Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog


08 mai 2009

Addendum au Zero

 

 


    Je voudrais ajouter quelques éléments de réflexion à la Note précédente. 

    De nombreux commentateurs ont déclaré que, pour éviter ce genre de scènes, ils ne donnaient plus de devoirs à la maison. Je passe sur le caractère prétendument anti-démocratique de tels exercices : sous prétexte que les parents peuvent toujours aider les élèves, il faudrait, pour égaliser les chances, ne donner de devoirs qu'en classe. Ce serait peut-être une solution, si nous disposions d'un emploi du temps extensible dans toutes les matières. Or, par exemple, le Français a particulièrement souffert dans les années 1980-90 (20% de temps scolaire en moins). Et de nombreuses activités parasites se sont greffées sur un emploi du temps qui souvent ne vise plus qu'à occuper les élèves, faute de vouloir/pouvoir leur inculquer des notions exactes. Alors, où caser des devoirs surveillés ? Dans quelles plages horaires ? À quels intervalles ?

    D'autres ont déploré la mystique de la Note, qui, dans l'absurde, donne les raisonnements fallacieux d'Antibi et de ses semblables : la mauvaise note "humilie" ("Qu'est-ce que nous avons été humiliés !", ricane mon boulanger, fervent lecteur de ce Blog — et il a fortement raison (1)), et par ailleurs l'élève ne travaille plus que si c'est noté : de nombreux internautes ont rappelé qu'un exercice non noté est souvent un exercice saboté.

    Et encore une fois, le sport pourrait nous servir de modèle.

    Que convoite un sportif ? Un résultat (un seul, souvent…), parfois sur les 9 ou 10 secondes d'un 100 mètres — presque rien, mais tout est là, pour lui. Et pour y arriver, il a consenti à souffrir, à courir, courir, courir encore, démarrer, dix fois, cent fois, soulever de la fonte, avoir mal, avoir très mal, et se faire sérieusement enguirlander par son entraîneur — bref, en un mot, TRAVAILLER.

    Et il ne (se) demande pas pourquoi il fait ceci ou cela — alors que 90% des élèves, un jour ou l'autre, dans la morale utilitariste qui est la leur, lance un "À quoi ça sert ?" cinglant. Il ne le demande pas, parce que toute son énergie est tendue vers un objectif clair : la finale, et la médaille. Voir ma Note sur la Danse au collège, aux USA : c'est d'autant plus formateur que c'est une compétition. Et (seuls les imbéciles s'en étonneront), d'autant plus ludique. L'effort, la contrainte, génèrent du plaisir.

    Et peut-être faudrait-il dire précocement, aux élèves et aux parents, que nous ne vivons pas dans un monde de bisounours. Que la compétition les attend, à la sortie. Féroce. Interminable. Quarante ou quarante-cinq ans de lutte, dont l'aboutissement est encore un terme militaire — la retraite. Et sans doute faudrait-il les préparer un peu mieux — cela leur éviterait le stress : plus les exigences scolaires baissent, plus le stress augmente. 
    Inversons le processus. 

    Par parenthèse, c'est aussi l'un des effets collatéraux de l'entraînement — et les entraînements sportifs peuvent être d'une férocité particulière : on arrive au jour de la compétition sans grande appréhension, tant on a l'habitude de gérer l'adrénaline. On y prend de surcroît du plaisir. On en sort épuisé et ravi. Prêt à recommencer.

    Proposons donc…

    Il existait autrefois (un "autrefois" qui n'est pas pour moi un mythe, ni une nostalgie, pas même un modèle, mais qui peut être une source d'inspiration : il n'est pas plus sot de lorgner vers les années 1960 que de s'extasier devant les résultats des Finlandais ou des Singapouriens) quelque chose qui marchait assez bien, que l'on appelait les "compositions trimestrielles". Une épreuve, dans chaque matière. Un couperet. Tout ce qui se faisait dans le trimestre n'était que l'entraînement au jour J. Souvent, ça ne comptait même pas — ou si peu…

    Est-ce une idée inconcevable — ou si réactionnaire ? Vous voulez des Devoirs surveillés ? Banalisons une semaine par trimestre, où les élèves passeront des tests grandeur nature. Les notes annexes pourront, à la rigueur, corriger un accident, un contresens malencontreux, une absence inopportune. Le corriger à la hausse : on ne retiendrait que les bonnes notes — que l'on distribuerait avec parcimonie, de la même manière qu'un entraîneur caresse rarement l'athlète dans le sens du poil… Quant aux mauvaises, elles seraient les signes avant-coureurs (si je puis dire…) de l'incapacité à passer la dernière haie — la plus haute…

    Plus de logiciel ProNote et autres horreurs informatiques qui s'apparentent davantage à du flicage qu'à de la pédagogie. Plus de tentations administratives d'intervenir sur le travail des professeurs, comme ce Principal de collège si désireux de faire plaisir à une mère d'élève plus stressée encore que son enfant. Plus de chantage : le conseil de classe serait la chambre d'enregistrement des performances — et on aurait de quoi juger. Pas de constellation de notes dont la valeur est rarement comparable : trois examens par an, des épreuves "lourdes", dans une salle conçue pour cela, afin d'augmenter le caractère solennel de la chose. On le fait en classes préparatoires, et personne n'en meurt. On le fait dans de nombreux lycées, sans trop oser le dire — mais certainement pas dans ceux qui expérimentent déjà la Réforme Descoings…

    Alors, du travail à la maison, certainement. Et avec toutes les aides du monde, bibliothèques, informatique, — ou parents : il y a tant de manières pour un parent de s'impliquer dans le travail de son enfant… Mais une vraie égalité dans la compétition au bout de l'effort. Un classement, éventuellement — les gosses en sont férus. L'effort, c'est tous les jours — et la performance, c'est au bout de la ligne droite.

 

Jean-Paul Brighelli

 

(1) J'ai eu, en Quatrième, au lycée Saint-Charles de Marseille, un professeur de Français-Latin-Grec, un dur à cuire, vieux de la vieille qui d'ailleurs prit sa retraite à la fin de l'année (il s'appelait Jean — requiescat in pace…) qui en arrivait à mettre des notes négatives (il ne voyait pas pourquoi il se serait arrêté à zéro — j'ai repris le truc autrefois en collège, avec un grand succès auprès des élèves, totalement conquis par les notes spectaculairement catastrophiques qu'ils avaient en dictée). Bref, je me suis retrouvé Premier en Version latine avec… zéro. Et il ne serait pas venu à l'idée de mes parents de contester ledit zéro — le dernier, leur avais-je précisé, avait -80. Ça finissait par être un gag : contrairement à ce que croit les sectateurs d'Antibi, la très mauvaise note désinhibe.

Commentaires

"On arrive au jour de la compétition sans grande appréhension, tant on a l'habitude de gérer l'adrénaline."

Jean-Paul Brighelli

Vous plaisantez? Le trac ne se perd pas, on apprend à le gérer, simplement. Je n'ai connu aucun artiste qui ne l'avait pas!
Vous connaissez certainement l'anecdote de Louis Jouvet, qui répondait à un de ses anciens élèves du conservatoire tout fier de lui annoncer qu'il n'était pas sujet au trac, je vous laisse le temps de vous remémorer le ton inimitable du maître:
"ne vous inquiétez pas, ça viendra avec le talent".

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Et apprendre à la gérer, (l'appréhension), et ne plus l'avoir, c'est totalement différent! Rappelez-vous Brel!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Je me rappel de ces dictées négatives. Au finale c'était plus un jeu qu'autre chose et j'étais heureux d'avoir fait -30 au lieu de -40 comme la fois précédente

Dans un lycée privé que j'ai évité il y a 6 ans, chaque semaine avait lieu un devoir sur table dans une matiere différente.
L'idée était intéressante pour que les lycéens ne se relâchent pas mais en conséquent ils passaient leur temps à préparer le DS et non le reste.
Les règles ont été changés pour l'idée proposée par M. Brighelli, mais sous un nom plus ravageur : 3 Bac blanc par ans de la seconde à la terminale

Écrit par : Meryl | 08 mai 2009

Christophe, ce n'est pas à vous que je vais expliquer la différence entre le trac et le stress. Le premier vous pousse à vous dépasser (d'ailleurs, une fois qu'on est lancé, on l'oublie) — le second vous immobilise, et on ne pense plus qu'à ça.
Le talent, comme aurait pu dire Jouvet, ça vient aussi avec la répétition… Et le travail.
Artiste et prof comme vous êtes, vous savez bien que j'ai raison.
JPB

Écrit par : brighelli | 08 mai 2009

Oui les américains disent: repetition is the mother of skill!

Écrit par : Eddie Mabillard | 08 mai 2009

La seule différence, c'est qu'effectivement le trac peut (et doit, même, c'est ce que voulait dire Jouvet, et évidemment à force de travail), avoir des effets bénéfiques. Mais avouez que votre formulation était assez ambiguë!
On arrive le jour de la compète, (ou du spectacle), avec une appréhension, qu'il faut gérer, ce qu'on finit par parvenir à faire à force de travail pour maîtriser son sujet, et d'habitude de la "scène". Ca s'appelle le trac.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Mais merci quand même! Je n'oserais jamais me prétendre "artiste", et tous ceux qui le font me sont d'ailleurs un peu suspects d'emblée.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Je reposte dans l'addendum *.

Pour moi, seuls les DS comptent dans les moyennes (environ 10 à 12 par an).

Il y a du travail à la maison et notamment des exercices dont certains sont décortiqués en classe. Les autres ne sont jamais corrigés en classe. Ceux là font l'objet d'un long corrigé très détaillé et très écrit. Il est disponible sur un site dédié à mes élèves sur internet. Aucun travail à la maison noté.

10 pages de corrigé rédigé avec beaucoup de remarques, il n'y a que ça pour des "scientifiques".

Mais ne prenez pas exemple sur moi, je suis un pervers.

* ça somme comme un contrepet mais ça n'en est pas.

Écrit par : dugong | 08 mai 2009

ça sonne...

Écrit par : dugong | 08 mai 2009

Ce que je vais raconter tombe un peu comme un cheveu sur la soupe de l'addendum, mais sans doute pas du Zéro.
J’enseigne en système français dans un pays étranger non européen et j’ai eu la chance de faire visiter l’Assemblée Nationale de ce pays républicain par ma classe. Les enfants ont onze ans. Nous avons été reçus par le chef du protocole qui a expliqué clairement le rôle et le fonctionnement de cette institution. Les enfants ont pu s’asseoir dans les fauteuils des députés, dans ceux des ministres et dans celui du secrétaire auprès de qui ils ont dû s’inscrire pour prendre la parole. Ils ont eu la chance de débattre d’une «loi » (il s’agissait de l’interdiction des barres chocolatées, pour qu’ils se sentent un peu concernés), et ils ont débattu du bien-fondé de cette interdiction. Le ministre a défendu son point de vue mais le vote a refoulé la loi par 42 voix contre 12. Le ministre a été prié de revoir sa copie. Le fonctionnement de cette institution dans les lieux réels fut –apparemment- compris par les enfants, ravis.
Pourquoi je raconte cela ? Parce que revenus à l’école, une mère d’élève demande ce que le rejeton a fait. Il répond qu’il est allé à l’Assemblée Nationale pour un « jugement ». Déjà là, la compréhension n’est pas au rendez-vous. Que répond la mère, au lieu de reprendre l’enfant et de s’étonner que l’on juge à l’Assemblée Nationale et non au tribunal ?
- Alors vous avez jugé la maîtresse ?
- Mais non, répond l’enfant.
- Ah ? Vous n’avez pas jugé la maîtresse ? Dommage !
Ajouterai-je le commentaire suivant ? La maîtresse qui supporte le gamin qui ne respecte pas les règles de vie de l’école, qui n’a jamais son matériel scolaire, qui ne fait aucun travail, ne suit pas en classe et n’apprend aucune leçon, la maîtresse qui a pris sur son temps et son énergie et qui aurait pu déjeuner tranquillement chez elle au lieu de surveiller une classe, la maîtresse qui tente vainement « d’éduquer » cet enfant non disponible pour l’apprentissage ni pour la vie avec les autres, eh bien il semblait tout naturel à la mère, que cette maîtresse devait être « jugée »… Quels fruits pareille « éducation » à l’irrespect (car l’enfant visiblement n’y avait pas pensé) peut-elle porter ?Hum ??????????

Écrit par : nicolas | 08 mai 2009

Je viens de me taper le "contrat écologiste pour l'Europe"

C'est vide pour ce qui est de l'éducation en dehors de l'université.

Exception faite de l'éternel radotage sur les langues régionales et l'espéranto.

PS : sur la page de couverture on lit "9 piliers, 27 propositions, 3 outils".
Ils sont devenus pythagoriciens chez les écolos ? Fascinés par les chiffres, la divisibilité par 3 et la preuve par 9 ?
Quand ça change, ça change !

http://www.europeecologie.fr/files/EE_Programme_BD.pdf

Écrit par : dugong | 08 mai 2009

L'idée d'un retour aux compositions trimestrielles dans chaque matière est excellente, seulement elle ne sera jamais appliquée! En effet, le taux de passage en seconde générale ou technologique fait partie des critères sur lesquels les chefs d'établissements sont évalués. Prenons l'exemple du collège ZEP dans lequel j'enseigne et dont je précise qu'il est considéré par l'administration comme l'un des "moins mauvais" de la ville parmi les établissements de ce type. En février 2009 a été organisé un brevet blanc. Résultats des courses: le taux de réussite avoisinait les 27%! J'ajoute que les sujets, très faciles, étaient extraits des annales de l'examen et ne pouvaient nullement perturber un élève un tant soit peu préparé. Dans ces conditions, quel chef d'établissement serait assez fou pour instaurer des devoirs trimestriels à fort coefficient, ce qui équivaudrait pour lui à scier la branche sur laquelle il est assis?

Écrit par : Alain | 08 mai 2009

Eh bien, dans mon lycée, on organise des Brevets blancs, des bacs blancs, des Concours blancs de toutes sortes, et ça marche très bien — à preuve les résultats aux examens et aux concours.
Il y a un coup à prendre au départ…
JPB

Écrit par : brighelli | 08 mai 2009

On arrive le jour de la compète, (ou du spectacle), avec une appréhension, qu'il faut gérer, ce qu'on finit par parvenir à faire à force de travail pour maîtriser son sujet, et d'habitude de la "scène". Ca s'appelle le trac.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009
Demandez à Pelloux comment on gère une urgence ! On n'a pas le temps d'avoir le trac ! Ça arrive, là, d'un coup, et faut tout gérer, les tripes à l'air, le fémur qui pointe, l'hypovolémie...
Moi, c'est ce qui m'éclate le plus !
Les exams m'y ont préparée, non par les savoirs qu'ils contrôlaient, mais par ce putain de sujet que j'avais tiré au sort et qu'il fallait gérer dans l'absolue urgence.

Écrit par : dobolino | 08 mai 2009

Un article plongeant du Figaro qui marque une fois de plus l'inculture scientifique des "journalistes" :

- 26 m de chute, c'est forcément moins de 100 km/h en bas...

- les "lois de l'apesanteur" sont terribles : on n'en finit pas de tomber...

http://www.lefigaro.fr/sport/2009/05/08/02001-20090508ARTFIG00019-ces-athletes-qui-plongent-de-26-metres-de-haut-.php

Écrit par : dugong | 08 mai 2009

Le vrai urgentiste vit dans un permanent état de trac, tant qu'on n'a pas débranché pour lui son téléphone !

C'est usant.

Écrit par : dobolino | 08 mai 2009

"Le vrai urgentiste vit dans un permanent état de trac"

Chez Pelloux, on devrait plutôt diagnostiquer un tract permanent...

Écrit par : dugong | 08 mai 2009

Eh bien, dans mon lycée, on organise des Brevets blancs, des bacs blancs, des Concours blancs de toutes sortes, et ça marche très bien — à preuve les résultats aux examens et aux concours.
Il y a un coup à prendre au départ…
JPB

Ecrit par : brighelli | 08 mai 2009

Ce n'est pas une preuve en soi. Il faut nous donner le pourcentage d'élèves de sixième inscrits obtenant le brevet au bout de quatre ou cinq ans dans l'établissement de départ, le pourcentage d'élèves de seconde inscrits obtenant le bac en trois ou quatre ans dans l'établisement de départ.
Après le bac, c'est une autre affaire !

Écrit par : dobolino | 08 mai 2009

"Le vrai urgentiste vit dans un permanent état de trac"

Chez Pelloux, on devrait plutôt diagnostiquer un tract permanent...

Ecrit par : dugong | 08 mai 2009

Ce n'est pas absolument le sujet mais ce gars sait très clairement de quoi il parle, même s'il s'est investi ailleurs dans un second temps.

Écrit par : dobolino | 08 mai 2009

Chez Pelloux, on devrait plutôt diagnostiquer un tract permanent...

Ecrit par : dugong | 08 mai 2009

Clap, clap, clap ! Elle était vraiment bonne ...

Écrit par : Zorglub | 08 mai 2009

Demandez à Pelloux comment on gère une urgence !

Ecrit par : dobolino | 08 mai 2009

C'est con, si j'avais su qu'on en parlerait, je le lui aurais demandé directement... J'ai discuté avec lui lundi de la semaine dernière, au bouclage du journal... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Exactement, Dobolino. Le problème réside dans les "contrats" qui lient les établissements à L'Inspection Académique, par le truchement desquels on impose aux chefs d'établissements l'obligation de parvenir à un certain pourcentage de réussite. Plusieurs collègues de mes amis ont, à un moment où à un autre de leur carrière, été convoqués par leur principal pour se voir signifier que leur échelle de notation était scandaleusement basse. Néanmoins, je demeure persuadé que la solution prônée par JPB va dans le bon sens. De là à ce qu'elle soit appliquée dans les établissements où 50% des recus au brevet doivent leur réussite à l'importance du contrôle continu ainsi qu'à des consignes de laxisme données aux correcteurs...

Écrit par : Alain | 08 mai 2009

Eh bien, dans mon lycée, on organise des Brevets blancs, des bacs blancs, des Concours blancs de toutes sortes, et ça marche très bien — à preuve les résultats aux examens et aux concours.
Il y a un coup à prendre au départ…
JPB

Ecrit par : brighelli | 08 mai 2009

Ce n'est pas une preuve en soi. Il faut nous donner le pourcentage d'élèves de sixième inscrits obtenant le brevet au bout de quatre ou cinq ans dans l'établissement de départ, le pourcentage d'élèves de seconde inscrits obtenant le bac en trois ou quatre ans dans l'établisement de départ.
Après le bac, c'est une autre affaire !
Ecrit par : dobolino | 08 mai 2009

Dites-donc, on vous croirait aux "indicateurs de réussite" si prisés de la technostructure.
Faudrait savoir : je croyais qu'il était acquis que les épreuves du bac sont si sottes que réussir l'examen ne prouve rien.

Écrit par : guy morel | 08 mai 2009

@Brevet, bac et compositions.

C'était bien les compos, parce que cela apprenait à composer. Tout un art. Aujourd'hui, il suffit de voir les sujets donnés au brevet et au bac pour savoir qu'on n'exige plus des élèves qu'ils composent.
Dans ces conditions, le rétablissement des compositions n'a aucun sens.

Écrit par : guy morel | 08 mai 2009

Dans mon établissement, nous organisons deux brevets blancs en troisième et un en quatrième. Ce n'est pas pour cela que les élèves travaillent davantage. Peu de troisièmes sont venus à l'heure d'entraînement proposée.
Au collège, pour les devoirs maison, on se heurte à un autre obstacle que la tricherie : le nombre d'élèves qui ne rendent pas leurs devoirs et qui se moquent complètement d'avoir un zéro pour devoir non rendu. On se casse les dents sur la question : "Comment faire travailler les élèves ?"

Écrit par : Marilyse | 08 mai 2009

Ce qu'on faisait dans les années 1950 n'était pas si mal, hein !

Écrit par : Francis Penin | 08 mai 2009

J'approuve la proposition de JPB ; personnellement, je suis toujours étonné de voir à quel point les lycéens sont avides de mise en situation sur les épreuves du bac.

Même des classes à forte proportion de branlos, de râleurs ou de sournois, quand je leur donne rendez-vous pour un DS en 4h, même le samedi, sont présentes à 99% ! Et pourtant, je souhaite souvent en secret qu'il en manque le plus possible, pour que le paquet de copies soit moins lourd...

Ils savent bien quel est le taux de triche sur les DM, d'une part, et ils sont aussi demandeurs de rituels, de grand-messes. C'est pour cela aussi qu'ils sont attachés au bac tel qu'il se présente actuellement.

Les demi-habiles du pédagogismes négligent la fonction cathartique de ces compos, et voudraient instaurer un système où chacun est juge de lui-même, le pire en matière d'insécurité et de désorientation, au final.

Je passe mon temps à dire aux élèves que leur mettre 4 à un devoir qui vaut 4, c'est les respecter, et que leur donner 8 « pour qu'ils ne se découragent pas » c'est une marque de mépris. Si on pratique la vérité des prix, et dans des conditions équitables, ils sont finalement plutôt preneurs.

Le principal obstacle, c'est que beaucoup de collègues se sont accommodés d'un flou artistique qui leur permet de ne donner qu'une note bien consensuelle par trimestre, et, pour prendre l'exemple des secondes de mon établissement, de n'aborder que le sujet d'invention en français. En début de première, on découvre ainsi que les deux-tiers d'une classe ne savent faire ni commentaire ni dissertation. Un devoir commun de seconde mettrait un terme à ce genre de pratique, c'est pourquoi on se garde bien de l'organiser...

Du coup, je le fais tout seul dans mon coin, et quatre fois par an !

Cela me vaut le pardon de mes offenses auprès des élèves, et la haine tenace de bon nombre de collègues...

Écrit par : sanjuro | 08 mai 2009

Le retour aux compositions trimestrielles pourrait effectivement plaire à nos élèves staracadémysés : « Tu n'as pas une bonne note ? Tu ne continues pas l'aventure. » Moi, personnellement, ça me plaît bien (encore que l'on pourrait débattre sur la validité du redoublement dont l'efficacité reste à démontrer).

Quant au fait de ne pas noter les travaux faits à la maison, j'ai posé la question à mon IPR lorsqu'il est venu me rendre une gentillette petite visite il y a peu et la réponse a été très claire : il faut donner des DM et les noter un petit peu quand même sinon les élèves travailleurs ne sont pas payés de leurs efforts. Il a raison cet homme-là, même si les gros paresseux pomperont allègrement pour ne pas avoir une sale note. Le problème ressemble à l'histoire de la poule et de l'œuf. Les grands chercheurs méningomasturbateurs en sciences de l'éducation ne pourraient-ils pas travailler, mais travailler vraiment au lieu de regarder des élèves s'ébattre tels les joyeux tétards nageant dans un sinistre aquarium au fond de ladite classe, pour répondre à cette question : on donne des DM ou pas ?

Le traumatisme de la note me fait bien glousser (sauf quand il s'agit de ma note administrative). S'ils ne veulent pas être traumatisés les gosses, ils n'ont qu'à bosser, bon Moi de bon Moi. Et leurs parents n'ont qu'à les inciter à le fournir ce travail si cher à mon cœur. Forcément les lardons ont peut de la note : ils savent qu'ils vont avoir 02 / 20 puisqu'ils n'ont pas appris. Mais personne ne leur a jamais dit qu'en bossant, on pouvait obtenir des résultats ? Arrêtons de larmoyer, que diable ! Il va pleurer leur patron, plus tard, s'il doit les virer parce que le travail est mal fait ? Il va geindre leur percepteur s'ils ne rendent pas leur déclaration de revenus à temps ? M'enfin ! Ils ne sont pas en sucre.

On veut que les élèves obtiennent des résultats mais cela ne doit pas leur demander trop de sacrifices. Je crains fort que la notion même d'effort ait disparu dans les établissements scolaires... J'en suis attristé.

Écrit par : Le Pingouin | 08 mai 2009

En phase avec le ton de cette note.
Et notamment l'exemple du sport. Pour ma part, je resterais assez football. J'ai grandi à une époque (1982 et 1986) où l'équipe de France se faisait systématiquement sortir de Coupe du Monde en demi-finale. Et toujours avec de bonnes excuses : la piste est lourde, il fait trop chaud au Mexique, un jour de moins pour récupérer, c'est la faute de l'arbitre, à Schumacher, etc. Le problème, et même si la vie peut être injuste, c'est qu'on ne gagne pas une compétition avec des excuses bidon ou en comptant sur la "compréhension" de l'autre. C'est lorsque l'équipe de France en a fini avec son "pédagogisme footballistique", qu'elle s'est remise au travail, et qu'elle n'a pas attendu que l'adversaire soit "gentil" avec elle... qu'elle a fini par en remporter une, de Coupe du Monde. L'exemple du sportif qui fait ce qu'il faut pour atteindre l'excellence est un bon exemple.

Écrit par : Daniel Arnaud | 09 mai 2009

J'ajoute que, effectivement, faire croire aux élèves qu'ils peuvent obtenir de bonnes notes sans efforts, ce n'est vraiment pas leur rendre service. Parce que derrière cette école qui les leurre et qui les prend pour des imbéciles, les attendent 40 années de vie active sur un marché du travail qui lui ne leur fera aucun cadeau.

Écrit par : Daniel Arnaud | 09 mai 2009

Ce n'est pas une preuve en soi. Il faut nous donner le pourcentage d'élèves de sixième inscrits obtenant le brevet au bout de quatre ou cinq ans dans l'établissement de départ, le pourcentage d'élèves de seconde inscrits obtenant le bac en trois ou quatre ans dans l'établissement de départ,

écrit Dobolino.

Le taux de réussite, au lycée Thiers ? 100%, ou à peu près, ma bonne dame. Mais, surtout, une capacité supérieure à bien d'autres dans les études supérieures.
Mais comme dit GM, ça ne veut plus dire grand chose.
Et à propos… Bien sûr que des compositions trimestrielles supposent des sujets plus sérieux que ce qui se fait. C'est pour ça que je parlais de sujets lourds.
JPB

Écrit par : brighelli | 09 mai 2009

Deux aspects importants ont émergé :

- le réel clivage entre établissements selon qu'on y organise des DS ou pas.

- le niveau réel de ces DS par rapport à la soupe moyenne.

Dans les deux cas, le pire n'est pas forcément fatal. Evidemment, si on laisse seul le chef d'établissement opérer...

Pour faire taire les éventuels sgeniards qui crieraient à la stigmatisation, etc, il faut savoir lancer opportunément en plein CA : "ceux qui ne sont pas exigeants avec les élèves ne les respectent pas".

C'est vous qui voyez.

Ce ne sont que des conditions nécessaires pour que ça aille mieux. Je connais un établissement où tout cela se pratiquait mais où un proviseur s'était mis dans l'idée de faire beaucoup plus de S. Résultat, en 3 ans, le taux de réussite au bac S est tombé de 10%.

Il est toujours plus facile de décrire et réaliser les mesures qui détruisent.

Écrit par : dugong | 09 mai 2009

Juste une remarque .

Le pingouin écrit :"encore que l'on pourrait débattre sur la validité du redoublement dont l'efficacité reste à démontrer"

Une seule chose est démontrée : tous les arguments contre le redoublement n'ont aucune valeur et en particulier tout argument de principe ou avancé comme tel contre le redoublement inclut dans ses prémisses soit des arguments qui contribuent à la dégradation de l'école soit des éléments qui se réfèrent à une école dégradée.
On peut en particulier démonter que dans l'école actuelle - cad une école dans laquelle les redoublements sont quasiment interdits pratiquement en primaire-, les redoublements sont "nuisibles" en collège.

Michel Delord

Écrit par : Michel Delord | 09 mai 2009

Beaucoup d'établissements organisent des bacs blancs, à l'écrit et à l'oral. Les élèves (et les parents) sont demandeurs, me disent les collègues du secondaire, -- mais ce n'est pas pour autant que les lycéens se remettent au travail en cas de "gamelle". Car "(leur) mal vient de plus loin".
En outre, il arrive chaque année, et même de plus en plus souvent, que des gamins qui ont obtenu des notes calamiteuses aux bacs blanc arrachent en juillet le "vrai" bac, grâce aux TPE et au sport coeff 2. Ce succès immérité permet à mes collègues de lycée de croiser en ville des parents rétrospectivement indignés ("vous n'aimiez pas Moncanard", "Vous vous êtes acharnée sur Mapoulette", "Vous avez sacqué Monlapin") et d'anciens élèves qui leur font "Bisque bisque rage" et "Flebelebeleb".
Bref, il ne sert à rien d'organiser des examens blancs tant que le véritable examen est bradé sur présentation du certificat de baptême avec dispense pour les Libres Penseurs.
La question de fond est celle de savoir comment remettre les gamins au travail : et là, vaste programme.

Écrit par : Françoise Guichard | 09 mai 2009

Je découvre avec un peu de retard le fil à couper le beurre mais j’ai lu hier « Chagrin d’école » et j’ai trouvé ça bien.

J'aurais aimé que mes enfants passent dans la classe de Pennac.

Écrit par : Zorglub | 09 mai 2009

"Beaucoup d'établissements organisent des bacs blancs, à l'écrit et à l'oral. Les élèves (et les parents) sont demandeurs, me disent les collègues du secondaire, -- mais ce n'est pas pour autant que les lycéens se remettent au travail en cas de "gamelle". Car "(leur) mal vient de plus loin". écrit Françoise."

Je dirais la même chose pour le collège. Il me semble l'avoir dit plus haut, hier. Je partage tout ce que vous dites sur "Comment remettre les gamins au travail ?" De cela, finalement, on parle peu. Le reste est de la cuisine interne.

Écrit par : Marilyse | 09 mai 2009

Je découvre avec un peu de retard le fil à couper le beurre mais j’ai lu hier « Chagrin d’école » et j’ai trouvé ça bien.

J'aurais aimé que mes enfants passent dans la classe de Pennac.

Ecrit par : Zorglub | 09 mai 2009

Oui, mais Daniel Pennac ne fait pas partie du "vulgum pecus".

Écrit par : désespoir d'école | 09 mai 2009

Cher Michel, n'allez surtout pas croire que je sois favorable au passage automatique. Je m'insurge régulièrement en conseil de classe face à certaines décisions de passage auxquelles je refuse catégoriquement d'être associé. Il m'est même arrivé de dire que j'avais honte face à mes collègues de lycée d'envoyer certains élèves en seconde. Je vous laisse le soin d'imaginer les réactions. Le passage automatique m'apparaît comme la meilleure façon d'abolir totalement la notion d'effort : pourquoi bosser puisque je passe ? Seulement mon esprit « semeur de désordre » (pour ne pas dire autre chose, ceux qui me connaissent savent de quoi je suis capable en terme de langage fleuri et poétique) me pousse à dire : le passage automatique n'est pas bon mais quelle peut être la validité du redoublement quand l'expérience montre que lesdits redoublements sont la plupart du temps inefficaces ? J'ignore la réponse à cette question (si seulement elle existe) et je suis toujours très mal à l'aise en fin d'année quand on doit donner une réponse sur le passage ou le maintien (vive le vocabulaire anti-frustratoire).
Il m'a été dit par des sources des mieux informées (je ne dis pas qui, je ne suis pas une balance) que les chefs avaient des consignes pour ne pas faire redoubler et pour envoyer en seconde générale parce que l'enseignement professionnel, ça coûte cher. Depuis ce jour-là, je me tais (sans doute pour le plus grand plaisir de mes vénérables collègues) en conseil de classe puisque toute discussion est inutile.

Cher JPB, très bien le coup des sujets lourds. Quand comptez-vous devenir ministre pour que l'on remette enfin tous ces petits apprenants (non, sérieux, arrêtez de rire les gars) au travail ? ;-)

LE PINGOUIN

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

Forcément les lardons ont peur de la note : ils savent qu'ils vont avoir 02 / 20 puisqu'ils n'ont pas appris. Mais personne ne leur a jamais dit qu'en bossant, on pouvait obtenir des résultats ? Arrêtons de larmoyer, que diable ! Il va pleurer leur patron, plus tard, s'il doit les virer parce que le travail est mal fait ? Il va geindre leur percepteur s'ils ne rendent pas leur déclaration de revenus à temps ? M'enfin ! Ils ne sont pas en sucre.

On veut que les élèves obtiennent des résultats mais cela ne doit pas leur demander trop de sacrifices. Je crains fort que la notion même d'effort ait disparu dans les établissements scolaires... J'en suis attristé.

Ecrit par : Le Pingouin | 08 mai 2009

Et s'ils ne savaient pas comment on s'y prend pour "faire des efforts", pour "travailler", tout simplement ?

Je vous dis ça parce que je l'ai vécu avec ma fille il y a une dizaine d'années et que je le vis actuellement avec certains de mes élèves.

"Mais j'ai fait du mieux que j'ai pu !", "Puisque je te dis que j'avais révisé !", chouinait la gamine quand je tordais le nez en signant un contrôle.

"Ah oui ! J'ai oublié la retenue !", "Beh si, je le savais que c'était "ais", mais j'y ai plus pensé !", me disent mes péquelets lorsqu'ils viennent faire corriger leurs exercices à mon bureau.

L'année dernière, la mère d'un de ces zozos me disait que son fils se plaignait à la maison : "La maîtresse, elle me dit de réfléchir dans ma tête, mais moi, je ne sais pas comment on fait pour faire marcher son cerveau."

Elle a eu toutes les peines du monde à lui faire comprendre que son cerveau saurait très bien faire cela automatiquement s'il consentait à lui fournir la matière à traiter et à se concentrer quelques secondes sur le travail demandé (il était au CP) et que, tant qu'il regarderait d'un œil glauque son cahier de mathématiques sans même chercher à lire les nombres qu'on lui proposait d'additionner, son cerveau ne pourrait en effet se mettre à "marcher".

Quand, en plus, contrairement à cette mère d'élève, les parents se mettent en travers, difficile d'apprendre à un élève ce que signifient réellement les mots "effort", "application" ou "travail".

N'oublions pas que, depuis qu'il est tout petit, on déploie des trésors d'énergie pour qu'il n'ait jamais, mais alors jamais, à fournir le moindre effort.
Que par ailleurs, afin de faire entrer l'école dans le monde et le monde dans l'école, on ne lui a jamais appris à faire la part des choses entre l'école obligatoire et les activités ludiques facultatives.

Hier, j'ai rencontré un ami, professeur de piano dans une école de musique. Il s'est plaint de ces ponts du mois de mai qui désorganisent la semaine scolaire. Il déplorait le choix de l'Inspecteur d'Académie qui avait fait basculer sur des mercredis les heures de classe qui ne seraient pas effectuées du fait de ces ponts.
Celui-ci ne tenait pas compte, selon lui, des activités extra-scolaires des gamins et les contraignait à fréquenter l'école au détriment du sport ou de la musique.
J'avoue que je n'ai même pas pensé à lui rétorquer : "Oui, mais l'école est obligatoire alors que ce que tu leur fais faire relève du facultatif, du loisir."

N'oublions pas enfin que depuis la Petite Section de maternelle, l'Ecole demande à nos élèves de "savoir" sans avoir jamais appris, de "s'exprimer" sans jamais réfléchir au préalable, de "créer" sans leur laisser le temps de s'approprier les outils de la création et qu'elle évalue vite, très vite, toutes ces compétences, tous ces savoirs, non pas pour vérifier qu'ils ont retenu, qu'ils ont appris, qu'ils savent appliquer, transférer des règles sues, mais tout simplement pour avoir à l'instant T une photographie des connaissances de chacun d'entre eux.

Où auraient-ils appris à concentrer leur énergie le jour d'un devoir ou d'une composition alors qu'on leur a toujours demandé exactement le contraire ?
Comment auraient-ils pu trouver seuls, sans aucune aide, et même souvent en dépit des encouragements répétés à ne surtout pas le faire, qu'ils doivent contrôler ce qui va sortir de leur bouche ou de leur stylo ?
Comment peuvent-ils savoir que ce qu'on leur demande à l'école relève de l'obligatoire alors qu'autour d'eux, tout se vaut et qu'on leur serine à longueur de journée que l'important, c'est de se réaliser là, tout de suite, maintenant ?

Écrit par : catmano | 09 mai 2009

La compétition c'est très bien .. la compétence c'est mieux !

Oui bien l'effort, moins bien la triche ..;

Tout peut se pervertir et les dérives financières récentes ont montré qu'on pouvait faire aussi n'importe quoi en y mettant beaucoup d'intelligence ...

Écrit par : iPidiblue dans la boîte à idées | 09 mai 2009

Ce que vous dites, Catmano, est tout à fait juste, comme toujours. Seulement, quand on apprend aux élèves à travailler, à se concentrer, on n'a pas toujours le retour. On a souvent l'impression de faire du sur place ou même de régresser. Il n'y a chez beaucoup d'élèves aucun travail, aucun investissement intellectuel en dehors des cours. Les effets de groupes à l'adolescence sont dévastateurs. ceux qui travaillent sont même montrés du doigt (quel doux euphémisme ...).

Écrit par : désespoir d'école | 09 mai 2009

La question de fond est celle de savoir comment remettre les gamins au travail : et là, vaste programme.
Ecrit par : Françoise Guichard | 09 mai 2009

Surtout que l'Education nationale ne montre pas toujours l'exemple :

ce jeudi l'un de nos fils (au lycée) a passé sa journée avec sa classe dans un parc d'attraction en récompense d'un bon classement à un concours, tandis qu'un autre a eu l'occasion de conduire une voiture dans la cour du collège dans un but de "familiarisation" (il a 13 ans !).
Résultat : cours supprimés. J'ai été heureuse de savoir qu'un professeur avait manifesté devant ses élèves sa désapprobation.

J'ai pensé au journal d'un apprenant de Kevin Dugenou !
http://www.sauv.net/kevjournal.php

Écrit par : lucile | 09 mai 2009

La plupart des profs notent de manière incroyablement sévère durant l’année ou lors des examens blancs. On trouve régulièrement des moyennes trimestrielles de classe de 7 ou 8 sur 20 dans certaines matières.
Je n’ignore pas que ces notes reflètent hélas un niveau réel des élèves bien faible par rapport au passé.

Néanmoins, ces mêmes élèves savent très bien que le jour du bac (BEPC, BTS …) ils obtiendront 3 ou 4 points de plus sans avoir progressé par magie dans la semaine de (ré)vision.

Qu’en concluent-ils ? Que les profs sont des bouffons, qu’il ne faut pas les prendre au sérieux, ni les croire !
En même temps, l’expérience montre que … c’est pas complètement faux !

Moi, j’ai pris le parti de noter avec des barèmes et des types d’évaluation comparables aux examens. J’explique aux élèves ce point de vue (et le répète en cours d’année) afin qu’il n’y ait pas d’ambigüité ; la vox populi se charge de le confirmer.
Je n’oublie pas, pour ceux qui envisagent des études supérieures à un vrai niveau (IUT) d’expliquer que les notes obtenues en lycée sont sans rapport avec le besoin (mais ne cache pas que ça suffira bien pour un BTS par exple).

Cette démarche de transparence affichée me semble plus productive. De toute manière les élèves savent très exactement ce qu’il en est et je préfère garder un poil de crédibilité.
Contrairement à la légende, mettre des notes exécrables n’a jamais mis un gosse au travail. Si les objectifs sont modestes (exple passer en quelques mois de 8 à 11/20 dans une matière à fort coef) ils seront jugés réalistes, les progrès seront mesurables, au total, c’est plutôt encourageant.
Avec une notation sévère, l’élève ne sait dans le fond pas ce que veut dire sa moyenne de 4 ou 5/20, il sait bien qu’il aura plus au bac mais ne peut pas estimer de combien il a besoin de progresser pour atteindre la moyenne de l’examen.

Dans le fond, l’objectif de l’immense majorité des élèves n’est pas de se cultiver, de comprendre etc. mais d’attraper un diplôme (comme le pompon du tour gratuit au manège) afin d’avoir un ticket pour l’emploi. Au nom de quoi pourrait-on le leur reprocher ?
Du coup, le VRAI niveau de référence me semble être celui des examens et non pas celui que les élèves pourraient atteindre dans un monde idyllique s’ils travaillaient, avaient de réelles aptitudes intellectuelles, une motivation sincère et plus d’ambition, subissaient des méthodes pédagogiques moins débilitantes, vivaient dans un pays ou science et culture étaient plus valorisées, regardaient moins TF1 etc.

Quand j’entends le sempiternel « Z’ont pas LE niveau » je me demande toujours lequel puisque les élèves finissent (presque) tous par obtenir un BTS voire une licence pro.
Par la suite, la progression dans l’entreprise n’a pas grand-chose à voir avec les capacités intellectuelles abstraites et scolaires, mais bien plus avec l’implication, les qualités relationnelles ou l’envie de se bouger le cul pour gagner plus.

A cause de grands délirants (Antibi ‘n co) le débat sur les notes a de la peine à être serein.
Si on ne saque pas on est volontiers accusé de laxisme. Pas si simple …

Écrit par : Zorglub | 09 mai 2009

Ah mais je suis bien d'accord que si on leur apprenait dès leur plus jeune âge à se « dépasser », les choses iraient peut-être moins mal à défaut d'aller mieux. Il me semble plus facile d'apprendre à un gamin à se défoncer en essayant de faire sortir Mickey d'un labyrinthe plutôt (Pluto ?) que sur la recherche du dénominateur commun à trois fractions.

Je veux bien croire que ce n'est pas facile, en tant que parent, de voir son mouflet larmoyer en disant « Mais j'ai travaillé », seulement combien de créateurs d'apprenants cèdent alors à la pulsion bien compréhensible de larmoyer en même temps que ledit apprenant ? Sans m'enfoncer plus bas que terre comme une vieille loque indigne du moindre intérêt, il est arrivé à mon père de me dire « Et ben la prochaine fois, tu feras gaffe ». Le vilain ! Il ne m'a pas soutenu ! Est-ce pour cela que je « savate » ceux de mes élèves qui prétendent avoir travailler parce que le classeur était ouvert (avec toutefois l'esprit pensant plus à choisir une tenue vestimentaire convenable et qui s'accomoderait au mieux d'un maquillage outrancier pour séduire le beau Kévin de 4eC) mais qui écrivent dans leurs copies des réponses qui ne ressemblent en rien, même Delon euh... de loin, à ce que j'ai fait en classe avec eux ?

Les élèves ne savent pas comment fournir d'efforts ? Je vais passer pour un gars suffisant et imbu de sa personne mais tant pis. Moi, les miens, je leur dis ce qu'ils doivent faire pour progresser et je leur donne des pistes ; s'ils ne les suivent pas, les pistes, tant pis pour eux, ils assument !

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

Tout ceci sans dire que vous vous y êtes mal pris avec votre (vos ?) enfant(s) catmano puisque je ne vous connais pas. N'y voyez là aucune agression de ma part.

Vous ne croyez pas pourtant que nos collègues du primaire font tout ce qu'ils peuvent bien souvent pour entraîner les enfants à réfléchir mais que la télévision, internet, les pokémon et leurs géniteurs ne suivent pas ?

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

Moncanard, Monlapin, Monpoulet… C'est imagé — et ça complète de façon intéressante cette classe fictive, mais trop réelle, où s'alignaient déjà Monchéri et Moncœur…

Le Bac, franchement, je m'en fiche. Le problème le plus vif, en ce moment, c'est cette masse énorme (50% en moyenne) d'ex-lycéens qui se plantent en fac (et encore, chacun sait que les facs les font passer, pour continuer à toucher des subsides…).
Il faut les entraîner à bosser dès le plus jeune âge.

Michel, les redoublements, c'est une difficulté énorme, qui mériterait une étude bien plus qu'une Note ou un post rapide. Tu as entendu cent fis la réflexion des conseils de classe : "Ah, celui-là, le redoublement lui a fait le plus grand bien" — pour ne pas parler de ceux auxquels ça ne fait aucun bien, et même pire.
J'aurais tendance à conserver les redoublementds pour les bébés-lune, comme dit Catmano, ceux qui ont gagné le droit de respirer encore un an au même endroit. ET d'éviter de faire redoubler les élèves "tangents", ou nul dans une matière : à l'EN de mettre en place de vraies remédiations — ça lui coûtera moins cher que la gabegie actuelle.
JPB

Écrit par : brighelli | 09 mai 2009

L'exemple du sportif qui fait ce qu'il faut pour atteindre l'excellence est un bon exemple.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 09 mai 2009

Oui, et non. Ce serait un bon exemple si l'excellence sportive était désintéressée. C'en est un mauvais parce qu'elle ne l'est pas. Il se trouve que j'ai enseigné en section Sport-études et ce que j'y ai vu est assez édifiant : des élèves paresseux uniquement préoccupés des perspectives sonnantes et trébuchantes d'un éventuelle réussite sportive. C'est Michel Delord, je crois, qui disait sur le fil précédent qu'il se pourrait bien que l'école soit pédagogiste parce que la société est pédagogiste.
Construis toi-même ta réussite ! - les films made in USA qui serinent cela sont légion.
N'est-ce pas un beau slogan libéral ?
Faisons au moins l'hypothèse que l'éducation "progressiste", dont on nous dit qu'elle est la source du mal, coïncide avec les "valeurs" du libéralisme.

Écrit par : guy morel | 09 mai 2009

Du coup, le VRAI niveau de référence me semble être celui des examens et non pas celui que les élèves pourraient atteindre dans un monde idyllique s’ils travaillaient [...]
Ecrit par : Zorglub | 09 mai 2009

Non mais on ne peut pas prendre le niveau des examens comme référence quand même ou alors on devient complice de la baisse du niveau exigé par l'EN. Bien sûr que je suis plus dur en brevet blanc qu'au vrai brevet. Le jour de l'examen, j'applique le barème officiel (quoique...) parce que la Loi, c'est la Loi et si l'on veut donner un semblant de valeur à cette abomination que sont les examens, les candidats doivent tous être notés selon les mêmes critères. Pour retrouver la crédibilité que l'EN a perdu avec ces exigences qui n'en sont pas, il faudrait noter en cour d'année comme aux examens pour ne pas avoir des moyennes trop basses ? Juste une question : c'est nos moyennes qui sont trop basses en cours d'année ou bien celles de l'examen qui sont trop élevées. je comprends votre position Zorglub d'annoncer à vos élèves ce qui les attend et d'une certaine façon, je suis de votre côté. Mais pratiquer moi cxe genre de chose... Plutôt m'inscrire en master + 15 de sciencs de l'educ !

Bien entendu z'ont pas le niveau mais z'ont l'exam quand même parce que si l'exam on le donne que à ceux qui l'ont réellement le niveau et ben on va se retrouver avec un nombre d'élèves hallucinant dans les collèges et autres lycées. Et je vous rappelle à toutes et à tous qu'un élève ça coûte cher et que l'EN n'a pas le même budget que TF1 pour la pub pendant la star ac'.

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

@Sujet lourd.

À vos plumes ! Vous avez quatre heures pour commenter le document suivant :
L'Élysée a commis une belle bourde historique, dans le dossier de presse remis aux journalistes à l'occasion de la célébration de la victoire des alliés sur le nazisme, le 8 mai 1945. Dans plusieurs documents, consultables également sur le site de la présidence de la République , les services de l'Élysée évoquent "les commémorations de l'Armistice du 8 mai 1945". Or, c'est un fait historique incontestable, il n'y a jamais eu d'armistice à la fin de la Seconde Guerre mondiale, mais bien une capitulation pure et simple, sans condition, des nazis, qui s'est produite en deux temps : au PC du général Dwight Eisenhower à Reims le 7 mai 1945 ; et deux jours plus tard, au PC du général Joukov à Berlin, en présence du général français...(Article paru dans Le Point).

Consignes :
1 -Vous devrez notamment axer vos réflexions sur la question suivante : est-ce une bourde ?
2-Vous n'oublierez pas d'utiliser les connaissances acquises sur le déclenchement et le déroulement du second conflit mondial, sur la Guerre froide, sur la construction européenne etc.
3- Votre développement n'excédera pas trente lignes.

Écrit par : guy morel | 09 mai 2009

Ce que vous dites, Catmano, est tout à fait juste, comme toujours. Seulement, quand on apprend aux élèves à travailler, à se concentrer, on n'a pas toujours le retour. On a souvent l'impression de faire du sur place ou même de régresser. Il n'y a chez beaucoup d'élèves aucun travail, aucun investissement intellectuel en dehors des cours. Les effets de groupes à l'adolescence sont dévastateurs. ceux qui travaillent sont même montrés du doigt (quel doux euphémisme ...).

Ecrit par : désespoir d'école | 09 mai 2009

C'est bien pour cela qu'il faut commencer "tout petit".
Les programmes d'élémentaire sont, depuis le début de l'année scolaire, un petit peu plus exigeants. On a volontairement oublié la maternelle dans la bataille, ce qui est fort dommage. Tant pis. Ce sera pour la prochaine fois. A moins que d'ici là, madame Morano ait réussi à évacuer cette charge financière sur les collectivités locales et les entreprises chères à son cœur, mais là n'est pas le propos.Donc, les programmes d'élémentaire...

En ce moment, dans les écoles, on attend avec une impatience mêlée de crainte, les "évaluations nationales CE1". Ça fait causer... On pourrait même dire que ça "flippe" énormément !

A quelle sauce vont être mangés les petits élèves ? Va-t-on réellement leur demander tout ce que le programme demande ? Est-ce possible, ça ?
Les paris vont bon train. Y aura-t-il des divisions, des soustractions à retenues, des verbes à l'imparfait, des noms, des articles et des verbes à reconnaître en tant que tels ?

Certains affirment que oui puisque c'est au programme.

D'autres soutiennent que c'est impossible, que le Ministère n'est pas si fou que ça et qu'il sait très bien qu'un enfant de 7 à 8 ans ne peut avoir engranger tout cela. Ou qu'alors, c'est qu'il le fait exprès, pour planter les gamins, et leurs maîtres par la même occasion !

Les premiers affirment alors que leurs élèves, quelles que soient leurs difficultés de concentration, d'attention et d'application, savent tout cela et que, bien qu'eux-mêmes se fassent du souci quant à la notation prévue qui ne laisse aucun droit au papillonnage (1 si l'élève a tout juste à l'exercice, 0 qu'il ait 1, 2, 3, 4 ou 5 erreurs), ils sont assez confiants.

Les seconds rétorquent qu'à la rentrée de septembre, la moitié de l'effectif de leur classe ne savait pas lire et qu'il a fallu consacrer la moitié de l'année scolaire à cet apprentissage. Que, de ce fait, ils n'ont pu commencer réellement la grammaire que vers le mois de février. Que, par ailleurs, leur manuel de mathématiques ne propose l'apprentissage de la soustraction qu'en toute fin d'année, que leurs élèves ne l'avaient pas du tout vue au CP et qu'aucune leçon de ce manuel n'est consacrée à la division. Qu'ils cherchent désespérément une "situation de recherche" afin d'introduire cet apprentissage.

Les tenants du "qui peut le plus peut le moins" suggèrent alors de revoir un peu leurs méthodes et leurs progressions l'an prochain, puisque pour cette année, c'est vraiment trop tard et de trouver autre chose que les "situations de recherche" qui durent des plombes sans pour cela fixer forcément un petit quelque chose chez les plus faibles de nos petits.

Ils suggèrent aussi de provoquer une "réunion d'équipe" avec tous les maîtres concernés, ceux de CP au premier chef, mais aussi ceux de Grande Section et pourquoi pas, ceux de Petite et Moyenne Section qui ont tout intérêt à venir aussi mouiller leur chemise s'ils ne veulent pas que Madame Morano les prenne au mot en expliquant que les enfants de 3 et 4 ans, du dire même de leurs enseignants, ne peuvent bénéficier du même encadrement pédagogique que leurs aînés.

Là, les effets de ces réunions, si elles avaient lieu et débouchaient sur les bons "projets" (aucun élève ne doit sortir de CP s'il ne sait pas au moins déchiffrer rapidement, écrire facilement, compter et calculer entre 0 et 100, et ceci se prépare dès le début de la GS sur des élèves déjà habitués à écouter, réfléchir, manier un crayon, observer, s'exprimer en bon français), ne se feraient sentir progressivement qu'à partir des évaluations nationales CE1 de mai 2011 (ouais, plus qu'un an !).
Et encore, de façon très inégale, il ne faut pas rêver, le maître d'école, comme tout le reste des êtres humains, est adaptable, mais il lui faut du temps pour brûler ce qu'il a adoré et reconstruire à la place quelque chose qui tient debout. Les ornières sont profondes et il faut une sacrée dose de courage pour en faire sortir les lourdes roues cerclées de fer de l'habitude.

Donc, rentrée 2011 (ouais, plus que 8 mois et demi !), dans le meilleur des cas, entrée d'une fournée de bambins de CE2 habitués à travailler, fournir des efforts, payer de leur personne pour avoir des résultats.

Trois ans plus tard, ils arrivent au collège. Encore quatre ans après, au lycée.
Si tout le monde, en chemin, a réussi à se décoller des ornières, ça devrait avoir un peu progressé ;-O !
On a bien réussi à se sortir des cavernes et des résultats aléatoires de la chasse, de la pêche et des cueillettes, que diable !
Il n'y a aucune raison qu'on ne soit pas capables d'en faire autant avec les projets d'établissements, les livrets de compétence et les situations de recherche, non ?

Vous remarquerez que j'ai complètement occulté le côté sociétal de l'affaire et que j'ai fait comme si nos délicieux bambins ne risquaient pas d'être contaminés par le principe de plaisir immédiat du type dont l'ambition est d'avoir une Rolex là, tout de suite, maintenant, quel que soit le moyen qui lui permettra de l'obtenir.

C'est tout simplement parce que, croyez bien que je le déplore, pour ce côté-là du problème, je me sens vraiment trop petite. A quand le décideur qui dira à haute et intelligible voix : "Je veux pouvoir parler de la Princesse de Clèves avec la guichetière et je mettrai tout en œuvre pour que cela soit possible dans moins de vingt ans" ?

Écrit par : catmano | 09 mai 2009

Je pense, mais je me trompe peut-être, que si les redoublements sont inefficaces, c'est parce que le plus souvent, ils arrivent trop tard. Ainsi, faire redoubler sa quatrième à un élève qui n'a pas acquis le niveau du CM, par exemple, ne résoudra en rien le pb. Si les parents ne considéraient pas un redoublement comme une offense, alors que c'est une chance pour le gamin, cela ferait avancer le schmilblic!

Écrit par : retraitée | 09 mai 2009

J'aurais tendance à conserver les redoublementds pour les bébés-lune, comme dit Catmano, ceux qui ont gagné le droit de respirer encore un an au même endroit. ET d'éviter de faire redoubler les élèves "tangents", ou nul dans une matière : à l'EN de mettre en place de vraies remédiations — ça lui coûtera moins cher que la gabegie actuelle.
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 mai 2009

Et les cerveaux lents ;-) ! Ceux qui en étaient encore au silex mal taillé lorsque tous leurs petits copains avaient adopté le bronze depuis belle lurette !

Écrit par : catmano | 09 mai 2009

Catmano, le mieux serait encore que le décideur respecte ses engagements. N'a-t-on pas entendu une personne de petite taille (ah, les Guignols quand vous nous tenez) dire qu'il fallait restaurer l'autorité des enseignants ? Moi j'attends toujours.

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

A quand le décideur qui dira à haute et intelligible voix : "Je veux pouvoir parler de la Princesse de Clèves avec la guichetière et je mettrai tout en œuvre pour que cela soit possible dans moins de vingt ans" ?
Ecrit par : catmano | 09 mai 2009

Il y a eu un décideur de cette trempe, même si, à l'époque où il décidait, il s'agissait plus de faire en sorte que la guichetière soit capable de calculer des taux d'intérêt progressifs que de parler de la Princesse de Clèves. Cf. in DP de Buisson, l'article Instruction publique.

Écrit par : guy morel | 09 mai 2009

retraitée, revenez dans le métier, je vous en supplie !

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

Jean-Marie Le Pen aurait pour ancêtre... Ramsès II !

http://frenchcarcan.com/2009/05/09/jean-marie-le-pen-a-tout-pique-a-ramses-ii/

Écrit par : marie-laure | 09 mai 2009

Je suis tout à fait choqué qu’on ne donne pas, dans ce pays, la chance aux inventeurs de concepts littéraires de génie !

Après tout, je ne suis tout de même pas allé à la fabrique des ânes pour rien !

J’espère que cette erreur sera rapidement corrigée.

http://yfig-en-chansons.hautetfort.com/

Merci de votre soutien !

Écrit par : Yfig agent littéraire pour académiciens | 09 mai 2009

"Le prince des claves" : on fabrique des jeunes drôlement autonomes aujourd'hui ! Prêts à affronter la dure loi de la vie. A se battre avec efficacité et énergie devant la crise, la compétition, les aléas de toutes sortes.
Ma factrice étant en vacances, c'est un jeune homme, à peine plus âgé que mes élèves, qui la remplace. Il me retient depuis quelques jours plusieurs colis en soufrance à la poste. Motif : boîte à lettre coincée. Je le rencontre par hasard en sortant de chez moi, ouvre la boîte devant lui : elle s'ouvre à merveille. Il essaie : elle n'ouvre pas. "Peut-être faudrait-il mettre la clé dans l'autre sens ," lui dis-je ...

Écrit par : Marilyse | 09 mai 2009

Zorglub dit :

Dans le fond, l’objectif de l’immense majorité des élèves n’est pas de se cultiver, de comprendre etc. mais d’attraper un diplôme (comme le pompon du tour gratuit au manège) afin d’avoir un ticket pour l’emploi. Au nom de quoi pourrait-on le leur reprocher ?

Je ne pense pas qu'en collège tricher avec les notes vaille guère mieux que tricher avec un devoir. Je pense au contraire que sur-noter, c'est mépriser son élève, lui dire justement que de toute façon tu n'es pas là pour ingurgiter le savoir que je te donne (donc te cultiver), car tout le monde sait que dans le monde de l'entreprise, rien ne sert de savoir que le 8 mai 45 est une paix sans condition et non un armistice.. Certes. Dans ce cas, l'école en tant que tel ne sert à rien et ne doit finalement que préparer à entrer dans le monde actif et devenir le meilleur des consommateurs possibles.
Cultiver son jardin à Auchan.... c'est Candide qui serait content...
Je pense pour ma part que ni l'école ni de la collège ne sont le temps des emplois futurs. c'est le temps de l'acquisition de la culture humaniste que nous avons au fil du temps perdu et dont seule une élite dans les meilleures écoles publiques (je ne parle pas ici du privé) peut encore profiter.
Ceci dit, le problème originel vient de l'instauration du collège unique et de l'idée simpliste et dogmatique que chaque enfant se ressemble et peut acquérir le même niveau d'études. Eh bien non. L'héterogénéisation des classes depuis 30 ans a détruit l'enseignement des connaissance, nous forçant à trouver un (in)juste milieu renvoyant à un médiocre pgcd. Le comble de l'hypocrisie étant par ailleurs l'établissement des "classes camifs" en classe européenne, conservant une classe de niveau. Chez nous, notre nouvelles principale, (une ancienne assistante sociale, ça ne s'invente pas) a décidé pour la rentrée la création de 5 classes où l'on répartira les 20 germanistes premières langues. Dilution maximale qui fera encore davantage baisser le niveau, les "bons élèves" préférant s'écraser et s'aligner sur le comportement et le bas niveau de la grande majorité. Il ya toutefois un progrès dans la prise de conscience des professeurs. Quand il y a dix ans je préconisais l'établissement de classes homogène avec pour chacune un vrai projet (informatique, linguistiques, théâtre, technologie, etc..), je me faisais gentiment traiter de fasciste absolu, et aujourd'hui mes collègues m'approuvent mais savent parfaitement que jamais ni l'administration ni le rectorat ni le ministère ne laisseront faire une telle "révolution". Or, la solution est là en grande partie. Réorganiser le collège rapidement en prenant en compte les différents niveaux et construire un projet pour les faibles, les moyens, les bons et les très bons. Sans occulter une possible transversalité, car beaucoup de moyens peuvent devenir bons, si seulement on s'occupe d'eux dans un cadre défini.

Écrit par : guedbralec27 | 09 mai 2009

"souffrance" a un peu souffert ! Que fait Orthoprof ? Parti en ouiquende ?

Écrit par : Marilyse | 09 mai 2009

"Vous ne croyez pas pourtant que nos collègues du primaire font tout ce qu'ils peuvent bien souvent pour entraîner les enfants à réfléchir mais que la télévision, internet, les pokémon et leurs géniteurs ne suivent pas ?"

Ecrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

C'est incontestable! Mais dire cela ici est politiquement incorrect!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2009

Le 8 mai 45 ? Lard ... miss ... TICE ?

Écrit par : Crétin de La Fabrique | 09 mai 2009

"Vous ne croyez pas pourtant que nos collègues du primaire font tout ce qu'ils peuvent bien souvent pour entraîner les enfants à réfléchir mais que la télévision, internet, les pokémon et leurs géniteurs ne suivent pas ?"

Ecrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

C'est incontestable! Mais dire cela ici est politiquement incorrect!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2009

On essaie de faire aussi tout ce qu'on peut en collège mais il est effectivement dur de lutter contre Pokemon et consorts. Le rapport de force n'est plus dans notre camp.

Écrit par : Marilyse | 09 mai 2009

N'a-t-on pas entendu une personne de petite taille (ah, les Guignols quand vous nous tenez) dire qu'il fallait restaurer l'autorité des enseignants ? Moi j'attends toujours.

Ecrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009


Il faut parfois se défaire de l'emprise souvent beauf, machiste, et éditorialiste à la petite semaine des Guignols.
Réduire Sarko à sa taille n'est pas nouveau. Thiers, Napoléon III et même Mitterrand dans une moindre mesure en ont souffert avant. Il est curieux de noter que le mètre soixante huit de Napoléon Ier n'a jamais suscité le moindre commentaire rigolard. Mais le génie pardonne peut être tout.
Mais c'est quand même le degré zéro de l'argumentaire politique. Il est vrai que les Guignols maintiennent les français (enfin 'l'éliste" canalienne -canaille +..?) dans un état de cynisme passif (rôle que le Canard enchaîné joue également si on le consomme hebdomadairement) qui n'est pas plus formateur ni constructif qu'un vulgaire panégyrique pravdien.

Écrit par : guedbralec27 | 09 mai 2009

D’accord avec une évaluation périodique, en classe, d’un niveau d’exigence comparable ou plus élevé que l’évaluation finale.
Pas d’accord avec les Brevets ou Bacs Blancs qui concentrent toutes les évaluations dans toutes les disciplines dans un minimum de temps.
La fatigue cumulée de toutes les révisions : bonne excuse pour refuser d’aborder une notion nouvelle une semaine avant « On a trop à réviser !» et travailler au ralenti une semaine après « Faut qu’on s’en remette ! ».
Pas d’excuse. Le pied au plancher, dans toutes les disciplines, et des DS relativement échelonnés (si possible) par chaque collègue.
Se familiariser avec la ‘’pression’’ d’autant plus intense qu’on est concentré sur une matière, ok.
On ne gère pas mieux l'unique grosse fatigue à venir en cumulant la fatigue dans l'année.

Écrit par : stephane | 09 mai 2009

guedbralec27, les classes homogènes permettraient sans doute de faire de bonnes choses seulement le problème est que cela revient à faire des classes de niveau et, dixit un de mes anciens chefs, c'est purement et simplement illégal. On peut certes bidouiller en arguant « ah bon, c'est une classe de niveau que l'on a fait ? on savait pas, on l'a pas fait exprès » et du coup bien jouer avec les mêmes règles foutagedegueulesques que nos décideurs bien pensants mais qui osera aller jusque là ? Stigmatiser les abrutis en les rassemblant tous dans une classe ? Et puis quoi encore ? Cela permettrait de les faire travailler à leur rythme ? Mais on s'en cogne ! Pédagos de tous les pays, unissez-vous et mélangez vos élèves ! Les qualités des bons retomberont sur les idiots... Mon postérieur, tiens !

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

"Vous ne croyez pas pourtant que nos collègues du primaire font tout ce qu'ils peuvent bien souvent pour entraîner les enfants à réfléchir mais que la télévision, internet, les pokémon et leurs géniteurs ne suivent pas ?"

Ecrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

C'est incontestable! Mais dire cela ici est politiquement incorrect!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2009

C'est pas vrai ! Je l'ai dit ! Et je me suis empressée d'ajouter que j'étais bien trop petite pour régler ce problème-là.

Alors, je fais "comme si"... Que faire d'autre ? On ne va quand même pas prendre un couteau de boucher et éliminer tout ce qui ne rentre pas dans les petites cases.

En faisant "comme si", on est parfois surpris du résultat :

(citation) "Ce qui me rassure c'est que ma collègue, qui a adopté cette année la même méthode d'écriture lecture que moi, a 100% de lecteurs malgré un élève handicapé qui n'aurait jamais dû pouvoir apprendre à lire (dixit la psy et les maîtresses de GS) et 5 enfants du voyage qui lisent aussi. Bien sûr ils sont un niveau en dessous (ils ne lisent que de très courts textes) mais ils lisent, ce qui n'était jamais arrivé de mémoire d'ancienne collègue de l'école. Ils reconnaissent presque tous les verbes, les noms et les articles, ils commencent à bien accorder tout cela et on vient de commencer la conjugaison des verbes en er au présent.

Et on a quand même le temps de faire un peu de découverte du monde, de préparer un spectacle avec chants et danses... un peu de peinture (enfin ça pas trop, je suis un peu nulle) et d'aller au gymnase une fois par semaine. Mais bon on ne chôme pas." (fin de citation)

Écrit par : catmano | 09 mai 2009

"Le comble de l'hypocrisie étant par ailleurs l'établissement des "classes camifs" en classe européenne, conservant une classe de niveau"

Ou les classes bilangues. Ce n'est plus le latin qui joue ce rôle dans les établissements. Du coup, il n'y a quasiment plus d'élèves dans cette option qu'on peut abandonner au bout de deux ans. dans l'education nationale, il y a beaucoup d'effets pervers.

"Réorganiser le collège rapidement en prenant en compte les différents niveaux et construire un projet pour les faibles, les moyens, les bons et les très bons. Sans occulter une possible transversalité, car beaucoup de moyens peuvent devenir bons, si seulement on s'occupe d'eux dans un cadre défini."

Ecrit par : guedbralec27 | 09 mai 2009 "

Que pensez-vous des filières DP3 et DP6 en collège ?

Écrit par : Marilyse | 09 mai 2009

Je ne parlais pas de cous, Catmano!!!

Guedbralec, il est vrai que "les Guignols" sont moins bons qu'ils ont pu l'être... Mais je ne comprends pas votre argumentaire vis à vis du "Canard Enchaîné"...
Quelle presse écrite préconisez-vous, vous-même?

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2009

"de vous", pardon...

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2009

Attention Marylise : classe bilangue ne veut pas dire classe que pour les bons, tout comme il y a 20 ans, allemand LV 1 ne voulait pas toujours dire classe de bons. Nous avons une bilangue dans ma boîte et certains élèves y ont été inscrits par des parents pensants que cette classe était forcément celle des bons mais ce n'est pas dans cet état d'esprit que mes collègues de langues ont tout fait pour que cette classe soit ouverte.

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

Stigmatiser les abrutis en les rassemblant tous dans une classe ? Et puis quoi encore ? Cela permettrait de les faire travailler à leur rythme ? Mais on s'en cogne ! Pédagos de tous les pays, unissez-vous et mélangez vos élèves ! Les qualités des bons retomberont sur les idiots... Mon postérieur, tiens !

Ecrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

Eh oui c'est bien ce que je dis dans mon post, il est totalement impossible de construire de tels projets et donc de réformer convenablement le collège.
A propos, il paraitrait que c'est Allègre qui remplacerait Darcos... vous vous souvenez de sa fameuse phrase : "Il y a dans l'enseignement une tendance archaïque que l'on peut résumer ainsi : ils n'ont qu'à m'écouter, c'est moi qui sais. Sauf que c'est fini, les jeunes et mêmes les très jeunes n'en veulent plus; Ce qu'ils veulent c'est inter-réagir'. Mmm les belles années que nous allons vivre encore..

Écrit par : guedbralec27 | 09 mai 2009

"Guedbralec, il est vrai que "les Guignols" sont moins bons qu'ils ont pu l'être... Mais je ne comprends pas votre argumentaire vis à vis du "Canard Enchaîné"...
Quelle presse écrite préconisez-vous, vous-même?"

Sans me substituer à notre sponsorisé du Qatar :

Le Canard garde l'immense avantage d'être réellement indépendant financièrement. En revanche, il y a eu manifestement un entrisme écolo gaucho concon qui nuit fort : beaucoup d'articles suintent ridulement le camp du Bien.

Écrit par : dugong | 09 mai 2009

ridiculement...

Écrit par : dugong | 09 mai 2009

Que pensez-vous des filières DP3 et DP6 en collège ?

Ecrit par : Marilyse | 09 mai 2009

Là aussi c'est organisé n'importe comment. On y met l'élève sans lui expliquer parfaitement de quoi il s'agit, les professeurs de techno et l'administration ne font pas remonter convenablement les informations à l'ensemble des professeurs et le projet se transforme en une classe poubelle comme une autre. Ces classes de découvertes professionnelles ont du mal à se mettre en place car il n'y a pas vraiment d'accord d'entreprises, les stages sont tout aussi bidons que les stages des troisièmes "traditionnelles". Donc pour le moment, c'est du grand flou artistique. De plus, on a tendance à y mettre de bons élèves qui ont peut être d'autres ambitions que d'entrer très vite dans le monde professionnel.
Quant au latin et désormais le grec classique (de retour dans notre collège!), il est le repère (repaire aussi) des meilleurs élèves. Mais ceux ci sont dispersés dans de nombreuses classes et se retrouvent que le temps d'une langue morte étudiée de manière souvent navrante. Les gamins partent vite car malheureusement ni le latin ni le grec ne sont étudiés avec la passion et le bagage culturel qu'elles supposent et de la part des professeurs et de la part des élèves...

Écrit par : guedbralec27 | 09 mai 2009

Nous sommes donc d'accord guedralec27. À tous ceux qui défendent les classes hétérogènes au nom de l'égalité des chances, je poserai la question suivante (je suis un peu fouille-popo, je sais, mais j'aime bei appuyer là où ça fait mal). Pourquoi ne pas instaurer l'uniforme scolaire (mais un joli, hein, créé par Dolce & Gabana pour plaire à nos donzelles prépubères fashionvitimisés) qui instutueraient (le e du milieu, je suis pas sûr mais j'ai pas envie de prendre mon dico) encore plus d'égalité : tous le même enseignement, tous les mêmes vêtements. Vive Orwell !

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

Le Canard garde l'immense avantage d'être réellement indépendant financièrement. En revanche, il y a eu manifestement un entrisme écolo gaucho concon qui nuit fort : beaucoup d'articles suintent ridiculement le camp du Bien.

Ecrit par : dugong | 09 mai 2009

Je ne dirais pas mieux. Il y a dans le Canard un mépris du politique. Ceux ci ne méritent pas tant de déshonneurs, même si nous vivons une époque peu glorieuse.
Marianne s'enfonce dans une Baryouphilie qui me rappelle la Mitterandolâterie de la grande époque, Libération est le plus souvent ridicule, Le Figaro mal dans ses baskets (Louis Vuitton).. Et avez vous remarqué à quel point un journal de base comme le Parisien Aujourd'hui en France est favorable aux thèses pédagogistes et regardent Brighelli et consorts d'un air amusé et vaguement méprisant ? -voir l'article d'il ya quelques jours sur le primaire chez Marc Le Bris)

Écrit par : guedbralec27 | 09 mai 2009

Pourquoi ne pas instaurer l'uniforme scolaire (mais un joli, hein, créé par Dolce & Gabana pour plaire à nos donzelles prépubères fashionvitimisés)

Ecrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

Paradoxalement, je ne vous suivrai pas sur ce point, sieur Pingouin . Je pense au contraire que l'uniforme, pour peu qu'il ne soit pas caricatural, permet de gommer, en tout cas au collège, toute différence sociale et permet, outre cristalliser leur appartenance à une école donnée, d'avoir un rapport à l'autre lié à la personnalité et non à l'aspect vestimentaire. " Quoi t'as pas des niiiiiike, t'es qu'un nuuuul".

Écrit par : guedbralec27 | 09 mai 2009

« Ha, ha, ha » comme dit si bien le grand Christophe Lambert (désolé, je ne peux pas mettre l'intonation). Je me considère comme un adorateur de notre ami JPB et si ces gens pédagogos nous regardent d'un noenoeil méprisant, je les méprise tout autant. Je leur déverse tout mon dédain, mon fiel, mon mépris, mon abomination à la cheutron. Un bon coup de Karcher à bla mode hongroise, et je te nottoyerais tout ça.

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

A mon sens, ce qui est choquant, c'est que les élèves qui ont un réel potentiel et une vraie motivation ne trouvent plus de lieu leur permettant de s'épanouir (la filière S n'est plus que l'ombre d'elle même).

Par contre, ça ne me dérange pas qu'en STI ou STG on se contente du minimum permettant d'atteindre le BTS et donc un emploi. Libre à ceux qui souhaitent exceller de le faire (et il faut faire en sorte que ce soit possible dans ces filières aussi).

La question de l'échec en fac ne concerne pas mes clients qui n'y vont pas (ou si peu).
Eux, poursuivent (et réussissent) à bac +2 ou +3, accèdent à un boulot, trouvent un partenaire sexuel à qui lécher le museau le temps de faire un gosse et de divorcer, achètent une bagnole à crédit, font des barbecues sur le balcon, jouent au loto etc.

Dans le fond, ils sont (mal)heureux à la mesure de leurs ambitions, comme ça a toujours été pour la très grande majorité de la population.

Et tout ça se nomme le peuple (ou la classe ouvrière).
Je sais : j'en viens ...
Pourquoi vouloir à tout prix que tout le monde devienne intello, connaisse la subtile distinction entre armistice et paix ?
Le peuple se contente historiquement d'être la chair à canon anonyme de la prochaine, contrairement aux profs, intellos ou cadres qui savent s'en tirer (ou devenir des héros ce qui est tout de même plus valorisant ...).

Oui, il faut donner à tous ceux qui le souhaitent la possibilité de sortir de sa classe !
Oui, il faut encourager les gosses à le faire !
Mais dans le même temps il ne me semble pas légitime d'emmerder ceux qui montrent clairement que ce n'est pas le chemin qu'ils choisissent dans la vie.
Je conteste le terrorisme intellectuel consistant à imposer un truc aussi naze que la princesse de Clèves à des élèves qui s'en tapent.
Pour être honnête, ça me ferait mal aux seins de devoir le lire.

Y'a assez de bouquins éclatants en phase avec mes goûts, mes aspirations, la société dans laquelle je vis, pour que je me dispense de me tirlipoter le coquillard afin de savoir si par hasard je ne pourrais pas trouver quelques affinités intellectuelles ou morales avec une pétasses du XVIème. En me torturant les méninges je finirais par conclure qu'un cul reste un cul mais pour le reste, me faudra vraiment de l’imagination pour que les préciosités dans les salons royaux m’édifient sur les relations sociales dans les ZUP …

C’est trop un truc de prof de vouloir le bien des gosses contre leur gré !
Et surtout, de définir ce qui est LE BIEN …

Écrit par : Zorglub | 09 mai 2009

"Le Canard garde l'immense avantage d'être réellement indépendant financièrement. En revanche, il y a eu manifestement un entrisme écolo gaucho concon qui nuit fort : beaucoup d'articles suintent ridiculement le camp du Bien."

Ecrit par : dugong | 09 mai 2009

Je ne sais toujours pas ce qu'est "le camp du bien", en dehors d'un élément de rhétorique (et un terme formaté) un peu concon sur les bords.
Par contre, les journaux qui méprisent vraiment les politiques sont ontologiquement ceux qui ont été achetés par des politiques, ou par des affairistes, ou par des gens ayant eu double casquette, (cf "Dassault" pour "le Figaro"), et non ceux qui en stigmatisent à juste titre les défauts. La page 2 du "Canard" est, à ce titre, un vrai régal.
Je ne vois pas très bien comment "Marianne" pourrait ne pas être Bayrouiste à tous crins, vu que Jean-François Kahn en a été l'omnipotentat à lui tout seul pendant un bon paquet d'années!

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2009

Ce qu'on peut reprocher au "volatile", par contre, c'est d'être d'un antifiscalisme intégriste et de ne penser qu'au pognon. Ils en ont d'ailleurs pas mal, (presque autant que le "Diplo", ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2009

Addendum à mon message unique sur le sujet initial.

J'étais tellement remonté contre le principal du collège qui n'est qu'une chiffe molle, et scandalisé par le comportement dément de la mère de l'élève plagiaire, que j'en ai oublié de vous raconter qu'un tel cas de plagiat s'était passé quand j'étais en sixième (année scolaire 1951/1952).
Le professeur a rendu les copies, et l'un des élèves a vu un zéro sur sa copie et s'est mis à pleurer silencieusement, et les élèves ont pris conscience de cela progressivement, sans comprendre ce qui se passait. Je suppose qu'il y avait une explication du zéro sur la copie.
Quoi qu'il en soit, le professeur de français acheva sa distribution des copies en silence.
Une fois qu'il se fut rassis derrière son bureau, il entreprit de faire un cours sur le plagiat. Il ne se priva pas d'ironiser sur l'excellente qualité du devoir de l'élève, lequel, d'ailleurs, était l'un des meilleurs élèves de la classe. Avec ce devoir, il s'était surpassé...
Cela me fait penser irrésistiblement au dopage de certains sportifs. Mais, vrai, fallait-il être stupide pour croire que le professeur se laisserait avoir. Mais je crois me rappeler qu'il dit avoir dû rechercher un moment le texte dans sa bibliothèque pour pouvoir confondre le tricheur sans contestation possible.
J'appris donc ce mot - plagiat - alors que j'avais entre onze et douze ans.
Inutile de vous dire qu'il n'y eut aucune suite.
Le fait qu'il y en ait de nos jours est-il dû à l'influence des divines sciences de l'éducation ?

Écrit par : Francis Penin | 09 mai 2009

@ Zorglub

Ce que je voulais dire, c'est que l'Ecole, au moins jusqu'à la 3°, mais pourquoi pas jusqu'à la fin, devait ouvrir les horizons de Kevin et de Loana en leur proposant d'autres lectures que Titeuf ou les résultats du Loto, d'autres musiques que "La danse des canards" et la Star'Academy...
Qu'ils sachent au moins que cela existe.

Mon compagnon me disait hier soir que pour sa mère, née au début des années 20, dans un tout petit village de montagne, scolarisée de 6 à 12 ans à l'école publique de ce petit village, les "valeurs sûres" étaient "Sans famille", "Les Misérables" et "Jane Eyre".
Son mari, agriculteur, ayant suivi le même cursus scolaire, préférait lire ses magazines agricoles et, après avoir longuement étudié les fiches techniques et hanté les foires du canton, fabriquait lui-même de A à Z les décavaillonneuses, prétailleuses et autres atomiseurs qu'il attelait ensuite derrière son tracteur dont il assurait seul la maintenance mécanique.

L'école leur avait donné l'outil, ils le maîtrisaient, ils en ont fait ensuite ce qu'ils en ont voulu.
Je n'en demande pas plus pour les élèves d'aujourd'hui.

Écrit par : catmano | 09 mai 2009

Si j'en prends un ici, sur ce blog, qui me plagie, je le dénonce à Jean-Paul Brighelli... en supposant qu'il ne s'en aperçoive pas avant moi.
C'est pour rire, je m'empresse de le dire, pour ceux qui ne me connaissent pas. Je ne voudrais pas qu'on me prît au sérieux.

Écrit par : Francis Penin | 09 mai 2009

Je me souviens de mon étonnement, alors que j’étais en rhétorique (on appelait ainsi notre terminale et « poésie » notre première – termes qui sont restés surtout sur les affiches qui annoncent les bals et les soirées destinées à ramasser les sous des voyages de rhéto, précisément), je me souviens de mon étonnement, donc, d’avoir appris qu’en France, on ne passait pas d’examens avant le bac, ce qui m’avait paru, alors, le comble de l’horreur : comment faisaient les Français pour passer une épreuve dont ils n’avaient aucune idée ? Cela m’avait fait mieux comprendre l’hystérie collective qui naît chaque année quand l’heure fatidique approche.

Nous avons toujours des compositions trimestrielles dans toutes les matières, en Belgique. Plus exactement, elles sont devenues semestrielles (Pâques a sauté mystérieusement). Donc, à Noël et en juin, tous les élèves du secondaire (en tout cas au moins 85% d’entre eux) passent des examens dans presque toutes les matières. Il y a des petits arrangements selon les écoles ; souvent, les petits de première et deuxième n’ont d’examen qu’en français, math, langue étrangère ; quelques écoles pratiquent le contrôle continu strict et n’ont pas de session d’examens – les élèves de ces écoles-là trouvent que « c’est pas juste », parce que la session d’examens entraine le congé l’après-midi, dont pas mal d’élèves profitent pour ne rien faire. J’ai passé un temps considérable à réviser mes cours d’un œil, l’autre étant rivé sur Wimbledon ou même « Peyton Place », ce qui ne me rajeunit pas, mais maintenant, c’est pire, si je considère cette copie que j’ai eue l’an dernier : aux questions 1à 5, j’ai trouvé : « Je ne sais pas parce que j’étais dehors alors j’ai pas pu étudier parce qu’il faisait beau. » La dernière question portait sur un texte, donc j’ai eu quelques lignes à corriger.

Les examens donnent une assez bonne indication du niveau atteint et de la capacité à se mettre au travail et à globaliser pour une moitié des élèves. Je remarque surtout que ceux qui les passent sans problème majeur sont ceux qui ont « joué le jeu » depuis septembre. Ceux qui n’ont rien fichu soit se plantent, soit sauvent les meubles de justesse (ils ont bien caché les capacités qu’ils avaient pour le faire durant les mois précédents). Cela dit, je fais passer des épreuves dont j’ajoute le résultat à celui de l’examen pour « sauver » les réguliers à petits moyens. Au conseil de classe, on regarde la moyenne des examens dans chaque matière ; puis, s’il y a échec, le résultat de l’examen de juin seul et si c’est positif, ne fût-ce que d’un centième de point, la direction considère qu’il y a eu progrès constant toute l’année, donc que le cours est réussi, même si le professeur concerné s’étrangle (en tout cas, c’est ainsi dans mon collège). L’échec dans une seule matière ne compromet pas l’année (ça, c’est la loi qui le dit) et tout ce qu’on peut faire, c’est donner un travail de vacances. Donc, nous avons aussi, malgré les examens, des tas de gens qui passent ou sont diplômés avec des résultats insuffisants, quelles que soient par ailleurs les raisons de ces échecs. Nous passons notre temps à ne pas désespérer Monchéri et Moncoeur.

Cela dit, pour les doublements (chez nous, on double, on ne redouble pas, sauf qu’on « répète » à l’université), il y a effectivement un problème d’efficacité. Ma modeste expérience montre que l’élève qu’on fait recommencer parce qu’il n’est pas malin et n’a rien compris ne comprend généralement pas mieux l’année suivante et ne devient généralement pas plus malin, mais il y a de fortes chances pour qu’il devienne notoirement plus insupportable qu’il n’était. Ceux qui doublent parce qu’ils n’ont pas levé le petit doigt (et, encore une fois, quelles qu’aient été les raisons de cette atonie) s’ennuient généralement beaucoup et il leur arrive de mettre un boxon considérable en classe, ou alors ils brossent sans arrêt et décrochent.

De plus, les doublants à répétition (j’ai des élèves de 20 ans passés, mon record c’est 23, en avant-dernière année, alors que la logique, c’est 16-17 ans) pourrissent littéralement la vie de ceux qui ont l’âge correct, simplement parce que leur vie paraît (je dis bien paraît, puisque dans les faits elle est souvent aussi banale et bornée que possible) bien plus intéressante aux gamins que la leur. Je trouve que les grands écarts d’âge (et deux ou trois ans, à l’adolescence, c’est énorme) dans une classe sont dommageables pour ceux qui sont à l’heure – les doublants, « techniquement » adultes, se sentent souvent tous les droits, à commencer par celui de contester tous les enseignements qu’on tente de faire passer et sont vus par les autres comme les chevaliers blancs de l’audace et de la contestation.

Les seuls doublements positifs sont ceux qui résultent d’une vraie réflexion de l’élève. Chez nous, à la fin de l’année, il y a trois attestations possibles : réussite, réussite avec restriction, échec. Ceux qui obtiennent la réussite avec restriction ont le choix de passer de classe en abandonnant certaines matières ou filières (ce qui les conduit de facto à passer en technique ou en professionnelle, même s’ils n’ont aucun intérêt pour cela) ou de doubler. Ceux qui choisissent de doubler le font généralement avec profit. Ils sont rares. La plupart se retrouvent dans des sections qui les intéressent aussi peu que possible et on se demande ce qu’ils sont venus y faire, à part se faciliter la vie et obtenir un diplôme de secondaire hélas au rabais.

Donc, je serais assez pour qu’on ne fasse pas doubler entre, mettons, 6 et 15 ans, mais qu’on place un couperet efficace à ce moment-là. Ce couperet donnerait ou non l’autorisation de continuer. Et on ne pourrait y présenter le cou que deux fois. Les Finlandais ont ça (je ne suis pas finlandolâtre, je le précise) : à 15 ans, chacun est fixé sur son sort scolaire et sait, avant cela, ce qu’il risque s’il ne fait rien en classe. Chez nous, il y a tellement de branches auxquelles se raccrocher qu’on peut rester au secondaire quasiment jusque 25 ans sans que personne puisse rien y redire.

Écrit par : Puce | 09 mai 2009

Ce que je voulais dire, c'est que l'Ecole, au moins jusqu'à la 3°, mais pourquoi pas jusqu'à la fin, devait ouvrir les horizons de Kevin et de Loana en leur proposant d'autres lectures que Titeuf ou les résultats du Loto, d'autres musiques que "La danse des canards" et la Star'Academy...
Qu'ils sachent au moins que cela existe.

Mon compagnon me disait hier soir que pour sa mère, née au début des années 20, dans un tout petit village de montagne, scolarisée de 6 à 12 ans à l'école publique de ce petit village, les "valeurs sûres" étaient "Sans famille", "Les Misérables" et "Jane Eyre".

Ecrit par : catmano | 09 mai 2009

Vous avez totalement raison. Le collège doit donner à l'élève de 10 à 14 ans une base culturelle solide. Après quoi celui-ci sera mieux armé et probablement plus épanoui intellectuellement dans sa vie future. Mais pour cela, il faut que chaque élève qui arrive en 6e en soit au même point et ne pas se laisser perdre chacun en route. Quant à ceux qui de toute façon ne pourraient passer le stade de la quatrième, qu'on leur trouve un bon et vrai apprentissage. Et qu'il parte avec derrière lui quelques bases solides. Vœu pieux?

Écrit par : guedbralec27 | 09 mai 2009

"Son mari,..., fabriquait lui-même de A à Z les décavaillonneuses, prétailleuses et autres atomiseurs"

Heureusement (?), l'opiniâtreté astucieuse n'a pas suffit à faire la synthèse entre l'atomiseur et la décavaillonneuse.

Écrit par : dugong | 09 mai 2009

Quant à ceux qui de toute façon ne pourraient passer le stade de la quatrième, qu'on leur trouve un bon et vrai apprentissage. Et qu'il parte avec derrière lui quelques bases solides. Vœu pieux?

Ecrit par : guedbralec27 | 09 mai 2009

Pour le moment, ils vont tous en troisième et certains d'entre eux postulent pour le lycée : comment faire avec les parents qui ne veulent pas entendre parler des lycées professionnels.

Écrit par : Marilyse | 09 mai 2009

"Quant à ceux qui de toute façon ne pourraient passer le stade de la quatrième, qu'on leur trouve un bon et vrai apprentissage. Et qu'il parte avec derrière lui quelques bases solides. Vœu pieux?

Ecrit par : guedbralec27 | 09 mai 2009 "

De quelles bases solides parlez-vous s'ils ne peuvent passer le stade de la quatrième? En matières gnérales ou sur un plan strictement "professionnel"?

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 09 mai 2009

Allez ! Pour changer, voici des nouvelles du Prince des Facariens, j'ai nommé le Grand Meiriol de Lyon qui nous livre sur son site sa pensée sur la réforme des lycées qu'il a réussi à condenser en 5 pages.

Dans cet exposé lumineux du canon pédagogiste, il n'y a que l'embarras du choix pour le commentateur.

Aujourd'hui, je choisis le passage suivant, bien dans la façon viscosinusoïdale du Primat des Pédagols :

"Certes, il n’est pas possible que les lycéens construisent les programmes […], mais ils doivent pouvoir avoir prise sur tout ce qui relève des méthodes de travail : organisation de l’emploi du temps, choix des modalités d’organisation des cours (équilibre entre le travail collectif, individuel, en petits groupes, utilisation des démarches inductives ou déductives, développement de la recherche documentaire, des TICE, etc.)."

Bien sûr, non seulement les élèves sont tout à fait capables de décider ce qui doit être collectif ou individuel, de ce qui doit être inductif ou déductif. Bien sûr, de telles décisions "sur les modalités" n'auraient strictement aucune répercussion sur les programmes et leurs contenus qui restent l'apanage de l'Etat.

Gogos de tout poil, vous allez adorer lire ça. Ca nous changera des anciennes (?) querelles sur le thème "structures ou contenus ?" chères à Guy Morel et à Pedro Cordoba que je salue (les deux) en passant.

http://www.meirieu.com/RAPPORTSINSTITUTIONNELS/education_et_devenir_lycees.pdf

Écrit par : dugong | 09 mai 2009

Pourquoi ne pas instaurer l'uniforme scolaire (mais un joli, hein, créé par Dolce & Gabana pour plaire à nos donzelles prépubères fashionvitimisés)

Ecrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

Et qui aurait l'intérêt de leur permettre de reconnaitre facilement leur gauche de leur droite...

Écrit par : yann | 09 mai 2009

Je conteste le terrorisme intellectuel consistant à imposer un truc aussi naze que la princesse de Clèves à des élèves qui s'en tapent.
Pour être honnête, ça me ferait mal aux seins de devoir le lire.

Ecrit par : Zorglub | 09 mai 2009

Vous, vous allez vous faire lyncher !

Écrit par : yann | 09 mai 2009

"...un truc aussi naze que la princesse de Clèves à des élèves qui s'en tapent."

Il suffit pourtant de leur faire miroiter la possibilité de se la taper.

Écrit par : dugong | 09 mai 2009

Pfff Yann, y a déjà Kickers avec ses pastilles rouge et verte ;-) ou bien les maquillages gothico-adolescents de certaines poufs en puissance.

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

C'est un peu hors sujet sur ce fil mais celà avait été abordé souvent par ici.




“Riposte laïque” : le MRAP dénonce la laïcité à sens unique.

Organisation laïque, le MRAP condamne le dévoiement du combat laïque au service de la haine raciste.

« Riposte laïque » a été créée en 2006 par des dissidents de la « Gauche républicaine (Respublica)», qui trouvaient trop modérée la défense de la laïcité par cette dernière et les organisations militantes laïques traditionnelles.

Il est très vite apparu que la « laïcité » de « Riposte laïque » était dirigée presque exclusivement contre l’islam, les musulmans et tous ceux qui s’opposaient à ses thèses extrémistes.

Après le MRAP, la Ligue des droits de l’homme, la HALDE, Riposte laïque s’en prend désormais à des personnalités aussi peu suspectes de complaisance envers les cléricalismes et les intégrismes que Caroline Fourest et Henri Pena-Ruiz. Ce dernier a d’ailleurs très bien résumé la situation :

« A moins que sous prétexte de laïcité on ne nourrisse un autre projet politique. Mais alors il faut le dire. La défense d’Israël par Riposte Laïque au moment où il bombardait les populations civiles de Gaza ne me semble pas précisément relever de l’esprit laïque. En fait, Riposte laïque ne combat pas seulement l’islamisme, mais aussi et surtout l’Islam, et dissimule très mal sa volonté de hiérarchiser les religions, mais aussi les différentes cultures. Elle reprend en fait à son compte la thèse du « choc des civilisations », de si triste mémoire. Je crains donc qu’avec elle la défense invoquée de la laïcité ne devienne la couverture d’un autre combat, qui n’est pas du tout le mien. De là à déformer mes propos pour mieux me disqualifier il n’y avait qu’un pas, et il a été franchi. »

C’est donc en toute logique que Riposte laïque défend sur l’immigration, la lutte contre le racisme, la défense des droits de l’homme, des thèses proches de celles des extrême-droites françaises, identitaire et autres. Les articles publiés sur son site Internet sont repris sur des sites d’extrême-droite, avec l’accord de leurs auteurs.

Ils sont aussi repris sur les sites d’organisations communautaires juives proches de l’extrême-droite israélienne.
Ainsi, un article d’un certain Maurice Vidal « Des mosquées à n’en plus finir en France et en Europe » a été repris sur les sites de l’UPJF (Union des patrons et professionnels juifs de France »

http://www.upjf.org/

La lecture de cet article montre tout d’abord une méconnaissance prodigieuse de l’auteur- et de ceux qui le reproduisent en l’état - concernant aussi bien les lois laïques françaises que la doctrine des différentes religions présentes en France, le tout mis au service des thèses haineuses de l’auteur.

Il n’appartient pas au MRAP de se prononcer sur le financement public des religions, quelles qu’elles soient, prétexte à l’article de Maurice Vidal, mais il rappelle que l’article 1 de la loi de 1905 précise «La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. »

De même, attribuer à la seule religion musulmane des textes prévoyant le châtiment des « mécréants » dans l’au-delà ou « établissant l’inégalité des sexes » démontre soit une inculture religieuse grave soit une mauvaise foi totale.

Ces mensonges, et d’autres, sont mis au service d’une thèse simpliste, fausse et dangereuse : c’est l’ensemble des musulmans- et lui seul- qui présente un danger pour la démocratie et les droits de l’homme.

Il s’agit donc d’un discours appelant à « la discrimination, la haine, la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée » qui doit être sanctionné conformément à la loi.

Paris, 6 mai 2009.

Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples
43 bd Magenta - 75010 Paris - Tél. : 01 53 38 99 99
Site web : http://www.mrap.fr

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 09 mai 2009

De quelles bases solides parlez-vous s'ils ne peuvent passer le stade de la quatrième? En matières gnérales ou sur un plan strictement "professionnel"?

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 09 mai 2009

J'ai par exemple en troisième deux gamins. Gentils. 2.5 de moyenne générale. Depuis la sixième on les traîne, ils se traînent comme des boulets en attendant de les éjecter. Pas de redoublement, pas de SEGPA (au dessus des tests). dans un environnement adapté, ils auraient pu recevoir une base culturelle minimum dans une configuration de sixième cinquième en trois ans. Et après, on pouvait les orienter vers un apprentissage pour eux salvateur. Savoir lire, écrire, compter, et un minimum de savoir dans les autres matières, une sorte de certificat d'études, s'il faut parler franchement. Au lieu de cela, ils sont ballotés de classe en classe et les patrons n'en voudront jamais (ils regardent des dossiers scolaires).
Gâchis, gâchis, gâchis

Écrit par : guedbralec27 | 09 mai 2009

"Certes, il n’est pas possible que les lycéens construisent les programmes […], mais ils doivent pouvoir avoir prise sur tout ce qui relève des méthodes de travail : organisation de l’emploi du temps, choix des modalités d’organisation des cours (équilibre entre le travail collectif, individuel, en petits groupes, utilisation des démarches inductives ou déductives, développement de la recherche documentaire, des TICE, etc.)."

Meirieu cité par Dugong

Doucement mais sûrement, le lycée autogéré nous attend.
Meirieu dit "que le bordel soit"! Et le Monde (de l'Education) l'entendit

Écrit par : guedbralec27 | 09 mai 2009

Gâchis, gâchis, gâchis

Ecrit par : guedbralec27 | 09 mai 2009

Oui, c'est ce que l'on observe. De plus, pour entrer en SEGPA, il faut pour l'élève passer les tests et être conforme mais en plus, l'accord de ses parents. J'ai ainsi dans mes classes quelques élèves qui relèveraient de la SEGPA.
Peut-on revoir cette clause "accord des parents" ?

Écrit par : Marilyse | 09 mai 2009

Meirieu ne vit pas sur la même planète que nous ?
Ou c'est peut-être un anar de la première heure ?

Écrit par : Marilyse | 09 mai 2009

Y a moyen de se taper la princesse de Clèves ? Bah je vais aller le lire tout de suite.

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

"Y a moyen de se taper la princesse de Clèves ?"

Ecrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

Il paraît qu'elle a beaucoup maigri ces derniers temps!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2009

Elle est riche, c'est une princesse quand même enfin bon quoi, donc elle a pu se payer la ceinture de Lova Moor qui fait maigrir (la ceinture, pas Lova Moor).

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

retraitée, revenez dans le métier, je vous en supplie !
Ecrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

On paye les retraités qui reviennent des clopinettes! Si je revenais(!!!) ce serait au tarif agrégée hors classe dernier échelon qui était le mien, majoré d'une prime de risque substantielle!

Écrit par : retraitée | 09 mai 2009

Vous devriez même demander un permis de port d'armes et une autorisation de tuer (James Bond l'a bien lui).

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

C'est un peu hors sujet sur ce fil mais celà avait été abordé souvent par ici.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 09 mai 2009

Attention Hervé de Strasbourg ! Vous allez attirer "qui vous savez" !

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 09 mai 2009

De principal lavette en prof armé d'un flingue, nous voici
revenus à La Journée de la jupe!

Écrit par : retraitée | 09 mai 2009

Me compareriez-vous à Wahadjani ?

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

Il est temps que je mette les adjas!

Écrit par : retraitée | 09 mai 2009

Vous voulez mettre qui ?????????????????

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

Vous voulez mettre qui ?????????????????

Ecrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

.. les voiles !

Écrit par : Marilyse | 09 mai 2009

Désolé, mon vocabulaire a ses limites mais vous voyez, même à la retraite vous enseignez encore : vous venez de m'apprendre un mot nouveau. Prof un jour...

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

Marilyse, très drôle !
JPB

Écrit par : brighelli | 09 mai 2009

Alors, si je comprends bien, d'un côté:
"l'Ecole demande à nos élèves de "savoir" sans avoir jamais appris, de "s'exprimer" sans jamais réfléchir au préalable, de "créer" sans leur laisser le temps de s'approprier les outils de la création et qu'elle évalue vite, très vite, toutes ces compétences, tous ces savoirs, non pas pour vérifier qu'ils ont retenu, qu'ils ont appris, qu'ils savent appliquer, transférer des règles sues, mais tout simplement pour avoir à l'instant T une photographie des connaissances de chacun d'entre eux"".

Le résultat d'un tel manquement aux obligations de tout enseignant qui se respecte est inévitable en effet puisque:
"Où auraient-ils appris à concentrer leur énergie le jour d'un devoir ou d'une composition alors qu'ON leur a toujours demandé exactement le contraire ?Comment auraient-ils pu trouver seuls, sans aucune aide, et même souvent en dépit des encouragements répétés à ne surtout pas le faire, qu'ils doivent contrôler ce qui va sortir de leur bouche ou de leur stylo ?"

Je suppose donc, si je suis le raisonnement, que ce "ON"-là vise les mêmes individus, (enseignants et leur encadrement) que "L' "École " dont il est question au paragraphe précédent et qu'elle est composée de bons petits soldats du pédagogisme, inféodés au laxisme, à l'enseignement de la paresse, de l'ignorance, du j'menfoutisme, de la sournoiserie, voire de la tricherie, etc...ce royaume de la médiocrité imposée par lois et décrets où tout exploit est sanctionné. : Je ne veux voir qu'une tête, scrogneugneu...

C'est donc à un tout autre "ON", celui qui fait son métier (et, dans de telles circonstances, c'est effectivement un exploit car il vit dangereusement) auquel il est fait référence dans:
"Comment peuvent-ils savoir que ce qu'ON leur demande à l'école relève de l'obligatoire alors qu'autour d'eux, tout se vaut "" [merci de rappeler la toute-puissance de l'idéologie relativiste, qui est l'avatar de l'égalitarisme, lui-même la matrice intellectuelle du pédagogisme, laquelle impose la négation du concept même d'autorité. Dieu que c'est usant de répéter en pure perte tjs la mˆme chose...mais si on désespère que cela finira par pénétrer dans les cervelles, autant changer de métier].

Revenons au reste de la phrase:
"et qu'ON leur serine à longueur de journée que l'important, c'est de se réaliser là, tout de suite, maintenant ?"

Avec ces deux "ON ", est-ce de l'extérieur de l'école ( parents, télé e tutti quanti) que vient cet encouragement au tirage au flan et à la fouille de son nombril ou également de l'intérieur ( enseignement et encadrement) comme l'affirme le paragraphe précédent, ou encore les deux mongénéral...?


Le "ON" qui fait son travail et a de telles exigences ne peut pas être le "ON" décrit en détail comme les ayant sciemment ou non abdiquées, ou alors on est présence d'une nouvelle version de Dr Jekyll and Mr. Hyde jouée sur l'ensemble du monde éducatif.
Terrifiant.

---------------------------------------------------------
L'un de nous vit lui aussi très dangereusement en écrivant en toutes lettres:
"Ce qu'on faisait dans les années 1950 n'était pas si mal, hein !Ecrit par : Francis Penin | 08 mai 2009

Si je me souviens bien, pas plus loin que dans le fil précédent, JPB fut beaucoup plus prudent car il s'est cru obligé d'expliquer (pour ne pas être taxé de réac) le sens qu'il donnait au mot "autrefois" : surtout pas de nostalgie ni ( God forbid!!!) d'envie de retour en arrière. Seulement ça se.... corse quand cet "autrefois" doit lui servir non pas de "modèle" mais "d'inspiration".( ou était-ce l'inverse?)
Merci d'expliquer à la simplette que je suis ce subtil distinguo
car si le modèle n'inspire pas l'artiste, à quoi il lui sert-il? {:>]


MorTalité:.....Thou protesteth too much!

Nota: l'expérience m'impose de souligner le T pour les ceusses -ils se reconnaîtront- qui ne comprennent pas ce que je veux dire par ce jeu de mots, pourtant passablement éculé, mais qui me semble de rigueur quand je cite Hamlet (Act III, Sc.2, line 242) tout autant que la fois précédente où il m'avait pourtant valu moult ( adverbe donc invariable ...j'anticipe sur les) réprimandes sur ma dysorthographie...(sic!)

Écrit par : Cadichon | 09 mai 2009

Quelques remarques sur des propos tenus ci-dessus. L'interdiction légale de constituer des classes de niveau? Oui, en théorie, bien que tout le monde sache pertinemment que le choix des options autorise les chefs d'établissements à contourner les dispositions règlementaires.
La question des classes bilangues (anciennement trilingues) a également été abordée. Il faut bien se mettre en tête que ces classes n'offrent strictement aucune garantie de niveau chez les élèves. Pourquoi? Tout simplement parce que l'institution a renoncé à sélectionner sur dossier les élèves de ces classes, contrairement à ce qui se pratiquait encore il y a quelques années. N'importe quel élève peut donc désormais entrer en classe bilangue! Voilà encore une concession faite aux pédagogistes qui, du moins je le suppose, ne supportaient pas cette notion de sélection. Je pense vraiment que ces "braves" gens préfèrent laisser tout le monde se noyer dans la masse plutôt que de voir quelques bons élèves correctement formés!
Il a enfin été dit précédemment que le choix de l'allemand comme première langue vivante permettait à un enfant d'intégrer une bonne classe. C'est très juste, sauf en Alsace et en Moselle, car dans ces régions, l'écrasante majorité des élèves est obligée d'étudier l'allemand, qu'elle le veuille ou non! Un IPR me disait d'ailleurs un jour: "Nous sommes la seule académie où nous n'avons pas de bons élèves en allemand.

Écrit par : Alain | 09 mai 2009

Youpi! Plus que sept semaines et l'insupportable connasse qui a usurpé, voici dix ans, la fonction de principale de mon collège sera à la retraite!
On ne peut pas faire plus bête! Tout problème de discipline dont elle se mêle et qu'il aurait été facile de résoudre avec un peu de fermeté et de clairvoyance devient dans ses mains boudinées et souis son front obstiné un sac de noeuds inextricable. Ce matin, je renvoie - pour la xième fois! - de mon cours un garnement de 3ème d'une insolence sans limites, un véritable poison. Ledit revient encadrer sa sale bobine en fin d'heure dans l'embrasure de la porte et me dit que la principale a dit que je ne devrais pas ôter des points à certains élèves seulement, mais à toute la classe ( allusion à une affaire qui s'est déroulée jeudi dernier, où pendant une demi-heure, la classe a collectivement, mis à part six élèves sur trente, refusé de se ranger et de faire silence devant la porte de la salle, et où je les ai tous mis en retenue sauf les six sérieux). Voilà donc cette montagne de bêtise qui discute d'égal à égal, dans mon dos, avec un petit voyou que je viens de renvoyer de cours et qui l'envoie me dire ce que je dois faire! Cela, c'est de la déontologie!
Dix ans que nous subissons le règne de Poularde Ière! Avec un collège en pleine décomposition. Elle n'a qu'une chance, et nous aussi, c'est que les élèves de ce collège rural soient seulement, du moins pour l'instant, insolents, perturbateurs et paresseux, mais pas violents, mais cela suffit pour rendre des classes ingérables.

Écrit par : Jean | 09 mai 2009

Pour ceux qui, ici comme ailleurs, jouent à se faire peur en conjecturant sur le retour de l'enveloppé du bulbe (Allègre) au Moloch, voici une interview qu'il vient de donner au Figaro :

"«Si je redeviens ministre, ce sera dans un domaine précis. Un Miti français (ministère du Commerce international et de l'Industrie au Japon), c'est le genre de chose qui m'intéresse et qui intéresse le président de la République», a-t-il déclaré. «Mais je ne serai jamais plus ministre de l'Education nationale ! C'est un poste difficile, peut-être le plus dur. J'ai eu des manifs contre moi (...) Ministre, c'est passionnant et difficile à la fois. Chaque fois que vous avez une idée, votre administration vous dit que ce n'est pas possible !»"

Mais alors, qui sera le prochain ministre du domaine de l'imprécision nationale ?

http://www.lefigaro.fr/politique/2009/05/09/01002-20090509ARTFIG00392-allegre-pret-a-devenir-ministre-.php

Écrit par : dugong | 09 mai 2009

Alain, je n'ai pas dit que allemand = bon élève, attention... Je dis que c'est une idée qui circulait dans l'esprit il y a quelques années. Quant aux classes bilangues, ce sont certains parents (pas tous) qui inscrivent leurs rejetons dans ces classes pensant que le niveau sera bon. Dans mon établissement, en 4e, la classe anciennement bilangue (2 LV obligatoires en 4e) surclassent completement les autres mais on ne peut pas en tirer de conclusions générales.

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

Jean, vous avez l'art du portrait. Vous devriez en faire un livre comique de cette Poularde Première. Ou alors vous associer avec un bédéaste, ou peut-être Dany Boon ...
Tenez bon les dernières semaines ! Quel cadeau de départ envisagez-vous de lui faire à cette chefesse de mes f... ?

Écrit par : Marilyse | 09 mai 2009

Hello, Jean, vous revoilà! Et en pleine forme!
Vous avez raison! Sacrée connasse!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2009

Vous voulez mettre qui ?????????????????

Ecrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

.. les voiles !

Ecrit par : Marilyse | 09 mai 2009

Vous voulez vraiment la faire revenir, pour le coup?
Ceci-dit, s'il y en a sept et que vous dansez, je suis preneur!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2009

Quelqu'un a-t-il compris le message de Cadichon au sujet de mon post ? Pourrait-il me l'expliquer ?
Si je veux faire des progrès en rédac', il faut qu'on m'aide.
Merci.

Écrit par : catmano | 09 mai 2009

Marylise, le sujet initial de ce post est un sujet d'invention sur la poésie aussi auriez-vous pu laisser libre cours à vos velléités de poétesse pour faire une sublissime rime (tiens, ça rime).

;-)

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

Mais non Catmano, vous n'avez qu'à tout pomper sur Internet comme l'autre peau de gland et sa poufiasse de mère.

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

A propos, il paraîtrait que c'est Allègre qui remplacerait Darcos...
Ecrit par : guedbralec27 | 09 mai 2009

Si l'on veut une grève générale et illimitée de la maternelle à l'Université et de Sud-Educ au SAGES, c'est effectivement une chienne de bonne idée !!!

Écrit par : Françoise Guichard | 09 mai 2009

Non mais vous voyez M. Allègre danser à Saint-Trop' avec le petit chef (sans mauvais jeu de mots) ? Non, c'est trop ! (Saigneur, que je suis drôle !).

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

Quelqu'un a-t-il compris le message de Cadichon au sujet de mon post ? Pourrait-il me l'expliquer ?
Si je veux faire des progrès en rédac', il faut qu'on m'aide.
Merci.

Ecrit par : catmano | 09 mai 2009

Pour éclairer Catmano, un mot de Raymond Devos :

"On a toujours tort d'essayer d'avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort !"

Écrit par : Chevreuil | 09 mai 2009

Merci. J'arrête de me torturer les méninges, alors ?

Écrit par : catmano | 09 mai 2009

Continuez à vous torturer les méninges Catmano, c'est un vrai régal de vous lire.

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

Marylise, le sujet initial de ce post est un sujet d'invention sur la poésie aussi auriez-vous pu laisser libre cours à vos velléités de poétesse pour faire une sublissime rime (tiens, ça rime).

;-)

Ecrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

Mais non Catmano, vous n'avez qu'à tout pomper sur Internet comme l'autre peau de gland et sa poufiasse de mère.

Ecrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009



Vous seriez un peu moins manchot, très cher,
Vous auriez déjà troussé quelques vers.
Et ce gentil apprenti mirliton
Aurait brillé de l'éclat de vos dons.

...

Divin pingouin, par Sainte-Rime, soyez pardonné tant votre vocabulaire des plus fleuri fait honneur au regretté Frédéric ... Je vous absous pour tous ces noms d'oiseaux. Ainsi soit-aile.

Écrit par : Marilyse | 09 mai 2009

Il fut un temps où l’on bossait correctement,
Sans tout un troupeau d’innommables trous de cul,
Ces fallacieux pédagogos, point de temps perdu
En réunions abrutissantes tout en mangeant.

Les gueux, vils et veules créèrent pourtant le néant
Alors même que se plaignaient la base et la rue
De tout ce savoir qui serait un jour bientôt perdu.
Point de souci pour ces indigents mous du gland.

L’hécatombe éducationnelle était lancée
Avec sa cohorte de beaux mots d’empaffés
Le nouveau système et l’enfant bien au centre.

Maintenant à nous de nous battre sur l’terrain
Bien massacré par ces ignoblissimes chantres
Messieurs, des parents, c’est nous qui prenons les pains.


C'est un sonnet ça où je me trompe ?

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

Il fut un temps où l’on bossait correctement,
Sans tout un troupeau d’innommables trous de cul,
Ces fallacieux pédagogos, point de temps perdu
En réunions abrutissantes tout en mangeant.

Les gueux, vils et veules créèrent pourtant le néant
Alors même que se plaignaient la base et la rue
De tout ce savoir qui serait un jour bientôt perdu.
Point de souci pour ces indigents mous du gland.

L’hécatombe éducationnelle était lancée
Avec sa cohorte de beaux mots d’empaffés
Le nouveau système et l’enfant bien au centre.

Maintenant à nous de nous battre sur l’terrain
Bien massacré par ces ignoblissimes chantres
Messieurs, des parents, c’est nous qui prenons les pains.

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

'scusez le doublé m'ssieurs dames ùais j'ai la navigateur du net qui part en...

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

Zorglub, comment pouvez-vous dire que La princesse de Clèves est "naze" si vous ne l'avez jamais lu?
On dirait que vos élèves déteignent sur vous !! o)))

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 mai 2009

Sonnet de Résistance à télécharger :


Et voici, pauvre école, ton nom sent la vérole !
Tu peux bien te gratter le fond du pantalon
Pour savoir qui a fait cela. Qui l'a fait ? On !
On, c'est Saint-Gogol, Saint-Pédagol, Saint Branquignol ...

Un Truc, un Tartempion de la bell' éducation
Ceux qui fabriquent des crétins sur leurs consoles,
Ceux qu'on cloue au pilori sur nos banderoles.
Et cela fait déjà un grand nombre de c ... .

Ces gens de peu d'esprit et de faible envergure
Ont besoin de chair fraîche pour leur sale aventure.
Ils ont dit : "L'école est morte, on l'a enterrée."

Non, elle n'est pas morte : du fond de l'enfer,
On l'a entendue crier à sa descendance :
"Honneur et Résistance ! Honneur et Résistance !"

J'ai pompé quelques vers. Je ne sais pas si les profs vont s'en apercevoir ... Monsieur Pingouin peut-être, qui trouvera qu'il y a comme un nosse.

Écrit par : mirliton | 09 mai 2009

"'scusez le doublé m'ssieurs dames mais j'ai le navigateur du net qui part en..."

Ecrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

Et qui revient à pied?
Rassurez-vous, il vaut mieux ça que l'inverse!
Pas trop d'élisions, dans la versification, quand même! Mais joli sonnet!

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2009

Le Pingouin, merci pour vos précisions. Je comprends mieux vos propos, à présent. De façon générale, l'enseignement des langues vivantes en collège classé ZEP relève à tel point de la gageure à l'heure actuelle... Les élèves ont autant de mémoire qu'un poisson rouge et sont foncièrement incapables de mémoriser une structure linguistique, sans même parler de la grammaire ni du lexique... Enfin, je ne serais pas étonné de voir JPB lancer prochainement une discussion sur ce thème, aussi je ne veux pas anticiper...

Écrit par : Alain | 09 mai 2009

Et moi, Christophe, l'ai-je bien mirlitonné ? Ai-je mis deux pieds dans le même sabot ?

Écrit par : Marilyse | 09 mai 2009

Si l'on veut une grève générale et illimitée de la maternelle à l'Université et de Sud-Educ au SAGES, c'est effectivement une chienne de bonne idée !!!
Ecrit par : Françoise Guichard | 09 mai 2009
Je ne crois pas. D'ailleurs ce n'est pas le problème. Tant que l'on jouera à jouer tel ou tel ministre plutôt qu'un autre, les ministre successifs, divers et variés, ont de beaux jours devante eux.
D'ailleurs on nous assez répété sur ce blog que les ministres sont trahis par la technotructure.
Bonne soirée.

Écrit par : guy morel | 09 mai 2009

Ils sont tous au match, ou quoi ?

Écrit par : Marilyse | 09 mai 2009

"Youpi! Plus que sept semaines et l'insupportable connasse qui a usurpé, voici dix ans, la fonction de principale de mon collège sera à la retraite!"

J.A ???

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 09 mai 2009

Et qui revient à pied?
Rassurez-vous, il vaut mieux ça que l'inverse!
Pas trop d'élisions, dans la versification, quand même! Mais joli sonnet!
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2009
À pied par la Chine...Christophe, parce que je vous aime bien : va falloir un jour penser au lieu de jouer ici l'amuseur de mariage.

Écrit par : guy morel | 09 mai 2009

Désolé, mon vocabulaire a ses limites mais vous voyez, même à la retraite vous enseignez encore : vous venez de m'apprendre un mot nouveau. Prof un jour...
Ecrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009
Si, comme Dobolino, vous aviez pris André Pousse en LV1, vous auriez compris. Traduit en sarkopte (d'Égypte, œuf corse), cela donne "Casse toi pov'conne"
Super, Marylise, vos voiles!

Écrit par : retraitée | 09 mai 2009

Chouette, Allègre, le retour! Je vais pouvoir ressortir mon magnifique T-shirt "Dégraissator", qui se morfond dans l'armoire!

Mardi, Sarkozy vient à Nancy. La ville va être en état de siège!

Écrit par : retraitée | 09 mai 2009

D'ailleurs on nous assez répété sur ce blog que les ministres sont trahis par la technotructure.
Bonne soirée.

Ecrit par : guy morel | 09 mai 2009

Personnellement, je ne le crois pas. La technostructure a bon dos. Et dans le cas d'Allègre, vu que c'est lui qui l'a mise en place... elle ne le trahirait guère.
Cela dit, vous avez raison : plus qu'un homme, c 'est une politique que l'on doit juger, même si elle peut s'incarner, dans le cas de l'Affreux, dans des enveloppes grossières, antipathiques et déplaisantes. Quant à jouer tel ou tel ministre plutôt que tel autre, l'histoire récente vient de nous démontrer dans la douleur les limites de cette stratégie !

Écrit par : Françoise Guichard | 09 mai 2009

"Chouette, Allègre, le retour! Je vais pouvoir ressortir mon magnifique T-shirt "Dégraissator", qui se morfond dans l'armoire!"
Chouette, Allègre, le retour! Je vais pouvoir ressortir mon magnifique T-shirt "Dégraissator", qui se morfond dans l'armoire!

Mardi, Sarkozy vient à Nancy. La ville va être en état de siège!"

Ecrit par : retraitée | 09 mai 2009


Retraitée, quelle allégraisse !
Toutes mes condoléances à la ville de Nancy.

Écrit par : Marilyse | 09 mai 2009

"À pied par la Chine...Christophe, parce que je vous aime bien : va falloir un jour penser au lieu de jouer ici l'amuseur de mariage."

Ecrit par : guy morel | 09 mai 2009

Je suis contre le mariage, Guy. Et ne vous inqiétez pas, je pense, à mes heures, (et pas complémentaires).

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2009

"inquiétez".
Et je viens aussi ici pour me détendre, Guy. Pas vous?

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2009

Comme je suis un prof peau de vache (et fier de l'être en plus), mirliton, je vous met 0,000 001 / 20 pour suspicion de fraude. Non mais alors !

À pied par la Chine ? C'est quoi ça ? Une allusion à peine voilée (je pense trop à vous retraitée) à Pékin Express ou bien la mention d'un problème anatomo-physiologie houstonien au niveau des ouvertures (non celles de l'esprit) dont mère Nature nous a dotés ?

Dîtes, on est partis d'une histoire de zéro et là, on parle de se soulager par là où il ne faut pas quand même. On quitte le domaine du Audiard pour tomber dans celui du Bigard (ce n'est pas moi qui ai parlé de la mémoire des poissons rouges).

Écrit par : Le Pingouin | 09 mai 2009

"inquiétez".
Et je viens aussi ici pour me détendre, Guy. Pas vous?
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2009

De quoi avez-vous besoin de vous détendre ? Je n'ai toujours pas compris à quoi vous serviez.

Écrit par : guy morel | 09 mai 2009

De quoi avez-vous besoin de vous détendre ? Je n'ai toujours pas compris à quoi vous serviez.

Ecrit par : guy morel | 09 mai 2009

Il me semblait bien que, par moments, vous souffriez d'une légère déficience cognitive!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2009

Et vous, au fait, à quoi servez-vous, Guy?

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2009

Et vous, au fait, à quoi servez-vous, Guy?
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2009

Je me garde bien de servir à quoi que ce soit.

Écrit par : guy morel | 09 mai 2009

Et vous, au fait, à quoi servez-vous, Guy?
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2009
Et puis merde ! vous amusez le tapis de puis assez longtemps ici pour que je vous réponde sans prendre de gants.
D'autant que vous n'avez pas répondu, pas plus que les autres d'ailleurs, sur Enzensberger. Donc je pense que vous êtes un exemplaire type d'analphabète secondaire.
Et c'est même pour cela que vous êtes payé.
Faites de beaux rêves.

Écrit par : guy morel | 09 mai 2009

"D'autant que vous n'avez pas répondu, pas plus que les autres d'ailleurs, sur Enzensberger."

Vous pouvez répéter la question ?

Écrit par : Jeremy | 10 mai 2009

Dites-moi, les hommes, on se lâche un peu, le soir, hein…
JPB

Écrit par : brighelli | 10 mai 2009

Monthubert, Baudelot et Establet sur France-inter.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

"Et puis merde ! vous amusez le tapis de puis assez longtemps ici pour que je vous réponde sans prendre de gants."

Ecrit par : guy morel | 09 mai 2009

Majuscule après le point d'exclamation, et "depuis" en un seul mot.
Il vaut mieux "amuser le tapis" que faire ch... le monde.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Il vaut mieux "amuser le tapis" que faire ch... le monde.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009


Essayons plutôt l'inverse!

Écrit par : Merlemocoeur | 10 mai 2009

Amuser le monde et faire ch... le tapis?

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Amuser le monde et faire ch... le tapis?

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Chier sur le tapis pour amuser le monde!

Écrit par : Merlemocoeur | 10 mai 2009

CS a écrit : "Je ne sais toujours pas ce qu'est "le camp du bien", en dehors d'un élément de rhétorique (et un terme formaté) un peu concon sur les bords."

CS adopte souvent la posture du malcomprenant qui fait semblant. Du moins lui en fait-on souvent crédit.

Le camp du Bien est un ensemble d'individus qui pourrait se définir par l'adhésion au "paradigme" suivant :

- exiger de tous les non adhérents au paradigme de s'interroger sur leurs croyances et d'analyser leurs pratiques

- quoi qu'il arrive, ne jamais montrer à quiconque le moindre doute sur les croyances des tenants du paradigme.

C'est un ensemble autoadhésif et autonettoyant.
Qu'il regroupe une bonne partie de ce qu'on appelle la gauche en France est un constat annexe.

Écrit par : dugong | 10 mai 2009

Et puis merde ! vous amusez le tapis de puis assez longtemps ici pour que je vous réponde sans prendre de gants....je pense que vous êtes un exemplaire type d'analphabète secondaire.
Et c'est même pour cela que vous êtes payé.
Faites de beaux rêves.

Ecrit par : guy morel | 09 mai 2009

Guy Morel au bord de la crise de nerfs....
------------------------------------------------------------

CS adopte souvent la posture du malcomprenant qui fait semblant. Du moins lui en fait-on souvent crédit.
C'est un ensemble autoadhésif et autonettoyant.
Qu'il regroupe une bonne partie de ce qu'on appelle la gauche en France est un constat annexe.

Ecrit par : dugong | 10 mai 2009

Dugong sort de sa réserve et de ses gonds...

....Rien ne va plus pour le ravi de la crèche de gauche.

Écrit par : Exaspéritude | 10 mai 2009

"Le camp du Bien est un ensemble d'individus qui pourrait se définir par l'adhésion au "paradigme" suivant :

- exiger de tous les non adhérents au paradigme de s'interroger sur leurs croyances et d'analyser leurs pratiques

- quoi qu'il arrive, ne jamais montrer à quiconque le moindre doute sur les croyances des tenants du paradigme.

C'est un ensemble autoadhésif et autonettoyant.
Qu'il regroupe une bonne partie de ce qu'on appelle la gauche en France est un constat annexe."

Ecrit par : dugong | 10 mai 2009

Je vous laisse la responsabilité de l'emploi du mot "croyance", Dugong. Je préfère celui de "conviction", (même si les deux sont parfois, mais rarement, synonymes).

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Dix ans que nous subissons le règne de Poularde Ière! Avec un collège en pleine décomposition. Elle n'a qu'une chance, et nous aussi, c'est que les élèves de ce collège rural soient seulement, du moins pour l'instant, insolents, perturbateurs et paresseux, mais pas violents, mais cela suffit pour rendre des classes ingérables.

Ecrit par : Jean | 09 mai 2009
---
Il faut espérer que le successeur de cette femme incapable ne sera pas pire qu'elle, soit dit sans intention de vous donner le bourdon, mon cher collègue.
A bientôt, (14 juin ?) chez le roi de Navarre.

Écrit par : Francis Penin | 10 mai 2009

Je pense vraiment que ces "braves" gens préfèrent laisser tout le monde se noyer dans la masse plutôt que de voir quelques bons élèves correctement formés!

Ecrit par Alain (9 mai 2009)
-------
Ces "braves" gens sont d'indécrottables crétins. Le jour où ils iront sur le terrain, peut-être comprendront-ils leur insondable stupidité...

Écrit par : Francis Penin | 10 mai 2009

"Dugong sort de sa réserve et de ses gonds"

En tant que représentant d'une espèce en voie de disparition, je suis tenu de ne pas sortir de ma réserve si je veux un jour bénéficier du statut d'espèce protégée.

Quand à la sortie des gonds, c'est un état tellement permanent que je n'ai jamais très bien su ce que signifie l'expression "être bien dans ses gonds"

Écrit par : dugong | 10 mai 2009

A propos d'espèces protégées, (re)lisez la BD de Brétecher, "les amours écologiques du bolot occidental" réédité en 2007 (première parution en 1977 !)

Le bolot, une sale bête terriblement attachante.

Humain, quoi.

Écrit par : dugong | 10 mai 2009

"Je n'ai jamais très bien su ce que signifie l'expression "être bien dans ses gonds"

Ecrit par : dugong | 10 mai 2009

C'est normal. Elle n'existe pas.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

"C'est normal. Elle n'existe pas."

Qu'en savez vous ? Personne ne l'aurait jamais pensée ?

Cuistre !

Écrit par : dugong | 10 mai 2009

Ne vous vexez pas! On dira que vous l'avez inventée!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Francis, telle est bien mon opinion, c'est précisément pour cette raison que j'ai mis l'adjectif entre guillemets.

Écrit par : Alain | 10 mai 2009

@Détente
Et je viens aussi ici pour me détendre, Guy. Pas vous ?
écrivait hier Christophe Sibille.
S'ensuivirent quelques échanges d'amabilités que le patron de ce blog tenta comme il put d'endiguer et auxquels le sommeil des uns et des autres mit un terme.
La nuit ayant comme il se doit porté conseil, tentons de revenir dans le calme à la question fondamentale posée par l'ami Sibille, je veux dire la question de la détente.
Question depuis longtemps labourée en long en large et en travers par divers penseurs ( Pascal et le divertissement, Rousseau et le théâtre etc.), mais aussi projetée dans le champ du social ( 1936 et le repos du travailleur), et même creusée par les États-major ( le repos du guerrier) ; question qui, comme toutes les grandes questions sur l'Homme, porte en elle une interrogation ontologique : de quoi avons nous besoin de nous détendre ?
J'attends avec impatience les développements sibilliens là-dessus.

Écrit par : guy morel | 10 mai 2009

D'autant que vous n'avez pas répondu, pas plus que les autres d'ailleurs, sur Enzensberger. Donc je pense que vous êtes un exemplaire type d'analphabète secondaire.
Et c'est même pour cela que vous êtes payé.
Faites de beaux rêves.

Ecrit par : guy morel | 09 mai 2009

Cogito, ergot sum !

Écrit par : Poulaille | 10 mai 2009

Ces "braves" gens sont d'indécrottables crétins. Le jour où ils iront sur le terrain, peut-être comprendront-ils leur insondable stupidité...

Ecrit par : Francis Penin | 10 mai 2009

Pour que cela arrive, ( à la fois qu'ils aillent sur le terrain et guérissent de leur connerie) tout ce beau monde doit passer par Lourdes et Bernadette va nous faire un "burn-out"
BTW comment dit-on cela en français?

Écrit par : Cadichon | 10 mai 2009

@ Catmano,
Bonjour,
Lorsque vous écrivez "...contraignait à fréquenter l'école au détriment du sport ou de la musique" n'est-ce pas un petit peu polémique? Penser (ou pire' laisser croire) que le piano n'est pas aussi exigeant, ou aussi formateur, qu'une autre discipline est surprenant (ceci vaut pour n'importe quel instrument bien sur!).
Ce ne sont pas les cours de musique délivrés à grands frais pour les régions dans les collèges qui vont donner aux enfants la culture musicale nécessaire et encore moins la maîtrise d'un instrument (qui a jamais entendu un cours de flute dans un cours de collège sait le mal que ceci peut faire au goût et... à la considération pour les enseignants. Voila un grand combat essentiel).
Il en va de même pour la peinture (Les arts plastiques...De quoi donner envie!). Je mets au défi la plupart des enseignants certifiés (hors ces matières) de répondre à 10 questions simples sur l'histoire de l'art. Pour cpommencer tout de suite : de qui est le premier opéra? Quel siècle?
En quoi l'apprentissage d'un instrument serait moins nécessaire que le reste? C'est peut-être au contraire ce dont la plupart auront le plus besoin dans leur vie sociale et personnelle.
Une des ruptures sociales (mais cela je n'ai vu personne ici non plus l'écrire, on demeure tout de même "entre soi", tout au fond, n'est-ce pas ;-)) essentielle tient à ce manque de culture là : celle qui permet d'aller au concert, au musée, celle qui permet aussi de discuter avec ceux qui y vont...Et qui sont souvent ceux qui dirigent la société à tous les niveaux hiérarchiques.
Donc faire grief aux parents de vitupérer ce type de décision qui sabote les mercredis c'est critiquer ceux qui essayent vraiment d'aider leurs enfants, et souvent avec difficultés, le violon c'est pas donné!
Enfin deux remarques.
1- Ce sont généralement ces enfants qui sont les moins pénibles en classe car on leur a appris l'effort : le piano sans douleur, c'est comme le latin sans peine ou les maths en rigolant ou la français en dormant, ça n'existe pas!
2- Assimiler ceci à certains sports pour enfants comme le judo du mercredi (je précise bien certains et selon des conditions précises, à l'heure où les mères sont harassées...) c'est comparer l'effort à la plage. On peut jouer au judo, le modèle économique du club intègre bien celà. On a plus de mal devant une contrebasse à s'en servir sans APPRENDRE SANS EFFORT.

Alors vive les instruments de musqiue, et les sports à haute discipline ajoutée, supports de l'école républicaine.

Merci pour ce blog, conseillé pour la santé mentale et le plaisir de vivre.

Écrit par : Le parent | 11 mai 2009

Eh… Tout cela n'est pas faux…
JPB

Écrit par : brighelli | 11 mai 2009

essai

Écrit par : jojo | 15 mai 2009

"la journée de la jupe" n'est toujours pas passée à Aix en Provence! Censure?

Écrit par : fouque | 15 mai 2009

"la journée de la jupe" n'est toujours pas passée à Aix en Provence! Censure?

Ecrit par : fouque | 15 mai 2009

je l'ignore, mais ce n'est toujours pas passé, effectivement.

Écrit par : Françoise Guichard, le couteau entre les dents | 15 mai 2009

Écrire un commentaire