir ou de paraître, un emploi du temps sans plages de repos ou de réflexion, font le lit du burn-out.

L'image de soi

L'envie de plaire à tout le monde, de satisfaire le moindre désir de sa clientèle ou de ses interlocuteurs se fait au détriment de soi, de ses besoins et de ses satisfactions.

L'estime de soi

Si celle-ci est faible, alors la culpabilité et l'autodénigrement engendrent autocritique et nervosité dans son travail. Le travail donne plus de souffrances que de satisfactions.

L'incapacité à déléguer

Ce type de personnalité ne fait pas confiance aux autres et donc ne délègue que très peu de tâches. L'individu a tendance de plus, à s'entourer d'un personnel à l'image de ce qu'il imagine être les autres, dans une stratégie de prophétie auto-réalisatrice.

La mentalité du sauveur

Ce sentiment altruiste cache un besoin de réassurance et de ré-estime de soi. Il montre un désir de « réparer » très ancien, vraisemblablement à l'origine de sa vocation. Dans ce cas malheureusement l'individu ne trouve du plaisir que dans le plaisir des autres, dans une efficacité sans faille de résultats cliniques en cherchant à devenir un héros quotidien.


Pour les professeurs en dérive, je pencherai pour, assez souvent, la mentalité du sauveur, puisqu'il s'agit d'un métier à "vocation" fortement connotée, comme les professions médicales. Le genre "bienfaiteur de l'humanité" !
Y'a qu'à voir le drame engendré plus haut dans l'esprit d'une jeune professeur par un vulgaire plagiat de la part d'un gamin de 14 ans, alors qu'elle-même est froidement demandeuse de préparations toutes faites à copier-coller en guise de cours, sans approfondissement personnel.

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

Guy, ce n'est pas parce que SOS-Education dit la même chose que moi que je vais me couvrir la tête de cendres. Je les connais, je les ai fréquentés il y a quelques années, le temps de réaliser qui ils sont, et basta.
Après tout, j'ai eu pas mal de lecteurs au Front National et diverses droites extrêmes. Ça ne m'inquiète pas — je n'ai pas le sentiment inné du politiquement correct.
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009

Y'a qu'à voir le drame engendré plus haut dans l'esprit d'une jeune professeur par un vulgaire plagiat de la part d'un gamin de 14 ans, alors qu'elle-même est froidement demandeuse de préparations toutes faites à copier-coller en guise de cours, sans approfondissement personnel.

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

Oui, effectivement, il n'y a pas que les enseignants qui sont victimes de dépressions et de suicides. Mais nous parlions d'une réaction éventuelle de l'Educ nat. par rapport au livre de Véronique Bouzou.

Pour guérir de la dépression et de la tentation du suicide, il y a aussi la "sublimation" par l'écriture. L'expérience de la dépression avec sa face lumineuse et sa face obscure est aussi, ne l'oublions pas, une expérience d'éveil.

Il faut signaler, à ce propos, le très beau texte de Pierre Guyotat "Coma" (qui veut dire aussi bien "virgule" que perte de conscience).

Ce texte qui relate une expérience de "déréliction lucide" physique, psychologique et spirituelle et de salut par l'écriture, vécue par l'auteur dans les années 70-80, a fait un triomphe au théâtre de l'Odéon où il a été lu par Patrick Chéreau ; il est paru aux éditions du Mercure de France.

http://www.mercuredefrance.fr/titres/coma.htm

Tout à fait autre chose : Guettez la réédition prochaine d'ouvrages devenus introuables, sauf à la Bibliothèque nationale, d'Alphonse de Lamartine, en particulier son immortelle "Histoire des Girondins" (1848) : une référence pour l'Histoire romancée de la Révolution française que nous avions oubliée, qui font souvent de Lamartine l'égal de Michelet et qui comporte d'inoubliables portraits de conventionels : Vergiaud, Mirabeau, Camille Desmoulins...Une formidable leçon de style aussi à donner en exemple aux élèves. Quand l'écriture s'apparente à la sculpture.

Et enfin, pour les amateurs de polars historiques (non, je ne touche pas de royalties) : "L'interprétation des meurtres" de Jed Rubenfeld. Sigmund Freud himself, accompagné de Jung et de Ferenczy, y prend part à une enquête policière durant son séjour (historique) à New-York !

Ecrit par : Robin | 11 mai 2009

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

Oui, effectivement, il n'y a pas que les enseignants qui sont victimes de dépressions et de suicides. Mais nous parlions d'une réaction éventuelle de l'Educ nat. par rapport au livre de Véronique Bouzou.



Ecrit par : Robin | 11 mai 2009

La réaction de l'Educ Nat n'a pas à se différencier de quelque manière que ce soit de la réaction de quelque autre entreprise ou corps de métier. C'est ce que je veux dire. Il n'y a pas de solution particulière à l'Ed Nat. La vie en société s'est profondément modifiée sous la pression de l'idéologie libérale et les victimes du service d'enseignement ne sont pas des cas particuliers.
Quelle réponse le ministère doit-il apporter ?
c'est très simple: recrutement sur profil psychologique et entretien d'embauche et non plus sur savoirs disciplinaires et passion pour ces savoirs, désir de les transmettre. L'Ed Nat doit choisir des candidats ayant une bonne estime de soi, une capacité à travailler en équipe, un bon équilibre travail-loisirs, des talents d'animateur, pas de trace de mégalomanie, du self-contrôle...
Quels autres conseils peut-on donner pour recruter des professeurs qui ne souffrent pas des conditions de travail actuelles ?
Eliminer d'entrée toute personne présentant des signes de fragilité tout en aspirant à sauver l'humanité, c'est certain.

Il faut affiner les statistiques et je parie qu'on trouvera une plus forte proportion de dépressifs parmi les enseignants de matières littéraires.

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

Dobolino, si on recrute sur profil psychologique, déjà que l'on manque de volontaires pour faire ce métier, ça va drôlement épurer…
Quant à l'entretien d'embauche, c'est ce que veulent actuellement imposer les pédagos au CAPES — pas pour voir si l'on est psychologiquement apte, mais idéologiquement conforme. ET c'est si facile de glisser de l'un à l'autre, et de décréter que ceux qui, par exemple, veulent transmettre des savoirs purs et durs sont inaptes à un métier qui suppose de la compréhension, de la douceur, de l'écoute, bla bla bla…
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009

Donc, vous êtes bouchés à l'émeri car si le texte que je vous ai cité plyus haut a été écrit pour les "soignants", je ne l'ai jamais fait pour vous prouver que c'était pareil ailleurs. Ce n'était pas du tout mon propos ! Je vous avais d'ailleurs demandé de remplacer les mots se rapportant au monde médical par ceux se rapportant à l'enseignement.
Si l'Ed Nat se penche sur le problème de la détresse des enseignants, elle pondra le même type d'analyse et tendra à recruter les bons profils pour limiter la casse, sachant qu'elle ne peut en aucun cas modifier les comportements des usagers ni leur recrutement.

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

Dobolino, si on recrute sur profil psychologique, déjà que l'on manque de volontaires pour faire ce métier, ça va drôlement épurer…
Quant à l'entretien d'embauche, c'est ce que veulent actuellement imposer les pédagos au CAPES — pas pour voir si l'on est psychologiquement apte, mais idéologiquement conforme. ET c'est si facile de glisser de l'un à l'autre, et de décréter que ceux qui, par exemple, veulent transmettre des savoirs purs et durs sont inaptes à un métier qui suppose de la compréhension, de la douceur, de l'écoute, bla bla bla…
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009
Mais, enfin, Brighelli, ce n'est pas moi qu'il faut convaincre ! Je vous énonce simplement ce que serait le résultat d'une enquête approfondie sur le malaise du corps enseignant ! On déterminerait quels profils psychologiques sont aptes à gérer une classe et non quel règlement moral doit être imposé aux usagers du service.

J'ai la bizarre impression depuis hier de parler face à un mur !

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

Alors, disons que j'ai mal compris :-))
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009

Guy, ce n'est pas parce que SOS-Education dit la même chose que moi que je vais me couvrir la tête de cendres. Je les connais, je les ai fréquentés il y a quelques années, le temps de réaliser qui ils sont, et basta.
Après tout, j'ai eu pas mal de lecteurs au Front National et diverses droites extrêmes. Ça ne m'inquiète pas — je n'ai pas le sentiment inné du politiquement correct.
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009
Crois-tu que je veuille te voir avec des cendres sur la tête ?
Dobolino a raison quand elle écrit : "Je vous énonce simplement ce que serait le résultat d'une enquête approfondie sur le malaise du corps enseignant ! On déterminerait quels profils psychologiques sont aptes à gérer une classe."
J'ai dit plus haut les doutes que m'inspire une tactique fondée sur la Plainte.

Ecrit par : guy morel | 11 mai 2009

Ce n'est pas une question de tactique. Le livre de Véronique Bouzou a été écrit, pour autant que j'ai compris, pour donner la parole à des gens qui ne la prennent pas parce qu'ils sont saturés de culpabilité — d'être chahutés en classe, ou mal dans leur peau, ou en butte aux mesquineries de l'administration, etc. Ma note aussi : combien de profs ne voient plus l'enseignement qu'à travers leurs déconvenues, les harcèlements, la déprime, et le reste ?
Si tu veux, les pratique speuvent être complémentaires (et j'espérais avoir écrit une Note claire sur ce point). On peut entrer en empathie d'un côté, et se battre sur les causes d'un autre côté — non les causes existentielles, toujours difficiles à démêler, mais les causes liées au métier lui-même. Parce que des choses qui tuent, ou qui blessent, dans cette profession, il y en a pas mal.
D'où ma comparaison avec les flics, que tu connais bien et sur lesquels tu devrais briffer la communauté, tiens… Eux aussi vivent mal leur profession de l'intérieur.
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009

@ Malaise des enseignants.
Dans un entretien donné au Café pédagogique, Jacques Moisan, doyen de l'IG maths, déclare :
"Pour ce qui concerne la géométrie vectorielle, elle a été supprimée totalement du collège. Deux possibilités s'offraient à nous : enseigner le programme ancien de 4e, 3e et 2nde en classe de seconde ou le réserver aux seuls 40% des élèves qui en ont besoin, ceux qui suivent une 1re S ou une 1re STI, pendant leur première. Dans le souci de ne pas mettre en seconde des élèves en difficulté avec des mathématiques dont ils n'auront pas besoin, nous avons choisi la seconde option."
Retenons l'essentiel : pour cet IG, il s'agit de réserver une partie du programme - la géométrie vectorielle "aux seuls 40% qui en ont besoin".
Le caractère scandaleux de cette déclaration - qui décrète tout simplement un apartheid culturel touchant et les élèves et leurs professeurs - a bien entendu échappé au Café pédagoqique.
Ainsi donc, pour l'IG, le programme de mathématiques n'est plus déterminé par les nécessités de l'enseignement des mathématiques mais a priori par la division du travail telle qu'il l'imagine. Somptueux.
Si l'on s'intéresse aux origines du malaise des enseignants, on a là une piste.

Ecrit par : guy morel | 11 mai 2009

Est-ce que Jésus Christ, sauveur de l'Humanité , convaincu de la nécessité d'effacer le péché originel et enseignant le message de son père était dépressif ? Est-il permis de se poser la question ?

Est-ce que les pompiers qui cherchent à sauver et à réconforter, quand il est encore temps ( non pas des chats sur les toits mais les accidentés de la route, les suicidés sous un train ou les ouvriers écrasés par une plaque de béton par exemple ) sont sujets à la dépression ? Oui, cela arrive. Ce sont des hommes tout simplement, qui ne jouent pas nécessairement les héros mais affrontent les catastrophes où se révèlent plus souvent qu'on ne pense, l'égoïsme, la lâcheté, la bêtise ou l'envie, ces plaies qui gangrènent toutes les couches de la société et même parmi eux.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 11 mai 2009

Cela vous paraîtra au départ peut être paradoxal ou tout simplement naïf voire ubuesque comparativement aux problèmes inextricables auxquels sont confrontés les enseignants dépressifs, mais ce qui m'a sauvée littéralement dans mon cas, en dehors des conseils très pratiques et terre à terre prodigués par mon psychiâtre, c'est la Culture...

Ce sont tous les plus grands penseurs de notre civilisation qui ont réussi à m'extirper d'un monde que je qualifierai carrément d'insane et totalement déjanté.

D'ailleurs, étant seule dans ma vie personnelle, j'ai presque envie de d'affirmer que les futurs parents sont des quasi inconscients à l'idée de donner la vie à un enfant, car ils sont loin de leur faire un magnifique cadeau compte tenu du monde avec lequel nous brodons tous les jours pour survivre....

Vous ne pouvez pas imaginer à quel point, les visites de musées, les conférences dans les facs, les lectures, les concerts symphoniques ou les opéras voire les pièces de théâtre m'ont redonné le goût de vivre et surtout le plaisir et le désir de vouloir à nouveau faire des projets !!!! Ce fut même une drogue, un besoin irrépressible de me plonger dans la Culture pour m'évader totalement et oublier cet univers ubuesque dans lequel j'étais plongée tous les jours à savoir le monde de l'entreprise.

Un monde pas vraiment sexy quand on nous inonde de process en tous genres, de reporting, de processus, de procédés, de procédures, de réunions vaseuses sans queue ni tête, de courriers vaseux et plus qu'ennuyeux !!! L'entreprise, qui elle, est soit disant rebutée par la bureaucratie, est noyée sous la paperasse !!! Je vous dis : nous sommes bien au Royaume d'Ubu : tout est régi par la preuve et donc par l'Ecrit !!! Mais quelle lourdeur : à faire vomir plus d'un employé, qui, à force de ne pas grimper dans les limbes de la hiérarchie, finit par devenir neurasthénique tant il est trimballé comme un vulgaire pion d'une mission à l'autre, en passant du coq à l'âne...Et avec cela, il doit savoir construire sa carrière......

Sans oublier que soit disant pour la survie de l'entreprise, on est amené à faire moultes concessions, pour la voir, les yeux embués de larmes très amères si ce n'est acides, valdinguer en Pologne ou je ne sais où quelques mois plus tard et se retrouver sur le carreau avec une prime de départ misérable...

Bref, tout ça pour dire que même aujourd'hui, étant sur le point de reprendre des études prochainement, je n'envie même pas ceux qui travaillent. Je préfère de loin ma vie actuelle, où je m'imbibe de lectures diverses et variées quotidiennement, où je m'imprègne de multiples expositions dans les musées, de conférences universitaires, où j'apprécie grandement de proposer mes savoirs faire à un cercle lyrique en échange de connaissances encyclopédiques de la part de ses membres, avec le respect de ma personne, en sus !!!

Je n'ai peut être pas énormément de revenus, mais je vis, au sens le plus noble du terme, avec le plaisir et la satisfaction inouïs de pouvoir m'ouvrir à la connaissance et au monde, sans devoir supporter ces crétins, voire certains suppôts de l'entreprise, plus fayots, à fond dans la flatterie, adossés en permanence à la machine à café et lèche-culs que compétents par dessus le marché !!!

Ecrit par : Sandra WAGNER | 11 mai 2009

Orthoprof nous fait ce matin un excellent jeu de mots sur ces caballus (caballi ?) qui marchent l'amble, et que personne n'a apparemment compris…
Désolation !
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 mai 2009
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"... et que personne n'a apparemment compris..." ... sauf vous - certainement - mon cher collègue...
Rien n'est perdu, tant que vous êtes là, soit dit sans vous passer la brosse à reluire.
Je savais ce qu'est l'amble mais je n'ai pas encore essayé d'aller l'amble à quatre pattes, et il est un peu tard maintenant. Le jeu de mots m'a pourtant échappé. Je vais retourner au message d'Orthoprof pour voir ce que je n'ai pas vu, par paresse ou fatigue - ou les deux.
Ah ! c'est inutile ! ça me revient : il a mis deux l à l'adjectif "cabalistique", et je lui en ai fait la remarque. J'ai d'ailleurs été étonné qu'il vous fît la leçon si peu précautionneusement, mais ce n'était qu'apparemment qu'il était si peu précautionneux.
Je suis confus, Orthoprof ! Je ferai plus attention avec vous à l'avenir.

Ecrit par : Francis Penin | 11 mai 2009

D'où ma comparaison avec les flics, que tu connais bien et sur lesquels tu devrais briffer la communauté, tiens… Eux aussi vivent mal leur profession de l'intérieur.
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009
Pas les flics, les gendarmes, ce qui n'est pas tout à fait la même chose.
L'enquête sur la Gendarmerie m'a aussi mis en face de ce que j'appelle la Plainte. Aussi devant la question du suicide et des dépressions ; aussi devant la question des démissions. En plus devant la question des divorces. Nous avons, Tual et moi, écouté une trentaine de gendarmes déballer leur sac. Brutes de décoffrage, leurs confessions constituaient une longue plainte assez peu différente de celle des profs, y compris sur l'état de décomposition de la jeunesse, et la décomposition des politiques publiques. Derrière cette plainte, des craintes que nous avons mises en avant : perte du statut militaire, unification des deux corps de police ( un pas en avant vient d'être fait dans cette direction avec le rattachement de la Gendarmerie au ministère de l'intérieur), abandon des missions de surveillance générale au bénéfice des missions de répression, intensification des cadences de travail, inflation de tableaux de bords, course aux résultats chiffrés. Au total, perte de sens du service et de la mission.

Ecrit par : guy morel | 11 mai 2009

Suite à caballistique :

Je me suis concentré sur l'adjectif "cabalistique" et n'ai évidemment pas vu ce que l'expression fautive "d'amblée" avait d'occulte.

Ecrit par : Francis Penin | 11 mai 2009

L'instituteur qui avait menacé un gamin de 10 ans très remuant de lui "couper le zizi" est suspendu depuis novembre 2008, et il vient d'être condamné à 500 euros d'amende avec sursis !!!!!!!!!!!!

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2009

J'ai dit plus haut les doutes que m'inspire une tactique fondée sur la Plainte.

Ecrit par : guy morel | 11 mai 2009

Je crois bien que je suis d'accord avec Guy, autant que ma simplicité comprenne les méandres de son cerveau alambiqué et monomaniaque.
Pour lutter contre le malaise sournois et la solitude, il est inutile de demander pour l'instant quelque prise de conscience ou aide que ce soit du Ministère de l'ED Nat. Ce sera du pipo. Rien à voir avec le malaise de la Police, ou très peu. Des policiers convaincus du bien -fondé de leurs choix et volontaires, ne pourront rien faire car ils sont absolument aux ordres.
Quels sont les enseignants qui vont vraiment bien ? Certains qu'ont voit ici, Catmano, Zorglub, Buntovchik, Dugong et d'autres, carrément dissidents à la pensée dominante et fermes dans leurs bottes. Un inspecteur, même le plus féroce soit-il, un Principal ou un Proviseur qui fait le jeu des parents ne les égratignera qu'à peine. Si, comme Catmano, ils rejoignent un groupe de travail et de réflexion, ils se sentent encore mieux car soutenus dans leur lutte par leurs "coréligionnaires".
On en rencontre aussi au Café Pédagogique ou chez Lubin (c'est ça ?): eux-aussi sont fermes dans leurs choix, convaincus du bien-fondé de leurs actes pédagogiques et, s'ils sont passagèrement en déprime, leur idéal commun les soutient. On peut le déplorer mais c'est ainsi.
On en rencontre aussi parmi ceux qui font leurs heures pour gagner leur croûte puis rentrent chez eux pour vivre la vraie vie.
Ceux qui souffrent pour motifs professionnels, ce sont les autres, à définir. Moi, je ne sais le faire, n'en fréquentant pas ou si peu. Et eux-mêmes ne sauraient probablement pas se définir ni définir leur malaise face à leur métier. C'est là que le bât blesse, probablement.

Dans mon métier, c'est assez facile à définir. Ça remonte aux origines. Au moment où un élève dit "je veux faire véto" et s'il dispose des potentialités pour le faire, la réaction générale de l'entourage, très archaïque, est "tu seras plein aux as et tu seras un notable". La sensation d'échec chez le véto, ce qu'il dissimule soigneusement aussi bien face à ses pairs qu'en société, ce ne sont pas ses erreurs médicales mais ses difficultés financières, agravées d'ailleurs par la nécessité où il est d'exhiber des signes extérieurs de richesse.
Exemple: dernièrement, j'ai changé de voiture et nombre de mes clients ont déploré que je n'aie pas acheté un gros quatre-quatre. C'est presque une offense que je leur fais de n'avoir acheté qu'une Clio avec prime écologique. Ils ont absolument besoin que je sois riche et que ça se voit. Plus je suis riche, plus j'inspire confiance. Plus je manque d'argent, plus je suis mal dans ma peau parce que j'ai été diplomée pour être riche et que c'est ce qu'on attend de moi.
(évidemment, c'est une caricature ! ça reste quand même le nœud de notre malaise, le plus souvent exprimé en filigrane chez nos jeunes confrères sur les forums)


Première chose à faire pour définir le malaise du corps professoral: définir ce que la société attend qu'il soit et lui inculque dès qu'il envisage d'embrasser cette profession et ceci selon les échelons.
Suivre la piste du chœur des lamentations des agrégés nommés malgré eux en collège.

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

La sensation d'échec chez le véto, ce qu'il dissimule soigneusement aussi bien face à ses pairs qu'en société, ce ne sont pas ses erreurs médicales mais ses difficultés financières, agravées d'ailleurs par la nécessité où il est d'exhiber des signes extérieurs de richesse.

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

Citons aussi la blondasse qu'il a du épouser, autre signe extérieur de richesse, et qui vide son compte en banque, mais là, je suis méchante parce que c'est globalement faux.

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

Profs au bord de la crise de nerfs : "deux trois Prozac ® et huit kirs..."
http://www.youtube.com/watch?v=SG2AFd-DuH8
Ecrit par : Françoise Guichard | 11 mai 2009

Amusant et pathétique par son accent de vérité, mais l'auteur du clip devrait reviser sa grammaire et notamment ses participes passés.
Facile avec ce lien gracieusement fourni par l'office de la langue fse du gouvernement du Québec:
http://www.olf.gouv.qc.ca/ressources/auto_eval/dictee_trou/dat_20021114.html

Ecrit par : Cadichon | 11 mai 2009

Dobolino, vous écrivez : « Première chose à faire pour définir le malaise du corps professoral: définir ce que la société attend qu'il soit [...] ». Je crains fort que la société attende justement que l'on fasse entrer plein de savoirs pour que ChériBibi ait un bon métier où il gagnera plein de flouze (nécessité de savoirs pour réussir à un examen ou une concours exigeant parce qu'on va quand même pas lâcher le pognon comme ça non plus) sans trop le brusquer non plus. On doit atteindre les objectifs de cette pétasse de société mais en avec ses opinions, des idéologies, ses méthodes. Et ben moi je dis « Va te faire, la société : je suis un prof qui ne sait peut-être pas tout (loin de là) mais qui sait que la Connaissance n'est pas un bien que l'on achète à tarif réduit sur ProfDiscount.com ».

Chienne de société. Le progrès et le monde de la consommation n'ont pas que du mauvais. Je suis bien content de pouvoir commander un livre sur Internet tout en le retournant au vendeur s'il ne me convient pas. Un des points de départ du malaise est que tout un tas d'incommensurables crétins (des Alpes ou d'ailleurs, ne soyons pas racistes) croient que l'enseignement (oui, je suis enseignant, pas éducateur à la fin et puis merde !) peut se négocier comme le prix d'un paquet de biscottes à Carrouf' Et ben non, désolé mes cocos, ça marche peut-être avec ces pâles copies de chefs que sont les couille-molles qui nous dirigent parfois mais pas avec moi. Et puisque vous appréciez, chers parents lénifiants, les borborygmes adolescents inaudibles de vos merdeux, je répondrai en un mot : na !
(Vours comprendrez Dobolino que je n'en prends pas à vous, comme je l'ai si délictement fait avec Manu hier ;-) mais que je me contente de rebondir sur votre note).

Ecrit par : Le Pingouin | 11 mai 2009

Permettez-moi d'insérer ma parenthèse : L'instituteur qui avait menacé un gamin de 10 ans très remuant de lui "couper le zizi" est suspendu depuis novembre 2008, et il vient d'être condamné à 500 euros d'amende avec sursis !!!!!!!!!!!!

Je précise avec l'aide de l'AFP :

"Je ne sais pas si, en plus, je ferai l'objet d'une sanction disciplinaire, je n'ai aucune nouvelle de ma hiérarchie, l'inspection académique m'ayant juste confirmé récemment ma suspension avec maintien de traitement", a déclaré l'institeur, M. Laligant.

"Mon geste n'a suscité ni violence physique ni traumatisme chez les élèves, je n'aurais jamais du me trouver ici" dans ce tribunal, a-t-il ajouté.

Lors de l'audience, M. Laligant avait relaté sa confrontation, le 26 septembre 2008, premier jour de son remplacement dans la classe, avec Julien, un élève "perturbateur" de neuf ans.

"Les enfants sont venus me dire qu'il n'arrêtait pas de montrer son zizi. Je l'ai fait venir à mon bureau, j'ai pris un cutter dans mon cartable et pour ramener le calme, je lui ai dit sur le ton de la plaisanterie : je coupe tout ce qui dépasse", a-t-il dit.

Des paroles et un geste qui seront rapportés deux mois plus tard aux gendarmes. Suivra pour l'instituteur une suspension de l'Education nationale de quatre mois, avec maintien du traitement, et une garde à vue de "neuf heures".

Mais pour le procureur, "le fait de faire venir un élève à son bureau, de prendre un cutter dans son cartable, d'en sortir la lame et de lui dire je vais couper tout ce qui dépasse, constitue un élément matériel de la violence".

L'instituteur a bénéficié d'un comité de soutien regroupant "une dizaine d'élus" du canton et "plusieurs centaines" de villageois qui ont recueilli "près de 5.000 signatures" en sa faveur, ont dit les responsables lundi à la presse.

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2009

Conclusion :

Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur de la République et a reconnu coupable l'instituteur de Liernais de "violence sur mineur de 15 ans".

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2009

Dobolino, vous écrivez : « Première chose à faire pour définir le malaise du corps professoral: définir ce que la société attend qu'il soit [...] ». Je crains fort que la société attende justement que l'on fasse entrer plein de savoirs pour que ChériBibi ait un bon métier où il gagnera plein de flouze (
Ecrit par : Le Pingouin | 11 mai 2009
C'est certainement un peu ça mais vous le dites avec grossièreté, au premier degré. Je parle de l'idéalisation. On attend de moi que je sois un bourgeois: oui, au masculin !), riche et posé.
Alors, oui, certainement, le professeur est celui qui extirpe de chaque élève le meilleur de lui-même.
S'il n' y arrive pas, il souffrira comme je peux souffrir en l'absence de richesses bourgeoises.
Et comme nous le faisons entre pairs, il ne parlera pas de ses échecs, les dissimulera comme une honteuse maladie, et, à force de n'en pas parler, se détruira.
Pas plus qu'un vétérinaire n'a le droit de dire qu'il ne gagne que 20 000 euros par an, un professeur n'a le droit de dire qu'il se sent intrinsèquement incapable de tirer quelque chose des élèves, alors qu'il y a des remèdes à ses deux maux si on les analyse attentivement avec des professionnels chevronnés, le tout étant de se fixer une direction précise.

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

ces deux maux

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

On travaille pour l'école d'une république dans la devise de laquelle figure le mot égalité. N'est-ce pas une forme de violence (au moins verbale) quand un p'tit con de 10 ans dit « Fais chier » sans même avoir les couilles (puisqu'il semble qu'il ne faille pas couper quoi que ce soit) de vous regarder ? N'est-ce pas non plus une forme de violence quand une petite pouffe préfère aller le tripoter justement ledit zizi plutôt que de venir en classe alors que son professeur est venu, a préparé un cours et du travail dans le but de lui apprendre quelque chose à cette petite gourgandine ? N'est-ce pas de la violence quand un parent vient vous en se lamentant que vous êtes méchant parce que vous avez puni un enfant en expliquant audit enfant les raisons de la punition ? On devrait aussi leur flanquer des amendes à tous ses trous du pet qui signent des mots d'excuse vaseux. C'est pas de la « violence sur p'tit con de moins de 15 ans » que de le cautionner dans la destruction totale de sa scolarité ?

Ecrit par : Le Pingouin | 11 mai 2009

Et ben non, désolé mes cocos, ça marche peut-être avec ces pâles copies de chefs que sont les couille-molles qui nous dirigent parfois mais pas avec moi. Et puisque vous appréciez, chers parents lénifiants, les borborygmes adolescents inaudibles de vos merdeux, je répondrai en un mot : na !
(Vours comprendrez Dobolino que je n'en prends pas à vous, comme je l'ai si délictement fait avec Manu hier ;-) mais que je me contente de rebondir sur votre note).

Ecrit par : Le Pingouin | 11 mai 2009

Je comprends parfaitement ! Et je prends le pari que vous n'êtes pas un gibier pour la Verrière.

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

Moi grossier ? Oui, et alors ? (Bigard, Bigard...)

Ecrit par : Le Pingouin | 11 mai 2009

C'est pas de la « violence sur p'tit con de moins de 15 ans » que de le cautionner dans la destruction totale de sa scolarité ?

Ecrit par : Le Pingouin | 11 mai 2009

Si, c'est même une violence castratrice.
"Je coupe tout ce qui dépasse".
L'instituteur l'a dit, le juge l'a fait.

Ecrit par : Pascal | 11 mai 2009

"C'est dans l'air" sur les universités en ce moment-même.

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2009

Exemple: dernièrement, j'ai changé de voiture et nombre de mes clients ont déploré que je n'aie pas acheté un gros quatre-quatre. C'est presque une offense que je leur fais de n'avoir acheté qu'une Clio avec prime écologique. Ils ont absolument besoin que je sois riche et que ça se voit. Plus je suis riche, plus j'inspire confiance. Plus je manque d'argent, plus je suis mal dans ma peau parce que j'ai été diplomée pour être riche et que c'est ce qu'on attend de moi.
(évidemment, c'est une caricature ! ça reste quand même le nœud de notre malaise, le plus souvent exprimé en filigrane chez nos jeunes confrères sur les forums)




Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009


Bien observé.
Même chose, si je me souviens bien, dans le « Voyage » de Céline : on ne respecte pas le médecin parce que sans voiture , sans bonne pour faire ses courses…

Ecrit par : uncertain | 11 mai 2009

"on ne respecte pas le médecin parce que sans voiture , sans bonne pour faire ses courses…"

C'est aussi chez Zola, c'est aussi chez Balzac...

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2009

Moi grossier ? Oui, et alors ? (Bigard, Bigard...)

Ecrit par : Le Pingouin | 11 mai 2009

Je n'ai pas dit grossier dans le sens mal élevé mais dans le sens taillé à coups de serpe.

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

Bien observé.
Même chose, si je me souviens bien, dans le « Voyage » de Céline : on ne respecte pas le médecin parce que sans voiture , sans bonne pour faire ses courses…

Ecrit par : uncertain | 11 mai 2009

"on ne respecte pas le médecin parce que sans voiture , sans bonne pour faire ses courses…"

C'est aussi chez Zola, c'est aussi chez Balzac...

Ecrit par : Jeremy | 11 mai 2009

On peut aussi se donner un genre en se déplaçant en deux-chevaux mais il faut avoir en contrepartie une maison avec piscine sur les hauts de Vaison la Romaine et une belle voiture pour son épouse.

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

Nouvelles du front à Nancy.
Demain, notre vénéré président vient présenter, accompagné de Valérie Pécresse, Vaseline, pardon, Roselyne Bachelot, Nadine Morano, la réforme des hôpitaux, au CHU.
Figurez-vous que, le 9 mai, à en croire deux témoignages publiés par l'Est Républicain, "Les forces de l'ordre sont venues trouver tous les habitants des quartiers jouxtant l'hôpital central, maison par maison, afin de leur interdire de sortir de 8h30 à 13 h30, le jour de la venue du Président. Mais enfin, où va-t-on?" . Ben justement, nulle part, on reste chez soi, on ne bosse pas, on n'emmène pas les gosses à l'école, ou alors, on part à 6 h, on rentre le soir!
Le 2ème témoignagne dit la même chose "Où est la liberté?"
Cela fait furieusement songer aux pages sombres de notre histoire!
Entrave à la liberté du travail, prise d'otages, qu'ils disent aux grévistes!
Les barrières de protection sont déjà posées , et comme le tram fait terminus au CHU, cela m'étonnerait qu'il circule demain; On mesure la popularité de not'bon maître à ce genre de détails!
On vit vraiment une époque formidable!

Ecrit par : retraitée | 11 mai 2009

Ah mais chère Dobolino (je crois bien que vous avez un e à la fin), ne pensez surtout pas que je me suis senti offensé. Je le prends comme un compliment et votre réponse sur le coup de la serpe (tiens j'ai envie de relire Astérix et la serpe d'or) vient me conforter dans cette idée. Il est vrai que je ne donne pas toujours dans le délicat et que quand ça sort, et bien ça sort. Sans rancune je vous assure.

Ecrit par : Le Pingouin | 11 mai 2009

"Quels sont les enseignants qui vont vraiment bien ? Certains qu'ont voit ici, Catmano, Zorglub, Buntovchik, Dugong et d'autres, carrément dissidents à la pensée dominante et fermes dans leurs bottes. Un inspecteur, même le plus féroce soit-il, un Principal ou un Proviseur qui fait le jeu des parents ne les égratignera qu'à peine... Ceux qui souffrent pour motifs professionnels, ce sont les autres, à définir. Moi, je ne sais le faire, n'en fréquentant pas ou si peu. Et eux-mêmes ne sauraient probablement pas se définir ni définir leur malaise face à leur métier. C'est là que le bât blesse, probablement."
Ecrit par Dobolino.

C'est tout bonnement répugnant ces bêtises! Bêtises en effet car a-t-elle songé, cette brave dame, que ces instits et profs "droits dans leurs bottes" comme elle dit - quelle expression d'ailleurs- mis dans les conditions dans lesquelles se trouvent des collègues moins fortunés deviendraient soudain fort mal . Elle verrait, alors, la dite Dobolino, pâlir soudainement sa chère petite soeur et ses petits copains. Il y a des enseignants qui ne vont pas bien parce qu'ils ne sont pas dans des conditions normales d'enseignement. Et normales, tout le monde sait ce que cela veut dire. Tout le monde sait quels sont les établissements "supportables" ou non sans avoir besoin de rentrer dans de fausses querelles de "seuil acceptable" dignes d'un tartuffe administratif. Vous en arrivez presque à dire qu'il y a des enseignants qui sont mal, allez savoir pourquoi! Incapables de faire ce métier, en fait. Et il en existe sûrement, mais que cela ne devienne pas le cache misère du merdier qui règne dans certains bahuts. Un métier aussi facile à faire que celui de véto! C'est sûr, avec des seringues et des calmants, on apaise vite le jeu.
Il est clair qu'à force de s'auto-glorifier entre enseignants qui sont les rois dans leurs villages pépères, dans leurs établissements de centre-ville ou dans leur centre de formation, on en arrive à perdre de vue les autres réalités. Tant de mauvaise foi!
Morel a raison, le lamento ne sert plus à rien; tout le monde s'en fout. En revanche, on peut quand même rappeler aux nantis que les mal lotis ça existe et que ce ne sont pas tous des tarés bons pour l'asile.
Vous n'avez pas les richesses matérielles de certains bourgeois, Dobolino, et vous le regrettez amèrement si l'on vous en croit, mais vous en avez la petitesse d'esprit. On dirait la Verdurin.
Etendez donc votre raisonnement aux pauvres.
" Quels sont les gens qui vont bien dans le monde actuel? Ma soeur instit, mon frère... ma... mes... le pharmacien, le médecin, l'ingénieur machin...
Ceux qui souffrent pour motifs financiers, ce sont les autres, à définir. Moi je ne sais le faire, n'en fréquentant pas ou si peu. Et eux-mêmes ne sauraient pas définir leur malaise.... "
Ils n'ont pas de brioche? Mais les malheureux, c'est qu'ils se sont mal débrouillés, qu'ils ne savent pas comment résoudre leurs problèmes financiers. Des crétins sans doute. "C'est là que le bât blesse".
Je n'écris pas l'injure que vous méritez; j'ai déjà perdu assez de temps.
Méditez donc le personnage de Verdurin sur un blog qui ressemble de plus en plus à une petite coterie de petits bourges. "Pour faire partie du "petit noyau", du "petit groupe", du "petit clan" des Verdurin... Vous n'aurez pas de mal à substituer les rôles...Vous avez même le musicien pour adhérer au Credo...

Ecrit par : Sanseverina | 11 mai 2009

Houlala, Sanseverina ... Souci de mémoire ...
Retrouvez mon post sur le fil consacré au film la jupe (le 26 mars assez près du début) qui vous répondait d'ailleurs.
Vous verrez que j'abondais dans votre sens.
(requête google entre guillements "je relance derrière l’intervention de Sanseverina" vous tomberez dessus !)

Sans rancune néanmoins !

Ecrit par : Zorglub | 11 mai 2009

Pour Dobolino, voui, voui, mais c'est pas marrant tous les jours non plus ! Et pis, y'a bien des fois où on cède à la marge pour avoir la paix ...
Gaffe à ne pas faire de moi un héros, trop dur à assumer et trop pas mon caractère !
Râleur, rebelle, colérique, provocateur, ça c'est ok !

Ecrit par : Zorglub | 11 mai 2009

L'association "Reconstruire l'École" organise samedi prochain 16 mai à 14 h, au lycée Henri IV, une conférence-débat avec Nathalie Bulle, dont le maître de céans vous a naguère vanté le dernier ouvrage, "L'École et son double".
N. Bulle abordera entre autres la question de la réforme des lycées, et l'on fera également le point sur la crise universitaire. Entrée libre, cela va de soi...
Bonne soirée à tous, à samedi peut-être, FG

Ecrit par : Françoise Guichard | 11 mai 2009

Les barrières de protection sont déjà posées , et comme le tram fait terminus au CHU, cela m'étonnerait qu'il circule demain; On mesure la popularité de not'bon maître à ce genre de détails!
On vit vraiment une époque formidable!

Ecrit par : retraitée | 11 mai 2009

N'oubliez-pas, chère retraitée, que notre bon maître d'ici a voté pour l'aut' bon maître qui nous montre le chemin à suivre et qu'il n'a toujours pas fait son autocritique devant un tribunal populaire!

Ecrit par : Merlemocoeur | 11 mai 2009

Zorglub, vous pouvez citer Balavoine : « Je ne suis pas un héros ! »

Ecrit par : Le Pingouin | 11 mai 2009

Je n'écris pas l'injure que vous méritez; j'ai déjà perdu assez de temps.
Méditez donc le personnage de Verdurin sur un blog qui ressemble de plus en plus à une petite coterie de petits bourges. "Pour faire partie du "petit noyau", du "petit groupe", du "petit clan" des Verdurin... Vous n'aurez pas de mal à substituer les rôles...Vous avez même le musicien pour adhérer au Credo...

Ecrit par : Sanseverina | 11 mai 2009

Sanseverina, la "prêcheuse de charme" ?

Ecrit par : yenamarre | 11 mai 2009

Les Verdurin n'invitaient pas à dîner : on avait chez eux “son couvert mis”. Pour la soirée, il n'y avait pas de programme. Le jeune pianiste jouait, mais seulement si “ça lui chantait”, car on ne forçait personne et comme disait M. Verdurin : “ Tout pour les amis, vivent les camarades ! ” Si le pianiste voulait jouer la chevauchée de la Walkyrie ou le prélude de Tristan, Mme Verdurin protestait, non que cette musique lui déplût, mais au contraire parce qu'elle lui causait trop d'impression. “Alors vous tenez à ce que j'aie ma migraine? Vous savez bien que c'est la même chose chaque fois qu'il joue ça. Je sais ce qui m'attend ! Demain quand je voudrai me lever, bonsoir, plus personne ! ” S'il ne jouait pas, on causait, et l'un des amis, le plus souvent leur peintre favori d'alors, “lâchait”, comme disait M. Verdurin, “une grosse faribole qui faisait s'esclaffer tout le monde”, Mme Verdurin surtout, à qui - tant elle avait l'habitude de prendre au propre les expressions figurées des émotions qu'elle éprouvait - le docteur Cottard (un jeune débutant à cette époque) dut un jour remettre sa mâchoire qu'elle avait décrochée pour avoir trop ri.

L'habit noir était défendu parce qu'on était entre “copains” et pour ne pas ressembler aux “ennuyeux” dont on se garait comme de la peste et qu'on n'invitait qu'aux grandes soirées, données le plus rarement possible et seulement si cela pouvait amuser le peintre ou faire connaître le musicien. Le reste du temps on se contentait de jouer des charades, de souper en costumes, mais entre soi, en ne mêlant aucun étranger au petit “ noyau ”.

M. PROUST

Ecrit par : J'adore la Sanseverina ! | 11 mai 2009

Vous avez raison Jeremy . N’oublions pas d’ailleurs, dans le lot des médecins malheureux, le modeste Charles B. Travaillons un peu et nous aurons une séquence à proposer à l’Ecole des lettres : l’image du médecin dans la littérature des origines à nos jours. :-)
Vous prévoyez quoi comme séance interdisciplinaire ?

PS : pour ceux qui l’ont lu , il y a deux ou trois pages assez belles, dans le « Microfictions » de Jauffret, sur la folie, l’alcoolisme, la dépression des profs. Et il y a aussi, chez Houellebecq, le personnage de Bruno, qui finit par être interné.

Ecrit par : uncertain | 11 mai 2009

Les barrières de protection sont déjà posées , et comme le tram fait terminus au CHU, cela m'étonnerait qu'il circule demain; On mesure la popularité de not'bon maître à ce genre de détails!
On vit vraiment une époque formidable!

Ecrit par : retraitée | 11 mai 2009

Si je comprends bien, chère retraitée, la bonne vieille ville de Nancy est sinistrée par la venue d'un éminent personnage en ses murs. Place nette, si j'ose dire. N'agit-on pas ainsi dans les petites dictatures ? Tenez bon !

Ecrit par : Marilyse | 11 mai 2009

Je sors d'en prendre depuis 8 heures ce matin et je prends connaissance de ce blog où je lis :

1°) Que les "plaintes" (c'est-à-dire la description du vécu quotidien) ne servent à rien et risquent de se retourner contre les enseignants. Et donc que le livre de Véronique Bouzou est non seulement inutile, mais dangereux.

2°) Qu'il n'y a rien à faire pour arrêter la logique consumériste de l'éducation national et que l'on va vers un recrutement de "prestataires de services".

Alors je me demande vraiment pourquoi nous continuons à entretenir, sur ce blog, l'idée d'une autre logique et à quoi servent les bouquins de JPB et les innombrables autres qui dénoncent le malaise de l'école.

Donc, il n'y a aucun espoir et tout ça, c'est du défoulement. Idem pour les gendarmes, pour les ouvriers, pour les infirmières, pour les militaires, etc. (?)

Eh bien moi, je maintiens que ça n'est pas normal et je revendique le droit d'exercer ce métier dans des conditions normales, de transmettre des connaissances et de ne pas être un facho-démago.

Question subsidiaire : Vous fournissez aussi le révolver qui va avec tous ces raisonnements "réalistes" ?

Vous ne comprenez donc pas que la tentation du suicide et la dépression, c'est précisément ça : l'absence d'espoir, l'impératif catégorique du reniement de soi-même ?

Vive la révolution !

Ecrit par : Robin | 11 mai 2009

Vous ne comprenez donc pas que la tentation du suicide et la dépression, c'est précisément ça : l'absence d'espoir, l'impératif catégorique du reniement de soi-même ?

Ecrit par : Robin | 11 mai 2009

Très juste. Pour ma part, j'ai résolu le problème en quittant l'EN. J'espère qu'il y aura des profs assez solides et courageux pour faire cette révolution dont l'EN a besoin, mais ce sera sans moi - n'est pas révolutionnaire qui veut ;-).

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 11 mai 2009

Pour Dobolino, voui, voui, mais c'est pas marrant tous les jours non plus ! Et pis, y'a bien des fois où on cède à la marge pour avoir la paix ...
Gaffe à ne pas faire de moi un héros, trop dur à assumer et trop pas mon caractère !
Râleur, rebelle, colérique, provocateur, ça c'est ok !

Ecrit par : Zorglub | 11 mai 2009

Ni vous, ni les autres cités, ni ceux non cités, ne sont des héros ! Je considère juste qu'en faisant par ailleurs fort honnêtement votre travail au quotidien, c'est-à-dire limiter aussi les échecs scolaires autant que faire se peut, vous n'êtes pas narcissiquement blessés par vos conditions de travail qui sont, reconnaissons-le, souvent difficiles.
Disons que votre force provient du fait que vous n'êtes pas déstabilisés par les remises en cause extérieures, tout en étant capables d'adaptation aux circonstances plus ou moins périlleuses qui peuvent advenir, y compris céder à la marge si nécessaire, sans sombrer comme certains dans le total "jemenfoutisme". Garder la mesure, en fait. Ni Dieu le père, ni serpillière.

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

Je suis d'accord avec vous, Robin. Même si on est pessimiste, car réaliste, lucide sur la situation, si, certains jours, on se verrait bien mieux à la retraite ou à faire autre chose, on continue et on se bat et on dénonce sur cet espace de liberté qui sert aussi de grand défouloir. Sinon on regrettera comme vous l'avez fait de ne pas être intervenu à temps. C'est ça, la vie. Si je m'arrête, là, je pourrai dire : "On a eu ma peau. Je ne suis plus rien." Et cela, il n'en est pas question. Nom de Diousse ! comme on disait dans ma famille. Pas question.
Le tout, c'est de ne pas tomber au fond du trou. Dangereux maelström ...
Vos paroles, votre culture, votre humanité, Robin, nous tirent du bon côté. Soyez en remercié.

Ecrit par : Marilyse | 11 mai 2009

Elle verrait, alors, la dite Dobolino, pâlir soudainement sa chère petite soeur et ses petits copains.

Ecrit par : Sanseverina | 11 mai 2009

Là, la Verdurin (merci ! si ça peut vous défouler ...) en doute fort.
Sanseverina, j'ai été avant l'heure caillera de banlieue mais j'ai toujours canné devant ma sœur ! Pourtant, je n'ai jamais eu froid aux yeux! Mais là, c'est du hard !

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

Petit village pépère... Petit village pépère... Ma foi, si vous le dites, c'est que cela doit être vrai.

W et M, dommage que je ne croie pas à la vie éternelle, je pourrais au moins vous dire que je pense encore à vous, vous qui devriez maintenant être tous deux mes élèves.
D, toi qui ne sais pas encore bien lire et qui ne fréquentes pas ce blog, tant pis, sache quand même que je pense aussi à toi, bonhomme, et à ton petit frère W. Ne t'inquiète pas, ça finira peut-être par s'arranger, ces histoires de grands qui t'ont fait manquer deux fois un mois de classe cette année.
Quant aux autres, ceux dont je ne veux même pas mettre les initiales, ne vous inquiétez pas, vos papas vont peut-être retrouver un travail, vos mamans vont sûrement guérir, il y a de bons médecins qui soignent tout le monde, les pauvres comme les riches, et peut-être que maintenant elles ne "mangeront plus jamais trop de cachets".

Rassurez-vous tous, vous vivez dans un petit village pépère, bande de petits veinards !

Sur ce, certains soirs, la "petite" sœur, décidément bien fragile, peuchère, trouve qu'elle a tous les symptômes du burn out.

Elle se rend pourtant bien compte qu'elle a de la veine, maintenant qu'elle ne rentre plus de l'école les mains lacérés par les griffures de son petit hyperactif. Mais que voulez-vous, elle est con, la pauvre, ce qu'elle a retenu du petit hyperactif, ce ne sont pas les griffures et les coups de pied dans les tibias, ce sont les 19/20 en maths de ses bulletins de 6°.

Ecrit par : catmano | 11 mai 2009

Ceci dit, Sanseverina, tant pis pour votre gueule ! Vous êtes tellement conne que vous n'avez rien compris à ce que j'ai écrit.
De toute façon, vous ne venez jamais ici que pour ce genre de sortie nullissime.
Si c'est votre thérapie, ma foi, qu'y puis-je ?

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

Un jour, Sanseverina, alors que je vivais mon adolescence en banlieue, j'avais piqué à ma sœur son vélo. J'avais quoi? treize ans, douze ans ? Je suis allée avec à la bibliothèque et, n'ayant pas la clé de l'antivol, je n'ai pu l'attacher à la grille. Quand je suis ressortie, horreur !!!, il n'était plus là. Terrorisée à l'idée de ma sœur qui allait me faire traverser trois murs, je suis partie en quête, bien décidée à ne jamais rentrer à la maison si je ne le retrouvais pas. Plutôt l'errance que son regard meurtrier ("l'œil était dans la tombe et regardait Caïn " ). A l'étang de la Blanchette, lieu renommé pour son ambiance assez festive , je tombe sur vingt loubards de 18 à 20 ans, en train de faire les cons avec le vélo de MA sœur. J'avance, sans peur, et leur jette: "Rendez-moi le vélo ! C'est celui de ma sœur ! Vous la connaissez pas ! J'vais me faire tuer !".
Ils me l'ont rendu . J'avais dû être convaincante...

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

Vos paroles, votre culture, votre humanité, Robin, nous tirent du bon côté. Soyez en remercié.

Ecrit par : Marilyse | 11 mai 2009

Mes défauts, mes limites aussi Marilyse. Nous avons aussi le droit d'être imparfaits, d'avoir nos obsessions, nos phobies, nos angoisses, nos névroses... J'aime le personnage du Huron dans le "Meilleur des mondes" de Huxley, qui se roule dans les ronces en récitant du Shakespeare.

Le monde moderne crève de la volonté de tout normaliser, de tout prévoir, de tout cadrer, de mettre les gens dans des boîtes, de les étiqueter et de les définir une fois pour toutes.

Les gens qui m'ont le plus apporté dans la vie n'étaient pas des gens "normaux". Pas trop déséquilibrés, dans l'ensemble, et plus que légèrement "loufoques", mais certainement pas "normaux".

Je me souviens encore aujourd'hui d'une descente du boulevard Saint-Michel en compagnie de Marcel Conche, président de la société des amis de Montaigne et directeur de l'UER de philosophie de la Sorbonne.

Un merveilleux délire et un cours sur la dialectique de Hegel (le concret et l'abstrait) à partir des platanes. Inoubliable !

Et Sartre, les délires de Sartre ! Et Janké. qui philosophait comme on joue du violon, un virtuose des paradoxes. Le Paganini de la philosophie.

L'ivresse de la vie qui échappe à la banalité quotidienne et qui devient, l'espace d'une heure la vraie vie, la seule, loin des petits comptables, des flics de la pensée, des DRH à la petite semaine, des parangons du gros bon sens, la vie de l'esprit.

Et nous laisserions au procureur Pinard le droit de juger Baudelaire ? A Zébulon de juger Madame de la Fayette ?

Non, messieurs, ôtez vos sales pattes de ce que vous ne comprenez pas et occupez-vous de vos petites "affaires" !

Et laissez aussi l'école tranquille.

Ecrit par : Robin | 11 mai 2009

Et puis, entre nous, même la Verdurin n'aurait pas osé prendre Sanseverina comme pseudo !!!

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

En vrac…

La condamnation avec sursis s'agrémebte sûrement d'un paiement de la procédure, "aux dépens", comme disent ces salopards… Soit 500 euros de plus, au moins.

À propos de procédure… Dobolino, il n'y a pas que les vétos qui épousent des pétasses blondes…

Et comment, vous n'avez pas de grosse voiture ?
Mais mon véto perso (que j'ai rencontré à Nébian par hasard en ramenant les enfants dimanche à l'autre pétasse blonde) circule en vélo le week end, en clio déglinguée (mais bien équipée) le reste de l'année, et il a trois cliniques vétérinaires — plus 80 hectares de vignes dont il tire un nectar qu'il vinifie lui-même et qu'il vend fort bien. Un homme du Larzac, qui ne les lâche pas facilement… Le 4x4 n'est pas obligatoire.

Sanseverina, vous êtes injuste et emportée, comme d'habitude. C'est chez les Verdurin, grâce aux Verdurin que Swann a rencontré Odette, et vécu la plus formidable histoire d'amour de sa vie — sans compter qu'il a fini par l'épouser, le con !
Vous devriez essayer de trouver un cygne dans votre campagne — ça vous divertirait…
(Le jeu de mot est pour Orthoprof — et Francis Penin, qui ne devrait pas avoir de mal à le décrypter, celui-là…)

Guy, quand je te disais que la comparaison flic / enseignant était pleine de sens…
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009

Ah bien, Robin, ne les laissons pas briser cette "fragile porcelaine".
Et restons sur les crêtes.

Ecrit par : Marilyse | 11 mai 2009

Mais mon véto perso (que j'ai rencontré à Nébian par hasard en ramenant les enfants dimanche à l'autre pétasse blonde) circule en vélo le week end, en clio déglinguée (mais bien équipée) le reste de l'année, et il a trois cliniques vétérinaires — plus 80 hectares de vignes dont il tire un nectar qu'il vinifie lui-même et qu'il vend fort bien. Un homme du Larzac, qui ne les lâche pas facilement… Le 4x4 n'est pas obligatoire.

JPB

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009

Et je vous parie qu'en plus, il s'appelle Rouquette ! De quoi, donc, charmer Pendaries ! Est-il apparenté au divin Max Rouquette ?

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

@dobolino

Vous semblez confondre dépression et blessure narcissique, crise de nerf - pour reprendre le titre du fil - et petits bobos à l'âme. Cela n'a rien à voir. Je pense même qu'il n'y a rien de mieux que les blessures narcissiques pour devenir plus fort et plus joyeux - le narcissisme est une des faiblesses les mieux partagées aujourd'hui (démocratisation des affects!) et c'est une tare qui rend triste, je peux vous le garantir!

Je comprends très bien que l'on souffre en ne gagnant que 20000 euros par an. Pas besoin de faire appel au surmoi pour expliquer cela.

Lorsque j'étais en collège, je ne souffrais pas de je ne sais quel déclassement symbolique ou autre souffrance morale de l'agrégé déchu de son rang. Je m'épuisais simplement à tenter de remplir une tâche rendue impossible pour toutes les raisons évoquées ici fréquemment (il suffit de lire avec attention les messages de Sanseverina et de Jean, par exemple).

Je l'ai dit déjà : il n'y a pas de condition enseignante. J'enseigne désormais dans deux classes de BTS. Je ne fais pas le même métier qu'au collège, ou plutôt, je fais aujourd'hui quelque chose qui ressemble à un métier, ce qui n'était pas le cas avant. Cela n'a rien à voir avec l'estime de soi et autres niaiseries psychologisantes (Il faut accorder le même crédit à la psychologie qu'aux sciences de l'éducation). Simplement, les conditions minimales d'enseignement sont désormais remplies : à partir de là, on peut travailler, et partant, tenter de réussir quelque chose, même si ce n'est pas grand-chose.

Si, dans ces conditions (minimales), on n'est pas heureux dans son boulot, alors - et alors seulement - il ne faut pas se plaindre mais changer de métier.

Ecrit par : TotoWeininger | 11 mai 2009

1°) Que les "plaintes" (c'est-à-dire la description du vécu quotidien) ne servent à rien et risquent de se retourner contre les enseignants. Et donc que le livre de Véronique Bouzou est non seulement inutile, mais dangereux.
Je n'ai pas dit cela, Robin - et je lirai le livre de Véronique Bouzou ; j'ai dit ou essayé de dire que la Plainte - ce qui est fort différent des plaintes et de la description du vécu au quotidien ( le plus difficile des exercice soit dit en passant) - est idéologiquement une figure dangereuse.
Relisez ma note sur la Gendarmerie.
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 11 mai 2009

Sanseverina,
Vous devriez essayer de trouver un cygne dans votre campagne — ça vous divertirait…
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009

Putain ! Là, vous êtes féroce ! Moi, je n'aurais pas osé, même si je le pensais très fort.
Ceci dit, c'est votre blog, pas le mien ...

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

@dobolino

Vous semblez confondre dépression et blessure narcissique, crise de nerf - pour reprendre le titre du fil - et petits bobos à l'âme.
.../...
Si, dans ces conditions (minimales), on n'est pas heureux dans son boulot, alors - et alors seulement - il ne faut pas se plaindre mais changer de métier.

Ecrit par : TotoWeininger | 11 mai 2009

Je ne confonds rien du tout. Je ne parle pas de petits bobos à l'âme mais d'intenses déceptions génératrices de souffrances intolérables, le tout situé sur le plan professionnel.
Vous-même, n'ayant jamais probablement eu recours à la psychiatrie pour raisons professionnelles, ne pouvez comprendre ce que j'essaye d'expliquer.
J'en suis désolée mais c'est bien la preuve qu'il faut aux enseignants en souffrance, qui ne trouveront aucun recours en salle des profs, des forums comme notre "véto-entraide" cité plus haut, où des psychologues et des confrères qui se sont spécialisés répondent, dans le plus parfait anonymat, aux souffrances engendrées par l'exercice de la profession.

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

C'est une bonne idée. À monter très vite si ça n'existe pas. On y gagnerait même de l'argent, à faire en douce de la publicité pour Xanax et tutti quanti. Quelqu'un se dévoue ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009

Lorsque j'étais en collège, je ne souffrais pas de je ne sais quel déclassement symbolique ou autre souffrance morale de l'agrégé déchu de son rang. Je m'épuisais simplement à tenter de remplir une tâche rendue impossible pour toutes les raisons évoquées ici fréquemment (il suffit de lire avec attention les messages de Sanseverina et de Jean, par exemple).


Ecrit par : TotoWeininger | 11 mai 2009

Cet épuisement vous a-t-il mené à la Verrière ? Non ?
Vous avez fait des pieds et des mains pour en sortir !

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

Jugement du "coupeur" de zizi. Où est le ministre qui "soutient les enseignants"? Pas un mot.

Lui, au moins, on ne lui coupera pas la langue.

Quelle saloperie dans ce ministère! Quand je pense que j'ai espéré.... Un fragment de naïveté est tombé: c'est libérateur, aucun regret, pas de crise de nerfs.

On supprime les caissières, on déshumanise tout. L'homme est de trop. Y compris dans l'éducation nationale. Mais au ministère combien de hauts crétins conseillers devraient être supprimés? Pardon, leur poste! On pourrait lire ici un appel au meurtre... Pas de méprise hein?
Il n'y a plus guère de lignes de crêtes à découvrir, à arpenter et à contempler dans notre pauvre métier. Un conseil: faire son travail mais comme en apnée puis, après, respirer Ailleurs. Autrement, enseigner et crever deviennent synonymes. Crever avec un ordinateur en classe ou un tableau interactif pour que les cours soient plus ludiques, plus dans le "vent". Un vent mauvais, un pet de prétentieux boursoufflés et progressistes. Comme les pauvres imbéciles de communistes qui osent coller des affiches aspirant à un " XXI° siècle généreux". Le XX° fut le plus assassin de l'Histoire à cause du communisme mondial. Manquent pas de toupet! On peut être un suppôt du communisme en France mais si on menace au 2° degré un mioche merdeux pour le calmer on est mis à pied. Vous me direz" aucun rapport!" Oui, eh bien je vois pourtant là une illustration de la grande confusion dans notre société.

Ecrit par : Passant | 11 mai 2009

c'est bien la preuve qu'il faut aux enseignants en souffrance, qui ne trouveront aucun recours en salle des profs, des forums comme notre "véto-entraide" cité plus haut, où des psychologues et des confrères qui se sont spécialisés répondent, dans le plus parfait anonymat, aux souffrances engendrées par l'exercice de la profession.

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

C'est une bonne idée. À monter très vite si ça n'existe pas. On y gagnerait même de l'argent, à faire en douce de la publicité pour Xanax et tutti quanti. Quelqu'un se dévoue ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009

Ça y est ! Le syndrome de la Rolex (je sais plus comment ça s'écrit ?) et de la blondasse décolorée qui ressort !
Sans pub, JPB ! Il faut que ce soit fiable.

Ecrit par : dobolino | 11 mai 2009

Pauvre de moi ! Je tente de mettre un appât, et voilà que je me fais tirer les oreilles…
Et moi qui me suis toujours refusé à gagner quoi que ce soit sur ce blog… Alors que je fais une pub d'enfer au Midi-Libre depuis des années…
Dobolino, vous êtes meilleure que moi !
JPB, qui a tellement de pensions alimentaires à payer qu'il va finir par se vendre…

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009

Vous vendre serait un moindre mal JPB. Si vous souhaitiez vous pendre, vous nous feriez exploser les statistiques des suicides chez les profs en dévoilant une cause de plus du malaise enseignant, les trublions qui font partir votre blog en suce-boulette. Vendez-vous, ça rapporte plus.
;-)

Ecrit par : Le Pingouin | 11 mai 2009

@Robin
Dans votre dernier post vous faites se côtoyer Janké et Marcel Conche. Vous êtes sûr qu'il n'y a pas comme une erreur de casting ?

Ecrit par : guy morel | 11 mai 2009

@Robin ( suite).
Je suppose que vous connaissez :
http://www.livres-chapitre.com/-A0V27E/-CONCHE-MARCEL/-HEIDEGGER-RESISTANT.html

Ecrit par : guy morel | 11 mai 2009

Jugement du "coupeur" de zizi. Où est le ministre qui "soutient les enseignants"? Pas un mot.

Ecrit par : Passant | 11 mai 2009

D'autant plus que l'année scolaire en cours fut décrétée "année des enseignants"... Une démonstration de plus que les déclarations politiques ne sont que de la com, c'est-à-dire du vent buccal. Mais il est inutile de nous en affliger car l'inconséquence et la démagogie sont désormais le propre des tartuffes aux commandes. Il faut toujours entendre le contraire de ce qu'ils disent et surtout cesser d'être dupe et amnésique quand reviennent les élections, c'est-à-dire le grand bazar des attrape-nigauds. La sincérité électorale est rarement convertie en honnêteté politique. Le pouvoir, ça vous a gâté des hommes autrement plus remarquables que les boutiquiers-camelots actuels. Croyez-en un homme qui a fait ses humanités : ce sont tous des jean-foutre. Cela dit, si vous en connaissiez l'un ou l'autre qui dérogerait à cette qualité grise, dissuadez-le de vouloir monter au Palatin.

Ecrit par : Magister | 11 mai 2009

"Je sors d'en prendre depuis 8 heures ce matin et je prends connaissance de ce blog où je lis :

1°) Que les "plaintes" (c'est-à-dire la description du vécu quotidien) ne servent à rien et risquent de se retourner contre les enseignants. Et donc que le livre de Véronique Bouzou est non seulement inutile, mais dangereux.

2°) Qu'il n'y a rien à faire pour arrêter la logique consumériste de l'éducation national et que l'on va vers un recrutement de "prestataires de services".

Alors je me demande vraiment pourquoi nous continuons à entretenir, sur ce blog, l'idée d'une autre logique et à quoi servent les bouquins de JPB et les innombrables autres qui dénoncent le malaise de l'école.

Donc, il n'y a aucun espoir et tout ça, c'est du défoulement. Idem pour les gendarmes, pour les ouvriers, pour les infirmières, pour les militaires, etc. (?)"

Ecrit par : Robin | 11 mai 2009

Aucun, strictement aucun. "Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès, non, non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile!" (Cyrano, acte V, scène 6).

Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 mai 2009

http://www.lepost.fr/perso/prof-ondefatigue/

Ecrit par : carole | 12 mai 2009

Il y a des choses sympathiques sur le blog que signale Carole…
Allez, on ne se décourage pas. Et comme dit le capitaine Alatriste à la fin du film (et sans doute de la série de livres de Perez-Riverte), quand Condé, à Rocroy, propose aux derniers survivants des Tercios de se rendre et de se retirer avec les honneurs : "Nous ne nous rendrons pas parce que nous sommes espagnols".
Il survivra bien quelqu'un pour raconter notre histoire…
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2009

On apprend dans une circulaire de novembre 2008, que m'a signalée RL que je salue bien bas, que les chefs d'établissement peuvent signaler aux IPR les profs non conformes — pour "inbsuffisance disciplinaire" (des Principaux de collège en jugent donc ?) ou "incapacité à construire des séquences pédagogiques" (il y en a qui vont hurler, je sens — et au passage, ladite circulaire ignore que la construction d'un cours en séquence n'est plus obligatoire depuis lurette…). C'est sur le site du syndicat FSU des personnels IATOS de l'académie de Caen :
http://www.snasub-caen.fr/docs/textes_reglementaires/20070226_CIRCULAIRE_CONTROLE_DYSFONCTIONNEMENTS_PERSONNELS_GRH.pdf
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2009

@Robin
Dans votre dernier post vous faites se côtoyer Janké et Marcel Conche. Vous êtes sûr qu'il n'y a pas comme une erreur de casting ?

Ecrit par : guy morel | 11 mai 2009

Non, non, pas d'erreur, je les ai eux tous les deux à la Sorbonne, à peu près à la même époque (dans les années 78).

Marcel Conche est (j'espère qu'il est encore de ce monde) l'un des plus grands spécialistes des matérialistes anciens (cyniques, stoïciens, sceptiques et épicuriens...Et de Montaigne). Il y avait aussi à la même époque Maurice de Gandillac, Jean Toussaint Desanti, Robert Misrahi (Spinoza), Elisabeth de Fontenay ("Le silence des bêtes, la philosophie à l'épreuve du monde animal") qui pourrait intéresser dobolino...et quelques autres comme M. Thillet, hélleniste et arabisant, avec lequel on traduisait "Les Ennéades" de Plotin (on était cinq !). Souvenir de la lumière des Idées dans les ténèbres du collège!

Ecrit par : Robin | 12 mai 2009

@Robin ( suite).
Je suppose que vous connaissez :
http://www.livres-chapitre.com/-A0V27E/-CONCHE-MARCEL/-HEIDEGGER-RESISTANT.html

Ecrit par : guy morel | 11 mai 2009

Non, je ne connaissais pas ce livre de lui. Bon, je dois partir au collège. Ne me cassez pas tout de suite le moral ! ;-)

Ecrit par : Robin | 12 mai 2009

"Je comprends très bien que l'on souffre en ne gagnant que 20000 euros par an. Pas besoin de faire appel au surmoi pour expliquer cela."

Ecrit par : TotoWeininger | 11 mai 2009

Vous êtes sûr de ne pas avoir oublié un zéro???


"Robert Misrahi (Spinoza), Elisabeth de Fontenay ("Le silence des bêtes, la philosophie à l'épreuve du monde animal") qui pourrait intéresser dobolino..."!

Ecrit par : Robin | 12 mai 2009

Putain, génial... J'adore.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

http://www.flac-aquitania.org/article-13658809.html

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

Dobolino écrit : "Ceci dit, Sanseverina, tant pis pour votre gueule ! Vous êtes tellement conne que vous n'avez rien compris à ce que j'ai écrit."

Là vraiment, trop est trop. Je ne vois qu'une conne ici, est elle ne s'appelle pas Sanseverina.

Ecrit par : La Comtesse | 12 mai 2009

http://www.flac-aquitania.org/article-13658809.html

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

Merci pour ce lien, Christophe.

Ecrit par : Françoise Guichard | 12 mai 2009

Christophe, merci pour le lien vers l'article d'Elisabeth de Fontenay (dont " Le silence des bêtes" est une somme philosophique passionnante). Son argumentation est forte et fait justice de sophismes qu'on entend trop souvent.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 2009

Là vraiment, trop est trop. Je ne vois qu'une conne ici, est elle ne s'appelle pas Sanseverina.

Ecrit par : La Comtesse | 12 mai 2009

Orthoprof va se fâcher : "Trop est trop" ! "est" est différent de "et" ! Voyons !

Ecrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Là vraiment, trop est trop. Je ne vois qu'une conne ici, est elle ne s'appelle pas Sanseverina.

Ecrit par : La Comtesse | 12 mai 2009

Orthoprof va se fâcher : "Trop est trop" ! "est" est différent de "et" ! Voyons !

Ecrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Mais pour "conne", vous êtes d'accord ?

Ecrit par : Anti-boboverdurinitude | 12 mai 2009

et il a trois cliniques vétérinaires —

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009

Le monde est bien petit !!! Je crois bien que l'une des trois fut la mienne, jadis.

Ecrit par : yann | 12 mai 2009

"ET" elle ne s'appelle pas...

Simple coquille due à mon énervement momentané. Ne vous inquiétez pas pour mes capacités orthographiques, je ne suis pas une victime de la "globale".

Ecrit par : La Comtesse | 12 mai 2009

Et voilà notre collègue au cutter condamné à une amende de 500 € * avec sursis.

Deux observations très personnelles sur cette malheureuse affaire :

D'abord, on en a manifestement occulté l'aspect religieux. En effet, si l'exhibitionniste avait été circoncis, on aurait pu faire valoir que les paroles de l'enseignant n'était qu'un rappel symbolique aux obligations morales de la religion **. L'évocation d'une telle hauteur morale n'aurait pu qu'annihiler les médiocrités de l'accusation. Si prépuce il y avait encore, l'avocat de notre collègue aurait pu arguer du caractère rituel de sa parole qui, bien que déplacée, n'avait alors rien de menaçant. Tout juste risquait-il un blâme pour prosélytisme. En ces temps de retour du religieux, une vétille. Que dis-je ? un véritable acte éducatif !

L'autre aspect concerne le devenir de la petite "victime". Là encore, on peut positiver.
Voici une liste de professions dont notre petit risque fort d'être écarté à cause des risques traumatiques : poseur de moquette, poseur d'isolants minces, poseur d'isolants épais, voleur de tableau au Louvre, agresseur de petit vieux en ruelle sombre et j'en oublie. Voilà donc notre petit écarté d'emblée de quantités d'activités délictueuses. De plus, partant de l'évidence qu'il est nécessaire de bander correctement pour poser des lés, les parents pourront toujours, le cas échéant, opposer l'argument traumatique en commission d'appel si, un jour, on menace le "petit" d'une orientation précoce en lycée professionnel.

En définitive, l'essentiel n'est-il pas qu'un jugement officiel puisse trôner quelque part, bien encadré, dans un salon : une hure d'enseignant exhibée comme un tableau de chasse que cette belle famille commentera fièrement devant tous les invités ?

Parallèlement, notre collègue pourra se consoler en encadrant lui aussi les attendus du procès. Les traces écrites de la connerie humaine sont toujours des documents pour l'Histoire.

* on remarquera que cette somme semble devenir l'unité de base des condamnations d'enseignants. Déjà notre collègue de Berlaimont avait été condamné(ferme) à cette somme pour avoir giflé un élève.

** de bien meilleurs spécialistes que moi trouveront sûrement des textes qui condamnent l'exhibition dans le Coran ou dans la Torah.

Ecrit par : dugong | 12 mai 2009

Marcel Conche est (j'espère qu'il est encore de ce monde) l'un des plus grands spécialistes des matérialistes anciens (cyniques, stoïciens, sceptiques et épicuriens...Et de Montaigne).

@ Robin
Il vit en Corse!

Ecrit par : retraitée | 12 mai 2009

@Le zizi

"Couper tout ce qui dépasse.", joli programme ! Qui me rappelle un fait survenu il y a quelques années dans le lycée de province où j'étais en poste ; un de ces faits anodins qui en disent long ( pardon du jeu de mots anticipé ) sur l'irresponsabilité de certains chefs d'établissement.
Donc ce jour-là, lors de la pause, une collègue du LEP, me raconta avoir trouvé, l'heure précédente, en poussant la porte de sa classe, l'un de ses élèves mâles ( 17 ans) en train de se masturber, pantalon baissé, face à la porte, la "chose" généreusement offerte à la vue de tous. Le coup était visiblement préparé, le garnement ayant précédé l'entrée des autres élèves, des filles en majorité. La collègue s'était alors héroïquement interposée, avait dit au garçon d'en finir, repoussé les entrants dans le couloir et refermé la porte.
Une heure après, elle en était encore toute troublée, cette jeune femme, se demandant s'il y avait là un dérapage normal à cet âge trouble de l'adolescence ou si un tel exhibitionnisme ne relevait pas de troubles plus profonds.
Je lui suggérai de faire un rapport écrit au chef d'établissement et de demander communication du dossier de l'élève en question arrivé en cours d'année scolaire.
Elle apprit ainsi que le jeune homme avait été placé au LEP, en toute discrétion, sur demande de l'hôpital psychiatrique où il était suivi pour troubles paranoïaques. Elle ne porta pas plainte contre l'institution ; les parents des autres élèves non plus.

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

Voici une liste de professions dont notre petit risque fort d'être écarté à cause des risques traumatiques : poseur de moquette, poseur d'isolants minces, poseur d'isolants épais, voleur de tableau au Louvre, agresseur de petit vieux en ruelle sombre et j'en oublie.

Ecrit par : dugong | 12 mai 2009

Pirate de l'air ?

Ecrit par : yann | 12 mai 2009

Le jus pédagol du jour commente très sobrement le procès du "collègue au cutter" :

"La discipline à l'ancienne condamnée

Un instituteur de Côte d'Or a été reconnu coupable de "violence sans incapacité sur mineur de 15 ans" et condamné à une amende avec sursis. Il avait menacé un élève de lui couper le sexe."

Sans commentaire.

Ecrit par : dugong | 12 mai 2009

Vous avez raison Jeremy . N’oublions pas d’ailleurs, dans le lot des médecins malheureux, le modeste Charles B. Travaillons un peu et nous aurons une séquence à proposer à l’Ecole des lettres : l’image du médecin dans la littérature des origines à nos jours. :-)
Vous prévoyez quoi comme séance interdisciplinaire ?

Ecrit par : uncertain | 11 mai 2009

Je l'ai faite, cette séquence, mais je ne l'ai pas proposée à l'Ecole des lettres !

Vous la voulez ?

Ecrit par : Jeremy | 12 mai 2009

Mais c'est honteux !

C'est de la désinformation complète !

"La discipline à l'ancienne condamnée

Un instituteur de Côte d'Or a été reconnu coupable de "violence sans incapacité sur mineur de 15 ans" et condamné à une amende avec sursis. Il avait menacé un élève de lui couper le sexe."

Ecrit par : Jeremy | 12 mai 2009

les solutions arrivent:sabordons le public, le privé! c'est l'idéal.....
http://www.lefigaro.fr

-Morano lance les jardins d'éveil pour les 2-3 ans

-"Xavier Darcos rend coup pour coup aux bloqueurs. «On ne donnera pas des diplômes à ceux qui auront fait en sorte que les universités ne fonctionnent pas», a ainsi tranché sec le ministre de l'Education nationale lundi matin sur RTL,

Ecrit par : en passant.... | 12 mai 2009

Jeremy a écrit : "Mais c'est honteux !

C'est de la désinformation complète !"

Les révélations tardives sont souvent les plus fortes *. Voyez Saint Paul sur le chemin de Damas (et Cadichon sur le chemin de Dallas **).

* je ne dis pas cela pour vous, Jeremy.

** je l'avais déjà faite mais je n'ai pas pu résister.

Ecrit par : dugong | 12 mai 2009

Sans commentaire, en effet.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 2009

Le jus pédagol ne m'a jamais semblé de bon aloi, mais je ne pensais pas qu'ils pouvaient mentir ainsi !

Ecrit par : Jeremy | 12 mai 2009

Je parlais de l'information donnée par dugong.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 2009

Oui, moi aussi.

Ecrit par : Jeremy | 12 mai 2009

Non, non, pas d'erreur, je les ai eux tous les deux à la Sorbonne, à peu près à la même époque (dans les années 78).


"eus" pas "eux" !

Ecrit par : Robin | 12 mai 2009

PREMIERE ES - SEQUENCE 2 : INFORMATION ET DESINFORMATION


Projet interdisciplinaire Lettres/ECJS


Objet d'étude : L'argumentation : convaincre, persuader, délibérer.


Problématique : L'information qui nous est donnée est-elle toujours le reflet exact des événements ?


Objectifs généraux :
- Eveiller la conscience citoyenne des élèves
- Comprendre des textes de presse
- Acquérir un regard critique sur l'actualité


Séance 1 : Comparaison de deux articles sur le CPE (2005).

Support : extraits de Valeurs actuelles et de l'Humanité


Séance 2 : La retranscription dans la presse de trois grands débats parlementaires.

Support : Articles sur le Pacs, la réintégration de l'OTAN et la Loi Hadopi


Séance 3 : Décrypter l'information

Support : Articles de l'AFP et du Café pédagogique.

1) Article de l'AFP

Un instituteur de Côte-d'Or qui avait menacé en septembre 2008 un élève de CM1 de lui "couper le zizi", en brandissant un cutter, a été condamné lundi à "une amende de 500 euros avec sursis" par le tribunal correctionnel de Dijon.

Le tribunal, qui avait mis son jugement en délibéré le 30 mars, a suivi les réquisitions du procureur de la République et a reconnu coupable l'instituteur de Liernais de "violence sans incapacité sur mineur de 15 ans".

Jean-Paul Laligant, 52 ans dont "30 ans d'une carrière sans reproche et sans faille" selon son avocate, Me Dominique Clément, a immédiatement annoncé son intention de faire appel.

"Je ne m'attendais pas à une condamnation, même symbolique, j'attendais la relaxe et j'ai bien l'intention de faire appel", a-t-il déclaré à l'AFP.

L'instituteur, suspendu avec maintien de son traitement depuis fin novembre dernier, s'est également déclaré "inquiet" pour son avenir dans l'éducation nationale.

"Je ne sais pas si, en plus, je ferai l'objet d'une sanction disciplinaire, je n'ai aucune nouvelle de ma hiérarchie, l'inspection académique m'ayant juste confirmé récemment ma suspension avec maintien de traitement", a déclaré l'institeur, M. Laligant.

"Mon geste n'a suscité ni violence physique ni traumatisme chez les élèves, je n'aurais jamais du me trouver ici" dans ce tribunal, a-t-il ajouté.

Lors de l'audience, M. Laligant avait relaté sa confrontation, le 26 septembre 2008, premier jour de son remplacement dans la classe, avec Julien, un élève "perturbateur" de neuf ans.

"Les enfants sont venus me dire qu'il n'arrêtait pas de montrer son zizi. Je l'ai fait venir à mon bureau, j'ai pris un cutter dans mon cartable et pour ramener le calme, je lui ai dit sur le ton de la plaisanterie : je coupe tout ce qui dépasse", a-t-il dit.

Des paroles et un geste qui seront rapportés deux mois plus tard aux gendarmes. Suivra pour l'instituteur une suspension de l'Education nationale de quatre mois, avec maintien du traitement, et une garde à vue de "neuf heures".

Mais pour le procureur, "le fait de faire venir un élève à son bureau, de prendre un cutter dans son cartable, d'en sortir la lame et de lui dire je vais couper tout ce qui dépasse, constitue un élément matériel de la violence".

L'instituteur a bénéficié d'un comité de soutien regroupant "une dizaine d'élus" du canton et "plusieurs centaines" de villageois qui ont recueilli "près de 5.000 signatures" en sa faveur, ont dit les responsables lundi à la presse.

2) Le Café pédagogique

La discipline à l'ancienne condamnée

Un instituteur de Côte d'Or a été reconnu coupable de "violence sans incapacité sur mineur de 15 ans" et condamné à une amende avec sursis. Il avait menacé un élève de lui couper le sexe.

PS : A la décharge du Café, et ce que ne dit pas Dugong : le lien juste en-dessous de leur commentaire renvoie à un article du Parisien qui reprend le communiqué de l'AFP.

Ecrit par : Jeremy | 12 mai 2009

Sauf erreur, il a dit "je coupe tout ce qui dépasse", et n'a pas parlé de zizi!
dans l'EN, les seules coupes autorisées concernent les postes, les salaires, les subventions!"

Ecrit par : retraitée | 12 mai 2009

La religion à l'ancienne condamnée

Un rabbin et un imam qui continuaient à pratiquer la circoncision ont été condamnés hier à 2500 € d'amende pour « pratique obscurantiste sur mineur ».

« Nous ne sommes plus au moyen-âge et les enfants devraient être laissés libres de leur choix religieux » a tonné le procureur général.

Sébastien Mercier, président de l'Association des mutilés de la bite, s'est félicité de ce verdict, soulignant que, fort heureusement, ces cas devenaient de plus en plus rares.

Ecrit par : sanjuro | 12 mai 2009

et il a trois cliniques vétérinaires —

Ecrit par : brighelli | 11 mai 2009

Le monde est bien petit !!! Je crois bien que l'une des trois fut la mienne, jadis.

Ecrit par : yann | 12 mai 2009

Oumpf !!!
Tout à fait le genre de ceux qui, en salle des profs, cassent le moral de ceux qui en chient en leur faisant sentir, d'un regard condescendant et ironique, à quel point leurs préoccupations sont le témoin de leur totale incompétence. Y'en a que ça aide à passer à l'acte suicidaire et d'autres qui se prennent la méga-colère, celle qui mène à La Verrière après un passage à l'HP.
Tant pis pour eux ! Les looser, faut que ça dégage. On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs.

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

@Robin
Dans votre dernier post vous faites se côtoyer Janké et Marcel Conche. Vous êtes sûr qu'il n'y a pas comme une erreur de casting ?

Ecrit par : guy morel | 11 mai 2009

Bon, je m'en suis remis, mais évitez de me faire des coups comme ça juste au moment de partir au boulot ! ;-)

Il faut croire que Marcel Conche s'est un peu égaré sur ce coup-là et son anticonformisme volontiers provocateur est allé trop loin.

Car enfin, après le bouquin de Farias, même les "heideggeriens" les plus fervents (j'avoue sans honte que ce fut mon cas) ont été obligés de réviser leur jugement sur le bonhomme et sur sa prétendue "résistance".

Ceci dit, je maintiens que, pour le meilleur et pour le pire, Martin Heidegger est l'un des plus grands philosophes du XXème siècle, sans doute le plus emblématique.

Un élève (de 4ème) m'a demandé ce matin ce que c'était que la philosophie et je n'aurais pas pu lui donner une réponse (brève), mais relativement satisfaisante (je veux dire sans tomber dans des cucuteries du genre "amour de la sagesse") sans Heidegger.

La philosophie comme questionnement sur l'Etre de l'étant est le Destin (Geschichte) de l'Occident qui mène d'Héraclite d'Ephèse à la bombe atomique. Rien de ce qui existe autour de nous, comme cela existe, n'existerait sans cette origine.

Qu'est-ce qu'on peut répondre d'autre et franchement si ce n'est pas la seule réponse possible : réfléchir pour agir sur le "Destin" à quoi bon faire en faire ?

Ecrit par : Robin | 12 mai 2009

A propos de la controverse qui oppose Henri-Pena Ruiz à "Riposte laïque". Je définirais comme le premier la laïcité de la façon suivante : "un espace public à l'abri des groupes de pressions". A cet égard, se focaliser sur l'islam est une erreur; et le problème, d'ailleurs, ne concerne pas seulement les religions mais également les groupes de pressions économiques qui tentent de s'introduire dans l'école. Voici un exemple :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/course-contre-la-faim-ou-comment-55918

Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 mai 2009

L'article d'agoravox est très excessif.

Une course est organisée un après-midi au profit d'une ONG à but non lucratif, Action contre la faim, et y participent "les volontaires". Tout ce que l'auteur reproche à Action contre la faim, c'est de ne pas être agréée par le M.E.N.

Eh bien il suffit que l'association demande à être agréée, et M. Ponthus sera ravi : tout son argumentaire tombe. Il a l'air d'être un sacré empêcheur de tourner en rond.

Ecrit par : Jeremy | 12 mai 2009

J'en reviens donc à ma préoccupation qui, semble-t-il, a été mal comprise. Il y a, dans toutes les professions, et notamment dans le corps enseignant, des gens qui souffrent, pour des raisons qui ne sont pas purement matérielles mais malgré tout essentiellement professionnelles. Il leur est globalement impossible de se confier à leur entourage professionnel ni familial car les réactions sont globalement inadéquates et parfois meurtrières. Il est également impossible actuellement de revenir à une société plus douce, moins égoïste, plus respectueuse du travail d'autrui. C'est même l'inverse qui se passe.
La solution d'urgence serait donc, dans un premier temps une analyse des troubles psychiatriques, puisque ce qui m'intéresse, c'est bien le trouble psychiatrique et non de vagues difficultés, et de leurs causes internes et externes, les deux se combinant pour provoquer le coktail explosif. Cette analyse fine doit être menée conjointement par des professeurs intéressés au sujet et des psychologues. A partir de là, on aura sérié les causes et on pourra proposer des lieux anonymes d'écoute et de conseil (certains sous forme d'articles à lire, comme j'ai tenté de vous le montrer pour ma profession), par internet ou par téléphone ou même, pour les grandes villes, des lieux réels.
En ces lieux, les professeurs en souffrance pourront confier leurs difficultés avant qu'elles ne se soient enkystées et recevront de meilleures réponses qu'en salle des profs ou chez l'ostéopathe ou le sophrologue ou chez n'importe quel médecin puisqu'ils auront en face d'eux des interlocuteurs spécialisés dans les heurts délétères entre certaines personnalités et des conditions de travail difficiles.

Ce qui n'empêche qu'il faut continuer à se battre pour préserver les droits et devoirs des fonctionnaires, pour la création de classes spécialisées à même d'accueillir les cas complexes, pour l'allègement des effectifs par classe dans les zones difficiles, etc.

Les conditions de travail sont difficiles, certes. On peut peut-être vaguement les améliorer pour le plus grand bien de ceux qui en ont leur claque et attendent les vacances avec impatience, ce que je conçois.

Mon propos depuis le début de ce sujet ne concerne pas ceux qui en ont marre et ont besoin de temps en temps d'un Lexomil ou d'une bonne cuite pour trouver le sommeil mais de ceux qui vont vers une dérive grave et qui ne trouvent aucune écoute constructive avant qu'il ne soit trop tard et que leur vie psychique et parfois organique ne soit quasi-irrémédiablement fichue.

Je ne vois pas en quoi je suis une conne en proposant ces modalités: analyser les pathologies professionnelles spécifiques au corps enseignant, étiologie et pathogénie, les faire connaître, offrir des lieux d'écoute et de réponse spécialisés, de façon à ce que chacun puisse repérer les premiers signaux d'alarme et chercher immédiatement une aide effective et non des réponses du style "ah ! mais vous ne savez pas vous y prendre !". "je vous mets en arrêt trois mois sous Prozac" "changez de métier !" et autres joyeusetés.

Dans notre monde, les troubles psychiatriques sont des maladies honteuses et, en outre, avouer qu'on se sent en échec professionnel est également une honte et les réponses la plupart du temps nullissimes où qu'on aille les chercher, sauf à s'adresser à une structure spécialisée.

J'ai une amie, anciennement prof de SEGPA, atteinte, suite à une ambiance de travail abominable en banlieue parisienne, avec un principal notoirement incompétent, de troubles bi-pôlaires. En dernier recours, elle est à présent au CNED et, même là, elle doit prendre des arrêts maladie. S'il y avait des équipes spécialisées à la place de psy et médecins de ville, elle trouverait peut-être de meilleures réponses.

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

A cet égard, se focaliser sur l'islam est une erreur;

Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 mai 2009

C'est ce que prétendent benoîtement ceux qui n'ont rien compris à l'islam.

Qu'est-ce qu'ils peuvent dire comme conneries, les professeurs !

Ecrit par : zizanie | 12 mai 2009

Le premier point est la reconnaissance par le Ministère de l'Ed. Nat. de pathologies psychiatriques liées aux travail et l'ouverture d'une enquête approfondie. Ce sera un grand pas en avant mais ce n'est pas gagné.

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

Oumpf !!!
Tout à fait le genre de ceux qui, en salle des profs, cassent le moral de ceux qui en chient en leur faisant sentir, d'un regard condescendant et ironique, à quel point leurs préoccupations sont le témoin de leur totale incompétence.

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

Oumpf !!!
Avant qu'il y ait un malentendu, tu parles de qui, là, de R. ou de moi ?

Ecrit par : yann | 12 mai 2009

Le premier point est la reconnaissance par le Ministère de l'Ed. Nat. de pathologies psychiatriques liées aux travail et l'ouverture d'une enquête approfondie.

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

La première pathologie dans l'EN, c'est le système éducatif lui-même, l'administration, les programmes, la manière dont on évalue et sanctionne les élèves etc. et ça, le MEN n'est pas près de le reconnaître.

Et c'est une pathologie qui ne relève pas de la psychologie, mais de la politique.

Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Et un témoignage de prof mal loti, que je copie depuis un forum d'entraide pour les enseignants

posté le 11 mai 2009

"Pour mon cas, je me refuse à faire garderie avec les élèves rétifs, donc ils doivent, mal gré... mal gré en fait, travailler. ça donne 9 aller/retour pour l'infirmerie pour cette seule journée. ça donne des cours parfois brouhahaesques que je hais, des insolences, etc... ça donne un prof qui doit se retenir le soir en dernière heure après 7h non stop pour pas faire un impair. ça donne pas envie de "se défoncer" sur certaines classes. ça agace de rappeler des acquis de politesses et de courtoisie 400x/jour. Ex de mémoire aujourd'hui, un putois se lève après une 1/2 h de cours et lâche une caisse en hurlant "j'ai pétééééé". Je peux faire quoi avec ça moi ? Perdre mon temps à voir les parents et leur faire signer une promesse d'avortement en vue du suivant ?

Je vais faire cours rapport près sur le bureau en cette fin d'année. Marre de machin qui insulte truc qui se lève pour le latter, de dégager machin qui téléphone (!) en cours, de la porte qui s'ouvre parce qu'un golio dont je n'ai pas la gestion a découvert l'usage de la poignée, etc... Je ne suis pas le seul à être crevé dans le bahut, entre les conseils de discipline pour trucs gravos de chez gravos, les agressions extérieures sur collègues, les psychotiques ou les truands que l'on accueille (et encore, j'ai semble-t-il les classes les moins pires), c'est pas évident, mais cela me conforte dans une chose, je ne serai pas assistante sociale, enfin prof (j'oublie parfois), toute ma vie. Je ne croyais pas dans le collège unique l'an passé, j'ai vu cette année simplement l'échec du secondaire, totalement à reprendre dans son fonctionnement.

Pour les collègues qui ont des profils de classe "normaux", mixtes, etc... je vous envie. En cette fin d'année, ce job redevient purement alimentaire."

Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

@Robin.
"Vous écrivez :
Bon, je m'en suis remis, mais évitez de me faire des coups comme ça juste au moment de partir au boulot ! ;-)

Il faut croire que Marcel Conche s'est un peu égaré sur ce coup-là et son anticonformisme volontiers provocateur est allé trop loin.

Car enfin, après le bouquin de Farias, même les "heideggeriens" les plus fervents (j'avoue sans honte que ce fut mon cas) ont été obligés de réviser leur jugement sur le bonhomme et sur sa prétendue "résistance".

Ceci dit, je maintiens que, pour le meilleur et pour le pire, Martin Heidegger est l'un des plus grands philosophes du XXème siècle, sans doute le plus emblématique."

Je ne sais pas ce que voulez dire par " est allé trop loin".
Qu'aurait été en l'occurrence "aller moins loin" ?
Quelle était la position de Jankéléwitch ? ( Pardon, je ne sais plus si on doit mettre des accents ou non).

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

Nous n'avons pas besoin de psychologues, mais de politiques qui aient les couilles de dynamiter ce bordel.

Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Oumpf !!!
Avant qu'il y ait un malentendu, tu parles de qui, là, de R. ou de moi ?

Ecrit par : yann | 12 mai 2009

Mais non , je parle pas de toi, grand niais. Va en paix !

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

Et une collègue agrégée qui beurnaoute à mort, attention, c'est encore chaud, ça vient tout juste d'être posté, sur le même forum que le précédent.

12 mai 2009

"Trop c'est trop !

De retour des vacances j'ai fait un remplacement ultra-court (2 semaines -> congé paternité) dans un collège zep avec l'impression de faire de la garderie avec des classes (pas faciles) que je n'ai vu qu'une ou 2 fois max. Le principal, très sympa et correct, m'avait d'ailleurs glissé que ça tombait bien que je sois libre parce qu'avec tous les stages la vie scolaire était débordée... Bref 2 semaines bien sympathiques et des nuits d'insomnies (entre l'attente et le démarrage).

Depuis hier, je stresse de nouveau en me demandant ce qui va me tomber dessus.
Appel de mon rad à midi : je suis attendue pour un remplacement cette après-midi et demain ! Ben voyons !!!
La secrétaire a contacté le bureau des remplacements. Ils ont admis que pour cette après-midi c'était trop tard, mais pour demain je n'ai d'après eux aucune raison de ne pas y aller. Mais pour demain je n'ai paraît-il aucune raison de ne pas y aller ? Et mon délais pédagogique ? Et mes 3 gamins qui me les garde ? Qu'est-ce que je risque à ne pas y aller ? Matériellement je ne peux tout simplement pas.

J'appelle quand même la principale de ce collège, visiblement plus au courant que moi de ce qui m'attend :

- le 20 juin, chez eux. 1 jour seulement !
- du 21 au 29 mai ailleurs, super loin de chez moi. Avec le vendredi travaillé alors qu'à la Toussaint j'ai rattrapé ce jour dans un autre établissement pour un autre collègue (donc mes gamins et mari auront le pont mais pas moi).
- début juin elle avait besoin de moi mais visiblement je suis prévue ailleurs le 3 juin (où ?) donc ils ne m'attendent que les 17-18 et 19 juin. Mais le collègue contacté m'a prévenue que lui serait absent du 8 au 20 juin.

C'est courant de remplacer dans des conditions pareilles ? Je croyais qu'on ne remplaçait pas un collègue pour moins de 2 ou 3 semaines d'absence ?
Sans parler du plaisir de se retrouver en collège en fin d'année avec 8 ou 10 classes (et encore c'est parce que je suis à temps partiel).
Je croyais encore y a pas si longtemps que j'étais agrégée de sciences physiques pas agrégée de surveillance. J'ai réussi mon concours il y a déjà 11 ans, j'ai déjà donné 8 ans de boulot pas facile dans un établissement sensible-violence-APV du 93 avant de muter en province. Avant j'étais considérée comme une très bonne élève (bac C mention TB, prépa, magistère de physique fondamentale). Tout ça pour me retrouver traiter comme une sous merde (même pas envie de mettre les 3 petits points tellement c'est vrai) à 35 ans.

Des conseils autres que la démission ou le suicide ? Je pensais que ça me ferait du bien d'écrire mais c'est encore pire.
A+"

Bon, on lui envoie un psychologue?

Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Nous n'avons pas besoin de psychologues, mais de politiques qui aient les couilles de dynamiter ce bordel.

Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Je m'inscris dans le court terme et réponds strictement au sujet de départ.
Votre réaction est décevante et fort peu constructive. Il me semblait avoir néanmoins mis les formes.

Il semblerait que je sois ici la seule à avoir fait l'expérience du vrai trouble psychiatrique à étiologie essentiellement professionnelle. Je ne vais pas tout vous raconter, c'est d'ailleurs hors de propos. Tout ce que je peux vous dire, c'est que j'ai très réellement pété les plombs.
Les réponses et les soins du corps médical, aussi bien que celles de l'entourage (amis aussi bien qu'ennemis), n'ont été d'aucun secours puisque la totalité de la faute (oui, la faute! car un malade psychiatrique est d'abord un coupable) a été rejeté sur ma personnalité. Pour le travail, j'ai du trouver absolument seule mon chemin et mon renouveau. Ce fut un dur combat.

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

La première pathologie dans l'EN, c'est le système éducatif lui-même, l'administration, les programmes, la manière dont on évalue et sanctionne les élèves etc. et ça, le MEN n'est pas près de le reconnaître.

Et c'est une pathologie qui ne relève pas de la psychologie, mais de la politique.
Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Bien sûr.

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

Histoire de "rebondir sur le zizi", je demande que les gendarmes venus "faire dans les collèges des actions de prévention anti-drogue" musclées, avec menace de faire mordre les récalcitrants par leurs chiens méchants soient mesurés à la même aune!
Deux poids, deux mesures!
En attendant, Nancy est quadrillée du côté des hostos, défense de protester et d'arborer des banderoles! Il y a des tireurs embusqués sur les toits, un vrai délire!
même la (tête à) claque UMP a été triée, fouillée, c'est tout dire. C'est beau de savoir combien le peuple vous aime.

Ecrit par : retraitée | 12 mai 2009

Des nouvelles du front - pour le prof (bibi) qui a de la chance de ne pas être en crise de nerfs mais qui pourrait:

J'ai ai été menacé ce matin par un élève (le genre qui ne fait rien, qui n'écoute rien, qui n'en fait qu'à sa tête, qui a des notes nulles, agressif, qui mange en classe, se lève pour gueuler contre ses potes qui ne lui ont pas donné des bonbons... un homme, quoi), la veille il avait déjà été sorti de mon cours (une CPE a dû venir le chercher, il ne voulait pas quitter ma classe), et là, rebelotte, il déplace une table, une chaise, pour s'installer où il le souhaite - refus de revenir au point de départ; j'envoie chercher un surveillant, et là: "Vous ne savez pas de quoi je suis capable", "Vous n'avez rien, vous n'avez pas de couilles", "Vous allez voir ce qui va vous arriver d'ici la fin de l'année", et d'autres choses encore... le gars, 16 ans, est venu debout se mettre devant moi... j'aime ce que m'offre mon métier!

Le type a des rapports en veux-tu en voilà; le proviseur-adjoint me dit ce matin que je peux porter plainte contre lui; plus tard, un appel (il a parlé avec son chef): "Voyons cela jeudi, on va régler ça en interne"....

Voilà, j'aime ce que m'offre mon métier, tel qu'il est.

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Transmettre des connaissances ne serait-ce point un péché remettant en question un ordre bien établi : celui qui sait et celui qui ne sait pas, celui qui possède et celui qui n'a rien, rien sinon cette soif d'absolu consistant à vouloir savoir, vouloir comprendre, pouvoir s'exprimer ? Oui, ça se trouve encore.
Il était temps de mettre au pas les fauteurs de trouble de l'ordre public. Ce fut long mais ce fut bon. Le tout est de savoir s'y prendre avec de jolis discours dissimulant habilement les actes.
L'ennui ce sont les fortes têtes qui refusent "le reniement de soi " pour reprendre l'expression de Robin.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 12 mai 2009

Quand Mitterraznd se déplaçait, on fouillait également tout de fond en comble.
Je ne sais pas à partir de qui on a fait ça… Giscard, peut-être… Mais ni De Gaulle ni Pompidou — et pourtant, les cinglés ne manquaient pas, à l'époque…

Dobolino, je ne sais que vous dire. J'ai très peur qu'une cellule d'entraide professionnelle dans L'EN soit immédiatement confisquée par les psys maisons, qui ne valent pas tripette. Alors on bricole de l'entraide, ici ou sur Néoprofs — c'est mieux que rien mais ce n'est pas grand chose.
Je ne sais pas quel type de détection on pourrait faire en amont — d'autant que l'aval compte davantage : voir l'histoire narrée par Toto W. Tout le système fonctionne comme un déni permanent des bonnes volontés et des compétences. Le plus miraculeux, c'est qu'il y ait encore tant de profs qui tiennent le coup.
JPB
PS. Yann, vous avez sévi dans l'Hérault ?

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2009

La première pathologie dans l'EN, c'est le système éducatif lui-même, l'administration, les programmes, la manière dont on évalue et sanctionne les élèves etc. et ça, le MEN n'est pas près de le reconnaître.

Et c'est une pathologie qui ne relève pas de la psychologie, mais de la politique.
Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Bien sûr.

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

Passionnant sujet dont on débat ici depuis longtemps, qui est décortiqué soigneusement au quotidien.
C'est peut-être seulement cette ritournelle que le sieur Brighelli voulait entendre.
J'ai du mal comprendre le sujet ?

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

Les enseignants sont les seuls — avec les flics — à disposer, depuis 1959, d’une clinique psychiatrique (l’Institut Marcel Rivière, appelée ordinairement dans la communauté éducative « la Verrière »). Les instituteurs qui ont créé la MGEN ont remarqué assez vite qu’après la tuberculose, la seconde pathologie des enseignants est la maladie mentale.


1959 !!!

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

La première pathologie dans l'EN, c'est le système éducatif lui-même, l'administration, les programmes, la manière dont on évalue et sanctionne les élèves etc. et ça, le MEN n'est pas près de le reconnaître.

Et c'est une pathologie qui ne relève pas de la psychologie, mais de la politique.
Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Merci de me donner l'occasion de m'expliquer à propos de la Plainte. (Dobolino, c'est vrai, je suis monomaniaque).
Donc la Plainte, tactique que je critiquais, a un défaut majeur que TotoWeininger pointe justement sans l'expliciter : elle a pour destinataire l'auteur des dégâts, ici l'Ed.Nat., dans la naïve croyance que celui-ci, rappelé à ses responsabilités, va tout mettre en oeuvre pour faire disparaître les causes de la Plainte. Or il suffit d'un peu d'expérience pour savoir que dans le cas qui nous préoccupe, ce n'est jamais ce qui se passe. Au mieux, l'institution délègue au psychologue le soin de traiter le souffrant - Dobolino, les structures d'accueil que vous réclamez ne sont pas inexistantes dans l'ED.Nat.- au pire, elle l'abandonne à son sort et même en remet une couche en lui rappelant ses obligations de service.
Mais la Plainte, me dira-t-on, prend aussi à témoin l'opinion publique, dénonce le scandale, fait sauter les tabous etc. Illusion encore plus naïve que la précédente : d'abord parce que la Plainte, un sujet chassant l'autre, est vite enterrée sous d'autres Plaintes, et surtout parce que si l'opinion publique avait une vue claire des choses, l'ED.Nat ne serait pas dans l'état où elle est.
Propos fatalistes poussant à la résignation ? Pas du tout : la première condition pour tenter d'améliorer les choses est de ne pas se faire d'illusions.

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

Pendariès, je compatis…

Oui, 1959. Et ça n'a fait que s'aggraver avec le temps.
Il est bien possible que les ex-bons élèves que sont souvent les profs soient plus démunis que d'autres face à l'extérieur — or, l'extérieur rentre très vite, en ce moment, dans l'Ecole. Le "sanctuaire", comme disait Jean Zay, est décapsulé depuis longtemps.
Ce qui m'inquiète, aujourd'hui c'est le nombre de démissions. Déjà que presque plus personne ne veut faire ce boulot… Qui va enseigner, dans dix ans ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2009

Dobolino, je ne sais que vous dire. J'ai très peur qu'une cellule d'entraide professionnelle dans L'EN soit immédiatement confisquée par les psys maisons, qui ne valent pas tripette. Alors on bricole de l'entraide, ici ou sur Néoprofs — c'est mieux que rien mais ce n'est pas grand chose.

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2009

Par ma foi ! Si vous le voyez ainsi ! Tant pis pour ceux qui souffrent, ils n'ont qu'à changer de métier ou se tuer. Ça débarrassera !
Je vous rappelle que vous n'avez pas de "psys" maison. Vous avez de vagues psys sco qui n'ont aucune compétence reconnue dans le domaine de la souffrance au travail. Ce n'est pas leur domaine du tout !

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

PS. Yann, vous avez sévi dans l'Hérault ?

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2009

Eh, oui !
J'ai créé et vendu à votre véto sa clinique la plus méridionale des trois.

Ecrit par : yann | 12 mai 2009

À Pézenas ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2009

Ce qui m'inquiète, aujourd'hui c'est le nombre de démissions. Déjà que presque plus personne ne veut faire ce boulot… Qui va enseigner, dans dix ans ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2009

C'est igual en médecine.
La relève viendra lamentablement de l'étranger.
Existe déjà le tourisme médical, existera le tourisme scolaire.

Titre d'un prochain bouquin JPB : Et vos enfants n'auront pas de futur, où La Grande Braderie ?

Les Pingouins seront encore les laissés pour compte au nom de l'égalité.
Le futur, c'était hier..................................

Ecrit par : carole | 12 mai 2009

Je ne sais pas ce que voulez dire par " est allé trop loin".
Qu'aurait été en l'occurrence "aller moins loin" ?
Quelle était la position de Jankéléwitch ? ( Pardon, je ne sais plus si on doit mettre des accents ou non).

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

Eh bien franchement, je ne sais pas ce qui lui a pris d'écrire un livre pareil. C'est quelqu'un de très spécial. En apparence le genre bourgeois Troisième République, costume trois pièces, chapeau, parapluie et en réalité un véritable anarchiste, un esprit original et anticonformiste. Il faisait penser à un tableau de Magritte. Je me demande si ce livre (de 96, d'après ce que j'ai vu) n'est pas une pure provocation. Il était capable de faire des choses comme ça. Encore une fois, je ne l'ai pas lu.

En ce qui concerne Vladimir Jankélévitch ("Janké"), les choses sont très simples : Juif et grand résistant, Jankélévitch ne parlait JAMAIS de Heidegger, ni d'ailleurs d'aucun philosophe allemand. C'était proverbial. Il enveloppait dans le même opprobre la culture allemande dans son ensemble, poètes et musiciens compris. Il n'a jamais pu "leur" pardonner la Shoa et il croyait à la culpabilité collective du peuple allemand. C'était comme ça.

Ecrit par : Robin | 12 mai 2009

Merci, Jean-Paul; ce que le bonhomme n'a pas aussi supporté, avec son renvoi de classe, c'est qu'avec le sourire, détendu, alors qu'il roulait de ses maigres mécaniques (il est filiforme et sans doute finira à demander la pièce, avec ses chiens, dans la rue; il a déjà le look du 'traveller'), je lui lance, en accompagnant la parole par le geste (l'intervalle entre le pouce et l'index): "Vous n'êtes qu'un petit garçon". La classe a ri (le mec est vexé, il y en a pour lesquels un regard mal perçu leur a valu un coup de couteau...).

Le plus pénible, pour moi, avec toutes ces sortes de pressions, cette dessication de l'âme, c'est que le monde peu à peu se désenchante; il me faut dorénavant plusieurs heures, voire journées, pour que la pompe du "beau ciel de l'esprit" (encore, lui, Max Rouquette) se mette à nouveau en route.

Rien de pire pour un littéraire ayant l'écriture et l'imagination comme ancres, pour, au ras de la mer des jours, maintenir son existence dans une certaine stabilité, qu'un air vicié, que des cervelles et des façons d'être étriquées et offrant si peu d'original ou d'étonnant: la paralysie de l'imagination gagne (je comprends la neurasthénie professorale); je réfléchissais à ceci: jamais je ne pourrai composer un roman, une nouvelle avec l'école, les élèves pour décor et personnages: il n'y a finalement rien de subtil à révéler quand on est au courant de ce qui s'y passe. Il n'y a pas de psychologie profonde, pas de héros, point de chant profond, même dans l'atroce ("Les désarrois de l'élève Törless", Musil, par exemple). La Laideur morale, la Bêtise que je vois se constituent tel une véritable monstruosité. Ils marchent, en levant haut les genoux, - sur place. De l'immobilisme guerrier: on ne gagne pas du terrain (nul héroïsme), on écrase sous le martèlement de son poids.

Comment rester une force de l'esprit qui va, lorsqu'il n'y a plus rien, autour de soi, de grand, d'électrique, en devenir? La poésie des êtres et des choses alors se délite.

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Il n'y a pas de psychologie profonde, pas de héros, point de chant profond, même dans l'atroce ("Les désarrois de l'élève Törless", Musil, RELATAIENT UN TEMPS DE CONQUÊTE, UN TEMPS DES NATIONS CONCURRENTES, A LA DIFFERENCE D'AUJOURD'HUI EN EUROPE; UNE ESPECE DE VITALITE Où LE MONSTRUEUX EXIGEAIT SA PART DE SANG).

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Les enseignants sont les seuls — avec les flics — à disposer, depuis 1959, d’une clinique psychiatrique (l’Institut Marcel Rivière, appelée ordinairement dans la communauté éducative « la Verrière »). Les instituteurs qui ont créé la MGEN ont remarqué assez vite qu’après la tuberculose, la seconde pathologie des enseignants est la maladie mentale.


1959 !!!
Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

La tuberculose - voir l'histoire des sanatoriums et celle de la MNEF - a fait des ravages parmi les étudiants dans l'après seconde guerre : ils étaient pauvres, mal logés, mal nourris.
Pour ce qui est de la maladie mentale, je ne suis pas sûr que les enseignants y soient sujets plus que d'autres ; plus détectés et mieux suivis sans doute.
Les quelques témoignages publiés plus haut sur les réalités du métier montrent - je l'ai dit au début et JPB vient de le redire - que les enseignants dans leur masse font preuve d'une capacité d'endurance assez étonnante au sein d'une institution de plus en plus défaillante. Voilà le sujet, puisque vous vous demandiez ce qu'il était.
J'ajoute que les propositions faites par certains pour l'évolution du métier d'enseignant, à l'occasion du départ des vieux enseignants, tablent très cyniquement - et avec un bon espoir succès - sur le maintien de ces qualités d'endurance. J'ai dit - je sais, je suis monomaniaque - que la promotion du petit Sébastien Clerc n'était pas un simple gadget mais une opération politique assez fine.

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

@ JPB : Ouaip !
Patrie du tambourin cher à Max Rouquette, de la bobine et de Molière.

Ecrit par : yann | 12 mai 2009

Ce qui m'inquiète, aujourd'hui c'est le nombre de démissions. Déjà que presque plus personne ne veut faire ce boulot… Qui va enseigner, dans dix ans ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2009

On a des chiffres ? On m'avait parlé de 10%.
Remarque que le nomadisme professionnel - que d'aucuns prophétisent comme solution d'avenir - prend parfois un tour assez drôle. Dans l'enquête sur la Gendarmerie, j'ai ainsi croisé des jeunes gendarmes frais émoulus de l'IUFM et qui avaient changé de voie juste avant leur prise de poste.

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

"Dans l'enquête sur la Gendarmerie, j'ai ainsi croisé des jeunes gendarmes frais émoulus de l'IUFM et qui avaient changé de voie juste avant leur prise de poste."

Superbe idée !

Mi-temps à la gendarmerie du coin, mi-temps à l'école ou au collège.

A moins que l'inverse soit plus efficace...

Ecrit par : dugong | 12 mai 2009

Je précise : mi-temps = 17,5 h.

Ecrit par : dugong | 12 mai 2009

@ JPB : Ouaip !
Patrie du tambourin cher à Max Rouquette, de la bobine et de Molière.

Ecrit par : yann | 12 mai 2009

HA! le jeu du tambourin, et Pézenas, son vieux théâtre à l'italienne laissé à la l'abandon, la mairie préférant mettre des centaines de milliers d'euros ailleurs......... alors qu'une telle scène, dans une ville comme Pézenas, ça en jetterait bon sang! les indécidables cons....

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009

"Dans l'enquête sur la Gendarmerie, j'ai ainsi croisé des jeunes gendarmes frais émoulus de l'IUFM et qui avaient changé de voie juste avant leur prise de poste."

Superbe idée !

Mi-temps à la gendarmerie du coin, mi-temps à l'école ou au collège.

A moins que l'inverse soit plus efficace...
Ecrit par : dugong | 12 mai 2009
On pourrait aussi penser - c'est d'ailleurs ce qu'ils m'ont dit -qu'entre deux métiers, ils avaient choisi le moins risqué.

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

Bon nombre de démissions aussi dans les écoles de soins infimiers et même des suicides. Je connais un jeune qui a démissionné dès son premier stage après avoir essayé de tenir le coup 3 semaines. Il lui a été reproché par celles qui l'encadraient, de donner à boire à un vieillard aveugle, de parler par gestes avec une dame âgée parlant mal le français puis de l'aider à manger en raison d'une paralysie. Pas le temps de s'occuper tout ça voyons !
Par contre il garde un bon souvenir de l'ensemble des professeurs de l'école soucieux de transmettre des connaissances.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 12 mai 2009

D'autant que le prof pourra être arrêté à la première plainte par l'autre moitié de lui-même, gardé à vue idem, frappé avec un dictionnaire prendrait une toute autre dimension, etc.

Il ne reste plus qu'à compléter par une troisième activité : le magistrat instructeur (à charge) de lui-même.

On redécouvre ainsi les vertus d'un tiers-temps pédagogique modernisé

Un rêve orwellien.

Encore un effort !

Ecrit par : dugong | 12 mai 2009

On fouillait aussi les militants PS venus acclamer Tonton?
parce que les UMP (250 demandes non satisfaites, la Nadine est vexée!) ont été "triés sur le volet et sont passés sous 3 portiques de sécurité"!

"Au moindre incident et sur ordre de tir, les hommes du président —GIPN et groupe de sécurité et de protection de la République (!!!)— doivent pouvoir faire mouche à 400 mètres.
"On parle de 600 à un millier d'hommes, gendarmes mobiles et CRS compris. Soit l'équivalent de 14 ou 15 unités (...)

"A 11 h 15, NS sera pris en charge dans la salle de régulation des urgences du CHU , visitera la cellule de crise de l'hôpital et le service de neurologie (!) avant de repartir pour une table ronde sur la réforme de l'hôpital à la salle des fêtes de Gentilly."
Quant on connaît la complaisance de l'Est Répugnant à l'égard du pouvoir, on est frappé par le ton inhabituel de l'article.

C'est à Maréville qu'on aurait dû prendre le président en charge! C'est l'HP!

Ecrit par : retraitée | 12 mai 2009

On pourrait aussi penser - c'est d'ailleurs ce qu'ils m'ont dit -qu'entre deux métiers, ils avaient choisi le moins risqué.
Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

J'ai connu une jeune néo-certifiée d'anglais qui s'est reconvertie illico dans le toilettage des chiens!

Ecrit par : retraitée | 12 mai 2009

Le type a des rapports en veux-tu en voilà; le proviseur-adjoint me dit ce matin que je peux porter plainte contre lui; plus tard, un appel (il a parlé avec son chef): "Voyons cela jeudi, on va régler ça en interne"....

Voilà, j'aime ce que m'offre mon métier, tel qu'il est.

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Toute ma sympathie, Pendariès. J'en ai un comme ça en 4ème et j'en sors à l'instant.

Il y a des fois où il faut vraiment se retenir pour ne pas cogner.

J'ai apprécié la façon élégante dont vous lui avez renvoyé son insulte. ("vous êtes petit comme ça !").

Le collège : c'est vrai que le sujet n'est pas propice à la littérature, à la poésie non plus d'ailleurs. Musil, oui, (pour la face obscure), Montherlant ("Les Garçons") et Peyrefite ("Les amitiés particulières") pour le reste, mais c'était en d'autres temps. Je ne vois rien depuis parce qu'il n'y a rien à dire, en effet.

C'est comme l'école primaire. La poésie l'a totalement désertée. Que pourraient en écrire aujourd'hui un Marcel Pagnol, un Alain-Fournier ou un Louis Pergaud ?

Vous imaginez :"Ils s'étaient rendus avec Monsieur Dugland, professeur des écoles, à l'étang de X, en sortie éducative, dans le cadre d'une campagne de sensibilisation citoyenne à la protection de l'environnement. Kévin lorgnait sur le string de Vanessa...

A l'ére de la pornographie bête (essentiellement dans la tête) et de la niaiserie des ados consommateurs, la poésie de l'école est devenue totalement incompréhensible.

Le prince Salina ("Le Guépard") le dit déjà en parlant de son petit-fils : "il ira au collège, il deviendra bête, comme tout le monde."

Ecrit par : Robin | 12 mai 2009

Le collège : c'est vrai que le sujet n'est pas propice à la littérature, à la poésie non plus d'ailleurs. Musil, oui, (pour la face obscure), Montherlant ("Les Garçons") et Peyrefite ("Les amitiés particulières") pour le reste, mais c'était en d'autres temps. Je ne vois rien depuis parce qu'il n'y a rien à dire, en effet.

Robin

Triste constat: "il n'y a rien à dire", excepté décortiquer un système pour tenter de le désarçonner: raisonner sur du déraisonné. Quant à la poésie, au romanesque de l'élève....

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Un article intéressant dans rue89 *.

Titre : "Et si on généralisait l'aide psychologique aux salariés ?"

On y parle de PAE (Programmes d'Aide aux Employés) et comment on les met en oeuvre chez Fleury Michon (les saucissons).

Voyez le remarquable commentaire de "Keldan" qui se présente comme "polytoxicomane à temps partiel".

J'acquiesce et je pense que les "RH" du Moloch devraient l'embaucher pour la débauche.

http://www.rue89.com/passage-a-lacte/2009/05/12/et-si-on-generalisait-laide-psychologique-aux-salaries

* ça arrive, il suffit d'attendre

Ecrit par : dugong | 12 mai 2009

Les quelques témoignages publiés plus haut sur les réalités du métier montrent - je l'ai dit au début et JPB vient de le redire - que les enseignants dans leur masse font preuve d'une capacité d'endurance assez étonnante au sein d'une institution de plus en plus défaillante. Voilà le sujet, puisque vous vous demandiez ce qu'il était.

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

Je ne savais pas que vous étiez l'auteur de la note ! Je croyais qu'elle était de JPB.
A mon humble avis, élève chez vous, il ne devait pas faire bon dévier de votre ligne ...
Alors que je ne me demande pas quel est le sujet de départ mais en fait une lecture différente, à un autre niveau, vous me taxez de hors-sujet.
Ça me met très en colère quand je pense à tous ceux qui vont encore souffrir silencieusement des années et des années sans réponse spécialisée et précoce à leurs maux, pris en tenailles entre les propos culpabilisateurs des pédagos et vos (vous collectif) obsessions politiques non moins culpabilisatrices.
Vous imaginez l'effet sur un dépressif de vos propos sur la solidité psychique des enseignants ?

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

Je l'ai faite, cette séquence, mais je ne l'ai pas proposée à l'Ecole des lettres !

Vous la voulez ?
Jeremy.

C’est une séquence de lycée non ? Pour moi, J’exerce en enfer …., euh, non… en collège et en LP mais ,si l’offre est sincère, je veux bien y jeter un coup d’œil. Vous utilisez quoi comme fil directeur ? Le médecin comique/ridicule/incompétent ou une vision plus noire ( impuissance face à la mort) ?

Ecrit par : uncertain | 12 mai 2009

Je ne savais pas que vous étiez l'auteur de la note ! Je croyais qu'elle était de JPB.
A mon humble avis, élève chez vous, il ne devait pas faire bon dévier de votre ligne ...
Alors que je ne me demande pas quel est le sujet de départ mais en fait une lecture différente, à un autre niveau, vous me taxez de hors-sujet.
Ça me met très en colère quand je pense à tous ceux qui vont encore souffrir silencieusement des années et des années sans réponse spécialisée et précoce à leurs maux, pris en tenailles entre les propos culpabilisateurs des pédagos et vos (vous collectif) obsessions politiques non moins culpabilisatrices.
Vous imaginez l'effet sur un dépressif de vos propos sur la solidité psychique des enseignants ?
Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009
Dobolino, votre ironie est déplacée : JPB "vient de le redire", ai-je écrit ; c'est donc qu'il l'avait dit déjà. Pour le reste, ma "ligne" comme vous dites, consiste seulement à essayer de penser avec un peu de rigueur à partir de ce que je vois et de ce que je lis. Je redis donc que toute Plainte se retourne contre ceux qu'elle prétend défendre. Ici en l'occurrence les collègues, dont je connais mieux que vous les épreuves pour les avoir vécues. Dugong vient de dire - ce n'est pas moi l'auteur de ses propos - en deux mots ce que j'ai essayé de développer dans son post sur "l'aide psychologique aux salariés."
Faites attention : votre bon coeur vous pousse à méconnaître "les eaux glacées du calcul égoïste."

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

Je redis donc que toute Plainte se retourne contre ceux qu'elle prétend défendre.

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

Mais, il me semble que sur ce point, je vous avais approuvé très clairement et très nettement.

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

Waouh ! Mais quelle satanée mouche m'a donc piqué pour que je parcoure l'ensemble de ces commentaires ? Masochisme ? Ennui ? Bêtise ? Curiosité ? Je ne sais trop... Mais ça me collerait presque le bourdon, l'abeille, la guêpe et tout le reste.
Sans doute suis-je un privilégié pour m'étonner et m'affliger devant tant d'horreurs... Dois-je louer Dieu ou la loterie facétieuse de l'Education Nationale ? Beaucoup de questions auxquelles vous répondrez probablement, du moins je l'espère tant je suis dans l'expectative. Que je m'explique.
Aujourd'hui, j'ai eu six heures de cours, dans mon petit bahut de campagne, pommé au fin fond de ... non, rien, on s'en fout.. quelque part. Mon sentiment ? Mes impressions ? Bonheur. Extase. Euphorie. Délire. Joie. Plaisir.
Oh... bien sûr que quand je me suis aperçu que le petit Y. m'avait rendu une copie sans un seul alinéa et a fortiori paragraphe , que quand ce grand dadet de N. a fait une réflexion qui lui aurait mérité mon pied au cul, que quand les quatrièmes A ont fait preuve d'une inertie déconcertante face à l'analyse d'un poème que je vénère, que.. etc., j'ai été un peu déconcerté, déçu, désappointé et encore plein d'adjectifs en d ; m'enfin.. tout de même.... y'a pas mort d'homme.. C'est le jeu ! On ne peut pas gagner à tous les coups ! Mais il y a aussi eu.. Tant de choses. Les partages, les fous rires, les exercices réussis, les sourires complices, les découvertes, les petites vannes, les expressions écrites...
Ah ben vi ma p'tite dame, c'est bien raide not' boulot, y'a pas à tordre ! Faut se farcir de ces couleuvres à la sauce beurk ! Pouah ! Et alors ? On ne vous avait pas prévenus ?
On se réveille là les gens ! Stop les jérémiades ! Allez.. J'arrête là. Je m'agace. Refus d'entrer dans l'éternelle pleurnicherie. Le bonheur n'est pas que le fruit des circonstances plus ou moins heureuses dans lesquelles nous jette la vie, c'est aussi un état d'esprit. Et à lire tous ces commentaires emprunts d'amertume, de mesquinerie et de mauvaise foi... ça porte sur les nerfs, pour sûr !

Ecrit par : Ailleurs | 12 mai 2009

Ailleurs a écrit : "Aujourd'hui, j'ai eu six heures de cours, dans mon petit bahut de campagne, pommé au fin fond de"

Du Calvados ? De quoi être complètement paumé.

Ecrit par : dugong | 12 mai 2009

Ailleurs, allez-y voir si j'y suis.

Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Mdr (comme ils disent...)
Bien joué Dugong :) Faute particulièrement ignoble, j'en conviens.. mais mignonette au final, non ? Et puis bon, vous savez bien : "la femme du cordonnier..." tout ça , tout ça.

Toto... Je suis allé, ailleurs, mais vous n'y étiez pas. Immobilisé par votre aigreur, sans nul doute.

Ecrit par : Ailleurs | 12 mai 2009

Le bonheur n'est pas que le fruit des circonstances plus ou moins heureuses dans lesquelles nous jette la vie, c'est aussi un état d'esprit. Et à lire tous ces commentaires emprunts d'amertume, de mesquinerie et de mauvaise foi... ça porte sur les nerfs, pour sûr !

Ecrit par : Ailleurs | 12 mai 2009

Merci à "Ailleurs" pour ses commentaires enthousiastes sur son collège "pommé" au pays des Bisounours.

C'est formidâââââââble ! et nous sommes d'affreux rabats-joie, tous autant que nous sommes.

Tout au collège, comme chacun sait, n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté...

...Et joyeux fous-rires avec ces jeunes gens si merveilleusement bienveillants qui nous aiment et que nous aimons !

Car, comme nous le rappelle cet ange venue d'ailleurs : tout est dans le regard !

NB : Le calva avec le Xanax, faut quand même éviter, à la longue !

Ecrit par : Robin | 12 mai 2009

Et allez ! C'est reparti ! Pourquoi donc, mon pauvre Robin, êtes-vous si prévisible ? Même la référence aux Bisounours relève du cliché... Manque d'imagination ? Fatigue ? Cherchez encore.
Et au passage, pendant vos fouilles, allez donc jeter un coup d'oeil sur mon premier commentaire... Des emmerdes, au collège, j'en ai plein les bottes. Sauf que contrairement à vous, j'arrive à regarder "ailleurs" que sur mes pieds enflés et éreintés.

Ecrit par : Ailleurs | 12 mai 2009

"Merci de me donner l'occasion de m'expliquer à propos de la Plainte. (Dobolino, c'est vrai, je suis monomaniaque).
Donc la Plainte, tactique que je critiquais, a un défaut majeur que TotoWeininger pointe justement sans l'expliciter : elle a pour destinataire l'auteur des dégâts, ici l'Ed.Nat., dans la naïve croyance que celui-ci, rappelé à ses responsabilités, va tout mettre en oeuvre pour faire disparaître les causes de la Plainte. Or il suffit d'un peu d'expérience pour savoir que dans le cas qui nous préoccupe, ce n'est jamais ce qui se passe. Au mieux, l'institution délègue au psychologue le soin de traiter le souffrant - Dobolino, les structures d'accueil que vous réclamez ne sont pas inexistantes dans l'ED.Nat.- au pire, elle l'abandonne à son sort et même en remet une couche en lui rappelant ses obligations de service."

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009


Je crois que c'est parfaitement résumé!
Et j'en profite pour revenir sur le désenchantement qui court sur ce fil.
Y a-t-il encore de l'espoir? En fait, tout dépend du point de vue duquel on se place. Si l'on attend que le système aille mieux, que la hiérarchie soutienne enfin les enseignants, voire que les plaintes aboutissent (!), alors je crois que l'Education nationale est une cause perdue. Non, vraiment, aucun avenir dans ce métier. Guy a raison : il ne faut surtout pas se faire d'illusions.
Et en même temps, paradoxalement, je pense que c'est cette prise de conscience qui peut générer de l'espoir. Si on n'attend rien de l'institution, on ne risque plus d'être déçu par elle; on accorde moins d'importance aux appréciations et aux notes administratives; on ne se laisse par conséquent plus atteindre par elles. Il me semble que les profs qui craquent, souvent, sont justement ceux qui accordent encore trop d'importance au jugement d'un proviseur ou d'un inspecteur... Si on en fait peu de cas, on est au bout du compte moins vulnérable... et on peut en revenir à l'essentiel : l'élève et ce qu'on lui apprend. Malgré les difficultés, le rapport avec la classe réserve toujours de bonnes surprises, et un élève qui finit par remercier l'enseignant de lui avoir transmis quelque chose vaut bien le passage au prochain échelon...
Quant aux ouvrages de Bouzou, Brighelli ou Maschino, c'est pareil. Si on espère qu'ils vont changer le comportement de certains institutionnels, c'est peine perdue. En revanche, il est très important que la réalité du système soit mise par écrit pour échapper à son totalitarisme. Que cela plaise ou non aux chefs d'établissement, aux recteurs ou aux anciens ministres de l'Education nationale, grâce à ceux qui écrivent sur l'école une autre version que l'officielle existe et est accessible au grand public. Et ce qui restera à terme, ce n'est pas un rapport d'inspection sinistre, mais ces livres...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 mai 2009

Père d'ailleurs, mère d'ailleurs, retournez-y donc au plus tôt. Nous vous souhaitons vite 2 ou 3 classes à désespoir où des apprenants bien jetés remuent, crient, jettent, claquent , menacent, cognent. Vous seriez vite bon pour La Verrière où vous auriez enfin loisir de revoir votre orthographe qui laisse à désirer.
Mon collège est à peu près vivable, mais respect à Pendariès et aux autres damnés des ZEP: nul n'a de leçon à leur donner.

Ecrit par : Cunégonde | 12 mai 2009

"Waouh ! Mais quelle satanée mouche m'a donc piqué pour que je parcoure l'ensemble de ces commentaires ? Masochisme ? Ennui ? Bêtise ? Curiosité ?"

Les trois premiers visiblement!

"Le bonheur n'est pas que le fruit des circonstances plus ou moins heureuses dans lesquelles nous jette la vie, c'est aussi un état d'esprit."

Eh bien ne gachez pas votre état d'esprit avec des gens qui ne sont pas dans votre trou perdu. Ou alors venez le partager en ZEP-ZS-prévention violence.

Ce que vous dites n'est pas forcément entièrement faux mais votre ton est insultant pour ceux qui n'ont pas ou votre force de caractère ou votre chance.

Connard.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 12 mai 2009

Ailleurs est une sale moisissure Trollesque, comme il en dégouline sur à peu près tous les blogs à intervalles plus ou moins réguliers. Il partira dès qu'il aura le sentiment que ses provocations ne retiennent plus l'attention des participants.

Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

"Aujourd'hui, j'ai eu six heures de cours, dans mon petit bahut de campagne, pommé etc"
Comme c'est chou!

Ecrit par : retraitée | 12 mai 2009

C'est pas que je sois parano, mais notre singe vient de nous en inventer une bonne.

Afin de parfaire le flicage (merde lapsus "la communication"), dès la rentrée :
- cahier de texte à remplir en live et accessible en ligne par les élèves ET les parents
- notes et appréciations idem.

Voyez le coup : suffit de rendre public un log-in et mot de passe (sur un forum ou un groupe facebook par exple) pour que votre progression annuelle et l'épicerie de vos évaluations soit accessible à n'importe qui !

NoteToBe c'était de la rigolade ...

Ben, personne n'a protesté !

Pire lorsque j'ai râlé on m'a répondu que voui mais les chérubins et les harengdélève zont bien le droit d'avoir accès à ces zinfos. Des fois ky veuillent travailler chez-eux (comme si ...!).
On ne met jamais assez en avant la force de l'argument "Voui, mais".

A court d'idée j'ai fini en demandant aux collègues si ça leur faisait pas mal au sein de donner les éléments nécessaires à des polémiques publiques sans fin, s'il n'avaient pas le sentiment qu'on mettait en place un vaste instrument de flicage etc.

Habilement, le patron a tourné en dérision mon côté anar de droite et passez muscade !

Syndicats absents du débat évidemment ...!

Fait chier !
Les profs sont des veaux qui donnent des bâtons pour se faire battre puis qui couinent comme des gorets qu'on égorge par la suite.

PS : notez que je reste dans la métaphore bouchère qui semble décidément m'être chère ...

Ecrit par : Zorglub | 12 mai 2009

Aujourd'hui, j'ai eu six heures de cours, dans mon petit bahut de campagne, pommé au fin fond de ... non, rien, on s'en fout.. quelque part. Mon sentiment ? Mes impressions ? Bonheur. Extase. Euphorie. Délire. Joie. Plaisir.

Ecrit par : Ailleurs | 12 mai 2009


Eh bien, profitez tant qu'on ne vous envoie pas en ZEP... à moins que vous soyez un(e) de ces prof bourré de points. J'ai quelques amis néo-titulaires qui seraient ravis de faire votre connaissance... et de vous casser la figure au passage ;-)
C'est du quoi que vous prenez, au fait ? J'en prendrais bien, moi aussi !

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 12 mai 2009

Le bonheur n'est pas que le fruit des circonstances plus ou moins heureuses dans lesquelles nous jette la vie, c'est aussi un état d'esprit.
Ecrit par : Ailleurs | 12 mai 2009

O l'è bé vrai, madame Michu, bédame !

Ecrit par : Françoise Guichard | 12 mai 2009

Afin de parfaire le flicage (merde lapsus "la communication"), dès la rentrée :
- cahier de texte à remplir en live et accessible en ligne par les élèves ET les parents
- notes et appréciations idem.

Ecrit par : Zorglub | 12 mai 2009

Cela fait un petit moment que je me demande s'il n'y a pas moyen de bousiller ce genre de machin en y envoyant un virus informatique velu, qui sèmerait là-dedans la confusion la plus totale. Y a-t-il un informaticien dans la salle ?

Ecrit par : Françoise Guichard | 12 mai 2009

Y'aura même pas besoin Julien, les clients de ZEP s'en chargeront !
A votre avis, durée de vie d'un bouffon de la brousse en conditions hostiles ???

Ecrit par : Zorglub | 12 mai 2009

Hervé,

Ma démarche ne consiste pas à me foutre des gens qui sont des situations difficiles, loin s'en faut. Mais tous ces commentaires présentent le collège sous un jour si sombre... c'est à se tirer une balle, pour rejoindre le sujet de départ. Seulement, il s'agit là d'une partie de la réalité ! Alors je suis bien désolé pour ceux qui y sont confrontés et je n'ai aucune assurance de conserver mon petit paradis mais je ne vais pas fermer ma gueule pour laisser se complaire sereinement le clan des mal lotis dans leur merde.

Toto,
bah.. que dire ? Vous commencez par détruire mon commentaire en en extirpant un passage qui vous arrange et que vous interprétez à votre sauce, totalement décontextualisé. Ensuite, le traditionnel recours au grossissement et à la caricature. Enfin, l'insulte avec périphrase ridiculisante. Mouais... y'en a qui n'ont pas de bol, c'est sûr... Mais fallait pas se le renverser dessus aussi.

A ceux que j'ai heurtés,
mes excuses. Ce blog est un lieu public. Que les gens qui vont le lire puissent croire que l'école c'est seulement les turpitudes dépeintes à longueur de lignes, ben ouais... ça me gonfle...

Ecrit par : Ailleurs | 12 mai 2009

Faites attention : votre bon coeur vous pousse à méconnaître "les eaux glacées du calcul égoïste."

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

Je ne sais s'il s'agit de mon bon cœur, ou de mon comportement de soignant ou des deux à la fois, ou tout simplement de mon immense naïveté. J'ai cru un moment que JPB et peut-être l'auteur du livre s'inquiétaient à juste titre de l'état de santé mentale des troupes. Je viens à peine de comprendre, grâce à votre explication sus-citée ("les eaux glacées du calcul égoïste"), que ces victimes du système n'intéressaient personne en tant que telles et que nul ne cherchait à soulager dans l'urgence leurs indicibles souffrances psychiques liées aux conditions de travail.
Leur seul intérêt, à ces morts et blessés, c'est de pouvoir être utilisés comme fers de lance et la seule chose que vous déplorez, c'est qu'ils ne sont encore pas assez nombreux. Il en faudrait dix fois plus ! Il en faudrait de plus spectaculaires !
Il faudrait pouvoir grossir les troupes des éclopés, mieux les instrumentaliser et nous sommes réunis ici pour discuter non pas de l'aide effective à leur apporter mais de la meilleure manière de procéder, de la meilleure démarche intellectuelle à adopter pour démontrer qu'une modification des cursus, des programmes et de la sélection résoudrait à coup sûr leur souffrance et leur mal-être, sachant que la cllique pédago va également investir ces morts pour prouver le bien-fondé de ses théories.

J'étais effectivement hors sujet ! Merci, GUY Morel, vous êtes un père pour moi ! Je vais me recentrer sur le vrai sujet.

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

"Aujourd'hui, j'ai eu six heures de cours, dans mon petit bahut de campagne, pommé etc"
Comme c'est chou!

Ecrit par : retraitée | 12 mai 2009

N'est-ce pas ? On l'imagine bien notre Ailleurs bien-heureux dans sa classe, la fenêtre ouverte à écouter chanter les oiseaux et voler les abeilles, tandis que ses petits élèves parfaits font sagement leur travail... Ah moins que nous ayons à faire à un nouvel adepte de la méthode S. Clerc: "un petit thé, du yoga et on y va !"

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 12 mai 2009

Et au passage, pendant vos fouilles, allez donc jeter un coup d'oeil sur mon premier commentaire... Des emmerdes, au collège, j'en ai plein les bottes. Sauf que contrairement à vous, j'arrive à regarder "ailleurs" que sur mes pieds enflés et éreintés.

Ecrit par : Ailleurs | 12 mai 2009

Il y a un gros malentendu. Vous confondez la plainte avec le constat. Je ne me plains pas, je constate, c'est tout et je continue à faire ce que j'ai à faire, sans illusions.

S'il vous était arrivé aujourd'hui ce qui est arrivé à Pendariès par exemple, vous auriez un peu plus de sympathie, vous ne vous exprimeriez pas comme vous le faites. Du reste, il est impossible que cela ne vous soit jamais arrivé, d'une manière ou d'une autre.

La lucidité est parfaitement compatible avec la joie. C'était la leçon des stoïciens, de Spinoza, des grands mystiques, de ce cher Cioran, le plus grand humoriste du XX ème siècle.

On peut ne plus se faire aucune illusion sur rien, ne plus attendre rien de personne (chefs d'établissement, ministre, institution, inspecteurs...) et continuer quand même et être joyeux quand même.

Ce qui m'agace, ce n'est pas que vous soyez heureuse d'enseigner au collège, mais que vous disiez, contre l'évidence, que le collège est un endroit merveilleux.

Ecrit par : Robin | 12 mai 2009

Qui va enseigner, dans dix ans ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 mai 2009

Le dernier des Mohicans.

Ecrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Le bonheur n'est pas que le fruit des circonstances plus ou moins heureuses dans lesquelles nous jette la vie, c'est aussi un état d'esprit.
Ecrit par : Ailleurs | 12 mai 2009

O l'è bé vrai, madame Michu, bédame !

Ecrit par : Françoise Guichard | 12 mai 2009

Non mais faut pas croire ! Il y a parfois de brillantes interventions, sur ce blog ! Ça vous rappellerait-y quelque bonne dissert de seconde ?

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

Toto,
bah.. que dire ? Vous commencez par détruire mon commentaire en en extirpant un passage qui vous arrange et que vous interprétez à votre sauce, totalement décontextualisé

Ecrit par : Ailleurs | 12 mai 2009

D'où sortez-vous ça?

Je vous ai seulement prié de vous casser, avant que, constatant que vous étiez toujours là, je vous identifie comme le sale Troll provocateur que vous êtes.

C'est tout.

Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Faites attention : votre bon cœur vous pousse à méconnaître "les eaux glacées du calcul égoïste."

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

Karl Marx ? (période "humaniste") ;-)

Ecrit par : Robin | 12 mai 2009

"troll provocateur" ? Mais où est la provocation ??? (et le troll aussi d'ailleurs..)

Ecrit par : Ailleurs | 12 mai 2009

Ce qui m'agace, ce n'est pas que vous soyez heureuse d'enseigner au collège, mais que vous disiez, contre l'évidence, que le collège est un endroit merveilleux.

Ecrit par : Robin | 12 mai 2009

Itou. Je me souviens de ma tutrice, une dame parfaitement heureuse et épanouie mais qui avait les pieds sur terre et disait: le collège c'est l'enfer... et c'est bien pour ça que j'y suis: au moins, là, y a du challenge !

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 12 mai 2009

Sondage :

Kiki s'y colle déjà les conneries on-line profnote avec cahier de texte et tout le bataclan accessible par les élèves ???

Ecrit par : Zorglub | 12 mai 2009

Zorglub a écrit : "Afin de parfaire le flicage (merde lapsus "la communication"), dès la rentrée :
- cahier de texte à remplir en live et accessible en ligne par les élèves ET les parents
- notes et appréciations idem."

Ne les remplissez pas : mettez en ligne sur un site perso ce que vous estimez important et utile d'y mettre.

Dites aux parents et aux élèves qu'ils peuvent vous joindre par courriel perso. Exigez une syntaxe etune orthographe correcte et des questions claires et précises.

Ne rentrez que vos moyennes trimestrielles sur les pourriciels officiels.

Pour le reste, je ne peux évidemment pas en faire état ici. Contactez moi à dugongg chez free.

Ecrit par : dugong | 12 mai 2009

Le plus drôle dans votre intervention, Ailleurs, c'est que je pourrais en reprendre une bonne partie - le style faussement relâché et la béatitude (que je réserve aux choses célestes) en moins, bien sûr - pour évoquer ma situation actuelle avec mes classes de BTS.

Les conseils de classes ont lieu demain matin, et je les regrette déjà, ces élèves (on a prévu de déjeuner ensemble, après les conseils, quand même). Après l'enfer, l'idylle, comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire. Mais venir parader ici en déclarant son amour des élèves, alors qu'il est question des situations OBJECTIVEMENT inextricables dans lesquelles se trouvent certains (nombreux) collègues, si ce n'est pas de la provocation, c'est pour le moins un manque certain de tact, ne trouvez-vous pas?

Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

" Laisser se complaire sereinement le clan des mal lotis dans leur merde" (Ailleurs)

Et ça, ça n'est pas insultant ? Au passage, Ailleurs, je doute que vous arriviez à la cheville de Robin en matière de culture et de qualité humaine.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 2009

Ce qui m'agace, ce n'est pas que vous soyez heureuse d'enseigner au collège, mais que vous disiez, contre l'évidence, que le collège est un endroit merveilleux.

Ecrit par : Robin | 12 mai 2009

Le collège est un endroit minant, désespérant par bien des aspects, assez débilitant. Après 33 ans de métier, j'ai dans mes classes des cas que je n'avais encore jamais vus. Insolubles. Il faut être solide nerveusement, tenir bon, être en bonne santé. On se sent dépassé par l'ampleur des problèmes à gérer. On n'a droit à aucune faiblesse.
Malgré tout, j'aime encore enseigner, peaufiner des cours, travailler de nouvelles oeuvres. Je n'ai aucune illusion sur le présent ou sur l'avenir. On est parfois sauvé par les relations que l'on peut établir avec certains élèves, certains collègues. Et aussi par l'amour des textes, qui, lui, demeure. Il faut garder un pied en dedans et l'autre en dehors. Et ça, c'est assez difficile car ce métier est un wampire.
Quand j'aurai vraiment, en plus de la difficulté, le dégoût d'enseigner, je partirai. Avec le sentiment, je pense, du "sauve-qui-peut".

Ecrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Dites-donc, Jean-Paul, j'ai un bandeau publicitaire qui s'affiche au-dessus de "Bonnet d'âne". Kezaco ?

Ecrit par : Marilyse | 12 mai 2009

J'avais lu, effectivement, que Jankelevitch ne pouvait même pas écouter Beethoven...
Pendariès, je vais poser une question idiote, peut-être, mais n'y a t-il pas moyen de lui coller un gros pain dans la tronche, à votre jeune abruti? Il est si baraqué que ça? Et si il emmerde tout le monde, vous aurez peut-être vos collègues et la direction de l'établissement avec vous?

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

"Mc Donald's fait partie des neuf entreprises autorisées l'année dernière à délivrer des diplômes en Angleterre. Ce nouveau pouvoir octroyé au groupe s'inscrit dans une politique visant à donner aux employés de vrais diplômes afin d'augmenter leurs chances d'évoluer professionnellement."

Ben oui, parce que les torchons délivrés par ces vieilleries croulantes et moyenâgeuses que sont les universités ne sont pas de vrais diplômes, eux, sans doute.

Et si nous cessions de faire de la possession d'un diplôme une condition de l'évolution professionnelle? Et si un diplôme garantissait simplement qu'une personne, à un moment donné, maîtrise un certain savoir. Ni plus, ni moins?

Comme je suis naïf...

Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Qui entendra, en plein naufrage, les "sauve qui peut" lancés dans les "eaux glacées du calcul égoïste" ?

Relisons Conrad, c'est le moment.

Ecrit par : dugong | 12 mai 2009

Au cœur des ténèbres? Nous ne sommes pas loin d'y être, en effet.

Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Il y a un gros malentendu. Vous confondez la plainte avec le constat. Je ne me plains pas, je constate, c'est tout et je continue à faire ce que j'ai à faire, sans illusions.

Robin

Tout pareil; je n'ouvre pas la bouche pour me plaindre: le plus inquiétant, quand je réfléchis à ce qui se déroule dans mon bahut: je ne suis plus étonné; je m'attends à de telles réactions; et je m'y prépare (mes collègues aussi, je pense): il y a quelques années, j'aurais été muet et blanc face à ces menaces verbales et physiques. Sans illusion. Au turbin. Néanmoins, il y a un stade où toute femme, tout homme, tout coeur, tout esprit ne peuvent répondre à la "demande sociale", ne peuvent se résoudre à être limés par la rape d'une jeunesse fondée sur l'instinct, l'égocentrisme sans mots et le "après-moi-le-déluge" (mais sur qui vont-ils compter pour relever les immenses défis qui vont leur tomber en pleine gueule??? papa-maman? Ne sont-ils pas dans le même état, les mêmes manques qu'eux???).

Sur wiki, la définition d'ACCULTURATION: L'acculturation est l'ensemble des phénomènes qui résultent d'un contact continu et direct entre des groupes d'individus de cultures différentes et qui entraîne des modifications dans les modèles culturels initiaux de l'un ou des deux groupes. Il faut bien distinguer « acculturation » et « assimilation ». http://fr.wikipedia.org/wiki/Acculturation

Ma grande crainte, c'est qu'au contact de ce type de cervelles et de moeurs, tout enseignant régresse (pauvre Pantagruel, pauvre humanisme). La culture que nous portons, ne passe pas (je parle de mon expérience; chaque fin de trimestre, chaque fin d'année, chaque fin de cours, je sais que tout ce que j'ai dit, expliqué, commenté, donné à apprendre est oublié; je le vois aux résultats des questions écrites sur le cours); elle est refusée; et ce refus est comme un rat qui bouffe les livres dans les librairies: bientôt: plus que la poussière.

La masse qui grandit aujourd'hui, - celle qui va grossir les rangs de la foule de demain -, me provoque des frissons d'angoisse. Nous voyons très-bien, comment une minorité de fort-en-gueule mettent au silence les autres, qui acceptent de ne pas exiger le calme, la possibilité de travailler, de réfléchir: par admiration pour le chaos qu'ils pensent être une rebellion (fumisterie! connerie!), parce que la brutalité et la bêtise désordonnées sont fascinantes, parce que, privés de culture, de références, la majorité des adolescents ne sait plus comparer, construire des parallèles entre des périodes, des idées, trancher. Parce que depuis des années, le message social est de tout accepter par respect de l'autre (il suffit d'entendre ce qui se dit dans les amphis, ce qui ne choque plus - "Nous sommes comme dans des camps de concentration dans les facultés avec le peu de salles" -, pdt les grèves étudiantes pour vouloir vivre dans une île et y attendre la fin de notre monde, en buvant du jus de coco).

Nous vivons une période de terreur émolliante, insidieuse, molle; une terreur dans une société de haute technologie du confort. Une terreur dans un canapé. Pas moins violente que les autres.

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Sondage :

Kiki s'y colle déjà les conneries on-line profnote avec cahier de texte et tout le bataclan accessible par les élèves ???

Ecrit par : Zorglub | 12 mai 2009

J'ai appris par la bande que, dans mon établissement, il n'y aura plus de cahier de textes papier l'an prochain. Pour ma part, je ne remplirai pas de version informatisée. Outre qu'effectivement, cela ne sert à rien qu'à fliquer, je ne vois pas comment on pourrait le remplir en temps réel pendant le cours. Toutes ces nouveautés technocratiques alourdissent notre tâche. On est déjà surbouqué ! Que les élèves remplissent le leur, de cahier de textes, qu'il l'ouvrent, que leurs parents y mettent leur nez ... Ce serait déjà le Pérou, euh, pardon, le petit coin de campagne pommé/paumé ...

Ecrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Je ne sais pas pour vous, mais, moi, je goûte tous les posts de Daniel Arnaud. C'est toujours très clair, très calme, pas alambiqué, et vachement instructif.

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

Pendariès, je vais poser une question idiote, peut-être, mais n'y a t-il pas moyen de lui coller un gros pain dans la tronche, à votre jeune abruti? Il est si baraqué que ça? Et si il emmerde tout le monde, vous aurez peut-être vos collègues et la direction de l'établissement avec vous?

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

Il est maigre... Si je commets un tel geste, je suis jeté aux lions (et pas ceux de "Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ"); avec douceur, le prov-adjoint (sous injonction du proviseur) est revenu sur son: "Oui, portez plainte, vous avez raison", pour devenir un: "Attendez jeudi, on règlera ça en interne". Ouais, et si je me fais casser la gueule avant, ou après?.... Il n'y aura sans doute pas de conseil de discipline, de toute manière.

Déjà, par rapport à mon ancien problème: lettre diffamatoire d'élèves (écrite sous la dictée de leur prof principal...), les collègues de Lettres-Histoire-Langues sont allés voir la direction pour que celle-ci réponde avec force à ce genre de pratiques (ils savent que ça peut leur arriver): lettres, pétitions, etc. qui ne cessent de devenir de plus en plus nombreuses où je travaille.

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Pourrait-on organiser un grand rassemblement des profs qui sont appelés à enseigner dans "ces situations OBJECTIVEMENT inextricables" ?

Médiatisé, évidemment.

L'heure n'est elle pas aux tables rondes et à la détente ?

Pour jeter à la face de l'institution et de son clergé, des syndicats, des connards de tout poil, l'IMPOSSIBILITE d'y produire un enseignement qui soit, pour le moins,acceptable ?

Ecrit par : grandgousier | 12 mai 2009

"La masse qui grandit aujourd'hui, - celle qui va grossir les rangs de la foule de demain -, me provoque des frissons d'angoisse." écrit Pendariès.

C'est effectivement ce qu'il y a de plus angoissant et ce qui nous mine fondamentalement. Cette conscience peut nous détruire. Il faut parvenir à se préserver, malgré tout.

Ecrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Je pense n'avoir plus le réconfort que trouve Marylise dans les livres: je ne me dis plus: il me reste les livres, la musique, la peinture, la poésie, l'art. Cela est un baume passager, et ne résoud plus l'inextricable du professionnel (mais notre profession est face à la vie; comme flic, médecin, vétérinaire, infirmière, assistance sociale, etc. Hier, des parents, avec une fillette de presque deux ans dans une poussette, attendaient un collègue dans la salle des profs. La gamine soudain se mit à hurler, à gigoter pour quitter sa place, - elle est ceinturée -, la mère se pencha vers elle et lui crie: "Tu vas la fermer, oui!" Mes photocopies terminées, je partis rapidement prendre mon train.):

"Oui, nous ne tomberons jamais hors du monde. Nous sommes dedans une fois pour toutes", Christian Dietrich Grabbe, in "Hannibal".

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Confiance Dugong ...

C'est pas même pour moi que je gueule !
Je sais trop bien que le patron n'exigera rien ... Je suis largement assez franc tireur et grande gueule pour m'en sortir. Ils sont veules ces gens là (Brel).

Par contre les jeunes manquent de maturité, de confiance en eux, sont souvent en difficulté avec les classes (cause IUFM ...), croient au blabla (cause IUFM) et du coup se soumettent (cause ... on leur a appris ou déjà ?) !

C'est pour eux que je râle, pis aussi pour le principe, pis encore paske ça me passe les nerfs et ki vaut mieux gueuler contre le patron que contre les élèves ...

En plus, je suis pas fier, je me suis énervé ce matin contre une gamine de term et j'aurais pas dû, donc il fallait que je me défoule !

A 1 mois du bac STI :
* 1/E = 4200 impossible à résoudre,
* conversion de 35 millimètres en mètre impossible
* à la calculette 2500*4800 sur 522*65 impossible (les classiques fautes de parenthèse ...)
* surface d'un cercle impossible

La pauvre gosse : une totale bonne volonté, la langue un peu tirée par l'effort de concentration, la sueur coulant du front pour rejoindre un filet de bave au coin de la lèvre inférieure.

D'habitude je reste zen face à l'adversité, mais mal dormi du coup ... Pas bien !

Ecrit par : Zorglub | 12 mai 2009

Je ne sais pas pour vous, mais, moi, je goûte tous les posts de Daniel Arnaud. C'est toujours très clair, très calme, pas alambiqué, et vachement instructif.

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

100% d'ac en plus, parfois, il me fait des compliments.
Alors je ne peux que l'aimer !

Ecrit par : Zorglub | 12 mai 2009

Au cœur des ténèbres? Nous ne sommes pas loin d'y être, en effet.

Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Je viens juste de l'acheter, je l'avais en anglais, mais c'est au-dessus de mes compétences.
J'ai lu un très beau Conrad que je ne connaissais pas : Au bout du rouleau.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 mai 2009

Sondage :

Kiki s'y colle déjà les conneries on-line profnote avec cahier de texte et tout le bataclan accessible par les élèves ???

Ecrit par : Zorglub | 12 mai 2009

Zorglub, je suis d'accord avec vous, il y a potentiellement risque de flicage et de dénigrement avec ce système ; j'en ai vu un exemple avec un collègue de mon établissement qui remplit son cahier de texte sur le site du lycée.

Il avait noté en quelques lignes, à la date d'une grève, les raisons pour lesquelles le cours n'avait pas eu lieu ce jour-là. Du style : aujourd'hui, le cours n'a pas lieu car le professeur est en grève pour une revalorisation des salaires et contre la logique de réduction des effectifs dans l'EN. Rien de polémique.

Le proviseur est venu le voir en salle des profs pour lui demander de retirer ces lignes. Il a préféré faire la sourde oreille, et n'a rien retiré. Mais je conseille fortement, comme c'est mon cas, de monter un site tout simple chez un hébergeur quelconque, de préférence sans publicité, mais où on puisse garder sa liberté de parole.

D'autre part, j'ajoute que c'est une arme à double tranchant. On peut aussi désamorcer les stratégies de contestation ou de contournement des élèves aussi bien que des parents.

Exemple : un élève qui avait de sales notes avec moi racontait aux parents que j'étais de toute façon un taré qui distribuait les cartons sans arrêt ; les parents sont venus voir mon site et ont pu lire la moyenne du paquet sur chaque interrogation que je rendais.

En règle générale, les élèves qui ne veulent pas rendre de travail à la maison pour cause d'absence, de mauvaise tenue de leur cahier de texte, etc. perdent un argument : c'était disponible en ligne, ils ont déclaré en début d'année avoir internet chez eux, ils n'ont qu'à se débrouiller !

Enfin, quand on sait que seuls quelques élèves feront leur miel d'un corrigé qu'on a passé du temps à peaufiner, on peut s'éviter la peine de reproduire à 35 exemplaires ledit poly, et le mettre en ligne. Je constate souvent, avec plaisir, que les élèves les plus motivés impriment ces documents et les classent dans leur cahier.

Cela dit, il ne faut pas céder à la tentation de trop en dire, et rester prudent dans la description en ligne de ses cours. On m'a ainsi fait remarquer que je ferais mieux de ne pas signaler la diffusion de films ou de documentaires en classe, au risque de me faire reprocher de ne pas avoir acquitté les droits exhorbitants que réclament les officines spécialisées...

Ecrit par : sanjuro | 12 mai 2009

Pendariès, il faut absolument que vous ayez une mutation pour un établissement plus facile. Même si les problèmes sont partout répandus, certaines situations sont plus vivables, même si c'est dur. Ainsi vous pourrez vous refaire. Retrouver en vous de la ressource. Je le souhaite pour vous. Quand je vois la qualité de vos propos, de votre culture, je me dis "Quel gâchis !" Il ne suffit donc pas de gâcher les élèves, il faut gâcher aussi ceux qui pourraient les sortir du merdier. Tenez bon.

Ecrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Je ne sais pas pour vous, mais, moi, je goûte tous les posts de Daniel Arnaud. C'est toujours très clair, très calme, pas alambiqué, et vachement instructif.

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

100% d'ac en plus, parfois, il me fait des compliments.
Alors je ne peux que l'aimer !

Ecrit par : Zorglub | 12 mai 2009

Comme quoi, il ne faut pas grand chose, en matière de cellule de crise, pour remonter le moral d'un prof de LEP de joyeux naturel !!!

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

Nous vivons une période de terreur émolliante, insidieuse, molle; une terreur dans une société de haute technologie du confort. Une terreur dans un canapé. Pas moins violente que les autres.

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009

J'ai donné à étudier aujourd'hui à mes 4ème un placard publicitaire de l'UNICEF sur lequel on voit un jeune garçon de sept ou huit ans, de type européen, manifestement d'issu d'un milieu aisé, qui lève le doigt dans une salle de classe avec comme "accroche" cette phrase ; "Il y a des pays où les enfants préféreraient lever la main au lieu de la tendre".

Je voulais mettre l'analyse grammaticale (le mode conditionnel, l'expression de l'opposition), l'analyse de l'image, l'approche stylistique (en particulier l'idée "d'implicite"), l'approche explicative (les quatre principales missions de l'UNICEF : droit, alimentation, santé et éducation) au service d'un prise de conscience éthique de la solidarité universelle et du privilège qu'ils ont de faire des études et d'aller à l'école, privilège dont la plupart ont si peu conscience et dont ils profitent si mal.

On a beau avoir le feu sacré et penser que cette fois-ci, on a trouvé la bonne approche (l'étude d'un extrait de Jean Rouaud n'avait pas bien marché hier, vocabulaire et allusions culturelles trop difficiles, thématique "anachronique" sur les avantages respectifs du stylo à bille et à plume), eh bien, c'est quand même dur de se rendre compte qu'il y en a peut-être 5 à tout casser sur 28 qui ont compris quelque chose.

La barbarie, ça commence avec le refus de s'ouvrir et de comprendre.

C'est ça le plus dur, de sentir ce mur d'indifférence, de "je-m'en-foutiste" que sont les trois quarts des élèves, les adultes du monde de demain.

Bon, mais 5 ou 6 sur 28, c'est mieux que rien. C'est peut-être représentatif de la "moyenne nationale". Et puis il faut bien que quelqu'un leur parle de ça.

Mais dire que je nage dans le bonheur, que je partage des moments de folle complicité avec eux, non, vraiment pas.

Ecrit par : Robin | 12 mai 2009

"La masse qui grandit aujourd'hui me provoque des frissons d'angoisse." (Pendaries)

Oui. C'est exactement ce que je ressens.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 2009

C'est aussi valable pour Sanjuro qui vient de nous livrer un texte parfait, imparable.
Qui osera chouiner dans de telles conditions ?
En plus, c'est hyperpratique pour le gamin sérieux à parents juste normaux qui vit au bout du bout du monde, à trente bornes de l'élève de sa classe le plus proche, et qui a piqué une mauvaise grippe qui le cloue au lit pour la semaine.

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

Moi aussi, j'apprécie beaucoup les posts de Daniel Arnaud.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 mai 2009

J'ai donné à étudier aujourd'hui à mes 4ème un placard publicitaire de l'UNICEF sur lequel on voit un jeune garçon de sept ou huit ans, de type européen, manifestement d'issu d'un milieu aisé, qui lève le doigt dans une salle de classe avec comme "accroche" cette phrase ; "Il y a des pays où les enfants préféreraient lever la main au lieu de la tendre".

J'ai aussi étudié cete affiche, une fois. On doit avoir les mêmes bouquins. Désintérêt, indifférence, oui, mais aussi inattention chronique, sommeil même, décrochage quasi narcoleptique. Si ça peut vous rassurer, Robin, 6 élèves sur 28, c'est une proportion honorable. Je n'obtiens pas mieux dans mes classes de français. Classe de 22 en cinquième : seuls 3 élèves travaillent et suivent à peu près le niveau. En sixième (20 élèves) : même proportion. C'est affolant. Même avec le livre ouvert, le cours sous le nez, certains élèves n'arrivent pas à sortir une forme verbale ... On est atterré de voir une telle baisse de niveau. On ne sait plus quoi faire mais on fait quand même.

Ecrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Pendariès, il faut absolument que vous ayez une mutation pour un établissement plus facile. Même si les problèmes sont partout répandus, certaines situations sont plus vivables, même si c'est dur. Ainsi vous pourrez vous refaire. Retrouver en vous de la ressource. Je le souhaite pour vous. Quand je vois la qualité de vos propos, de votre culture, je me dis "Quel gâchis !" Il ne suffit donc pas de gâcher les élèves, il faut gâcher aussi ceux qui pourraient les sortir du merdier. Tenez bon.

Ecrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Merci, Marylise. Je tiens. Je ne suis pas en déprime, pour dire le vrai. Je me suis habitué à mon cadre professionnel (voici ce qui est effrayant: JE M'Y SUIS HABITUé!); et j'ai imaginé mes parades, mes systèmes de défense (ma capacité à penser à autre chose), je conserve mon humour.

J'attends une circulaire pour postuler à une formation afin de travailler auprès d'élèves handicapés; j'ai pour objectif d'apprendre, un peu plus tard, la langue des signes.

Mon trouble vient du fait que je n'arrive plus à écrire. Robert Burton écrivit son "Anatomie de la mélancolie" afin de faire barrage à sa propre mélancolie; pour ma part, c'est que le désert émotionnel, métaphorique, dans lequel me plonge mon cadre professionnel provoque un dessèchement de ma capacité d'écrire, de faire fiction, de poétiser un monde, dont une part que je fréquente très-régulièrement, n'est pas poétique, en est l'anti-thèse. D'autres collègues se battent contre cette dessication grâce à l'éducation de leurs enfants. Et, à la quarantaine, quand ces derniers quitteront le foyer pour leurs études: ce sera la crise, le face-à-face avec ce qu'ils ont mis de côté et dans lequel, pourtant, ils baignaient presque tous les jours, mais qu'ils ne voyaient plus vraiment (cela s'avère à peu près exact pour tout parent, non?).

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Je ne sais pas pour vous, mais, moi, je goûte tous les posts de Daniel Arnaud. C'est toujours très clair, très calme, pas alambiqué, et vachement instructif.

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

J'ai beaucoup apprécié ce qu'il a dit sur la nécessité de témoigner pour l'Histoire, alors que tant de "décideurs" voudraient bien effacer de la photographie officielle le détails qui les gênent.

Par ailleurs, je crois au pouvoir de la pensée. Je reste lucide, mais je ne crois que la ligne de conduite que nous adoptons soit absolument "inutile". A court terme peut-être, pas pas à long terme.

Ecrit par : Robin | 12 mai 2009

"cette affiche"

Ecrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Pendariès, il faut absolument que vous ayez une mutation pour un établissement plus facile. Même si les problèmes sont partout répandus, certaines situations sont plus vivables, même si c'est dur. Ainsi vous pourrez vous refaire. Retrouver en vous de la ressource. Je le souhaite pour vous. Quand je vois la qualité de vos propos, de votre culture, je me dis "Quel gâchis !" Il ne suffit donc pas de gâcher les élèves, il faut gâcher aussi ceux qui pourraient les sortir du merdier. Tenez bon.

Ecrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Merci, Marylise. Je tiens. Je ne suis pas en déprime, pour dire le vrai. Je me suis habitué à mon cadre professionnel (voici ce qui est effrayant: JE M'Y SUIS HABITUé!); et j'ai imaginé mes parades, mes systèmes de défense (ma capacité à penser à autre chose), je conserve mon humour
Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009
C'est pas bien ça ! Penda, enfin ! Faut faire du chiffre ! Pétez les plombs, suicidez-vous, que diable !
Comment voulez-vous que Brighelli et consorts aboutissent, dans de telles conditions ?
Vous avez tous les atouts en main, y compris vos mœurs suspectes, pour faire un suicidé négociable sur le marché du politique !
Votre résistance est inadmissible !

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

Mon trouble vient du fait que je n'arrive plus à écrire. Robert Burton écrivit son "Anatomie de la mélancolie" afin de faire barrage à sa propre mélancolie; pour ma part, c'est que le désert émotionnel, métaphorique, dans lequel me plonge mon cadre professionnel provoque un dessèchement de ma capacité d'écrire, de faire fiction, de poétiser un monde, dont une part que je fréquente très-régulièrement, n'est pas poétique, en est l'anti-thèse. D'autres collègues se battent contre cette dessication grâce à l'éducation de leurs enfants. Et, à la quarantaine, quand ces derniers quitteront le foyer pour leurs études: ce sera la crise, le face-à-face avec ce qu'ils ont mis de côté et dans lequel, pourtant, ils baignaient presque tous les jours, mais qu'ils ne voyaient plus vraiment (cela s'avère à peu près exact pour tout parent, non?).

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Je comprends cela, car, pour écrire, d'abord il faut être nu, sans toutes ces pollutions qui nous bouffent la vie, la vraie. Et il faut pouvoir être "nourri", se nourrir. Car écrire, ce n'est pas fabriquer, c'est vivre et intensément. Il peut y avoir des eaux basses dans l'écriture mais la source est toujours là. Il y aura résurgence. J'ai cette confiance. Inébranlable. C'est une de mes rares certitudes.
Vous avez raison de réorienter votre carrière. Vous pourrez rebondir.
J'ai eu trois enfants, aimés et suivis passionnément. Mais raisonnablement, c'est-à-dire en gardant ma propre part de liberté. De même pour leur père, artiste. Ils sont partis aujourd'hui en études ou dans la vie professionnelle. Cela n'a pas été du tout la crise, mais un autre temps à vivre sur un autre rythme. Je peux dire même que j'ai soufflé. De même que le métier ne doit pas nous manger, nos enfants non plus. Il ne faut pas s'aliéner. C'est d'ailleurs sans doute un des aspects du problème, ces enfants papa-maman incapables d'être autonomes, des sortes d'assistés de leurs parents. Etouffant et stérile.

Ecrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Avec mes sincères amitiés, Pendaries !
Mais n'oubliez pas les savoureux mots de Guy Morel:


Faites attention : votre bon cœur vous pousse à méconnaître "les eaux glacées du calcul égoïste."

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

Faites attention : votre bon cœur vous pousse à méconnaître "les eaux glacées du calcul égoïste."

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009
A travers moi, Guy, à qui les adressiez vous, ces mots de fou délirant ?

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

"Mon trouble vient du fait que je n'arrive plus à écrire. Robert Burton écrivit son "Anatomie de la mélancolie" afin de faire barrage à sa propre mélancolie"

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Ce qui me rend mélancolique, c'est que l'on puisse à la fois se revendiquer comme très intelligent, (à juste titre par ailleurs) et défendre la corrida, et se dire penseur, avec des références livresques encyclopédiques réelles, et rester communiste...
Mais bon, je dois être très très très naïf...

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

"Ne permettons pas qu'on nous enlève la part de la nature que nous renfermons. N'en perdons pas une étamine, n'en cédons pas un gravier d'eau." René Char

Comment mieux dire ?

Ecrit par : Marilyse | 12 mai 2009

Mais bon, je dois être très très très naïf...

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

Si ça peut vous consoler, vous n'êtes pas seul. En matière de naïveté, vous pouvez me rendre des points !

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

"Ne permettons pas qu'on nous enlève la part de la nature que nous renfermons. N'en perdons pas une étamine, n'en cédons pas un gravier d'eau." René Char

Comment mieux dire ?

Ecrit par : Marilyse | 12 mai 2009

H. P. ?

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

Cioran, le plus grand humoriste du XX ème siècle.

Ecrit par : Robin | 11 mai 2009

A égalité avec Thomas Bernhard.

Transfiguration de la Roumanie vient d'être publié pour la première fois en France. C'est malheureusement bien moins drôle que les syllogismes de l'amertume et autres ébauches de vertiges.

Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Cioran, le plus grand humoriste du XX ème siècle.

Ecrit par : Robin | 11 mai 2009

A égalité avec Thomas Bernhard.

Transfiguration de la Roumanie vient d'être publié pour la première fois en France. C'est malheureusement bien moins drôle que les syllogismes de l'amertume et autres ébauches de vertiges.

Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Le livre est excellent pour comprendre ces "désespérés des Balkans"; je reviens de Roumanie d'ailleurs, j'ai posé devant le buste de Cioran (dans sa ville natale): il y a une tâche blanche sur le nez, et un air très sérieux, c'est drôle.

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Difficile de passer sans revenir faire un tour.
Depuis que je lis les contributions de ce blog, souvent pertinentes ou amusantes, mais désabusées et il y a de quoi- Darcos: Co....d!!!!! et toute sa clique avec- je pense à une goutte d'eau sous le microscope. Que vois-je? des paramécies qui se tortillent et qui filent à tout berzingue- c'est relatif!- avec leurs cils vibratiles dans tous les sens. Qui mènent à quoi? A l'évaporation de la goutte. Un jour, bientôt. La mort, quoi. Et pendant ce temps Darcos, un autre ou une autre avec la bande de c.... qui sont incrustés dans l'EN continuera de mener la jeunesse de France vers le progrès pédagogique.
Je repasserai, pour voir, mais je n'ai vraiment pas le cœur à écrire autre chose ici. Robin, lisez Léon Chestov, c'est une référence qui me vient à l'esprit. En passant.

Salut.

Ecrit par : Passant | 12 mai 2009

C'est certain Marylise, au LP, les jeunes mamans profs quand elles mangent ensemble à la cantine ne parlent que de leur progéniture; avant c'était les élèves, les séquences....

Je vous embrasse, Dobolino; mon suicide, ce sera quand j'aurai écrit un chef-d'oeuvre.

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009

J'ai encore un train de retard, mais j'ai apprécié cet article :



Le train-train des chérubins
WAGON / lundi 11 mai par JACQUES-MARIE BOURGET
VERSION IMPRIMABLE
RECOMMANDER À UN ENNEMI
Notre vieux con Jacques-Marie Bourget se voit hérisser par la dernière trouvaille de Pépy, les trains pour chérubins…

Guillaume Pepy, le pdg de la Sncf n’a sans doute pas d’enfants, ou de petits neveux. Pour comprendre le fonctionnement des petites têtes, il doit se crever les yeux à la lecture de Parents, Elle et autres magazines pour nanas qui se cherchent.

Dans ce miel psycho, il a découvert la dureté de l’enfant, sa complexité, ce côté sauvage qu’il est si difficile de domestiquer.

Pépy a découvert qu’être parent est un sacré boulot, autant dire un travail d’expert. Guillaume a ainsi appris que, débranché de Walt Disney, l’enfant est en danger, tel le cosmonaute sortant dans l’espace sans être attaché à son vaisseau par une ficelle. Monsieur Pépy a soudain été conscient du risque qu’il prenait, dans ses TGV, à transporter des gosses dans des conditions si périlleuses, celles que les amies de la revue Psychologie réprouvent. Comment oser exiger d’un enfant qu’il soit sage pendant trois heures ? Comment oser exiger des parents qu’au lieu de lire L’Equipe, d’écouter Madonna sur Mp3 ou de regarder Clavier sur DVD, ils s’occupent de leur enfant afin de l’amuser ou de l’instruire en silence ? Par exemple en lui parlant…

De Cromagnon à Pépy, un long chemin parfois sans fer, l’enfant faisait partie d’une engeance que l’on nommait famille. A elle de se débrouiller pour apprendre les signes de piste de la vie aux gamins, afin qu’ils aient un destin meilleur que celui des parents. Etre sage, jouer avec des cubes ou des autos Dinkie Toys, ne pas emmerder les adultes était la règle commune, un enfant « mal élevé » étant la honte. Sur l’échelle sociétale de Pépy (pour parler le Touraine), être l’heureux père-mère d’un minuscule tyran qui hurle dans un wagon indique des géniteurs trop heureux d’avoir un héritier « totalement libre dans son expression ».

DES TRAINS POUR ENFANTS, RETOUR VERS LES FUTURS ET TRAINS POUR FEMMES

Depuis que les enfants ont été couronnés rois, le monde occidentalo-bobo est encombré d’enfance. Tellement, que même les vieux veulent rester jeunes dans une société norme CM1. Regardez, de minuscules bébés sont brouettés dans de colossales poussettes occupant tout le trottoir, les voitures n’ont plus de banquette arrière, sinon un « siège bébé ». Si vous n’êtes pas un enfant vous êtes un con, et les mioches prennent les places assises du Métro alors que les vieux restent debout. L’aboutissement, la fabrication du symbole, est dans ce « TGV Enfants ».

Côté pratique, j’ai été client témoin des amuseries qui menacent les trains filant vers le sud. En route vers Angers, assis dans mon siège de deuxième classe à côté d’une amie, j’ai été surpris de voir débarquer un groupe de dingos hurlants. Croyant à un bizutage de carabins, j’ai poursuivi avec ma voisine, ma passionnante conversation. Quand un jeune type est venu me faire « Chut ! Ecoutez les comédiens ! ».

Ah bon, avec la nouvelle Sncf, acquitter le prix d’un billet ne veut plus dire que l’on a le droit de causer à son voisin. Une annonce, lancée dans le haut parleur du wagon, nous a informés que nous avions eu la chance d’avoir eu notre esprit élevé par un groupe de comédiens… Merci le rail, le TGV est vraiment une bête humaine.

Dans l’esprit de ce train pour enfants je propose la création de rames pour téléphoneurs. Ainsi ma lecture de « L’Homme sans qualités » ou du « Courrier de l’Ouest » ne sera plus perturbée par les appels de Suzanne à ses 8 cousins, prévenus un à un que le train n’arrivera pas à 11 heures 10 mais 11 heures 11, ou encore par le mec à mallette de cuir, et abonnement à « L’Express », qui téléphone à sa banque pour acheter du Madoff.

Enfin, cher Pépy, revenons aux wagons pour femme seules. Il y a 90 ans ce genre de voitures faisait le bonheur d’Alphonse Allais. Quand il pénétrait, volontairement, dans ces voitures exclusivement féminines et que les dames hurlaient, il répondait sans se démonter : « Mais je suis madame Dieu Lafoi ! ». Du nom de cette archéologue qui a été la première française à être autorisée, par décret ministériel, à porter un pantalon. Puisque l’on est toujours l’imbécile d’un autre, observez, très cher Guillaume, que j’ai eu l’habileté d’esquiver le retour du boomerang en évitant de vous proposer le lancement sur rails de TGV pour cons.

A lire ou relire sur Bakchich.info

Ecrit par : retraitée | 12 mai 2009

A travers moi, Guy, à qui les adressiez vous, ces mots de fou délirant ?
Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

je vous demande pardon ?

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

"Darcos, un autre ou une autre avec la bande de c.... qui sont incrustés dans l'EN continuera de mener la jeunesse de France vers le progrès pédagogique."

Ecrit par : Passant | 12 mai 2009

Allègre, ou Morano?

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

Ce qui me rend mélancolique, c'est que l'on puisse à la fois se revendiquer comme très intelligent [...]se dire penseur, avec des références livresques encyclopédiques réelles, et rester communiste...

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

Avoir lu avec rigueur et passion des auteurs comme Karl Marx, Rosa Luxembourg et Karl Korsch, par exemple, me semble une raison suffisante pour sympathiser avec l'idée communiste et y rester fidèle.

Pour la corrida, je rejoins votre incompréhension.

Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Je vous embrasse, Dobolino; mon suicide, ce sera quand j'aurai écrit un chef-d'oeuvre.

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Personne n'écrit son chef-d'œuvre ! C'est la postérité qui en décide. Ça nous laisse de la marge !

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

A travers moi, Guy, à qui les adressiez vous, ces mots de fou délirant ?
Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

je vous demande pardon ?

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

Vous ! Demander pardon ? Redressez-vous avant de faillir !

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

Sympathiser avec les auteurs, Toto, d'accord... Mais avec la mise en oeuvre humaine aussi???
Tant que les théories idéalistes restent des théories...

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

Des « TGV spécial familles » vont être créés.
Quand ça sera le tour des « TGV spécial cons », une seule certitude : les signataires du décret pourront tous courir acheter leur billet.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

Qui entendra, en plein naufrage, les "sauve qui peut" lancés dans les "eaux glacées du calcul égoïste" ?

Relisons Conrad, c'est le moment.
Ecrit par : dugong | 12 mai 2009
Toujours de bon conseil Dugong ; allez Au coeur des ténèbres, pour passer la nuit.
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

A lire ou relire sur Bakchich.info

Ecrit par : retraitée | 12 mai 2009

Merci pour ce petit bijou !!!

Ecrit par : Maminou | 12 mai 2009

Ouhlala !

Je viens de visionner le "C dans l'air" sur l'Université :

http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1154

Je regarde de moins en moins souvent cette émission où l'on entend de plus en plus résonner la voix de son maître. Mais cette fois-ci, vu le sujet ... Que n'ai-je point fait là, misère ! Un animateur boubourse comme on en voit rarement et totalement partisan, ne connaissant visiblement du sujet que les blocages, et, surtout, les interventions de cette espèce d'étron ultra-libéral à barbe à poux, j'ai nommé Michel Godet, à qui j'ai depuis longtemps pour ma part décerné le prix du Gros Couillon d'or. Il paraît que le mec est économiste, qu' il fait dans, attention ! la prospectiiiiive ! Le problème c'est qu'il a la tête d'un cafetier aviné au QI de bulot et les propos qui vont avec. En tout cas, tout prospectiviste qu'il est, il est du nombre de ces fameux experts (Jacques Marseille, tu m'entends ?) qui n'ont pas vu venir la crise.

Ecrit par : Kap | 12 mai 2009

Je vous embrasse, Dobolino; mon suicide, ce sera quand j'aurai écrit un chef-d'oeuvre.

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Personne n'écrit son chef-d'œuvre ! C'est la postérité qui en décide. Ça nous laisse de la marge !

Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009

Comme je l'envisageais, mon saut de l'ange de la balustrade du Peyrou, ce n'est pas pour bientôt ;-)

Ecrit par : Pendariès | 12 mai 2009

Bonsoir

Histoire de vous divertir, j'ai trouvé une présentation du jeu de rôle que je trouve réussie.

http://www.exode-jdr.net/doc/nicolas.htm

Il existe même un jeu de rôle directement inspiré du Petit Nicolas :

http://www.cs.cmu.edu/~celine/ptinico/

Ou comment apprendre l'art discret et subtil de l'enfantillage !

Ecrit par : johnmarguerite | 12 mai 2009

Ailleurs, permettez-moi de vous dire que je me dissocie des insultes qui vous ont été adressées sur ce blog. Nul n'a le droit de porter un jugement sur votre culture ou vos qualités humaines, à fortiori sans vous connaître. Néanmoins, je comprends fort bien les réactions violentes que votre intervention a engendrées. Vous devriez être plus bmesurédans vos propos et garder à l'esprit que tout le monde n'a pas la chance d'enseigner dans un "petit collège de campagne". Nous sommes ravis de vous voir prendre du plaisir à l'enseignement et sachez que c'est également mon cas, en dépit de la difficulté de l'établissement dans lequel j'exerce. Toutefois, ne perdez pas de vue que votre situation demeure éminemment enviable par rapport à celle de nombre de collègues.

Ecrit par : alain | 12 mai 2009

Sympathiser avec les auteurs, Toto, d'accord... Mais avec la mise en oeuvre humaine aussi???
Tant que les théories idéalistes restent des théories...

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

Si vous parliez des gens qui sympathisent avec le Goulag, alors là, effectivement, j'ai du mal à les comprendre :)

Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009

Vous ! Demander pardon ? Redressez-vous avant de faillir !
Ecrit par : dobolino | 12 mai 2009
Cela devient "surréaliste", comme disent les élèves quand ils ne comprennent pas, ce dialogue. Passons sur le fait que vous croyez que je m'adresse par delà-vous à quelqu'un. Mais tout de même, l'expression "je vous demande pardon", ce devrait être compréhensible, non ? Je traduis : "Répétez, parce que je n'ai pas bien entendu". Donc, "les eaux glacées du calcul égoïste" est une citation de Marx ; et je visais par là les gens bien intentionnés à qui la Plainte offre des occasions de mettre en place des tas de coussins pour l'étouffer, avec toute la commisération dont ils sont capables, pendant qu'ils continuent à faire leur beurre.

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

Ce qui me rend mélancolique, c'est que l'on puisse à la fois se revendiquer comme très intelligent [...]se dire penseur, avec des références livresques encyclopédiques réelles, et rester communiste...

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mai 2009

Avoir lu avec rigueur et passion des auteurs comme Karl Marx, Rosa Luxembourg et Karl Korsch, par exemple, me semble une raison suffisante pour sympathiser avec l'idée communiste et y rester fidèle.

Pour la corrida, je rejoins votre incompréhension.
Ecrit par : TotoWeininger | 12 mai 2009
Ne vous fatiguez pas TotoWeininger, C.S. a sur le communisme, Marx et un tas d'autres choses des idées simples, en gros celles de tout le monde. C'est d'aiilleurs pour cela qu'il est persuadé d'être original.
C.S., c'est pour rire.

Ecrit par : guy morel | 12 mai 2009

Et bien alors, chers enseignants, puisque vous semblez tous d'accord avec JPB, révoltez-vous, nom de dieu!
Comment? En abandonnant la langue de bois que vous manipulez mieux que quiconque. En appelant un sale gosse, un sale gosse et en cessant de lui trouver des excuses. En laissant de côté ce vieux réflexe gau-gauche qui consiste à vous méfier de tout ce qui s'appelle l'ordre, la discipline, la sanction. En arrêtant de voir des fachos partout. Et en vous disant que vous êtes le dernier rempart contre la barbarie et qu'à ce titre vous avez un droit inaliénable: celui d'être respecté et de mettre le paquet pour arriver à cette fin.
Mais surtout, en vous coalisant et en libérant votre parole. En commençant à prendre position, notamment en soutenant et en défendant vos collègues qui se retrouvent aux portes de l'enfer.

Ecrit par : Jules | 12 mai 2009

C'est à peine croyable, il est minuit passé et on vient encore nous donner des leçons. Vous alignez les poncifs à merveille, Jules, oui vraiment, ça valait la peine de revenir faire un tour à cette heure tardive pour être un des premiers à découvrir vos œuvres.

Vous qui nous conseillez de "libérer notre parole", vous avez perdu une bonne occasion de garder la votre captive.

Ecrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

"Waouh ! Mais quelle satanée mouche m'a donc piqué pour que je parcoure l'ensemble de ces commentaires ? Masochisme ? Ennui ? Bêtise ? Curiosité ? Je ne sais trop... Mais ça me collerait presque le bourdon, l'abeille, la guêpe et tout le reste.
Sans doute suis-je un privilégié pour m'étonner et m'affliger devant tant d'horreurs... Dois-je louer Dieu ou la loterie facétieuse de l'Education Nationale ? Beaucoup de questions auxquelles vous répondrez probablement, du moins je l'espère tant je suis dans l'expectative. Que je m'explique.
Aujourd'hui, j'ai eu six heures de cours, dans mon petit bahut de campagne, pommé au fin fond de ... non, rien, on s'en fout.. quelque part. Mon sentiment ? Mes impressions ? Bonheur. Extase. Euphorie. Délire. Joie. Plaisir.
Oh... bien sûr que quand je me suis aperçu que le petit Y. m'avait rendu une copie sans un seul alinéa et a fortiori paragraphe , que quand ce grand dadet de N. a fait une réflexion qui lui aurait mérité mon pied au cul, que quand les quatrièmes A ont fait preuve d'une inertie déconcertante face à l'analyse d'un poème que je vénère, que.. etc., j'ai été un peu déconcerté, déçu, désappointé et encore plein d'adjectifs en d ; m'enfin.. tout de même.... y'a pas mort d'homme.. C'est le jeu ! On ne peut pas gagner à tous les coups ! Mais il y a aussi eu.. Tant de choses. Les partages, les fous rires, les exercices réussis, les sourires complices, les découvertes, les petites vannes, les expressions écrites...
Ah ben vi ma p'tite dame, c'est bien raide not' boulot, y'a pas à tordre ! Faut se farcir de ces couleuvres à la sauce beurk ! Pouah ! Et alors ? On ne vous avait pas prévenus ?
On se réveille là les gens ! Stop les jérémiades ! Allez.. J'arrête là. Je m'agace. Refus d'entrer dans l'éternelle pleurnicherie. Le bonheur n'est pas que le fruit des circonstances plus ou moins heureuses dans lesquelles nous jette la vie, c'est aussi un état d'esprit. Et à lire tous ces commentaires emprunts d'amertume, de mesquinerie et de mauvaise foi... ça porte sur les nerfs, pour sûr !
Ecrit par : Ailleurs | 12 mai 2009"

Question juridique : c'est illégal de traiter ce sombre type de connard ?

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2009

Ça cause, ça cause sur ce blog. C'est vraiment le défouloir.
mais à propos, y en a t-il parmi vous qui ont lu le bouquin cité par JPB ? Moi oui, je l'ai aimé et j'ai d'ailleurs été le premier à en parler sur un autre sujet. Ça mérite bien un petit apéro, non ?
Bon, il est encore un peu tôt, mais d'ici deux heures faudra y penser sérieusement !

Ecrit par : Manitas | 13 mai 2009

Totoweininger a raison, Jules. Mais, en plus, vous êtes un peu bébête! Des leçons de cette qualité, vous devriez les vendre, plutôt que les donner! Vous avez perdu de la thune!
Guy, relisez-moi... Je n'ai rien contre Marx!
J'ai parlé des applications de toutes les théories par d'autres... Marx, Freud, Freinet..

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2009

Aux États-Unis, au New Jersey, un programme permet à des traders au chômage de se reconvertir en trois mois en… profs de maths ! « Cela pourra permettre de recruter des gens brillants qui autrement ne seraient jamais allés dans l’enseignement. »

Après un examen de qualification, ils auront la chance d’être recrutés mais pas au même salaire ;)) Le salaire moyen de ces financiers était d’environ 100 000 § par an, ils toucheront comme prof au mieux la moitié.

Ecrit par : P. Lariba | 13 mai 2009

Pauvre Jules ! Mais enfin, pour qui vous prenez-vous donc ? Pensez-vous être vraiment en mesure de donner des leçons à tous les illustres détenteurs de la raison suprême qui vous ont fait l'honneur (-.-) d'une réponse ? Ils sont bien au-delà de tout ça ! Il n'est que de se fier à la qualité de leurs références culturelles et littéraires, qualité dont ils ne manquent pas de s'enorgueillir avec une feinte absence de condescendance. Il est bien évident que face à un tel amas de connaissances aussi stériles que putrides leurs chers élèves doivent leur vouer un culte à rendre jaloux n'importe quel Dieu.
J'ai cru un instant (naïveté, quand tu nous tiens...) apporter une lueur d'espoir en évoquant ma propre situation. Mal m'en a pris ! L'autre a raison, je suis un connard : allez rire sur le mur des lamentations était totalement déplacé. Ils ont forcément raison nos érudits. Ben oui quoi : de Jankélévitch à Bataille en passant par les Bisounours, tout est parfaitement connu et maîtrisé. Alors croire qu'on pourra leur donner des leçons ! Et pourquoi pas leur demander de se remettre en question aussi ?
Jules, vous êtes un niais invétéré, un fat incongru, un "troll provocateur".
Jules, je vous aime.

Ecrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

*aller rire

Je relève moi-même la faute, espérant toutefois en avoir oublié quelques-unes afin de donner aux sempiternels détracteurs une occasion supplémentaire de dénigrer tout propos n'allant pas dans leur sens.

Ecrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

Je relève moi-même la faute, espérant toutefois en avoir oublié quelques-unes afin de donner aux sempiternels détracteurs une occasion supplémentaire de dénigrer tout propos n'allant pas dans leur sens.

Ecrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

On est tombés sur la réincarnation d'Achille Talon.

En plus cuistre.

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2009

"Il est bien évident que face à un tel amas de connaissances aussi stériles que putrides leurs chers élèves doivent leur vouer un culte à rendre jaloux n'importe quel Dieu."

Des connaissances putrides ? Dites donc, vous évitez de manière très habile l' "absence feinte de condescendance" que vous nous reprochez : vous nous prenez tous pour des abrutis finis, qui plus est de "mauvaise foi" !

Bon, c'est qui ce débile ?

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2009

Si je puis me permettre, Ailleurs, votre intervention initiale était un peu maladroite.
En ces lieux, nombreux sont ceux qui galèrent dans l'exercice de leur profession.
Nous n'ignorons pas qu'il subsiste des havres de paix et nous ne nions pas qu'en dépit de conditions parfois déplorables il soit encore possible d'avoir plaisir à enseigner.

Il me semble juste que votre propos manquait de tact ce qui a occasionné des réactions sans doute un peu disproportionnées.

Ecrit par : Zorglub | 13 mai 2009

Achille Talon, c'était un connard ?

"cuistre", ici, c'est un défaut ou une qualité ?

Ecrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

Zorglub,

mon "propos manquait de tact" ? Parce que le tact est de mise ici ?

Ecrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

Reçu des parents d'élèves bien remontés. D'après eux, je ne faisais rien en cours puisque leur charmant bambin n'avait que trois pages remplies dans son cahier.

Heureusement, il y avait des élèves de la même classe dans le coin, leur cahier était copieusement rempli. Tronche des parents : on dirait que leur confiance en Monchéri en a pris un coup !

C'est curieux, chez les parents, ce besoin de croire aux contes de fées.

Ecrit par : P. Lariba | 13 mai 2009

"votre intervention initiale était un peu maladroite."

Vous rigolez ?! Elle était odieuse !

"Achille Talon, c'était un connard ?" Non.

"cuistre, ici, c'est un défaut ou une qualité ?" Allez voir dans le dictionnaire, c'est plein de connaissances putrides.

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2009

Tiens, pour paraphraser la célèbre poétesse contemporaine d'origine grenobloise Anaïs Croze, Ailleurs me met dans un drôle d'état, proche de lOhio, de l'Iowa ou de l'Alaska.

C'est une connaissance pas putride, celle-là, Ailleurs, elle vous plaît ?

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2009

Bon... je dois définitivement être un grand crétin ! Partons de ce postulat qui semble être désormais de rigueur. Je peux donc vous demander, Jeremy, en quoi mon intervention initiale était odieuse. Parce que là, je bloque.

Quant à votre pathétique référence à la poétesse grenobloise, je suis au regret de vous annoncer qu'elle m'évoque bien peu de choses.

Ecrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

" Qui va enseigner dans dix ans ?" demande JPB.
Pour l'instant il me semble que nous déplorons tous sur ce blog de ne n'enseigner guère. Dans dix ans ce mot et quelques autres auront disparu sans doute du vocabulaire courant. Ils sont d'ailleurs déjà remplacé par tout le jargon digne des médecins de Molière dont nous avons assez souvent parlé.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 13 mai 2009

" Qui va enseigner dans dix ans ?" demande JPB.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 13 mai 2009

Pourquoi dans dix ans ? Le sinistre clown qui vient nous abreuver sous le pseudo "Ailleurs" enseigne déjà.

D'ailleurs :

1) Il se prend tout seul pour un crétin.

2) Il trouve que dire, entre autres, que les propos des gens sont pleins "d'amertume, de mesquinerie et de mauvaise foi", c'est très bien, et que dire qu'on lui tape sur les nerfs, c'est tout à fait élégant. On se serait emporté pour moins que ça.

3) Il tombe dans le panneau à la moindre petite trappe. Il n'y a pas plus de "pathétique référence" dans ma citation que de lueur de génie dans vos propos ridicules : c'est un extrait d'une chanson d'Anaïs. Mais apparemment même ça, c'est ravalé selon vous au rang de "connaissances putrides".

Bon, j'ai lu ce que vous aviez à dire, vous savez que je pense de vous que vous êtes un débile profond, je pense qu'on n'a plus grand chose à se dire (ouf !)

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2009

Ce forum qui tourne en circuit fermé entre courtisans et gourou est censuré .

Ecrit par : censuré | 13 mai 2009

"sinistre clown", "troll provocateur", "connard" : le jour de gloire est arrivé !
Dommage que vous n'ayez plus grand chose à me dire. Tant pis... Ce sera pour une autre fois. En attendant, rendez-moi grâce : j'ai exaspéré votre ego hypertrophié :)

Ecrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

"Ce forum qui tourne en circuit fermé entre courtisans et gourou est censuré .
Ecrit par : censuré | 13 mai 2009"

C'est complètement faux, et vous le savez bien.

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2009

"Ce sera pour une autre fois."

Dieu m'en garde ! Il y a des premières fois qui méritent de rester à cet état.

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2009

"Ce forum qui tourne en circuit fermé entre courtisans et gourou est censuré .
Ecrit par : censuré | 13 mai 2009"

C'est complètement faux, et vous le savez bien.

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2009

CQFD

Ecrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

J'ai cru un instant (naïveté, quand tu nous tiens...) apporter une lueur d'espoir en évoquant ma propre situation. Mal m'en a pris !

Ecrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

Bah voyons... je vais redire ce que vous avez dit en lisant entre les lignes: "Les enseignants ne sont pas si mal lotis, ils n'ont pas tant de raisons de se plaindre et ceux qui sont dans la souffrance ne sont que des abrutis qui ne savent pas prendre de la distance par rapport à leur boulot". Vous appelez ça apporter une lueur d'espoir ? Personne ici ne pense que le métier d'enseignant est un calvaire continu pour tout le monde. Alors, j'aimerais bien savoir ce que votre participation apporte... sinon de dire une évidence.

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 13 mai 2009

Et d'insulter gratuitement

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 13 mai 2009

Bonjour

Ce qu'Ailleurs ne sait pas, c'est qu'il serait jugé par Laurent Cantet et Begaudeau eux-même comme rétrograde.

J'avais pointé un lien il y a un an, juste après la Palme d'Or attribuée par Sean Penn à Entre les murs, vers une interview de Cantet à Télérama on ne peut plus explicite, où le réalisateur expliquait que son film était une sorte de réponse à "Etre et avoir", film jugé par lui passéiste à la fois parcequ'il avait été tourné dans un cadre rural et à cause des méthodes d'enseignement traditionnelles de l'instituteur.

Autrement dit, Ailleurs, le véritable ennemi de votre havre de paix, celui dont vous devriez vous méfier et à qui vous tournez pourtant ostensiblement le dos, c'est le duo Cantet-Begaudeau et ses suiveurs, ceux qui pensent qu'on est pas allé assez loin dans la pédagogie de l'élève au centre du système faute de moyens, ceux qui pensent que le SMS est un nouveau langage, que la pauvreté de vocabulaire des jeunes est une idée fausse et de toute façon largement compensée par la richesse du langage du corps et de la spontanéité, etc.

A moins qu'au fond vous ne soyez d'accord avec eux.

Ecrit par : johnmarguerite | 13 mai 2009

Autrement dit, Ailleurs, le véritable ennemi de votre havre de paix, celui dont vous devriez vous méfier et à qui vous tournez pourtant ostensiblement le dos, c'est le duo Cantet-Begaudeau et ses suiveurs, ceux qui pensent qu'on est pas allé assez loin dans la pédagogie de l'élève au centre du système faute de moyens.

Ecrit par : johnmarguerite | 13 mai 2009

Comme vous y allez !... Mais voyons ce que ce dernier aura à répondre à cela ;-)

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 13 mai 2009

Oh, j'vais vous dire un truc (prendre l'intonation de Gabin), tout ce que je voulais, c'était vous assurer de mon indéfectible sympathie. Mais aussi de faire se dresser un tantinet le poil dru du Mammouth.
Pour ce qui est du reste, je retourne à mes chères étuves.

Ecrit par : Jules | 13 mai 2009

Il semble que dans certains établissements des professeurs de langue subissent des intimidations, des menaces pour la non validation de la langue vivante au brevet des collèges !
Une collègue a vu sa voiture détéroriée pour la seconde année(garée dans l'enceinte de l'établissement, sur un parking où ne vont pas normalement les élèves). Et pour le B2i, ce sera pareil ?

Ecrit par : Marilyse | 13 mai 2009

Mais on nage en plein délire ! Entre ceux qui interprètent à leur sauce, ceux qui dénigrent à tout va, ceux qui collent des étiquettes et le reste, il y a de quoi se mettre une balle.

Alors, je vous le refais :
Oui, il est difficile d'enseigner dans certains bahuts, voire quasiment impossible et, me connaissant, je sais pertinemment que je n'aurais pas tenu plus d'une semaine dans les conditions décrites par certains collègues.
Oui, notre métier est dur, voire désespérant et j'en passe, d'autres l'ont dit mieux que moi.
Oui, je suis un putain de privilégié qui a eu une bonne étoile sur le coin du nez, laquelle l'a projeté par je ne sais quelle suite de heureux hasards dans un collège très plaisant.
Oui, j'ai conscience de ma chance et je sais très bien qu'à un moment ou à un autre, je devrai affronter des situations pénibles.

MAIS

Non, la situation n'est pas universellement noire ! On peut faire des choses, parfois, avec certains élèves. Et je crois qu'il faut essayer de se raccrocher à ça, même si c'est une douce illusion, histoire de ne pas sombrer.
Non, je ne place pas l'élève au centre du monde ! Mais je ne l'en exclus pas.
Non, il n'y a pas que les positions extrêmes qui tiennent.
Non, je ne prendrai pas en considération les propos débilitants d'un trop grand nombre de personnes ici. Ceux-là ont pour seul effet de miner le moral de tout le monde, de s'attarder encore et toujours sur ce qui ne va pas. Que nous dit-on ? Les élèves sont méchants, mauvais, dangereux, vils, perfides, malpolis, mal éduqués, etc. J'en ai marre de ces discours ! Toujours les mêmes qui ouvrent leur grande gueule pour dire que rien ne va ! Les jugements partiaux (oui, le mien aussi, et alors : pourquoi je n'y aurais pas droit comme les autres) pleuvent et ne font que noyer ceux qui tentent d'avancer.

Ecrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

Et d'insulter gratuitement

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 13 mai 2009

Oui, c'est vrai, il n'y a que Jérémy qui insulte, avec quelques autres aussi cons que lui. Entre courtisans, on se soutient et on procède toujours de la même façon avec "les intrus".

Continuez, c'est marrant de voir jouer toujours la même pièce.

Total soutien à Ailleurs et Jules.

Ecrit par : zizanie | 13 mai 2009

Vous ne pouvez pas aller vous insulter ailleurs ... Pour le coup, c'est déprimant.

Ecrit par : yenamarre | 13 mai 2009

Total soutien à Ailleurs et Jules.

Ecrit par : zizanie | 13 mai 2009

+1

Ecrit par : Pike | 13 mai 2009

Reçu des parents d'élèves bien remontés. D'après eux, je ne faisais rien en cours puisque leur charmant bambin n'avait que trois pages remplies dans son cahier.

Heureusement, il y avait des élèves de la même classe dans le coin, leur cahier était copieusement rempli. Tronche des parents : on dirait que leur confiance en Monchéri en a pris un coup !

C'est curieux, chez les parents, ce besoin de croire aux contes de fées.

Ecrit par : P. Lariba | 13 mai 2009

Je ne sais si c'est un besoin ! Y'a des lardons salement manipulateurs ! J'ai découvert qu'on travaillait très sérieusement au collège quand ma fille y est entrée et y a en deux ans rattrapé presque tout le retard accumulé en Primaire. La gosse avait un travail de titan, le plus souvent très bien organisé, très efficace, et ça se poursuit en troisième.
Mon fils, avec les mêmes professeurs, nous avait tant et si bien roulés dans la farine que nous étions persuadés que tous les professeurs de colège étaient des crasses nulles et fainéantes. Le petit salopard avait pigé parfaitement ce qui pouvait mettre hors d'eux ses anti-pédagogo de parents et sa scolarité de collège nous fut par ses soins décrite comme une perpétuelle auto-construction des savoirs, sans la moindre pédagogie frontale.
Nous fûmes donc fort étonnés quand sa sœur, avec les mêmes enseignants, s'en est pris très frontalement et très efficacement plein la gueule en matières de savoirs à acquérir d'urgence.

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

Tiens, changement de discours, Ailleurs ? Je vous cite texto cette fois: "Sauf que contrairement à vous, j'arrive à regarder "ailleurs" que sur mes pieds enflés et éreintés."
Il y a des enseignants qui souffrent réellement, vous croyez vraiment qu'ils apprécient qu'on enfonce le clou en leur disant que c'est leur faute ? Je pense que Dobolino aurait 2, 3 peites choses à vous dire à ce sujet.

Du reste, je suis bien d'accord: "Les élèves sont méchants, mauvais, dangereux, vils, perfides, malpolis, mal éduqués, etc. J'en ai marre de ces discours !"
Non, ils ne le sont pas tous, mais il suffit qu'il y en ai 2 ou 3 dans une classe pour que toute la classe suive. Les élèves ne sont pas tous mauvais, mais la grande majorité se conduit comme des moutons (et on nous dit que c'est l'adolescence... mais il y en a bien quelques uns qui ne suivent pas le troupeau quand même !) prêt à cautionner les plus nazes de leurs camarades par pure conformisme (appartenir au groupe, etc.). Vous faites erreur: ce n'est pas que l'incivisme de certains élèves que l'on condamne - des petits cons, il y en a toujours eu et il y en aura toujours - mais surtout le fait que, d'une part, le blabla pédago protège - et cautionne même - à tord ces élèves et que, d'autre part, les élèves qui ne suivent pas le troupeau sont finalement non seulement mal traités par leurs camarades, mais également par le système scolaire qui les enfonce encore plus.

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 13 mai 2009

"Non, je ne place pas l'élève au centre du monde ! Mais je ne l'en exclus pas."


"Les élèves sont méchants, mauvais, dangereux, vils, perfides, malpolis, mal éduqués, etc. J'en ai marre de ces discours !"

Ah, mais non, c'est trop facile : d'ou sortez-vous qu'ici on exclut les élèves ? D'ou sortez-vous que pour nous, les élèves sont mauvais, dangereux, vils... etc ?"

Vous êtes venus avec vos certitudes, avec une vision toute faite des gens qui intervenaient ici mais sans comprendre que le vrai sujet de désespoir, ce n'est pas la barbarie de certains élèves en elle-même, c'est le fait que ce sont des adultes pleins d'idéaux de pacotille et d'angélisme, pleins de lâcheté aussi, qui continuent à se voiler la face et refusent d'entendre à quel point les conditions d'enseignement se sont dégradées sous peine de devoir admettre un jour leur responsabilité.

Ecrit par : johnmarguerite | 13 mai 2009

Puiqu'il est question du passé, j'ai regardé" 1905" hier soir sur France 2. Le personnage principal est une institutrice exerçant dans l'école laïque de la troisième république occupée à séparer l'Eglise et l'Etat. Cette institutrice est de confession catholique. Son frère,astronome converti à la prêtrise, dit d'elle que c'est un ange et elle porte le prénom de Marie. Pour ma part j'ai envie de l'appeler Cassandre parce que personne la croit, même si elle représente la voix et la voie de la tolérance, du bon sens et de la sagesse. A l'époque, on n'a que faire d une femme instruite, réfléchie et capable de formuler clairement son avis. Elle doit se contenter d'être une institutrice obéissante. Elle découvre que son frère lui ment et que son mari ne lui dit pas tout. La directrice la surveille, écoute aux portes et veut la faire renvoyer. Heureusement les parents d'élèves convoqués pour une réunion qu'il est permis de qualifier de tribunal, estiment que leurs enfants sont correctement instruits. Elle est blanchie mais continue d'affronter le durcissement des positions et l'affrontement entre son frère et son mari dont on la rend responsable...
Bon c'est une histoire, mais je me dis que finalement on n'est jamais tranquille quand on enseigne.
Cette brave Marie Pape Carpentier transformant sa salle d'asile en école accueillante où elle transmet des connaissances et stimule la curiosité de ses jeunes élèves , doit affronter un curé fanatique soutenu par les privilégiés. Elle dérange. Les recherches de Colette Cosnier sur cette pédagogue qui posa les fondations de l'école maternelle détaillent le harcèlement dont elle fut l'objet. La correspondance de Louis Pergaud révèle que lui aussi n'était pas tranquille. Faut-il rappeler les épreuves endurées par Freinet dont beaucoup se réclament sans l'avoir lu et encore moins situé dans son époque- c'est indispensable- pour se faire valoir tout en sabordant un service public qui donnait sa chance à beaucoup ce qui a fini par déranger.
Et ça continue, autrement, insidieusement ou violemment ,dans un autre contexte et plus que jamais.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 13 mai 2009

oui aussi

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 13 mai 2009

Bon... je dois définitivement être un grand crétin ! Partons de ce postulat qui semble être désormais de rigueur. Je peux donc vous demander, Jeremy, en quoi mon intervention initiale était odieuse. Parce que là, je bloque.

Ecrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

Très simple ! A aucun moment, vous n'avez évoqué clairement la transmission de savoirs. Vous avez évoqué des rires, de la complicité, une sorte de garderie amusante.
Ici, nous nous battons pour que l'école ne soit pas une garderie et un lieu consacré à une pitoyable et prétendue éducation à la citoyenneté. Nous voulons, et c'est clairement énoncé, que l'école revienne à l'enseignement clair et net, sans bavures, des savoirs, ainsi qu'à un strict contrôle de leur acquisition.
Votre texte, c'est "les enfants sont gentils et je me sens bien avec eux !". La bonne affaire ! Tant mieux pour vous ! Pour ce faire, y'a les centres aérés!
Parlez-nous de la progression de vos élèves, de la manière dont vous usez pour leur faire acquérir plus que les misérables programmes en vigueur, de la discipline de travail sérieux que vous arrivez à instaurer, et vous serez accueilli en triomphateur.
Si c'est pour nous dire que les ados sont gentils quand vous vous branlottez ensemble sur un livre de littérature jeunesse ou sur l'autoconstruction en quinze scéances d'une approche pragmatique du théorème de Pythagore, vous tombez forcément à plat .

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

Si on n'attend rien de l'institution, on ne risque plus d'être déçu par elle; on accorde moins d'importance aux appréciations et aux notes administratives; on ne se laisse par conséquent plus atteindre par elles. Il me semble que les profs qui craquent, souvent, sont justement ceux qui accordent encore trop d'importance au jugement d'un proviseur ou d'un inspecteur... Si on en fait peu de cas, on est au bout du compte moins vulnérable... et on peut en revenir à l'essentiel : l'élève et ce qu'on lui apprend. Malgré les difficultés, le rapport avec la classe réserve toujours de bonnes surprises, et un élève qui finit par remercier l'enseignant de lui avoir transmis quelque chose vaut bien le passage au prochain échelon...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 12 mai 2009

J'abonde dans votre sens, Daniel, car c'est exactement l'attitude la plus subversive et l'alternative personnelle qui s'offrent dans l'immédiat à ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas quitter le Moloch. La règle du lâcher-prise peut trouver ici une application moralement salutaire et intellectuellement émancipatrice. Sous le règne des masses décérébrées et dans un système dominé par une ploutocratie déliquescente, la souveraineté personnelle devient l'unique levier de la révolution intérieure, la seule qui puisse transformer le monde sans l'abîmer.

L'Education Nationale est une pétaudière définitive. Ce qui, çà et là, y fonctionne encore bien est le fait non de l'institution mais de personnes indépendantes d'esprit qui prennent leurs responsabilités. Quant à se sentir seul, on l'est de toute façon. Ce taureau-là aussi, il faut bien, un jour, le prendre par les cornes.

Ecrit par : Magister | 13 mai 2009

On se réveille là les gens ! Stop les jérémiades ! Allez.. J'arrête là. Je m'agace. Refus d'entrer dans l'éternelle pleurnicherie. Le bonheur n'est pas que le fruit des circonstances plus ou moins heureuses dans lesquelles nous jette la vie, c'est aussi un état d'esprit. Et à lire tous ces commentaires emprunts d'amertume, de mesquinerie et de mauvaise foi... ça porte sur les nerfs, pour sûr !

Ecrit par : Ailleurs | 12 mai 2009

Tiens, le corniaud improbable de Krishnamurti et d'Achille Talon !
"Bienheureux les simples d'esprit..."

Ecrit par : yann | 13 mai 2009

Dobolino, sombre âne conformiste, vous vouliez quoi ? Des exemples de séquences ? Vous êtes tellement.. tellement... tellement... vain ! Allez, ça va bien. Je vous fous la paix ! Comme disait ma mère : "Y'a pas plus bête que celui qui veut faire la bête".

Ecrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

@ Ailleurs:
en résumé, vous nous décrivez le bonheur que vous avez à aller occuper des enfants dans une école "Lieu de vie", alors que nous sommes ici pour réclamer une école qui transmet sérieusement de vrais savoirs validés par de stricts contrôles de connaissance.

NB: je suis parent d'élève et non professeur. Je déplore le fait que ma fille est en fin de troisième sans être sacquée impitoyablement sur l'orthographe dans toutes les matières, sans avoir fait plus de dix rédactions depuis son entrée au collège, qu'elle n'ait pas droit à étudier, comme les générations précédentes, les vecteurs, etc
Alors, que vous la trouviez mignone et charmante, que vous riiez avec elle, tant mieux pour vous , mais ce n'est nullement ce que j'attends de vous.

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

On pourrait dire aussi l'exact inverse de Dobolino :

De quel droit, Ailleurs, vous permettez-vous d'infliger un texte que vous vénérez au lieu de partir des centres d'intérêt des apprenants ?

De quel droit ensuite leur reprochez-vous leur inertie tandis que vous leur assénez frontalement une analyse de ce texte, alors même que vous les humiliez en étalant votre savoir ?

De quel droit vous refusez-vous à interroger votre comportement avec vos apprenants alors même que vous qualifiez sans vergogne l'un d'entre eux de grand "dadais" ?

Etc...

Ecrit par : johnmarguerite | 13 mai 2009

Petites suites aux nouvelles du front d'hier:

La maman qui avait gueulé contre sa fillette gigotant dans sa poussette: "Tu vas la fermer, oui!" était accompagnée de son époux, et de la tutrice de son fils. Le trio (je ne compte pas l'enfant, qui n'a rien à dire) attendait une collègue de Lettres-Histoire. Une surveillante vint la chercher. Oui? Pour quoi est-ce?... Nous avons rendez-vous avec vous.

Le problème: ces parents n'avaient pas rendez-vous avec le bon enseignant, et ce n'était pas le bon jour choisi. N'ayant retenu que le nom de cette collègue lors de la réunion parents-professeurs, papa et maman et la tutrice la firent appeler; il a fallu qu'eux et elle prennent la liste des enseignants de son fils pour que ceux-là retrouvent la mémoire et avec qui le rendez-vous avaient été pris et quand... blop... blop...

Quant à mon ado menaçant: son père téléphona "fumasse" (dixit le proviseur-adjoint) pour dire combien je n'aime pas son fils, combien je le brime, ne cessant jamais de le sanctionner, etc. (le gamin répétant à chacun de mes collègues, en cours, combien chacun d'eux ne l'aiment pas). Et j'apprends, par le CPE qui gère les "dossiers" de cette classe de BEP, ceci: le papa lui avait déclaré son incapacité à pouvoir faire entendre raison à son fiston; dépassé, le monsieur. Bah, le prof est le méchant, voyons! blop... blop...

Ha oui, je vous avais dit que mon LP (mais ce n'est pas un "épiphénomène", quel joli mot, mais une "way-of-life" pandémique et endémique) reçoit de plus en plus de gosses issus de familles très-défavorisées, non (on susurre plus de la moitié de nos effectifs)? Ghetto? ... Ghetto!

Sinon, sur le trajet ferriviaire: Montpellier-Narbonne, les palus, avec les pluies, laissent surgir des rangées de jonquilles fleuries, c'est le printemps, et c'est très beau, tout ce jaune.

Tiens, ce matin, j'ai travaillé sur "Sensation" de Rimbaud, avec les Vente; ils avaient envie d'écouter et de comprendre (ha, ces changements d'humeur permanents). Dès qu'on leur parle de peau(x) et d'adolescence frisonnante...

Ecrit par : Pendariès | 13 mai 2009

Que ma fille soit !!!!
Ailleurs, je ne veux surtout pas d'exemples de séquences ! Je hais les séquences et mes enfants s'y ennuient à mourir !
Je veux des cours de grammaire hebdomadaires, tel jour, de telle heure à telle heure, du CE2 à la troisième, selon une progression bien tempérée, calquée sur celle dont mes parents, mes frères et sœurs et moi-même, avons eu la chance de bénéficier.
Je veux des textes d'auteurs classiques dès le CM.
Je veux des rédactions tous les quinze jours, du CE2 à la Troisième.
Je suis totalement en désaccord avec l'idée de collège unique après la cinquième. Je trouve meurtrière pour tous les élèves la notion d'hétérogénéïté des classes.
Je suis contre la suppression des BEP et l'instauration d'un bac Pro en trois ans.

En fait, je suis globalement d'accord avec l'orientation de ce blog et suis néanmoins ravie d'apprendre que dans votre collège pommé, vous vous plaisiez. Mais, c'est un tantinet hors sujet.

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

@ dobolino
RHAAAAAAAAAAAAAAAAA Mais d'où vous sortez que je vais au collège comme dans une colonie de vacances ? Si j'ai effectivement bonheur à aller m'occuper de mes élèves, ce n'est pas PARCE QU'ILS SONT GENTILS, mais c'est un plus qui me permet d'enseigner dans d'excellentes conditions !
Alors, soyez heureux : je leur file des dictées piochées dans de vieux manuels, 4 fois plus longues et dures que celles du brevet (oui, 4X0 =0, je sais bien...) et je note comme il se doit, les 10 rédacs ils les ont en deux trimestres et je colle si un devoir n'est pas rendu, nous étudions et pour ce qui est des vecteurs... alors là, j'avoue, ça passe à la trappe dans mes cours. En même temps, on ne peut pas tout faire. Et puis les vecteurs, hein, perso... voilà quoi.
Et vous voulez quoi maintenant ? Ma recette ? Ca va bien ! Jouer les boucs-émissaires deux minutes pour pemettre à de joyeux lurons de se sentir moins seuls, j'ai mieux à faire.

Ecrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

Ailleurs, franchement, vous me faites penser au sketch d'Anne Roumanoff :

"Désolée mais je suis atteinte d'une Lagardite aigüe : eh oui avec Christine Lagarde, nous sommes toujours au pays de Candyyyyyy !!!!

Non, non, non, ce n'est pas un krack boursier international, c'est comme le nuage de tchernobyl, ça va s'arrêter à la frontière.....


http://www.dailymotion.com/video/x6zp6f_anne-roumanoff-la-crise-financiere_news

Franchement tant mieux pour vous si tout va bien dans le meilleur des mondes, je ne peux que vous souhaiter que cela duuuuuure le plus longtemps possible. En espérant qu'un jour vous ne soyez pas happé à votre tour par la souffrance au travail qui grangrène bon nombre de secteurs d'activités.....privés ou publics...

En attendant, je tiens quand même à vous dire que votre discours est largement trop méprisant par rapport au nombre d'enseignants, floués par les directives ubuesques de l'EN, sans compter les parents ou les bambins qui se croient tout permis puisqu'à la maison, ils sont les Rois avec un grand "R" notamment....

Vous savez Ailleurs, quand dans le secteur privé, notamment pour Continental ou Morlex, on se permet de fermer la boutique sans prévenir si ce n'est juste par TV interposée, après avoir bossé plus de 40 heures pour maintenir l'avenir de l'entreprise, ou se voir copier des secrets de fabrication pour que justement la direction américaine qui avait racheté la société, les expédie ou les délocalise, je ne sais où, notamment dans des régions où les salariés sont payés à la misère et condamnés à la boucler parce que les syndicats n'ont pas lieu d'être pour défendre leurs intérêts, eh bien si ce n'est pas une violence flanquée de bon droit par le patronat aux salariés, j'aimerais bien savoir ce que c'est !!!!

Quand des multinationales se sont associés en plus au processus, pour toucher des subventions, histoire de lutter contre la crise, et les refiler à leur patron incompétent pour qu'il puisse se barrer avec un magnifique parachute doré, on s'étonne après que les gens finissent par "péter les plombs" et les séquestrer ????!!!!

Mais j'ai presque envie de dire qu'un certain Guillotin devrait revenir au pouvoir pour que quelques têtes tombent, puisqu'apparemment les bigs patrons du CAC 40 n'en ont que faire de la crise et aimeraient bien retrousser leurs manches comme avant, avec le même système !!!

Cette fois je me suis lâchée et je m'emporte mais j'en ai assez, moi aussi de ces abrutis, qui viennent prêcher dans les autres paroisses, que c'est presque anormal, que l'on se révolte et que l'on ose ouvrir notre bec ou que l'on soit malade parce que l'on n'en peut plus et surtout parce que ça va mal !!!

Alors oui il y a peut être des choses positives, mais en attendant, ce sont des gouttes d'eau dans un vaste océan, compte tenu de ce qui se passe aujourd'hui dans les chaumières !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 13 mai 2009

Recentrons le débat !

Le corps enseignant est en souffrance ! Il faut le faire savoir à l'Etat sans pour autant se plaindre. La Plainte est dangereuse, Guy Morel nous l'a démontré.
J'ai sérieusement réfléchie cette nuit à la solution adéquate et pense avoir trouvé une possibilité assez élégante.
Collectivement, mais à titre individuel, vous allez tous chez le médecin ou le psychiatre (à votre choix) vous plaindre de maux divers et variés, en rapport avec le burn out.
Mal de dos: arrêt de travail, scanner, kiné, cure thermale, médocs en tout genre (vous ne les avalez pas ! vous vous contentez de faire exécuter les ordonnances !)
Colite spasmodique: arrêt de travail, ordonnances (ne pas avaler !), coloscopie, scanner, IRM
Pulsions suicidaires: psychiatre (choisissez en qui soit conventionné !) une fois par semaine, ordonnances (ne pas avaler !), arrêt de travail
Pulsions meurtrières: idem

A l'avenant selon votre imagination, mais intégralement remboursés par votre caisse d'assurance maladie et votre mutuelle. Pas question de faire du bénévolat en crachant au bassinet !

Quand vous aurez atteint des records d'arrêt de travail et coulé votre caisse d'assurance maladie et la MGEN, vous ferez la Une du vingt heures de TF1. Faites en sorte que ce ne soit pas Philippe Mérieu qui soit interrogé.

NB: Fondamental ! Il faut que les seuls enseignants valides, ingambes, frais et roses, soient les professeurs de Classes Préparatoires, par raison démonstrative.

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

A l'avenant selon votre imagination, mais intégralement remboursés par votre caisse d'assurance maladie et votre mutuelle. Pas question de faire du bénévolat en crachant au bassinet !

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

Inventez-vous toutes les pathologies indiagnosticables et évitez celles qui bénéficient de signes organiques indéniables. Vous devez rouver votre bonheur sur internet en écrivant, sur votre moteur de recherche, "burn out", "épuisement compassionnel", "surmenage" ...

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

C'est chez les Verdurin, grâce aux Verdurin que Swann a rencontré Odette, et vécu la plus formidable histoire d'amour de sa vie — sans compter qu'il a fini par l'épouser, le con !
JPB

Oui, mais c'est bien parce que c'était chez les V. qu'il a dit d' Odette "elle n'est même pas mon genre""
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Il y a des choses sympathiques sur le blog que signale Carole…
JPB
Et comment: j'ai envoyé illico à mes collègues le lien qui vient juste en dessous, petite video de Sarko à Nancy sur l'autonomie des universités, mais ces mécréants sont comme Saint Thomas et me demandent si l'autonomie des universités françaises sort du même tonneau que la "décentralisation" d'icelles...
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Quand Mitterrand se déplaçait, on fouillait également tout de fond en comble.Je ne sais pas à partir de qui on a fait ça… Giscard, peut-être… Mais ni De Gaulle ni Pompidou — et pourtant, les cinglés ne manquaient pas, à l'époque…
JPB
À l'époque le principe de précaution n'existait pas. On vivait dangereusement mais on ne le savait pas (:>)) C'est ça le bonheur.
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C'est à Maréville qu'on aurait dû prendre le président en charge! C'est l'HP!
Ecrit par : retraitée | 12 mai 2009
Heu... moi qui naquis dans le coin et connus le temps de la baignade et du bistro au bord de l'eau le dimanche, je pensais que c'était Méréville?

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Guillaume Pepy, le pdg de la Sncf n’a sans doute pas d’enfants, ou de petits neveux. Pour comprendre le fonctionnement des petites têtes, il doit se crever les yeux à la lecture de Parents,
Ecrit par : retraitée | 12 mai 2009
C'est sans doute pourquoi il louche...mais pas sur les femmes et c'est sans doute pourquoi il n'a pas d'enfant.

Ecrit par : Cadichon | 13 mai 2009

Vraiment drôle, Dobolino!

Ecrit par : Pendariès | 13 mai 2009

@ dobolino
RHAAAAAAAAAAAAAAAAA Mais d'où vous sortez que je vais au collège comme dans une colonie de vacances ? Si j'ai effectivement bonheur à aller m'occuper de mes élèves, ce n'est pas PARCE QU'ILS SONT GENTILS, mais c'est un plus qui me permet d'enseigner dans d'excellentes conditions !
Alors, soyez heureux : je leur file des dictées piochées dans de vieux manuels, 4 fois plus longues et dures que celles du brevet (oui, 4X0 =0, je sais bien...) et je note comme il se doit, les 10 rédacs ils les ont en deux trimestres et je colle si un devoir n'est pas rendu, nous étudions et pour ce qui est des vecteurs... alors là, j'avoue, ça passe à la trappe dans mes cours. En même temps, on ne peut pas tout faire. Et puis les vecteurs, hein, perso... voilà quoi.
Et vous voulez quoi maintenant ? Ma recette ? Ca va bien ! Jouer les boucs-émissaires deux minutes pour permettre à de joyeux lurons de se sentir moins seuls, j'ai mieux à faire.

Ecrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

En ce cas, vous êtes un pote ! Tout le monde ne fait pas un tel boulot, même en collège rural.
Votre premier texte jetait un peu le trouble dans mon esprit.
C'est vrai qu'il y a encore des lieux où l'on peut faire travailler ceux qui en veulent et décoller la pulpe du fond, en secouant très fort, chez les léthargiques intellectuels adeptes du quatre quatre, du quad, et de la chasse au sanglier.
Reconnaisssez quand même que c'est une situation privilégiée et que nombre de vos collègues vivent dans un univers difficile et même parfois dangereux.
Entre la vie professionnelle d'un professeur de collège rural et celle d'un professeur de LEP en ZEP, y'a un beau fossé.

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

Vraiment drôle, Dobolino!

Ecrit par : Pendariès | 13 mai 2009
Mais non !!! C'est très sérieux, comme proposition !
Pas de plainte ! Silence radio ! Tout va bien ! mais, merde alors, vous êtes tous malades !
Vachement plus efficace qu'une grève !

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

et pour ce qui est des vecteurs... alors là, j'avoue, ça passe à la trappe dans mes cours. En même temps, on ne peut pas tout faire. Et puis les vecteurs, hein, perso... voilà quoi.

Ecrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

Des rédacs...et des vecteurs ?
Vous êtes prof de quoi, au juste ? Savez-vous ce qu'est un vecteur ?

Ecrit par : yann | 13 mai 2009

Marylise, vous évoquiez les menaces et autres intimidations subies par les professeurs de langues vivantes. Tout ceci est imputable à la lâcheté de l'EN qui, au lieu de mettre en place un véritable examen digne de ce nom, a instauré un système hybride mêlant maladroitement épreuves terminales et contrôle continu. Résultat des courses: les professeurs eux-mêmes se décrédibilisent auprès des élèves. Ainsi, l'an dernier, on n'a aucunement tenu compte de la validation du niveau A2 pour l'obtention du brevet, en contradiction flagrante avec ce qui avait été claironné haut et fort auparavant. Il est bien plus confortable pour l'administration de laisser les professeurs aux prises avec la pression parentale que de faire preuve d'un minimum de courage. S'il n'y a pas d'examens institués en langues, c'est tout simplement parce qu'on sait très bien que les résultats seraient dramatiques. Comme toujours, on préfère casser le thermomètre pour faire croire à la guérison du malade plutôt que d'envisager l'application d'un remède. Pour ma part, j'ai la "chance" de travailler en ZEP et de ne pas être confronté à la pression des parents d'élèves qui se moquent éperdument de l'avenir de leur progéniture. Le terme "chance" pourra faire sourire, mais, de ce point de vue au moins, je préfère ça plutôt que de subir les récriminations des parents dans un quelconque collège plus ou moins huppé.

Ecrit par : alain | 13 mai 2009

Savez-vous ce qu'est un vecteur ?

Ecrit par : yann | 13 mai 2009

Ben non ! Il t'a dit qu'il savait pas ! Fous-lui la paix, du moment qu'il fait faire des dictées et des rédacs ! Il n'est pas, tout de même, responsable des programmes de mathématiques, ce pauvre homme (ou femme ?).

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

Je vous parlais précédemment du principe qui consiste à casser le thermomètre pour faire baisser la fièvre. En voici une autre illustration. Mon établissement vient d'installer un logciel fort connu qui permet de gérer notes, absences, retards et cahier de textes en ligne. Je rentre donc les notes du troisième trimestre et je découvre, stupéfait, que l'établissement a choisi d'arrondir systématiquement la note moyenne figurant dans le bulletin de l'élève au point supérieur. Ainsi, l'élève x dont la moyenne réélle est de 9,02 se verra attribuer de facto une note moyenne de 10! N'est-ce pas une merveilleuse façon de faire remonter le niveau? Inutile d'ajouter qu'hormis l'équipe de direction, nul n'était au courant de cette disposition.

Ecrit par : alain | 13 mai 2009

C'est un lien pour notre ami Ailleurs:
http://www.dailymotion.com/video/x1apsj_jmamuse_fun
mais les autres ont le droit de cliquer aussi !

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

Ainsi, l'an dernier, on n'a aucunement tenu compte de la validation du niveau A2 pour l'obtention du brevet, en contradiction flagrante avec ce qui avait été claironné haut et fort auparavant.

Ecrit par : alain | 13 mai 2009

On ne va pas le dire à ma fille ! SVP ! Elle y croit dur comme fer et se bat pour le valider en allemand alors que c'est sa LV2. Son professeur joue le jeu à fond, la coquine !
Ils sont naïfs à c't'âge.
Enfin, les élèves travailleurs le sont ! Quelque chose entre 45 et 5 pour cent, selon le collège...
Ça fait deux ans qu'elle me tanne le cuir avec son bédeuzi et ça y est, elle l'a ! Mais vous pouvez être assuré qu'elle l'a pour de vrai ! Vrai de vrai ! Tout bien proprement validé, item par item !

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

c'est un lien:

http://www.dailymotion.com/video/x99ein_make-the-girl-dance-baby-baby-baby_music

Ecrit par : Pendariès | 13 mai 2009

c'est un lien:

Ecrit par : Pendariès | 13 mai 2009

Vous avez la version sans sous-titres, pour les puristes ?

Ecrit par : yann | 13 mai 2009

Vous avez la version sans sous-titres, pour les puristes ?

Ecrit par : yann | 13 mai 2009

Je vois que Monsieur pratique les langues estrangières.

Ecrit par : Pendariès | 13 mai 2009

Inutile d'ajouter qu'hormis l'équipe de direction, nul n'était au courant de cette disposition.

Ecrit par : alain | 13 mai 2009

Faire remonter artificiellement le niveau, est-ce une préconisation "appuyée" par les commis de la com'politique (entendez hiérarchie) ou une piperie très locale manigancée par la seule direction d'établissement ? Quelle fut la réaction de l'équipe enseignante en apprenant ce tripotage ? N'est-ce pas là une manière sournoise de remettre en cause le jugement du professeur ? A quand les notes forfaitaires ?
Excellent témoignage qui ne surprendra cependant pas ceux qui savent que les chiffres officiels sont "encadrés". Si cela fonctionne toujours, c'est qu'il y a encore suffisamment d'imbéciles pour prendre les vessies pour des lanternes. C'est comme la pub qui s'adresse aux gens comme s'ils étaient des débiles mentaux. Vu le coût, ça ne doit pas être tout à fait sans fondement...

Ecrit par : Magister | 13 mai 2009

c'est un lien:

http://www.dailymotion.com/video/x99ein_make-the-girl-dance-baby-baby-baby_music

Ecrit par : Pendariès | 13 mai 2009

J'ai relevé ceci (1'48'') :

"Je veux des enfants surdoués
Et je veux que mon chien soit diplômé"

Mais bon, que cela n'empêche personne de regarder le clip en entier.

Ecrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

Tiens le coup des moyennes trafiquées, ça me fait penser aux délibérations du brevet auxquelles j'ai participé l'année dernière. Ce fut des plus plaisants. Moi, comme un gros connard patenté que je suis (quoi ? je n'ai prouvé que je l'étais ici ?), j'ai pris la chose très au sérieux en pensant que nous allions la journée à examiner le cas des élèves « tangents » (entre 10 et 9,5 de moyenne quand même), contrôle continu à l'appui, B2I, A2 et tout le tremblement. Quand nous sommes arrivés le matin, on nous a dit qu'il avait été décidé par les plus hautes instances de l'académie (à vous de comprendre de qui je parle, moi je ne balance lâchement pas) que tous les candidats ayant obtenu une moyenne comprise entre 9,5 et 10 avaient déjà été repêché (pas très mignon je trouve). Bah alors à quoi je sers moi, tas de loques administratives ? C'est quand même tout à fait gaguesque cette carabistouille. On a quand même regardé les quelques zozos qui n'avaient pas leur B2I ou leur A2 histoire de dire qu'on n'est pas venu pour rien et qu'on a délibéré comme il faut.

Ecrit par : Le Pingouin | 13 mai 2009

"Je leur file des dictées piochées dans de vieux manuels, (...) et je note comme il se doit, les 10 rédacs ils les ont en deux trimestres et je colle si un devoir n'est pas rendu, nous étudions et pour ce qui est des vecteurs... alors là, j'avoue, ça passe à la trappe dans mes cours. En même temps, on ne peut pas tout faire. Et puis les vecteurs, hein, perso... voilà quoi."
Ecrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

C'est un troll, un imbécile ou les deux. Il ne SAIT pas ce que sont les vecteurs. C'est actuellement au programme de troisième.

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2009

"On a quand même regardé les quelques zozos qui n'avaient pas leur B2I"

Très improbable : des oublis de croix par les préposés au cochage. Syndrome de la fatigue du cliqueur en chemin de croix.

Une suggestion aux informaticiens des rectorats : si, par omission bien sûr, des items ne sont pas cochés dans le logiciel gibii, faire une petite moulinette qui les cochent toutes.

Et hop !

Ecrit par : dugong | 13 mai 2009

Ah ouais ? Et sont nombreux les profs de français qui l'enseignent ? T'as encore perdu une occasion de te taire toi... Habitude à proscrire.

Ecrit par : ailleurs | 13 mai 2009

"Des rédacs...et des vecteurs ?
Vous êtes prof de quoi, au juste ? Savez-vous ce qu'est un vecteur ?

Ecrit par : yann | 13 mai 2009 "

Vous m'avez, Yann, ôté les mots de la bouche. Je sais qu'on est souvent polyvalent, bon à tout faire en collège, notamment avec les études dirigées ...

Ecrit par : Marilyse | 13 mai 2009

Dobolino, les accords employés par Ailleurs laissent à penser qu'il s'agit d'un homme. Avec une mégadictée chaque semaine, il doit savoir s'accorder. Faisons-lui ce crédit.

Ecrit par : Marilyse | 13 mai 2009

Magister, je ne suis malheureusement pas en mesure de vous répondre. J'ignore si cette décision d'arrondir les moyennes au point supérieur a été prise par la seule direction du collège ou bien si cette dernière s'inscrit dans un cadre théorique défini par l'EN. Concernant la réaction de mes collègues, je suis encore dans le flou. L'utilisation de ce logiciel étant toute récente, j'imagine que beaucoup de collègues ne s'en sont pas encore aperçu. Toutefois, je suis assez inquiet dans la mesure où les quelques collègues auxquels j'en ai parlé ne se sont guère offusqué.

Ecrit par : alain | 13 mai 2009

C'est un troll, un imbécile ou les deux. Il ne SAIT pas ce que sont les vecteurs. C'est actuellement au programme de troisième.

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2009

A part vous-même, qui trouve grâce à vos yeux?

Ecrit par : Pike | 13 mai 2009

Dobolino, les accords employés par Ailleurs laissent à penser qu'il s'agit d'un homme. Avec une mégadictée chaque semaine, il doit savoir s'accorder. Faisons-lui ce crédit.

Ecrit par : Marilyse | 13 mai 2009

Bizarre Marilyse, votre façon de bêler avec les moutons...
Il me souvient que vous avez été traîtée de la même façon lors de vos toute premières interventions sur ce blog.
J'avais trouvé cela fort injuste...

Ne faites pas aux autres ce que vous n'avez pas aimé qu'on vous fasse.

Ecrit par : Pike | 13 mai 2009

C'est une belle invention à la c... que ce B2i ! J'ai annoncé à mes élèves que je refuserais de valider leurs demandes criblées de fautes d'orthographe du genre : "Traveaux réalisé en tecnologie" ou "travaille en techno" ... Non mais !
Je n'emmène jamais mes élèves dans les salles d'ordinateurs. On lit sur papier. J'y tiens. On me demande pourtant de valider leurs compétences. Je vais devoir faire confiance à mon collègue de technologie, qu'il a déjà toute acquise... Je suis contre les usines à gaz, ça pollue.

Ecrit par : Marilyse | 13 mai 2009

Sur le blog du piriforme, une intervention d'un parent à propos des maths en seconde qui vaut qu'on la lise (tout en bas de la page)

http://blog.lyceepourtous.fr/2009/05/revolution-de-lenseignement-des-maths-en-seconde-des-2009/

Ecrit par : dugong | 13 mai 2009

Dobolino, les accords employés par Ailleurs laissent à penser qu'il s'agit d'un homme. Avec une mégadictée chaque semaine, il doit savoir s'accorder. Faisons-lui ce crédit.

Ecrit par : Marilyse | 13 mai 2009

Bizarre Marilyse, votre façon de bêler avec les moutons...
Il me souvient que vous avez été traîtée de la même façon lors de vos toute premières interventions sur ce blog.
J'avais trouvé cela fort injuste...

Ne faites pas aux autres ce que vous n'avez pas aimé qu'on vous fasse.

Ecrit par : Pike | 13 mai 2009

Eh, Dobolino, c'était ironique. Bon, ça n'a pas pas passé. Je ne dois pas être en forme cette aprèm ! Je me relève juste de ma sieste où effectivement j'ai compté les moutons ...

Oui, j'avais été traitée de mauvaise façon. C'est vrai. Mais je m'en moque au bout du compte. Tout cela passe et trépasse. Désolée d'avoir été mal comprise.

Ecrit par : Marilyse | 13 mai 2009

@ À propos d'Ailleurs,

Sur la point des pieds, dans un souffle, sans vouloir me mêler de rien : je trouve que l'on traite bien mal ce collègue. Qu'a-t-il dit ? Que dans son collège, cela ne marche pas si mal.
Tant mieux, non ?

Ecrit par : guy morel | 13 mai 2009

@ À propos d'Ailleurs,

Sur la point des pieds, dans un souffle, sans vouloir me mêler de rien : je trouve que l'on traite bien mal ce collègue. Qu'a-t-il dit ?

Ceci, dès son premier message :

"lire tous ces commentaires emprunts d'amertume, de mesquinerie et de mauvaise foi... "

Ecrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

@ À propos d'Ailleurs,

Sur la point des pieds, dans un souffle, sans vouloir me mêler de rien : je trouve que l'on traite bien mal ce collègue. Qu'a-t-il dit ? Que dans son collège, cela ne marche pas si mal.
Tant mieux, non ?

Ecrit par : guy morel | 13 mai 2009

Cela fait plaisir de lire enfin quelqu'un que exprime la même chose que soi!!!

Ecrit par : Pike | 13 mai 2009

Il se dit professeur de français. Il faut vraiment souhaiter que cela ne soit pas le cas.

Ecrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

Jérémy,

sinistre créature qui ne ressemble même à une expulsion de foufoune digne d'un soupçon d'intérêt, veule personnage dont les aboiements ressemblent plus aux tentatives pitoyables d'un chihuahua en manque d'affection pour attirer quelques pincées de nourriture, abyssale braillard informatique, je vous signale que les vecteurs ne sont plus au programme en 3e !

Si vous venez ici pour défouler, comme un certain nombre d'entre nous, ayez l'élémentaire courtoisie de vous renseigner afin de laisser planer le suspens et de ne pas passer immédiatement pour l'olibrius bouffon et inepte que vous êtes. Vous ne valez même pas la peine que je vous dise « Peuuhhhhh ».

Ecrit par : Le Pingouin | 13 mai 2009

Bizarre Marilyse, votre façon de bêler avec les moutons...
Il me souvient que vous avez été traîtée de la même façon lors de vos toute premières interventions sur ce blog.
J'avais trouvé cela fort injuste...

Ne faites pas aux autres ce que vous n'avez pas aimé qu'on vous fasse.

Ecrit par : Pike | 13 mai 2009

Eh, Dobolino, c'était ironique. Bon, ça n'a pas pas passé. Je ne dois pas être en forme cette aprèm ! Je me relève juste de ma sieste où effectivement j'ai compté les moutons ...

Oui, j'avais été traitée de mauvaise façon. C'est vrai. Mais je m'en moque au bout du compte. Tout cela passe et trépasse. Désolée d'avoir été mal comprise.

Ecrit par : Marilyse | 13 mai 2009

Dobolino n'avait rien à voir avec mon message...

Vous aviez été traîtée de mauvaise façon et vous vous en souvenez, donc vous avez été blessée...
Pourquoi faire subir le même sort à Ailleurs?

Ecrit par : Pike | 13 mai 2009

"Qu'a-t-il dit ? Que dans son collège, cela ne marche pas si mal."

Qu'il le clame dans Paris Match avec photos radieuses au milieu des pommiers en fleur : leur lectorat en raffole.

Je n'aime pas trop les écrans qui dégoulinent, ça m'oblige à l'essuyer alors que j'ai autre chose à faire.

Ecrit par : dugong | 13 mai 2009

@ À propos d'Ailleurs,

Sur la point des pieds, dans un souffle, sans vouloir me mêler de rien : je trouve que l'on traite bien mal ce collègue. Qu'a-t-il dit ?

Ceci, dès son premier message :

"lire tous ces commentaires emprunts d'amertume, de mesquinerie et de mauvaise foi... "
Ecrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009
C'est véniel. Et fatal, pour celui qui lit, le glissement de l'expression de la souffrance, à l'amertume, à la mesquinerie etc.
Je ne veux pas me répéter, mais la Plainte expose à ce genre de revers.

Ecrit par : guy morel | 13 mai 2009

Qu'a-t-il dit ? Que dans son collège, cela ne marche pas si mal.
Ecrit par : guy morel | 13 mai 2009

"je me suis aperçu que le petit Y. m'avait rendu une copie sans un seul alinéa et a fortiori paragraphe , que quand ce grand dadet de N. a fait une réflexion qui lui aurait mérité mon pied au cul, que quand les quatrièmes A ont fait preuve d'une inertie déconcertante face à l'analyse d'un poème que je vénère"

Vous trouvez que ça marche si bien que ça dans son collège?

Non, il a simplement dit qu'il connaît des moments de bonheur avec ses élèves. Ce qui n'est pas la même chose;

Ecrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

Pike a écrit : "Bizarre Marilyse, votre façon de bêler avec les moutons...
Il me souvient que vous avez été traîtée de la même façon lors de vos toute premières interventions sur ce blog."

Vous avez vraiment des stratégies de collègien pour tenter de semer la zizanie.

Marilyse en avait pris plein la tronche à l'époque car elle disait alors très sérieusement beaucoup de conneries.

Personnellement, j'en dis beaucoup plus mais je m'astreins à y mettre la forme.

Faites comme les uatres collégiens : allez vous tirer la nouille sur un site adéquat.

Ecrit par : dugong | 13 mai 2009

autres...

Ecrit par : dugong | 13 mai 2009

"Qu'a-t-il dit ? Que dans son collège, cela ne marche pas si mal."

Qu'il le clame dans Paris Match avec photos radieuses au milieu des pommiers en fleur : leur lectorat en raffole.

Je n'aime pas trop les écrans qui dégoulinent, ça m'oblige à l'essuyer alors que j'ai autre chose à faire.
Ecrit par : dugong | 13 mai 2009
Il y a des tas de lecteurs de Paris-Match, Dugong. Et j'ai dit plus haut qu'il ne fallait pas sous-estimer l'habileté politique qui est derrière la promotion de Sébastien Clerc.

Ecrit par : guy morel | 13 mai 2009

Bien évidemment, personne ne lui reproche d'être heureux dans son travail. Je nage moi-même en ce moment dans le bonheur, avec mes classes - quelle tristesse, me voilà déjà en vacances! - et dans ma vie sentimentale et sexuelle aussi, c'est super pas vrai? Mais bon je comprends que tout le monde s'en foute ici, et même que ça finirait par en agacer certains si je continuais sur ce mode.

Ecrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

Maréville, Cadichon, à Laxou!
Méréville, c'est la Maison Carrée, un resto au bord de l'eau où l'on guinchait quand on était étudiant. Il y avait aussi "le Rêve", rue de Metz, et d'autres encore!


Ailleurs, sans vous vexer, vous confondez "emprunt" et empreint", et on écrit un dadais!

Ecrit par : retraitée | 13 mai 2009

Vous trouvez que ça marche si bien que ça dans son collège?

Non, il a simplement dit qu'il connaît des moments de bonheur avec ses élèves. Ce qui n'est pas la même chose;
Ecrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009
Je vous l'accorde volontiers. D'autant plus que les programmes étant ce qu'ils sont, je doute fort que l'essentiel marche mieux qu'ailleurs. Quant au bonheur...c'est selon chacun.

Ecrit par : guy morel | 13 mai 2009

Ailleurs, sans vous vexer, vous confondez "emprunt" et empreint", et on écrit un dadais!

Ecrit par : retraitée | 13 mai 2009

C'est pour cette raison qu'il faut souhaiter qu'il ne soit pas professeur de français.

Ecrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

TotoWeininger, regardons la réalité en face! Par les temps qui courent, connaître quelques moments de satisfaction professionnelle avec ses élèves n'est déja pas si mal. Je ne me serais pas exprimé ainsi il y a quelques années, mais l'expérience m'a rendu modeste dans mes objectifs. Je déplore comme tout le monde ou preque ici la baisse du niveau, le manque de motivation des élèves, les coups fourrés de l'administration. Je n'ai pas renoncé à me battre pour que les gamins apprennent quelque chose, seulement je n'ai nulle envie de finir dépressif voire suicidaire et j'ai compris très vite que se rendre responsable de tous les maux de la société française était le meilleur moyen pour s'orienter vers ce chemin de croix. Je prône donc une implication maximale des enseignants pour la réussite des élèves, mais il faut aussi savoir se déculpabiliser, si cela venait à ne pas fonctionner.

Ecrit par : alain | 13 mai 2009

Ailleurs, vous pensez sérieusement que les vecteurs s'étudient en cours de français?????
Quand à vos réflexions sur "l'amas de connaissances stériles et putrides", elles jettent un éclairage inquiétant sur votre conception de la culture. Où est votre revolver? o)))

Ecrit par : Sylvie Huguet | 13 mai 2009

Je constate simplement que le nouveau venu "Ailleurs" a été accueilli comme tous les nouveaux venus lorsqu'ils font entendre une musique différente. Jérémy en chef de meute hystérique, suivi de quelques autres chiens de garde bien dressés et obéïssants et on sonne l'hallali ! Mais regardez-vous, c'est pathétique !

Ecrit par : zizanie | 13 mai 2009

Si ça continue, il va falloir envisager l'ouverture d'un site Point de Vue et Images du Moloch.

Avec des tas de choses jolies partout.

Et un éditorial quotidien de Sébastien Clerc.

Il finira bonimenteur chez Glandemol, celui-là.

Ecrit par : dugong | 13 mai 2009

Ailleurs, si vous voulez être accepté, entraînez-vous à psalmodier cet appel à la prière : "Jérémy est grand (e), Christophe est très grand et JPB est leur prophète ! "

Ecrit par : zizanie | 13 mai 2009

Je constate simplement que le nouveau venu "Ailleurs" a été accueilli comme tous les nouveaux venus lorsqu'ils font entendre une musique différente. Jérémy en chef de meute hystérique, suivi de quelques autres chiens de garde bien dressés et obéïssants et on sonne l'hallali ! Mais regardez-vous, c'est pathétique !

Ecrit par : zizanie | 13 mai 2009

Oui...

Ecrit par : Pike | 13 mai 2009

Ce que dit zizanie (je ne ferai nul commentaire) est totalement fondé et vrai. méfiance les enfants, le bizutage est interdit par la Loi tout de même. Un peu de chatité laïque enfin quoi bon merde...

Ecrit par : Le Pingouin | 13 mai 2009

Ailleurs, si vous voulez être accepté, entraînez-vous à psalmodier cet appel à la prière : "Jérémy est grand (e), Christophe est très grand et JPB est leur prophète ! "

Ecrit par : zizanie | 13 mai 2009

JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand.

Jérémy est. Et c'est déjà trop.

Ecrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

C'est véniel. Et fatal, pour celui qui lit, le glissement de l'expression de la souffrance, à l'amertume, à la mesquinerie etc.
Je ne veux pas me répéter, mais la Plainte expose à ce genre de revers.

Ecrit par : guy morel | 13 mai 2009

L'expression de la souffrance, telle qu'on la trouve, par exemple, dans les deux ou trois messages trouvés sur des forum d'enseignants TZR, que j'ai copiés ici-même hier et que je vous invite à relire, ne relèvent pas de la plainte, ou tout au moins ne s'y réduisent pas. Ce que l'on y lit, c'est la production administrative de situations inhumaines.

La lecture de ces témoignages ne me rend pas amer. J'y vois simplement la confirmation éclatante que "l'Etat est le plus froid de tous les monstres froids".

Ecrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand, JPB est très très grand.

Jérémy est. Et c'est déjà trop.

Ecrit par : Ailleurs | 13 mai 2009

On comprend de mieux en mieux pourquoi Ailleurs est heureux avec ses collégiens...

Ecrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

@ Toto

C clui kidikiyé

Ecrit par : ailleurs | 13 mai 2009

Puisqu'on m'y pousse, je tiens absolument à préciser et pour rappeler les heures les plus sombres de l'histoire du blog et de la bête immonde, que les nazillons du blog (ouais, je dénonce !) sont par ordre de nocivité : Sibille, occupé ailleurs aujourd'hui (sinon, il aurait ajouté sa pierre à la lapidation), Jérémy, et dobolino. Les autres ne sont que des suivistes soucieux de garder leur place dans le temple.

Ecrit par : zizanie | 13 mai 2009

(je ne ferai nul commentaire)

Ecrit par : Le Pingouin | 13 mai 2009

Au lieu de réciter leurs litanies, certains feraient mieux de respecter ce commandement

Ecrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

Le Figaro titre : "Huppert : «Je ne fixerai pas de ligne comme Sean Penn»"

De quoi mettre le feu aux poudres à Cannes : les festivaliers réduits à la pêche à la ligne pour survivre.

Ecrit par : dugong | 13 mai 2009

Au lieu de réciter leurs litanies, certains feraient mieux de respecter ce commandement

Ecrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

Charité bien ordonnée commence par soi-même...

Ecrit par : zizanie | 13 mai 2009

(je ne ferai nul commentaire)

Ecrit par : Le Pingouin | 13 mai 2009

Au lieu de réciter leurs litanies, certains feraient mieux de respecter ce commandement

Ecrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

C'est quoi le truc là déjà ? "Charité bien.. euh.. ordonnée..ah flûte alors... commence... par...". Non, ça ne me revient pas, désolé.

Ecrit par : ailleurs | 13 mai 2009

Je suis partout a parlé :

http://im.quirao2.com/qimage/p/moy300/p18/detritus-resine-12-leblon-delienne.jpg

Ecrit par : catmano | 13 mai 2009

On va dire que le premier post d’Ailleurs était maladroit. J’ai personnellement passé une journée de m…(à tel point que je me demande si je vais y retourner demain) et il m’a fait l’effet d’un valide en train de danser devant en lui disant : « regardez comme c’est agréable ! » Pour le reste, s’il est heureux en collège c’est son droit.
Mais enfin, comme le soulignait TotoWeininger, c’est être dans l’erreur que de croire que tout ça est une affaire de personne ,d’individualité( « c’est une affaire d’état d’esprit » « je suis heureux et vous êtes de vieux grincheux ») : tout est planifié , l’état du collège comme de ceux qui y exercent.

PS : vous êtes partis pour combien de jours de trollage et de pseudos multiples ? : - )

PPS : heureusement que Robin a sauvé l’honneur du blog en reconnaissant la citation de Marx. : -)

Ecrit par : uncertain | 13 mai 2009

en train de danser devant un infirme

Ecrit par : uncertain | 13 mai 2009

Tant pis... je le dis : je préfère encore danser devant un infirme que l'accabler avec mes propres maux, voire lui faire un peu plus mal.
C'est nul ? Possible oui. Mais bon, étant donné que personne ne lui prodigue de soins à notre infirme, autant essayer de le faire sourire un peu.

(Oh oui... encore un raisonnement simpliste. C'est qu'il faut satisfaire son public aussi.)

Ecrit par : ailleurs | 13 mai 2009

"la citation de Marx."

Ecrit par : uncertain | 13 mai 2009

Comment osez-vous encore faire allusion à ces choses stériles et putrides...:-)

Bon courage pour demain. Si vous y retournez:-)

Ecrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

L'expression de la souffrance, telle qu'on la trouve, par exemple, dans les deux ou trois messages trouvés sur des forum d'enseignants TZR, que j'ai copiés ici-même hier et que je vous invite à relire, ne relèvent pas de la plainte, ou tout au moins ne s'y réduisent pas. Ce que l'on y lit, c'est la production administrative de situations inhumaines.

La lecture de ces témoignages ne me rend pas amer. J'y vois simplement la confirmation éclatante que "l'Etat est le plus froid de tous les monstres froids".
Ecrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009
Nous ne sommes pas loin d'être d'accord - je n'ai pas besoin de relire. Ce que j'appelle la Plainte, c'est le fait de transformer ces témoignages en discours plaintif.
Bien à vous.

Ecrit par : guy morel | 13 mai 2009

Concernant la réaction de mes collègues, je suis encore dans le flou. L'utilisation de ce logiciel étant toute récente, j'imagine que beaucoup de collègues ne s'en sont pas encore aperçu. Toutefois, je suis assez inquiet dans la mesure où les quelques collègues auxquels j'en ai parlé ne se sont guère offusqué.

Ecrit par : alain | 13 mai 2009

Peut-être aurez-vous l'occasion de nous en reparler ultérieurement. Il est toujours intéressant d'observer comment les gens se laissent peu à peu déposséder de leurs prérogatives. Un petit peu par ci, un petit peu par là et, de fil en aiguille... Toute pratique particulière tend à évoluer en système. Or, celle que vous évoquez est loin d'être anodine car il semblerait que, de note attestant d'un niveau de connaissances dans un domaine donné, la moyenne devient ici un instrument de communication. Et ça, c'est de la politique, mais pas des meilleures. Car cette politique-là, nous la connaissons bien : c'est celle du maquillage et du mensonge, de l'incurie et de la démission.
Il y a pourtant une logique dans la chose : le renonciation à l'instruction allait forcément entraîner la relativisation des notes. Si donc vos collègues ne s'en offusquent pas plus que cela, on se demande alors de quoi ces gens-là sont vraiment avisés.

Ecrit par : Magister | 13 mai 2009

Une bonne nouvelle : "le résultat du groupe TF1 en chute libre au premier trimestre"

Ca nous pemettra de voir jusqu'où ils sont capables de descendre pour racoler les morceaux épars.

Ecrit par : dugong | 13 mai 2009

Ca faisait longtemps que Cedelle ne nous avait pas fait un publi reportage dans son journal de déférence.

Il s'est rattrapé :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/05/13/a-paris-les-futurs-professeurs-ne-desarment-pas_1192468_3224.html#ens_id=1183758

Ecrit par : dugong | 13 mai 2009

Une bonne nouvelle : "le résultat du groupe TF1 en chute libre au premier trimestre"

Ca nous pemettra de voir jusqu'où ils sont capables de descendre pour racoler les morceaux épars.

Ecrit par : dugong | 13 mai 2009

Bonne nouvelle, en effet. Cela signifierait-il que le téléspectateur moyen a évolué... Ne doutons point de TF1 pour la suite : le fond étant déjà atteint, la chaîne continuera de creuser.

Ecrit par : Magister | 13 mai 2009

Je viens de lire le publi reportage de Cedelle mis en lien par dugong. On dirait un article TP pondu par un étudiant en journalisme, histoire de se faire la plume, un peu dans le genre "la culture du chou en Anjou en ces temps de crise"...

Ecrit par : Magister | 13 mai 2009

@TotoWeininger Merci.

@ Ailleurs : Et si l’infirme enrage en voyant le danseur ? et si le danseur a l’air plus goguenard que distrayant ?
Comme je l’ai dit, je ne vous jette pas la pierre mais l’E.N. est un corps avant d’être une somme d’individus.
Par ailleurs, je ne vous accuse pas d’avoir un « raisonnement simpliste » mais si tout cela se ramène à une histoire de « pensée positive » , c’est un peu court. Comme le rappelait Robin : on peut être heureux ET lucide.
Ce qui tue le prof, et on l’a dit cent fois, c’est de lui faire croire qu’il est le seul responsable de SON malheur.
Il y a quelques années le proviseur me convoque après plusieurs rapports de comportement . Je pense qu’il veut me parler de ma classe . Non, c’est de moi qu’il veut parler . Je ne contrôle plus rien ! Parlons-en de ma classe. Dans le lot :
-Une ancienne d’Itep
- un gros déscolarisé
-une gamine qui a atterri cette année-là en pédopsy
-un autre , interné l’année suivante pour crise de violence et schizophrénie
-+ 2 handicapés qui étaient là pour faire le nombre.
En gros, la cour des miracles. Dans ces cas-là, c’est moi le grincheux ou c’est l’institution qui déconne en me fourguant des gamins qui demanderaient plutôt un éduc spé ?

Ecrit par : uncertain | 13 mai 2009

(léger) hors-sujet.
Pour s'informer du projet de réforme du programme de seconde en mathématiques, je vous conseille vivement ce blog :
http://epreuvepratiquemath.blogspot.com/

Ecrit par : machintruc | 13 mai 2009

Ce qui tue le prof, et on l’a dit cent fois, c’est de lui faire croire qu’il est le seul responsable de SON malheur.

Ecrit par : uncertain | 13 mai 2009

Bien résumé et jamais assez répété. Le pédagogisme a aplani cette voie-là, notamment au travers du fameux "l'école est son propre recours" et le "il n'y a pas d'élèves à problème mais seulement des pédagogies inadaptatées".

Ecrit par : Magister | 13 mai 2009

PS : vous êtes partis pour combien de jours de trollage et de pseudos multiples ? : - )



Ecrit par : uncertain | 13 mai 2009




De passage sur ce blog, je constate que LA pratique est toujours le même.
L'attaque gratuite qui consiste à considérer les nouveaux pseudos comme des "trolls" me semble vraiment RIDICULE et pas très honnête (surtout dans un blog où l'on se signe "dugong", "uncertain", "dobolino" et "j'en passe"...)

Ecrit par : ligue pour le droit au pseudo à la con | 13 mai 2009

C'est un troll, un imbécile ou les deux. Il ne SAIT pas ce que sont les vecteurs. C'est actuellement au programme de troisième.

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2009

Non, Jeremy ! Les vecteurs en troisième, c'est fini ...
"Capri, c'est fini ! et dire que c'était le temps de mon premier amour !"
"les loups ont entrés dans Paris " Jeremy, et depuis belle lurette, et ils ont encore faim !
Et je vous jure qu'ils font gras !
Mon frangin, bac 71, a commencé l'étude des vecteurs en quatrième, moi, bac 76, en troisième. Ça a perduré un moment, les loups n'ayant pas vu ce gras morceau, mais ... C'est fini ! Ils l'ont croqué, à grands bruits de mâchoires, tout en cherchant désespérément des vocations scientifiques avec la main à la pâte.
Si on nous prend pour des cons, c'est bien qu'on doit l'être , non ?

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

Dobolino, sans doute cette navrante conséquence du mélange de deux gamètes que l'on nomme Jérémy avait-elle vu que je lui avais déjà signalé la disparition des vecteurs en 3° . Tout cela avec la délicatesse infinie qui me caractérise et dont je suis si fier (bien que je me sois trouvé en petite forme sur ce coup là).

Ecrit par : Le Pingouin | 13 mai 2009

Bonsoir à toutes et à tous…
J'étais absent depuis hier : parti à Tours rendre les copies de CAPES — je rentre à l'instant.
Pour m'apercevoir que ça a drôlement trollé, sur le blog…

Bon. Résumons (l'épreuve du CAPES, c'était celle de grammaire — questions et stylistique à propos d'un texte de Saint-Simon — et non St-Simon comme l'ont écrit 60% des candidats…)…
- "momentanés" est, pour 10% des candidats, le participe passé d'un verbe non identifié (je momentane ?).
- "politiques" est formé sur la racine grecque "poly", qui veut dire "plusieurs", parce que la politique, ça rassemble les gens (5%) ;
- dans la formuilation "ils se sentent visés", "visés" est adjectif attribut du COD "se" ;
- "ils avaient un maintien chagrin" : l'adjectif "maintien" qualifie le substantif "chagrin" ;
- Les Mémoires de Saint-Simon" sont une œuvre publiée en 1983 par Yves Coirault (le responsable de l'édition de la Pléiade, pour ceux qui ne savent pas) ; d'ailleurs, Saint-Simon a été fortement influencé, dans son écriture des Mémoires, par les Confessions de Jean-Jacques Rousseau…

J'en passe…

Je rappelle que ces jeunes gens ont au moins une Licence, et, dans leur majorité, un Master (déjà).
Quant à la jugeote, ce n'est malheureusement pas un diplôme universitaire…
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 mai 2009

Les vecteurs en troisième, ça doit être "traumatisant", comme la soustraction pour les six-sept ans ?
Se projeter, à quatorze ans, c'est vachement traumatisant ! Autant que soustraire à sept ans !

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

Si on nous prend pour des cons, c'est bien qu'on doit l'être , non ?

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

Quelle lucidité ! Poursuivez vos efforts !

Ecrit par : zizanie | 13 mai 2009

De passage sur ce blog, je constate que LA pratique est toujours le même.
L'attaque gratuite qui consiste à considérer les nouveaux pseudos comme des "trolls" me semble vraiment RIDICULE et pas très honnête (surtout dans un blog où l'on se signe "dugong", "uncertain", "dobolino" et "j'en passe"...)

Ecrit par : ligue pour le droit au pseudo à la con | 13 mai 2009
1) Vous avez remarqué, j’espère, que je plaisante , qu’il y a de l’humour , de l’ironie , et pas seulement contre les autres Je m’amuse aussi un peu des habitudes de ce blog qui au moindre post incongru repart pour une semaine de querelles où reparaissent toutes les vieilles rancœurs.
2) Vous savez bien que chaque fois qu’il y a un échange un peu musclé sur ce blog apparaissent, comme par magie , des tas de nouveaux pseudos. Et vous connaissez assez Internet pour savoir que dans le tas il y en a des vrais et d’autres qui sont des pseudos secondaires ou des multi-pseudos.
3) Comme vous, je réclame le droit au pseudo à la con.

Ecrit par : uncertain | 13 mai 2009

Je rappelle que ces jeunes gens ont au moins une Licence, et, dans leur majorité, un Master (déjà).
Quant à la jugeote, ce n'est malheureusement pas un diplôme universitaire…
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 mai 2009

Vous remontez le moral de mon abruti de fils ! Ce qui lui plait le plus, c'est Saint-Simon inspiré par Jean-Jacques Rousseau. Ça lui donne envie de d'écrire au bac que Le Guépard de Lampedusa est inspiré par le film de Visconti ou Les Liaisons dangereuses par Brighelli !!!

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

à machintruc,

J'ai posté sur le blog que vous avez signalé.

https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6422826109386293737&postID=9010764678982938229&page=1

J'ai utilisé mon pseudo à la con auquel je tiens.

Ecrit par : dugong | 13 mai 2009

(bien que je me sois trouvé en petite forme sur ce coup là).

Ecrit par : Le Pingouin | 13 mai 2009

Non, non, relisez-vous, c'est gratuit:

"Jérémy,

sinistre créature qui ne ressemble même à une expulsion de foufoune digne d'un soupçon d'intérêt, veule personnage dont les aboiements ressemblent plus aux tentatives pitoyables d'un chihuahua en manque d'affection pour attirer quelques pincées de nourriture, abyssale braillard informatique"

Je vous assure que l'on ne vous avait jamais vu aussi brillant sur ce blog.

Ecrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

1) Vous avez remarqué, j’espère, que je plaisante , qu’il y a de l’humour , de l’ironie , et pas seulement contre les autres Je m’amuse aussi un peu des habitudes de ce blog qui au moindre post incongru repart pour une semaine de querelles où reparaissent toutes les vieilles rancœurs.


Ecrit par : uncertain | 13 mai 2009

Chiche qu'on repart sur la menace islamique ? Pour rire !
Montjoie, Saint Denis ! Amélie, haut les cœurs !

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

Je rappelle que ces jeunes gens ont au moins une Licence, et, dans leur majorité, un Master (déjà).

Ecrit par : brighelli | 13 mai 2009

Vous savez bien que l'année de stage en IUFM est là pour transformer ces brèles en génie.

Ecrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

Saint-Simon écrivait à la diable, paraît-il.

Encore un qui n'a pas été canonisé à cause de ses écrits.

Ecrit par : dugong | 13 mai 2009

Vous me flattez TotoWeininger ! Mon vénérable père m'ayant toujours poussé à me dépasser, j'envisage de quitter le stade du doux petit caniche pour, tel une nymphe papillonante, me transformer en pitt-bull sujet à des désagréments intestinaux.

Ecrit par : Le Pingouin | 13 mai 2009

à dugong,

lu et approuvé.

Ecrit par : machintruc | 13 mai 2009

un vieil article, toujours d'actualité, histoire de ne pas se coucher idiot
http://www.monde-diplomatique.fr/2001/11/DUFOUR/15871

Ecrit par : retraitée | 13 mai 2009

Si on nous prend pour des cons, c'est bien qu'on doit l'être , non ?

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

Quelle lucidité ! Poursuivez vos efforts !

Ecrit par : zizanie | 13 mai 2009

Ah ! Je fais ce que je peux! C'est un peu dur car j'ai reçu une éducation classique et suis plutôt réactionnaire. Dans dix à quinze ans, je pense être au top ! J'espère qu'il y aura encore des médecins pour soigner mon cancer et des citoyens pour défendre les droits civiques des mourantes non voilées.

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

Comme disait Elsa Triolet, citée par l’auteur (pas de féminin, s’il vous plaît !),
http://www.youtube.com/watch?v=hYh4uvq2-v8&feature=related

c'est tout.

Ecrit par : Lise Berger | 13 mai 2009

Recentrons le débat !

Le corps enseignant est en souffrance ! Il faut le faire savoir à l'Etat sans pour autant se plaindre. La Plainte est dangereuse, Guy Morel nous l'a démontré.
J'ai sérieusement réfléchie cette nuit à la solution adéquate et pense avoir trouvé une possibilité assez élégante.
Collectivement, mais à titre individuel, vous allez tous chez le médecin ou le psychiatre (à votre choix) vous plaindre de maux divers et variés, en rapport avec le burn out.
Mal de dos: arrêt de travail, scanner, kiné, cure thermale, médocs en tout genre (vous ne les avalez pas ! vous vous contentez de faire exécuter les ordonnances !)
Colite spasmodique: arrêt de travail, ordonnances (ne pas avaler !), coloscopie, scanner, IRM
Pulsions suicidaires: psychiatre (choisissez en qui soit conventionné !) une fois par semaine, ordonnances (ne pas avaler !), arrêt de travail
Pulsions meurtrières: idem

A l'avenant selon votre imagination, mais intégralement remboursés par votre caisse d'assurance maladie et votre mutuelle. Pas question de faire du bénévolat en crachant au bassinet !

Quand vous aurez atteint des records d'arrêt de travail et coulé votre caisse d'assurance maladie et la MGEN, vous ferez la Une du vingt heures de TF1. Faites en sorte que ce ne soit pas Philippe Mérieu qui soit interrogé.

NB: Fondamental ! Il faut que les seuls enseignants valides, ingambes, frais et roses, soient les professeurs de Classes Préparatoires, par raison démonstrative.

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

A l'avenant selon votre imagination, mais intégralement remboursés par votre caisse d'assurance maladie et votre mutuelle. Pas question de faire du bénévolat en crachant au bassinet !

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

Inventez-vous toutes les pathologies indiagnosticables et évitez celles qui bénéficient de signes organiques indéniables. Vous devez rouver votre bonheur sur internet en écrivant, sur votre moteur de recherche, "burn out", "épuisement compassionnel", "surmenage" ...

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

Quand je fais des propositions constructives, il m'agréerait qu'on en tienne compte !
Ça sert à quoi que je me tue à réfléchir sur l'égoïsme matérialiste ?

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

NB: Fondamental ! Il faut que les seuls enseignants valides, ingambes, frais et roses, soient les professeurs de Classes Préparatoires, par raison démonstrative.

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009
S'ils sont en sus correcteurs du CAPES, ils ont bien sûr parfaitement le droit d'être malades, les pauvres bougres !

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

http://www.cndp.fr/archivage/valid/72765/72765-11336-14412.pdf

tous les professeurs en sciences de l'éducation ne sont pas des mériols

Ecrit par : retraitée | 13 mai 2009

"J'ai sérieusement réfléchie "

Après ça, on devrait s'offrir (saint fligé?) une bonne semaine de fermetagueule.

Mais jeune croit pas con nan soi pas cable sur ce blog.

Aude Mélisse

Ecrit par : Saratoga | 13 mai 2009

http://www.youtube.com/watch?v=m_2VYkgb9uc&feature=related


Et si l'on essayait de résoudre les problèmes dès leur origine?

Ecrit par : Maminou | 13 mai 2009

J'ai sérieusement réfléchie "

Après ça, on devrait s'offrir (saint fligé?) une bonne semaine de fermetagueule.

Mais jeune croit pas con nan soi pas cable sur ce blog.

Aude Mélisse

Ecrit par : Saratoga | 13 mai 2009

Ah ! Ouais ! C'est très vilain, Maîtresse ! Aurai-je droit à ma correction ? J'en rêve ! Ma maîtresses de CP tapait dur mais ma sagesse et mon travail sérieux m'ont privée de ses corrections publiques. Il m'en est resté un petit côté SM frustré ! Sauvez-moi !

Ecrit par : dobolino | 13 mai 2009

http://www.youtube.com/watch?v=m_2VYkgb9uc&feature=related


Et si l'on essayait de résoudre les problèmes dès leur origine?

Ecrit par : Maminou | 13 mai 2009

Merci Maminou ! J'avais vraiment besoin de rire !

Ecrit par : catmano | 13 mai 2009

Bonsoir à toutes et à tous…
J'étais absent depuis hier : parti à Tours rendre les copies de CAPES — je rentre à l'instant.
Pour m'apercevoir que ça a drôlement trollé, sur le blog…

Bon. Résumons (l'épreuve du CAPES, c'était celle de grammaire — questions et stylistique à propos d'un texte de Saint-Simon — et non St-Simon comme l'ont écrit 60% des candidats…)…
- "momentanés" est, pour 10% des candidats, le participe passé d'un verbe non identifié (je momentane ?).
- "politiques" est formé sur la racine grecque "poly", qui veut dire "plusieurs", parce que la politique, ça rassemble les gens (5%) ;
- dans la formuilation "ils se sentent visés", "visés" est adjectif attribut du COD "se" ;
- "ils avaient un maintien chagrin" : l'adjectif "maintien" qualifie le substantif "chagrin" ;
- Les Mémoires de Saint-Simon" sont une œuvre publiée en 1983 par Yves Coirault (le responsable de l'édition de la Pléiade, pour ceux qui ne savent pas) ; d'ailleurs, Saint-Simon a été fortement influencé, dans son écriture des Mémoires, par les Confessions de Jean-Jacques Rousseau…

J'en passe…

Je rappelle que ces jeunes gens ont au moins une Licence, et, dans leur majorité, un Master (déjà).

écrit JPB

De quoi se plaint-on avec nos élèves ? C'est affligeant.

Ecrit par : Marilyse | 13 mai 2009

PPS : heureusement que Robin a sauvé l’honneur du blog en reconnaissant la citation de Marx. : -)

Ecrit par : uncertain | 13 mai 2009

J'ai fait ma philo après mai 68 à Nanterre puis à la Sorbonne et j'ai eu droit à des injections massives de marxisme.

Je connais assez bien Marx, Lénine (ses commentaires sur la dialectique de Hegel étudiés en Hypokhâgne, sont hilarants du genre : "très juste !" "magnifique !", "j'aurais pu le dire" ;-))), Engels, Feuerbach, un peu Gramsci aussi qui me semblait le plus intéressant à cause de sa réflexion sur la culture et l'éducation...Louis Althusser et Etienne Balibar, les commentateurs de Marx étaient en pleine gloire.

Quelle drôle d'époque, quand même. Heureusement qu'il y avait aussi Lévinas et Jankélévitch !

Je n'ai donc pas trop de mérite à avoir tout de suite reconnu la phrase citée par notre ami Guy Morel. Elle est extraite du Manifeste du Parti communiste, écrit en collaboration avec F. Engels en 1848.

"La bourgeoisie, là où elle est arrivée au pouvoir, a détruit tous les rapports féodaux, patriarcaux, idylliques. Elle a déchiré sans pitié la multiplicité colorée des liens féodaux qui attachaient l'homme à ses supérieurs naturels, et elle n'a laissé subsister d'autre lien entre l'homme et l'homme que l'intérêt nu, que le froid "argent comptant". Elle a noyé sans les eaux glacés du calcul égoïste les frissons sacrés de la piété exaltée, de l'enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité de la petite bourgeoisie. Elle a réduit la dignité personnelle à la valeur d'échange, et, à la place des innombrables libertés, reconnues par écrit et chèrement acquises, elle a mis la liberté unique et indifférente du commerce. Elle a, en un mot, remplacé l'exploitation déguisée sous des illusions religieuses et politiques par l'exploitation ouverte, cynique, directe, brutale."

Karl Marx et Friedrich Engels, Manifeste du Parti Communiste, 1848)

Marx voyait dans la Révolution française (celle de 89, pas de 48), une victoire de la bourgeoisie et de ses valeurs (cf. aussi le Programme de Gotha)

On peut penser ce que l'on veut de Marx et du marxisme, en particulier du marxisme "réel", mais cet extrait du Manifeste ne manque pas de pertinence. La métaphore "Les eaux glacées du calcul égoïste" est assez belle.

Ecrit par : Robin | 13 mai 2009

Je hais la machine éducation nationale: minuscules volontaires.
J'étais pleine d'optimisme et de volonté de bien faire, et tout cela a laissé place chez moi à un volcan de haine et de dégoût.
Arrivée dans cette machine à broyer élèves et professeurs, je me suis vite rendu compte qu'enseigner une langue étrangère à des morveux incapables d'utiliser leur langue maternelle correctement était une douce utopie.
Je n'en peux plus des sixièmes pas fichus d'apprendre huit noms de couleurs, des cinquiemes qui n'ont pas appris les 5 verbes irréguliers qu'ils avaient à apprendre avec le généreux délai d'une semaine, des quatriemes aussi muets qu'un Bernardo que j'interroge sur leurs goûts vestimentaires en anglais (parce qu'après tout, ces ptits cons sont AU CENTRE DE L'APPRENTISSAGE) en ne récoltant que des sourires narquois, marre aussi des troisiemes qui ne pensent qu'à se mirer dans leur glace pour les filles style pétasses de clip de rap, ou à devenir Zidane ou des catcheures en Amérique pour les garçons.
JE LES HAIS et JE ME HAIS DE M'ETRE AINSI ENTERREE VIVANTE!
Chaque jour au collège, chaque heure de cours est une lutte.
Je n'y arrive plus et je pense au pire. J'ai même pensé à me suicider dans ma salle de classe en plein cours.
Mes proches ne me reconnaissent plus.
De vivante et dynamique , je suis passée à prof, donc aigrie.
Comment se sortir de là? Y a-t-il des voies de secours, des postes adaptés? On ne sait même pas où trouver l'information danc cette Grande-Muette-Autiste-Aveugle!
HELP!

Ecrit par : camelia | 13 mai 2009

"Puisqu'on m'y pousse, je tiens absolument à préciser et pour rappeler les heures les plus sombres de l'histoire du blog et de la bête immonde, que les nazillons du blog (ouais, je dénonce !) sont par ordre de nocivité : Sibille, occupé ailleurs aujourd'hui (sinon, il aurait ajouté sa pierre à la lapidation), Jérémy, et dobolino. Les autres ne sont que des suivistes soucieux de garder leur place dans le temple."

Ecrit par : zizanie | 13 mai 2009

Ta gueule, connasse!!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mai 2009

Mais inutile, je pense, de préciser que le "marxisme réel" me fait horreur.

Ecrit par : Robin | 13 mai 2009

JPB,

avez-vous pensé aux charognards assoiffés de médisances que nous sommes (en tout cas, moi), en nous préparant un petit florilège des perles que vous avez certainement lues dans les copies de CAPES que même l'esprit torturé d'une crevette dépressive scolarisée au CP n'aurait pu concevoir ? Tout cela, évidemment, dans le but de poursuivre la thérapie anti burn-out en nous fendant bien la poire face à tant de stupidité.

Ecrit par : Le Pingouin | 13 mai 2009

Je rappelle que ces jeunes gens ont au moins une Licence, et, dans leur majorité, un Master (déjà).

écrit JPB

Soit ils ont trouvé leurs diplômes dans une boîte Bonux, soit les diplômes décernés par les instances habilitées sont en carton-pâte. Encore une bonne fournée de borgnes qui guideront des aveugles !

Ecrit par : Magister | 13 mai 2009

"On ne sait même pas où trouver l'information danc cette Grande-Muette-Autiste-Aveugle!
HELP!
Ecrit par : camelia | 13 mai 2009 "

L'information est là : www.neoprofs.org

Avec 1900 professeurs inscrits, l'information circule et l'échange fonctionne.

Ecrit par : Neoprofs | 13 mai 2009

C'est qui les débiles qui s'en prennent à moi ?

Bon, il y a Amélie dans le lot, mais les deux ou trois autres, doukipudonktan ?

On me traite de nazillon, de sinistre créature et d'abyssal braillard...

C'est quoi le but, exactement, à part l'insulte gratuite ?

Christophe, quand on vous traite de nazillon avec votre vrai nom, je ne sais pas comment vous faites pour vous retenir de porter plainte aussitôt.

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2009

De vivante et dynamique , je suis passée à prof, donc aigrie.
Comment se sortir de là? Y a-t-il des voies de secours, des postes adaptés? On ne sait même pas où trouver l'information danc cette Grande-Muette-Autiste-Aveugle!
HELP!

Ecrit par : camelia | 13 mai 2009

Je peux vous dire, par expérience personnelle que les possibilités de reconversion au sein du système sont aléatoires, à moins que vous ne soyez intéressée par des fonctions d'inspectrice ou de personnel de direction.

En 2002, alors que j'étais au bout du rouleau, je suis allé voir le médecin conseiller technique du recteur et je me suis fait arrêter (congé maladie, puis réadaptation à l'inspection académique et l'année dernière en collège, mais pas avec des classes entières).

Il paraît qu'il y a maintenant des DRH (directeurs des ressources humaines) rattachés aux rectorats, mais je n'en entend pas dire beaucoup de bien.

En ce qui me concerne, j'ai repris cette année en collège après 6 ans d'interruption et, je n'ai pas honte de le dire, je tiens grâce aux médicaments et à une psychothérapie de soutien.

Il faut que vous puissiez parler des problèmes que vous rencontrez (et que nous rencontrons presque tous à des degrés divers) avec une personne compétente, "neutre", extérieure au système et qui ne soit pas un proche.

Ecrit par : Robin | 13 mai 2009

"... Elle a, en un mot (la bourgeoisie), remplacé l'exploitation déguisée sous des illusions religieuses et politiques par l'exploitation ouverte, cynique, directe, brutale."

Marx et Engels, cités par Robin

Cette bourgeoisie-là est désormais, sinon tout à fait déchue, du moins moribonde ou encanaillée. Aujourd'hui, la cohue mystificatrice des tout-venant au pouvoir et aux affaires semble vouloir renouer avec le déguisement, habilement tissé par la com' et avec force novlangue. Décidément, on ne refait pas les hommes !

Ecrit par : Magister | 13 mai 2009

Brighelli, vos perles sont savoureuses...et affligeantes. Dobolino et Yann ont-ils déjà soigné des chiens poly-tiques?

Ecrit par : Cunégonde | 13 mai 2009

"... Elle a, en un mot (la bourgeoisie), remplacé l'exploitation déguisée sous des illusions religieuses et politiques par l'exploitation ouverte, cynique, directe, brutale."

Marx et Engels, cités par Robin

Cette bourgeoisie-là est désormais, sinon tout à fait déchue, du moins moribonde ou encanaillée. Aujourd'hui, la cohue mystificatrice des tout-venant au pouvoir et aux affaires semble vouloir renouer avec le déguisement, habilement tissé par la com' et avec force novlangue. Décidément, on ne refait pas les hommes !

Ecrit par : Magister | 13 mai 2009

La bourgeoisie fait désormais savoir qu'elle s'interroge sur l'opportunité de "mieux partager le profit". La moralisation du capitalisme est sur toutes les lèvres (corrompues). Une journée mondiale du pouvoir d'achat est dans les cartons. A-t-on déjà pris davantage les prolos pour des ânes? Impunément?

Ecrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

JPB, quand je lis les inepties que vous trouvez dans les copies d'étudiants de licence et de master et qui se présentent au CAPES , je commence à comprendre pourquoi je passais pour une hurluberlue lorsque j'ai déposé mon dossier de VAP pour accéder à la licence.....Alors là je suis même on ne peut plus curieuse de savoir avec quoi je risque de me retrouver !

Je suis titulaire du BTS Assistant de Direction de 2005, et pourtant prétendre que les Mémoires de Saint Simon sont publiées en 1983 alors que Saint Simon justement a voulu rédiger ses Mémoires dans le but de rapporter un magnifique témoignage sur le Grand Siècle de Louis XIV, comme l'a d'ailleurs fait Voltaire, non seulement j'ai honte pour eux mais en plus vous avez réveillé, sans le vouloir, mon ulcère...

Avec ça je suis clouée au lit avec fièvre et une angine blanche. Bon qu'importe, le livre de Novalis et Johann Friedrich von Schiller m'aide à supporter mon mal de gorge...

Bonne nuit dans tous les cas en souhaitant que celle-ci soit plus apaisante que la précédente en ce qui me concerne !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 13 mai 2009

On me traite de nazillon, de sinistre créature et d'abyssal braillard...

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2009

Ce sont très certainement des gens qui ne vous connaissent pas personnellement :-)

Ecrit par : TotoWeininger | 13 mai 2009

Avec ça je suis clouée au lit avec fièvre et une angine blanche. Bon qu'importe, le livre de Novalis et Johann Friedrich von Schiller m'aide à supporter mon mal de gorge...

C'est le remède généralement préconisé et probablement le plus efficace. ;-))

Ecrit par : Robin | 14 mai 2009

Bon qu'importe, les livres de Novalis et Johann Friedrich von Schiller m'aideNT à supporter mon mal de gorge...

Pardon pour les fautes...

Ecrit par : Sandra WAGNER | 14 mai 2009

Christophe, quand on vous traite de nazillon avec votre vrai nom, je ne sais pas comment vous faites pour vous retenir de porter plainte aussitôt.

Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2009

Vous me décevez beaucoup, Jérémy-coupeur de têtes, vous n'avez décidément aucun humour !

Ecrit par : zizanie | 14 mai 2009

Comment se sortir de là?

Ecrit par : camelia | 13 mai 2009

Dans l'immédiat, si vous êtes vraiment au bout du rouleau, faites vous arrêter par votre médecin jusqu'à la fin de l'année. Vous aurez dès lors quelques mois pour décider si vous persévérez dans cette galère.

Il vaut mieux éviter de démissionner dans un moment de dépression profonde.

Pour les postes, c'est la loterie assistée par la triche et la mauvaise foi.

N'oubliez pas que les syndicats et l'administration sont vos ennemis, au même titre que vos élèves (et leurs boulets de parents)

Sincèrement.

Ecrit par : TotoWeininger | 14 mai 2009

Christophe, quand on vous traite de nazillon avec votre vrai nom, je ne sais pas comment vous faites pour vous retenir de porter plainte aussitôt.
Ecrit par : Jeremy | 13 mai 2009

Vous me décevez beaucoup, Jérémy-coupeur de têtes, vous n'avez décidément aucun humour !
Ecrit par : zizanie | 14 mai 2009

De l'humour ? Vous allez faire croire ça à qui ?

Ecrit par : Jeremy | 14 mai 2009

Il paraît qu'il y a maintenant des DRH (directeurs des ressources humaines) rattachés aux rectorats, mais je n'en entend pas dire beaucoup de bien.

entends avec un "s", ça serait mieux !

Ecrit par : Robin | 14 mai 2009

Souvenirs du CAPES 05

Epreuve de dissertation fse

Sujet : lecture et relecture ("Relire n'est pas lire une seconde fois, c'est nouer un rapport nouveau avec ce qui s'est fait reconnaître comme texte", citation de Claude Lefort dans sa préface du "Discours sur la servitude volontaire" de La Boétie).

Échantillon de 108 copies
Orthographe des candidat(e)s respectée.
Et je ne parle pas de l'écriture (que de copies torchonnesques et gorétisées !!! ) ni de la présentation.


 ON NE SAIT PAS ACCORDER

La notion de temps de lecture est ponctuel
Stendhal remarquent
Les théoriciens de la réception relève
Nous nous interrogerons (…) pour s'intéresser
Nous tenterons d'envisager la question en se plaçant…
Zola décrit les mines du nord de la France et ses ouvriers


 VERBES NON -- OU MAL – CONJUGUÉS

Ils n'ont pas revêti (ou : revêtit)
La citation mérite d'être nuancer
Corneille a adapter
On ne peut pas négligé
Emma Bovary s'est laissée enfermée
La question que s'est poser un critique contemporain
Il conclue
Le personnage de la femme est perçue


 ON ÉCRIT COMME ON PARLE (ET ON NE SAIT PAS PARLER)

Cette ouvrage (souvent)
Un paysage hostil
Les échelons sociales
Prise de contacte
Il pourrait être intéressant de comprendre comment cette ambiguïté a-t-elle pu…
Le théâtre de l'absurde, dont Ionesco et Beckett en sont les plus grands représentants
Comment envisager la littérature s'en prendre en compte la lecture ?
Calderon, dramaturge espagnole
Boulversement (fréquent)
Nous suivons le fils du texte
Évènement (dans la plupart des copies)
Quoiqu'il en soit (idem)
Exhaltant (…)
Désué
La pérénité
Un playdoyer
Dans toute l'acceptation du terme (très fréquent)
"soit-disant" (aussi)
Synthagmatique (…) paradygmatique (dans plusieurs copies… ils sont aussi censés avoir fait du grec, non ?)
"L'Iliade" et "L'Odyssée", empruntes de tradition orale…
Le commentaire composé déscelle les finesses du texte
"à priori" (CAPES de lettres classiques !!!)
La "mos majorum"(…), la furor
Un rapsode
"docere, placere, emouere" (CAPES de lettres classiques !!!)
"pallier à " et parfois même "palier à"
le délivrement du message que voudrait faire passer l'auteur


 INCAPACITÉ À CONSTRUIRE UNE PHRASE

C'est de ce charme dont on veut nous délivrer
Ce n'est pas de ce type de relecture dont il est question
Les épopées, que nous avons la chance à notre époque de les connaître…


 STYLE AÉRIEN

Nous allons examiner la thèse de ce critique en la passant au crible de la critique
Les critiques qui ont réfléchi sur la critique…
Le critique différencie son opinion de celle générale


 ABSENCE DE MAÎTRISE DU VOCABULAIRE

Le critique prends le contrefil de cette doxa
Comme le décrit Paul Valéry dans "Variété"
"Le Ventre de Paris" déverse de nombreux détails
Les conflits que fromente le réel
Ce nouveau rapport peut aussi bien se situer au sein du lecteur
Dans "Paul et Virginie", l'exotisme est largement déployé


 L'OUTRECUIDANCE DES