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05 mai 2009

Zero

Zero

 

    Une enseignante de mes amies est dans les ennuis.

   Il y a quelques jours, elle donne en classe une rédaction (si ! elle a osé !) qui consistait (je vous donne le sujet comme elle me l’a fourni, et peu importe ce que j’en pense) à écrire un sonnet de son invention, en décasyllabes et / ou alexandrins, fictivement rédigé par un Résistant pour en motiver d’autres. Bref, un addendum à l’Honneur des poètes.

    Elle a bien précisé qu’il s’agissait d’un sujet personnel, préfiguration des « sujets d’invention » qu’ils auraient au lycée, etc.

   L’un de ses loustics a trouvé moyen de dénicher sur Internet un poème à peu près adéquat, rédigé par un quidam quelconque, qu’il a recopié tout simplement « avec l’autorisation de sa mère… »

   Bref, la collègue s’en aperçoit, et met 0 au garnement (et à trois autres canaillous qui avaient eu la mauvaise idée de recopier sur son épaule…). Avec une heure de retenue en sus — faudrait quand même pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages, comme disait Audiard.

    Que fit la maman ? Elle a écrit à la prof qu’elle trouvait son comportement inadmissible, la note indigne, bref, qu’elle portait réclamation… 

   On se croirait dans un centre commercial. Ce n’est plus Darty, c’est Antibi ou Sébastien Clerc : « Moi, je vous mets 10 au minimum pour ne pas vous humilier, si vous trouvez plus bas, plaignez-vous, Sainte Pédagogie vous remboursera la différence… »

    L’enseignante, un peu piquée au vif, a répondu par une (trop) longue lettre que je vous livre in extenso en Note (1).

 

   La réponse n’a pas tardé : la mère courroucée a déboulé chez le Principal du collège, en exigeant un rendez-vous — afin de laver la tête d’une prof si mal embouchée…

   Rendez-vous fut pris, et qu’en résulta-t-il ?

  Je lui laisse la parole — parce qu’il y a une certaine qualité d’émotion dont le ministre devrait tenir compte, en ces temps où paraissent des livres qui s’inquiètent de la santé psychologique d’enseignants au bout du rouleau — j’en parlerai à l’occasion.

 

   « Tout a très mal commencé : la mère  devant son fils, dans ses petits souliers — m'a directement annoncé qu'elle était très en colère contre moi. Je lui ai fait remarquer que ce n'était pas de ma faute s'il avait triché, mais elle s'est tout de suite focalisée sur le zéro. Le but de son déplacement était clair: faire retirer ce zéro « car un zéro, ça fout la scolarité en l'air », bien entendu! J'ai répondu qu'au milieu de 15 notes (j'en suis déjà à 11), si les autres étaient bonnes, ça ne changeait pas grand chose, mais bon, « un zéro c'est inacceptable », donc faut changer tout ça, car après tout le client est roi... Hein? Comment ça ? on n'est pas dans un supermarché ? Je ne m'en étais pas rendu compte !

   « Bref, je reviens à ma mère d'élève et ses arguments oiseux : « Il n'avait pas rendu copie blanche, il n'était pas au courant, j'aurais dû préciser les règles » (là, agacée j'ai répondu que si je devais donner toutes les règles de base à chaque cours, je n'en finissais pas et qu'il me semblait évident qu'il ne fallait pas tricher, et que cela devait paraître évident à un élève aussi intelligent que son fils…). Là où elle a réussi à me faire mal, c'est quand elle a abordé de façon générale la gestion de mes cours : je fais peur aux élèves (et c'est bien le terme employé!) et en leur annonçant que j'étais rancunière (propos tenus envers certains petits insolents effectivement), je coupais ainsi toute tentative de dialogue. Bref, je suis « l’un de ces professeurs juchés sur leur piédestal qui ne veut même pas entendre les propos de leurs élèves ». À croire qu'elle savait ce qui pourrait me faire craquer (puisqu'elle a insisté sur les problèmes que son fils aurait s'il m'avait de nouveau l'année prochaine — sous-entendu : vous êtes une mauvaise prof). J'ai quand même tenu bon, et après avoir essayé de m'apitoyer (« son fils est très malade, une maladie liée à l'anxiété... » vu la mère qu'il a, je ne suis pas surprise, parce que la situation dans laquelle il était pendant l'entretien n'était pas facile! Il a même fallu que je le rassure après le cours de ce matin en précisant que l'entretien avec sa mère ne changerait pas ma manière d'être avec lui !), elle en est venue au dernier argument : si je ne retire pas le zéro, c'est elle qui retire son fils du collège. « Très bien Madame, vous verrez ça avec le Principal.

   « C'était la première manche, et j'étais déjà un peu énervée. Mais le plus amusant fut l'entretien qui a suivi avec le Principal, qu'elle est effectivement allée voir pendant que j'étais en cours. Nouvelle menace de retirer le fils. Conséquence — et c’est là qu’on s’accroche : puisque moi je ne veux pas retirer ma note, c'est lui qui le fera, tout en me disant que je ne serai pas officiellement au courant pour que je ne sois pas vraiment désavouée. Joli tour de force, non ? En bref, pour contenter tout le monde, il retire la note en question (directement sur le logiciel où nous portons nos notes du trimestre) sans que je puisse dire quoi que ce soit, puisque je ne suis pas au courant... Allez savoir pourquoi, je me sens un peu lésée dans l'histoire, et finalement complètement désavouée. Et dégoûtée...

   « Et la pire des hontes pour moi, c'est que j'ai pleuré après ! Depuis ma grossesse, dès que je suis en rage, je pleure, c'est fatigant et encore plus exaspérant, donc je pleure encore plus… »

 

    Je voudrais préciser deux ou trois choses.

    Un Principal n’a pas le pouvoir d’intervenir sur la notation.

   L’idée qu’il serait interdit de mettre zéro est une pure légende. Je vous mets en Note (2) la circulaire signée en 2001 par Jean-Paul de Gaudemar (oui, le même que celui de la réforme du lycée…) qui est très claire sur ce point.

   Il est inadmissible qu’on cède à la moindre menace des parents. Sinon, que ne viennent-ils faire cours à notre place ?

  Il est évident que tout cela participe de cette opération de dévalorisation des enseignants, lancée il y a déjà une dizaine d’années — dévalorisés dans leurs savoirs, puisque seule la Pédagogie compte, dévalorisés dans leur métier, qui ne ressemble plous beaucoup à une fonction de transmission, dévalorisés dans leurs relations à l’administration, qui se montre frileusement omniprésente, ouvrant des parapluies grands comme des parachutes dès qu’un parent d’élève élève la voix… Dévalorisés enfin face aux gamins — je ne vous dis pas l’effet que produira, dès que tout cela se saura, un tel désaveu du Maître — qui n’est plus maître à bord : son autorité, sa compétence, sont passées entre les mains d’une bande d’hallucinés qui, sous prétexte de mettre l’élève au centre, ont mis les profs au pilori.

 

Jean-Paul Brighelli

 

(1) « Madame, je vous réponds en dehors du carnet de correspondance afin de pouvoir expliquer plus clairement ma position par rapport à la rédaction de votre fils. Tout d'abord, je tiens à préciser que, moi non plus, je ne suis pas satisfaite de la note de votre fils. Quant au fait qu'elle soit justifiée ou non, il me semble que le professeur qui a proposé et corrigé le devoir est bien mieux placé que vous pour en juger. Or, même si vous cautionnez les agissements de votre fils, je ne peux en aucun cas modifier mon point de vue. Effectuer des recherches sur Internet n'est absolument pas interdit, bien au contraire: c'est l'occasion de se documenter, de trouver de l'inspiration et des idées. En revanche, recopier des documents trouvés sur Internet, au mot près, en l'occurrence des vers pour ce devoir, a toujours été, est et restera un acte de tricherie. Vous ne pouvez que convenir que lorsqu'un élève recopie mot pour mot le devoir d'un autre élève, il y a tricherie. Certes, Mlle K***, dont votre fils a recopié les vers, n'est pas une élève de l'établissement. Il n'en reste pas moins que ce sont ses vers que votre fils m'a proposés pour deux strophes sur les quatre demandées : si réellement je voulais corriger des vers tirés de poèmes publiés sur Internet, j'irais les chercher moi-même; mais je n'en vois pas l'intérêt pour l'apprentissage de mes élèves. En effet, j'ose demander aux élèves des vers de leur propre composition afin de les sensibiliser à la poésie et de mettre en pratique la versification vue en cours. C'est aussi le moment pour chacun d'écrire un devoir personnel en développant son propre style: en quoi votre fils a-t-il pu développer son propre style quand je retrouve dans quatre autres copies exactement les mêmes vers mot pour mot ? Les devoirs de votre fils doivent donc être de sa propre composition afin que je puisse noter ses performances stylistiques et sa compréhension du cours et des consignes. Quant à la note attribuée, c'est bien entendu une façon de sanctionner cet acte de tricherie, qui ne peut en aucun cas être accepté, mais c'est aussi le seul moyen de rester juste envers l'élève qui sera resté honnête face à l'exercice demandé sans pour autant avoir pu atteindre les exigences du professeur, donc une bonne note…

Je me tiens bien évidemment à votre disposition pour de plus amples explications… »

 

(2)Voici le texte qui a pourtant mis les choses au clair :

La lettre du ministère de l'Education nationale du 20 février 2001 :

« Il semble qu'une des dispositions de ces textes, par ailleurs assez bien compris, dans l'ensemble, dans leurs intentions que dans leurs modalités de mise en oeuvre, suscite de vives réactions, voire des incompréhensions ou des inquiétudes, notamment de la part de certains enseignants.

« Il s'agit du paragraphe précisant « qu'il n'est pas permis de baisser la note d'un devoir en raison du comportement d'un élève ou d'une absence injustifiée. Les zéros doivent être proscrits. »

« Je souhaiterais lever toute ambiguïté sur le sens de ce paragraphe précis, qui ne vise en rien à réglementer les modes d'évaluation pédagogique ni à amoindrir l'autorité des enseignants.

« Cette disposition, qui établit une distinction claire entre évaluation pédagogique et domaine disciplinaire, ne signifie en aucune manière que les zéros doivent disparaître de l'évaluation du travail scolaire.

« Un devoir non remis sans excuse valable, une copie blanche rendue le jour du contrôle, une copie manifestement entachée de tricherie, ou encore un travail dont les résultats sont objectivement nuls, peuvent justifier qu'on y ait recours.

« L'évaluation du travail scolaire, domaine qui relève de la responsabilité pédagogique propre des enseignants, ne peut être contestée, car elle est fondée sur leur compétence disciplinaire.

« Toutefois, cette évaluation ne doit pas être altérée par des considérations tenant au comportement des élèves. En effet, un comportement en classe, inadapté ou perturbateur, ne peut être sanctionné par une baisse de note ou par un zéro entrant dans la moyenne de l'élève. Relevant du domaine disciplinaire, il doit cependant être sanctionné d'une autre manière, prévue dans la liste des punitions scolaires ou des sanctions disciplinaires.

« Pour ce qui est de l'absence à un contrôle de connaissances, si elle est justifiée, une épreuve de remplacement peut être mise en place ; si elle est injustifiée, elle implique une absence de notation qui aura une incidence sur la moyenne, calculée en fonction du nombre d'épreuves organisées au cours de la période de notation.

En tout état de cause, ce texte ne prévoit en rien de faire bénéficier un élève volontairement absentéiste d'une moyenne supérieure à celle qu'il mérite.

« Ces dispositions, expliquées et comprises, contribueront, j'en suis sûr, à asseoir la crédibilité et l'autorité des enseignants sur des bases claires et équitables, permettant ainsi aux élèves de disposer de repères établis en toute transparence par les adultes. »

Cette lettre est signée par Jean-Paul de Gaudemar (directeur de l'enseignement scolaire) et M. Daubresse (IA, directeur des services départementaux de l'EN)

À tirer et à afficher dans toutes les salles de profs de France et de Navarre !

Commentaires

Je réagis sur le vif, j'essaierai de revenir sur cette note dans la semaine.
Parce que je crois qu'elle est emblématique de ce qui est en train de se passer de plus en plus, et au cas par cas : malgré les textes, dévaloriser les enseignants, leur mettre la pression par parents interposés, prétendre qu'un enseignant qui se refuse à certains renoncements "ne dialogue pas avec ses élèves", etc.
Il faut en tout cas que votre amie sache qu'elle n'est pas seule : des histoires tout aussi aberrantes se multiplient, avec la caution de chefs d'établissements qui redoutent trop les foudres des parents pour soutenir les enseignants. Et les textes qui devraient les obligés à respecter le pré-carré du professeur, dans ces cas-là, qui peut les contraindre à les appliquer?

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 mai 2009

"...les obliger...", what else?

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 mai 2009

Je suis consterné. Moi-même parent d'une jeune élève, il ne me viendrait pas un instant à l'idée de défendre ma progéniture prise en flagrant délit de tricherie. Dans le cas précis, le zéro est parfaitement justifié.
La menace d'enlever l'élève de l'école me laisse perplexe. En quoi cela gênait-il le principal ?

Écrit par : Jérôme | 05 mai 2009

J'ai déjà connu plusieurs situations analogues, il y a quelques années.Une horreur. Je soutiens moralement cette collègue. C'est difficile à vivre, ça énerve, ça mine le moral.

Pour ma part, en collège, j'ai renoncé à faire écrire les rédactions en dehors des cours, pour éviter ce genre de "pompage". Je donne des exercices d'expression écrite d'entraînement mais les devoirs notés sont entièrement faits en cours, sans l'aide des parents ni d'internet. On n'en est là aujourd'hui. Sur Internet, on peut aujourd'hui acheter son devoir, son résumé de texte, sa fiche de lecture qui dispense de lire le livre ... Certains astucieux vendent même le cours de leur prof ! Il y a là toute une économie parallèle de la filouterie scolaire.

Je mets des zéros pour travaux non faits. Comme j'interroge en début d'heure un élève sur le travail à faire et que je note la prestation, je choisis parfoi d'interrogerceux qui n'ont pas ouvert leur cours. La feuille étant blanche, je note zéro, pour travail non rendu. C'est dans le réglement. Par contre, un élève peut toujours se rattraper car régulièrement je demande : "Qui est volontaire ?" Il faut laisser la porte ouverte à la bonne volonté.
J'ai aussi beaucoup d'élèves qui s'en fichent d'avoir des zéros et dont les parents n'ont pas l'air non plus de s'affoler.
Les parents qui se sont comportés par le passé comme cette mère d'élève étaient plutôt des "bourges" avec des chéribibis dont il ne falait pas toucher un seul cheveu. Nous avons encore des cas comme cela. Si la direction est ferme, cela se régle assez vite. Il y a parfois des "couilles-molles" (oh là là !) dans les directions. La désectorisation favorise ce chantage au changement d'établissement. Il ne faut pas qu'une direction marche dans ce jeu-là car les professeurs en ressortent broyés.

Écrit par : Marilyse | 05 mai 2009

"parfois" ! "fallait" ! Quand je corrige, c'est la lettre suivante qui s'efface !

Écrit par : Marilyse | 05 mai 2009

C'est vraiment écoeurant, cette histoire, mais je crois que votre amie s'est montrée encore trop accommodante. La lettre est trop explicative, pas assez sèche, et je crois que j'aurais coupé court à l'entretien dès que mes qualités professionnelles auraient été mises en cause. Nous n'avons pas à nous faire évaluer par les parents.

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 mai 2009

Non, nous n'avons pas à nous faire évaluer par les parents.
Mais tôt ou tard, à l'instar de ce qui se trame en Angleterre, nous le serons par les élèves. C'est inévitable, si pour parfaire le système qui met l'enfant en son centre à l'école et qui en fait le roi dans sa famille, il faut encore que les adultes de la communauté éducative renoncent à leurs prérogatives d'éducateurs. Et hélas, c'est assez souvent les parents qu'il faut éduquer...

Écrit par : nicolas | 05 mai 2009

"Et hélas, c'est assez souvent les parents qu'il faut éduquer..."

Ecrit par : nicolas | 05 mai 2009


O combien cela est vrai!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2009

Il faudrait que l'élève qui a pompé - ou acheté - son devoir sur internet en fasse un autre au sujet analogue, au collège cette fois, sous surveillance. Ce serait plus éducatif. Et notre collègue n'aurait pas l'humiliation de voir son zéro enlevé.

Écrit par : Marilyse | 05 mai 2009

Ce matin au collège, nous en étions justement, au cours d'une de ces crises de fou rire qui permettent de relâcher la pression, à souhaiter qu'il y ait une caméra en salle des profs, devant laquelle on recevrait les parents. Autrement, qui pourrait croire aux horreurs que nous entendons à longueur de temps ?
On ferait ensuite un montage brut, sans commentaire, et je peux vous garantir que ce serait un défilé d'hystériques, de râleurs, de gens obtus, d'abrutis, qui mériterait la Palme d'Or de la Mauvaise Foi !
Sans arrêt, les parents viennent contester les Avertissements (ou les blâmes) donnés aux conseils de classe :
"Chichounette a fait des efforts, vous allez la démotiver encore plus, si elle ne fait plus rien au 3è trimestre ce sera votre faute"...
"Je ne comprends pas que Poussin-en-Sucre ait d'aussi mauvaises notes, il est tellement gentil à la maison"
"Y a un problème avec la prof de ... ; c'est pas pour en dire du mal, mais là, franchement..."
"Ma fille ne fera pas votre punition, qui est idiote et anti-pédagogique. " (Pan dans les dents, ça c'est du vécu personnel !)

Y a même le principal adjoint qui s'est fait engueuler parce qu'il avait conservé le tel portable d'un élève (confisqué par moi, la musique braillait dans le couloir !) : la maman a osé demander si elle payait le forfait pour le gamin ou pour le principal-adjoint !!!

La liste serait longue si je voulais qu'elle soit exhaustive, ce qui n'aurait aucun intérêt...
La seule solution que j'aie trouvée : me montrer aussi désagréable, rude et brutale que certains parents peuvent l'être, en n'hésitant pas à leur dire qu'ils sont ridicules et bornés, que leur enfant est parfois odieux et mal élevé, et que je n'ai pas à supporter leurs négligences familiales.
Jusqu'à maintenant, ce sont eux qui se sont écrasés... Pleutres et médiocres jusqu'au bout !!!

Bon, allez, une pensée émue quand même pour les nombreux parents qui échappent à cette vulgarité et mention spéciale pour ceux qui ravitaillent les profs en gateaux arabes !!!

Écrit par : Cornélie | 05 mai 2009

Les parents qui se sont comportés par le passé comme cette mère d'élève étaient plutôt des "bourges" avec des chéribibis dont il ne falait pas toucher un seul cheveu. Nous avons encore des cas comme cela. Si la direction est ferme, cela se régle assez vite.
Ecrit par : Marilyse | 05 mai 2009

Quand on parle de comportement de parents/enfants/profs, vous n'êtes pas obligée d'utiliser de mauvais clichés.
Si déjà dans le vocabulaire des profs disparaissait la sémantique usuelle "bourges, bourgeois, zep, pauvres, inégalités, égalité........." cela débrousaillerait un peu le panorama. Non ?

Écrit par : carole | 05 mai 2009

Quant à revenir au sujet de ce nouveau post, avant de se poser la question de la notation, il faudrait peut-être enfin dire que si vous n'êtes plus respectés aujourd'hui, c'est quand même grâce à vos pairs qui ont mis l'enfant tellement au centre, que l'enseignant n'a plus qu'à la fermer.
Regrettable, mais combien d'entre vous, ont joué le jeu ?

Vous avez taillé le bâton pour vous faire battre.
Allez vous plaindre rue de Grenelle, dans les rectorats et auprès de certains de vos collègues.

Il va de soi, qu'un parent honnête n'aurait jamais soutenu son gamin dans ce genre de situation.
Mais aujourd'hui, lamentablement, les parents n'ont plus confiance, ni dans l'instruction, ni dans les notations, donc dans les professeurs. L'école n'a pas bonne presse et dans tous les domaines, ce qui donne lieu à ce genre de dérapage.

Sao-paulo : Une petite eurasienne, dont la langue maternelle n'est pas le français rentre de son cours.
Heureuse, elle a eu 20/20 en français.
Triste : tous les enfants qui ont eu de mauvaises notes pouvaient se rattraper en corrigeant durant la classe leur devoir et en se faisant aider (viva le travail de groupe).
Une élève demande à la maîtresse, s'ils pouvaient se faire aider par celle qui avait eu 20/20. La réponse a été OUI.
Je vous laisse deviner le niveau de notes injustement récupérées.
Affligeant !

Et cette maman n'est pas allée réclamer, elle est tout juste décontenancée par notre système, soit-disant excellent, de nivellement par le bas.

Ce qui arrive à cette jeune femme, arrive aussi aux élèves.

Ou est-il le temps ou le docteur, le curé et l'enseignant étaient des êtres respectés et en qui les parents avaient "foi" ?

Écrit par : carole | 05 mai 2009

Afin d'éviter la suppression, par le principal, de la note 0/20 dans le logiciel parmi les 11 notes données par ce professeur de français, elle ne dois pas reporter les 11 notes dans le logiciel (pronote ou notabene).
Il suffit qu'elle rentre uniquement la moyenne trimestrielle qu'elle aura préalablement calculée sur son cahier. Ainsi le principal ne pourra pas prouver que le 0/20 est dans la moyenne et il ne pourra pas le supprimer.

Comment prouver qu'il y a un 0/20 dans une moyenne de 10,34/20 en français ?

Par ailleurs, le principal n'a pas de droit de regard sur les notes (seuls les IA IPR peuvent discuter l'échelle de notation utilisée par le professeur): elle ne sera donc pas obligée de lui fournir son cahier de bord pour vérifier les notes.


L'attitude de cette "mère" est complètement absurde et celle du principal aussi! Au vu des informations données, c'est un "mou du slip" car il n'assume même pas son acte en précisant au professeur qu'il n'est pas officiellement informé de son projet de suppression du 0.

Vive le rôle pédagogique des chef d'étab! heureusement qu'ils ne sont pas tous comme celui-là!

Écrit par : clem | 05 mai 2009

D’accord avec Sylvie et Cornélie. Ecrire une lettre si longue, si bien tournée, si argumentée, pour justifier une décision légitime, est déjà un aveu de faiblesse. C’est faire déjà trop de pédagogie (mal à propos) avec la mère qui ne doit pas en être à son premier prof scrupuleux à faire tourner en bourrique… parce qu’on le veut bien. Cette chieuse a été une élève plus pénible que son fils, et peut-être plus intelligente. De la collègue et de la mère, c’est la mère qui se révèle plus perspicace.

Écrit par : Stéphane | 05 mai 2009

Non mais elle a raison cette maman, quoi enfin bon flûte ! Vous n’avez strictement rien compris ! Elle éduque fort convenablement sa progéniture qui va devoir tenter d’exister dans une société de consommation hyperjudiciarisée (insupportable mot à lire et écrire mais j’aime bien). Comme ça, sa précieuse création pourra plus tard négocier son salaire, ses horaires de travail, le prix de ses 2 kilogrammes de haricots verts extra fins et même le nombre d’enfants qu’il commettra avant d’aller lui-même vitupérer les larbins, pardon, les fonctionnaires d’État chargés d’instruire ses loustics.

Trêve de plaisanteries. Il m’est arrivé, comme à bon nombre d’entre nous je suppose, le même genre d’histoire. Moi, j’ai eu droit à : « j’ai dit à mon enfant de ne copier qu’une fois le calcul sur les dix demandées parce que je ne vois pas l’intérêt de cette punition mais lui voulait faire sa punition quand même ». J’ai trouvé la pause méridienne fort utile pour que le cher bambin fasse quand même sa punition. Colère maternelle sous les prétextes que je n’ai pas à passer outre leurs volontés quasi-divines (ah bon ? et les parents peuvent, eux, passer outre les miennes ?) et que je dois des comptes aux parents puisqu’ils sont des citoyens français qui payent des impôts et que je suis fonctionnaire. Je l’ai trouvée fameuse celle-là.

J’ai eu droit aussi à l’argument que ce n’était pas bien de mettre 0 à un DM non rendu à temps parce que le géniteur de l’un des enfants qui m’ont été inconsidérément confiés avait pris sa voiture à 17 heures pour amener la copie de sa Poussinette. Bah oui mais moi, je ne suis plus dans mon établissement à 17 h et puis quand je dis que les copies doivent rendues à 15 h 30, c’est à 15 h 30 : fin du débat !

Pour clore cette passionnante et passionnée dithyrambe, ma chère collègue, je te soutiens totalement. Le môme a triché, il a 0, point ! Le jour d’un examen officiel, la fraude peut lui valoir 5 ans d’interdiction de tout examen (même si la lâcheté actuelle empêche l’Administration d’appliquer cette sanction assez souvent à mon goût). L’idée de ne mettre dans l’ordinateur que la moyenne est excellente : c’est ce que je fais moi-même parce que je n’aime pas la façon dont les logiciels arrondissent les moyennes. C’est à croire qu’ils sont eux-mêmes pédagogistes et permettent aux apprenants de grapiller quelques centièmes de points ; 10,44 de moyenne, c’est 10,44, na ! Et puis si les concepteurs d’élèves que sont les parents auxquels nous avons affaire ne veulent pas supporter les caprices dépressifs de leurs ados improbables, ils n’ont qu’à les savater un peu dans leur tendre enfance. Les coups de pieds au fondement que mon paternel m’a amoureusement administrés lorsque je n’étais encore qu’un spermatozoïde en évolution ne m’ont pas tué et je lui dis aujourd’hui merci.

Continuons à râler (on appréciera la polysémie du terme) contre les parents inquisiteurs en mal de la Stasi qui veulent s’insinuer dans nos classes (mais qui n’apprécieraient vraisemblablement que fort fort peu que nous fassions de même).

Écrit par : Le Pingouin | 06 mai 2009

Les parents qui se sont comportés par le passé comme cette mère d'élève étaient plutôt des "bourges" avec des chéribibis dont il ne falait pas toucher un seul cheveu. Nous avons encore des cas comme cela. Si la direction est ferme, cela se régle assez vite.
Ecrit par : Marilyse | 05 mai 2009

Quand on parle de comportement de parents/enfants/profs, vous n'êtes pas obligée d'utiliser de mauvais clichés.
Si déjà dans le vocabulaire des profs disparaissait la sémantique usuelle "bourges, bourgeois, zep, pauvres, inégalités, égalité........." cela débrousaillerait un peu le panorama. Non ?

Ecrit par : carole | 05 mai 2009

Ouhlala ! Y a quelqu'un qui s'est senti visé.

Au fait, moi, je n'aime pas qu'on dise "prof" au lieu de "professeur". D'ailleurs, je n'écris jamais "véto" quand je parle du métier de Yann et Dobolino, mais "vétérinaire".

Écrit par : Kap | 06 mai 2009

"Afin d'éviter la suppression, par le principal, de la note 0/20 dans le logiciel parmi les 11 notes données par ce professeur de français, elle ne dois pas reporter les 11 notes dans le logiciel (pronote ou notabene).
Il suffit qu'elle rentre uniquement la moyenne trimestrielle qu'elle aura préalablement calculée sur son cahier. Ainsi le principal ne pourra pas prouver que le 0/20 est dans la moyenne et il ne pourra pas le supprimer.

Comment prouver qu'il y a un 0/20 dans une moyenne de 10,34/20 en français ?"

Ecrit par : Clem | 06 mai 2009

Très bonne idée. Je ferais exactement la même chose, histoire de faire ch*** ce gros nullard de principal et cette sombre conne. Pan dans les dents.

Écrit par : Kap | 06 mai 2009

Pouvez-vous me dire où je peux trouver (ou quel est le lien pour y accéder sur le net) la lettre du ministère concernant la notation (celle citée par M. Brighelli)?

Je l'ai cherché sur le BO mais visiblement je n'ai pas su rentrer dans MENTOR les bons mots clés.
Aucun BO ne correspond à la date du 20 février 2001.

Merci d'avance...

Écrit par : Clem | 06 mai 2009

"parfois" ! "fallait" ! Quand je corrige, c'est la lettre suivante qui s'efface !

Ecrit par : Marilyse | 05 mai 2009
Cela arrive parfois et en particulier sur Word par exemple quand on a malencontreusement cliqué tout en bas à droite dans le coin sur un petit cercle qui s'appelle "overtype", fait pour effacer au fur et à mesure qu'on écrit ...extrêmement agaçant quand on ne l'a pas fait exprès...

Écrit par : Cadichon | 06 mai 2009

Pas de chance, je n'ai jamais eu l'occasion de "bouffer du parent" mais je l'aurais fait volontiers!!! Peut-être parce que mes consignes de début d'année étaient claires, écrites et signées par les parents?

La seule fois ou un élève a voulu contester une de mes notes ( son père était principal de collège alors cela lui donnait des droits, bien évidement ... ou pas enfin pas avec moi ), il a vite déchanter. Avant même de regarder sa copie je lui pose les 2 questions suivantes :
- Penses tu qu'il faut sanctionner une erreur? Il me répond que oui puis,
- "Penses tu que 0,25 points par erreurs est excessif?", réponse non.
Arrive alors ses questions "Pourquoi je n'ai que 0,5pts/1 à telle ou telle questions?". Après étude de sa copie je lui :" mais tu as raison ! J'ai fait une erreur de notation tu as fait 3 fautes et non 2 j'en ai oublié" ( classique mais bon efficace ) Voyant sa note ( 6,75/20 ) perdre des points au fur et à mesure de ses questions, il comprit que je avais finalement noté sa médiocrité très largement. Je crois que ce jour il a également réaliser que peut importe le statut social de son père, il ne pourrait pas toujours l'aider ni le sauver.

Pour revenir au post initial, la stupidité de ce principal est aussi vaste que l'nifini ma parole ! Il pouvait se débarrasser à peu de frais d'un tricheur nuisible. Pour être un peu plus pragmatique et lutter contre ce type de comportements, j'aimais beaucoup l'ironie de mon professeur de musique ( que j'adorais ! ) de 6eme qui disait aux élèves méritant zéro :" Allez je te mets 1 pour le pantalon, même si tu ne le mérites pas, mais comme ça, cela m'évite de faire un rapport". L'idée étant "pas de zeros => pas de problèmes", autant pour l'administration que pour les parents. Il avait bien compris ( ce prof ), que tout le monde se voilait la face, et lui se riait bien de cela.
Le statut du 0/20 est particulier alors que 1/20 tout le monde s'en fou. Mais au final 1/20 ou 0/20 quelle est la vraie différence entre ces 2 notes? ( je précise le statut du 0/20 lors de l'année non lors de concours ou d'examens )

PS: je signais paul mais, je suis désormais obligé de signer Paul B pour éviter toutes confusions, vu que lors du dernier topic un intervenant à signé paul ( mais ce n'était pas moi :s ).

Écrit par : paul B | 06 mai 2009

Des cas comme celui ci, j'ai eu à en régler plus d'un ces derniers temps...
C'est de pire en pire même si, ce n'est le cas que d'une minorité de parents. Les mêmes personnes qui se plaindront pour un rien dans n'importe quelle autre situation, de parfaits consuméristes.
Mais que ce consumérisme qui s'explique dans le monde du commerce franchisse les portes de nos établissements, alors là, non.

Tout mon soutien à cette collègue, désavouée honteusement par sa hiérarchie. Mais que font les syndicats ?

Capt R

ps : Juste à propos de la réponse de l'enseignante, je n'aurais pas utilisé le terme "sanction" pour cause de tricherie mais plutôt "reflet du travail de l'élève". Seuls les autres auraient pris l'heure de colle, pour tricherie manifeste...Tout ce qui faut pas inventer pour se justifier !

Écrit par : Capitaine Raymond | 06 mai 2009

Bonjour à tous.

clem a écrit : "Je l'ai cherché sur le BO mais visiblement je n'ai pas su rentrer dans MENTOR les bons mots clés"

Mentor est le seul moteur de recherche qui ne trouve rien quand on lui fournit de "bons" mots clés. Je n'en suis pas sûr mais je crois qu'il a été développé en interne au Moloch.

Quant à cette histoire de note, il faut rappeler que les prédateurs cherchent à bouffer ce qui est bouffable. Notamment, si j'ose dire, ne rentrez jamais vos notes détaillées dans un "logiciel" ! Sauf si vous avez confiance dans les gens qui y ont un accès sans restriction...

La défiance, n'est ce pas ce qui empêche toute évolution du Moloch ?

Écrit par : dugong | 06 mai 2009

Dans sa chronique de mai 2009, Gabriel Cohn Bendit fait état d'une subvention du Moloch de 40 k€ partagée entre son assoc (le Repta *) et Paraschool.

Tableau blanc interactif et tout le fourbi...

L'Afrique mérite le mieux (air connu)...

A propos, dans la page du repta, il est fait état d'un "logiciel d'apprentissage de la lecture" développé par paraschool. Quelqu'un a-t-il des infos là-dessus ?

* Repta ? reptation, close combat ? Contrairement à ce qu'évoque le sigle, ce n'est pas une officine de recrutement de mercenaires pour l'afrique mais le "Réseau Education pour Tous en Afrique". Pas de kalach mais des ordis et des TBI...

http://repta.net/site/

Écrit par : dugong | 06 mai 2009

Pour ceux qui ne connaîtraient pas Paraschool :

http://www.journaldunet.com/0006/000613paraschool.shtml

Tapez aussi "paraschool" sur glouglou (pas sur mentor !) et vous serez édifiés du nombre de liens vers des sites institutionnels.

Écrit par : dugong | 06 mai 2009

Au nom de la France, je demande pardon à cette maman pour le comportement de cette enseignante.

Écrit par : Zorglub | 06 mai 2009

"Au nom de la France, je demande pardon à cette maman pour le comportement de cette enseignante."

Ecrit par : Zorglub | 06 mai 2009

:-)... Merci, encore, pour ce premier éclat de rire du matin!

En tous cas, ce billet va encore jeter de l'huile sur le feu des relations "parents-professeurs", Jean-Paul.
Pour tenter de désamorcer les différentes tensions, (ou, du moins, une partie d'entre elles), je suggère aux stagiaires PE de transformer la traditionnelle réunion de rentrée, quelquefois un peu stricte et formelle, en un moment un peu plus convivial, en essayant de veiller, autant que faire se peut, à ce que tous les parents soient présents. (On sait bien, dans l'enseignement primaire et, vraisemblablement, dans le secondaire aussi, que les plus gros problèmes d'ordre éducatif viennent souvent de ceux qu'on voit le moins).
Ca paraît "tout con", mais cette convivialité peut réellement être efficace, et aussi bien pour résorber des tensions qui peuvent, surtout en "zone rurale", exister entre les familles.

Pour des raisons évidentes, c'est beaucoup plus compliqué à appliquer dans le secondaire... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2009

Cornélie, vous pouvez ajouter à votre liste :

"Peut peu et fait moins" (Relaté par P.Meirieu)
Pour une fois, en entendant Meirieu, j'avais bien ri !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 06 mai 2009

Paraschool fait partie du groupe Editis,
http://www.editis.com/content.php?lg=fr&id=282

Qui sommes-nous sur le site Paraschool :

"Premier fournisseur français de solutions éducatives en ligne

Paraschool est une société française indépendante (??) qui s'est imposée en 5 ans comme le leader de l'accompagnement scolaire et de l'ingénierie pédagogique sur Internet.

L'objectif de ce service pour les élèves et apprenants est de proposer à chacun un parcours sur mesure, fonction de son rythme et de ses référentiels d'apprentissage.

Depuis sa création, Paraschool n'a cessé de faire évoluer son service et ses contenus en étroite liaison avec l'évolution d'Internet : personnalisation, travail en réseau et analyse des comportements des utilisateurs.

Paraschool est également la première société européenne à mener un programme de recherche (avec l'INRIA) concernant la mise en place d'éléments d'Intelligence Artificielle pour proposer à chaque apprenant un parcours pédagogique adapté à son comportement et à son niveau.

Avec 800 établissements utilisateurs -15 000 enseignants et 200 000 élèves utilisent quotidiennement ses services -, Paraschool est devenu le partenaire de référence des principaux acteurs de l'Education et a su s'imposer comme le leader français des plates-formes éducatives, en facilitant la construction des démarches personnelles d'accès aux savoirs grâce à Internet."

Leur lobbying auprès des institutions a l'air d'être très efficace !

Écrit par : revue de presse | 06 mai 2009

Il m'est arrivé jadis la même histoire avec un parent qui était, de surcroît, comme de juste et superfétatoirement, syndicaliste U&A au SNUIPP et PEGC de sciences -- le genre bellâtre de sallee des profs et petit coq de chef-lieu de canton -- lequel avait sans doute envie de se faire, pour l'exemple, une sale "gôchiste" élitiste méridionale agrégée de lettres classiques. Après m'avoir fait convoquer par le proviseur, ce monsieur a exigé que je retire le zéro, qui allait , je cite, "compromettre toute la scolarité" de son fiston (un brave gosse mort de honte qui vint le lendemain, le rouge au front, excuser les paternels dérapages ). Comme je refusais de céder, le proviseur, bien enquiquiné, a fini par proposer de diviser la note par deux... Cette histoire a duré une quinzaine de jours et m'a mise dans une rage que vous n'imaginez pas.
Si j'avais été un homme, je crois que j'aurais mis mon poing dans la figure de ce personnage.
Moi, rancunière ? Noooon....

Écrit par : Françoise Guichard | 06 mai 2009

Bien plus que l'atitude de la mère c'est le comportement du Principal qui est inadmissible.
Il faudrait des cours de résistance pour les chefs d'établissements qui ont une telle "trouille" des parents....
Pour le problème du copié collé sur internet,finalement la loi Hadopi a peut-être du bon:y a qu'à couper l'accès internet de cette famille qui viole les droits d'auteur....
Plaisanterie à part,le principal aurait pu penser à attirer l'attention de la mère sur ce terrain.....

Écrit par : en passant.... | 06 mai 2009

"Les chefs ont toujours de mauvaises manières" Picabia


Et ça continue à l'université !

Merci à mes instits, à mes parents, à ceux qui m'ont dit, devant mes conneries :
"tu ne serais pas foutu de te tailler une cheville pour te mettre dans le trou d'balle si t'avais la colique"
"bête à manger du foin"
et ma grand-mère qui me disait :
" O Plo !" qui veut dire "certes ! tu parles !"
et "N'i o prou" qui veut dire "il y en a assez !"

Merci à ce chef d'entreprise qui lors de mon premier emploi (c'était après le premier bac du temps où il y avait deux bacs) m'a démontré (il n'a pas manqué de me rappeler que je venais d'obtenir le bac !) que si je gardais la position de travail que j'avais prise, je ne reviendrais pas le lendemain car je serais au lit !
merci à tous ceux qui m'ont donné des baffes de ce type. Ils m'ont rendu un sacré service.

P.S. ce qui est triste c'est que je viens de rencontrer un ancien collègue qui m'apprend que sa fille, agrégée partie à l'étranger suivre son mari, où elle a enseigné, est revenue en France et n'a pas supporté deux mois d'enseignement. Elle vient de démissionner. Mais nous sommes un pays riche.

Écrit par : Aredius | 06 mai 2009

Il faudrait des cours de résistance pour les chefs d'établissements qui ont une telle "trouille" des parents....

J'aloute une petite citation à propos de l'Honneur des poètes,dédiée aux résistants,contre

"les carpettes où nous essuierons nos pieds écarlates. », (Éluard )
Le malheur du pédagogisme en français particulièrement, c'est qu'il fait oubler le fond pour la forme:dans ce conflit on pourrait au moins tenir compte de ce que l'enseignante voulait apprendre aux élèves sur le fond.Il y a les grandes résistances,et au quotidien les petites...Le point commun,c'est la défense de ce que l'on sait être juste,et qui ne saurait souffrir les petites compromissions,même une tricherie de potache.

Écrit par : en passant.... | 06 mai 2009

Le sujet est absolument délirant. En tant que mère-prof j'aurais conseillé à mon fils de pomper quelque chose sur internet histoire de contenter la folle . Je n'aurais pas accepté le zéro, car ce sont ce type de travaux (qui obligent nos enfants à découvrir "leur poète" avant l'heure en s'identifiant à une image qui peut-être ne leur correspond pas) qui engendrent ces phénomènes d'incompréhension réciproque et qui méritent un beau zéro! Vive l'école, vive la République!

Écrit par : poulette | 06 mai 2009

C'est mon opinion...à vous de taper maintenant!

Écrit par : poulette | 06 mai 2009

poulette aux gros sabots: trop grosse, la provocation. Ca ne passera pas...

Écrit par : François Duhem | 06 mai 2009

Bien sûr que le sujet est difficile et peu satisfaisant,comme toujours ou à peu près les sujets d'invention.Mais en tant que "mère-pro",il ya des moyens plus simples à conseiller que la tricherie:déjà c'est une curieuse conception du rapport entre élèves et professeurs que de considérer d'emblée comme impossible de demander de l'aide...au professeur lui-même,voire lui avouer une incapacité...Par ailleurs si les devoirs ne doivent être que des exercices faciles,pas dérangeants et qui ne sortent pas de l'environnement immédiat de pov chéri,c'est à désespérer de l'enseignement de la littérature.

Écrit par : en passant.... | 06 mai 2009

:o)))) merci pour vos réponses! ;o)

Écrit par : poulette | 06 mai 2009

Je comprends le désarroi de notre collègue. Je suis en butte à un parent excité à cause d'une phrase que j'ai dite à sa fille et qui a été complètement comprise de travers ! Comme dit le proverbe c'est celui qui se sent morveux qui a besoin de se moucher.

Dernier délire d'une mère digne émule de sainte Ségolène, représentant les parents au conseil d'aministration :
«Je propose qu'on fasse venir des clowns au lycée comme il y en a dans les hôpitaux pour les enfants malades. »

Au secours !
Sa proposition n'a malheureusement pas été adoptée ;)) Les clowns on connaît déjà !

Écrit par : P. Lariba | 06 mai 2009

Les clowns on connaît déjà !

Ecrit par : P. Lariba | 06 mai 2009

Fichez donc la paix à Amélie!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2009

Au nom de la France, je demande pardon à cette maman pour le comportement de cette enseignante.

Ecrit par : Zorglub | 06 mai 2009

Contre la bêtise, heureusement qu'il nous reste l'humour!

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 mai 2009

Comme je refusais de céder, le proviseur, bien enquiquiné, a fini par proposer de diviser la note par deux...

Ecrit par : Françoise Guichard | 06 mai 2009

Où l'on voit que vous êtes agrégée de lettres classiques, et non de mathématiques (quant au proviseur...).
Que donne O divisé par 2 ?
Je ramasse les copies dans une heure. ,O))

Écrit par : yann | 06 mai 2009

@ Hors sujet
Sur le blog de Luc Cédelle :

La géométrie réintégrée dans les nouveaux programmes de seconde

Ce sera sans doute, faute de précisions à ce stade, le billet le plus court depuis l’ouverture de ce blog.

Selon des informations sûres en provenance du ministère de l’éducation, celui-ci a décidé de réintégrer, dans le projet de nouveaux programmes de mathématiques pour les classes de seconde générale et technologique, les éléments de géométrie qui en avaient été enlevés.

Ce projet de nouveaux programmes est en consultation jusqu’au 15 mai. Deux pétitions ont été lancées pour le contester. L’une, lancée conjointement le 2 avril par le SNES, l’APMEP (association des professeurs de mathématiques de l’enseignement public) et la CGT Educ’action,a réuni 3088 signatures à la date du 5 mai. L’autre, lancée à la même date par plusieurs universitaires lillois, a recueilli 4163 signatures.

L.C."

Écrit par : guy morel | 06 mai 2009

A propos d'humour, j'ai retrouvé ça, sur le web!!!

http://www.dailymotion.com/video/x45qhp_polemique-didier-portezemmour_news

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2009

"Et hélas, c'est assez souvent les parents qu'il faut éduquer..."

Ecrit par : nicolas | 05 mai 2009


O combien cela est vrai!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mai 2009
Ceux qui, par exemple, écœurés et inquiets, se mettent en travers de l'enseignement scientifiquement dispensé par des PE admirablement formés, et font faire en cachette Boscher, dictées et Bled ? Ceux qui ont l'esprit sufisamment tordu pour faire apprendre par cœur les tables de multiplication alors qu'on le leur a vivement déconseillé et même formellement interdit ? Ceux qui, en cachette du professeur de musique, apprennent à l'enfant à lire en clé de Sol et clé de Fa aprce que, au bout de trois ans de pratique musicale, les gosses en sont encore à mémoriser par cœur les partitions en étant incapable de faire la corrélation entre le sol de la portée et celui du clavier ?
Tous ces parents qui mettent leur enfant en danger, par des méthodes réactionnaires et, avouons-le, fascistes, peut-être même racistes et élitistes, il fazudrait des lois pour pouvoir leur retirer leurs enfants.
Moi, je n'ai jamais osé aller engueuler un prof comme cette brave maman ! Je me suis pourtant retenue à plusieurs reprises, et particulièrement le jour où ma fille, élève de sixième, m'a annoncée qu'il ne fallait plus que je l'aide à corriger ses fautes de grammaire et d'orthographe dans les devoirs de français car "ses fautes amusaient son professeur". sic !

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

Paraschool fait partie du groupe Editis
Propriété de la famille Wendel

Daniel le Bret, fondateur de Paraschool, entreprise privée
mais c'est aussi ... un ancien secrétaire général du syndicat d’enseignant du public, le Snuipp.

Écrit par : Guillaume | 06 mai 2009

Le sujet est absolument délirant. En tant que mère-prof j'aurais conseillé à mon fils de pomper quelque chose sur internet histoire de contenter la folle . Je n'aurais pas accepté le zéro, car ce sont ce type de travaux (qui obligent nos enfants à découvrir "leur poète" avant l'heure en s'identifiant à une image qui peut-être ne leur correspond pas) qui engendrent ces phénomènes d'incompréhension réciproque et qui méritent un beau zéro! Vive l'école, vive la République!

Ecrit par : poulette | 06 mai 2009

C'est mon opinion...à vous de taper maintenant!

Ecrit par : poulette | 06 mai 2009

C'est très justement dit et j'adhère. Les devoirs à la maison sont parfois tellement exorbitants qu'ils ne peuvent être fait par l'élève seul. Le sujet qui est posé ici est extrêmemnt difficile et presqu'un pousse-au-crime, sauf pour les cons laborieux qui osent tout.
A mettre ainsi la charrue avant les bœufs, faut pas s'étonner si certains vont s'acheter des bœufs ailleurs.

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

"parfois" ! "fallait" ! Quand je corrige, c'est la lettre suivante qui s'efface !

Ecrit par : Marilyse | 05 mai 2009
Cela arrive parfois et en particulier sur Word par exemple quand on a malencontreusement cliqué tout en bas à droite dans le coin sur un petit cercle qui s'appelle "overtype", fait pour effacer au fur et à mesure qu'on écrit ...extrêmement agaçant quand on ne l'a pas fait exprès...

Ecrit par : Cadichon | 06 mai 2009

Merci, Cadichon !

Écrit par : Marilyse | 06 mai 2009

Les parents qui se sont comportés par le passé comme cette mère d'élève étaient plutôt des "bourges" avec des chéribibis dont il ne falait pas toucher un seul cheveu. Nous avons encore des cas comme cela. Si la direction est ferme, cela se régle assez vite.
Ecrit par : Marilyse | 05 mai 2009

Quand on parle de comportement de parents/enfants/profs, vous n'êtes pas obligée d'utiliser de mauvais clichés.
Si déjà dans le vocabulaire des profs disparaissait la sémantique usuelle "bourges, bourgeois, zep, pauvres, inégalités, égalité........." cela débrousaillerait un peu le panorama. Non ?

Ecrit par : carole | 05 mai 2009
C'est ce que j'ai constaté. Je ne donne pas forcément dans la langue de bois. J'ai davantage de parents qui ne s'occupent pas de leurs enfants. Ceux-là ne viennent pas contester.

Écrit par : Marilyse | 06 mai 2009

Bien sûr que le sujet est difficile et peu satisfaisant,comme toujours ou à peu près les sujets d'invention.Mais en tant que "mère-pro",il ya des moyens plus simples à conseiller que la tricherie:déjà c'est une curieuse conception du rapport entre élèves et professeurs que de considérer d'emblée comme impossible de demander de l'aide...au professeur lui-même,voire lui avouer une incapacité...Par ailleurs si les devoirs ne doivent être que des exercices faciles,pas dérangeants et qui ne sortent pas de l'environnement immédiat de pov chéri,c'est à désespérer de l'enseignement de la littérature.

Ecrit par : en passant.... | 06 mai 2009

Ben voyons !
Non, la seule solution appartient aux enfants des nantis ! Papa et maman aident en formant, apprennent à l'enfant à faire ce qu'il faut, et particulièrement à piocher des idées sur internet en les modelant suffisament pour qu'elles soient imperceptibles et ... le prof s'extasie devant la maturité de Pierre ou d'Alice. Papa et maman ont justement dosé et ricanent in petto. Rire amer, d'ailleurs !

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

@ Marylise...
Auriez-vous un lien internet avec ce genre d'exercices pour un gamin qui est en 6ème?

Petit message de sa maman hier soir :

"C. penses-tu pouvoir venir jeudi après-midi pour les cours de soutien? Le prof de français pense qu'il serait bon de faire faire des exercices de compréhension de texte (lecture + questions auxquelles il devra répondre par écrit en quelques lignes et en bon français) + évidemment continuer les concordances de temps."

Écrit par : Maminou | 06 mai 2009

De toute façon, c'est stupide de noter les DM des collégiens !
Quant aux lycéens, ils ne pourront s'en prendre ensuite qu'à eux-mêmes si leur moyenne est falsifiée. Ils le paieront plus tard et ils sont, en toute logique, assez grands pour le comprendre.

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

Juste une question à JPB : en quelle classe est le gamin ?
Je n'ai trouvé nulle part l'information.

Parce que s'il est en sixième, le sujet est clairement aberrant, s'il est en terminale, le zéro est clairement mérité.

Avec un gradient pour les classes intermédiaires.

Écrit par : yann | 06 mai 2009

Je pense, d'après le sujet, qu'il doit être en troisième, classe où on étudie des poèmes sur la Résistance, d'où la référence de JPB à "l'Honneur des poètes".

Écrit par : Marilyse | 06 mai 2009

Nous n'avons pas à nous faire évaluer par les parents.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 mai 2009

Les parents diplomés du supérieur vous ont toujours évalué et, pour la plupart, ont pallié vos défaillances !
Vous vous heurtez depuis deux décennies à un "nouveau public" qui revendique le droit d'exister sans connaître pour autant les arcanes de l'hypocrisie scolaire et sans être capables de déjouer les pièges.
Ça me fait peine, cette histoire de la maman qui s'attaque frontalement, et sans même les mots pour le dire, au proboscidien préhistorique. Elle pressent que ça cloche mais n'est pas capable d'analyser les tenants et aboutissants et part, bille en tête, imprégnée de société libérale consommatrice.
On atteint des sommets d'inégalité !

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

Les parents diplomés du supérieur vous ont toujours évalué et, pour la plupart, ont pallié vos défaillances !
Vous vous heurtez depuis deux décennies à un "nouveau public" qui revendique le droit d'exister sans connaître pour autant les arcanes de l'hypocrisie scolaire et sans être capables de déjouer les pièges.
Ça me fait peine, cette histoire de la maman qui s'attaque frontalement, et sans même les mots pour le dire, au proboscidien préhistorique. Elle pressent que ça cloche mais n'est pas capable d'analyser les tenants et aboutissants et part, bille en tête, imprégnée de société libérale consommatrice.
On atteint des sommets d'inégalité !

Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009

Analyse très pertinente !!!

Écrit par : Maminou | 06 mai 2009

Je pense, d'après le sujet, qu'il doit être en troisième, classe où on étudie des poèmes sur la Résistance, d'où la référence de JPB à "l'Honneur des poètes".

Ecrit par : Marilyse | 06 mai 2009

Logiquement, oui ! Mais, allez savoir ! On voit de ces choses à présent !
Mon fils a eu en quatrième, à douze ans, à répondre, sur ces vers
" Les essaims des rêves malsains qui tordent sur leurs lits les bruns adolescents "
à la question suivante
"Avez-vous ressenti les sensations décrites ? Et, si oui, comment et quand ?"
C'était la conclusion du cours sur la "polésie" ...
Point d'orgue !!!!

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

"Ceux qui, par exemple, écœurés et inquiets, se mettent en travers de l'enseignement scientifiquement dispensé par des PE admirablement formés, et font faire en cachette Boscher, dictées et Bled ? Ceux qui ont l'esprit sufisamment tordu pour faire apprendre par cœur les tables de multiplication alors qu'on le leur a vivement déconseillé et même formellement interdit ? Ceux qui, en cachette du professeur de musique, apprennent à l'enfant à lire en clé de Sol et clé de Fa aprce que, au bout de trois ans de pratique musicale, les gosses en sont encore à mémoriser par cœur les partitions en étant incapable de faire la corrélation entre le sol de la portée et celui du clavier ?
Tous ces parents qui mettent leur enfant en danger, par des méthodes réactionnaires et, avouons-le, fascistes, peut-être même racistes et élitistes, il fazudrait des lois pour pouvoir leur retirer leurs enfants.
Moi, je n'ai jamais osé aller engueuler un prof comme cette brave maman ! Je me suis pourtant retenue à plusieurs reprises, et particulièrement le jour où ma fille, élève de sixième, m'a annoncée qu'il ne fallait plus que je l'aide à corriger ses fautes de grammaire et d'orthographe dans les devoirs de français car "ses fautes amusaient son professeur". sic !"

Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009


Allons allons, Dobolino! C'est vous-même qui, dans un message tout récent, (hier soir), m'avez (presque) insulté parce que je traitais sur des cas particuliers!
Ca m'ennuierait d'avoir à vous rendre la pareille!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2009

C'est très justement dit et j'adhère. Les devoirs à la maison sont parfois tellement exorbitants qu'ils ne peuvent être fait par l'élève seul. Le sujet qui est posé ici est extrêmemnt difficile et presqu'un pousse-au-crime, sauf pour les cons laborieux qui osent tout.
A mettre ainsi la charrue avant les bœufs, faut pas s'étonner si certains vont s'acheter des bœufs ailleurs.

Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009

Oui enfin bon, ça n'excuse rien non plus ! Pousse-au-crime ou pas, tricher c'est tricher il me semble... Dobolino, par moments vous me sidérez: ne me dites pas que vous soutenez cette mère de famille, non seulement hypocrite, mais en plus malveillante ?? Quelle tête feriez-vous si un de vos clients venait vous dire en face: "Vous avez prescrit tel médicament pour mon chat, ça ne m'a pas plu alors je lui ai donné autre chose. Maintenant il est malade et c'est votre faute !" ?

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 06 mai 2009

Les parents diplomés du supérieur vous ont toujours évalué et, pour la plupart, ont pallié vos défaillances !
Vous vous heurtez depuis deux décennies à un "nouveau public" qui revendique le droit d'exister sans connaître pour autant les arcanes de l'hypocrisie scolaire et sans être capables de déjouer les pièges.
Ça me fait peine, cette histoire de la maman qui s'attaque frontalement, et sans même les mots pour le dire, au proboscidien préhistorique. Elle pressent que ça cloche mais n'est pas capable d'analyser les tenants et aboutissants et part, bille en tête, imprégnée de société libérale consommatrice.
On atteint des sommets d'inégalité !

Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009

Analyse très pertinente !!!

Ecrit par : Maminou | 06 mai 2009

Bof ! Ils n'y comprendront rien ...
D'ailleurs, je me suis bien gardée d'intervenir, ni même de lire le sujet, sur le forum d'origine !

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

S'il y a bien quelque chose que je ne supporte pas chez les parents d'élèves - comme chez les élèves, d'ailleurs - c'est de se servir de toute sorte d'arguments facétieux pour ne pas faire le travail demandé. Du reste, noter un DM... c'est effectivement un peu n'importe quoi - en même temps à l'IUFM on nous dit que tout travail doit être noté...

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 06 mai 2009

On peut penser ce qu'on veut du sujet et j'utiliserais les mêmes précautions oratoires que JPB. Mais il est difficile de juger d'un sujet hors de son contexte didactique. Qu'est-ce qui a été fait en amont ? Quels cours ? Quelle préparation ? Ne jugeons pas sans savoir. Car c'est ce que font certains parents !

Je ferais une simple constatation : aujourd'hui il faut peser et repeser ses sujets, ses barèmes, il faut être irréprochable ! Wonderprof ! Qui peut tenir ce défi ? D'autant qu'on n'a pas toujours devant soi des "élèves" ... Ce métier prend assez souvent un côté "surhumain". A-t-on mesuré la dose d'énergie nécessaire pour faire travailler (déjà !) et progresser un élève de collège ? Il faudrait bien Einstein pour nous le dire. Le pauvre !

Pour ma part, j'ai demandé à des cinquièmes, cette année, d'écrire en classe uniquement (voir plus haut) un quatrain à la manière d'Apollinaire dans son "Bestiaire ou Cortège d'Orphée". Vu de l'extérieur, cela peut paraître difficile mais j'ai jugé que le travail fait, la préparation, la démarche donnée, les exemples apportés rendaient ce devoir possible, réalisable. Certains l'ont réussi. D'autres, non, comme pour tout devoir.
Je consulte mes fichiers et j'en donne un en ligne plus tard.

Écrit par : Marilyse | 06 mai 2009

Parce que nous, face à un tel sujet à la maison, on se serait bien poilé à écrire le coquelicot et le bleuet, rouge et bleu (!), en nous inspirant de "La rose et le réséda", et à voir si le brave petit professeur comprenait nos allusions ...
J'en doute d'ailleurs très fort, à voir le niveau d'un certain forum dont est probablement issu ce sujet. L'esprit critique y fait cruellement défaut et il y a fort à parier que si l'élève avait été un tant soit peu plus habile, le professeur serait entré droit dans le panneau.

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

Elle pressent que ça cloche mais n'est pas capable d'analyser les tenants et aboutissants et part, bille en tête, imprégnée de société libérale consommatrice.
On atteint des sommets d'inégalité !

Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009

Vous ne croyez pas que vous lui donnez un peu trop de "crédit" ? Pensez-vous sincèrement que ce soit ce qu'elle avait en tête ? Franchement, tout ce que l'on voit chez cette mère est très basique: tous les moyens sont bons pour avoir une bonne note, même la triche. On pourrait en dire des choses sur le sujet du devoir en question, je ne dis pas, mais quand même ! Si c'est pas une absence totale d'éthique, ça ?? ça va être quoi la prochaine étape ? Des menaces de morts si le gamin n'a pas la moyenne au prochain contrôle ?

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 06 mai 2009

Mon fils a eu en quatrième, à douze ans, à répondre, sur ces vers
" Les essaims des rêves malsains qui tordent sur leurs lits les bruns adolescents "
à la question suivante
"Avez-vous ressenti les sensations décrites ? Et, si oui, comment et quand ?"
C'était la conclusion du cours sur la "polésie" ...
Point d'orgue !!!!

Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009

Touche pas à mon po-è-te !
Ce questionnement est typique de ce qu'on trouve dans les manuels. Pour ma part, je n'utilise pas les questions de lecture d'un manuel. Je compose chaque cours, chaque parcours. Quand j'étais élève, j'avais horreur de ce genre de question. Et je comprends qu'un élève se sente perdu devant un tel vers. Ne généralisons pas à partir d'une personne, d'un exercice. Ce que veut pointer JPB avec cette note, ce sont les dérives constatées : des droits pour les élèves, des devoirs un peu moins ...

Écrit par : Marilyse | 06 mai 2009

Alors que j'étais en Première, j'avais à traiter à la maison une dissertation sur la Poésie. J'étais méchamment en panne et suis allée à la Biblithèque municipale pour trouver des pistes. J'y ai trouvé un ouvrage d'un dénommé Thierry Maulnier, qui m'a bien inspirée ...
Las ! Je me suis faite accuser de plagiat et j'ai été descendue en flêche ...
J'ai vraiment cru que j'avais méchamment plagié et étais très honteuse.
C'est aujourd'hui même, en vérifiant sur Wikipédia l'orthographe de ce nom propre, que je comprends enfin pourquoi je me suis fait démolir en 1975 ...
J'avais juste mal choisi mon inspirateur !!!!
Si j'avais demandé l'avis de papa-maman, je ne me serais pas ramassée un 7/20 infâmant !

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

S'il y a bien quelque chose que je ne supporte pas chez les parents d'élèves - comme chez les élèves, d'ailleurs - c'est de se servir de toute sorte d'arguments facétieux pour ne pas faire le travail demandé.

Ecrit par : Julien (ex-Trollju)

Argument fallacieux, je suppose ? Consolons-nous sur ces paroles de Charb (c'était à propos de ce professeur traduit en justice sans sommation pour avoir donné à lire un livre douteux à ses élèves) : "il y a de bons profs, il y a de mauvais profs. Mais tous les prents d'élèves sont à chier, et les pires sont ceux qui sont eux-mêmes professeurs".

Écrit par : Moot | 06 mai 2009

Et je comprends qu'un élève se sente perdu devant un tel vers.
Ecrit par : Marilyse | 06 mai 2009

Perdu, peut-être mais surtout violé par la question, alors qu'il en est au début de son initiation aux plaisirs solitaires.
Un élève de terminale aura le culot de répondre au prof qu'il s'est branlé en rêvant à elle. Aussi ne lui pose-t-on pas cette question, à moins d'être complètement naïve !
On la pose au gamin ou à la gamine de douze-treize ans ! Pas de risques !

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

je ne me serais pas ramassé

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

Je consulte mes fichiers et j'en donne un en ligne plus tard.

Ecrit par : Marilyse | 06 mai 2009

Merci.

Écrit par : Maminou | 06 mai 2009

Je ne sais pas ce qu'avait en tête l'ami JPB en rédigeant le leader de ce nouveau fil, mais faut avouer que l'anecdote dont il part à de quoi laisser rêveur.
Voilà une collègue qui propose un sujet parfaitement idiot - mais conforme aux programmes -, un élève qui pompe bêtement - mais on pourrait voir là la réponse du berger à la bergère -, une mère d'élève virago comme pas possible- mais encouragée par l'air du temps et les discours sur les droits - et un chef d'établissement qui se mêle de ce qui ne le regarde pas - mais on sait que c'est pour cela qu'on les paie maintenant.
Bon, c'est la nef des fous. Mais on croyait le savoir.

Écrit par : guy morel | 06 mai 2009

Ce projet de nouveaux programmes est en consultation jusqu’au 15 mai. Deux pétitions ont été lancées pour le contester. L’une, lancée conjointement le 2 avril par le SNES, l’APMEP (association des professeurs de mathématiques de l’enseignement public) et la CGT Educ’action,a réuni 3088 signatures à la date du 5 mai. L’autre, lancée à la même date par plusieurs universitaires lillois, a recueilli 4163 signatures.

L.C."

Ecrit par : guy morel | 06 mai 2009


Il y a quand même un réel problème avec les pétitions concernant l'école. Le nombre de signatures est ridicule par rapport à l'enjeu représenté.

Un ex : la pétition lancée il y a quelques jours par des viticulteurs "coupern'estpasrosé.com" a déjà recueilli 25465 signatures.

Pour le vin, on y croit encore.
Pour l'école, on n'y croit plus.

Pourtant sans géométrie, fini mécanique, fini l'outillage, fini les machines..............................

Chercher l'erreur !

Écrit par : carole | 06 mai 2009

Parce que nous, face à un tel sujet à la maison, on se serait bien poilé à écrire le coquelicot et le bleuet, rouge et bleu (!), en nous inspirant de "La rose et le réséda", et à voir si le brave petit professeur comprenait nos allusions ...
J'en doute d'ailleurs très fort, à voir le niveau d'un certain forum dont est probablement issu ce sujet. L'esprit critique y fait cruellement défaut et il y a fort à parier que si l'élève avait été un tant soit peu plus habile, le professeur serait entré droit dans le panneau.

Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009

Je me souviens qu'en 1970, notre professeur de français en troisième nous avait demandé d'écrire plusieurs strophes à la manière d'Aragon dans son "Conscrit des cent villages". Pour ma part, j'avais adoré. Je me souviens avoir fait défiler tous les noms de villes et villages que je trouvais évocateurs dans l'ancien Larousse de mon père, celui qui sème à tous vents, un de nos très rares livres. Je pourrais quasiment réciter encore certains vers de cette rédaction. J'aimais beaucoup par exemple la sonorité de "Beaume la Rolande". j'ai appris bien plus tard que ce nom n'était pas aussi joli que cela ... j'aurais voulu l'effacer.
A l'époque, on cherchait, on bûchait, on essayait car il n'aurait pas été question de rendre à plusieurs le même texte. Quels abrutis ! Il me semble qu'on avait un certain respect du travail et du professeur. On pouvait s'entraider. puiser dans des livres, mais habilement, en recomposant. Ce que je déplore, pour le voir sous mes yeux, c'est que, devant une difficulté, trop souvent les collégiens ne cherchent pas. Ils abandonnent. Ne font pas le travail. Le travail personnel aujourd'hui est en perdition, En tout cas dans mon établissement. "Ah, ben non, je n'ai pas compris ... - Ah ben non, j'ai oublié mon cahier ... Ah ben non, je suis rentré tard ... Ah ben non j'ai regardé le match de foot ... (sic) " etc. etc. On nous rend de plus en plus de copies blanches. C'est la raison pour laquelle mes devoirs notés sont ceux qui sont faits uniquement en classe. Malgré tout, on peut nous rendre copie blanche.
Après le long pont du 1er mai, une moitié de classe n'avait pas analysé les 9 malheureux derniers verbes d'une fiche de conjugaison. Alors, vous pensez, un sonnet ! Où est-ce que ça s'achète ?

Je ne suis pas allée sur le forum (lequel ?) lire le sujet en détail : je fais confiance à JPB. S'il en parle dans une note, c'est qu'il le juge utile.

Écrit par : Marilyse | 06 mai 2009

Elle pressent que ça cloche mais n'est pas capable d'analyser les tenants et aboutissants et part, bille en tête, imprégnée de société libérale consommatrice.
On atteint des sommets d'inégalité !

Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009

Vous ne croyez pas que vous lui donnez un peu trop de "crédit" ? Pensez-vous sincèrement que ce soit ce qu'elle avait en tête ? Franchement, tout ce que l'on voit chez cette mère est très basique: tous les moyens sont bons pour avoir une bonne note, même la triche. On pourrait en dire des choses sur le sujet du devoir en question, je ne dis pas, mais quand même ! Si c'est pas une absence totale d'éthique, ça ?? ça va être quoi la prochaine étape ? Des menaces de morts si le gamin n'a pas la moyenne au prochain contrôle ?

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 06 mai 2009

N'est-ce pas une absence totale d'éthique de noter un DM très difficile et qui souligne forcément les différences socio-culturelles ?
Je sais parfaitement le soutien efficient que je peux apporter à mes collégiens en matière de DM et suis ravie que ma fille soit notée pour ce type de devoir par ABCDE, n'entrant que pour moitié dans la moyenne. Je préfèrerais d'ailleurs que le travail à la maison n'entre pas dans la moyenne car, quand un collégien me pose des questions, je sais répondre dans à peu près toutes les matières et me vois mal refuser des explications.
Pour moi, les exercices à la maison ne devraient être que des répétitions méthodiques de notions convenablement enseignées, et ceci du CP à la Troisième, chacun, dûment formé aux bases, prenant ensuite ses responsabilités (comme moi avec mon pauvre Maulnier ...).
S'il ne me venait pas à l'idée, au Lycée, d'appeler à l'aide mes parents, c'est bien que la scolarité obligatoire qui précédait m'avait armée à ignorer qu'ils puissent être une aide autre que vérifier, livre en main, que je récitais bien les par-cœur. Et Papa, suite à une maladresse avec Catmano en Sixième, tenait très bien et très sérieusement le livre d'allemand ou de latin pour me faire réciter la première déclinaison ou la conjugaison de haben au présent, comme s'il la découvrait avec moi.

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

J'aimais beaucoup par exemple la sonorité de "Beaume la Rolande".

Ecrit par : Marilyse | 06 mai 2009

Beaune-la-Rolande ! De sinistre mémoire !
Nous y sommes allés, un dimanche glacial d'hiver, en 1972 ! Je revois encore les rideaux de dentelle qui dissimulaient les vieilles commères épiant ces drôles de touristes parisiens... Que peut-on faire un dimanche de givre à Beaune-la-Rolande ?
Je me suis toujours demandé, a posteriori, si mon père ne nous y avait pas traînés par pure cruauté envers notre mère ?
A l'époque, on ne parlait pas de ces choses-là aux enfants et ados ...
Je me souviens que le mercredi suivant, pépé Siegmund a dit, à l'annonce de notre promenade dominicale : "Beaune-la-Rolande ! Pfu ! Quelle horreur !"

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

Autour d'Apollinaire, un exemple :

LA BALEINE

Quand la baleine éprouve de la peine
Ses larmes inondent toute la plaine.
Elle pleure, elle pleure à gros sanglots,
Et le flot de ses larmes sale l'eau !

(une élève de cinquième, fait en classe)
Ce n'est pas trop mal, amusant. Le rythme y est, les rimes aussi. C'est l'un des plus réussis de la classe. D'une élève en difficulté (familiale et sociale) mais qui aime écrire.

Écrit par : Marilyse | 06 mai 2009

Argument fallacieux, je suppose ? Consolons-nous sur ces paroles de Charb (c'était à propos de ce professeur traduit en justice sans sommation pour avoir donné à lire un livre douteux à ses élèves) : "il y a de bons profs, il y a de mauvais profs. Mais tous les prents d'élèves sont à chier, et les pires sont ceux qui sont eux-mêmes professeurs".

Ecrit par : Moot | 06 mai 2009

Flûte, bien vu ! Ah ça, c'est bien vrai: les pires sont les parents qui sont eux-même professeurs, j'ai quelques amis néo-titulaires qui pourraient confirmer...

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 06 mai 2009

Pourquoi les parents ne contesteraient-ils pas les collègues qui sont en général sévèrement condamnés ici-même pour leurs pratiques pédagogiques et le fait qu'ils n'enseignent plus rien aux enfants?
Dans le cas de l'article c'est un peu différent, on a bien une maman-chérie qui tente de justifier une fraude mais si un prof sanctionne un élève pour avoir oublié "déictique" ou tout autre connerie ne peut-on se poser - et exprimer - des questions sur ce qu'on demande aux élèves.

Ce message est - bien sûr - volontairement à forte valeur polémique!

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 06 mai 2009

Je ne suis pas allée sur le forum (lequel ?) lire le sujet en détail : je fais confiance à JPB. S'il en parle dans une note, c'est qu'il le juge utile.

Ecrit par : Marilyse | 06 mai 2009

C'est utile à divers titres:
- les parents ne sont plus ce qu'ils étaient, ma bonne dame, et on ne trouve plus tant que ça de "oui notre monsieur, oui notre bon maître !"parmi les parents des classes populaires qui sont intégrées larga manu via le collège unique
- les professeurs s'obstinent à atteindre un niveau d'exigence stupide (j'aimerai voir ce que nous propose, en guise de correction, le professeur ! !!! Ça pourrait être croquignolesque ! Je VEUX le Sonnet du professeur !! )
- Les Principaux vivent souvent culotte baisséeet, quand ls la remontent, c'est rarement à bon escient.
Mais encore ?

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

Les parents diplomés du supérieur vous ont toujours évalué et, pour la plupart, ont pallié vos défaillances !
Vous vous heurtez depuis deux décennies à un "nouveau public" qui revendique le droit d'exister sans connaître pour autant les arcanes de l'hypocrisie scolaire et sans être capables de déjouer les pièges.
Ça me fait peine, cette histoire de la maman qui s'attaque frontalement, et sans même les mots pour le dire, au proboscidien préhistorique. Elle pressent que ça cloche mais n'est pas capable d'analyser les tenants et aboutissants et part, bille en tête, imprégnée de société libérale consommatrice.
On atteint des sommets d'inégalité !

Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009

Excellent constat.
Heureusement que ce type d'analyse est fait par un adepte du blog-village !

Écrit par : carole | 06 mai 2009

Voilà une collègue qui propose un sujet parfaitement idiot - mais conforme aux programmes -, un élève qui pompe bêtement - mais on pourrait voir là la réponse du berger à la bergère -, une mère d'élève virago comme pas possible- mais encouragée par l'air du temps et les discours sur les droits - et un chef d'établissement qui se mêle de ce qui ne le regarde pas - mais on sait que c'est pour cela qu'on les paie maintenant.
Bon, c'est la nef des fous. Mais on croyait le savoir.

Ecrit par : guy morel | 06 mai 2009

y'en a beaucoup qui l'ignorent, professeurs autant qu' "usagers" (dois-je écrire consommateurs ?).

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

N'est-ce pas une absence totale d'éthique de noter un DM très difficile et qui souligne forcément les différences socio-culturelles ?

Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009

Certes, mais tricher et ce de manière aussi "vulgaire" et en prime jouer les malhonnêtes, ce n'est pas très particulièrement fin, avouez-le ! Résultat: la mère passe pour une enquiquineuse abrutie et malhonnête (ce qu'elle est, visiblement), le chef d'établissement pour un dégonflé qui se mêle de ce qui ne le regarde pas et la professeur pour une incompétente. Guy Morel a bien raison: c'est la nef des fous !

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 06 mai 2009

Consolons-nous sur ces paroles de Charb (c'était à propos de ce professeur traduit en justice sans sommation pour avoir donné à lire un livre douteux à ses élèves) : "il y a de bons profs, il y a de mauvais profs. Mais tous les parents d'élèves sont à chier, et les pires sont ceux qui sont eux-mêmes professeurs".

Ecrit par : Moot | 06 mai 2009

Ca ne m'étonne pas de lui!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2009

Excellent constat.
Heureusement que ce type d'analyse est fait par un adepte du blog-village !

Ecrit par : carole | 06 mai 2009
L'auriez vous écrit que je ne vous aurai point désavouée ! A condition que vous vous soyez limitée à ce constat et n'en ayiez pas tiré de fallacieuses conséquences sur l'absolu nécessité de "marchandiser" l'éducation pour en faire une affaire rentable et juteuse.

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

Plein de fôtes ! Faut que je me calme !

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

Ah ça, c'est bien vrai: les pires sont les parents qui sont eux-même professeurs, j'ai quelques amis néo-titulaires qui pourraient confirmer...

Ecrit par : Julien (ex-Trollju) | 06 mai 2009

Néotits qui eux-même, d'ailleurs, seront des plaies quand mon chéri-moncœur, poupougné et dorloté, sur-doué par essence, sera élève de collège !
"Impossible qu'il soit perturbé, cher collègue ! Je l'ai allaité au sein sans aucun apport extérieur, jusqu'à quatre ans révolus ! J'ai été aussi fusionnelle que nécessaire ! S'il a un traumatisme, c'est que son père s'est barré ! On ne sait pourquoi, d'ailleurs ? ".

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

Puis-je me permettre de dire que les épreuves du Bac, en ce qui concerne le français en 1e (EAF), excluent toute forme versifiée pour l'écrit d'invention?
Donc, c'est bien un sujet idiot, mais, ce coup ci, pas en raison des programmes. Inutile de charger le mulet, qui n'en peut mais...

Écrit par : Garafignoux | 06 mai 2009

Pour rire :-))
Je vous propose un sonnet modern style par Alain Bosquet :

Le poète comme meuble

A Jean Minet

Le poète appartient aux objets ménagers ;
on le trouve parmi les sécateurs, les pneus,
les robinets, les clous : trosième étage à gauche,
dans les grands magasins, où il est disponible

à des prix modérés. Tous les chefs de rayon
zn connaissent l'emploi. Une brochure bleue
vante ses qualités. Il lui faut peu de place :
un mètre cube, au maximum, dans la cuisine.

Le modèle courant consomme du pain dur
avec un quart de vin. par un jour de souffrance
ou de malheur, il peut rendre de grands services

car sa spécialité, c'est un air de printemps
irrésistible et doux, qu'il répand sur les murs,
la machine à laver, le érchaud, la poubelle.

Alain Bosquet, in "Sonnets pour une fin de siècle"

Sujet d'expression écrite :
A votre tour, écrivez un sonnet commençant par le vers :
"Le poète appartient aux objets inutiles ;" ...

J'attends vos productions. Zéro pour copie non rendue !

Écrit par : Marilyse | 06 mai 2009

J’approuve le zéro de la prof, même si le sujet du devoir me parait tiré par les cheveux. Le proviseur (pardon, le principal) se comporte comme un éléphant qui aurait vu une souris. Je me demande, par ailleurs, si vous avez en France ce que nous avons chez nous, cette chose délicieuse qui s’appelle le recours ?

En deux mots, le recours est le moyen inventé par les visseurs d’ampoules du ministère pour passer outre les décisions du conseil de classe. L’an dernier, par exemple, nous avons retoqué L. L. avait fait enrager tout le monde et son frère toute l’année, au point qu’en prenant le groupe, il arrivait que je me dise : « Chouette, il brosse ! ». Il ne faisait pas les travaux, c’était en dessous de sa condition intellectuelle ; il contestait le moindre propos des profs, sachant tout à 20 ans. Aux examens de juin, il rata magistralement le français et l’anglais. Donc, nous l’ajournâmes à fin août, pour repasser les deux matières.

Il ne lut le livre imposé (« Un Anglais dans sa cuisine » de Julian Barnes, parce qu’il était dans la section qualification Hôtellerie/Restauration), ne répondit à plus du tiers de l’examen de français et refusa l’oral de celui d’anglais, après avoir rendu copie blanche en insultant le professeur. Au conseil de classe de fin août, nous ne le diplômâmes donc pas – il était en dernière année, avait réussi sa qualification professionnelle, mais nous ne voyions vraiment pas comment lui donner en outre le CESS (certificat d’enseignement secondaire supérieur, le bac, en somme, qui ouvre l’accès à l’université). Le directeur était fort fâché : nous nous vengions, selon lui, de l’attitude de L. durant l’année. Ce n’était pas le cas, je l’aurais volontiers diplômé rien que pour ne plus jamais lui voir la face, si j’avais pu le faire sans me déjuger, car à l’idée de le voir un an de plus pourrir ma classe, les bras m’en tombaient. Bref, nous tînmes bon.

L. fit un recours interne. Le recours interne consiste à écrire une lettre motivée pour contester la décision du conseil de classe sur un échec ou une orientation. Certains recours aboutissent, parce que les raisons données et les demandes sont pleines de bon sens et de raison valables – mais ils sont rares. Nous écartâmes celui de L. avec les mêmes arguments que précédemment. Là, le directeur était vraiment furax.

L fit un recours externe, directement au ministère. Et que croyez-vous que le ministre (ou un de ses sbires) fit ? Il le lui donna, son foutu CESS, avec lequel L. vint parader devant les sixièmes actuels, quelque part vers le mois de novembre. Comme mes sixièmes Hôtellerie ne sont pas plus catholiques que le pape, ils en conclurent qu’ils pouvaient d’ores et déjà se croiser les bras, puisqu’un type comme L. avait été admis. Ils se les croisent encore, à l’heure actuelle, et plus de la moitié sont dans le rouge.

Écrit par : Puce | 06 mai 2009

Comme mes sixièmes Hôtellerie ne sont pas plus catholiques que le pape, ils en conclurent qu’ils pouvaient d’ores et déjà se croiser les bras, puisqu’un type comme L. avait été admis. Ils se les croisent encore, à l’heure actuelle, et plus de la moitié sont dans le rouge.
Ecrit par : Puce | 06 mai 2009
L'Hôtellerie se met dans le rouge dès la sixième ! J'appelle le délégué ministériel à la sécurité routière. Gendarmes, à vos ballons !

Écrit par : guy morel | 06 mai 2009

Indépendamment de l'opinion que tout un chacun est libre d'exprimer quant au sujet de rédaction proposé, il n'en demeure pas moins absolument inadmissible qu'un principal se permette de "retirer" la note donnée par un collègue. Nous ne sommes pas aux Internationaux de France et le principal n'est nullement le juge-arbitre! Quant au comportement de cette mère, que dire? il fut un temps pas si lointain où un garmement qui rentrait en ayant eu zéro se prenait une bonne fessée et je parle d'expérience! Au train où vont les choses, je me demande si la prochaine étape ne sera pas le rétablissement des châtiments corporels... pas pour nos chères têtes blondes, rassurez-vous, mais pour les enseignants qui auront fauté!

Écrit par : Alain | 06 mai 2009

Il le lui donna, son foutu CESS, avec lequel L. vint parader devant les sixièmes actuels, quelque part vers le mois de novembre.

Ecrit par : Puce | 06 mai 2009

C'est si beau la réussite par le mérite...

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 06 mai 2009

"Impossible qu'il soit perturbé, cher collègue ! Je l'ai allaité au sein sans aucun apport extérieur, jusqu'à quatre ans révolus ! J'ai été aussi fusionnelle que nécessaire ! S'il a un traumatisme, c'est que son père s'est barré ! On ne sait pourquoi, d'ailleurs ? ".

Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009

Plus vrai que nature ;-))))

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 06 mai 2009

Plein de fôtes ! Faut que je me calme !

Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009

Vous allez reveiller orthprof, attention...

Écrit par : Pendariès | 06 mai 2009

De toute façon, c'est stupide de noter les DM des collégiens !
[...]

Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009


Bah écoute, je vais te présenter mon IPR, que je salue courtoisement au passage s'il nous lit (Drucker, sors de mon corps !) et puis tu le lui expliqueras et tu lui demanderas de m'autoriser à ne plus les noter, voire à ne plus en donner puisque, magie de l'extrapolation, pourquoi ces lénifiantes petites créatures que sont nos élèves feraient-elles convenablement le travail demandé ? Diantre ! Palsembleu ! Corneguidouille ! Bor... ! Pourquoi ne pas meirieutiquement ne pas évaluer que des compétences ? Comme les enfants savent au moins proférer des sons plus ou moins audibles, cela leur éviterait de vilains pas beaux zéros. C'est débile de noter des DM ? No comment (comme ils disent au pays du rêve de Barack) !

LP

Écrit par : Le Pingouin | 06 mai 2009

Je pense aux personnes qui s'indignent du caractère capilotracté du sujet donné par notre vénérable collègue. Hey les gars ! Vous avez pensé qu'elle avait peut-être fait cours sur le sujet à ses élèves avant en leur donnant des pistes pour travailler ? Si tel n'est pas le cas alors elle est à flinguer en effet mais peut-être pourrait-on lui laisser le bénéfice du doute, non ? Il n'y a pas quelqu'un qui dans un de ses posts parlaient du respect des ensignants ? Respect, qui à mon sens, passe par le témoignage d'un peu de confiance...

Écrit par : Le Pingouin | 06 mai 2009

"Indépendamment de l'opinion que tout un chacun est libre d'exprimer quant au sujet de rédaction proposé"
Je comprends bien, mais non !
Si un prof de maths demandait à ses élèves de démontrer que les angles d'un triangle isocèle sont droits, ou que par un point extérieur à une droite passent trente-six parallèles à cette droite, j'espère que l'on s'inquiéterait.
Le point faible chez cette collègue, c'est le sujet qu'elle propose - en conformité avec des programmes ineptes. Je ne lui en fais pas le reproche parce qu'elle doit être comme tous les profs de français prise dans le "double lien" des instructions débiles et de l'enseignement de sa discipline. Mais à partir de là, je ne vois pas comment, sauf à recourir à l'argument "le prof a toujours raison", elle peut s'imposer.

Écrit par : guy morel | 06 mai 2009

Comme je refusais de céder, le proviseur, bien enquiquiné, a fini par proposer de diviser la note par deux...

Ecrit par : Françoise Guichard | 06 mai 2009

Où l'on voit que vous êtes agrégée de lettres classiques, et non de mathématiques (quant au proviseur...).
Que donne O divisé par 2 ?
Je ramasse les copies dans une heure. ,O))

Ecrit par : yann | 06 mai 2009

Justement, toute l'astuce était là...
N.B. J'ai eu un bac C avec mention B, et passé 1 an en maths-sup avant de bifurquer en lett class, cher Yann ...

Écrit par : Françoise Guichard | 06 mai 2009

Les parents diplomés du supérieur vous ont toujours évalué et, pour la plupart, ont pallié vos défaillances !
...
et ... le prof s'extasie devant la maturité de Pierre ou d'Alice.
...
De toute façon, c'est stupide de noter les DM des collégiens !
...
Bof ! Ils n'y comprendront rien ...
...
à voir si le brave petit professeur comprenait nos allusions ...
J'en doute d'ailleurs très fort, à voir le niveau
...
Je sais parfaitement le soutien efficient que je peux apporter
...
je sais répondre dans à peu près toutes les matières
...
les parents ne sont plus ce qu'ils étaient, ma bonne dame, et on ne trouve plus tant que ça de "oui notre monsieur, oui notre bon maître !
...
les professeurs s'obstinent à atteindre un niveau d'exigence stupide
...
j'aimerai voir ce que nous propose, en guise de correction, le professeur ! !!! Ça pourrait être croquignolesque !

Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009

Si les profs sont globalement les médiocres et les imbéciles que vous dites du haut de votre inconstestable expertise du métier, cessez donc de leur offrir en vain l'exemple de votre excellence !

Écrit par : Perceval | 06 mai 2009

Je pense aux personnes qui s'indignent du caractère capilotracté du sujet donné par notre vénérable collègue. Hey les gars ! Vous avez pensé qu'elle avait peut-être fait cours sur le sujet à ses élèves avant en leur donnant des pistes pour travailler ? Si tel n'est pas le cas alors elle est à flinguer en effet mais peut-être pourrait-on lui laisser le bénéfice du doute, non ? Il n'y a pas quelqu'un qui dans un de ses posts parlaient du respect des ensignants ? Respect, qui à mon sens, passe par le témoignage d'un peu de confiance...
Ecrit par : Le Pingouin | 06 mai 2009
Le Pingouin, je lui accorde beaucoup plus que le bénéfice du doute ( voyez mon post plus haut). Cette collègue que je ne connais pas fait sans doute de son mieux dans un système devenu fou. Il n'empêche que le sujet est idiot, pistes ou pas.

Écrit par : guy morel | 06 mai 2009

François, il ne s'agissait nullement pour moi de condamner une collègue, dont je suis persuadé qu'elle agissait en parfaite conformité avec ces programmes dont vous fustigez à juste titre l'ineptie. Je voulais simplement insister sur l'absence de légitimité des parents pour mettre en cause un travail donné par un professeur ou à fortiori la notation dont ce dernier fera l'objet.

Écrit par : Alain | 06 mai 2009

Excellent constat.
Heureusement que ce type d'analyse est fait par un adepte du blog-village !

Ecrit par : carole | 06 mai 2009
L'auriez vous écrit que je ne vous aurai point désavouée ! A condition que vous vous soyez limitée à ce constat et n'en ayiez pas tiré de fallacieuses conséquences sur l'absolu nécessité de "marchandiser" l'éducation pour en faire une affaire rentable et juteuse.

Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009

Calmez-vous ma chère. j'ai eu tout simplement un immense plaisir à vous lire.
Quant à la "marchandisation" de l'école, via tout type d'éco-soutien-médico-égalitaire, il me semble que ceux qui sont aux coeur de l'EN s'en sont allègrement chargés, cooptés par les syndicats et associations.
Le plus perfide, c'est que ce gras marché de cochonaille est sous couvert des ors de la République.

Mais au nom de la sainte égalité et la haine des "nantis" que ne ferait-on pas ?
Ben voyons le marché d'état, c'est quand même plus lucratif (avec l'argent des autres), que le marché privé.

Écrit par : carole | 06 mai 2009

"Si les profs sont globalement les médiocres et les imbéciles que vous dites du haut de votre inconstestable expertise du métier, cessez donc de leur offrir en vain l'exemple de votre excellence !"

Ecrit par : Perceval | 06 mai 2009

Bien vu, Perceval!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2009

vous n'êtes pas obligée d'utiliser de mauvais clichés.
Si déjà dans le vocabulaire des profs disparaissait la sémantique usuelle "bourges,etc''''
Ecrit par : carole | 05 mai 2009
« « « « Ouhlala ! Y a quelqu'un qui s'est senti visé.
Au fait, moi, je n'aime pas qu'on dise "prof" au lieu de "professeur". D'ailleurs, je n'écris jamais "véto" quand je parle du métier de Yann et Dobolino, mais "vétérinaire". » » » » »
Ecrit par : Kap | 06 mai 2009

Insondable la couche que tiennent certains PROFESSEURS, englués dans leur bourgeoisophobie et qui en sont aveuglés au point de nager dans la plus totale confusion.

Prof et véto , comme instit ou toubib, sont des termes du langage familier qui n'ont ABSOLUMENT aucune connotation négative, ni méprisante. Et si on parte d'un DIRLO, ce n'est pas nécessairement pour sous-entendre que c'est un charlot, comme celui dont il est précisément question ici.

" Bourge" en revanche est toujours proféré comme une insulte dans la lingua franca des bourgeoisophobiques et comme ils ne se recrutent pas à droite j'appellerai sinistriose en mémoire d'A Thibaudet, cette névrose spécifique à la gauche.
Ce n'est pas rassurant cette inacapcité chez une enseignante à faire une distinction pourtant élémentaire. Je donne donc à Kap: 0/20 en maîtrise de la compréhension des registres du langage écrit et parlé mais 20/20 en maîtrise de la lingua franca gauchiste.

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« « J'ai davantage de parents qui ne s'occupent pas de leurs enfants. Ceux-là ne viennent pas contester. » »Ecrit par : Marilyse | 06 mai 2009
Dois-je en conclure que les contestateurs ne se recrutent que chez les"bourges"?(:>)

Tous les parents "contestateurs" ne sont évidemment pas à mettre dans le même panier car si la mère citée ici mérite ce Zéro pointé en "parenting" que la couille molle de principal n'a pas pu lui donner et en prime une expulsion du bureau pour insulte à fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions... il y a tous ces cas opposés, où les parents sont fondés à s'insurger (mais se gardent le plus souvent de le faire par indifférence, lâcheté ou conviction de l'inutilité de la chose) contre les pratiques inacceptables, dont je dis souvent ici qu'elles constituent pour des fonctionnaires des cas de forfaiture caractérisée qui mériteraient la radiation pure et simple.

On retire bien le permis de conduire aux chauffards, alors au nom de quelle perversion permet-on à des enseignants, des directeurs d'établissements et des inspecteurs de continuer IMPUNEMENT à bousiller des élèves à vie? La déficience publique est une catastrophe nationale .

Écrit par : Cadichon | 06 mai 2009

Mais au nom de la sainte égalité et la haine des "nantis" que ne ferait-on pas ?
Ben voyons le marché d'état, c'est quand même plus lucratif (avec l'argent des autres), que le marché privé.

Ecrit par : carole | 06 mai 2009

Et c'est surtout ABSOLUMENT sans risque, ce qu'impliquait la conclusion de mon post précédent: le principe de Peters marche à fond la caisse.

Écrit par : Cadichon | 06 mai 2009

Orthoprof, correcteur gratuit et bienveillant, signale à Monsieur Brighelli que le mot "zéro" comporte un accent même s'il n'est pas marseillais.

Écrit par : Orthoprof | 06 mai 2009

Insondable la couche que tiennent certains LIBERAUX, englués dans leur enseignophobie et qui en sont aveuglés au point de nager dans la plus totale confusion.

Écrit par : Grosnichon | 06 mai 2009

Oh ! sombre "zéro" de la mère dans l'océan du vide ...

Noirs désirs ou noirs desseins ?

Écrit par : marilyse | 06 mai 2009

"il y a tous ces cas opposés, où les parents sont fondés à s'insurger (mais se gardent le plus souvent de le faire par indifférence, lâcheté ou conviction de l'inutilité de la chose) contre les pratiques inacceptables, dont je dis souvent ici qu'elles constituent pour des fonctionnaires des cas de forfaiture caractérisée qui mériteraient la radiation pure et simple."

Ce n'est pas faux mais beaucoup de ces pratiques sont imposés par la hiérarchie et les enseignants en fonctionnaires obéissants obéissent.

Qui sanctionner?

Écrit par : Nicolas de passage | 06 mai 2009

"il y a tous ces cas opposés, où les parents sont fondés à s'insurger (mais se gardent le plus souvent de le faire par indifférence, lâcheté ou conviction de l'inutilité de la chose) contre les pratiques inacceptables, dont je dis souvent ici qu'elles constituent pour des fonctionnaires des cas de forfaiture caractérisée qui mériteraient la radiation pure et simple."

Ce n'est pas faux mais beaucoup de ces pratiques sont imposés par la hiérarchie et les enseignants en fonctionnaires obéissants obéissent.

Qui sanctionner?

Ecrit par : Nicolas de passage | 06 mai 2009

Si les parents se mobilisaient pour faire changer les politiques qui nous ont conduits au désastre depuis toutes ces années ?

Écrit par : marilyse | 06 mai 2009

Justement, toute l'astuce était là...

Ecrit par : Françoise Guichard | 06 mai 2009

Ah, si les protals font de l'humour, maintenant...

Au temps pour moi.

Écrit par : yann | 06 mai 2009

Contre la bêtise, heureusement qu'il nous reste l'humour!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 06 mai 2009

C'est un poncif que je tente de faire mien au quotidien :
l'humour est la politesse du désespoir ...

Par la bande, j'ai eu des bruits de couloir provenant d'un IG au sujet du projet de réforme en seconde pour ISI, ISP et par la suite la filière STI.

Faudra avoir beaucoup d'humour si ce que j'ai entendu se concrétise.

Ils nous ont inventé un nouveau délire : la pédagogie de projet.
En gros, dans les matières qui me concernent, fin de l'enseignement, des projets pluridisciplinaires encadrés par plusieurs profs. Travail systématique en groupe de 4 à 6 élèves et apport de connaissance au cas par cas en fonction des besoins (qui seront différents d'un groupe à l'autre).
Une sorte de méga TPE à l'échelle du bloc de matières techniques.

Écrit par : Zorglub | 06 mai 2009

Mais au nom de la sainte égalité et la haine des "nantis" que ne ferait-on pas ?
Ben voyons le marché d'état, c'est quand même plus lucratif (avec l'argent des autres), que le marché privé.

Ecrit par : carole | 06 mai 2009

Et c'est surtout ABSOLUMENT sans risque, ce qu'impliquait la conclusion de mon post précédent: le principe de Peters marche à fond la caisse.

Ecrit par : Cadichon | 06 mai 2009

Eh ouais, et sans ce foutu principe de précaution de m......!
Y-en-a qu'ça arrange !

Écrit par : carole | 06 mai 2009

Dobolino, le poème de Baudelaire c'est :

« C'était l'heure où l'essaim de rêves malfaisants
Tord sur leurs oreillers les bruns adolescents »

Et je cite de mémoire ! Ne me demandez pas pourquoi j'ai retenu ces vers...

Sinon, le poème à composer n'est pas une invention pédagogiste ! En 1982, ma prof de première (qui était au SNALC !) nous a fait composer un sonnet classique !
Elle a même lu le mien devant la classe, je me souviens du dernier vers qui disait :
« Je pensais en rêvant à la blonde Atalante »
c'est mauvais, je sais, mais bon, c'est nickel en ce qui concerne la versification...

Il m'arrive de donner des quatrains à composer, mais je note avec des lettres… et c'est plutôt en seconde ou en première (et les bonnes classes !)

Pour les pompages sur internet, je divise la note par deux ; en général ça suffit, c'est rarement aussi bon que les élèves le croient...

Et puis je veux juste ajouter une chose : je voulais faire moi-même le jeu de mot « bourgeophobie » mais c'était pour déconner ! je constate que Cadichon ne recule devant rien puisqu'elle le dit sérieusement...

Écrit par : sanjuro | 06 mai 2009

C'est l'heure où le sein d'une mère malfaisante
Etouffe de son poids la note discordante ...

Bô Delair

Écrit par : marilyse | 06 mai 2009

Qui sanctionner?

Ecrit par : Nicolas de passage | 06 mai 2009

Si les parents se mobilisaient pour faire changer les politiques qui nous ont conduits au désastre depuis toutes ces années ?

Ecrit par : marilyse | 06 mai 2009

La meilleure de la journée celle-là !

Le désastre, il a été concocté par qui, approuvé par qui, transmis par qui et ceci dans le plus grande foi socialo/stroko/marxiste en prenant les pékins de base pour des niais.

Relisez Druon, admettez que l'école est plombée et on en reparle.

Manque pas de toupet !

Écrit par : carole | 06 mai 2009

Suite du fil " He bien dansez maintenant "

Michel Delord a écrit le 3 mai

[Toujours en retard; mais j’avais choisi il y a un certain temps de citer un fameux polémiste - X - qui n’a jamais été cité ici .

En attendant la publication complète d’un article de ce brave homme datant de 1985 - mais je pense que je finirai ce soir ou demain de le scanner-, je vous en copie infra, pour excuser mon retard, quelques extraits. ]

Donc retard encore plus grand que prévu .

[Contrairement à ceux qui sont morts de peur face aux analphabètes des banlieues et qui croient qu’ils seront moins violents si on leur apprend à lire, X craint surtout le type d’analphabète qui a fait des études, c'est-à-dire l’analphabète moderne cultivé ( ce que l’on appelait le crétin diplômé?).

« L'analphabétisme, que nous avons enfumé dans ses repaires, est revenu, vous le savez tous, sous une forme qui n'a cette fois plus rien de respectable. J'ai nommé le personnage qui domine depuis longtemps la scène sociale : l'analphabète moderne cultivé.]

J'avais un peu transformé le texte qui ne dit pas "l'analphabète moderne cultivé" mais "l'analphabète secondaire" car en googolisant "analphabète secondaire" on pouvait trouver le nom de l'auteur. Et il me semble bien que la description donnée en fait bien , en tant que "produit d'une nouvelle phase de l'industrialisation." notre bête noire notamment parce qu'il pérore sans être capable de comprendre ses limites , cad que, comme le dit X, "il ignore qu'il est un "analphabète secondaire""..



[Un indice: ce littéraire a aussi écrit un manuel de mathématiques.

Michel Delord}

Monsieur X est Hans Magnus Enzensberger. Le texte cité est "Éloge de l'analphabétisme", discours prononcé lorsqu'il a reçu le prix Heinrich Böll en 1985. Il est tiré du recueil d'articles "Médiocrité et folie " .
Vous pouvez en trouver le texte intégral à http://michel.delord.free.fr/hmenz-analphab.pdf
Le livre de maths qu'il a écrit est "Le démon des maths"

MD

Pour plus de détails voir par exemple
- 1) l'article de Wikipedia en anglais http://en.wikipedia.org/wiki/Hans_Magnus_Enzensberger car celui en français est très léger

- 2) Une très intéressante Interview parue dans l'Orient- Le Jour en octobre 2007
http://www.muenchen.de/cms/prod1/mde/_de/rubriken/Rathaus/55_kult/waldberta/gast2005/aad_interview_enzensberger.pdf

- 3 ) http://bibliobs.nouvelobs.com/2007/09/19/le-plaisir-de-dire-non

- 4) http://remue.net/spip.php?article2814

Écrit par : Michel Delord | 06 mai 2009

"L'analphabète moderne cultivé" résultat du long processus d'anaphabétisation ?

Écrit par : dugong | 06 mai 2009

A la Kadicochonne décidément toujours aussi obtuse (pour ne pas dire complètement khon - allez, moi aussi, je vais me laisser aller à l'insulte gratuite à tout propos, vu que c'est à peu près le seul registre que vous sachiez pratiquer), je ferai remarquer que si, justement, il y a quelque chose de méprisant dans cet emploi assez systématique du diminutif "prof", qui appartient à un registre familier, dans un cadre où le registre familier ne devrait pas être employé : lors journal du 20 heures, par exemple, ou dans des articles de journaux (que ce soit dans le Figaro ou dans Libération), ou par des parents en conseil de classe. Qu'un élève parle du "prof de maths" à son père, dans le cadre familial, ma foi, pas de problème, mais qu'on entende la même chose en conseil de classe ou d'administration me semble nettement plus gênant. L'un de mes collègues d'allemand, désormais retraité, ne supportait pas que les élèves et les parents parlent devant lui des "profs". Il assimilait cela à un manque de respect et, à mon avis, il avait bien raison.

Mais de toute façon, ce n'est pas la peine de discuter avec vous, vous êtes bouchée à l'émeri.

Écrit par : Kap | 06 mai 2009

Mais bon, ça a quand même quelque chose d'émouvant, de voir la Kadicochonne venir au secours de son petit commensal, Carole.

*snif*

Écrit par : Kap | 06 mai 2009

Au passage, Cadichon ne sait pas lire non plus, vu que je n'ai fait absolument aucun commentaire sur les bourgEOIS (contente ?) dans mon commentaire à Carole. Du coup, me traiter de sale gauchiiiiiisse tombe relativement à côté de la plaque.

Écrit par : Kap | 06 mai 2009

Allons allons, Dobolino! C'est vous-même qui, dans un message tout récent, (hier soir), m'avez (presque) insulté parce que je traitais sur des cas particuliers!
Ca m'ennuierait d'avoir à vous rendre la pareille!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2009

Cas particuliers ????????? Vous avez vu le rayon Boscher des supermarchés ? Vous appelez ça un cas particulier !

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

A propos (?), comment évolue le projet de madrassa de Guedbralec ?

Écrit par : dugong | 06 mai 2009

"Le désastre, il a été concocté par qui, approuvé par qui, transmis par qui et ceci dans le plus grande foi socialo/stroko/marxiste en prenant les pékins de base pour des niais."

Ecrit par : carole | 06 mai 2009

Pas mal, comme langage formaté... Et on dit que les libéraux ne sont pas des idéologues... Enfin, c'est eux qui le prétendent...
Vous avez écouté le sketch de Porte que j'ai mis en lien, Kap?

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2009

Et puis je veux juste ajouter une chose : je voulais faire moi-même le jeu de mot « bourgeophobie » mais c'était pour déconner ! je constate que Cadichon ne recule devant rien puisqu'elle le dit sérieusement...

Ecrit par : sanjuro | 06 mai 200

Quel auteur du 19e signait : "bourgeoisophobus"?
le plus sérieusement du monde....

Écrit par : Cadichon | 06 mai 2009

Ca veut dire quoi, "stroko", d'ailleurs??? :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2009

Kap, vous avez de ces susceptibilités ...

Prof, professeur, enseignant, de toute façon quelque soit le vocable utilisé, mon boucher me servirait beaucoup plus mal s'il savait que j'en suis !

L'image de notre profession dans l'opinion publique est détestable, faut en être conscient ! La question du vocabulaire me semble anecdotique, le problème est bien plus profond.

Écrit par : Zorglub | 06 mai 2009

"Vous avez vu le rayon Boscher des supermarchés ?"

Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009

Non.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2009

Normal CS, faut rester client des commerçants de proximité : ma boscherie charcuterie par exemple.

Écrit par : Zorglub | 06 mai 2009

"Au passage, Cadichon ne sait pas lire non plus, vu que je n'ai fait absolument aucun commentaire sur les bourgEOIS (contente ?) dans mon commentaire à Carole. Du coup, me traiter de sale gauchiiiiiisse tombe relativement à côté de la plaque."

Ecrit par : Kap | 06 mai 2009

Mais voyons, Kap, vous savez bien que TOUS les prof(esseurs) sont des sales gauchistes!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2009

"mon boucher me servirait beaucoup plus mal s'il savait que j'en suis !"

Continuez à tailler avec lui une bavette superficielle : c'est un garant du maintien de bonnes relations sociales.

Écrit par : dugong | 06 mai 2009

Mais voyons, Kap, vous savez bien que TOUS les prof(esseurs) sont des sales gauchistes!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2009

En même temps, reconnaissez que c'est seulement depuis assez peu de temps qu'on peut afficher des opinions plutôt de droite à table sans qu'un silence glacial envahisse le réfectoire ...

Écrit par : Zorglub | 06 mai 2009

Dugong, tant qu'on peut s'en payer une bonne tranche (grasse) tout va ...

Écrit par : Zorglub | 06 mai 2009

La majorité des enseignants semble ne pouvoir assurer son autorité que grâce à la funeste trilogie : NOTATION, TRAVAIL A LA MAISON et REDOUBLEMENT. Voilà pourtant des outils responsables de la discrimination scolaire qu'ils prétendent combattre.

Écrit par : barnagain | 06 mai 2009

"Normal CS, faut rester client des commerçants de proximité : ma boscherie charcuterie par exemple."

Ecrit par : Zorglub | 06 mai 2009

;-)
Moi, je ne vais qu'à Boschan...

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2009

Pour les pompages sur internet, je divise la note par deux ; en général ça suffit, c'est rarement aussi bon que les élèves le croient...


Ecrit par : sanjuro | 06 mai 2009

Vous savez bien, Sanjuro, qu'avec certains de vos collègues, on peut pomper directement dans n'importe quel poète français ou étranger en traduction sans qu'ils s'en rendent compte. Il suffit d'écrire quelques extraits et le nom de l'auteur sur glouglou et de vérifier que "ça ne sort pas " ... l'inverse de ce qu'a fait ce malheureux élève affublé d'une mère hystérique.
Tentez:

"je reviendra lorsque le jardin tout en blanc
Etirera ses branches à l'appel du printemps.
Mais il ne faudra plus m'éveiller aux aurores
comme tu le faisais il y a déjà huit ans.

Ne va pas rappeler les rêves du passé
Ni ranimer en moi les desseins avortés !
J'ai trop connu dans l'existence
De tribulations harassantes.

Et ne me dis pas de prier. Surtout pas !
Au passé on ne retourne pas.
Toi seule es mon souvenir et ma joie
Toi seule est mon indicible lumière.

Oublie donc, mère, angoisses et soucis,
Ne t'affliges plus tant à mon propos.
Ne sors plus si souvent sur le chemin
Dans ton vieux manteau démodé. "

Pas mal, non, pour un retour de déportation ?
Ne reste plus qu'à titrer "Lettre à ma mère " et à arranger quelques rimes et quelques pieds. Embarquez, c'est pesé.
C'est de qui ? De Kévin Dugenou !
Saperlipopette et Buntovchik sont priés de se taire vu qu'ils ne sont pas professeurs de français.

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

"Kap, vous avez de ces susceptibilités ...

Prof, professeur, enseignant, de toute façon quelque soit le vocable utilisé, mon boucher me servirait beaucoup plus mal s'il savait que j'en suis !

L'image de notre profession dans l'opinion publique est détestable, faut en être conscient ! La question du vocabulaire me semble anecdotique, le problème est bien plus profond."

Ecrit par : Zorglub | 06 mai 2009

Cher Zorglub, je suis bien consciente de cela. N'allez d'ailleurs surtout pas croire que je joue aux Don Quichotte. Néanmoins, comme beaucoup de gens, je n'aime pas beaucoup qu'on entre chez moi sans essuyer ses semelles merdeuses, et lorsque je suis au collège, j'aime moyennement que les élèves s'autorisent à dire "prof" dans le cadre de mon cours ou, pire encore, en conseil de classe. ;-)

Au passage : Bon courage avec votre schizophrène. Ca doit pas être facile tous les jours.


"Vous avez écouté le sketch de Porte que j'ai mis en lien, Kap?"

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2009

Non, pas encore, mais je vais le faire tout de suite.

Écrit par : Kap | 06 mai 2009

barnagain, vous pensez vraiment que donner du travail à la maison aide à construire son autorité ?
ça doit faire longtemps que vous n'êtes pas allé en classe pour constater le taux de réalisation de celui-ci par les élèves !

Écrit par : Zorglub | 06 mai 2009

"Ca veut dire quoi, "stroko", d'ailleurs??? :-("

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2009

A mon avis, c'est la version dyslexique de "trotsko". Encore une preuve des ravages de l'Education Nationale et de la nécessité d'une privatisation générale.

Écrit par : Kap | 06 mai 2009

Kap, j'attends de ses nouvelles. Il a été convoqué par l'infirmière ce matin durant mon cours.

L'autre jour, j'ai raconté incidemment l'anecdote à la sous-cheffe en lui disant que s'il se pointait avec une hache au lycée ce serait pas drôle mais que ce le serait encore moins si c'était avec un AK47 ...
Je crois que je l'ai fait un peu flipper !

Écrit par : Zorglub | 06 mai 2009

Dans le texte fourni en lien par Michel Delord, un passage m'a saisi :

"Cela signifie également que le déterminisme social en matière de culture a fait son temps. Le soi-disant privilège de l'éducation ne fait plus peur. Lorsque les parents sont dans les deux cas des analphabètes secondaires, un fils de notables ne jouit d'aucun avantage par rapport à un fils d'ouvriers.
L'appartenance à une caste culturelle dépend désormais plus de l'option personnelle que de l'origine sociale."

Zéro pour tous ?

Vive les DM abscons !

Écrit par : dugong | 06 mai 2009

Au fait, Christophe, je n'arrive pas à trouver le lien vers Porte. Pourriez-vous le reposter s'il vous plaît ?

Écrit par : Kap | 06 mai 2009

"A mon avis, c'est la version dyslexique de "trotsko". Encore une preuve des ravages de l'Education Nationale et de la nécessité d'une privatisation générale."

Ecrit par : Kap | 06 mai 2009

Excellent!!! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2009

Zorglub: certains enseignants intègrent le travail à la maison dans leur notation.

Écrit par : barnagain | 06 mai 2009

"L'autre jour, j'ai raconté incidemment l'anecdote à la sous-cheffe en lui disant que s'il se pointait avec une hache au lycée ce serait pas drôle mais que ce le serait encore moins si c'était avec un AK47 ..."

Personnellement, je ne crains pas trop ce genre d'évènements : j'ai une 12.7 en batterie et j'en ai donc de plus grosses * que les siennes.

Tout est dans l'anticipation...

* je parle des balles, bien sûr.

Écrit par : dugong | 06 mai 2009

http://sites.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=11456&BD=05052009

Aussitôt dit...

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2009

Mince, je me suis gourré, c'est celle-là que je voulais mettre... C'est parce qu'il parle de moi, dans l'autre, mille excuses...

http://www.dailymotion.com/video/x45qhp_polemique-didier-portezemmour_news

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2009

Vous n'allez pas me croire, mais pour le lien "Porte versus Zemmour", j'ai eu droit au code: "NPA 4"... :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2009

Et ça, encore plus ciblé, qu'il suffit de mettre en forme:

Pile dans le sujet (celui qui l'a écrit ignorait qu'un jour son peuple ferait naître la Résistance en France !! ):

Sache bénir tout ce qui t'adviendra.
Sois enclin à la joie. D'où pourrait te venir l'affront, ô cœur ?Que peut-i t'advenir sur la route où tu dois marcher ?

Car, pareils au nageur agile qui tantôt longe doucement la rive, tantôt s'ébat au sein des hautes vagues argentées ou aux dessus des silencieux abîmes des eaux, tels, nous aussi,

poètes du peuple, nous aimons nous mêler aux vivants, à la foule qui respire et ondoie autour de nous, _ heureux, amis de tous, confiants en tous. Comment, sans cela, chanterions nous à chacun le dieu qui est le sien ?

Et même si la vague emporte dans son remous quelqu'un des braves qui lui faisaient confiance, et si la voix du chanteur se tait désormais sous la voûte azurée, il meurt avec joie et les bois solitaires gémissent sur la perte de celui qu'ils aimaient; souvent la vierge entend du haut des branches résonner son chant amoureux.

Et quand l'un des nôtres, le soir, passe à l'endroit où succomba son frère, averti par ce lieu, il médite en silence, et s'en retourne plus fort.


C'est de qui, cette petite merveille que nous intitulerons Courage Poétique ????????????

Avec les truffes de profs de français qu'il y a maintenant, il suffit d'une traduction un peu arrangée de Bella Ciao pour se récolter un 18/20 en se bidonnant in petto !

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

Le poème que je viens de citer, je l'ai trouvé en feuilletant sommairement un Aubier bilingue. En deux regards, j'étais dessus, alors que je ne m'en souvenais pas et n'avais pas ouvert ce livre depuis des années, et si le sujet cité plus haut avait été donné à un de mes enfants, j'aurais pu leur donner ce texte à mettre en forme, en décasyllabes et/ou alexandrins. C'eut été déjà un beau travail ! Chez Kévin Dugenou, y'a pas Aubier, y'a que Glouglou ! Alors, Kévin fait avec Gloogloo.

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

Histoire de zéro...

Un beau matin, Nicodème, élève de CP est absent.
Souffrant, empêché pour une raison familiale?

Le mystère est éclairci le lendemain matin par un gamin habitant la maison voisine:
- Nicodème faisait de la bicyclette dans la rue et m'a dit:"je ne viens pas à l'école et je ne suis même pas malade!!!"

Au 3ème jour d'absence de cet enfant "même pas malade" je demande au petit voisin de transmettre à midi à Nicodème
qu'un contrôle de lecture est prévu dans l'après midi, et qu'il serait préférable qu'il nous honore de sa présence sous peine de récolter un 0 qui compterait pour le prochain bulletin.
Pas plus de Nicodème que de beurre en broche cet après-midi là...

Le lendemain Nicodème, flanqué de son papa, débarque, l'oeil narquois...
Papa me tend un certificat médical et me dit:
"Tenez... et vous lui retirerez son 0 !!!"

Le médecin avait écrit que l'enfant ne présentait aucune pathologie...

Et en PS au bas du-dit certificat, il avait ajouté que les parents étaient libres de faire ce qu'ils voulaient avec leurs enfants !!!

Et cela lui avait rapporté 21 euros, somme qui serait bien entendu, remboursée aux parents par la sécurité sociale...

Je consomme, tu consommes, ils consomment ... le médecin... l'école... etc...

On faisait aménager une terrasse devant la maison familiale et je conçois aisément que je ne tiens pas la comparaison face à une pelleteuse, un gros camion , une bétonneuse et un fil à plomb pour un gamin de 7 ans qui mène ses parents par le bout du nez !!!

Mentalement, j'ai écrit au moins 10 lettres au médecin pour lui exprimer ma façon de penser... mais je n'avais vraiment pas de temps à perdre à coucher tout cela sur le papier et les choses en sont restées là.

Écrit par : Maminou | 06 mai 2009

L'un de mes collègues d'allemand, désormais retraité, ne supportait pas que les élèves et les parents parlent devant lui des "profs". Il assimilait cela à un manque de respect et, à mon avis, il avait bien raison.

Ecrit par : Kap | 06 mai 2009


Je ne supporte pas très bien qu'on m'appelle véto, d'autant plus que ça t'a un vilain méchant avant-goût de guillotine.

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009

Si les profs sont globalement les médiocres et les imbéciles que vous dites du haut de votre inconstestable expertise du métier, cessez donc de leur offrir en vain l'exemple de votre excellence !

Ecrit par : Perceval | 06 mai 2009

Je n'ai pas l'impression de fréquenter ici des médiocres et des imbéciles et n'ai nulle excellence. Si tel était le cas, je n'aurai rien à y faire et ne m'y incrusterai pas depuis trois ans pour mon plus grand bénéfice. Arrêtez vos blablas ! Ou c'est vous que je vais prendre pour un nul alors que jusqu'à présent je vous avais plutôt apprécié pour la justesse de vos interventions.
Ecrivant sous pseudo, vous n'êtes pas soumis au devoir de réserve !

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

Ou c'est vous que je vais prendre pour un nul...

Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009

Grand bien vous fasse ...

Écrit par : Perceval | 06 mai 2009

Dobolino, vous aviez déjà collé votre poème ici le 8/12/2008... c'est Googloo qui me l'a dit... du coup je sais de qui c'est !

Maintenant, soyons sérieux deux minutes :

- je vérifie TOUS les poèmes ou les DM sur Googloo et il est RARISSIME que ce soit un élève d'un assez bon niveau qui triche,

- alors comprenez que quand je tombe sur un texte splendide écrit par une croûte (oui, argot de prof), je peux difficilement me laisser prendre.

- qui plus est, en plus d'être idiot, souvent, il est bête ! traduction : le petit génie qui tombe sur un truc tout fait sur internet est rarement assez malin pour le garder pour lui : il le passe à son copain, avec promesse de ne pas le donner à quelqu'un d'autre, mais... une fois, comme cela, j'ai eu 20 DM pompé sur la même source, un cours mis en ligne par un prof, le premier résultat que donnait Googloo quand on tapait les mots-clef ! Sur 33 copies !

Je me souviens d'une petite élève qui me regardait ordinairement de haut parce que j'avais des manières trop vulgaires à son goût ; lorsque j'ai passé un savon aux pompeurs, elle me regardait avec jubilation ; visiblement, elle en avait vu plus d'un s'en tirer sans peine avec ce genre d'astuces... Après le cours, elle est venue me voir ; elle n'a pas parlé de cela, mais ses yeux pétillaient !

Une autre élève, la pire radasse de la classe, celle sans doute qui avait eu l'idée en premier lieu et qui avait crânement passé le tuyau aux autres, est venue me faire la grande scène de l'acte III, pleurant comme une madeleine, jurant ses grands dieux qu'elle n'avait pas triché. Elle aurait déterré ses morts pour jurer sur leur tête ! Je me suis fait un plaisir de lui montrer le texte trouvé sur internet et, en face, sa copie sur laquelle j'avais encadré toutes les phrases reprises mot-à-mot du document. Vous parlez d'une overdose de rouge ! Elle est partie en envoyant aux murs son regard de tragédienne et elle s'est bien fait oublier jusqu'à la fin de l'année.

Epilogue : cette année-là elle passait son bac (terminale) et elle a essayé de truander en augmentant sa note d'EPS. Je n'ai pas eu les détails, mais je crois savoir qu'elle avait rectifié à la main sa note sur un document officiel. On a découvert sa supercherie et (figurez-vous !) sa mère est venue au lycée pour proclamer bien haut que c'était ELLE qui avait changé cette note, et qu'on devait laisser sa fille tranquille ! Cela n'a pas empêché qu'elle passe en commission de discipline en septembre, mais quand cette commission s'est tenue, l'avocat payé par maman a berné l'Educ Nat avec un truc paraît-il archi-connu mais qui marche à tous les coups : il a demandé à voir le document ORIGINAL falsifié.

Le rapport remis au président de la commission (un prof de fac sans doute pas super passionné par ces histoires de note d'EPS) ne contenait qu'une photocopie et il a obtenu qu'elle ne soit pas sanctionnée.

Écrit par : sanjuro | 06 mai 2009

Un beau matin, Nicodème, élève de CP est absent.

Ecrit par : Maminou | 06 mai 2009

Il s'appelle VRAIMENT Nicodème ? Pauvre lardon ! Rien ne m'étonne, dans ces conditions ! En tout cas, il aura des choses à raconter à son psy...

Écrit par : Françoise Guichard | 06 mai 2009

Mon expertise du métier de professeur est, outre le fait que j'ai trois enseignants passionnés parmi mes proches, c'est mon expertise d'ancien élève et mon expertise de parent d'élève.
Qu'est-ce qu'elle a fait, la greluche citée en exergue ?
Elle a d'abord donné un travail anti-égalitaire en diable puisque fait à la maison. Un travail difficile, très difficile pour un élève de collège.
Ensuite, elle a pris comme une offense personnelle le pompage d'un élève qu'elle avait probablement déjà dans le collimateur, ce qui l'a amenée, à la lecture de son texte, à aller chercher sur Google.
Elle lui flanque un zéro, à notre brave Kevin, mais pas à Pierre qui s'est pourtant vanté dans la cour, devant ses camarades réunis, d'avoir, avec l'aide de ses parents, pompé et modelé un texte de poète étranger en traduction (et j'attends que Perceval et les pucelles effarouchées me citent l'auteur d'origine !). A Pierre, notre belle naïve met quinze et vante en salle des profs les extraordinaires capacités de cet élève qui perd un peu ses moyens lors des contrôles en classe et se loue de donner à ses élèves du travail noté à faire à la maison, ce qui permet aux anxieux de révéler leurs capacités. (on signale que Pierre passe son temps à traiter sur tous les tons Kevin d'abruti. En sixième, Pierre se méfiait car Kevin était costaud et violent et lui-même un peu freluquet avec son année d'avance, mais à présent, du haut de son 1.70m et entouré de deux ou trois accolytes, il met Kevin en coupe réglée à grands coups de vocabulaire ! C'est du vécu !)
Mon expertise, c'est:
-on ne note pas les devoirs à la maison
- on chambre Kevin et ses copains pour le plagiat, avec humour et sans humiliation excessive.
- on les sanctionne à la hauteur du crime ou, si on a un peu de goût à la chose***, on leur demande de travailler à partir du texte copié-collé pour produire eux-mêmes en y mettant leur grain de sel. A rendre dans une semaine, sous peine d'une heure de colle pour refus de travail.

***Un peu de goût à la chose: un petit lien dont le titre m'inspire une immense colère et qui vient probalement du même forum que les pleurnicheries citées plus haut par un Brighelli en mal de donzelles alors qu'il est pourtant fort bien pourvu d'une gonzesse qui en a et est fraîche et rose !

http://neoprofs.forumactif.net/couples-et-familles-f24/les-perles-de-nos-enfants-pas-les-boutonneux-qu-on-garde-t8019.htm
Si les tétées et les bons mots de leurs petites merveilles les intéressent à ce point et que nos enfants sont à ce point pour eux une charge, il y a des offres d'emploi dans le ramassage et le tri d'ordures ménagères !
Y'a des profs qui sont nickel avec les "boutonneux" des autres. Je peux vous donner des noms si vous voulez !

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

Un beau matin, Nicodème, élève de CP est absent.

Ecrit par : Maminou | 06 mai 2009

Il s'appelle VRAIMENT Nicodème ? Pauvre lardon ! Rien ne m'étonne, dans ces conditions ! En tout cas, il aura des choses à raconter à son psy...

Ecrit par : Françoise Guichard | 06 mai 2009

Non, non, il ne s'appelle pas Nicodème, mais j'ai totalement oublié son nom... ce qui ne m'est pas habituel!!!

Écrit par : Maminou | 06 mai 2009

Mais voyons, Kap, vous savez bien que TOUS les prof(esseurs) sont des sales gauchistes!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2009

Gracias a Dios, pas tous !



Faire ce tintamarre el kapo, pour le mot prof, franchement cela fait rire. C'est du langage familier ./

Par contre utiliser professeur là : RESPECT TOTAL !

Allez mon petit, remettez-vous !

Écrit par : carole | 06 mai 2009

"Gracias a Dios, pas tous !"

Ecrit par : carole | 06 mai 2009

Ouf! J'ai eu peur!!! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2009

Barnagain, au lycée, en classe d'examen, on est obligé, du moins en français, de prendre en compte les devoirs à la maison, car les devoirs en classe exigent quatre heures d'affilée, qu'il est très difficile de trouver dans les emplois du temps. On ne peut guère en organiser plus de deux par trimestre, et si l'on ne prenait que ceux-là en compte, tout le monde se plaindrait d'avoir trop peu de notes. J'ajoute qu'il est bon que les élèves, chez eux, travaillent 6 à 8 heures sur un devoir. Par ailleurs, la remarque que Dugong a faite plus haut est très juste : les parents "privilégiés" sont souvent aujourd'hui des "analphabètes secondaires " aussi incultes que les autres. Ils ne peuvent guère aider leur enfant.

Écrit par : Sylvie Huguet | 06 mai 2009

"L'autre jour, j'ai raconté incidemment l'anecdote à la sous-cheffe en lui disant que s'il se pointait avec une hache au lycée ce serait pas drôle mais que ce le serait encore moins si c'était avec un AK47 ..."
Ecrit dugong le 06 mai 2009

Exaucés, les dugong et Zorglub

« L’agression remonte au 27 mars dernier. Elle fait suite à une altercation quelques jours plus tôt entre un enseignant et un élève, semble-t-il, pour une histoire de confiscation d’un marteau que l’élève avait dans son sac de classe. Des injures auraient volé des deux côtés.

"Situation précaire et manque d’encadrement"

Ce vendredi, il est presque midi lorsqu’un individu extérieur à l’établissement s’introduit dans le collège. Armé d’une règle en fer et d’un hachoir de boucher, il se dirige vers la classe du professeur concerné, d’où il est guidé via des SMS envoyés par l’élève depuis son téléphone portable. Pénétrant dans la salle de classe, l’individu, qui n’est autre que le cousin de l’élève incriminé, porte un coup sur le bras du professeur. Avant de planter le hachoir dans le bureau. »
http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/agression-d-un-prof-le-college-en-greve-04-05-2009-500962.php

Il doit bien y en avoir ici qui enseignent dans un bahut qu'ils ont fréquenté comme élève 35 ans auparavant, et qui savent comme la SNCF que le progrès ne vaut que s'il est partagé par tous.

Écrit par : Arnolfini | 06 mai 2009

Dobolino, vous aviez déjà collé votre poème ici le 8/12/2008... c'est Googloo qui me l'a dit... du coup je sais de qui c'est !

Maintenant, soyons sérieux deux minutes :



Ecrit par : sanjuro | 06 mai 2009

Soyons sérieux, effectivement ! Le deuxième est de qui ? (Vous ne m'avez d'ailleurs pas dit de qui était le premier et je vous l'ai livré brut de décoffrage). Les deux, bien négociés, ce qui n'empêche nullement de faire travailler l'alexandrin de bazard à ma progéniture, en même temps que grammaire et orthographe, pourront vous leurrer.
Dernièrement, ma fille a eu un 17 en SVT sur un sujet d'exposé: "Risques cardio-vasculaires liés à une mauvaise hygiène de vie ". Elle l'a fait intégralement seule, en matière de travail sur les données et d'écriture. Elle y tient d'ailleurs ! Et c'est tout à son honneur !
Les données efficientes, c'est moi qui les ai collectées, que ce soit sur Google ou chez mon amie la pharmacienne du village. Je l'ai laissée les utiliser seule. Elle seule a rédigé. Elle seule a exposé en classe.
Mais sur dix mille schémas du cœur et des artères coronaires sur Google, il faut choisir celui qui est simple et clair. Sur un million d'articles obtenus en 0.52 s sur Google, lequel est le bon, si personne n'aide l'élève de quatorze ans à faire le tri ?

Je n'ai rien expliqué et, d'ailleurs, ce n'est pas mon métier car je ne suis pas médecin et que les animaux s'en sortent plutôt bien sur ce plan là ! J'ai juste trié les données pour choisir les bonnes et lui laisser les lire et bâtir son travail.
Une fois le travail fini, elle a tenu à me le lire à voix haute. C'était mignon ! Je n'ai fait de commentaires qu'orthographiques et grammaticaux.
Comment se serait dépatouillé d'un tel sujet Kevin Dugenou ?

Est-il vraiment honnête de noter un tel travail ?
Pourquoi passe-t-on à présent plus de temps à noter les élèves sur leurs performances ( ou celles de leurs parents ! ) qu'à les enseigner ?

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

************

Dans le texte fourni en lien par Michel Delord, un passage m'a saisi :

"Cela signifie également que le déterminisme social en matière de culture a fait son temps. Le soi-disant privilège de l'éducation ne fait plus peur. Lorsque les parents sont dans les deux cas des analphabètes secondaires, un fils de notables ne jouit d'aucun avantage par rapport à un fils d'ouvriers.
L'appartenance à une caste culturelle dépend désormais plus de l'option personnelle que de l'origine sociale."

Zéro pour tous ?

Vive les DM abscons !

Ecrit par : dugong | 06 mai 2009

*********

oui.

Je pense que si l'on se place du point de vue de la promotion sociale non pas telle qu'elle devrait être mais telle qu'elle est ( qui dans notre brave société n'est pas loin du "Plus tu es lâche, plus tu es payé ") HME peut se tromper : ne vaut-il pas mieux tremper enfant dans un milieu culturel débile si l'on veut qu'il prenne l'ascenseur social pour se faire déposer à un étage supérieur de la même débilité ?

MD

Écrit par : MichelDelord | 06 mai 2009

Kap, je me suis lancé dans la lecture des "WALKING DEADé: merci!

Écrit par : Pendariès | 06 mai 2009

@ Puisqu'il est question ici de poésie et de la pensée unique, un article intéressant sur Enzensberger
http://dogma.free.fr/txt/EPa_Enzensberger01.htm

Écrit par : guy morel | 06 mai 2009

Ou c'est vous que je vais prendre pour un nul...

Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009

Grand bien vous fasse ...

Ecrit par : Perceval | 06 mai 2009

Soit !
Je reconnais avoir tentéde tuer vos bébés merveilleux avec du miel ! Mea culpa, mea maxima culpa !
De toute façon, si Brighelli nous l'importe en Live ici, pour d'obscures raisons SM, pas besoin d'aller flâner ailleurs pour se délecter !

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

ne vaut-il pas mieux tremper enfant dans un milieu culturel débile si l'on veut qu'il prenne l'ascenseur social pour se faire déposer à un étage supérieur de la même débilité ?

MD

Ecrit par : MichelDelord | 06 mai 2009

Faut peut-être pas rêver à ce point !
Même Nadine de Rotschild n'y arrivera pas.

Il m'est arrivé de déjeuner au restaurant avec mes stagiaires de Troisième. Celui qui coupe sa viande intégralement dans son assiette avant de prendre la première bouchée a déjà un vilain passif dont il aura de la peine à se débarrasser.

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

Faisons-nous des amis... C'est fou à quel point le niveau des échanges de douceurs (et je ne parle bien entendu pas de sucreries) entre les participants de cette discussion est élevé. On se croirait dans la cour de mon collège, les raquettes de tennis de table sur le museau en moins. Je me délecte du contenu des messages teintés de la plus haute tolérance réciproque. Apprenez le respect et la tolérance à vos élèves, aimez-vous les uns les autres... Bah tiens ! 15,24 euros et une barre chocolatée que quand t'en prends ça repart ? Je me Gauss ! Pardon, gausse ! (désolé, je suis matheux) Remarquez vous me faites tous bien marré : c'est plus rigolo de lire certains posts (pas tous, y en a trop), ça coûte moins cher que l'herbe magique de Jamaïque (tiens, la collègue va me mettre 18, je fais des rimes) et ça entraîne moins de dépendance que le Zoprac (merci Mylène). Encore que sur le dernier point, c'est pas gagné.

Écrit par : Le Pingouin | 06 mai 2009

"Même Nadine de Rotschild n'y arrivera pas."

Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009

La même qui respecte ses partenaires sexuels au point d'inventer la pince à moules?

Écrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2009

Un individu /.../ s'introduit dans le collège armé d’une règle en fer et d’un hachoir de boucher

Ecrit par : Arnolfini | 06 mai 2009

Et c'est reparti !
Trop facile de dénigrer les artisans-commerçants des métiers de bouche !
Si ça continue, je recrée le CID-UNATI.

Écrit par : Zorglub | 06 mai 2009

Je reconnais avoir tentéde tuer vos bébés merveilleux avec du miel ! Mea culpa, mea maxima culpa !
De toute façon, si Brighelli nous l'importe en Live ici, pour d'obscures raisons SM, pas besoin d'aller flâner ailleurs pour se délecter !

Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009


Rien à faire, je ne comprends rien ... Pourtant, j'ai essayé.

Écrit par : Perceval | 06 mai 2009

"Remarquez vous me faites tous bien marrER"

Ecrit par : Le Pingouin | 06 mai 2009

Matheux, d'accord, mais quand même ça n'excuse pas tout ;-))
Mais que fait Orthoprof ??

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 06 mai 2009

Rien à faire, je ne comprends rien ... Pourtant, j'ai essayé.

Ecrit par : Perceval | 06 mai 2009

Ne cherchez pas, c'est une "dobolinade" ;-)
Désolé dobolino, je n'ai pas pu résister... la chair est faible !

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 06 mai 2009

Je reconnais avoir tentéde tuer vos bébés merveilleux avec du miel ! Mea culpa, mea maxima culpa !
De toute façon, si Brighelli nous l'importe en Live ici, pour d'obscures raisons SM, pas besoin d'aller flâner ailleurs pour se délecter !

Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009


Rien à faire, je ne comprends rien ... Pourtant, j'ai essayé.

Ecrit par : Perceval | 06 mai 2009

Excellente nouvelle !
Je vous adoube, pour le coup, jeune Parzival !

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

Bon, ça m'énerve ! Bonne nuit à tous !

Écrit par : dobolino | 06 mai 2009

Petit communiqué de presse qui n'a pas eu l'heur d'y passer.


Combien de chefs d’établissement sont encore à la hauteur de leur tâche ?

Quand, en nombre toujours croissant, des enseignants témoignent de l’inflation des récriminations parentales dont ils sont l’objet et dont ils sont toujours tenus fautifs par leur hiérarchie, quand une faible moyenne générale à un examen « blanc » les dénonce à la vindicte d’un chef d’établissement puis donne lieu à la sanction d’une inspection humiliante, quand un élève peut n’assister aux cours qu’au gré de son humeur et y passer le plus clair de son temps à manipuler son téléphone portable sans que ne soit jamais retenue à son encontre la moindre mesure disciplinaire, (…) - un professeur n’a plus qu’à constater qu’il est désormais seul, et en danger.

Ses priorités professionnelles doivent-elles être aujourd’hui de complaire à l’élève-client, au parent-client, et d’agréer à un chef d’établissement devenu comptable de l’indice de satisfaction d’une clientèle ? On le place alors dans l’incapacité d’enseigner, on lui vole son métier et sa dignité. Mais on méprise aussi des élèves qui ont le droit à être instruits, éduqués, orientés.

Combien de principaux, de proviseurs, pourraient nous paraître aujourd’hui tentés de l’oublier ?


Le SNALC-CSEN-FGAF
En congrès académique
Talence, le 3 avril 2009

Écrit par : Roger Meunier | 06 mai 2009

Bigre ! Je tape mes messages comme un porc (mais ce ne sont que mes doigts qui sont grippés, je vous rassure). Tiens, pour faire pénitence, je vais aller mettre un cierge à Sainte Ségo, un gros de 5 kilos (dans la g...). Il vous prie de bien vouloir l'excuser, cher Julien (ex-Trollju). Pour paraphraser la grande penseuse Ophélaïeaïeaïe Winter : « Shame on me ».

Écrit par : Le Pingouin | 07 mai 2009

Sanjuro, vos citations de Baudelaire sont effectivement parlantes.
Méfiez-vous : ça rend sourd — entre autres…
Voir le Grand Larousse en 22 volumes sur le sujet.
Pas le temps ce matin, mais je développerai demain : les devoirs à la maison sont inégalitaires ? Ce n'est pas une raison pour ne pas en faire. En revanche, pourquoi tenir compte des notes ?

Guy, "nef des fous" est effectivement le propos.

Je salue Roger Meunier et la déclaration du SNALC-Bordeaux…
JPB, déjà en retard…

Écrit par : brighelli | 07 mai 2009

Michel Delord a écrit : "si l'on se place du point de vue de la promotion sociale non pas telle qu'elle devrait être mais telle qu'elle est, ..., ne vaut-il pas mieux tremper enfant dans un milieu culturel débile si l'on veut qu'il prenne l'ascenseur social pour se faire déposer à un étage supérieur de la même débilité ?"

On pourrait alors imaginer que l'enfant que prend en charge * l'école se trouve quelque part dans un espace formé par un plan culturel absolument plat, non métrique, et par un axe social vertical, fortement métrique **.

Chaque élève serait alors dans une position très différente verticalement mais totalement indifférente horizontalement.

On appellerait ça, l'égalitarisme : l'école se contentant de balader tout le monde de la même façon dans le plan "culturel".

Les enseignants les plus hardis feraient, en cachette, une légère différence entre les promenades "culturelles" sur M6 et celles sur TF1.

Le rêve ! Grandement facilité par les TIC.

* au sens littéral du terme.

** graduable en k€/an

Écrit par : dugong | 07 mai 2009

« Voir le Grand Larousse en 22 volumes... »
brighelli | 07 mai 2009

Le G. D. U. du XIXe siècle de Pierre Larousse (« Toute la culture pour le prix d'un veau ! » me dit un jour l'Antoine Blondin) — si c'est bien à celui-là que vous alludez — comporte 19 volumes (17 + 2) et pèse 72 kilos.

Écrit par : Tailleboudin | 07 mai 2009

"Le G. D. U. du XIXe siècle de Pierre Larousse (« Toute la culture pour le prix d'un veau ! » me dit un jour l'Antoine Blondin) — si c'est bien à celui-là que vous alludez — comporte 19 volumes (17 + 2) et pèse 72 kilos."

Ah, le bon temps où la culture était métrique (et accessoirement, maîtrisable) !

A défaut d'être maîtrisable, la culture est devenue méprisable.

Écrit par : dugong | 07 mai 2009

"
Pourquoi passe-t-on à présent plus de temps à noter les élèves sur leurs performances ( ou celles de leurs parents ! ) qu'à les enseigner ?

Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009 "

C'est la grande maladie de l'Education nationale et de la société en général.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 07 mai 2009

Pour en revenir à notre sujet et quitte à me faire mal voir de certain-e-s, je dois confesser que je ne vois pas en quoi il est condamnable de donner un sujet de création en devoir à la maison (ou en devoir surveillé, d'ailleurs).
Soyez vigilants, camarades, les anti-pédagos ne doivent pas devenir des sociaux-tristes ;-)
Sérieusement : quand j'enseignais dans le secondaire, j'ai fait écrire des sonnets à mes louveteaux pendant des années, sur des sujets imposés, et, même s'ils en ont bavé, ils se sont toujours bien amusés et ont appris beaucoup.
En effet, compte tenu des contraintes de cette forme, écrire un sonnet est un exercice très formateur -- et tout sauf une expression libre : 14 vers, système de rimes impératif, rapports quatrains/tercets, bascule, pointe finale... Le sonnet est un corset, qui oblige à la rigueur et à la formulation juste. "Même un sonnet a besoin d'un plan", écrit Baudelaire dans ses "Réflexions sur Edgar Poe", qui évoque également sa "beauté pythagorique".
Bref, l'écriture d'un poème comme le sonnet est justement l'occasion pour l'élève de découvrir que la poésie, ce n'est pas jeter n'importe quoi sur le papier. Le potache qui a pompé est simplement celui qui a eu la flemme d'appliquer les consignes, qui étaient sans ambiguité : un "sonnet de son invention, en décasyllabes et / ou alexandrins, fictivement rédigé par un Résistant pour en motiver d’autres".
Il ne s'agissait pas de faire faire le devoir par les parents, mais, pour le gamin, de mettre en pratique son cours sur la structure du sonnet, -- à partir d'un sujet , la Résistance, qui lui permette de réinvestir ses connaissances en histoire. On ne lui demandait pas de laisser s'exprimer son coeur gnagnagnagna ni de "tartiner" sur ses révoltes (pré)pubères, mais de se projeter dans une démarche politique, volontariste et militante. Difficile, effectivement, quand on a une mentalité utilitariste de consommateur d'école et d'enfant gâté.

Écrit par : Françoise Guichard | 07 mai 2009

L'année de mon départ de l'EN, en 99-2000 à lâge de 54 ans en raison de la paraplégie de mon mari qui commençait à peser lourd tout de même - et je le précise tout aussi loudement pour avoir essuyé à ce sujet quelques commentaires que je préfère qualifier de stupides au lieu de méchants - j'avais mis zéro à treize élèves de première, la classe en comportant 35 alors que j'avais consenti à un délai supplémentaire d'une semaine pour ces retardataires. De toute évidence ils ne voulaient pas prendre le risque de faire baisser la moyenne. Je fus convoquée chez le proviseur adjoint qui fut très courtois. Il faut dire que 4 ans plus tôt j'avais été reçue à l'agrégation en bonne place, alors forcément ça aide quand même. Quoique ... Bref, il m'expliqua que certains élèves jugeaient ma sévérité excessive et bla-bla-bla comme dit si bien Anne-Marie, et qu'il me fallait trouver un arrangement. Je proposai illico l'arrangement : devoir sur table un mercredi après-midi avec un surveillant pour que les récalcitrants bénéficient du même entraînement aux épreuves anticipées de francais que leurs camarades. La solution fut acceptée. 10 élèves sur 13 vinrent plancher. Les 3 absents conservèrent le zéro. J'appris dans l'été par quelques élèves croisés en ville que la classe,dans son ensemble, avait obtenu de bonnes notes au bac. Ils avaient changé de trottoir pour venir à ma rencontre et m'en informer. Il me semble avoir déjà raconté cette histoire. Aujourd'hui ce ne serait plus si facile de s'en tirer aussi facilement.

Voici une autre anecdote sur la tricherie.

Mon petit fils , juste avant les vacances de Pâques, a essayé de tricher. Bon élève de CP, il est très heureux d'avoir appris à lire, et n'est pas peu fier de lire des histoires à son frère âgé de 4 ans en respectant la ponctuation et en cherchant à y mettre le ton. Il n'est pas précoce pour autant, c'est un enfant de 6 ans et demi, curieux, éveillé, remuant et qui décroche des punitions pour bavardages intempestifs ou bousculades excessives.
Dernièrement donc, il interrogea sa mère sur le pourquoi et le comment de la signature et celle-ci flattée et disponible répondit à ses questions. L'évolution de l'entretien se présentant sous les meilleurs auspices il en arriva à demander un exemplaire de la signature de sa mère devant laquelle il s'émerveilla, et déclara la garder en souvenir.
Le lendemain, à l'heure de la sortie, il ne se précipite pas en courant comme d'habitude à la rencontre de Maman chérie. Tortillant ses mains dans tous les sens, il lui annonce que la maîtresse veut voir Mamam ou Papa. Maman pénètre donc dans la classe et là, surprise ,il y a aussi le directeur de cette école de 5 classe. D'habitude il est plutôt jovial le directeur, mais là, franchement, il n'a pas l'air de rigoler. On présente à la maman l'objet du délit : au bas de la punition, par ailleurs bien écrite et soignée, apparaît la signature-souvenir de Maman, découpée et collée légèrement en biais. Le petit carré de papier blanc uni se détache sur le papier quadrillé. Personne n'est satisfait de la supercherie ni la maîtresse, ni le directeur ni la maman. Celle -ci déclare qu'il ira attendre le retour du père dans sa chambre et sans le goûter habituel.
Le père n'est pas content non plus et propose de réparer la betise en rédigeant une lettre d'excuses en deux exemplaires : un pour la maîtresse et un pour le directeur non sans avoir fait un brouillon. " Mais je ne sais quoi dire !" objecte le garnement. "Nous allons chercher ensemble" répondent les parents. En fait, quatre lignes expriment le regret d'avoir triché, la promesse de ne pas recommencer et celle de respecter le silence en classe.
La maîtresse a accepté la lettre, déclaré la conserver soigneusement et la ressortir chaque fois que le bavard manifestera une perte de mémoire.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 07 mai 2009

Combien de chefs d’établissement sont encore à la hauteur de leur tâche ?

Ecrit par : Roger Meunier | 06 mai 2009

Et si, comme l'exprimait le principal du film "La journée de la jupe", leur tâche se réduisait, inavouablement, à du gardiennage social ? Dans ce sens, ils seraient tout à fait, sinon à la hauteur, du moins au niveau de leur tâche. Dans le fond, ils savent bien qu'ils ne sont pas soutenus par la hiérarchie qui opère tel un commissariat politique et dont la posture maîtresse est : pas de vagues. Et en effet, dans une société où la politique n'est plus qu'à la petite semaine et consiste essentiellement à faire de la com, il s'agit surtout de donner et d'entretenir une apparence des choses. Le château est en flammes mais tout va bien, Madame la Marquise !

Permettre aux principaux, proviseurs et professeurs d'être à nouveau des hommes et des femmes couillus (sauf votre respect) constituerait une telle remise en cause des instances dirigeantes qu'on pourrait désormais parler, à juste titre, de révolution copernicienne. Leur république n'a plus ni ardeur ni courage, ni conviction ni conscience. Ils sont devenus endogènement incapables de redresser quoi que ce soit. C'est qu'une longue et systématique pratique de la charrue avant les boeufs, de la poussière sous le tapis, du compromis, de la complaisance et autres qualités grises ont fini par ankyloser les reliefs de leur courage et de leur bon sens. Oh ! On pourrait les remplacer par une nouvelle fournée que rien n'y changerait car, en ce qui nous concerne, pour reconstruire une école digne de ce nom, il faudrait tant de bravoure et de hardiesse, une résistance sans faille à l'idée de n'être pas un gentil, que la chose paraîtrait insurmontable. Dans un monde médiatisé à outrance, lissé et aseptisé, à pensée unique, tout doit finalement apparaître consensuel. C'est à cet effet qu'on prête beaucoup l'oreille aux imbéciles, à qui on a donné l'habitude de s'exprimer sur tout et sur rien, qu'on flatte plus que d'autres car plus nombreux. L'ère des masses c'est aussi et surtout la promotion de l'imbécile.

Alors, que peut le pauvre principal, isolé dans sa pétaudière, face à cette réalité dissolvante ? On lui demande de mener une bataille avec des cartouches à blanc. Et les professeurs, outre que beaucoup sont véritablement des héros, comment agiront-ils électoralement ? Continueront-ils à voter pour les fossoyeurs, c'est-à-dire pour pratiquement toute la classe politique. Certains sont-ils tentés par les professionnels de la révolution, genre grand lendemain, sachant que ces enragés-là leur confisqueront le reste de liberté de pensée dont ils peuvent encore s'honorer ? Fouillons donc minutieusement dans nos poches, peut-être y trouverons-nous un martinet...

Écrit par : Magister | 07 mai 2009

@ Françoise Guichard
écrit :
"Pour en revenir à notre sujet et quitte à me faire mal voir de certain-e-s, je dois confesser que je ne vois pas en quoi il est condamnable de donner un sujet de création en devoir à la maison (ou en devoir surveillé, d'ailleurs)."

Rien n'est condamnable, mais si j'ai bien compris, il s'agissait d'un collégien et d'un devoir. Si l'on peut à ce niveau faire faire des exercices d'écriture variés - et pourquoi pas faire écrire des vers réguliers -, je doute que l'on puisse demander dans un devoir l'écriture d'un sonnet, et en plus un sonnet où l'élève est prié de réinvestir des connaissances historiques.

Écrit par : guy morel | 07 mai 2009

écrire un sonnet est un exercice très formateur -- et tout sauf une expression libre : 14 vers, système de rimes impératif...

Ecrit par : Françoise Guichard | 07 mai 2009

Pour rire :-))
Je vous propose un sonnet modern style par Alain Bosquet :

Ecrit par : Marilyse | 06 mai 2009

Au fait, où sont les rimes ? (je sais, "modern style", mais ce n'est plus un sonnet. Même les délectables "cent sonnets" de Vian riment)

Écrit par : yann | 07 mai 2009

mais si j'ai bien compris, il s'agissait d'un collégien et d'un devoir.

Ecrit par : guy morel | 07 mai 2009

C'est un devoir, certes, mais on ne nous a toujours pas dit s'il s'agit d'un collégien. Ni sa classe.
Plus ou moins excusable selon le niveau, vu la difficulté du sujet, il reste un tricheur et une faignasse (tiens, le correcteur orthographique de Firefox préfère faignantasse, va pour faignantasse) , encouragé par une mère malhonnête.

@ Maminou : quel dommage que nous n'ayons pas des nouvelles de Nicomède devenu grand.

Écrit par : yann | 07 mai 2009

Commetn prendre le problème EXACTEMENT à l'envers : on aurait presque pu intituler cet article "Le pédagogisme dans le TGV" :


La SNCF lance le "TGV family"
France Info - 07:25

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L’idée a de quoi surprendre : la SNCF va proposer cet été 10 TGV réservés… aux familles. Le but : faire de la tranquillité pour les autres voyageurs un argument de vente. Le concept, qui est encore dans une période d’essai, semble déjà intéresser les consommateurs.

Les cris, les pleurs, les coups de pieds dans votre siège… les voyages en train peuvent vite tourner au cauchemar lorsque de joyeux bambins envahissent votre wagon. Mais tout cela pourrait bientôt devenir de l’histoire ancienne. C’est du moins l’expérience que va tenter cet été la SNCF en réservant dix rames de TGV dédiées aux adultes accompagnés d’enfants : le “TGV family” .


Depuis hier, l’entreprise publique commercialise en effet par internet 4.400 places pour les liaisons Paris-Marseille et Paris-Montpellier via Nîmes. Deux lignes test au départ de la gare de Lyon, à Paris, qui partiront tous les samedis entre le 4 juillet et le 1er août, à 9H20 ou 14H16. A bord : des animations assurées par Disneyland Paris.
Mireille Faugère, responsable des grandes lignes à la SNCF, revient sur les raisons de cette opération (0'46")


“L’idée, c’est que pour les vacances d’été, il faut inventer de nouvelles façons de voyager réservées aux familles, c’est-à-dire des TGV où il n’y a que des parents avec des enfants. Comme ça, on peut faire tout le bruit qu’on veut,” a expliqué le président de la SNCF Guillaume Pepy.

Mais au-delà des familles, que la SNCF compte aussi attirer en offrant des réductions jusqu’à 60% pour les enfants de moins de douze ans par rapport au billet le moins cher de leurs parents, c’est bien l’ensemble de la clientèle qui est visée par l’opération. La compagnie de transports compte ainsi faire de la tranquillité un de ses arguments de vente. Ramener le calme dans les autres wagons, tel est donc l’objectif de “TGV Familiy”.

Si l’opération est concluante, la SNCF compte bien généraliser le concept lors des départs en vacances scolaires et proposer d’autres initiatives, celles-là réservées aux séniors.

Écrit par : Manu | 07 mai 2009

mais si j'ai bien compris, il s'agissait d'un collégien et d'un devoir.

Ecrit par : guy morel | 07 mai 2009

C'est un devoir, certes, mais on ne nous a toujours pas dit s'il s'agit d'un collégien. Ni sa classe.
Plus ou moins excusable selon le niveau, vu la difficulté du sujet, il reste un tricheur et une faignasse (tiens, le correcteur orthographique de Firefox préfère faignantasse, va pour faignantasse) , encouragé par une mère malhonnête.



Ecrit par : yann | 07 mai 2009

Le fait est mais le vrai problème posé par JPB, c'est celui de l'attitude du Principal qui se débine pour calmer le conflit dans l'urgence sans envisager les conséquences à long terme de son désaveu du professeur. C'est là que se situe le nœud de l'affaire.
Je suppose que cette histoire a eu lieu dans l'enseignement public mais existe encore un secteur scolaire "non marchandisé" ? A quelles contraintes sont soumis les principaux de collège, de leur côté ? Perdre des élèves, c'est aussi risquer une fermeture de classe, une diminution de la DGH, une suppression d'option comme le grec ou le latin.
Si on va plus loin dans la réflexion sur ce cas, on peut aussi faire remarquer que si les heures de français en collège étaient en nombre suffisant, soit six heures par semaine en sixième et cinquième et cinq en quatrième troisième dont une en demi-groupe, le professeur n'aurait pas besoin de donner des devoirs à la maison de ce type et pourrait les faire travailler en classe dans de bonnes conditions.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2009

Tenez, un petit extrait supplémentaire concernant ce cas:

"Visiblement, c'est une "notable" du patelin (mais le principal a bien précisé que dans ce genre de patelin, le garagiste était un notable = qq'un qui rencontre tout le monde). Il a peur qu'après la version change dans les rumeurs (retiré non plus pour un simple zéro mais parce que le collège n'est pas assez bien) et que ça porte préjudice à notre petit collège (dans notre coin, il y a déjà 3 petits collèges qui ferment à la rentrée 2010, donc attention aux effectifs!), et que ça donne l'idée à d'autres parents de retirer leur gosse (surtout s'ils m'ont en cours?) "

Écrit par : dobolino | 07 mai 2009

A propos (?), comment évolue le projet de madrassa de Guedbralec ?

Ecrit par : dugong | 06 mai 2009

Pas mal, merci, le programme d'histoire géo est en ligne et peut être consultable.. et critiquable, arrivent d'ici la fin du mois les programmes d'anglais, de maths et de français.

Pour en revenir au thème de ce fil, à deux reprises cette année j'ai pris mes élèves en flagrant délit de "triche", le zéro ne bougera pas et les parents n'ont pas moufté.
L'exemple le plus rigolo est un devoir sur le Japon que j'ai donné à faire et 5 de mes braves petits se sont précipités sur le net pour recopier gentiment .... mon propre corrigé sans savoir que c'était le mien. J'avoue diaboliquement que je l'avais fait un peu exprès... morale de l'histoire, ils ont compris que les profs pouvaient eux aussi, parfois, s'y connaître un peu en informatique.
NB. Pour éviter ce type de fraude, j'avais pourtant bien spécifié qu'ils ne pouvaient utiliser que les informations de leur livre. Mais il est vrai qu'ils ne lisent jamais les consignes...

Écrit par : guedbralec27 | 07 mai 2009

"et bla-bla-bla comme dit si bien Anne-Marie"

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 07 mai 2009

Ah! Là, ce n'est pas moi qui l'ai dit!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2009

Il s'agit bien d'un collège, d'un collège de campagne.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2009

@ Maminou : quel dommage que nous n'ayons pas des nouvelles de Nicomède devenu grand.

Ecrit par : yann | 07 mai 2009

Aucune nouvelles...
A vrai dire, je n'ai jamais cherché à en avoir pour éviter la déprime.
Ce gamin était remarquablement intelligent, travailleur, avide de connaissances...
Papa et Maman sont manoeuvres en Suisse ce qui signifie qu'ils ont un pouvoir d'achat très, très confortable.
Le porte monnaie est plein, mais la tête sonnait le creux.

Écrit par : Maminou | 07 mai 2009

Le fait est mais le vrai problème posé par JPB, c'est celui de l'attitude du Principal qui se débine pour calmer le conflit dans l'urgence ...

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2009

Entièrement d'accord. Encore un qui a les testicules flacides (non, pas placides, monsieur le correcteur orthographique) (j'ai eu une soudaine envie d'être poli ;O)

Écrit par : yann | 07 mai 2009

Tenez, un petit extrait supplémentaire concernant ce cas:

"Visiblement, c'est une "notable" du patelin (mais le principal a bien précisé que dans ce genre de patelin, le garagiste était un notable = qq'un qui rencontre tout le monde). Il a peur qu'après la version change dans les rumeurs (retiré non plus pour un simple zéro mais parce que le collège n'est pas assez bien) et que ça porte préjudice à notre petit collège (dans notre coin, il y a déjà 3 petits collèges qui ferment à la rentrée 2010, donc attention aux effectifs!), et que ça donne l'idée à d'autres parents de retirer leur gosse (surtout s'ils m'ont en cours?) "

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2009

Ce n'est pas pour autant qu'il faut vendre son âme au diable.

Écrit par : Marilyse | 07 mai 2009

Pour rire :-))
Je vous propose un sonnet modern style par Alain Bosquet :

Ecrit par : Marilyse | 06 mai 2009

Au fait, où sont les rimes ? (je sais, "modern style", mais ce n'est plus un sonnet. Même les délectables "cent sonnets" de Vian riment)

Ecrit par : yann | 07 mai 2009

C'était un exercice sans rimes ni raison ...

Écrit par : Marilyse | 07 mai 2009

" L'ère des masses c'est aussi et surtout la promotion des imbéciles." Très juste, comme toute la remarquable analyse de Magister.

Et pour en revenir au sujet initial du fil, je suis entièrement d'accord avec Françoise Guichard

Écrit par : Sylvie Huguet | 07 mai 2009

Pas mal, merci, le programme d'histoire géo est en ligne et peut être consultable..
Ecrit par : guedbralec27 | 07 mai 2009

"Les transitions entre Antiquité, Moyen Age, Renaissance, Temps Modernes et Contemporaine sont largement étudiées de manière à maintenir les élèves dans une compréhension linéaire et non thématique." : Excellent ! J'ai beau avoir appris chronologiquement, j'ai gardé longtemps de ma scolarité l'idée d'un effondrement complet entre chaque période, alors qu'il n'y avait guère que...les grandes vacances !

" La Chine, puissance nouvelle est largement étudiée dans le cadre de l'Asie pacifique." : N'oubliez pas l'Inde, scrongneugneu !! Vous allez être surpris, dans dix ans.

Écrit par : yann | 07 mai 2009

"Pourquoi la colère universitaire dure, ou la masterisation expliquée aux citoyens"

En lien, un article d'Emmanuel Buron (université de Rennes) à lire par tous ceux qui ne sont pas dans le monde universitaire et qui veulent comprendre ce qui s'y passe.
http://www.liberennes.fr/libe/2009/05/pourquoi-la-col%C3%A8re-universitaire-dure-ou-la-masterisation-expliqu%C3%A9e-aux-citoyens.html

Écrit par : Françoise Guichard | 07 mai 2009

Paf ! en plein dans l'actu !

Je viens de rendre à mes secondes une dissertation faite à la maison. Une seule copie avait copié littéralement une phrase sur internet ; elle ne s'était pas inspiré d'un corrigé, mais d'une copie d'élève assez médiocre que son auteur avait mise en ligne pour qu'on l'aide... du coup ça n'apparaissait pas bizarre, vu que la phrase d'origine était nulle, et que la copie de destination était moyenne. Je n'ai pas sanctionné. C'est coefficient 1 de toute façon, et dans quinze jours ils m'en feront une en classe, coefficient 3.
Sur quelques copies qui paraissaient étrangement brillantes vu leur auteur, j'ai mis comme appréciation : « refais ça en classe et ce sera parfait ! » S'ils ont quelque chose à se reprocher ils comprendront l'allusion, sinon ça ne leur paraîtra pas trop insultant, je pense.

Plusieurs élèves sont venus me voir à la fin de l'heure et m'ont dit : « Monsieur, on a vu votre sujet sur un forum, et celui qui donnait des conseils a dit la même chose que vous dans votre corrigé ; c'était vous ? »

Je me suis bien gardé de répondre... tant qu'ils ont peur qu'on les piège sur internet, ils se garderont bien de pomper ! La peur du gendarme virtuel est le commencement de la sagesse virtuelle…

Mais une fois de plus, ce n'était pas un sujet d'annales, et pourtant ils sont allés voir si des fois… et il y avait bel et bien quelques sources ! J'avais pris un sujet d'entraînement dans le manuel d'Hélène Sabbah.

Écrit par : sanjuro | 07 mai 2009

"Pourquoi passe-t-on à présent plus de temps à noter les élèves sur leurs performances ( ou celles de leurs parents ! ) qu'à les enseigner ?"

Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009

On passe beaucoup de temps à noter les élèves parce que, si on ne le fait pas, ils considèrent (à tout le moins 75% d'entre eux) que ce qui se fait en classe ne les concerne en rien. Ils travaillent - même si travailler est un grand mot - "pour les points".

La première question à laquelle j'ai systématiquement à répondre chaque fois que je fais faire un exercice d'écriture, c'est : "Ca compte pour des points?". Je fais une expérience en début d'année dans chaque classe. Le premier exercice sur table compte et presque tous le font (disons que j'ai deux ou trois bailleurs aux corneilles qui négligent de s'y mettre et sont tout marris quand je reprends les feuilles). La première prépa à la maison est dite "ne comptant pas". Le lendemain, j'ai un petit tiers de prépas à vérifier, et la moitié de celles-ci ont été exécutées avec une négligence confondante. J'annonce que la prépa suivante, puisque c'est comme ça, comptera. Evidemment, ils l'oublient et la deuxième prépa est sanctionnée (faite, même avec des erreurs, 5/5; bâclée, 2,5/5; non faite, 0). Je mets en général une kyrielle de zéros et après, ça s'arrange, avec une grosse majorité de 5 et de 2,5 et toujours quelques 0 erratiques. C'est qu'ils calculent le nombre d'exercices ou de prépas qu'ils peuvent passer au bleu sans trop se mettre en danger.

Quant à noter les performances des parents, c'est assez rare d'avoir à le faire (on se retrouve plutôt à noter les performances d'internet). Cela dit, je donne des travaux à la maison, fiches de lecture, exercices, etc., et je les note en certificatif parce que j'ai toujours bien une poignée de courageux à petits moyens qui ont le droit, à mon sens, d'être récompensés des efforts qu'ils fournissent jour après jour dans le contexte parfois explosif, de garder la tête hors de l'eau et de ne pas se sentir plus bêtes qu'ils ne sont. Ce n'est pas leur faute si le système qui marche sur la tête.

Écrit par : Puce | 07 mai 2009

Le professeur de latin de mon fils donne systématiquement des versions sur feuille photocopiée où figure en clair l'adresse du site dont elles sont issues. Sur ce site, il y a les traductions littéraires et des explications sur les textes.
Mon fils avait la plus médiocre moyenne de la classe car il "refusait de tricher".
Il a fallu que je lui explique que ce n'était pas tricher puisque le professeur donnait l'adresse et que nous, à son âge, travaillions sur des éditions qui donnaient une traduction en face (vous savez ces bouquins brochés rose foncé; il me semble qu'il y avait la louve romaine sur la couverture), l'art consistant à progresser en s'appuyant sur la traduction littéraire mais en faisant soi-même la traduction littérale.
Il a depuis beaucoup progressé.
C'est une bonne idée de la part de ce professeur qui lutte pour conserver les heures de latin et est contraint d'enseigner dans la même classe, en général à l'heure du repas, toutes les premières et terminales latinistes du lycée. Le site internet est un bon complément à son cours.
A noter que mon fils est le seul élève de Terminale L latiniste. On marche sur la tête !

Écrit par : dobolino | 07 mai 2009

Une bonne méthode consisterait peut-être, de la part des professeurs à dresser une liste des sites internet consultables gratuits, par matière, comme on donne une liste d'ouvrages à lire. Ça éviterait qu'ils s'éparpillent sur des sites nuls.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2009

C'est ça, Les Belles Lettres ! Collection Budé ?
http://www.lesbelleslettres.com/livre/?GCOI=22510100058280

Écrit par : dobolino | 07 mai 2009

Elle pressent que ça cloche mais n'est pas capable d'analyser les tenants et aboutissants et part, bille en tête, imprégnée de société libérale consommatrice.
On atteint des sommets d'inégalité !

Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009

Oui, c'est exactement ça que je voulais exprimer avec mon message précédent. Merci Dobolino, vous avez bien compris où réside le problème.

Écrit par : poulette | 07 mai 2009

Et puis, j'avoue : malgré une maîtrise, un DEA, un doctorat, une agrégation, un poste à la fac...j'aurais été INCAPABLE de chez INCAPABLE de composer sur un tel sujet! Car on est pas poète sur commande ! Un tel sujet c'est la négation même de la littérature, de la poésie, et du bon sens . La triche, ou alors la confrontation directe avec le prof, s'imposaient!! (et dieu sait comment réagissent les "profs" lorsqu'ils se sentent critiqués! Ils voient l'ombre de leur propre ignorance sur le visage du papa, de la maman, de l'élève...)...Les deux solutions pour sortir du merdier (triche ou confrontation)auraient demandé l'intervention d'un tiers : le proviseur. Mais où est l'erreur?

Écrit par : poulette | 07 mai 2009

Une petite anecdote en passant : dans les années 1940, la professeur de français avait demandé aux élèves du Cours Complémentaire que fréquentait alors ma maman de composer un poème à la manière de je ne sais plus qui.
Je ne me souviens malheureusement plus de la classe que fréquentait alors l'élève qui pondit cette œuvre d'art impérissable, au moins dans notre famille, mais c'était forcément entre la 6° et la 3°. Je crois bien que le travail avait été demandé en devoir à la maison, je ne sais pas s'il avait été noté et si la note comptait dans la moyenne trimestrielle.

Il débutait ainsi (à lire avec l'accent du Midi, sinon, on en profite moins ) :

Joséphine, fine, fine
Et la vache grosse, rosse...

La suite de l'œuvre a malheureusement disparu à jamais ;-( !

Écrit par : catmano | 07 mai 2009

Il fallait écrire "d'où elles sont issues", triple buse de Dobolino !

Écrit par : dobolino | 07 mai 2009

" L'ère des masses"

Ecrit par : Sylvie Huguet | 07 mai 2009

Joli contrepet!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2009

Il m'est arrivé de déjeuner au restaurant avec mes stagiaires de Troisième. Celui qui coupe sa viande intégralement dans son assiette avant de prendre la première bouchée a déjà un vilain passif dont il aura de la peine à se débarrasser.
Ecrit par : dobolino | 06 mai 2009

J'ai un copain prof de fac, excellent au demeurant, qui le fait! Souvenir du temps heureux où maman lui coupait sa viande?

Écrit par : retraitée | 07 mai 2009

Les deux solutions pour sortir du merdier (triche ou confrontation)auraient demandé l'intervention d'un tiers : le proviseur. Mais où est l'erreur?

Ecrit par : poulette | 07 mai 2009

Poulette, vous ne voyez visiblement qu'une part du problème: que le sujet en question soit infaisable ou non, c'est un autre débat (je vous invite à regarder les postes précédents). Les problèmes dans cette histoire sont:

1- un enfant et sa mère ont triché en connaissance de cause et en refusent les conséquence (c'est malhonnête: quand on triche, on sait à quoi on s'expose et ça ne sert à rien de nier les faits. Autant plaider coupable et aller jusqu'au bout une fois que l'on se fait pincer.)

2- un chef d'établissement a discrédité une enseignante et sa propre fonction en se ratatinant comme une chiffe molle devant une parente d'élève malhonnête.

Alors un minimum d'honnêteté et de "couilles au cul" (désolé pour l'expression) aurait été:

- de la part de l'élève de faire ce qu'il pouvait, même si ça n'aurait pas été top, ou de rendre une copie blanche. Auquel cas la mère aurait très bien pu se plaindre que le devoir était trop dur, au lieu d'essayer d'entuber tout le monde, y compris le principal !

- de la part du principal, tenir tête et lui dire que tricher c'est tricher et qu'on ne change pas les règles du jeu selon les bons vouloir de chacun.

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 07 mai 2009

Joli contrepet!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mai 2009
j'en dirai une pour le salut de votre âme!

Écrit par : retraitée | 07 mai 2009

C'est tout simplement scandaleux !
C'est à cause de parents qui se croient tt permis et de "chefs" d'établissement (qui n'en ont que le nom) INCOMPETENTS que l'Ecole va si mal !

Écrit par : papillon | 07 mai 2009

"Le désastre, il a été concocté par qui, approuvé par qui, transmis par qui et ceci dans le plus grande foi socialo/stroko/marxiste en prenant les pékins de base pour des niais."

Ecrit par : carole | 06 mai 2009

Pas mal, comme langage formaté... Et on dit que les libéraux ne sont pas des idéologues... Enfin, c'est eux qui le prétendent...
Vous avez écouté le sketch de Porte que j'ai mis en lien, Kap?

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mai 2009

J'adore quand vous jouez de la flûte.............
Allez........................ "soupir" !

Écrit par : carole | 07 mai 2009

Voici mon opinion sur cette navrante affaire :
1. le principal de ce collège est une chiffe molle et un crétin. Je ne me laisserai pas aller à dire que c'est un "..." avec les mêmes lettres extrêmes que dans "crétin" et dans le même ordre, et une voyelle entre les deux consonnes, parce que je suis extrêmement courtois.
2. Il y a cinquante ans, le principal aurait envoyé balader la sotte, la crétine [même remarque que pour le principal] mère d'élève.
3. Il y a bien plus de dix ans, JPB, que ça marche comme ça.
Je rappelle une fois de plus qu'en 1982, un élève âgé de 20 ans à qui j'ai posé une question sur un sujet scientifique m'a répondu :"Si vous n'étiez pas con, vous l'auriez trouvé vous-même !"
Il n'a reçu aucune sanction.
Que dire du proviseur qui a laissé cela se passer ainsi ?
Que c'est une ordure !
Mais c'était déjà la mode de laisser tout faire aux élèves et d'empoisonner la vie des professeurs.
Et cela continue malgré l'autoritarisme de Nicolas Sarkozy. Je suppose que c'est lui qui recommande à Xavier Darcos de poursuivre la politique laxiste, démagogue et hypocrite en œuvre dans le ministère de l'Instruction publique qu'on s'obstine à appeler ministère de l'Éducation nationale alors que l'on n'éduque absolument pas les élèves, et qu'on les encourage dans leurs comportements déviants.
Et l'on s'étonne encore du nombre croissant de jeunes mal embouchés, ignorants et fainéants qui tournent mal, et qu'on met à tout va en prison où ils ne s'arrangent pas ?
Le coup de pied au derrière, ce n'est pas à l'âge de vingt ans que les jeunes doivent le recevoir, c'est beaucoup plus tôt.
Tous les gouvernements, de gauche et de droite agissent ainsi depuis 1960.
Consternant !
Je souhaite bon courage à notre collègue et l'assure de mon soutien indéfectible.

Écrit par : Francis Penin | 07 mai 2009

Je vois le problème à la racine, Julien. Mais je suis consciente que la mienne est une pratique, une philosophie de vie, perdue depuis longtemps. Ellle vous semble limitée, mais elle suit une grande et vieille tradition. Cause, principe e unité.

Écrit par : poulette | 07 mai 2009

Bien parlé, Francis. On aimerait bien voir certains blogueurs (parents mais pas professeurs ?) qui s'épanchent ici même tenir devant une classe qui n'en a rien à faire. A 25, 30, 35 on est fort !

Écrit par : marilyse | 07 mai 2009

Je reviens au nœud du problème et pose une question dont j'ignore la réponse. A quelles pressions, en matière de notation et d'avancement, sont soumis les Principaux de Collège et Lycée ?

Écrit par : dobolino | 07 mai 2009

On aimerait bien voir certains blogueurs (parents mais pas professeurs ?) qui s'épanchent ici même tenir devant une classe qui n'en a rien à faire. A 25, 30, 35 on est fort !

Ecrit par : marilyse | 07 mai 2009
je suppose que c'est pour moi? Je n'ai jamais prétendu que c'était facile ;

Écrit par : dobolino | 07 mai 2009

C'est tout simplement scandaleux !
C'est à cause de parents qui se croient tt permis et de "chefs" d'établissement (qui n'en ont que le nom) INCOMPETENTS que l'Ecole va si mal !

Ecrit par : papillon | 07 mai 2009

Si c'était aussi simple, il y a longtemps qu'on aurait résolu le problème...

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 07 mai 2009

Je vois le problème à la racine, Julien. Mais je suis consciente que la mienne est une pratique, une philosophie de vie, perdue depuis longtemps. Ellle vous semble limitée, mais elle suit une grande et vieille tradition. Cause, principe e unité.

Ecrit par : poulette | 07 mai 2009

Elle ne me semble rien du tout, votre "philosophie de vie". Si vous persistez à ne voir le problème que comme vous avez envie de le voir (et faire de la provoc' facile, on vous a vu venir ;-) ), c'est votre problème. Ça n'empêchera aucun de nous de bien dormir ce soir.

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 07 mai 2009

Non, Dobolino, je ne fais pas d'attaque ad hominem. Je crois que je suis une gentille, c'est comme ça. Par ailleurs, vous m'amusez. Je vous aime bien, malgré ce que vous dites parfois. C'est le jeu : tout le monde s'exprime en liberté. Ce que je supporte pas, c'est l'injure et le mépris.
Ce métier est devenu très difficile. Il a comme je le disais dans un post précédent un côté "surhumain". Il est quasiment impossible de se rendre compte de ce que c'est quand on n'y est pas confronté. Il a un côté minant. C'est un métier qui se dégrade d'année en année ... Comment rester optimiste ? Les professeurs (moi aussi je reprends à chaque fois le mot "prof" chez mes élèves et mes collègues !) sont des boucs émissaires tout trouvés. C'est plus facile de tout laisser filer : on n'a pas d'ennuis, ni avec la hiérarchie, ni avec les parents, ni avec les élèves. Il faut avoir l'honnêteté chevillée au corps pour continuer à réagir comme on le doit. Et le métier, on l'emporte chez soi, même dans son sommeil. J'ai tendance à être pessimiste par lucidité devant ce que je vois. La fracture de la société (le mot est faible) est à l'oeuvre dans nos classes, sous nos yeux, chez des enfants, on a du mal à l'accepter. En fait, on ne l'accepte pas, viscéralement parlant. Une époque aussi. Tout cela va changer. Est en train de changer.
Des erreurs désastreuses ont été commises depuis belle lurette. L'école a accompagné le mouvement de dérive de la société, l'a amplifié. L'éternelle question de l'oeuf et de la poule. Toute profession a ses incompétents, ou ses plus ou moins compétents -pourquoi l'Education nationale en serait-elle épargnée ? - mais on ne peut s'en prendre aussi facilement aux enseignants, petits soldats du front qui essaient de défendre autant qu'ils peuvent les positions qui restent. Ce n'est pas un effet de corporatisme, j'en suis très éloignée, mais un simple besoin de justice. Une honnêteté, là encore. Donc revoyons certains jugements à l'emporte-pièce. Encourageons ceux qui résistent comme ils peuvent. Moi, je souhaiterais que les parents s'occupent davantage des cours, cahiers de textes et résultats de leur enfant. Et fassent ce qu'il faut pour recadrer leur môme au lieu de croire ce qu'il raconte et de s'en prendre à l'enseignant. Un avatar là encore de l'enfant au centre, ce nombril du monde.
La vie est devenue si difficile pour beaucoup de familles que ce suivi n'est pas assuré. C'est le sauve-qui-peut. On achète des scooters, des télés, des téléphones portables, des MP3 et vogue la galère ! On a fait ce qu'il faut ! Nous sommes confrontés aujourd'hui à des cas qui nous paraissent insolubles chez des enfants de plus en plus jeunes. Les psy et les policiers, ou les deux ensemble, ont un grand avenir devant eux ! On se sent impuissant devant certaines situations, on rentre chez soi avec le problème qui dure, qui dure ... Sans rancune, Dobolino !

Écrit par : marilyse | 07 mai 2009

"Ce que je NE supporte pas" ! Gare, Orthoprof veille ...

Écrit par : marilyse | 07 mai 2009

je ne fais nullement de la "provoque" Julien, j'ai écrit mon poste avec bcp de calme. Vous y mettez le ton, et vous y mettez le votre en y voyant de la provocation. Je repète que je vois la cause de ce qui s'est passé, la racine. Je dors bien tranquille moi aussi, tout en sachant que je n'ai ni provoqué , ni scandalisé et que bcp de gens pensent comme moi. Au revoir et bonne soirée.

Écrit par : poulette | 07 mai 2009

Eh bien soit. Bonne soirée à vous aussi.

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 07 mai 2009

Petite précision, tout de même: je n'ai pas dis non plus que l'enseignante était hors de tout soupçon. Mais n'est-ce pas un peu prendre le problème à l'envers que de dire: "il a fauté, car on l'a tenté" ? Je trouve ça un peu facile, quand même...

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 07 mai 2009

Tout l'monde le fait !


PRESSE
Les journaux piégés par une fausse citation sur Wikipedia
NOUVELOBS.COM | 07.05.2009 | 14:47
De nombreux titres britanniques, australiens et indiens ont repris une fausse citation attribuée à Maurice Jarre par un jeune étudiant sur le site participatif Wikipedia.

Shane Fitzgerald, un étudiant irlandais en sociologie et économie à University College Dublin, s'est joué de nombreux média dans le monde, rapporte, mercredi 7 mai, le quotidien Irish Times. Le jeune étudiant de 22 ans avait attribué une fausse citation au compositeur français Maurice Jarre, décédé en mars dernier, sur le site encyclopédique participatif Wikipedia. L'étudiant a expliqué au quotidien irlandais avoir voulu faire une expérience, dans le cadre de ses recherches sur la globalisation.

The Guardian et The Independant piegés

Le jeune homme avait ajouté sur la page Wikipédia consacrée au compositeur récompensé par plusieurs oscars, la citation : "On pourrait dire que ma vie elle-même a été une musique de film. La musique était ma vie, la musique m'a donné la vie, et la musique est ce pourquoi je vais rester dans les mémoires longtemps après que je quitterai cette vie". "Quand je mourrai, il y aura une dernière valse jouant dans ma tête, que je pourrai seul entendre".
Ces lignes ont été ajoutées peu après la mort du compositeur et sont ensuite apparues dans les nécrologies de journaux britanniques comme The Guardian, The Independant, ou des journaux indiens et australiens, selon le quotidien irlandais. Shane Fitzgerald a expliqué son choix de Wikipedia parce que c'est un site que de nombreux journalistes consultent.

L'étudiant "choqué" par son expérience

Avouant avoir eu quelques doutes éthiques sur le fait d'utiliser la mort de quelqu'un pour faire une expérience, l'étudiant a expliqué avoir sélectionné avec soin la citation pour ne pas porter atteinte à la mémoire du compositeur. L'étudiant s'est déclaré choqué par les résultats de son expérience.
"Je ne m'attendais pas à ce que ça aille si loin. Je m'attendais à ce que ça se retrouve sur des blogs ou des sites, mais par sur des journaux de qualité", a-t-il dit. La supercherie n'a été découverte que quand l'étudiant a envoyé un e-mail aux journaux qui s'étaient laissé piéger.
Si Wikipedia a enlevé la citation et si certains journaux l'ont corrigée sur leur site ou ont publié une correction, elle reste visible sur des dizaines de sites, blogs et version en ligne de journaux, relève l'Irish Times.
(Nouvelobs.com)

Écrit par : sanjuro | 07 mai 2009

M. Brighelli,
Pouvez vous me dire où je peux me procurer, sur le net, la lettre du ministrère que vous citez dans votre note n°2 concernant la notation des élèves?

Merci d'avance.

Écrit par : clem | 07 mai 2009

Non, Dobolino, je ne fais pas d'attaque ad hominem. Je crois que je suis une gentille, c'est comme ça. Par ailleurs, vous m'amusez. Je vous aime bien, malgré ce que vous dites parfois. C'est le jeu : tout le monde s'exprime en liberté. Ce que je supporte pas, c'est l'injure et le mépris.
Ce métier est devenu très difficile. Il a comme je le disais dans un post précédent un côté "surhumain". Il est quasiment impossible de se rendre compte de ce que c'est quand on n'y est pas confronté. Il a un côté minant. C'est un métier qui se dégrade d'année en année ... Comment rester optimiste ?
.../ ...
Sans rancune, Dobolino !

Ecrit par : marilyse | 07 mai 2009

Je n'ai nulle rancune, si vous faites l'effort de réaliser que tous les métiers, et aussi bien le mien, sont logés à la même enseigne que le vôtre.
Tous les métiers sont minants, dans un monde de procéduriers.
Notre quotidien est semé d'embûches aussi bien que le vôtre.

Écrit par : dobolino | 07 mai 2009

@"Tout le monde s'exprime en liberté" dit un habituée de ce blog.
Elle a assurément raison. Aussi bien ne puis-je que m'étonner que cette liberté esquive les questions posées par un Enzensberger dont la principale est celle-ci : le consensus repose sur l'idée centrale que rien ne change, ou plutôt : il y a consensus quand les opposants et les dominants sont d'accord sur l'idée que rien ne change.
Se pourrait-il que la pensée allemande, celle qui court de Heine à Benjamin, à Enzensberger en passant par quelques autres considérables, soit hermétique à des hexagonaux ?
Lothar Baier, qui fut outre-Rhin un des meilleurs connaisseurs de notre pays, me disait au procès Barbie que la France avait oublié le couteau Opinel comme signe de son génie.
Cadichon doit avoir des idées là-dessus.

Écrit par : guy morel | 07 mai 2009

Et le métier, on l'emporte chez soi, même dans son sommeil.

Sans rancune, Dobolino !

Ecrit par : marilyse | 07 mai 2009

Bien sûr que c'est sans rancune !
Mon métier aussi, je l'emporte dans mon sommeil ! Que vous imaginez-vous ? Que je caresse deux chiens et trois chats par ci par là puis vais,après trois prescriptions d'antibotiques faciles et deux vaccins, sans remords ni angoisse me coucher du sommeil du juste ?
Vous auriez alors une vision bien édulcorée du métier des autres, de ceux qui ne sont pas professeurs !

Écrit par : dobolino | 07 mai 2009

On se sent impuissant devant certaines situations, on rentre chez soi avec le problème qui dure, qui dure ... Sans rancune, Dobolino !

Ecrit par : marilyse | 07 mai 2009

Nous aussi ! Mais, comme consolation, nous pouvons nous dire " ce n'est que leur chien, leur chat, leur vache ! pourvu qu'ils n'agissent pas ainsi envers leur enfant ! "
Ça procède du même !

Écrit par : dobolino | 07 mai 2009

Ben voilà! Les parents qui rentrent à l'Ecole par tous les orifices, et tous les horribles fils, ça donne ça! Parce que les parents en question n'ont pas compris que si on les sollicite, c'est pour nous donner un coup de main, mais pas pour prendre le pouvoir. Et on se retrouve dans la position du précepteur, qui faisait jadis partie du personnel de maison. J'ai même entendu un jour un parent d'élève qui, dans un conseil d'école, se plaignait que le papier hygiénique des WC était trop rude au toucher...et à l'usage. Ces harengs, chez lesquels nos élèves marinent, finissent par dire n'importe quoi.

Belle illustration aussi de l'Inter pas net. Pas de salut hors de ce média tant vanté par tous les intellos, réflexe premier de nos potaches qui surfent de manière si admirable, à la grande fierté de leurs parents. En fait, les gamins se retrouvent dotés d'un arsenal redoutable: la toile avec la grosse araignée qui phagocyte leur imagination et leur volonté en dévorant la carte de crédit, maman et papa qui défendent leur progéniture et trouvent dans l'enceinte de l'Ecole un merveilleux terrain pour expurger toutes leurs frustrations diverses, la lâcheté de l'Administration qui favorise presque toujours le plus médiocre des parents au meilleur des enseignants.

Cette histoire est un joli cas d'école...

Écrit par : Alph | 07 mai 2009

Je reviens au nœud du problème et pose une question dont j'ignore la réponse. A quelles pressions, en matière de notation et d'avancement, sont soumis les Principaux de Collège et Lycée ?

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2009

????
On me fait la morale mais, à cette question personne n'a répondu, alors que c'est bien le centre du sujet !
Comment un Principal peut être amenéà désavouer un professeur. Quelles pressions subit-il, de son côté ?
Comment peut-il être amené à agir avec une telle bassesse et un tel mépris d'un système scolaire qu'il est logiquement payer pour défendre ?

Écrit par : dobolino | 07 mai 2009

Petite parenthèse, puisque X. Darcos, a, paraît-il, déja fait ses valises et que nous attendons son remplaçant : Eric Zemmour critique et compare souvent le gouvernement actuel à "un casting" (sic). Comme d'habitude, son analyse est assez fine, n'en déplaise aux beaufs de gauche style Didier Porte et son pitoyable humour pas drôle de pilier de comptoir.


Remaniement «new style»
Par Éric Zemmour
Publié le 17/04/2009 dans Le Figaro Magazine

Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Les ministres, en ce temps-là, remplissaient une mission.
L'Etat, la République, la France, la gauche ou mon général, ils en avaient plein la bouche. Costumes trois pièces et langue de bois. Télé en noir et blanc même sur écran couleur. Candidats à rien, mais prêts à tout. Une dignité empreinte de gravité. Servir seulement, disaient-ils. Personne n'en croyait mot. On savait l'ambition, la manigance, la courtisanerie. Mais on la cachait avec soin. On était choisi pour ses « compétences » ; mais aussi (surtout) pour son poids politique dans le parti, dans sa région ou sa ville. Son amitié avec le Président.

Rien n'a changé ? Si, le style. Et le style, c'est l'homme. Désormais, on revendique tout de chic. En toute franchise. Toute transparence. L'ambition, on la porte en sautoir sur une robe Dior ou une chemise sans cravate. On imite le chef qui songeait à l'Elysée en se rasant. On croit ainsi lui complaire.
Justice, Education, Agriculture, c'est la foire d'empoigne. On fanfaronne, on s'époumone. On revendique, on s'agite, on soigne son bruit médiatique. On envoie une lettre de motivation au PDG de la French Corporation Inc. Parfois, il reçoit une boîte de chocolats. On lui réclame promotion, faveur, soutien.
Le Président a composé son gouvernement sur des critères « new style » : avoir de bons sondages de popularité, bien passer (et souvent) à la télévision, être une femme ou un enfant d'immigré récent. La compétence ou le poids politique n'ont aucune importance : l'Elysée s'occupe de tout. La notion de remaniement est vidée de son sens puisque la notion de gouvernement n'a plus vraiment cours.

Nos ministres sont fringants, dynamiques, transparents. Les anciens étaient ternes, austères, hypocrites. De grâce, rendez-nous l'hypocrisie.

Écrit par : Manu | 08 mai 2009

Comment un Principal peut être amenéà désavouer un professeur. Quelles pressions subit-il, de son côté ?
Comment peut-il être amené à agir avec une telle bassesse et un tel mépris d'un système scolaire qu'il est logiquement payer pour défendre ?

Ecrit par : dobolino | 07 mai 2009


Je vais tenter de répondre en partie : les principaux sont de plus en plus recrutés non pas en fonction de leur compétence mais deux 2 critères :

1) Le conformisme et la platitude la plus absolue, de préférence politiquement correcte. Le futur chef d'établissement ne doit pas être capable de prendre du recul ou tout simplement de réfléchir par lui même.

2) Il en découle qu'ils sont recrutés également par rappport à la capacité à obéir à N'IMPORTE QUEL ORDRE ou directive qui vienne d'en haut. Il y a une époque pas si lointaine où la question leur était directement posée pendant l'entretien.

Faut-il préciser que le syndicat majoritaire chez les chefs d'établissement est l'UNSA, sous-marin du PS dont on connait les brillantes thèses sur l'éducation (quelque part entre Frackowiack et Julliard) ?

Il s'ensuit que même si par miracle vous avez un chef d'établisement doté d'un cerveau (cela se rencontre encore), ils sont de plus en plus nombreux à n'avoir jamais enseigné (ce sont souvent d'anciens CPE). Sinon j'ai pu constater qu'une proportion importante d'entre eux sont d'anciens professeurs de techno ou d'EPS, matières "mineures", dont les collègues les moins brillant trouvent par ce biais le moyen de combler une certaine frustration en faisant carrière. Ces 2 matières étant réputées pour leur allégeance au pédagogisme et à "l'enseigner autrement".


Pour être tout à fait juste, ajoutons que s'ils n'ont aucun des défauts cités, ils ont en plus la pression de la hiérarchie qui peut les nommer n'importe où, les mettre dans des établissements dégueulasses, les désavouer en considérant les parents comme des clients, les assomment de directives bureaucratiques bien-pensantes dont bon nombre sont tout simplement inaplicables.

Ils sont en général bien vu en fonction :

1) Du fameux "pas de vague" qui les incite à nier les faits (professeur agressé, incidents divers, etc.)

2) Par leur zèle à appliquer les "réformes" que les pédagogistes ont concocté dans les bureaux. J'ai déja vu par exemple un chef
d' établissement être littéralement obsédé (le mot est faible) par les IDD et qui disait toutes les 30 secondes pour justifier son incurie "les élèves en difficulté", ou dès que l'on proposait quelque chose de rationnel '"c'est pas éducatif", quelque soit le sujet. Cela pouvait donner :

"Vous ne pouvez pas mettre de zéro pour tricherie, ce n'est pas éducatif et il faut aider les élèves en difficulté"

"Il ne faut pas punir cet élève, ce n'est pas éducatif"

"Nous allons mettre en place (au choix : de la remédiation, des sorties, des projets, des IDD, des journées banalisées, de l'éducation à la citoyenneté, du tutorat, faire signer à l'élève un contrat, etc.) pour aider les élèves en difficulté"

Mais... pourquoi sont-ils "en difficulté" ?

- Vous sortez de la question...

Écrit par : Manu | 08 mai 2009

"Le coup de pied au derrière, ce n'est pas à l'âge de vingt ans que les jeunes doivent le recevoir, c'est beaucoup plus tôt."

Ecrit par : Francis Penin | 07 mai 2009

Hé oui. Et, au delà de ça, si ce qui doit être fait est fait suffisamment tôt, sur le plan éducatif, (dès la naissance), il n'y aura peut-être même pas besoin de le donner. Et les professeurs n'auront pas besoin d'éduquer, et pourront de nouveau enseigner.
Manu, Zemmour a raison. Mais son texte n'a aucun intérêt. (Presque) tout le monde sait ça, et le dit. Pour le coup, je le trouve hyper "politiquement correct"!!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

"N'en déplaise aux beaufs de gauche style Didier Porte et son pitoyable humour pas drôle de pilier de comptoir."

Ecrit par : Manu | 08 mai 2009


Et ne perdez quand-même pas votre sang-froid!
Et moi qui croyais qu'on pouvait être de droite et honnête intellectuellement... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Le Maïtre du Moloch en partance ? Il faudrait lui construire un éloge funèbre à la hauteur du consensus dont il aurait pu faire l'objet.

En voilà un qui, malgré son appartenance à la droite umpiste, disposait au départ d'un "capital de confiance" qui dépassait assez largement son camp.

Le ou la suivante gèrera sans faire trop de vagues en laissant les factions continuer à détruire au nom du bien commun.

Et puis, il y aura bientôt les européennes, dont tout le monde se fout, et qui (re)mèneront à Bruxelles une bonne charrette de pédagols activistes dont personne ne veut ici (Castex et al.)

PS : j'aimerais bien que Didier Porte fasse une chronique assassine sur les pédagols mais je doute que cela lui vienne seulement à l'idée.

Écrit par : dugong | 08 mai 2009

"PS : j'aimerais bien que Didier Porte fasse une chronique assassine sur les pédagols mais je doute que cela lui vienne seulement à l'idée."

Ecrit par : dugong | 08 mai 2009

Il n'a pas fait de chronique (à ma connaissance) sur le sujet, mais déjà sorti quelques phrases assassines bien senties sur les dérives, entre autres, du "pédagogisme"! Et il rate rarement une occasion de défendre les professeurs. Contrairement à Zemmour.
Pour ce qui est de "lui venir à l'idée", ne vous faites pas de souci!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

"il rate rarement une occasion de défendre les professeurs"

Oui mais lesquels ?

Quand accepterons nous l'idée que nous ne sommes pas un monde homogène ?

Écrit par : dugong | 08 mai 2009

"Oui mais lesquels ?"

Ecrit par : dugong | 08 mai 2009

La fonction. Celle qui est, en ce moment, menacée par nos gouvernants.
Quand elle n'existera plus, le "monde" dont vous parlez ne sera plus ni homogène, ni hétérogène. Il sera privé de tout. Et privé, en plus.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

"N'en déplaise aux beaufs de gauche style Didier Porte et son pitoyable humour pas drôle de pilier de comptoir."

Ecrit par : Manu | 08 mai 2009

Honte sur moi... Didier Porte me fait rire ( et Christophe Alevêque aussi) ! C'est grave, docteur ?

Écrit par : Françoise Guichard | 08 mai 2009

Privé en tout et de tout à la fois ?

Il reste des issues : on ira chez Guedbralec.

Fin de carrière au Qatar, il n'y a pas de raison que cela soit réservé aux entraîneurs belges.

Écrit par : dugong | 08 mai 2009

CS parle de la fonction professorale.

Il y en a pourtant qui rêvent de nous faire fonctionner de façon "plurielle".

Je joins, pour mémoire, l'inventaire probalement non exhaustif des fonctions "complémentaires" que la petite et grande prêtrise du Moloch aimerait tant nous confier :

"Le métier de professeur est appelé inéluctablement à évoluer. On ne saurait laisser plus longtemps hors du champ de compétences des enseignants et, à la périphérie de l’enseignement, des fonctions essentielles pour le devenir des élèves dont notre système est responsable. Considérons l’ensemble des missions reliées au cœur du métier en plus de l’enseignement : orienter, évaluer, valider, aider, accompagner le travail personnel, participer à la définition des services, gérer des projets, définir en équipe la gestion du temps, aménager des parties de programmes et individualiser des parcours, créer des dispositifs, adapter les pratiques pédagogiques, élaborer des indicateurs, étudier le devenir des élèves, communiquer vers l’extérieur, promouvoir l’établissement, etc. Toutes ces missions, et bien d’autres encore, sauraient-elles durablement sortir de la responsabilité effective des enseignants ? Ne serait-il pas absurde d’écarter les enseignants et les autres personnels d’un pilotage négocié et partagé ? Non seulement il convient, d’après nous, de s’engager résolument dans cette voie, mais il convient encore de réformer les hiérarchies intermédiaires pour accompagner ce mouvement."

http://www.educationetdevenir.fr/spip.php?article29

Écrit par : dugong | 08 mai 2009

Juste en passant.
Dans mon métier d'enseignant de la conduite ce sont les parents d'élèves, professeurs de collège et lycée, qui me/nous posent le plus de problèmes.
Ce sont les premiers à se plaindre et à décridibiliser notre travail.
Quand je pense que l'idée a été émise que cela soit eux qui pourraient un jour enseigner le code de la route...
Quoique me vient parfois l'envie légitime d'outrepasser mes fonctions de moniteur d'auto-école et de donner quelques leçons de français à des élèves dont le langage se limite trop souvent à quelques onomatopées.

Écrit par : Jérôme Sancho | 08 mai 2009

"N'en déplaise aux beaufs de gauche style Didier Porte et son pitoyable humour pas drôle de pilier de comptoir."

Ecrit par : Manu | 08 mai 2009

Honte sur moi... Didier Porte me fait rire ( et Christophe Alevêque aussi) ! C'est grave, docteur ?

Ecrit par : Françoise Guichard | 08 mai 2009

ça confirme...

Écrit par : docteur | 08 mai 2009

"Honte sur moi... Didier Porte me fait rire ( et Christophe Alevêque aussi) ! C'est grave, docteur ?"

Ecrit par : Françoise Guichard | 08 mai 2009

;-)... Ca serait plus ennuyeux si c'étaient Bigard, Dieudonné ou, pire encore, Dubosc qui vous faisaient marrer!!!

Dugong, vous faites l'âne pour avoir du son! Vous savez très bien que je ne parle pas de ça.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

"décridibiliser"

Ecrit par : Jérôme Sancho | 08 mai 2009

"décrédibiliser".
Je ne sais pas si c'est une excellente idée que vous repreniez vos élèves sur leur expression française!!!
Non, je plaisante. Toutes les occasions sont bonnes, (comme dirait DSK).

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

"décridibiliser"

Ecrit par : Jérôme Sancho | 08 mai 2009

"décrédibiliser".
Je ne sais pas si c'est une excellente idée que vous repreniez vos élèves sur leur expression française!!!
Non, je plaisante. Toutes les occasions sont bonnes, (comme dirait DSK).

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Effectivement...Vous ne me pardonnez rien mais vous faites bien... Mon expression orale se maghrébise de plus en plus, si vous permettez...

Écrit par : Jérôme Sancho | 08 mai 2009

En l'occurrence, c'était de l'expression écrite, mais je n'ai, en l'occurrence, rien à pardonner (ou à ne pas pardonner, d'ailleurs!)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

"N'en déplaise aux beaufs de gauche style Didier Porte et son pitoyable humour pas drôle de pilier de comptoir."

Ecrit par : Manu | 08 mai 2009

Honte sur moi... Didier Porte me fait rire ( et Christophe Alevêque aussi) ! C'est grave, docteur ?

Ecrit par : Françoise Guichard | 08 mai 2009

Oh, il y a pire !
Hier, je vaquais sur un forum de professeurs de lettres bien connu et j'ai eu la joie sans mélange de découvrir ce qui faisait rire certaines profounettes de lettrounettes !
Ah, la Simca 1000, ça, c'est du lourd(ingue) ! J'en suis encore toute traumatisée :O) !
Je me demande vraiment si je ne vais pas conseiller à ma fille de déscolariser préventivement son bébé de deux ans... Je n'ai pas une énorme culture littéraire, mais bon, on se débrouillera avec de vieux manuels ! Je ferai les trajets s'il le faut !

Écrit par : catmano | 08 mai 2009

Sinon, question sérieuse d'une collègue d'élémentaire :

" Orthographe lexicale :
- Avez-vous des références à ce sujet car je voudrais vraiment finir par percer ce mystère de l'orthographe lexicale !"

Je ne sais pas exactement si sa question porte sur le pourquoi du comment de l'orthographe des mots ou si elle désire plutôt savoir comment la mémoire lexicale vient aux élèves et quels sont les exercices pour l'installer puis la travailler.

Je pense que si la première question est la bonne, certains d'entre vous doivent pouvoir lui conseiller quelques titres de livres ou quelques articles facilement accessibles sur la Toile.

Merci pour elle.

Écrit par : catmano | 08 mai 2009

Ecrit par : guedbralec27 | 07 mai 2009

"Les transitions entre Antiquité, Moyen Age, Renaissance, Temps Modernes et Contemporaine sont largement étudiées de manière à maintenir les élèves dans une compréhension linéaire et non thématique." : Excellent ! J'ai beau avoir appris chronologiquement, j'ai gardé longtemps de ma scolarité l'idée d'un effondrement complet entre chaque période, alors qu'il n'y avait guère que...les grandes vacances !

" La Chine, puissance nouvelle est largement étudiée dans le cadre de l'Asie pacifique." : N'oubliez pas l'Inde, scrongneugneu !! Vous allez être surpris, dans dix ans.

Ecrit par : yann | 07 mai 2009

Oui Yann vous avez tout à fait raison, même si pour le moment l'Inde doit se dépêtrer de son problème démographique et résoudre la stratification d'un société encore bien trop marquée par l'Hindouisme. Cela dit, si l'on devait ne retenir que Bombay ou Bangalore, nous avons devant nous une formidable puissance et en effet nous en reparlerons dans dix ans.
Dugong, j'vous emmène au Qatar? (après tout, une ancienne formatrice IUFM de ma connaissance rêve d'y implanter une école! )

Écrit par : guedbralec27 | 08 mai 2009

"Ah, la Simca 1000, ça, c'est du lourd(ingue) ! J'en suis encore toute traumatisée :O) !"

Ecrit par : catmano | 08 mai 2009

C'est quoi t'est-ce, "la Simca 1000"????? :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

CS :
http://www.youtube.com/watch?v=BKLV7kc03mc
Mais gaffe, ça peut heurter gravement la sensibilité des personnes sensibles ...

Écrit par : Zorglub | 08 mai 2009

"Ah, la Simca 1000, ça, c'est du lourd(ingue) ! J'en suis encore toute traumatisée :O) !"

Ecrit par : catmano | 08 mai 2009

C'est quoi t'est-ce, "la Simca 1000"????? :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Allez voir là, c'est en page 1.


http://neoprofs.forumactif.net/loisirs-divers-et-petites-annonces-f6/histoire-de-rire-un-peu-avant-le-week-end-t8207.htm

Écrit par : catmano | 08 mai 2009

@ Analphabète secondaire

Robert Solé lirait-il ce blog ? 24 heures après la parution ici du post de Michel Delord sur Enzensberger, il a trouvé dans l'actualité SNCF un spécimen de ladite créature.

"By train
par Robert Solé, Le Monde, 8 mai 2009

Dans les trains, les enfants s'agitent et font du boucan. Pour préserver la tranquillité des autres voyageurs, des rames TGV seront réservées cet été aux familles. On pourra y faire tout le bruit qu'on voudra, affirme Guillaume Pepy, le patron de la SNCF, qui a demandé à Disneyland Paris d'y assurer des animations.
Comme il se doit, l'opération est baptisée "TGV family". Histoire d'être immédiatement compris par les Français en voyage et par les cheminots. Il n'était pas imaginable d'employer un mot aussi ringard que "famille", quasiment un gros mot. Sur l'antenne d'Europe 1, en v.o. sous-titrée, Guillaume Pepy a déclaré : "Pour les vacances d'été (summer holidays), il faut inventer (invent) de nouvelles façons (new ways) de voyager (to travel). Si ce test est positif (positive), on lancera certainement (most probably) d'autres initiatives, sans exclure une offre réservée aux seniors (seniors)."

Ce sera un vrai plaisir de voyager entre vieux. Il faudra quand même crier fort pour se faire entendre dans ces rames à sonotones. Et, puisqu'il devient impossible de vivre ensemble (live together), vivement des trains réservés aux gros, aux bègues, aux radicaux de gauche ou aux divorcés remariés !"

Écrit par : guy morel | 08 mai 2009

A propos de la source de la lettre de Gaudemar sur le zéro :
http://www.siaes.com/publications/lettres/lettre29_suppl_09012006.htm#A%20propos%20du%20ZÉRO
JPB

Écrit par : brighelli | 08 mai 2009

Il me revient en mémoire une anecdote relative aux collégiens tricheurs et remontant aux années 85 si ma mémoire est bonne.
J'étais encore documentaliste et le CDDP de la Marne chargé de l'impression et de la diffusion de certains ouvrages avait envoyé à tous les CDI du département et peut-être de l'académie, un recueil de poésies dont les auteurs étaient des collégiens ayant participé à un concours. Ce recueil était préfacé par le responsable du service culturel du rectorat, personnalité connue, ne manquant pas de souligner "la fraîcheur de tous ces textes à l'heure où tant de fadaises inondent les ondes." La citation est approximative mais le mot "fadaises" avait retenu mon attention. Me voilà partie à la découverte des textes du recueil et tout à coup l'un d'eux me laisse aller à fredonner :
Tu voudrais pour me rendre plus heureuse
M'offrir le monde entre tes bras,
Conquérir des fortunes fabuleuses,
Je n'ai besoin de tout cela.
Le bonheur c'est la fleur à mon oreille
C'est le chant d'un oiseau dans le matin...

Oui, cette chanson, je la connais, je l'ai recopiée dans mon carnet et je l'ai chantée avec ma copine Micheline quand nous allions sur le chemin du collège ... à bicyclette. (La bicyclette a inspiré Montand et Bourvil.)
Bref c'est la chanson " Le bonheur" succès de Dalida dans les années 59 et 60 et ce gamin élève de troisième d'un collège marnais, pas gêné, l'a recopiée intégralement. Ah non, il exagère celui-là ! S'emparer ainsi d'un" petit bonheur" ( autre chanson celle -là, de Félix Leclerc) de mon adolescence. et se l'approprier sans état d'âme, c'est du vol. Et puis, elle avait une voix chaude et caressante Dalida, même quand elle chantait des fadaises. Non mais !
Je suis allée voir le Proviseur et je lui ai fait part de ma découverte. Il m'a conseillé d'avertir la direction du CDDP et la page où figurait la chanson a été enlevée des exemplaires restants.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 mai 2009

"Pour présenter le projet de mastérisation, rappelons d'abord la différence entre un diplôme et un concours. Un diplôme certifie que l'étudiant a suivi un certain type d'enseignement et acquis un certain niveau de connaissance et de compétence. L'examen qui vérifie cette acquisition n'est pas sélectif : on peut théoriquement envisager que tous les étudiants s'y présentant soient reçus."

Ben voyons! Crétin des Alpes!

Écrit par : week-end | 08 mai 2009

Zorglub, vous, vous n'avez mis que la chanson. On se rend moins bien compte.
Ma version contient en plus le début du sketch ! Au moins, c'est complet.

Écrit par : catmano | 08 mai 2009

Professeur de lettres classiques (en fin de carrière), je ne peux que m'associer à la rage de tous ceux qui lisent cette information. Ce que l'on peut espérer, c'est que les collègues de l'établissement où enseigne notre ami se manifestent.
Bien entendu, le chef d'établissement, par couardise, a abusé de ses droits. On y est habitué, malheureusement. J'espère simplement que cet article ne sera pas lu par trop d'élèves et de parents, à qui il pourrait donner des idées.

Écrit par : lachrira | 08 mai 2009

Je pense que si la première question est la bonne, certains d'entre vous doivent pouvoir lui conseiller quelques titres de livres ou quelques articles facilement accessibles sur la Toile.

Merci pour elle.

Ecrit par : catmano | 08 mai 2009

J'ai bien un livre intitulé "J'apprends l'orthographe par la découverte de ses règles" (Jean Fenech, Yves Martinez) chez Retz qui est plus pour adultes que pour enfants, mais c'est une édition 1986 ...
Il fait le tour des
- mots commençant par...
- mots finissant par ...
- les accords
- les homophones
- et la conjugaison.

Finalement, un bon Bled devrait aussi très bien faire l'affaire...

Écrit par : Maminou | 08 mai 2009

Et puis, j'avoue : malgré une maîtrise, un DEA, un doctorat, une agrégation, un poste à la fac...j'aurais été INCAPABLE de chez INCAPABLE de composer sur un tel sujet! Car on est pas poète sur commande ! Un tel sujet c'est la négation même de la littérature, de la poésie, et du bon sens . La triche, ou alors la confrontation directe avec le prof, s'imposaient!! (et dieu sait comment réagissent les "profs" lorsqu'ils se sentent critiqués! Ils voient l'ombre de leur propre ignorance sur le visage du papa, de la maman, de l'élève...)...Les deux solutions pour sortir du merdier (triche ou confrontation)auraient demandé l'intervention d'un tiers : le proviseur. Mais où est l'erreur?

Ecrit par : poulette | 07 mai 2009

Poulette, avez-vous, au cours de votre cursus exemplaire, enseigné dans le secondaire ?

D'autre part, on peut heurter le bon sens même en faisant de belles phrases vides, qui ne cachent qu'à grand peine des poncifs éculés et faux : "les "profs" [...] voient l'ombre de leur propre ignorance sur le visage du papa, de la maman, de l'élève..." C'est beau mais c'est creux. Et c'est blessant envers quelqu'un que vous ne connaissez pas.

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2009

Bien vu, votre portrait, Manu. J'en ai connu un comme ça, il y a peu. Un activiste du pédagogisme, caractériel en plus. On a beaucoup souffert. J'en connais d'autres aussi qui pensent comme nous, en privé.

Écrit par : marilyse | 08 mai 2009

Bien, Jérémy. Souvent petites poulettes ont le sang qui montent à la crête ...

Écrit par : marilyse | 08 mai 2009

Catmano, nous recevons actuellement en collège les spécimens des éditeurs et je suis étonnée du nombre de livres d'orthographe qui tombent dans notre escarcelle. Signe des temps. Chez Hachette, il y a la série "Orthocollège". "Vocabulaire pour lire et pour écrire", chez Nathan "De l'orthographe à l'expression écrite", sans oublier une nouvelle mouture du Bled ... Il y a profusion en ce moment. Je ne sais pas si tout tiendrait dans une Simca 1000 ...

Écrit par : marilyse | 08 mai 2009

Bon, ça y est, je me suis mis sur néoprofs…

je vais essayer de ne pas m'y faire détester...

j'y ai appris une chose : les postes de maitres de conférences et la proportion entre les disciplines, c'est éclaierant :


Linguistique : 31 postes
Lettres classiques : 7 postes
Littérature française : 39 postes
Littérature générale et comparée : 5
Sciences de l'éducation : 41
Communication : 39

j'additionne comme ceci :
vraies matières : 51
arts du cirque : 111

Écrit par : sanjuro | 08 mai 2009

Très bien dit !
Un peu de cruauté ne messied point…
JPB

Écrit par : brighelli | 08 mai 2009

C'est beau mais c'est creux. Et c'est blessant envers quelqu'un que vous ne connaissez pas.

Ecrit par : Jeremy | 08 mai 2009

Quand je vous disait que poulette faisait de la provoc' facile, un (ex)troll sait reconnaître ses congénères ;-)

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 08 mai 2009

Par Trollibus "je vous disais", Julien !

Écrit par : orthoprof | 08 mai 2009

"arts du cirque : 111"

Ecrit par : sanjuro | 08 mai 2009

"Très bien dit !
Un peu de cruauté ne messied point…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 08 mai 2009

Quand même, ce n'est pas très gentil pour les circassiens!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Pour ce qui est de "lui venir à l'idée", ne vous faites pas de souci!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Trop fooort !

Dis-moi qui sont tes amis et je te dirai qui tu es ! looool !

Si ce blog n'était pas un repaire très consensuel de beaufs de gauche aux cerveaux laminés par la bienpensance, il aurait la qualité, la liberté de pensée et par conséquent l'audience d'un site comme "Causeur".

Écrit par : Comte de Champignac | 08 mai 2009

"vraies matières : 51
arts du cirque : 111"

Mettre la linguistique sur le même plan que les sciences de l'éduc, c'est quand même un peu dur pour la première nommée.

Heureusement qu'avec les dernières dans l'arène, le pointillisme seurat le genre humain.

Écrit par : dugong | 08 mai 2009

Le tableau en question est d'ailleurs une assez belle allégorie de la séquence pédagole idéale.

Écrit par : dugong | 08 mai 2009

Ce sera un vrai plaisir de voyager entre vieux. Il faudra quand même crier fort pour se faire entendre dans ces rames à sonotones. Et, puisqu'il devient impossible de vivre ensemble (live together), vivement des trains réservés aux gros, aux bègues, aux radicaux de gauche ou aux divorcés remariés !"
Ecrit par : guy morel | 08 mai 2009

N'oubliez surtout pas les curetons de toute chapelle, ni les femmes voilées! Qu'on les foute dans le même train et qu'on les laisse s'étriper entre eux!
Ceci dit, les mômes mal élevés dans les trains, quelle plaie! Idem pour les beaufesses pendues à leur portable!
Car la beaufitude a changé de sexe, ne l'avez-vous pas constaté? Encore une victoire du féminisme!

Écrit par : retraitée | 08 mai 2009

retraitée a écrit : "N'oubliez surtout pas les curetons de toute chapelle, ni les femmes voilées! Qu'on les foute dans le même train"

Vous n'y pensez pas ! Certains sont interféconds !

Écrit par : dugong | 08 mai 2009

Dans ces cas-là, moi, je veux et j'exige un TGV-djeun's !!!

Lors de mon dernier trajet, j'ai dû me "fader" les conversations téléphoniques de trois jeunes bécasses racontant à leurs cop's au téléphone les prouesses des participant(e)s à leur stage BAFA et programmant les vannes qu'elles allaient sortir à leurs parents pour pouvoir aller en boîte le soir-même !

Wouahhh ! Trop fooort !

J'ai été obligée d'interrompre ma lecture du dernier Nicolas Le Floch, puis finalement, saoûlée, de finir le trajet au bout du wagon, dans l'espace téléphone. Là, c'était beaucoup plus calme !

Au fait, ce n'est pas la peine de différencier les wagons, elles voyagent très bien en première avec un billet de seconde ! Elles l'ont dit à leurs cop's au téléphone.

Écrit par : catmano | 08 mai 2009

Si ce blog n'était pas un repaire très consensuel de beaufs de gauche aux cerveaux laminés par la bienpensance, il aurait la qualité, la liberté de pensée et par conséquent l'audience d'un site comme "Causeur".

Ecrit par : Comte de Champignac | 08 mai 2009

Monsieur le Comte, moi, j'ai souvent le cerveau laminé par la non-pensance de mes élèves. Je cause, je cause, c'est tout ce que je sais faire ...

Écrit par : Baron de Cuir | 08 mai 2009

Hélène :)

http://www.deezer.com/track/906230

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2009

Tiens, c'est amusant : juste après "Le bonheur" par Dalida, deezer, sans que je lui aie demandé quoi que ce soit, me propose Can't take my eyes off you par Gloria Gaynor.

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2009

"By train
par Robert Solé, Le Monde, 8 mai 2009

Dans les trains, les enfants s'agitent et font du boucan. Pour préserver la tranquillité des autres voyageurs, des rames TGV seront réservées cet été aux familles. On pourra y faire tout le bruit qu'on voudra, affirme Guillaume Pepy, le patron de la SNCF, qui a demandé à Disneyland Paris d'y assurer des animations.


Ecrit par : guy morel | 08 mai 2009
Ça vous fait rire ?????
Ayant eu l'occasion de gronder mes enfants en bas âge dans le train pour leur agitation, je me souviens des regards foudroyants et sévères à cette mère qui entravait la créativité des ses petits mignons.

Écrit par : dobolino | 08 mai 2009

Pour ceux qui ne savent plus ce que c'est, Can't take my eyes off you, c'est ici : http://www.deezer.com/track/1603880

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2009

Et après Gloria Gaynor, Funkytown de Lipps !

Je vais passer ma journée sur deezer si ça continue.

http://www.deezer.com/track/1755

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2009

Catmano a écrit : "j'ai dû me "fader" les conversations téléphoniques de trois jeunes bécasses"

Saviez vous qu'il existe un magazine Bécasse Passion, "Le magazine des chasseurs de bécasses, la passion de la bécasse" ? Il y a même un site internet.

On y lit :

"A la bécasse, il faut d'abord trouver des oiseaux, mais ensuite vient la conclusion qui appartient au chasseur, le chien ayant accompli son devoir.
Même si l'action en soi de trouver et de verrouiller un oiseau constitue l'essentiel de cette chasse, la capture par le tir reste cependant l'acte final du triomphe et la récompense ultime"

et plus loin :

"Le fusil Darne possède une ligne unique qui se reconnaît immédiatement. L'élégance de ses formes et sa clef à oreilles l'ont rendu célèbre dans le monde entier. C'est donc un juxtaposé fin et racé, prisé par les bécassiers que nous vous présentons."

Si je comprends bien, il s'agit d'une interprétation du déconophone vu comme une clef à oreilles chez les bécasses au regard darne.



http://www.becasse.com/Boutique/Affich.htm?RID=BN68/ECM

Écrit par : dugong | 08 mai 2009

Alors, y'aura des trains pour les d'jeuns, des trains pour les bébés, des trains pour les lardons grouillants, des trains pour les mémés de gauche, des trains pour les téléphoniquomaniaques, des trains pour les obèses, des trains pour les voilées, pour les invertis, pour les cocaïnomanes, pour les hérédosyphillitiques ?

Ok ! Mais, alors, pourquoi pas au moins un wagon pour les fumeurs de clopes ???
Je vais alerter la Halde !

Écrit par : dobolino | 08 mai 2009

En tout cas merci Hélène !

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2009

Il doit y avoir quelqu'un dans Deezer, qui me connaît.

Ils m'ont sorti ça : http://www.deezer.com/track/980110

Ca fait au moins 10 ans que je cherche le titre.

Je suis ému.

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2009

Alors, y'aura des trains pour les d'jeuns, des trains pour les bébés, des trains pour les lardons grouillants, des trains pour les mémés de gauche, des trains pour les téléphoniquomaniaques, des trains pour les obèses, des trains pour les voilées, pour les invertis, pour les cocaïnomanes, pour les hérédosyphillitiques ?

Ok ! Mais, alors, pourquoi pas au moins un wagon pour les fumeurs de clopes ???
Je vais alerter la Halde !

Ecrit par : dobolino | 08 mai 2009

Vous aurez remarqué que pour l'instant il n'y a que des trains pour les familles.

Je n'ai déjà pas le droit de fonder une famille, bientôt je n'aurai même plus le droit de prendre le train ! ^^

Et les trains pour vieux, je suis contre : ils ont déjà la carte Senior pour prendre le train moins cher, alors non.

Écrit par : Jeremy | 08 mai 2009

"Si ce blog n'était pas un repaire très consensuel de beaufs de gauche aux cerveaux laminés par la bienpensance"

Ecrit par : Comte de Champignac | 08 mai 2009

Wouaouh! Quel magnifique concentré de sabir Zemmourien! On se croirait aux "guignols", quand Zelour et Momo sont parodiés! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Un long article du Figaro qui nous entretient du fondamental :

"Des chercheurs américains ont indiqué que la faculté à bouger en rythme serait liée aux capacités qu'ont certains animaux de «parler».

Tout a commencé par une vidéo postée sur le site Internet Youtube. Elle montrait un perroquet baptisé Snowball (littéralement «boule de neige») qui danse - il bouge la tête et tape de la patte en rythme - en écoutant une chanson des Backstreet Boys, un groupe de pop américain des années 1990. La vidéo a intrigué des chercheurs californiens de l'Institut de neurosciences de San Diego, qui sont entrés en contact avec le propriétaire du perroquet - l'oiseau est un mâle âgé de 12 ans appartenant à une espèce (Cacatua galerita eleonora) connue pour sa capacité d'apprentissage de la parole - et qui viennent de livrer leurs conclusions dans la revue Current Biology."

Ca c'est de l'info, Coco !

Depuis le temps qu'on vous le répète, voire qu'on vous le serine : le rythme, ya que ça.

http://www.lefigaro.fr/sciences/2009/05/08/01008-20090508ARTFIG00009-snowball-le-perroquet-qui-danse-le-rock-.php

Écrit par : dugong | 08 mai 2009

le rythme et la répétition, y'a que ça...

Écrit par : dugong | 08 mai 2009

La vidéo qui accompagne l'article devrait être passée en boucle dans tous les IUFM.

Écrit par : dugong | 08 mai 2009

Et les trains pour vieux, je suis contre : ils ont déjà la carte Senior pour prendre le train moins cher, alors non.
Ecrit par : Jeremy | 08 mai 2009
Allez-y mollo avec la carte senior! d'abord, je la paye, ensuite, je n'ai pas de bagnole,et en prenant le train, je ne pollue pas; Vous préférez voir conduire les vieux séniles?

Écrit par : retraitée | 08 mai 2009

" Je me souviens des regards foudroyants et sévères à cette mère qui entravait la créativité de ses petits mignons." (Dobolino)

Ce n'est certainement pas moi qui vous aurait foudroyée du regard ! Je me rapppelle un voyage mémorable, dans les années 70, à l'époque où il y avait encore de compartiments séparés. J'avais dû partager le mien avec une famille (père, mère et grand-mère) en adoration devant une gamine insupportable et très "créative". Comme j'avais eu le malheur de protester faiblement, je m'étais fait traiter de "vieille fille qui ne suppporte pas les enfants" par les génitrices furibondes. Je précise que j'avais 25 ans.

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 mai 2009

"Zorglub, vous, vous n'avez mis que la chanson. On se rend moins bien compte.
Ma version contient en plus le début du sketch ! Au moins, c'est complet."

Ecrit par : catmano | 08 mai 2009

En effet, le mots n'est pas trop fort! A côté, Michaël Youn, c'est Desproges... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Je veux bien donner des cours aux professeurs français qui manquent de rythme. Entre "galerita" et "cacatoise", on se comprendra.

Écrit par : Snowquaduball | 08 mai 2009

Comme j'avais eu le malheur de protester faiblement, je m'étais fait traiter de "vieille fille qui ne suppporte pas les enfants" par les génitrices furibondes. Je précise que j'avais 25 ans.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 mai 2009

Vous auriez pu leur répondre qu'ils avaient le choix entre la noyade et colin-maillard sur l'autoroute...

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

"Entre "galerita" et "cacatoise", on se comprendra."

Ecrit par : Snowquaduball | 08 mai 2009

C'est quoi?

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Vous aurez remarqué que pour l'instant il n'y a que des trains pour les familles.

Je n'ai déjà pas le droit de fonder une famille, bientôt je n'aurai même plus le droit de prendre le train !
Ecrit par : Jeremy | 08 mai 2009

Ah non ! Pire ! Vous aurez des trains spéciaux ! Pour que vous vous sentiez admis ! Ou tout au moins tolérés ! On appellera ça les Gay-trains et les gays fumeurs seront priés de ne pas fumer mais obligés à jouer les gonzesses et à se planter des plumes dans le cul.
Je demande qu'on réinstaure le train multiculturel, avec bébés braillards, épluchures d'orange et mangeurs d'
œufs durs, fumeurs de cigares, pépés grincheux et mémés moralisatrices, pédés, gouines et poètes.

Écrit par : dobolino | 08 mai 2009

Par Trollibus "je vous disais", Julien !

Ecrit par : orthoprof | 08 mai 2009

Un point pour moi: j'ai réveillé l'orthoprof !! Merci bien très cher ;-)

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 08 mai 2009

Je demande qu'on réinstaure le train multiculturel, avec bébés braillards, épluchures d'orange et mangeurs d'
œufs durs, fumeurs de cigares, pépés grincheux et mémés moralisatrices, pédés, gouines et poètes.

Ecrit par : dobolino | 08 mai 2009

Je suis tout à fait d'accord avec ton idée, tellement novatrice, mais quand même, on ne peut pas faire une toute petite exception pour les mangeurs d'œufs durs ?

Écrit par : catmano | 08 mai 2009

Je n'ai déjà pas le droit de fonder une famille, bientôt je n'aurai même plus le droit de prendre le train ! ^^

Ecrit par : Jeremy | 08 mai 2009

Mais si, mais si, ce sera un train rien que pour nous, vous verrez. Il sera tout en rose avec des paillettes, d'ailleurs ;-)))

Écrit par : Julien (ex-Trollju) | 08 mai 2009

Au train où vont les choses ...

Écrit par : lavieduraille | 08 mai 2009

"Je suis tout à fait d'accord avec ton idée, tellement novatrice, mais quand même, on ne peut pas faire une toute petite exception pour les mangeurs d'œufs durs ?"

Ecrit par : catmano | 08 mai 2009

Et de saucisson à l'ail, et d'oranges... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Je demande qu'on réinstaure le train multiculturel, avec bébés braillards, épluchures d'orange et mangeurs d'
œufs durs, fumeurs de cigares, pépés grincheux et mémés moralisatrices, pédés, gouines et poètes.

Ecrit par : dobolino | 08 mai 2009

Je suis tout à fait d'accord avec ton idée, tellement novatrice, mais quand même, on ne peut pas faire une toute petite exception pour les mangeurs d'œufs durs ?

Ecrit par : catmano | 08 mai 2009

Nan ! Celui qui supporte les pédés peut bien tolérer les œufs durs !
T'as bien supporté ton juif allemand de grand père, dans le train, non ?

Écrit par : dobolino | 08 mai 2009

"Entre "galerita" et "cacatoise", on se comprendra."

Ecrit par : Snowquaduball | 08 mai 2009

C'est quoi?

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Christophe, auriez-vous raté un wagon ?

Écrit par : Marilyse | 08 mai 2009

Réinstaurons la troisième classe et que vive le saucisson à l'ail !

Écrit par : dobolino | 08 mai 2009

T'as bien supporté ton juif allemand de grand père, dans le train, non ?

Ecrit par : dobolino | 08 mai 2009

Oui, mais pas quand il mangeait des œufs durs et des oranges !
Tant pis, j'irai dans le train de Christophe, lui, il me comprend ;-) !

Écrit par : catmano | 08 mai 2009

T'as bien supporté ton juif allemand de grand père, dans le train, non ?

Ecrit par : dobolino | 08 mai 2009

Oui, mais pas quand il mangeait des œufs durs et des oranges !
Tant pis, j'irai dans le train de Christophe, lui, il me comprend ;-) !

Ecrit par : catmano | 08 mai 2009

Je reviens, j'avais oublié le saucisson à l'ail !

Donc, oui, mais pas quand il mangeait des œufs durs, des oranges et du saucisson à l'ail !

Écrit par : catmano | 08 mai 2009

Oui, avec plaisir, mais je n'ai pas compris "galerita" et "cacatoise"... :-(
J'ai dû sauter un post...

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Ceci-dit, il m'est arrivé, en train, de "remettre à leur place" des parents permissifs dont les mômes me cassaient les c..., et des utilisateurs de portable qui faisaient profiter tout le wagon de leur conversation...
Et aussi de débrancher des fils de haut-parleurs dans des arrière-salles de restau à la radio braillarde, quand nous y étions seuls et que le patron ne voulait pas éteindre sa musique de m....

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Petit retour à une précédente gare. A propos de l'orthographe lexicale (cf Catmano et Maminou), n'oublions pas, dans la liste des livres utiles, les conseils de Yak Rivais :

Règle : Pour trouver la lettre finale d'un mot, pense au fémnin du nom ou à un mot dérivé.Exemple : un tamis
Sur quel cheval tamisé ? (On compred ainsi qu'il faut un "s" à la fin de "tamis". On pourra faire le même exercice avec "tapis".
Exercices :
Qui est-ce chaosé mettre un zéro ? (Pour les bourreaux d'enfants qui se reconnaîtront.)
L'abusique adoucit les moeurs. (Spéciale dédicace pour Christophe et Jérémy sur deezer.)
Ma voiture était en panne, j'ai fait le chemin appâte. (Pour ceux qui auraient pu prendre le susdit train, malgré les oeufs durs.)
Cet oiseau sans cervelle est un nidiot. (Pour tous les crétins tombés du nid qui recopient sur le net.)

On peut en inventer d'autres si on n'a rien de mieux à faire ...

Écrit par : Marilyse | 08 mai 2009

Et aussi de débrancher des fils de haut-parleurs dans des arrière-salles de restau à la radio braillarde, quand nous y étions seuls et que le patron ne voulait pas éteindre sa musique de m....

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Comme je vous comprends, Christophe. Moi qui suis gastronome, je ne supporte pas la musique de m... dans les restaurants ! Je demande toujours de la baisser s'il y en a une. Aujourd'hui, il faut qu'il y ait une pollution sonore partout. Ca fait partie du marketing du décervèlement généralisé. Moi, ça me fait fuir.

Écrit par : Marilyse | 08 mai 2009

Pour Marilyse:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Baleini%C3%A9

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Il n'y a pas encore si longtemps (la jeunesse de mon mari !!!) les trams de Bâle à côté de chez nous, avaient un wagon de queue "réservé aux italiens et aux paysans"... inscrit en belles lettres et en allemand sur le dit-wagon !!!

L'histoire ne dit pas si on pouvait y manger des oeufs durs, du saucisson à l'ail et des oranges !!!

Écrit par : Maminou | 08 mai 2009

moi, dans les trains, j'ai un faible pour le pâté de foie bas de gamme, les œufs durs, œuf corse, mais surtout les bananes bien mûres!
Rien qu'à humer ces odeurs divines, j'en ai l'appétit coupé.

Écrit par : retraitée | 08 mai 2009

De la complexité d'organiser des transports collectifs dans une société marquée par l'individualisme.

Pourquoi ne pas s'inspirer des fourgons cellulaires ?

Écrit par : pour des TGV individuels | 08 mai 2009

Y'a l'chef qui a passé un contrat avec Marianne :

http://www.marianne2.fr/L-Education-Nationale,-c-est-Darty_a179390.html?com#comments

Dans les commentaires, on peut trouver un sketch d'Alévêque pour F. Guichard.

Écrit par : catmano | 08 mai 2009

Pour Marilyse:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Baleini%C3%A9

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Merci, Christophe, je l'ai déjà. Offert par ma fille aînée. Nananère !

Écrit par : Marilyse | 08 mai 2009

Je crois me souvenir que le le Tribunal Administratif de Montpellier, le 9 juin 2001 (date à vérifier), avait annulé la décision d'un chef d'établissement qui avait effectué la même opération : une professeur d'histoire - géographie avait sanctionné d'un zéro un élève qui ne rendait pas ses devoirs ; à la demande des parents le principal, ou proviseur, avait retiré le zéro par la voie informatique ; la professeur avait porté plainte et le TA avait condamné l'Etat pour abus de pouvoir, pour la raison que seul le professeur est habilité à noter. Normalement les décisions de TA font jurisprudence ...
Souvenir personnel et très désagréable : en 97 (funeste année où le couple immonde Jospin - Allègre arriva aux affaires), je fus convoqué à la Toussaint par le principal de mon collège. Dans son bureau se trouvait une mère en furie : j'avais osé mettre 8/20 à la rédaction d'une élève de 4ème qui jusqu'alors n'aurait jamais eu - à ce que disait la mère - une seule note sous la moyenne en français. Le principal (une larve qui fuyait les couloirs et tremblait devant les garçons de 3ème) me fit sans vergogne remarquer que la mère était présidente de l'association locale des parents d'élèves ! J'eus l'inconscience de refuser d'obtempérer (relever la note). L'individu me mena ensuite la vie si dure que je dus demander ma mutation. Si je le croise un jour sur la route "there will be blood" on my bumper !

Écrit par : JPL | 08 mai 2009

Cette mère éplorée est une vaillante militante de la lutte contre la "constante macabre" ...

Écrit par : JPL | 08 mai 2009

Ah, la musique dans les restaurants... Quelle plaie ! Toutes mes félicitations, Christophe, si vous débranchez les haut-parleurs !

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 mai 2009

Ah, tiens, on parle des trains ?

Moi, je n'ai plus de voiture, alors pensez si je connais le sujet...

Je ne saurais trop recommander la première classe, c'est à peine plus cher et déjà vous vous débarrassez de 90% des enfants (sauf si ce sont des enfants de cheminots ou des ados tout excités à l'idée de frauder avec un billet de seconde)

Cependant il semble qu'il y ait une loi non-écrite qui transforme les wagons de première en local syndical des contrôleurs ; ils sont souvent très bruyants quand ils se concertent sur leurs actions à venir…

D'autre part les cadres sup sont très enclins aux conversations tonitruantes avec leur portable. D'où l'accessoire indispensable du voyageur : le mp3 ! Je remercie sans cesse son inventeur quand il me permet de m'abstraire de l'environnement sonore pollué.

J'ai un temps été tenté par un autre accessoire, plus malicieux, le brouilleur de GPS, il paraît que ça fait fureur en amérique latine. Un bouton et hop, aucune communication possible dans un rayon de 10 m pendant quatre heures ! Mais je ne suis pas sûr que ça marche tout le temps et puis ça coûte minimum 300 €. En plus vous imaginez si on a oublié de le recharger !

Avec mon mp3 je me suis acheté des écouteurs intra-auriculaires, ça vous plonge dans un monde parallèle, c'est grandiose ! Ah bien sûr, ne comptez pas trop écouter l'altrhapsodie de Brahms ou les Kindertotenlieder de Mahler (par Kathleen Ferrier, what else ?) Alors j'ai toujours du Tina Turner, du Bryan Adams et du Joe Cocker sous la main, ça dépote bien et ça éloigne les nuisibles. Sans compter que ça me rajeunit de 20 ans.

Pour ce qui est du train spécial pour les amateurs d'amours socratiques, il me semble que ça a déjà été fait : il y a eu des expériences de trains spéciaux avec techno non-stop pendant toute la nuit. Un train hétéro, ça fait « toudouf toudouf toudouf » ; là ça faisait « BOUFTA BOUFTA BOUFTA »

Maiiiis je me moque trop. Foin des clichés.

Écrit par : sanjuro | 08 mai 2009

A propos de la ségrégation dans les transports, cette petite anecdote authentique : Je ne conduis pas et il m'arrive de me déplacer en bus en compagnie de mon chien (petite taille, grande douceur, muselé et tenu en laisse pour respecter le réglement). D'habitude, cela ne pose aucun problème. Mais une fois je suis tombée sur un conducteur qui m'a refusé l'accès du véhicule, en répétant avec la sagacité têtue des imbéciles : "Le bus, c'est pour les humains, pas pour les chiens." Je lui ai fait observer que le réglement de la compagnie lui donnait tort (ce qui était vrai), puisque mon chien, comme je l'ai dit, était muselé et tenu en laisse. Comme il n'était pas très sûr de lui, il a tout de même perdu de sa superbe. Mais il a exigé ... que je monte par l'arrière. Je me suis exécutée, jugeant inutile de discuter avec quelqu'un d'aussi obtus.

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 mai 2009

J'avais un ami, (un très grand pianiste, le plus grand accompagnateur de chanteurs de variétés avec Maurice Vander, (le père de Christian Vander, de "Magma, accompagnateur de Nougaro)); Paul Castanié, qui a accompagné Ferré pendant 14 ans. Je me souviens l'avoir vu demander qu'on coupe la musique, dans le restaurant dans lequel on venait d'arriver pour dîner; le garçon lui avait demandé: "Monsieur n'aime pas la musique?" Popaul avait répondu: "si, justement".

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Paul Castagnier, mille milliards...

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Cette mère éplorée est une vaillante militante de la lutte contre la "constante macabre" ...

Ecrit par : JPL | 08 mai 2009

Cette "constante macabre", quelle foutaise ! Moi, je l'appellerais plutôt "constante paillettes roses" (pour plagier un post précédent) ou "constante poudre aux yeux" car, si on donnait véritablement à nos élèves des devoirs du niveau réel requis , la moyenne de classe n'atteindrait que très rarement 10. On n'arrête pas d'adapter ! En français, en tout cas. Le niveau de départ est si faible.

Écrit par : Marilyse | 08 mai 2009

"Un train hétéro, ça fait « toudouf toudouf toudouf » ; là ça faisait « BOUFTA BOUFTA BOUFTA »"

C'est une question de bogie woogie

Écrit par : dugong | 08 mai 2009

moi, dans les trains, j'ai un faible pour le pâté de foie bas de gamme, les œufs durs, œuf corse, mais surtout les bananes bien mûres!
Rien qu'à humer ces odeurs divines, j'en ai l'appétit coupé.
Ecrit par : retraitée | 08 mai 2009
Alors je ne vous conseille pas les wagons en dur (banquettes en formica) du Transsibérien : saucisson, oeufs, poissons fumés, bortch, sueur de vodka, tabac russe... par 25 °. Un de mes meilleurs souvenirs de voyage ( cinq jours à bord) pourtant.
C'était à l'époque de Brejnev , cela a peut-être changé depuis.

Écrit par : guy morel | 08 mai 2009

Cette "constante macabre", quelle foutaise ! Moi, je l'appellerais plutôt "constante paillettes roses" (pour plagier un post précédent) ou "constante poudre aux yeux" car, si on donnait véritablement à nos élèves des devoirs du niveau réel requis , la moyenne de classe n'atteindrait que très rarement 10. On n'arrête pas d'adapter ! En français, en tout cas. Le niveau de départ est si faible.

Ecrit par : Marilyse | 08 mai 2009

Il faut les habituer tout petits. Mes élèves de CE1 (encore eux) ont souvent plusieurs 1 sur 10 en dictée par semaine (j'en fais une par jour et le barème est teeerrrrible : 1 point pour toute faute d'usage, y compris un accent et 2 points pour une faute grammaticale). Du coup, les parents sont habitués et ils fêtent à sa juste valeur un beau 8 ou 9 sur 10.
Jusqu'à présent, personne n'a râlé, ni les enfants qui croient dur comme fer que c'est grave d'oublier un "s" ou de confondre "est" avec "et", ni les parents à qui j'explique que je préfère en demander beaucoup à leurs enfants pour être sûre qu'ils en font un peu. Et puis, leurs gosses m'aiment bien et réclament l'école, alors tout va bien.

Écrit par : catmano | 08 mai 2009

"moi, dans les trains, j'ai un faible pour le pâté de foie bas de gamme"

C'est curieux cette tendance que déclenchent certains lieux sur nos appétences culinaires.

J'en connais une par exemple qui raffole du salami bourré de cochenille (E124) mais uniquement lors de voyages sur autoroute.

Il doit y avoir un invariant profond de la nature humaine là dessous.

Écrit par : dugong | 08 mai 2009

"Et puis, leurs gosses m'aiment bien et réclament l'école, alors tout va bien."

Ecrit par : catmano | 08 mai 2009

Vous avez su leur en donner le goût!!! ;-)
Bon, je vais encore énerver votre soeur... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Tiens, pour Marilyse, Sandra, (et les autres). Je suis en train de (re) regarder la video du spectacle "Riverdance".
Un ravissement répété. A tous points de vue.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Surtout en une période où la danse contemporaine se fout de plus en plus souvent ouvertement de notre gueule... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Pour moi, seuls les DS comptent dans les moyennes (environ 10 à 12 par an).

Il y a du travail à la maison et notamment des exercices dont certains sont décortiqués en classe. Les autres ne sont jamais corrigés en classe. Ceux là font l'objet d'un long corrigé très détaillé et très écrit. Il est disponible sur un site dédié à mes élèves sur internet. Aucun travail à la maison noté.

10 pages de corrigé rédigé avec beaucoup de remarques, il n'y a que ça pour des "scientifiques".

Mais ne prenez pas exemple sur moi, je suis un pervers.

Écrit par : dugong | 08 mai 2009

Il ne me serait jamais venu à l'idée non plus de compter dans la moyenne un travail fait à la maison.

Écrit par : catmano | 08 mai 2009

T'as bien supporté ton juif allemand de grand père, dans le train, non ?

Ecrit par : dobolino | 08 mai 2009

Oui, mais pas quand il mangeait des œufs durs et des oranges !
Tant pis, j'irai dans le train de Christophe, lui, il me comprend ;-) !

Ecrit par : catmano | 08 mai 2009

Je reviens, j'avais oublié le saucisson à l'ail !

Donc, oui, mais pas quand il mangeait des œufs durs, des oranges et du saucisson à l'ail !

Ecrit par : catmano | 08 mai 2009

Alors, faut pas t'étonner si la simca 1000 ne te fait pas rire ! T'es toujours aussi bégueule ! Tu te crois de la "jet set ", comme quand t'étais gamine et que tu ne fréquentais que des gens à particule ?
Faut assumer d'être populo, ma chère ! Même si on brade les premières classes de TGV.
œufs durs, oranges et saucisson à l'ail, avec une chopine de piquette, c'est notre credo.

Écrit par : dobolino | 08 mai 2009

Mais ne prenez pas exemple sur moi, je suis un pervers.

Ecrit par : dugong | 08 mai 2009

Z'avez raison ! Il est bien connu que les gamins sont tous des pervers polymorphes. Y'a pas meilleur prof qu'un pervers !

Écrit par : dobolino | 08 mai 2009

Merci Dobolino, ça c'est un vrai compliment. Que j'apprécie à sa juste valeur.

Avec le temps, j'ai simplement transformé le polymorphisme de la chose en quelque chose de plus structuré.

Écrit par : dugong | 08 mai 2009

C'est curieux cette tendance que déclenchent certains lieux sur nos appétences culinaires.

J'en connais une par exemple qui raffole du salami bourré de cochenille (E124) mais uniquement lors de voyages sur autoroute.

Il doit y avoir un invariant profond de la nature humaine là dessous.

Ecrit par : dugong | 08 mai 2009

Exact ! Sur Autoroutes, je raffole des sandwichs type SNCF, plastifiés et grouillants de bactéries diverses et variées. Vous savez, ces double-triangles isocèles au pain de mie, fourrés de trucs immondes et inidentifiables ?

Écrit par : dobolino | 08 mai 2009

Peut-être qu'après avoir bouffé du kilomètre, on est plus particulièrement enclin à engloutir n'importe quoi avec délice ?

Écrit par : dugong | 08 mai 2009

"Et puis, leurs gosses m'aiment bien et réclament l'école, alors tout va bien."

Ecrit par : catmano | 08 mai 2009

Vous avez su leur en donner le goût!!! ;-)
Bon, je vais encore énerver votre soeur... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

On ne m'énerve jamais quand on fait un compliment à ma sœur !
De toute façon, ici, j'ai l'impression que ceux qui s'incrustent sont tous des bons professeurs.
Est-ce valable pour vous aussi, Christophe ?

Écrit par : dobolino | 08 mai 2009

Peut-être qu'après avoir bouffé du kilomètre, on est plus particulièrement enclin à engloutir n'importe quoi avec délice ?

Ecrit par : dugong | 08 mai 2009

Non ! C'est question d'ambiance! L'autoroute, c'est comme l'école, ça rend pervers .

Écrit par : dobolino | 08 mai 2009

On ne m'énerve jamais quand on fait un compliment à ma sœur !
De toute façon, ici, j'ai l'impression que ceux qui s'incrustent sont tous des bons professeurs.
Est-ce valable pour vous aussi, Christophe ?

Ecrit par : dobolino | 08 mai 2009

Qu'est-ce qui est vrai? Que je vous énerve, que je fasse des compliments à votre soeur, que je m'incruste, ou que je sois un bon professeur?
Pour les trois premières questions, je pense pouvoir répondre. Pour la quatrième, ce serait pure forfanterie de ma part!
Je pense qu'il y a au moins quatre professeurs (dans ma discipline) qui sont meilleurs que moi, rien qu'à l'IUFM Orléans-Tours.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Bien parlé, Francis. On aimerait bien voir certains blogueurs (parents mais pas professeurs ?) qui s'épanchent ici même tenir devant une classe qui n'en a rien à faire. A 25, 30, 35 on est fort !

Ecrit par : marilyse | 07 mai 2009
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Merci, Marilyse !

Écrit par : Francis Penin | 08 mai 2009

Il ne me serait jamais venu à l'idée non plus de compter dans la moyenne un travail fait à la maison.

Ecrit par : catmano | 08 mai 2009

Dans mes classes (lettres en lycée, je rappelle), s'il n'y a pas de note comptée dans la moyenne, le DM est bâclé. Même quand je note avec des lettres, je suis obligé de préciser que ça comptera dans l'appréciation portée sur le bulletin...

Je coefficiente de 1 à 3, ça compense...
1 : DM
2 : DS
3 : DS type bac en 4h

Pour les psychotiques, dugong, je ne sais pas si c'est pas en train de revenir à la mode dans l'enseignement...

Vous avez vu dans les séries télé, les personnages de toubib archi-exigeants qui forment leurs internes à la dure ?

- le docteur House,
- le docteur Cox dans Scrubs,
- le docteur Bailey dans Grey's Anatomy (alias « le nazi » dans la VO, mais appelé « le tyran » dans la VF !)

c'est une tendance ou je ne m'y connais pas.

Tout le monde en a marre des gentils enseignants gnangnans ; si on veut du résultat, il faut être pénible. C'est ce que j'appelle la pédagogie du malaise. Pas tyrannique, mais persévérant et intransigeant.

D'après un sondage non représentatif auprès de ma famille, les ménagères de moins de 50 ans regardent toutes au moins une des séries précédemment citées. Je suggère d'y faire allusion en entretien avec les parents, même si vous n'avez aucune idée de ce qui s'y passe. Retournons la culture populaire en notre faveur !

Pour moi, j'aime à me comparer devant les élèves au personnage de Dexter dans la série du même nom, mais là c'est carrément trop.

Écrit par : sanjuro | 08 mai 2009

Ce blog commence par des parents qui pleurnichent sur un zéro infligé à leur rejeton et se poursuit maintenant avec des remarques souvent plaisantes sur ce qui se passe dans les restaurants et les trains. Il doit y avoir un lien : Freud et Lacan seraient aux anges ! Il est vrai que c'est plus amusant que ce royaume de L'EN dévasté, fracassé, et dont les princes sont des géniteurs d'apprenants ...

Écrit par : JPL | 08 mai 2009

J'avais un ami, (un très grand pianiste, le plus grand accompagnateur de chanteurs de variétés avec Maurice Vander, (le père de Christian Vander, de "Magma, accompagnateur de Nougaro)); Paul Castanié, qui a accompagné Ferré pendant 14 ans. Je me souviens l'avoir vu demander qu'on coupe la musique, dans le restaurant dans lequel on venait d'arriver pour dîner; le garçon lui avait demandé: "Monsieur n'aime pas la musique?" Popaul avait répondu: "si, justement".

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mai 2009

Excellent !

Écrit par : Manu | 09 mai 2009

Sanjuro a écrit : "Vous avez vu dans les séries télé, les personnages de toubib archi-exigeants qui forment leurs internes à la dure ?"

Allons plus loin dans les signifiants :

- mettez vous en blouse blanche (et pas celles, ridicules, que les enseignants de sciences portent parfois comme un uniforme...)

- exigez qu'on vous appelle docteur.

Cette dernière exigence a un prolongement syndical : il faut recruter les enseignants au niveau doctorat...

Écrit par : dugong | 09 mai 2009

Catmano et Dobolino, votre cher grand-père avait-il aussi la clope vissée au bec? (comme le mien)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 09 mai 2009

"Le" clope, Anne-Marie!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2009

Catmano et Dobolino, votre cher grand-père avait-il aussi la clope vissée au bec? (comme le mien)

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 mai 2009

Ouais, une Goldo, sans filtre ! Et quand nous étions tout petits, il nous prenaient sur ses genoux, nous faisait des ronds de fumée et nous soufflait la fumée dans le nez pour nous faire tousser !
C'était très rigolo !

Écrit par : catmano | 09 mai 2009

"Ouais, une Goldo, sans filtre ! "

Il y avait aussi ceux qui carburaient à la gitane maïs sans filtre. Je me souviens d'un professeur de physique qui rallumait son mégot en classe avec le bec Bunsen qui restait éternellement allumé *.

Il y avait aussi ceux, au sommet de l'Olympe du fumeur, qui carburaient à la Boyard. C'était très fort, une Boyard.

Le fumeur de blondes était considéré comme un être inférieur.

PS : J'ai arrêté de fumer depuis 10 ans

* époque où Vestale n'était pas encore écolo.

Écrit par : dugong | 09 mai 2009

Mon prof de sci. Nat de prépa arrivait le lundi à treize heures trente avec trois paquets de goldo sans filtre. Trois heuresde cours d'affilée suivi de deux heures de colle. Il avait fini son stock à 18H30: il allumait la suivante à la précédente puis l'éteignant sous le robinet.

Écrit par : dobolino | 09 mai 2009

Et les trains pour vieux, je suis contre : ils ont déjà la carte Senior pour prendre le train moins cher, alors non.
Ecrit par : Jeremy | 08 mai 2009
Allez-y mollo avec la carte senior! d'abord, je la paye, ensuite, je n'ai pas de bagnole,et en prenant le train, je ne pollue pas; Vous préférez voir conduire les vieux séniles?

Ecrit par : retraitée | 08 mai 2009

Rires. C'est une très bonne remarque.

Écrit par : Jeremy | 09 mai 2009

"Il allumait la suivante à la précédente puis l'éteignant sous le robinet."

Ecrit par : dobolino | 09 mai 2009


Et comment va t-il, aujourd'hui??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2009

Eh Monsieur, une cigarette
Une cibiche, ça n'engage à rien
Si je te plais on fera la causette
T'es gentil, t'as l'air d'un bon chien
Tu serais moche, ce serait la même chose
Je te dirais quand même que t'es beau
Pour avoir, tu en devines bien la cause
Ce que je te demande : une pipe, un mégot
Non pas d'Anglaises, ni d'bouts dorés
Ce tabac-là, c'est du chiqué

Du gris que l'on prend dans ses doigts
Et qu'on roule
C'est fort, c'est âcre comme du bois
Ça vous saoule
C'est bon et ça vous laisse un goût
Presque louche
De sang, d'amour et de dégoût
Dans la bouche

http://www.youtube.com/watch?v=IHkxmBJzmzQ

Écrit par : uncertain | 09 mai 2009

Dans l'enseignement confessionnel il est précisé que Benoist XVI est contre le préservatif sur les cigarettes, mêmes s'ils sont ininflammables.

Écrit par : JPL | 09 mai 2009

Dans l'enseignement confessionnel il est précisé que Benoist XVI est contre le préservatif sur les cigarettes, mêmes s'ils sont ininflammables.

Ecrit par : JPL | 09 mai 2009

Je ne choperai pas le sida, j'en mets sur mes seringues!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2009

A ce cher Jean-Paul, si loquace!

Mon commentaire sera d'ordre général.

J'ai été très scotchée sur votre Blog, quand j'étais sur le terrain de l'école. J'ai décidé d'en partir plus tôt que prévu tant j'étais dégoutée par les impossibilités de pouvoir appliquer les méthodes auxquelles je m'étais convertie par expérience. Les foudres de l'Administration m'ont fait comprendre qu'il valait mieux pour moi me réaliser dans des domaines plus artistiques.
A ce jour, votre "Bonnet d'Ane" reste pour moi une référence en matière de contestation pédagogique.
Et j'aimerais diffusez plus largement sur mon blog et par ailleurs certaines de vos propositions. Toutefois, je déplore la longueur de vos textes et des commentaires.
Mon but étant de montrer et prouver que les ambitions del'Educ. Nat. sont au plus profond de la carence éducative, je souhaiterais étendre le champ des personnes susceptibles de nous suivre dans notre combat. C'est-à-dire aux enseignants et parents d'élèves qui s'inquiètent pour l'avenir de leurs élèves et de leurs enfants sans être tous intellectuels et disposant d'un temps libre bien plus bref que le nôtre.

On ne peut refaire le monde entre adeptes du même culte...

J'aimerais créer plus souvent sur mon blog des liens vers le vôtre afin de rassembler ceux qui pensent comme nous mais ne détiennent pas la syntaxe et le vocabulaire.

Nous ne pourrons avancer si nous sommes incapables de nous mettre à la portée du citoyen lambda.
Vos réflexions seraient alors susceptibles d'être interprétées comme réactionnaires, ce que bien sûr, je ne pense pas.

Et en étant moins diserts, prouvons notre capacité à accéder à nos désirs le plus profonds, les plus essentiels.

Je vous remercie par avance de prendre en considération mes propos.

Écrit par : Alice Lewis | 10 mai 2009

"On n'est pas couché" sans Zemmour, ce n'est pas "On n'est pas couché"!

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 mai 2009

Ghislaine Ottenheimer me semble plus raisonnable que Zemmour.

Écrit par : Jeremy | 10 mai 2009

"On n'est pas couché" sans Zemmour, ce n'est pas "On n'est pas couché"!

Ecrit par: Daniel Arnaud

Oui, on appelle ça une tautologie, non? ;-)
Dommage plutôt qu'il ait viré Alévêque, Ruquier; enfin, pas lui directement, mais ça revient au même.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 mai 2009

Dans quelle circonstance, et pour quelle raison, Éric Z. a-t-il été viré ?
Il va nous manquer. Ses propos sur l'enseignement ou la crise du capitalisme étaient très incisifs et tapaient juste (un marxiste de droite intelligent vaudra toujours mieux qu'une niaise belle âme de gauche !). Il est cultivé et il écrit bien. Sa remplaçante (Giselle Ottenheimer n'est une servante braillarde du système ...).
Son compère Éric N. allait l'air triste d'un "veuf inconsolé" !

Écrit par : JPL | 10 mai 2009

Je suis outré !

Cette prof est d'une insolence !

Quoi, qu'est-ce qu'ils ont mes vers de mirliton ???????????

Tous les élèves de France, de Navarre et du Congo Belge devraient les apprendre par coeur.

Écrit par : Yfig agent littéraire pour académiciens | 13 mai 2009

"

Dans quelle circonstance, et pour quelle raison, Éric Z. a-t-il été viré ?
Il va nous manquer. Ses propos sur l'enseignement ou la crise du capitalisme étaient très incisifs et tapaient juste (un marxiste de droite intelligent vaudra toujours mieux qu'une niaise belle âme de gauche !). Il est cultivé et il écrit bien. Sa remplaçante (Giselle Ottenheimer n'est une servante braillarde du système ...).
Son compère Éric N. allait l'air triste d'un "veuf inconsolé" !

Ecrit par : JPL | 10 mai 2009"


Que de jugements de valeur en si peu de lignes !

France où est ta conscience ?

Écrit par : Yfig agent littéraire pour académiciens | 13 mai 2009

"agent littéraire pour académiciens" :
Soit c'est une blague, soit ça veut tout dire ...
Soit c'est de la dérision, soit c'est une profession (de foi) : "je bosse pour des gens officiels, moi, Monsieur !"
(Il est d'ordinaire conseillé de se tenir à distance "respectueuse" des chiens de garde qui mordent.)

Écrit par : JPL | 13 mai 2009

@ Yfig :
Oups, c'est marrant : mon navigateur refuse la connexion avec votre lien : il serait "corrompu".
Comme quoi, je ne m'étais guère trompé ...

Écrit par : JPL | 13 mai 2009

Pour en revenir au contenu pratique de la note, je conseillerais à ma collègue de retirer la note à tous les élèves; annulation du devoir par un biais mathématique simple: un coefficient zéro ; explication à toute la classe... moi non plus je ne donne plus de devoir à la maison... après avoir exactement eu la même histoire, une rédaction écrite de la maihn de Maman qui voulait absolument avoir SA note...

Écrit par : Geargies | 14 mai 2009

Et comment va t-il, aujourd'hui??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mai 2009
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Il n'a plus de malaise existentiel, je suppose. Je me base sur l'âge de Dobolino qui doit avoir dépassé récemment la quarantaine, pardon ! la trentaine, voulais-je dire.
Si cet homme vivait encore, ce serait une insulte à M. Évin.
Et comme il aurait très bien pu provoquer un cancer du poumon à ses élèves par tabagisme passif, il serait profondément injuste qu'il vécût encore.

Écrit par : Francis Penin | 25 mai 2009

Je suis passé ici et j'ai tout lu !
(j'ai bien ri aussi)

Cette histoire ne me surprend pas outre mesure, ma gentille mère (qui était professeur d'anglais) a vécu des situations analogues : ses élèves, des adultes ou presque, venaient parfois la voir, l'air très mécontent, pour remettre en question sa notation. Les traductions anglais->français étaient toujours les plus décriées car, incroyable !, cette "folle" avait décidé de noter aussi la qualité de français : elle sanctionnait donc aussi les fautes d'orthographe et de grammaire !
Une prof d'anglais ! quelle idée vraiment !

Ah franchement, les jeunes... ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait (et les parents d'élèves aussi, parfois).

Écrit par : Achile | 27 mai 2009

Achile, c'est très drôle — et j'ai connu un prof de maths qui enlevait aussi des points selon l'orthographe, et qui bien sûr passait pour une brute. Les élèves semblent penser que chaque matière vit indépendamment des autres, et qu'en anglais on peut écrire n'importe quel français (tout comme en français ils s'obstinent à faire de l'anglais et à écrire "language").
JPB

Écrit par : brighelli | 27 mai 2009

Tiens, c'est rigolo, il m'est arrivé la même chose hier : faisant la correction d'une interrogation écrite hier à une classe dont certains élèves écrivent des phrases dénuées de sens tellement elles sont plombées de fautes , j'apprends 2 H plus tard qu'ils se sont plaints à ma collègue de Français.

J'avais pourtant été très pédagogue sur ce coup là, leur expliquant le motif de ma démarche : on ne peut suivre aucun cours ou presque si on ne maîtrise pas les bases de la langue française.

Ces élèves, ne savent pas utiliser ce qui est censé être leur propre langue, mais ils savent qu'ils ont des "droits" (on se demande où ils ont été chercher ça, peut-être dans un "débat" organisé par un de mes collègues dans le cadre d'une "action citoyenne"), et notamment le plus fondamental d'entre eux : celui d'exister sans être ainsi que celui de consommer sans étudier.

Notre travail, comme l'a remarquablement souligné Natacha Polony au récent congrès du Snalc, consiste de plus en plus à imaginer la note que l'élève aurait pu avoir s'il avait bien répondu, et à lui mettre effectivement pour échapper - temporairement - aux foudres de la hiérarchie. Notre métier est de plus en plus virtuel, avec des élèves fictifs pour justifier une pédagogie qui n'existe pas. Les futurs Capes seront-ils basés sur la capacité du futur professeur à se mentir à lui-même ?

Écrit par : Manu | 27 mai 2009

Achile, c'est très drôle — et j'ai connu un prof de maths qui enlevait aussi des points selon l'orthographe, et qui bien sûr passait pour une brute. Les élèves semblent penser que chaque matière vit indépendamment des autres, et qu'en anglais on peut écrire n'importe quel français (tout comme en français ils s'obstinent à faire de l'anglais et à écrire "language").
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 mai 2009

Tout comme ils écrivent "dance" et "music" ...

Écrit par : Marilyse | 29 mai 2009

Je cherche le lien officiel - s'il existe encore- vers cette fameuse "lettre signée par Jean-Paul de Gaudemar (directeur de l'enseignement scolaire) et M. Daubresse (IA, directeur des services départementaux de l'EN)..."
D'avance merci

Écrit par : lucie | 13 février 2010

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